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Full text of "Le triomphe de la Providence et de la Religion ou l'ouverture des ..., Volume 1"

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■i^^l': 



B. Q>1H3 






; 1 



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TRIOMPHE 

bELA 

PROVIDENCB 

ET DE LA. 

RE L I G ION; 

L'OUVERTURE 

DES 

SE PT S EAUX 

PAR LE FILS DE DIEU5 

Oàl'on trouvera la première partie del'Apoca-: 
»ypî£ . clairement expliquée par ce qu'il f 
a de plus conau dans ITiiftoire & de moins 
contefté dans la parole de Dieu. 

Avec une nouvelle & très fcdfibfe demotAratio» 
^ «la vérité de la Religion Chràienne. 
f«r le Dr. 

TO 

:^ 

Clej; M!< 



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:*# 



• Y\\ , S^ *. ^''*, îyzedby Google 



PRE F A C E.' 

COmmc la Révélation dç St. Jean 
contient ks principales.prophctiei 
qui confirment la nouvelle allian- 
ce, il a pieu à Dieu dans fa grande fageHc 
Se bonté d'en mettre l'autorité au del! us 
de toute contradiâion, par les divers mqr 
yens que (a Providence a employés pour 
cet effet. , 

j I. Le nom de Jean pluficurs fois rc-» 
j pcté, envoyée par [on Anga à Jean fin fer^ 
\ viteur i . i . Jean auxfipt Eglifis qui êtes 
! tn Jfte 1.4. Moi Jean qui fuis aujfi vôtr$ 
frère i. 9. £/ moi Jean fuis celui qui ai 
ouï (^ veu ces-cbofej. %i. 8. Oétoit Tu* 
fage des Prophètes de mettre leur nom 
j'àîatête de leurs Prophéties, & même 
;dc le repeter fou vent dans le corps de 
' la Révélation , félon l'importancfl|des. 
chofes, qu'ils avoient à dire. Ifaïc ré- 
pète fouvenc- que'Dieu a "dit telle qa 
telle chofc à Ifaïc fils d*Amos. Le nom 
de Daniel fe trouve ^ non feulement i la 
lêre de fon livre : mais encore à celle 
de. chaque. grande Révélation, qui lui 
eft adrefléc. Celui de Jcçcmfe eft ré- 
pété plus de cent fois dans les Rcvda- 
* tions. 



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PREFACE 

tions de ce Prophète. Cela fc ùiCoit à 
deux fins, Pune pour marquer la date de; 
la prophétie, d*où dépend l'exaftecon- 
noiflancc de fon accompliffi^ment; l'au- 
tre pour empêcher qu'on ne Aippofât de 
faux Oracles. Car les Oracles des Prop- 
hètes étoicnt publiés pendant leur vie f 
Don après leur mort ^ 6c comme ils por- 
toient fur le front le nom de ceux à qui 
Dieu les avo!t*di£tés , il étoir impoP. 
fible de leur en attribuer de faux: ou de 
méconnoitrc ceux qui leur appartenoient 
véritablement. C'eft cette xaifon , non 
aucéfl défaut de modeftie , aucun def- 
fein de fe faire valoir, qui fait que St. 
Jean répète fon nom plus d'un fois dans 
cette Prophétie. 

z. Jamais Prophétie ne fût publiée a- 
'vec|ant de folemnité. Jefus^ Chrid 
P^nvoyc .par un Ange. On dit à St. 
Jcgn en termes très intelligibles qu'elle 
contient la deftinée de l'Eglife. Le livre 
en eft cacheté (ie fept feaux,' Un fort An- 
ge publie à haute voix , f«i eft digne d^ou^ 
vrir le livre '^ d'en délier /es /eaux } & 
^and jefus Chrift Pa pris 8c l'a ouvert, 
UTefait uti concert de toutes les Crea« 

turcs, 



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PREFACE. 

turcs 5 pour célébrer la gloire du Sau- 
veur. Tout cela frape & intercflc infi- 
nemcnt. Les Difciplcs de St. Jean , noa 
plus que l'Eglifcde leurtemps. pou voient 
ils fc difpenfcr d'en prendre connoiflan- 
CC& d'interroger leur Maître la deflus? 
£t. comment lui tnênre fe feroit il empc* 
chcdc leur çn parler? 

g. Jean ttoit dans .Plfie de Patmos 
pur la parole de Dieu 6? pour le têmoi' 
gnage de Jefus^ lorfqu'il fut honoré de 
cette Révélation. Voyla qui ne con- 
vient ni à Jean furnommé Marc^ ni à 
Jean Prêtre d^Ephefe , que quelques 
uns font l'auteur de l'Apocalypfccontrc 
toute raifoh : mais uniquement à Jean 
fils de Zebedée^ un des trois Apotrie^ 
privilégiés & celui qui a furvécu à tous 
Ics"^autres. Le bo{i fens nous le dit. 
Dieu fe feroit il adrefle à un autre qu'à 
jfon difciple bien aimé» pour lui en- 
voyer une Révélation que toutes les E* 
^lifes font tant "exhortées à recevoir & 
'écouter avec refpeâ: ? une révélation la 
plus grande , laplus folemnelle dans 
toutes fes circonftances qui fût jamais 
adfeiTccaux hommes? Et dailkurs Jean 
^ % fur-^ 



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P R E F A C E. 

furnommé Marc auroit il manque -d'ad- 
joutcr fon furnom Marc ou J'autre Jean 
fâ qualité de Prêtre, pour ne pas être 
confondu avec T Apôtre St. Jean? 

Ce qui ôré parfaitement l'équivoque ^ 
c'eft que c'eftjean,le difciple bien aymé de 
JefusChrift, qui fût relégué dans l'Ifle 
de Patmos. Perfonne n\i -jamais difpu- 
té ce fait- Doniîtien, qui fût Pautcur 
de ta féconde perfccution contre les fi- 
dèles , fût auffi celui .de l'exil de nôtre 
"Apôtre, qui revint de Patmos à Ephefc 
après la mort du Tyran , parce que Ner- 
va , qui régna après lui, cafla tous fcs ac- 
tes ÉC par un édit gênerai rétablit dan* 
leur patrie ceux que fon Predeceflèur en 
avoit chafles. C'cft là encore un fait que 
la première Antiquité nous aprcnd d'un 
commun accord ; & il n'en faut pas da- 
vantage, pour mettre Tautoriié de ce 
livre au deflus de toute conrradiétion. 
Car , fi ce livre a été fuppofé^ou écrit par 
un autre que St. Jean PÂpôtre,c'cft avant 
ou après que ccluici fût revenu à Ephe- 
fc de retour de fon exil. Si c'eft avant 
Ion retour, on peut bien s'imaginer 
qu'à fon arrivée St. Jean aura bientôt 

de- 

s 

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PREFACE. 

dcfabufé ceux qui lui âttribuoicnt d'a- 
voir veu des chofcs fi admirabjes dans 
Pïfle de Patmos. Si c'cft depuis fon re- 
tour à Ephcfe, on demande encore* cil 
ce durant fa vie ou après fa mort ? Du- 
rant fa vie , cela ne fç peut. 11 auroit 
démenti ceux ^ qui auroîent ofé l'entre- 
prendre. ^ Apres fa mort cela* ne fc 
peut encore, parceque Polycarpe, Igna- 
ce, fcs autres difcipics, & en gênerai 
tous les 'ôdcle? d'Ephefe, qu'il avoit 
cmrenus de fcs épreuves fans leur dire 
rien de pareil, né potivoient manquer 
de découvrir cette iinpofturc. 

4. Sr. Jean reçoit de Jefus Chnft 
l'ordre d'envoyer la Révélation qui lui 
eft adreflce, d'envoyer cette Révélation 
aux Icpt Eglifes de l'Afie , avec fept E* 
pitrcs^adrcflécs^àces Ëglifès qui font dic- 
tées ou qu'on prétend diftécs par Jcfts 
Chrilh C'efl: ici un nouveau moyen.quc 
Dieu employé pour empêcher que ce livre 
ne puiiîc être ni fuppofé ni altère ou 
contrefait, & pour le mettre même au 
dcflas de tout foupçon à cet égard j ce 
qui nous fournit une nouvelle démon- 
ftration encore plus forte que les precç- 
* 3 dcu- 



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PRE F A C El 

dcntcs. Car les fcpt Eglifcs favcqt , fi 
cïles oiU reçu ou u elles n*ont pas re- 
çu de piarcillcs lettres, datées de l'Iflc 
de ratraos, écrites f^af Jean, au n'om- 
dc Jefus Chrift , & qui font accompa-r 
gnécs de la grande Révélation. Sicl- 
îcs ne le fa vent pas, l'Apoca\y'pfe peut el- 
le paflcr pour un livré divin? Si elles le 
.favent, il n'y a plus à douter de l*aut- 
horitcdcce livre. Ouï. mais c'eft long- 
temps après la mort de St; Jrtin que l'ou- 
vrage, a été fuppofé. Combien d'années 
âpres voulés vous? trente, quarante, cin- 
quante , foixantc ? Ç'cft plus que vou,s 
n^n pouvés prétendre , conime on le ver- 
ra bientôt. Ccpcadant il feroit ridicule- 
de Virixagincr que dans quarante , cin-^ 
quante ou foixànte ans ks fept Eglifcs 
de l'Afîe pûflcnt ignorer le tait dont il 
s^agit J ou feulement avoir 4e moindre 
doute à èct égard, puifque leurs Rcgiff 
très en font foi. On cft difpcnfé de 
• prouver une chofc qui p^rlc d'elle mê- 
me. 

^. Papîas ne vivoît ni foixànte ni cin- 
quante ni quarante ans^ après les Apôtres^ 
Gv il étoit leur contemporain. Dumoins 

: s'il 



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PRÉFACE. 

s'il en fàuccroircSt.Ircnéç qui dit que Pa-- 
fias ékfjt âifciph de St. Jean 13 ami parti" 
ailier de Poïycarpe. Euftbc cite les pa- 
roles de St. Irenée hîft. Eccl. lib. 3. c. 
g} quoique pour lui il face Papias moins 
ancien. A la ^onnc heure ! Tout revicBt 
à un pour le prefent. Papias, félon qu'Eu- 
febc le fait parler, Papias »'<i*yo// rien plus à 
cœur^quandil voyoit ceux qui av oient conver* 
fi avec les jlpbtres^ que de [avoir ce qu^ils 
avoient apris d^ André j de Pierre^ dePhi^ 
lippe (3c. ou de quelque autre difciple du Seî^ 
ineur\ ce font les propres paroles de cet 
Evêque d'Hyerapolis qu'Eufebe cite ]â 
même. Cela ne contredît nullement 1- 
renée. Papias pou voit n'avoir pas con* 
verfé avec les ^ui-res Apôtres 6c avoir 
été fur la fin difciple de St. Jean qui fur- 
vécut aux autres de. vingt & cinq ou 
trente ans, comme tout le Monde en 
convient. Mais qu'il Tait été ou non, 
cela iffîpbrte fort peu , puifqu'il cft bieni 
certain que Papias vivoit au temps de 
Poïycarpe, qui fouffrit le martyre au 
commencement du règne de MarcÂurele, 
âgcdc 86.ans. D'où il réfultc que Papias a 
écrit dans un temps où tout le Monda 

* 4. \0\k'- 



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PREFACE. 

pouvoît favoir, fi PApocalypfc étoit bti 
n'étoit pas un livre divin. Cependant 
Papias en doute fi peu , que c'cft fur le 
20 chapitre de l'Apocalypfe qu'il établit 
le Syfteme des Millénaires. Eufcbe veut 
qxi'il foit tombé dans cettç erreur pour- 
fiai^ir pas bien entendu ce que Vjîpotrê 
dvoit caché fous le voile de paraboles objvu^ 
tes iâ cPimages énigmaîiques. Cela eft bien 
certain. W^pnit que Papias ^ autant qu^ on 
en peut juger par fes écrits^ étoit un homme 
d^un affé s petit génie. Cela peut être: mais 
Eufebe n'en a pas toujours parlé de U 
forte. Car au chapitre }o de ce même 
livre il nous dit que Papias étoit en ce 
temps là Evêquc d'Hyerapolis , homme , 
adjoutc-t-il, d^un grande réputation^ il-^ 
lujire par la connoiffance de tous les beaux 
arts 6? qui ti^ étoit pas peu verfé dans les 
Saintes lettres. Mais enfin il n'eft nulle* 
ment qyeftion ici du grand ou petit Efprit 
de Papias ni du bon ou mauvais fêns qu'il 
donne à un endroit de l'Apocalypfe. 11 
s'agit uniquement de favoir, fi Papias 
a peu ignorer que les fept Eglifcs de 
PÂfîc, mentionnées dans l'Apocalypfe, ne 
rcconnoiflbient point PApocalypfe pour 

un 



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P R E F A C E. 

on livre divin, non plus que Polycarpc 
& tous ceux qui avoicnt vcu St. Jean à 
fon recour de IMile de Patmos, qu'on 
pouvoic alors conter par miliers, quand 
il feroit vrai que Papias lui même n'au* 
Toit point été du nombre des difciplcs 
de St. Jean. 

6. St. Irçnée fût un.hommc de bon ïcnst 
comme il paroit par fcs ouvrages, & dail» 
leurs très* homme de bien , puifqu'il 
fût d^'àboTii recommandé à TEvêque dû 
Rome par les Martyrs de TA fie, recom- 
mandé comme un zélé defenfeur de la 
foi ortodoxe, & qu'enfin martyr lui 
même il a fcélé cette foi de fon fang. Il 
avoit l'avantage d'avoir été inftruit dans 
fa jeuneflc par Polycarpe Evèque de 
Smirne & difciple de St. Jean , & il n'a^ 
voit pas oublie les leçons de cet hom- 
me Àpoftohque, Cela paroit par cequMl 
dit là dc0us à fon aini Flormus , dans 
une lettre qu'il lui écrit, pour le détour* 
ner d'une erreur nouvelle & dangereux 
(ê, pour laquelle Florinu* avoit du pcnif 
chant. Ni nof devanciers^ lui dit -il, 
ni ceux qui ont converfé avec les Jpôires 
rffnfeif^nerent jamais une t$Ue ^oSirins. Je 



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PREFACE, 

Vous ai va chis Polycarpi y fdaffy VAJîe 

Mineure , lorfqfse j^ étais dans tm pre^ 

rmre feUneffi é? qi^e vêus vivih dam /'/^ 

clat Ù dans la cmftderation à Ja Coiif- 

de F Empereur^ je vous ai va faire vS^ 

fre poffiïle , pour faire' approuver vôtre 

conduite à Poly carpe. Car je mefouvims 

mieux des chofes qui Ce paffbient alors 

gke de celles qui arrivent aujourd'hui^ les 

connoiffances que nous aquerons^à cet àg€ 

fe joignant à nitre ame , comme par un 

lien qui les en rendinfeparables. Jepour^ 

rois fort kien vous dire le lieu ok Pofy^ 

carpe étoit afjîs quand il enfrignoit , fa 

manière Centrer (^ de fortir^ la forme 

de fon vif âge ^ fin gefle^ fa démarche ^ 

Jes mœurs ^ fes manières Çj* le genre d^ 

Ja vie. Je pourrois V0ts parler 0u/^ 

Ji des fermons qu'il faifoit au peuple. Je 

if ni pas oublié tout ee qtfiinous difojtdu 

Commerce familier fu'ii avoit eu avec SK 

Jean ^ avec le relie de ceux qui avoienf 

veu le Seigneur. Je vous raporterois tout 

ce qu^tlnous di/bit des miracles fcf des en^ 

(cigneméns de Je fus Cbrift^ félon qu'il le 

tenait de ceux qui avoient veu de leurs yeux 

i^ ^firole d$ vie. Cét^ient là des cbo^ 



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PREFACE. 

fis que par la mifericorde de Dieu je wV- 
^udieis à retenir avec grand foin , 6? f»^ 
jfgravois^ nen dans le papier: mais dans 
ww» Efprit 6? dans mon Citur, comme par 
U ^ace de Dieu j^en renouvelle la mémoire 
kfltts /cuvent qu'ail m^eft poffible Or je 
peux bien vous ajjhrer que ^ fi Polycarpe^ 
ce faint Pretfe^ cet homme jfpofiolique^ 
eut entendu une pareille doSrine^ il au* 
roit dabord bouché fis oreilles félon fa cou* 
tumey en f écriant, OMonJ>ieu! à quel 
_temps m'* as tu. refervé ^ qu*il me faille en* 
tendre de pareilles cbofes ïren. Epift. ad 
Florin.Eufcb. bîft.EccI.lib.5. c. ip.Ni- 
ccph. lib.. 4. ç 30. 

On vent bien nous pcrmerrc après 
cçla de mettre Ircnée au nombre de 
ceux qui peuvent nous aprcndrc, fi l'A- 
pocalypfc a' été reçue de la première A n- 
tiquité. Qui pou voit le mieux favoir 
que Polycarpe difciplc de St. Jean , & 
Irenéc difciplc de Polycarpe ? Mais quel 
difciplc encoreîU^ difciplc qui ne perdojt 
aucune oecafion de's^inftruire,ni un mot 
de ce que fon Maître lui avoit dit ! Ce» 
pendant , non feulement Irenéc a recon* 
m l*Apocalypfe pour ua livre divin ; 
/ ♦ <J ' mais 



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PREFACE. 

mais on peut dire que c'eft le premier 
qui aie fait, une découverte de queiqtie 
confîdcratioQ pour en déchiffrer les cnî* 
gmês, en trouvant dans la vertu nu^ 
meraledcs lettres Greques du mot xùv%l%ê% 
le nombre de fix cens foixaftté (ix^ qui 
cd compris dans le nom de la bête. " 

A la vérité Irenée ne donne pas (â dc- 
couvcrte pour une chofe certaine; il doute 
même 9 H de fon temps le myftere du 
nom de la bête pouvoit ou devoit être 
expliqué. Sa railon eft, que St. Jean 
auroit expliqué lui même ce nom mys- 
térieux , s'il avoit crû que le fecret eh 
deut être (î tôt découvert. Je ne veux 
faSy dit il, m^expofer au danger de parler 
témérairement^ en prétendant faire pajfer 
ce que fai Ht fur le nom de PAntechrid 
pour une chofe confiante 6? certaine. Car^ 
s^il eût été necejfaire que dès ce temps ici le 
fuyjière de ce nom fût découvert^ celui qui 
a eu la Révélation ne s^en feroit pas teu : 
mais nous Peut clairement expliqué •y car il 
n'y a pas long temps qu^il a eu cette Rêve-, 
lotion , puifque c^eft prefque de nôtre temps 
Of fur la fin de P Empire de Domitien. Iraen, 
lib, jT. Eufeb. bili Ecçl. lib. j. e. 8, 

Vou- 



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PREFACE. 

Voulés vous quelqucchofc de plus fort 
k qui cft fans réplique ? Ecoutes & pc- 
fes bien ce qu'il dit au même endroit. 
Outre que ce nombre de la bête Ce trouve 
dans tous les exemplaires Us plus correSs 
Cs? Us plus anciens que nous ayons de Pjf» 
pQcalypfe , on le fait par ceux là mime qui 
m veû Puipôtre faint Jean vivant^ Irxn* 
lib. f. Eufcb. hift. Eccl.lib. y. c. 8. St. 
Ircncc, pour montrer que le nombre 
du nom de la bête fc trouvé véritable- 
ment dans l^Apocalypfè , cite le^ anciens 
exemplaires de ce livre, & l'autorité de 
ceux qui favent la chofe de St. Jean. 
Quoi de plus fort & de plus decifif ! 

7.Juftiti Martyr eft un autre témoin 
de cette vérité qui mérite bien qu'on 
l'écoute. Nous le mettons après Ircnéc, 
parceque,s'il eft un peu plus ancien à 
l'égard de l'âge, il ne l 'eft pas dans la 
difciplinc Chrétienne puifqu'il n'a pas 
été élevé par les difciplcs des Apôtres 
comme l'autre. Il vivoit & étoit déjà 
en réputation fous l'Empire d'Adrien. 
C'étoit un Philofophe Platoiricicn, qui 
fê convertit en voyant la conftancc de 
i?os martyrs, comme il le témoigne fui 
* 7 . mê- 



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P R E F A C E. ^ 

même; & qui prcfenra (à première Apo- 
logie pour les Chrétiens a Antonin fur- 
nommé le Pieux y fucccfleur d'Adrien. 
Juftm oé en Syrie avoir fait plufieurs 
voyages à Rome^ 8c avoit été aufîi i 
Ephefc où il aroit eu une conférence 
avec le Juif Tryphon. Il n'ctoit pas 
poffible, quand il Pauroit voulu, qu^t 
peut ignorer, fi PApocalypTe étoît rc- 
çik par les dîfcipîes des Apôtrcs:Poly- 
carpe, quj l'avoit çté de St. Jean, vi- 
voit de (on temps & nôtre Philôlbphc 
Chrétien pouvoit l'avoir vu dans le vo- 
yage qu'il fit à Lphefè, fi ymfînc de ' 
Smirne où Poîycarpc liabitoit. A Ephe- 
fe même il avoit connu fans doute uq 
sombre de Chrétiens qui avoient vcu 
St. Jean, puifque cet Apôtre mourut 
fous l'Empire de Ncrva, & que JuH. 
dn fc convertit fbus celui d* Adrien, 
deforte qu'il n'y a qu'environ trcntef^Sç 
cinq ou -quarante ans entre la mort de 
l*un 8c la converfioh de Pautre. Com«» 
bien y avoit il iClors de gens qui^ Zr 
voiem converfé familiaircment avec'les 
difciplcs des Apôtres ? Quadratus & 
Aiïftidcs. fi connus pour ^nroirprcfcn- 

lô 



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P R E if A C E. 

te chacun fon Apologie pour les Chrc- 
lîctis à l'Empereur Adrien , k difoicnt les 
difciplcs des Apôtres , cpmmeEuicbc le 
rctnoigneexpreflkracntEufcb lib ^.c 33. 
EnfinTes donsmiracpleux fubfiftoient en- 
core de leur temps, & Quadratus avait ce« 
laide la prophétie > auffibien que les fil- 
les de Philippe, dont on le fait con- 
temporain» Eufeb. iib- 3. c- 3i.Juftia 
dit de même que de fon temps les dons 
miraculeux étoient encore dans l'Eglifc 
& parle comitîc ayant veu ceux qui 
avoientconverfé avec les Apôtres Com- 
ment (e pourroit il donc qu'il n'eut pas 
fceu, fi le livre de l'Apocalypfc étok 
ou n'étoit pas receu de cette première 
Antiquité.^ Il le favoit fans doute, Sc 
il ne pouvoit pas mcfne s'empêcher de 
1 e favoir. Cependant Juftiq donne pour 
une chofe bicnj certaine que TApo- 
calypfe eft de St. Jean l'Apôtre. // 
faif mention de PJpocalypfe . de St, Jean 
dit Eafebc hift. Eccl. lib. 4 c. 17. 6? 
dit que pour certain elle eH de PJpâtre 

ftêfêtnrmt é riç l»xtuv «V«»MAt/i^f«f , ra^i t(Ù 
mwêrêXêtf ^vrn9 ffr^i }Jiym L'adVCrber«Ç)«f(fi- 

gnifie 



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P I^ E F A C É.^ 

gnifie ccnaincmcnt ou raanifcft^mcnt 
Cbofiflès. Tout cft égal.. 

8. On peut joindre à Juftin une mul- 
titude de témoins de cette vérité qui ont 
vécu dans le même temps, ou peu a- 
près , 8c qui tous rcconnoiflcnc l'au- 
torité de ce livre divin-MelitôndcSardis» 
quiprelenta une apologie pour les Chré- 
tiens à l'Empereur Marc Aurelc, Mcli- 
ton^a écrit un livre fur l'Apocalypfede 
St. Jean Eufeb. lib^ 5 c^ zj. Théophile 
4'Antioche, dans le livre qu'il compo* 
fa dans le même temps contre Hermo- 
gene, tire fcs preuves de rApocalypfe, 
comme d'un livre canonique Eujeb^ hiji. 
Éccl lib 4 r. 2.3. rApocalypfc eft donc 
reconnue de la première Antiquité. Ce- 
la ne fe pouvoit autrement par les me- 
fures que le Sauveur avoit prifcs pour 
cnaflurer l'autorité, en l'adreflant aux 
ftpt Eglifes de l'ACe. Le fait cft d'u- 
ne évidence fenfible Ircnée, qui avoîc 
vécu à Smirnc^ pouvoit il ignorer fi çc 
livre étoit reconnu de l'Eglife de Smirnc 
qui cft une des 'fept Éghfcs? Juftin 
pouvoit il avoir cré à Ephefe, fans fa* 
voir fi l'Eglife d'Ephefe, qui eft en* 

core 



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PREFACE. 

corc une des (èpc , rcccvoit un livre qui 
lui avoir été adreffé? Meliton pou voit 
il^trc Evêque de l'Eglife de Sardis, 
qui cft encore des fept , & ignorer fi ce 
livre y étoit receu? Quelle évidence,' 
bon Dieu ! ou plutôt quel triomphe de 
vérité ! 

Clément Alexandrin & Tertullien 
rcconnoiflcnt l'autorité de l'Apocalyp- 
fc, puilqu'ijs font niillenaircsj & il ne 
faut pas dire qu'ils font tr<^ éloignés 
dû temps des Apôtres, puifque NarciA 
fcde Jcrufalem cft mort de leur temps, 
fur la fin de la courfc de l'un & au corn-* 
mcncement de celle de Tautrc^âgé de cent 
fcize ans j comme cela paroit par ces paro- 
les d' Alexandre fon fuccefleur 8c pendant 
quelque temps fon collègue, NarciJ/e 
vous falue^ qui après avoir rempli ce fiege 
avant tnoi eft occupé avec moi au mini fier $^ 
de la même Eglife âgé de cent feize ans'^ 
contemporain par confequent & de St. 
Jean & des autres difcipicsde Jcfus Chrifté 
Enfin Origene, qui n'épargnoit ni tra- 
vail ni foins ni dcpenfc dans l*eJCamendc 
livres canoniques , qui a tant voyagp 
pour cela , Origene s'exprime en ces ter- 
mes. 



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P R E F A C E. 

mes 9 qu^eft H necejfaire de parler de St. 
Jean qui npofoit fur la poitrine du Seigneur 
&G. lia aujft écrit PJpocalypfe^ dans la^ 
quelle il lui fût ordonné de n écrire point les 
^oix des/ept tonnerres^ Euf. bifi Eçcl. lib. 

9. Le premier auteur qui naus paroîf- 
f<5 avoir formé des doutes fur l'Apocal) p- 
fc, ou du moins les avoir mis par écrit 
c'cft Denis d'Alexandrie , vers le mi- 
lieu du troifiéme fibclej 6c qui paivconfe- 
tjuent vient trop tard pour faire douter de 
Tautoritéde ce livre divin. Je disquec'eft 
le pjremier, parcequ'on conte pour rien 
trois ou quatre paroles qu*on produit d'un 
auteur Ecclefiaftiquc du même temps 
que Denis, nommé Cajus, qui fembie 
attribuer rÂpocalypfe à Cerinte. Mais il 
ne s'explique pas aflés pour qu'on puifle' 
bien comprendre fa véritable penlée. Il 
ne fait aucune mention cxprefle ni de 
St. Jdan ni de l'Apocalypfe de St. Jean. 
On ne fait pas mêroc^ s'il n'a pas en vciic 
l'Apocalypie de St. Pierre ou quelque 
autre livre apocryphe rejeté des premiers 
Chrétiens. Denis cft donc le premier, 
autant que nous en pouvons juger, qui 

nous 



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P R E F A C E; 

nous aie fait part de Ces doutes touchant 
le véritable auteur de l'Apocalypfe. Car 
il n'a fait que cela ; il le défend du foup- 
çon qu'on pourrbit avoir qu'il veuille 
rejeter le livre, déclarant & répétant 
plus d^unc fois qu'il Iccroid divinement 
infpiré. Mais il vaut mieux l'entendre 
parler lui nriêmej d'autant plus que les 
nouveaux Arriens, grans ennemis de cet» 
te révélation , pour la plus part, 8c pour 
caufc, n'ont fait que le' copier mot pour 
mot. 

Il y avoit^ dit Eufebc, un Evi* 
Jtte d^Eg;ypte nommé NepoSy quienfeigndif^ 
félon la rêverie des Juifs , que les prome£e$ 
qui font faites dans PÉ^criture au^ hommes 
qui vivent faintement ^ dévoient être ac^ 
compiles dans ce Monde £5? qu^ils vivr oient 
fur la terre pendant mille ans dans les de* 
lices iâ Us voluptés corporelles^ ce qu^ilpre* 
tendoit avoir tiré de St, Jean 8cc. Denis 
qui lui contrtdifoit vivement ^ a ccmpofé 
deux livrés contre lui ; dans Vun il traite 
du dogme même^ 6? dans ? autre de. PApo^ 
calypfe de St. Jean. On ne fuivra point 
l'auteur dans ce qu'il dit du dogme i ce- 
la ne ierviroit de ripD, puifque perfon- 

■ * ne 



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PREFACE.^ 

ne ne Iç reçoit aujourd'hui, & c^uc les 
anciens Millénaires ctoient très éloignés 
de ce préjugé, groflier, cHarnel, &Jtr- 
daïquc. Il fuffit de remarquer que cet- 
te opinion j toute impure & groflîerc 
qu'elle eftjs'étoit alors glîflee dans l'Egli- 
ied'Egypte Scque quelques uns croyoient 
pouvoir la défendre par le rcgnc de mille 
aqs, dont ileft parlé dans TApocalyple. 
Dieu fait avec combien peu de fondements 
mais ce n'eft pas là dequoi il sVgit ici. Vo- 
yons feulement commeniDenis dans ThiP- 
tpirc d'Eufebe s'exprime à cccteoccafion, 
^elques uns a^anr nous , dit il ypnt-tacbé 
à^ abolir £5? de rendre inutile le livre de I^Jpo^ 
calypfe ; ils en ont critiqué tous les chapitres 
Pun après Vautre^ en montrant qu^il n'^y ^- 
voit ni raifon^ ni probabilité. Ils on f. dit que ce 
ne po :4V oit être là lé livre de St. Jean , 0? 
qu'ail n^y at)oit pas d'^apparence de prendre 
pour une révélation ce qui nous éîoit donné 
fous Penvelope d'aune yî grojjîere ignorance^ 
que le tiltre en et oit faux , fcf quHl ne pou* 
voit pas être que non feulement un des Jpô- 
très: mais encore aucun fa'int homme ^ ou: 
d'entre ceux qui font membres de PEglifey 
en fât Paiuteur: mais que ce devoit être 

Cerin* 



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PREFACE. 

Cerinte^ un hérétique % dont lafeSle Certn* 
tienne avoit pris fon nom , lequel Cerintê 
aVùit tnjeigni que le règne de Chriji fer oit 
terrefite , cùmme étant lui mime adonmauk 
plaiflrs <fe la chair ^ auis voluptés du corpsy 
car il étoif non feulement efclave de la lU'- 
fcure 13 Jervant àJoH ventre : mais encore 
avide de tout ce qui peut enflammer les con^- 
Vûitifes de la chair ÔCc. Nôtre Auteur é- 
carte &: rejeté cette penfée. 11 à raifon. 
Mais efl il poflible qu'on ait jamais dit 
icrieufêment une pareille extravagance ? 
Cerinte, un monftre de débauche & de 
Icnfaalité, l'aureur de l'Apocalypfç ,dont 
la conclu fion dk^Mais aux lâches ^ aux in^ 
crédules ^aux exécrables^ aux meurtriers^ aux 
paillars^ au>. empoifonneurs Î3 <iiix idolâtres 
6? à tous fnenteurrleur portion fera dans Ven- 
tant ardent de feu 6?^!CerintequcStJcan 
avoir en horreûi*, jufqu'à craindre d'être 
puni de Dieu, s'il fc trou voit avcclui/ 8c 
qui (ans doute ne haïUbit guère moins St. 
Jean, Cerincc feindre que fon ennemi a 
reçu l'honneur de cçtte Révélation , le 
plus grand qu'un mortel piiiflc rccc- 
Toir ! Ccrinte, le débauché Cerinte, hair 
icsaftcs des Nicoîaïtcjôc dénoncer à rîm- 



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. P R E F A C E, 

pudique Jcfabd qu^clle f)criia avec ics àr 
dukerçspar un jugeaient remarquable de 
Dieu ! Cennte prometrc des robes de 
gloire à ceux qui n'ont pas fouillé leurs vê- 
temens dans la débauche & dans la renfua- 
J ité ! Çcrinte couronner la foi des Martyrs 
te faire l'éloge d'Aniipas le fidc|fc Martyr, 
lui qui fedit Juif pour éviter la pcrfecu* 
tion! Un fedafteur fcticiter PEglifed*Ep* 
hefe de ce qu^elU a éprouvé ceu:^ qui fedifen^ 
jipitres &f f» U font pas ^iâ qt^elle Us a trou- 
vés menteurs \ Cennte exhorter des Egli- 
fcs, dont il eft PApoftat & ledeferteuri 

^e Je fouvenir des cbofes qu^elles ont ouïes ^ 
(^ reçues iâ détenir ferme ce qu^elles ont^ 
de peur que perfonne ne leur vte leur cou» 
ronne\ Çcrinte, le lâche CeriYitc, repro- 
cher à l'Eglife de Laodicée la tiédeur 
de fon zcle ! Cerintc ennemi de !*£• 
glife^ comme Simon, Menander, Cer- 
don&c, feindre des Révélations en fa- 
yeur l'Eglife! Cerinte^qui cfoioit|efu$ 
Chrift un fimple homme, & qui eft /ur 
. ce point le devancier des Theodptes^ des 
Artcmpns, des Pauls de"Samofate,rcjetcs 

^ pu rctrenchés de l'Eglife pourcette im- 
piété, Cerîntc attrilmerà Jeftis. Chrift 
" " d'être 



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PREFACE. 

d*ccre le Seigneur^ qui cft , qui étoic,qui 
cft à venir, le Tout puiflant ! Ce»intc 
introduire dans ce livre toutes les créatu- 
res du ciel &xic la terre rcn Jant un ho- 
mage religieux & folcmncl àJefusChrift 
fîtnpte homme, & un Ange qui défend 
fi fcxpreflcment d'adorer aucun autre que 
Dieu^non pas même de l'adoration fubaUr 
terne que St. Jean veut lui rendre. Cerin- À. 
te veut donc bien que l'Ange anatematî-. 
fc tout fon parti. \ 

Potsr «wy^jContinue Dcnis^je n^ay pds & 
hardiejfe de ne pas recevoir ^comme aut^ntique ^ : 
unJivre que plufieun de nos frères ont en ane ^ *' 
fi grande eftime : mais je me dis à moy-mi^ ' 
me ^ que les chofes qui font dans ce livre y^ 
'Jont trop cachées pour que monefprit ypuifs^. 
fe rien entendre , t^ fefiime quHly a là «4 Ç; -^ 
lins qui ^ft admirable: mais qui m'^eft ^^|^\ 
ché à cfufe des figures myflerieufes qui r^/r*p y / 
vehpem. Le bon Denis dcvoit s'en tenif> f S 
là: mais il s'évapore enfuite en fpeculat» ^ 
tiens ridicules. Car , après avoir reconnor; 
l'Apocalypfe pour un liyre divincmen|;0 '^ j ' 
iirfpiré, ilen rabaiflc le prix autant qu*ft^ ^ f^ 
peut en l'attribuant, non à Jean l'Apôtre!^ "vW 
mais à Jeap Prêtre d'Eplicfc, à qui il a^r ^ ^ 



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P R E F A C E; 

tribuc auffila féconde & troifiémc Epitfc 
de St. Jean, parce quedïMccs deux Epî- 
très l'Auteur fe die Prêtre & iwn Apôtre, ' 
fans confiderer ces paroles de St. Pierrc,/>' 
^ prie les Pfitm , moy qui fuis auffi Prêtre a^ 
" v^c eux. Dai Heurs nôtre Auteur trahit ia 
caufe. Car l'auteur de TApocalypfe ne (b 
nomme nullement Prêtre dans cette Ré- 
vélation: mais ilfe fait connoitre fi>us lo 
nom de Jean qui efi dam YIJU de Pûtm^ 
pour le témoignage de Jefus , cse qui veufe 
dfre Jean PApôfre * Mais- ce n'eft pas la 
feule beveiie de nôtre homme. En vpici 
une. lifte paflablement longue , pour le 
peu dechofes qu'il dit là deflus* 

I. Il commence par fô raifon favor;tc>. 
quMÎ ne ceflc de repeter , c'eflrqueSr. 
Jean l'Apôtre ne vott fon nom ni à la tê^ 
te de fon Evangile , ni à la tête de fa pre- 
mière Epître, l'uniquequieft deluy fé- 
lon nôtre auteur , ni même à la tête des 
deux autres autres quiluy font commune* ' 
ment attribuées, fe contentant de fc 
jîommer Prêtre ^ ( Amef$ félon la v^r* 
fion Françoife , ce qui eft la même cho-. 
Ce) au lieu ^ coatinue-t-il | que PJuteur 
4e Pjifocalypfe ne/è contente pas de s^être 

mm- 



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PREFACE , 

tûmmé une fois : mais quVlw ceffi de ripetêt 
[on nom , ce qoi choque nôtre Critique. 
Toxxt cela marque une grande ignorance 
& une extrême inconfideration. Une 
^fïdc ignorance^ puifqu'il ne fait jMis que 
par un nfnge établi le» Prophètes mettent 
Irarnooi à la tête de leurs Prophéties, 
Se qu'il ignore la raifon ou'il y a |>Dur 
cela. Une extrême inconuderaiioUi car 
quoi ! faut il pour relever la prétendue 
modeft^ de St. Jean, faire le procès à 
St. Pierre, St. Jacpjes, & St. P»>1, ta 
St. Paul fur tout qui met une marque 
à (es lettres > afin qu'on les diftfncue de 
toute^ autre? Dailleurs po^^uoijeanle 
Prêtre afifeEleroit il de le nommée Jean 
fimplemem 8c de repeter ce nom fî fou- 
vent, (ans avoir égard au danger de Pé* 
quîvt>qoe? Cct-horamc,qu*on fuppofè 
ififpiréparl'EfpritdeJDieu, manquc-t-il 
afl'cs de modeftie^ pour vouloir jfe con* 
fbndre avçc ledifciplequc Jcftis aimoit? 
11 le faut bien à/ce ôonte^ ptiifque dans 
les deux Epitrcs> que Denis lui attri- 
bue^ il fc qualifie fimple Prêtre, laif- 
iàm là le nom de Jean , au lieu qu'il répè- 
te foD nom dans Mpocalypfe jufqu'à en- 
♦ ♦ \ iiuyer 



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^ P R ^ 1^ A C E. 

nuyer ks g^^^ C*aok à nôrre cenileur n 
f^mUc rai^n de cette dtâTerence. P«ir- 
donmms lui cette pauvretc»il^ndiicii>iea 
4'i»utrc$; . - 

fii dâuifim kv^ftj^tyil m fi mnwtt ni le dif^ 
eipk bkn aimé dijifas Chrifi^ni^ celui qid 
repffpiffar k pm^riMc-én Âeipieur,,'m fon 
'àifci^iM celui ^td ^ak vtu. : // skvoit'fi 
mmvier ainfi^ pm^r ffriie mmàiire fnanf' 
flfiçm^ ,f«i il éHàt. CcptndiM il n^ 
nen dit de tmt ^la. Noa^car il a dirquçl* 
que chofe de beaucoup plus à propos^^ 
êcquîne Icg^raâcriic paitn6iti5^e« ai* 
Tiuît fu^il était à P^mas fmr htewt^igm^ 
ge^e Jeftts^ Iwfqu'il fût hoîioré de cc^• 
te'^;|Ode Rcvektitm. 

<^M Au refie^ y^ «rV/t?^///f , c'cfttou- 
j()Urs 0e «is qu i parie i que plujieurs vntpris 
plmfir èprmdre le n^m de Jeâ» par Vaf* 
fê^im f^Wj Itii feréûimt^ Pa^iratim 
qfiis. awient pour fit: vptiu 6?^. Il y a* 
i^fitm ^atre jeanfiememmé Man^ dont 
i^eâ fait ment't^ 0ux A^et dei *4^pStres. 
IfytêS mpfuvms f^int dire pemr certam^ 
S^'^%li'lniiiti a Hritt4^ta^fe. £tpoiir- 



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PRÉFACE 

<]uoî, s'ii vous pUii, Pâuroit il écritel 
puifque nou$ fbmmes bien aiTurcf que 
<£ n'cft pas }tw furoommé^Marc qui 
im jrlegoé dans l'ifk de Pacmôs , & ^uî 
de l'a ecmic aux fcpr £gli&s de VA^ 
fie. 

IV. UEvai^le(^PEpHreSt.JiMsW^ 
tvrdent. Van di$ , au Cûmmevament étoif 
la pûfoli ; & fautr^^ et qui étmt au corn* 
mtncement. he premier dit^ la parok « 
/// faite chair , fcf mus avons contemplé 
fa gloire. Vautre commenee ainfi , <e que 
nous avo»s veu, ouï & touche de. la parole 
de vie, ]Le pauvre Denis eft ici un 
très méchant Critique. II ne s'aperçoit 
pas aue l'Evangile de^St. Jean & fôn A* 
pocaiyple conviennent encore 'mieux, 
en ce que l'un & l'autre appelle Jefes 
Chrid la parole de Dieu , nom glorieux 
qui ne fo trouve que dans ces ocux E^ 
criturcs, nom myfiericux que|)er/anne 
n'a connu « Gnon celui qui le porte, nota 
qui fait le copEimencement de l'Ëvangtle 
8c comme la £n de PApocalypfe. ^ 
commencement itoif la parole^ dit celui la« 
Sotf nom efi la parole de Dieut^ iâ nul^a 
(onm ce nom ^ fi ce n^ efi lui mime y eft il 
~ " «» 2 die 



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P R E P A C E 

dît dans celiccî.On-a crâ, non fiinsqucT^ 
qucraifon, quec'eft là ce qui avoit fait 
donner en fuite à St. Jean le nom de Théé^ 
hgitn^ conimeanonçantplus<:laîr9metic 

Jue lesautres 5f«/A«r#f , la parole de Dieu • 
lar fans cela pourquoi donner ce nom â 
Se Jean , plutôt qu^auX autres Apôtres 
qai^coîent in^îresr comme lui , & cjuî 
ont tous annoncé la-méme doârrincf 
* V. DEvangile^ (^.PEpitre de St. Jean^ 
continue nô:re Auteur ^/o?if ^onfor^es 
four le flile \ les mêmes^exprejftcfjs y régnent^ 
tomme celie^ci, ia vie^ ^la lumière ^ la ve^ 
ritê^ la grâce .^ h joye du fidèle ^ lachmrl^ 
le Jang du Stigneur^ le jugement^ la 
remijffion . des péchés ^ la] rejeHion dm 
Monde ^ du^ Diable ^ de PAntechrifi ^ks 
promejfes du St. Elpr'it^P adoption des En^ 
fans , la foy nue ff aire i^ partout meniioH " 
dit Père é? du Pils. Je ne fais, (i nôtre A u- 
tcur iTÔuvcroit Tj^ntechriji dans TEran- 
gilc de St. Jean, on la chair £5? lefyng , 
du Seigneur dzm^ùis Epitres, comme il le 
fuppofc : mais il ne faut pas y regarder 
de fi près. 

On pourroit encore lui dire, qtTiln^a 
pas deu prcicndrc qtie ks fcpc Ëpttres 



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P R E r A C E 
^a» foat le piotogué de Ï^Apocalypft^; 
di£bécs par }cfus Chrift , foient du ftilc 
4eSt.Jcan^ ou que le rcftc du livre, qui 
aPeft qu^une narration tràs£mpleâe ce 
que PApôtre a tcu 8c ouï, ait la fbrme 
4'unc cxhorution ,> oi les c^preffions 
qu'il marque, puiflènt toutes entrer. Ce- 
la fuifirok pour hii fermer b bouche. 

Mais^ comme en jcflfct Jcfus Ghrift a 
proportionné fe Révélation à fon difci- 
pie , je veuxdke^au caraftcre de Ton Ef*- 
prit Çc à fa manière de penfcrêc de parler; 
û fe trouve auffi^par malheur pour nôtre 
homme,«icl^expreflîons, qu'il marque 
comme étant du ftile de l^Evangite & 
des» Epitres attribuées a St. Jean, font 
auffidans fon Apooalypfb, avec pluficurs 
taitresfcçons de parler ,<|uî ont échapé à 
la recherche jde ce critique ^ui fe croid 
Hcxaâ:. 

Nous commençons par fës ficnner, 
qui fc tou vont dam l'Apocalypfe : mais 
placées dans^ leur rang, & autant que 
le peut fouffrir le camétcre de l'ou- 
ynige qui eft , non une exhortation : 
mais une hiftoîrc très Jîmple. Cela 
c^fiâctnfair. Les vx>îci ces exprcf* 



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PREFACE. 

ficms, /%r*/; U fr*nmm h fitUUf (^ Te 
'Omtahle ApOcgI.. icli)>p;'29. U Graciai 
la grâce de nôtir ^Stigmur joir.an>ûc n;aàs 
^k. %x. la^ Vie ; je ki iomterâi à man'^ 
gerdê Psrire de vie $b, %. la Lumhre \ ta 
femme étgU re^aHUe. du Sâleil^ tèute later^ 
refàt Maitéede fa gloire AppcaL i z;8c 
18 j la fi»ye di^fidek j paix Momrfiit cb^ 
I \ jugement \Uf ju^mfnsfeta^juftit&^ve^ 
ritakie^\S>» I0 Remiffion de nos féchéî par •. 
le fang ^ Jejm Chrift^ à celui qui mus 
slaves de nés pechispat fen faug cb^i, h , 
JDiàUe i H arrivera que h Diaik mettra 
fuelquH imf de. tms. etk^prijm ^io^Bsmgm^ 
leferpeui ancien ^ appelée DkMs f^ . Satun 
I^. ; Padoptm deeEufans ou la fiiniite 
4c Ùiw y vmi le ^ahermfk de Dieu avi^ 
les hommes ^ (i 0. iaHiera avec eux %k 
laf^i. neceffmre ; fm fidèle Hi^^èt la mort, 
£5f je te donnerai la couronne de vie a. A/iw- 
tim du Vere (^ du fils j kfiis de Dieuqui 
a fes yeux comme iammè defeu^ cemme aufé 
fi f ai vaincu (^ fuis affis avec mon Père, 
fur fon trône ApocaK chap. 2. & 5, ks 
promejfes du St. Efprit \ voyés celles qui 
iont adrcflëes aux fcpt Eglifes. Ce font 
4àdcs cxprcflipQs ^u'il prcuod fiiaûlkit» 



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P R E F A C E. 

à St. Jcair: tam il en twoîtpeu reinti^ 
qiicr bien d'autres , donr eous donner- 
OQS la lifte poi»rtik. 

Le temmgnâge jn eiV xmt qui te^îè&^ 
£ms ct9k dam les Epitres do 9c. Jean Se 
qui fe trouve fouvent chins fon l^Apoca<> 
lypiè j UttHt à PMmoipour UtemoïgHage 

fQur le îemoigmge Ajp. i» 4« £c 6. j^ Ebêi 

pour dire fideiles ^ 1 Ancien à la Dame 6» 

îiic 2,. Ep. I . \ ileji le R^i des Rois àesRois^ 

ta ceux fin fom wou UU-fint appelles élus 

(^fidèles ApôcaK i8. 14. garder, fes com^ 

maademê^s cehiipUjnegariefmt fes ctm^ 

maïUeinens^hmnmter L EfÀt.z*'^ Bi04ée^* 

reMx celui qui lit i^^ceux qui êyeut les pa^ 

raies de cette Prepbetie 6rf gardent, ks cba^ 

f$% qui font j^criies en elle^parceque tu asgar* 

dé la parole de ma patience , tu as gardé ma 

p^rele id n'as p$i»t renoncé mon nom^ Apo^ 

cul. cb. I. t.kd 3. 10. Ju commencement 

étoH la parole Evang* S. St. Jean i . Soff 

nom-s^appelle la parole de Dieu Apocal 18.' 

V Agneau de Dieu quitte le péché du Monde 

Evang. I .V Agneau immolé des la fondation 

du Monde Apec, i^, ft tufavois le don de\ 

Dieu yki qulejl celui qui te dit '% donne mop 



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P R E F A C E 

à hire , ta hi m suffis ^manié% ^ ilt^rét 
" dottné^ePeamvwe Evang. 4. ï^Agneau fui 
efi au milieu du trône^ ks pêitra £5* les cof$^ 
imra^ ékux vifHsfo^^ngf d^ eaux Apo€al. 
7. Mais en iroyb bîctt plus qu'il n'^ fauu . 
lur €C fujd. 

VI. Notre Atitcur voudMKquc Sr. 
Jean dans fon IJphfe eût çarJé-dc PA* 
poctl^^fe: mais comment^urait il fait 
sz)onCK>n d\uie révélation qui n^étoit pas 
encore? 

VIL II liw feïn^lc qûSl devoir dans * 
PApocalypfc faire mention de fon Evan- 
gile* A«rre pauvreté. Eftca-^ucje* 
£us Chrift envpye- foft Ang^i^^i tenit^, 
pour lui ordonner d'cnvoyef aux Eglifc«^ 
le:cat!|l4^uè de fcs Ecïsks r . 

VIII. Enfin il dit que 4'Evangile,& 
l'Epitrc de Sr. Jean font écrits d'un- 
ftile élégant, fcntentieiix , net, poliy 

rtffTtt^tTi ris s^$HMç , &c. noH feultmcnt il 
ne blejfe pas Poreillê^ comme parlent les. 
Grecs : . mais on y trouve encore ce pi/s 
nomment éloquence ^choix^ de mots ^poids ^ 
rai/éns^ arrangement de paroles &c. Mais 

, '^ ta: 



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P R « t À é É. 
l'Apocalvpfe icion notre Auteur cft oti 
liyrc mal écrit, dont Icftile cft rudc^ 
groffier 9 & cù l'on remarque des façons 
œ parler étrangères à la langue Greque. 
Là defTus il va nous dire que St. Jean 
PEvangeliftc avoit reçu d6 Dieu le don 
de bien parler, auffi bien que celui de la 
connoiuance. li y auroit bien des clio- 
fes i reporulre à cette objcft ion , fi 
elle valoic k peine- d^être examinée î 
fend. 

1. Ccft une chbfe afles fingulîere;, 
que Dico , qui accorde à St. Jean le don 
d'écrire avec cette politcfle. Tait refufé 
à tous les autres Ecrivains Sacrés ^jufqucs 
la que les ennemis de îa Rfcligon Chré- 
tienncleuront reproché dans tous les fic- 
elés d'avoir parlé comme le bas peuplé 
plutôt qu'en gens divinement infpirés. 

II. Nôtre homme, qui apparemment 
nefavoicpasla laftgucfaintc, prend pour 
des foçons de pai.lci' barblares les hebraïf. 
mes, qu'il trouve dans l'Apocalypfc, 8C 
qui ne fc trouvent pas moins dans les au* 
très livresl du NouveauTcftament. Il 
dévoie favoir que les hcbraïfmes conve- 
ûoicm d'autant mieux au langage dcsAr 
* * j pè^ 



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PREFACE. 

pôtres, que ees hommes ùdms con&r-^^ 
moient leur doârise par les oracles de 
rancièn Tcftamcnt , dont il feut confèr* 
ver la force 6c Peaef^îe^ pour en dpiuier 
le véritable fen?. 




très parties de l'éloquence^ dépendent du 
naturel & de l'éducation , iion dé Vin* 
fpiration du St. Efprît, qui agit furna^ 
turellement dam les hofnmes pour to^ire 
autre fin que pour celle d'en faire d£s Ë« 
crivains polis ou de beaux Parleurs. I- 
faïe , qui étoitdu fang royal , parle tnieux 
qu'Amos, dontk proteffion ctoit de 
garder le bétail } ScApoUos, narurelie- 
nient éloquent ^ poflèdoit mieux les ^« 
CCS du langage que Si. Paul qcfi avoic 
reçu les dons du St. Efpric dans une plus 
grande mefure. A fuivrç cette rcglc qui 
ne peut être conteftée, il faudra a;tri« 
buer l'Evangik & l'Epitiv^ qu^on pc- 
tend qui font écrits û poliment , à Jean 
Prêtre d'Ephefe, élevé parmi fcs Grecs, 
dans le centre de k policefle ; 6c l'Apo<» 
çalypiè à Jeaq fils ck Zcbedee^ timm 

dans 



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P R E F A C E^ 

dans Ia*mai(brt d*un Pcfirhcur, fur Ic$^ 
bords du Lac de Genelârçth i ce qui dc^ 
forientc tout âfkic ]o très peu juditieux 
Critique. 

IV. Chacun fait gu^on diitîngucdeux 

fortes d'éloquence, réloqucnce des chb* 

les 6c l'éloquence des paroîcs. Laquelle 

veut on qui manque à l'Autçur de TAU 

pocalypfc ? Si Pon dit que c*tfft Télo- 

qucncc des pnroles, ce défaut lui ed 

commun avec tous les Ecrminsfacté^^ 

dont le difcouts ponrroit èite plus à Ik 

mode du^lîcde , conippféde termes plus 

choifisVplus arrange, moins commun, 

plus harmonieux, plu? prioprc à flater 

l'orcîUe. Maïs cela q'cft jptiS ut) dtfaui; 

c'eft au contraire une grande pcrfe^ion, 

puifque Dieu fe révèle, non aux* Sages 

ce aux Eloqucns: mais aux perfopnes 

îiumblcs 8c foumifcs ,. qui cherchent ^ 

foire leur falut , non à î'inftruîrç idans 

l'art de parier. Si cVft l'éloquence des 

chofes qu^on ne trouvé point dans fA^ 

pocalypfc , on demandé comment éh 

gens, qui avouent rt'cntendre rîcndans 

ce livre, peuvent être en 6cât d'en bien 

juger. L'ignorance pôurroit être plus 

** 6 uxo- 



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|> R E F A C E 

Aiodefte ; & ne parler pas d*uo ton (î hâot 
«cfidcciCf. 

; y. Su Paul, à qui Dieu a accordélcs 
grâces qui cbnvenoient au mîniftere E^ 
van^elique comme à St. Jean, St. Paul 
avoit donc le. don du beau langagage» 
ians le favoir. Car (on première iom eft 
.de déclarer à ceux à qui il écrit, Se remar- 
qués qu^îl écrivoit à des Grecs qui ie 
piquoicnt beaucoup de politeilc & d'élo^ 
quencCy (on premier foin eft de leur dé- 
clarer , fu^jil ne vient point à eux ai>ec ex^- 
fe]Unç$ de di/cours , & il renvoyé bien 
loin les paroles charmantes de la-Sagejfe 
humm»e\ 

V\. L<ps (cpt Epîrrcs , qui font le pro- 
logue de l'Apocalypfe, font didées ^ 
St. Jean par Jefus Chrift. Ce ne fcroit 
doi;u:pas grande merveille, quand il fe 
troùveroitqu^elles ne font pas<iu (liledc 
Si. JeaOf Et qu'eft ce que le relie du 
livre ? une relation très (Impie &: (ans 
prnementdece que nôtre Apôtre a veu 
^entendu. Oeil precilcmcntainG qu'il 
la faloit. Si vous en doutés i demandés 
^ un voyageur, qui fclrouvedans uncf 
grande viQe pour en confîdercr Jes ra« 

rctés' 



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PREFACE. 

retésy fi quand il lès écrit fur (es tabiccti. 
il pcnfc feulement à rélcgancc de Tcxpreu 
&on.Voyé$fi anGrometre écrit éloqucm* 
xneoc (csprobieroest un Aftronomo (es 
obfervacions, un Médecin (es ordonnant 
ces ou un Prince fes loix. Ce n'eft plus 
politefle, ceft pédanterie que de fe fai- 
re valoir par PdeKance & k beauté du 
difcours en pareille occafion. Pourquoi 
D^en (êroit il point ici de niéme> JL'oc* 
cafion eft elle moins fêrieùfe, moins gra^ 
Te 9 moins ilpj>ortante ? 

VII. Aprè^ tout le foît , qu'on 
advanoe avec tant de hardieflc , cft 
d'une faufleté qui eft généralement re-< 
connue des meilleurs Critiques & des 
véritables Sa vans. Il n'cft pas vrai quQ 
I'£vangile&les£pitresde$t. Jean (oient 
écrits d'une manière (s élégante , û polie, 
fi limée , avec ce bel arrangement de 
paroles rpftM^i^ tit i^ftêPtUi, cette éloquen^^ 
ce A«r/«r9f> û capable de plaire aux^ 
Grecs. Cela fcroit trop opppfé aux vo-: 
jc% de Dieu 5 comine trop indigne de 
la gravité ApoftoliquC' Les ennemis 
mêcnc de nôtre Religion par leurs objec- 
tions ne déchargent que trop les Ëcrivainr 
•* 7 fe- 



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. PRE P A C E. 
itérés du bkttie if avoir employé les atj- 
trmts^d'atle éloquence Mondaine pour 
£ûc&recevoir l'Evangile dîifts le monde 
.VIII. Il eft encore très fiiux qiic le 
ûilcdcrApocalypfeaît kir dcfttits qu'ôà 
kî attriW^. Il ntft point rude, cho- 
quant & tcmpVi de barf>àrirmcs : mais 
mif, fimrcre , véritable , fins fard» 
iftos aflfeftatk^ , d'une grande lîtnplicî' 
lé: maisqui lie Pempechc pasd^étrcforr, 
^ éfcyé^ fablime. Comment en dooteroit 
on,16rfquc chaque mot ycftTempffd'uh 

Êpmd obj« , fi grand qu^l pourroit être 
i matière <fe tout un volume? Quelles 
Éttitw que celles que Pignoi'ance des hom- 
mes ofo reprocher à ce livre divjn ! Leè 
.jM^endûS bat^iafifincs qu'on y trouve 
Ibnc ou écs ftçons de parler hebraïcjufcs 
ou des alhifîèas aux oracks dti Vieux 
Teftaiaent , rempîtcs d*ùn beau km 
& qui eft la clef tic ecttc-Revrlation. Cai 
ces aliufiqns <Aoâs renvoyentatb^ Pr6*> 
pfaetes, qui ooûsapppennncBt avec plcrtS 
d?létcndiib ce qm n^eft fcî exptîmé.qu*ei( 
deux rnons: ' mais deux mots qui dans 
leur divifte brièveté ren^ttment qucltjnei 
fiais riiftoiredçphis d'an &cle. H n'y âli 

rien • 



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PREFACE. 

rîcp cfcxaggcré. On en trouvera plusd^uo 
exemple dans le cours de ccc ouvrage. 

Mais , difent Quelques uns ,que peut 
nous importer la lefhire d*un livre li ob- 
fcor ; Se à quoi neus ferviroit ilde Pea-> 
tendre , quand nous pourrions rciiilîr 
dans ce deflein ? Ce n'cft pas là une 
objcâion : mats une complication de 
blafphemes. Quoi! vous croycs que 
le St. Elprit vous cxhortcroit à lire 
une Prophétie qui ne pourroit pas &re 
entendue? Et pourquoiJefusChrift Pa- 
t-il envoyée par fon Ange 'à St. Jean 
êc par St Jean à PEglife Chrétienne, s'il 
vouloitqu^n n'en fit aucun ufage? D*où 
vient cette exhortation fix fois répétée à 
propos de nôtre prophétie, ^ue celui^fui 
a des ordîks four ouïr , oye ce que PÈf» 
prit dit anx Egïifesf A-t-on oublié la io* 
kmnitéde la public^ion cckfleSc Icslar-» 
mes de St. Jtan, bien inftruit de Tim* 
portance de cette prophétie, lorfqu'il 
fouhaitc avec tant d'ardeiir que ie U^ 
TTC lui en foit ouvert? Conte -t* on 
pour rien qu*i1 n'ait pas moinifkki que 
h force du Lion de la tribu de Juda 
pour rouvrir? Ne fe ïbuvicntdn plus 
du commencement £c de la fin de cette 

Pro- 



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P R ^ F A C B; 

Proplicik ? Elle commence par ce* 

mots. Bienheureux ctlui qui. lit (â ceux^ 

fui oyent (^ qui gardent les paroles de €$tli 

Prophétie. EUe finit par ceux<-cî , or /ç 

prottfie à chacun, qui oit les paroles de cetff 

Prophétie que 9/ quelqu^un ajoute à ces. 

chofes^ Dieu ajoutera fur lui les flayef i^ 

erites dans ce livre ^ y fi quelqt^un 6te deSs 

paroles du livre de cette proplketiej Dieu* 

itéra fa part au livre Àe vie Sa de la fain^ 

ti Ciré^ (^ des. do/es qui /ont. écrites danL 

ceMvre.^ Telle doit être l'auenec de ceux 

qui ofcroiem retrcnchcr une partie de 

celte Révélation. Et que fera ce donc 

de. ceux qui retrenchçnt la Revelarioa 

toute entière ou qui , faifant femblant da 

la recevoir , la traitent avec le dcrnict 

mépris, jufqu^à îui préférer hautement dc$ 

leftures impures , JesWaphcmcs de l'im 

crédulité, les nouveautés de Pberefiej^ 

îcs folies du Fyrrpnifme., les fonges dcs^ 

Rjibbins,lesvi(iontde la cabale,le$ fiâiops» 

éesPoctcsjIes fablcs.de l' AntîquitéRayçij?* 

ne ? Hôracrc cft lu, par tout : mais oa 

n^pferoît prcfque plus parler de l'Apo^ 

calypfe_, impieic detcft^le, dont/aupi^; 

cuncs-paroks ne peuvent exprimer k 

-i"^ . crU. 



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P R E F A C E- 

crWne & rborrcurl. Les Dieux. des Pa« 
ycQS &vent donc mieux ce qui peut 
nous rendre heureux que le Dica de 
vérité î Ce n'cll tien que d'être e&cé 
du livre de vie, mcrurvû qu'on foie é* 
trit dans celui des Docteurs du de* 
clc, qui n'écrivent que pour entretenir 
notre oidveté ou pour nater nôtre cor« 
ruption ! IKne faut donc pas otiiùr c$ qtiê 
Vkfpri^deDituiit éUixEgUfes: makbten 
ce que ï'Efprit du Monde, qui eft celui 
de l'Ancien Scduôcur,nous propofe pour 
nous empêcher de travailler à nôtre &• 
lui !*.Tcl tft lecaradcre des hommes» 
Ils ignorent volontiers ce qu'ils devroicnt 
favotr 8c favcnt ce qu'ils devroicnt igno-. 
rer* Tout- le Moadè aujourd'hui fe piqqc 
defcience : mais où font les véritables ^a« 
vans? Où font ceux qui nous ap rcnnent à 
difceraer les connoiflànccs utiles & nccef» 
faircs deccllcsquhfont inutiles ou permV 
çicùjfes l Curi^iiux de tauice>qui ne nous 
regarde pas, nous, nous occupons d'objets 
àrangcrs, qui nous empêchent de nous, 
connoitpe nous mêmes. Qiu:ls païu'res. 
amufcmens. pour une amc immorelle ! 
Quella études^ qui nous empêchent^ 

de- 



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B R E F A CE 

<fc pcnfijPfà ce quinous importe foirvçrai* 
ncrqcutr HcuTOTfcmcm ^ut leMwdfe 
n'cft pas dam cet r et difpofition. Il yû 
encore des gens de bien qui, comme 
0avid, fotit leur p*g(Ir de méditer la 
ïpi dn Scigpeuf 8c .qiii, vrays difci^. 

E1e$ de Jkfti^Chri(t> lui difcnt comme 
îs Açàtrcsi Sis ffiefir à qui nous in h 
mns mus? Tuas ks paroles Ht ia *^e ^- 
ttrmUe. ■ Foyia les kienheuréux qui Qytnt 
6? f Ȕ gardent Us paroles ^ cette fr$' 
ftbetie, Lai-autres , qu«ind ik tes çonnoi- 
troiént, ne peuvent les cpnnoitre iâfu« 
nMfet^nt. Cai' aHctm Jes meçlmm liàura^ 
fmtilUgsnce de" çei cb^fesi mais ksfi^s 
ks intendront. Daniel lo- il. 

Ce ferait ici le lieu de raarqucr-k: 
piîao & le defltin de cet Ecrit: mm 
cela eftdcjafait. Tout eft compris dans 
k liltre même de Pouvrage. On n*a 
d*autre méthode à fuif rc que celle qui 
cft fuffifamment réglée par le nombre- 
^l'ordre des Seaux, dont il &ut imxit 
l'un après l'autre, comme l'on n'a rien 
à fiiire qu'à expliquer d'une manière 
claire & fenfible la première & plus dif- 
ficile parjiç de cette ^veknion, c'eft- 

à- 



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PREFACE, 
dire, la nrâticre des fcrpt Seaux juf- 
qu'â la fiîriémc Trompette incluhvc- 
mcnr. 

On la nomme la plasdifficilcpartîcde 
PApocalypfe , non que ce foit là noire 
fcntimcnt: mais pour s*accommodcr à 
la commune opinion ,& raârac à cel- 
le des "Sàirans. jofcph Salïger a préten- 
du qu'il n*y avoir que deux chapitres 
de cette grande Prophétie , qui euflcnt 
été entendus favoir le 15 & le 17. Mr. 
Jurieii dit que^crfonnc n^a rien com- 
pris dans cette première partie dcVApo- 
calyvpfejouqqcj-fi quclqu*unva entrevA 
quclimc chdfe, c'eft Jofcph Medc. Mr. 
dc^ Meaux, xiui a^.iiH y a trouvé une dif- 
ficulté particulière , attendoit quclqn\in 
qui donnât un fens Hé fe? fuivi à des hy- 
erogîyphesfi oblcurs. Dieu fera luimê» 
me ce que 1rs hommes cntrcprend- 
îoicnt vainement narradrçflc ou les fpe- 
culationsdc leur Elprit.ïl expliquera (a 
Rcvtlatiori par fcs deux grands com- 
mentaires 5 par l*Ecriturc qui eft le 
commantaire de fon Efprit 8c par les é- 
venemcn^ qui (ont celui de fa Providen- 
ce. Pour ce qui nous regarde, nous 

ne 



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P -R E F A C E. 

ne fcxDn& que tranfcrirc & copier l'cw 
& l'a^utrc, leplusfi<klcracni qu'il IKHI3 
fera podiblc. Voyla nôtre tache, nàf 
trc, vcrûable eippîoi. On n'en fauroic 
mieux convaiocrc le lefteur, qu'en s'cn- 
gageàm , comme l^>afaii dçsf^prefent, à 
n'avancer rien, de fpn chef, rien.qui n'ait 
pieu même pour ipn auteur^, en escpUr 
quam L'A pocalypfe d'une manière clair 
rc 6c feniîblc ,. non feulement par l'E- 
çriturx: &. par révcnemcnt :. mais par cç 

3u'ii y a de plus connu ou de moins^ 
ifpmé dans l'un & dans l'autre. Çaç^ 
perfonnc ne doute que le<s évenemens 
le. plus connus ne (oient la voix de h 
Brov|dcnçe,..8c qiiccc qu'il yadeplui 
dair ou, de moins contcfté dai)s l'Ecris 
turc ne. (bit le véritable fcnsdu St. ECr 
prit./G'cft là nôi[rede(rcinqqe nousexe- 
çuieronsavcc le (ecoursdcDjeu^ou plût 
tôt que Dieu même, v^cxccurcr par le? 
vérités les plus conniiesSc par le plus pe- 
tit de fcs inftr^mens. Par les vérités 1^ 
plus connues» afin que IcsSavarts ne pcm 
Içnt pas qu'il n'appartient qu^à eux de 
lire ce. livirc divin Par le plus preiit dç 

.loi 



L' 



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PREFACE, 

fcs înftraracnsjtffin que ce foît à la lou- 
ai>gc étcrncHc de fa Gfacc , Ôc que tout 
orgcuil demeure cotïfondu Car Dieu 
fe plaît à mettre Jon irefûr en des vaijfe^ 
aux de terre, afin qu^il pâroiffe que Pex^ 
eeUence de cette fer ce vient de hi^ non des 
hommes, C*? que nulle chair nefe^Iorifi^ 
devant lui. 

V 1 N. 

Le Icfteur eft fuplié de jctter les 
yeux fur les remarques fuivantes. 

I:On à\ivou5,\fttthv\xixtr\ homme qu'oft 
confîdere par une corruption de langage 
qui eft une efpece de flaleric. Car vous% 
nom pluriel adrefle àun pàrricuKcr,cVft 
comme (î Pondiibit, toi qui vaux autanif 

3UC plufieursdc tcsparcîls.Cette manière 
c parler paroit indigne de PEtrc Suprc- 
mci qui enferme toutes lés perfcftions& 
éminemment toutes cîhofes dans l'unité 
d*unc Eflcnce adoraTîle. C'cft donc par 
rcfpeâ: pour Dieu , qu'on ufe du pro- 
nom (îngulicr Toi^ quand on lui parle di- 
feôemenc. 
H. On écrit Arius, tVft la fon vrai 

, RGÎTI 



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P R E P À C Êi 

nom :niais Arrius s^ écrit, aw^îj ^ixU - 
pice Scvcrc n'écrit, pas avureuicut, Sc 
tous les exemplaires gu'on^ (ist fon bif^ '^ 
toire font conformes à cet cgai'd, Oc- 
toit lufage^ au ttrraps de Mr. de Vaugo- 
gelas, d'écrire Arrius, ppirqu'ilcndon* 
ne lui même Pcxcrople. Il çft au rc:ft^ 
beaucoup plus commode de I'ccwre;aio» 
fi , tant parce qu'Àrriuscft par là mieux 
diftinguc d'Aeriii^ qui feft uû aiitrc fu- 
jet, que parce qu'alors on écrit ce nom^ 
comme on le pronom:e. 

m. Vanîni cft le véritable nom du# 
Çimcux Athçc , qui Çi^t bruIé â T.ho-' 
lofc^ £c Vaninus Ion nom latini?:é qu'il 
a mis iàla tête de fotiAmphyt. I?rovid* 
On peut lire Vanini, fi l'on veut. 
V 1 V . On a parlé en paflànl du martyre 
de la Légion Thébéenc , bien que quel- 
ques uns ne conviennent pas du fait: 
mais, comoïc l'on n'en parlç qu'incidem- 
ment, & que ce fait ôiç ou ajouté n'cft '' 
d'aucune confequence poyr nôtre dcfc 
fein, on s'cft ditpcnfé çPemrer daA$unc 
difcuffion afi^èz longue Se dailleurs très 
chnuyeufc. 

V. On a omis une içmarquc efTcntî- 



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F R E F A C ^. 

elle furie fujct-dc ces paroles du ch.6. 
v. 8. illaùr fhi donné puiffance fur la qua^ 
triémépaftie d^ la Une iScc. (avoir que 
le terme de l'original, fignifiani le qua- 
trième de la terre pouvoit fc prendre en 
trois manicTcs-i*fpour la quatrième partie 
du Monde que nous habitons , qui eft 
ici le Nord i % pôUr la quatrième partie 
des haitimeg qui font fur la terre ^ j 
pour kl ^atrième partie de l'£mpirc 
Romain ou pour 4c* Provinces de cet 
£mpire qui étoicnc vers le Nord* L'O- 
lacle s'eft accompli dans les trois iens^^ 
& toos les feits quV>n raporte là dcflus 
" k prouvent fenfîblcmcnt : mais, pour 
s'accommoder au préjugé commun, & 
cmbarraflèr moins PcxpTication,on s'eft 
arrêté au preniîpr fens, qui cft -celui qui 
fe prefente dabord ; mais fans préjudice 
des doix autresrSc fur tout du dernier qiri 
eft uns doute le principal , pafceque la 
Une dans cette Révélation (ig^i^e PE^- 
pîic Romain. 

VI. Un jînge^tom. i. p. gfj.c'eft une 
faute, il faut m des Animaus. 

VIL St. Matthieu^ ftute. Il fauti?/. Jean 
tom. ?.p.a^i^. 

' ' : VIL 



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P K E r A C E. 
VtlI. Agé feulenjmt de vingt mots tofrt . 
I . p. 418^ Il faut de vingt mois Jilon quel^ 
fues uns ^ de vingt ans filon les autres Ç^ 
félon la^ hérité. 

IX. Les vérités révélées /ont 'ifrayês 0» 
fauj/es^ il faiu les cbofis révélées. 
d'Acacius^ il iMVd^EuhHus tqtn 3. p xfo 

X. Le blafféeme de Pâveu de tout U 
yionde conftfle à donner le nom- de Dieu 4' 
£e qui n'efi pas Dieuv p. 37. tom. J. II 
faut dire , c^efi un blafpheme &f une ido^ 
latrie de Pavea de tûut le Monde de lioiê^ 
nerbit. 

' Putfqu*ii fait Phifioire de Confiance juji 
quph la mort de Galius inclufivemmt au 
lieu de CCS paroles du t»m. 1 . p. 541. i) 
faut' ccilc ci , Phifloire de Confiance 6? tù- 
fe^ fucceffeurs ^ }ufqu''à ArcmUas inciujîve-^ 
ment. 

On trmivera ks autres fautes d'inu 
preflion <ll|ns les Errata qui forix van^ 
chacun àtja fin de fon Volume, fi l'on 
veut bien prendre la peine de les xxmh 
fuker. . 



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T A B L É 

du 
P RE M I E.R TOME. 

Dlifcours Prcliminaîrc, 
Examen de la fàufTe gIo(è de Mn 
de Meaux & des mauvais fon« 

démens quSl^blît, en expliquante 

marierc des Seaux. 
Premier tableau prophétique ou la Re- 

vclarîon cachetée du premier Seau. 
Deuxième tableau prophétique ou la 

Révélation cachetée du deuxième 

Seau. 
Troifîcme tableau prophétique ou là 

Révélation cachetée du troifiémc 

Seau. 
Quatrième tableau prophétique oa la 

Révélation cachetée du quatrième 

Seau. 
Cinquième tableau prophétique ou ht 
, Révélation cachetée du cinquième 
. Seau. 

Sixième tableau prophétique ou la Ré- 
vélation cachetée du fixiémc Seau, 
Cdnclufîon du pretnîer tome. 



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s 



ELep^mfe à quelques objcârions fer ce qui 

a été cité de rEcriturc. 
Examen particulier du figne celcftc^ 

qui apparut a Conftatltin 8c à fon ar- 

mcc, lorfqû'il marcboit contre Ma« 

xcnce. 

TABLE pu SECQ ND TOME; 

Dite de la ËLe^Iatîan caciietée du 
Sixième reaû>.ou Texplicatiao du 
IbpCiéme clmpitre de PApocalypic» 
concernât ritac de l'Ëglifc après fit dé- 
livrance par Çenibmm. 
£xameo de la glofe de Mr. de Meaux 

fur ce chapitre- 
Premier denoiieineht/ L^Etopii^ retabK 
dan$ fii^fcepour Tervir a là propa* 
gation de la Religion Chrétienne. 
Second dénouement Les premiers nêi { 
d*irraël\ ramenés â Dieu au temps de 
Conftantin & par fon miniftere. \ 
Troificmedcnojicmcnt.L'Eglîfe dansia . 
gloire & triomphaiit de (es ennemis, 
au temps de Conftantin & par fon mi* ' 
tiiftcrc. 
Septième tableau prophétique 9 culaRe- ' 



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T A B l* E 

! relation du Sepoémc Seau , ccmtrm 
^ aux cl»pitre8 8« & 9. de VAfocêf» 
I lypfc. 

\ £»miefi de la glofe de Mr. de Meaux 
fur cet deux chapitres^ 

i TABLE DU TROISIEME TOME 

SEptiéœe taUeaii pmpbetîqitt 00 la 
Remehmndu Sefnyéine Sca« , avDC 

la vcrkaMe cstpttoKioû 4es Càiip. ^. 

6c 9^dc ?Apocaiypfe. 
, Prologue prophétique, v 
I^ vérité teieralt & fiâStoriqàe d« Pffi^ 
1 logue. 

Examen de b ddâ;fine â'Arrms. 
Suîtcde PcxameniicîadoStrinc d^Arrins. 
Euibieme du Prologue prop1ietk|uc. 
En>))cacibTi 4e 1*£tn*5kme^'' 
J«ltefièderBrtib*cw>e, 
Le fon de la première trompette ou le 

premier dc$ Ttpt malheurs qui arri-' 
j vent par la /guerre à l'Empire Ro- 
I luain* 

La vérité litteraJe & Mftortque. 
I Emblème. ' 

i LtacpUcarion 4e rE«ibk«ac - 



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T A B L Ê 

La juftcflb de PEmWêmc. 

Le fob de la feconckr trompette ou Ter 
deuxième des fept malheurs qui ar« 
ipiveot par la guef re à TEmpire R.o^ 
main. \ ^ ^ 

La vcrké littérale Se hiftorique. 

Emblème- 

L'Explication de l'Emblème^ 

La juftcflè de rEmWêmc. 

Le Ton de la troifiéme trompette otr 
le troifiéme des malheurs qui arri^ 
yent par la guerre â P£mpi4:e Ro^ 
main. 

La vérité littérale 8c htlloriqu& 

Emblème. 

L'explication tîe VEmMêfàe. 

La juftcfîc de P E mbléme. 

Le Ton de la quatrième trompette, oui 
le quatrième des fepi malheurs, qui 
arrivent par la guerre i V Empire Ixom. 
main^ 

La vérité littérale & hiftorique. 

Emblème. 

L'explication de l'Embrôme. 

La jufteffe de PBmblêmc. 

Un An^c volant par le milieu- du GîeFj. 
.^ criant, malKeur^ malheur^ niaU 

heur 



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TABLE 

* licur &c. 

Xa vcrité littorale 8c hiftorîqucv 

Emblème. 

L.'explicatîon et l^Emblêmc. ^ 

La juftcflfe de l'Emblème. 

TABLE DU QUATRIEME 
TOME. 

Suite de h Révélation du f^ptiéme 
Seau ou le {on de la cinquième 
Trompette > autrement le cinquième 
des malheurs qui arrvent par la guer- 
re à l'Empire Romàk).. 

La vérité Ikterale de hiftorrqiie. 

Examen de ta doârine du Purgatoi- 
re, divifè en quatre articles. Premier 
anicle^que la doâripe du Purgatoire 
eft toute Piivenne dans dm oi^igioe. 

Le Purgatoire dés X'cnt ils. 

Le Purgatoire des Maccabées. 

Le Por^oire dts C^hrétiens PUtoni* - 
ciens. 

Le Purgatoire d'Origene. 

Le Ehirgatoire de St. Auguftin. 

Second anicle, ^e ladoébrine de P£- 

glift Romaine eft démentie par la 

*** j > tra- 



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T A B I. E 

Tradition 8c par laTI^otegic des An* 

cicns Pcrcs. . \, ' 

TroiCétne articte, quelle cft cn^rcmcns 

contraire à l'&trit^rc faimc 
Quatrième arxicie ^ qu'elle rcnverfc les 

fondcmcns delà Religion Chrétienne. 
Sotte de latrarradoT) hiîlwifric do cin^ 

quiémc jugenifnit- . 
Emblème 

LVsjplioatiôîj de I^robl^me. 

Ejwttien très particulier 4e k proplîctfc 
qui cil contenue au ch. 71 de Danîe)^ 

Lt jafteflê de PBmWdaie. 

Ijc ion de la ^némc t^jQWfette oi|i te 
fixicmrdes nîalfcctti-»t|ui arrîr^cpar 
Jagneffeil^Ëai^ Romain. 

l^ rmxé Imcnk &chà&(xiGm^ 

Emblème. . 

L?cxplîofttion de l^EwWèmc.. 
, La jufWâè de l'fiioblême. 



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• Pag. • 

L'OUVERTURE 

DES SEPT SEAUX 
P AR I^ R 

FILS DE DIEU 

: ou 

LE TRIOMPHE 

BELA' 

PROVIDENCE 

ET D E LA 

RE Lie ion: 

VDiJcours Treiminaire. 

lîttpiété & laSuperlHtîonfont 

comme jies deux PplcSdanslç 

monde profane '& Gorronipiu 

Plus ph '^^éloigué de l^in ,8c 

' A' pl«^ 

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% L 'Ouverture des fcpt féaux 
plus on s^pprochc de l'atitte. Aufré4 
fois le Purgatoire & les Groifedes j ati- 
jourd'hui 1: Deïfme & Plncçeduliré. Voila 
eommertt les hommçs iSitfeos. iTciûJdurs 
extrêmes, toujours incapables de cette mo- 
dération qpi fait k fàgeiré ôc la vertu,ils ne 
connoif&nt point de mUieu entie cr^re 
trop & ne rien croire atàiuirieiit*' v 

Ct font la les deux excès, qu'on fc 
propofe de combatrfe ici avec le fecours 
de ^ la ^fzsx : mais comme le dermercfl: 
le pin? edmmun Z<r\€ plui dangereux , 
c'eft par lui , qu'il noig faut commen- 
cer ; dautant plus que cet ordre donnera 
plus de force a nos reflexions; xx>mmc}à 
fuitte le fera connoître,fans qu'il foit nécef • 
f lire d'infîfler plus long temps la deflur. 

C?efl une chofe qui feit* horreur & 
pitié toijt. enfçmblç^, de vmr jpftu'où 
l'on a jA)ikré l'iiœi|té4e ROljoiïis. y^ 
enlcigne aux Ènfens à dire dans leur Ca- 



trc - 



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Tar h Pils de Dieu. ^ 

trc grande cfperancc, du Salut, del'E- 
fernité ! Eft ce la lavoir vivre? Cclacit 
bon pour des gens d^ûn autre inonde ou 
(Puh autre temps due ccluici, 0e que^- 
qué maaiéîre que Dieu fe rende preicnt 
a cliacun de nous , il femble que nou3 
Vén puîffeons foutenif* Vidêc^ tant notre 
ccèiw clt habile à ndud en épargner le 
difcoufs. C^i doute que ceux qui ban- 
niflerit Dieu de leur cœur & de leûj: 
pénfcc , ne le bahnîltent de ïa Ibcsér^ 
2c du monde même, (î cela ctoiteq leur 
pouvoir ? Ceft à cette difpoiïtion d'un 
cœur naturellement im|)ic, àcéttehaynç 
lècrette de Dieu que nous attribuons le 
goût qu'on tohoigne aujourd'hui pour 
je ne fai quelles iihpemoences Mdaphy- 
fiâues , qui paroîtroient dû dernier ridi^ 
cule, (ans le blafphéme^ qui c^ ^it le 
ièl Se Padailbhnenient. 

Vaninus , Spino& & leurs pareils a- 
voient preéènou oter à Dieu Ces ver- 
tus^ en ançmtil&nt Kbn exift:ence : mais 
voici uiiAtheifine ^n ^ehte toucnou* 
veau 3^ qui ïaiflànt à Dieu (on erilten- 
cè, ne éiierche qrfà ançantîl-feS yertiw. 
On reconaoît qu^îl va une fuprême 
Intelligence : m^s creft jJour avoir le 
A % plaifir 

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4 VOnverture des fept pfOHx 

{)laifîr de lui dire des injures , après 
'avoir reconnue , & pour braver rE- 
ti-e tout parfait en le reprefèntant moin- 
dre que fa créature, par une impie & 
trop manifcfte contradîétiohJ 

On veut bien admettre une l^rovidèn- 
<e : rbais c'eft pour lui; apprendre. à 
nous gouverner , comme il mut.. Car 
c'eft mit du Maître du monde , fi ces 

Srans raifonneurs n'approuvent fa con- 
ùite , $^ls ne conno^«bnt à fond fès 
^clîliris, s'il^ ne comprennent tout ce . 
"èu'il a feit 3j .& k inaniéri^ clont il' Pà 
lait. La caufc première ne leur à rieil 
iache. Ils font feits pour favoir le 
pourquoi & le comment de toutes dho* 
ïcs ; Ôf rien ne les empêche de fe fai- 
re valoir avec ce Monarque Aftrbnome oui 
djfoit , que s'il avoit étéappellé au Conicil 
de la création', iî y^ "àiiroit: donné dé 
bons nvis, . ' . 

Ocft là eii effet lie c^ & la preten- 
tiori de' nos iné^dcftes contemplatifs. il§ 
veulent bien que J'on iachè.qûe'.ç'cft 
contré leur aVi§,'! qi^e piet^ pertkèt Ife 
mal Phyfiquë^ & ' Ic^pial ^<^i^4 > ^ ^4^ 
s'ils avoient été'^ppeHèzâ^fon CôHfeij^* 
ils aùroient prévenu H maltiîÀirsïc^ïçjs 
• . • " dèfor"- 



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%i^1e Fils de Itteu. , | 

toe$ 1^;)a Société ,^ qui font des 
k!^4 îop6mcftabies p^ Pcxpericn- 
^ îipiî ne .devroicnt pas être &L 
0mBît jamais étj^ 9 fi kur fcnti- 
"**.|uiivi. 'Cm la feute du, 
' ^ 'les avdîr pas confiil- 
'r im«x aimé s'cxpofct 
i ii*:aii'âifefoit ctr^qga. 
i cette Qocàron. Un hom- 
^abus dit on^un homme en 
^'idemicmbon, medipcrc-. 
iit[; ^rîs ' d'autres jnefurcs' 
ur 'du gcaût: liunnin. Oeil 
f^u'on CQ^jCbi» après cela 
i^j^n éxiftea» V. ôç cjû^on 
[Çiçr, ce prèlfaier'princî^ 
^"^ civ général çCiîontiip 
Scr..^'" ; '■ ' • 
moi îPîett iï^^xiftcmiç il 
:M^Jietiî£^*'|it|ifqtiefeïon 
^^levïrgloi- 




iiioràcS«é&:aii 
^ .,. à Êèà»'éi&uit de; 

l^içsièôibèifearôiis: cw 

?l»ttc partie de la (âgcflê , qui 
* A 5 confi- 



,v Google' 



coofî|^e4 bien choifir fês mQyens,poy r pjçv» 
venir à h finojû'onftpropofe, cettepar- 
dc de k fagefle eft Qppofée I deux dc- 
ÉUits, qui fpnt Pmnorance de l'efj)rit Çc 
le dérèglement de la volonté j Pignqran^ 
cç de refprit c^x nous empêche de ç6n^ 
noître Içs moyeris'les plus ccajvénables 4 
notre deiTeîn , ce (^ui npi^s 'met hors d'|* 
tàrt; ^e Jqs employer: le deregîemçnt dç 
la volonté qui noUsfeîtprefercxreçnjau- 
Vais moyens aip: bons^ Sç less moindresî 
aux meilleurs ^ malgré la çon$ûif&Qç<; 
qyçQoùs en ayons ^ CQndekbon^n^Çs; . 
m; raiibn , en dépit <iÈ toute§ le? t^ç^ 
de la fcgèffè. Sidoncî'Etre tpwt-'l^^ 
£iit a fait quelqtfc çhçfe (Je îr^l/ou^' 
qui peut être mieux V comme pa; 
prétend le demo»i;^r, <^cft <}»e PEtrai 
tput-p^rikit ^ mgnifçftcmcnt; rm> ou 
Tniitre ^cs dejfautsi^ ^ofitonvicwile^arn 
fer, qu'il. iniinque de çonppiffaacç;^ oix;- 
au'it uiÊ jnâl de çeUe qu?il a j qtf il cit"^ 
dws ui>e Ignorance , qijjl Venippçb^ tfa 
l^ienÊvoirçequ^ilfàît, puf|u*iilveutwcti: 
^gir direSemcnt contre les lunjiéres.^ 
iTn^y a pas dç mUifeu j &: fi ççç.Çenfciïw^ 
ont raîfon , ce nç péut^ i^tçç qtfçn !c^ 
• .. * . ^ufils 



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ui, 9U qu'ils ftrqîcnt ^^ mcilkur ulàr 
gc dr leur cocthoiflàncc , ^'ils étojcnt 
en fà place* lUi çQnfc^iueiice cft claiw 
re 8ç a'uiîc foufcr^ioe çviii^ncc , & cç- 
pçQ(fept psla nç va.Ms,fi^Joinsqu'idQnr 
^cr i pîcu Içç oc^ts le§ jplus orclimir 
îts d^ hpîptQçs^,:^ à revêtir les honw 
mes dè3.pçTJfef9:i9hs les plusçifotticks4ç 

Voilà ïcs belle? choîes^ qu'on admirç 
tu temfs où noii^ foipçdççi quç Içs unf 

PiqLi|}5ç?rj, (^gçef.qû^)» fmplqye /ou 
tempa à y. f4pft4wçier;eufement, Scquç 
b spQÇs. î^iprtt jiyçç 4vidiî;ç;, qu'iH d^r 

a? ce fiiiTÇur. Qj^ft dçverm te feus çc«n-. 
mon? 

Onfë'poiogpçrojt i^^penJS qui vou^' 
Ôroit|(^eit;r^,^ f^ Iç$ 

defleins'4m©^n#Mowr^ 5^efÇ' 
ixut çç^ ^ ^l^n^(i}^ étoit Dieu mé- 
tue, fiç fi 0^ çmint ^'emit qu'un atome 
animé, qu'une ppHÏBçreljc^y^ntc? Qjic 
ài$-Je? iiHvyqs cittÇQi-ç. poms infiniment 
(juc tout cek. <^el rang tiennent ces 
ffm f^W? 4fpbjp^Qns ^4efyftèiçcs 

........ ^ .. . A^'"'" " " * au- 



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aupfêi du moindre des Angesi^ Ëtqu^elt 
ce que lé plus parfait des Ahj^e$ devitit 
Plniîni en gloire & en pèrfcâriori? Noi» 
fbmmG5 étonnez d^ notre petiteffe , eh Vo- 
yant Pifnmenfe étbiduc du tnondc corj|o- 
Tcl & dans là riioindi-e de fès; Çartiici 
•nous troilvtms'des^jètsétèrH^kàW 
mbh. Cafr Pimtnénfe en ' pétîtefle, :8é 
J^mmenic en-' graîriéiir riôus -furpreiil 
nent également. Qac reroitcefilçMoni 
de des lEfprits, iâns^ compftaifoii p\m 
grand ^ plus itoeniftque^ é preièntoit % 
îîotts tel quhTeft.? (^elî^txntcetrïêmc; 
ïî à nos cinqfëns -^latm^i^ l^eu ^ 'i& 
voit ad^out^ nçn paî ctaq^^cn^ 
dtiq cens autr^/ pcJib^^endte' fic^^p^^ 
divcrfificr à l*înfi& lacii^noîMndqti^^ 
tiôus donne cfcs metrcilles viîrbïcs.deMâC 




toikyôustoûrnici^ la'^iidcut cfcsîdu'- 
tTOgcs^dé Dieu étônrteV !remf/lit ^ibA^eJ 
kc3)te * votre clprit/''<^^ ddnc fe 

Sjhtndeurde Dieu même? ÔèïlauxCeii;' 
eurs de fa conduite djlrti^ÊàiHëdenianîî' 

ia grandeùf ^defifeu ebiiiiJ^^ i^o^ 
4. i^ trç 



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*^ feperd t* mais cet él6î- 

^ïdferif^I élt, nouâ éton- 

iÉj^'afcâtrc^ lôrf(tae'nouspen- 

_4w hântc dansri^ Cicux les 

i^itmâ les cdcim les plus hum« 

he tferd rien, loi^tfèHô 
ftuflc g^oif (£, )>uifqtf ille 

de chercher dans le peu 
_„îi^''Pmfinité.tles vertus-, 
,•,£'<!? oc riçn ,•& fur tout ' 

^'=^^^dèMplas grande 
^ , rfeir'ïesprejt^j^laj 
>^yttiéres , Ife tous'j(emtri| 
ma û ofé fe pjuiertn^pre^ 

^^ "^ ^'^ ' ^ ' Oà k- reçoit dam% 

' ôtt j& Rejette 3ans la 

feçetff^ô étcntperfu^ 

irdtalr -poirf^ cPiiOTiy 

viéite cetaîr^î:fffer[ 

.. nè*ïaîtqueb%hêX 

He^'AquieîtiSgeéetîi 

'X f te 






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Ce arrogante Philofophifi^avec çout Tat-^ 
tir^il de iâ Afctaphiuque & fcs fublîme^ 
feçuitez'. Pourquoi raiâuer en impiété ôC 
co cxtrav3gançepâr^blafohèmc3<m^ 
regarcte comme dp gnms eroMtsd'eJprir, 
& qiïi ie trourcm des cl^fs d'œuvTc cPim- 
wrtine^ec? On veut fe faire valoir par 
là vaiiK oftentation d^un génie vaftc: &j 
^fïendii r mais eu ij pprmis de fefeire ad- 
inu-eraux dépens de lagloirc de Dieu? 
Doit on employer fes bienfaits contre lui 
înême ? L^e peut on avec fuccès ? Hom* 
ixi^t vains & trop infènfeî; dans votre va* 
iiité avez vous donp cçtnceu, que Dieu 
peut êt]^^>etit devant vous 8fe que vpifâ 
puiffiez être mans devant lui! Unpuvre 
petit eiprit dont les veu& font oaptânt 
plus courtes, ^us bornées, quelles içnt 
terminées par Phomojqi de Pamour pro* 
prc, & qui n'aperçoit ric^ que cêqu'unt 
prodigieux oi|;uc;U lui Wfe apercevoir^ 
Ujti pajjfvrç petit efpiât qui fc retrcflït fie. 
fc reflcrre, pour ne voir que ce qui pjaît 
à 6 vanité a doncentrcpris^'^foitdit &^ 
tdafehême , de faire de Die^ m aton^ 
le çrun atome up Dieu. Raifonfioiv^ ui^ 
fèx fur ce merveilleux deâein. 

Y6us croyez ^uvoir jt^er df U cw^ 
. ' * aui- 



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M 







'■mm 






.'v^ «îlàxde vous naêoie 
-■^de^ttfliveK? Maispas- 

-iflcpeutoonpliM 

1^ avvp tous ies m- 
i^lj^YiapBlilez «pu fi yf>u$ 



.A4 



â»i» 



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r£ V Ouverture iapft ^ féaux 

Quoi vous vtrricz, D^ j |)OUx* âîtifi' 
dil-c, tout entier! Vôus^aunci ,dt it^' 
Vertus une connoiflànçé aufl^- gt^àé otjf" 
plus grande que celïe tjn^il'en -aluimê-^ 
* me! Vous les connoîtnezùfondces Ver- 
tus infinies, toutes infinies qu^ell^'lontv 
& que vous les fufhpofés , jpfqu'à ihar-* 
quer à chacune fes borttes, Ta conduite, 
fcs obKg^ons, feip pfahs, fc$dcfl0tir,- 
^ cm oVcc une exaé^é , avec une iîîfaiiH»- 
ble prédfion ! Vous en faurieriflezien ùrt 
mot pour vous ériger en ccnfeui* de Dièir 
même ! Pouf aflujctir k Souveraine in- 
telligence à la ibuveraineté de vos deei- 
fions! Vous qui n'êtes pas unyer, un imbe- 
cillc ver de terre en ià prefcncc&: dont 
malgré tout Votre orgueil , dont tous les; 
petits raifbnnemens fe reduifent à ct^ deux 
mots je nefiii, jehecom^rens point, fcs* 
feuîs qui vous conviennent, &qu^vous' 
ne voulez pas, quirpuiflènt vous convcmr; 
Et depuis quand une ftiperbcignorart^f 
cjc dl ellç devenue la liic^re d'unefcîéii-' 
ce iirfnie, ^ ime cxttavagancc^i^ ^-^ 
xemplé-k régie d^utie ibuveraiirt^ iagefi 
le? Il feut bien haïr Dieu, jpoûr trôii-^ 
ver de la mfon dans des blarphêmes , 0tt 
l'on ne iâit ce qui domine k phisde h 
ibttiie ou de Pim^iété. Ce 



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firif.fihWl^iHt. ^ iV 




''' ,;^w;i»,prçiï-; 

ôfieÂàft dà ibi rs fbages Pla- ' 

rrSiaS;]^, à (te veri- 

iTfito^rtîiâ««i^èéiphyir- 

dèrij^Iacîôfls'^ptiy. 
tiric pâWîtiil^lStifè; dottif 

>aaiii4ttWîé. '- '^"'. 
oiftdffief tfcs/SboKiisL! 

î de <idnfcqtiéttce,m tfbp con- 
^'ileè-ptoïveide 6itiet<^oxi«rien- 
*"3 :^ A 7 ce. 



• ' ^ DigitizedbyVjOOQlC 



14 rO$Êif^9fMf^^fiKtfi^x 

le monde, oç quelJ^foii^]gj-&kIapl^^, 
coippûinp de w^tre.coi^duiîf §Cdçri^ 
tiqns. tîiji^xemplenwslcfei^ccmnfatfei 
Imi^ino^; XK>ps i^ tpu$ les ArtîiaQi^ 
d'une jK-ah^eViltc, entêtez de h bout 

tâchent 1^ q^e . de :^fç« ..; jta|e^^a. 
Içur ouvrage V rei^lws de ne le rq)^»cîrç 

g'i^aprçs ^u^o;x auj:^ f epondu^ aux . wfc^ 
xç«Ds, qu'on feit '.contre k pofpïiÇta 
du mouvement. Qj^'en- dites you$,?. 
Ces gens là ne (eronf ^pi3 Jb^pfi ^^idi»* 
aeû:jcv.^i#4 î|s;;^uit^rott 4c jçmk 
tôt Icurj jx^quài.,. pour - s^^^fc}^ 
4;an8 ïcs eçpjès J^ftç w J^ ialua([)iî <lç» 

tij&ln ^aoiophe; jî^ je lerpis iinex- 
cufeblè j^ W ïifn &TO, puisfliï'il ^'mji; 
4^ xmh nm ^ de tcflxii de m^ eni^ 
ix>mnp dç fepyif 1^ P^tl^> iq^»? nous 
nous devons;^ q^e ^ fc^pis jne^i ^l g 
di:np;riœ (wc » fi ^ pouv^ tràyajiUâ: 
Étnis mouvemer^t p» (pie Jpmpi^rejiatt 

le toiti" Je i^ £mtQ|s x:pmjp!3Pe}]«^ pqir 

moi 



t' ' 



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çlib p(ii|!^ virrcî 
Kie^4a«)^i(H4ê% h çnoCcpar 

" ' i|pfps po)iv<^ le 

y a^«»l<^ m\ 

■* C'cft 




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i>ff VOnvèrtuTi dis fifi feMx 
. C^cft une vérité dé fait que Dietîs^cfir 
éxîiiabf dmaîrbnènt révélé à nous j & voilai 
miffi ce que nous démontrons pat* des' 
preuves de fait fondées flir letcmoigna- 

fC des fcns , Pexpcrience &Ie (èntiment; 
es preuves fi pofitives, fidiverfès, en fi. , 
grand nombre, fî foutcn^ies, fi liéesjcs 
unfcS aux autres, d*unc force fî couvain-' 
quairte , d'utie . évidence fi viéfcorieuf^ 
que te Soleil cri plein midi n'efl pas pins 
lumineux' que la vérité de ce grand Prin- 
cipe. JNTous croyons Pavôir montré fuf- 
fi&rancnt dans notre traité de la Vérité, 
de la Religion Chrétienne , 6c cela en 
^hifîeurs aiflfSrditcs ' manières : mais \ik 
matière ^tî'db' pas épuiftë*', il s^en feutf^ 
beaucoup; 6c en voici un Supplément 
où la Religion eft, pour ainfi dire, dé- 
montrée aux yeux, & le Chriftknifmç 
marqué dans rhifloirc même du Siècle^ 
pui^^ùe les oracles, qui l^établiflcnt, y' 
firtit expliquez par le gnind coinmentai- 
iTi dé mèiànënt:. * *' - 

' ^Qfioi <:^6ri écrive Tût PApocâîypfe^ 
t)n ne- dua rién^, ^i embàraflc ; 0(1 qw 
i^tîgue le Lefteur , ^ il n^aurapas plus^ 
ée peine à BOUS fiiivre, que s'il s'agiflbit 
d^UncHiûoire ou de la relation d%il roya^i- 



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L 



-^•^iSS' 










:trt- 







point 



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eut &irç 

I^XoçtçjIpift, ivcc 1^^ u-, 

ne ppjptveçftwc ii admirabfe ^i^^l^^ <%, 

pfcjctiç 8c mçwm^ , qu'il tf y ^ jp* un 
iftot^îaw t'«n qiiia &it OU une wcpii- 

^aivine^iem 
;ppi络Rpaj5 

encore là ju^ 
é fp fe^ 4^ 

- CCS 



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gnnhiArnMi "■ nii*i1' m wpinitiMltjtoliM 

lacar ]• avuâére de l'évéoemenc comme 
It, liâR^} .i^Q fitti 1^1^ cél: iiv. 

^CNjfefiwsc la derài^ ex* 
} Verra bien par h oHnpa- 










'4^-.«l»â)à«.n.¥eH 






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^-^*-^- 



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%0 VOkifiirtàri des pfft feâHx 

àt£dt ebfcurde pu* lafbâ>kflîr8c par Pin* 
(ufiûucie 4e l'ourrien 

Examen M l^f^e ^i^ it Mr. de 
Jtémmx & deâ mmmvM fonde^ 

^iM là méUitre dcéfift ^ 

• f f,'.. . i \ ' f - ' ■• ■'- t* . ' •" ■ - 

COtmt'ïitfk âc fcroît d'an coté j^us 
çigaïuyetaj 6c de ràutre pîus inuti- 
le que de rcfoter l'un aprè» l'autre letf 
AmciHt, (tjui fe Ibnjk <ga«i Tu? cette? 
mattétév il fiJflk^dêl'Bvê^edeMeiu^ 
gli^l» iieperd*àpàii*lt^c>^ fânt par- 
te qçi'eû le rclutaat v^on refote Hammoni' 
G*<xius-& autits^ interprètes de ûom,' 
dont a adopte & feitvalphr fes Princi- 
pes, Me pâtice'qui! aecrit federniérfur 
r.A^paaypfô-dA fevcfur de «ai *E|lifc^ 
ft^ qu\>ii a dé^^ comtriehd^ à battre th? 
fuincî cette «ouv^le Ô5 firé*dèfcnfc;du' 
SS^tfRosxiaia. ;' 

- Jfln de Meaux a ràir6h«cte dire ^uect 
Hv^ c^heté de &^ fèauxy ipii eft ou-* 
^rt'par/l' Agneau dl le livre des defti- 
BéeSy amffiie le Prélat' s'en é^iique 
dn$ A.glole fur k pîei&ier VèfSn: du^ 
^ , cha- 



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14 L" Ouvert i^eUej fyt féaux 
JufqU'à là fin de i^^EùipiVc qui' eïi eft I^ob- 
j€t^ vous ks trouvtîtz tous lîîârquez 
rfanà le livre de PAftotafipfe, litre di-^ 
Vin , àdîî élevé iu dèlfiis dei$ au* ora- 
tlfcs <fcs Rôrmihs qUe fei îldigiondé Je- 
AS-CHrift Vcft au défitis delà fuî)erfti. 
èipiî Payèftne. ' -- ^ 

A l'egtol'dè là forme de cette re\'e- 
latipn, ç'cft ici, comme on vous la dé- 
jà dit, un rt)«ieàu â k tnaniérc des An- 
ciens^ ou plutôt *tirf'livre'e6mpolè"d^ 
{)Iti(kUr^ rbiileaU5t. -^à fiitiçxp^lc rêve- 
àtion éft 'comprife' dans ftpr rduîe^u»; 
dont diâcun a (on tachet ou fon fèau, 
qui empêche qu^on tie puifle lire cé qui 
y e^ écrite jiuqu^à ce que ce feau (oit 
pfé pïM- Jefùs*Chrift" Alort te quf étoit 
dchë *fe jtriâhîfeftc^ non éntiéremertt:&î 
â découvert: mais- voilé d^ih emblêm<î 
& fpû« une figuré ^fyàAplique. Ciit 
chacun cfcs r<nileaux comprend un fcciret 
de la Providence, & quand Jefiis-Chrift 
le révèle^ après avoir rompu le fcaûj: 
çkwit-il èwit cacheté, cfc n^ell pôiht paie 
Îin0 dcfclarâtion expreflc de ce qui y ett 
çdntenu t tnaîs pat un lymÎJDle , un ïiye- 
éoglîphe^ qui iiouil*ofîîic: fous une re# 
^iStotatioU fcnfiblc &ixiyftcrienfc. 

Ainfi 



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Àinfi lorfque le premier rouleau eft 
ouvert èc décacheté, nous n'entehdonj 
pas une vois; 'qlul nous aprennc c^uc telle 
oti telle chofeeftécrîtÂiknsGd rojileaur 
maiâ tiou^ voyohs ^n C^vAiéfptont^Jkt 
in Cheifdl ïUnù^ ^ui À i^ An eMrefH 

firt i/ifforieux & pQHt Vàintrt; Ce qui 

parle à fiôs yeux & ûoUs marque fousu- 
né image fdnflbîé le l^t&ûièt fetitt de 
Dieu i e^eft là .la mamcrc de cette révé- 
lation i iï tû ett ainfi ' de^ iùtfes'/eaU;s 
jufqu'àlâfitt.. - ;;;'^ '''" V /' ' ' ' ' 

Au reft0 la Ibkmiiit^é aveé laiqueïîe tes 
feaUx font ouverts , telle qu'elleriouseft 
décrite dans le chapitre précèdent, cet* 
t£ folemnitc fi amplement décrite noust 
aprecidj cinrfyètiteîsV. qutilbiisilïé devons 
iafnâis;pé|-dl-e dfe Veûe, iî iicAis. vtmlorià 
ûe j>â$' flous égarer dans tdttttatïéré;^' 

lA première eft qUè les choies qui fônc 
contenues dans ce livre font hoti >des 
chc^ palï^ , Mais de^ ehoïts à VellîV. 
C'eft de. quoi nous fommes avertis dè^îè 
c6mmericeilietît. JiiàHU' kl ,^ àkkfA à 
St. Jeâô ," mnt4 ùi , é-ji fémnthr^li^ 
'chàhi\ qui dùi'vHt êihfaitis âi-àfris. } 

La iltonde qUe ces blK>ie5 kkkïsi albls 

fi 



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14 VOj^0rt^e df4 fif^^fi^^x 
fi cachées y fî profondement cachées dans 
le fecret de Pavenir & dans le confciî cjc 
Dieu , qu'il n'y avpît aucun des Homisgbt 
ni des^y^s, qui pût les faire connqî^^ 
ire, à St. jefdx. * Jffvis 3^/ff, dit^ioç ààr 

if^U^e voix \^qHi ^ccq$êiefi\^igni à*o^yri^^ 
le livre & d en ^lier Uj [jeoHx. Or tint ne 
fouvdS ni 0H Ciel ni fi$r la Terri^ , ni aH 
devons de Ia ^ Terré ^rir Iç livre ni le r,i^ 
garder. ■*^\'/^':-^ - ** ^' '^ ■' •' '" 

c^eft" que ce livre contient dçs çhoftç^fjfe 
la dernière? impprtwjce^ dés chofeç qut 
nous, intéreflènt in^niment, St/ Jean, 1^ 
comprenoit ainfi, comme cda paroîtrjpai" 
f'abondanîDe des larmq gpHl yerfe ;à-ccî:% 
teoixaïïpn jqu'il ne \cm fos ifans un^ujeÉ 
qui r ft^ , yivemeEfl^^ M>Xi (dCprit^lania^,; 
qui ne f^itf pdr.moii^. rgi{b^{^lc^^ 
myfterîeufes. 9è pfenrois ^eaucph^ kW^'^ 
il , parce qfte nul néteit trouvé di^^t^^i'^ 
vritle ^ivxf^ de le lire ^ ni de 5 regar^* 

ta. quatrième chofe qui eu: ^ ren^r 
qiier ici,,.i: eft quiln^ppaitieritqu ^jfe^ 
iusrp.Kril|^dé nous réyder <pcs"chôfeà. 
Ne pleure point ^ dit PAnge i'^^fv J<^n ^ 



vot^ 



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JPar le F:U dâ DUu. t^ 

voici le Lion , qui eji de U tribu de fu^ 
iii^ la racine deDavid^^ a vaincu pour 
ouvrir le livre , 6" four en délier les feft 
fcaux. 
Ml*, de Mcaii* remarque fur ce fujct 

3UC fefuS'Chrifi vainqueur du Démon CT 
da mort a mérité j par cette viiioiyed'en^ 
trer dans tous lesfecretsde Glcu : mais il ne 
s'agit pas fimplement ici d'entrer dans " 
les fecrets de Dieu , il s'agit aullî de nous 
les faire connoîtrc ces impoitans fecrets, 
& c'eft ce qui ne fc pouvoit qu en noul 
reconciliant avcs la Divinité. 

Tandis que nous fomines les ennemis 
de Dieu, nous ne pouvons être admis 
dans fâ confidence, fi j*ofè m'exprimcr 
ainfi. Ses fêcrets ne fe confient point a 
ceux aui font robjet de fa juftice ; 6c fî 
le Ciel s'ouvrç par la revclutiaiidcDicu, 
ceneft au*à fon Eglile rachetée. En- 
core ne te revelc^t-u qu'avec une fainte 
précaution, 6c d'une manière qui cacTic 
a fes ennemis ce qu'il découvrent fes en- 
fcn^; car les mechans n* auront aucune 
conpoîjfance de ces chojes: maî^ là Sages 
Us entendront, Danierchap. li. , 
. Auffi voit-on que Jefus-Chrift à l'ou- 
verture des féaux nous ell reprcfcntc en 
•■ B ■■ . ctât 



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x6 VOw^rture dts fiptfeMx 

état de mort , fous Kmage d'un Agneau 
<ju'on facrifiie. fe regardai^ ^ voici un 
AgneoM , quife ienoit /i, comme mis a mùrt^ " 
i^ il vint & frit le livre. Ciroonftance 
remarguAlc , myfterieufe > divine, qui 
nous fait admirablement comprendre que 
J. C. n'auroit pu nous faire partdes iccrets 
de fon Perc^ fi premièrement il ne nous 
avok teçoncilicz avec lui par fa mort; 
de forte qttc J. C. le chef de la Prophé- 
tie ne manifefte le Confcil de Dieu dans 
Plie dcPatmos que parce queJ.C. le chef 
de la facrifîcature a déjà-fait la popkia- 
tion de nos péchez fur le Calvaire. 
- L«a cinquième & dernière vérité eft 
qu'encore que Pop nous predifc ici les 
cvcnemens d'une longue fuite de fié- 
clés , néantmoms l'accompliffemènt dt| 
total de la Prophétie commence dès le 
tems de St. Jean. Cela eft manifefte 
par ces paroles qui font la conclufîon 
de l'Apocalypfe. Il me dit mffi^ ntcâ^ 
chete pmnt les paroles 4e la Prophétie de 
ce livre , car U tcms efi fres. Le tems i^ 
pris ! non le tems de ènir Paccomplifle- 
ment de cette ProplKtiei car ce temps 
eft la fin du monde: mais le temps de 
le comûneaccr, d'en faire éclorre les pre- 
miers 



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^ fmr le Fils de Dieu. 27 

nkxs éveneinens ^ de commencer Pexo^ 
cttdon des chofcs contenues dans cette 
Prophétie , ce qui tombe fur J'Empine 
de Trapn, Car St. Jean de retour dç 
111e de Patmos mourut fous le tcgne de 
Ncrva , rcgne très court , & qui n'eut rien 
de remarc|uable que l'adoption de fbn 
fiicoeffeur , cette femeufe adoption de 
Trajan , qui donnera lieu bientôt à des 
évenemcns , qui intcrelFcnt tout à fiiit le 
Monde & PEglife & qui font bien di- 
gnes p^ confequent de faire l'entrée de 
cette grande révélation. 

Oeft f-mte d'attentiop à ces dnq prin- 
cipes que Mr. de Meaux non plus que 
tant d autres avec lui, n'a rien compris 
dam la xn^uiére des fept féaux , qui fàk 
fe gros , & l'cflcntiel de la Révélation 
de St. Jean , & dont noUs ^fcvorn traiter 
prefent^net»:. Ce Prekt % bien voulu 
adopter déification de ceox qui veulent 
que fe pnemio: fèau ouvert nous montre 
J* G. fiir un Cheval blaïK, <?eft à dire 
d^is un état de gloii^ de de tricnnphe^ 
iôrtam poar làire ki msxtt auK Juifs fts 
cfinemîs ^qoe le (ècond ^ troîf^m^& qua- 
trième Cavs^lier qui paroiflênt ctacun à 
l'ouvemiit d%ni feau nous w»xc^v£\k 
B ^ guer- 

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guerre, la pefte.& Ja Éimine.trois fléaux 
^qiii fbnfà la fuite^du fils da Dieu; com*- 
r me étant fcs xriftpomens ife j&. . vengeaitee 
jTur les Juife ; ^ue.Pouveiturbcki àx^ 
•<juiéine ftau noufirmontreies Martys, de», 
.rjnandam à Diqu dans le Ciel qu'il vetfî- ^ 
gq leur ûng répandu fur la terre^; &que 
le tremblement de terre , l'obfcurdflè- 
.iBent du Soleil , le rosikmcntdi^s lies fie 
desMontagnes ôcc.qui fuiventl'ouverîîurc 
du (îxiéme feau expriment le jugcaiieiu 
de JQieu fur les Juifs & fur. les Payero, 
avec une allufion au jugement dernier 
qui' corifcMBiné tous ks autres. Voila à 
quoi fc réduit félon lui lan^tiércdesfîx 
premiers féaux., qui feit celle de toitf le 
Chapitre , que nous examinons prefcn- 
tement Car pour- le feptiéme f^u il 
•contient plus de matière: tpie les fix au- 
^ très enfembk» ftvQÎr les ièpt trompet- 
tes , les .fept tortnerres , les i^>t Phii»- 
Içs j & de cçja. on Bte pourra cwfide^ 
rjçr dans. cet, ouviiage que les fix trom- 
|)cttes, ç'cft à diré ks' fix féaux avec 
une; paj^d^ du fepli^me ; ce, ç^ ne laiS- 
fera |îas de.Jiwmç fpuççir c»vupa:f|iiàir 
5ce cens ans cPcvepiemcns marquer ^ po- 
xit^diviacmeot .bica/6v^W5fâ dîins 
. * . .. cette 



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cette- licveîation. • Mais ^ant toutes <!h(W« 
fcs 6n fnontreitiies erreurs du Prélat ôc^ 
ete ceux, qii'ilabicti voulu prendre pour 
fcs guides. Car preiniércmeitt on mon- 
trera que fon explioition eft incompati- 
ble avec lés véritez géné.ales c^c nous 
avons déjà établies ^"ic puis le foivantpas 
à pas ; on fera voif que chaque article de 
fa glofe- n*eft ïqu'un^ pitoyable egaiie- 
mei>t. ^ ; . . : . 

Ceft notre premier principe aufli peu 
oonteftetju'il eft inconteftabîe que c'eft 
ici imo Prophétie j & que par confe- 
^nt.les'cliifès cadhetées d& ces ieau» 
font des chofcs à venir, & non tte^ 
(ioftspafflBcsJî Comment pourroit donc 
ÂdiÊftier la glafe du Pîtlat qui y troui 
vc le Jugeméi^t de Dieu fur les Julfe , 
jagcmciw, qui n'étoit plus dam l'aye- 
nir , puisqu'on ai^ avait veu- déjà Pe- 
xifcîiœ-& la^i^âlité ? Loiîf<juç Sr. Jean 
fiic h-^noiÉ; de cette rcvelacron dans W- 
le dcPatmosv il y avoit plus de -vingi:. 
ans. que. J. C: ét»it forti' en jugement 
contre icette .natk)u j'çie U guerre^ k 
^ffînne ôç la. ccmtagiofi avoient &it un 
éefert ;de Jeruûlem ôc\de la Judée ^ que 
It Rnsi$(iH venu contre eu imfUs\ qé'H. 
B 3 éivoit 



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50. V(Tm^r%W9^âtcifiptfhaifx 

hrmh l^m ville. PrcttmdKjii aflfemblcr 
des amtwdiââoi», & que k p^'é foie 
l'^rveoir , Si Pavéair le palfé ? il n'y a 
pas d'aparenee. 

}efiis*Chitft noos pfcdSt en tcitxies ex- 
^s cette guerre i ;cct«e oontagion , &: 
cettefamine^ qui ont été les inibtmiçns 
de fa veûgeance fur le peuple Juif » ôc 
Pofi veut que vingt am aprèS' Pévene-' 
ment il tire ces clM)fesdu coi^eil&cttt^ 
de Ditu, & qu'il rompe leslèaux, dont 
dks étaient cààittkss. Qéà. t^ pas de^ 

50. LejugancaatiieDieii, fiirksjki^ 
étoit couQU de tDdt le saohde^ an ttthfr 
du^fgour d^St. Jcandans UjUcde Patmos: 
ce. jugement étoit connu de touticmon- 
de, puifque notre Apôtre fut ccfcgué dans., 
cette Ik par Domitien fôonleconfeitte» 
n^ntdes Aûciens fie l'aveu du]^kt^ cpû. 
tsfm épargne la peine de dJfptitctiladci* 
fus. Comment desdbofes'^ qi|i fbntd^ . • 
ne not(mété{teibliqtie^ jpettvem;ellesà:rc. 
éan? le métne teim desmrets ignorszd* 
tous les hommes , der fcorcts cadtez en 
Dieu y àes &ciets cachetés:^.* ècàfMi il n' f« 



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Par k Fils de DieM* 51 

X peribnfie au Ciel ou fur la ccrrc^ qui 
juiflç rompre les Cc$nXy des feorets qu'U 
û'appartient cpi'à Jefus-Chriû de révéler ; 
tpi'il ne révèle cjue fous le voile d'cmblc- 
mes mylterieux , Se qu'il ne pourroknoiis 
révéler s'il ne nous avoît réconciliez avec 
Km par & mprt J OçA fou* une autre 
imoc la n^me abfurdité , k même im- 
pertinence , ce qui foit dit fauf le rcipeâ: 
^'oadoitàde glansnoms^ &parlere& 
pp^ plus granacnc(»€ qui^ di deu i U 
vérité. 

40. Mais D^admire^ vous pasqu'il faille 
ouvrir un de ces féaux inviolables pour 
oous faire connoître k guerre, un au*. 
tie pour iK>^ nmnifèâer la fwine, un 
troifiéflie pour nous kiâèr voir kconta^ 
^oa ? Comme £ chaoïn de ces trois 
fl^ux étoit uac afl&irc à part ^ un iè- 
aet particulier de k Providence , un mi- 
i^e ^ k fageflê de I>ieu diilinâ: de 
ifiFus les autres. Nous voila bien peu 
^fncez par Pouverture des quat;re féaux i 
& fi les. MXxc^ m flmiifiem d'avantage 
k.prockmattOQ celefte, &c les kimes de 
St Jean ilur ce que oes féaux ne peuvent 
être ouvwts fîgmfient encore beaucoup 
mim. Mes, uy ^plm que. cela. 

B4 jTo.Car 



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g^ L Oûvtrtnrc dts jipt fia»x 

5«. Car à ce conte T. G. ferme le livre di^ 
Tin plutôt qu'il ne rouvfe, ce n'eft pa» 
lui qui rompt fes féaux. * Au contmiré 
c'cft lui qui les met fé\s rféceflîté à des 
chofès qui nous font ailleurs clairement 
annoncées , & que Moïfc avoit marqua 
-à découvert , en tçiînes exprêz , ' forn^eîs ^ 
précis , intelligibles , en décrivant ainfi lé 
dernier fie plus tei'rible jugement de Dieu 
îur les Juits. Deuteron zS: Tff ferviras 
-avtcfaim^ avtcpfif^ avec Hudite& 4^1 
fette de tontes chofes a ton ennemi s^ & H 
npettra nn jottg de fer fi$r toi^ jupjHk c^ 
^hU t*ait extermines ^n t^affiégers dans 
^f Offres tes villes ; tn mangeras ^ frmt de 
ton ventre , U chair de tes filles* durant 
te Jtége (^ la defhjfe^ dmit ton ernemt'te 
ferrera. ^Le livre de la déltin^ des Juiîl 
décacheté par Moïfe eft recacliei^ p^ 
Jertis-CHriit • on n^en peut douter puift 
que Jefus-Chrift nous montrc avec tant 
d'obfcurité les mêmes chofes que Moïïî 
nous avoît fi clairement annoncées. Eft 
ce la expliquer l'Ecriture. Non c*eft m- 
doter. Non intptire , Dens hone quan* 
tnm^ quant Hm efit Mais venons au dé- 
tail. 

i o. Ce Cavalier qui paroît à l'ouvertu* 
. - re 



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. Par lé fils de Dieu: \ 5g 
tt du premier feau eft, nousditon, feio 
[usCl^ifi ^ viSiorief$x mQnte fiàr un Cbe*\ 
"ual l^JafTCy tel qu'yen envoient les TaincfuetirâS 
AH pur de lent emr^ & de leur triomphe^ 
^^nt fm Arc entre fis mains y peurmar^. 
qsfer au il frofe & qu'il ateint de loin^ 
k h deflus <mi nous cite le Chap. 19. de 
l'Apocalypfe v.. ii. 15, où celui, qui ' 
eft fur un Cheval blanc, s'appelle fe^4?rw 
h de^^ I>ieu. Mais par malheur on s'é- 
gare, dès lei premier pas qu'on fait ,. 6c 
par, là on ie met en état de n'entendre, 
plus rien dans ce livîie,. 

n faut donc remarquer d^entrée que 
celui, quiparoît ici fur le Cheval blanc, 
ae fauroit être Jcfus-Chrift , & cela pour 
pluli^urs difitèrerttes raiibns.-La premier 
îe çft que JJefus-Chrift fe montre id fous 
une fornje, toute oppôfée y qui eft celle 
d'un Agneau; pirc'eft à l'ouverture me-» 
me des lèaux & av^n qu'on ait rompu 
k premier 4e. ces divins cachets, qu'on 
a veu un Agiiea^, un Agneau immolé, 
^Hijè ti^miP /à^ dit le X£%t^y\çomn(^ni^si 
4 mart. ' ,.;..;, v. _■. ' , „■; i 
20. Rien n'eft plus oppoféqueîafbr-?^ 
merdes deux gu^rri^rs, qu'on veut con- 
fonà-e, faviâr lé Çavs^yquîpajjoîticik 

; ^ Bj & 



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& celdi: qtii paroîtfa s^Chàp. fc^ de cet- 
te revtktion. lis pafroi^nt à k vetitp 
txw»deux fur im Gœval blanc , ^cft à di- 
]:e $ en étare^ d)e gbve â& (k trioiDf he : 
maiscfirfk le jferiTOppo«5qoi ibfee»r%t3^. 
1/tm aim Arc emre fesriMkis, Sct^ï»* 
îac ofle épéc qiii fort (teûbodche. ïJne 
cooroimc e& donnée à.cdui <|ui ibrt 
pifeftnrcïn€« : mais, l^atïtn^ aum la tête 
ceinte dcpltïfieœs^'diadêïBes aiwraettèiiî-- 
feription (m h rebeSc fur f» cuifle ^ ti^ 
S§i dgs Âùis é* te Séignmr des Siignernir. 
L'un commence la levélaciofï , Pastre pa- 
«ic aprèî PouvciîttiTe de tous fesfemx. 
Cchii, qui s-'tippeHe /^ ^o^ de Dieu'^ 
€iaaàM fes Rois 5 qm prennelpt le fs^rti de 
Vàamchx^ , ifr le» combat a^vironné da 
6$^ ^mers ,- qui kmst vmmci& fur des^ 
^CHievsaxbkncs ^ 8s pai^es^ 4e crépie fm 
2c kâfent ; ai» lieu qu'où ddflne une tou- 
te aocue cfcOTteàcfirai-cî, pu^Tmi^onmet 
à^Ê^ftiitc k-gtierre, bpelte, échffxt^ 
ne montées ïCbc^ en ferme de g^^-^ 
j^kr^ FourqomconfofMkede^lb^t^iqtit 
font marqueîzi par des çs^&érc^&êp^ 
poiezt ' ' " .•■'-:. '-^ 

5*. Si' ]e guerrid^qui pâroît id 5 qm 

k ttMKR à rciiMFertufeéujMmnierim, 

^ fi 



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Pmr tê Fils de I>i(tt~ 5^ 

fi ce cteitiêr cft Jcfus^brift , & s^îl pa* 
rdt mr un Cheval bknc à la manière des 
mempfafttettrs , on demande de quek ea- 
t^ffûs il iê ttontre omA viùontux. Si 
(?dlr d^ Habicans de b Judée, qu'il a 
extermintz par Tite 8c par Vefpafien , 
il rfétoit pas nécefi&ire de cacilcte{ les 
fecretsconieilsdeDieu, pour nous mon- 
ter une viftoire qu'il a remportée il y 
aplus de vinçt ans. Si c'eft dts Juifs re* . 
mndus dans l'Empire, qu'il détruira pr 
fépéc d'Adfkn^ pourquoi &iremsffcîier 
avec lui la guerre, la femine 5c la con^ 
^ion à k mite cTun Vaki^ueur > qui 
tfa pas employé tousœs trois flewix dans 
la detïïi^ camftrophtf <ks Juifs , pirif- 
que c'eft par k gOerit feule qu'il a cou* 
ftmicaé^tte venfpnce. Si on le reprci- 
fetite viâorièux des Payens jugez au temt 
et Ccwrfhiitin, voici uû triomphe «iti^ 
cipé de ^ois cens «os ; enfin h c'eft de 
k nouvelle feabilotic , & de fon Antè- 
é^nâ^ qu'il triomphe, l'ouverture du 
prmiîer feau lUius m^if^fte donc œqui 
»riv*fa tptès PoUV^rttïre de ^ous les 
festax. 

De ditt que le Cheval bkntmarqtïe 

les viÔoires de Jefus^Chrift en gros, 

B 6 f^i^ 



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5 6 L 'Ouveftni^it des fipt fi^mx 

ikns lim fpecifier , & fans cara(ftérifeif 
une viélcHre plu^t; qu'une aatre, c^eit 
ypuloir que lç$ féaux de Dieu fcnentoiè- 
verts pour ne nous apprcncjre q»e ceKe^ 
vérité gpnéi^ tant répétée dans le vieux 

6 dans le nguvcauTej[lamcnt,c'eftque 
tôt ou 4|rt le Mcfïie doit vaincre tou3 
fes ennemis. Mjis le Confeil de Dieu 
Te ' decache-t-il pour ne nous ^appirendrâ 
que de^ génér4itcz conmies de tout 1q 
monde? ... » 

40. Pourroit on bien pa\j^ dire pour-t 
quoi Jefus-Chrijft pguroîtici avec un Arc 
plutôt qu'avec, une épée 1 Les Profhéte^^ 
dit Mr. de Mcaux , tarment tmt enfem^ 
ble & de P cfée fùur fraper de pris f^ défie* 
ches peur dUemdre dctUmi A k bonne 
heure ! mais oui jâe voit que fur cepicij 
^à Jefus-Chrift devioit paraître ici arn^ 
non. d'un Arc fimplcment : nuis d'un 
Arc & d'une épée, pour nou$ faire fou- 
venir que les Prophètes l'avoient ainQ 
reprejfenté.î^ ^ , . :, 

50. Ne nous apprindi^a t'cm j)oint, 
quelle cft cette Couronne^quicft ici doay 
nec à Jefus-Chrift j // étv0it Un Arc ej§f 
tre les-mnins & une CfWroMte lurfusden» 
née. Cette Couronne eft elle le prix de 

fa 



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â-viâoûc .«V le symbole de fa RoyatU 




te Ru» 



^#NgBttif 4el$cigfieurs? . 

J|MÎâaD|n4Q (àiloyaiité 

d0(iâ4 m lai^pft tec. Jon^ 

',ifefW,^,ïmif^!oiw|it â cet A-. 

'^itlifceflaiie d'ouvrir 
& d^ decacbcccr l^ 




EçtPWvomiiout^ablI 

i.4|lbtls l'A t'il'pas dit hli mên^ 
}&tip^^ ^od<|ii')l'fmi3 a decla-) 

rliTeriie.^ îrtS t! * ^ 

^ ~^ 9^#o# # poinye li€^ d'dù il 



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^ L'Omvtrtfffe d^s fifi fiâmx 
mûri il a defttti$ eê/m ^ui étbcit fEmpi* 
Tê ié U fim^fétvêir k DiMf : mais jfoiw 
tirViftoricux du k^bcsHÉi, c^eft rd^C^ 
dter; It faut û rompre les /Hi^, ^ni 
cadietent le dwilèil de Didfu, pour nous 
9sppW[\àtt k premkf article de la âoéèri- 
ne CbrétScAM, . (juî eft la rtlti iTeâiion de 
.Jefiis-Chrift ? S'd fort Viftorieux du 
Ckl^ ccft donc dafis fe Ciel, qti'il n 
combattu ^ qu^l a formante les ennemis 
don* il triomphe prefettcement , ce ^m 
.eft de la dertriére abfurdité. S'.il fort 
Viôorieux del'E^Hfe, TArc ouMà«i-i 
ttt fe^ mains figmfie donc, non les eefup» 
qu'il frape for les ennemis > lorfîf&'il les 
termfiè ; mais Ceux qu'il porte à iès Di^ 
fi^ififllterfq^^les «««rvertifi, ctfquin'éft 
m moii» extravagds«; S*» fort Viôo- 
fîecrx dii^T^nde, tà eft ionc accompa^ 

eii de k guerre, la pefte & h famine, 
rs qu'il quitte le Ȼonide & qu41 fe re- 
tîi^ Vî&oif!iéiiX dan», le Ciel. S^il fort 
Vakiique»^ du mlieù des Juif^, pimrre* 
pandfe fà colère fur kd autres eniiemisf 
de & gloite, il a do^nc entièrement vaiiiat 
fcs fcjft tors qrfil piroît ki dam eet fet, 
ftîim c*efl très maF à projpos qtie leFré-^ , 
fct rtflvoye jufqu'au lepttétne Gam 1?^ 
Uéfft défaite de cette hation. 70. La 



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Pat hWAs ii iPhnl ^ 

fà* Lar fokç devoît apprendre 2 < 
Prélat, qti^l s^était trompé dans h gl< 
fe for le premier fbfti. Car qit'y-a-t' 
de foiitenu dan» fon explication? Qnc 
k iiâion^ plus qae Foëtiqtic, ou phiK 
^lle moftftrueufe abfofditc de noi 
Bomrer àlaftiitedeJeius-Cl>riiMaguc: 
JC , la pefte hc la famine changées en pe 
feno^es de théâtre, montées ftir à\ 
Chevaux 5 érigé^en guerriers, quiapn 
7EHÀT fait leurs ravages dans le mond 
de fe montrent à nous qtfà mefore qii 
fe feanit de Dieu s'ouvrent pour noi 
Id Élire voir, & enfin qtii mairhti 
hnœ après l'autre dans la myfterieu 
csèvalcadç quéëement îa notoriété publ 
que, puifque p^rfonne n'ignore queo 
trois fléaux tombèrent i, non chacun 
1^ & focdsffiveinent; mais touft à 
tais & èxm le fiiéme temps for le ma 
içureux pciçle des Jfuife. 

8o. Enfin qui aui;x>it cttr tfiiéjdii 
Chrift envoyâtfon^ Atlge à St. Jeaftpoi 
\é apprendi-e^ avec tant de ihyftéres < 
qtie Jofd^ ittpit aptis' à tourte la teri 
tcTtc Cafnt de clàr^ iJànsf PHiftOifc qu 
m avoit cottfpbfée queiq*s années at 
tetavànt? ^ 



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4â VOMfmaiiHiafcp,goi^x 

,Mjr. de Mea»3ctcft fiif:ourt.idatt8:fa 
glofe fur Poi^verture des troi§ fcaiJ^ "i 
qui. lui vent, qu'il en çftf obfcu^. Cae 
on ne fgit, fi, dans fa jpaifélç Ja gue^re^ 
i famine & k côpn^i^n font reprefen-î 
^fé^ par les trois Ca^oJiers, qu par Içs. 
trois Chevaux , fur lefc^uels ces Càva liersi 
font montez. Sa' maniéise de raifonncTi 
cous fait penfer l'un, ÔC'fa maiiîérç do 
parler nous donne à eqtendrè Pautre. . 
On ne ^ peut douter que Içs trois C^ 
valiçrs ne fpient feloi> lui les trois fleau^ 
de Dieu, à en jug^ par les carattçixj» 
qu'il en dopne , puifque le premier (^•i 
vaUer eft armé d'uiie épée , ce qui, npp^ 
dit-on , fe rapporte à la guj^rrc , .que 4c, 
fecond paroît avec une balance donnant 
k j^in au poids , ce qui cft félon Ip t^ré-f 
lat le caraa:éi;e de Jla famine ^ & que le 
iroifîéme rav^e la ierre,, memnt }e fè- 

{)ulcre après foi, ce -qui convient feloi\ 
uiàia.conta^ion. ; .^ 

. (:;îçpçndanf ^ en jugçr p^ ïa manière^ 
dont il s'exprime , o% trouve au coptrai-i 
re que ç'eil les Chevaux Ôf: non les Çi^ 
yaliers iju'il prei^d J?pur le Symbqlê des 
trois fléaux de Dieu, Voici! fes paroles, 
// fortu auffi'iot an amrc Cheval, ^$U 
,\ ' itoU 



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^ /#: CèevaMfi^/'¥ : 

'IpljW^*' itÊ hymnes far*^ 

[ém liii-méfti&'èatendu ? 

t-tcMc^wm tùàtAéns 
7^ -^trihi» ccfa parcrftrt tl 

t î i biirifeà: à cet" unique. ta«a(^ém 

feng 




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4S I/Ottottmnrt éÊ$ fifi fiaux 
èmj^ Il eft vm qu'il tk dîi<k celui 
qiai le «onte » qu'il loi fut dotué d*à^ 
^r la psûxdela^erre, afin quclesHotii^ 
mes sfemretuënt ^ il c& adjout£ qu'il hii 
filt donné luie épée, & que cette ^éo 
éieit une gnâdc épée : mais 'X qui toui; 
cda a-t-il éré donné? Au Cayaber ùaas^ 
d!Qut&, fit non pas au Cheval i 4e ibn» 
^[Mt^ fi îM caraârâxs marquent laguci»^ 
re, il s'enfuit qoe la guem: eft repro* 
ibntée, non par le Cbe^wd: mais par le 
Cavalier. Oeft idonc la gtwre , qui eft 
tectt^éc fur le Cheval roux : mais fi cela 
eft ainfi, quqfàot ilpaircr de cette ex-- 
MeffioH ? UfuttUnnlk U guerre Jtittr 
Ufaix di U terre. N'eft ce pas coaot- 
pxc fi l'on dir^k^ il fut donné à la more 
de nous faire ce^r de vivre, îlfut d<m« 
né à la ikb^mcho.de nous empécberd'à- 
trc tempcrans ? 

«o. Mr. (fc Meaux né veut point qu'ôn^^ 
âomÊ^ qtk Iç troîGeiBe Cheval ne foit la 
iàm 9 jpar kiOffMdf raifon que ce Che^ 
iml cit wk Ghetal noir. & ce Cjbevtd 
étek Énaigre & de&k, û poimoît en cf« 
iettnarquer b âmine^auftlHen^e les 
ifepi vaoïes maigres & défaites ^cPknr 
non vit en fongie ; mata «lacs ce fèroit 

fa 



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far te Fib âe Ditm. 45 

àasaîgveciT & tkm fe covleui fimre qni 
èroit le .fondement ;de cette figum; ce 
qid ftauroit par ks £^pt vaches même 
^^00 iKSOS reprefencc comme maigres, 
03S ncHis dire de quelle coijleiir elles 
Gmeor. On parloit ainii m temps de 
kffc^ t HKÔs oa TcQt que depios ce 
isus. U Joël aie marqué la fmàut par le 
aair d'un dbandcm» ou d^ofie mannite 
an cfeip. »• T. 6. de fes revelatictos. 

Arrêtsez s*a vous plaît. Joël décrit k 
Êttiine par la ncHrceur des vifàges exté- 
nuez par la feim , ôc non par celle êhin 
duadcrotr nôitciau feu. Lemrs vifages 
frrmtf cén^f^ desmarmkttHfiTciesém fem^ 
ne veut pas dire qu^on connoîtra la fahn 
aa noir àc la marmite : mais à cehti des 
vi£iges que la faim aum rendus fembîa- 
btcs à trac fmrmite, ce qui eft biai di& 
fercnt. Car au rcfte on ne trowfc ênni 
PEcriture ïii marmite niCbevaJnmr pris 
pour le Symbole de la fàminej fit les- 
ÎEVophétcs ; n'empJojnKît ordinairement 
la couleur noire que pour ^mifier lê 
ëcoil, & htrMlc^ comme «ffic%ft Pu- 
âge 'daii9 toutes tes langues , de tout 
temps St ppErmi toutes tes nϔoc^ 

30* Mr. de Meaux veut que le Cheval 

pâle» 



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44 VO§mtt^^ des fifp ^4ux 

thérm idm i^it 1^ pe^A taaia. ^ a ouJ 
bUé-de lîous-dirp, que félon lQ«>^tî63it^ 
kl ;onQrt eft fur ce Cheval ic fti&felon ii 
glofè celto qu>m<mte ce Cheval cft ^%xr% 
^ Qfltrajicars, à qui il a. été doone dd 
lavage 1^ ttrre |)ar k guerre^ la-fàmifiâ 
& 1* nçuîaçtalité j d'oà drrefiUtc que la 
ççqît.œpatéc.fuf' I^jnapitïiEtc ravage; la. 
terre j)î^ fe moitaiité^,c0 qui fiidt tirt aiP 
^:plai(gat galinmtiasv Miis il va bien- 
tôt ik dédommager de ce petit dc^vati- 
•Çigc. : . , : ' • . A .^' 

^ 40, Le. Prélat, triomphe à Pouvcrtuno 
.d^ cùiquiéii)^ ^tt ^ qui 'va. eodfondré^ 
les Frcfteftana, *^rtPMrfiiw«;, dit-il v*g[4ir. 

fié$^h fa4^ensûr0 ff^gç icm' fi$Bg ^ c^m* 
<r^ ceux^ fjui Us vfHkm^HfHtrmérecUms 
l^i^i gi^ntr^éiU^ des- nnrts ^ (Ufit^ il j$/h ^ 

, L^ Panmcèfe.^ daimot: moins hotft 
rcui^ que prçKA^i^nt -trop lelte »e prouve: 
geq , , puis q*|i a, .ç^^ cqntp ^ ilj&HcfaK)it .«^ 
d^re ûi^ nom^ dçs x&ox^^9^M cetuidos 
Saints çç |i^ pi^i^s ;& cmigliaQt; DieH^ 

/r?f. «u • 



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. • Tjmrie Fils de Dhn. ' ^f 

que la miferkrordicUfc.Providence 'retira 
de ce monde , afin <{vtW ne vit les cala- 
mkeZr qui alloient tcmiber llir fcs fujets. 
Oeft ce qu'on repond en paflant à une 
objeâ:ion , qui nous à été faite de mê- 

î^is cft il poffible que St. Etienne & 
les autres Martyrs , qui lur la terre 
prioient' (î iiïftamment pour ceux qui 
verfoient leur feng, demandent dans le 
Ciel que ce fangfoit VtfMé, qu'il lefôit 
au plutôt j & fout il quw! les avertiiîè 
de modérer leur impatience , & de fe 
àïnneF quelque repos à cet égard ? Ort 
]cm dit-, pour les îàtisfaire , que la ven^ 
geance de letirlk^g n'eft que différée, 
^e ce deki eft court, 6c qu^il eft fon- 
dé fur ks^ raifons de Dieu, comme le 
Prâat le renrarque fort bien: mais les 
6int8 glorifiez ont- ils befoin d'irtftruc- 
tioa U-deffus ?' Oublient^ ils parmi les 
Anges des véritcz fi conniicô parmi les 
Hommes ? Eft ce leur efprit , qui les 
ignore, ou leur cceiu* qui a de la peine 
aies goûter? Faut il éclairer celui là, 
x)u fburaettre celui-ci? Là paix, la relW 
gnafionildans le^lifeu du combat ; Wn- 
"quiétude &; Pimpacienoe.dans k.fejour 

de 



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4^ L'OitvemtTf Ats fef$ fiamx 

4e la gbire» voila qm paimc tout à&tt: 
inal a&rti. Ceft kKleflus. que Mt. 4t 
Mcaux dcvoit qous fàtislàire^ oift ide>- 
fleurer d'actord qu'U n'cntesodoit poix]^ 
at endroit de PApocalypfç. , • . ; 

Cet aveu auroit eu Ion mérite,. &Jttî 
auroit épmgoé le nouvel embarras» où 
il le jetçe, pour,exnU<juer ceç parok:^ 
fe vis fins l'ont fi J^^ ^m^ de ceim^ . \ 
VoHtel , dit-»il , ^eprifi^tf feÇm-Chrifh^ 
4i$ mtrt 'uie ^Mçket , j^M^i €€ qifÛ 

1^ Prélat voyant que fi Pa»tei cft Je*- 
fus-Chriil: , dire <^ les 10QQ6S des S&inits 
crient fous l'autel', ou font fous Paittd^ 
c\ft direijyj'cHes font fous Jcfus-Gi»% 
ou qu'elles crbnt .ibus J^ftb-Ckrifl:, « 
<ïui n'a aucun fèns raifonnable^ le Pré» 
lat fentaiit la di^culté a cru fc tirer 
d'afiàiré en di&nt avec St. Pwii que mo* 
tre vie fjt cachée e» Chrifi , ou svec 
Chrift c» DicH , félon la vérité du ;tcX- 
te» ^ ^^ ^*4nd U a^mrùhra ^ nom 
AfparoijfioHj avec Im en ghire : Mats ce- 
la ne lui fcrt de .rien. Ou* les âmes qm 
^tfit iousi l'autd , 0e font pas notre vie 
cachée en Chiift , ou avec Chrift en 
Dieu, ou û eUes h font » c'eft donc 

no- 



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Tar le\FtU de Vittt, 47 * 

itotir vie cachée en Jcfiis-Chrift , qui 
crie ici , qui demande que fon fang foit 
m^é y & à qui on ordonne de le re- 
pofer, jufqa'à ce que le temps foit ve- 
rni de vanger fon fangj ce qui icroit 
une fade ineptie indigne duPrâat, plus 
bdigne encore de la gravité du fujet. 

fo. Mr. de Meaun cft encore moins 
heureux à nous expliquer ce qui fuit 
l'ouverture du fîxiémeleau. Il y trou-* 
vc le Jugement de Dieu for les Juifs. 
On ne fait pourquoi, puisqu'il n'y pa- 
roît ni ombre ni trace de ce jugement. 
J^s Tentant que les Juifs ne font pas ces 
Rois, ces Pnnces, ces Capitaines, ces 
Riches, ces Gens de toute forte, libres 
&: cfclaves , qui paroiflent ici dans TcC- 
firm 8c dans la conftcmation , il veut 

ril y foit auffi parlé de la deftmâioa 
l^Eûîpire pcrfecutcur, qui cft PEm- 
pire Romain, jugé comme il le prétend 
au temps d'Alanc & pai* fon miniftére : 
mais, comme l'cm ne vit point les Rois 
& les Princes de la terfe «vec un amas 
dcf peuple de toute forte fc cacher daîû 
les Rochers êc dans les Montagnes au 
tcmLps de la piife de Rome parlesGôts, 
le Prélat 3^ pour être plus lurde.fonfeit, 

y 



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4^ VOmitrtute éf^s fipt fimx 

Y ajoute le derni(^ jugancnt, que Jq 
St. É)5prit joint , dit^l , aux-grancjej xyi-^. 
lamittz, qui en foat. Pioche. / ^l' 
Il f^it cependant rcinaT<^kr que iCp 
Ion Iui,le jug^emejDtde J>ieu îurJesJuj^ 
Se ûir TEmpirè pcrfecutcur n'eft ici dc- 
crit qu'en général & avec confufîdn. ^ 
i^mverture Ah fi^Ume feam jf vis* . . /V 
ce qm fuit , <:\çfi la vengeante diviinf^ 
.dernière- & irrev^ca^hle ^ fremiérememjkr 
les Juifs , &^ enfuite fir l^Emf^irjp perfi^ 
cuteur: mais c'efi ïa^vAng^Ance encoj^ jrty 
frefentee en confujîon & en général. Voi- 
la en effet bien de la conmfioA» ^ biea 
des gcnéralitez fans conter les contradic- 
tion^ N'efl: ce pas une chofe admirar 
ble qu^à Pduverture du iî;siénie feaii aj|| 
he nous parle qu'en confiafion ôcen^ge^ 
néral.de ce grand jugement de Dic^i^r 
les Jui&>^ lorfqu'à Pouverture dc^^ï^ 
precedçns^ on nous en a donné une idëc 
il diftinéle & fi particulier^, en nou$ 
marquant les âeaux, p^r.leujuels Dieu 
a exécuté ce jugement, qui ibcic4aguer- 
>ê, la jpeftc, & la famiçiç ? -Q^^ellè fïyj- 
j)rehante gradation dam la' révélation 
divine ? . 

, Jefus-Chriit commence à manifefter 

le 
i ■ 



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• Parle Pits de Dieu. • 49- 

le confèil cfc Dieu par l'événement mê- 
me arrivé il y a déjà quelques années ; 
eniuite il fait oonnoïtre à St^ Jean le dé- 
tail de l'événement , tti lui montrant 
fous l'image de trois Cavaliers les trois 
fléaux, qui oft exécuté fa vengeance; 
& enfin à l^ouvertufe du fixiéme feau 
il lui révèle ces- çhofes :. mais en général 
& en confufion. 

Voyons la fuite. Le . Prélat après 
nous avoir dit que le jugement irrévo- 
cable de Dieu ^premièrement fur les Juifs 
& puis fur l'Empire pcrfccutcur , n'ell 
id décrit qu'en geném Ôcen confufion, 
ajoute pour le confirmer , que les gran^ 
des calamlteTL fubliqnes font décrites dans 
les Prophètes , comme fi c'' était un renver» 
fiment de toute la nature , la terre trem^ 
ble^ le Soleil s^ohfcurcit^ la Lunt paroi t 
toute fanglantt , les èthiles tombent du 
Ciel-: c^^fi qu^ilfemble que tout périt pour 
ceux ^i périffent.. Les images dont fe 
fert ici mtre Apitxf fint tirées de^ divers 
endroits des Prophètes & fur tout d'Ifaït 

^- 4- 

, Notre Auteur dans les Antoufîafmes 
de ion éloquence voudroit réduire à des 
figuras de Iwg^e, & à des hyperbolçs- 
C le» 



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5'ô VOuTieiPture des f€pt féaux 
les fcciets. de Dieu dçcacheteat. ici avec 
tant de folçinnité: mais ians ej^nrineF, 
il. ià remarqiic cû. Jbkn cm mal fondée, 
ou s'il a- entendu ie paflàged'Ifàïe, qu'il 
vient de nous citer <^ il fuffit que fon 
Principe le mène bien fhis lom qu'il 
«c voïKiroit aller. Gtr fi les taradts de 
cette defcriptioû, foit qu'ils fçicnt em- 

})runtez des Prophètes,, fbit qu'ils ne le 
aknt point, fi îes traits de cette'»d«f- 
cF^^ticp, naar^juent en général ite gran^ - 
des calamités , des cakmitez publiques - 
& rien çîue. œla^ commèi^ fait il qu'il- 
s'agit ici d^un ju^âment qui tombe pre-^ 
mieremciit fur m Juifë, 8c puis fur ^ 
l'Empire perfecutcuîF^? 

Il a d'sMitant moin»: iisu» de ïe penfer, 
que Pidée de CQS*Rt>i«, drces Princes, 
de CCS, Puiflàns^ &^ , gjïi <&m' k* fuitse 
de la- d©fi:riptio«r' papoifliî»^ dàas^ un fî 
gtand cfftoi, n0^ix>m^t» mv auK Juife 
défaits^ par^Titô, ni aux^ Ifeoiminrvain. ^ 
cus^ ps»^ ^aric ; noUk Wtx prâf»t€rs^ Cir 
lôfi^lji^ ne'fontpastesftoîs, tes'Pfift».* 
ces, les Puiflans de la terre ; nomailici 
dttdbrss caiiHt>ha»uV^ fWltennâis 
ne domatuloimtpia tevfeocjfuiis^dift l^n^ - 

t^nas, ppiif^ Stit OQfij&st, arriére de Iq 
: j' V. . co» 



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Par U Fils de Dteft. yj 

Icre de l'Agneau j & comme ce qui re^ 
fte de Pemblême Pix>phétiqae regarde 
fclon Mr. de Meaux le dernier jugement, 
il eft ckir que la vengeance irtrvocable 
fur les Juifs premièrement , & j5uis fiii' 
PEnapirè perfècuteur , ne fe trouve ni au 
comtnetîcemênt, ni au milieu , ni fur la 
fin- de la myfterieitfe defcription-qui fuit 
Pouverture du-fîxiéme fcaii. 

Vous ave!B veù à quoi la glofc de 
Mr. de KfcaïKc réduit la révélation des 
fix premiers féaux, i . Jefus-Chrift pa* 
Foît fous la forme d'un Triomphateur, 
^we^ des armes, qui atteighenr de loin, 
8c prêt à rempoitet Viftou'e fur Viftoi- 
rc i. ïa^ guerre le fuit avec fon équipa- 
ge ^ lAiis là famine avec (es caractères 
4. enfuite la pefte lave^ la mort &. le 
fepulcre;' trois fléaux de Dieu, (jtii font 
ici troisdid\^aux ou troà Gktàliers , 5^.' 
on dit aux attleslàintesde^ Martyrs, qui 
fe peignent de ce que Dfcu tardfe tant à 
venger leur-fang, on leur dît que lede- 
làt de^eetté VeU^ia^ec^fhà^ 6buit Ôè' ^^^ 
f^^ néédTairé pour Paccômpliflement du ' 
coitfeili dé Dieu.* (f. Ehfîn on nous 
apprehd cri général & ^n conflifîon avec 
Ifes ej^preflfens figurées & hyperi^cdiques 
C a des 



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fc^ VOtiverture des fept féaux 
des Prophètes que Dieu doit punir les 
Juifs Ôc^PEmpirc pcrfecuteur par des 
calamitez publiques, qui doivent être 
terminées par le dernier jugement , dont 
elles font l'image. 

C'eft à vousprèfentement, fâge Lec- 
teur, à voir fiTous êtes, content ^de cette 
glofe; & fi St. Jean a dû Pêtrede n'ap- 
prendre ciue ce qu'il favoit déjà, après ^ 
aroir oUi proclamer, par un hr^t^qui 
tfi digne a^ouyrir .le livre ^ & d^^nde- 
Iter Us feofix^'î Commenter les oracles 
de Dieu par leâ chofes paffées & par éts 

ténéralitez! L'égarement eft trop vio- 
le: mais digne de ceux cjui trouvent 
dans l'Ecriture non. ce qui y eft: mais 
ce qu'ils voudroient bien qui y fût. 

Peu attentifs à l'oracle^ ils cherchent 
moins ce qui Texpliqué que ce qui fk- 
vorife leurs prgii^ez. Un léger rapoit, 
une lueur de contormité, une ombre de 
convenance , vraye ou feuflè , fuffit gour 
cela i '& quand de quatre vingts ou cent 
^gures^ijmboliquçs, qur font dans une; 
iÇophétie , ilscn entendent trois <Ki> 
quatre , ils crôycnt qu'il leur eift penpis 
.d'expliquer tout le refte par les jeux de 
leur imagination ou de le couvrir^ du 
^ • , voile 



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Pat U Fils de Dieu. 55 

voile de leur (îlence ^ comme inutile à 
Péclairciflcment. 

Mais ils fe trompent. Qiioi que los 
émsrnes de PApocalypfe foient divines 
& divines àtous égards; puis que d'un 
coté clics font compofées par PEfprit 
cfc Dieu , & de l^trc expliquées par 
fa Providence^ commentant roraclepar 
Pévénement^ cela n'empêche pas qu'el- 
les n'ayent ceci de commim avec les éni- 
gmes ordinaires, c'eft que celui qui en 
a la clef, c'eft-à-dirc le vrai fens, expli- 
€jue fans peine toutes; les figures Symbo- 
lujues, dont le corps myfterieux de l'ér 
ni^x^ tik coïnpofé. Oeiti même à cet- 
te (êule marque qu'on peut c<mûDitre9 
fi elle eft bieïi ou iml ddchif&ée. 

Voulez voift donc fâvoir , qui de 
Mr. de Meaux ou de nous entend la ma- 
dère des fixfeau5£, vousn'avezqu'àcon* 
iîderer qui explique toutes les figures 
ou tous les hyèroglyphes de la iuvine 
&Qignie, 8g afti que vous n'y foyez pas 
trompé, en voia la lifte par rapport à 
la matière des fîx premiers icaux, qui eil 
celk de ce chapitre. 

.. , . ^.^ .... ^^ 

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f4 V0i^V^tw^\4^s.^eft^a«x 
Il faut favûir pur le pr^qmf^ fi^i 

?. /^E q^ P'^ t»^ * ^m^#l qui 

pourquoi c^eîk jin Cjtev^ «t^^:: a. ^ 
çft celui qui jepîç^e 4- ijiie iSg|ii|^ 
î'Air qug pe *Ç^#J%^ e;ijarp les m4m^ 

}ui eft donnée, #c pourquoi 1%^ ça^ 
jl^nte à celle 4'iin Arç jj.^gp >qji'il &u« 
mçei)drje p^y ççs : pareil ^ Ufirtjf^ y$f^ 
tûfieux 7. ce q^ fi^i^îcjrit: feg |W^^ 

Vaiier^ygc JMjp yc;». 4g -jci^Q-e 9. ^d^oô 
yieiit qu'un des atîmftui^end cQiîiî^if. 
fance de lui i^f ppur^wi ^41 ^o^id 
feœi^d, iïçiôéniç, #itijy^iépe«SUI«$i; 
loaiâ le prew^r^ qtti:>8W»ca^j& yçfiÉô* 
1 1 . J>'qu yicia: i^Hi^^mM^c^^n^ tfe3 t«R* . 

qu'un 4cs feiiuît s'QUMTje pow n(»4s âii 
lïi cx>nnoia3Gifqe .(^w^er.t^ftec fefî<:im>iw 
ftances 13. d'où vieâ;.^:i:€jQiyaU» 
ainfî dçcrit paroit precifément â l'ouver^ 
ture du premier feau. Ce font en tout , 

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î 



î?jw; te Kh de Dieiâ. f^ 

t^ carst&iu^ â'^expKqœr iur cfe pr^- 

'* \ - '-^ • ■' • 

'i\yv^^m4ité9^»eQim-^ 

^ cduj qui dft' 'feônté. 

Jt*,Y**^^^^ ^'^ eftdit, 
. ^^ ft^ee Cavalier d^^r A 

■»*%!li^t d*crii vient <^ c*^ 

Ky #c» trx>illéia6,> ou j^ûa^ 

j '3(»âi^ ,1»^ te ^ôdfia^îmi^ 

.JUi^ég»^ ofe <^valii^ 7. 4^ ^ 

gtijhcw roux pâfoit a Pôu-4 

^^iôafer^ 

^jT- ■■:. . -• . > y- ^ ' 

'eéi^if^im'^^au. 







_ quç -tfëft qu«; te Cheval noir' 

C4 ^ 3. 



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y6 VOuvertUre dts feftfeânx 
3. pourquoi ce Cavalier a une Balance 
entrer les mains , & non un Arc ou une 
épée, comme les deux premiers 4. ce 
que fignifient ces paroles^ mi cheni de 
froment four un denier , <^ frois ùheniê 
d'orge pour un denier f. c^û eft Iç iens 
deçclfo-ci; & ne nnii ni oh vih ni-^ 
thuile 6. ce, que c'eft que cette voix 
qui eft entendue prcmonçant ces parolt» 

, 7. en quel fens il eft dit que cette 
vpix procède du milieu" des quatre ani^ 
maux 8- d'où vient que c^ft le \roifié- . 
ttie anitnal &c non aucun des auti^es, qui^ 
anoii^. la venue de celui qui eft monté 
fur le Cteral Aoir 9* pourquoi ce: tr<H* 
fiéme animal dit, viens e^ voi^^ dant 
quel fens il k dit 10, coiranent c*eft ici 
la. matière du.^roifiéme fêau precifémem:, 

, 10. Caraâéres à expliquer- 

Sur tom/ertHre du quatrième Jeau^ 

I. r^E que c^eft que ce Cheval fàur 

^ ve ou ce Cheval pâle 2. qi^i. 

eft celui qui eft monté fur ce Cheval 

ce qu'on emend par la mort affife fur 

ui & pourquoi au lieu de nous direfîm- 

plement que la mort étoit laJSîfe fur 1q 

Cheval on aime mieu^ s^ejçrimer àinfu 

' ' ^ j ^ . Ce- • 



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i 



TêT U Bis ie Die$$. $j 

Cftui tjfài itoit monté fur lui avôit nem 
U mort^ & quelle efl: la raifbn de cet- 
te difièrence 4. d'où vient qu'il cft 
ajouté que l'enfer le fuivoit , & ce que 
<?eft que cet enfer 5. pourquoi il eft 
dit, qu'il fut donné pouvoir à la mort 
& à l'enfer fur la quatrième partie de la 
terre, pour détruire &c. 6. comment 
cette ctéftruâion s'eft faite par i'épée 
7, comment par la famine 8. com- 
ment par la mortalité 9. comment par lès 
bêtes fauvages de la terre 10. d'où vient 
qu^ c'eft le quatrième animal, oui nous 
l'anonce 11. comment c'eft ici la matiè- 
re du (^uatri^e ièau precifément. 1 1 » 
Guafteres â expliquer» 

Sur toHvertHrê du einqméme feau. 



"Tv'Où vient qu*à Pouvertiu^ de 
•*-^ Icau on ne voit plus rien de 



ce 
ce 
^ a paru auparavant, m la Mort, m 
l'Enfer, ni le Cheval, ni les Animaux. 
a. qui font ceux qui demandent ici que 
Dieu vange leur fàng Se dans quelle 00* 
cafîon ils le demandent 3. ce qu'il 
6ut entendre par ces âmes qui crient, & 
pourquoi il cft dit qu^jîlles fontjou que 
Ç s St. 



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Se. Jeaiî fes.wit/ptt»PAuôd 4. €ïi ^él^ ^ 
^fii^ il eft dkque les Martyr» avoieitt Id ,1 
îlinoigragc* ^; jxmrquoi 00 nous ks ra*3 . 
piiefeiaje^,iVȈ eriaatt fimplemMiD :^^ iite4i , 
eriaot i haute voix 6. pourquoi & en 
^cl Éèm ils difcnt , Seigneur, fni eê ^ 
^i^?^f fié^ véritable rj. ce qu^il feuc ch^ 
ffilAre par ks paroks qui fuifv«n{ , '/^Jp ^ 
qu^^ qumd ne jugei m p4àmtdé me «^»a 
ges tH point Mot te fr^gtf^r Jet haiitan^ j 
de lé t§rre%. que figpifie^t<3<^ vê^fia««i^ ^ 
qu'c^ ktfr donne 9. pourq\ipi il çSiàïty , 
i^oxi qu\>n donne une rol^ bkachii» |1 
chgçun ^mais au pluriel qu'on <ielMte<£^* 
j-pbcs blanches à chacun cP€»^:^i<>; ^qxè,^ 
ment c'eft ici la manière du cinquième 
jÊbaiHprecifément. 10. Caradéres -à ex- 

i. r\^^ ^ ^ gn»wî tmm^lemeilt 
^*^de terre x. ce qu'ii feut etiten* 
duc par ce Sokii oMfcurci 3. pou^fiioi 
tin Soleil xsoir, cq^K^sie un ^ite p6â 
4. que fîgnifiecettelJiUie, quiefl^mr 
XOQ du ftng f. ce due c'çâ: que c^ E- 
t«Kile&» quitomboiCattCiÀd. pourquoi^ 

kur 



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ÎPar le Kls de Dien. y^ 

leor chute ctt cbitiptiécàceUe des feuil- 
les d?on figuier agité par un vent impé- 
tueux 7. ce que c'eftr que ce Ciel *, qui 
fe retire & qui eft ùlié c6mme un rou- 
leau 8. ce au'îl faut entendre par le 
remuement des Iles 8c des Montagnes. 
o. qiui font ces Rôîs, drs Puiflans, ct% 
kicnes'^ ces Capitaines , Gens de toute 
fopTte , libres & efcfaves , qui font id 
àins Icffroi Ôcdans la conftemation la 
pourquoi il eftdit, quMls fe cachèrent 
dans les Cavernes & dans 4es Rx>chers 
<ic8 Montagnes 11. pourquoi, Cùttu^ 
ment & en qud (cfts ils difènt aux'Mon- 
tagncs & aux Rochers ,. toûibeï fùf 
nous I a. ce që'il faut cntettdi-e ici par là 
venue -àt P Agneau, & quel eft le fens 
de ces demtétei paroles. Cachez, nopkr 
mtriére df là cûltrt de V Agneau^ car fa 
tMrt tjt venSt ^. •Docnz:c cara&éres 
i expliquer fbr la- matière du fîxiémé 
feau , 64 en totït; fur ce lîxiémfe chapi- 
IM. Car ks autres viendront en Icut 
hm. • ' ' . V, ■ ' ^• 

Qii'on*>ne fe flate pas. Il cft cettâiii 
qu'on ne feuroit entendre le refte de 
PApocdiypfe, fi l'on ignore le vrai feris 
de çc chapitre, 6c ileft vm qaè Icieiiii 
C 6 de 



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6q VÛMVitture âes ftpt ftjtux, 
de ce chapitre dépend de Pcxplicadeuf 
de ces 64 caraûéres^ Mr. deiM^x eif 
a expliqué à peine quatre ou cinq. Jk\ 
eft demeuré court à lég^d des uiis ; il 
ne dit que des pauvretcz fur ks autresi- 
8c ce n eft la ni faute d^efprit, car il cm 
avoit infinimeot;, ni iàute d'éruditioii, 
puifque c'eft ce qui manquç le moins ^ 
ceux dont il a adopté Phypothèlefic fuî- 
vi les mémoires: mais c'eft <^u^iln'^voit: 
pas la véritable clef de l'énigpac, iko^ 
laquelle Térudition §c Pétrit ae fervent 
qu'à s^embaPâffer davantage. ^'encecK 
fons point à nos rets , ^ ne Ç^crAons 
|>oin( à nos filets. Ce n'efi m mq. ^ 
voir, rare, ni unq heilç imaginatiott 
gui fait le plus de progrès dans rinteUi* 
g^nce des oracles : mais ^attention, le . 
trav^ & rhumilité die ceux qui cxplir 
quant l'Ecriture^ par elle mêaïc cber^ , 
çhent en Dieu ^ que Dieu fèul peut 
nousfwe connoîtit. Rien n'eft plus cer- 
tain que cette rqgje, coiamé nea n^gft 
plus encourag^eant que cette declaratio{| 
du fils de Dieuu, fe u reus gracuy O 
P^ffy Seigneur da Ciel & de la Terre^ 
de ce que tu as caché ces chofis aux fa^ 
'ia& aux entendus^ <^ l^s asretitUesm 



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fdtconnBitre mhx fetitsenfdns. Ainfifans 
difpufier à cet illullre Pi-dat les a vanta- 
ges, qu'il peut avcrireu (ur nous, nous 
montrerbfls que par Ja; graœ Je Dieu 
Qoos entendons mieux l'Apocàlypfeque 
ku^j<c-gui aflurément ne fouffi-u^ aw- 
cune difficulté , lorfqiie nous aurons ex- 
pliclua&ces 6^ can&eres Symboliques, 
ic un plus gtand nombre qui fiiivra 
ceux la, ft|xs„ rien dire qui ne.foit pris 
fe l'Ecriture, pu du fèns commua ou 
de PHîfloire , ou qui ne (bit générale- 
lûoit reconnu, comme l'on s'y eft déjà 
ei^agé. Oeft ce qu'on tâchera d'exe- 
Qttqir avec: la éemiére ^xaâitude , 6c 
im oubHcr un feul de ce^ caraftéres 
iuas les fcpt tableaux Prciphétkiues, 
^'on a àcxpofcr à la veiic dn public. 



C 7 PRE- 

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6i L'&mtfèrttÊre dts'feftyeaHx 
PREMIER TARLE AU 

PROPHETIQUE 

LÀ REVELATION DU . 
PREMIER SEAU -^ 

Ch^. 6, V. t. %. / ' 

I . ^- ■ ^ - ' * -f 

y Alorsjcrcg^rdai^qcnindPAgn€to4?ùt 

, „ ouvea l'uiii des feittx , & j^oais l\tfir 
,,^ <ies qu^re anitiMix, difi»it*côiH«iè 
^ fi cfe^c été mfe voix de loMieiv 
^ rc, wns & voi. Et je regardai, 
-■ „ & voici- un Cheval blanc: & œ- 
„ lui qui étoit monté defliis avojt un 
,, Arc , & il lui fut donné une Cou- 
'„ ronne; & il fortit ViârorieuK, ^ 
,, pour vaincre. 

L TT^ T voici un Cheval. OeftPEm- 
IH pire Romain , Empire conque- 
* / liant &militaire,reprefentéu)iis 

le Symbole qui convient le mieux à un 

.. ; ^ • • * Etat 

•v - ^ ^ 

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Et^ tout gueriw. Les Cartag^înoîs rc* 
gardèrent cette tête tîcÇhcyal qti'ôs prcr 
teiKÎoient avoir ^é trouvée,^ qtwid on 
jettoit les fonJéniens de Icnr Ville, ils 
la r^ard^ent comme un prodige ^-cjui 
BMttquQÎt l'Empire iç h ^iie militai- 
le de ce«e f^pàeufe Cité. Les Ottho- 
msHjs ont aujoiir^hui' potTr cûfcignc la 
queiie tPun Cheviàl, poun narguer k 
^ra6k^ <?tm Geuvtmertient & d'mj 
Peuplé &t-pottr U^^erre. ' H txj ap3$ 
jiijR|u^«ux R)ëtcsv QiH rfaycftt filivi cet 
H&ge dam leurs" fiftîbns, lorlcjiie îiot» 
npfe(enta:nt' PalhÈs ,&/Nepcimc fe diipir^ 
tant l^onne^r ^t pfQtc^r k npiivelW 
Ville d» Athènes. ^ Neptune' fett Ibitirdi? 
la tei^re un GhevalV )p^<î^ <^C qpe cet 
J^at leroit fîloitoï:?^ -^ h guerre, isi 
F^allas urie.OK^fe pour nwquçr ^tfâ fc- 
loit illuftr; pir le^Ait^ cfc la paix; 
Mais ^eft une pçiitc aïkîïprité qucceHé 
àçs Attteurs du ' S^éde , le principaî eft 
que' ce hyeroglyplie n^^afe 'moins fé- 
lon l'ui^c dS Mpjpiities^cfcviaÂïietit iri- 
^rcz. '*' Danier pôtlsr îtprçfënte lei 
quatre grandes MoharcMes. fous. Pim^ 
(te quatre^ Bêtes, qui fertent'dc la Mer; 

On 
♦ Daniel 7» » - ; ' v - 

Digitized by VjOOQIC 



641- VOmMMrf in fift fianx 
On ; nous dit dans PApocalypfe que lu 
Grande Proftitu,ée eft portée fur une Bête 
de couleur d'écarlate, & cette Bête eft le 
régne de la Proftituée fur les Rois de laf 
terrCjCommecela paroît parPexplication^ 
qui en eft donnée^ Mais Pobfervation 
eft trop générale 8c pour venir à l'idée 
particulière du texte il faut rem^rqueir 

Ïuedans leftile des Prophètes l'Adc eft 
î hyeroglyphe qiji pous reprefènte ua 
Empire ou un Gouvernement pacifique^ 
& te Cheval au contraire \c Symbole, 
qixi nous marque un Gouvernement ou 
V>i Empire militaire* ^ C'eft , pour le di--^ 
K en pallant, c'eft la rafon pour la-» 
quelle ^efus-Ch^ift voulut foire fpn en- 
trée folemnelle à Jerufalen^ , non fur uil 
Cheval à la manière des Rois £c.4de^ 
fuç un Ane, fur le 
è , contrc"l'ufage dts 
a veu le fait , & nous 
us de quatfe censan^ 

itfilU àf Sion Jette des 

ferufrlem: voici tQn 

jufie & qui fe garen- 

fit pér fij/^méme (fans gourdes , §m au- 

*cun 
• Zack. c. $* T. $.10. 



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Par ta Bis de Diem. 6s 

cun appareil de gucmc) ^^ty mtmtejmr 
un Ane , furie fof$Uùn i*un0 Ancjfe. Et 
pourquoi cek? Le voici. Etd9faitj$r^ 
trencfocray d^Ephrdïm les Chariots & de 
ferufalem Us Chevsux & CAm de kd^ 
uUUe ne fers fUts ^ & le ILef ne varlerd 
qi$e de paix aux Nations^ & pi démina*- 
iicn fera Je/mis um Mer jufyù^à tautre^ 
& aefuiâ h fieuve infqsf.asêx keuts de là 
terre. Que fi le Cheval eft l'emblème 
d'un Ermpire militaire, félon le lan^ffie 
des Hommes & (êloa le (tile du St!£l^ 
prit, on auroit tort de croire <jue le 
Symbole manque de juftefle appliqué à 
l'Empire Romain. On verra .ce qui en 
eft par l'explication des cai?a^éres» qui 
accompagnent celui-ci. 

IL %Jn Cheval blanc, C'eft l'Empi^ 
tt Romain Vi^^ieux , l'Empire Ron 
main dans le fort de fêsicopaueteac> danx 
& plus grande profpçrité. On. convient 
avec Mr. de Meau^ que la couleur de 
œ Cheval fignifie un étw de viétoire.Sc 
de triAipbe, & pour confirma fàpeo^ 
(Se on adjoute que le Cheval blanc fi*- 
gnifie ici un Etat heurçux p^ \^ gmer* 
le, cpnmie dans le Cantique. deD«)oni 
les Aneflcs blanches iparqucnt u^ gou- 



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iS6 Vmv^ftfàtt àes pp fijtux 
véraetMnt wi Joiot des avantages de la 
4>aix.^ BtniffeK I>w*,\dit laPro|Aétclîc 
âu3B GouvcrœuES cPliracl «près leur a^ 
voir:procuré le r^was par fà viÉteire, ♦ 
hmi^m^ léÈtûu igoks tfmi . monùz, ptr Us 

Wr ia ftifiice^ . ^ : 

fil. Cehri f^itf^mmt\9bf0i. C'eft 
Tmjui^ mii par Tes ViGtoircê ^^fmâm^ 
iSSJmpkrc Romain julqu'aux ^aclremitet 
ite Monde xonnu. Il Mok que ^h^v^ 
tivàt 'cn mn ^emps ou en un aocrc, puis- 
que jâvoir été révélé 4 Oanicl que le 
miattiéûie -R^ryaume , qœ efl: îlEflï^TFe 
SLomain repisefenté par la quatrième Bé<i^ 
te terrible 9 <}ui avoit^e^kcffs étikric 
des ongles d'airain, lequatria»cRoya\i* 
aie OLi l^Smpire Roradii f dttfomoit 
fêmte ta terwf , la foiulerdt ^ la brifiroit^ 
C^dk aBi%Gfifl^.4e Trajan que la ^to^ 
féiéde^^dS: accompljîe. Pompeede^re^ 
tour4cfencKp6diùoii4e J*A6e Ht vawii 
^'il a#ok &it 4e œlitre de I^Ëfi^ire 4i» 
ce-<|ui ar^ itiiËfek aupara^mut ie$ Wmest 
Hiaig-Trkjan fit de Pc«tr^aiké <ids cojff* 
q[iiêC|side PoMpée ie lâilku ée4*E«ipir^ 
fc Romain.* ^ - • IV. iï 

it'I^*^"» eh, 7; 13. 



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, W. M-.au^ ^ Arc. Cek'vcut' âirb 
ifi'il portefe eu^re bien 4om. Comme 
l'Arc fie l'épce font les principales «rmcs*, 
dwK 1^*^ smcieos'feierveientkla çuerrcj 
(^ un uâge <:0mmundan$ l'Ecriture de 

rr lArc. Par ''Répée, -cdmme le» que 
Pro|d)éte JU^ ért au ^^mf . 17. de ^ 
itvdacions. , £» or tfn^lk TEiernrifu* 
ma de fi Aune y grande & fork épceLe* 
vUfhoHy te ftrfem H-averfmtt^^e. Pw 
PArc comme foriqu^rl cft dit (juc Z5^>^ 
4 ^ri^ /'^rc #»^ Sahm^ qnt tJhc de /j 
hauHle efi de hii^ ftee PArc de Ubatail^ 
le ne fera ^lus. Mais. comme l'Arc ^^^ 
teint de^Iom 6t Tépée de près. Pépéc 
faivaB^ cette analogie cft le tymbolc 
d'une gliôi^ qui fe fîut près , & P Arrc 
Ce^i ctHm^eT gacrre , qui fe fait îoitL 
Mr. 4e Meaux convient du Principe, 
bien qu^il éîfl^e d^n» î^^jpHcaticm.' i^$ 
9*e^êu€ y'é^M^ ^pi-enant ce Cat^Kct 
pour Jefes-Ghrift , les Prephcfeï l'Urme^. 
têfft mfrmMe ^ W^ Vtfée^^r poffer dp 
free ^ de fieefjet four Mteindre de hhi. 
Rflcn tf^ phië ^iufte que ce riouycatt 
ftiit4* fa 4^{çti^i^^ Tta- 

jm fond k goèrre bien -loin, toratoiclri 
*-. ' fym- 



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68 V Ouverture if s feft feaujt 
fjrmb^de l'Arc Iq fait ^tt£mk^,puiip 

au'il étendit k& conquêtes jûfqu^au bout 
el'Vnivers. . . * 

V. // lui fut donn€\ une Omronne. 
Ç*eft Ig Couronne des Pjutes, qm julC» 
^'alors avoieqt anêté le$ procès de 
l'Empire Romain. Ap^ès la ruine de 
Cartage & ceUedes Succcf&turs d^Alexan- 
dre, il vt reftoit plus à la puiflànce de- 
ftiîiçe à dévorer j à fouler, à brifer tou- 
te la terre « il ne lui relloit plu& qua 
fîilguguer kcouronne des Partes,noiivçUc 
rivale , de . la Republique Romaines 
p\^ tfeft-ïà qu'étpit la diffiqilté. Cx2£^ 
fus perdît dans cette' ehtrçprifç. Xon ar- 
mée, fon fils, fa vie & la réputation. 
Marc Antoine ayant cnfuite nvene tou« 
tes fcs forces contre le3 Parles n'en rcr* 
mena qu'un débris d'armée. Se perdit 
Tcnvie de leur faue la guerre. Augufte 
laifla là ce deflein, & fut imité de fes 
èuccefleui-s. . Oeft ici jufqu'au temps dt 
Trajàn la borne fetale des ijiccès & de? 
Viftoires du peuple Romain* Bûtik 
doublement incotinnodç à ces coi^que^ 
rans , ep ce qu'elle les empêchoit d4 
conferver longtemp^^lçurs avantages, Se 
. guelle lej^r ôtoit le pouvoir, de ^e&ppuir 

* fer 



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Fàr UFits de Dieu, ^ 

êrpkis avant. Trajancft l'homme que 
feiUi^ avt>i^l|kftteé à percer la fedou- 
ttHfc fiâniéfbC Wr ife fûccès qu aucun 
éet^it ffiuim ni avant, ni après Itkî, n^i 
|ta|lt-%â^ • l-aCburoftnedes Partes, 
VSÊit donnée par celui qui 4ifpo(e des 
" ^ sÔtdeîa Viâroiré, ^ avec elle 
de potter fes aitnes jufqu aux 
i^^TÔritot. Ceft la raifon 
„ ^ i «yftériëufc de ces deux ima- 

g\^'a%iièt $m 'Arfi. X^nt Cosêronne 
H^ Um f dè i dont la pïeiniéiie marque 
Wfe^ %:;lâTecôhde la caufc. Car files 
^'-^^'îrà^entété'fubjugucz, lesRo- 
l^nt ""pouvoietit paflei- plus avant ; 
*' i'.^lp<rftc la gtierte bien loin^ 
^lymoolc de FArc le donne à 
'— -•. ^êeqû^il lui a été don*^ 
xxt te'iîbûftjnne des Par-; 
pire Romain. Tout cela eft^ 

IfèjufteOè. 

;Wîk0^f^f*f^ilhrhux. Trajànavoit 

**^" '"^^ Suplu]fieuri Vlftoiïts me- 

; ^'il foffit deè Ihnitesd^ 

cntjper dans l^Aiv^^^^ ^ 

4liW^Êifi^^&a€rrc aiix Partes. Il étoit 

à'IfUtoBtii, lorfque Nerva le déclarant 

Sm^in^im^ ^ la PuiiOaace Souverain 

-ï *^" " * ' ne, 





Digifee 



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7^ VOtâi^fpfrk its^fept ftlÊHX 
nfi, & c'eft dans cette Ville qu'il récent: 
avec U nouvçjle de fori adoption fe tkœ 
de Germanique , cpte le Sénat hriifoiïnaj 
gour feire tuanncuraux Viâx^ie»,>^u*ii> 
av<>ii-rei»fortées ei^ ce DaiVlà. Il tour- 
na ^afi^te fes àfines contre Decebale 
Roi de& Daoes , qui avbit impofé uix 
honteux tribut à Ppmitien , après avoir 
défiait {qb armées : maierTrajan vengottt? 
cctt^ indignité rendit bèdntot àl'Em|rité> 
£bn indep^îdence^ Se fe fplendeur. 11» 
vainquit et R^ en fetille rangée , prie 
fes Villes ^Ton Piïs, & TcAIigeaâveii^ 
nir fa jptter à fe^ pS^ds, pour recc^roir 
les^cpnditions qufil voulut^bien Jbi jm^C. 
crir^{ ;,Çescofldtti@hs: parurent: fi dûi-es- 
à Decpbale^ qu'îî n^ fot pslong tentpsi - 
fens^ viplei- Ut Pai». , TlTajan ayant mar-- 
ché'poi^r ikrfeooîidËJfpis CKmÊreluî,.c«î 
k mânie fuceès dtmsrcetfc fecond£fguer-- 
re. Decebale perdit î:d©t:&rfc donna la 
H^rt,; p0i|? éviter de' tomber entré les 
mains; dès Romaine v qui ferefit de foiT 
Rçy^uoH lïtie î Prôvf ûrjc- de leur Empi- 
ras . L^Èirtpôreur avoit triDmjAé puoli- - 
qqeâaciit de cett^e-K^tion dès k fin delà 
premiéi5^ g^i^rerj. & le :SfoatPavoit ho- 
noré: 4u titre dé J[?4ci^eM^ le vi?ant* 
: de 



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/wr U Fils àt Dii». fi 

de Decchak: mais ce dernier fikcè* 
ftmbk le porta- au comble de. la gloire. 
Loué de ion armée, qu'il enrichit dcs^e* 
pouilles des Daccs & destreforade leur 
Roi, applaudi du peuple Romain, ^'îIà 
ivoit ddivji-é de danger & de crainte, il 
receut de plus les Asjckt^^àoxxrs depref^ 
^ tous les R4>is étrangers , qui le feli* 
citèrent de fès Viâroires ; PHiiboire re- 
narque qu'il en vint même du fonAdes^ 
Indes , comoKî fi les Nations les- plus é- 
loignées euilènt déjà recoimu kur mai** 
tre, & par un preflentimentdefe gloire, 
fe fîlVent hâtées d^honorer fa valeur. 
Tel étjoit l'état où Tnajan fe trouvoit, 
lerique fortant des limites de l'Empire,' 
il enuia dans l'Aiinenie , qui tantôt ôtôit 
ibus la proteâion des Romains*, &. tantôt 
fous celle dos^ Partes , & à qui poi;r lors 
œs derniers venoi^nt de-doimer un Roi. 
Cet Etat pouvoit il être exprimé avec 
plus4e bnéfv«té , de clarté , d« piwei- 
^on'i II fortit FihorieHX. 

VII. Etpokr^vainm.' 'Pmjdn ne fit 
que rempofte^ Vi&oire fiir Viftoire , 
açrès^ qu'il ftit forti dès IhnÉiest <fe WEm^ 
prc, pour fidre la- guerre au lein. Il- 
fubjugua. PArBQoies h^ P^iôftinc , & 

l'Ara. 



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Ta L Oùv^rturfi dtsfiptftOHx 
l'Arabie, & en fit des Provinces. Ro- 
nKiines. Il donna un Roi a^x Partes, 
lui ceignant le diadème Se lui fàifànt jih- 
Ttt folemœllenient qu'il iei-oit fidèle à 
L'Empire Romain. : il rendit tributaires 
les Rois d'iberie^ d'Adiabene, du Bofl 
pkore , de Colchîos, d'Ofrœne &c. Il 
rangea fous ion obeïflance les Peuplcç 
d'Albanie, qui étoient Gommeau bout 
du Monde, pafFa le Golphe de Perfe, 
courut les côtes des Indes & poufla fes 
conquêtes plus loin qu'Alexandre le 
QnwLy delorte que le Sénat aprè^s lui 
avoir donné le nom d^^rmenitjue f de 
Parti que , d'-rfr^^/ff^, voyant qu'on pou-% 
voit à peine conter le nombre des.Na-. 
tioJM qu'il aflmetiflbit^chaque jour^ or- 
donna par un accret public qu'on np lui 
prefcriroit point â^ certain triomphe , & 
qu'on ne fixerpit point le nombre à&k^. 
titres : mais qu'il prendroit tels noms, iBc 
triwph^oit 4e tels.peuplçs , qu'il lui 
plairoit. . - 

VIII. Dipmt comme f $'ek éti m^ 
voix de tonerre. On anoapeici le rç-. 
gne de Trajan. d'une voix éclatante, à 
caufè du bruit qu'il devoit faire dans le 
Monde. Ja(nai$ nom jog fonn^ plus que . 
i le 



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Pat le RU Ac DieM. 7 J 

ie ficn I. par les circoxiflances de & vie. 
Ceft le premier Etranger qui ait été éle- 
vé à rEmpirc, comme le feul da an- 
deos Gezars c^ W Romains ayent en-^ 
taré dans leur Ville. Il ftrt élu fans bri- 
gqCj.par la feule recommcndation de 
fcs exploits ,dMS un temple; au milieu 
de la Pompe i'ua fiicrifice folcmnel ; a. 
par l'éclat de fcs Viâoircs, qui affran- 
chirent Rjome <Pun infëme tribut, Se lui 
affiijedrent les Nations , par la force 
ou par la crainte, jufqu'au ooutdumon- 
de connu ; ^. ^ des monumens de (k 
gloire de plus d'une efoèce, dcsBiblio- 
Sièques ^flces en cCvers lieux avec 
b^iucoup de foin 6c de dépoife, às$ 
Cbe& c^œuvre d'Architeâiire , dont les 
rmnes même nous furprennent ;8c fur 
toiut €c Poi^ ittr le Danube» ceCirque^ 
cette Cdbmnet^iofirent encore toute la 
Puiflànœ Romaine i nos yeux; 4. par 
des Loix pleîaes d'équité, qui furent 
bngtanps obfoyées; <, par fk benefi- 
cence, & piarû borne, dcmt Jes Ro* 
isains perpetuéregt h, mémoire, par ce 
vœu d acclamation qu'ils feifoient a l'iiv 
augittatiott de Içurs Empereurs, Pulf 
ftz. vous être a^jji bon fme Trajan & flue 
hmrenx qfêAHgufie. D IX- f^aU 



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3 



74 L'ÙMvsrtmn des ftftftMx 

IX. f'oms tun des quatre AnifnMux^ 
difmt ^e. liCS quatre Animaux font 
félon nous & félon les^plus miibana-^ 
blés intorpf êtes , IeCleffé^Cbiiêden4i*^ 
vifé en qutftt coi*ps , fekm les quatre 
pai'ties du Monde. Mr. de Meauxvcirç 
que ce (bit les quacit^ Evan^iftesl 
Tout reviait à un pw»r le prêtent, & 
fans s'arrêter ni difputer là^eflus , j)iiîs 

Iu'on y ddit bientôt revonif^ il fuffit 
e remarquer que içs Miniftresde Jeftls- 
Chrifl: annoncent ici le r^tiede ^^ 
jan ^ '(^arce que ce pégAe iptéreflè paiti-^ 
culierement t'E^le de Jeûis Çkaivty & 
Icek eti t9K>is manières. Ptoniéreinefie 
{«roe qu'on y trouve i^caK»pltftamql 
des oracles, qui avoîent marqué^oe-pei 
ïiode de grandeur à U' Empire^ RoUKUn \ 
4cequi nousôtolafi]rpifo4eila'yosrpnâi& 
|)eper lorique nous en aftendiiMis-la ca<^ 
taftroplie. En'&esnd Iko oonss^Dieu 
Àvoitchoifî l'épiée 4e Tiir 8c de Vie^ia 
£en p6Ur punir k cnnic des Habiitans 
d&Jew&lem&dufdbe^e ia Judée, qui 
«voient mis à mort % fik dp ]^wi , 41 
irouloit employer i'^^ée -de 55^^ & 
celle de ion fucceâeur jpoup fè £kH^ J|iî<^ 
ion des Juifs qui vivant hws de la terre 

iâinte 



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Pdr le Fils de Dieu. 75 

£âi^ aroient confcnti à ce parricide en 
iqectant la Prédication des Apôtres. 
J^a^oute enfin que les conquêtes cfe Tra- 
)an ont facilité le progrès de l'Evangile, 
m ouvrant le*commercé des Romains 
avec les Nations les plus éloignées, 
Qmune les Apôtres auroicnt eu de la 
pciae à répandre l'Evangile dansl'Occi- 
cidént en ^ peu «fe temps , fans les con- 
quêtes des Komaîhs qui avoient déjà 
ïciini les Pais où ils ont prêché, qui les 
avoicnt reiinis fous le même gouverne- 
ment, aînfi apfès la mort des Apôtres, 
il n'atiroit pas été facile d'établir des Egli- 
fes Chrétknnes julqu'aux extrcmitcz de 
K)rient , dans un très petit nombre d'an- 
âées> fi "par la même difpenfatîbn de h 
Providence , les conqitétes db Tr^an 
ntoSkm ouvert cette porte à'Ia.Pr&li- 
dXMM de ?Evai^e. . ' ' ^ 

X. P'ien & voy.^ L'Eglifc Chrétieniié 
tous çft î«prefentéc dans ces reyelatiôn^ 
fous l'image dû peuple d^Hhtel cainp?nt 
dans le d^ibrt, & les progrès de l'EgU- 
fc Chrètientie fous k fymbole des mar- 
ches dcs^Iffaëlitcs. Nous le fuppofbns 
aii£ avec un auteur célèbre idoitt la veiie a 
été gât^ér^emeat applaudie , veiie trop 
t> z rai- 



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7^ VOwfHYiÈire d^s fe^ fiâùx 
raifoiMublc , pour être coet^sedite. 
Cet ancien Camp des Ifraelites^ nows 
dit le même Auteur avec, quel- 
ques Rabins ^ ce -camp avpit qua« 
tçe bamiiéres fèloa Ift quatre par-^ 
tics dû Monde , dont Tune, portotf 
l'enfeigne d'un Lion , Pautre celle ^un 
Bœuf , l^butre celle d'uq Ai^ « Se 
l'autre celle d'un Homme. C'efl Wvcl^ 
blême duCkrgé diviféen quatre corps, 
jfelon les quatre paitîes du Monde, le 
Clergé ikPOricnt, celui de l'Occycnt^ ^ 
celui du 'Midi & celui àiNord; ce<||iî 4i 
cft fondé fiir ce nipjpoit elTcntid , jfue œ 
même aue les Ilraëlits^s (è reiinilToieilt 
autour éc leur haipiére, qui étoit pw- | 
tée devant eux pour régler loir marche, 
ainfi Jcs Chrétiens perfecutcz (ce font 
les ;ef^âns d'Ifraël ^Habitans dans des Ta? 
beitiaclcs) les Cm-étiéns perfectiicz fe 
raflcmblcnt autour de leurs Pafteurs , qui 
marchent devant eux par l'«empl6 dç 
leur foi & de leur covi&m:^^ 

Mais ce( œibléme quoique- jufte m , 
^ilè pas d'être défeâu^u } car des Èmr 
maux en peinture, qui ne vpyOTt.iû «e 
parlent, 4j: qui iii'ont aucun jpaouw9)ent» - 
puis qu'on eft obligé de les pox)|r,;i^ 

-0U'- 



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Pht te fils de lïie^. 7T 

vckçtA bien repreftmer tous les devoirs^ 
da Qcrgé Cnrctien, dom Pemploi cfl: 
de diriger le peuple par la voix *de fea 
esdioitations , & d'être dans le moirve- 
ment continuel &; volontaire de toutes 
fcs vertus, pour Confier Dieu; mais on 
fopléeatt de&ut dufyni6ofe, endonnant 
à ces Animaux un grand nomln^ d'yeux, 
fîx aîles Se une bouche, qui ne cd& de 
glorifier le Seignoir ^ ce qui eft pris du ch, 
6, d*Ifàïe. Ocftainfi que Pcfpnt Pjrophé* 
tique aflembleplufîeurs images, pour 
Qous reprefescer ce qu'une feule image 
n'étoit pas capabfe de nous reprefenter. 
Ces Ammaux myftiques, qui crient fam^ 
tgSSt^ iaint, faint, fainteitleDieu tout 
raifiànt, mrœ qu'ils convertiilènt les 
Nations, . les baptifant au nom du Père, 
du Fils,* & du à^ Efprit , ces Aniimux . 
myftiques ne peuvent manquer de s?in-- 
léref&r d^ffîs k révélation, dbm il ^^it 
ici. Cau? te premier de ces Cavaliers ou- 
vre la porte de l'Orient à leur Predica-^ 
don, coomie en 1^ é^a veu , le iecond 
leur ouwira k porte du Midi^krtroifîé» 
me la porte de l'Ocddem:, le quatrième 
la porte du Nord, comme on le mon^» 
tcera en fcm liw« ILn^faut donc pas 
D 5 être 



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78^ Vpm^tuH Àii. fêft >fidéix 
être ftfrprii que cbaam d'ei^:ëi(cf ici au 
peuple Chrétien en fat pçrfoiiiie dô Sfw 
Jean , v#>» & ttêi. Vien itor la porte* 
que Dieu t'ou^^, £$ voi h vérité 4»^ 
oracles» dont il te montre l'acoompbâ^^ 
ment. / . 

XI. f^Hiis 0n ifulfmàire .Anitmmxn Ih 
f^ remarquer avaMt]ped^aller plus^ bfn^ 
que lâfr fig^resmyfisénculb dc9 Anîilumx 
DQârqueitt'nof^ lecftraâére.Sc lcs<^alitet 
du Clerse Chrétien : mtis les oiveHè» 
parties ou Nbndc ausfquc^les il eft de^ 
. 3inéy ielÔÂ k fondement: qu'on t déjà 
établi. Le Lùm Tymlx^e de la ibite 
«onvicnt à TOneot^lethéatm de hiptti& 
ânce^ desViâoires,8cdesgtaadciirém^ 
hitions. Le Bceuf fymbole de l^A^Oh^ 
culttAie au Midi 9 le grenier dès Peuples^ 
^ PAigle <»feau de propre, fymbcrfe de piW 
"" loge au Nord, Pc^iméie inépoîâbfe da 
peuples Pyrates & &îgans, âc PHom^. 
melymboiadb braifoD, d(de la^^dièài 
POcddbnt, le centxiedii Mondeiîxsibfe 
& aiviiifé. ËnquoL îk .is?f a near qui ne 
iaît fondé fur Pexpcûciioc 8c fii» k m^^ 
fbn : mais itiàxtt venir 1 (ftKiqiie (chofa 
de plus particulier. 
'Cette expsefioa indâasximnée 9m in 



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I 



ptmre Animaux fii^ tombe ni fur le fêcoçd 
JanmA <pu anÔQce le Cavalier , cj^n eft 
aotité iurkChevtl roux, ni (ur le troifi&- 
8KAfiimal<piiaâ(mce le Cavalier, quicâ: 
moaté fiis le Cheval noir^ni fur l6^uatri6* 
me Ânimd 9 ouf an#nœ le Cavalier <^ e^ 
flkmtefiirk<Jlieva}rp&le. C'efldoncune 
néadSxk imi?elk figmfic le pitmîer Aniimd 
â t^exdquotf des autres. Mais pourc^oî 
Tfûan ^ qui ef): œhii qui efib monté fur 
le Cheval bbmc^ £c qui efl le premier 
éc ces Cavalkis^ pourquoi Trajaneflil 
ODDiK^ par leL prenucr Animal & non 
par ^ocdqu^in dds autres? Si vous eu 
voiolez £iv4ir br laifim , vous n^^veai 

Si^ Éâ{>peiler œ qu^n vous a déjà diu 
1^ ici imeailufioiiaucaAp desïiiaëlvi 
tes lialiîtaans da» des tentes dans le de^ 
fet, jufte emblème de PfigltfeChré^ 
onûoe vmntibus la croix^ oc perféôu^' 
tée au teiD|is de Txsgan &: des Ëmpe-f 
mrs &omaÎJriS4 Le camp, des Htaëlites 
avoit y^pourlerdise enau^y. avoit quatre 
banmiérei , la buinîére dfe POrient, qui 
avoit poiar enfeigne xm Lbn , la b^-» 
niére du Midi qui avok pour ei>(èign& 
«D Boeuf y la bannière derOcddent qui 
avo(â pcHit cnfogne la figurcjd'un Hom-i 
D 4 me. 



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me, la* bannior étx Nord, ^uravohc 
pour cofeigne mie Aigk; qiuttte1%ir- 
res d'Animaux , cjuPr^loittitla rmxàt 
des Ifraëlités , puilqu'ik àment avcti»^ 
de nuffdia* vers le Nord, quand ils 
voyoierit partir la Agure de l'^^tî^c^ 
-vers l'OccidcAt, i^oséd «fiâcA'lrfiguBe 
db MSoôiÇEic , vers te Mkli; çiOTâVé- 
toit la figure du. Bœuf, vcrâ K>rient, 
quand cTOMt It figure du Ltoau Ccft 
l'emblème àvt Clergé Chrétieiï, partagé 
ai quatre corps félon ies quatre pamea^ 
du- Monde, le Gkrgé de. l'Orient màr^ 
que parla figuf€ du Lion, ceturdmAfi^ 
ni ejBprimc par l'eirfeigne du Bœuf, celui 
<fe rOccîdent figuré par «Ite de rHbm;^ 
inc, & œtei du Nom par celle de TAi^lë: 
Quand datic Trajan p^ fes ViflrôiFcs 
ouvre rentrfe de rOncntài'Miaël nou^ 
vêtu campé dans fc de£crt , ou au tScttw 
pie Chrétien perftcudS , ivous vayeasiic^ 
eue ce pgipk cft précédé fedir^édans 
faiparchéiwnpar le fécond Aiùmal^ qui 
cft le Boeuf, & qui fighifie k Cïei^ 
du Midi, ni par le troifiétnc Animal^ 

3ui cftrKfommc , & qui figoific leCtatçe 
c l'Occident, ni par le quàttiétne Am- 
mal, qui cft^l'Aiglc,:&q^ifigaifie te 
t Clergé 



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(3c]||gi.du No^r mais bien par lepcr 

'^MR^^ qm^ klicm, & qui 

rfe i^^é dé l'Orient. 

, k ce ^^neftfecile de réduire fenfi- 

tt|»|i|à&vémcHiftoriqae6clittcnat., 

AiâtQp^^eTjrajaitkBytioie, l^J^nty 

k Cil PTOOW ;& gmtes, les lWvi]ices> 

| »t;^i^l| gp|iii« iiiT} étoient piemes de 

GhMpin|&&cuta^ qu'on chaiToitpar 

||ilt'6*^in>iie &voijçnt oà aller , com* 

«f cda parmt m^cz' par les Lettres de 

|Hpé.à^^£mp^reur, '& de cetËmpe* 

WÊX. ^Smf^f ^and donc la Providen- 

l^jponqiféccs de 'Trapn leur ou- 

méjfcc W^y po^r fe retirer éin$ 

li9,JK& W |ilu$ âoigner de l^Orwit ^ 

&.Sei»r jf tetaMir par tout de nouvel 

)if%f^S^^ omàot cela étoitdéja ar-- 

wé M d'is^idrdr Ikwc, par la premiéix; 

delpifc^les, OTand dis-ji^ 

lœ^lew ouTtè %ifi l'entrée 

5, il èft cbir que c^eft noa 

4^*fri«ue ^ des Gaules , de 

mm fc Clergé de Bytinie 

nnneure qui entre par cei^ 

te'i^aiL '^ wî ^ ikit fuivre p^urles ao- 

gi ^ fi M eJO^ s. II n'appaïtient donc qu'aïs 

J3crgp <fc rprient ^ rcpi^fenté par le^ 



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8« V09icert»re des [tftfe^ux 
premier Animal qui eft IcLioiï, il «*ap-^ 
particnt qu'art Clergé cfe POient de di- 
re à ceux dont il dirige la* maftdbe dans 
cette occafion. Fien & vok 
. r: XII. jQ^aff il eut ouvert^ U ftrof^^' ©n 
ne pou; dire fans la dcraià?sc abfafcfité 
Qm les dkofcs cachetées du pltmicr feati 
toient des chofes paâies âciwitiâ^ de 
UMt le moncfc, comme oir4afd^'fet! 
voir. Ces chofes^nt doncfttemifi^p* 
ment un fêcnet de la Providence'; urt 
iccrct caché dans l'avenir, & quepwtt 
ibnue ne pouvoir prévoir ou- puredire a» 
tcmp^ que St. Jean ciie^ctte réveliçrfoiw 
Tout ce qu'on vient de diçç ck rœnef ' 
de Tkagan eft de ce caradéit. Loriquc 
l'Empire Romaki eft & foAAc au^l^an^ 
que Nerva de^«nu \c jomt de (es Oâi-^ 
ders prieTi-jû^ d'sivoir jpkîé de fes la^ ^ 
D^s, & fi meprifé aa deh^ ^'^on eO^ 
obhffé de payer uûhonteux triBut à D&tf 
cebdc, le mcfndeipouvok il {>reTi^rque' 
<}ans un &rt pstit nombres d'afi^ées'Cd^ 
Empire mettant tous^îes^pcmplesfoiis 1^ 
jottg, foxûtfentir fonp%»mr jufqi^taw 
exiremkez de h t^ie^ au delà n^txm^ 
des hùrfa& du Monde connu? El 1^^ 
que ks Chrfocos djfpttfcr, et^ian^^ fu- 



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. ¥4r Te Fils de I>h$f. . 8} 

gitîls cherchent un em\ ùns^ pouvoir le 
trouver, auroicm ils pu s'imaginer que 
leur diiperfion'méme établiroit par tout 
le régne de leur Maître , que TEglifc 
Chrétienne s?établkoit par les Viâoires^ 
de fes perfecuteurs, & que les conque-» 
tes de Tngàn^trop rapides pour être du- 
rables, fc trèuveroient enfin inutiles à 
coût autre qu'à Jefus^Chrtft? Concluons 

rz c'était là un fecvet pour le Monde 
pour l'Eglife, & qu'il n'y avoitpcr- 
fimne m au Ciel ni fur la terre qui put 
rompre le &au « dont ce fècret étoit ca- 
cheta. 

Xni. Qm^nd U ent ouvert It fremûr 
fimu . ' Dans, cette revdbtioh on ne d^ 
couvre pas ièulement ià St. Jean les &- 
iiGts de l'àvepr; on \xÀ donné encore 
par aaddipttiç»! PI£ftoire de l'Ëolife So 
de PËmpiiie, envelopée de figpres enignm 
tûpics& pa]ial»oli^uc&^ de cette Hiitoire 
anticipée ou cette defeiiption Prophétie 
que ooieasnsiieacer'aur: temps de Sr; Jban 
cm peu* après &nmrt, mis qu'en lui di* 
€mt mêotelutt pmcff tmfeâ\ carht$njfi 
i#/r^, on luM^ ciltâidre que œttb 
bf^^Pvophônta odmmeocar des^ac* 
coiDplîr. Ur cciifececanf Uftment com- 
D 6 me 



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$4 VOnvêftnre its^ fepr fh»x 
me cck^f; été reiBarqué comnmoe^oç» 
par l^^dormersévéoeiiiens, qu^ilnefimt 
attendre qu'à la fin des Siâ^ ;: mats 
par les premiers , qui arrivent vers le 
temps de cette reveli^Mo, ou petraprès^ 
ce ^i tombe ji^ement fur le régœ de 
Trajan, Car St. Jean revÎM de Tllc dor 
Pâtmos ibu8 l'Ëmpiie de Nerva ,. & ce 
peu de mc»$ q^j^ celui»ci r^na^iâm.fbit 
colique ne doivent jQÉsfeconter, n'ayant 
rien de plw confîc^rabfe que Popprcv 
bre 8c les indig^tez que cet Ëmpereuf!' 
£>ufirbit de la p^ da Pïretoriens Se de 
fcs propres Qffidcacs, Dtoà il s'enfuie 
que les chofes grandes 2c itttiéiieflâQtes^ 
qui font cachetées du premier fetii, ne ia 
trouvent que dans le régnie de Trajan. 
On ne doit ks chercher né plœ près , » 
plus loin. Pius:pr^, oane kinnit, ce 
leroit remonter phss haut eue Je temps 
même de la toFehtion. ^ Plus loin, ce» 
la ne 6 peut encore , parcequeœ ferait 
pa^ le xéffic de Tnysos,^ comparable 
par ion importance aHXplus grandes ré« 
Tolutiotis qui ayent int ç xefl S le Kfoncie 
«cl'ËgMfe. C^<lG4||Mk:i &m.dîfficuU 
té la madère cacbetéeTh premier ieaui. 
Voilàlcs trei» caraâércsSTmboliques» 

qu'oa 



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-» 



Péir le TU$ de Dim. ^f 

dcvoît coandercr fur k rcvejiatrçrn du 

{»rraiier icau, }ed vaik eicpBqiite par 
'Ecriture & par ce qu'il y a de. plus 
connu dffls PHiftoirc, comme on s'y 
étoit enffîjgé. Mais il feut que le rcfte 
y réponde^ 5c c'cft ici k pierre de tou- 
che. Cxc comme on explique l'énigme 
PipjÀétii^uep^ une longue fuitft ésmts^ 
<|ui ne dep^ent pas de notre nnagîna- 
Don, il eft ckir (pifancune fléHon de 
iiotpe el|>rit ne peut donner un ïèris rai- 
£>nmble "& fuivi à ce api n'en auroît 
point, & qu'lt eft«ip6mble par confc» 
fluent qyte l'examœ des autres £àiixiia 
èœ iemîblement connoître û celui*d a 
été bien dû mal expliquée 



V 



1> 7 DEUr 

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m L'Omv&tmrâ àes ftft fiââx 



j 



DEUXIEME TABLEAy 




.." ^ • )'- ^o 0-' - ■/.-■; 
LA BiEYELATloJN lyu 
DEUXIEME SE Alf • , 

1 ;^ Et qu3»d il eut (avertie fécond fei% 

. ,, j^omslefkoiidAîimkl.difant^vicn 
„ 8cvoi, J&t ilibrtitunautjrcCiioval, 
,, qui étoitroux : &.il fufe^oîméàcelui^ 
„ mû éloit ift^até jdefîUs de pouvoir 

> ,, ^^ la Paix de 1^ terre, afinqu*onic 
„ tue Vnn Vm^reh & û lui fut donné 

' „ une grande J&t'ée.^ 

X TT Y N Cheval rmx. Oeft lem&fc 
I I ma, Empire, PEmpircRo* 
Vi^ main : mais fous tme autre 
forme* Vî&oticux fous le r^ic. de 
Tiajan il cft reprcfenté par un Cheval 
blanc, fyuJ)ole de gloire & de triom- 
. . .L. , J phc. 

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P^tr h #)// de Dim. - ^f 

bhe. Baigné de fàng par d'afl&euJt maf-- 
picresr fous Je régne de fon Succefleur^ 
il ^marqué par fén Cheval r&f^»^ d^U^^ 
«e coukur, c}ui :^p^oche du feng, dit 
Mr. de &^ax, qui en fait lui-^méme 
lanÉmarque, BcMî^fensjufteraifi^. Car 
il eft vrai que dans le ftiïe Prophétique 
foux ou rou^ marqué l?effufîon du feng^ 
^Hnain, comme cîeW eft évident par cet 
oracle d'Ifeïe. ♦* J^i ^ ctlmè^ei^ efuS. 
vûnf éfEd^m; (Edom fignifie roux)' 
fui' 0^ cetni-^ci fui wen$ d^Sd&m^ fk^ 
V0ir de Betfr^* ét/^tkt fès vhemenrmnn' 
0H rntge &c. féù* fénlt /^> peuples dstn 
ma cHéte, & fturfing efi rejalPfiirme^ 
Aa^ts. » ; • ■ 

•H. Gelki éflH^^tfèh mmPédefH?, C?cfH 
Adrien , qui no^k]4?ftant^es Vîifîbbh-es Se' 
k pïofpérïté de fort Prôdteccfîeur' ne rev 
ccut de luyiu'iMi Empire fouillé defang. 
Gar dès la fin du règne de Trajan W 
Jufft, qui fe trouvèrent cpàrs dans lcs^ 
Pïtyvinee» Romaines , for Juift sécant; 
feulcves', conMhç pât: une oortlpitwio!* 
ràiér^y avoient ïnâflâcré*fe*Gtjcts dS 
fenptre dàxis tous Icy hcux , ou ih s'é^ 
Mient inêlez avec eux. Le mal conf-^ 
-, ' men*^ 



DigitizedbyGOQgle 



S8 VOmmtmt i94 fift fkâM 
Qiençft àsm& Je PaÏ9 de Cyrene, Vxé^ 
yifioe d'Afrique, où ces fuiiciâc ayant 
i leur tête rm Homme de leur Nation,. 
nommé^Ândré , coupèrent la gorge à 
plus diç^eus: cens nulle de kurs^ corn-» 
p^otes* Us fëfidoieut les uns p^r 1^ 
milieu du coips^ ils expofbient 1^ au« 
tares aux Chiens ^^ wx Bêtes Sauvages ob 
les cJbligcoient à s'entretiier conune des[ 
gl^iateurs« , Ik mai^eoient la chair de» 
ceux qu'ils ayoient maflacrcz; ilss'ha^ 
biUoi^nt d^ leurs Peai^x, & ie ^tfoicnt. 
des oetntuits ^de leors entrailles dicore: 
i^u^^tes. Adrien qiie la fufceffîon à 
l*Enîpirc rcg^doitfic ^ Trajanayoit 
iatCé Gouverneur de Syiiie » en partante ' 
]pour POrient, A4rien .écoit heiNreujb^ 
fioent à PoriiiÉe avoç des £>rces confideisp^ 
bks- Ces Offioers, dePEmpereur, dc^ 
CGMcèrtâvec l]|i,a]i:èterent ou fuibendU 
xent le cofnrs de cette freneiîe^pàr temafl^ 
^e.^ ^*ils fii^ à leur tour de ce9 
defeî^rez. Mais^^avant qu'ils eu^nt eu 
le temps d'y. pourvoi*, le nud avoit ga-- 

ri rÊgiqpie ôc les Provinces Voifiq» 
ifur toi|t Plleic Chypre i defçjrtcquç 
ces beaux Païs devinrent cooMne an>^ 
taitt de valles folitudes par k meurtce 

de 



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- fsr hFils ie Bhé. 89 

& deux cens qùsu'ante mille Gcecs ott 
Romains , joint aux fanglames repctûil* 
les, dont on ufà par tout contre ces 
cruels aflâffins* 

La chofeen dem^ira li four I&cotipr 
maisc^eft ici un feu, maî^ éteint qui fot- 
tant de fes censés caaièi» bientôt vm 
plus grand embraferient- Adrien aprcf 
avoir pris poflfeflkmr de PEmpire , 8c 
termine d'autres affidres revint en Syrie, 
bien accompagné à fbn brdinaiir. Sa 
prcfence retint les Juifs dans le devoir r 
mais quand il fe fiit retiré ces malfaea« 
icux prirem les armes^ reprirenravec cl** 
les leur fismiri ils reccmunencexent leurs 
foulevemcns Scieurs maflàcres , qui durè- 
rent julqu'à ce qu'ils furent comme extcrw 
minez par les armes des Romaûxs» Cm^ 
quantc dcleurs-places de guerre fuitnt 
prifcs fierait. Oamit à feu & à feng 
mille ou do«i£e cens de leurtVillcs 6C gran^ 
desBout^ades; & lionne conte pas moiiir 
de fix cens raille Juife , qui périrent par Pom- 
pée, par le feu fie par les autres acddensde 
cette guerre : ma^ aul& les Romains y 
perdirent la fleur & l'élite de leurs ar- 
mées , 8c "l'Empereur, dans la kmo 
qu'il ea éoivâ au Sénat ^ ne put cacbôr 

la 



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6 doufeun II ii^aMint de la Fréftœ 
ordinaire ; & v^mt ^t/ntJ poruz. t^en ^uHiê 
fir V0S enfant^ foi r# furr je iefitt^ m^f 
tir V armée n^ns nous portons kienj Scdt* 
pk»a, pour Mbddû^, ûl Viâoire, en 
des tomes ffd o^txpioieiit la graiideuir 
et; &^ pettt ^ un ccaw pénêo-é d'un» 
vive ;^£âiion. 

. III; nimi futiddmdmnf Efée. Tngaft 
nous tft repfi^r^ avectmArc qui at« 
teint de k>in & non avec une Epéc <^i â^^ 
padeprès^ pnceque deft non dans^ l'en** 
cdnte de rEînpire: atiais daios les Plus 
AtàgKZ^^ ofifil a itroporté fcs plus coo" 
fidmbks Viâsoixes. Par une x^oA 
toum oppoiëe, Adrien noms t& kk dé4 
fàaoÊi avec une £pée& non pasavecun 
Arc; avec une E4>ée^ car il fut obligé 
de éme une guerre proch^ne Se domo» 
ftique, fès annes onmmt été occupée 
Gu'â h, à^&ixt des jfu^; mm avec un 
Âk; car il fe retrcncht le movao St les 
eccafioiB de porter la guerre (ucn loin^ 
en ncQonçant mx, compuâties da Ton 
Frédeceffi^or. Il crut que po«r aOuiev 
FEmpire il Êiloit le leduire à (es an-ii 
cîettaes Umitcs ; ,ce cpii kd'fit abàndeo^ 
ncr rAiiyrie^ )a Mdapotxnie^ ÏAxvas^ 
' nie 



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me voftc les sacres conouétes de Trajam 
La mène nâfon l'^mpecha d'eml'epferv* 
ifae aucane guerpe étrangéte âc lui fît 
^ùsxcx la PaiiC' ai^ (es voifhis, quand 
â ne put Pobtenar autrement; juf^ti'fl 

Cj^er une peiificm ou mie e^ce detrK 
EtatutSàmm^po» kaempeehftrdere^ 
moer. C^*il eftt iui£>ii'OU<laà^ d^i9oètt& 
polidMie,* H mnplk & (^iâée, pui^ 
9i*ii ne ia guette Dieà» près Se s^âca let 
moyens de la pcNi^i^ ati loin. Odb cx^ 
i^'oh nous donne à (iomx^re eil la- 
ssant autrettiefit quô icm Pjpédeceffiiury 
fisis qo^ ^it pi^Ue de dotffler un» 
autre raifbn de cetl3e <^Sbcaiee, pui& 
^cer<ieu3t£mpemHS oîïteu les mê- 
Otts fb<ees> <c à peu f^ès les mêmes ar- 
fliéts ifottfrfear coiiânandeniftniu 

IV. Vn€ffMi0Efù. Comme TEpoef 
cft ici'fe iVmbofe de la gaei'fe » une" 
gwKfe Ëpec ae peut figmfier qu'uiic 
g^anjsfe guerre, titre qui convient meiV' 
v»lleu&meût à celle qu'Adrien fit aux 
Jî^, fi»t qu'on cfl coimdere Pimportsm- 
«e, q^ ne, va' pas à meins^qu'à fauver 
l'Ëmplip , eu conïervant la vie k fes ft|i- 
jtts; foirqtfbtî aité^rd tftt nombt^dtes^ 
csmemfe- oyk à leur implatt^le fureur ; 

foit 



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(oit qa^on ^tcffûcàt ;k fuccès dcc^tcr 
guen^ qui fe termîiva par l'entière rui-»^ 
ne d'une dation repcuidik parmi tsii^ 
d'autres j foit enfin qu'on jette les yeœr 
fur les pertes, les depeai^, k» ddfbla- 
Ciohs & les prodigieux ^Ruts qu?eUa 
coûta i l'Empire Romain. X^Émpc-* 
reur attentif au dan^ domeftique n^* 
bandonn? pas fenkinett les cô))quêtes 
de.fba Predeceflbur; il n'acheta pas &u-^ 
lement k Paix a^fec fesyaifins, il raf^- 
iembla encore toutes ks forces del'Em- 

Ere pour réduire tm Peuple, qui dan& 
^ s nouveaux accès d^ & n^e ne ccm-^. 
UoifToiç point de dan^. 
. RuIHis Gouverneur de la Syrie hor^ 
d'éut de ibutenir l'efF(^ des, rebelfes ne: 
fit que tirer la guerraen longueur. Se* 
vere rappeljé de la Grande Bçpugne pour 
cette guerre n'eut pas d'abord un mcil* 
leur mcGcs. . Mais como^e l'Empereur 
«li accourut en Syrie avec tcmtes iè& 
forces , fe trouva biet^ôt à portée pour 
envoyer uns cefie de nouvjcaux fècoursj^ 
le General Romain afiRûblit tellement loi 
eimemis, tantôt par des furpiifes ëc tm^ 
tôt par da diycxuons , quelf}uefoiseniair 
retrenc^unt Jd Vivres*, qu'ils nefmreiK 

, V plus 



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fér le FH$ de Die». ^^ 

jtes refîftcr. Il en remporta une i^- 
ne Viéfeoîrc; jnais fi fanglante , fi dif- 
putce qu'elle fiittpleurcc du peuple Vie- 
toneux. 

L'Hiftoire remarque au fiiiet d'Adrien 
tçois chofes qui marquent le ctraftérc 
particulier de fon régne* La première 
cft qu'il paflbit tout fbn temps à voya- 
ger dans les diwrfesProvinc^p àç l'Em- 
pire , la (èconde qu'il menoit toûjoiu-s 
îbn armée avec ku, la troifiéme qu*en- 
a>rc -qu'il n'entreprît jaimis de guerre 
étraxigére il ayoit les plus belles troupes 
du monde 9 & Ic^ mieux difciplinéespar 
k foin extraordinaire qu*il en prenoit. 
En quoi il tf étîoit nullement inférieur i 
Trajan. i 

. Tout cda tendoit à lam^mc fin , qui 
£c(nt de fe precautionner contre lés tu- 
multes 8c les fedttions dont fbn Empire 
fut toujours agité, & fur tout contre te 
(bulevement oh peuple Juif, que le Ciel 
conduifbiC i fii dernière ruine, en le li- 
vrant à la propre foreur. Car au refle 
Adrien n'efi: ici que l'inilrument de la 
veiçcance celefte. 

La guerre qu'il fait aux Juife efl l'E- 

pée que la jiwice de Dieu fl|et en (a 

4^ main 



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94 VOniftrturn des feft fâ4ux 
valkh peur pumr cses P^icicfcs, qui ont 
«m à nç»>rt le PriMC .à^ la vk. Ceft 
une grande, une longveÈpée qui fmpe 
par tout où le trouve encore quelque 
refte ije cette génération fariculè , de 
tre peuplevmfenlc qui avoit demandé §c 
Piopiietizé fà propre perte, en s^écriant 
jTvec plus de vérité qit*il ne pcnfoit, fin 
fmg fiir par fiçm^ & fiirmos enf4m. 

Vous n'en douteiea potet fî ^us fai^ 
ts& ^tendon à l'exa^i^'juftefiè delà £- 
gure fymboliqiicr Car on ne vous dit 
paifimplaiaent que ceXIiwalier avoit u- 
ne glande Epée: mais bien ^H*Mne gran^ 
de Mfét iui fnt dimnét : Ltnfm dmnér^ 
£c par qui ? Par celui Ja même qui en 
achevant d'exterminer ces meurtriers^ exé- 
cute & cK^ibmme une vengeance , qafil a 
{»rediï]e bai^roême œnr ans aupravant. 

V; // fmt d^îmé k teù^i fm Jtmtmèn-L^ 
tt de0f$s dû' foHVêir iter U Paix de ta 
Terre , di^n ^u'en fi tm Mjin pMMtre. 3Lc 
iènseftb^ âcile. Adikn quieft ce fe* 
coma Ga^^yier ^ eehii qui d^tles ré« 
nés detL^Ëmpire aprè» T^^an.^ ^rien 
deftiné à exécuter la vei^eancc cebfte; 
txsûZcïSL^Juià avec une ngueur inouïe, 
& tant fiar cette rievéri^L que par ion 



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sauvais Gouvernement il donnera lieu 
àocs diflèntions^ à ces tragédies où Ton 
verra les fujet» de TEmpire s'entretUCT, 
Se fè baigner dans le fang les uns des 
autres > pour acomplir le oonfeil de la 
jttftice de Dieu. 

OcSt la vciitéHiftoriquc&LittOBUe, 
îocoateilabk par l'événement; fie qui ce* 
pKKlantnovcHisfnroîtra guéres plusclai^ 
le qtfô la Pro^néde même^ ^quand on 
?ous aura expliqué tous les termes de 
celle^i , felon notre méthode,, œii cft de 
ne rien lailfer i5ms examen. Il èiutdonc 
voir I. c?que c'eft id yM'éter U J^étdx 
df la Terre a. qijçlle forte de guen>a 
c'eft quecelle on Pw/entretike^ oùTon 
s'cgoi^e l'im Tautre. ^. Ce qu'empor- 
te cette exprefficMi i il iMifitt domtéji^à* 
ter U Paix &c,, 4. comment tout cela 
convâent a Adrien & œ iaïu'ott convenir 
ai^cun autre qu'à lui. 

A ré^ddup3mnier,laT«Tcfeprond 
pour la plus coi^fiderabje putje de h. 
Terre, reîime fous une mêiB#4ominft*« 
tion, ou TxjarnnÇœpjPcUaiviii&l, td 
qif^ ici rEmpire Romain, Oeft mx\& 
^parient ks Auteurs facrea &r profa^ 
^oes. Nous diibm tous les jours qU'Au^ 



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gufte pDfibdoit l'Empire du A^mdo^ 
tgùLÛ étK>it le Maîtze de la Terre, €om«î 
loeSt. Luc àit^qu^un -iiit fut publié dt 
fa parp de Cezjtr AugKJ^t ^ue t4su PV^^ 
niv^rs fut emroU. £)^iel avpit dit dans 
ce Icns que le troificmc Royaume rc- 
preftoté par l^rain ée la ftatiie lûyfte- 
mife , que le Jtroifiéme Royaume ^ qui 
eft PËmpire des Grecs , dominer 9it fier, 
teute U TVrrr ; : Jeremie que tous tes 
Mojêumee de U Terre étoient en U mjtiu 
de Nebmudnefkr & conshattûient contre 
ferufaleen. Ifàïe que U T^rre eft froiffée^ 
écrJfsey remuée de fa pléice ^ ^eUechan^ 
€*Ue , comme un I^pume jvre , ^$PelU 
tombe pour tien plus relever pouç mar- 

Îier k ruine éclatante Se fans rctpur 
un Empire quitenoit la plusgranda 
partie de la Terre fous le joug. C'eftcn 
itrivant cet uâge qti^on nous parle au 
chap. i6. de TApocalypfe d?unc ligue 
des Rois de M Terre é' du Monde unl^ 
verfel^qu?ên ajfemble pour ce ^gr and jour 
dnta batuille du Dieu tout puàffant. Tel 
eft le lènsde cct£e]expreffîon ^^sceteni» 
droit. Vjl Paix ïcft ôtéç de la Teni^ 
parce qu'elle Peft* de PEmpire Romain^ 
^quà laent h plus confîderabte partie delà 
Terre fous là domination. Vous 



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-"^ fdr le TilsteDieu. * < 97 
■ Vous Iç comprendrez facrlemcnt fi 
voue i-cmarc^uèz en fécond lieu i\ùt ces 
-parole$ oter h Paix AJîn qu'an s'entntHe 
fignifient non \i ^erré en ' gcricraL: 
mais tine ' euei'rc avile en particulier. 
-Quand les Prophètes parlent hmplement 
de la ^erfe, ils difent ^/^'/^w^ iV^rr&w /f- 
•^tf PEpie ehntrt une Antre Nation .-^mais 
quand ils caraftérifent une guti^re' civile, 
'ils' difent que Dieu * livre h^^hahitam 
ttun Païs entré les mains t'ttn 'de^' l'autre^ 
^H*il y[Â HH gr%nd tronbleentr'^ef^x àejàr 
h Eternel^ que thacun Jai/tl la main de fin 
■frochain , 6c ccrtnme on s'exprime ici, 
lîiue les Hommes s'entr*égorgent:,s'entre- 
tût'nt. Or il eft impoflible ; qu'une 
guferrè' civile^ agité dans fe même temps 
toû^'lés Peuples* de ht Terre fans ex"- 
ception, qu'çlle^ étende fts ravages de 
1 un à Pàutre Pôle , de ^extrémité de l'O- 
rient jitfqu'à celle de l'Occident \ juf. 
qu'à ne Jaiflèr aucun çoincte la Terre 
tju'^elfe ne couvre de finig. 'H faut donc 
netrdndt'c le fens "dé'èetté expréfîion. 
Vous tn ionVèndi^z' fans peine. Vous 
m'avôiieréi bien 'encore que cette guer- 
re ainfi- retrcinte à PEmîpire Romain, 
E qui 

:•» >ik>iacht cb. U* ch» 14. 

4 . Digitzedby Google 



J98 ' IfûmmrtmeiesfifffiMx 
qui étoitftiors la terre , parce que ci- 
tait PÇ.inpire Unwer^l , iur taMtmx r*^ 
!jx>rt à iSt. Jean qui vivoit fous cet Ëmpl^ 
re, que cette guerre chrik tfeft ni cel- 
le ée Marius &: de Sylla. ni celk* de 
Cefâr & dcpompéc, m celle des Trimn- 
yirs^ ni celle d'Othoo & de ViteUius 
oir de yitcllius & de Vefpafien pàijJP^ 
putai^t l'£,mpirc. Car tout c^Ia ixoit 
f^Ké au X£x^% que St. Je^a ^^thm^mû 
ûe ïa rcrelation celcflc (bn$ l'Uç.dcE^>2 
ftios, Quç relte*t-il ^mc fiotm gu'cai 
»ou$ parie ici de U. g}»?»: des Juâs &■ 
desR(wam3,qiw arraî^ ks ftijet»4unDH&* 
rqci Empire lêe uns^ contre h» autres, 
Ipierrç plu5 fiwgjîame quaijciuie «içsr 

Srcccdcntçs, pui$ qu'elb coûta U vi^ i 
ou2se^ pu quin:^ o^ mille' perfonnes,* 
rorrç qui eâ ici ^uq$ ii^y^tabyielieu» 
qijli oç peut ètv^ phw Juiteuaenj: pW 
céci^on l'QiA-e deséyenemeuis, puir 
qH'fe^le-'fui» m Q^dlFf çbrwolqgimie 1^. 
Viftoires do tvi^i qw «ft if* & pJ??»' 
jtoier O^vaïicr :, çoi^m^ p» l'î< vw i «^ 
:^ d?au&mtplu$ d%90de <](tËe r«yeU«iQn 
qu^ello^ft UA accicwfilifl^wc^i^Ji^ mafw 
eue du confcÂl 4s l>iett ÔC 4e» a»^ de 
i& juftice. 



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1 



Par U nu ék Dieu. " 99 

:c cxprcïïion, i7 
^aix de la terre^ 
iutre. Il iui fat 
les Ecrivains Sa- 
rc qu'une chofbi 
î eft lîefoliic dati* 

exécutée fur k 
& du bien Se du 
de l'un 6c l'autre 
flèni: à la caufc 
ncttrcèn œuvrc^ 
:^ b fureur^ le 
1$ que Dieu pcr*- 
k^ deffeins eter-* 

ii miicricordc. 
façon de parler 
û cette rcvcla* 
parie de qlutre 
tre Minières de 
rs de icm^ge^ 
^niié de nuire à 
Tantôt en tùmg 
la fecoiîrde Bête^ 
:ux cprnes cohIm 

paripit comme 

ik demie de f^ 

liel^elle feduifoit 

ks (Habitansf de la T&txc Tsoitôt t>n 

Ex nous 



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ïoo VOmvemtre des'fâpfYea^Sc 
nous dit de la pranioTe Bête qui a fept tii- . 
tc^& dix cornes,' qu'il lui fut donné Une'' 
bouche proférant de grandes cliofes^dés^ 
blafphêmes, q^^il lui mt auffi donné d#fkî-' 
»e la guerre aux fâints & de les Taincre,^ 
d'avoir puiflànce fui*t(mte tribu , langue 
& natioafic d accomplir qu^^rîte deu3G 
mois , expi-^ons â:r^cs & dutfcs en ap-? 
parence : mais en efiet d'une forœ& d'ùn^ 
beauté toutediyine , qui emportent &ule^: 
ment , que tout çbcit a Dieu jufqu^à l'im-: 
piété, iulqu'à l'idolâtrie , jufiju'aux voyes^ 
dès médians, dont ildifpofèavec^n fouve* 
rain Empire, puis qu'il les dirige comme il 
lui plaît pour fa^loirc^ pour k bien de fès 
cius.feloû les veûes defon acforable&geflè- 
Nous avons dit .en quatrième Bc^ der- 
niei' lieu que ce qui eft dit ici du fécond 
Cavalier myftique convient parfaitement 
à Adrien & nelawroit convenir à aucun 
autre qu'à lui.Gcla eft déjà allez clair,puis 
qu'Adrien fuixéde iuimediatement à Tra-^ 
ym qui eft le^ premier Cavalier* Car ni 
n?y a eu qu'un Trajan au Monde , il 
n'y a eu uuffi qtf un Adrien & l'un a 
été ti'ès certainement le Succefleur, de 
l'autre. Que (i ces deux Emperairsfont 
jemarqvuibles, les çraits qui le;» caradé-'. 
iu. ; , ^ rifent 



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«vendît le Sémt,.qi]àttd il Mvc»t cô^ 
rëflmné% la mort ceux qui avoiem: iréri- 
tablcmaat c<Mifpiré. On ctoit fiitpris âe 
k vok accord» libéralement du bknâc 
des piiviléger anx Pfôvinces , pend^iit 
.^il tnûtKHtaveenne rigueur in&ppor*- 
,iable ceux qui y avoiènt la jprincipale ^u*.- 
tontL II votim que Tnjan triomphât. 
M>rès & mon. Il iit port^a^Capitdbe 
ion imagcCoisromice deLi^urier av6c là 
Pompe otdiiiaère dans ces ocfîafîons ; £c 
oepen^mt il abllit, autant ^le cela fut 
en fon pouvôir^cousfcs monumq;is de 
(à gloire , jufqu'à ce fupci4)e Am^phithéft* 
tre qui feifoit le plajfir du Peufie Ro* 
tomnr Sous pre^xte de ibulager cei^c 
qui étoient obcrcï de débtes, on brufci 
jmbliqiicment jpar feo cmirç tous le* 
contnbfts des particuliers, comti^ û)sl 
ruine du comïBett:c & des femillet ai- 
fées eût été une . fburce de profpérité 
pour PEo^irc Romain; On l'a vei» 
maltraiter puWiquement ua de fes af- 
frftîKÎiis , parce qu'ë àvoit k Aaidie^. 
ëe fe prom^r enti'e cÏèux Bénateur»,^ 
pendant qtf&ant aux Maîtres la Jurris^ 
diâio^ que laJLoi burdonnoit fur leurs; 
dclâvcs , il rempliflbit kur ii*fon éc^ 
. . : . trou*» 



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Ï04 L'Cifhf\r^lg^<sdiçsSep^4Hic 
Q-ets,4erla n^gp pouç prçlijnger fe yîe^ 
il finit; 4ans iç,adcfpoji;;4e m» pauw>il'> 
obtenir 4e ^.^mi? iju'iîs liuidoRE^lflfej^ 
la mort.. Antonm lui rdjifa^^^. fanefh^ 
fecours. Il einpêcha< tnême.pai: fe& lar-v 
mes que ^ Séi^t ne ci>ndawrât (^s^/ 
Qioire 5j mîiis il pe piit çm^êdaer, q.u^^ 
tout le mbnçlç n^ fe pjiHiît 4£,1|( Df^otr? 
d'Un Homï^e flm -étoit }ui[leBfîCi^.,reigarr. 
4e <:ommc le fieau 4e fe Patrie ^ puisw'il 
avoit allumé le feu de la diyiuon oans^ 
tous les ordres de PEt«t. , " 

C'en eft ^aflèz pour vous faire ^ voir; 
comment cdui^ijiét<Mt.affis ftir JeGJjipn. 
val rou3ç a, rempli fa -deftinee,etî. étant 
la ipài:^ de la Tei:4;e du de jav pj;4fliqk)ale, 
ï>artie de la- Terre, c^eft-à-dire ck^l'^Èav. 
pire Romain. Mais il femblc que nor 
tre oi-ack s'arrête à quelque chofe de plus> 
particulier. Car il n'eit pas dit fimple* 
ment f «V/ luffHf donné à' om. l^ Paix{ 
de l^ Terre : mais bien qfi\U Imfutijion^ 
ne d'éter la Pa(x de U Terre ^ afin quyn^^ 
fe me tnfi /Wr^, -ce f^\ a, un Tappçrt 
immédiat aux divifions & à U guerre^ 
civile, dont nous avoitis 4ga parle. Il 
feut donc s'arrêter» principalement aux 
çaufcs prochaines de ces piaflacres, dç ^ 
'" , " ' " ■ " . ' cette 



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^Y^ldMjbtutuiNqué de tant d^ 

ae^ de, cet Çiajçeceur, Oa 

'"^'"-|^à ,quat|ç piriDcipa'cs. 

jPa isomère fâàafque de 

etirCcg^Qt h^ le Peuple âc 

''^l^•yl4)kr u^P'fîater le pre* 

^Àaltraiter les autres ; ce 

]a multitude ,' natm^Hewpt 

^ '^ ïubocdinatjon, 4v<tef^- 
' ^;&$vÀ?0)iVeri^i^J^ ^ 

"^ ' -^ vouloia^î» tnc- . 
^'Bfippfeur .qjbiigé de 
fpajtlm-c^e^jroméioit 
m. PEwIre ûs troupes 
tjbica.difcipliniees j il les* 
^leîtilement, Cai*Je feu de 
.à:eignoit ipix ié■ptOm.^ 
t' lieux où jt èmv ta per- 
îoir^j^s cèuXv<W?il ve*, 
' Éloit il dans.PDrient 
^iur .iêi pas pour pacifier 
fc. Avoit.il.rctabli 
ié&. Gwles' &: J^QSf 
îi^itvÇWrir.jdé PÔtci-. 

yjWjij 'itCex.*^if: Que^ 

?ï|€^# quetflûx & reflux 

1qî«;, Içi^^Jfeiifs, profitèrent 

' E jT ' pour 



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{>Qur leur malheur ^ pois qu'iisr pr^int: 
e t£mps de iba cloignement & db ce*-» 
lui de fbnarmée pour recommencer leur» 
maflàcreS) Scpour iè &ire enfin ooermi'- 
nêr par PajEFreux caiiiage que leç Romams. 
firent des Juife à leur tour, ièlott que 
Dieu l'avoit rcTolu dans le confia de Ik 
juftkc. xCar il avoit été donne à le«r 
limpcreur d'ôter par fbn mauvais gou- 
vernement, d'ôter la Paix de la Tcrre^ 
afin qu'on fe tuât l'un l'mitre. 

Nous trouve» une feconde caufe de 
cec combuftions dans PemÊtement d'Aw 
dricn à rcnverfer tout ob que fonPréck-. 
teflçur avoit fidt de meilleur. Traj^i a- 
voit pouf maxime de fe feire«imer i^ 
dedans & craindre au dehors. .Celui-<s 
prend le contifepicd. 11 fe rend Phcw* 
reur de fes ^cts & s^upiiert l'amitié des 
Barbares. Toujours fingaiier ôc cxtm* 
i^ant dans fes faataifîes , tantôt il fepare 
les terres de PEmpirc de celles de fe» 
Voifins par de vafte paliflades , baméres 
de Part moins fm^ que les Riviàfcs^ 
ks Montagnes, qui fom, celles de la na^ 
l»ire 8c feulemem propit^s à wukipiiiF 
les giterres en iqtik^liant tes différeittis 
ce ou il voubit fttr tout cviter. Tan? 
- - tôt 



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m^kPHlie DÎ^H. 107 

^ <ies R.OÎS étr^lR^ 
%t Ijfet*' !^é(fccfcfl&ir 

^M^p$taû hazafd 
^(f lfiâ«ïKiîïïe âla dif- 

t^;*' 'tantôt ïî.^lûn- 

3C$^;<mi âfliirdhî» le 

?de^Empi#di|v^^^ de 

é6i'^ livré mnnefe au 

i;W^eife fe- 

;Ml^j|i iesti'ou- 

^Itir reftc; conÉne s'il 

lotjçpr dojcowjfiêtes 

• CTi rafi^ç, Tan- 

^dteunclites geflr 

taii«efc^Wcmbfemu- 

3 lJcrEtri|ifc' çofltlr'eux, 

"^^ fiShp: fcs mcîHeurcSi 

^malheBrifcufç expedi- 

3f|èâë;ï#ildanl'â§|8^nMefr 

rereiitm^ - 
t du Mori- 
11 kVoic^ronquis ne^ 

^ 'Ki&rlVajs&ifçutf 

I reiïktktttlè» Peuple» fous 
>' E 6 fon 





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l oB VOMertmrâ -du fept fkunx 
forfk^ïflànce, :& en punil^t la rcbel-; 
lion cks Juifs ^ qu'il laifla environnez dc; 
troupes & bridez par de bonnes garni-* 
Ibns. H ne tient qu'à fon Succelîèur 
de pourvoir au repos & à la fureté de 
l'Empire par les mBmesjnoyens, puif^^ 
que tes forces ne font pas moindres & 
font mieux diiciplinées que celtes de 
Trajan. Mais ces deux Hommes font 
trop oppofez par leur deftinée pour ne 
Pctre pas d^ns le;ur conduite. Il faut 
que l'un renverfe tout ce que l'autre a 
établi, puifque Pun eft fait pour la, 
gloire des triomj)hes & l'autre pour 
Phorreùr des maflacres^ que l'un eltaf^, 
fis fur le Cheval blai^c & l'autre fur Iç. 
,Cheval roux, .qi^'il eft donné à l'un 4fl 
Jortir fonr ^/tinc^e, o\X de quitter ^ les li-* 
mites de la République pmir rempoiter^ 
Viétoire fur Viéloire, & à l'autre d'à-, 
bandonner le dehoi^ ÔC de.fè concentrer 
au dedans , pour joiif r une afireufè trah- 
ie , dans Pçnceintemême jdç PÇiïipirç: 
Romain. ^- ^.;'. •-.- ..• -.:.;-; i^j ,^ 

, Une troifién^e cay,fe de ce^jdejÇordrçj, 
c'çft le bizarre deflèm qu'Adnens'étpii, 
mis dans la tête delbparer Ja Syrip dç, 
kPh^içie^.en hain^ de la Ville .d'An-; 

tioche, 



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^Par le JHIp d0 DieH, v 109; 

tiochc, dont U vouloit borner la juris- 
diâion & limiter les Privilèges. Soit que. 
Ips Habitans,4e cette grande Ville euf- 
feat attiré fon indignation par leurs pi- 
quantes railki'ics, comme quelques-uns 
Vont crû , foit qu'il fiiivÎD fon génie, 
qui étoit de gâter fes afiiires en raifanc 
tout deti-av^rs&à comretemps, il vou- 
lut bien^ donner au3Cjui6 le moyen de 
£brevdlter,& fe retrandhèrà Im-mcme 
celui de réprimer àc bonne heure leur 
revoltev^n mal-taiaitam contre braifou 
& la bpnhe jjolitiqu^ cette Métropoli- 
taine de POrient. Tout fut rempli :cfe 
trouble Çc de confufion dès que Je feu 
de la d^fcordé ait allumé dans le CheC 
des.Provinccs, dans le jeentre du Gou-, 
vcrnemcnt où . CQrrcfppndoient les- Pjeur. , 
oks de l'Oticî»: & lœ Jûift ,dn particu-j 
Çcr. ■ . ; ... ;. ... j ..-. ;. . \ 
Il feut avcMici* pourtas^ que rien n'a 
ttuit contribué à cç|tq ^erre que Pexcef-. 
fiye riguevir 4'A4rien:a)i|jErc cette Na^, 
tion. Il y ^ appîirçncei qu'il a*witçom-- 
inencé : de^^ maltraiter Jes J|iifs.dè*;lc. vi-, 
vaut de .fon Prédjpcejfleur, Jors qu'étafcJi 
GQUvcmçur de la Syrie il avoit Pœil f^r, 
les Pf oviîK^s çfi ;dfçà, de l'EUphrate , en, 
:.. ' È 7 Pat- 



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Ihàj&SiCt <k Trajan, alors occupé à fbn 
c^>edition des Indes; 8c il eft vrai feni- 
biable que ce mauvais tmtemcnt fut en 
partie k caufe de kur prcmiéîé itv©l— 
ce. Mais ce qu'il" y a cfc cemin^ ifeft^ 
• que depuis qu'Adrien fut parvenu à PEili- 
pix^e, il ne cefia d'irriter k deièfpoir dc$ 
juifs par des vexation», dont ou ne ^é*- 
toit kimais avi^ Il rédifla la Ville îte- 
Jcrulàkm , ctétreite p» Tite , ^il ^p* 
pélla nÀBlia de feanom, &: dom: il m 
une Colonie c^étranger^. Il bâtit uti 
Temple à Jupiter ôlyjsnpien damlapk* 
ce même où étoit auparavant la maifbn 
du vrai Dieu , & pcMif achever de dcfëiZ. 
peitr cette Matioh il hii défendit de fe 
circoncire. On adjoute que pour fe iiio- 
,qlier de kurRdigion il fit élever fur la 
porte dç Betkhçm rimagc dHin Pour** 
ceau, taillée dans fe ma!lMc;fuivaht eo 
cek ih c^^somxiÊt erreur des Gentils, qui 
s*imaginofeatit que les Juifs adori»ent cet 
htàtc^VyWm to'ils n^h niangcoient 
poiiK k criair. Il ks eieila pour jamais 
<fe letJr Patrie^ kur deflfendant d'apprcK 
cher de Jerufidem , fi ce rfeft uîie fèis 
tous ka ans, pour j^urer fur fès nâ- 
aes ; encore kur éi^bft on acheter ks 

lar. 



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fidiolt paver Ui 
^_^ ummé: Mus 





ment. 



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ment , tetparquons que <fens Ttin &tlmî§. 
l'autre la gjuerre fuit les mailâcrcs.& ne 
les précède pas, que TEpée vierac après 
l'dprit (jic difcorae, &' non Peipiit* de 
difcorde après PEpée; Adrien punit p^r 
une jufte & terrible gucn-e des mîtflk- 
cpes déjà commis & dont il a été Poc- 
cafion par fon mauvais Gouvernement. 
C^eft la vérité de PHiftoire. Il fut don^^ 
né a s^Ihs qui étokaj^s fur UÂ2hival roux^ 
il lui fut domté de fauvoir ottr U Paix 
de la Titre ^ afin qu'on fi tUf Pun Pau^ 
ire & une grande Epee lui fut donnée. 
Ce font les naroles de Poracle dans leur 
Oifdre véritable. L'ordre des paroles de 
k Prophétie efi donc cék4 des ^éne- 
mens. Rien de plus p^ quç Pex- 
^reffion de l'oracle, rien de plus cKvin 
que {à parÊiite conformité avec Pévéne* 
ineot. 

fmis le pjmd jlnimal. C'eft ki k* 
^fcicpnde mjMTCiic du nouvel Ifracl, cam- 
pant dans fon èefert. La -première étoit 
vers Pôrient. Celle-ci elt.vçrs le Midi,. 
La première a été dirigée par Penfeigncv 
qui porte kfigiireduLionj c'eftlepre^ 
Dpîier Animal ou PEtendart de TOrieiiit, 
Celle-ci l'feft .par Penfeigne qui porte 1# 



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V4. J^an^Siis^iei}i$si^ \ t\% 
figiare du BdKkifi; c cft le fécond Aoimal 
ou PEteEi4^uiixiu Mt4i. Vous voj^ce la 
çhofcfdaBs&n emblêmçi k voibi dans 
Ê vérité. * Comme lôiifqUe Trajan par 
fcs Viâoircs a c»ivcrt la porte de l'O- 
rknt i la Prédication de PEvangile^ le 
Clei^ Chrédcixdé l'Orient a^cfféde 
ce côte^là la ifiarifhe ^u Peuple* fidelle; 
ainfî^ quand' Adrienal ouvart la p®rte du 
MidHux progrès de' l*Ëvangile^ j^r la 
ruine entière de ks pkis dtii^sreaix en-'' 
nemk , qui étoient les Juifs répandus 
dans les parties Meridionaks de PEnipi^' 
rc, le Clergé Chrétien du Midi a tour- 
né de ce :£oté^li &: y a adrcffé les 
pfts dçs fiddles: mais remarmiei bien^ 
que ce^^ne. J<mt pas ici deux Etendâits' 
muets 4 inanimez, infënfiblcs, fans voix 
Sclàïis mouvement, comme ceux de Tan- 
cien Ptaiple: ce* font des enfeignes vi- 
yantads, animées, xaifonnables, desEten-- 
4arts5ui<mt3xies yeux pourvoir, & u-^ 
ae vojxpoiwî dire ce qu'ils voyent, qui 
JUH>nt pas .befoiïi d'être poftea à la tête; 
de la ; multitude , puis qu'ils marchent les - 
premiers, & qu'ils fe font fuivre du 
pçupJe, cn^Jui difànt viett& voi. 

VU. fTien & voi.: Où. faut il qu'on 
i V ' ^ ail- 



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114 VOÉf^m^^'J^fiftfiémx 
aille ^. te qu'y ft-t^il à votf. Lô vmi* 
Il &it aller ^remplaeer k Peuple quo 
Diçu ëcÉivoue pour ficn ^ dans Wle dt» 
Çhvpfe,tfoùlc$ Juifs font bannis àcaDM 
iè ae , leurs horribka ii^i31icic$ ^ dans ia 
Palçftine^ dom ils fom âoignez p^ tes 
édita rigoweux de l'Empereur» dans là 
Pheniac, l'E^gme, le Pais deCyrènc^^ 
la L}4ûe écc. tm les> }tii& nbinbi^ux aiipa^ 
çaivant comme le SaWe cfc k Ma .& main- 
tenait ictreiNahest^ pu* k juftice de Dieu 
iSEU'ont place à tanj: d'Eglifes Chrétiennes*, 
confidcrables par leur nombre, fi flori{l 
lântes par leur piété, qui feront reiinies 
fbus les deux Patriarcfaats du Midi ^ ce- 
lui d'Alexandrie & celui de Jeruiàlein. 
.Qu'y a-tril lavoir? La gteirc dcDieii^ 
manifeftée tantdan^ oe jpogemeiit que dafi$ 
l'accompliflcmew des oiacles qui l'ont 
prédit avec toutes fes jiirconâânces. Da- 
niel avoit anoncé cette ddblation & k 
es^fede cette defbl:aion en diânt^que le 
Cteift fcroit TCtrcnchc: mais non p» 
pour foi, qu'enfuite k Peuple du con- 
duâmràvenir (ckrEmpareurRcNiiaiii^ 
cp viendroit exécuter le jugement d6: 
I>ieu^ k Peuple du conduâeur détruî* 
roit k Vilk£c le Sanâ^iaire, que la $u 

'•en 



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• Pât U Fils de DUm. riy 

r& feroit avec débordement ^ les defbla# 
tk>ns étant déterminées jufqu'aii bout de 
hgoerre; que les ailes ^xxninables (les 
Legioos Romaines appellées ainfi à eau* 
iè de PAigte qu'elles avoiem pour cn- 
feîgne , & qu^elles adoroicnt) que les 
Ailes abominables cauferoient la défbla« 

* tion îufqu^à une etttiéi^ (X«iibmption, 
;ûnfi déterminée, aiii{iréroliie,queladé- 
ibktion fondroit fur le defolé ^ ou qu^ 
toutes fortes do calamitez accableroient ce 
Peuple y qui ne feroit que défoktion èc 
miferCi I(aïe avoit veu le même événe- 
ment , & en avoit^us détaillé les cir» 
conftaypices ckns la Prophétie du Chapi^* 
tre fixiéme de fes. revektioas vf* lo, i f^ 
Ix, f ^ laquelle vous ne ferêss pas mal 
4e lire iavant que de pafler plus avant. 
Là Dieu- firit voir à fon Prophète . i . que 
les Juifs auix>ient le cœur eMïaiffé par 
Pèfperancè chamelle d'im Même confort 
H^ à leurs defirs, & qu'ils fe confirme- 
ix>ient dans kur pr^ugé pat lès oracles 
de notre Prophète, qu'ils tordf oient à 
leur propre deftruÔion ; car c'eft ce 

' qu'il feut entendre par ces paroles, de 
Dieu à Ifaïe. f^a^ ^S^^Sf *^ ^**^ ^ 
Ci Pff^k^ afin fi»W »# Vffj^t de [es jeux^ 

& 



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%i6^ L'OuvertÉtre àts jept fiastK 

Ion le geaicde la langue faintc^netnarqiic 

}?;is * tant Un ordre de Dieu que l.^infiuUibi* 
ité de l'événement ,' Scd^nton doitren-^ 
re lefens de cette manière. Il arrivera que 
ta Prophétie, mal entendiie de ce Peuple, 
fçra una occafîon d aveuglement pour 
lui , parce que ne pen&nt qu'à dès Vi- 
ctoires, à des .Triomphes mondaifià^il 
•fcttçndra .un Mefik magnifique &; cw-i: 
quèfant, & qu'il ne voudira point d'ua 
#toi fouffranj: 6c humilié, ce qui lui fe- 
ra rejeter le Chrift; le Rédempteur du 
Monde, oui. n'entre dan3 & gjoire &. 
n'obtient le pamgqde$îpui0àns qu'après 
avoir mis iqn aoae ep icK)làtion pour let 
péché ^ fen voyant ils . n'appercçvrpnt 
ppint, ce que tu Iptor diras dç ce Roi 
célcfte né fd*vîra, par la corruption de 
leur coeur, qu'à les entretenir dans l'ef- 
perance du régne charnel qu'ils atten- 
dent. Ils- verront la gloire du Mcflîe : 
çids ils la verront mS, dans un ordi'e 
ïtnverfé , avec des yeux de chair 6d de, 
4ng, leur cûçur fem eitgraifié plutôt 

3a'elevé par ta Prophétie. 2. Dieu lui 
onne à connoître que cet aveuglement 
d'Ifraël fcm la.caufe (fc fa perte, §c.q^'il 



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leites boTTtes E)Ktï a iferc 

Jfement , ' .^ cette quei 

#^^"^«'•5 il iui^ tt^ 

f'A^- tf^ «âifip ' iesf^ilhi Aient tmii^ 

& ï^mê^s dictes; 

%. . ^paarqne , diihnârçti^nt 
kmblesÙfa^ftmi^ d^ iuifs ,5 Tune 

'^\Hm yijm'PM^ién^' m ait 

tJli^g^Ùm 'Jk Pais ^*^hi f^ÉWcb 

"*'^^-^.^ &. f$th^ \eUé ftrà 
„ «là ne veut pas di-f 
'4gy petit nombre de 
nit' chas cette * féconde 
'4bnU8nçût cfue depuis 
""' ftl^B^ la fcton^ 
^^ ^, „ Ad&n le Paîsr 

le pax l:*é*éae£^ent. Car 
fx:c tr jfte refte de Jirifl^ul 
;«Snflfd©- kiir .Patrie* qiii ^ 






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1 1 8 VÙHVtrtnrt des feft feém^ 
fc fouicvâ contre les Rx)n8iai0s fous le 
vèfmt d'Adrien i mais bien ceux de cet^ 
te Nation qui rempliflbient la Svric, là 
Çhemcic, PEgypte, lePaï^ de Gyrène^ 
Mie de Chypre, laLybîe&c. lefouels 
en fort peu de temps regagneient & re- 
perdirent k Judée, dont k févérité des 
Romains les tenoit éloignez/ 4. Safii^' 
l'on.apprend dans cette HProphédccQmf 
ment ce Peuple retrcoché dans k tronc, 
qui efl: le corps de la Na^Qi Judaïque 
iubiifteroit d^ fes rejettoos , qui font fe 
petituombre cîe Juifs , qui crurent à ?E» 
vangile 5 c'eft te fens de ces dernières 
paroles, wMts co$nme U fermêêê des chi^ 
nés é' des roHvns Je retrouve en ce, 
fu^f/s rejettwnt^ sûnfi la fimence fiiint^ 
fera la fentute du Pemde, Aprà cel» 
pourroit on trouver de la diflkulté 4^ 
ces paroles, vien ^ ves. Viens rempUr 
k place de& Jui& retrenchez par te juge% 
ment de Dieo, & voi & ju&îce , ion 
immuaUe fidélité &ià&gefiè dans le rem^ ^, 
placement cb ce Peuple prédit long tem9 1 
arrwit qu'il foit^uriyc. " 1 

VIII. Qmmd ;/ tut 9uvert U fécond : 
fèsm. Ce ne font point de^chofes paC'. 
iées <»i a>nnues de tout le moadeaii temps 
ii de 



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Par U Fils Àt Dieti. f 19 

4c St. Jean, qui font cachetées du (ècond 
km^ puifque JcTus Chrift feul paitou- 
wif oa rompre ce fcau pour mettre en 
évidoncc ce qui en eft cacheté. C?eft 
donc une nécéffité que ce foient ici dos 
chofes cacBées en Dieu, des fêcrets delà 
Provîdenœ , qui font encore dans l*avc« 
fiir,que l*événement n*a pas encore mis 
au joxEc , inconnus à tout autre qu'à ce- 
lui cpii cft au fêin du Peré & qui feul peut 
avant k temps ncHis m^nifeter fon con- 
feil. Telle eft la furprenamerevblution 
qiïz nom venons de voir dans TEinpirc 
Romain. Qui aiiroit cru que œt Em- 
pire Viâoticux ,4près avdir ddiûné la Loi 
atome la terre, fo^ le régne de Trakn, 
fe rendroét tributâiïti des Barbares k>u^ 
celui de fon fuccelïeur ; qu^après tâitt dé 
proipérité autfcdafts & tant de gloire au 
ddiofs, tournant fes arases eontx^ lui mê- 
01e , il (è baigncroit dam fon prc^e feng? 
te mc*Kic ne s?y fetoit jamais attendu; 
Qni aurokdeviœd^un autre coté que k^ 
-Juifs après avoir veu leur Ville détruit^ 
avec la ^rte d'ooke cen^ itiille de fes 
habitans, leur temple réduit en cendres^ 
& la^déechangéc^h guérets,penferoient 
à fofevoka^GoMye kurs^Tamcpioir^r^'il» 

• ; , ^ *-* ^ / . "^ , ■ le 

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lao V Ouverture dès fipt fenHx 
fe je^eroieiït fur Tes Romains.^'un ooiri* 
mun accord ; au tenips que la gloirç & k 
puilTaiiçp de ces dérmers' feroicnt^ dâm 
Jcuf plus , hai^t ; période ;: cjik punis de 
Jcyr rébellion, ife-recommenGcroienti 
leurs maflk:res avec plus de fureur ^qu^il» 
iivr^rpient ^eux & leurs familles à une 
mort certaine, malgré le cri du (aogÇcde 
la nati^re/, '^u^ils. ig feroient exterminer 
par.un accord. général, de ra^x concertée^ 
qui fert de mijiîftjx à la vehgeancccéieftc 
& qui Tifa^ I>icu; après l'avoir offçnfé? 

C'efl làcequePEglifcChrétîcnnCjtour- 
teifijtérdîéçqu'elk: étoit dans révéncmcf^ 
n'at oit^fg^rde de pi'cvoir, Voiei doricun 
fecrct de % Provideï^e inconnu au mon^ 
He 6c à l'Ëglife ^ Sciqu^ performc , ni au 
Ciel Qi i\xt la, terre, rie pou voit nous fer* 
re coîinoître , il ce n'clt Jclus Chriib 
C'eft ici un ièau qui cacheté le Conlèil 
de Dieu^ puifque ces çhofes. étôie^t lct+ 
ti:es . çlofcs pour tout le t^iondc^^ au tempe 
dç St. Jeaii;^.ç'eftl)e Jçcondfeauvpuifi 
que Içs deuxGayaliçrs^myftiq^ite? fe fui^ 
yent & qu'Adrien fwcéde * imnjédiatoi 
ment à'Tmjan. . ■ -' 

:Pcut on n'ê:re pas fbtpé de cet accord 
]hai3xi©n^«^ det.few. ^ fça*K4w^ilertoêjnc 
.. ' ' Cha- 



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Péir le Fils de Bien. - m 
Chapitre , de verfet à verfet à l'cgard de 
cliaque £èau, de parole à parole à Pé. 
g^d de- chaque verfet, dans une révéla- 
tion commentée par des événemens con' 
nus , par des faits cjui ne dépendent 
point de noti-e imagination ? 11 y a là 
dequoi deforientcr un peu l'incrédulité. 
Qu'elle tienne bon néanmoins. Leprin- 
cîpal refte encore à faire ^ Se il faut, fi 
l'on veut s'afliirer qu'on a la véritable 
clef de l'énigme^ qiie la fuite des évé- 
nemens expliquant la fuite de la Pro- 
phétie mette la chofc au 'dcfliis de tou- 
te contradiftion. 



TROI- 

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b IX L'0HV4rtHtt def fipt femx 

TROISIEME TABLEAU 

PROPHETIQUE 

OU 

LA REVELATION DU 
TROISIEME SEAU. ; 

Verf . 5-. 6. 

\^ Et quand îl eut ouvert le troifîémc 
„ fcau j*ouïs le troifîémc Aninul, <}i- 
„ fànt vien & voi. Et je regard^- 
„ & yoîd un Cheval noir, & celui 
5, qui étoit monté deflus avoir une Ba- 
iy lance en iâ main. Et j^ouïs une 
„ voix au milieu des quatre Animaux, 
5, qui difbity le chenis de froment 
5, pour un denier» & les trois chenis 
yy d'oige pour un denier, 2c ne luii 
„ point au vin & i Phuilc. 

I. TE re^mrdai & voici fm Cheval 

I Hâir. C eft toujours l'Empire 

^ ' Ro. 



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Par le Fils de Diem. i%^ 

Romain : mais dans un nouvel .état 

& fous une troifiéme forme , toute 

différente des deux premières. Car ce ^ 

p'cft ici ni rEmpiré viâ:orieu|c 8c con-» 

queranc^ nuurq^e par un Cheval blanc^ 

ni TEmpire déchiré par des guerres ci^ 

viles & Daigné de iar^, reprefenté par , 

un Cheval roux : mais TEmpirc paifiWe 

£c bien réglé fous Marc An^nin le De* 

bonnaire, do«it lé régne tout vertueux, ^ 

ôc pour ainfî dixe tout Philofbphe, na 

pas un extérieur qui frape les iêns a^ 

gréablement. On peut dire tout au con-> 

traire au*il afflige 1^ yeux par ia tri-» 

fte féverité , ce qui Eut qu'on nous 

le reprefente par un Cheval noir ^ fy m- 

bole d'un Gouvenoeoicnt qui a moins 

d'éclat 8c d'apparence que de force 6c 

de ftabilité ^ ^lus utile qu'agréa» 

IL Celm fui dMt m^nU àegks. 
Nous l'ïivons dit , c'eit Marc Anto- 
nia, iîuiKHnmé le Pieux ou le Dé- 
bonnaire, fuccefleur d'Adriea Se fbn 
fils par addition ^ élevé malgré lui & 
qui & fit prier long temps ^ pour ac- 
cepter l'Empire du Mopde. Prince in- 
comparable par innocence de ic$ moeurs 
V % *• Se 



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Î14 VOuvBrtHre itsfcpi fiaux 

& .par^Ia douceur de fon ' Gouverner 
incnt. • ' , • : ■ . 

11 cOTimença fon régne f)af l'éîoigne- 
mentdes Quadruplateurs , (i'étoicnt dd 
délateurs, en poflèflîond'accurêrlesgens 
de crimes ^Etat, pour avoir la quatriè- 
me partie de leur bien. L'Empereur lecartà 
d'abord ces Peftes publiques ; Ce qui fié 
cellèr Toppreffion des gens de bien' 6c Id 
fureur des profcriptions. Il vêoit dans 
tine douce familiarité avec fes amis : tnaià. 
fané en être gouverné ; iV préféra îe bienf 
de TEtat à toutes chofcfe, & fitfonfavo-5 
ri de Ion peuple, dont il étudioit lefoit 
Bc le foible, dans la feulé vUe de lui prp- 
Curer quelque fbukgement. 'C'étoit ùq 
homme' hé pour k félicité publique , orné 
dé toutes les vertus qui aflortifîènt digne- 
ment la louveraine puiflànice , adiîiirabld 
fur tout par fàjuflicejqui confervoit à cha- 
cun le fîeh,8c ne donnoit jankis au vice le$ 
recompênfcs de la vertu ; ce qui joint à 
tine patience, une application , une vif 
gilancc infatigable,entretén6it fî bien Phar- 
monie dans toutes les parties de l'Etat 
qVîé l'Empire fembloit plus: fur,& plus 
fermé par la vertu -dû Prince que par Id 
force de Jès Légions. . - ' 

Les 



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Le5 maximes. d'Antonin croient^ qu'il 
tfavoit rieç , qui n'appartint ^, TEtat ^ 
quç la Republique étoit fa femille; qu'il ait 
moit mieux conferver.un Citoyen quç 
détruire mille ennemis ; que l'oifiveté des 
particuliers étoit \yie maladie trèsdang:^ 
gereUle p^ur.PÈtat & qu'il fàloit que 
chacun s'occppâç, à quelque cbofe d'hon- 
nête. ; q^e, le Prince devoit , s'abûenii; dq 
voyager {buif:ent <iaïis les Provinces ; par-f 
lîg que fa fuite eft â charge au Peuple , 
quelque foin qu'il y puifïe apporter ; 
qu'on ne doit at^oir recours aux annes 
qu'à la dernière extfjçmité, €c moins poiu: 
^agrai^diF que/pQûf-. fe défendre ; qu'il 
feut retrçisicher/îes dépends, publiques ,> 
qtii ne fci-yent qu'à l'éclat & i l'oflentar 
tion, pour être en eut de foulager le. 
peuple dans fes véritables befoins Se dans, 
iès néceffitezles plus preflantes^ 
„ IIÏ. liavûh /ifn^ £alan^f /» fa main . 
La Balancç^eil: i comme cl^cunfàit , It 
ûigabolc ordinaire dç .1^ jùftice j - & nous^ 
venons de voir, que la juftice eft la ver-: 
tu de Marc Antonîn , qu'elle fait le ca- 
raiftére, defot)\rég^. Cela nous don- 
ae^ lij3u de. jtepondre àja quçûion c^u2" 
Von f^^ içi,^ iàvpir Tpoyrquoi 4e ces 



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n6 VÙHV9YiHre des fipt féaux 
Cavaliers my ftiques le premicrparoît avec 
un Arc, le k(xmà avec une Epée, 8cle 
ttxÀdémc ians Epée & fans Arc, ayant 
ièulement une Balance à la main. 

On repond que Trajan a dô ittt re- 
prefoité avec un Arc ^ frape de loin^ 
Çarce ^il a hk une guerre étrangère 6c 
éloignée; Adrien avec une Epée qui fra- 
pe de ^ès , parce qu'il a fait une guerre 
prochaine & domcftiqué; & Marc Ati^ 
\omxk fans Epée Se fans f^^ parce qu'il 
tfa feit la guerre niprèsniloin, deguer« 
re du moins qui vaille la peine d*en par- 
ler. Car c'eft un éloge que Phiftoîrelui 
dofiîie , <if Wfi> régné vingt & trois ans ^ 
fms répandre ni h fang de fis Citoyens nà 
^Imi des Etrangers ni mime celm de fis 
ennemis. Ce font les propres termes d'un 
auteur connu , ôc qui ne peut eue fufpeé^ 
dans ccçce matière. 

J^âdjpûte que, ce qi» le premier Cava- 
lier exécute avec PArp & le fécond nvèç 
la grande Epéç , letreifiéme le îskt de mé-n 
me b^uçoupmieu:iË avec k Balniœ qu^! 
tient dans & main. 

Car , <î Tw^n foumet TOrient avec fes 
Lcgiçns viâorieufes , qu'il conduit en 
perfonne jufq^i'au bout de ^Univers , Aa^ 

tonin. 



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Par U Fib JU Dkn. ti^ 

tottn iin^ fortir dcWtdîc,nc fe rend il pas 
l'arbitre du Monde pu- l*autorité de ton 
nom révéré ^qu'aux cxtrémitez de J* 
terre ? Ocft de ce Prince incomparable 
qu'on a po dire iàtis fefiat<îr, quelaju- 
risdîâion itelâ vertu s'étendoit plus loin, 
&ns comparaijbn, que celle de ion £m-» 
pire* Les Princes Étrangers le jprcnoient 

Eiur l^urbicre d^difi^i^ qumt âm)ieill 
ims avec les wtrei, &rik n^appclldent 
pcniâ: de iaiik^ment^ Leê Cazieifô re^ 
ceureiit un Ki» de fa main ; il établk 
Rimctsdccs fiir le Bofohore après Pavoif 
jtconcilté avec (on Tuteur j il fit fortif 
de PAaue Mineure Abgare, qiûen troti* 
blok le repos y $c cek fans y emvoyei* au-^ 
cunes troupes. PI^rafmaneRoi puifSint^ 
k terreur de UAfie^ quitta fes Etats peut 
lui rendre fe$ devoirs en -pcrfonne eclui 
fit des liommages pbfs Immbles ^'à Ton 
R«deceflêiir. Ermn ee que Trajan n'a- 
▼oit c3ficaaBté qu^avec toutes les forces de- 
VËn^ire^ c^ étok de làiite fortir ks 
Pîmes de Mrmenie , Amtonin fie fit pat 
une fimple letti e , qa^il écrivit à leut 
Roi >8c rétablit la paix dans l'Orient ^ ians 

3a'il lui en cornât d*atmt foin que celui 
e faire coanottre ï% volonté. La Bch 
F 4 lance 



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lance Éiit donc ici tout ce que TArc a 
exécuté gvcc tant d'éclat j elle lé. fait avec 
plus de ftireté , plus promptfement & ja^ 
vec beaucoup plus de gloire. * \ 

. J'ajoute qu'elk eft aufli fans compa* 
raifon plus heureiilcque la gmiKic JEp&, 
puifqu' Adrien n'a afliité l'état intorieur 
PC la R^sblique que pair des févéritéj 
qui <m% coûté k vie . à une iputtittide (fe 
perjfonnés iàns nombre i. au lieu que fon 
Succeflcur cuC la ioye d'établir avec fo- 
ïidité le repos de l'Empire par la loi & 
par la juitice., fans aucune efiufîon de 
î^ng huniain. Pointdefoulevemen^oudc 
fçdition confiderable m twips de Marc 
Antonin. Tltalie. , PJErff^oe , lesGaa-. 
les, l'IUyrié ^ qui n étqieiit prclque.ja-^ 
inais fans mouvement ., furent dans un 
profSnd repos^,* fous ce jr%ne pacifique^ 
Que s'il y eue des aflkires dans d'autres 
Provinces, ce ne fut pas tant là un fbur. 
Icvçme^ j «ne révolte , quHin penchant à 
îa rébellion., fupprimé dans fa. naiflaace, 
fooins par les jbfces de l'Empire que 
par la juftice & la modération de 
J'Enipereur. * 

' '\.Vn cheni df froment pour un denier & 
mh çhçhff d'<frgefoHr nn denier. Après- 
la 



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; Pur le ViU, de. Dk». . / 119 

la jufticc, qui cft le premier çara&érc 
d* A«toiiin , aucupe vertu n'a plus éclaté 
dansi fon régne que ik benejficence envers 
k peuple* Ccl% parut fyx touç lôrlquc , 
fcs fùjets étant travaillez de la famine, par 
une exceflive cherté d^ bUà cfr d'huile ^il 
adbeta de fon argent ce qu'il en fàloit, 
pour foula^er le public dans cette gran- 
de néceflitc. 

On peut bien pen(èr que fon écono- 
mie & la boM^ police., qu'il feut établir 
à cet égard, nelervit guère moins à ce 
delîcin qi|e fa bencficence même & fà li- 
béralité. Car ne (buÔrant point degens 
oijGfs dans l'Etat, voulant au contraire 
quçxhacun s'occupât à quelque cho^. 
d'uujc Se dlvonnête,, ce qui éçoit une- 
des princijpales, ranimes de fon Goo- 
vernement, il fe garda bien d'encoura-' 
ger la parefle 6ç loiCveté, en donnant 
gratuitement à chaque perlbnnclaquan-» 
tité de grain , qui lui étqit néccflairc 
pour fubfiftcr, avec la. liberté de s'exem- 
pterde toute forte dp, travail,. §cde de-v 
meurcf JTaps rien faire , i^ tel étoit foxï 
bonplaifir. OLit;re que les trefbrs;n'au- 
roient/pasYuffi pou;; nourrir untel nom- 
trç dç faînow}^; il >}iroît agi contre foa 



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1 10 VOfê'ifêftUH Mê feft féaux 
dedein^ qui éeoic de (àuver la Republi» 
que 8c non pas de la ruiner. 

Antonjn ht ce qui ^eft toujours pni* 
ti(!}ué d^i^çèsf occâfîonsii Se que oousa* 
vonfi veit nous fpémçs pratiquer é& nos 
jour», qui ^ft d'ouvrir les greaicrs ou 
les magazini publics , pour Sire veinke J 
}e gnm à un prix raîu>nnahle , &: tel 
eue ch^cuii pouvoit vivre, non {ânsrieH 
lairç : mèds en s'appliquam au travail de 
ÙL vo^tion. €?eft ce que kspafolc^de 
notre oracle ef3ôpQatc»t manifeftemcnt* - 

En efet le denier, qui révient à cimj 
Sols de notre monoye, le denier étoit le 
fakire qu'on donnoit à un ouvrier pour /a 
journée, jfeittens à cctai qui g^npitle 
joioin^jêc te chcni latncfiireae graiA,qu'it 
feloit chaquejotir i Ébe perlbnne pour ft 
fiibfiiknce. Iroèil refaite que dan? ee 
temps (fe &mine , le pri:s^dhp la nourriture 
étoil proportionné à celui du travail par 
k libéralité £c p^t la bonne police de 
^Empereur. Ainfi un ouvrier faps hi 
inijle fê nouftîfioît de bon frotnent^rat 
ibn denier ou fes cinq Solç , qui étoit Jç 
prix dçfa journée j & celui qui avoit<kà 
cnfans en étoit quitte pour fc ncKittir 
dVïrge avec eux j carWtravailluifbur* 
■ ' ^ ^ nif- 



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far U Fils de Dhml t jr 

niilâat de quoi nourrir trois perlbtme$ 
ca acltetaiit trois chents d^orge pour un 
dénier , le prix de (à journée, u fkloit qu'il 
eue bien peu de fecours d'ailleurs s'il 
n'àmc en état deatretentr ûl ftinille, 
do mokis juiqu'à Pempéeher de périr* 
Outre que rien ne l'ctnpêcKoit de iàire 
travailler ia femme 2c Tes enfâiis , quand 
ils étoienten état de cela, ou de rece- 
voir pour eux une certaine mefiire de 
denrées néceflaires à la vie , aflignée 
TOUT le public , feltn l^uftge de ce temps 
U, a0ignée aux pampres invalides , au^r 

5 cm que l'âge ou l'infirmité mettait faon 
'écat de gpigûer lew vie. 
V. Neuuiê tdmàvinr^ mk-thmlt. La 
fenitne, ddut on vient de parler , n^ft 
pas la première qii'bn tât veile à Ro«* 
lae^ lU bled manquoit fouvent à cette 
Çrande Ville ^à onife du nombre de fes 
n^tans, 8c Home en dîlett^avoit bien* 
tôt a&mé tout le refte de lltalie. Doi 
mitien avmt crû trouver unreui^de à ce 
mal : m^ ce remède n'avoit pas reiiifi* 
Comme il yk qu'il y avoit en It;alie 
beaucoup de vm Se pçu de bkd, il 
t'imagjitt que cela vendtde ce que poxxt 
s^ttacher trop i la culture des vignes oq^ 
F jg né- 



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1 51^ L * ouverture] des Jep$ poux 
ncgligeoit avec excès celle des terres la- 
bourables , ce qui lobligea à faille. uxt 
éii t , qotpprtpit^ qu'on oe piantei*oijt plus^ 
de nouvelles vignes ,en Imlie , &» 
qu'on arracheroiC" la moitié de celles ^ui. 
croient dans les autres Provinces, avec 
dcfterife de les proyigneràPa venir. Mais 
ce régleîQient fit crier les peuptes autant^ 
ou plus qucla famine, même. On troii-^î 
va par tout, ^fquesdans Rome Ôcdanair 
le Palais Impérial ,. qn trouva d^s bil-? 
^ets affichez 5 cmmeq^çpient. Domirici^ 
4e la mort, s'U^l^e retra^oit cet ordrp ç 
{c les Provinces de PAfîe lui .reprefen-^ 
terent par une. Aqtiîjaflà4c ibibnuicUe \c%^ 
inconvciîiçns de fg.noireîUe foi, \ . 

Quç fi:pn adspiç xifejui parier lifcrrc-i 
jnent , 'o;î lui auipit d.ifÔR^dpute ;^u'i^ 
fût nûeux fait d€ffuppripï«r les dépendit 
jde (à vanité & die f^Jaxe, ;ppur fou-^ 
Jager le peuple,? que dç retrencber une 
iK)mmodité ,d^ la vif », dpnt en tçmpt 
de/^îjajftji4e pc*pk avoit urîbfi^pip par:t 
çiçulier,. - ; , ' , ., * : : : 

. Comme P:édit de lîEjTy;>ereur fut n>S> 
exécuté, jl y^utroûjcwJjFS ^omà^ççiM 
\\n en Italie ^ ailleurs : mais il.iï'en ^ 
pas de même de l'huile „ dopt la d^fèvçq 



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• Par U Bh de DitSt. \ î J^ 
fe fît {êntit fous ce régne, puifque felonî 
la remarque qui en a écc faite , la fknai-r 
ne qui affligea alors la ViUe de Romo 
vcnoit en partie de la cherté excefllve de 
l'huile & non d'aucurô difctîe de vin y 
qu'on ait veu manquer. La raifpn do 
cette différence n'eft pas fort difficile à» 
trouver , t'eft queles peuples choiûlîànt 
de deux maux le moin ire, avoierit mieux, 
aymé renoncer à Phuîle qu'aa vin ,,c'eib 
^ dire que. dam la .nécemté d'augmen^ 
ter le' nombre de . Içurj? terres labout 
rablÊfs, pour qbeïr à 'l'autorité publia 
que , ils avoient,\p6îir. épargner leurs 
lignes, extirpé ou du moins fort né^li^ 
gc leurs! oliviers. . ' , . . / 

Ant<kiin.cft un mw^lleur Médecin des 
maladies de l'Etat que affavôicnx cté 
fes Prédecefleiir*» JX .foulage fcn Pcu4 

5)le , no» ea lui &ânt ou fouffrant qu'où 
ui ôtje l'huife ou le:vin, deux jçoramo» 
dita de la,vie, doatil ne peut gupre i^ 
palier : mais en retrenchant dé la Coût 
4es dé[^n(^ . vaines , faihieui^ ; &i pav 
làjmêlne; cmeUe^, inhumaines \ & lior$ 
q\Lt ce retrençhement ne iiiffit pas , èa 
yehdanf , comme les Hiftpirfes nous l'ap-i 
prcnneot, en vendant jufqu'à ies mc;u- 
' F 7 blcs 



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1 54 VOfêvertwn dijfipifiaMX 
Ues, lafqa'à (on patrimome , pour ne 
pas laiflèr fim pauyre Penpfe fans fe- 
cours. CMk ce qui cft exprimé ici a- 
vec une brièveté, unejufteflè, une for- 
ce, qui dans un fù^ apparemment fort 
petit fait un fublimir tout divin. Et nt 
êui ni âm vin ni 4 l^builç. 

yn.fami une voix qui difûit U chini 
&c. C'eft quelque choie de flirpremnt 
de voir un régne P^en marqué par le 
eamétére le plus ei^tiel de la Vérita* 
1%b Religion. Quoi Ms^çAntonin efl: il 
Chrérien, &ns,le fàvoir, ou iaPhilofo-^ 
phie^ elle auffi^cureufe que PËvanf* 
g^e^ cm obli^ ks premiers fidéies i 
Vendre leurs Héritages pour le ftml^^. 
liment des Pauvres ? La charité nVt- 

îbjct, & 
'rmcipe? 
afin mie 
voos^ taxi 
1 Ëntps* 

chini Jh^ 
trqiS' €h0^ 
ne nui ni 
eft point 
;affis fiit 
le 



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P4w U Pits de PifMl > t^f 
le Cheval Boir^ lequel dent uâeBakm** 
ce, &ns prononcer uoe parole; remar-' 
qoez cette drconftaace , de |toir de lui 
trop attribuer. La voix ne vient point 
de lui : mai» elle s'tàrcfk i lui. Il kii 
eft ordonné de fiiife ians charité Kou- 
vragede la charii^. Car ce que Dieu 
fait par fa gracç dans les fldelles , il llexe* 
ente dans les autres par fa Providence. 
Tel cfl: fbn Empire Souverain fur les 
Enfâns des Hommçs. I^mpire marqué 
dans un mot fiinple : «ms^torti ficd'au* 
tant plus fbrr, qu*il eft plus fîmple. 
Dieu dit à Cyrus, je i^m OffeUi fat 
têftttemy encpre qm tm m me con^ 
««#^ f0s. Il cet U même chofe à 
Marc Antonia. Car celui qutpajrfe ici 
eft celui la même qui a donné la Coii^ 
ronftç des R(ntes i Tnrjan, &à Adrieà 
cote grande Bpée» qmeit^^ciite litrles 
Jfuife les arrêts de fà jufUce. Voyons^ 
pour le migi^x comprendre» d\>ùprd!N 
cède cette v^ix, ^ 

* Vn. f\tms unevm am mUteu de$ 

rre AnimdMX $m eheffi fitc. Les qœir 
Animaux ont ^i deux relations^ 
Tune à TafTeinblée du nouvel Ifraëli 
dont ils dirigent ht max^dbe} i'autrr au 



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I j5 VOfirrrtiuire i^sfeff^ féaux _ 

Trônifdc Dieu ^qu'ils envirooneiit fiOBi-^j 
mç .4^.Minifltr€s,qfiiafnft€Qj: devant lui.) 
-Ces 4«JiMc ufagÇ3 écpient-marcjuez a%^ 
cienaeiften}: : par de^. fujets diftcrçp^,, 
Ç^r àutrô.ichofç étoient le$ Etcndarg) 
marquezde figures d^Animaux , qui por-, 
teZt aevant le Peuple , marquoient la- 
rpuçc qu'il devoit tenir. Autre chofe. 
ét^^^J^ Ç€:s Animaux : du fanûu^re, qui> 
^eiepî jpAjçurs içn ja prefei^cede Di^eu^/ 
qui .çouvr/oienc le^ Propjtjatoire, dej 
levers Aîles , qui en figne de rcfpeâ: voi*^ 
loient leùrface'devanc le TrônedeDieu^ 
. Mais il en qfl:. autrement dan$ cettç 
révélation pu les t]^emes Animaux, taaÇ 
tpt cijivironnient; le\,T/ône de , Diei^ 
coœiipp des MiniJ[ljîes>, qui artiftè^t de-j^ 
yant lui , xlifant >• 4'«f»f ^r^^^, Saint^ 
ffi U SeigneHr Di^ TfiHt^^iiiffdnt z, §ç 
yaptôti dirigeait touj à tour la marche dii 
^puvd^llr^l , en lui difant , viencSf 
Sfff^. ^ I^QUsjBn aypps dpni^é laraifop97' 
defmsi en* obfçryant que PjE/pm Pro^ . 
Jihc^dq^Çi^fl^mhlpJclp)u{Ie^r& ims^es» 
,pciM!r^j?ous,T^pxp|çn^r f e^.au'U^ feui^ 
image n'ptqit pasjliica/ap^ie de nquf 
JFaireiÇoru^ypîr. :^ . ' '*- ; .n ' 
: JUÇ5;^4ati*Ç/4Siîï^2iux font donc ici I3 
\ / ■ * ' *'-.**' ^ dou* 



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P^ ta hts itè Dieu. 1^7 

double f<Wi6Hoii j ils marchent devant le 
Peuple , &■ ih afllfténc devant le Trô^ 
ne de^ Dieu. : Eh quoi la vérité re- 
pond exaftement au Type, puifque le 
Clergé Chrétien , figure par ces Ani* 
maux, d^un côté marche devant lé Peu- 
ple fidelle, en lui donnant dès inftruc-* 
tiens à fuivre & des^ exemples à âmîtèr; 
& que de Paùtre il fe prèfehte fahs cef- 
fè devant la face de Dieu^ pour lui of-' 
frir les vœux > les prières » les lotian*' 
gcs, les aâtons de^ràces des fidclles, 
qu'il repre fente devant le Seigneur dans 

. les aftes public^ 8c folemnels de la Re- 
ligion. Après cet éclairciffement rien 
n'eft plus facile que de voir d'un côté 
Itetaâritûde. du typoj & de Pautre la 
Vérité que ce type^ doit nous reprefen* 
ter. 

Dans le type les quatre Animaux 
font autour du Trône de Dieu , com- 
me on -^ousJe dit ci-devant au verfct 
fixiéme du quatrième Chapitre de cet«» 
te Révélation ; & par confequent'W 

'Trône eft au milieu des quatre /Aniw- 
maux. Qu'eft te donc qu^irie vèix,- 
qui n'étant pa< la voix des quatre Am« 
maux , fe £u(entendroaa milieu d^^x t 

C'cft 



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Ceft mftn^feftemcDt une voix qui part 
du Trône de Dieu ; ce qui ne nousiaif- 
le pas le moindre dcHite que ce ne foit 
id un ordre d'en haut adreflëaux eau* 
iès fubaiternes. 

Mais à qui s'adreiTe cet ordre » ou 
qui €& ce qui doit le mettre en execu* 
tîon? Ce n'eft pas St Jean. Ordcmnc* 
roit ML à cet Apôtre relégué dans fou 
defert de Patmos de fixer le prix du 
froment & de l'orge , ou d'cmpêchet 
qu'on ne nuife au vinôc à l^hiiile, en ré- 

Slant des cho(ës qui ne font pas en ia 
ifpoûtion ? Ce n'eft pas non plus aux 
Animaux que cette voix s^adreffe , puis 
qu'ils font quatre, aîU lieu que l'ordre ce-? 
iQfte eft conçu en termes de fingjilier» 
iie nni f0i»$j il &udroitdire , m nui^ 
fiii foint , fi l'on parloît aux Animaux : 
mais pourquoi s'adrcffia'oit-on à eux 
pour établir une bonne police dans 
l'Empire Romain? (^è refte^t-il donc 
fi ce »*cft que cctie voix s^adrefïe à cc# 
kii ^t eft affîs fur k Cheval wÀt^ Se 
qui tient une Babnce ^ afin mic vous 
ne doutiea^pos ^'il ne foie deftkté à 
eMCUter l'ordre de. la Providencet en faa* 
jgoçaat toutes choies iclofx les JUnx de 

la 



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Par îc Fiis de jyitH. îj^ 

k jufticc , & les véritables intérêts de 
laSociétc? 

Ce trait de la figure Symbolique dî- 
ftinguc le troifiéme Cavalier des deux 
premiers. Qiand Dieu donne la Cou- 
ronne à Trajan ou la grande Epée i 
Adrien , on n'entend point de voix aa 
milieu des Animaux. Oeft ici le pri- 
vilège de Marc Antonin , dont il ferat 
conliderer de plus près la conduite, iit 
le caraâére, pour trouver le fondemeot 
de cette diftinâ:ion. 

Les deux premiers Cavaliers nV 
voient fait du bien à l'Eglifc Chrétien-*' 
ne <jue par accident, & contre leur in- 
tention: mais voici un bien faiteur d'u- 
ne autre cfpèce , puis qu'il a été en in- 
tention & en effet le Protefteur des 
Chrétiens, 11 s'étoit aflez déclaré dès 
le temps qu'il gouvemoit PAfieaunotn 
de fon Prédeceflcur. Il fçut poulr le 
moiâs accorder la ftvéirité desLoixRo« 
inainef avec fa pi^opre clémence, lorsr 

2UC renvoyant tes fidelles qu'on accn«* 
Mt devant lui , il dit avec autant d'à- 
dreâb que de douceur. J^c Us Chri^ 
tkns^ trfmveieHt fur t$m$ dffest de frecipi* 
r«f & de Cardes^ pcm'fi defairç, îf'f/f en 

^vûùnt 



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X40 V0fivertârf4is fift fia$ix 
awiânp Piktentkn , <^ ^W^ih nevfnjfent 
plus devant fin tribunal. * Dèdixé Gé% 
&* ayant tout prouvoktur l'èfprit de ce- 
lui, qui PdVoit adopté, il avoiteu la 
încillearc part à l'ordre cju' Adrien en- 
voya d|ns- la même Province de n^fêfir 
4'*^a$étHnfi l'ifieUnct envers tes Chrétien s X 
iûais ^fven^ à l'Empire:, ilnefutipa^ 
longtemps lans^ agir plu? ôQvfrtemeiaç 
en leur fav-eur. . ^ r . 

;^^ Antonin fit ce qu'il- pilt pouraçra- 
clier les Chrétiens à ranitnofitédesPrêi^ 
très, 4es Magiftrats & des Peuples ido- 
lâtres : mais il pe j'euflît pas;roûjojLir& 
4ans c^ deflein. Il écrivit à plusieurs 
Villes en faveur de ces innoâens ca- 
lomniez , & parçicaliérement à I^ariflejj, 
Theflalonique , 8c Athènes : niais ne fe 
contentant pas d'êcçeileur Proteâreur,; 
il vopiut erre encore leur Apologifte,f 
Û défendit Içur caufe dans un Ed!t,qui) 
wt fo^eqcipplleftieiît public 4© ^i/pw % 
ïîpbefe: 4*98 l'Âflemblée : *^ générale , ; 4% 
l^Àfîe.':;c':ïn v\ [' .. .. - ■ .,.i'.q> 
. J(và', agrès ayqir dit que c'efts^ap» 
IJfieojc H punir ceux qui leur ma^qjipnt 




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P^r li Ris de Dieu. . 141 
(pti 1er confirmez, dmis leur Religion , lors 
que vous les ÂCCufeJL tt^etre des Atéest 
mais irien Için qu^its le foien^ , vous voyez: 
qu'ails choiffijfent de'nsour'tr foUr leur Dieut 
flut'ot ejue de vivre fans Religion. Ce 
font eux qui r endort ent la yïShire^ lors 
€iH*ils aiment mieux mourir que d^obelr 
i vos eommandemens, Ràpfellez. dans 
votre fouvenir tes tremhlemens^e Terre 
qti'on a veu arriver y & qui arrivent ^ f»- 
eore tons, * les jours ^ pur comparer votre 
t'tat avec le leur, famais les Chrétiens 
ne montrent plus de fermeté ni une plus 
^raride confiance en la Divinité que quand 
il arrive de^pareils aceidens j au lieu que 
c^eft alors que vi^lf^erdez. le courage ; il 
fehlrle quê dans ces rnalheurs vous ne con^ 
fcrviez. plus aucune idée de la Religion i 
vous paroijfez, ne voÀs foucier ni des Dieux 
fii d\aucune autre cbofes vous méprifez, 
la Religion de i^In^mortel , en chajfant les 
Chrétiens y qui [* adorent^ <^ les perfecu'^ 
tant jufqu^k la mort. Pls^eurs Gouver^, 
'neurs^ écrivirent à notredivin Père fut ce 
fisses , auxquels il manda qu'ion néâtplut 
*k inquiéter ces gtns la, à moins ^ quqtt 
yi^eut reconnu qu'ails avoient- attenté cqu-' 
tre P Empire. Plnpçs^s m^entâujfi aver- 
ti 



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14* VOuvnt$^c àts fi^t fiaux 
ù ic pareilles chafis^ auxquels fai ftUt 
cette repoufe^ conformément au fentime^t. 
de notre rere s s^il arrive ij»\n intente 
ficqfifation contre Us Chrétiens^ ou qu^ou 
les trouble parce quils font .Chrétiens^ 
que Paccufé foit dbfous^ & raccujfdt&ur 
von feulement débouté àe fon accufation: 
mais encore ps^i de P avoir formée. Ai> 
tooin fai|^ entendre la voix de ion au-^ 
rtorité cR faveur des Chrétiens dam 
l'alTemblée générale de PAûc; & voici 
une voix de la Providence béniflanç 
Antonin , qui retentit du milieu des 
Chrétiens, parmi les vœux & Ici ac* 
clatnations de i'Ejglife Univerfellc. 

C eft ce qu'il fauiÉfeveloper pliiscx- 

bêtement ; 6c pour cela il nous faut re^ 

pondre à deux queftions qu*on peu t nous 

taire* fur ce fujet^ On voudroit làvoif 

,, pourqwpideuntd'aç»- 

n t pa ehoifît là boiéw 

le réunie en temps d« 

ous f^ix çntendrequ^eU 

d'enhaut. Je répons que 

L n'y est avoit point « wû 

titage PËglifè de Jelus 

ea deux manières; pre« 

ce que les^ Chrétien* 

étoienr. 



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f^U fils éU Dkfi. k4^ 

étoicnt, <k cous les fujets de l'Empire, 
ceux <iui profitoient le plus de la bené- 
ficencc & du rédemcncde l'Empereur, 
parce qu'étant plus pauvres que les au« 
txts ils étoient plus expo(e2^ à périr par • 
la famine ; car en v^n échape-t-on au 
glaive des boutrcaux , quand on fuc- 
combe fous ie ligoureux trait de la né- 
ceffiïé. 

J^joûte en fécond lien que le ré* 
glement de T Empereur intérefle parti- 
culiéremeat les fidelles ,cn ce qu'ils y 
trouvent comme une imitation de la Re- 
ligion Chrétienne , laquelle, comme 
cMcun fiiit , ne r^irc que charité, bé* 
néfiçence, coràpaffion p^ les malheu- 
reux, fccours envers les pauvi^s^ mais - 
qui cependant élwgne la pareflè , l*oifî- 
vcté, & veut qu'on s'occupe honnêtç- 
meat du travail de û vocation. An* 
tohiîi feït I*Apoîc%ie de k Reli- 
gioa Ghnéômne par fes aâriom, eno>* 
rc pius q»e car fes paroles, lor^*3l 
wread ies m^xiiws cte l^Evangite pcHMr 
la T^lt de fon Goutfinement. U agit 
comme s^il avoit JfefiisTîhriift pour IWi 
waskre Se les Ap<*>tres pour fon Confeil. 

Çkk dcmitndjp en kconà lieu , pow- 

quoi 



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^44* V9m$ftwe J^s feft féaux 
quoi la voix célefte qui eft ici adrcilïe^ 
à Ma: c Antonin fe fait emendre-du mi*^ 
Jtieu de^ Animaux. Car dedirequecett» 
,vc»x part d^ TronedeDieu , quieft au 
îpili^u d'eux, comme ©A Pa remarqué cy 
.devant, cgla eftbieavrai: mais cela aa 
latisfait pas entièrement. En eifefpour-^ 
quoi pader <Jes Anâaïaûx, kriqu^on pou- 
voir nous dire plus fimplement^fens de* 
.tour , iàos periphrafe , que la voix paitic 
jduTrôrte de D^u? . * ^. ^ 

^ L^édair ciflcmçnt cft bien lacik^ puii 
jqU'il dépend de la fimple intelligence 
-<î©s. termes* On doit fe tou venir i ; que 
iesi Animaux reprefententiciics Minifi 
.tjrç^ de. l'Evangile, a. quecesAniinaux^ 
rqu^d il^ & tiennent devaat le Tsâne 
-ife^qû'ik glorifient EXi^eu à liaute voix, 
ibnt J§îtype des Pafteurs* ciuant^uc 
,œnx-ci piefenteût à Dieu lespriéw»^ 
.les Jbiianges & ks aâion$ de grâces da 
«peuple ^déle dans le& aétes pmlics de la 
Religîq^. 5. qu^ les Animaux limatez^ 
•au nombre de quafre reprefenteM le 
CXttgé Chïètkmm^^gé en fes'quarro 
fçdrps>le Cieralpte l'Orient, celui de 
l'Opcident, celui du Nord, &celuidu 
14^ î d'où il rcfulte. 4'. que .l'Eglife 

• Um* 



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V JRAr h Bù àê.J)im. 141: 

}iîv0Si&Sâà/^ eft ici comme reiimé ,icoûi^ 
flMTtniâbmhlée dans les qtiatit» corp^ de 
ftftlSle^év domfiant Dieu de & part^ 
0» ^ <iai clElk m£irie chofe en dfTee^ 
ib«R les: quttm Atiimaux , A^mymtgbnrt^ 
b^$iÈfptr^ & étSU^n, de grades k CàJuiqui 
éfkégu fi$r It Trine. Car il s'agit vifî- 
UMteei»; nofides hommages cachez , de 
IM^iÛm&e i>«ttîculicre que ch^i^ue fidé* 
If inetid à I^eudans le feci^tde Ion coeur 
du diw celui de fa Ëuaîille.: mais du 
oiUe public » des horam^cs folcmncls 
qu'on lui rend en commun , lorfqu'w 
s^pproch^ de fon Trône pa^* k miniftéi» 
rc desPaftcurs dcfti^ez à parler au Peu* 

Ele dç. k part de Dieu,- & à Dieu dç 
X -part du Pcuric. Nous verrons une 
cxcelkote conwmation de cette vérité) 
litrf^^^us ferons venus au tem|^ de 
Piocktien, oîi il n'eft plus fait mention 
dea Animaux , parce que les Payeurs 
iVikmSfm^ ou en prifon, ou:.Qiclié% 
^»ii ki; 4fikm% «nfwte, que l?oxerpii 
c^ Vé^ 4t M Religion fut ^lorsonùér 
rém^itJi^lfjrimé., .. .' ,, ,.^; .: 

^Ql^0^« 4onc: onW v«t nous éiîre 

d^endre ^ k)Hqu\)n ttm dit que là 

Yttt^ céfefte fut ouïe aumiUeu des Anî- 

G maux? 



d byt^bogle 



t4iS VOmmmi JUt fift fia$$^ 
maux. Deux cbofi^ bien dinesdelUà^ 
& <te ladî^riiràde •c^tte nmatioi^Upro* 
fûiére^eft que ccue prKbtmatîon celc^ 
tef^cfievofx de laPiwûdenceî<][ttî W'^ 
donne que le Pe^qâe Romain foit ibu^ 
lige, cft ouïe Qoti^dfti» le C<»t(m} du 
^nce , dans le SâM ou dam \^^ ^* 
Ibi^lécs <Hi Moiute j^a^^n: imis anim^ 
Iteu des AnimMxmyftiqtmfi , dMi Bal^ 
fecabl^ des Saintss daàg l^Kf^de Jei 
£is Cfarift. Chacun w^ la volonté de 
PËmperdur dans (on rég^iefoem ; maia 
les fidèles ,nyeox inftruits^e les shi^ 
très, j reconn^^^t TimenciOtt an Sou» 
i^min Maître desRok ; âs-lorique le 
Monde par la \m% de^lès^ Si^ c^br^ 
fe vertu de celui qui 4 foi» là loi , l'E* 

flife par fes imnifti%s gloriHel^adoiabte 
: fup^me bonté qui lui a donné de 

r La ftconde ^ho6r^qu'<^ xrdut nous 
&ire eniendm , kr%i^ nous^dh qu« 
cette^oix fet ouïe au ifitHea des Am« 
rmmi ^^ftqM l%life ÙftiVer&lto 
obtiens par fês prières ^fâe DÉeu poiir*^ 
trim «mt'ayMdfn^iril&ôMaftiJi b0fi>iDfi'de 
ttEffipird Romoîil )' d6 Iwto <|ue cette 



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Tôt le Fils èi Dim. "^ i^+r 
rmx de U Providonce eft , par manie- 
m de dire , lii reponie que Qka fait à 
Urec^iête. de fbn pc^mle prdftemé ea 
tSDQs ueusp de'QfatitiotiTràne , âcpanrtoat^ 
leprûmtp«r laMittiibére de fW P^ftrars, 
l€fmam«recardeuv pour l^&mpercur &> 
pour FËmpire Romain. , 

On peut bien penlêr en J^fkt que ce 
tMt pts fi»pdeœent dans l'Orient, ou 
dttls l^Ocddent, ou dans le Notd , ou 
dans k Midi : mais <kns les quatnd 
coins de k teite que le Cierge Chré* 
tien , dans les ^âats publia de la piété, 
of&e à Dieu les vœux & les prières de 
PEgtife, poar un Prince qui joint .à la 
qualité de MdSxÊC cdte de fou protcc^ 
tcur. 

Lesr Chrétiens prient po^irîeur s op* 
preâeurs : mais- Dieu agrée leur charité^ 
£uis exauça* leur rèquâe : au contraire 
ces prières hâtent le fiu$ fourent fes 
jngemens ibr ces ftirieux perfecutours» 
parce que l^innoeenee&lavemideoBuitf 

2tL^ afi^ni: augmente leur crimes, 
t ag^gmfe tcur con^flinaticMi ^ Mais VE^ 
glifâoe manque gaéte^d?t(re exaucée , 
€{tùnd c^eft pour les bienfaiteurs qu^eU 
K (bUicite k <tivine bom^^, fur tout 
G a dans 

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dans le temps d'ut^dcfolâtion publique, 
où les voue & lçs.cœtti?s,ks paroles^; 
1« larmes des fidétes font un divin con»^ 
cert d'orailbn fervente, récte, animée, 
efiîcacx, qui émeut lesentraillesde Dieu. 
Ceft en temps de famine que les Sacri** 
ficateurs nous font reprcfente?i pieuianc^ 
entre le porcte- & l^autel ; c'cfl; aiors 
que la VOIX de la iiippHcatkm fêienfor*^ 
ee avec le cri àcs zÈ^cZi &^. comme 
fa calamité eft général ou g|énâ:iakment. 
reâèntîe, ce n^iH plus un Séraphin r 
i^iais tous ;les Séri^hins ^ qui environ^ 
nent Je Trône de Dieu, avec les vœux 
du peuple fidèle,/ Tout celaeft clair 
& facile ; & comme la cbofe e& hori 
de doute, l^cxpreflîon cft auffi lans au*, 
cune ^ffioilte. Pouvoit on en efièt 
nous faire mieux cotnpi'cadte d^un cocéj 

Îue ce loulagem^nt temp6i«l vient de 
)ieu , & de. l'iiutye que c'eft l'EgHfe, 
qui l'obtient parfespnércs , qu'en nour 
éûàpt entendre la voix fccaaréAc , oui,' 
oidonM ce foulagement» qu'en nous ^ 
iànt ent<Aidre cette voix fecourable au 
milieu dfs ijti^re Ai^iiïiaux , . où l'B* 
glifêeftdans le corps de fb I^%eur& 
pour prefenjcr (a rcquêiej Diew^&oà 
.:. ^ ;. ; Dieu 



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f léft* £m£ak 'Trôoe , potm Saucer 

<imods'H9mfcz dèsXurefe^ k juftèife 
4ej^'*ligih'eiimb0iiqae;: sxais vouais 
«Tdliài.'^ificôire-mi^^ quand.DWs taii^ 
Ipqi^ . diilitiguéf^ trç»» /cMès^dc ^ics Voi>i 
is«Mordkiaiar^ , qui onferment^^qk^t 
iteaèoMtîftà^ ^At^ Dâêo , une wis 

tt«yargliRn^:l^A^ife/dadftvoi»*qm paft 

]toâlafdftvJ& Ame ^igoi:^ ^^ fort de 

'«v.t}«ianoix qm |^rt du. Maii4c*4c & 
ftfe:icixteti4^ dans PEglifc: Tcflcoft 
4Bàb^H|ei*ariax)ic^ de TrayjniÇc dey 
dti ion Sttccc&ur, évcne- 
^fijbndcj: ordonnez par laPro- 
î ». ^^|b tout entendre dans Pë? 
>à# W^onTotation des fidéks & 
^^iQ^cqmém&ide laReligîon» Cetr 
âbpiSK tSk miùi 'M% deuK^ premiers f^mt , 
fteili^ . patent i m»; panie- <e . 
I^ShËu iiuis elle n^elt pa&ouïeau mk: 
lâ^thi'^uacre Animaux ^ parce qu'elb 
nfMt^^ pô direi£temen£ l'Ëgufe li« 

:ti.. G 3 Elle 



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Af9 L'Qm0r^e\^s pf^.pmx ' 
mais ieulema^it k QbcgQ de ^Orbeit fie 
^marmcpiit àhrc^lmion du Midi^ & 
(<^ mn^ctt 3WX p^i^ès (teia Rjelijpifi 

^ ifeir et^teâdr^^ dafts le Mmxle. :^ T«ik 
itic celte «{uiât tomber Ut^iiyeTorr^ur^ 
«née cb iéÊÊX Atucb^ ôc la &ràre fêt 
Gpllt des Aëen^i», ptmi:d#iyrar4a^Ë»- 
.pÊfenar^êt^ à |ieârir ^ ^ fiÉ^âc |^. k 
xtmùik fes ennemis^. La vakt, qui cft^ 
lâoi^ afaa3s aak imées^ ioQmar P^- 
lœe R<imaine','pftftitifcf EgWe > Jptpft 
•qOe Piaa ilactbnb low {Mri^^îfdBsCiiré*^ 
item qui y âxxient. £Ue £b fit m»»)^ 
dam ie Moo/k i, pmCqm Mftrc Amét 
en écrimh nassvt^mij^itmj ^*^ii 

fidâes, <^atiUi'aitbpttC6pa^hfitdbdi(^ 
«e 4iiex?ettç Toîxiuttmïe w s&iilku dci 
quai3« Anèomidc ou «kns l'œœinse ^ 
^s^Qiâiiiaire ^ poif^'eUe fin etitetaditl 

qtiH^œt «égard la Miiûâtes del^lïittni. 
giiç'iie iç^ycQtquece qui lut ioeup^o* 
: i i . lors 



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lors de tcfoçe la Cour de l'Em^dmm 
5. Une VôLt qat fort 4c l'E^ilè fis 
«m rfdt efttcndiie que dam l'ÊgUfei. 
Ceft celfedontil s^agit pitfetttemeûC» 1^ 
vQtt adf^fiie à Marc Afitomn dâm no^ 
tie oiade &: à laquelle l^mpemir obeït 
6ms k Goonoitre. Lics ièuls fidetlei 
I^emendent, œtte vxxx céiefte; dc^^llt 
vtdk tcc»îàé$ qu'aux priéits des fideU 
les , jocwb wix fecouiwk* SUe part d4 
TrOTe de Dieu mnm t^ vdeax de loi 
accitmati(»is d« l'ËglifetJoiverfeUe , ca« 
diée dt ^m te qu^l y a de grand , de fà« 
«y *Attguftef iùr la Terre , A Marc 
Amoim hii^mécâi^. Incxmfiue m Mdâ« 
de qa^^le ^t<)^ , «c f^eftieût côa^ 
fiiic de?£gËfe cfaiaobtefm Ucéleibe 
fiiveur , die ittetttit autour du Trône, 
ai lieu dé fbn origine, daâs le Smc^ 
toiûre m teili&i des qioatre AmimuK. 

Vmi^ ^y^ ijfijè tt>ût eft id dmis ^ 
(kœ, ^ qu^ biettt'ëxsbmliisr les chd^^ 
i ft tis&«mKa qu'à ia^y apas ttn trait danw 
k figure ^tïAoliquî, pdUr petk qu'il 
nôifô mt^m , qui ne *il aéccflidre à la 
perfèmon du taUeau. 
VIIL f4mïtJe traifi^mè AttSmêêi dU 

- G 4 de 

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tf* VOuverùtri Àcsjeftpa$0x 
éc rOcdâent; pattiduliéi'ement itiiéxt^ 
llans le réme de Marc Atjtonîn. :La. 
juftice de TEmperetir étoit g6néSralcmcn» 
reconniie> &par tout elle fe feifoit des Ad- 
mirateurs ; c^êndant il ne peut faire fcn- 
Ùv là proteûion aux Chrétiens que daiw 
l'Italie., les Gaulœ & le refte cScs Paû 
Occidentaux , p^rce que daos les lieux^ 
qui étoient éloigpcz du centre de PEixU 
1^, fon exemple fut peu fuiyi & fcé 
#xidrc5 mal exécutez. 
. Pergame , Apamée ,. Pcr^c, Damas^ 
grandes Villes de PAûe , wec.plîificùrs 
HUtrcis d'un orAt infcrièur ^ furent fbus; 
Ion régne & malgré fc» Edit, furent cou* 
wrtes du fang de nos Martyrs, cntjrc let? 
quels on conte pour Içs plus illuftrcs Vi- 
«ror, .Carpus, Couronne, Théodore, 
Agathodore. ^ 

Si PEglifè étoit cruellement perfécu-- 
tée dans rQrient , elle tf étoit p^s en repos 
dans rAfrioue , parmi les fréquentes 12- 
ditionsdes Egyptiens 5c desNfaurc8,€ui 
aflèz fouvent mettoient bas les anaaesde- . 
vant les troujpes ou devant les ordres dci, 
PEmp^rcur : mais fans rient rabats de 
leur furçur coûtre les Chrétiens , qui" 
^ntimçrcçt. d^ctt êtt€ fcs victimes- 

Avec 



r 



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gl^ép&^gek^ks ;fi<ldle$ fe xx^}ÉI|fiicreitf: 
fil^McJt&blc àéhMttJtsjas cette troi*- 
£|iM>ptftk du Monde : mais ce ne fm 
IJM |iiii Ir niirnihrmrni di JniH^ cx^ 
t^pMtp^x Aàncou ^ 

^%&a|gÉ/M c{ai regarde leNord, il étoit 
iltclrs. OGCUpe par des Nations Barbares^ 
«|âf Jl^Évoient p^ encore reçu f £vangi* 
fe^ïlUïiOUS.lc.ircrrohs s'ouvrir aux ^roJt 
|pè^ de la CLeligion Chrétienne feUle^r 

^ JDPqîiiil refultequcceài?èft pcopiremcnt 
jOÉ^ilJ^l'Occidei^^oudans leaPâ'sVoî^ 
AMnQe^ del'Em||irc,que l'Ealife 
v#T*^ * *^ &h«ùxxmi^A^^entccpar 
de M«t: Antonin,; C7eiU 
,^^_,,.,.^.^ eittaucfej)i?i^^fucent & 

4»<!6%iWBiriiU3È. Les Chrétiens renipli'^ 
ttolêtierBfiurgs , Jes,VUl(^, ici 
lapées-, jjgapqi^^ 

^_ ^,..cc99qièiax jK«ltjt iottckt» 

ii#l^<^)i«pttl#tQâelm^ 
^m leur étou;ttft4tÔ£.mfi fouvtnl 

iïêjS'^^ .<|^il ëâ aifê;de comprcpdm 



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154 V0mhertW9 Jkj fipt praux 
we, ifmsisA k Siésp pku^ l(mgtcm$$ 
i^u'auam <ie ib. Preckcdièars ^ fî Pou 
otcqpte Andet &. Evirifte^ comme 
auffi pur Teiteiiipk tle PfaDCin^ piçiixiw 
Evêque de Lion, ^ fbt ts^iKc ans h 
Pafteur de cette Ef^3&. Car Uun £c 
l'autre vivoîent au temps de isotre Ai^ 
tonÎB 9 2c ils n'ont, rcça la C^an>iaûw 
4lu Nhrtyir ^*après it mon de cctEix^ 
pcfeun. 

Ainfî comme le premier Animal , qtâ 
tA kOergé de l'Orient ^ nous 4i anolicé 
Trajan, ^ a ouveit la porte de VQ* 
tkm aux pit^pnè» de TEvauRik ; com-^ 
me hùmaà à^iàmxâ^ t^ eft k Clergé 
ahi Midi wms a tnontrë Adrien i^à cii^ 
vert la fwtt da Miâi à l'ayanoomenc d^ 
h Religion Chrétieiinô^ il étoit' 4J6mt^. 
aable que k troiIîé»K: Amnuû , iqai ^ 
kClei^édeiHDvxâdnt^noii&^âoiî^â^ te 
téac d'Anmun. par qttiP£ftlife u'tâ 
éaiAk &^oim^mentiNCcrâectmsi'^^: 
mieut. Tmtiè ttcm^e,£wiienne4na«H 
^ej) k vémê Se à la: ft&dk «de Pem^ 
lAÊme Pitfpliériqilê. ' 

IX. Fi^n & voi. Oeft ici h Craiâé^ 

aie Bmdie^de Pllhic^ fék/tk Peiprit dans 

fon dtTi»^ ifui «ft k Mofi^ mCflie,^ 

V - toû- 



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fit It fils ât Hitn. , \$if 
nâ}OUt«€rïtttit, etavircmné /le Per/êca'* 
«turt embrûso: <fe haine, œmthe d'au- 
tam àt i^ipem brM^iâ , iàm demeure, 
Êffi ))<M^mon £%, dahs k di^tte de 
63U«e8 iik)lb , fe jôtiet des hommes & 
4kisââtielte,il nefubfiftecftieparûnlo- 
cours oiiitdileis^ 8c continuel de h dr- 
^^ine ptidbbftiotL II fewit inutile de ^'é- 
fMfâte- là^âeiliu.' Il &ffit ^u a prefent 
Dieu ilirige (à côuriè en taifknt inar- 
^dier devant lui ^ne etilèigne parlant^ 
tin Ëctndut animé, quiluidit^ vien& 

Oeftl'ôrditafiredes Plofftétesdetsoitf. 
m^mSkt ^ les ^énemehs ibient^ au 

'4ieu de dift ^ulîs Ctrotit; fofat en cx*- 
t>rittferj>lttfefortetaKtit la certitude. Aiff- 
*<*8^it>lfes, i^ & eàgtaiffkie istimâe 
*f fêifté% di&ens^ fiem fui fitr itêfot^^ 

^fiét y ^'de¥ Oadéem^ rtffdez. à Bé^ 
ii^0ne fiknfà éu^urts , en U leotéfè èHi^ 
yffttUe ^Ik vm$ m vetÇé ^ vtr^ l^'^if^^ 
^mbk , ces tpftFotes & pluficm ^lutitts* 
4c ce carâAere, 4^^ "^^^^^ ^^ ^^ 
Pït)i4éees,tnarôuent de la part ^fe DietI, 
iion une vblottte de précepte : tri^ trrte 
^onrèdedecret; eHesexprimenfmôî^ 
te ordres -de là Loi que iccux de éiPtô- 
' • Q 6 vi- 



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4^$ VommiMre Jbcs fift ftsHX 
vi4ence^ On doit les rendre ipm.çûàm 
ci i il arrivera infailliblement que le 
cœ\ir de ce Peuple fçra w^mSék l'oci 
çafion de ta parole, cju'iia tordront à leur 

ëîrte^^ que l'Empiit ceÇèi^ parmi le$ 
aldéensj que vous ferez plus de mal à 
BaSylone qu elle ne vous en a fait. > 
Cette cxpr^flxon , vien & voi , jeft de 
cet ordre, ç'cft une de ces Prédiâiom 
cnonc&sjar un impératif, quicomfiaantr 
4lent Pévenement> pc^r le mar^fuerave^ 
plus de çertitucfc. Le fçns eft, la por^ 
tè de rOccident vous fei^i ouverte 4 
3rpu$ entrerez p^ icUe fou^ la conduite 
/de vos Fadeurs & vous ver|)ez>la gk»^ 
lie^ Dieu. En fdSet ^ c'çft une m^veiUc^ 
de la Providence , de voir une mQ4écar 
txqn Clirétienne4^.un Empire Paycn, 
éi mie des Magutrats, qui étoiept de^ 
ai&mns publics, devienoent tout d'un* 
cçqp les proteâeurs du Peuple âdellet;' 
.i^ts c'eft aufli le triomphç âp. ^:£dér 
iitéi car ainfi nous Payoit ilpropiisiîarfq^ 
Prophètes. Void ce temps marqij^éd'uiiç 
proteâionmiraculeuie^'tf^/f Laupdcvfif , 
hajfiier avec P Agneau , ù Leopart aveq 
UChtvrtM s OH la jeune rofhf paitroitar 
-P.î^ [P^^f^^ ^^ /'£/îf4li^ fe JoHerçif 



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iiétmlsdemfmr^ de. PA^c , $u mitirêkfà 
mam fifr If ,Pro^dt^ £4filic. : , 

,«3£. jQfimtd<il ^êt wvtrt U ttoifiéné 
^4» ^' Vpici un Bbuvcau iccrct de 
Jb BrçmdoQce ikïDieu, un myftére M 
ft rS^KEe^ qu'il n'appartient qu'à Jeilu 
ChriCde inauif^çr avant l'événement, 
lie mp^.âusoit>il crû ' qu'un fixnpi-^ 
9 j^gké 4'im efpDi; de iuctnr foui 
Adden^i^ .;baigi^ xks^lân^ , : ^mbr»; 
^ÀvC'S^ 4e la 'di£iaDidii; jc^^ 
q^4 iMpe $(^£pn^W^ pix foiK k 
llkm. ^ JfoQ fuà^eur} L'Ëglife fe 
fmix elle attendit à trouver un protec- 
iaif>^>k pivP^tyie d'un finpomirRo- 
mkii^^ ^M ^ '€f eliici uà myftése caché^ 
}>0UFkl4<»iàffiS^K^ 

Mitvoît DousirwelËr ,û vcrnsen^scept^ 
le: Sç «i¥qw dt Dirà. t Qtterefte^t^il 
ffrM ^â% iiols»» qu'^n vomfnimcrequâ 
îvqwi^<ttt£t^ rfaft itotbs d$ l?<»»cte & 
/smfifWleM i^m^ ^ii}uibnt admâra^ 
^^"wi^p^'i'Çt j . ..,***>^.< «i.t ■*. *>- 

.7frl^«ipl..ii'ea 4<wiereîfc5t>QÛit:i .fi vïkis 
Yf^.4mvaidcck deu&yTOtipz^queiKnié 
ay4»n^ <^bor4 établie y l?ufte:qu il %\i^ 
id de i¥ <^i çft à venir, ^ Qon de ce 
Ç 7 q^ 



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tfZ VOmvirtàre dfsfifffioMjt 
4ui eft déya paBë ^ fm$ 4fû^mÈ n 
promis à St Joui Je imi jfMv wir ii» 

laxitrc (|tte <?bft ici ulie ftopké* 
lie , ckm ifâccom^lifibiii!^ e& 4 àt 
portBjj & l^pttMïert évèwncm fut 
le point et pcmttre» i^'il ii^y a pliiflt 
â actondre ^ qœ Iteôtiaûm de œ ^ 
Dieu picmek; ou ^^1 anônee v& o:^** 
xaedoer ; i\% ckckateptiuU Pr9fààie^ 
Cet h nmfi^fiffh: Oeft'^cd^quef l'oA 
tt jieitttropfotn/«tat¥c|>eter^ y«rce^M 
l'uâgc deUsdei»^Pi»dpet revienrutt 
ccffe, 

B nous &pit donc., ^dor etotûpKf 
cette imtëre^ imn ^ jèuardWpm <MI 
des figures de Ràéiûik^cte : wm é^ 
énénemehi fit>ciMbis , fàt% étéaftntftt 
^ commcaorat dès k tCft^deSi. JeMI 
tm^pcvdttciifi&âprès hii^ Scdù li^ 
tn^rvcirez vom c^tft^MMEietis^ ficett^iH 
dkœiesciJjgBiu de UVa^^ d^Ad^en, dC 
d' Aiti)QBÛlij<^i ^œifètlt stfA'ès ^ Af ôttc^ 
qui fê iuivent immédiatement, ec ffA 
cooipninnettt tôlK te ^\A irtrii^ pbur 
kffs de oonfidirfabté dans rS^fe^dâtt 
l^Ëmpire ? Mais remarquez bitn t}tK 
la iomod^k de xxi • iAi¥6» ^ telle 

:,-:> ; qùé 



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stie cpx écamit Un point domie tout 
éans cette inaltiére^ car^ fi Thijali cft le 
pemiei Oàvalî<^, Adrien lôft à c(>ti{> fet 
ieie<:aml}&: lileOtv^ieirà iâBiilàmreèft 
Antomn , c'^ une iyhcxsSSÊà i^ ceu)t 
ipû le prétedbit, fbiènt Adriwi &Tra* 
jaâ« l^cfacfe pfti4e d'ttte tnéoie. 

C^d £ ¥005 feriez tHfeà4i|3^$ ceU 
comparer la fuite des figum Sf ttiboIiÀ 
^pftès «tec celledi^ ètèiettSdM ^ vdto fe- 
lie:£tôa«miiCû par TeXiiâb fit co^mid^ 
i0 ^tmvtdâ^Ké de l^nb ^avec Kciytie ^ 
vous ki^ convâiUdUs^ i)U'^>n ne s'eft 
nuliMiem tf ûinï>é, <^y ^t-fl cd tf^ 
lèt d4 plus |}kur»iii!t £cde ^tis tirpTef^ 
itmeiit éHMkré 1^6 le foift id les Ibcëèi 

4i^Anfec>hijb4eDâbMtaii#e ,^k Boïltilce 
kttitâlx^«e<?ihÈl^rétetéteA^^ 
Et •pûiM?qàoi <ï* *h6feffe,fiïiWflt^l)èè 
d^ l»événeitténk tiytt«!éd««s 1* Pjx^^ 
tleôcbtfdt |ftifdeqtte fof^tt^Àéfcfecft^jfc 
fiiâId«i^reffiohdèrëtMSheiAMt. ' -^ 
/ UaKtoinme, qtii* a^l^tiedifëettie^^ 
ttitttt ftperçdit Wus t» hippôrt^ d^ih 
, * coup 



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1^ VCktVffhwt Aes fe^ feamx 
coupd'oeil: ça^is <^ hkt avec oeuJiF 
qui ne voyant -riea <m <iui • wj^ot 
toi^dç travers? Il (èroitdi0tciledeckm^ 
lier le fem comîtawi/àcetix qui ne Toot 
îWj.c^poUir ,mianx dirç^ qui ne veu- 
lent i^s PaVoir. C'eft kur faute, s'ib 
font cncwje rdïW$ les ténèbres, puis 
gu'^â^r^l^t la: lunûére ne leur inan^' 
que pas. .^ i - , , - * ; 

. <^ /peutHÇMa fpuhaiter pwr une eivt 
tiére cc^vi^on^wi ne fe î?refçi«e ici jà 
notre efprit ? Il .J^^t: dei, éyéw^ai^is prot 
chain^, pQur expliquer, l'aracle. Eneft 
il dejplfis p^oppiiiis? Il les faut fuivis^ 
Peuvipjit ils êfice plut fûiyift) .JJ ks &*t 
ccmmis^ EJn «ft ^l j^e |4us fftonm? IxH 
téir^aa; , jp^^^^éni^^ ipfç^reâèrei» 
^^màis da^ioM^B^ j^^^.ipi k» 
lepitlent^ » doivçpt çtrp juil^es^ 44eln 
les. En vit on jcpçiis'd^ plus fide^l^ 
de plus^ jirfte? ^I-A-f#9|i vciH qu^ejiéà 
j^Qt.p^ÎjQiB^ d^ foe^^ 4^jyps^ci^Qfe^ 
iojfcWtifWriip^ 4'^i¥ :*naniçre d%ned« 
jD^r. lEt ô» |rouyeia-^qa dès ,çmbJê^ 

m^ am fig«¥#«^ft» ^Q** M^é A 
iîmple , une ûmpkcite fi fublime,, cctcp 
jiivme force dans une divine, brièveté^ 
qpidansun n^trcnffrme PHiitQÎre^'uQ 



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" oP4af U Ris de Dieu. . iSi 
r^e» quelique fois celle d'unSiécle» 
comàocoâ le verra ci-après , &qui par 
tout remplit un efprit attentif de lur^ 
prife &: d^admiration? 

On confent qne vous ne vous rendiez 
pas à cette évidence > fi vous (avez 
mieux peindre en pedt les deftinées du 
M<»ide&de;P£glitevoi^, (i vous pouvez 
trouver un ièiis t)Ius digne de Dieu , que 
celui que Dieu lui-ïn£me vou^ fournit 
dans le Commentaire de Pévcnement^ 
cjui cft celui de fà Providence. Rê- 
vez , méditez à loifîr fur cette matiè- 
re; vpyez ce qu'on a écrit là-dplTus, 
•çre que > vous pourriez imaginer vous 
même, pour vous empêcher de recon- 
noître da»s' fes trois tableaux Pmphéti- 
ques le fî^he des trois Empereurs, ou 
plutôt abftenez vdus d'un foin inutile, 
puis que lequatriémèTableaumettra^tàhc 
par fcs propres Caraâéresquêpar (à liai- 
Ion avec les précedens , mettra la Vé- 
rité dans^ un nouveau jour ^ tout pro- 
pre i, dep£tî(êr votre fuotilitéSc à C€>ai« 
tondre (es vaines fpecuUtions. 



QUA- 

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QUATRIEME TABLEAU 

PROPHETIQUE 

pu 
LA MVÊLATÎÔN DU ; 
QUATRIEME SEAU. : 

Verf.7.«- ' 

^ ili^Ktad il emcMavert ItxçMSXxiéxat 

. ,^ ikm , j'ouà la Yo» dii^i^amiéttiG 

»9 ' Aaifiml diliat , riçxi «Se vot i & tm» 

M99 cî.iiA Cheval pâle, 8c çickli qiâ 

1^ ^it fiionté dcâuir «vok mm k 

ti K^rc, &l^Et^er ftMViok àpuèsluii 

. ti ^.îl leur-fuc donné pmcffîmce fur 

. V9 '!^ fuâtdiéaie ^titîe de It Tcitc^ 

. ^ {HMr tuor^r l'Ëpée, pur bFamU 

. «# «e^ {MurbMoitftbtié&^leliBè» 

99 tes Siuf âge» tie ia Tare. 



T^Tv9icimn Chivêlfâi^: CV 
•*-' n^êtne Empire > i'Ëoipîre 



I. XiTvêicimu Chwêlpât^: C'cft le 

maia 



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ttatfi fi>us une qtmnéme forme, M4ttft 
un nouTcl ètit: mais une forme trîite, 
imitât de fbibldfe&rd'àbamiieat. Ck 
àsit çonunence juftement où finit le ré- 
cne d'Antonin. En voici k ptcuvt 
niAonquc. . 

. li^Ëm|>nt, cadmt on i^ vea^ jmitt 
lente teou« de ia ^hkxtc de ImnieiMpdt 
|NX)épéntB ions . le tégm 4' Amonin : 
jsais \z félicité publiipie itnit àVec ft 
rie. Msirc Aurele, qui lui fucceda 6C 
i|ui ai^it été procl^tné feal ËmparUf 
four le Séi^ âc pâî l^Afviée , Ktot Aik 
«b ait4>ta lAUÎurfy«fus de IVdima 41 
£l BNÎlfimcê Sou v^ndQe ^ PM: rei)ieift^^ 
Aoxien ion avciil ^ qm 'Parvoit ûmyot'^ 
éaaoh àm% i^ià TtmÊsàau O^f&Lhi 
fDtmiârt ibis qoe l^t>n tic tes Komâin^ 
obâi^A doiut Mato^ tout À k Ibi^^ 8e 
ién iint krfaofe ft fiaâ&c posr Tlibuit 
«ibft cWicettieût,jsir k^veroidô iSi^^ 
fv k ledMmmlknœ de Tattlft, ^seRfc 
cMimiiité le crduva pcu^ t^éfi^iHctft fi«> 
ne (burce de tnsobte côacitioêli MMi» 
iT&dipixts 8t l^éfmoelfAale^ô Ai dàca* 
deûte ^ comnle ^cât été donné & A^ 
ibken^ qui m toi'Ameur^ de biiotM^ 
kr la JUpaWqut^ tjMn Ss^tmm ^mi* 

dant 



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dalitf 1^ : mais encore apr^ & moti:* 
^ttifi était ce un ordre d'enhaut, que k 
:diyifi©n cntrerôk^daiia? l^tat par cetce 
.t>or£e, 6c toute forte de malheur^ avec 
ladivifioa.. • 

X>t% lajpitmiére atmée de ce ii^Be*k 
taille de Revoie futâffiigée de la famine, 
far des inoàdatic^fi^entesduTjéf^^ 
qui deiblerent: la Campagne, iconxmwr 
.isem les aàyoiiTons, & ment périr le Bé^ 
tsuL, L^e Roi (ks^ Partes, thin autre 
çoti, entra <Jam la Syrie , où il défit 
XAfxçikt Romaine commandée par. Cor^ 
jidl^n. La Ovandc Bretagfte- parut voii« 
loir fecoiier le joug , 2c les Allemans & 
prepar^ent \ii un fbulevcmmt gèiéitL 
J)^ cet ao^d^boc^ lesldeox Empe* 
reurs ayant partagé les fmns delà de^ 
fenfë publique , Maxy: Aurde rafta à 
|lome,xpe«r. yeiUer au rq>os interieiii' 
éc l'Etat, paadant que Venir alfei ^Éçs*^ 
^er ^ns l'Orient à ceux qui dcMoe^ 
iwté U avoènt fait irruption dans ks 
•^i«0yinces de lîEmpire., î r 

, ÏI' fît fa campagne dans la Ville d*Aîi» 
tk>che ^ dcmt les délices lui firent piiblier 
les foHis de^ Ton expédition: mim fb 
lMieut«mfis.ayanc&it k towqéJbguâB» 
i: .^ r rc 



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Parole Pib ^ ^HH.^ ièf 

re Vùait lUi, il ramena les L^cgions de 
KAÔe & avec clk» la contagion , qui 
4)am fix otl (êpt ans, fi violcMc qu'aie 
fefflbloit avoir fait un dmetiére de la 
Villc,6c de PEmpire un defert. Dans cette^ 
dcfolation qui emporta ou diffipa les Mé- 
deciifô & fit fuir Iccélèbre Gçiàien de Ko- 
me jufiîu'à Perçune , dans cetce dcfolation 
lesOtand^n'avoieni: aucun avantagjçfur les 
petits^ ni les Magiftmtç fur le Peuple j ce- 
irëtoitd;ms lesruësqucChariots remplis 
de cor^ m<^ts , qu^on entqroit iànsdi-. 
flinâion, pnrce que la calamité publi- 
<|ae égaloit UHis les âges , txms les (êxes, 
toutes les conditions. ' 

Mais pendant ou'on fèmble n*£tre oc<* 
cupé qu'à ertfeveîip lés inofjts & affifter 
les vivaas , voici un ncoiveau malteur 
qui vient accàbkr k République. Tout 
fe Nord s*ébnuilc, par maniéfe d^ dire,^ 
mèt^ à tcHuber iur elle , les AUeîdans, 
k&(^ades 9 lesSarmates, lesVendales,* 
les Macoomaas:,. lesjafcygfcns ,qui ie jet-' 
tent de concçrt fiir lî^Émpitië Rotn^^ 
kdqu'il n^àtok 4% que trop afibiUi Sci 
tCDp diminué par la conta^on* > -'^ - 
. 'JV&rc. Aurete étoit particuliénsmctit^ 
£èlé pour,leailte^&/es.&u^JD^iei»>«^ 



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i caufe qixSl «yjoit-^té ^evé pwntlei; 
Pr^restSalieos, qwparççtju'ilfccfoyoiff 
âckcndn ijie Nutps^ Poio^Iiw, qu'il, fe 
profpfoit pouriî3<«ièk^(te«U«okttt 
4cvoir kqitfr 1% S&pçpilitionf Frap$ 
ae PidccdeouQtik fmlheufs^oùiVpco&ii; 
voir quç^Q^ choiç cb furoaturel, il 
chercha (k$ iroy^issesaacMrdûwrtspôur 
appaifer k colère céMte; ^cd^iacedcf^ 
uin il aScinbla à gmos ffiû;^ > de j^S>: 
T€Xïs^k les Pbikrfophei&los Devun^ 

rendre les Dieux Éivocahlw^ par le fup^t 
pli<3edca Chrotieœ iOîi^idonmlieuàk 
quatrième perfècution* 

Vévténcnicdii.fit.iroircombbt îls^é- 
tpient tGomME. Le» deux E4Ap ci gi |i ^ 
iw«3) c wn t oe omipasme à <^tt3Q^en:e:x 
]|)aî^ils ^lerisnr p^.SichlcôtL Piusi^ 
lpvç$c (fe Monde fmr recruter l\mnéei 
4c plu9 la maladie eià confumoit; ce^ 
Içs mk hfpx$ d'iwd'adievor £c mémede 
comn^maer kur cacjpeditwo. Rica an 
ipaoquoit du eoté de la vi^BBOOt ^& dea 
|g(tf!tt^(tfs içuUttain». Marc Aurek, itpirèft 
avour vendu k$ tooubles ptœesa pour 
fimrmr aux fnôs de la guenac ûm in* 
qoBy^¥ricr le.pM plrj, <<y a iï n uacaMépac 

Je 



dbyGbogJe 



TétitU fits ii Dh0. t6f 

le màïhmt de h coota^on. Maire Aiii^ 
hwok ^s cueilles Alkmans à fn fcÀ^ 
<fe, & attiré à f<H par une paye confidô-^ 
i^e julqu^aux Brigans , ju{qu*aux Vo^ 
leurs publics , dont il dépeupla ht Dal-^ 
madc ÔC la^P^nonic , pour en fortifier 
ftwi Année; il tvoit&kmarefaQr les Gk^ 
diaWurs^^, Uà&tmé la liberté aux Efckves 
pour leiu* mettre ka armes à la nMiin: 
imis -comme îa^pefte en à9nfemoit plus 
«Jiie fes foîiis^& lestréforsn^pouvoient 
aiBcmWâ*, Vci'os teftift éPûkr plus imint, 
& Marc Aureîé, -après qiielque rcfiftan- 
cci coîAntit à retourner (ur fe^pas. Ils 
étoicnt for îe chemin de Rome & dans 
k môme littôre^ lorfijue Venw perdit la 
Tte fiibitèmcttt , d^uri acceï. d'apbplexîè 
felort <pièlques uns, frapé de la contagion 
fel^i tflautres , par lyie caufc moins 
innocente ièloa k pluâ commune opi-i 
- lîîon. 

MjUt: Aurélé lui avok feît époufer ftf 
ffle, pour Pâttsachet à îuî par lè« îîeii» 
les plus étrbtes ;mais comme ce rcmMer 
oc guérit point la débauche del'un , elb 
âe fit pas ccflbr la défiance tfePaïui^^ 
qui dm fiSvantqueîcBcaupercfecroyôit 
èWigÇ de^rdcf fcn Gendre à tu«, U 



/ 

Digitized by VjOCÎQIC 



n'ofokm le lai0èràRome, ^epeurquUt 
ne fcandalizât la Ville f>ar k dMohmoa 
<fc fes moeurs , ni lui confier le corn- 
mancjbu^nt 4e l'armée*^ connpi^t fil 
mauvaife intention. Car Verus avoit fàie 
fon conte de divifcr l'Empire , choififlànt 
POricnt pour fon partie , ÔC la Ville 
d^Antioc^, pour fa réiîdence ou pour 
Pazile de fes ycduptez* 
- Il étok arrivé plus d'une fois à Marc 
Aurele de dire ^ a l'occafion de fon Geo* 
dre,<}u^il plaigaoit le malheur de laRe^ 
publique 9 Se quand la mort l'en eutdé-» 
livré, il dit au Sénat, fans tx'op fè con- 
tHiindc^ ^ i f4^^il vmMt commencer de gçH" 
vermr t£9^ire , n^ayant tu^ faire jnf- 
^'al&r^cf auUl aùroit JoMiMité y jwrcc^ 
f$u fin cMegtu n\Avoit fAS été de fin ^ly* 
weur. Mais il n'y a pas d'âppafençe qu'il 
paflat jufqu'au oMie, pour délivrer fà 
patrie d'un homme, qui cnétoitlefkaui 

Quoiqu'il en ait été foupçonnf;, & que 
s bruit en fût gi^d, lorswe ^ 
éxaa^x. récent^ l'édairciflen^es^eto^. s^uBï 
plus feçile. ; , . ^ ; 

On auroit plutôt lieu dxn fbupçonner* 
l^auftmey Ja femme' de Marc Aurele « 
qui d'^ coté gouvcar^it abfolumenç 

l'Em- 



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P^r !e Kls dt Dlefi. - ^^ 

l'^Empercur , jufqu'à faire donnera fcs 
adultères Içs premières charges de l^Etat; 
& qui de Pautro ctoit frapéc de la crain- 
te qu'on îfètkt l'Empire à & famille, ce 
qu'elle téiboigne en ces termes dans une 
lettre qu'elle écrit à fbn mari, quoique 
dans une autre occafîon. Tu vois PÀge 
ifc. notre Jils Câmmêdâ. Notre gendre Pom* 
fejdn efi déjéi viemse^ & déplus étranger. 
Foy deke ce que tu as s faire. 
• Marc Aurele , plus heureux <lepuis h 
mort de fon Collègue, fit enfin ion 
voyage d^Allemagne , oûril fiit miracit- 
Icuiement fecouru par les prières des 
Chrétiens , & après avoir été falué dix 
fois Imferator^rÇes Légions, mit une 
heureule jSn à cette guerre : mais il n'en 
pm: recueillir le fruit par la révolte de 
Caffius, qui dans ce temps là fc fit dé- 
xferer Empereur dans TAfie. Ce rebelle 
ibtiteiioit ion attentat de k Êiuilê nou- 
velle qu'il fit courir, que l'Empereur étoit 
mort,de la nèceffité^jcfilyaveitdedoii- 
neiLà un enfiuit, fucccfièur à Ï^Empke^ 
un Collègue qui f%t expérimenté . dans 
l'art militaire , & ^dc l'^xempleiîout ré- 
cent de deux Empereurs ailbciet à la mê* 
me puiâ&nçe : mais un Céntenier ^i le 
H tua 



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I jo VOuviYiturt dis fept fennx 
tûa , <?onmie il difpofait routes cho&t 
pour fc maintenir, mit une prompte fia 
^ ft confpiration. 

Marc Aurçle <pii s'ctoit dvnacé pour 
le combattfrc , vifitaPOricMpour y «^ 

♦ uWir le rep03 dc$ Peuples & îbn autiwi. 
té : mais à peine ^toit il d« retour- de ce 
vofaac, qu^il lui &lut rqjjiendre lèche- 
mind^ k Gcitnanie ^où de ]!)ouvfilks«& 
é^aires rattendoient. Il y fit debesoixex^' 
'Çloitt'r'mftis il tfen reyiût point. Son 
fiJpCoîïiinode, bien que jwne , s^emmya 
^'attendre ft Bfiort. H la bâia, félon k 
commun rajpOTt des hift^riens, il la hâta 
pour fe ftiiir de PBmpiïc , qui lui fut 
€tè par les mêmes voyes y qtrtl l'avoit 

"^mquis. * ' . 

Là RepiiWique Roalaine dqa fi ftn- 
-We ,'fî abatuc, n'eft «prèe cela au'une trifte 
icêne de miférà £c de dfifi>latiôn. La 
-|«Ae\, la iuirrc , & h iàminccfi nw- 
^gcrtt Iw ftovittces, & for tout celles du 
Ndrd. Ce «lîcîft qu'une ftiitc d'Batpc- 
reàrs mi is^oatgrat le» uos les âutma 
pohriie^ier. On tie conte ^ moias 
•de foèwù;e ^goteires civiles tmctiixngérà^ 
■qui ddfolent PEmpire , Ôc pas moins de 
quatre >vingts Empereurs , qm €t maftir 

^ . . . crent ' 



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. Par le Kls dé Dif^ . lyi 

ermt t>«r la furieu& paffîon d'oocuperk 
place les V06 des aYf&res^on o^come dis^ 
je pa^ moins de ioixmte giiecxes & de 
qimce ymff$ E^oficiisim ^ara^ du 
Moojc p^ jme mort tragique^ d^uii 
k mon d'Anix:>nm. ju^ la dix&lôpr* 
tieme année du rég^de Di9cleckfli,qitt 
to'mine ce période &: commence celui 
du cinquième feau. Caril&ut bien ob- 
icmer.ces deux choies « Pune qucle quan ' 
Même ClxYal cil: PEnunse Romain d^ 
yifé, dans foQ Chef, oc dans ibs mem^ 
brcs 9 ^n proye â&s ennonis étrangers 
6c domeftiqucs, Sç frapé dç tous icy 
âefiux de Iheu tout à la fois pendant le 
&tal pevîode, qui oc^ps^nd reipace ck 
àmt timte ou oeutc^mmiitie ans. JL'au- 
tre que le r^nc de Marc Àurele ^ 
a»npm xians et période^ conune étant 
nftirq^ des mêmes accidens^ des mêmes 
çsdaotttez, dont il eft memcia.psemioïc 
origine dans l'ordre des omfes icooncks, 
coqmie la pvetrô hiftonque ^u'onvient 
^'^nÂmmcr I# demto«raa»8^im£iidb-^ 
vent, . . 

U Afrf^. <J6là veut dîie que le Tsoi^ 

Impcriai eft^ddjwwafisun pgfte^ûtbrtelà 

. H X tous 



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1 71 VOMvertmre JUs feft femx 
tous calx <{ui rocqipent, qu'on eftai^i^ 
ré d'êtfeégorgé^ 0rf)H)ifotmé, aâàfiUs^ 
slès qu'on mSc Empereur , que c^eft la 
Aloit ^u on foolmte^ IcHfmi^Q^n deiîiie 
cette dignité , & qu'eafin^regner parmi 
les Romains , & nKHirir pour Êûre place 
à un fiiccefleur n'cft deibrimis que hi 
^méme choie. 

. On ne s'arrêtera^pai beaucoup à juftii 
>ficr une expivflîon^ qui eft trés-com» 
««nune dans toute forte de laitues. On 
•dit tous les jours d'un homme atteint 
'd'uifê malidie mortelle, qu'on voit pai^ 
jfcr ou iè promcxîer , que c-cft*la Mort 
:qui pafiè ou qui fe pmmenq dHme maifcm 
marquée de dotil parle trqpas œntinuel 
de ceux qui i^habôcent;, que la Mort eft 
iogœ dans cette maifc», ; d^une chai^ 
publique ou d'un oand emploi, quicoât^*- 
teordinaiiiement latêt^à.ceitx qui l'é*-^ 
xercent , que la Morteftdansce pofte, 
dans cette oignité. 

*l4ais pourquoi chercher des exem};^ 
4ior$ ;^ notre fuiet? OnâitqueSàr 
tùmin étsQK pfochuné Empereur^ pir 
Jes h^tans.d*ÂlexaDdr&^ contre fà vo- 
lonté âc dans un temps oùFonnevôyoït 
que Tyxaoi^. qui & mûâcroient les uns 

les 



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tetres , jwïiir parvenir àPEmpirCj on 
&ic, d^-jç, ^6 Saturnin dît à fes Parr 
tizam, >> yiw^r ii/#rr ; fmfjm m^s »^4- 
^tKfaitEmftrtmr. 

. L'cxpreffioo <fetiatrc<Àdelc» qui (ait 
«mm: de peine i dei ËTiH^its p^ attentifs, 
qui 1^ choque d'abord, kur paroîtde mê» 
me une cfpcce de Galimatias auffi rebi>> 
tiu^ qu^inbomprcfaénfible \ l'expreffios 
de iKHre o^^ade, n'eft pour^mc pas feii- 
kment jufte, véntalNe , forte ^ fdeine 
d'un bon fens, elkeft encore, comme 
vous vOyt»»^ 'facile ^ intelligible, wdi- 
aaire, naturelle 1 6c etie Teft à tel point 
qu^d feroit ridiculç de s'étire a l'e^ 
pliquer dwants^. Tout ce q^e nous 
avons à f^bfè, eft de montr^r.que leiëœ 
Prophétique qi^leei^mne a eu foQ 
accorapUflèmrat ; ce qui ncfe peut , ùm 
vws rapportir la ^ tnigiqne dcsEm^ 
-pereurs dbpuîa Aot^mn juiqu'i Piocl<>* 
-©en, 

'. L'Hiftoîre oM îèni ai inutile , ni de^ 
:l(5reablc. Bien loin de là. Ce font tout 
4es chofes d^oes de votreattention âcde 
votFc curîofi^, quaodinêmevousnelQs 
.^^nfiderorieï que dans une vue toute hu- 
4naine; ina^<:ç ifeft point fpiiscQptç vue 
M : H 5 que 



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i74 V6éif9tiMré:Jief^ffp$:feâHX 
que nô^ voiu )ds fse&rtmn^ Car et 
rfteft point icirl^Hiftôire dts Empereurs 
^otnmi*: f»aij llHiiftdiredcDieu, ré* 
clant leur deftinée avec \m Sôuveraili 
Ërapffe. ' Vdo J to vcwre» cctt^ 4cftittée, 
non àmtr \e Ime 4ts^é^biUes : fnats dtttfe 
la itvelà^)!!' de' ^i jf^ , tffim|uée dtms 
-«otife ottttte ^ <!ijm]^rife At«^ c^ deux 
mots. .Celui qut* écoif^^deiftis ât^k 
Jloiïi la Môft, Cc&'gram Perfe^tlfeurs 
îde notfé JtôlicioA a^roient ili pu crôiife 
îÇMî leur fln fût écrite dam le Ktre dés 
-Chi^iem? qtftelte fût nîii«f«fc dvatft 
*Rt^r.naiflfeiîcè,<ïtf*0ltenoUi fôt rcfteléep* 
•fe CitÈrifié?*-L^<Wit ils^^Mtoiife parlcups 
^ra€l€fr?l70rf^^ûé«Sitff p«r leu*]^f 
ânce, pafr te fuperlÀ éda;t^ teiif gloî- 
îfe? Jugez en par réMifetneut * 
' LucmiB V«fU5 Ile rcscëcâlit deib^éte- 

leva de ce Monde félon la plus coiHUff* 
•M opitoKHfe C^fl^siîfteit fettr-pfeu de 
Ittfip» après ^^ pouf ^dff afpiré a €K$tt 
'*gnité. Warc AUîiele ftit ««poifoiï- 
nc par les fewte de Côftïfitfode, à qui 
-Martia ficle^ tîiê<ffe ff«rte*ïieiît de cttO- 
€eit avoî Ltetus&Bl€Jâ:us,quiélcv6- 
, .^l rent 



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FarU Ris Ae Dieu, ty^, 

ftiSt Pettiiiàx farlc Trôiie de PEmpt^ 
ré. Fakon fut proclamé Quelques joari' 
après pat \i mutinerie dés Soldats : mais « 
h Môit appaifa la rédîtion. Pcrtinax 
régna -feulement qudques mois , mafla- 
cré par les Prétoriens , qui vendirent 
l'Empire ù Julien, & celui-ci condam- 
ne à k Mort 8c exécuté par l'autorité 
du Sénat fort peu après , hnflàle champ 
libre à tro^ gran3 concurréns, SeVéi'e, 
Niger , & Albin , tous trois dignes de 
l'Empire ^ & ixroclamefc j>ar les armées 
qui \txxt obeïflbient;, àpcu près dan^le 
toèMt temps. 

' Albin qui eommandoit^ux Légions de 
k Grande Brets^nc & pouvoir tout fur 
celles i^ Gaules y Albm Ùt laifla amu- 
Çtt par Sevcre , qtii le déclara fon Collé- 
gtic à PEmpirc , pour l^empécherde re^ 
làuer dans l'Occident , |>enaantqu*il op- 
witaoic Niger Mrftrcdc>Afîc, à qui il 
fei l'Empire avec la vie , après Tavoit 
rotné pari le pin de qujitrc batailles. 
' Le cfclHn cFAlbin ne fut pns mdlleufi 
Car Sevcrc viôoricux de' fon enaemi \ 
réurnafês armes contre fon Cô!légu: , 
qu'il .défit entièrement aux portes de 
Lyon. Albin pourftiivi après la-pertc de 
- * H 4 la 



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iy& VOt^utrinn des feft féaux 

la batmHe ib ùxivx dans i|ne mairon, oùr 
^ant été învefti, il fejetta far fon épée# 
^ & fut trainé demi Mort auxpiedsde iou 
vainqueur. Sevcrc acheva de le tuer, en 
le foulant fous les pieds de fon Clivai ^ 
8c fit jetter le pauvre Cadwre dans la ri- 
vière quahfi on n'en put plus fouSrir la 
puanteur , avec la corps poudreux ôt 
^ngîans de Ja femme oC des c%xÇm& de 
cet infortune. 

L'Empereur avoît deux fils Caracalk 
& Geta, qu'il avoit déclarez tous deux 
Cefars ou ics Succcficurs à l'Empire, fc- 
lon la mauvaife politique établie par A*^ 
drien, à qui il diioit oi;dinairewnt, pour* 
leur apprendre Part defemaHitaurapj-cs. 
ia Mort accordez vous/^ ^owTkz. de hien^ 
Parmée * (^ moquez, vous de tout le refte. 
Mais on profita mal de les inftruârions. 
Caracalla Paîné des deux frères, à qui la 
vie de fon pert paroifloit drop longue. 
Je fit mounr par le poifon, après avoir 
manqué de le tuer avec fon épée , Iqrt 
qu'ils étoient en Ecoflè à la tête de Parmée, 
cC de retour à Rome il poignarda fon 
frère Geta entre les bras de leur mère Juli^ 
qui bleflée du coup , fut couverte du (àng, 
qui fortoitdçfcs veines, ôcde^ccluiqui 

avoit 



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P/nr U.KU ic Dieu, ijrf 

smt.iHis la iôuroe dans fbh mallidireux 
flanc 

.* Unoffider deParméeôtaCaracaUadu 
Monde, non pour le punir de fbn double 
parricicfc, mais pour fcrvir Macrin qui 
afpÛDtt à r£mpu:e, & qui ayant été ddr 
premiers à déplorer la perte d& l'Empe- 
xeor» prit £i place par les fufl&a^es de 
t^armée & aflbcia fen fib Diodumehe it 
k Souveraine puiflâncc. MaisHelioga^ 
baie, fils comme on le croyoit de Cara* 
calla, ayant trouvé le moyen de prati-^ 

rer i» Levions, iâcrifiaces ufltrpateura 
fbo ambition & â favengpihce. Se fc 
fit dédarcrEatipe»eur. 
. Il dédara Ce^, c^cft-à^lirc fonSucé 
cef&ur à PËmpirç, Akxion ou Alexan* 
dir ion coofin gennan : mai^Païant en^ 
iuite pris en averfion il chercha tous les 
moyens de le &iie périr. Les Prétoriens 
prenant puti dans k querelle mafEk^e-^ 
fent Hebogabale, qui étoit un monftre 
ik debwche , pour feuver Alexandre i 
t^ kxsM un exemple de vertu. 

Ce Prince tempérant , fage, vaiUant; 

jmgnanime , auroit ramené les beaux 

)f3m% de k Rc{)ubliqiie , s'il eût pu é-» 

viterk fort tragique des. Empereurs. H 

H 5^ fat 



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f jt tiiè dans les Gml^ pi Tes rSoldat» 
irriter de ià févérité i & pratiquer partv 
M^xiix»^ ^ & mt eu & pàiœ panr tet 
attjentfltt.1 ^ : ' -^ 'i. • .'.'v'.' . ^ 

Ce nouvel Enapercur , forooitimé le 
Cydope^ à caufe de £t mile extracu^ 
naôc y & le Bufîm ^ cm le FlialKrk de 
&ïn ûéck , pour fon faorriUe c^auté > 
ce Notsvel Étnperoar ^h trt$f^ o^lieuM 
À ?£tat pour en èott long-txmpspaifftld 
poAéiTeiir: il y^ mcm }ffltrft kr»â(Qirta«4 
ge un véiiérabte Sèmteur appelle Gdr-» 
eien^ èg^ de qmtre vùmts ans^ ^ni a<« 
Yoii£ét^<feax fins Cbtlfiir,ak^Procon^ 
iul de l'Afrique, qut làiiuxnïp€$pi*0cl»i 
imi^m Aligné a^q fm^lrc&i même 
BDtn, qu'on loi déhna pouf fonOdUé^ 
i PEinpirc; Le Sénat ayaM confirmé 
cette ékâlion desi I^iom de l'Afriifiie^ 
dédara ks Mstximins Fera &â)s ( carie 
£ls étoit leC(^)éguécte Ton Feîe)décki^ 
rajes Majdixiins Pcrt U fils emteft»s da 
peuple Romain, bc fmr fùà^âm ocPSé 
démarche choifit \^ngc 46S ^riildpâux 
Steàieurs, <^-il em^itoh^m^^^n^ 
ces atec ordre de dél^idte t^Ëâipîi:^ fie 
€ie fêcourii: les nouveaux Utùfçmm^ 
Mais nul toe j^t é^t« £i d#inâs. Va 



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Par U Pih ai Dieu. i/ç 

Lïcuttnant' de Maximin nomméCapel- 
licn défît les Gordiens aux portes de 
Caftage, & ruina d'an feul coup cette 
grandeur naifTante , atr le fils. tut tue 
dans le combat , 8c le Père* apprenant' 
h moît fe tua de dcrefpoir. 

Le Sénat effrayé à cette nouvelle fit 
deux Ecnpereurs, qu*il choifîtdansfdn 
corps, Pupienne Maxime îc Cœl ru 
Bâlbifl, auxquels, pourplalrê aux Sol- 
dats , on joignit le jeune Gôi'dien , iffU. 
de ceux qui vénoient de mourir en A- 
frique r mais qui n^étoit alors qu'un eh* 
fant, Balbin demeura à Rome pour- 
avoir Vœ\\ fur la. Ville dans cettc^ 
grande Confternatîon , 8t Maxi'mq 
le mit à la tête dés troupes que là brié- 
i^eté du temps lui a voit permis àé rama{î 
fer. Mâisdâns ctt entre faites lesdeun 
Maxîitiiûs furent maflàcrez par leurs 
Soldats ,, au fiége d'Aquilée ^ ce qui 
changea Pàppareil de la guerre en celui 
d'un triomphe ^ qui fut très agréable iM% 
Romains. 

'Là joye rfefi fut pas bien longue.' 
Car les ceux nouveau^ Empereurs fe 
brôuillefent par la laloufîe du comman- 
Sement , comme if arrivé entre des Col- 
H 6 lègues, 

V 

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ïSp. VOf^trturt dis fept féaux 
lègues , & par là fe livrèrent fans prei 
caution & (ans défcnfe à la violence des 
jPrerpriens , qui baïflânt en eux Tpu- 
Vragc du Sénat, prirent cette occafioa 
de les maflkcrer l'un & l'autre. 

Le jeune Gordien demeura (êul Em- 
pereur 8c vit d'abord profperer fes af- 
laires entre les mains du (âge Mefithée» 
qui étoit fon Beaupçre & (on Tuteur. 
Ils allèrent enfembîe à la guerre contre 
les Partes , qui furent batus par les Rq- 
mainé : mais il falut payer le tribut fu- 
neftc que chaque Prmce dcvoit pour 
lôrs au Trône Impérial : Philippe , Ara- 
be de naiflance , & Colonel des Gardes,, 
ijui afipiroit à être le Maître ,. Philippç 
le défit de Mefîthée par dles voyes .^- 
Ci'etes , pour avoir le jeune Empereur; 
fous fa tutéle ?* Après quoi il donna de/ 
pons ordres à ce que toutes cho(cs al- 
laflent de travers, 11 diffipa fecretement 
les provifions de Parméc , pour faire crier 
les Soldats , fans paroître, y avoir ûucu- 
x^c part j & quand il leur eut rendu la 
k||neflè de Gordien jm^prifable ^ iji leva 
le malque & propola d'élire un autr^ 
Empereur. Le jeune homme y coh- 
fentoit; , pourvu qu'on lui lailTât un corn* 

* man- 



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mandement honorable dans l'armée j il 
fe contentoit enluite d'un emploi roé'" 
diocre , il fe^jp^uifit enfin à ce cjQ'oa 
lui laidatla vie : mais il.falut mourir. 
L'ambirion perfide de PArabe Ta voit 
ainfî refolu^ & le deftinde PEmpirenq 
fbufiiroit pas quçja chofefc.pafl'ât autre- 
ment 

Philippe ?près fon parricide fut pro-\ 
clamé Emperjsur par Parméç, toute à (a 
dévotion, Ôc le Sénat confirma cette 
éleâion, foit qu'il fût mal inftruit de 
ce qui fe paflbit fi loin de lui, foit qu'il 
nolat contredire le choix des Légions^; 
foit enfin qu'il efpcrât bien du nouvel 
Empereur , qui faifoit de belles pror; 
méfies, 8c commença fon r^ne par d^ 
très bons réglemens. Cela n?empêcha 




Marin proclamé par celles de la Pan-*^ 
nonie : , mais ces nouveaux- Tyrans n'eu- 
rent pas u^i meilleur fort que les autres, 
& peijirent même beaucoup plus jpromp* 
temerit. • i - . 
• PhilippeavoitaflMiné, en la pcrfon- 
ne de Gordien, fon Maître ôcfon^bien^ 
' tr 7 * ' faitéurJ 



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i Èib VOu^inurû âesfcpi féaux 
Ikiteur. Airffi périt il par Dccius foti 
meillear ansi & plus ititimc confident. 
Ce favôii , 4^1 avçiit tHÉe la confiance . 
du nouvel Etopcréur , fut' tn^^ojé , bien 
qu'à regret & apparcmnKjlit malgré lui, 
fot envoyé aux Légions de-lâ Padoniè, 
encore échatifécaf du feu de la fêditîon, 
avec ordre de châtier les plus coupables: 
flïàis à peiné étoit ilentréauCaoïp^due 
ks Soldats lui offfireat la* pourpre Im- 
périale. Il la refufa d^bord , 6c l^c-- 
cepta bien-tôt après, par une déférence 
pour l'armée , qu'il rcprefenta à fort Maî- 
tre comme urt efifet de la néceffité, & 
de fon Tièle à lui coflfeiVer IHLmpire * 
mais on n^avoit garde de s^ndormir là 
içflui. l^hilipperftflatïWant toutes fcs; 
forets (è mit eh chemin pour le rôm- 
battre , aùrb avoir, laiffë dans fa Capi- 
tale fort fas, du même nom , qtï^l a- 
Toit pris pour fon Collègue t mais, le 
Père fiit lûafïkcré à Verotiètar les Sol- 
dats de feu Artiâce , 6c flir là nouvel- 
k , mii en fut portée à Rome , le fils 
foc bifen-tôt dcpécbé par k^ \Pfetd-; 
riens. , . . 

' Bedus reçut la Souveraine ^iflartce , 
SVcC xxa applaudiltèment généi^l : mais 
u . s il 



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il rte h cobfei^a 4^^ft art flC trois mois 
fckm tes Hn^^ôUtmpm plus dedcUHixns 
fcloir: les âwtfôs. RcverîU Victorieux et 
l^rient, où il i^v^ok Jicttreiricment ter- 
«une là gueite côrm-é Us PWtéSj il fe 
proinettôét te mêmt fncca contré lés . 
Got^ & 1«» Slcytds s qui avôfent enva- 
hi k Th*^c5è Ôc k Mdéife î & a cft 
^ai ipi'îl ks bilit i^b^^d; triais Dîdu 
irrite de fâ cruauté contre les Chrétiens^ 
le liftti>dl idài côftfèiltf pêrè^és. Ti-ebo- 
nius G^hi^ , pe^t ré^f èé fa plate 
le livUR^attU Bôfbâta , avec? ^i il eti-* 
tat^eJôdit «né feefété côrit^bndeiSfe; Il 
I^^^^geâ par dé feti:^ àvisi dam un ma- 
rm y' éàni des lieiik Inpratîtetbl^ , où' 
fes eAnofnis, qtiiUattendôieîtf /tailterebt' 
m pié«S fôn ôflnéè St Môtéféritl^Etrt* 
pif^fifteV:^, après lui dt^fdtéfdn fils/ 
oui fiit taé 1^ prtîf&îet dans le tombât.. 
GaUus^ ffe feifit de l^Empire du confen- 
t«i!int dés 1*0^1)68 / dultté 'ftvoieritî 
ma de fa ■ trahifon. Âtiè^ ittàir pris ' 
fen fiîi VMltfien t*«f fdtt Collègue , it 
ffêiplk ia* deé értferts dé Bédus^- t>but^ 
^^ Tuibaiéii ^âti RônWiils , très? 
rffebttnéj&à'^ mémoire. Mais fi écoit 
arrêté que TEmpire cOûteitnt It-vie âf 
- tous 



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à tous les trois, I^ fils de Dccius fut 
ôté tiu Monde , de peur que kPciqdc 
Romain ne îcttât ks yeux fur kii , pour 
le faire fcul Empereur ; & les, SoWatS. 
mailàcrerent G^Uus & ion fils, ioit qu'ils r 
^ enflent apris leur pei-fide attemat , ibit 
* qu'ils craigniflènt la puiflànçe d'Ëmi- 
lien, qui s'approchoit avec de grandes, 
forces, déjà proclamé piir k plupart des/ 
Légions. ; . ^ 

Mais ce n'eft encore ici qu'iui fintpme 
d'Empereur^ quipar<HÇ&<iifptr<rfjtcnua' 
moment fur cette Scène tragique- Val^erienL 
Lieutenant de Gallus s'étant oaisfimle^: 
rantfs , fous prêtes^ de yei^gpf k mgMrt 
de fes Maîtres , rfeut pas }a peine de cpm^_ 
bato-é, pourparvenir à l'Empire. Onie: 
Ijoiofirit avec la tête de fbn ennemi^Uvré^ 
Dar fes propres Soldats /qui aux dçpens de 
leur hcmneur , éviteront les rifques de la 
bataille. .Âinfî petit Emilien^ lUuftreSc 
vaillant Capita^ie ,, vainqueur des Bar-^ 
bares, <^ifî pour Venger ijn, parricide^ 
afTaflîné-paruaparrkide encqrç plus^jo* 
4ieu^ , qui facnfié.i la comipiitm iiêt^be» 
té de fes troupe^, ne voiu|u'un moment 
de (^ftànœ entre le comble dçfà gloire ôC 
celui de fon malheur. , : 

V . -' ' Va- 



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Valcrien fit confirmer fon^ftionpar 
k Séna^& affilia Ton fils Galien à TËm^ 
pire. Après quoi fe voyant accablé d*ciu 
nemis étrangers 8c domdtÎQucs, qui Pat- 
taquoîcnt de.toutes parts, les Perles dans 
K)rient , les Scytes dans le Nord , les 
AUai^ms , les Gots , le» Gaipiens^ les 
Marcomans dans le centre de l'Empire, 
il crut tppaifer la colère du Ciel en re« 
nouvellant la rigueur des édits contre 
les Chrétiens, dont il fit couler le fang 
dans toutes les Provinces de TEmpirc. 
Dieu fit voir coml»en ce âcrifice lui 
étoit peu ^rcable. Valo-ien perdit la 
liberté, lèlon les uns mr le foitdesar*» 
n^, ayant écé. fait prilonnier dons un 
combat, 6c félon les autres, par la^per^ 
£die de l'ennemi, arrêté dunottunpour* 
farkrdepaix contre la foi publique. U 
tomba quoiqu'il en Ibit, entre les mains 
4e Sapor Roi de Perfc , qui en fit £bû 

Ciict êc fonefclave,jufqtfàlefairecour# 
xt le ventre contre terre, & à felerr 
vir de fou dos comme d'un marche pied 
pour monter à Cheval ; indignité qui 
revenoit chaque jour, & qui dura plu- 
ikusi années , juiqu'à la. mort de l'Èm^ 
pereur Romain, que Sapor fit écorcbei^ 

& 



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%^6 VOMverturâdespftfisHX 

^ dont £t,voû]tit qu^cm iàlât la châir^ 
axatàt poor en faire un monuiir»itp)iii 
durable de Pmconftance delà foruinefit 
4c fà propre férocité. '^ . . 

: Galicn rclté. fcml Empereur y cmblki 
égaleimclit ibn Perc Se fa Patrie y poiAr 
«'âbandoonàr i la deinuxiie; ce qui fut 
caufe d'un double niilbcur , iporce que 
d'uaeôtc 1^ Peuples étrangers fb ^t^ 
itrcnt dans l^Empire, qu'ils trouvoicnt 
yibauddnné , Se que de l'autre 1» Goo^ 
.Yemcurs cks .Provinces^ ^eh ipfHtu 
IPfiœt les forces j8c les revenu^^ ^ ^ 
jrent proolamef . Ecàpereors y çhacuû 
dans ion département. : > -.^ 

f Nous void arriver au plus malh^i** 
WBOL temps de la Âlépnblique > oà l'on 
conte iu^ii^ treacc Tynms pi;odaiaM2 
Auguttes tout i la fiHs^^ Cvnadcs dafH 
l?.^^^ Poftlninimdans les Gaule», Au<- 
mik dans PUlytie , RefpUien dans k 
iHummie^ Sacntiihen£gypi!e, Vakm^ 
^ii^en y Cornette , Odenat dans PO^ 
sxent amc plaûcurs autres ^ dont k lifte 
ièroà trop lof^sr* Il ûific de ratwv 
«quer qnedaw Mpace de quinze «s , qtfft 
dura le régne de (^lîen, il n^y cm^m» 
4mûns dé quinzç da ors Ëmpcx^i ^don^ 
:^ les 



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feip noms font veûife jufou^à nôus, qui 
& mafi^eitm par la mfieufe paffidU 
d'occciper k pkdfe les uns 'd« autres. > 

Valcrkli, c'dft le même tjui firfit (a 
t^ d^ane in^iére litrifteparmi k^ Pei-^ 
4», V^ritîidèsfon àtenfettleôtirE^ï»- 
f^]rre,4vôit*<îrû^f^t la vk & fe fort»- 
^iieda plLiéj&ûiie de fes'Eftfans, M k 
coôiSânt à F5fth!!^ius*G<wVcrheur dds 
Gaules, en qui il avoit \iùc p^mcùHérc 
confiance. Mais ^bita que ks Gaulois, 
^près h inalheuf de Valerieiî , mettent â 
ttswt te jeune Cefki', & proclament P6ft- 
IsuOTMsf ÈfttpdWtih Après lîx ans dt 
r^nc Pbfthtrmiiis , maflà<ifé par Ld- 
'ikxÈ^^ çërfôJâ^placé-àfonaffâflîfl. Êlkn 
ot:e la vie & PEmpire à Loliaii. Vié^ 
^§imnm tM Lolkn, & avec Ion fils & 
"ftif pftxJâmér Empereur, jufqu'âceque^ 
rki«? ttmp^' vierfftd âcptfetf ïe même trU 
"iMt i ift ÉfBrffe digeité. ^ ^ t 

^^endiftt <|86 ccé «ragèrfî^ fe j<>îkf«t 
âiûs k^ Gaiâk^H même efpritdfe fô- 
féw tiégftfe pàr^totitailleitfs.- Lesf Le- 
gioi» maLfetisfiUtfes de Girtien ôe dd fe: 
Whe îfHioleiic€f , 8l*6ïieut«rtt fcc c6tf- 
ipiîieift c<!mtre M. On ait Cerrfbrki 
'^m ft'pfcfceM Hiais ce nouvel Empc^fetïr 



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Tt:88 VO0^Murè iesfep fiâUX 
:ne dure <j[ue quinze jours. A fim w- 
;fcut Macnen fiourfuit k l>rojet, $ -avant 
€e vers Rome , entrant dans PIllyrie il 

itrouye Auréole > qui lui dom^ la mort. 
e Jeune Macrien , déjà déclaré Augudc, 
-f^nç avec fon Bwe , oc fou frçï« Co^no- 
4e , aqtrc Empereur dai^ k.mêAie la?- 
Hmiil§ eft défait ôc mis à mort par Odcr 
mt. Odenat reconim par le Sénat & 
par le Peuple Romain, périt par uxm 
conspiration domeftîque avec loà^ék 
JHerode afTocié à fon malheur comme i 
.fà dignités Galien eft enfifli^nîç^lîàcré, 
après avoir tant manqué de l'^ttt'^,.^ 
ion fils, lejeuaç^'^alericn, qui J'elt^v^ 
lui ferme ta trifte fcène dete'régne ïtk-r 
fortuné. ; , , i 

I^s I^i^i^^ ^ qui avoKi* tant (c^l- 
^aité un véritable Empereur, erureat 
Pavoiç'^ouvé en k penbnnc d'Auneil, 
Flave, Claude, à qui vérit^leiacïttiliic 
:inanquà qu'une plus Ipt^é: vie , pour 
.yendnî à l'Etat ft pnemiére ft^ndcuS- 
Jl fîgpàla jbn ré^qe par deux grandes 
aââoœ, la \iaâ:ou^ au*il gagn^ ictf Au* 
Jiçole , k plus redoute de^ Tyraus , qu^il 
M^% auprès, de Milan, & cejlç qu^U 
x^s^m fur. lcs5^tesi£a«i»|%i«B« 
A ' du 



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tiil N^d 9 dont il bâtit PArméecomp(K 
iee de plus de m>is oçns milie HomnK5, 
& dont il detraîfit la Flote, qui étoic 
de deux mille Vaiffisiux , félon les: uca 
de iîx mille fekm les autipcs. Mais en« 
lia ce f%iie fi glorkxBc, fi éclatant no 
dum qu\iaan, £x mois, Sccinq jours. 
Claude mourut de la pefte & par (a 
mort fit place a (<Xi frère C^iintilius, 
tpn qukta i'Empoieavec k vie dk 8ci^ 
jours après Pav<»r ceça« • ^ 

Am^n lui fucceda avœ.l^^prolx:^ 
ticsa du 5cnat, de PArmée & du Peu- 
sSe Romain, qu'il auroit confervée plus 
long temps , s'il eût joint la démence à 
&s autres vertus. Car on difbit de lui> 
^u*il ttoit bon Mééscin: mais (ju^iltlmt 
ifrûf de frng^ Il fit* de belles chofès ai 

Çxidetenms. Vi&orieuxdesScytes,de$ 
ymnsy de Zenobie : mais céc&mt à la 
£aaUté qui attachoit la mort à la poUèf» 
:fio«i de PEnqûre, il périt , après un 
xourt régqç^ par la con^imtîon de fi:s 
Principaux Officiers. 

I/Armée -irritée de leur perfidie^ ne 
Toulutpomt élire d'Empereur, dcpete 
idenooimer quelqu'un qui fut l'Auteur 
ou k complice de l^attooffiat. .£JJê ren- 
voya 

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190 VOémrfkrf ihs fifi^^Mx 
voyarPaftaii« au Sà»t^ qui à ibo toi* 
1^ rcovoyg 4 PArfpéç,,.6cI»ot par uat 
Êcteufe cxpodeo^e , .^ ks Ën3pettiu$ 
de.fcmxhoiK^ .(iq>làiroi^t auK Soldats ; 

ce; rcfiis^ ce fut tsoe néceffiçé pour k Se* 
mt, dç procéderai TiloftioB. Cc> qu'il 
&t avec beaucoup <le^rQituiie; maîstaû^ 
ymn av^ k même malheur. Car tl 
jctta ks yeux fur <2buide TadDe,^ mcé 
Se eftimé de tout k mcniàc^ pour {011 
mérite ÔC.potîr fa rare voctu r: mais qui 
élu k vingt dnq du mois de Septemb^t 
fut luailacré par les Soldi^ kiguirnse du 
tuais d'Avril imvant. ^ 

Il avcttt un frère noimaé FlOTian , qui 
crut pouvoir fiicccd* À PEmpirc^com* 
S)e à un Héritage de famille ; icaisv il ne 
k garda que deux mois 'Se -vmgL joùm. 
8ur la nouvelk cote Probus zyom çté 
proclamé par les jLegiosis dei'Orio^ 
fss Soldatsie maBâcretmt, ou^ ytommc 
véuknt quelques uns, l'obl^gptnti fè 
donner la mort. > : 

' Probus regoa ayec jutant ou plus^ de 
gloire qu'aucun de ces Prédecefiëutis; il 
aéiiviaies Gaulesd'un joug étrange- par 
la dé&it&dexpiatre x:em milk4'Allman8, 
f ' qu'il 



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qu'n ueavofa au éàà du Hckit & cb 
l'Ëlbe 9 leaxs anciennes limites. Il cfaaf^ 
& les G0ts de k Ttacc ^ âc iesSarmat^s 
de PUlyrie, il afiranchit de Barbares & 
de Tyrans PAfie Mineure, encore fb^ 
mante de leurs incendie^î. Le Roi df 
Perle n^oppqfa que la fiximiffion à la 
lapidite de fes conquêtes 8c fut contraint 
de lui demander humblement lal^^ 
Viâorioixdea ennetnis du dedans ona* 
me de ceuac du dehors, il ota l^mpire 
& la vie à trois Tyrans Bônofe, Pro^ 
ciik iSc Saturnin ^ ce m^e Saturnin 
vqui xvŒt prévu fa fin tcagîquà , &ns 
pouvoir l'éviter. Ck fut U l'ouvrage 
de fîx ans , r^ne trop court pour tant 
de gloire : mais il fahit céder à & de* 
-âinée; Se Probus comme les autres fut- 
aÛaiHné par fes Soldats, avec obtte difio^ 
rcnccnéanm(»ns, qu'il fiit^leuréde fës 
aflMBns, qui mêlant leurs krmes avec 
Son iàng, lai dreâjbent un tombeau 
avec cette infcription, moniBnentd&& 
vertu & de leur furçur/ Ci gà Prubtiâ 
vraimim Proèm , f^diftqnear dt 'PQtimit 
é* de P&ccident, des Bavlmres & an- 
Tyrans, 
11 eut pout SuccefÇjur xm Qjlonel 

ides 



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f pt VOtÊvertmn des fift fesux 
des Prétoriens nommé Carus , omé de 
toutes les vertus & qui n'aquk pas moins^ 
de gloire queProbus dans l'elpace d'uû 
dn oc demi £^t Ton régne dura. Le nou^» 
veau Prince profitant de la mcfintelli-^ 
gence, qui oipit alors entre les Pcrfes, 
entra dans leur Païs , poufla jufqù'à 
Ctefiphoate, &par la prifè de leurCa* 
pitale, fe fit déclarer leur Empereur: 
mais il Sûnt céder à Tordre d'enhaut, 
ijui defendoit aux Héros ^ com toe aux au*- 
rrcs, d'être long^temps aflîs fiir le Trône 
Jmperial. Carus fut emporté par une 
.maladie qui le fiûfit au milieu cte fon> 
Armée & dans le fiwt de fes grans fuc* 
^ès. C'cft le fcul de unt d'Empcreuri, 
que nous ayons ym mourir de fa belle 
mort depuis le temps d'Antonin jus- 
qu'à celui-ci. Encore n'en cft on pas 
bien fur. C^ il y en a ^ui veulextt 
qu'il foit mort frapé de la foudre parmi 
les éclairs & les tonnerres d'un orage, 

2ui s'éleva pendant qu'il étoit malade. 
>n prétenc} , quoi qu'il en foit , qu'après 
k teii^éte (es gens le trouvèrent mort 
dtn& fbn lit : mais il fuffitde marquer ùl 
fin, fans en examiner la manière, qui 
ne fait rkn ou peu de chofe à notre lu- 
jct. Cela 

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, CkUiinportr(i'tutwt£a<Hnsquem>us 
jQ^si taxAcac au ixtit dm fuiid]b& Catalo- 
g^e. Cas lc$jEd9r&m de Canis» Qui- 
tus Se ]^^umerieii) qui «yoieùt été dé- 
tUu;eZr/Cf:(ârs. du . vivant de ; leur , Pcre. 
8^ qui ne lui furvéoireat <jue.de fort peu 
de oempSyle premier aidnteté tué cbosuit 
combat, & l'autre aflàifiné par. Aper 
^Ofn B^upcrp^ les En&ns de Caru$£o0C 
place iOioçletieti^ <|ui va commencer 
liu autre Periode^v ... 

Ce c^% y ^ iculeiQ(etM;/à r^narqtter 
H-deflw c'feft que ks dix fept premiè- 
res aimées du r^pie de IKocleàea ap- 
^artieniient au p^re^^e Période , oa 
ala réyc^moa c^qutOriéfDefcau., puis- 

2ue le Théfttcc i^c^Muigei^ Uur h 
nde icer^ue^car dèsla deuxiéioft^mée 
de Di^detiqn^ Maximi^/bit ks £a^ 

Siudes^ Se fiik mourir deux de leurs 
heft^ qui s'étoi^t déclarez Empo* 
reurs. lit jQx>ifiéme Piocietien^ déigt 
ksLyl^icnsÔcAcs Cyrtmtm ^/^iâ rava- 
gpoieitt l'iflLfnqvc^ & feifcdopmrer p«r» 
^ 1^09$ ^lâcjîus QfiJt sPitoit 61k rde- 
ckrer Âu^fte. Cai;^ây^,fe fait pq^ 
(lamer Empereur en Aoglei^re, £c rt^ 
çonnurpar^ÇoiiftMU»uil dt tui^ patiAleâbm 
1 qui 

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3ui prend û^ pï«c tv«ic les «Éirquea 

Gdfifhmce qiài ie'fittt mourir à fen tour/ ^ 
- En VoSa^ aftè» & plus ijû^il v?&!Èé 
JSiat pour vous flrorttrer que jktsais ot^j 
de ne Ft<t mienne «conipli que celui 
qui eft compris dans ces pmflesf. <C«^ 
hii qui lÉtoit alHs defirs ^vôitnom te 
Mort. Jaimis deux mots ftittrft M# 
pl«^ fignificatifs. JEtfi noustï^en^vîôtirf 
la preuve devant nos-^pettx, poûrrtoiis 
nous coâccvotf ql^un tt^e^fi çoOrt-én- 
feimfttntse telle fuite id^événemens, on 
que la Providence nous e^plîquk par u-^ 
iftefi loi^ciPi^pHfifd ce qiSte le^t 
E^tnotis avôitdkav^î^ iftietwte briéi 
vcti? VoU^ le Vfjyctt izef>endtnt, La? 
ctKffe-pwlc» Ce gmnd détail dé PHis-î 
t(^lee?Roï»iiâe ^ loot feit pour notre 
^tfidt^ & «Krtx^onidc pdur ce- dctàiL; 
Htnais jto de proportion; de conv«- 
â jîice ^be ua P<jmttit & Ton Oà^U 
nai. Tout porté fur ^îôfâ^ te:^ , totië 
<mïtribucàlHlîttftnÊr. 'Jb^ év^énemens 
Ibttr I5n giia»dt»Miabrt^ àmfs îéteîgtfe* 
Jes un« ^ «itiw,<^verfifici&par les câr- 
eonftancès en nfiile manières : mà%à^n$ . 
eette vatîctè en trouvez vous un fetil^ 
,r-> . ' i qui 



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P4r te Bis de Dîm. . 195' • 

qui ne porte fon rayon de lumière avec 
lui pour rendre le Commentaire de H 
Providence digne du texte du St. Efprit? 
Ce font des trait$ de lumières épars , qui 
fe joignent malgré leur difperfion pour- 
confirmér l'oracle qui concourent , qui 
conviennent dans ce point, comme ôiî 
voit ks rayons du Soleil , que réiinit- 
une glace fîdelle , fe raflembler dans lé 
point de leur communication Se de leur 
force pour firaper nos yeux plus vire- 
ment. C'eft ici que Dieu fe rend un 
double témoignage à lui même. H fort 
des rajens de fes mains , dit un Prophé- ■ 
te'*, ouï il fort des rayons <fc fes mains, 
pour illuftrer {à parole j &: il fort des- 
rayons de {a parole pour illuftrer l'œu- . 
vre de fes mauis. - 

m. // av9it nom ta Mert. Après 
vous avoir montré comment le fens Pro- 
phétique qui cft renfermé dans ces p^ 
roles^a été exaftement accomjpli, il^nc' 
rcftc , pour montrer la jufteffô de l'ex- 
preflkm ,' qu^- repondre à une queftion ^ 
qu'on peut feirc là-deflus. Ondeman- 
cte, s'il n'auroit pas cté tout aiîfll bien 
• I X ' de 

f Habacoc ). 4» 

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4c dire amplement <]ue la Mort étdic 
ajflîfe fur le Cheval^ que d^xprimjsr la 
même chofe , en difant , que celui qui 

♦ ctoit aflîs fur ce Cheval avoit nom la 
Mort. 
^ J'avoue qu'il y auroit autant de véri- 
té: mais il n'y auroit ni tant de juftefle . 
ni tant de force , Se cela pour deux rai- - 
ions. La première eft qu'en nous di* 
£|nt que ce Cayalier avoit nom laMort^ 
on nous avertit qu'il y a ici de la figu^- 
re > car dans le langage abfolument , 
propre, & qui n'a rien de myftérieux, 
onne^ditpas que la Mpr$ z nom U , 
Af9rt y comme on ne dit point, quç la 
Famine a n0m U Féumm^ que la C^nts^ 

" gi^^ 9 Aom U CMtéigim^ non que cela 
ne fbit bien vrai: mais parce que cela, 
eft trop vrai» 8c. que la remarque en fè« 
roit inutile & frivole. 

La féconde raifon eft qu'en s'expri- 
mant de cette façon , pij lie mieux les . 
événemens & les caractères; on oppo- 
ie le, quatrième Cavalier à ce^x qui le 
fu-écedent, & l'on rend cette oppofî- 
tion plus (cnûblev .Le jremiçr 'C*v%.. 
Uq: (parlons avec le Monde, pour être 
mieux entendu de lui) le premier Ca- 

,• . ^ - V*. 



^- ■ * ' .. . . DtJzed_b^60gle 



^éÊf U RU de DiM^ igf 

valicr, oui cft Trajàn a poui* fà dcvife 
un Arc^^lymbole de guerre ^ de Viârol- 
rc» éloignées avec ces mots , 41 firtit 
yiÛfriêHX & f0nr vsmcrf. Le (êcond , 
Cavalier^ qui eft Adrien, a pour h 
fienne une gnmde Epée^fymbole d'u« 
ne guen^ prochaine & fort terrible avec 
«es paroles, il M f$n dmné i?ktr h 
PéUx ât lé^T9fr$^ âfm qn^m fi tiit tnh 
Pamtre. Le troifiémeCavaticr, qui eft 
Marc Antonin y apour deviic une balan- 
ce a ve<î ces mots. £# eh^nil de frêfmtiH 
fùftTHndenkf, &tr$ii Ch$msd\0rg4 ^r 
un dtnieri & m nui ni «m» vin ni à Pbui^ 
^ r Cékiï quiéftaffi&fur le quatrième 
'Cheval a atiffi tîn emblème Se des paro- 
Ids , qui compolbnc & devifè. L'en!- 
'bléme c'eft le nom même de k Mort, 
qiii lui eft donnée 8c celui deSepuU 
chre , qu'on verra bientôt porter à ceux 
<|ui ibnt à Ta fuite; les paroles ibnt , Û 
Mtur fut d»nni fuiffiit^ct fier U f »4- 
tfiime partie de U Terré ^ peur tuer , 
fétrTEfée^par U Femme ^ fârU Aierta^ 
tki é' psr les BhesSâHvéïges de U 
Terre. 

Vous voyez la divine juftefle^ vous 

la fentesi avec plaifir* Vpus avez rai^- 

I ) fon. 



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Ji^ VQmvenu^i des fi^ fitmx 

ion. Vous ftriex des Baiîxtres , (i vous 
ae l'adnoi^X) & np^s d6$ Siiçrilégc^ 
fi nous ne 'tous y (ai6€>Qs rtmarquer k 
fublime , . vraîmcoi^ lul^^ime ^' de cdoi^ 
^i parle dsms cette Révélation. 

ï\ . L& Sipnkhrt fiiivçit ^frh lui. Il 
faut tîHduire de la Ibrte, le terme de 
l^rigijoal devant écfe rendu par celui 
4^ Scpulchre» & noa pgç cdui d'En* 
^r, qui eft dans notre V erfi<^. G^eft^Hl 
wne vérûé aflê?; génânalcment recon- 
nu» & qui V^ en particulier de Mr. 
ile Mcaux, qui tradw %v^ ^^h lui 
.venoit le SepuUirê. hc (êns^ eft que 
commis la Mort ^ inévitable iicelai 
qui s'idEed ftr.le Tronc Impérial, fe 
Sepukhre left PiôfaiJlîblc part^ de fi* 
Partiauuctsx^u <k ceux qui k>nt>^ fa futtcU 
ce qui comw^ndfes Officiers, fesCréar 
fures» fes Goofeillcr«^ les Armées oui 
le foutiennem, & les Vilks qui fe aé- 
claisent pour lui; vAa«int;d'£mpereur0^ 
jutant M^ gens* €D»dà{ftnez i mourin 
^ut»t de gensquis^actachent à lâfonune 
de ces Empereurs ^imii.fuivent leurinr 
tcrét^ auqmt de perlonnes dévouées sêx 
comb^ i une même: deftinée attiend 
i^eluiqttt i^oe & Ctux qui le font ré^ 
J » ' . gner. 



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»icr i' ctlm qui .. dent Ics.Ritoea de 
^Empire» ôtceiix qui Ttufcm lcin»n- 
;tinir;;arla MoneftittrileGbttval, âc 
JcStpttkbrccftifafu^c, JC^ftkiui- 
tt de Ja divraç vilogosiAti figure jaû^ 
s'il eninr jatmÎ8,.foutoime» aifée, na- 
turelle , très intelligible pahce qui pi^o- 
ksédev^ ééret inrxoûi époBtà^éféxmtùt. 
' .Lie Sc^F^lc^re eft à la fiiitc«4Q^ ces 
£mpërcieniv qui fe. toajSSu^reot les.uàs 
ici. aut»»-i pc^ rég]^ , ou û voeis 
Ji^aimez. .mieux, .À la fuite de l'Ëmptre, 
^pt^cdé par de xds Ëtnpo'eftrs , puis- 

.«â^^ nfic qu'ils *paafielit.aYec^e^ J^c 
^&cpfufit:kil::'itaît è W&àm éeMuc Âù- 
jidb ^ lei ^pivpier xa 'id^ 
;fiUe, ;fi>Q Geftdie^ ;^ bulle £lley Car- 
éitâls. M»rtmeCompa^K>mxde«iè8 Vi- 
âoire» ^ Sextu$ Coaiâiafms , VeliusRuf- 
^A»^ ' £g0«ciii&<^iton;àrvec i&b zmrts 
Co^iUiik, amis ^Officiers perdirent 
Jfeincr p^ la^ fokur du JBariscide, quéla 
iurwoit ôtée à lui mim^* Caj; cPeft 
«ua ^t cc^nu qpe Commode i^mplit ia 
£unitte ^ iàng^ de fit tiiie Bouefaeric 
jdu: premier! Se ptos Auguifte Conleil de 
(foif Fjoce/^qui itmtle Sàiat.u. • 
i ' 1.4 I^s 



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. Lcs3?âmMm de CcMDmodc n*fr^^ 
pas an atttm dbftiiiw PcreQnis.v Çtés^ 
te, Smet Mimâtes de A deb«idierot 
de ià cruauté, périrent d'uilc 'tnaniéffe 
«tragique , avec tous coix i|ui $?étôieftt 
attachez i l(^r fortuae , pour fuivat 
<cHc ^ PJS«npt«iir.'. . * ,...(* 
Sensc^ punit «EVïec nguonictux (^ 
:«roi0at êâ Tendre PEmpice ir Julkn» 
tone 'imncfaà^^dfciMrmBX^ 
tîafians de Nigor^ aprèiilw anir^é h 
vie avea FËiapirei On &k le traii&t 
ment qulil &; à ki Ville de Bm^ csa|- 
TOTtéeapès^iaiSèégederteâftaûs. 11^ 
/ttMnoN pourain&dttoji^ans fen fiÉiftA» 

n'^oirjpatthdii bkcooflMlMide NtgtilC 

Tavoîrœri^aiçreitrajpdecfmfbfte. il 

n\ifa*jsas\ mieux 4«k ia\tiâofrcrur Al^ 

imf Miril jêtrjBaâàiivr te^Paiti»» 

dœsk Grande^ Btftagne, dMi Dbriife 

j&dans lesfGiàile». -rfe Te oofitrâiflà 

' pas de fai]^ nudn l)a(le fur PATniédïJC& 

Ton ennemi^difperfib ai« portes dcLion» 

- il ordonna qu^on égorgeât losaVritual- 

paux Habitans. de cette grande YiHè^ 

pour avoir^^pM (bupaètii. »Ap0è<i quoi 

: ^\ t il 



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'9» U nb^éh Dkà:- 10k 
il cnvofA i Rime U t6te du inâUieu« 
reux Albin, qu'il fit âorer ibr un pd> 
teau, afin que le Sénat & le Peuple 
Romain, qui ne l'aboient ùtwriCé m^ 
VoËcmplc même de Sevefe, viflênt oam 
ce cruel (peâade le tnàoncnt qui le» 
attcndoit Les Romains £>ttirent de 
leur Ville au devant du noufel Empe- 
reur , coufotmez de Laurie/, pour ap-^ 
Îkudir à fii Viâx>fre , & vêtus de Mbes 
. lanches, pour oKuquer leur inaocra^ 
<c : Tûm nen tsc put Vmpzitéré Après 
ivoir leu au Sénat les F^mmà^AÙm, 
*qui ctecouvroient Ces complices « ou plu- 
coela Uftede les amis, avec des vœux 
inuocem'pourâ prorperité, illoiîaCom* 
^aode d\rvmr afloit & vie par de fim^ 
clames exécutions , prit San nom , fit 
<n fôotiitt l^odieux caiaftére, par le 
meurtre de trente Sénsoeun qu'il ac^ 
jcafck iPamr eu côrr^pondânce avec 
ion eanemi, ans wurlor d'une multitu-^ 
de fims nombie de moindres vsâimes» ' 

ril tMcnSuL i ÙL défiance ou plutôt i 
foieor. 

Camcalla neluf doit rieni cet é^rd, 

puis qi^il fit mourir tous les Ruttzans 

defeaFffftcGe&y ^pScfi'm Mmbre de 

I j vingt 



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vingt milk de œmc hit. A auoi il 
ikttt ajouter q[tt'éeant encré, dam. la Vtl<- 
:lfe d'Alexandrje, fous prétexte de vifiter 
U tsomhnm.de foir/ fdnditeiir , il en fît 
.forger les Habitam , iwcc qu'ils a- 
,v(>ient blâmé fan Paarricide , & donné 
le npm de Jocafte à fa mère Julie. Ma^ 
crin fit mourir les Principaux Officiers 
jdcfCafftc41a,'pour en-^doimcr les char* 
'ges i^,fo Créatures; ce qui ayant mé- 
xxmsBntà PArmêe fut.caufc de fà per-, 
liC fit de celle detDus-jes ficns. Car Hê>- 
Jiogafaale f»K)fita de l'occdlon'^ pour fè 
iaire Empereur; & il ne le 6it pas plu^ 
j^t » qu il esetoimna tous les Partizans 
de-Macrin.. . 

I JMais la roik de tant àd cniau^ eit- 
ch^nàca VmkC' à l'autre ne sVsêta pas 
U. . Maximin Jâtînaflàcref ■ les l>omefti- 
quca^ Us Qffipors fie ks Parttzan» d'A^ 
lexaiMtee^ au not^nc de (xmxc mille» 
^ufil immo^ d'^^rd i fa défiance fie à 
éax ambitioa^ prêt, i fè fàtre de nou* 
jrcaux fiioificcs^ s'il eûtiégncpliis Ions 
temps. Le Sénat à fon tour fit tutr^t 
Rome Vitalien Capitaine de û$ Gar- 
des^ dnrgé de Texeoition de foscHdrœ 
mhmrâiasy pesdàot .^!ea Afn^u fie 

. .V , ail- 



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ailleurs oti bki^ mmn baflc 'fur les au- 
tres Mitiifttwdcïû crqato^. 

T^out le r%nç de Salicû cft^mârqué 
de fang, par uac i^rukitucte d^Empc- 
reurs, qui le taàffiicrMit peur rékiir; 
c^eft la Mort âfiife fur le-Clîeyalj &! 
des Armées qui s^ciitredémiifent, pouf 
fbutenir cbicune foft choix, <feft le Se- 
pulchle qui- cft ^ fit Ikicr. Une Ville 
ou une Province ne s'eft çw plutôt dé*- 
dbrée ^ur l'un de^cés Coricunaaûs, 
qu elle erf mife à feu & à fang paires 
sormes de Vautre. Galien eltteimina ceui 
qui avoient élevé Onibriii à PEmpire, 
ce maflacra les Habkam de Bâ2anc^ . 
pour avoir eu part à cette confpirationi>^, 
lieibrfô que . voila une Ville iicux - fois 
h^néedc fang dans ce Période, âli 
iuite & pour la dcftnfe d'un Homme^ 
qui teuoit l«s Rênes de PEmpire Ro-* 
to^. Et le Stfulchrè venmt ^es tuL 

- AureUen^ Sévère jufqu'à la cruauté 
ccbtre tous cx;iix qui avôirat favonfd 
&t<3<M9fêuniem à PEmpire iAurcJiiena- 
près avoi» fouillé fbn «ghe de faiîg, & 
da fafig le plus^ illuflre, étala vie im^ 
tni^yamement ate Miniftres de Zeno* 
oie, ëcifittaain bafle fur losPalmyréens; 

- -^ 16 cou- 



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204 L^ftiUttHtre i^ f^fismx 
çQi^^lqs {mlm^c^ avoir trèfi 

aiiné & txop Ï0fl^ai|w fcrvicetfeïUte 
ne iofortunéç, ; ^ • - 

. Enfin ProW qui é^Wit fa fortâ^ 
ne fui; celle de croiô Cheft d'Afmccsj 
ïcs rivmK &: fes .<x>QCuri:e« à l'Empi- 
re, n'épargpa pas loirs Troupes , qvà 
tombant cSlns km déroute fur les Pro^ 
vinqes ^mies &eiineii^e$,. en achcg^oEtent 
la defolation^ : 

^ «Que fi h Mort eft.^galen^t affîirée 
à cijax qui parviennent au Trône Im* 
pariai Se à cmx qui ks yportenc^ >»I3I 
Empereun Se à mirs Partiasans^ il fe& 
dair cjfic cequatfiépseGhevi^, qui eft 
4*Empire Romain , ^ft mo«é ^ h 
Mort j Se fuivi du Sepold^^ Rim en 
plus vrai^ de {dus certsûn que la chofe. 
Kien de plus cxbô:^ de pl^ jqfte qu€ 
.Pcxpreffion, Telle dft encx^unc fi>i& la 
divine harmonie ^ui ^ trouve ent^ h 
Gomm^tairc de la Providence &. k. 
texte du St. E^jprit. 4, : * o 

trféme partie dclAUrre ^fmt,tUjn'f0rPMf 
^•e &ç. Ceft dire en d'autres vttoiss , «e 
par un ordre d'cnhaut cette fixcccfl&M 
d'Ei»pçre\«^, qui s*jMïttfttagB|:^.p8Ûr«^ 



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Tmt le Piîi i€ X>i€M. %0f 

gncr ^ & cette multitude d'Armées, qui 
«'««re dàruifcnt , pour maintemr cha- 
cuiae fon Empereur , la première mar* 
ftiée par la Mort qui cft lur le Cheval; 
oc la féconde par le Sepulchrcqui fuit le 
Cheval , que la Mort & le Sepulchre 
pris (Ans ce ièiis rav^ént unequatriàne 
partie <fc la. tare, qui eft le Nord , ce 
quhl fsmt plus particulièrement exami7 
iBcr* - 

Cette (k^Iationa eu une dotd>le cau« 
fc. Elle eft premïCTement l'ouvrage deî 
Peuplai Sig>tentrionaux, les &:ytes, les 
Gots , les Vendales les Sarmates , lès Al- 
lemans , les Marcomans âcc. Ces prodi- 
§bax cfieim de Barbares, qui débordent 
OEL JNbrd dam l^Empire v attirez par l'ér^ 
dkt de fes diviiions dom^iques^ Se qui 
le fourm^Kit coup fur coup, parce qu'ils 
fe trouvai fmble Scdeiârmé , le^Ëm^ 
p^'eiirs ntétant occupez 'Cpi'i fe fSlfe là 
gSKrre , Se les Années de U République 
penfant qu'à foutsn^ chacune ton 



délbkition eft eh &cx>nd lieu & 

Eus iiéritafaiemait encore l'duvt^ge des 
bnunrn eux mênuss, qui accourus àl« 
fionbuâio&, donc kars detaéla ont été 
i..:^ îj la 



Digitized by VJOOQIC 



%0$ VOuterUêrè 4ei fift^ fiaH$c f 

la première occafioii, couvrait ks Rfo 
vinces du I^prd tantôt de leur prÉ^jrc 
iat^ , 6ç tantQt de cdui des Barbares^ 
qui purifient par millions. . Les Natiom 
du Nofd fortent enfouie de leur. Païs^ 
coup fur coup, iK>mbreux comme le. fa- 
ble de la Mer ; pour occuper le^ Prp- 
vinces Rom:^nes , . qui jaY<»fiûcnt leur 
Pais, & dontilsch^ntou extermàaent 
les Habitans, & puis batus par les Ror 
makis '^ ils i:x)Uvrent de leurs corps. Mi^rfô 
la terre , qui demeure ^dénuée de les pré*- 
lïiiers & dclês derniers HhJbitans. Voilà 
en Génénil commeht le Noid , .qui cft 
K quatrième partie de la terre futt al«M»s 
demie:, mais remaifquez ûuejDifU'CHi* 
ploya pojir cel^ ics fleaûîx ks pl)usitHfl«^ 

qui /çY^iv^^^^^^^^^ » Qomitac^ikie fofi* 
vent ordinairemant/rians lesicabmkczex* 
trêy^ ; & qui tombèrent fur les hom* 
.mes woti l'oiadre qui kur.cft ie plua na- 
lureli /_ !.:... 

u tA guerre wmtch Faqîine^ co^xav» 
géant la terre & la privant ck &rQc»nr 
-înodî^fc lia Faihine&^kîGtierre, pro- 
duisent laCotitagion .py: l'enta&ment ^ 
.J4orts fie des Mouiai^ àcccmpagi^ 'de 
^Hii^iQû de.l'air i^ui. &x\t^mKi .fuice. 
^ i En&n 



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"Pmt h Fils de Dieu. . 4,07 

Enfin CCS trois flcaux en dépeuplant la 
tmnce Â'homroes , la peuplent de Bétcs 
ûuvagcs, qui en dévorent lesHabitam, 
ou kur ôte le moïcn de ftibfifto- , em- 
pêchant le travail dcl'agricuhurCjCeqm 
couviè^ ics champs de ronces, & qui 
change leurs habitations en dcferts , en 
forêts , en vaftes folitudes; c^eH ledorni^ 
4icgré de la déflation. 

Tdcft Pordré naturel des événcmensi, 
& c^ anffi celui de cette defcriptiow:, 
où la Guerre prterte la Famine , hi Fa^ 
iaaine la Contagioti , Se la Contagion le 
ravage des Bêtes iauvages , p^ar t^er , dk 
h TeXtc^our tuerparPEpce^ftapta Famine^ 
far la Mortalité ^ tirparlt$Bête$fimvi^tr 
'^la terre. iWcourons œs? quatre Beaux 
4arf$ l'ordre cpie la nature &leSt.Eipiât 
ks ^rfTrent à nette confideration, 

VI. Pmr tmrpâT PEpée. C'cfticilc 
ravage de la Guerre jpcrlonne n'en dou- 
te^ & J'ajoute qœc'cftimeGucrre pro>- 
^^oésEiitj'isgà^êtr^^^ de 

V&xsçsse: pa- des Natidns ^ qui en {bot 
laret&ies; Tout k Môbde conmreiï a 
3feéîkiTbc&rD :: mî$ le Nord œ a été 
:iitrtacuijéremetit: ravager Pavoiie qi^ 
l^mnc^ ^Occkknt & le. Midi foutfrî- 



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WdB VOmvifHnrê dis fiptpMttUt 

rent beaucoup dam œpétiode, tant par 
PnrupmndesBaii^aim.^parksGwi^ ^ 
^ civiles des Romains , ^i donnèrent 
lieu à cette irruption : mais ils nepèrdî* 
roit pas pour cela la forme d'unPaïs 1»* 
bité^ comme le Nord ^ cmi fiit dangé^ 
à parler généralcnâtit^ tuns un af&eux 
ddêrt , oc qui jufqu'l ce j|our n'a peu 
s^ relever. Comme c'eft id ime ma^ 
iîéie de fait , qui doit itre juft^ée 
par-des {preuves de la même nature, on ne 
peutiè di'penfer derènbir aux Guai]e^ 
iqui citèrent alors l'Empire Romain*: 
mais on le fera , iam tomber dans Tin* 
^venient & dms l^nui de la repeti* 
tiim,puifiiuenousconfiiciéreroi^ lemêmc 
oti^etibus uneautre,fiK£,aâêzo^bUde* 
nous attacher ptarla nouveautédet circon- 
ftances^qu'elienousmeddevantles yeux. 
Marc Àurele aïant mené fon £l&avec 
hii dans (on dernier voyage d'AUona^ 
gne fit la guerre avec beaucoup de gtoi"»^ 
re & de bmheur. tt^fe popuToit aprb 
avoir cha0ë les Peuples Sepbniawnaux 
des terres de l'Ëmpût de^ poi^ùivse 
dans leur Pais » qu'Air aunîi du déttwe 
ou foimiis à fackaninttkiiiy fila Mort ^e 
^dk prévenu. Commode ayma mieux 
>. : : fui- 



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-^^ fak URli di Dieu. 'iôç 

^Am^ k oour^ cfe & débatichc » i^tie of- 

Ifn de la V^tâsoirc , achetant d'un cnne- 

^i défait & ruine la liberté de re» 

_ tourner à Rome, où PappcUoit Pimpà^ 

tîence es jouïr ^ fon aime Se àc & 

plcmger dans les plus infantes voluptez: 

.mais c^ela mêmcr rempêc^ de jouïr du 

honteux repos qu'il &'ctoit ^procuré. Car 

qitand les Peuples dit Nord le virent 

TiàîqOOTiciïtoctupéde fcs plaifîrs & dâ 

ibin de fc défaire par toute forte dfc 

^ tioyens ties tnêilleurs C^ckrs de fon Pc* 

ffe., Sine pcnfcroit plus qu'à réparer 

Ituns pate$,& recommencèrent la Gue^ 

le conmie par «un Retord gétxéral^^ hài 

lài^lois ^psS^Mfti kmutaille qui, réparok 

leurs tcnses d^ céPes qui a^narteiiotetit à 

% RjcpiÂiIiqiie^^ éc oe fut là comni|(Mià 

'fignal aux tfaorbares pourfe jctterdexàu:- 

%es parts dans las Provinces Romaine^. 

il cft ymi quHb furent pour Phwne m- 

priraefc ; * Ùlpms Marcdlus arrêta te 

progrès des Anjglois ,' d^ Viftorieux , & 

qoi.TCiioiènt de tailler en piecaes rxnt Ar^ 

mée Rx>mainc. Albin & Niga*défit€nt 

PunktPaces, Pautre les Sarmates, SC 

1<^ Cattes flA-ent mis en déroute par le 

*Gonf«]^ Aufidm: Mais ce. n'étoit pas 

ï.u\a î^lors 



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jAlO VOuvfnurc desfyÈ feâmc 
alpi^,Xc dcfti^ de l'Eim>irc de @»û^*^ 
^douceurs de la paix» _ \^ 

. Après la mort de Commode ,\ &. cpîic 
Idc trois ou quatre Empereui^, qui nçlEo^ 
que paroître fur la Scène, Scvcre com- 
me un éclair parcourt l'Orient conjure 
^contre lui ; ViAoriei^ de Niger if pouf. 
.Ife a bout Tes paimahs V jfubjugiju^t ks 
Rois étran^rs c^ l'avoiepr io^^i>it,i il 
aquiert la Titres lie /^^r/w^it*^. Jprabi^ 
.fue^ jidUbeniaue ^ dont ïe Sénat hoiXJ- ^ 
,re la rapidité ae % fuccez ; . m^^s W^ 
,tout c'cft le Nord qui l'arrête, ^ii'qiçr^ 
OTPc^'prinapalemejf^ ^Mic 

^& rAzie ieptentij^ionale^ Bizaii^^.J^ 
J^^ont Taiiius font ïfiXhçâtriik 
jre ou celui de . ià^rcùr. ÇarajÇalla^ pour 
^jct.rAnnçmc^ W ravage p^wiappr 
ics Armes que pi: tes traHiaton^, JUéxan- 
dreSrâinqueur des Periçs dk rappelle fur 
Je t>anuDe par une nouyçlle irruf^icm 
.des Peuples du. J^ord ;^m^'s: aflâipnç car 
*4a cohipir^tiqn dié.Mfipiiug il lamèàlbn 
[^Meurtrier le foin d'achever; ion c;sjpiçdî- 
tioh. .. ^ .; . ^ * * /- 

Oa peut juker des âefolaçîcm^ 4ç iÇCÇ- 
te Guerre par Tes lettres ^ que l^aiçjipin 
ei;i écrivit au Sénaçâ Iil9f4,4w^^à\%\%y 
\ : ^ r ' irulc 



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• fi^r U Fils dff t)ii0. à,i i 

irnlé ^M4tre cft^f mille du Pais des jih 
Jema^f, emmené leurs troupeaux ^ dfdé'^ 
fait ceux qui fi font mis en défend. Nous 
a'9ouf cofubatu dans leur fi marais , f!t fi 
ces marais ne nous avoient arrêtez, j nous 
les aurions pourfuivis dans leurs forêts, 
Nous an/ons fait uu butin immenje , (^ 
tant de prifinuiers que le Pais ne peut les 
contenir. Gordien ^ui lui fucceda n'eut 
pas mc»ns à lutter contre les Peuplqsdu 
Nord, comme cela paroît Dar cette in- 
icription , qu'on mit fur Ion tombeai». 
^u Dieu Gordieu vainqueur des Perfes^ 
shs Gots^ des SarmateSy qui a ippàifé Ifi^ 
ombles de$ R$nfains ^ & défait les Aifèr 
juans : mais it^a peu vmncrà les Philippe^. 
Philippe Im même gui; fut fonaf&iiin 
& fbn Succelïcur le vit attaqué pms ces 
Peuples. Septentrionaux , qu il défit par 
lui même , ou par iès Officiers. II ga*. 

gia en perfonnc deux batailles contre les 
arpicns , qui s'étoient jettes dajns PI- 
.ftrie, ôc déùt les Gots fur le Danube 
par les Lieutenants: mais avec \xn trop 
malheureux iuccès. Decius alors fàvcv 
ri de l'Empereur avoit été envoyé là ^ 
pour arrêter le débordement des mrbt- 
rcs ^ il Parrêia en effet: mais comme ^ 
:'.;! ^ ^ .par 



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ait V Ouverture des fiftfeâlêx 
paruhc rigiicarâcdntretîKXip8,ilcutcM^ 
*fè les Soldats, qui leur ay oient laiflëpsi^ 
ier le Danube , il arriva que ces Soldats 
xcmgedîez noifvellemem s étant joiiKsau 
Xîorps des Barbares le fortifièrent aux dé- 
pens de P Armée Romaine, ju(qu*à le 
mettre en Etat de donner la Loi au Vain- 
•vqueur. On y envoya de nouvelles Le'" 
^ions, pour remplacer les rebelles : mais 
cek même lut un nouveau malheur, pluis 
grand que tous les autito, car ces nou- 
velles Légion^- s*étant auffi révoltées , & 
4iyant élu un autre Empereur, ftccago^ 
^ent la Mœfîe & la Pannoniç. rLeNoni 
Sil encore plus &tal â Deduft^dam la jfuju 
'ie> puifou^il fink fa viô dah^ la Traco^ 
tomm^ il étoit occupé adonner la chaâSb 
i ces mêmes Beuples du Nord, qui i'^ 
▼oiqpt eiivahie/ Galhis pondit rEm|âiie 
^vec iâ vie & (â réputation , pour avoir 
^^ligé la guerre contre les Scytcs, & 
Emsken ne gagnal'aiceadantfurlui,quc 
pour les avoir rechaflèz dans leur Pas. 
Car ces nations Vagabondes débordèrent 
^comme un torrent dans la Macédoine^ 
Ja Theflilie , ht Grèce , quelles pilk-- 
reot à kur ai(è &: (ans que perfbnne s^ 
^po(ki&; riches du butin 4e rËorope 



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¥4r h Fils de DUu. ' lij 
dlesfe prcparoient à paf&ren Afîc,lors- 
Qu'Ëmitien tombant fur cette multitude 
ians nombre de Brigans armez , tailla les 
uns en pièces Se rechafTa les autres dans 
leurP^s. Mais c^eftici le feu d*un em- 
hrafement qui s'éteim: dans un lieu , & 
iè rallume dans un autre , ou qui d'abord , 
amorti , vl bien-tôt jetter des tourbillons 
deflameplus afïreux. 

Les Scytes&MarcomaBss'étant joints 
enfemble firent de nouvelles courfesfuf ; 
les terres deiaRepublique dès le commen- 
cement du régne de Valerien. Us rava- 
gerez la Macédoine, &: après avoir inu- 
ûlement afliégé Theflàlonique , ils où* 
rent les Athéniens dans la neceffité de re- 
lever leurs rempars Se les habicans du 
Pcloponèfe dans celle de fermer l*Ift-, 
me de Choripte, oar une forte muraille. 
Rien ne s'otopoloit au cours rapide de 
leurs conquêtes ou plutôt de leurs bri- 
gand^es , parce que les AUemans mnt • 
pafle le Rem dans le même temps (e re- , 
pandi^-ent dans les Gaules , qu'ils miienc ^ 
ibus lejougrm^is Toragcfut encore plus 
grand dans le Frioul & dans l'Iftrie , 
où les Gbts , les Boranes, 8c les Car* 
picns , autres Peuple; ^u Nord, de-; 
LU ' Tolc-^ 



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a. f 4"^ VOHvertnre iesppt fiditx 
fblerent tout, & delà paflant dans VA-^ 
fie laccagérent- les Provinces mariti-- 
mes , jùrqu'àPythionte, Ville fituée fur 
^ le Potit Euxin,gu'ils aflîégcrent, Se qu^ils ' 
auroientprife,fi un Lieutenant de TEm-i 
pereur nommé Succeflion ne les eût rc 
chaflcz dans leur Païs. 

L^Afie Septentrionale ne joiiit pas 
long-temps de Pheureux calme que les-^ 
Armes de l'Empire lui avoient procu- 
ré. Les Scjrtes affriandez par le butiri 
Qu'ils y avoicnt fait , y rétourMcrent dès 
1 année fui vante. Après avoir paffé le Bof. 
phore, ils affiégerent Calcédoine, qu'ils; 
pritent , parceque ks habitans s'enfui* 
rent à leur abord , & après y avoir fait un \ 
itfimenfe butin, ils paflerent plus avant.- 
Gomme rien ne les arrêtoit , PEmçirc 
étant alors otcupé de fcs propres divi- 
fions , ils pillèrent fcs Vilfes de Nico- 
medic,Nicée,Apaméc, PruQe & d'au- 
tres fans nombre d'un rang inférieur. Le 
débordement d'une riviçreiqui fcs empê-, 
cha de pafler dans la Province de Cy fîque, 
lés fit retourner fur leurs pas. llsbruk-- 
rent fiir leur chemfnlesViUesdç t^icé^f 
& de Nicomedic qu'ils ayoîcntd'ibord é» 
pargoées ; Se ayant cliargé fcur Vaifieaux 

des 



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Pkrle Fils 4e Dh». / ±if 

de$ riçhçs dépouilles de tant de Provinces . 
ikfe dérobèrent à là pourfuite deValerien 
& de fon fils, gu i approchoicnt avec toutes; 
les. forces de l'Empiré. Mais ce ne fut' 
la qu'ua court &lega?foulagement. 
- La Stieirre de Perfe rappella VArien 
Jus POnent, & alors jcsScytes avec les' 
Peuples qui leur écoiéht àffbciez ; fe jette-* • 
^nt tout de nouveau fur h Bythinie & 
fur le refté de l^Afîe Septentrionale, 'où 
lis firent leurs ravagés adcoûtumez/ Va-' 
lenen y envoya fes JLieutenans , qui nc' 
purent arrêter ce débordement ; ce qui 
Foblisca d'y marcher en perfonne : mais 
la pcftc qui fit périr fon Armëe^Sc Sa-^ 
Pôr Roi de Perle qui attaquoit l'Oriehr 
fc, firent retourner fur fes pas. Oefî. 
dans ce voyage qu'il tomba au pouvoir 
kJc fes ennemis. ' 

La prifon de* TEmjpcreur fuC coçiiflcr 
un figiial aux ennemis étrangers ^ do-^ 
mcftiqucs pour butiner < l'Empire Ro-^* 
main. Car.Ics Tyrans' en partagcoientf 
les Lirions & les revenus, pendant que' 
les Poiplés dû 'Nord d*un c^té & le^ 
-Perfek de Vautre en défoloient lesPro- 
irmcc* .:abaiidonaécs lau premier occu- 
pant.; •'-: ' 

Tout 

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%j6^ VOuvertari da feft f0é$$x 

Tout fkvorifoit leur deiTein , car \^, 
Gaulois fefbuicverent <i*un coté, &; Içs^ 
Egyptiens de l'autre pendant que das8;k^ 
Sicile , les Efelares s'étant revcdter 
contre leurs Maîtres ,y allumèrent un feu; 
qui ^ trouva auifi difficile a éteindre 
qu'aucun autre. , 

L'Empereur Galien fe réveilla enfin 4^ 
*fi>n ^flbupiflemcnt , ou les autrçs pDUj^ 
lui , ce qui arrêta pour le coup Icdebof^t 
dcm«nt des Peuples du Nord. Cteoda- 
me & Attenée les vainquirent dans le 
Royaume ^u Pont, Dexippeles furpnt 
dans r Achaïe , Vaierien diflipa leur l^octe,. 
& Galiein enperlonneleschailà dePlUy;^ 
lie. .'..•• 

Mais à peine PEmpire eft il un peu fbiH 
t^c par la défaite des étrangers quçle^ 
voyla en proye plus que iankis à (^ 
fureurs domeftiques. «fCafien maflàcrc 
par la confpiraûon de fês pfficiers laj^ 
place à Claude, qui vqul^t, extérmjwc^ 
hs Tyrans commpncc par Auréole qi^'u 
défait^& qu'il abandonneavec fës Partisans^ 
i l^mimwtc du Soldat ViSorfeux. ïifa^ 
ce fuccez va bien-tôt Iiii èdiker d'jUjitre| 
craintes Se le jcuer dam un plus jgtml 
cmlbarras. * • , - ; 

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Fat U Fils de Dien. 1 1 7 

Les Peuples du Nord réveillez par 
CCS nouvelles tragédies de l'Empire le 
cpuvreftt d'un dâuge dé Voleurs arnicz. 
Claude bien que dénué de Tes meilleures 
Légions, qui étoient occupées dans les 
jjSaules contre Tetricus ou dansPOrient 
contre ZenoSiè, Claude ne laifla pas de 
mafpcher contre une nuée de Scy tes , de 
G^, de*Peuces;* de Celtes, de Heru- 
lé^',de Virtinges ,Sigipedes&C: quifem- 
bloient avoir abandonné le Nord pour 
venir piller 1^ Romains. Outre la mul- 
titude des femmes, des enfans &: dcsef* 
claves,ils avoient une armée de trois cens 
vvingi|nille combataris a^c desVaifleaux 
à proportion : mais leur nombre ni leurs 
yrans^ préparatifs n'étonnerenf point 
'Empereur , qui les défit en pluheurs 
'>atailles, brûla leurs 'Vaiflèatix,' en tua 
plus de k moitié , 6c diffipa l'autre , car 
de ceux ci les uns fe retireftnt fur le Mont 
Heftiiis, oîi fls périrent de faim & demi- 
•fére , fans conta- la Contagion qui fui-^ 
vit bientôt après ; &> les autres dans les 
-Provinces, voifines oii ils fur.nt çonfu- 
anez par l'Epéc , par la Fafnine ou par 
la Mortalité , fi l'on excepte unemutti- 
tude fens nombre de prifonniersqui vea- 
K dus 



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a 1 8 L 'OnvmuYt des fiptfeat^x 
dus à vil prix, & cJifpcrfèz dans lesPro- 
virtces , pcupk l^Empire d'cfcfe^^yen 
dépeuplant le Nord d^fcs habittns. 

Cette playe fut d'autant plus grande 
que dans- ce même temps ks Lieutenant 
de PEtopertur^ animez par ion exemple^ 
firent deux autres maflàcrès de ces mê- 
mes peuples, Pun dans la Trace auprès 
de Bizance & loutre dans laOréce gu* 

?rcs de Theflàlonique. Mais comme le 
sford foumiflbit fans celfe de nouveaust 
cflèins de ces barbares , i^ijrriva pendant 
que les Scytes occupçient les armes des 
Romains dans 1* Afie que les Màrcomans 
mêlez de plufîcurs autres Nations jlpten- 
trionâles le^tterent dans PItalfe avec u- 
ne année fi nomlweuic au^dle remplit 
Rome de frayeur. Aurelien, qui s^ap- 
prochoît ppur les <îombatrè,cn fut fi épou- 
vanté qu'ildemànàt au Sénat , de con- 
fulter le livre 4ks Sybîiles , ce qui ne (è 
pi-atiquoit cjttt dans les dangers extrê- 
•mes de la Republique. Cela ifcmpêcha 
pas qu'il ne fut batu par ks Marcomans 
auprès de Plaij&nce : mais les ayant dêr 
fkits^ dans une {econde tertaille, il tcûUa 
les vms en pièces £c contraigne led au- 
tres de fe ïgtmt dam leur paï&« fltôm^ 
s , na 



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Far U Fils d^ Dint. xi^ 

m, cnfuite contre Zendbie , à qui il ôta 
l'Afiô Mineure , l'Egypte, l'Empire 6c 
la liberté, après avcnr ehaffé 4c rillirié 
8c de la Trace les Seytes qui $'y étoient 
jettes tout de no^veiu. 

l'Embarras où les Romains fe trouve-^ 
itnt par la confpiratipn qui l'ôta du 
Monde encouragea les Peuples du Nord 
à fe jetter encore fur les terres de TEm- 
pire* Les Scytes fortant de derrière les 
^alus Meotides envahirent le Pont avec 
la Cilicie, qu'ils ravaeerent durant les 
régnes de Tadtc & de FÏorian, trop courts 
pour arrêter le cotirs de cette defola- 
cion 2 mais ils furent reprimez par Jes 
armes de Piobiis, à qui étoit refervé 
l'honneur de donner la chaflè aux Bar- 
bares ^ •& aux Tirans* 

Il délivra les Gaules par la défaite 
des AUemans^ , riUirie par celle des 
Sarmatcs &la Thrace parcçlte desGots. 
Mftis ce ne fut que pour un peu de 
temps. Les Peuples du Nord, cvoyant 
Tj^mpire fan§ défenfe par ^ selort tragi- 
que es ce grand Empereur , fë jettcrcnt 
4sin$ la Panonie^ ëans rfllyrie & dans 
h. Thraôe & déjà meiiaçoicnt l'Italiç , 
lorsqu'ils furcût arrêtez ms h valeur 
K 2 ^ de 



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120 VOtiVêrturt des fept féaux 
de Carus. II les rechafla dans leur 
Païs , après leur avoir tué lèize mille 
hommes fur k place, &fait vingt mil- 
le prifonniers.. Glorieux feccès , qui 
en^rometoit de pluà^graiids encore:, 
mais la mort en arrêta le cours , êc'cel- 
le de lès enfens, qui fuivit de près, fit 
tomber la puiflance Souveraine entre 
les mains de Diocletien, qui termine la 
tcyclation cachetée du quatrième fceau. 
Vous venez de voir une fuite de tava* 
ges 8c de dêfolations du côté du Nord, 
oii l'on vous a montré le Païs des Ro- ' 
mains defolé par les Barbares , & lé 
Païs des Barbares ravagé à fon tour par 
les armes des Romains. L'Orient, lé 
Midi, & l'Occident en ont été incom- 
modez & même plus d'une fois : maii 
"îau fond câ ravage n'a été ni fort dura- 
ble ni tout à fait génénl.* L'Italie, les 
Gaules, Tljfpagne , la Grèce , l'Egyç- 
te, la Syrie, la Mefopotamiè ne perdi- 
renl^point la forme de Provinces , ils né 
furent p^ changez en defèrt par toutes 
ces frequenties irruptions : on les voit au 
'contraire fe ifemettte bientôt àpfès, & 
fleurir plus îque jamais. Mais le Nord 
^nsla-plus fait de fes Provinces en fut 

dé- 



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féir le Fils de Dieu. . an 
idémiit,jul<ju'àn avoir pas la forme d'ua 
Païs hahi^^Sç ce qu^il y adc confidérablc, 
c'eft qu'il x^ s'-cneft pisencoi^vemisjé- 
tantchangé.en vaiftes fofêts,en folitudes af- 
freufès qui fubfiftcnt encore, ôc qui mar- 
gue»tC€ttedffblationànos yeux. Avqc 
'Voushefoin après. Çjcla qu'on vous aver- 
tiiîè qi^e tous ces îaits ne dépendent pas 
de notre iniaginati9n ? Noii vous h 
\oypi vQ^is même Se qu'il v a ici trois 
véritez «ijflî .claires dans l'événement qup 
dans Ij^ Prophétie, i . . Que la quatrième 
p^artic dç^ la Terre e& dcfolée par l'Epée, 
ç'efl>à-dire :par. iés Peuples du Nord, 
^vmt%ç^^rc le$ Rqmains , & par les Ro- 
mains armeZrCiMntre les Peuples du Nord, 
.d'pii r^ulcc ie ravage mutui;! de leurs 
Piroyincçs. %. Qife c efit Ja divifion des 
Empereurs, s'entrctuant pour régner, 8c 
l^ divifion xjes Armées Romaines, s'entre 
.defeiiân^ pcjur fo^te^ir diacvinp^iwi Em- 
pereui", ou en termes fagur^^ la Moit 
qui cil fur le Clivai & le Sqjulchre 
quife fuiç, ^ui font la véritable caufède 
jcettç dçfolation. J, Qjq. c'eft la un ju- 
l^mpnt d'cpliaut , pu qu'il a été donné 
^a, ces furieux de ravager ainfi une quof 
tviéxpe partie de la 1 erre. Qu'y a-t-il 
K 3 ^ jamais 



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iii VOnvtnurt des fift féaux 
jamaîs eu de dair ,46 prœis, d'évident fi 
ce Commentaire de Pieveneiaent ne l'eft 

Eas? Cela eft parlaint fans^doute : vaak 
ï reftc ne le fera pas moins. 
VIL PifHr tuer par la Famine. Uiiv^ 
coire nous parle deplulîeursgranded-Fa* 
xnincs , dont l'Eiépme fut travaillé dan? 
le tempjs qui a çouic d^uis Antenirtius^ 

au'^ Diodetien , ^ui cft le Période , doitt 
s'agit ici. Il» y «n#€uç une dès tecom- . 
mencement du r^ne de Maȍ ^urefe, 
cauiee par lés fip(equens ckbûfdenmâ d<i 

, Tybre. On en a cJéja fait naention. Ija 

Vi41e de Rome fut afl^fe du mÊnic 

jileaufous PEmpire* de Commode, par 

Pavarice4e OeuBteion fcliniftrc & ¥on 

Fawri, qpA ^fant argeët detout, juf» 

• ^u'à vçndre ^gt 6i cin<i fais k CJoa- 
ailat dans aine feule année , s'étoit aum 
avife de faire vch prodigieux amafs <ée 
grain, fotrs. prctesEte d'en fimte'des libc- 
ralitez au Pcupl? 5 ^ en ^dfctj ponr eu 
trafiquer aux depem-du, miblie. d'Au- 
tres caufes plus^nafurdie^, comme le 
dérèglement ues'&ifWns, la fterUtté des 
années, la difficulté de faire 'venir du 
:bled dé l'Egypte pu^de la Sidle , les 
deux gr^iersëe ik RtfpuWiqtie; d^u- 
r * ^ très 

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Pat h Fils de DU$$. ^^% 

très caufes plus naturelles ne man- 
auoient pas ae temps en temps d^ pro* 
auire le môme effet : mais ce ti'^eft pa$ 
de cette forte de Famine qu'il efl ici 
jçarlé. Il€'ag^ uniquement de celle qui 
eÛ; infeparablc des cfefolations de la Guer- 
re^ Ivraiçle nous fibce fur cette der- 
nière .idée , par la mapiére doat il cft 
co^u. Car voici une deftruftion par 
la Fgqfiiœ, qui/uit imqi^iatemeat ]ç 
»vî^e qui fe fait p^r la Gueyfc » /wMr 
tuer f^ PMfée & far i^ *F4^ife, 

Il cil queftiorr, pour venir ^u détjivJ, 
il eft quefticm de {a Fgmine qui prefl^ 
jLeç Mâfcpmans,li^ Qoadc^, les Aile* 
Qians, les "Ss^tù^t^s ^ & aûtrç»- Peuplç? 
^ciu' Nord, 'ét^bli^ fur le Danube ,aprèp 
que leur Païs eut été defplé p^ ç^ci;^ 
longue guerre ^ au'ils foytinrent cpqtrç 
Marc Aurele. .ïî s'a^l 4ç la Fami^^Cj^ 
igui fuivit Iês deiblatipns dç fA^9 P^r- 
t^ée entrç Niger & 9ey<?t y lorsqw 
celuici après ^>ir d4fait 1^ forces àp 
fpn.concurrcOTpar Iç saiii de tlM^treb^* 
taillôs, en ppùrfuiyit les rç^es^aos l'A- 
fiç par le fer &;par le fçy ; & cuis ^ 
jett^ fur la Trace i où îejs B^z^npns, ar 
près avilir Ité conïbme5i pai- la Famine 
• ^ K 4 durant 

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^^4 VoHvertHre des fipt féaux 
âurant le fiég| de leur Ville , qui dum 
plus de trois ans, le furent encore ^pçès 
la prife, par ranimofité du,^Vginqueur, 
qtn donna leurs terres aux Perinttens. les^ 
^uels firent de cette Ville n^gninqug 
tine très cheti ve Bourgade/ 

Il efl: queftion delà. Famine ope Jes 
armes Romaines *caufereiit dans V Alle- 
magne j; lorsque 'Maximin courut plus 

^aïs , mettant 
vant.Ic bétail, 
titude de prî- 
étoît" d'autant 
plus jeunes 8ç 
DU voit être\Ia 
ïs enfans , des 
; qui foutenoît 
lement ^uell^ 
aihc qui affli; 
c fous le régne 
yinces écoient 
fe Tyrans, qui 
/oient .'que dé 
\ aux Peuples 
:ommodicé d^ 
quatre corps j 

,^ ïïivci dans les 

'Gaules^ les butinèrent jufeu'^aux Pyre- 

neesi 



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ta 



Pér.U Filt de^ Diète. 7.1^ 

nées ; les Cattcs & les Saxons le reparï- 
dirent dans PItalic , où ils prirent Ra- 
venne & defolerent tout jufqu'aux por- 
tes â» Rome. Les Sucves le jettcrent 
fur la Pannonie & les Gots joints aux 
Scytes firent irruption dans la Grèce 8c 
dads TAfic Septentrionale, où- ces vo- 
leurs armez brûlaient tour ce qu'ils ne 
poutoicnt emporter. Mais ces fo«ra- 
;curs eurent leur tour. Les'carapagnet 
îrent couvertes de leursMcadavres , & 
les rivières teintes .de leur fang. On 
i)rula leurs Vaifleaux , on leur arracha 
leur butin avec un nombre prèsqu'in- 
fini de prifoniers ; une difctte générale 
de toutes chofes fuit leurs défaites , ils 
meurent de faim par monceaux fur le 
Mont Hemus, ceux qui fe fau vent dans 
les Païs voifins y trouvent la mifére 
qu'ils y ont eux -mêmes caufée , les au^ 
très plus heureux en apparence fe fau* 
vent dans leur Païs : mais ils ne font 
que diiïèrçr leur perte , puisqu'ils y 
ieront bientôt -. pour fui vis par les Ro* 
maîns. 

, En eflfet Probus , après avoir donné 

la çhafleà ceS; Vagabons , jufqu'aux ex- 

tremitez du PontEuxia^. rendit leur 

. K j Païs 



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^^6 VÛMtteràun des fift feat^x 
païs de&rt noa feulement par les tcci- 
dcns inévitables de la guerre , raais en- 
core parcequ'il en tranlporta les Habi- 
tans dans les Provinces de TEmpifè , qui 
avoient befoin d'être repeuplées. Cent 
ihillc Baftames, .qu'on nomme aujour- 
d'hui Taftares , tranfplântcx par fon 
ordre dans la Trace ki furent aflêz fi- 
déks: mais les Gepides , lesGautXines, 
. 4es Vèndatcs , dont il voulut auiïïren*. 
plir le Pais dpfèrt de la République; ées 
JPeuples s'étant d'abord révoltez pillè- 
rent ou mafiàcrerent leurs voifins, &: 
^ei^s par les armées Romaines ils (b 
attirèrent dans leut Païs dcfolé, avec le 
desordre & la <onfuGon qui accompa- 
gnent les grandes déroutes. 

Ainfi les Provinces Romaines, qui é^ 
toient du côté du Nord, les Province 
defblées par les Barbares le furent en- 
core de nouveau par le foin qu'on avoit 
pris de les repeupler, & le Païs des Bar- 
pares , déjà epuiié par les cfleinsprodîr 
gieux qujf en étoient fortis Se de plut 
ravagé par les armes des Romains ;, It 
Fut beaucoup plus encore par ces diver- 
les tcanTmigrations. Il iè^oit inutile de 
litouloir peindxc ici b difette , la mifére; 
: . ' la 



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Par li Fils, de Dieu. 227 

la Fatnine qui affligèrent les peuples du 
Nord dans ces diverfes révolutions. .La 
çhofe parle d*dlé même ; & fi vous 
n'êtez bien aveugle , vou's voyez que 
dans l'événeftient, comme d^ns l'oracle,, 
la Famine fe joint à la Guerre pour ra- 
vager le Nord , qui eft nomme ici U 
quatrième partie de la terre. 

VIII. PoHr détruite far U Mm^iUti^ 
Jamais le monde n'avoit été fi fouvent 
affligé de 'la Contagion , ni d'une Çon- 
Taeioh plus génér^k , plus longue,. & 
puis violente que dans le temps qui a 




plé par ce fléau de Dieu fous }'empir(ç 
de Marc Aurele & de jLucius Verus, 
Cette Contagion, qui dura fept ou huit 
ans pour le moins , reduifit les deux 
Empereurs à une teHc extrémité, qu'ils 
ne pureiil , faute d'armée , s'oppofcr % 
l'irruption des Peuples du Nord. Tel- 
le étoit leur derfinée. )La Guerre, la 
Famine & la Mortalité fe joignent, pour 
affliger leurs fujets, afin que vous piç 
doutiez pas que leur régne ne com- 
mence le tfifte Pçriodé (jui noys ci| 
ici marqué. 

K 6 L'Em. 



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^i9 VOftz/erture disfept féaux 

Ll'Etnpirè fut encore defolé^ par U 
pefte fous le régne de Commode., La 
maladie nç fut pas alors fi longue , puis • 
qu'elle ne dura que trois ou quatre 
ans; mais elle fut pour le çioins aufli 
violente , s'fi eft vrai ; comme Phiftoi- 
rc nous Papprend , que dans \z ieùfc 
Ville de Rome, il mouroit [par jour, 
de conte fait, dçuXvpille perfonpes, ce 
%ii fait quatorze mille par fêmainé , ÔC 
foixante mille par mois , chofe incro- 
yable, fi elle étoit moins atteftce. 

Tout cela n*eft imitant rien auprès 
de Taffreufe Contagion cjui defola la 
terre fous l'empire de*^ Galîen. i Ellç 
dura dix ans , s'étendit dans tout le 
Monde connu , & fut fi violente qu'il 
tnoùroit à Rome cinq mille perfonnes 
par jour, félon le rapport commun djcs 
Hiftoriens. Cela s'entend dans (a plu$ 
grande force , & fans doute jjue ccttç 
violence lia'dura pas beaucoi^ , puis-p 
que là Caj^itale du monde auroit été 
bientôt réduite à rien , r perdanç tientç 
te cinq mille de fes hàbitans par femat 
ne , cent quarante mille par inois , fei- 
zt cens quatre vingts mille par an , fi 
ceia^'avoit long temps continué." Ce 



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?ésr U Fils de Dim.\ mp 
qui montre pourtant que le rcch n'en 
cû pas "auffi exagéré qu'on pourroit fe 
l'imaginer cPabord, c'eft que la même ma- 
ladie fit perdre la forme de Ville à h 
Capitale d'Egypte , & qu'Alexandrie 
réduite en defert ne put être rétablie que . 
par une Colonie d- étrangers. Ce fl^u 
le plus grand, le plus épouvantable dan3 
ce genre qu'on ait jamais veu , ce fléau 
ravagcoît l'Empire, .dans le temps pre-^ 
cifement ^ue trente Tyrans en parta- 

feoient les forces, & que les peuples du. 
îord en pilloient les Provinces ; c'eft- 
à-dire,au temps de la plus violente Giicrvc 
&de la Famine la plus générale. Il com-? 
mença dès le régne de Gallus 6c finit enyi^ 
jron.f an dixième (Je l'empire de Galien. 

Le Monde fut alors fix ms fans Con- 
t^ion : mais elle fe rallutea dans le Nord 
la féconde année du régne de Claude , 
qpi en. fut lui même emporté. Elle prit 
fa fource dans l'entaiTement des malades 
& des-bleflez , des morts Se des mou-i- 
rans^ fiir. le Mont Hemus , au milieu 
d^uiie difette générale de toutes chofes,^ 
& de là s'étendit en divers lieux & fifr ' 
tout dans la Sicile , parce, qu'jl y avak 
un cffcm de ces Pei^l^ Septentrionau:^. 
" " * ' K 7 Les- 

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%^ L*O0v€rmre des fept feâux 
Les Scytes vaincus la répandant ^Sans les 
lieux dé loir paflage,bu dckur fctraitc, 
k laiflèrent dans quelques Provinces de 
PEtnpire & la portèrent dans leur Païs. 

Ainfi la peftc revenoit coup fur coupi 
, & ne ceflcMt de defoler le monde en gé- 
néral , & PEmpire en particulier, au 
temps dont il s'agit. 

Les quatre parties de la terrç en fu- 
rent affligées : mais le Nord , qui eft u- 
nc des quatre, le fut particulièrement j 
£c cela pour deux raifons , l'une que 
cette dernière contagion s'arrêta, dans le 
Nord & ne pafla pas jufqu'aux PnJvin- 
ces Méridionales, Orientales , ou Occi- 
dentales de l'Empire , ou du moins n'y 
fit que pafler & n'y «iifà que peu de 
dégât. La {êeonde oue le mal ^ue 
la première 8r%lus générale Contagion 
avoit caufé dans celles ci fut bientôt re* 
paré par dés Colonies & des Peuplades^ 
îjui en rétablirent les Villes defertes j au 
lieu au'on ne put emplcnrer ce xemèdé 
dans W Provinces du Nord , par le 
trop grand voifînage des Barbares , qui 
démiifoient en fix jours cç qu'on avoit 
hk €x mois à rétablir. <Jc remède ne 
fit même qu'augmenter le md , larsqu'oh 

y 



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P4r le Fils "de DicM. 1,51 

Y eut recours; Probus , comme on l'a 
V€U , entremit de- repeupler d'étrangers 
le païs defolé du Nord,<jui appartenoit 
à la République : mais ces étrangerss'é- 
tant révoltez y cauferent une nouvelle 
defolation. 11 ne iauf • pas en être fur- 
pris. La chofe vient crcnhaut.v llétoit 
arrêté que la Pefte fe joindroif.à la 
Guerre, -& à la Famine pour ravager ÔC 
defoler cette quatrième partie de h ter- 
re. Qu'en dites vous ? fi la Prophétie 
eft claite yexprdfle , precile , manque-t-ij 
quelque choie à fbn accorppliflement? 
. IX. Pmt détrtiireparles Bctes Jauva^- 
ges de la terre.* Il eft aifé de comJ)rert- 
dre qu^un paï« raN-agé par la Guerre , \i 
Famine & la Contagion fc remplit dé 
Bêtes fauvages , qui confcnnment ià de- 
folation en dévorant les Hommes,ou pour 
le moins en les empêchant de cultiver la 
terre, qui deftituéc d'habitaris fç change 
en dèfcrt 6c fe couvre dç ronces & dé 
forêts. La nature des chofes le deman- 
de ainfi, & rhiftoire ne notts ^pslaiffé 
d^ns Pignorance dç cette particularité. 
Elle hous marque les efforts , reiter^ 
8ç inutiles des Einpereurs,à ramener \i 
chatriie dans ces Provinces defolécs oâ 

l'on 



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Pon tranfporte le Bétail qu'on àprisaux 
Barbares: niais çn\ain, piiifqueceux-d 
reprennent bientôt avec ufure tout ce 
qu'on leur a enlevé, & qu'ils détruifcnt 
les nouveaux établiflTemens par de nou- 
velles incurCons. •♦ _ . 

Tant de^ corps ^oits au çefte gifent 
fans fèpulture , qui caufoient ou groloar 
geoient la Contagion, eainfeétaAt Pair; 
attiroient auffi les Bêtes fauvages ,' à qui 
ils ièrvoient dç pâture ; & Pon aVoit a- 
lors le malheur d'avoir la Gwre non 
feulement avec lesJHommes : mais «nco* 
rc avec les Bêtes dts champs. AulÇ, 
lit on .dans les triomphes; 4e ce temps, la 
une chofe allez nouvelle &: affez extra- 
ordinaire , fàvoir des Bêtes fauvages ,dt 
toute forte, qui accompagnoient le char 
du Viétorieux, çom'mc h l'on eût vou- 
lu faire oftentation de leur prife 6c de 
leur défaite aux yeux du Peuple Ro- 
main. Le chariot triomphal de Y^ é- 
toit tiré par des Elephans & celui de 
Pautre mr des Certs., Aurelien', mon; 
tant au 'Capitole , fit marcher devant lijj 
des Elephans , des Lcopars , des Cerfs, 
des Ours, des Tygres^ des Boeufs fauva- 
jgps. On fit pardître dans le triomphe de 



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?Ar U iî/s de Diefi/ ' 1^ 

Probus mille Autmches de conte fkitt 
sautant àc Cerfs , autant de Sangliers , au- 
tant dé Dainis, trois cens Ours , deux 
cens Lions ,dQux cens hcomrs , avec une 
.multitude innombrable 'de Chèvres, ôc 
de Brebis Sauvages ,"& de toute iortse 
id'animaux qui fe nourriffent de Pherbc 
^s champs. . Les Bêtes (âtiva^s étoicnt 
alora de nouveaux ennemis dé la RepUr 
4>lique ,- pavcé qu^ellés ravageoicnt fatk 
.Païs. De là le pîaifîr qu'on avoird'efi 
.triomphcjj- alors^.Il felok ce dernier trait 
à la peinture, cç trait fi finguller , fi par- 
lant, fi peuéc^ivot^, afin que rien ne 
manquât à la perfeébipn Ôc à la fidélité 
4u toWcau. , ■ 

Si la matière étoit moins grave o» 
jx)un-oit à peine s'empêcher ce rire des 
diiSereates Ipeculaticms des interprètes 
fçr.ce fïi^t.. Les uns veulent que ps^ 
^8 Bètes iauvages il &ille entsendre lest 
paflîonsdiréglée$4e notre coeur, doitf 
u yi^lonçe eft reprefcnt6e par.lafcro- 
cité des^ plus cruels . animaux. Les au-^ 
tçcs prétendent qu'il cft ici parlé des 
pçrfçcutcurs de • l'Evangile ^ repre&ntcz 
^paj;^ l'emblème des *Bêtç5 fauvagesi 
caufe de leur ^barbare fureur. Les àur 

très 



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^34 VQHVtrtMre des fift fenux 
|rcs croycnt qu'il s'agit en cet endroit 
4^ Bétesfàuvag^s^auxauelles les Chré^ 
lûem ^tmnt expofez daps les Cirques 
& dans les Amçhythéâtrçs par l'ordre 
li^s Tyrans. J&fais oucl plaifîr prend on 
^ cxtravagucn Bit ce que les paâions 
:de notre cœur font les Bête* feuvagea 
4e la terre? Eft ce que les Tygrc«,- lep 
X^ttans âc lesaiitrcs animaux &roces, qui 
loechiroîent ks Chrétiens aux vdUK -dçi 
i'euple Romaip ont Tem à deK>ler (on 
JEmpâre? cft ce que les perfecutejirs de 1'^ 
;t!angile., fe font jomts à k Guerre V^ 
Bciteficia Faminç, pour lavaeer îaqu*- ' 
iriéme pactie At la terre. C^ft ^r6- 
ment quelque chofe de py toyablç q^e4e 
choiiir up mot &paré de tous les autres 
.pour lui donner un fens incompatible 
avec le reftciiela periocte, -^ .* ' 
\ On fturoit du ie Souvenir que te 
jProphétes joignent les Bêtes iauva-és 
aux autres moyens dont Dieu fe fcrt 
ppui dcfolci' 4Jn païs. Je vom 'en^réij^ 
^-il par U bouche d'Esechiel , je vous 
ttivùkéfUMamine^ 4^ les Bêtei nnifim» 
t$$ e^Ht tç refidrfmt defliméf d^êHfMs, & 
U^^malité'^ &Je<fi$ng fafer&nt pÀrmi 
't3Bt^v-J& jt' ferai^ %remr VEf4e ^fiif -foi, 
."^ Cefi 



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far le FHs de Dieur ^ i^t- 
4Tâfi mai P Eternel (jui ai farU. "Ezech. 
f. 17. Vpus Ijfe voyez CCS quatre flcaux 
TEpée, la Famine, la Mofrtalité, fes 
Bêtes nuifafUjes de la terre. Vous Icsvo- 
*ye2 ces quatre fleàux reiinis dans la def- 
tiiption d'Ezechiel comme dans celle de 
notre tjraclc, non .pour former une allg- 
corié : * mais pour marquer une véritable 
âcfolatron. Et où va-trOïi chercher ces 
îi^gÛMttions creufês, ces' allégories fai^s 
fiiitç, fens liaifbn , placées horsde leur liçii, 
€n dti^\x. du texte Çr du fem éommun ? 
Mais les Elprits' forts ont peut être 
quelque chc^e de meiHëur à nous ^rf . 
V^eft le hazard répondront ils quia arnu|- 
igc toutes CCS images fi extraordinaires 
4am ^ht^rit de St. Jean'. Le hazard,! 
y pen&z vous bien ? Avez tous Ift oc 
qu'on vient de vous mettre devant ics 
yeux. Nous avez vous fctrvis? 'Si «eîa 
eft ^ que Porgueil vous^it encore' lail^ 
•le àmqbére de crçaturcs raifonttables /, 
vous-ietc^ ikns doute mal perfuadés de ce 
que vous dites. Mai^ ne vous impatien- 
tez pas, vous verrez bien autre chofe,éc 
'Pop ^t vous làiflèra point qu'on ne vous 
iè^rmofttr^ cjaiis cet quvragç , (àn§ aller 
'pbi?-teirii qu'on ne voxis ait montré îe 
* ' \ pre- 

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^^6 V Ouverture des fept fenux 
prétendu hazard , révélant à St. Jean av<sc 
;Ja même clarté, le même prdrç Çrono- 
logiquc, la même prccjifïon , les événè- 
mens de -douze ou quii\2e cens .ans , 
qui ont coulé depuis cet Apôtre jus- 
qu'à la veoîie & aux progrès des Oa;hc> 
mans inclufivcmcnt/ Tjrpuvez bon' ce- 
pendant qu'on vous dife pour là gloire 
de la venté, 6c de la droite rai{Qn,quela 
Guerre, la Famine , la Contagion, les Bê- 
tes fauvagès'defolant la quatrième partie 
^t la terre, font non des jeux de notre 
^imagination; ipaisldcs évcnemens réels, 
des événemens qui étoient encore, dans 
l'avenir lorsQue St. Jean eut cette reve^ 
, lâtion,des éveneinens C parkns en eu? mê- 
mes, il liez avec ceux, des trois premiers 
ifeapx, qucc'èft manifcftenîent renoncer 
.au'ièns commun que d en rapporter l'arr 
^^gemçnt &: l'idée auiç caprices du. har 
:2ard,. • . .. ": ' 

^Dans le type iW 
Mérité du' ty^c'e 
ihtereric particule 

buttions de œtte 

Terrc^, Car Dieu 

les vpyes, & qui 



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r 



■jp4r le Fils ie Dieu. 1,37 

fcîn des ténèbres , Dieu a vôulu que les 
mêmes fléaux , dui ont , ravagé le 
Nord y zyoM porte la lumière de TE- 
viingilc. ** 

tes Chrétiens, que ces peuples Sep-' 
tentrionaux trouvèrent dans lesl^rovin- 
ces de TEmpirc au temps qu'ils y firent 
irruption , & dont ils emmcneisent un 
bon nombre prifonniers dans leur fro-' 
pre Païs , ces Chrétiens s'ils ift>nt pasN 
été leurs premiers Apôtres^ ont pour 
le moins été les premiers , qui ayent 
avancé la Religion Crétienne parmi euxf 
C*eft au temps de Commode que le 
Chrifti^ifme s'établit dans la Gcande 
Bretagne. Donald qui f^noit dè« 
l'an 194. c'eft à dire au cettips de 
Commode & de fes fucceflêurs , Do- 
nald cft conté pour le premier RoijChré-i 
tien d'Ecofle '; & Lucius fon contcm- 
jîorain , pour le premier Prince , qui 
ait receu PEvangile en Angleterre. ' Be- 
da auteur Anglois du huitième fiéclc 
nous apprend que celui ci demanda des 
-Pafteuiis pour Wnftruire lui & fb'n Peu- 
ple dans H- Religion de Jefus-Chrift , 
& qu oïl y envoya Fulgace & Damien , 
qui tjaptizerent Lucius avec fa £im:llc §f 

un 



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1^8 1/ Ouverture des feft feMX 
un grand nombre de fes fujéts. Les 
autres Peuples du Nord durent enftiitc 
k connoilîaftce de TEvangile aux firé- 
quehtes irruptions , q»?ils firent dan» 
l'Empire Romain. Deux raifons ne 
nous permettent jpas d'en douter. . 

La première elt qu^on trouve peu ou 
point de Martyrs a^ix^ le Nord. avant 
le rqgriè de Marc Aurele, quicoirimcti- 
ce notJjs période , au. lieu que tout le 
Nord en eft plein ,. au temps du régne 
de Diocletln qui le finit. La féconde 
^e la Religion Chrétienne fè trouve 
lion feulement reçiie : mais encore do- 
minante parmi quelques unes* de ces 
Nations , comme les Gots , les Ven- 
diales ôçc. dès le ten>ps de Theodofe ôc 
de fêé Enfens , c^eft à dire avant le 
îccond débordement, de ces peuples 
dans PEmpire , qui arriva fous le rég- 
ne d'Honprius & qui fiit fi fatal aux 
Romains. 

Que fi c'eft à prefeht te dans ce qua- 
tiéthe période que le Nord s'ouvre aux 
progrès de TEvangile , vous compro- 
nez de vous même que c'eft iiu ouatrié- 
'me Animal ou au Clergé du Nord , 
4|u'il appartient de nous annoncer une 

fcvd- 



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^r lé Rts dé*1>ii0, ^^ 

révolution , qui l^intércfle fi paftic^Ué- 
remetit. 

• XI. rien <St voi. Voici une^gratldê 
porte , jqui eft ouverte aux progrès de 
la Religion Chrétienae , & un gi^nd 
fpeélacle, qui s'offre aux yeux des Ghré- 
tieilS. Nous avons parle d^ la premiè- 
re; Vovon^ prefentemcnt en quoi con* 
fille le fecona. 

Les Cavaliers, qui ont précédé celuîi 
ci 5 ofttferviau deflein de Dieu , faiis fe. 
lavoir, & cela en deux manières. Mi* 
tiiftres de fa -niifericorde , ils ont donné 
lieu à l'avancement de PEvangile. Mi* 
Tîiftres de fâ juftiee , ils ont exécuté fès 
jugemens contre les Juifs. Tite & Vef*» 
pSLzitn avot^nt commencé cette vengeaîi* 
ce. Trajan , Adrien , & Marc Anto*. 
nin Pont confômmée. Nous mettons 
, Antoniii dans ce nombre , parce qu'il 
cuf beaucoup de part aux Confeîls dt 
Ton Predeceflêur , fifr l'efprit duquel 
il pouvoittout , outre quM fuiyit foft 
plan dansJa rigueur qu'on exèrçoit alors 
llir les Juift , ce qm dura jufqu'à Marc 
Aureie , qui dans le voyage , qu'il fit 
dans P Afie après }ft mort de CafÉus , trai- 
ta arec uiic grande modération lès jùife 
. . , tou5 



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^4o VOf^v^nmrt des fep fidHx 
tous rebeller & tous fediticux qu'ils c . 
toient, jufqu'à s'écrier à leur occafion , 
que fi Pon connoijfoit t^ute la bonté de 
Marc Aurele, , on fe^f^roit nn ferHpule 
ePen abnfçr. 

Mais à peine cette vengeance eft el- 
le confommce que Dieu ea commence 
une autre , c'eft celle des Romains, 
coupables comme les juifs, bien que 
dans un moindre degré , coupables de 
la mort du fils de Dieu & du meurtre 
des Saints-, qui leur avoient annoncé 
l'Evangile de paix. La iport de Jefus 
Chrift eft un Sacrifice &: un PaVrjcjde 
.tout enfemble , un Parricide du côté 
des Hommes, & un Sacrifice 4e la part 
de Dieu. Le Parricide crie vengeance: 
inais le Sacrifice demande grâce , même 
pour les' plus coupables de fes meur- 
triers & il ne tient qu'à leur endurci!^ 
fcment , qu'ils ne la reçoivent. Mai$j 
loin de fe repentir , ils reçoivent avedj 
fureur les ofli*es de Içur falut , & metJ 
tent â mort les Ambafladeurs de la mi*j 
icricorde divine. C'eft là le crime de$ 
Juifs & des Romains. 11 eft jufte qu'ils 
en foient punis ; & dans le même ori 
dre, qu'ils l*ont commis j Icsjuifsprej 



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téf 19 Fils it DieM. %^x 

miéremept, puis auffi les Romains. 

Cv le temps vient enfin où le Maître 
des uns ScdesaiMresr àii^* Amenez, fnoà 
mfs ennemis , ^ni n^ùHt point voniu que 
jt rtgnaffe fur eux , & les tuez, devant 
mei. Mais ce qu'il y a de phis rcmar^ 
quabic c'cft qu'il détruit fesenncmis^par 
eux mêmes, & que r^nant fur leur fu* 
reur par ibh adorable fagpffe , il la fait 
fërvir à Paccompliflcment de fes deC 
feins. ' Les Juiw ne veulent* d'autrô 
Roi queCefar, & voyia Ccfar quide« 
truit les Juifs , par l'ordre même du 
Mefïîe , qu'ils avoient rejette. Les 
Romains ont crucifie le Roi des Juifs ^ 
jaloux (k la puii&nce de leurs Empe- 
reurs ; & voyla un Empereur Romam, 
qui va punir ces Tyrans de la Terre 
d'avoir méconnu le vrai Maître deTU- 
nivers . Le divin Crucifié va faire écla- ^ 
ter fa gloire par la punition de ces Par- 
ricides. Son figne doit paroître dans le 
t' Ciel, pour ordonner à Confbntind'exe* 
i- cuter fcs surets de fa juflicé : mais en 
'S attendant que. le vêngsi:^: paroifle dans 
Is les nuées , pour fràper le dernier coup 
r-! fur l'Empire Blyen , voici la vengcan- 
e- . L ce^ 

^' . .^ Eraiigil. Sd. $tf LttC. S). &7. 

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ce , qui cottimence dès à prdent par 
QQ eiprit de fuieur âc de diiccrde^ qui 
£iifit les Romains y ccHiinc il avoitd^ 
£iifi les Juifs. Vot9s es vofex l^efiGet 
dacs ks.a^s&s^^ le3 ^n^aotlès trage^, 
dies qui pemiant ce période fe jouetit 
dans PËmpire Rimiain. 
> Voici le canâére , «uquel on diftin- 
guc les q>reuves de-la mifencetide der 
Dieu, desj>emes infligées {m* & jufti* 
ce. Les Enfàns de Dieu , comme fes 
ennemis , fbntj quelque fois livneï aux 
plus rudes txxirmens : mais ce qui les 
diÛin^ue , c'eft la manière de foufirir. 
I^^ics^^ks portent la pais*, l^joye, 
la cfaaitité , Ja concorde au milieu des 
affii&iotis , & Pon àivait que la odn«- 
£3rmité.des foài&ainces migmente Id 
comnmnîDQ cks Saints^ Mais il en efb 
autrement des ennemis de Dieu , qui 
viâimes & inftrumens de fà juûice fe 
puniflêm eux mêmes par les horreurs 
de leur de&fpoîr, tepuniffinulescom^ 
f9%xiGmà^\ffûï crime par les fbreurs» 
delà difo^e^ quiltôaitnele^imscon* 
tre les autres. /- 

Cdideoefeadeia dilhovde^ Enfer 
^ndcipé des méchaas ^^premier tr^it de 
, i :r .-* : . '. -/^ .: - delà 



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Par U fils ie Die».' 145 

de la jufticc de Dieu , que le Prophète 
farle^ lorfqu'il dit, Ettrntl tu m Ain ejfr 
elle exaMe , ils ne P$tferçoivérit point : 
mais ils Pafercevrent &c. minSe le fck , 
Aont tu funis tes ennemis les dàvërha. 
Ce feu a dévoré les Juifs , & dévore 
prefentemcnt les Romains , ffendaiit 
qu^un feu divin fait fubfiftér IcÈuiflbri 
myftique dans les fktnés de la peffecu- 
tion , fins qu'il en foit confunié. 

Et (fnand il €ut ùttvert U Quatrième 
featé. Dans ce quatrième feau s'ouvre 
k premiéi-e fcêne desjitgemetisdeDieu 
fur J'Empire periccuteur. Comme la 
defolàtion des Juifs a eu* deux temps ^ 
un commencement par Vefpafîen &par 
Tite , & une confommatiôn pat Tra- 
kn & par Adrien , h vfetigeançe , qui a 
les Romains peur objet , a deax'Periode^ 
auflî. Ellecommeticcprefentetïlefitpar 
les effroyables combuftibns de PEm- 
jjjre, 6c fiilii^ aU (îxîiéiti.e Période, au 
tcttips de Conftantih par hCataftrophe 
de l'Empire Payeft Ce P^eritTcuteur, 
Atnfi PafoiÉ préditl'Êfpfft de Dieu.- 
Ainfi 1ht exécuté fâ ï^rbvidence. 
LesOiiiidés depidu stvoîent prédit trois 
chofts diftiti^mertt , • ^œ ûs jûgé-f 
' La' ' mens 



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3144 VOuverture dts feft fiaux 
mens tomberoîent fur les Juifs , que là 
vengeance s'étcndroit çnfuiteiiir Içs Ro- 
mains, & que CCS deux jugcmens fe fui- 
vroient immédiatement l'un- l'autre ; ce 
qui tf a pas -manqué d'arriver & dans Iç 
même ordre que cela avoit été prédit. 
£{l ce donc le nazardqui a fait cet accord 
admirable , cette rarfaite harmonie de, la 
Prophétie avec l'événement ? Voyons fi 
cela ^ut être ; & pour mieux dc^ 
couvrir l'extravagance de lafuppofîtio^, 
quittons un moment l'Apocalypfê pjour 
l'Evangile. Nous y reviendrons bien-* 
tôt ; la fuite fera voir que ce n'eft pas 
ici un écart: mais quand c'en feroit ui^ 
^importance de la matière mérite bien 
une courte digreffion, 

La premiérc chofe que nous avons à 
prouver par l'Evapgile^ c'eft que Jefus- 
Çhrift a prédit très-clairement & très- 
expreflement le jugement de Dieu fur 
les Juifs. Il eft ficheux 'qu'on iè trou* 
vc dans la «lécèiHté de ràifonncr fiur un 
fait, qui ^ faute aux yeux de tcms ceux 
qui ont lu le Nouveau Tcftatocnt. 
Mais il ne faut rien laiffer fans preuve Ôç 
fans examen avec des gens , qui font 
profeffion de douter de tout, qui dod- 

dent 



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Piir U Fils de Dît h. " 14^ 
dent à tors & à travers de ce qu'ils 
^entendent pas , 8c qui croycut s'être 
Bien tirez' d'iaffàire , en • attribuant toutes 
diofcs aux caprices duTiazard. 

Jefus Chrift prédit lejugement de Dieu 
for lefjuifs cnfcpt diflfercntes occafions^ 
I. lorsqu'il dit a ceux qui conteftoient 
fbn autorité , lorfou'il leur dit après avoi r 
fini la parabole delà Vigne. * Quand donc 
h Seigneur de la vigne fera venu , qne 
fera^t'ii a ces vignerons la ? Us lui di^ 
r^«r',''îyoute TEvangèlifte, it les fera fé^ 
rir malkeure/sfement comme des méchant 
^ louera fa vihte a d'^ autres vignerons y 
fui Im en rendront les fruits dans la fai^- 
fon. • Et fifus leur dit. Ne htes vous 
jamais dans les Ecritures, . Lajierreque 
U$ edifians ênt refetée efi devenue la mai» 
freffe perte du coin. Ceci a été fait far 
tt Semeur ■ é^ c\fl une chofe merveiU 
Ifêfe devant nos jeux. Cefi pourquoi je 
vous dh (jue le kojaumt des deux vous 
fera oté & fera donné à une Nation , qui 
en raffortera les frmts. Or celui qisi ^ 
tombera fur cette fierre en fera iu tmt 
ffoiffé ^ (^ celui , fur qui elle tombera^ 
elle le brifera^ 

L 5 C?eft 

f St* Matth. XI. 

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246 L'Ouverture 4fsfiftJe4HX 

C'eft ici un admirable h9a;ard ^ui voitce 
qui n'eft arriv.é que •Içng tem^ après h 
mort (ie$ Ëvangeliftes , quivoitdequelk 
ibrtp la maitrefle Pierre du coin frpiflèi» 
h République Judaïque oui a b^rté con- 
tre elle &: bridera la République tioçmw 
jÇbr laquelb eik doit enfuîije tomb^ 

a. Jefus Chrift prédit le jugemeiitdçft 
Juife à Poccafion dcceuxquiomoientles 
tombeaux des Prophctpç , quoi qu'ani* 
met de rçfprit 4ç fureur qui avpit mis 
à mort c^ homcaes faints , é^ , dk 1^ 
fils de Dieu 9 4^ qt^ U £ang de t^/ les 
^ Prefhé^es , qui 4 ^é rifmdH dU l^^fon^ 
4anot^ du M^nde^ fa^ redemande 4^ ceff 

f^l df ?sçh(irU^ qmf^ pfffMiffJ^ifr.^ 

•*W 4i^ qf*f ^^efifugfer^ r^dcmmde 4.0t 
Pi^é. lliDlM^ar4^^ccçnipliP^W€l6ta»t 
par Péféç do Vçfpa^i^&^df^ Titèqae 
jw c^ig d« Tïajwêçd^Adriui; îîwieoe. 
Iwaard wQit 4 Y^ çç« çflfufiohs hoi^U' 
Ùes de jfang )iun^ifi , ppqr ks in^i^« 
ayec taft^ de copâ^c» ? 

5 . Jefas-Ghrif^ annonce k m^me juge- 
ment lorsqu'il dit à ceux , ^i 1 aYerti£» 
foiçnt qu'Herodec^^orchoit à le faire. 



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OKkirk^ Dites 4 cfMcm$rJ. f%ki J^ ich- 
te dehors les Diékks & f^eve àt 
féêire des g0frifi»s aufe^rd^bui ^ dem^n , 
dr am tmfieme jvnr je prens fin. T$mt y 
i^.tjts^ilme f0m$ marcher 40/mrd'hHi dt 
dmsit^m^ & Je jemr fiâivênt s c^r il ti'éêr^ 
rive fmts fM^^Mctm Prefbfte memre hers 
d9 ferssfu^Mm. fifimfftkm^ fetufnUm^ ^ui 
fiies; tes^ Pnfhém^^ ^ f^ Ufides ceux 
^i te fif$$^ env9J^ ^ ecminen de fois éy ># 
iftmlif éfiemUer us rMirf^m eem^e U Pm* 
le éiffemije.fa couvée fimjis mhs. ; & vêus, 
n$ Pave^ pss ^$hIu. Poici vette maijôn 
^'$m^V0 vms être Imfce .defrrt^. Or, em 
iffritdie wus dis âfne ^etss fte me verrez* 
pemt ^ ps^p^s ce ^i0^il arrive ^ise vqus^ 
4yi^y\Wnit fiHcêhei^Hivi^nt 0m nom 
dk Seign^e^r* Jjss difople$ de }• C. qui 
n^^iilcndQtefit |3A» kur divin Nkitre 
lors au'il leur dilbit oiurertelBeiitquc le 
Qhtm:àiswk> ibuf&ir à Jeni&IemSc rcG» 
dàcitcr jR^lon ks Ecmurcs^ étoiesit \\^ 
jaifo. jtetbUcs pour iâvoir que U» ^l^oia 
josirs, 4oKU: J^CparJb^ fontkitrôiMmi 
dcfon miniftcre,qu'it felok qu'il i«H>piîi 
inalgrèlc déflcin & k fumir d'Herodc? 
Non , c?eft le hazard a ut kur ^t dire des 
(àoTes qu?âs r/enteoqcQt peint ^ &; ce 



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148 VOttvertme dis fept f$4HX 
fcffiard eft' fi ï^ile qtfil voitjcmfaUSm 
dcfoléc & le Tfemplc abondoniaé. 

4. Jcfus Chrift ne parloirpaspbfcûrc-. 
JDQcnt 5 loriqu'il fit cetic triftc plàimr fiur 
Jeru^em avant que d*y entrer: OfittA 
HHJfi e$iffi^' CQrmn , ûh moins dans cp^e 
tienne journée ^ Us chefis ^ni étppartien^ 
nent k tn f^ix: mais muintenÀm/el^sfont 
€dehtes de dethmt tes jie/f», *,Cétr tesjmrê 
i/iendron( fur toi epse tes enne^s 4Uffié-^ 
geront , t^environneronf de trenehées tJ^ 
f enferrer ot^t de tous eotez, , c^- te r4K,e^ 
rc'fjtj toi & tes enfans ^ qtcifintentài^ ^ 
9ie iaijjeronf en tçi pierre fur fhrre^.ptPm, 
ce Hjue tu n^é/ point connu le temps ie tst 
-tiifitati^. St.Luc aécritoet^e^VQ^étie 
au ha^rd , puifqu^i 1 lAi j^înt veif la^ruînà» 
de Icrufalem & fes çirconftanocs. j ce qut 
efVinamfefte , cnœqu^ii avoitcompoS' 
ion Evangile avai^ k livre des Aâes dc^ 
Apôtres > comme il le dit lui môm<^ ^' 
que ce dernier eft ^viddûiment de pTu^ 
ançitonc date que kruioc dejerufakai-, 
éXMt écrit avant lamçortde St, Paul , qu^ 
Jaiflc prifonSiicr àRome,pendîint qUcJcnï-- 
ialemétoit encore dans un étatfloriflànt. 
Mais n?admirez vous: pas un hazard qui 
voit fi claircipeitt Jcrufalcm davjronnëe 
de trenehées, rafée,dcmolié&c. j\ Je* 



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iUr le Fils de Bien. ^49 

5^. Jefus-Chrift dit à ceux qui lui de- 

mandoient , quand le régne de Bien 

viendroit. Le régne de Dieu ne vien^ 

dra foint avec apparence &c, * A 

3U0Î il adjoute parlant de la défolatiori des 
es JuifsT Et je vons dis qn^en cette nuit 
la deux feront dans un même lit , Punfe* 
ra pris & Pautrâ^ laijfé. Il y en aura deux 
qui mâudront au moulin , Pune fera prife 
& t autre laijjée . Deux feront aux champs. 
Pun fera pris & P autre laijfé. Et eux 
lui répondant dirent. Où Seigneur ? Et 
il leur dit. En quelque lien que fera le 
corps mort , la s^ajfem^leront les Aigles. 
' Cette reponfe de Jefus-Chrift étoit ftns 
ckmte une énigme pour fès difciples ; C'eft 
par hazarf qu'ils l'attribuent à JefusS 
Chrift, fans l'entendre. Admirable Imard 

3 m accomplira l'oracle en aflcmblant les 
Ligles Romaines dans une trifte fcêne dé 
carnage & d'horreur où le fangfèra ven-^ 
gépar Icfang, le meurtre par le meurtre. 
©. Riai n'cft plus remarquable que 
ce gue k Sauvci^f dit à une multitude 
de femmes & d'autre peuple, qui l'ac- 
comp^noient de leurs larmes Air le Cal- 
^ yairc. Filles de ferufalem , ne pleure:^ 
point fur moi, : mais pleurez, fur vous mi^ 
il jT tnes 



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%fO V0mf9rmr4 àtt fffp ftaux 
méf&fwr V4S enféuts. Car voici les jours 
viendronp OMxqtfcls on dix a. Bienhtureu* 
fes font lessfimla ^ ^Us ventres éjfm f^oéf 
fpint aM4ité. ^l^s ils fifù^^ndrontà dir^ 
4HX Mant^offies^ tombez» fur n^as^ & at^ 
CotastXf coHvrez. nom^ i car s^ ils font ces 
chofis dH hois ver A y que ferd^M fait sm 
bfiis ffc ? La premier^' paitiç de ce diA 
cours eft claire, Ôcm^cfortexpicÛibnent 
la defblation des Jui& : mm la Ëneneft 
(î obiîrure que c^eft encore um éni^e 

S)ur Ic^plu^grandsDoâ^eurs. Gomment 
^ajoens fimplçsPant ils donc iuppofée. 
C^ encprc le liaaaard qui Içurauca fait 
inventeK ce q^'ik n'enteodoienc nas. 
. 7. Enfin JiefusrChrift prédit la niiiio 
le JeruÊilcm,. à propos des b^mensdq 
Tetqple , dans lefqueb U avoi( déclaré 
qu^il ne feroit laiifé pierre furpierjre, £c 
voici cequela faazard lui fait dire ^ ou qu'il 
6iit inventer à ceux qui en fuppoiènt lo 
difcours, Q^a»^ donc vo^s v^rref^ Pa^ 
komnmof^de. /^ de fixation , di^HPJirle 
Danidle Frof^étf kreofidkU^éH^lktHjfmnKi 
qui lit Penttnde , alors qne cefés^ ^^firoM 
on fuâiU'y sUi^fuy^m dux Mméff^U cfe 
que celui qui (er^ fur l^^méifoiinad^*^ 
cendefoint , ji^f ompm^r qiiiqe^ ckofm 



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d(0 fd mé^on i c^ ^mt cdbv ft» efi 4UM 
chamfs m retmmê poàit m mrriére ^ fêur 
en^rttr fii vttewtem. , Mmâ maihimrpc^ 
hs femmes &tcemtes^ & fiir eëUes jMidl^ 
LeM^m en eei ^ps la. Ot prie^ fMt- 
veitefmte ne fii$ peint m ifj'9W ^ eu atf 
jemriLe Sahkat. Car H j^ smr^ f^ne gr^m^ 
de afiiemm ,. telle ^k^H tfj en a feint em de 
fi grande Àefmiste eemmeneemetltt du Aien^ , 
de y &■ nt eu attra^ jQae fi ces fe0ei 
néet^em^ eeé ahregetL% * nalief^fêtme nefe^ 
veit fat^vh{c90c3B£^SÊixùx6\^ 
êOMfe en éùee y etes^jpm^làjitronfi aêr^e^^ 
Sam douce que J6ik»41^hrift & FIdâk>^ 
^ ikn Jofsphe s'étoiem donfiék mot pour 
mus aire ^ de&iîption la çIq» trifW 
^'oa aîtcnccMce treyr de la: ruine àh^m^ 
NitfÎMi \\ oace caorkc du bttard,quil6S« 
im paid^'i €et t^tà Pau oMnme l^s^j^ 
ttsev^e- pêne être allez adauer. Mm W 
phis>tterv^lcux de ces cas* fortuits eft 
«dui aui ^t&irctîvei: les fidèles dm \e^ 
Ville ae ^elk, pouA'dbèio par Hazasd ^ 
L'ocdce M Jefu^i-Cbrift. ' 

Qp0r}c& ËfpritSi forts font id en mé^ 

elmiCi^Cl«kik\uesl Qaâ gpût ! quel tro^^ers^ 

d'd^rit l (^lles fumimtions.! Ëavérioér 

celui qui Q^en voit Je ridicule ne mérite 

L 6 . . guéres 



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ZfZ VOuvfrÙÊrB i$s fep^ piAHx 
ics qn^ons'âmufe à railbnner wcç lui^ 

Nous avons 4it cn^ ièccHidli»} qiie ks^ 
il^vangeliftes Bods ont '&k entcûdre que 
k vengeance. de,X(ie|t -«'étendrait fur 
PËmpire Romam^ On n^^ipeut dow^ 
ter, fi Pon confidere ces paiXMcs de St. 
Luc. * Us tomberont pdr le trenehmtt dm 
Péfée ( c'efl; Jefus-Chrift qui parle & qui 
^continue de décrût: le jugement de Dieor . 
fur les Jui&) Us tomkerom p4r le tren^ 
chant de PJpik ; . (^ ils feront menez» cof'^ 
tifs mitre toutes les nmiom ; & ferupê^ 
falem fera foulée p^. les nations jttffsf à cm 
^ne les temps des néUionsfiùfnt.acamtflir^ 
A quoi il ajoute, ^^ilj aura desjignes 
au Soleil^ en la Lune &, aufc Etoiles^ èK 
détre^ aux Natims , la Mer kmyans &^ 
les Qnd^s ; enforte qu'ion ne pâma fmdeC 
venir fur la Terre , # que los.'hemmem 
feront comme rendant t^amê de peur ^ dans 
l'attente des chofes ^ qui arriveront am 
Monde Vnit/erfelj parce que les Ferttu des 
Cieux feront ébranlées. Cet oracle n'a 
pas la moindre difficulté, fi Toofeibu--^ 
viçnt de ce qu'on a déjà remarqué fur 
un autre fuja: ^ c'eft quedans Icftifo 
prophétique la Terre, toui5eLlaT«rcv 

. k 

* Eyang; Sel. St. Lw Qb* tr. 



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Par le Fils de Dien. 15^5 

k Monde , le Monde Univeriel fc 
prerid pour un de des grands Empires , 
qui tiennent la Terre ou la phis grande 
partie de la Terre, le Monde ou la plus 
grande partie du Monde fous leur do- 
mination. A quoi il faut ajouter que 
les PropHctes nous montrent aflez fou- 
▼eht un Empire univerftl (bus l'emblè- 
me du Mônoe de la iiiature. Us y trou- 
vent un Soleil, qui eft le chef de l'Em- 
pire ; une Lune, c'eft le Gouvernement , 
Subalterne, qui tire fonauthoritédece 
chef, comme la Lune emprunte (a lu-^ 
micrcdcrAftrcdujour; des Etoiles, ce 
font lôs^rands Officiera de TEtat; un Ciel 
dèpuiflSice & àt proteétion , c^eft TEm • 
pire lui même. . Auffi ces Prophètes ne 
oianquent ils suéres^emarquer la ruine 
mi'laGataftfophe d^un Empire,&: fur tout 
d'an EmpircUniverfel par rébranlement 
des Cieux, la chute des Etoiles, lobfcur^ 
eiffement du Soleil 2c de la Lune &c. 
C^eft ce qui eft connu 4c tous ceux qui 
foût un peu verfezifans ^interprétation' 
dePE<^icur0, fiççe que nous établiront 
par des exemples inconteftables, par des 
preuves fins repli(}ue,,lorfque nous fe- 
rons yçnus au ^xieme leau , où cette 
; . L f remari? 



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vmnsû^cfac ièrt d'an u&ge particulier- Si 
quisk}u'un ctfend^> s'avifoit à^tn ton* 
tefter k felidité il n'a qu'à confuker les 
Oraclçsi , qtie nous- citons ici à k Mac-^ 

Il faut encmc obfcxvef que feloii: kr 
Stile prophétique k Société nom cft xe-^ 
prefeiH^eé fous l'cmblétne de k Mer , &: kr 
S^iété troublée fat la guerm fous Pi-» 
mags de k Mer a^técparun vemin)pe<<r 
tûeux. Daniel f voit lortir de k Gran- 
de M^ émm piir le» quatre vess, il aà 
vokfortii' quatre béteS' dci forme différen- 
te. Si CC&, Bêtes- étoient dea Aoîmaiiac 
propr^mpttt dits ,. on pourroitî crotce cgo^cU 
•les toifem: d^Mm Mer pto:greix»nt oà^ 
tmt^méc'i iRaisp^n^e fcloa.l'acplic^ 
tioii, qiuiiineiftd^^a^auPropbétie:» cesi 
quaj^ BêtJC^ folkt qmVKç Ka^raumôa oui 
q^atre Empires , per^ô^ane à^^ûidff&a 4e«H 
pourvu de feiis , pour ne pas \^ir que 
^Mereftai}ffiune&^rm?ff)»que, &que 
cette Mer aptée par le$ quatre vens n^cib 
^e k Société ccnifidér^ cknsiles dî^^ 
neriès révolutions qu'y ftoàm&xA ksiaiH 
laées des Conquesans. 

Toum 

« Ifaïè t^ Ifi même 54. Jotf}'cb^ 1, le 



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Par k FHf dt Sém. %ff 

Toiacesccs ixosnas &nt feumesdans la àd^ 
cripfiioncfc Se Luc, karfqù'on nousrepi^B^ 
fente les hommes ae fâchant qucdevenip 
fur la Terre 8c comme rendant Pamc de 
peur, quand ils voycnt d^in' coté 
\& Soleil & la Lu2|e eUcurcis , &: de 
l'autre 1^ Mer bruvant & les Ondes , c^eft 
4 dire l'Em|XMre ébranlé , le Soleil de* 
If Etat obfurci, les grands Officiers de 
PEmpire effrayant les hommes par leur* 
chute , Se k Société & trouDi^ par 
des^aerresde toute (bite, qu on ne laie 
que devenir fur k Terre. Nfeis avant 
^e de œnfîdérer les images fîmbpliques 
de cet Orack, il faut commencer parles 
idées littérales du t^itecomnie^scon-* 
mies 9 âc par conlcquent très capables de^ 
BOUS âûre bien entendre les autres. 

Jefus-Ghrift nous dit ici que les Juifs» 
tomberont par le trencbant de Pépéc. 
Gek eft aflcz clair par Tévéoement. lî 
ajcAite , qu'ils ib-ont men^L captif entre 
les* Nations. ^ c'eft encore ce que l'évé-i 
âcœcnt a yaÛ&t dans laprctmére Se <k&9 
kî féconde detoksion- de ce peuple. Ca^ 
fl-çtfb vrai que ks JuifeaprèUfeur dei^W 
fyjsexk vendus publiquemcilt?^-ee qui fi^ 
.clunger danom à un à/ek Hcuxou œ fit 

cette 



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%lf& L'OMturtéredesfiftfiémx 

cette vente ; on les traita félon le droit 
de la Guerre 6c Tùlage de ce temps* 
là. 

Jefus-Chrift dit enfin que Jerufà- 
km fera foulée par les Nations ; 
le fait efl aflcz corpû* PArmée Ro- 
maine ne laifïa pierre fur piç^re dam 
cette ville. Après l'avoir réduire <ii 
guerêts, elle en garda les ruines pour' 
empêcher que les Juifs n'en approchaf» 
fent 9 & fur ces ruines on bâtit vSlia 
qui fut peuplée de Geittils , ce qui , com- 
pile l'on peut bien penfcr , ne pouvoir 
s'exécuter qu'avec des détacbemens de 
l'Armée Ro«naine. Car, comme c'cftla 
force qui a ruiné cette Nation ; c'eft 
auffi la force , qui met une pierre fîîr 
fon tombeau. Tout cela efl ikns ài&n 
culte. 

il n'y en a pas d'avantage à trouver qui 
îjûnt ces Nations , dont on dit qu'elles 
fouleront Jeru&lem^jufqu'à ce que leurs 
temps foient. accomplis. On ne fauroic 
entendre par là que les Romains, puifl 
que ce. font les Romains, quifoolent Je- 
rufalcm . L'expreflion n'cfl obfcure que 
pour ceux qui n'ont jamais lu leNou* 
veau Teflament. Qui doute que Tefus 

Cfhrifl 



DigitzedbyGdbgle 



^ - téut U Fils de Dieu. zfj 

Chiift ne parle des RM^ains, lotrqaHi 
dit qu'il doit t\xt livré aux- Ni^ 
tims pour être mis à mort? Ceft là (bû 
ftile , il ne parle pas autrement. 

Mais ce jugement de Pieu fur les Juifs 
doiti! toujours durer? Non fans doute. 
La vengeance fiibfiftera dans fcs efièts, 
jufqu'à la ronverfîon de ce Peuple , puif- 
qucjttfqu'alors ce peuple fera privé de 
toutes les marques de Ion éleârion : mais 
c}le ne durera dans (a force que jufqu'i 
ce que le temps des ILomains fbit venii, 
pour avoir part à la peine , comme ils eO' 
ont eu au crime. C'eft le fens de. notre. 
Sauveur dans cetOmclc. Trois laifonâ 
»e nous permettent pas d'endouten 
- La première eft prife de cs& paroles* 
Ils tcMnberoncpar le trenchant de l'épée j 
ils icrç^t par tom: menez en captivité , 
<& Jemlàlcm fera foukc jufqu'à'cc que 
les temps àt% Nations fbient accomplis.' 
Car cela dit manifeftement que quand, 
ks temps des nations feAnt accomr 
plis , Jeru&lem ceffera d'être foulée 
par les Armées Romaines , qu'après 
oeU les Juifs ne feront plus vendus 
ou donnez pour eiclavesaux Nations ^ 
^ k Qieiiq ccfiera^ Se qu'ils ne tom- 
beront 



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XfS VOmveftftre dès f^kfièHx 
httQi^ plus cMdie lu{3aravant p^ là 
ttcndiânt de Vcpée- o. 

: Ma iftconde raifon cft foife du vtr* 
ftt qui Ikit ccliiid, oùJcfus-Chriftirous 
lîcprefoitsc lcs,NiJtiom , ces inêBac$.J>îa- 
tiapsqui ont foulé Jerufalem'& maffii- 
cré les Juife , c'cft 4 dire tes RQraaias^* 
où il nquf reprdente ces i^^aticgis dans 
une fi graadc détreflç qu'o» cft cooime^ 
rendant l'atne de peur , & o^om, jae j&it 
, que devenir fur la Tcmc. 

Remarque^bien que c'cft de k détreflç 
«fes Nations & non de celledes Juifs qu?on 
4K1S parle, lorfqu'on nou$ 4icqucIeshom« 
iKs feront comme rendant laïaaedapcur^ 
ce qui twi^ non furies Roimims xttemitt^ 
ûttricMnphe les Juife^attacheiau charVic-. 
terieux de kur Empereur ; maisL fuar icsi 
Romains punis à leur tour litt BiÉçrkidé 
commis en la perfouneduMein^t,. Iurlâ«- 
Romains \kncL à u» cfprit de furror Se 
acablca des jugemens de Dieu , comme^ 
ils oommencftit de- l'être da» ce'Peribdct 
Nous voieî à n^tretrcôôéme raifon ^ en- : 
ODrcplus fenfiblc<^uc les autres , puifqù'el-* 
leeft prife de l'cïcnewent. Car nous: 
ayons V6U que k fecoode jàt^cAm^sù^ àt^- 
Jui^ dura, dans ià fi^cc depuis^ lih du. 
. ' régne 

Digitized by VjOOQIC 



féff^ fUsM t>im. jy^ 

f ^gne 4e Trajan , juA|tt^ cot&fcnetioe* 

' nient de coluule M^c Auiœle , qui ayant 
d'autnesfufées à démêler , oil jdutôc 
o^i&nt au .Confiai de Dieu traita le 

^ jPeuple Juif avec mojns de ngjwur ^ cft 

rii il fut imité de fes Succelftursy ^ui 
contentèrent, de tenir cette Nsabn 
^ns i^bftiâibment , fans lui &û'e une 
gwrrc, déclarée. Cela cft fi waî qu^il 
eft à peine fait mention des Juife dans 
ces effroyables combuftions de l^Em- 
pirc 5 QUI ont couvert la terre de fiing de 
puis Marc Aurele Jufqu'à Diodetien. 
. Un 4ugemefit fait ak>f s place à l'autre. . 
I4 jimice divine hiflè, pour ainii dire, 
xgàpmx les juifs >- & l'indignatioi>tombe 
ibr les Romains. Car voici véritable^ 
9ûtit des jours de détreije , pour ce&x 
^ ont fait paâfer les Juifs iu fil de l'é- 
pée. Les Romaines , qui avoienrfeulé Je- 
ru&lem , fe virent foulez à leur tour. 
Au itifte ce jugement des Romains ^ 
&s deux temps coïïi^ne celui des Juifs: . 
La vengeance commence dans ce qua- 
trième B«node, qui eft «lui deta<t d*Em- ' 
p«cuf Sy^i fe4Yiai&creut lasuns lesautres» 
^ detaat^ Arniees Romaiiies,qui fè detrui-t 
feat, pour teicenâ; chaputte (bu Ëmpe^^ 
• reur. 



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%6o VOuvurtmre iés fept J^4fw 
rmr. Bile fimmgU^xiéme Période par la 
«hurcdcPEmpircPayen: Lagntndcpef- 
6cutk>nde l'Eglife, qai commença fur 
la findù Régne oe Dioctétien, Stmiita* 
vcc LiciniuSjCette perfecution eft im trifté 
intcrméde^ntre Pun & l'autre , elle fetçcrt 
objC( i part & ^ matiéi^ du cinquième 
icau , -que Pon confiderei-a dan$ fonlicu/ 
Remarquons cependant que œtte pi«e- 
micre Scfècofade dcfoktiondcsilomainS' 
iont deux temps ^ qui ncms font iniuiuer 
dans lc$ paroles; même de l'Oracle;- car 
on ne nous dit point que Jenilàletn fent. 
foulée par les Nations ou par les Ar- 
mée^ Romaines jufqu'àce que le temps 
de ces.Nations foit vcftu : tnsais bicn^tfc 
qu'à oe que leurs temps, leurs. toinpBaa 
liomVreplurjdi, viennent à' s^iceomplmi. 
' Voici le fiiemicr de çe9 detrx teaç^s^. 
c*eft icy 4e comtôopcemaat^ le prefimi- 
naire , le prélude terrible du jugement 
^ mii icra conf^mmé- au "temps de Con-. 
ftantin- hes hommes font dès à prc-. 
fent comQie rendant Pamc de peur; ils 
ne (ayeqt qpe devenir fur la Terre tiès 
le temps de Marc Aurde, lorfqueiis 
peuples du Nord .toofifcaat fur les. Pro- 
vinccs.R^(>ojaiftl?il^î*Jâ-djefoIeés car la 



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Pé;r leFih Àt Dieu. %6t 

Famine fie par la Contagion , PEmpd*- 
rcur allembie fcs Devins & les Philofo- 
phes, pour renKdicr à des maux, qui 
paroiifent au deflus de toocesles reifpur- 

, ces humaines. ' Noits pouvons en par- 
ler ainfi, puifquc ks Romains y trou- 
voienceux-mêmes quelaue chofè de di- 
vin & de furnaturel. Mais quelle elt 
dans k fuite la détreÛè des Nations^ 
au milieu des ravages de la Société 
lorfquc PEmpirecftcn proye à trente 
Tyrans & aux Barbares tovit à la foisi 
Quel dérangement I quelles confulîons ! 
On ne poiTede plys rien en propre. 
Tout eu au premier occupant; c'eft le 
butin de l'Etranger avide ou du Soldai 
furieux. Les Magîftrats, les Loix^^i 
Jufticc foulez fous les pieds font place ^ 
Pefprit de fureur qui régœ dans le Mon- 
de. Familles fiigtcives. Villes en cen* 
dre 9 l^mpagnes deiblécs , Peuples (^* 
tifs, Sou vei»ms détrônez, pillage, cffu* 
iîoade iang hunwn, c'dt le fpeâadc 
du temj», r£tat du Monde univerfel^ 

' lWiâ:ioû.deçesfot»rà-là, fins fiftionj 

iàns Ijiyper^le. Jbeschofes étoientpar 

tout ainfî, elles ne pouvaient même être 

Mti^em^nt dans. ix% combuftmns de 

. . -. " /' -PEm- 



' DigitizedbyVjOOQlC 



t6% VOmiftrtffn 4es\jift ÇeàU» 
PEmpire Romain, qui templiffcnt no- 
tre Période , & qui paraphrafcnt l'Ora- 
cle de notre Evangdifte. Glofe fènfi- 
ble, & terrible, faite ^ la main dé 1* 
Providence , qu^m voudroit en vain 
contefter. Pcfez bien toutes les paro* 
les de cette Prophétie 6c vôyfts s'il ]^ 
en a pas une qui ne foit faite pour Cet- 
te aôreufc conjonftaf e , & que l'événe-^ 
ment ne juftifie divinement. * 

I . Les Nations ibnt dans la détreflc 
far Pattenu dts chdfis qmi fitrviennent 
au Mondt Vmvirfel, Ce tf eft pas aiu- 
fi qu'on nomme la République d'Ifraël. 
11 s'agit donc ici de toufC autre chofe 
eue de la ruine de Jerufalem Se de 
tt'defolation des Juift. On expAme par 
là avec autant de force que de jiiftefle 
le fentiment des Hommes à la veûe de 
CCS continuels renverfemens de la Ré^ 
publique Romaine, qui changefllcdûp 
iur coup la fecc du Monde, a la veiic 
de ces defblations fans fin , fans retnè*^ 
de, qui s'étendent par tout, 6c qu'on 
ne ptut éviter def*qi?elqut côté qu'on 
fè tourne; de cette fermentation gêné* 
fale de la Société, de ces convuHîons 
de PËmpire , qui ébranlent tout l'uni-^ 
•r . vers 



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f4Cf le j^f d^Dim. ^S^ 

TCirs avec lui , dtf cet embrasement UnU 
verfcl , dont perfonnc ne connoît ViU 
tiàe 6c où chacutt cramt de périr. 

%. Les Hemms^ fim c^mme rendmp 

i'ume èe 'f4Hr. Cek ne pettt être au^ 

trecûcm , lorfque la Terre eft couvcrre 

de -Foorrageurs , d^Incendiaircs , de 

Meurtriers , #c Brigans de toute forte, 

^i fit t^le\^nt k$ ims les autres em- 

?êch€tit que les Peuples? ne refpiVenif 

i^ar quelque imervale de repos, & que 

c$ particuliers ne paffent un jour fàn». 

allartîie ou ians affliâion. 

5. On nt Cm que devenir fier U Ter^ 
re. Une fert de rien, pour^iter fort 
malheur , de changer ae climat ^ pui» 

âu'on trouve par tout les- Tyrans, les 
idrbanes Se la Contagion. Un exil k^ 
roit une bénédiâion , une grâce : mais 
eu le trouver î 

* 4^ hé^M^ hrmt & les Ondée: Le^ 
eaux , comme chacun fait , fom les 
Peuples félon le ftile Prt>phà:k|ue,^ ôS 
l'aine des eaux qui eft la Mer, t& 
FaMas d^ Pmiples^ ou^ l^Soeiéeégtoé^ 
mie , dont ks revolotbns^ notis font re<* 

Ereiéntées par les changemens^ d^une 
1er agitéêé. * ^Hélh^per ^ dit U Pro^ 
l&t-sh. 17. yf. !!♦ X}. phéte 



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phc;re Ifaie, méuhctfr U muîtUfUt i^ 
PcHfUs , ^ui brnjtnt comme lu JMers i 
& fur U tempête ecUtémte des Nations^ 
hj^i$elks émeuvem comm^ une tempête 
eci4ttante d^e^ux impetHeufej. Les iVk-v 
tiotts ^ dit*il pour la troifiéine fois, 
les Nations émeuvent une tempêkt de 
grojes eAttx. Voilà prccifcfpicml'exin-cC- 
fion de St, Luc. LorMer hruit cf les 
Ondes ^ voila cette cxpreiîîom ctnplo)rée 
& expliquée par le Prophète , prife 
dans fon fens Prophétique , dont oa 
auroit tort de contcfter l'accomplifle- 
ment à la veiie de la plus afireuie 
tempête (}ui ait jamais s^ité la fortune . 
4ies Particuliers ou des Peuples , qui 
compofent la Société. C'eft un terri- 
ble ipeâacle que la tourmente de cette 
Mer au temps dont il s'agit. Qiioi de 

Elus effrayant que la fucceffion turbu^ 
înte de ces flots, qui couvrent la Ter- 
re coup fur coup, que le, fon retentiil 
fànt de ces vagues foulevéespar le tour- 
billon de la guerre , qui tantôt s'enoîe'* 
choquçnt gvec un bruit éclatant » tan*^ 
tôt s'éloignent les uttes des $iutrcs»pQUt 
couvrir le Monde de leurs vafles debor- 
démens, Se toujours portent l'horreur. 



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Tav U Fils de Bien. itff» 

rcffroî, la defolatîonaveci elles, jufqucs' 
là que Içs Tiommfci font comme rendant 
l*âme de peur , en les voyant. . 

C'eft ici tin fpeftacle peu diflërent de 
celui qui fait la (brptilc de Daniel au 
ch. 7. de fes Révélations, lor(qu*il voit 
là grande Mer agitée par les quatre vents 
dçsCiéuXjC'eft. à-dire la Société trou- 
blée ]^r'la Guerre, &*changeantde fà* 
ce par des Ai'mées , qui venant de di- 
vers endroits , y cadfcnt différentes re- ' 
volutioris. ' Jamais la Grande Mer fut^ 
die plus agitée qu'elle Peftauteurd'hui?' 
Ge rfeft pas un vent: mais les quatre; 
vents CRU fouflferit^ur die, les Perfes 
dans POrient, les Maures dans leMidi,^ 
les Scytes dans le Nord , un amas de* 
Peuples de toutes fortcsdans lX>ccident.' 
Remarquons cependant une diiféreAcc 
bien eflentidlc entre ces deux fpcéfcadès, 
c*eft que Daniel voit fortir de la Mer agi-' 
tée quatre BêtfeSiqîti font c^uata-e Empires,* 
au lieu que la tempête des grandeseaux. 
dont il s^agit^iei*, ne néûis produira que 
fo defolation de PEraf>îi^ Rotmiri . * 
5*. ItyaurÀdës Signes anSûleil^ m 
^ Léint & aux Emks.^ Les autres 
Evan^eliftes^ expriment la même chofe 
' M ' en 



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%66^ VOimmme iàs ^tft.jk4Hx 
en à^iàXfi, que le Soleil .-ièrt. obfqunci; * 
<pe kl^iioc ne donnera p^inïï là. îumiér 
re, 8c que. les Ëtpile; toxsù^f^^à^, 
Ciel; coqu4eil:.&n|s.difE»Ue,,dèstq^'^^ 
(uppoie.crâcJ^rusXUridpairk ici leian^^, 

§^ge d^.Prpphétes, qui.qQt;^C0ptiunç^. 
'exprimer. j>ar' ces ^ande;s images 1^ 
deioUtipir aiit> B^pu-ei. £c Au* qwc. 
d/ftn EtmpJ^-eUni^érrel, tel qufar été. 

fai>$c<^treditl'Èm^irçB^çW V%P^> 
hlépe eÀ juibç 4aii^ tp^tes iefïpart^es;^/ 
Combien avons nous veu, de ^yraps , ci^f 
devofiF les; prenjiiera Officias de PEoi^ 
pke.^ precipjite^iiduCijeljfic la puilKmec) 
&' de l^afitonke. Ce ^n les -Étoile^ 
c^ cflra^ni: les-Hpoimeis par ienrch^** 
te» Lf .I^iae ne,4ÉfnQ(i plus fr lunii^' 
rq , puiujyis le Gou^çinemeat fiibaker-^ 
ne ceâe, q^c la^voi^ de^ MagiUrat:»: 
tie^ plus ouïe au milie^i. de ces «coa^H 
lîws. Le Che^ *xok^^ du. <5o^yemeK 
mejat p.*c(l plus reconnu, qjae felmk^ 
4pri^i'uîSefui:euX:Pfti^^ quTfaîfc 

l^a«(|in4e l'I^wpife, &i4ifpofei4€iilib 
vie'dejî.Epwrçursy.ÉjSib gii^Afti» 
(k l']^ta^eit ipuslç o«ag^4'ufi*@6iaé- 
u4f: jfcb41i<|n , qjif éçlaîi^ plu9)Oii^^H«L 

n:) M ' icurci. 



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^arci< Voilà )c^ Signes tSrx'fxtsê C[UW 
TCht daM Iê# Ciei» ou danslapftràe Sû-^ 
^teure dt ce Monde myftique. C'elt 
^fiis-Chrift qui etiîj^lbye ^ea h^ge^^ 
Se c*e dés Pfôpliéiîes ^ quetiofUsen tt-i 
ftetis PfexpUcatiôïi. ^ ^^ * 

H9S. Nous ent^ndoû^par les Vefttïdde^ 
Ci^^ tes grands Etnpferetirs, qUrd'ûW 
GÔcé fèM lèi featiei¥ ê& k fkreô: dd 
rE^pHNî, à qui de l^drrt fofle kèon- 
âaAG& & ^ l'tfdmiititioflf dU' Séiâtoû 8t du 
Peupfte Romain :, ttfti^qtti aMct touscc* 
ayantes ne peuvent fe Hiainteitif éan^ 
iSri pcWe deibrmais^&tel à toi»toiRt qilî 
l'oGCupfertc . • Iltf tottibeflt cdmmc ' ks'air^ 
tMs : iMiii ai^ec piusf dé i^ngcr^ pbut h 
Btt^iAliqUô-, dbirt rfs ; i^nï tel^ pilimi 
Je qui rtensted iH*ine j-lëri^fl^fesëolôm^ 
i!ic!s Çô^ étw^tilées. On en > teu de 

tpaM arèftifjïes en Ir peribnna dèMaï^e 
u<^è^^©ô«^», Afcîttwdré, Claude; 
Prob#à ^aeir:^ \Û^xï\ ap^ dfe TEtât 
q«i' tïMfti«*terêîtjrtetti^ le 

ou^un dè^*** AAHIeûr^fr itrtiè ton^ èc$ 

' i '^- , Ma maU 



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QaHibfiiMrs pris en&mble qui lapent ici 
les Katians^onfternées. On ie coiifçK 
Icroit de yoir PEnjpirc déchiré pir des 
GuerçesPomeftiques, fi l'i^ruptiondcs 
Etrai^pjr^ n'aîôutoit le jconfiblq à toi», 
ces maux. Un craindrok nmins. ^ }<&# 
Etranger^, fi Pon pouvoit corner fur 
ks Années Romaines: mais que pçut* 
on oppofcr à k fureur des èsrlwes^ 
kaique ks Romains is^encre 4étrui(enc^ 
avec encore plus de fureur? Ôjaftdotnc 
Vamaç, k concours, J'a(rembl^4ecç& 
^fireuics calamitcxqui jette ksHomn^es 
4aii^ ce defefpoir, ces efirois, ces dé* 
trefies, dont la Peinfure elt ^aoideilus 
de Part ài^s. Orateur^. Il ^ut mi> ent^C- 
femexu: à^^m^^^% , $c d'images Ije^ plu» 
vives, pojir ks bien rçprerwter» ; &[ 
i'pn ne le fieut bien que pgj: k^parcJç» 
mêmes de r Oracle. /// M^n dft Signée 
AU SoUil^ en U Lune & m^EtçlU^^ & 
Mtrejjfeanx Nétions ; teUtfnen^ quon ne 
faurs qMfi devenir [ht U Teffe^ U Mfr^ 
brHjànidt Uf^, Ondej s dejerufuf les ffùm^ 
me$ ferent cemfne rendm^ Paene Àe fe^i^^ 
eir k csufe de t Attente des çhofif ^ ^m^P^ 
viendrent an Mende Vniverfel. ^ffét les 
vertHi deiÇieux i^rent jfj^ranleqi. . . » 
.. •• Après 



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évidcîit:- Lt« Juift tomberD^tp* le 
,trcnchant d& l'Épéc, iVç fdfopt jncaee 
xan cdpmité |îflr les Nafions ?& Jemfir- 
icm lèca fowléc fw les Nations ^ jul^ 
rqu'à oc que le itcmps deftiti^ au ya^ 
in«it.df|S NàtioMdteit arriva \Alor$:b 
rdéticfie, fet» 4atfs ces âNUbiofis mémo» 
j8c ils ^ro4c comme rcndam J^iae «le 
.feur;:«^ caufç xles cho&5 qfiii fisrvioâ* 
A-ônDau Monde Univcrfel apiis l'afflid* . 
ition de ces jours-là: Ce ièns eft; nécei^ 
feire^ parce que ces paroles^ te, Soleil 
fera oifiitrci^ ia Lkne ne domnerà féim ^ 
Mmierty doivent parTiéeefficé fe prên- 
Jrcou^dans le ifens Httei-al ou dsms -1|^ 
4!s^ figuéé, n'y a^nt aucun miàtcu entitî^ 
ru» & Vaitttrç^^ L«^ » fens littéral fi*)r 
-^nt jpoitat , à liioins qa%n fie pré^n#- 
yàe que i^ lin 4u Mmide eft airlvéle ir^ 
xontincatapiflès Paflljâion de ces Jou rs^H^ 
:t*eft-4-^^ iip^édiatement après- la dc^ 
^pîacion desjtiifs , ce qui efÇ atcffi élou 

S né de iPintieotitmida Jefus-C|mft'qiij 
îlu véritéderéi^éi^tTïèrit/commcw^ . 
te verra bientôt. R^çftc le, fem^feur^ 
<jui eft\ttni<jti^. CiiT on fïictWiiwi^ 
«c on de^lontr^i^ dam la (îme*»e ^^Dbi 
^curciâltt»effi dii:6oM 6cd€^ la Lûfiei 
> î- i^. la 



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parcec^ c-ét<^ ajôrs un préjugé com- 
mun que la fkn éyi Momt n^étiM ^ 
bien éloignée f 11 femble même que les 
PUciples de JeAis-Clmft fui&nt dins 
cette penfée, Iprfiju'cntendant porter de 
k raïne da Temple, où i) ne de voit é^ 
tre laiffé çicrxe fur pierre , ils difcnt à, 
Je&S'rClirift. Seigmstr dién^m'^^pt^ndffi 
C^ fjiH as shofifj arriveront , & quel feré$ 
i€ ^ignci^M» Mve»em€9^ & d^ U findm 
Mfitlde^ Au reite bien loin que cet in-' 
, Aocent préjugé desDifciples fkfie aucun 
tort à notre foi , on peut dire qu'il W 
cmiârme excellemment , pu^iî^uenousea 
tirons un. argument invincible , pour 
idemontrcr que .cette Pr^phéne -ae 4* 
suïne dé Jêru^em, & Jon^Cf fi (^r 
!conftatMiée ; .fi ckire^^. fi prccÙe^ n'* 
pas été faite, après Pévéïjemeiy^ Ou: 
comment pçut on lïippofer qi^edcs gens 
qui ont écatémpins de l'événement , & 
<jui par Gonfcquent faventfiwt bkn que 
la defojUtion, de la Judée n'a pas été ac-> 
compgnée de la fin du Monae, eullènt 
,,^ttribue à Jefus-Chrifl: un langage, «quii 
dans Içur opinion Scparlaprenucrcirn* 
prefiîondes termes, pris à fa Lettre, j^i- 
^noit la fin du Moïkie a la ruine de«Je* 
\ ^ . ^ ' ru» 



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ru£ilefift»f Now ktflbns ta ce que ks 
premicfs fidèles ont penfé U-demis. il 
noiis.fu&c du vrai lêïis<Jc:Jefus-Ohrift; 
qni ç^nAmtvbtïïf, à'a pas voulu dire que 
la fin duMonde^icndroit après l^afilic- 
cion de. ces jours-Iâ , après là defolaticm 
des Juifs. Cor ^dtnd H déclare que 
la^ce^affli&iondoit être fi grandel, qu^il 
yï^ypjcnjà point eu ôc qu'il n'y' en aura 
pointa l^venir de paieille/il dit aflea 
ftOteUôgiblemetit que le Monde ^it en^ 
^ore lubfifter apr^s cette affliâion; & 
lorf^u'il scoute <;ians la fiiite que cea:e . 
génération. ne pafleroit point, uns ijue 
celte ^\&km arrivât, il iuppoiè que cet- 
te génériitton n'eft pas k dernière géné-^ 
fation, Outre^ qu'on ne |)cut aller con-» 
|re ces deux Vérkez de fait très éviden-^ 
te^ , Pune aue la fin du Monde n'a p^% 
fyivi la defolation des Juifs ; Pautt% que le 
Sauveur fiivoit ce qui en étoit^ puuou'il 
af>redijt. cette dé&ladon & &scirconéan« 
ç^M^txat de precifion&de clarté*^ 
.; O» ne s'jécendra pasdavantage furcet^i^ 
te Pro|>liàie^ quelque ni|^rt^ qu'elle 
ait à nc^e iîijet, tant parce qu'on aura 
occafiand'y revemr dans k fuite.,. que 
parce que ce que nous en avons veufuf-f 
.,::.' M / fit 



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»74 VOêmn^rê ie$:f0ft féaux 
ik à mt» ddflèta;. ^i «ft de ùmtv4Àt 
m puSiint Us inepaer* de PiHa^edoilit^. 
Qui I» riroiç ta cmt de voir tm hazai^ 
ii odâQ^é à prédire /fi pufflàntà^esiedu-*- 
ter, fi fàge à proportionner h. Prophé* 
tic à Pévénement & Tévénetnent à la 
Prophétie? Mais poqrqtkH attribq^ à 
im teul bOMidv ce qui cft IF^âet dr fix 
bazars, trois dans^ k Piophétie & trois 
iam l^éoepoetu:, .k%ieb ibtit (kti6fmn 
admîmble concert. île prcnnicr de ces 
bazars jarédit la ruïne de jerù(akrti avec 
fis orcmitAanoes. Le iccond nous anon« 
oc par avance k defolation ficîcsnemner- 
ibmeiis. da PËaipire RoiDaîii. iLe tr^^ 
fiémG priait i^uc ces deut éfénement i% 
fi^rcmË de près Pun)&: râutre. Lé 
yiatriémc accomplit k prédtâion^âtK^e 
les Jui&. Le cioquiénie expcm&)k Pro* 
phétie contre ks Romains; Sckfixtémè 
pmirtoît àce que amferc^etxient à r<X 

médiatement dasts Pei^ecucion i^Miiaaia 
dans k Pn^étie. V^Nlà^bieivdci ba- 
zars, &nsJ«9ard, qui #u^ àdSésXk îoM 
^Dut de Qpnccrr, Se qui & fott diMnék 
inm, .pmr lie nea iiine à Paivwo^ 



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CINQUIEME TÀB1.É AU 




CINQUIÈME SEAU. ; 

^; Et* attend il eutoateit lednquîéf 
,, mé ùiMt je VIS ibti« Pai^l tes 'n^ 
^ «Mî'de^cciix, ifiiii^déltt lÊté iuêk 
,, polit la {Mole cbBiai/tt{iô^ le 

J^ Et eUe$ croiôm â Ittute vc^i^^t^ 
*,^ jettes i-qnmd/SeigiMUf^ qui c^ 
3, &int bc véritable^ âe juge tU pdkt 



&r ^ttux^rn iittbMeat fur klTt^^ 



55 

55 



,^ £t il kur ftit doiH^ à chatun deà 
9, il(»bes planches, & il kur fut 4ii 

' M 6 ^qu'ils 



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^ cpi^ilsfcrepoéfibitencgreim peuple 
iyi temps , jufqu^à ce que fufiem %- 
yy complisIeursCompagoonsd^œuvre, 
qui doivent) èui txus â nMMt avec 



99 

•• eux.. 



I. X^T quand it eut mmft le cinefuié^ 
Jl^ «ffr /JiiiMu Avant cpic de côs]fi- 
dotr ce que St. Jean voit ici , 
il &iit feire atteotioa à xe qui a paru ci- 
devwt^ & qui ne paroit- plus. Car on 
))eutétrerurprisde trois cfaofes, premié- 
leiuem de ne voir pJKis.laMort q^\ étoit 
aflifè fur le quatrième Cheval, ni kSe 

eldu-e, quivenokaprèsy nonpjusque 
ik^ix 9 .par kroi^s ib rav^^eoient 
JkTèn^r; en iecond liea dç ce quç le 
Chev^ ittênie cefTe deparoîtré^ 4t en^ 
£a de ce qu?il n'eft. £ii; cuicwe mention 
des quatre Animaux pris énfëmble ou (ë« 
pacement. Tout ceJa eft d'autant plu» 
^ne . dek notre coi^kieratkHi , qu'il eft 
ifcSdê fur révé»emcnt- 

I. On jw yoit plus la mort, quiétpit 
iur |e:QicYal,. ni k Sepulehinc qui vc- 
ncHt après , parce que la fuccefuon des 
^tnperoiïs , qui s'eptretiknt pour ré- 
gner, & 4es armées Romaines qui s'en* , 

ti?ç- 



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Par k^Bbék J>i$0. %7f 

èredetruiiènty |>our ibtittnirdnotqefon 
Empereur^ finit v«r»I'an 17. àxïéffÊt 
de Diocktieii^ , aprè^ lequel on voit de$ 
'Empardxn , q^i abdiquait la Puiflànce 
Soureràiiie , loin de mettre la Rqpubli* 
que en combuftion , pour r^ner. Oii 
ait que Diocletkm oc le Vieux Ma« 
ximien renoujc^renc à l'£aipire vo* 
|k>i]^;^inent , de concert ^ tout à la' 
fois y & que Galère Se Ccmftance déjà 
Ceftrg» dcvenis Empereurs )^ leur de* 
miffipn , (cmt tous deux morts de mal^ 
die. Perfonne n^ignore ^e Conftatnct 
kiilà PEis^pire àConfbmtin Ton fils, Ôc 
cehû-ëy à fes En&ns, comme Galère Iç 
laiilk à Ton Coll%ue Licinius'> ce qui 
fuifit pour montrer que le Trpne Impé- 
rial n'éi;mt phi^ ufi pofte mort^ nipou^ 
ceux qui l'occ^po^ent ni pour leurs Par? 
Cizans ; j'ajoute qpie depuis l'an 1 7. de Dio* 
clmen juiqu'à la gande xHiyrance de 
PEglife par ConibffîLtin, cm ne voit plus 
PEmpire fi defolé par les Barbares , les 
Tyrans, & l^s Fléaux çélef|es j Ceftlà 
un intermède dç guelqte^ i^nnées > dans 
lequel la defolation du monde Payeif 
eft fufpcodiie pour (âonncr Jieu à celle 
àc l'Eglife Chrétienne j les Peuples dd 
, JVf 7, ^\ . Nord 



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i7% VOmèmré itx^fiMx 
Nord feMt'pôur l*feuiTC mnqmks , - kl 
^ovinôes Tixjmcmes ne font plus luva^ 
gées ou te fb«t biesmcoôp- iftoinr iqii'4èlleé 
lie Isolent ; il ç^ttAàt ^^tcmsX^tm^ 
^^ient rêiifik^ktts^Iuyqu'oliftîtfô^ 
fifif aux Chrétiens. • ^ ' -' 

^ ' a. Le Cheval tte paroît point îd , êè 
cek pouf^teux raifo*». La prenriéireeft 
ijue PEïhpirë iPcpurfentc paff <5e GHteval 
«ombte âlofsdiTisAin cf^ète d'ianeantiflè* 
ment; Diocfetiéh ^i a libdii^é k fpiK 
veraine puMàrtce', « qui tt obligé ibti 
Collègue le Vieux MâKimien àfiir^ k 
même chofe, Diéclctien quitte les titres 
4e PEttîpinç , & en retient fc Crédit •& 
lacoAfidératioti. 0)ii(biifCedéciàyéE^ 
peieur , rfen iapas d^bord tdutîè Pàti-i 
torité. Il ertéiAit dâ éprendre pefleflîoii 
de PItàlic, qui lui éft échiie ctip«rtt^^ 
Ce rcnonte au fejour deRoîfte, iH^^ce^i. 
lui ^ k Graûde Bretagne, qui lui fem- 
blf plus siiTuré. ' Gatere , qui gowTSrhe 
l^rijîîit , y cl«hgê k co^ftlrtïèion dé 
ITîln^e/ju(lîU*à ^ vouloir plus qu^ 
le liommc CEmfirt â^main , ^nai§ biefi 
PBmfire Daeiejàt du nom (fc la Fatiie^ 
jparce* qijSlétoitDacctforiginc. Cou-* 

^ Yi<le Laâaa. de mot. ia%. 



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^ VOêm^tnrt du fift fiéux 
iui d^Ajitotiifi k modeiatien &lajiiiliûk 
iâuOouvemeihcntidans lesrégnÀ fiiivai»^ 
leTrône Impmal eniàngliu^epar uneifuc^ 
ceflç)!! dçmeurtifâi&rEmpircravagiiw 
les Fîeaux dcDicii , les BaH?ftre$, & fci 
Tyi^ns. Et quel eft le Speébcle do- 
minant de ce temps ici , le gmnd oWiet 

?c]r8.dam k 

tquejmeot h 

L'Eoîçii» 

lus Un E». 
t;, çeft.utt 
fenPcft plus 
:|ui; s?^jûfe|igfe^ 
ailtepwWiç 

<M^È|>ée 
de Balance , puifqa'il n'çjS: po:mt qu^f^: 
tlon, de viétoires prochaines ou éloignéç^^^ 
encore moins de k jqftiçç &;:.dftkmp<iç-, 
î^tiptt , du ; jgouverncmi9p<g. JLç Cbfh 
val if eft pas çéceflàire , ï^ifqMe c'cft 
Pciï^ieme d'uû EmpK^jigUierrieïr , ^ 
qufi cç ^'eft ici qu'un Empire perfe»-. 
teun- ; . j . '[ 
3. L^s AflXTomx ne parQijftpijtBoflyA 
' ^ Pou- 



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Par h FHs iU Dien. aSi 

î'otrvcraiit d^w rnnq^^émckm , pareb 
<jae fes'Mmiftres (fefEYangiIcreprGfèi>- 
tez |w ces Amnqaœt ^parurcât prt* 
tout fur h fi* de Pempire dcDiocl^ 
tien. Ghacuh fait que ceîui-cyfèfituflp 
politique & un point d'bonnem: impie 
d'abolir la Religitm Chréticrliie & qvk 
daiis ce del^îta iTs'attafcha principalement 
i en Supprimer Texercicc , en fermant 
les- Eglifts des Chrétiens 6c mettant à 
mort ou en . prifon tous leurs Paftcurs. 
C'cft la maxime qu'il fuivit dès le com- 
mencement de fon régfi^ ; mais qu'H re- 
duifit particulièrement en pratiauc, lorf* 
qu'il donna à Nicomedie ces édits rigou- 
N itux, (jui portoient premièrement gtf on 
^émoUroit tputes les^maïfonsou les(Jbré- 
dens s'aflembloient pour faire leur exer'^- 
cice , ce gui fiit extpcuté le propre jour 
de Pâqtxe Pan 305 i en fecoïKilieu Q\x\m 
les forceroit de hyrcr les livres ùcra 
& que ces livrer i^içnt brÛkz publia 
querncnt i poMf un ixoiûéme ^ju^ou J^ 
4ûiir(»&par toutde la pcHonpe desVrm 
très Se de^ ËYê<Me^*9 pour le» metm à 
mort ou en jwîum i Oi quatrième htix 
qu'on nç fQufiriroit aacup Otn^çndans 
les Arts ^ les Métiers & les Ch^^rè/c^ (k 

PEtftt; 



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^^ VOuherHtrw iet ^fèdux 
]SBs$X, ; & enfin <)u'oi»f(^iËeroit4ès Chi^ 
•deos par toture fbrce de fe|rpIiGBs àt 
'fiiorife*aui: £>ieiflt'.proteâ:6utsâetE^ 
^lioc. Ges édirr publiée U ^^^tç^k&t 
Wtc k dcrmérc ri{^tlr6«eitiit4l*E^fe 
ià^ JcfiiB-Cbrift fsL foitne cXtcricïfî^. 
J&isofcCalte^ |«iAt , pJusdeî^at 
tcnrspow ifkiitB le fervicSe *vîn , ^\i(5 
xl'AflmUée (^e ceiles qui (e "Mbieift 
JDU J^^îour dam le £md des ddctftSK>u là 
mvât oof rèi ^e k fepalluFe àc$ faintft 
Afartyrs^ dont, jqiH^ue mom^ k M 
& k fomast ^Icm ^ore ; pour 1^«> 

tcnKlent ptes k ¥oâ^ ée 4eu9« f^fle^i 
ordinaires.- - '■'• f t^;- >' - '• :' - * 
• Cette dKxwJteiter* dÉ tf^ jgwrtWjfe 
pour n^étre pd^wsifiqiiéedi^siMmtOrai. 
de , & iQMtitti^ peuvoit on lalnara^iet 
lWWJK/«ift9i fiiifcw Ôi^ffokre les Âftti 
inaoK , yafiftbolc des Mmiftm de Jefus 
€fat*f: , fi^ui- fièwl'ftiréefWêridteênSfew 
f<kaitT>cMdcfes&i«sl**rty Ajoui 
«mis aqu'o» «lb**ok fei «iTenipte j ni 

pdèr «litei^^ «£g(ffe^ ^dk' à f rcfent 

Si'tan&'ânmédfeMîirtyrs , fie de GoA^ 



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t:., il; ;^ wièht^mn it ctux Juri ifmi^nt 
Mé mu, ftnêr tm parêie de 'BÈ$u &f^$trU 
Uém^igÀAgi fJfi^àti avtiânt. ^jo rnotQt<tc 
yqucriôms avaM t^uit ^s^wrlui d'arui , 
^comme le mot hdMreu qui lui repond", ^ 
AxtA PEcnture ^arre différentes fîgnt^ 
^ficàtions. -H fov\pïtnd ordmairemeitt 
^lir cette «obk *paitie^ nous nrttnes 

2ui en èâ «mmé , eommc iorfque Jefus 
!hrift ^it, «r craignit f oint ^tUd^ui 
jtjh le €0tfs : putif craignez, celui ^fù tOe 
tPsme & îe eorfs & 4es €fmej$ JUHir U 
Géhenne. Quelquefois ft^gmfie^ ncrtre 
^^ coTMtte loif^U eft4it ^ ceux ^jfirf 
ichercboienfPamè 4kfetiteirfjtntfin$mart^ 
itôlleursl^ttTfefeppc«w^p(W4-lôfong^ cVft 
€Înfî que k i^uig eftni'attie-4e U viébimè 
^ns les <àcrificc&. ^ fe«fi« cfltte exp^ 
fion> marque aflcz fondent uwterps mort 5 
&: cela par un u^ge > qui dhfefS ttfÇte« 
its 4aagat^ exprime ^iMJquéfWé un goh^ 
ttAvé par fen coAttairc. C^eft toifilquè 
î^entdld'St. Ptert«d . lorfqtfîl tlKppWttf 
de cette Aaniéite l^f>âîi*te«duFfaltmftei 
qu'ital^pliquc à Jcfo^Cfftîft.'^^TÎÉ W 
iJig^riU foimt men awfe '-4^ $epàlchre , * ^ 
Ht^ Jouffriroi point que ton fkint fente U 



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.l94 VêHVtrmrt ift fift féaux 
cêrrmffhn. Moà. dme^ c^cA-à^irt moft 
TOrps. ^ LadioÊ cft l^ors de doute. ^B» 
tcçniclr Icprent àms ce fiai», lorfijù^l 
dit , pas un^es Sacrificmeurs n^tntfMm 
tfers l'ami d^ancun Homme (poui' dire 
vers fon corps mort) jo»r en.eiie finiÂ^ 
4e i tmtes'fm Us fe fouilleront fomr te fur 
ferrai leur Aftr^, leur Fils &€.*. .yio^ 
&. s exprime de Ik tnêine n^ttfiérc iu L^ 
vre du Uevitiq. chap. tq.f€> t%. : ** 
. Mais il rfcft pas néceflkire dé fixèrent 
core k fîgnificatioB de ce terme. La- 
iiiitc ixms en fera connoître le vémaWc 
iêns. Cccu*il y aèbbfcrverpour le pre^ 
fent ^ cW^ -^ : qudtque figm6catioa 
i)u^on donhéùccttee^pïdRôn, elle nous 
met devant les voix te maflacre dto 
Ghiétiem, jglofiWnS Dieu par le Maiv 
tyre. Que les âmes de ceux qui foufv 
frcnt la mort pour la parole de Diea 
crient dans le Ciel, ouque le fang dek 
Chrétiens, leflHaîfieedeleuP vie^- fcurfc 
wrps m^ à iftoit, crient^fiift la Tehr, 
43^ regarde plilb6t lamiitijére^e; h chd^ 
k que If ibiKi de Vévéoement U .d^ 
^ure toûjoufs pour, certain , pour in* 
conteftMc, qut le cinquième ipeââ|£lè» 
, , i .\ .V-, . • * . ■^•>\q«i 

. ^5 Eiéch. ch, 44. yf. pf. , # ^- \ * 

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n^i fmpc nos jcax à l'ouveittire du^ 
ttnquiémç (beau, eft un fpeâacle de 
$1^9 qui attire les xrgars £c l'attention 
de Dieu même, &; (fic ce (àng rft celui 
de fès' Saints Marsfrs, qu'il promet de 
venger auffi-tot que leur nombi^ (è'a 
accompli. Nouveau fait dans le Com» 
memau^ de la Providence qui explique 
le naiivéaju trait du St. Efprit. Jamais 
Prophétie ne^ pU» daire & plus ex- 
prcMe. -: Jamais Oracle ne fut hucux ac« 
QCHnpli. Car quinefidtqueDiocletieii ar 
plus fait mourir de Chrétiens que tous 
fes Prédeacflcurs cnlonble. Une cruau- 
té inoiiie.fechangeapour lors ea maxime 
d'Etati Autant de Magifhats ^ autant 
de J^ncaux & l'Empcteur à la téte^ 
Maxamicn apparemment ifibdé à Pâu^ 
lorité de fim Colique ,; ne l^toit en 
«mt quU fâ Barbare iurcur^ comme ce* 
k parut ,: lotique dans un ipeâaclev 
qu'il donnoit aux Jloix)>îns, le Peuple 
s'étaittt écrié dcHize ibis ys^vn fa§tnm$^ 
xirlts.Qhr^iu^^ il repondit (kmzefoî^ 

ici quejlovtcommaiçQiir à nous aperce^ 
voir quîiU's^iiçs cckrpsuks Saints Mar-^ 
r.: ..:,rr . tyrs, 

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ck h ^oire ë& du tri0iilphe::^isus a^aS 
de la <»it & du ikxifice. V .. ; . ^ . *. 

x^ientdc ]b(}^nè à nom dure i, fiim^quor 
ces ames^qtti viennent de|>7icr Diettiur liP 
Terre pour ceux qui le& MùÀ&iX ibufâir^ 
neibn^paaplUtôtdsn&icjGid €féA\iGPàc^ 
nwndimi a^eciiii&Bcdqiis/leurs'iimfiknw 
c^iakfit|)nimptcnieiit Vt]^éc& z.D^oùï 

dittei le Ciely qift'ili ne lôioiiiit âir k 
Toare^QÙ ils attendoientavcf^ioumiffiod 
^^kmgp&tkDicuM»i(&ûqueifà volon^ 

S^iuLfàlte;.;^i Qûeiîgnifieottes ÏUlbe» 
tttchéSiquîoa Ifaardoiuiciiaâî^côtqti'iU^ 
ont; ^ticfensc: ieur ixi^àr , ;&: .inn i wd M fc 
temàtt: ataMx q^ioi^oette i^ei^te /câ? i^ 
pandtto; 11$ cnont à Hitvk ^im> \sdp 
aotmc des ydxcxassàB Uanc»^ écom h^ 
dît ^ qu'ils (timpoSéat jufqtt^ « qik'Iir 

(c^ accompli; : On ne cMipMÉt>i^àir è 
cet 2ûcr2û^^aàés^\^Qti;y^^^ 
Ikoïti^u^ic IToa^^ôPéÀ)^ de & ivpaiiâr à 
dcât. amctMpii ibardsuos; ie&è«'du-#po$ 
&Ldil ift^g^oïte. j .Gjuk, ûixs anicd' ImC 
«:;vi . prefl'ces 



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{jT^iTéesk du defir de y<Àt \mn siuiemiarr 
punis, Usiwi^ii^ ^icl<^c cJbK>& à ktnr 
îatis&aioi ^dans k i<dh mônjbck hi béa^. 
titadb, c&,quieft.ua^fof$ecfecû0iradi€i- 
tian; & fi cUc$ n?ônt m.iTnpaméncc nr 
defir qui-ksiprefle à cet ég^rd, iï fem* 
Uequfil eft nonfeulemei^ mujQiie : imtsi 
encpm G0tia?& la miron de.modefcf oc^^ 
tù . impaticdce ou d$ régkr - ces ddir^ 
qa?alk«^Dr'omi^si; ,& pJoai^ncd^iDpbycqp 
pour cela des paroles , qui piiiicsîdsnskt 

mfiQtfl, ^d'sivanta^ que cales .qui otw 
donnenoient k iiuité à un Honunei qui* 
^ port^ ftif&itsemesral; bien i£c. qui i^eA. 
pas ji^^e dims fe mo^d^-edai^et d'étrei 
uialaile.. 5. Mais fur toutil éft^uâitioii) 
de iH>l^ dire qoçim^nt ôc en cnidl Êas 
oti p«^end qur k$ ame» ^oiâÊcei^faioQb 
\^I0 VaifÊfiL 

C?€ft ici qii'<wi>Ycn?a dd brites chafts^ 
fi: Pc^' $?aiT<^e . aux. ^fîiilatbni » de : la 
plupart, éç,% intc^pfètxas. I;«e8r)«UDS'jdy6ht 
<|t^'étrçiilU9nl'ftHtel^ ii^Rit|m êmr. fims ^fak 
jaftiG€^id€5''I3li«î^ H (]^'(toL^> fims; k juk 
i^îc^dc D)cn,cqiiftt^^ attaitt:feiijii»* 



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zfB' L "Omvmur^ iês fiptfnmx 
miféricorde de Dieu, parce que c^eft-.l« 
<^'il accepcoît la prmnaation du pâch^ 
aicfi l'Aufêl étoit leSi^ de fè jufticc, 
en ce <pi'il contcnok le feu q[ui conflit 
moit h vi^ime. Mais qui a jamais ouï 
dire ni que la mort des Martyrs fôt un 
fàcrifice d& prc^itiadon, une obktion 
pour le péché, niqu*êtrc(busl*Auti*lfi* 
. gnifiât être fous la juftice de Dieu , lôrA 
que nous attendons qu'il nous venge de 
80S ennemis? 

- Les autres raifonnént fbfteinautre fon- 
dement, qui eft quemrcet Autd il faut 
cmendreJ.C Car, difentils, leFilsde 
Dwi n'dl il pas tout enfemblç PAutel, 
le Sacrificamir , & la Vidîme ilans le 

rnd Sacrifice, qui a fait ia propitmtiôn 
nos péchez? Ouï fens doute: mais* 
il ne s'enfuit pas de là qu'il f oit peïtriî^ 
de mettre le nom d'Autel en la place de 
celui de Jelus Chrift, quand on parle dç 
hii. On dit fort bi^ que le Sauveur du 
Monde anonçoit b ^role , guériffoitf 
les malades, reçufcitoit les morts : mais 
il feroit ridicule de dire<jue l'Autel fei* 
fint tout cela. Il efl plus naturel de fo 
ttvrdcoxex Jdbs Chrift comme un Aq-, 
uU Iwfqu'an parle de fe ttuwt , que lort 

- K qu'il 

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qu'il «^|git de celle des Martjrrs ; cepen- 
^ntqma jamais oui ^c que rÂucel ait 
{onfktt ou ibit ifiort pour nouS. Ce 
n^eft pas là le ftile des Prophètes non 
plus que celui des Ëvangeliftes. Ifaïe 
nous parle d'un Homme de douleur, 
navré pour nos péchez, froifle pour nos 
inîquitez : mais il ne dit pas que PAutel 
QQus ait rachetez 9 & aucun des Prophè- 
tes ne le dit non plus qu'Haïe : mais fans 
yr^arderde fi près, fuppofonspourun 
moment queJefus-Chrift & l'Autel font 
termes Synonimes, nous dtta-t on bien 
après cela copunent Ôç en quel fens les 
aracs glorifiées des Martyrs font fous Je- 
fus-Chrift ? Quelqu'un a dit qu'elles font 
au dcflbus de Jefiis<*Chrifi: , parceque 
n'ayant pas encore repris leurs corps , el- 
les font inférieures en dignité à Jefus- 
Chrift, oui cft déjà réfçufcité, L'Eve- 
que de Mcaux veut que ces âmes foient 
fous Jcfus-Chrift, pircc que leur vie eft 
cachée en Jefus-Cbrift , d'autres que de 
même que les anciens é|oient dans le foin 
d'Abraham , quand ils étoient morts dans 
Isifoid'ABraham^ ^unfi ceux qui croyent 
que Jefus-Chrifl: eft PAutcl en qui tou- 
tes les obla;ions font agréabks i Dieu 
N . font 



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2Ç0 VO0af4nuii$ éf^fl^tf^Hx 

font di^n$ k Ciel fi^sr. TAirtiel Qj>e^ . 
qw^ ^i5ys ye»l^ qu'4^e fous l'Aufçl 
veuille %iiip. fTO|>]cïnci«être lc$prççt>i€f$ 
après J^fti^Cbrili. Mm k rfm gi-^nd- 
i^i^brc fouti^nt c^^^tre fws rAwtl 6- • 
gBiifie être fous k pr^tçiQr^n (k Jefu^ 
Chrift. M^is powquoi taftt de ^cuW 
tîan3 a^ufca là où k. ftio^ tîft -6 fi^ik & 
a na^wel? Pcttijr voirquVn tions pgr^. 
ici <ie U n&(Mt de» Saints Afcitm qqïxi- 
D^ cl^un ôofifice agféabk à Dieu, op 
qiti çft ridée de St. Paul Tim.. a^r 4. 
1^1. 2^ Sec^ pofé qu'y t-t-il de pm$ 
wXouîiabkque d'cmcndrc par ks aijiés^ 
qqti fontfowa ?Aut»i, le» cwpïiooitséci 
Martyrs ,c*i kur faog^ ou Pun & r^ùti^ . 
c^rt à k ip^ére dï» vidimes iâ^crifices 
pair l'Autel de Dku fom fe Loi? Car: 
npu5 avoM défi fait voir que k terme 
d'afl^ fa l^eot w^ dans l'Ecriture, ôt 
j^joûjtje^ue ce&aa^i;iè$^i:iftiHi«eI,^ti^Qd[ 
cil park d^ua iàccifioe. 
^ Ce qui k,çaafii?ne c'eft qubç l'expwi^ 
i)Qn que nous svk^ tiraduit par t>VQK«t#, 
âvf 4<*&Tj^v. i6«f f -4Kito( figmfic indific- 
remmeiit ibus P Autel oublia 4^ fifià^K 
P4Hteky smi^ de HJmdf dotti tAfsx^ 
fm h^^vimif^ç dt la T^tnty pti ^%^m^' 



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f4nUl Defortc que rien î» nous em, 
pêche de rendre ainfi lflS;pwolcs de no- 
tre Prophétie, fe 'm en pifd \dei . tjâkteà 
if s ç^rfj mprts 4e rrmxi f¥i Awi^ftt Ai 
tmez.f9ur la faroU de Dieu s t»u bien/* 
f *r fim l'Am^ le fitng de cm:^ f iw /t^ 
voient été tnet. femr U jutr^le de J^itm. 
ÎJ\m fit l 'Wtre exprime le fens du ter* 
«e de l'Orkinal^qui fîgm^ indàie^nw 
ment fou3 l^ntei ou: au piçAde PÀutei: 
L'un & l'autre enferme' ^rietûent une 
atlufian à l'Awel,d«5 vimmcs., qui é- 
tt>it dass la première partie du Tauple^ 
le où le càrps de l'hoftie immolée tom«- 
boit fans vie au pfed d& l' Autiel pendant 
que fon feng' coirioit fou& 4' Aùtet. 

Cmome m mort c|U'q|» jR)uârir pour le 
ççmoigfwge àct la vérité excelle entre 
toutes les iODin^irGs emeneures de la Reli- 
gion ^ il T^y ia pas lieu d'élirç furpris 
qu^elk fait marquée ici non par l^ée^ 
générale d'un facrifice : tam f»r l'idée 
panticuliére d'tui facrifioe^tccqptahle & 
lè^tuapy par Timi^ connoe des viâi- 
mes ^parcoaant au Seigneur & confà- 
crcàs ^Toa ^û9êbA. jUAutEil efr Fem* 
blÊBDe:.^ & le cri fertsat de PAutel le 
hng^c. qui accompagoe j^emblème. 
N z Tout 



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Tout autre iîxrâacle dîfparoît dévartf- 
celui-ci. Toqt fe tait au cri de ce ftng* 
Le Dieu de la Sainteté eft fur fbn Au- 
tel. * Toute la Terre tai toi redoutant 
^ prâence. 

Mais, pourquoi la viftitnc ne nous eft 
elle pas reprefentée fur PAûtel plutôt 
oue fous PAutel ou au pied de l'Autel? 
On répond quec'eft parce qu'il n'y % 

{>oint àe, feng, qui crie rengcance fiir 
'Autel du Seigneur. Xe fangde Jefu's- 
Ghiiftcric fur l'Autel; mais il cne grâ- 
ce, & non pas vengeance. Ijc fàngdes 
Martyrs crie vengeance & noé pas grâ- 
ce : mais il crie lous l'Autel & non nas 
fur l'Autel. Cela tçut dire que Jenis^ 
Chrift meurt pour nous réconcilier avec 
DietL: mais que les Martyrs ne meurentr' 
point pour hâter la punition de leurs 
ennemis, jiuis que fi ces ennemis fè re-. 




i 



par _ ^ 

juï eft fupericur à tout autre & qui feul 
Je fiât ouïr lur lAutel. Les Martyrs 
agjflbient fur ce PriiKÎpc , lorfquats 
prioient pour leurs ennemis. St. Etien- 
ne le premici- en date feit requête pour 

ceux 



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. JPar te Fus d^ DiiM. ^ ^93 

ttiÉxîxiui le lapident, K AraBrfjeditauk 
KrfeCiitBars uqifoa:^ temps ^i efl celui 
^ Dioeletien. Pùmr^HoifaloU il renver^ 
fir hi m^fins dt^ nos ajfemhlécs , ommti» 
prions le Dieu SoiàiMTain ^têHlvemllefai^ 
Ti gracè aUpç MagifirAts,, omx Armées^ 
anx Moisy kJenn Serviteurs & accorder 
la Pâixjà t»ms. -, k . » 

On peut coûfîderer ces •ûintcs viâii^ 
mes ou avant le iàcrifice , ou dans le 
moment du facrifîce, ou après lef^rif 
ficc, . Avant le iàcrifice clïes prient pour 
leurs Perfecutcurs , comme cela paroît 
pir lés .paroles d'Arnobe 5. dans le mo- 
ment du faérilice elles cjlem^dent ^mce 
à Dieu pour leurs Bouriwux, comme 
c^la eft évident par Pe^cmple d'Eia^n* 
lïe j^après le fàcrifice leur &ng çrieven-? 
gçance au pied de PÀutel contre kurs 
meurtriers: maisxe fài^ p'impofc:poini 
iUcQce à celui de Jefus-Chiift ^ qui ; fur 
HAutel cric^ meilleures chofes poui' ceu.^; 
d'entr'eux. qui dans leur repeair arcepui 
fontàln miféricorde Divine* Xes Ar.n 
ciens ièmblpicnt avoir c^rd à cette vé- 
rité , loj-fqu'ils aimoient à célébrer k 
mémoire de la mwt de J^fusrChrift fur 
le? nedï^ûircs, des; Martyrs ou fuc Jeurs^ 
N 3. Tom- 

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A94 VQmvéttnH dr$ fipt Jhwx 
Tombeatim MâsiM uâ^jfe ^i^gat 
ûû une ilipprftitioâ qoo »cltre oiadoikhi- 
hk ^Vemi^ Car 14 il donne le Ad^ 
d'araesaun tcirp^ <les Mdotyrs peur de^ 
isKrhelr aottt culte Se tiotre ccafkacc ^ 
leur Itoaûéie, il« i&ur &ng cm fom 
PAiffid, fie non fttr rAwtôl, pom? now 
. dire qu'il uV a^qu^ le fon^ de- JtfuBi* 
Oirift» qui*(ok omrtàDieupour^KÂis, 
9. voici un cri de ik^ £bu6 TAiitel^ {!c 
non des léUqfi» corpopclles, dai pieds^ 
d)6^ mains i;acfae3& fous uâe infinité a Au^ 
tels. . ' 1 .' 

IV. \Qiti avoim ai tntz. f$tir U fa^ 
fOii 4^^ Iiim^.& famt Me Ji^f^^agt qu'ails 
mwitn$. . Xj'^wA MptHl y si da^ 1^0^ 
rif^ùàïf de Qon)côtoine tiotxe vctCu)ip\*& 
traduit, pètir U f»^9 dé ÙUu^,^ t¥ 
fim0ign4X0 MH^ilt dvôiem mâintiHu. Cet- 
te P^rapnralb ^ jfu'éls Oftwnt MÀuttènu^ 
change u tM«c âtt iletid^ I^iliuftfôr. Cal* 
avoir ktéinoigitt^e dit plvmqu^Kiaiô^énir 
}d témoignée/ Avoir le téâioignage^ 
e'êft ea être ^comme le Gardien ^ le m*^ 
pofitaife. C'eft aitriS mi'on explique Je 
i^alT^ pâitdâlk du Chap* i^* de éette 
^Vtktion vf. xô. f^yfiwtf /wr Com^gk^é 
4e JeriiÀçey ^ de m Frirai fw*^ U 
-^ -^ . .,. . .^Z- 

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JLc8 Pafeurs ca-dmairc^ fervents au pfc-; 
Qiicr, Jes Homnpiiç^ dmnemeni: iafpirjîa 
au fécond 6c les Martyis au troifiéme i 
mais 'dans un tençs comme ccïûi ci , où 
les Miniftresde la parok ont difpaïii par 
la violeîiGe de la perfecution , & où les 
Prophètes manc[uait à l'EgUic, parce 
<iue les 4ons^ miraculeux ont ceffé, les 
M^yrs ont feuls le témoignage* Pa- 
yeurs ^ Propiiétes , & Confeflêurs tout 
en&mble ils portent la parole aux Na- 
tions, ils Paccompagqient del'cfprît d^ 
> Saintîeté, ils la içèlent de leur propre 
fang au yeux du jCf onde étonné de lci2r 
cooftanci. , Ce font des EniknS; de ton^ 
#err€ dmne novelle efpèce , dont la 
voi:x s'entend dans les Cours des Pria-* 
ccs^ & fur les.Tribunaux; dansiç$Vili» 
les ^ dans les Armées, panm les Ma«^ 
giftrats & les Peuples , i la Cour des 
Rois , au Temple même des . Idoles. 
Tout l'univers, reiyntitide cet Evangile 
^piçié, de cette pardle d?aftbns , d'ex- 
en^ks 9ui fuirprennent v de cette voîx d^ 
fang qm montant au Ciel frape comme 
un Tonnerre les Habitans^ de U Tertre; 
V. lù criaient à hanjê voix. C'eft 
une çbofeafiè2« ordinaire dans lelanga- 
: \ ^ N jT ^ * rge 



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3r9$ VOêmjtmé des ppt ftaux 
pe de ^&im^ comme . «bms celui dei 
j^mm^s^ de ùàm. p^kr les choies it^ 
nimées dam 1^. grandes occafions; éil 
am'ilixki Une voix m^ objets infèn{ibdc$| 
ppuf nous faire entendre qu'ils parleroiené 
Wn hâttt: , s'ils vfokastwit langce gou^ 
pailer. Qeft d«is ce fcns que ïe PftU 
mifte attribiie ssx Cieùx àt publier là 

Pî^re du pieu fort j & ^'eft ainft^uô 
entood Jcfus-<}hrift„ lorfqtf il dit «* 
Pterifiens enduras; en vetkt je vemà 
éks qm^fieéM-ci fe tdif^Uj kâp^k^teé 
'Wfime forhfont ? Oû a^ribiie fur toUta(è 
im^ innocent mie efpèce de roM, ^ 
de m» <|mjRonie yers Dieu, wuf fol-» 
liciter fa^ engeance, ilu'as i:»fkitè^ 
dit .le Sdigncwr à Cain ^xU fdn Pà^ ri* 
dde. ,^Zrti ifeix. dmfimg. ae^ténFre^mêH^ 
•U de U Terre vert ma. Ce dui nôtlà. 
4k gç que les objiôts pailent à feur nla^ 
ntérc^ & que Dieu ttmfii c^ langage^ 
tt^ovt ^u^^mbt finifrcptA les H&mmib me 
l'cntendMt pas. Vciki comment Mn 
QoÀaii fek. pirler Dovidte et fttjèt; 

Pu âAg quiD fm Tôria, j^bmSftEf k vdiif 

qui criè^ 
Et môate joiques. daitd to CkÉX^ : 

J'ai 



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gob VQui^ifm^^s ftp: fcAHx 
perfècution plus générale, unp^sgpo^ 
nombre 'de hdellcs mis à mort, des^Courf 
mens plus cruels, plus lor^,plusdïvert 
fifiez , une conitance plus heroic^ue & 
plus foutcniie , une fi vifitlç défaite di|. 
Monde , un plus bsau.^riomjJicdc TE- 
glife de Dieu. . 

Les Ën^)ereurs n'avoient oiii parler dç 
PEvjmgile qu'à ceux qui leperfecutoieht ; 
mais voici que cet évai^ilelcureftanpp- 
cé par leurs propres Courtizans^î devenus 
ks Miniftres ôc les témoins de la vérité j 
il ne leur fert de rien pour ftiir la vérii^ 
de n'être jamais entrez dans nos Egli&^ 
puifque les premiers de TEtat & de PÀr^ 
mée leur portent la parole , & Ig féelent 4ç 
leur :Q^ à leurs yeux. lodez , PieiTc»v 
Dorothée, Gorgonius,cide^witrefpeCr 
tez çoôamc les &voris de TEmperwir veu-^ 
lent bien être déchirez à coups dcveiges^ 
q>mme ferviteli^s de Jefus-Çhrift. Qp| 
met du fèl & du vinaigre dans Ic^rsplayes^ 
|)our en.rendrç la douleur plus vive, ils» 
en triomphent on lesétend fur des gril-: 
ks ardentes, on les rôtit àj^ctit feu, fiç. 
;; ils en remercient leurs .JBôurreaux^ ^ 
L'Armée ne manque pas d'Ev^elî^e» 
fi09 plus que la Cour* Çereoi) ^';. 



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Par le VUs di mm. ^r 

£Hcré auprès de Cologne avec 4rèis cens 
dix & huit de fcs foldats^ & Vidorau-. 
tFe oâkicr, syec trois cens tratte, pour, 
avoir rcfofé d'encenfer à l'idôk ; laJLc^i 
gion Thd)aine d'atx>rd dedmée ,^ puir 
^oigéeavccfonchrf, leTrâMmAndr^ 
|âS<B au fil de Pépée piès du Mootî 
Taiirus,avo: deux mille cmq ceos^fi^ 
dats, qui refuienc cPabandonner Jeiiis-^ 
Qirift ; dix mille Chtédeiis kçsict de 
i'Ai^siée, oii Pon n'en veutpoimiimf* 
frir, diximUeCIirétiemiepai9ezd»il^>Ar^ 
mée pour jcQpe employez à bâtir U% 
ctuves de Dioctétien, ScquandPoiivil^ 
cft fini ^ inhtm^inemcm ^rgpBftJaofl tes 
filâmes étuves <)m regorgent (fe kur iài^ 
ces ctu.ves tous ces lUuftrc^ Martyrs tam 
les ËvangelijQjesile rArmée». qui puloit 
à Diçu le smx Troupes tQiit a, U fois. - 
' Sebafben Ca{Htaine4ela{Hiemiâ:ecomr . 
p^pi6des\G^des, repoiid pour tous ks: 

pouniM^ie ûoâfioit pcôon 
il rep<Kld^*f l^#/ a uijûmn frii h I^^m 
à» Çiet& de h terrr f$^ U vreffériié dc^ 
PEmfereur & femr le fdnt de VEmpre^ 
ferfiiodé i^e c*efi de ce Pien ^u^U fétut: 
éttendre Ufecemr^y tt ftef^d^s idoles mMf%, 
s N 7 tee 



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urtÈr hijfft^UtSi Le (àim: Cm&^^t 
Alt là ikfftià attaché à un piKfer ; on lô 
tatiipeîça de flèches & on le kdmpc^ 
siolti mMs emporté de là p»* lâsChfé^ 
«en| , tpii le trouvèrent ett vcb ^ lbt& 
qu'ils «tiywciit l'eilfevelir, êiguéti àê 
m MeiTtlres, il fe pràfèfiie tM&de lk»4 
vèad à l^&nipcrèui: , Se lui 4it Jèfbs*^ 
Ghrift wc ratoenb à k vie , afin tjuê ;> 
^fmtJ^ûês fitfrotbti^ -Mû miUèU de vètri 
Ctmr In iMUx ^ut uom faius ftkff¥it à 
fispMtâMN^ lorf^nHh né i^t^lfntdé ftitr 

V Oni<«béâu c0nd«tAfi(Sf«yfifu Icilkrè» 
i^et & ùiïc tâitê les Mimfti»^ dé ^ 
fliaChtift^ k p^^ld dé Dieu tf^ëftôi 
pef^Ue^ni osohée^ ttoik^ vous^ ki f etrbii- 
vex èxoèU bouene d5 cet iilfiftt*e ikx^ 
. vffctJr de Jefus-CÉrift^ ^jai après l'avèir 
«honeée à PEtupereiir 8c à fe Goufi 
de vii^e 1^^'^ la pêche id^um'^màn^été 
oMOtë plUffliWte p^? te <hi i[te fètfâiKg/ 
qp^H^ Verfe . «fia^ jti%'â lat déïfiiêrèf * 

Sute dàfis de^ iiff»emx «hmiiens, tiriïi^ 
s mc*t U d«ùii foi^ Maftyf , ou fte- 
rôt GbftWfiwr itomotkl de k t^të , qu'tf 
àilfic«^ fiui& €^ à tofi» 1^ Pëi^y K 



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Pai^îè rUs if Dm. ' Î[c4 
à'ïâittsleé fléetes , dans le filencé' ménté 
dfe fontqittbèau. Ohentrdpreildltoitl^itn- 
pwa^le^ fi i^Mivduîoît marquer lé ndifw 
Wt de teiii qu*tm bareil zèle doùduiflt - 
*feftoit^aVcc uoeailegrtfîè triômphah- 
te, afvec k joye des cÇj'rits bienheureux : 
BÉfiiS atafli ne pieut oïl s'en taite tôtït â 
feit , ans feite toart à fon dcffein &; à là 
matière. 

ARoiité îcGeoliet' Arteftiiûs, converti â 
ik foi ; aprè^ avoir oiiVeit la priibn îïuit 
Chréciertij^ ffc ptefcnte âli ÔoUvisfnéuf 
porir (bufirir en leur pkcfc. Le gtcftet* 
dé la vilte d^Atles àjrant réctu l'otdtedé 
prononcer l'artêt du IW^gifirat contre îds 
fidèles , jette là fes t>^iers , ie décl^ 
dSfdple * Jefusi-Chf ift Se meufràlatêté 
éts Chrétiens. Philôittiic lAtenâtot pftou^ 
PEmpercur à Alc^aûdric , préféré latoit-^ 
renne du Martyït aux gtaoiéwïSs dd ce 
«Monde, laïiàque ià feiririie, feà èn^ns. 
fes parehs^fon jugeniérttd gui ètbit^um 
fbii aïrii, à genoux pour ïe Héclril-, pro- 
duif#t d'autre effeô qiie téTui dé r<à^ 
dre jHus i^ettlârquaMé 1e^ âtîifiœ qtl'it 
mt i Dieu de Éi Vid. Quentin illùlirè 
Cito^ dç Rottie , & depuis fa C0rtver- 
fidn EVèquc dans? 1«^ Cfaulés ne fort de 

la 



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^04 VCki^aprmtedts ^ fiMHX 

h, j?rifon , où il ayoit été jette , ^^ 
avoir eu le corps deciiiré 4 coups 4e ver- 
ges y; ne- fort de i&j)rifon, que poura»^ 
jjoELû^Ja barolje tout dc^^ouvça» v or^ 
lui' coupe la tête , Ian§.lui ôter faCoUr 
roiine., lii la gloire de laiflcr fqn nom ^ 
la ville ouil avoit cvangelizé. Xcsfi^ 
dcles de Tyr font, ejqppiez ^ux Ours ^ 
aux Leopai's /qui les épargnent , & fe jet^ 
tent fur ceux qui les onclâcnez : m^s leurs 
perfccuteurs plus impytoyabjes que Iqs 
bëtes féroces, les font mouri^par Péppc 
& jettent leurs corps dans la mer. .Les 
Chrétiens de Complute encore foibks& 
îrrefolus font fortiâez dans la foi piar deux; 
jeunes enfans , run nommé Jufte ,& 
l'autre Paftèur,bicn dignes de leur nom^^ 
puilqu'ils donnent J^éxcmple de foufïrir 
-pour la juftîce , en fe prefentant à la 
mort (ju'ils fouffrcnt conftaipment:. 

Ue'fexe le moins forr , comme Wge 
le plus tepdre, glorifient le. feîgnenj^vec 
îiiie divine cmulatipa, Eiicratis moxitrç 
un vi&ge riant à ceux qui déchurent 
fon corps âvqc des ongles de fer , & qi^ 
lui ^riachent Us maqaeles avec des te^ 
naUles ardentes. Eulalie fille de douze 
ans crache au viiâge d'un Ma^ftrat de . 



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^i^M- le Mis i€ Dieti^ 305 

MtnâfL , qui la flatc pour la fédiiite , elle 
Xtryfcxit les Dieux , (ju'on veut lui foif c 
^adorer, foulant aux pieds leur eacea^ôc 
.leuifs iâçrifices & fe croit moins ^nie 
que rccoippenféc p^ le chevalet ou elle 
eft déchirée avqc des crof^&deson^e» 
*de fer, ôc enfin brûlée avec des fl^^ 
beaux préparez pour cctufagc. A Ce- 
^rée comme on expoibit le$ Chrétien^ 
aux Bêtes féroces, pour en donner le plai- 
fîr âu Peuple , ux jaunes Hommes ie 
prefentent pour mourir avec eux j On le^ 
jette dans un cachot , par Pefperancc 
de les faire changer de fenâment : n^ 
jTerrpes dans la foi Us èbtiencnt par I| 
main d'un Bourreau la jQpuronne quç 
leurs frères ont déjà remportée dans^ Iç 
Théâtre, . Il y avoit dans la Phrygié unç 
ville dont le Magiftrat 6c le peuple é^ 
toient tous Chrétiens. On leur conjr 
manda de la prt de l'Empereur. d^ ^ 
crifier aux Die^ix. Ils rppondirentgu'£û 
ne fcrvoientque le DieuTou$puiuàni^ . 
qui a fait le Ciel oC la Terre, Ùlv cetf 
te reponfe la ville fut brûlée avec tous 
^ habftans. 

L'Orient, POçci^Jent , le Nord ^ Iç 
MidiiranRexegtcr }c^Jla.& le%iicux^ 

' k 



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k teitê fe^ ^u& ra:ûl# émiënt teSi^lis 

Idëtft Xtsphti ite tôtit âge dc dô \mit 
tàf)ditk>û ^ pbyt facHfit^âUK y41eHe9 
^ifervitèufs du ^râi Dîett* Lt8 Viîleé ^ 

-Jré%ie ^Itti de fei habitàïïs. H s^cà 
*f «fiô bbttcïiefie à Trêves qui <:hàngpii 
ià Éoùlèut de la Riviéte-, &etiâccôm<- 
ttie-Uh IteûVë de Êhg. Vingt Aiiilt fi- 
dèles rfecéuréht h, GbUfôntïe dàiiS !a ftiï- 
îé faiê <îe Nicorâfdicf. Oii ct^tê lïft 
ftiilliôndô^Mmyr^dîiiis l'Egypfe,ôCdâlfe 
là d'aride Brétagfeé autant ^U'il y ôVoik 
«Je Ghfétkftfe Dit ké rôtiObét a petit 
Ikl I o» teyl* bfifeit lés es ^â jim&és> 
UC ^nfès ii^hit déchiré kûr chaiï à cou^s 
dfc ïoiiet oh y jelôit du vinitig?fe, dâ fel, 
de Phmlé àWtentÇi -O* ^nfôheoit dei 
a9êiite éi^^ là ch^r U. les ôtîgle^ de 
lBurtdëi€&, bn ïeë.ëcoftftbitvife, on lël 

Efehdôlt 1* té^ èft bas. Oh lieè dèmtM-* 
rcrit éttieë liant à defe arbres céuibcz^ 
0tl àpffli^iioiÉ dés làmè» ^deritës â toii^ 
tes les parties de leur corps ; bn Itîs ^ 
fôufîbttpar letèu & la fumée d'Utxbra- 
fici*^ ^ le ^1 ba les |>êi^oit; en fe^ 

grU. 

^ DigitizedbyVjOOQlC 



grilldi^ on léfe tenâftltoft iôh fc* éttirf- 
^diti «1 te«rf ^ofe^{k>k les ffleftitiitàinih 

:tcmpd mourir; ^à lè» èii^oit ^u datis 
les Théâ aies âux Bètcifie^ôGes , dU fut 
hk ïSm 4 la fulTèUr dés Vfc«s, dftrtâ dès vaifr 
feâw^ fânS Vôiks , fth$ rtmes St Taô» prp^ 
:vifioils. Cétoic atiè fûréUf gfeiéi-alé di*. 
>=i?efïîfiée itfAittillfe ittàAiéï^^ilèVdkdés 
Mircyi-s étoit a{6fi^ b v6ik(te fe i^digîbWi 
& les édteffauts les chaires de Véritéi 
t-àoù tefàhg ct-ie; là foik lesUrfmsK 
te» T«mittH <t« DiéU 5 êc le ftng criô 
l^r «c«t. Ca^ !a Téi-re UtHyerfeUé ôft 
*VTôritie l^Aii^tdii Seighetir. - 

^éHindUè <^c, • Noua âV^» TCM ks M i^^ 
ftJftlt» de l^vahgil<î rej^i^éféAttt Ipaft-lei 
diiàtre Artîmaux glôrîîktrt hSàthtetédé 
ÔieU, «É ft vérité twX. chûriible j fe faift-. 
tctl en difàilt Saint 5: Saiirt , S^itit èft Ifr 
3èigttlëùr Dietl ToUt pUHfeht, fe vérité 
en tnôMraht aujt fidêléi l'acôrtj!)li{!è* 
nient des Omdcs, «tlêurdiraAt,ticttSc 
Vôi# L?^ Martyrs ,• qtti ôitt {Jrdetttê- ' 
fildflt le tétïldigrtage , s'aqoitent â Ifcur 
mahiéré de ce dodWci dcvdir. Caf te 
que les quattc Anitnaux difoittrâ hàtf^ 



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3o8 L'Ctffvermre du fipt JtâuSc 
te wis â ftvoir.quç Dfcp leilS^^iiKp 
Dkueft wo^le^ ces imiQc^mesyira^ 
mes qui & iàfififient pour Iftpatcj^ # 
Dieu le difent fous 1 Autel dSine vois 
encore plus h^at^. L^ jSsainïeté deDicu^ 
qui le fépîirc d^ne dift^Rcte Wmt # 
tous ks Etrc$ , qui font, ou aiû ipkuvci^ 
itre , { c^vfiwitt. veut , aire feparé. ) La 
S^M^é 4e pM^ Aui l'4tè¥ip gu-^0ts%de 
touip cho& par Ij'émiiience |te fes |>ef- 
iFe£tions,n'.elk jamais plusdigncraentcçlé* 
feréeque^r le Martyre de cew^qiju fê |^ 
parent (cktouai les Ham?:es , q^ s'^èveai, 
aiide(!usdc|pus lesî^ntimrflsdeJi^tuf 
rc , & qui abandonnent touyg;s cHof^ipoui 
^orifierDiem & j^0iait,ky$ifitéd(3l^ 
va]^ei)r'eft nufiux prouvée , que )l((Kfi^ 
ceux qui la profelfent Pécriveflt, pour 
ainfî du-e avec <te Camâcres de â^g* 
Oeft la i^^TWKir cfiîcs^^^mçat la^ fiiperihT 
tiondes idolatres^q^deshonorentîjaDi-» 
vink4 f n 4a! confon^îant gïrec ifts ouvra- 

ri , 2f qui'croyent vaincre la virité çja 
per^ucant. C'efbxieconcertcr ksdcir 
. i[eins de Penneo^du Gçnre Humain, xç 
&UX imitateur du Roi de gloire , im^ 
riv4 de la tjiviiuté , qui à la vérité ob* 
ti^ ^. la fupei^itioa des N^tifi9Sj»l:Hi«i: 



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VÀr le Fils dt Dieu. 509 

ftes des Tempks & des Autels , des Prê-' 
très & des Sacrifices : mais qui n'aura 
jamais l'honneur d^être glorifié par une 
multitude innombrable de Martyrs , qui 
Sacrificateurs ôcViftimes, foufïrent a- 
vec des tranfports , ^ des extafis , des ra- 
viflèmcns de plaifir pour rendre témoi- 
gnage à la vérité , dignes Miniftres du 
vrai Dieu I Héros formez par les mains* 
de la grâce, doux comme FEvangilc dç^ 
Paix qu'ils anoncent , invincibles corn-' 
me h vérité qu'ils défendent, glorieux* 
8C puilîans Boanerges , qui animent li 
parole mourante des Miniftres de l'E-^ 
vangile, ou qui fupléent à leur filencc 
par un cri de fimg entendu par tout^ 
ouï du prelent & de Pavenir , & qui re- 
tentira dans tous les Siècles. Oett la 
voix d'inftruâion qui fort de deifoûs 
PAutel ; & voici la voix cie vengeançe* 
qui Paccompagne. * 

VII. ff^fq»es à éjuand ne juges tu point 
dr ne venge "mg fitr les^ 

Haiitansde til pas icf 

la première -e attribue 

aux chofes < 1 qui n^oht 

Elus de fent ce- ddvoir 

i délivrane ieu. Car^ 

dit 



dbyCjOogle 



dit St. Paul,, * ie gré^À ^ ^dintÀ^ 

^e Us Enfatki dt DieM fiient rév^if^* 
%n effet hs ûrc^wc€S fint fHJetm à Z^* 
vmit€ nPn foint de kstr "ix^lmtt : mais^^ 
c^Ufedç c^^if f^ les a^affufitf fies , ^ve^-^ 
ejjf^er^mçe qn^ elles feronf aféffi délivras s^ 
lu ptvimd^ de h çiitruftion, , p^r Urt. 
^s Ujéif^(<4e laglinre d^f EwfAns d^ 
Dieui, < Q^r- i^os^ f^'uons que t^mes les. 

d?enfan$ j»j[fu^^ mi^nifnm^i Les Ou- 
viaççs de la (a-^tion foftt qflVjetjis à H 
vjlkmté^ par<^ que a)j^tre k^r |in o^u- 
rçlie j lU fonit devenus VobJGt ,de J? fy^ 
pcrlbtioadps JtÏQ*nrncs ^ qui fkdpriçpt 1^ 
Planâtes ^ les ÉlemepSjttsui^t ks Etoi-» 

mV(J\t que cch dçpcpç ^[im k Qtî é; 
h T^nc dff.ki^f, i^a\k^Y^. Qes Çhçfs 
d'œuvresduCréaceur,nûrQÛi& defçsj?^*' 
%Êtipas a4oiablqs- fe pj^ip.droie^it, s'^ls 
aypi^m une langjie. ^ q^uJqa kw ôj» 1^ 
glpirc dç lexeprdfenç^r di^ieà^t i jaoa 
XC\i» i& ^ iiçtre ^fprit. jls ^tç«ide?V 
poMi^:awfi dure^ PheuçeviS T^P» Qtt#ga^ 
gç2, dc^ teuèt?rei5 ,^i cpuvifpi^ k Mi^- 

- ♦ Su Paul Rom. ch. $♦ 



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cfete libejçç, p^j-qeQueDiwer^déliv^fîf 
1^ Hojigpîçs de. la lupçrftit^a. les dgliv. 
^^e de te vanitç à teqwUç çettQfuper^fti- 
tipâ lei^ujettit ; dç te^loir^, parce qu'a^ 
pi?è$ çda elles font i^iviiks i leiir defti- 
mÛ0n m^urellc ; elles a|tefi4e^ donc ^ i : 
Iwî maniéve , cette liberté §ç cgttç^io^. . 
dm Enfa^ de Dieu ^ qui doit ^tr^réve-ri. 
Içç. EJik3 s'impaÛQD^ei mênie d^îUf.. 
cette atwite; çlle^ en fauçirem; eil^s; 
cA fout cQînmQ en wvail d'Ein&9Ct ; 
kfeùi cette impatience eft ^e propre. 6ç 
liasçrale ? Noa (^w doute* Ceft ici* 
um. figure , & te miiià^ qui attfibik b 
parole aux objets vmëts Se ix^fibl^^i 
puifque la parolç ne convient paS mieiiîX: 
mie Fîmpatifânce à des Etçes ^mim^. 
Ce.qu^oo adit de rimçatieneed«sCimT:' 
tures^ oui attendent d'ejciîetïufes dans te 
liberté des Eii&ns de Dieii , mmi k dh- 
torts aufli des cooçs: des Saints M'àetspt%; 
criant Viiig^nce Se d&mnàzMLqfUc. \çxii^. 
làng foft vengé. ^ - ."*"' 

Ce cri au refte n'a .ïien.dfi.cûn;traire' i: 
te refîgnatioaQirétifiene ni à, te ckitit^ 
puifque c'eft Iç «ri é^ 1k%, te w>ix- do». 
// ob- 



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objets, îc ticm k prière d» cœur ou àj^ 
la langue. Ce crincantuoins afonfenlf 
lyi fcns de fuppliGution , d'autant plus 
véritable & plus réel, qu'il eft. toujours 
e^Kuicc, Le Libenitèur dejacot) entend 
la voix des objets plutôt que le ibri des 
puoles - lorfqu'ii dit. fui ven., fai 

~V€u l'a^iSionke mon Peuple^ faientend$$ 
lâM^r cri ^^ &' }t fiêi^ venu four les délivrer 
de la main des Egyptiens. Car la lan- 
gue des Ifraëlites parle oc leur coeur prie: 
mais leur aflliétion ? étneut le cceur de . 
Dieu, par une y phi encore plus puiflan- 
te que celle de leur kngue ni de leur 
cœur. Ce qui n'eft paS vaom% vrai dans 
cette occafîon, où tant de nouveai^ Pha- 
raons font aéhiellcment occupez à exter-^ 

. xniner l'Ifr^l félon Pelprit. 

Trois grans objets ïbllidtcnt;, hâtcnt^ 
Scpreflènt la ve^^nce* divine, i^ctatdu 
Monde, Péiat de PJEglîfe, & le cOBair 
bat de Piiil & l'autre, càmhit qui pro-* 
vo<^e la jaloufie du Dieu des ' Dieux, . 
& qui É^l'attention du Ciel fit de la 

Terre., (^e 'veit-oû dans, le Monde? 
Un Peuple de Periecuteurs, line Socié- 
té d'fïomîncs deveniiê une Société dc-^ 
£ouit$aax , des Afiàâîfîns publics érigez 

en 



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' Par U fils' de Dieu, ^ 513 

eiï'Magîfti^ats ,d^s Princes qui profcri- 
vent h fbumilfiott S: la fidélité, desPhï- 
io(cj>hè$ 'ÇonfeîIIérs de , violence & de 
iQgfeflacres, des Prêtées (jui affrënt par 
tout des vîétimes humaines à de feux 
Dîciïx^ line raifon d^état meurtrière, un 
Gouvernement P^mcide ^ des Tygrés 
^ns une forme liurt)aine, des. Tygres 
altérez de fang, iSc toujours en Guerre 
les uns avec Tes autres , (eulcmetit d'ac- 
cord pour exterminer des Agneaux, gui 
paiffent innocemment fous la fainte hou- 
lette de Jefus-Chrift. • ' 
• Mais qu'y à-t-il de plus, touchant que 
. rétat même de ce troupeoii de defolez, 
dont il femble que le Pialniifte ait vou- 
-lu tious parler, lorfqu'il dit, Le mé^ 
chant fe tient en'emhHche aux nitages ^ c5" 
dans les, lieux cachez^ , fes, yeux épient le 
troupeau des défilez., fl fi tapit l ^ fi 
baijfe , fè'pùU le troupeau des défilez, tom'* 
be entre fis maJns, OlPteu toHtpmJfant!/- 
levé ton bras ^ &' nouille point, tes Debon-^ 
'ndirts. Que feti j'Eglîfe deDieu? C^Jc 
'deviendjcoHt les fidèles ? "On les pour- 
fiiit dans le^ defërts 6c il rie kur eft 
-pins pcrjrnîs de réfpîr^r daïis- lés Villes, 
pùif^c Pédit des Empereurs défend à 
O ^ toû* 



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514 ' VOHV€rt$irid€sfiftfê4mx 
toutes fortes de peribnnes ^i'âllert au 
Marché, au Mpulu), à la Boucherie?, k 
une .Fontaine publique avam qu'elfes 
âyént jette de Pencens for les Autels ées 
ÙMX Dieux élev:ez par tout pour cet u- 
fagè. Quoi donc les Tyrans difpofe- 
ront ils du Peuple de Dieu, au gré de 
leur fureur ? Empêcheront ils Jdirs- 
Chrift (i*avoir une Efilifc fur la Terre? 
Jls le prétendent ainfi, ils s'en vantent 
même avec audace dans les fiiperbesmo- 
numens de leur impiété, ils Ibnt élever 
<ies Colomnesi^ans plufieurs Provinces 
avec' ce bkfphême pour inicription* 
Pour ^voir éteint le mm dcj Chrétiens^ 
^ui ttoubUieni Ik {RefMi^ue , aboti Iptr 
Jkperfiition & Augmenté le Çkrvke des 
.Dieux par toute la Terre. ' 

C'eft pour élever ces fàufles Divini- 
tèz aù-defliis du vrai Dieu avec plus de 
Pompe & de Cérémonie que Galère 
j^laximîen fûrprit pgr un {pe^cle toat 
j.buvcau la Ville de Nicomedie. Il fit 
.élever des Trônes dans le Théâtre où 
il avoit aflemblé le E^euple, & fur ces 
Tçôhes il fit mettre les fimulacrcs dp 
les Dieux ornez £c év^\t^ avec magnifi- 
ctijcei qu'on reconnut pour les ?rotçç- 



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tçurs c^ PEoipire. On les remercia de 
la gloire & des Vidoires des Rpmainsi 
H^afin qj^e riçp ne manquât à;j^ rplem- 
mxé^'^c l^homçoagp , <>a leur façfifia des 
t^urçaux .ic 4W fit ^perfiop (k? leur 
iang fur lePçuple. Le&Cnrétiems fèrc* 
tirèrent en haie U en de^rdre , ,ppur n'en 
âtie pa§ iouillez Xa I^d^mien outré de 
çp mépris fc preparoit à m^ler leur fang 
»yjec cdlui de fes fàcri^ces, Ipriqu'une 
yodx oekfte fjyiipeQdit & fureur. Un 
I:i^k .efirQjrable , le tonnerre miêlé d'é- • 
cl|4r$ Sc.de gt^ie mit fin à l'impie Cé- 
rciponic , & fit retirer le Peuple avec 
tam de précipitation que les uns furent 
étoufK:z dws la fQulc ia les autres. en 
ifengei^vdc l'être fans excepter l'Empe- 
reur, qui feillit à y perdre la vie. 
«.; .La vcyof: de Dieu, qui jettç des éclats 

fait trembler les 
, ]z voix de Dieu 
ans le détourner 
^traire on le voit 
aître du tonnerre 
r, puis qu'œrcs 
idole de 1^ jalou- 
4 ;^Ç? ÇISu'euçns, 
is'i;^ 
O x toii- 



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5 1 6 V&Mver>kri Afs fép^ fim^ 
toutes les ProviéséeS de rEmpîife R6-' 
main. ^Efi îquel objet ftrt- jamais pli» 
câpabiesà^émouvOïT k orfére & la yiù 
loufieidu Tout^uiïïaat ? Qiiôi Dim 
fuppôrterott ileécêrc cet impie? Si férf 
totmerié' à îfrapé imitilciiléiit les orcillcsl 
de ftm ennemi, fejiiftiœ ne kncei*a-i:-^ "^ 
elle pas fts feux j|ufiqii€s dam le fôî«l 
de cette ame-<trimineUé? Ouï fens dou-^ 
te 5 & neus^ en ^verrons biemdt î'événc^ 
ment. . Avouons Gcpqftdant - qUè -tatf 
d'^cAxjets fi gFàfns, fi triftes i fi t<!>u(iibl^ 
autorifent rexc^Uéntô figuj^xjùi àltf î- 
biie la voix & le fèntiment'à dês£ti^ 
muets & infenfibles. ^ - - 

On me - dira pcutt^e-ici- fu'a k vér^ 
té fcs objets crieftt : maïs qu^ils^-ne fer- 
ment pâS un difcdw* lié, foivi & m^ 
fonné comme œiû^îci ; quQ fi- iioas' t» 
tix)Uvions autre <!rho(è dans not^ Oi%« 
clç, finon que Je ftng' ouMes-cor^ 
mèrts des Martyrs criait fous PAut% 
il rfy aurait pas de difficulté; mais qiie 
de ftire Eure à ce fang un diftotifs dtes . 
les formes , ^ c?éft xç qui cft ' hors de • i'ii- 1 
fagc , & oui parolt/contirç k -Tàifon, '= 
< parce aue les -ôbjd:s parient foasitKîu^ ^ 
choix de pajole^ j & que fcûi: cri tft lûè- 
- — ittc 



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'/ ^ . ^^f^l^ tilâ At Bien. ^ 1 7 

t^Mifièrîop^ié J Pcxaâwudà 8c èl'ar^ 
rangemcm du difamis. Mais<:ette dif* 
-fixité tfdV^ricn , & cela pour deox xaÀ^ 

La pncmiércôft t|iic ce j^ fonr pas 
Ictf objmci.maîs ceux qui les fiant par- 
;iei! 9-1^^ arrangera: les paroles dam < le 
kngage qH^on* leur a«:nbue« Çiceron 
oui fait parlas la^ R^ubUquc dans une 
.de fes harangues contre Catilmit ^ Cice- 
-ron prête fe v^ à iâ Patrie^ Ans pn^ 
-tcnidrc ^HC ô PaW^ ait ailez étudié* l'art 
^ pârliiîF, pour compo^ lebeaiir dif- 
.toUf^^id^U kii fait tenir. U il^tqjir^il 
jQt tuî raile rièii' dirr,i qui ne foit* cour 
£rm&^|>ar )t Rhésonque des objets, plus 
lei^^rie que tottt^wtre. Et qu'y a-'t*il 
dan» DolfeOrajcle, qui ne le {bi^de la 
ftiéme >«ite & plui fortement fans corn- 
paraifocvu If-trouvw^ vous un vw^ 
W^Si^mof^ que la grandeur 4ps objets 
=li^<oiifir0iedi^incmest? liOraclencnis 
lÉ^l.qaie jl%» €f^$aint, £c le i&ng des 
Alar^^ Q& g^o«£e-t-il pas- la Sainteté 
(àe Pietf? |l dit qi^e Dieu eft véritable^ 
& ks li|^tttyrs>Ae cendentils patt^moi- 
Mlg^ à h yh^\k ? Il deinande que 
X>ieu hâls^.ies jugcmens fur Içs Perfecu- 
O 5 \ tcurs. 



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5 it L!'OHV€rture léfp^-f^MX 
teurs, & le Martyre des S«im§ atec^ 
circdnrtances, qiii étneutlecofturtaêttte 
des Hommes ne contribue- t-H rie#à 
hâter la vengeance de Wcu ? 

Mais pMrqud'dîftniter ftirtine ma- 
tiéi-c de fîSt ? Car il cft viaii 5 & c»cft 
«aiè'cdnderaifori, a'êftTrai,*4»tcdam 
l?Ec4itare, fur tout dansccîkaes Pm- 
phétcs\ fes objets muct^ & fiffenfibl s, 
quand ifS' parlent', tknncnt des difcburs 
très fulVisÔt très arran^. Les exem- 
pfles qtfdn cîi pourrôit dônfter cflÉibar- 
raflent par leur tniihitûde. On fc con- 
tentera d'uît feùï: maii ^ui cft* décîfîf, 
c ift celui' du 14» Chapitre d'Ifaïe, de 
\ s Rois & les Empereurs dépits lohA^ 
tcm[ 3 dccedcz fônfiïifrkrtîg difcouriN* 
Rôi^cBaÉbyîoné^^à ÎK^tk erftrée dahs fe 
féjour dtra mort*. £«? feyulé^^ dit 4è 
PVëplîfte , xV/ mê'Jf'émHfi de tôt , tt 
efi ÀHf^'^àtv^iJbs nitta Wffîifs ^Pé 
réveiÙé lés nérés à ion émmitil aféft 
Uver dt letirs Sièges Us lâÊkth àésN4^ 
fions ^ to»s tis Riis demTefrX Ht frêri^ 
dront lii paràtt%-& tiàihi^. £t tk sk 
éfé dfàJfhAhba^ ctmM phmV fmdtM 
fé^fef^bhbh anohi'Off dfah ip«l 
drr ta f^mjtyffifr Àkjymisà A^^te 
. . ; ' . bruit 

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VêT U Fils de Dr eu. 519 

krmiê di tes concerts melêdieux. Tu e^ 
étendu fur kne couche de vers^ & tu aà 
Id vermine pour ta couverture! Comment 
es tu tombée du Cielj Etoile du matin^^ 
Fille de tdube dû jour} Or tu difois dans 
ton cœur je monterai jufju^aux deux, 
Relèverai mou Troue par dejfus les £toi* 
les &c. 

Non fjulcmcnt les chofes înanimcr s 
:^arleiu dans les' grandes occaiîons fcK n 
c ftilc Prophétique, non {êuleïfténteU 
es font des difcours Iie2^Scfuivis : mais 
elles s'entretiennent niutyellèmçnt dans 
leur mutuel filcnce. Le- t'falmifte nous 
parle d^une efpècc de Dialogue entre 
qn jour Ôc un aupre jour , entre une nuit 
& une filtre nuit Les Cietix , dit-il» 
fuMient la gloire du Dieu fort ^ & T/- 
iendUe du Firmament fait connoiire fa 
fuijfance. Vn jour s^entretient avec Pau^ 
tre jour & une nuit f if it part defa/cien* 
r# à Pàutre nuit. Rien de plusjuftè 
que cet exemple. Car voici un E/ialo- 
guê entre Dieu & PEglife, où l'EgU- 
le parle à Dieu par le Sng desManyrs, 
tk où Dieu lui répond par la voix des 
évâ^mehs. 

VIII. B$ il leur fut donné a chacun 
O 4 des 



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Jio VOuifert^n des .fifpt fesMX 
desR^beïblahçhis^ & iUleur fm dit ^ (j^^iis 
fe rtfofajfeni e^icort un pen dt temps jmf" 
qifk ce que furent accomplis leurs C^tmpM^ 
gnins dé ferûic4 ^ & leurs Frères ^ qui aai", 
vent être mif i mort , comme eux. JLc 
difcours qui ôft parti de deflbus PAutel 
cfoit çoçnpofé de louange & defuppH- 
cation, d'un téiTW)ignage , qu'on rend 
à Dicucomole Saint & commue Véi'ita- 
ble, & d'une prière qu'bn lui fait quil 
Mte feçjugetpcns fur fes ennemis. Dieu 
fépond à l'un 8c a, l'autre; il répond à 
Jà ïbiiangô çn honorant publiquement 
ceux dont il eft publiquement honoré, 
ou en leur donnant.des vêtemensblanci,; 
fimbalc d'une innocence reconnue éÇ 
ju1lific2 aux yeux de tout le Mpnde. li 
répond à la lupplication en leur faiûnt 
entendre que leur fang fera vengé auffi 
tôt*quc Iç nomLre de fes Martyrs fçi^ 
accompli* Vous êtes ipcs ,té«aoîns, 
l^r dit-il , & je ferai le votre. Vow 
m'a^esi glorifie, ÔC je vous glorifierai. 
Votre fmg crie que je fuis le faint & 
le véritable, kconfcience de vos enne- 
mi is y a dire de ma part, à toute la jTe^^ 
rc que vous êtes mes faints ôcbieni^V 
imcz; i On v^s traite cn\ciWiiiKls» ^ 
.*/> ' com- 



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TéÊt U Rhdi . Di^. ' ytt 

côtntne 1er f4u$ tnéchans àts Hommos : 
jn^is j6 ferai ^ que vous fcre2ijttiftifiez 
pari la bouche môme de .'vos Perfeci;-. 
leurs* Je vous dcmnérai des I^bes 

es donne pour 

E» . reconnue à 

ycc éclat Sk, a* 

ferai cet hon- 

iLmêmeque la 

fi je (oufFre 

; que parce -que 

5c de ceux qui 

doivent fouffrir avec vous pour înon 

îioqa n'eft pas cncote accompli: Ceft 

li rcponfe de Dieu, qui va fe déveloper 

;ivec une mefveilleufc évidencc^parPex- 

plîcation des termes telle que nous k 

«x>uvons dans l'Ecriture, & par la fui^ 

te à^s événemens telle quc^PHiftoire 

nous la foupiit. : 

: ~IX^ Il Itwr fm Àmnl des ^vittmtns 

kl^hcf. IBfeA JLes vécemcns ; blancs fe 

Ifrepaenç dam PEcriôire \ou pour le fi- 

gnç de ^Pinîoocènce & de la vertu \ ou 

pour la marqua du Xriomphe &:dc la 

floinc. Pour la marque du Triomphe 
;;4ela gloiîc^ oomme iorfque les vê- 
iemcM: de Jefus-Chrift . dans. fa. transfir 
::-iM O jT ^gura- 



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guratîon devicttifcnt fi Wanc« ^u'il n'y 
a foulon / c^i pût leur donner ce degré 
dp bianchtur, loHîjoe deux Hominet 
en véteméns blam^ iê prefentent aui 
Difciples ail moment de i^irfcen&HSi de 
^lefus^Chrift , oif qûedes Aftgcs? vétasau- 
ça dé vêtcmen? blancs anôftéent (a re- 
furreflion glorieufe ; pouf Id. flgoe de 
rinnoccnce & àt la Vtfitu ,' conltoe 
]orrc]u^on nous dit au i9..Chflp. de cet« 
te révélation que le crêpe blatie Icaicr, 
cft k jtiftificàtion ou les juftâÂartioni 
des Saints, ou lorfqi^t te Pil$ de Dieu 
do&âe des Robes blanches à QtVi% ou'it 
recohnoît pbur, fi^ns 6c dont il coa^fSk 
\t hbm deirarit fon Fere & fcs Arieés^ 
c'eft- à-dire au* yâu« de EHeu & de fort 
E^ift. C*eft ce que (îgnificnt les yé* . 
temehîr blancs , non feulement félon ï'u- 
làge de l'Ecriture : mais encore fel^yk 
ftjrlt du, Momfe. La - R^be blanche 
n!iarqaok parmi les HomAies ùx 9xéolt^ 
4ft dignité & la gtoire ; car le^ RiM^ 6|p 
les CMrders des* Roi$ éodîint v^s ai 
blatte: mais ^]X^. cxpAmm f«r wti( 
Pimiecofice ^ te rertn ^ on ^«nnôit éH 
Hobes blaiRiies^ âox ipfcvtnut ^1^6l 
zsfoit juftifieo; , Se c'éiio^i dm déclaiii 

tion 



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tioti pubH^iue dé leur innocçhccilés GiiÎt 
(fidats étoi^nt ainfi appdl^i , |iarcc qu* 
dans la recherche publique des mpgiftra- 
turés il$ & préfèntoient au peuple vc^us de 
blane, pour Pâturer, de Vintégritê avçc 
Jî^quèlle ils vouloiéqt'reniplir Peipploi 
ou'ilj^dçîTiancJûient ^ & URdbédgs Saçri- 
ëçateuraétoit blanche afin quep^^fbhhê 
0e pûç méroimoitre KnnocénCé 4e' leuc 
Mimftére §c U Saintetéde^ let^- prôféffipn. 
Ùtx eft d'^utadt glus ob%c de faire 
cette rcouurque que lés chefs de la p^r* 
fecutiohs dont il s'agit iciaficftôiéntde 
paroîtrp cù habits blancs , pour cfenner 
tmair de juftice & de &intetîéàïeurfu- 
ricufes & barbares exec^tion^. A^é^i^^ 
mi» , dit Laâance , ^4jjk U loi diê tàléH 
r^n^H , qtâi avoit été donn/e en féivetiir de^ 
Chrétiens par 0n ùoMmten cofifeHtè^éjHt ^ 
(il ^Héde PéditqueGakféNlaximkii 
avoit ^Qiî'^é avi Ht de la mort & qui fut 
d'abord approi|vé 4é fçs GçlJ^gli^s) car 
il fefitfair^ dés depHfntiot^s dél^p^fd^s 
ytllps ^ de9^»4^f de nitre f4s obligées 
4^ fi^ff^^^ ^^Jffi^^kf^ ^^^ Chrétiéins dans 
ifsfr piceinti 3^ 4fin quhn cr^t fs^^H ffifûi(l 
leur frie'rè ce ^ui venait de fk propre 
V^^dHfi^ fyifittt dûttcfimblsntd^cenaefctn^ 



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5*4 . VOk'ùffinre des fiptfedux 
4re d leur defir^ilchoijtt d^ns chk^nêClté €0" 
Ini tjuiy tinoit le premier ran^^ four en faU 
re par; un nouvel ufage. un ejfpece 4e fouve^ 
r^in Sacrific'ateffr , ^ui avec leficêurs def 
fretrfs ordinaire} veilloiti éf^pkhèr Us afi. 
femhUtspuhli(]UiSdH parmufiétes desChrt^ 
tienj&c. * Outre cela fl chififit dam chaj^ 
<jùe Province celui quijfaiÇoit la frincipMè 
figure ypour le faire le Chef desSacr^Céf^m^ 
de la Province ^& voulut âfuelyn 0' Pànire 
marchajfent en public vhus de robes blan* 
vhest. Voikdonc des ^flaffins publics rcvê-^ 
tus de ]a robe Saccrdotatc, & parc» dd vê- 
tcmcns blancs,- en figne d'innoccmre 6c dé 
làinteté. Maxitnin Pofdonnc: mais le Roi 
dei )R.pis Jic , Pçntend pas aîniî. Qu'on 
ôte les r6t>es blanches aux Sacrificateurs 
des i^lôles , & qu'on en revête îoçMâr-i 
. tyirs de îeru Chrift j c'eftrordrtedufou- 
* veniin Maître j ôc afin (jue vous n'en dou* 
tieî; pais , c^^elt par la confcience-mêrne du 
Tyrati que Dieu, va prononcer cet ar- 
rêt ; on en verra l'événement. * . 

Les Vêtemcns blancs fc prennent \d 
pour un figne de l'iiiâiôcence peconnue,S: 
non pôvir h marque du triomphe^ dé 
' ■ -■ :' - ■-; ; la 

. " * Laft. Je Mort, pcw. Candifô ClifmjrdibU^ 
oftïAtos inccdcrc juflrt, ' "* 



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lô gloire. Cela vous pardtdéja par .t0tt<e^ 
les raifôns, (jm iroufe ont fait voir tju'itjsV 
git ici dé toute autre chofesque des ^mfif 
irfcs M^rtyr^ (feKirccs de icurcdrps&re>. 
çues dans )e (^our des twn heureux ; 
Sdm vous n'^dQuterez4>}us û.vou^com^ 
panczl'étsttoèPE^lifeiK'U^ (Ar^réfef|r 
tée fous le feau prfefimt, <pii eà Ic^mquiér 
«C^vec l'état ou l'on nou&lampnjy^e i0n$ 
«leiixîàûerîeaa, (juiluitci^ieî. Sousie 
fmémc feau , qui eft le Période de fàde^ 
lîvrance & de fa viftoire par Conftaa- 
tin vous v^rréa un Tr^nc élevé /ur Jcr 
<}vel k Chef de l'Èglife cft aâfis,^ cela 
veut? dire que Dieu r^ne Vifîbktneat: 
fur {bn Peuple ^ le Trône ell cri\^iroiv 
xié des Anciens & des quatre Amnxau^^ 
qui fonrle Clêi-gé&l^Magiftratâ.Chré- 
tiens, c'eft ^'alors TEglSea desGou-- 
^ vcfneurs fpintuels & temporels , qui font 
pris <k fon corps*. Les Confelîèurs'^ 
qni <Mit, glorifié Dieu dans la pèi-fibcur 
tiot^, dont ils ne font «iue^fortir> Se 
•^u'on décrit parc« patotes , senx ^m 
tiennent delagrandetnhHlationhsSmkts 
Conlèlfeurs y font maa-qucz par trois ca?- 
radéres dignes de confideïition. Ils 
4brît!vôws He robçkilanchès z^ JàsDnt 
:: :: ^ O y ^ des 



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diè l^ilmes es teiirs maths g« iU ierveok 
Dieu dms fbn temp^. ib fom n^tim 
ckit)bé$ Irfwichcs» cnfignede jiiftifi. 
tatî^ti j pour tncmtrer que leur inàûcet^ 
ce eflf r^cttuiiie àé iùm le monde. 11^ 
f>tà des ftekâeàt 4m ktir$ oÉti os , en figfi« 
4c V#0fire ,- pcnrf dire fu'ili i^eiit 
^f la terre , & mie le Mondé leur eft 
iafffiijcti. llifervétttDicu dan^fonTcmple, 
émt ibnTewfdie , pwfne*y pxétii npn 
d^ fon Taberntcle , pour exprimer ^ 
jktrfperité preftntcdePEglifeÇhréticn- 
lié, bar, ièlonla^refnarquequ'onrena fait; 
dârisfe ptelï^éit^ partie de cet buarrtige , & 
diii ne peut être trop fouirent repetxee , 
FEglife (Éms le reposa dans la*profper> 
téeft imrqiice p«r le Temptedeéalomôn, 
& PËglife dan^ le tf^Ue &: à^my^^f 
verfitepar le Tibertmeleduderert. 

Après avoar ainfi porté vcrfrè Veiie 
fyt le (liàéxùt Période, oui eilf ââui dé 
b delivromcé & de k gtoifle de Ëg4t{^ 
revenez daô^cekiici^ qiii eftle îtx^pdt 
la erandb perTecudon qiii piti^de a:tti^ 
délivrance. Que vojftk ^vjEim p^ëfeniie* 
ttiem ? Uû ét^ txmt oppcrfe à otliiiî qui 
vient df fw>» vos yeui. 
Aittcuil Trotie ûe paroît > oar H s'^ 

faut 



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ftiit beaucoup , <^c k régne dtr vrtt 
Dieu fiar la terre tst fini vîfiBle pètii 
dam (Xtte grandèfei-reCution. Aucûnfc 
Aiiciens ne Çt motltrem i ks Chréôens 
fom bien éloigfieEd^avotralors des Prin- 
ces &: d^ MagHlrars qui fodeiit pris de 
kur corpis, les qm^ltt Anîtiaust Ae pd* 
roilTeiiC ptus^; carl^PaAéursibntmort» 
on en prifen oti C^^hcs^ daûs le De(èrt. 
Vons ne voyez point dé Temple ni 
même de Taoernack ; pourquoi? jHir^ 
ce qti'if v?^ a filus ée^fortpe éicteriéwtt 
d'Eglife , ndii pas même d'Eglife aÉi* 

gée. Rien ne paraît qu un Autel , & 
:s corp^ dèi Mi^tyfs c^i erie&Èaupiod 
de TAutd ^ afin q^ vous (àchièz qud 
pendant cette grande perfôculidfikfer^ 
vice divin eft tout dofnpm «faute kMar^ 
tyre. Se oue TËglife de Dieu 9'aft^)u^ 
nu^une (ociéeé de jperfonnci m» iWf* 
uent^knioit pour 6n itoâi. GeiMuv 
tyt« ne kiikilt p^ 0àiOte vÂtiiis ^ itH» 
M8 bkncbes , aâi qa^ voi» âcfaki^iié 
kur înnécèncB doic être reâftttie au . 
snlku mêtâc de U fertemion ; c{ qui 
ftt^ & vÊuûûÀ^&tn ^ l'^^KmeniË 
iêM <%^diidai rstn^rqisons biim qutf 
ksCQnkâcurs qui paioidbnft 6ui6 le fî#> 
.' .r~; xiéiM 



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Jtiémc'fea^y ovâtc qu'Usa femvêdis" dô 
i^bes blanches :i *ont: des palnies eti 
ientsMnaim co 'l^tiô.de*Viâk)irc:'ï 
s^n quëJtr0us lâchiez cqQ^ik régnent fur 
la terre ^ &u Ifeu qu^ici nos Nkrtyri^ ont 
des vêtemena blancs ^ & péiiit de pal* 
mes pour ,t irouà riloaitrer que l'innocent 
fC' de! Chrétiën'is s& deja^ itconnile î 
niais, qu'ils font ericore feus la croix. .> 
i .N®û& pourfpitoritbien dite OTurguoi 
ceux qui viennent de la grande tribtt^ 
hHÂon^fous l^fixîémeièàu ont outré leim 
robes- blancbes des palmes eiî leuii 
lùains, lorfque ceux mit tneùrént daiw 
la. grande rnbulation tous le cinquième 
fèau x^nt des jrobes Blanches i, & pdiiit de 
palmes? Vous voyez que Vil s'agif&it 
de la G^foniïecéf cfte ceui qui meurent 
dans la perfecution auroient ks4)altDes 
entre les mains, plutôt que ceux qui en 
écHapent^ jHiifque.fcsMartyrs ont déjà 
«mp^té le. prix que. l^r Confèlfeursat» 
tendeûtcocore, & de là vous comprenei 
fcns i)a©e^fi vous, voulez, bica ouvrit 
las veux 4 vous comçtçnex qu?iV s'agit 
ki ile toilte autr^ choié que ^ Pétatâes 
&ints glôiifie%4 C'cft de çfiCÀ vou$:fe- 
tùz lenctire. iocûcux convaincus, par Jt 
fuite;L 



par it 

XI. n 



^*: 



Digit,zedby\jÔOgle 



- pAtiè Fils ^ie IHtu. , 51^ 
XI. Il fut iùHnca chacimdesrçheshUn* 
chesTc?^(ii Kiôiimf,^\ la robcbtmchc lignifie 
ici la gloire ^efte, tiac robe blanche fiiiP^ 
fit à macun éc il n'çft pas jïéccflaire qu'on 
doni^ à chacun des robes . bbttch^ au 
pluriel. Car en \ce cas la Couronne de 
gloire & la rdbe blanche font termes fi-s 
Donimcs & rien ne nous empêche es 
rcndrp les paroles de l'original parcelles 
ci- Il ftitdônntk chÂcnn de tes Martyrs des 
Couronnes de gloire s mais dans quel endroit 
de PEcrittire trouverez vous unepareîUe 
expreffion: Se. Paul att^it une Cou«m« 
ne & non àts Couronnes , lorfqu'il dit 
fur le point de foufinr le Martyre < 
* Quand* a moi je [uis prit .a être mis 
fotsT, r^jferfion dn facrifice; fa^ comhé^m 
tsi le bon combat , fai ach^ la comrfir^ 
foi garde' la foi, & dss refic (a Couromu 
de jufiice m^efireferve'e^ C'dl ainfi qtpiaa 
a toûjours^arlédans le Monde & dam 
PEglife. Nous difons fort bien qu^Uit 
tel Martyr reçut la Couronne un teijottr: 
mais non pas que des Couronnes de^oi« 
re lui furent données ce jour la. Garce-» 
la ferait un mauvais fens 2c<Ûtoit, qu?il 
reçut la gloire pour lui Se paui: d'autrei 

que 
♦..it. Paul, à rimot» 1. 



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% 



350 L'Omvtrtun dn fiftfidMx 
^e lui. On dit aniC fore fakn ^\xt dès 
juc Pamc cfc ce Martyr far féplirée die- 
on corps clk fut révétiic dfe la robe ce. 
lefte des bienheureux : mais on h\ ja- 
mais dit ûue des robes célcftes des biçn^ 
hfeurcux lui furent doiinées. Cette re- 
marqtie eft confiderablc ; puifqut le plu- 
riel nous eft aafit favorable qu'il eft con- 
traire aux Partizans du fentiment que 
0oas combatons , carauhcu queks Mar- 
tyrs n'obtiennent là robe de la gloire 
cékfte que pour eux mêmes , crjacun 
pour foi , ils obtiennent pSour les autres 
comme pour eux mêmes , la robe de 
juftification -, de cette juftific^ion exté- 
rieure, qui fait que]e Monde tnéme re- 
cwmdk leur vertu; Qui doute en efleâb ^ 
^[ie là itsort de thamie Martyr. i& ïèrvè 
iififre lècômibSire 1 innocence dèsChiré- 
fiera en général ; &, quand i! plaît i 
Bim que tofe ihort fitrpc l'cTprit des 
Tirfâns', qui en prcnem oêsMon de don- 
vèi gléire^ à Dieu éc à la vérité , qui 
àxMûc qé?an ne putfle fort bien dire îc-» 
toh Fanalogie de h fiffati^ <iuc Dieu don^ 
ne à ce Martyr non feulement une robe 
bhmche j en cequt fcm innocence parti, 
cuhcrceft iulliliee , mais encore cfes rpî>cs 

blaii- 



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334 VOtÊ^yertiHtt J^s ^f{ ff^ux 
quelque ibit k but ou te Icns de k plai» 
te. Les exhorter à perfèvcrer dans cet- 
te sK^l^tion 9 daQ$ cette trabquilUté 
qu'on fiippafê qu'elfes ont , lorsqu'elles 
lie l'çnt pfs cx^ efiet, ^'clt pas tjant ^s^ 
iîMxr leur Tequètc aije la tourner en jeu^ 
en ironie , en iniulte , ce qui ne pçpc 
être dit fàaf blafphémç & fans impiété. 
Mais , direz vpus , la difficultc ij'eft 
elle pas comn^n^aux d€^ fen^imen^ 
& la.pomrez vpus -éviter ^. quelque par- 
ti ^ vow prçnie2^î Car içnfin c'eil Ur 
m cbofe bien certame q^e les Mtvtyi^ 
îpmiïent déjà du repos du Tomhjfau fiw 
îa Terre > Ôc du repos de k GliSc àà» 
le Ciel : mais efl; ce qu'ils perdrpnt J'un 
op l'autre, quand le nombre des ^fcirtyr^ 
aura ^é accompli ? ,. Qn répond qw*iJ nç 
^?git ni de l'un ni dé l'autj'c de ces deUx 
■ lipos, & qu'aii^ rpbgçâripn t^ <aur<]gi 
i>orter contre m)i?s ^ & parce que la «ho-» 
|c cft eilèntielle pour ^tendre notr^ (^ 
jnaçle, il eft bon que l'p^ s'arrête quejU 
/}iie temps à k<l^velc^,r. ^ 

. Nous difbm donc que k rqpps^ dppc 
ii z9i ici fait mention, n'èit ^'un fo^ 
Jagemôit* à fes maux. Dieu promet % 
l'j^life I ^}^ i^xbm^ des ^aiïyrsi, 
' un 



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fAT U fils di Dieu. 35f 

un repos provifîonel, femblabk i celui 
. que la mture nous donne paf lé fom- 
meil , pour empêcher que nous m fuc- 
combioîfô fous un travail continuel, 
fcmblablc au repos qu'un Médecin pro^ 
cure à Ton malade par la force des re- 
mèdes, de peur qu'il ne défaille fous 
l'excès de fa douleur ou fous le travail 
de Pinlbmnie. C'eft une intermiflion à 
de grans maux, un relâchement de la 
rigueur cjorême de la per/ècutions un 
foulagement pour PEglife, oui périroit 
fur la Terre, faute de memores, com- 
me le témoignage manquerôii faute de 
témoins , fi la violence & les convul- 
fions de cette terrible perfecution du- 
roient plt:^ long temps, ou fi elles ful> 
fiftoient dans leur force. Oeft le fcns 
de l'expreflîon Prophétique, dont ilfàufc 
cWcber raccompliflement dans PHir 
ftoîre. On laiffe leâ imaginations creu- 
fcs èc les ïpçculations guindées à ceux 
qui aiment a repaître leur efprit de fic- 
tion. Nous n^avons pour ce qui nous 
regarde qu'à rardet le fîlcnbe, Çc lés jè- 
vracmcns .panetonç pour nous; Cinq 
vérifez de 'fait, des plus conniics coni. 
^ ^ pofent le Gomigçnt^tîe deja Provi^ 
' ' ''' ' ' ^'^''''" ■ ■ '" " ^* Ce 

Digitized by VjOOQIC 



5^6 L 'Ouvertme des fept féaux 
ce fur cette partie de notre Oracîe. ^ f 
- Première vérité de ifàic. Après lés *.' 
dernières années de Diocletich, pendant , 
lèfqucUesla perfecution futgéiiéttiîe, tt 

'dans fà plus graïidé force /l'innocence 
des Chrétiens cotiimcnça d'être rdcon*^ 

-niiepar l^impreflïonf qiid fit fur Pefprît 
de Conftaôce, nouvellement déclaré Au- 
gufte, l^invincible fermeté de nos Màr* 
tyrs. Vc^a donc des Robes blanches, 
q^ui kui'font dorînées, Rd3es blanches 
au plufiel,* parce que la jùftificationdek 
Marty rs en particulier fait celle des Chré- 
:riens«n général. ' 

Seconde vérité de fait. Comme il eft . 
«amrel qu'on maltraite moins les Gens?, 
doiit on commence a reconnottre Knnoî- 
ccncd, «uffi eft iî cêitain <iue dès lors 
ics Chrétiens furent, frioins perfecutcz, 
•& qu'ils jouu*ent de quelque forte de i-ç- 
*pos dans \çs Provinces, qui croient <|û 
iepaitement de Confiance, l^a maladie 
■nfe ce^ pÔiiit; jnais il plut au Souve- 
rain lifedecin de donner quelque repos 
•du malade - ' . »• . 

; * Troifféme l^éritéae fait. . , Cette juftî. 
§Lcmmiàt l'innoctnc^ des Chrétiens & 
)»ttfO%4 ^^^ elle f«t -finyic , fonir un 
. - ^ * ^ ^ ' xm- 



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Par le J^ils de DifH. 557 

mirack de la I^ovidcnce, ce qui cft fig- 
nifié psu: ces exprcffîons, qm marquent 
Paftion & PEmpire de Dieu! fur fcs 
Cféaturei. JHeur fnt donné des Rohes 
Uimches^ & il leur fut dit de fe refofer. 
Remarquez bien commept le repos fuit 
les vêtemens blancs. Et qui eft ce qui 
donne ocs Robes, G ce n'cft Dieu? Et 
qui eft œ qui dit à ceux, qui les ont ob- > 
teniks, àt fc rcpofcr, fi ce n'dft Dieu 
•encore ? Perfoane n'en fauroit douter, 

rifqtsbe ce font là des coups éclatansde 
Providence. 

C^^éme vérité de fait. Depuis que 
ks Robes, blandrcs font données aux 
Chrétiens , ou que le Monde commence 
de reconnoîtce leur innocence, ce qui arri- 
ve dès la premici;e année de Confiance^ 
jufqu'à ce que les Palmes font Routées 
^mx vétemens blancs , ou que PEglilc 
cft viâroricule du Monde, ce qui arrive 
fous Conftancin & par fa dernière Vic- 
toire fur Licinius, de l\in à Pautre de» 
ces Périodes, il n'y t qu'un aflèz p^t- 
intervalle. Ce n*cll donc pis Éins rai-* 
(on qu'oii dit ki à PEglife, en la per- 
fonne ^es Martyrs, de fe repofçr encore 
un peu dé temps , de ce repôs imparfeit 
P Se 



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^&» VOuvWê^e dis fift fkaux 
&c provificmel , Jufqi^à ce c^ le mpda 
durable & gloneiix (bûjaçnvyé.ia^ ^fik 
fer^ dans ^u de tfsmps* 

CitKpikme vii'iti de -feit. Ia trifté^ 
fin des piindpâ0X<.Chc& die fa peréÔMU* 
tÎQii , tr^fcz l^un après Pmiûnt par la 
main de lajuftjkedîvine^ratitè'iataÉvai'^ 
le même de la per fcctUion , lour fi» ttiagî»^ 
que^ épouvantable^ à hctutoVQÎx ètûos 
ceux^ ^i oat desoceiUes povr Peiufiv 
que Ton ji^ementtiie^rdcm point fur ter 
Pariêcuttws^ ôCQue s'U laiflbcncoie mt 
libre cours à leur fureur, ccn^pasqu^il 
conièhte à leur iiifpihitté : mmipBrat i^il 
&ut que kperfecutiott^ contèatic pimc ae» 
complir lenotBbite^ddsMarrjirSi. . * 

Voili ks cinq vcritcz jde feit, qti 
centienneixt la re^onfe deldku à fiaUi^ 
glife. Car éommc on vous la dga dît^ 
yËgliiè p]|rle à Dieu par la toîx (fes oh<» 
jets, éc Dieu lui repond 'par edie dc^ 
év^i^Neniéas. Confiderbns un peu ces. 
c&ofes dans Jcdiétail» Sc/oyocu atoemôfii:' 
à la dc^ de la Prôvioeno^^ cottmr 
nous î^nioœM ^ teine tlu Sl E^irit* 
.Diodotica '2^ Je Vîiuac^ Ma^umim 
s^ant «efi^ PElt4nrefln:r;dMiKCefiu«^^ 
qiit éfeom^GmâmnikCliiaco ftMkMO^ 
:: ": jnien 



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Far If Fils iU DVmt. 3^9 

w^m Q^TC^ Qts deux dei?mer$ pmage* 
mt-^lBS ProviiK^ de k mjuiiéixe.qttt fuit. 
Can^bxm eut ppur fen pi»rt$^ tesGtu^ 
les i h -Qr9f\dt Bretagne * rMJÎwgnc^ 
PAfti(^.ai?ftc PItàliet wil aeg&wi 
cm^^'ilabdndaiMMi mns k liike. Ga^ 
krc^eut pc^r le fiw tout lK>iieBt tyK 
PlUyrie , lar Pantiomc ^ h Thwce ^1à 
Mocfie ,. h Mace^iAfi ^ .la D^ltmttrè & 
U Grèce awc yim\ic^ ^Im «^«t du 
coo&DiBmem <xi far lii cpa^if^nœ de 

La pemcutio& co^uana arec wtant 
ou (4its de vipleiKe que jiamtb dans le 
depaitement de Cj^Io:^., qui en étoit k 
princîpaVauiluryCOimMiioiAsPapfH:^^^ . 
de LâârttKe aut^r aomomt^ôrain-, Mae 
il n'cii^&ic^ pas . dç . môme ^ Cpnéaace , 

3iâ a^fan}: <ie meiUours iêntim^ de k 
Lei^ton Cbréttenne luiflîk rd^iffrçeuK 
^ui fî^rôfefïbiem. . ^ 
' il i^o& ra^ellcr les ^dit$ contre 

4loioRt'^]y rrgkrdfôs xciftipe 1c»b Iwc 
fimdaliisnta&» de r£qftph^/« wms H 
nomn le se»pin â^c^SuCpândtcA'eJ^x^ 
ic Toki Hsoœm&il t'y fm* Il cMtHBiAi> 
ift^â ttuis k& Ckcttms (ckii àsÀm^^Ml^ 
P X fa 



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540 VOnvtrtHre des feft fuUx 
là Cour & darts fon Armée , de cpitttcr 
Ton fervice , à moins qu'ds ne voulue 
fent abandontier' IcurHeligion & fai 
crificr aux Dkux* La plupart fc reti- 
rcrent fmfknt plu^ d^ètlat de leur Rdi^ 

§ien que de tous Its avantages du McAfi- 
e : mais il y en eut qui ftrrenr tflèz 
lâches pour préferer le Monde à Jefus- 
Chrift; Sur auôi l^Emoeiteur ay^ 
chaffé ces Chr«iens Apoftots retint les 
lautres à fon fervice , <H(àtit qufe ceux 
qui n'avoicnt pas été fidcltes à Dicli ne. 
le feroient jamais â leur Prince. * 

Cet événement, qui fonna bomcoup 
idans le Monde, & qui fut un ordre aux 
Gouverneurs des Villes, des Prqvineeç 
ficauxMagiftrats fubalteriies d'épargner 
le fang àçs Chrétiens , cet événement 
abatit tout d'un coup le pins graml feu 
de la perfecution. L^E^îfe ne tarda 
guère a en fentir les effets, BUp refoi- 
w dans la Gmnde Bretagne & dans les 
Gaules. L'Efpagne joUitaoflîdequcU 
que repos , & c'eft à cette tmnquit 
lité qu'on doit^ le Concile ' d^vire 
avec les Canons fi févénes que ce 
Concile fit contre ceux qui avouent a- 
bandcomé la foi durant la perfecution. 

L«e^ 



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féf le Fils 4e Dieu. . 541 

Les Ei^ifes d'Afrique furent coâime . 
l^,Mrres.da)is un eut plus tranquille $ 
iQai$ Dieu parmic tiu^une. bonne çaufë 
prodttific par accident de très mécfaans 
cSci$» La rigueur qix^on exerça con^ 
trç les Chrétiens, qui avoientApoftafié, 
4oan^ lieu après divers incidens au 
Schifme des Donatiftes^ & celui des 
Mdcticns pâquit peu après de h mitùç 
occafion^ 

. C^çndantDiocleticn&rleVieuxMi- 
xjmkn (bu Colique ^ qui av4»ent tant 
répandu de faqg innoccni» avant qu'ils 
abdiqiiaflent PËmpire , ne tardèrent pas 
à ^^ir h^ .m;iii^ àfi celui qui-en.eâ: ie 
juge & |e vengeur* Maximiea après 
Hyoir (kfux fôis repria les paarque^s de 
l'Empire 9 & trois fois abdiqué la fou*- 
vcraine puiflaxiçe ^ précipité de crime 
ençrime^ dans k dernière infanfiie. Pè- 
re dénaturé , Bçau Per^ Parricide , pçç 
gde Empereur devint enân ion propf^ 
Ëpurréau , & VétWgl»; luî-mêmô, 
n'ayant que le Genre de fon iîipplice i 
ion choix; il ie donna la mort qu'il 
avoit projeté de donner à fes procnes, 
& finit par l'afireiix defefpoir d'avoir 
commis tant de crimas inutilement. 

: / P3 DÎO. 

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Xïiotletieti eue iiiie- an tcmm prem^ 
j^te : .mais <|ui fut xoMUt -m&i^tA^vâit 
desCAWâ:ércS éé la jfulKce de Dieui, 
^ Apre* avcwr éré le joëec de Cî^kt^ foa 
Çeildre, qui felton ateel<|ies uns l%vok 
comtDe forcé (Pakoqiic^ k puifliikîè 
.6ôuVéraÎB€j^il traîna ime vieîUiigttîffin- 
tè; il eut même k douleur de Vofr les 
jpremîcrs Triomphes, de la Religion 
Chrétienne & fes ftaçues rehverféei 
dans toute l^ftaRe avec celles du Vieux 
Man»Î€^ Icm GoWégue : mais «vant 
cek iltèmba dans Une langueur, éùt^t 
il ne cohnbiflfoic point k t^ufe^ î>uî^ 
^ns line noire mtkncblie , mii fittfbtt 
tju*H né poèv^k dorert ualie^pàrt, A 
feifife^ dfie Caftàrieë i a-t-SI fejôutn^ 
treiic iôtirs à Rome, oUîc deffbm de 
cétftrer la tnéinoire des vingt arii de 
f^n t^ne Tavoit appelle . (ju'il s^cn va 
âïtavennt: tyiais^rimpaticiice Py prend 
encore, il en part dans k pîuî grande 
figuçur t^ l^^ver , êç tot^ilx ^datisr tiife 
maladie lènte^ ^effit dcf fa fatigue on c^ 
!a pîofbiide n-iftcfle dans feqùette il cft 
cnfevçîî^^ On pffre i fe? feux E^cux 
des faerificps pour i^ ftntc : mats fans 
aucyn f?TCcès.' -A^^' itnrannécde kn^- 
' ^ gueur 



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' 544 V^HVtTture des ^t ftâHx 
& ptr eux à L'Eglife Ghrcticnne, qui 
auflî ri*cft alori .cotopofée que de Mar- 
tyrs & de Cônfefleurs. Les Chrétiçns 
le repaient dès ce temps là , puifque la 
pcrfecution celle ou pour le moins di- 
minue beaucoup dans les Provinces, 
,qui obcïflent à-Conftance. Elle con- 
tinue dans l'Orient fous la Tyrannie (k 
Gakre Se de Licinius Se de M^omin 
nouvellement adbciez à TËmpire » elle 
continue dans TOnent^ mais c*eft uni- 
quement à caufe que le nombre des 
Martyrs n'cfl pas accompli* !(^iand il 
le fera, & il le iera bientôt, kjiH^ment 
de Dieu, ne tardera plus fur (es ci^nc- 
inis; 8c afin que yxïus fljen. doutiez 
point, voila là maiQ redouuî)le,,<|ui 
cft déj$ fur les Chçfs d^iâ pcffecwion. 
Dieu flous rapprend ici par uiî:exemple 

J)arlant, puifque Dioclenen ôqfonCol^ 
égue,^ n^ont pasj plutôt fervi burtcmp# 
au Çonîeil de Pieu dans Pépri:d^cdai 
:fi(S8#f qu('ilsr:deviçnnçnt; un exemple 
jeaootâble de fa jjîftice, Sido^-k 
tâng des Martyrs aie par tout , le cm 
de ce fangcft déjà ouï/lç Dicu^ & dès 
i pfcfçnt uieu lui rérond. 
G'«:ft, la première J^araphrfire deil'ér 

* . vc- 



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.yiMfnefit^ En voici uoeiècoiidc, qui 
iliit par ordre Cronologique/ Galeic 
Maximien, le plus wimé desBecfecu- 
4curs, & eneâet levéritable Auteur de 
la {^erfecution* Cxalere Maiiimien , oui t^ 
voit mi» Tur le Trône l'idole de Ja ja^ 
loufie , & lui avoit par tout comme of- 
fert en iàcrifice le uns de^ fidèles, fbt 
enfin trouvé parla jultioe du Dieu des 
Piaix fra^ ^ans l'aîne dîua wlccrc, 
qui ^ngepiclc^ parties voiiines» &s'c^ 
ie;ndoit fiir tcH^ ion corps ^ il implora 
uès ardemment Ôc très mutilemént le 
iècours de fes Dieux. Rien de plus 
vain que. cette refTouxToe &C de plus nor«- 
j^\t, que ba état $on fang rompt dV 
lx)rd les veines , & fort avec impetuo^ 
ilt|i^.; çommepour&ins rqpi^tioin à tant 
ide.mng fidèie ) qu'il at^ cruellement 
xépanou. On arrête Ton fai^ par ia fou» 
cédés remèdes: mais bientôt il coule 
l^lus abondamment; Se qu^i^^oa Pa é» 
tanche tout à fait:^ il fe coange en ve- 
nin ^ en corrupuçn^ qui ji^feûe, lede*^ 
dàm. Ses entrailles pourriflent i Q^ 
jp>T^ pçrt ; fe fprme orainaire \ ce n'cft 
plus qu'une playe > qu'un ulcère uni* 
ver&l I qu'uncfourmiliiéredeyers^^dont: 

. : ^ s ce 



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34^ L^QéPù^rtmpê Miifli^feimx 
cç CaAnw entom vivant cft dévdî«é *. 
vec une ]MjUpteur , (Êfàt kifefte le Pàlak 
Iniptt»»!, de* tournwiîl kifupportiables, 
iies«cm iddètoUreëx Se perçânsi ^ 2e 1^ 
4e&(|K>if» ^(fitux <îe ite pouvoir iit vi>tc 
ni mourir. Après aveir dêmcQré imao 
dans cet état , rècocinoiirântcnfia la tnatn 
ifui kfrflpe, il faitunédit, qtiiretrac^ 
tsifoê Loix meércriéi^s ^ permet mix 
£dèlôi k libre exerdce de leur Reli- 
gion : maid (en repentir tarcfif 8c ïbrdé, 
n^eçît diantre e<fet ïènlWc que cehri Se 
joftifier les Chrériens par une déclara- <■ 
ti^i^ de teûf innocenee, d'amant^us 
^demMlte, Se ^hisfrapante-, que Keà 
Jti tir* de la con&îençcfeffiiyée duChcf 
^ la perfecurion. y . = ^ ; ; 

- Cet édit ftitpublié aanpm deGtteî:e 
A: de Conftanttn, 8c puir (Confirmé pai» 
MaximÎQ Se par Licinius ; ce <}ui fit 
€e(&r k pedecution pour que|<}ue cemp^ 
du âo«i^mif( contetitethtnt des JËmpéi 
i^rs. Véiei donc notre Oracle comi- 
-mentétoucdehourveaa pai* lç$ évén^ 
•Wèns.. '^- ^' ■ '-' • '.^' '-- • -• -' 
t>es Robes blanclies i^t donhéçs t^ 
Martyrs , Se- par les Mmvrs i tous leè 
Cbràciens ^ p^îi*^ti$ letn: tQnocenœ'eft 
*' ' rc- 



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f4t h FXf de Dieu. \ 547 

reconnue par Pédit de Galcrc confirmé 
par les autres EmpcreuTS, Il cft dit 
amc fidèles qu'ils ïc repoflcnt, puifljûe 
Tédittle Galère mourant, défend d'iH- 
^uiétcr les Chrétiens pour leur ReK- 
gbn. Il cft vrai que ctt édît ne fut 
ni long temps en torcc nî cxaétement 
obfçrvé par Ta fureur de Maximin fie 
cnfuitc de Licinius , qui ramenèrent 
Irie^tôt dans leur depaitcment le tetnps 
deDiocletîen. Mais outre que l'Egll- 
ft étoit todjours protégée par Conftaii- 
turrU faut fc fouvcnir que c*eft ici un 
repos imparfait & pro^uonel que Dieu 
accorde à fim Eglifc , dans Vattentc 
d^ihé plus parfaite & j^îjis générale dé- 
livrance , qui ne tardera pas à venir. 
Dieu feul efb TAuteurde Ij^juftificatioji 
& dp repos, puifqu*il tire Tirn fie Patf- 
tre dttfbnd d^onc confcience criminet- 
le. La perfecution recommence , pafL 
et que le nombre des Martyrs n*eft pA 
enc<»rc accompli. Cei^idant Bieu dà 
ici i l^Eglifc cfune voix haiite que le 
Ang^ de fcs Martyrr fera bientôt vengé. 
Croît-on en effet que la Mort de Oa- 
Icrc avec fcs circonftançcs ne fimific 
tien? Et que peut dlç ^nifier^ niïoh 
P 6 que 



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^ 348 t'Omvermrê des ft^fiâux 
quelà vengomce dcDîeu Te. bâte d^ 
. teinclre Tes eoifemis. Ccnamemeot x^ 
ks objets ne parler<mt jamus , oa il 
j^ut avouer qu'ils parlent &: parlenfi: 
bien hautement dans cette occafion. Il 
eîl donc vnu jquc le (àng des Martyrs 
crie i & QW pieu, lui^ r^jond* 

Troifîcme confirmation d«^ cette vé- 
rité, ou troifiécne Comnsentan'e de I^ 
Providence , paraphra&nt POradepar 
^événement. Aprjès la mort de Gale<^ 
re , Maximin irrité coiia^ Conftaimn, 
qu'il voyoit Hé d'intérêt ôc d altii^Kear 
vec Licinius (on concurr^it , Maximin 
ne fut pas longtemps (ans recommô^ 
^cer la periecution contre les^Cbrcâem» 
}i ne les coi^amnoit plus ' à la. morte 
mais il leur failbit couper les membres 
& ^iTacher les yeux , par un noùveaii 
fj^xai^ de cruauté « qui vint bientôt ea 
mémoire devant Dieu. La vengeance 
xélefte le pourfuivit jufqu'cn laperions 
sèc de tout ce qui lui appantenou:. h4 
^ombêau, azile ordixKuredesnialhai;. 
reux^iUe iauva ni (â mémoire nL fa îa»- 
jfnille' du jugement que Dieu en fit aux 
yeux du Monde, à qui itdcvoit ferprir 
d'cxem^c; On le déclara Tymn te 
- .,. . " ^ ^ t, - ' . "'en* 



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PjkT te FiU de DmmT, ^49 

«mtieati de la Répobli4{Be. ScsAâes 
&rent ciflcz., fes amis' prolcrits , &9 
fiatues reavo'fées « fés Ën£ms maflk* 
crçz : mais rien n'approche de» t^r« 
mens 4e fk t^aUuiie & d^ hoireurs de 
£1 mort. U s'alhima dans {es entrailles 
un feu , qui s embraiîûi; dav^ntagç, par 
les e£&JKs (|u'<m £iiibit poui L'éteindre. 
Son cor|» fi%ait .plus , fiAm Pcxpret 
^on d?Ëufebe» <ui'iini&^iir/ci»rr infeBpà 
fin jma tmt eHfivtiie. Il appelloit; la 
Alort à ^n iecours , deiktf^ré de m 
pouvoir iu vivre nin^urir* C'étoicm 
des doaleun vives , des tourmeas in« 
iîip|K3CtsMes , , My fe cha^vg/arcnt en tpaf 
lue. Qiielqtietais il prei^i 1 4^ U Tcr^ 
re 8c la devoroît^ Se puis il frapoit diç 
ià tête les muralUes a&(ba Palais. L^ 
vengeaace divine étott mar^^e dani 
toutes (es aârion^. Il fiiiibit commt 
une réparation publique ^ux corp$ des 
Saints» qu'il avoit mutilez^ e* oWra* 

rant &s propn^ menibrés , & coiame 
ayoijD privé ies fidèles de la veiiâ, il 
pierdit 1 ufàge de cesyeux^ Alors ne 
, .voyant plus rien, il commença de voir 
Dieu. C'eft Pexpredion de Laâance^ 
4^autant plus ' Amarquable , qu'elle é* 
' P .7 .^ clair- 



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"ifo L'àmwrHfrâ des fept fiànx 
chircit tfotre -Ofade par la lumtére dfe 
révéncmcnt. * Ti$nt demum , dit cet 
Auteur, mieux inftruit cjuc nous ne le 
fotmnes des afl&ires de fon* temps , mrwr 
demum amijfà vijk , Dtftm vidcre "CttfH^ 
idndiiéitis minifitis de fi jmditdnietn. Jt»- 
hrs #M^ étymt ptrdu la veih'il ttanfnen^ 
f0 de voir l>ieu qui k JH^eoit environné 
de Jis Minifires vhui de bUne. Voici 
les vêtemens blancs , <jui fout donner 
*ax Martyrs , par un Tyran encoftroul 
gc et leur âfng , qui fait un hommage 
pubKc à ceux q0l vient de perfccuter 
avec tant de fureur. Tantôt^ nous dît 
le même Auteur, il s'écsrioit à femaniéi 
re*de ceux qu^on preitritc à ta que- 
ftioh, quç ce rfétoit pas luî^ mais les 
autres qui avoient repandtt le ïang dfeî 
Ghrétiei»^ 8c. cela parce qu'il îes avoit 
mutilez, fans les faire mourir. Tantôt 
fe recoljnoîflàfxt coupable , il prioit Jè- 
ftisi^Chi^ft ftvcc larmes d'avoir compafî» 
fioh de hu. Tantôt il iç recommaiv 
doit au» prières des fidèles^ ^u^îl vè- 
inoit de pcrfccirtrr, mais ce qu'il y a de 
plus remarquable ,. Vcft que le cœur 
même du Tyran eft i^le Commenta- 

^ laâaot. dt Mor. Pcrf. 



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^* \ Par là IFifs dt Dhpê. ^fi 

fcnr tâfi notre Oradc. O ^]ëre de la 
Vcrké! OTridtnphc de la Providence 
€t 4é la RéUgiotir ^aximin avoit don- 
Aé'attx^Prêtres idolâtres en fignc de 
S^oteté des Robes bUnches que Jefus^ 
Chrtft leur ôtc par le Miniftérc même 
dci Maxiîûtn^ qui fait mourir ces Impo- 
fte^rs , après avoir con^ par expcrien- 
tc la fauàêté de lcur$ promdflfes. ^ais 
Ta n'eft pas tout. Les Robes blanches 
font données auîfSai|ïtsManyrs,'àqui 
elles, apparfiennent , & c*èft encore MaJ- 
-jjimin <jui exécute ici Patrêt de Jefns- 
Chrift, lorfqu'il voit les Martyrs omq|S 
ék Rjôbcs blanches environner leTrônfc 
de pieu , R^Cs Wîmîchçs y Robts d'ià- 
tjfptexicc^ d'uile innoijence rcconijîie ^- 
vec écht par les eni^mis mémc! de Dieti, 
Robes miracufeufes , tirées "du fond 
d^uneconicience coupable 9 formées w 
les mains de la juftice divine, dpnt l'Ë* 
^ifc fe paré aux veu^ 4^ Monde mal- 
^ le Monde thème' SC qui< dmii cette 
Sttanbn fbilt des Robes (riçinocence $: 
dés Robes de glèh-e tout à 11' fois. 
MjM^ ce n^eft pas là tout le bien qut 
I^eu tire ici du fond d^une ame crimi- 
nelle. Cbmmc il en &it forcir les vé- 

tc- 



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temensJ])anc8 qui ornent fcs^ints auit 
yeux niltnc de ics ennemis , ir en ti- 
re les édits favoçablcs qui leur procciw 
rcot le repos &*k lïbcité, L^ bou- 
che même du Tyr^n en prohooce l'suv 
lêi: de là part. CarMaximin auflibica 
que Galère fit -çefler la perfecution 
ayant que dç^^iourir/ordonnant^qu'on 
reôdit aux Chrétiens tout ce qu'on leur 
avoit ôté. ,M^m»î, Ce n'eft pas id 
Védit de îviaximin^' c^eft celui de Diai 
jùicme. // leur fut donné iu vétemtns 
ilancj , 4^ il leur fut dit de fi repofer. 

Et par qui ? Par celui qui r^ne fur k 
fureur mêmedcsroéphans, qui comman- 
de nûx'cffipîs, aux ^llarflies d'une aipe 
cr'uninellc,quiçnfeit fon Gracie terrible^ 
fon Sina , . ion Trône ^ glorielix , d'où 
partent les voix , les éclairs^ les. ton* 
nerres , qui dès â prefent puhficnt ù. 
Loi aux Nations confterhées ^ a Puni- 
vers étonné. Que pounipns nous dire 
'U-deflus que le St. Eifprit n'ait compi3$ 
avec, une focce dîyme^ns une ^vj^ 
'brièveté? Que de grandeur, de dignu^ 




.,, . tcn- 



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Pér /^ tils de Di^H. y • 553 
fendue du /cns , h juildTe des images, 
le tour fublimc de l'Oracle ; ÔC pour le 
Commentaire de la Providence où eft 
PHomme aflcz ftupide pour ne pas voir 
qu'il eft , pour ainfî dire , marqué en 
caractères de Mumiére, qu*il eft écrit ar 
vec les rayons du Soleil ? 

£f tjHand il eut ouvert &c. On a dé- 
jà vu qu'à l'ouverture des quatre pre* 
micrs Icaux un Ange difoit au Peuple 
fidèle, en la perfonne de St. Jean , vien 
& voi. On peut bien penfer que ces 
mêmes, paroles ne font pas répétées fans 
railbn , a l'ouverture de chaque feau, 
& qu'auffi ce n'eft pas fans raifon qu'on 
celle de les prononcer à l'ouverture du 
cinquième. 

(Jeux, qui expliquent cette Révéla- 
^n en conrant , ou pour mieux dire, 
fj^i l'expliquent fans l'entendre, trou- 
vent que la chofê ne vaut pas la peine 
de les arrêter. Mais ils fe trompent. 
Tout fignifie^ jufqu*au filence même, 
dans une Révélation auffi courte ôcauffi 

Ëleine d'un grand ferf, qu'eft celle-ci. 
[ y a donc certainement une raifon 
commune aux quatre premiers féaux, 
qui 6it que ces paroles reviennent àl'ou* 

ver- 



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554* L'OMvtrmrâ ia fif( fesHx 
vercoit de chacund^eux,' &:(tuî nVpIiii 
de lien à^l'ouverture du cin^uiénié. - 
Cette raiibn eft deibrmà»bie(i tcf^ 
bfe. Quatite graiide^ portes Ibitt cmvei^ 
«os aux progrès de l^fivangile à Potivcr- 
mrt des cgoaxxt prcn»ci« Tcaux ; ^ dâi» 
le même rempp quatre fpeârackè du 
-Monde , favorables à <l'Eglifes frà#C)«c 
4w yeux du Peuple *fidète; oû >a dont 
«ifba de lui dir^ en la perfonno de St. 
Jean, «^i^» <^ jîh?/. Mais à l'ouveriétt 
«du cinquième feau , ce n'eft plus k mè^ 
Me cbofe. 1-a ReÈgion Chrédenîie ^ft 
4tippriméè dans ks tjuattie coins de lu 
Terfe, bien loin (ju^ne nouvelle por- 
1» foit ourerte à fes progrèj 8c à fe« ac» 
croiflcmcns. D'ailleurs tous ces gnia» 
&eâ:acles, qui vfennent â cei^ tout 
tftoi eoup; font pkœau en da&ngiii* 
«ocetit, qui «lonte de fe Terre vers les 
Cieqx. Ije ift&s9c\t des Vidoires a' 
^efl^^ eduî des maflacrçs a pris fiû\ ç^ 
hxi de la .l^k dé l'Empire a fak place i 
iift autre) éA}àk des cômîîuftions? de la 
RepuWi^ltolbaine eft'fufpendu par 
un Cfifte mtermède, par \xn Periodç dfc 
J&ng & de larmes. L'BgHfe dè|cfusr 
Chrift ,q«i a psidur fe forme eîtterieHrç^ 



n^cft 



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r?cft: plus qu^tme Société de Mom& de 
mourups, dont fe fkhg cric fous PAittJjl 
"dè'DidJ, &r cet Autdfeft par lotit. La 
TTcrrc cft couverte de ces innocentes Vic- 
times , qui ife facrifient volontairement 
' pour la gjoii^ de leur Créateur. Plus 
d'Empire que pourpctfècutcr , plus d'E^ 

f!i(è que pour fouffrir. L'authorité ptf- 
Hque n*éft qu'une commune firrcur, 
;ârmée destîltfcs & du pouvoir de î*Em- 
pin? contre les Chrétiens. L'Eglifc 
n'efl; plus ni iln Temple , ni un Taber- 
l^acle: mais un Autel fur leauel l^Evan- 
'^Ic elt prêché par Id feng des Martyr^, 
tcurs Sépultures font les Oratoires dt^ 
Sainte. On c0ujrt à leurs Tombeaus^ 
jyour ouït les paroles de la vie éternelle. 
'Ainfi s^accomplit 1 Oiracle Sacré j H y 
^«rs un Amel au mitien de fE^jftc , & 
tEgfpPi^conMhrÀl'Eternti. lltfeftdonc 
plus /(jueftion de voîrj il s'agit ,d'ôuiYj 
le cri du fang commente^ où ceflent les 

frans fpeétacLes. Auffi lie dit on plus i 
t; Jean, yien &' voi : mais lui-même 
nous dit , foHis les âmes \té ceux fui 4- 
ffj)ie'4t étt mU à mort . criant fêHS PAu* 
tel. ' ' 

£t auand if eut ouvert le feak. Nous 

le 



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5f6 VOHVtrmre iUs fept fidHX. 
le confiderons comme un Ï&M^ avant 
flue de le regarder comme le cinquième 
feau, pour en prier avec plus (Pexiâi- 
tude, & pour lever mieux toutes lesdif* 
ficultcx. Car on peut nous Eure lau 
defius trois objcftions. On demande, 
premièrement d'où vient que les ièpt Pé- 
riodes font fi inégaux. Le premier, le 
(ccond & le trpifiéme ne comprennent 
qu'environ Pclpace de liiigt ans cha- 
cun, le quatrième a près de cent «ua- 
lante ans , le cinquième & le fixieine 
font peu differens en durée des trois pre^ 
miers^, & le feptiéme eft plus long c^ 
beaucoup que tous les autres pria ehlem#- 
bic. Poùraùoî ce partage fi inégal? Tl 
iemblé d'ailleurs que PEmpi^-e djc Marc 
,Aurele méritoit un feau à part, aufE 
îadcn que cdui 4ç Severe & (quelques au- 
tres encore. Enfin l'oridçmaodc' pour- 
quoi chacun dé cb fecrets de Dieu, eft 
léelé d'un cachet particulier , lorlîju'un 
cachet comnîufn fuffifoit à tous les Icpç. 
On nous rcprefonte ces chofcs , .coname 
cachetées ( caiic'eft ici une cxpreffion fi- 

Îprée , qui doit être réduite a fon (ans 
itterial ) on nous reprefeme ces chofes 
conune cacbetèçs, parce qu'elles fon^ ca- 
drées 



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Far U Fils di Dim. ^fy 

diécs aux yeux du Monde ^u temps àe 
k Révélation: mak pourcMoifontéHef 
éachées aux yeux du Monde, fi ce n'cll 

eirce èiu'elfes font encore dans l'avenir?'- 
^a\^€nir eft un cadiet commun qui fée- 
lé ces fecrets de la Providence dans le 
fêns figuré, qui nous en ôte h connoif- 
Ênce <fans le fens littéral. Pourquoi 
tîoilc multiplkr ces cachets jufqu'au 
nombre de fept? ' 

On ne fera qu?une réponfè 4 ces troisf 
âiffidulte». C'eft qu'il ne V»git ici fim- 
plemcnt ni de fept Périodes , ai de fept 
fecrets de la Fr6videiK;e : mais de fepc 
fecrets de Diea, <fc ijb^ Pcrioécs, qui 
fent^ufiî (e^t Révolutions, éMt l'une 
èft c^)pofee « comme- fter^xe à l'au*^ 
tre. Qif il i^us (bit permis d'employel; 
ici ce terme kasi conièquencfe. L.'Em4 
pii^ de Tncjim €& prMOxe à celui de 
Ncrva, celui 4' Adrien à celui dé Tra** 
ian, cdui d'Antonih à eetei d'Adrien. 
Lies comfeuftjbns (te '^Empire éaos les 
régnes fiiivans (ont paradoxes à h ppoA 
pcrké taréiqTiiillc de l'Empit*ed* Antonio; 
Ja' dixième &t gnui^ perfecuticm , fi>d^ 
:Diocledcn,efl: paradoxe^ ce prcmi^ <flsii 
de la vengêatKe divine Cus ks^fConiaim^ 

qui 



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3.5S VQi^rttirt^ Jts fipt fiau,r 
^ Updaté iôw &$FTcdcfeûhxu^ Y£;tt^ 
firc de Coofiantm « délm^^M l'^jE^f^* 
paradoxe à cette ^atfsoiieper^cutii^ do^ 
ÇhrédeiK 9 & Us £kaux qui- fous jcièfr* 
tiéme.&aM' Ido^abcnc Air PËmpi^e dcvc-^ 
nu Chrética.;pàr;ido:sia5 à la s^cspde dé^ 
Ëvraooe de r£gU& par Conihium. 
Âinfi l'aETenir c& à ia vente un cacbd 
génénd , 4]^i %l6 ces dùoCc ^ ou ,%ui 
en ôte aux Hommes k conopUIaiicc^ 
mais outre ce, <:àchet gé^é^al ^Sc ^ip^" 
imui^ chacuiiede ce^ ne^utioi^ a Âm 
feaujpmtkuliei^y.i^ui la tend impénétcft»^ 
bkauxcosajeéhires basEiaiçes^ dcqe ièaii: 
))articu]si#r cVft 1 opoofitioa que cha<^ 
j^vpIuiKHi a ^a^wc câ)e 'i|ui< 1^ fvé^P^éiSv 
C'eft ce^'on Ukrà^ms^cg^ cvrde^nt : 
msâ^ dans uoe matiéi^ coQnaoecalk-ciiv^ 
r^tîtfonaauom: de||^wc 3^ dîp (orot 
^H'eUe cil ûoiH^U^ ^ i^uy^tè par tt^w 
aSbllçfnrs. 

)«nd JH^u^ttx bciuf^de la TOi^* «$op| 

daiBs*<)^ ^^Mi^ÎÊsoça limites.fiac' l?^k^^^ 
4€Hfes, iiût)^êtes^ $0P». Iç.pr^mkir qé 
t^.fm^lis <|iia de t^îâ:oi,^e& &. de TrîoWK 

^ fa- 



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5fo L'Omvertft^ dgsfifffiaux / 
raâérc de celui d'Avomn. Ces deux 
Empiirs foât encore œtniaciin éeugme 
Ëmi à l'autre^ qu'il n'appartieoi ai aux^ 
pauvres moitels ni à aucune Ctéacure 
(ie (kchif&er avant le tcnaps. Oeft donc 
ici* un troificme fèau de k Providence, 
ouicachette le troifiéme Période à ceux 
OU ftcond , qui aoroient entrepris àc le 
deviner. 

. Quatrième rcvokitba, .qui tfcft pos^ 
190^3 furprcnante que les. premières. 
Af^ le reposa lesprofperitezdu té^ 
gned'A^^tonin^Pjplimpireax^ dans des 
convuUîoas , qui <!urent jiifqu'à celui 
de Dipdeticri. Ces effroyables combu- 
i|JOiis commenant , comme nous Ta- 
voDs wu, des le temps de Maïc Aupc-» 
le, CQntreP^ttcnce^ Hommes, mal- 
gré-toutes les apparences & en dépit des 
précautions de la fàgdlè sbumaine , puiC* 
que Marc Antonin s'ccoit choifi un très 
digne Succeflcur. Il n'y a rien de chan- 
gé pour les peffoaiics. L'un vaut l'au- 
tirepour l^^mpdemionSc lajuftice. N^s 
quel çhangf:mçnt dans Içsiaflaires^ dam 
la fortune de l'Empire. Les Nations 
refpeètoient AntcMiin comme leur Ôra- 
qle, Ôc elles tombent furieuionem avec 

leurs 



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Icuri forcés minies fur fon Socccflèur. 
Cette oppofition de l'événotnent à tou- 
tts les apparcnocp humaines efl; uo mitre 
emiitt particulier, un-squatriémc faiu de 
k Pn»ridence , qui cachette le Cônfèil 
de Bicu ou jgui le rend impénétrable a 
tmn^ les conjefhires des Hpmmcs. 

Cinquième révolution encore plus é« 
tonnante que toutes les autres. Dieu 
a déjà commencé de punir l'Empire Ro- 
tnain- de fon impiété , de fon iâolatrie, 
du mépris de l*Evangile, du meurtrç 
des Samts , & du Particide commis en 
la psrfonne de notre Saqveiir. Le voiJ^ 
cet Empire fuperbe foulé -par les Etran- 
gers, tn proye aux Tyi'^s , çonfumé 
par le ftu de la difcoi-oe. Il fend à fa 
fin; la main de Dieu qui eft fut lui de- 
puis plu^ d?un Siècle , va îK)US:inontret 
dans la ctemi^e -riiïne de ces Parricides 
H confommation de fà veng^nçe. Mais 
ô vanité' des raifqnnemens buniains ! 
Dieu fufpend tout d'un. cov^p fçn jug> 
ment (ur ics <mnemis , éc pouraupi çe^ 
bf j)oui: donner, lieu à unmamcre.ge- 
fiéi* de fes fidèles. XJn orage âflTifeu^ 
fe ferme daxis h Nord, qui menaçant le 
Monde ctêve c^fin fut PEglife. Les 
: • Q Sai-- 



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56x VOuvtTtHre dis fipt fianx 
Sarmates^ ks Scytes,,ks Carpicns, les 
Baftemes & autres Peuples Septentrio- 
naux , nombreux comme le âaple de U 
Mer, fondent fur les Terres de l'Em- 
pire avec leurs forces réunies, comme, 
un torrent auquel il femble que rien ne 

Îuifle refifter : mais. les deux Empereurs 
)iocletien & Maximien, avec les deux 
Çcfars Confiance 8c Galère ayant mar- 
ché en perfonne à cette Guerxe la ter- 
' minent avec un fliccès que perfonne n a-, 
voit attendu. Us arrêtèrent ces Etran- 

fèrs , les aflbiblirent par divers con^bats, 
c en remportèrent enfin uneVidoirefi 
pleine , que l'Empire fe vit plus en fureté 
que jamais. On tua les uns, on difper- 
fa les autres 8c le nombre des Prifon- 
nicrs fut fi prodigieux, qu'il fuffit àro- 

{)eupler du moins en partie le Païs de- 
brt de la Républiaue. Aprè^cela plus 
d'invaïîon à craindre de la part de cc5 
Peuples, 8c plus de Tyrans ,.à qui il 

E renne envie de fe faire Empereurs. 
)iocleticn 8c fon Collègue élevez par 
ce grand fuccès en prennent l'un le nom 
de Jovien 8c l'autre celui de Hcrciilicn^ 
8c croyant deyoir la Viétoire à la po)- 
teébion de leurs faux Dieux , ils tour^ 

nent 



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fat U Bis de DiiH. 565 

ncnt toute ieur fureur contre le Peuple 
de Jefus-Chrift. Qui Tauroit cru que 
les^combuftiops de TEmpire, aboutif^ 
£wtà la dixième & gi^ande perfecutioir 
des Chrétiens. C^eft^ ici un cinquième 
cachet de la Providence , un ièau tout 
pmticulier , qui cache le Confeil de Dieu 
a nos yeux. 

Sixième révolution aufli gbrieuie 
qu'inopinée. Lx>rfque PEgiife de Dieu 
a dilparu; loifqu'il ne fiiut plus la cher- 
cher que dans les Deferts , dans les' Pri- 
ions ou dans les Cimetières des Saints 
Martyrs , la voici qui repàroft tout 
d'un coup fous Conftantin viétorieufè 
du Mondé & avec des Palmes en fes' 
maki?. L'Empirén'eftplus ni unEm-- 
p ii O nfi querant , ni un Empire Perfe- 
cateuT'; mais un Empire Chrétien. Qui 
fe feroit attendu à un changement fi heu- 
reux , fi prpmpt , fi général ? Voila donc 
enawre une fois le Confeil de Dieu bien 
cacheté pour les pauvres mortels ; ce 
ri'cft pas simplement l'avenir: mais un 
avenir incfoy^We,, abfurde à prévoir, im- 
poflibl^ deviner qui.feit le feciémeféaù, 
dont Die^ cachette fes deflcins. 
: Septième révolution, qui tonfondnos 
Qx ju. 



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^^4 VOuvertmre desfif$fidHx 
jtigcmcns. X-orfquc l^E^ife Cbréttei^ 
ne ddivrée par Cooftaotin # Se vïdtf^ 
rîeufc du Paganifine femblc fdo^r 
rcmpltr k Terre , & oottTondikJ xtÊC 
PEmpirc rcandrc cet Btrtpiirc ifl^iflanc. 
jufi^a'à k fin des Siiclcs, qui & fercuc 
at^da i de nouveaux ingemeas èc 
Dieu, dont la févérité va égaler ouftrr- 
pstfibr «lie des premiers ? (^ aurôir 
crû que cet Emtiirc tme fecoiidc'fbir 
impie ^ ingrat a fon Créateur, &roit 
une ièconde fois l'objet de fe viertgeaia- 
ce redoutable ? Car nous verrons revê* 
nir fous le ftptiétne feau les mêmes 
fl^ux de 'Dieu p(Mir punir l*Empirc 
Chrétien d^avoir oublié fon Baptême 
par Ktnpiétc de PHéréfîc , ntmies 
nvxurs ]^yennes , 8c par un cuM^Kd*. 
veau. 'On verra encore une (m^xu 
EmpioB en profc auxTymm 6c aux 
Bmiares, embmé du feu de la difeor-* 
de, confumé par fcs propres divifiwti. 
Lat Mer bruira & les Ondes, Les qua^ 
t»e vcns,' qui fent:pour le prefcnt iit- 
tenus fouffleront iiUr ocite Mer a^ée. 
L'ËfiipÎDe fera ^e Aouv^eau envahi pr. 
des Peuples£tranger8 , qui 'IbâriirofiVfur 
lui, À meÂuie 'que les Trompecres de 

* Dieu 



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^Dku ibaneront. A ce -^gnsl dow^ié 

'4'fabaut U grè^e mêlée de feu 5c de^ 

.igQg UHXibera Aa* la T^re, une.Moà- 

. tag|fie ard^^te fe precipiijpia 4a>^ la. Mer, 

leSolc^ fou&îra yMËclip&.,i)ui fera 

^(paroitre avec }a troinéiBe parue 4e f? 

lumiÀre l^ troifîéme partie du jo^r. , 

^ , - J^a f^mee du Puits de Tabitiie obfeujf. 

.cira ksCieux, & ks Sauterellç^, qi/i 

.en forcent , couvriront la Terre» im^- 

^gqsVfyoïboliques des caJ^mite? ré^leç, 

wt |ttii|ndept r.Ëoipire ious le fepciéinc 

ieau, ôC quenotts.ixxpûdcrerQns l'une a- 

frè^ Vrntt^ dws leut lieu* U ^otl$ fu^St 

.four k firefçnt de renaar^iuçi' <jue 1'<h?- 

pofitioô apparente qu'il y a entre îa 

gloire du unième Période $c les jqgç- 

m^^ qui marquent le fcptiénxe^ que 

,cwte oppofition çft un cachet particu- 

hur^ UQ feptiérue fcau qui cacheue k 

Coofeâ^ de Dieu par rapport wx évé* 

nemcQs du Ccptiéw^ -Pcrj^de , évçflMS- 

mens d'autant plus impénétrable qu^iU 

^901 cachez dan$ un a^c^nir éloijpé de 

toute wparençe» au-deflii$ <fc3 conjecr 

ture»>m lequel onne poctrroit jamaii 

ÙL peniïe, dîni un trii^e av^r qui eft 

un inigme pour le prciènt matqué d« 

Q 5 tant 



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^66 VOnvtrtUft 4ès fip$ fkaux 
tant de gloire, avenir qu'on ne feuit3$t 
prévoir puifqu'on ne'pci]ù: tirer ^iictiûe 
confequence de oe ^ui «ft à ce iqui fera, 
de ce qui arrive à ce qui doit arriver, 
^jfàns avoir, perdu h jraifoH^. . 

Voici donc fej^t Périodes, fcpt fixrets 
de E^u , fept Paradoxes de fil &^i^ 
fcpt Révolutiofisoppofées l'ufiç àl^au- 
tre, cachées par le voik^de l^v^r & 
par celui de leur mutuelle bppofitito. 
Ajoutons fèpt décrets de ià Providence, 
qui de même que les ordres d'un Prin- 
ce , ont chacun Ton cachet p^iculiet*. 
v!!es ordr^ du Klaître du Monde, ca^ 
cjhetç2 pour tout autre, ne le 'font pas 
pour Jefus-Chrift puifqu'il 1^ feit coiï- 
noître par avarice a St. Jean. Vous Iç 
voyez. Vous \t fènt^ , ou vous avez 
deflein de vous tromper" vous mêmes. 
Car on vous a a(^blez d'une multitude 
de preuves defeit, d'événemens ifenfibfcs 
& parlantes, auxaùellcs Pincrédulité mê- 
me a peîtie à reufter. 

C'eft Pidéc générale que noiis devtwii 
avpir des fept teaux, & çïue nous avons - 
voulu dévelciper à Pocaïuon^ du prefent 
Période, pîMrce que &n$ cette lumiéiaft 
il parpîtroit étrange que-^ingt;aiis de 
{ >' '' per- 

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Par le Fiis de Dieu. ^6j 

perfecution fiflcnt toute la matière d.'un 
icau à parc, d'un feauqui eft diftinguè 
dès autres-, quoique le Période qu'il 
contient ne foit qu'une cfpèce d'inter- 
mède entre les Préliminaires du jugc- 
tnent àt Dieu fur les Romains, & la 
confommation de cette vengeance. Nous ^ 
reprenons^le fil de notre fujet.. 

.Qnand il eut ouvert le cinquième feau. 
Nous ne fommcspas les ieills, qui trou- 
vions ici la dixième & grande perfecu- ^ 
tton des Chrétiens , qui commença par 
Diocletien , & tjui finit avec Licinius. 
Cette opinion eft aflèz commune parmi 
les Interprètes, & nous: pourrions pren- 
dre droit là-deffus , fi nous ne lavions 
que tf entendant ni ce qui precècfe ni ce 

3ui fiiit la révélation du cinquième feau, 
s en parlent comme au hazard , & fans 
aucune certitude^i ce qui eft bien éloigné 
de iK>tre deflèin & du Caraétcrede cet 
ouvrage., Nous laiflbns les vrai fem- 
blance^ à ceux qui cherchent encore la 
vérité: mais pour nous, qui par la grâ- 
ce de Dieu Tommes parfaitement furs de 
l'avoir trouvée, il nous fiéroit mal -de 
nous 'arrêter à de fimples probabili-, 
xsz. , .. • - ^ 

0^4 Nous 

"^ ■ ■ Digitizedby Google ^ 



368 VOnvtrtme tUt fipt fiaux 
Nous prétendons démontrer tout cç 

3UC nous difbns a cet égard ^ fk. notre 
emonftration roulera fur trois Princi- 
pes. Le premier cft, qu'il s'agit ici des 
Saints Martyrs de Jefus-Chriit , le iç-. 
cond qu'il nxil pas ici queftion d&ceux 
de ces Martyrs qui ont été mis à Mort 
par les Juifs : mais de ceux qui ont rc-' 

Îju la Couronne par kmaindcsPawûs; 
e troifiéme qu'il ne jpeut être parle da» 
cet endroit que des ndèles, qui ont ét^ 
martyrifez dans k dixième & grande pcr- 
fecutjon ,qui commence environ la dix & 
feptiéme année du régne de Dioclctien, 
& fait place à la délivrance géaérfl^e de 
l^Egtiic fur la £n de celui de iLicinius, 
Le premier de ces trois Principes eft 
auffi evidcûC & aufE inconteftable qu'il 
peut être j puifque rien n'eft plus exprès, 
plus fonnel, plus précis queices parol(i$ 
de POraclc. f^^^i^ fins P Autel les éwù^ 
de ceux, qui avaient été mUk m^rf paur 
le témoignage , qu^ils avoient ou qulu 4* 
votent maintenu s car de quelque mtniép 
• re qu'on traduife , tout revient à un. 
Op ne peut nier qu'il ne .s'agiffc ici des 
Martyrs, puifque fouffiîr fe Martyre 
^ être mis à mort pour le témoigiwge 

ou 



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Par h Fm M Dieu. 5^ 

Ml pour maintenir le témoi^ge font 
termes Sinonimee. H cft •encore bien 
certain, <|ye œ fent liiks Martrrs de 
l'Evangile & non des Martyrs de la Loi, 
a moins qu^après avonr promis à St. Jean, 
d$ Im m9ntr§r Us ehofes àui dûivept être 
faites ci-dprh^ on ne lui parle du Mar- 
tyre des Maccrfîées plutôt que de cejui des 
-Ghréticite, ce qui ne peut être foppofÊ 
tib^ octntvagahce. 

i> Nôtre fècond Principe n'çft pas moins 
évident que !c premier.' Les Martyrs 
ne peuvent êtrc ceux qui pnt^ été mis â 
mort par fe$ Jui6. ^ Deux raifons ^ dé- 
montrent invinciblement. Laprémiétip 
cft prife <te Pépitète qui dl ici donn^ 
â ceut oui ont répandu le fti^ des 
Saints, ff^fjf^eî à ^nand ne venges ,ttf 
feint nôtre fdng deeenx ^ qt$i hahitenp fur 
la Terre, Lfes Juifs ne peuvent etre^ 
ainfî définis , dans quelque fens que vou$ 
preniez cette ^preffion , les Habitant 
de la Terre. Car fi par la Terre-, vou$ 
entendez la Terre Sainte ^ on fait guc 
les Juifs , ^% tranfporteTi' par Tîte. 
fcors de leur Pais ,tï/habitoient plus cet- 
té Terre là ; fi vous entendez par ce'ter- 
me la Terre Uni#crfelle, onvoitd*abord 
Qy que 



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570 VOm^murt deff€fr(eaHx 
que les Hahicansde la Terre Uni vorfoUe 
ne font pasfijnplenient les Juifs :'6c fî vous 
entendez par cette Terre, l'Empire Ro- 
main, comme les exem{^s en 4>nt afle2 
frequens dans cette Révélation , on con^ 
prent encore (ans aucune peine qu'on a 
cntenda autre chofè que les Jui& par les 
Habitans de la Terre ou par les fujets 
de l'Empire Romain. En un motTex*- 
pr^ffion de TOraclc eft trop^gra^dc & 
trop générale pour être retreiqte au 
Peuple Juif , dans Péçat fur touj: où Ct 
malheureux Peuple fe-'trouvoit. alors ré- 
duit; ce qui nous conduit à notre fé- 
conde raifon. Pourquoi en èflfet les 
Martyrs deman4eroient ils qqe Içurfàng 
fût vengé fur les Juifs ^ lorfqu'iî X*ptott 
déjà fi wcinement par la ruînc de Jerur 
falem démolie jufau'à fès fQn4çpien^ 8ç 
par la defolation de fes Habitans mcncx 
en captivité, & puis eii Triomphe après 
fcs calamitez inouïes du plus affreux 
Siège, qui fut jamais? D n'y auroit pas 
là de raijfbn. 

Notre trpifîéme Principe ne fera pas 

plus difficile à prouve^ . Les Saints Mar« 

tyrs demandent que leur iàng foit veà* 

gé ix)n fur les Juifs ; .^^ais ^r les Ro- 

f mains. 



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fâr le Fib dt Diernl ^ 571 
Kmiûs. . Cela eflf démontfé. Il ne rcftc 
4onc plus qu'à fîwoir la véritable ^po- 
^edece grand cri du fâng des Martyrs. 
Or c'eft k ce que 1 efprit Prophétique 
qui parle dans cette Retélation n'a pas 
voulu nous laiflèr i^orer , puifqu'il 
nous fait entendre cette voix de fanff, 
non dans le premier Période qui eft \c 
Xemps de Trajan, ni dans le fécond Pé- 
riode, qui eft le temps d'Adrien, m 
dans le troifîéme Période, qui eft le 
temps d'Antonin, ni dans le quatrième 
Penode, qui eft le ^mps des combu- 
ftions de l'Empife fcélc du quatrième 
icau: mais dans le cinquième Période, 
qui fuit CCS combuftions & qui par né- 
ceâlté tombe ùix la fin du régne de Dio- 
detien. 

On M, dira pas ici que Trajan modéra 
la^perfccution, s'il ne la fît pasceflêr, 
qu'Adrien fur la fin de f©n régne défen- 
dit de plus rechercher les Chrétiens pour 
4eur Rdigion , qu Antonin , encore 
qu'ail ne put ms toujours les arracher à 
k furear des Peuples & à k fevérité des 
Loix^ a néanmoins été leur Proteéfceur 
& kur Apologifte, que les. fidèles, ont 
jottï d'un repos de trente ans au milieu 
0,6 ' des 



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%J% LOmvertmre des ff$ féaux 
des cwnbuftioas <te l'Empire Rom^ 
les Empereur penfiint plus k fe détroirc 
les uns les autres <ju a peifecuter ks 
Chrétieûs. Ces Éâts font d&nnus , 6c 
îious cotidaifèftt à croife qu^en cfiet le 
grand cri du fi^g des M^tyrs doit étere 
Ptnvoyé juiqu'au temps de Dîodctfch, 
juflju'îi te dixième & grande perfecurion, 
qui a plus fiât couler de fang que tou- 
tes les autres neuf pcrfecutions prifes en- 
femble. Tout cela cft plaufibie & vftà 
femWable dans un fou verain degré: mais 
^'avohs nous afl&îrcde vrai fcirf)latKaâi, 
lorique Pordre & h Iftîfon des Périodes 
& d!es fcmx nous fournit une véricftWc 
dém<mfti^môn fur te fejét? 

Oettedèttonftrationfera dan§to« i<m 
j©ur , lorfque l'ouverture du fixiéâie 
feau ^ qui fuit celui-ci nous aui^montré 
HEglife rétablie par Conftantm. ^Car 
idors la dixième Se grande perfecùti<« 
igui remplît le prelént PerkKfe fe trou- 
vera t>lacée etttre les ccwnbuftioas <te 
PEmpne qui h précédent & k Trioni- 
phe de notre Reîigton , tjui k firit tm- 
ftiédiatemcnt. Et quH autre que VE^ 
pm Prophétique aùixwt rangé ïesév^né- 
mcm dans la tète de St. Jean arec le 

mc- 



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Blême ordre préci&tBetô; qu'ils ic trou* 
vcxxt placez dansl'Hiftoitt l. Qiiih»» adit 
que le grand aides Saints Mnrtyrs implo- 
rant la vcngAncecélcftcfeferoit entendre 
immédiatement après les r»ver{êmens 
4k la Répablk^ Romaîne marquez au 
quatrième Période , & immédiatemei]^ 
avant la rév<:datîon de Cooftantin qui 
remptklefixiémc? Mais notre caulen^ 
ftas oeibin de ces Trionq^hes anticipa; 
& poifque la révélation du itxîémereâu 
iiSA ras encore explicptée^ cx^tentod^ 
nous de i'^tantage <jue nous aouvons 
dans la liaifbn du cuiquiénK {aax avec 
les précédens* Qudle érideoce^ quel 
édat de vérité n'y voycms nous pa5;di^ 
ii pre&nt, pour peu que nous y/af^<H^ 
cions d'attentioi^ 

U étsît écrit' au Livre des Ddbbée^ 
qu'après - les A^iftoires de Trajan , les 
maflàa^çs d^ Adrien , la tranquille profpé- 
rité^dcMarc Antonin, les combuftions 
& les ienv^femens de l'Empire fous fes 
Succeflèurs, une affreufe perfecutionfe- 
îoit couler le fatig des fidèles ôc que ce 
fàng demanderoit vengeance à haute voix. 
L'événement n'y a-t-il pas repondu? 
Les chofes n^ibnt elles pas arrivées en 
, Q^ 7 efièt 



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5 74 VOmviftftre des ^rfsâux 
cflfet de la même manière Qu'elles avosêm: 
été ptéditses ? Y a-t il qaeique iiTéguhiF- 
Tité, quelque renverfcment dans l'ordre 
de Inexécution? La dixième perfccution 
'a-t*elle précédé les Triomphes de Tra- 
jan , ou a-t-elle été fuivie des profp&i- 
tczd'Antonin par un accompliflcmcnt 
brouillé de cette Prophétie? Pourquoi 
l'ordre des événcmens fuit il fi exaéte- 
ment Pordrc d» paroles de notre Ora- 
cle ! Quct heureux hazard , en a fait la 
divine harmonie? D'où vient que tout 
fè trouve à point nommé ? Quand nous 
aurions fait la Révélation , feroit elle 
plus conforme à PHiftoire? Et quand 
nous aurions fait lesévénemens de rHh^ 
Âbire fèroient 'ils plus conformes à la ré- 
vélation? O Triomphe; de la Providèn*- 
ce & de la Religion! 



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Tuf le Jik àeBkm/ yfif 

SIXIEME TABLEAU 

PROPHETIQtJE 

o u 

LA REVELATION DU 

^ SIXIEME SEAU. 

Verf. 9. 10. II. 

^ Et je regardai , quand il eut ou- 
,, vert le fixtéme fcau ,• & voici tl 
,, fut £iit un grand tremblement dé 
^ Terre: & le Spleil devint noir 
^ comme un £u: de poil : Et les EU 
^ toiles tombèrent du Ciel fur 1^ 
^ Terre , comme quand le figuier 
,, jette çà & là Tes figons étant iè«» 
^ coué par un grand vent Et . le 
^.Ciel fe retira comme un lîrrc le- 
^ quel on roule. Et toutes Montai 
,, eues & toutes Iles furent remuées 
^ de leurs lieux. Et les Rois de b 
^ Terre , & les Princes , & les Ri- 
r, ^ ches, 

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37^ VOnvêHufê des {efi'fiémx 
„ ches^ &:lesCapitgine3^ &:lç§Puîf- 

,, bre fe cachèrent dans les Cavernes 
^ „ & entre* lés rochers (fcs *îomsi- 
,i gnes* Et ils ' cRfbient aux Mpntk- 
99 gnes tomber (izr nous & nous cachet 
,, de devant la face de celui, qui eft afr 
,^ fis fur le TfQoe ^ & dip «fevgnt- la 
„lcolérede1^ghfeatr; Carlagfaftde 
„ journée de& oeléreaft vepiie, & 
„ qureft'cequi pourra fubfïfter? 

A Voir là glofe dé Mr. de Meaux 
furcc fujet, on diroit que le fi- 
^ xiémè (eau ne s\Duvre' que |K)ur 
domief lieu à fon iloquence de Imller, 
fi laTerî^ tremWe\ fi le ScrfeiPsob- 
icurcit, fi la Lune pàroît toute (anglan- 
«c, fi le5Btoife$ tombent duCtet, c'^ft, 
4it-il , quM fetnWe que tout pérît pour 
ceux qui perifièat, Ceft peràèi^ fine- 
ment. Oi demeure d'acordt quek Pré- 
btàvoit^ePèi^it, du tôar, 4c fei<}é- 
licatefle. Peu de gens , à cet' é^d 
peuvent lui être compares^, ^ je 4<Hite 
que |wfonne doive lui être préféré j 
fliaw c'eft du bel e(^rit hors d'oeuvre, 
%^ 4e h 4élîcal;e(& perdiîe. It e'ftgîc ici 

de 



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JP^ A?, Fils de pu». 577 

<te toute autre^cîhofe. L!él0quence, a>oah 

xn^^le lavoir, auroit tort de prétendre 

que Ï3fi^ Im eût réfervc k gloire d*ex. 

I^liqtfer fes Oracle. Njfer, b Prqyiv 

deoce s'eft elle-raêrnc char^ de ce 

ioiii; c*eft Dieu qui explique ici la pa^ 

rôle de Çieu y & par un Commentaire 

fort aifé, puis que cela fe feit par dcsé- 

yénemens connus de tout le Monde , 8c 

non par des figures de Rhétorique, oa 

par les curieu^ recherches des favans^ 

tS^ qoe perfonne ne s'en glorifie £c Ofut 

i'honneur en revienne à Dieu à qui cet 

honneur appartient véritablement. O 

que nous oevons y apporter de notre 

part, c'eft du travail oc de l'attentioa 

d'un côté t. de l'humilité Se de la fou* 

miiSoQ de l'autre, avec la refolutiond^ 

ne chqrcher qu'en Dieu, ce que Dieu 

ièul pc^t nous^fàire connoître. C'eft 

ce qu'<m ne peut trop dire & troprepei 

, ter en tout temps; maisfiu- tout quand 

©n traita d'une matiéi-e comme celk- 

â. . * 

Dieu nous préfet^ pour cela deôx 
liyreô qui font cantirraeliémcint ouverts 
devamc nos yeuKi^le livrc des Ecritu- 
res ^ où tUHis trouToûs le fesis des em- 
blèmes 

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^78 V Ouverture des fif$ féaux 
blêmes qui envelopent la Prophétie & 
celui des événemens qui nous foutcon* 
noître la vérité Hiftoriquc & Litteiiile 
qui y répond Tenons nous en là; Sc 
pour ne nous écarter pas de cette régie, 
évitons ces brillans , ces jeux d^cfprit qui 
Ikuflî bien font autant de rabatu fur le 
bon iens, fur lalblidité, & qui pefenl 
inoins à mefure qu'ils ont plusM'éclat. 
En efièt fur ce Principe que lesgrandei 
calamitez publiques font reprcfentéci 
par le renverfement de la nature, par- 
ce que toutes chofcs periflent pourceuit 
qui periffent, fur ce Principe, l'ébran* 
lemfntdelaTcrre^ & robfcurcifrement 
des Aftres fcroient des Phénomènes 
bien comnauns. 11 n'y a jk>int d'année^ 

{)oint de mois, point de jour même où 
es Aftres 8c les Elemens ne fe perdent 
Î>our un nombre prefque infini de per- 
bnncs qui en perdent Pu(àgc par la 
inort dans des calamitez publiques & 

Îarticuliéres. Mr. de Meaux cite la 
Prophétie <iu 24. Chap» d'ifaïe , pour 
défendre fon exp^ation^ 11 auroit con- 
nu û mq)rife , ^'il s'écoit appliqué à 
entendre cetOwlgi, ^vant que de nous 
le citef; & s'il y avjoit joint tous les 

paf- 



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pafTages des Prophètes qui fonit paralel- 
les i celui-ci dans la circonftance dont 
îi s'agit. Ilauroit veu qu'un tremble- 
ment de Terre , joint à Pobfcurcifle- 
Hïent du Soleil , de k Lune & des Etoi- 
•les fîgnifie conftammcntdans le ftylePro^ 
})hécique une grande révolution. Il ne 
fuffit pas de le dire, il faut le prouver} 
ce que nous ferons , non par des yeux 
d'imagination ; mais par des exemples 
tirez de PEcriture & qui ne peuvent ê- 
tre co&teftez. 

L EXEMPLE. 

T E Prophète Amos predilânt la revolu- 
•*-' tion qui devoît bientôt arriver da,ns le 
Royaume d'Ifraël par le tranfpôrt des dix , 
Triousdans PAffirie, dit, que UTerre 
s^écQHÏe comme un Fleuve ,- qn^elle efi pouf- 
fié ça&Jà^ quelle efi fuhmergee comme 
far le Fle$^e d^E^fte.^ ; ce qui eft accom- 

Î)agné d'un changement au Ciel 6c de 
'obfcurciflèment des Aftres. Et il arri'^ 
vera^ ajoute-t-iî, que je ferai coucher te 
Sifleil en plein midi^ & que je ferai venir 
iei tinebres fur la Terre en temps fereiri. 
. . .. . ^. • X-. , " .'Ce 

*'Ainos ch. 8» 



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gSo VOf^irtun dis fiptfuux 

Ce difcours ne peut être pris à b 
Lettre t car ua Pais ne s^écoàe poiat 
comme un Fleuve lors qu^n en tïao(^ 
porte les Habitans; la Texte pfifcpour 
cette mafiè coupa;, en colioet & vftlons 
qui porte, des Plantes & de$ Fruki, la 
Terre n^eft pas fublocrgée par des eauic 
lors que des Troupes Étrangères Pen- 
vahident, ôc le Soleil de la nature ne ic 
précipite pas du haut de ibnHëmirphé^ 
re ^ quand la Royajuté eft abolie parmi 
les Enfans dlfraél ; perfonne iî?y &U- 
roit être trompé. C'cft ici très certai- 
nement on langage 6gtçré Se embléma- 
tique, dans lequel le raïs fe prend pour 
ceux oui Pbabitent, les eaux pour PAr- 
mce des Aflyriens, & le Sûfcil pour le 
P^oyaume d'Ifracl. Le Païs s'écoule 
dans ce fens , parce que les Habitans en 
/ont tranfpwtez. La Terre eft fub^ 
mergce lors que l'Armée des Aflyricas 
ie debwde fur les dix tribui. Le So- 
leil fe coucbé quand Iq Royaume d'iP 
xaël eft aboli ^ le Soleil fe couche en 
plein midi & les ténèbres furviennent 
en temps ferein, parce que ce change- 
,mcnt de rEtat.arrive lors qu'on s^y. ar-r 
tçodoif le moins , lors qu'on n'y étoit 

nul- 



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?4r h Filrde Dkn. 5Î1 

nullement préparé. Voilà dcmc une rc- 
vokitkm* dans la Société , décritef en 
ftyle Pw|^hétïqnc , pm* im diangément^ 
fur k Terre & dans h s Cicux. ^ ^ 

II: E X E M P 1. E. 

T E Prophète I&ïe prediftnl là revo- ^ 
-^ iotbn qui arriva dans fon Païs aa 
tiempK du Roi E^echifls , lors que Sen- 
nacnerib avec une Armée d^Afly riens, 
gmiSe du ^concours des Nations veifi- 
nés ^ for tout des Iduméens , prit tou- 
tes les Villes fermées de Juda , à l*c«- 
eeption de celle 4e Jerufalem miracu- 
leufémefnt (ecouriié par- un Ange qm 
extermina fes ennemis ; Ifeïe décrivait 
cette grande dévolution , s^xprîme en 
ces termes. Jtpfré9hèz:''wms , Ndtim^ 
fWt4coH9er & v<mè -Pififtev fijtt. atteH-* 
pifs &c, Cér là délire dà Stigr^nr ep 
fur P9Htts ^es Nutiêns & fa fnrenr fkr 
tùiHt ItHr Armiê^^ ilUes^mifts a Vin*^ 
ttràit ^ il tet A' livrées ftmr hfe tHceèi 
, LtHrsileffIsKk mofi firent fenez. fk ô^ti^ 
ti$ f^uantemr^^s^âêaié^s t^mera^ "& les 
Jkfmfajni^ ÂégotiHrmt lie le»r fimg, ^ 
tMtt lArmti des Çiânx-fe jmdra ^ &lés 

-tSimx 



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deux fcnmt fiiez, fn rouleak ^mme np 
livre , & toute leur Armée tomber a^ 
comme tombe le feuillue de U vi£ne <^ 
celui du figuier. Car mon £fé^ eft enj^, 
vrée aux deux s voici elle defçendra con^ 
tre Edim , i^ contre le Peuple que fai 
mis k P interdit *. 

, 11 n'cft pas néceflàire de vous avertir 
que cette Armée des Cieux n'eft pascel- 
le des Etoiles, pu que ces.Cjcux.^i 
font pliez comme un roul^u, Jûe ^en* 
tendent ni du Ciçld^ Meth^res, ni 
de celui des Aftres , ni de celui des bien- - 
heureux. Ce n^eft ïi qu\ine loague al- 
légorie. La figure faute- awc yeux. 0»% 
nous y rcpreièote la-puiflànce dcrSen-*' 
nacherib cotpme un Ciel de:protc^îon,- 
fous lequel les Iduméens çroyoipnt êfte 
à CQUvert de toute difgrace. Ses Trcm-^ 
pcs nombrcufes, ïc^ioutablcs , y.iâ:<Mieu^ 
tes font marquées fous Pembl^e de 
J' Armée des Cieux & leur deftruârion 
fubife eft décrite par la. chute des feuil- 
îcs de la vigne & du figuier , par une ^p^ 

E^fition entre . feuilles $c Etoiles^ qui 
it un contrafte admirable^ dans le mn-* 
gnifique Tableau i m^ rien n'égale le 

\ der- 
-, ♦ Ifa. 14 * ' 



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far le Fils M Ditu. 58^ 

dernie^- trait ,de la Peinture, lars qu'pn 
ajoute que les Giéux font pliez comme 
un rouleau, pour marquer la rsc?olution 
qui -fait (Jifparoître en un moiïKait cette 
grande puiffence, qui .la fait difî?aroître 
en un moment aux yeux de ceux. qui 
avoiçnt conté fur fa proteârion. 

IIL EXE M PJP E. 

T E miême Prc^hétc décrit ainfi le 
^ chai^ement qui cfcvoit arriver dans 
le Mqndc par la Viétoire des Perles ÔC 
de^ Mèdes fui* les Chaldéeos» ♦ Les 
Etoiles des Cieàx & Uftrs Afires Me fe* 
ront point luire leur clarté i le. Soleil s^ob- 
fiurcir4j quand il fe lèvera^ & la Lt^ne 
ne fera point refflendir fa lumière i 8cunî 

-peu plus bas. fe ferai crouler les Cieux 
e^ la Terre fer^ ébranlée de fa place à 

, eau/h de la fureur de l' Eternel. 

On ne peut nier qu'il ne s'agiffedany 
cet endroit , de la révolution qui fît paf- 
fer k Sceptre de PAfie, de la main des» 
Chaldéens en celle des Mèdes leurs vain^ 
queurs^ parce qu^on nous le dit enpro-i 
près tames dans k fuite. Foici je vais 

- fuf 
' * Ift, ch. ^j* 



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^4 VÙmwrtmtd^sfkftfiMx 
fkfi»ter emtre eux let Medes fw^ ne ft^ 
mm AUêtme ^fiimt de Purgent ^ tjni ne 
PiÊrritermu f»itu s ter &c. Babylonc 
qui eft noomiée , <pitlquc9 yer6ts at^rës^ 
la nobkflc des Royasiraes, Pcxcellencc 
de \\oTigj^û des Çiidldeens , Babyloiie 
cft îd reprefentéc foas l'emblème de^œ 
qu'il y a de plus grand jians la iiaturc 
Le Soleil qui ^ft ^bfcwci quand il fë 
levé, marque le Roi desCbaldéens qui 
cft à pdne fiir ieTrôiîé^'il erfcft feu* 
ycrfé ; car Belfatzar n'avoit régné que. 
peu de tctnps. Ion qu'on kiî ôt^ TEm- 
jdre aveck vie. La Lune & les Etoi- 
les qm ne font point luire leur clarté 
iwt Je Gouvernement & les grands; C^ 
ficietis îde cet Empire , -qui nc.èPÔppo-" 
fcnt f)oiiit ou qui s^oppofenttqutitemert 
aiâc progrès deCyrus^ & Pébtàtden^i^ 
de la Terre & oœ Ciftix eft, non va 
changement dans les'Elemcns, car îln'y 
eut rien de bouleverfé dsuis la ns^turei 
mais une rev(Jution ^ ta Société o^ 
donna une autre lace au Monde, çx^M 
d(Hinanul'autres Maîtres, lorsqoéFEm- 
f»ti6 pSiTa du Beu|>le fubjygue ^u Peo- 
ffe viûoricux. ^ 

IV. EXEM- 

— " 1 

' Digitizedby Google , 



Péf fà/Bls de Dieu. ' ^%f 
IV. EXEMPLE. 

t E ftôpHfe Aggfe^ finit fa rcVelatioâ 
^ pai<**Cîs pàrjoks rcma!tj[i^s^les. ; /^A 
4^ranUrdi'UJ Cimx & ta. Terre, fè 
nHverfirai le 7rhè 4ts R^j4ùmes. fie 
ÀetrnitéAia ferce des 'Royaumes des Nai^ 
thtts. fennifUrfirai les Chdri^fs & ceu^ 
^ï j font Mjfir^'ies Chevamc dreeux ^ni 
ies moment ^*iDbacun far PÈfied^ fin fre'^. 
te. L^ Int€i-prêt€s fe psurÉagent là-dcÀ 
€ms. Le^^ lîris veulenj qu*iï s'agiflfe daîii 
«t Omcle de la défaite àcs Perles par 
"les Grecs fous Alexandre le Grand ^ loi 
■autreis l'expliquent plus généralement de 
lia ruine des qtfiitre. grands Empires lc« 
kmspar les autres, cfes Babyloniens dé- 
bits par les Perfes , les Perfès par les 
Grecs > les Grecs par les Roiùains, \ci 
Romaine par eux-mêmes dans leurs Guer- 
res civiles. On prétend que comme ces 
Peuples étoieilt tous îdolatiés, 'chacun ^ 
été re^verfé par fon frère,, quand ils fe 
font rhitttiellemeht extermiiiez : iîais qi 
icm n'ar auom^ rapport a^éc les paroles 
jqiiifbiventîmméaiatcment. Encetemps^, 
/^ J dit l'Eternel,/^ te pree^drsiyi ^^r 



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316 L'Ouverture eUs Jiff fidux 
robabel , & je ti mettrM comme un Aneau 
de' cachet ôo:. 

Ceux qui ne veulent pas que l'Ecri* 
pitt nous ]f2âç\t du MtffikteA^ ki pdfoiï. 
iûc de kt tyj^^ Davidi Solomoni Zo- 
l^babcl &c. »uit>nt de fejpeinie.à tnnir 
yér un (Ujet auquel ils ipiti(ftntf«hr l'ap* 
plicationdeceitePropnétk; ttâûsiln'efl: 

r% Tiéct&û^ de diffmler avec àxx pcrtir 
pre&nf. U fuffitpbur notre defleifi» 
^11 luifit du Principe commun , dont noiîs 
demeurons tous d'accord. C'^ que 
quoi qu'il cnfoît, le Prophète nc^spar^ 
kicid'uilcreVolmioh, d'unchwgémci^t 
ditiis k ScJciété ^ qu'il expriniè en ter^ 

Jies âgutez, lors quHl dit, que Dieu é- 
ranlefti h Terre & les Cicux , & çb 
termes ftbffi^^ ïors qu'il ajôlite qu'il 
tdétnnra k ptiiflince des Royaumes 8c 
fd& Nations ) Sc cela par l'Ëpêe chacuà 
ikfôûFrerc. 

V. E X E M P L E- 

«• E Prophète Joël finit le fécond Gha- 
~ pitre de fes révélations par unePro^ 

Î*étie qui compiemi trois g^ds éèjcts^ 
^Micm des^dom du St. Efmk &^ les 



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* fat U Fils de Diçê. \^y 

Difc^ de #fus.Ghrift ; k dci-nfére 
iruinc des Jùife ; & Jâ dclimncè de TE- 

Î;ii(e que Dieu sPétdiè formée d^éntrc ce 
^cûpfe . ^îpefëiVce pâr^ fa Ffé^encc 
de cecâô^e îât iasxïk. En ces joutf^ 
la je répandrai if^bn éfirii fuf tmte chair, 
& vas Fils dr pts FiUes%refhéti7iér(mt: 
vés mi€iefti fit^nMt tM jfhnges ^ é" 
^os j^nét géni H/trrM àéi i^i^s 8cé. 
Voilà Péflfiyflôn dés \^iM dit 9t. fifprit 
<xà Pl^life Chi^ttéttîb. Ce ^^ pas 
xiôtje inte!if^ti(fiôn , c*dft celle dc^ Apô- 
. très, fe fèrai\ inSous dit EKtii tàut cftî 
fuite p^r k boiiehé dé feh î=^rdphète, > 
/^^4i rf^ rniràclii Mit CilfàJiy t^ en h 
Terre. Ce foîtt k*tnltac^ ikS A^Strài 
& lespfodigps célcft* ,tjdi àhrtiiîcèîtriç 
tiifuite la ruïn* dé JtrdùÎÈaà: Il J àîi^ 
ta feU &fang & î;Mtiii-âi]fnlk(t. Vi*- 
là l'îhcehdîe dd Tcmf«é 8c de là ViHe 
iiyec les eombltlftitim de la JfddfeTHdgnî- 
fiqucînent dééftés , 8c très iittttrftlfemciit 
CXpnfett; ée^St^l^tHfehittfaH^/iHff^'^ 
tres'i'&UIMke'ën J^g , ahànt hi$é U 
rrrétM&WHMè jànt (h ¥îifrmi;iethi 
fié. -€^ fe dfcflfrtrâEktt dti Oferi^rfie-: 




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^88 L^Quvirturt des'fipfikftaux 

bloque au milku dç ce Ifciplc iivi«f|t qcifr 
la da^niére defol^tion q&'jTjîïs,arjjvât, 
Car avant la prife de leur V^le ^t les 
Romains^, Te Soleil dc4>ui^rit^ éiç4 
^couvert de ténèbres, puis que ifç fpuycj 
xain Confeil de jerufalent pu le,^ran4 
Sanhédrin avoit fait place à la pûillàncç 
^e quelques H.oimnes &â:ic\^ç qui s?en- 
trcgçrceoient avec fureur^ À quoi il 
faut ajoïiter que la Lutiç'étoit changée 
en i^g,. parce que laM^giftratucq fi^b^ 
*:îlterne h'etoit plus quhine forte d'anar^ 
chie .meurtrière, qui faîfoit que les Juifs 
Se baignoient dans le iàng les uns des au- 
tres. £t il frriv^ra qt$t quiconque invo^ 
qUtrd le fjvm du Seigneur fem fauvé^ 
\Car le falut fer4 en la Montagne, de Sim 
jir en fernfrlem^ ainji^ fue Pffternçl Pa 
*dit. Il fe trouvera dans le réfidu^o^ dans 
le refli choifi^ que V Eternel aura affelle.^ 
[Ce râîdu c'eft le petit nombre des Juifs 
Iqui avoient cru à l'Evangile, lequel 
jtrouva Ton lâlut éternel dans la prpfefl 
iîonde TEvàngile, & ibn f4\it tenqppw 
^1 dans la petite Ville de Pelîai oùrat 
/emblé par la Providence, il fut 4 cou? 
^vert des J^jgemens de Dieu oui tombe^ 
>cnt alorsiur la Ville, &.fuf Iç Temple 
*" \ ; afin 



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ûcime marmïec defoiîiiaxs pour 
Peuple dé Kcù. : 
•' (3cftJà;lc feâf^e fa Prophétie ûui ne 
reçdÎÉ? éà^ Kr jhoitidrë , difficulté ,aèV 
^i^iâ-''mppàÇè oc' (rai cft bien ccrtam^^ 
retf^quéfe^pâw^^ fe forit pàstrom- 
pesi-^ en appliquarit cfet^Ork:lc au^ ^çmps* 
de ritablilfèmentafel^glife Chrétien.' 
nô;' Lc^t^te'fi^t-naturelkment, & il 
foudroit âvéir'F^i^t tout à fait bouché, 

Êour ne pas s'cnap^rjevçir. Ainff Voi-^ 
l 'tint' Nouvelle iraifon qui'loioiis périli^ 
do ^uj^n <îhaftgfàhéht de la riatùrey maN' 
que. par l^fc^ÈfeSfrciïIcmferlt ^du Sôlcit ' Se 
par ies |>mdigé5 eéleftes", eft remblêtne 
fous Icquelles Prophètes nous rtpi'cfen- 
;cnt 4ine grande révolution. 

s".'^, '.vu V -'.'-^x ^ /--^ ' - • . ■-' -"c '^* 

t%# eft tiré' ^ir<^p. 3/;de U mêfad 
-^ iwëkdoh.^qdî^^uroitrièn^dc.dîffi^^^ 
cilc^fi onnc lobifcurciflbitpàt^'fkuflci; 
Glofès,: raak l'on n\que faire d^eç^trcï^ 

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tl nom foflStgpç top,]q§j9feFp^^^ ft 
l'on execpte f opiniipij. Ei4i?¥lf <îç' <^li 
q^x par Ip r^mciift 4c U Y^é? 4^ Jc^ 
pfaat enteix^pt le )ugc^en|: dei^Fj^c 
tous ks imerpréces recotuipifli^ que le 
iProphéte f}ççm un ji4gema^ç de Dieu 
éc une revpiuDontow çn^%^^ iin ju« 
ficmcnt fccxblaWe ar ceïur^déiruxfit 
fes ennemis àç JoT^T^^^^uxTinêines 
idàn^ la Val^ ^ qeaédijfition ^ èç une 
Tcvolution ^ui ds^ ipettre le Peuple éc 
Dieu dans «n ét^ dejiepos^ de fureté 
Jur la Terre par labai&iMnj; dp fes en-* 
jipmis.. • ' \ . /' ^, 

' Voip VQrapIç ^ns fa jij%r ^çnduë* 
TuBlie^Scccï mti ici ^ia^^s^ 0ftr^€z. 

^ fH^il^ m<m^n$. ChéMgez, vos hA/mm 
en Èfies^ & de voa S^pçsfajfiis àp, UVÂtoiSf 
& que le foibU Aie. fe fuis fort. Af- 
fembk^ VOh^^ &/9tewiz,yo^fs t[j t/nuions 
d^alentoHr , foyez. ajemilez. on un lieu. 
J^h U Scignfffr fha^^ ns H^p^if : vjiij^ 
lansi ^e le/ J^Ations fe rfv^éH^^ & 
'^u^eUesfnantpnt dans l^ /T^ftp.^ /V/i-» 
fh^. Car jîA ^ai la, affis f^mxt jssgn tam^ 
4fs lo4 ^é^x if^'é^^gi^f^ ^ 

L ^ ' ' ^ •? il /«*- 



dbyGc^ogle ' 



- Pat le Pib de l>iiUé 59I 

fsàciUe wdedans^ car U rnêiffm^èftmetê^ 
re : vmet & defceniex. ^ Ç4r U freffw^ 
^ fteim^ Us cuves deiordeltt^ car Um 
mdUcé efi grande. PcjffieSj Peuple^ 4 ^ 
f^Aiide de decijiên : eut la journée de PE^ 
temel fft frhs en la Falée de decifion. Li 
Seleil ^ la Luné ^t été ehfcHTcis , & les 
EtQiifs êHt retiré leur; l^uiére^ Et PM^ 
Urnel ramena de Sieu , & fera ee^rfa ppix; 
de ferufrtem^^ les Cieux & la Terre fi^ 
tctwéhraulez.^ & P Etemel fera retraite 
4 fin Peuple ^ & forée aux Enfans éPtfrael, 
jilors veusfaures^ ftn Je fuie vetre pieu- 
habitant eu Sien Montagne de ma Sainte^ 
r/, ér les étrangers uWpaJptrone plus s SC 
plus bas. UMgjpte pr^ ep defotatian^ & 
SJduenée p^M^ un dejert afhtndenHé a cou» 
fi de ta violence faite aux Enfans de fa* 
eU^dene ik ont répandu k fang innocent 
datfs leur fais. Maie la Judée fir^ ha*\ 
bitée éternellement » &yerufal4m étigf en 
4^ju Mt je netoierai leur ff^ng^ (fùe ^je^ 
tSavw peiné netpyé. Car PÈteînet hahitê 
en Sion. 

Ceux qui ne faveat |>a8 5 ou- qui ne; 

veulent pay fiiToir , q\ic Juda , Jerafà* 

1cm ; Sien , Mûntap;neSamte font des tf-' 

tres^àppardennenc au Peuplé Chrétien - 

^ R 4 par 



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Jçx V0Hvhrfhri/êtryift^]i4Ux 

par. PApôflafic des Juife,-.&:ijiie îës ^^^ 
cemis de* PEglife/Chrëticnoc iônt jnar-. 
«lez dans 1ê$ éoits .des; Prûph^^r p» 
Egypte, pdoto*.MQab,.Afliîr , 8ca 
des geias qui ne ixss^nt.ftà cck ne peu^ 
vent rien emcÉtdre dMi^ cette Prt)pl^tic: 
Çgr où.ô'ouver t^tteJèruGdeiù -paÈr, U- 
quelle Jcs cttangtfs oe paflfcot pluai pout 
I'i)pp»n«r, & qtii ^^Jwbptéédl'âgs cRt 
4ge. Vous en chercheriez ittuufciiaent 
h Yerité Hïftoriqut dans r^ndcnnc^fiLc^ 
jîuWiquc d'Ifraël. Mais encprc; un coùp^ 
jJi s'agit ici non dé difpujcr , mais d'éta-r. 
Wirnou-e Principe, ireft. qu'une grande 
ycyolution: ^nous.^ çft ici reprefent^ en. 
ftile Prophàique. par l'^lricurcif^cût 
4des Aftres , &; par , l^btàqlemchr^de k 
Terre ôc des Cieux. . , Ce qui èft inoon* 
tdhble tant par Ig confideratioanafSino 
de r0raclc,que par,PavQi ^ceilzqui» 
l^e^JiquçE^ autrmicnt que oous^v:. . * 
, Grotms troWe dans M plaine.,d*Aiv% 
belles cette Valéc de Jôfaphat^ifemJ^ 
ici parlé. Selon lui ces^ gens qui c^t^. 

f?nt leurs Epées en HoyaUx fçnt. Jes 
fcrfès, éc ce foible qvi.dit jf/ui:S §ox% 
ÛÇ&, Darius qui fut yaiivji^par !Afcxaar 
4fç te.Gjajid.. Çpïtç çxRl^gi|ipa,^^.^?a^ ;;- 
- I 4. .'i cor- 

' DigitizedbyVjOOQlC 



torde guércs ni avec ce iqui précède, nî 
avec ce qui fuit dans notre Oracle. Co 
ouï pr&cde c'eft Pfcffufion dû Stf^^Efjprit 
ïur les Difciiiles de Jelus-Chrift , iBc li 
dériiîer |a';.';jement deD fur les Jûifsj 
deux évencmens, qui finiflêni le Chapitre 
précédeiit comme on Pa vu. Ce qui fuit 
& qui finit le prefent Chapitre, c*cftuii 
repos durable 6c perpe^tueldaPeypledc 
Dieu exprimé en ces tennçs.- Lm fuàée 
ùra habitiie herndUm^m , &. Jerffpilak. 
éPagt tn âge /^ les étrangers k^j fkjfe*, 
rent fins. Cela dit en mots intelligibles 
que le Peuple de Dieu ne fera plus oppri- 
irié'fiç pcriceuté comme il l'étoit aupa-î 
tavant : mais la Tx^aille tf AjrbcIJes .^'cff 
elle donnée après que le*|^t: EfjpHt dt 
defcendu fur les Apptrcs; fic^depiih ïc- 
dernier jugement de Dieu fûr**lcs Juifs?; 
Uc Peuple debieu rfa-t-il plu$ été fou-' 
lé par les étrangers , depuis que PAiîe a' 
éfi^affiijetie aiix Grecs par Afexandrd Iç' 
Grand? maii il ne ikut pc^nt^difputer/ 
Ce que nous cn^ aVcms dit n'efl quë^ p^* 
voVè de digreffion , où plutôt '4c Farcii-^ 
tefe. Qu'il foit; ici parlé de l'événe-* 
ment qui changea le deftirt & h^ face db 
PAfie au temps de Darius Fils de-Co-" 
RjT do. 

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394 rQ(tl¥mr$4fi.{tt{ta0)t 
^ptoan. ' ^ If^Jxuuie ^euxe! NqusaV 
yops m^ Iç J»cp(çm auq^f^ i«ïçrêit à le 

rcyqiuUftt. 0c q^ cette ïcvoIu^b j^ç 
Soleij , <K^ la |^ne , <^es El^opfss 6& p«[p 

■*■ imn ^ plw ^g^re, p^ *U^9«-, 
qvj? emcor^ que les, préçf^^i #. plu$ 

fiç uii^patipn (^ Efelfit, 4^ Y«ici-. 

rtt ^jJMIfifeiUré Pfticrfm^nt etv^m .^Gf»H 
«^^^f i c^B Jlfi-^ ucMifpmettt çe^m mt 

*U^fi Mmifpt & Us Rg» de h Ter- 



dby Google 



PétrtétRUiiDkm \ gçj 

firptr U TVrrr. Ib firm afim^kt en 
trompe çemme'des Frifimiefs fojfe pir fojfh^ 

ilrfirem enfermez, fêrte fiir fer te; & 4* 
fth ptnfieurs fêurs ilk fenmt vijhez.. L4 
JUme réunira ^ & leSeleU feréi hentenx^ 
p0émd le Diemdfs Armées régner ék tn U 
Âtmtâgne i,e Sien & en Jerf^felem^ ^ 
^^ne firn que gloire en laprefence de fes 
Aneiens. 

/ Il&udroitdir^, felo» Mr. de Meausf 
Que ULuperoogît, de que k^èileft 
^OQteux, non paiw que le Dieu dfes 
Armées ré^ne fur la Montagne deSion: 
fnaîs parce que la nature eft bèuleverféer 
pour cesx om meurent, fit parce que 
«Htl périt i régavd de oeux qui périf« 
ftntv nuôs outfe que k t^xte ék laru 
adUcsnent le cm^ntire , c^eft ignôrei^ 
mie dans le ft^ d^ Proplbéies kTerrç 
ie prend fiour un Empire Universel qui 
renaît Êi pàu confîdmble partie dç la* 

^ Itagv 6u» une tiaêmc demin^on. 

' €feA là-defTus qu?eft ftmdée h dirine 
allKonr, qw ff»^ Vmti&t et h Terre; 
éiSSa»^ bffîfêe , cl^aceIitnle , Se quF 
i^éyanouit dd devant nés ytui^, ripus^ 
Kpitftnte aibniniblement h eataftrc^pbe 
du demieif WjBWÎtt Ui^vtrfel* |e dis 
R6 dtt 



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du (krtûer Emphic Uniwricl>, xar^^â^tM 
Terre qui tombe & ne-fe rcicvc plus no 
pçu( figmfier autre choie. C e&.Pfinw 
pi?:e Rouaain fous fi.dcnitérc ^formc S^ 
fous foD dcrnici' chef, qui; cft PAatê. 
çhrii^,, comme cd^^no^s cft clairenien| 
suvuHXcéfur la fiu dp 7. Chapitre dcDa« 
nicl. . ' , . • ^ \ 

Mais ce'n'eft pas ici le liai d'entré^ 
^ans cette .coiifideratioti./ H iuffitque^ 
4e quelque: ui^â^e qu'on expliqué cc^ 
paroles, on ne puiij^ iè difpei^ d'y^ 
ppcoimdltrc une grande révolution qui 
change l'ctast du Wfonde & de TEglifeî^ 
Pétat du Moqde par la chute, ou par Pa* 
baificment dç <^ Potentats, /domtDieiii 
Yifitô le$ Armées, d'une ibaniére £> haïitel 
& fi remarquable: Pqtat^de PE^liiè psii 
la glcnre de Si<m^, fur laquelle le.Dieit^ 
des Aimées r^ne eqfuite avei^ liant d'c^ 
dat. Oen eft afièz pou? notre ddSbbc ; 

On nous pardonuera denoûsiiltrepBi^^: 
ticuliérement étendus fur. ce fit)e^r]fi^ 
l?on confidçre deux çMès.^ l'uop ^è^ 
]K>us fî^ifons profei&cyi dç . tf ivai^ccE x»m 
de notre c^ef^ .rautrfî qug;c'£ft^ i 
^ef jpDurentendre larevçJatB» du.feâp»: 

- 7 en* 



4 I 



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«itcndrc les termes figt^d^lfelqUê^ 
elle eft coiîçue. Eh qjLioî tibus avofe fui-^ 
ri nôtre rcglc^ c^: eft; àc ité.aÉcr 'di 
PEcHture que ce ^iHl y^ dçm^^^^^i* 
. tefté, comme cela cïl'évîdént â cètix qu^ 
iaventlirc', ^ qui ont le fens çommuiù' 
* Quéfbiom nousprefc^temcirf, filc^ ^ 
événeriicns ne rcpondbîcht point à ccttÇr 
éxplicitiofa?' Quand nous aurions avcé, 
fcs^ lumiâies deMr. deMealiî^ Teipri^ 
& Péraifîtîon tîe tous les Hommes en; 
iÉrtible, -comment nous tirer de Cfcmau-^ 
vais; pas? H fi fit ^ no«s^ dit-on , dans;. 
nôtre Oracle, f//rjfr un grand trembi€^\ 
^ent deTtrre^ h Sbkil luvint noir eom-^^ 
me: unjkc fait de poil-; & U^Lune €om^' 
me du f4kx, les EtUles^tiêfhAnt duCiet^ 
Sec. Tout cela figràfiè'une . grsindc rç- ,' 
Voludon , & ne peut fignîfier autre chq-: 
fe dan^le laflgage de PEcrimrc. Ndiis 
lîavons^îm', nous l'avons prouvé par' 
dôfif e»mflès^ ^ui ne pctivctit étrfc côn- ^ 
tcftci, par les feuls^ qû^on puiflc prodiû-i 
re d3ftis'cettë)xiàtiére ^ oC nous rie tréyohs^ 
pias en aVoîr Wflfê un fens 'le* reporter.'* 
Que fi Pévënëment noUi "^manque, fi* 
apcune révélation ne fe trouve dans îé^ 
Beiiode m nous- entrons , nous voilà 
-- ^ R 7 dC 



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^oncDlcei, $ç hors dVpesance^e fd«ft 
rentrer cjâiw b droitç vçjre. I^ moyço, 

ibûiïjiyçgçtnçnfiMyi? Çpmnocï^çi^ tirer 
& ç<i tabyrww ? p^r 4e? je^4*cfpîit, de% 
ngwrçs ^ ^^lçwfi(}ûç, dçs recherches 
4e c^tiqiie, ^ d'^4itK>n hv>miiie qui 
noqs iwriei^ç de tsçawc wp» chpfe , 9 H 
^l!(ç r^d^ce ! |^ l^usf ofenHapi; aei» 
HP fempac^ pa^i^ «rttè. pçii^ç; Jl no 
ié povvoit ^le ^ gnipde r^volntion nr 
▼inç, 4ufl^ «*y <H>eWe pM nuiiqvié. 
Rl^i pnswl fft pwiçq dai^s l? ^^ciéni^ Pc- 
Tiç4ç CclptR rw4re 4«| éyénBBW», fai. 
cft ççlui dçs patPlç» 4e i'O^lç. lUiai; 
4ç pluî jpi<le, 4^ G^VX fiiivi, de pli»- 
%tçaw. Qr «ie^ If $<;. E(pwç noua 
avQit 4iï, la FiTf^canc^^oiifi Ipconr' 
finpe, ^ PHift^i« va re<^rf à la.- 
itvelfttion w téffioigpsi^ qi|c P-were- 
4wUté w iâwpit plW 4ciia«itir, à 

-«MCI.- : 

dp T«fTÇ,<q)aré a^ésAB 4e P^^^xtfci^ 
mfi^ 4es4in«s ^ dits fre^J^ «éleftes. 



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.volutba Pi^. \% N^hum dhip. I'. 

JMichée ç]i. |. , Ajws «yi, ^ 2ac^ ck 

14, ApoG^- çh.î 7. fih'.u,. ^. iC Un. 

graïKl trc^^»4é0t de Twiv ii^nifi* 

dp jh; ici i)i|ç. ^ruide ivTolutiea C?eft 

celle qiû fVPT» âm^ Y^m^m Roimiii 

gu ^nm df Gw^wtio 3c far Cooftan» 

fiQ< Qi| PC wyaiDMii'Uii i^t pandte 

Fim» WQnn fi^tg^medt 4e Théititt 

dans. ^ $i«cdeté. Céft cbofi». bavces fut 

rem^Me», & les chol«i1n^furen| 

élevée» txm crua cmptia^ioémeat, a* 

veç h fiupri^ dç tout ITJiûvcii; eu 

ifeft 9l9r4 qu'on vit Satan nsœbanfc du 

Ciel coinmç un éclair , fiùvant Pexprcfi 

£en dii^Fil$>de. Pieu. En v«cl 1« vé». 

rite Hiftcrti^. . ■ . < . 

. . A.fch b .mortdeCfOoftaBç^ FEmpirek 

Romain îk trouva .pAitagé eativ cin<| 

fmc». Maxencp poCeSoit l Afrique 

& l'itiiliQ ; Q>nflkiotjn 1^ G»ul«i H k 

Gmn^e Brot^ne.;- GaWe Maxitnù) ^- 

X,.iâiliu« l^E^ptie U Tra<^ Û ^'Obrient,. 

«B«M hoDQiep d^titiod^Ad^e, GsfOsi 

ft»Qtn fe>l«bg09«boei¥ùa. • > 

■ MiUi^PCV Air toufi Êulêit kuv fa domvt 

iUttoa pw âi dabaufhefic par Ucfuauté| 

• .■ . . ■ iw% 



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^cib VOkveriMtê àeiféptfiaHX - . 
perdieftènt tout à fes Soldats, jufqu^à 
leur^Handônner la Ville de Renne cotn- 
mt fijélîc e^t été prifèd^àffatit. lî s^é- 




'api^csl 

1ère abandôntïé de fes Troupes n'avoit 
obtenu - de Maxence pour toute gracd 
iqucr celle ^ chbiC^ leigefire de Gt mortî 
& Gftlcre %y0\v mette en f^ffôniîe tinij 
fecondeAVtfice cefïtré luî^ avoîtétéôWi^ 
gé dé retourner fur fes tàs, & dé r^cûkî? 
vers i'Oriwt, voyant ies Tràtipes com- 
me refolucs dé le livrer à fon ennemi' 
C^cft l^Homme qiieCônft^n entre- 
prit de" Idtirôner.;. vaihttl par l^mou^ 
de Ta l^atriB , & pâr^ les idWïcitâuôm 
des Romains qui ne pouvait f lus fouf* 
^r le jôug du TyiariV implorèrent fon 
^burs pour en être deHvreiV - 

• pieri que ce Prince fe vît à la titc 
de quaiTc vingt i milk Hommes de Che^ 
vàl, & de cfciatre vin^ dijc feitle Hdm-; 
mes de pied , il ne laifloit^^pas^ à'èéd 
itffeirfeur à Maxence , qtii afy^t t^^ou; 
quatre Armées , dont chadini^ feifoitcc* 
noraKre , s'écoit d'ailleurs empara dés^ Al- 
pes qji'il faloit nécelîairemtrtt /orccr,- 
pkM^r aller jufqu'à lui. Coa- 



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-liC^nftantih pénfeit aux^^ difficultez de 
ibû eatreprife ïcrs qu'Hun ligne célcftc 
lui apparur divinement, & lui fut divir 
peinent expliqué. 11 étoit en pleine 
marche; à la tcte de fon Armée, envi- 
ron à Pheure de midi , lors qu'il vit au' 
dfiflus. du Sokil'une croix nimineufe/ 
avec ces parbleiTSri* ifn(,c^,fiis ^iB9ri€fàx\ 
en celui-ci ^ oh. fat C4ftui»€h Le Pheno*' 
mène étoit furpreûant,:8c*les paroles 
qui étoient marquées en caraâeres de^ 
lumière, Tâoient encore d^avaatagé: 
mais comme peribnne n'en cobptênoit' 
encore le fens, il y a de P^parenée 
qu'après en .avoir parlé qudques ]oiiH[ 
^«vec admiration, hn Tauroit ^nfin ou« 
blié avec. le temps, fx dès la nuit fui* 
v^nte Jefus-Chrifbnc ièfût prefentéen^ 
fi>ngé.à Cîonftantin, avec ce même £«»• 
gne, au!il lui avoit mot^ré . dans le"* 
Ciel , lui ordonnant d'en faire fon ch- 
feigoc militaire , s'il vdWoft ^e ^àSto^ 
rieu&.^fes .ennemis. - îi ^ ^ "^^ 
Ge Prince encore Gentil i de- profeC* 
fipn, quoi que -fevorablemenc difpofé 
pour la Religion, Chrétienne^ ^ePrin-^ 
ce ayant i-fon réveil raqonté la vifion à- 
fesamiSf ât^eu&chofcsqm marquoienb 

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4<n VQ»i^t$trê dufiptfiMx 
Pimpreflîon qu^ellç nyoitfaît fur fon «il 
prit. L}| première cft, qu'gyant manw 
dé des Orphévrçs & dtt Gravçursj)our 
leur montrer la forme du Signe Céfeftc, 
il en, fit tirer une figure d'Or enrichie 
de Di^m^ns, qu'Eufebe avoit viie, 
dont il s'étQJ^ entretenu ûmiliérement 
av^ l'Eropereur^ &dont'fl parle en 
témoin oculaire. C'étoit cçin^ie une 
longue lance avçc une corne traverfàn- 
te au bput en fonne de croix qui fou- 
tpnoit une ridic Couronne avec les 
deu? pf émigrés Jetti^s du nMideChrift 
ent^efeQeosi de l'ejKtreipité de la croix 
IKiîîdpiî: un richç Toile . tout fem^ dç 
pijnçries, & ?Qn vol^Qit dans lesbordr 
Qi) d^PS \t^ frang^ &x vxûle les imagss 
àfi l^Empçrewr « de hz Enfan? rirea 
à demi cprpg en broderie magnifique. 
Qh^ ie fktœuK Lal^^nam de Cqnftan*; 
tim 'î ''•: ^ r ' ■•: - *- .■■ ' ; 

Iâ &Cûndc chofe qu^ fit cd Pnii^y 
c'eft qu^il fe fit inttruirc: des Prinoîpoi' 
d^ jll Pf^HftÎQI^ Chtcdennepar des Eve- 
qH€« qjà'il ftopell^ auprès dp fa perfon- 
ne 9 {mrp^ Içiquels onnpmm^ BLbett- 
tip^ d'Àufuo , parce ûu'apparemmcnt 
Q^fift ^upês^te cottîe ViÛe -que Ic^ iîgnc, 
€(6iç$e etoit apparu. Quoi 



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•^ ' : ^-^ U^l^h de BféfÊ. - 4^ 
. QrtoiquSl^en foît, le feit eft ccrtàîti, 
8c rieti fans doule n%ft plus contre la 
imùm que t^imbecille entêtement de$ 
incrédules à cet égard ; car quel autre 
fi6m peut-on donner aux fedes inepties 
cu*ils oppôfent i la notoriéçé publique 

' eun fàït qu'on u'auroit ni pu, , ni vou- 
lu ^ ni ofé inventer dans une cdhjonâu- 

jre «omtnt celle-ci?. Un changement 
dans k bannière Impériale , en tout 
temps fi délicat , fi dangereux , eft ici 
d^lrie -affreufe confequence, L'Aigle' 
étoitsuiorée des Légions ;& la croix de- 
teftée des ïtomains. C>uclle appareâcà«_« 
de joindre Pune à l'autre ? Quoi veuÇ4 
on donner Jieu: par un odieux fpe^de. 
à la defertion des Troupes^ pgrjnî ^rf^ 

2 utiles il y a cent Gentils ppur un 
)hrétien ? Sur tout lors qu'pn 4 devant 
les yeux l'exemple tout récent de Va* 
lefeVôt de Oalcrç Maximien abandpn- 
«êto fi légéreiiprèqt de leurs SdWats dani 
ik Qmtttmémçr qijiiis vjèmientde fai* 
% à -Maxence; eonftantîft a-t-il cru 
jlpuVoif tK)rt\pér dçux cens mille per-^ 
lonnes en leur perfiiadant qu'ils ont vu 
ce qu'ils iî\>nt pas vu en effet? Ca^ 
remarquez bien, que c'efl; à la tête dé 
e.c ^ . fon 

' Digitizedby Google . 



4^ V0spfntMre(4es:fifrfeémit 
jfcn Année qu'fl firetcaid *voir^'y& le 
^gne cçlefl& , :çe cpe t^m ttnmks de 
ccvLK qui ^ tenoient eux-Q^mc$ 1 ide 
VEaipercur. jamais impolteur entre* 
prit al de pdfuader une fauflcté: fî har-^^ 
die, ou en choifit'il pli|s mai les cir* 
^çcnft^ccs ? jMais à quel uûgp cette irii* - 
pofturç;? Que pourroit fauhait5eraM5i+ 
^ence de plus^deÉtvantagpuxrà fpu^nt^ 
nemi, Çnon qu^il fe deçhre le Çrotcc-^ 
teur du petit nombre contre le grande 
fur le fondement d'une fiftion figrof-» 
lîére? Et que .pourroit faire; de mieuK 
î^ouftantin , ^'il ^voit le deflein formé 
d'ôter le courage lfc$ Ti-onpcs» jSq de 

l'augmenter à celles 4? ^^ codeur- 
rem? ' • ^" ,*'■' : •. 

Lado£hine 4^ crocifiç n'a été r^^çuë 
qu'après des oppofitions qui pendant 
pluueurs- Siécjef ont fait verfer des, tor- 
reris de lâng ^ i^^pç Armée d^ <îehtit$ 
j-êce^vrpit î^ns\çf>ntradiaipn ta battniére 
du' crucifie j^^m^is quoi 1- Çoaftantin tpé* 
page-t-à iî pi^l cesJLpgion^, dont il nf 
peut fe paifer ,. cc'^ Scnat ^ j ce Peu- 
ple Romain , qui Tappellenf à leur i§? 
cou,rs,-tous prêc^ à fe déclarer. pour 



!.. 



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' Lors que c«c ans après on eut fait 
une JLoC qui on}<|finôit a tous ceux qui 
n'étoicnt pas- Chrétiens - de quitter làf 
ccioturoittitlîtïaire, kconfidcrâtiôttqii^on 
éut.fom* un Payeû qui éroit Gcnneri-' 
dus:, <îéaéral des forces de la Panonici 
tmpèckà que le décret Impérial ne fût 
mis ' en exécution. Qaoi ! un Payen 
Officia: de PËmpirc doit être ménagé 
lôTS que la .Religion Chrétienne eft é- 
t^blie.i cft iioàrinante 'depuis un Siéde,» 
& l'on auroit été t fans égard pour 1* Ar-^ 
ipéè 8c la RepubiiqueRx)maine ^ enco- 
re Payennei ; loA-que le Chriftianifmc 
éfoit à peine tolferé! On auroit donné 
pour cnfeigne aux Soldats l'objet de 
Jeur Korreur pour les animer à- bien fai- 
re , arant-que d'avoir encoffe tien fait, 
lUr-le|K)înt de pûflèr les Alpes, ayant 
quatre ou cinq cens mille hommes fur 
Jes bras! Quoi! un figne* odieux auroit 
fait la confiance de ceux qui le deteftoient ! 
JLa croix auroit foutcnu le courage d'u- 




Viétoire auroit été coîiftamment atta-* 
ch^ à une folie , qui ae peut ven{rqu9 

' ^ dans 



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40(S Vufvertmrt4êsfift^4Hx 
clans Pefor^t €pun frénétkue ^ bien Toîii 
d'être gen^ei^cnt appnmdie, on atM 
ifoit ofé la graver > cettt impudente fie* 
tipn , daiEi9 ks moBumtns pitblics , Ion 

?[ue la commune îK)toriété.ecoit au-^def^ 
U6 des pr^i^gez. Se le fait trop l-ècent 
pour être deguifé ou contredit ! Et 
Gonftantin encore Gentil «uroit chëifi 
^ temps & ce motif pour changer de 
Religion , St pourVêxpoier à toutp^ 
dre par ce changement 1 R&n aiiOTe» 
ment ne fut jamais plt» contraiip au 
bon fèns ^ èc à tous les Principes qui font 
agir les Homnies ; % cependant vous 
iie voy^ encore que la moitié de cette 
extravagance. La fuite vou^ la fera con- 
noître toute entière. Reprenons le fil 
de la nawrtion. . • ■ ^ * 

Gonftantift ma toute fa confiance eh 
Jelùs^hrift depuis ou^l en eut vu te 
glorieux figne dans le Giel ^ eh Quoi il 
ne fut pas trompé. Bduxc batailles ga- 
miées , neuf contre le^ Sfime^s de (k 
Keligion , troii coûtre ks fiâdrbarês^ 
douze batailles gstertées cîsÉp fur coûp^ 
en très peu de temp, firedt voir que 
fa confiance n^étoit pas vaine. Il ttétà. 

SU( jaoïaîs 4'é<^^ ^^ ^^^^ » ^^^ 

jours 

Digitize'db-yÇoOgle 



Psr le fiU de Dieft. 41^ 

jours heureux, à la Guerre, aucune dif* 
acuité ne l'arrêta ieloti la promeflê cé- 
lefte^ Oneui dit<|ae les Montagacs, 
la grande retraite de le^eilnpmii, <}ue 
ks Montagnes iaêrtie sappkiîiflbieftt 
devant lui . Il força le Pas de 9uzc bica 
gardé, èc puis l'Armée de Maxcnce re- 
tranchée dans la plaine. Turin fe ren- 
dit. Verccil fut pris , enfukefîiHé; fit 
toutes les Villes du Piémont tombèrent 
mr la valeur de fes Troupes , ou t)ar U 
fevérité de cet exemple. 

Ruridus Lieutenant de Maxefncc, 
Ruricius y accourut avec des Troujpes 
fVaîches : mais il fut batu > & après *• 
voir petxiu (à Cavalerie , il fut oWt^ 
de fe renfermer dans Vérone, Là il 
raflembla fes .forcés difperfées j & fcrrti- 
&é de celles qui Vinrent de^toutes parts * 
à fon (ecours , il fe fiitoit encore d'atcca- 
blcrla valeur fpus lé notribré: àiais le 
Dieu des Afmées n'oûMii pas celui à' 
jqui il avoic promis fôn {étiàms. 
- Il doinnà te Viélkifèèe 4 Conftahtiilt 
-qui ap^ès avoir ftéJong temps inêlépit^ 
lîîi lès enneftis \ ta fwtit tout tcW^ert 
4e ieuî- (adg. Ces: cnniirtiis -fiers dfc 
ifeUr fupériôrité .|icrdirent la Mtàftfe; 

leur 



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4^8 VOuviYtHre ics ppJi fumx 
Jeur Général fut çuç, Se leur Ajrmét 
entièrement dé&ite. .Ver^yçefe rendit 
avec toute h Gauk Cizajjiine ; , Aquilée 
.Ville fwte 6c bien munie ^ ne put tenir, 
pL PÀpenin fans defenfe devant le troK 
jphée de Jefus-Chrift ; PApenin ^'ou* 
cranta l'Armée viétorieufc , lui laiflà 
le paflage libre pour s'approcher de k 
Capitale du Monde. , : , . 

■ Maxcncc étoit à'Rome avec le gros 
j^lefes/Troupes, qui confiftoient enco- 
re -en cent foixantc & dix caille Hom- 
mçs d'Infanterie , 6c quatre vingt mille 
■Chevaux, mais cette Armée deqx fois 
'plus forte que celle de Gonftantin, ne . 
put le défendre contrç unttommç pro- 
tégé dé Dieu. \ C cft-)àque fe donnaJa 
^bataille decijfive le>4. deSeptembi*edc 
l'an 3*iz: Cottftatttin alla le premier à 
^la. change, encouragé par le glorieux 
Cligne quL'il fôfoît porter devant kii. U 
enfonça la Cavalerie des ennemis, qui 
ïc renverlà fur leur Infentewe ^ ce qui 
fit périr cette, grandç Aipîée par elle* 
Jmêrae,6c avec foit pça.de perte/ducdi» 
Ve Au Vainqueur-i A y eut .cent jnillc 
Hommes qui y perçureat *la vie;, les 
yxvsk tue2;dws l'aâ:ion^k$ au(rcsjR>ulc2; 

ious 



dbyGoogk 



P4r It Pili de Dieu. , 4oi|i 
Aœlespjeds des Chevaux, Se les au- 
tres précipite:» dans k Tybre fous un 
ponty qui rompit furehargede latnulti» 
tude des fbyars. Maxence fut du nom* 
bre de ces derniers. U tomba'Sans la 
Bii^iére & fe noya entraîné à fond par 
la pe&nteur de fes armes; ce qui diilî^ 
pa fini parti. Car {à tête portée fur u- 
ne pique & aïontrée aux amis &aux en« 
nemis fut un ipeébcle (i ^agréaUe aux 
Remains, qu^ils^ ouvrirent leurs por- 
tes ou vainqueur, & le receurent com- 
me ie Rcflàurateur de la République. 
Ils lui élevèrent un Arc de Triomphe a- 
vcc cette infq^piion. Le Sénat &'lg 
TmpU Xemain à dédie cet Arc Triom^ 
fhnl k P Empereur Ce far y Flave Confian-^ 
$in , AugHJle , le très Grand , le Pietex^ 
le Libeifateur de la FUle & le Fondateur 
de t& RefmbUtjHe Romaine ^ k canfe qne 
fdr Pinffiroiim de la Ditfinité , far U 
grandeur de fm courage & far fes jm^e$ 
armes il Or vengé la Réfuyiinue dans n% 
jeter & iju^il fa délivrée du Tjpran & de 
tente fa fa&ien. Mais on ^gea par ot- 
àsc de Conftamin même un fecond mo« 
nument^qui fut mis dans une des plus 
bdks placer 4p la Ville ^ un feicond - 
" " . S mo- 



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monunicntqui fut.i3ais/dw&ujae4cspîii5, 
belles places de Ja Ville ,. u» fcçQnd.npo- 
numqnt dirai je4eia,Vié^o^=f: c^ 4^ U v é-. 
rite dp npî^o^iofP K^ljgipft, pù.lft fc^ 
cours d'ei^bmiP:Ctç4tpluSckifiein§i^ cx^ 
^primé. C'était, la ftamc dç PEipi^^i^yfc 
tenant de 1^ main une X^ççeteifaiii^e par 
un.tfaycTsen.fiM-mç deCroix ayeccesjia- 
roles. J'iir. ^^ /r»« jalH^d^^ , ^i r/ï Ai 
vr4jem4riW de ta for^e , »^ dç livré np^ 
trcPTUIe^du jong de UTjrm^k & m^klklf 
$cna^,& h Peuple Rmajn d^i^i^^ti^r^frfimi- 
n dignité & dans Ui^r a^^mn^ fp/ffrde^K 
Confta,ntln avoiç raifpp de, faûrQ hom- 
mage aii Diçu 4p5 Chrétien^ du fucçès 
qui avoit d&ruifc laTyrwme., puis^^ê 
le figQe<dela yiftQire.avoit pii^éde a^' 
vec laftt^d'éçkfelayiftoirc roèmwripaLi* 
la -proteâtipiixdy tràsi hatwt> i^?6iâi* pas 
retift^iTî^ (W? ritrfie^ Peiwlft^t. (iBc^ 
le^.a^iocs dii Libomtçurr de PEglifc 
pr©fucf;ent da«p PO€ri<kût*-DieH.c<i»r 
W 4^ rOrieru;-. pai: des fiçaib&câeâ^ 

Sui tombaitf xroop^i fur. coup farJesJBcr* 
xuteurs , y* pi opwÈîiit les k)yesi *^ ^^^ 
parsème déUvmnac. Uoe* longue .s'4h 
cberefleycau&.unée«rêmfiftm4pB* Ia»n 
contagion/uivtt û'viôlenîc f ïL^cllp €»^^ 



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PMr le Fits de Dieu. 4 1* i 

porta une multitudfe innombrable de 
perfonnes &' avec des^ Symptômes qui 
marauoreht vifiblcment la vcftgcance 
céleAc; Oétort une maladie jufquV 
lors îtitonniie , qui par une fermenta* 
tion du fang toute particulière engen- 
droit des charbons pcftiferez par tout 
le corps^ mais d*une forte que le venia 
s'attçaenoit principalement aux yeux, 
qu'on ne pou voit fauver quoi qu*on re- 
vint' de la'maladie. Ainfî lesxonvalcs- 
cens qui îe trou voient ou borgnes ou 
aveugles au retour de leur fanté , por- 
toient des marques durables & de la 
ipain qflt'lef^ frapoit Scde la peine qu'ils 
tivotent méritée. Car c'ctoit Pufâgedu 
tems de crever ^n oeif aiix fidfciles poul- 
ies pûuir de leur fàititc conftance a ne ' 
pas cnccnfer aux faux Dieux. 

La Viétoireîde Cbnftantin fiïr Ma- 
xehce fut d'une hcurêufe ' infltiencç 
pour le repos de PEgUfe ,% par la crain- 
te ^qp'èllt donna d^^rd aux Émpç- ' 
re>u^ cmT RWenK)ieM POiîeAt Lî- . 
cinius' & Maximin, tous deux, grands ' 
. Ptirfçeutéursdu Ptuplfc de Dièiï : mais " 
qur^icrent bientôt foW le bras lùvin-f [ 
cifâie dc' celui qur le protegcoir. 

Sx Li^ 



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411 . VOuvtrture d^s feftfiaux 

XÀc\mx% pour fe confei-ver , tccb»- 
châ 1 alliance de Conftantin, qui'bîea 
aife de le gagner piar la douceur ,, lui 
donna la Sœur en mariggc» l-cs noces 
en, furent célébrées à Milan , o\i \t% 
deux Empereurs de concert donnerez 
uo cdit en faveur des Chrétiens Se ren- 
voyèrent à Maxîiïiin, afin qu'il le fit 
obfervér dans. les Provinces, qui c- 
toîeritde fon département. Il n'ôlâd'a- , 
bord s'en dïlpenfcr: mafô énfuite prc- 
n^nt ombrage de Palliariccqui étoitcu- , 
tre fes Collègues , il fit laGuprre à L.Î- . 
cipius , & fe remit à perfecuter ITEgli- , 
fe de Jefus-Chrift. Les Pr^tr^adolâ-^' 
trps Pavoient aflliré de la parrcte {çs^^ 
fiiùx Dieux qu'il remporteroit la Vic- 
toire, ôc^quM aboliront le nom Chré- 
tien:' mais fe voyant ruiné parla péftc '\ 
de dçux batailles , il les punit de leur 
injpofture par le dernier fupplice^ & . 
Dieu le punit lui-même de ia nireur , par 
lé Genre de Mort dont on a déjà parlé* 
'Conftantin ôc.Licmius fe brouiilc- 
rént fui- le partage de ics dépouilles, & , 
laProvîdencq le voulut ainfî, pour o- 
ter le maf^ue à uti Pcrfccuteur de, TÉ- 
gfife» qiii par politique en jirouloit 1»^ 

' roî- 



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' Tjif- h fits de DkfT. ' 415 

; fotttc h Proteâeûr. Licinius ne fc 
fut pis plutôt déclaré contre fon beau 
' Frérc cju'èn peut' auffi nommer {on 
Bîen*faificar, qu'il fe déchaîna cpnt^e 
les fidcllés avec une violence ouï ra- 
mena le tems de Diocletien. Il ics ac- 
difoit de faire des vœuX pour fon ennfe- 
' mi » à quoîilajoutoittouftes fbrtesde cà- 
' lomnics cofttfe leurs mœurs te coûtl-e 
leur •faintc Religion. Dieu ouït <^ 
blafphèmcs & les confondit. Il livni 
cet ennemi de fà gloire a un fens renver- 
se, qui Pempêcnojt de connoître {on 
avantage & d'ôbferver la Paix qu'il a- 
voit lui-même demandée. Il fit deux 
fois la guerre , 8c deux fois 41 fut batti, 
ayiant perdu quatre batailles fur Terfe 
6c une fur Mer, dont le détail n'eft 
'pas de ce heu. On fe contentera de 
quelques remarques nécellàirçs porn: 
notre deflcin. / 

lia première efl: qu'il ne fut pas au 
pouvoir de Conftamin d'ufcr de clé- 
mence envers un Homme que îe Ciel 
avoit condamné j il l'épargna lorfqu^l 
• pouvoit le détruire Se traitant avec lui 
. Comme avec un allié & non comme a- 
/v« un ennemi défait, il luilaifla ûdi- 
S 5 gni:* 

•- ■ ■ ' Digitizedby Google 



if- 



414 VOm)iYtwrt à^s Çcfi'feMx 

Îrîiité , J& * Piiiflànœ , £es« . P^^^pecs , 
es Rcycnus ^ voulut quje fon-Fils 
Luciniéfi , ^ âgé fettlanqot r^c vii^ 
mois, fut déçIaréX^^.{)ar Jb^énat avec 
Cnfec r^é de {es propi!^ cnfaos : mais 
il eir {^lus iacile de ^irefdu.biea à un 
mauvais cœur x}i^ -de :1e r^g^fiper. Xi* 
cinius rejwrit ics .ariaaes & pelés quitta 
qu'après la c<^oim|>i^on *€iHi&e<le ies 
lorces, qui furent taillées co pièces avec 
une horrible effiifîon de fang humain. 
Cela n'empêcha pas qu*il x^ fût ^^ore 
reçu çn -gi^ce par fon vaiçqupur^ qui im 
^mgna la Ville de Theflàloniquc ipôw 
,ià refidenœ Oc Wi honnête t-^v^u f^r 
/on entrctiqû;, mais peu fàtis&it d'ua é* 
iBabliilement qu'il avo^t detoradé^aro: 
l^mes œ habit de fu^ppKawt , H remua 
bientôt apjrès, & peu s'en feU^jit quewr 
JCès pi-atiqucs,* l'Empire ne setomoât 
dans fes premières cdnfuCojE^. , ^C'-eft^li 
que la jtfjiliqc ^ioe l'attc^doiç» L^m- 
' pereur qui n'ctoit plus Maître de & de- 
mencc, pom-vut à la fureté publiijue 
par- un julie dhâtiment. Il dçfit Je 
Monde de c(X înnei^îiaim^ k éutétrak- 
^ ^lei\ ' O^itJe dçrûiçr de ces MïpDeâèaiis, 
, dont j^. fia tffigique ^fw^Rttc précéda 
,, . . ;. • itn- 



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imfliédiiitemcnt 4e Tcpos & k trîiwnpbe 
<Î64^Eglife de Jcftts-Chrift. - 

**'^Nbtie fteoflrie remarque eft ^e'^ce 

^ în^elbpas tant ici «ne Guerre d^ÈttiJjc-' 
ïcur a ÊTïiperetir gue de parti â parti. 

* -H eft ♦rstt que -Lieimus agit par ambi- 

«GMtK tadte c3eu^qùî}le* fuiyait^n'èntiiris 
le«*ai»feîe5î'ett^ -giWtki noiribre, côfftt-è? le 

* Lifatr^eW'' ëè la -l^trife , d'ailfcfrrs' le 
iH^ilieur 4ai'f\*n(Sr* , flo^ ^km fe i^ttie 
de <îcfen<fre Icar^eKgidn. C\?ft-l*k 
vétiteAfe mocîf & ht vk)ix cotnmuhç des 

r'î^fâCrcs & 4es ' Magiftrats j qui ^^7. 

a^riric»' fÉWt «lii^e 'ôtté' â^5iM«tufe AMcc 




fês Troupes, pour les aoimér^ucbiïibat. 
Mît '^pôWei* >les iîïWîîfeC^ faux 

^Die^ ïâ % ^lêlé de Mï-i^fe ; on alluftia 

éà thtrm^àm^m^mi'i ^^^i^ifA^ia' 

d« Vi^nï«*3^^^ ^î&i* èe rpëft«Mé«ut 
«S^eÉé'^ï^attëntic^ ^(îSISâKkits^. ?^(>/H 
•1éi#^dît^l ,' ^^ £Wf#it -g^A^^ n}h4s ^hvâm Hr- 

• ^an§mm 4fiVfF6é Pkj0ii9u:e , ' '^r^^t «^ »^/ 
. ' S 4 rf^- 

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;^5 VOusfe^êÊmiesftfîfcmx 
devins nêtre Empire , kotre fr^fpcm^^ -ms 
ViSeires cwtrc u»- ùi^ie jfài v'ân les 
rtnvtrfèr éfres av^ir skémà^^né ImXedi^ 
g$0» de fes Perer^ four um Diem nêét^emM 
&e$raî^er. AUem^ ^rsves Sêldsts ^ sU 
tons montrer À ^nwers qtd 4 les jeux 
fur neui , quels Dieux ^ il dm ^sji^fwr. 
Fetre valeur va bientôt décider le, diffe^ 
. font i CÂT il ne faut p$im< débiter que Le 
véritéUflo Mjtligion nefiis die cite du fsorti 
fSii ohtiendré U V'Hioire , f!r je U vois 
déjà entre nos mdms. Sa harangiLie ne 
fût pas vaine ; le Ciel (c déclara e^eâfe^ 
cai' cette impiété foudroyée va% yeuK-^ 
Monde j en^corç! comme étonne de &|fia 
tragiqçiç;:&; fbdefte ^ un monumaot 
(du^ble &: éxsxmX de là jalouse du Dieu 
dcjB Dieux. , 

Notre trfiifîéme $c <lerniére remarque 
eft que la Guerre contre>^c;n€e âc la 
Guerre contre Lidniu^ ne i^tit a,u fùoà, 
qu'uSie fuite l^ine 4e l'autrç, "ëomtqeôn 
h peut jugpr par k conformité ^ cm- 
duite, de mcfure & dcfuçcès;aiii,^,e|i* 
tre les deux Tyi-ans. Tou^ deux Dtf- 
fenfeurs du culte des faux DipfXi Su* 
perieurs à C^nfl^ntîn par fe sombre ; 
loais CQm^)g9dap i<KS*X{PV^F^S^\doat 
. " "j. :. ils 



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90 ie Bis de Die^ ^ 417 

ils nepeavcntni arrêter k fuite^ 4h mo- 
dérer la frayeur, tous deux fe voyenteà- 
fin ruinez par la perte de quatre batail- 
les ; qoJIbnt dianger de face à la Répu- 
blique Romaine , arrec cette difïcrencc 
néanmoins (jucMaxence fut batu par 
Terre, au lieu nue Licinius le fut par 
Terre & par Mer ; car le Maître des 
vents vint' à û rencontre fur cet Elc^ 
fbent3c &Flote après avoir étébatue 
^vec peu de perte par celle de Conftan*- 
tin fin: briféc fur fcs cotez d'Afie , avae 
perte de cinq mille Hommes & de c^it 
trente Galères , échouées fur le rivage qa 
^îxoécs dans la Mer. 

A Pégad de tout le refte la confort 
ttiité ne fauroit être plus grande. La 
dernière bataille que Maxence f>erdit fut 
Giffiûéc par la Mort de cei^^nillede&s 
Soldats. On conte que LiHnius cni)cr«- 
dit le même nombre dans fa dernier^ 
défaite- Dans ccUelà Coïiftantfc. com- 
menta là charge le$ yeux attachez au 
^Mrieux figne^qu'il faifoit pprtcrdevaçflC 
lui ;.;dahs celle-ci le même £tçpdart lui 
donna kViétoire, avec cette circonflaor' 
ce que THiftoire n'a pas oubliée , tfeit 
que là où ife trouvoit Poifeigne de Iji 



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croix 5 Jà les enMipis plioicnt dcvantic 
Peuple du CradiSé. A quoi Pon 3^ 
JQUtc, ^uc cehit qui portoit le figue 
Viâroriéux , Ca^nt donne à un autre, 
fut tranlpercé d'aile flèche dci qu!il né 
Peut plus efitre les mains, au lie» que 
celui qui le reçut, demeura cqmmeîn- 
vulnérable au milieu d'une grêle à^ 
traits > qui (âw porter fur loi,, s^urê- 
toient fur le bois triomphant, .qur en 
demeura tout herîffî; cix^onftance; 
«bntonauroitlieude douter, uelleétoit 
lûoins atteftce & moins juftifi& par ce 
qui a précédé £c fiiivi cet événement* 
Mais la conformité îa plus resutrqua* 
Ue, eft celle dgs mefures q«e lescteux 
Tynmsprirem pour leur d^enfe. L'mi 
& Pautre 6c cfes ^on<agnes fba uik 
^fâretrait^comme files lieux inaccef* 
âbles euifim pu les prc^eger contre 
Dieu. 

^ Ma^eace jetta la plu» confideraUc 
ytar^ de Tes forces à^m les A}^^ 
fiour défendre Pentrée d# IlftaKe àPfii9 
€nn^iM^^ «êndant qu'M s'affiindît de h 
Captak de PËmpîre, avec une Armée 
QUI, grolHe du débris des autres, endjbl^ 
-de diigraceipauYoit^les^Montagnesfër'* 

cécf. 



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P4r hTils dè;'t>^u: 41)^ 

cêt$1 irrfitcrtncore les brôgrès du vain- 
*^uèur, ou îc ïaiVe confumér aux por- 
Hdàt JSLbnit; defenâiie par les Foitifi- 
catîbrts- de 'l'Aft & do là nàturfe, par 
îâés- Tit)upeî5 hombrèùfès 8c pat fâ prô- 
"prè éfahdcur. , 

Nfais rich ne refîfte au iToiit-puiflânt, 
<!îar jnaTgré tant d'Àrméçs & tarit de pré- 




qui 
dfcvarit Pî^rtpêe dé Cûhftaritîn. 

L.a même chofè arriva à Licînîus. 
D'abord il s'empara de cette longue 
îDÏiàîne de Montagnes qui bprdoiènt U 
Tt^ce, laiffeht après lui Bizâhce forti- 
fiée teir l'Art & par la nature, le cen- 
tre 'ae' fa pilîflaritè, fa prihciple re^ 
traite, fon Magasin, autre" Ville aux 
fcipt Coteaux, qui faifôit fa dernière 
rèflburcè & qui étoit pour lui ce ^c 
Rbme àvoit été pouf Mâxeiicè. Ami-* 
rê'de ces boftes', où il côhfoit dé fe re- 
tiii^ éh dis de bdbitl ^ i 

prtiÀî'éré'i^taîWe fur Te 
Sâvc&duDkh'rtbé,^ où 
tageufcxïientpofté; mais 



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4^o VOmftfimt-iô fi^p^fedmx 
mec défaite , il fit couper le Pont cpfi 
faiibit la commuoicatiôn de iès Trem- 
pes pour ailurer fàfiùte » ce igui le soit 
cii état de regagncr/feç Aaciois^ ppftcs. 
11 eût par Jà le temps 8c ks^înoyciis, de 
remettre fur pied une Armée plus {bif- 
fante que^la |»?epvicre ^ qp'il ço^ en- 
core plus avantageu&fflCQt: m»s{èsl>^ 
jtroits & fes Montagnes ne {mrcœ le 
couvrir contre Conft^t£a^<|fiiUy poiir- 
jfiiiyit, foutenu de fon iiivindlâe Piço 
teâéur. La confiance é^oit^daos^ iôo 
Année, & une frîiyeur de ïjfcu.îfam 
celle de Pennemi. * . 

^ Licinius, après avoir perdu deu» \Mt 
tailles , fe retira à Bi^^ance, iqu^ilab^ 
donna par la craiiKe dV étreflafliégé » & 
ayant pafle le Détroit, il fut^ exjiiÉrc- 
ment aé£dt aiuc portes de Cakcdoîne* 
Telle fut la cataftropte duderiùcr Per- 
fccuteor. Rien ne peut le protcgei; 
cofitre la colère ccleftc. Le nombfe 
dbs Armées » la difilcijlté defliéux ,î les 
Défilez, les Cpteaux» lesKlo^t^QGfit 
tout céda y tout £t joi^, tiujuc tma^ 
devant le ègne ViétoriéuxbajpiutQtij" 
vantJefus-Chrift, qui par ce fig " 
Toit promis laVi^pire, &: par ce : 
exécuta ce qu'il avait proims. 



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. '■ On auroie wn de. doatar tptès ceh 
<|ae cerna foH: icHiùe* révolution» & une 
:g^nde revoluticm; œ qm éft a^pritoc 
„pir un grand tremblement de Terra 
Xjts autres i^ablémes » qui la u/jp^tn-' 
tent loe font pas moins juftes » oc font 
encore plus ma^ifiques : mais avant 
jQue de les confiderer en défgtl, il faut 
^re deu3r*ren)arqi^. rr - «, 

ha, première m que la gi^Muk^revo^ 
luuon, dont ifs'^t ici eftdoiâ>}o, car 
on y trouve le changement de l^Bcipi- 
re, ôccçlui de l'Ej^iCe, La révolution 
de PËmpire^eft décrite d^Qs la fin de ce 
Chafi^e ici, & la reypUitioii dePBU 
gi^fe r^nplit tout 4e Chapitre fuivant^ 
dpnt l'esqplicatfon doit faire le comment 
cernent de notre âiçxmdyQliime. , 

Ce quPil &ut remarquer, en fécond 
lieu, c'*eft que félon Ptif^ des Pro^ 
pbéces, affez confirmé p^r tout ce qui 
a étendit ciddlbs, l^Empira Roojiain 
Doua e(î ici t;eprefenté fpus l^emblêind 
d'un Monde compté de deux parties^' 
comme leMoi)^ xi^rel, Punç dipe-^ 
rieureSc l'autre inférieure* . La frartie- 
fliper^eure, c'efl le Ciel de rautnorité' 
& de ia.\pmfiMce , où ^'oq diftingjte 
l.: : S 7 i en- 



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I^'ï^ L'CèiiefÀire iilei flpifiaax 
:ttkco¥i te BiM\ , -tfii -tft le Chef de 
J^mpirty hLOBe-j'-'^ieft lôGoUVéi-- 

Antlés »alfd^ t:lfficièrs àé i*Etiï. ta 
partie twWiôtiftëe tth/iàtiâàcdiapteviSL 
une Mer % ^ lirtè Tértfe. La Mer fe 
yrend i généitiïetneht f»aflaîit, poUt- fcs 
3PWi{4cs, «(ael^ûesfôis jtottfertPéuiJlçs 
en pirticulkr qui fê** dàfiS uîl moave- 
vaatm <^ef*, agifèt ffar îè ftô de la 
^rfié-tr^àê lafééitibn. "L^Tefre a- 
veclî«. Ambres -R-ISl'Vfei-diirè fiétlifife lés 
Pmvifl»» ée l'ErtifSrè, àVcrc h{>fôfpé* 
ritéde'l*Etat, éôôïpréiifthttàht les révc- 
lUtô'pùbiK^ ^BC lé bieiï-dcs paitidàlicrsi 
<f[^fytk Pà*4*!&^t- -liés, tourbillons dfe 
k G«fâi*fc-t>ti( par" PkiV*fi«« 'dés'Etirtïi^ 
gers, Gêfflftie ieSf'lhïfe^dÉ'lâ'l^ftè le 
Umt drcHâairë^dM' {)ar le ''fbéûë des 
mauvaiis Vent»; c*éft ^^udi î'oti yérra 
k »r§a\m ît Htt et-étttplts daW k iiifttf. 

pfhMfHU G^èttfeStoîèiWd l'autTiôrttê 
qoi fo^cav^è de tètt«6i«éfs J i**ft t^e é'ë'ft 
«içi^irtippoi'ttoPciïp'îeMyen; Lé§ 
Oîtéciém qui iitMttvêtjktMhs dé j^lu* 
feoiUX' jëu#s »e ifeAt p«k côi<ir>{)m au nom»' 
bre 4e€«a«^ teftiyl^^tté Pfiâibmènfe 
• ' * ' -- jette 



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7^ U Fili dijatif. 4^ 

jette ^ns. k conAernn^oit Ce qtt?il y 
A d^afitMx dans :ce Tjableku 9e rqg^rde 
tjite UEmpire Payen & PqrfcrjtjtfiUt. . \ 

Au . rcttc comme Y on. voit qu'une 
Eclîpie mturelle. du Sokil eooUx^Qce 
par une duninution de lumiàrc & finit 
par ce qu'on notnioe Fimmerfion » qui 
eft l'obfcurdfibmetit total de cet Aftr^ 
U* definIkoÉe du SoleU de r&iipire, 
dont il s'agît preièmanelit> a im .au($ 
les mêmes degrés* Il pardk beaucoup 
de fa lumière ^rès l{i mort d^AQttnio» 
lors que partagé entre des Conctirtena^ 
qui ne commejucoient de régmr que 
pour ceûer de vivre; toujours tromlé 
par les Barbares ou jgàx les Tyi*an8 ^ab<> 
diqué par EModetien , qukté So repris 
par^fbn.CoQéguo^y incertaicb dans toà 
Si^5 dirers àsm fa fonse» il môtitt^ 
au Monde plufîeurs Maipres^ €c le lailr 
fe &i doute lequel ett le véritable. 
G'étcMtJàile commencemrntdel'ËclipIbs 
mais le cfetefl^pment^ ^ui arrive ioi^ e^ 
e(b le dernierFc^siûÉleiy l'immerium ou 
lIViBrcurciilbiiis]^ total duSoieil^qui do^ * 
flûie dans bXïiel de PEmipire Payetl^ 

Msns fi^y a?oit il pas d'aunm images 
pouF noii» repre&ater ocf objçsqoeoelf 

* le 



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%%^ VOûvMUft des f^ifiâux 
le d*an Sac & encore d'un Sac lâit àt, 
foil? A quoi bon cette dcraiére cir- 
conftance, oui noos paroît fi bàflè6t£i 
|>eu digne du fiijct ? On répond que 
'e'eft là precifcment ce qui faic «m dtîs 
plus beaux traits <lu Tableau, & qui 
eft le plus fondé dans l'événement. ; 
. Ce Sac fait dt poil étoitun voile noir^ 
fort /connu ^i% Ariciens & d'un tifiu 
çlus ouvei?t.&>pîus brg^que celui d'u- 
fit autre éiofie. "Un tel voile, quand 
il obuVroit un luminaire ^ n'arrêtok 
qu'une partie de fes rayons, il trans^ 
tnettoit les autres juiqu'à l'organe de la 
Veôe , & fkifoit par là un mélange de 
lum&ie Se de ténèbres, de nuit oc de 

Î'onr, plus triâe êc plus effrayant qi» 
'obfcurité toute.fcuk. C'efk là l'jdéc 
du Phénomène politique , qui aj^rut 
nlors au-Monde Pàyen. 

Conftantin étoit orné de toutes les 
vertus , qui pou voient faire la*:ftlicité 
publique. 11 n'eut pas plutôt délivré 
la République du joug de la Tyrannie* 
qu'il s'appliqua à y rétabli^ l'ordre &la 
juftice j«r de bonnes Loix* Il relâcha 
des impots Se des charges publiquesau- 
tant qu il k put fans isectrc ;^'£tat en 



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dsinger ; & loi-s ^ue pendant une ^ran- 

■ de famine il vit les pauvrfe^ féciuits à 

. vendre Icun Enfant pour îtchetcr de 
quoi vivre, il fe chargeît de leur fub- 
fîftance, qu'il affigna fur les revenus 

^ publics. Conftantin eft en tous Cens 

' le Libérateur Ôc le Père de îa Patrie, 
il eft même reconnu pour tel; Mais 
Conftantin eft Chrétien, Voila l^fôm- 
brc voile, qui couvre ce beau Soleil 
aux yeux du public malhcureufement 
préoccupé contre fà Religion. On af^ 
me &:.on eftime en fà petibnne le tfleil- 

». leur des Princes : n»îs on craint & on 
s^horrc en lui le ferviteur^deJefus- 
Clirift. Les rayom de (à proteftion, 

; deiaMbéralité, de fajuftice, de ft be- 
neficencc envers le Peuple n'&latent 

. qu'au travers d'un voile qui en noircit 
Péclat îifix yeux du Monde Pa^^en. On 

: «imeroit mieux être fans dm que de 
voir le Pix>teâeqr des Chrétiens lUr 
le Trônfe de l*Etnpire. Point de foula- 

- geraent à cô'prhc.v Point de beaux 
jours ^ s'ils ne (bntd^ageZ deccttenuit 
tuncftç.. Les ténèbres de l'adverfîté 
ibnc mille fois plus: fuppottaUes à dès 
7CUX lùaladcs , à xicse^its prévenus 

; ;> S que 



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; que ce trifte mélange de Pobfcuritéq«i 

'. ksrçhoquçv^veC'la lumière qui tes rc- 

; jouit. Qu^il y * de vérité^ de force, 

de beauté, de grandeur dans ce ieuL 

trait de PinimitaMe Peinture ! 

in.. Et la Lune devint tcute comme dn 

fmg^ : Oéft ici Je Oduvenicmént ftib- 

; ^«erne ,: kMagiftraUJre infericuife '^ c|ui 

. tifie.f(^ aûthorné duOïcf de l^m^e, 

î çomnac la Lune, ctnprunte fà Juraiérc 

du Soleil : Le Symbole ne paroît étnm- 

Êî qu'à ceux qui n'entiendent pas ^Ic 
^age . des -Ecili vains Sacrer. AmCx 
: f>ai4en^ les Eropèaétes. Ori* cnijaidéja 
-^ORîlîc. des ,;e«eaiples- éi-'devtttHî.. <De 

Ht?cfù5^emei0ent m.iptréit rfen de (a Ai- 
- ftitfè -ni de fa fol-ce, lors qu'il devînt 

Cl*rètièn de P^cn qu'il étoit a^>am- 

yiot: naais les chofes'foiit ici dé#ÉDs, 
, fionifdoh fj^qu'elksiont ôn-clkiiftë. 
i^€M : f|»te S€l(^ rœjqmfdfeB ^psjttâffmt 
'i ïi' des .gens' ^'éofacupeii ou pcAinidire 
.^t)i5Uxl&;chétfe cn:un iaifôt,' H;sta^Tt:du 
-'Qotfverftcracnt'îPayfin ^ '&ndn du Gm- 

Vei-ftcmefft Chtéàta: / -•• ^ : ; 
Lcl Oentils^prcsavokrtàntpdïfecà- 

té PEgMfe Gbrétienttç craigiicrfêiit d^ê- 
, jCre pej-fecutçfc >à- icMX jtout;. Us »ttro- 

. ; doient 



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-doîent 4e fiinglwccs tçfroGàïles comme 
. «ne fijitc de la Tevolution , qui ^voit 
mis Pnuthorrté . fouverainc" ent^ ics 
M^ins de k^rs ennemis. Us fe trotn- 
poient, mais c'écok U leur attente Se 
leur prejugé- 

Lq9 Ma^ftrais idolâtres croç^ant avoir 
plus de fojet de .craiadficqoe les autres^ 
parce qu^ils aîrojcnt eiserate avec utte 
#ctrême rigueur les Loix contre les. 
Chrétiens ; $C d'ailleurs follicitez par 
Diocleticn ^ cjui en haine de notre Re- 
ligion publioit queMaxencc étoit le vé- 
ritable Empereur , les MagUbsits idolâ- 
• trea s^oknt mis à. la tête de toutes» fes 
,tnilices ^'îls avoicnt pu :rafie»bldr, 
. fùtv ^roffir J'Armée^e oelui qia'ïk :rè- 
l^tfdoient c&mm^ lour-Dcfenfeur&jkor 
appui; ce.ijui rendiï Maîcenee très &- 
perienr j^ le noibbne , pour le^dyre en 
^«âkiti^iur a cela près Jes Jbrcea ào 

•quélesâennes »>s8t ks:uegk^4c^G^- 
Ics ic die lanGr^ii^Àne^lSâus TstkÂKÂt 
bien edies de PItafe <& de VrfB&i(ju^: 
xam dans les Provinces les geflts qmpàr 
Icur^ charges ne doivent ^empfoysr 
qu'à ciMifcxîVCTllaPâiX', 'étàiefit devenus 
: des 



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des vHotnmès de Guerre. LaMagiftfa^ 

tare fubàltcme fc changea tout d^an 

« coup en une feÀion Militaire ^ qui fac- 

comba dans fon entreprife , ©c atets 

on en fit un affreux maflàcrc j elle fiit 

taillée en pièces i elle expia le fang^jdrs 

fidèles pAT'des torrens de (on propre tang. 

. C(Miiiiicntpouvoit onmarcluer aveeplos 

;,de julteflc & de force ce triftePheno- 

- mène du Moitdê Payen ^ qu'en nais 
4i6nj:, que /* Zt^^i/tf fymbole de ce 
-Gouvernement fubaltemc , de^ûint toMh 

- ' IV, £r les Etoiles tombtrent dn Gel en 
Terrei On nous xeprefcntc par cet cm* 
blêmç la chute des Grands Officiers de 

^ rEfiopirev, & cek félon l'ufagcdes Pro- 

\^hà:es, qui ne parlent pas autrensenr. 

Ces Etoiles font les Gouverneurs des 

. Provinces, les Chefe des Lisions, les 

• Grands Officiers del'Etat ,<*|paC«ur «c 

de PArméo , . te J^rinccs 6c tes Rois qili 

.dVQÎenie {»'is le pafti ik Licinius 8c de 

: Maxence,liQii^ A*res4.e l'Empire Pavec^ 

qui détaches^ par kur défaite duCier de 

Pauthbrtté devienacnt des Ecoildi cr- 

];ant)e^ d'Etoiles âxcs.^ qu'ils étoieot. 

■ EwÙç3 dit Moi»dc Petfeciitwir qui cf. 

v> frayent 



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. ^fàr k Fils it DiM. ^%g ■ 

fraypnt'aiinant la Terre par leur chute» 
qu'elles l'aVQÎcnifisîipée par leur éclat. . 

Gçtfechute tdwfiftedans la perte de * 
lepr vi^'QU dans celle de leur dignité. 
L^ nombre de ceux qui périrent ne 
fauroit êcrç petit., |)uis que Çonftantin 
défit plus d'un million d'Hommes dans 
cette. Guerre: mais le nombre de ceux 
qui y prirent leur fortune eft encore 
plus grafw que le nombre de ceux qui 
y, trouvèrent la mort. Car ceux qui 
iauvei;Bta: leur vie pe fauvereUÉ pas leur 
dignité , leur bien , leurs emplois j leur ^ 
dégradation luivit leur défaite , .ôc dans 
l'uç CQmmecfens l'autre feni, il eft tou- 
jours vrai que Icair cataftrophe fut rée* 
le , générale , prompte , écoMaote félon . 
l'idée que nous donoe: k Texte Sa-^ j 
cvL: .' . ..... i 

^V. Les E^ts t$mhre»t , comme : 
fumd le figuier jette çk ^ lafi^ t^g^^f 
/i00f fecosêé fâr $m grMsL venu*. On ne 
peut mieux exprimer k rapide^yiolexif. . 
ce de cette Gueire ^ coi»priie en trois : 
Campagnes , Pune contre Maxence & . 
. les deux a^tresi coi^re Xiicinius , fièii»- * 
léc par lieuf bî^tailles & par le cbapçe- * 
mcot dc.PtJnivers, Se qui, à.y jojn- : 

-. . drc 



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4ÎO ' VOmtiifturê des fipt fekmx 
dre même k chate dt Maximin avec le« 
difFéreritcs défaites , ii» trouvera n'êt« 
que Poûvrage'tîe dix (m lîouze années. 
Jamais Un amrsfi rapide depêrCésd^dn 
côté, de Viftoires de l'autre. Jamais 
un fi prompt 6c fi glorieux changement. 
Le fait cft trop connu & trop parlant 
pour nous arrêter d'avantage; mais la 
juftefle de rimage eft digne d'iRiei par- 
ticu^iére attention. 

On ncms reprefente ici par un entàft 
fement d'imaees^^, j^ll faut ainQ dire, 
ce qu'une feuîe image n'àuroit pas ftrf- 
fi(àmmeht exprimé. Des Etoiles atta^ 
chécs au firmament, marquent avccju-^ 
fteflcl^iOfife^ de PEmpire attaçnez. 
au:Ciél de l^^utïiarité^ la chute de ces 
Ofiiciers irous^ftdonc rept^fclitéeavec 
beaucoup de raifon par la chute des Br 
toile»' ' "- Maitf qai wprééftfek lêtir. (MT-t 
perfions Ifeur aviUlfetâent, quàné-ife 
tovOL tombez?^ la'fercç.dli toùrbililm (jm* 
ies cini^nte ça 8b. là, i^ui-coim-elii* 
TentJ,, non dtf Ifeun i^iÀ^WÛè leur 
migiàficendej tai^ die a piàflc? iàaîS'Hfc^ 
leur^tfoîâtion^&ldè leur toif^rc ?-ïl fer 
loit vaut noiivôUè-^mage^ pGut' peindre- 
l'ebjotfejtt.G^Ç' n^uvèBéwrmt» iLaie* 

: ^ çoa^ 

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coude allégorie fup{>l& en cela au défaut 
de hfmmiéTC'i ellcenaugpaeateioêine la 
forQç^^f labeauti*. Car Pappofitàaaqfii '^* 
cft^rele^Etoil», Pounenvrat immua- 
ble, d^ Ciel, ôc des Figpnsi emportez' 
par Ife vjent: eft un concrafté dahs l'ad-- 
mirablc Xableau. Suivons cette nou- 
velle idée. JLe figuier c'eft PEmpire 
Payent,; lesFigons font les- Officierâ^de 
cQï j&tnpirci LaC vcnti impétueux qui 
lej.feit:tDfnbflr^ c'eft. k rapid^ériolencc 
d*iwk Gjuerre.quldifperie comme un 
toumillon tous 1« plus^ grafts apuis du 
Monde idolâtre, car la Terre eft 'cou- 
verte en un moment du feuillage atpor- ' 
ti ScduIrbitdefTéGhé, avili , de cet Ar- 

breiSutoeftci^foulé fous les pi^»., ^eft ce- 
que iie Pfalmifte avoit exprkïwkiivine- 
mcotj en ces termes.- ^41 «a^tf^ U wri^ 
çhmif^iimritle , ç^ ^ird^ént comm^' le 
^eftJ^éMnati m^ il efi f40 &^ vûilà 
il ^€fi:flju,\ fé^ J?^*4:hcrch' &' il n€ s^efi 
fûint tr^vé. Pfeaa. 57, ^jr* .8C36; ' 

VJ. Efi (e.aH fe retira- ^0mmf'0iu^tù 
^rcy ^M^ flii^afâklMfê.^ Oieflfe^fîié^' 
nic;diagc.pr6u^bc«, i|uieib©tii^J6foy4è['^^ 
-dansMa^ ij^lfttiôn d^Ifeïe, ^ôui^-màb^ 
qqer la u9^ ddbuâ:ioaidàs Afffném^ 

devant 



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45* VOsmmfurê éki fiftf^x 
devant Jerulàlcm : mais elle a ici un 
icns phis étndu^ puis que l'événcHiient 
nowBmontre trois Geux qui difpgrdifr' 
fcnt/ûibitcincnt.par i^^tre téyolmittkii 
le Gid de. la puiflance .tnilimirc j lo' 
Ciel dc.Pauthorité civik; & leGiel de 
la Rcb^on. , , 

Lé Ciel de la puiflance s^é\'^àiio«ita- 
yc^Q.œa Armées nombreufcs y ce$ places 
imprenables y ces Fortifications dePAit 
& de la jwture , tes tevenus publics^ 
k^erf.de la Guerre ,. & ^ces.prcpàRttife • 
mUitaiï^ capables^ de mettre leMcMisle * 
^entier fo^s le, joug , incapables de refl}- 
fter a Jefus-Chrift, 

X-c Ciel de l^authprité civile difpardft 
avec Ces Loix impies 8c mcortriérok 
^^lu$ de Ptofcripticm , plua de mâfladrcsif 
du Peuple. dcDieu. Lt juftice 4i pm^ i 
laplace.de k violence* Les.Maj^mlid - 
ne foM plus des Aflafïîns publics, (y^ 
Dieu. qui r^ne^puis que\^ft piété d^ ^ 
aflîfe fur les Tribunaux, t . . , «^ ; , ♦ ,*\ 

X-e.Ciçl. 4e KRcligio» ou i^lulotldfc 
la fupçrftition s'évaUouit avec ^mis Igà' 
faus objets, 4u feulte des JHbmines, X<fc« : 
Planètes fcmt des Aftres & nc^nt plus * 
det Dieux. Juf^itcrV SitunwfW'cnus, , 
- • Mer- 



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Mercure &c. font place à dc^ Etoiles 
du même nom » qui ne déroberont plus 
au Créateur «4à gloire qui lui apçar- 
tient. Le Ciel de l'idolâtrie , la Scène' 
de rimpiété difparoît , la Supti'ftition 
pert fk% Temples , fes Boi8^ facrett , k% 
.Autels, fes Sacrifices , fon Crédit, {t% 
Revenus, la Vénération desPeuplc$, la 
Dignité de fes Miniftrcs , par une révo- 
lution qui fiût tomber la tiare de def- 
fus la tête de fes Pontifes, 8c qui leur 
arrache ren^jcnfoir de la maio. Voili 
ce^ue leurs Sybillcs n'ont (eupredirc ' 
daàs le liviç fetal confetvé àltome a- 
vec tant de foin : mais que Jcfus- 
Chrift, mieux inftruit des dtftinéesdc. 
leur Empire que les Sybilles, avoitdi-- 
vinement annoncé plulîcurs Siècles au-^ 
paravant. Voilà ce qu'il décrit en termes' 
très magnifiques d'un côté & trè& intel-. 
ligibles de l'autre.: mai% cç n?eft gu'à 
ceux qui c ' 
4es oreilles 
Ces trpis 
feul^çiuieftl 
roît iciàux 
Une djécorat 
livre qui; e$ 



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454 ^ L'O0v4mȏ^ infiit^fiit^x 

r.Uoivers ttdùm 

rctrouTC énfia- & 

Vil* Et toute; 

les fêtent refHnét 

avions blinde] 

cription. L*efpi* 
let'viroicm. mal \ 

Vaine éloquence. LçTens littéral n'^y yiefti; 
pa3 mieux i& rien n'eft moins i^ifqnqrf>le 
aiVuitmcptque la glo(ie dç ceux qui y 
tûiuvcnt les çonfUfîons Ôe les boulèycr- 
femfcns du dernier JQUjt*- Qùi.ne voitcn 
tflfct que le jugement dernier ^n'eft pa$ 
• fuivi des jGbpt iîeaux de DieU , msQrqi|c3& 
par le fori a€s fept Trômpettcis , çonoiiie 
il faudrait qii?U le fût ^ s'il étpit idpar- 
lé de Ja en du Monde ? Outre qu'oa 



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4^6 VOmom^i^ Asr ^t flémx 
Montagnes chaînent de plaœ dans ce 
ftilc figuré, parce que le Sicgcdc PEtn- 
pire & iniinK>rtc des unes «ox au« 
très 9 de la Ville aux Icpt Montagnes 
de Ropulus i la Ville aux ièpc M<»i- 
tagnes de Conftantîn^ Çek n'a pas de 
difiiculté. 

Mais pourquoi Joindre les Iles auit 
Afentagnésdanscecte-defcription? C*eft 
parce que les Iles de la Grande Breta* 
gne avoîe^t été le Siège de PËmpirede 
Confiance 6c en fiiitpde fon fils Con- 
'ftantin. Ils Te tenoient dans la Graode 
Breugne comme dans leur fort» com- 
xne dans un lieu » oà ils étoient ^^ fu^ 
reté contre.les fréquentes {éditions, qui 
Agitoient alors la Republique Romaine» 
C?eft une des raifons , & ncut être U 
iculc, mii ayoit emnéché Conftancedc 
choifir Rome pour le lieu de fa re^en- 




<^uoi qu'; 

tam que ce Ëiit , c'eft que les lies non 

plus que les Montagnes ne furent plus le 

Si^e des Empereurs , dçppis queCon* 

T eut fait de Bitance la Ville de fk 

•» i^ c^cft ce qui eft exprima 

avec 



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45? L'Omimwft Àf^i fift fr^Hx 
là? Tous ks ordres du -Mi^ndcPay^o 
alVcmbla:; contre lé Libérateur de l'EgK* 
fc,dcfàits par, l'invincible Protefteur qm 
lui cft apparu dans les nuées, iècacbailt 
dans les ancres de k Terre devant le 
fi^e ^ qçieftçi, $C :^quvra^t de fcutjrs do^ 
brisjcrrans^ (içfpcff{cz,^^%ntôt 
gnes. de l'Italie ^ tantôt 'celles, delà Tw» 
cé> dont ils ayoiept&it leur vetndtc. :: 
Il y a ici taroi$ iisvolljtioils^^nfond«€S> 
pour 4Înû dint ^ àm% une feuk ; une 
xçvoiun^ politique , qïii rcg^dc l'État, 

<Awi unerevol^tîopipilitairc,XiuijSraç^ 

port iVA^Xïçâty leèd^fiiêinif^^ JesArÈfi 

une rcvokiti^t^ pojAikirç;;, <|tii i?â)Cûë 

lur Tainas coiifus:^ f}à^^ t'mt^s fm^ 

fmnês Hbrfsé^ Éfci^vçi fi éi^ckertnt iSrà^ 

trois is^olution^ ijfti toiacs fe àiouvcit 

àvm riçvén^a(»it:.^ dojQt noui .i»riori% 

Jfcjij^ 1ft,tr^i?'«nt^i*itts, fttsfcCun an» 

lï w faut ^1^ 4ifti)ttâ:e«fec»t. . * 

I . iitf je#«ç J^i/itTfrrr^ etft Jeriidmqtt'oil 

' donne ici auxËiiapereuiis9.emiaias. Or 

nous lirons yeu<iuç Ja Tai?e dw» êcs ns- 

vel^tiqns &^sic ftikProi^iâtiqHBe^ 

pj^nd pQt»r jiiSçi EÂTip^rci» tpv ' jwmit k 

.pïus^}qpfidei^k p^ii3MtDdeik'lfbnr&^^ 



^ fi 



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'& éM^MtÎM } & PEcrîWrtî exprime 
loftjoiaÉ^ pM* le terme de Rois Se de 
Roytâtoes , ce que nous nommons pre* 
iènfietndDt de^ Empires ^- des Empe^ 
leurs. Les ?ri'nees , (Hoh fa force de 
l'Original, font les Gram d'un Etat, &: 
4es Ruhes ceux, <|ui ont les Tréfors des 
-Peuples cntpe leurs mains. Ces choies 
& trouvent ordinairement en divers fii- 
jett : mais tci elles font reunies dans un 
<Jouvcm€jnent touî.apilitaire , où l'on 
'ne cottfloCt d'autre droit que la force, 
ni d^trç Longue celle de Ion bonplai- 
"'ïk. tf^ le-Caraftérc qûéLaétançe nous 
'^oanc d^'ees fen^cifet Tyrans de la Ter- 
tre ^4iKxence , O^ere , 14aximin, Lici- 
niqs , qui ne mettoient aucune dâfêren- 
ce. entre leurs Don^aines ^ 6c ceux de 
s tenôîest même ^n 
dans la veiie des^en 
es ou 4*eh feire éts 
:s fclon leur pkijSr 
congonôi^res. tic 
zc^ Dioc;lçticn, qui 
les en feveur ^c 
is qjiî pôurfpivit le 
[ PautiTC conti^ Jcftis- 
Maîçres du Mondier,* 
T 4 quoi 



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440 £yOm^i^^fNréeffif$^^x 
^uoî i\v?m peflciSon de^l^i 
des richdfes dcsNatâQm^ ^ 
en vaiji' dans les lieux inacoèf 
Tçiw , avçç la fuite nombre 
jgnîfiquc 4c fcur^ Parmaip^lo^qj 
jugc5oit l'Empiw JPcrfecutcujrC -^ 

3t. Lts^Cofitmnei ^ Us Fmrts. 
ne cxprcffion générale , <pii 
avec 1« Çfaeft & ks CapItsatM^ 
cçmmàdoicnt les Troupes dfe i 
pcrcurs^ la multilude desvaiîlar 
mes 9 qui «nard^oiebl 1^ I8u»4 

• dars. ^ _ -, . ''*!,^, 

cdçhennt &c. pn rfcntc^i 
ment par là 1<^ gcn$,dc toute Jb 
ces grandes ÀxAéts étoiai; ce _ 
mais .çncorc Jiîaàias des PcuplesT 
très, coniptççant les gçi^ de ton ' 
& de tou^î condition j<}ui 
mes ou par ceux quf wmj: 
leur cauic, font, homnfiigc aul^rç 
des Chrétiens, cnfe cachant i^^ 
très de h Terre devant fort fiftpôjyi^ 
ricux. Car tout le Mondçjflyçn icft 
défait en la personne de Ceux qiSk le 
, font dans les Alpes &: dàiis; les MÉE^ 

• -gncs de la Traoc ^ijsmâ^j^çqaif^g^^ 
'- . .' ' "^' V * &^ 



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changOTcnj dc,la SociéiÈé, vp > ^ : 

. , I;x>r£ye les ^ Ch^^kléons /libirem le 

jpug des Perliçs,, les^Perfes *îlii <fcs 

^Grçcs, les Grecs celui des)R-çpiainsH&:c,r 

l'eut des Rois, des Prinçe$,,dc^Qwas 

xfcfi: Généraux , des Capi^iac^ fiçfe qui 

içfiartcnôiejit à l'E^Ppir^ filt cban^f : 

;l^l|)5 celui du corpmuu Peuple Bc le ^l 

^as- . il en fut quît|:e pçuj? pbcar i4-au« 

VÊÇ& Miître^ i |p calme fe r^blit bientôt 

4 UHi ^ii'd , &, généralement parkfiCr 

k foi'tune éc& partiçulijfrs fouffritpcuou 

^^poip||||ir ces reYolçt^yps, Mais il ^ 

cft a^oresiient de celle-ci, qui intércflc 

gr^ns,&pe|jis , pauvres & riches;^ li- 

. wcs .ôf clclaivçs^ fiiKin par Peflfcty <ki 

; iÀ.oins par l'opinioii , J>arce quç tous foitf- 

fircnt.ou croyent foufmr , 4|wpnid ils pc»- 

îcntipi'on en veut àleur Reli^n. v'dfc 

le vrai Ijns <k oette eKpre^K^» ;«^ir^ 

JPcrfome libre & efilave, qi*i rfigmfic 

, biçn . plus ji^on -oe f itoigiiiB 4m><'d9 

, & que yjpm veire^iï x:wfiQrr, l<m W^^i^ 

i s'^ra dç;k Û^taftrophe de PAntechrift 

^ de fès Partizaqs^ qui„ par la même 

raàpn intérêt t<mte forte cle peifonncs. 

f^ittêiHy dit-on , & vous afçf^Uz, an^ft^ 



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jfim:dH gfiêMd^ Éieê^ M/k f»e #6Mr n^mu 
fiez. In chdir dwHMs^ ta ihàir4^K30^ 
tdi»4s , X» €h9Ur ées IForfs &c: #* U^air 
4t t00Ht Mnj & ^fAmvts ^ grms & petite, 
- Il fiMi ifelloît lifi événemotit^oBimme 
ie iMme pciâ^nôus fkîfe cc^imlts^ levé- 
*ttaMc>fam^ POracIc , ^q«c notH^^alr- 
«ms. On tiH^oifc à fcitit dam PHii. 
^Rxxm mx dévolution 4nî ait t^'^H^ 
-Camftéi» , ^ .foit « Pblitieue' •& 

#n par )à iméirffè le»' gens 4e tances 
^^xmdîtbiKS 8c<:ommciirytmivcrdk 
' im <mc 13Î j>k réyelwiicm imrqtaiéc -âé la 
'J|^uïœfîfcî€ xiiiaddnftttnce ^ncofe f^feB par- 
-ticràiére y c*-cft ^te tous fe cacfent 4aBs 
i» Atït^es , les lUnThm-s , ks 'lic^ înat- 
-4ïÉfllMe8 éà kTtrrc , crftsonftatiA ^i 
4teft4tic*eflfetttodk , fttis qtfcîlk'dft «- 
})etèc 4«B5 l^radte, ^ quc'*ou^<îme 
>3iàfonâiieti$ifeiit^ii^ ptfrôewiéremettt 
j^Oàttôsnùt^ * ». * * . 

m^P$ y^M0Pe^hi^èl9i^ 

éhw-sJiv JI!hm^es>&^Jiféie9n <3fes 

paroles dâênt^ai^ iiHadl^ifal^Knent que 

la 



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^ Pfr 1i fUs Je Bif0. 44$ 

k Vifteirc ^e Dieu donna àCénfbn- 
-tin dans M Alpes , & puis dans les Mon- 
tagnes de la Trace décida du fort de 
I^Ëmpîre Pay^i : mais elles le diftnt de 
ia ipaniére la plus fcnné, la i|dus magni- 
fique , la plus digne de Dicu^ K^hl y 
A ic mervedleux , defiibtime dans ce peu 
de mots ! On donne ce qom avec juft;^ 
<€€& la figure qui en certaines occaffiom 
fkWichè \mc révolution Uni^'criHle à ufi 
Homme ou à un lieu p^iculier, coin- 
«e dans ces vers 

Arlâcides cruels, vainqueurs w>pjxihui- 
, mains. . . , 

Vcxus avez en ÇraUus , v^ncu tç^s Jkj^ 
Romains. 

Et dans ceux-ci. 
Où Pharfale jugciade l^Ëiiv^f)ireidttM)n- 

dc 
£( jièrvwr d( Th^tre à de dBimeax 4e^ 

•wr3 ' 
MtiSofoâ4â<âii^&jRpmc,.&^ 

mm:s. . .. 

Rien 4c plus beau que 4a llbercé Ro^ 

maille mpumnte. avec Craflus , ^ l|i 

^pliûne 4e VbarûAc décidant âa fsx% d^ 

£ïatiMS&deJ'Ëmpifedu4Monder ms^ 

T 6 cda 



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444 VOuvmHff des fept feaiix 

cela cft il bien certain ? (Jar rien n'cfl: 

beau que le vrai. La double figure fiip- 

Ïefe que fi Cra0iis eût vécu, Cdar & 
^ompéçn cuffçnt point jette Rome dans 
Pefclavagc par leurs dcmclez^&qu^après 
Ja Viâ:oire de Pharfalc le parti de Pompée 
ne pouvott plus rçfîfteràcclui dcCcter ; 
mais I9 dn^ eft elle bien fiiré ? La 
ilécifi^n dépend du fort des aitncs daùs 
de nouvelles Guerres , & de mille cîrcwi- 
fiances qui ont pûchaneer l'événement. 
Car Cefàr, viétorieux a Pharfalep pou- 
voit être battu à Munda. II pouvoit 
être aflaffiné dans le Sénat, puiu^'il le 
iox, en effet \ ce qui rendoit la mort de 
CniflîiS,*&;la Viétoire de Pharfalc fam 
cbnfequençe pour Pefckvage ou pour 
la liberté des Romains. 
V L/événement fait la beauté de la pen- 
/éc : mais Pévénement même cft a|ui- 
^oque & fujet a diverfes intcr^étations. 
Le fublime de notre Oracle eft <km un 
Gédhc ptreil, puifque^'toi^ les Geotils 
lombent avec M^^ence £c Mcinius, & 
yîc te Monde Pî^ycn avec 6 pui^nce» 
u ^pire, fes richcfiçs , fè cached abonl 
£c dirparpît enfindans les Montages , qui 
Ipjat k Théâtre de cettç gnto(i^ défote. 
. Ces 



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Tar le Fils ii Die$t. • ^f 
Ces Montagnes décidèrent de PEtnpirc 
en faveur cfeCkmflantin^ comme laplai* 
ne de Phar&le enavoit décidé en faveur 
àa premier desCefârs ; c^eft à peu prés 
la même figure belle 6c magnifique: 
mais le fublime àc notre Oracle cil: £ms ^ 
comimraifbnplus grand, parce qu^l efl 
uns compataifon plus vrai. 
« Comme toutes les fcfrces Romaine^ 
n'étoient ni avec Craflus contre 1^ Par ♦ 
tes, ni avec Pompée Contre Cdari on 
ne peut dire, (ans groffir les obyett, 
que Rome tombe par la mort de Pun 
ou par la défaite de l'autre. N^s parct 

2 ue^ toute lapuil&iicc de l'Empire Paycn 
t Pcrfcoiteur fe trouvi réunie tontK 
Ck>nftantin, Seruinéeiâns'rei^urcepai'U 
""déâite de les ennemis, il rPv a aucun ex- 
cès driangagei dire que l'Empire Payea 
iê cache 5c périt &c dans ces Montagnes 
le Ibu dé ÛL refaite, 8c le Théâbe de 
iii dé&ite. Oc& en eifeâd^ffits cesMpn* 
tagnes que Coi^lantîa Sonne le coup 
iiiortel>au PaganiTme ,. cette Hydre rc4 
naiâ^te, dont les têtes rupd4>es mc^ 
naçoient le Trône de Dieu, â qui après 
avoir èxbèlé 6in venin contre le Ciel ; Ce 
cache en vain dans les Anttxs de la Ter» 
:. .. T 7 ..^ . - - rci 



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4^ VQmrtrmrt 4fs ftfi pdux 

^:, -quf feet ^^h(^ h wçxmc^ & dc-^ 

H U<i^ Hpmg^ , itii)^ ^U plus fôiUir 
qw le$ autaies^ Se Dieu 4 férmisj^ue â 

fuyetomêmç^c grs^orimQS9}(|i8tiftP& 
mrcnce ou plutôt k g|r^ de I>mi a >f£> 
&aÉï. |>içu Pli permis tkfîppuridéfcadbc^: 
Iliade QDi»6^d9Qc dos cau^ Tefioiidcs^ Se 
4ç p»«r -que rmvt irfmiratic» «le sParrê'i" 
tl$ â ^n HoRime qui fut Pinâvumoit 
de octte (ifijiirrajiace, fws çn et» le !^ 
m^c ^tcuj^ . Jlegardoss tn Imit , le 
T^ôiap 4e celui ^ -dyêJiwpc PE|)tere t& 
iJWS; ie Ckl, pw%tic ll^ :fignâa dâi 
{iptiii <to^s les ï»»^. Vj:^m fc ae ^ 
rk^blc^ «iSe gtowQiB: Pj^fiêiâettr At ficu«- 
j^ GMïW^ukr ie*l0j»ie^ Wdb^ 
Ikt^i€di$.fb»piâdÂ. X^Scêxieàft^daDS 
1^ M>9f%Qes, ^ l4^ fipeâatâsrs Ibitt 
Imiiiowmm àp^ mx^ iâ 5iéclesv 2t: 4ts 
thmàm J^ Piôphâoea qui ^ivmptt 

JUaïciA ^ucetféfé»EaQeiitau,Ch.aMÀ 
&s HeY^i^dous & Vu déork en cfes ta> 
tie$ Ê xxdEbrmés à xlotreOinKie , Kpi^Mi 

limtir l'allufîon. v . ' x» Il 



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* ^. 1! vok di<|)ar6ître IcMwMie -dans 
<îcs Moiïteignes^ la Tctraite dtt impitt. 
jEnmr;^ dk^l édatié âe la'ïuMiéi^ Ftxv 
^hétk^ , Ce frapé tfes m c vft^ lty àô t cu 
te îctolwion, f»ffv <6iiii là racke, & 
fe cênâit dém U fûMdre à ramfi Je ftr 
jr0jfeûr it PWtermt^ .& dt fs ihufte im^ 
pîifittnct, iLes jwxhmmmtïs de Pifom^ 
mefehnt ^Aaijftt,^ & tfs Hàmme^^ •^mi 
s^éfè^ent , jimom-r^utHex,' r Et UISe^etÊt 
fera fmN^xaMdâm ^ pMr^i. tnr #7 
^ -Hn jemr mmrijàé de ym h Séijgnenr 4e 
Dieu desÀrmhs ffontte tnm^rgHtMem$c 
& ^hâmt/êhy somre tent Homme ^ ^W V/- 
teve & il pra ^baf0; vmtre hs Oédvts 
dn lÀinm & hs <:bAes -de-tidffm^ «m. 
tre Uj ééntei M rm m ^s , & ^om^Gfy^mK 
ik^ex^i eemtretotfH hàmetèiti^^ &^tem^ 
-te mmraitk jferêf 3 temre tes ifiviree 4br 
•Tsrfirit fjrc. Et U mugn^henct dis 
Hémmesfera atMe ^ ^hsSmmee, ^^ 
ifé&veutf^Jhronti^ni^Ti. TBr fBteiUM^ 
fi0lftrM^xitlHf'^n/tepur4i:^ ' 

-Momagncs jittîlc ihudlb âcs-cnnemisdc 
r'Dieu. Sf qmâPid att^ IdUef , ^Ues^f^ 
-^irent itentesti^ kt JBhmmes ttmeremt 
' , -^ dans 



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V A43 VOuvermrt de$ J^t p4Mx 

dans h$ Cavernes des Rochers y '& ^Mfâ^ 

les Antres de U Terre À cmfe de U 

f tableur de Dien & de fa hânte méfgnifi^ 

€ene^^^^UAnd il s^ élèvera feurfrcipr U 

Xèrre^ £n ce jeur-la PHomme jettera 

aux taupes dr atsx chauvefis$ris les 

, /dites formées de fin Or & 4^ fin Ar^ 

^ent^ qm^pn lf4 anra faites ^ pour fi pre* 

J^erner devant elles. Ils entreront dans 

Us fentes; des Rochers y dans Penfaucpmetit 

:dps Montagne^ a ca^, ^de lafrofeur de 

Dieu & de fa haute magn^ence^ quand 

il s'^ élèvera y poftr froiffer la Terre. 

/ 5. Ifaïe conclud îa Prophétie en prc- 

▼enant Iç dan^r qu'ijy a dit trop attri- 

Jbu^r, i l?Homme qije Dieii a c|\oifi pour 

Piriftrument de cette. dçîiyrancct ' Dcr 

ffrfesL vofês^y ajoutc-triï4ivinpment^ de^ 

^çrtfz, vâHi de PHomftfe ^ du quelle fouf- 

fie ifi dans fis^ati^ess car que vaut-il} 

Ne chorchw point dans votre d^rit îe 

lisg^poit d^Kes paroles avec ||s qui pi^ 

cedc , voji|$. ne l'y. orouYçnjeiji jaipais. 

Chçxchez* le dans l'événement j & le 

, jrgppojTt çft iênfifadei Conft^ntin e(l un 

lîmpkinftrunient) un tropfoible indru- 

joncnt duTriomphc de l*Eglife. Laifîcx k, 

UiiSȔ Ip > c'eft un Honune0iorte\j j^ que 

• , ' vaut- 



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P$$f k FJU de Dieu.^ 449 

iraut-il dans le fond? Levez lesycûx en 
haut, Sciroyciz l'immortel , Kinvi^blc 
Proteâeur du Paipk fidèle. Sonfignea 
déjà paru. Rien ne tient devant lui. 
Tout diiparoît en ïk ^fence^ TEmpire 
qui donnoit des Lotx au Monde , le 
Monde lui*anéme^ l^utborit&fèciàiére^ 
Pidolâtrie Payenne , , la fuperbe Cdor 
cks Perfecmeurs, la crueUb Hieiarchifc, 
des Pontifes , les Légions, les ArméâS, 
les Tréfors , les l^cheffes , la Gloire^ 
la Puifl^uice de ce$ fiers Tyiwisdu Mon- 
de & de PEglife. Vous lei av^ vus. 
vous oie les verrez plus. Tout eft cadie 
dans ces Rochers, tout périt dans Pen* 
foncement de ces Montages. Les Divim- 
tez qu'on plaçoit dans le Ciel font la proyc 
des taupes &: dès chauve fouris, & ceux 
. qu'on r^ardoit comme les Dieux de la 
Terreont un t(md>eau commun avec les 
Bêtes Sauvages. U dl: temps eue les 
chofcs hautes foientabaiflees^ ann que 
le vraiJDieu foit fouveraincment élevé- 
-X. Et ils difiitnt aux Montagnes & 
Mkx Rochers^ temhz. fur nous , & msù 
. cachez, &c. C'eft une erreur comsmne 
i de s'ima^ner qu'il s^ifiê ici de k con- 
' ftcmat^. 2c de. i'^oi des Homm^, au 

dcr- 



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4fo Vmwrtmrê M$ ^fiaux 
dernier jour , â la vdie <lu Souvermi 
luge iia Mande. * DWei^ taifons nous 
flumtceiit 1 abrurdif é de cette peafés* 

' I. Ou ceux qui parlent ainiî am 
Montagncfc^nt les Hommes qui vien- 
nent de réçufcitor ou il foM cacendfc 
{lac^ U ^ea.HMtnncs que JefiisChrkl 
TOrâuve rivans fiiç la T^ire à fa venue. 
Si <SeSi le ]»ramier, il y^ donc etitre 
iea^ens nopvellemênt ioxm du Tom- 
faDau une diftitiâion de Hots, de Prin- 
ces , de JUcbes^ de Gapimihé^ ^ 4c 
. VaiUam fc de^Kcrfomm VA>ta & Efck- 
liras ^ 0D <|fti eft de JU deayiére'îttipcf^ 
nrace. Si Vc^ le ^cxmd^ ies R^i^ ^i 
Hfwwt dors (^ dfonc av^Ytii ^ «vail- 
le de la veaiie du SoUifer^ J^ $ fls 
en conooiâoit k «emps f rec^^ftiMCy 
;|)ailqii^â6 :ont <«1tii de le m^&t d«9S 
..lès Mont^imes; t. ai^ecks @i^s, les 
:Prtf»[^ ^ jfes 'Rkbss qwi foraient leur 
Cour, xv avec tes Ca^tai»^. ksVdl- 
lans Hbmmés, ItsOmciei^t&l^r Af- 
filée , ^^ avec la multitude cMfu^ de 
c^leui-s iujcts libres 6c efcbvesj ce qui 
n'eft faA naokîg comre la «ifen. <)u1- 
roient ils faire dans çfcs ftfeiit^es^? 
iËmpàth^r <iuc^s£»ieiiims^sie4oie«t 

dit 



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la Teû» ne- monte dli fw vert te'Citï, 

Le» Monttgncs n^om pu fiiivcr le 

Genreinmiam d*un Déluge d^aurcbtw- 

tnctft ic fauycroicnt *lle$ cPun DSug^ 

ite flamme? La pcnfte éh*pccrt t^c¥^ 

x»r dans l'eforit d'une tcn\t pètibnne^m 

moîûs éu^dlc n^ait «irtnmJJwt 'âtt de*. 

vcau?JEt ocpoiWfcttïÉ ^tal là .^ddétf , 

ie Genre fcqmâiit <ftti agitVuf -tte Frinv 

oipc. Car ee n^ pas M IMil PMeéf- 

'ttft, (jai i^i^nd ciftm pré«tttîôn*fbut 

lui & pour foo Pmipte-dd«ft*e'le'def. 

nictf jogetfltetit! <iBÎâîS>teft]lloiJFaélaTci^ 

•Ttf f an liomb'ife pki^l E«ft «èx^^è Ib 

hazard a af&aiMi '«éé'floii «titté te 

Atfchers des MlMu^gties/oa ^^ J^ 

-âVDCall^deoratfett, po«iry attendre m 

venue éa Jogt4ki Mdiide ec |fc ^acliet 

mf q[ud ^coMert, i^â^-delèbi » p^ 
rétté frùmêàUcé te IM^t €^hxnitmu 
"ècîKtion pttbiM|ue ! 'îilam pémr^oî pats 

nés, febn l'<Kxafioni6c leslietnc oùTon 

fc trouve? *^fcroit «îicuK«dbé , |ii5B 

-. à codWît de Pembrafement géncrtl>' 6c 

jiteipeèfl'de vo^^'fi'lom» avec crit 

atti. 



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4ft VQmtmirt dHjipifiMmt 

attirai, & la nombreux cohiie de tant 

de Ta Torre ma^qucat ils de puifTam^?, 
Un million de brijpcu veut ik pascreù* 
fer a leur ordre & bien promptcîaaei^ 
.4^ Tono^betipt, des abîmes digoes de 
îeuirdefefpair? Qiii'cft-il riécdflaire en- 
[ûsi que rUniyers en corps ou le Mo», 
de m ^hseaé iè triHiTe &atrc les Ro<- 
çhers de§ ^Aontspiie» , pour implorer 
cL'eties un funelte fccours ^ en . leur 
adre&nt ûm^ Reqoéce qu'eliies.ne peu^ 
ventoi^ndfie , ^^ncwp çaoin^ l^cxaocer? 
Sont ce pps litde'tjeHes jdées^ Voilât» 
^tti s^^dle réveil' OM plutotimr^va^/ 
^er dans tou|»s kâ ftoiaaeif. ; 

>. Si l^fin du Monitetu le jqgèmeiw 
dernier £ait la conclufionde ^e Chapi^ 
trc, oue faire du refteiie PApocalypTc, 
.qui eu Hé à ce Chapitre par un , Afrh 
^4s ch^s} Qiloi l Api es. cês: choies, 
c'eft-à-dirc, ^apcès le jugement dcrmcr» 
z,mhs la.finxiu Monde fcs quatre vents 
doivent être retenus, pour ne plus agi- 
ter la. Mer & ne plus gâter les Artwes 
delà Terr^, on doit entendre les f^t 
Xroropettes & les fept Tonnerres j les 
Ycpt Pniol^', ferpnt vsprfécsj^ la • fismtne 
. , ï myfti- 



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myftique s'enfuira dans le defeit pour 
Yétrc\ nmirrie douze cens ïbixânce jours, 
k dixième partie de la Cité tombçraj^ 
la Gi-ande Babylooe feim divifée en trois 
parties ; la Bête & les Rois de la Terre 
aflembieront leurs Armées contre ce-' 
hii qiit ell: monté far le Cheval bUnc, 
£c qui r& noTxime la parole de Dieu ; & le 
fuccès de ce combat fera la prife de la 
Bête, ^ la défaite des Rois (es fuppôts. 
Quoi! tûJtcdadoitarrira'enfigoreoa 
i la lettrcjaprés la$n du Monde , après 
le jtigpnent dernier? Cela le peut, û la 
fin du Monde ed autre ckife que k fin 
du Monde , & que le jugement^nrer 
ne (bit point le dernier jugement. 

;. On veut que ceux qui dîfeQt|Uix 
Montsignçs ; tombez fur nous , iment 
les Homniesrcd9nt]re2^iik$ préparatifs de 
la vengeance diviiKi au dentier jour} 
on ié. veut ainû fur ce ibndemiaïc que 
les fignes céleftes, dont PQracle fait 
mention ^ doivent âtre pris à la lettre, 
te qu^its eiqmaient . les oonâifions 2ç 
les xenveiffemens du dernier joiur. Mah^ 
le fonckmcnt uoa fois ôté , que deviciit 
rédi^ce? On ii4<pjî\à'renverferP«|pii 
4ieot>pQUïiea. trouver II venté; car 
\ T ^ ' p«i« 



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4^4 VOmÊWérûiufifàJesMM 
WTsqie le tremUemem de TerreMte 
les fignes câkftes fi^ifie It re^okitkHr 
de l%^irc fous Coaâ^ûirm^ coTan» 
il n^ a pas te amodre Heu ^en àe^ 
tcritprès ce quia été dit là«de(liis , c'dl 
uoe néceffité que ceux qui fe cadbêiie 
prttièôtcmefit , entte les Rochers des 
MoûG^nes ibiefit lesennomis de . cette 
révolution, fie noa 1^ Homm^ft ef* 
frayer de l^- veniie de Di»i au der« 
mer jc^. il ikudratt ft'avBir pas. le 
fûiis .comimte fffsm tie;jP|B voir eet^ 
tt ooafequenœ^ ce qui joint^aiK coa* 
fideràdoos précédente^ forme dé^ o* 
fie d^^ pltts évidentes demonftraèioâi, 
pour cfoffîAe;r Pklec du detnio* jmir. 

4. £h&n pen o?^; plus propcell 
moiiûrqry d?Mn côïé4*ctoeur de^ Iniwr* 
^»s, tedePÀœteTOÛfeiss^del^ 
l«lf for ctet Anîdev ^e )de o^npiief 

trouvfc' iH» IteUabtë tàcprtflioiil H 
n^y en a qae det» oiirte cette Piopbé^ 
lie, Fun dftns les Ilevei«cb^du I^i>ûpb^ 
^ Ofée^ Gc i^nitre dftns l^£iç«iigS<!^ 
ipîi to^ deu9^iiowi^IwefèArefl% 4€ssen^ 
«iesat^de Dieu imfii^iâfit lé rei:oub^ 

toute 



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ttifie lintre chofo tfm âiX Ji^tmeat 

. OSieh ftcmiât ^ qui »c ùxt aînii jtir 
poAropbcr les Moncaffises^r ks cone^ 
mis de. Djcu, Ofée ^xprimv akifi .air 
Çi^f^tire. dixième de H^ Rdveiations<^ 

tpêi/Çont le ^ché^Ufr^li fi^int ^ U 
chardon cmttrmtt fur fi4 jéâMÙi &" 9» 
dérs M^ jybmH^w^ co»§artz. BâMs ^ & 
A0$! Gih^:tm tPwéni ^^ nous. lA tz>^ 
ÛHk^:,pgfit:H^Qi il parle de Gàtàun S& de 
Md9Ca^e4 » c'eit qu^il^' d^a fait ce 
x^prôcher aine dik Tnbd^ comm qui il 
progl^ifc. /// ftn^m far k cêUfMm 
à^, Aknti^^4^ & ftm fstfmm far Ui 
G^0jr, fims ^ Ckines^ hs B99tfiiars^ 
hs Otrms ^ pita iquf hur ^ jnf h^g^ .tafi éi 
gtiMu Jm* iêa$ cd ^ ^e les;^ htfit^ 
iteux^:!^ Giitaiix^ kaNfoiritagoesv oè 
ils Wmicuoif Ht leOr t|bm^ airec 
tiat.4ç/flaifir , finroieht k« timohude 
leur ^iftr^iM/décrefie ^ I^awSk cher.- 
, diei!9knv»<mlettfèic^^ 
. for i€«t Mfe*^<É "^^* ^«^ Btoa^ «êrittf 

. ■ O Cô- 



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4|lS; VOmm^e dès ^ft-^kmjf 
Cotaux^ le Théâ^c de leur ididâtiSèi- 
couvrez noi^ ^uriére de ceux, qui nous 
cherchent p6or nous tllener en Captivi» 
té, tombez fur nous, plutôt que nous, 
ttmb^ns entre les mains des A^yrie^ 
qui après la dciblatioh de nôtre Fatrie, 
nous préparait un exil & un eicl^«M 
plus cruels que la mort. En tout c^ 
pis un mot du dernier Jugem^it. 

Il ne faut pas s^imaginer au tefte qop 
ce difcours ait été prononcé^ de la ma* 
niiére qu*il eft ici conçu* Ondiftin- 
gue trois lannges , celui de la bouche^ 
cchii du cœur oc celui des d>jets. Peut 
être qu?entrc plufieurs ipillions de pcr- , 
ibiincs, cpii dirent tranfponàes en cap«^ 
tivitéau temps de Saimianazar^ Se donc 
it eft çrcrtraple que la pli^pait cher» 
choient à (e ftuVer arriére dele^rs vain-^ 
queqrs , il n'y en eut pas une iêule , qui 
ie tournant vers les^Monu^e^ de Sa-» 
marie 9 ou vers les auti^sCotagx, pu. 
ils chcrchoient leur retraite ^ leur dit 
' Montagnes tombez (Ur ikhiSj^ &. vous 
Cotai» couvrez nous, 11 fuiht pour la 
véàtédc lH>acle, que loir cœur Je^it . 
au défaut de leur bouche, je veiix^M^ç 
4u% fuilent dans le fentiment, daqi» 

©Ja 



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Pd0^h tUidê m^M^. 4ff 

ladifpofition de cœCrr que ces paroles 
ekpriment, 11 fc peut encore que le 
rïus grand nonibre n^oit pas dans lé 
lêntiment ddpétxràaM les Mdhtagnes, 

Slatôt qut d'être tranfportcz eh Afly- 
e. Ceux-ci ne difoient aux Monta- 
gnes de tomber fur teux ni par leur lan- 
gue ni par leur eœur ; mais ils le fài- 
loient entendre ainfî par leur conduite. 
Car lc|ri(qilHl$ s'enfuyoiôat;'cÉ fi grand 
tK>n^irè^ chacun avec & famille ^ dans un 
:rfrrS*?^defertv:OÔc'ctpit une néccifité 
qa'tlà mouruflent-de f^m % dctfilfére, 

})riv 
eiir 
.cc^q 
parc 

rive 

Ait 

choi 

icnt 

cr r 

qu^i 

gncî i 

.ftiai] ; 

ne 1 

£6m autrcfflenty â fuflît que les autres 

* . ' V ne 



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4f ft V0iÊ9^niitiiêit^i^jMmx 
ne puilcnc s'eo^>4cher 4e leur am^met 
çefentiment;, jiMeant^parJ'ext^eq^iir.do 
loir conduite, ide-WnA^f^^^OéQ^D^iiit» 
tenç^ras.^Ç'£^ ijCÎtk la9§^^ ^aol^jeUi 
qu'on red«iiiiil:p^fens,lcgitiq[i0& luto* 
rel en y ajoutant cette siodîficad^i »- â 
femMon,' on eût dit iqu^iUdemaoïdoieai 
. aux Montagnes de les^^rniviirôcfiux Gôv 
tsttjxde t)ûmbçr:(ur eui^ , um iUjoionf 
troicnt d'ardeur, à gt^œr cç$ CotiUXr ^ 
freux , ces Monts^e^.^qfQJées^.QÙ UÎt« 
pouvoicnt manquer dei périr •^liaiît ils^ 
totent etïvpreâe% àr^& perdw/rent^ k$ 
Rocherrs & dans les.> pfécîpiqes :» où iH 
chercboiem une «r traite côt^ceu, 
qui youloie5t;les«>cn^ cmC^ptivitÂ^j 
Le fccpnU lieu de l'Ècri£uj:5e ^ M l!o» 
nou&jpepi^|ent9 leM^^otiptnaeis.diAnt a« 
^ Mont^açs^ t§nm^pir. mns^ ^..oebiî 
* do l'£vaii^tle . ieU>a Su J^ucCliAp. %:^ 
f. 5JO. , ou n0j«s avoos dé^ vàjtêmt 
Chrift prédifant aiufi le jageœtitnt qui 
doit vaoger fa moçt v ^U^s def^^lm 
ne flemret p9fnt frr moi.: n^kifUmr§ii 
pif vofês^mpmês ^ &,fi€r,.^$s Bfff^ns^ £Wn 



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I 



i^ètm^ $mmn. m§fÊS* Sur quoi Air. de 
JMcaux fiît ccob remaf()tie. Cjtsftgdu 
fint fr^:^Q0t^ é' notpt Çeigneur ht 

m mi^gMnee é^ f$ pê^gk». Onenpem 
moÊre faùm ù^pti^mMja choitt dt 
PMmp0i€ JùmiMinSÉc. jLe Prélfttta m* 
:£^ : tnais f 1 njcaidè: f«s aâis. Car il 

.-paroles * Mêm0^mAMmitz fMrmfa& 
iWfétêGAmmcfiêHvmCMous^ regardent plu- 
'rët ;lmiloaiaii^qtie;ksJ»îf$, TËipifâir 

ftkpwtt^idt^qm veiKntae.lc nm^mx 

ùdhÛBnccshÛtçmirmom enperPkdcar. 
JLès t Juifs viennétit; de .demande^ la 

dtiû^ "& Jet; Bjowaitiis. Jm le /TrMmnal 
^àôJS^vcmtva^îcn 00^ pronûn^l'afr^. 
-L^Eab dc'fièm^ qui Teucobieni joqou- 
vrir ,'* fU€QiM/aâA iSmi vjomimx^h^mdc 

tfliis :'dcri>teu ncoinpacoic dei^aiitj^etsx 



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4^0 VOumnmé des fift péimx 
mnetîf divéun cflmi f## Is iond. fk' 9t 
4it que deox niQts ; mais ces deux 
mots Ibnt le vrai langage. du^Maitre àa 
M^de , du Juge de 'Us Ju^es. Il dé- 
clare au Souverain Sadrimrateur , te 
Chef des Juifs &: à Pilate Gouverneur 
tie la Judce pour les Itomains, ti dé- 
clare aux Romains^ il déclare aux Ju^ 
<n la perfbnne de ces deux Hommes^ 
qu'il eit c&effet le Filsde Dieu , qu^il eft 
le Roi d'IfraëU & que pour marque de 
cela on le verra venir lur les nuées da 
Ciel. Cela veut dire » que celui ^ 
comparoit prelêntement devant leur 
Tribunal, revêtira avec éclat k qualité 



i 
i^ . * \ w ; trc 



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Tmt h Wih dt DieM. ^ 4^* 

tfc ceux qui k font mourir. Mais 

avec; quelle dignité le fait il ! Fermcx les 

yeux à . fcs miracles , pour ouvrir feule-i 

ment \c^ oreilles à Ton difcôurs , & Vous 

le connoîtrez fans peine pour le Maître 

des événemens , pour le Souverain Juge 

du Mondc^ Filles deJtmféUnn ne fleft» 

m. fM^^ ^'^^ ' ^'^^ fleurez, fur vem-. 

mêmes O^fur vos EnfoHs^ Car les jour r 

t^itfutrans fu^on dira , iienheureux fi»fy 

Us ventres fui. n^^n^ point porté ilc- 

Ceft la peine qui attend lesrjuifs, pour 

avoir demandé la mort du Fils uni- 

^c de Dieu, Ss diront aux Monta^ 

guêi^ tombez^ fur nom , & aux Coteaux^ 

Cos$vrez. nous. C'eflr & fera le funcftc 

^eilin des Romaim , qui, pour avilir 

avec plus d'opprobre la Royauté de Je- 

fus^Chrift , l'attachent à une infâme 

croix , fur un^ funeite Coteau ^ dèftiné 

gu fuppltce des criminels, fur le Mont 

4c Calvaire. Car , ajoute notre Sau* 

veur , sHl s verd, que 

fira-t'il /^ è bois verd 

n'cft pas c. Il peut 

feppuflcr être tranP* 

Îlanté , a );upé : mais 

s, bois fée ^urce^Sc 

^ . , , V 3 com- 



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4G1 Veéifrrfhfé âe^'fifi^fidux 

comme tfcl , il ne v^ut phîs rien ,"4q[ùcî>om* 
être brûlci C^âft l'etnblêmè des deux 
Peuples; Les Juifs eonnoifiènt le ynd 
Dieu. S^ih fùm ûmbei dam Papoll»^ 
fie, ilé peuvent sVn teleVer ; ils nèibnt 
pas faiiâr èfpefanct dt relabliflèmcnt ; 
é*cft ît btw vcrd ^4 peut 00 rensutre 
de jfes^rèjettmi^i ^n tevwït ^tsuit tMnf-' 

n' ité Alkûrs J ttïaîs les Pâyeiw iétaîtf 
Dieii & ftfts dî>eraôce ail^Moi^' 
font par là même un bcni fèc , ittfirut^ 
tueux, jfterile pewi" k prcfeift & pour 
Pavenir, qui n'èft bon, ^^nès avoir été 
eoupé / qu^ fervir d'aliment au feu, 
ou de fumier à k Teïîc. "Si dottc. 



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4^ VOêv^fun J^s^f^tfcAHx 
tomber en la puiûsmce des Romains <ff 

-^ ccile de leurs Cotnpatriottes , fc reti- 

.rèrent daos , les lieux in^ccelfibles de û 
TeiTc, prêts à y fouflfrir les-: dernières 
^treoût^ de la fidm &,de la miiere, 

:pour éviter Içyrs ennemis, étraî^crs ou 
domeftiijues, quHls craignit plus que 

; la mort ^ par la connoifiance^'ils ont 
de leur cruautés Oeft de cet;te fuite que 

erle Jerus-Ch^, lorfqu'il dit à fts 
ifiiplesi Quand vous verrez Pabomi^ 

.nation &CC* Alors efue ceux ^ qui feront 
en fudee , ^enfujem aux M^ntMnes, 
Ocft entre ces Montagnes qu'étoît utuée 
la petite y illç de Pelia , qui fervit  

•retraite aux pifciples de Jefiis-Chriflr;; 

jOn peut bien penfer que des deferts vé 
pou voient longtemps fournir des ^- 
vres à la multitude des Juifs, qui s*y 
retira , & que les Chrépens , ççHUnie les 
jmtres:, coùroient rifque d*y mourir de 
Kkimiy fi Jes Rom^fis . qui par manié* 
re. de dire , leç , tenoient bloquez puis 
qu'ils les empêchoient d^^n foithr^ eut 
fcnt occupé plus long temps . la Ju;- 
dce : mais leur expédition finie , ils fè 
rctircrcntj Çclaiflerentccuxqtiis'étoaCTt 

. ^che^^^rafTfi les Rochers desMc^içagoçs 
t *.i ' :- / dam 



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. .far h nif d^ Dun. ^ ^f 

4ga^\ibçttéd?.ca{ortiri cequifut^fa* 
lut temporel d'un grand Peuple & de r E- 

f^ifèCÂréticnne en particulier 9 enfâveur 
e l^qu^ie il plut à Dieu d'abréger cette 
Ouerrc- Odk là ce que le Sauveur 
iibmble nous &ire comprendre , lors 
qu'il nous dit, f«r jf çei J^wrsn^ujfent 
€t€ abrégez, ferfinne tCen âuroit rechAfpé.\ 
^aU ^ue C9J j^ur s feront 'abrégez, k eau fi 
4esElm^ c'eft-à*dire, à oiuiedes Chre-^ 
tiens, qui auroient péri pir la ^itndans 
le defèrt de ces Montagnes^ fî la fin de 
la Guent , ne 1^ eût mis dans la liber-^ 
té d'oa^itir. Il y a grande apparence 
que c eft*U le Çexf du Fils de Dieu :; 
Qiais quelle que fait ià penfée, ce que 
«lous&vons (rès certainement j ^eftq^'iî| 
ffffXt de toute autre choi^ que dû juge- 
ubent dernier, lorfim'il ajoute ce dernier^ 
trait à fa deicriptipn; alors ils fi fren-^ 
dront À dire aux Mentagnes^ tombez. Çht 
V$^, & OMX'Cotaux, couvrez^j^ops. Oi:( 
peut dire des Juifs , craignant.d'être les 
cfclaves deç Romains, tout ce qu'on a 
déjà dit des fujcts d'Ephiaim, âpprehen- 
ii^nt d^êtïc tranfportez en Aflyrie. Les 
uns fè cachent dans les Montagnes de 
Samarie. & les autres^ dans celles de îa 
V 5 J^- 



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4^6 VOnvmi&€ liA pfpt faéum 
Judée, )>ar kcrantt^deît-fèrvitud&ip^ 
ks attend j û'ji^yiààGncrien quetier»- 
turel à leur fimiï^ xsctàr fe tnême langa- 
ge, foit iquc ce fengage Toit trcloi ^ k 
Douche, ou celui da cœuf , oâ celui des 
objets-, ce<iju*2 fcroît inutile & trop cû- 
nuyeux de* vouloir examiner de noup 
veau. 

H vaut mieux s%rêtcr à deiflc quef- 
tiom, d*;rtitant plus cfFentiellçs, qu'd* 
les *chéytnt d^éckircirnotre fujct. La 
preifaiére eft, dV)ù vient <jûe notreOn. 
de feit une mentbn Mrticuliérc & r^ 
^ctée des Montaggies; X-a féconde pour* 
^troi^^ftc cttvduel lensr îb Troupes <fe Mh 
Xtncc &;<ieLicnrius difent ici aukMon- 
tegtiés ^" nff^èz: fi& nom. - 
"Tciut teindre à la première -de c» 
âeux qtieftiôns , à kquelle on a déjà ft- 
tiSfeit éft|>àrtîe, on réduit à fept lo^rai*^ 

fôns , l>ô^r *<^^^^lfcs î" ^^^* paioîl 
qu'on a dû fiire une nation Jparricû*- 
liérer des M>ntagn^ j darts la ilcicripiion 
âtf fixiémer^Perrocfc. 

*"Lbr pîëitfïérceft ^tfon* nc^fouvoît 
èiieur^ c^ttiftérifer - l^téûcmenF'tnêmc 
^ûe par Uïie'dreonftance; lapkft.fingu^ 
icrc, la plus txtraordiiwife peut wci 

qu'on 



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i 



Pdr h Fils de J)Uu. ^ 4^7 

•qu'on eût jamais vçue. Car voki lesDc- 
ifenfetiï^du Monde Payen, /qui, parles 
Tjoftesdont ils ont eu laprcc^tioji de fe 
ifeifîr, fe croyentÔC paroifîent en ^t de 
ï)ravcr toutes les Puiflances de PUnivers. 
ï>evantcuxles Alpes garnies d'un Mon- 
^ decombattans, & derrière la Ville aux 
ïèpt Côtaux défendue par une prodigicu- 
ïe Armée , qui en garde les.^ayemres 
& les retripafs. C'eftce qu'on y pit dans 
ïaÇfuerre deMaxencc, &qui fe retrou- 
vé dans cçlle de Liçinius^ dans laquelle 
îcs idolâtres ont devant eux les Monta- 
gnes de la Trace ^ & derrière Biz^occ, 
autre Ville aux lêpt Côtaux, ïcmWabfc 
à Rome par fa Puiflànce & par le nom* 
bre de fcs Defenfeurs. Les. Montagnes 
*rbnt leur premier azile, et la Ville aux fèpt 
Côtaux leur dernière retraite. Au de- 
feut de Tune de x:es rcflburces., ils fc 
croyent lurs, invincibles même pari au- 
tre. Si les Montagnes ne peuvent les 
àjéferidrc, les Côtaux les couvriront. 
Voilà l'objet de leur coiifîancç, & qui 
iei^1>ièntôt celui de leur confufîon. Mon^ 
fagnes tombez, fut nous & v^tis CotoHX 
touvreK. nous. 
Seconde raiibn. Pieu punit lès Hom- 
" Y 6 mes, 

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4^ VOuvênme desTfiftfHmx 
mes, en la manière qu'ils Pont oflfenfê. Ïjc^ 
idolâtres comme pour oflfeafer l'Etre fb- 

Îrçme avec plus d audace avoicnt clioifi 
:s lieux élevèi de la Tei^re , pour en fiâic 
le Théâtre de leur fuperftition; c'étoient 
là leurs hauts lieux, Pobjet de leur hi- 
digne confiance Se celui de la jufte oeo^ 
fure des Prophètes. Uravoient. bravé 
Dieu fur les Montajgnes ; Se c'eft du» 
les Montagnes que Dieu les confond ; c^ 
là qu'il juge les idolâtres fie qu'il donne le 
coup mortel à Tidolâtric. La penféc n'eft 
pas nouvelle. C*eft celle d'Orée. Hn'yà 
de changement que dans TappUcatioii. 

Troificme raîton. On fait ici mention 
des Montagnes, le Théâtre de la défeitc 
des idolâtres ; parce que cette idée lie 
notre Oracle à c^lui du Chapitre fécond 
des Révélations d'Haïe » oii, comme (m 
fa veu, le même événement dlinarquc 
avec pjus d'étendue. Car c'eftlufàgede 
l*Efprit Prophétique, qui parle àam 
J'Apoçalypfe , de nous, dire les cbd^ 
brièvement , & de nous retivoyfer atÉc 
Oracles des Prophètes* , pour eh être 
ylus amplement inftruitSt de nous y ren- 
voyer par quelques termes pris de ces* 
Prophètes même , ou par à^ts allufions 
&»ublc3 i un efprit attentif. Q^- 



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i^ër U Fili iê DUk. 4^ 

C^atriétne ntifoa. Lié Monde Payen 
Maître des Cours, dcs^Arméêî, des 
Villes, des Tribunaux^ des Ecolçii 
des Trônes , desDignitez, avoic chaâ*é 
TËglife dans lesdeferts^dansles Antres 
de uTerre^dans les Cavernes desMonta-r 
gnes: mais voici paj| un heureux retoui 
quel'Ëglife tnaitreflede la puiflance 8c de 
k glpire du Siècle poufle le Monde 
Payendansled£i(|7t» dans les Cavernes^» 
dan^l'enfoncement des Montagnes , qui 
wnt iâprifbn ^fon cachot , Ton tombeau# 
Chacun a fon tour : mais combien le tour 
de PËgUjfe eft il plus glorieux & plus 
magiibique que celui du Monde ! 

Cinquiémp raifon., C'eft dans les 
Alpes que Dieu vouloit conferver te 
Peuple qu*il avoit |»-édeftinc à être un 
jour la &meDce de ion Eglife retabUç 

Ç\r la Ré^mation; J'entens le Peupld 
audois^ dont on a fait connotcre le^ 
glorieuâ^ deftinées dans \à premiéro 
garde de cet ouvrage. C'eftJà , comme 
no\|s l'avons yeu, quç 1* Agneau fe te-; 
noit avec le tîombre choifî de ceux qui 
fé fuîvent par tbutoù il va, & qui font 
uommez Viergez , parce qu'ils ont r©. 
fifté auxfédu^ons de la Grande Proftr- 
y 7 tuée. 



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àflm Vt^vmurt ies feptfeâUx 
tuée, ^'crf 'la Montagne de ÎSion^ 
d*où ils Te rcpaiiderit' par toute la Ter- 
re. ' il . éft * plus ^ùe Vrai fefhbîablc 
l|uè î'Eglift y audoife doit fon origine à 
la dî(|)et{îoh dcis Chrétiens qui s'allè- 
rent cacher entre les Alpes duraût la 
jjetfeèutionde Dioitleticn. Maïs j, quoi 
^u'ît eifi foit, ce n^eft pas fans urte dif- 
pfehfation bien particulière de la Prbvi- 
çtence,<jue rEmjbire Payèn & Petfccu^ 
tetfr cft chaire julqû'aùx' pieds du Peu- 
rfe que Dieu s'eft cHbifi, afin que le 
Monde en abt-egé faCe un hommage 

eus éclatant à cet abrégé àt l^glifè 
hrétîenne, 
' iSixiéme raifon de la çirconftance, 
fc^^ft qu'elle fait plus d'hofindùr au Li- 
bérateur; 8c cara&édfe mieux la ddî- 
'vrance. ;Les tftîiemii de PEglHfe s^c- 
toient cachez dans les Montagnes , 6c 
toid le Libei-ateqrqui paroît dans les 
âuéés. Dh né fait , letjutl ëdate le 
élils , àt fi gloire ou de Icuî^ccmfufîoû. 
Les Montagne^ îcroient bonnes à op. 

Solef'' â eonftantin j ' b'cft tine bamèrc^ 
ùi l'arrête , qui l^empécHe d'avancer, 
lais de quel lecours font cllesr contre 
Knvinciblc Proteâ:cur du'Pcifplc fidè- 
--•^' \' le, 

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te, qui avant fon Xrôafe4uisletGîe^ 
mofxtit ton fignç nn-ài^ffyi âaSdicU ? 
Contre 9ce jgdQrrkr jcéh&c Jts. AJ^ Joe 
tcrvtnpdc ^icn , à maitis Qu'elles neie 
fenm^nt fur ceux <)U4^cheirc|ieitt: loir 
azilC' £ft c'eft auili ce quel&troaUedë 
leur eTprit leur iak daaoander , ou ie 
difboufs qu'on leur attiribuepar uneÎM«> 
iiie.auffi jy fte que magnifique* 

3epcie«ie Ôc ^ietnierc railbn , ptttr 
laquelle on faitmcntiQn.de^'Montagnciié 
Nous l'avons déjà dit » dc& cp^ ces 
Montagnes décident ici de PJE.(m»re en 
fôvwr duPenple deJefus-Chrift de la 
même manière, 4Enatspliis véritablement 
èc tm plus forci tenn€s.Êiiis cçiàparai&n^ 

Sue la plaine dePhatiale a^docidaieii 
veurdu mrti de Ce&r contre celui de 
Pompée. Pefez ces raifons. OinQaerex 
les l\|ne après l'auti^ , pour les rSiinir en» 
fttit^dansvotFeefprit^ & vous trouverez 
qu&tGfUt'^ici dans fa pkc;e.,e£c qu'en 
particulier > kârconniance dont iU'a^ 
prefentÀnent ^ pô fait pac^^un- des mbinl 
dr^s rçaifift de ce- magnifiquci T'abieau. 
-iiMais pourquoi s'adreâêr aux Monta* 
gneï , . <^i iont des ch^es inanimée^ 
pour4cin-&ir^4inewprii^» 4u%Ues nç 

peu- 



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Pcxaucer? Ç^cSf. à quQi nous daM&. 

d^^HQi»fttoQ. Xi difficulté, <|tti ,|É: 
granoe pont les autres, e£k û P^fi- 
pour tious , qu'elle mérite à peinerai 
BOQsarrê^r un. moment* Carqai^ 
AUquec^çft un u6ge éiMi dm^r& 
langage de X^u Scdans celui desUcm^ 
mcst, non feulement^Je faire parlçr |èt 
cllo&&iniH^{Ibl^ » . dans les grandê$;^|^ 
€a[|gc»i&: m^s . encore de leur adi^^ 
la -psffolc^ ccMXime fi elles ^nousci^le^. 
Kcbioit & :qu elles fuient en état éA 
iKnis ré}K>ndr€l C'eftainfî que le.^Pl^ 
phéte (e reprelentanc le fàlut Eif^d^g^ 
^e^ comme un 4élugcde. grâce» 
rernpMt le Mondç^N^Qj^efle dans :ii 
^C0nnoi:Since par cette;apoftrop)» ,1 
tes les Créatures, «bnt t^'M(m^v 
tompo(é. O Cùffx rejomjjix, ^m$ 

^uf lés nmtes difiilUnt UjnfifdP^ ; 
U Tnrt face germtr kfUm. :Ce.B(l0|^ ^. 
Tement de joye extraordinaire jgKutil {||k** 
bien dans £>ngpre l'^traordinaiipeii^lj^K, 
wment de craint^^qi^i éclate ici par 4^ 
paroles? M9nt^fWByamhx.^r^HsXSMk. 



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-: Il nV a en tout cela que peu ou'point 
^ dimculté : mais il pourroit y en a» 
Jiroir. à comprendre ^e les Soldats de 
MxKcntt^ & de Licinius fu0ent aflez 
^ inftruits des PrincTpes de nôtre Reli- 
gion, pour parler un langage, qui ne 
convient pas même à tous lesChrétiens^ 
Car comofen peu y cna^t-ilpariîiieux, 
qui^entendcntceftile;r4rA^;ç. nù$fsdevMt 
selni^ui efl ^ It Trône ^ & ievtwt im 
€âUre de PAgnedtês car le grand jeftihêe* 
fr cùlerk efi venks & fH$ fiarrs fiJffi^ 
fier} , * 

On répond ^ue ce ne (ont pas U les 
paroles des Troupes dcMaxencc ou 4r 
Licinius dansl'ef&cri, qui fuit leur dé^f 



.ftcours des MçiiÉi^gjnes , jpour éiritér h 
iCplére ^;INIÉV il» feoibloieitt m^ 

..-: ; i ' rer 



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a^4 VOùUftfrmn difpfÈ fidM» 
rer la pitié des Montagnes Se leur 
ttmr ce langage , AAntugngs tott^n 
finr »ùms , & ncms tâeikex, ditVMnt '^ 
imi ^i êft fur IcT^ônt, & àe^^ent U 
tûltre de l* jigntau i^ Cât le gtandj^My^Éi 
jû aoUre ifi wm s & ^ni pè9trré^, fkij^ 

/ Ccft une figuie toute femblable i 
«elle' que fc Prophète Ifiïè ettptovc 
i!U Chapitre croiziftnë âe Tes Rcve» 
6ons> ïofB QU*ilfeitiainfi parler fc côetfir 
4à Roi dé ,BabyIt)ne. Or i)$^ âifèisdàm 
tm cœmrs je monterai jufpjH^étttx déwx^ 
filèverm mtH TriHe fUr dtgm U^E- 
^U$ dm DUâ fét v )i fetU'Ajl^s tn ti$ 
iMonmp$e iNj/^nâf^ ; m0^ * demt i^nt 
^'lArd^je'/htdiiimkMii diéDieHfiêi^ 
^erain &c Le Rôi dé Babylone prisa 
k lettré pour celui mii wbit^pm Jcr«h 
falem ou poqr fon fils V fcl<M^* la phfi 
amunope opinkfh ^s Int^rètes , fe 
Rorde! Babylôn& âe côntk>ifibit ni fe 
Diet]*i0pvarain , ni la Monltaglte d'aÉ- * 
j^iatîoa ) ni les tlenx <!ôte% du Nord, 
m ceux qui Ibnt ki appfeHcft ks^ Etotli^ 
du Dieu tort; On imroit tortue s'imi- 
^ner que cesoaroks fôîent jMmisiôtw 
€ies m de la bouclus ni 4é coë^ê d'un 
-^ : Priû^ 



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475 VOêwnm^ ébs fififinmr 

(c fait ouïr dès le cinquième Chapitre 
àc PAp#i|lypfe , lorfqiic.Sc, Jem em^ 
taa4 tputés les Créatures , qui font an 
Çîei, fur la Terre , fous la Terre , datur 
la Mer, difàiit à haute voix, 'ji celui 
gui efi ajfu fmr U Trône & k £A^rMm 
pit loMonge^ homteur & gl^e df firce 
SHx SitcUs du SUcUé. Ceft ie (àog 
des Martyrs, ce font leurs corps tnorts, 
comme on l'a vu , qui crient (ou& l'Au- 
tel , Seigncttr,^ ^tti es^ainf & véritable^ 
inpltus à q^nnd ne fmges tu pnnt ^ & ne 
vanges tm point notrg fiwg^ de ceux ^ui^ 
habitent Jkr U Terre. C'ell le cri ^^cs 
objets ou U voix d'une converfioQ ge«*- 
nérale des PiiiifanceSrfe tournant vers 
Dieu Se vers iba Chrift » qu'on oit. 
pdénifs TfompetiQ^» ' 
crit en ces termes^ 
tcfimu de id Trom^ 
i Ciel Cou dans le 
ie grandes voix ^mi. 
u du Aiamdefont re^ 
T& àfonChrifi^ & 
« des SiïcUs. Aion 
énciens^, ( Les Prin-. 
Chrétiens) ^Jh$t. 
w- leâ^s,^Tr^ncs ^ fi 
p'ofier^ 



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jftu fiêmenn t fmr/éMTs fé^ei é^'kArerent 
JDiiu y tn d^knt. Nms te renions gté^ 
wt-SeiffMÊT, Dim Temt^fnijfémt , fMies^ 
ifêti iteis i^ fm éi à^^enir y de ce tjHe m 
M fris td grande fM^mfêe^ ^ qsse tn m 
€m»s»em$é ton règne ^c. C*ôft4àPhoin- 
isage ^ue les^riûccs 8c les Magiftratt 
XShrériçnsdoiirenrlaircà Dicu&à fon 
Chrift,ait tempiqu'its ne feront obédien- 
ce àa^amaiitre q^'à tui : mais voui 
ctQ^aJ\o^Vi que l^événement doit être 
^mxigL^^ la manière, dont il «A; ici 
<lécrh||i«4râc vouf ne dou^pasqbece 
Snmftiç^*4oQt on nms parle, ne (bic 
k iaqÉji^0)6tte^8 ^ ittvécu des 
€xpfraiojht«cDn(àcrées de cette revela« 
.tion;^&:' qui revient à ce fens ici j <?ç& 
qu'afll £>a db la fèpdéme THwonpette, 
temp^marqué de Dieu » pour la deftruc* 
don de.l?Antechrift Se pour le Triom- 
phe de {<m E|^(e, tdut parlera de la 
croire de DîeB te de fon Chrift , 6r qu V 
hsm les Poftflbits Chrétiens , reiinis fous 
Tam^bûiité immédiat du Prince de Tififr 
/morulitéytéâttM^^ont parleur conduis 
, te & par leurs mions , qu^ils n'ont rieli 
^pltt» à coeur que de feirc r^ner Dièu,ptBr 
lequel ils rcgncgty Se ^ileï. aura deli- 
^ ' : ' yret 



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4^ VOtnan^H^ê^^J^Ê^Ê^MM 

foQ .fil|( \bicn aimé. 

'qui eft fut- le Tritkf &^ éiVé^ ù €Mr9 
4ç Pj^e^u. .. Ce '^^ï f)rendre une 
peine tout à f^it inutile, que de cbercfaer 
^sperfMaes qui proMmcent ces iiié«- 
mes paroles daps Perdre >j&: de k xBamé- 
re , qu'elles {but idoisçiies ; car quaad, 
po^ trouver ceiâc qut parlenc>i2n la» 
mtÊfiû extruordîAair^ , on éB§a^^âmk 
|tt^y^1a fin du^Môtidcv eft œqu'alots^ 
les ILoys ou Princet qui ceMmandem 
airx Na(iom» les O^itaioès âc lesiOé- 
pévm^ mai coôdui^t ics Armées^ ik 
lîft -g^éral les petfcaitics de* toi^ c« 
^'d^ toute condition, parieront un 
hflgn^ rqûe 4es Chi-édens,îniéflaie^tes 
Chrétiens le^ plus» Éclairer ont de .h 
^iiie à entendre àujptird?tejl', ou^Ai 
0Qins qu'ils tic crobvént îpas 'Ans 
4f0tculte, lorfqu'ib le «^MlfiéÉftrnt de 
fkng frdid? Dottnerdnt.itele nom éat' 
£isà4u, au fils de Dieu' vouant jugule 
JMbnde ? S'aviferont ils #^embterdês 
:t€i«m€8,donr l'union fidt une antttièfc des 
«(K)in8 comoiûoes, ou pour mieux di« 
M 9 un Mrndoxie tout nouveau? Car 



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celle ido colère; ^ ces^ deux termes ne 
£6l^Qlil peut .êti?évjaina28 trouvôt ea*^ 
icflô^a^ il fmt être raî&i^Éile , Se 
prendre garde, .^uc l'amour d*uû mer- 
yéiUeu:i&^ti!Dpcontraire à la; vérité corn- 
neàia.wai (êmUanec^tienous Êifleia«* 
£i]jteeile (cm commun. 
;j;0^. ici le.h&gatt inTfterkux dé 
ISEierttlafttriibuéiaux Armées Romaine$j * 
parjlA>ifiême figure qui lait pa|[jer les 
ol^ts^^ &: teiïtr des difcoiurs fuivis 8i 
iiàpnoe2;.iHd^ chofes muettes & inani-* 
tnéfi^ en quoi il &u€ dift^nguer la cho- 
ie ^ de la manière doot elle eft exprimée» 
*:KCe quHL y a de réel à l'égard de |a 
idiofe, ^li^queksTroCKpesdbMaxence 
^déliÉlnius^àlaveuedul^nomphe de 
-)i|Prit)tx^ furent dans une conâernsÀioâ^ 
«ûe Âaiféiir^/ «n defefpoir , une détrefie 
i|tt aucorizent ikififàiximent la figure de 
iiotmOracle*^ En eiftc il ne fe petit 
qûTits n'eiijS^bnt ouï {toriér de la croix mî- 
fa^sfjcuft , qui étoi( fl(}?^ri^ à Cpnftan^ 
ittv quelle qM (mfrl^iwprçffion que cet 
iïbj^t, fit furwbt' e^ïitrpms q^^ 
ii^tîn {>ar le changement de la Bannière 
Jùtbpérlalc , ' ftv.04: wnoncéie œtorveilléus 

' Phé^' 



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Phàl^mène à fe» amis & X fescnoemisi 
& déclaré hautement à toute la Terre^ 

3u'il n'att<fKloit kViâx>irequediiDiai 
es Chrédeds^ Ils lae pouvdient igoo* 
rer d'ailleurs que ce ne fût U uneGucr* 
re de Religion ; Se ils ^ne^ dootoietit 
point que cette Guerre ne finît à leur 
avantage , perfuade^ que le Pag^fioe 
étoit h Rxligioa véritable, d'cft ce 
* que nous avons déjà o«ï dire à Uidiyus 
^arangjpant fes Troupes, avant que de 
les inencr au comhat. Qpetle coiiftcF*» 
Dation , quelle horreur $ qtel de&NOÔ 
iSkcux j lorfque Pévénen^nt ^ la ékXt 
^glc de leurs jugemens leui^ montre 
0u'ils fe fooi trompez ! Comme les Hi^ 
:^9rien^ , de qui n<»is ten<ms. le détail 
4e icet événeaient , ont fait PHiftoi» 
^4e^ Hommes plutôt mie celle dc'Di^* 
ils qitit auffi plus penié irhornseur dm 
caufes ièçondes , qu'à oeluiile b.caafe 

fremiére. D'autresrteyolutions de la 
Qciété.ontd ailleurs fait oublier d^lle^ 
ci» Iç détail en a péri avec le tepips, 
^ Toubli (fcs eircoiiitana^s ne {)ermet 
!plus d'en.&îre ij^e exa^ defcriptba 
Outre qu^l ne nous appartient s^ d'ê« 
trc ici les Hiftorjem de la JufticeDivitfet 



com- 



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cdmine il feudroit l'être pour dire ce 
qui fe pafla dans le cœur enrayé de cette 
multitude innottibrable de fuyars de tout 
ordre Se de toute condition ^ qui gagnent 
tantôt les Alpes , & tantôt les Monta- 
gnes de Trace , après les fameufes de- 
routes de Verceil & d'AndrinM)le. 

Que ne verrions nous pas, (îles cho^ 
fes fe prcfeniioient ici à nos yeux telles 
quelles fe font j>affées en eftct? Nous 
trouverions au milieu de ces rochers u«. 
ne multitude fans nombre d'idolâtres 
fugitifs , v^abons » difperfe^ dont la con« 
fiance eft changée en defefpoir qui jet- 
tent ^elon Pexprclîîon du Prophète, qui 
jettent auxTaupes & aux Chauvcfouris 
lobjct de -leur adoration. 

Nous y en trouverions d^autres qiiî 
dans le trouble & les agitations d'une *• 
confdencc effrayée du meurtre des Chré- 
tiens , voyent le vrai Dieu , lorfqu'ilj 
ceflent de voir le Monde, qui difparoît 
pour toujours à leurs yeux defokz, & 
qui voyent: fon Trône environné d'une 
nuée de Martyrs en vêtemens blancs, 
tous brillans de gloire, tous refplendif- 
iknt jJar^Péclat de Jeur innocence. 
CoaùÀQn de. Galères Se de Maximins 
,;.. X • pé- 



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4$! VOMf^mHkf dn fyt fiMx 
péoitensdtm Penf^nccmcntdeçe^I^Awi^ 
tagnes. Le Pi^ ofire à kur imagina- 
tiqa le iàag dès Glirétitusverfé par tout 
aycc une J^bare fUivor i & le preftnt 
leur montre le Chef des Miwtyïs aj^ant 
fbn Trône dans le Ciel, Ion ffgne dans> 
les nuées, fes Armées fur la Terre , qui 
les a foudroyez de l'un de ces regards, 
qtû font pour les fidèles b délivrance; 
même 6c qui les pourfuit intérieure- 
ment: par TArmée de fes frayeun 
vangereflcs. Quel Remède à leurs 
mauxa Et où trpuver un as^ile con- 
tre le Tout-puiflknt, Ils ne peuvent ni 
retracer le pafl'é , ni corriger lé pre- 
fcnt. Leur puiflince eft ab^tue ^ leur 
£mpiredi{fipé. leurs idoles biifées. Plus 
de taux Dieux , qu'on ôfe placer fur 
dcSv Trônes \^ pour leur rendre uii 
hommage plus folemncl , comme avoit 
fait Galère Maximien. Il n'y a plus 
qu'un Trône, & ce Trône eft celui du 
vrtû Dieu , & ce Trône eft élevé dans 
le Ciel , puis que le figneen paroît dans 
les nuées. Car s^ils ont traité le mira- 
culeux Phénomène de fâhle ^ ilà en 
Yoyent, ils en éprouvent^ ils enrefTea- 
tentlatrifte^. Tafireufê^ j'effiuyimtevé-' 
: rite. 



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Tât le fils de Dieu. 485 

irîté, O ! qui les délivrera de ces mor- 
telles frayeurs, de ces détteflcs indid- '^ 
blés , Montagnes tombez fur eux , & 
les cachez devant celui oui eft fur le 
Trône & devant la colère de l'Agneau. 

Xir. Car la grande ionrnie de fd co^ 
fire efl venfire , & qni fourr^ fubjificr ? 
Une (fcs principales raifons , (jui ait per- 
fuadé le$ Interprètes , qu^il s'agifîbit ici 
de la fin du Monde , c'eft que *par ce 
^rand jour de f^c$Ure\ ils entendent lé 
jugement dernier : mais ils fe trompent 
pour n^avoir pas bien étudié le ftile deà 
Prophètes. JoÉ^l au Chap. 2. dé fes Re- 
velation?, dço-ît une calamité publique; 
beaucoup moindre <^ue ceîle-ci , puis 
qu'il y parle du- ravage des Sauterelleé 
& de la famine, qui eri devoit être la 
fuite ; cependant il ne laifle pas de §'c- 
crier à cette occafioh. Certainement la 
journée de PÉterHel.eJl ^ra>jde& terrible i 
J^ qiàejt ce qui la peuha Joutenir^ Je-' 
rèniie au Chap. 4. de fa Prophétie ne 
dJSctit ^int une ruiné farrs retour^ 
comnie ccU'e-ci :• mais ufae dcffoktion à 
tfetei^s', utié chute qdi dfevoit én^efuivié 
d'un heureux ^etabliffement , • puis quM 
y parle de ïâ prîfè âc f à'ûfidem ' par* les 
^' - X X Cal. 



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484 VOnvertnrt* des fipt fiaux 
Caldcensj & néanmoins fts exprcffioni 
n*î font pas moins fortes guc cclkdeno- 
tre Oracle, f^di , dit-ïl , regarde la 
Terré ^ (JT voici elle efi fans forme ^ & 
%uiàe: fuis les deux & il rPj a point de 
clarté', f^ai regardé les Montagnes , & 
voilà elles ^ovt ébranlées ^ & les Cotassx 
renverfet. " ^ai regardé & voici il »'j a 
fas un feul Èomme , &. tous les Oifeaux 
fies. Cieitx s^en font enfuis, f^ai regardé'* 
tir voici Carmel èjl un defert y & toutes 
Tes Filles ont été ruinées de far PJBternel^ 
eir de far V ardeur de fa colère. Carain- 
jpa dit l'Eternel^ toute la Terre ne fera 
aue defolation. Et toutes fois jen^acheve" 
rai pas de la détruire entièrement. Sans 
ces dernières paroles , encore tPacheve" 
rai je f as de la détruire entièrement ^ fans 
CCS dernières paroles- n'auriex vous pas 
crû qu'A s'agiflbit de la confufîon des 
Elemcns & de la deftruftion du Mon- 
ade au defnierjour? Cependant le Pro- 
phète ne prédit que la defolation de la 
Judée par Nebukadnezar avec la chuté 
des grans Empires , qui avec les.Juife 
fuccomberent alors fous les armes ce ce 
Conqueriint. . 
Ëzechiel ne parle que du malheur 4es 



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Pdr U Fils ic Dieu. 485' 

Juifs & des autres Nations qui furent 
dcfdlées avec eux , lorfîu'il dit au Ch. 
4. de ces Rcvelatipns. La fin vient fnr 
tes quatrr coins de là Terre &tc f^oici 
un mal^ un feut maf; la fin vient ^ la fin 
vient. Le Prophète Nahum né décrie 
jpoipt le jugement général du dcrnie'i^ 
jour; mais Ion jugement fur Ninivc &: 
fur les divers Peuples qui compofoient 
1« vafte Empire des Aflyriens , lorfqaM 
s'exprime ainfi. V Eternel marche avec^ 
tourhillon & terh'ùete , les nuées p)nt 'À 
foudre de Jes pieds s il tanfe la Mer & la 

' fait évanouir , il dépêche tous les fleuves. 
Les Montagnes trèmbknt de far lui , & 
ies Cotaux s^ écoulent , la Terre monte en 
feu à caufe de fa frefence\ la Terre V ni- 
verfelle & tous f.eux qui j habitent. Qui 
fnbfiflera devant fin indignation ? Qui 
demeurera ferme , lorfijuc ja colère efi em^ 
hrafée} Sa fureur feréf and comme un feu^ 
& les rochers font renverfez en fa ùrefen- 
ce. C'eft non de la hn du ^;londe : 
mais du jugement que Dieu exerça 
iur ' les dix Tribus , lorfqu'il les ht 

- trànfporter çn Aflyrie ^. qu'Amos fait 
cette defcription. * Ainfi a dît PEter^ 
X î pel^ 

f Amos 5. 

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^Sé V.OmvtTiHre iisfip$fid$ix 
fiel^ UDitm des Armées^ UmentéUion fitr 
toutes les places ^fur fûtes les rues ,jfsr sùm^ 
tes Uf vignes 8cc. HoU , vêhs qsei défi- 
rez. le jottr de.PEfeme/^ dequoi vetss ftr^ 
vira le JQur de P Etemel i. ce font des te^ 
nèbres , & non fas une lumière. La Ttr^^ 
Te y dit JqcI i>arlant d'une autre grande 
calamité, mais qui e(t toute ^utrc choie 
que h dciblation du derniçr jour, U 
Terre tremblera etifa prefince , Us deux 
en feront ébranlez. ^ le Soleil & la Lune 
en feront ebfcurci^, & U/Mtei/es en reti* 
feront leitr fplen4cHr. - 

Sophonie ne parle que du iugjcment 
que Dieu dcploy^.fur les Juite aprè^la 
paort de Jouas , lorfqu'il s'^xprimeaiA- 
fi^ * JL,a gréinde }o^rnii de P Etemel efi 
fres^ ejtle efi pris ôcc j^ftrn^e dç fureur^ 
journée de dctrfjff ^ d?Atf£oife ^ Jpuné^ 
4f brtfit éclatant &jtffraf4nt^ iourué^ àg 
ténebrf$ ^ d^bffuritM^ j^mmé^d^ nuag^ 
C^ 4i bro^illars , joMrnèfi df Qfrn^f ^ 
d^ ail arme coptre les failles putnie^^ ^ çmHf 
frêles hmutesTonrs. fe mettrai les If^mr 
'mes eh déprefe , & ils ^en^naron^ co^ 
me aveugles ^ parce ^u^ils êns péché €0^r 
fre P Eternel. A^icheç ne prpphçtife qi^ 

contre 
* ♦ Soph. ciu !.♦ Vf. «4. 15. u* _, ,. -, 

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f4r h FUs de Dimm 487 

oontre Sam^ic & Jerufàlcrii ; comme 
- cela par oîc par le titre même de (à Ré- 
vélation, 8c cependant qui ne Jugeroit 
âu'il parle de la diflblution des Élcmens 
C du renverferiient de la nature à cet- 
te maniéô5 xle s'exprimer ? "^ Ftms tous 
Penftes icoHtez.^ Cj* UiX^rrt fois attentif 
V€^ ^ <IHe le Seigneur Dieu fait témoin 
-€ntre voWj It Seignenr fortdnt duPaUis 
dtfa Sétintét-é. Car voici PEternet s* en ta 
^Jorrir de fon iien^ H defhndra & mar- 
' pherM fnr tes hauts Henx de la Terres & 
' tes Montagnes fe fondront fous lui , Us 
r f^atékf fi dijjfoudront ^omme la <ire de^ 

* ^ane le ftu , ^ comme les eaux d^une ra* 
' wfhe ^ <im ,fi frédfite dans une de fiente. 

Tout et ci ejt pOÉirle forfait de facob , & 

* four ies péchez, de 4a Maifin d^lfraïl, 
^G'cft faute d'être accoutumé au langage 
'magnifique des Hdînmcs -divintfncnc 
< iafpires: qu\>ticherche le jugeraentdcr- 

fiier dans les paroles de notre Ofâcîte. 
' Mais, ditez vous, quel que Kbit k latigagc 

* deS'Prophétes, il cil tomours bien certain 

3iie félonie ftile de l'Evangile, le jour 
u Seigneur fignifie conftamment leju- 
gement dernier. A cela on répond iieux 

X4 f^- 

* Mkh. cil. I. Vf. it* |. 4. j, ' - '^ 

, DigitizedbyVjOOQlC 



48R l^'OHvertHte iêS fipKfiAMx 
chofcs. La première e.ft aue Veft. ici 
un Oi-aïqlc , & non pas up tait j^vaiig;- 
liquc ; d'où il refaite que qtjand, la fup- 
poiîtion feroit véritable , elle ne fcfoit 
nen contre nous. La* féconde eft (0t 
la fuppofition eft faufle ; & qu'ainfi <^ 
n'en fauroit tirer de vcriubk çôn^tt- 
fion. Que la fuppoîîtion foit /auflTe ^- 
la eft évident par ces paroles du Saij- 
. veur parlant à fesDifciples. *L9j Jajifrs 
viendront ^ue vo^s defirert^ dt t/#âr i$m 
des jours dn fils de PHon^me &ne levêtr 
rez. foint. Ce jour que Içs Difciples qa 
verront point eft le jour du SeignçUr» 
puis que c'eft un des jours dut.^ de 
THorame , & cependant ce jûpr n?cjft 
p^s celui du jugement, 4€niiçr,î<;cjael 
Ile peut manquer d'être veudeÊcw.î 
Hommes, puis que tous doivent a£ 
devant le Siège Judiciai de Chrifi^^i^ 
fi vous nous^ demandez qpeU ^ (bût gj» 
autres jours du«fiis de rHpqitjae, dil^- 
gues^ du dernier jour/ nousrépofl^bns 
qu'il y en a trois , félon Iç ndtnl^<j|^s 
grans jugemens, qui revèîent V^l^jOC 
Dieu , pour employer l'exprcflibn^^ 
l^Vangile , ou qui manifeftent ia glo{- 

• Eva»g. (kU Jtl.Luc. çh,.^i7<s vH:^^^^ . 

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J?4r le FM^ de^ Diiu: 489 

rc aux yeux de ceux qui 1 avoient mé- 

tcohnu dans fbn abaiflcment, fànjugc- 

' menti fur les Juife , fon jugement uir 

lesPayens, & fon jugement fur TAn- 

^techria le djcrnier de ies ennemis, dont 

la chute &it place immédiatement au 

• régne glorieux des Saints Tur la Terre; 

Voilà trois grans joyrs du Seigneur que 

leis Apôtres ont fouhaité de voir , & 

qu'ils n'ont pas vus , fi vous exceptez 

St. Jean, qui feul des Apôtres a furvê- 

cu à la ruine de Jenifaletn, On, ne 

peut douter au refte que ce dernier évé- 

,. nemettt ne foit un des jours du fils de 

. l'Hommç, (8c le premier en date depuis 

la prédidion qu'en fait ici Jefiis-Chrift. 

:La fuite de ion difcours ne nôusper- 

: met pas d'en douter. La voici. Fêms 

jiefirtréz. de voir un des jears du J\fs de^ 

Phommey & ne le verrez^ peinte Ab^ 

-jen VQUS dira. Voici il efi ici oh il efi Ik: 

maie ne le croyez, point & ny allez, point,, 

iCar comme P éclair refplendit députe unco'- 

. té des deux jufyu^à P autre y tel auffi Je^ 

^ra le fils de Phamme dans fon jour. Mp^ 

: somme il avint aux jours de Noé^ en 

\mangeoit on huvoit dCc. Et ai$ jour qtt0 

. Lot forfit, de, Sodeme^ ainfi en fera-t-il au 



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' En c^ }^ur Is ^ne OÊtài fmi fera ah hamt 

\49 /k Maifti» , & qui^ aht» fm minage 

^ddm fë Maifon Wf defieude feint , feur 

J^empÇffè'S & ^Hâ eehi ijùi fera amie 

. champs ne r^aunte peint aaffi svers ce ^i 

^ demeteri en arriére &c. ft vous dis 

41$$* en cette nuit là^ desix feront dans $$n 

$mhf$e Ut Pm» fera pris , & Pas$tre laije. 

Jl y en. aura deàx jfui meudrent cHfeméle^ 

f$^ne fera pif ife\ & l'autre lai0e. Jienx 

feront ^hx champs^ Hun fera pris & tau- 

^ire lai0. Et eux répmdam imi dirent, 

^if Seigneur} Lequel leur dit. Jbtquet 

que Heu qufi fera le corps tuot^ , là Paf 

fimèbuent J^fs jiigles, 

IL n'y a rien dcpluscxtravag^t que* 
; 4€ chercher le jugement dernier dans ces 

• farcies de Jdu$*Clirfflç. Eft ce qq'w 
)otir dcv h difleluticm de txnitp cnofès 
ciiiiousdira, pour nous (êduire , voi«* 
dl^Chirifteftici, ouilcftlà? Y a-t- 
il quclc^ dangçr qu'alors, ^pous ne 
l^y^m tsop occufiei fft le £>iti ^'em- 

4|x>rter i\os çACubtcs noii^de notre kmî* 

Ibn ^ W^ ce enfin €jpç U$ A^lcs s\i^ 

«^mbkront au ddmicr jour pour fc m- 

* fdkit dej5 corps ^ fèmnt oraofip^K, 

ou 



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Vâr le fils de Dieft. 491 

ou de ceux (jui rcfçufcitcront^ A quel 
propos parler d^Aîgles ou de corps toort s 
a ceux qui dematident où fera la Scène 
tîe ce grand jugement, qu^on vient de 
décrire. Quel fens ou quelle liaifon 
dionner à un fi étrange difcours , foit 
dit fans blafphême ? Le fens littéral pà- 
roîtabfurde , 8c le fens figuré un pur 
galimatias, & ni Pun ni Paùtre ne tau- 
roit êti^e à propos , puifqu'il ne répond ni 
"â la queftion qu'on vient de faire , ai 
'au delïr qu'on témoigne de fàvoir où 
..tant de grandes chofes doivent fe pat. 
fer. 

Comme c'eft ici un Principe impor- 
^nt, pour montrer la liaifon deTApai 
"calypie avec PËvai^ile , on veut bien 
*que nous nous y arrêtions encore un 
tnoment. Le dilcou^s de Jefus-Chri^ 
ti*a rien d^équivoque? Il faut n'avoir 
|)as le fens commun , pour ne pas voir 

Su'il parle du jugement particulier de 
)ieutur les Juifs, ôC non du jugcmeht 
générai à la fin du Monde. Car i. 
c^cft ici Un jour <juc les Dîfciples du 
Seigneur ne voyent point , ce qui con^ 
Vient «on au jugement dernier, qui fe- 
ra vu de tous les Hommes: mais à la 
X 5 rui. 

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49^ VpHvmmredesf^fiâux 

ruine (Je Jtttifalein , & à la deibkêon 

de la Judée doQt; il étoit un^q^uemenc 

queftion; comme on Ta déjà remarqué. 

a. On a auffi obfcrvéquç le fils de Dieu 

parle d'un temps, où il y a de faux 

Chrifts qui paroilTcnt , dont on dit , voi-^ 

si il efi ici^ ou V0ilk il ffi Jàs ce qui 

convient au temps de la defolation des 

Juifs par Tire & enfuite par Adrien , & 

nullement à. celui de lana du Monde* , 

3. Voici up jugement qui punit leji 

Juifs , d'avoir rejette . Jefus-Chrift ea 

refufant d'embraflir TEvangile^ ce que 

'Jefos-Chrift exprime en ces termes , te/^ 

fera le fils de Ph^mme en fin jour j , mais il 

faut premièrement ^uil fouffre beÀucenfu 

& qnil foit rejette par cette Natitm. Ce- 

la marque toute autre çhofc que le ju- 

Sèment dernier ^ puifque les' Heaux, 
ont Dieu punit le crime que' les Juifs 
ont commis en rejettant le Meflîc^ 
n'ont pas attendu la fin du Mondc^ 
pour les accabler. 4. La coq3pai:aifoa 
du jour , dont on nous parle ici , avec 
les roiir^ de Nôé^ & ceux deSodomc 
a plus de rapport à la defolation de la 
Judée qu'à celle de l'Univers i la fia 
des Siéclest Voici comment cette corn- 



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Air le FiU iê l^u: ^^ 

pand(bn cft conçue* Et 0>mmeH arti^ 
VM amx j9Hrs de iW &:c! On m^ngeph 
jj^ on beuvoit , on frfnoit & m dohnoit 
des femmes en mdrUge , jmfifm^Au joMT 
^steNet^ entrs dans P Arche , & leD^elngi 
mnt qui les fit toni périr, Ainfi sn^ 
comme il arriva sshx jours de Lvt s oh 
mançeoit , on ieuvoit , on schetoit ^ on 
vendoit , on flantoit ^ & on bâtiJlfiiK 
Afais élu jour que Lot firtit de Spdomè^ 
il plut du feu Çjf du fiuffre\ ifui les fit 
tous férir ^ Il en pff^de même au jour 
'que le fils de l'homme fera révélé^ (ou 
inanifeué.) Il n'y a là rien, qui ait du 
xapport avec le jugement dernier , dans 
lequel les Hommes -au lieu d'être ex- 
terminez commç, les Hal^n^ de Sodp- 
me ou toux de Pancîfii; Moi^e ^ ac- 
quièrent tovisPnnmortaliité , le$ uqspar 
la rcfurrèâdon , & Icsautreç, par;un chan«> 
jgement miraculeux ^ que St< Paulexpn^ 
sne en diiànt , que nous ne mourrons pae 
tous: mais qneno^s ferons 4oustranfmuez.f, 
C^'eft dans ta d^olai^n.d^ M Judée que 
cptte comparailbn trouve fa jui|efle & 
les véritables xajppoits. La Viik dé 
PelU eft l'Arche qui reçoit la fanrillç 
Privilégiée , ^uifque le Peuple de Dieu 
; • ^ X 7; ne 



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^ w s-i<& pas plutôt retiré qu'un dcîxi- 
'jKc de raâux couvre toute k Jucfi&e. 
^idutic autre-iPfohâr^ tlhc autre re- 
tmtcwtàtt le fbi delà Juftice' Divine, 
^i adors tombe forlcseùnemisdeDîeii, 
comme il étoit totabé fur Sodomc & 
ftl^^Goinorre. S- C*cft ici un temps, 
HÙ il faut fmt: mais fuir £ins délai , le 
gliis proûiptèment ^*il eft pofSblc. 
i^t cfcl^ ^ui eft dans la Maifon, ne 
|)tîlfè Jw» à en ^étirer fés meubl^ , & 
qtKj ewui i <Jui J^d trouve zut ehaiiips^ 
!ie retourna poÎM , pour fauvét ce qui 
èft ^meuré chc2 lui. Il faut périr ou 
fc retirer (ans perdre un moment. Peut 
ton appliquer cc'ttaitde la defcriptioû 
au dernier Jouir? Et oiiTuii'; lorfquè 
les Ekmwi* .fbrit -difToûs par îe ftu & 
mp les Cieu* p^Bënt avec un brtiît^fl 
fiant de tempêté^ félon Texprcffion dé 
St. Pierre au Gh. 5. de £à féconde Epî- 
fât , oô cet Apôtre rioùs aprend non i 
éviter lé Jijgemcnt de Dieû ^h fuite, 
èequi feroit extravagant: mais à méi 
^ifer le Monde 8c à vivre fdon Dîetr^ 
€e qui efk parfaitement tiifôftnaWe; 
fm/ Jiffi^ , àjo^tê-t-il , gne^ tùfntis €ei 
àhéfis doivint fe diffindrc^ qu$ls fnut 



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féùit il kre m pùntes cênvtrptdons & i» 
ajivres d^ tiiti. 4. C'eft une >War- 
ditî de pen^ qu^au dcrmcr jour cm ie^ 
pare deux femmes ^ qui iotit au mouliii, 
ou deux hommes k)ui & trouvât eii- 
&mble aux champs^ ou deux perfbnt^s 
qui font couchées^ Pune avecPautré} 
car dans la defcription que l'Ecriture 
£dc de ce grand événement , qui termi- 
ne tous les autres on ne voit qu^ine-ic- 
paration générale des bons d^avec Ifs 
médians, devant le Trîbunal^^u^u- 
verain Juge. Cette réparation fî parti- 
culière de perfonne à perfbnne necon** 
vient du'au temps «de la defbladon de 
la Judée 9 lorfaue les Romains , après 
avoir envelope ks Juifs, en font une 
. cfpèce de choix 8c fépafcut PHônmIe 
-de ion Compagnon , (bit pour l'em- 
ployer a quelque œuvré fervik , fbit 
pour le vendre , (bit pour le mener en 
^ triomphe , foit pour le livrer à ¥épéû^ 
par quelqu\ine de ces barbares décima- 
lions, qui ne ù>nt que trop ordîiuires 
4»; Guerre; 7. Qu*y a-t-il - de moiqs 
ijwàicicuxqtte d( cherc^r dam les mi- 
nes àti Mdnde, au dernier jâ«r, l\uj^, 
CMaplifTément de .6e trak fi reoiarqM- 
, < ble 



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49^ VOtHfmmré des fefî pMx 

. ble de la Prophétie , là où fera te ewrfî 

.tmmrt^ Us^aJfemUerêfit tes Aiglêi ? Ces pa- 

.rolc» ^ dtc^n, ont lin fcns littéral ; un 

.fensmyftique , & un ièns Ptophétique ? 

.Dam le fens littéral , les Aigles font ks 

;Oilbiux de proye decenomqui s^{]Èm- 

;blent autour des corps mores dont Pp- 

:^deur>les attire , Ôc dont la chair leur 

.fèrt d'aliment ; dans le fens myftique, 

Jcs. Aigles font les fidèles, fe repaiflant 

. piar la foi de la chair de Jcfos-Chrift; 

.dans lejEens Prophétique , les Aigles 

^ont les Légions Romaines , ayant 

PAiglc pour leur enfeigne , lorfqu'cllçs 

s^aflemblent pour vanger la iport de Jc- 

fus-Chrift .& celle dcs^ Saints Martjrrs 

ièlon le dcflçin de Dieu qui les envoyé, 

ou ppur punir > Içs Jûift devoir par 

^'horribles mâfla^rrcs défbie leur lEmpi- 

:re, ,ftivantJeurproi>rc intention. Tout 

cek eft vrai ^ mais rien de tout cela ne 

convient au dernier jour. Les Aiglqs 

propTemeAC ainfi nommées , loin àè' 

s^flcçibkr autour des corps çaorts, 

ipériflent. alors dans :Pembrafciïie« gé- 

.ncral Les Aigles, mylliqusis» dont la 

,fyï eft changée en vcuc , tf ont pas une 

' commwûon |>articuliére avec le corps 

\ <■ 'mort 



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Par W Fik de BUm: 497 

mort 4e Jdlis43hTÎfhaa imlleu dcsna« 
.jics.^ Monde, £cksAi:méesRomame8 
ineife ctièavent pas là, pÊlàx c^cecucerles 
jugcmens de Dku ; outre qu^aucun de 
tous ces fens ne(ktisfaitpas à la ckmande 
des Diiciples ckfîrant d'apprendre , où 
tant de grandes choies doivent ièAfier. 
Qn dira peut*être qu à là véîiteo^te 
allembl^ myAirieufe des Aigles aiitour 
du corps mort ,^ ne confient qu'au lemps 
^ de la idelblation desJuiiBr, où, félon le 
' iens Prophétique de ces parties, les Ai- 
gles Rotxiaines fondirent fuf lés Jui^ 
-pour vanger la mort ^ Jefus-Clmft &- 
..Ion le de%in.de Dieu*, Sc^Ie^maflàcres 
commis par les Jui6, c'ctoit Pintention 
, de$ RoHKiins ; mais qu'il y a d'autises 
traits dans cette) de&ription, qui parqiP' 
fcnt propres au juecment dernier, tci 
. qu'eft l'apparition Ma^dueufeSc écU^n^ 
te duFils de Ditu. Mais on fe trcmipe. Ces 
. deux Caradércs raficmblce ; des Aigles 
, & lagloriéufe apparition de Jefus-Cteift, 
. CCS, deux, Cîaraâjeres font tcltemeôt liez 
l'un à l'autre , qu'il feut par néccflïté 
. les expliquei: dé la même conjonéhirc, 
, du même, jugement. On n'en peut dou- 
ter, fi l'on CQ©fîderc que l'un eft mar- 

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\4^ U^Omftftmê Jês fiftfcémx 
-i^éjCcMBimc étnt lumiâoleiiieBt k^s- 

te-: maié encore h i^ion de ^amse. 

€mM^J^écl90iç. dit: Jefii&HCfanâ:, au 24. 

Cl»p. <lc&. Matt. vf. %'j. & 23. Csm* 

mg HûlMrfirt de POriei^ tfr fepUt tfâir 
.fMfymêS idm PQceiiciu , iLmi firm de 
^meSm ^ ^AV^meméU dm fils de^ Mtme^ 
\muh Csr ià êù Jira Je i^s mort , Id 

r la ÛJtkc de ces |an>l» ^ X)u pkoât quel 
afficux Galiimms n'y troiweroît on 
-|k>mt, à ks conftraire de cçtte manié- 
,-îcl CJomme Védsàr Son de PQde&t ^ 
-Ht nuxicre ^àfqties dans^ POcddent, ùa- 
iû cxk^n^t-A de b venue de Jdfus^ 
Ghrifi: au dender jmir. ; Car an «nps 
4cTitc£c dtAdrien là '<m iem le £mg 
•lie |eruS'X:;hnft £c 4^ Mftftyn^ du 
:ie ^sxg (huie iDfii^«de perfeûiies «u^ 
«£Ka)ie$ par k «fiimir (fes ][«& 5 là s^ 
:j&Éiblenxit les-Aigles Rotnames, poàr 
^cxtnixihieroés cruels JVtiSiffiM. Nevoî- 
ià<^c4I fos uu car Inen nûibmKd>ie $c 
\xjfki idoone 4ine fuite judiaieilfe aa W* 
^coms de 5efttfr-Chrt& ^ 

, Voila ai <pioi oonfîfle ]c'fitmkt 4c 
-ces Jours du âk de l'homiûe , ^pie &$ 
Ihteiples ^ (balfûtcroieat ^- vp»r ^-{c 
v: .. qu'ik 



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^% jQC:ir«ra>icût fas. Le Icoond ^ 
Je jugesisnt tic Dieu fur P£m{HrePay^ 
ifc P^coiteu^. Second jour de vcn- 
.gcanoe, (pai fuit le pi:eimer dans Mvé« 
arment comme dans la deicripôon de l'Ë* 
vangelifte, dont voici les paroles. Lit 
£iAJcr4 U C9rpf mcirt y iÀ j^jiJêmiUront 
/f/ Aigks. Or imcantènent^ofrh fafiiBim 
Àc ces jçHrs4k It SdtU defuiendfA-obfckr^ 
j& U Lnnfi w donnera foim fa^ lumière ^^ 
lesptoilcs tomberont dm Ciel ^ &UsveritH^ 
des Çieux feront ebrmlùs. Et ahrs éiffA^ 
fintra au Ciel le figne du^ée Phànime'i 
jtfors auffi toutes Us TrUms de UTerre Id» 
monteront e» fe frMfmt la ^oitfine , & 
iM^rrMt te fils de thômmê venir fiir tée 
mmées^ dn Ciel y AVÉt ptUfan^ it gMnâe 
£ffiires leqtuà.envùiera frs Anges éW€€Hh 
ffra^ fonde Trompetu^ ^$U ajfemblerofk 
0t^^n fes Elàsy des quatre veete^ defttk 
feM» des boHtsdesCieMxjMpfuàPamtre bo/ti. 
;I^-deiIus on a déjà établi deux rmtit%^ 
vec beaucoup d'évidence 5 l'une <{ue le 
-ju^mcaat, décrit par ^e^ paroles , rfcft 
point le jugement dcraierj hjutrcgued: 
,jwgcmenteft jcelùi que DieU,aprèj^iapu- 
.^tion des Juifs,déploya fiir l'&npirc Ro- 
jaosdny coupaUe tomme 1^ juifs du 
/ . - meur- 

N 

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foo V Ouverture des ftft fenux 
mpïtixc des Saints H du I^mckle côm-^ 
mis.çQ la perfoniûc du Fils de Dieu: 
jnais,. paticc qu'on pourroit ne pas s^cn 
.ibUvemr & que la Chofe n'eft point a£- 
fez dévelopée, en voici la preuve coip- 
prife en deux dexnoiiftrajtiôns. 

I. Un Jugement , qui fuit immédia* 

tement rafflidion dont JefusrChrift 

yv^iX de parler n eft pomt le derni» ju- 

«pement. Or lè jugonent dont il s'agit 

viçi , foit iîçmédiâtement l'affliéfcion , dont 

Jc%.Çhrift vient de parler, il eft donc 

-vrai f^t le. jugemcm , qui eft ici décrit, 

.n*eft poim ïc diernier jugement. La fc- 

•çpnde propofîtion «ft cyidentc jpar le 

^xtc. Pr ineontànctit ajfres C^mian 4t 

C€s joHrS'-li. La première ne Tcft pas 

moins. On la démontre a|nfi. L'afflic- 

tk>n, dont Jefus-Chrift vient de parlet^ 

eft l'affliôion que fcs Difdples doiveitt 

éviter en s'enfuiaiït aux Montagnes ; g^eft 

l'affliôion qui fera précédée ç^ de feux 

MeflieSy dont on dira voici il eft ici, 

wilà il eft là , Pafl9[iâ:ion dont Jcfus- 

X^lhrift view de dire , qu'il n'y en apoint 

.eu ô^ qu'il n^ytn aura Jamais de fèmr 

iblable ; l'a^iâion qui feroit périr ux^ 

les H^itan$ de la Juiâée ^ G, les j^us 

tfen 



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P4r le Fils de Dieu. fôl 

n'en étoicnt abrégez en &vcur des élus- 
ou des Juifs convertis à la foi, c'eftraf-^ 
fliftion, cpii étbit a lia pprte^ &quidc-^ 
voit arriver avant (juc cette géneratioiiî 
fût paflée ; j'affliftion enfin qui devoit 
être caufée par les Aigles aflcmblées ^u-^. 
tour du Corps mort, ou par lesL^ons 
iPLomaineS reiiniespourvanger le Cmg in- 
nocent. Et par confèqutnt un jugement 
qui fuit imjpédiatemenc 'cette affliâioni 
ou, comme porte le texte, qui arrive 
incontinent après elle, un tel jugement 
ne f^roit être le jugement dernier. Oeft 
ÎKJtre première demonftration. Voici 
4a féconde* 

X. Ces Tribus, ou ces lignées de la 
Terre qui lamentent id & qui fcfrapent 
la poitnne , en voyant venij^ le fils de 
l'Homme fur les nuéçs du Ciel avec 
puiflànce Se grande gloire. Ces Tribiw 
de la Terre' tont les mêmes, que les Na^ 
tions , dont parle St. L^c , lorfou'il 
nous dit, qu'il y auradetre/fe aux Na- 
tions , la Mer bruyant & tes Ondes^ 8c 
qu'on nefaura que devenir fUr la Terrée, 
a caufe de l'attente des chofes qui arri- 
veront au Monde Uniyetfcl, parce qu'il 
y aura des^figwsi au Soleil, eç la-IUwr 
^ ^/'.' ' ' -' ni 



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5>» VOwèrntre i$s fipf fidux 
ne & aux Etoiles , ÔC que les vertus cfci 
Cieux feront ébranlées. Car qui ne v<>t£ 
que 8t Matthieu & Sf . Luc ont le mê- 
me objet dam l'el|)rit, qu?ils viennent 
tous Jeux de décrire la deiblationde la 
}udce, & qu*ils parlent de ce qui arri- 
ve après cett3B dcfolation? Et qui peut 
douter, après tout ce qui a &e dit là- 
defSis, que la Terre, toute la Terre, 
Je Monde y Je Monde Univcrfel ne fî* 
ffnifient un Empila Univerfel dam \t 
ftile figure à& Prophètes? D'où il rc- 
fiilte oue ces Nations dont parle St. Lu<^^ 
leiquelles^ vt (avent que devenir, & <jm 
font dans une extrême dctrcfle, en 
voyant? ïcs fignes céleftes 8d les vcrtuj 
des Cieuxéhi-anlées^lbilt les mêmes que 
Sh Mfittt&iai nôtimle les limées de là 
Teurc , & qui lamentent en fe fr^>ant 
b pôftrine , lorf<îu*elles voyent que le 
Soleil cft obfcurci , qufe là Lune ne don* 
ne point fa luinici-e , i|tie les Etoiles 
tOBn^oeât du Ciel , qi* les vertus des 
Cieux font él^rantées , & que le fils de 
Phoiïittïc fc montre fur les nuées revêtu 
é? puiflance & dtiîie grande gloire. Les 
deux Evangcliftes parlent donc du mê- 
ttiti^^énemâiit , qu^h décrivent par dei 

tnuts 



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\ fArU Bis Ae jDinr. 5p5> 

thés Semblables, Se qu'ils joigtientàk) 
dcfolation<ies Juifs., ^'ils vicntient dol 
décrite. C'^eft le premier priimpc dcno^^ ' 
tie demouftration. Le icamd €& que 
ces Nations, qui, dans la defcriptionde 
St Luc , font (kns la dctreiTe par la:) 
vcuc des chofes qui furviennentau Mon- . 
de Univerfèl font ncceflairement les RjO« ^ 
nwnS, hsi r^fyn en cft, qu'il i^y^ a. 
que tes Hiomains , i qui Ion puiâfe ap«^^ 
pliquer Pidée de ces IsTations , dont Je-* 
lus-Chrift parle dans le voibt précédent, . 
lorfqu'i^ dit que les Juifs tomberont par 
le trenchant de PËpée, Se que Jeru(a-»: 
lêm icca foulée par les Nations ^piqiL'è; 
oe que les tenïps des Natiom fbientaof 
complis. Après quoi il noué repceiêé^ 
te ces Niions même dims xxtm û^^rmàsr 
detrefle,. qu'on ne fait plus cjue devenir 
fur la Tçrtc Ces . deux. Principes éa^ 
b^ , la conclufion- n^eSt pas^ difficile ik\ 
tirtr. Les Nations, donrmrleStLu^v. 
tcmt les mêfibes cpc les^ lignées de h; 
Terre, dhnt parfe St^ Matthi«i. ^ 
les Natioos ,. dont ^axde St; Luc , fontx 
néce^rement les R^maîm, puifque ce^ 
fttotlesKotnains, quiiônt foulé Jeni&^ 
lem & paile k^ Juiâ a^ £1 de l'j&pée^^ 

donc 



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511^4 . VOmwnnte des fipt fidUx 
ddnc <n lignées de la Terre » dont p^if-^ 
le^t. Mutnioi, fent les Rcmrudns^ , Se 
p«r coniêqiient c'eft le jugement de Diieu 
fur P£mpire Periècuteur que ce demi» 
Evongelifte nous décrit dans^ les paroles, 
que nous menons de rapporter^ Voilà 
nos deux véritez démontrées^ contm 
OBUX des interprètes, quilVintcndençau-^ 
tscment Jl .ne s'agit plus que dt ré^ 
pondre aux objcâions , qu'on fait ou 
qu'on peut iàire , pour montrer qu'il 
s'4q^it ici du dernier jugonent* 
. Mais voici un Triomphe de k vert 
té, auquel on ne fe Icroit peut être pas 
attendu ^ c'eft que notre explication ne 
pmt étrexomeftée felon les ^^égles que 
Mrl xie Meaux donne dans fa Préface^ 
|xîur ^cn entendre PApocalypfe, C'ip/?, 
- dit^il, fdr Us Hifioires, cufi far le rofm 
fmrt & U fuite des ivinemens , rVy? en 
M» m^t en tremvém un fens frivi & cem* 
ffet , qn^on peut PtaJfHrerd^Av^ir exfii* 
que & déchiffré , fomf àinfi dire ^ ce éi^ 
trkk livre. Or comme ce deehijfrement 
9fapfMrtient peint k Ih foi , il fi peut faire 
qne le dénouement s'* en trouve plutét eu 
plus tart^ filon, les raifons efki^il y éturàd» , 
s\uppliquer:,plu^ ou moiiyp & en un temps 
^*', - . ' plnitot 

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Par U Ftis 4iDieM. fof^ 

& 0U^ félon Us fic9urs 'ijfPU pUits k 
JVfM de noHs fournir. Ce tfmi pent faire 
êfperêt d^avmcerprepfmememt intelligent 
€^de ee grand fecret^ c^efi U raifin pdn 
tm^ére , ^n^en d de s*f Mppli^ner êcc 
£t plus b^. L^PMvrage ejt commencé^ 
fît par nne difpefiHem pM^Unliére de Is 
*'Frevidence de Dieu ^ il efi commence' par 
tes Protefians. H s* efi tronve pkrmi enx 
des gens d'^aget. bon Cens &c. CPe^ Gro^ 
tins & Hammond' , dont je veux parler, 
gens d^nn f4voir connu , d'*isn jugement 
exquis^ & d* une bonne foi digne delouan^ 
ge. Je ne me fuis pas mis en foin de re^ 
chercher les autres Protefiàns , qni font 
ontresidans cet$e opinion^ & je dirai feu^ 
Ument que rV/? B^utlinger le Succefeurdt^ 
Zuingle qui ôcc. Grotiûs qui parois en 
beaucoup d^ endroits at/oir profite 4e psre^ 
marques , auroit eu un meilleur fuccesfans 
une erreur de Chronologie^ où il efi tom^ 
be\ Au lieu de prendre deSt^ Irene'e Auteur 
frefque contemporain de St, fean , & des^ 
autres ancims Auteurs , la vraje Àate de 
HApocaijpfe que tous Jet Savons anciens 
fît modernes ont fuivie^ il leur a préfère 
Sainf Epiphant , quoi quilfoit fi^ ^^fi^ 
Y fefP' 



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fcntimentj & qm'il.iuPéifHye 4^émc^ 

preuve: jeint encart guejk ^fglig^^c^^ en 

n^tUr^e ^e Cr^Hff^ie^n^i^^gâfere ignor^ 

deferf^ne,. ,4^fi^f$r nveir m^iLdifé 

ce divin liprey.comme om\1§ verra, e»fifi 

lieu ires clairement , ^ é^mr mù.'fi^ 

CUu4i»s Pexil de St. feun, fui çênfiam- 

fnent, n^eft^ drrive ^e long ttmps après 

vers la ,fin*dî Demiti^^^ Ma: cetfx fm 

l'ont fiiivi , M» feHlftftem ont fait prtJtife 

a Saint ^ean des ^hpfis pagee^ , e^efi^à- 

dire^ ce fai e'teiKapriv^ f^ts Neren ^ fim 

f^efpajîen ,. & dan^ Uâ cemmencemens de 

Demitifif^ lui-même, i mais encore Us wt 

iretàille tput tordre de la Prophétie s ee 

^Ht néanmoins rf empêche pM qnHls frayent 

donne ,d^ excellentes vones pour P entendre 

&c. Notre SiecU tfi plein do Jmmiere\ 

le4 Hifioires fe^ doterrejs plus fstejA- 

'mais\ les fifiTces drla vorité font decmi 

vertes; s le féal ouvrée, de Laâance dos 

$Morts des Perficuteârsj fue PEgUfe vient 

de recouvrer ^ nous éprend phts las Ckrac^ 

terfs de^ ces Princes .^ua- n^avoient fait 

}af<fu?ic^4oatts l0s Hifieir^f. 

JA ne iài$ cpmcneiit JMr. de Mcaax t 

bien voxilu faire. 1^ faute ^u'il reproche 

a Crotius en âi^nt; preoira i St. Jeaa 

. des 



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P^rUTitflkDitù.' 5-07 
ée^clKifes paflee?, îoflRiuMt prétend que 
-fe» ttoUyQémx éc^kxi 'lûf Jes Juifs , la 
îOuerrtv^fe"!^»^!^ & la Mortalité faf^ 
îjfent ' toute la matière dù^ fccond , troifié- 
1»^ ^ ^t*îi6me'':ïcau. Je fais encore 
fSSebÊs conimcut ties gpiïs , qui ont 
-brouillé- txmt Pordrc de la Prophétie, 
^cuvent avoir âonné d'excellentes veues, 
potfr l'entendre r mais ce qu'on ofe dire 
laVfc * Confiance , cfeft qu'on a fuivi les 
régies- dii^Préfet avec une rxaÛitude & 
*iHi-ïlicrès,''dorit ilferoit lui-même fra- 
pé, ^ étoit encore fen vie, & quel'ef- 
çrit de'parti lui permit d'en juger avec 
liberté. 

I . Oi^ a fait uj&ee, comme il fouhai- 
tè, de rexccllcnt Ouvrage dcX-aétancc 
.toûdwint la^mort des Penecuteurs^ ^ 
-^ a* On k iuivî/ daris,?îa date de cettp 
ILeveîatîon ' h vétitable 'Chronologie^ 
autorilÊc parie confenrément unamme 
des V^ncîens, & non cfeUexle GrotiusSc 
'4t 9t. Epiphanc, 4^1 eft tout-a fait in- 
ibij,tcttMfe. ' Car Êômméot St. Luc quji 
• a - pb'affi^.^^iftôrfce- des ' Apèitrés & de 
l»éfaîfflfi^M'^cfe^l?Eglife parmi les 
^©entîfe'^jufqtfà l'EmWrq de Néron, 
^^uroit il pas ditun feul mot dci'exïl 

• 1^ . Y xj dt? 



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5o8 VOuvetyfn ifffiftfcMx 
de St. Jean tmn%)rtéde (on temps, & 
comme i fes wuj^ de k Ville d'Ephcfc 
dans PIfle de raunos, ou pourqi^i les 
Romains en garde contre les g^c^grès de 
la Religion Chrétiepoe auroipit ils la^ 
fé St* Paul avet fea Aâefleurs Bamaba^ 
Timothéc , Silas, Apollos, Lice lut- 
même, aurcnent ils laiifé tou&ccsMini^ 
ftrcs de Jcfiis-Chriit ^ daf*s la liberté 
d'établir des Eglifes Chrctiennçs 4|m 
tout l'Occident , pour ' arrêter St* Jean 
dans PAfie 'Mineure, &' l'envoyant Qri 
exil, 1 empêcher de travaillera la pro- 
pagation de l'Evangile ? Pait-ôn rien 
imaginer à cet égard de plus extrava-. 
gant? • . '. 

5* On fait peu de cas auflî-yen^ que 
Mr. deMeaux de là tradition ou dujfei-^ 
timerit des Pères iur xim mati^ com-' 
me celle-ci i & l'on n'efl: j^ plus entête 
des compilateurs Modernes , qui pour 
Ja plupart ont trouvé le moyen avec un 
grand travail d'obicurcit la Prophétiç 
aÛ lieu de l'expliquer; car pui{(|ue l'é- 
Vcnçnlent eft le vrai Çk^nuœptaire' d'un* 
Oracle , il eft aifcrâc comprendre ^e 
Pintèlligencede la Révélation deSt; Jean 
dejpeâ4 de l'Hilloire ^c^ faits qu'elle 

jpirc^ 

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fàr U Fils de I>kH. 509 

prédit & non du Caulogiie des imagi- 
nations de ceux Qui Pont Paraphraféc. 

4. C'eft for des Hifioires\ comme le 
Prélat le demande, qu'on a commencé 
d'expliquer l'Apocalypfe : mais par des 
Hiftoirea connues, qui en font la yéri- 
toblc ckf , à moins que les Savans ne 
flWmsiginent qut Dieu rfa voulu fe rêvé-* 
kr qu'à eux , ce qui cft tout-à-fàit oç^ 

CIc à (es; voyes^ comme à la vérité, 
î détail des faits qu'on a rapportez eft 
connu de wut le Monde. On ne le 
.tt-ou<^e pas dans un ou deux Auteurs : 
itiâis^ifs tous ceux qui ont écrit ?Hir 
ftoirè ïtorAaine. Ccft 'pour cela qu'on 
s^eft id^penfiÉ de le? ckcr n'y ayant pas^ 
de lailbn de les rapporter aux uns plutôt 
quaux autres , lorf(][uc tous les rappor* 
tent également. 

Proniére objeârion, Jefus-Ghrift dans 
k dcfçription Prophétique oppofe fon; 
apparition à la venue dpfaùx MeiSes, 
çn' ce que ceux-ci fcroient cachet, 6c 
qu'on diroit d'eux , void il efi au itfert^ 
ou vqUâ it efi dans les cabinets^ au lieu 
que pour lui il doit apparoître comn\ô 
l'éclair qui part d'Orient & fc montre 
jufqiïesdafas rOc^idént. Or là venue 
Y? ie 



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5 î Q^ V Ouverture i^k{ef(tjf MX 

de ccs.fiiuxMdEcSiXft.'pcrfonœller; a? 
fout doiK cjuc- L'apparition de Jefiis- 
Chrift le foit auffi, 6c<iuUl vienne non 
amplement en.jugetnent , vernie figurée 
&. métaphorique : mais réclemimt fie de, 
foit ; ce Qu'il nc^fout attendra qu?à.Iafiii 

du dernier jugémènit c|^'il a>v0ula ai^ti». 

parler; Mais. cette objjsâuoau^ peuap«t 

]:)roFohdie: {crâ une Yerital4& de^monfte^ 

tîoh en notre faveur. Goniîderoils là 

avec attention. ... -^ 

Rien n'eftplus évident qo^'P^opaâ^m 

oui oblige i^^^my^ k^^Ê^, ô^rcek 

foux M^s, Ji vicgf de 4ire<<ïjaHl4)k^ 

a point eu A:.q^i?ilnîy'auta j^ipa^dfimi 

âidion pareille i oeîk dont il pttdc ft 

que fi' ces jours p'icuilènt été abn3^)32& 

perfi)nne n'en aurok recKapé,#s voia œ 

q^'il a|(»itc .pnfuitj&. ;;^/wi,,iG%ft-^di- 

xe )nam&Aem^^i t^j^s màsoc^ice^ 

te grande a£B^^a^ q^i/fo|iSr€oiitBftsk 

tion efi: la defblation ^çs. Juifo^par Titc; 

& eniuite par A/ixicn^ Mors Ji^^elftf mm 

vons dit. rbjci l^ Cbrifi êfi iei-^ û$iJl tfi Is^ 

ne le crojez^ point. Car de fiin» Chr^ 

è* de faux Prog^àei f^eleverwnt , fîrferêÉl 

de grandf Ji^esj^ dcii^r'^nds^. miracteâi 



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}»fqH^h fidkire Ic^ EIhs - mêfhf, Aih'toit 

pH vous dit^^ ^tti il efr aH ^frtt , n0 
fortez. fvint , voici il efi dans tes Cabinets^ 
ne h crtfyti^ foirii, Car comme P éclair fort 
dr Orient (fr fi montre jHj^nes danr tOccii 
dent , ffenfira de même de P avènement di 
JUs M fihommt. Car^lk , "oè fera'letorpi 
fff^Py ^ s^aJjfimbUrent les Aigles. 0¥ 
incàmn^t après^H'affli^ion de ces jo^ 
l^ , 1^* Soleil^era oéjcurvi &€d.' Il tiiy 
mrpit'riàn de fi facile que d^expîiquet 
cies^patièièfe paf le Cominçilta{re de l'é- 
VénaSSbrtr, cri temarquant qtié l'et 
l^ftranèè- (fuir Mfeffic- imaginaire tf a ^jias 
^pçjë' émiXrS)Vi€ h nvaateer' lir punitioà 
âc éB^^xè!^^^mkm tefetté kYéritablè. 
•Bès fe tcmtié'iaeè'ApDtrts tin fimii Mfe*. 
fie, édSitoe T^éuday, €é fitïiiivre datefc 
le ddË^^'avaht lé Siège & pfendaiit-lè 
Si^e (fc j[ehilalem on encouragedit fe 
Peuple contre lès Romains par Pefpé- 
ïaiicd*4?&iï^feflic , qui devôil: bientôt 
miroître;' Au temps de TWàjan feàrcà- 
'Hebàs / nom qui lignifie le fils de 1^ 
'teife; 'fe donna poi^r le Çhrift; & pré- 
^fendit en cette qualité accomplir t^Orà- 
'cfe^ Balàtb'; k^ne JS toile èfi'pmàd/e de 
Y 4 _?- 



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5^11 VOmvettmre 4^s fifs fia^x 
^cçlf ^ & HH Scéptrt s^efi dkv^ d^IfrAeL 
.11 fafcina Peforit d^ Juifs par fcs prcfti? 

fçsy jufqp'à les obliger à maflàcrer leun 
iompatriotte$ , dans l'cfperancc qu'il 
leur donnoit d'être bientôt les. Niaîtres 
du Monde, ce qui les fit extemûner par 
ks Rcmiains. Mais ce n'eft pas la de- 
quoi il s agit prefentement. Il liiffit 
pour notre deflein, qui eu d'expliquer 
les paroles du Sauveur, il (ulBtde rc- 
naarqucrqu'aufli-tôt que leg Juife curent 
commis ces horribles manacres <kms la 
Lybic, l'Egypte, 111c de Chypre^ &C 
JLcs JLcgions Romaines, qm «voieii& 
jtoumé du côté de POrient, occupé^ 
par Trajan à £iirc jd^ conquêtes csi z 
. g^der celles qu'il avoit d% fiûtes, les 
'Logions Romaines, volèrent il la ven- 
geance de ce &r^ fi cruelleniait répan- 
du j ce que Tefus-Chrift marijuc ava: 
autant de juftcflc que de vérité par ia 
maniérç dont il s^exprime. Comme Pi^ 
clair fort de t" Orient & yi montPe infifues 
dans POccideHty ainjt en fera tM de Pa- 
venement du fils de Phomme. Car là m 
fera le corps mort ^ la sajfembkront les 
Aigles. On voit fort bien la liaifon 
qu'il y a entre, le vol de ce;i^ Aigles s!a(- 
' V icm- 



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Pér iâ Fils de JDk^. : : ^rij 
ftmblant autour des corps morts , & le 
^ttgcmédt du fils de Phoiïtoie vengçant 
avec édu le nieurtre des Saints ;à l'oc- 
èafîou thème du màflàcre des Gentils j 
Ibnëant fur ces Parricides avec les Le- 

J^ons Romaines, qui danscçtteocçafion 
oiit lès Miniftres de fà juftiçe j partant 
avec la Vitefie de l'Eclair, dui fe mon- 
tre' dans POrient , & refblendit dans 
POecident. Car il faut obferver que le 
Païs où les Juift commirent tant d'af- 
ilieux mâflàcres , ÔEoiti l'Occident, par 
report au lieu taù étoicnt alors les Ai;- 
xnécsKotmmçs y le Nordefi fe nommant 
tantôt le Mrd'^ tantôt l'Orient , com- 
me le StÊdeft tantôt le Midi 8c tantôt 
POceident dans le .ftilc de l'Ecriture. 
On voit, dige, une fuite, une liaifbn, 
fort naturelle entre ces exprçffions figu- 
rées. Mais ccan^rend on qu'il y eâ 
|>uifle avoir aucune entre la venue de Je- 
îaS'JChrift' au dernier» jour, & la marche 
<dœ Légions Iftomaines , ou l'aifemblée 
4e ùe& À^les, qui accourent du bout du 
(Mondé , pour cétfifbmmer la veng|gnce, 
dont on à taftt parlé, ou pour Itettre 
le comble au^Upiamitez Se à la defola-. 
4tion des Tuifè ftu temps de Trajan & 
V Y s d'A. . 



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ir eft, queftiçii i^ cm l'affi^on. 4^ çç$ 
jours^là confiaéréc dans fjss âejr^ 
circoriftancés , . qui auffij font la î^ri - dk* Ja 
defcription. Après, cdia trcvp de ^>ecu^ 
lation Se de galimatias j îlfautourenonT 
Cer au fêns commun oii demeurer d'ac- 
cord tjue U vcn.ue de Jefiis-Çhrift fe 
montrant comme Péclair eft içijcïpn unf 
apparition de iâ perfonne : mais une fim^ 
pie manifeftation de fonjvjgjçînent. 

Rien au rcftb n^eftplus juftç,.ninlm 
ù propos que le difcours du Fils de Di^ 
dan? cette occaCon. Ne crçye^, points 
dit-il à fesDirciples, ne croyez ^poîpt 
aux bruits y qui courront alow.^Bchant 
k vetiiie du J^cflîe, puifque yous là?» 
que c'eft ^moi, qui Tuis le Çhrifti.ils 
ont rejette le vrai Meflic., en me remet- 
tant &: je. nç viendrai que pour les -en 
puoir : j.ai.paru,fous laforme.d un pré- 
venu^ mais, je ne parois çlttsx^'ç^i^ 
Ceux qui m'auront, peçcçj, fl£^ y^^rfOûtt 
on me conrioîtra^^w marques ^jjn$a 
yciig^na;,, à/réckt dft^mçn, ju^p>eW.j 
je coiÉdui^-ai mes Armées* cofiXi^Cr<^siB^t 
ricides,, elles voleront gipif^^ecuter mes 
màïc$i je me mwtrentt CQipme l'éaW« 
\ : ^ qui 



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Faer U Ris de Ulén. ' ff^ 

Ijui pan d'Orient, & qui Irefplendit dans 
KJçcident. 

$èccmde objeâîon. L'obfcurdflcmehc 
^Soleil & de la Lune, la chute des 
-Ètodlks, ^ébranlement des vertus célc- 
ftes font les Caradércs qtie PEcriture. 
;lîous donne conftamment du deFnicr ju- 
gement; Oeft donc du dernier juge- 
mcnt^qu^il eft- ici parlée On répond que 
4fe principe, fur lequel ôn'Vappuyd, 
^{tlïiux, & fi feux, qu'on peut affir- 
mer tout le coi^trairc , fans craindre de 
4c méprendre. On met en fait que de 
tous les partages de ^Ecriture, oii ces 
fignes font marauèz , il n'y^ en a pas uh 
Icul', qui fîgnine diréftcment la fin du 
Monde. ^On n'a qu'à les parcourir Fun 
^^rès l'autre, pour fedefàbufèr à cet Re- 
gard. J'avoue que St. Pierre parle fknà 
figure de la fin du Monde, lorfqulldit 
au Chap.^3. dé fâ ^. Epître, qkeies Citux 
f{^er^nt avec un bruit fixant dé tempête^ 
tjue Us Ekmens feront dijffaus far chaleur, 
fue ta Terrlf j & tautts les auvrès^qui 
pmt en Mte , brûleront entièrement. Ori 
tfeitaiinb |Joint , 'fi ces paroles? figiiifièrik 
Lt^ticffiroéhon générale du Monde, ou 
celfc du globe , tou nous haT)}tonScn pari 
Y 6 ticu- 



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5 16 VOnvirtuTi ^f^J^ feâux 
tîculicr, ce qu'il n'efl: ni n^&eeflàire m 
permis dcrccncrcher, trop oiriejitiièmèitf. 

*ll fuffit que CCS Caraétéres que St. Pw*- 
re, donne du jugement dernier ne fo«t 
pas ceux que Jeius-Qmft nws 9 don- 
né de celui que les Evangêliftcs liiifbift 

'ici prédire. Mais^ quand ccsCaraâé* 
res icroient abfolum/ent les mêmes , qui 

, empêche^ qu'ils n'ayent un ,fëns lîttçral 
4ans le difcpurs ck St. Pierre & ua ièi^ 
figuré dans celui de Jefiis-Chrift? JLa 
même figure, qui reprefente un Empi* 
re Univerfcl fous l'emblème du Mc^kIC; 
ne Qous autorife-t-elle pas a prendre k 
difiblution du Monde, ppur l'emblème 
de celle d'unEmpn-e Uniycrfel? Cela 
n'eft. il pas ordinaire cfcms l'EaîtMJPÊ? 
Les Prophètes ont ils jaq»|ts parlé au-* 
trement? Et après tout comment con« 
cilier autrement la vérité des paroles de 
Jefus-Chrift avec celle de l'évfeemeBtî 
Nous fera-rt-on bien acroire qifô44 £n 
^u Monde eft arrivée inmiédiatçiQ^Ept a^ 
près une affliâion, dont Jefiis-Çhrift 
dit en termes exprès. ^^Én yiriti îtMm 
dis^ qfu cet^e gintrMum nef^&tA foimt^ 
j*tfyH^^ ce ^ue toHtfs ces chofes fojkm^^^^ 
^mflin. Le Ciel & U Terre f^Jferent: 



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J^i^ l0 Bti diDiim. ^ 517 
msU mHf^dis ne pajferom f9im ? 

Troifirtaci objcttion. Il pàWrft que 
c'^ ici le ^rnîer jour , puifqote ce tttSt 
oii'au ddiMer jour que lesmorts^oiV^sm 
te ttleyer du Tombeau 9 à la ^voix de» 
Anges 9 qui les appelleront de la part du. 
Fils de Éwu , comme.cela eft exprimé 
isn ces t^mes, U^juel env^ir^ fis Ah-^ 
gts tkvtc grand fin de Trpmfette , ^ui « éUt 
femb liront en un fis Elm^ defmi vm i^es 
hoHts des Cienx jufqu^k hmtre bottf. Otk 
le .mépiend encore id fecte d^un peu 
d'atientionaux parolê$ de POradc, Car 
il rfèftpjis dit que les Anges appelleront 
les morti en géttéral , pour les faire com^ 
paroîtrêen jugement:, mais quHls ajfim-^ 
%Urent en un Us Elus de Dsest. Pour« 
quoi parler des Elus êc point éss reprou-> 
vei, fi les uns 8c les autres doivent éga- 
lement comparoître devant le Siège Ju- 
. dicial de Chrift ? C'eft peut être Par 
Pinadvertenee de Pun des Evangeiifcesv 
Non. lUs Evaxi^c^es s'àccordem dang 
cette c^cônftance^ Vous avcr vcu les 
paroles 4< JSt. Mattltifcu. Void celles âû 
St. Marc. * Alars il envêprn tes An^ 
ges^ &' 41 affemblera en nn fis EÎhs ^ det 
*î! ' Y 7 qnâ^ 

* * Sl« Mattf X4« Se JUatc» t\. . t 



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quatre v^n. St. Luc m maratae pi$ 
cc^ cîpçonilanao en ternes figoièz : 
iQ^is ^a l^eutidirr ga^iH'c^rime en^t^ 

0§j.ch0fis éommenacront d'érriiftr^ ^^ 
fiz^'vêMS tn hsMtj'pétrc^ fHc votre déU^ 
vrmce afpr9che.\ G^eâ: ici.la'def. La 
dclivittncei de» fidêks* dans cette oecidoii 
&Ala\réqQtQa 4^1 Elus, «pirfortem^d^ 
k'pouflîéfi&^pouEibtmér une Eglifè glo^ 
rieufe^Êiiompliaiitey ces* dcUxcxppeil 
jfioos font tcmies^SinQniines; Les Âtt- 
ges^de I^euJbnt ici les Minières d^fon 
jugement fur les Kx>mains , ottlès^èxe^ 
cuccurs de la fentcnce,. qu'il a proiion* 
céc contre l Empire Payen :&*crfécu- 
teur. C?eft'une erreur puérile, quedô 
s^itnag^ner que cçtje cxpreflîcui fe pren- 
ne pour IcsAujges dç Ift^ gtoîre dàn$ 
toutes les defcriptions qu^on nous fait 
dans I^Ecriture des' jugeméns de Dieu. 
Ila revelaticMi de St. Jean nous fournit 
d&verfesipicuvés du contraire, & c'eft 
a'expofer.à n^j coniprendtt 'absolument 
rien cjucl d'entcndbc ^ùtre chofe, pw 
les Anges dont il 'y eft fi {ouveAt parFéi 
d^cntendire aatre<:hofe que les exécuteurs 
des ordres de Dic;u. - Nous en verrons 
, la preuve d^nsia^fiii^. «f < --- ^ • Au 
• 

Digitized byGoOgle ' 



^ rAff^ rcde » ciNPnme la Twtmpfp^ <â 
un infl;rufbem:.rmijlimiiis;, ^l#^qa;âfli 
.4e Tttimpptm > jûsnifie ici iev ^aod^s 
Giwns-,^ ^^, G^m Ponlce ^cs CBcaêek 
&coB<kâ ,, oper€ii(kdelivnihcc>daPay- 
jple de pieu. TjeUc eft la. Guerre qûc 
Conftanmi fit âMaœnçe & ènfuitc^ 
Licinius. Au fon . do cette Trompe^ 
l^Univ^rsf eu* pour âinfi dire^ dwîwilij 
les T<x9hcm^4os Saints: fi>iir oo^evtr^ 
Je; Peuple, dèDiqij .fikst de b poufliâ* 
. jre.î les fidèles re\ucaaiîanit dea defefjS, 
de$; priions 9 de&Cavemes:, desuMonta^ 
gf^jf des Cimeticces mêtne , pris^ à Ja 
^|:r^.. • C^j^ie ,PË;upie iidèfe ë^it^ioii 
I^Çihé ;daps* Ic^ fciaur .des imormé . Lé 
;4X)rps deP£f^i£sClurédei|tt ie j^ine^ 
jQes^ û^mbres diiperiès& ^r ^tçute la^Te^ 
ji^e &>«msMintenant reisaiKLdesqUatésaoiiH 
iie PUnivers?/ Oùfk 4a Tmiiapçm ni» 
X)i6U>ii|ui lç5 luflemblé. Ses An^ 
i^nnifl^ fes E4us. Gar cette Guerre 
^ laGuore de Dieu ;• €oiiâ:antinfiA^t| 
Général;"^ les lui^Ms^Romaina^ii^ fei 
iMiQiftreîi» teuifViftoijr^ft. fa<Vift«Stt- 
re. Il fait difparoître ce qui .étoit,>& 
fut cboapamître :ce ijui n?^it point , il 
crcQr il zdçu&ite, il-reunit fds Ela4 
, . les 



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Icsappc^kw avec gfwd foiide Trom- 

Sïttf , fpdVtn fornaef ^ne Eglifc vifii 
cv glorkufe , tri<«nphwtc^ «Tinvifi- 
He cachée morte qu'clle-éjBoiif aupara- 
:irant* 41 n?y a poiot d'excès , point de 
figure outrée^ ea tout cela. C'eft la 
ycrité Hiftorique d'un côté & le lan- 
M^ Prophétique de l'autre, ;*Si vous 
&i doîitçz vous n'avex quî^ \m THis- 
liott-cJEtomaine, qui vous M^^^ciàdra la 
furprenantcrevolution , & le Chapitre 
27. d'Esechicl t qtii vous fera^comioî- 
tre conament on nomme dans lêftik 
de Dieu une délivrance fi admix^WC;, 
fiUde Homme ^ dit l&Seigneur-à foa 
JPcophétc, après lui t avoir montré «^ 
jCampagne "twte . couvert^ -^oflemens 
d^, morts ^ fils de ihemp^e ^ç'^^fiiei t^$$^ 
^MJ^^ifi^ d'Ifr^i^l Vt^ici^ ils iiJinK 
IW fs ûm$ dfv^pnHs fia ^ mtr fomente ifi 
fiticiefifén dcmns: mmàis Uprd^mA 
fart. Mon Jfcuple , >r Visis êmnir voi 
.fipMfçhrfs 9 jo.'OMs titer^i. Imrs de vos 
fomhanx. .. ... Fws ^ttvèvnz.. ^^ . . 

^ :pçf^ .raJfcmUerai d^cntr^ /<s Matiêm 

ficc, . : ' - : 

Quatrième oWeftion. Jefus-Chrift, 
|prè$ ayoir parle derAffliétiondesJuift 



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& de <^ qui dok arriver après cette aP- 
Biâion» ajoute des paroles, quinecon*. 
viennent qu'au dernier jugement. Car 
voici comment il parle vdam la (juiteu 
PrtHÊt, donc garde que far avantme vos 
0mMrs ne fihnt chargez, de goùrffÊÊlui$fê& 
d* ivrognerie <$* des fonds 4e cette vie^ & 
que ce jour, [oudam ne -vous furfrenm^ 
Car^i furprendra comme un lacs tous ceux 
qui habitent fur le deffus de toute I0 Ter^ 
re. Priez, dmc en touttemfs^ afin que 
vous fo^x. faits dignes êivkfr temtes es» 
cbofeSy qui doivent ascriver ^ & que voue 
fuiffietfuéfifler devant lêfilsda t homme *. 
A cela il y^ diverfesçhofes à dûnc. On 
réj^ndy I. que perfonne qc peut être 
fait digne d'éviter ce qui eft.cntiéi^ 
ment mévitable tels que (oi^ les évét 
nemens dudernier jour, décrfts comme 
on le prétend , par Pobfcairciflcmcnt 
d^ Aftres, la chute des Etoiles $cë^ 
a. il faut obfisrver que le tçrme qu!oii 
a traduit par, fur le deffus de tpt^tè k$ 
Terre ^ peut êtreainfi r^ndu, fur le de f* 
fus de tout le Païs^ cm fur le^deffès de 
toute la. Terre ^ où vous vous trouverez 
jnélez avec ceu* qui feront alors fiour- 
fui vis par lep jugemcns de Dieu, g. Je- 
-. ♦ EYaDg.St.Luc.cluir; iùs- 



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^s-€hrift nçus a/âé^ 
<lfl^aé de cpi')iggaBfetà,;^^ 
vièycr^ ce: tmiier ^ hd^plllli^^ 

^emporter neir de l(^i^;®|u|È^»;^ 

ve ^kCampagRKr^\^rîa^^ 




lîoit fondi»c 'fixr etlx: fiibi tSïhe«#- ^ 
a^ft'y eàt jamais rien dé fi fôWt « , 
j^glfenr^fe juifs ^J 

^àpi^èss^Fe partagez eh di^crà^ 
Xf&i^ feifmentlâ Guëftt-^lesûîfeatii^ 



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pôz'par IfcsBEômaim*, qui après aVôir 
priS'lcurViHc, les menèrent enTriomr 
phe, ou femplireiit le Monde de leut 
^ifére en Ics^ vendant: éotnme efclaves 
àUX Nations^. f. Etre fait digne ij^évi*- 
ur> ces ch^fes^ ovifttltpfier devant lèfiU de 
Phémme , c^ft-^àCdire devant fon juge- 
ment font ki TCtmes SinonitneS. Car 
^Ibbfiftfer eft jugement eft une èxpreflîqa 
Hébraïque qui n' 
finon qu'on n'a p 
geance divine , q 
comme il ferait é 
des preuves tirées 
tes oc fut tout des 
voit être fujet à c 
ôntertdtei Ife fem. d 
Gdnfidcrer Fordrc 
te les évéhemens. 
crit la dêfolation 
dée^ avec Icuis c 

Rric 'du jûgemei 
Ltnpire Payen 
il lie teà malftcurî 
ces patolés. 0r 
fiiBitm de" ces leur 
èhfcnriiCc. Enfii 
dé êcs deux jtigc 
- ^' * par- 

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jri4 VdmmtMri éki fipf fiâHx 
p^iculiércmcnt fts Difciplcs;, il leur 
dit devx choies ) pour les Qiettre en é^ 
tàt de n'en être pa^^ fiirpris, Punc que 
ce jugement cft proclisân, qu'il eft à h 
porte , tellement que cette génération 
ne paflêrapoiiit^ ians qu'il arrive infail- 
librement j Pautre qu'il ne faut m^ que 
icc jugement les trouve dans l#s lierjsdlt 
l'intérêt & de la. volupté > içii les fc- 
roieat infailliblement périr avec ceux 
îavcc qui iU feroient çn commerce c^'af- 
6ire ou de piaijir : mais qu'ils (Joivent 
éfre fbbres, tem^erans^ vi^lans, des- 
intérelTeZj dan^ Pçiercice continuel de 
là ]?iét^, prict, Dieu fans çefle , & yu 
vre aîniî ic;parez du Monde , s'ils, veu- 
lent iae p^|)erir avec lui.' 1^ vérité a 
un air tiatureL qm empêche qu elle ne 
puifle être degux^. Comment con- 
tefter tous ces rrincipes, ou comment 
ne voir pas ^ iw'its Wvenji entiéremem 
la difficulté?: Semvenek, vum dt ta ftm* 
m^e de Lot. \* 

Cinquième & derniâ-epbje^bioa. El- 
le ef): priie de ce tffft Mms hs iigmées Jk 
la Terre lamentent &feffAfent fa fûitr^ 
àf#, en vêjaM venir Je ^ de Phwmme 
Jhr les nuéef dit Ciel évfc fui^anee (f: 



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Piir U Fils de Diem. ftf 

granit gloire ; ce qui femblc ne pôUr 
voir coavenir à un* jugement partica*-* 
lier , lec|ucl n%rérefle point toutes 
les lignées de la Terre. Jefus-Chrift 
n'y paroft pas aux yeux de tous les 
Hcwnnies , puifqu'il ne fe manifcfte pas 
dans le Mexique & au Japon. Encore 
^njoins peut-on dire qac tou^ les Hom- 
*mes le voyeAt venir fur les nuées; 
J>eâUcQUp moins encore que tous les Ha^ 
bitans de k Terre fe frapent la poitrine 
en le voymt venir. Mais la difficulté 
ne vient que de ce qu'onoublie le prin- 
cipal trait du Tableau. Car il cft vrai 
que toutes les Tribus de la Terre, 
c'eft-à4ire en d'autres termes , les gens 
de ; toute tribu , langue & Nation la- 
iqentçnt* en le voyant venir &r les 
nu^esc mais il eft certain auffi qu'ils 
ne le voyent venir fur les nuées, que 
j^arce qu'ils voyew: fon {îgne glorieux 
d^s le Ciel , ce qui s'accomplit non i 
la fin du Monde, mais autem]^de Con- 
ftaatin* Alors , dit le Sauveur , alors 
outians la conâ)mmatîpn de ice jyge* ! 
mei^t fur l'Empire Perfécutcilr , 4i^/«-^ 
roJtra U figne àh fis àt thomme. Wous 
i^voiM vûdejaparôître ice fignevifto^ 
, rieux 



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%f6 ' VOtnftrture des^feft^étux 
ricux dans'le Ciel , au-d^flus niême<i4a 
Soleil, & par la vifibte à toute lîAr- 
mée dcCon^antiu^ gjrâvémaas PEten- 
dart.^sXi^onsy. éç p^r ià ei^oTé aux 
yeux de . tout . l'Ecrire ; maroué 4ans 
les monumens &' ainfi coanifcitéà CDot 
PUnivcrs; mieu^^emtiCQcose daos k 
Viâoire, & fésiuitefi., dans la coover* 
Hou du^onde^ dans 4a gkm*e;de l'£^' 
glile àcpar là conoude tous le^Siécles, 
comme dq toutQ^ les. Notions? !Oii (ont 
leslieoK fîdctêrts , fî.re^ulez^tn'ayent. 
vu un jugement marcjMé dans lé Ciela- 
vec tant d'éclat? Toutes les ligpécs de 
la Terre, ou tous les diiferçns Peuples 
idolâtres app-^rtenaat.^ â l'Empire Ro- 
imàin ont frémi ». ont tren^ié:, xmt fon- 
du de tn{lefle.&^ de civilité à oç£ie^« 
]^tion. L^ voici ce magnifique ho- 
milié dont on a tant mépriré ,4a ^^Ie£- 
fè/ Jl marchi avçc Mf^rkUlm^ & t^mfi'' 
tp , & les HHe^fJinthfmdrjt de .çcsSfi^ds, 
Voici je, divin: Crucifié r qf^ précède 
4u figne;, la manque ,de mn diaifle- 
mcntoc je trophée de Agloiisc, a -ça}« 
en fuite les Armées de fes enhemii , fov^ 
droyé leurs Empereurs 8c fiiit difparoî- 
tre la gbire du Monde Payen, comme 

les 



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Par le Fris de Dieu. jtjr 

le% ténèbres dirparoident devant le So- 
leil. Les Rois de la Terre, les Princes, 
les Riches 9 les Capitaines, ks Forts t 
les Hommes de toute forte libres Se cÙ 
claves, qui len fa ptefence (e cachent 
dans les caverne^ des Montagnes, pour- 
rotenc ils ne pas mener deuil , ne pas 
lamenter, lorfque forcez dans leurs pon- 
ces inacccffibles ils ne trouvent plus 
d^azile contre lui? Qui les délivrera de 
celui qui a paru comme un Agneau 
aux jours de fa patience 8c de fon abaif- 
femenc, & qui fe montre unl^^ion dans 
ce grand jour de fa colère? L\%gneau 
a été muer : mais le Lion leur fait ■en^' 
tendre fon rugiflcmcm* terrible, qui 
eft comme le bruit des groûcs eaux^ 
ou piûtôt comme la voix d*un tonner- 
re , qui les menace Se les foudroyé tout 
en&mble. Auili nous font ils reprenfênh 
tez fe tournant vers les Montagnes pour 
implorer'd'elles un funefte fccours^, & 
leur difant) Montagnes tombez fur nous^ 
(^ nous cachez devant celui, qui ejlfur le 
Trône j t^ devint PJgneau^ car le grand 
jour de fa colère efi venu , (^ fui fourra 
(ubfifierf 

Z Pour 



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f ^8 VOwèriure desfiptjtau^ 

Pour n'avoir plus de doute là à^Gki 
il ne faut que confidcrcr quç ces Rpi$, 
Princes, Capitaines 2c gens de toute 
forte qui dans l'Apocalypte difcnt aus 
Montagnes, tombés jur mus gfç. font 
precifément ces tribus de la terre;, qiM 
idans PErangile lamentent en voyant le 
fîgne du fîlsdePhommc qui paroit dans 
les nuées pour punir les R^mainsycar \t% 
h^bitans de la terre 6c les fujets de l'£m^ 
pire font ici des terme* finonimcs, com- 
me on en trouvera la prctive & lescxçox* 
pics dansja fuite. 

Mais enfin ftippcfés, fi vous voulcs, 
que nous nous trompons en cela, & que 
Ja prophétie Az l'Evangile n'a rien de 
commun avec celle de TApocalypfc , 
^u'en eft il pour cela? ^ettc erreur 
n'uifluc en aucune manière fur l'cxpli* 
cation que nous venons de donner au fî- 
ixiéme chapitre de cette Révélation, qui 
iubfifle dans fa vérité & dsw« fa force in- 
dependemmti\t de cet exarnen. Ouï 
mais nous ne devions citer que ce qu'i) 

Î^ a de plus connu darts Phiftoirc, & 
e figneceleite, qui apparutà Conflantin, 



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Par le Fils de Dieu. ficf 

cftcontcfté de quelques uns. C'cft ce qui 
nous rcfte à cxariiincr. \ 

Examen plus particulier du Signe celefle 

qui apparut à Conftanfm (sf à fon 

armée , lor/qu^il. marcheit con^ 

ire Maxence. 

Lorfquc nouç avons promis d'expli- 
quer IMpocalypfe par ce qu'H y ade plus 
connu dans Phiftoire & de moin^ con- 
tcftc dans la Révélation , nous nous 
fbmmcs engagés par là même à préférer 
des faits notoires fc généralement attef- 
tcs aux fingulariics 8c aux ràfineoicns 
d'une Critique , ambitieufcqui ne cher- 
che que ladiftinétion, ou peu juditicufc 
& qui vient du travers de VEfprit. Oh 
oe peut s'égarer en allant le grand chc- 
mm. Car celui , qui nous adrefle la 
Prophétie & qui nous exhorte à la lire 
pour nôtre bonheur, n'a fans doute pas 
dcflcin d'en cacher le feils au commun 
des hommes pour le révéler à ceux qui 
£c croiroient deshonnorés, s'ils pcnfoienc 
comme les autres. L'Efprit (îngulier 
& contrariant, qui n'cft pas toujours le 
Z Z plus 



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jr jo VOnmrtttre de Jept féaux 

plus humble & Icplusmodefle, ieroît il 
afTés bien avec Dieu, pour avoir toute (i 
confidence 9 au préjudice de ceux qui dans 
la fimplicité de leur cœur ne cherchent 
rinftruâion que dans les deux liyresdi- 
vins qui font toujours ouverts devant 
eux, le livre delà parole de Dieu, & 
celui de fa Providence ? Il tCj a pas 
d'apparence. Au fond l'on ne peut ni 
donner le fens commun à ceux qui ne 
l'ont pas, ni oter le dcficin de iê difKn* 
gucr à ceux qui Tont. l\t pcùvcnti 
tant qu'il leurplairra, s^irifcfire enfinix 
contre la notoriété publique , accufer les 
auteurs de tous les fîecles d'ignorance 
6c de crédulité, & par la (îngularité de 
leurs veiies rompre en vificrc , pour ain- 
l^dîre, atout le Genre humain. Cela ne 
fauroit nous faire de tort, quand nous 
laiflerions la choie fans examen , puifque 
c'eft par le gros des évcncracns, par des 
bifioires^ comme dit fort bieil Mr. de 
Mcaux, par )e raport^ ^ la fuite des /• 
venemens^ que c*eft en un mot en trouvait 
un fens fuivi^ complet^ qu'ion peut s^af^ 
fùrer d^avoir expliqué G? déchiffré^ pour 
ainfi dire^ ce livre divin. Et que fait à 

cela 



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Parle Pihde Dieu. fji 

ccU le fîgne celefte qui apparut à Cons- 
tantin? Qu'on le fuppofe ou non, |a 
grande Révolution n'en eft pas moins 
certaine^ 6c il n'en (èra pas moins vrai 

Î|ue Conftantinefl; l'inftrument dont Je- 
us Chrift fe fcrt,tant pour délivrer !'£• 
glife , aue pour la marouer du caraÂe* 
re de (a gloire , après 1 avoir mai-quée 
par Tes Martyrs du caraârere de Ton abaif* 
lèment. Mais comme le fait eft d'une 
très giTande importance» & qu^encore 
qu'il ne foie pas eflentiel à nôtre fujet^ 
il peut contribuer à fon illuftration > on a 
crû li|i devoir quelques momens d'atten-' 
tion, avec les reflexions fuivantes. 

L 11 femble que la modeftie doit fouf-. 
frir un peu à rejeter avec tant de con- 
fiance &de hauteur un &it qui eftrapor- 
té p^r les auteurs déroute tribu, langue^ 
nation , Anglois , François , Efpagnols, 
Italiens, Allemans Scc.qui ne manquent 
pas de faire mention de la chofe, quand 
l'occaGon sVm prcfcnte. Qu'ils ayent été 
tous dans l'erreur à l'égard du même fait, 
foit faute d'attention, (oit par un excès de 
crédulité^ la cbofe, fi elle n'cft pas ab- 
folumeot impoffible , eft étrange Se peu 
Z 3 croya* 



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f^% VOuvifture des fep j€Mx 
croyable ,: mais encore un coup n'cft 
ce pas un peu trop prendre fur fa mo- 
deftic , que de s'imaginer ou qu'on t 
Àiicux examiné la maticrc, ou qu'on tra- 
vaille fur de meilleurs mémoires , ou 
qu'on à l'Èfprit plus fort & meilleur 
que tout Ij: reftedu Genro humain î* Dû- 
moins peut on bien aÛurer que, quand 
on accule le public de s'être trompé fl 
goffieremcQt & fi généralement fur <Ics 
c^hofes audl fenfîblcs que des matières de 
^ait, il faut que ce foit fur des raifbns 
d'une grande qvidencc ^ 6c auxquelles 
îl n'y ait rîen a répliquer; ce qui fans 
dans doute ne fe trouve pas ici. 

. IL Les Anciens & Içs Modernes con- 
viennent de la vérité du fait > ce qui pour 
le moins eft un grand préjugé en nôtre 
faveur. Car enfin nos Mrs. peuvent être 
ks plus favans de tous les honimes qui 
vivent, (ans fa voir les chofes paflees 
mieux que cegx aux yçux.de qui elk^ 
fc font p^flccs. On ne conij:fte . point 
leur habileté. Veut on mettrç à leurs 

Sieds Platon, fa République, (es perio'' 
es, fes révolutions} PytagoreSc la Me- 
t'amfycofej Dcfcartes & fcs louijbillomi- 
• - ' . * De- 



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Par le Pits iè Dieul 5^5 

Dcmocritc,(ts arrangcmcns &fcs Mondes 
nouveaux &c ? Oh y confcnt avec plaifir. 
Mais que fur dey ^nofes d'expérience ces 
Mrs mettent le tribunal de leur Critique 
au dcflusdecelurdu bon fcn<î»jtifqu'à pré- 
tendre favoirlcsfaiis de l'A mïquité mieux 
que PAntiquué m^ême! jufqu^à fe croire 
iteieux tnftrùits àc ce qlii fc pafle ai^tems 
de Gonftantih que Çoilftanti« & (t^ gens! 
jufqu'à oppofer leurs pauvres corijeOTJtcs 
au tcîttoignage pofitif & non contredit de 
ce qu'on a vu defes veux^, & ouï de fes 
oreilles ! c'cft là demis qubn leur de- 
mande quartier ou ta permiffion dû n'6^ 
crc pai de leur fcnt innrenr. • ' • 

MI. Les Proteftan^ conviennent de là 
vérité dû fait avec Tes Catholiques RcU 
mains. Mr. le Sueur, pour en donner 
un exemple entre miHe, Mr. le Sueur 
dans fon hiftoire Ecclefiaftique n'en par- 
le pas autrement que l'&vêque<)o Grâce 
dans la fienne. D'où viedt•cela^ Eftcé 
pour avoir compofé leur ouvrage au hai 
Tard & fans reflexion., li n'y a pas d'api 
parcncc. Eft ce manque de lumière? 
On ne voudroit pa« lci|r faire ce torf^ 
non plus qu'à une multkt^de fan» ncniw 
Z 4 bre 



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554 DOtt^ertun desfiftfeêux 
brc d^hftbilet gais, qui & trouyemdaiis 
\6 cas. D'tûUeurs ce (croit fe tromper \Àcn 
groffiertmenc^que de s'imaginer que fans 
une érudition ou unepenetration très dif- 
Ainguée on ne puiflc a'inftniire à fond 
dHjne matière de fait 9 qui demande plus 
d'attention & de bonne foi que de ^nic 
& d'érudition. Cela eft fi vrai» qu'il ar- 
rive chaque jour qu'un homme d'un 
iavoir ta d'un efprit borné pofHxle fans 
comparaifon mieux une hii^ire particn- 
ticrc, qu'il s'cft donné la peine d'étu- 
dier avec foin , qu'un génie du prcmbr 
ordre ou un homme de la plus grande lit* 
teniture,s'il y a apporté moins d'attention 
8c de diligence. Tous les hîil^^riens Eccic- 
fiaftiques, (oit Proteftans fbit Catholiques 
Roixuins,(e fêroient ils donné le moteur 
nous faire accroire^contreleufperfoafîon 
unefiâion incroyable ou s'accorderotcnt 
ils à la recevoir fans examen ? Il ne 
faut pas leur fidre ce tort; luix Proc^ 
tans fur tout » oui font en gsrde là-def- 
fus» prévenus u juftemént contre tant 
d'apparitions mtraculcufès fok de H croix 
ibit de la Viergp & é^ Saints, qtAm 
a îavtiÀécs pour tutortzcr le (Suite de 

la 



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Pâ$^ U Fits de DieUi 53 j 

là créature, peur lequel ils ont tant d'a-^ 
verfion. Us n'ignorent pas que PEglife 
Romaine prétend -tirer avantage, da 
fiHtmteie^ dont il s'ajgitki; ellelepre- 
tend îans raifen pnilque C^âantih ne 
Tenerereligiettfeaient,ni ne reçoit aucun 
ordre de vénérer le Signe celeue qui lui 
eft apparu^ Mais m6n c'eft afles qu'elle 
prétende en tirer avantage ^ pour avoir 
obligé nos Doâreur; à ne pas recevoir le 
^t fans examen. Ce ilêroic mal connaî- 
tre l'Efprit humain 9 que de le jKnfcr 
autrement* 

IV. Les Arriens n*ont pu s'empêcher 
de convenir de la vérité de ce fait avec 
les Ortodoxes. Ils avoient cependant 
un îmerét capital à le contcfter , s'il 
n'eut pas été véritable. Enefiet, iije- 
fus Cmift a fait voir fon fîgneàCon(lan« 
ttn, fie fi par ce (îgneil lui a donné la 
viâroire fur tous les fuppots de TEm- 
pire Payen 8c perfecuteur i eft il croyable 

r immédiatement après la catailropbe 
cet Empire 9 Jcfus Cbrift abandon- 
ne 6c Conftantin qu'il vient de proté- 
ger II conftamfnent Ôc les Prélats de Ni- 
cée 4|tt'il a foutenus au milieu de leurs 
Z f graiW 



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jj6 ,VOjiv$rtured^ftftJeâux. 

grandes épreuves^ qu'il les abandcmœ 
^tout d*un coup 9 jufqu'à leur laiâ^er é- 
taiblir une nouvelle Religion qui u'^cA 
qu'un mélange. d'idolatriç fie de. .bla;f- 
phcmcjfi elle cçnfond le Créateur avcç 
^a créature? Hcl quoi! Le martyre é^ 
Saints 8c le trophée cdcfte n'aboutiroieiH 
^Is qu'à cela / Le Pieu des batsûllcs eft 
iuflî le Dieu des Martyrs. Pourquoi donc 

Îcfus Chrift, qui vient; d'acoampagocr 
, c Libérateur de l'Eglife.au ipilieu dc$ 
combats , Tabandonneroit il d.gos r^^êçQ- 
bléc des ConfcflcuTs ? Le fils de Diçu 
jn'eft il plus nôtre Protcâeur? A-t-il 
/changé de fentimentPNop.Leii^eccldi 
le nQU3 en répond , à t|]ioips qu'U .acfai^^t 
l'expliquer ainfi , dans ce figne ii^jvaimras^ 
afin que douze ouquin^e mois après U 
dcrnîe: c vidoîre , tu rAtabliûcs l'ïrapiç- 
^c 5c l'idolâtrie dans le Monde ^de cpn'> 
çert avec ceux qui vienqent de fouÔrir 
*pour. mon nom. . 
, Les Nouveaux Arricns fe pf ecaiition^i 
irtcnt contre cet inconvénient , en di/ànt 
qiic les Percs dç N\çée étoient des igno* 
r|ins & des brouillon^ >.Conftantin uft 
ilfcs méchant hpnime 3^ Se fonfigqecelel^ 
. ' ' * te 



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tc^ une pure fiction : mais ce qui h$f 
confond , c'cfl que leurs grands Pa- 
irdps , les premiers héros de leur parti 
|je<îo©o6iflent k vérité du fait. C'ëfl: 
ËufcbedCtCcsuuxe, un descbefs de la 
ftâe Afrienne,<îui raporte la chofc avec 
toutes fcs eirconftances ; & qui, fi le 
fait étoit faux, devroit être regarde, 
comtnele principal aftcur d^une Coftie- 
die dcftinée à tromper le Genre humain* 
l^ais à quoi bon nous tromper ? Ëû co 
powrcouvrir fa propre fçâ:e de confufioni 
en nous* fourniflant contre elle une des 
plus fortes démonftraiions ? Qu'Eufcbc 
prendroit p)al fon tetns pour inventer ou 
pour faii^a valoir foîi Romani Conftantim 
qu'il pourroic flater par fa fiâion , Con* 
Aamin cû mort 5 & c'eft Gonftancf j 
Prince Arricn ».qui lui a donné la com* 
miflîon, d'écrife la vie de fon Pciici 
Quelle apparence que fans neceflité Se 
contre l'intérêt 4c fen parti nôtre Aiir 
teur renonce, à Ja qualité d'honnête, 
homme pour celle de fourbe 6c d'impof* 
leur î Peur on concevoir qu'E»ufcbc , le 
plus fripon à ce conte, & tout enfemblele 
pjus fotde.ious les hommes ,.uow8 débitât 
- Z d * un. 

r ' / 



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un Catt K|tte chacttn fauroit £|re fiun 9 
pour nous fournir des armes comre la 
Religion dominante y pour bquelle il a 
lui même un zèle particulier ? Que les 
nouveaux Arriens rentrent en enx- mê- 
mes, pour demandera leur coeur, fi en 
la place d'Eufèbeits auroient xpuhi tia^ 
bir leur caufe par une pareille fiâion. 

Adais Eufebe n'eft pas le feul èct 
^anciens Arriens qui s'oppofe à IHncre* 
dulité des Nouveaux fiir cet article. Car 
le voici (butentt de Philoftoi^ , qai 
convient de la vérité du fait. Cehit-ci ne 
fauroit être fufpeâ de panialité > puiT- 
qu'il eft Pbiftorien fie tout enlêmlrie Fa* 
vocal des Arriens. D^ailleiirs il a vdcu 
dans un temps plus voifin de l^eno* 
ment^ fie fans doute que voyant kschofes 
. de plus près il en pou voit mieux juger 
qu'on ne faicdans l'éloigntmeat des der^ 
niers fiecles. Mais peut étfc qu'il nV 
perçoit pas la con(<K]uence qu^on en 
tire ou qu^onen peut^irer c(mtre l'Ar« 
rianiime» Il ne hîM donc aucun ulage 
de fa raifqn. Car tout homme qui 
/ raifonne void d^bord que V fi J^us 
Cfarift n'eâ pas le Pieb fouverain, 

ceux 



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ceux qoi I^tdorent en cette qoalitéyCom^ 
inetteot uoc vcrittbie idolâtrie. Or qui 
croira, rHl vhk le iêns^renverfé, que 
Dieu venant d^afi&rer Ion peuple de A 
glorieufe proicâion , par un oracle raari 
que en caraderes de lumière^ lM)an«' 
donne au fortir ^ du fourneau d^afflic* 
tioB, Pafattndohne à une nouvelle idola* 
crie, à une nou voile impiété, oui va (t 
perpétuer de fiede en (iecle > à fa faveur 
même du phénomène miraculeux, qui 
ne peut manquer de concilier à cette 
nouvelle doftrifie le refpcâ: de tous les 
iiecles. Car lequel des hommes ou des 
Anges pourroit s^mkginer qu'après Une 
tiàtXc promeffe de Dieu , rËgltfe Chré- 
tienne fèroit aban^nnée de Dieu des 
les psemiersjours de fa délivrances qui 
n'eft pas une délivrance t à moins que la . 
gloire de cette délivrance ne confifte 
dans l'établiflement d'une nouvelle im-> 
pieté ? Quel fcandale ? Les nouveaux 
Arriens n'en peuvent foutenir l'idée. 
Ils ont raifon : mais auffi Pbtloftorge, 
qui fcntoit l'inconvénient, puis qu'tt é- 
toit Eunomien , Philoftorge auroic 
comtffe cux.fcs raifons pour rejettcr 
Zj l'ap. 



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f4^' VOu^Jtrme iH fift ^UH 
rappal;inon miraci^Ieufi:,' il k.&ic ^ci)^ 
^ré;moins.cenain,:oa s'il eAt crû pou- 
yoïr s'ilîfcrirccn faux cqriire la. nplorie* 
;é j^u'bli^uc. . . 

, y.- Les, pïus^i.rps d'entre l.e$:nou»: 
yca<i)X; Arricnç en çonykinncat avec les 
Artdens. Un cxeipplc, fwffic pour la 
projuvcr. Grotius. s'eft déclare pour 
|e ^yfl;ecne^ Arrien dana fcs^ notes fur PE-^ 
fr^ijure,, Il n>vpit ni moins d'c^ric ni 
^ ipoins d'érudition: que ceux ^\ tonti 
gloire deirc fcs difciple§.. Pcrlonnc ne 
}?a jamais accu fé d'être bgot ou trop 
crédule en matieredc Religion. Çcpcn- 
dant Grotius ne prend nullement pour 
uncf fable l'apparition de Jjefus Chrillj 
^ Confl^ntin & par Conitamîn àtou^ 
|tfl la terre, puifq^'auflî bien quQ^ou& 
jil explique par làxes paroles de TEvan-"^ 
gile, iUors apparoitra au Ciei kftgnt dtL 
fils de V homme. Que fi l'on ncn croid 

{îoint le héros du^parti, il eftjuftc pour 
e moins qu'on rc ponde aux raifoji^s qui 
jdemontrent \\ foUdité de fon explica« . 
lioii. Trouvera-t-poii bien un autre fi- 
gîîe celeilc dans lé jugement q^ue Dieu 
çxercç fui; les nations j^,, ap/çs qu^, cftç 
. ' * > \ »^» 



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P4t leFtts de Dreu. f^t 

Màtiûns ent foulé Jerufakm fcf paffe Us 
'Juifs au fil de Pépée. Car de rcnvoyct 
îl'apparkion du figne ccleftc jufqu'au dcrî- 
jaicr jour, ce fcroit vouloir , de fon au- 
:thori€é, changer le texte de la prophé- 
tie qui parle, non de ce qui doit arrî? 
vtT après plufîcurs miliers d'années: 
:inais d'un jugement quf commence in- 
continent après Paffliéion de ces fours Ik''^ 
ott aprèt le jugement déployé fur les 
Juifs, dont i\ s*agit, êc dont on vient 
déparier dan) les verfcts qui précèdent 
immédiatement. 

. VI. Le fait n'a point été conticdiÇ 
par les Auteurs Payens qui avoicnt le 
plu^ grand intérêt à* le conrredire^, s'il 
eut été faux ou feulement douteux j & 
qui étoicnt le mieux à portée pour ce- 
la*. Zozinae, grand Zélateur de Tan- 
cicnnc fupcrftition 6t qui ne ceflc d^in- 
vc6kiver Conftantin & la Religion 
Çhréncnnnc, Zozime a écrit après Eii- 
zebe, puifqû'il fait l'hiftoire de Conf- 
iance jufqu'à la mort de Gaîlus includ^ 
vcment; ÔC avant Sozomene, qui réfu- 
te les calomnies de cet ennemi de nôtre 
Religion. Comment donc^ padè-t-it 
; *. fur 



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541 VOMvtrtMn Jes fip$/eâMx 

furlafàuflcté d*un fait qu'il n^apûîgfM>^ 
rer 9 puîfque ce feitétoit déjà rqmidu par 
tout, comme Icshiftoricnscn roittfoi? II 
avoit toutes Tes commodités pour cet exa- 
men \ Se Tans doute que les mémoires ne 
luimanauoicnt pas, puiiquSl avoit pour 
lui tous les Gemils. Le bon (èns, com- 
me rinterét de fa Religion, vooloit 
qu*il s'^attachat à réfuter Wmpoftnre; ce 
qui lui étoit bien facile, fi c*en eût été 
une* Mais bien loin de M. Ha loi m£> 
me recours a la plus impudence des fie- 
tions , pour mieux cacher la vérité. Car 
dans la crainte qu'on ne {bit bien-tôcab 
lait, s'il marque au jufte le tcrof>t^^ le 
motif du changement de Religion de 
Conftantin, voici comment il dévoile 
Puri & l'autre. Conftantin^ dit -il «Ç»'»»- 
voir raporté la fin tragique deLicimus, 
Confiantin^ Iwfque toute h fuiffanceim 
fût vtnue , 6? qu'il fât ftut Maître iê 
PEmpire\ ne cacha plus Jm naturel fi?, 
s^abandonnant à fes mauvais pencbanr^ 
il faifoit tout avec un empire abfilu. Il 
étoit encore attaché à ta Religion de fin 
Pere^ moins pour faire- honneur à fama^ 
moire qm par necejpti. M ajoutoi^fei 

aux 



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Par kWsdi DU». f 45 

êux Devins , hrfqu^il en trouvoil d^babiles^ 

comme à des gens qui ne F avaient pas trom» \ 

pé (S^^mi avoient prédit toutes les entrepris 

[es quhui avotent fi beureufement reiiffi. 

Mais^ quand il f ai venu à Rome^ Porgueil 

dont /on ame étoit remplie donna lieu auu 

fommencemens de fin impieté. Car il fit 

mourir fans forme de juftice Crijpe [on fils^ 

fuHl avoit déjà honoré du titre de Cefar^ 

fur le fiupçon qu^il avoit un commerce 

crhmnelavecFaufiefa belle mere^ t^ par» 

ce qtâHdtne ùoit dans une incroyable af^ 

fliaion du tueur tre de ce jeune homme y il 

fuerit un mal par un autre plus grand^ 

0ya^ y comme pouf confiler fa mere^ ayan^ 

f^ enfermer fa femme Faufie dans un 

bain extraordinairement chaud ^ d^oU elle 

me fut retirée qu'après fa mort* Conjlan» 

tin fi reprochant ces chofis y auffi bien que 

la violaÙBn défis fermens ^%m mmrmffêtirmi^ 

il eut recours aux minifires f acre s de la 

MeUgion t (^ leur demanda d^étre purgé des 

fautes qu^il avait commifis. Comme ils eu^ 

rent repondu qu^il n^y avoit point dans leur 

Religion des putifications ou des expiatimt 

four des crimes fi honteux (^ fi énormes ^ 

moiei un E/pagnol^ nommé Egyptius^ qui 



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$ 44 VOmerture I&s feptfeuux 
penu à Rûme (^ introduit par quelques fetir 
mes delà Cour dont il avoit gagné Pamitiéf 
dit à Confiant in que la doSrine des Chri^ 
tiens avoit la fur ce d* effacer les péchés ^ y 
qu'^elle promettoit Pabjolution de t0ute forte 
de crimes à ceupc quivenoient àl^embrajfer. 
Ce difcours fât fi agreakle à Confiantin^ 
(juUl renonça à la Religion de [es Ancefi^ 
Xes 55jV. 'LosAm.Mfi, lib. x. Voyla^com- 
ment Timpolleur dcguife Ic^ faits avec 
autant d'effronterie que d'extravagance* 
Jefus Chrift avoit dit à ConfUmini 
dans^ ce figne tu vaincras. Non,, cefbnt 
|cs Prêtres & les Devins, Paycns qtri 
loi. avoient annoncé (à profperitc 6c fci 
riâoires. Ils prophetiiofent cbnc coa* 
treetix'mémes^cds habiles Devins. Au* 
tre impertinence. Crifpc étoit noort a- 
vanc que Çonllantin (c fit Chrétien; 
cependant Ic/nom de Crifpe fc trouve 
iQint à ^clui de fon Percdans lcsidit5 pu- 
blics en faveur des Chrétiens^ Troifiécuc 
ifl(ïpofture.Clonftanii!r.ne change de Re* 
Ijgfon qu'3(>rès la mofrt dé Ltcinius; Ce* 
Û.5!iicçorde-t*il ni avec ce que Dio. 
çletjea foutevoi^ les peuples dans cei 
g^frrç9 .comte Xmftg^tiq^, ^pascc ^iic 



C>ig*zedby Google 



- Pêr le PUS de Hiei» - f^f 
celui-ci s'étoit fait Chrétien : ni avec 
k changcmcnc du Labarum; ni aveclc? 
monucnens de fa viftoire lur Maxencc 
érigés à Rome dabord après cet évene- 
mène ; ni avec tanr de glorieux edits en 
faveur <Je nôtre Religion y dont la date cft 
trc$ certainement plus ancienne que la 
more du dernicrdcs Pèrfecuteurs ? C'eft 
U mentir avcciiudace : mais que pouvoir > 
fîaire nôtre fourbe défendant une caufe fî- 
mauv^iic? Il ne pouvoit parler de Cons- 
tantin, fans dire que ce Prince s'ctoîtfait 
Chrétien , puifquc la grande révolution^ 
roule toute la delTus. Que fera-t-il? De 
marquer la véritable époque de ce change- 
ment de Religion, autant vaudroit il en 
marquer la véritable raifon. Car qui croi- 
ra que Conftahtin abandonne légèrement 
la Religion de fes Peres,lorfqu'il va com- 
batre Maxencc, c'eft-à-dire> lorfqu^il eft: 
appclJé par IcScnat & par le peuple de* 
Rome encore Paycns ?Qui pourra s'ima- 
giner que la tête lui tourne dé fortequ'il 
veuille bien dans une telle conjonéturc " 
fc, rendre l'horreur de fa Patrie fie de (bn • 
Arn>éc , fans d'autre fruit, apparent que / 
celui dc^ peac ceruine^d L'impuclence l 

de 



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54<5 ^VOuvMure âefept fiux 
de i'hiftoricn eft grande , jç l'avoue : mats 
' on peitC dire qu'elle eft necellairc à fbn 
deilein.Que faire? De quelcôcéfetoiur^ 
ner ? S'il die que Conftamin s'eft converti 
fur cet Oracle lumineux, vcu de lui & 
de fon armée, dans €e Jigne tu vaiueras^ 
A Dieu le Pagani&ie. S'il. prétend que 
Conftàntin s'eft fait Chrétien ùm rai/bn 
& contre toute raifon, ôc que cette folie, 
au lieu de foule ver tout le Monde con- 
tre lui 9 a eu le fuccés que chacun lait, 
A Dieu le bon fen$ de Phiftorien, iCh 
foi qu'on peut ajouter à fon hiftoire. 
Mais laiflbns là Zozime, 8c parlons de 
Julien i'Apoilat, qui fans doute n'auroit 
pas épargné aust Chrétiens la confufion 
d'écre publiquement convaincus d'im<* 
pofture fur le lait en queftion , (i la cho* 
le eût été pratiquable/ Et pourquoi ne 
l'auroit ellepas été? Il s'agit dune four- 
berie inventée de fon temps. Il n'y avoit 
2ue qo^rançe. Se quelques années que 
lonlcantin àvoit défait Maxence, 6c en- 
viron dix 8c fept ou dix huit ans qu'Eu- 
zebe avoit publié fon Roman dans la vie 
de Conftantin écrite par ordre de k Cour* 
Julien pou voit il être ailes étranger dans 

fon 



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Par le Bis dé Dieu. 547 

ion propre païs, pour ignorer ces cho* 
fes/tufquiécoîtde la famille Impériale, 
éleyé^dans les principes éc la Religion 
Chr^iennc, dabord deftînë à l'Egme , 
puis déclaré Ce(ar & prcfomptif.heriticr 
deTEmpire? Il ne favoit doncpas, cet 
homme (i bien inftruic des affaires des 
Chrétiens, il ne favoit pas queConftan- 
tin avoit prétendu avoir vu un fi^ne ce- 
leftc , qui l'afluroit de la viftoire ; il 
n'avott Jamais ouï parler du Labarum 
de Conftantin ou des grans fuccés que 
les Chrétiens attribuoient à cette enlei- 
gne militaire ! Et pourquoi donc en 
change- t-il la forme dans la fuite? 

Que fi ces chofcs lui font connues, 8c f! 
dieslui font de la peine , comme le chan« 
gement du Labarum ne nous permet pas 
d^en douter , à quoi tient il donc^s'il vous 
plait, qu'il ne découvre une fourberie fi 
fîgnalée! Rien n'cfl plusfacilc. Il trouvera 
par centaines des folclats Se des ofEtiers 
ac l*armée employée contre Maxence, 
qui lui donneront par écrit, s'il le fou- 
haîte qu'ils n'ont point veu te phénomè- 
ne, dont on veut qu'ils foiént les té- 
moins. Il en trouvera des tuiliers 8c 



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5^48 DOuv^rtmt iés fftt féûux 

des milions q*iû fans avoir été dans^ cet- 
te armée, attefteront qu'ils ont vccu & 
coiiverfé fannliairemen( avec ceux qui 
y étoienc, fans leur avoir jamais ouï 
rien dire de pareil. La ville de Ro- 
me en corps témoignera que le monu- 
ment la l'apparition celeftc,, placé par 
Conftanrin dans une des places de la 
ville, ^ft une pûrcfiâion. 
^^On voqdroit que les Catholiques Ro- 
ipainç enrrepriffeoc de nous pcifuadei-, 
qu'au fameux paflàgc du Rhcin St. De* 
«is ou St. Michel Patron de la France 
apparut à Lx)uïs quatorze & à toute fon 
^arinéci lui montrant Ion (îgrwr au dcflus 
<tu foleiKavec cette promcflc marquée en 
caraétçrcs de lumière, dam te figm tu 
vaincras les hérétiques. On voudroit 
bien voir,que quatre bu cinq ans après hi 
mort de Louis un hidoritn de fa Cour 
eut eu le front de nous faire ce beau con- 
te, ajoutant qii'il tenoit cela du Roi^ 
qui le hii a voit affirmé avec ferment, 
& de plus que le monument en avoic 
été drefl'é à tjttecbt ou à Paris par or-! 
dredefon Prince. 11 n'y a pas le rooin-. 
dfc danger que les Frat)çoi$ employent 

ce 



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Par h Fiîs de Dieu. f\f 

ce rare moyen défaire valoir kur Reli* 
gvon lOir plutôt qu'ils fc donnent xé ri* 
diculci'à^.èuijc méflDCS. Ccftproirttrêmii 
IcuK Aires î<gTa©dî6r Ci que de leur an ac^ 
tribuçp k pcWéc.: Mais! eiiân quand 1I3 
rauroie'nt , ferions, nous bien ' enrbar- 
rafl'és à réfuter une pareille fable ? Et" 
qu'y auToit «I pour cela- qu'à faire par* 
1er ceux qui pàiîcrcntlc Rhcin aux yeux 
de leur Monarque, dont quelques uns 
font encore vivans ? En tout cas ort 
en fcrok quitte 5 pour leur faire lircf les 
gazctes dé ce terops là, avec les rela- 
liom de la campagne, publiques ou par- 
ti^uHcrcsî on Ic^ renvoiroii à Paris où 
à tJircclit , pour y voir le prerendu 
monuincnt de la vilGon c«lcftc, M\m ft 
tnouvcroit lui même. la vifion ridicule 
d'unEfpric4Tial fqin. On prcndroir à. té* 
m.oin de la fauflèté du fait tous ceux qui 
vi voient alors & qut onciïjvllc fois parlé 
de ce^choftis âvçc ceux qui vivent aujour* 
d'Hui. Enfin le Genre Jbu main tcmoignci 
roit en corps, qu'il n^y eut jamais rien de 
plus irapcriinentquele Koman qu'on atii 
roit produit en feyeur de la fôiCathoHque. 
C'eit ut3e chofe étrange que la noa«- 

vellc 



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yjo VOuverfùtedes fBpt jtmix 
Telle Critique , avec Tes rafînemens & 
fes fantaifîes quintcilehcices , fc trouve 
fi oppofée au bon fens fie à fes notic^is 
les plus communes. Quoi donc Péclair* 
ciflcment du fait, don^ il s'agit , étoit il 
fi difficile au temps de Juîien l'Âpoftat? 
Il Pécoit (î peu , Que cet éclaircewmient 
fe âifoity pour ainh dire , de lui même, la 
chofê parloit de foi, fans qu'if fôt necei&i« 
re d'examen pour cela. Quand Xlonftan-* 
tin 4iuroit eu afles d'auchorité pour lier 
la langue des Gentils, fie quand £u- 
febc, fon hrftorien,~^u fi l'on veut ^ (on 
flateur,auroit eu un empire despotique fiir 
l'efprit de fe» leâreurs , {)our s'empê- 
cher d'être contredit malgré la faune- 
te notoire de ce qu'il avance» il fiiut 
croire que le charme âuroit ceflë au 
temps de Julien l'Apoftat. Car dequoi ne 
8'avi{è-t-il pas pour flétrir nôtre Ste. 
Religion ? Quels noms d'opprobre ne 
donner- il pas à Ton adorable auteur T 
Il n'épargne ni (oins ni depenfe , pour 
rétablir le temple fie les cérémonies des 
Jui& en haine_ de l'Evangile qui en a 

Sedit la ruine Quoi ! Cet implacable 
trop artificieux çnnetni de nôtre foi 

fiuis 



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Par te Piîs de Dieu] jrji 

fins retour rejctcroit Poccafion , qui fe 
prcfcntc d'elle roêipc dc-manifcftcr au 
Monde l'impofturc des Chrétiens 1 II a 
pris tant de peine, une peine fi inutile, 
pour décrier les miracles & les Oracles 
de ]'£rangile, & il ne diroit rien du 
phénomène extraordinaire, qu'on débite 
comme un miracle, & comme gn ora- 
trie toutenfemble' Et oîi va-t-il chercher 
les preuves & les tcmoms de l'irapofturc 
qu'il reproche à ceux qu'il nomme Gali- 
Icens? Les fiecles paflcs peuvent ils lui 
fournir ce qu**!! cherche , auffi facilement 
que le temps prefcnt? Les preuves en font 
entre fes mains ou entre les mains de tes 
Gentils, qui lui fourniront tous les mé- 
moires, dont ilabefoin. Les impos- 
teurs font à la porte , & voyla le fils du 
Charpentier, comme il parle, prêt à 
recevoir un affront éclatant ou les Cens 
pourJui, à la vcuë de tout l'univers & 
même de tous les fiecles. Qui Tarrêtc? 
Que, n'entre-t-il dans une difcuflîon fi 
facile, & qui le conduit au comble At 
fcs vœux! Il faut qu*il foit bien mal- 
confeillé par fes Prêtres & par fcs Dc^- 
A a vins? 



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$ft VOuvirturt âeî fep fsàux - 
Que <;hcrche-t-il dans fcs fkcrifices Se 
dans/es conjurations Magiques ? Conf* 
tantin a abteau a proteâion de Dieu par 
d*aucres moyens Jl n'a point vcu l'avenir 
4Jaas les entrailles ^les vi&imes. Lt 
deiHnée de PËglife ^\\ prc^ege lut 
lété marquée du Ciel, ^n caraâer<;s 
de luojierc, aux yeux de fon armée. Si 
cela li'eft point, que ne découvrent os 
i'impofture aux yeuxxie tout l'Univers? 
$« il erftinouï qu'on ait jimaîsdouDé 4£ 
Iri^erité d'un fait c^oiervéen autant de 
monumens que celciicL Premier mo- 
nument , la relation flcxaéte & circun- 
itantiée, i}ue les biâoriem fiou^ en ont 
kille^ £c xiom:onne;paFle pa$ ici, paae 
<]u'elie doit faire im article à.part* 

Second monument, les beaux vers de 
Prudçnçequc<:e Poète Chrcticn , mieux 
inftruit des aâaires de Ton temps que lu 
JÎ04I veaux venus, que xcfegiCiJX Poèic 
'n'a pas fans douie (fompofés à notre prio- 
Tc ou p^ complaifance pour ftous. Les 
•Voici dans (k langue & dans Ja nôtre , 
■autant qu'on a pu les tiaduire, ians ea 
ajflfuiblir k ^cjifi. 

-. Digitizedby Google 



V. ÎP^r le Fils^ de Dieu. 5*5^ 

^ellis Çbriftcûla Dmis adventantis ad UK 

bem 
Milvius, excepim ïïybertna hftagna fp 

ranuum 

^r^ciphaas^ quanam viSricia viderif arma 

J\4ajeftaPe regi^ quh ftgnum de%tra vindex 

FratuUrit^ quaii radiaruntfiemmate pil^^ 

, ^Cbrifluspupureumgemmanti textus inaurû 

-Signabat Labarum , clypeorum infignia 

Ohriftus 

<Scnp/erat,, 4r débat fntmis Crux addit§ 

crilis. 

-C^ Pant^ "iqui fend feus les pas du 7y^ 

ran & le précipite dans le Tybre temei^ 

gne que é^eft un chef ^ armée ^ religieux <|- 

darateur de Jefus Chrijl , qui approche" 

de 'la ville , ce Pont qui vid les armes 

viSlorieu/es , Péclat majeflueux de Pexpe^ 

dit ion ^ oh s*adreffoit le bras vangeur pre^ 

^eedê du figne de la vi£loire , 6? ^ quel^ 

Je brillante marque on rèconnoijfoit fes 

traits. -Le^nom de Cbrid tiffu dans Por 

^ les pierres pretieufes marqUoit k Laba^ 

fum. Lfi nom de Chrift gravé dans les 

boucliers en faifoit la glorieufe en feigne , 

t3 la Croix j adjoutée a la crête des caf 

.S^^t.y refplendijfoit ^ comme une flamme 

jCk ^ Arden^ 



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y 5'4 VOnvertUPe-de Jept féaux . 
^êrdente. On verra que ces vers valent 
bien une demonftration , (î l'on confidere 
,avec quelque reflexion le carafterc du 
Poète, Poccafion qu'il a eu de parler ain- 
fi, le temps auquel il écrivoit & la for- 
ce de fescxprcflîons. 

Prudence étoit un homme de diftinc* 
.tion, Chrétien , Efpagnol de naiflàncc, 
que fon mérite ôç fes ferviccs avoicnt 
porté jufqu'aux premières dignités, par- 
;ini Icfqucllcs quelques uns nomment la 
Prefc6ture & le Confular. 

Il eut occafion d'éciirc deux livres con- 
tre Symmaqûe, furcequeceluictf hom- 
me de la même ou plus grande diftinc- 
tiori parmi \ts Gentils, avoit demandé 
àValentînienx.leretabliflcmcmde TAu- 
tel de la viâroire; qu'on rcnîit leur re- 
venu aux Veftales comme aux Prêtres 
Payons; & que les loix de Gratien con-» 
tre le culte des Dieux fûflent rapellées. 
C'cft ce qii'il demandoit au nom de (on 
parri dans un livre en forme de requête, 
réfuté en profe par St. Ambroife,8c quel- 
que temps après par nôtre Poëtc Chré- 
tien en dcuxlivres écrits en vers parce que 
la Pocfic étoit fon talent particulier 

Tour 



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Par le fils de Dieu. fff 

Tout cela k paflbit environ foixan- 
tc & fcizc ans après la défaite de Ma- 
xence par Cbnftantin, dans un temps 
fi voifin de l*évcnement , que Prudence & 
Sy mmaque pou voient s'êirc mille fois en- 
tretenus avec des Offitiers quiavoiencfui- 
vi Conftantin dans ion expédition con- 
tre Maxence; comme nous avons mille- 
fois parlé à ceux qui ont vu le combat 
de St. Antoine ou les dernières barrica- 
des de Paris. Quelle apparence , de fup- 
pofcr aujourd'hui que St. Antoine ap- 
parut alors dans uo miraculeux phé- 
nomène à ceux qui combatoient dans le 
Fauxbourg qui porte fon nom ! Pauvre 
Poëte, à quoi vomamufés vous de mentir 
fi impudemmenr? Symmaqué 6c tout fon 
parti n'auront ils rien à dire contre un con- 
te fi ridicule? Saches que, fi les Gentils fc 
taifcnt , les Chrétiens parleront , que fi vô" 
trc ficelé vous fait grâce les derniers temps 
vous traiteront a \â rigueur. Vous n'au- 
rés pas toujours eiif têre Symmaqué 8c 
ffs ignorans qui n'ont pas feulement 
l'Efprit de s'informer de ce qui vient de 
fc pafler fous leurs yeux. On vous 
rccommriude à la pollcriié & à fa doétc 
Aa 5 criti- 



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f^6^ DOnveriure âis fepf:Jtait9c' 
eritiqut. Dans douze ou ttfAzt ccM ans^ 
4'ici vous trouverés à qui parler. 

l^roiGémeraooumént ,Û^C(ic triom- 
phe que le Sénat i^t élever à Conftantin 
après fa vidoire fur Magnonce, donc 
Pinfcription étoitconçiic en ces ternacsy 
le Sénat is^ le Peuple Roffkzift a ^kdiê cet 
jîrc triomphal à P Empereur de far , Flave^ 
Conftantin b'c. à emf^ ^<^ pcfr VinfpÙK 
ratUn de la Divinité^ par la granieur 
de [on courage ^ p^r fes jMftfiS^armes ^ il 
a vangé la RépuUique en ffn jour^ • ^ /'# 
djUvrée du Tyran 6? de tiHite /($ faStmt^ 
Ijc Sénat n'y parle ptecxpr^flenscnc de 
la croix qui cft mirsteiileitftmeQt ippa« 
rue à CpnftaBtin ^ ^ ceki pour des rai< 
fons qu'on devine &ns peine, ir. Ua 
éenat^out compofé de Gtintîls^ n^a garda 
de faire ce tort à la Religion qu'il prè- 
feflc; a il a lieu de croire que Ic.pcuplc 
Romain, Gentil comme lui , vcrroit a- 
vec répugnance & même avec horreur 
un objet qui condamne fi hautanent fa 
fupermtion \ §. le figné de la croix ne 
pouvoit être qu'un fignefuneftc parrôi 
les Romains^ ç\\xiàÀ(o\cnt^abiinmalam 
crucem^ aux gens à qui ils foubaitokm 

tou- 



dbyGo^ogle 



Far U PHs de DhMV f^j 

flome: forte de fDftlbeurs^ CcU èft fi 
vray , qu^l ft tro»v^ dèsGcmifs qui, 
ne pouvant douter de la chofç , |>ri- 
rcnt le parti d'en ftire honneur à PEûi* 
pereur,en donnant un tour paycn à une 
aventure toute Chrétienne. Us di(biént 
qu'encore que Çoriftantîn dcut êtrc'de- 
tourne de fon emreprifc par un figtic 
funcfte, <\m lui annonçoic tom^ fortt 
da difgtaces^ il nîavoit pas laide de la 
pcmrfuivre avtc fermeté. Le Sénat % 
dans l^infcription de fon arc triom- 
phal^ prend mieu^t^ le fâiti il advouë 
qu*il y> a^ quelque chofe de divin dans 
l^évrenement r mais.il l'è^ivclope dans cer^ 
exprcflîort générale v^w rinfpirutian de 
la Divinité y. exprcffion ménagée qui dît 
k chofe 9 fans en exjn-imer la manière* 
Qiiatriéme monument. La ftatuë de 
€onftartiiii» mifcpat l'ordre de cePrin* 
ût dans Une des plus belles place* de Rot 
me, avec un trairers au deflus ea forme 
de croix où étoit cette infcriptioh , Pair 
0€ figne falutaife qui eft la vrayt marque 
de la force ^ j^at délivré nôtre ville du joug 
de la tyrannie ; i^fai rétabli le Senai Q 
h Peuple Romain dans leur ancienne dignh- 
Aa 4^ té. 



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55 8 DOwuerture desfept féaux 
té b* fpkndeun Gonftantin y a-t-il bien 
ponfé? Quel figne pouf la ville, pour 
k Sénat /pùur le Peuple Romain? Les 
Maîtres du Monde délivrés par le Cru- 
cifié, Tobjet de leur mépris , de leur 
haine, de leur horreur , d'une cruelle pcr- 
fecûtion qui fait couler le (àngdesChré- 
tiens par toute la terre ! Comment les 
Romains, Gentils Se perfecutcurs, peu- 
uent ils regarder ce monument ? Com- 
nie les Juifs regardèrent les images qu' 
Hcrode & Caligula entreprirent de pla- 
cer dans leur temple j comme les Li- 
gueurs ^uroient regardé la bannière de 
Luther ou de Calvin fubftituéc celle 
de St. François ou de St. Dominique 
dans leurs proccffions guerrières; com- 
me les habitans de Vienne regardcroi- 
cnt le Crôiflant arboré parmi eux pour 
faire hommage àMahomed de la délivran- 
ce ou de la conferuation de leur Vil- 
le. Comparés vous Mahomcd à Jcfus 
Chrift? dira quelqu'un. Non! A Dieu 
ne plaife l Je dis fculemrnt que le figne 
de jcfus Chrift n'eft pas moins odieux 
aux Gentils que Tenfeigne deMahomed 
Teft aux Chrétiens. 

Maii 



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"Êar le Fils de Dieu. fjp 

Mais venons au fait. Conftan- 
tin n'cft pas fôlj il n^a pas le dcflein 
de fc perdre ni aucun intérêt à fou- 
Icvcr contre lui le Sénat qui Ta appel-" 
le , le peuple qui le regarde comhie ion 
libérateur, & Tarmée qui vient decom- 
batre pour lui. Il n'attend pas qu'un 
petit nombre de Chrétiens proscrits par 
les loiif, triftes rcftes tant de mafla- 
crés, le fouticnncnt contre TEmpire & 
fes Légions qui profeflent encore lePa- 
ganifme. Comment donc s'cxpofe-t-il 
fans ncceffitc à la haine publique? Com-, 
ment changc-t-il (à viétoireen un doeuil 
publiq ,Sc tah il de fon triomphe un fpcc- 
'^laclcpiein d'horreur pour tous les ordres 
de l'Etat.? 

On ne peut juftîfier cette conduite 
qu'en lui donnant pour motif l'impref* 
fion qu'avoit fait fur les Efprits l'ap- 
parition du figne Cele^e. C'eft ici la 
dcf qui déchiffre l'enigmc. L'armcc 
n'avoir garde de murmurer , quand clic 
vid le monument de ce miraculeux phé- 
nomène qui avoir frapc (a vcuë Ce qui 
auffi l'avoit aflurce de la viâroirc. Le Sé- 
nat fufpendu entre hnotorietcdufaitSc 
Aa jT Phor- 



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féo VOuvertwre dt: fcfftfeamx 

l^horretir dcsconfêquences en parloir avec 
mcnagciBeor. Mais le religietix £fnpc>' 
rcur q'a g^rdc de ménager ie$ homtees^ 
. lorfqu'il fc votd G hautement protégé et 
Dieu. Semblableà Se. Paul qui après une 
JttTcille apparition court prrspher l'Evan* 

{^ileeci tous lieex faosconfulter la chtir St . 
c (âng,Con{lannn convaincu par Jcsycux 
• & par fon expérience de ta ^rieé de TOra- 
clc ccleftc/romnac de fonaccompliOemen^ 
Conftantin n'a rien plus à coeur que 
d*en convaincre TUnirers par un okv 
aument élevé dans ta Capitale du Monde 
Que ce foit contre l'inclination de 
fcs fujets &r malgré Ja preocupation . 
fublique, il n^importe» puitquè c*eft 
conformément à Ta vérité^ ^ à fb6 
expérience» . \A bencdiôion divine dé- 
pend elle des prcju^^és <fc la fûperfti^ 
rion? C^eft là manifeftéœent le motif 
â'une conduire fi furprenrtante, aihoins 
que Conftantin le grand ne foit le plits^ 
k)(enfé de tous les hommes. 

He! bien,dira-t-on, quand on n-'aura pldf 
rien à dircConftantin n'eft pas un formais 
Eufebe çft un menteur » s'il dit tju'un 



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Par îeTihif Bie^. $61 

«itr nionumcnt ait été mis dans ttne des 
places de la ville de Rome. Qu^il Fart 
dit, cela ctt bien certain. Il h écrit 
deux fois l'une, dau»^ fen hifto^re Eccc- 
fiaftique liv*.^. chap-. 8. Ei'autre dans 
k vie de Conftantia Hv. k c. 23. Qu<f fi 
k fait f)\ ft pas vrai , ri faiit donocr à Eu*- 
fcbc l'helkbore qu'on prcparoit pour 
Condantîn Mais peut être nous paroi^ 
tra-t-il digne d'un meilleur- traitement, 
quand nous y aurons bien pcnfé. il 
n'y a guère d'apparence q«« TEvêquc 
iht Cefaréc ait fourbe le publiq , pour a^ 
voir le plaifir de ic couvrir die bonrc 
)ui même. £ft ce que les Romains 
»^ont pas des yeux pour lavoir, s'il y 
a un tel monument dans leur y\\\t? Ou 
prend il les yeux de Rome & de TUni- 
àyteraoin de îbn irnpofliurc &, qui plus 
€ft, d'une impofture inutile 6c qui ne fera 
crue éc perfonnc? Eufcbe pein il empc-. 
ijher les hommes devon- ce qu'ils voycnr^ 
twiattcnd-t-il qu'ils renoncent à cro^ire ce 
-qij'ds voyent, pour recevoir ce qu^il 
leur dit? Hc! depuis quand la mode 
-en eft die venue? nous ne l'aitendions 
qij'au • temps de la Tranfûbftantiarion. 
A a 6, Ciîi* 



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56t VOaverture des ftpf Jiaux 

Cinquième monument, le Labarinn 
de Conftantin. Je dis de Conftantin , 
pour ne pas confondre nos idées. Car le 
Labarum étoit ayant Conftantin , Se 
ccluici ne fît que donner une nouvelle 
forme à cette enfeigne militaire. C'cft 
en quoi Mezerai ie trompe, fî nous 
prennons bien fes paroles. Voici com- 
ment il en parle de POrig. des Fran. iiv. 
I. Un jour que Conftantin éUit en marche 
4tu Jortir de la Belgique^, il npid paroitre 
€n Pair , ainji qt^il le raconta &c. um aroin 
figurée par Us rayons dufoleil^ \àfur cette 
€roix des mots Grecs , quifignifient en Fran^ 
fois^ il faut vaincre dans ce figne. La nuit 
fuivante il luifembla qu'il voyoit nôtre Sei^ 
gneurjefus Chrift en fonge^ qui lui C9m^ 
fttandoit de fe faire une enfeigne à la ref- 
fetnblance du ligne qu^il avoit veu au Ciel^ 
4'ajfurant qu'elle luiferviroit defauvegoT" 
de dans les combats. Sur cette révélation 
il deftina le Labarum^ quif&t depuis /on 
étendart impérial^ 6? profejfa ouvert en eut 
ia religion de ce Dieu ^ duquel il atten^ 
dmt toute affiftance. 

Mezerai eft û violemment & fi in- 
JuiïeiDem preocupé contre Coûitamin^ 

qu'il 



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Par le Fils de Dieu ' 56g 

^u'U auroit (ans doute contredit le 
fait qu'il vieni^ de raportef , s'il y a- 
voit vcu le moindre jour. C'cft un 
reproche qu'on peut lui faire, d'avoir 
indignement outré la (âtyre du Libé- 
rateur de l'Eglifc & l'éloge de Lici- 
nius le dernier de fes perfccuteursjufqu'à* 
avoir employé les paroles même de Zo- 
zime, pour louer l'un & blâmer l'ua- 
tre; éc, ce qui cft plus odieux jufqu'à 
avoir . chargé Gonftamîn d'adions^ de 
cruauté, dont il eft déchargé par Zoasime, 
comme on le verra bieuiôt. 

Je reviens au Labarura.fur lequel nôtre 
Auteur s'cft trompé, puiCquc Confiant in 
ne fit que donner une nouvelle forme 
à cette cnfcigne militaire. Il y avoiç des 
Et^ndarîs de plus d'une forte dans Par* 
mée des Romains. Le Labarum en étoit 
une. Les Soldai* l'adoroient aufli bien 
que l'aigle : mais, au lieu que cellcci étoit 
1 enfcigne générale de l'Empire,le Laba- 
rum fcmblc avoir été l'enfcigne parti- 
culière de L'Empereur; aaron leportoit 
devant lui,quandil commandok fes trou^ 
j>es. 

On voyoit dans ce Labarum ^ytc Vk 
Aa 7 magQ 



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rtage de PEmpcretJr celle cJu Dieu oo 
àc% Dreux Tutclaircs , en q^i il avoit 
lé plu^ de confiance. C'étok une lon- 
gue lance, qut avoit au bWc cm bo 
travetrartr, d'où, pemjofit Uâ voHc^avcc 
J'cffigrç jde l'Empcreor \ de forte que ce 
jLab»rum* avant mémû que devoir chan- 
gé de forme, avoic déjà la figure d^oBC 
cTcn^. C<>nftantin le changea en deux 
pi^riiercs,, premiercmcJit en le rendant 
\t plus conforme qu'iJ peut au iigne 
qw'iL avoit veu au Ciel , & puis en le 
dédiant à Jelus Chrift, par rinfirrip- 
tion des deux premières lettres dcfon 
nom, au lieu qu'aoparavant il l'écok 
a quelque Divmité Paycnnc, Jalicn,. 
quand \\ changea le LabarUm^ ne fit qiic 
Jui ôccrfa forme Chrétienne, ëc loi rcns» 
dre fa forme Payenrtc y îMc fie faire tel 
qu'il étoit avant Goaftamiti ^,âu lieu * 
de Jefus Chrift le proiedeur de ConftaOA 
tirt, il y fit mettre l'image de fcs Dicùx^ 
Tutelaires> Jupiter de- qui ilcroyoittc- 
nîr TEmpire, Mars dont il prctendok 
^vojr éprouve la frvcur a \% guerre, & 
Mercure à oui il s'imaginoit devoir fon 
èIo(|UcticCi C'cft ce que ScKomcoe nous 



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p-arkFiU iè Dkif. ' ' yéf: 

apprend plus panirulieremglt Se dont 
l'ignorance ou le peu d'attention qu'ort 
y a fait a donne lieu aux pauvres rafi- 
nemens d'une critique embrouillée. Car 
on croid nous avoir tèrrâffés», tdtmne 
avec la mafliië d^ercule, loffqd'oji 
a dit, qu'ail y avoit avant GondaiWirtl 
tm Labarum qui avoit la fîgutie de îl» 
croix ^ & que c^la paroit tant p^r quel-- 
ques médailles que par Tallufion qu'y 
fait Xertuliien quelque pâfit. Hel qui 
crt doute ?falok ilfhrretantde bruit pout ' 
fi peu de chôfe? Sozoraene cfl exprès ^ 
]à deflus. 

Laiflbns la chicane, & vcîtotis au fair» - 
(^je croyés vous de Conftantin ou qUt 
penfes vous de fon Labarum ? Conftam 
tin a-t41 ians raifôn & contre toute raifoU ^ 
^ mis rJiorrcup d^ Gentih etî là plact 
de ^^^bjl:t de leur adora tiôii, aux ytux de 
fon armée encore Payeuse , duSeftatfiè 
du Peuple Romilîn encore Gentils; & cet- 
te cxtra\'agahce, qui devoit le faire a*' 
bandonner de tout le Monde, luia-t- el- 
le valu TEmjJire de PUnivers ? II n'y x 
rien d'incroyable dans les fucce2,fi le Maî-^ 
VEC de Cotmantin ^ des Romains leufr: 



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566 DOitvîYture des fipt féaux 

montré fort fignc dans les nnccs : maïs 
qui les comprendra ces fuccès (î rapides 
Jk fi prodigieux dans toute autre fuppo- 
iîtion? 

* Le plus court fcroit de traiter de fabu- 
leux le changement que Condantin fie 
a ce figne militaire: mais comment s'y 

})rendre ? Eufebc vous -dit qu'il a veu 
c nouveau Labarum, qu'il la veu de 
fes propres yeux , de vil a Conft. 1. u c, 
%\. Socrare vous allure que Pei;feîgnc 
faite par Conftantin fur le modèle du fi- 

Îrne celcllcctoit gardée de fon temps dans 
e palais de Confiant inople hifi. EccL K 
I. CI. Nicepboredit qu'on l'y pouvoir 
encore voir de fon temps. Sozomene nous 
apprend que Julien changea ce que CoH" 
fiantin avoit fait par Perdre de Dieu & 
qu'ail rendit fa première forme au Laba* 
rum^la principale enfeigne militaire des R9» 
fnains hifi. EccL 1. f. c. 16. 

Il y a bien plus,c'eftque tous ces auteurs 
s'accordent à nous dire^queCondantina- 
voit formé une compagnie de gens choifis 
pour porter le Labarum en fe relevant les 
un les autres & que par to\it,où le glorieux 
jngncp^rôiflbit^lcs ennemis ne tardoienc 

guère 



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Par le Fils de. Dieu. f67 

gut|:e à prendre Ja fuite. Quand on 
h'adjoutcroit pas foi à ces hiftoricns fur 
Ja dernière circonftance, c'cft uncneccC- 
ûté pour le moins de les croire fur la pre- 
mière. Car, fans parler de Grégoire de 
Nazianze qui la rapporte in i. Orat. 
in JuUanum^ nous ne pouvons douter 
qu'il n'y eut des Offitiers de l'armée dcl- 
tincs à porter le glorieux étendart, puif- 
quc nous le trouvons ainfi dans les Codes 
Theodoficn, & Juftinicn depruefos.Labar. 

Sixième raonument,la conduite, les ac- 
tions, les vertus de Conftantin & fur 
tout fon grand zèle pour l'avancement 
delà Religion Chrecicnne, zèle fi vif, 
fi agiflant, fi fouienu, qu'après ce- 
lui des Apôtres le Monde ni l'E- 
glife même n'a jamais rien veu de pa- 
reil. Ce n'cfl: pas ici la moindre de nos 
preuves: mais il la Éiutplus particulière- 
ment devcloper.. 

Perfonne ne (ait mi<Jux, fi le fignc 
celcftc eft véritablement ftapparu à Con- 
ftantin que Conftantin lui même. Si le 
fait cft vrai, il fait qu'il eft vrai. Si le fait 
eft faux, il fait qu'il cft faux. Cela eft bien 
ceitain, Scil nel'eft guère moins que la 

pcr- 



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^ ' f^ UOuvertun dès fipr/iaux 
perfli^ôh intérieure de l'hcmime fcpcmfy 
fefis qu'il i^ttï aperçoive, dans fon lan- 
gage ôc dans fit conduite. Suppofom apr^ 
cela pour un moment que c'cft ici une 
comediô i Se voyons comment CbnftantÎD 
ajotié fonrole. - 

Conftantîiii rïourdtr*on, aimoît à s'en-- 
retenir du merveilleux phenoaicne, qu'il 
prctendôk avoir veti dans: le CieK & qu'il 
difoitquefon^armtc avoir veu auffi bien 
quclui;il en parloitfamiliaiicmcntEufebCy 
lorfqu'il n'avoit pluj d'ennemis àcomba- 
tre & long temps après l'événement, de 
vitaConft, lib. i. c. 22. Cela n'cft pasna» 
turcl. On n'ayme point à fe foùvenir 
d'une impôfturc, encore qu'elle aiërcuf»- 
fi, beaucoup moinsd'en parlç^fans ncccf- 
fitc, fur tout quand il »^agit d'Une fauflctc 

.âwffi notoire que çellccii Gonftantin af- 
firme avec ferment que làchofceft vcrita*- 
blddans tous fes circonftanccs^c'cft-à-dîre 
que fes yeux & les yeux de ion armée ont 
veu le Signe celeftc. Vouloir que fon ar* 
mée ait vûce qu'elle n'a pas vir^ cela eft 
contre le bon fens. Si le glorieux Gène* 
rai, qni vient de mourir cnAmglctcriie|. 
avoKditquc luiSc fes troupes avoient vca 
unz femblable-merVeillc àBIenheim ,J1 fc. 



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l^ar U FUs dé Dm 5«5^ 

trouveroit plut de viiigt mllte paipti^ 
nés, xjui jurcroknt que nôtre Herds eft" 
dans le aelire oU. qu'il ne penfe pas ^ 
ce (\a\\ dir. ConftimtHi wutqu'dfté- 
crivc l'hiftôire àt k divine âf paritiani 
EufebJe'OitâGtHliMkA'. SiMylôrdMaV 
borough avoic demandé qu^an inférai 
- une pareille chofe dans l^ifloi**e de- ù^ 
belle vie, on fc gairdéroit bien àt lill o-' 
beïr , & rien ne feroit plus refpcfttietiîfe 
pour fa ^moire que de pafldr répongô^ 
fîir l'ordre qu'il en aurdit donné; êar^ 
pourquoi lui donner et ridicule après 1^ 
mort parmi des nations dont il fûtk gloi^ 
re ou k t(2f4*cur pendant fa?ic? IWati**' 
que t-(Ri debi>ns mémoire» dé tou<?<îd qui^ 
s'eft pèifle ou fes^ ennemis ont ik irtterêt- 
a corifacrer fes gfans fuccès, pour fouf- 
fiir qu'on les autôrissç par une révéla- 
tion , dont ils peuvent montrer la fauf^ 
fêté par le raport de cent mille tcmoitMcr 
Tout cela fe detrait dcfoi-méme. 
: Mais après avoir coftfideré le kngage 
àVk prétendu impofteur, exaniinôris fts- 
aftions. Car les adions parlent y 8c ce 
kngage n'ell fufpeâ: nidt? flaierfc ni de 
malignité. Conftantin prêt à côrnbat^-e 



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^jo DOuvèrture âesfept féaux 
Xciicc qui à dçux ou trois armées ^us 
fertc?5 .qu^ la ikone Zizime bijî» lib- z» 
& q<ii .^. déjà bacu Valerc &: Galcrc 
Maximicn, en fctiuiûm: Jcur armée, /- 
^;^tf;Wf Canftantin dans uncconjonéturc 
û délicate fe ^cckre Cfcréticu fur une 
appariçbacclçftequ'ila lui même inven- 
tée! Qui le crjoiia.î 
. Il ; change lé Labarum & y peint 
le fignc du Crucifié, c'cft-à-dire > qu'il 
met ce qui Uk l'horrçur de (on armée 
en la place de ce qu^clie a accoutumé 
d'adôjer, tout cela farlafoid'uri pbe- 
npmene mii^aculeux, qui éd. .de;fon in^ 
vcn^pn; Il à :4Qnc uti tranrfH)Pc m. 
cerveau, -Apres cela il. feutqû^on ait la 
çpmplàiranoe'de: reconiioitiîe qu.*on a vu 
ce qu'on n^a point'vcu. Ce n'cft partout. 
Après que ce Prince à. vaincu Maxen- 
ct par un ftrata^cmc fijuditieux, fon 
pfen>ier foin cil d'cxpofer 4e fignc. du 
Crucifié aux yeux du Scnai & du peuple, 
qui après lui avoit ouvert leurs. portes, 
applaudiflcnt à fa viétoire: mais il ne 
s^ariete pas là, il foucienc dans la fuite 
cette infulte, par une autre. C'eft Zo- 
aime, qui nous l'aprcnd, ^fmm ^dk i|^ 



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Par le Pils de Dku. 571 

Parm^e ievoit monter au C apitoie fehn la 
€ouîume de nos Jncetres^ Conliantin^ fou^ 
lant la Religion fous les pieds ^ défendit à 
Jon armée d'^y monter ^ ' accompagnant inu 
fudemment fa defénfe de paroles outrageU' 
fes^ ce qui lui attira la hayne du Peuple 
6? du Sénat Zozim, hift. hb. 2. Cela eft 
furprcnnant, que Contlantin fur la con- 
fiance qu'il a en fon figne celcftc , far 
}a foi de fa propre fiôion, rompe en vi- 
fîere au Sénat & au peuple Romam, 
jufqu'à être ^obligé de lai fier U la ville 
Impériale, pour s'aller bâtir une fé- 
conde Rome en Afie, comme notre Au- 
teur nous le dit dans ce même endroit 
vid on jamais un fol d'un caractère fi fin- 
gulier? Mais à quoi tient il que l'armée, 
qui eft toute compofce de Gentils, n'é- 
pargne ce voyage à C^nftanrinen le H- 
vrant pieds Se points lié^ à la ju (te in- 
dignation du Sénat & du Peuple Ro- 
, main ? 

Ce qui furprcnd davantage, c'eft que la 
fuice repond au commencement. Con- 
Hatltin bat Litiniusi comme il a bâta 
Maxcnces 8c toujours avec le (îgne qu'il 
-a vea avec fon armée &, que pcrionnc de 

fon 



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57* DOun)irfure âesfipfjiau^ 
ion armée n'a vcu fi ce tfeftjuj. Le 
fymbolc de la fiftîon iflgrchc devant lui» 
& illc fiiit. porter dans les endroits de h 
bataille où les fiens ibnt le plus prcflcs- 

Ocft être bien emetédc fa chymcre. 
^ais Licinius Peft il aiiffi bien que lui, 
lorfqu'il exhorte fcs^SoIdats à détourner 
Jôs yeux de ce figne funcfte^ qucPeqnCf 
tm oc manquera pis d'offrir à ïeqrs re- 
pars? Eufirfy. .de viti Gonftan. Kz,g. 
;i6..La folie cft doncco«tagieiifc,& tout 
3e Monde! a le cerv^u blcflc. 

Après tout ri^ft oc pas qnç dholc adr 
TOiraWe>que Dieu face Ptonneur à l'hy? 
pocrific éc àPiropftfturede Conftahtin, 
ide vouloir qa'ettc rrforme l'Univers par 
î'abolitiondu Paganifme&par Pétabliffe- 
lôent delà véritable Rdigîon ! Quoi! nous 
4evons à la pîusfole des fîétions la ruine 
des idoles 6c rillumination les nations a- 
«ce PaccompliOcHient des oracles qui a- 
voient prédit Punc & Pautre en termes û 
«lagnifiqucs 1 G'eft un Impoftcur qui a 
mmçW le Monde de la conic^biflance du 
vrai Dieujqui abolit les myftcres infâmes 
4esGentils,&qui parmi les Chrétiens fait 
^fparokre pour jamais les fci^lcs cacore 

plus 



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P^ li Fils Je Dieu. 575 

:|)lus dctcftablcs des G|iofl:iqucs ? Bo?î 

Dieu ! Un Chrétien peut il avpir rcfprit 

ou le «ffiK^flïs iml feit^ pour en avoir 

ieulcmem 1^ pcnfcé? ^ 

Mais continuonsj ceci xCoUk pas encore 
€ait.Cooftantk) tf entreprend plus de guer- 
re 9 uniquement occupé du loin de coq- 
vertir le3 iKttipns^Zo^ime xnèiac le recon^^ 
fioit : vùm il condamne cette modération, 
& tournant Ja.chpfc à ia tnanicrc, il la re.- 
proche à l'Eropcreur-eomme une lâcheté 
Xozim, hiji, l.a. Ilreconnoit aufli la libé- 
ralité deConftantin: mais il l'acçufedV 
voir répandu ife« brenf^Hs fur une vile 
pppulîioî.^ intendant par là ceux qui 
jvrofeflbiçnt la U^eligion de Jcfus Chrifl: 
ibidem. Cbpfe étrangel Que nous devions 
À la plusgroffiere des impofturcs tant de 
-glorieux Ëdits en favcm* des Chrétien.% 
*3c rappel des exilés, la délivrance de$ 
prifQonicrSjla reftitution de nos Eglifes., 
le rpulagçfnccH des pauvres, tant de pri- 
vilèges accordés à nôtre Clergé. Nous 
voy la bien grâces à l'impertinente fijftioa: 
.mais un homme qui n'cft pas Chrétien, 
a. t. il des mouvcnjens d^afFcétion pour 
>iîos Confcilcurs , qui IVbJigcnt à baifcr 

leurs 



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5 74 VOwoerture des fept jeaux 
leurs faintcs cicatrices! Qiioi ! fans Reli- 
gion & par çonfcquent fans charité Con- 
llantin dans une grande famine nourrit 
les pauvres de fes propres deniers. Ses 
flateurs* Pont publié , dira qucIquVn: 
maiscela peut n*êtrc pas véritable. Bien 
donc, voici qui T^ft très ccrcàinemenr, 
c^cftque ce grand Empereur a fait dcsé- 
tabliflemens de Chaiiié qui ont fubfifté 
après fa mort, par un revenu fixe qui 
dcvoit être diftribué aux pauvres, au 
vcfves^aux Orphelins & aux. Ecclefiaf- 
tiques neccflîteux. Nous ne le croyons 
pas. Nous en fammcs bien certains , puif- 
que fous le règne de Confiance Sr. Atha- 
naze fût accule en Egypte de s'être ap- 
proprié ces deniers. Ce fammeux procès 
dit que les charités de Empereur s'étcn- 
doicnt par tout l'Empire & qu'elles fub- 
ïîftoient après fa mort. Quoi! cela aulfi 
cft venu d'un homme fans religion 1 

Vous verres que c'eft fon athcïfmeqoi 
lui fait quitter à fes fujets le quart des droits 
publiqs^auflî tôt qu'il n*aplus d'ennemis 
fur les bras. C'eft par impieté que laiP 
faut la liberté de confcicnce à tout le 
Monde, fans excepter les Gentils, il 

don. 



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Par le Fils de Phii. fjt 

donne tout fon atwchcmcnt à la vcrita-. 
blc religion, jufqu'à écrire lui mêcnfe 
aux grans Sicges pour y terminer dou-» 
cernent les dincrcns Egf:leûaftiques» $C 
aux Evêques qui rcfufenc d'ctr^ transe 
ferés à dés Sièges plus éclatans , pour 
les féliciter de leur vertu. Et que dîv 
Tons nous du zèle G pallionné qu'il te-^ 
moigne pour h converfîon des Juifs , de 
tant de monumens de la gloire du Sau^* 
vcor; de Mamré^ Betlehem, le Cal* 
vaire> ornés de 'temples magnifiques; de 
tant dédicaces folemnelles de ces temples^ 
fi pi-opres à attirer les Juifs dans PEglifc 
Chrétienne? Ces monunîens de h pieti 
de Conftantin font ils donc fabuleux» 
ou. ne marquent ils dis Wuncame fcelc» 
rate & hypocrite ? C'en: donc un hom- 
me fans confcience qui recommande fi 
fortement les^ Chrcciens au Roi de Perft^ 
i[ui pourvoit les Ibères de Pa (leurs pour 
- les inftruire j qui civilize les Scythes 

Î>our les amener à Jefus Chrift j qui fait 
ui même une prierepour l'u(agc de foa 
arm«e ^ qui abolit le combat des gladia* 
tcurs ; qui par des loix particulières fou- 
lage les gens acablés de dtbtes i qui 
Bb don* 



Digitizedby Google , 



Sjl DOuwrfure desjef>t jtmx 
donne des terres i des étrangers de ïa 
Religion chaflcsdeleur pàiV; qui paroic 
^lus jaloux de la paix de PEglilc que de 
ecUede UËtat} fibti confacre fa nouvelle 
Rome au Dieu des Martyrs , après l'a- 
voir purgée de toute idolâtrie; qui hpaôre 
la verttT, encourage la picte^ avance, le 
règne de D\z^^ & finit (îi belle, vie par 
tine plus belle mort. Mais il n^y a rien de 
parfait ^ous le Saleil. 

Conftatïtin étoit un grand pécheur 
devant Dieu. Qui voudroit bu qui 
pourroit le juftifier devant celui qur 
cr^Qve à peine de la pureté dans les An- 
ges de fa gloire? Il n'écoit pas même fans 
reprochedevant les hommes. Dieu a per- 
mis que fa vie ne tut pas fans tache, afin 
u'on ae^peut lui attribuer les merveilles' 
*une délivrance toute divine, Ôc qu'il 
parut que l'excdlence de cette /orce ve- 
Boit de Dieu & non des hommes. Mais 
i2ommeDa vid,bien que coupable de meur- 
tre & d'adultère, ne la iflc, pas après' fa 
l^ertitence d'être encore l'homme félon le 
<:oeur de Dicu,ConQ:antin, quoi qu'il 
iscix comn>is de graiides fauces, de grans 
<ïimes^ fi l'on veut, ne laifiè point par 

la 



,y Google 



3 



Par k Fils de Dieu, j'jj 

la grâce mifcricordicufe , qui la relcvédé 
ics cheutcs, d'être, en exemple à tous 
les Princes qui (qm rendis après lui. 

Trois forces de ^gm^ n'en veulent 
point conuenir. Les Gentils -qui ne 
lui ont jamais pardonné d'avoir quitté 
leur Religion pour cmbraflèr la nôtre, 
les Arricns qui l'onr regardé comme leuir 
opprcflcur > & nos incrédules -qui fc 
voyant forcés de recevoir la vérité de fil 
Religion avec celle de l'apparition du* 
Cgnc cekfte, s'ils le prennent pour un 
homme fincere & de bonnefoi. Les. 
uns 6c les autres ont taché de tout 
temps de noircir la réputation de ce 
héros Chrétien, avec ceci d'étrangpr^quc 
\t% Arriens ont enchéri à c^ égard fur 
les Gentils, 2c nos incrédules fur les* 
Gentils & fur les Arriens. ^ 

Zozime , comme on Ha vu , fe déchaî- 
ne avec une fureur brutale contre le 
Libérateur de l'Eglifè: mais fon ani- 
mofité le trahit , ôc l'empêche d'être 
crû. Philoftorgc , en apparence moins 
animé, eft plusoutrageux enefïlt, lorf- 
qu^il ofe accufcr Ualmacc^ Coaftarice 
& Optât d'avoir empoilcmné Conftan- 
Bbz tin. 



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jr54 V Ouverture de fept féaux. 

tin , 6c qu'il veut que celuici en mourant 
aie recemjnandé à fon fils de punir ces 
prétendus empoifonoeors ; deforte que, 
quand Conftanœ^ maftacrer Confian- 
ce & Dalraacc fes oncles avec le Pa- 
trice Optat,il ne fit qu'exécuter la volon- 
té & le teftament de fon Pcre. Mais ZIo- 
zirae lui même détruit cette infâme ca- 
lomnie. Confiance^ dit- il parlant de ce 
Fils de Çonftanctn tant chéri , tant prô- 
ne des Artiens/^enfiance comwe^a à mon^ 
trer fbn courage en répandant lefang de, fes 
fluî proches-, il t>rdonnû premièrement aux 
Soldati de tuer Confiance frère de fon Pf- 
re^ puis Dalmace qui avoit éié déclaré Ce» 
far^ 4^ enfin Optât qui àvoit obtenu la 
dignité de Patrice que Confiant in avoit crée 
en fa faveur Zozim. hifi. lib. 2. Voyia 
donc Conftantin, ^t% frères 8c fon fa- 
vori iiccufcs par un Arricn, & jufti- 
£ès par un Gentil. Mais les Incrédules 
de ce temps vont plus loin que ni lesGem- 
ils ni les Arricns. I. lis chargent Conf- 
tantin de la mort du Philofophc Sopatec, 
iioht il eft déchargé par Zozime, qui dit 
nettement , que le pbilofophe Sop^terperk 
parles emhuçbes d'^Alavius préfet du Pre^ 

toire^ 



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Par lè Fils de Dieu. j'jy 

toire^qu'i lui fort oit eHvîe four Je voir trop 
avant dans îes^ ionneS grâces de ? Empereur. 
ibidem. ll.Onfaii unçfîmcàConftantin 
d'avoir fait maflàcrer à Thcflàlonique Li- 
cinius & Ion fils Licrnicn encore au ber- 
ceau. C'tft Mczerai qui le prétend ainfî 
avec beaucoup d'autres. ^eJque terhps 
aprè> , ditil , iJJit étrangler le malheureux 
Licinius , £5? tuir le fils A cet Empereur^ 
jeunne enfant t^fon nepveu-^ fue Pinnocen* 
ce de fen âge ^ la proximité du Jang de» 
voient mettre en fureté. Mezer. de Vorig. 
des Fran. i. a. Ce malbcurcux Ltcmtus 
étoit le barbare, Timpytoyablc Licinius^ 
rouge encore du fang des fidelles , à qui 
Gonftantin avoit pardotinc feS frequens 
parjures^ qui.oubliant les bien faits dont 
le vainqueur la comblé, alloît mettre 
l'Empire en combuftion par une nou- 
velle confpirat^on , dcja bien avancée, 
fi Ion attentat n'eut été prévenu par uti 
jiifte châtiment. Le jeunne Licinien é- 
toit alori âgé , non de vingt mois : mais 
de vingt ans,. Zozimc tvous l'aprcnd en 
propres termes; & comme il nepouvoft 
être le fils deXonftantia, il n'ctoit par 
Cônfcuucnt pas le ncpvcudcl'ÊmpcrcuF, 
. ' hbl IIL 



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5 î 6 V Ouverture desfeptjeaux 
IILOn veut que Conftannn fût unhom* 
me cruel : maïs le même ïLozime le de- 
charge de ce bitme , lorfqu'il dit quV 
près la mort de Maxcncc Conftantin fit 
mourir un uupetit nombre des partizans du 
Tyran fav$ir ceux qui avaient été le plus 
avant dans fa confidence. Eufcbe va plus 
loin. Il prétend que Conftantjn n*a voit 
rien plusa cœ\)r que d'empêcher fes fot- 
dats vifborieux de répandre dans la méf- 
iée le fang des vaincus , jufqu^à rachep 
ter h vie des captifs avec des pièces d'or 
quM jet oit à ceux qui étoient trop à char- 
nés à la tuerie, pour les arrêter plus 
Îromptcment A vitaCenft. Ub. i. r. 15. 
1 dit ailleurs que la grande bonté de ^e 
Prince faifoittortà les affaires, Se que 
ics gens même lui rcprochoient une clc- 
tuence qui fcmbloit aller dans l'excès. 
Ce qui e(l remarquable, c'eft qu'Ëufebe 
n'ofc décider, fi en ufant de tant de clc- ' 
mence l'Empereur prcnnoit le meilleur 
ou le plus toechant parti. Zozime confir- 
me cela même puifqu'il ne iê plaint point 
ni que Conftantin ait jamais violé fa foi 
i^ux Soldats de Licmius qui fe ren- 
dirent à ÎQi après les diiFcrcntes défaites 

• de 



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Par le FHs de DUu. j$j 

àc et dernier, ni qu'il ait fsdt mourir a* 
pi es fa viâoirc d^iutres Offiticrs que ceux 
que Licimus avoir nommés Cefars, 8c 
qui feion Zoxime même étoicnt les caufes^ 
de la guerre* IV. ^fczcrai s'emporte 
contre Conftamin , parce qu'il fit expo- 
fer deux Seigneurs ou Princes Gaulott • 
tux bétçs fauvages. Cela réduit à fa jufte 
valeur fignifie que Conftantin abandon^» 
na dwx deferteuri, qui fervant fous Tes , 
ordres iiyoiem taché îde fou lever Ton ar- 
mée ^qu'illes abandonna à la rigueufdet 
joiii Rôm«iries,qui ieicondamnoient à ac 
îkpplîce, Mmme Tiidte le lui auroit a^ 
pns,s'il l'avoitconfuUé. V. Enfin Mcze- 
rai finit Ton invective , en di(ant que Con- 
ftantin fit mourir Ton fils CrirpeScétouf*^ 
ftr dans un bain chaud Pauftc fa femme, 
^ent le eorps,^ adjoutc» t- il, fut trsnfpimt^fult 
une haute montagne % pourfermr de pâture 
nux^ corbeaux. Je ne fai d'où il à tiré cet- 
te dernière cîrconfhnce, qui n'eft guère, 
vraifcmblable, & qui dans le fend ne 
dit que la juftc horreur qu'on avoît pour 
une perfonnc qui par ft funefte calomnie 
ûvoit fait périr le jeune Gcfar, Crifpe 
mcritoitfans doute la mort, l?iUut été 
B b 4^ cor*. 



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55 8 VOmertare des fepf feMx 
coupable du crime dont fa fielle Mcre 
l'a voit .accu fé, qui étoit d'avoir entre- 
pris de la feduire & voulu fouiller le lit 
<Ie fon Père. On ne peut donc accu fer 
Gonftantin que d'avoir crû trop légère- 
ment > ce qui écoit en effet fon grand 
iiefaut. Sa fatale crédulité fit torten 
plus d'une occafion à l'Ëglife, qui^eft 
la famillipde Dieu ; 8c Dieu, pour Pen 
châtier, permit que cette crédulité mê«. 
me fut très (uneflç à la faorilie de co 
Prince. Au fond c'eft là une trifte a- 
vanture, qui n'a jamais écé tout à ^ait 
devclopée. Et qui fait fi ce n'eft pas 
Faufte elle même qui fit cmpoifonner le 
jeune Prince dans la crainte qu'il ne (ê 
juftifiat aux dépens de fa vie & de fon 
honneur? C'cft une conjc&urc qui n'eft 
pas fans apparence, & qu'il n'cfl: pas 
facile de détruire à caule du profond fi- 
lence que les meilleurs hiftoriens gar« 
dent là defTus^ 

On nous oWcârc que le rapbrt de ces 
hifloriens eft fufpeâ de partialité^ 2c 
.qu'ils favorifcnt le Libérateur de leur 
Églife. Mais fi les Chrétiens (ont fuf- 
jp^sde gâterie, les Gentils ne içibnt 

ih 



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far U BU d$ Ditu< Sf9 

ils pas (Panimbfité? Et pourquoi en 
croire Zmiiùc plutôt que nos auteurs? 
Mezerai, qui veut fdre Phiftorien ma- 
gnanime par le mépris du nom de 
Chrétien qu'il porte, Mezerai n'igno- 
roitpas, 8c qui le la voit mieux qu'un 
(i fameux biftorien, il n'gnoroit pas 
que la fiàterie dit ie-.bien, fans dire le 
mal ; que la Satyre dit le mal fans dire 
le bien : mais.que l'hiftoire die l'un Se 
l'autre. Les Chrétiens fclon' lui flatent 
Conftaminr ^^s Gentils félon nous le 
calomnient. De quel droit prend il 
donc fcs mémoires chcs les Gentils plû- 
tes que chés les Chréricns? Mais qui 
croire , lorfque les un» & les autres pa- 
roiflent fufpeâ:$? Le bon lèns qui juge 
des faits par leurs circonftances. 

Theodofe le grand étoit , encore plus 
que Conftantin, le héros de nos hiftoricns 
Écclefiaftiques , puitque ceuxci pour la 
plus part ont vécu fous TEmpirc dc# 
Enfans de Theodofe* Cependant ces 
hiftoriens ont foft bien fccu lui re- 
procher le maflacrcde Theflalonique^ôc 
peindre de fes véritables couleurs une 
aâion & barbare. Comment «'en difpea- 
Bb j 1er? 



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5^ DOuvert^re^diS fep féaux 

fer ? Les htftoriens , quelque partiaux 
qu'on les Aippofe, ne s'ac;cordeoc jamais 
à mentir fur des faits notoires ôc xlont 
on poit vérifier la fauilité par un milion 
de témoins. • 

Cela fuffit & nous n'en demandons 
pas davantage. Comment en effet per* 
fuader à tout l'Empire « que Conftantin 
lui a relâché la quatrième partie des 
impots? ou qu'en temps de &mioeii a 
nourri les pauvres de fcs propres de- 
niers? Des aâlons dVclat , qui ont été 
cxpofées à ia veuë de l'Univers , font el- 
les fufcéptibles de deguifement? Que 
cet Empereur ait ,marqué fa pieté âc 
fon zèle par tant de glorieux edits don- 
nés en faveur des Chrétiens, ces cé\x% 
même, qui (ont entre nos mains» ne 
w nous permetcnt pas d'en douter. Et 
* n'eft ce pas fur de pareils faits que nous 
avons formé le caraôere de. ce grand 
prince? 

Mezerai , je le rq>ete , craint que 
les flateurs de ConKuntiii, comme il 
parle, ne lui en facent accroire; et il 
n^apprcbende pas que Zozime le plus 
ptilionac des calomniateurs ne lui dc^aifb 

la 



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Par h:Fib de Ditm fCi 

]a«vcrLt^. Il fait plu«. Il charge Con- 
Hantin de cruautés dont Conftantin rO: 
joftific'par ZozimcYa^til là dclajufliS 
ce? Ne peet on être hiftorien definte- 
reflé, fans être calomniateur, & fans 
pouffer IHnvcflivc contre le Libérateur 
' de P£glife i^us loin que les calomnia- 
teurs même les plus abandonnés ? \ 
Or^concltid, que rien ne prouve mieux 
k vérité de Tapparition celcfte, que la 
perfuaCon même de Conftantin, mar- 
quce^fi lenfiblcroent dans (on langage , fa 
conduite, fc$ vertus. G'cft là un monu- 
ment non fofpcâ: de la vérité du fait: 
' œais quiise fefajamais aperçu par dcsycux 
malades ou qui voycm tout de travers. - 

p. Mais il eft tcmp de voir pliîs par- 
ticuHcrement le témoignage des hiftoricns 
fur le fait^n queftîoh ; non de tous, car 
on n'auroit jamais fait : mais ftulcmçnt 
de ceux qui ont vécu dans le temps Je plus 
prpcbe de l?évenen>cnt. En voici une 
courte li&c avec quelques réflexions fur 
ces tcmo«gnag<S) à mefurc qu'ils fepre- 
fentçronr/rhtodoret. Hift. lib' i.çz. n'a^ 
pas eu occafion de parler fort particuliè- 
rement d« lacbofe , parce quM commeii» 
Bb 6 ce 



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'f€% VOMirtkri des fept f&aux 

ce Ton hiftoire là où Eufebc finit k (ien* 
ne, c'eft-à-difCvà la £d du règne de 
Conftamin. 

C'eft lui qui nous V^xtviA.Cêmmè^dit \\ 

Eufebe de h Pahftine a écrit Us affairés de 

TEgUfe , commençant dis le temps des Saints 

Autres ^ iâ finiffant à celui du très Saint 

Empereur Conftantin , j^ai refalu de -corn* 

pîencer monhiftôirelà êk il a fini lafienne. 

Jl ne fiiui donc pas attendre de no^re 

Jouteur , qu'il entre dans le détail de la 

guerre de Conftantin contre Maxcnce, 

%x\ par cqnfequent qu'il s'arrête à décrire 

le Cgne celefte qui apparut alors à cet 

Empereur. Cependant l'allufion , qu'il ' 

y £iit , eft fi claire qu'il faut tut 

ians difcerncracnt pour ne pas l'apcr- 

, voir. Voici fes paroles. Après la mort 

> funefte ^e ces cruels 6? impies tyrunSyMa^ 

ximin 1$ Licinius ^ la tempefie de la perfe^ 

eut ion que ces furies avoient excitée comme 

autant de tourbillons , cettt tempête cejje^ 

itf la violence ^es vens appai fie fait plact 

à la îranquilité que lui procuré Confiant in^ 

^ trmtiçnfiê^ fieirtiifvi , Prime glorieux is^ di* 

^KC de toute forte de loiange y qui de même 

^ue le Saint Apôtre ^ ayant fa vocation^ 

non 



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Par U Bis Je Dieu f6^ 

non de par les bewmes , ni par bonme : 
•mais du Giel^ haa* ufmMtt^fât'divinement 
appelle à cette adminiflratton. Ces paro- 
les n€ font obfcttres que pour celui qui 
ne veut pas^ les entendre. On ne peut 
douter que Thodoret ne face ici allu- 
ilon à la manière dont Jefus Cbrift ap- 
pella St. Paul fur le chemin de Damas. 
Théodore t fuppofoit donc qu'il étoit 
arrivé quelque chofe de fcmblable à Cori- 
ftantin ; & que l'Empereur , comme PA- 
potrc, avoir été converti par une lumiè- 
re venue d'enhaut & qui fût accompa* 
gnéc de la parole même de Jefus Chrift-, 
lui adreflant fa vocation. Car je vous 
prie, ou fcroit la conformité entre St. 
Faul éi Confl^antin, fi tout ce qu'on dit 
du fignecelcfle, qui apparut à celuicî, 
»'ctoit qu'une pure fiftion? 

Socrate hifi. EccL lijr. l, ci: 

Comme il étoit dans cette perplexité^ 
(^ qa^il étoit e» marche avec. Ces troupe's^ 
un objet frape [es yeux^ dont le récit pa» 
roit aufp incroyable que lefpeSacle en fit 
furprennant. Car fur U midi ou pêu a» 
Bb 7 frès, 



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5^4 VOwoerturi dfs fipt fiaux ^ 

frès^ il liid une col&mm^d^ iumkrt^ dont 

Us rayons for mo'unf une image de la creix^ 

admirablement bien marquée^ avec dis 

lettres ^ qui cempKennomt ces paroles ^ 

'hrjir^^tiiM^fois vainqueur pu tu vaincras^ 

dans ce figne. ^and ,P Empereur vid ce - 

^gne a en fût; tellement étonpé^ que ne fe 

fiant qu'à, pein/e k (es propres yemt^ ildi^ 

manda à ceux qui étaient a^ec lui^ sik eu 

voient va la mime cbofe ^ ce quHh affirme'^ 

rentd'Mne commune voix Jimsfanfixcepion^ 

fans qu'ail i^en trouvât un feul qui dit n$- 

1^ avoir. point vu.. Cette vifion cdmirable- 

13 divine fervit pour ï^ heure à raffurer 

V El prit de P Empereur^ encore fhtantJ3 

incertain. Mais la nuit fukvante M vid en 

fonge t3 pendant fon fommeil Jefuî Chrifl^, 

qui lui parla ainfi^ fais toi un Rgnefur le, 

modèle de celui qui i^eJtapparUypour te fer ^ 

vir d^mfeigni militaire Ù tu ne manqueras . 

point de remporter la viâloirefur tes enne* 

ms. Obeïffant à cet Oracle dejefus Cbrifl 

-il fit faire cette enfeigne de la croix , qui eji 

encore confervée au Palais > £j? ^puyé fur 

ce figne il pourfuivit fon entreprife avec 

plus de repos d^efpxit ^ une plus grande 

êllegreiïe. — 

. Il 



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Par le Fils de Dieu. . y6f 
Il eft bon d'obferver que Socrate ne 
pafle pas de cec événement y comme s'il 
étoit incertain, & qu'on ne le fccut que 
par oui dire. Quand il nous parlera 
des trois croix qu^Hclene trouva cachées 
dans le Heu où le Sauveur avoit été cru- 
cifié, il dira avec incertitude, y Vmj/^j 
cJ^tfes : mais je ne les Jais qtte par ouï di* 
re^ soutes fuis prejque tous les babitans de 
Conftaniinople dijent qu'^ elles font veritablei^ 
Ibid.€.%M^\s ici il nous donne le^it pour 
confiant. Ceux qui le rejettent aujour- 
d'hui font ils mieux inftnîits des affaires de 
ce temps là qu'un auteur qui vivoit dans 
un temps oii la mémoire des gùernes 
de Gonftaniin étoit encore fi récente? 
Et l'cnfcigne militaire, faite par Con- 
ftantinfqrJcmodcJcdu fignequilui étoit 
apparu, cette enfeigne qui écoit conier. 
véedans le Palais Impérial, qu'en di- 
rons nous ? Chacun pouvoit la voir de 
fcs yeux, & n^en pas cmire fcs oreil- 
les. Socrate ne veut pis nous tromper, 
puifqu'il y renvoj^e foo Leâreor, Cela 
lui eft il échapé par hazard ou par 
diftraétion? Non; car il y révient ail- 
Jeurs. Confiantin , dit il c. 14, «^ €efa ' 

de 



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^66 DOuvirtMre des fepf^/eaux 

lie tdtir deê Egli/ès, qmqueks Sàrma^ 
Us y les Barbares^ les Gotsfiffènt trruptio» 
dans les provinces Romaines i la defenje 
de^ P Empire ne fû$f as capable de lui en fai- 
re interrompre te dej/ein: mais il pourvût 
À Cun ^ à Vautre a'Uee fointâ diligence. 
En effet s^apu^^antfurhnfeigne militaire de 
la croix If il comkatiP^ ces peuples avec tant 
4e courage^ ^ue par' laviSUire qu'ail en rem^ 
porta 5 non 'feulement il affranchit PEmpi- 
re du tribut que fes predeceffewrs avoienr 
accoutumé de leur payer i^mais il les obl^ea 
à emhraffer la Religion Chrétienne à ^ui 
Confiantin devoit fa^conjervation &? tant 
di fucch incroyables f qui kf rempliffoienl 
- d'étonnement: 

S O Z O M E NE 

Mft. Eccl. lib. I . c. 3; ^ 

Nous avons apris , qu^il lui arriva { i 
Êonftantin ) plifieurs autres chojes qui lui 
perfuaderent d*avoir la R^li^ion des Cbr(^ 
tiens enftnguliere vénération ri imx%wimS% 
^fiM.vptT&ott* , 6? fur- tout Papparition^ 
li'^un S.ïgns divin i^celeJkiCar dans le temps 

qu'il 



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Par le Fils dt Dieu. fCy 

fu^l me dit oit défaire la guerre à Maxençe^ il 
fe mit à penfer^ comme la chofe eji fort 
vrayfemblable.^ il Je, mit à penjèr avec in'- 
quiétude a Pijftié que pouvoit avoir cuttt 
gfderre , 6? à ceux qui pouvoienî lui être 
mfêcoursXomme il étoitdam eespenfées^il 
vid une chofe qui paroit unfonge^favoir le^/t'-. 
gne de ta Cfoi.\ refplenbijfàntidans le Ciel if a^- 

•Jîi «• rii' ^^^^^•i 9'nfiUêf h rj ù^àfJ ri^#y/##» 

( les Grccf difem quelque fois ïnit fi«n- 

5)lcmcrit pour»**' i»«çcnfongc: mais ce 
ens eft. ici iuccTmpacible w^c ce qui 
précède & ce qui fuit) Gamme it ét&tt 
étonné de ce qu*il voyoit^ les Saints jin^ 
'ges^ qui étoient là prefens^ lui dirent, tf 
Confiantin ^ fois vainqueur datis ce Signe. 
On dit auffi que Je fus Chrtflluiapparutl 
{3 lui montra Pttendart de la croix ^ lui or* 
donnant d^n faire faire un tout femblable^ 
four s^en fer^ir à la guerre^ comme d'un 
fecours 6? d^unprefage de la vïBoire. Oeft 
ceqt^Eufehe dît tenir de la propre bouche 
de l^ Empereur qui le lui avojt affrrmé avec 
ferment^ favoir qu'environ vers le Mîdi^ 
comme le Soleilbaiffoitun peu^ tant l^Em* 
pereur^ que les gens de guerre qui étoient a* 
n^ecluiy virent le /igné de i($ croix ^ formé 

de 



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5 68 VOwoetture des fipi féaux 

de lumière avec cette infcription^fois vaif§* 
fueur dans ce figne. Car il et oit en mar^ 
cbe avec I on armée x l§ cefi fur fdft chemin 
que fes ynux furent fi-apés de cette merveiU 
le. Comme il etoit en peine de ce que c<p0ù^ 
moit éîre^raifonnant fur lefens de la v^oh^ 
la t^uit vint , (^ comme il d^moit Je fus 
Chriji lui apparut en fange avec le même 
(t^ne^ quHt avait veu da»s le Ciel Cf lui 
ordonna de faire une enfeigne fur ce modèle^ 
four s^en fervir comme de defenfe (^ defau* 
vegarde dans les combats y ntnJMimfUn.ttêr 

Il crt arrive à l'égard de ecfaît.ce qui arrî* 
vc toujours à l'ég^^-d dcç^grâns évencnicns^ 
c'çft que dan$ 1^ manière de les raportcr, 
ceux quj conviennent dans le fond,, 
varient dans quelque circonftançe. Si 
l'on ne recevoir de l'hiftoire que ce que 
toux le Monde racontc^de la même ma- 
liicre, il foudroie renoncer à prendre l'ex- 
j^ditipn d'Alexandre dan$ l'Afîepourut) 
fait bien certain , puifqu'on n'a pas encore 
veu deux relation^ de ce grand événement, 
oii l'on ne ijejiîarque que!queXorce<Iè va-, 
rietépar raport aux moindres circonftan* 
ces. Pourquoi en fcroic il ici autre*' 



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Par Jt Fils de Dieu 559 

ment ? Chacun rapporte bt chofe à ia 
manière. Cela ne fc fit jamais "au- 
trement. Mais tout revient à un, Puif- 
qu'on convient dacs rcflcntieh Cette 
vaciLtcmêmcncfert qu'à montrer àccux 
qui ont des yeux pour voir, que le fait, 
cil auflî certain qu'il peut être» Les Pa- 
ycns difoienc que Conftapiin avoit vu 
^ un (Ignc funcfle dans let Cieux Se que * 
cela ne l'avoif pas empêché de pourfui* 
vrc (on entreprifc. C*elt dequoi ils ne 
fe feroicnt jamais avifési fi la choie dans 
fa nouveauté avoir pu être rcvoqqcc ca 
doute. Dans les Gaules le bruit courut 
parmi les Chrétiens, que les Anges a* 
voient expliqué le phcnominc a Con*. 
fiantih, en Tavcrtillant qu'il vaincroit 
dans ce fignc. Ceuxci difent, que les 
carafteres en étoient formés avec des 
étoîles rangées en ordre & environ- 
nées d'un p.rccnCiel refplendiflant. Le^ 
autres , qu'elles Pétoicnt par des rayons 
de lumière. La paraphrafc varie : 
mais le texte demeure le mêmej iC 
ce dont tout le monde convient , c'eft 
qut Conftamin vid le Signe cclcftc, que 
ce (ignc avok la forme que Conilamin 

lui 



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^yo VOvverture des fept féaux 
lai donna^ rtfuitc dans fon Labarunri 
6c que ce Périnée fâc allure de la 
viéloire par ces paroles tracées en l'air 
en caraâeres lumineux , dans cejîgne t» 
vaincras. -' 

Je ne veux point de nicflleurc preu* 
vc de hrvcf ké de la chofe , que les diffe- 
rentes TOtnicrcs de la rapporter, qui lou* 
tes fiîppofcnt le ftit notoire, certain, 
mconfeftaMe. Au rcfte'Sozoraene pré- 
tend- fi peu contredire Euzebe, quoi- 
qu'il parte des Anges dont on avoit tant 
parlé dans les Gaules & dont Eufcbcnc 
feit aucune mention, il prétend fi peu le 
contredire, qu'iVprend Eufebe même à té- 
moin de la veritédes chofes qu'il vient dV 
vanccr, comme il efl: aifé de s'en convain- 
cre pour peu qu'on face d'attention à h 
Iiaifon de fc$ i>aroles & a la fiiice dc.foo: 
difirours. 

PHILOSTORG E 

ffifi. Eecl lib. ï . tf. apui Phof. 

.PWTôftorgc eft plus court. Se ne cite- 
point Hlifebermais il'ne diflferc poini^ 
^ - des 



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Tar le Fils de Dieu. jffi 

ides autres dans J'cflenticl de la.chofe.Ce 
grand ennemi de Conftantin quiparunc 
calomnie deteftable a voulu noircir IcLi- 
teratcur de l'Eglife^ en lui imputant 
conîr^ la notorictic publique d'avoir en 
mourant commandé le meurtre de fes 
frères & defon favori, ce grand ennemi 
de Conftantin ôc du Concile de Nicée, 
a neantmoins reconnu le fait, dont il 
fagic ici^ malgré fa preocupation , la 
haine , ^ le puiflanc intérêt qu'if avoir 
à le contredire. Car i4 étoit Euno- 
iDien, il rebaptizoitles ortodoxcs quan^ 
ils cmbrafloitnt fa Religion , il les 
rcbaptizoit comme des gens qui abju^ 
roient l'impiété, 6c i'idolatric. Q.ucU 
le idée avoit il dojic de Conftantin & 
de Ton Concile de Nicée ? Le voyla 
cependant qui renc} témoignage à ta 
vcriré du fait , de ce fait qui , à le bien 
prendre, fait le triomphe de la foi or- 
todoxe. Car il dit , ^u^au temps de là 
Vifloire de Canjîantin fur Maxence lefignè 
de la crpix fût veu îournév ers l'^Orient^ 
étendu en longueur , exprimant la figure de 
la ^r4ix avec une fplendeur éclatante^ (^ 
des étoiles a^ei^ Parc-en Ciel^ ^ui affem- 

' "blée^ 



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57* UO'uvmntB dts fipi feauic 
blées à la manière des lettres mar^uoùnf 
cette voix en caractères Romains , dam ce 
figne tu vaincras. . Nôtre homme nar- 
re le fait à (a tnanîcrc. Il rcprefcntc le 
(îgnc cclefte tourné vers rOrivnt, le 
centre de PArrianin\ie : mais enfin il 
convient de la chofe. Cela nous fu^ 
fit. 
Eufebe furnommé Pamphile de vitâ Con* 

fiant, lib. i. c. 20. 
. Conftantin voyant la Cité qui efi k 
chef de ï^ Empire Romain t^ au(Ji le 
Capitale du Monde , rtdiiite en fervituie 
par la tyrannie , laljja dabord le foin de 
fa délivrance à ceux qui gouvernoieht les 
autres parties de P Empire ^ comme à ceux 
qui avoient été élevés avant lui au Sou* 
' verain commandement Mais quand il vid 
qu'aucun d^eux n'avait pâ y aporter de 
remède ; £5? qu^aucontraire ceux qui Pavaient 
entrepris n*y avoient reujji qu^à leur hok* 
te ou qu'ails avoient eu une fin honteufe 
mtrzv^ ùieiftHtat t îxt^, il prit fin parti 6? À- 
Clara que la vie ne pvuvoit lui être j- 
greable pendant qu'ail verroit la Cité ^ qui 
et oit la Reyne des autres , dans cette extri* 
meaffiiStion^ (^ dés lors il Rappliqua fe^ 
' rieu^ 



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P0tf h fils Je Dieu. 57 j 

rieufement à chercher Us moyens d'^ahvhria 
tyrannie 

On n'a qu'à rappeller ce que nous a- 
vons dit ailleurs au fujet de Maxencc,^ 
pour comprendre le fcns de nôtre Au- 
teur. Euftbc pa> le ici des deux armées, 
qui ptu de temps auparavant avoicntété 
conduites contre Maxcncc , l'une par 
Valcrc qui fût dcclaré Cezar pour faire 
la guerr 'àccTyran; Tautrc par l'Empe- 
reur Galère Maximicn en perfonoc , qui 
crud micijix rciiflîr que fon Lkutcnanr, 
comme ayant plus d'auhorlié. On avûlc 
fuccès de l'une & l'autre expédition. Va- 
kre fut livre, par fcs propres troupes, en- 
tre les mains de Maxcncc , qui pour toute 
.grâce lui laifla le choix du genre de ïa 
mort. Galcrc ne fût guère mieux trai- 
té par les Tiennes, puisqu'elles maichan- 
<îoient déjà fa ^ie ou fa liberté, lorfque 
4cs ayant fl chies à force de prières il fût 
trop heureux qu'on lui permit de retour- 
ner fur fcs pas. Il ne faut pas en être 
furpris* Le arnKcs Romaines, généra- 
lement parlant , avoient plus d'inclina- 
tion pourMaxencc que pour aucun des 
mitres Empereurs y parce qu'il donnoît 

plus 



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J74 VOwoerturede^ pspt jeaux 
plus de liberté à fcs Soldais., 8c qu'il Gr* 
voit ipicux l'an de les corichir. Ce mo» 
tif peut tout fur le cœur des gens de 

f guerre; & ce n'eft pas ici la première 
ois qu'on a pu le remarquer. Brutus Sc 
Caffius avoicntmisenxruvrc tout ce que 
l'amour de la patrie Ja home de l'efcla- 
vagc, lalibcrtéde Rome, la belle gloi- 
re avec Ics^prcjugcs du temps 8c « la 
nation, avoienl de plus fort 8cde pluspcr- 
fuafif pour foatcnir le cpuragc de leur 
armé^: mais ce motif fe trouva trop foi- 
ble , pour balancer l'efpcrance du pil!a^ 
ge de quatorze des plus belles villes d'I- 
talie que les Triumvirs promettoicnt â 
la leur. 

IlfautavoUerqu?il y a bien de la gène- 
rofitéâGQnftantin,de s'engager par affec- 
tion pour falîatric dans une entrcprife qui 
a déjà fi ma^l rcufli : mais rien afluremcnt 
n'approchcroitdc fa folie, s'il efperoitun 
meilleur fucçès que les autres, en arbo* 
rantfans raifpn 8c contré toute raifon Té- 
tendart du Crucifié parmi des légions en- 
core Payennesjcar pn ne peut douter qu'il 
n'y eue dans fon armée cent Gentils con- 
tre 



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Par le Vils de Dm. fyf 

tre un Chrétien. Et où cft le fens cotn- 
mun , ponr ne pas voir qu'il ne falote 
pas moins que l'apparition du Signe ce- 
Icfte aux yeux de Conftantin & de fon 
armée) pour donner bu pour confemit 
qu'on donnât la croix de Jefus Chrift 
pour enfeigne aux troupes Romaines, 
dans un temps fur tout comme cehiici ? 
Veut on que Conftantin , fes amis, fc« 
Officiers , fon Confeil , aycnt le cerveau 
attaqué par un même accès de frenefie? 
Mais voyons la fuite. - Comme Con^ 
fbantin étoît à la tête de fon armée ^ 
& qu'il penfoit au Dieu que fa mère fer- 
voit & que fon Pcre avoit auflî venerc 
ayant déjà la penfée que ce pou voit bien 
être là le vrai Dieu y voici ^ dit nôtre Au- 
ccu r , quUl eut une vifion toute "divine^ um 
vijîon admirable y (^ telle que^ fi queU 
que autre avoit dit V avoir eue , les hommes 
aur oient de ia peine à la croire : maiscom» 
me âefi une cbofè que P Empereur lui mê^ 
me mut a racontée à nour mêmes qui /• 
trivons cette hiftoire , qu^il nms a^ racontée 
déjà vainqueur de fes ennemis 6? long 
temps après ^ lorfque nous avions Phjmneur 
^Ventretenirfamiliairemcnty^S f(Pilftoue 
' 7" Çç ajfu. 



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ffjS VOmtriure de /tpf féaux 

ajjuroît la chofe avec ferment ^qui peut douter 
fu^on ne doive adjouterfoi à jon récit} jur 
Uut voyant que le temps & les évenent' 
mens ont depuis rendu témoignage à ce fait, 
Comme donc le Soleil étoit monté jufju^au 

fniliiUduCiel (S qtPil étoit un peu^ plus 
Je midi , il dit qu'Uvid T effigie d^une croix 
formée avec des ttaits refplendiffam delu^ 
,fniere ^ qu^il là vid manifeftement de 
fes yeux au deffus du Soleil^ avec une 
Jnfcription qui contenoit ces paroles , tu vain- 
cras dans ce Signe. X^e fât une merveiU 
.leuCe furprife que la fienne , comme celle de 
toute P armée y qui étoit en marche avec 
lui y y qui de même que lui fût f râpée de ce 
jpehacle. 

Si c^efticî une fiâîoni on demande, 
•qui eftrimpofteur/d'^Eurcbcou deCon- 
ilantin? -Si c'eft Eufebc , eft il poffiblc 
que cet homme fi éckirc ne voyc pas ce 
•que le fenscommun deconvriroit a Phoin* 
tne le plus fimplc? C'cft qu'il fe donne 
î>ien de la peine, pour fc faire moquer 
de lui. Et à qui prétend il perftfadcr 
que l'Empereur lui a débité & débite 
avec ferment une fable fi contraire à la 
notoriété publique? A- t-il pretenduquc 



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Par te Fils (le Dieu.; f^jf 

i'Empcreur lui avoittiit en confidence &* 
à buis clos une hiÛoirc», donc il ne parla 
de fa vie ni à Tes Enfiins, ni à fcs A- 
mis, ni à fcs Domeftiqucs, ni à fcsOf- 
fitiersni à tant de perfonnes , qui avoient 
l'honnciïr de l'approcher? La choie cft 
Tiouvelleou conniic. Si elle cft connue, 
elle ne peut être qUc vraye;!! elle cft nou- 
velle , elle ne peut être que fauflc, puif- 
qu'il n'eft pas pofliblc qu'elle foit, fans 
que la Coi^r en ait ouï millcfois par- 
ler. 

Encore fi Pon ccrivoit ceci quel- 
ques fiecles après l'événement: raaisc'eft 
trois ou quatre années après la mort dp 
Conftantin 8c peut être vingt 6c cinq 
ans après l'apparition du Signe celeftc. 
Quelle apparence qu^un atitçur Fran- 
çois, eftimé fage 6Ci habile, s'avKàt 
'aujourd'hui de dire au oublie que 
Louis quatorze affiegcant Namur vid 
un crucifix lumineux au defTus du So- 
leil , avec des paroles formées par des 
traits de lumière, qui lui promctoieoc 
toute forte de bon fuccès contre (es en- 
nemis, adjou tant que toute l'armée vid la 
même chofe 8c que Louis la lui a aflurée 
Cet avec 



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jT^ VOuverture des fept JeUux 
avec ferment? Un homme, qui a le 
moindre foin de fa réputation , vou- 
droit-t-il fc deshonpçcr par une telle 
impofture i fans la moindre neteffité? 
Et fût il le plus impudent, le plus tf- 
fronté de tous les menteurs manque- 
roita-t-il de bon fens îufqu*à ne pu 
voir que fa fiction n^elt pas d'une na- 
ture à'pou voir être pcrfuacîéc? Ce fe- 
roit une merveille qu'il y eut un fol aux 
'petites maifons, qtrî crud pouvoir ou 
devoir impoferau publiq par une irapof- 
lure fi bizarre, fi groflicreôc qui etl fi hors 
de toute apparence de fuccez. Commem 
donc en accufer EufeBc , gui paflc pour 
*un des plus habiles hommes de foD 
temps? 

■ Refte Coriftantîn , qui au défaut d'Eu- 
ïcbe doit être \t fourbe ou Prmpofteur.. 
Mais cela entrcencorcplus difficilement 
dans l'efprit. Car enfin Conllantin ne 
prétend pas avoir vu lui feul le fignc 
cclcftc. Il cire toute Tarmée qui étoit 
en marche avec lui \ il la prend i témoin 
de la chore,& Gomment pcrfuaderàccnt 
mille perfonnes qu'elles ont vu ce quel- 
les n*ont pas vu en en eftet ? 

Le 



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Par h Fils Je Lieu. 579 

Le bon Empereur! s'cxpofcr fan^ 
ncccffité i la rifée du public qui ne peut 
manquer de favoir ce qui en eft ! Plai* 
gnons le de fa fimpliciié,ou plutôt Je l'cm* 
prelTcmenc qu'il témoigne à fe faire mq- 
quer de lui-. Quinze ou vingt ans ne 
font pas fi longs, qu'il ne refte un af- 
fcz bon nombre des Officiers & des Sol- 
dats de l'armée qu'il mena contre Maxen» 
ccjÇccotpment tous ces gens cip ourroienc 
ils douter qpc le pauvre Empereur ne ra- 
dote avant le temps ? 

Eufebc qui peut les voir à toute heu- 
re & favoir d'eux, quand il lui plairra, 
le vérité du fait, Eufebc ne pourroit 
douter de la maladie de fon Maitrc ; 8c il 
auroit la difcrction de la taire, ne fût 
ce que pour ne pas déplaire à la Famil- 
le.Impcriale qui lans doute ne trouvgroit 
pas bon qu'on la publiât , &: qu'on fit 
t\r^ les Gentils aux dépens de Con- 
rtantin & de la Religion Chriticnne. 
Mais,(lire2; vous, Eufcbereconnoit que le 
fait ell: incroyable & qu'on ne le çroi^ 
roit point , fans les circonftanccs qu'il 
en rapporte? Auflî l'eft il: mais que 
fait cela? Les gens de. bon fcn^^ qui 
Çc 5 con- 



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f2o^ VOiï'oirture des/eptfeau^ 
connoïilcntl'incrcdulitidu publiq pout 
tout ce qui alculcmcnt Pair d^jn mira- 
de, n'en parient qu'avec la même pré- 
caution. Il ne faut pas faire ce tort à 
iTiiftoricn Jofcpbe, de s'imaginer q^u'il 
rie crûd pals les miracle^ qui fc trouvent 
en fi grand nombre dans l'hiftoirc da 
Vieux Teftatnenr. Cependant comme 
fon ouvrage dcvoit être lu des Grecs 5c 
des Romains, à qui il craint de ne pou- 
voir pas bien perfuader la vérité descho- 
. les qu'il raporte,fon refrain ordinaire eft, 
$fl en croira^ae qul^on vaudra. Nous avons. 
vcu nous mêmts des gens d'une incrcduli- 
têfi peu raifonnable fuir le fujct d'un phé- 
nomène extraordinaire qui parut fur la 
place publique de la ville d'Orange il 
y a environ 50 ans aux yeux de huit 
nxilleperfonnes, d'une incrédulité fi peu- 
raifonnable fiir ce fujet, q^u'ils n'en vou- 
loient pas croire ceux qui en avoîent été 
ks témoins oculaires , fie qu'ils auroicnt 
gagé tout leur bien qqç cela n'çtoit 
cas. • 

'On crûd dabord la rcfurrcârîon de 
ILazarcj parce qu*on voyoit .Lazare re- 
ilifcité. t<cs trou,pçs inllruites du fait 

çricnç 



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Par U Fils de Dieu yZi 

crient alors Hofanna : raais bîcntoi après 
ayant oublie le miracle ou s'imaginant 
qu'on leur en a fait accroire, cllçs crient 
crucifie, crucifie. 

Eufcbc au rcftc parle avec bien plus 
de confiance des merveilles que Dieu 

. vient de faire pour l'Eglile Chrétienne 
quçjofephc do ce qucDieu fit autrefois en 
faveur de fon peuple d'ifracl. Dieu^ ad- 
joute-t- il , a confirmé la vérité de ces châ" 

Jes anx fidèles (^ aux infidèles par les éve^ 
nemcns admirables qu^il vient de mon» 
trer ^ leurs yeux, C'cfl: en cflfet les mon- 
trer aux Fidèles 6c aux Infidèles que de 
montrer à toute l'armée le figne des vie» 
totres qu'il prçmct. Nôtre Autcurdit que 
îé temps à rendu témoignage à la merveil- 
le , dont U parle. Il a raifon. Le temps cft 
le grand Commentateur des Oracles, 
parce que le temps amené les évene- 
mcns^ qui en fam l'nccompliilbment* 
<^U'eft ce que le figne qui apparut à 
Conftantin & à fon armée? Un oracle 
écrit dans les nuées, en caraétercs de lu- 
mière, un oracle que le temps à vérifié. 
N^c l'avons nous pas vu s'accomplit de U 
Ce 4/ ina-* 



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58* VOuwrfitre des feptfeâMx 

manière la phis (cnfible & la plus juftc cet 
Oracle cclefte Se lumineux? 

Où font les batailles que Conftantifl 
a perdues depuis ce temps là? Quel; 
ennemis a-t-pn vu lui rcfifter? Quelles 
fbrtcrefles, quels poftest quelles mon- 
tagnes ont arrête le progrés de fes armes 
Yiaorieulès? Jeanne d'Arc, qu'on cro- 
yoît fatalement deftinée à vaincre lesen* 
oemis de la France, Jeanne d'Arc ne 
laifla pas de tomber entre ks mains des 
Anglois qui la firent brûler comme une 
Sorcière , ce qui a fait douter de fa Voca- 
tion. Maisoù font les défaites de Con- 
jfeintin) depuis qu'il lui fût dit, dans c^ 
hi vaincras h 

Comme PEmpereur.j continua Eufe- 
bc, étoit agité intérieurement de diyer* 
fespenjées &f fort en peine ^ à cequ^il^foit 
depuis^ fort en peine ^ ce que ce prodige 
pouvoit fignifieTyla nmffurvint\ dansh'^ 
quelle le ihrift d0 Dieu lui apparut pen* 
dant /on fdmeil avec le ligne quilui avoit 
été déjà montré dans le Ciel^ lui ordomtaiU 
d^en faire tirer un femblabU fur lemodelt 
de celui quHl avoit vu en Pair £5? de s^en 
fèrvir comme d^une defenfe dans les kataiU 
les qu'ail livreroit à fes ennemis. Confiant 

tin 



V - 

Digitiaed by VjOOQ le 



Par le Ftls de Dseul 585 

tin fe levant dès que le jour paru^ 
Cêtnmença par dire la cbofe à /es amiS' 
Rnfuite ayant fait venir des graveurs , 
€U des gens capables de mettre en œuvre ^ 
il s^ajfiet au milieu d^eux y leur décrit la' 
forme du Signe , &? leur donne fes ordres 
jur la manière d'en faire une reprefen^ 
taiion fidèle ok Por (^ les pierres pretieu*, 
fesnefuffent pas épargnez ^ laquelle nous a- 
vons veiie nous- même autrefois de nos pro* 
près yeux. 

Vid on jamais nn plus harHi menteur 
qu'Eufebe lé fcïoit d-âns- cette occafion,^ 
s'il prcnnoit les amis du Prince pour 
les témoins d'un fait imaginé ? A ce 
conte quinze ou vingt ans iuffifent pour 
faire perdre la mémoire à toute une Cour 
qui fans doute n^cft pas des moins nom- 
breufes. Car les amis, à qui l'Empereur 
dit (on fonge; à fon réveil .& qui le vi* 
rcnt donner Tes ordres aux arrizans qu^il 
avoit fait venir, ces amisdc.PEmpcrcur 
nç s'avifcrent pas d'en faire un (ccrer. 
Pourquoi l'auroienc ils fait? Le fccret 
n'étoit pas nccefl'airc puifqlic Penfcignc 
clçvoit ^trc expofée aux yeux du pu- 
Wiq, oi ce fccret bien praticable , puif- 
Cc jT qtie 



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584 DOuvertuve des fept feausc 
que les ouvriers ne pouvoient travailler 
lansqu'on le fccur. Mais quelle impuden- 
ce IQucyiînous faire un conte qui eft éga- 
lement ignoré Se des artizans qu*on % 
employés pour ce travail & des Courti- 
ians qui ont du en être les témoins ? On 
connoitdes fourbes dans le monde : mais 
je ne fais fi Pon en a vu de cette intrcpN 
dite. Car enfin où eft Phommc aflcs 
dépourvu de fcns , pour fe déshonorer 
foi même fans ncccffité, en débitant corn* 
me une chofe qui doit être conniie de 
tout le monde un fait dont^pcrfonnc n'a 
^afhaisouï parler ? Encore un coup quelle 
impudence ! 

. Nôtre Auteur nous fait après cela une 
très particulière defcription dcl'cnfeigne 
qui fût alors gravée fur le modèle du fignc 
celctte: mais comme cette defcription 
eft un peu longue, on fe difpcnfc de 
ïa tranfcrire ici , pourconfidercr un au» 
tre foin de 1* Empereur , qui marque au- 
tant que toute autre chofe, Pimpreflîon 
que la divine merveille avoit fait furfbn 
Èf[*rit. Conftantin^ dit EuCchc^ furprk 
de cette admirable viCton , ^ jugeant qu*tl 
»'/ avQÀi (oint d^é^utre vrai Ûieih ^ite celui 

fHi 



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Par le Fils de Dku. yS^ 

qui lui étoit apparu , fit venir devant lui 
les minijires de cette religion^ à qui il de • 
manda cequefignifioit une telle vifionyt^ 
ce qu^on voulait lui faire connoitre par ce 
figue. Ils repondirent que celui qui lui état 
apparu étoit Dieu^ 6f le fil $ unique du Je ut 

Dieu y tî 2ÏT9ff€ifttvttt B-Sê9 'ipdrM B-têSTêSn$g 

itn\ )<9f9S /*>09cYn9i »<*T-îfli, i^ que ce figne étoit 

la marque de Vimmortalité (^ le trophée 

de la viSloire qu*il avoit autrefois rempor^ 

fée fur la tnort^ hrfqu'^il étoit fur la fer^ 

re. On lui^tnontra auffi Ui caufes de fon 

. avènement y &f les raifons pour lesquelles 

il avait converfé entre les hommes, ^w- 

que ? Empereur trouvât de PinJîruSfien dans 

ces difcourSy il admiroit fur tout la divine ' 

tnanifeftation ^f^unitn , qui avoit frapé 

fes yeux, Cela cft précis. Mais quoi ! ceux 

qui ont inftruitConftantindans Icsprin» 

cipcs de fa Religion pris à témoin de w 

dont ils n'ouircnt jamais parler! 

10. A quoi fert il de former des doa- 
tcs fur le ligne cclcfte apparu à Conllan* 
tin & à fon armée^^orfqu'à quelque temps 
delà un prodige tout femblable empêche 
Julicifde de rciiffir dans le deflcin impie 
de rebâtir Iç temple de Jerufalem ? Ce 
r C c ^ dir., 



dbyGpogle 



'58^ VOuvertiÊre dtifept féaux 
dernier fait , qui rend témoignage à Vau- 
tre, eft C généralement atteftc qu'il fau- 
droit renoncer à rien croire de tout ce 
que Phiftoire nous apprend , s'il ctoît per- 
mis de le révoquer en doute. Il n'cllpai 
plus certainhqu'il y a eu un Empereur, 
qui fc nomraoït JulienÔcqm a pcrfècuté 
PEglifc Cbrctientienne, qu'il eftyraiquc 
ce Pcrfccuteur entreprit de rebâtir le 
temple de Jerufalcm & qu'il en fût dî- 
vinemcnc empêché Nous tenons lacho- 
fe de gens, qui s'ctoient mille fois en- 
tretenus avec ceux qui en avoîent été 
les témoins oculaires; qui ne pou voient 
pas même n'en avoir pas ouï parler à 
ceux qui avpient vcu la choie de leurs 
propres yeux, comme nous ne pouvons 
. Sîous ecp pêcher d'avoir mille fois entre- 
tenu des gens qui ont veu la bataille de 
St: Godart ou celle de ÎRoeroy. JLcs 
hiftoriens nous ont laiflé des relations 
très circonftantiées du fait dont il fagit. 
Toute la peine eft de les abréger, JLcsyo- 
ici reduitesàquel(]uçs articles eflcmiels. 
I, Julien,en haine de nôtre Religioib 
commç pour rclcvet Içs Juifs des ^nat- 
hcmc^de Jefus Chri§en montrant ja fauf> 

clcs 



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Par h Fils de Dieu. 587 

fetédeies oracles, > Julien aflemble les 
Principaux de cette nation à qui il fait 
toute forte de bon accueri , Se les aflure 
de faproteaion.Theod. hift.Eçc.lib. 5. 
c. 17. . 

II. Il leur demande pourquoi ils n*bf- 
frenc point des facrifices conformément 
à ce qui leur eft prefcrit dans leur Loi. 
A quoi ils répondent, que leur loi ne 
leur permet d'offrir des fecrificcs qu'à 
Jerufalem. Theod. ibidem. Socrat. hift 
Ëccl. lib. a. c. ly. Sozom. lib. 5^ c. 
21. 

III. PEmpereur ordonne alort que 
les Juifs foiént rétablis dans leur premier 
étiat 6c qu'ils rebatiObnt leur temple. II 
leur fait donner des armes Se envoyé 
un Prevpt avec eux avec des gens de 
guerre. // arma les Juifs contre les Chré'» 
tiens ^ ditTheodoret hift. Eccl. lib. J, 
c. 17. - 

IV. Julien ordonne qu'on leur four- 
nilTe de ^argent du thrcfor publiq, 
IK>ur acheter les matériaux 6c payer les 
ouvriers deftinés i la conftruâion du 
Temple. Sozom. lib. 5. c. ai. Socrat. 
lib. a. c. 17. Teodor. lib. 3- c. 17. 

. Ce 7 V. 



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5^ ' D Ouverture «fef Jipt feauyf 

V. Les Juifs conçoivent degrandcf 
efptranccs. Us aflcmblent leurs frcres 
dilperfcs par toute la terre, & tnena* 
cent lesChrçtiens, de les traiter bientôt 
de la même mankrc qu'ils l'aroicnt été 
eux mêmes par les Romains, Socrat.lib, 
J.c. 17. 

VI. Us aftettiblenc' leurs materîau^x, le 
boîs^ la pierre,les tuiles, l^argileja chaux» 

1 k farblc ÔCc. arec un concours extraordi- 
fiairc de Juifs & de Gentils, qui font dç 
ce dcfîein leur principale affaire. Socrar, 
ibidcfra. * ^ 

y II. Sur tout la joye des Juifs,lcur cm* 
preflcmcnt /kur aftivltcctoient tels que 
perfonnc ne fedifpenfoii de mettrcla main 
à Toeuvre. Quel que fût le nombre des ou- 
vriers employés pour cela, les fcmmesy 
vou loicnt porter la hotc &, ce qui marque 
le triomphe de leur efpcrance, elles don^ 
noient avecplaifir leurs pierreries, leur$ 
Royaux, leurs meubles prcticux, pour 
hâter l'ouvrage. Qiiciques uns travail^ 
loientavecdcs hoyaux& des haches d'ar* 
eent, comme les mêmes hiftoriens nous 
raprencnt ibidem. 
yill. JJieu confondit ccdcflein, pre- 
mier 



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Par Je Fils de Dieu. 589 

mîcrement par une tempête , dcs^vcns, 
8c des tourbillons \ puis par trois mira- 
cles confcc'utifsj'un tremblement de ter- 
re, un feu furnaturel, & des croix qui 
sSmprimcrenrfur tous les vctcmens des 
Juifs Sôzom. lib. f.c. 2i. Theodor. lib. 
<. i/.Socrat. lib. 3.C.17. 

VIV. Le premier de ces progîges fût 
un tremblement de terre* qui arracha les 
fondcmens de l'ancien tçmplejdifper(à les, 
pierres qui étoieut préparées pour le nou- 
veau & combla les foflcs : pi^iis les Juifs, 
fans fe rebuter pour tout cela recommen* 
cercnt à crcufer la terre, iidem locis lau- 
datis. 

X- Le fécond pï%dige fût un feu 
miraculeux, qui çonfuma cesbatiflcur^^ 
leurs Outils , leurs matériaux 6c les. 
mnifons, les portiques, les édifices pu- 
blics qui croient dans ce voiGnag(^avec 
une multitude de Juifs qui acc(5urus au 
fpe6taclc voulurent le voir de trop près 
Cet cmbrafement dura tout 'un jour 
pendant lequel on vid brûler avfç leurs 
matériaux leurs outils^ des boyaux, des 
çoignéc%des fcics. Socrate dit que ce fc u 
çtou dcfcendy du Ciel. Mais tous les 

au- 



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fcfo DOuverfure iUt fept fmitx 
autres conviennent qu'il monta de l'en- 
droit de la terre qu^n avoit ereufc pour 
y jetterles fôndcmcm du temple qu'on 
Youlôit rebâtir. 

XI. Ce n'eft pDurtwt^âs la ce qui é? 
tonna le plus cette nation endurcie. Ce. 
oui les enraya par dtflus tout 8c quten- 
fia leur arracha la conftflfîon de la. vcrî- 
tc, c'cfl; un troifiéme proâige qui arri- 
va la nuit qui fuivitPembrafement donc 
on vient de parler, ovi tous les habits des 
Juifs furent tout à, la fois marqués de 
croix formées de rayons de lumière ou. 
de petites étoiles, de croix qui paroif- 
fôicnt fcnfiblcmcnt & qu'ils rie peurent 
jamais ôier, quand le jour fût venu, 

XII. Ils furent fi épouvantés de ce 
dernier prodige , que les uns fur le 
champ donnèrent gloire a la- vérité; 

. les autres fe firent baptizer peu après, 
H y en eut neantraoins & en trop 
grand nombre qui s'endurcirent avec 
Julien, nouvau^ Pharaon, lequel fceut 
tout cela, fans en ^devenir meilleur. 

XIII. Sozomene, qui eft un de ceux 
qui ont le mieux particularizf le foir, 
Sofomene finit ià narration par ces paroles 



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Var le Fils de Dieu; fçx 

remarquables, fi quelqu'^un refufe d'ad^ 
jouter foi à ceschojei^qvhlencroye ceux qui 
/ftf tiennent de ceux là même qui en ont été 
tes témoins oçuUires fc? qui font encore w- 
* vans\ qu^ilen eroye ïesjmfs (^ les Gentils qtii 
furent obligés d^abandmner Pouvrage ou^ 
four mieux direjk qui Une fût pas poffibltde 
le commencer^ Qu^on en croyc, ajourons 
Tious,qu*oncn croye Sr.Grifoftome,Sr. 
Grégoire de Nazianzc^ ÔC' en général 
les Pcresqui vi^'oicnt vers ce temps là! 
Ceux ci font ils fufpcfts? Qu^on en 
croye Ammian Marcellirr, auteur Pa yen, 
contemporain & d'une finccrité recon- 
nue. C^ww^,dit il lib 29^ Alypius femplo^oit 
fortement àlaofnfiruif^iOfy de ce temple avee 
Pnide du Gouverneur de la Province yCommt 
on en ouvroit les fondemens pour en commen^^ 
cor r édifice , des globes de flamme terribles^ 
enfortirent diverjes fois ^ qui ayant confu2 
tné ceux qui y travailloient rendirent U 
lieu inacdtffible ^ (^ empêchèrent de pour^ 
fitivre Pouvrage commencé. Doutés d'un 
tel fait, fi vou« k pouvés. 

Xiy. Ce qui achevé le triomphe de 
la vérité j c'eft que, de même quales c- 
venemcnsjles oracles s'expliquent les uns 

ks 



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59 î VOuverture des fept féaux 

les autres, comme pour forcer YmcrC'-^ 
(iulitéà fc taire ou à donner gloire à Dîéu. 
Lf'Ôfaclc de Zacharie, ils regarderont 
vers moi qti^ils ont pereij cft divinctncnt 
confirmé par celui de Jcfus Chrift difanc 
aux Juifs & aux Romains en la per- 
fonne de Caïphc & de Pilacc, vousi^r^ 
réf le fils de Phmmi venant fur les nuées^ 
du Ciel. L'un ôc l'autre cft foutenu par 
celuici , ^lors le figne du Fris de P homme 
a^paroitra au Ciel. Enfin St. Jean ache- 
vé de nous ouvrir les yeux, en nous 
dUanc des l'entrée de fa Révélation, 
aux qui Vont percé le verront ; 8c puis, 
Us diront aux Montagnes tombés fur nous , 
&? nous cacbh arrière de la colère de VA^ 
gneoH. De quel Agneau t? De. l'Agneau 
de Dieu prédit par le Prophète, de celui 
q.u i comparut devant eux comme une brebis 
ntuete , conme un Agneau devant celui qui 
le tond. Doutés vous que tout cela 
f^ foit accompli? Vous fermés donc 
volomai rement les yeux. Quoi de 
plus clair que cet accompliflèmcm \ 
Les Gentils ne voyent ils pas celui 
qu'ils ont percé, lorfqu'ils voyent la 
Cïôix de Jcfus Chrift. d^ns le Ciel? 

IfÇS 



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Par le Fils de Dieu 595 

JLes Juifs ne voycntilspa<î celui qu'ils ont 
percé lorfqucJefusChrift peint mîracu- 
îculcment fa Croix fur leurs vcftemcns? 
Comment ne pas voir «ne vérité fi fen* 
fîble? De dire, que ce n'eft qu'au jour 
du dernier juij^emenc que les meur-. 
triers di: Jefus Chrift verront celui qtt'ils 
ontpercé^ on ne le peut fan^ démentir l'o- 
racle du Prophète Zacharic qui ne parle 
point du dernier jour, lorfqu'il dit,/> re- 
pandray fur h mai/on de David £5? furies 
habltans de Jerafalem Pejprit de grâce ^ 
de [application , ta Us regarderont vers mol 
qu^ils auront percé ^ qui , dis-jc , ne parle 
point là du dertiier jour, à moins que le 
temps de la rétribution & de la vengeance 
ne fût celui de la grâce Se de la mifericor- 
de,çcqu*onne peut dire fans extravagan- . 
ce. Mais peut être que cet oracle s*cil ac- 
compli en la pcrfonne de ces premiers 
profclytes qui difoient aux Apôtres avec 
eomponSiion de cœur^ hommes frères que fe- 
rons nous'i Cela encore ^e peut être dit, 

fmifque St. Jean au commencement de 
'Apocalypfe c'e(l-à dire, longtempsa- 
près la converûon de ces t^rofelytcs nous 
. / . ad 



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f 94 VOuvfTiwn des fept féaux 
allure parlant de jcfus Ghrift ,. que ceux 
qui Pant percé h verront. On ne parle pas 
ainfi d'un chofe pàflee. DailJeurs Zacba- 
ric, Jcfus Chriu & St. Jean parlent non 
d?un objet de foi:, mais d'un fpeâaclc 
qui doit frapcr les yeux de tout le moa- 
de, ils vermnt celui qu^ils ont ferci^ 
vous verres le fils de Phomme venant fur 
les nuées du Ciel% lefignedujis de Rbunh 
mx apparoitra au Ciel, 

Aind \e$ éycnenacns rendent ici té- 
moignage aux évenemens &c les Oracles 
es^pliquent les Oracles : mats bon Dieu l 
quel éclat de lumière qui nait de lacom* 

{>araifqnL,dcs uns avec les^autrcs. QucU 
e clarté d^n$ la Prophétie î. Quelle vc-. 
rite , qu'elle exaéte vcritfdans l'accom? 
pliflement! O iriomphede la Erovîdcn* 
cç 6c de la Religion,, 



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ERRATA 

du 
Premier Tome. ^ 

jI ceux^ IÎ8. ceax fans a p. i y. 
iWa^tys y Vis. M^f^fyrs p. x8. 
3e ne vanges lis. (^ ne vanges p. fS. 
/??^«j £^ voL lis- 'y/^^ 6? wi p. 61. 
Sehn le cammun rapoft lis. fclonqueljufs 

hiftorhns p. 170. 
Leur paroit de mime une efpevè de Us. ' 

qui même leur paroit uneefpece de gali^ 

mafias p. 173. 
TS*un bonfenSj tifcs de Ifcn fefts'AÀàcvCï. 
Parle Superle éclat de leur gloire ^ effa- 
ces cette ligne. 
Jilexion Ks. jfkxien. 
Papier ou Jotapieu lis. Papien ou Jota^ 

pien. 
Comète Ms, Comète p. 186. 
Entrant dans Plllirie , lis. mais entrant 

dans Pllline p 188. 
Devant être rendu lis. doit être rendu p. 

198. 
Et des armées lis. 6? d^arméesp. ao^. 
Chefs d^armées lis. Chefs d^ armée p. 104, 
Qh ne peut fe dipenfer ^s. difpenfer. 
^ Les 



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E R R A ^ Ji 

Les Scythes ^ Marccmans lis. les Scythes 
y les Mar corn ans p. a j }. 

Succefton lis, Succejfien p. ci 4. 

Aiijft liUon lis. jiujfi vid m p. iji. 

Romeirïes lis. Romaines aiS. 

Z)^ r^ /(r«r/>^ /Vi lis. //^ r^ temps-ei p. j.8d. 

D^un cinquième lis. ^« cinquième p. 28 k 

P(?;^r w;r lis. 77 tf^ aifé de voir p. 290. 

JJexpreffion que nous avons traduit Wsr^ 
îexprejjion ^iffri B-vrtaTB^n^ <•» ^ yi/^ 
w»i avons traduit /ous P Autel p. 2,50. 

^bebaine lis. Tbebé^ne p. 502. 

T«Aifi Aftf»«« lis. r«A«ii Aii/x«i p. ^2Ç« 

Vufage de ces yeuxlis. de fesyeux^. 549.' 
JD^v;^ rr5 anciennes limtes lis. dans [es an^ 

ciennes limites \>. 5 y 8, 
Senftbles ^ parlantes lis. Senfibles i^ pésr» 
lans p. 36<^. . 

Les Martyrs ne peuvent lis. C^i Martyrs 

p. 56p. 
Zfi <y^/»/j Mar-yrs demandent lis» C^ 

«y^/«/x Martyrs 570. 
Z7» tremblement^ dans le S tile figuré Vis. un 

tremblement de terre p. 590. 
5*^ t;// h la tefie lis. /^ vid félon le calcul 

de quelques uns à la tête p. 400. 
La conformité de conduite , de me fur e ÛP 

de 



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ie juccts lis. de 

^ Xorfque Us Chaldét 

La libéré Romaine 

-, P: 443. " 

Fertt tf dans ces montagnes \\% ^ferit dans 
ces montagnes âfifi. 
, Tousrefpendiffans de leur NclatciS^césieus 
refplendijjaris 6? lis. de Péchtt de leur in 
meence p. 481. ' 

La trifie^Vaffreufe^ Veffràyante vérité effa^ 
ces afreii/e & lis. tné^ouvtnt Peffru. 
yanté vérité ih'uL ■ 



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