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Full text of "Lexique roman: ou, Dictionnaire de la langue des troubadours, comparée avec les autres langues ..."

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LEXIQUE ROMAN 



OU 



DICTIONNAIRE : .^' 

DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 

eoHrAkic 
. AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE. 

TOMB u. 
A. — C. 



DE L'IMPRIMERIE DE GAÀPELET, 

RUI Dl VAVOIIAID, H* g. 



© 



LEXIQUE ROMAN 

OU 

DICTIONNAIRE 
DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 

COMPAkÎE 

AVEC LES AUTRES LANGUES DE L'EUROPE LATINE, 

OE NOUVELLES EECHE&CHE8 HISTOBIQUEf ET PHILOLOGIQUES , 

d'un aésUMÉ 0B LA 6RAMMAIBE ROMANE, 

d'un NOUVEAU CHOIX DES POÉSIES ORIGINALES DES TROUBADOURS, 

ET d'extraits de POÈMES DIVERS; 

PAR M. RAYNOUARD, 

MKMBEK DK l'iSSTITDT ROTAL DE FEAITCB (ACADiMIB fEAHÇAItX 

ET ACADÉMIE DES XBBCRIPTXOIIS ET BELUU-LETTEBt), 

SECBBTAIRE PEElÉTIJEL BOMOEAXEE DE L^ACAD^MIE VEAHÇAUE , ETC. 

TOME SECOND. 
A..— C. 




<^^^/.vr< ■.:. 



A PARIS, 



CHEZ SILVESTRE, LIBRAIRE, 

«OB DES Mia-IRFAtlTS , H* 30. 

1836. 






\.V^ 



•••• •• • 

* • • • • 



INTRODUCTION. 



Dans ce travail préliminaire je recherche et j'expose les 
nombreuses aflSnités, les rapports souvent identiques, 
des six langues néolatines : 

La langue des troubadours , 

La langue catalane, 

La langue espagnole, 

La langue portugaise, 

La langue italienne, 

La langue française. 

J'entreprends, pour la lexicographie de ces idiomes, 
ce que j'ai tâché d'exécuter pour la comparaison de leurs 
formes grammaticales. ' 

J'ose espérer que le résultat de mes investigations dé- 
montrera évidemment l'origine commune des diverses 
langues de l'Europe latine, et ne laissera plus aucun 
doute sur l'existence ancienne d'un type primitif, c'est- 
à-dire d'une langue intermédiaire , idiome encore gros- 
sier sans doute, mais qui pourtant était dirigé par des 
principes rationnels , notamment quand il s'appro- 
priait, sous des formes nouvelles, plusieurs des mots de 
la langue latine. 

A l'époque où l'irruption des hordes du Noi'd eut con- 
quis, ou pour mieux dire dévasté les provinces méri- 
dionales de l'empire romain , les hommes de l'invasion 

» Voyez le tome VI du Choix des Poésies originales des Trouha^ 
dours; des exemplaires de ce volume avaient été tirés à part, sous le 
titre de Grammaire comparée des Langues de ^Europe latine dans 
leurs rapports avec la Langue des Troubadours. Paris , Firmin Didot y 
1821 y in-8. 

»7^7 5-^' 



,j INTRODUCTION, 

d'abord campés sur les débris de cet empire , et les anciens 
habitants qui aTaient échappé aux périls et aux malheurs 
de la destruction, éprouvèrent également le besoin d'ex- 
primer les uns aux autres les idées, les sentiments qui , 
à chaque jour, à chaque heure, à chaque instant, exi- 
geaient une rapide et intin^e communication ; mais les an- 
ciennes populations n'entendaient presque plus la langue 
latine, et les étrangers l'entendaient moins encore.. 

Cette crise morale et politique, ces nécessités réci- 
proques , favorisèrent la création d'une nouvelle langue 
dérivée du latin, ce fut la romane rustique. ' 

Me demandera-tp-on à quelle époque précise la langue 
latine, ainsi modifiée et remaniée, devint un nouvel 
idiome à l'usage des populations qui occupaient le midi 
de l'Europe? 

Je répondrai, sans hésiter, que la transmutation était, 
sinon entièrement achevée, du moins très avancée, lors 
des serments de 842; j'aurais pu même dire long- temps 
avant ces serments, puisque leur existence suppose un 
langage déjà convenu dans une nation, entendu et com- 
pris par les princes, les grands et le peuple, qui figurèrent 
tour à tour dans ces actes solennellement politiques. 

Ces serments ont conservé et transmis des exem- 
ples , des fragments , sans doute trop peu considérables 
de cette rustique romane , annoncée comme popu- 
laire dans les conciles de 8i3; toutefois ces débris 
suffisent a constater l'existence d'un idiome fortement 
esquissé, qui déjà se suffisait à lui-même, parce qu'il pos- 
sédait les habiles moyens de former, d'après un système 
à la fois facile et arrêté, les mots nécessaires aux com- 

» Voycï les Éléments de la Langue remane avoM Van xooo; 
tome !•' du Choix des Pûéstes originales des Trouiadours. Paris p 
FirminDidot, 181 6. 



INTRODUCTION. vq 

munications de la famille et de la société ^ el à la marché 
de la civilisation ; aussi j'ose dire que les sermeuts de 842 
n'appartiennent pas seulement à une époque de création , 
mais encore à une époque de progrès. 

Cet idiome rustique roman était évidemment celui 
des habitants de Fempire français^ sujets de Charles-Ie- 
Chauve 9 auxqueb s'adressait le serment de Louis-le-Ger- 
maniqucy comme parties intéressées à son exécution , et 
qui eux-mêmes, se rendant garants des promesses de 
Charles- le- Chauve leur prince, répondirent dans le 
même langage. 

Je l'ai d^à dit, et je le répète : le style de ces sermenls 
est encore grossier et informe; il parait harbare aux 
personnes qui n'ayant pas fait une étude approfondie des 
langues néolatines, n'ont pas étudié leur origine, et, 
pour ainsi dire, assisté à leur formation , aussi simple 
qu'ingénieuse; mais j'espère fournir les moyens déjuger 
moins sévèrement cette romane rustique. 

Mettrai-je sur le compte des copistes quelques fautes 
de transcription qui leur sont évidemment échappées? 
Non, sans doute. Ne suffit-il pas que les textes des deux 
serments offrent, dans leur ensemble et dans leurs dé* 
tails, plusieurs accidents lexicographiques et grammati- 
caux, singulièrement remarquables et incontestablement 
décisifs, soit par leur existence en 84^, soit par leur 
influence sur les langues de l'Europe latine? 

Voici le texte de ces serments : 

SERMENT DE LOUIS LE GERMANIQUE. 

Pro Deo ahur et pro xristian poblo et nostro 

COMMUN SALVAMENT d'iST DI EN AVANT, IN QUANT DbVS 

swir ET podir me dunat, si salvarai eo cist msan 

FRADRE KaRLO ET IN AJUDHA ET IN CADHUNA COtA , « 



iv INTRODUCTION. 

cim OM PRii DRBIT êoîf /rodru skLVkB. 2li0t^ IN o quid 

II. Ml kimMl (Ù)tti BT AB LUDHER NUL PLAID nunquom 

puiNDHAf QiJii meon vol, cist meon fradre Karlb in 
(iuiiiuo nit. ' 

SERMENT DU PEUPLE FRANÇAIS. 

Si LonUUlGHHAQRAMENTQUB SON FRADRE KaRLO jurat^ 

rouMTvnt, KV Karlus, meos 0^n)ra^ de suc part non 

i«0 l^lanill HI 10 RBTURNAR non h'int pois, NE lOy NE 
n¥uls oui KO RBTURNAR intpois, IN NULLA AJUDHA CONTRA 

LouuwiQ /II4/I Li iorr* 

0»kSKR\ ATIONS SUR LES SERMENTS. 

IVius lo sornient de Loui$-le-Germanique se trouye 
lo mot »ALY Kment ; il nVtait pas fourni par la langue 
Intiius ijui n'a que s-ilya/io, 

Qu\ui ut" Huit pa$ sui|tt^i« de cette transmutation ; la 
ixuuaiie Hk'ilique pi)6séibit déjà Tartitice lexicograpkique 
i(e s^\q^uH>piHer la mciue de$ mots latins , et d y adapter 
^Ws ik'tàueiive^ dittei^eutes et :^pêciales. * 

l*\^t une i'itvoïk^taïKe très remarquable que ce rem»- 

* 1*^» L<v^ Wttrvs cd^îtultrs ludî^uent lej mots qui soat rest^ dafti» 

** tcx Wuiv> àaîi\(ucs. W mots qui ^ a^ec uae très légère mo- 

Uuac «.vii.NcHiiK' X jq>f»arii<uJr;iicut ù une v>a plu>ieury de ces Iaa^:xies.^ 
^'. ivN. v\u.Kvv¥v> n.»aM ii> av->i^ueiit les itix>cs puretneut btins; 
^\ l^^ ^iH >a;te>. îe> ukKn qui ucatixiit Jans aucune Je ces tnj4> 

' l> »t»v»% <v:\v^^^u*» vvtiiaie -av'-ii ie base* latîuue. parut, en 
ÎS'^*. .^ijùv»^v aaa> une aîk>vUiiv'tt de Ouite>-«t>Chau%e . ^ui fournie 
>*eM H tiv 4ue *u j uiuvi»vHà vi 't« rev'e -^Huait . e\ ^ttt ojas«r»e Seait- 



INTRODUCTION. y 

niement du mot salvaAo par la romane rustique , mais 
ce qui est plus étonnant c'est que le substantif sALVAmeni 
se retrouve dans les six langues néolatines : 

TROUB. Sal^fameni. cat. Sahameni, esp. SalvamUnto. 
PORT. Sait/amenio. it. Salpamento. fr. Sauli^ement. 

M'accusera-t-on de me faire illusion quand je trouve, 
dans un fait aussi frappant, la preuve d'une antique et 
incontestable affinité entre les langues néolatines, c'est- 
à-dire l'évidence d'un type commun , d'après lequel cha- 
cune s'est ensuite développée, en s'abandonnant au ca- 
ractère particulier qui l'a distinguée? 

Objectera-i-on que c'est la un phénomène qu'une série 
de circonstances heureuses a produit? Je répondrai en 
citant un autre mot qui, dans le même serment, offre 
une pareille transformation. C'est lé mot roman AJunAa 
au lieu d'ADjutor/um latin; la rustique romane avait 
changé ce dernier substantif neutre en un substantif 
féminin roman, AJunAa^ employé dans le serment de 
Louis-le^Germanique et dans celui du peuple français. ' 

Ce même mot , dont la transmutation était jusqu'à 
présent restée inaperçue, comme celle de salva^io en 
ski.\Kmenty se retrouve aussi dans les six langues néo- 
latines. 

TROUB, Ajuda, CAT. jijuda. esp. Ayuda, 
PORT. Ajuda, IT. Ajuto, fr. Ajude. 

Dans le même serment de Louis-le-Germanique , il est 
un substantif qui n'appartient pas à la langue latine , le 
mot PLAID , traité y accord, plaid. • 

^ On trouve plus tard , dans la basse latinité , AJruDA , adiuda , qui 
de la langue romane avait passé dans les documents latins. Cette cii^ 
constance prouve l'influence de la romane rustique et des langues 
néolatines sur le latin du moyen âge ; question qui mérite d'être 
examinée et discutée à fond. 

' Vossitjs, de Fit. Serm. , lib. IV, p. 722-3. 



▼j INTRODUCTION. 

Ce mot est resté dans les six langues néolatines : 

TROUB. Plajr, plait, cat. Plet. esp. Pleyto, 
PORT. Pleito, iT. Piato. pr. P Ut, plaid, 

Qu'il^me soit permis d'appeler une attention plus spé- 
ciale sur le substantif indéterminé om roman ^ d'AoMO 
latin y employé dans le serment de Louis-le-Germanique. 

Non seulement om y remplit la fonction de substantif 
indéterminé^ comme il la remplit toujours dans la 
langue française^ mais encore il parait ^ par les plus 
anciens monuments des langues néolatines ^ que toutes 
l'avaient conservé avec la même acception. 

TROUB. Om , hom. cat. Hom, bsp. Omne, orne, 
PORT. Orne. iT. Uom. fr. Hom, on. 

Cette forme hardie , qui , par un seul substantif^ ex- 
prime une pluralité indéterminée^ est très ancienne dans 
les langues néolatines. 

Le poëme de Boèce, écrit avant l'an looo, en offre 
l'emploi. 

No comprari' om ab mil libras d'argent. ( v. ig8.) 
On n'achèterait pas avec mille livres d'argent. 

Les lois de Guillaume-le-Conquérant, qui datent de la 
seconde moitié du xi* siècle , nous montrent plusieurs 
exemples de ce substantif indéterminé. 

Et de tant os cum home trarad de la plaie. 

Lois de GuiHaume-le-Conquinmu art. XU. 

£t d'autant d'os comme on tirera de la plaie. 

Si femme est jugée à mort u à de£aqum des membres , ki seit 
enceinte, ne faced I'um justice dès qu'ele seit délivrée. 

Lois de Guillaume-le-Conquérant, art. XXXV. 

Si femme , qui soit enceinte , est jugée à mort ou à destruction 
de membres, qu'on ne fasse justice jusqu'à ce qu'elle soit dé* 
livrée. 



INTRODUCTION. vij 

La langue latine n'avait pas indiqué aux peuples qui 
bégayaient la romane rustique cet art d'indiyidualiser 
une généralisation et de faire connaître par un sub- 
stantif spécial que plusieurs personnes pensent , parlent 
agissent^ soit ensemble^ soit de la même manière. 

Que cette forme ait été inventée par la romane rus- 
tique^ ou qu'elle ait été empruntée d'un idiome alors 
existant^ la création ou l'imitation ^ adoptée par toutes 
les langues néolatines ^ peut-elle laisser quelque doute 
sur l'existence d'un type commun et primitif? 

Là romane rustique présente deux fois, dans le ser- 
ment de Louis-^le-Germanique," l'adjectif relatif gist, 
formé du latin hic ist^. 

Une telle transmutation n'indique-t-ellepas une langue 
qui a l'art heureux de composer avec les éléments latins 
les mots qu'elle veut adapter aux besoins de l'expression? 

Cadhon fut un mot singulièrement composé , puisque 
le radical cada, auquel un fut adapté, ne se trouve pas 
dans la langue latine. 

Est-ce lors de ses premiers essais , et de ses tâtonnements 
encore indécis, qu'une langue nouvelle peut ainsi com- 
poser des mots hybrides? Non, sans doute; ce n'est que 
de progrès en progrès qu'elle parvient à s'approprier de 
telles ressources. . 

O, d'Hoc latin neutre; 

LO, régime, substantif relatif, le^ s'appliquant aux 
choses; 

L', élision de lo, régime, substantif relatif , person- 
nel, le^ 

IL, substantif relatif , personnel, sujet, il; 

U, substantif relatif, personnel, régime indirect, 
à Udy 

sont des créetions ou transmutations qui démontrent 
un système grammatical et lexicographique déjà très 



¥iij I5TB00UCnœi. 

A^;i$u:A, mut babileté très exercée dans Fart de dériver 
4n latin les idcpressions nécessaires à la nomrelle langue. 
ijt QVK^ adjectif relatif, qui est devenu à la fois sajet 
#rt r/'girne dans toutes les langues néolatines, emprunté à 
raccMsatif latin QVKm, est un ùût qu'il importe de signa- 
KfT particulièrement. Ce que est devenu un mot essentiel 
et ti '«'S uhiutl dans ces langues. 

T»oi;ii, Qiu. CAT. Çoe, e«p. Que. 
w»»T. Ç^oif, IT. CA^. Fm. Que. 

Dans Ir; même serment de Louis-le-Germanique, on 
lit rurlvr*rbc altkksi, composé d'ALTERi^m sic. Cette 
sorte de cn'mtion lexicographique prouve évidemment 
ritxiMtcncr^ non seulement actuelle , mais même très an- 
cienne; , (le ridiôme qui se donnait ainsi des adverbes 
cotnpoHC^îJ. Ce fait seul serait très remarquable, très dé- 
cisif; mais il y a plus , cet adverbe de la romane rustique 
m'omI conservé dans les six langues néolatines. 

thuuii. Atresi, cat. Altresi, esp. Otrosi. 
i»oiiT. Outrosi» IT. Altresi, anc. fr. Altresi, 

Crtto décomposition de la langue latine et la recom- 
position romane ne démontrent-elles pas, jusqu'à la der^ 
ni^'^riî évidtîucc, que cette langue rustique, dont il nous 
rosie cos deux fragments de l'an 8/p^ possédait à un 
liiiut dt^gré Tnrt do créer, avec les éléments latins, les 
mots qui lui convenaient pour exprimer ou plus clai- 
i^rnu nt ou plus rapidement les sentiments et les idées? 

IV Tadverbe latin quomo^o, la rustique romane, en- 
lovttut la désinence odoy produisit l'adverbe ou conjonc- 
tion gnoM, iUM, que les langues néolatines adoptèrent. 

Joint )\ SI, de sir latin, com forma une conjonction 
*HMnpi>st^^ qu\>u tixnivo dans le serment de Louis-le-Ger- 
luanique. 



INTRODUCTION. ix 

Le poëme de Boèce employa gum et sicum. 

Lainz contava del temporal , cum es , 
De sol et luna, cel et terra, mar, cuh es. 
' Poime sur Boèce, t. 97 et 98. 

Là il contait du temporel , comme est ; 

De soleil et lune, ciel et terre, mer, comme est. 

Si CCM la nibles cobr' el jom , lo be ma. 

Poëme sur Boèee, v. i33. 

jiinsi comme le brouillard couvre le jour, le bien matin. 

TEOUB. Com, CAT. ANC. ESP. ANC. FORT. ANC. IT. ANC. PE. Com, 

iT. MOD. Corne. PR. Mon. Comme, 

TROUB. Si com. CAT. j4xi com. esp. j4sî como, 
vov£. Assimcomo. it. Si corne. avc. n. Si com. 

La préposition ab, employée dans le sens d'ai^ecj 
comme le constate le serment de Louis-le-Germanique, 
n'est restée que dans la langue des troubadours et dans 
la langue catalane. 

Mais quoique ab n'ait pas été expressément conservé 
ou adopté par les autres langues néolatines ^ je dois dire 
que la préposition a , contraction évidente d\bj quand 
elle ofire le sens d'a^^ec se retrouve dans ces langues. ' 

N'était-ce pas aussi un habile remaniement de la langue 
latine que de former le verbe /ictornar , employé deux 
fois dans le serment du peuple Français , dans le sens de 
ramener, détourner , en ajoutant l'augment re au primitif 

latin TORNAR^.^' 

Ce verbe de la romane rustique retornar ^ a aussi 
été adopté par les six langues néolatines : 

* Voyez ci-après le Lexique roman , p. 3. 

• Voyez l'introduction contenant les preuves historiques de l'an- 
cienneté de la langue romane , 1. 1*' du Choix des Poésies originales 
des Troubadours, p. iz. 

I. h 



X INTRODUCTION. 

TROUB. Retornar, cat. Retomar. ebp. Retomar, 
PORT. Retomar. it. Ritornare, fr. Retourner, 

J'ai annoncé Texistence d'accidents grammaticaux qui 
prouvent que la langue romane rustique avait créé ou 
adopté des formes spéciales^ des principes caractéristiques. 

J'indiquerai notamment quatre de ces accidents dont 
.l'existence est constatée par les serments de 842. 

i"*. Il en est un qui paraîtra de peu d'importance; tou- 
tefois, uni aux autres preuves, il sert à les corroborer. 

Dans mes travaux précédents ' j'avais eu occasion 
d*énoncer que les prépositions de et a , qui dans l'orga- 
nisation de ces langues suppléent, par leur action, au 
défaut des désinences indicatives des cas, étaient souvent 
supprimées devant les noms propres, et on sait que cette 
forme est long-temps restée dans la langue française , 
qui, aujourd'hui même, en conserve encore des vestiges 
dans les mots Fête-Dieu^ Hôtel^Dieu , etc., etc., où 
DE est supprimé. 

Cette forme spéciale se trouve dans les serments 
de 84:2. 

Pro II Deo amur; de supprimé; 
Il Cist meonfmdre in damno sit; a supprimé ; 
Que II 9on fradre Karlo jurât ; a supprimé. 

3^. La rustique romane, en acceptant les mots latins , 
retranchait ordinairement la désinence : de l'infinitif en 
ARtf> elle fit AR, signe caractéristique du présent des infi- 
nitifs de la première conjugaison : aussi on lit dans les 
serments, sALvar, rbturno/'. 

5* Un des artifices grammaticaux de la nouvelle lan- 
gue , fut de composer son futur de l'indicatif , en 

* Grammaire romane y art ides, ~- Grammaire comparée , etc. , 
pa^es ao-aa. 



mTRODU<:TION. xj 

adaptanl, à ce présent de l'infinitif, le présent ou la 
désinence du présent du verbe haver, awir. 

Salvar suivi d'Aï y première personne du présent de 
rindicatif du verbe aver , produisit la première personne 
du futur dans salvaroi. ' 

PRiNDRai fut formé de la même manière de l'infinitif 
PRiNDR^^ et d'Aï première personne du présent de l'in- 
dicatif d^aifer^ • 

Je ferai remarquer que l'existence de ces deux futurs, 
' dans les serments de S^i , démontre que la conjugaison 
du verbe a^fer employait ai à la première personne 
du singulier, et il est sans doute permis d'en conclure 
qu'a cette époque ce verbe possédait sa conjugaison ré- 
gulière, telle qu'elle s'est trouvée établie par les preuves 
que àes citations d'ouvrages très anciens ont fournies. 

En effet, dans des actes de 960 ^ on trouve : 

La seconde personne du singulier en as, daraj; 

La troisième personne en a, devedar^/ 

La première personne du pluriel en em, OARem/ 

La seconde en ez, commonir^^/ 

La troisième en an, absolvera/z. 

L'ancien français ofifre des exemples frappants de la 

^ J'ai eu occasion de dire et de prouver que le conditionnel roman 
lut formé de la même manière , en joignant au présent de l'infinitif 
l'imparfait ou la désinence de l'imparfait du verbe AV£a. 

' Et ainsi des autres personnes : 

Sing. a*. Salvar as. 
3*. Salvar «• 

Plur. !'•• Salvar avtfm. 
2*. Salvar ^yetz, 
3". Salvar an. 

De même de pamnae, PRiNDRae, as , a, etc. 

^ Choix de^ Poésies originales des Troubadours, t. II , p. l{Oti suiv. 



xij INTRODUCTION. 

forme primitive de ce futur^ quand > au lieu d'kvuai ^ 

Kvtia, il dit A\eKai, ay^rad. 

Celui qui I'av^rad troved. 

Lois de GuilUuune'fe- Conquérant , art. VU. 

Ou vuelle ou non , je I'av^rai. 

Roman du Renan , Chabaii.le. Far., p, iSa. 

I^ langue des troubadours avait une sorte de futur 
composé an a far; l'espagnole dit encore ho afar^ etc. 

La langue portugaise y outre le futur ordinaire^ avbro , 
kv^KaSy etc. , a conservé \xn futur composé : 

Ho DE AVER , j'ai à aifoir, 
Has de AVER , tu as à at^air. 
Ha de AVER , il a à at^oir. 

Si Ton m'opposait que des langues néolatines ter- 
minent la première personne du futur au singulier, non 
par AI mais par è ou o, etc., je répondrais que cette 
circonstance même confirme le principe; car ces langues 
n'ont pas haï à la première personne du verbe aver , 
mais HE, HO, etc., etc., ensuite elles prennent à la 
seconde et à la troisième, as. A, en se conformant 
toujours à leur propre conjugaison du verbe aver. 

L'existence des deux futurs contenus dans les sei'- 
ments de 842 , permet donc d'admettre qu'à cette 
époque les règles des conjugaisons des verbes, et sur- 
tout celles du verbe aver , étaient établies, connues et 
observées. 

4°- Mais la circonstance qui , dans les serments de 842 , 
achève de constater l'existence parfaite de la langue 
romane rustique, c'est d'y trouver son caractère le plus 
essentiel, sa forme la plus spéciale, le signe qui dès lors 
distinguait le sujet du régime par la présence ou l'absence 
<l'un s final. 



w 




INTRODUCTION. xiij 

On y remarque : 

Sgjfltf. Régimes. 

Db0J , Deo. 

honumos , Lodmuig. 

Kamvo^, Karlo, Karle. 

Msos, Mon, meon, 

Neulj , Nul. 

Aucun s final n'accompagne les autres mots employés 
comme régimes , amur, sahamenty xristian, fmdre ^ 
^dreù, Ludher, plaid, vol y sagrcanent, etc. 

Ai-je besoin d'insister sur les conséquences qu'on peut 
tirer de l'existence de cette règle avant 843? Qui ne 
serait convaincu de l'ancienneté de la langue rustique 
primitive, quand on reconnaît que, dès cette époque, 
elle employait un mécanisme aussi simple et aussi ingé- 
nieux, et surtout aussi utile à la clarté du discours? 

Tels sont les signes principaux qui révèlent dans les 
serments de 84^ l'existence d'une langue déjà formée , 
soumise à des principes constants et à des règles fixes. 

Ces serments contiennent cent quatorze mots. 

Quatre - vingt - cinq ' appartiennent à la romane 

* En voici les preuves : 

Dbus y Deo. 

Les troubadours avaient Deus, sujet; et Deu, régime. 

AMC. voRT. Qaal dona Dûus fes mellor pareoer? 

Cane, do coll. do» Nobres de LUboa, p. 58. 

ÂMC. n. Deo, voce chea*meonira fréquente neglî antidii, aebbene non 
aia per lo pià in oao presao i modemi : 

Sol per aenâre alla magion de Deo, 

GuiTT. 9'ÂmftBsto, Noi, 371 , p. 374. 
Ahur. 

ARC. va. Ai- jo yert Dea greignor AMua. 

Maris de 'France, t. IX, p. 4i3- 

Et, et, et, et, et, et, et', a été employé dans toutes les langues 

' Je evois devoir tépéter les moU aoaai aouTent qn*ils ae reaoondmit dana lea 
acrmeats. 



xiv INTRODUCTION. 

rustique primitive, puisqu'ils se retrouyent dans une ou 

plusieurs des langues néolatines. 

néolatÎDes ; quelques unes y celle des troubadours , Fancien francs , 
ritalien , ont parfois supprimé le t , surtout devant une consonne ; 
l'ancien catalan et l'ancien espagnol disaient e , «/; ensuite ces langues 
ont adopté en place la conjonction t. 

Xristian » de cubistiàkus, latin. Voilà une opération de la langue 
romane rustique sur la langue latine. Ce mot a été formé par le re- 
tranchement de la désinence latine , caractéristique du cas. 

Les troubadours ont toujours employé Christian, 

Le catalan employa cristid, Vk accentué équivalant à an; l'espagnol , 
le portugais, l'itabenv, ont seulement ajouté Fo final euphonique, qui 
a produit christiano. 

L'ancien français conserva long-temps , surtout dans le style de la 
chancellerie, le type primitif de la romane rustique. On lit encore 
dans les ordonnances de Louis XI : 

NoAtre dit Saint Père, comme bon père, et pastear dn peuple chresdan, 
Ord, des Rois de France, 1478 , t. XYIII , p. 4a5. 

PoBLO. L'ancien espagnol employait ce mot , qu'il a depuis modifié 
en PueBU}. 

Voyez le FuEao luzoo, passim, et le Glosano de Vocts antigua^ 
d(Uy etc. , qui est à la suite. 

NosTao. 

Axrc ttr. XT. Nostro. 

Commun, de G0MMtrN{.f^ latin. La langue rustique l'avait modifié en 
commun par le retranchement de la désinence latine. 
TKOUB. Comtui, CAT. Ksp. Commuti. port. Commum» xr. Commune, fx. Commun. 

Salvament. J'ai déjà fait observer que ce mot était le produit d'une 
opération systématique de la langue romane primitive. 

La langue des troubadours , le catalan et le français conservèrent 
exactement cette désinence ; le français , dans ce mot , ainsi que dans 
beaucoup d'autres , changea Ta inténeur en E ; l'espagnol , le portu- 
gais, l'italien , joignirent à ment la finale euphonique o. 

D', DE. De , latin , fut adopté par la langue des troubadours , par 
le français , le catalan , l'espagnol , le portugais , et même par l'ita- 
lien, qui aujourd'hui emploie di; mais jadis il avait employé de. 

Quoique les dictionnaires de la langue italienne n'indiquent pas 



INTRODUCTION. xv 

Ce serait ici le lieu de comparer quelques mis de ces 

quatre-yingt-cinq mots de la langue romane rustique^ 

cette particularité , elle est constatée par des exemples tirés des auteurs 

ancieos. 

Lo cor fa paventato 
De la sua aimandata. 

jA.COrOflE DA. TûDi , od. VI. 

Ma d!? la temperansa e pîetate 
La misericordia si è nata. 

Jacoponb da Todi, cant. II. 
IST, CI8T, CIST. 

IsT, d'iST«, latin ; cisr, d'Aicisre, latin. 

La langue des troubadours adopta isr , est. 

Cette même langue , et celle des trouvères y conservèrent cist , et 
employèrent cest. 

Les anciens écrivains italiens , entre autres Dante et Pétrai'que , se 
sont servis d'ESTO , d'ESTA ; mais on a prétendu , et le Tasse lui-même 
a partagé cette erreur ^, qu'ESTS était la sincope de ^uesto. 

n est évident qu'Esro , italien , venait d'isr des serments de 842* 

Le yocabolista bolognese, p. 1 46*1 ohe d'anciens vers où on trouve : 

Perch' egll è re del popol d* esto regno. 

Ainsi , il faut admettre que l'italien avait conservé cet £Sto comme 
la langue des troubadours et les autres langues de l'Europe latine. 

TKOirB. Ut, est, eût, cest. cat. Est, xsp. port. Este, isto, 
rr. Esto, çuesto. fr. Cist, cest. 

Di y de mes, latin , resté dans la langue italienne , se trouve dans 
l'ancien français ; les troubadours ont employé ma. Il ne paraît pas 
invraisemblable que le passage du serment m eh eût subi en ni l'élision 
de I'a , nia en ; mais je renonce à ce qui n^st que conjectures , 
quelque fondées qu'elles paraissent. 

En , de IN , latin. 

Ici la langue rustique romane a elle-même changé l'i en E. 

Toutes les langues néolatines adoptèrent cet en. 

TtOITB. CAT. I»P. En. PORT. Em. AKC. IT. FR. En. 

Les grammairiens et les lexicographes italiens ont reconnu que 
l'ancien italien usait d'EN au lieu d'iN ; ce qui n'est pas surprenant , 

' Dans aes annoutions sar Dante. 

* Oio. AsTOFio BauMALDi, Foeabolista bolognese. Bologna, 1660, ÎQ-12. 



xv\ INTRC»UGTION. 

avec les analogues des anciennes langues germaniques et 

des divers idiâmes du Nord; j'ose croire qu'il en résulr- 

puisque KN et m sont également employés dans las serments. Mais il 
est à remarquer, au sujet du ttist di en wani, qu'EN est mêlé dass 
une phrase formant un adverbe composé ; ce qui permet de croire 
que cet en était très ancien dans la romane rustique. 

Tedi da che tei indolto 
Ev ogni opra que Taoi fare. 

JAGorovK 9A ToDi , 1U>. H , eaot. 3o. 

E« qactta gloria di malà Tcntara. 

J^GorovK SÂ Ton. , lib. Y, eut. 93. 

Avant. 

TEOUB. CA.T. Avant. AHC. aap. Ayante, avc. poet. Awm. va.. Apattt» 

In, in, in, in, in, m. 

On trouve dans le poëme sur Boèce : 

Tôt a nr joijamen. (t. 17.) 
Toot a en jagemant. 

In est resté dans la langue italienne. 

Quant. 

THOUB. CAT. Quant. B8P. PORT. iT. Qtumto. ra. Qumu, 

Mb, Ml. 

TROUB. CAT. up. HÊe , mi, poet. Me, mîm. it. avc. va. Me, mi. 
PB. MOD. Me, moi. 

Si , SI , adverbes d'affirmation , de sic. 

TBOUB. OAT. BSP. POBT. it. ANC. PB. Si. 

Si , 81 , conjonction conditionnelle , du latin si, 

TBOUB. CAT. BSP. Si. POBT. XT. ASC. 9K. Se, va. IC09. Si. 

Salyaeai , SALVAR. Dcux formes grammaticales essentielles de la 
langue rustique romane, dont il a été parlé page xj. 

Eo , Eo , d*Tgo. 

L'ancien italien a employé eo , comme la langue des troubadours , 
et le portugais eu. 

In qaeau gente ch' eo deacrîvo adesso.... 
Ti consîgli'eo. 

Babbcmmi y Docum. tTamorej p. 55 et 107. 



INTRODUCTION. xvij 

terait saii& doute des rai^rts curieux ^ et peut-être 
d'utiles éclaircissements sur les origines, de plusieurs 
des langues européennes. 

Le dictionnaire d'Alberti dit expressément dVo^ « che sî tro?a fre- 
quentemente negli antichi poeti. » 

FrADRE y FBADRE , FRADRE y du latin FRATftEill. 
TKOUB. Fraire. cat. Wrare, 
ABC. BiF. lAiêfradres àt U casa, omet bien acordadoa. 

XT. Fratt. »R. Frère, 
Karlo , Karlo , Karle , de ILk^oims, latin. 

novB. CAT. Carlû. bsf. fort. xt. Cario, va* CarU. 

Ajudha y AiuDHA. Yojez page iv. 

Cabeuna , j'ai déjà dit que c'est ii| mot hjbride de la romane rus- 
tique ; Yojez page Tij^ 

TEOUB. Coda u$, CAT. CotUi Al». BtF. CotUi amo, fort. Céuh hum, 

CosAy du latin cous a, 11 est resté en italien. 
GuM, de qvouodo. Voyez page yiij. 
Om, d'HOMo. Voyez p. vj. 

Per , du latin per. €ette préposition a été adoptée par les trouba-' 
dours , par la langue catalane et par la langue italienne. 
On la retrouve dans Fancien espagnol : 

Fablar carso timMdo per la qnaderna TÎa.... 
Cnemo se partet mo&do per trob partldon. 

Poema de Alexandre, oop. a et s54* 

Voyez le Glosario de Voc* aniig, , placé après le Fuero juzgo. 

Avc. fort. Per fleehaa qne eron lançadaa. 

Coroidca del rt D, Joamno, part. Il , p. il. 
FoaT. MOI». Fera, 

Au reste , on lit dans Paul Orose, lib. VII : 

Ante bienniam romaïue ixmptionii, exâutse Fsa Stiliopnem getitea 
Alanorom. 

Et dans la Chronique d'Idace : 

Snperatis Fxa JEtiam in oartaaoûne Ffaneia.... 
De Ainca fir Pladdîam eyocatns. 

Aec. du HisU de Fr., 1. 1 , p. 697 et 617. 

I. C 



xvîij INTRODUCTION. 

Je Tûe bom€ à constater un fait grammatical qui me 
semble de haute importance. 

Drkit, dalat. maEcrum. 

TBOVB. Dreit. cat. Dr9t, bsp. Derecho. pokt. Dirieio, n. Driuo* va. DroU* 

Son , SON , de szwm. 

nouB. CAT. Son. urc. ssp. iSb. 

Mandito de so seâor todo lo han a far. 

Poeifia <M Ci(f ^ t. t^. 

L'italien a aussi employé so. 

O , ^hoc , latin ; cela, le. 

La langue des troubadours a conservé cet o. 

On le retrouve dans l'ancien portugais : 

Qne aul o provaria. 

Doc. d9 i3i5. Elucidario ^ t. I , p. 45t. 

Il , LO , l' , Li , substantifs rklatifs. 

Il , d'iL^^, est resté dans le français comme sujet , et a été employé 
parfois en italien comme régime. 

Lo, l', s'est retrouvé dans toutes les langues néolatines, 
nous. CAT. ESP. po&T. iT. auc. ta. Lo. 

D*one part , ce conseil lo trait.... 
Qqe c*il tainent 2o xbapelain , 
11 lo metront en mal pelain. 

iVciw. rec. des fabl, et cont. ane., t. I , p. ii6 et 117. 

Li, du latin iÏLi. 

TIOUB. Ll. AVC. BSP. LU, IT. VB. Li. 

Altresi. Voyez page vîij. 

Ab. Voyez page ix. 

LuDHER , régime venant du latin LoTHARittJ. 

Nul, nulla, du latin mjhlm. 

TBOUB. CAT. yul. IT. Nttllo, FR. Nid, 

En cette acception , nul manque à l'espagnol et au portugais. 

Plaid. Voyez pages v et vj. 

PaiNnaAi. Voyez page xj. 

Qui, que, cui, du latin qui, queits^ cui. 

Qui, cui ont été conservés du latin. 

TEouB. <J«i, «II, que. AHC. CAT. Çtt*. i*P. Qui, çue, 
TOKT, Que. n. Che,cui,que. fb. Cui , qui ^ qne. 



mTRODUCTIpN. xix 

J'ai prouvé quç la romane rustique et toutes les autres 
langues néolatines ont admis le substantif indéterminé^ 
HOU, ou, ON, d'HOMo^ latin , pour exprimer une. généra- 
lité de personnes. 

Cette forme grammaticale a existé aussi très ancien- 
nement dans les langues germaniques et dans celles du 
Nord. 

Vol, de Tindicatif du verbe yolo. 

Ce substantif, conservé par les troubadours , a été aussi adopté par 
l'ancien français. 

nocB. Don iea dîc qae escorols 

Non et plus Heos qoe aoé tou. 

R. SE ToM BX Maiieilli : Ar es dreti. 

D*oii je dis qa'écareoil nVst pas plntf léger qne bm volonté, 
AHC. ni. Inoontineat k son Tuteil obéirent. 

SàUB. , trad. de l'Iliade, p. 127. 

LoDuniGs, L0DUWI6. Voyez page xiij. 
, SiGBAKSifTy de SACRAHENTicm, couservé par les troubadours, le 
catalan et le français , avec la finale ment ; et par les autres langues, 
en ajoutant à ment Vo eupbonique. 
Pabt , de l'accusatif latin PARTem. 

TftODB. CAT. Part. Bsr. POBT. XT. Parte, fe. Part. 
Non , NON , négation adoptée par toutes les langues néolatines. 
TRouB. Tfon, no, cat. No. isr. Non, no. roar. Nào. ir. Non, no, va. Non^ 

Jo , jo. Jo a été français et italien , jro espagnol. Vo, cbangé en bu, 
a produit cbez les troubadours îeu, eu, et chez les Portugais eu; et 
depuis , changé en e , je dans la langue française. 

Retuanaa. Vojez pages ix et x. 

Ne , NE , de NEr, ni, latins > a été adopté par l'ancien provençal , 
par le français et par l'italien. 

L'ancien espagnol l'avait employé t 

En saooi 110 en gnilmas non podiin caber. 

Poema de dlexandroj cop. 1400^ 

Contra, du latin gontra. 

Adopté par toutes les langues de l'Europe latine , le français ayant 
seul changé Va en e. 



XX INTRODUCTION. 

Le mot MAN y homme , a eu dans ces îdiÔmes l'acception 
générale ^ et de plus l'acception particulière de substantif 
indéterminé. 

Cette double acception se trouve dans l'anglo^axon y 
dans le gothique d'Ulphilas. 

Wachter, Gloss. germ. y pense que cette forme a été 
fournie aux langues du Nord par la langue gothique. On 
trouve dans la traduction des Évangiles , par Otfrid : 

Za nuzze grebit màn oah tar. 
Ad utilitatem fodii homo quoque ibi» 

OrrKiD » Evang., Ub. I, cap. z , v. 137. 

Voyez Ihre, Gloss. suio-gothic. 

En danois y en suédois , en hollandais^ en allemand^ 
MAN , substantif masculin , a conservé l'acception géné- 
rale d'homme et l'acception particulière donnée à on , 
roman. 

Je crois avoir prouvé que quatre-vingt-cinq mots 
des serments appartiennent à la romane rustique pri- 
mitive. 

Quant aux mots restants ^ i". il s'en trouve cinq pu- 
rement latins. ' 

2^. Cinq autres n'entrent dans aucune des classifica- 
tions que j'ai indiquées; ils ne sont ni romans^ ni latins. * 

S"". Dix -neuf mots peuvent , avec la plus légère mo- 
dification , être comptés parmi ceux de la langue ro- 
mane. ^ 

' Pro , pro , quld , damno , sit. 

' Disty doàf fazet, fera; stanit, tient; sendra, Seigneur; iver, 
/irai. 

^ DuNAf , changé en dona par le changement de Vu en o et par la 
suppression du t final. 

GoHSBiiVAf^ conserva, 

JïjKkt, jura. 



INTRODUCTION. «j 

On ne saurait trop regretter qu'un document beau- 
coup plus considérable cpie les serments de 84^ ne nous 

Cette suppression en &it des troisièmes personnes du singulier 
au présent de l'indicatif roman. 

nouB. CAT. up. PoaT. IT. Dona , conserya , Jura. 

Le français a changé Ta final roman en e muet.* donne, conserve, 
jure. 

NuNQUAm .* il suffit de retrancher Vm. 

Mica NoaQUA la t*. 

Poème snr Boècë , v. 14. 

Mie jamais la Uent. 
TiovB. Nonea, cat. ang. isp. poat. Nunea. asc. vm. Hcmques, 

Kaelus , roman Caries. 

Sayih 9 ponn ; par une légère transmutation , saboi , podca. 

TAOUB. CAT. B5P. po&T. Sobtr, podcr. 

TT» Sahere, potere. avc. fi. Saver, poer. 

MeON, XEON, XEON. 

Tiooa. va. Mon. 

Meos. 

Taooa. Meut. 

Faadha. Voyez page xvij , fradre. 
S0O. 

xaoQB. Sua. 

Int, d'iND«, latin. 

TBOCB. Ent. 

BUa 'a U IwUa relas brt Io palas. 

Poémê tur Boèce, r. ti». 
Elle est si belle que le palais en relnit. 

Aire. Bsp. El non quiao ende parte nin 6wo délia cara. 

Foema de AUxandro, cop. 1294- 
Eiuban naravilladas ende todas las gentes. 

F. de Santa Otia , 00p. 7. 

Pois , pq|s , du latin PO&rttJR. 
NtfULS, du latin nul/us. 
On a vu précédemment nul, nulla. 
Nttjf , de NON , latin. 

Le véritable mot roman non se trouve dans le serment du peuple 
français. 



xxij INTRODUCTION, 

ait été transmis que dans une traduction latine , qui du 
moins constate son existence en romane rustique; je 
yeux parler des allocutions que firent, en cette langue, 
Cbarles-Ie-GhauTe et Louis de Germanie son frère , lors 
du traité de paix qu'ils conclurent en 860 à Coblentz, 
où ils avaient réuni des princes de leur famille, des 
évéques , des grands et leurs fidèles. 

On jugera aisément que les expressions de ce précieux 
document auraient confirmé ce que je dis sur l'existence 
et l'état de la langue romane au ix' siècle, et auraient 
fourni à mes assertions de nouyelles preuTes et de nom- 
breux développements. 

Le roi Louis parla d'abord en langue théotisque ' ; 
Charles répéta la même allocution en langue romane. * 

Louis de Gennanie dit ensuite à son frère en langue 
ROMANE : (( Maintenant, si vous le voulez bien, je désire 
« avoir votre parole au sujet de ces hommes qui me firent 
« hoomiage de fidélité. » ' 

Et le seigneur Charles dit à haute voix en langue ro- 
mane : 

« Quant à ces honmies qui se conduisirent envers 
« moi comme vous le savez, et vinrent auprès de mon 
« frère, tous les méfaits dont ils se rendirent coupables 
« envers moi je les pardonne à cause de Dieu et pour 
« son amour, et afin d'obtenir sa grâce : je leur accorde 
« les alleux qu'ils ont eus par héritage ou par acquêt et 

' Cette allocation fut longue^ elle est traduite dans les capitulaires. 

Baluz., Capit, Reg, Fn, t. Il, ool. 141» U^t i43t ^44- 
' Haec eadem domnus Karolus romana lingua adnuntiavit. 

Baluz., Càpit. Reg, Fr., t. Il, col. x44* 
^ Post ha*c domnus Hludouvicus ad domnum Karolum fratrem 
suum LINO0A ROXANA dîxït : « Nunc , si vobis placet , yestrum verbum 
liabere volo de illis hominibus qui ad meam fidem venerunt. » 

Balus., Capit, Reg. Fr., t. Il, col. i44. 



INTRODUCTION. xxiij 

«par donation de notre Seigneur, exceptant ce que 
«j'avais donné moi-même, s'ils me fournissent Tassu- 
« rance qu'ils seront en paix dans mon royaume , et 
« qu'ils y vivront comme des chrétiens doivent vivre 
« dans un royaume chrétien , et cela si mon frère ac- 
« corde également à mes fidèles qui ne commirent au- 
« cun méfait envers lui, et qui m'aidèrent, quand il en 
« fut besoin , les alleux qu'ils possèdent dans son royaume. 

« Quant à ces alleux, et même quant aux fiefs que 
« les autres obtinrent de moi , j'agirai envers ceux qui 
« reviendront à moi, sans prendre d'engagement h cet 
« égard, d'après ma volonté, comme je le déterminerai 
« mieux avec mon frère. » * 

Enfin Charles parla encore en langue romane, exhorta 
à la paix, et exprima le vœu, qu'avec la grâce de Dieu, 
tous les assistants retournassent chez eux sains et saufs; 
il mit ainsi fin aux allocutions. ' 

' Et domnus Karolus , excelsiori voce , lingua romana dixît : 
« niîs Lominibus qui contra me sic fecerunt sicut scitis, et ad 
« meum firatrem vénérant , propCer Deum et illius aroorem et pro 
« illius gratia, totom perdqno quod contra me misfecemnt , et illo- 
« rum alodes de hereditate et de conquisitu y et quod de donatione 
« nostri Senioris habuerunt , excepto illo quod de mea donatione 
« venit , iliis concedo , si mihi firmitatem fecerint quod in regno meo 
u pacifici sint , et sic ibi vivant sicut christiani în christiano regno vi- 
n vere debent. In boc si frater meus meis fidelibus , qui contra iUum 
M nibil misfecerunt , et me , quando mibi opus fuit , adjuvaverunt , 
« similiter illorum alodes , quos in regno illius babent , concesserit. 
« Sed et de iliis alodibus quos de mea donatione baliuerunt , et etiam 
« de bonoribus , sicut cum illo melius considcrabo , iliis qui ad me se 
M retomabunt , yoluntarie façiam. » 

Balvs. , Capit. Beg, Fr., L II, c9ol. 144. 
' Et tune domnus Karolus iterum lingua eomana de pace commo- 
nuit , et ut , cum Dei gratia , sani et salvi irent , et ut eos sanos revi- 
derent , orarit , et adnuntiationibus finem imposuit. 

BAX.VS., Cap, Reg, Fr.j t. Il, col. i44i 



xxîv INTRODUCTION. 

La traduction de ces diverses allocutions romanes a 
fourni plus de six cent cinquante mots latins , et il faut 
observer que tous les discours romans n'ont pas été 
traduits. 

Voilà donc sept a huit cents mots romans dont l'exis- 
tence au IX* siècle est constatée ^ et qui auraient sans 
doute fourni le moyen de compléter la démonstration 
qu'à cette époque cette langue avait déjà reçu la plupart 
des développements et des genres de perfection qu'on a 
remarqués dans les langues néolatines. 

Mais si ces preuves utiles , quoique suraix)ndantes , 
manquent, il me sera permis de recueiUiretde rapprocher 
celles que fournissent divers fragments de cette langue 
rpmane rustique à l'époque de 960. ' 

Dans le peu de mots qu'ils ont conservés , ces frag- 
ments offrent une correspondance intime avec le style 
des serments de 842, et il n'est pas possible de mécon- 
naître l'identité des formes grammaticales et lexicogra- 
phiques. * 

Ajouterai-je qu'il a existé , conformément aux con- 

' Sermbnts dk 843. Actes de 960. 

Substantif.' Sagrament. SacramerU , 'p. So» 

Subst. et adj\ Li. Li toira , li devedara , p. 4o 9 4^. 

Relatifs. Lo , l'. Lo toraara, p. 4©. 

0. Non farai , si o tenra , p. 46, 4^* 

Que. Que combatre, p. ^i. 

Que no las , per so que, p. 42» 4^' 
Adj. indét. Nul. Nul,p.^S. 

Serbes. SalVar , returnar. Trobar, p. 46. 

Salvarai , PRiNDRAi . Tolrai, vedarai, prendrai, p. 4 > • 
Négation. Ne, non. Ne las, ne no, p. 45. 

Préposition. Ab. AbtijOb te, ab els, p. 44> 4^» 46- 

Per. Per bataillia , p. 4 » • 

' Choix des Poésies originales des Troubadours, t. II , p. 49 «* •• 



INTRODUCTION. xxt 

ciles de 81 3 9 des homélies ^ des discours, qu'adressaient 
au peuple les ministres de la religion , expressément 
chargés de prêcher en romane rustique? ' 

Mais à défaut de ces documents qui expliqueraient et 
démontreraient toujours plus évidemment les prtneipes 
ingénieux, les règles simples et habiles qui présidèrent 
à la formation et au développement de la romane rus- 
tique, on peut établir et indiquer arec succès k com- 
paraison et les rapports des diverses langues néolatines; 
oui, l'homogénéité de leurs imitations de la langue la- 
tine, l'unité méthodique des modifications qu'elles ont 
ou faites ou acceptées comme de concert , fourniraient à 
elles seules la preuve incontestable de leur unité , et 
de l'existence d'un type primitif intermédiaire , d'après 
lequel chaque langue paraît avoir développé, ou plus 
tôt ou plus tard , les moyens communs à toutes , en 
marquant son individualité par des forines spéciales, 
de& particularités caractéristiques. 

Four établir la vérité et l'identité de ces rapporta , 
je présenterai divers tableaux où j'sorat soin de ranger, 
de grouper un choix des mots principaux des six lan- 
gues néolatines, lesquels ont entre eux des relations plus 
directes, plus intimes, et ces tableaux permettront de 
reconnaître jusques à quel point l'action du principe 
créateur de la langue romane rustique a conservé sa 
féconde unité dans ces six langues. 

Ce travail sera divisé en plusieurs paragraphes sous 
lesquels je placerai les diverses classifications. 

' Homelias quisque aperte transferre audeat in rusticam romanam 
LmctTAif. 

L*nf , Cuict/. A »s3 , t. VII, 4mI. va63w 



MTJ INTRODUCTION. 

S- I" 
Séjour, habitation , logement et dépendances , bâtisse , etc. 

S "• 

Nouiriture, aliments, boissons , ustensiles relàtifr, etc. 

S. ni. 

Habillements, étoffes, parure, ornements, chaussure, etc. 

S- IV. 

' Sens , exercice des sens ; objets , qualités qui les frappent plus 
particulièrement, etci 

S. V. 

Saisons , accidents de l'air, feu , couleurs , temps 9 durée , etc. 

S- VI. 

Espace , dimension , poids , mesures , proportions , localité , etc. 

S- VII. 

Agriculture , jardinage , troupeaux , campagne , animaux domes'» 
tiquer et sauvages , oiseaux y etc. 

S- VIII. 

Métaux, arts et métiers, travaux et instruments concernant les 
arts et les métiers , artistes et ouvriers qui les exerçaient, etc. 

s- IX. 

L'homme : son corps, ses qualités, actions physiques, repos, 
mouvement; ses manières, ses procédés, usages domestiques, etc. 

SX. 

Relations de famille et de société , amour, amitié , impressions 
raies, bonnes qualités, noUes sentiments, etc. 

s XI. 

Mauvaises qualités , mauvais sentiments , mauvaises actions , etc. 



INTBODUCnOir. xxTi} 

s- XII. 

Commerce, trafic, achat, veote, échanges, marchandises, pnn- 
doits industriels , marine, navigation , etc. 

S- XIII. 

Parole I kngage., entendement, littëratarey etc. 

S- XIV. 

Jeux y amusements , musique y chasse , etc. 

S- XV. 

Médecine , maladies y traitement y poisons ,^tc. 

S- XVI. 

Gouvernement , autorité y exercice du pcmvoir, cours y impositions, 
monnaies, etc. 

§. XVII. 

Seigneurs , vassanx , féodalité , titres , dignités , etc. 

§. XVIII. 

Législation civile et criminelle , procédures , crimes , délits , 
fraudes, etc. 

S. XIX. 
Armes , guerre , combats , batailles , tournois , etc. 

S- XX. 

•Religion , croyances , superstitions , etc. 



XXVU] 



lErrnoDDciKW. 



SÉJOOn, HABITATION, LOGEMENT 



Trouh, 


Cat. 


E$p 


Demora. 


Demora. 


Demora. 


Alberc. 


AJberg. 


Alhergo. 


Albergador. 


Albergador. 


Albergador. 


Albergar. 


Albergar. 


Albergar. 


Lotja. 


Llotja. 


Lonja. 


Cabana. 


Caban ja. 


Cabana. 


Cazal. 


Casai. 


Casai. 


Tenda. 


Tenda. 


Tlenda. 


Sala. 


Sala. 


SaU. 


Muralfaa. 


Muralla. 


Muralla. 


Murar. 


Murar. 


Murar. 


Pilar. 


Pilar. 


Pilar. 


Balcon. 


Balcd. 


Balcon. 


Barra. 


Barra. 


Barra. 


Intrada. 


Entrada. 


Entrada. 


Fogal. 


Fogar. 


Hogar. 


Fornel. 


Fomell. 


Homillo. 



On ^marquera que la plupart de ces mots^ tels que 
n'ont pas été fournis par des racines tirées de la langue 
ou adoptés ou conservés dans toutes les langues néola- 

§. II- 
NOURRITURE, ALIMENTS, BOISSONS, 



Troub, 


Caî. 


Esp, 


Vitoalha. 


Vitualla. 


Vitualla. 


Biscueit. 


Bescuyt. 


Bizcocbo. 


Pebrada. 


Pebrada. 


Pebrada. 


Canela. 


Canejla. 


Canela. 


Clara, giara. 


Gara. 


Clara. 


Safran. 


Safrâ. 


Azafran. 


Claret. 


Claret. 


Clarete. 



INTifaCWUCTIOV. 
ET DÉPENDANCES, BATISSE, ETC. 



ZK|X 



Port. 



h. 



Fr. 



Demora. 


Dimora. 


Demeure. 


Alber^e. 


Albergo. 


Alberc. 


Albergador. 


Albergatore. 


Aubergiste. 


Albergar. 


Albergare. 


Alberger. 


Loja. 


Loggia. 


Loge. 


Cabana. 


Capanna. 


Cabane. 


Casai. 


Casale. 


Casai. 


Tenda. 


^ Tenda. 


Tente. 


Sala. 


Sala. 


Sale. 


Muralha. 


Muraglia. 


Muraille. 


Murar. 


Murare. 


Murer. 


Pilar. 


Pîlastro. 


Pilier. 


Bal<»o. 


Balcone. 


Balcon. 


Bam. 


Barra. 


Barre. 


Entrada. 


Entrata. 


Entrée. 


F«^. 


Focolare. 


Foyer. 


Fornillo. 


Fornello. 


Fourneau. 



albercy albergcutor, albergar j sala^ balcon, barra, etc. , 
latine, et, qu'empruntés à d'autres langues , ils ont été 
tines avec une désinence uniforme. 





S- II- 






USTBNSÎT,F.S RELATIFS 


, ETC. 


Port. 


It. 


Fr. 


Yitualha. 


Vittuaglia. 


Yictuaille. 


Biscouto. 


Biscotto. 


Biscuit. 


Peyirada. 


Pevereda. 


Poivrade. 


Canela. 


Cannela. 


Cannelle. 


Clara. 


Chiara. 


Glaire (d'œuf). 


Açifrio. 


Zafferano. 


Safran. 


Clarete. 


Claretto. 


Clairet. 



XXX. 


INTRODUCTION. 




Troiih, 


Cat, 


Esp, 


Yinagre. 
Tonel. 


Yinagre. 
Tonell. 


Yinagre. 
Tonel. 


Botelha. 


BoteUa. 


Botella. 


Gaponar. 
Lardar. 


Gaponar. 
£nllardar. 


Gaponar. 
Lardar. 


Fijchnra, fiigidura. 

Gopa. 

Galber. 


Fregidura. 

Gopa. 

GuUer. 


Fritura. 

Gopa. 

Cuchara 


Banil. 


Barril. 


Barril. 


Bacin. 


Bacî. 


Bacin. 


Banc. 


Banc. 


Banco. 


Banca. 


Banca. 


Banca. 


Bota. 


Bota. 


Bota. 


Gaudiera. 


Galdera. 


Galdera. 



Le mot bacin aura rappelé à l'esprit des lecteurs^ le 
u Brunicbildis quoque regina jussit fabricari ex auro ac 
a duabus pateris ligneis , quas yulgo Bacchinoii vocant^ 
« Hispanian misit. » 

On reconnaît aisément que la plupart des mots classés 





§. ui 


: 


. 


HABILLEMENTS, 


ÉTOFFES, PARURE, 


TYouè. 


Cat. 


Esp. 


Gapel. 


Gapel. 


GapiUo. 


Barreta y berreta. 


Barret. 


Barreta. 


Gofa. 


Gofia. 


Gofia. 


Benda. 


Benda. 


Yenda. 


Bendar. 


Bendar. 


Vcndar. 


Gordo. 


Gordô. 


Gordon. 


Guan. 


Guant. 


Guante. 


Bnreus. 


BureU. 


Buriel. 


Falda, fauda. 


Falda. 


Falda. 


Rauba. 


Roba. 


Ropa. 


Aurpel. 


Oripell. 


Oropel. 


Seda. 


Seda. 


Seda. 





INTRODUCTION. 




PoH. 


/P. 


Fr. 


Viniigre. 


Vinagro. 


Vinaigre.- 


Tonel. 


Tinello. 


Tonel. 


Botelha. 


Bottiglia. 


Bouteille. 


Capar. 


Gapponare. 




Lardear. 


Lardare. 


Larder. 


Fritura. 


Frittura. 


Fritore. 


Gopa. 


Goppa, 


Coupe. 


Colher. 


Guccblajo. 


CuiUcr. 


Barril. 


Barile. 


Baril. 


Bacio. 


Bacino. 


Bassin. 


Banco. 


Banco. 


Banc 


Banca. 


Banca. 


Banque. 


Bow: 


Botte. 


Boute. 


Galdeira. 


Caldaja. 


Chaudière. 



xxxj 



passage de Gr^oire de Tours, HisL^ Ub. IX y c. a8* 
gemmis mirae magnitudinis clypeum ipsnmque cum 
eisdemque similiter ex gemmis fabrtcatis et auro în- 

ci-desstts ne sont pas dériyés du latin. 



ORNEMENTS , CHAUSSURE , ETC. 



PoH, 



II 



Fr. 



Chapeo. 


Capello. 


Chapel. 


Barrete. 


Berretta. 


Barctte. 


Coifa. 


Ctiffia. 


Coife. 


Venda. 


Benda. 


Bande. 


Vendar. 


Bendare. 


Bander. 


Cordao. 


Cordone. 


Cordon. 


Guante. 


Guanto. 


Gant. 


Burel. 


Burello. 


Bureau. 


Falda. 


Falda. 


Faude. 


Roupa. 


Roba. 


RoI>e. 


Ouropel. 


Orpello. 


Oripel. 


Seda. 


Scta. 


Soie. 



mvi] 


IHTBODUCTION. 




TYouh. 


Cat, 


Esp. 


Perla. 


Perla. 


Perla. 


Diaman. 


Diamant. 


Diamantc. 


Guberta. . 


Guberta. 


Gttbierta. 


Gubertnra. 


Cubertora. 




Pelissa. 


Pelissa. 


Pellma. 


Hennin* 


Arminjo. 


Armino. 


Coton. 


. Gotd. 


Coton. 


Borra. 


Borra. 


Borra. 


Gendal, cendat. 


Gendal, cendat* 


Gendal. 


Listar. 


Llistar. 


Listar. 


Lista.^ 


Llista. 


Lista. 


Paramen. 


Parament. 


Paramento. 


Centura. 


Gintura. 


Gintura. 


Gojsin. 


Goxi. 


Gozin. 


Saquet. 


Saquet. 


Saquete. 


Gaarra. 


Gerra. 


Jarra. 


Gaussât. 


Gahat. 


Cahado. 


Sftbata. 


Sabata. 


Zapato. 


Descaus. 


Descals. 


Descalzo. 


Descaussar. 


Descalsar. 


Descalzar. 


Gordoan. 


Gordoâ. 


Gordoban. 



Serai^on surpris de ce que les langues des peuples qui 
termes concernant les habillements , les étoffes qui n'ont 

Le langage qui exprime les besoins journaliers^ les 
facilement chez les populations subjuguées. Aussi est-il 
benday guàn^ falda^ rauba^ coysiriy guarray etc.; 
autres ont été apportés par les étrangers^ qui, lors des 
habitants. 

S- IV. 

SENS , EXERCICE DES SENS ; OBJETS , QUALITÉS 
Cai. 



Trouh 
Saborarr 
Assaborar. 
Acetos. 



Saborar. 

Assaborar. 

Acetos. 



Esp, 
Saborear. 
Asaborar. 
Acetoso. 





IRTRODUCnON. 


• 


Port, 


/£. 


Fr, 


Peria. 


Perk. 


Perle. 


Diamante. 


Diamante. 


Diamant. 


Guberta. 


Goperta. 


GouTerte. 


Gubertura. 


Copritora. 


GouTertnre 


Pelissa. 


Pellicia. 


Pelisse. 


Arminho. 


Ermellino. 


Hermine. 


Gotio. 


Gotone. 


Goton. 


Bom. 


Borra. 


Bourre. 


Geodal. 


Zendado. 


Gen4al. 


listar. 


Listare. 


Lister. 


Lista. 


Lista. 


Liste. 


Paramento. 


Paramento. 


Parement. 


Gntura. 


Gintura. 


Geintore. 


Gozim. 


Guscino. 


Goussin. 


Sa<piete. 


Sacchetto. 


Sachet 


Jarra. 


Giara. 


Jarre. 


Galçado. 


Calcajo. 


Ghanssé. 


Solwtto. 


Giabatta. 


Savatte. 


Descalço. 


Discalzo. 


Déchaus. 


Descalçar. 


Dbcalzare. 


Décliausser. 


Gordovao. 


Gordovano. 


Gordouan. 



xxxn) 



habitèrent le midi de TEurope, offrent plusieurs des 
pas été dérivés du latin ? 

soins du ménage y les usages domestiques, ne change pas 
permis de présumer que parmi les mots harreta^ cofa , 
quelques uns sont restés de la langue du pays, et que les 
diverses invasions, se mêlèrent et s'unirent aux anciens 



QUI LES FRAPPEHT PLUS PARTICULIÈREMENT, ETC. 



Port, 


Il 


Fr. 


Saborear. 

Assaborear. 

Acetoso. 


Saporare. 

Assaporare. 

Acetoso. 


Savourer. 

Assayorer. 

Aceteux. 


I. 




1 



XXXÎT 


inteoduction: 




Troub. 


Cat. 


Esp. 


Amargor, amaror. 


Amargor. 


Amargor. 


Aspreza. 


Aspresa. 


Aspereza. 


Tocar. 


Tocar. 


Tocar. 


Embasmar. 


Embalsamar. 


Embalsamar 


Bruit. 


Brugit. 


Ruido. 


Vista. 


Vista. 


Vista. 


Visual. 


Visual. 


Visual. 



Ce petit groupe de mots ofire , entre autres , deux 
perej de la quatrième conjugaison ^ les six langues néola- 
AR, sahorar et àssahorar; de plus, elles ont formé par 
admettre que de pareils rapports entre six langues^ ne 

S- V. 
SAISONS, ACCIDENTS DE L'AIR, FEU, 



Troub. 


Coi. 


Esp. 


Prirnavera. 


Prirnavera. 


Prirnavera 


Nevar. 


Nevar. 


Nevar. 


Bufar. 


Bufar. 


Bufar. 


Ventar. 


Ventar. 


Ventar. 


Kclipsar. 


Eclipsar. 


Eclipsar. 


Brasa. 


Brasa. 


Brasa. 


Brasier. 


Braser. 


Brasero. 


Abrasar. 


Abrasar. 


Abrasar. 


Alumiaur, alumnar. 


Alumar. 


Alumbrar. 


Brillar. 


Brillar. 


Brillar. 


Atisar. 


Atiar. 


Atisar. 


Colorir. 


Colorir. 


Colorir. 


Azur. 


Aral. 


Azul. 


Blanc. 


Bknc. 


Bknco. 


Blanqueiar. 


Blanquejar. 


Blanquear 


Vermelb. 


Vermegh. 


Bermejo. 


Verdeiar. 


Verdejar. 


Verdear. 


Vernis. 


Barnis. 


Bamiz. 


Cycle. 


Cido. 


Ciclo. 





INTRODUCTION. 




PoH. 


It. 


Fn 


Anuirgor. 


Anuurore. 


Amafeur. 


Aspereza. 


Asprezza. 


Aspreste. 


Tocar. 


ToGcare. 


Toquer. 


SnlHilsaiDar* 


Imbalsamare. 


Embaumer. 


Ruîdo. 


Bniito. 


Bruit. 


Vi$ta. 


VîsU. 


Vif te. 


Visual. 


Visuale. 


VitueL 



circonstances à remarquer; c'est que, du verbe ktin ma- 
tines ont fait ou adopté les verbes de la conjugaison en 
dérivation Tadjectif aceios. U serait difficile de fiûre 
soient que des coïncidences fortuites. 

S- V. 

COULEURS, TEMPS, DURÉE, ETC. 



Port, 



It. 



Fr. 



Primaven. 


Primavera. 


Primevère. 


Nevar. 


Neyare. 


Neiger. 


Bufar. 


Buffare. 


Bouffer. 


Vcntar. 


Ventare. 


Venter. 


Edipsar. 


Ecclîssare. 


Éclipser. 


Braza. 


Braeia. 


Braise. 


Brazeiro. 


Braciere. 


Brasier. 


Abrasar. 


Abbruciare. 


Embraser. 


Allumiar. 


Alluminare. 


AUumer. 


Brilhar. 


Brillare. 


Briller. 


Atisar. 


Attizzare. 


Attiser. 


Colorir. 


Golorire. 


Colorier. 


Aznl. 




Azur. 


Branoo. 


Bianco. 


Blanc. 


Branquejar. 


Biancbeggiare. 




Vermelbo. 


VennigUo. 


Vermeil. 


Verdeîar. 


Verdeggiare. 


Verdoyer. 


Vemiz. 


Vemice. 


Vernis. 


Gido. 


Ciclo. 


Cide, 



XSXf} 



Jornada. 

Jomal. 

Durada. 

Ancian. 

Data. 



INTRODUGTUMf. 
Troi^. Cat. Esp. 

Jornada. Jornada. 

Jomal. Jomal. 

Durada. Durada. 

Ânciâ. Ancîano. 

Data. Data. 



Comment était>ii arrÎTë que la langue latine n'eût pas 

Il a fallu que les langues néolatines créassent les mots 

Aux Terbes latins peu usités , ningere^ ni9ere et virera^ 

Parmi les autres remarques que les mots placés sous oe 

hrasa, brasier, abrasar, dérivés du grec ^ ont été adoptés 





S. VL 






ESPACE, DIMENSION, POIDS, 


Troub. 


Cat. 


Esp. 


Bas. 


Bas, bax. 


Baxo. 


Baisseza. 


Baxesa. 


Baxeza. 


Baissar. 


Baxar. 


Baxar. 


Abaissamen. 


Abaxament. 


Abaxiamento. 


Abaissar. 


Abaxar. 


Abaxar. 


Baza. 


Basa. 


Basa, base. 


Atretal. 


Altretal. 


Otrotal. 


Augmenta tiu. 


Aumentatiu. 


Aumentativo. 


Diminuir. 


Diminuir. 


Diminuir. 


Grandeza. 


Grandesa. 


Grandeza. 


Alteza. 


Altesa. 


Alteza. 


Abissar. 


Abîsar. 


Abismar. 


Gros. 


Gros. 


Gmeso. 


Grossier. 


Groser. 


Grosero. 


Balansar. 


Balancejar. 


Balanaar. 


Bepletîo. 


Replecid. 


Replecion. 


Gumplimen. 


Cumptiment. 


Cumplimento. 


Intégral. 


Intégral. 


Intégral. 


Excessiu. 


Excessiu. 


Excesivo. 


Compas. 


Compas. 


Compas. 



INTRODUCnOM. xxzvij 

Port. It. Fr. 

Jornada. Giomada. Joomée. 

Jomal. Gîomale. Jonmal. 

Durada. Durata. Durée. 

Aociao. Anziano. Ancien. 

Data. Data. Date. 

de verbes pour exprimer l'action de venter^ d'éclipser? 

veniOTy ecUpsar. 

elles ont substitué neçar^ verdeiar. 

paragraphe fourniraient , je ne dois pas oublier celle que 

dans toutes les langues néolatines. 

S- VI. 
MESURE, PROPORTION, LOCALITÉS, ETC. 



PoH. 



h. 



Fr. 



Baixo. 


Basso. 


Bas. 


Baixeza. 


Bassezza. 


Bassesse. 


Baxar. 


Bassare. 


Baisser. 


Abeixamento. 


Abassamenio. 


Abaissement. 


Abttixar. 


Abassare. 


Abaisser. 


Basé. 


Basa, base. 


Base. 


Outrotal. 


Altretale. 


Autel. 


Angmentativo. 
Diminuir. 


Aumentativo. 
Diminuire. 


Augmentatif. 
Diminuer. 


Grandeza. 


Grandczza. 


Grandesse. 


Alteza. 


Altezza. 


Hautesse. 


Abismar. 


Abissare. 


Abismer. 


Grosso. 


Grosso. 


Gros. 


Grogeiro. 


Grossière. 


Grossier. 


Bakncear. 


Bilanciare. 


Balancer. 


Reple^o. 

Intégral. 
ExcesBivo. 


Ripiezîone. 
Compimento. 
Intégrale. 
Eccessivo. 


Réplétion. 
Complément. 
Intégral. 
Excessif. 


Compasco. 


CompaseiK > 


Compas. 



XXZTUJ 


INTRODITGTION. 


' 


Troui. 


Coi. 


Esp. 


RecUeçar. 


Rectificar. 


Rectificar. 


Rectification 


Recdficacid. 


Rectificadon. 


Unitiu. 


Unitin. 


UnitÎTo. 


Accessori. 


Accesflori. 


Accesorio. 


Corroboracio. 


Gorroboracid. 


Gorroboracion. 


Grebadura. 


Grebadura. 


Quebradura. 


Pessa. 


Pessa. 


Pieza. 


Départir. 


Départir. 


Départir. 


Dcpartimen. 


Departimen. 


Departimîento. 


Marcar. 


Marcar. 


Marcar. 


Demarchar. 


Demarcar. 


Demarcar. 


Trassa. 


Trassa. 


Traza. 


Alignar. 


Alinjar. 


Alinar. 


Limitar. 


Limitar. 


Limitar. 


Ginfinar. 


Gonfinar. 


Gonfinar. 


Finimen. 


Finiment. 


, Fenecimiento. 


Trespassar. 


Traspassar. 


Traspasar. 


Mancar. 


Mancar. 


Mancar. 


Prolongamen. 


Prolongamen. 


Prolongamiento. 


Fardel. 


Fardel. 


Fardel. 


Cargar. 


Gargar. 


Gargar. 


Encargar. 


Encarregar. 


Encargar. 


Descargar, desencargar. Descarregar . 


Descargar. 


Carga. 


Gairega. 


Carga. 


Garregar. 


Carrejar. 


Garrear. 


Garriato. 


Garret6 


Carreton. 


Garreta. 


Garreta. 


Garreta. 






Carrera. 


Ribeira. 


Ribera. 


Ribera. 


Aribar.. 


Aribar. 


Aribar. 


Ganton. 


Ganton , cantd. 


Canto. 


Montanba. 


Montanya. 


Montafia. 


Derocar. 


Derocar. 


Derocar. 


Acostar. 


Acostar. 


Acostar. 


Gostat. 


Gostat. 


Costado. 



On remarquera dans cette liste de mots, les cinq pre^ 
bas et ses dérÎTés n'existassent pas en latin; soit que bits 





INTRODUCTION 




PoH. 


It. 


Fr, 


Rectificar. 


Rettificare. 


Rectifier. 


Rectifica^o. 


Rettificazione. 


Rectification. 


UllîtÎTO. 


UnitÎTo. 


Unitif. 


Accessorio. 


Accessorio. 


Accessoire. 


GoRoboraçio. 


Gonoborazîone. 


Gorroboration, 


Quebradura. 


Grqmtara. 


Grevure. 


Peça. 


Peiza. 


Pièce. 


De(Murtîr. 


Spardre. 


Départir. 


Depardmento. 


Departlmento. 


Département. 




Marcare. 


Marquer. 


Demaicar. 


Dimarquare. 


Dëmanjoer. 


Traça. 


Traccia. 


Trace. 


Alinhar. 


Allineare. 




Limitar. 


Limitare. 


Limiter. 


Confinar. 


Gonfinare. 


Gonfiner. 


Fenecimento. 


Finîmento. 


Finiment 


Traspassar. 


Trapassare. 


Trespasser. 




Hancare. 


Manquer. 


Prolongamento. 


Prolungamento. 


Prolongement. 


Fardel. 


Fardello. 


Fardeau. 


Carregar. 


Caricare. 


Gharger. 


Encarregar. 


Incaricare. 


Encfaarger. 


Descncargar. 


Scaricare. 


Décharger. 


Carga. 


Garica. 


Gharge. 


Acarretar. 


Garregf^are. 


Gharrier. 


Garrettf. 


Garretone. 


Gharreton. 


CarreU. 




Ghanrette. 


Gareira. 


Gamera. 


Garriére. 


Ribeinu 


Rivier^. 


Rivière. 


Ârihar. 


Arrivare, 


Arriver. 


Gaùto. 


GanUme. 


Ganton. 


Monlanlia. 


Montagna. 


Montagne. 


Derocar. 


Dirrocciare. 


Dérocher. 


Aocottar. 


Accostare. 


Accoster. 


CoiUdo. 


Gostato. 


Gdté. 



XXXIX 



miers; introduits dans les langues néolatines, bien que 
roman ait été emprunté à b<isis, latin, ou à btusus, latin 



xl INTROpnCTlOW. 

inusité, qu'on donne comme traduit du grec; quoiqu'il 
veut, l'imitation , par laquelle la famille des mots în— 
langues néolatines. 

S. VIL 

AGRICULTURE, JARDINAGE, TROUPEAUX, CAMPAGNE, 

Esp. 

Labrador. 

Cultivador. 

Cultivar. 

Vaquero. 

Bojero. 

Pastorear. 

Tuson. 

Segador. 

Jardin. 

Violeta. 

Guînalda. 

Pcra. 

Pastora. 

Productive. 

Salvage. 

Figuiera. 

Praderia. 

Trabajo. 

Trabajoso. 

Trabajador. 

Trabajar. 

Regar. 

Trillar. 

Atrampar. 

Rocin. 

Palafren. 

Brida. 

Grupli. 

Manjadoura. 

Gerifalco. 

Comeja. 



Trouh. 


Cat. 


Laborador. 


Laurador. 


Cultivador. 


Culturador. 


CulUvar. 


Cultivar. 


Vaquicr. 


Vaquer. 


Bovier, boyer. 


Bover. 


Pasturgar. 


Pasturar. * 


Toiso. 


Tuso. 


Segador. 




Jardin. 


Jardi. 


Violeta. 


Violeta. 


Guirlanda. 


Guirlanda. 


Pera. 


Pera. 


Pastora. 


Pastora. 


Productia. 


Productiu. 


Salvatge. 


Salvatge. 


Figuiera , figuier. 


Figuera. 


Pradana. 


Praderia. 


Trabal. 


Trabal. 


TrabaUos. 


Traballos. 


TrabaUier. 


Trabelbador 


Traballar. 


Traballar. 


Rigar. 


Regar. 


Trillar. 


Trillar. 


Atrapar. 


Atrapar. 


Roci. 


Roci. 


Palafre. 


Palafré. 


Brida. 


Brida. 


Corpa. 


Gropa. 


Manjadoira. 


Menjadora. 


Girfalc. 


Girfalc. 


Comelha. 


Comella. 



INTRODUCTION. xlj 

en soit, il sera juste de distinguer la création , ou si l'on 
diqués a passé, a^ec tous ses dérdoppemois , dans les 

S VII. 
ANIMAUX DOMESTIQUES ET SAUVAGES, QISEAUX, ETC. 



Port, 


It. 


/V. 


Lavrador. 


Lavoratore. 


Laboureur. 


Gultivador. 


Goltivatore. 


Cultivateur. 


Cultivar. 


Coltivare. 


Cultiver. 


Vaqueiro. 


Vaccarro. 


Vadier. 


fiœiro. 


Boaro. 


Bouvier. 


Pastorar, pastorear. 


Pasturare. 


Pasturer. 


Tosao. 


Tosone. 


Toison. 


Segador. . 


Segatore. 


Scieur. 


Jardim. 


Giardino. 


Jardin. 


Yipleta. 


Violette. 


Violette. 


Grinalda. 


Ghirlanda. 


Guirlande. 


Fera. 


Pera. 


Poire. 


Pastora. 


Pastora. 


Pastore. 


ProdoctÎTo. 


Produttivo. 


Productif. 


Salvagem. 


Salvaggio. 


Sauvage. 


Figueira. 


Ficaja. 


Figuier. 


Praderia. 


. Prateria. 


Praeric. 


Trabalho. 


Travaglio. 


- Travail. 


Trabalhoso. 


TravagUoao. 


Travailleur. 


Trabalbador. 


Trayagliatore. 


TravaUleur. 


Trabalhar. 


Travagliare. 


TravaiUer. 


Regar. 


Rigare. 


Riguer. 


Trilhar. 


Trillare. 


Tribler. 


Atracar. 


Attrappare. 


Attraper. 


Kocim. 


Ronzino. 


Roncin, 


Palafrem. 


Palafreno. 


Palefroi. 


Brida. 


Briglia. 


Bride. 


Garupa. 


Groppa. 


Croupe. 


Manjadbura. 


. Mangiatoja. 


Mangeoire. 


GeriÊdtc. 


Girfalco. 


Ger&ut. 


Gornelha. 




Corneille. 


I. 




y 



xlij 


INTRODUCTl 


[ON, 


Trvuh. 


Cat, 


Esp, 


Galandra. 


Galandra. 


Calandria. 


Papagay. 


Papagall. 


Papagayo. 


Bec. 


Bec. 


Pico. 


Cabrit. 


Cabrit. 


Cabrito. 


Boc. 


Boc. 


Bode. 


Serena. 


Sirena. 


Sirena. 


Tartuga. 


Tortuga. 


Tortuga. 


Drômedari. 


Dromedari. 


. Dromedario. 


Bramar. 


Bramar. 


Bramar. 


FoDtana. 


Fontaoa. 


Fontana. 


Canon. 


Can6. 


Canon. 


Bosc. 


Bosc. 


Bosque. 


Forcslier. 


Foraster. 


Forastero. 


Foresta. 


Floresla. 


Floresta. 


Boton. 


Bot<5. 


Botoû. 


Botonar, abotonar. 


Botonar. 


Abotopar. 


Aplanar. 


Aplanar. 


AUanar. 


Arri. 


Arri. 


Arre. 



L'interjection arri^ dont se servaient les cultiTateurs 
à marcher en avant ^ est sans doute un reste de l'ancien 
gramme de Mulabus gallicis : 

Dissona qaam varios flectant ad murmura cursus 

Et certas adeant , voce régente , vias. ... 

Barbaricos docili concipit aure sonos. 
Absentis longinqna valens prscepta magistri, 

Frenorumqne vicem lingua virilis agit.... 
Miraris si voce feras pacaverit Orphens , 

Gnm prônas pecudes gallica verba regant ! 

§. vm. 

MÉTAUX, ARTS ET MÉTIERS, TRAVAUX ET 
ARTISTES ET OUVRIERS 



TYoub. 


Cat. 


Esp, 


Argentar. 


■ Argentar. 


Argentar. 


Lato. 


tilautd. 


Laton. 





INTRODUCTION. 




Port. 


h. 


Fr, 


Calhandra. 


Calandra. 


Calandre. 


Papagaio. 
Bico. 


Pappagalio. 
Becco. 


Papegault. 
Bec. 


Gabrito. * 
Bode. 


Gapretto. 
Becco. 


Cabrit. 
Boc. 


Sirena. 


Sireoa. 


Sirène. 


Tartaniga. 
Dromedaiio. 


Tartaruga. 
Dromedario. 


Tortue. 
Dromadaire. 


Bramar. 


Bramare. 


Bramer. 


Fontinha. 


Fontana. 


Fontaine. 


Cano. 


Gannone. 


Canon (tuyau) 


Bosque. 
Forasteiro. 


Bosco. 
Forestière. 


Bosc. 
Forestier. 


Floresta. 


Foresta. 


Forest. 


Botio. 


Bottone. 


Bouton. 


Abotoar. 


Abbottonare. 


Boutonner. 


Apkdnar. 
Arre. 


Appianare. 
Arri. 


Aplaner. 
Arri. 



xliij 



et les conducteul:^ de bétes de charge, pour les exciter 
idi6me méridional, dont Claudien disait dans son épi- 



Gomme elles changent et varient leur allure, et obéissant à la voix 
elles suivent les routes (ju'elle indique. ... La mule comprend d'une oreille 
docile les intonations barbares; le conducteur n'est pas présent, mais 
ses ordres, entendus de loin, sont respectés, et la langue de l'homme la 
dirige comme ferait le frein. 

Tu t'étonnes de ce qu^ la voix d'Orphée apprivoisa les monstres, quand 
des paroles d'un Gaulois gouvernent les mules, courbées vers la terre I 



S. VIII. 

INSTRUMENTS œNCERNANT LES ARTS ET LES MÉTIERS , 
QUI LES EXERÇAIENT, ETC. 



PoH. 


//. 


/ 


Argenfar. 
Latao. 


Argentare. 
Ottonc. 


Argenter 
Laiton. 



xKv 


INTRODUCTION. 




Troub. 


Cat. 


Esp. 


Sobredaurar. 


Sobredaurar. 


Sobredorar. 


Pcllicier. 


Pellicer. 


Pellejero. 


Gardaire. 


Gardador. 


Gardador. 


Cardar. 


Cardar. 


Cardar. 


Batedor. 


Batedor. 


Batedor. 


Mblinler. 


Moliner. 


MoUnero. 


Molin. 


MoU. 


Molino. 


Barbier. 


Barber. 


Barbero. 


Barbairia. 


Barberia. 


Barberia* 


Enfornar. 


Enfornar. 


Enhornar. 


Farga. 


Farga. 


Forja. 


Esmerar. • 


Esmerar. 


Esmerar. 


Agusar. 


Agnzar. 


Aguzar. 


AguîUa. 


Agulba. 


Aguja. 


Descoser. 


Descosir. 


Descoser. 


Acerar. 


Acerar. 


Acerar. 


Ferrar. 


Ferrar. 


Herrar. 


Desferrar . 


Desferrar. 


Desberrar. 


Glavelar. 


Glavelar. 


Clavar. 


Brunir. 


Brunjir. 


Brunir. 


Martel. 


MarteH 


MartiUo. 


Marteliar. 


Martellejar. 


Martillar. 


Bugada. 


Bugada. 


Bugada. 


Lavandiera. 


. LIavandera. 


Lavandera. 


Baahar. 


Banyac. 


Banar. 


Filar. 


Filar. 


Hilar. 


Desfilar. 


Desfilar. 


Deshilar. 


Filet. 


Filet. 


FUetc. 


Destorser. 


Destorcer. 


Destorcer. 


Afinar. 


Afinar. 


Afinar. 


Raisfinar. 


Refinar. 


Refinar. 


Fineza. 


Finesa. 


Fineza. 


Fin. 


Fi. 


Fino. 


Pic. 


Pico. 


Pico. 


Picar. 


Picar. 


Picar. 


Destrempar. 


Destemplar. 


Destemplar 


Emplegar. 


Emplegar. 


Eniplear. 


Poncha. 


Punxa. 


Punta. 



INmODUCTION. 



xlv 



Port. 



li. 



Fr, 



Sobredounr. 


' Sopraîndorare. 


Surdorer. 


PeUeiro. 


Pellicciere. 


Penicier. 


Girdador. 


Gardatore. 


Gardeor. 


Gardar. 


Gardare. 


Garder. 


Batedor. 


Battitorc. 


Batteur. 


Moleîro. 


Molîmro. 


Molinier. 


Moiniio. 


Molitto. 


Mdin. 


Barbeiro. 


Barbiere. 


Barbier. 


Barbearia. 


Barbieria. 


Barberie. 


Enfomar. 


Infornare. 


Enfourner. 


Forja. 


Foggla , fiiccina. 


Forge. 


Esmerar. 


Smerare. 


Esmerer. 


Aguçar. 




Aguiser. 


Agulha. 


AgugKa. 


Aguille. 


Descozer. 


Scucire. 


Découdre. 


Âzerar. 


AcGÎajare. 


Acérer. 


Ferrar. 


Ferrare. 


Ferrer. 


Desferrar. 


Sferrare. 


Déferrer. 


Gravar. 


Ghiavellare. 


Gkveller. 


Branir. 


Brunire. 


Brunir. 


Martello. 


MarteUo. 


Martel. 


Martellar. 


Martellare. 


Marteller. 


Bugada. 


Bucata. 


Buée. 


Lavftndeira. 


Lavandara. 


Lavandière. 


Banhar. 


Bagnare. 


Baigner. 


Fiar. 


Filare. 


Filer. 


Desfiar. 


Sfilare. 


Défiler. 


Fileté. 


Filetto. 


Filet 


Destorcer. 


Storcere. 


Détordre. 


Afifinar. 


Affinare. 


Affiner. 


Refinar. 


; Raffinare. 


Raffiner. 


Fineza. 


Fînezza. 


Finesse. 


Fino. 


Fino. 


Fin. 


Picao. 


Piccone. 


Pic. 


Picar. 


Picchiare. 


Piquer. 


Destemperar. 


Disiemprare. 


Détremper. 


Empregar. 


Impiegare. 


Eniploj^er. 


Ponta. 


Puota. 


Pointe. 



xlvj 

Troub. 
Apontamen. 
Apontar. 
Deissoterrar. 



INTRODUCTION. 

Cat. Esp. 

Apnntament. Apuptamiento. 

Apuntar. Apnntar. 

Dessoterrar. Desoterrar. 



En lisant cette liste ^ on aura sans doute remanjuë 
donnèrent pour exprimer diyers arts et métiers ^ et dé-> 

Ainsi , du latin carduuSy elles firent cardaire, cardarj 
le Terbe er^omav ; Sacutus^ le verbe agusar; d!aciesy 
de balneum, le verbe banhar^ etdejllum^ les motsjilar. 

On trouve aussi plusieurs mots dont le latin n'a pas 
bugaday pic, picar, etc. Fin^fineza, afinaty raisfinar, 
dériver de Yvsds, pris dans le sens de perfection. Voyez 



L'HOMME, SON CORPS, SES QUALITÉS; ACTIONS 

SES PROCÉDÉS, USAGES 



Trouh. 


Ou. 


Esp. 


Per^oHatge. 


Personatge. 


Personage. 


Donzel. 


DonseU. 


Doncell. 


Donzella. 


Dousella. 


Doncella. 


Nayssemen. 


Naximen. 


Nacîmiento. 


Velh. 


VeU. 


Vîejo. 


Enyellezir. 


Envellir. 


Envejecer. 


Sobrenom. 


Sobrenom. 


Sobrenombre 


CreissemeD . 


Oexement. 


Crecimiento. 


Avivar. 


Avivar. 


Avivar. 


Anca. 


Anca. 


Anca. 


Flanc. 


Flanc. 


Flanco. 


Faisso. 


Faccid. 


Faccion. 


Pansa. 


Panxa. 


Panza. 


Sobredent. 


Sobredent. 


Sobrediente. 


Barbut. 


Barbut. 


Barbudo. 


Velnt. 


VeUut. 


Velludo. 


Membrut. 


Membrud. 


Membrudo. 


Desmembrar. 


Desmembrar. 


Desniembrar. 



PoH. 
Apoutamenfo. 
Apontar. 
Desenterrar. 



INTRODUCTION. 
It. 
Appuntamento. 
Appnntare. 
Dîssotterrare. 



xlvL) 



Appointements 

Appointer. 

Déterrer. 



certain nombre de mots que les langues néolatînes se 

signer les personnes qui les exerçaient. 

de barba y barbatoPy vint barbier^ barbairia; à^fom y 

celui dUacerar; Atferrum^ ceux àeferrar et desferrar; 

desfilar, filet ^ etc. 

fourni la racine : Forja, brunir y martel , rnarteUar y 

ont exercé la sagacité des étymologistes ; on peut les 

Pasqnier, liy. VllI, ch. 64. 

S. IX. 

PHYSIQUES, REPOS, MOUVEMENT, SES MANIÈRES, 
DOMESTIQUES, ETC. 



Port, 


h. 


Fr. 


Personagem. 
Donzel. 


Personaggio. 
Donzello. 


Personnage. 
DonzeL 


Donzella. 


Donzella. 


DonzeUe. 


Nascimento. 


Nascimento. 


Naîssement. 


Velho. 


Veccbio. 


Vieil. 


Envelhecer. 


Inveccbiare. 


Envieillir. 


Sobrenpme. 
Grecimento. 


Soprannome. 
' Crescimento. 


Surnom. 
Croissement. 


Avîvar. 


Awivarc. 


Aviver. 


Anca. 


Anca. 


Hancbe. 


Flanco. 


Fianco. 


Flanc. 


Faccâo. 


Fazione. 


Façon. 


Pança. 

Sobredente. 

Bàrbudo. 


Pancia. 

Sopraddente. 

Barbuto. 


Panse. 

Surdent. 

Barbu. 


Veludo. 


Velluto. 


Velu. 


Mêmbrudo. 


Membruto. 


Membru. 


Desmembran 


Smembrare. 


Démembrer. 



ilvîij 


INTRODUCTION. 




Troub. 


Cat. 


Esp. 


Escarnar, desearaar. 


Deseamar. 


Eseamar, descamar. 


Magreza. 


Magreza. 


Magreza. 


Desfigurar. 


besfigurar. 


Desfigurar. 


Desnaturar. 


Desnaturar. 


Desnaturar. 


Merdos. 


Merdos. 


Merdofio. . 


Movimen. 


Moviment. 


Movimien^o. 


Viatge. 


Viatge. 


Viage. 


Ayiar« 


Aviar. 


Aviar. 


Desviamen. 


Desviaraent. 


Desviamiento. 


DesYÎar. 


Desviar. 


Desviar. 


Obviar. 


Obviar. 


Obviar. 


Aventnra. 


Aventura. 


Aventura. 


Aventurier. 


Aventurer. 


Aventurero. 


Avent^rar. 


Aventurar. 


Aventurar. 


Desaventura. 


Desventura. 


Desaventura. 


Mesquin. 


Mesquf. 


Mezquino. 


Desastrat. 


Desastrat. 


Desastrado. 


Desastruc. 


Desastrucb. 


Desastroso. 


Angoissar. 


Angoissar. 


Angustiar. 


€arencia. 


Garencîa. 


Garencia. 


Afan. 


Afany. 


Afan. 


Afanar. 


Afanar. 


Afaqar. 


Guisa. 


Guisa. 


Guisa. 


Maneira. 


Manera. 


Manera. 


Semblan. 


Semblant. 


Semblante. 


Semblansa. 


Semblansa. 


Semejanza. 


Monstra. 


Mostra. 


Muestra. 


AfaiUr. 


Afajtar. 


Afeitor. 


A£aiitamen. 


Afaytament. 


Afeitamiento. 


Gontrafaire. 


Gontrafer. 


Gontrahacer. 


Contra&zedor. 


Gontrafaedor. 


Gontrahacedor. 


Desfaire, desfar. 


Desfer. 


Deshacer. 


Dîversifiar. 


Diversificar. 


Diversificar. 


Virar. 


Girar. 


Virar. 


Tirar. 


Tirar. 


Tirar. 


Estirar. 


Estirar. 


Estirar. 


Retirar. 


Retirar. 


Retirar. 


.Retomar. 


Retomar. 


Retornar. 





INTRODUCTION. 




PcH. 


h. 


Fr. 


Escamar, descanuur. 


Scamare. 


Décbamer. 


Magreza. 


Hagrezza. 


Maigresae. 


DesBguFar. 


Sfignrare. 




Desnatunr. 


Disnatonure. 


Dénaturer. 


Merdoao. 


Herdoso. 


Merdeox. 


Moyimento. 


Movimento. 


Mouvement 


Yiagem. 


Viaggio. 


Voyage. 


Aviar. 


AvYÎare. 


Avier. 




STiamento. 


Déviement. 


Desviar. 


Sriare. 


Dévier. 


Obrâr. 


Ovyiare. 


Obvier. 


Aventura. 


Avventara. 


Aventure. 


ATaotnreira 




Aventurier* 


Ayentorar. 


Ayrenturare* 


Aventurer» 


Desaventiira. 


Disayrentara. 




Mesqninho. 


Hesehino. 


Me9(piin« 


Dettstrado. 


Disastrato. 


Désastre. 


DesastitMo. 


Desastroso. 


Désastreux. 


Angustîar. 


Angosciàre. 


Angoisser. 


Garencia. 


Garenzîa. 


Carence. 


Affano. 


A&nno. 


Aban. 


Affimar. 


Affimnare. 


Abanner. 


Gnisa. 


Guisa. 


Guise. 


Haneira. 


Maniera. 


Manière. 


Semblante. 


Sembiante. 


Sembknt. 


SemeUian^. 


Sembianza. 


Sembknce. 


MfMtra. 


Mostra. 


Montre. 


Affeitar. 


Affaitare. 


Aiàiter. 


Afleitamento. 


Affaittamento. 


A&itement. 


Contra&zer. 


Gontrajffare. 


Contre&ire. 


ContrafiuEedor. 


G)ntrafattore. 


Contre&cteur. 


Des&ier. 


Dîs&re. 


Défaire. 


Diversificar. 


Diversificare. 


Diversifier. 


Virât. 


Virare. 


Virer. 


Tîrar. 


Tirare. 


Tirer. 


Eatirar. 


Stirare. 


Etirer. 


Retirar. 


Ritirare: 


Retirer. 


Retamar. 


Ritomare. 


Retourner. 



zlix 



e 



1 


INTRODUCTION. 




Troîi^. 


Cat. 


Esp, 


Usar. 


Usar. 


Uiar. 


Usage. 

Messatge. 

Mantener. 


Usatge. 

Missatge. 

Mantenir. 


Usage. 

Hensage. 

Mantener. 


Entretenir. 


Entretenir. 


Entretener. 


Puiar. 
Trabucar. 


Pujar. 
Trabucar. 


Pujar. 
Trabucar. 


Tombar. 


Tombar. 


Tumbar. 


Calar. 


Calar. 


GaUar. 


Tardansa. 


Tardansa. 


' Tardanza. 


Pelar. 


Pelar. 


Pelar. 


Destrempar. 

Destempramen. 

Portador. 


Destemplar, destrempar 

Destrempament. 

Portador. 


. Destemplar, 
Destemplaraiento. 
Portador. 


Gustodi. 


Gustodi. 


Custodio. 


Maneiar. 
Forsar. 


Manejar. 
Forsar. 


Manejar. 
Forzar. 


Esforzar. 


Esforzar. 


Esforzar. 


Recular. 


Becular. 


Recular. 


Encontra. 


Encontre. 


Encuentro. 


Encontrar. 


Encontrar. 


Encontrar. 


Praticar. 


Practîcar. 


Practicar. , 


Aparelh. 
Prest, 


Aparell. 
Prest. 


Aparejo. 
Presto. 


Fomir. 


Fomir. 


Fomir. 


Baisar. 


Besar. 


Besar. 


Gontrast. 


Gontrast. 


Gontrasto. 


Envit. 


Bnvit. 


Envite. 


Cavalcar. 

Gavalcada. 

Gavalcadnr*. 

Encavalcar. 

Descavalcar. 

Galop. 

Galaupar. 

Trot. 


Cavalgar. 

Cavalcata. 

Gavalgadura. 

Encavalcar. 

Descabalcar. 

Galop. 

Galopar. 

Trot. 


Gabalgar. 

Gabalgada. 

Gabalgadura. 

Encabalgàr. 

Descabalgar. 

Galope. 

Galopear. 

Trot. 



Que d'observations j'aurais à présenter sur les mots 



^ 





unaoDucTio». 




Port. 


/I. 


Fr. 


U»ar. 


Usare. 


Usçr. 


Usagem. 


Usaggio. 


Usage. 


Mensageâi. 


Messaggio. 


Message. 


Manter. 


Mantenere. 


Maintenir. 


Entrefer. 


Intrattenere. 


Entretenir. 


Ptijar. 


Poggiare. 


Poier. 


Trabncar. 


Traboccare. 


Ti^budwr. 


Tombar. 


Tomare, tainbokre. 


Tomber. 


Calar. 




Galer. 


Tardança. 


TardAn74i. 


Tardance. 


Pelar. 


Pelare. 


Peler. 


Bestemperar. 


Distemperare. 


Détremper. 


Destemperamento . 




Dëcrempme»t 


Portador, 


Portatore. 


Porteur. 


Gustodio. 


Gustode. 


Gustode. 


Manejar. 


Maneggiare. 


Manier. 


Forçar. 


Forzare. 




Esforçar. 


Sforzare. 


Efforcer. 


Recuar. 


Rinculare. 


Reculer. 


Encontro. 


Incontro. 


Encontre. 


Encontrar. 


Incontrare. 


Encontrer. 


Praticar. 


Praticare. 


Pratiquer. 


Apparelho. 


Apparecchio. 


Appareil. 


Presto. 


Presto. 


Prest. 


Fornir. 


Fornire. 


Fournir. 


Beijar. 


Bacciare. 


Baiser. 


Contraste. 


Gontrasto. 


Contraste: 


Envite. 


Invito. 


Envît. 


Cavalgar. 


Gavalcare. 


Chevaucher. 


Gavalgada. 


Ga?alcata. 


Cavalcade. 


CaTalgadunt. 


Gavalcatara. 


Gherauchéore. 


Encavalgar. 


Incavalcare. 


Enchevaucher. 


Descavalgar. 


Discavalcare. 


Dëcheyaucher. 


Galope. 


Galoppo. 


Galop. 


Galopiar, galope^r. 


Galoppare. 


Galopper. 


Trote. 


Trotto. 


trot. 



contenus dan» ce paragraphe ! Comment concevoir que 






lîj ISTRODUCTION, 

les langues nëolatines eussent disposé, chacune à son 

rivées du latin, les autres dérivées du latin, mais avec 

Dans les mots que le latin n'a pas fournis, on distin- 
retiroTy iomhary calar. 

Dans ceux dont la racine est latine , de trabucus a été 
desi^iamen desQiar^ èiastrwn^ les adjectifs c^o^l^io/^ 
le verbe cu^rUurar et les substantifs a^enUmer, deseufen^ 
les dérivés de caballus^ latin, cwalcar^ ccu^alcada^ 
marquer que les mots trot y galop, galaupar, n'ont 



S- X. 

RELATIONS DE FAMILLE, DE SOCIÉTÉ; AMOUR, 

QUALITÉS, NOBLES 



Troub. 


Ou. 


Esp. 


Eopaientar. 


Emparentar. 


Emparentar. 


Linliatge. 


Llinatge. 


Linage. 


Paternal. 


Paternal. 


Paternal. 


Eratemal. 


Fratemal. 


FratemaL 


Gompaîre. 


Compare. 


Compadre. 


Gomaire. 


Comare. 


Gomadre. 


Confiraire. 


Gonfrare. 


Confrade. 


Compan* 


Compagn. 




Aco|npanliar« 


Acompanyar. 


Acompanar. - 


Bastard. 


RaAtard. 


Bastardo. 


Amistat. 


Amistat. 


AmîsUd. 


Desamar. 


Desamar. 


Desamar. 


Enamorar. 


Enamorar. 


Enamorar. 


Abrassar. 


Abrassar. 


Abiazar. 


Confédération. 


Confederacid. 


Confédération. 


Ciutadan. 


CiutadÂ. 


Giudadano. 


Condeyssendre. 


Condescendîr. 


Gondescender. 


SoGors. 


Socors. 


Socotro. 


Oblidar. 


ObUdar. 


Olvidar. 


Remembransa. 


Remembrança. 


Rcmembranza 


AcUvitat. 


Actîvîtat. 


Actividad. 


Coratge. 


Coratge. 


Goragc. 



INTRODUCTION. lil] 

usage I tant d'expressions identiques > les unes non dé- 
des modifications uniformes? 
guera ùnca j pansa ^ flanc j, afan, afanoTy guUa, tirar, 

formé trabucar, de via, sont dériTës viaige, açiar^ 
desastruts dé manus, le substantif maniera; de vetiir^ 
tara. Xappelle surtout l'attention des philologues sur 
cai^aUcadurUy encan^alcar^ descaçalcar, en faisant re- 
aucun rapport avec la langue latine. 

SX. 

AMITIÉ, nfPRESSIONS MORALES, BONNES 
SENTIMENTS, ETC. 



Pori. 


^ 


Fr. 


Emparentar. 


Imparentare. 


Emparenter. 


LînhagenL 


Lignaggio. 


Lignage. 


Paternal. 


Paternale. 


PateraeL 


Fraternal. 


Fraternale. 


FrateraeL 


Compadre. 


Compare. 


Compère. 


Comadre. 


Comare. 


Commère. 


Confrade. 


Confrate. 


Confrère» 


Companhlb. 


Compagno. 


Compain, compagnon 


Acompanhar. 


Accompagnare. 


Accompagner. 


Bastard. 


Bastardo. 


Bastard. 


Amistade. 


Amistà. 


Amistè. 


Desamar. 


Disamare. 


Dèsaimer« 


Enamorar. 


Innamorare. 


Enamourer. 


Abraçar. 


Abbracciare. 


Embrasser. 


Confederaçto. 


Con&derazione, 


Confédération. 


Cidad£o. 


Cittadino. 


Citadin. 


GoDdescender. 


Condescendere. 


Condescendre. 


Socorro. 


Soccorso. 


Secors. 


Olvidar. 


ObbUare. 


Oublier. 


Rcnembraiiça*' 


Rimembranza. 


Remembrance • 


ActiTidade. 


Attività. 


Activité. 


Coragem. 


Coraggio. 


Corage. 



lîv 


INTRODUCTION. 




Troub. 


Cat. 


Esp. 


Goratjos. 
Cordial. 


Coratjos. 
Cordial. 


. Corajoao. 
Cordial. 


Misericordios. 


Misericordios. 


Misericordioso. 


Caritatm. 


Caritatiu. 


Caritativo. 


Perdo. 


Perdd. 


Perdon. 


Perdonar. 


Perdonar. 


Perdonar. 


Franc. 


Franc. 


Franco. 


Franqùeza. 
Gentileza. 


Franquesa. 
Gentilesa. 


Franqùeza. 
Gentileza. 


Segoransa. 
Asscgurar. 
Largueza. 
Sentîmen. 


Asseguransa. 
Assegurar. 
Llarguesa. 
Sentiment. 


Seguranza. 
Asegurar. 
Largueza. 
Sentimiento. 


Consentimen. 


Consentiment. 


Consentimiento 


Interessar. 


Interessar. 


Interesar. 


Grat 


Grat. 


Grado. 


Agradar. 
Lealtat. 


Agradar. 
LlealUt. 


Agradar. 
Lealtad. 


Fiar, fizar. 


Fiar. 


Fiar. 


Confidar. 


Confiar. 


Confiar. 


Confisansa. 


Confiansa. 


Confianza. 


Costumar. 


Costumar. 


Costumbrar. 


Acostumar. 


Acostuimar. 


Acostumbrar. 


Plaser. 


Plaer. 


Placer. 


Desieg. 

Vregognos. 

Meravelha. 


Desitgi. 

Vergonyos. 

Manivella. 


Deseo. 

Vergonoso. 

Maravilla. 


Maravelhar. 


Maravellar. 


Maravillar. 


Maravillos. 


Maravellos. 


Maravilloso. 


Remirar. 


Remirar^ 


Remirar. 



Parmi les mots classés dans ce pai-agraphe^ on remaiv 
quelques uns, tels que perdo , perdonar^ hastcurd^ 
fournie par la langue latine^ comme amistat, enamorar^ 
n'applaudira-tron pas à l'industrieuse composition de« 
vei4>es y consuefacere et consuescere; les verbes romans 
langue romane ayant fait cosium^ c'est avec le secours 
tumar et acostumar. 





IHTROOUCnOR. 




Port. 


li. 


Fr. 


Coraçado. 


Goraggioso. 


Courageux. 


Cordial. 


Cordiale. 


Cordial. 


Misericordîoso. 


MÎAericordioso. 


liisericordios. 


CaHtativo. 


CariUtiro. 


Caritatif. 


Perdâo. 


Perdono. 


Pardon. 


Perdoar. 


Perdonare. 


Pardonner. 


Franco. 


Franco. 


Franc. 


Franqneza. 


Franchezia. 


Franchise. 


GeDtileza. 


Gentilezza. 


Gentillesse. 


Segnransa. 


Sicnranza. 


Séurtance. 


Asse^rar. 


Assicurare. 


Asséurer. 


Ijargneza. 


Larghezza. 


Largesse. 


Sentiménto. 


Sentiménto. 


Sentiment. 


Gonsentimento. 


Consentimento. 


Consentement. 


Interessar. 


Interessare. 


Intéresser. 


Grado. 


Grado. 


Gret. 


Agradar. 




Agréer. 


Lealtode. 


Lealtà. 


Loyauté. 


Fîar. 


Fidar. 


Fier. 


Confiar. 


. Confidare. 


Confier. 


G>nfianza. 


Gonfidanza. 


Confiance. 


Costumar. 


Costumare. 


Coutumer. 


Acostumar. 


Accostumare. 


Accoutumer. 


VlMjftr. . 


Piacere. 


Plaisir. 


Desejo. 


Desio. 


Désir. 


YergoDhoso. 


Vergognoso. 


Vergogneux. 


Maravilha. 


Maraviglia. 


Merveille. 


Maravilhar. 


Maravigliare. 


Merveiller. 


Maravilboso. 


Maraviglioso. 


Merveilleux. 


Remîrar. 


Rimirare. 


Remirer. 



quera que la gnnde parties ont dàrÎTësdii latin, excepté 
franqueza, etc.; parmi les mots dont la racine a été 
desamar^ venus dicarvor, et agradar^ venu de gratus, 
verbes costumar tl acostumar? Le latin fournissait deux 
n'en ont rien emprunté ; mais de consuervdineM la 
de ce substantif qu'ont été formés les deux verbes cas* 



ITj 



INTR(H>UCnON. 





S- XL 






MAUVAISES QUALITÉS, MAUVAIS 


Droub. 


Cat. 


Esp. 


Desbonest. 


Desbonest. 




Deshonestetat. 


Desbonestedat. 


Desbonestidad. 


Deshonor. 


Desbonor. 


Desbonor. 


Deshonrar, deshonorar. Deshonrar. 


Desbonrar. 


Deileal. 


DesUeaL 


Desleal. 


Deslealtat. 


DesUealtat. 


Deslealdad. 


Desmesnra. 


Desmesora. 


Desraesura. 


Goart 


Goart. 


Gobarde. 


Goardia. 


Cobardia. 


Gobardia. 


Malvat. 


Malvad. 


Malvado. 


Cobeitar. 


Gobdiciar. 


Godieiar. 


Gubitia. 


Gobdicia. 


Godicia. 


Subtileza« 


Sutilesa. 


Subtileza. i 


Subtilîar. 


Subtilisar. 


Subtilizar. 


Gontrariar. 


Gontrariar. 


Gontrariar. 


Desmentir. 


Desmentir, 


Desmentir. 


Fantasia. 


Fantasia. 


Fantasia. 


Lausengier, lauzenjador. Lausengador. 


Lisonjeador. 


Fennenien* 


Fingiment. 


Fingimiento. 


Enucg. 


Enug. 


Enojo. 


Enoios. 


Enujos. 


Enojoso. 


Enuiar. . 


Enujar. 


Enojar. 


Tnifar. 


Tnilar. 


Trufar. 


Paoros. 


Pavoros. 


Pavoroso. 


Espavent. 


Espant. 


Espaviento. 


Espayentar. 


Espantar. 


EspanUr. 


MoUeza. 


MoUesa. 


Molleza. 


Orguelb. 


OrguU, 


Orgullo. 


Orguelhos; 


Orgnllos. 


Orgulloso. 


Falflari. 


Faisan. 


Falsario. 


Puta. 


PttU. 


Puta. 


Brutal. 


Brutal. 


Brutal. 



INTRODUCTION. 



Ivij 



S. XI. • 



SENTIMENTS, MAUVAISES ACTIONS. 



Part. 



It. 



Fr. 



Deshonesto. 


Disonesto. 


Déshonnétc. 


Desbonesddade. 


Disonestità. 


Déshonnéteté. 


Deshonor. 


Disonore. 


Déshonneur. 


Deshonrar. 


Disonorare, desonrare. Déshonorer. 


Desleal. 


Disleale. 


Déloyal. 


Deslealdade. 


Dislealtà. 


Déloyauté. 


Desmesura. 


Dismisura. 


Desmesure. 


Gobarde. 


Godardo. 


Gouart. 


Gobardia. 


Godardia. 


Gouardise. 


Malvado. 


Malvaggio. 


Malyais. 


Gobiçar. 


Gubitafe. 


Convoiter. 


Gobiça. 


Gupidizia, 


Gonvoitise. 


Subtile». 


Sottigliezza. 


Subtilesse. 


Sabtilizar. 


Sottigliare. 


Subtiliser. 


Gontrariar. 


Gontrariare. 


Gontrarier. 


Desmentir. 


Smentire. 


Démentir. 


Fantasia. 


Fantasia. 


Fantaisie. 


Lisonjeiro. 


Lusînghiere. 


Losengier, losengeonr 


Fingimento. 


Fingimento. 


Feignement. 


Enojo. 


Noja. 


Ennui. 


Enojoso. 


Annojoso. 


Ennuyeux. 


Enojar. 


Annojare. 


Ennuyer. 


Trufar. 


Truffare. 


TrufiFer. 


Pavoroso. 


Paoroso. 


Peureux. 


Espanto. 


Spavento. 


Épouvante. 


Espantar. 


Spaventare. ^ 


Épouvanter. 


MoUeza. 


MoUezza. 


Mollesse. 


Orgulho. 


Orgoglio. 


Orguel. 


Orgulhoso. 


Orgoglioso. 


Orgoillos. 


Fakarîo. 


Falsario. 


Faussaire. 


Puta. 


Putta. 


Pute. 


Brutal. 


Brutale. 


BrvUl. 


I. 




h 



IvU] 


INTRODUCTION. 




lyvvh. 


Cat. 


Esp. 


Nesci. 


Néci. 


Nécio. 


Venjansa. 


Venjansa. 


Yenganza. 


Yeqjador. 


Yenjador. 


Yengador. . 


Desdenh. 


Desdeny. 


Desden. 


Destruîmen. 


Destrniment. 


Destruimîento. 


Comimpemen . 


Gorrompiment . 


CorrompimîentQ 


Batemen. 


Batimen. 


Batimiento. 



Avant d'indiquer les principaux termes de ce para- 
je ferai remarquer le mot composé mal v AT y adopté par 
celui qui va maL Le latin avait donné l'exemple de 
mots l'adverbe maie; c'est en s'emparant de cette for- 
Dans ce même paragraphe coart^ coardia, enueg, 
des langues autres que la latine. 

S- XIL 

COMMERCE, TRAFIC, ACHAT, YENTE, ÉCHANGES, 

MARINE, 



Ttoub. 


Ou. 


Esp 


Cost. 


Cost 


Costo. 


Costar. 


Costar. 


Costar. 


Gazanh. 


Gazagn. 


Gano. 


Gazanhar. 


Gazagnar. 


Ganar. 


Frofeit. 


Profit. 


Provecho. 


Profeitar. 


Profitar. 


Profccliar. 


Feîra. 


Feria* 


Feria. 


Fazenda. 


Facenda. 


Facîenda. 


Prcstar. 


Prestar^ 


Preslar. 


Botiga. 


Botiga. 


Botîca. 


Mercadeiar. 


Mercadejâr. . 


Mercadear. 


Desprczar. 


Despreciar. 




Pes. 


Pes. 


Pe^o. 


Contrapes. 


Contrapes. 


Contrapeso. 


Contrapesar. 


Contrapesar. 


Contrapesar. 





INTRODUCTION. 




Part. 


h. 


Fr. 


Nec&o*' 


Nescio. 


Nice. 


Yingança. 


Vengianta. 


Yeogeaoce. 


Yingador. 


Yendicatore. 


Yengeur. 


Desdem. 


Disdegno. 


Desdaing. 


De$tniimeDlo. 


Distrnggimeiito. 


Destruisement. 


Corrompimento. 


Girrompunento. 


Gorraoïpemeiit. 


Batimento. 


BatUmento. 


Battement. 



lix 



graphe qui n'ont pas été fournis par la langue latine^ 
toutes les langues néolatines, et créé pour exprimer 
modifier les qualités ou les actions , en apposant aux 
noLule que la langue romane produisit malvat. 
énoiosy enmar, orguelhj orguelhos^ sont empruntés à 



S- XII. 

IfARCHANDISES, PRODUITS INDUSTRIELS, 
NAYIGATION, ETC. 



Port. 



h. 



Fr. 



Gusto. 


Gosto. 


Cost, coût. 


Custar. 


GosUrc. 


Coster. 


Ganlio. . 
Ganhar. 
Proveito. 


Gnadagno. 

Gnadagnare. 

Profitto. 


Gaaîng. 
Gagner. 
Profeit. 


Aproreitar. 

Fcira. 


Profittare. 
Fiera. 


Profiter. 
Foire. 


Fazenda. 


Faccenda. 


Faciende. 


PreAtar. 


Prestare. 


Prester. 


Botica. 
Mercadejar. 
Desprezar. 
Peso. . 


Bottega. 
Mercanteggiare. 
Disprezzare. 
Peso. 


Boutique. 
Marcliander. 
Despriser. 
Poids. 


Gontrapezo. 
Gontrapezar. 


Contrappeso. 
Contrappesare. . 


Contrepoids. 
Contrepeser. 



\ 



k 


INTRODUCTION. 




Dvui. 


Cat, 


Esp. 


Comprar. 


Comprar. 


Comprar. 


Prometedor. 


Prometedor. 


Prometedor. 


Pagar. 


Pagar. 


Pagar. 


Paga. 


Paga. 


Paga. 


Pagamen. 


Pàgament. 


Pagamento. 


Apagar. 


Apagar. 


Apagar. 


Recepta. 


Recepta. 


Receta. 


Tara. 


Tara. 


Tara. 


Bala. 


Bala. 


Bala. 


Encant. 


Encant. 


Encante. 


Trafeo. 


Trafag, 


Trafago. 


Endeptar. 


Endeutar. 


Endeudar. 


Gambiador. 


Cambiador. 


Cambiador. 


Conditionar. 


Condicionar. 


Condicionar. 


Comtar. 


Con^ptar. 


Contar. 


Compte, 


Compte. 


Cuenta. 


Recobramen. 


Recobrament. 


Recobramiento. 


Carrât. 


Quilat. 


Quilate. 


Alcali. 


Alkali. 


Alcali. 


Barataria. 


Barateria. 


Barateria. 


Baratar. 


Baratar. 


Baratar. 


Baratier. 


Barater. 


Baratero. 


Marina. 


Marina. 


Marina. 


Marinier. 


Mariner. 


Marinero. 


Galera. 


, Galera. 


Galera. 


Batbelh. 


BateU. 


Batel. 


Barca. 


Barca. 


Barca. 


Ëmbarcar. 


Ëmbarcar. 


Ëmbarcar. 


Popa. 


Popa. 


Popa. 


Vêla. 


Vêla. 


Vcla.. 


Vogar.; 


Bogar. 


Bogar. 


Calafâtar. 


Calafatejar. 


Calafetar. 


Caramida. 


Caramida. 


Calamita. 


Tramuntana, 


Tramontana. 


Tramontana. 



Plusieurs des termes de commerce et de navigation 
k la langue latine. Datis 1^ termes de commerce, on re* 
tara , carat y et parmi les miols dérivés du latin , je 





INTRODUCTION. 




Port. 


/«. 


Fr.. 


Gomprar. 


Gomprare. 


Gompérer. 


JPromettedor. 


. Proipettitore. 


Prometteur. 


Pagar. 


Pagare. 


Payer. 


Paga. 


Paga. 


Paye. 


Pagameîito. 


Pagamento. 


Payement. 


Apagar. 


Appagare. 


Apaier. 


Receita. 


RicetU. 


Recette. 


Tara. 


Tara. 


Tare. 


Bala. 


BaUa. 


BaUe. 


Encante. 


Incanto. 


Encan. 


Trafego. 


Traffico. 


Trafic. 


Endividar. 


Indebitare. 


Endetter. 


Gambiador. ' 


Gambiatore. > 


Gambgeur. 


Gondicionar. 




Conditionner. 


Gontar. 


Contare. 


Compter. 


GonU. 


Gonto. 


Compte. 


Recobramento. 


Ricuperamento. 


Recouvrement. 


Quilate. 


Garato. 


Carat, 


Alkali. 


Alcali. 


Alcali. 


Barataria. 


Baratter ia. 


Baraterie. 


Baratar. 


Barattare. 


Barater. 


Barateiro. 


Barattiero, 


Barateor. 


Marinha. 


Marina. 


Marine. 


Marinheiro. 


Marinaro. 


Marinier. 


Calera. 


Galera. 


Galère. 


Bote. 


Batello. 


Batel. 


Barca. 


Barca. 


Barque. 


Embarcar. 


Imbarcare. 


Embarquer. 


Poppa. 


Poppa. 


Poupe. 


Vêla. 


Vêla. 


Voile. 


Vogar. 


Vogare. 


Voguer. 


Calafetar. 


Galafatare. 


Calfater. 


Galamita. 


Galamita. 


Calamité. 


Tramontana. 


Tramontana. 


Tramontane. 



w\ 



que présente ce paragraphe, sont entièrement étrangers 
marquera cost^ costary gazank^ gazanharj hotiga^ 
citerai, i**. oomprary venant de coMràRARe^ parce que 



bdî INTRODUCTION, 

l'action d'acheter est celle de comparer la yaleur de rol>- 
ccau, que la langue romane forme d'iN qu ANTum^ c'estrÀ* 
teiines de navigation y galera y haihelh^ harca, embar— 
avec la langue latine; et haratariay baraiary baratier^ 
marins se rendent paifois coupables. 



S. XIII. 



PAROLE, LANGAGE, 



IVoui. 


Coi. 


Esp. 


Lenguatge. 

Arenguar. 

Arengua. 

Girgo. 

Parlamen. 


Uenguatge. 

Arebgar. 

Arenga. 

Parlament 


Lenguage. 

Arengar. 

Arenga. 

Gerigonza. 

Parlamento. 


Parlador. 


Parlador. 


Parlador. 


Estudiar. 


Estudiar. 


Estudiar. 


Accentuar. 


Accentuar. 


Acentuar. 


Crit. 


Crit. 


Grito. 


Crida. 


Crida. 


Grita. 


Gridaire, cridador. 


Cridador. 


Gritador. 


Gridar. 


Gridar. 


Gridar. 


Desdire. 


Desdir. 


Desdecir. 


Gontradictori. 


Gontradictori. 


Gontradictorio. 


Disputa. 

Sophisticar. 

Pensar. 


Disputa. 
Sofisticar. - 


Disputa. 

Sofisticar. 

Pensar. 


Pensamen. 


Pensament. 


Pensamiento. 


Avis. 


Avis. 


Aviso. 


Avisar. 


Avisar. 


Avisar. 


Entendemen. 


Entendement. 


Entendimiento. 


Entendedor. 


Entendedor. 


Entendedor. 


Conoissensa. 


Gonexensa. 


Conocencia. 


Razonamen. 


Rahonament. 


Razonamiento. 


Requeremen. ^ 
Acertar. 


Requiriment. 
Acertar. 


Requerimiento. 
Acertar. 


GerUficar. 


Certificar. 


Certificar. 



INTBODTJGTION. biij 

jet vendu avec celle de l'objet donné en retour; a*. €n- 
dire, ce à combien poussez-vous Tenchère ? » Dans les 
car y vogOTy calafcUoTy caramida^ n'ont aucun rapport 
ont désigné spécialement un genre de délit dont les 



S- XIII. 



ENTENDEMENT, LITTÉRATURE, ETC. 



PoH. 



lu 



Fr. 



Arengar. 
Arenga. 
Gengonça. 
Parlamento. 


Linguaggio. 

Aringare. 

Aringa. 

Gergo. 

Parlamento. 


Langage. 
Haranguer. 
Harangue. 
Jargon. 
Parlement . 


Fallador. 


Parlatore. 


Parleur. 


Estudar. 


Studiare. 


Étudier. 


Accentuar. 


Accentuare. 


Accentuer. 


Grito. 


Grido. 


Cri. 


Grita. 


Grida. 


Cride, crie. 


Gritador. 


Gritadore. 


Grière, erieur. 


Gritar. 


Gridare. 


Crier. 


Desdizer. 


Disdire. 


Dédire. 


Gontraditorio. 


Contradittorio. 


Contradictoire. 


Disputa. 

Sophisticar. 

Pensar. 


Disputa. 

Sofisticare. 
Pensare. 


Dispute. 

Sophistiquer. 

Penser. 


Pensamento. 


Pensamento. 


Pensement. . 


Aviso. 


Avyiso. 


Avis. 


Avisar. 


Awisare. 


Aviser. 


Entendimento. 


Intendimento. 


Entendement. 


Entendedor. 


Intenditore. 




Gonocen^. 
Razoamento. 
Requerimento. 
Acertar. 


Conoscenza. 
Ragîônamento. 
Richiedimento. 
Accertare. 


Gonnoissance. 
Raisonnement. 

Aoerter, 


Gertificar. 


Gertîficare. 


Certifier. 



Jxiv 


INTRODUCTION* 




Th>tti. 


Coi. 


Esp. 


Sabi. 


Sabi. 


Sabio. 


Sabieza. 


Sabiesa. 


Sabieza. 


DoctrÎDar. 


Endoctrinar. 


Doctrinar. 


Doctrinador. 


Doctrinajre. 


Doctnnador. 


Doctrinal. 


Doctrinal. ' , 


Doctrinal. 


Ensenhar. 


Ensenjar. 


Ënsenar. 


Trobar. 


Trobar. 


Trovar. 


Trobaire, trobador. 


Trobador. 


Trovator. 


Maestria. 


Mestria. 


Maestria. 


Gansoneta. 


Gansoneta. 


Gbanzoneta. 


Romansar. 


Romansar. 


Romanzar. 


Rima. 


Rima. 


Rima. 


Rimar. 


Rimar. 


Rimar. 


Novelha. 


Novella. 


Novela. 


Cobla. 


Cobk. 


Gopla. 


Contar. 


Gontar. 


Gontar. 


Conte. 


Gompte. 


Guento. 


Contaire. 


Gontador. 


Gontador. 


Glozar. 


Glosar. 


Glosar. 


Enginbar. 


Enginyar. 


Engenar. 


Aprendre. 


Aprebendrer. 


Aprender. 


Desaprendre. 


Desapendrer. 


Desaprender 


Emprendre. 


Empendrer. 


Emprender. 



Parmi les mots dont la formation mérite d'être remar- 
substantif^ harangue ^ et arengOTy verbe, haranguer. 
à une langue étrangère, et àrenga a signifié harangue ^ 
écouter, et de même arengar^ verbe, haranguer^ pu 



§. XIV. 



JEUX, AMUSEMENTS, 



Troidf. 



Caî. 



Esp. 



Dansar. 


Dansar. 


Danzar. 


Dansa. 


Dansa. 


Danza. 


Bal. 


Bail. 


Baîle. 





limMiDucnoN. 


Ix 


Port. 


Il 


Fr. 


Sabio. 


Savio. 


Saiye. 


Sabedoria. 


Saviezza. 


Sagesse. 


Doatrinar. 


Dottrinare. 


Doctriner. 


Doatrinador. 


Dottrinatore. 


Doctrineor. 


DoutrînaL 


Dottrinale. 


Doctrinal. 


Ensinar. 


Insegnare. 


Enseigner. 


Trovar. 


Trovare. 


Tnmyer. 


Trcnrador. 


Trovatore. 


Trouvère, troubadoar. 


Mes tria. 


Maestria. 


Mestrie. 


Can^neta. 


Canzonetta. 


Chansonnette. 


Romancear. 




Romancer. 


Rima. 


Rima. 


Rime. 


Rimar. 


Rimare. 


Rimer. 


NoveUa. 


NoYcUa. 


Nouvelle. 


Copia. 


Gobok. 


Goaplel. 


Contar. 


Gootare. 


Conter. 


Gonto. 


Gonto. 


Conte. 


G>nUdor. 


GonUtore. 


Conteur. 


Glossar. 


Glosare. 


Gloser. 


Engenhar. 


Ingenare. 


Ingénier. 




Apprendere. 


Apprendre. 


Desapprender. 


Disapprendere. 


Désapprendre. 


Emprender. 


Imprendere. 


Emprendre. 



quée, les linguistes distingueront sans doute carenga. 
Four les former, rency substantif, ^cmg> a été emprunté 
ou discours adressé à des personnes placées en rang pour 
parler à des personnes rangées autour de soi» 





S- XIV. 




MUSIQUE , 


CHASSE, ETC. 




foH, 


^'• 




Dan^. 
Baile. 


Danzare. 

Danza. 

BaUo. 


.Danser. 
Danse. 
Bal. 



Fr. 



I. 



facT) 


INTRODUCnOW. 




Th>ub. 
Dat. 


Cat. 
Dau. 


Esp 
Dado. 


Arpa. 
Flauta. 


Arpa. 
Flauta. 


Arpa. 
Flauta. 


Trompa , tromba. 
Tabor. 


Trompa. 
Tambor. 


Trompa. 
Tambor. 


Qainta. 

Joguador. 

Cassa. 


Quinta. 

Jugador. 

Cassa. 


QiiînU. 

Jugador. 

Caza. 


Cassador. 




Cazador. 


Cassar. 


Cassar. 


Cazar. 


Déport. 


Déport. 


Déporte. 



Ce paragraphe ne contient qu'un petit nombre de 
dansar, dansa y s'ils sont dérivés du latin , n'ont été em- 
par les langues néolatines^ de même que le mot^o/. Les 
JFortunat, flauta ^ trompa y tahor, n'ont pas été em- 
cassar j verbe, chasser, et cassador, substantif, chas-- 
et casses, substantif, signifiant rets, filets, ont reçu 
plus étendue. 





S- XV. 






MÉDECINE, MALADIES, 


Trouh. 


Cat. 


Esp. 


Ydropisia. 


nidropesia. 


Hidropesia. 


Plasmar. 


Pasmar. 


Pasmar. 


Plasmazo. 


Pasmo. 


Pasmo. 


Verdct. 


Verdet. 


Verdete. 


Droga. 


Droga. 


Droga. 


Lectuari. 


Electuari. 


Electuario. 


Preservar. 


Preservar. 


Preservar. 


SalTàment. 


Salvament. 


Salvamiento. 


Curable. 


Curable. 


Curable. 


Incurable. 


Incurable. 


Incurable. 


Cauterizacio. 


Cauterizacid. 


Cauterizacîon, 



Ce court paragraphe présente des mots dârivés du 



L 



PoH. 


nfnbODUGT] 
It. 


ION. 


Dado. 


Dado. 


Dez. 


Barpa. 


Arpa« 


Harpe. 


FrauU. 


Flauto. 


Flûte. 


Trompa. 


Tromlm. 


Trompe. 


Tambor. 


Tambuxo. 


Tambour. 


Quinta. 


Quinta. 


Quinte. 


Jogador. 


Giuoeatore* 


Joueur. 


Caça. 


Gaccia. 


Gace, chasse 


Ca^ador. 


Cacciatore. 


Cacéor. 


Ga^ar. 


Cacciare. 


Chasser. 


Déporte. 


Diporto. 


Déport. 



IzYi) 



mots, mais ils méritent mie attention particulière; car 
ployés dans Vacception précise de danser, de danse ^ q[ae 
instruments de musique, orpa^ latinisé par le poète 
pruntés a la langue latine: et cassa, substantif, chasse, 
seur, quoique Traisemblablement dérivés du latin cassis 
dans les langues néolatines une signification beaucoup 



S- XV- 
TRAITEÏfEHT, POISONS, ETC. 



PoH, 



II 



Fr. 



Hîdropesia. 


Idropisîa. 


Hydropisie. 


Pasmar. 


Spasimare. 


Pasmer. 


Pasmo. 


Spasimo. 


Pâmoison, spasme. 


Verdete. 


Vcrdetto. 


Vcrdet. 


Droga. 


Droga. 


Drogue. 


Electuarip. 


Elettuario. 


Electuaire. 


Preservar. 


Preservare. 


Préserver. 


Salvamento. 


Salvamento. 


Saulvement. 


Curayel. 


Gurabile. 


Curable, 


IncoraTel. 


lucurabîle. 


Incurable. 


Gauteriza^âo. 


Cauterizzasdone. 


Cautérisation. 



latin y et auxquels les langues néolatines ont adapté des 



izvîi) nrTRODUcnôM. 

désinences difiërentes. Ydropisia vient du latin hjdro^ 
manquait à la langue latine , et il a été créé par la langue 
et adopta quelques mots étrangers tels que droga, etc. 





§. XVI. 




GOUVEMŒMEHT, AUTOMTÉ, EXERCICE DU 


Trovh, 


Coi. 


£sp. 


Poder. 


Poder. 


Poder. 


Poderos. 


Poderos. 


Poderoso. 


Governamen. 


Goventament. 


Gobemamiento. 


MandameD. 


Manament. 


Mandamîento. 


Comandamen. ' 


Comandamen. 


Comandamiento. 


Demanda. 


Demanda. 


Demanda. 


Recomandar. 


' Recomanar. 


Récomendar. 


Junta, 


Junta. 


Jonta. 


Regidor. 


Regidor. 


Regidor. 


Comunâl. 


Comunal. 


Comunal. 


Corl. 


Cort. 


Cort. 


Corlcs. 


Cortes. 


Cortes. 


Cortesia. 


Cortesia. 


Cortesia. 


Gortejar. 


Cortejar. 


Cortejar. 


Descortes. 


Descortes. 


Descortes. 


Descortesia. 


Descortesia. 


Descortesia. 


Gabela. 


GabeUa. 


Gabela. 


Doana. 


Duana , aduana. 


Aduana. 


Pcatge. 


Peatge. 


Péage. 


Talha. 


Talla. 


Talla. 


Talhar. 


Talhar. 


Tajar. 


Marc. 


Marc. 


Marco. 


Bezan. 


Besant. 


Besante. 


Bîllo. 


VelliS. 


Vellon. 


Ducat. 


Ducat. 


Ducado. 



Parmi leis mots que renfermé ce paragraphe, il faut 
çais , depuis courj et ses divers dérivés, cartes y cor- 
mots gàbeUa^ doana, pecUge, iaUa , que la langue 



L.^ 



UfTllOOtJCnON. Ixii 

pisis y et sali^ameni de sali^atio. Le substantif cauterisaiio 
romane ; elle créa aussi les adjectifs curable et incutablcj 

S- XVI. 

POUVOIR, COURS, MPOSITIOHS, MONNAIES. 



Port. 



It. 



Fr. 



Poder. 


Potere. 


Poer. 


Poderoso. 


Poderoso. 


Poderos. 


Goyemamento. 


GoTeraamento. 


GouTememenl. 


Macndamento. 


Mandamento. 


Ifandement. 


GomnuuDdamenta. 


Comandamento. 




Demanda. 


Dimanda. 


Demande. 


Kecomioendar. 


Raccomandare. 




luQta. 


Gimita. 


ajoute. 


Regedor. 


Reggitore. 


Rég^Bseur. 


Communal. 


Comunale. 


Communal. 


Corte. 


Corte. 


Cort. 


Cortez. 


Cortese, 


Courtois. 


Cortezia. 


Gortesia. 


Courtoisie. 


Coitejar. 


Corteggiare. 


Courtiser. 


Descortez. 


Discortese. 


Discourtois. 


Descortezia. 


Discortesia. 


Discourtoisie. 


Gabella. 


GabeUa. 


Gabelle. 


Aduana. 


Dogana. 


Douane. 


Pedagio. 


Peduggio. 


Péage. 


Talka. 


TagUa. 


TaiUe. 


Talhar. 


Tagliare. 


Tainer. 


Marco. 


Marco. 


Marc. 


Besante. 


Bisante. 


Besant. 


Bilhâo. 


BiglioDC. 


Billon. 


Dncado. 


Ducato. 


Ducat. 



distinguer le substantif corf^ jériis con^ court ^ en frao^ 
tesia^ coriejar^ descories^ descortesiaj et encore le» 
latine n'a paa fournis. 



Izx 



INTBDDUGTIOIf. 

S- xvn. 

SEIGNEURS, VASSAUX, FÉODALITÉ, 



Senhoratge. 
Senhoria. 
Senboreiar. 
Arma^. 


Ou. 
Senyoratge. 
Senjoria. 
Senjorejar. 
Armas. 


oenorage. 
Senoria. 
Senorear. 
Armas. 


Gastellan. 


Castellâ. 


Castellan. 


Gisar. 


Casar. 


Casar. 


Casamen. 


Casament. 


Casamiento. 


Homatge. 

Vassal. 


Hommatge. 
Vassal. 


Homenage. 
VasaUo. 


Vassalatge. 
César. 


Vassalatge. 
César. 


Vasalage. 
César. 


Soudan, 


Soldé. 


Soldan. 


Sultan. 


SultA. 


Sultan. 


Ducat. 


Ducat. 


Ducado. 


Duguessa. 

Marques. 

Marqnesa. 

ComUt. 

Vescoms. 

Vescomtat. 

Bar, baro. 


Duquessa. 

Marques. 

Marqnesa. 

Comptot. 

Vescompte. . 

Yescomptat. 

Bar<5. 


Duquesa. 

Marques* 

Marqnesa. 

Condado. 

Vîzconde. 

Vizoondad. 

Baro. 


Baronessa. 


Baronessa. 


Baronesa. 


Baronia. 


Baronia. 


Baronia. 


Ambassador. 


Embaxador. 


Embaxador. 




Ëmbaxada. 


Embaxada. 


Marescal. 


Mariscal. 


Mariscal. 


Capîtani. 
Bacalar, bacballiçr. 


Capità. 
Batceller. 


Capitan. 
Bacbiller. 


Nobleza. 


Noblesa. 


Nobleza. 



La plupart des mots de ce paragraphe ont été sans 
devoirs des vassaux , l'exercice de la féodalité^ et Toi^eil 
âge. Aussi en trouve-t-on peu qui soient dérivés du latin , 
que d'une manière détournée; tels que de serUoryles^ 





BfTRQDUCTIOR. 






S- XVIL 




TITRRS, DIGNITÉS, ETC. 




Port. 


A 


Fr. 


Senhîoragem. 


Signoraggio. 


Seignenrage. 


Senhoria. 


Signoria. 


Seigneurie. 


Senliorear. 


Signorcggiare. 


Seignorier. 


Armas. 


Anne. 


Armes, armoiries. 


Castellao. 


Castellano. 


Châtelain. 


Casar. 


Casare. 


Caser. 


Casamento. 


Casamento. 


Casement. 


Homenagem. 


Omaggio. 


Hommage. 


Yassallo. 


VassaUo. 


Yassal. 


Vassallagem. 


Yassallaggîo. 


Yasselage. 


César. 


Gesare. 


César. 


Soldâo. 


S<ddano. 


Soudan. 


SulUto. 


' Soltano. 


Sultap. 


Ducado. 


^ Ducato. 


Duché. 


Duqueza. 


Duckessa. 


Duchesse. 


Marquez. 


Marchese. 


Marquis. 


Marqneza. 


Marckesa. 


Marquise. 


Condado. 


Contado. 


Comté. 


Visconde. 


YiscoBte. 


Yicomte. 


Yiscondado. 


Yiscontado. 


Yicomté. 


BarSo. 


Barone. 


Baron. 


Baroneza. 


Baronessa. 


Baronesse. 


Baronia. 


.Baroniâ. 


Baronie. 




Ambasciatore. 


Ambassadeur. 


Embaixada. 


Ambasdata. 


Ambassade. 


Maréchal. 


MaresciaUo. 


Maréchal. 


Capitâo. 


Capitano. 


Capitaine. 


Badiarel. 


Baccelliere. 


Bachelier. 


Nobreza. 


Nobilezza. 


Noblesse. 



l«j 



doute crées à mesure que les droits des seigneurs^ les 
des dignités et des titres commencèrent dans le moyen 
et ceux même qui ont leur racine latine n'ont été formés 
mots senhoraigCj senhoria ^ senhoreiar, etc. , etc. 



lxzi) 



INTRODUGTIÔN. 

S. XVIIl. 

LÉGISLATION CIVILE ET CBIMINELLB, 



T>oub. 


Ou. 


Bsp. 


For. 


For. 


Fuero. 


Accort» 


Accord. 


Acaerdo. 


Acordansa. 


Acordanxa. 


Acordanxa. 


Acordar. 


Acordar. 


Acordar. 


Desacordar. 


Desacordar. 


Desacordar. 


Licencîar. 


^ Llicenciar. 


Licenciar. 


Promessa. 


Promesa. 


Promesa. 


Gontractar^ 


Gontractar. 


Gontratar, 


Ordonnansa. 


Ordenansa. 


Ordenanza. 


Ordenamen. 


Ordenament. 


Ordenaraiento. 


GiUtion. 


Gitacid. 


Gitacion. 


Clam , redam. 


Clam, redam. 


Glamo, redamo 


Prova. 


Proba. 


Prueba. 


G)missari. 


Gomisari. 


Gomisario. 


Autenticar. 


Autenticar. 


Autenticar. 


Habaîtar. 


HabiliUr. 


HabiHtar. 


Averar. 
Ratificar. 


Averignar. 
Ratificar. 


- Averignar. 
Ratificar. 


Privilegiar. 
Hcretar. 


Privilegiar. 
Heretar. 


Privilegiar. 
Heredar. 


Desheretar. 


Desheretar. 


Desheredar. 


Envestitura. 


Investidura. 


Envestidura. 


NuUilat. 


Nullitat. 


Nulidad. 


Annular. 


AnuUar. 


Annkr. 


Assassin. 


Assessï. 


Aisesino. 


Legista. 
Justiciar. 


Legista. 
Justiciar. 


Légiste. 
Justiciar. 


Jutjamen. 
Justicier. 


. Ji^tjament. 
Justicier. 


Jttzgamiento. 
Justiciero. 


Sentenciar. 


Sentenciar. 


Sentenciar. 


Penar. 


• Penar. 


Penar. 


Bsmenda. 


Emena. 




Fustigar. . 


Fustigar. 


Fustigar. 



INTRODUCTION. 



Ixxiij 



S- xvin. 

PROCÉDURES, CRIMES, DÉLITS, FRAUDES, ETC. 



Port. 


Il 


Fr. 


Foro. 


Foro. 


For. 


Acordo. 


Accordo. 


Accord. 


Acordança. 


Accordanza. 


Accordance. 


Acordar. 


Accordare. 


Accorder. 


Desacordar. 


Disaccordare. 


Désaccorder, 


Licenciar. 


Licenziare. 


Licencier. 


Promessa. 


Promessa. 


Promesse. 


Contratar. 


CoDtrattare. 


Gontracter. 


Ordenanqa. 


Ordinanza. 


Ordonnance. 


OrdeDameDto. 


Ordinamento. 


Ordenement. 


Gitaçâo. 


Citazione. 


Citation. 


Redamo. 


Richiamo. 


Glaim, reclaim. 


Prova. 


Prova. 


Preuve. 


Gommissario. 


Gommissario. 


Gommissaire. 


AutLenticar. 


Autenticare. 


Authentiquer. 


Hidiîlitar. 


Abilitare. 


Habiliter. 


Averiguar. 


Avverare. 


Avérer. 


Ratificar. 


Ratificare. 


Ratifier. 


Privilegiar. 


Privilegiare. 


Privilégier. 


Herdar. 


Eredare. 


Hériter. 


Deslierdar. 


Diseredare. 


Déshériter. 


Investidura. 


Investitura. 


Investiture. 


Niillîdade. 


Nnllità. 


Nullité. 


Annullar. 


Annnllare. 


Annuler. 


Assassine. 


Assassino. 


Assassin. 


Legista. 


Legista. 


Légiste. 


Jasti^ar. 


Giustîziare. 


Justicier. 


Julgamento. 


Gindicamento. 


Jugement. 


Josticeiro. 


Giustiziere. 


Justicier. 


Sentenziar. 


Sentenzîare. 


Sentender. 


Penar. 


Peiiare. 


Peiner. 


Emenda. 


Emenda. 


Amende. 


Fnstigar. 


Frustare. 


Fustiger. 


I. 




k 



Iniv 


INTRODUCTION. 




TYoub. 


Cat. 


Esp. 


Caiitîc. 


Gaslig, 


Gastîgo. 


Gastiador. 


Castigador. 


Gastigador. 


Tormentar. 


Tormentar. 


Tormentar. 


Decolacio. 


Decollaci6. 


Degollacion. 


Confrontacio. 


Confrontadld. 


Gonfrontecion 


Gonfrontar. 


Gonfrontar. 


Gonfrontar. 


Ultralge. 


Ultratgc. 


TJltrage. 


Tort 


Tort. 


Tuerto. 


Diffamacio. 


Diffamacid. 


Di&macion. 


Rufian. 


Ru6à. 


Rufian. 


Maltractar. 


Maltractar. 


Maltratar. 


Raukar. 


Robar. 


Robar. 


Raubador. 


Robador. 


Robador. 


Abusar. 


Abusar. 


Abusar. 


Dampnificar. 


DampniGcar. 


Damnificar. 



Les mots qui précèdent donneraient lieu à diverses 
surprenant que la langue latine, qui a fourni à la romane, 
exprimer l'action, le droit d'hériter ou de déshériter; 
toTj desheretOTi ^''* je remarque plusieurs autres verbes 
du moins très utiles à la langue; justiciar, sentenciar, 

%. XIX. 



ARMES, GUERRE, GOMBATS; 



Troub. 



Cat, 



Esp. 



AlaUrda. 


Alabarda. 


Alabarda. 


Flécha. 


Fletxa. 


Flécha. 


Dart. 


Dard. 


Dardo. 


Lanseta. 


LlanceU. 


Lanceta. 


Lansada. 


Llansada. 


Lanzada. 


Lansar. 


Llansar. 


Lanzar. 


Peiner. 


Pedrcr. 


Pedrero. 


Mina. 


Mina. 


Mina. 


Minar. 


Minar. 


Minar. 


Gorredor. 


Gorredor. 


Gorredor. 



L 





INTllODÛGTIDN. 




Port. 


h. 


/>. 


Gastigo. 

Gastigador. 

Tormentar. 


Gastigo. 

Gastigatore. 

Tormentare. 


Ghasti. 

Gasticrc. 

Tourmenter. 


D^ollaçlo. 

Gonfironta^So. 

GonfroQtar. 


DecoUazione. 

Gonfirontazione* 

Gonfrontare. 


DécoUation. 

GonfrontatioB 

Gonfironter. 


Ultraje. 
Torto. 


Oltraggio. 
Torto. 


Oltrage. 
Tort. 


Diffama^2o. 
Ru6£o. 


Difiamazione. 
Ruffiano. 


Diffamation. 
Ruffîen. 


Maltratar. 


Maltrattare. 


Maltraiter. 


RoubaTé 


Rubare. 


Rober. 


Roobador. 


Rubatore. 


Robeor. 


Abusar. 


Abusare. 


Abuser. 


Danificar. 


Dannificare. 


Dampnisier. 



Luv 



observations, je me borne aux suivantes : i"*. n'est-il pas 
hcBresj substantif, héritier^ n'eut pas de verbes pour 
il a fallu que les langues néolatines se donnassent Â^/^^ 
qui , dérivés de substantifs latins, étaient nécessaires, ou 
penar, tormerUar, canfrorUar, dcamdficary adulterar. 

» 

S- XIX. 

BATAILLE , TOURNOIS , ETC. 



PoH. 


It. 


Fr, 


Alabar^. 


Alabarda. 


HaUebarde. 


Frecha. 


Freceia. 


Flèche. 


Dardo. 


Dardo. 


Dard. 


Lanceta. 


Lancetta. 


Lancette. 


Lan^da. 


Lanciata. 


Lançade. 


Lan^r. 


Lanciare. 


Lancer. 


Pedreiro. 


Petrero. 


Picrrier, 


Mina. 


Mina. 


Mine. 


Minar. 


Minare. 


Miner. 


Gorredor. 


Gorridore. 


Goureur. 



Izxvj 


INTRODUCTION. 




Trouk. 


Cfli. 


Esp. 


Guardar. 


Guardar. 


Guardar. 


Garda. 


Gnarda. 


Guarda. 


Gardian. 


Guardià. 


Guardian. 


Gardador. 


Guardador. 


Guardador. 


Angarda. 


Arantguarda. 


Avanguarda. 


Reiregarda. 


Retraguarda. 


Retaguarda. 


Esgardar. 


Esguardar. 


Esguardar. 


Guerra. 


Guerra. 


Guerra. 


Guerrer. 


Guerrer. 


Guerrero. 


Guerreiador. 


Guerrejador. 


Guerreador. 


Gtterreiar. 


Guerrejar. 


Guerrear. 


Defendedor. 


Defenedor. 


Defendedor. 


Banda. 


Banda. 


Banda. 


Guida , goia. 


Guia. 


Guia. 


Guidaire, guiador. 


Guiador. 


Guiador. 


Guidar. 


Guiar. 


Guiar. 


Desfiar. 


Desafiar. 


Desafiar. 


Fortalessa. 


Fortalesa. 


Fortaleza. 


Gontrafort. 


Gontrafort. 


Gontrafuerte. 


Scarmussa. 


Escaramussa. 


Escaïamuza. 


Assetiar. 


Assetjar. 


Àsediar. 


Assalt, assaut. 


Assalt. 


Asalto. 




Assaltador. 


. Asaltador. 


Assautar. 


AssalUr. 


Asàltar. 


Afrontar. 


Afrontar. 


Afrontar. 


Sac. 


Saco. 


Saco. 


Paatge. 


PîUatgé. 


Pillage. 


Plagar. 


Plagar. 


Plagar. 


Ensanglentar. 


Ensagrentar. 


Ensagrentar. 


Gastar. 


Gastar. 


Gastar. 


Desarmar. 


Desarmar. 


Desarmar. 


Golp. 


Golp. 


Golpe. 


Signalât. 


Senjalar. 


Senalar. 


Signal. 


Senyal. 


Senal. 


Arson. 


Ars<5. 


Arzon. 


Goirassa. 


Cujraça. 


Goraza. 


Goto. 


Gota. 


Goto. 


Ames. 


Arnes. 


Ames. 



b 





INTRODUCTION. 




PoH. 


It. 


Fr. 


Gus^rdar. 


Gnardare* 


Garder. 


Guarda. 


Guardia. 


Garde. 


Guardiao. 


Guardiano. 


Gardien. 


Guardador. 


Guardatore. 


Gàrdeur. 


VaDguarda. 


YaDguardia. 


Avant-garde. 


Retaguarda. 


Retroguardia. 


Arrière-garde. 


Esguardar. 


Sgardare. 


Esgarder. 


Guerra. 


Guerra. 


Guerre. 


Gueireiro. 


Guerriero. 


Guerrier. 


Guerreador. 


Guerreggiatore. 


Guerroyeur. 


Guerrear. 


Guerreggîare. 


Guerroyer. 


Defendedor. 


Difenditore. 


Défendeur. 


Banda. 


Banda. 


Bande. 


Guia. 


Guida. 


Guide. 


Guiador. 


Guîdatore. 


Guieres. 


Guiar. 


Guidare. 


Guider. 


Desafiar. 


Sfidare. 


Desfier. 


Fortaleza. 


Fortezza. 


Forteresse. 


CoDtraforte. 


Contrafforte. 


Contrefort. 


Escaramuça. 


Scaramuccia. 


Escarmouche. 


A.ssediar. 


Assediare. 


Assegicr. 


Assalto. 


Assalto. 


Assaut. 


Assaltador. 


Assalitore. 


Assailleur. 


Assaltar. 


Assaltare. 


Asalter. 


Afirontar. 


Affrontare. 


Affronter. 


Saque. 


Sacco. 


Sac, saccage. 


Pilhagem. 


Pîglîo. 


Pillage. 


Ghagar. 


Piagare. 


Plaier. 


Ënsanguentar. 


Insanguinare. 


Ensanglanter. 


Gastar. 


Guastare. 


Gaster. 


Desarmar. 


Disarmare. 


Désarmer. 


Golpe. 


Colpo. 


Coup. 


Sinalar. 


Segnalare. 


Signaler. 


Sinal. 


Segnale. 


Signal. 


Arcâo. 


Arcione. 


Arçon. 


Goucaca. 


Corazza. 


Cuirasse, 


Cota. 


Cotte. 


Cotte de mailles 


Arnez. 


Arnese. 


Harnôis. 



Ixxrij 



lxx?nj 


INTRODUCTION. 




TVouh. 


Cai. 


Esp. 


Artilleria. 


Artilleria. 


Artilleria. 


Garnir. 


Guarnir. 


Guarnir. 


Garnimen. 


Guamiment 


Guamimiento. 


Gainison. 


Garnison. 


Guamicion. 


Fugir. 


Fugir. 


Fugir. 


Trcgua. 


Tregna. 


Treguà. 


Escampar. 


Escapar. 


Escapar. 


Pressa. 


Pressa. 


Priesa. 


Presa. 


Presa. 


Presa. 


Près. 


Près. 


Preso. 


Prezonier. 


Presoner. 


Prisionero. 


Gonquistar. 


Gonquistar. 


Gonquistar. 


Preservacio. 


Preservacio. 


Preservacion. 


Tornei. 


Tomet). 


Tomeo. 


Tomeiar. 


Tomejar. 


Tomear. 


Justa. 


Justa. 


Justa. 


Jostar. 


Justar. 


Justar, 


Justador. 


Justador. 


Justador. 


Ajostar. 


Ajustar. 


Ajustar. 


Ajustamen. 


Ajustament. 


Ajustamiento. 


Brandir. 


Brandir. 


Brandir. 


On trouve 


ici divers mots relatifs à la guerre, noa 


mina, etc. 


§. XX. 






RELIGION, CROYANCES, 


Troub. 


Cat. 


Esp. 


Gelestial. 


Gelestial. 


Gelestial. 


Gathezizar. 


Gatequisar. 


Gatequizar. 


Canonizar. 


Ganonisar. 


Canonizar. 


Ganonizacio. 


Ganonisacio. 


Ganonizacion. 


Canonista. 


Canonista. 


Canonista. 


Preguiera. 


Preguiera. 


Pregaria. 


Gonfessar. 


Gonfessar. 


Confesar. 


Vodar. 


Votar. 


Voter. 


Gapa. 


Gapa. 


Gapa. 





INTRODUCTION. 




PoH. 


It. 


Fr. 


Artilheria. 


Artiglîeria. 


Artillerie. 


Chiarnecer. 


Guamire. 


Garnir. 


Guarnecimento. 


Guamimento. 


Garnement. 


Guami^. 


Guamigîone. 


Garnison . 


Fugir. 


Fuggirc. 


Fuir. 


Tregoa. 


Tregua. 


Trèye. 


Escapar. 


Scampare. 


Escfaapper. 


Pressa. 


Pressa. 


Presse. 


Preza. 


Presa. 


Prise. 


Piisâo. 


Prji^one. 


Prison, pris. 


Prisioneiro. 


Prigionîere. 


Prisonnier. 


Conquîstar. 


GoDquistare. 


Conquester. 


Preservaçlo. 


PreservazioDC. 


Préservation. 


Tomeyo. 


Tomeo. 


Tournoi. 


Tornear. 


Tomeare. 


Tournoyer. 


Justa. 


Giostra. 


Jouste. 


Justar. 


Gîostare. 


Jouster. 


Justador. 


Giostratore. 


Jousteup. 


A)iistar. 


AggiusUre. 


Ajouster. 


Ajustamento. 


Aggiustamento. 


Ajustement. 


Brandir. 


Brandire. 


Brandir. 


dérivés du latin 


: alabarda. fleci 


ha . dart . ^ 



Izxîx 



s. XX. 



SUPERSTITIONS, ETC. 



PoH. 


Il 


Fr. 


Gelestial. 


Gelestiale. 


Gelestial. 


Catequizar. 


Gatechizzare. 


Gatécbiser. 


Ganonizar* 


Canonizzare. 


Ganoniser. 


Ganonizacao. 


Ganonizzazione. 


Canonisation. 


Ganonista. 


Ganonista. 


Canoniste. 


Pregaria. 


Preghiera. 


Prière. 


Gonfessar. 


Gonfessare. 


Confesser. 


Votar. 


Votare. 


Vouer. 


Gapa. 


Gappa. 


Cape. 



Ixxx 


INTRODUCTION. 




Trouh, 


Cat. 


Esp. 


Gapelan. 


CapeUà. 


Gapellan. 


Capelania. 


Capellania. 


Gapellania. 


Gathedral. 


Gatedral. 


GatedraL 


Festa. 


Festa. 


Fiesta. 


Festejar. 


Festejar. 


Festejar. 


Solemnisar. 


Solemnisar. 


^ Solemnizar. 


Septuageslma. 


Septuagesima, 


Septuagesima 


Relicari. 


Reliquiari. 


Relicario. 


Gorporal. 


Gorporal. 


Gorporal. 


Crucifie^ 


Grucifix. 


-Grudfixo. 


Crucificar. 


Grucificar. 


Grucificar. 


Prestre. 


Preste. 


Preste. 


Sacristan. 


Sagrista« 


Sacristan. 


Monge. 


Monjo. 


Monge. 


Bedel. 


BedelL 


BedeL 


Campanier. 


Campaner. 


Gampanero. 


Tonsurar. 


Tonsurar. 


Tonsurar. 


Glercia. # 


Glerecia. 


Gerecia. 


Martiriar. 


Martirisar. 


Martirizar. 


Penitencial. 


Penitencial. 


Penitencial. 


Tomba. 


Tomba. 


Tumba. 


Resascitar. 


Resuscitar. 


Resucitar. 


Descreire. 


• Descreurer. 


Descreer. 


Endiablar. 


Endiablar. 


Endiablar. 


Paganisme. 


Paganisme. 


Paganîsmo. 


Idolatrar. 


Idolatrar. 


Idolatrar. 


Destin. 


/ Destino. 


Destino. 


Fada. 


Fada. 


Hada. 


Fadar. 


Fadar. 


Hadar. 


Azar. 


Azar. 


Azar. 



Ce paragraphe, relatif à la religion, aux croyances, 
mots dont la racine est latine; il est pourtant remar- 
substantif latin yà/am^ et que de ce dernier mot soient 
fadar, ytvh^y fée, Jéer. 



. 


BCTR0DUCTI05 




Port. 


It. 


"Fr, 


CapeUâo. 

Gapellania. 

Calhedral. 


Gappellano. 
Gappellania. 
Cattedrale. 


Capelan. 

Chapellenie. 

Cathédral. 


Festa. 


Festa. 


Feste. 


Festejar. 
Solemnisar. 


Festeggiare. 
Solennizzare. 


Festoyer. 
Solemniser. 


Septuagesiina. 
Relicario. 
Gorporal. 
Crucifixo. 


Settuagesima; 
Reliquiario. 
Gorporale. 
Grocifisso. 


Septnagésime. 
Reliquaire. 
Gorporal. 
Grucifix. 


Crucificar. 


Crocificarc. 


Crucifier. 


Preste. 


Prête. 


Prêtre. 


Sacristâo. 


Sagrestano. 


Sacristain. 


Monge. 
Bedel. 


Monaco. 
BideUo. 


Moine. 
Bedeau. 


Gampainkero. 
Tonsurar. 


Gampanajo, 
Tonsurare. 


Gampanier. 
Ton^urer. 


Qere2da. 
Martirisar. 


Ghiericia. 
Martirizzare. 


Qergie. 
Martiriser. 


Penitencial. 


Penitenziale. 


PénitentieL 


Tumba. 


Tomba. 


Tombe. 


Resuscitar. 


Risuscitare. 


Ressusciter. 


Descrer. 


Discredere* 


Dëctoire. 


Endiabrar. 


IndiaTolare. 


Endiabler. 


Paganismo. 
Idolatrar. 


Paganesmo. 
Idolatrare. 


Paganisme. 
Idolâtrer. 


Destine. 


Destino. 


Destin. 


Fada. 


Fata. 


Fée. 


Fadar. 


Fatare. 


Féer. 


Azar. 


Azzardo. 


Hazard. 



Izxxj 



aux superstitions , offre nécessairement beaucoup de 
quable que le substantif roman ^ destin, ait remplacé le 
dérivés pour les langues néolatines yoc/a, substantif. 



I. 



Unij INTRODUCTION. 

Le grand nombre et ridentité de ces rapports % dans 
les six langues néobtines, ne laisseront plus de doute 
sur l'origine commune de ces langues , sur Fexistence 
d'un type primitif. * 

■ Si je Tavais cni nécessaire , plusieurs autres exemples , que je 
n'ai pas cités , et qu'on trouvera parmi les divers articles du Lejâque 
roman, auraient été classés dans ces paragraphes ; d'ailleurs je n'ai in- 
diqué que des mots appartenant aux six langues néolalines; j'ai renoncé 
à ceux qui se rencontrent seulement dans cinq , dans quatre de ces 
langues, etc. 

' Il faudrait ici de longs développements pour rappeler les diffé- 
rentes modifications que chacune des langues néolatines a , sdon son 
caractère et ses besoins , imposées à plusieurs des mots de la romane 
primitive : je me borne à quelques unes des principales. 

Catalan. — * Cette langue , comme celle des troubadours i supprime 
souvent le n final des substantifs et des adjectifs y surtout quand ils ne 
sont pas dérivés du latin , et la vojelle , qui précédait immédiatement 
ce N supprimé , est presque toujours maixpiée d'un accent aigu : ancîd, 
pléy caml, carU, falcô, dcjii, etc. , etc. Quelquefois le catalan ajoute 
l'r final à des mots terminés en an, aftm, engan, etc. , afani^ enganj; 
il supprime aussi en certains mots le d intérieur s manamen pour 
mani/ahen , recomaTuir pour regohanc/ar. 

Espagnol. — Cette langue place ordinairement un i avant I'e dans 
l'intérieur des mots : mandamenlo, if andamiento ; change l'o inté- 
rieur en 17E, cor, cuetij dona, nuenA^ porta, puctlta. Quand deux 
mêmes consonnes se trouvent dans l'intérieur d'un mot , souvent l'es- 
pagnol n'en conserve qu'une. 

Portugais. — La langue portugaise supprime souvent le l de l'in- 
térieur des mots : fi/ar, fiar; ce/o, ceo; sa/ube, saude; a/a, aa, 
co/oR, Do/oR , c6r, dor : l'accent circonflexe avertit de la suppression 
d'un o. Elle change le pl en ch \ Pvaga, cAaga , et supprime parfois 
le N placé avant la vojelle finale dans les mots , comme pla/io , chao; 
PL^NO, ckeo. Elle remplace de même le l intérieur des mots par le r: 
c/aro, craro; ob/icar , obrigar ; change I'au roman en ou : aur , ouro. 
Le M est souvent substitué au n final : commun , jardiu ; et ce m final 
est quelquefois ajouté à des mots terminés en i :■ mi, outrosi, Mim, 
ouTROSim, elc. , etc. 

Italien. — La langue italienne rejette , comme une aspérité, la pro- 



k 



INTRODUCTIOR. Ixxxiij 

Il me reste à résumer mon travail , en choisissant dans 

ces langues plusieurs dë^nences identiques de divers 

substantifs y adjectifs et verbes. 

Le i^prochement de ces nombreuses flexions ofirira 

une nouvelle preuve de la réalité du type commun , et 

surtout il révélera , à la curiosité des philol(^es, le mé- 

nonciation de deux consonnes différentes qui se suivent dans un mot, 
et, par euphonie, elle substitue à l'une la répétition de Tautre : 
oitnskre , 0(/^iar£ ; ac/o , pac/o : a//o , PA/to. On trouve quelques ex- 
ceptions pour dés mots qui ont intérieurement It, as8a//are , o/(ra6« 
Gio , etc. Elle a pris Fi au lieu de Te , dans la préposition di, et dans 
les augments de, re, qui alors sont changés en di, ri, etc. 

Français. —Voyez, pour les changements de Ta roman primitif 
en E, les Obseruations sur le Roman de Rou, p. 6-12. 

Pour les verbes surtout , le français supprima très souvent la con- 
sonne intérieure du mot latin ou roman ; en voici quelques exemples : 



LATiH. 


' Troubadours. 


FtASCAU 


lÂGore. 


Licar, 


li-er. 


IdÊUDare, 


iMiuar. 


LoD-^r. 


Minore. 


MuDar. 


Mo'^r. 


Atoare. 


Sutar. 


Sa-er. 



£t ainsi des mots : cri'^r, châti-er, nou-er, convi-er, mari-er, pri-«r, 
pli-er, publi^er, mendi'^r, salu-er, ni-er, jou-er, éternu-er, etc., etc. 

Troubadours. Fravcais. Trouradours. Français. . 

Traucar. Troo-er. AueGurar. Atse-orer. 

FatMr, Fé^er. JgroDar. Agréât. 

Je donne ici cet aperçu de quelques unes des modifications de mots 
faites par les langues néolatines , parce que ces changements mêmes 
concourent à prouver l'identité primitive de ces mots , que chacune 
de ces langues, en se détachant de la romane rustique, modifia 
d'après son caractèt^ particulier. 

Je crois inutile d'avertir que les voyelles euphoniques , ajoutées par 
quelques langues néolatines à la fin des mots primitifs romans , doi- 
vent être comptées comme de simples modifications. 

J'espère donner ailleurs des développements philologiques qui dé- 
montreront que chacune de ces langues a remanié les mots primitifs 
d'après un système régulier et constant. 



Ixxxîv INTRODUCTION. 

icaDisme simple et constant qui, dans ces six langues 
nouYelles , a marqué , d'une empreinte spécialenaieiit 
uniforme, une aussi grande quantité de mots, les uns 
entièrement étrangers à la langue latine, les autres mo- 
difiés de cette langue par la seule adoption de la racine ^ 
et par la substitution d'une désinence nouvelle et com- 
mune. 

TABLEAU DE DnHERSES DÉSINENCES DE MOTS ROMANS. 

Ce tableau présentera successivement quelques uns 
des substantifs, adjectifs et verbes romans qui n'ont pas 
été dérivés du latin, ou qui, en conservant la racine 
latine, ont changé la désinence. 

§. 1-. 

CHOIX DE DIVERS SUBSTANTIFS QUE LES SIX LANGUES 
NÉOLATINES N'oNT PAS EMPRUNTES AU LATIN. 



Ac. 


Sac. " 


Ada. 


Bugada, fada. 


Ala. 


Bala,sala. 


Alda. 


Falda. 


Alha. 


Talha. 


An. 


Afan. 


Awc. 


Banc, flanc. 


Anda. 


Banda , guirlanda 


Ian. 


Gardian y rufian. 


Anh. 


Gazanb. 


Oan. 


Cordoan. 


Uan. 


Guan. 


Andra. 


Gilandra. 


Ansa. 


Dansa, pansa. 


Ae. 


Azar. 


Arc. 


Marc , parc. 


Arga. 


Barca. 


Arda. 


Garda , alabarda. 


Ardia. 


Coardia. 


Arga. 


Farga. 


Arra. 


Barra. 


Art. 


Dart, bastart. 


ASA. 


Brasa. 


ASSA. 


Cassa , bagassa. 


At, m. 


Barattât. 


AT,/. 


Djapbanitat. 


AlA. 


Barata, sabata. 


Atqe. 


Bagatgc. 


' Sacoagement. 







LiiuM 





INTHODUCTION. Ixx: 






B. • 




Ec. 


Bec. 


£CHA. 


Flécha. 


Eda. 


Sedâ. 


EOUA. 


Tregu*. 


El.. 


Martel, fardel. 


Ela. 


Gabela. 


Elh. 


Batelh. 


Elha. 


Botelha. 


En. 


Palafren, abaissamen. 


Enda. 


Benda. 


Engua. 


Arengua. 


Era. 


Galera. 


Erc. 


Alberc. 


Erla. 


Perla. 


Eaiuu 


Guerra , barrera. 


Es. 


Ames. 


Esta. 


Foresta. 


Eta. 


Lanseia. 


ElA^ 


Baisseza. 


T 




r. 


Alcali. 


Jl . 

le. 


Pic. 


ICLE. 


Gicle. 


Ida. 


Brida , caramida , crida. 


I». 


Brasier. 


Iga. 


Botiga. 


U. 


Banl. 


Ila. 


Fila. 


Ilï. 


Gamin , jardin , assassin; In a. 


Mina. 


Is. 


Vernis. 


Isa. 


Gamisa. 


ISON.. 


Garnison. 


ISTA. 


Lista. 


UlT. 


Bruit. 










0. 


. 


O. 


Lato, girgo. 


GaIta. 


Doana. 


Oari. 


Balloart. 


Oc. 


Boc 


Ofa. 


G0fa. 


Oga. 


Droga. 


Ola. 


Bola. 


Ota. 


Gota. 


Olp. 


Golp. 


On. 


Baston , boton. 


Op. 


Galop. 


DOR. 


Trobador, cassador. 


Orra. 


Borra. 


Ose. 


Bosc. 


OST. 


Cost. 


Ot. 


Trot. 


Ota. 


Gota, bota. 


U. 




UlDA. 


Guida. 


UlSA. 


Guisa. 


Ur. 


Azur. 


USSA. 


Scarmussa. 



Ixxxvj 



INTRODUCTION. 



CUOJX D£ DIVERS SUBSTANTIFS DONT LES SIX LANGUES 
NiOLATlNES ONT EMPRUNTÉ LA RACINE AU L4T1N , ITT 
ONT CHANGÉ LA DÉSINENCE. 



A. 



Latin, 



Roman. 



Latin. 



Romoiu 



Ac. . 


Saccus, 


Sac. 


AOA. 


Piper, 


Pebrada. 




Caballus, 


Cavalcada. 




Diumus, 


Jornada. 


Adaru. 


Pratum, 


Pradaria. 


Agre. 


Vinum acre. 


Vînagre. 


Aire. 


Trobar. 


Trobaire. 


AiRlA. 


Barba, 


Barbairia.» 


Al. 


Casa, 


Casai. 


Alc. 


Giro falco. 


Gerfalc. 


Alh. 


BtUuere, 


Batalb. 


Alha. 


Batuere» 


Batalba. 


Oalha. 


Vicias. 


Vîtoalha. 


Alt. 


Salire, 


Assalt. 


Ah. 


Clamare. 


Reclam. 


An. 


Panis, 


Compau. 




Cii^itas. 


Cintadan. 


Ana. 


Capere, 


Cabana. 




Fons, 


Fontana. 


Anda. 


Via, victus 


Vianda. 


Anha. 


Mons. 


Montanha. 


Ania. 


Capella, 


Capellania. 


Ansi. 


Corda. 


Acordansa. 




Us. 


Usansa. 




Simulare, 


Semblansa. 


Appa. 


Caput. 


Cappa. 


Ar. 


Baccalaureus. Bacalar. 




Pila, • 


Pilar. 


Ara. 


Clarus. 


Clara. 


Aria. 


Caballus. 


Gavalaria. 


Arga. 


Curms, 


Carga. 


As. 


Passas, 


Compas. 


AssA. 


Corium, 


Goirassa. 


AST. 


Contras tare. 


Contrast. 


At, m. 


Batuere, 


Débat. 




Dux. 


Ducat. 


At,/. 


bellus. 


Beltat. 




Amicitia. 


Ambtat. 


Ata. 


Datum, 


Data. 


Atge. 


Via. 


Viatge. 




Ultra. 


Ullratge. 




Persona, 


Personatgc. 




Us, 


Usatge. 


AZA. 

E. 


Basis, 


Baza. 


ËDOR. 


BtUuere, 


Batedor. 


Corre. 


Coiredpr. 


El, 


Tomare. 


Tornei. 


ElRA. 


Ripa, 


Ribeira. 


^ 


Manus, 


Maneira. 


lERA. 


Lavare, 


Lavandiera 


ElT. 


Profectus, 


Profeit. 


El. 


Dominas, 


DoDzel. 


Elha. 


Cornix, 


Gornclha. 




Novus. 


Novelba. 







INTKODUCTION. 


Ixxxvij 




Latin, 


Roman, 




Latin ^ 


Roman, 


Ella. 


Domina. 


Donzella. 


Men. 


Saîi^atio. 


Salvamen. 




Punctum, 


Apuntaraer 


1. 


Casa, 


Gasamen. 




Nasci. 


Nayssemer 


1. 


Via. 


Desviamen. 




Crescere. 


Greissemen. 


Moffere. 


Movîmen. 


Encia 


. Càrere. 


Garencia. 


Enda. 


Facere, 


Fazenda. 




Tendere. 


Tenda. 


Enh. 


Dignari, 


Desdenh. 


Er. 


Placere. 


Plascr. 


Era. 


Pjrrus, 


Pera. 




Primumvet 


>. Primavera. 


Ebcia. 


Clericus, 


Glercia. 


Erta. 


Coopertus, 


Guberta. 


Es. 


Prehendere. 


Près. 


ESSA. 


Dux. 


Du^essa. 




Fort, 


Fortalessn. 


Est. 


Prastatio. 


Prest. 


Esta. 


Fesîum. 


Festa. 


ESTIA. 


Carere. 


Garastia. 


Et. 


Clanu, 


âaret. 




Saccus. 


Saquct. 


Eta. 


Viola. 


Violeta. 


Eza. 


Altus. 
Grandis» 


Alteza. 
Grandezza. 


Ezza. 


Asper. 


Asprezza. 


I. 


Caput. 


Gapitairi. 


I. 


Electuarium 


\, Leduan. 


le. 


Castigare. 


Gastic. 


Ieg. 


Desiderium, 


Desîeg. 


1er. 


Sarèa. 


Barbier. 




Prehendere, 


Presonier. 


Iera. 


Carrus, 


Garricra. 


UlERA. 


Precari, 


Preguiera. 


In. 


Destinare. 


Destin. 


Ina. 


Mare, 


Marina . 


Inta. 


Quinius. 


Quinta. 


Is. 


'Visus, 


Avis. 


ISSA. 


PeL 


Pelissa. 


Ista. 


Lex, 


Legista. 




Canon, 


Gaaonista. 




Visus, 


Visla. 


ÎT. 


Quiritare, 


Gril. 


0. 
Odi. 


Cabra. 


Gabrit. 


Obla. 


Copula. 


Gobla. 


Custos, 


Gustodi. 


Omba. 


Tumulus, 


Tomba. 


Oms. 


Vicecomes, 


Viscoms. 


Ompra. 


. Comparaiio, 


Gompra. 


Ompte. 


Computus, 


Gontpte. 


On. 


Corda. 


Gordon. 


Oncba. 


, Punctum, 


Poncba. 


Onstra^ Monstrare, 


Monstra. 


Ontra. 


Contra, 


Encontra. 


Opa. 


Cupa. 


Gopa. 


lo. 


Indiscretus. 


Indiscrctio. 


Ion. 


Campus, 


Gampion. 


Or. 


Forum, 


For. 


Ora. 


Jlforari, 


Demora. 


Oria. 


Senior, 


Senhoria. 


Ors. 


Succurrere, 


Socors. 


Ort. 


Corda, 


Accort. 




Tonus. 


Ton. 


Otja. 


Locate, 


Lotja. 


OVA. 


Probatio, 


Prova. 









( 



Ixxxviij 


INTRODUCTION. 




Latin. 


Roman. Latin. 


Romaiu 


UoA. Âdj/uiorium, 


Ajuda. Ubit. Biscoctus. 


BisGueit. 


Uga. Testudo. 


Tartuga. Uilla. Aculus, 


Aguilla. 


Unta. Jungere. 


Junta. Ura, Caballus. 


Cavalcadiira 


Cingere, 


Centura. F'enir. 


Aventura. 


Cooperire. 


Cnbcrtura. Unisa. f^enir. 


Aventurier. 


Uta. Disputatio. 


Disputa. 





Je me suis presse toujours borné à rapporter un 
seul exemple , quand j'aurais pu indiquer un très grand 
nombre de substantifb romans formés par le même mé- 
canisme grammatical. Je n'ai voulu ici que constater le 
fait primitif. 

s. ni. 

CHOIX FAIT, PARMI L£S SIX LANGUES NÉOLATmES, DE 
QUELQUES AniECTIFS EMPRUNTÉS A DES LANGUES ETRAN- 
GERES. 

A. 



ANC. 


Blanc. 


AUT. 


Coart. 


As. 


Bm. 


At. 


Malvat. 


Av. 


Bran. 


E. 




Es. 




Elb. 
I. 


Velh, Tennelli 


In. 


Mesquin. 







S. IV. 

CHOIX DE DIVERS ADJECTIFS QUI , DANS LES SIX LANGUES 
NÉOLATINES, ONT TIRÉ LEUR RACINE DU LATIN, BT ONT 
PRIS UNE DESINENCK PARTICULIÈRE. 



A. 
Laitn. Roman. Latin, Roman. 

Al. Bmtus. Brutal. Campus, Campai. 







INTRODUCTION. 


ixxxix 




Latin. 


Roman, Latin, 


Roman. . 


Al. 
At. 


Patermu. 
Cor, 
Ux. 
Astrum. 


Paternal. Fratemus. 
G>rdial. Diumus. 
Desleal. An. Antiquus. 
Desastmt. Atge. Silya. 


Fratemal. 
Jornal. 
Anctan. 
Salvatge. 


El. 

Est. 


Betlus. 
Pretitô, 


£. 

Bel. 

Prest. Honestus. 


Deshonest, 



I. Nesciens. Nesci. Sapiens, SabÎ4 

Orî. Contradictor, Contradîctori. In. Finis. Fin. 

O. 



Os. 


Acetum. 


Acetos. 




Cor. 


Coratjos. 




Crassus, 


Gros. 




Trahalh. 


Trabalhos. 


OSSIER 


, Crassus, 


Grossier. 








lu. 


Discursus. 


Dîscursiu. 


U. 


Excessus. 


Excessiu. 




Unitus, 


Unitiué 


UCH. 


Astrum, 


Desastruch 


Ut. 


Barhatiu. 
Fillosus. 


Barbnt. 
Velut. 




Membrosus, 


Membrut. 



S V. 



CHOIX 1>Z VERBES EN AR QUI EXISTENT DANS LES SIX 
LANGUES ROMàNES, ET DONT LE LATIN n'a PAS FOURNI 
LA RACINE. 



A. 


Abaissar. 
Acaptar. 
Anar. 
Arengar. 


Abotonar. 
Afanar. 
Angoissar. 
Atrapar. 


Abrasar. 

Albergar. 

Aplanar. 


B. 


Baîssar. 
Bastar. 


Balansar. 
Bendar. 


BaUar. 
Bcrnicar. 




1. 




m 



xc 

B. 


. BUnqueiar. 
Bramar. 


iuïRODUcnoir, 

Boian 
BriUar. 


Botoiiar. 
Buiar. 


C. 


Calar. 
Gomensar. 


Camioar. 
Gostar. 


Cassar. 


D. 


Dapsar. 


Demarchar. 


Derocar. 


E. 

F. 
G. 


Embarcar. 
Esgardar. 

Fadar. 

Galaupai?. 
Gttidar. 


Embairar. 
Estirar. 

Forregiar. 

Guardar. 


Encaminar. 
Guerreiar. 


L. 


Lansar. 


Listar. 




M. 


Mancar. 
Mioar. 


Marcar. 


MarteUar. 


P. 


Pîcar. 






R. 


Retirar. 
Romansar. 


Rimar. 


Robar. 


T. 


TalLar. 

Tombar. 

Trovar. 


Tirar. 
Trabalhar. 


Tocar. 
Trabocar. 



Varar. 



S. VI. 



CHOIX DE VERBES DES SIX LANGUES HÉOLkTtUdSS QDI y 
EHPRDNTAIfT SEULEBfENT LEUR RACINE ADX MOTS LA- 
TINS, ONT PRIS LA TERMINAISON EN AR. 



Abrassar; 


Accentuar. 


Acerar. 


Acertar. 


Acordar. 


Acostar. 


Acostttmar. 


Acumpanhar. 


Afiutar. 


A6nar. 


' Afrontar. 


Agradar. 


Agusar. 


Ajustar. 


Alinhar. 


Alumnar. 


Annular. 


Aplanar. 


Apontar. 


Argenlar. 


Assaborar 







INTRODUCTION. 




A. 


Assautar. 
Aventurar. 


Atisar. 
Averar. 


Autetiticar. 

Aviar. 


B. 


Baisar. 
Batalhar. 


Balansar. 

■«1 


Banbar. 


C. 


Gambiar. 

Gardar. 

Gavalcar. 

Confinar. 

Contrariar. 


Ganonisar. 
Gasar. 
Gertificar. 
Gonfrontar. 
Gridar. ^ 


Gaponar. 
Galbezîzar. 
Qavelar. 
Gontar. 


D. 


Damnificar. 

Desamar. 

Descamar. 

Desferrar. 

Desfilar. 

Desnaturar. 

Diversifiar. 


Deissoterrar. 

Desarmar. 

Descaussar. 

Desfidar. 

Desberetar. 

Destrempar. 

Doctrinar. 


besaçordar. 

Descargar. 

Descavalcar. 

Desfigurar. 

Desmembrar. 

Desvîàr. 


E. 


Eoibasmar. 

Encargar. 

Encontrar. 

Engînbar. 

Enseûbar. 


Emplegar. 

Encamar. 

Endiabkr. 

Enparentar. 

Enviar. 


Enamorar. 
Encavalcar. 
Enfomar. 
Ensanglentar. 


F. 


Ferrar. 
Forsar. 


Festeîar. 
Fustigar. 


Fihir. 


G. 


Gastar. 


Glosar. 




H. 


HabaiUr. 


Heretar. 




I. 


Idolatrar. 






J. 


Jastar. 


Justiciar. 




L. 


Lardar. 


Licenciar. 


Limitar. 


M. 


Maltraitar. 
Mescabar. 


Maneiar. 
Murar. 


Martiriar. 


0. 


Obviar. 






P. 


Parlar. 
Penar. 
Pratiquar. 


Pasturgar. 

Plagar. 

Privilegiar. 


Pdar. 

Plasmar. 

Puiar. 



XCJ 



Xii| 




INTRODUCTION. 




R. 


Raisfinar. 


Radficar. 


Rectificar. 




Recular. 


Retornar. 


Rîgar. 


S. 


Saborar. 


Senlioreiar. 


Seotencîar. 




Sigoalar. 


Sobredaurar. 


Solemnisar. 


T. 


Tonsurar. 


Tonnentar. 


Tomeiar. 




Trespassar. 


TriUar. 




V. 


Veûtar. 


Verdcîar. 


Virar. 



S. VU. 

CHOIX DE VERBES QUI 9 OAHS LES SIX LANGUES UTÉOUl- 
TINES, Omr ÂBANDONinÊ LES CONJUGAISONS LATmss E5 
I, ERE, IRE, ETC. 9 POUR PRENDRE LA CONJUGAISON 
ROMANE ABi. 



Latin. . 


Roman, 


Latin. 


Roman. 


AbutL 


Abusar. 


Assidere. 


Assetjar. 


Calefacere, 


Calfar. 


CoUre. 


Cultivar. 


Cùnfiteri, 


Gonfessar. 


Contraltere, 


Gontractar, 


Crucifigere. 


Cnicîficar. 


Debere. 


Endeptar. 


Deserere. 


Desertar. 


Dulcescere. 


Âdolzar. 


Miscere, 


Mesclar. 


Nivere. 


Ncvar. 


ObUviscL 


Oblidar. 


Rapere. 


Raubar. 


Rectum facere. 


Rectificar. 


Resurgere. 


Resuscitar. 


Studere. 


Estudiar. 


Tremere. 


Tremblar. 


Uti. 


Usar. 


Vovere, 


Votar. 



LEXIQUE ROMAN, 



OU 



DICTIONNAIRE 

DE LA LANGUE DES TROUBADOURS, 



COMPAREE 



AVEC LES AUTRES LANQUES DE L'EUROPE LATINE: 



A, j. m., TOjelle, première lettre de 
l'a!phabet , a. 

Car la prima lettn d^amor 
Apdkm A. 

P. MiLON : En amor trob. 
Car ils appellent a la première lettre d'amour. 
Fenisson en a estreîg. 

Finissent en a bref. 
Loe, Poa no sabca a ni a, 

Gom mostrarat antres ni me? 

Trad. eTun Evang, apoer. 
Puisque ta ne sais anib, comment enseignera»-tu 
les autres et moi ? 

ARC. va. Mais en latin le bon abbé 
rTj entendoit ni a ni b. 

"DV BCLLAT, p. fyjt. 

A, troisième personne du verbe ayer, 
au présent du singulier de l'indicatif , 
voyez AVKE. 
A, préposition, vient d'A<f on d'ii et a 
latins, et quelquefois d'A^ roman. 
jyjid latin : 

S*a lieifl mm |»lats qn« m man a le Tenir. 
Bnixcn si TÀLAMOh i Do la genaor. 
S'il ae loi plaît ipi*tUe ma mande Tenir à eUe. 
I, 



D'kby d'A latins : 
A mains bornes aag amor acnsar. 

AiMEHi DE PcGUiLAiH : Totx hom. 
Par plusieurs liommt:s j'entends accuser l'amour. 

D'a6 roman; voyez ab. 

Coma, A bonor non podetx mais jom Tiare. 

MOHTAHT Sartrs : G>ms de Tolsan. 
Comte, Toas ne pouTes désormais virre avec 
bonneur. 

A, préposition romane, est resté dans 
la contraction qui a formé les articles 

AL , ALS , AS. 

Quelquefois il reçoit, par euphonie, 
le D ou le z devant les mots qui com- 
mencent par une voyelle. 
Atressi corn la candela 
Qoe si meteyssa deatmi, 
Per fiir elardat ad antnii. 

P. BAiMèRB DE Toulouse : Atretsi cnm. 
Ainsi que la chandelle qui se détruit elle-même , 
pour faire clarté à autrui. 

Qne mantas Tes lo jorn non pose tener 
Cas nna part non an totx sols plorar. 
FoiQun M Majuiiub : Hentril me. 
Qne plttsteiirs fois le jour je ne puis tenir qoa 
je n'ailla toat snd pltnrer «I on coin. 

I 



2 A 

Celte préposition iodique ou carac- 
térise plus ou moins expressément di- 
vers rapports, tels que : 

1. DiaECTioir, tewdanck, but, fin. 

Mand e tri^met salât a tos. 

Abkads SE'MUVKn : Dooa {(ieiiser. 
EnToie et transmet salât à tous. 
Hueimais es Antecrits 
Al dan del mon îsaits. 

G. Fajoit : En nos sia. 
Désormais VAntccrist est sorti pour le dommage 
du monde. 

2. Relation. 

E pneîs montest de rosain A deatriei:, 
No fesets colp d*espaza ni de lansa. 

T. i»*Alb. Marquis st de Ramb. de 
Vaqveiras : Ara m digats. 
Et depub que vous tous ^eT&tes du ronssin au 
destrier, vous ne fîtes coup d*épée ni de lance. 
à. tais vassals, tal senhor. 

AiMERi DE Peguilain : li fol. 
à tels vassaux , tels seigneurs. 

3. Personnalité , appartenance. 

Foiria nos A amdos enniar, 
A me del dire, a. vos del escotar. 
Bamsaud DE Vaqueiras : Senher marques. 
U pourrait nous ennuyer à tons deux , à moi du 
dire , à vous de l'écouter. 

Bertrans, la fiUia al pros comte &abnon 
Degra vezer qn'il gensa tôt lo mon. 

GviLLAtJM B DE Saiht-Didiee : Aisst cum es. 
Bertrand , la fille au preux comte Baimond devrait 
voir qu'elle cliarme tout le monde. 

Que irol la tert' a mos enfans. 

Bertrand de Borm : Ces de far. 
Qu'il vent la terre de mes enfants. 

4. Attribution , indication. 

BaptcjaTan al nom de Yesha Xrist. 
La nobta Leyczon. 
Ils liaptisaient au nom de Jésus-<]hrist. 
Ad honor del cors sanct fana nna capdla. 
V. de S. Honorât. 
Ferait une chapelle en Vhonneur du oorps saint. 
A las obraa pareis. 

Bertrasd de Born : Kostre-senber. 
Aux œuvres il parait. 

5. Espèce, qualité. 

Qtt'era fomiers que escandava lo forn a 
: lo pan. 

F. de JBemard de Fentadour, 



Qui était foumier qui échaufl&it le {par à ans 
pain. 

6*. Manière, état. 

A genolhos soplcyan hamiknen. 
P. Baimohd de Toulocsk : Si cam Mi-< 
Suppliant homldement à genoux. 

Anar a p« , A 1^ de croy jogUr. 

T. d*Alb. Marquis et i>k Haju ; 
- Vaqubxras : Ara m digalz. 
Aller à pied, à la manière de vil josiglear. 

7. Destination. 

Era mercadiers qne ténia draps a. vendit 
V. ^Aimeri de P^uilaim, 
n était mardiand qui tenait drape à TciMlre. 
Favas a desgranar. 

BIajiccxat : McEb 
Fèves à éoosser. 

8. Moyen, cause, effet. 

Ades poeg A plena vêla. 

Baxbavd d'Oranoe : Una cbauMr. 
A présent je monte à pleine voile. 
Yengron sas donxelas al crit, e demander:^ 
Qn*es aisso ? 

V, de Pierre Fidsl. 
Ses demoisdles vinrent au cri , et demaaderai 
Qu'est-ce ? 

Pero ns d*els mi veira a son dan. 

BlACASSET : G«rra mi obv. 
Pour cela un d'eux me verra à soa éommasc- 

9. Teups, Époque, circorstancz 7\ 

TEMPS. 
A qnascan jom de Tan.... 
Com par nens a Nadal. 

B. DE Yehtadove : Lo gens \ea^ 
à chaque jour de- l'an.... comme parait nei^' 
Noël. 

Ces Ail premier an no val gaire, 
Mas AL ters torna de bon aire. 

Decdes de PaASBs , Aus. cass. 
à la première année , il ne vaut guère , mais, à » 
troisième , il devient de bonne qualité. 

Al premier lans pert iea mon esparrirc. 
Bertraicd de Borh : leu m'esooodisc. 
Au premier jet je perds mon épervier. 

10. Localité, circonstance deuec. 
Tendre tôt qoant avion a Bemîs. 

Titre de 116^ 
Vendre tout ce qu'ils avaient à Bcmis. 
A la fontana del vergier.... 
A. Tomlira d'un fnst (Jomesgîer 
Trobei sola. 

MargABRVS : A la foBlana. 



Je U trouvai Mule à la fonlaiue du Terger , à 
ombre d'un arbre domesUipie. 

▲ doas l«guas lonhet cPaqm. 

B. ViAJO. PB BKaAoDoii : Unas oovas. 
11 a* éloigna de là ^ deux lieues. 
Nos encontrem , ai. pat de Bclestar, 
xn lairoa. 
Rambaud sk YAQinMAfl : Honrats marques. 
Noua renocatrâmea , a» passage de Belettari douce 
voleurs. 

[ I . OaD&K , BARG. 

Un ▲ nn loa aria pm. 

Homan de Jaufn ^ fol. 33. 
U lea arait pris un à on. 

Pilats s'aset e sa cadeira , 
E li antre au nna tyeyra. 

TnuL deVÉvang. deNleodème. 
Pilate s'assit en sa chaire, et les autres à une 
même file. 

Qu*el met* ai. lata sanli Joban. 

Bbetbaito db Boaji : Mon chant. 
Qu*il le mette au côté de saint Jean. 

19. MeSUR-K , POIDS, QUANTITi , YA- 
L^Ua, CAPACITE. 

Rlchartz mettra a moeîs e a sestien 
Aar et argent. 

BBRTBAim DB BôRic : Mies sirrentes. 
Richard fournira à mnids et à setiers l'or etl'aigent. 
E métrai hi blasmes e deshonors ' 
E tracions a miliers e a cens. 

P. Gabbibal : Un sirtentes. 
Et j'y mettrai les bUmes et les déshonneurs et les 
trahisons à milliers et à cents. 

Faita d*an aoT talh presan, 
A compas et a gnaran. 
Gaubbbt Moibb db Pdiobot : Uns jojs. 
Faite d'one nouvelle taille distinguée , à compas et 
il proportion. 

£ fara m cannsir a flocs. 

G. Adhimab : Ben fora. 
Et me fera blanchir à flocons. 

A, préposition romane, se traduit 
ordinairement par a dans les langues 
de TEarope latine, mais il a quelquefois 
le sens exact ou approximatif d'autres 
prépositions, dont les principales sont : 

I. ApBis. 

E mot A mot no li contais» 

Roman de Jau/re, fol. a^* 
Et no Itti ncontss mot à mol. 



A 3 

ABC. va. Qne je conte on à on les astres ra- 
dieux. . . 
Les dearompt pièce à pièce. 
Despobtes , premières muvrtij fol. io8 et aad. 

CAT. TorsetB los U nn ^ nn lots. 

Trad. caîaL dels au», case. 
Bsp. Enna corte poc d poco t e fans connosccr . 

Poéma de jitexandro , cop. 369. 
POBT. Tlrando peca d pcca..'.. 
a pooeos dlos raorreo. 
Babbos , i>ec4»/. 1 , 1. m, cap. 9; 1. I , cap. 11. 
zT. a morte al cîel s*annidl. 

BvoBABom , Rime, ag. 

3. Avec , voyez ab, 

D« totaa parts y Tcnon a gran joya. 
Ramiaod db Vaqobibas : Tman nuda. 
De toutes parts y tiennent auec grande joie. 
Faa A la gent nn couinent noreUi. 
P. Cabdikai : Tos temps asir. 
Je fais ficec la gent un traité nOUTsan. 
ABC. FB. à ploors et à larmes lenr conta la 
grant dolenr... I^elia fortement ii nn arbre 
à qnatre fors hars torses... Et se conseiHa 
Kalles à sa gent... Et s*en retonmèrent à 
grana proies et à grant gaîog. 
Rec. des hUt. de Fr,, t. V, p. 269 , 3oa , 297 ; 

et m, p. 375, 

n les tenroîent h bonne foi. 

Villb-Hasdovib , p. 12. 
Le col li prit à ses deos meîns. 

Mabib de Fbabcb , 1. 1, p. Saa. 
Vilains et de mantes afere 
Ne pot a els nnl marchié fere. 

Fahl, et conU anc, , t. IV, p. B. 
CAT. ConTinança qne.... barra fêta d merca- 
ders o <i SOS marinen. 

Consolât de la mar, cap. 209. 
Bsr. Reoebidas las dnenas à nna grant on- 
dranca.... 
à unt grant ondra allas iTalenda entraban. . .. 
En bnenos cavallcM à petrales é à cascabeles 
E à cnbertnras de cendales. 
Foema del Cid, t. i586 , 1617, i5i6, 1517. 
POBT. Eston a mil nos atado. 

A. FsaaBiBA , Brislo, set. I, se. i. 
Pediado a allas voces a Deos misericordîa. 
LvcBBA , V.de P. Fr. Xatrier, liy. X , cap. a. 
iT. a fidansa ricfaiederô.... a gran fatica si 
levô dî terra. 

BoccAcao , Deeani. JII , a ; et IX , 9. 



4 A 

E oomandè die ramutero a fade. 
T)àJKT% , Parad, , II, 

Voyez la Grammaire comparée des 
langues de l'Ëarope latine, p. 3 19. 

3. Aup&is DE. 

E plats DÛ be lai en estia 
Que m «ojom ▲ font o ▲ rio. 
I^ Moine de Montaudon : Moat me plati. 
Et il me platt bien U en été que je me repose 
auprès de fontaine ou auprès de ruisseau, 
ijrc. rR. Après qae Themistodes, deduusé pre- 
mièrement d^Atbenes et depnîa de toote la 
Grèce, fht retiré au roi des Perses. 
Macavlt, Trad. des apopht. fol. 394. 
çjLT. Encara al flam pon era.... a/ floin Gra- 
nico combatttt a?em. 

Trad, catal. de QuinU-Curce, lib. 4. 
ESP. Sedien d los sos pies. 

V.deS, Mdlan , 00p. a6r. 

POHT £ qnanto mais d fonte 

Se chega, tanto mais yerde pareoe. 

A.FBaRBRA,JS^%a I. 

XT. Messer Laneialotto combattea nn giorno a 
nna fontana con nn cavalière. 

CeiUo novelU antiche , aor. 4>« 

4. Comme, en qualité de. 

SI volon Frances ni Picartz 
A senhors ni ▲ drogomans. 

P. Cabdinal : Per folhs. 
S'ils veulent Fratiçais et Picards en qualité de, 
seigneurs et comme interprètes. 

lea lo jatge per dreg a traydor* 

T. DE Gui D'UizEL et de m. de YENTADOrR : Gui 

4'UiseIh. 
Je le juge justement comme traître. 

Aire. FR. Deas tfa ennint à prince et à rei. 
Ane, trad. des livres des Bois , fol. xi. 
à segnnr lo yolrant areir. 

M ASIE DE FeAXCE , t. II, p. 133. 

Là fa li enfes enoinc e coroné à roi parla 
main de l'apostoile Adrien. 

Aec. des hiit. de Fr, ^ t. YI , p. lag. 
à fol et k maa^és s'encose 
Qai ceste reqaeste refose. 
Houxr. Ket. de Fab. et ctmt. anc.j t. Il , p. x8S. 
€AT. Lo qne haf em près e prenem 4 molta 
e singalar complascenoia. 
Gàphaity, Collect. diplotn, 1. 1 , p. 3o5, 
Y à bnrla no os tingaa. 

V(c. Gascia , Quinlillas, p. 63. 



iSY. No lo tenga d mal. 

PoanadU Cid, t, 985. 
POET. O tera a mâo Sinâl. 

HoEA» , Patsmetrim, 1, i. 

XT. Ella si gOTcrnaTa a repnblion. 

Novelle imaditm, p. x3i. 
Qnelli che riceve a figiinolL 

GOITTOHS D'ArEEZO , X«fL i 

5. Contre. 

Estiers no m poesc a, sas armns delêadr?. 

BXCKAED DS BAtBBsmrX : Be rotra 

Autrement je ne pois me dëfioudre comin » 

ANC. va. à renart de rien ne tencics. 

Koman dm Bemart, p. 3S6. 
CAT. E *1 falco gran batayla rendbn 

d sdhs qni lars aazelos prendon. 

Trad. catal. <ielM aus, cea 
Esr. Este lidiare d tod* el mas ardîdo. 

Poema del Cid, r. 3371 
^Dk» non se defienden nin.carccreiè 
onebas. 

f^ida de S. Domingo de Siios , cap, :ù 
roET. He ter o sprito armado 4 ma foxtnai. 

A. PEEEEiRA , Castro^ acte V, se. t. 
XT . Cbe r apressar* a terra 

A nave é mortel gnerra.*.. 
Cbe mal non fieri a scogUo. 
Barbebxni , Docum. iPamore, p. a63eti7 

6. De. 

l^la 's AL rei qni a grant pocsUt. 

Poème star Bôeee. 
Elle est fille du roi qui a grande paissan». 
Qu'a sa vida be non cantet. 

P. D'Ai7Y£a«NS : Qmntani 
Qui de la vie ae chanta hma. 

ANC. FR. Ses-tn qne soies fille À roi ? 

Fabl. et cont. anc. , t. IV, p. l55. 
Gongîé prist a son manage. 

Boman du Benart , t. II , p. 44 
à ane vola tas s'escrîoient. 

Maris de Fbancc, t. II, p. 45& 
CAT. Si algon mariner fagirà d lutu. o d la%, 
pas qœ aura rebat son logner. 

Consolât de la mMr, cap. aaS. 
Bsp. Besan las manos al rey don Alfoneo» 

Poema del Cid, r. 3469. 
PORT. Dom Joao beifon a mio a el rey. 

J. F. DE AndrAda, F. deD, J. de Castro, L i 
XT. Per servo 8Ur*a coai gran «ignore. 

Barbsbuix, Docum, d*amon,^. 101 



7* Dxvânt, biv puésencb dx. 
Cantatx ma canioii Tolantien 

▲ U reyna deb Noniuiiu. 

B. BB YsHTADova S F«l dois cliuit, 
Chantes ma chanion Tolontien det>aui ]a reine 
dea Normands. 

Coma la pois ibts al ven. 

Cat: dels apost. de Borna , fol. 170. 
Conmie la ponieière fait dêtvni le Tint. 
£ qui *1 papa pogaes dtar 

▲ maior de te, fora gan. 

FoLQuiT 2>E LuirzL : Al bon nj. 
Et qui pourrait citer le pape devaiU ^oe grand 
que lui , ce serait Leau. 

Car A moa heylU veg Tcramen « 

Te per coi aarem salvameD. 

Trad. de. PÉuang. de Nicodème. 
Car devant mes yeox je rois Traiment loi par qui 
nous aurons salut. 

AKc. rft. à loi sVncUoe la cort tote. 

Homan du Renart, 1. 1 , p. 338. 
CAT. Câpres meta M bom 0/ soleil. 

TVncf. cMùiL dels tau. tas$, 
Bftp. Soclven coma hoja al vienro. 

P. ToaBEXXAS, Cane, gen, 
POET. Isto se obrava aos olhos do govemador. 
J. F. BE AiTOBADA ^y.deD.J.de Castro, 1. 1. 
rr. E poi a miel ooehi veggenti 

Spot6 faor dell* elmetto qaattro denti. 
BuBCUEUo, pari. I, son. lag. 
Staya in ima grotia al sole. 

Cento aovelle antiche, dot. 63. 
8. DAKSy EN. 

E plats ml A. rie hora franqaeaa. 
La Moiax bb Movtaudon : Moût me plats. 
Et la franchise me plait en un homme puissant* 
Qo'a Boers fesets faire 
Moat eatianh maael. 

G. FiauBiaAa : Serrentes. 
Que dans Bësiers fîtes faire 1res étrange eanage. 
Que chantarai a dcspieg de traehors. 

P. Cabuvai. .* Un sirroates. 
Que je ehanteni en d^it 4ss tralties. • 
ABo. rm. Mca il meîsme les va qoerre ' 
à plaioL et à bois. 
. iloiiiMi duRsnari, t. I,p. 335. 
CAT. Entant al mon ba darat est engan.... 
E port' al cor sens fnm eontina focb. 
AoJUJ Uabcb : Lototss; Altataaur. 
ESP. Todos eta aocb faeron d ans poMdaa. 
Poema dW Ctd, t. 219a. 



POBT. E o peito le passoo do banda a banda. 
Gamoevs , Oita0. Vn, 68. 
iT. E tntto eiè è nnUa anco « paraggio. 

GoiTTOVB n'AaEszo, Leti. lo. 
I peseS noter vedean per lo lago a gramlis- 
simesdiiere. 

BoGGAcao, Deeam, YII, 3. 
En U sQoi vietô terrcna grandexsa e la 
biasma a tntti. 

GuiTTOiTB D'AatxBo, Leti. i. 

9. ËirysHS , A l'égard db. 

Qo'a totas sni bos e francx e privats. 

Povs SB Cavdoeil : Tant m'a dooat. 
Qv^eopers toutes je suis bon et franc et apprÎToistf. 
Qo'a son senbor fiissa en ra fallimen. 

G. VK MoBTAoffAeovT: Per lo mon. 
Qu'enver» son seigneur il ne fasse lauts en rien. 
Lo 00ms d'Anjon es ses merœ 
Axa Proensals. 

Paulet de Mabce illb : L'sutr'ier. 
l^ oomle d'Anjou est wns merci à réfard des 
ProVeofaux. 

Moa cbantars es enneg at.b enoios. 
Et AU pUaena plaaera. 

~ P. GAamiTAi. : Bica hom. 
Mon cbanter est ennui à Végard de$ snnnyeux , 
et joie à Végarddes jojeux. 
Avc. vm. Sages soies et aeoîniablea.... 

Et as grans gens et as menues. 

HoMMjt de la Base, t. ai 09. 
CAT. De qne son tengnta los mereaders ah 
senyors de las nans* 

Consolât de la mar, cap. a38. 
xsp. Falao d todos è mas al criador. 

PoenuiVe/ C<^^ T. 3399. 
POBT. Pacendo do mereclmamento dos homens 
estlmaçLo tam josta qne nem d convenien- 
da, nem ao estado ficava devedor. 
J. F. SE AvaaASA ,r,deD.J.de Castro, 1. i. 
IT. Ad ogni mancsnsa pieno ristoramento.... 
a qoelli Dio s^ira forte che peocando 
non U fragetla. 

GviTTOirE d'Arxzso , Leti. 3. 

10. Lors de, au xomzjtt de. 

Qaar bom conoys los amicx fenbedoia 
E los verays a las coytas maiors. 

Lanfeamc Cigala : Si roos chans. 
Car on connaît les amis feinU et les vëriubles lors 
des malheurs plus grands. 
Seran oomplit TII ans al prim erbatge. 

Cadehet : Ak leyal. 
Sept ans seront accomplis lors de la première herbe. 



1 



6 A 

AVC. vt. Au. départir fo li dels grant. 

Hoiruin du Renart ^ t. II , p. 44* 
CAT. EU o/entrâr porta molt i^ran dobor. 
AvsiÀS Marcs : Molt me par. 
Mëcr donarets Vi. menjar de cam. 

Trad. catal. delt aux. cass, 
BSP. d la sallda de Talencia mît 0jas vos di yo.... 
jil exir de Sdon mncho oto baenas avea. 
Pœma del Cid, w. ^vjZ et 867. 
PORT. Ao romper das lanças foi tamanho es- 
f rondo qne parecîa qae todo Londres se ar> 
• mioava. 

MoRAE^ PalmeMm^ part. II , 1. 46. 
fT. Ad ogni passo di lana filata, che al Ihso 
aTTolgeya, mille sospiri.... gittaya. 

BoGCAcao , Decam. IV « 7. 
Ta mi danU mille lirre al primo platto ^e 
ta vincerai. 

Cento novelie anUche, noT. 53. 

II. Par. 

Qa*adonç8 n*ang tan a qnascon de ben'dir. 
B. SE yEKTAi>oua : <^iian la Taelba. 
Qu'à présent j'en ouïs dire tant de bien par chacun. 
Et A. manh nead , ab fol parlar , 
Ai ja vîst trop ben son pro far. 

G. Adhbxar : len ai ja rut. 
Et par maint ignorant, avec un fol parler, j*ai 
dëjà TU très bien faire son profit. . 
Aras vei possesir 
A clercs la senbciria» 

P. Casduial : Li clerc si fan. 
Maintenant je vois poss^er par les derea la do- 



Pren Pals cabeibs. 

B. Vidal se Bezatouh : Unas noTai. 
Il le prend par les cbeyeuz» 
auc. fe. Si faz-je, à la foi que je doi : 
A-je corone? OU, par foi. 

Roman du Renart, t. I, p. ia5. 
Tontes leuï-s choses prenoit et ravissoit à 
force et sans raîzon. 

Rec. des ItUU <fe jPr. t. m , p. a6i . 
Qal à force IVn ad menée. 

Marie de France , t. II , p. 7a. 
CAT. No séria ni fora perdada eUs dits merca- 
ders, ans al dit senyor de la nan. 

Consolai de la mar, cap. 44* 
BSP. Qae no pnede ser tomada 

à faerza mi fortaleza 
Ni à trayclon. 

GoMEz MAiTRaïQUE , Canc gen. 



PORT. Dito foi a om grande aabio : Ca» ci 
ignaL 
A. Ferreira; SrUta, acU 1, «c 3 

rr. Le caatele provate 
a yoi cfae navigate. 

BarbeRiki , Docum. tPamort, p- iï 

C'est surtout après quelques verb 
tels que laissah, fah, etc. 

Qa*ea no os f^ssa laasar a tota gent. 

La dame Gasteixozk : Amie l'tf v 
Qtie je ne tous fasse Umer par famte gent. 
E s*en laisset als siens trahir e vendre. 

BeiRARD s' AtJRlAC î Be wlrj 
El s'en laissa trahir et vendre par les sieot. 
Ajrc. FB. Fere vos feré grant homage 
As chcTaliers de mon para^ 
Roman du Renari ,uU,f'^^ 
CAT. E jaqoiran possefaSr eUs aaaegaradoo * 
qoantitats. 
Gapmany, Colleci. diplom, t. I, r^ 
MF. a los Jadios te dexeste prender. 

. Poema del Cid, t. 3^ 
POAT. Nem dar a entendre ao mnndo qw£i^ 
tanto caso de la goerra. 
J. F. DE ASDRADA ,F.deD.J,ds Castro^ 
rr. Se non mi fa cridare merce a cento Itx» 
ed a cento cavalieri ed a cento dAinet' 
cento donzelle..., 
8' era lassato ingannare a nno aldiiun*' 
Cehio notfelle onL, nov. 61 <^'< 

la. PeVDAITT, DURANT. 

Qoe ns am A tota ma vîdi. 

G. FiGVBiRAS : L'sotr* 
Qae je tous aime pendant toute bu vî«- 
No Is poiria mostraf a tot^ mos jorn* w>*' 
Pierre de Goebiac : El o*»^* 
Je ne les pourrais montrer pendant lo»» «»* ^ 
▼ÎTants. 

ASC FE. AFez-yons intention de me àtnff^ 
à année devant mon chastel? 
. • Rioman de Perceforest, t. IV,»- 
CAT. Tots regimens son mesarats; 0»»^ 
son annaals, altres à Wda. 
Trttd, de Gilles de Rinne,Reg'^^'; 
BSP. Florectd el arcipreste À la miti<l<^^ 
XTV. ^^ 

Savcobs , Colec. de poes. eastel. ntA. t Ii P 
POBT. Ao mesmo tempo assaltaiSo osbw"*"; 
J. F. de Akdrada, K. deD. J.dcCastm' ' 



iT. Ad ognl stagione 

Sono in ma oompagnia. 

Jac. DA TODI, 0<I.1II,3. 
No lîporria mottrare a tntti miei gîocni yifva]^. 
GÀLTijn , Trad, de F, de CoHnae. 

i3. PouEy AFnr de, a l'effet de. 
Qne re non val a amor 
Hom que joglais aia. 

P. Bebmor Bxcas HOYAa : LobeL 
Que ne yaat rien jtaiw l'anumr bomnw qui foit 
jongleur. 

▲ T08 aarai amor coral. 

AaHAVD DE Mabueil ': Totas 
J'aurai pour tou* amonr de oœar. 

Moa sens es clara 
AL8 bons entendedon; 
Trop es escors 
A selh qne no sap gaire. 

Gatacdah lb Vmnc : Len no tni. 
Mon sens est dair pour les bons entendeon ; il est 
tràs obscur pour celui qui ne sait guère. 
Et AI. benre reacondo s dins malzo 
Et AL manjar no qneron oompanho.... 
' A que far doncs van emblan ni tolen? 

P. Cabdikai. : Ricx bom. 
Et afin de boire se cacbent dans la nuison , et pour 
manger ne cbercbent oom^ugnon. 

Pou/quoi faire donc Tont-ils Tolant et enlerant? 
ARC. FR. Ainsi qne s*iU estoient nés seulement 
à boire et à manger. 

Œuvres tP Alain Chartier, p. 3l6. 
CAT. Den ha dos mons d tôt bom establit. 

AvsiAS Maech : O quant es. 
ESP. d mî , qne ver te desseo , 
Mil annos se base nn dia. 

BoDBiGO d'Ayalos, Canc. gen. 
PORT. Como s*i terra t6 foasem creadas. 

A. FEEanaA , CaH. II, x 
rr. Se ad est! Tani, tîU e pioâali béni.... 
ayesse criati Aoi.... a vifer benè e beato, 
neente manca looo'o'd yertcu 

GuiTTOSK d'Arezso , Lttu I ef 3. 

14 • SeLOIT, d'aPBÂS, COlCFORMiMENT A. 
Et estai gen a Ineex et a sazos. 

GiEAUD Le ROvx : Ara sabrai. 
Et il est bien selon les lieux et selon les temps. 
Qœ tajan ai qne defenda 
Las donas a mon poder. 
T. OB Berhaed et de Gaugelm : Gauoelm no us. 
Que j'ai Toloattf que je défende les daaiies fe/on 
mon pouToir. 



ABC. va.. Qui à ses besoins la servoit. 

Nouv. rec» defabl. et conL anc. t. II , p. 3l5. 
CAT. Qne] la pognes vepdre e 1er a sa to* 
Inntat. 

Consolât de la mar^ cap. ai i. 
Bip. A^û lo metorare d jonieio de la cort. 
Poema del Cid, y. 3971. 
A cantar el Ts Deum laudaxus d poder. 
r. 4s S, Domingo de Silos, top. 568. 
PORT. Negocio, ao parecer doa sens, luo mny 
diffidl. ^ 
J. F. m Ahbeada .F.deD.J.de Castro, 1. x 
iT. Tntto tempo ensegnando a potere loro. 

GVITTOVE D*ÂEE8SO, LtU. 9. 

i5. Sue. 

Cant a manjat , el lo forbis 
A petra o a fîut ronbos. 

Deuses m Pbades , Aus, cass. 
Quand il a mangé, il le fourbit sur nne pierra 
on sur du bois raboteux. 

Asas aanbtaa espatlas la leyet.... d portet,. 

en la cros, a sas espatlas los nostres peccata. 

Tnui. de la r^gle de S, Benoit, fol. i5. 

n la plaça «or ses ninres épaules.... il porta, en 

la eroix , sur sas ^pnies tons les notre» péchés. 

A«c. FR. à la terre entre deaz escfaames s'asîet. 

HonuM d» Renan, t. II , p. la. 
CAT. 80, son paocas bossas qne naisson d 
Tansel. 

Trad, eatal. dels auf, eass. 
xsF. Gon nnoa qnlnôe d terra s firid. 

Poema del Cid, y. aoag. 
PORT. Gontase de depbante o qne trasa torre 
^costas. 

F. DE Sa se Hibavda , ad. 8. 
XT. L' appoggiaro ritto aile sponde»... 
Et abbatello morto alla terra. 

Cento novelle antiche, noy. 92. 

16. Vers. 

Si m tira yes amor lo fres 
Qa*A nalb*aatra part no m*aten. 

B. DE Vevtadovb : Non es nwrayelba. 
TeUement le frein me tire vers Famour que je ne 
me porte vers nulle antre part. 
ASC. FR. Et Unt tirai qoe famené 
Le fast à moi toot empené. 

Roman de la Rose, y. 1723. 
CAT. Al yid som mogats nataralment. 

AusiAS Mabch : Yolgra ser nat. 
ESP. Abuiba Ananias d Dios ambas las manos. 
K de S, Domingo de Silos, cop. 555. 



8 A 

POBT. Biattdoo ao len piloto qoe gofWBMft 
ao porto de Gombre. 

J« F. n A]r»«ApÂ, r. de 1>. /. deCatiro, 1. 1. 
OUiando a todas as partes. 

IIOAÀKS , PalmHrim, cap. XII, p. i. 
rr.' Gli oochi tencndo al delo. 

GuiTTONs D* Abuso t £e<<. I. 

A y placé devant des mots avec les- 
quels il présente nn sens absolu , con- 
court à former des adverbes composés. 
%n voici quelques exemples ; 

I. Avec un substantif. 

Ca mha vei la clara Ins. 

FoLQOBT DE MABSEII.LZ : Seobar Dien. 
i)a*k peine je Tois la claire lamiàra. 
A I.A XX A va, Amorsy 
Gran peccat arets de me. 

Gayaudav Le Vim : A. la mia fe. 
Par ma foi , Amour , to« aves grand péebié 



a. Avec im adjectif ou un participe 
employé substantivement. 
Non amaraî antra mas tos 
Ni A PBisairr ni a asscos. 
Un TBouBASOua ahobtxe : Seiner toi. 
Je n'aiinerai antre excepU TOtu ni h. découvert ni 
en cachette. 

Qo*îea foi ai. pbim destrier 
Et après palafres. 

Bajmond de Mibayal : Ben aia. 
Que je fiu au commencement destrier et après 
palefroi. 

A est employé quelquefois dans une 
ellipse où le verbe dont il exprime 
l'action est sous-entendu. 
An armas! seinor. 

Roman de Jaufre, fol. lia. 
^ux armes ! seigneurs. 

Le verbe sous^ntendu est coaaxTz, 
courez. 

Il exprime quelquefois le rapport 
d'un substantif à nn autre : 

E non ai dreg al fien qn*jen ai. 

PiEBRE RoGiEBS : Tant ai. 
Et je n*ai pas droit au fief que je possède. 

Celui d'un substantif à un verbe : 



M*as oba nn novél dumt a làife. 

Abxâod p. D^AoAvas : Qomn lo tean 
n aa'cst besoin de fiôre nn nouTcan diant. 

• Celui d*un adjectif à un verbe : 
Qae ano mais no fo leaa a enansorar. 
G. Faidxt : Mon eor c m. 
Que jamais il ne fat fiictle à lenire anaoareia 
Antre dol ai qae B*e8 grena ▲ darar. 
AlSBBI m ^ËaVTLAm : Aikeaa 
Pai une antre donteur qui m'est prfniMr à sa> 
porter. 

£t enfin celui d'un verbe à un aair. 
verbe : 

Cal jom c'om nai , comenan ▲ morir. 
G. Faxdit : Gascos boa des. 
Qa*an jour qu'on natt , on commence à maara 
En chantan m*aven a membrar 
So qo'ien cog chantan oblidar. 

FoLQOET SB Mabseole : En diaats 
En chantant il'm'arriTe de lappeler ce qne je aa 
oublier en ebantant. 

A, placé entre deux verbes, doet k 
dernier est au présent de l'infinitif, è- 
gnifie quelquefois de quoi, le moyen à. 
£ trobes om a comprar et ▲ Tendre. 
PiSTOLETA : Ar agoes ieo. 
Et qu'on trouTât de quoi acheter et «le ^ 
▼endre. | 

Ja non er qn'îlh don* a manjar. 

Garuv ]>*A»cbibr : Mes oomiailL 
JsMais ne sera qui lai doniic de t/uoi mn^rr. 

A forme, à la suite de divers mots, 
des prépositions composées. 
Mas pane sent tos mais 
QuAMT A Damieta. 

ToMXEBS : De cbantar. 
Mais il sent peu les maux quant à DamieUe. 

Il se joint même explétivement à 
d'autres prépositions. 

Tbo a kalenda maia. 
T. b*£bles et de Gui d'Uibbl : Gai dTistl 
Jusques aux calendes de mai. 

pels maiors mov tota la maWestatz, 
E pois après, de gta en gr», diasaa 
Tao ALs menors. 

SoBSSli : Qui be s membra. 
DisB plus grands part lente la mtfcbaacet^ , et pii^ 
opris eu» descend, de dagr^ en degr<,yi(s^Mir pis 
petits. 



A 

A, devant on adverbe de quantité, 
gouverne parfois cet adverbe employé 
siibstantivemenL 

A Mixvs me tenh qae Josîeos. 

Vé Vidal t De chanUr. 
Me tient à moins que Juif. 

Car AL PLUS qa*il pot mVnaiiM. 

B. DE Yentadocb : Tait selbs qii«. 
Car elle me rehauMe au plus qu'elle peut. 

Il sert aussi à former des adverbes 
composés. 

Qa*A TOT IX) Mizvi m*er Tatendres honoci. 

ÂUÉXU DE Sâki^t : Fis e leials. 

QuM ioui le moins l'attendre me lera bonnenr. 

A sert à désigner le régime indirect 
des substantifs personnels , démonstra- 
tifs et relatifs : mk, mi, tu, tz, ti, kos 

vos, EL, Lly LUE 9 CUI^ LOQUAL , CtC. ; 

mais il est souvent sous-entendu. Voyez 
ces divers mots. 

Après le verbe Avsa il sert à expri- 
mer ridée d'une action à faire, d'un 
projet à exécuter^ d'un devoir à rem- 
plir, etc. 

Po» sap qo*ab lîeys ai a goerir. 

Le COMITE DE Poitiers : Meut janaens. 
Puisque je sais que j'ai à guérit arec «lie. 

Voyez AVEE. 

Parfois, avec cette préposition, le 
verbe avek exprime le sens précis de 
tenir à, regarder comme. 

Si '1 mons fondes a meniTlIla gran, 
Non l'AuaiA a descovînenxa. 

B. Zoaai : Si '1 mons. 
Si le monde s'^eroulait par grande menreille « je 
ne le tiendrais pas à inoonTenance. 

A , placé après le verbe essee , aide à 
former diverses locutions. 
Avec un substantif: 
E dis : BaroB, a Dieu siats, 
Que per vos ml son trop tordatc , 
Et aras n*i paesc pins estar. 

JRomaii de Jaufre, fol. s4. 
Et dit : Barons , à Dieu soyez , car je me sais 
trop retardé pour tous , et maintenant je n'y puis 
plus rester. 

I. 



A 9 

A Oixv siATz correspond au latin 

DoMiKirs voBiscux, Dieu soit avec vous. 

Avc. va. à Dieu soyez , je m'en revois. 

iVoiM'. rec. defabl. et cont, anc. , t. II , p. 349* 

Par ellipse on a dit : a Dieu. 

Qn*ie na dia : a Dieu , doossa amia. 

B. ZoBGi t Mout fai. 
Que je TOUS dis : à Dieu , douce amie. 

Enfin la langue française en a com- 
posé le %uhsisiuiiî adiea , adieux» 

Avec un verbe : 
BelV e plaaena, si qne non es a dieu 
Nçgna boft ayps qu'on ptlesc'en domtt*eslîre. 
PoNS VE Capbueil t Tant m'a donat. 
Belle et agréalile, tellement que ne manque au- 
cune bonne qualité qu'on puisse distinguer en une 

Voyez niEB. 

En général , après le verbe essee , a 
exprime l'idée d'une action qui reste à 
faire, qu'il convient de faire. 
Len chansonela m'aa a far. 
Pas n'ai man de ma doss'amia. 

G. DE MoNTAGHAQOUT : Lcu ckansoncta. 
n me sera à faire une légère cbansonnette , puis- 
que j'en ai ordre de ma douce amie. 

A placé absolument au - devant du 
présent de l'infinitif, répond quelque- 
fois au gérondif en do de la langue 
latine. 

Afi COMENSAB jogna majestrilmen. 

AlMEEl DE PeOoilaiii : Atressi m pren. 
En commençant il joue niTamment. 

Souvent le présent de l'infinitif et le 
participe présent sont employés sub- 
stantivement, 

Qae filha , c'an de oomayre. 
Fan Inr nepta'AL itAExnAa. 

B. Carbovel : Tans ricx. 
Que la fille, qu'ils ont d'une commère, ils la 
font leur nièce au marier, 

Ak rAEEissEir de las flors. 

P. BoGiEBS : Al pareissen. 
jéu paraissant des fleura. 

A était employé aussi comme intcr- 
jectioi;. 



lO 



AB 



A ! Proensal , vot deveU tog j^lonic . 
L*onrat sciihor del Baos. 

Paclet de Marseille: Rasos non es. 
Ah \ ProTençaaz , vous devei tous pleurer l'bo- 
'noté seigneur de Baux. 

A ! oom m*an mort fais amador traan! 

B. de ViNTADOua : Quan la fuelha. 
Uélat \ comme les faux amoureux perfides m'ont 
tue J 

AB , prép, lat. ab y avec. 

Ab latin avait parfois la significa- 
tion ùiavec. 

Certe acio me ab amgalari amore benevo- 
lentiaqae tibl scrîbere. 

Bals. , Ciceroni Epist, ad jéiticum,IX, 7. 
Et teneram molli torqaet ab arte latos. 
OviD. , Amorti, IV, 3o. 
Ne possent ucto strîagere ab axe' latos. 
pROPERT. , m , 9 , 24. 

Dans la basse latinité , ab avait sou- 
vent l'acception à* avec» 

Tîllam cni vocabalnm est Berihomates ab 
omni integritate. 
Tu, du ix« siècle, hist. déLanf., t.I, pr., col. 35. 

Il se trouve dans les plus anciens 
monuments de la langue romane. 
Et ab Ladher nal plaid nanqaaa prendrai. 

Serment de 84a. 
Et txfec Lothaire je ne prendrai jamai» aucun 
inâté. 

AdJQtor t*en serai ab ti e senes ti. 
. Titre de £lSo. 
Je t*en serai aidfi ayec toi et sans toi. 
Ella ab Boeci parlet ta dolsameu. 
Poème sur Boece, 
Elle parla si doucement avec Boecc. 
Qu'en mans bels locxs ai ab vos domneyat 
Et ai AB vos per gnerra cavalgnat. 

BAMBAtm DE Vaqueiras : Yalca manpies. 
Qu*en maints beaux lieux j*ai fait le courtois 
ai^ec TOUS et j'ai cheraudié at^ec vous pour la guerre. 
CAT. Ab, 

Ab roman fut quelquefois . employé 
dans le sens général de ab latin, et 
rendu en français par la préposition /7<7r. 
Tro sia totz adonssatz 
Ab ben dir et ab merce. 

B. DE Yektadour s Conort cra. 
Jusqu'à ce qu'il soit entièrement adouci par bien 
dire et par merci. * 



ÂBA 

Adonc aolia ien pensar 
Cam mi pogaes d*amor jacuir 
Ab cayalgàr et ab garnir 
Et AB servir et ab donar. 

B. DE Yeittadoiir : En aibril quÊS, 
Alors j'arais coutume de penser cdouBent je y^ 
. jouir d'amour par le chevaucher et par le psrer c 
par le servir et parle donner. 

Quelquefois j mais rarement y éi> 
manuscrits offrent ap pour ab; il arrirt- 
aussi qu'on trouve a pour ab. Voyez i. 

Ab , joint à d'autres m%>ts, forme L< 
adverbes composés ou des conjonctîos 
composées. 
A^. eomp. Gan qne dim tarto ab ora. 

DbVDEB BE PBADBS , jiuz, C!Ui 

G>mbien qu'il dîne tard ou de botme hturt. 
Conj, eomp, Ab pauc iea d-amar no m leor 
Per «nneg deU lanseojadors. 

FOLQmET DE MARSB1LX.K : Ab pttX. 

Peu ^en faut que je ne me lasae d'aim«r p 
ennui des médisants. 

Voyez les divers mots précédés pir 
AB quand il n'a pas le sens ordinaire 
^avec^ et notamment que, sol, ti? 

et AITAV. 

Au , prép, du roman ah , avec. 

Ce changement du b en u ne se tr^xast, 
pour cette préposition , que dans b 
ouvrages des Vaudoîs, quoique les 
troubadours l'eussent adopté pour plo- 
sieui-s autres mots. 
AU pTor et Au.gemament oraran lo Segnor.... 
Qa'entro a la fin del mont fora toU via au !«(■ 
La noifla Lt^czon, 
Avec pleur et avec gémissement ils pruiCE' 
le Seigneur.... Que jusqu'à la fin du monde Û seni 
toujours avec eux. . 
AMC. ra. Or poet o sa mie gésir. 

- Roman de la Bose, t. 3144& 
Ayant o loi denx cens Angtoia. 

yigiles de Charles VI, p. ^. 

Il est vraisemblable que cet o fran- 
çais vient dW^ ancienne prcpositioo 
signiGant avec, 

ABACy s, m,, lat. KAkCus^ arithmétique. 



ÂBB 

L*ABAc e Palgorîsme aprCMi. 

PiEERB DE GORBIAC : El nom de. 
J'appris V arithmétique tft Tart da calcal. 
tvc FE. Ud petit ccrÎTam. ; . qm apprenoît 
aux eofaiu â écrire ayecro^oco.... c'est-à-dire 
•▼ec rarithmétiqne. 

Boutu^RD , Histoire de Melun, p. 607. 
Avc. cAT. Ahach, rr. Abbaeo, 

ABAIR9 V., désirer, couvoitA*. 
Pûrt.pas, 
Tan me destrenh lo dart don soî feritz 
Al cor d*àmor, si qae*l mort m*e8 abiidà. 

SoRSEL : Âitaa ses pus. 
Le dard dont je sois frapptf an conir par Tamodr 
me cause tant de douleur, que la mort est convoitée 
par moi, 
iT. Ahhajare. 

A.BAUZAR, 2»., renverser, abattre, 
prosterner. 
Paru pat, L*abat mort abauijlt. 

Roman de Fierabrat, ▼. 4^65. 
L'aliat remversé mort. 
La princeasa.... 
Denaat d a es abausada. 

P". de S. Honorât, 
La princesse s*est prosternée dorant lui. 

2. Abauzos,^. m,, prostemcmcnt^ pro- 
sternation. 

E met •* al sol en abauzos. 

RomaA de Jaufre^ foL 60. 
Et il se met sur la terre en prosternation* 

ABAVER , V. , convenir, appartenir. 
Mas selh a cay grans fams en pren , 
Bf anja lo pan qoe non Tabau. 

Pisrbe D'AuvEiieiTiB : Bella m'es. 
Mais celui à qui une grande faim en prend , 
naiige le pain qui ne lui tonifient pas. 
E sai d*amor tôt son mestier 
£ tôt qa*a dmdaria abau. 

P. Vidal : Brogoman. 
Et je sais toute Tafiàire d^amonr et tout ce qui 
tomdent k la galanterie. 

ABBAT, s, m., lat. abbat^/??, abbé, 
chef de Tabbaye. 

San Sylvan ^egron abbat. 

r. de S, Honorai. 
Ils choisirent abbé saint SjlTain. 
Fais prcYorei e ftk abatz. 

Marcabbus : Pus mos coratges. 
Faux prêtres et faux abbé*. 



ABC II 

AHC. VU. Eslnirent Vabbet de S.^ Martin de 
Toomay. 

Chronique de Cambrai, 
cat. ESP. Abad, PORT. Ahbade. it. Abbate. 

2. Abbadkssa, tf./. abbesse. 

La dicha madona la ABBAnissA. 
Tit.duTiit*sièc,, DoAT,t.Vin,rol.a6:<. 
Ladite madame V abbesse, 

CAT, Abadessa, isp. Abadesa» pobt. it. Ab- 
badessa, 

3. Abadu, s. /., abbaye, maison de 
religieux gonvemée par un abbé. 

Et es intratz en 1* abadia, 

El temps qne santz Amaniz goyernet 

1* ABADIA. 

y, de S, Honorât. 
Et il est entrtf dans Vabbetye. 
Au temps que saint AnuQit gouTema Vabbaj-e. 
CAT. Bsp. "Abadia, pobt. rr. Abbadia, 

ABC f s. m,y abécé. 

Très letras de Tabc 
Apprendetz, plus no os deman, 
A. M. T. ; quar atreun : 
ToloiLdire corn : wAm te. » 

Cadenet : Amors^ 
Apprenex trois lettres de Vabécé, je ne tous de- 
mande pas daranUge , A. M. t. ; car elles veulent 
dire autant que : «c J'aime toi. »' . 
Ajfc. »R. n vos apenra Vabc, 

Fabl et cont. anc. t. IV, p. 436. 
cat; Libre... appellat dietionarî... segant 
l'ordre del abc, 
SAfrCBEc , Colec de poes, cast. not. 1. 1, p. 78. 
xsp. Sin aver aprendido el abfi,,,. 
Las letras de abc. 
Aldreds , Del origen, etc. , p. 124 et 140. 
POET. Fer todas tti mais letras do abc a qne se 
pode igontar. 
D. NuHEs DO LiÂo , OHog. port., p. i()o. 
rr. Credo che voi sapeste Vabc, 

BocGAcao , Decam. VI, 5. 

Il s'est dit des trois lettres a, b, c, 
placées en la marge Intermédiaire de 
deux exemptaires d'une charte ou d'au- 
tres pièces écrites sur une même feuille , 
que Ton séparait en cou)>ant par le mi- 
lieu ces lettres, de manière «pie, par 
le rapprochement des deux exemplaires, 



/ 



12 ABE 

elles servissent de contrôle mutuel , de- 
venant, Tune à l'égard de l'autre, la 
souche et le talon : 

Doa« cartu partidas per abc. 

Tit. de ia46 , Doat, t. XXIX , fol. Bof. 

Deux cliarU* partagées par 'A ^ c. 

Aqneatas preaena cartaa per abc particUa. 
TH. de i348, DoAT, t. CXXXIX, fol. a33. 

' Ces présentée ffaartes partagées par a 6 c. 

£t même on a dit abcd dans le 
même sens : 
Daaa cartaa partidaa per abcd. 

Tu. dei23g, DoAT, t. CXXVII , fol. 36. 
Deox chartes partagées par abcd, 

a. Abece^ s. /7i., abécc. 

Adoncx Jhesiia a dich darre 
D'oatra en outra tôt Tabici. 

Tnxd. tPuH éf>ang. apocr- 
Alors Jésos a dit cooramment d'ûatre en oatre 
tout Vabécé. 

ASC. FR. Lor novoK sont avant dianoîne 
Qu'il aient apris Vabécé, 

Fabl. et cont. anc. 1. 1, p. 3o5. 
CAT. No enteoder 6 no saber el abecé. 

Diction. cataL-castel.'lat. 
sar. Las letras del alphabeto 6 abecé griego. 

Mahiakà, lib. IV, cap. ao. 
PORT. Os Gregos sohiâo contar pelaa lettas do 
aea abece, 
Bakreto, Ortogr. da Ung^port., p. i6. 

3. Becedari, s, m,, abécédaire. 

Segaen las létras del brcrdari. 

Leys d*amors, fol. l5l. 
Sairant les lettres âe V abécédaire, 
ckr, Abecedari, tsp» port. Abecedario, rr. 
Abbecedariù, 

ABDICAR,i>. lat. kUmcK^e, abdiquer, 
abandonner. 

Et fo compellît abdicar et leyachar totaa laa 
sobredeytas causas. 

Priv. conc. parles rois tP Angleterre, p, 39. 
Et fut coDtraiot à* abandonner fit laisser toutes les 
susdites cUoscfl. 

cAT. asp. PORT. Abdicar* it. Abdicare. 

ABECH, s, m. y vent du sud-ouest. 

Majans, t. II, p. 249, dit que le 
mot espagnol lebeghb vient de Tarabe. 



ABÉ 

Tempesta d^aquîlon, eyiairoe e Fa^begu 
Los parton de la terra. 

F,deS.Hanormt. 
Tempête d'aquilon, eyssiioc et ve/U de S9»d-'«»m 
les séparent de la terre. 

Airc. FR. L*nng loue le airodi » ranltre le iccÀ 
Tanltre le goarbîu , etc. 

Rabelais, Ut. HT, cbup, 43. 
Le veçt ^ tourna en leheche^ qoi est eotiti 
le midi et le ponanY. 

Amyot, Tr. de Plutarque, Yia dl'Antoifif 
lap. Lebeche. xr. Ubeedo, 

ABELHA, s. f. lat. APiruLA, abeille. 
Lo ploa dlgnea ansela del mon es rABuxi. 

Zip. de Sjrdnwe^ foL 1 17. 
Le plus digne oiseau du monde est Vizbeilù- 
. CAT. AbpUa, X8F. Abeja, port, AhMA. tt 
Ape, 

a. Apiee, s, m. lat. hmawtm^ rncbe. 
apier. 

Loa daaama ae ran pauaar de on apirb a 
antre.... Qae ai Taysam que salhira de b 
APiRR, aquel de qui ea lo siec, per ben^ 
▼aya en un antre apicr , etc. 

Trad. du tr. de V arpent., 2* part. , c 1. 
Les essaims ront se poser d'une meke en 
autre.... Que si l'essaim qui sortira de telle né^ 
celui de qui U est le suit , bien qu'il aille ea & 
autre ruche , etc. 
ABC. FR. Apien 

Il se trouve dans le Dictionnaire ik 
Côtgrave. 
ESP. Abejero, it. Apiarto. 

ABESTON , s. m,, du grec «•-& <0r, 
abestc, amiante. 

ÀBESTOir es peyra eu color ferrenca.... a» 
pot eacantîr nna yetz àlamnada. 

Elue, de las prapr., fol. i85 ei iSa 
Abeste est pierre en couleur de fer.... nac U 
aUumée , elle ne peut s'éteindre. 
ARC. FR. Abestos vient de la contrée,... 
Ceste pierre a de fer cutnr. 

Trad. de Marbode, coL x€63. 
lap. PORT. XT. Asbesto. 

ABET, s, m, lat. abie'^i»^ sapîn. 
Abbt creys en baut, et es drecb qnapse 
tota tortnoaitat. 

Blue. de lat propr., kA. 19& 
Le sapin croît en baut , et est droit presque ssi 
aucune tortuosité. 



ABE 

On lit dans fiorel, t* Sap : « U y a 
au pays de Foix.... un ancien sapin 
qu'on nomine Tabet coronal, c'est-à- 
dire sapin couronne, en mémoire de 
ce qu'autrefois trois rois dînèrent dea^ 
sous* » 

CAT. jibet, X8P. Abeto, poet. xt. Ahete, Abeto, 
2. Abadia, s,f,, du lat. knies, foret de 
sapins. 

£ trobei nn'amaîrjts 

A rombraiU d*aa* abadxa. 

B. ZoBOi : L'autr* ier. 
Et je trouvai une amoureuM à l'ombr* d*uii lieu 
planté de sapins. 
▲Hc. VB, An an destoor d'nne aboie 

Qaî sembloit bien estre erbàle. 
Le Renart contrefait, Bobeet, t. II, p. 3oo. 
rr. Abetaia, 

ABET> s. m., finesse » ruse. 

Adoncx.qne ra val Uiozenjan ni abctb? 

IUMB41ID SB YaqubxbIb : Non poese saber. 
Donc que nae vaut flatter x^ïjinessê? 
Baros , so dits Lacatx , ab ▼ostret maU abbtb. 

GUIUADMB DbTvOELÀ. 

BaitMu, ce dit Lucas , arec vos mauTaiaes rusei. 
▲irc. PB. li déables par son abet 
Li preudome conchié a. 
Now. rec. defabL eicont. ane, t. H, p, 369. 
Car la vielle set trop ^abet. 

Roman du Renarèj t. III, p. 3 12. 

a. Abeta, s. /*. , fraude 9 ruse. 

Maft nalvesutz, qne ïor laissa I'abbta , 
Lor tolh vezér qne es fais ni es fi. 

P. Cabbiital : Prap a gnerra. 
Mais la n^dianccttf, qui leur laisse la fraude, 
leur ôte de voir ce qui est faux et ce qui est vni. 

3. Abstairitz, s.f,^ trompeuse. 

Qn'eras me soi departitz 
D'nna fais' abbtaibxtz. 

GiRADS DE BoEHEiL : L'sutr'ier. 
Que mahileoant je me suis s^ré d'une fausse 
trompeuse. 

Lo marabeti marritz 

Qae m det on* AiBSTAmm. 

Raixovb db MiBAVAi. : Chant quan. 
Le mauvais maravedis qu'une trompeuse me doon». 

4. Abetab, r., tromper, ruser. 

Per 80 no vnelb qae m*ABBT 



ABH i3 

Laoïengiers ni mal parlain. 

Baimohd de MiEAVAL : Gel que de. 
Pour cela je se yeux que flatteur ni médisant me 
trompe. 

Avc. f E. Lui ne peot-11 mie gniler 

Ni engigner ni abeter, * 

FabL et cent, ana, t. II , p. 366. 
Axe. BtF. No lo faean per al si non qne te abeten, 

Poema de Alexandre, 00p. 36o. 

ABHOMINATIO,/./, \^t. abominatio, 
dégoût y abomination. 
Ce mot a signifié premièrement dé- 
goût. 

Fastig et ABOMnrAcxo no volantaria de 
▼ianda et Ae benragge. 

Ebic. de las propr., loi. 91. 
Dégoût est abominatlçn invoIoBtaire de. viande «t 
de boissou. 

£1 mexeia lo demoni, qne £ix ht lo peocat e 
lo procara, n'a fiisti et AsaoKutATio, eaat hom 
lofay. 

^. et FerU, fol. 19. 
Le démon lui-^néme , qui fait faire le péché et le 
n m d%oût et abomination , quand on le 



Balansa fiJsa et abbohxvacxos a Den. 
Trad.deBède,îo\.fyj. 
Balance fausse est abomination devant Dieu. 
Avc. m. La mente oonforte Testomac , donne 
appétit de mangîer et oste abomination, 
Li». depfysiçue, Boqvefobt, 1. 1 , p. 8. 
cat; Abominadà, est. Abominadon, poet. 
AbominaçàQ. xt. Abbominaaone. 

2. ABHOM£irABX.B , adj. lat.. ABOMUf ABC- 

LE/?!^ abominable. 
Lo peccat es plas gréas e plos abbomeitable. 

K et Fert. , fol. 19. 
Le péché est plos grave el plus abominable. 
CAT, BBP. Abormnable. poet. Abominavel. 
• xt. Ab^minabile, 

3. Abohikab, V. , lat. aboiohab/^ abo* 
miner, abhorrer. 

len aiiei et ABOMxvxBt iniqaîtat 

Trad,deBède,r6i.ïS. 
Je bals et abborrai Piniquitii. 
Part. pas. Orazoa d'iraissable es abomxbab 



Trud^deRède, TolX. 
i La prière do l'irascible est un eneens abominé. 



»4 



ÂBL 



ASC. Fa. Hicicax, horribles, çriefaetUys.... 
Dont Dîenx et le ciel i^abhomine. 
EiJSTACBE Descbàmps , mt. , fol. 475 , col. 3. 
Quant aux menrtrîen et déoeptenrs. 
Celai qoi terre et ciel domine , 
* Lea abomine. * 

C. MaaoT.t. nr,p. a34. 
GAX. xtr. PORT. Jbominar, rr. Ahbomùmre. 

ABISy s. m», lat. k^issus^ abîme. 
Abu es preondesa d*aygat no estimabh. 

BIme. da las propt., foj. l5a. 
w/MivM est profoDdaiird'taax noft appréciable. 

Fig. enfer. 

Si 'I mon pognes desfermar 
E far Ten ab» deîaaendre. 

B. ZoBGi : S'ieu pognes. 
Si je pouvais entr^oarrir le monde et le faire 
descendre dans Vabtme. 

Ina cl foc d'ABis. 

G. FiomCiaÂs : Sirrentes. 
Dans le fen à'enfer, 

Avc. cAT. ABU, n, AUsso, 

a. Abisme, s, m, y abîme 9 enfer. 

Qoe nos non caiam en abesiix d*iffem.... 
tombero de cel en abxsms. 

Li». de Sjrdrac , fol. 70 et 1 13. 
Que nous ne tombions dans V abîme d'enfer... Us 
tomberont du ciel en enfer. 
Avc. FA. Dans le fin fond et afyane de la gna^ 
dear. 
Bbavtomb , Dam. gaL ^ t. II , p. i56. 
CAT. AbUme. isf. port. Abitmo* 

3. Abissae^ v.y abîmer. 

Sobre laa Y dautz de Sodomma e de Go- 
morra.... et ABTsaaT las totas. 

F. et vit, , fol. 49. 
Sur les cinq cités de Sodome et de Gomorre.... et 
les abima toutes. 

Coma si per no fe m*ABxssi. 

Lejrt d*amori» fol. 4. , 
Comme si je m*ab(m£ par non foi. 
ARC. FB. Et denst trembler la terre tonte 
Et les montagnes, tfi^ûmer 
An milieu de la bante mer. 

C. MAHOT,t. IV, p. 291. 
Avc. CAT. Abisar» cat. mod. ebp. fort. Abit- 
mon n, Abissare, 

ABLATIO, s.f. lat. ablatio, enlève- 
ment y abstraction. 



ABL 

La ABLATio e d'aqnels la abstr^ctto es à^ 
Tiada. 

En la circnieio de Fos et en la abz^tio. 
Trad. d'Albucasis, fol. 4^ ; 5ç 

V enlèvement et rabstraction de ceux-là est ù 
Hiée. 

Dans Fentour et dans Ventkvemeni de Vos 

^- Figure de mots. Abstraction , abk 
tion. 

£ Fol dire ablatxo remoTemen, cant bc 
oata e toi de la dictîo. 
Prendo diversiflcamen.... per aUnAtio, 

L^s ^amors, fol. 69; ^^ 
Et ablation rent dire sonstractioQ , «pwnd « : 
et enlèTo du mot. . 

Prennent diTenifiealion.... par abtoMom. ! 

3. Ablatiij,^. m. lat. ablativ/^, abb: 
L'ablato» ea dits de tolre o de oatar. 

Ley^t d^amon, fol. S;. 
VablatifeA dit d'enlerer ou d'ôter. 
Li cas son seis.... ablatius.... el datîs ^ 
Tocatin et Tablatiu. 

Cramm. prov^nr. 
Les cat sont six, Vablatif.,.. et le datif «t rca. 
et Vablatif. 

cat. Ablatiu, isp. poet. rr. Ablaû^o, 

3. Ablatar,!?.^ enlever* 

Peut.ptu, £ aqaesta sancta vida 

Qae sant Honorât fey.,.. 
Perdada et ABr.ATADA 
Tro que Deas, per sa merce, 
La nos a revelada. ' 

y, de S. Homorut, 
Et cette sainte vie que saint Honorât 6t«... pn^:- 
et enlet»ée jusqu'à ce que Dieu , par ea merci, o.'i 
l'a réTélée. 

4. Collation, s. f,, lat. collatiox^s, 
collation , confrontation. 

CoLiukTios ab lo registre. 

Fors de Beam , p. loSa, 
Collation avec le registre. 

Memoria simplament regarda laa excsas 
preteridaa ses coxxatxo. 

Elue, de lat propr., fol. i& 

La mémoire regarde simplement les choses pas»' 
sans confrontation. 

— Collation I cession , transport. 



ABL 

La ooixATio dels bcneilctf et deU ofEci« del 
àkh monestîer. 

ne, de i3i9, Doit, t. CXXXII , fol. 337. 

La collation des btfnéfioM et des offices dodit 
nMnHMtère. 

— Collation y léger repas du soir. 

Una livra de dragca perlaja per £ar colla- 
aov.... i>er Tenir après dinar a la cou^cioir. 
Tu, de if^^Bist.de Ntmês, t. III, p. aa5 et aa6. 
Une livre de dragtfe perUe pour (aire collation»,,. 
pour Tenir après dîner k la collation. 

Qaan fera dias de dejanh , seqaentre vespras 
on paoc, Tenho tnh a collatio. 

Trad. de la règle de S. BenoU, fol. aa. 
Quand sera jour de jeûne , un peu après vêpres , 
tiMS Tiennent à la collation, 
CAT. CoJlùeià, zsF. Colacion» port. Collaeâo, 
rr. Cdazione, 

5. G)LLATioNAity V,, collatioooer , con- 
fronter. 

Pan, pas. Ab la copia coujLTtovADA ab lo 

original. 

Fors de Beam , p. 1097. 
Atcc la copie collationnée sTec l'original. 
tsp. Colacionar. rr. Collaxionarû. 

6. DRLATy a€fy\, la t. j}ïlatus, divulgué^ 
dénoiicé. 

Stéstanùp, Un delat.... tenon encarcerat. 

Statuts de Provence, Bomy, p. 199. 
Uo dénoncé.... ils tiennent emprisonné. 
aT. Delat» 

7. DiLATIOir, 5./., lat. DILATIONS/?!, di- 

latioD, délai, renvoi. 

E 1 plajs qae pogoet darar très miATioa 
nt plaa. 

Tit. de ia38, DoAT, t. CXUX , ibl. 2. 

Et le procès qui pût souffrir trois renvois sans 
pbi. 

Alcnna de las parts demande dilacxoits. 

Statuts de Montpellier de 1258. 
Qa'aucune des parties demande délais. 
Aie va. Sans prendre dilation. 

Roman français de Fierabras. 
C4T. Dilaciô. esp. Dilacion. poaT. Dilaçao, 
rr. Dilazione, 

S. DiLATOEi f adj\ , lat. dilatokii» ^ di* 
latoire. 



ABL i5 

Exception dedlnatoria non ba loe ni dila- 
ToaiA* 

Fors de Bearm > p. 180a. 
N'a lien exception dëclinatoire ni dilatoire, 

9. £la€io, #./., lat. ELATio, élévatiou^ 
hauteur. 

Elacios dejeU los alu et ergoils los hn- 
milia. 

Tfad,deBède,(6U^, 
Hauteur reuTcrse les éleTés et orgueil les humilie. 
AXC. FR. L'orgneil de tons, Vélacion, 

EcsTACUE Deschahps , p. 242. 
iT. Elastone, 

10. Oblatîo,/./., lat. OBLAT10, obla- 
. tion y offre , offrande. 

E yenLo proferre Fefan a Fantar ab la 

OaLATIO. 

Trad. de la règle de S. Benoit » fol. Bo. 
Et Tiennent présenter Tenfant â Tautel aTec 
Voblation, 

Sel qne &! sas obijitzos. - 

Brev. d* amor, fol. 71. 
Celui qui fait ses offrandes. 

De la 0BI.AT10 dd prêt». 

Tit, du XIII* siec, Doat, I. CXVIÏI, foL 42. 
De Voffre du prix. 

CAT. Oblaeiô, esp. Obladon, port. Oblacào, 
rr. Oblaxiomt* 

11. Oblador, s, m.f lat. oblatoe, of- 
frant, qui fait des offrandes. 

E ab vos seran li oblapor. 
T. DE G. Gasmars et o'Ebles de Sigue : N Eble. 
Et les offrants seront arec vous. 
iT. Oblatore. 

la. Pbelacio, /. /!> lat. PRiBtATio, élé- 
vation , supériorité. 
Presidencia aytal et prrlacio ba entr*els 

angeLi , que los malors ban eniperi sobr' ela 

mcnors. 

Qne no devo, en lors prsuicios ni régi- 
ment, desirar favor ninndanal. 

Elue, de las propr., fol. 10. 
Il j a une telle présence et supériorité entre les 

anges , que les pins grands ont empire sur les 

moiudnes. 

Qui ne doiveni , en leurs supériorités et gouver- 

ncmlents , désirer faveur mondaine. 

— Prélature. 



i6 



ABL 



Evescats o avtras vusiattos. 

V. ei Fert., fol. ï6. 
ÉTécbà oa aatres prélatureê. 

l3. pR'ELATnRA, 5. yi^ Ut. PR^LATUAA y 

prélàture. 

E totz clercs ses rasuLTURA. 

i7/w. éTamer, fol. i4t> 
Et tous l«s clercs sans prétature, . 
X8Y. PORT. XT. Prelatura, 

i4* Prélat y s. m,, lat. pr^latu;^ pré»- 
lat, supérieur. 
Morts , qae desfai los.comtes e 1s prmlati* 

H, Brvnet : Cdendas raios. 
La mort , qnl défait les comtes et les prêtait. 
Qne fossa lar prx&ats. 

F. iU S, BonomL 
Qa'il fût lear supérieur. 
Ja non dirai dels preltuz 
Qa*ilh dcTon govemar nos. 

GiRAUD RiQuiER : Ciistias. 
Je ne dirai jamais des prélaU qu'ils doivent nous 
gouremer. 
C4f . Prélat, esp. port. Prelado, ir. Prelato. 

15. PROLATION, *./., lat. PROLATIOKtfZ/tj 

prolation, publication. 

Froeedîr a la prolatxon de sentencla defî- 
nitîya. 

Fors de Beam , p. 1075. 

Procéder à la publication de la sentence dëfini- 
tive. 

16. Relation, s. /., lat. relation^t/ti^ 
relation, rapport. 

Per aasîr la erlatiox del apponchament 
fach a Carcassona al dich conselh. 
Tu. de 1429, But. de Nimes, t. UI, pr. , p. 23i. 
Pour ouïr la relation du traité fait à Ganaasonne 
audit conseil. 
Fo fâcha erlatio a Roma de Grecîai qae, etc. 
Cat. dels aposi, dé Roma, fol. 6a. 
Fut fait à Borne rapport de la Grèce , que , etc. 
CAT. Relaciô. esp. Relacion. port. Relaçâo, 
XT. Relazione, 

17. Relatiu, adj\, lat. relative j, relatif. 

-^ Suhstanth., terme de grammaire. 
Çan RBXJkTius et antecedens se desaoordan. 
Lejrs d*atnors, fol. \l^. 
Quand le relatif et l'antécédent se d^ccordent. 
cat. Relatiu. esp. port. xt. Relàttvo. 

18. Relativamen, adv., relativement. 



ABL 

On pansa houa soen RRLATiTAian. 

On pose touTent on relatittemenf. 
BSP. V0R7. iT. Relaiivamente, 

19. SuPEALATIOy Snf.y lat. StïPIiBIaTl 

exagération , hyperbole. 

SirPXRT.ATto «st oratio soperana Terits*^ 
alicajoa angendt minnendive causa. 

Aucior Rhet. ad fferen. , lib. IT. .1 

Pay ae suPsRLATtos per aqnela loetm 
inaniera qoe yperbole. 

Lejrs éTanÊorv, ioL û, 

\! exagération ae fait de la même ■aanîài' \ 
rhypeiitole. 
IT. SwptrUuAone* 

ao. SuPERLATiUy /lejr'.^ lat. superl' 
Vttf, superlatif» exagéré. 
Sdpsrlatitas, sabrefort, sobreformemL 
Leys d^amors, fol. 10 
( Expressions ) superlatives j très fort, Li . 
tement. 

Substantiy. Vol dire supKRULTrus s.c- 
montant , qaar sobremoaU per creysse»^- 
per mermamen. 

Leys d^antors, fol ^> 
Le superlatif reni dire surpassant , car il ssr. 
par aeeroissement 00 par diminulîon. 

Per sobre habandancia en 8Uprri.at{C 
Elue, de las propr., £h. 
Par surabondance en superlatif. 
Airc. pR. Et de toas combatana estes ss^er^ 
Poème d* Hugues Capet, fo' '. 
CAT. Superlatiu, ksp. port. xt. Stsperltt»*9. 

a|. TrAI^SLATIO, S.f., laL TaAKSL4T! 

translation , transport. 
La TRAirsxjkTxo de S. Serer. 

Calendrier propeeçai- 
La translation de S% Scver. 

— Traduction , version. 

Easebî de Gesaria, qne sec la antiqna n.^ 

xatxo. 

Cat, dels apost. de Roma ^ fol. 3. 
Eusibe de Céarée, qui suivit l'ancienne «cnk* 

— Figure de grammaire. 

E fay se trarsl\txos.... qnant per alcos^ 
semblansa , bom pansa alcnnas dîctîos impr:- 
priamen. 

L^s d^anéors, foL ia8. 

Et se fait translation quand , par quelque res^^*^ 
Uance , on pose quelques mots improprcmcoL 



ABO 

c AT. Tramiadà, up. Tn m th ei cn. port. TrmU" 
iaçâù. iTk TrasUtùoaê» 

à a. Trahslatar^ 1'., translater y traiM- 
crire^ traduire. 
Fetx tan que tsasilatit cqnest libre, 

lAv de &^droc,tA. \, 
n fit tant qa'il tnuuiata es lÎTre. 
* Lo qnal libre Jefonime TBfimATjrr dt gno 
«n latt. 

Caf . <ld!f a/NMf. de Roma, fol. 45. 
L«qael livrt JérAme traduisit 4e grée en UUb. 
Ptfrf. ptu,lki qiiftl Kbre etcrlg per la saa 
man.fon aiasi tût TRAOfLATAT. *• 

jtuanl-propos det pièces de Oitmid Riquier. 
Dvqnel livra écrit de w imiii il fiu ki tout 
iranscrit. 
AHC. FB. Translatée est U glorîeDeo Iirael. 

Ane. trad. des Livres des RolSj fol. 6. 
£SP. TrasUtdar. it. Traslatare, 

a 3. T&ASLAT, s, m. g copie. 

PaoM aon aegel el TEAtzjkt d'aqnella enrip- 
tnra retengdda. 

Statuts de Mo/Upeliier de ia58. 
Qu*il appoM son iceaii à la copie 4e cette écriture 
retenue. 

X letru papals et II trasiiati. 

. Cartulaire de Montpellier, fol. 204. 
Dix lettret papales et deux copies. 

ABOUTIOy J./j lat. abolitio, pardon, 

abolition. 

Aaoi.iTio gênerai a tôt» aqaeb que aoran 
mereadeia vendot sent licentîa. 
Tit. de 1424, But. de Lang., t. IV, pr., cot. 434. 

Pardon général à tons ceux qui auront rendu 
marchandise lans permiision. 

CAT. AboUeià, un. Abolicion. po&t. AhoUcào. 
iT. Abolixione. 

2. Abolib, V,, lat. ABOL^Rtf^ abolîr, 
détruire. 

Part, pas Cartes pablicas sanaa, intégras et 
no cancelladas n! abolxdas. 

Tit. de 1966 , DOAT, t. IXXIX , fol. 48. 
ChsrtespeUiqnes, mUms, «fieras el o 



ABA in 

Ea tâA BociQ a feoanas piena que las fa 



Btue. de tas propr., fol. i3a. 

lîst si naisiUe aux faBames ancelates, qu'il 1 

ftH< 



CAT. Ksp. POET. Abolir, n, Abolire, 
ABHORTIK y ABO&Dia, v,, lat. abortib^. 



avorter. 
I. 



Part. pas. Perqn'eia effims son ABomorr. 

DscBia VB Pbabbs : No m pnesc asudar. 
C'est pourquoi les eniàau lont avortés^ 

ABC. PB. Ne baflleront ancnne médecine 

qui pniseent faire abortir. 
Ont. du rois de Franee{t3&Z), t. II , p. 533. 
Mes vers anaai ne sont point eAortifs. 

J. TABova£Av , p. 249. 
CAT. Bsp. poaT. Abortar. vr. Abortire. 

a. Abhobtimeitt, s. m., avortement. 
Tropaa femnes per petlu oeeasio haiiran 

ABOBTXMABT. 

Sluc. de las propr., fol. 37. 
Beaucoup de fettasas par petite oceasiou aurant 
atHtrtement. 
CAT. Abortament, bsp. pobt. xt. Aborto. 

ABRACAR, V., accourcir, abr^er. 
Memar ni abbacab. 

Lejs d^amors, foJ. 11. 
IKminuer et aeeourcir. 

ABRIA6A, s./., ivraie. 

Aissi coma Fabuaga entre lo fromcn paiyis. 

Liv. de Sydrac, fol. âS. 
Ainsi oomBBe Vivrait parait parmi le froment. 

ABRICy /. m.^ lat. apbxgiu, abri, pro- 
tection. 

Amon lo sojom e I'abbic. 

Mabcaskus ; Emperaira. ^ 
Us aimeut le repos et Vahri. 
Fig. K i trobaran cosselh e bon abbic. 

Aixtai Dl PzGmLAiir : En aquelh. 
Et y trouTerant conseil et bonne protection. 
Qnar per folbor t'es abbic » 
Tal qne per sen no t yalria. 

HeoTjBs DE S -Ctb : Messonget. 
Car par folie t'est abri, tel qui par sens ne te 
rendrait. 

Aâi^, camp, a l* abbic , lonc la pastnra. 

MABCABiius : L'antr'ier. 
A V abri y le long du p&tunge. 
CAT. Abrig. BSP. POBT. Abrigo. 

9. ÀBBiARy ÀBEicAB, V., abriter, protéger. 
Hantdb qol «lui b*abbia. 

Baisobb wk. HuayaB : IKaaBor son. 
Manteau qui en abrite tel. 

3 



r 



i8 



ABS 



Qaar nuiDh» mî dison qq'aiwi m pert, 
Qaar id*abbic sai on sol non fer, 

P. Fabre D'Uzis : Qnan pes qni. 
Car plosîsart me disent que je me perds aiiitî , 
perce que je m'abrite ici où le soleil ne frappe pas. 
Fig. Tas celeys on jois abricha. 

GiRAuft DE BoRMEiL S £r aasifctt. 
Vers celle où joie abrite. 

Qa*en locc bos préu no s*abexa 
Léo , si non Te per amia. 

BAUfOiTD DE MiRAVAL : D'amor son. 
Qae faon mérite ne »*abrite pas f|cilemeat en un 
lieu , s'il n'y vient par amie. 
CAT. Ksp. PoaT. Abrigar, 

ABRILy^. /n.> lat. APaiL/V, nom d'un 
mois, avril. 

En abrii. , ans qn'intre roaia. 

ÂRRAU9 DE MabOEIl : Bel m'es qoan. 
En avril, avant que mai arrive. 
CAT. ESP. PORT. Abril. iT. Aprile. 
ABROSSIR, ABRUziR, V., altrisler, in- 
quiéter, absorber. 
Part, pas» Qa^oras qn*iea foa grîeûs ni pesans 
Ni ABRUZXTZ ni naalhos, 
Kras sni baniz e delecbos. 

G. Adhemar : S'ieu conognes. 
Bien que je fusse triste et lourd et absorbé et 
paresseux , maintenant je snis liardi et gai. 
Estât ai moha setmana 
Abrossxtz en gran langnor. 

Deudes de Prades : BelUa m'es. 
J'ai éU mainte semaine absorbé en grande lan- 
gueur. 

Per la bona caia mVsgaa ' 

£ per Tavol sni abruzxtz ; 

, .D*aîtal entar doas et amar 

Es tots lo segles replenitz. 

Marcabrus : Doas cuidas. 
Par la bonne pensée je me réjouis , et par la mau- 
vaise je suis attristé; tout le siècle est rempli de tel 
penser doux et amer. 

a. Abbuzia, s,f.y tristesse, accablement. 
Senes grant abrùzxa. 

Gm D*Ux8EL : Pois tan es. 
Sans grande tristesse, 

ABSINTI, S, m., lat. Kf^^vuthium , ab- 
sinthe. 

Absivtx es berba eanda, seca et sobrasmara. 
Elue, de las propr., fol. aoo. 
V absinthe sat une herbe chaude, sèche et très 
amère. 



ACA 

2. ASSENS, S. irr., absinthe. 

Les divers mannscrits dont rexem; \ 
suivant est tiré offrent aeski», Ascrr-, 

SYSSENS. 

Qae fel mesclat ab absevs 
M*e8 endevengalz pîmena. 

Bertravb se Bomv : S'abrih 
Vu que fiel méU avec absitohe m'est dlereno pis- 

3. Etssens, s, m., absinthe. 

Qoe fel mesdat ab KTssRir» 
M*es endevengots pîmena. 

.• Bertrand de Doiuf ^ S'abrîk. 
Yu que fiel mèU arec absinthe m'est devenu pi:^'- 

Ce mot a été employé , en fraoriL 
comme masculin et comme féminio; 
n'a conservé que ce dernier genre. M^ 
herbe l'avait employé figurément i 
pluriel et au féminin. 
Aire. FR. Qaand tn la vois si dignement 
Adoucir tontes nos absin^et, 

Malreebe , Ckies , Ut. IH. 
AHc. Rap. Oviemos del absindo largameott 
beber. 
Jhseio de la nnrgen Maria , o^. \S 
Rip. MOXK Axenjo. rr. Assenzio. 

ABURAR, »., effrayer, aharir. 
Part, pas, j 

A Karle qnier merce doleiu et abctratl 
Adonc TÎrats baroa plurar lois aborati. 
Romah de Fierabras , t. 4^< ^ aaij. 
Plaintif et effnryé, il demande merci à Charies. 
Alors TOUS Terries barons pleurer tous ahmtfs. 
ESP. Aburrir. 

ACAPTA yS.f., acapte. 

L'acapte était un droit féodal , exi^v 
par le nouveau seigneur lors du chan- 
gement du maître du fief. 

Du Gange, t. I, col. 73, le définit 
Relcvium seu agnotio in dominnm. 

Ce mot était pris, dans un sens plos 
étendu , pour reeleuanccy censé. 

Tôt temps lo ces et Tacafta sec la oanja 
Tendoda.... Donar a acapta. 

Charte de Gréalou > p. 90 et ia4- 
Toujours le cens et la redet»ance suit la cbcar 
vendue. . . . Donner k redevance. 



ACC 

m. . AcAPTE, s. m. y acapte. 

Doni a cèfl et ad ACAPxa* 

M 08 ACAPTBS si m ae Tendia. 

Titr, de ivjl^ , jéreh. du J^c^y., K , 17. 

Je donne à cent et à actipte. 

Mon acapte si rien se Tendait. 

D*ACAPTK a senbor madan 'o a feozatîer 
cambîan. 

Tiu d€ 1287, DoAT, t. CXXX , fol. i58. 

ly* acapte à seignear changeant ou à feudataire 
cijangeant. 

▲ne. va.. Saofles Tentes et OMipefi et droits de 
lots. 
JVbup. tout, gén. , t. IV, p. 904 » col. a. 
ANC. aap. Acaio. 

3. AcAPTAMKMT y 5. /». , reconnaissaticc 
de l'acapte. 

De ACAFTAMaST. 
Titr. du xi*siècUg CariuL de SauxiUanges. 
De la nc(mmaistanC9 de V acapte, 

4 . Rsiaz - ACAPTE , 5. m,j arrière- 
acapte. 

C'était un droit d'acapte exigé du 
sn Lis-feuda tai re. 

IIII deners de axias-AcÀpra , can si aveodra. 
TU, de laSo, Jrck, du R<yf,j J, 3ai. 
Quatre deniers d'anièiv - acapte , ^oand U 
i^cherra. 

5. AcAPTAE, V,, prendre à acapte. 

P. de Gontand acaptkt de fraire Bettran.... 
la meitat de la terra. 

Tu. de 1287, DoAT, t. CXXX , fol. 157. 

P. de Gonlaud prit à acapte de frère Bertrand.... 
la moitié de la' ferre. 

A.CASSIA , S. m. , lat. acacia , sorte 
d'arbre , acacia. 

De las polveras incîsivas ses mordicacio 
aysst cam acassia et semblans. 

Tntd. d'JlbucasU, fol. 35. 
Des poudres încisiTes sans mocdicacit^ comme 
acacia et semblables. 

Ksp. PO&T. XT. Acassia, 

ACCENT, s. m., lat ACCEiriia^ accent , 
sorte de prononciation , modification 
de la voix. 



ACC 19 

Acoatrs es regulars melôdia » tempramen 
de Tots. 

Qaan parlarem t direm qae AccaHs es 
forma dedîctio, entendem dictio segon qn'es 

TOtE. 

Lêjrs d'amors, fol. 7. < 
L'accent est une mélodie 'Hgnli^ et un tem- 

péranenlde Toix. 
Quand nous parierons et dinns que l'accent est 

forme de terme , nous entendons terme , selon qu'il 

est un son. 

— Terme de grammaire. 

AccEXis agatz, accbus grens, accxm cîr- 
comflecs. 

Leys d^amortg fol. 9. • 

Accent aigu , accent grare , accent ciicon- 
fleze. 

— Terme de musique. 

Canlar ea sancta glejsa per ponhs e per 

Accura. 

P. m GoRBiAC : Çl nom de. 

Gbaater en sainte église sdon les points et les 
accents. 

ckt. Accent, asp. Acento, pobt. it. Ac" 
centOm 

!i. AccENTUAL, ùdj.y acceutuable. 

Aqoels mots apelam accuttuals qoi, per 
madamen del acoen , modo lar sîgnificat. 

Leys d^amorsg fol. 7. 
Nous appelons accentuables ces mots qui , par 
changerait deVaccent, ebaagent leur signification. 

3. Aggentuab , V, f accentuer. 

Aytals vocables dcls qaais son opânlos qno 
s deTO AccavTUAB. 

Si ta ACCKHTUAS doinioQS. 

Leyrs (Pamon, fol. 12 et 18. 
Tels rooU concernant lesquels sont 1er opinions 
comment ils doivent $'accentuer. 
Si lu accentues dominus. 
Suhstanûv, Entie accen agnt e drcuioflec, 

cant al AccairruAB. 

Lejr» d^amors, fol. 9. 

Entre raocent aigu et l'accent circooflei.e , quant 
1 V accentuer. 

Part, pas, Paraalas beti paazadas , ben 
prouandadas e accuitvadas. 

Leys dTamcrt, fid 8. 

Paroles bisn posées , bien prononcées, et accen 
tuées. 
CAT. Accentuar. asp. . Acentuar. poar. Accen- 

titar» IT. Acceniuare. 



M Aa 

ACCDMA, s.f., p«w 

t d'ACOMA, •» es pigneia 4e iv be. 






r,cri 



Fosti 



t.ctl 



1. I¥. pb itSu 



m. Aocnftios, mdj.y pucssenx, iadokot. 
^msBB fse es AccniOftA c iaca d 
AeDim. 



ACHA.TES, s.f, , Ul acbates, agatbe. 

ACMATIS, PCTT* pTCCâOB»..^ ACBATIS M 
J^tk*, fitm f t du mm — Jgmtkt crt fâair 

a. Ac\-nres» j; m.. Ut. ACSATiSy igatiK. 
A«Av«tt i«Mwni vtri. 
ETalamaldr^dkaticHL 

A«^ éTmmmr. fid. ^o. 

CAT. XSIW 

ACHE'PELADA » ^/., Ut. ahbot, céUri, 

bTCCflC 

La nis d*AGBs*»n.L»*.. 

£«r.dt J^«fr«r» Cil. 77, 
La ncùM <]« 6i4(A«. 

ACI, *. «t., Ut. hciiims , addc, ti- 
W«AciliAWoraraB. 

isr. fOAT. rr. Jcié». 

1 . Ac£TouT kT, jT. K , ai^re«ir. 

La c*k>r M «oklli éfCMM 11 j^csaosn^T 
et f« doaaor tnanaïaduit. 




, acii 



U CMveatit les ck«. . 

Les dictiomaîres ffOnAn ^ de C 
graiTc dooDcnt acéîemjc coomo^c fr: 
çais. 

ACIER, AcimE, Assu, s, m., laL Arn 
acier. 

Cmm AOBS oi &r|^ 

Safiaa. 

G. K DONn : Qmt skL 

IfeiB pMf hytai. 
Li^nA : EMpcntkir. 
^«'■B *w* f acier lai perce li pa;- 



Elje^ 




Tlfi àtttm. AMCxm 

#^. db 5. mmm^ 
Heaaaw 4e par mewer. 

ASC CAT.- ^<SKr. Ktf. .^CCTO. POAT. J- 



Fmrt, /«s. Asta icUa c fort fer acuaat. | 



LftBce cvÀie «1 tovt Set mcéré. 
IcB t*aBanl ferir 4e bmi« bram aciteit 
JtoflHu éê Fitrmàrms , t. ^'iu: 
J« t'tak Crapper ée ttam cpée mn r ét. 
CAT. isr. .4c«v«r. posx. jimtwmr. tr. jkxn 
/mrr. 

3 Acuai:( , «i^;^'. » acéré. 

De sa *sp4sa lo hnss verts *g^*»Tf 

Ammuk lie Germrd de Kosàllom, iÀ. '^ 
Lei 



R. Coaakalei voa o lo W«B «Bcniii. 
JUmkji JrJgvUMâ , lESKAB , £aL t; > 

ACIAOLCK^Là, s^f.y Ut. acteoiogi' 
adroloçie, Mupropriélé «fexpressic 

*As»f«A.r)««, Dmm. Hauc.; Ljsms. 4. 
AvxaoLfH^i^ . BOA pcoprà dietîo, «I, fift^ 



ACT 

9perare tÔDciiti; propriam tM aaton dmenli 
formidaie , non spenie. 

In90ft.,I,33. 
E ▼d dire a jUnt AamoLOGiA coma paranla 
mot eatranfaa e repngnan al entendeman 
d*oiiie. 

'Vida qn'ea apelat AciaoïAoïA. 

Lejrufamortj fol. io6et(S8. 
£t acIrologU Tent dire antint oomm« parole très 
étrange et répii|paant i l'entendement de l'homme. 
Vice qui est appeM adrologU. 
XT. Acirologia. 

a. AciBOLOcuA y v. , acirologiery em- 
ployer un mot impropre 9 nu mot 
pour un antre. 
Pari. pas. Qae ds mots ala pansau par antre , 
adonz arlal not ion apelat AcnLOLOoiAT. 
LejTM et aman , Xol. 68. 
Qu'an mot soit pos< poor nn autre , alun de teU 
mots sont appeUa acirologiés. 

ACOLIT, s. m., lat. acolytiw, acoljte 
Que foi ezorciata, aoout.... Qne negnn 
Acoi.rr non aoaes portar laa reliqnlaa. 

CaL tlêis apoêi. de Borna , foL 99 et 8i . 
Qui Xût ezordate, acofytê.^.. Qne nul aeoljU 
u'oeât porter les reliques. 

CAT. Acolit. asp. PORT. XT. jécoiito. 

ACOTRARy V., accoutrer, équiper, 
parer. 
Se Tan ben armar et acotear cascnn. 

Chronique des Albigeois ^ cd. 30. 
Ils vont chacun se hien armer et accoutrer. 

Part, pas. Lo feo portar a la grand gleysa ben 
onestamen acoutrat. 

Chronique des Albigeois, col. 30. 
Il le fit porter 1 la grande ^ise hien honnêtement 
pari. 

AZfC. FR. 

Laxnre confond tont là on elle iaooutre. 
J. DC Meuhg, Testament, t. 1809. 
là on on loi aeeoustrwt ion dianer anmp- 
tuensement. 

Or avoit fl laissé croîttre tonsjoars sa 

barbe, depois sa desfaitte, sans Vacooustrtr, 
tellement qn^elle estoit fort longne. 

AxYOT , trad. de Piutarque, Via d'Antoine. 

ACnU, adj.f lat. actiwu, qui agit, 
actif. 



ACT SI 

Ho«M ca de natvra actita. 

Bluc. de Us propr,, CaL 70. 
L'homme est de ibture active. 
Se apella vida AcrrrA, per so car es en tvabal 
de bonas obraa. 

F.etreH.,fiA.lÊA. 
Elle t'appellfl Tie active, parea f«'eUe est en tra- 
Tail de honaes «ravres. 

Trea significatioa.... I'actita, la painfa, la 
nentrals. 

Lefs d^amors, loi. 100. 
Trois signSfieatSoBS.... Vaetive, la paastTe, la 
neutre. 

CAT. Jtûm, lap. port. Actinfo. xr. Amro^ 

a. AcTiu, #. m., actif, terme de gram- 
maire. 
L*ACTni8 toatempa significa alqnn &zemen. 

Leys d^amort, foL 74. 
L'acfi/*signiAe toujours quelque action. 

3. AcTiVAMsir, adu., activement. 

Doaa manieras de signîficar , so ca actxta- 
MSir e passivamen. 

Leys â^amors, fol. 74* 

Oanx manièns de signifier, c'es t A dire active" 
ment et passivement. 

MP. PORT. Aetifoment. n. Jttivamenig, 

4. AcTrviTAT,^./., activité, prompti- 
tude. 

Solelb ba neraTelbosa AcriviTAT. 
En lors operacios maior actititat. 

Siuc. de las propr., fol. ii5 et i9i. 
14e soleil a une merreilleuse activité. 
Plus grande activité en leurs opérations. 
CkT. AedvUat. mmw. 4cdvidad. port. Aetmdaâe, 
iT. Atdvità. 

5. AcTUAL , adj., lat. actualiV, actuel. 
Son apelat aytal mot en romans actuax^ 
Qae fan lo fay t de presen, realmen , e son dig 

mot ACTUAL. 

L^s d^amqrs, fol. 5o, 
De tels mots sont appelés actuels en roman. 
Qui font l'action présentement, réellement, e( 
sont dits mots actuels. 

CAT. Bsp. PORT. Actiial. XT. Attuole. 

6. AcTUALMBKT, adif, , actuellement. 
Hnmor es snbatancta AcruALiiEirr Kqnida. 

Bbte. de las propr., M. a8. 
L'humeur est une substance actuelûmetU liquide. 



2» ACT 

CAT. JeUudment. ksp. port. AetiuUmenit» it. 
JUttàlment0. 

7« ActuALiTATy s,/., actualité. 
Mobilitat.... actualitat. 

Elut, de las propr,, fol. 120. 
Mobilité.... actualité- 
GAT. ActualUat, esp. ActaalidaéL, it. Âttuaiità, 

8. AcTARi, ^. 71?., greffier, abréviateur. 
Havem actaris. 

X07^« (Pamars, fol. i5o. 
Noos avons greffiers, 

g. Agilitat j s, f,, lat. agelitat^iw , 
agilité. 

So QomparaU a vena per signifiar lor agi- 
litat. 

Elue, de las propr.j fol. i3. 
Sont oomparà 4 Tenti pour tigoifier lear agilité. 
CAT. Jgilitat. ESP. Agilidad. port. Agilidade, 
IT. AgiUtà, 

10. Agitacio , j.y. , lat. AGiTATio, agi- 
tation. 

"Vent, per.sa AOiTACXO, da spama^n Fayga 
causa tia. 

f/uc. de las propr.j fol. i34f 
Vent , par ion agitation , auteur d'écume en l'eau. 
CAT. Agitadà, ssp. Agitacion. port. Agitacao. 
iT. Agitaziane, 

1 1 . Agitatid , a4f\ 9 agitatif , qui agite. 
De moayemeiu agitatius. 

Elue, de las propr.j fol. 63. 
De mouTements agitatifs. 

121. Accio, s,/.^ lat. ACT1O9 action, de- 
mande en justice. 

Totaa laa accios , ao es todi li deman que 
fai os. 

Trad. du Code de Justinien , fol. 6. 
Tontes le* actions, c*est4^ire tontes les deman- 
des que l'un fait. 
cÀT.Acciô. ESP. Accion. fonr.'Aeicâo. it. Axione. 

|3. CoAGcio, s. f.j lat. coAGTio, con- 
trainte, coaction. 
Ses Tiûlenda et ses coaccio. 

Elue, de las propr.j fol. 8. 
Sans Ytolence et sans contrainte. 

CAT. Coacàô. up. Coaedon, port. Coavcâo. 
it. Coazione. 



ACT 

l/J. EXACTION, S.f., lat. EXACTICJC,-! 

exaction , surcharge, recette. 
Scnes tota leada et senes tota kkactios. 

TU. de laSa, DoAT, t. LXXIX , IbL .j 
Sans aucune leude et sans aucune eanurtion. 
Aîon plenierpoderdela sobradîcha exactii 
per seo per aaires de reoebre de totz navegie 
CaHulairt de MontpeiUerj fol. 123. 
Aient plein pouToir de la susdite recette 4 rece^. 
par soi ou par autres de tous narigants. 
CAT. Sxaeciô, ssp. Exaoeion. poax. EjuktL 
it. Esazione, 

i5. ExxGia, V., lat. exig^r^^ exiger. 
Per BXEGiR las talbas. 

Statuts de Prot^ence, Juueh , t. IJ , p : 
Pour exiger les tailles. 
CAT. ESP. PORT. Eiigir. IT. Esigere. 

16. TaàNSACTio, J./. , lat. traîtsact:. 
transaction, accord. 

Aatre covinent son qae an nom trjlvm^. 

TIOS. 

Trad. du Cod. de Justinien , feL i 
Autres accords sont qui ont nom transmcUoss. 
CAT. Transa€ei6. xsp. Transado. port. Tta 
acçao. IT. TVon/aaiontf. 

17. ACTOE, AUCTORy ^. m., lat. ACTOR, qi 

actionne, demandeur en justice. 

L*ACTORS dea jorar premleramen en aiu 
gaisa.... A Tactor, so es al demandor. 

Trad. du Code de Justinien , fol. 3 f. \. 

ht demandeur doit jurer premièrement ce tri. 
manière»... A celui qui actionne, c'est-à-dire ^ 
demandeur. 

— Agent. 

Per sindîcx o per proeoratora o. Aucrossà 
tota la comanalesa. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 43- 
Par syndics ou par procureurs ou agents de isat- 
la communauté. 

18. AuTORiEK, 5. m.^ agent, ayant-caQS^. 
Aqael creseire ni sîei autorzrr al senhor&' 

a la cort no sia tengnts. 

Statuts de Montpellier de i9o4- 
Ce créancier ni ses ayants^ause ne soient trse- 
au seigneur ni à la cour. 

19. AcTOEiA, s.f,, agence. 

En aqael ofBci de syndicat o d'AcroRu. 
Cartulaire de Montpellier, fol. ^\ 
En cet office de syndicat ou à'agence. 



ACT 

ao* AncToa , actob , s.*m., lat. auctoe, 
auteur, écrivain. 
liOS livret dels auctors. 

GiBAUo DE Saligivac : Esparriecs. 
Les ItTret des auteurs. 
Faaiu d*ACTOii sai'ea a miltién et a C. 

P. DE GoiBiAc : El nom de. 
Je saû 1 milliers et 1 cents contes à'auteur, 
Axrc. va. Qoi de tons le monde e«t acteur, 

G. Macravt, GL de Sainte-Palàye, p. i63, 
CAT. ESP. Auior, POET, Auihor, ir. Autore* 

Garant, témoin. 

Bob drnts no deà creire AtiCTOEs , 
Ni so qne veîran «ej hnelh. 

P. BofitERS : Âl pereissen. 
Bon amoureux ne doit croire témoins, ni ce que 
ses ycnx verront. 

Qaar Adams fo lo nostre premier paire , e 
a-vem Dami-Diea ad auctoe. 

R. JoADAJEf , YIC. DE S. ÂNTONIlf : Ko pUCSC. 

Car Adam fnt notre premier père , et nous avons 
le Seigoenr Dieu k garant. 

Barosv so dis TaTesqtfe, DIen vos trac ad 

AUCTOE.. 

Guillaume de TuDELA. 
I Barons, ce dit IVvdque, je vous prends Dieu 1 
témoin. 

ai. Adctorici , s, m,, témoin , garant. 
D*aqnest sacrament.... so auctoexci et fer- 
mador. 

Tit. de io6a, Bist. de Lang., t. U, pr., col. ^. 
De ce serment.... sont témoins et assureurs. 

aa. AvcToaosy aitto&os, adj,, assuré, 
puissant. 

Si de poder estes tan avctoeos 
Gom de dever, faseti son benestar. 
Fera de li per tôt lo mon parlar. 

G. BiQUŒR : Pies de tristor, 
S'il eût ^te aussi .assuré de puissance comme de 
devoir, faisant son Lteo-étre , il ferait parler de lui 
par tout le monde. 

Qne per digz autoeos 
Faraî creire als bos 
Qu*ien die Ter per ma fc. 

GtEAUD DE BoElVEIL : Sokti , jojs. 
Que, par dits assurés, je ferai croire aux bons 
que je dis vrai par ma foi. 

— Oppresseur. 

len foi primierament maldiseîre e perse- 
gnîeyre et autoeos. 
Trad. de la première ép. de S. Paul à Timoihée. 



ACT a3 

Je fus premiAremsDt médisant et.penéeateur et 
oppresseur. 

a 3. AuTOHosAHSK, tfi/p., avec confiance, 
avec autorité. 

Tenran mot actoeosamer , 
Majs ells aoran fag fol aten. 

Trad. de PEvang. de Nicodème. 
Ils viendront avec grande eonjlance j mab ils 
auront fait une folle attente. 

«4. AncTORiBa, adj\, consentant, par- 
ticipant. ■ 

E mot liais e dreehnrîen, 
Qoe ane no y fo auctoeiess 
Al £àg qne fero li JoBten. 

TnuL de PBvang. de Nieodème. 
Et très lojal et plein de droiture , qui ne fat ja- 
mais participant au fait que firant les Juifs. 

a5. A^CTORWAT, ATJCTOBITAT, AUTORITAT, 

s.f.f lat. AUGTo&iTAT«/7i , autoHté , 

pemnission. 

Per Pactoeitat dd Sanct Paire. 

Cat. dels apost. de Boma , fol. 14S. 
Psr la permission du Saint Père. 
Traire AUcroarTATs del velb Testament e 
de! noel. 

Trad. de la règ. de S. Benott , fol. 33. 
' Tirer autorités du tieux Testament et du nou- 
veau. 

E per totas las terras de nostre lengage son 
de maior AUToarrAT. 

Gramm. ptxn^nç. 
Et sont de plus grande autorité par toutes les 
terres de notre langage. 

Qui sap cansos far 
£ vers d*AuciOE.iTAT. 

G. RiQUlEE : Sitôt s'es. 
Qui sut faire chansons et vers à* autorité. 
Cel pert rAcroEiTAT d*e8segniar del cal sa 
paranla es mespreitada per obra. 

Trad.deBède,î6i55. 
Celui duquel la parole est méprisée à cause de son 
œuvre , perd le droit d'enseigner. 

— Puissance, vertu. 

E 'n fan gan re de mededn&s , car lo ^olpres 
a gran autoextat en se. 

Liu. de Sjrdrae ^ loi. 4?* 
Et en font beaucoup de médecines , car le soufre 
a grande vertu en soi. 

CAT. AutorUat. eap. Autôndad.voMT, Authon- 
dade, xt. Auiorùà. 



a4 ACU 

tt6. AifTHOEiSAR) V,, autoriser, appronver. 
JDe ftr àJSTEOMMhM. las causas dessus cUvhas. 

Tit. de 147a, DoA.t, t. GXXm , fol. ia3. 
De faire autoriser les choMS lusdius* 
Part, prés, Aqni presens et auctorisahs. 
271. <&r t3i9 , DoAT, t. CXXXIl , fd. 334- 
Là prÀenU et autorisants, 
CAT. Autorisar, ksp. port. Auiorixar, rr ^u- 
torizzare. 

!27. AtJTHElTTIGy a4r.>lat. AUTHEirTldci^^ 

authentique, véritable. 

Anastasius j ivB-t/jMmf, auctoraintiier, 
verlit. ^'oy. Giossar. Chaicondf/œ, 

En forma AUTarafiOA. 
Til. i<9 1434. ZTi/f. de Long,, t. lY, pr., ool. 4^. 
- En fiirme authentiçuê, 4 

Segon «lae dizo aators Airtwm. 
* Elue, de las propr.^ fol. 174* 

Selon que disent auteurs authentiques. 

Que apresesso lo cant Aimirric de Rona. 
Cat. dels aposi. dé Rama, fol. 107. 

Qu'ils apprissent le cbant véritable de Rome. 
CAT. Autentic. ksp. Autenttco. foat. Authen- 
tico, XT. Autentico, 

28. Anticaa , V, , authentiquer. 
Paire verai , senher del firmamen , 
Qa'en U Terge TeagQes per nos saWar 
E baptisme preses per rAimcA&. 

Olivixb le Texpukh : EsUt aomi. 
Père vrai , seigneur du firmament , qui vins en la 
Vierge pour nous sauver et pris liaptéme pour Vau- 
ihentiquer, 

29. AuTENTicAR, v.^ autheutiquer. 

Ijh qnal copia e io original sian senhatx, 
tabellionalz et aute^ticatz de ma dél notari. 
Tit. de \lfio , DoAT, t. LXXX, p. SgS. 
Laquelle copie et rorigtnal soient signes , réêli^éB 
et au^ntiqués de main dn notaire. 
CAT. ESP. Autentiear, poat. Authentiear, it. 
Atttenticare, 

ACUPAR, V., achopper. • 

Ven lo diables qui gnarda *1 baratro , 
Ten acorren; si *1 pren per lo talo, 
Fail* ACtrpAH. 

Poème sur Bœce. 
Vient le diable qui gaido Tenfer , il vient accou- 
rant ; si le prend par U talon , le fait achopper. 
Aire. FB. Comme ioellm suppliant se fat as- 
soupe on ahenrtié À. nn joene homme. 
Leit. de rem,, i363, GAapEimBaf 1. 1, col. 34^. 



ÂDD 

* u mmtùpa k «dcane Aote en la roeetd 
en nn fangar. 
Lett. de rem,, i383, CAapmxisa , u I, col. j 

ADAIT, f. m., péril, malheor- 
, Tôt aissi m goardatc , ai os (dats, 
D'adaxs de mort snbîtana. 

LAHraAirc Gisau. : Oi ! oei 
Tout ainsi préservea-tDoi , ai'il tods phU>j 
riis de mort subite. 

ADAM AS, 5. m, , lat. adamas, diaina 
Adakas es peyn que ▼ol cBie no èci 
bla.... Li peyra AftAMAS , ta qoal foc ni iei a 
pot rompre. 

Slac. de las prop,, tcA. 184 «t ^^ 
Diamant est une pierre qui retit dire imb csi 
table.... La pierre diamant» laquelle feo ni i<^ 
peut rompre. 

AVC. FB.. Comme aossî le rîdie adamaxt. 

LoYs DE Gabon, Gloss, de Sainit-fak; 
AKc. CAT. Ademant, ahc. nsr. xr. Aéamts^ 

a» DiAMAK ^s, m,, diamant, 

Domna, celb qae ptemiers trobet 
C ora mcsdes fin* anr ab aasier 
Per nTAMAH qne on reqoîer. 

Decdes de Pradbs : Ane osa ^ 
Dame , eelui qui le premier trouva qn'oi »' 
€n or avec acier pour dtameml qu'on rechoc^- 
Fig, Homilltat es lo Feraye dtam4»,f^ 
preciosa. 

r.etren.M^ 

Humilité est le vrai diamant, pierre préàcs^ 
CAT. Diamant, ssp. »obt. it. Diamto»»* < 

ADAPTIR, V,, assaillir, frapper. 

Caf alers e bones e sirvent , ab destr, 
Entrais brans e las massas loc Tan si ^^^^ 
En qnanlas de maneîrarloa polriao ab^ 
Guillaume di Tcw^ 
Chevaliers et bourgeois et sergents , tvee «sr 
vont assaillir ainsi entre les glaives et la ^^ 
En combien de manières ils pourraicet v 
saillir, 

ADDITIO, J./, lat. additio, additK* 

La qaaru per addrio. ^ 

Lexsdramors»^^ 

la quatrième par addition. 
CAT, Addiciô, bsp. Adiàon, fort. ^^ 
rr. Addisione, 



ADE 

sit . Additament , .f . m», lat. additamek 
Ttt/17/ ajutage, ajatoir. 
LiS largitat de aqnfcl additameht es qaays 
an palm..,. Entre aqoels doi additam£VTz. 
T/nJ. 9PJIhucasis, fol. 38. 
La largenr de cet a/uto^e est praqnennpalai*.... 
dn c«s d«ax ajutoirs. 
PORT. ST. AdditamMUo. 

A.DEPS ,5. m. , iat. aqeps , saindoux , 
graisse, 
îïomnât ADKP8 comonament o grtfysha. 

EUtc. de la4 propr., fol. 65. 
, Nommtf saindoux oommnnëment ou gfaiise. 

iT. Adîpe, 

ADES,iïrff., du lat àd ipsum tempus, 
maintCDant, incontioent. 

Taélh qoe ns anem adbs dUnar. 

P. VmAL : Abril Issic. 
Je veux que nous allions maintenant dîner. 
ARC. Fa. Adis avant , adèt arrière. 

Vigiles de Charles VU, 1. 1 , p. f 66. 

— Sans cesse, toujours. 
A leî de nal deator 
Qa'ADEfl promet, mas re non pagaria. 
FoLQutT DE Mabscille : Si tôt me. 
A la manière d'un mauvais dâitteur qui toujours 
promet , mab qui ne pajerait. rien. 

Tei Tos ADES, en pessan, jom è ser. 
BiaAraER de Palasol : Tant m'alielis. 
En pensant , je tous vois sans cesse jour et nuit. 
Axvc. fh. Den fa deran et er adès. 

Image du monde, nol. des MSS., t. Y, p. 346. 
Aire. CAT. Ades. avc. Esr. Adiesso, it. Adesso, 

2. Ades ades, adv, comp,y sans relâche. 

Los enchaussen adis idbs. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 83. 
Les efaassent sans relâche. 
ABC. CAT. Ades ades, rr. adesso adesso. 

3. Pea ades, ad^, comp. , quelquefois, 

parfois. 

Qae ges ergneU pxr ades non es bos. 
G. LE Borx : Ara aahni. 
Que parfois l'orgueil n'est pas bon. 

ADESAR, V,, atteindre, adhérer. 
Et de son bec dese adhbsa 
Sus en la cam , pnes que Ta presa. 

Dbudes de Pbades , Auz. cass. 



ADE 25 

Et de SQiD bec toujours il t'attache sur la cbair, 
depuis qu*il Ta prise. 
Caisd fos presa 
Del mal.qne m'ADBSA' , 
M*amia, di a cai pane pesa 
Car mi fkl laognir. 
P. RAiMon» DE Toulouse : Sens alegrage. 
Qu'ainsi mon amie , eelle à qui peu soucie de ce 
qu'eUe me fait languir, fût prise du mal qui s'nf- 
tache k moi. 

Avc. FE. PTI ont barons ki Yadesast, 
Ne kt sa main mètre i osast. 

Roman de Rou, v. i^SaS. 
S'onqnes -d'orne foi adesée 
. Camenment aine se de tous non. 

' Roman du comte de Poitiers, ▼. 42a. 
Que si hideuse béate osas onc adeser. 
Roman de Betle, p. 6. 

a. AdEEOEE , AEEDRX , V,, lat. ADH.ER0RE , 

attacher, lier. 
Part. pas. Si es mos cors en vos joînbz et aders 
De fin' amor e de desîr coral , 
Qa'en aotra part non es ferms mon voler. 
Abfaud de Marveil : L'enscnkamens. 
Mon cœur est en Vous tellement joint et atlac/té 
par amow et par délir d'aftction , que ma volonté 
n'est ferme en autre part. 
Avc. FR. Mes h antre se vnet derdrâ. 

Roman de la Rose, y. 9806. 
Et meort tont vif s*à aimer ne B*ahêrt. 
OEuinvs d'Alain Chariier, p. 689. 

3. Adheeie, aherir, V., Iat. Atm^REner, 
attacher, adhérer, se joindre. 

E fay ADHERiR aqao que es snperflneys. 
Trad, d'AlbucasUj fol. 16. 
Et h'iB Joindre ce qui est superflu. 
Part. prés. EIs antres ero adrerehs a lor apel- 
l«tio. 
Tit. de 1390, DoAT, t. CXL\II , fol. 174. 
Les autres étaient adhérents à leur appel. 
Substaniîv. Et jnraran los dichs abeeevs. 
Tit. du XIV» siècle, DoAT, t. VIU, fol. aag. 
ErlesdiU adhérents jureront. 
CAT. ESP. PORT. Adherir. ir. Aderire. 

4. Adhkeekcia, s.f.y lat. adh^eeentia , 
adhérence. 

De la AtHERElrciA de la palpebra... Tn in* 
soindeys la adberebcia. 

Trad. d^Albucasis, fol, 17. 

T^V adhérence ée la paupière... Tu coupes l'flrf- 
A^rvnre. 

4 



no ADE 

CkT. stp. POET. Aàherençia. et* Aderenza, 
5. AonsEa, v., attacher, unir. 

"V^rtiE no al pot jonger nî aorske ab mcs- 

sonja. 

Trad.deBhde,{o\,l^. 
Xa y^rit^ ne M peut joiodre ni attacher arec le 
ncnsoùge. 

Aire. TR. Se elle ne se fenst aorgé à nn estai. 
Zett. de rem.j 1376 , Carpektier , 1. 1 , col. 3io. 
La gent qai à goerre at*aourse. 

G. GviART, i 1, p. 60. 

ADHIBIR, V., iat. adhircb^, employer, 

appliquer. 
Part. pas. Ad aqoestas caasas remedi esaer 

ADBIBIT. 
i*fiV. conc. par tes R. d'Angleterre, p. 1 1 . 
iBenièdc être appliqué à ces clioses. 

a. Exhibition, s.f., iat. ExuiBiTioire/ii> 

exhibition. 
Sia fâcha exhxbttioit de rinstmment. 

Statuts de Pro%^ence, BoMY, p. 339. 
Soit faite exhibition de rinstrument. 
CAT. Exhibiciô. esp. Exhibicion. tort. Exhihi- 
çao. iT. Esibizione, 

3. Inhibir, V* , Iat. iNHiBi^e, inhiber, 
prohiber. 

Far iiTHiBiR al dict président. 

Statuts de Provence, Julien , t. II , p. ^Sx. 
Faire in/u&er audit président. 
Plassa que iksibisca a totas sas ^ents. 

TU. du XIV* sièc, DoAT, t. CXLVI-, fol. 234. 
Plaisç qu'il prohibe à toutes ses gent. 
CAT. E8P. PORT. Inhibir. it. Inibire, 

4. IlCHlBITIOX, S,/,, iat. iNHlBltlON^/W, 

inhibition. 
IvBiBiTioir et defensa. 

Fors de Beam, p. 1078. 
Inhibition et défense. 
IiTHXBiTcos de portât armas. 

Tit. de 1394 > DoAT, t. G2CLII , fol. 54. 
Inhibitions de porter armes. 
CAT. Inhibiciô. esp. Inhibicion, itORT. Inhibicâo, 
XT. Irùbizione» 

5. P&OHiBiR, v.y Iat. PROHiBen^, prohi- 
ber, empêcher. 

Aqoo PROHXBXK.... Sta prohxbtda de la faci- 
litât del movement. 

Trad. d'AlbucasLt , fol. 10 et 17. 

Empêcher cela.... Soit empêchée de la facilite' 
du mouvement. 



ADO 

Pari, pas, Qae sîa pioa^arr. 

StatuU de Provence, JuU£lf , 1. 1 , p. d) 
Qui ioit prohibée 
CAT. ESP. PORT. Prohibir. it- Proihire. 

6. Prohibition, .ç./., Iat. pBOHiBixiosr 
prohibition* 

Far.... PROBXBXTXOS sas los draps del - 
pays de Catalogua. ... A rencontra de las n 

BXBITXOS. 

Tit. dei^T/^^ Hist. deLang., t. IV, pr., «ol. 4^4 eti^ 
Faire.... prohibitions rar les draps dudit pp 
Catalogne.... A l'enoontre de ces prohibiUons. 
CAT. Prohibido. esp. Prohibidon. port. Pft- 
bieao, zt. Proibizione» 

7. PuoHiBiTiu, adj,, Iat. pnoHiBiTorn 
prohibitif. 

Las antras probibxt ivas coma : no fass» i^: 

Le^s d'amors, fol. 90. 
Les zwiteêprohibitu'es comme : ne lasses pas «- 
CAT. Prohibidu, esp. port. Prohibiùvo. ' 
Proibitivo. 

ADIUS, adj,, prompt, empresse, exar 
Ad ira «ias fort tardîns , 
£ a roerce adxus e pins. 
Devdes de Prades , Poème sur les rr*- 
Sois fort lent à la colère, et empresse' et f 
pour la merci. 

ADOBAK, V,, armer, adouber, garni' 

At dubba, DUBAir,cqaitem creare, TcUd^' 

norem eqnilxs aliqnem aolemniter prorehrit 

Inde qaod equitem creatnm vestiae^i'^^ 

armis s{>lcndidrs ornare solebant, addouI' 

in apeciali sensn adorjcarr clîxeronL 

G. HiCRESU's , Gramm.fratUM-theot, p- 9' 
Voyea Do Cakoe , 1. 1 , col. i5o el ô»- 
Qae gen m*apets noirit et ADOSit, 
Ë de uieu fag cavaycr preaat. 

Rambavd de Vaqueiras : Valeo vai^ 
Que vous m'aTcc agr<^blemcnt iiourri et eà^^' 
et de rien fait chevalier distingué. 
Fig. Com d*aqaelqnelo Sans Esperit s^*^^ 
arma de firtnts. 

r. et VeH., fol ^^^ 
Gomme de celui que le Saint-E$pnt y*'*' 
arme de vertus. 

Ifoc. Ren mi Tescot, Tansberc e *1 brao, 
E*J c^aval qae sai t*aportet. 
— No farai , qa'el bon rei m*o det 
Cant m*ADOBRT a cavalUer. 

Pioman de Janfre, fol. * 



i 



ADO 

KeiidA-inol r^u , le haubert el le gbÎTe « el le 
cheval ^ui t'apporta ici.-— Ne ferai , to que le bon 
roi m'en fît pfësent quand il ta! arma cheralier. 

— Arranger, disposer. 

Coriosamens adobar lar cap. 

V,tt Vert,, foli 70. 
Soigneuaeaaent nrrangtr leur tête. 

Bec et onglaa Tadobabste. 

Decdes de Prades, Auz. cas». 
Vous loi arrangerez le bec çt les ongles. 

— Raccommoder, pacifier, préparer, 
arranger. 

' Paeîs ADOfiA ns sers 

La coreilla d'an an. 

GlKAUD DE BOBTEIL : Si «Otils. 
Puis un soir pacifie la qoendle d'un aii. 
E luanda leyar sa masnada 
Qa'ADOBOir de manjar corren. 

Roman deJaufre, fol. 87. 
Et ordonne de faire lever ses gens pour qu'ils 
' préparent à la hâte de quoi manger. 

Cal es aqnel che vos a nafrat 
Mi ehi tant mal vos a adobat? 

Honutn de Blandin de Comouailles, etc. 
Quel est celui qui tous a blesse et qui vous a si 
mal arrangé? 

Paît' pas, D'aîtal hnen aissi adobat 

DimaretB très vetz, per mon grat. 
En la semmana vostre anzel. 
Devdes de Prades, Auz. cas». 
A. mon avis , vous repaitres trois fois la semaine 
votre oiseau d'un tel œuf ainsi /^n^^are. 

Non qnier preciosas yiandas ni corio- 
samens ADOBADAS. 

r.AreH.,h\.53. 
11 ne clierche les mets précieux et soigneusement 
préparés. 
Susbutntiv. IV*y • i^nt de mal adobat. 

Chronique des Albigeois, col< 44* 
11 y en a eu de mal arrangés. 

AKC. FR. A chevalier l'ad adtthé, 

Marie de Fbaitce , 1. 1 , p. 348. 
Se onqaes fàtea chevalier aflobé. 
Rom. de Gérard de Vienne, Dv Gange, 1. 1, ool. i5f . 

Vadoiibe k loi de chevalier. , 
R. dePartonopexdeBhU, not. des BfSS. , t. IX, p. 83. 
Me donna armes, après que je fos adoubé, etc. 
Roman français de FierabraS' 
Et lay fast adoubiie sa playe qn'il avoit an col. 

COUINES, Ut. I, p. 3i. 
CAT. ESP. Jdobar, n, Addobare, 



ADO 



27 



a, AnOBy ADot» , s, m., arrangement, 
harnois, équipage. 

De hon adop en totas res. 

DZUDES DE PRADES , At^M. COSS, 

De bon arrangement en toutes choses. 

No frobon adop que lar ain onraïa. 
IzabH : Dignas me tu. 
Ils ne trouvent équipage qui leur soit honorable. 
Un ADOB portava tant acermat. 

,Roman de Gérard de Rossillon, fol. 38. 
H portait un harnais si bien disposé. 

AHC.ni.L*emperere8 de France descend! à ses très; 
Illaec ae désarma des adous qa*ot porté. 
Not. du Rom. de Garin le Loherain , p. 65. 
CAT. Adob. ESP. Adobo, it. Addotibo. 

3. Adobamknt, s, m, y ajustement, ré- 
paration , ornement. 

En ADOBAMEKs de carrîeras. 

Cariulaire de Montpellier, fol. 41. 
En réparations de mes. 
Adobameutz de plagas. 

Ord. des R. de Fr., 1400, t. VIII , p. 402. 
Ajustement (pansement) de Uesaures. 

— Accommodement, traité. 

Et non pins qu'en dara per sentencîa o per 
ADOBAMEH ad aqnel a qae avia &cha Tancta. 
Coût. d^Alais, arch. du Roy., K , 704. 
Et nou plus qu'il en donnera par jugement on 
accommodement à celui à qui il avait fait Pi d jure. 
Lo tort qneen ai.... vengnt a adobameit. 
Tit. de 1143 , DoAT , t. CXL , fol. 144. 
Le tort que j'ai.... Tenu à accommodement. 
ASC. va. Molt fa ses adoubemens heax. 

Fabl. et conl. anc., t. lY, p. gi. 
ZT. Addobamento, 

4. Adobieiv , j. m., traité, arrangement. 
En lor adobieb. et en lor acordier.... Per 

aeordier et per aoobikr. 

Tit. de 1279, DoAT, t. CXLVII, fol. 12. 
En, leur arrangement et en leur accord.... Par 
accord et par traité. 

5. AnoBADOAy S. m., arbitre, entremet- 
teur, réparateur. 

Adonc son tng très adobadob. 
Dbudes de PrAdes , Poème sur les vertus. 
Alors ils sont tous trois réparateurs. 

Dans Nicot et dans Cotgrave on 
trouve addoubeur. 



28 ADO 

ESP. jédobadon, 

ADOLESCENTIA, s. f., lat. adoles- 
cENTïA, adolesceDce. 
Paericîa, ADOtsicnfriA. 

Cartulalre de Montpellier, fol. 174* 
Enfance , adolescence. 
ssp. PORT. Jdolescentia, it. Adolesc^nza. 

ADOPTIO, ^./., lat. ADOPTiOy adoption. 

Cant uns nos homs non ha effiina, el pot 

afilhar nn filh d*an paore home , ai far o vol, 

e sera soi filhs per adoftzo, e non es filhi 

natnraU. 

f'.errert.^fol. 39- 
Qjoaad an homme riche n'a pas d'enfants , il peut 
adopta on fils d'un homme pauvre , s'il le veut 
faire ^ et il sera son fils par adoption ^ et il n'est pas 
fils naturel. 

Fig. Cm nos totz filhs de Dieu per adoptzo. 
K et Fert. , fol. 57. 
Nous sommes tous fils de Dieu par adoption. 
cAT. Adopdà. t.ap. Adopcion. port. Adopcao. 
rr. Adozione. 

â. Adoptiu , adj. , iat. adoptivu;, adop- 
lif. 

Es coma filhs adoptivs. 

Ltjs d'amors, fol. 44* 
Est comme fils adoptif. 
<îAT. Adoptiu. esp. port. Adppùvo. it. Adot- 
tiyo. . 

ADORARy AZQBAR, V, , lat. ADO^ARer, 
adorer, prier. 

Un sol Dieu adora ras. 

' F. et Fert. , fol. 2. 
Tu adoreras un seul IKeu. 
Poderos Dieas , verays e merceyans, 
Merce m*aîat£, qa*ien vos aeor. 

G. o'AuTPOVL : Esperansa de tots. 
Dieu puissant , rrai et misf^rioordieux , ayes pitié 
de moi , TU que je vous adore. 

Car Ûeis am e Ueia ador. 

G. FAintT : D'un dois bel. 
Car je l'aime et je V adore. 
Loc. AnoRAR en esperit et en veritat. 

r. el^eW./fol. 88. 
Adorer en esprit et en \ét\\é. 

— Appliquer sa bouche , baiser. 

Presero Annas et Cayfas lo libre de Li ley 
c paazero lo devant Joseph, et el adorkt lo 
devotament ayci com far dcvîa. 

Hist. ahr, de la Bible, fol. 71. 



ADU 

Anne et Qaïphe prirent la livre de la loi et «r m 
surent devant Joseph , et il le baism dêvotemcst a^rii 
comme it devait faire. 
CAT. ISP. PORT. Adorar. it. Adorare. 

2. Adorador, s. m», lat. adoratch, 
adorateur. 

Aycî com servidor et Ai>o&Ai>oa de Diee. 

Hist. ahr. de la Bible, fol. 4». 
Ainsi comme serviteur et adorateur 6e Dieu. 

CAT. ESP. PORT, Adorador, zt. Adortuore. 

ADULATIO, Aa&ULATio, s. ut., lat. ai:( 
LATio, adulation, flatterie. 
Peocat de AnuLATio es portar lansengas. 

F, et Vori,, fia.3- 
Offrir des flatteries est pëché ^adeUtttUm. 
Ah engnan et ah malvesUt , 
Ah fienchaa azulatios. 

Brev. d*amor» fol. 1^2. 
Avec tromperie et méchanceté , avec feintr; ^ 
lations. 

CAT. Adttlacià. asp. Aduladon. port. Adz' 
çao. ZT. Adulazione. 

ADULTERI, s, /«., lat. A&uLTERiib» 

adultère. 

ADVLTRRZS es cant hom es molheratz 

femna maridada , o amhîdoy o so , e falso l- 

mariatge. 

X<f . de Sjrdrac , fol. i3o. 

Adullhre est quand l'homme est épousé &i 
femme est nuriée , ou tous les deux le soet . 
qu'ils faussent leur mariage. 

La femna qne era preza en Anutnaz e dfrl < 
eaaer lapidada.^ 

F, et Fert, , fol. 79. 

La femme qui était surprise en adultère a è.t^' 
êti-e lapidée. 

ARC. FR. Jà n*oîstes vons onqnes dire 
Qae j'aie fait nnl avouùre. 

Roman de la Rose, v. 16708. 
CAT. Adulteri. esp. port. it. Adiilterh. 

SI. Adultre, s, m,, lat. adultrr , adai- 
tère. 

3. Adultra, s»f.y l'dtf ADULTERA, adul- 
tère. 

Si adultrks o adultra so près en adnltrn 
Coût, de Fumel , xilS5 , Doat, t. VHI , fol. i^) 
Si un adultère ou um*' adultère sont surpri- « 
aduUèrc. 



ADU 

!• ADUi.T£&A]>a& , s» m, , lat. adulte- 
RAToa, adultère. 
Dîeas damnira los Ibmicadon e 1s adui.- 

' «TEJlADOKa. 

Trad, de Bide, fol. 4p. 
Dieu damncn 1^ fomicateun et les aduUèru, 
▲se Fa. Bfllonneûn, aduUérateur* de mat- 
chandises. 

Rabelais , Uv. lY, ch. 46. 
CAT. ESP. Adulterador, rr. AdultertUore, 

5. AvouTAB, AvoiTTfto,5. m., adultère, 
fils adulrérÎD. 

S'ien t*apel ser o laîron o Airôurax. 
^ 7m</. i£u Code de Justinien , p. loa. 

Si je t'appelle serf ou voleur ou adultérin. 
Fasben trassîo, 
Qa*el home fils d« Dîen apelas AYOvTmo. 
IsAKil : Dignas me tu. 
Tu fais bieu trahison , puisque tu appelles adul- 
térin rbomme fils de Dieu. 
Avc. m. Et berite à grhn tort maint basUcd, 
maint avoutrt, 
J. DB Mevvg, Testament, t. 181 i. 
Fil i patain » basUrt , 0¥ùutre. .. . 
S! Icsbati et cheTela, 
Et avoltres les apela. 
RoiHan du Henari , 1. 1 , p. 19 et 3ig. 
AHc.IT. Intendo avaro dilettare înaTamia, 
in avoherio atoltao.... Totti adoltax 
non figlinoli slele. 

GuiTTons D'ÀBEtsc , Lett. 3. 
ABC. CAT. Adulter. bsp. ïoat. xt. Adultero, 

6. AvouTKA, j./., aduhère. 

Donca, TÎvent lo marit, sera appellada 

ATOVTBA. 

Tr, deVEp.de S. Paul aux Romains. 
Donc , le mari TÏTant , elle sera appelée adultère. 

7. Adulte&ar, ATOUTRAHy V» , adulté- 
rer, commettre un adultère. 

Qae la femna pnblicamen s'espaases venais 
a ADUX.TEAAR SOU propri cors. 

Ttt. du xin* sièc, DbAT, t. CXVIII , fol. 4». 

Que la femme s'exposât publiquement rénale à 
adultérer son propre corps. 
Ben deifent la Icy velha fomigar e avoittrar... 

Ni ATOUTAAH sl ancÎT... . 

La nobla Lejrcson. 

La loi ancienne défend bien de forniquer et de J 
commettre adullète.... ni adultérer ni ocrirc. 



A£R 20 

Anc. FA. Il desbaocba et adultéra la femme de 

Tantre. 
Amyot, Trad. dePlutanfue, morales, t. Ill, p. 804. 
Et ne pent adultérer Tesponse incorrompoe 
de Jésns-Cbrist. 

IIORSTSELET , t. II , fol. 160. 

CAT. BSP. PORT. Adulterar. rr. Adulterare, 

ADULTO 9 s. m. y lat. adujlti^, adulte, 

pupille. 

El cnraire pot possedir a nom de son adolto. 
Trad. du Code de Justinieu , foL 78. 

Le euntenr peut posséder an nom de son pupille. 
CAT. Adule. ASP. POET. XT. Adulto* 

AER, s. m., lat. aik, air. 
Creet DIens , qaau H plac, los qnatres elemens : 
Lo cel, Taaa, la terra e Taïga eissamens. 

. PlBEBK OM GoaaiAC : El nom de. 
Dieu créa , quand il lui plut , les quatre éléments : 
le ciel , Vair, la terre et Teau aussi. 

ASC. FA. Parqnol en Vaer ses aesles esbranla. 
J. Maeot, t. III , p. (w. 
Prendre vol en Vaer. 

Rabelais, Hr. V, c. I. 
ASC. ESP. Cedlla sobre totas avîe aer caliente. 

Poemur de Alexandro , 00p. 836. 
Aire. CAT. Aer. rr. Aer, aère. 

21. AiB, S. m. y air. 

L*AiAs clars e '1 chans dels aozelhs. 

Pierre d'Avvergve : L'airs clan. 
L'<air clair et le cbant des oiseaux. 

3. AiBE, S. /II., air. 

La terra retentis e Tayras de cridor. 

V. de S. Honorât. 
La terre et Vair retentissent de clameur. 
Ab l'alen , tir vas me Taire 
Qa*]ea sen venir de Proensa. 

P. ViBAL : Ab Talen. 
Avec rhaleine , je tire vers moi l'air que je sens 
venir de Provence. 

— Demeure, poys, famille. 
L'amors, don ien soi mostraire, 
Nasqnet en on gentil airb. 

MAbcabrvs : Âl son desTÎat. 
L'Amour, dont je suis indicateur, naquit en une 
gentille demeure. 

Tôt mon linb e mon aiab 
"Veî revenir e retraire 
Al vesoîg et a Taraîre. 

MabcABRCS : L'antr'icr. 



3o AER 

Je vois lottté tua lignëe et mz famille revenir cl 
retourner à la béohe et à k ckarrue. 

Qa*el mon non es crestlu de nul âxke 

Qae siens liges o dels parens no fos. 

GiRAVO DE CalausOV : Belh sènlier Diens. 

Qu'il n'y a au moncle chrétien d'aucunc/âmi/fo 
qui ne fAt son bomme-lige on de ses parents. 

— Marche, erre. 

A Rossilho torna aon aiab. 

Roman de Gérard de RottUlon , fol. 43. 
Tourne son erre à Rossillon. 
Ajrc. »R. Jona e flors cspindre par Vaire. 

Nouv. ne. défaut, et ConU anc. t. I, p. 76. 
Parmi la forent chemina 
Monlt bon aire sans arester. 

Roman du Renart, t. lU , p- 14^. 
Ejp. jéire. rovc»Jria. akc. it. Mre. it. mod. 
Jna<, , 

— Air de la personne , manière, qua- 
lité, convenance. 

Tan es de gentil axrb 

Qn*en lieys renha beotatz e sens. 

Baimonp P£ Casteutav : Aras pus ai. 
EU« est de si gentille qualité qu'en elle règne 
beauté et raison. 

Li baron de mal axilx 

Qne tôt jom fan 

Lo mal y e *I be non gaire. 

P. Garsihal : Tais cuia» 
Les Barons de mauvaise manière, qui toujours 
font le mal , et non beaucoup le bien. 
Iii sant TÎron lo Inoc, 
Que es asas de bon atbk 
A servir Jhesn-Crist. 

F. de S. Honorât. 
Les saints virent le lieu , qui est asscs de bonne 
convenance pour servir Jésus-Christ. 
Et ja nnls bom qne sia de bon axrb 
No snfrira qn*om en ^jgna folhor. 

B. JoRDAH : T^o puesc mudar. 
Et jamais nul homme qui soit de bonne manière 
ne sotifirira qu'on en dise folie. 

AKC. FR. 

Qcii tant son cler ne mi sont de mal aire. 
Le CHATELAIN DE Coocv : l^ouvele amor. 
Kar estes fel e de put €ttre. 

BIarib DE Frafce, t. II, p. 377. 
La locution de bon aire devint un 
adjectif composé. 



AER 

Qa*iea am la ploa un mam aiks 
Del mon mais qne nnlla re. 

B. DB YEHTADorB : Amoes que. 
Que j'aime la plus débonnaire du inooâe pl^- 
qu'aucune chose. 
Los bénignes et aqoells dk bov A^ymm bn — 

taran la terra. 

F. et Ferf. , «oL 5?-, 

Les bénignes et ceux débontuUret béritetost â^ ■ 

terre. 

ABC. PR. Et cependant ta plnme de honne & - 

Nona veaîUe escripre nng petit mot on àewi. 

Cbbtih , pu 179- 

L'adjectîf composé débonnaire «^i 
resté dans la langue française. 
AKc. IT. Il di bon aire bnon «ignore nostro. 

E folo qnello è di bon aire e aaggio die ter^- 
a lai.... Cnore di bon aire, 

GOITTOM E d'âaeizo , LeU. i3 et x>. 
La dona ridendo e di buona aria, 

BoccAcao , Decanu, TU , i 

CAT. Ayre. bsp. akc. it. Aire. 

4. Aere, adj., lat. xiEjdus, aérien. 
Per sa abrea levitat. 

En natnra abrba si transmada. 

Elue, de las propr., fol. 64 et au- 
Par sa lëgèrettf aérienne. 
Se change en nature aérienne. 
CAT. ESP. PORT. IT. Atreo. 

5. Aerekc , adj. , aérien. 
Partidss aygozas et aerevcab.... 
Tranamndat en materia aerebca.. 

Elue, de las propr., fol. 270 et 963 
Parties aqueuses et aériennes. 
Change en matière aérienne. 
ANC. FR. Parmi la région aérine. 

Le Mâiee , Jllustr. des Gaules, p. 9r 

6. Ayreiar, V,, aérer. 

Tinea.... engendra ai, qnan la ranba t^^ 
trop plegada aes atreiah. 

Elue, de las propr., fol. 360. 

La teigne.... s'engendre , quand la rabe reste Uff 
pliée sans aérer, 
CAT. Ajrreiar. MAT,_Arear, port, Areiar. 

17. Dezaire, s, m. y disgrâce, infortune- 
Ftlb», paires, Diens, bom, pcr traire 



AFA 

I9'o8 de per3ho« dixaibi. 

G. BiQUiER : SaacU Terget. 
Fils , père , Dieu , bomme , pour nous tirer d'une 
langereuse infortune. 
CA.'T. Desajrre, xsp. »o&t. Desaire, 

• DezairaRi v.y mépriser, disgracier. 

J*€trt. pas, substantif, 

£ fftaoon ben ab paapres duaxaats. 
P. Caksiital : Lo nber. 
Et fassent bien aux paavres ^graciés. 
oAT. Desajrar* bsp. Desairar, 

i.FAN, s, m. y travail, peide, chagrin. 

Si j'avais à indiquer l'étymologie du 
mot AFAN , que la langue des trouba- 
dours a employé avant l'an looo, je 
'■ croirais pouvoir le dériver de l'arabe 
ATTA, labor, molestia, dont le premier a, 
fortement aspiré, a pu être reproduit 
par AF. 

Voyez Ferrari, v». affano; Ménage, 
v<>. ahan ; Mnratori , Diss, 33 ^ Denina, 
t. III, p. 3. 

O es efernu o a afav agitt. 

Poème surBoece. 
Ou il est infirme on il a eu thagrin. 

Loc, Qoe son afak i perdria , 
Si m*entendî« cobrar. 

'B. ZoKoi ; Entre toU nios. 
Qu'elle j perdrait sa pnn», si elle entendait me 
recouTrer. 

Airc, FR. Le Filain que je port m'a mis 

En grant travail, en grant ahan. 
Roman du Renart , t. III , p. 3a8. 
AKc. PORT. Por qnant affan per vos sonH. 

Cancitm' do coll. dos nôtres, fol. 7t. 
CAT. Afany, avc. ksp. Afan* port. mod. Af- 
fano. iT. Afa, affanno. 

1. AvkVAMEVfS» m,, fatigue, peine. 
Bromes vey c*an a totz joms mens, 
On pus s'efforsan d*afanarj 
E vey n*aIegraU estar 
D*antres, ses totz AFAirAURirs. 

G. Olivier d'Arles , Coblas tntuias. 
Je vois des bommes qui ont toujours mointf « plus 
ils s'efforcent de prendre peine , et j'en vois d'autres 
être satisfaits , sans ancuaesyii/i^UM. 



AFE 3i 

3. ArFAHAîKK,/. m,, basse lat. affahatoh, 
ouvrier, manœuvre. 

Que nul masso^ peiner ni aiaitazbx non 
obre ipas a* la obra. 

Tu. du XY*sièe.j DoAt, t. CXLVII, fol. a85. 

Que nul maçon « tailleur de pierre ni homme d« 
pane ne travaille qu'à Tosuvre. 

Tots aqnels del mestier d^AFFASAnoAs. 

TU. de \i&j, Arch. du Roj., J. 3o3. 
Tous ceux du m^ier à'ouuners. 
Axc. FR. Enst feqnis Lorens... a/jfanour, qoe il, 
poor compétent salaire, voolsist mener, etc. 
Lett. de rém., iSSg, Garpeftier , 1. 1, col. 100. 

4. Afahar, V., fatiguer, chagriner, 
prendre peine. 

Per mi dons, qn*alssi m*AFAHA. 

B. DE Veittadour : Ges mot. 
Par ma dame, qui ainsi me chagrine. 
Lo jom per apavar , la noegz per paosamens. 
P. DE CoRRiAC ; El nom de. 
Le jour ^vlt fatiguer, la nuit pour repos. 
Qa'astmcs sojom e jai, 
E malastrocs s*afasa. 

B. DE Veftadocr : Quan la doss'aura. 
Que l'heureux se repose et se couche , et le mal- 
heureux we fatigue. 

AHC. FR. Ge ne soi fox ne tremelerres, 
Ainz me sai molt bien ahaner 
Et bien soier et bien yaner. 

Fabl, et cont, ane., t. IV, p. 337. 
Et fiaffanoh de forcer sa forteresse. 

Braftôhe , Dam. galan., t. II , p. 4a. 
Aire. CAT. ESP. Afanar. port. Affanar. rr. 
Affannare. 

5. SoBAAFAV,^. 171., grand chagrin. 
Sols snl que sai lo sohrapaf qae m sortz. 

A. Daviel : Sols sui que. 
Je suis seul qui sais U grand chagrin qui me 
surgit. 

AF£RIR , V, , convenir. 

En général , il s'employait imperson- 
nellement. 

Mas tant qnant al poder s'afxir. 

B. DE Veftadour : Eo aquest. 
Hais autant qu'il convient au pouvoir. 
AMc. FR. Car ce x^aferist mie à homme 
Qae sens et proeioe renomme. 
Roman de la Rose, v. 6427- 



3^ AFF 

AFFECnO, s.f., lat. affectio, affec- 
tion, volonté. 

Es pargada de tota amor terrenal e de tota 
AVFicTXo carnal. 

F. 0t Fert., fol. loa. 
Est porg^ de tout amour terrettre et de tout* 
affection chamelle. 

L*AFFKCTrov dels officiers. 
StatuU de Promenée, JuLtCH , t. II , p. 5. 
U affection d»9 officiers. 
Agro bon desirier e gran affsctio de trobar. 

La Crusea prwenzale, p. ^. 
Earent grand âëiir et grande <vo/onte' de troarer. 
Avc. cAT. Affecâà, k«p. Afeoàan, poet. Affe^ 
ciao, rr. Jffeùone, 

a. Affcgtuos, â^'., afTectueux. 

Ni *1 red affectuos dî Tolontos ad aasir. 
E son.... affectuosas. 

Leys d'amors, fol. lao et a6. 
El le rend affectueux et désireuE d'ouïr. 
Et sont... affectueuses, 

CAT. jifectuos, ESP. Afectuoso. port. Afftc- 
tuoso» rr. Affettuoso. 

3. Affectuosamens, adv,^ affectueuse- 
ment. 

Plassa scriare affectuosameits al rey nostre 
•enhor. 

^eg. des Etats de Provence de i^oi. 

Plaise ^rire affectueusement au roi notre sei- 
gneur. 

4 . SoBEEAFFECTuos , adj. , tpès affcc- 
tueux. 

Scbrtaffectuosa devocio. 

V, de S. Flors, Doat, t. CXXIII , fol. 269. 
Très affectueuse dëvotion. 

5. Afectiu, adj., affectif. 

Per sa verta aI^ectxva. 

Elue, de las propr., fol. i3. 
Par sa vertu affective. 
asp, Afectivo, port. Affectipo, it. Affettivo, 

AFFLICTION, j./., lat. affiiction^w^ 
affliction , pénitence. 
Era apelat jorn d*AFLiCTio. 

Elue, délaspropr., fol. 129. 
Etait appela jour d^affliction. 

De far afflictioits e de martoriar 



AFO 

Sa carii ab «bstinencMM. 

F. de S. iïo»-. 
De faire des pénitences et de nartyriser u < 
avec les abstinenoa». 

CAT. AffUetsô. ssp. AJ/Ueei&H. pokt. /' 
foo, ZT. Ajflizione, 

2. Aflechie, V,, affliger, mortifier. 
QqI ATLBCHii son paire.... es malastna 
Si APFLiCHiSRM pcr dcJDfis e pcf n£ 
nostras canu. 

Trad. de Bède, fd. 70 cl 5f 
Qui afflige son père.... est malotni. 
Si nous mortiffions nos chairs par jauft ' 
Teilles. 
CAT. ws,^,Afiigir, port. AffUgir, vt,Affiît^ 

AFITES, s. m., afites. 

Afites es peyra blanea que ha algoiu - 

si movent cnm estela. 

Ebtc. de las propr., fol. i^ 
Afftes est une pierre bUacho qui a loca 
mière se moUTant comme étoile. 



AFOLARt V., endommager, alt'- 
détériorer. 

Si vostr'aoïel amas ▲foiar. 

Deudes db Pradss , Jui- ^- 
Si les teignes endommagent rotre oison. 
Belha, fi m* ieo, per trop plom 
Apolba. cara e colors. 

Mascabrus : ^ U ^^^^ 
Une belle, dis-je, par trop pleurer al^^^- 
ct couleurs. 

Li trobador, entre ver e mentir, 
Afolhov drotz e molhers et esp 
CEncAMoKS : PiB '^'' 
Les trouLadours , outre le vrai et le wt^ 
dommagent amants et femmes et ëpoax- 
Car tota res qae ei mon vt 
Pot AF01.AR o melharRr. 

NatdeMors: AUoUi"'*: 
Car toute chose qui Tient au monda peut ^' 
riorer ou s'améliorer. 

Gran son dan fai qni se ineteis Aroti* 
A. Dawici.: ABS<r'''^^ 
Qui %*endommage soi-même fut «oo "" 
grand. 

Part, pas. Can tîc tôt* soe draps affoï-^" 
Perîta e délit z e cremats. 
Trad. de l*Éuang. de l'^'/^ 
Quand TÎt tous s« draps endomma^fh r^ 
détruits et brûli's. 



Qae la oaïua no fos à»0L4BA. 

Tr»d> du Code de Juitinien, fol. 17. 
<^e U choie De fût pw 4^ltfno9T^e. - 
SieBstanà^. Qae fbfas de Cùtel^Raynart 
Fes mayaon a Ta^folada , 
Qoe non Iwatogne» la maynada. 
V, de S. Honorât. 
Que debon de ChatMa-Renart il 6t nne demeure 
à \^oJ/blée, «fin qu'elle n'infecUt pas la famille. 
jkwc. m. Ponr donte d*estra iMttoa on morts 
on affolez* 

MoVaTRELET , t. III , fol. ^. 

£t qne lors il chéost en gndqne lien , et 
t^éiffoUut. 

Arrestt Mamours j p. 6aa. 

X'e mot FOULER y dans le sens dV/i- 
€iammager, biesser, est resté dans la 
langue française. 

a. Afouaa, D.', blaser, endommager, 
maltraiter. 

Unn mald! , Tantre menaaaa 
E Tantre afolsia. 

P. GAamiTAL : Qui ye. 
11 maudit Tun , menace l'autre et blesse l'antre. 
Mas qui *h autres afolsia 
E si mefeîs non castîa , 
Non obra ges adreg gazanh. 

Gui v^iswL : Adel en pss. 
Mais qui maltraite les antres et ne se châtie lui- 
même , n'opère point un juste gain. 

3. ArOLAMEN^ 5. m,, détérioration, dom- 
noâgc , blessure. 

Si TAVOLAMEirs aven en la cansa , ses engan 
e ses' colpa del vendedor. 

Trad. du Code de Justinien , fol. 3;. 
St la détérioration adrienten la choi*, wns trom- 
perie et sans faute du vendeur. 

Non a près en preisso AFOLAmir. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. g6. 
jS'a pris dommage en prison. 
Senes AFOx.A«Bir del cors e dels membres. 

Tit. du xw sièc./DoJiT, t. CXXVII , fol. 4. 
Sens blessure du oorpt et des mtembres. 
Airt. va. Qoe il le gart ê^afolement. 

Roman du Renart, t. Il , p. 197. 
Avc. CAT. jéffollamene. 

AFRETAR, v., équiper. 
Pan, pat, L naas ben gamidas et araETADAS. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. tC^. 
Cinquante asTlies biett garnis et bien équipés. 
I. 



AGN 33 

Esr. Afrttar. n. Affrtwtre. 
AFRICH, adj,y acharné, obstiné. 
Reis que fo prînceps nobles e can, 
Contra cni estai apkicha 
Clergîa plena d'engans. 

Raimovd 9B LA Toua : Âr es hen dfeU. 
Roi qui fat prince noble et cher, contre qui est 
acharné le dergë plein de fournies. ' 
Pns tan s'es m'amor avucha 
Qa'autra non qnier ni non deman. 

GiaADi» DE BoaiTEn. : Er ausireu. 
Puisipie mou amour est tellement obstinée que je 
ne cherche ni ne demande autre. 

AGANDA, 5./., prise, sakie. 

Com Tantalns, qne so qne plus Tagenaa 
Te , e no *n a agaitda ni Talensi^ 
T. BE RAtifon) ET BE Lantelm : Bamond, una. 
Comme Tantale, qui roit ce qui lui oo^Tient le 
mieux , et n'en a prise ni pouvoir. 

AGANOS, adj, , hjdrppique. 
Et a mal d'AOAirot garir 
Es bona flors de romanL 

Brev. d^amar, fol. 5o. 
La fleur de romarin est bonne pour guérir mal 
m^dropique, 
Bsr. Jguanoso, 

AGNEL, ANHEL, s, /7}.^ lat. kcjx%Uus, 
agneau. 

£ *1 ret Felîps aghel me par. 

Beeteand se BoBir ; Voluntiers. 
Et le roi Philippe me parait agneau. 
Ti gnay a beiglera , 
Beir c plasentiera , 
Soi avbels gardan. < ^ 

G. RiQuiEE ! L'autre jom. 
Je vu une gaie l»ergÀre, belle et courtoise , gardant 
ses agneaux. 

Fig, Ilb m*es mala , en 11 sni bos; 
AiruELS sniy iUt m*es leos. 

H. SB S.-Cte : Ifulha res. 
Elle est méchante pour moi , je suis bon pour elle; 
je sais agneau , elle e&t lion pour moi. 
Myst, An elegit las nossas del AimaL. 

^.e/rsrt,fol.g6. 
Ont choisi les noces de Vagneaft, 

— Pièce de monnaie. * 

A2rHEi.s qne fes lo dît rey, e lirgon : Agnns 
Dei, etc. 

Ane. Tan/des monn. en provençal. 
Agneaux que fit faire ledit roi , et on lit : Agnus 
Dei , etOi 

5 



34 



AGR 



ARC, FB. Ot U gresM de5 a^neis. 

Âne. tr. du psaut» de Corbie : Audite coeli. 
Celle monnoie WVtiignel..,. Li denier d'or & 
Vaignel,.,. Les deniers à Vaignel. . 

Ord, des R. de Fr,, i3o4 , t. I , p. 536 et 537- 
Ce dist don len e don aignel,,.. 
Si cnm li lox fist a Vaïngniel. 

Maue de France , t- Il , p. 64 et 67. 

AHC. XSP. 

Celebrassen sn pucaa pneblo de Israël , 
Âsstdo lo Gomiessen, non cocho d anneh 
El sacrificio de la misa , 00p. x49< 
AHC. CAT. Agnel. it. JgneUû, 

AGOST, Aosf, s, m,, lat. kUGMSTiis, août 
Ei seten kalendar d^AGOST. 

Mathieu de Qvcrçi : Tant sui. 
Aa septième des calendes à'août. 
Per qae penho li penhedor 
AosT a lei de batedor. 

J9re(/. (Tamorf fol. 4?* 
C'est pourquoi les. peintres représentent jÉoui k U 
manière d'un batteur de grains. 
AHC. FR. N^ayons pas blé jnsqn^à aost. 

Deuxième traduct. du Chastoiemeni » tont. ^. 
Ce mois d^^ Auguste a nom qu'ouvre le jonr 
saint Pierre. 

La Boderie , Mesl. poét., p. 78. 

CAt. AgOSt. B8P. FORT. IT. AgOStO. 

AGRE , s, m, , essor, vol , clan. 

Mais volgrF en trair pena el deserK 
On anc non ac d*anzels ag&b. 

A. Daniel : En Lreu brisa. 
Je Toudrais plutôt traîner ma peine au désert où 
il n'j eut jamais vol d*otseaux. 

Lo Colomb sec trop volnntier son aob.s, 

per paord'ansel de cassa, qne sîa len t gandida. 

Naluras d*alcuns auxels. 

Le pigeon , par peur d'oiseau de chasse , suit très 

Tolontiers son essor, afin qu'il soit plus iacilement 

en sûreté. 

AGRE, aff/., lat. ACREm, aigre, âpre, 
rade, violent. 

Dona grossa qne Iroba mays sabor en nna 
pometa agra qne «n pan de fromen. 

• r. et Fert.j fol. 3r. 

Dame enceinte qui trouve plus de saveur en une 
petite pomme aigre qu'en pain de froment. 
Es tan grans foox e tan ag&es. 

XiV. de Sjrdrac, fol. 97. 
Le feu est si grand et si violent. 



AGR 

Fig. Lai on doQs ipots naov en ag». 
A. Daniei. : Ea brea bris 
Là ok doux mot se change ea Mgre. 
Sukse. Tist ai e trobat en ma tort 

Qne d^AGEB pots dooaaor gitar.... 
E fai tant agess ab doossor 
Qae riyern mescla ab calor. 

Bambavd de Yaqubiras : ]> f^ I 

J'ai TU et trouvé daifs ma diTÎmitîon qatài< 

peut jaillir douceur.... et aigre ùtit taatavec£.-> 1 

qu'il mêle l'hiver avec la chaleur. 

CAT. ANC. ESF. Agre. BSF. MOD. Agrio. Kt 

IT. Agro. 

2. AORAMEir, AIGEAMEKT,a</c., aigreOir:! 

Ni de trop agramek repenre. 
Devdes de Phadks , Poème sur tes vr 
Et de reprendre tn^ aigrement. 
Fols repropcha axgramknt. 

Trad. de Bede, fol ^5. 
Le fou reproche aigrement. 
CAT. Agrament. esp. Agrtamente. pom' 
Agramente. 

3. Agroe, s./., aigreur. 

Es de sabor de cassia ab paaca agri^b. 
Elue, de tas propr., fol- J'^ 

Elle est de scYenr de cassie avec p^ii' > 
greur. 
CAT. ANC. KSP. Agror, 

4. AcRiMomAL, adj\, du lat. ace:? 

NIA , acre. 

Catars agnts per bnmîdiratz Aoaivosxi^ 
Trad.d'Albucasis,iQ\^> 
Calarres aigus par les humidités Acres. 

5. Agras, etgras, s. m. , raisin r:; 
verjus. 

E» may ntil vinagre que sue de aîii^^ 

ni AGRAS. 

Elue, de las propr., (ol 2"* 
Le vinaigre est plus utile que suc des grew-'~ 
verjus. 

Tiandas condîtas am agraa. 

Trad. d*Aibucasis, W ^' 
Viandes assaisonnées avec veijus. 
Prendre ny calhir sygras ni rasias. 
Titre du xv« siée, entre le seignarf'- 
habitants de La Roches 
Prendre ni cueillir des raisins non mûrs,^' 
raisins. 

ANC FR. Personnes amblans aigrest, Tsi»B,e^^ 
Ord. des rois de France, idjS, t. V, p ^^ 
CAT. Agras, isr. Agnu, vort. Agraco. 



AGU 

IlGRICULTURA, s, /, lat. acaicûl- 
TuaA , agriculture. 
AGRicuiiTimA et arar, Mt ferr , ve a dcfalhi- 
ment. 

Sluc. de las propr.j fol. i88. 
U agriculture et le labourrr vient • décadence, 
SAI18 le fer. 
CAT. aap. POftT. Agriculeura. rr. Agricoltura. 

2. AcAEST, tf£^'.> 1^^- ACRESTfV^ agreste, 
sauvage. 

Vît AGaasTA es dita labrosca. 

Elue* de lat propr., (o\ 2^6. 
Vigne sauvage ett appelée laflabnuque. 
cAT. jégresL BSP. roar. xt. Agreste» 

3. AcREiHA, f. f,y champarty ferrage, 
agrier. 

Dent AGRARiuM , scUicei novenam partent 
çarbamm , etc. 

TU. de laga. CAaPEKTiEa , 1. 1, col. i23. 
Cens, esporles, aorsikas. 
Titr. de 1289. DoAT, t. CGXUI, fol. 446. 
Cens , etporles , agriers. 
Avc. FR. Ils avoîent prins sept qointeanlz de 
gerbes par dvoît ^agrier on terraîge. 
Letu de rém,, \^6o. CAaPKiTTlsa, 1. 1, col. I23. 

AGRIMEN, s, m., lat. AaaixoirMy ai- 
gremoine. 

E prendelx sal et agrimxn , 
E cremats o comanalmen. 

Deudks de PaADXa , Jut, eass. 
Et prenea sel et aigremoine, et brûles cela en- 
semble. ' 
CAT. X8P. rr. Agrimania. 

AGRUNIER, s. m. y épine noire. 
Rasca de fraisa* e de pomlçr. 
De pane roire e d'AGRumta 
FaretK cozer. 

Dxvnzs DE PaADEa , Auz. cass^ 
Vous feres caire de F^corce de frêne et de pom- 
mier, de petit ch£ne->Tert et à* épine noire, 

AGUER, a£^'. , hagard. 

Uellu o trop moTens, mal trempatz, 
Agosrs, o calmes o malTats. 

Brev. d^amor, fol. 34. 
* Yeux on trop monTants , nul adoucis , hagards , 
ou calmes on méchants. 

Airo. FR. Oyaeanlx aguars, peregrina, essors , 
rapinenz , etc. 

Rassiau , Ut. IV, c. 47- 



AGU 35 

AGUILEN, s. m., églantier. 
B«Uia m'es la flors d'AGUiu». 

PiEEHE D'AuvEacNB : Belba m'es. 
La 6eur à*églantler m'est belle. 

— Fruit de Téglanticr. 

Esteve es fahz a for delà aguilehs , 
Gros e redons , pies de malas hnmors. 
P. Cardiital : Un sirventes ai. 
Ectère est fait à 4a manière des fruiU d'églan- 
tier , gros et ronds , pleins de mauTsises bamears. 
Semblana es ala aoitileivs , 
Croys hom qoe gent se gaamis, 
Qne de fora resplandls, 
E dîns val meyns que niens. 

P. Caedimal : Pus ma boca. 
n est semblable aux fruits d'églantier , le mé- 
chant homme qui se pare agréablement, tu qu'il 
brilla aa-dehors, et au-dedans il vaut 



Nég. expL E si s mtrava en cspelh , 
No s presaria nn Ao?n.BV. 

PiEERZ D*AirvzR6VB .' Chantarai. 
Et sHl se re^rdait en miroir, il ne se prisemlt un 
fruit d'églantier. 

2. AcniLANCiEB , f . /Ti. , églantier. 
Car el W an aouilaitcibr , 
Un jom , qne flamaa gitava. 

Brev. (tamor, fol. 79. 
Car, un jour, il vit un églantier qui jetait des 



AGUT , adj\ , lat. agiit^j , aigu , pointu , 
piquant. 

E 'i becs fos loncs el AGora. 

A. Daitixl : Pueû Baîmons. 
Et que le bec fût long et aigu. 
Fig, De especiaa e*de aabors candaa et Aou- 

SAS. 

F.etyen.,Ki.9&. 
D'épiceries et de saveurs chaudes et piquantes. 
C*ab ma lenga, qu'es pins que raaors esmoloda, 
Lor &rai derenan gnerra fort e A«imA. 

PAX.AIS : Un sirrentes farai. 
Qu'avec ma langue, qui est plus émaulue qne 
rasoir, je leur ferai dorénavant guerre forte et 
aiguë. 

Si non febi^ aguda 
Vos destrenba Is oostata. 

Albert de SiSteboit : Dompna pros. 
Si non qu'une fièvre aiguë vous presse les 
côtés. 

— Suhst,, aigu. 



36 AGU 

De «os acordanB en greo «t en acut. 

Elue, d$ las propr., fol. 281. 
De sons accordants en gxave et en aigu. 
ASC. v&. Ele iert aguê por perder. 

Roman de la Rose, r. i855. 
Une question bien offuë» 

COQCILLAHT , ptg. S^. 

Telle qa'est en ong angle acut. 

Rabelais , Ht. IY, cb. 33. 

auc. xt. a me feriôd'un gnardo 
Pnngente, ai forte aguto. 
P. BELLE ViosE , Tau, (W doc. d* awwre, 
CAT. Agtid, Mar, voKT, Jgudo, iT. Moo. Acuto. 

a. AcuDAMBiTT, adv. , aigiiement, fine- 
ment. 
Yeso AOUDAsiKiiT.... Quau teno las anrellias 

leradas , anzo aoudamest. 

Elue, de las propr., fol. 38 et 245. 
Ils Toient aiguement.... Quand Ils tiennent les 

oreilles levées , ils entendent^neivieii/. 

Le Glossaire de M. de Roquefort 
admet le mot aiguement. 

CAT. jigudament. bsp. poaT. Jgudamente, 
ZT.. Acutamente. 

3. AcuDET, adj. dim,y finement aigu, 
pointu. 

£ pneoas ab nna broqoeta 
Que non sia trop agudbta 
Hom los pasca. 

Deddbs de Pbaoes , AuM. eass. 
Et pois qu'on les paisse avec une brochette qui 
ne soit point trop pointue» 
rr. Agutetto. 

4. AcuciA, 5./., piquant. 

Carbo per sa acucca al cap es nocio. 

Elue, de las propr., fol. i3a. 
Le charbon par son piquant est nuisiUe à la tête. 

5. Acuitat, s\f,^ piqûre, élancement. 

La ACVXTAT del foc. 
Dolor ses acuitat. 

Trad. d'Alhucasis, fol. 6 et 7. 
La piqûre dn feu. 
Douleur sans élancement. 

— Perspicacité. 

L'esperit de maior acuitat et snbtUitat. 

Elue, de las propr., fol. 140. 
L'esprit de plus grande perspicacité et f 



AGU 

AUC va. Par atuité de Tire itnpresaîon. 

GnsTiii , p. 3i3. 
rr. Aeuità, 

6. AcuDEZA, s,/., aiguisement, fiocj 
Un fer per antre pren Aocrx>K£%.. 

Elue, de Uu propr., fol. 184 
Un fer prend aiguisement par un autre. 
GAT. Agudesa, Etr. poet. jâg^udexa, rr. A\ 
tctza, 

7. AcuzAMEiTT , 5. 171., aigtitsciDe: 
perspicacité. 

Et la ybta prenga serenitat et Acuxiniii 
Elue, de las propr., fol. ^q. 
Et que la vue prenne eMuité et perspicactir 

8. Agusaa, V, , aiguiser, polir. 
Fers es agusas ab fer, e hom AcnAB 

•tnic 

Trad, de Bhde, fol. »x 
Le f^r est aiguisé STee le fer, et l'hoauBc an 
son ami. 

Ansel bl a que mal A.GirEOv 
Lnr onglas. 

DeuDES de PeaDES , Auz. caa 
n j a des oiseaux qui aiguisent mal leuncB|' 
Mostarda aguba apetiment. 

Elue, de las propr., W. al^ 
Moutarde aiguise l'appétit. 
Fig. Qa* els A0UB4. e *U esmol 
E Ms toca coma contelh 
Lo Senber, cni es Bordelb. 

Brbtbavs se Bonir : Gréa ia'<^ 
Que le Seigneur, à qui est Bordeaux , les «f*- 
et les tooule et les frotte comme couteau. . 
Part. pas. Reys d'Aragon , tant aguisatz (i(<^' 
Aïs ben dîsens. 

AUIEBI DE PeGUILAIV : De fifi'tBMT 

Rot d'Aragon, si poli à répondre sbx ^ 



Avc. Fa. De poinsons aguises. 

MoSStEELBT , t. II , foL ^ 

Lessiens i son exemple aiguisantrlear coa^ 

Bertaus , p. S66. 
Avc. CAT. bsp. Aguzar. port. Ag«^- ^ 
Aguzzare, 

9. Agulua, aguilla, s,f*9 aiguiU^' 
Intre per lo cbans d*nn* aguu.ia. 

Trad,daBhd9,îo\.r> 
Entre par le trou d'une aiguille. 

« Aguilla qne poytt. 

Deuses de Prades , Poème stir les 1*^"' 
Aiguille qui pique. 



AGU 

▲If c. FH. De fil en agttUit, 

Nouv. rtc, defabl, tt coni. anc , t. XI , p. 4^5, 

— Aiguille , maladie des oiseaux. 
Si ▼osti' aaid ▲oonLi.Af len 
Molt, es eamts en gran tnnnen.... 
Et agaOla sembU qa*el pongs. 

DtMJVtM DS PlASES , JuS. CaSS. 

Si TOtra oÎMan lept des MguilUt , il est tomli^ 
en grand tourment .... Et il Mmble qu'nne aiguille 
le pique. 

cjlt. jégufla. up. Aguja, foaT. Jgulha, 
Tt. AgugUa, 

10. AiGuiixETAy «. /. > petite aiguille. 
Un* AiouxixiTA aetcaietz 

Con no î paeiea mètre fil. 

Deubes bb Prabu, Aum, cass. 
Vooa cherdieres nne petite aiguilU qu'on n'y 
puisse mettre du fil. 
CAT. Agulhuu UP. Agujeui, PoaT. Jguiheta. 

1 1. AcuLLiEE y S. m, , fabricant, mar- 
chand, d'aiguilles. 

E tny trop eortea aquixisu . 

Raiiiobd d'Avigïiov : Sirvens suj. 
Et je suis très courtoisy^^Wcanl d'aiguilles. 
Ad AOUX.HIXRS lo portai de, etc. 

Cartulain lie Montpelliërj fol. 44* 
Aux marchands d'aiguilles la porte de , etc. 
CAT. AguUer up. Agtg'ero. poat. Agulhcteiro. 

la. AouLioif, s. m., aiguillon. 

Qa*en lor ai frais mais de mil Aoiruovs ; 
Ane no pnoic far nn eorrer ni trotar. 

BuTHAHD'DE BoBit : Uo sîrveutes faU. 
Que j'ai bris^ sur eux plus de mille aiguillons ; 
jamais je n'en pus &lre courir ni trotter un seul. 
Fig, L'aodlios de Icxuria s'esmov. 

Trad.deBède, fbl. ^i. 
U aiguillon de luxure s'ëmeut. 
CAT. AguUà, as». Agujon. POaT. Aguilhao. 
iT. Aguglione. 

x3. AcuLioiTAiiEif , s, m., aiguillonne- 
ment. 
Es TencQs per los agouonamh» d*ira. 

Trad. de Bhde, fol. 79. 
n est Taineu par les aiguiUonnemenis de la co- 
lère. 

AHc. ISP. Aguijamiento, 

14. Agusix, s, f. y pointe, sommité, 
subtilité. 



37 



AI 

E mes lo sempre 

Sobre rAsmiM del temple. 

Brw, dPamor, fol. i5a. 
Et le mit aiur-le»cbamp sur le lonsmel du 
temple. 
Fig. L'aousims de nostra lengna. 

Trad. dt Bèdg, fol. 56. 
La points ée notre langue. 

iS. Agulbos, i^',, fointn. 

Sas foelbas so agulbosas de cascan lata et 
mot agttdas. 
Gardo herba es... el cap aguiaosa. 

Elue de tas /(ropr,, fol. S3i. 
Ses fimilles sont pointues de tous côtés et très 
aiguës. 
Le cbardon est une berbe.... pointue au sosnaet. 

16. Dkguisae, V. , polir. 
Part» pas. Laoalh peyra es apelada agates, 
lacalb es fort dsouisada. 

PaiLosnKA. 
LeqneUe pienre est appelée sgate, laquelle est 
fort polim. 

AI 9 AY ) HAi , HAY , intefj, » gr. «ï , 
ah! hé! 
Hat! qoe pot sîgnificar gang e dolol*. 

Leys d^Amors, fol. 102. 
Ah l qui peut signifier joie et douleur. 
Es morts! ai Dieos! qnals perdre qaals 
danses! 

G. Faisit : Forts cbausa. 
n eit mort 1 ah Pieu ! quelle perte et quel 
dommage c'est ! 

At I fin' amors , fons de bontatz î 

Marcabsvs : Pus mos coralge. 
Ahl par smoar , foofaine de bontés ! 
Soepir e 'n dis : ba.x ! 
3Iorts fose* ien ! 

Un TaoïiBAsova amonymb : Près soi. 
Je soupire , et j'en dis : Ahl fussé-je m4rt! 
Ab si meteysaa dis : Hat 1 
Sola sayy.e '1 temps s'en vaL 

G. d'Autfocl : L'autr' ier. 
Elle dit arec elle-même : Ahl je suis seule , et 
le temps s'en va- 

AHC. PE. Hé Dex! vrai Dez ! ne pois dorer. 
Raoul de Beavyais , Ess. sur la mus. » 
t. II , p. i6s. 
CAT. xsp. Ajr» POET. Ai, aj. it. Ahi. 

2. AlLAS, AYLAS9 BAILAS, HAYLAS, inlcrj., 

d'Aï et de las, hélas! 



38 AIB 

AiLAs ! qotnt caîava taber 
IVamor, e quant petit en sail 

B. DE Vehtâooor t Qotii vei la. 
Hélas l combien je cioyait aaToir d'amour, et 
combien j*en sais peu ! 

HAiiJks! oo fai malaaros ! 
Guillaume de Balâcn : Mon vert oiot. 
Hélas l comme je fut malhenreax^ 

Las joint à nû aiconservc quelquefois 
sa qualité d'adjectif. 

▲vc. FE. Hélasse! moi dolente, dit Iiabel. 

Histoire de Jehan de Saintré, 1. 1 , p. ia3. 
AHC. IT. Ahi lasso me I ... . Âhi lassa me ! 
BocCACcio , Decam. Il , 6 et 5. 

AIB, Aip, S, m,, qualité, mœurs, habi- 
tude , avantage. 

Ni en no tapria iasemir 

Los Tostres boa aibs n! comtar. 

Gavaudan le Vieux : Cresens fis. 
Je ne taucais nt dûtinguer ni compter tos bonnet 
çualiiés. 

E segrat 1*axp de tôt bon sofridor. 

FOLQUET DE MARSEILLE : Sîtot me. 

Et je suivrai Vhabitude de tout bon patient. 
S*om pognes vexer en espelh 
Tan be sos atts cnm sas faisos. 

H. BauirsT : Lanquan ton U. 
Si l'on ponrait voir dans un miroir tes qualités 
auttibien que tet formet. 

a. AiBiT , adj. , parfait , doué , garui , 
pourvu de qualités. 
Papagay, be vaelh sapiatx 
QnMen am del mon lo plus aibit. 

ÂRiTAUD DE Gakcasses : Diut un verdier. 
Perroquet, je veux bien que vous dcbicc que 
j*aime le plus parfait du monde. 

Car la pena el Gors se mnda 
En be, e toma metlls aibitz', 
Pins agradans e pbxs fomilE. 

Deudes de Ph%des , A us. cass. 
Car la plume se change en bien sur son corps , et 
il devient mieux garni, plus agréable et plus 
fourni. 

Suy ien vostre, qoar els la mielhs atbida , 
Donssa e plaxens , snans et yssemîda. 

SOBDEL : Aitan ses plus. 
Je suis vôtre, parce que vous êtes la mieux 

pourvue de qualités , douce et agréable , suave et 

dbtinguée. 



AIG 

AIGLA 9 ^. /. , lai. kQuiLA » aîgl«. 
Ien m*espert totx , com Tesparviers 
Qne non a ni Torsa ni een, 
Cant poder d'AiOL *cl aobrepen. 

Deudes de Pbadbs : Ane boa. 
Je suis tout éperdu , comme l'épertrier qui d . 
force ni sens , quand la puissance de l'aig^ie k •: 
prend. 

Fig, E DDcg e jom plora la Maiacsi tors 
Per vostr* axola qnVn g;îtet os voqtr'- 
Petrols : Pus flnxa Jcn^^ 
Et nuit et jour la blanche tour picore pocr • 
aigle qu'un vautour en cbatia. 
E I'aiola d*anr qœ latx co 1 sol«Ih resplas. 
RonutH de Fimrwtbrus , v. n'^ 
Et V aigle d'or qui luit comme le soleil épsn 

Le mot latin AQUiut a été dcc 
comme roman dans le passage qui f. 

Es aîgla o aquila nomnada. 

Elue, de las propr. , fol. ly 
Avc. CAT. Aigla, Bsp. AguUa, romr. J. 

XT. Aquila, \ 

2. AiCLOs, .r. m.f aigloo. 

Qao faî l*AiGL08. 

G. Adhemak : Quan la bruoa 
Gomme fait l'aiglon. i 

AJic. FB. Il receolUit, dedans an pan i: 
robbe, Taire d*ane aigle dedans laqocE- 
avoît sept petits aiglets, 
Amtot, Trud. dePlutarque, Y. de Mans 

3. AiGLONES, adf\f d'aigloD, qui.' 
particDt à Taiglon. 

Gamba longa e axoloneza. 

Deldss de Pbades , Aus, ca 
Jambe longue et à* aiglon. 

4. AiGLERTiif , adj\ , de l'aigle , qui .\ 
partieut à Taigle. 

Testa longs, plat*, aiolxhtiha.. 

Deudes de Pradeb , Aus. as* 
Tête longue, plate , d'aigle^ 

5. Aquilin, adj\y lat. aquiliko^^ aqu- 
lin , d*aigle. 

Las plumas aquclutas. 

Elue, de lits propr., fol. 14I 
Les plumet d'aigle. 
ESP. AguUéno. roET. rr. Aquilimo. 

AIGLENTINA, i. /., buisson, églaa^ 
lier. 



AIG 

Doonia , tos etz YkioïKVTiVA 
Qoe trobet vert Moysens 
Entre las flamas ardens. 

P. DE CoRBiAC : Domna deb. 
Dame, tous £tes le buisson que Moise trouTa 
rert parmi lés flammes ardentes. 

ASC n. Deaos nn pin , deles nn aigletttier, 
U trova mort le cortois Olivier. 
Roman de Roncevaux , Monin , p. 38. 

2« AiGLAKTiir, a^., du buisson, buis- 
sonnier. 
£ par la flort ucLAimirA. 

G. RuDEL : Qoan lo rios. 
Et la fleur buissonnière parait. 

AIGROS, $. m., héron. 

Qn'iea aog chantar las gnantas e *ls axgros. 

B. DE Yehtadour : Bels Monraelt. 
Que j'entends chanter les oies et les hérons. 
CIT. xsp. ^^710. rr. Àghtrùne, 

a. AcaoKAT, s, m,, cormor.in, bérou. 
Tilans loncs aorovats de ribetra. 
T. DE Gui et de B. d'âllamason : Yist hai. 
Yilain long cormoran de rivière. 

AIGUA, AiGA, S,/., lat. aqua^ eau. 
Qn*jl gota d*AiGUA qoe chai 
Fer en nn loc tan soven 
Qne tranca la peira dnra. 

B. DE Ventadour : G>norts. 
Qne la goutte d'eAu qui tombe frappe en un lieu 
n souvent qn'eUe perce la pierre dure. 

Sien adnt aioa corrent per lo camp d'an 
Ben vexi. 

Trad. dm Codé de Justinien j fol. 19. 
Si je conduis eau courante par le ehamp d'un 
mien voisin* 

S'en Ta tocar la lenga tmh aqnella aioa 
beneaejta. 

Philomeita. 
U s'en Va toucher la hngue avec celte eau bonite. 

Fig. Casteur.... periss en Taïga deb deliegs 

eorporals. 

F. et Fert., fol. S5. 
Chasteté.... périt en Veau des délices corporelles. 

— Rivière , fleuve^ amas d*eau. 

Am qne paasa Taïga del Tar als pelegrins. 

F", de S, Honorât. 
Avec quoi il passe Veau duYar aux pèlerins. 

— Homeur liquide , de la sueur, des 
Urmes. 



AIG 



3^ 



E Taiqua m cor dentn per me! lo tu. 
B. DB Yeittadour : Bels Monruels. 
Et Veau me court devant parmi le visage. 
Qne nos donc Taïga de lagremaa per esten- 
her tqnelh mal faoc. 

K et Fert. , fol. 88. 
Qu'il nous donne Veau de larmes pour éteindre 
ce mauvais feu. 

Avc. rR. Ague peroe dor cbaîllon 
Por qn'ades i fiere. 
Un TROCViRE AVOMYBiE : Apres ai quVn. 
La grange de Qnx et les appartenances, en 
bois , en terres, en aiguës, etc. 

Tit.de 1266, PàBAiD, p. 614. 
AHC. rr. Fagga Tostre core vizio , e apprenda 
Tcrtote corn* aigita spnngîa. 

GCITTONE D*AR£ZZ0 , Lctt. 20. 
CAT. jfygUa. ESP. PORT. AgtiO, IT. AçUÛ. 

a. AxGUA-ROSA, S,/., eau rose. 
Mab be pot gitar aiga-rosa , 
Qoe qni la baîaa, per gran donsor 
Cag c*aîa *1 cors pies de flors. 
Un trocbadouR anonyme : Seinor, vos que. 
Biais elle peut bien produire de Teai* rose^ vu 
qne celui qui l'embrasse croit , k cause de la grande 
douceur, qu'elle ait le corps plein de fleurs. 
CAT. Jtjgua-ros, xsp. Jgtta rosada. rr. Aequa- 
rosa. 

3. Aquositat, s,f., humeur aqueuse, 
aqnosité. 

Am pIa9d*AQUosiTAT...ab mator aquositat 
mens han d*ayre. 

Elue, de las propr,, toi. 267 et 270. 

Avec plus dfaçuotité... avec fdua grande aquositê 
ont motos d'air. 

ANC. PR. Les roignoni, par les reines émnl- 
gentes, en tirent Yaiguosité qne nons 

nommons urine. 

Rabelais , liv. III, ch. 4> 
rr. jéçuùsità, 

4. Ayage, J. m,, arrosage. 

Poacan asar de tais atages. 

Statuts de Provence. Bon Y , p. 14. 
Puissent user de tcb arrosages. 

5. Aguada, *./. , alhivion. 

Si creis alonna cansa per aouada a mon 
camp d*un camp d*nn men vesin.... aco creis 
a mon camp per a on ad a qne lo fin vis toi del 
camp de mon Tezin et ajnsta al men camjjt. 
Trad. du Code de Justinien , fol. 75. 



4o ÂlG 

Si aueune chose crott da champ 4e moû toUin 
ft mon champ par alluvion—* cela croU à mon 
V:haMp par alluwon que le BenTO enlève da champ 
de mon ToUin et ajoute au mien. 

6. Ayguada, s,/., inondation. 

£ son damnificalx en tempa d*ATOUADAa 
los termenals. 

TU. de 1398 , DoAT, t. LIV, fol. 167. 
Et les confins sont endommagés en temps d*iiio»- 
daiions, 
. AH c. cAT. Ajrguada, 

7. AcAUDA, *./. , aiguière, jatte. 

Ac nna bel* agauda , 
Tota plena d*aîga canda. 

Brev. d*amor, fol. j6o. 
Eut une belle aiguiin, toute pleine d'eau chaude. 

8. AioriERA , S. /. , aiguière. 

Plenega per aiguxsra. 

Lejri d*amon , fol. 69. 
Pot i Tean pour aiguière. 

— Rigole, ruisseau d'arrosage. 

Los digs conaob an la conoychenasa de 
axGUxsRAS adepi'aTadas. 

Ord. desR. de Fr. » r463 , t. XVI, p. i96. 
Lesdils consuls ont la connaissance des ruisseaux 
d^arrosage endommages. 

CAT. Ayguera, 

9. AiGos,^^^'. • Int. AQuosf^, aqueux, 
marécageux. 

En lace aioos de josta on rin, 

Dkudbs de Prade« , Auz. cass. 
En lien aqueux, auprès d'un ruisseau. 
Possession aygosa qae non aia tenenh 
negnn nt looc essoeh. 

Trad. du Tr. de l^arpentage^ part. I , c. 3i. 
Possession marécageuse qui n'ait aucun terrain 
ni lieu sec. 
• Engendro sanc trop atoos. 

Elue, de las propr., fol. 73. 
Engendrent sang trop aqueux. 
ISP. PORT. XT. Aquoso. 

10. Aqur, adj.y aqueux. 
Las partidas aqueas et snbtils. 
De complexio aqvea et hnmida. 

Elue, de las propr., fol. i5a et 89. 
Les parties aqueuses et suhtiles. 
De oomplexion aqueuse et humide. 
TAT. ESP. PORT. Aqufo. fT. Acquco. 



AIR 

11. A<^UATiC4 atff, , la t. aquatic^ 
aquatique. 

Aqnel qni ea aquatxc. 

Elue, de las prvpr., fel. i!B 
Celui qui est aquatique, 
CAT. Aqtuuie» esp. port. it. jiquéitîco. 

12. Adaguador,^. m., canal d'irrigat. ' 

T.oa ADAGVAooRa delà pnts. 

'Htr. de taSo^ Areh, du. Kcfj-., J. '^ 
Les canaux (Tirrigation des préa. 

13. AdaIGAR , AZAICAR y V. ^ afTOSf' 

mouiller, humecter. 

Et el mîeis t nna fontana 
Don a^ABAiGA aqaella pmdn. 

Roman de Jaufre » loL 9I 
Et au milieu il y a une footaine dont crtle pn' 
%*arrose, 
Fig. Tostra non aabenaa 
E romp e 'araig, 
Per pane qn'ADAoro , 
^ Lo dfds jojar, 

LahtEUi : Lanfranc de saiier. 
Votre non savoir et je hrise et je déracine, > 
peu que je mouille, le droit de juger. 
Part. pas. Aeatgat d^ayga dossa.... Azir: * 
ab aygR de ploja. | 

Elue, de las propr,, fol. igS et ans ï 
Arrosé dVau douce.... Arrosé avec eau de ^ < 

14. Aquari, s, m., lat. aquariux, ?fr 
seau , signe du zodiaque. 

aquaris ea nomnat roaaes« 

Brev. d^amor, loi. 3ol 
Le oncième est nomm4$ 'verseau. 
Aire. PR. Qoant anx signes apédanx 
Li capricornes, 11 toretnlx» 
La vierge, le roontott» rACMÂre. 

EUSTACHE DeSCHAM PS , RU. , fol. 471- 

CAT. Aquari. esp. port. Aqitario. n. S 
quariù, ' 

AIR AL, .r. m., basse-cour, dépendances* 
masure, hangar. 

Lo cals AiRAu es, denant la porta del caUf'- 
Lo fom e totx los airals comanak dd ibit 
Tit. deiTfjiy arch. de la mais, de Zentili^- 
Laquelle masure est devant la porte du châtesa 
Le four et tous les hangars communs du fbor. 



Aïs 

r>e U maiio e de Voirai qae^ae te ab la 
xnaîao. 

Tit. du xnf siècle, Artih. du Jioy,, J, 4* 
]>e la maitoo ot do hangar tftii m tient avec la 
maison. 

Qoe Yà.-nAiA de hi mato aya qiratre braaaas 
; de am^le e cinq de preon. 

7^1. <|0 ia54. DoAT , t. CXV, fol. 90. 
Que la haâte^our de la maiflon ait qoatft braMes 
de large et cinq de profondeur. 

Dans la basse latinité aibale , aihalus, 
ont 2\^ïk\^è place vide, masure. 

Do GAifOE , 1. 1 , col. 675. 

Un ancien document, inséré au t. II, 
p. 194 , délia Storia di Chieri, porte : 
^ De blato farato invento in atkali aUcajaa 

de alîqaa villi. 
, Et Tauteur, M.Xibrario, le déGnit: 
Coperto. coetrntto intomo aU'aîa, aotto t 
cni ai ridaa>no i feni e le biade. 

Aïs, 5. m., dégoût, tristesse. 
'Vomit 11 f«i Aïs e biatoc. 

Deitdu de PaADEa , Ju». nass. 
Dégoût et répugnance lui cause Yornissement* 

, CAT. EaP. POET. jisCO, 

a. AissA, x./., tristesse, dégoût. 
Plend^AïaaA. 

Trad. dé Bhde, fol. 30. 
Plein de dégoût. 

3. Aissos, a4i»9 d^oÂté, inquiet, sou- 
cieux. 

Tan «ni îratz. 
— De qoe ? — De lîeya don soi A-tsaos. 
P. RoGiEEs : Ges non. 
Tant je suiff affligé. — De quoi ? ->• De celle dont 
je suis inquiet, 

£ *1 désirer de vezer tos 
Me ten alssi lo cor aissos. 

Arivaud pe Maeueil : Dona genser, wir. 
Et le désir de tous Toir me tient ainsi le coeur 

S0UCi9UX, 

AÏS,*. /w. , aise, agrément. 
Loc» No 1 Taira mession genu 
Nî sojorns ni estar ad aïs , 
Tan cnm goerr* e trebatll e fais. 

Bertraks de Born : Al dons non. 
Ne lui Taùdra libe'ralité agréable ni repos ni res- 
ter à Vaise, auUnt comme guerre et fatigue et faix. 

a. Aise, s, m. , demeure, séjour. 
I. 



ÂIS 4i 

Mas adoocx l'es tôt son deleit doMats, 
Qaan sap Tatzk aalratge. 

Ramsa^d de Vaqoeuus : Ben sai. 
Mais alors tout son plaisir lui est doublé , quand 
il connaît le je/our sauvage. 

— Aise, plaisir. 

Mas mal trasen, ereia bonors.... 
E poeys après aikes tc. 

GiRàUD LE Rovx ! A la mia fe. 
Mais en supportant le mal, bonnenr grandit.... et 
puis apris le plaisir rient. 
ASC. m. Et il molt doncement le btise , 
Ne li Tant soffrir noie antre tdte. 
Lai (Tlgnaur^ , p. i5. 
ANC. rr. Se vao* pin in asio stare. 

Barbeeihi , Docum. éCamore, p. 256- 
Avc. CAT. Aise, ttize, ir. kod. Agio. 

3. Aiu fS,m,, demeure, maison ^ asile. 
Qne vers es so qn'el yilas di, 
Qoe nul bom qo*es dins son acsi 
Trobc tôt so qoe vai qneren. 

RAJfSAlTD DE YAQOEIRAa : Beu saL 
Que ce que le rikin dit est rrai , que nul bonme 
qui est dans sa demeure trouTe tout ce qu'il Ta 
cbercbant. 

4« Aizinir, s. m., aise, facilité. 
Pero lenmens 
Dona grtn joy qnî be manka 
Los AmMxm. 

Le comte de Poitiers : Pus Tetem. 
Pour cela facilement donne grande joie qui bien 
maintient les tùses. 

Axc. FE. Se elle a*en ronsist fair, elle n'arolt 
lien ne aisément par qaot elle a*eii peost 
foir. 

Rec, des kUt, de Fr., t. III , p. ai^. 
Qulienrense fot d^onnear et boisement. 
J. Marot, t. V, p. 88. 

5. Ayzea ,5. m», aise. 

Qaar del mal aizbr del panre lo ricx bom 
non a paor. 

Un bom qvtf es en gran efermetat molt de 
temps , e ve las entras gens sanas et a gran 

ATZSB. 

Aissi tost comt lo mal lo laissa I jom o dos , 
el es mais ad ATstm et pins joyos. 

Liv. de Sydrac ^ fol. 25 , Sp et 40. 

Car l'bomme ricbe n'a pas peur du mal tdse du 
pauvre. 

Un homme qui est en grande noaladie beaucoup de 

6 



4a Aïs 

temp», et voit les autres gens eD latnitf et à ^nd aise. 
Aussitôt que le mal le laisse uu jour ou deux , il 
est ^us à Vaise et plus joyeux. 

6. AisiDA, S,/., joimsance, agrément. 

Per qae Tonors torna en jlisida. 

G. Olivier d'Arles , Coblas triadas. 
C'est pourquoi l'honneur tourne en agrément- 
De campa, pratE et boscagges ▲tzxda. 

Elue, de las propr.. Sol. l'^']. 
Jouissance de champs , prés et bois. 

7. Aïs, adj., aise, joyeux. 

Adverb. ^régnera vos qne caltamens et aïs 
A )a bella cai su! fis e veraîs, 
M'anesses dir, pois tota gens TacliDa , 
Qa'l meiller es del mon e que val maïs. 
Guillaume de Bergvedan : Quan veilo. 
Je vous prierais que vous m'allassîex dire rapide- 
•inent él joyeusement & la belle à qui je suis fidàle 
et vrai , puisque toute gent lui rend hommage , 
qu'elle est la meilleure du monde et qu^elle vaut 
le plus. 

8. AiSAR, v.f donner de Taise, mettre à 
Taise. 

AquUh qne trebalbo e no s'anzo aiza.r, 
aqnilh so sirvcnb d*an(rni. ' 

Qnals so las pins aisaojls gens del mon? 
XiV. de SydraCj fol. 41 et 107. 
Ceux qui travaillent'et n'osent se donner de l'aise, 
ceux-là sont serviteurs d'autrui. 

Quelles sont les gens les plus à Vaise du monde ? 
AKc. FR. Après qn'il ent sejonrné.... trois jonrs 
ponr rcfreschîr et aiser se* gens. 

MOXSTRELET, t. I, fol. 302. 

Et Va grandement aaisef, 

Hist. du châtelain de Couci, v. 3i3i. 
iT. Jgiate, 

g. AizADAMEN, adv,y facilement. 
Coma no 1 pot ancire aizadamev. 

Cat. dels aposl. de Ronui, fol. 85. 
Gomme il ne peut le luer facilement. 

10. Aizin, i>., accueillir, accommoder. 
Aizic nn fais preyador 
Ab si jos son cubertor. 
GvuBERT, MoiifE DE PuTfciBOT : Partit de joy. 
Accueillit un faux amant avec elle sous sa cou- 
verture. 

Si no m*Aizis lai ont iib jay. 

B. DE TENTADOtR : Lonc tcmps a. 
Si elle ne m'accueille \k où elle gît. 



Aïs 

N Ugo , lo reis yalentz e lis 
D'Aragon , en cai prêts s'aizm. 
T. w Certan et d'Hi)gi-es : > L: 
Seigneur Hugues, le vaillant et parijil roi ^ <; 
gon , en qui mérite s'accommode. 
Part, pas * Aqaest tablier a izit 
De totz jocx. 

G. BiQUiEB : Segon qu'ica. 
Cette table accommodée de tous jeux, 
▲ne. FR, La toyson prîst eK Medée saihI, 
Laquelle pen de son amour se « 

J. MikROT,t. Ul,p.3S>^ 

I T. Ajziu , adj, , accommodant, faci: 
Si a lieys platz qn*e1ba m sîa AiztTAcebt^'i^ ^ 

Sa IL DB ScOLJL : Grans esfcrs 
. S'il lui plaît qu'elle me soit accommoddsi ■ 
crèlement. 

Qne ges mey fag aïs ditz no son Aiza. 
G. RiQClER : Be m merartlt 
Que mes faits ne sont point accommo^et' 
paroles. 

la. AiziVAR, V., accueillir, accommoï. 
Si desotz son mantel vayre 
Jos la son bel 091:8 m*AXziu. 

B. Martin .-Quanrherlâ- 
Si je m'accommode auprès de sa hcQt p^" 
sous son manteau vair. 1 

1 3. AiziNA , S, /. , ustensile, facilité. 

De AizizvAS de refrecbor.... de toalhai, ^^ 
cndelas. 

Tit. de i3i9. DoAT, t. CXXXII, fol '-■ 
D'ustensiles de re'fectoire.. . de nappes , d'«*' 
Be m degratz dar de vos loc et Aizn^ 

Guillaume de Bergleoak : Quan '(^ "■' 
Vous dcvriex Lien me donner lieu cl/ii'- 
l'égard de vous. 

E pns tôt jorn m*en fal axziva. 

G. BcDEL;Quanlorioi. 
Et puisque la facilité m'en manque loujour? 

i/|. AziNA, s.f.y êtres. 

Selvas... en cls hom perl len las vîa5, s'"* 
no sap lors azin.vs. 

Elue, de las propr., fol- 223- 

Bois.... on y perd facilement les voies, i»*'*' 
sait bien leurs être*. 

i5. AziiTAHEN, S, m,, préparaûon,f"-' 
position. 

D*espertt es plaga mortal 
£t AzufAMENS de totz mais. 
Deudes DE Paades , Poëmè sur les ^f^^ 



Est pUie 1 



Aïs 

irlcUe d'esjn-ii çl préparation Ae tous 
les m«ax. 

16. Atzinah , v.y arranger, préparer. 
Karles « faytz 50s homes garnir et atzinab. 

Roman de Fierabras, v. 4'|70« 
Clurltô a fait armer et arranger ses hommes. 
Qae amors es tan cliaozida 
CTab bnmilitat s'aiziita. 

P. Raimond de Toulouse : l*os lo prims. 
Qu'amour est si poli qu'il i*arrange avec la 
modestie. 

Lo pros coms 4e Tolosa aizina «on aftar. 

Guillaume dk Tudela. 
Le preux comte de Toulouse arrange son affaire. 
Part. pas. £n on lieg qae trobet aishtat. 

PUILOMENA. 
En un lit qu'il trouva préparc. 

17. Dbsaise, s. m., malaise. 

£1 ers.... en nn ost^ en temps d*ivern , et 
avia gran desaise. 

y. de Bertrand de Born. 

11 ^tait.... en une année, en temps d'hiver, et 
irait grand malais». 

kvc. WK. 
Car mîeolx me vant tont à nng cop morîr 
Qae longuement en desaise languir. 

Charles d'Oblkahs , p- 13. 

18. Desaizinae, Vo ôter Taise, troubler. 

E m DESAxsiirKT mon pays. 

G. Faidit r Pus vey rcTcrdir. 
Et me troubla mon pays. 

19. Malatze, mkzayze, s, m. y malaise, 
mésaîse. 

La amor d*aqnesft mou qae torba lo^cor e 
lo met a m alatzs. . 

Hotz trebalbs c mkzatzks. 

F. et FeH., fol. loi et 5'^. 

L'amonr de ce monde qui trouble le coeur et le 
met à malaise, 

^'ombrc de tourments et mésaises. 
ASC. iT. Corne si perde in agio, In mîsagio 

s'acqoista. 

GuiTTONE d'Arezzo, Lett. 21. 

20. Dezaizib , V., ôter Taise, déranger. 

Ni de 8*araor roi dkzazic. 

Bambaud d'Orange : Pas tais sahcrs. 
Et uc dérangea de son amour. 

ai. Desasiat, atlj.y privé d*aise. 



AL 43 

Aûct s'eo panbres , desasiai*!. 

y. de Guillaume de Baux. 
il s'en alla pauvre , privé d'aises. 
iT. Disagiato. 

AISSELA, s.f. la t., axilla, aisselle. 
Per so m traîn , e m cetnbela 
£ m tra '1 cor de sotz Taissela. 

P. VipAL:Be"mpac. 
Pour cela me traîne , ot me corahat et me tire le 
cœur de dessous Vaisselle. 

Adonc lo luoynes leva sotz Taissela lo mort. 

y. de S. Sonorat. 
Alors le moine culcvc le mort sous Vaisselle. 
cAT. jixella. XT. A scella, 

AIZ, f. m. y lat. AXIS, cs§icu. . ^ 

Coma roda de cbar c coma al& versaz. 

Trad.deBede,io\.t\Z. 
Comme roue de char et comme essieu versatile. 

Aire. FK. Sur qnatre rocs et aissels de araim. 

Ane. tr. de^ livres des Rois, fol. 89. 
Ksp. Exe. PORT. Eixo, it. Asse^ 

2. Aysha, s./,, axe, essieu. 

Aysba qae atenb del poncb méridional 
entrol poncb septentrional , passan pel cen- 
tre de la terra, sobre la qaal si revol coma la 
roda si gira en sa aysba. 

Elue, de las propr., fol. 108. 
Axe qui atteint du point méridional ju<<qu'au 
point septentrional , passant par le centr* de la terre , 
sur lequel elle tourne comme la roue se tourne sur 
son essieu, 

AL, ALS , AS , art, masc, ind, sing, et/?/., 

au , aux. 
Stng. Benanansa non pot negas aver 

De nalba re, mas d^aqilo qn*Ai. cor plai. 
FoLQUET DE MARSEILLE : S'al cor pJaques. 
Personne ne peut avoir bien-être, de nulle chose , 
excepte de ce qui plaît au cœur. 
Pliir. D'.iisso sai grat als antres trobadors. 
Arnaud de Marueil : L'ensenhamentc. 
Je sais grë de ceci aux autres trouba<^urs. 

AS, contraction d*ALs, se rencontre 
rarement chez les troubadours, surlout 
dans les bons manuscrits.. 
CAT. ESP. AHc. PORT. IT. Al au sîngnUcr. 

AL, adj. indèt,, lat. alzW, autre^ 
Ni AL res no m fai viare. 

P. BoGiERS : Tan no plou. 
Ki autre chose ne me fait vivre. 



44 AL 

Qae de ren aluo ê raneora ni a cUma. 

B. DE YurTAiX)!;» : Be m'an peidat. 
Qu'il ne se plaint ni m récUme d'autre éhose. 
SuBst. Qa*atMUE vei que tôt Tàls qn'otn fiiî 
Abaysa e aordei e dechai. 

P. RoGiEBS : Tant ai mon. 
Vu que je f oia assex que toute autre cboce qu'on 
lait babse et s'avilit et déchoit. 
Axc. Fft. Na donna or, argent ne co^e , 
Plonc ne estain , airain ne aJ. 

Ronutn du Renart^ t. IV, p. 102. 

L'ancien catalan employait ais, soit 
comme adjectif , soit comme adverbe. 

ÀJSC XSP. 

Al non significaba , oomo dix la lection. 

Bîllagroê de ffuestra Sènora j cop. 41 • 
E qni «d qabiere série sa ocaaîon. 

Poema del Cid^ ▼. 5lffi, 

Le Dictionnaire de l'Académie de 
Lisbonne dit que al est un ancien 
pronom indéclinable, signifiant a/iW, 
et les nombreuis exemples qu*il cite 
sont- tous de l'emploi d'à/ comme sub- 
stantif neutre. 

Mais on trouve aussi dans l'ancien 
portugais al adjectif. 

Mesura nen deas nen â/ ren.... 
De qnerer 
Al ben en quant* en vivo for se non vos. 
Cancion, do coll. dos Nob., fol. 43 et l^. 

2. Altre , AUTRE , ai(/\ indét,, lat. alter, 
autre. 

Qae toiz es autres qa*anc no fon. 
Qn*en altra terra eo moria. 
B. DE Vekta3>odii : PeyroU ; Tuit sel que. 
Qu'il est tout autre qu'il ne fut jamais. 
Qu'en autre terre je mourrai*. 
Subit. 
Qa^AXJTBA. del mon no m platz ni in*abelis. 

Bajcbavd de Vaqveiras : Del rei d'Aragon. 
(^ autre du monde ne me platt ni me cbarme. 
Jotga enaissi los altres corn tn volrias 
esser jatgaz. 

Tmd. de Bàde, fol. 65. 
Juge les autres ainsi que tu voudrais être juge. 

Suhstantiv. et corfélativ. avec l'adjectif 
numéral un. 



AL 

ETos en Vautu bq si pncaca fixar. 

Bertrand de ^rv : Ica m' timl» 

Et l'un ne se puisse fier en Vautre. 
AHC. FR. De V altre part. 

Ane. trad. des Uq. des Rais, fol. si 
Vanter è mentir, l'an è VaJUre est folie..^ 
De Tane part et à* altre gran perte recoilllrr: 
Aonuiii (/e Rou , v. 1686, t6!K 

ARC. RRP. 

Tenien nn contra altro los roatros retorck-: 

El sacrificio de la meisa^ 00p. il 
CAT. Altre. Rsp. mod. Otro. pomx. Ost- 
, iT. Altro. 

Employé explctivement avec les sd 
stantifs personnels nos, vos. 

£ NOS autres em tag d'aqnel eya sn. 

RaIMOND de CaSTELNAV : Mon sinrcBl^ 

Et.noifJP autres nous sommes tous de ce e? 
sentiment. 

£1 aura merce de vos Auraxa. 

Roman de la prise de Jérusalem « b. 
Il aura merci de ^uous autres. 
AHC. FR. Nos autres aymons la patience de D^ 

Crespet, trad. de TertmlluR. 
CAT. Nos altres. rsp. N'os atros. poaT. ^• 

otitros. XT. iVoi alai. 
Adv. comp. Qn*otra mar passeasan xst AcmV 
B. Garrokel : Per espossK 
Qu'ils passassent outre mer, cet an prochaùL. 
L'adtrx oiA per on mati. 

. Gay AVDAN LE ViEuz : L'anire eu \ 
Vautre jour par un matin. 

L'autrx jorx cost* nna via. 

Gui d'Uisel : L'autre jon. 
\J autre jour pris d'un ckamio. 
L'autr*irr fay en paradis. 

Le Moine de Hontauson : L'astr 1 
Vdutrejour je fus en paradis. 
ANC. FR. Membres- vos des Nonnanx Vu y 
firent Vautr'ter, 
Roman de Rûu , v. 3969. 

3. Altrui, autrui, adj\ indét., qui ( 
d'autrui, d'un autre. 

E de Tautrui joy aoy joyos. 

E. Gairex. : Si coin. 
Et je suis joyeux de la joie à'autnti. 

£ sap gran ren de laa Acri^ni cansos. 
y.d*HuguesdePnu. 
Et il sut beaucoup des chanscms à'autrui. 
Suhst. Qa*ien cas so qa* autrui pren. 

B. DE VeNTADOUE ; CoDMl. 

Que je cliasse ce qu'aiflrrii prend. 



ÂL 

E *1 re» oonqoier Tauteui e *1 sien defen. ^ 

BERTIl41fJ> DE BoRH : Geot ùi. 
£t le roi oonqniert le bien (Fautnti et dëfend 
e sien. 

hJiC. FR. 

Ne altrui eritex par forche ne prendreîent. 
Roman de Rou, t. 790. 
Et rendent Vautrui chatel. 

JoiRTiLLE, p. 10. , 
La merllenre partie des hommes ayme miens 
atteindre et tuxit Vautruy par trarail , qne 
jonir du lear en repos et en sûreté. 

Contes dTEutrapel, fol. i58. 
Je n'i ▼! cottes brodées ni le roy ni les aapnL 

JOIN VILLE, p. 7. 

L'aDcien italien L'a employé adjecti- 
vement pour les choses. 

▲Hc. iT. Cià , che ora è nostro, altmi fa già. 

GviTTOHB s'Aaszso , Lett. 3. 
AUC CAT. Jkrujr. fo&t. Outrenu Tt. Altrui, 

4. Atressi, adv.^ de même, pareillement. 
Paura era nostra Dona e Joseph atressi. 
Lu nobU LeycMon, 
r^otrtf 0une ëtait pauvre et Joseph aussi. 
Conj, eomp. ATRissr cum la candela 
Qne si meteyssa destray. 
P. Raimond se Toulooss : Atroisi cam. 
Ainsi que la chandelle qui se détruit eUe-oiéme. 
C*ATRiS8i m nafra amors 9 
CoM vos , de sa lansa. 

Rambavd de Vaqiteik as : Englea . 
L'amour me blesse , atnsi que vous , de sa lance. 

ANC. VR. 

Li roîz en fn blasmé et Gerberde altressi. 

Roman de Rou, v. 4394» 
Lî blanc moine de Tordre de CysUans erent 
altressi en discorde. 

ViLLE-HAasoviH , p. 45. 
Toot autressi eom fraint nois e ivers. 

Le ROI DE Mavaese . chanson 36. 
Autresi se tapissent corne oisîaz prix en reîz. 
Roman de Rou , v. 3493. 
AHc. CAT. AltresL asp. Otrosi, ahc. Met. 
OtttrossL PORT. xoD. Outrosim. it. AltresL 

5 Atretal, altretal , adj\ , le même, 
tel, pareil. 

Gardatz non deveigna 
AtTRiTAL de vos. 
P. DE la C^SAVanb : D'un sirvtntes. 
Prencs garde qu'il ne devienne tel que vous. 



AL 

Totas las dopt e las 



45 



Qnar sal qne ATaETAX. se son. 

B. SB Vertadovh : Quan vei la. 
Je les craias et les méerais toutes , ear je sais 
qu'elles sont les mimes, 
Adv. Mas Tosatge del escorpion te« 

Qa*aaci ^izen , et îlb fetz atbbtal. 
Q. Faidit : Ben a amors. 
Mais elle tient l'usage du scorpion , qui tue en 
riant , et elle fit de mime. 

Prêp. comp. Blanc^ e fresc* atrbtal 
Cm par nens a Nadal. 

B. DE Vehtadocb : Lo gens temps. 
Blanche et fraîche ainsi que la neige paraît à Noël. 
ANC. FR. £ li dus a sor sains jnréa 
Ke atretel loier atendent. 
Toat altretel pensé ont II reSs Locts. 
Roman de Rou , v. 9497 et 3889. 
ANC CAT. Altretal rbp. Otrotal, xt. AltretuUe. 

6. Ataestan , ATRETAH , odf. , aotaot , 
de même , ainsi* 

Ar agnes ien mil marcx de fin argen 
Et atrbstah de fin anr e de roe. 

Pistolbta : Ar agoas. 
Que j'eusse maintenant mille nurcs d'argent fin et 
autant d'or fin et roux. 

Catbbtan mi pTai lo volera 
D'un lop. 

P. Cabdinal : De éinrenles. 
Qu'autonf me platt le vouloir d'un loup. 
ANC. vR. En tôt li mond n'a altrbtant. 
Roman de Rou , v. ia585. 
CAT. Altretant. rsp. Otrotanto. tobt. Ouiro- 
tanto. rr. Altrettanto, 

7. Ai^tercar, v. , lat. altercari, dis- 
puter. 

Del gaardamen de la régla alqnes fraires 
altrrcavo et ooniendio. 

Cal. dels apost. de Rojna, ÙA. Si 3. 
Quelques frère» disputaient et contestaient sur 
l'obsenrance de la rigle. 

ANC. FR. Ainsi comme les dis... alterjuoient et 
debattoient ensemble. 
Lett. de rém., 1459. CABPENTiEBf 1. 1, col. I75^ 
CAT. BSP* PORT. Alferear, rr. Aiteruire, 

8. Altercatio, s./, y lat. altercatio^ 
altercation, dispute. 

De qne ac gran actbrcatio... Del qnal es 
grans aatbbcatios. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 69 et iz)* 



46 



AL 



est 



De qaoi ii y eut grande altercation.,. Duquel 
grande altercation. 
CÀT. Altercacià. k»p. Àhercacion, port. Alter* 
cacao. XT. Altercazione, 

9. Alienar, V., lat. ALIENAS^, aliéner. 
Si alcof hoxD , qaant veng a mort , laîsset 

nna caosa ad antre, en ta] consent qa'el non 
la ALxiirts ad antre, el non la den axiinàr 
per neguna gnisa. 

Trad. du Code de Jiistinien ^ fol. 4o>* 
Si quelque homme , quand il vint à trëpas , laissa 
une chose à un autre , en telle condition qu'il ne 
l'aliénât n autrui , il ne la doit aliéner en aucune 
manière. 
cAT. tsp. PORT. AUenar. it. Alienare. 

10. Alienatio, j. yi , lat. alieNatio, 
aliénatioo , vente. 

Ben val la ALiBS^Tiot per aqnella partida. 
Trad. du Code de Justinien , fol. 4o> 
^aliénation 'vaut bien pour cette partie. 
En tant qae serlan aliextatioms.... yolan- 
tarîas. 

Statuts de Provence. Juliev , t. I , p. 255. 
En tant que Jes aliénations seraient volontaires. 

— Aliénation mentale. 

Ai:.i£]fi.Tip o desmemorianient. 

$lnc. de las propr., fol. 5o. 
Aliénation ou perte de mémoire. 
CÀT. Alienaciô. esp. Alienacîon, port. Alie- 
naçào. xt. Alienazione. 

1 X . Alienânsa , f ./. , aliénation. 
En^ro qne.... rAMBWAiraA sia fâcha. 

Coût. d'AlaiSj Arch. du Roy-, K, 714. 
Jusqu'à ce que.... l'aliénation soit faite. 

12. Alhondrks , adv. , lai. auunde, 
ailleurs. 
Mail Tainor, qnVn me s'es enpreza. 
No m laissa alhoitdrss anar. 

R. ViD\L DE Bezaiidun .' Unas novas. 
Mais Tamonr, qui s'est «éprise en moi , ne me 
laisse pas aller ailleurs. 

Si canza, alondre cmblada, a Monpeslier 
trobada es. 

Statuts de Montpellier de 1204. 
Si chose, d<$roWe ailleurs, est trouvée à. Mont- 
pellier. 
IT. Altronde. 

i3. Alhors, adv,, ailleurs. 

Ce mot composé , soit des mots latins 



ALA 

Kiîa Hoaa^ soit des mots romiib 
HORû , d'abord adverbe de temps. 
devenu adveH)e de lieu , comme s 
dit l'espace d'une heure , tandis <] 
pace ne s'appliquait primitivemeLcç 
retendue. 

Mas forsa d'amor raVn rete , 
Qne no m laîsaa virar xuioas. 

Arnaud se Mari:lil : AL j-ju»' 
■Mais force d'amour m'en relient , qui or v. ^ 
tourner ailleurs. 

AHc. FB. EnNormendicTiiu, alerai^oncr 1 
• Roman de Hou, v. 2J:i^' 

Il vosîst mîex estre aillors. 

Roman du Renart , t. II , p. a ' 

Awc, FOUT. De me partir de vos per ddIIj r 

£ yr raorar alltir aen vosso bes 

w... E sen mea grad allarnurr 

Caneton, do coU. dos Ifob. , ai > 

i4- Altéra», v,, lat. alterae^, .: 

rer, détériorer. 

La qoal altsba la compleccio. 

Trad, d*jélbucasii, U •• 

Laquelle altère la oomplexion. 
CA.T. ESP. POKT. Alterar. it. Aherare. 

i5. Alteracio, s.f,^ lat. ALin-iTi 
altération. 
Sosmes a mantns ai:.t£Racios. 

Elue, de las propr., foi- -' 
Soumis à maintes altérations. 
CA.T. Alteraciô. esp. Alteracion. poet. J' = 
çâo, XT. Alterazioné, 

16. Alteratiu, ad/\y qui altère, a'- 
ratif. 
Del ayre alteratzva. 

Elue, de las propr., fo^- 2^^ 
Altéraiive de l'air, 
Axrc. ESP. iT. Alteratiyo, 

l'j. Altérable , /7£^'., altérable. 
Aîga de ploia es de len Ar.TERABLi. 

Elue, de las propr.» fui '* 
Eau de pluie est facilement altérable. 
ESP. Altérable, xt. Alterabile. 

ALA , s. f,, lat. ALA , aile. 
Qpan tey Talandeta raover 
De joi sas ALAS contra M rai. 

B. DE VE!fT.vpoi'R : Qua» "^- 



ALA 

Quand je vois Palooetto mouvoir de joie ses ailes 
oootre le rajon. 

Se penh ab alas als talos. 

Brev. d'amor^ fol. 32. 
n se peint avec des ailes auic talons. 
Fïg, Aîsso qoe oratio perrenga davan Diea , 
covea qae àîa doas alas qae la porton «l csl : 

so son deJQQÎa et almornas ses aqaestas 

doas AI.AS, oratio non pot volar entro a Bien. 
r. et Fert.j fol. 90. 
Afin qa« roraison parvienne devant Dien , il con- 
vient qu'elle ail deux ailes qui la portent au ciel : 
ce sont jeûnes et aumônes. . . . sans ces deux ailes, 
l'oraison ne peut voler jusqu'à Dieu. 
Loc. La lor amor in'agra ferit sotz Ta la, 
S'amar degues. 

T. DE B. DE VeNTADOUR ET D'ÂLB. DE 
Si«TEROK : En amors. 
Leur amour m'eût frappa sons VaiU , si je dusse 
ùmer. • 

— Partie d'uQ bâtiment. 
Pero si ben yol amparar 
Lo castel , Taijl ni *1 bastos, 
Pasaar pot Escoiz et Engles. 

Pierre du Vilar ; Scndats vermelhs. 
Prartant s'il veut bien défendre le château , 
Yaile et le bastion , il peut passer Écossais et An- 
liais. 
CIT. ESP. poaT. iT. Ala, 

a. Alat, adj.f lat. alat^i^^ ailé. 
Aladas et qaa jsb corn inenadas moscas. 

Elue, de las propr., fol. a5i . • • 
ÀiUes et quasi comme petites mouches. 
Cki. Alat. ESP. PORT. Alado, rr. Alato. 

3. Alapens, adj\, à ailes pendantes. 
E sVs per natara alapeks. 

Decdes de PRAiJks, Auz. cass. 
Et s'il est naturellement aux ailes pendantes. 
CÂT. Alabax. ïsp. AUcaido, 

4' EissALATAU , V. , déployer. 
Part. pas. Sf non bat fort, e*l bec non bada. 
Ni te la coa eissalatada , 
Sas es de cors; qo i a dopte. 
Devdes de Pradcs , Au£. cass. 
S'il ne bat fort , et n'ouvre Je bec , ni ne tient la 
foeac déployée, il est sain de corps ; il n'y a pas 
de donle. 

ALABARDA, s,f, hallebarde. 

Securim palatinara quaregum satel- 
lites et corporum custodes annanlur; 



ALA 47 

Halle, Atrium palatii; Bard , veteri 
GermaRorum sive Cellarum vAiabulo , 
Securis. 

Voyez Cluverius , Germ. antiq. , 
lib. I, cap. 44; J. Lipsi epist. /,4 ad 
Belgas; Mayans, t. II, p. a3i , etc. ; 
Denîna, t. III, p. 3» 

PortaTo nnji alabarda d^una ma et a Tan- 
tra nna torcba alacada. 

Tit. de 1534. DoAT, t. CIV, fol. 3i5. 
Ib portaient une hallebarde <|'une main et à l'au- 
tre une torche allumée. 

CAT. ESP. PORT. iT. AloBardu. 

ALABAUSTRE, s. m., lat. alab^^triVej, 
albâtre. 
£1 sepolcre del alabaus^e. 

Cal. delà aposl. de Roma, fol. 201 . 
Le sépulcre à' albâtre. 
CAT. Alabastre. bsp. port. it. Alabasero, 

ALARS, s. m., enjambée, bond. 
L'emporta a graus saots et alars. 

y. de S, Honorât. 
L'emporte à grands sauts et bonds. 

ALAUZA, s. /., lat. alauda, alouette. 
La langue latine avait emprunté ce 
mot à la langue des Gaulois. 

Gallico Tocabnlo... legionl nomen dederat 

ALAUDA. 

PuN. lib. XI, c. 37. 
Tocabnlo qaoqne gallico alauda etiam ap- 
pellabatar. 

Sceton. in Jul. Cœs., c. 34' 

César en levant une légion lui avait 
donné le nom latin galerita, alouette; 
mais comme les soldats qui compo- 
saient cette légion étaient de la Gaule 
transalpine, le mot gaulois alauda pré- 
valut. 

Grégoire de Tours, lib. IV, c. 3o, 
dit : Avis corydalus quant alaùdam vo- 
camus, 

Vdycz Vossius , de Fit. serm, 1. 1 , c. 2; 
Hautcserre , Rcr, Aquit, ,1, I , c. 7 ; 



48 ALB 

Fortîa d'tJrban , Disc, sur les ann» du 
HainttfÊ, t Y, p. 4'^- 
Una ixi-uzÀ lî gîtara. 

Devdes de Phadcs y Auz, cass. 
Lui jettera une alouette, 
Ayasi faio Ronan •oom àlaitzà éspar?Ier. 

Roman de FUrabras , r. 
Us fuient Bo)and ainsi que Y alouette l'épervier. 
ASC. FA. Plaatôst paaaans qoe le toI d*ane aloue. 
Œuvres d*j4 loin Chaflier, p* 71a- 
Al uiatîa al poin qae Valoe 
La dooce chançonete loe. 
Guill. Guiart, GARPENTisa , t. I , col. i4o. 
ISP. , Ahndra, rr. Jllùdola. 

2. Aladdeta, alauzeta, s,f, , alouette. 
. Qoan vcy Talavdkta mover 
De joi sas alat contra 'l raî. 

B. D£ Yehtaooub : Quan vej Talandeta. 
Quand fe vois V alouette mouToir de joie ses ailes 
contre le rayon. 

E pneîa TefTan ne fea aasuela , 
Alauzktas el eatornels. 

Trad, de VÉvang. de rEnfance, 
Et puis l'enfant en fît des oiseaax., alouettes et 
ëtoumeanx. 
iCNc. m. Valoëee lîève ara clians. 

Roman de la yiolette, p. 275. 

ALBAN, adj., lat. albo^, blanc. 
. E peioh SOS peilU cam 8*er* aaras; 
Ben a trent' ans qae for' auas, 
Si no foslo negrezîmen. 

Le MoiVE DE MoKTACDOK : Pus Pejre. 
Et il peint ses cbeyeux comme s'il était ëvaporë ; 
il j a bien trente ans qu'il serait blanc, si ce ne 
fût la peinture noire. 
U7. Alho. VORT. Alvo, IT. Albo. 

a. Alba, s, f,, lat. alba, aube. 
Bo mati, ans que fos alba. 

Pbilomixa. 
Bon matin , avant qu'il i^X. Vaube. 
Dîeas ! quai enaeg 
Mi fai la naeg ! 
Per qn*IeQ désir Talba. 

H. DE LA Bàchelcrie .' Per grasir. 
Dieu ! ijuel ennui me fait la nuit ! c'est pour- 
quoi je désire Vaube. 
Fig. E ta y est Talba del dîa 

Don lo tiens Blhs solelhs es. 

P. Gaediital : Vera Vergena. 
Et tu es Vaube du jour dont ton fils est le soleil. 



ALB 

AVC. v». Ta foijas Vaihe e le soleil 

Ane, tr, du psaut, de Carhû, ^. ] 
CAT. zsp. Aléa. PORT. ^/c^o. ZT. J&e. 

— Aubade , .sorte de poésie qu'on â 

tait à Taube du jout*. 
'Voelh far alb* ab aon Bovelh. 

H. DB LA Bacbelesie : Per :n^ 
Je veux faire une okA^uCb «tcc un air vh' \ 
Car, qui sap daoss» f*r 
E oobUs e baladas 
D'asant maiestradas « 
Albas et ânrentca. 

G. RxQVim i El nom del rt 
Car, qui sait faire danses et coupIeUC.kJ 
composées avec grâce , aubaeks et sirrcnta. 
CAT. xsp. Albada, 

— Aube y vêtement blanc pour lesp 
'très. 

Aisso meteys nos aignifica Talba e I) ^I 
sencha de qae ae vieston los niosc^i 
bancta gleya , cant de^on aenrir a V»tf^ 
r. et rert.,UA.r: 

Uaube et la sous-ceintare dont se re^^'^ 
ministres de la sainte église , quand ils itiP»' 
Tir k l'autel, cela même nous signifie. 
CAT, Ksp. Alba. POBT, Alva. 

3. Albbta, .ç./., petite aube. 

Un bon mati , 
Enans de Talbeta. 
Un tbovb adoub AiroHiire : P ' '' 
Un bon matin , araot la petite aube. 

4, Albor , s,f,, aube. 

E intrec a Beziers on matin i VkLtoi, 
E enqner jorns no fb. 

' • . GCILLAUMB PK '^^ 

Et il entra à Beaiers un matin à Ye»^''^' 
fut pa3 encore jour. 

Qa^ab sa rcsplendor 
Tad* altra clardor , 
Qao n dîa l'estela d*AtBO*. 

J. EsTE▼E:S'o^»''J■ 
Qu'avec son éclat éteint autre clarté, ^•^' 
jour l'étoile de Vaube, 

— Blancheur, albcur. 

A blancor perteno candor, aisor- 

Elue, de las. propr.» ^' *^ 
A la blancheur appartiennent cao^eifff "' 
ABC. CAT. ESP. Albor, PORT. A^^^' 
A/bore, 



ALB 

». Albàtsia, i. /., temps clair, beau 
temps. 

Apnt ellas, s'en tan lâs bareaft âtejXtt via 
De pelegrins c'ayian espérât Valbayua, 

V, de S. Honorât. 
iLprès dles , s'en l'ont ^roit chemin les barques de 
pèlerins qui STaient sttendn le temps clair. 

6. Album y s, m,, lat. iiLBUM, blanc , 
album. 

O>to enbegnt en album de hooD... Almim 

ciel hael. 

Trad. dPAlbueasis, fol. 5 et 6. 
Goton imba dsas le blanc d'opof.. . Blane de l'oeil. 
XT. Album. 

7. Albuge, s.f.j lat ALBUGo, taie blan- 
che dans l'œil. 

S*AuivoKS o maUIa hi ereys , aisî *1 goerretz. 

DSUDES DE PSADES , AuM. CMS. 

Si taie blanche ou maille lui croît , tous le 
goërirea ainsi. 

Oudin et Cotgrave donnent le mot 
albugine pour français. 
XX. Albugine. 

8. Ai^BUGiiiEy adj., blanc, blanchâtre. 
IjA hamidîtat axaughteâ. 

Trad. ^Albucasis, ibi. 19. 
L'humidité blanchâtre, 

9. Ai'BUGiNENc, adj,, blanc, blanchâtre. 
La promîera hnmor es albvgivevca. 

Elue, de las propr., fol/ 36. 
La première humeur est blanchâtre. 

10. ALBmcAB, V., blanchir, rendre 
blanc. 

Entro que sia a&bivicat. 

Trad. dTAlbucasis, fol. 3. 
Jusqu'à ce qu'il soit blanchi, 

11. AzALBAR, v,j blanchir, éclaircir. 
Pari, pas. 

Domna, ben fon saobat et aealbat 
Lo lans mati. 

G. Raihols i>'A»T ; Ausir engei. 
Dame , bien fut connu et éclairci le lundi matin. 

1 2. Dealbatiu, adj., blanchissant, blan- 
chisseur. 

De sano mestroal reoeptiva et d*el en layt 

SKALBATIYA. 

Elue de las propr., fol. 5i. 
I. 



ALB 



49 



BeeereuM du mng meiittniel et blanchisseuse de 

lui en lait. 

i3. Dealbatio, s./., blancheur, blan- 
chissage. 
Pren dkalbatio. 

Élue, de las propr., fini. 973. 
Prend blancheur. 

i4- Dealbar, V., lat dealbar^^ blanchir. 
O tais lanycni^ers escnsan e dbaxaov a per- 
sbna totz sos mais. 

F. et FerL, deuxième trad. , fol. 32. 
Ou tels flatteurs excusent et blanchissent à une 
'personne toutes ses fautes. 

Part. pas. Coma sépulcre qae es dbalbati per 
déferas. 

r. et Vert., fol. 94. 
Comme un sëpulœ qui est blanchi par dehors. 

i5. SuBALBENG, adj,, soos-blanchissant. 

Lor natnral oolor, qne den esser subalbevca. 
Elue, de las propr., fol. a65. 

Leur couleur naturelle, qui doit être sous-blat^ 
chlssante. 

ALBAN , #. m. , aubrier, sorte d'oiseau 
de proie. 
Tenon al Castel-Non , don se noc nn albâm 
Qne vencderas senestre sai a la destra man» 
Et anec tant can poc encontre sns Tolan. 

Guillaume de Tudbla. 
Us tiennent à Château -Tteuf, d'où s'ëlança un 

ai4brier qui vint devers la gauche en çà à la main 

droite, et il alla tant qu'il put à l'enoontre sus en 

volant. 

a. ÂXBAzrxL, /. m., haiîbereau, hobe- 
reau. 

D'albahbl, de gavanb, d'antres adsels ferens. 
P. DE CoBBiAC t El nom de. 
De haubereau , de goëland , d'autres oiseaux car- 



XT. Albanella, 

ALBAR , s. /7?. , aubier, obier, aubour. 
Un sang fil d'ALBAR. 

P. Vidal : Ges pel temps. 
Un sureau fils à* aubier. 

2. AtBORir, s, m., lat. ALBURN«m, au- 
bier^ obier, aubour. 
Ab arc manal d'ALBoair. 

Pierre ^'Auvergne : CbanUrsi. 
Avec nn arc manuel à*aubour. 

7 



5o 



ALB 



E li traisses tôt entom 
Sagetas ab arc (Talborv. 
Guillaume de BEacuEBiH : Ua sinreates. 
Et lai tinssiez tout autour flèclues a^ec un arc 
à*aubier. 
ANC. Fa. 

Arc é*attbour porte etsajêttes d*acier 

Il prend son arc à^auhor, 
R. de GariHj Du Gange, t. I , col. 670. 
Car vous estes miepz digne de pendre À I am- 

bour. 
Qae d'espooaer roïne de si bante tenoar. 

Poëmf de Hugues Capet , fol. i5. 
ckT. Albenc. ksp. Aibomo. , 

3. AtBAREDA, 5, fn , albarèdc , lieu 
plante d'aubiers. 

Coma ALBABEDA pcr saozeda. 

Leys d*umoTs , fol. 68. 
Comme albarède pour saussaie. 

Prata O aîgaas, o albaredas. 
Titr. de 1271 , arch. de la mais, de LentUlac 
Prés ou eaux , ou albarèdes. 

ALBARAN ^s. m., quittance , acquit. 
Le mot arabe Ba&at sigoiGc 
DxpLOMA EEGiuM, imprîmîs qoo immanitas 
aat privilegiam alicni conceditiir. 

Castel , Lexicon heptagl. 
Per loqàal testîmonî lo présent albabah ay 
de ma raan propra seignad. 
Tu. de 1428, Hist. de Nîmes ^ t. III , pr., p. 228. 
Pour leq^uel témoignage j'ai signé de ma propre 
main la présente quittance. 

Sagcllar carta ni Ibtra ni aldabah que oon- 
tenga obligaclon de deniers. 

Cartufaire de Montpellier, fol. 81. 
Sceller charte ai lettre ni (fuittance qui contienne 
obligation de deniers. 

Ane. FR. Ne doit rien lever da voitarîer qni 
aura paye audit Beziers, en fesant foi de 
Yaibare et cartel signé da commis. 
Tit. de 1540. Cabpentier, 1. 1, col. 14». 
CAT. Mbard. ksp. Àlbaram. port. Alvard. 

ALBERC, s, rn.j demeure, logement, 
maison. 

Primilivcraent rancienne langue al- 
lemande a dit HKRi-BRRC, de Vormée , 
camp , ou montagne ; dans la basse 
latinité , heribergits a signifie logement 
de Vannée y logement public ; et enfin, 



ALB 
le sens a été restreint au simple ]ri 
ment. 

Schilter, Ghss. teutonic.y donne di^i 
exemples d'HEUBEACA , employé p^r 
langue francique dans racceptiû& 
TABEEiTACULUM , dcmcure, 

Bt then HiaïamEGoir dhero kerdoo. 
Près les tabernacles des bcr»«Ts. 
Cant. eanî. IJ 

Voyez Juste Lipse, £p£st. 4/1, 1 
Belgas, 

Per mandamen de aon senhor, 
y^s Talbrrc d'En Basool s'en cor. 
R. Vidal de Bezaitdciv : Uius ve^. 
Par ordre de son seigneur, il court Trrs li i 
meure du seigneur Basool. 
Tan feron qae lo oondaisaeron a Tiip:^ ^ 

an ALBERC. 

y. de Geoffroi R'-^' 
Ils Srent tant qu*ils le conduisirent i Tn{<->' '' 
an logement. 

Fig. Del ALBEftc e del pays 
E del lignage de David. 

Trad. d^un Etrang. «focr 
De la maison et du pajs et da lignage delk<- 

— Droit de gîte. 

Tingt sols... qae l'om li p«g qoad as '^ 

ALBEaO. 

Tit. de 1216, DoAT, t. CXXrX, M i^' 
Vingt sous... qu'on lui paie chaque aonéer' 
droit de gîte. 

AKO. FR. 

Ne cnidoie qoe d fassent fait mî htrbeT' 
Roman de BerU j f ^' 
CAT. Alberg, awc. esp. Albergo. ist. » • 
PORT. Alùergue, it. Albergo. 

a. Albekga, albebja, *./., barraç- 

tente, campement. 
. Per totas las albbmgas an li grayle sofli^'- 
Romatt de Fierabras , t. .^' 
' I^es cors ont sonné par tous les campements. 
Fan ALBEAJAs bastir e traps dresssr. 

Roman de Gérard de Rossillon » W- "?• 
Ils font bâtir baraques et dresser tentrs. 
AHC. FR. Là fit tendre ses herberges et » ^ 
meora aocans joars. 

Rec. d:s hist. de Fr. , t. V, p ^ 

— Droit d'albergue, de gîte. 



ALB 

El coma avîa albehoa. ab Uns conipauhos 
ne menaria. 

, Tit. de laai^ Jrch, du Ray., J, 309. 

L« comte avait droit degUe^ree autant de com- 
agnons qu'il mènerait. 

Demanda r a me ni a mos homea tolta , ni 
^nista , ni Ai:.BBa6A. 

Tu. de 1217 </m Rouergue, Arch. du Roy. 
Demander i moi ni i mes hommes tolte, ni 
[uiste , ni albergue. 

L*Ax.BaaGA. a im manjar et disnar. 
Tu, de ii35. Bosc, mém, du Rouergue, t. llf , p.2o3. 
Ualùerg-ue k manger et dfner pour qnatre per- 
sonnes. 

. Albergue, s. m. y droit de gîte. 

Doncc AZ.BERGUE can yenran ni tomaran. 
Tit. de 1 190. DoAT, t. CXIV, fol. a^a. 

n donna droit de gUe quand ils viendront et re- 
tourneront. 

. Alberguaria, 5»/^ demeure, cam- 
pement. 
Segar pot eatar dedina a'ALBtaOAaiA. 

G. FiGLEiRAS : Un non sinrenles. 
Il peut rester sûr dans sa demeure. 
£ Francea los esgardan de lor albirguarza. 
Roman de Fierabras , v. x33I. 
Et les Français les i^gardent de leur campement. 
Aire* Fa. 
Qui avoeqaes Constance a pris hebergerie. 
Roman de Berte, p. 83. 

— Droit de gîte. 

Donec ala homes de l'abadia... albergarza 
en las saaa maîsos. 

Tit. de 1 190. DoAT, t. CXIV, fol. 24a. 
il donna aux hommes de Tabkiye.... droit de gîte 
dans les siennes maisons. 

Âirc. CAT. Aire. E8P. Albergaria, asp. mod. 
Albergueria» port. Albergaria. rr. Alber- 
gheria. 

5. Albehgadâ, s.f, , campement , gîte. 
Tais coia Tenir 
Ab falsa croisada , 
Qa*el n'er* a fo»r 

Ses fog d^ALBRROADA. 

ToMiERS : De cliantar. 
Tel pense venir avec fausse croisade, cpi'il lui 
!iera à s'enfuir sans feu de gUe. 
Xro al jorn qac TÎst lo pneg 
E *I castel e las albergadas. 

Roman de Jaufre , fol. 53. 



ALB 5i 

Jusqu'au jour qu'il vit la montagne et le château 
et les campenients. 
AHC. Rsp. Albergada. 

6. Albbbjazo , j. /. , gîte, logement. 

A nah prengatz ax.bbrjazo. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. 84. 
A la nuit prenez gîte. 
iT. Aîbergagione, 

7. Àlbebgamen, 5. w. , demeure, lo- 
gement. 

Albergen els relais albrrgavbvs. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 106. 
Hébergent aux roples demeures. 
AHC. PR. 

A Bostemont snr Meiiae ont pris hébergement. 

Roman de Berte, p. i^. 
AHC. PORT. rr. Albergamento. 

8. Albebcuatgb , j. m., logement , de- 
meure. 

Et ab totz venaien penrai trs totc lats 
Alberguatgb. 

RaMBAUD se VAQ17EIB48 : Ben sai. 
Et avec tous venu je prendrai logement de tous 
c6tës. 

— Droit de gîte. 

Alberjatge ni tolta , ni talha. 

Charte de Besse en Auvergne de 1270. 
Droit de gîte ni tolte , ni taille. 

9. Albebgaibe, arbebgadob, s. m., 
hôte, logeur. 

En cni sens es az.brrgaxre. 

Pierre d'Auvcrghe : Gcnt es. 
En qui sens est hôte. 

Safertan freît e langor, 

Com dison rARBEROADOR. 

T. d'Auz. Fwera et n'AiM. de Pegolaih : 
Bertrand. 
Souffrant froid et langueur, comme disent les 
logeurs. 
AHC. FR. Qaoiqae songenr, 

•Son cœor soit d*ennnl herhergeur. 
Œuvres d'Alain Chartier, p. 6^'j. 
AHC. CAT. AHC. XSP. AHC. PORT. AlBetgOdoP» 

ZT. Albergatore, 

10. Albebguieb, s, m,, logeur, auber- 
giste. 

Ad a,i.BERG0XER8 de romieaa. 

Cariulaire de Montpellier, fol. 43- 
A logeurs de pclerias. 



5a ALG 

CAT<. AWerguér. mp. Alherguero. 

II. ÀLBERGUAR, V., hébcrgCF, loger. 

Et acalliir los pros. 

Et ▲LBEAOi7â& coi qoe Tolgoet deiaitndre. 
P18TOLBTA : Àr agues. 
Et aocueillir les preux , et héberger quieoncpie 
voulât descendre. 
A1.BXEOA.R los TiandaiiB paores qae 00 podoB 

logar ostal. 

V. et Fert., fol. 79. 
Héberger les Toyagears panvres qui ne peuvent 
louer demeure. 

E s*a lieia platz, albbeoaeai 
Près de Ueû. 

G. RuDEL : Lanqnan. 
Et e'il loi platt , yhébergenù près d'elle. 
Part, pas, Ben antameos soi albeecatz 
Am lo oomt' Enric. 

P. YiSAL : Nea ni gel. 
Je suis hébergé bien baot avec le comte Henri. 
CAT. ESP. roET. Albergar, it. Albergarê. 

12. DssALBEEGAa, V. , déloger, sortir 

de la maison. 
Part» pas». E cant foron dbsalebeoat. 

Trad. ^unÈvang, apocr. 
Et «luand ils furent soHis de la maison. 
XT. Disalbergare. 

ALBESPINy s. m., lat albasputa, au- 
bépin. 
En nn Tergîer, sotx faelha d'Ai.BBSpi, 
Tenc la domna son amie oosta si. 
Ue tbovbaboub AHOHTME : En un Tergier. 
Dans on verger, sous la feuille de Vaubépin , la 
dame tint son ami près d'elle. 

3. AxBESPiN, adj\, d'aiibepin. 
Lanqoan lo temps renoyella 
E par la flors Ai.BBSPiir a , 
E son florit albespi. 

G. RuDEL : Lanquan. 
Quand le temps se renouvelle et que la fleur <fViu- 
bépin parait , et que les aub^ins sont fleuris. 

ALCAFIT, f.. m.^ alcade, titre de ma- 
gistrature maure conseryé par les Es- 
pagnols. 
E 'Ih feric TALCArrr de Tortoaa. 
Peilomena. 
Et il frappa Valcade de Torlose. 

CAT. ESP. Alcade, port. Alcaide, rr. Alcado, 



ALC 

ALCALI fS, m., arabe al-eali , sod 

alcali . 

Pren de aixaiii e de caos non eztiaiA 
Trad. tCjélbucasU, foi. ^ 
Prends de V alcali et de la ebanx non Aetste- 
CAT. AlkaK.wsT. Alcali, port. AUali. n.Au 

ALCAVOT , ALCAOT y s. m, 9 maqoera 
débauché, libertin. 
Ribants et aixatote et jo{;adon. 

K. et Vert^, fcL ^ 
Ribands et maçtiereaux et joaeiin. 
Et alcaots e gran colpien. 

Lejrs d'amors, fol. ^7 
Et libertin et grand batailleur. 
ESP. Alcahuete, alcahueton. 

ALCIOIH fS. m,, lat. AX^cTOir, aJcTf'^ 
Unamel mari dît aiciov. 

Sluc. de las propr., fol- tp 
Un oiseau marin dit alcyon^ 
ESP. Alcion. POET. Alcjran, xt. Aidant. 

ALCOTO, s. m. , cotte-de-maiHcs,pofi 
point piqué. 

Un ansbcrg ac yestit ses A.1.COT0. 
El pihts, sobre Tansberc, perFâLOoTo- 

Roman de Gérard de Rossillon, M. ;3<^' 
Eut vêtu un baubert sans cotte-de-meilh 
A la poitrine, sur le baubert , i trsreR 1» "' 
de-mailies. 

Avc. FE. Et desrompn li hanberc frenik» 
Si ke desons feirent li aqnet»- 
Roman de Gérard de Vienaa, BsEUi, t H> 

ALCUN, adj. ind., lat. AiiQOfi,»^ 
cun, un, quelque 
Ad AUOUH bom dens los leimb de la i»^ 

Titre de 1080. 
A aucun bomme dans les limites dt la as^^- 
Alcus bornes se esforsson de viarr,'^'| 
AX.CUHAS penedensas e motas bonas obm 
F. etreri.M-^. 
Quelques hommes s'eflRweent de vint, ^ 
quelques pénitences et beaucoup de boaaeK"^ 
Avc. FE. Manda les 



des seigw»»" 
son royaume. 

CEuvres d* Alain Chartier, p- *^ 
Et de ta bonche aucuns mots gncieo^ 

C. MAaoT,t. I,p.366. 
Quelquefois il s'emploie corré/*^^ 
.ment, et sîgniBc l'iin, l'autre. 



ALE 

I Smist, ùuL Qui «ap,d*Ainor qaan bona mf 
Aiicuzr orgaelb , ixoirv reblan. 
I ArhAvd de CoTioviiC : Lo vert comans. 

Qui lait d'Amour quand il est Ion? il traite l'un 
fièrement , il caresM Paulre. 

CAT. X8P. Jîgtm. POKT. Algum, XT. Jlcnnù, 

2. AxQUEy adf, indét.^ lat. AiiQUsm^ 
quelque. 

Qoe, 8*il plai, de s*amor me dents 
Far ALQua norel entretents. 

P. BU YitAa ; Sendatm Termelht. 
Que , s'il lui plait , eUe me daigne faire quelque 
nourean témoignage de son amour. 
CAT. Bsp. Algun, POET. Àîgum, rr. Aïeuno. 

3. AxQUESy s, indét.y quelque chose , 
vn peu , quelque peu. 

DésetperaU ab Ai.QVAa d*eaperaiua. 
FoLQUBT SE BfAnsEiLLE .' Ja no. 
Déie jprfr rf arec un peu d'espéranee. 
Adftrbiai. Una res m'a aleajat 

Alques de mon pessamen. 

Cabeicst : S'ien pogues. 
Une chose m'a un peu soulage de mon chagrin. 

Meiora m'a eiuenbat tan , 
Qalea m sai axk^ues gnardar de dan. 

Garih le Bruh : lïueg e jom. 
Baisoo m'a tant instruit , que je sais quelque peu 
me iinder de dommage. 

Avc. Fm. Auqites a joie , auques dolor. 

Roman de Partonopeus de Blois, 1. 1 , p. 3i . 

4* Alquant, s, rel. ind., lat. auquantc^ 
quelques uns. 
AiiQOAirr 8*en tomen aval arrenso. 

Poème sur Boeee. 
Quelques uns s'en retournent U-has par-derrière. 
iT. Alquanti. 

5. AxQUANTET, odv., uu peu , tant soit 
peu. 

Com hom ba alquaktit profeitat en a- 
gracia. 

Tiyid, de Bide, fol. i8. 
s on a UA peu profita en cette grâce. 

ALECTORI» s, /w. , lat. ALScroRia, 
alectorienne. 

Alxctori es peyra qne se engendra el ventre 
de] capo.... El engendra et porta la precîosa 
dîta AiBcrroRi. 

Elue, de las propr.. Toi. i85 e( 146. 



ALF 53 

VaUctorienne est une pierre qai j'engendre dans 
le rentre du chapon.... Il engendre et porte la pré- 
cieuse dite alectorienne. 
AHC. FR. Alectoire teneut à bon 

Ki creist el Tcntre del cbiapon. 
Trad. de Marbode, col. 1642. 
ESP. PORT. Alectoria, rr. Alettoria. 

ALEITOSy adj,, gr. «Ai/ny»-, misérable , 
coupable. 

Ane no cnidei rezer qne fos tant ▲x.srros , 
Qae no m valgnessan armas ni sant ni orasos. 

GVILLAVME DE Tin>EI.A. 

Oncques je ne crus Toir que je fusse si misérable, 
que ne me ralussent armes ni saint ni oraisons. 

ALENA, s. f. y alènc. 

Voyez Wachter, Gloss, germ.; I^ib- 
nitz,p. 5a. . 

Lengas plos csmolodaa qoe raxon ni qne 

▲LEHA. 

F. et Vert., ibl. a5. 
Langues plus effilées que rasoir et qu'a/ène. 
AHC. pa. n Iny fdt percer la langne avec trob 
conps Sciesne. 
Amyot , Trad. de Plutarqtte, vie d'Artaxerxe. 
CAT. Alena, esp. Alesna. 

ALEPH , j. m., première lettre de Tal- 
pbabet hébreu, a. 
Digas me qne vol dire ALarn, 
leo te dirai qae vol dire bepb. 

Trad. de PSvang. de F Errance. 
Dis-moi ce que veut dire « , je te dirai ce que 
veut dire b. 

ALFERAN, s, m,, auferant, cbeval en- 
tier. 

Des étymologistes ont avancé que 
FERBAïf , |dit d'abord de la couleur du 
poil du cbeval, a ensuite désigné le 
cheval même. 

Il est plus probable qne alferan 
vient de warah/o, cheval entier, cJie^ 
pal de guerre. 

Charlemagne , dans le capitulaire de 
Fillif, c. i3 , ordonne 

Ut eqnos amissarios, id est wARAHionef, 
bene provideant. 

Baiuz. , Cftpit. reg. Fr., 1. 1 , p. 333. 



54 ALH 

. Voyez Eccard , Leg, franc. Salie. , 
p. 1 3 et 76 9 aux notes. 

Denant Temperador dicben de rALFsaui. 
Roman de Fierabrtu, ▼. 3924* 

Il descend de Vauferant derant Tempereur. 

Per qae t prec, messagien, que brocs. 
Tan CDin poiras , ton. AirsEAir. 

G. ÀBBEMAa : Ben fora oinuu. 
C'est pourquoi je te prie , messager, que Xvi pi- 
ques , autant que tu pourras , ton auferant. 
àJKc. FB. Desas on auferrant gascon. 

Roman du Renart, t. lY, p> 4i9* 
L*en H ameine nn destrifr auferrant. 
Roman de Gérard de Vienne, BsKBEa , t. agS. 

ALGORISME, s. m,, algorithme, art du 
calcul. 

Uabac e rALGoaiavE apred. 

P. DE GoRBiAC : £1 nom de. 
J'appris Tarithmétiqué et Vart du calcul. 
AHC. FB. 

Qa*on peut juger nng chîfire en algorisme. 
J. Mabot, t. Y, p. 80. 
ABC. BAP. AlguarUmo, m. mod. Algoritmo. 
POBT. AîgaritMo, it. Algorismo. 

AXH, AiLL, S. m. y lat. kidum, ail. 
Prendetz sol nna dolsa d'AiLi.. 

Deuses de Prades , Auz. cnss. 
Prencs seulement une gousse è*ail. 
Alh reprem antras odors et pndors. 

Elue, de las propr., fol. 199. 
Vail réprime autres odeurs et puanteurs. 
Loc. Ni no fana 
Per dercia 
Yalen d*ttn atui. 
Un tboubadoob arontve : Diens vos salve. 
Et ne ferait pour dergë la valeur d'un ail. 
Jfég. expl, 

E '1 coms non es d^an axll crezat. 

Bambaud de Yaqceiras : Leu sonet. 
Et le comte n'est pas cru d'un ail. 
Un siryentn , cni mots non falh , 
Ai fag , qn'ftDc no m costet nn alh. 
Bertrand de Born : Un sirventes. 
J'ai fait un sirvente, auquel mot ne manque, qui 
jamais ne me coûta un ail. 

ABC. FB. Geste vantanoe ne pris II alz peleiz. 
Roman dt Gérard de Vienne, Bekber , r. i223. 

ABC. CAT. AjL CAT. MOD. AIL B8P. AJO, POBT. 

Alho, IT. Aglio. 



AU 

a. Alhada j€.f,, aillade , ailloli. 
Gansas trop candas qaals so fort Aii\Di.i 
Qui vol per lues podens passar de û 
ALBADAS se sol Bruiar. 

Elue, de las propr., fol. loo rt \^ 
Choses trop chaudes, telles qoe sont lat^t] 
Iode, etc. 

Qui veut passer par des lieux puants a otE':^ 
de s'armer de fortes aillades. 
ABC. FB. Pnante haleine— alors qo'iQ ai^} 
tant taillade. 

BabbI Aïs , Ut. n , cl. 33 
ABC. CAT. AUada, cat. mod. AUoU» rr. Af- 

AHET, s. /w., aliet, faucon pêchenî 
Alxet, antrament dit moysheta, es np^ 
anzel de rapina. 

Elue, de las propr., foi. N' 
Aliet, autreflaent dit mouette , est nn peut ..^ 
de rapine. 
AKc. FB. Si comme aigles» aiUiers etescj& 

Bible hiftor.^ BoBEL,p : 
IT. Alieto, , 

ALIMENT , s. m,, lat. xuMxinum, i- 
ment. 

Home , qui pot viare aes aujbi^ i- 
temps, no pot viare ses aapiracio et nsf^'- 
a penas per nn moment. 

Elue, de las propr.» foi. \f 
L'homme , qui peut vivre quelque tfvp - 
aliment, ne peut à peine vivre pendant ta^^ 
sans aspiration et respiration. 
Gant lo semenador semenn losemeBC, 
L'ana tomba en las peyras, ont ha pocitA^ 
L'Eimngeli de U quatre San»"- 
Quand le semeur sème la semence , ros' '' ' 
dans les pierres , où elle a peu à* aliment' 
CAT. Aliment, est, pobt. zt. ASin^^' 
ALISCAMPS,du lat. jo^rsios c^' 
élysée, cimetière. 
La ville d'Arles, sous la domiia^^ 
romaine, avait des théâtres» àti^ 
ques, etc. , des champs-élysées , ou ' 
morts étaient déposés, et qui) ^^^ 
rétablissement du christianisme, ^ 
servcrent la même destination. 

L'auteur de la Vie de S. Honora' 
celui de la Vie de S. Trophimc K 
lent des aliscamps d'Arles; les cbnôf^ 



ALL 

rangers ayaient la dévotion de s'y 
Ire enterrer. 

E promçt a totz los crestians 
Qa'el Mmenterî jagran d*AusQCAMP8, 
1^0 siea règne ses tôt «lestorbament. 
y. de S. Trophime^ 
JEt promet à toas les chi^tiena qui reposeront aa 
metière d*jiliseamps, ion royamnc sans contes- 
tioo. 

Quand S. Honorât fut nommé évéque 
'A.rles, jes électeurs s'étaient réunis à 
iliseamps, 

AU vases d'ÂLiscAMPs, 
Aqal se fey Tacamps. 

f^. de S. Honorât. 
Aixjc tombeaux à'AUscamps, là se fit l'assemLlée. 

On trouve le même mot dans des 
écits concernant d'autres pays de la 
"rance. 
SI». roRT. Campos eliseos. it. Campi elisi, 

I^E^Il\nA, s. /., arabe al-k.imia, chi- 
mie , alchimie. 
Aqaelaqoe cnro laber las operacîos d'Aux- 

AXA. 

Elue, de las propr., fol. 34. 
Ceux qui prennent soin de savoir les opëmtions 
'alchimie. 

AT. KSP. POET. Alqtiitnia, it. Jlchtmia. 

LLEBOLUS, s, m., allebolus, figure 

de mots. 

A1.Z.EBOLIT8 es estranha sentensa , so es îm- 
>roprietat de sentensa. 

AX.X.EBOLUS se desshen de doas dictios gre- 
ras : U nna es allées, qne vol dire estranh , e 
L^antra es bole, qne vol dire sentensa ; et ayssi 
AU.EBOXDS vol difc estranfaa sentensa. 

Lejs amors, fol. 104. 

Mlebolus est une sentence étrange , c'est-à-dire 
une impropriété de sentence. 

jiUebolus se dérive de deux mots gT«es : l'un est 
ALLEos , qui veut ^ire étrange , et l'autre est BOLé , 
qui veut dire sentence ; et ainsi allebolus veut dire 
Mmlenee étrange. 

Ce mot a été altéré; il faudrait pro- 
bablement : 
'AXAoEOToç, ALLOcoTus, absonla , mons- 



ALL 55 

troi* verba et pUne abaona a oonsnetàdîne 
lingaae. 

Voyez Lucian., Met. prœc, 17. 

ALLEGORLl, s. w., lat. allegoria , 
du grec ixx^ç et iyûfîimy allégorie, 
figure de mots. 

AxxEooRiA est alîeni loqnlam, alînd enlm 
sonat; alind întelligitnr, nt. 
Très in littore cervos 
Gonspicit errantes , 

VlEG.^i?»., 1. f,r. 184, 
nbi très dacei belll panid, vel tria bella pn- 
nica y significantor. 

ISIDOR.. OWy., 1,36. 
A1.LEGOEXA es nna fignra pep laqnal hom 
ditz nna canza et aotra n'enten. 

Lejrs d* amors , fol. 134. 
ValUgoHe est une figura par laquelfe on dit une 
chose et on en entend une autre. 

Caiun vol dir, per dreicb'AMGOEi a, Jerosalem. 
Lahfeaec Gigala : Si mes chans. 
Qu'auUnt veut dire, par droite alUgorie, Jé- 
rusalem., 

Adv, comp. Las cab cansas son àîdiBBper alle^ 
goria. 
Trad. de VÉp. de S. Paul aux Galates. 
Lesquelles choses sont dites par allégorie. 
«AT. ESP. POE*, rr. Allegoria, 

a. Aj,LBGORiALMEN, adv. , allégorique- 
ment. 
Qne vol aysso dire allegoexalmcit. 

Lejs tPamors , fol. 140. 
Que veut dire ceci alUgoriquement, 

ALLELUIA, s. m, , alléluia. 

Alleluya e'Js aatres cants d'alegrler. 

Elue, delaspropr.j fol. 127. 
Alléluia et les autres chauU d'alli%resse. 
Cant I'allbluia si disîa. 

r. de S. Honorât. 
Lorsque i* alléluia se disait. 

CAT. ESP. Alelnja. rr. Alleluja, 

ALLEOTHETA, s. /. , aleotète, an- 
tistichon, figtire de mots.. 
Il est à croire que l'auteur a voulu 
former un substantif de Tadjectif grec 
«AAiiodfTfly, transposé. 



56 ÂLL 

Voyez le* Trésor d* Henri Estimne , 
Lond., col. 1868. 

Per tiiui figara apelada alleothbta. o an- 



Ltjs dPamors , fol. 79. 
Far une figure appela alèotètê ou antitote. 

Cette Ggure consiste à changer une 
lettre en une autre. 

AUAZIO 9 s.f» , lat. ALLisio^ froisse- 
ment. 

Que en el Tayre faaia plus fort allisio e 
percntsîo. 

Elue, de las propr., fol. i5. 
Qa'«n lui Fair làsM plus foti/roii sèment et frap- 
pement. 

2. C0LLIS10, S./,, lat. GOLLisiOy jcollision , 
froissement. 
CoLLUio de tent e de ao. 
Per lor feriment et colluio. 

Elue, de las propr., fol. i5 et i3f . 
Froissement de vent et de son. 
Par leur frappement ^froissement. 

— Vice du discours y collision. 

Vicl qa^om apela collizio, qae vol dire as- 
pra e desacordabla contr ntlos de sillabas. 

GoLLizzos es ajaslamens de motas dlclios 
qae hao raotas consonans en ona sillaba, coma 
fortz, francs, fenns, etc. 

L^s (Tamors, fol. 8 et 109. 

Vice qu*on appelle collision, qui veut dire âpre 
et discordante occurrence de syllabes. 

Collision est la réonion de diverses expreaions 
qui ont plusieurs consonnes en une syllabe , comme 
fort, fi^nc, ferme, etc. 

ALLOPICIA, s. f y lut. ALOPEciAi pe- 
lade , alopécie. 

Els calviz et en aqnels qne han allopicia... 

Mirt Tal contra allopicia et cazeroent de pels. 

Elue, de las propr., fol. 34 et ai 4 

Aux cbauves et en ceux qui ont alopécie... Myrte 

vaut contre alopécie et chute de poils. 

CAT. Alopecia. ahc. up. Âlopicia. poat. Jlo- 
pesia. XT. Alopicia, 

ALLUVIO, s. /. , lat. ALLuvio, débor- 
dement, alUivion. 



ALM 

ÂLLUf 10 Ufa la terra don & ptiagK.c 
van la degasta. 

Bhic. de las propr., faL iji 

Uallttvton la?e la terre pur oà elle fait p» 
et en la lavant la gâte. 
ISP. AUivion» PoaT. AUuviào» xr. Aïk^ 

ALM , ai^'.y lat. hXMUs, nourricier. 
Mayre alma. 

Elue, de las propr.» foi. ù 
fSèn nourricière. 

ASC. PE. 

El me paissant de Toetre aime préne 
Faeet. nuits de Siraparole, t. I,f^' 
ESP. IT. Almo. 

ALMASSOR, s. m., almaosor, àt 
Sarrasins. 
Miels sanp Losoioa dealin-ar 
Gmllelme, e *1 fes rie aeoors 
Ad Anrenga, qaan TAXHAasosi 
A Tibant Tac fait aseijar. 
Bsrtrard1>e Boen le piu r Qnant rejU'^f 
Louis eut mieux dâivrev CrnillauiB< . f- 
fournit k Orange nn puissant aeconn , ^p^ 
mansor Peut fait assi^er par Thibaut» 
Lo filh delh ausassor de Cordoa. 

Pbiiosdi 

Le fils do Valmansor de CoidottC. 
AHC. FE. Entor lai vienent et roi et ts^' 
Roman d^Agolant , BsKUK, t i^ 

ALMATIST ,1. m. , lat. kwstv^ 
améthyste. 
ALMATIST , peira mocu dora , 
D*ebrieut assegnra. 

V améthyste, pierre très dure , ganatit^'"^ 
Cofv.gent format e ear e jost , 
Blanc e lis plus qa*as a&matst» 
GviLLAuin; nz CABEarAiiro : Ar tcj f^ j 
Corps bien (armé et prfeieux et }^' ^ 
poli plus qu'une améthyste. 
Avc. F&. Vermeille comme nne tmti^ 
Viu.oa,p* 
CAT. Amatista. ahc. bsp. Ametisto. ^' 
Amadsta. poet. Amethytto, Ain^^V^' 
Ametisto, Amatista. I 

ALMATRAC, s. m., matelas. 
Per tapis e per almateacx. 

R. Vidal de Bezai'BVî» • ^^'^' 
Sur (apb et sur matelas. 



ALN 

"E nans auiatkas p«r jaaer. 
P. YiSAL : Mai o 
£t maints matelmt pMir tionelier. 
CAT. MtuaUu. XT. MatÊnusa. 

àLMUSSA, ^. y*.> lat. AiMUTium , au- 
musse, 
li'aumiisse était jadis une partie de 
rhabillement qui servait , ainsi que le 
chaperon , à couvrir et garantir la tête. 
L.es princes et les grands portaient Tau- 
musse garnie de fourrures ; dans la 
suite les ecclésiastiques ne la conser- 
vèrent que comme un ornement que 
les chanoines placent aujourd'hui sur 
le bras gauche. 

Et-ac ▲LMoaiA.Feflcarlata , 
Tota de aebclin orlada. 

Roman de Jaufrt , fol. 56. 
Et eat une aumusse d'ëcarlate , tout onrl^ de 
fourrure. 

E non den esser coma ni reys, 
Ni lanhs anti^oms tan'poderos, 
Qae port AiMVêêA., mas sol nos. 

P. YiDjO. : ALril isstc. 

Et il ne doit ilrc oomle si roi , ni nul autre 

homme si puissant, ^ui porte aumusse, excepta 

seulement nous. 

AHc. Ya. A lear assemblée Temperear osta 

Vawnusse et chaperon tout jns. 

Chr. de Fland,, ch. io5. Du Gange, 1. 1, col. 3a6. 

CAT. Alnutssa. poar. Vnrsa. tt. Mozzetta, 

a. ÀUAUCKLLA, s.f,^ petite aumusse. 
Ai.MDcn.LA, U dcners. 

Cartulaire de Montpellier, fol. tif. 
Petite aumusse, deux, deaien. 
ARC. Fa. Ne l'aToit daigaé aaloer ne oster 
^atunussette,., Pow cause d!nne aumusseue 
on banatte. 
Lett. derém., i376,i38o. GAftPENToeH^t. I^ooLSS;. 

ALNA, AUNAy S, f, y lat ulna, aune, 
sorte de mesure. 
B^Auiâ falsa, tu sois. 

Charte de Mon{femuul de la^^. 
D'une aune fausse , sept sous. 

Qo'ab quatrVuitAS de fllat. 

P. Cardinal : Tartarassa. 
Qu'avec quatre aunes de toile. 
AKc. CAT. Alna, auruL asc asp. Alna, jr. Auna. 
I. 



ALP 5; 

ALOA , s.f.y sorte d'arbre, aloès. 

AxAA es aybre aronatic qoî nayab en IncUa. 

Elue, de las propr. , fol. igft. 
Aloks est arbre aromatique qui naît en Inde. 

a. AxoKir, aloes, j. m., lat. aloe, plante, 
aloès. 

De Taloev li donarets 
Saa en la carn enpolrerat. 

Deudcs bb pEAins, Au%, tass* 
Yons lui donnerei de Valoès en pondf« sar la 
cbair. 

— Suc de cette plante. 

Aloe ea sac de la herba dlta aloen. 

Elue, de las propr., fol. 199. 
Aloèê eat le sue de la plante âiu aloès» 
De mirra e d*ALoas. 

Passio de Maria. 
De myrrhe et à'alois. 
Aportet mirra et aloe. 

msê. abr. de la BibU, loi. ^. 
Apporta myrrhe at aloès. 

ASC. CAT. ANC. aap. Aloes, Mêw. vod.poet.^/o0* 
ZT. Alàè. 

ALOC , ALLUG y s. m.j aleu. * 

Bodin, Eeck, hist, sur Saumur, dé- 
rive ALEUD du celtique leud, vassal et 
d'à privatif. 

Alssi cam cel qn*a estât ats segnor, 
En son aloc , franchamen et en pats. 
Lb Moine de Montaudov : Âissi oom cel. 
De même qtte celai qui a été , dans son aleu , 
sans seignear, librement et en paix. 

Et de Tos teng mon aloc e mon feu. 
FoLQUET SE Romans : Ma Bella dompaa. 
Et je tiens de tous mon aléa et mon fief. 
Lac. Si Gérard Roasilho en alluc tenc. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. 19. 
Si G<$rard tient RoussiUon en aleu. 

ANC. va. Challe H Chaof , entends : Mains te 

tlenneot pour s.ige. 
Partie tieoa de toi de mon grant héritage. 
Et d^alMçfen tiens je la très pins grand partie. 
Rom. franc, de Gérard de Rossillon, foL ai. 
CAT. Alou. ESP. Alodio. rr. Allodio. 

ALPS f s, m. , hu ALPf s , Alpes , monts 
élevés. 

On a avancé avec beaucoup de vrai- 
semblance que f dans la langue celtique 

8 



58 ALQ 

ou gauloise, alp a signifié orîginaire» 

• ment haute montagne, Isidore de Séville 

l'avait dit; Vossius l'a confirmé par 

une explication. 

Serviiis, à l'occasion de ce vers, 

Alpini Boreae nonc lune, nanc flatibas illlnc , 
ViRO. , MneiéU, XY, ▼. 44* , 

dit sur le mot alpini : 
Qnae Gallonim lingua ailA montes Toca&tar. 
Les exemples suivants prouveront que 
les troubadours employaient le mot 
dans celte acception. 

Perqae Karlles, secret«men^, 
A tapin , si mes en la ria 
Sas per los alps de Lombardia. 
E pai^ per los alps de PaeymonI a en sns. 

V. de S. Honorai. 
C'est pourquoi Charles , secrètement , en tapinois, 
se mit en route an-dessus par les Alpes de Lom- 
bardie. 

Et il passe par les Alpes de Piëmont'aa-dassus. 
Bsp. Alpes, rr. Alpe. 

ALPHA , s, m,, nom de la lettre grecque 
u , alpha. 

Alpha et O, comensament e ^.,, Dîeos, qne 
et AZ.PBA et O, so es a dire comensament 
et fi. 

Elue, de las propr.j fol. lo5 et 279. 
Alpha et omëgafCO(mmoncementetfin...Dien,qni 
est alpha et omdga, c'e8t4<direooiBmenoemeiktetfin. 
XT. Al/a. 

ALPHABET, s, m., lat. ALPHABETum^ 
. alphabet. 

Escrxven pel pavîment las letraa del alpha- 
bet , so es a dire del abc. 

Elue, de las propr., fol. i3o. 
Ecrivant «ur le pave les lettres de V alphabet , 
c*e8t-à-dire de Tabc. 

CAT. Alfabet, esp. poat. it. Alfaieto. 

ALQUITRAN, s. m., arab. al-kitraw, 
goudron. 
Près del foc alquitrah, et la ola nmpleg. 

Guillaume de Tudela. 
Il prit le goudron du feu , et emiilit le pot. 
ATic. VK. Ponr ce que SCS mâitu estoient pouil- 



ALT 

lées dadît goutron,,., pour loi ai&t à p 



Leti, de rém., \^, CABPnmsK, t. U , «i 61 
Avc CAT. Alquitnu hsf. Alqwâtrasu lotii 
eatrào. xt. Catrame, 

ALT, AUTy ar^'.y lat. altici , haaliâe^ 
E Cm aaorifici far en mi tanlieriLTdt» 
pes o pins. 

£(V. de Sjrdrac, fbl.Si- 
Et font &ire sacrifice en on tv&ean kaai éet 
pieds on plus. 

El naochier, can Te be lo temps dsr, 
Qne s cocha e cor, tro qii*es en aitti d*: 

PlERKE ESPAGHOL : Eotie ([SC 
Le noelitr, quand il voit Inen le temps dair, ^ 
hâte et court , jusqu'à ce qu'il anit en haaie es. 
Ftg. £ sabea be qne ien aoi gentils etini» 
riqnesa e jove d*ana^ 

r, de Gaucelm Faiàt 
Et TOUS savcs bien qne ja sois gentille et h: 
de ricbesses et jeune d'ans. 

Tant quant chaacos ama pins son pn» 
tant er alts el règne de Dec. 

rrad.deBède,îA.Jl 
Autant comme chacun aime phis son pn^ 
autant il sera éleoé au royaume de Dieu. 
Subst, Elacioa dejeta los alts. 

Trad. de Bède , fol. 63. 
Orgeuil abaisse les élevés. 
Qne de basses fes aus e d*Airx aossoo. 

AlMERI DE PeGCILAIN : To(l b»'- 

Que de Bas il 6t hauts et de hauts plos hsH- 
Ady. On bom plos avt es paôatt 
Mas pot en bas cbaxer. 

B. Z0R6I : On ho» 
D'autant plus un homme est monttf hoMi, ^ 
peut tomber en bas. 

Quar es tant alt pnîats 
Lo desin qne m tnrmenta. 

AlUf AUD PE MaHUEIL : Sesj"' 

Car le désir qui me tourmente est monl^»^*' 
Ad¥. comp, Era m ÙA d*AUT eh bas cbstf^- 
Rambaud de Vaqueiras : Wo m'«p^' 
Maintenant me fait tomber de haut en bas. 
£ cridA tan can pot sh aut. 

R. Vidai, de BEZArnuir : Uoa$ »"* 
Et cric autant qu'il peut en haut. 
Qne AUT E BAS denfra sa terra 
Pognes întrar ses tota gnerra. 

y. de S. Honorât. 
Qu'il put partout entrer dans » terre saoî»*"*' 
guerre. 



ALT 

Comparât, Dd loc alsor 
Jos al terrai. 

A. DiiinEL : Gbansoo d'na mot. 
Da lie« plus élevé en bas à terre. 
SaperUu. Qaan chai la faelha 

Deb AussoRs entrecîms. 

A. Dakiel : Qoaa chai. 
Quand tombe la feoille des plus hautes cimes. 
On per Melduor e Gaspard 
Fon adzorats FAltmmb tos. 

P. DU Vilar : SendaU. 
Où fat adoré l'enfant Très-Haut par Helchior 
et Gaspard. 

Subst, Car als tieos precx s*amQîa rAnaisMBs. 
P. Garbihal : Yen Vergena. 
Gar le Très-Haut est indulgent à tes prières. 
Tolc esser aernblana al Altismb. 

Liv. de Sjrdrac , fol. 9. 
Il Toolat être semblable au Tr^s-Haut, 
Tant es sobre los avssors. 

A. Dahiei. : Mot eran. 
Tant il est sur les plus hauts, 
âic. FA. Derant l'arche à Fo^Dea.... Et snr els 
tm plos Atf/rparnt de l'espalde en araont. 
Ane. trad. des lif. des Mois , fol. 6 et la. 
La ôté fermie de hait mors et de haltes tore. 
Yille-Hardovin , p. ag. 
Cam renimes en hait mer. 

G. GAUfAR , Haueloc, t. 582. 
Et la dame fa en la tor 
De aon castel montée hait. 
GaiiTiDr he Trotcs , Hist. lut. , t. XV, p. 241. 
%VA el palaU hançor, 
"Roman de Guillaume au court neg^ 
Et anssi le sien caer haultismt» 

J. DB BIecno , Trésor, ▼. 839. 
cxT. j4lt , altlsme, ksf. fort. Alto, it. Alto, 
ddsmo. 

a. Naut , adj, , haut. 
Tocs e VAirr castels. 

Lt^s dPtunors, fol. 39. 
Tours et hauts diâteaux. 

ÂTÎa senhoria vauta e bassa. 

Ttt. du xni« sièc, DoAT, t. Vni, fol. 264. 
Avait seigneurie haute et basse. 

3. Altamen, autament, adv,^ en lieu 
haut, hautement. 

E oonois qoe miels m*eatai - 
Qae si trop altambsv âmes. 

G. AmiLs ; Breu Ters. 



ALT 59 

Et je connais que cela m'est mieux que $i j'ai- 
masse en lieu trop élevé. 

Cridan autameht Nàrbona davant totz. 
Philomena. 

Crient hautement fîarbonne devant tous. 
CAT. Altament* bsf. port. xt. Altamentc. 

4. AuTET, adv,, hautement. 

E 1 rossiuhols aittxt e dar 
Leva sa rots e moT son chan. 

B. DE VE5TADOUR .* Quant erka. 
Et le rossignol haut et dair ëlive sa voix et 
commence son chant. 

5. Alteza y AUTEZA, S, f,, hautcsse, 
hauteur, lieu haut, altesse. 

La largaesa, la longoeaa, Tautrea e la 
pregandesa. 

Tr. de PBptt. de S. Paul aux Bphésiens. 
1a largeur, la longueur, la hauteur et la. pro- 
fondeur. 

Gloria sia a Dlea eu las autxeas , e pas sia 
en terra als homes de bona volontat. 

y. et Vert., fol. io5. 
Gbire soit à Dieu dans les lieux hauts « et paix 
soit en terre aux bommes de bonne volonté. 
L'altrza de là Deitat. 

Lejrs d*amors, fol. 118. 
La hauteur de la Divinité. 
Regina d^AiTTEZA 
E de senhoria. 

Persioor ; Verges. ' 
Reine de hautesse et de seigneurie. 
CAT. Akesa. esp. port. Alteza. it. A^zza 

6. Nautbza, s.f,, bauleur. 

Nautsza et eminenda. 

Êluc. de las propr,, fol. ij5o. 
Hauteur et ^minence. 

7. Altuea, j./., élévation, hauteur. 

Senher, trop parlats ricamen , 
Qnar yoi sentetz en altuea. 
Le Moihe de Movtavdou : Antni veto. 
Seigneur, vous parles trop imp^ieusement , paivo 
que vous vous sentes en élévation. 
CAT. ESP. PORT. IT. Altura, 

8. AxzoE, S./., haut rang, hauteur. 

En rictatz et en alzoes. 

Petrols : Gamjat ai. 
En puissances et en hauu rangs, 

9. Altiu , AVTiv, adj.^ hautain , élevé', 
fier. 



6o 



ALT 

Mm hom Airrxtift 
Er gréa inaneDs* 



P. Yi]>àL : Gea gnar. 
Mais homme hautain «era dîfficîlement riche. 
Si vos qu'ea altiva* 
Depresaobràatia. 

U» TKOCSADOVR AWOWYME : Si '1 doM joi«. 
Si vous qui êtes élet^ée d'un mérite très sup^ 
rieur. 

Et anc aervîdor meyns autiit 
Non ac la bdla a coî servi Trûtans. 

Baimond de MiRAVAL : Be m'agrada. 
Et onoques la belle que Tristan servit n'eut un 
serviteur moins^er. 
CAT. Alàu, MSP. SORT. Aitivo. 

ÏO. SOBRALTIUS, SOBRAtJTlU , a^^*. , Ifès 

haut, très élevé, supérieur. 
Car lo 80B]iAX.Tiua Talers 
De lei coi aai finz servire 
Es tant sobre tôt conaire. 

B. Gaivo : Temps e. 
Car le très haut mérite de celle dont je suis 
fidèle serviteur est Unt au-dessus de toute pensée. 
Yoatra grans yalors 
Es tan per drech sobeautita. 

P. Bremon Bicas notas : Be volgra. 
Votre grand mérite est si justement supérieur. 

II. SOBRENAUT, odf.f suT^haut. 
Lor soBRUf AITTAS partîdas. 

Elue, de las propr,, fol. i6l. 
Leurs parties sur-hautes. 

1 a. Alsar , AUSAR, V. , hatisser, exhaus- 
ser. 
Et ai AussAT lar pretz e lar valor. 

B. DE YEHTADOua : En amor truep. . 
Et j'ai haussé leur prix et leur mérite. 
Cnm elha s^auca, cel a del cap pokat. 

JPoëme sur Bœce. 
Gomme eHe se hausse ^ elle a frappé de la tète 
le ciel. 

Qui a'amîlia ai s*ax.sa, e qni s*aua plos 
que non dea, trasbnchà. 

Liv. de Sydrac, fol. i3l . 
Qui s'humilie assurément s* exhausse, et qui 
t^ exhausse plus qu'il ne doit , trébuche. 
CAT. Alsar. e»p. Alzar. ix. Alxare. 

l3. £sSAI.SAlfEN^ EXSSAUGHAXElfZ, ISSAL- 

SAMEN, S. /7I. , élévation, avantage. 



ALT 

El EssAUAMiHS déU fok non csBiaa 

Trtid. de JSèdt^ loi. 36. 
Vélévation des /eus n'est que bUaœ. 
Go fo als creslians malt cran aiaftAin 

P. DE CORBIAC : £1 B 
Ce fut pour les chrétiens un très grmad 
Sa dignetat e son tssaitssambv. 

F. €t Ven.^ fel. ^ 
Se dignité et son élévaUon. 
ASC CAT. Exahament. rr. In afte s menr a, 

14. ËXALTATIO, S,f. , lat- EXAI-Tiî 

exaltation. 
La EXALTATio de iancta4* . 

Calendrier profençid. 
L'exaltation de la sainte croix. 
CAT. Exaltaeiô. xsp. Ex€Ûtaeion. pokt. L: 
tacSo. n. EsalfOMcne, 

15. ESALSAR, KXALTAR, EYSSAUSAR, K 

SAR, V., élever, exhausser, exvtce 
. Tos hom qne ae bsaua er homilîatz. 
Trad. deBède, Ibl. ai 
Tout homme qui sV/âm sera sOmiasé. 
E sobre tots xsaACsaA aon prêts ge&. 
Pons na la Garde : D'an sirrento. 
Et éUve sur tous son mérite gentil. 
Etsxausae la sanela fd crestJana. 

Pbixaveïl 
Exhausser la sainte foi chrétienne. 
Ab qoe s coion byssaosar e fbrair. 
P. Caroim AL : Tôt 
Avec quoi ils croient f^ exhausser et 
Part. pas. Qals'nmilia er esalsas. 

Trad. de Bède, fol. t^ 
Qui s'humilie sera exhaussé. 
Totz hom qne se hnmilîa sera exaxtic- 
Cat dels apost, de Hotna, foL 3i. 
Tout homme qui s'humilie aeia ^lew. 
Len sera acabats 
Bios precx et tssaitssat. 

Le Moike de Foissak : Gorki 
Bientôt ma prière sera achevée et exoMcet. 
Avc. CAT. Exalsar. akc. rsp. Extûtar. n.hfi 
^arô. 

ALTAR, AUTAR, s, m., lat. altik 
autel. 
Las cros e lî altar. 

H. DE S.-Gtr : Ganson qw 
Les croix et les autels. 
El ALTAR major. 

TU. de la&y. Doat, t. CXL , SA. i: 
An plus grand autel. 



ÂLU 

Lo «an Mcrifiei de l'AQTAa. 

y. €i r^ri., fol. 5. 

Lt MÎnt Mcrifice de Vautei, 
A vc, rm. Un tf/c^ pur Deo tervîr lera. 

^RC. trad, des U». des Rois > (oL 9. 
CàT. BSP. FOftT. Altar. rr. Aîtare, 

ALTEA, J./, guimauve. 

La aigoa en laqoal soa coyta altka c 8e« 
nensa de li. 

Trarf. d^Atbueasis, fol. 17. 
L'aaa dans laquelle lont caites guimauve et graine 
de Un. 
ISP. rr. Altea. 

ALUDAf ^. yi> aine, alude « peau de 
basaoe colorée. 

Voyez Labbe, Ane. Gloss, ; Sainte- 
Palaye, col. 683. 

A]:.UDAa... per doUena... Sî las aludas no s 
▼endon. 

TiL du xiii« siée. Doat, t. LI, fol. i58. 
Alues— par doosaine... Si les alues ne se vendent. 
CAT. Ahtda, 

ALUM, ALUNy^. //t., laL ALpne/f, alun. 
Grana e roga e bresil , 
, Godi et ALUN atressi 

Tnd. de PÉmang, de PEn/tmce. 
Écsrlate et guance et brësil , psstel et alun aussi, 
len tenheraî ben e lîalmen ab grance et ab 

ALUM. 

Cartutaire de Montpellier, fol. 117. 
Je teindni bien et loyalement avec garance et avec 
oiaii. 
CAT. Abtm. BSP. Alumbrt. it. Allume. 

2. ALLuuiiroSy adj\, lat. alumikosuj, 
alumineux. 

Ayga Aixtnf nroxA et semlans de lasqaals , 
per art o per natnra , se Jb... aluz et aeiiilaiis. 
Elue, de las propr., fol. 37a. 

Eau alumineuse et semhlaLles desquelles, par 
ut 00 par rature , se fait... alun et semblables. 
ESP. POKT. Aluminoso. n. AUummoso. 

3. Alumenar , EKALUMEifAii, V. , dluncF. 
Que no ALtmaiiABAi blanc ni Uaa per 

tenber en grana khalumevada. 

Cart, de Montpellier, fol. I vj. 
Que je n*alunerai blanc ni bltu pour teindre 
en fcarlate alunée. 

ISP. Altimhrar. it. Allummare, 



AMÂ 61 

ALZOTfA, s./., Alsonne. 

Dans un lieu appelé Alsonne , se 
trouvaient vràisenfblablement deuiC ro- 
chers remarquables par leurs massés , 
et opposés l'un à l'autre, mais à quel- 
que distance^ 

Des troubadours ont fait allusion à 
ces pierres d'Alsonne. 
Qa*ans cngey leresaon las peyras d*ALzoaA, 
L*ana Tes Paris, e Taittra ves Toleta, 
Qa*ella , per a!aso, m fos mala ni fellona. 
G. Pisaax DE Casals : IVuu len. 
Je pensai qu'on enlèrerait les picnvs d* Alsonne, 
l'une vers Vkris , et l'antre vers Tolède , avant que , 
pour cela , die me fût mâchante ni trompeuse. 
Ar saî qae s tocan las peiras d^ALEONA. 
Raimohd de Miraval : Chansonda. 
Mainterant je sais que les pierres à* Alsonne se 
toucbent. . 

AM , AMB , prép, , avec. 

Assez généralement am est employé 
au-devant des mots qui commencent 
par une consonne, et amb au-devant de 
ceux qui commencent par une voyelle. 
Fait lo tomeyhament, Roland e N Ay mè- 
ne, AM los Inrs, a*en tomero vayaNarbona, 
AM gran gasagb e am gran gaag. 

Philomeha^ 
La combat fini , Roland et la seigneur Âymeri , 
avec les leurs , s'en retournèrent vers Kaibonna » 
aifec grand gain , et avec grande joie. 
Foasem amb eb martirixaiz. 

V. de S. Bonomt. 
Nous fussions martyrisés at^c eux. 
ConJ. comp. am qui sia vera-e corals. 

Contricio e penas infimals. 
Pourvu ^'elle soit vraie et du cœur. 

Les troubadours ont très Rarement 
fait usage d'AH et .(I'amb. 

AMA 9 s, f,y lat. HAHO^ bameçou. 
Aissi 00*1 peis qne s^eslaissa el cbandorn, 
£ no aap re tro qne s*es près en Tama. 

B. DK Veittaboqr : Be m'an perdnt. 
Ainsi que le poisson qui s'élance à l'appât , et qui 
ne sait rien jusqu'à ce qu'il est pris è Vhameçon. 



6a ÂMA 

CanMyre caat a tendat al on, c ti gieU md 

perlViiA. 

F. et Vert.» fol. 23. 
Quand le ohaiMor a t^o k Voun , et loi jette 
du miel pour Vhanuçon. 
▲ne. Fi. Car le poiason c*on prent k Vain. 
Amon m'a sonspm à eon tûn, 
Fabl. et cont. amc. ^ t. U , p. 39^; t. IV, p. 338. 
CAT. Am f fuun, ir. Ariio. 

AMANDOLA , amblla ^ axsvta ,#./.« 
lat AMT^aLA, amande. 
Figas... . nras , AKAm>ot.AS. 

Doctrine dêê Faudois. 
Figoa.... rabiot, amamdet. 
Fer èhatcona bettia qaî porte amahooIiAs. 
Ckariëdu péage de Faïence, Hitt. deFaL, p. 997. 
Pour chaque béte qui porte amanifia, 
OU de AKBLI.AS douas. 

Trad, ^AUmcoêU, foi. 55. 
Hrnle à*amandes douces. 
AMXHTAa e oomî , anis e ris. 

Tit. de ia48. Doat, i. CXVI , fol. 17. 
Amandes et cumin , ani« et rii. 
CAT. Ametlla, aap, Almendra, roar. Amendoa, 
XT. Mandorla, 

a. Amell, AMELiEa, #. 171.^ lat. AMrgda^ 
uiSf amandier. , 
Qae prendo pastara de flon d'AMxx.ts. 

Sluc, de las propr., fol. i43. 
Qui prennent pâture de fleurs d'amandien. 
Preoegaien, AvaLixas. 
Milgranien, AVEuans, son espedal.. 

, Li^s d*aator$ , fol. 5r et 48* 
Pédier, amandier, 

Grenadien, amandiers, sont cp^eiauz. 
CAT. Ametiler, sar. Almendro, zo&t. Amen- 
doàra* ZT. Mandorlo» 

AMAGARy V., cacher, musser. 
No'l pot colmr ni akaoaa. 
Ni 1 pot escondir ni oelar. 

Contrieio e penas infemals. 
lie le peut couvrir ni musser, ni ne le peut 
caclier ni céïer. 

Amaouitx nos entre Elbenc el Finar. 
HA^nAUS DE Yaqueulai : Honrat marques. 
Vous nous cacA^Ce# entre Elben et le Finar. 
£ parti s d*aqni, et akaoust d*eU. 

Fragm» de tnuL de la Passion', 
Et se retira de là , et se cacha d'eux. 
AdoDcas ae akaoarav 
Us et antres I e întraran 



les antres 



ÂMA 

Desols las rooas en laa M mat 

Contrieio e pemas ûtfermmh 
Alon se cachetant les uns et 
entreront sout les rodies dans l«a cn^cm 
Falhlr se pot eobrir 
Un temps et AMAaAm. 

lÏAt. HE Mous : Sitôt 
Faillir se peut couvrir et cacher xat 
Part. pas. Ni per loos amaoate. 

F, ai Fen., fol. x 
I9i par lieux cachés. 
CAT. Amagar, 

9* AmAOAnAXEN , ad0, , secrètement 
Qn'elh Tengnes AMAOADAicnr. 

^rep. eFamor, CaL 5^. 
Qu'il Ttut en cachette. 
CAT. Amagadament. 

3. Amagament, s. m., action de secadr 
Léo esta al camp patent, cnm si rcpeu 

AMAOAMisT Tcrgonha. 

Ekte. de las propr., foL sS^ 
Le lion demeure au champ patent, comar 
rëpntait honte V action de se cacher. 
ASC. CAT. jémagamem. 

4. Amaoatailh y s. m,, cachette. 

Et aria boraaa et akaoatatuis. 

Fragm. de trad. de la Pttssia^ 
Et il STait bourses et cachettes. 
CAT. Amagaudl. 

5. Esif AOAa , V. , cacher, musser. 
Comesset lo a repenre, e dis li : Per (prT« 

aSMAGATS ? 

Roman de la prise de Jéntudem , îiA^i. 
n commença k le reprendre , et lui dit : ISkt?» 
vous cachez-vous ? 

AMAR, V., lat. aiub^, aimer. 
Nnb hom non pot ben chanur 

Sens AMAR... 
Ges non suy tan desesperatz 
Qa'iea non amxs, 
S*!ea fos amatz. 

B. DE YENTADOUa : Estât si. 
Nul homme ne peut bien chanter sans aimer. . «. 
ne suis pas tellemenl désespéré que je n'aiantf 
si j'éUis ainté. 
Part. pr. Amas rin et amas morraL 

Poss DE La Garde : Ben es drais. 
Je vis en aimant et je mouriai en aimant. 
Part. pas. Qne si ien fos per altra domn* as ati 
R. d*Orasge t Ah noa cor. 
Que si je fusse aimé pat une autre dame. 



AMA 

::. PB. Tel mcsder n*ai gc mie chSer, 

Te €un trop miax «stre boachîer. 
Le Renart eontr^ait. Roiult, t. II, p. 370. 
r. BBV. vomT. Amar, it. Aman, 

fLMAi>AMsifT , ad»,, d'une manière ai- 

nante , avec amonr. 

Et gardes entegrament et avaoambbt tot£ 

Dps. 

Tu. de ta48. DoAT, t. GXXXVII, fol. 221. 
*lt gardât toujours en entier et avec amour. 

Â.MORAR y "v. , rendre amoureux. 

Sors joys , per qoe tais s'amora. 

Qa*anc en yrem mal non trays. 

GiRAun DE BoiHEiL : Quftn brancha. 
La joie surgît , c'est pourq^ tel se rend amou' 
'3c qui jamais ne sent mal en hirer. 

kMOTBLTAKK , 7),, rendre amoureux. 
Antrei c*amors sVhorbia. 

liAlCABatfS : Per savl 1 tenc. 
T'accorde qu'amour devient amoureuX' 
c. CAT. Amor^far. 

Ama^ns, s. m., amant, ami. 

Tro 1 nom d'AVAns 

En dmt se mode. 

Bambavd de Vaqueiras : Kalenda maya. 
lusqu'À ce que le nom à* amant se change en galant. 

AmaIILB , AXADOB , S. m,, lat. AMATO& 9 

smant, amoureux, ami. 

Pois cilb cai m! ahaieb, 
Qa*e8 la geosor qa*anc fos, 
Toi mi e mas chantos. 

G. Faidit : L'onrat jausens. 
Puisque celle dont je tnis amant, qni est la plus 
ntille qui fut jamais , l'eut mot et mes chansons. 
Per que ta g axadok 
Son goay e caotador. 

B. DE Yemtasoiiii : Lo gens temps. 
C'est pourquoi tous les amoureux lont gais et 
iiantcurs. 
Amaire delà homes en aqaest mon. 

Cat. dels apott. de Roma, fol. 7g. 
Ami des hommes en ce monde. 
\nc. FR. Et si cnidast bien li donsiana 
Estre atnmeres de dames bêles. 

Fahl, et cemi. amc., t. III , p. 1 18. 
CAT. isv. rowT.Amador, zt. Amatore, 

. Amaiutz, s./,, Ut. AMA/Aix, amante, 
amoureuse. 



AMA 63 

Qn'entr^AXAiBm et amua 
S'ea mes oa pales enjaoa. 
Aunai DE PEsinx.Aar : Ma&tas res. 
Qn'entie amanUt et smanU s'est aûse une trom- 
perie ourerte. 

8. Ajia&essa, s,f. , amante. 

Toit U fin amadors e las finaa amasusas. 

y. de Guillaume de Cabeetalng, 
Tous les fidèles amanU et les fidèles amanUi, 

9. Amor, 1./, lat. AMoa, attachement, 
amour. 

. AitoE ni socieUt ab loi non snria. 
Titre de iiy^. 
n n'aoïait avec lui attachement ai soci^t^. 
Los bea d'AMoa venon a tart, 
£ 1 mais ven qoaaqan dia. 

P. Gaboiital : Ben tea. 
Les biens d'amour viennent tard , et le mal vient 
chaque jour. 

— Mj/tholog. le dieu d'amour, les 
Amours. 
El diea d'aicoa m'a nafrat de m lanas. 
Albert de Sisteroh : En amor ai. 
Et le dieu à* amour m'a bleis^ de n lance. 
Quant Proesas hag dit son agrat, 
L'Anos son en pet lerat. 
Un tkousadocr anohtme : Seinor, roi que. 
Quand Prouesse eut dit ce qui lui plut, les 
Amours se lont levÀ en pieds. 

LOC. PrO DeV AKOl. 

i^enneat de S^a. 
Pour Pamour de Dieu. 

Per amor Dirv mi feaes 
Ma dons quelque bon asber. 

B. DE Vbhtadovr : Bel m'es. 
Pour V amour de Dieu que ma dame me flt quel- 
que bonne indication. 

ANC. FR. Qu'omor/ me le prie et epmmande, 
Homan de la Rote, v. 33. 
Por amor Dieu le glorionx.... 
Sire , merci por Dieu amor, 
Fabl. et cont. anc, t. II, p. 33 et 87. 
CAT. fesp. PORT. Amor, rr. Amore. 

10. Amoes , S, m, , la gaie science des 
troubadours. 

Donx H trobador noel Tengoan pozar en 
aqoestas leys d*AiioRa, qnar aysai es la fons 
d'esta gaya acîensa de troliar. 

Leys d*amort, fol. i. 

Donc que les troohsdours nouveaux viennent pui- 



64 



AMA 



•er «n ces \msàe^»ie teiancf, ar ici «it la foaUine 
de cette gaie acieiice de trouver. 

n. AvAKSA, AiMAHSA, J./., aiDOur, atta- 
chement, afTecfion. 

Mas gréa Tcireia fin* amassa 
Ses paor e srs doptanta. 

B. DC YEirTASOUX : Al» joi mov. 
Mais diibctlenieot tous verres nn pur amour 
sans pear et sans crainte. 

E sai qoe disetz soven 
Qoe fraîtnra d'antrViMAirsA 
Me fai vas vos venir hamelian. 
ÂiXKRi vt Pegoilaik : S'ar sai. 
Et je sais que vous dites souvent que le manque 
d'autre amour me fait venir humble vers vous. 
AHC FE. Sî va dire par grand amante: 
En Dieo ay tonte ma fiance. 
LoaurcAr , Bist. de Bref., t. II , p. 719. 
AVC. TT. Cbe noi trasse ad €unanxa, 

BARBERiiri , Docum. iFamort, p. 372. 

1 2. Amatiu y adj,, aimant , capable d'aî- 
mer. 
De be amatita e de ma! fugitif. 

Elue, de las propr.» fol. a3. 
Aimante du bien et fugitive du mal. 

ÏT. jiflUUtPO, 

i3. Amoros, adj\, amoureux, amical, 
qui appartient à Tamour. 
Be sni gays et am obos , 
Dona, per amor de vos. 

Albert se Malespine : Dona a vos. 
Dame , je suis bien gai et amoureux pour l'amour 
de vous^ 

Pane sap de l*AXOEoaA ley. 

A .Danisl : Ab plaser. 
11 sait peu de la loi amottreuse. 

Et als amies es francs et AMonoa. 

Bertraks no Pcoet : De sirventes. 
Et il est franc et amical envers les amis. 
CAT. Atnoros, isp. port. it. Amoroao, 

1 4. Amokosït, adj., amoureux, qui con- 
cerne Tamoun 

Uamoroseta bevenda 
No fericab son cairel 
Tristan nuisent plus fortmen. 

B. ZoBGi : Altressi. 
Vamoureuse boisson ne frappa pas pins forte- 
ment avec son trait Tristan ni Iseult. 
XT. Amorosetto» 

i5. AxomosAMxir, adt\, amoureusement. 



AMA 

LaVwa domnA Tfelai, 
Qoi tan gen vos acnlhit 
E taa AHiMOBAisnr. 

Peyrou : Qouat aman. 

La bonn^dame méritante qui ai g«ntimc=. 1 
accueillit et si amoureusememt, 
CAT. AmorosamenL lar. post. tr. A^ri 
mêtut. 

16. Ahig , s, ni, y lat. kmi€uu , ^3 
amant. 

Terays amxx es aqnel qae ama en «cr>i 
Ut aissl co en prosperitat. 

r. «« Ferr., W. r 
Vrai ami est celui qui ainae en advens/ .1 
qu'en psospërité. 

Ai Diensi qnant berna fora aaion 
De dos AMics. 

B. SE YEHTADOua : Ja va» 
Ah Dieu f combien serait bonne rasaour i? - 
amants. 
CAT. Amig. BSP. PORT. Amigo. it. Ank-, 

17. AXIGA, AMIA, S.f,, lai. AXTCA,ia 

amante. 

Car*AiuoA, dooss*e iranca, 
Covinens e belVe bona. 

P. Vidal : Car'amUz. 
Chère amante, douce et franche , agréabU ri 
et bonne. 

Qne fan là Toatra amia? 
Amie, cnm la volets Uîaaar? 

B. DE VeMTADOVR : Eb xln 
Que fera la votre amie? Ami, comment ics.' 
les la quitter) 
CAT. BSP. PORT. Amtga. tT. Arnica, 



18. AxiGOOT, S, m. , petit ami. 

E cafo s*oiii aver amie ~ 
Lai on no 8*a ges amiouot. 

Atf ARtRtJ DES ESCAS : DoDS per CB. 

El on s'imagine avoir ami là o& on n*a p» .' 
ami. 
CAT. Amiguet, 

19. Amable, ndj\, lat. amaiuleiW; - 
mablc. 

Galqne cansas son. amablas. 
Tr. de VBpiire de S. Paul aux PhiUff^ 
Quelques chases sont aimabUs. 
CAT. BSP. Amable» port. AmavêL rr. Aausi- 

ao. AxiGABLZ, adj,, lat. ahicabùx:^ 
amiable, capable d'attachement 



AMA 

Per arIntM arbUrador o am icablk oompo- 

nedor. 

SiatuU d€ Hontpelliêr de ia3t. 

pQor arbitre arBitrateur ou amiable çompocitear. 

O AMXQâBi.B8 componedors. 

Tit. de M69, Jrch, du Hof.» K, 17. 

Oa amiables compocitaon. 

Homa... hama e traiu1>le et amxoabx.1. 

r. et Vert., fol. 56. 

Homme... humam et traitable et capable d^atta- 

ehemenU 

ASC va. Car masculin est moult liaUe 

Ayec féminin amiable, 

La fontaine des amoureux, t. 556. 

CAT. jimtgabît. 

ai. AmGALMENSy AMIGABLAMEWT , ttdv. y 

amicalement. 

Car m'as repres non pas AitiGALMaira. 
B. CAESOinx , Coblai triadat. 
On ta ne m'as point repris amicalement. 
E sia recenbats a]iioabi.ambkt. 

Trad.de la règle de S. Benoit, fol. a6. 
Et soit reçu amicalement, 

is. AmsTATZy S» m,, amitié y attache- 
ment, témoignage d*amitié. 
E qoan me soi de tos lonhatz, 
Cre^s e dobla pos Tamistatz. 

AaHAim DE MARonL : Dona genser. 
Et quand je me suis âoigs^ de toos , Vattaeho' 
ment cxott et double darantage. 

Qaar salols, ni amistati 
Ni messatges no m*en ve. 

B. DB Vbhtadoub : Gonort. 
Car saint , ni amitié, ni message ne m'en Tient. 
ABC. FB. 

Nâymon, dist-ele, je tos doing va'amisté. 
Roman d'Agolant, t. i3i6. 
CAT. Amistaf. xsp. Jmistad, pobt. Amizade, 

rr. Amistà. 
î3. Ajuouajz, ^. m,, attachement, affec- 
tion. 

Qni vol ansîr gesta reyâl 
E de gran amiouajb. 

F. de S. Honorât. 
Qni Tent onir geste royal et de grand attachement. 

a4. Amistansa, s,/., amitié, attache- 
ment. 
Qoe cors non pot pcnsar ni boca dire 
L*amor qae îUi teing ni la fina amistausa 
H. BauiTET : Cortesamen. 



ÂMÂ 



65 



Que coenr ne pcnt penser ni bouche dire Tambur 
et le pur attachement cpie je lui porte. ' 

Qai Tol aver complida amistaitsa 
De Jbesa-Crist e qui 1 voira senrire. 
B. Gavcelm : Qui yol arer. 
Qui veut avoir entier attachement de Jësua^brist 
et qui le voudra senrir. 

Avc. MBt, Amtsùansa, ahc. pobt. Ardistanca, 
rr. Amistanza. 

25. Enexic, s. m., lat.liriMic^^^ ennemi. 
Très BABM xcx e dos mais senbors ai. 
H. DE S.*Cyb : Très enemicx. 
J'ai trois ennemis et deux mauvais seigneurs. 
Qa*el mon non ai tan mortal xitsmic. 
Pons de Gapdueil : Astruc. 
Que je n'ai aU monde si mortel ennemi: 

Spécialement — L'ennemi du. genre 
humain, le diable. 

Qni no fai so qoe Dieos manda, 
L'bvxiucx Ta en sa landa. 

P. Gardibal : JKesum-Grist. 
Qui ne fait ce que Dieu commande , le diable l'a' 
en son 4omaine. 

Tostra passios mi sia défendons , 
Qoe no mVndian TairBif ics qnem vai tentant. 
ÂRHAVD Catalan : Diens veraû. 
Que votre passion me soit protectrice, afin que 
Vennemi qui me va tentant ne me séduise pas. 
CAT. Enemig, Ksr. Enemîgo, pokt. Jnimigo, 
rr. Nemtco, 

a6. EifEMiA, s,f.9 lat. utimica, ennemie. 
Pns er Tam tan qoe m*es mala bhbxca. 
GuiLLACME BE S.-DidieB : £1 mon non. 
Puisque je l'aime tant alors qu'elle m'est m^ 
chante ennemie* 

CAT. BSP. iEnemiga, «okt. Jnimiga, iT. iVe- 
mica, 

27. EwiMiGABLAMETrr , adv,, Irréconcilia- 
blement. 

Tasiblament serais enveîa, mas ehimxga- 

BtAMBNT. ^. « 

Trad.de Bide, {<A. G. 
L'envie s'irrite Ucilement , mais irréconciliable^ 
ment. 
ANC. CAT. Enimigablament. 

28. IwuiiciTiA, ^./, lat. iNiMiciTiA, in- 
imitié. 

iNXMictTiAS et malvolensas. 

Statuts de Provence. JoUBN , 1. 1 , p. 35o. 
Inimitiés et malveillances. 

9 



66 



ÂMÂ 



ABC. Bsr. VOB.T. immiâda. it. Jmmicvùa. 

39. Enexistat, s,/., inimitié I rupture. 
Q'as d« corteza TolQntat 
La £ai sens gîoh d'aniicuTAT 
Goardar. 

C SE GABEST^tMG .* Aîssi catii mUi. 
Qu'usage de courtoise Tolonté la Oiit considérer 
sans ruse à'inimitié, 
CAT. Enemîstat. ur. Enemistad. voet. /ni- 

3o. ÀDAXARy v.y aimer. 

Yos prec que m detz tal coaselh 
Qu'iea aapcha faen adahae. 

G. RiQUiKE : Jbetu-Crist. 
Je voua prie que tous me donniea tel conseil que 
je sache bien aimer. 
ASC. 187. Adamar, * 

3i. DE^AMARy v.> cesser d'aimer, dé- 
daigner, haïr. 
Trop mi podetz longamen mal roler, 
Si m DBZAXATS qaar iea vos soy amaire. 
BcRElTGEE SB Palasol .* Boua dompna. 
Voua me pouvex Touloir mal tria long-temps , ai 
TOUS me haïsses parce que je'anis votre amant. 
Avc. f E. Donc aaveras tost aimer 
Et après desamef, 
£vHARD, Hisi, lut., t. Xni^p. 69. 
Je crains... qae votre oœar n*apprenne petit 
k petit à me dêsaimer. 

S. Frahcois se Sales, Leit. diif, , p. 187. 
AVC> CAT. £ si dês€un, no m sia dada colpa. 

AusiAS MaecE : Per lo cami. 
ESP. Paesqoe soy tan desamado 
Yo me deva d^seunar. 

J« SE BfkEA , CaTicion. gen. 
rOET. Desamo mi perqne me desamades. 

Came, âo eolL dos Nob. de Lisboa , fol. 5a. 
rr. Ve' Taltro che in an ponto ama e desama. 
Petbaeca , Triom. d^am. , c. 3. 
E mortalmente il disamà.., £ lo disamavtmo 
mortalmente. 

Cento novelle antiçhe, 60. 

3i. Desamor, Sn f,, indifTérencei dés- 
afTection. 
Qu'amors perd son nom e desmen , 
Et es DBSAMOE planamen , 
Pois merces no i pot far socors. 

FoLQOET SE Maeseille : Molt î fes. 
Qu'amour perd son nom el le dément, et est 



>i-j. 



AMA 

pleinement indiffërene» , lorsque an 
faire seooars. 

Avc. CAT. Detamor^ esp. voet. 
Dhamore, 

33. DssAMANSA y S. f. , indififérencr 
dédain, désaffection. 

Qa*hom en ven Iea de totx en desau avk. 
Le MoiirE de Fossah : Ben voJrâ. 
Qu'on en vient bientôt entièrement en déa^ffecir- 

34. Dezaxistat ., s. /: , brouillen 
refroidissement. 

Qaant liom non pot nna aetmmnE 
Us bos amicx estar ab antr'en pEtx , 
Ses grans enanta e ses dexamiotate. 
B. DE Ventadoce : Ja naos cfaaoUn. 
Quand on ne peut une semaine êtro bea r 
arec un autre , en paix , sans grands cnanis et « 
brouUleriês. 
Avc. ESP. Desamhtad. 

35. Dezamoros, adj. , indifTérent, àa- 
affectionné. 

Can pes cam soi tomat desamoeos. 
Folquet se m axseille : Per Deu amor- 
Quand je pense comme je suis devenu indiSëtH 
Qa*anc non amet, ben Ten poesc escondut 
Ans es nescis dbzamoeob proata. 

Pons se GApdusil : Tant m*a donar. 
Vu que jamais il n'aima , je puis bien Tes ;»- 
ti6er; au contraire, il est démonlrtf un niais iaci- 
férent. 

CAT. Deuanorof. esp. Desamoraso. rr. Désams- 
roso, 

36. Enamorar y V. , aimer, chérir, af- 
fectionner, énamourer, amouracfaer. 
Un gosset li fasia festa, e s metia e sa faoia. 

e li santava el coU, e lo senhor lo exavosati 

ab gran gang. 

r. et Vert., fol. 61. 
Un petit cbien lui faisait fête , et se mettait sr 
ses genoux , et lui sautait au cou , et le aeipev V 
chérissait avec grand plaisir. 

Qa'anc mais no fo leos a extahoeae. 

G. Faidit : Mon cor e ne. 
Qu'onoques mais je ne fus facile i amman^ter- 
Miravals s^extamoeet de n* Azalais. 

F. de Raimond de MumtoL 
Miraval %*amouracha de la dame Anlaîs. 
Et BVAMOEBT sé de loi et el de la dona. 
y, de Bernard de VenUidour. 
Elle tt* amouracha de lui et lui d'elle. 



AMA 

E U anstl n van urAMOEAir 
L'oDs pels antres. 

B. DB Vemtaoove : Qniii la fuelha. 
Et le» oÎMaax s'en TQot dêvenatU amouratx les 
«nt pour les autres. 
Smàst, Al prim de iiottr*ssAMOBAR. 

B. DE Ykhtadour : Qoan lo» 
Aa eommencement de notre amouracher. 
Part.ptu. Car, a mou dan, soi trop bhaxoratz. 
G. Faxdit : Mon ccr e mi. 
Car, à OBOn dommage , je snis trop amouraché. 
Caissi m fiidero très sorors, 
Eq aqnella ora qn*iea fifî natz, 
Qne totx temps fos bsamoratz. ' 
Un TBomiADOOR ANOiTTMv : Domna iea pren. 
Les trois sœurs me fëèrent ainsi , en cette heure 
qoe je f ns n^ , que je fusse en tout temps amouraché. 
Avc. ra. Car jVn sois rooolt énamourez. 
La fontaine des amoureux , y. 869. 
Nul ne se doit énamourer. 

Œuvres d^ Alain CharUer, p. b%\. 
Grant pièce ai illee deroonré 
De bel-aocneil enamoré. 

Roman de la Rose, t. 33ao. 
GAT. ESP. roET. EnamoroT» rr. Innamorare. 

37. ëkaxo&ambnt, s. m, y amour, atta^ 
chement. 

De Tristan e dTsolt los evamoeahshts. 
P. DE CoRBiAC : £1 nom de. 
Les amours de Tristan et d'Isenlt. 
CAT. Enamorament. esv. Enamoramiento. 
pOET. Namoramento, rr. Innamoramento, 

38. Desanamorat , adj. , indiffèrent , 
qui n'aime plus, désaffectionné. 

Fer qa*îea Tnelh mais esser paabres onratz, 
C avols manens desakamoratz. 
T. o'ÀiMEEi ET DE G. SE Beequesah : En Bergnedan. 
(7ett powrqnoi j'aime mieux être pauTrebonortf , 
^ lâche ridtard et indiJféremL 
Aie. FE. Mais est-ce nn coap bitii sàr qne yotre 

seîgnenrie 
Soit détanantourée, on si c'est raillerie? 
MouÈES , le Dépit Amoureuqc ^ act. I , se. 4* 

39. SoBRXVAMOBAT y adj, ^ cxalté en 
amour. 

fiiont es mal amats 

TotC llOm SOBBBEAMORATS. 

GiEAVO DE BoBHEiL : Si mou cor. 
Tout homme <uM/<r ^ amour est très mal aime. 



AMA 67 

40. Enteâmaa, V. , entr'aimer, chérir 
réciproquement. 

Tôt aissy es d*ome e de femna qnan ^joi- 

TBAMO. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 74.. 
Tout ainsi est d'homme et de Csmme quand ib 
s'en/r'aimenf. 

AHc. FE. Apres cest mot s*entre besierent 
Cil qni onqnes ne i*entr*amereni , 
Ne ja jor ne ts^entr'ameront. 

Roman du Renartj t. I , p. ai i . 

4 1 . SoBBAMÀR , V. , aimer à l'excès , 
aimer trop. 

Sols sni qne sai lo sobrafan qne m sorts 
Al oor, d*amor soAwn per soeeamae. 

A. Daniel : Sols sui que. 
Je suis le seul qui sais Textrême chagrin qui me 
surgit au cœur, sonffirant d'amour pour aimer à 
l'excès. 

Et tôt alsso m ren per soeeamae. 

Gm dIJisel : Ges de chantar. 
Et tout ceci me Tient pour trop aimen 
Qne len m pot perdonar, 
S*ien failli per sobeamaa. 
Ricbard de Barbeziecx : Atressi eum l'olifans. 
Qu'elle me peut facilement pardonner, si je faillis 
pour trop aimer. 

42. SoBRAMOR, S,/,, amour excessif, 
passion. 

Qn*il SOBEAMOES qn'ien Tai ro*en te. 

GiBAVO DE Saucmac : Per solats. 
Que l'extrême amour que j'ai pour elle m'im 
retient. 

43. SoBREifAMORAMEir ^ S, m. , extrême 
amour. 

Dompna , en ai nn nsatge 
Qn*es, segon mon escîen, 

Per SOBEEVAMOEAMEH. 

CktKSSt : Aisso m doua. 
Dame , j'ai un usage qui est , selon mon savoir, 
par extrême amour. 

AMAR, atff., lat. amasms, amer, triste, 
rude. 

Fontainas candas, antrw fireydas, antras 
AMAEAS, antras saladas. 

£iV. de S^dracj fol. 55. 
FonUines disodes , autres froides , autres amkree, 
autres salées. 



68 



AMA 



Sitôt Fanrfe s*es a m ara , 
Don 8*ecUirci89on U l»raDc. 

GiRAoi) DS GALAifsoif : Sîtot l'aux». 
Quoique Tûr ioit rudej de quoi les branches 
s'ëdairciuent. 

Fig. Mais er oonoïc qne ramara 
i)*aqnest segle es amaa». 

GiRAim DB BoRHEiL : Be rty e eonoac. 
Mais maintenaut je connais qœ l'aimer de ce siècle 



Suht, E'I dok m'ea toniaU en amar. 

ÂMkVnv DBS EtCAS : Dooa per. 
Et le doux m'est tourné en amer. 

E m*es AM A& qnar en non snî amatz. 
SoRDEL : Entre doisor. 
Et il m'est amer de ce qne je ne suis aimé. 
CAT. Atnarg* bsp. roax. Amargo, st. Amaro, 

a. Aharamen, adv,y amèrement. 

£1 comensoet de plorar mot akarameits. 

Hist. abr. dt la Bible, fol. 6*3. 
Il commença à pleurer très amèrement. 
CAT. Amargament, xsp. poet. Amargamente. 
IT. Amarwnente* 

3. Amaribot, adj., amer, aigre. 

Perqn* us sonetz fiii gaaliartz , 
Ab motz AMARtBOTz bastartz. 

PiERBE i/AoVEBOifE : Gbantani. 
Farce qu'il fait des sonnets trompeurs y avec des 
mots aigres bâtards. 

4. AjTAaos, adj\, amer, triste. 

En AMAROs gems. 

F. et Vert., fol. 88. 
En amers gémissements. 

5. AxARoa, AMAROOB, s,f., amertumc. 

E tan tost torn en akargor 
Lo joy d'aqoeat segle leogier. 

PoEBiiE v*Ai7YER0MB : De Dieu. 
Et si Tite tourne en amertume la joie de ce siècle 
léger. 

Qne poa m*anci per lo dolz Tam aroes. 
SoasBL : Entre doisor. 
Que puisque l'am^rtome me tue parle doux. 
Am AROR de boca. 

Elue, de las propr., fol. 3f. 
Amertume de bouche. 
Cazet el lieh de dolor e d*Aif aror. 

Cat. dels apost. de Roma, foL 207. 
Il tomba au lit de douleur et d*amertume. 
CAT. Amargor. avc. es». Amaror. isp. non. 
poâT. Amargon n. Amarore. 



AMA 

6. Ama&kzA) s,f., amerlame, tristâ^ 
An ARBZA e forcenaria. 

TnuL dm Bide, foL 3^ 
Tristeise et folie. 

AHc. CAT. Amarguesa, rr. Amarezxa^ 

7. Amaruns, s.f,y amertume. 

E Tolt donz en amaruv». 
Pierre d*Auter6NE : Bels sn'es doua. 
Et tourne le dons en i 



8. Amaatat, #./.5 amertume. 

Tis trop begat ea amartatt de PanBs. 
Trad: de Bhdmj, foL 43 
Tin trop bu est amertume de l'&me. 
La AXARTATz , !o peccRtz clz pena del «t 

Liv. de Sjrdrae, fol. <p. 
L'amertume, le péebé et la peine du sièd«. 
AHC. PR. Escnrit per amertet mis ois. 

Ane. trad. du Psautier, Ms. n* i . f 
Plein de misère et à'amerté. 

Marie de France , t. II , p. 4;< 

9. Axa&gaa, V,, rendre amer, csee 
amertame. 

Tais morceb qne pnets rAMAR«A. 
Gavavdaic le Vieux : Lo ao. 
Tel morceau qui puis lai cause amertumt 
Part. prés. Sa vida , qn*es de gran dolor, 
Uoloyrosa e AMAR&Aira. 

y. de S. Aiexu. 
Sa tie , qui est de grande douleor, dookw"- 
et amère. 
CAT. BSP. PORTi Amargor. 

10. Ama»ejar, V., avoir le goût aiB«r 
Mascbat entre dens es mol ni AMASUi 

Ginesta gastada amareja. 

Elue, de las propr., fol. 199 et ai o. 
Macbtf entre les dents il est mou et a goût sbsf- 
Genét gouttf a goût amer. 
Part. pris. Es fels amarrjavs. 

Nat de Mons : Sitpt Boa 
Est fiel ayant le goût amer. 
ANC. CAT. Amarejar. rr. Amareggiare. 

11. Amarzir^ i>., rendre amer, roà 
causer de l'amertume. 

Qae pneys del fnig amarsu la aabor. 
B. JoRDAH : S*îra d'aaior. 
Qu'ensuite il rend amère la saveur du fruit. 
Qn*en la boca m fez al prim doldr 
Co qae m*a fait poia el cor AMARcrt. 
AiHKRi SB I^ViLAm : De fin'asur 



AMA 

Que me fil d'abord derenir doox en U Wndit ce 
^"il m'« fiiit «Btuite devenir amer an coBor. 
Qoan ranra dooiM s'amaecu. 

GncAMOHfl : QittB Vïïon. 
Quand l'air doux m /aii rude. 
Piu aman m'en amaksis. 

PiXBBE b'Aitverghb : Al descebrar. 
Dqniis qu'aimer m'en cause de Vamuriume. 
paru pas, E pel tempa qiM Tei AMAmnr. 

DscDES PB Prades : Mo m pneac. 
Et par le tempa que je Tois devenu rude. 

ir> jâmarire, 

12. ElTAMARZIll, V,, lat* INAMARf^CER^^ 

rendre amer, attrister. 

Part, pas. Peau.... aiaai eooladae kvamaexida. 
Trad.deBhde,îo\.\\. 
Plentëe.... ainsi ennujée et rendue antère. 
n. iMomarire, 

AMARINA, s./., cerisier sauvage. 
La grossa lanaa 
Que es àe (raysse o d*AMAmxHA. 

y. de S. HonoraU 
La grotte lance qui ett de frêne ou de cerisier 
sauvage. 
XT. Amarina, 

— Jets de jonc. 

Amakotas yerdas o lecas qae son apeladat 
brins. 

Cartutaire de Montpellier, fol. 107. 
Jets de Jonc Tcrts ou aecs qui sont appelés brins. 

AMARYIR , V,, apprêter, fournir. 

Et dero ama&ttii Tescrlt de la talha als 
senhors. 

Coût, de Moissac. Doat , t. CXXVII , fol. 3. 
Et doÎTent apprêter l'écrit de la taille aux sei- 
gneurs. 

Part. pas. Qae lor sian am artxts liejts am 
înTcntari. 

Tiu de i356. Doat , t. XCXIII , fol. aïo. 
Que laor soient apprêtés lits arec inventaire. 
E las maîos.M. amartidas e Hrradas. 

TU. de iiBè^jirch. du Rcy., J, 3a3. 
Et les maisons.... fournies et lirréet. 
Garda t d*ome ses mesora; 
No y aias tenso ni raneara , 
Qo*êl te la lenga amautida , 
Car foldat e no sen la guida. 

Libre de Senequa. 
Gaide-loi d'homms sans mesura » n'aias avec lui 



AMB 69 

dispute ni contestation , tu qu'il tient la langue 
apprêtée, «ar folie et non sens la guide. 

AMAZONES, s.f.plur.^ lat. amazohes, 
amazones* 

Per qne son ditas amasovis, qae toI dire 
ses mimelas o popas. 

Elue, de las propr , fol. 164. 
C'est pourquoi elles sont appelées amasones, qui 
veut dire sans mamelles ou tétins. 
•GAT. jùnassoaas. isp. port, jâmasonas» ir. 
Amazzone. 

AMBANS, ANYAN, s, m., lat. AUBrRirs, 
cntour, retranchement. 
Qae mais aîats la vila, la tor nilos ambahs. 
Mas no i » tor, n! sala, ni ambavs , ni soler. 

Guillaume dc Tudela. 

Que jamais vous ajes la Ville , la tour ni les eis- 
tours. 

Bfais il n'y a tour, ni salle , ni retranchement, ni 
plabe-forme. 

Ni no m'espert s*il se fan 
AiiVAVs ni mars, qae Tobra es de faigna. 

GlSAUD 1» BOBHBIL : Tot SUSTCt. 

Ki na me trouble s'ils se font retranchements ou 
murs , TU que l'ouTrage est de boue. 
€AT. Amtiettt. asr. pokt. AmBiente, 

1. Dezantanab, v,f crouler. 
Can traso 1 peiner 
E'I mar OEZAirvAirA. 

B. AaaAui» pK MmiTcuc : £r quan li. 
Quand les pierriers tirent et le mur croule. 

AMBASSADOE, embaichador, s. m., 
ambassadeur, envoyé. 

César, de BeUo GaUico, lib. VI, rap- 
porte que chaque Gaulois distingué 
par sa naissance et par sa fortune avait 
circum se AUBxcTes, clientes, etc. 

Le mot AMBASCIA se trouve dans la 
loi Saliquc et dans celle des Bourgni^ 
gnons. 

On lit dans la paraphrase des Évan- 
giles en vers franciques : 

Jobannes^ mid if jungaron, Godes AMBABTiiian. 
Jean , arec ses disciples , de Dieu twoji. 
Sos legaatz o ambaicbadobs.... Tramet sos 

BMBAICBADORS. 

Cat. dels apost. de Homa, fol. 9^ et 97. 



70 



AMB 



9é» l^U ou ambatsadwrt,... Titnimit Mt am- 
bassadeurs. 

Ar mandan "yiennes per tôt AMBATSiàBoms 
Qoe qiieran fo con sanct. 

F. de S, Honorât. 
Maintenant les Yiennoii envoient partout ambas- 
sadeurs qui cherchent la personne sainte. 
CAT. Ksr. Entbaxador, poat. Embaixùdor, tt. 
Ambaseiadore. 

a. AjIBAICHAKIAy EMBÂTSSARIA, S.f,, 801- 

Bassade. , 

Aquesta aMBiicBaAxA fb (acfaa Pan DCCL. 
Cal. dels apost. de Koma, fol. 97. 

Cette ambassade fut faite Tan 760. 
Qoe, per iMaiTMAnia d^alcanas granacieiitats, 
Tdlott parlar al rèy. 

Pertractar pats am Vos en esia iMBATasABiA. 
F. de S. Honorât. 

Que par ambassade de quelcpies grandes cités, ils 
veulent parler au roi. 

Pour traiter paix arec tous en cette ambassade. 

3. Ambatssada , s, f.f ambassade. 
Ayian trametat lor ambatsi aoa. 

Chronique des Albigeois » coi 35. 
Us avaient transmis leur ambassade. 
CAT. sap. Einkaxada, tokt. Embaixadà» n, 
Ambtuciata. 

4* Ambaissat, BMi^AissAT, S. m., mes- 
sage, ambassade. 

Peire, ta fhniira& est AMtAtUAT^ 
E diras. 

Roman de Gérard de RosêUlon, foL 38. 
Pierre , tu rempliras celte ambassade, et tu diias. 
Qoe de vos no a partira 
Per nnlh antre ncsAissAT. 

BEREvaEa As PàIiAsol : AbU. 
Qu'il ne se séparera de vous pour nul antre mes- 
sage. 

AMBITIO, s.f., lat. ambitio, ambition. 
Ambitios , deaîrier de montar en ant près 
o en digniut. 

Gran ambitxo de la honor de! aegle. 

V. et Fen., fol. 7 et 80. 
Ambition, dàir de monter en haute estime ou en 
dignité. 

Grande aifi6i7ion.de l'honneur du siide. 
CAT. Ambiciô. esp. Ambidon, pobt. Anibiçâo. 
XT. Ambizione. 

2, Ambscios, adj.f ambitieux. 



AMB 

Substanth. Los ambbcios d'aqoeat mo/tiL 
Tnd.deBè€le,ûsLS} 
Les ambitieux de oa moode. 
CAT. Ambicios. bsp. pobt. Ambictosa, it. ^^ 
bizioso. 

AMBONILHi s. m., lat. umbilê:^ 

nombril. 

EfTant.... el ventre de aa mayie, per Tu 
BOBxur atyra aliment.... I/abuohiub es ti^ 
ala efiins, qaan so natz. 

. Blue.deiasprapr.^Cei.Sl 

L'enfant.... dans le ventre de aa mère , pnac • 
ment par le nombril.... Le nombril est cot^. 
enfimts , quand \h sont ués. 
BSff. OmbUgo. pobt. Embtgo, xt. OmbSkt. 

AMBBA, s.f.f basse lat. ambra, zmt 
On a dit ^qae mot vient de Tam- 
AMBAa. Voyez Mayans, t. Il, p. i. 
Skinner, Lex, etpn., le dérive (b 
langue belge. 

Aqneat peiah habnnda mot en bmaor t 
minai , de lâ^nal , qnan rema en Tay ça . si c 
gendra âmb&a per endnrûment. 

Elue, de las propr., Ibl. jt^ 
Ce poisson ahonde lieancoup en humeor sée^ 
de laquelle « quand elle reste en r«au , s'e>c<s= 
V ambre par endurcissement. 
ESP. POET. Ambar. iT. Ambra, 

a. Ambrk, s. m. y ambre jaune. 

Unnm pater noster de amu^ i 

By^ner, t. VUI , p. l(A 
Es resplendent semlant al ambbb. 

Ebic. de las pivpr., fol. ii5. 
11 est resplendissant semhlable à l'ambre joui 
CAT. Ambre. 

AMBS, AMS, adj\ nom., lat. ambo,U 
et l'autre, les deux. 
Il ne s'emploie qu'au pluriel. 

Et ien aentf m* ambs Iob flancs. 

A. Daniel : En hreu iinaa. 
Et je me sens Pun et Vautre flanc. 
Qoe d?AMs mos bras vos aenga. 

EAHBAOB B*OaAH6B ; IHm tik 
Que je vous ceigne de mes deux bras. 
Ambas las nars H pertnsata.' 

Dbudes se Pkades , Juz. ca*s 
Vous lui pexces les detix narines. 



ÂMB 

Ans Umy non ettitryt lo lîami» 
Qu'ieo éogei qa'Aiu nos prêtes. 

GinAv» 91 BoBSBiL : Qaui.«rait. 
aU le iWn , que jeemt qui noof prit no 
'ëtrei^it pas. 
roRT. AmboM. rr. Ambo, ambe* 

Hntramb y a^p num.plur,, tous deux. 
'KirmAMBAA las parddss ne fan lo sanc raûir. 

GviLLAiniE SB TODELA. 

U en font couler le nng des deux côtA. 
^MBICUITATy S,f,, lat. AMBIGUITAT^m^ 

mbigniré. 

^MBiGurr ATX es can la sentensa es doptosa 

r amphibolia. 

Ley$ ^amors, fol. xao. 

/ambiguiîé est quand la sentence est doateose 

amphibologie. 

r. Amhigtiitat. bsp. Àmhigùedad, poat. Jm- 

higuidade. zt. AmbiguUà. 

[BTJL.A.CIO, *. /, lat. ambulatio, 

narche. 

No fec contrarietat en AMSuiacio.... 

E fay aqoel tardar en AxamuLCxo per alcos 

is. 

Trad. ePAlbucasit, fol. 45 et 70. 
Ne fit contrariété en la march». 
Et fais retarder celiii-U en marche pendant quel- 
es jours. 

Ambulatiu, adj\, faisant marcher, 

ambiilatif. 

Segon qne es motÎTa dels pes, es dita TÎrtnt 

'ogresûva o amsulatita. 

Elue» de las propr., fol. ao. 
Selon qu'elle est motrice des pieds , est dite vertu 
ogressiye ou ambulativt. 

(P. Ambulatiyo, 

Deahbulacio, s./,, lat. dbambulatxo, 
marche. 

E sent en front dkambulacxo, aissi com 11 
Ta UEAMBUX.AC10 de fonnîgaas. 

Trad. d^dlbucasis, fol. i3. 

Et il sent sur le front marche, ainsi comme si 
'éuit marche de fourmis. 

. Deam BULATiu y ae(/. , marchaot , vague. 
La dolor.... est deamsulatita. 

Elue, de iaspropr., fol. 93. 
La donleor.... est vofue. 



AMB 71 

5. PimAMBULAmy V., lat. PBlAiaiULAie, 

parcourir, faire des progrès. 
. E no ottset pnAXBi7X.AB. la oormptio , entro 
qn'el malante peric. 

Trad, d^Albucasie, fol. 1. 

Et la corruption ne cessa défaire des progHe, 
jusqu'à ce que le malade périt. 

6. AxBLAa, V., ambler, aller à Famble. 

Et ella lo sec cavalcan 
En an bel palafre feran , 
On hom de cayalcar no s dol. 
Et AMBLA si qoe par qne roi. 

Rofnande Jaufre, fol. 81. 
Et elle le suit cheTaucbant sur un beau palefroi 
gris , où on ne se plaint pas d« cheTaucber , et il 
amble tellement qu'il paritt qu'il Tole. 
E monta en nn caval de bon' anria ; 
Non cor un ans caTals eom am blakia. 
Moman de Gérard de RotsiUon, ibl. 9. 
Et il monte un cberal de bonne légèreté; un cbs- 
val ne court pas autant comme il amblwit» 
ABC. Fa. Sors dens blans palefrois anhltmi, 
Masie dk Fbaitci , 1. 1, p. a38. 
Un sooef anhlant palefroi. 

Aomaa du Remtrt, 1. 1 , p. 93. 
Avc. CAT. AHC. ISP. Amblar, it. Ambiare. 

7. Amblavza, s,/,, amble. 

ni van bellamen Tamblakza. 
Un TBOUBAOOva AiroHTMB : Senior vos qne. 
Ils Tont joliment Vamble. 

8. Ambladuea, s,f,, amble. 

E met s* el camîn d'AMBLAouRA , 
Et anet tant ean lo jom dara. 

Roman de Jaufre, fol. 9. 
Et se met au cbemin à Vamble, et il alla tant 
que le jour dure. 

E qoan m*en part, raa meins que d*AMBi.Ai>VBA. 
PiSTOLBTâ : Sens e sabert. 
Et qnand je m'en sépare , je -vais moins qu'à 
VaftdUe, 

Avc. FA. Et le grant trot et Vtunbléure, 

Roman du Renart, t. Il , p. 376. 
Aire. RSP. Ambladura, rr. Ambiadura, 

9. Ambladureta, s./., petit amble. 
Mas iea Tenray de bel* AMBLAnvaiTA en 

palafre. 
T. OB R. Gaocelm et se J. de Mibalbas : Joan. 
Mais je viendrai à beau pelii amkle sur palefroi. 



7a 



AME 



xo. Amblàdok, a^*, amblenr, qui va k 

ramble. 

PaUfres ax blàdô&s. 

Giiuvs DE SjOJOirAC : Esparrien. 
Palefroi qui 'va à Veunble, 

ASC. VE. Un palefroi aiMéour, bel e chîer. 

R. de VBnf. iTOg^r U Damois, toi. 88. 
AMC. CAT. AKC. EfP. Amblodor, 

AMDA, AMDAW, *./, lat. ahîta, tante. 
Ab lois oncles et ab lors amdas. 
So es a lor oncle et a lor amdax. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 7a. 
Arec leurs oncles et avec leurs tantes. 
C'esUA-dire à leur oncle et i leur tante. 

AHC. Fa. Une vieil aunte me nnrn. 

Maiuc m, Feance , 1. 1 , p. 36o. 
]Sle étoit Béante, saer de sa mère. 
Chn d'ontn-mer, Ms. de la bibl. de Berne , fol. 41 • 
Qnî fint d*amis empareatée , 
Qai énst oncles et antaùu 
Et frères et consins germains. 

FabL et eont. anc. t. IV, p. 47^. 
Sa mère nostre cbiere antain. 

Tu. de ia65. CAEVEH-nEa, 1. 1 , odl. 398. 

AMEN, s. m., hébr. amkn, amen , oui 
soit, ainsi soit, . 

E tag^dlgam en ambh , 
Gratias al Seinhor valen. 

P. Gardieal : Jhesum-Crist. 
Et tous disons en amen, grices au Seigneur puis- 
sant. 

Jneerf. Qoe Mb rostra pietatz 

Lor perdon lor peocatz ; 
Amkx ! Diens ! aissi sia. 

FoLQUET DE Mabseille : Vers Dicus. 
Que votre pitié leur pardonne leun péchés ; 
amenl Dieu I ainsi Soit-il. , 
AEc. VE' Tout le camp dit Amen. 

DiBARTAs , p. 34^. 
Esr. Ameiu xt. Ammen. 

AMENITAT, *. /., lat. amoekitaw/w, 
aménité , agrément. 

Ambhitat vol dire delicîozitat. 

Elue, deias propr., fol. i5i. 
Aménité vent dire agrément. 



AME 

CAT. Amaàuil. wi». AmefdâaAL voaT. At^i 
dade. rr. Ameniià, 

AMIRAN9 AmaAB, s. m., émir. 
Legati CaroU ab Aaroa aseira ses n 
Persamm redeontes.... Aaron AanmA. m-i 

Persarnra. 

Chr. S.Bertini. Maetehite, Th. nov. ck 
t. m , od. SoD 
Perq*ien Tolria csser mais eocs 
De sa coEina, lieis gardan, 
Cvrer l'onor d*an AMxnAV, 
Ses sa vista , e fos miens Marroca. 
G. Adbem AE : Ben fera. 
C^est pourquoi je voudrais plutôt être csb. 
de sa cuisine , la regardant , qu'avoir, sans b ■ 
la dignité d'un émir, et que Haroc TAt à nei 
E a* len foa veis ni dacx ni AiiiEAn. 
GiRArD DE BoEEBix. : Gen m'otr. 
Et si je fusse roi et duc et émir. 

Un troubadour a appliqué ce t 
à un prince chrétien. 

Delà Âlamans, s*ien fos Inr AmEi-s 
Tost passera la lor cavailUrîa. 

Laufranc C1GAX.A : Si mos cL 
Des Allemands , si je fusse lenr émdr^ biea.r 
serait leur chevalerie. 

Avc. ra. Le premier qni print filtre d'^i 
en Sarragoce fut Ibnalarabi. 

Faucbet, Antiq.fr.j liv. VI, i^r 

Ookes pins bels n'ot qnens ni amirsr 
Roman de Gérard de Vienne , Bkekeb , v. r 



AMORSAR, v,y étoufTer, éteindre. 
Estet lo faoo qne no lo pogron Aitciui^ 

ChrofL iPAHtt. 
Le feu dura de nuintère qu'on ne le put Of^ 
Per lo faoc ahobsae. 

r. de S. Tropkm 
Pour éteindre le feu. 
Fig. pona qae d*antra s'escosa. 

Ni CniZ AMORSAE 

Son crîm per antr* encolpar. 

Un troubadook akoetxe , Ctiloi esp^'- 

Dame qui s'excuse par l'esemple d*ane autr' 

croit étouffer son crime en inculpant une xain. 

AEC. CAT. AVC. ESP. AmortOT. ESr. KOD. i? 

I tiguar. 

— Amortir, calmer. 



AMP 

Maa paoc'lMs àxokba. 
Gran mal. 

Albe&t se Sistbboii : Domna pros. ^ 
Mais un petit bien caime ua grand oui. 

— Amorcer^ attiser, agacer. 

En NÎGolet, tôt lo foc amorzavâ 
Aquett' aigla et nn gran lom netia. 
T. DE J. D'Aransoir et de I^xçolst : En iiiealet. 
Seigneur I^iooUt , cet aigle attisait iout le fen et 
produisait une gcande kunière. 
Parr. pas. 

Gom veltioa en cadena qa*e8 ijioiuâTs. 
Boman de Gérard de RossiUon, UA. 27. 
Comme nn chien i l'attache qui est agacé, 
▲HC. VA. Poiaflons 11 done por amordre... 
Jk n*en doit ayoîr raençon 
Qae li antre ne 8*î amordent. 
Roman du Renart ^ U II , p. 3o6 et 3o8. 

2. Amorzambn, s. m., atlisement. 

L*AMoa.ZAifEir del foc. 

T. DB J. o'AvBuaaoH et de Nicolet : En Nieolet. 
U atlisement do feu. 

AMOSIR , -v., ternir, obscurcir. 
Tant a Boecia lo tîs esvannit 
Que el so pensa , nel aien a.mosit. 

Poème sur Bœcet 
. fioece a le visage tellement ëbloui qu'il pense cela , 
que ses yeux soient ternis, 

AMPARAR, r., protéger, défendre, 
prohiber. 
Senber, Dieu prec la Toati* arma ahfak. 
AxMEEi DE Beuihoi : Aiks perqçe. 
Seigneur, je prie Dieu qu'il protège yotre âme. 
Qae de son oncle la Tolcsets ampabar , 
Que la Tolia a tort dezeritar. 

BAMBArD DE Vaquexkas : Honrat marques. 
Que TOUS la ronlussies défendre de son onde , qui 
la voulait diFpouiller i tort. 

E no fasse jes so qne amparaba. 

Trad, delà r^gle de S^ Benoit, fol. 4. 
Et ne fasse point ce qu'il prohibera. 
Part, priés, subtu 

Et a poder de fbrsiî et de bons amparavs. 

GmlLAUME DE TtJDELA . 
Et il a pouvoir de force et de bons défendants. 
CAT. ESP. poBT. Amparar. 

— Étudier, apprendre. 

Cnideron qae aiapabbs letras , e*l ampabbt 
cansos e veri e sîrventea e tenaoa e coblas... 



AMP 



73 



Gran ren amparet de raatrbi saber e volnn- 
tiers Venselgnet a antmî. . 

V. de Hugues de S.-Cyr. 
On crut qu'il apprit les lettres , il apprit chan- 
sons et vers et surventes et tensons et couplets... Il 
apprit beaucoup du savoir d'antroi , et volontiers 
l'enseigna i autrui. 

Avc. CAT. Emparar. it. Imparare. 

a. Ahpaear , ExPAKAa , V. , saisir , 
prendre. 
Non la den avpabar. 

Trad. du Code de Ji^tinien, fol. 6. 
Ne la doit saisir. 

E aprop BisPABÀR elb moli. 

PHII.01IERA. 

Et ensuite prendre le moulin. 
Aac. Cat. Emparar. 

3. Ampà&amen, s, m,, défense, prohibition. 

Armas portar contra TAMPABAMsa d*aichel 
CTesqne e de sa cort. 

Tit. du xin- sièc, Doat, t. CXVIII , fol. 88. 

Porter les armes oontre la prohibition de cet éré' 
que et de sa cour. 

— Usurpation. 

Si I0 dam es de AMPABAVSir de terra o de 
▼inba. 

Ord. des R. de Fr., i463 , t. XVI, p. ra;. 
Si la réclamation est à*usurpation de terre ou de 
vigne. 
Aire. CAT. Amparairtent. 

4. Amparansa, s, /., rempart, sauve- 
garde, protection. 

£ Diena , per sa gran piunaa , 
Lo gnlt e fass' amparazfsa 
Sobr* els fais Tarcxnon batlsatz. 

AiMERi DE Bellinqi : Coosiros çum. 
Et que Dieu , par sa grande pitié , le guide et loi 
fasse saui*egarde contre les faux Turcs non baptisa. 
SiatE de lieya ampabaitsa. 

Leys d'amors, fol. 3o. 
Sojes sauifegarde d'elle. 

Aire. CAT. auc. ssp. Amparamà. 

5. Amparador, s, m,, enyahisseur. 

Son flac envies, 
Emparadob d'antmi mestier. 

P. Vidal : Abril issic. 
Ce sont lâches envieux, envahisseurs du métier , 
d'autrui. 

10 



74 AMP 

ToU sMTARlDOEv, tQrbsdors. 
TU, de 1422 y de Bordeaux, Bibl. Monletl. 
Tous envahisseurs, caimnts trouble. 

6. Desâvparar, V., désemparer, aban- 
donner. 

Comensa a gacrrelar ]^ Aemar lo ▼escomte 
qne 1* ïivia de^àmpàrat. 

y. de Bertrand de Bom. 
Commence i gaerroyer le rioomte seigoeur Âimar 
qui l'aTaît abandonné. 

Las riqnesas del mont avian desa.kpar4t. 
K de S, Honorât. 
Ili avaient abandonné les ricliesses du monde. 
£ pois qaascas dcsâkpara 
Ten per canson. 

GiRAUD DE Calakson : Sitot. 
Et puisque chacun abandonne le vers pour U 
cbanaoû. 

Dbsampa&i per totz temps. 

Tu. du xiii« sihc, Arch. du Roy, J, 328. 
Je désempare pour toujours. 
ResponJèt sant Peyre disent: Senher, si 
totz ti DUAMPARAV , uegon temps non tl des- 

AUfFARARAI. 

Hist. abr. de la Bibl., fol. 60. 
Saint Pierre répondit disant : Seigneur, si fous 
l'abandonnent, en aucun temps je ne ^abandon- 
nerai. 

Part. pas. Jerasalems es laecs desai* paratz. 
Lan FB ARC GiGALA : Si mos ctuins. 
Jérusalem est un lieu abandonné. 
Substantif. Ampara *ls desamparatz. 

Perdigov : Entr* amor. 
Il protège les abandonnés. 
CAT. ESP. PORT. Desamparar. 

7. Desampa&ament , s. m., abandon, 
désemparement. 

E per BESAMPARAMEirT qne vos nos ayetz 
falg dels deîmes. 

Tu. de 1263. DoAT, t. CVI , fol. 86. 
Et par V abandon que vous nous ares faitdes dîmes. 
Ad ësqnWar TeDgan del desamparamèitt 
dels bes. 

Tu. de 1221. DoAT» t. L, fol. 21. 
Pour éviter la fraude de l'abandon des biens. 
Per aqaest absolvement et per aqaest oesam- 
paramekt. 

Tu. de 1206. DoAT, t. CXIV, fol. 279. 
Par celte quittance et par ce désemparement. . 
AKC. ESP. Dcsamparamiento. 

AMPHIBOLIA, AMPHIBOLOOIA, S, /. , 



AMP 

lat. AHPHIBOLIA , AMPHISOLOGU , IS 

phibolie, amphibologie. 

'A/u^iCoxi«. Hermog. TTtpi ^fiTer., \.'\. 
'A/ApiCaXQyiXf ambigaa dîctîo. 

IsmoR., Or»^., 1,31 
AMPHtBOi>iA , en aatra manier^^ diduii 
PBiaoïiOOXA, e toI dire aytaa cam djf»'^ 
sentensa. 

Leys dPatnors, fol. 11$ 

Àmphibolie, en autre manière, dite am;' ' 
logie, et elle reut dire autant cjue aentawe ào^.'^ 
CAT. Arnfibologia. esp. An/Sbologia. tmtJ^ 
phibolia, amphiboiogia, xr. jinfibcio^^ 

AMPLE , adj.y lat. amplux ^ ample, kç 

Qu'amples vestîrs porton e bels âmes. 
T. d'Alb. de SistÉror et du Moine : Mon^i^ij 
Qu'ils portent amples rétenaenCs et beaux btp 
AmpiiRS camîs ab trop de caminierv 
G. RlQCiKR : Forts giKni 
Larges chemins avec beaucoup de rojagev^ 
Fig. Sainta gleisa es ampul en las durs: 
chaosas, et estreita en laa esperirals. 
Trad,deBède,i^:\ 
La sainte église est large dans les cbotei^* 
nelles , et étroite dans les choses spirituelles. | 
Substantiv. Los Talbatz agron XXX pe ^ 
preon e LX pcs d*AXPi.x. 

Roman de la Prise de Jérusalem, M- u 
!«• fosses eurent trente pieds de proftw^' 
soixante pieds de large. 
CAT. Ample, xsp. port. Ampio, rr. Am^- 

2. Amplamen , adv, , amplement. | 
Cam plos AMPLAMBV es contengot es $>« 

libre. I 

Genologia dels contes de Tolosa, p- 3 | 

Comme il est plus amplement conteDa à»^-^ 

livre. I 

CAT. Amplarnen. esp. Ampliamente. poiT.i* 

piamente. xt. Ampiamenie. 

3. Ampliatiu, a((f., ampliatif. 

Per attraction d^ayre del patmon ajipw»'-^ 
et reslriciia. 

Elue, de las prapr., fol- 1\^- 

Ampliatif et restrictif du poumon psr aMi*"^*' 
d*air. 

4. AmPLITUT, X./., lat. AMPLITUDO,^ 

pleur. 

La AMPLITUT de la plaga. 

Trad.d*Albucasis,b^\- 
T/ ampleur de la plaie. , 



ANA 

Nî no m Tolo oaoAir ansir. 

G. Faidit : Lo rossignoUt. 
m «lie ne Touliit mféeonlet itenùènimmf, 

— Cette année 9 maintenant. 

El bon gocrrier doblon lor prêts ugas. 

Blacauet : Gem. 
El 1m bons guerriers donUent leur mérite çttle 
oMMée. 

— Cette année > dormais. 

No Utêi OGAV mon chan aoaîr. 

Pojrs 9K Gapduui. : Ges pcr la. 
Je M ferai désofnuUs entendre moo chant. 

Que no m plagr* oirouAir 
Solats ni déport ni chan. 

Pena db la Garde : Tant sui. 
Va q«e loiilas ni aunuement ni diant ne me plai- 
ront désormais, 

Aé^, eomp. Que ja nô in*alegres d'oguak. 
Baixovddb MuAVAL : Enqoer non. 
Qoe jamais je ne me rëjouîsse désormais, 

J» D*ooA]r, pel temps florft 
Ni*per la aason d*abril. 
No fera mon chan anxir. 

AzEMAR LE I9oiR : Ja d'ogan. 
Jamais désormais, pendant le temps fleuri ni pen- 
dant la niaon d'arril, je ne ferai entendre mon cbant. 

Vos pregni qae per ooA^'prengaa Targen... 
que pie 0OAH.me faaatx aqoel plaser. 

Tu. de 1404. DoAT , t. CXXXYU , fol ao^. 

Je Yons prie que maintenant tous preniea l'ar- 
gent... que maintenant tous me fassiei ce plabir. 

Avc. FB. Dit 11 dame : N*aies paor. 
Je yooa metraî en td deator 
Oo il ne voua qnerra ouan, 

Fabl. et cont. anc, t. III , p. 3i4* 
Sire, ce ne' dirai oan 
K*a Ttelle aoie ne ja aiens 
Ne sera!, maia ai com f entena. 

Le roi de Navarre , chanson 45. 
S*îraî mU oot el moatier* 

Roman <<h Rênart ^ t. III , p. 4e. 
AJG. Bar. 
Nanca la Golondrina mejor eons«j6 ogà'.o. 
AaciPEEaTE DE HiTA , cop. 736. 
rr. UgtumnOy unguatmo, 

ANACHORITA,^* m.^lat. akacboreta^ 
anachorète. 

AsAcnoBiTA qoe ea maniera de religîo en 
Egjple per aanlita vida. 

Cat, dels npost. de Romtt , foi. 5o. 



ANA . 77 

' Anachorète qui est sorte d'ordre rdigieux en 
Egypte pour sainte rie. 

CAT. ESP. Anaeoreta. fort. Anachoreta, nr. 
Anaeoreta, 

ANADILLA , i. /. , fermeture , anille. 
Per illnd ostiam vel ahaticula de ipaa caaa. 

Formul, de Mareulft, n* ao. 
Pneaoon levai; laa Àir Aoiu^Aa de lora molina. 

Cartulaire de Montpellier, foL 1H9. 
Puissent lerer les anilles de leurs moulins. 

ANADYPLOZIS, s./., lat. ahadiplosis, 
répétition, redoublement. 

'Ava^iVxso-ic. 

Demetr. , de Blocut.t 66 et r4o. 
AlTABiPLOaxA est, qaando ab eodem verbo , 
qno prior Yersoa finlvit , aeqoena venna in- 

ciptt. 

IsiDOR. , Orig., 1 , 35. 
AtrADYpLosia es can... Teraets ooroenaa per 
aqaela meteyaaha dictio qae 1 versets prece^ 
dena fenîsh , boma : 
^ Verges y aendiera veraya tpom, 

Poftf de aalnt. 

Lex* ^amors, fol. ia3. 
^ La répétition es^ quand... le verset commence par 
cette même expression par laquelle le rorset précë- 
dent finit , comme : 

y ierge , rrai sentier et pont. 
Pont de salut. 
ZT. Anadiplosi, 

ANAPHORAy s.f.j lat. avaphoaa, ana- 

phore, répétition. 

*Af«^ef « est cnm eadem dictîo in prlneipio 
versanm plorîmomm ponîtar./ 
SosiPP. Cbab. , Inst, gramm,, col. e5o, éd. Putsch. 

Ajtappora ea Ant mant versets o motaa 
clansBa comenso per nna meteyssba dîclîo. 
Lejrs tPamorSj fol. ie3. 

Vanaphort est quand maint rersct on bcaueoup 
de membres de phrase commencent par un même mot . 
ESP. rr. Anafora. 

ANAE, V,, îiller. 

E tom atras qnan cog akar enan. 

G. Faumt : Maintes sasos . 
Et je retourne en arrière quand je crois aller en 
avant. 

Mercadîera qoi bhga en Franaa. 

DERTRAin> DE BoBlf : Mica sirvenles. 
Marchand qui aille en France. 



76 



AN* 



a, Ahoal, s, m»f aoniversaire*. 

Tenian far c|i8can an ahoai» per lur armas, 
ahal jom qtian qioriro , prega'n notre Senhor 
qae lor agaes merce. . 

F. de G, de Cabesiaiâg. 

Chêqae année ils venaient faire anniversaire pour 
leors aines , le même jour qu'ils moururent , priant 
notre Seignenr qu'il eût pour eux merci. 

3. AiavERSA&i , s./,, lat. ait niyersari«/7i^ 
anniverjsaire. 

Li deu £ar.om ao AjfnransAax a leis et a *N 
Ugo Larroca so marît. 

Tiiretfers 1090. 
Otr doit lui faire son annivenaire à «lie et au sei- 
guenc Hugues Laroque son mari. 
CAT. Aniversan. isp. jiniversario, roax. ix. 
Anniversario, 

4. AirifAL, ANNUAL, adj.y lat. AiriVAti^^ 
AKNUALi!^ ^ aoDuel , de Tannée. 

Entro la festa aval 
De la verge Maria. 

OlULlAUME DE TVDfcLA . 

Jusqu'à la fête annuelle de la viei^ge Marie. 
De renda ahhual. 

Tit. de i3io , DoAT , t. CLXXIX , fol. 188. 
De rente, annuelle. 
Ia} lor ASiTAL offici. 

Tit. du xm* sièc. \ Doat , t. CXVIU , fol. 35. 
Leur charge do l'image. 
GAT. Annulai, ahc. sap. Anal. tsv. mod. Anual. 
poat>. Annttal. it. Annale, annuale. 

5. Akkalmeits, AimuALMENT , odu. , an- 
nuellement. 

No i remas borne m femna no*l dones 

▲lUTALMUrs, 

Cadans per so cap , denier d*aar ceasalmens. 
P. PE GOBBIAC : £1 nom de, 
11 n'j 'rest« homme ni femme qui ne lui donnât 
annuellement, chacun pour sa tête, un denier d'or 
en cens. 

Cascan an... AiniuAi.K£VT vnhl e com- 
mandi, etc. 

Tit, de 1270, Doat, t. IX, fol. i3. 
Chaque an... annuellement je veux et com- 
mande , elc. 
Kvc, va. Et pour robe a cent aonls annuelment. 

EtJSTACHE DeSCBAMPS, p. 42- 

CAT. Annualment. ksp. Annalmeme. port. it. 
Annualmentei 

6, Annat, adj. , âgé, vieux. 



AN 

Subsl. £ s*cl Asir ATS TolgiMs rendra l'uça,, 

Del sagranien crei qa,'om lo quiiin. 

LaitfrANC CiaAI.A : Estien mt 

Et si Vdgé Tonittit rendre l'argent , j< cnuf. 

le dispenserait du serment. 

Tota la gen de In ciatat, 
£ U meaor e U auhat, 
Li fasian mot gran faonor. 

Trad. de l'Evang. de Aicmt» 
Tonte la gent de la cité , et les jenscs et la ifi 
lui faisaient grand honneur. 

7. TaASANiTATy adj, , 1res vieux , rici 
lard. 

Car lo princes es trasashati- 

f^. de S. ifcMWf 
Car le priuce est très iHCuje. 

8. Aktan, adif.y lat. aitt^ akaoa,^' 
dernier, jadis. 

Ni non sni cel qae era autaï. 

RAiMONa bE Salas : Si ■> ^-' 
Et je ne ^ub poiht celui que j'étais Va*ày^' 
Enqnera m vai recalivan 
Lo mais d^amor qa*avi' aittav. 
Baimokd de Tocix>vse : Eaj^ 
Le mal d'amour que'j'arais y'adïi ne^^' 
rëchaufiant. 

AKC. ra. Nons perdismes nostre frûmesi, 
Qne entan nons aemasmes es term 
Ponr la gelée dure et grand. 

MoHSTaEI.XT , 1. 1 , W '^ 
Substantiv» 

L'antr^icr trobei la bergeîn d'AXta • 
G. RiQUisa : L'soir'« 
L'autre jour je trouvai la berbère d«/«<6*' 
AHC. va. Afin qu'on ne die pas que je f^ 
des neiges îStintan, de ce qne voyentctf^ 
aDJoard*hay tons oenx qui ont d« V^ 
H. EsTiEifKE , A p. pourHér., DiscpréLl'" 
Mais où sont les neiges Santon? 

VllAOlf , p- À 

CAT. Anitmx' >*'• ^ntaho. 

9. Ogan, oan, oiïgan, uGAKy adv.^^^*^ 
kvnoy cette année » demièremeo^* 

Car si m malmenet ooah, 
Gen mi restaarara'*! dan. 

B. Zoaoi : Aiw® 
Car si elle me maltraita dernièrement, «'' ' 
n^parera heureusement le doaunage. 
Qa*en non cbantet oav. 

PEYROLSliyMlOO*» 

Vu que je ne chaçUi de cette année. 



ANA 

Ni no m vole ovoAir anstr. 

G. Faidit : Lo rottignoUt. 
Ni elle ne voulmt wo^'^écimieT dtnùèmmnt. 

Cette année 9 maiotenant. 
s *1 bon gaerrier doUon lor prelz ugas. 

Blacasset : Gen». 
£t les lions guerriers doaBlent leur mérite cette 
tnée, 

• Cette année ^ désormais. 
No farat ocAir mon chan anair. 

PoM9 vs, Cafdoxii. : Ces per la. 
Je ne ferai détofmaU entendre moa chant. 
Qae no m plagr* onguait 
Solats ni déport ni chan: 

Poira DB LA Garde : Tant sui. 
Vu que aoùlaa ni aoraseiaent ni diant ne me plaî- 
Mit tiésormais. 

fdv, eomp, Qae ja nô m*alegres d'ogoas. 

Baimowdb MlRAVAL .* Enquer non. 
Que jamais je ne ane réjouisse désormais. 
Ja x>*OGAK, pel temps florit 
Nipper la saaon d*abril. 
No fera mon chan anzir.' 

AzEMAR LE Itou : Ja d'ogan. 
Jamais iiésormais, pendant le temps fleuri ni pen- 
»t la saison, d'avril, je ne ferai entendre mon cbant. 
Vos pregni qoe par OGA^'prengas Targen... 
ne psa OGAir.me fàMtx aqocl plaser. 

ru. de 1404. DoAT , t. cxxxvn , foi 204. 

Je YOU3 prie que maintenant tous preniez Tar- 
ent... que maintenant tous me fassiesce plaisir. 
kRc. Fa. Dit la dame : N*aSes paor. 
Je yoQs métrai en td deator 
Où il ne Tona qnerra otian, 

Fabl. et cont. anc, t. IH , p. 3 14. 
Sîre-, ce ne' dirai oan ■ 
K*a YÎelle soie ne ja sîena 
Ne serai, mais ai com f entens. 

Le roi DE Navarre , chanson 45. 
S'irai mes oot el mbstier. 

Roman 4» Renart ^ t. III ^ p. 4a. 
Aiic. as», 
Nnnca la Golondrina major eonssjô oga'o, 
Aropeeste de HiTA , cop. 736. 
iT. UpumnOf Ufiguatmo. 

LNACHORITA^ j. /iî.,lal. AWACHOiiKTâ, 

anachorète. 

Ahachobita qoe es maniera de relîgîo 'en 
^ypte per sanhta vida. 

Cat. ieh aposl. de Roma , foi. 5o. 



ANA . 77 

Anachorète qui est sorte d'ordre rdigieua en 
Egypte pour sainte vie. 

CAT. MM, Anaeoreta. poet. Jnachoreta, nr. 
Anaeoreta. 

ANADILLA , i. /. , fermeture , anille. 
Per illad ostlom vel ahaticula de ipsa casa. 

Formul, de Marculfe, a* ao. 
Paescon levai; las AVAntLXiAs de Iq» molins. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 1H9. 
Puissent lever les anilles de leurs moulins. 

ANADYPLOZIS, s.f., lat. akadiplous, 
répétition 9 redoublement. 

'Ay«i/iVxs0'ic. 

Demetr. , de Elocut., 66 et r4o. 
A)r AoiPLOsis est , qnando ah eodem verbo , 
qno prior venos finivit, seqoens versos in- 
cipit. 

IsiDOR., On^.^I, 35. 
Ahadyplozis es can... verMts comensa per 
aqnela meteyssha dictio que 1 verMU prece< 
dens fenish , borna : 

^ Verges, sendiers verays epons, ' 

Pons de saint. 

Lefâ d^amors, fol. ia3. 
^ La répétition est qmad... le verset commence par 
cette même ezpr^ioa par laquelle le verset pi^- 
dent finit , comme : 

Vierge , rrai iimtier et pont. 
Pont de salut. . 
XT. ÀruuUplosu 

ANAPHORA, *./., lat. anaphoea, ana- 

phore, répétition. 

'AvA^of « est cnm eadem dictio in prindpîa 
vertunm plorîmornm ponltnr./ 
SosiPP. GaAâ. , Insu gramm., col. 25o, éd. Pnlaeb. 

AiTAPaoEA es cknt mant versela p motaa 
classas comenso per nna meteyssha dîclio. 
Leys tTamorSj foli ie3. 

Uanaphore e^t quand atiaint Tersct on LeaucDup 
de menahres de phrase commencent par un même mot. 
ESP. IT. Anafora, 

ANAE, V., îiller. 

E torn atras qoan cng avar enan. ' 

< 6. Faiimt : Maintas sasos . 
Et je retourne en arrière quand je ch)is aller en 
avant. 

Mercadiers qui bhga en Franaa. 

Bertrand de Borh : Mies sirvenies. 
Marchand qui aille en France. 



8o 



ANC 



kninatifst'qal doivent £1» placés dIeTant le T«rbe, 
MBt placA après. 

Amattrophêé.» quand les expntsions ne tont paa 
placées selon leur ordre natonL 

MET. Jttéutro^. 

ANATHEMATIZAR, v., lat. ahathe* 
MATizAR^^ excommunier, anathéma- 
tiser. 
El damnet e AVATHXMATtzKT los hyretgoea. 

Cat' dels apost. de Roma, ÙÀ. 85. 
H condamna et excommunia les héxéiiqtxe». 
Part. pM. £ loa Grex reconcUiet, liqaal ero 

AU ATHAMATXSATZ . 

Cat. dels apost. de Roma, fol. lOi. 
Et il réconcilia les Grec9 , lesquels étaient exeom' 
munies. 

CAT. jtnatematUar. xir. jinafematUar. wovv» 
[Anatkérruuizar. it. Anatematizzare, ^ 

ANATHOMIA, anotomia, s. f., lat. 
AKATOHiAy anatomie. 
AysiO moatra la aitatbom xa. 
£û an nervi en la asotbûmia apelat ojitic. 

Eiuc» de la0 propr., fol. 53 et i6. 
Uahatomie montre cela. 
En vn nerf appelé optique dans YamUomié. 
La acietteia d« avotomxa. 

' Trad. d'Albucasis, fol. i. 
La science à^anatomie. 
CAT. Anatomia, esp. Anatomia , anotamia. 
roKT. Afuuomia. zr. Anatomia, anotomia, 

ANC, a^'. démonst,, du lat. AAHC,jtùirc, 
ce, cet. 

Il se combine avec divers mots, et 
forme ainsi des adverbes composés. 
Aire VI para , lo dia Janfres. 

Roman de Jaufre, fol. 68. 
Aujourd'hui il parattra , ce dit Jaufre. 
A]fc. ra. Ge vons froisserai cest escn, 

Tons en gerrés f/ici/t par terre. 
Roman de la Rose, t. i566i. 
Qae bevan hncy ni ahca nubcb. « 

Tr. d'un Evang. apocr. 
QuHls boivent aujourd'hui et cette nuit. 
AVc pa. Enquenuit et ore et demain. 

Roman du Renart ^ t. I , p. 292. 
. Qnar enquenuit dedénx mon Ht 
FeroÎK de moi vostre delît. 

Fabl. et eont, anc., 1. 1 , p. a5o. 



ANC 
ANC, atltf., lat., vitt^Ham , ooc, < 
ques 9 jamais. 

E ja non er ni axc no fo 
Bona dona senei tncroe. 

. GitAin»!^ Roux : Aniaxi j 
Et jamais il ne ttn ni omcçmts ne fut b(Ba> J 
sans merci. * 

Ane non aie joi qne no m oostea on 7- ^ 

AaiTAOD SE MAHtnEXX, : Bum i- 

Jamaiâ je n'eus une joie qui ne me codtii » - i 

Avc va. Aine ne yo$vi nn boort commet^ 

■Roman d'Aubri ^ fol . 7 1 . Bxxxca . f. ' 

One pnis après oeste besoingne.. 

Ne s*enti'aaièrent. 

G. GuiART ; t. I , p. ;< 
AVc. CAT. Ane. 
Adv. eomp. 

El maior dol, las! qa*iea ahc sais 
G. Faisit : ForU ebs 
Et le plus grand deuil , bêlas! qae j'ense, -• 
Mort es , et avc tan graia- otratge 
No TÎ hom ni tan gran etror 

Mais far. 

AOGISA : Gnscoa pbr. 
U est mort , et jamais ou ne tH faire q .' 
outrage ni si gi«nde erreur. 

Mas peinai qa*aorM m*en ve, 
Conosc qn*AHC i|ai non anûey re. 
PSTaoLS: AltreKÏcsL 
Mais par le mal qui maintenant m'ennff 
reconnais qw/amais je n'aimai rien. 

£ 8*ieo Aiic soïM foi gaya ni amtoty 

Er non ai joy d'amor i^ non Vespt' 

FoLQCET DE BIahsbille : S'al o» p 

Et siyam^ià je fus gai et amoujpeax , mr. 

je n'ai joie d'amour ni ne l'espère. 

Qn^Axci SBMPRX Tel que tnit H fin xsit 
Son morte per ros. 

Cadehet: TalsreigBa. 
Qu*oAC^ii«« toujours je vois qne tons fe ^ 
amants sont morts par vous. 
Avc. ra. l/nAês mais tant' ne m*esniail 
Roman de Rou , y. i3aV 
N*onc mais de ce mot ne sonn» 
G. GriART , 1. 1 , p. :i 
Plos qn*on n!avoit oneques mais tco t-* 
ter qDel((^De amlMssade. 

MOKSTRELET ,1. II , fol f 

CAT. Unca mes. esp. Nuncamai. rr. Vnqti' 
Conj comp. Âraada Taî pus anc la vi. 

Deudes de Prades : Ab cor U^ 
Je l'ai aimée depuis que je U ris. 



ANC 

Qoe PUS Avcfni nsU, 
Me soy asMyfttz 
Com pogoes mi dons défendre. 
Ramsaub de Vaqueihas : Sirreotn e 
Que depuH que je fus ntf , je me fuù esiayé 
ment je pusse dëfendre ms dame. 

i . Angsh 9 tfdic. , jadb, toujours , jamais. 
Francx reys , yalha '1 la boni fe 
Qa'el vos a portada amgu. 

J. EsTCTB : Fnncz re]«. 
Roi fnnc, que la Imum ibi qu'il rons a toufotên 
portée lui aûit utile. 

D*aqaesta don Diens joi veni, 
Caatre joj no Tai qnlst akcsi. 

B. Martin : Ben es dreitt. 
Que Dieu me domie Vrai bonheur de celle-ci , tu 
que je ne lui ai yoAMii demandé autfebonbeur. 

). OjSGASy adu» , oncques , jamais. 
La genaor e la pns bona 
CoxcA» Tesecon miey haelh. 

P. Baimomd de Toulouse: Poilo prim. 
La plus gentille et la meilleure qu'onc^ues mai 
yeux vissent. 

Avc. VK. Cinc ans fa Willame en la tar, 
K'unAej n*en pont isair nol jor. 

Roman dêRou , t. 6i47< 
CAT. Umea. zt. Unqua. 

4. Non CA , if ocA y ROQUA, adif,, lat. nuN- 
QVAm^ jamais. 

Del marit hovca m*es gen. 
T. dkG. Fawitetd'H. db la Bacbblirix : N Uc. 
De ia part du mari ne m'ett jamais agréable. 
E j« Deas voca lor perdon. 
"^ FoLQUEi DE Marseille : Tan moT de. 

Et que Dieu ne leur pardonne /ama<«. 
Qo*ieQ vocA m planb , sitôt mi dol. 

B. DE Yemtadour : Looc tempe. 
Que je ne me plains /omaû , quoique je souffre. 
XKC. CAT. KSP. PORT. NutlCa, 

ANCA 9 HANCA yS, f,, hanche. 

Ce mot parait venir de i'ancien alle- 
mand ANCKE. Voyez Wachler, Glos9* 
germ. ; Denina, t. III, p. i^i, 
La forsa qa*aî en las hascas. 

Bambacs v'Orargb : Pirlien. 
La force que j'ai dans les hamcfut, 
E a Ven las avcaa donat . 
De Vespaza nn colp de plat. 

iioman de Jaufre, fol. 2. 
I. 



ANC 81 

Et lui a donne sur les hanehu un coup de plat de 
IVpée. 

Dislocacio de Pawqva. 

Trad, d^Alhueatn, fol. 9. 
Dislocation de la hanche. 
Ges DO s dol de pe ni d*ARCA. 

P. ViOAL : Car'ami^. 
Point ne se plaint ni de pied ni de hanche, 

— Croupe du cheval. 

Ta *1 ans en las ahcas saotar 
Del ca?al. 

Roman de Jaufre, fol. ao. 
n Ta sauter sur la croupe du cheTal. 

— Gigot, jambon. 

Bon vin e bel pan de fromen... 
E de sanglar nna gran ahca. 

Ratnan de Jaujre , fol. 47* 
Bon Tin et pain de froment... et an grand gi^oi 
de sanglier. 

CAT. ESP. POHT. IT. Anca, 

a. RfiNQUALLOs, adj.^ déhanché. 

Laytaût Jacob ab Tangel , dona li fangel 
nna ferida en Tanqua, si qne... fo Jacob asa- 

QUALLOS. 

Hist. délia Bibbia., Redi , ttwi. al dit., p. m6. 

Jacob luttant avec l'ange, l'ange loi donne on 
coup sur la hanche, tellement que... Jacob fut dé" 
hanche. 

ANCELLA, s. f, , lat. angilla , servante. 
Ahcella de sa cambra. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 73. 
Servante de sa chambre. 

ASC. FA. A tttZ'jars mes serai aneeUe. 

Marie pe Fkaitce , 1. 1 , p. 338. 
Rose vemant, de Dieu mère et aneette. 
J. Marot, t. y, p. 366. 
rr. Aneella, 

ANGORA, *./, lat. ancAoha , ancre. 

E contra *1 vent non pot nnib genb trobar, 

Ni no '1 te pro m be s geta Tahcora. 

Perdigoit : d'Amor no m pneac. 

Et il ne peut tronver ressource contre le vent^ et 
il ne lui tient i profit bien qu'il jette Vanere. 
Aac. pa. Debnons... comme d*ttne saînete on- 
cAo/v le confermer. 

G. Tory. Trad. des polit. deFlutarque, fol. 41. 
CAT. KSP. PORT. IT. Ancom. 

ANCTA , AMTA , ANTA , *. / > hontc , 
déshonneur, outrage. 

II 



83 ANC 

L'ancien alleniand avait hon ou hohn, 
coutumeUa , d'où est venu lummr. 
Voyez Denîna , t. II , p. 27 5. 

AscTA lar es, si , per ma resenson , 
Soi sai doÀ yvers près. 
RiCHARD-CoEUR-DE-LiON : Ja Dub hooi- 
C'est une honte à eux , si , i cause, de ma rançon , 
je suis Ici prisonnier pendant deux kirers. 
Mais T08 o tenets a joia , 
Amta ab pro , maia qne honor ab dan. 
BuiTRAïf o DE BORN : FuelheU. 
Maûs TOUS tenex cela à joie , la honU avec profit , 
plus cpie l'honneur avec dommage. 

lea oonosc ben sen e follor, 
E conosc AVTJL et honor. 

Le comte de Poitiehs .* Ben vuelh. 
Je connais bien raison et folie , et je connais Honte 
et bonneur. 

Qaar on plus pren d*ARTA , mais s'omilia 
Encontra selhs don li ven l'aanimens. • r 
Bertrand D'àLLAMANOir : Jadecbantar. 
Car plus il prend de konte^ plus il s'humilie en- 
▼ers ceux dont lui vient l'opprobre. 

— Parties honteuses du corps. 

Creisso Ihi pel el cors d*ome pèr restir e 
cobrir s'aitta. 

Liu. de Sjrdrac,' fol. 74. 
Les poils croissent sur le corps de l'homme pour 
vêtir et oouTrir ses parties honteuses» 

S, AvTivs y adj, , honteux , déshonorant. 
Qa'ins el cor ai dolorosa penzanza , 
Penzan qaais es VwTtv dechazimens 
Del saint paes on Deos fon morts e Data. 
B. Z0R6I : ïfon lassarai. 
" Que dans le cœur j'ai douloureuse pensée , pensant 
quelle est la honteuse décadence du saint pajs où 
Dieu fut mort et né. 

3. AzccTOS , adj\, honteux. 

Tais verguyna es ergaîllosa , 
Qaan de penre si fay arctosa; 
No es Tergoyna covinents. 
DscDCs DE Prades « Poème sur les 'vertus. 
Telle vergogne est orgueilleuse , quand elle se fait 
honteuse de prendre; ce n'est point une vergogne 
convenable. 

IT. Ontos, 

4. Antar, V,, déshonorer, couvrir de 
honte. 



ANC 

Si... ta filha fai fhlhA de son eors, ta z, 
deves pas axtah, e si ta la xmtâm , fas pcrs 

£iV. de Sjrtirae:^ ïbl. $â 
* Si... ta fille fiiit folie de son corpa , ta nrdùi- u 
déshonorer, et si tu la déshonorées , ta tais pê:- 
Part, pas, Ben soi aftatx. 

Lb Mqihb de BIoir^AVDOir : L'aoijc jon 
Je suis bien coui^ert de honte. 
Aire. VH. Le rallet qai de legifrr ae âcm:., 

aime Ion corn ton enfant. 

Tr, de S. Bernard. MoHxrAucov, Bih. bih., p. :> 

Soy Teant mener deshonncatcment en f 

son se honiojra... Par contrainte de na:c 

estemaa nne fois bien haolt , dont îl se it 

Lett. de rém., 1889 et 1402. GâLBPEimxft, t T 
col. 414. 

5. Anctatat, a(i/>, déshonoré, coorr 
de honte. 

E '1 paes es decbaaatU et avctatate. 
B. ZORCI : Noa lassani- 
Et le pays est déconsidéré et déshottoré. 

6. Adaittar, V., déshonorer, coum'i 
honte. 

Ânem loa adaittae, e fasaam y taai de. 
armas qoe a els sia a penedre car s«y m ^- 
gatz. 

' Roman de la prise de Jérusalem, fcl. S \ 
Allons les couvrir de honte, et que nous kwr- 
sions tant avec les armes <p&'il leur soit « re|«c4. 
ce qu'ils soot venus ici. 

Part. pas. E motak donaa, Tcrgea ê pûseL- 
en so yilmens abahtadas. 

y. et Vert., fol. 11 
Et plqsieurs dames , viergos et pooelles , « ^ 
vilement déshonorées. 

7. Enantar , V. , déshonorer, oonTrirti 
honte. 

Per ton ben es Tengot mesqaina desastrdi 
De ta e de ta filha qae agraa sitAirrADA. 
y. de S. jRoM^TsU 
Pour ton bien il est venu (acbeuse mésarertar-^ 
loi et de ta fille que tu aurais déshonorée. 

8. Onta , s,f, y honte. 

Si on trouve oxïta dans qoelqc^ 
manuscrits , d'autres manuscrits por- 
tent ANTA dans les mêmes passages. 
Las OHTAS e 1 danàpnatges. 

GOiLLAUllE DE TuOKLA- 



AND 

hm'hoHtes et le dooiinage. 

Kcdij ami, aida., déclare que « È voce 
provenzale onta. » 

9. A0NTOS9 ^^J'> honteux. 

Qnftl raestiers es plas aohtos 
D*esser joglar o laire? 

T. D'A VGIER ET SE Bertrand : Bertrand. 
Quel métier est plat honteux d'être jongleur ou 



10. AoNTARy ADONTAB, v,y aviHr, couvrîr 
dehoDte. 

ParL pas. Donc serU aoittat et «Telit. 

Boman de Gérant de I^ossillon, fol. 3i. 
Donc il ferait couvert de honte et avili. 
Enquer» am mayi morir qae vienre adontàtz. 
Roman de Fierabras, t. 3809. 
J'aime encore mieux mourir que Tivre couvert de 
hônU. 
Avc. wR. ÀToir nos caidîés ahonteîs. 

Nouv. ret. de fabl. et cont. anc. t. I , p. 89. 

... Main je crains ahonter 
Llionnear d*anlcan qn*on coidoit invincible. 
J. BoocBBt , Triom. de Franc, I, fol. 32. 
ABC. BSP. Cà si non, tan mal non fnera aontado.. . 
Non séria pora rey yida tan aontada. 
Poema de Mexandro, cop. 93 et 42- 
Aic. CAT. Aontar, asc. xt. Aontare. 

1 1. AoKTiR , V. y déshonorer. 

Cd qnt vol Aoirrià mi dons ma maire. 

Roman de Gérard de Rossiîlon, fol. 98. 
Cdui qui rent déshonorer madame ma mère. 
Dona poder, Sanz^Esperitz ; 
Esloingna qoe non sf aoftitz 
Del doble trefan , plen d'enjan. 
GiRAUD DE BoRNEiL : Al hoDor Dieu. 
Saint-Esprit , donne pouvoir ; éloigne de manière 
<{ue je ne sois pas déshonoré par le double méchant « 
plein de tromperie. 

Avc. FB. Ses enfans seront ancnnement ahontts 
par la faute de lenr mère. 

Les quinze jojes du mariage, p. 172. 

ANDRONA, s.f.f petite rue, ruelle, 
cul-de-sac. 

Clericns per plateas et a k droit a s... sine of- 
ficîi soi necessitate non ambnlet. 
Can. hibern. Martevhe, Th. noi'., t. IV, col. 2. 



ANE 83 

II carias pertenens a rAHDROjTA dereire 
Postal de cossols. 

Cartulaire de Mohtpellierj fol. io6. > 

Deux chartes concernant la ruelle derrière l'hôtel 
des consuls. 

tikT, jindrona. n, jéndrone. 

ANEDUEL, ^. w., serpent. 
Ben camja dvada per jnelh , 
Et angnilas per aveduke.. 

P. Cardinal : De Sirventesc. . 
Il change hien avoine pour ivraie , et anguilles 
^^oax serpent. 

ANEL, S. m., iat. Kinnuius , anneau, 
cachet. 
£ il det r AHSL de son det per fermensa. 

y. de Raimond Jordan. 
E^ lui donna Vanneau de son doigt pour assurance. 
Bren sagelat de mon aitel. 

Arhavd de Marueil : Dona genser. 
Bref scellé de mon anneau. 

A tort ten crossa nlAVEL. 

G. DE Berguedak : Mal o fr. 
Il tient À tort crosse et anneau, 
AVC. VR. Et osta son anel de son doy poar as- 
senrer que il tenroit la trêve. 

JoiirTiLLE\ p. 67. 
FaA>e , de cest anel t'espoos. 
. Nouv. rec. de fabl. et cont. anc, t. II , p. 297. 
n bailla sa propre espée , sa dagne et nn 
annel. , 

MOKSTRELET , t. IV, fol. i^6. 

cAT. Anell, ISP» Aru'lfo. port. Annel. xt. 
Anello. 

2, AifELET, S, m. , petit anneau. 

Qaan preses mon ahelet. 
FotQUET DE Romans : Dornna ieu pren. 
Quant vous prîtes mon petit anneau, 
AHC. FR. E VaneleeM prescntot... 

Vanelet d*or mîst en son dei... 
E Vanelet mîst en son dei. . 
Marie de France , 1. 1 , p. l(A et 429. 
CAT. Anellet. rsp. Anillejo. port. Anelinho. 
XT. Anelleteo. 

3. Anelier, s, m., lat. ATmxvhKnius, fa- 
bricant d'anneaux. 

De Tescala dei dîjons son... ahblirrs. 
Cartulaire de Montpellier, fol. 4^. 
De la troupe du jeudi sont... \e9 fabricants d*anr- 



84 ANE 

La basse latiDÎtc avait anhelsrw. 
Voyez Du Gange, 1. 1, col. 44i- 

4. Anular, adj,^ lat. annular/x, annu- 
laire. 

Quart apelam akular , qnar en el bbm 
porta ranel. 

Ebu, de las propr., fol. 49* 

Nous appelons le quatrième annulaire, parce que 
en lui on porte l'anneau. 

5. Anulos , adj., en anneaux , annuleux. 
Serpent es aituloza... 

Sobre abelhas et beslîas AHirLOBAs. 

Elue, délai propr., foU x% et 116. 
Le serpent est annuUttx, 
Sur les abeilles et bétes annuleuses. 

ANELAR, V, , lat. an^elaa^, soupirer, 
respirer. 

De tôt son cor aqno avblata et desirara. 
F. de S, Flors. Doat, t. CXXIIl , fol. 273. 
De tdtit son cœur elle soupirait et désirait cela. 

a. Ai/EVAR 9 V, , haleiner, respirer» souf- 
fler. 

Bel m'es quan lo vens m'ALXFi. 
En abri], ans qn'intre mays. * 

Abrau» de Marveh. : Bel m'es. 
Il m'est agréable quand le Tent soujgU yen moi en 
avril , ayant qiie yienoe mai. 

Qoan ALBiFBT vas me , 
Bn ma boca baycan, 
El cor segoet Taie. 

G. Faidit : Ges no. 
Quand , en baisant ma bouche , elle halelna ycrs 
moi, le coeur suivit l'haleine. • 

Qne AI.ENAR 

Non pot mas nn pane per la nar. 

Deudes de PaADEs , Jus. cass. 
Qu'il ne peut respirer qu'un peu par la. narine. 
Del dreg volar, no s*Ai.B]rA. 

Marcadrus : Lo ycrs. 
A cause du yoler droit , il ne prend pas haleine. 
Suhst. L*i.LENARs moy e ieia del roilb e de Pes- 
cama de las bamoni. 

Lw. de Sjdrac, fol. 104. 
Uhaleiner meut et sort de la n>uille et de Técu- 
me des humeurs. 

ANC. PE. Un doox ?ent bnmide qnî les halcnoit. 

Amyot , Trad. de Plutarçue, yie d'Antoine. 1 

Tandis qa'nn zepbyre clément | 



ANE 

Contre sa sainte poa pe haleine hcni 

Du Baktas , p. 373. 

Fr. Redi, Lett., 1. 1, indique lesex^ 
pies suivants : 

E cbe egll possa leggermente alenere 
ALBOBa^Hinxo i»i Sisïa- 
Cbe non è dQetteyole ad aletsare, 

Libro d^ mali dglle d&^ze 
CAT. Alenar, 

3. Ale, alen^ hale , s. m., halda 
souffle , respiration. 

E dis c*om es nïens de pnejs que peri Fc^ 

H. 9E S.Xtb : Cn lâryate 
Et je dis qu'homme est néant depuis quU :' 
le souj^e, 

Ab Valbx tir vâs me Faire 
Qa*ien sen yenîr de Proensa. 

P. Visai. : AJ> Tala 
Ayec la respiration je tire vers moi l'air fif 
sens yenir de Proyence. 

Cran dolor e dificnltat en lo hajlb. 

Trad. d'JlbtUMsis, foi. 61. 
Grande douleur et difficulté en la rtspirut.^ 
AMC. CAT, Jlens, aient, cjlt. mod. jile. 

4. Alska, s,/., haleine y soufHe. 
Adams fo fiiba de rAi.BnA de Dieo, m^*- 

lb*alen«t en la earâ. 

£iV. de Sjdrac, U. 7$. 
Adam fut fait du souffle de Dieu , quand i " 
souffla en la face. 

Ist lanEengîer 
Qne m'an tont sen et a.i;bha. 

T. DE LA COMTESSE BB DxB ET »B B. B^OlAf^ 

Anaicz. 
Ges médisants qui m'ont 6(é sens et souffle. 

Ce mot a été autrefois employé às- 
la langue italienne , nais on ne le tits- 
vait pas dans les deux premières «^ 
lions du Dictionnaire de la Cntsce. 

Fr. Redi, Zett., t. I, indique^ 
exemples : 

Impedisce la lîbertâ deWalema. 

Libro de* mali deile donm. 
rr. Mon. Lena. 

5. Alenada, s./., haleine, respiratiisi 
Et escrîdet : Anfrica , ab mot gran alkbas* 

Roman de Fierabras, y. f(^. 
Et avec une grande respiration , il s'ecra : Ai 
frique. • 



ANE 

Et «n I icag d'an* ▲xjuiada. 

Lty^t d'amort, fol. 6. 
Et en on trait d'aue haleine. 
Aie. va. Et Zephinis yonpirant doooenent , 
Socfres rendoit, par tiades aieméu. 
Les belles flears. 

C. Maiot , t. IVt p. 17. 
CAT. Alenadm, 

6. ÀLEHAMENTy S, m., soufHe, respiration. 

Serpeiu... per son àxx.vkMKST moro. 

HALBVAMBirr es movement del cor et dd 
polmo. 

Elue, de las propr., fol. 340 et 53. 

Serpents... nenrent par son souffle. 

Respiration est moarement du cœur et da poamoo. 
iT. AUenamento. 

7. EUifEUTy S* m. y lat. àxnsxLitus, res- 
piratioD. 

DîfBcnltat de BAirBLiT e tos. 

Trad. d'AlbucasiSt fol. 61. 
Diftculttf de l'esptration et toux. 

8. AxAiNAR y V., indiquer, héler* 
Part, pas, Lo bon rel fosia sercar 

Tas totas partz homes Tatens 

E saTÎs , car ab aital gens 

Conqner bom las entras rictats; 

E cant ns bom er alaîm atx , 

Tolia FaTer on qne fos. 

Nat de Hoirs : Al bon nj. 
Le bon roi faisait chercher rers toutes parts Tsil- 
bats et MTants hommes , car arec telle gent on ac- 
qaiert les autres richesses ; et quand un Ifomme ^tait 
indiqué, il Toolait Taroir où qu'il fût. « 

9. Elenegar y ssLEKBOAm , V, , perdre 
haleine, s'cpniser. 

Tal ^*e] paeya grenmens 
Hom ses KLBKaoAE. 

G. RiQUiSB : Âls subtils. 
Tel qu'on le monte difficilement sans perdre ho" 
Zetne. 

Part, pas. Si es plas tost BSLuriOAAA 

Tîda d'ome, qnan miels li va. 
Devdes dz Prades , Poème sur les 'vertus. 
Ainsi est plus tâl épuisée la TÎe de Thomme , lors- 
^'il se porte le mieux. 
Aac. CAT. Alenagar, 

10. ExHALACIOy S.f,, lat. EXHALATIO, 

exhalaison. 



ANG 85 

' Calor nataral pren ezœtsitra islhai.a.oio. 
Blue. d» las propr., fol. ig. 
La chaleur naturelle prend une excessire exha» 
laison. 

CAT. Rxhalaeià, asp. Exhaiaeion, roar. £xha» 
lofâo. XT. Esalatione, 

ANET, S. 171., la(. , anat^/h, canard. 
Si qnis anserem domesticnm ant AMiruif 

^ fnraverft. 

Lex Salica , tit. YII , art. 5. 
Serselas pren , AHart e grailla. 

Decues de Paadej , Aux. cass. 
Il prend sarcelles , canards et corneille. 
Axc. va. Gelines, cbapons , coi , anez. 

Roman du Renart ^ 1. 1 , p. 943. 
ANC. CAT. AnêL 

a. Anedier f ae(/, , bas lat. AVATAEm , à 
canard. 
Domna , s^îeo ai mon anator avedur 
Bon 9 Tolan e prendçn e mainier. 

Berteand de Boeh : len m'escondisc. 
Dame , si j'ai mon autour à canards hon et rolaiit 
et prenant et prive. 

ANETy s, m., lat. kvvthum, anet, 
plante odoriférante. 

Obs Ta que aiibt saWalge qneira. 
De I'aket penrets la fbilleu , 
E far n*etz sotU poWereta. 

Decoes de Prades , Aus, cass. 
n lui est besoin qu'il cherche de Vanet sauvage. 
Vous prendres la petite feuille de Vanet , et tous 
en feres une petite poussif subtile. 
CAT. AneL Bsr. Enetdo. rr. Ameto, 

2, Aketik , adj\ , d*anet. 

OU AHETI. 

Trad. dTAlbucasU , fol. SS. 
Huile d*anet. 

rr. Anetino, 

ANGLE, ^. m, 9 lat. hMouuts, angle, 
coin, recoin. 

Qnan fa AiroLks drecbtz... Un ahoia Pyt^* 
roidal et agnt. 

Elue, de las propr. , fol. i5. 
Quand fait angles droits... Un angle pyramidal 
et aigu. 

Ans jairas en tos drapels 
Per AHGi.Es e per grepcbas. 

Pierre d'Avterghe : Joglareu. 
Mais tu coucheras dans les draps par les recoins et 
par les criches. 



86 ANG 

Adonc ona galina aitts* 
Et en na ahou l'esUcatz. 

DeUDES Vt PRA.DES , jéuX. COiS. 

Mon ayn nofi poule , et atUchea-U en un coin. 
F^. Vertaa non a avgus ni qoer nsarat. 
Trad.deBèdê,îo\.6i. 

Ia ritiXé n'a pu de recoins ni ne cherche gains. 
ASC. CAT. Ângîe. esp.Vpokt. xt. Anglo. 

a. AvGLOziTATy ^. /. 9 angolosité, état 
de ce qoi est en angles. ' 

So aei tou asperîtat et aitolosztat. 

Elue, de las propr. , fol. ii8. 
Sont lans aucune a«përittf ni angulosiîé. 

3. AHGLABAy j. /. , angle. 
Terme... era %jï» nna aitglada plantât. 

Trad. du tr. de V arpent, , part. XL , ch. 27. 
Le terme... était planté sur un angle, 
ASC. FE. En nne parfonde valée 

De Tnne part en nne onglée. 
V, des Pèns « Du Gahob , 1. 1 , col. aïo. 

4. Akgulos, adj\, lat. AirouLOsof , an- 
galeux. 

Goraica es iHia per trop promnnctoiis o 
rocaa AxauitOZA. 

Elue, de làs propr. , fol. 16. 

La Gbrse est une lie anguleuse par plusieurs 
promontoires ou roches. 
■JP. PORT. XT. jénguloio» 

5. Ancùlak^ a(ff,, lat. avgulaeù^ an- 
gulaire. 

En las mayios Aironx.ARJ. 

Elue, de las propr. , fol. 109. 
Dans les maisons angulaires. 
cAT. Ksp. PORT. Angular, xt. Angulare. 

6. T&IA9GLX, S.. m., lat. triang^lo^, 
triangle. 

Sai proar triahgli. 

. P. ssCoRBiAC : El nom de. 
Je 'sais prouver triangle, 
Cum es figura de TRXAxrGi.«. 

Elue, de las propr. , fol. S/J. 
Gomme est figure de triangle. 
CAT. Triàngul, bsP. port. xt. Triangtdo» 

7« T&iANGULAR , adj, , lat. thiastgularû , 
triangulaire. . 
Gra nègre , TRXA]rGi7x.AR. 

Elue de las propr., fol. aii. 
Gnin noir, triangulaire. 



ANG 

CAT. X8P. PORT. Tritmgular, xr. 'friassgm&.'' 
8. Triahgulat, adj, v. , triangulai-^ 
formé en triangle. 
Entro qne vengna la figim de c^ 

TRXAaOUX.ADA. 

Trad. d^AlbucasU, £d. : 
Jusqu'à ce qne la figure du cau|Âre derksx 
triangle. 
Ane. ESP. Triangulado, xr. TriassgoUuo, 

9« Quadrahgls, j. m. , lat. QUABiv* 

ouuu , quadrangle. 
Delasqnals quatre fan qoayah Qt;Ai>aAj- 
Elufi. de las pwiopr. , fol. 11 
D^qoelles quatre font presque an çuadrsa.* 

Adjecdv. Tayahel qnayrat^ le may de ë^. 
que ▼ayshelQUADRAirGi.s. 

Elue, de las propr. » fiai. Â 
Vaisseau carré tient plus de liqueur que rus^ 
quadrangle, , 

dAT. Quadrangid, bsp. j*ort. Qamdrca^' 
XT. Quadrangolo. 

ANGELy ANGiL, s. m., lat. asciu 
ange. 

E podem be saber qne Tavcsi. su 
Son de sa mort alegre e jaoaen. 

PoMS DE Gapdueix. : De toCa oiii» 
Et nous pouTons bien savoir que là-haol la u' 
sont joyeux et contents de sa mort. 
E dels AVGELS regina. 

LAirFBAVC C16AI.A : Oi! mML- 
Et des anges reine. 

Gran maltimt... d*ABGtx.Ha. 
' Phxx.oiieb^ 

Grande multitude d*anges. 
Airc. FR. Des sept angéls des sept cgliae& 
J. DE Meukg , Trésor, t. v.^ 

— Angelot , monnaie où était empier 
un ange. 

Asosu qne fes lodit rey, e lîegon dnt 
I'ahgel , Philipns , etc. 

Tarif des monnaies en prostate 
Angelots que fit ledit roi , et on lit da cètt 
Vange, . Philipns , ete. 
CAT. BSP. Angel, port. Anjo. xr. Angelo. 

a. Angelical, adj. , angélique. 

E la sieoa santa cara es tan AxciticAi^ 
F. de S. Honontt 
Et sa sainte face est si angélique. 



ANG 

A no^ p« iN6Bi.iOAi. mlnistret. 

iSKie. de las propr. / fol. laS. 
11 nous administn l« pain a/^éUijue. 
HC F&. ... S*anjoiirdniaî venoît de paradis 

Homme oa femme aoaa forme ongsUcaL 
',. DESCHAMPS^nuop* 249. Sainte-Pàlatb, Glois. 
:xT. ESP. ponT. Arigelieal. 

Archaitgel, a&gaitgil, s, m,, lat. 
AHCHANGEUiXy archaDge. 
Los A.BCHASGBU e 'Is aiigels atretal 
E totK los sans , don la cort es compila, 
Pregnon per nos. 

B. DK Venzehac : Lo paire 1 filh. 
Les archanges et les anges aussi et tous les saints , 
lont la cour est remplie , prient pour nous. 
Gran mnltitnt d*ABCAKGiLs. 

Philomeita. 
Grande moltitnde d'archanges, 
:at. hsp. Arcangel. poet. Areanjo, xt. Ar- 
chtmgtio, 

. EVAITGEUL y AYANGEU ^ S. m., lat. 

EVAifGKLia/7t ^ évangile. 
L*EvAirGKXiis ditz.<. 
Qae qui aoci mnrîr den eysaamens. 
Bon iPACE DE Gastellave : Sitôt no m'es. 
UÈirangile dit... que qui oocit doit mourir pa- 
eillement. . 

Qa*ien jar pels sans Etaxgilis. 

H. DE LA Bacuelerie : Per grasir. 
Que je jure par les laints Évangiles, 
19 os trobam en Tavahgili. 

y. et Fert., fol. 19. 
Nous trouvons en V Evangile. 

bAT. Evangeli. ssp. Mvangelio. pobt. Evan- 
geîho, XT. Evangèlio. 

'. EvANGïiJSATiON , S,/., prédication 
de rÉvangile. 
Per TÎta de bon exemple et per ■▼avgblisa- 

TIOH. 

Doctrine des Faudois. 
Par vie de bons exemples et par prédication de 
l'Evangile. 

6. EvAHGELic, adj\y lat. evancelici^^ 
évangéliqae. 
Second la ley atasgelica. 

Doctrine des Faudois. 
Selon la loi éuangéti^ue. 

«AT. Evangelie. mp. poax, xt. Evangelico. 



ANG 87 

f. EuTAHGELiCAL, adj, y évangélique. 
Per la vote cuyahguxcal. 

Cat. dels apost, deRoma, fol. XI. 
Psr la voix évangèlique. 

8. Eyangeusta, s, m,, lat. eyangelista, 
éyangéliste. 

S. Johaos ivAvouisTA raconta nna Tizio. 

• F. et Fert. , {o\. 6. 
Saint Jean VÉyangéliste raconte une vision. 
En los libres delà btavoblistas. 

Sut, abr, de la Bible, ibl. fo. 
Dans les livres des évangélistes. 
GAT, Bsp. POBT. iT. Evoit^elispa, 

9. Etangeustiee, s. m,, éyangéliste. 
Sant Malbien o antorgna, vers BTAVGBusrxxiu. 

IzAiv : Diguas me td. 
Saint Ualtbien , vrai évangiliste, 1 



10. EvANGEUZAEy V, , évangéliser, prê- 
cher l'Évangile. 

Non derem btavgelxzar« 

Brev. dPamor, loi. 61. 
Nous ne devons évangéliser. 
CAT. BSP. POBT. Bvangelîzar. n, Evange^ 
Uzxare, 

ANGEVI, s. m, y angevin , monnaie. 
d'Angers. 

E no Tal dos avobtis 

Tos sabersV mest bonas gens. 

T. DE B. DE GODRDOW BT DE P. BaIMOHO : ToU tOS. 

Et , parmi les bonnes gens , ton lavolr ne vaut pas 
deux angevins. 

2. Angevin A, s,f,, angevine, monnaie 

d'Angers. 
No lor tengra nnlh dan Talent nn* asobviva. 

GUILLAVMB DE ToBBXiA. 

Ne leur tiendra nul dommage de la valeur d'one 
angevine. 
AHC. FE. 

Ce ne li vaut mie le pris d*pne angevine. 
Fabliau, Bis. 7218, fol. 347. • 

ANGLAR , s., m, , pierre , rocher , ébou- 
lement. 

Prenon lo al pet, gleton l'en mar 
Am contrapes d*an gran aitgxaji... 
Per anar qoenre son marit, 
Qae I'auglaiu avia sepeltt. 

F. de S, Honorai. 



8d 



ANG 



ANG 



lis le pnuMtpur le pied , le jeUeni du* la 
arec le eonlre-poidf d'aoe grande pierre. 

Poor aller cliercher son mari , qoe 1' 
avait enterre. 

ANGUILA., XNGuiLA, s./,, lat. iir* 
GCJLLA, anguille. 

Lo fel li donats d*an* asguila. 

Deqdes de Praou , Jus. cast. 
Vous loi donnea le iel d'une amguiUe, 

En gnÎMI ^MMOIUTLA, 

Hp.de S^dme, fol. 34. 
En^Torme à'angmlie. 

Congres qae'eo AxavtLA» de mar. 

Eiuc. de las propr., fol. a38. 
Googm qni sont anguilles de mer. 

CAT. isr* Anguila, foet. Angma, rr. Angmtta, 

ANGUSTIAy s. f,y lat ANGcsriAy an- 
goisse. 

Voyez Georg. Hickesius, Gramm, 
franco-theoi. 

Pacfent a lor moias avgvstias e tonnent. 

L'Evm^tU de li ^itatre aemeemem. 
Leur fiiûant nombrenica angoisse» et tourmeat. 
Tribnladons ni AirovsTXA ni fiuna, 

Trad.deBhde, fol. 17. 
Tribtilatioiu et angoisse et faim. 
A gran dolor et a gran AiroutTiA. 

Cat. dels apost. de Aoma, fol. 67. 
Arec grande douleur et arec grande angoisse. 

CAT. Ksp. TOar. Angusda, 

2. Ahgoissa yS. f., angoisse. 

Qaal AKOOiasA ni 09I maltratl 

DsiiSBi DE PaABBs : El tempe. 
Quelle angoisse et quel malkeur ! 
Avc. CAT. Angoissa, it. Angosda, 

3. £irooTSSAMEN , s, m., angoisse; 

Tan temeran riNooTasAMEir 
Qne sufriran al jntzaroen. 

Los XV signes de lajl del mon. 
Tant ils craindront Vangoisse qu'ils souffriront 
an jugement. 

IT. Angoteiamento. 

4* AncoissAR, EKGoissAK, V, , mettre en 
angoisse, affliger, tourmenter. 
Tan fort m^AirovoTasoir li toepîr. 
P. BAtMoiTD DE Toulouse : Enqucra. 
Los soupirs me tourmentent si fortement. 



EUi 



ymagtnatioa de aa mort. 

F. at rart. , £oL jh 

Et la soeur du sang, qnand il f^^jgU^ea a . j 
de sa mort. 
Paît. /<u>. Snfrem tribolacio maa no soa 

OOZUAT. 

Trad. de Bède, ^- 'r 
Nous sou£Frons la tribulatioift , mais lu-. 
sommes pas dans Vangoisse. 
àMC. n. Qoant ti mal ^tmgcisaertmt €kt. 
Ta iraa à li par ronlbre. 

Aoatajt d/e Us Boom» ▼. r; v 
Qoant i ne ae angoisser ^mnt de œ qir 
raconte dea enfera. 

Amtot, Trad. deFluiarque. Manies, t. IT. » 
ASC. CAT. Angoissât, lap. poirt. Angnsù: 
Angosdart. 

5. £irooTS, a^'., angoisseox» afflige 

Can fo malantea et bvootb. 

Trad. de VEwmg. de Nicodkm, 
Quand il fut malade et angoisseuje. 

6. Airooissos, xncoissos , adf\ , pâi. 
angoisseax, fâcheux. 

Qn*el maltrag Ter pkia Ajrooueo», 
Qnan li aove *1 benananan. 

P. RAiHoim DE TomuouaB : Us mo^ 
Que le mauTais traitement lai aéra plm ^> 
qnand il lui sourient du bien-«ti«» 
Donna , car ist lanaengier, 
Qne m*an tout sen et alena , 
Son Tostre AKOOuaos gaerricr. 
T. DE K. d*0ran6E et de la coht. k Dii : Acr 
Dame , car ees m^isants , qui m'ont au >& 
baleine , sont rot/iichetue ennemis. 

Mesclat ab TÎDaîgi' Eseoiaaoa. 

Folquxt de Lhhel ; El nom èà. 
Méltf arec du rinaigre angoisseujc. 
Axrc. va. Qai mont ert d*Ire angoissos. 

Roman du Renarî, t. I , p. IJ4 
Mont parfa Ganvain mngoistos. 
Nouv. rec. dejabl. et cont. amc. i. l.f-'-' 
ANC CAT. AngoisOS. ANC B4P. Angusocsc ' 
Angoscioso. 

7. Engoissozamehs, ado,, avecangob'^ 
amèrement. 

E David ploret lo mot KVOoisaoEàXESsi 
P. DE GoactAc : El non it 
Et David le pleura tr^s amèrement. 
AHC. PR. AngiàssousementMOspin. 

Boman d^Havelor, v. 7^ 



ANM 

SîU prfst i roft^ 
Trop axgoiteusmment. 
YaopH, I , iaÛ. i5 , Robeut, 1. 1, p. 34i« 
4IIC. Bo. j^HgusdoSammte. n. Angatetosa- 
menu, # 

ANGONAUy ENQONAE, 5. 171., Ut. IN- 

ovcNy aioe. 

PaoM la palnia de U ma ma dre^ta •obi' el 
▲VGOvAa malaiite... E Vma^oittAM. ea apoatemat, 
TwKoomAM, e$ mollificat. 

Trad. (tJlbucasis, loi. 690170. 

Qu'il poM la paume de sa main droite tur Vaine 
Bialade ... Et Vaine est enflëe , Vaine est jnoIliBée. 
CAT. Jngonal, isp. Jngle* it. Anguinaja. 

ANHA, s.f.y prunelle. 

Qa^ien yaa e venh com Tanha d*aelh. 
G. Magrst : Ha dompna. 
Va que je rais et riens comme la prunelle de l'oeil. 
càT. Nùia, ttp. Nifia. 

AinSy S, m,, lat. xvjsum, anis. 

Per mîxtîo d*Airi8 o de fenolh... En sa de^ 
coctio si den mètre alcana qaaatitat d'Air is. 
Elue, de las propr., fol. 209 et 230. 
Fsr mixtion à^anis et de fenouil... En sa décoo- 
tion te doit mettre certaine quantité à'anis- 
cav. xsp. Anis. it. Anke. 

ANMA, AKiTA, s,/.f Ut.A9<)iA, Ame. 
Sos corpa ni s'ahma miga per lien gnaris. 

Poème surBoeee. 
n ne guërii mie pour rien son corps ni son ânàe. 
Arma es fadia de tal for 
Qne soa essers sera jasse. 

Nat de Moirs : Al noble rej. 
Vame est faite de telle nature que son être sera 
teajoan. 

Si m sen lo cor afreyolir. 
Que paor ai Vakuk s*en an. 

P. Bauiovp de Toulouse : Enquêta. 
TeUement je me sens le coeur s'afiàiblir, que j'ai 
peur que V4m€ s'ea aille. 

£ per Farma mon paire. 

Roman de Flerabrat, t. 675. 
Et par Vdme de mon pèi«. 
loc. DîiE hom tôt jorn : No y a aeha , o no y 

Ti ARMA. 

Leys d*amors, fol. l32. 
On dit tous les jours : H n'y a pas âme, ou je n'y 
vis âme. 
Aire. vm. U con uCtêt mis à esciU ; 



ÂNM 89 

Varme en vait à grand perill. 
Marie ve France , t. II « p. 309. 
AHC CAT. Arma, asp. port. it. Aima. 

a. Aemikr, s, m,, lieu de repod des 
Ames. 

.... En Farm XER 
S'en ▼ai l'arma , e la cam el camier. 
B. Garbohel : Per espassar. 
L'ame s'en va an lieu de repos, et la chair au 
charnier. 

3. Ajetimar, V,, lat. animar^, animer, 
respirer. 

Part, prés. 

Es donats per natara a totas causas aitimahs 

E sentens... 

Las causas ahimaks qu'on ve. 

Brev. d^amor, fol. 4 et 38. 
Est donné par nature à toutes choses respirantes 
et sentantes. 

Les choses respirantes qu'on Toit. 
Susbtaruiv. Tôt AHXMAnT respirant ba pnlmo... 
En yrem tôt AirmaHr reqider maior tianda 
et plus grossa qne en cstla. 

Sluc. de las propr., fol. aSt et 74* 
Tout «Nima/ respîtant a ponaion... 
En hiT«r, tout animal requiert plus grande nour- 
riture et plus grosse qu'en éKé. 
Part. p€U. Homs es cors sentens » ahimate. 
Lefs itamors, fol. i45. 
L'homme est corps «entant, animé, 

AHC. PR. 

Qui cognoissapt du feu la semence diWne 
Estre des animanu la première origine. 
Do Bellay , p. 4i9* 
CAT. MP. PORT. Aitimar, rr. Animan, 

4. IlfANlXATy adj,, lat. iTCAWIMATltf, 

inanimé. 

Que ona causa uiAirxMàDA o mlida parla. 

L^s d*amorSt fol. i43. 
Qu'une chose inanimée ou muette parle. 
CAT. Jnanimat. rsp. port. Inanimado. ir. Ina» 
mimata, 

5. AidifAL, s. m,, lat. ahimai., animal. 

El mteg de dos AxnvALs bmtz, 
Sera encaras concgatz. ^ 

Trad. d'un Bvang. apocr. 
Au milieu de deux animaux brutes , il sera en- 
cofe reconnu. 

Adf. Transmnda si en esperit asimai.. 
la 



Qo ANM 

Membres a virtat ahxmàXi minUtrani. 

Elue, de Lu propr., fol. ao et 33. 
11 te change en esprit animal. 
Membres serrant à rertu animale. 
Accidents ▲hxma.ls ayaii cnm et angostia , 
ira, temor. 

Trad. (FJlbucasis, fol. 5a. 
Accidents animaux ainsi comme est angoisse , co> 
1ère , crainte. 

CATr asp. roET. Animal, xt. Animale, 

6. Akihositat, j.yi, la t. anikosit at^iti ^ 
courage. 

Mndar... de temor ad AvnioxrrAt... De sa 
AirmosiTAT et aodada. 

Elue, de las propr., fol. 46 et 47- 
Changer... de crainte i courage... De son eourofe 
et andace. 

CAT> Animositat, Ekp. Ammosidad. foet. Ani' 
mosidade. it. Animosiià. 

7. Animos, adf\^ lat. ahimosiu, coura- 
geux. 

Aygla... sobre antres anids axcmoca. 

Elue, de lai propr., fol. 140. 
Aigle... courageuse au-dessus des antres oiseaux. 
Avc. PE. D*ane façon si animeuse qne, etc. 

Jlfew. de rUleroj, 1. 11 , p. 366. 
CAT. Animas, ksp. foet. rr. Animoso. 

8. SoB&c Airmos, ai^l , très audacieux, 
très courageux, 

Cnm sla sobbb axtim os a rapina. 

Elue, de las propr., ïtA. i^\. 
Gomme il soit très audacieux à rapine. 

9. LoKGAlf IHITAT , S,/., lat. LONCAIOMI- 

TATem , loDganimité. 
En Tisla de Lerins a LoiroAniiiTAT. 

F", de S. Honorai. 
£n rtle de Lerins il y a longanimité. 

CAT. Longanimi$éU. bsp. Longanimidad, poet. 
I^ngànimidade. it. Longanimità. 

10. Maonawimitat, s.f. , lat kagitani- 
wLTKTem, maguaDimité. 

Lo premier gra se apella en letn maghaiii- 
mitat. 

^. et Vert., fol. 64. 
Le premier degré s'appelle en lettre magnanimité. 
CAT. Magnanimitae.E»r.Magnanimidad^ poet. 
Magnanimidade. it. Magnanimità, 



ANT 

11. PuaSILLAiriMITAT, S./,, lat. FCSQJ 

HiMiTATtf/lty posilianianté. 
PussuLAHiMiTAT cs caot hooE est de p 
ooratge a be fiir, • si laissa Isam son » 
perdre. « - 

Liu. de Syârmc, fol. v£ 
Pusillanimité est qtiand on est de pea de r. >i 
à bien faire , et qu'on laisse per dr e son temps. 
caT. Pusilianimitat, xsp. FusiUuÊÙeùdtU. a* 
Pusiilammidade. it. PusiiiàmitttitèL 

ANONA yS,f.y lat. Ainroirjk , annone. li 
Mas selba que an aodansa 
De Wn e d*AH0VA. 

P. Caedivai. : False^,. 
Mais eéux qui ont abondance de Wn et de K- 
Ben cambi* ahoita per jueilL 

P. Caebihai. : Gea à:. 
n cliange vëritsJ>lement blé pour ÎTtaie. 
ESP. Anona. ir. Annona. 

ANORMAL, a^r. , lat. avomamms/it^ 
gulier, anomal. 
Séria irregnlars aytals dansa et asobeii 

Lejr* d'aman, fol. 4-i. 

Un tel air de danse serait insulter et ««au 

ANC. PE. Si dois SETOÎr ponr na cas omût» 

Que nons avons antre tonuolrre et Sod^- 

J. LE Maiee , ///. des Gaul., Ste.-Paiate,c«» *- 

CAT. ESP. POET. IT. Anomolo, 

a. Enorme , adj^, lat. CNoajnivi , éoorp 
Per bomiddi o per aqtre evoeve ddit 
Tit. du xm* sièc, Doat, t. CXVIII, il i 
Pour homicide ou pour autre émonme «* 4?f 
CAT. ESP. POET. IT. Enorme. 

ANT, Aws, Awz, lat. Avre, akiw 
avant, auparavant. 
Ce mot et ses dénvés furent «- 
ployés comme adverbes, préposibiic> 
et conjonctions , soit dans la forme sis^ 
pie , soit dans la forme composée. 
Adi^, Qae d*aqnesU bora en amt. 

Tit. de 119^ 
Que de cette heure en avant. 

Qn*A2fT poirats mi U bnienafar 
De pressetdlrqne fos saya. 

P. Raimond z>e TodLoose : Âr ai hea. 
Qu'auparavant vous pourries me &ire dire f-- 
le bureau fût sayon de drap de couleur perse. 
ANC. PE. Qui est pîreqn^il ne ftit ainz. 

Roman du Renart, t. II, p. 14^. 



ANT 

Xi en Normandie erent ainz. 

Roman de HoUj v. 375. 
âxc up. Et yo8 ont con ont sodés desfinzados. 

Poema de AUxandro, 00p. (^. 
▲vc rORT* 

Trocadas as mostrancas d*ora em ante. 
6a se MiBAVDA , ecl. 4* 

AVC. IT. 

Per qnanto non vorreste o poscla od conte. 
Petràrca , Son, : Anima che. 
CÀT. Ans* asp. MOD. poet. mod. Ames, xt. 

MOD. Anzi. 
Prép. Vaî , Fapio] , ades tost e oorrena , 
A Trasînhao , on sias aks la lesta. 

BEETKAiiDDsBoaN : Noa cstarai. 
¥a, Pspiol , toujours vite et coûtant , à Tiasinbac, 
rà tu KÛa avtvtt la fSte. 
▲vc. F». ^it2,nn an trempasse. 

Roman de Rou, y» 3^63. 
Mille ans mns sa renne. 

G. BIarot , t. ly, p. aox. 
AJC. isp. Plogo me qnando ove ont ti a Tenir. 
Poema de Alexandro, 00p. 34 1 • 

AVC. POST. 

Taj me sempre anfe os olbos fignrando. 
A. FiaasiHA , Son. 1 , 3. 
AVC. rr. Lor morte pennettendo ante lor tîso. 

GciTTOHE d'Akxzzo , Lett, 14 • 
CAT. Ante. xcp mod. port. vod. Antes. xt. 

MOD. Anzi. 
Pr^, eomp, 
E la ve^ra de Paschas se mogron ahs dk dla. 

GOILLAOME Dl TUDELA. 

Et la nuit de Pâques ils se murent avant le jour. 
CAT. Ant de sa mort prega ns li perdonen. 
AvsiAS BIascb : Tal so com. 

ASC. BSP. 

Non m.ottk por AchiUes Ector ant^l dia. 
Poema de AUxandro» cop. fog. 

C*est UDc sorte de préposition com- 
posée que l'emploi suivant d'Airs que. 
Si Tols bons molber aver , 
Enqnier lo sen ans qui Tayer. 

Libre de Senequa. 
Si tu Teus SToir bonne femme, reclierche le sens 
avant tfue la richesse. 

dmj. Coma eb no foso letrats, aut ero laïcx 
etidîotas. 

Cat. dels apott. de Roma, {cl, iSq. 
Comafte ils ne fussent lettrés , maU ils étaient bï- 
«pics et idiots. 

Bemart, so es detavinens 



ANT 



9» 



Qne donas preion,* Airs cove 
Qa*om las prec e lor dam merce. 
T. DE P. d'Advergite et de B. de Veutadovk : 

Amicz. 
Bernard , il est incouTenant que les dames prient , 
au contraire 'û conTient qu'on les prie et qu'on leur 
cne merci. 
ANC. PE. Il ne s*en e/froya point , oins dit : 

Sparte n>st pas à an homme près. 
Amyot, Trad. de Plularque» Morales, t. IV, p. 56. 
GAT. Qae no *s lassât, tms tôt jom maltîplica. 

AvsiAS Maecr : Fantasiant. 
BSP. Ca non qnerie foir nin nn passo seune^ 
Ant morrerien todos fastal postremero. 
Poema de Alexandro , cop. 910. 
IT. E non mi si partia dlnanû al yolto , 
Anxi impediva tanto il mio camino. 
DanYe, Inf.,\, 
Conj, eomp. En abril ahs Qulntre mays. 
A. Dahiel : Bel m'es. 
En avril avant que mai entre. 

AHC. FE. 

Malt en tœron, oûiz Ae il se possent armer. 
Roman de Rou, t. 479^* 
GAT. La part aqnella den easer yennda ans que 
la nan ô legni partesca. 

Consolât de la mar, cap. 4- 

ANC. ESP. 

Dexar nos an el campo ont que los firamos. 
Poema de Alexandro, cop. 9o3. 
POET. Antes que cahisse sobre elles o rigor. 
Lviz DE SovsA , Hist. de S. Domin., I , a. 
AKC. XT. Gi^anti voria morir di spata 
CAT Toi vedessi caroccîosa. 

Allao , Rim.j not.j p. 458* 

a. Angeis, adç., avant , auparavant, 
Cortezia e solatz e domneis 
S*en ven a tos, e *1 cor estei ahcbjs. 
BeetrawddeBorh : Ai! Lemosis. 
G>urtouie et galté et grAce s'en Tient T«rs tous , 
et le cœur y est auparavant. 
ANC. FE. Laissiez tos encois enselgnier 
L*ostel oii TOS aler dcTez. 
Fabl. et cont. amc., t. IV, p. 207. 
Prép, comp. 

ATirs se dol akceis de dan Qtm sabis. 
Trad. de Bide, îtA.f{, 
Un ayare se plaint du dommage avant que le sage. 
Conj. comp, Qai mor abcexs que '1 cQnTeni# 
la mort a preîar. 

Trad. de Bide, toi. 6. 
Qui meurt avant qu'il lui cooreuait de prier 1il 



9* 



ANT 



ARC. F». Ençois que cil assant eomençast. 
Yilix-Hajidouui , p. 193. 
Con doit ainçois le lea huer 
Des l>este8 qu'ii i soit yenas. 

Fabl. etcont. anc., t. lY, p. 47(* 
Et dit qu'il parlerait aa ray et aa dac 
d* Aquitaine, son fils, aincois qu'il jarast la 
dite pais. 

HOHSTRCLET , t. I , fol. aiQ. 

3. Abans, ABAKGHASy odç. , bas. lat. 
▲B ANTéT , avant , auparavant. 

^Ins qne d*antra qa'ien Tia poeis ni abavi. 
BiasHGU fil PaIiASOl : Tan m'sbelii. 
Plus qu'autre que je ris depuis ai avant. 

ANC. FE. Unkes nna borna pois ne wani 

N*en enstrent ne oonqaistrent tant... 
En mer chû le chief iwanî. 

Roman dtRou, v. 49 *^ 9749* 
CÀT. Si ells lo ho otorgan è ho renancian, li 
donchs ells poden emparer de fer è de 
ohrar en aqnella obra, è abans no. 

Consolât de la mar, cap. 8. 
Prép. eomp. S! no. m socor abas D*nn an. 
G. AfiBBMAft : Ben fora oimais. 
Si elle ne me secourt aidant un an. 
Conj, cûmp. ÂBANs quk il bien paoi sion vert. 
PlERiiE d'Avvergve : Âlans que. 
jét^ant çfte les blancs sommets soient verts. 
Eir ABAirs QUI morisson aissl desconfes. 

GuiLLAtJME DE TvDELA. 

Auparavant qu'ils mourussent ainsi non confessa. 
E conoe be la senba abakchas qob fos nats. 

P. Cardinal : Un estribot. 
Et il connut bien l'enseigne avant qu*i\ fât ne. 
CAT. Aktuilf qu'tl leny partesca d'aqocst loc. 
Consolât de la mar, cap. 45. 

4. Ayant, adv.^ lat, ab kvre, avant , 
devant, auparavant. 

QnVl cap derrier, e Is pes avah, 
Lor coren dels palais issîr. 

Marcabrvs : Emperaire. 
Qu'il leur convient de sortir des palais , la tête 
derrière, les pieds avant. 

No prometrc re si no o pessas avavt. 

Trad. deBède, foL 61. 
Ne promettre rien si tn ne le penses auparavant. 
A«c. FE. Aie* avant f g'îraî après. 

Roman du Renan , \, l ^ ip. 117. 

PAT. No gnart avant ne membre lo paasat. 

AvsiAs Marge : Si col malalt. 



ANT 

POET. Nio podefaaera nia jomada nuisspfl 
G. BaiBEIBIOS , Ckrorogr., i6i 
Jdv, cçmp, D*ist ,di ev ▲▼▲ht. 

Serment de%r- 
De ce jour en avant. 
CAT. En autant, 

D'aqui ataet fo tôt Eaergnrat. 

PEILOEOri 

Dt là en avant il fut tout rmêenri, 
Qae faec no passes d'aqui avaht. 
Tu. de 1294. DoAT, t. XCVII, f«I.ï^i 
Que le feu ne passât de Ut en a*^nt. 
▲Ec. CAT. Qoe d'aqui avant al^ « 
hoBM, etc. 

Consolai da la mnr, op- Q^ 
Prêp. eomp, Atah nel ETeaprtr. 

Gvitx^ûsiK peTtdbj 
Avant le soir. 

Qa*aprenda '1 ATAzrs de Nadal. 

P. AOMSES : Tan voi^ 
Qu'elle lui appienne avani NoêL 
Ni TolHas esser ehavallers ataet Qo'anfc 

Trad. de Bède,îd.^ 
Mi ne TeniUat être chevalier a«>ant qu'éeaf« 
POET. E E Terde Enropa nuds ttrtuue 

De Tanau acé o largo mar deiti^ 
6. Pkb. db Castro , Ufyssea» lU, i>f 
iT. Inmmsi èhe. 

5. Ayanzar, v,y p<?sser devant, t^ 
cer. 

Los pros e 'Is arditz avahbata. 

Léys d^ amers , ibl ^ 
11 avançait les preus et les bardls. 
Die qn*el mais qn*ai fiiits al be. 
Ses tôt comio, ataesa. 

B. ZoEai : Jeso-Cnst 
Je dis que le mal que j'ai (ait , sans aaca^ 
p€use devant an bien. 
Mas lo coms Olivier ft*ea mot be a? asuîi 
Roman de FierabraSj r. 397' 
Mais le comte Olivier s'est très bien aoaaa 
CAT. Avantar, esp. Avantar. pobt. Af^ 
XT. Avanzare. 

6. AvANSA, j./., reste, surplus. 
Tn, destra Tataitsa per petites »7^ 

e per petits conbetz. 

Trad, du tr. de l'arpentage, part. 1* <- ^' 
Toi , mesure le surplus par petits cai«<â << r 
petits coins. 

7. Ayahsament, s, m., awoceffl^' 
prospérité. 



ANT 

L'A.VAiriAiuHT del quai veîras en yertat. 
Trad.tUSède, fol. 8. 
Duquel to Tenaa Vavancement en Tertu. 
Qaan tu seras en ta honoT et en ton avav- 

AMSVT. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 14. 
Quand tu seras en ta gloire et en ta prospérité, 
iHc. CAT. Avanstuncnt. port. Avancamento, 
iT. AvanMomento» 

. AvAWTAE, V., avancer, avantager. 

So don fin amors Tataitta. 
RosTAHS DE HsiGéAs : La douss' amor. 
Ce dont le pur amour V avantage. 
Tas mon Oc e non t^ATAirrA, 
Papiols. 

BsaTaANS de Boen : Ane ao us poc. 
Papiols , tffVMce-tot tcxs mon Oui et non. 

- Éloigner, échapper. 

Per qne pats de tios s'avaitta. 

B. AiABAir DE Naebomhe : ICo puesc. 
C'est pourquoi la paix %'éloigneàt nous. 
Qn^a pane lo cor no m'AVAXTA. 

IUmeavsd'Orarge : Aras no. 
Peu 8*eD faut que le cceur ne ùi^éckappe, 

. AvAitTiA, V,, avancer. 

L*abas no deo el mostîer anmr ni ataxtie 
ana persona pins qn'antra. 

Trad. delarèg. de S. Benoit, fol. 4- 

L'abbé ne doit an monastère aimer ni aponcerune 
personne phu qu'antre. 

— Pousser en avant. 

Ko dens to litge que t yoI servir 
De gnerra eacoipovre ni ayaotir. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. 35. 
Tu ne dois exciter au sujet de la guerre ni pouutr 
en avant ton lige qui veut te serrir. 

10. AvANTAGK, S, Yif., avantage, profit. 
A qoe far donc van emBIan e tolen , 

Pas lo donars a dos tans d'ATAUTAGE ? 
P. Cardinal : Bicx hom. 
A quoi faire donc TOnt-ils volant et enlèrant, 
puisque le donner a deux fois autant de profit ? 
Hom faiplnad'ATAiiTAGBad on qne ad antre. 

y. e«rert.,fol. 26. 
On fait plus davantage à Tun qu'i Vautre. 
CAT. AvtuUag'e, xsp. Ventoja. >oet. Ventagem. 
iT. Fantaggio. 

1 1 . B'avaktace , ad(', comp, , de plus , 
iiavantage. 



ANT 93 

Diena li fayra d*avastage aqnest Ues tem- 
poral. 

£ Diens promet nos ab aoo d^ataxttaob tôt 
eant nos fay mestier al cors. 

r. e|fVl.^(bl.87et88. 

Dieu lui fera de plus ce bien temporel. 

Et avec cela Dieu nous promet de plus toot ce qui 
nous fait besoin an corps. 
iT. Da 'vantaggÎQ, dtuHUitaggio, 

la. SoBRAVANZAR , V., aller ilcvant, sur- 
passer. 
Qo*aotre socon al sîen non soeratasea. 

B. ZotLQi : Mon lassani. 
Vu qu'autre secours ne surpasse le sien. 

iT. Sopravantare. 

1 3. Davan , DEVAHT , odç. , auparavant, 
devant. 
Car DETAir atian grant paor. 

La nohU L^CMon. 
Car oÈ^fMratNittt ils afnient gnnd peur. 
E qne tota Inr bontas era fencba , qne an 
mostrada datas. 

r, et Veri., loi. 10. 
Et que toute leur bontë, qu'ils ont montrée au- 
paravant, était feinte. 

ANC. FB. A II vindrent 1! l>aron qni devant 
Favoient gnerpi. 

Rec. des hist. de Fr., t. III, p. 214. 
Le temps vécn devant ne m*étoîtqne langnenr. 
Desportes , premières auvres, p. 140. 

— A.vant, devant, préférablement à. 
Prép. No lamar borne DETâiiT sa mort. 

Trad.de Bèdê, fol. 39. 
Ve louer pas un bomme avant n mort. 
Qne DE? Air loi s'es abaoEada. 

y» de S. Bonorat. 
<^ s'est prosternée défont lui. 
Soa borna plevita e jorats 
Serai ades, s'a leîs plats, 
Davab tots antres senbora. 
Alvboksb II , aox n^AaAaoH : Per mantu. 
Je serai tonjoors son homme eagaftf et jnrtf , s'il 
lui platt , préférablement à tous autres seignsnts. 
Axc. FR. E prend le fil devant le père , 
£ kienlt le flenr dSmuwlë fnrit. 
Heuhand , Fers sur la )9«orf . 
Et abandonnant celle place devant la venue 
d*icenx. 

MonSTEELET , t. II , fol. 175. 

CAT. Devant , davanf. 



94 



AJST 



AHC. BSP. - 

Las sombras è las agnas, Iêb devant éàihM flon. 

Mih^ros de nuesira Séhora, cop. 44* 
AHC. ISP. DelofU. ssp. xbo. DdaiUe. pobt. 
Diante. zt. Dinanzi, 

14. Davahtal^ /. /II., tablier, linge à 
essuyer. 

Fes bolhir los payrols , et aportet un datar- 
TAi., et esgardet BAaria aU pes de Jhesa-Crîst. 
F", de sainU Magdelaine. 
ElU fit l)oaillir les chaudrons , et apporta un ta- 
blier, et Uarie regarda aux pieds de Jésus-Christ. 
CAT. Dtmuual. up. Deyantai. 

i5. DavakgiR) V,, devancer. 

Qoe per aTentpra... mors non davahciscba. 

Trud.deBkde,UA,l{li, 
Que par hasard... la mort ne devance» 

x6.£nan, zvaks, ENANTy odv. , dulat. 
IN Awtea, en avant, devant, par 
avance. 
Qn'en fosson pagats exaut. 

Tu. de ia54 . Doat , t. CXV, fol. 96. 
Qu'ils en fussent payés par avance. 
Qn'areire a trais per miehs salir zvav. 

FOLQUET DE IfAaSElLLl : Al ! qUAUt. 

Qu'il se tire eu arrière pour mieux sauter en 
avant, 

Nalhshom non sapqoe 8*es grans benanansa, 
S^Eif Airs non sap qoals es d'amor Tafans. 
GuAvi) LB Boux : Nulhs hom. 
17ul homme ne sut ce que c'est que le grand bon- 
heur d'amour, si auparavant il ne sut quel en est le 
tourment. 
Et es tan sabens d^artz e d'estronomia 
Qo'el ve e conois exahs so qae ave. 

G. FiGUEiBAS : Un aou. 
Et il est si saTant en arts et en astronomie qu'il 
voit et connatt d^ avance ce qui arrive. 
Adv. comp, Qae sio tengadas dVzci bhaxtt. 
Tu. de 1220. DoAV , t. CIU, loi. 4. 
Qu'elles soient tenues d'tci en avant. 
TJsar d*Aici evakt. 

TU. de 1295. Doat, t. CXXXIX , loi. I25. 
User d'ici en avant» 

Paêia , d*aquklla bora bbax , 
Anblan roncîn que né sosteinha. 
R. SE Tors se Marseille : Ainics Gaucelm. 
Pais , de cette heure en avant, un roncin ambiant 
qui TOUS soutienne. 



ANT 

Des aqoesta bora wm^nr. 
Des hoby bit art, faray tota U toVwui 
y. de S. Bononi 
De cette heure en avant. 
Dès aujounfhui en avani, je feni ttâ 
Tolonté. 

ARC. FE.Et d'ores e/iot'Ofitaeîentsibieaie 
Rùman deRau, ▼. io\\ 
Monnoies blanches et noires... éa en 
avant. 

Ord. desR.de Fr., i3i3 , 1. 1 , p. 3^;^ 

AVC. PORT. 

Trocadas as mostrancaa d*o/» em aiUe. 

F. SE Sa SEMiRARSi, «14 

AVC. XT. Vair or* inanzi on di non tïssb^ 

Petearca , Son : Non pao k 

-— Prép,, devant , de devant. 
Des joms erarb l'aTenimens. 
Gant venc lo jom kvaut la fesU. 
^y. ds S. HoKSf^ 
Dix jours avant l'arrivée. 
Quand vint le jour de devant la IHe. 
Perqne tôt sei corteiador 
Parton n*Eir ah lei ab desût. 
Bertbans se Born : Sel qui aa;i 
C'est pourquoi tous ses courtisans p^ 
devant elle rtoc désir. 

— Co/y\ Mais 9 au contraire. 
Ja per antra no sera &ilR oontetf î 
Erans , sai be qne si cron dneccoi» 
Qnal qae chansis la genaor tm peoi^ 
GiRAus LE Roux : Ara sali» 
Jamais ne sera iait dispute pour iuiea£!i' ' 
contraire, je sais bien que si elles éuâtato^'' 
femmes , quel qui choisit la plus gcntiUe vce f 
diait. 

Mas amans drets non es desmeianftt 
Erars» ama ameauradamea. 

G. SE MORTAGHACOCX: Kolb^ 

Mais amant sincère n'est paa démesoie. *'* 
traire, il aime avec mesure* 
Prép. comp. Un bon mati, 

Erars DR TalbeU. 
Ur troubasour arortxb : P» »■*' 
Un bon matin , avant la petite aube. 
Erari de sa congelacto. 

Elue, de las propr., W- '* 
wdfcanl sa congélation. 
Conj\ comp. De dar brars qu on ao auP 
Deudes se Phases : Ed m *»** 
De donner avant qu'on me requit* 



ANT 

len mdhor mmax» qus lordei. 

B. DE Vsif TÀDOCR : £r» non. 
Je m'amâiora bien loin que je déchoie. 
Avc CAT. Enans, enantz. avc. b^p. Enantê, 
tnantes, xt. Innatue , itmanzL 

17. Enansas que, ZKAirsEis que. Cojy, 
comp.j avant que, plutôt que. 

En us qnier, amîa , 

Socon; 
Qd*kiiavsas morria 
Qu'en qaeds alhors. 

Petrols : Qnora qu'amon. 
Maintenant , 6 amie ! je tous demande leoours ; 
car je mourrais avant que j'en cherchasse aiUenri. 
Qq'k^avskis lai îria, 
Qu^lea reioases en aital non caler. 
T. v^uavES ET DE BERTaAHD : Senher En Bertrand. 
Que j'irais là , plutôt que ja demeurasse en un tel 
ooncfaaloir. 

18. Ekamps, adv., avant, ensuite. 
EsAjfPsli dia : Non temer. Maria. 

La nobla Lejrcson. 
Ensuite il lui dit : Ke craignes , Maria. 

19. Enaksae,!;., avancer, exalter, élever, 
surpasser. 

Ti en laa diua qnalitatz digeatio iHAHaA,. 

Elue, de las propr., fol. 227. 
Vin en ces qualités avance la digestitm. 
Cab bels dits aTÎnena 
EvAKs Toatrâ honor. 
Ajutaud de Marueil : Aissi oum moa. 
Que l'exalu votre honneur avec de beaux diU 
sfr^ahles. 

Qnar jo!a e preue sobre totas FEirAirsA. 
RamEAvd de Yaqueuas : ]So m reqnier. 
Car grâce et mériieV élhve au-dessus de toutes. 
Car no fiû trop qni 'la BirAiiaATs ehausa, 
Bfaa ifoi *U bnmils skassa e sosie , 
Bien et amies e bon prêts en rete. 

AniEBi dePeouilaih : Hom diu que. 
Car celui qui éUue les élevés ne fait pas hean- 
coop , maia celui qui élhve et soutient les humhles , 
U en retient Dieu et des amis et bon mérite. 
Tes la belba ÏT AHenor i'eitassa, 
Cbanaon. 

AlMBlU DE BELLIifOI : ffull hom. 

Chanson , avance^toi vers la beUe Alienor. 
Mes des livras siu la balanza , 
E la foejlla tan fort s* enaira 
Caysai laa leva de randon , 
Com fera nn petit boton. 

F. de S, Honorât, 



ANT 



95 



Mit dtr livres sur la balance , et la feoille sur^ 
passe si fort qu'eUe les lève de suite , comme elle 
ferait un petit bouton. 

Si es hom que Dien deacreza, 
Sos afars enansa. 

P. GAia>nrAL : Falsedati. 
S'il est un homme qui ne croie pas à Dieu , son 
afiàire avance. 
AHc. CAT. Enantar. 

ao. Enans, s, m., avancement, avan- 
tage. 

£ ai no ns plats roos ehàvs e mos prot, 
Tolraî m*en mal , don*, e amarai vos. 

Arnaud de MAarsiL : Us gays amoros. 
Et si mon avancement ei mon profit ne vous plaît, 
d dame , je m'en voudrai mal , et je vous aimerai. 
Tan ai volgnt sos bes e sos emaks ! 
Bebenoee de Palasol : Tant m'abelhis. 
Tant j'ai jonlu ses biens et ses avantages ! 



m, , avancement, 



ai. Enansamsn , s. 
avantage. 
Pane voa calra del mien BHAirsAMur. 

AiMERi de Peguilaiv : En grvu. 
11 vous souciera peu de mon avancement. 
Et am tan de dolz cor 

LO VOStr' EHAMSAMEH. 

Ahnaud de Marueil : Aissi cum mos. 
Et j'aime tant de doux cœur votre avantage. 

aa. ËNANSAiRE, S. m» , preneur, 
nh sni tots joms aisî ûusU servire , 
E de sos bes sfajtsaire e grazîre. 

H. deS.-Cyr : Gentan. 
Ainsi je lut sois toujdnn fidèle serviteur, et pre- 
neur, et approbateur de ses bonnes qualités. 

a3. Enintib, v, , relever, célébrer, knier^ 
avancer. 
D*En Blacas no m toelb ni m Tire, 
Ni de son prêts enamtir. 

EuAs DE Barjols : Car comprei. 
Je ne me tire ni me détourne du seigneur Blacas , 
ni de célébrer son mérite. 

E 1 rie prélat toIo s tant rkaxtir 
Qoe ses raso alargon son deptat. 

Baimoitd de Castelnau : Mos sirventes. 
Et les riches prélats sa veuloit tellement avancer, 
que sans raison ils élargissent leur livre de créance. 
Part, pas, Veftnts ea atras tirada 
E measonja svahtida. 

G. BiQUiER : Yertutt. 
La vertu est tirée en arrière, et le mensonge at^anci^. 



96 ANT 

24. EHAHTiifEirr, s. m., avantage. 
Car fis amans dea Toler, per an oen , 
Mais de si dons qa' d sien utamtouv. 
G. DE MoHTA6MÀ«oiTT : Hais Immb. 
Otr on fid^ aoiaat doit , oent fois pour vue , 
Tooknr Vavantage de sa dame plas qno le sien* 

Loqoai cami es grans KHAHTixavs a Iota 
la Yib. 

Tu. de 1248. DoAT , t. CXVI , fol. 16. 
Lecpul cksMÎn ert un ^naà^ummimgt pow lonto 
bTUle. 

•25. EKAYAifTim, v., célébrer, mettre en 
avant. 

E de son lans EHATAirria. 
Le comte de Poitiers : Moat jaasens. 
Et de célébrer sa louange. 

96. Dehan, ad(P. , devant, aa-devant, 
par-devant. • 

Qofl s pot boB défendre ab bnn 
O mètre Tescnt okhav. 

Caoehet : Amort e oom. 
Qae Ton se peat dtffeodre arec le glaÎTO oa mettre 
l'^a deuant. 
Ad^. comp. Des lo temps Rotlan 

Ni DB LAI DEHAN. 

Bbrtrakd de BoRif : Mon chan fenisc. 
Dès le temps de Roland ^ ni de là au-devant. 
ARC. CAT. Denani. asp. Denante, datantes, 
poet. Dtmus , Manie, n. DUmti, dimanzi. 
Loc. Car er so dbvah diteas , 
L' aTol bo, e bo maWaU. 
Gaeirs D'ArcBtBE : Cominal TÏdfa. 
Car sen ce detnini derrière, les méclianU bons , 
et les bons méchants. 

ANC. Fa. Le roi fit tonmer les nefs ce devant 
derrière. 

JOIH VILLE, p i35. 

Et tont iroit ce deponi derrière. 

Roman du Renart. t. il , p. 291. 
Pr^, Qui vi anc mab pencdensa 
Faire dbhah lo pecoat. 

B. DE Ventadovr : Lo temps vai. 
Qui vit jamais faire la pénitence avant le péché. 
Tôt francamen , domna , venh dbxah vos. 

P. DE BAB4AC : Tôt francamen. 
Dame , je Tiens tout franchement devant tous. 
Axc. va. Qu'ils parloient à crédit de plnsienn 

choses advennes devant leur temps. 
H. EsTiEiVNE , apol. pour Hérodote, dise prél. 1. 
CAT. Devant me vey de grans dolors nn mont. 
AusiAS Mahch : Cenro fetit. 



ANT 

17. Dehautit, a(^\, recalé, reur 
Er trop oorta la jornada 
Per long Toler nwMAwm, 
GatACDAM le Yie:cx : Un ren tn.^ 
Ls journée sera trop eoarle pour na homi ^ 
rUatdé. ' 

a8. Dkesvak, nasBEzirAHy ativ., A 
mais, dorénavant. 
E pren comjat de èhantar dkbxvas. 
Povs DE CArDUcn. : De toU attzï 
Et je prends congé de chanter doréna^aid- 
PerquMen rir DasanEKAir 
Lo oors e 'l sen e 'ls prêts ailhon 
G. FA.imT : Gœ irî 
C'est poarqooi désormais je tonne t^-- 
corps , le sens et le mérite. 

89. Deseekhavaits , ad». , désoit: 
dorénavant. 



'ÈUa nBasmBVATAm 
Conoîsca. 
AaKADD sftMAavciL : 
Hais dosémuMfauA qa'oUe ooonni 



Taan'i^ 



3o. Adknakt, ath,, à l'avenir, o»»^- 
par avance. 
D'aqneOa forsa qne es ni Anavivr ^ 

Tit. de loSo- 
De cette forteresse qni est et sera à f»^ 
Li nn qneron a tniTer^ Il antre 101^^^ 
r'. de S. Bm- 
Les «iM cherchent à trarers , les anlrei f* ' 
Perqn* ieo en diantaa 
Trac Tostre prêts a.dkva]i. 
GAtmEKT , HoiirB me Pciaaor : Ctrf^ 
C'est pourquoi en ehanUnt je porte wt.t»' 
en avant. 

Ad^. camp. Tou hom satia garda ru ^^ 
B. CABaomo. : J<bb fût*- 

Tout homme sage rsgarde par avaate. 

Elis compro blat o ▼!... a pagtf ^ ^ 
HAUT, ben mens la meyiat qne hm ▼«• ' 
so qnar pagon premiers Inr deofei'- 

r.etreri.M'^ 

Us achètent blé ou TÎn.. . à payer psr *^' 
moins de la moitié <{u'il ne Tant , paroe^ '"n 
d'abord leurs deniers, 
xsp. Adefante. poet. Adeante, adiaf^ 

3i. Desevah, AOESKVAir, ad»'}°^ 
mais. 

Vos voelh mostraredîrDasBVAvqo'" 

Guillaume ueTr»^' 



ANT 

Je veux TOUS montrer et dire ce que nous ferons 
lésormais . 

Yostr* om tnî jorats e plevitt, 
E Tostres m* er ADUxirAirs. 

B. DE VsKTADOVR : Peldols. 
Je suis Totre bomtne juré et promis , et je serai 
vôtre déiovÊnaiS' 

(a. Desenaks, s,m,^ désavantage, dé- 
couragement. 

E no m plâi aos dssxnahs. 

G. RiQViEK : Si chans mi. 
Et son désavantage ne me plalt pas. 
Qa'el bes que m fai es a totz los prezans 
Enantiments , et alj crois dxsbhaits. 

B. Galto : En loec- 
Que le bien qu'il me fait est enconragement à tous 
les méritants , et découragement aux méchants. 

(3. DESEirAHSA&,i;., baisser, rabaisser, 
n morz de mon seîgnor mi desahaitsa. 
FoLQVET BB Mabsbille : Ja non cuig. 
La mort de mon seigaeur me rabaisse. 
E aos pretz no s desbhahs, 

G. RiQuiBR : Qui m disses. 
Et son mérite ne baisse pas. 

Tôt vostr' argen tom en plom 
E Tostr* afar dbsxnaitsa. 

CoMiNAL : Gomtor d'Apchier. 
Tout votre argent tourne en plomb et Totre afbire 
baisse. 

Perqne joiz faill e gens gabars 
Merma « desenaitsa. 

GiRAUo BB BoaiWL : Plaittg. 
Cest pourquoi' joie faillit et gentille plaisanterie 
diminue et baisse. 
Axc. FR. Cascone monlt nos destivance. 

Roman du Ret^rt , t. lY, p. 175. 
Car cHacnn d'ealz met son entente 
En moi vers toqs desavaneer. 

Œuvres iP Alain Charîier, p. 767. 

3 A , Antkenant, entaenan, adv,, en avant. 
De Mahom lor message 
Qn* ea pansât autbihaiit 
. En peyras d* aymant , 
A Medu la royal. 

V. de S. Honorât. 
De Uahomet leur envoyé qui est posé en. avant 
aux pierres d'aimant , k Mecque la rojale. 

— Auparavant, jadis. 

QaVl gnay dompney qB*om tenîa bhtrbnàh 
An li plnsor volt en deschanzimen. 

H. BauHET : Pus lo dous. 
I. 



ANT 9, 

Que la plupart ont fbumé en grossièveté la gaie 
courtoisie qu'on tenait auparavant. 

35. AiTCEssoR, S. m., ancêtre, prédé- 
cesseur. 
£ deTria s ben yergoinhar 
Qn'el membres de sos ahcbssors. 

BEBTRAini Bt Bowf : Qoan rei lo. 
Et il deTrait bien aroir boute , pourvu qu'il se 
souTtnt de ses ancêtres. 

Vostc' AsCBssoR, 80 BQg dlr e reiraire, 
Foron tng pros, mas vos no'n soven gnaîre. 
E. Caikel : Pus cbai la. 
Vos ancêtres, j'entends dire et rapporter cela, 
furent tons preux , nais il ne vous en souvient 
guère. 

— Prédécesseurs, les hommes des temps 



Us reprochicrs me ditz dels avcbssois. 
G. Adbbmar : Non pot eiicr. 
Un proverbe des gens anciens me dit. 
Los libres dels anctors 
Sai e dels AivcnsORa 
Los sens e las foUors. 

GiRAUD DB Salignac : JSsparriers. 
Je sais les livres des auteurs et les sagesses et les 
(blies des prédécesseurs. 
Avc. VR. A Tos euwtssort et k nos 
Le tolirent lor tmoessor. 

. Homan de Rou , v. 9907. 
Servi et aidé nos ancesseurs. 

Ord. des R. de Fr., i3i5 , t. I , p. 603. 
CAT. Antecessor. rsp. Antecesor. port. Ante^ 
Cêstor* it; Antecessore. 

— Conseiller, assesseur. 

MaWatz avcbssôrs, so es mats oocelUers qne 
donon mais oocelhs als jntgés et als senHors. 
F. et Vert., fol. i5. 
Mauvais assesseurs, c'est-à-dire méchants con- 
seillera qui donnent méchants conseils aux juges et 
aux seigneurs. 

36. ANTIC, adj. lat. antiquicj, an- 
tique, ancien. 

QnVn nn mostier aittig 
Mi jareron mant rie 
Sobr' nn mîssal. 

Bertbaicd DR BoBB : Ges n6 mi. 
Vu qu'en un monastère antique plusieurs pois- 
sants me jurèrent sur un missel. 

La gesta dis qnVl temps autic. 

F. de S. Honorât. 
L'histoire dit qu'au temps antique. 



98 



ANT 



El vti ii*Aiifo8 qoe un gen se capdella 
Ab sen Àirric. 

Pavlet de Mabaille : AL marrimen. 
Et le roi AlphoBte qui se conduit si bien arec sens 
antiçue, 
Sttbst, Si 00 feîro '1 premier aittic. 

Gayausàh le Vieux : Pkti paasien. 
Ainsi comme firent les premiers artciens. 
Ad, eomp. Segon qoe ab ahtic han acostamat.' 
TU. de 1241. DoAT, t. GLXX, fol. i5i. 
Selon que d^s lon^entps ils ont accoutume. 
CAT. Antig, Ksp. Andguo. pobt. Andgo, xt. 
Anùco.* 

37. Antiquamekt, adp, , andqaement, 
anciennement. 

Sapchatz que antiquamem 
Hom comtava lo naîasamen 
De maides e de femmes no. 

Brev. d^amor, fol. Sa. 
SacUec qa* anciennement on comptait la nais- 
sance des mâles et non des femelles. 

So qoe es estât asat ahtiquam eut. 

Ord. des R. de Fr., 1461, t. XV, fol. 414. 
Ce qui a ^të usité anciennement. 
Aktiqoaiuvt en lo temps qae, etc. 

Tit, du XIV* siée. Doat, t. XGIII, fol. 257. 
Anciennement dans le temps que , etc. 
CAT. Antiguament, bsp. Anùguamente, pokt. 
Andgamente. it. Anticamente. 

38. Antigace, j. 17»., ancienneté. 

% de gran aittiOage. 

V, de S. Honorât. 
Et de grande ancienneté. 

39. AîfTIQHITAT, S. /., lat AWTIQUI- 

TK*rem, imtiqnité. 
De gran ai^tiquitat. 

F. de S. Honorât. 
De grande antiquité. 

Adv. comp. 

Qne seran degnts a cascan de nos de anttqttitat. 
Coût, de SaussignaCj de tBiQ. 
Qui seront dos à chacun de nous depuis tr^s long- 
temps. 

CAT. Antiguitat. esp. Andguedad. port. Anti' 
guidade, it. Antichità. 

40. Antiquar, V., devenir ancien. 
Qoan es comensant petit, mais qnan es 

aktiquat e es gra. 

ïrarf, d^Albucasis , fol. aS. 



ANT 

Quand il est en commençant petit , mae ra 
est devenu ancien et est gnuad. 

4 1 . Antiquatiu , ad/^ , faisant Tml 
Eê AMTiQVATiTA, descolorstÎTa. 
Elue, de las propr., iA. %■ 
Elle est faisant vieillir, décolorante. 

4a. Ancian, a^\, anciené 

No laisser ton AjrciAir amie, car b Q£k^ 
lo semblara pas. 

TnMd.deBède,foi:: 
Ne pas laisser loli ancien ami , car le oaaai 
lui ressemblera pas. 

Subse. Los bels diu e Is beUa iâgz deb ir^ 
r.etreH.,(ol.» 
Les beaux diU et les beaux laits des aac^^^ 
CAT. Ancid. ksp. Aneiano, fo&t. Anal' i 

Anziano. 
Comparai. El temps AvsiAiroa. 

r. de S. HoMont 
Au temps plus ancien. 
ANC. va. Ke li baron e li signor 

Firent de temps .oiicûinor. 

Roman de Rou , t. 14- 
Kl en Breuîgne la menor 
ATint al tems aneienur. 

Maeie de Frah ce , 1. 1 , ^ ^ 

43. ÀNCiAiiAiiEirs , adp.f andeonei^ 
Ayssi co solian far los filoxofes ^ ' 

CIANAMEHS. 

F. e/fVrf.,fol^^ 
Ainsi eomma les philosophes païens tniAi" 
tume de faire anciennement. 
ANC. ESP. Ancianamenee., 

4 4 • AwciANET AT y S,/,, andenneié. 
Ab aqnela asciambtat. 
Tit. du xif • sièc. Doat, t. CLXXlI.fe^ *' 
Arec cette ancienneté. 
CAT. Ancianitat. xsp. Anàanidad. totr^ 
danidade. xt. Anzianità. 

45. Antigipacio, s,f,, ]at. AffTiafi-'^ 
anticipation. 

Si conoysh per ahticzpacio de I« «<**^ 

S lue. de las propr., fol 9» 
Se connaît par anticipation de l'accès. 
CAT. Anticipaciô, esp. Anticipacicn' fO»^"' 
dcipaçao, it. Andeipaùane. 

46. Ahticipar, V., lat. aicticipa»^/ ^ 
tidper, devancer. 



ANT 

Es dil Lacifer, ahticxpa demmcUn... levant 
del aoldh. 

Elue, de las prvpr,, fol. 1 15. 

Ert appdë Lueiferf anticipe en rannonçint... le 
lerer da soleil. 
CAT. Ksp. PORT. Jnticipar, rr. Jntteipare, 

ANTENWA, S./., lat. antenna, an- 
tenne. 
Am tant on adrech Tens si fier ses en 1* AirrxvirA. 
r. de S. Honorât. 
Alors an Tent dû nord frappe si fort rar Van- 
tenne. 
Doas antennas , xz sols. 
CK. du péage de Valence, Hist- de Fal., p. 297. 
Deux antennes, soixante sous. 
CAT. Amena: xsp. Emtena. poet. Enienna, it. 
jéntenna. 

AUTHIFRAZIS, J./, lat. ANtipraïASis, 
antiphrase. 

AariPWiASis est) sermo e contrario intelli- 
gendns» nt lucus, qnia caret lace per ni- 
niam nemomm nmbram. 

IsiDOR.f Orig.., I, cap. 36. 
AsTHiPRAxis es cent alqocs Tocables signi- 
fiée lo Contran de so qne proprîamen dévia 
lignificar. 

Lejrs (Tamors, fol. 137. 
h* antiphrase, (f est quand aucun terme signifie le 
contraire de ce que proprement il derait signifier. 
CAT. ssp. po&T. Jntt/rasù, zt. Anti/rati, 

ANTHIMETABOLA, s. /., lat. antime- 
TABOLE , antimétabole. 
'AtIi/uitaCoxii. QuorriL., IX, 3, 85. 
AamcETABOïc est conTersîo Terboram , 
qos, ordine mntato , oontrariam efficit sen- 
mm : Non ut edam viro, sed ut n}îvam tdo, 
ISIDOB., Orig., II , a. 
Commotatioa apelsda AimiiMaTABOLA. 
L^s d*amors, fol. 146. 
Changement appelé antimétabole. 

ANTHIPOFORA, s. /., lat. awthipo- 
PHOiA, antipophore, figure. 

'Avdwefof«t. 

JuL. Rarm.f/'^. Sent., p. 270 , éd. Putscli. 

Le même auteur, p. 36, appelle en 
latin cette figure adjectio , quae affec- 
tum adversariorum quemlibet fingi- 
mos f cui respondemus. 



ANT 99 

AxTBrpopoaA es cant hom respôn a la 
qnestio o a la demanda qn'om poyrîa hti 
Leys d^amors, fol. 141. 

Uantipophore est quand on répond à la question 
ou à la demande qu'on pourrait faire: 

ANTHISMOS, s, m, , persiflage. 

Es AXTHUitoa mal dl§ o vilania dicha ad 
antre cobertamen am bêlas e cdrtezas pa- 
ranlas. 

L^s d^amors, fol. i38. 
Le persiflage est mauvais propos ou vilainie dite i 
un autre oouverlement arec de belles et courtoises 
paroles. 

Ce mot, qui en grec s'écrirait «1^ 
Btçfiêgy ne se trouve point dans les an- 
ciens rhéteurs. Sa racine est àfUç^ fleur. 

AIHïïlTETON , s. /., lat. aktithetow, 

antithèse , opposition. 

Qunmx.., Inst. orat., IX, 3, 81 : Contra- 
poaitnm antem, vel, nt qoidam Tocant, con- 
tentlo («tvTidiTev dicitnr} non nno fit modo: 
nam et si aingola singalîs opponontnr, nt in 
eo qood modo dixi; vicit pndorem libido, 
timorem andacia , etc. 

Es AMTttiTSTOir cant hom paoza diversas 
canzas contrarias per ostar, yencer, abayssar 
o cofondre la nna per la diversitat o per con- 
trarietat de Tantra. 

Leysd*amors, fol. 126» 

Uantithèse est quand on. pose direrses choses 
contraires pour dter, vaincre , abaisser ou confondre 
Tune par la dÎTersitë ou par la contrariété de Tantre. 

2, Anthiteta, s, /., antithèse, oppo- 
sition. 

IsiDOR., Orig., n, cap. ac : 
Autxtbsta , qnse latine contraposiu appel- 
lantar, qaae dom ex adversa pouontnr, sen- 
tentiae pnlchritndinem fadnnt et in orna- 
mento locntionis decentissima existnnt, nt 
Gcero : Ex bac parte pndor expngnat , illi ne 
petolantia ; bine pnd^citia, illînc stopmm, etc. 

Cicéron lui-même se sert de ce terme, 
Orat. y 5o. Seraper hac, quae Greci 
'Avr/9ir« nominant , cum contrariis 
opponuntur contraria^ numerum ora<- 
torium necessitate ipsa cfidciunt. 

Astritbta , en antra maniera apelada syn- 



loo ANT 

dÎMmof > segon alqos, se Uy ont oui aenten- 
eu es contraria o dÎTena a Tantra. 

Leys (famors, fol. laô, 
Voppùsition, d'une aotre manière appelée *yn> 
dîaame , se fait , aelon aucuns , quand une expreision 
est contraire où diverse k Vautre. 

3. AiTTiTOzis, 5./., antithèse, figure de 
grammaire. 

'Avr/df o"! c , Alexand. Ilifî o;|^nv, p. 586. 
Per nna figura apelada alleotheta o avti- 

TOZIS. 

Leysd*amors, fol. 79. 

Pbr une 6gure appela alleolhète ou antithèse. 

4. Anthitezis', s./,, lat. antithksis, 

antithèse. 

'Afri6to-iç, An. rketor., p. 695. Sosipp., 
Charis, inst. gramm., ed Putsch, col. 949- 
AiTTtTHKsis est litterae pro Uttera immotatio, 
ut , împete nnnc Tasto, etc. , pro impetu. 

Ajithituxs, laquai figura paaxa o muda 
una sillaba o una letra per autra. 

Lejrs iTamors, fcd. 68. 

Antithèse, laquelle figure pose ou change une 
syllabe ou une lettre pour une autre. 

5. Anthitezir, V., substituer une lettre, 
à une autre dans un mot. 

Part, pas. Si per mutatlo , adouo ay tal mot 
son apelat anthitszit, qnar aqai es nna 
figura apelada antlàitesis. 

L^s dTamon, fol. 68. 
Si par nuilation , alors de tels mots sont appelés 
substitués, car U est une figure appelée antithèse. 

ANTHONOMAZIA, s,f., lat. AHtoKO- 

MAsiA , antonomase. 

AxTTOKOifAsiA (ÀVTOvo/ufli0-i'«) cst vocabulum, 
quod sine nomlne positnm loco ejus fangi- 
tur, ut est Arma Wrumque cano et intelligîtnr 
iEirsaSv 

DiOMED., de Part, orut., col. 452 , ed. Putsch. 

Ahthoxoicaxia.. . se fay cant hom per ex- 
cellensa pansa en loc de nom propri alicn nom 
qu'es cornus... Ptr apostol , Pajnt enten. 
Lejrs d'amors, fol. ï3i. 

h' antonomase... se fait quand on pose par excel- 
lence au lieu d'un nom propre aucun nom qui est 
commun.:. Par apOtre , il entend I^ul. 
CAT. «sp. PORT. iT. Antonomasîa. 



ANT 
ANTIDOTARI, s. m., antidotaire^J 
pensaire. 

Fasson las .confeocions aea tota lofii 

cacîon , aisi com rAanoeTAJiis o cesu&rj 

Cartalaire de JÊbit^felUer, £bL -A 

Qu'ils fassent les compositions sans a&c: 

lange , ainsi comme le dispenssùre le caamaè\ 

ESP. POET. IT. Jnddotario. 

ASTIFONA, antifkna, s.f.,his\ 
AifTiPHONA y antienne, sorte de pw 
Antiphona se disait dans la hm\ 
tinité d'im chant ccclésiastiqQc , qa 
deux chœurs chantaient altenur? 
ment les versets d'an psaume oads 
hymne. 

On lit, dans un des manuscrits^ 
troubadours, ce titre d'cme ^'^ 
l'honneur de la Viei^e : 

Ahtipxha de Lanfnnco. 

LAjrpRAKC Ci6Ai..\ : Kn chantoi 
Antienne de Lanfnnc. 
Himnes cantant , aittifoitas • reneti. 
' La Cruica proveaude, p. v>' 
Chantant hymnes , antiennes, Tcrsett. 
Aqae^t' ahtiveka qe cantan als martis 
r. de S. Fiors. Doat, t, CXXm,fe- 
Cette antienne qu'on chante aux nartjn- 1 
AHc. PE. Une hymne on anûtaitu ^ "^ 
Nicolas. 
Lett. de rênu, i4i3. Caupentœi,!.!*^' 

CAT. ESP. POET. rr. Anti/ona. 
2. Antifoiva&i, s. m,', bas. Ut^^ 
pHOiTARiiiiTiy antiphonaire. 
Aordenet regnlarmen l'AimposAti- 

Cat. deis apost. de Roma, ^^'' 
Il disposa régulièrement V nntipkonaire. 
CAT. Anti/onari, bsp. ponr. rr. AnJ^^^ 

ANTRAC, s. m., gr. «fô/»sf{, c^^^ 

sorte d'ulcère. 
, In pede graTari apostemate quod àMtv^^ 
soient medicî nominare. 

Maetehns , J*. nov., t. m , «J *^^ 
Si la materia no es trqp Tcnenosa^coP 
lierxEipila et akteac. 

Elue, de las propr.,^^\ 
Si la matière n'est pas très yenimease.co^ 
tfrysipèle «t carbçncU. 



APC 

ÂSC, FB. BqqI», mal de dents, roagoe, antrac, 
moire, toaz. 

Crétin , p. 180. 
ro&T. jintrtu* tt. An&ace. 

ANTRE, s. m. , lat. AHTRum^ antre. 
AsTBX Tol dire escnr. 

Elue, de las propr, / fol. 162. 
jintn Teot dire obscur. 
«P. iT. Antro* 

ANTROPOSPATOS ^ s. m., anlropo- 
spate. 

*Bir) O100 i?T(flt» xiym^'ÏAi /jtixn S fJtêfn, 

roovvTdu, î. e. QoandoDeo tribaaotar membra 

vd pattes, id joxta homanam affectionem qui- 

dem diâtar, sed întelljgitar coavenîeiiler Deo. 

S. Athaitas. , Dial. 1, de Trin., t. II, p. 164. 

A]rr&oposPi.TOs es cant alcona proprictat 
d*ome hom apHca e i|ttraîbai»h a Dîea, e pel 
contrari. 

Leys d*amors, loi. 14 1. 

l/antropospale est quand on applique et attribue 
i Dieu quelque proprie'të de Phoinme , el par le con- 
traire. 

ANXIETAT, s, /., lat. anxietat^/w, 
anxiété. 
Copiditat et AVxxxTâT. 

Siuc de las propr,, foL 106. 
Cupidité et anxiété, 

CAT. AnsUu TT. Ansietà. 

APAKAT, s, m., lat. apparat^;, appa- 
rat , ouvrage préparatoire. 
Aicho es contengat ea Tapabat de las dé- 
crétais. 

Cal. dels apost. de Roma, fol. 100. 
Ced est contenu dans Yapparat des dtfcrëUles. 
CAT. xsp. ApartOo. poet. xt. Apparato, 

APCHAy ATSSA, s, f.y lat. asgia, goth. 
AXHXH, hache, coignée. 
Cascos porta sa apcha o sa destraa. 

Roman de Gérard de RossilloH, (6L 8a. 
Cbacnn porte sa hache ou sa coignée. 
O APCHA esmoloda , faudlla o'pîlo. 

GuiLLAtJm DE TtJDSLA. 

Ou hache émoulue , iauciUe ou dard. 

Ab APCBAS et ab pîcz an los portais brisatx. 

Roman de Fierabras, ▼. 4*9^* 
Us ont brisé les portes arec les haches et les 
pic». 



APE 101 

F^, fiicx» ponheiu plos qcte garriga , 
Ifems T.os estrenh e as îkjpmm 
E ns Tsy dobn ab tal atssa, 
Qae no as te pro oot ni manta. 

fi. Alahah de Narbokite : No pueso. 
Riefaes , poignants plus que ronce , l'enfer vous 
étreint et tous accable et Va yous dolant areo telle 
hadte, que cotte ni manteau ne tous tient profit* 

CAT. Axa. ESP. Hacha» it. Ascia,' 

3. Atssola, s. /., petite hache, ha-* 
chette, herminette. 

Afilau becx d*ATSsoLA. 

MARCAïaus : Quan la.fndba. 
Becs afilés de petite hache, 

3. Ayssadoit, s. m,, petite bêche. 

Prenon palas et ayssadons. 

F. de S, Honorai. 
Ils prennent pelles et petites bêches, 
CAT. Axadô. ESP. Azandondllo. 

4. ATsSàa, v.y hacher, diminuer. 

Qa'el Tostre gens cors engraissa , 
Qoan lo mîeos trebalb e atssa. 

G. Adhemae : Lanquan. 
Que Totre gentil corps engraisse quand le mien 
souffre et diminue, 

APPELLAR, V., lat. appellab^^ nommer, 
appeler. 

C* ades me fhg on plas Tapel. 

B. DE Veh TAD0I7R : Ab cor. 
Que toujours il me fuit ou plus je Vappelte, 

£ lo princes de la cîptat 
C*om APPELLATA Monordrici 
Et aacaras sVfela lo terraïres de plan, 
Per las gens, al Dragon, de sobre Dragaignan. 
F, de S. Honorât. 
Et le prince de la cité, qu'on appelait Monordric. 
Et au-dessus de Draguignan , le terroir %* appelle 
encore simplement , par les gens , au OragOn. 
Part, pas, V» tais es savîs apellate, 

Qqe fai e dirz de grans foldalz. 
PiSTOLETA : ManU gent. 
Et tel ^ appelé sage , qui fait et dit de grandes 
folies. 

— Dénoncer, accuser. 

, Qa'îea la repte e Tapelb 
De trassio e d*anjan. 

Bertband de Bobh : Greu m'es. 
Que je la blâme et l'acciae de trahison et de fraude. 



103 ÂPE 

Part,prh, wbst. Cam I'appcilaitt non ftU«gOB 
proTa d« dret ooman. 

Arbre des Batailles, p. 9V. 
Quand Vaeeusaieur n'allègue pas prenve de droit 



VhrMXékMUf ù vol proar lo orim qo'el met en 
avant. 

TU. df ia65. DoAT, t. CLXXII, fol. 140. 

JJaccusateur, s'il Vent prouver le crime qu'il 
met en avant. 

Part, pas. substantif, Per oonfeasio de I'appilat. 
jérhre des Batailles, p. 98. 
Vxt oonfession de V accusé, 

— Porter la caase du tribunal où elle 
a été jugée à celui o(telle ressortit 
E d'aîtal aententia a nega non aîa léser 

dVvPXLLAR. 

Statuts de Montpellier de ia58. 
Et qu'il ne soit faculté à aucun d'appeler d'une 
telle sentence. 

CAT. Apellar. esp. Jpelar. pokt. Appellar, n. 
Appellare. 

a. ApELy s. m, , appel. 
Car no venetz a mos apslls. 

Passio de Maria. 
Car TOUS ne Tena k mes appels. 
Qn*el mons es pies de platz e de tensos , 
Qa*om sec apst^bs» «ssizas volentos. 
G. BiQOiER : Jamais non. 
Que le monde est plein de plaids et de oonlesta- 
iions, TU qu'on suit les appels, les assises Toiqntiers. 
TT. Appello, 

3. Appellâtioit, s, f. , la t. appeixatio y 
appel, appellation. 

Lasqnals venon per appellaTiohs. 

Statuts de Provence. BoMY, p. 5. 
Lesquelles Tiennent par appel. 
Per via de apellatioit , de reqnesta... snp- 
plîcation. 

Statuts de Provence. Julien , 1. 1 , p. 91. 
Pkr Toic ai appellation, de requête... supplique. 
cAT. Apellaciô, esp. Apelacion. poet. Appel- 
lacào. XT. Appellazione. 

4. Apellairr, s, m.f appelant. 

Sî Tapeluiiee o gazanha, negnna mesion 
non dara. ^ 

Statuu de Montpellier de 1204. 

Si l'appelant le gagne , il ne donnera aucun frais. 
CÀT. Apellador. 



APE 

5. ÀPncLLATOKi, adf., qni coDoerner 
pel, appellatoire. 

£ mon llbel prendretx 1.pfbixatoei. 

Leys «tatmort, fol ù 
Et TOUS prondres ma cédule appeUatoin. 

6. Apeixatiu, atij. , lat. appelutt 
appellatif. 

Us noms APX]:.LATnT8 es comns natnnb 
a motas causas. 

L^s itamors, foL 4i- 
Un nom appellatif est ootnmnn DalateUes^ 
plusieurs choses. 

OAT. Apellatiu, esp. Apeioà^o. poet. r ■ 
peUatipo, 

7 . CoNTRAPELLAR , V., réclamcT, réâ«t: 
\jo fieo qae fo mon paire non cosn&ff^ 
... No trobon dedins qni 'Is coimAm. 

Boman de Gérard de Rossillon ,UA.^^ ' 
Je ne réclame point le fief qui fut d« bkk ?' 
Ils ne trouTent pas au -dedans qui lenr rctu" 
ESP. Contrapelar. 

APENTHEZIS, x./., apenthèse. 
'£irfiOf0-i€ est appositio ad mediam 
nem littene ant syllabse. 

DoHAT. , de Schem., ooL 1773, «*• ^■ 
Es ana figara aqoi qn'ea apelada xran^ 
laqaal dona creyssemen en lo mieg dr k 
de Hllaba o de letra. 

Leys d^amùTS, fol. (»> 
Là est une figure qui est appela apent^»" - 
quelle donne accroissement d'une lettre ou ^^ 
labe dans le milieu d'un mot. 

a. Apkwthrzir, v., soamettre à l'ap 

thèse, apenthéser. 
Pari. pas. St prandon creyasiieffleneBlffs^' 
loc, adonx aytal mot son ap«l«t ^' 

THEZIT. 

Leys d*amors, W-^ 
S'ils prennent accroissement dans le biU>(" • **' 
de tels mois sont appelas apenthésés. 

APERCIO, s.f:, lat. apkrtio, tw» 
ouverture. 
Per razo de U apbrcio deb pon< 

Elue, de las propr-, f«^- /^' 
Put nison de Vouverturs des pores. 
Sîa la APERCIO ampla... Si 1» ^^^'^ 
petite. . 

Trad. d^Albucasis, fol. 33elW 



£a- 



APE 

tonr. jipertào* it. Âpershne. 

a, Ai*KitTio, adj\ f la t. A.i*EîiTiTiiJj apé- 
ritif. 
De TÎtts nrtaais apkutivji.. ^ 

Eitti-, Je las pr-ùpr^y (dt. i^ 
^péHiîiV da Toir-j. ui-liijilea, 

3, ApEBïTitr, fl<^'., Jat. APEmmvuj^ apé- 
ritif- 

D« omali ûél polmô Et éd piejiï AFmiTtvj^. 
EiitCt de lus ptapFrf toh ^9- 
'dpéritit^e Je catiaux diu fïiurDùia cE au b poilrinc. 

TVrii/. et'fièucasiMj M, 5S. 
Apéritifs, r^À'o.liU, 

tarda ibmentari. 

Etuc. de tus propr.j fùl. 8l^ 
Fammier avec des apéHtifê cominfl at gisia di? 



ciT* Âpertiîu, ti p. >obt. rr, Aperîtiv^* 

4* Apeet, û^^', , lat AFEATUjj ouvert, 
ÉTidciit, développé. 

r, (/# .F. B^noraU 
Dif Q lai 1 fdiit prodiges tri loîmclf^ éviÂtnts* 
Groâ»elt pei peîti e ben jifi£iiT. 

DtniïEs DE i'iiAJic* , i^tfj* riîjj. 
GitH |i»r1i pnitHnerl Lirn thn^eloppé^ 
ho pua cories eU mieihï JlTertz. 

If ptiu courtûii et le micuï dKirrf , 

Mindaii p0r li ciptat » zvscos, ad àpert. 
F. é^ S. Henorat. 

Qnar la genaor aid e coli 
tki mon , 50 n» dîj. tu ^pirt^ 

h. Daiiiil : A]} guai m, 
Ûr i'4iliDJC éC je ÊuLlifc li plui belïc dti nioodr?, 
j« Wtti le diu ofipsrrfeatfnf^ 
49Ç. Vft, Que me» congé iTez dite aperte. 

Roman du Rvnart , l. 11^ p, lîjt^. 
CEs»r et Pompeia* iialafu cotres en ajxrrc 
fnerni rnu coalre Tanrre. 
AittOT, TruJ. iU^iutufyuff Munln, t. IJI, p.igo. 
Si f oît or bien tôt en apért 



APE io3 

Qne f]Ot tôt corojte tôt pert. 

B&mafi du RenAtti t. J „ p. 14^* 
CciaeroQt de faire goeire m op/jerr et m 
converc. 

Mousthelilt, t. II, foL 9. 

5. ApERTEMEîf, ^rf% publiqtiemeDt , un- 
vertemeoL 

Si et« non e» dotiâda Ai*KATAif ch, 

rmd, £(ii Code d^ Jmtiaifn^ foL lî. 
Si eUe n'cit pai, donnée piÊÂHqutment. 
Qui vol Aqoeit tbeuQr vezer ApiftTàiiEW». 
T; ii£ CuapiAc : £J ttatd dtf^ 
Qui ifeut voir ou^ertemetti ce tniior. 
Àirc- rR. Qoi Dïeo gDtrrme ^pertem^nt. 

Qoiftnd 00 ae peut vaiucre apenfm^tni^ on 
1 r^eoorA hox emboscad», irAhiftona , 90 r- 
prises, 

CatuBS de HiELLET, jDlV^rflftiJj t. I, fpl.3l3, 

CAT. Oberlumoit, up. Aàierttimenfe. f^rt* 
Abertamenti:, rr. Jpertament^, 

6, Obeimeht, uBRiM^ifT, f. //î,, actiûii 
d'ouvrir, ouverture* 

Uelh lart en «on ottftiiiinT. 

Etuc, de las prepr.f (tA* 3$, 
L'nfil tardif en ion omi^i^kjj'-P!?* 
UnAiMÊiff de ai boca» 

Tmd, de Mède, foL 43. 
IJQUiftrtune de », boucbe- 
Aiïc, CAT. Obriment, 

7. UlîEttTUIlA, J» ytj lat, APE^TUIU^ OU- 

verture. 

Et hnels ab gran user ru n a 
DeyoQ ëYtt per uatura. 

Mrev. d^antifrr i°^' 3l- 
Et il» doiyent tiroir ptr lûtuire du jva%. arec 
gnodc ùMif^rture, 

r^T- Ohenuret^, ifr. tonr. Akemira. it. ^/s«r-. 
riirtf. 

8, Obbtb , UBRFK , v.f ouvrir. 

E las cairers 00 1 11 h m*a mes 
Pfû pot clAiia i>tiaiR« 

B. Hî, VjtJfTAOOUIl : iV«4l es. 

Et clef ne peut mtvnr Les prifoot où dlo ilu'a ciiv 
Oniit mos baelbi tsoelameD, 
Gare aaL e laî< 

Aaïf ACii &R Mahiteil j Dcttia gein^- 
J'uutTif SKI foax promptimi^nl , j& ri^|ird« çA 
«1 U. 



to4 API 

— Desserrer. 

Qo'of per oo^ir non aoz* otan la dens. 
Aleoret : A per pauc. 
Va qu'on seul n'ose desserrer les dents pour dire 
oni. 

*— Mettre à découvert. 

Los Jaztens qoe lo crttcifignero ; cars ells 
kio li vramiao negns de soi osses, maysalcos 
crestias lo dwpeson ploa menndamena qae 
hom no fai cama a masell. 

r. et VeH. , fol. a5. 

Les Jnifs qoi le cmcifièrent ; ctr ils ne lui mirent 
à découvert aoonn de ses os , mais quelques chrétiens 
le dépècent plus menu qu'on ne fait chair k bou- 
cherie. 

Part, pas. Aiasl corn lo leos, 

Hoelha cbietz , ta dormens. 

GiiAVD DE GALàNSON : El moo. 
Ainsi que le lion est donnant , les yeux ouverts. 
Ades te la boc* uberta. 

Devdes de Pbades , jéux. eass. 
Tient toujours la bouche ouverte. 
AKC. CAT. Ubrir, cat. moo. Obrir.'Mar, port. 
jéprir. XT. Jperire. 

9. Adubrir , V., ouvrir. 

Per io qoe Dieot aduebra a vof Tas de pa- 
raola. 

Trad. de VÉpitre de S. Paul aux Colossietu. 
Afin que Dieu tous ouvre l'huis de la parole. 

10. Entrubeir, V,, enlr'ouvrir. 

El dos temps... 

&rTRUEBRE *ls becs delà aaselos. 

PlEBRE d'Auvergne : Chantarai pus. 
Que le doux temps... entr* ouvre les becs des oi- 
seaux. 

Part, pas, fig, Qa^EirrRUBBRT tenc mon coratge. 
AiXERi DE Bellinoi : Per Grist. 
Vu qu'il tint mon cœur entr^ouvert. 
GAT. Entrobrir. wiv.Entreabrir, 

API, J. w., lat, t^mm, api, ache, céleri. 
La flor de Pak faits secar. 

Deudes de Prades , Aux. cass. 
Faites s^her b fleur de Vapi. 

Sac d*Api contra frenexi 

E letargnia îaMmens 

Es mot médicinal cngoens. 

■ Brev. d'amor, fo', 5o. 
ta suc de céleri est un onguent très m^icinal 
contre la frënësie et la léthargie Clément. 

CAT. j4pÛ, ESP. Apio, PORT. Jipo. IT. ÀpptO, 



APL 

a. Apiostaa, s, f,, lat kvusTKum , 

apiastre. 

Uerba diu apiostra. semiant api, qne aad 
borne rfsen. 

Eluct de las propr., fol. 178. 

Herbe dite apiastre ressemblant au câeri, laquelle 
tue homtae riant. 

APLEG, APLKIT, s, m,, plane, iostra- 
ment, outil. 
Sens mon aplbg no Tanc ni sens ma Hma. 

AiMERt DE Peocilaim .* Seùs mon. 
Je ne irais sans ma plane ni sans nui lime. 
Ffgf, Los APLirFs ab qalen snoîlh chanlar. 
GuAUD DE BoRSBiL : Los apleita. 
Les instruments avec lesquels j'ai coutume de 
chanter. 
AHC. »R. 

Mal fera soc necoltre ne i^mremaer... 
A la ohame apleiz, soc et coltre: leîssa. 

Roman de Rou , t. 197^ et 1993. 
. . . Ponr estre k an profit de pesduer , 
Vt^loit on bamoîs dndSt Colin fo plos grevé. 
LeU, de rém., 1879. Carpektier , 1. 1 , eoL i36. 

2. EspLET, ESPLEc, S, m, y instrument, 
outil. 

Si laï a draps, asts ni pals ni pîex , 
Qoe al levar s'en van ab los rspixte. 
P. Cardinal : D'un sirrentcs. 
S'il y a là manteaux , lances et pieux et piques , 
vu qu'au lever ils s'en vont arec la instruments. 

Noe mes en Tarcha dels rsplehs qne foro 
fargatz. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 39. 
No^ mit dans l'arche des instruments qui furent 
forges. 

Dels coms al foc redressais et amolezits , si 
fan vaysels, arcs «t... sxplbcbts^ 

Elue, de las propr., fol. aSg. 
Des cornes redressa au feu et ramoHies, se font 
Tffisseaux , arcs et... instruments, 

— fiâte, presse. 

Fig^. Ab paac d*E8Px.EG me pot levar mon maL 
G. Faidît : Pd messatgier. 
Arec Un peu de hdte, elle' me peut 6ter mon mal. 
Adv, camp. 
E lo coms pren comjat e va s*en ▲ esplktz. 

GuiLLAum: de Tudela. 
Et le comte prend cong<$ et s'en va â /<s hdte. 
Qoe manjava a grah rsplrt. 

P. Cardinal t Tes temps. 
Qu'il mangeait à grande hâte. 



APO 

AHC rm. Tcn ti ab â 4, ^ — ^ 

K&BlBKFfeÂVOK, I. II, p. iSit 

#SiM. «( r«tf. «tac-^ L I,p. 197. 

APOCA, s.Jl, Ut. akxia y quittance. 
Afoca. es eMripton lacd fgiB locradônca 
ubL.. qœ Favcn qae K dctia ■§ koM U csa 



APO 



toS 



J^rmd, dm CatU éê Jmftimirm, UL ^ 
l» qmittmmoe est récritare q«c fit le u w Miiu 
alors... ^ate la wimii ^'m hnâuM lai Jcnit lai 
éuitpajée. 
GàT. Btr. rr» 4p€trm, 

a. Abtajnkul, «./, eontre-lettre. 
Si enai M apoca e ASTAVOCA. 

Tf«rf. db Codb db Jmstbâtm^ M. 99. 

3. AppoDissây i.yi, quittanoe. 

ATODIMA. 

Non pfcngaa rea par lor AnoMMA. 

StMiÊBts.dg Pmmmot. Bovr , p. ai3 et aiS. 
S'ils pajeat de k ania à h via et aas avcaae 
^aifteiior. 
Qu'ils ae pRaacat riea poar lear fmiUmmx. 

APOCAIJPSIyi. m., ht. amm:ii,ttsu^ 
Apocalypse. « 
De qoa $. Johaa paria cb rAvocAum. 

r. et rat. , toL 67. 
De quoi àiat Jeaa parie daas VJpocmfypse. 
Grana mcttien o Icmli de TApocAUPti. 

CWf. iiel< mpmi. éê Romm, M. 161. 
Gnads m jstèrcs oa seerau de l'^poai(r^fe. 
CAT. msr, ^pœaepÊÛ. won, jipomiypte. ir. 



APOCOPA f S./., la t. APocoK, apocope, 
retranchement , figure de grammaire. 
'Aartasa-a cstablatîo de ÛMÈie dîccioiiia littcn» 
aatsyllalMe. 

DoRAT., de Sckem,, ooL 177a , éd. Postdi. 
Avooor A et «tameiu da letôra o de sQlaba de 
Ufidedictio. 

ZeysiFamora, loi. ca^. 
^apocope est retrudienient de lettre oa de syl- 
labe de k fia d'un mot. 
C4T. Apocope. ABC. up, Apoeopa. ir. Apocope, 

2« AyoGOPAMEHy s. m, y apocope, retran- 
diementy figore de grammaire. 
I. 



,M.«a. 



3. AfOcoPAE, V. , apoooper, abréger, 
ftr cita ■■■kta qa*o« «0 dcai AFOCorAa, 
aaakimar la priwcffa pcsHHn. 
Traneat coau aqvci qa'oai akmopa. 

Ley^s £mmpn» M. 91 «t 70. 
ftr eette B M e if i 1 yi'ea aedeit eyefspw, c^cal-i. 
pecaûèR penaaBe. 



feat. pms. Dda 1 
fiaj,Tif^ 



a AKMOVAYS 



l^kgi. 



Ux* ^^m^* kl. 10. 

nnaiMf Yirgilietf , TiipH. 



APOTKIPHA , a4i., lat. AiocaTvnxr, 
apocryphe, non autenthiqoe. 
Aqud libt«i ci tcpstata AvocairaAa. 

Cmi,éeUmfoet.éeKmm^ULS. 
Ce livie ert rq«li yecijpJk. 

CAT. BP. P(HLT. IT. ApOCT^O, 

APOPLEXIA, s. f., laL atotlexia, 
apoplexie. 
Laqoal ■ah—fit li Grae ipain amvuua. 

C«<. dMf «^o«f. db a«M, Cri. 46. 
Leqwlk Maladie les Grecs appeikat «jpofÀanr. 
Doa vaaaflbcacio CDM vcaes cb ArorLBixA. 

£/«c. db Ima fropr,, faL «9. 
D^oà Ttsat safbcatioB coMBe aoas vojoas ea apo- 
fUxie. 

CAT. Apopimo, BIP. ApopiogÙL roar. j^po- 
pleaàa. ct. Afop lHsÛL 

AJ^OS^TATAjOiff., lat. apostata, apo- 
sut. 
AroarATA, ao ca Cria cnrtia a n a ug i l i a 



E ^ lo trenca et avostata e «wrilqgk. 
r.etrtrt., feL7ctsB. 
Apostat, c^est-4-dire kax fhr<tiea et iiiif^sl et 
juif. 

Et qai le roeipt est apostat et maillége. 
AVC ra. 
Pou en est qui de coort Tcoleia ertre lyaiiii». 

J. BK llxim«, Testmm»., ▼. 841- 
CAT. asp. Poar. xt. Apostata. 

%» Apostataa, V., lat apostatak^, apo- 
stasîer. 

i4 



ïo6 APO 

Part, pas» Ert A,vQ»rLrxTz t perturbaTa lot lo 
règne. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. xào. 
Il éUit apostasie et troublait toat le royaume. 
CAT. MP. PORT. Apostatar, iT. Apostatare, 

APOSTEMA, s. m. y lat. apostemà, 
apostème , abcès. 
Aver iocidit un apostcma.. 

Trad, d^Alhucasis, fol. i. 
Ayoir tatll($ un apostème. 
Avc. CAT. Aposterma, cat. mod. Postema* mp. 
PORT. xt. Apostema. 

2. AposTEMAGiOy S. f, , état d'apostème , 
apostémation. 

BeTant la apostbmacio del loc. 

Trad. d^Albucasis, fol. 3o. 
Avant V apostémation du lieu. 
▲Kc. X8P. Apostemacien, ahc. poet. Apostema" 
çâo, it. Apostemazione, 

3. Apostemat, adj\, apostémé. 
La cara vexes esser apostbkada. 
La coysaa e '1 pe foro apostsmatz. 

Trad. d*Albucasis, fol. 8 et [. 
Tu Yoia la face Âtre apostémée. 
La cuisse et le pied furent apostémés. ■ 
lAp. poaT* Apostemado. ir. Apostcmato* 

4. AposTZMoa, adf.j aposicmeuiy qui 
annonce raposcème, 

Diaâipa de ootneosaiDeni înfladot ArotTE- 

MOEAS^ 

Etui:, de las pmpr., fûL 319. 
1>tHi|iff dès I9 coramfincameDt \m fcnfluti» aposté- 
meuses. 
map. IT. JpûUemose. 

APOSTOL t APosTOLi , J. m. , lat, apo- 
sTOLMj , apôtre. 
Qo*ah APrtstOLii dis Jliesiu veramen 
Qa'hôm lo sp^ais. 

PoBc» UF. Ci^Dt-EJL t Br Dùi ija. 
Qqc Jnui dit TtaiDiK'nl ous apAire^ Jfu^oo bsuivU. 
Trûbant pU fagt. deb APoaTo^. 

r.ttr^fi.,£oh'^S. 
ÎÎ^Qitit titiaveni aur tKte« âci apôtrts^ 

— Por €JcL » pape, i^vêque. 
Nt> TDclLi de Homa l'emperî 

A. DaitieIj : En cnlaoaet. 



APO 

Je ne yeux Tempire de Home ni ^V» m'en Cu»e 
pape, 

Donec C jorns de perdon... can fon apo- 

STOLta. 

V. de Folquet de Marteilie. 
n donna cent jours d'indulgences... quand il fot 
évêque, 
ANC. FR. Aa pape , c^est al apostole. 

Roman du Renart^ t. IV, p. 4a4* 
Qai de Rome fa apostoiles, 

Fabl, etcoHt. anc,, 1. 1 , p. 327. 
CAT. ESP. ApOStoî, PORT. IT. ApOStOÎO, 

a. Apostola, s.f., messagère. 

La sancta Magdalena de tôt ben adhompB- 
da, APOSTOiJL deDien... Qaan fou resnsfCttax, 
premîeramens lo ▼!, e U fes tant d'onor, 
c* APOSTOL A en fes, cant a ses cars amies co- 
chadamens la trames. 

r. de S. Magdelaine. 

La sainte Magdelaine remplie de tout Lien , mes- 
sagère de Dieu... Quand il fut ressuscita, elle le rit 
la première , et il lui fit tant d'honneur , qu'il en fit 
sa messagère, quand il l'euTOja en bâte à ses diers 
amis. 

3. Apostoliat, s, m., lat apostolatox, 
apostolat, papauté. 

Entro al apostoliat de sanh Peyre. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. a. 
Jusqu'à la papauté de «aint Pierre. 
CAT. Apostolat, ESP. ?ORT. Apostolodo. IT. 
Apostolato. 

4. AposTOucALy izfl^'.^ apostolique. 
Per la actoritat apostolical. 

Tit. de i3io. Doat» t. GLXXIX , fol. aïo. 
Par Tautoritë apostolique. 
Per letras apostolicals. 

Cat. dels apost. de Roma, fol. 237. 
Par lettres apostoliques. 
AHC. CAT. AKC. ESP. ApostolicaL XT. ApostoU- 
cale, 

APOSTROPHE, j./., lat. aposteophe, 
apostrophe, figure de réthorique. 
Apostrophe e tropologia... Fan se aqoestis 
figuras, cant hom vira la tersa persona enie- 
gonda. 

Lejrs (Famors, fol. 14 <• 
V apostrophe et le discours figura... Ces figures 
se font , quand on tourne la troisième pefsonae ea 
seconde. 
CAT. ESP. PORT. IT. ApOStTofe. 



APT 
APOZIOPAZIS, s.f.y lat. aposiopezis, 
réticence. 

^AvorÊtiirncn» Tiber. rhetor., fo. 
Apoaiopeais est , cam îd qaod dicton vide- 
bamnr, aileotio iatercîpimiM, ita : Quoi ego,,, 

sedmotot, etc. 

ICIDOR., Orig,, I, ai. 

Aposiopàzis es caut bom comensa alcanas 
parolas e per sobrefloitat de gaag o d*ira... 
bom a'eiir laysaha. 

Leys dPamon, fol. 141. 

La réticence est quand on commence aucones pa- 
roles , et par stqperflnité de joie oa de tristesse... on 
l'en désiste. 

APOZISMA, X. m.f lat. apozema, apo* 
zème. 

Bega lo paoent an APoaxtitA de roda or- 
tnica. 

Recettes médicales en provençal. 
Que le ma]ad« boiTO un apoMème de rae de jardin. 
roBT. Jpoùma, xt. Aposema, 

APTE, adj., lat. â^sus, apte, conve- 

nable. 

Qai met aa ma a rarayre e regarda dereyre 
se , non es aftu ni dignes daVan lo règne de 
Dieo. 

V. et Vert., fol. 99. 

Qui met H main À ]a cbarrue et regarde derrière 
•oi f n'est apte ni digne dcTant le royanme de Dien. 

En aitaU caoïaa aptu, experts. 

Tit. cie t35i . DoAT , t. GXLVI , fol. 317. 

Aptes, experts en telles cboses. 

May APTK per cantar amb estormens. 
Leys d^amors, fol. 4t* 

Plus convenable povr chanter avec instruments. 
CàT. Jipie» XSP. MWT. JptO, XT. jitto, 

2. Aptaxent, aelif, , habilement , con- 
venablement. 
Hom no obra tan ApTAiSBirT. 
Per qoe ûa de tota sabor plos irrAsisirT 
reoeptiva. 

£ùic» de las propr, , foL laf ^ >^* 
Homme ne travaille pas aussi habilement. 
Afin qu'elle soit pins convenablement capable de 
norroir toute saveur. 

CAT. ÀptamenL asp. port. Aptamenu, xt. At' 
tamenie. 

3. Apteza, s./., aptitude, habileté. 



107 



APT 

De monter aptisa et habilitât. 

Elue, de las propr., fol. 139. 
Aptitude et babilet^ à monter. 
Avc. Ksp. Aptesa. xt. Attezza, 

4- Adaut, adj,^ adroit. 

E ùl tf mar loè mais adauz cortes. 

GlAACD DB BOBNEIL : I^OIl OS HTM. 

Et fiât devenir polis les vaaXadroits. 

5. Aptar, v.^ lat. APTARe^ accommoder, 
adapter. 

Part, pas. Coovenîentment aptat. 

Elue, de las propr., fol. i3. 
Convenablement adapté. 

6. Aptificae, v.y accommoder y dis- 
poser. 

Ea neoessaria la mixtio per aptcvicar sane 
a noyriment delà membres melanooUx. 

Ebu. de las propr., fol. 33. 

Le mâange est nécessaire pour disposer le sang à 
la nourriture des membres mélancoliques. 

7. Adaptae, v., lat. ADAPTAEe, adapter, 
disposer. 

Per qoe s pot adaptar 
A taoUer gent et be. 

GiKAUD DE Galahsoh : Als subtils. 
Parce qu'il peut ^adapter agréablement et bien 
au tablier. 

Si ADAPTA a potrefacio. 

Elue, de las propr., fol. a6. 
Se dispose à putréfaction. 
Part, pas. Ab nerria et antres ligameata aoap- 

tats. 

Elue, de las propr., fol. 33. 
Avec uerfs et autrea ligaments adaptés. 

8. Mal apte, malaut, at^», lat. mèju 
KvttiSj mal apte , malade, indisposé. 

O es MAX.APTBS , O BOlre près 16 te. 

Poème sur Boece, 
Ou il eit malade, ou autre chose le tient pris. 
Metges non a at aïs sas , mas aïs malaptii. 

Trad. de 3ède, (cl. 79. 
Médecin n'a besoin aux sains , mais aux malades 
Per son joi pot KAi.iUT£ gnerir. 
Le comte SB Poitiebs : Moutjausens. 
Pkr m grAoe die peut guérir les malades, 
AHC. CAT. Malaut. cat. mod. Mahli, 

AKC. BSP. 

Non ovô el ifuUaio meater otro padrino. 
K de S. Domingo de Silos, cop. 477. 



io8 APT 

▲vc ZT. Pais esiere malato forle palato di 
▼Mtro caore. 

GlTITTORB D'ÀILXUP , Zctt. I^. 

XT. MOD. jimmalato. 

9. Malaptia, MALAUTIA9 s./,, maladie. 
Segant la kalaptia dea hom^^oar la me- 

decina... £ garir lor kai.aptia«. 

Tntd. de Bèdêj fol. 5t et 10. 
Selon la maltuUe on doit donner k médeeîne... 
Et gntfrir levn maladies. 

Per guérir MALAvriA ^e peocat. 

^. el ^ert.^ fol. 79. 
Vùvar guérir la maladie dtt péché. 

CAT. Mahltiç. akc. b». Blafaiia, n. Malaida. 

10. Malagge, j. /7t.| maladie. 

Fol es qoi cel al mego aon mauloox. 

T. DE Raocbaud et de GoimB : SenVEn. 
Fol est celai qui caehe au médeetn «^ maladie, 
ARC. FI. A Acre mom do malage, 

Pb. Movskes. CARPEHTiEa , t. Il , col. 1 118. 
iT. Malaggio, • 

11. Malauoaàia, s,f.f hôpital, mala- 

drerie. 

En la capela de la kalaitdabxa de SooUros. 

Tit, de i3oa. Dqat , t. CXVIII , fol. 247. 
Dans la chapelle de la maladrerie de Soubinif. 

la. MALAVEiAm, v.^éxre malade. 
Qae MAULTXJBT longnament. 

y. de S. Honorât. 
Qu'il/ut malade long-temps. 
Avia eatat de dormir Uin can avia malavx- 

CBAT. 

^. de S. JFTon. Doat , t. GXXni , fol. 280. 
n avait cessé de dormir tant qu'il avait eC^maiîuie. 
AMc. FE. Dont il maladia enFînon dis aep- 
maîne* et en mom. 
LetL dé rém. 1377. GAurENTiEB , t. II, col. Iia8. 
Azfc. CAT. Nalan^ar. . 

i3. EiDiALAUTia, V., rendre malade. 
Car fortor d*erbas e de vî 
L'emmalauti», e aï Fancis. 

Detobs se Fbasea , Âuz. eass. 
Car l'odeur forte d'herbes et de vin le rmd ma,- 
Iode, et même le tue. 



ARA 

Qu'ils en mangèrent sans mourir ^ sana devoir 
malades. 

Aire. FR. Mes la reyne enmaladisi. 

Rçman dPBayeloc^ v. a3{. 
rr. Ammalare. 

AQUILOy AGuiLOy s. m., lat. aquilo, 
aquilon y vent du nord, septentrion, 
nord. 

Tempeita d*AQUUA. 

F", de S. Honorât. 
Tempête à'açuilon. 

AoniLoa es seox am freior, 
Qoar lo solelhs de Inen 11 cor. 

Bretf. tPamor, fui. ^t. 
he nord est sec avec froidure , parce que le soleil 
passe loin de lui. 

BJF. AquUom. voet» Jfmlào. vr, Aqwime. 

a. Aquilonah, a£^'.^ laL aquilonabû, 

d'aquilon , du nord. 

Tent AQciLOKAm restrcnh laa malaa ha- 
mors. 

En regioa aquilovars. 

Ebuc. delaspropr.j fol. i35et t&j. 

Vent d^aquilon reseerre les manvaiaes hnsnann. 

Dans les régions du nord. 
CAT. ESP. roET. Aquilonar. it. AqtdloHttst, 

ABA, s.f,, lat. ARA, autel. 
Ara Tol djre aotar. 

Elue, do las propr.^ fol. a34. 
Âra veut dire autel. 

Verges , can lo pas es pansât sas Fam 
E lo oapelas, ab l'orado can, 
I40 te entre sas mas. 
Un TioiiBADOoa AHOVTKb : Flor^pâiadis. 
Vierge, quand le pain est pboéflnr l'isate/ et qie 
le prêtre , avec une oraison prérieose, le tient enbe 



— Devenir malade. 

Qne ne mangeron ses morir, ses sisma- 

LAVriB. 

f". effort., fol. 37. 



CAT. mSF. FOET. FT. ArO, 

ikRABI f ABABiT ^ a^, , arabe. 

Ce mot a été employé pour désigner 
la langue arnbe, dans le sens de diffi- 
cile, d'indéchiffrable. 
Lar escrig redo arabc. 

TnuL de PÉvang. deNicodème. 
Ils rendent leur écrit arabe. 

Il a qualifié une espèce de cheval. 
Bansans fon son cfasTal lerrans e bais; 



AHA 

De DMlitm fo AMàMM^ dé micts monit. 

BommH de Gwwddt RauilloM, foL çfi. 
SoD clMTal baofnmXat fmmnt et iû ; il fut moi- 
tié arabe et moitié oiorefqoe. 
Suistanttt^. Non pot plu annar lu owtl, 
Pfer qae deûaent de Tabau. 
F, de S. Honorât, 
Le cfaeral ne peut plos aller, c'est pourquoi il 
detcend àeVarabe. 

CAT. Arabig, nr. pobt. Artée, oràBico, rr. 
Arubieo. 

ARAH, s. m^ , lat MamMen, airain, 
cuivre. 
I caliase d'aaAV que en iirgentitx. 

PHItOVEITA. 

Uo calice ^airain qui était argenté. 
Conqaa d!*AiiAK. 

DnmKS D£ Prabes , Aum. cass. 
Gare d'oini/n. 
Mftt. Lo serpen del ikan. 

r. e< Trrf.^ fol. 84. 
Le Mrpentd'ufraiii. 
CAT. j^Twn. AHC. BSp. AromBrû, up. mod. 
Alamtre. rowr, Arame, rr. Ag i w . 

AEAMIR^D. y assigner, défiei^, attaquer. 
Voye» Wachter, G/o#^. german* 
Qae qaan 111*0 albir, 
Dolore m' en ven arkaxib. 

P. Gasdutal : De sirrentea tuelh. 
Que quand je considère cek , la deuleur m'en 
vient aiim^uer» 

m cnm En Frédéric 
Gitesaon de Tabric; 
Pfero tab rARAKiG 
Cane fort no s* en Jêaric. 

P. CAUniAi. : Li dere ai hn. 
Ni comme ila jetassent de son abri le seigneur 
Frédéric ; pourtant tel le défia qui jamaia ne s'en 
'«jouit fort. 

Aiasi com cel qii*a bataOïa AmAMiDA, 
E sap de plan aa raaoa ea delida. 

PnoiGOH : Tôt l'an mi ten. Far. 
^ même que celui qui a bataille attignéês et 
sût certainement que sa raison est détruite. 

-- Mettre en gage, assurer* 

Que no pots akamib , maa qae aa veatat. 

Komande Gérard de RossUton, fol. 85. 
Que tu ne peux mettre en gage, excepté ce que 

^M. va. Por ce ot bataille anumie» 

Reman dm Renart, t. II , p. 184. 



ARÂ 109 

Ki aon ancmi trOTC en bataille oraifu»».. 

E Dez jorer et aramir 

Ke nar i aont Normans vena. 

itomofi de Rem, t. 1G79 et ia444' 
Avc. CAT. Arremir. 

ARANHA, ABAHH, EEAVHA, s.f., lat. 
khXKeOf araignée. 
£ 8Qa près es aiul com fila d*AaAJcaA. 

G. Vidal : Ces peL 
Et son mérite est tel que, fil ^araignée. 
Gea l'aaAjrBA tan prim no teyh ni fila. 

F01.QVZT DE LoHCL : Tant fin. 
Varaignie ne tisse ni ne file ai mena. 
AaAnAs c*om apela fadaa. 

Dnmta ds PxADia , Aub. cou. 
Araignées qu'on appelle (biles. 
Prim ea lo fila de T abahv. 

G. Baui oHo sa GiaoaiLLA : La dan. 
Le fil de Varaignée est mince. 
AHC. va. Plue délié d'an fil d^iragm. 

Remuai du comte de Poitien, t. gSS. 
n n*eat rien, dit Varagne, aox caaea qoi me plaiw. 

La FoiTTAiHa, Fablu, VU , 8. 
CAV. Armmy* mn. Armta. voav. j^mthtu n, 

%, Abave , adj, y lat. a vaneiu, d'araignée. 
La tela diia abahea per rato de sa granda 
aobtilexa. 

Elue* de lat frapr,, fol. 87. 
La toile dite ^'araignée pour raison de m grande 
subtilité. 

ABA.R, V. , lat. ARAEC, labourer, mener 
la charrue. 

3amcoa firomcn ses ABAm. 

P. Caedimax. : Predicalor. 
Il sème froment sans labourer. 
Las mesaios qoM a facbaa en aeae. 

Trad, du Code de JusUnie», fol. 17. 
Lca dépenses qu'il a faites à labourer» 
Qa'ien lo vei la jos abab ab baeoa. 
Un TEOVBADOva AVOiTiix : Piramor joi^ 
Que je le rois là-bas labourer vtec des bœufs. 
AXC. va. Que trop me felea demorer • 
A arer an aetUon de terre. 

Romau du Rfimmrt, t. II-, p. %i\. 
N*iert point la terre Ion ttrée. 

RomÊUH de la Jlotfe^ r. Sfac. 
Aae. CAT. aip. poet. Areur, rr. Arart, 

a. AaAimx, s, m*, lat. MOki^jim, araire, 
charrue. 



iio ÂRB 

Qoe mais amata dos booiis et an AEAiai 
A Montferrat. 

£. Gâibei. : Pas cbai. 
Qae TOUS nmet mieux deux boeufs et une cfuxrrve 
k Mootferrat. 

Qnî met sa ma a PABATax e regarda dereyre 
se» non es aptes ni dignes davan lo règne de 
Dien. 

F. et Vert., fol. ^. 
Qui met sa main à la charnu et regarde derrière 
soi , li'est apte ni digne derant le royaume de Dieu. 
AHc. va. Car qai sa main met à Varere, 
S*arriere loi, regarde nn pas , 
Da règne Dien digne n'est pas. 

Miracles de la Vierge, Ut. II. 
Sangar picque ses bœafs, et d*an Inisant araire 
Retrace les sillons de son champ tributaire. 
Du Babtas , p. 480. 

AHC. CAT. Aradre. xsp. vort. Arado. it. Aratro, 

3. A&ADA, ^./. , labour, labourage. 
Un home de la paroqnia d'Ayitoc era en 



F. de S. Flors, DoAT , t. GXXHI , fol. :^a. 
Un homme de la paroisse d'Aynac était dans son 
labourage. 
AHç. FR. Dont Fen poing et fait aler les hae& 

en Varée. 

Letu de rim. i^QO, CarpbntxeR, 1. 1, col. 270. 
CAT. RSP. Arada, 

ARBITRE,/, m., lat A&BiTEÎtfm^ avis, 

opinion. 

Mala obra de propri arsitrx es germes de 
Tolontat. 

Us movemens en home qoe Te deloor e de 
so livre arbitrx. 

Trad. de Bide, foL 63 et 16. 

M^liante «eurre de propre arbitre est germe de 
volonté. 

Un mouvement dans l'homme qui Tient du oœur 
et de son libre arbitre, 
CAT. Arbitri. xsp. port. xt. Arbitrio. 

— Arbitre. 

Era digam dels arbitres, so es d'aqnels 
homes qae teno plag en loc de jotges. 

Trad, du Code de Juttinient fol. 10. 
Blaintenant perlons des arbitres, c'est-à-dire de 
ces hommes qui tiennent le plaid en place de juges. 
Liais jatges e fizels arbitrbs entre l'esperit 
ela carn, qae son tostemps contrarîs. 
V F. et Fert., fol. 60. 



ARB 

Loyal juge et fidàle arbitre entre rasprit et Ii 
chair, qui sont toujours oootzaires. 

CAT. Arbitre» xsp. port. it. arbitra. 

2. SoBHA-AEBiTES, S, m,, 8ur-arbitre , 
tiers^rbitre. 

Non es pas verais hamilh cel qne oonjois 
qne deia devant los altres csser per lo sobia- 

ARBtTR^. 

Tmd. de mde, toi. 56. 
n n'est pas vrai humUe odui qui pr é ten d qu'il 
doife être au-dessus des antres comme le suT'arbitFt. 

3. Arbitbakeit, s./., arbitrage, juge- 
ment. 

N! en donan sentencia ni AxanmABUs de 
diech. 

Tit. de 1379. pOAT, t. CXLVII, UL 13. 

Et en donnent sentence et jugement de droit. 
cât. Arifitnment, xsp. port. Arbitrâmes». 

4. 'AuBiraAGio, s. yi, abritrage, juge- 
ment. 

Pfonnnciet, sobr* ela avant dits oontras e 
qaestios, son dig et s*arbitratio. 

Tit. de 1259. DoAT, t. LXXVUI , iol. Sgj. 
I^lionca , sur les ci-deTant dits débats K fu»- 
tions , son dire et son jugement. 

E fosson oompromes en la AxaiTRAciode 
fraire« etc. 

Tit* de 1274. Doat, t. CXXX , fol. 55. 
Et fussent compromis k V arbitrage de frère, cic. 
AHC. CAT. Arbitraâô. ahc. xsp. Arbitradom. 

5. AaBiTAADOE, S, oi., arbitrateur. 

Li predig arbitres ARBiTRAiMxa... arbitres 
ABBiTRADOXS, o Bii^igables componedors. 
Tit. de 1279. Arch. du litry., K, 17. 

Les ei<-de?antdits arbitres arfrîlrufeurr... arbitm 
arbitrateurs , ou amiables compositeurs. 

Per arbitre AXBrrxAnoR et per amîcable 
componedor. 

Statuts de Montpellier dis ia3i. 

Pour aihitre arbitrateur et pour amiable coapO' 
sitcur. 

XSP. PORT. Arbitradar. ir. ArbUratore. 

6. AaBiTRAEi, adj\, lat. auutbakiW} 

arbitraire. 

Segon l'ARBrrRARi poder. 

Tit. du zn* siée. Doat, t. XVIII , fol. 78- 
Selon le pouvoir arbitraire. 



ARB 

Csmeiida A&nTEAftXA. 

Ord,de$R,deFr,, 146a, t. XV,p.476. 
Imende arbitraire» 

— Arbitral. 

De MDtentU AasiTaAB.iA. 

For$ de Béant , p. io84- 
De fentenoe arbitrale. 

UT. ArbitrarL up. fort. it. jârbitrario. 

7. Â&BITKAEIAmifT y A&BITEAILAMENT , 

adp., arbitrairement. 
SU ponlt AEsrraARXAMsvT pcls comoU. 
Charte de Gréalou, p. 70. 
Soit pani arbitrairement par les coosuli. 
Seran pnnitz A&BiraAEAiinrr* 

Tit, de 1422. DoAT, t. LXXm , fol. x46. 
Seront panu arbitrairement, 

UT. Aibitrariament. bsp. fort. it. Arbitra - 
ruonente, 

8. AuiTHAR y V., arbitrer, juger en qna* 
lité d'arbitre. 

ProBonciAra, arbxtraea. 

Tit, de 1291. DoAT, t. XI , p. ail. 
Pitnxmcera ^ arbitrera. 
CAT. ESP. PORT. Arbitrar, it. Aràitrare, 

9. Albul, albibi, abbir, 5. m., avis, 
opinion , prudence , goût. 

Com non es de maîor albib 
Qalen soi. 

Màrgabacs : D'auao laa Dieu. 
Qu'on n'est pas de plos grande prudence que je 
sois. 

Segon Talbiez e*l oocelh de son jatge. 

r. et ^ert,, fd. 71. 
Selon l'opinion et le conseil de son juge. 

DigOAtZ d'atUO TOStl^ALKE. 
T. BB G. DE LA TOUA ET DE SORSEL .' Us amicXi 

Dites Totre opinion sur cela. 

Hetge qnerrai al mien AXAia. 
Le comte se Poitiebs : Farai un Ters. 
Je chercherai m^ecin à mon goût, 
ivc CAT. Arbir, albire, albiri. 

10. Fbahg albibi, s» m,, libre arbitre. 
Et niAJrc AZ.BIBZ o franca volontat , qae 

liom pnesca far o elegir francamens lo be e 

r. et Vert., fol. 33. 
C'est libre arbitre on franche ▼«donttf que Ton 
paisie dire ou aire fcuichemeut le bien ou le nul. 



ÂRB iif 

11. Albibab, ABBiBABy v,^ imaginer, 
considérer, juger. 

Ac un gran dol e tota ta oompanlia , que 
hôm no 8*0 poiria ajjueab. 

PEILOmMA. 

Eut ii grand deuil et toute sa compagnie , qu'on ne 
•e le pourrait imaginer. 

Ans dea abbitsar 
Cnm.paesca fiir. 

V. Sautagb : Senher. 
Biais doit considérer comment il puisse faire. 
Ni un» lanaengien no cieya 
De mi, ni sULBia 
Qne TAS AOtra m Tir. 

G. Faioit : Lo roasinholet. 
Et qu'elle ne croie sur moi les faux médisants , 
ni ne ïf imagine que je me tourne vers une autre. 

^- Viser, ajuster. 

Qaar Fiances salion gtans colps dar 
Et AiiBnua ab lor bordon. 

La comtb se Foix ; Mas qui t. 
Car les Frauftis saTont donner et ^uieer grands 
coups ATCC leur lance. 

Et AitaiBAT son colp e a*l ben acennat. 
Roman de Fierabras, r, i636. 
Et il ajusta son coup et il Ta bien prépaie. 
Avc. CAT. Albirar. 

12. Albibada, s./., visée, jugement de 
l'archer. 

Son arc a Dîeos tendat et estai tots apa- 
relhats per nos aacire , e en cant n*a mais de 
leaer de far sa ▲lbibada » en Unt fier miells 
lai ont se vol. 

F", et Vert., fol. 69. 

Dieu a son arc tendu et tout préparé pour nous 
occire , et en quant il a plus de loisir de dire sa 
^i$ée t en tant 21 frappe mieux là où il yeut. 

ARBRE, albbe, atbbe, s, m,, lat. ak- 
BOBE/n, arbre. 
Lanqnan vey la faelha 
Jos dels abbbbs caser. 

B. DE yEHTADODB : Laoqusn rej. 
Quand je Tois ù feuille tomber des arbres en bas. 
Quan la faelba sobre l'ALBaB s*espan. 

B. DE Vbhtadovb ; Quan la fuelba. 
Quand la feuille s'épanouit sur Tarons. 
Fig, En Narbones es gent plantata 
L^ABBass qne m fai aman morîr. 
PoHS s'Obtapas : Aissi cuiû la. 
Jj arbre qui me fait mourir 
Uement planté daw le Narbonnais. 



ït% ÂRB 

Lo fntg àt IVebrb de laber. ] 

P. Gardiital : Dds quatre. 
Le fruit de Varbn de la tcieoee. 
Lo ftng qne porta Falbri de sobrielat. 
F. ef Fert. , fol. î02. 
Le frait tpw porte Tarare de tehniti. 
Prov. De maWatx arbek noa pot ÎMÎr mais 
malfBtx froha. 

Liv. de Sydracs loi. 86. 
De nauTait arbre il ne peut lortir ^œ de maa- 
Tais irait. 

— Mât de vaisseau. 

Fraacat lar a lar vêla ^ e Tin ad ALBâi seti. 

r. cfe S, Honorât. 
Lear a déchire letir Toile, et ila ront à mit d^mi. 

Coma aon homes de mar, qne, tantott oom 
anson la Toa del regidor principal, corron, 
oom belagaa def aoc ,!p€r ooidas e per ALiaia , 
a far aon mandamen. 

F. et Fert., fol. Sf. 

Gwme sont lea bonaoïei de mer, qui , auaaitdt 
qu'ils enteudeut la toîs du eommandant principal , 
courent , oomme Unettet de feu , par cordages et par 
mdts, pour iiure ton commandement. 

Le catalan a la locution a arbre sec, 

àJKC. XT. Nobile arbore fa nobile frntto. 

GuiTTONs s'ÂRSzzo , Lett. i3. 
' CAT. Ar^re, wa.Albol, poaT. Arbore, ir. mod. 
ABero. 

a. Arborklh, 1. m., arbrisseau, bocage. 

Sola si contenta 

JoSt' nn ▲EBOHELH. 

G. d'Avtpoul : L'autr'ier. 
Seule se réjouit aupràf d'un «trbrisâeau. 
Inlrem no *n sotg an arboebui. 
J. EsTKVB : L'antr^er. 
Entrons-notti-en aous un bocage. 
rr. Aibereto, a&eretto. 

3. Aeb&ier, s. m., arbrier, fust de 
Tare, manche de l'arbalète. 
£ *1 «eill, e U sîl negr^^espes, 
K 1 nas qa*es en loe d'ABBaiam , 
Tena l*arc de c^aitala colpa fier. 

P. ViBAL : Tant an ben dig. 
Et les yeux, et lea aourcils noin, épais, et le 
nés en place à*arbrier, roiU l'are ayee lequel elle 
frappe de. tels coups. 

▲vc. jrm. Lequel Giral feri ledit firo Benoist en 
la teste de Varbrier d*aiie arbaleste. 
Lift, de nm., i4oa. CABTBXTtKs. 1. 1, col. 274. 



ARC 

Afin qa*ila paiawnt à leor jooe aaMoir Wor 
tirbriêr. 
Ord. 1448. Davibl, ffisLdeia miL/r., 1. 1, p. 244. 

4- Albre sec, j. m.. Arbre S<^, pays 
de l'Afrique. 

E *I reîs Felipa en mar poia 
Ab antres reis, c*ab tal esfort veodraii 
Qne part FAbbeb Sec irem conqnislan. 
Beetbaeb se Boeh : Ara sai en. 
Et le roi Philippe monte en mer avec les aotro 
rois, TU qu'ils Tiendront a^ee un tel cfEnt que 
' nous irons conquérant au-deU de Y Arbre Sec. 
Airc. ra. Et ce estoit derer l'arbre sol qe en 
livre d'Alexandre est appelée VArhrée Se- 
ehe.,. En la contrée de Y Arbre 5ecAe... Ea 
cels plaingne de Y Arbre Sèche. 

Foyage de Mare Poi, di. aoi. 
Jà ni remanra tor de marbre 
Qne n'abaoe joac'an Seeh-Arbre... 
Hoatages ont lÎTrés vaiHana 
De Jemsalem xx enfiinsy 
Atant s'en rera l'empereve... 
Aine ne laissa joac'an Sec' Arbre 
Castiel, cité, ne tor de marbre. 
Roman du comte de Poittetce, ▼. 1287 et i636. 
Car sa renommée espandra jnsqnes kVJibre 
Sedte. 

Prophéties de Meriin, fol. 7. 

ARC , 5. m.» lat. arci», arc. 

Mas en son paire ae bon sirren, 

Per traire ab ae€ manal d'albom. 
' Piebeb n'AvTSiiGirE : Chantant. 
Mais il eut en son père un bon sergent, pour tim 

avec l'are manuel d'aubier. 

• 

E cor ploa fort c'nna sageta d'AEC. 
IteETEAHD SE Bosv : Non estani. 
Et court plus rite qu'une flèche d'«rc. 
PIg. Son ABC a Dien tendot. 

F. et Fert., fet.69. 
Dieu a son arc tendu. 

— Arcade. 

X AEX al cor, T de qnada part. 

PBILOHBlfA. 

Dix arcadee an chesur, cinq de chaque c&lé. 
CAT. Arc. Bsr. port. xt. Arpo. 

a. Arquibr, s.m,f archer. 
Tais qn'aoc no tIb nnl aequiee 
Tan prim ni Un drec tmimei. 

P. Vidal : Tant an. 



ÂRB 

Tel que janais je ne tii nal archer qui tlrit û 
finement ni ai droit. 

Très tindas y ac d^ARQtniR. 

F. de S. Honorât. 
D y ent trois traits à'archer, 
CAT. Arftter, rr. Arciere. 

3. Abqoixra , s,f-f embrasure par où 
on lançait Tes flèches. 

Qge baat dedlna et tranca e fâî arquieri. 

P. Vidal : Quan bom onrats. 
Qui bâtit an dedans et perce et (ait omèrasttfe. 

4. AjLQUEiA , S. /., jet, portée d'un arc, 
archée. 

No presi oo)p d'AaT^vsiA. 

PaiaxU de SavUui, 
Je ne prise oonp A' archée. 
ASC. Fa. 
Quatre arehies eat loing da manoir et demie. 

Roman de Berte, fol. 147. 
En ans se traient une arehiée et demie. 

Romande Roncevaux, HoiriN, p. 2a. 
iT. Arcata. 

5. Â&C1T4I., ndj,y en arc, arqué. 

Lnna appar ahcuai.... adhoras es aecual, 
adhoras redonda. 

Fazen arccal nafra. 

Elue, de las propr., fol. 1 16 et oSg. 

La Inné panU arqtUe.., tiftitdt elle est en arc , 
tantAt «onde. 

Faisant blessure en arc. 
lie. ESF. Areual. 

6. A&C'^yoï.TUTz , ARc-YouT , /. m., ca- 

yeaUy arcade, embrasure. 
A on aatai' desotz us aecs-voltutz. 
E 'i loa trais a TARc-vonT d*an yeirial. 
Roman de Gérard de RosiUlon, fol. 89 et i5. 
A un autel sous des arcades* 
Et il les conduit à Vembrasure d'une fenêtre. 
Aire. TR. Devant la tor fe(e à ciment 

En nn arvolt qoi nonlt crt gent. 
Roman de Flaire et Blanche Flor, Ms., fol. 198. 
He ! Diex , je vois nostre meson , 
Les fenestres et les arvols. 

Fabl. et cont. anc, t. II , p. 377. 
u?. Boveda. port. Ahqbada. it. Folta, 

7- A&G-s.-XARTi , <. m,, arc-en-del. 
Ubr forma mostra en si 
Que apella hom rARC-s.-MARTi , 
I. 



ARC ti3 

£ lai M dlven et d*eati«i 
Qnan lo aollieiliia atenh la niea. 
Brev* tPamor, fol. 38. 
H montre en lui one forme qu'on appelle VarC'^ 
eH-<iel, et se fait d'hiver et à*été quand le soleil 
atteint la nue. 

CAT. Arc de sont Marti isp. Arco de tan Hartin, 

8. Abgitat, adj\, v. la t. kncvATUs, ar- 
qué, courbé ep arc. 

Qnar es fayta fractura arcvada. 

Trad. d'Alhucasis, fol. 56. 
Vnce que la fracture est &ite en arc. 
Airc. ISP. Areuato. roET. Arqueato» n. Ar- 
cuato, 

9. Arcklar, i)., plier, courber en arc. 
. No i ac tan fort escnt non escancel, 

No fenda o no pertas o no arcri.. 

Rcman de Gérard de ^ssillom, fol. à8. 
11 n'y eut si fort écuqui ne se rompe, ne se fende, 
ou ne se perce , on ne se courbe. 

ARCAT, s, m., du grec if xi 9 com* 
mandement. 

Del ARCBAT de Ravena. 

, Cat. dels apott. de Rama, foL 300. 
Du commandement de Bavenne. 

a. Ikrarghia , gsrarchia ^ s, Jl, lat. 
AnsRARCHiA , hiérarchie. 

Principat angelical qui, aegon lengnagge 
grec, s^apela xrrarchia. 

Elue de las propr., fol. g. 
Principauté' angtflique qui , selon le langage grec , 
s'appelle hiérarchie. 

£1 libre de la celestial orrarcrza. 

V. et Fert., fol. ^. 
Au livre de la hiérarchie cAeste. 
Et es tripla iherarcaia. 

Brev. â^amor, fol. 19. 
Et U hiérarchie est triple. 
ESP. Gerarquiu. port. Jerarquia. xr. Gerar^ 
chia. 

3. HiERARC^ic, adj\f lat. hierarchicu^^ 
hiérarchique. 

Porgar, illaminar et perfectio donàr, so très 
operacios angelieals'o bierarchicas. 

ShiC. de las propr., fol. xi. . 
Purger,. illuminer et donner perfection , sont trois 
opérations angëliques ou hiérarchiques. 
ESP. Gerarqnico, pOrt. Jerarquieo. xr. Gerar- 
chico. 

i5 



ii4 AKC 

4. MoKâRCHXA, X. /. ^ lat. MONARCHIA^ 

, monarchie. 
La MOHAHCHiA del emperi venc ■ Costanti. 

Cat. dels aposi. dp Roma, ibl. 34* 
La monarchie de l'empire Tint à G>iistantiit. 
Provincias e moitarchias circamvestnas. 

Chronique des Albigeois, co\.%. 
ProTineet et monarchies circooToUines. 
CAT. Hsp. FOET. Notuirquia. rr. Monarchia, 

5. Tetrarguia, s. f., lat. tetearghia^ 
tétrarchie. 

£1 règne fo divisitz en TaTHARCHiAS, so es 
a dire en IIII partidaa. 

Cat, dels apost' de Roma, fol. 5. 

Le royaume fut dÎTisë en titmrchies, c'est-jhdire 
en quatre parties. 
zsF. PORT. Tetrarquia. it. Tetrarchia. 

6. Tetrargqa, s, m, y lat. tetrargha, 
tétrarqne. 

Fo président et tetbakcba. 

Elue, de laspropr.f fol. i8i* 
Fut président et tétrarque. 
K8P. Tetrarca. port. Tetrarcha. it. Tetrarca, 

7. Arghitipe, s. m.j lat. archettpu/i}^ 
architype> modèle premier. 

AacHiTiPE, qae vol dire principal fignra, 
qnar el es principal patro et exemplar fignra 
del mon créât. 

Elue, de las propr.j fol. io5. 

Architype, qui Teut dire principale figure « car il 
est principal patron et figure exemplaire du monde 
cr^. 
K8P. Arquedpo. port. Archetjpo. it. Archetipo. 

8. Arghitriclin , 5. /ti., lat. arghitri- 
ci^vxus , architricliD. 

Qae a l*ARCHZTRici.ijr fesist de aigna vin. 

V, de S. Honorai, 
Qui pour Varchitriclin files vin de l'eau. 
En cort d^ARCBiTRiCLor on fo U nocegamens. 

IzARN : Diguas me tu. 
£n la cour de Varchitriclin où fut la noce. 
Ane. va. ArchitricUn qni bien scenstes oest art. 
Villon, p. 61. 
ANC. xsp. Mandô el ome bneno al so ardiUriclino. 
f^, de San Millan, oop. a. 
PORT. IT. Arehitriclmo. 

ARCHA, ARQUA, j./, lat. arca, coffre, 
caisse. 



ARC 

Qne la dicba commnnantat aia aecba oom- 
mnoa. 

Charte de Gréaiou, p. 6^. 
Que ladite communauté ait caisse commune. 
Arquas et antres gamiments . 
Qne foron plenas de froment. 

y. de S, Honorât. 
Coffres et antres meubles qui furent pleias de 
froment. 

Il s'est dit spécialement de Tarche 
de Noé. 

Noe întret en Taecha , e près de caimna 
bestia e deb anzels nn parelh «jne mestieraTÎa 
de mètre en Tarcha. 

Liff, de SydraCj fol. 49* 

INoé entra dans Xarci^, et prit une paire de du- 
que bêle et des oiseaux, qu'il avait besoin de mettre 
dans Varche, 

ANC. CAT. BSP. FORT. IT. AtCa, 

a. Archadura, s.f.^ coffre. 
Escrims et archadura. 
Hom estnT a mesura 
So qne '1 platz ni U sap bo. 

Nat de Mons : Sitôt noa ce. 
Écria et coffre où bomme cacbe avec sagesse ee 
qui lui plaît et lui semble bon. 

ARCTURI, 5. 717., lat. arctubct^, aro- 

tiire. 

C'est le nom d'une étoile qui se 
trouve à la queue de la grande ourse 
entre les jambes du bouvier. 

Arcturz es costellacio qae ba TU estdas, 
lasqnals si moTO eviro de la tramontana. 
Eliâc, de las prupr., fol. iig. 

Uarcture est une constellation qui a sept e'Ioilfs, 
lesquelles se meuvent autour de la tramontane. 

a. Arturus, s. m., arcture. 
Et ARTURUS et orion , 
E cap e coa de drago. 

Brev, d*amor, fol. 37. 
Et arcture et orion , et tête et queue da dngoa. 
sap. PORT. Areturo. rr. Arutro. 

3. Artig , adj., lat. k^cricus, arctique. 
Local apella bom artic. 

Brev. tPamor, fol. a8. 
Lequel on appelle arctique. 
Polns ARTHic es aqnela estela qne tots temps 
appar , de mar appelada o tramontana. 
Elue, de las propr., loi. 119. 



ÂRD 

te p^ aretiçuê OBt cette étoile qui puntt fonjouri, 
appelée àê mer ou tramontane. 
CAT. Aredc, ssf. poet. Arcûco, it. Ardco. 

k* Antartic-, adj,, lat. AirrARmci&, aot- 
arctiqae. 

Deb qoaU l'as es de jas 1*ahtaatic 
Pesnbar , raotr* es dans r«rfic 

Brev, iPamor,. fol. 29. 
Desquels l'an est sous le pAle anîarciùjuê et 
l'antre est àerets l'arctique. 
Ponch o polos ASTHARTic o meridioDs]. 
Elu<t. de las propr., fol. 1 19. 
Point on pâle antarctique ou méridional. 
CAT. Antaretic. ksp. fort. Antarctico. rr. An- 
tartico. 

ARDA, s.f.y hardes, équipage. 
Moat mVnaeîa dels avocats 
QD*els vey aoâr a gran arda. 
BoviPACE DR Gasteli^ITE : Guerra e trebalhi. 
H m*ennaie lieaooonp des STonës que je Tois aller 
à grand équipage- 

Les étymologistes qui ont avancé 
que le mot harde pouvait venir de har- 
DCL y ancien français, 6a/r<ff, ou de ha&d, 
f:oTdey auraient sans doute préféré le 
dériver de arda roman. 

ARDALHON, x. m,, ardillon , boucle , 
, agrafe. 

E finelha ses ardalbo. 

E enoeia m d'ARDALOir tort. 

Lemoiiie db Mohtavdoh : Blotm'enneia. 
Et courroie sans boucle. 
Et il m'ennuie d'un ardillon tordn. 
Aie. CAT. Ardillon, it. ArdigUone. 

Il me semble difficile de remonter à 
letymologie de ce mot^ je dois dire 
qae, dans la langue portugaise, ardil 
signifie subHlUéy finesse, etc. 

Aîa>IT, o£(F.,bardi. 

Si etymologîa tentonice perquîratar, bardx 
qmdem «ve/ox rtl/ortis. . 
Emma Encom. Dvcbejite , Norm. Script. ^ p. 17a. 

Voyez Muratori, Diss., 33 ; Denina, 
^ n, p. 159, et t. m, p. 41. 



ARD ii5 

EUe *S ARDIDA. 

PoëMe sur Boece. 
EUe est hardie, 

Ar son ardits, ar me torna paora. 

JoRBAir DE BoirsLs ; S'ira d'amor. 
Tantôt je suis hardi, tantôt la peur me revient. 
E tais es apellatx petits, 
Qu'es , qoan s'escfaai , pros e ardits. 

PifTOLETA ; Manu gent. 
Et tel est appelé petit , qui eift j^renz et hardi j 
quand il écheoit. 

E donc serai tan ardits 
Camils , mas jnnthas, cofes , 
L*irai preiar a sos pes. 

G. Faimt : No m'alegra. 
Et donc je serai si hardi qu'bnmUe, mains 
jointes , oonfés , j'iiai k ses pieds la prier. 
Tertnt fai home ardxt coma leo 

F. et Fert., fol. 32. 
La Terta rend l'homme hardi oomme lion. 

ABC. RSV. 

Qae fbe franc è arditè de gran sabenôa. 
J*o«9iM de Alexandro, cop. 6. 
Nb fiie mas ardidm tanto valîente. 
Gobez Mahreique, Caneton, gen. 
ABC. CAT. Ardii, it. Ardùo, 

a. ARMDAXEir , adff. , hardiment. 
Qae mîelhs ama selh qoe pregaa temen 
Qae no fai selh qae pregna ardidahrb. 
Arnaod de Marveil : Aissi com selb. 
Que celai qui prie en craignant aime mieux que 
ne fait celui qui prie hardiment. 
ABC. CAT. Ardidament. it. Ardidament». 

3. Arut, s, m., hardiesse, courage. 

Toma Tardite en paor, 
Qaan lo dar temps s*abî?ema. 

Bertrutd de Borb : Greu m'es. 
Le courage tourne en peur , quand leHemps clair 
devient hiver. 
£ qaar non ai tan d^ARDir qa'ien l'aas dire. 

P. de Maensac : Trop ai. 
Et parce que je n'ai Unt de hardiesse que je lui 
ose dire. 

4. Ardideza, s,/., hardiesse, courage. 
E d*aqnesta ardxdrxa parla Jhesn-Crist» 

r. e«rerf.,fol. 64. 
Jésus-Christ parle de cette hardiesse. 
ABC. CAT. Ardidesa. rr. ArdUetsa. 

5. AaniMsir, s. m., hardiesse^ courage, 
audace. 



ii6 ÂRD 

Que ra no taI fona ses ardimph* . 
Bb&travb d'Ali^amânon : Un sirreates. 
Que la force sans le courage ne raut liea. 
Mî doiu iJiDXMKir amors. 
BEaTRAHB os BoBir LE Fiu : QoaQ vei. 
L'amonr me donne hardiesse, 
hMC, WA. Ore ii croist ses kardenwns, 

Plas ot de hatdement k'Ector. 
Roman du copUe de Poitiers, v. 677 et 640. 
AKC. CAT. Ardlment. zt. Ardhnento. 

6. A&Din, V. , enhardir. 

Ni no m saî de ren AEoza , 
Mais d*aisso qa'a liey» «gensa. 

Pons d'Ortafas : Si ai perdut. 
Et je^e nis m*enharàir de rien , excepta dé ce 
qui lui platt. 
AHc. CAT. Ardir, it, Ardbre. 

7. Enhardia, V. 9 enhardir, 

Qaar no as aasas de preiar airHAann. 

La C0MTBSSB DE PbOVEMOB : Vot.que. 

Parce que tous n'osec tous enhardir de prier. 
L*ns m*KirAEDU e Tantre ip &i temer. 
Arravi» de Marubil : Si m deatrenbeti. 
L'un m*enhardit etTautre me fait craindre. 

8. SoBKAADiT , ad}, y très hardi. 

E trop soBaAEnrrz Tolers. 

FOLQCET DE MABSEILLE 2 Uns TOleFB. 

Et Tonloir très grandement hardi. 

9. SoBRENAEDiK, V. y surcnhardir, gran- 
dement enhardir. 

Substantiv. 

£ m fai cassar soBasKAanias e folheiars. 

Gacbert moire de Puicibot : Amars. 

Et grandement enhardir et fol&trer me font 
chasser. 

10. SoBRA&DiMEK, S. m. y grande har- 
diesse, excès d'audace. 

Per soBBAUDiMiir. 

GiRAUD de BoRNsn. : Gen m'aten. 
Par excès d*audace. 

ARDIT , s. m., hardi , liard , sorte de 
monnaie. 

Seis AEDiTs tant solamen per fust.... Paga 
un AEDXT de pontage. 

Fors de Beam, fol. 1078 et 1090. 
Six hardis tant seulement par fust^.i. IHiio un 
hardi pour le passage du pont. 



ARD 

Aedits d*Ang1eteyra ' an lo cipelet que 
leyon : Edoardos. 

Ane. tari/des Monnaies en provençaL 

Les hairUs d'Angleterre ont le chapelet où on Ut : 
Edoardus. 

ARDRE, v.y l^t. AiLD^E, brùkr, en- 
flammer. 

No y a nn tan gran ni fort , 
Si cal lains , qn^ab gran dolor 
No 'hfasson aedeb. 

Gavaudah Le Vieux ; Pats passien. 
n n'j a an si grand ni si fort , s'il cheoit là dedans, 
qu'ils ne le fassent brûler avec grande doolenr. 
E s^ien pognes contrafar 
Fenix, don non es mas ns , 
Qae s'art e pnois resortz sns. 

En M^AESEBA. 

RiCHABD DE Babbezieux : Atressl com Tolifuu . 
Et ii je pouvais imiter le phénix , dont il n'en est 
qu'un , qui se hrule et puis ressuscite , je me brû- 
lerais. 

Tais se cnia calfar qne s*aet. 

P. Gardikal : Ben ten per. 
Tel se croit chaufièr qui*«e brille. 
Par extension» Kias aedok la cam, e s^aoom- 
pagnon am lascolrets jannas et ablasnegras. 

X(V. de Sjfdrac, fol. â5. 
Elles brûlent la chair , et s'accompagnent afec 1« 
biles jaunes et arec les noires. 
Fig. Dona, merce voa clam, 
Qne tôt ARD e aflam , 
Tant de bon cor tos am. 

Arsaud de Habiteil : Ses joj. 
Dame , je tous demande merci , vu qne je ht^He 
et m'enflamme entièrement , tant je vous aime ^ 
bon coenr. 

£ d*aiso qne nostre Senhor lor dtzia e lor 
parla va y lor cors en aedia. 

Sermons en provençal, fol. i6- 
Et de ce que notre Seigneur lenr disait et leur 
parlait , leur cœur en brûlait. 
Part, pas. Es aesa del solelb. 

Efangelide Ii quatre Semenes. 
Elle est brûlée du soleil. 
AHC.7E. Cest fen grégeois, ne croy-je, qni neoese 
Ifardre. 

Charles d'Obi.£aks , p. iSg^ 
Gasta et ardi aocnnes de leors viles. 

Rec. des hist, de Fr, , \. Yi ^ ip, \^ 
Lors ardent'ils de convoitise. 

Fabl. et cent, anc., t. II, pt 585. 
Tont vif me puisse Ten arder. 

Roman de la Rose, v. djSo. 



-^^ 



ARD 

Ajic. CAT. ArdrtT. isp. port. Arier. ir. ^r- 

2. ÀMDtxTy a4i; lat. ABDSHTtfifi, ardent, 
allamé. 

Ah gnn otadda AKBur. 

Pmss D*Airvni6n : GhutHai. 
Ar«e graade dnadelle aUuméê. 
Vos qo*cstoneu Sîdrao 
D'aiiouit flama. 

Pmu D'AcnaïAi» : XKea T«ni. 
Vous ({uî dâirriitc» Sjéne de Im flamme ardeniê. 
Com scnpbm vnelha dire ▲apim. 

Ebic. de lot propr.y foL 9.' 
Comme aéraphin reaille dire ardent, 
Fig. Et aiaMUa« patas abdevs. 

B. DE Yevtabodb : Pas motcontgei. 
Et e» proatitaées ardenUs. 
De cor derot et abdeit anor. 

F. «< Vert., fol. 88. 
De oKor d^ot et ûrdnU ernoor. 
CAT. Ardent, msp. Ardiente, pomT. rr. Ardente, 

3. ÀRDEiTMEirT, £irfp., ardemment. 

Aqno en qoe •*eabriya ABDKvmvT. 

Trud. de Bide, fol. i. 
Ce CB quoi il t'eUnce ardemment. 
La regarda AaDajmixvT. 

Elue» de las propr,, fol. 71. 
Le regarde ardemment. 

18P. Ardientemente. poet. it. Ardeutementg. 

4. Ahduka, AasuKAy J. /, brûlure, 
incendie. 

Tôt aissi qaon ae banha donasamen 
Salamandra en fiiec et en AanmiA. 

P. HE Cols D'Aosi^àc : Si tpao '1 colellis. 
Tont de même que la nlamandre se dâectedoace> 
ment en feu et en bmllure, 

La cendre de sa scorsa tsI contra AistraA. 

Eiuc. de lat propr., fol. ao5. 
La cendre de sgn ëoorce raut contre brûlure. 

/i^..Donc s^ien n'ai TAJiDuaA, 
Cobri ma dolor. 

GiBAim DE Galamsoh : Ab la Terdara. 
Donc si i*en ai la brûlure, je coorre ma dooleor. 
ASC VA. ... Qoe de soif souffres si grant ordure. 
Roman d^ Alexandre, not. des Mis., t* V, p. iiû. 
Qn*en amours ait joie et ordure. 

Œuvres d^ Alain Chartier, p. 641. 
AEC. CAT. xT. Arsura. 

5. K^ciOyS,/., chaleur, ardeur. 



117 



ARE 

Per Famcio de las cenres. 

Trad.4eBkée,ttÀ,Si. 
Pu l'40-4l«r des «adtes. 
ASC VE. Maisons è Tilas fin aidair... 
Pois fist k Bfantas on «non, 
La vile alst tote en charbon. 

R/muM de Rtm, t. 14^9. 
La glaee, la Iraidnra, 
La bra s i e r, Vornom , 
La mort perpétod. 
Fabi. et cent, anc., Ms. , 7918, fol. ua. 

6. AJLDOK,^f. /, lat Amnoa, brùlore, 
ardeur, flanune. 

E portavo lo lay cremant on U plasîa, 
Qo'en la cam n'en lo cner aedoes non pareyssia. 
y. de S. Honorât, 
Et le portait U Mknt cA il loi phimit, de ma- 
■iére q«« k brûUù9 ne piraisttit ni en la ehair ni 
en la pean. 

Si qao *! soleUis... 
E 1s plos bas loeex destrents mais par s'aeooe . 
P. M Cols v'Aoblac : Si qao 1 solelhs. 
Ainsi qoe le soleil... et presse plos de son ardeur 
les plos 1ms lienx. 

Flg, Mas ien, las! qoe soefri Faedoe 
E la pena qne m yen d'amor. 
6un.LAT7ifs SI CABXSTAiira : Ar yey qn'em. 
Hais moi , mallMoreax! qui soalTre l'ardeur et k 
peine qni me rient d'smonr. 

Meils es mollier penre qne périr per Vâm." 
DOE de laxnria. 

rnuf.^^èdlB, fol. 3i. 
. Il en mieux de prendre femme que de périr par 
Y ardeur de la luxure. 
CAT. ESP. POET. Ardor. Tt, Ardore. 

7. Aesum, s. m, y ardeur, chaleur. 

Sentirai Taesum 
E 1 foc d*ifern. 

Lejrs d^amors, foL 29. 
Je seotiraî Vardeur et le feu d'enfer. 

ARE AMEN, s, m,, parure, arrange- 
ment , équipage, 

E vos ets bons e plaaens, 

E ^I Tostre AESinxifs es grans. ' 

BxBTtAiiD BX GoESOH : Tou los aiân. 
Et TOUS éles bon et agréable , et Totre équipage 
est grand. 
AHc. CAT. Arrtament. Aire. xsp. Arreamiento. 

ARELS, acfr. > lat. eebcAis, qui est en 
érection. 



ii8 ARE 

Esta dos joms âamu e volontos. 
T. Jtz Blacas itt DE P. Pelxssxeb t En Policer. 
Il demeure deux jours en érection et désireux. 
Ave. n, Mh fealoîe toz jorn^HroU , 

Je sni de moalt chtade nature. 
Roman du Renart, t. m , p. 317. 

ARENA, s.f., lat. a&sita, arène, sabte. 
Qae faa portais e bestors 
De caos e d*ARiirA ab calre. 

Brrtbamd de Boair : S'abnls. 
Qui font portails et tours de chaux et de sable 
arec pierre de taille. 

Qa'ien lo vi en I'a&kha 
Jos trabncar. ' 
Baubaud de VAQtSiaAs : El so que. 
Que je le tîs trAucher en bas sur l'arène, 
Wig. Qa^aar perdi e vos ahexa. 

T. DE LA G. DE Die et de R. d'Oeak^e : Âmicx. 
Que je perdis or et tous eabh. 
Loe, Etes plos fols , mon escîen , 

Qae sel qae semena en arehA'. 
T. de p. o^AuYEBaHE ET DE B. DE Yeutadour : 
Amicx. 
Et il est plus fou , à mon avis , ^e celui qui sème 
dans le sable. 

ANC. FA. 

S*il en y avoît tant corn araine en gravier. 
Heun AND , Fers sur la Mort. 
CAT. ESP. POAT. iT. Arcno, 

— - Pierre, gravelle. 

Fa solver las peiras en la colha , e pnrga 
Pareva. 

Trad. du Lapidaire de Marbode, 
n fait dissoudre les pierres dans la vessie , et 
purge la grai*elle. 

2. Areiteta, S.f», petit sable. 

Entre arenas flavîals et de mar, si trobo 
AEEXBTiks d^aor. 

Elue, de las propr., fol. i83. 

Parmi les saUes de fleuves et de mer, se trouvent 
petits sables d'or. 

3. Arsiter, s. m.j grève, gravier. 

El a passada Taïga e vene al arskxr. 

Guillaume DE ToDELA. 
n a passe Peau et vint à la grèife, 

/j. Arevos, adj.y lat. ti3x,vosus , sablon- 
neux. 
Aqnesta terra A&sirosA. 

Cat. (tels apost. de Roma, fol. 89. 
Catle terre sablonneuse. 



ARE 

En loc ARxsos. 

\ Elue, de las propr.. Col. 1^7 . 

En lien sablonneux. 
CAT. Arenos. «sp. poet. rr. Areno^. 

AKENC, s. m.f lat. halbx, hareng. 
Milla AEEHcs et dnq cens merlas. 

Tit. de 1259. DoAT, t. LXXYin, fol. 38;. 
Mille harengs et cinq cents mornes. 
Nég, exph Qae ses joî no valb an arkhc. 
Gavavdait le, Vieux : Desamparat. 
Qui sans joie ne vaut un hareng. . 
CAT. Arenc, esp. port. Arenque. rr. Aringa, 

ARESAR, V., moquer, ridiculiser. 

Aleans parliers reprendon e dinflon e are- 
SOH aqaels qae veson £ir be. 

F. et Fert.j fol. r3. 
Aucuns bavards reprennent et raillent et Mo^uaK 
ceux qu'ils voient bien faire. 
Pare. pas. Per pahor de esser menespresatz o 
ARBZATx per la gent. 

F.etFert., fol. 10. 
Par crainte d'être méprisé ou ridiculisé pu- h 
gent. 

ARESTA, s. /., lat. abista , pointe, 
barbe de l'épi , arête. 
Premleyramens son en berbas o en semea- 
sas» e paeys en arxsta et en espiga , e paeys 
en fftig complit. 

F. et Feri., fol. 10. 
Premièrement ils sont en herbes ou en semés , et 
pub en pointe de Vépi et en épi , et puis en fruit 
par&it. 

— Fig., moisson, saison. 

Qaî manja blat de très arrstas 
Miels pot safTrir vens e tempestas. 

Leys (Vamors, loi. 129. 
Qui mange blé de trois saisons peut mieux soaT- 
frir vents et tempêtes. 
Avc. VR. De paille et poîgnailt areste. 

Miserere du reclus dé MolUens. 
CAT. ESP. PORT. Aresta. rr. Arista, aresta. 

— Arête du poisson. 

Tota bestia generalment qne ha arxstas lu 
petit de sanc. 

Cam peyssbos aresta. 

Elue, de las propr., fol. 62 et 6t. 

Toute bête généralement qui a des arêtes a peu 
de sang. 

Gomme les poissons Varéte. 



ARG 

CAT. lire. ur. TORT, Jresta. rt, Resttu 
ARESTOLy 5. m, 9 manche, fût de 
lance , poignée de la lance. 
Janfres a girat pAaiaxoL 
Can vî lo cavalier el sol. 

Roman de Jaufn, fol. 10. 
Jaafre a loumtf le fut d» la lanee «jputd il a tu 
le cavalier sur le sol. 

Ta dooar tan gran colp a Borrelh am Paasi- 
TOL de sa lansa. 

Pbilomena. 
n Ta doaaer ti grand coup à Borel avec le /îSt 
de sa lance. 

A9C. ra. ... Sa lance toma , derrière 
Le fer, et Varestttel devant. 
Roman d*Enc et d*Enide. SA.iNTE-PAiA,YE , Glosi. 
D*Dn ares toi l'a £ern. 
liomandltr/Yorimonl. Saihte-Palayz, GloSi, 
ÂMC CA.T. Aristol. 

Le Diccionarîo cat.-cast.-lat. définit 
aristol, la pnnta inferior de la llansa. 

AAGAMASSA jS.f,^ ciment , mortier. 
Pietat es ayssî coma bona argaiiassa de 
qne hom fa los mors sarrazines, qnehom no 
pot derrocar ab pic ni ab peira d*engîn. 

F. et Vert. , fol. 63 , 2« trad. 
La pieté est comme le boo ciment dont on bâtit 
les murs sarrasinois , qu'on ne peut détacher avec 
pic ai arec pierre de machine. 

CAT. Argamassa. esp. Argamasa, pokt. Arga- 
maça. 

ARGENT, s, m.f lat. AXLQi.TSTum, argent. 
Ar agnes iea mil niarcx de fin argxkt! 
PiSTOLBTA : Ar agues. 
Maintenant ensttf-ja mille marcs de pur argentl 
En un cnlhîer d'ASC eh. 

V. de S. Honorât. 
Ed une cuiller d'argent. 

Qn*aaaz val mais gazanhar en kkoek 
Qae perdre en anr. 

Aucsai DE pEGDiLAiif : En greu pantajs. 
Qu'il vaut beaucoup mieux gagner en aident que 
perdre en or. 

Il se dit généralement des diverses 
monnaies, et même des richesses , de la 
fortane. 

E 'i ricx qae no U vole be fiiire , 
"Valc a la mort pane son argehs. 

PoKS BE CAPOOEa : En honor. 



ARG iig 

Et la ricbequi ne loi voulut bien iaiiv , m/ortune 
lui valut penà la mort. 

AVC. ESP. 

£1 exe de fia argent qne cantasse meior. 
Poema de Alexandro, cop. 8i i . 
AHC. CAT. Argent' poet. it. Argento, 

a. Arokn-^¥iu, /. jif., lat. kKoxtnum 
Yivum , yif-argent , mercure. 
Solfre et Aft«Bir-yxu mesdat. ^ 

DsoDEs DE PkAoïs , Aia* eau. 
Soufre et argehl-tn/ mêlée, 
Ayssi cam si fos argev-viu , qnan oopr de 
' loc en loc. 

Trad. d^Albucasis, fol. 48. 
Comme si ce fât argentin/, quand il court de lieu 
en lieu. 

CAT. Argent-viu. akc. esp. Argen-pivo. it. Ar- 
gento-nvo. 

3. Argenté , adj\, lat. akgentzii^, ar- 
genté. 

Terra aboentea , dedlnant a blanoor. 

Elue, de las propr., fol. iqB. 
Terre argentée , déclinant à blancheur. 
POET. IT. Argenteo. 

4. Aboeutetra, *./, lat. argeittaria, 
mine d'argent. 

(Taqaî no val ni tbesanr ni captais. 
Tors ni castels , palais ni argehtet&a. 
P. DE LA MUI.A : Ja de rtxon. 
Que là ne vaut ni trésor ni cheptel , tour ni cbâ* 
teau, palais ni mine d'argent. 
IT. Argentiera. 

5. Argeutaria, s. /., orfèvrerie, état 
d'argentier. 

Per los dicbs prohoms de FAHGSirTAaiA. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 17a. 
I^r lesdita prudhommes de l' orfèvrerie, 

6. Argentier , s, m. ^ lat. argentarih^ , 
argentier, orfèvre. 

D'ana plata d'anr o d*argen voira far nn 
aegsvtier nna bella copa. 

r. et VeH, fol. 66. 
Un argentier voudra , d'une plaque d'or ou d'ar- 
gent , faire une belle coupe. 

Car ans argehtiees... fa^a emages d'argent. 

Trad. des Actes des apôtres, cb. ig. 
Car un argentier.,, faisait figures d'argent. 
AHc. FR. E rentailla monlt volontiers 



tao ÂRG 

Uiu trot bon» maistre» argehdtrt. 
Fkousaju). Pois, matuuc. BoQVKroUT, 1. 1 , p. 88. 
CAT. Argentier, avc. Uf. ÀrgettUro, tt, Ar^ 
gentajo, 

7. ÀRGENTAai, adj,, d'argentier. 

En fomâtas argkvtarias. 

Bluc de loM prùpr,, fol. 1II4. 
En foomaism à*argenUer. 

8. A.RGKirTAa, !>., argenter. 

Part, pas, Galiase d*ertm que era arokittats. 
Priloveita. 
Caliee d'air» in «jnt tftait argenté. 
De coîre AKOBTrAT. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 139. 
De enivre argenté. 
Airc CAT. Aire up. fobt. Argentar, rr. //lor- 
gentare. 

ARGIIAy '. /. , lat. a&oi/la , argile. 

D\koixji e de terra amaatet, 
Jim fanga trastot o meadet. 

Tmd. de C Évangile de l'En/ance. 
Il amassa de VarglU et de la terre , il mêla tout 
oda aTec de la fange. 

AEOXX.A es terra glatinou. 

Elue, de las propr., fol. l83. 
Jj argile est une terre glutineuse. 
OUa nova ben caberta ab aboxla. 

liée, de remèdes en provençal. 
Pot neuf bien couvert avec argile. 
CAT. ArgUa. asp. Ardla. port. it. Argilla. 

a. Abgillos, adj\^ lat. aaoillosus, argi- 
leax. 

Fan Ion nia en terra aboillosa... En terra 
ABGXLLOZA me» , reten'sa beatat. 

Elue, de las propr., fol. 147 et ai a. 
Ils font leurs nids en terre argileuse... Mise en 
terre argileuse, die relient sa beauU. 
CAT. Argilos. i»p. Aralloso. port. ît. Ar- 
giUoso. 

ARGUMENT , j. m., lat. ARGUxEifTtfifi^ 
argument, analogie, raisonnement. 
On to den jotgar per abgdmbnt d*antra ley 
qae paraaia d'antre negoci seiublan ad aqnel. 
Trad. du Code de Justinien, fol. 96. 
On doit le juger par analogie avec une autre loi qui 
parle d'autre affitire semblable k celle-là. 
E 'la ARGUiiBiiTB son payre a mot ben entendatz. 
y. de S. Honorât. 
Et a très bien entendu les arguments de ion père. 



ARI 

Pesaamens ea oa ARauviira qne Diea mes el 
oor d'orne... qne fiiasa be e lalMe lo nal. 

Liv. de Sjdrac, fol. i35. 

Le pens^ est un raisonnement que Dieu mît an 
eoenr de l'bommc... afin qu'il flàase bien et qn'il laine 
le mal. 

CAT. Argument. isP. port. Argumenta, ir. Ar- 
gomento. 

I. A.RGVIR, V. , lat. AKOueHe, aipier, 
prouver, blAmer. 
Qne ABGVXBH qne en el ea somma bontat 

Elue, de tas propr., faX. i. 
Qui prouve qu'en lui est suprême bonté'. 
Ni ABOuiR ao qne no aabem. 

Cat. dels apost. deRoma, fol. 161. 
Ni blâmer ce que nous ne savons. 
ARC. FR. Et aontilment arguer par logique. 
Car 80|i pechié Vargue. 
EusTACBB Qbscbamps , fol. 34 et i5. 
CAT. BSP. POBT. Argulr. Tt. Arguire. 

3. Redarguire, V., lat. REDARonra^, bii- 
mer , réfuter. 

Argnîre, bedarguirb. . 

Leys d^amors, UA. 9^ 
Arguer, réfuter. 
CAT . Bsr. POBT. Redarguir. rr. Redargtùre, 

ARIETH, aret, ariks, s. m», lat. auc- 
Tcm, bélier. 
Arbt es bestla lanoaa. 

Elue, de las'propr., fbl. a34< 
Bélier est bête laineuse. 
Te , vec te de qne fassasbolocanat netamess; 
E det 11 1 arbt don fets a Dien présent. 
P. nB CoBBiAC : El nom 4e. 
Tiens, voici de quoi tu faaaea bolocanste pare- 
ment ; et il lui donna un bélier dont il fit boaiatt$e 
à Dieu. 

No venda cam de feda o d'ARBT per moton 
crestat. 

Statuts de Montpellier de laoïf. 
Qu'il ne vende pas chair de brebis on de htl^ 
pour mouton cbifré. 

— Bélier, signe du zodiaque. 
Lo premier sîgn* es aristr. 

Brev. d^awîor, fol. 99- 
Le premier signe est le bélier. 
E renha en nn signe qne a nom arw> 
Liv. de Sjrdfae, fol. 53. 
Et il règne dans un sigtte qui a nom bélier- 



ÂRI 

Ajrc. VA, Qotnt le soleil sera en itriét* 

Prophéties de Merlin, fol. l8. 
CAT. IBP. PORT. Jries, rr. Ariete^ 

ARIDITAT, s.f., lai, aeiditat^/w, ari- 
dité. 
Ariditat, (joe ToI dire •iccitat« 

Elue, de las propr,, toi. i83. 
Jridité, qui vent dire lëcberene. 
▲vc. CAT. Aridimt, tt. Aridità, 

2. AaEFACCio, s. f,9 du lat. Ax^xtkcere, 
aréfaction. 
AnEVAGCio o deûcament. 

Biuc. de las propr.j fol. ^9. 
Jré/action ou dessèchement. 

ARIPIN, ARPEir, S. m. , arpent. 

Parmi les autres langues de l'Europe 
latine, la seule langue française em- 
ploie ce mot. 

Columelle, liv. V, ch. i , dit : « Ctalli 
candetum appellant, in areis urbanis, 
spatîum ccntnm pedum, in agrestibus 

autem pedum cl semijugerum quo- 

que AHEFENiTEM vocaut. 

Grégoire de Tours , liv. V, ch. a8 : 
Statutum fuerat ut possessor de pro- 
pria terra nnam ampboram yini pcr 
AUPEirirDM redderet» 

On trouve dans l'appendice des For^ 
mules de Marculfe, n° So, yineam.... 
AKiPEHiros tantos. 

De meg ahipxh de vinea lo cart 

Titre de ^. 

Le quart d*UB àesû^arpent de vigne. 
De terra sol nn aepek. 
Roman dé Gérard de RossiUon» fol. 39. 

Un leal arpent de terre. 
Qae per forsa los an an arpsk recnlats. 
Roman de Fierabras , v. 447. 

Que par force' ils les ont repoussés bn arpent. 

ARISMETICA, 5./., lat. arithmetica, 
arithmétique. 
D*ARisiUTXcA sttx tots los acordaments. 
P. DE CoRBiAC : £1 nom de. 
Je caii toutes let concordances de V arithmétique. 
I. 



ÂRL lai 

Qoe ARXSMXTICA &îa scientia entre mathe'- 
maticas scientias. 

Elue, de las propr,, fol. 280. 
Que arithmétique soit science entre les sciences 
j&ath^matiques. 

Era après en astronomia e aexsmstxca. 

Cat. dels apost. de Romd, fol. a5. 
H était instruit en astronomie et en arithmétique. 
CAT. ESP. ArismeHca, pobt. Arithmetica, it. 
Aritmetica, 

2. AaiSMETic, a^,, lat. aaithmeticiu^ 
arithmétique, concernant l'arithmé- 
tique. 
De sciencia abismetica. 

Etuc. de las propr., fol. ii5. 
De la science arithmétique. 
CAT. Arismetic. ksp. Arismetico. post. Arith- 
metieo. rr. Aritmetica, 

ARISTOLOGIA, s,f., lat. armîtolo- 
GHiA y aristoloche. 

Prendetz an a erba bon' e beUa 
Ca&xstologia s*apella. 

Deuoes de Prades , Auz. cass. 
Prenes une herbe bonne et belle ^ui s'appelle 
aristoloche. 

AauTOLOozA es faerba mot me^ednal, mas 
amara. 

Elue, de las propr.,' fol. aoo. 
Varistoloche est berbe tria médicinale, mais 
amère. 

CAT. AristologitL, po|it. Aristoioehia. rr. Art's' 
tologia. 

ARLABECA, s./,, complainte, chant 
lugubre. 

Et entendes nna ahi.abbca 

Qne ien vos vael dire ; 
Sabes no m paesc chanter ni rire , 

IVi far conort, 
Tant Teg en poder de la mort 

Totala gent!... 
le ns ay fenida Tarlabbca. 
Qqî be l'enten. 
Un tkoubadovk anontme : Diens tos Balre. 
Et entendes un chant lugubre que je veux voua 
dire ; vous sayes qne je ne puis cbanter ni rire , ni 
faire amusement , tant je rois toute la gent en pon- 
rdirde la mort!... 

Je ro^s ai fini la complainte pour qui bien l'entend . 

L'ancien portugais employait le mot 
ABJLABEGA, dcpiuis EABEGA; rebec^ violo/i. 

16 



122 ARM 

ARLOT, s. m., riliaud, goujat, gaeux. 

Qa'îlh ARLOT trnan 
"Van cridan day e dny : 
Datz xnc , qae joglan »oy. 

P. DE LA Mu LA : DeU joglan. 
Qa« le%, riàauds meûdiaoU vont criant deux à 
deux : Donow-mot , vu que je suis jongleur. 

Moat se fet grazîr ala aeloti et alft pnUna 
et aU hustes taverniers. 

F. de Guillaume Figueirns. 

■ Se fit beaucoup agréer aux ribaudt et aux d^ 
faaucbdes et aux aubergistes Uyeruien. 

AHC. F». Icellai Pierre appellast le sapplîant 

€irlot, tacain, boarc, qaî vaalt aatan â 

dire en langalge dû pays de par-delà, 

garçon ,' traan , bastart. 

Lett. de rJm, i4ii. Carpestier, 1. 1, col. 3Q^. 

AHC. CAT. ArÎQU. 

AHC. lESP. 

Ca clamaban los canes, ereges et arîotes. 

V, de San DonUngo, oop. 6^8. 
ANC. IT. E sapeva dî vin com* nn* arlotto. 
Pdlci : Morg. , c. ig , st. i3i. 
É non vî dioo se aapea d^arlotto, 

GiAMBULLARl , Ciriff. calv., lib. U, 

AELQTES, s. tn,y arloté, sorte de poésie. 
Qae chanso ni sirventea , 
Ni *strIbot ni aRlotbs 
• Non es mas qaan Ucharia. 

B. Martin : D'entier vers. 
Que cbânson et sirventa , estribot et atioîe n'est 
que lëcberie. 

ARMAS , s.f. , lat. iiuf a , armes. 

A Texemple de la langue latine, celle 
des troubadours n'a point employé ce 
mot au singulier. 
Ni ges d*ARMAS Galvains pi os no valia. 
AiMERi DE Peguilaih : Era par ben. 
Et Gauvain ne valait pas pluA en armes. 

■ Tôt hom qae pognes portar armas. 

Philomena. 
Tout homme qui pût porter les armes. 
Loc, Qae digo a lors escadiers 

Qne prengon las armas de brin. 

P. YiDAL : Mai o acobra. 
Qu'ils disent à leurs ëcuyers qu'ils prennent* les 
armes sur-le-champ. 

El sien mand eatener 

De fay d*ARMRs. 

T. SoRDEL ET DE BERTRAND : Doas donas. 



ARM 

Commande au sien de s'abstaotr de (ait à' armes. 
Per lo Uj de las gens d*AR|tAs. 
l^t. de 1428. Hisf. de Nîmes, t. III, pr., p. 229. 
Par le fait ^es gens d*armes. 
Piff, Sac e digans... armas de penedeoaa. 
Trad. de B'ede, fd. 5o. 
Sac et jeûnes... armes de pénitence. 
Sel qae m*afis ab armas 
Tostempa del airventes. 

SoRDEL : Sel que m'afis. 
Celui qui me dëfie toujours avec les armes da 
strvente. 

•— Instruments de chirurgie. 

Prenetz las vostras armas am iolUôtot. 

Trad. ^AlbueasU, fol. 1. 
Prenei vos armes avec sollicitude. 

Ad armas, intefj\j aux armes. 
Qae fezrasb oidar per tota la oat : Ab armas! 
Ad armas! 

Roman de la Prise de Jérusalem, fui. 12. 
Qu'ils fissent crier par toute l'armée : Aux armes .' 
aux armes l 

En aata voatc eacria ; Ai» armas ! caTatier». 
y. de S. HonoraL 
Il crie k haute voix : Aux armes 1 chevaliers. 
AHC. FR. Fat. tantost -en plaaîenrs et diven 
lieoz crié : A i'Htrme ! 

MONSTBRLSt , t. u , fol. Sx 

L*on fait nne prooessîon devant laquelle 
marche nn trompette qai va sonnanl à 
l'arme ! 

Amtot , trad. de Plutarque, vie d'Aristide. 
CAT. ssF. port. Armas, it. Arme. 

a. Alarma , s.f,^ alarme. 

No podîan endarar ni saportar las grands 
ALARMAS qne fasia. 

Chronique des Albigeois, col. 43. 
Ne pouvaient endurer ni supporter les grandn 
alarmes qu'il faisait. 

3. Armadura , S. f* , armure. 

Cni ARMADURA Don tengnes nnill pro. 
G. DE S.-Letdier : Puois fin'. 
 qui armure ne tint nul profit. 

Ni las ARMA DURAS no fan pas bon cavalier. 

F, et FeH., loi. 65. 
Et les armures ne font pas le bon chevalier. 

Fes lo segnal de Grtst, non vol antra ARMADCRi. 
F de S. Honorai. 
Il fit le signe du Christ , il ne veut antre armun. 



ARM 

Penedensa e& Tarmadcba qoe Tapottol 
S. Panl coojanda. 

r. et Fert,, fol. C;. 
La p^tenoa est Yarmure que l'apôlre ntnt Paul 



ARM 



iii 



CAT. xsr. PORT. rr. Armadura, 

4- AuEU&iEE, S. m, y lat. AtMamenik' 
ftiitf > armurier. 

Qae nul menestairal , balestier, AaMimiBR , 
non obro at no dPartilleria. 

Tit. du xy sjkc. DoÀT, t. GXLVn, fol. ^S&. 
Qae nnl ouTrier, arLaleticTf at-murier, ne trarail- 
lent ùnon d'artillerie. 

CKT. Armer. lar. Armero, roRT. Armeiro. it. 
Armajuçlo. 

5. A&MADAy ^. /, armée. 

Lodk Icgat fee partir e deaâvchar ladita ar- 
KADA e bost. 

Chronique des Albigeois, eol. 8- 

Ledit l^t fit partir et mettre en marche ladite 
armée et ost. 
Axc CAV. Armadm, ir. Armmét. 

6. A&MAJRX, /. m., lat. kxmKLiumy ar- 
moire. 

I4> mentill 
Cai trayt de non AavA». 

G. 9E S.-GaSGOai : Raao e dreit. 
Le manteau que j'ai tiré de mon armoire. 
La dan de FAHif ari qnc es en ladita capela. 

TU, de 1460. DoAT, t. LXXX , fol. 3^r. 
La def de M armoire qui elt daaa ladite cbapelle. 
Fig. Diaen qa'cls portava en l'AaMAai de son 
cor totz joma eserits. 

V, de Hmmond Jordan, 
Dijant qu'il les portait toujonrt écrite dans Var- 
moire de son coeur. 

ASC. FE. Cest lÎTres est com armorie des sccreis 
DcQ. 

Attc, trad. des livres des Rois, fol. a. 
G%T. Armari. an. toax. it. Annario. 

7. Aemau, V., lat. ARXAR^^ armer. 

Aitantost elbs se van be armar. 

PglLOMEirA. 
Aussitôt ils se Tont bien armer. 
Car, ses la dgçinia , non es 
Us tant cant qn'en armbs nn lenb. 
P. DU ViLAli : SendaU Ttrmelhs. 
Car, sans la décime y il n'en est un si diaud qui 
en armét aae lisrque. 



Ftg. Com d'aqaell qae lo Sans-Esperit adobà 
e ARMA de viitntz. 

F. et Vert., fol. 32. 
Comme de celui que le Seintp-Esprit équipe et 
arme de rertus. 
Substanùv. Qaar ges armars no tu plasia. 

B. DR RovBHAc : Um sirrentesca. 
Car armer ne vous plaisait point. 
Part. p€u. E m play qnaa vey carals armatz. 
30VIFAGC DR Castrllare : Onerra e treballs. 
Et il me plait quand je rois cheTanz armés. 
CàT. RSP. FORT. Armar. rr. Armare. 

8. DESARMAa, V., désarmer. 
FeiroB las canpanbas toat orsarmar. 

BomuM de Gérard de RossiUon , fol. 43. 
Ils firent quitter aussitôt les armes aux oompa* 
gaies- 

Adone els se van dbsarmar. 

Roman de Slamdin de Comouailles, etc. 
Alors ils TOnt se désarmer. 
Part. pas. 

El el e tSej baro «n lor cors disarmatz. 
Mas non as ges d'espaza , enana iest drsarmats. 
Roman de Fierabras , t. 541 et 1617. 
Et lui et ses barons ont désarmé leurs corps. 
Mais tu n'as point d'épée , au contraire tu es dés^ 
armé', 
CAT. ESP. port. Desarmar. it. Disarmare. 

9. Aamas, s. f., armes, armoiries. 

En P. Tidal se fasia spelar lop per ela, e por- 
ta fa ARMAS de lop. 

r. de Pierre Vidal. 

A cause d'elle, Pierre Vidal se fiiisait appeler 
loup, et portait armoiries de loup. 

Dcseignaîre (Varmas. 

V. d'Elias Cairal. . 
Peintre A* armoiries. 
Pilât conosclo a sas armas, qae avîa scDhal 

d'aigla. 

Roman de la Prise de Jérusalem. 

Pilate le connut à ses armoiries, tu qu'il arait nue 
représentation d'aigle. . 
ARC. FR. De sinople, d*or et d'argent 
lerent ses armes et d'azar. 

Roman du Renart , t. IV. p. i44* 
CAT. ESP. PORT. Armas, it. Arme, 

ARMILLA, s. f,, lat. armilla, brace- 
let, anneau, cercle. 
Volp qui porta sa IcDgna en anel o armiiXa- 



ia4 ARN 

Las ÀB.Mxx.i^a dels eapondillu ao cirtillagî- 
nosas et pUcablas. 

Elue, de las propr., fol. a6a et a38. 
Renard qni porte sa langue en anneau ou en cercle. 
Les anneaux des Tërtèbres sont cartilagineux et 
pliables. 

ASC. FR. Donna à l'nn nne armlle de fin or, 
quatre livres pesant. 

Rec. des fus t. de Fr., t. VIII, p. 35o. 
Aire. CAT. Aire. BSF. rr. Armilla. 

ARMONIA., J. /., lat. Aarmonia, har- 
moDie. 

Entre elasha qnaîshnna mnzîcal AHUOiriA. 
Es de AanoiriA corporal dissolado. 
Sa complexîo que es en melhor a&vovxa 
temprada et formada. 

Elue, de las propr., fol. io6 , 33 et 67. 
Entre elles il j a presque une harmonie musicale. 
C'est dissolution de Vharmonie corporelle. 
Sa complexion qui est tempérée et formée en meil- 
leure harmonie. 
CAT. Harmonia. zsp. Armonia, pob.t. Harmo- 
nia, ZT. Armonia, 

a. Aehonic, adj,, Idt. hkKsiovictu , 
^ harmonique. 
' Totz so nntdas acordans en armohica pro* 

porcio. 

BUic. de las propr,, fol. a8i. 
Les Toix sont unies s'acoordant en proportion har- 
monique. . 

CAT. Harmonie, ksp. Armonico. pob.t. Barmo- 
nico. iT. Armonico, 

ARMONIAC , àdj. , ammoniac. 
Pcr abslercîo ab sal armokiac. 

Elue, de las propr., fol. 191. 
Par nettoiement arec sel ammoniac. 
FORT. XT. Ammoniaco. 

ARN A, AEDA, s,f., teigne. 
Si vostr* anzel akhas afolon. 

Deud'es de Peades , ^iiji. cas s. 
Si les teignes tourmentent votre oiseau. 
Libres et raabas defeodo d*AaDAs. . 

Elue, de las propr., fol. 206. 
Préservent de teignes les livres et les habits. 
CAT. Ama. 

9. A&iros, adj\f teigneux. 

Lt moillatz las penas axkosas 
Qoe no son encar del tôt rozas. 

Dbitsis se Phases , Auz . cas s . 



ARN 

Moaillei-lui les plumes teigneuse» qui ne «mt 
pas encore entièrement rongées. 

ARNAGLOSSA, ^./., lat. aewoclossa, 

aniaglosse , plantain. 

Plantagge , antrament dit arhag&ossa, qw 
so lengna de serpent. 

Arvagi^ssa... a forma d'aqnest* herba en 
fayt Tomament de la mîtra del maior capda. 
Elue, de las propr,, foL 319. 

Plantain, autrement dit amagloese, qni sont 
langue de serpent. 

Plantain.., L'ornement de la iflitre du prêtre cbef 
était fait en forme de cette berbe. 
PORT. Amoglosa. it. Ametglossa, 

ARNES, s. m,, harnois, équipage de 
guerre, vêtement. 

Selon Hickesius, ce mot a signifié 
d'abord, chez les guerriers du Nord, 
une partie de l'armure, le casque, ap- 
pelé par les Goths haims ou hwaims, 

Wachter, Closs, Germ,, v*. Haenisch, 
étend la signification de ce mot à Tar^ 
mure entière. 

Dans la langue des troubadonn, 
ARNES a été employé npn seulement 
pour l'armure et l'équipage de guerre, 
mais même pour les yéteihents ordi- 
naires y etc. 

Qae man caval ferran e bran et bii, 
Donava pins soven et aati' arves. 

AtKERl DE PeovilAih *. Em par hea. 
Qu'il donnait plus souvent maint cheval fenaact 
brun et bai , et autre équipage. 
£ tans antres valens arjtrs 
E fres daaratz e palafres. 

P. Vidal -. Abril issie. 
Et tant d'autres précieux hamois et freins doréi 
et palefrois. 

Ane maïs non anet en arkxs, qne lot qaaX 
gazaingnava el jogava. 

y. de Guillaume Magret. 
Jamais il n'alla en équipage, vu qu'il jonait tMrt 
ce qu'il gagnait. 

— Vêtement , parure, costume. 
Tn fnst nada de Saria , 
Gentils e panra d'ARWEs. 

P. Gardih AI. : Vera Yofsas- 



ÂRO 

Tn fos B^ de Sjnm , gentîDa et peuviede pamre. 

Qa'amplm ▼ettin porton e bets amum»» 
T. D^ALauT SX SuTsaoïr cr su moutk; Hoog«. 
Qu'ils porteot d'amples TÂtemenU et de belles 
parures, 

£ 1 preirea a las fons ▼engntz, ah son AXiris, 
Son libre e s'estola. 

IsÀUi : Di^uu me to. 
Et le prStre eirÎTtf au foots , aTCc iod ^oitumê, 
•OD Urre et soa ëtole. 

Aie. FE. Et ne 11 fil demonré de toot son Aat- 
noù qne sa chape, qne elle ot vestne, et 
nn snrcot i^ manger. 

*• JOIHYILLE , p. 3o. 

n n'aroit en loisir de prendre son hamoû 
de jambe. 

Œuvres d^ Alain Chartier, p. i85. 
càT. ISP. Ames. poet. Ame%. rr. Amese, 

3. Aekei, s m., hamoisy arme. 
Qn'el fortx jaians 
Contra cui se leret Datits 

Era garDÎts, 
8o trobam, de forsor akitei. 

GxsAim DE BouTBiL : El» quant. 
Que le fort gén»t contre qui Dartd m lera ëtait 
■uni , nous trouTOns cela , de pins fort hamott, 

3. AaiiESCAa, v., garnir, équiper, har- 
nacher. 

Ad Agen se près ▲bvxscàe. 

Leys cPamors, fol. lag. 
Et io prit à »* harnacher pour Agen» 
El ARSKSQUKT lo, S jogUr, de yestir, et d'ames. 

F. de Gaubert, moine de Puicibot. 
Et Véçuipa, en jongleur, de Tétements et de har- 
■ois. 

4. Arhassar , A&nESAa , V. , équiper. 
Part. pat, Cen caraliers valens... 

Ben AaKAssATs. 

PiSTOLETA : Ar argues. 
Cent cheralien raillants... bien équipés. 
AainuADA de raobas, de palafre. 

TU. de i3i3. DoAT, t. XXXVUI , fol. 177. 
Equipée de robes , de palefroi. 
AHC. PE. Le sire Poton de XantraOle 
Toat harnaché d*orfaTerie. 
Vigiles de Charles Vit, t. Il , p. 73. 

AROMATIC, adj,, lat. AROMATiciif^ 
aromatique. 
Aybre aeomaxxc. 



ABP ia5 

Heibas aaomaticas. 

Pren, per causas aeohaticas etredolens, 
restanrado et confortscio. 

Ebic, de las propr,, fol. ig6, 1S8 et ao. 

Arbre aromatique. 

Herbes aromatiques. 

Prend , par choses aromatiques et odorantes, ras- 
tanntioQ et force. 

Substantîp. Flagraran coma si fos d'AmovATic. 
Philomeka. 

Fleunient comme pi ce fdt de chose aromatique. 
CAT. Aromatie. m, poet. it. Arwnadeo, 

a. Aroxaticitat, s.f., arôme. 
Aeovaticitat e odorament. 

Tmd. tPAlbucasiSj fol. 5x 
Arôme e!i odeur, 

Aybre aromatie adboras a sa AkOHATiciTAT 
o redolentia en la soorsa, adhoras en la flor, 
adboras el frilg. 

Elue, de las propr., fol. ig6. 
L'arbre aromatique tantAt a son arôme on odeur 
en l'^ree , tantdt en la fleur, tantôt dans le fmit. 
■sp. Aromadddad. rr. ArcmtmcUà. 

3. Aroxatizar, v.y lat. aromatizar^^ 

aromatiser. 
Part. pr. Fom aeokatxeavt et radolent, corn, 
es fam d'esses. 

Elue, de lat propr., fol. i32. 
Fum^ aromatisante et odorante, comme est 
fumée d encens. 

Part. pas. Eyssarop de mel ahomatxeat* 
Tmd. dfÀlbucasU, fd. 53. 
Sirop de miel aromatisé. 
CAT. ESP. poet. AromatUar. rr. Aromatiaare. 

ARPA, s./., griffe- 
De bec et d'AEPAs. 

Elue, de las propr., fol. i43. 
De bec et de griffu. 

Tenon las p!gas. .. et ela gieta sas dens et sas 
ABPAS, et pren las e las derora. 

Naturas d^aleunas Bestias. 
Viennent les pies... et elle jette ses dents «tses 
griffes, et les prend et les d^rore. 
&0 las AEPAS de diables. ^ 

Uv. de Sydrac, fol. 36. 
Sont les gnffes de diables. 
CAT. Arpa. ESP. Zarpa. ' 

a. Arpar, V,, happer, saisir, griffer. 
Part, pas, Del ping dreit es aepat. 

JIaecoat : Hentrc. 
Il est griffé do poing droit. 



ia6 ARR 

CAT. ESP. PORT. Arpar, . 

ARPA, f./., harpe. 

L'opinion des étymologistes qui ont 
avancé que hakpa était un instrument 
des nations septentrionales, appelé 
HA&pEy BAKFEy HSA&ps, commc le dît 
notamment Wachter, Gloss: Germ., est 
corroborée par celle du poète Fortunat> 
qui, au siiûème siècle, disait à un prince : 

Phodet tibî barbarot bail^4. 

FoKTVirAT, lib. VU , Carm. 8. 

Aldrete , p. 36 1 , Mayans , t. II » 
p. aa3, pensent que ce mot vient du 
gothique haepfen. 

Vus ag AKPA , Faotre riola. 
Uh TROOBADOua ANOVTME- : Senior ym que. 
L'un eut harpe^ l'autre Tiole. 
CAT. UP. Arptt, POAT. Marpa. it. Arpa, 

2. Aapak , V* , jouer de la harpe. 

Sapchas arpar. 

G» Ali) DE GALAvaoïf : Ftdet, jogUr. 
Sache Jouer de la harpe. 

ARR AS, s,f, pluT,, du lat. xkbJik , arrhes. 
O si AERAS non son donadas. 

Trad. du Code de Justinien, fot Sj. 
Oo si arrhes ne wnt données. 
Rsp. PORT. Jrras. rr. Arre* 

ARRAT, adj\ , arrangé, bien ordonné. 

Tos temps vo^ra m vengaes bon* aventnra , 
E c'om me vis arrats e manent. 
Ur tkoubadoue arortme : Tos temps. 
Je TOadrvis que bonne arenture m'advînt en tout 
tanps , et qu'on me Ttt bien ordonné et riche. 

En catalan areax signifiait : com- 
mandant d'un navire more, et dans 
Fancien espagnol, ak&az : capitan de 
gente de guerra entre los Moros; en 
arabe ,*»as , tête ; iiats , chef, 

— Interj,, cri de .guerre. 

Vaelh qa*en aodion cridar : ArratI 
B Monjoi ! e î>eas aîa ! 

Verteahr de BorR : leu chant. 
Je Tens qu'ils en entendent crier : Arratl cl 
Monjote ! et Diea aide ! 



ARR 

AirC. PR. 

Franeéb cirant : Monjoe I e NorniâBs:Dict aie \ 
Plameas crient : Jtraz! e Anferin : Valîe! 
Kotnan de Mou, ▼. IfiK. 

ARRE, a4^., sec, desséché. 

Thomas aportet li mieg pas de mil dur et 
ARRE, qnar Rfia be XI joms qa*era qoeîiz. 
Philomema. 

Thomas lui apporta une moiiié de pain de mil 
dur et desséché, car il 7 avait bien onte jours qu'il 
ëtait cuit. 

Lucrèce avait dit : Facit are. 

ARRENSO, ad9., en arrière. 

Alqaant s*en tornen aral, arrrbso... 
Cal an li aozal signifado 
Qni,de la scbala, tornen arrekso? 
Poème fur Botce. 
Quelques uns s'en retournent en bas, en arrière... 
Quelle signification ont les oiseaux qui, de FédicUe, 
retournent en arrière? 

ARRESTAR, v., arrêter. 

Far ARRESTAR ni enoarcerftr negnn dtbîlor. 

StatuU de Provence, Bohy, p. 3. 
Faiie arrêter ni incarcérer aneun dibiienr. 
O de lieys on amors I'arrsta. 

Leys d^ amors, fol* 118. 
Ou de celle où amour V arrête. 
Peut, pas. No sia... arestat. 

Charte de Gréalou, p. g^- 
Qu'il ne soit pas... arrêté. 
Conte ARESTAT... o promessa paasada. 
Pors de Beam, p. io8Si' 
Compte arrêté... ou promesse passëe. 
CAT. ESP. Arestar, it. Arrestare. 

a. Abkest, s, m,, arrêt, arrestatioo. 
Consentir arrest, incarcération. 

StatuU de Protvnce. Bom, p. 4- 
Consentir arrestation, incarcération. 
Mes en prison... en arrest. 

Ord. desR.de Fr., 146a , t. XV, p. 63^. 
Mis en prison... en arrestation, 
CAT. Arresi, esf. rr. Arrtsto, 

3. Arrestation^ s,/., arrestation. 
Per ARRESTATION et captioa de lors pcr- 

sonas. 

Fors de Beam, p. log^. 
Par arrestation et capture de leurs personnes. 

4 . Ak&est AMsn T f s, m, arrestatioo. 



ARS 

Campellîr per akhestamutt, prisa e déten- 
tion. 

Tit. de i43i, <£e Boràtaux, Bilil. BloAteil. 

Contniiidre par <i#T«ftelioii,^riM et dëtantion. 
rr. Arrtstammuo. 

ARRI, Mter/\, -pour exdter les bêtes 
de charge à aller ea avant, arri. 
Per las înterjecticM exdu hom aoen laa bes- 
tias, coma ui&z! 

Leys éCamùrt, fol. io3. 
Par les interjectiont oa excite soQTent les Mtet, 
comme arri \ 
CAT. ArrL mf. toat. Arre, ir. Arri, 

ARROGAN^ adj., lat. AaaooANf, arro- 
gant. 

Dîran qa*lea soî fola , arrogahs. 

GiaACD DE BoKNEiL : Be m'era. 
Ils diront que je suis fou , arrogant. 
CAT. Arrogant, esp. port. xt. Arrogante, 

ARSENIC 9 s, m,, lat. AKSENicam^ ar- 
senic. 
Abassic es aarpîment, talmen dit quar a 

color tfaor. 
Per adittljo de solpre et d*AacsHic. 

Etuc, de las propr., fol. 267 et 191. 
Arsenic est orpiment , ainsi appela parca «ju'il a 

couleur d*or. 
Par brâlare de soufre et àf arsenic. 

CAT. Arsenic, xsp. po&t. xt. Arsenico. 

ARSON, s. m,, arçon. 

E pren I'arsoit ab la ma , 
Et ea ta» el cêval saiUhz. 

Roman de Jaufrt, fol. 9. 
Et prend )! arçon avec la main , et est saattf sur 
lécherai. 
Albert marques, qoe era cazot jos del arso. 

Rambaub os Vaqueiras : Valen marques. 
Albert marquis , qui était tombe de V arçon en 
bas. 
Loc. Qoe chascans voîdet los arsos. 

Roman de Jaufre, fol. 82. 
Que chacun Tida les arçons. 

CAT. Arso. Rsp. Arzon. port. Arcào. xt. ^r- 
àone. 

2. Dessaixonak, V. , désarçonner. 
Fig. £ tais, per ànnar tro plen, 
Qoe SOS falg dessaxxoha. 

GiRAn» DE Boamii ^ Tait gen presi. 1 



ART 



tay 



Et tel que son lâix désarçonne, pour aller trop 
plein. 

ART, *./., lat, àRrem, art, «dresse, 
artifice. 

BIk m*a douât Tart e 1 genb. 

FoLQusT DE Maaseille : Poe eBtHhQM. 
n m'a donne l'art et le gtfnie. 

Ben petit val toa glena e t'Aaxs, 
Si perts Tanna per tos efans. 

P. Casdikal : Per folhs. 
Ton adresse et ton orf Tant bien peu , si tu peids 
l'Ame pour tes enfanU. 

Esgardau si son de mal' art. 

G. Adremar : leu ai ja. 
Regardes s'ils sont de méchant artifice. 
Que sabian dyaUias e laa malvaysas aets. 
F", de S. Honorât. 
Qni aavaieni diableries et les manvais artifices. 
Las gens de Part. 

Liv. de Sjrdrac, fol, gl 
Les gens de VaH. 

NegtinR ARE non es apresa ses maistre. 
Trad.de Bide, îii.^. 
Aucun art n'est appru aans.mattra. 

Il s'est dit spécialement des arts libé- 
raux. 
En totas las VII arte soi assalz connoissens. 

P. DE Gorbiac : El nom de. 
Je suis asset connaisseur dans tons les sept arts. 
AHC. VR. n avoit trové maiatre de oele tm, 
Rec. des hist..deFr., t. VI, p. 149. 
AHC. Rap. Ujo airviendo vos sin art. 

Poema del Cid, r. ^SSS. 
CAT. Art. ESP. ISOD. PORT. XT. Artâ. 

a. Aetiambn, s. m., art, adresse. 

Savis et enginbos de motz artiamrits. 
P. DE GoBBiAC : El nom de« 
Savant et habile en plusieurs adresses. 

3. Aktisia, s./., exercice d'an art ou 
d*un métier, industrie. 

Los maselîera so franxs, qne no dero re per 
lor artxsxa al senbor. , 

Ord. des R. de Fr., il^ , t. XVI , p. i3ï. 

Las bouchers sont francs , de manière qu'ils ne 
doivent rien au seigneur pour leur industrie. 

4. Artifici, s. m., lat. AKTincuim, ar- 
tifice, adresse. 

Per artifici liatnral. 

BrBif. d*amor^ fol. 54. 
Par artiste naturel. 



laS ART 

Et de noble a&tivxcx obrat. 

Oat, dêU apost. de Roma, foL aoo. 
£t tza^iU^ avec noble adresse. 
C4T. Jrtijid. MP. lORT. Artifido, it. Jrtifizio. 

5. Artdpicial, fl4r., lat. aetificialm, 
artificiel. 
Calor 1JITIVXCIA.I.. 

Artificiài. du es TeSpari el qnal... aolélb 
ai revol sobre nostre emysperî d'orient en oc- 
cident. 

Eluc.*de las propr., fol. 24 et lao. 

Gba'ear artificielle . 

Le jour artificiel est l'espace durant lequel... le 
■oleil ait sa rëvolution sur notre hémisphère d'orient 
op occident. 
CAT. »F. roaT. ArdfdeU. rr. Ariijiziale, 

6. Aktificialmbnt , arfi»., arlificicne- 
ment, avec art. 

Abdhas... lors casas formo ▲RTXYzOKAUtnri. 

Bluc, de las propr,, fol. 141- 
Les abeilles... foment leurs eellnles avec art. 
ssp. PORT. rr. Artijiciaimente, 

7. Aetificios, lïÉjr. .-iat. AATinciositf , 
artificieux, adroit. 

Qoi a la cara... magra e jaana es AaTivxcios 
e enginhos. 

XiV. deSjrdrac, fol. 127. 

Qui a la figure... maigre et jaune est artificieux 
et ruse. 
CAT. Artificios, ksp. po»t. rr. Arùfiàoso, 

8. Ajltifiziosament, adç,, adroitemeDt. 
SI Tol obrar ntilment et AaTiFzzxosAMiirr. 

Elue, de Ihs propr. , fol. io3. 
S'il veut travailler*utilement et adroitement, 

Bsr. PoaT. rr. Artificiosamente, 

« 

9. A&TIFEX, ARTIFETS', S. m., lat. AETI- 

FEX , ouvrier, artiste. 
AaTxrix savî e subtil en Tart atroba, etc. 
£ no fa aqao ai no bo artxfeys e savi. 
Trad. d^Albucasis, foL ai et aa. 
Ouvrier sarant et habile en l'art trouve , etc. 
Et ne fait cela sinon artiste bon et habile. 
CAT. asp. PORT. Artifice, rr. Artefice, 

10. Aetifiee, s. m., maître dans l'art. 
Plos sap d'aqnel art c^na AETipraEi. 

Roman de Gérard de Rô^sillon, fol. 21. 
Il sait plus de cet art qu'un maître. 



ART 

ARl^LHy s.m;^ orteil. 

Et onglas de mas e d'jLETiLXx. 

V. de S. Bonotttt. 
Et ongles de aaaias et d^orteils. 
En AETiLLs levar sVsfimsava. 

Passio de Maria. 
S'effor^it de se lerer sur lel orteils. 
Fig. S* iraTAts mi jom a son a&tuxa , 
Tf o as denharia sol goinhar âb lo nlb. 
RoMnan de Gérard de Rossillon, fol. 66. 
Si vous alliea un jour à ses pieds, U ne tooi dai- 
gnerait pas guigner avec le sourcil. 
Anar d'ARTBui a pe. 

SoiDSL : Sol que m'a6. 
Aller à pied sur VorteiL , 

AHc. CAT. ArtelL port. Artvlho. 

â. Aeteilletz, s. m., petit orteil, ergot. 
Un petitet dels ARTRn.x.tTz. 

Deudes de Psadcs, ^au. cass. 
Un peu des petits ergoU. . 

ARTEMEZIA , aesemisa , aecimiea, s.f., 
lat. AETEMisiA, armoise. 
On l'appelle vulgairement herbe de 
la Saint-Jean. 

Artemisia ▼nlTse medetnr tri ta, etc. 

C. Plih. , Nat. But., lib. XXVI, op. 9a 
Artsmezxa antrament dlta cabioaQla. 

Elue, de las propr., fol. aoo- 
Armoise, autrement 4ite camomille. 
£ rARciMizA faî gran be 
A femna qa*efan no rete. 

Brev. d^amors, fol. 5o. 
Et ramsoûe iait grand bien à femme qui « re- 
tient enfant. 

Del sac de I'amsjixza ill detx. 

Devdks de Peades , Aus. cou. 
Donnex-lui du suc de Varmoise. 
CAT. Artemesia, esp. poet. Artemisa. it. Jrtf- 
misia. 

ARTERIA., s. /., lat. aetb&ia, artère. 
Alcanas arterxas del colh. 

Trad. d^Albucasis, fol. i. 
Quelques artères du cou. 
Nalha bestia forma TOtE û no ba aeteim 
trachea et pnlmo. 

Elue, de las propr., fol. a3f. 
Aucune bête ne fonme voix si éXc n*a «irtèntui- 
cbée et poumon. 
CAT. EST. PORT. IT. Artcria, 

a. Aeteeios, adf'., qyà a des artères. 



ART 

NerroM et ▲:&TsaiosA. 

Elue, de las propr., loi. 94. 
Ncrreuse et ayant des artères. 
MSP. poaT. iT. Anerioso, 

ARTETIC, s, m., lat. AKThnncus, gout- 
teux. 
Ajoda Aanncf. 

Bliic, datas propr.,îcA.\^. 
Aide les gwUttux, 

— ^^*. , arthritique , qui ooncenie la 
goutte. 

Tal oontn gota AaTSTiCA. 

Elue, de las propr.j fd. igi. 
Vaut contre goutte arthritique. 
Avc. CAT. Artade. up. poaT. xr. Artetico, 

2. Aetetiga, s. /,, goutte aux mains. 
Malas hamon , occapaiu las janctaras , que 

fo caaM d'AaTSTicA. 

Elue, de las pfopr,, fol. 63. 
MauTÛees fimneun , occupent les jointures , qui 
sont cause de gputte. 

CAT. poaT. xap. iT. Artetica. 

ARTICLE, s, m,, lat a&tigui^^ article. 
El Cfedôt.<iae feron los XII apostoU don 
cascns deU apostols y paaaet lo liea AaTicLa. 
r!et Vert., fol. ^. 
Le Credo que firent' les douée apôtres dont chacun 
y mit son article. 

Loe. Confeasàr en ai» com AancLP de fe. 
Doctrine des Faudois. 
Confesser de même qfu'un article de foi. 

— Terme de grammaire. 

E fton apelat AaTicu aqnett trey pronom 
hk, heec, hoc, etc. 

L^s iTamorSs fol. 5i. 

Et ces trois pronoou Rtc , a^BC , boc , etc. , sont 
z^^àéi articles. 
C4T. Article. e«». Foax. Articulo, n. Articolo. 

a. Ajiticclak, ad/., lat. ÂXTicuLARrâj^ 
qui concerne les articles, articulaire. 
Alcos gendres ea apelats AancvLAa. 

Lejrs dtamort, fol 5 1 . 
Aucun genre est appelé articulairt. 

CAT. UP. Articular. 

3. Aatigulax, V., lat. AaTicixLAaff^ ar> 
ticuler. 



ART ïag 

Pan. p4a. De vots Uteral et aetzculada. 
Elue, de las propr,, UL. 42. 
De Toiz littérale et ari^eulée. 
CAT. asp. PoaT. Artieular. it. Artieolare. 

ARTIGUA, j./., bas. lat. artiga, tertre, 
monticule, terre défrichée. 
Voyei Du Cange, 1. 1, col. 74a ; Car- 
pentîer, 1. 1, col. 3 16. 

A dîen! a dîea, caTatier! 
Qae mon paire m crida, 
Qoe lo Tei la jiu arar ab boena 
Aprea ael' AaTiouA , 
Qoe aemenam blatz. 

Ua TRovaADOva AjroKTME : Per amor. 
Adieu ! adieu , cbe^alier ! ru. que .mon pire m'ap- 
pelle , je le Tois tt'^ias labourer avec les boeufs apria 
ee monticule, tu que n^u» semons les blés. 
CAT. Artiga, aap. Artigma. 

ARTUS, S. m,, Artus, nom du roi au- 
quel les romans de chevalerie attri- 
buent l'institotion de la Table Ronde* 
Chez les Bretons il exbtait une tradi- 
tion populaire supposant qu'Artus n'é* 
tait pas mort, et qu'il reparaîtrait un 
jour; les écrivains du moyen âge, et 
surtout les troubadours, ontsoayent fait 
allusion à cette espérance des Bretons. 
Guillaume de Neubrige, qui écrivait 
dans la seconde moitié du xn* siècle , 
dit des Bretons : « Quorum plarimi tam 
« bruti esse feruntur, ut adhuc Arturum 
« tanqnam venturum exspeetare dican- 
« tur, eumque mortuum nec audire pa- 
« tiantur. » 

A la même époque, Pierre de'Blois, 
archidiacre de Bath , exprimait la même 
pensée en vers latins : 
Qniboa ai credîderia 
Ezspectara poteria 
Artanim cnm Britonîboa. 

PsTiva BLCaENais , epist. 57. 
De la mort d*AaTn8 sai per que n'es dopumentz. 
P. DE CoRBiAC : El nom de. 
De la mort ^ Artus je sais pourquoi il en' est doute. 
Car ben devets aitan de dol aver, 

17 



i3o' ARX 

Gom per AaTus agron selhs de Bretagni. 
BÏathisu db Qubbci : Tan suy marrits. 
Car Toaa dern atoir aaUoi de doalenr, comme 
ceux de Bretagne en eurent pour Artus, 
Part totzlos monz Toill qa*an moa sirrentes 
£ part total las mars, si ja pognes 
Home trobar qae il saabes novas dir 
Del rei Aatus , e qnan dea reTcnir. 

AxxBai BE PE6VILA.XN : Totas honora. 
Je Teux que mon linrente aille par tous les paji 
et par toutes les mers , s'il pût jamais trouTer un 
homme qui lui sut dire des nourelles du roi Ariut, 
et quand il doit rerenir. 

Ceux de YalencieDDes attendaient de 

même un comte de Flandre. 

AHC. va. A A'alendnes Tatent oa 

Allai conme fcnt K Breton 
Artu, qae jà ne revenra... 
Mais Breton atendent folie, 
Car Anus ne revenra mie. 
Cil de Talenoienes aosi 
Corne fol atendent ensi. 

Ph. Movskes , au laaS. 

ARUSPICIA, s, /., lai. aruspicdia, art 
des aruspices. ■ • 

Aavspxcxà, qne es nna maniera de divinatio. 

Elue, de las propr., fol. i8i. 
Uart des aruspices, qui est une manière de divi- 
nation. 
xèp. ro*T. Aruspieina. rr. Aruspido, 

AUVINA, s, /, lat. akvina , graisse, 
lard. 

Dedins adeps , arViita fora . mays grayssha 
per tqt. 
Aqoel qui ab la pel si te es dît artina. 
Elue, de las propr., fol 65. 
Au-dedans embpnpoint , lard au-dchora , mais 
graisse partout. 
Celui qui se tient avec la peau est dit lard. 

ARX, s, /. , iat. ARX, forteresse, fort, 
citadelle. 

E*l reîs frances aanet sa gran ost, et entret 
en la terra dcl rei Richart, e près vilas et xas e 
bores e castels. 

y. de Richard, roi d'Angleterre. 
Et le roi français assembla sa grande arm^, et 
entra en la terre du roi Richard, et prit villes etyôr- 
teressesj et bourgs et châteaux. 

2. AftTEifALH, S. m. , citadelle, fort. 



AS 

Talaîrans non trota ni salb , 
Ni no s mov de son AarurALH. 

Bertrand de Borh : Un airveotes. 
Talaiean ne trotte ni saute, oi ne se meut <le 
on/ort, 

3. Aetilha, s./,f fortification, retran- 
chement. 

Près del castel , en la saU, 
Fors de la tor, en Tartu^a. 
Marcabrus ou Alegrxt : Bel m'es gbb. 
Près du château , en la salle d'annea , hors deh 
tour, sur ]» fortification. 

4. Aetillaria, aatilheria, s. m., ar- 
tillerie , armes , munitions de goerre. 

Voyez Du Cange, t. I, col. 743. 
Per on dévia venir la dita ARTn^ARii e 
carretas. 
Per portar... ladita artilebria et engins. 
Chronique des Albigeois, col. aS. 
Par où devait venir ladite <trn7/eri^et chamCtai. 
Pour porter ladite artillerie et engins. 

Que nal menestairal , fahre , etc., non obro 
si no d'ARTii.i.ARXA... Que aio pro ▼itsihs et 
armadaras et artcllaria. 

Tit. du XV» sièc. DoAT , t. CXLVII , fol. a8i. 

Quel nul ouvrier, forgeron , etc. , pe travaille li- 
non à*artillerie... Qu'ils aient asses vivres et anoa- 
rea et artillerie. 

AHc. va. Artillerie est le charroi 

Qai, par doc, par conte on par roi, 
Est chargé de qoarriaos en gnerre, 
D'arbalestes, de dards, de lances, etc. 
G. GuiART,t.U,p.433. 
Getterent pierres, garros et arteillerie con- 
tre ycenlx nos ennemis. 
Lett, de rém.j i35a. Carpbvtier , 1. 1 , col. Si;. 
Heabergon, chappelîne, garde-bras, arc, 
artillerie et antres amiéores învaslbles. 
Lett. de rém., 1397. Carpentier , 1. 1 , col. Sr;. 
CAT. Ksp. ArtHleria, port. Artilheria, rr. Jr- 
tiglieria. 

ARZO, s, m,, archet. 

Qae bâton Taer folamen , 
Aissi com fan il estmmen • 
Com tooa de mas od*ARzo. 
DxtmES DE Prades , Poëme sur les Vertus. 
Qui battent Tair follement , ainsi comme font les 
instrumenta qu'on touche des nuiins ou d*archet. 

AS, s, m,, as, un. 



ASC 

Od a dit que ce mot , qui désigne 
un point unique marqué sur une carte 
ou sur un dé, venait du latin assus, 
seul, unique. Voyez Du Gange , t. I, 

P- 97. 

En TI d'an as. 

B. DS Tevskhac : Ivenu. 
En six d'un as. 

CAT. «SP. M. PORT. JZ. IT. ASSO, 

ASCENDRE, v., lat. ASCENoeKE*, mon- 
ter. 

Poyrio comme foc ascxmdrb. 
Fam sobtamen asckk. 
D'aqaest mon Jhesa-Crîst asceitoet al ccl. 
Elue, de las propr., fol. 107, io3 et 160. 
Pourraient comme le feu monter. 
La fumée monte tuLiteroent. 
De ce monde Jésus-Christ monta au ciel. 
xsp. Jscenâer. it. Aseendere, 
2. ASCKNOENT, adj, V., lat. ASCENDEN- 

rem, ascendant. 

AU pins probdas parens qqe aura, ASsas- 
DBirs o descendens. 

nt, de la^^, DoAT , t. XCVII , fol. a63. 
Aux pins proches parenU qu'il aura , asceftdanU 
ou descendants. 

Subsumtiv. Eretat d^aqnelx qae moran ses gazi, 
AscsHDXiTT 6 11 descendent, etc. 

Coût. tTAlaiSj jirch. du Roy-j K , 704. 
Hérédité de ceux qui mourront «ans testament , 
les ascendants et les descendants , etc. 
CAT. Ascendent. asp. Aseendiente, port. it. 
Aseentlente, 

3. AscEifsio, J.yi, lat. ASCENsio , ascen- 
sion. 
Al bon jons de may la Asckhtio. 

F. et Vert., fol. 89. 
U Ascension an bon jeudi di mli. 
E fets ASCEHSion sus el sobcyran tron. 

y, de S. Honorât, . 
Et fit ascension sur le trône supré^ne. 
Solelb, en sa maior ascsssio. 

Elue, de las propr., fid. 126. 
Le ioleil , en sa pins grande ascension. 
CAT. Aseensià. esp. Ascension. poaT. Aseensao, 

rr. Ascemione. 
4« Deissendee, dissehoee, V., lat. de- 
scyiCDeEEy descendre^ abaisser. 



ÂSC 



i3] 



Et an mon cozt german , Josep , lo mes el 
sien sepolcre e '1 DissmnsT de la cros. 

Roman delà Prise de Jérusalem, fol. 8. 
Et nn mien cousin germain, Joseph, le mit au 
sien sépulcre , et le descendit de la croix. 
Tôt jauzions, de mon roaâ 
DassuTDBT jos sobr' el gravel. 

^ GAVAVBAir LE ViEDX : L'autre dis. 
Tout joyeux , je descendis de mon roussin en bas 
sur le grarierf 
Fig. 

E te vencnts dercx qn*el Tolgron DaissxVDaa. 
P. Vidal : Ma TolunUta. 
Et tient raineus les clercs qui le voulurent abaisser. 
MaWestatx poia, prêta dbiscxn. 

Uh troubadour anonyme : Ades yei. 
Méchanceté monte , mérite descende. 
Substantiv. La rod% en bren TÎrar , 

Fai son poiar e descendre. 
GiRAUD DE BoRNEXL : Honns es. 
La roue , en un rapide tourner , fait S0n monter et 
descendre. 

Pan. pas. E pns dompn' es uissehdiida 
Fer blasme de faUimen. 

H. de S.-Cva : Longamen. 
Et depuis qu'une dame est abaissée par blâme 
d'une faute. 

CAT. Deseendir. esp. port. Dàscender. rr. 
Descendere. 

5. Descenoent, adj. v.y descendant. 
Angels asoendens et dbscshdeks. 

EhiC. de tas propr., fol.*i6o. 
Anges montants et descendants. 
Substantiv. Ascendent e lî descendent. 

Coût. d'AtaiSj Arch. du Ray., K , 704. 
Les ascendants et les descendants, 
CAT. Descendent, esp. port. it. Descendenw. 

6. Dessenh, deisses, disses, s, m., dé* 
cadence. 

Que qaan hom lo troba en dexssbs. 

Rameaud de Vaqukiras : Ja hom près. 
Que quand on le tft>uve en décadence. 
Per qn'iea suy rengntE en dessenh. 
Deudes de Prades : Sitôt m'ai près. 
Parce que je suis venu eu tUcadenee. 
Mas als fenbena gnaliadors 
Qae vos meton en disses. 

Elu« 1» Bariols : Morir pogr' ieu. 
Mais aux feignants trompeurs qui tous mettent 
en décadent. , 

7. DeSCENBEMENT , BETaEllDElfEIfTy S* m., 

I descente^ abaissement. 



t3a 



ASC 



Per aytal uiontament et »iiGBBriiKiistT. 
Elue, de las propr., fol» gs. 
Pour telle nonttfe et dtscente. 

£ *l nsTSBimiMUrT 
Que fin lo Sant-Esperit. 

r. de S. Trophinu. 
Et k dsscenU que fit le Saint^Eaprit, 
"Vole m(tatnr lo DUctsiAksiiT d^ Dca âla 

homes. 

rra</. de Bèdej fol. 14. 
n Tonlat montrer V abaissement ée Dien aux 
hommef. 
M'- Deseet^imienio. port. rr. Descendimento. 

8. DssGEKsiOy j. /, lat. DBSGENsio, dcs- 
ceDte. 

AU infenu dsscsmio. 

Elue* de las propr.» fol. ia8. 
Descente aax enfers. 
CAT. Desçensiô, up. DuceTt^fiiMi* rr. Descensione. 

9. CoNDEYssBifDaE y v. ^ contiescendre, 
consentir. 

Qae coirDSTfSKin>A a lor Tolontat. 

Statuts de Provence. Bqmy , p. 199. 
Qu'il condescende k leur Toloottf . 
GosDacui qoe ella paesca alienar. 

TU. de 1389. I>o^T , t. XXXIX , fol. 9d6. 
Consent qu'elle puisse aliëuer. 
CAT. Condesicendir. esp* post. Condescen^er, 
rr. Condescendere, 

10. TRANSGEHDSirTy a«^'. V., lat. t&ans- 

cEifDENT^m^ transcendant. 

Per so es apelals noms t&ahscexssvs, so es 
mots qne totz los aotres mots passa et sobre- 
monta. 

L^s d^amors j fol. 44* 

Pour cela il est appela uom transeendami, c*«Bt-xà' 
dire mot qui passe et surmonte tons les autres. 
CAT. Transcendent, asp. poaT. Transcendentc, 

, iT. Trascendente. 

ASCLAR, ASGLEiA&y V,, fendre 9 mettre 
en éclats, fêler. 
No pens mais d*Asci.Am capa e bras. 

Bertbaitd de Boem ; Be m play. 
Je ne pense jamais qu'à fendre têtes et bras. 
Non i a bon esont qne non peoeî 
Asta reida de fraisser o non ascux. 

Koman de Gérard de Rossillon, fol. 11, 
Il n'y a bon éea que dure lance de chêne ne brise 
ou w fende. * 

CA7. AsclaT' iT. Asciart. 



ASM 

2. AsGLA, S, f,f éclat de bois. 
Sanmada de lenba , I ascla. 

Cartulaire de Montpellier s fol. ii5. 
Charge de bois , un éclat. 

3. AsGLEff, S. m., éclat, félare. 
Que de sa lansa Tolen Ihi gran ascuot. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 8 r . 
Que les grands éclats de sa lance rolaot. 
CAT. Ascle, 

/i. EsGAATAE, V., écUter, se fendre , se 
briser. 

E la Tostra panseta 
ESCLATAB.A , si aTcts manJEt pro. 
T. DE B. Gavcelm et de J. ]IIxeax.has : Josn. 
Et Totre petite panse éclatera^ si tous avea dsb^c 
beaucoup. 

Qo*a paoc lo cors no m'fiscLATA. 

Raxbacd d'Oeak 6B : Ab durs cms. 
Que peu s'en faut que le c«ur ne tae fende. 
CAT. Eselatar. 

5. Esglata, s*/., rejeton, lignée. 
Roma , de mal* esculta. 

G. FiGUEiRAS : Sinrentes vnelh. 
Borne f de mauvaise lignée. 

ASCONA, s.f^f pique, épien. 

E tenc nna ascova el man , 
E trames la '1 de Ul vertat 
Que tota s romp sas en Fescnt. 

Roman de Jaufre, fol. 49* 
Et iient une pique à la main , et la lui Unee de 
telle force qu'elle se rompt entièrement sur l'en. 
Fig. Laasengler , bec dVscoiTA. 

P. Baimohd DE Tocix>osE : Pos lo prias. 
Médisants , becs de piçue* 

AVC. ESP. 

Dezaron se matar a golpes de ^gcoiuis, 
V. de Santa Oria, cop. 81. 

ASMA, S. fr, lit. asMma y asthme. 
Si Tosti^ aoEels es trop penâtis, 
So fal ASMA , ans mais esqoiaa , 
Qoe m fiii batre lo oor pins fort 
Qae no dea. 

Devses de Peasbs , Aus. casu 
Si TOtrê oiseau est trop pensif, ce qui fait oda, 
^est ï* asthme, un mal terrible , qui lui fait battre k 
cœur plus fort qu'il ne doit. 

Difficnlut de respiracio et de haspirado 
de qnascana apelam asma. 

Elue, de las propr., fol. K- 






ÂSN 

Nous appdfOl» Mtkim diff odté de mpintiOD «t 
d'asptntion , oa de chacoiM. 
kxc wtL. Les signes que roisean m Vasmê, âo- 
tremeat pantais » sont quand Q na peut 
mww llial^e, etc. 

FooiixoDX , ^amcontiêrtê, fol. tk).. 
CAT. nv. yoAT. iT. Jsma. 

a. ASKATIG , O^f . » \àU ASthuATlQUS , 

asthmatique. 

Genaana... no sera ashayic qnld*e1a naa... 
▼al ad ASMATXG» que han alenamant cor- 
nimpnt. 

Sluc. de las propr,, foL an et i84* 
Gentiane... ne Mrs msthmaiiçuê qm en nie... 
Yeat eux iUthmaUques ipÀ ont k retpinitiOD tor- 



CAT. Asmaùe, bip. vort. it. jùmadeo, 

ASNRy AZK) s. m., lat. asincc^^ âne. 
Tîanda , fais e Basto coven a aihs. 

Tnul. d^ Bède, foL 74. 
Noorritnre , fardeau et bâton conrient à dm. 
E Taxis qoan brsma. 

Pisaax s'AuYKBomB : Belba m'es. 
Et Yâne quand il Lrait. 
Coma Fask del moli qne porta aytan Yolon- 
tiecB lo blai del paore coma del rie. 

y. et Vert,, ibl. 54. 
Gomme Vâne du moulin qid porte auMi Tolontiera 
le bl^ du paurre comme du riche. 
CAT. Jt9, »p. poaT.^ ^Jiio. XT. Atinù. 

a. AsiHA, s. /. f lat ASuiAy ànesse. 
Una aSota e so poU. 

Sermonf en provençal, fel. a3. 
Une âneue et ton ânon. 
isr. FORT. Asna. rr. ^iÙM. 

3. AzEHiN, àxansy adj\, lat. asinini», 
qui est d'âne. 

Fan semblan Azairx. 

HARCABRrs : Diraj Tot en. 
Ha Ibnt manière d'iîfie. 
Ssne Aznrz Begnt sans febies. 
Soffbmigado d*ang]as azutihai. 

Sluc. de Us propr», fol. a36. 
Le sang dTdne bit guérit fièvres. 
Fumigation d'ongles iTÂne. 
AHC. m. Icelny avec sa bonche d*asne ne fait 
qn*asnoner ; Balde ne peut entendre son 
langage atmn. 

Histoire maccaronique, t. II , p. 976. 
Ut. Jsmmo, PORT. it. Jsitfmo. 



ASP i33 

4. Anima, ahbika, s,/,, peao d'âne 
préparée. 
Lo C d*AirniAs, I denier... tJn trosel d*AinvAS. 

Cartulalrede Montpellier, fol. 11 3. 
Le cent de peaux dPânes, un denier... Une cbarge 
de peaux âAnes. 

ASPERSIO^ «./., lat. Asraasio, asper- 
sion, effusion. 

OU si tra per Aa»asio d'alga baQent aobre 
las oliras. 

No cnisTO prendre pnrificado en lors tem- 
ples ses Atriasxo. 

Ebtc* de las pnpr., fol. ai6 a an. 
Huile s'extrait par effusion d*eau bouillante iur 
les olives. 

Jle croyaient prendre purification en leurs tem- 
ples sans aspersion. 

Per ASPiaszos o estendament del sanc de 
JheMi Xprist. 

Priv. conc. par les K. (TAnglet,, p. 4* 
Par Veffusion et l'expansion du sang de Jésus- 
Christ. 

CAT. Ajpertiô, ssp. Aspersion, port. AspenSom 
IT. Asperdone, 

a. AsPEEOiK, V. i lat. aspeegal^^ asper- 
ger. 
Sîa Aspiaorr am aigna frega'. 

Trad. iAlhueasis, fol. la. 
Qu'il soit aspergé avec eau froide. 

PORT. Aspergir, it. Aspergere. 

ASPRAlTy s. m,, lat. AsrBALrium, 
asphalt, bitume. 

Es lac de aspbalt o de betnm apelat Mar 
Morta. 

Sluc de las propr,, fid. iSa. 
Lac à'asphalt ou de bitume est appelé Mer Morte, 
■sp. IT. Asfaho. 

ASPIS , ASPIC, s, m., lat. aspis, aspic. 
Una aerpen es qœ es appellada en lati 

▲SPIS. 

• f^. eir«rt.,fol. 104. 
Il est un serpent qui en latin est appelé aspic. 
Del non d* Aspic naysh batilic. 

Elue, de las propr., fol. 377. 
De l'oBuf à* aspic naît le basilic. 
CAT. Ajpit. BSP. PORT. Aspid» IT. Aspide, 

ASPRE, adf., lat. asper, âpre, rude. 



i34 ASP 

liO gra d'aqnesta herba ta mot pane, mas el 
es mot ASPRB e fortz. 

Portava asprss veitini e fort hnmils. 

Aqaestas aspras penedensas. 

K et Fert,, fol. 55 , lOf et 7». 

Le grain de cette herbe est ti^ petit, mais il est 
très rude et fort. 

II portait rêtements rudes et très modestes. 

Ces dpres pénitences. 

La via de saint qoesem))la nn paao aspea. 

Tmd. de la règ. de S. Benoit, fol. 3. 
La Toie du salut q[ai semble un peii âpre, 
CAT. Aspre. m, port. Jsptro, zt. Aspro, 

a. AspRisu y adj, , rude , grossier. 
Substantiv. Qoe totz bos fags 

Demosti^al plas aspriiu. 

Brev. d'amer, fol. 333. 
Qu'elle démontre toofe bons faits au plus grossier. 

3. AspKAMEvs, adç,, âprement, dure- 
ment. 

Qoe lai on no mort,flh lécha 
Pins ASPRAJcanr no fai chatz. 

Mahcabrds : Dirai tos. 
Que là où elle ne mord , elle lèche plus dpremetU 
que le chat ne fait. 

Reprec la trop aspeameits. 

Philomena. 
La reprit très durem^nH. 
CAT. Asprtment, ksp. port. Asperamenite. ir. 
Aspramente. 

4. Aspre, s. m,, lat. k&VBJUum, lieu 
scabreux. 

A Enpos a granz asprrs 
£ ana gran clapiera. 

y. de S. Bonmvt. 
A Empus il y a de grands lieux scabreux et un 
grand ai^s de pierres. 

5. ASPEEITAT, ASPREDATy ÂSPAETAT, S./., 

lat. ASPERiTATtf/7? , dspérité , âpreté, 
rudesse, austérité. 
Cove qne razas e engaales aqnel en la aspx- 

EtTAT. 

L*ASPRR7AT de aqnela fractio sîa ostada e 
engoalbada. 

Trad. d'AlbueasiSj fol. Sg et at. 

11 oonTient que tu rases et égftlises celui-là en son 
aspérité. 

Qne Vaspérité de cette cassure soit àUe et éga- 
lisée. 



ÂSS 

Dejonis ni antras aspritatz. 

f^.eirert^fol. is. 
Jeûnes et autres asutérités. 
Per la astrxdat dels mais. 

Tnd.deBède,tt^^. 
.Par Yâpreié des manx. 
Qne no y conoysh hom asprctat de ao. 
Leys iTamors, fol. m. 
Que l'on n'y conna!| rudesse de son. 
A.11C. pR. Tn redotes Vaspreteit de la medecmc. 
Trad. desserm. de S. Bernard. STZ.-VhJ.kYK^Gloss. 
ASC. CAT. Asperitat, aspretat. ahc. xsp. A^- 
ridad. zt. Asprith. 

6. AspREZA, x./., âpreté, rudesse, au- 
stérité. 

Motas gens fan sacrificl a Dien de dejaiiifl,e 
de peregrinacîos, e de cilicîs , e de disdpliiiaf , e 
d*antns asprbzas de lar cors. 

r. et Vert., fol. 74. 
Beaucoup de gens font sacrifiée à Dien de jràncs , 
et de pèlerinages , et de cilices , et de disciplina , el 
d'autres austérités de leur corps. 
Mot si ferran am gran aspreza. 

Los XF signes de la fi del mon. 
Se frapperont avec très grande rudesse. 
Avc pa. Doublant rigoor et cupresM de justice. 
Leu. de rém'. iS;!. Garpsktier , 1. 1, col. 399. 
CAT. Aspresa, esp. pobt. Asperexa. vt. As- 
prezza, 

7. AsPERATiu, a(^. , qui rend âpre, 
aspératif . ' 

yirtnt ASPERATXYA obra per caot et fireg. 
Elue, de las propr., fol. 276. 
Vertu aspéraiive opère par chaud et froid. 
Avc. PR. Qne tontes choses lazatÎTes 
Et qnl sont aspertuives. 

ËcsTACEE Descravps , p. i€8. 

8. EXASPSRATIIT y (idj. , lat. EXASPERATOr, 

exaspératif , qui exaspère. 

De las venas et las arterias EXASPBEATiri. 

Elue, de las propr., ÙA. a6. 
Exaspérative des veines et des artères. 

ASSANA, s.f., chiffon. 

Tal , qoe no pretz nn* assaha. 

Devdes de Pbapes : Belha m'es. 
Tels , que je ne prise un chiffon. 

ASSARy v.y lat. assar^^ rôtir. 
Part. pas. 
Uoas... qnan so asiadz de joa oendrts. 



ASS 

Cutis ai devo manja^ a«iai>a«'..« Corn alga- 
nas eams s!o sanas assabas e no balhîdas. 
Sluc. de las propr., fol. 277 eta33. 

Œufs... quand ils floot rôtis low cendres. 

Chain se doirent manger rôties,,. Gomme qliel- 
quss ebain soimt saines rôties et tum bouillie». 
Ksp. Jsar, PORT. ^JMr. 

a. AssAimrTy s. m,, rôtissure. 

Canu hamidas par AssAxaiTT prendo desi- 



Elue, de las propr, , fol. a33. 
Clairs bnmides prennent dessiccation par rôtis^ 
sure. 
Msr.Jsacion. \t, Assoûone, 

3. Ajssatura , s.f.y lat. assatu^a , rôtis- 
sure. 

Faya pane noymh ; per assatura et deooc- 
tlo sa ventoiitat amerma. 

Elue, de las propr,, fol. aoS. 

Ftre nourrit peu ; par rôtissure et décoction sa 
Tentosité diminue. 
roRT. Assadura, 

4. AsTs, S. m,f lat. Âsralus , broche, 
pièce mise à la broche. 

.Et an Aara o enpastat. 

Breif. d'amers, fol. i3o. 
Et ils ont broche ou pftté. 
AHc va. Dame, li chapon aont tout caît 
Et les denx oies en nn haste. 
Et qnand f avoxe, o le ▼erjoa , 
Mon haste en la broche tome. 
Fabl. et cent, ane,, t. III , p. 363 ; t. IV, p. 447. 
Fêtes li nn petit de haste 
De denx roingnons. 

Roman du Renart , 1. 1 , p. 10. 

CAT. jâst. 

5. Ekastak, V., embrocher y mettre en 
« broche. 

Part. pas. 

Poeys ab davelbs ans la cros zitastat. 

IIatprs ERuneiroAUD , EpU. à sa saur. 

Puis avec des clous embroché sur la croix. 
Axc. CAT. Enastar, 

ASSASSIN, ANSEssi, s, m,, assassin. 

Le mot SAHS signifiait glawe chez les. 
anciens Saxons; le poète Engelhasius 
a dit: 
Qnippe brevis gladias apnd illos saxa Tocator. 



ASS i35 

On a conjecturé avec quelque Vrai- 
semblance que ce mot avait fourni 
celui à^assassin, d'autant que Matthieu 
Paris, dans la Vie de. Henri III, roi 
d'Angleterre^ désigne les assassins par 
l'épithète de porteurs de couteaux : As- 
SASsiNos quos ctdteUiferos appellamus. 

Voyez les Mém. de VInst., classe de 
lang. et litt. anc, t. IV, p, i , etc. 
Mas qne s'amors m'aod , 
Ja pins ma] assassx 
No sai pogra enveiar. 
GiRAUD DE BoAHEiL : Lou chansonets. 
Pourvu que son amour me tue^ jamais elle ne 
pourrait euToyer ici plus méchant assassin. 
Qnar mielhs m'arets ses doptansa 
QQ*el vielh avssssx la gen , 
Qae van, neys si era part Fransa, 
Tan li son obedien, 
Andr sos gnerriers moitals. 

Aucsai DE Pegoilaiit : Pus desoohrir. 
Car TOUS me possèdes aans doute mieux que le Tiéil 
assassin ne posaMe ses gens , qui Tont , même si 
cVtait k traTers la France , tant ils lui sont obâs- 
sauts , tuer ses ennemis mortels. 
Mas fag m'avetz Axrsassi 
Mon cor, qoc per vos m*ancî. 

AmKai DE PEoriLAUf ; Yssamencnm. 
Mais TOUS m'aTcs readn. assassin mon ocntr, qui 
me tue pour tous. 

AHC. CAT. Assessi, KSP. Asesino. vort. tv„As- 



ASSIDUOS, adj\ lat. assiduus, assidu , 
attentif. 

Aias ton cor els coinandamens de Den e sias 
i fort AssiDUOs. 
AssxDUOSA orazos del jitst es molt bona. 

Trad. de Eède, fol. 3i et^;. s 
Ajes ton cœur aux commandements de Dieu et 
sois-y fort attentif. 

L'oraiscm assidue du juste est très bonne. 
AHC. CAT. Assiduité AHC. isr. Asiduo, poat. xt . 
Assiduo, 

2. AssipuosAMENT, ASiDUALMENs, açSi^., as- 
sidûment , continuellement. 
Fols pecha assiouosameuv. 

Trad. de Bède, fol. 43. 
L'insensé pècbe continuellement. 



i36 



ASt 



Non poMca etUr ksiavuMMa» en la baSUa 
oatra doi anc. 

Coût. tTAlais, Jrch. du Rox-, K, 704* 
• Me piiiue être atsidàmênl dalu le liaUliftge aa- 
delà de deux au. 

A.VC. CAT. Atsiduitament^ auc. up. Aùdua- 
mente, poht. rr. Assidueunente. 

3. AssiDuiTATz, ^.yi > assiduité. 

Si cum A^emvxTATE apanlia ûiniiliaritat. 
Trad. de Bide, fol. 80. 
De méouf que l'attiduittf prépare la fàmiliariU. 
AHC. xsF. Asidaidad, roar. A mdu ida de , rr. 
' Atdduiià. 

A5SISTAR, V. ^ lat. assist^r^, assister. 
Part' pas.. Assistât de son Tiqaari gênerai. 
Tu. de L2ia. But, de Nîmes, U I , pr. , p. loa. 
Assisté de ion Ticaire général. 

Quoique ce titre soit évidemment 
fanx^ il n'en constate pas moins Tusage 
du mot dans la langue du pays. 
CAT. K8P. Aàsdr, POaT. Asùsùr, rr. Assistere, 

a. Résista, i»., lat. &ESiST»tf , résister. 
Et tea demonraraL.. per assisrxa a la folia 
de mon neboL 

Chronique des Albigeçis, col. 6. 
Et je demeurerai,., pour résister k la folie de moo 
neTen. 
▲Icsn Tolen a Inî miszsTia. 

Prip, conc. par les R. d^Amglet., p. 18. 
Quelques uns yenlent lui résister. 

CAT. Bsp. PoaT. Resistir. it. Resistere, 

ASSORIZANAR, v., empirer, se dé- 
tériorer. 

Tal , qne no prêts on* aasana , 
Canton e eridon Tolnntler, 
Issameu co 1 pins dreitorier, 
Per qoe chans ASsoauASA. 

Dbvdes de PaADBS : 3elha m'es. 
Tels , que je ne prise pes un chifibn , chantent et 
crient Tolontiers , comme les plus habiles , c*est 
pourquoi le chant se détériore, 

AST 9 s. m., dulat. Hasto, pique. 
Si lay a asts , ni pals , ni pics. 

p. GAasiRAL : D*un sirventes Sur. 
S'il 7 a ià lance, et pieu , et pique. 

1 . AsTA f s.f., fat . hksTjk j pique , javelot, 
lance. 



AST 

El €ori H met de a^asTA lofer.- 
Lai, per est pr«t, d'asTAS tal bmelha. 
Roman de Gérard de Ressilion, fol. Si et 17. 
Il lui met le fer de sa lance dans le corps, 
li , par M pré, une telle fivêt de plçues. 
Una ACT *i dea eiier me«a. 

Trad. du Code de JusHuim, H. 4o. 
Une pique 7 doit être mise. 
AHC. PE. Qoe la hastê grone de pomier 

Li fist parmi resccupasier. 
R.delaGuerr€deTrt^e.ïhiCAmw^t.UlyodL 1069. 
CAT, asp. Aita, port. As», rr. Asta, 

3. AsTEZA ^ s,f., petite pique, tronçon. 
... lea no sailxaio, 
Tan fia joves efas , 
Qae mexes dos' ASTEiAa 
Ni os serris ses goizardo. 

Elias de BAMOLe t Amor be m plau. 
Je ne sais un baron , tant il soit jeune enbat , 
qui mit douse tronçons et^TOUs servit n 



4. AsTKXAR, v.y tendre, vibrer. 
Part, pas, E poeis trag demanes 

Sageta^ d'anr ab son are astiut. 
GiaAUD DE GALAxaoH : A licp coi. 
Et puis il tire sur^le<thamp des flèches d'or str 
son arc vibré, 

5. AsTELA, S./., lat. Aastkla, atteUe, 
petite lance, tronçon. 

Que la ASTBLH A , que es pansada sobre aqncli 
fractora , sia pas grosse e pos lada an petit qoe 
lai entras astklbas. 
Doas canas e doaa Aarauia sabtils. 

Trad. d^Albucasis^ fol. 57 et t6. 
Qne V attelle , qui est posée sur la fiaetnn, 
soit un peu plus grosse et plus large qne Icssatro 
attelles. 
Deux cannes et dea< attelles déliées. 

li'nns trais peira , l'antre astelas. f 
* P. GaedihAL ; Una cienUt. 

L'un lance pierre , l'autre tronçons. 
AHC. pa. Les lances volent en astelts. 

Roman du Renart, t. III , p* l6>' 
CAT. AsteUa. 

6. AsTELiKE y s,m,f amas de lances. 
Aqni virats far d'aatas tant AaraLua , 
Tan oolp ferir de dredi e traperner. 

Roman de Gérard de RossiUon, loi. Ho- 
lA , TOUS Terries faire si grand amtas de Ueco. 
Unt de coups frapper de droit et de traTen. 
asp. Astiliero, 



AST 

7. AsTKLLâv , V, , hnser^ casser en mor- 
ceaux. 

No i ac tan fort ocat non eicancel , 
No itmàM. » e no ptrtos , e no arcel; 
A«U reida de finûaser qoc no asisl. 
RomaH dt Gtrardde BossUhrtj fol. a8. 
Ub'j eut û fort éùu qni a« se rompe , ne m fesde, 
on ne se perœ , on ne secoailM ; Unce n>id« de frtee 
gai ne se brise. 
CAT. Jsullar. BSF. Astillar, 

8. Subastacio^ '«y^^ lat sub^astatio, 
subhastadoD , encan , vente publique. 
Al enean o am ausAiTACio. 

nu du %1W siée. Doat , t GXVUI , fol. 42. 
A rencan on utec subhastation. 
BSP. Subastaàon. xt. Subtutaxione. 

9. SUBASTAI&Z, SVBASTADOK, S. m,, of- 

fider qui vend à l'encan. 

Alencantaire e al sus ast aire... Eligir tots 
SOBA8TAOOAS o encantadors. 
Ttt. du xxn* sièc. Doat, t. CXVIII , fol. 4a et 37. 

A l'encantenr et au subhasiateur.,. Élira tons 
subhastateurs ou encanteurs. 

On lit dans les statuts d'Avignon , 
lib. I, rob. 14 f art. z : 

Qnod suiUuuuuoret jarent qood fideliter 
•nbbaatabnnt , eie. 

Du CAiiai , 1. VI , eol. 8o3. 

10. SuBASTAB, V., lat. subAastab^ , sub- 
haster, mettre à l'encan. 

Per encantar e scBAtTAR las caosas renais. 

Tit. du xm* site. DoAT , t. CXVUI , fol. 37. 
Pour Tendre à l'encan et subhaster les choses 
rénales. 

Part, pas, Ela deo esser suBAn-ADA; so es 
nna ast' 1 dea esser messa per senial , per 
aoo qoe tnit ome sapian qn*ela vol esser 
vendada. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 4o. 
EUe doit être subkastée, c'est-à-dire une pique 
j doit être mise pour si^e, à l'effet que tous 
hommes sachent qu'elle touI être vendue. 
AHC. pa. Comme Servîlia, mère de Marcos 
Bmtos, eat achepté à vil prix nn riche 
héiitaige de César, qui faisoit subhaster les 
biens des citoyens. 

Macault , trad, des Jpophi., fol. 253 
CAT. isF. Suèastar, rr. Suhastare, 
I. 



AST i37 

ASTTU, adj. , allem . hastig, prompt, vi te. 
Qnan la vota es grossa... delgada e asôpa. 
Liv. de Sydrae» fol. 127: 
Quand la Toix est grosse... délitfe et prompte. 

a AsTiVAMEif, /7//i^., hâtivement. 

Ajadar e esqaalfar per core , per anar astz- 

TAMkH. 

Zii*. de Sjrdrac, fol. 93. 
Aider et ëchatiffer pourcoorir, pour aller kdti' 
vement. 

ASTRE, s. m. « lat. àsr^um , astre, 
destin, bonheur. 

Et ASTRE de bes o de mais 
Segon la oostellacio. 

Breu. damor, fol. 34* 
Et èutre de bien ou de mal sebn la constdlation. 
Doncs ASTERS note e val 
A tôt bom del mon. 

Nat de Mous : Al hon rei. 
Donc vn asU* unit et Tattt à tont homme du monde. 
Fig, Tai|t Tos det Dîens d^ASTRjK e de poder. 
R. JoROAM : Âissi eum. 
Tant Dieu vous donna de bonheur et de pouvoir. 
Caion qne lor sia donala 
Astres, qne pnescon ses val or 
Esser valens. 

AxMAR DE BocAFiXA : No m hu de. 
Ils pensent que destin leur soit donné, qu'ils 
puissent sans mérite être méritants. 
CAT. Astre, -est. port. nr. Astro. 

a. ASTBOirOMIA, ast&oloxia, austbo- 
NOMTA, s.f.f lat. ASTROiroMiA, astro- 
nomie^ astrologie. 

Qoar nol temps astrovoiua 
Non anzi ni géométrie. 

Bref, damor, fol. 2. • 
Car jamais je n'appris astronomie ni géométrie. 
Las arts de deviner e d*A8TROHOMiA. 

Cat. deis apost. de lipma, fol. 83. 
Les arts de dcTÎner et d'astrologie. 
L*art de 1*at7strosomxa e de Us planètes e 
dels signes, e dels ponbs e de las oras. 

£iV. de Sj'drac, fo}. 44. 
L'art de V astrologie et des planètes et des signes , 
et des points et des heures.. 

Tant sabia de astrolomia. 

V. de S. Bonorat. 
Tant il savait d*aslrologie. 
arc. cat. Astrolomia. cat. non. rsp. port. it. 
Astronomia. 

18 



i38 AST 

3. AsT&oiiOCUi s.f,, la t. astkologia, 
astrologie, astronomie. 

Qae lanhs homs posca Mber per acîencia 

d*iUTILOLOOX4. 

E 80 denoutz, pels maestrcs d*A8TROLOoiA, 
per alcnnas costellados , etc. 

Bluc. de laspropr., fol. ii et 109. 

Que nul homme puisse saToir par science d'oj- 
trologie. 

Et sont dénotés , poor les maîtres d' astronomie j 
par aucunes constellations , etc. 
C1.T. 18P. PŒT. rr. Astrologia, 

4. ESTROLOMIA, ESTROVOHIA, 5./., aS- 

trologie. 

Segoti la raxoa dck agart ni de poînz, e 

d^asTaoXiOMiA. 

Vé de Bertrand de £om. 
Selon la raison des augures et de pointa, et d'as- 
trologie. 

Et ea tant aabens d'art e d*asTaoiroMiA , 
Qa*el ve e conois enans so qde ave. 

G. F1GUEXRA8 : Un non. 
Et il est tellement savant d'art et d^astrologie, 
qu'il voit auparavant et connaît ce qui arrive. 

5. ASTROLOGIAN, AUSTRONOMIAN, ESTKONO- 

VIAN y S, m., astronome, astrologue. 
Aqnestz lignes apelo loe A8T&ox.ooxAa mayzos. 
Elue* de las propr., fol. 109. 
Les astronomes appellent ces signes maisons. 
E fo \o plos grans AUsraojroMiAa de cel 
temps. 

Mas lo boa estroitomias en pot aaber nna 
partida. 

Liv. de SjdraCt foU 43 et i5. 
Et il fut le plus grand astronome de ce temps. 
Mais le lion astrologue en peut savoir une partie. 
AHC. Fa. Sont médecins et astronomiens. 

J. BouCHET, Triom. de François /, fol. 90. 
CAT. ESP. PORT. IT. Àstronomo, 

6. AuSTRONOHBIAIEE , ZSTAONOniAïaE , 

s. m., astronome , astrologue. 

Lo Ihibre e aon austaouomeiaxee Sydrac... 

' Qoe ns evietz vostre estroitoiaeiax&e Sy- 
drac. 

Liv. de Sydrac» fol. 3. 

Le livre et son astronome Sydrac... 

Que vous nous envoyiez votre astrologue Sydrac. 
AKC. ESP. Astronomero. 

7. EsTEOLOGiAE, V,, observer les astres. 



AST 

Un pastor armini... qne rstrologia. 

Sist. abrégée de la Bible, fol. iS. 
Un pasteur arménien... qui absente les astres. 

8. ASTEALABI, S. m., lat. ASTROZ^ABUNII, 

astrolabe. 

An AsTRArABi e qnadran. 

Brev, tTamor, fol. a8. 
Us ont astrolabe et cadran. 
CAT. Astrolabi, ssp. poet. xt. AstrciMo. 

9. AsTRAE , t>., influencer par les astres. 
Part. ptLs. E tôt qnant sasos fa 

En est mon es astrat. 

Nat de MoNa ; A.1 bon rei. 
Et tout ce que le temps fait en ce monde est in- 
Jluencé par les astres. 

Mont es gren tormen astrats 
A selh qn*ab nalh valedor 
No s pot Taler. 

G. RiQUlER : Ad nn 6b. 
C'est nn pénible tourment injluencépar les astres i 
celui qui ne se peut prévaloir avec aucun pratactcar. 

10. AsTRtrc, adj., lat. astbosuj^. heu- 
reux, bien influencé par les astres. 

AsTRoaus , ab astro dictas , qoasi malo a- 
dere natns. 

laxsQB., Orig.,X. 
AsTRvea es aelb caî amors ten joyos. 
Posa DE Gapdueil : Astmcs es. 
Heureux est celui qu'amour tient joyeux. 
Sttbstantiy. Qa*A8TRucs sojora e jai , 
E malastrocs s*afana. 

B. DE Ventadoue : Qnan la. 
Que Vheureux repose et gtt , «t le malheareax se 
fatigue. 

AHc. CAT. Astrtieh» avc. ssp. aitc. poet. As- 
troso. 

11. AsTEUGUKZA, S. f.y bottheur. 

So qa*e] filh qn*es en poder de aon paire 
gasanba... o per son afan, o per astrvgvex4 , 
si cam es si el o troba. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 73. 

Ce que gagne le fis qui est en pouvoir de sob 
père. . . ou par sa peine, ou par bonheur, ainsi commr 
il est y il le trouve. 

12. Ben ASTRE y S. m., bonheur. 

Lanzengier, rehastr* aiau, 
Qnar m*etz de tan bon* ajnda , 
Qn*ab vostre mentir m*onratS| 



f. 




AST 

E Tertats non es saobada. 

Ca'vkvet : Amon e oom. 
Médinnts , ayes bonheur, car yoos m'êtes de si 
bonne aide , qu'avec Totre mentir tous m'honores , 
et la vérité n'est pas sua. 

i3. Behasteuc, adj., bienheureux. 
E corn lo BKH4STR17C co» santz 
li fon aparegnt enana. 

V, dus. Honorât. 
Et comme la bienhêurtux oorpc saint lui fat ap- 
paru devant* 

Eras pus tci mon BESAfraoc 
Tempa qne qnaacoa denra e Tol. 

G. PiERBE IDE Cazàls : £nu pua vey. 
Maintenant puisque je vois mon bienheureux 
temps que chacun désire et veut. 

14. DÉSASTRE, S. m,, malheur, infor- 
tune, désastre. 

£r aniatc, senher, cal desastme 
Li avenc par sa gQozla. 

B. Vidal de Bezavdoh : Unas novas. 
Maintenant écoutes , seigneurs , quel disastre lui 
advint par sa jalousie. 
CAT. csp. POAT. Désastro, xt. Disastro. 

i5. jy^shSTRAT^adj., malheureux, aban- 
donné du ciel. 

Qae farai , dksastrat? 

F. de S. Honorât. 
Que ferai-je , malheureux ? 

Car s!, per lor grand malresut, 
Aqaist eneipic desastrat 
Tcmpton on borne vîgorps. 

Bre^'. d*amor, fol. a5. 
Car si , par leur grande méchanceté , ces ennemie 
abandonnés du ciel tentent un homme vigoureux. 
Substanttv. Mercc tî qnrr la desastaaoa. 
V. de S. Honorât. 
La malheureuse te requiert merci. 
AHC. va. ▲ ce joor fatal et désastre. 

Contes d^Eutrapel, fol. 171. 
Toi quel malheor poursuit oeaterrea desastrées, 
Et quel heur cependant rit dedans les contrées 
Qa*oiic constante paix babite autour de nous. 
Bertaut , p. 23. 
L'année detastrée ' 

Que Bude trespaasa. 

J.-A. DE Baïf. 

CAT. Desastrat. es*, pobt. Desastrado, rr. 

Disastratto. 

16. Dksastruc, adj., infortuné, mal- 
heureux. 



AST 139 

Dbbâstrucs nasques de maire , 
Pna toti mais mî apejnra. 

Rajibaud b'Obauge : Ar m'es. 
Je naqiiisse de mère malheureux, puisque tout 
mal m'empire. 

ASC. CAT. Desastrueh. bsp. rotr. Desastroso, 
iT. Disastr^o, 

17. ATalastek, s, m,, infortune, mal- 
heur. 

E pus MALASTREs ni*a eleg. 

'Bambacd d'Oeahge : £r no sui. 
Et puisque le maUieur m'a choisi. 
Que boa esfortz'ji aZiAstee vens. 

G. Adhemae : Ben Cbra. 
Que bon effort surmonte le malheur. 

1 8. Malastrug , adj, , malheureux , 
malotru. 

£ fia be iialastaux: jomal , 
Qo'anc nuilba malaatroca no 1 felz taL 
Eambavd d'Orakge : £r no sui ges. 
Et je fis bien malheureuse journée, teliement 
que jamau nul malheureux ne la fit telle. 
Farai vers maIiAsteuc e freg. 

Rambaud d'Orange : Er no sui ges. 
Je fersi on vers malotru et froid. 
Ricx HALASTBucx , s^îeu vos salua 
LaoEor, volontiers la ua diria. 

B. DE BovEN Ac : D'un surventes. 
Riche malotru, si je vous co nnaiss a i s louange, vo- 
lontiers je vous la dirais. 
Siibstantiv, Que mil malastbuc aerion pie 
Del malastre qu'ien al en me. 
Rambaud d'Orakge : Er no sui. 
Que mille malheureux seraient remplis du mal- 
heur que j'ai en mot. 

Aire. F B. Dit... je suis bien maJottru de tant 
•voir parlé h toi... escommcnié que tu es. 
Létt. de rém., 1407. Carpehtier, t. II, col. ii3o. 
Ainsi les pauvres tnalavtnu sont aulconea 
fois plos de trois semaines sans manger. 

Rabelais , Uv. II , ch. 3o. 
ASC. CAT. Malastruch, 
ASC. ESP. £1 orne malastrugo no s sabe ganlar. 

Poenut de Alexandre, oop. i644' 
ARC. iT. Ahi malestrui, e mal nati, die disaer- 
tatc vedove c pnpiUî» cbe rapite alli men 

possenti. 

Daste , (/ ConvUo. 

Un annotateur de Dante explique 

MALESTaui par mai instruit ; malc '/î- 



i4o AT 

siruài. Mois il vient da malastmc des 
troubadonrs; le mal naii l'explique 
assez. D'ailleurs la lecture du passage 
eatier de Dante ne laisse aucun doute. 

19. Malastrucaheh, adff,, malheuren- 
sement. 

Mu sVlrobet doi maUstracz 
Qo'anesson MAi.AiT»voAMmK. 

Rambaub d'Ora,NGE : Er no sui. 
Mais si }t trourasse deux malheureux qui allasseiit 
malheureusement. 

ao. Malastruoeza y s, /., malhecir. 
Maulsteuokka abaissa, astmgeza enleva. 

Trad. de Bide, fol. a. 
Malheur abat , bonheur aère. 

21. Enastrae , V., douer d'une heureuse 

étoile. 
Part. peu. Car non aai svastratz. 

GiaAUD DE BoajTEiL : Lo douta chanta. 

Car je ne suia pa» doué d'une heureuse étoile. 

aa. Adastrar, v,^ mettre sous l'heu- 
reuse influence dés astres , doter , 
douer. . 

Tosa , fi m îcn » gentil fada 
Tos ADASTRsc ,qaan fos nada , 
D*ona beaut esmerada. 

Marcabrvs : L'autr'ior. 
Fillette , fia-je , une gentille fée tous doua d'une 
beauté épurée , quand vous fûtes née. 

ASTRION, s, m., lat. astrion, astrion 
AsTRios es peyra... al centre de laqnal Ints 
una steleta. 

Bluc. de las propr., fol. i85. 
AstHon est une pierre... au centre de laquelle luit 
une petite étoile. 

ASTUCIA , s, ./. , lat. astutia , astuce. 

L*apela serpent, per razo de sa astucia e 
falsia venenoxa...Tal es lor astucia qne a pena 
se percep per home, 

Bluc, de las prvpr., fol. la et aïo. 

L'appelle serpent pour raison de son astuce et 
fausseté Tenimense.,. Telle est leur astuce qu'à 
peine elle s'aperçoit par l'homme. 
CAT. RSP. roRT. AstacÛL XT. Astuzia. 

AT, S. m. , besoin , profit , avantage. 



ATE 

Dans l'ancien teatoniqne , at , az a 

sigtiifié aliment, nourriture» Wacrter, 

Gloss. german, Just. Lips., ep. 44» f^^ 

Belgas; en langue francique, ^<^e»ûii. 

No sai far mon at ni mon pro. 

FoLQVET DE BoMANS : Mas camjat ai. 
Je ne sais faire mon avantage ni mon profit. 
E devedon aïs antres d*aoo qne fan lor atx. 

P. Cardiital : Un estribot. 
Et défendent ans antres ce dont ils fout leurpr^r. 

At, joint aux troisièmes personnes 
du verbe avek, forme une locotion 
impersonnelle. 

Metges non a at als sais, mas as malsptrs. 

Trad. de Éhde, fol. 79.' 
Le médecin n'a pu beàoin aux saufs , mais aux 



Nos dona Dens so qne nos a at. 

Ttud. de Bède, fol. a8. 
Dieu nous donne ce dont nous a besoiu. 

ATACHA 9 s./,, attaque. 

No i ac dressât peirier ni gran atacaa. 
Ni no i ac colp donat de fast ni d'apcba. 
Romande Gérard de RossUion, loi. 6. 
U n'y eut pierrier dressé ni grande attaque, et il 
n<7 eut coup de lance ou de hache donné. 
CAT. Ataco, iT. Attaeco. 

2. ATAcnAE, V., tâcher, s'efforcer. 

Qa*nsqaecx ponha e ataca 
Qnon als fis dmhs $ia joys lams. 

Bambadi) de Vaqvbira5 : Ar tô escur. 
Que chacun prend peine et s'efforce à Teffet fpe le 
bonheur soit glissant pour les fidèles amants. 
CAT. Atacar. it. Attacare. 

ATEIGNER, atenher, v., lat attih- 
GEB^, atteindre. 
RoUan lo onyd* atshhéil de son bran aceyrst 

Ronutn de Fierabras, t. 2736. 
Roland croit l'atteindre de son gUive mtêeé. 

Qae partir no m*en pnese, ni oog que ja y 
ATairvA. 

G. DE S..iDiDiKa : Pus tan mi. 
Vu que je ne puis m*en séparer, ni je pense que 
jamais j'y atteigne. 

Part, pas. Si lo maWats home ea près en mes- 
fsh o en malyestat, et es atextiu leysla- 
inent, es jntjats segon qne a descrrit. 
Liy, de Sjrdnu, fol. 9^. 



ATR. 

Si le méchant bomine est prit eo méGût oo «n 
mésfaancetë ^ et est atteint légalement , il est juge' 
seloDqa'ilamér.té. 
CAT. Magmr. uv. Jtener, 

ATOMIy s, m., lat. atoxu^, atome , 
sorte de division du temps. 
Et ATox» XLTn 
Qaascana de las onsas ret. 

Brev, d^amoTt fol. 43« 
Et chaeaiie des oiiMS tend «psafanlv-Mpt aJtomts. 
▲tiomi es U XLTI peittda de la onaa. 
E^^c, de la» propr., fol. ia6. 
Vatornm estla quanate-tij^iAme partie ^ l'oaeé. 

CAT. xsp. PoaT. rr. Atomo, 

ATRASAG, adç., certainement, de suite. 
Doues pas toit morem atraiag, 
Ben es fols qaî TÎa mal ni lag. 

P. YiDAL : Baros Jhesus. 
Donc puisque nous mooroos tous certainement, 
est bien fou qui vit maVoa Tilement. 
Lo sanct lor respont atrasach. 

y. de S. Honorât. 
Le saint leur répond de suite. 
Ady. eomp. Aisso tos die per atrasao. 
Aqnest très qoe an retrag 
Qae il Pan Tist per atrasag. 

Trad. de PÉvang, de Nicomède. 
Gv je vous dis pour certain. 
Ces trois qui ont rapporté qu'ils l'ont tu très eer» 
tainement. 

ASC. pR. Tés me chî tont prest entresait 
A deffèndre tont erreoment. 

Roman de la Violette, r. 5354- 

ÀTRASSIT, adj\, accablé, stupéfait. 

Estec coma atrassiva de las meraTiIhas qne 
aTÎaTÎstas. 

y. de S. Flors, Doat, t. GXXIII, foL a6o. 
Elle resta comme stupéfaite des iperreilles qu'elle 
«▼ait nom. 

ATRAMENT , atrexaits , AiRAifBMz, 
s. m,, lat. ATUAMCNTu/it ^ encre. 
Ta cara es negresîda cum atrexavs. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 1 1 1 . 
Ta face est noircie comme do l'encre. 
Hamoroza , freia , negra con AiRAXSia. 
P. DE GoRBlAC : El nom de. 
Pleine d'bnmidtlé , froide , noire comme encre. 
Atraxeitt es color... scnra, et es necessaria 
tôt jom a scriptnra et pictara. 

Elue, de las propr. j fol 2167. 



ATU i4i 

Encre est une couleur... obseure, et est toujours 
nécessaire à écriture et à peinture. 
AHC. FR. Et tôt son cors delirremcnt 

Lors fa plos noir que atrement. 

Roman du Renart, t. III , p. i iS. 
Plas noirs est dWremenr BoalL 
Roman du comte de Poitiers, t. 7g5. 

Dans l'ancien espagnol, le mot nrra- 
mentoso désignait ce qui avait la qua- 
lité de teindre en noir. 
iT. Atramento, 

ATUR,^. m., application 9 soin, atta- 
chement. 

lea serai boa 
Tes l'aroor qae m condats» 
E franc e lerm en mos aturs. 

PiBEEE d'Aoverohe : Fuelhs e flors. 
Je serai bon enTcrs l'amour qui me guide ^ et franc 
et ferme en mes attachements, 

Cab gen servir ai tist mains atvrs fraîts. 

£. Caiesl : Lo rossinbols. 
Qu'aTee gentil serrir j'ai tu maints attachements 



a. Atubae, V,, fixer, appliquer, ap- 
puyer, efForoer. 
A greo pot bom lo solelb aturar. 

SçavERi PB GiHONVE .*' A grmi pot hom. 
DifiScilement on pent^xer le soleil. 
Segle caitin e de fiilsa natora , 
Soren es traits aquel qa*ab tos s*a titra. 

AiXEEi DE PEGonAix : S'icu SUC cbantid. 
Siide méchant et de fausse nature, eeloi qui s'ap- 

puie en tous est sourent tralii. 
Qa'en lîeis remirar s*atura 
Mos cors, qoe d*als non a cnra. 

AiXEai deBellutoi : PerCrist. 
Que mon cœur, qui n'a souci d'autrm dioscs , se 

Jiie à l'admirer. 

Et sTsretatE s^atcea 
Encontre largesse. 

P. GABnifTAL : Falsedata. 
Et avarice ^ejforce contre lai^esse. 
Part, pas. Si ben cofessats , 
De cor A-ruftATs... 
Ploran los peccats. 
Un TaocBADOUR AHOifTME : Flor de paradis. 
Si bien confesse , appliqué de cœur... pleurant les 
péchés. 
CAT. ESP. PORT. Aturar, 



i4^ ÂUG 

AUCA, j./., oie. 

ho sang e U graÎBsa prendeti 
D^an'AUCA. 

DSUDES DB PRADU , J^UX. COtt. 

Pk«neK le ntig et la graisse d'une oie, 
Una cantila de pena dVucA. 

Trad, (tAlbucasu, fol. ^o. 
Uae canole de plume d'oif. 
ARC. FE. Ne qne une oue à gorgaete^ 

S*ele énat mengié an grain d^orge. 
Fabl. et cont. anc., t. IV, p. 266, 

Le nom français de la reine Pedauque 
était la traduction des mots prorençaux 
PE i}AU€iA y pied d'oie. 

AVC. CAT. jâuCOm CAT. XOB. XT. Ooa, 

a. AuGo, j. m», oison. 

Prendets la carn d^no avoo tenro. 

DErocs DX PaAOES , jius. cass. 
. Prenei la chair d'an oison tendre. 

AUFEREZIS, J./., lat. APH^F&Esis^aplie- 
rèse , figure de mots. 
'A^«i/f fttf'ic. DiOMis. , ûi Gramm. , éd. 
Pnt8ch,col. 436. 

Aplisreaîs, abaciasio de principio , nt temno, 
pro cojxtemno, 

InDox., Or^. 1,33. 
AuriEKZM es ostamena o vemoTemena de 
letra o de aillabâ del comensamen de dictio. 
Lejrt ^amon, fol. X2i. 
h'apherèse est retranchements ou déplacements 
de lettre ou de syllabe du oommenc^BiaBt des mots. 
lap. Afertns. rr. Afere», 

2. AuFEKEZia, V., apheréser, modifier 

par l'auferèse. 
Part. pas. Si, en lo comensamen de dictio, se 
&y aytals remoTemena et abreviamens de 
mots , adonx son apelat AunaasiT. 

L^s dPamors, fol. 69. 
Si, au commencement d'un terme, il sa iàit tels dé- 
placements et abréviations de mots, alors ils sont 
appelés aphérèses, 

AUGERy v,y lat. AUCEKe, augmenter, 

accroitre. 
Part, pas, Anfos, per las vertata 
De Diea , endeyengota 
ÂUGtTTz , tos temps creissens. 

Nat de Movs : Al ben roi. 
Alphonse , devenu , par lei vertus de Dieu , 
fiu^menâr^ toujours croissant. 



AUG 

2. AUGMENTAR, 11., lat. AUGMENTAUtf, 

augmenter. 
P<srt. pas, La hnmidttat toc AUGiiniTAnA... Si 
la hàmiditat ea maya augmezitada. 

Trad. éCAlbucasU, fol. la et i3. 
L'humidité fut augmentée... Si l'humidité est 
plus augmentée, 

AuGxxirTAT , melborat et erescat. 

Tit. de i3io. DoAT , t. CLXXIX , fol. 188. 
Augmenté» amâioré et accru. 
CAT. saF. PO&T. Aumentar, ir. Awnentture. 

3. AUGXEKTACIO , S.f, , lat. AUOmEHTAno, 

augmentation. 
Creysshement et AUcxavTAcao. 

E(uc. de tas prùpr., fol. 14. 
Accroissement et augmentation. 
ISP. Aumentadon, port. Augmenta^, it. 
Aumentaztone, 

4. AucMEirTATiu , a<^,, augmentatif. 

La tersa TÎrtnt aucmbxtatzta... De tôt con 
animât aucxextatxta. 

Elue, de las propr., fol. 14 et a6. 
La troisième vertu augmentatif^... AugmaïU- 
tive de tout corps animé. 

CAT. Aumentatiu. Msp. Attmentaàvo, poit. 
Augmentativo, xr. Aumentatiyo, 

AU6URI9 AUGtm, AGU&, S, m,. Ut ai- 
Gv^iuntf augure » sort,, présage. 
Ad AUGuau et diTlnacios si doDATO. 

EkiC. de las propr., fol. 173. 
Ils se livraient aux augures et dirinatioos. 
Non ai mas fiansa 
£q Auouas ni en sort. 

B. DE VBMTADOOa : Tangittii yé- 
Je n'ai plus confiance en présages ai en sort 
Ni ja AGURS de grailla no gardarai. 

T.DE R. DE TaRASCOM XTDE G.DE CAV AlLLda : AJiiii- 
Et je ne ferai jamais attention à présages Ae ta- 



Ah bel AtiGUH entrey an nan. 

DsuDESDE Pradbs : El teop. 
J'entrai dans le vaisseau avec bel augure. 
Avc. PR. Si mis augures ne ment. 

Roman de Hou, r. i52i9- 
AXC. CAT. Agur, Rsp. Agûero, port. Agosrc- 
rr. Augurio. 

a. Aou&AMEifT, s, m,, augure, divi- 
nation. 



AUN 

Sai mot cTAGimAttiHs 
D^cDcontref, de demandas, e d*estonindaineiu. 
■ P. DE CoasiAc : £1 Bom de. 
Je ais beanamp de divinations, de hassvd», de 
qnertiou et d'ëtemneiilenU. 

▲se. C4T. Augurament. 
3. AUGURADOA , ARGUBIADOa , ^. m. , ÛQ* 

gare y devid. 

Et ien foi peccaîr*, e ay motas Tes, per 
aTentara, nostre Senhordeseoncgat, renégat, 
c cresot augura uokb. 

La Conjtssiù. 
Et je fus pécbenr, et j'ai naintea fois , par aven- 
' tuie, méconnu et renid notre Çeigneur, et cru les 
detdns. 

li ARouRiADoa. e U devin. 

Doctrine de» Vaudois. 
Les augures et les derins. 

CAT. Augurador, Tt. Auguratore, 
4- AUGURAK, AGUBAR, V, , Ut. AUGURAB^y 

prédire, augurer. 

Aog dir a la çen 
Qae, ben li dea Tenir, qni ben s'aoura. 
B. DE LA Babtbe : Foilïa ni flon. 
J'entends dire i la gent que , qni %* augure Bien , 
bien Ini doit venir. 

N*Uc de Sanc Cire, ara m*es aTengnt 
So qne m*avetz longamen augueatz. *" 

T. DE GUIEAUT ET DE H. DE S.-GyR : NIJc. 

Hofuea de Saint43yr, ce que toqs m'aves dès long- 
temps prédit m'est présentement arriré. 
Segon qne mos côra s* augura, 

B. deYeictadour : Lanqnan fuelbon. 
Selon que mon cœur se prédit, 

ESP. PORT. Augitrar, rr. Augurare. 

AUGUSTy s, m,, Ut. kVGvsrus, au» 

goste. 

FetE Talentînia d'AUOUST emperador... Fo 
spelat consal et august. 

CaL dels apost. de Borna , fol. 55 et 65. 

Il fit Talentinien à* auguste empereur... Il fut 
appelé consul et auguste. 

CAT. August, ESP. PORT. XT. AugUStO. 

AUIYIR , V. , déshonorer , mépriser , 
avilir. 

Otfridy Éçang., lib. III, cap. 19, 
V. la : 



AUN 143 

Uns tlinnkit la ginaisst 
Hobis Tidetur pro certo 
Tbas is hovida sL 
Quod id turpe esset. 

Voyez J. Schilter, Thés, antîq. teu-^ 
torde, t. I, p. ao3; Wachter, Gloss.^ 
german, , ▼• noir , qu'il traduit coniu^ 
melia. 

Et corn sa filha lo dentors 
Li demanda per aukir la. 

V. de S. Honorât. 
Et tomme le créancier lai demande sa fiUe pour 
la déshonorer, 

Intret en gnisa de trachor 
En mon lleg , e toIc me auitir. 
B. Vidal de Bezaudun : Unas novas. 
n entra dans mon lit en manière de traître , et 
TOttlut me déshonorer, 

E no m*e8 sens , 
Qni s'auitis per altmi falhimens. 

P. Raimovd de Toulouse : S'ieu fos. 
Et ce ne m'est pas raison , qni se déshonore pour 
les lautes d'autrui. 

Part, pas, E reis , pns TÎn AUirrrE , 
Tal mens qne sebelits. 

P. Vidal : Diens en sia. 
Et un roi , lorsqu'il Tit honni, raut moins qu'en- 
sereli. 

Substantif. E laissa los auvite 
E Ta vol gen saTsya. 

6. Faidit : Era nos sia. 
Et laisse les déshonorés et la vile gent mécbante. 

2. AuiriDAMEN, atip,, honteusement* 
Mas volon mort ondrada qne vinre auvi- 

DAMSirs. 

Guillaume de Tudela. 
Us veulent mieux une mort bonorsLle que virre 
honteusement, 

3. AuzoMEiTy S. m., honte, ignominie. 
Qnar on plos pren d'anu , mays s^nmilîa 
Encontra selbs don li ven Taustimexs. 

Bertrand d'Allamanon : Ja de. 
Car plus il prend de bonté , plus il s'bumilie en- 
vers ceux dont lui |||ent V ignominie. 

4i AzAUiriR, V., honnir, outrager. 
Malvas rei, per te azauvir ^ 
O ai fait. 

Roman de Jaufre , fol. 5. 
Mécbant roi , je l'ai fait pour te honnir. 



M4 



AUR 



AUNEIi s. m., lai. KUtTEtum, aimaie, 
lieu planté d*auDe$. 

El vî Folqaet tenir lats an aumbi. 

Roman de Gérard de RassiUon, fol. ii. 
n rit Fûlquet Tenir lex une aunaie. 
, AVc, ISP. Alnedo, 

AUR, S. m. , lai. kVKUm , or. 

De fin AUR c*om tc retplendîr. 

GiBAUD DB CALAJf son : Fadet. 
De par or qu'on roit resplendir. 
Et ai \o plom e FesUnh recreznt, 
E per fin aur mon argent cambiat. 

G. ÂDREMAa : l'on pot aMer. 
Et j'ai quitté le plomb et l'étain , et changée mon 
argent pour fin or. 

Qa>n lieia s'afina bentats 
Cnm FAURa en Tarden carbo. 

P. YiOAL : De cfaantar. 
Qu'en elle la beauté s'épure comme l'or an l'ar- 
dent charbon. 

No iaB«a meacla d^Aua de Lacas ni d'argent 
filât ab AUR fin filât. 

Cartulaire fU Montpellier , UA, igi. 
Qu'il ne &ase mélange d'or de Luoques ni d'argent 
filé avec or fin filé. 

ARC. FR. CoTeito^ fa â^aur'è d'argent. 
E raiaaeU d'anr è d'argent. 
Roman deRou,r, &fii et G56S. 
AFG. CAT. J(ur. K$r, Oro, rORT. Ouro, rr. 
Auro, oro. 

a. AuRE , adj\ , lat. aurek^ ^ qui est d'or. 
Gaaca» aveiit sitaraa avrrai. 

Trud. de VApoeafypte, cb. 5. 
Chacun ajant des lyres (for. 

— ! Qui est de couleur d'or. 

Lona , si es al comensament aurra , signi- 
fies ploias. 

Slttc. fiB lai propr., fol. X17. 
La lune , si clic est su commencement de ctmltur 
â^or, signifie pluies. 

OAT. Rsr. roRT. XT. Aureo. 

3. AuRnr, a^,, qui est^'or, doré. 

Antre n'i a qne dlssen auroi , que es en 
acbi oom a fnoc aar. 

Colloç. de PEnfant et de PEmpereur. 
Il y en a un autre qu'ils nomment orin, qui est 
ainsi que l'or au feu. 

ANC. FR. Palmes orines, qo trovans , 



Aim 

Chandelabm è gomfannns. 

Maris im Fraiicb , t. II , p. 470. 
Et Latone an chef o/vi. 
Luc X.A PoRTB, trad. cPHoraee; Od., liv. 1*^. 
XT. Auriaù. 

4. AuAiOL, a4f», couleur d'ôr, jaune. 
Goira oitrina o auriouu.. Si mado ea eolor 

AURIOLA. 

Elue, de las propr', fol. 55 et 85. 
dile couleur de citron ou couleur tTor... Se 
changent en couleur d*or. 

5« OuuEA, S, m,f lat. AUBiim uebjwi, 
ormier, or pur. 

Clarion aporton sas nn eseat d'oRMica. 
XV blocas y ac faites totas d'oRstisR. 

Roman de Fierabras, t. 3653 et i54- 
Us apportent GUfion sur un ^u à'ormier. 
Il y eut qninse bosses dites toutes Cormier. 
AVC. FR. L'espée chaintean poing Cormier. 
Roman du comte de Poitiers, t. gai. 

6.AuRpR£s, S. m,, orfrob, frange d'or, 
drap d'or. " 

Dans la basse latinité, <iiiri/Hgia, 
aunfnnnmy etc., et même auriplm- 
gium ; les Phrygiens avaient inventé la 
broderie d'or, AUiuf/n ^vMygium, 
Plin. , Vm , 48 ; Isioos. , Ong.» XIX, u. 
Vcstimentam oom alba andiqoe auriftixA- 
eum, manipnlom et stolas oom lapidibu asn* 
frizatas. 

Uist, pontif. et corn. Engolism» Larbe , Ifof. M/- 
man., t. Il , p. afo. 
Una reyna qa'aTÎa 
Veslirs de var e d'AURVRRs. 

P. GAfeDiNAl. : Vera Veigena. 
Une reine qui atait Tetementa de vair et i*aifral- 
AVC. VR. jyorfrois ot an cfaapel mignot 
Un rbspel de roses toat frais 
Ot dessos le cbapel Sorfnùs. 
Rontan de la Rose, t. 55 i et 558. 
AHC. ssp, Orofres, 

7. AuKiA FLOR, S./., fleur d'or, ori- 
flamme. 
Ab Ihoî si corobatra deknan al jom , 
E fasse be gardar s'auria flor. 
Roman de Gérard de RossUlon, fol. 79. 
Demain au jour il combattra avec lui , et qu'il 
fasse bien garder son oriflamme. 



ÂUR 

8. AuBiFLO&, S. *m, f oriflamme, dra- 
peau, étendard. 

£• Tengots a Mnrel « paqsa i rAURuru)». 

GVILLAVIIE SE TVDELA* 

il fax Tenu à Murd et y plante V étendard. 
Avc. r». 
Reqnonrent oele part oà Tirent Vor^Umr, 
Rotman Ms,, Dv Gahoe , 1. 1 , col. 866. 

9. AuuFLAir , An&iFLAiiMA , #. /. , ori- 
flamme , drapeau principal. 

Dans la basse latinilé, aueba vlahxa. 
Gnillaame Lebreton dit dam sa Phi- 
lippique , liv. XI : 

VcxIQain nmplex , cendato timpUoe textom , 
Splendoris rabeî.M 
Qood com VLAMMA habeat yalgariter atoba 

nomtn 
Omniboa in bellU habet omnîa signa prsrire. 

Enana si trai , t« PAnairLAir. 
Detplega rADRivLAH ma e fid amar sa gent. 
K de 8. Bonorat. 
n M porte en svant , pris de Yorifiawunt. 
Déploie VttrifiamnnÊ et lait armer m troape* 

Avc. YX. Oriflamme est nne bannière ' 
De sendal ronjoiant et simple. 
G. GiJiABT. Du Gahoe , 1. 1 , col. 805. 

POXT. AnrifUunmA. rr. Oriafiamma, 

10. AvaiCALc, s, m,', lat. ^ueic^al- 
cum, laiton. 

AuRxcAu: , ja sia qne sîa wyrt , empero res- 
plan de fora cnm anr. 

BUtc, de lat propr, , ibl. i84- 

Laiton, bien qu'il aoit cairre , poortant resplen- 
dit pur debon comme or. 
lap. Âuriaûco, rr. Oriealeo. 

1 1. AunpEL ,5. m., oripel , oripeau. 
L'Académie de l^- Crusca le dérive 

des mots OHo et rviJe, c'est-à-dire fu- 
perfide eTor, 

Qoe l'AvmPKi. e li boton 
Rcssemblon toit d'ans faîson. 
Uh teoubadoub ahowymb : Seinorvosqne. 
Que Voripeau et les boulons se ressemblent tons 
d'une Isçon. 

Avc. CAT. Oripeli, esp. Oropel. pobt. Ouropei. 
rr. Orpettû. 
1. 



AUR 145 

!«• AiTftipELAT, a^.y couvert .d'ori- 
peaux, brillante. 
Taillau et aubxpelatz. 

Ta. de 1343. Doat , t. GUI , fol. a65. 
Tailléi et couverts (T oripeaux. 
Fig. Paire e fiU de rillsnia , 
AnaxnLAT de psrlaria. 

Devdes de Prades , Jus . ca$t. 
Père et fils do groaièreté , brillantes de bmgige. 
ZT. Orpellato, 

13. AumPIOXKHT, AUAIPIMEirT, s. IW., 

lat. AURiPiGMENTui»^ Orpiu , orpi- 
ment. 

Golors slconss nsysbo de venss de terra 
nataralment , com so aurpigkbht , etc. Aua- 
piXBiiT es speda de peira semlant anr. 

Elue, de las propr., fol. 367 «t 184* 
Quelques couleurs naissent des veines de terre 
naturellement, comme sontorpimenf , etc. Orpimait 
est une espèce de pierre semblant or. 
Polyera d'AuaiPiKBir, 
En lana trosada fbnnon. 

I>BV1>E8 DE PbADES , JuM. COSS. 

Pbudre A'orpiment, fortement broyëe dans U 
laine. 

E longes et amples Us dans , 
Aitan roses eon^ aubpikxv. 

Roman de Jau/re, fol. 56. 
Et dents longues et larges , au|si rousses qu'o/pi* 
ment. ^ 

CAT. Orpiment, esp. Oropimento, port. Ouro- 
pimenta, rr. Orpimento, 

14. Au&EVELHiER, j. m,, orfévrc. 
D*ana plata d*sar e d^argen voira far nn 

A17RBTZI.HIER noR bclls cops a la tanla dcl rey. 
y. €t Vert., fd. 66. 
D'une pfaque d'or ou d'argent un pi^févre voudra 
faire une belle coupe pour la laUe du roi. 

PORT. Ouriyes, 

i5. Dau&adura, s./,, dorure. 
No pren dauradura. 

Elue, de Ifu propr., fol. 184. 
Me prend dorure. 
Fig, Ses aqnesta DAURADCRAy negnna vivtnt 
non es, davan Diens , bcUa , ni plasens , ni . 
predosa , nr den ever nom de yirtnt. 
r. et Fert., fd. 96. 
Sans cette €U>rure, nulle rertu n'est, devant Dieu , 
belle , ni agréable , ni précieuse , ni ne doit avoir 
nom de vertu. 

'9 



t46 AUR 

CAT. Dauwadura, b»p. Doradura, po&t. Vou- 
radura, rr. DortUtira, 

i6. Dauramen, s. /n. , dorure. 
Ad aUo non paesc penh 
Ni DAURAVCzr trobar. 

G. BiQTTtEH i SegOD (Tu'ien. 
A cela je ne puis trouYer peinture, nî dorure, 
XT. Dorameneo. 

17. Daubairk y DAURAPOK , J. /n.> doreuF. 

Scnhors DAURAïass. 

P. Basc : Ah greu cossire. 
Seigneur» doreurs. 

A DAURADpas \o portai San... De Tescala 
àd dijODs son dauradors. 

Cartulaire de MontpeUier, fol. 44* 
Aux doreurs le portail Saint... Lea doreurs lont 
de la troupe du jeudi. 

CAT. Daurador. up. Dorador, vokt, Dourador. 
rr. Voratore» 

18. Daurivelibk, s, m,, marchand de 
jdornrc. 

£ l08 DAV7RITELTERS. 

P. Basc : Ab greu cossire. 
Et les marchands de dorure, 

19. Daurar, v.y lat. D^AURARe^ dorer, 
orocr, couvrir d'or. . 

Corn cfel qne daur* et estanha. 
GuiLLACME DE Cabestmho : Al plus leu. 
Comme celui qui dore et ^tame. 
Espasa farbir ni fren daurar. 

Bertrand de Boiuff le fils : Pos sai es. 
Fourbir P^p^e et {tarer le frein. 
Als cabelbs par c*aiatz daurada 
IjR testa, tan son hel e bloy., 

Amahieu des Escas : A vos cfu'ieu. 
11 semble aux cbevenx que tous ayeslatéte dorée, 
tant ils Kmt beaux et blonds. 
Fiff, Mas lo perilb m^asoava e m daura 
Lo bos espers c*ay en vos fermamena. 
Le moiite de Fossan : B« m'a lonc temps. 
Mais le bon eispoir, que j'ai en vous fermement , 
m'adoucit et me dore le péril. 

Don ien daurata mon ohan. 

Lanfraivc Cigala : Ges non sni. 
Dont je dorais mon cbant. 
Part, pas, E tana aotrea valena âmes 
E frea dauratk e palafrea. 

P. YtDAL : Abril issic. 
Et tant d'autres ricbes barnois et freins d'or et pa- 
lefrois. 



AUR 

La falsa ratons daura luu 

Haecaibyjs : Eslomelhs. 
Ia fausse raison dorée, 
CAT. Daurar. esp. Dorar. port. Dourar, n. 
Dorare, 

10, Enaurar, V,, dorer. 
Part. pas. Emaurada d^anr. 

Trad, de Vjipocafypst, ch. 17. 
Dorée d'or. 
iT. Jnaurare, 

21. SoBREDAURAR, V. , surdorcr. 
Part. pas. 
Qaar be tabets qn'lea no Tnek «la de tds 
Mas qn*el fis anrs sobrrdauratz me fos. 
. Baim OHD DE MiRAVAL : Cbaus quan. 
Car vous 9Vre% bien que je ne veux de Tt>ns aatra 
cboses , excepté que le pur -or me fut surdoré, 
CAT. Sohredanrar. rsp. Sobredorar. port. So- 
bredourar. ir. Sopraindorare, 

21. Thesaur, s* m,, lat. thesauriu, 
trésor. 

El mon non a tbesaurs^î gran rioor 
Qae sf annitEy sapchas, qa*îea prei un goan. 

B. Arhaud DE MoMTCUG : Ancmais. 
Saches qu'il n'y a^au monde trésùr ni gtindc ri> 
cbesse qui soit bonnie que je prîje on gant. 
D'avol THESAUR etz poderos. 
T. DE G. Faidit et de Perdigon : Perdigoos. 
Vous êles possesseur de mauvais trésor. 
E Un thesaur de boa morcela de lor Icra- 

rias. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 199. 
Et font trésor des bons moreeaux de lenrs frisa* 
dises. 

AHC. CAT. Tesor. lap. Tesoro. port. Tkeumro. 
iT. Tesoro. 

23. TszaurakeNi $• m*, trésor, ri- 
chesses. 

Senber Diens, ja no ns qnîeir trop grsns 

TESAURAMEirS. 

p. DE CoRBtAC : El nom de. 
Seigneur Dieu, je ne vous donande pas très 
grandes richesses. 

24. Thesai^ricr, s. m., lat THcsAURuniv, 
trésorier. 

Fos yen avesqnes, tn sérias mos tvbs&o* 

RIBRS. 

Leys ïTamorSt loi. 86. 
Fussé-je éT&{ue , tu serais mi 



AUR 

Ai grant tbbbaukier de PxobeiuM. 

nu de iSga , BailUage de SUUrou. 
Au grand trésorier de Frotence. 
CAT. Tresorer, up. Tesorero, TOBT.Tkesoureiro. 
IT. Tesorîere, 

95. Tkzauaibtba ^s. f. , trésorière. 

La temor de Dîeo es TBZAumsTaA qoe 
gaida aqnest thesanr de uocta vîrgîaitat. 
V. et Vert., fol. 9^. 
La crainte de Dieu est la trésorier* qui garde ce 
trâor de sainte virginité. 

IT. Tesariera. 

26. Thezau&akia , s,f, , trésorerie. 
EscrÎTAii de U TBXXAVEAaiA. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 107. 
EcrÏTain de la trésorerie. 
E»?. IT. Tetoreria, 

27. AuHOEA, s./,f lat. AURORÂ, aurore. 

£a AUBORA apelada, qnar ea aarea hora. 
EluC' de las propr. , fol. ia6* 
Est appelle aurore, parce qu'elle est heure d'or. 
CAT. ssp. PORT. IT. JurortL 

28. AcRUGA , s. f.y lât. aur/go y jauiiîsse. 
Es nomnada auruga , qnar ret home de 

oolor d'anr o dtrîiia. 

Elue, de las propr., fol. 98. 
Elle est nommée jaunisse, car elle rend l'homme 
de-oouleor d'or ou de citron. 

AURA,\f./, lat. AiTEA, vent y souffle, 
aure. 
AiTRA es ayre ab saan movement. 

Elue, de las ptvpr., fol. i38. 
l« 'uent est l'air avec un doux mourement. 
Qnan la do8a*AURA venta. 

B. 1>E VEiiTASotJX : Qnan la doss'aun. 
Quand le doux vent souffle. . 
E sitôt venta la freg'AuxA , 
L'amor, qn'ins el cor mi mnev, 
Bdi ten caot , on pins yverna. 

A. Daniel : Ab gu^j so. 
Et quoique le vent froid soujfle, l'amour, qui me 
remue an coeur, me tient chaud , plut il fait hiver. 
AXC. nu Vaure sneve e qnoîe. 
BxsoiT ns Saints-Maube ^-Areheologia, t. lUI. 
Je ne me pais de Vtmre popnluire. 

FoxcADEL , p. 14a. 
La doooe aure et favear dn vent. 

La Bodkxie, Hymnes eccl., p. 2i6o« 
KSP. S4>ET. IT. Jum. 



AUR 147 

a. AvRsi y s. m, , soufBe , air, orage. 
Don mVn ven dons avexis 
Tempratx, no tsop cant ni frets. 
G. d'Espagne SX Toulouse : S'ieu en. 
D'où m'en vient un doux air tempéré , non trop 
chaud ni froid. 

Ar, el nés qae la nen e '1 fres 
Vei venir, e *1 gel e rAUExi. 

Guillaume dk Beroukdam : Ar el mes. 
llaintcnant , au moi* où je vois venir la neige et 
le froid , et la gelée et l'orale. 
Airc FR. Quel vent vos mené et qnel oré? 
Roman du Renart, t. 1, p. 100. 
Des ke il ovent bon oré. 
Sont as nés prestement entrex. 

Roman de Rou, v. 6x37. 

3. AuRATGE, S. m*, vent, air, zéphyr. 

M'aven qnHen vas joy m'adli, 
Lai qnant fai Ip dons auratox 
Qae m rèveA lo cor aiasi. 

AlurAUB m M Axuxa : Be1h.m'e8. 
Il m'arrive que je penche vers la joix» , lorsqu'il 
fait un doux eéphyr, qui me ranime aussi le cœur. 

— Orage , tempête. 

Qa'apres lo fer adratox, 
Yei qn'ill doas* aura venta. 

B. DK Vkhtadour : Quan lo. 
Qu'après le rude orage, je vois que le doux vent 
soufle. 

^. Vana gloria es lo granyen, lo gran au- 
RATGX qae mena lo diable am gran tem- 
pesta. 

V. et VeH., fol. 9. 
La vaine gloire est le grand vent , le grand orage 
que mène le diable avec grande tempête. 
CAT. Oretj: KS9. Orage. 

4. AuREZA, 5./. , folié, légèreté. , 

Per loi* delîeg, e per lor AnaxxA , 
An perdôt Ix renda que avien 
En Alisqnama , tant com be lo servien. 
y. de S\ Trophime, 
Pour leur plaisiri et par leur légèreté, ils ont 
perdu le reVenu qu'ib avaient en Aliscamps , tant 
qu'ils le éervaieot bien. 

5. AuRAT, S. m,, vent, tempête, orage. 

ITo os tarxaretx per nen , ni per avrat. . 
Roman de Fierabras, v. 3474* 
Vous ne vous retardères pour neige, ni pour, 
orn^e. 

6. AuRAT, adf\, évaporé, léger^ 



i48 Aim 

De^QçU qne Agar ae aenti prcns, tornet 
en AVRADA , e no Tolia eaoer lotsmessa al 
mandament de aa dona, 

Bist. abr. de la Bible, foL 6. 
Depuis qa» Âgar te lentit enceinte , elle le changea 
en évaporée, et elle ne roulait être soumise au com- 
mandement de sa maîtresse. 

Tag diran voa ea fola au&atz , 
Si de tôt joi no voa laSaaatz. 

FoLQVBT 9E Rom Airs : Tornata es. 
Tous diront que tous êtes un fou évaporé, si vous 
pe TOUS abstenes de tonte joie. 
Be m poira tener per aurat , 
Per coart 

Roman de Jaufre, fol. \^. 
Il pourra bien me tenir pour évaporé, pour lâche. 
CAT. Oreu, Ksp. fort. Ora», 

7. AuaiA, s, / , légèreté , rapidit^. 

£ monta en nn caval de bon^ AuaiA. 

lionia» de Gérard de Rùssillon, foL 3. 
Et mionte en un dieral de bonne iégïmtd. 

8. Au&AmA, s.f,f légèrqté y extravagance. 

Ma folor ea trop peior d'avRAViA. 

G. RiQtn» : Nflm pucsc. 
Ma folie est beaucoup pire que légèreté. 
Qoe dôna bevcnda de mort 
O bevenda d^uRAiriA. 

JSrev. dP amçr, fol. i3i. 
Vu qu'elle donne breuTage de mort ou breuvage 
à* extravagance. 

9. AmuN, ad^., évaporé y léger. > 

Qne m vol aitals amon auraita ? 

B« SB YsiTTAoooa : Ja du» chanUr». 
Que me veut une telle amour légère ?^ 

10. Aunin, adj., évaporé, léger. 

Qn*il]i li rendra ton joi doUan , 
Si no-.'l oonoya fol o auriu. 

AaNAVD DE CoTiaiTAe : Lo Ten. 
Qu'elle lui rendra son bonheur en doublant^ si 
elle ne le c^mnatt fou ou léger. 

Et cnantia loa sieoa 00m Iblha aurxvs. 
P. GABbiMAL : Non es oortes. 
Et il avance les siens comme un fol évaporé. 
Ady. Toit li an len et auriv. 

P. Vidal : Ben pac. 
Lui ont enlève vite et légèrement. 

11. ElSAURABy 'YSS4URAR , ESSAUÀEIAR ^ 

-^.^j essorer, élever. 



AUR 

Un tempa vol Diana TaaAVRAR 
Crealiaa. 

G. BiQOXER : Grislias. 
Un temps Dieu veut élever les chrétiens. 
Tan no in débat ni m^RasAURRT 
Qn'ades non tmep mon cor lai. 

' . Arnaud dx MAanRii. : Gui qoe fin. 
Tant je ne me débats ni ne m*essore qne toujonn 
je ne trouve là mon cœur. 

. Qa*el aiea cora aobretracima 
Lo mien tôt e no a*uaAirRA. 

A. Daniel : En nn sonet. 
Que son ccbue surmonte le mien entièrement, et se 
»*élève pas. 

19. Màlauràtge, f. 171., malheur. 

- E aitot m*eataac apensatz , 
Ni prea per ualaitratok. 
GiRAUD DE BoENEiL : lïon puesc sofnr. 
Et quoique je sois pensif, et pris par le malheur. 

AURELHA , X* /, lai. aubicikla , oreille. 
E vestic se de nègre, e talhet laa coas e lu 
aurelbas a tou aos cavala. 

F. de Pierre Fidal 
Et il s'babilla de noir , et tailla les queue et 1« 
oreilles i tous ses chevaux. 

Paeia rete '1 per aurblha. 

RaMBAL-D de VAQURiRAa : El 10 que. 
Puis le rotiedt par VorHlle. 
Loc. E dana taa AURELHAa 
A lor vota. 

P. GAaDiiTAL : Jliesum-Crist. 
Et ferme tes oreilles k leur voix. 
A TAURELirA de monsegnor Raimon vcnc 
^ f^. de Guillaume de Cabeslaing. 
n parvint k Yoreille de monseigneur Baimond. 
Ad aytal pregador fay Dieoa la aorda au- 

RELHA. 

#'. et Fert., fol. 88. 
A tel suppliant Dieu fait la sourde oreille. 

ARC. FR. 

A plnaors ont Irencliîez et aurdUes et pin. 
Le mesaaige del reî diat el dac en VaureiUe. 
Roman de Rou, r. 1398 et 346o. 
Volontairement et sana me faîra tirer l'tfR- 
reille, 

N. RAPiHf p. lia. 
CAT. Aurella. rsp. Oreja. port. OreHUL n. 
Orecehitit. 

2. AuEiLyf.m., oreille. 

' E tan pe e tân ponh e tan avril. 

Roman de Gérard de RossUlon, fol. ag- 
Et tant de pieds «t tant de poings et tantd'erci//^' 



AUR 

3. AuuLHixA f s.m>, oraller. 

Vm pejn a ion otp, non toI antre AnnuAf aa. 

F. de S. Honorât. 

Une pierre à m tèu , il M TMit d'antre onUiar. 

▲se. Fa. Ne pins ne moins qne les mireiUers, 

AsTOT, Tmd. de Pluianfue. Morales, t. J, p. a8i. 

4. ÀimiCCLAE, ad/», lat« AUAICULARâ, 

auriculaire. 

Et dît AuaxcuLAa , qaar ab el pargam et 
gntam las anrellus. 

Siuc. de las propr., fol. i^g. 

R eit dit auriculaire, parée qn'avee hii nous 
nettojODâ et grattons les oreilles. 

En sa confessîo AvaxcirLàa. 

Doctrine des yaudois. 
En sa conf ess io n auriculaire. 
CAT. Bsp. ToaT. AuÈtoultur. rr. Aurismiart. 

5. TssAu&ELHXAE, v.» cssoriller* 
Per fiir TssAuaaLHiAa l'homme, ete.. 

Tit. de 1498. DOAT, t. CXXVII, fol. 976. 
Bonr ùâie essoriUer l'bomme. 

Le dicâonnaire de Trévoux remarque 
que le verbe français est mal fait, et 
qu'on devrait dire essoreilier. 

Mais f ancien français avait le verbe 
essoreiUer. 
ASC. vm. Esmntilery etsoreiller, etc. 

Tir. de 1293. CAaRHTiBa , 1. 1 , p. dgi%. 

6. Auzn, V., lat. audib^, entendre , 
ouïr, écouter. 

AuxATx la derreira chanso 
Qne jamais Amiaars de me. 

GiaAim 1.1 Bovx : Aniats la. 
Écoutes la dernière cbansoa que jamais toos ea- 
temdrex de moi. 
Au9-tn > Eaimbal ? 

Titre de lofo. 
SmUndâ^ta., Baimhal? 
E dis lor que ela avia ausit d!r. 

Titre de 1168. 
Et leur dit qu'elle atait ouf dire. 
Selba del mon qne îen pins Tnelh 
£ mais am de cor e de fe , 
Av de cor mos precs e 'Is acoelh. 

B. DE VcffTAOOVR : Qoan par k. 
Celle dn asonde que je désire le plus et aime le 
mien de orur et de foi , écoute de eveur mes prières 
et les aocoeiUe. 



AUR 149 

Qoe pot sabar aqndl qne non aa tamptats , 
ai no pcr Aiia» dire? 

F. et VeH. , fol. 45. 
Qne peut savoir celai qui n'est pas tenté , si non 
par ouïr dire ? 
hoe. AtJzxH de toix , aissi parlât. 

Trad. de VÈpang. deîfieomkde. 
A Voyant de tons , il parla ainsi. 
Ajic. PB. QnandchoD otSalheditts.... 

Fabl, et cont. ane., t. I , p» 74* 
Aac. CAT. Ausir. xsf. Oir. pobt. Oatnr» it. 
Udire. . 

7. AuDiTOAx, S. m., lat. AUDiTOuicm, 
auditoire , école. 

E plen AUDtToax. 

Chronique des Albigeois , col. 3i. 
En plein auditoire. 
Qnar de vertats mantenets AvnrroBi. 

Leys d^amore, fol. iSa. 
Car Tons maint enea école de rérités. 
CAT. Attdbori. ksp. pobt. xt. AutKiorto. 

8. AUDIEHCU, AUDIENZA, S./., lat. AU- 

DiENTiA^ audience, assemblée qui 
écoute. 

S* ien , en audievcxa de moltx , 
Dizia m o IIU moU. 

Brev. d^amor, fol. la. 
Si , en audience nombreuse , je disais trois ou 
quatre mots. 
En AUDxaHXA dels paators. 

Trad. d'uni bvang. apocr. 
En audience das pastanrs. 
Avc. FR. Un prince anasi grand d^aOlaors qno 
oeloi qui honore cette audienee. 

BossuzT ^ Or.fun. d*Anne de Gonsague. 

Dans l'éditioD des Chefs- d'OEuvre 
oratoires de Bossuet, t. YI, p. 3i3 , on 
lit atidiioire. 

n est très TraisemblaUe qne Clèopâtre parlait 
sonrent dans ce goât, mais ce n'est point cette 
indécent qu'il lànt représenter dtfrant nno 
audience respectable. 

Yox.TAiaz , Épttre déd. de Zaïre. 
ESP. PORT. Audiencia, it. Audienzia. 

— Ouie, action d'écouter. 

A la veaeosa e a la AvniasaA de Vn garens. 

Trad. du Code de Justlnien , fol. 61. 
A la Tue et è l'ouïe de sept ti^moins. 
Inc. FR. Et je vois sa raison 



i5o 



AUR 



D*aiie audience avide avaler ee poison. 
MouiRE f Dom Garde de Navarre, acte II, «6. i . 

*— Séance des magistrats qui jugent. 
On seignon oossols tenon lor LvninfL. 
TU. de 1304. DoAT, t. XGU , fol. 466. 
Où lat wigoenrs consuls tiennent lèar audUnee. 
Et apelet a TACDiiveA. papal. 

Cat, dels apost, de Roma, fol. 164. 
Et il appela à Vaudience 4a pape. 

CAT. up. POET. jÉudienda, xt. Audienza» * 

9. AusENSAy AupKNZA, $,f,, auditiou. 

So qne 11 advocat dlran en plaît , en ve- 
rensa et en i.U8Uiia d*aqoel decni es lo plaiU. 
Tnd. du Code de Justinien, fol. 6. 
Ce que le» avocats diront en plaid, en vue et en 
audition de celui de qui est le plaid. 

En vedensa e en jludmmzx d*En X7go de 
Blondragon. 

Tit. de 1225 de Vardi. dT Arles, b« 86. 
En présence et en audition du seigneur Hugues de 
Bfontdngon. 

10. AuziMEif,5. m, y ouïe. 

Aie secx donel lamnieyras, étala sorts AusxiuDrs. 
P. DE CoaaiAC : El nom de. 
Aux aveugles il donna les lumières , et Youie aux 
sourds. 

Gieta oli en la conqnavîtat del Auzmur. 
Trad. d*Albuçasis, fol. i5. 
Jette huile en la concaTitë de l'ouï«. 
BBP. Oimiento, zt. Udimento. 

1 1 . AuziDA , X. / > renommée. 

£ servir tal senhor 
Qne vaelha fort honor 
Et Auzio* e bobans, 

AxANiiu DES EscAS : £1 temps. 
Et servir tel seigneur qui veuille fort honoeur et 
renommée et ougniBcenoo. 
AVG. ISF. Oida. rr. Udita. 

12. AUDITOR, AUZIDOB, S. m,. Ut. AU - 

DXToa, oïant) écoutant. ^ 
Bon entendemen als aueidors. 

Zejrt tTamori, fol. i32. 
Bon entendement aux écoutants. 
Al diaen ni al auxidok. 
Devdbs de PaADES , Poème sur tes Vérins. 
Au pariant et à Vécoutant. 
Adj. Diadpols, escolars auèidoes. 

Statuts de Montpellier de 1204. 
Disciples , êcoUcrs oïants. 



AUR 

— Auditeur. 

Qne era aueidok del sanh palais. 

Cat. éels^apost. fie Roma, fol. 199. 
Qui Aait auditeur du saint pelais. 
Fer los acdttoes de vostres comptes. 

Tit. de 1418. DoAT, t. CXLV, fol. ao6. 
Par les a ud ite urs de vos comptes. 

— Ouïe. 

A oonfortar Taueidob. 

Brep. d'amer, M. 5o. 
A fortifier l'ouïe. 

i3. Reyre-auditor y /.ni., sotts-audi- 
teur. 

'Fer lo andltor o asTEs-AUBiTOK deeambn 
apostolScal. 

Tit. de 1373. DoAT , t. CXXV, fcl. 65. 
Par randitenr on saus-auditeur de la diuabR 
apostolique. 

i4« Vice- AUDITOR y si^ m,, vice-auditeor. 
De sOs anditors, yiCB-AunrroEa oommlasans. 

Tit. de 1373. DoAT , t. CXXV, fol. 69. 
De ses auditeurs , ttUe^auditeurs commissairei. 

1 5 . A vzi&iTz yS.f.y auditrice , celle qui 
écoute. 

Don la vots a rAUsiKXTs • 
Qn*a jatjar lo plag avîa 
Comenaet dir. 

B. ZoRGi : L'autr'ier. 
Dont la voix commença à dire à Yaud^ict q«i 
avait le différend A juger. 
rr. Uditriee. 

16. AuDiTiUy aiff, , qui fait ouir, lo- 
ditif. 

Pins subtil es la virtot viziva qne la vtrtat 

AUOITIVA. 

Elue, de las propr,, fol. iBS. 
Ia faculté visuelle est plus subtile que la Iscallé 
auditive, 

17. AuziBLE y at(/\ , qui peut être cm. 
De causas aueiblas cnm »o vols e soi. 

Elue, de las propr., fol- 17. 
De choses ^ui peuvent être ouïes comme soot Toix 
et son. 

18. EySSAUZIR, EXADGIR , ISSAUZIR, V., 

lat. EXAUDiRtf^ écouter* 

Tro que denh moa precr etsmi^ui. 

P. Raimohd DE TocLOOSB : Enqucn. 
Jusqu'à ce qu'elle daigne écouter m 



AUR 

Cel que toon luàv lo paobre non ^r niAu- 
sm de Dea; ismu lo paobre e 1 famolent, e 
Deos istAUzim^ d. 

Tntd, de Bèd«, foi. S^. 
Celai qoi nVcoote pas le paarre ne eera point 
écotttil de Dien{ écouté le panvre et Tal&mtf, et 
Dira Véa^tera. 

Tan qn'elh vol exaucir ~ 
Mos-precx et obezîr. 

G. RiQvtEB : Qui melha. 
Tant qu'il veut écouter" et accueillir mes prières. 
rr. Exeuidire» 

AURIERA , s, /., lisière. 

No la fasan totz plas senes cap et «enes 
AtraisRAs, de tal gaisa qa*entre*Uk drap, las 
AuaizRAS e 1 cap , non aya degnna yariacio de 
oolor. 

Tit. de i36o. DoAT, t. LXVH, fol. 37a. 
Ne les fassent tons unis sans chef et sans lisières, 
de telle guise qu'entre le drap, les lisières et le chef, 
il n'y ait aucune Tariation de couleur. 
Avc. ra. Le anppliant apercent sur Vorière on 
Tjwt d'un cbamp. 
Lelt. de rém., 1444. CARPSiTiEa, t. III, col. 96. 

AURIOL, s. m. g loriot. 

Non crida Pauriou 
En Tei^er ni dins foreat. 

Rajibaud p'Orahgi : Ar es. 
Le lorioi ne cbante dans le verger ni dans la forêt. 
A'4^. ex[^. No mi prezaria on avrxol, 
Si a cort no m^anzian lî savl e Mh fol. 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. 38. 
Je ne me priserais pas un loriot, si les sages et 
les fous ne m'entendaient à la cour. 
ciT. ESP. OrioL 

a. AuRioLA yS,f,, loriot. 
Neys ab sa par TAiniioLA 
Met son cbantar. 

llABGABItUS : Pus la. 
lUffia le loriot met sou chanter avec sa compagne. 

AURION, S. m,, lat. oeioit , orion, 
grande ourse. 

Car n'atendon Taurioit. 

SoBOEL : Non pueis. 
Car ils se dirigent vers Vorlon. 
Escantis tôt' entra Ingor 
E de Inna e d'AXiRioir. 

Brev. d^amor, fol. 3o. 
Eteint toute antre lueur et de lune et d'orton. 



AUS 



rSi 



Loc. Car ien pngei tant contra *1 mon , 
Qae penre cngeî Favrion. 

G. FÂiDXT : S'om pognes. 
Car je m^élèyai tant contremont , que je crus pren- 
dre la grande ourse, 

CAT. ESP. PORT. Orion, it. Orione, 

AUSAR, V., du lat. avsus, oser, s'en- 
hardir. , 
Qne no na n'AUsta oombatre. 

Titre €le £lSo, 
Que vous n'en osassiez comliattre. 

Molt Tanu pauc si no ill lo a.usa dlr. 

R. BisTOBS : Non trob. 
Il l'aime bien peu y s'il ne le lui ose dire. 

Avc. n. Qni ausassent pins desrober snr les 
cbemins. 

MONSTRCLET , t. H , fol. 86. 

* PTaTcitel chas tel bam si of , 
Ki cnntre li osait elssir, 
Ne estnr ne mellée tenir. 

Marie k>E Frarcs , 1. 1 , p. 406. 
Et djst comment fls estoient si os'et. 

Chronique de Cambrttjr- 
' ESP. Osar. PORT. Ousar, rr. Attsare, osare, 

n, AvzABLAMZirr , adp, , hardiment. 

Pdesca tos dir auzabcambitt del patriardba 
David. 

Trad. des Actes des Apôtres, cb. a. 
Qne je puisse tous dire hardiment du patriarche 
DaTid. 
PORT. Ousadamente. 

3. Auzart , adj,, hardi y audacieux. 

E Inr cag mètre cor auzart. 

Bertband de Bork : Un sirrentes. 
Et je leur crois mettre cœur audacieux. 
Mascles es plus auzart. 

Elue* de las propr», fol. 70. 
Le mâle est plus hardi. 

Qae negnna persona... non sia tan avearda 
qne anze aportar, etc. 

Cartutaire de Montpellier, fol. 175. 

Qu'aucune personne... ne soit si osée qu'elle ose 
appoitery etc. 

4. Ausat j s, m., hardiesse. 

Can I'auzatk es Tengntz 
Don amor ren alntz. 

G. RxQUiER : Segon qu'ien ai. 
Quand V audace atec laquelle amour rient à bout 
est Tenue. 



iSa AUS 

5. AuDEi, j./., hardiesse, audace. 

Qae Ihî moaCrtra! d^armas tân grau AVDBt. 
Romam de Gérard de RossUlon, fol. 36. 

Qi:^ je lai montrerai une si grande hardiesse 
d'armes. 

AUSBERCy s. m., haubert, cotte de 
mailles. 

HALSBtaG^ tel BAUPKROA VOS est saxonica ; 
proprieqae signât thoraoem ferreum sîve or- 
maturam oolli et pectoria, ab ha'ls collum, et 
BiRGSK tegere, protegere, munire. 

Toasius , de FiU Serm,, lib. II , tit. g. 

Le comte de Boulaiovilliers , dans 
son supplément aux Essais sur la No^ 
blesse, p. 94, dit: « Le haubert étoit 
une chemise de mailles longue jus- 
qu'au-dessous des genoux. Le haubert 
se plaçoit par-dessus le gambeson , qui 
se mettoit sur la chair, comme nos gi- 
lets d'hiver sur la chemise. » 
Ah dard d'assîer, don fer oolp de placer^ 
Oa no ill ten pro AvaBXROs forU ni eapes. 
GiRAVD DE Calansom : k Ueia eut am. 
ârec dard d'acier , dont il frappe ooup à plaisir , 
où haubert fort et ëpais ne tient profit contre lui. 
AU ns Tirats veatir Auaasacx , 
Als altrea perpnnba et eacata. 

R. Vidal de Bezauduh : Unas novas. 
Tons Terries Tétir hauberts aux nos , pourpoinU 
et écus aux antres. 

Qnant al vestit mon fort ausbkrg dobler. 

P. Vidal 9 Drogman. 
Quand j'ai revêtu mon fort haubert double. 
Aire. FB. Je n'aToie onqnes lors hauberc yeatn- 

JOIHTILLE, p. 23. 

£] doi lo vestent nn blanc hauberc donbller. 
Roman de Guillaume au court nez. 

L'ancien français exprimait par un 
seul mot l'action de se dévêtir du hau- 
bert. 

A lor tentea deshaahergié 
Se sont , et an mengier assis. 

Roman du Renart, t. IV, p. aoi. 
n* Usbergo, 

a. Albxrgbt, 5. m. y haubergeon , petit 
haubert. 



ÂUS 

AiiMAOïn, ini disnen. 

Cartulairede Monipeliier, fol. ii^. 
Les hauber^eonSj quatre deniers. 

3. AusBCKGOT, S, m.f haubergeon, pe- 
tit haubert. 

Ansberc o AtrsBiROOT dona eaactio mi de- 
nera. 

Cartulaire de Montpellier, foL io5. 
Haubert ou haubergeon, pour chaque , donae goi- 
tre deniers. 

ÀUSTARDA, s. /,, lat. av» tarda, oa- 
tarde. 

Aisal oom Au TAUsTARnA, 
Can Tei venir l'aigla o Tapator; 
A terra a fer |>er ploa TÎatz morir, 
AtMiBi DE Pegitilaih : IVavinen up. 
De même que fait l'outarde, quand elle voit reair 
l'aigle Ofi Tautour; elle se frappe • terre pearoMm- 
rir pluJi rite. 

GAT. KSp. Avutarda. port. Aheiarda, n. (k- 
tarda, 

AUSTOR, s* m,, lat. âusTmiEtf, an- 
tour^ épcrvier. 
De trea maneima aon au8T0r; 
Car l'nn aon gran » Vautre menor. 
L'antre petit de bona gaîaa. 

Deudes de Peaobs , Juz* cast. 
Les éperviers sont de trois sortes ; car les aoi foel 
grands, les autres moindres, les autres petib àe 
bonne guise. 

E per nn avstor qne naya 
Son mil perditz. 

P. Gar&ihaL : Basos es quHea. 

' Et pour un autour qui uatt sont mille perdrii. 

Loc, E prendre cng ab la perdits Paitstob. 

G. MAttBET : Euaissi rapscn. 

Et aTcc la perdrix je crois prendre Vautoer. 

AKC. FR. 

Chace de chien, d*espervier, ne d^oiMr. 

Roman <FAigolant, BERKSa , p. 18). 
Bien sont eaprevier dnire è ostour è frlcon. 

Roman de Rxfu , ▼. 38i5. 
AHC. CAT. Austor. sap. Axor. port. Acar. tt. 
Astore, 

%: AusTOHET , S. m., petit aulour. 

En vu.. 
Mon AurroRiT amparar. 
BaiMONDDEMiRAVAL : Del rei d'Ângo»- 
Jc Tis. . . mon petit autour se défendre- 



AUT 
AUSTRI, <• m,, lai» austok, anster, 
▼ent du midi, 
m portas dans auitbi. 

Trad. de l'Apocaljrpsê, chtp. âc. 
Trou porte* deren Vauster. 

xsp. POKT. XT. Austro, 

a. AirsTaAi., ai^., lat. kwniàsds, au- 
stral, da midi. 
TflD» AimaALa rcfolvo lai hnnioi» dd oora. 

£/fic. <& las propr. , fol. i94- 
Yenti du midi r^Wenl les kamenrs du oorpt. 

CAT. Bsp. vo&T. Austral* xt« Justrah. 

AUTAN, #. iw.> lat. ALTAifttj, autan. 
Tent AUTA... AoTA et rent cardîxul. 

Èluc. de las propr., fol. 36 et 1 34» 
Veut «uteM... Autan «it vent cardinl, 

AUTREI, X. in., permission, concession, 
octroi. 
Ayci ac Joseph TAUTasT del rey Pharaon. 

Hist. abr, de la Bibls, foL a3. 
Ainsi Joseph ent la permission dn roi Pharaon* 
Qa*îea Tam finaven ses avtaei. 
Amevs de la Broqoxbie : Qaan rererdeion. 
Que je Taime purement sans concession, 
Ç si no fos I'autrsts 
Qalen ai fag. 

AnAinEr SES EscAs : En aquel mes. 
Et si ne fut Voeiroi «pie j^si fait. 
Aie. VB. Ne pnet-il riens &îre por mot, 
Si ce n^estoit par vostro otroi. 

Roman de la Rose, ▼. I9^< 
Fais-nons, Seigneor , dist^Ue, oest oitrqy. 
Fouo^ui, f^ie fie J.-C, p. 355. 

1. AuTasiAMSA , j^ /. , concession. 
Las alicnatios , las AVTREtAvsAS. 

TiL dé i3i9. DoAT, t. GXXXII , fdL 343. 
Les aliénations , les concessions. 
▲qnesta aitteetausa. 

Pritf. cône, par Us R» d^Jnglet,, p. 87^ 
Cette concession. 

3. AuTREiAMBNT, S, m,, concessioUy per- 
mission. 
Aqnest do -et aqnast autbbiambvt. 

Tit.de 1194. DoAT, t« LXXXyiI, fol. 6, 
Ce don et cette concession, 
CarU d*AUTBBXAXEB dels notaris. 

Caflidaire de Montpellier, fol. 160. 
Cliarte de concession des notaires. 

I. 



AUT i53 

QM'OinMniTAcarmaBespenBaa . 
Qne a negnn ne £m' AirrBBZAM bs. 

IfcBTBABI» b'Allaiiavov ill : IKwi sîrtaitfli. 
Qne je m'tfmervciUe de ce qu'ils ont «spétaMS 
qu'il en fasse concession k aucun. 
AdoncK det son AtpraBXAiiBV. 

Rrm^. d^amor, ibl. S6. 
Alors il donna wk permission* 

AHO. VB. Et las œtnyem&ns qn*il a fait on fera 
pour non». 
TU. de 1374. CABFsaasBB 1 1. m , col. 109. 

4* AvTaEiAso,^./., octroi , concession. 

Per aitan Ih*a fah Pautbbxaso. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 90. 
Pour autant lui a fait la concession. 

5. AuTaEiAm,v. , octroyer, accorder, 
donner , permettre. 
Est cfaastdl vos autbbx «n chaBaoa^. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 96. 
Je TOUS octroie ce château en fief. 
Ela li perdonet lo fait del baisar, e lo i au- 
TBBiBT en dos. 

F. de Pierre FldaL 
EUe lui pardonna le fait du Iwiscr, et le lui ac- 
corda en dons. 

Donam et autbexaic. 

Tit. de 1182. OoAT , t. CXSXVIU, loi. 59. 
rfous donnons et octroyons. 
£ donna dea To autbeiar. 
T. BE Gui d'Uisel et de m. be Yehtaoovr : Gui. 
Et la dame doit le lui accorder. 

Mi ren e m*AUTBBX e m do 
A lieys. 

Paitlxt de MARSBIU.E : Ges pels. 
■ Je me rends «t m* octroie et me donne à elle. 

Prov. Qnl non coiitradits avtbbia. 

Peyrols : liuls bom. 
Qui ne contredit accorde. 

— Promettre, assurer. 
Mas a mahat sort 
Ycnra , so na aijtbet, 
Qnals qn^ab mi plaidey. 

Bbrtrawb de 60BII t Ges de far. 
Hais quel qui dispute avee nM>i Tiendra à raau* 
Tais sort , je tous assure cela. 
Part. pas. B dignas li m qn*a lieys s'es datz 
Mos cors lîgges et AuratTATz. 
PeYrols : Atressi oôl. 
Et dis-lui -moi qu'à eUe s*est àwai ei octroyé 
mon cœur lige. 

20 



i54 



AUT 



▲Nq. FB. E U dût eînaai : Je H octroi mon em- 
pire. 

Rec. des Hisi. de Fr., t. III , p. 237. 

ANC. CAT. Autreiar, 

6. DESAUT&EUa 9 V. , refaser, révoquer. 

M*a promes qoe s'amor m'aatreîa , 
S*enqner no la m DifAVTRBXA. 

B. »B YsHTAiMua : An noa Tei. 
Elle m'a promis qu'elle m'accorde sod anàour , si 
encore elle ne me le révoque. 
Per qa*lea non. crey qa'enqner, .qnanqae 

n'estia , 
No m^aotrey tôt so qa'ar mi dbsautkbta. 

G. PiEUiE DE Gazals : Ja tant. 
C'est pourquoi je ne crob pas qu'encore^ quoi qu'il 
en soit , elle ne m'accorde tout ce qa'à prâMnt elle 
me refuse. 

7. AuTOBc/x. m., permission, autori- 
sation. 

Lo cosselh qae *1 donaya e rAuroEc qo*ela 
li prometla. 

V. de Rambaudde Vatjuêiras, 

Le conseil qu'elle lui donnait et Yautorisation 
qu'dle lui promettait. 

Avc. B8F. Otorgo.vonr. Outorga, 

8. A1TT0AGAMBNT, S. m,, consentement y 
permission. 

Ah oosaeil et ab aotoeoambmt del capitol 
sobre dig de la gleia , etc. 

Tu. de 1220. DoAT, t. GIII, fol. 4. 

Avec le conseil et le consentement du dûpitre 
susdit de l'<%lifte. 

Et per jkUTORGAMBiiT de la ana partida e de 
Taatra.- 

Tii.de 1339. DoAT, t. CXXrV, fol.3oo 
Et par consentement d'une partie et de l'autre. 
CAT. Otorgament, ssp. Otorgamiento, poet. 
Outorgamento. 

9. AuTOEGiER, S, m., permission. 
Per dega autoroibr. 

T,t. de 1270. DoAT , t. LXXXIX , fol 69. 
P*r ancune permission, 

10. AuTOROARy V., autoriser, octroyer, 
accorder. 

Dott et AVTORc a te. 

Tit. de 1177. DoAx, t. CXXXVm , ÙA. 35. 
Je donne et octroie k toi. 



AUZ 

Per qa'Sea vOa do conaeilct AnsTOBOUi qne 
TOI l'cnqaelraa d'amer. 

F", de Rambaudde f^aqueiras. 
C'est pourquoi je vous donne conseil et vens auto- 
rise que TOUS la requtfriex d'amour. 
Saur Mathien o avtoega , vers erangelîstîen. 

IzAEir^DjgUBsmeta. 
Saint Ifattbieu , Trai ëvangâbte , suiSorise «la. 
CAT. ESP. Otorgar. fort. Outorgar. 

II. Dbsautorgar, V., désapprouver. 
Qaar vos, qoe ploa enrei 
D'antra qu*el mon estey, 
Desautoec e mescrei. 
GuiLLÀOifS DE Gabestaiii o : La dons ooniie. 
Car TOUS , que je d&ire plus qu'autre qui soit an 
monde , je tous désapprouve et tous içécTois. 

AUTOBIS, AUTOMPNB, s. iïf., lat. au- 
ruuifus, automne. 
So es lo jorn desesele 
De aetembre, paeys autous ve. 

Brev. d'amor, fol. 45. 
C'est le jour dix-septième de septemltre, yok 
Tient Vautomne. 
Et en AUTOXPKE seran grana dSInvIs. 

Calendrier provemçaL 
Et en automne seront grandes aTerses. 
ARC. CAT. Autumno, esp. Otono. port, dutono, 
XT. Autumno. 

a. Automnal, autumphal, adj,^ lat. 
AUTUMNAiir, automnal, d'automne. 
Eqmnood autumpval. 

Elue, de las propr., fol. IM. 
Équinoxe d'automne. 

Lo temps autoisrau de vendenriai. 

Lejrs itamon, fol. X19. 
Le temps automnal des Teîidanges. 
CAT. ESP. port. AutummU. it. Aummaaie. 

AUZEL, s, m,, lat. AvicRiJus^ oiseaa. 
Un pane ausel en mon ponh , qne no s n' m, 
Am mais qu'ai cel ana gma yc^n. 

G. Faidit : Tant aL 
J'aime mieux un petit oiseau en mon poing , qui 
ne s'en aille pas , qu'une grue Tolant au ciel. 
Et ang los avzeu alegrar. 

B. DE Yentabove :'En abril. 
Et j'entends les oiseaux se rëjouir. 
Per paor d'AusBL de caasà. 

Naturas d'ulcuns ausels. 
Par peur d'viieau de chasse. 



AE)Z 

ASC vft. Je àanfà ton «m à d«f9r«r k hmie 
et à pisels. 

Ame* trad, dû LUms dm Bois, kH a3. 
▲MC. CAT. u^om/. rr. JageOo, 

a. AusxiXA, f./, caille femelle. 
Voyez Da CaDge^ 1. 1, col. Sa5. 
Pins tost no Tola yinindella , 
ni eiparriéry ni aviilul. 
GTOU.A1J1IZ DE BnovxDAK : Lai on hom. 
Hivondelle, ni épenriar^ ni caillé, ni vole plus vita. 

3. ÂusELBT, Se m, , oiselet, oisillon. 

Nais rAnssLiT i^alegnm par s*anior, 
Qnan U Tason, tal joi^ n'an entra ior. 
PiaroURA : Aitan K»pir« 
Vnoistlats méaM m ifjoaiMoit par amoar d'ella, 
qvand ils la Toient , talla joia Os aa oot entra enx. 
ASC. vn. 

Ke li oiselet ehantent è la rose «tt flofie. 
I Jloaiaa di«llo»> ▼. 39S4. 
CAT. JueeBet, »• Aagellêtto, 

4. AuzELOy s» m*, oisillon. 

Fer aqo! monten œnt miri ausiixo. 
PoêmB surSo&ct» 



Ptr là montait etnt miUa oisillon». 
Elagcia aasoa 
E 1 cheas deU Ausi&ea. 

BfcACAs : Lolialk dons temps. 
Et k pie ssison et la clnint das oltillons. 
ASC. nu Ce fa en le donce seison 

Qne der èhentent li oseUon» 
i2inn«udkil«atfrtf>t.III,p. 167. 
iT. Ueediane, 

5. AnzuLAMS, t. m., oisinoD. 
Per U ])oci deb Kjnmjjn,. 

Trad,dsB^d9,ÎA,lp. 
Aff la bondfcs das oistUùms. 

6. AtrcxixàTmB, AuzBLLAnoEy S, m,, oi- 
seleor. 

E non fiMseU l'AmuxAnomy 
Qu'apeUa e tnd eb doonor 
I/«oaél , tro qn» l'a en ae télé. 
Uir TaovBAsovK AKonnni x Senior, Tosque. 
Et ne £dtes pes VoissUur, qui attira et appelle 
«ree dooeanr Foisean , jusqu'à ce qu'il Tait an sa 
toile. 

Kg. LVociiATM d^fsm no rêj ran pu qne- 
ren bisjb enm jmadn aqnel anoell. 

F, 91 Fort., fol. to3. 
Vjolsoloar d'eider ne ^ ri«i ehardiant plus que 
flimment il pranns aet oisean. 



AVA i55 

àMC, w%. Aln«ine com ftit 11 ùUsiierres 

Qai tant à roiael, comme Uema. 
JloiiMii dis la llof«j ▼. 31757. 
Einsi enm fat li oisolerres, 
Nono, rsd. dê/obL #£ conl. aac. t. II, p. 3gi. 
ASC CAT. AuseUdre. n. UeeOatàre. 

7. AuzELARy V,, chasser aux oiseaux, 
fanooDoer. 

Pot AosBiAs • son ulem 
Qne gae, per ooita d*AiniLAA, 
No *1 ftsM trop per temps ^ar. 

Dnniis VK Paa»u , Aum, emss. 
Peut ehoêswr oux oiseaux à ion dënrw 
Que^ par empressement da ehassêr, il ne le fesie 
trop long-temps Toler. 
ASC VA. Par oyseîor et par duuser eux béates 

aanivaiges. 
L. M Pkxxxn Fait, ir.dsldFisiLdeCiDénH, p. 37. 
A oèstoisd a-il failli P 
En antra len voist ciseler, 
Ifouv. rec. dtfohU sicomU mmc* t. II, p. |3. 
' ASC CAT. Ausehtr. ir. Uceellare. 

8. EiTAuzELAR, V,, élcver, dresser un oi- 
seau. 

Enqnera Tneill denionstrar 
Conk deo son anzel isauulas. 
Leogers es a BSAi7SB).An. 

DBvnxs DE Paases , Aum. eass. 
Maintenant je toux démontrer comment il doit 
dresser, son oismu. 
IlestiâcUaà^lM>«r. 

AVA19TALy s. m., avastaU terme de 
fauconnerie. ^ 
AtastaIi solon ^dlar 
li Franees, cais pec desiot» 
So qne noa apeU^ cOgot. 

Deu9es PS pRASSi, Aùe» eass. 
Lm Ffaufais ont oontnma d'appeler, preei|iie per 
antipbnse , avatUal, os qne nous appelons eogot. 
• 

AYARt atff. , lat. ataro^ > avare, chiche. 
Par qn*iea no Tuelh cambiar 
De joi ab on rai ataEi 
Coi aobcm anra et argent. 

P. VisAii : Si m laismw. 
C'est pourquoi je ne reux changer debonhanr avec 
un roi avare, pour qui l'or et Targeot abonde. 
E no siats atass, largement despendetz. 

' PWLOKBNA. 

Etna soyas psi atmres, dipenses largemeot. 



i56 



AVA 



Bomna ab cor a.var. 

Bértraiid db Bokn : Ges no mi. 
Dame avec oœiir ayare. 
Substantif, lÀ cnbit e li avar. 

, La noblft Lejrczan. 
Les oonvoiteux et las auares. 
AHC PE. jfverz estoit et convoite^ sear tontes 
riens. 

Rec. des Hist. de Fr., t. III , p. a6i. 
Qoe te Tant oe que ta es riche , 
Paîaqae ta es Oforf et chiche? 
Quatrains moraux, not. sur les anc* IW. d'heures. 
GiVT. Bsp. POBT. iT. Amrù, 

a. Avab)g, odj,f avare. 

Na Mieb de ben, no m sîats atakga. 
, A. Dkvxa* : Si m fos amors. 
Dame Mieux que bien , ne me soyea at^art. 

3 . AvABos , S, m, , avare. 

£ sobre tôt qne.noa si' ataros ; 
Tôt homs avars non er ja caballos. 

Fragm, de la Bibl. Latirentiana. 
Et surtout qu'il ne soit avare; tout homme arare 
ne sera jamab considérable. 

4. AvARiGiA jS.f,, lat. AVARiTiA , avarice. 

Contf^ ATAJiiciA, son &it de largeiat. 
Poème sur Bœce, 
Contre avarice, ils sont faits de largesse. 
Ataricxa. ^ antors dezaordenada d*aver e 
poaseinr los bes d'aqaest mnn. 

F. et Fert,, fol. i3. 
Ayarice est amour désordonné d'avoir et dépos- 
séder les biens de ce monde, 
CAT. Ksp. PORT. Avarida: vt, Avarixia, 

5. Avaria, s,/, , avarice. 

Ergneilh et avaria 
A 1 renegatz. 
Bertrahd n^ALEAMAiroir : De l'arcivesque. 
Le renégat a orgueil et avarice. 

6. AvARszA, s.f., avarice^ épargne. 

Cam qui 1 fat per atarisa. 

Brev. d^amor, fol. 69. 
G)mme qui le fait par avarice. 
£ per ATAxi£A e per sen o sab tôt reoobrar 
e gasaignar pins que non perdet. 

F. Al Dauphin d'Auvergne. 
Et par épargne et par sens il le sut recouTrer en- 
tièrement et gagner jÂus qu'il ne perdit. 
AHC. CKT,Avarexa, port. Avarezxa. 

7 . AvABETATz , f . /. , avaHoe. 



AVE 

Et ATARRTAtz s'atam 
Encontra largesse. 

P. CAiDnrAt : Palsedttt. 
Et avarice s'efibroe contre lar^ese. 

d. SpBRATAas, 0^'. , excessivement avare. 
E qoî s fai de Tantmi cortas, 
Pos dd sien sera sobratars* 

GiRAiJD K BoUTEili : Obs m'agn. 
Et qui se fait généreux du bien d*autmi « aprèi 
sera excessivement avare du sien. 

AVELANA, AVXLAN A , AULAIGN a , AULA5 y 

s./, y mue, ave/lava, aveline, noisette. 
On lit dans nn glossaire manoscrit 
du moyen dge : 

Xmxlulmm « ab AbeUano Campanix op- 
pido , nbî abondant, oognominata» sont. 
Suma ^ 3is.de la Bib, deBerm, 1. 1 , p. 389 
Atblaras et note mnscadas. 

Elue^ de las propr., fol. ai5. 
Avelines et noix muscades. 
En pinholetas qoe sîon corn aulavas. 
Dbvprs de Pradks , Aus. cas$. 
En boulettes qui soient comme des noisettes. 

Le substantif était* souvent «mployé 
en négation explétive. 

Qne no Tslifa nn' atilaha. 
T. n'HuGVCs Dz S.-Gtk et du vicomte : Veieons. 
Qui ne Tendra une noisette. 

Totz no los dopt nn' Ai7i.AXGRA. 

Palazis : Be m pki- 
Tous je ne les redoute une noisette. 

Adj, NotS ATBI.AWA. 

EU*c. de laspropr., fol- 2i5. 
Noix aveline, 
AMC. Esr. 

Qne tod esto non precio qnanto m attloMi. 
Poema de Alexandro, cop. 237. 
CAT. RSP. Aveilana. port. Avelâ, rr. Avelkme. 

a. AvELAMBTA, s.f,, petite avçtine. 
Aitant oant es nn' ayelaneta, 

Decdes de Prabbs , Au», cass- 
Autant qu'est une petite aveline, 

3. AvELANiEB, S, m., uoisetîer. 

'Vergasd'ATRlAiriRR... Passant pMsai«/<fluer. 

Elue, de las propr.. Sol. 17a ai ai5. 
Verges de noisetier,,, Pssaantpràs on jsoûeft'cr. 
CAT. ApeUaner. m. Aveikmù, tort. AfeUir*- 
XT. AveUano, 



AVE 

AVEN A, #./., la t. àvisita, avoine.' 
Car qui yoI coillîr atsita ,- * 
Primieiramen la semena. 

P. Gabbisal : Jlietum^nst. 
Car qai reat neaeillir avoiaê, la sAmm praniàre- 
ment. 

Donet lor oena 
De poioal qne el ac fats a pan d'AvsvÂ. 
Aomiin <2e Gérard de Rossillon^ fol. 84 • 
Il lear donna souper de pottë qu'il eat fait et de 
|)atn A'tu^oine, 

«sp. Avena, pobt. ^fiâ^v. it. fVna. 

AYEU, v. , lat. ^ÀBERe^ avoir, tenir, 
posséder. 

TVon AURA... non aurai. 

r»<ne ^ 960. 
U n'tfMra... je n'aumi. 

Tos temps toI hom so ^*oin qo pot atbr* 

PsTaou : ITeatenciD. 
Ea toot teoipi «a yent ce qu'on ne pont a»oir. 
Qa'ei<a no os ai , ni vos non atbtz mi. 
FoLQurr ms Mabseillb : Ai ! quant. 
Que maintenant je ne roua al, et tooi ne m'aeva 
pu. 

AS pas , ^*ano non agdxst may, ' 
Follia e nesoiea. 

H. BB â.4:TB : IfesMuget. 
Tu M, 0as que tu u'cim janaia , folie et igno- 
rtnoe. 

Ar AOVBs xen mil marcs de fin iii^ent... 
Et îea AODBs bella dona e plazen. 

PiSTOUTA : Ar agûes ieu. 
lùiateiiant eiu^tf-je mille marcs de pur argent... 
Et «uj^^je dame belle et agr^le. 
ABC. B&. Nulle, poor de peine Ofer, 
Ne pnet snn corage movtr, 

Mabie db Fbamce , t. II , p. 433, 
Et bien pnet'ai^r cel nom. 
Catal. de la Bib. HaHéienne, 1. 1 , p. SSy. 
ABC. <u.T. Aver, ut, Haber, fort. Baver, n. 
Avère, 

Ce verbe se composa avec lui-même , 
au moyen de l'emploi de son participe 
passé uni à ses autres temps. 
O es eferms, o a a&n agut. 

Poime sur Boece. 
On iTett infirme, on il a eu chagrin. 

Fer qn'ien del ben qn*en aob' agut 
Sai e dTtj qn*ien n^ai molt perdat« 

Bajoatti) d'Obavob : Er quan. 



Ave 



,57 



C'est pourquoi je sais et je crois que j'ai Beaueoup 
perdu du bien que j'en aurais eu. 

Laissa la paor qne as aouda. 

r. de S, Honorai. 
laisse la peur qne ta as eue. 

Il forma aussi ses temps composés en 
employant Tauxiliaire esser. 
Selb qa*BmoK de prêts avug, 
Enqaeron 00m prêts an baissan. 

Ga YAUBAjr LB ViBinc : A la p|u longa. 
Ceux qui étaient eue de mérite demandent com- . 
ment le mérite -va baissant. 

Enan* qae pos aottr prélats* ' 

y. de 9.. Honorai. 
Avant qu'iiyii< eu prélat. 
Moolt BS AVUTs belbs sos oomensamens. 
G. IUquieb : Tant m'er. 
Son commeneement est eu très beau. 

Ce verbe; suivi de la préposition a, 
exprima parfois une action à faire , une 
destination, etc. 

Et als antres mostran. 
S'il Tolon fiir Inr pron, so qnV fiir a». 
B. Galvo : Ab gran dreg. 
Et montrent aux antres , s'ils Teulent faire leur 
profit , ee qu'ils ont à faire. 

Qaar pins soven deVria om venir 
Lai on hom ▲ a vinre et a morir. 

GiBAOD LE Boux : If ulhs bom. 
Car on devrait plus souvent venir U où l'on a à 
vivre et à mourir. 

oaY. Qne tels cambis no s fuyen à dedocir. 
CAPXAinr, Coll. dipl., 1. 1, p. 45o. 

AHC. BSP. 

Coemo lo mandd mio CLd, asi lo han todos a far. 
Poema det Cid, v. 323. 
iK>irr. Apyam a dar. 

Slmeidariû, t. II , p. i3i. 

L'infinitif présent des verbes , quoi- 
que séparé par d'autres mots , formait 
avec les diverses personnes du présent 
de l'indicatif d'AVE& un futur com- 
posé. 

E TBOBAB Vsu oltra uar aes falhensa. 
G. FiauBOtAS ; Tou qui boa. 
Et 'nous le trouverons ontre^mer.saas finte. 

Ce verbe , joint à divers moCs , forma 
un grand nombre de locutions. 

Dosbatalbar o d'AVBB pabaulas ab alcnna 
penona. 

Lif. deSjrdrac, fol. loi. 



i58 ÀVE 

De. difpQtsr on Savoir d$s paroles vrec quelque 
penonne. 

• Tan oom a cou 4e donar. 

. G. KiQinER : Qai «n disiee. 
Tant câmine U a cmurào donner. 

Qo*enqiMr aurai loc de diantar. 

B. BB Vevtasovb : En abril. 
Que j'oKhfi eneore //«»de elianter. 
▲' ix> DiABLK IX. coaa , cpe tan fort la tarmenta. 
F, de S. HoMorut, 
Elle a U diable au corps, qui k toormenie $ï 
ton. 

Qne ns part , a Toa Af ats loa datb. 

T. W^VQVEê ST SK BAVsaA* : Banann. 
Que je roas départif , et tous trfres les dés. 
Qno Dieu ni lkx ni asir non av. 

GiaAin» DB BoBHin. : A l'honor. 
Qui n'ont Dieu ni ht ni hien. 
Qa'anc de loi «mar no ■ 
NL AI BM 001. qne m n'eatraia. 

La ooKTBaaKDB Dix ; Ah yA, 
Que je ne me nUre oneques de l'aimer, ni n*ai 
dans le cour que je m'en retire. 

Qb'^o"' ^'^'^^ ^ P*^ ^^ '^^ ^ pAmunr. 
BiCHABD-OQBtTB-mb-IJOir : Ja nuls liom. 
Qu'homme mort ni prieonnier n'a ami ai parsuL 
Bbv axa eoma qn*ea d*afbrtit ooratge. 
BBaTRAm n'Au.A]UiioN : Un ûrTentee. 
irten ait le eomte qui eet da'oounge aftrmi. 
Mal au^ jomtqn*amon n^ fets empTendni. 

B0H8 BX Ul Gaxbx : Sitôt nei}. 
Mal ait le jour qu'amour me fit éprendre. 
Airc. rm. Renart reapont : Bianx doux oompèrB , 
Bian aU Vêmt de Toatre père. 

ItomMi dki JUnorr j t. m, p. 4. 
' Cil reapont : Sire , hen tués. 

Bofuan du comte de Poitiers, t. 773. 
Bftana jooa t a qne Talon maia qne rirea. 
AurAvn au KAanxiL s Belh m'ai lo. 
Uya mainta jeux qui Talent mieux que rire. 

E ▲ n'i.d*aqQeIa mâlTau 
Per qn'el aetglea ea aordetata. 

VntiOLB : Atreetioûl. 
Et 'ûjr en a da aee médiants par qui le «ièda eet 
souiUtf. 
Avc. X». El toiaiiaie n'dM»V ploa belea. 

FabL et eont. une., t. IV, p. 74- 
Doimt U faate eu/ jonxtea bellea. 
An retour y eut nne paix. 

ngiles de Charles riJ, p. ai8 et la. 
CAT. Una Gorbeyita hom a fiiTa... nn aacfa on 
ha beaenyt. 

Gavxavt, Cotfw tUpL, 1. 1 , p. 41X. 



AVE 

xar. jipia nn aacriatano en «aax alMidia 

Qœ gnirdaba laa ooaaa de la aaerirtanîa. 
Milagros de mtestra Senora, oep. lêrj, 
VOXT. Ana moytaa œntenaa de annoa que era 
fondada. 

J. BAaaoa , Dec III, IV, 1 . 
iT. Non ha gran tempo. 

BoQCAcao , Decam., TU , i. 
Pan. pris. SE alcon atxht poceaaion firanca. 
Coût. d^Jrles. AmacaT , 1. 1 , p. 99. 
Si quelqu'un gtjraat poetenion franche. 
Suhstantiv. Crada chanaa ea qne od qne non 
dona al non-ATxvr. 

.Trad,deBèda,fiÀ.^. 
Cert cniella dioee que oelrn qui ne donne pu au 
non ag^ant, 

Avo. XT. Apaa in longo perticaa qnatordioe. 
Tit. de 816. MvxAToai , Diss. 3a. 

a. Ayxe, s. m., avoir, richesse, argent. 
Ifaa non ea lîoa qne a fi'e aon atxx. 
Poime stsr Bœct. 
Hait il n'at pat bon qu'il te fie enaon omr. 
IVaqnellaa qne amon per atxx. 

B. xn VxvTAiMVB, : Chaatan. 
De eaUai qui aioaent pour «ryent. 

Car per atk& aniaaaar 
Vole Jndaa Den lenegar. 

GuAua x»B BoBinOL : Qonna «. 
Car Judai ecoeantit à reniar Dieu pour aneanr d« 
Vargeat. 

— 'Tronpeaa. 

E pla j mi qnan U ioorridor 
Fan laa gêna e* la ATxxa fugir. 

> BxBTiAiiDnBBoair:Bempbj. 
Et il me platt quand les oourenn font fbir ks 
gaae at lae troupeaux. 

Ni d*aqnela ATxaa Vb^ non prendra. 
Tit. deiltâ» Bist. de Languedoc, t. II , pr., eol. 36i 
Et de eet troupeaux il ne prepdn pai dieit J« 
Leyde. 

... Moix AvxB menant 

Per laa montagnaa paatoigant... 

Tôt aoan ndatre atxr jpayaien. 

Trad. <f va BiHMg, apoer, 
... Menant mon troupeau p4turant rar Im aïoe- 
tagnet... Piiamnt tout douocaaant notre traupessL 
ASC yn. Nox hoira prendront toot Boatre orv 
E Dieo on déablèa nox aaoes. 

J. SB HxuxOjCocfic., T.fi?. 
Ledir aire de Boea et a^ compagnow 7 



AVI 

gBÎDgnerent moult Savoir, car c'ettoû U pins 
ridie plaoe et 1« plnt forte de tons le payi. 

OBuvrt» ^ Alain. Chartùr^ p. 119. 
CAT. Baber, esp. Aver, poht. Baver, rr. Avère. 

3. DESAYSByV., quitter, abandoimer, 
détacher. 

PiOB femna... 

Senher, de tos se dbz4 

Tan qn'als TieDis noa etz par. 

• G. RiQCiEa : A iant Pot. 
Digne finame... Seigneur, m <£e7a£A« de too* tant 
que rous n'êtes pareil aox vi«az. 

AVI, AviOL, S, m., la t. avo* , aieuL 
CayaatreiilieUoa ATiaab un, pctttz aobe3^an. 

P. BasHoVD BiCAS vovAa ; Poe partit. 
Qa'aiiui soa aUul r^na ayec un pur m^te 
Hipériear. 

Payre et mayre... atxs morents aens testa» 
ment. 

Siàttttt de Prwfence. JxruES , 1. 1 , p. 433. 
Pire et mère... aïatx mourant «ans testament* 
Moa paires, moe atiols et ien. 

Zitf, de Sjrdrue, fol. 6. 
Mon père , mon aïeul et moi. 
Qa'iea aozi dir a mon afiox. 
Que qni non dona so qoe '1 dol, 
Mantas Têts non pren ao que s toL 

6. FioOEiRAJ : Ja do fiir. 
Que j'ouïs dire k mon aïntl que qui ne donne 
pas ce qui lui fait peine , maintes fois ne prend ce 
qa'il veut. 
AVG. ra. £1 non son aiol comencha. 

BIejtsssier , Bist. lia. de la Fr.j t. XV, p. aSa. 
CAT. An, ESP. Abutlo, vokt,Av6, rr. Aw^ avolo, 

a. BzzAYi, RETRAYiy S. m., bîsûeul y ar- 
riére-4lîeul. 

De son paire, de son avî, 
De BXZAVx, de wletkxvi, 

Brev. d'amor, foL 60. 
De son père , de son aïeul , de bisaïeul, à* arrière- 
aïeul. 

CÀT. Besavi, ksp. Buabuelo, port. Bisavâ, it. 
Bisavo, bisavolo, 

3, AviA, *./., lat, AviA, aïeule. 

Lo paire, la maire , o ravis o Fatia , quant 
ilh van a la mort* 

Trad. du Code de Justinien, fol. i5. 
Le 'père , là mère , ou Taïeul ou VaietUe, quand 
ils f ont à U mort. . 



AVO 259 

CAT. AvÙL Ksp. Abuehi. PORT. Avà. IT. Aveia. 
4. Bbsavia ,s.f,, bîsaïenle. 

li .fil son destreîu de noîrir lor paires e lor 
' maires, e lor avis e lor avias, e lor besaria e 
lorassArrAs. 

Trad. du Code de Justinien , fol. V]. 
U» fils sont obligà de nourrir ]eurs pères et leurs 
mères, et leurs aïeux et leurs aïeules, et lenvs 
bisaïeuls et leun bisaïeules m 
CAT. Besapia. isp. Bisabuela. port. Bùavô, it. 
Bisaifa» 

AVOL, Aut, adj\, lâche, méchant, 
mauvais, yil. 

Tant es atols e de mennt ooratge , 
Qu'âne jbm no 1 plac pretz de caralaîra. 
liAVpaAiic CiOALA : Bstiers mon. 
n est si Idehe et de petit courage, que le mérite 
de cheValerie ne lui plut jamais. 
An,ab faJaas amistatz. 
Toit prêts en atox. color. 

G. FAimx : Tug cil que. 
Us Mt , avec de fausses amitiés , tonrai le mintm 
«n méchante couleur. 

D*ATOi. pata ven mais mais que be. 

B. DE LA Bartbs s FoUk ni flofs. 
De méchanie paÎE rient plus de mal que de bien. 
Subst. Et aïs ATOLS es d'ergnlboa semblana. 
Rambaud de Vaqueiraj : Era m requier. 
Et elle est d'une fière contenance aux vils. 

On lit dans les Zeys d'amors, fol. 7 : 
Mots sincopatz... aux. per atoi.. 
Mots sincopés aul pour avol. 
Die TOS qae eu A0X3, e fais, et trsjdor. 
Philomena. 
Je TOUS dis que tous êtes wl^ et faux , et txattie. 
Subst. E sai triar loa auls dels STinens. 

Albokst : Ara pareisson. 
' Et je sais trier les mauvais des convenables. 
Avc. asp. 

Qaando del avol ome tal derecho H daba. 
P'ida de San Millan, 00p. 2^. 

ANC. CAT. Avol. 

a. Atolmeic , adv., méchamment. 
Tos temps fo ranbadors e Tiaqaet atolxeit. 
Roman de Fierabras, t. 3835. 
^ En tous temps il fut Toleor et il Técut méchamment, 

3. Atolezza , 5.y., lâcheté, méchanceté. 
Ben an canjat honor per atolbzba. 

BERTRAin) DE BoRM : Pus U huoa. 
Ils ont bien change honneur pour lâcheté. 



i6o 



AYS 



Ja non aura proeca 
Qui no fog i.voi.aKSA. 

Axskvn DE M4RZ17IL .' RasM es. 
Qui ne fait lAcheté n'aon jamais prouesse. 

ÂHC. SSP. 

... Fayo de a^olesa.,, 
Perder la por tardansa séria gran avolesa, 
Aaap. DS HiTA. , cop. i6a et 788. 

AVONCLE, s. m., lat. avokcbxiw, 
onde. 
De mon paire ni de mos a-tomcubs. 

TU. de i2aa. Doât, t. CXIV , fol. 69. 
De mon père et de mes oncles. 

AHC. CAT. A¥OncU. 

2. OnctSyX. m., oncle* 

Ja no ersirat oaatic d*amîc ni d*0KCLB. 

A. Dakrl i Lo ferm. 
Je ne croirsi jamais la réprimande d'ami ni'd'oncle. 
Qae de son oncx.x la rolcaets amparar. 

Bahbaud db VAQunaAs : Senlier manpies. 
Queuvous Toulossies la prot^er contre son oncle. 

CAT. Oheh. 

AYM, adf, , le même, semblable. 
Tous cosaa son atmas. 

Lo p€^ré etemal. 
Tontes choses sont semblables. 

a. Enayma, adç,, comme, ainsi. 
EiiATMA £ej €aym , lo primier filh do Adam. 
Mot fi> de nobla gent en aqaela JEsczon, 
Ehatxa fo David e Ip rey Salomon. 

La nobla Leycson. 
Comme 6t Caïn , le premier fils d'Adam. 
JX j eut beaucoup de gens de cette manière , ainsi 
fut David et le roi Salomon. 

— Ensuite. 

Ehatma toma seeca e sencza TÎgotîa. 

L*Evangeli de li quatre Semencz. 
Ensuite elle devient sècUe et sans TÎgnetir. 
Conjp EsATVA ta concises lor , fai lor oonoî- 

scr tn. 

La Payre etemal. 
Ainsi que tu les connais , fais-leor connaître toi. 

AYSE, s, m, y tonneaux, vaisseaux pro- 
pres à contenir le Tin , Thuile et au- 
• très liquides. 

In nno graaali , vel bcooo, vel alia atsiiui 
redpîetar aqaa illa. 

TiL de i35a. Hist. de Ntmes, t. Il , pr. , p. i53. 



AZA 

Vctam loa ATna de Toetal ; 
E la donna li moatret pneys 
Oan ran vayceb e hnerria Tneya. 
r.deS. Honomt. 
Voyons les wtifssaùx de la maison ; et la daaw 
Ini montra ensuite grand nombre de tonocsigi et de 
greniers vides. 

ATSHA. f s./., souci , chagrin. 

Non ba atiia ni penaament, mena Tilade 
segnitat. 

Trtmor, atcba , offiuoamenk de raao. 

De tota AT8SHA et pensament gelar. 

Elue, de las propr., fol. 69, 90 et 81. 

Il n'a souci ni pensement , mène vie de sécurité. 

Gniaté, chagrin, embarcas do imison. 

Tirsrde tOBtkoMclet] 



À.YZEIAR9 V., vaguer, errer. 

Qoan peysbo va atseiah , ai pcrt U laaior 
partida dels noas, car no vaca a loribnaacio. 

Meravelboiament ama baleaats e *b mou 
ATSiKAir per mar. 

Elue, de las propr. > fid. i54 et i56. 

Quand le poisson va errant, la majeure partie des 
OBufa se perd , car il ne vaque pas è leur fonnstisn. 

Elle aime merveilleusement ses baleîneaox et lei 
mène errant par mer. 

AZAR,^ s, m. , hasard. 

Voyez Mayans, t. II, p. 244; De- 
nina, U III, p. 42, etc. 

Les étjmologies de ce mot, indiquées 
jusqu'à présent, laissent beaucoup à 
désirer. Voici une nouvelle conjecture. 

Dans la langue suevo-gothique, as 
signifiait Dieu^ 

Les peuples du Nord avaient tette 

formule de serment e 

So hielpi m!er bin Belge Aa Freyer et Nwnl. 
Ita roe juvet sanctus as Freyer et NioH. 

Le pluriel d'AS était asar. 

laas , Gloss. suio-gothic, 1. 1 , «oL ni' 
Chez les Goths , asa& signifiait dooc 
ies elieux i fatum, etc. 
Ane nnihs ASAHs, ab data galîadon. 
Ni lanbs poder, nosanp tand'aver traîre- 

Gataudah lk Vaux ; len no sot. 
Jamais aucun hasard, avec des éée trompsmi, ■> 
aucun pouvoir , ne sut tirer tant de Hchcsses. 



Atk 

Que no t tânli jocz d'Âim 
Mas ad home avar. 

AsjiAUD DE MAasA9 : Qui comte. 
Vu qae jea de hasard ne oonTitmt qu'à homme 

Xtfc. Tots lot Les d« ion «enhor qne lî eron 
donatz per gazanhar e pcr mnltipUcar, ha 
despendnts « porregiuts e ma an va 



AZA 



i6i 



r. et FeH,, fol. 67. 
Tdoi lee bient de fon seigneur qui lui étaient (bn- 
Bét pour profiter et pour mcdtiplier , il les a dépenses 
et dittipéis et mU à un hasard. 
CA.T. ISP. FORT. Azar, XT. Âsxardo, 

AZATJRA , s, /., tartane , barque sai^ 
rasine. 

Qui apparelhan asâubàs e gallias a nans. 
Cant per la proa près rASAURA. 

r, de S. Honorai. 
Qui apprêtent tartanes et galéaces et navires. 
Quand il prit la tartane par la proue. 

ÀZA.TJT, s. m,f grâce , agrément, plaisir. 
Donc Tal maia asautb qne beotatz. 
GviLLAUMX sxBsaouZDAV : Mais Tolgra. 
Donc grâce Tant mieux que beauté. 
Qn'îen fora pro riez e de bon azaut. 
Sol de a*amor pognet istîr allatz. 

Bambaud de Vaqueikas : D^amor no m. 
Que je fesse asses riche et de bon contentement, 
feulement que je pusse sortir 4 fin de son amour. 

a. AZAIJTIMENS , ADZAÙTIMENS , S, m» , 

agrément, plaisir. 

E fai far grans AZAirrxVBirs... 
Car noble cor ayer sotian 
£ far proezai , don Tenian 
AnzATJTXM EUS c joy e pretz. 

P. Visai. : Abril issic. 
Et &it faire grands agrém^nU... Car ils avaient 
eoatamc d'aroir coeur ndbte et de faire prouesses , 
d'où Tenaient p/oùfr et joie et distinction. 

3. AzAiTTEïA, S. /., gracieuseté, poli 
tesse, bijou. 

Denan faitt asautkza. 

Amahizu nsa EscAa : En aquel mes. 
Avant faites politesse. 
Si vezetz azauteza 
Qne na faasa cobcseza 
Entre aaa ad antmy. 
Non la prendatz de loi. 

AiVAVD ss Habsak : Qui comte. 



Si TOUS Toyes entre les mains d'un autre, bi/ou 
qui TOUS fasse euTie , ne le prenes pas de lui. 

4. AzAUTiA, ^.yi^gracienseté, gentillesse. 
Per sayi *1 ten de sen e d^AZAuriA. 

Lejrs d'amers, fol. 38. 
Je le tiens pour sage de sens et de gracieuseté. 
Mantel portée gcnt folrat d'AZAUTiA. 

Palajrtx de SatfleMa. 
Il porta un manteau agréablement fourré de ^ea- 
tilletse. 

5. AsAUT y adj, , gracieux y agréable , 
élevé , convenable. 

E *1 bel cora blanc e le... 
E *1 pins azAUT qn'om Te 
£ 1 miels afaispnat. 

BzasMGEa de Palasox. : Ab la fresca. 
Et le beau corps blanc et lisse... Et le plus agréai 
ble qu'on Toit et le mieux façonné. 

Qnan tic Tabbat am tan asauta oompa- 
gnha... hac gran gang. 

PiniiOiizirA. 
Quand il Tit l'abbé avec si gracieuse compagnie... 
il eut grande joie. 

Ni sai belhs digz ni AZAtrri mota triar. 

R. GAVCBI.M : Un sirrentes. 
Et je sais choisir beaux dits et mots agréables. 
MosdeB AZAirrz e caia agntz. 

Devdes se Phases , jéus. eass. 
Mnsdes convenables et mâchoires aignés. 
Ad¥. Mnt son servit ricament, 
AzADT e acermadament. 

Roman de Jaufre, fel. IIO. 
Sont serTis très richement , agréablement et élé- 
gamment. 

6. AZAUTET, ADAUTET^aiIC^'., gCtttiilet , 

gracieuset* 

Ter diminntin son azant, azautzt. 
Coma gentet, adautbt. 

Leys d^amors, fol. 69 et 10. 
Les viais diminutifs sont gentil ^gentillet. 
Gomme gentillet, gracieuset. 
Adv. £ bateta lo mont AZAtmT. 

Dbvses de Phases , Aux. cass. 
Et battec-le très doucement. 

j . AiKAUTAA , V, , charmer , plaire i ac- 
commoder. 

Toza , mot m*agrada 
Qoar Tos ai trobada , 
Si ns poesc azaittae. 

G. RiQinxa •* L'antre jom. 

ai 



i6i 



AZE 



Fillette , il me phtt beancon]^ de ce qne f c tous ai 
trouvée f ti je tous puis plnir». 
Ane laazengier non tos poc jlxautâr. 

Bahbaus de Vaqueiras ! Honrats manjoes. 
Jamais flatteur ne put tous plaire. 
Ni no m*AKÂT7T de trop gnabar. 
Ni de companlia ^a^ol gen. 

Pistolet A : Manta gen. 
Et je ne m*accommode pas de trop plaisanter, ni 
de la compagnie de mëcbantes gens. 

Per c^om no ns vei qni no s'azaut de ros. 

ARNAcnoE Mareuil ; Aissi col peît. 
Pïirce qu'homme ne vous voit qui ne se charme de 

TOUS. 

Part, pas. 

Sapcfaatz de lleys me tal moat AsArTAT. 

Albertet : £ mon cor. 
Sacbet que je me suis beaucoup charmé d'elle. 
AsAUTA s maïs de perdonar 
Totz temps qae de sobreira far. 

Roman de Jaufre, fol. ^5. 
St*accommùde plus de pardonner en tous tempe 
que de faire fierté. 

8. Adzautie, v,\ embellir. 

Car ao c*om pins ne ve 
Devetz mais ▲nsAurtE. 

AMAiriBV DBS EscAS : En aquel mes. 
Car ce qu'on en Toit le plus tous derez VembeUir 
darantage* 

9. Desazavtar , V, , chagrioer , dé- 
plaire. 

Joglars, perqne m dxsazaut 

Ma dompna., e vos mi Ciîiz bant? 

RAVZArDD'OiLAMOE : Ben s'escbai. 
Jongleur, pourquoi ma dame ma cAa^r^ne^t-elle , 
et vous , me faitee-iv^s oiguetUcux ? 

10. Malazaut, adj., déplaisam , maus- 
sade. 

Qa'boms MALAZAUTz , sitôt s'esprosi 
Non es gair' ad ops d'amar. 

Raimond de MiaAVAi. : Dels quatrv. 
Qu'un bomme maussade^ quoiqu'il soit pkvnx , 
n'est guère bon à r«uvre d'aimer. 
Porton MALAZAUTZ ameys. 

Gadenst : A tais cum. 
IWtent déplaisants bamois. 

AZEMPRIU, ADEVPRiu, s, m., usage , 
droits, privilèges. 

Les droits désignés par ce nom exis-. 
taienc à la fois en faveur d'un seigneur 



à l'égard des habitants d'un lieu y et en 
faveur des habitants envers un seigneur. 
Aigas e casîos et esplechlns et Azavranrs. 
Tit. de ia44* '^'^^* <^ ^ey» Ji 4- 
Eaux et cbasse et pâturages et usages. 
De lor onor o de lor adempriv. 

Tit. <& I igi. Arch. du Roy., J, 3a3. 
De leur fief ou de lear droit. 

Un titre oiffre plusieurs détails sur 
I'azbmpriu en faveur des habitants. 

Penre fnstas , lenbaa el bose ; quant sya 
aglan, las gens de Gossac , per oaacnn parelb, 
marit et molher, y podon mètre nn parelk de 
porcs , et lo rémanent es a vendre al senbor. 
Tit. de 1410. Doat, t. CLVni, fol. 3o6. 
Prendre fustes , bois à la forêt ; quand est le ghad , 
les gens de Glissac , par chaque couple , mari et 
femme , y peuvent mettre une paire de porcs , et 1« 
restant est k vendre par le seigneur. 
ANC. VR. Jamais ne furent contraints payer 

ancans impâts, toltes, qoistca 00 adêm- 

près. 
J. de KosTBADAMVSf F. des Poit. prw., p. io4' 

AZIMA, adj.y lat. Azvmrj^ aàoie. 
Farina o pasia ses levain m dits azima. 
Elue, de las propr., fol. 109. 
Farine on pile sans levain eit dite asime. 
Bsp. Azpno. POftT. AMuno. n, Auimo. 

a. Atme, ad/\, azime.. 

Et era la pascha delà Jnzieiu e lor pan 

ATMB. 

Trud. du N. Test. Uàmc , c. 14. 
Et c'ëUit la peque des Juifs et leur pain ««Mie. 

AZIMAN, AYMANy A&IUAN, S. m., lat. 

ADAMKVs, aimant. 

■ Qn*eissamen8 com Taziicavs 
Tira M fer e *l fai levar. 

' FoL^vtT m MAass XM : 8i ««■ sdb. 
Que de même qile Vaimamt tire le fer el le fiit 
lever. ^ 

Ayschi cnm fer stec azim av , )a mar sîec Is 

Inna. 

Elue, de las propr., fol. i53. 
Gomme le fer suit Vaimata, la mer suit la Inoe. 
Aissi qno 'i ferr la peira d*AmniAir, 
Tira res si fin' amors solamen. 

B. DB VcHTADOVa : ^er ensenbar. 
L'amour pur attire ren soi scalemeut , cobom k 
guerre d'aimant le fer. 
CAT. isr. pMt. inum. 



I 



AZI 

a. Adamas, s, m,, aimanl. 

A semblant que la peyra adamai «lyra '1 
ferr. 

Eltic. de lot propr., foi. 1 16. 
De même qne la pierre aimant attire le fer. 

Dans la basse latinité adamas a signifié 
aimant. 

Adamauti lapidi comparator, cnjoa natara 
talis est ot îpsam etiam ferram ad se tnb- 
trahaL 

Âcta SS., april., 1. 1, p. 19. 

AZIR,Aii&£, S, m,, haine y violence, 
impétuosité* 
Ar es (oraats lo segF en tal azibs , 
Que qneex pessa de son par a traur. 
P. GARDiirAL : Tôt atreisL 
Maintenant le liède est toamë en telle violence, 
qne dvicoa pense de traliir ton pareil. 
E si m metetB en Azm , 
Tem que tota lo moa m* axire. 

£. 9B Bamola : Car comprei. 
Et si TOUS me mettez en haine, jeerains qne tout 
le monde me baisse. 

AVc FR. MooU ot 11 aerpens grant aîn». 
Pais Ta enpaint de tel àîr. 
Ci U terre le 6st caïr. 
Homan du comte de Poitiers, t. 7^3 et 1173. 
Le géant assena par tel ajr sur la teste, que 
ODcqaes la coëffe ne le pent garantir qne la 
teste ne lai escartelat. 

Hist. de Gérard de Nevera, p. 64* 

2. AziRADA,*./., impétuosité, élan. 
Cad li comte lo» viro , per mot gran azirada , 
Ab los brans del acier an la'tor dealîenrada. 

Roman de Fierabras, t. 44>9* 
Quand les comtes les virent , par une très grande 

impétuosité, ils ont déliTré la toar avec les ^pées 



AZU 



i&i 



. AziaAMCK, An AMEN, s. m., haine, 
courroux. 

Tôt jorn m* azire 
Et ai AKiRAMxir. 
B. SiCABD DC Maajévols i Ab gran cossir. 
Toot le jour je me courrouce et j'ai courroux. 
AxitLAMMSi de peocat. 

Trad,deBhde,fohd6. 
Haine de pécbë. 

Car cors qn*es pies d*AiRAMur 
F«i ben falbîr boca soren. 

P. YiDAL : Amort près sua. 



Car ccSHT qoi est plein de haine] faii bien souTent 
faiUiv la boocbe. 

4. AziBos, adj',, colère, irrité, em- 
porté. 

Mas vos entatz qn*en sia azxros, 
Qn'aîssi del tôt non vos o die de ver. 

P. DS Barjac : Tôt francamen. 
Mais vous penses qne je sots irrité, qu'ainsi nul- 
lement je ne tous le dis de Trai. 

E pane ama qoi- non es aziros. 

B. de Vkmtadovr : Beibs Monrnelbs. 
Et qui n'est emporté aime pco. 

E eempr* éslanc marrits e aziros. 

P. Vidal : Aissi m'ave. 
Et je suis toujoars triste et colère^ 

5. AziHAR, V,, haïr, irriter, courroucer. 

So qn'ilh vol mal azxr. 

Pons DE Capdceil : Si tou los. 
Je hais ee ï quoi die Teut mal. 
' Senher, data nos tal sabcr 
Qn'el mon azzrsb per vos. 

G. RiQUiBR : VerUU. 
Seigneur, donoes-novs tel savoir que pour vous 
nous haïssions le monde^ 

Ren pér antmi no V ans mandar, 
Tal paor ai qn*ades s* azxr. 
Lb comte 9b Poitiers : Mont jauaens. 
Je ne lui ose rien mander par autrui , telle peur 
j'ai qu'dle ne se courrouce incessamment. 
Vas Nems t'en vai • chansos, qui qna s n'Azaiz. 
FoLQCBT DE MARSEILLE : Tsu m'abellis. 
Gbanson , Ta-t'an vers Iltmes , qui que s'en cour^ 
rouce. 
Part, pas.. Aissi es joys aziratz. 

6. RxQViSR : Aissi pert poder. 
Ainsi joie est haie. 

AZOM£, s, m., azome. 

Bagas de cabra qne bom dis 
Azoïsz. 

Deudes de Pbades, Au», cass. 
Grotins de cbèvre qu'on appelle asome. 

AZUR, s. m,, azur. 

Gel qn*entom nos es et es de oolor d'AsuR. 

Liv. de Sydmc, fid. &%. 
Le eiel qui est autour de nous et est de couleur 
à*agur. 

AzvR melbor es on may ha color decel. 
Elue, de las propr., fol. 19^. 
VaMur est meilleur plus il a ooolcnr de ciel. 



i64 BAC 

Escat d*car e d*4Siift etcart^t. 

Roman de Gérard de Rossilion, fol. 5». 
Écn ^caitelë d'or et à*asur, 

AHC. CAT. B8P. FORT, jisul, IT. AzXUrTO. 



BAC 

a. AzuEKNc, acfj., azurée d'azur. 
Color d'tyrc axursitca. 

Bbtc. de la» propr., fol. i35. 
Couleur d'air azutée. 



B 



Bt J- "î* s consonne, seconde lettre de 
ralphabet > 1>. 

E eant lo maystre aasi 
Com de<rUïiet, cdeveai 
Perqne fûm a enans qae b, 
fif 1 petqae a cnans que c. 

Trwrf. d^un Evang. apocr. 
Et lïuaniï le maltto ouït comment il déclina , et 
défiait pouniiioi A Fui avant b, et pourquoi * ayant c. 
ASC* ra. Que encob a devenra 5. ' 

Fabi. ttcont. anc, 1. 1, p. 339 

a, Bkph , ^. m. , roothébi-eu , romanisé , b. 
Moti elïant, ar digaji alepb , 
Bt en âpres tn dîraa biph. 

Trad. de VÉvang. de VEnfance. 
Mon mfant , nai intenant dis a , et après tu diras b. 

BABAU, adj\j lai. babu/i«, sol, mais, 
nigaud. 

Qui % hj trop aimple ni anaa 
S«m1j1a foy] ^ e ditsToin babau. 
DtVDES BE PlÀOEB , Poème sur les Vertus, 
Qui »c faiL trop simple et paisible semble un fou , 
et on l'apfieUe nigaud. 
CAT. mip. Baàiecà. rr. Babaceio. 

BAC A , BACA , S, f, , lai. bagca, baie, 

graine* 

Cypreft aybrcs es ramos qui , en loc de fmg , 
kva hacAs. 

De sa faelha et bagas si fa oli. 

Efuc de las propr.,So\. 203 et 2i4* 
I^ cyprèi eit uq arbre rameux qui, au lieu de 
fruit , portcf d« éaiej. 

Do » feuille et de ses graines se fait huile. 
Prandetx las baoas del laorel. 

Deubbs de Prabbs , Aus. cass. 
Pretie* le> Imles du laurier. 

— i*V^. , crotin. 

Bagas de cabra. 
Devdbs dk PaADKf , Aux. can. 
CroUat éê eli^re. 



ASC. ziP. Baca^ esf. mod. Dajra. port. Baga. 
IT. Bacca, 

BACALAR, BACHALLiEE y S, m,, lat. bat- 
Cki,kUKeHS , bachelier. 
Il s*esl dit du jeune étudiant , du jeune 
militaire, et du jeune homme en âge 
d'être marié. 

Axas t'er a reaponre , hcretic bacalar. 
IxARlf : DiguÉs me ta. 
llaintenant il te sera & répondre , bârétiqoe be- 
chelier. , 

Tes e mi 'n fesetx per tota lanaar, 
"Vos <»m senher, e mi oom bacalar. 
BambAui) SB Vaqueiras : Honrat. 

Vous en fîtes louer tous et moi par tous , voos 
comme seigneur, et moi comme bachelier. 
Ayun ean dora baulha, 
Nos fay gran dan sirrenulba ; 
Panan yan man bacalar. 

Leys (Tamora, toi. ii3. 
Autant que dure la bataille, la Taletaille nous fait 
grand dommage ; maints bacheliers vont dérobant. 
... Bachallxrr 
Près moyller. 

F. de S, HoHoret. 
Un bachelier prit femme. 

L'ancien français a employé ce mot 
dans les trois acceptions. 
Axrc. FR. Sont grant clers , haeheUrj doctoor, 
Et maître ce dient à ooarC. 
Eostaghb Desgraxps , Ms., fol. 5a6. 
Joban Gnarret , bachelier en leys. 
TH. i4a8. Hist. de Ntmes, t. III « pr. , p. 3a6. 
Maint baceler, maint cberalier. 
Bien armés con por iana aidier. 

Roman du RenaH, t. lY, p. l63. 
Jeanes compaignons , qoe on appelle As- 
chelUers k marier. 

Lett. de rém. xfyj^. GARPENTsa, 1. 1, col. ^w- 
AHC. CAT. BatxeUer. rsp. Badutter, port. Ite- 
charef. n, Baccelliere. 



l 



BAC 

BACIN, 5. m. y bassin, vase, coupe, 
plat à barbe. 

Ce mot a été en usage dans la langue 
vulgaire» parlée dans les Gaules, avant 
le perfectionnenient de la langue ro- 
mane. 

Com dnabos pateria ligncis quas mlgo àaC' 
ckimm Tocant. 

Grboqb. TvHOll. , lib. IX. 

Yoyes Majaiis, t. II, p. a44 » Mu- 
raton, Diss. 33 ; Deninà , t. III, p. 8. 

Bacihs d^argent e copas d*anr. 

Roman de Jau/re, fol. m. 
BassUa d'aiigent et ooopei d'or. 
Barbier fbn qoe porta bàgiit • 
Perqne Tai penre manteneiit 
Son BA.cni e son gamlment, 
E mes el wAav Vâi^u neta. 

P". de S, UonorùU 
H fut Imibier qui porte bassin^ €fest pourquoi il 
Ta prendre mainienant aon bassin et ton assortiment , 
et il mit an bassin l'aan nette. 

— Bassinet , armure de tète. . 
E trenca elmes e bâgiits. 

r. de S. Bonorat. 
Et il fend heaumes et bassinets. 
àMC. FR. Tons cracheres dans le baein. 

Contes cPButrapel, fol. 5. 
Ne poet la cop tenir qii*il ne suit entrés 
En la coiffe et 11 haeins finisses. 
Roman de Kanor, Du Gaho* , t. I , eol. QiS. 
Câ-r. Bad, bsp. Badn, vour,: Baeio, ir. Bacino. 

2. BAcmsT , s» m,, bassinet, armure de 
tête. 

E tan gran cdp lo va ferir 
I/nna destral snl BiazMir... 
E det 11 tal snl BACXStT , 
Che entro el menton lo fendet. 
Bjoman de Blandin de ConunUaiilés , etc. 
Et un si grand coup de bâche Ta le firapper sur le 
bassinet.*, et le lui donna tel sur le bassinet, qu'il 
le fendit jusqu'au menton. 

CA.T. Badnet. WÊP.Bacinefo, mat. Boetnete. rr. 
Baeinetto. 

BA.CLAE , V. ^ du lat. hkcuuis, fermer. 
Qoe la earrîeyra fos barrada e BA<XAn4 a las 
sort de Fargas. 

Tit. de i535. DoAT, t. CIV, fol. 335. 



BÂD i65 

Que la rue fût hurée et fermée au» scsurs de 
Fafges. 

On fermait avec une barre ou avec 
un bdion qu'on plaçait derrière la porte; 
de cet usage sont venus les mots baabar, 
barrer, et baci^ae, bâcler. 

BA.CON jS.m., bacon , mordbau de porc 
salé, flèche de lard ^ salaison. 
Voyez Leibniu , p. loi. 
Tianda an assatt Itcam fresca e màooir. 

GolttAUKB DK TWZLA. 

Us ont asset de nourriture , diaîr fratclic et baeon, 
E U sobra blata e tIs e bacos. 

Beetsabd ds Boaif : Belh m'es. 
Et il lui reste blë et vin et porc salé. 
Axc. Fa. Et de bacons et de sèl avoient poi. 
Viux-Habxkwiw f p. ^. 
Deux flèches de lard, lors appelez bacons, 
dont vient le mot BAOovxa pour saler. 

Fauchvt , Lang. et Poés: franc. , Ut. IL 
CAT. Baco. vosT. Bacorà. 

a. Bacut , adj. , charnu , gras. 
Gent son Tempent e 1s fings bacitts. 
MAacABBUS : AI départir. 
Belles sont les greffes et les fruits charnus. 

3. Enbaconat, adj., coupé par quartiers. 
E tngeran xaBACOKATz , coma qui los volgnes 
salar. 

Roman de la Prise de Jérusalem, U\.iO. 
Et ils étaient tous coupés par quartiers, comme 
qui voulût les saler. 

BABA, s./., guette, sentinelle. 
E 1 reia fes cridar mantenent 
A la BADA qn'es en la tor, 
Qoe corn ades lo corn maior, 
E la BAAA fes son ooman. 

Romande Jaufre, f<d. Iio. 
Et le roi fit aussit6t crier à ]« sentinelle qui est au 
haut de la tour, qu'elle sonne le plus grand cor , et 
la sentinelle fit son commandement. 
Zoc. L'antr' îer mi fett far la bada 
Totà nneg , entro qn'al dia. 

Marcabus : Estomeli 
L'antre jour me fit laire sentinelle toute la Duit , 
jusqu'au jour. 

jéib^, comp. E dix : Abiatar, dx bada 
As esta verga estoiada. 

Trad. tPunSvang. apocr. 
Et dit : Ahiatsr, en vain lu as caché cette vergé. 



i66 BÂB 

Px BAiMS M oûnfeaMvlA ni o detoobriria , 
paeys qae lo peccat no rpl layuar. 

Eh wtin U 9p oDnfiBSMnit ei le d^BTrinût , pois- 
qu'il ne veut alnadonoer le pécbtf. 

Qae non sir bada s^armarla. 

P. Cardinal : Un sirventes. 
Qu'il ne s'armerait pas en vain. 
Aire. va. Chis mos ne fn pas dis en Biuies, 

Trad. de Caton. Carpentieh , 1. 1 , col. 4^6. 
AKC. CAT. En bada, debades, cat. mod. Ende- 
fades, ^ 

BADAR , 'ù. y ouvrir, bâiller. 
Badav , la boca recoelh ayre. 

Elue, de las propr., CdI. 348. 
Ouvrant, la bouche recneille l'air. 
Caint er candet, tos faits baoar 
Lo bec de Taoselb. 

DcVDEflBX FeADES, Jluz. COSS. 

Quand il sera cbaud^ tous faites ouvrir le bec 
de l'oiseau. 

Aiaaî cam selh qae bada al yeirUl. 
P. ViBAL : Si ocd paubres. 
Ainsi que celui qui béUUe au- ▼itrage. 

— Huer. 

Haiaa bonetls captenemens si no toIs qae t 
BADO las gens. 

L^i d^anior», fbl. l38. 

Âye des formes honnêtes si tu ne tcux pas que 
les gens te huent. 

— Languir. 

Be '1 laos qae m fassa pro badar, 
Qo'iea n*aarai so qae m n'a prames. 
-MarcabIius : Gorteumens. 
Bien je la loue qu'elle me fasse asses languir, tu 
que j'en aurai ce qu'elle m'en a promis. 

Part, pas. En la gola badada. 

Roman de Slandin de ComouaUUs, etc. 
En la gueule ouverte, 
Airc. YR. Quant voit le serpent qui baaUk , 
Corant aeos loi, geôle ^o^e. 

Roman du comte de PotUerf, y, 729. 
CAT. Badar, it. Badare, 

2. Badaillar y BADALHOLA& , V, , bailler, 
soupirer. 
Gant aosiel trop soTen badailla. 

DbOSSS m PRADES , jius. COSS. 

Quand oiseau baille très looTent. 



BAB 

Er ai ftm d'amo^, don B4DRit.i,. 

A. Damisl : Cbanson d'un. 
Maintenant j'ai: faim d'amour, dont je bdilie. 
Ges de! tôt non badalhola 
Mareabms , per pro *n saber. 

HABcAsavs : Qoaa la. 
Mareabrus ne soupire point du tout pour en lavoir 
beaucoup. 
Sttbstantîv, Conoac lo al badaxllar. 

BsRTRAKD DE Boair : Quan vd. 
Je le connais au bdiiler, 
Avc. VR. Mes renart , qai db fatn baaiik, 
M*a cakv de fere bataille. 

Roman du Renart ,t. I « p. Si. 
J'enrage de soif et de faim , 
Mes boyanx ronflent de colère; 
Ils contrefont la gibecière 
De mon maître, ils hâUlent toajoon. 
' Rémi Belleau • t. Il , fol. la^. 

CAT. Badattar. xt. SbadigSare, 

3. Badbur, V,, niaiser, perdre soo 
temps. 
Si no s'en part, en fol atnr badbia. 

B. ZoRGi : Atrcssl 
S'il ne s'en s^re , il perd son temps en iôlk 
tentative. 
AHC. CAT. Badeyar, 

/|. Badaia, /. m,, bâillement y soopir. 
Can Tenra al derrier badaill. 

MARCABRua : Emposairc. 
Quand il viendra au dernier béilUment, 
E son d'engan siei badaix. 

GAVACDAir le ViBOX : Lo vers^- 
Et ses soupirs sont de tromperie. 
AHC. FR. Maint basd (kit et meint saqûr. 

Roman de Protheslaus, lis. de la Bibl- n?* 
CAT. BadaU, 

5. Badatobi X. m, y folle attente, mo- 
sardise. 

E SOI m'en tart apercebats 
Qae trop ai fach lonc badatoi. 

B. DB Ventadodb : EsUt ai. 
Et je m'en suis tard aperçu que j'ai fait trop loi^ 
attente. 

L'ancien italien a employé le mot 
hadaggio dans le sens d'attente amou- 
reuse. 

6. Badau , s. /If. , niaiserie, bêtise, ri- 
dicule. 



BAD 

Me tornon flion châok en ftàDÀti. 

MAacAMVi : Lo Yen conçu. 
lU me tooraent mon cbaat en riditule. , 
Jdfeeth. E ▼<» tcnh ben per badav. 

T. BE BcBTBAHi» ST Di Gau^bùt : Gwubflrt. 
Et je Toos liens bien pour nUUt, 

7. Baet, s. m., embarras, incertitude. 

iltrassi v*a amon en tal bait met. 
Don no m tbI ree nlll ans danar mercea. 
RAMBAYn) d'Obavge : Aiiai com cel. 
Ainsi amonr m*a mis en tel embarras j où rien ne 
«K Tant et je n*oie lui crier m^rci. 

8. Baoahec, s. m,, bâillon. 

Uii meiron X badabsc en la booa. 

Cat' defs aposL de Ronta, fol. ia8. 
Lai mirent nn bâillon en la bouche. 

9. Baoa&el, s, m* y badauderiey ba- 
dandage. 

E gdos baâa et mnsa 
E fai badin badabbl. 

Mabcabbvs : Cent Tantm. 
Et le jaloox baille et muse et iaii niaise badau' 
derie. 

10. Baooc, aiff, y niais, sot, benêt, fou. 
Al rei engles qne bom ten per badoc, 
Qoar snefr^annits qn*om del sien lo deacoc. 

BuBAND TAn.l.EUB PB I'abbnss : En talent ai. 
An roi anglais qu'on tient pour benêt , parce qu'il 
soofire honni «pt'on le chasse du sien. 

— Fou , pièce de jeo des échecs. 

Sabstanôv. 
Mas En Sondd jognet adoncs ab lo badoc... 
Perqoe fon del tôt matx. 
P. BasvoiiD BiCAs notas : En la nar, 
Hais le seignenr Sordel joua alors avec \m fou... 
c'est pourquoi il fut <»itièrement mat. 



II. "Biniv , adj\ , sot, niais, badaud. 
Qoar de gent badiva 
E de la senada 
Conqner benvoleosa. 

G. RiQUiBB ! Volnntiers. 
Car je conquiers la btenTeillance de la gent sotte 
et de la sensée. 

Subst. E 1s sayis e 1s fols e 1s badtus 
De la f ranca reglo. 

Raimoitb bb Miratal : Entre dos. 
Les sag«i et les fous et les sots de la région fcan- 
çaise. 



BÂF 167 

la. BAnAVL, n^r., niais, badand, dupe. 
Substanâv. Perdet très cava'ls e nn mnL.. 
Qn*el8 permet 00m badahl. 
GoxLiiAtnix »B Bebaubdab : Mal o fe. 
Il perdit trois cheraux et on auUet... qu'il les 
perdit comme un niais, 

i3. Badubl, aelj., niais, indécis. 
N*ay triât, ses dig badukx. , 
La gensor e la pas bona. 

P. Baimond db TouLonSB : Pos lo prims. 
J'en ai choisi , sans parole niaise, U ploa belle et 
la meilleure. 

14. Badalvc, atff,, niusard, niais. 
... El segles es badaldcx , 

Don mal BTen e desturbler. 

HABCAsaus : Al départir. 
Le siÀde est nmsard, d'où advient mal et trouble. 
XT. Badalûceatore, 

1 5. EsBADÂR , V. , b&iller, s'ouvrir. 
Apres 8*B8BAnABA mont fort. 

Quatrains moraux en provençal. 
Après 1? ouvrira très fort. 

BAFA, s.f.y bourde, moquerie. 
o.Aqnestas paraalas» 
Qae no son ges baba m fanlas. 

Trad. de VBvang. de Nicodème, 
Ces paroles , qui ne sont point moquerie ni fables. 

Il est vraisemblable que de bava est 
venu le mot français bafouer. 
abc fb. Us ne serrîrent pas de beffe. 

Roman du Renart > t. II y p. l9. 

ABC. BSP. 

La bafat dîz6 Darîo, en Tero es tomado. 
Poema de Alexandro, cop. 777. 
CAT. BAT. MOD. Brfa, vt* Bejfa, 

BAFOMET, s, m., nom propre, Mar- 
h omet. 

£ Diens er bonrats et serdtz 
On Bafohbtz era graûtx. 

Gatausav le Vieux : Senhors per. 
Et Dieu sera honoré et serri où Mahomet étaif 
honoré. 

3. Bafomai&ia, baffuxaua, X. yi ^ mos" 

quée, temple de Mabomet. 

Raimundus de Agiles dit des Mabo^ 

métans : « In ecclesiis antem raagni»- 

^hafumatias faciebant... Habebant el 



(68 BÂG 

«monticuliiii]..*. ùbi diue erant bafa^ 
• mariœ^T» 

Enana fart BÂFOMAntA 
Del moBter de Sancu Maria. 

La cHSTALica du Tex plb : In e dolor. 
n fen atipaniTant moiçttée du coaTeot de Sainte- 
Marie. 

On a dit bafoveexa, pays des Maho- 
métans , comme on a dit chrétienié, 
Lo rei de payania 
Ostz fes nitra?iUoMa« granta , 

Am sa BArniXAaiA. 

F. de S. Honorât. 
Le roi de palennie fit des armées merreilleiiMs , 
grvDdes , arec ion mahométisme. 

BAGUA , J. /., bagage, équipage. 

Dans la langue anglo-saxonne , bagb 
signifie sac, 

Yoyez Denina , t III , p. 9. 

Tîdas e BAGUAS saWas. 

Chronique des Albigeois, col* 37. 
Tiei et bagages saufs. 
ASC. FB. Des haabers, heaa)me$ et bons ëcns... 
Et plusieurs anltres bagues nobles et ricbes. 
Roman franc, de Fierabixu. 
Il eut perdu tbute sou aniilerie , sa raîaseUe 
et toutes ses bagues, etc. 

Chronique scandaleuse, p. 25 1. 

a. Bagatge , s, m. , bagage « équipage. 
Carretas et autres baoatges. 

Chfvnique des Albigeois, ool. 4^. 
Charrettes et antres bagages, 
AJic. FR. ^ 

Après nous Tient nostre bagage et hamois. 
Romdn franc, de Fierabras. 
CAT. Bagatge, xsp. Bagage, fobt. Bagagem. 
IT. BagagUo. 

BAGUASSA ^s.f,g prostituée , catin. 
THis persona , ut sunt poblicae noeretrices 
Tel bagaseœ. 

Titre de i2cS. Du Gavgb , 1. 1 , col. 926. 
Alcunas pubUcas baoassas. 

Statuts de Montpellier du xii* sièc. 
Quelques prostituées publiques. 
Adjectiv, Ta moler es &lsa , bagvassa e déliai 

PlILOMEHA. 

Ta femme est fausse , prostituée et déloyale. 
Aire. FB. Lofs s^est la bagasse parée 
E de ses dras bien acesmée. 

Fabl. et cont. anc, t. III , p. 59. 



BAI 

Tant qu'elle «tii&erait que Fou Toùlot 
donner l'honneor dont éUe ia Tercoit prirée, 
k cette bagasse de Gabfielle. 

Mémoires de Sulfy, 1. 1 , p. 596. 
CAT. Bagassa, avc. bsp. Bagasa, ir. Bagasàa. 

a. Baoassise, adj, , libertin , débavdié. 
L'antr' es molberatc BAOAsstxBs. 

FOLQUBT DK LuBBI, ; El nOB dd. 

L'autre est un mari libertin. 
CAT. Bagatter. 

3. £xBAGUASSAa,ii.> livrer aux prosti- 
tuées. 
Part,p«u, Qaar el ges enamoratz 

Non es , mas bkbaguassatz. 
Baimoms ub Tobs de MABSBIU.B : Bd ergaelhM. 
Car il n'est point amoufsché, mais li9ré eux 
prostituées, 
ASC. CAT. Embagassir, 

BAI, BAT, a<^'., bai. 

Faits m*adnii^ nn bel caTal bat. 

T. DB BiCBASD BT DE Gui .* Gskil- 

Fais-moi amener un beau eberal bai. 
Lac, Bat e bro e blenc e roe. 

P. Cabdihal : De sârrenteB. 
Bed et brun et blanc et ronge. 

AVC. FR. 

Orent Berte montée sur nn palefrui bei. 
Roman de Berte j p* I2< 
BSP. port. Bayo. rr. Baio. 

2. Bataet, s, m., cheval bai. 
Tenraî armât sobr* el baxabt. 

Bebtbahd de BoKir j Un sàrrenlei. 
Je viendrai armé sur le cheval bai. 

BAIAN, tuij, , trompeur, menteur. 
Peger es que gualîana 
Amors qne goespilla 
Cmzels, oosens e baïava. 

Margabbvs : Belh m'es qmn- 
Est pire que tromperie amour cmd , cniisnl H 
trompeur qui taquine. 

BAILAR , V, , livrer , donner. 
Mas aquel es bonratz ses faQIa 
Que promet lor deniers e 'Is baiua. 
Uw TBOCBADOUB AHOitraiB : Senior toi qve. 
Mais celui-là est certaiuement bonoré qui ^^ 
promet deniers et les livre. 

Batu>h lurs deniers als mercadien, e t""^ 
parsoniers el gaaanh e non en la fieids. 
F.etFert.jkLik- 



BAI 

tu livrent leurs deniars lux nurcbanda , el sont 
«siociés au profit et non pas dans la perte. 
ASC. va. Pois 11 a quinze solz haiUtet, 

Koman du Chastelain de Couci, ▼. 3t33. 
y ex d !a règle qaUl en baille. 

Roman de la Rose, v. 8343. 
On parle de Tenfer et des maox étemels 
i^AÎ//esponrchàtiiDeDsa ces grands criminels. 
MalbeKbe f Ht. Y. 

9. Balhansa , s, /, , doD , action de 
livrer, concession. 
Aqncsta aixHAirsA et infendacion. 

TU, de i4oa de Bordeaux. Bibl. Vonteil. 
Cette conceesUm et iaféodation. 
Âitc FB. Par la kaillance de ces pnnentes 
lettres. 

TU. de 1388. GAaPENTiEa , 1. 1 , ool. 4^4. 

3. Rebailae, v.> redonner, rendre. 

Lhi dîg oossol sersn tengnt bailar las clans , 
mas tantost als cossols sersn mEBAix.ADA8. 
Ttt. du xnx* iiie, Doat , t. GXV^U, fol. 36. 
Les dits consuls seront tenus de livrer les dés , 
nais aussitôt elles seront rendues stf x consuls. 
ABC. va. Rebailler ans mneU la parole perdne. 
Malhebbk f Ut. I. 

BAILE, BAiLON, BAUiinoa, bailieus, 
s. m,, la t. BAittLia^. bailli, gouver- 
neur, intendant. 
£ 1 Tescoms lo fetz bailm de tnta la soa 

terra. 

r. de Pierre Pelifsier. 

Le TMomte le fit bailli de toute sa terre. 
BAX1.1.BS et maestre de la maio del Temple. 

TU, de 1175. Doat , t. CXXIV, fd. a88. 
Bailli et maître de la maison du Temple. 
E aussi cuocx e bivers e EktLOê, 

P. Gasdih AX : Un sifTentes. 
Et il ocdt cuisiniers et sommdiers et intendants. 
Clamar m*en deo com de mais baiudoes. 
G. Faidit : Tant ai; 
Je m'en dois plaindre comme de mauvais f outrer- 
iieiirr. 
Fig. La serrela es casiels e bailibus que tôt o 

a en garda. 

XiV. de Sjrdrac, fol. 34. 
U cervdle est le château et le gouverneur qui a 
Unit cela en garde. 
ABC. FR. Henrisle balz de IVmpîre. 

Ville-Habdovin , p. 161 . 
ABC. CAT. Baile, esp. Sajle, port. Bailio, iT. 
Bailo. 



BAI 169 

%. SoBEEBAiLB , S. m., bdilU supérieur. 
S08REBAIX.R en Albeges. 

TU. de layS. jirch, du Rcy., J , 3a3. 
Bailli supérieur dans TAlbigeois. 

3. SoTz-BAiLE, S. m,, sous-bailli. 
Baîles, son-BAiLis, jniges et vigniers. 

Statuts de Montpellier de 1104. 
faillis , sous-baillis, juges et Tiguien. 

4. Batlla , s,f,, gouvernante, nourrice. 

Batxxas fes Riantenen venir 
Qne degoesson l'enfan noirîr. 

V. de S. Bonorat. 
Il fit sur-le-champ venir des nourrices qui dussent 
nourrir l'enfan't. 

Fig, Lanzengîers son las batlas del diable, 
qne li alacfaon sos efans. 

F. et Vert,, fol. a8. 
Les flatteurs sont les nourrices du diahle , qui lui 
allaitent ses enfants. 

AHc. FR. Et qn^int fu nés, sadiics sams falle, 
Enoor n'I «voit en baile, 
Mirac, de N,-D, GARFENTiBa , 1. 1 , cd. 4si • 
IT. Balia, 

5. Baillessa, s*/,, gouvernante, inten- 
dante. 

La BAILX.BSSA d'Amor a presa 
Honor, dqost* Am^r Ta mesa. 
Cn tboubadove ANONYME : Senior tos que. 
Uintendante d'Amour a pris Honneur, elle l'a 
mis aaprèi d'Amour. 

6. Bai]:.etae , V,, gouverner. 

Si ab enjan baii.etas, 
Ab erguelb et ab enveyas. 

P. Cabdihal : Jhesum-Grist. 
Si tu gouvernes stcc (romperie , avec orgueil et 
avecc 



7. Baillie, V, , gouverner, traiter. 
Mas ab los siens, qui los eap gen baillir. 
Pot bom lo sien garder, e conqnerir. 

B. Abnavd de Movtcuc : Abc mais. 
Maù aTee les siens , qui les sait bien goupemer, 
on peut garder le sien, et conqu^ir. 
Part, pas. Joven ev mal bailxtz. 

P. Vidal : Dtens. 
La gaittf est maltraitée. 

ASC FR. Crestienté ont malement baiUi, 
Roman de Garin le Loherain, p. t. 
Ge cuit que cner vous est &îllts, 
Mes TOUS en serés maibaUlis, 

, Roman delà Rose, t. 3737. 
22 



i^o BAI 

JLUC. CAT. BailUr. 

8, Bailia, s. /., puissance, gouverne- 
ment, administration. 

Conqoîs lo mon e l'ac en sa baxlià. 

Perdigon : Aissî cum selh. 
Il conquit le monde et l'eut en sa puissance. 
En cni bàima me lalsset mas pftire. 

TiU de ii3t. DoAT, t. ÔXIV, fol. i68. 
Sous la puissance de qui mon père me laissa. 
Qae aîa bailia de las soas causas. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 4< 
Qu'il ait V administration de ses choses. 
£ giet de sa bailia totz los Jntieos. 

GciLLADME DE TcDKLA. 

Et chasse de son gouvernement tous les Juifs. 
^ig, Per qa*îea me sqy mes en Yostra bailia 
Pons de la Garde : D'un sirrentes. 
C'est pourquoi je me suis mis en Totre puissance, 
ÀHc. FR. Jetés estes de le bailiie 
La bêle fée rostre amîe. 

Partonopeus, 1. 1, p. i38. 
Tons II miens cners remaint en sa faillie. 
Le Châtelain de Gooci , chans. ax 
Li tens , qni topte a la baiilie 
Des gens TÎellir, Faroit viellie. 

Roman de la Rose, ▼. 387. 
tAT» BOiiiia, ISP. Bajrlta, 

• Es los caps de TÎçarias et baylias. 

Reg* des Etats deProt^nce de 1401. 
Daiu Lci cUcfa de vigueries et bailliages. 

9, Baillimiîît, X. m., gouvernement. 
Senes tota administration ni BAiLLiMKirr de 

pcrsQDA' 

TiL detSto. DoAT , t. CLXXIX , fol. i88. 
Sauf sucune administration ni gouvernement de 
P*nonttc. 

10, BiELEj j. /., bailliage , gouverne- 
ment. 

Nul bom d'esta bielx. 

For de Morlac de 1088. 
If ul hûmme de ce bailliage. 

1 T. Baîliatge , s. m,, bailliage, admini- 
stration. 

"Lo qna\ ballM ala e prenga per son trebalh 
e per soo 11411.IATGB tota la doczena part, etc. 
Cnut. dt Fumel. DoAt , t. VIII , fol. i32. 

Lequd liallli ait et prenne pour son travail et pour 
fvn aéminiâtrettien toute la douiième partie , etc. 



BAI 

— Circonscription administrative. 

Per los cossols ettx>mmniia et baillatgc. 
Ttt. de 1373. DoAT , t. CXXV, W. 83. 
Par les consuls et commune et bailliage. 
AVC. PE. Bailliage ne doit nnl avoir, si le £é 
ne II pent escheir... Celni emporte le bail- 
liage devant tons , etc. 
jéss, de Jérusalem. Du Cangb , t. I, col. 934. 
bsp. Bidtiage, 

BAIS y s, m,, lat. EÂsàim, baiser. 
Le grammairien Donat a dît : 
Tria snnt oscnlandi gênera , oacolom scîli- 
cet, basium et snavinm : oscola, officioram 
snnt; basia, pudicomm aflÎNrtonm; snatia, 
libidlnam Tel amomm. 

Don AT. , in Bun. Terent. 

On lit dans Papias : 
Basia conjagibns, sed et oscnladantnr amicis; 
Snavia lascivia miscentar graU labellit. 

SiNNER, Cat. des Ms. de Berne, 1. 1 , p. 39^. 
Si '1 BAIS emblatz 
Mi fos datz 
O neys antreyats. 

P. Vidal : Tant me plats. 
Si le baiseryf\é me fût donne ou seulement concédé. 
Que m don on bais en gnîxardon. 

Arnacd de BLlbueil : Lo gens temps. 
Qu'elle me donne un baiser en récompense. 
CAT. Bes, bsp. Beso. port. Beijo. it. Baào. 

a. Baisat ^ s. m,f baiser. 
Quar antre baisatz 
No m*es delietz ni sabor. 
Alphonse II , roi i^Aragon : Per mantas. 
Car autre btùser ne m^est délice ni saveur. 

3. Baizavent, s, /w. , baiser y baisc» 
ment. 

Homenatge, mans jtmcbas e dat bauameis. 

Cartulaire de Montpellier, ioL 67. 
Hommage, mains jointes et baiser donné. 
ANC. cAt, Besament. it. Baciamento. 

4. Baisada, s.J. , baiser. 

Lengoa entrebescada 
Es en la baisada. 

B. Martin : Bel m'es. 
La hingne est entremêlée dans k baiser. 

5. Batsaire, s. m., lat. basia/orww, 
baiseur. 

E séria jaazîoas e batsairb 



BAI 

De la gensor qne hcmi paesca vexer. 
AuiACD DE Mabveil : En num cor. 
Et je serais jouissanl et baiseur de la plus belle 
qn'on poisse Toir. 
ASC. FE. . 

Mais les baisean de Bois qui lèchent la peintare 
Des cailloQX safranéa de force poarritore , 
Périront k bon droit. ^ 

H. EsTXEHinB , JpoL pour Uerod., t. I, p. 32. 
csp. Besador, port. Beijador, it. Baeiatore, 

6. Baisaa, V,, baiser, embrasser. 
El ras en qne Dieas jac baxsar. 

DccsBB PE PRADES : Si per anur. 
Baiser le tombeau où Dieu reposa. 
Qaan 11 baisibx dousamen 
Son bel ool blanc, covinen. 

G. Faidit : Gea fora. 
Quand je lui baisai doucement son beau con 
Uanc , aTenant. 

Il se disait aussi de l'action de bai- 
ser lors de la prestation de rhommagc. 
S'en fos aeîgner , ja no m feir' homenatge 
Adrechamen , car sai qn'el no *] tenrla ; 
Ifi m BAisBBA. inaia de bodi' el TÎaatge, 
Car aatra vêts la m bazsbt a Payîa, 
Pois en baxsbt lo papa eiasamen. 

LANnAHC CiGALA .* Esticrs mon giat. 
Si jVtais seigneur, jamais il ne me ferait. bom- 
mage sincèrement , car je sais qu'il ne le tiendrait 
pu; ai il ne me baiserait plus sur b bouche au yi- 
age , car une antre fois il me b biûsa k PkTie , puis 
il en baisa ^^alement le pape. 
Loe. Meree» mi dona, a coi bauixx las mas. 
PoHs BE LA Gabse : Farai cbanso. 
Merci , nu dame , à qui je baisai les mains. 
Prw. Qui dereii^ antroi 

Cavalgna, non. baisa qui yoI. 

ÂMAKisu DES EscAS .* Doua per oui. 
Qui clieTanclic derrière autrui , ne baise qui reUt. 
Subsumtiy. Mas ab nn dons baibar m'ancis. 
B. DE Veutadoor ; Âb joi mou. 
Hais elle me tue arec un doux baiser, 
ABC. VR. Elas I il a no bois bmsiet, 

Rontan du CkasUtain de Couci, ▼. a654- 
ciT. Besar. rsf. Beiar. fort. Beijar, xt. Ba» 
cîare, 

7* RcBAYZAK, V,, rebaiser y baiser de 
nouveau. 
Las sabcUs reliqaîas... 

... li ten, e las rbbaysa. 
Roman de Fierabrasj v. 435a. 



BAL 

Lui tient les saintes reliques , et il les rtbaise, 
IT. Ribadare. 



171 



BÂLA, s, /,, anc. alleœ. hxhlen^ balle , 
ballot y paqnet. 

Voyez Mnratori, Diss., 33; Box- 
horn, p. 9. 

Treis balas d*acîer. 
Char, du péage de Faïence. Bist, de Val., p. 999. 

Trois balles d'acier. 

De cada bala de draps. 

Tit. de ia48. DoAT, t. CXVI , fol. 16. 

De chaque baUe de drap. 
VAT. BSP. FORT. Bola, XT. Boila. 

BALACH, BALAYS9 1. m,, balais, dia- 
mant. 

Voyez LeibnitZy p. loa. 
Balach ba color de carboDcIe. 

Elue, de las propr., fcd. l85. 
Balais a couleur d'escarbonde. 
Cam a mala de valor 
Dkin Tcir* nn rie balats. 

G. Faidit : Ges no m tuelb. 
Comme un riche balais a plus de valeur qu'un 
verre. 

AKC. FR. Belle espée garnie de pierres, de dya- 
mans, mbis tl balàys, 

MonSTRELET, t. UI ,p. 22. 

A«c. cAT. Balay. isf. port. Balax. 

BALANSA, J./., lat. bilanx, balaice. 
Unas BAi.AifSA8 e lor pes per peaar las cams. 

TiU de 142a. Dqat, t. LJcillI , fol. i45. 
Unes balances et leurs poids pour peser lei chairs. 
Ans tenc drecb la bai^aitsa 
De liaat«t. 

B. Carbonbl : Perespaisar. 
Mais il tint droit b fra/aace de loyauté. 

— Balancier. 

tJna corda prima peria balahsa. de! reloge. 
Tu. de 1428. HUt. de Nimes, t. III , pr., p. 229. 
Une coide fine pour le balanci(Bràe l'horloge. 

— Fi^. , agitation , doute, perplexité. 
Lo jom qn*en aital balaitsa 

"Volgni mon fin cor assiie. 

G. Faidit. : Goras que. 
Le jour où je voulus pbcer mon fidfle coeur en 
telle perplexité. 

— Balance , signe du zodiaque. 



i^a BAL 

Et ÎQtra senes doptansa 
Lo solelh en la balaitsa 
En lo dezesate dia 
De setembre tota vïa, 

Brev. d'amor, fol 3o. 
\^ soleil entre toajoan sans faute dans la balance 
au dix-septième jour de septembre. 
cAT. BaUuua. sar. Baianza. port. Balança, it. 
Bilancia. 

a. Ba^ans , s. /n. , perplexité y incerti- 
tude , inquiétude. 

E m ten en aqnest bAlajts. 

MAEOAaaus : Gontn. 
Et me tient dans cette pgrplesnté. 
OAT. Balans. 

3. Balansar, i;., peser, balancer. 

Gel qne fai pan per revendre 
No '1 aap tan prim balansar. 

GiRAUs DE BoRKEfL : Honns as Imhd. 
Gelai qui fait da pain pour revendre ne le sait si 
finement peser. 

E regarda be 

Ta vida, e BAJUAirsA 

On yai ni .don ve. 

P. GAimif AL : IHon cre que. 
Et regarde bien ta vie , et pèse où elle va et d'où 
elle vient. 

Qa*en la onda 
Qoe m fai balahsab 
Ina en la mar preonda. 
Un troubadour anonyme : Flors de paradis. 
Qu'en l'onde qui me lait balancer dans la mer 
■ profonde. 

Sabetz per qne no m \îr ni no m bai^ns 
De Toa amar, ma bella dodss' amia. 

Berbnger de PaUisol : Tan m'abeli». 

Vous savea pourquoi je ne me dâonrne ni balance 

de vous aimer , ma belle douce amie. 

Part. pas. Las paranlas del sabi balaikaaas 

en balansa. 

lYad. de Bède, fol. i^. 
Les pai-oles du sage pesées en balance. 
ANC. CAT. Balancejrar, ajtc. bsp. Balanzar. port. 
Balancear. it. Bilandare, 

4. Desbalansaa y V., renverser, ébran- 
ler, trébucher. 

Qoan veillesa lo roib ni desbalansa. 
H. DE S.-Gtr : ÂnUn fes. 
Quand la vieillesse le casse et Vébranle. 
Can coia monter, DB8BAi.ANaA. 

Libre de Senequa. 
Quand il croit monter , il trébuche. 



BAL 

BÀLAUSTRA, balaustia, 5./, du 
lat. BALAUSTRi£/it^ BALusTia/71^ baUuste, 
grenadier sauvage. 
Es aasemblada a roca de BAiiAnsTRA. 

Trad. é^MbueoMie, fol. 18. 
EUè ressemble à rose de balauste. 
D'esooraa de mîlgtana et de balaustia. 
Elite, de las propr., fol. 85. 
D'éeorce de grenadier et de balauste. 
B8P. Balaustia. it. Balausfra. 

BALAY y s, m., verge , balai. 
Si*l coms esd*avol balat soffrens. . 

Bonipacb db Cabtellane : Sitôt m'es'fort. 
Si le comte est souffrant de m^bante ver^.- 

— Balle, capsule qui enveloppe le 
grain. 

Qne part lo gran e '1 balat. 

Mahcacrub : L'ivems vai. 
Qui s^re le grain et la balle. 
ANC. FR. Medoîent laditte avaine avec paille, 
appelée balais ^ ponr donner aox chevMts. 
Let. de rém., iSyg. Garpe^tikr, 1. 1 , ool.43t>. 

a. Balaiar, v.^ balancer, s'agiter. 
Pos qne Tespig* es iasida. 
Balaya lonc temps lo gras. 

B. DE Ventadour : Lo temps. 
Depuis que, l'tfpi est sorti , le grain balance kwg* 
temps. 

— Frapper. 

Pi'overb. Om eooil mantes T'es loa bala]rs 
Ab qne meseis se balaya. 

La comtesse db Dis : Ab joi. 
On cueille maintes fois les verges avec les^dia 
on se frappe soi-même. 
ANC. PB. Porte renseigne 

Qol balme contre le vent. 

Roman du Renart, t. III , p. aJg. 

Lors anx penons qn*on véoit bailojr^. 

Déposition de Richard II. 

BALBT, adj\, lat balbkx, bègue. 
L'aor* amara... 
E *ls lecz 
Becx 
Dels aoEels ramencx 
Te balbtb e mnts. 

A. Daniel ; L'aur' aman. 
Le vent â))re..^et lient bègues et muets les friaoJs 
becs des oiseaux brambiers. 



BAL 

Am Lois lo màu. 

Cui, deis apatt, de Borna, toi. lao. 
Avec Loois Je bègue, 
AMC m. A Looys le fil Chalk 1«' Ghaiif, qui 
Loys li hauhes fa apdn. 

tUc. des Eut. deFr,,X. YDI , p. 3a6. 
roRT. XT. Balbo. 

a. Balbuoen T , at^'. v. , lat balbutisn- 
Tem, balbotiant. 
Com ▼ezem el« ybret qui lo balbucikhs. 

Jff/iic. de las jnvpr.^ fol. /|4- 
Cooune Qoas Toyons aas itm qui Mmt hmlbu- 

tÙMlS, 

GAT. Balbueient. up. port. Bathiaeniê, n. 
Balbeaante. 

BALC, a<^'.> humide. 

Una terra trop balca , arenoM , îchi del fon- 
dament perfon e se leret en aot. 

Cat. deh apatt, de Roma, fol. 99. 
Une terre très humide, «sbionneiise , sortit du 
fiondement profond et se leva en haut. 

BALCON, s. m,, goth. balc&,, balcon. 

Voyez Mayans, t. II, p. 2^4 ; De- 
nina, t. III , p. 10 ; Poiigens, p. i3a. 

La dooa ac paor, e fagi al balcov, e se lais- 
tet caser jos, e fo morta. 

F", de Guillaume de Cabest^ing; 

La dame eut penr , et fuit an balcon, et se kissa 
clieoir en bas, et elle fut morte. . 
CAT. Balcâ. xsp. Balcon. poftT. BaleSo. rr. ^of" 



BALENA^ 5./, lat. balena, baleine. 
Balisa porta mais d*amor 
Qoe negns peisos qne sîa 
A SOS cadels. 

Brev. iPamor, fol. 5a. 
La baleine porte plus d'ampnr à ses petits que nul 
poUson ({ui soit. 
E Jonaa del Tentre dé la saliva. 

Liv, de Sjrdrac , fbh 1 18. 
Et Jonas du ventre de la baleine. 
CAT. Balena. xsp. BoHèna. port. Btdea. n. 
BaJena. 

a. Balsnat, s. m,, baleineau , petit de la 
baleine. 

Meravelhosament aima balkhatz, e *U mena 
a^zeian per mar... Balritatz fnio ves sa coa. 
Elue, de las propr., fol. i56. 
^e aime merreillcuscment ses baleineaux, et les 



BAL 173 

mène en emnt par mer... Les Maleineaux fuient vers 

sa queue. 

BSP. Baienato. port, ^àleato. xt. Balenetto. 

BALESTA, s.f., lat. balista , batiste , 
arbalète. 

A presa nna bausta , et img cop a trach al 
dit conte. 

Chronique des Jlbigeois, ooL 90. 
n a pris une balisie, et a tirf un coup audit 
comte. 

Bona BALBSTA ab bon croc. 

Tit. de i3o2. Dcat, t. XLIX , fol. 3ii. 
Bonne arbtdète arec bon croc. 
CAT. RSP. BaUesta. port. Besta. n. Boiesira. 

a. Balestieb, 1. /w., arbalétrier. 

Menet ab si X M carayers e M BALifTRXRRs. 

Pbilohzna. 
n mena avec lui dix mille cavaliers et mille ar- 
balétriers. 

Us bniu BALRsttRRS çnfcx 
Qoe traisses als enemica^ 

H. DC S.-Cta : Messonget. 
Un cruel arbalétrier méchant qui tir&t aux en- 



CAT. Ballester. asp. Ballestero. port. Besteiro. 
IT. Balestreqo. 

3. Balestbada, balxstada , f . /., portée 
d'arbalète. 

Loeîn d*aqoi una balrstrada. 

^man de Jaufre, fol. 1 13. 
Une poriée éParbalUe loin de U. 
Pus d^ana ialbstada an payas recalaU. 
Homan de Pierahras, t. 434. 
Les païens ont recule plus d'une portée d^arba' 
lite. 
BSP. Battestada. rr. Balestrata, 

4. Ajibalesta , albabesta , f ./., arbalète. 
Car Dleos lo reis sap s*arbalbsta tendre. 

G. Faivit : Gaseus bom. 
Car Dieu le roi sait tendre son arbalète, 
Albarbstas et arca eysaerrar e destendrew 

F. de S. Honorât. 
Desserrer et détendre arbalètes et arcs. 
Trazon ab arbalêstas los cairels empenats^ 

GciLLACm D^ TUSELA. 

Ils tirent avec les arbalètes les flèches empennées. 

5. Abbalestada , S. /., portée d'arbalète. 

Loin ona gran arbalrstada. 
Roman de Jaufre, fol. 100, var. du n^'J.çf^ 
Loin une grande portée d'arbalète. 



174 BAL 

AHC. Ft. L'oftI au roi dfalles tant s*aproche 
Qa*U n*a pas qne arbeUestée 
Josqnéi ceax qui les contratendent. 

G. GciàRT, an laS^. GAUPENTiEa , 1. 1 , ool. 272. 

6. Akcbalestrieh, s, m., arbalétrier. 
E sabran ▲rcbai.sstiuxr 
QaVs la patz en la contrada. 

Bertrand de Born : Rana m'es. 
Et lot arbalétriers aanront que la paix est dans la 
contrée. ^ 

BALLAJ^, V., dan$(?r, sauter. 

Si qois BALATionef ante eodea^as sanctoram 
fecerit. 

Conc. Bracar. dé 672. âu>R£TE , p. 272. 

Voyez Mayans, t. II, p. 144 ; De- 
nîna, t. III, p. 10. 
£1 yl lo yedel que H cantavan e li balavav. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 33. 
n TÎt le veau derant lequel ils chantaient et datt' 
saieni. 

Al son de flaviol 
Balar. 
T. DE R. Gaucelm et de J. de MiEALHAa : Joan. 
Danser x\x son du flageolet. 
AHC. VR. Sire, cmpres le chanter 
Déussiez bien baler, 

Y»OPET,n,&ll. 28. 

— Élancer. 

Aqaels ansscU... 

Los fes traatots del faAc Tolar, 

Et poeis los fes en hant balar. 

Trad. de VÉvang, de V Enfance, 
Gei oiseaux... il lee fît tous Toler de la lange , et 
puis les fit s V/ancer en baut. 
CAT. AHC. ESP. Ballar. port. BmIot, tt. Bal' 
litre. 

a. Bal, s, m., bal, danse. 

M en trobet a trechas... gran bal, 
Romande Gérard de Rossillon, fol. 9a. 
il en trouTS mille aux danses., grand bal, 

— Sorte de poésie. 

Bals es divers de dansa... Bals a X copias 
o mays. 

Zeys d*amor%, fol. 41* 

Le 6a/ est différent de la danse... Le bal\ dix 
couplets ou plus. 

CAT. Bail, ESP. Bayle. port. Baile, it. BaXlo. 

3. Ballada, 5./, ballade. 



BAL 

Dona K' Anda , balladas ni chansons 
No vnelb faire que no y parle de vos. 
PoHs DE GAPDinEn. : Per joi d'amor. 
Dame Aude , je ne tcux faire ballades ni dua- 
sons que je n'y parle de tous. 
CAT. Ballada. ahc. zsp. Balada, balata. rr. 
Ballata. 

4. Baladeta, s./,, petite ballade. 

"Va , RALADKTA , tost de cors ten TÎa , 
E salnda me ma donas' amia. 

Un TROCBADOOa AHORTME : Lo fin OOT. 

Ya , petite ballade, tiens ton chemin Tiie en cou- 
rant , et salue>moi ma douce amie, 
rr. Ballatetta, 

5. Bala&esc , s, m., ballade. 

Ni sirventesc. 

Ni BALARBSC , 

Non t*ang dir nailla (aaon. 

GiRAUD DE Cabrxeras : Cabra joghr. 
Je ne t'entends dire. en nulle façon, ni sirrentc , 
ni ballade, 

6. Ent&eaalhail 9 v,y bondir autour, 
sauter autour. 

Son semblans a jove lebder que vûl oorrs 
après totas las bestias qne tc , e negnni non 
pren , e laissa se tôt eittrrralhar, e m no 
profiecha. 

r.et rert.,(<A,6i. 

Ils sont semblables au jeune lévrier qui vent cm- 
rir après toutes les bétea qu'il Toit , et n'en prend 
aulbune , et se laisse tout bondir autour, et il ne pro- 
fite rien. 

BALLOAB., s. m., boulevard. 
Grands balloars per se défendre. 

Chronitfue des jilbigeûis, col* 86. 
De grands boulevards pour se défendre. 
AHC. PR. Flanquée de bons boulevars de piene. 

Joyeuseies, Facéties , etc. , p. 3i. 
CAT. Baluart. esp. port. Baluarte. nr. Ba- 
luardo, 

BALMA, s, /., grotte, caverne. 
Sabran ben las estradas e '1 camis travenien, 
Los clnxels e las balmas. 

IzARS : Diguas me ta. 
Ils sauront bien les estrades et les chemins de tia- 
▼erse , les creux et les grottes, 
Fig, La tavema es balka de layros. 

V, et VerL, fol. 22. 
La tavcmc est caverne de voleurs. 



BAL 

ASC. VR. Après s*eii ala en Bethl^m « et cm la 
baime àaa SaoYCOor entra. 

y. des SainU. Caipeh txex , 1. 1 , col. 438. 
CIT. Baima, 

— Réservoir d'eaa. 

De la vostra balica de qae adagatz los ▼(»> 
très orti. 

Tu. de 1376. Doat; t. CV j , fol. a53. 
De Totre réservoir duquel tous arroiex to« jar- 
ains. 

2. BALMSTAy S./. , petite grotte. 
Aras TÎron nna balmrta 
Prêt del sentier. 

Trud. d'un Euang. apocr. 
Soudain ils rirent une petite grotte pris du sen- 
tifr. 

BALM£y BASME, s, m,, la t. BicLsavtum, 
banme. 
Hetez de par balmk on pane. / ^Jl /-f 
Devdes de Psades , Juz. cm*^ 
MetUs un peu de baume pur. 

On appelle da même nom l'arbre et 
la liqneur qu'il fournit. 

Basmk es aybre no pins nant de dos ooy- 
date... Basme , las partidaa del qoal totas so 
redolens. 

Elue, de las propr., fol. loi et 196. 

Baume est arbre non plus haut que deux cond^. . . 
Baume, les parties duquel sont toutes odorifd^ 
natei. 

Un BASMi don ton Dien fo nncatz... 
Ar vay, si ben del basmk , fay ne tas volontats, 
E seras de tas plagnas mantenei^ tots sanatz. 
Roman de Fierabras, t. gSS et ^58. 

Un baume dont ton Dieu fut oint!.. Maintenant , 
n,ei Lois du baume, fais-en tes TOlontâi, e( tu 
KT» snr4e-€hamp tout gu^ri de tes plaies. 
Axc. FE. Qnt oient pins soef qne basme. 

Roman de la Rose, t. 10610. 
aT. Babam. asr. port. rr. Balsamo, 

2. EVBASMAR, EMBATMARy V. , oindre, 

embaumer. 

D^aqoest oli son onchatet sabasmatz aqnels 
<iiie Dîeas fay reys. 

r.etrert^foX.SS. 
Ceux que Dieu fait rois sont oints et embaumés 
àt celle huile. 

E U fazien tng los rîcz embatsi ar. 

K de S. Trophime. 



BAN 1^5 

Et y Élisaient embaumer tous Us ridkés. 
ABC. FR. Qni tans basme ^enbasme, 

GRSTiii,p. 218. 
De femmes nne troupe 
Portoient dn banme cber 
Et nne boete on conpe 
Ponr embasmer sa. chair. 

La Boderxx, Uymnes eeci, 
CAT. xsPf PORT. Embaisamar, tr^Imbaisamare. 

BALTEMOy s. m., lat. balte^m, bau- 
drier. 
De Anastazi Femperador... tnnica e baltbmo. 

Cat. dels aposi. de Roma, fol. 65. 
D'Anastale l'empereur... tunique et baudrier. 

BALUC, atlf\, stupide, malade. 
E pns lo caps es balvcs , 
Dolens son lî membre estremxer. 

Marcabryjs : Al départir. 
Et lorsque le chef eet malade, les membres ex- 
trêmes sont souffrants. 

ZT. Baioseo. 

3. EsBALAUsiB, V. , abasoiirdir, ébahir. 
Part, pas. Ni sap on s*an ni on se sia , 
Ans es totz xsB.ix.Auzrr. 

Roman de Jaujre, fol. 46. 
n ne sait où il aille oi oà il soit , mais il est tout 
abawurtti. 

Qni es xsBALAtJzirz en sos oUs, pessa mal. 

• Trad.deBède,{o\.^. 
Qni est ébahi dans ses yeux , pense nul. 

ANC. CAT. Esbalair. 

BAN, s. m., lat* BAvnum, ban, convo- 
cation, ordonnance, autorité. 
£ me ton babs e malas oostnipas per ocay- 
zon d'ayer emendas. 

F. et VeH., fol. |5. 
Et ils mettent bans et mauvaises coutumes pour 
occasion d'aToir des amendes. 

Mas des qne signem tnit nn bah. 

GlRAUD DE BOBHIIL S A ThonoT de. 
Hais puisque nous suivons tous une môme ordon- 
nance. 

Loe.Xen m pens de corfesia tsn 
Qne Tes non es , ni en no sai 
On ja la trdep, pns non es lai . 
On tng m'antreiavon lo bab. 

G. DE S.-DiDi£R : Companhon ah joj. 
Je pense tellement de courtoisie qu'elle n'est rien , 



176 BAN 

et je no nis o& je la ttoare jamais , pniaqn'elle n'eit 
paf là oîk t0M M'tocoidftieat VautorUé, 
CAT. Bttn, MF. ^ORT. IT. Bondo, 

;i^Band»&9 banvxu, s. m., sergent, 
* bannier. 

E Tantr'es corrieus o BâirBORS 
Qne tôt Tan en mal despeiua 
Btr gatjar paat«n o boyera. 
f FoLQUST DE LuiTEL : El oom del. 

Et Faotre est ooareor oa servent qai d^peiue 
toute Vannée en mal pour gager p&trei ou boBTien . 
Que aÎA foreatien et bavibhs qa*eU gardo. 

Zîl. ée i»54. DoAT, t. CXV , fol. 97. 
Qu'il ait psdes diampétrea et àamniên qui les 
gardent. 

AJic. m. Bandiers jurés oa measiera \nté» de 

la Tille de Narbonne... Sarrint an messier 

oa handier qai gaga le suppliant d*ane 

brebis. 

LetU dé rém.j jt^o^. CÀRPEffnxR , 1. 1 , col. 44^. 

Avc. CA^. Banderer, xt. Banditore.- 

3. BAifDi&y V,, lat BAumvic, proclamer. 

Qnaa Tac fâcha , dis aitans : 
'Voelh qne la serf e la BàMUA 
Tots temps. '.* 

G. AoaniÂm : Qnan la. 
Quand il Teut faite , il dit telles choses : Je tcox 
qu'il la serre et la proclatéU en tout temps. 

— Déployer, agiter. • 

E tanu bêla ensenba e tant peno bavdtr. 

Guillaume se Tuoela. 
Et déployer tant de belles enseignss et tant de 
guidons. 
Pan, pas. 

SeiAeiras desplegadas e *]s gonfanons bahditz. 
Guillaume be Tubbla. 
Enseignes d^lojées et les éteaàardBjloltaHts. 

-— Exiler, bannir. 

lii scnbors, ab la eort , lo podon BAVoxa. 

CouL de {Umdom de i3i3. 
I^ seigneurs , stoc k eoar, le penYent bammrf 
Part. pas. substantif. Laa terras dels bamdite. 
Tlt. du xrf stèe. Doat, t. VUI , fol. 219. 
Les terres des kamiUê. 
■sr. poet. Bamdir. it. Bandire. 

4. Bahdimkb, s, m., ban, ordonnance, 
bannissement. 



BAN 

E can d*aqael rey fe oridats lo basoimibs. 

P. DB GoBBiAC : El aan de. 
fit lorsque I0 bau de ceioi fut ené. 
Et aprob lo bamdzm nr. 

Coût, de Comdom de i3i3. 
Et après le dannissemenL 
AMC. va . Aler mètre Bandimenten. une Tigne, etc. 
Lett. de rém., 1459. Garfestieb , 1. 1 , col. \%\ 

CAT. j 



5. Bankiament, s, m, , saisie, mise aa 
ban. 

Bavexament et gatjament de bestials qne 
darian dampnatge. 

Tit. de 1394. DoAT, t. CXUI, fol. 5^. 

iffse a» ban et saisie des bestiauK qui donnecairal 
dommage. 

6. Ba.kda, s./., troupe, bande. 
Avia faîta très baitdas de sas gens. 

Chroniçue des Albigeois, eol. 53. 
II avait fait trois bandes de ses gens. 

CAT. BSt. KMIT. IT. Boisda.' 

7. Au&iBAN, S. m., arrière-ban. 

Mas lai de Tas Montfort 
Tolgra vexer baeimais son aubibah 
Contfu tots selbs qnil van d'onor bsiuaD. 
Beeteaicb de Boav : Un sirrentes. 
Mais là devers Montfort je voudrais voir wa «r> 
riirt-ban cootre tous mua qui vont le rabsiisnt 
d'honneur. 

Ab aqnestas paranlas, es rAumiBAir corasts. 

Roman de Fierabras, v. 6o3. 
A ces mots , YarrUkre-ban est sonn^. 

8. Reibait, s. m., arrière-ban. 
£ Karles a mandat son reibah. 

Roman de Gérard de RossiUon, fol> 78. 
Et Charles a mand<^ son arrière^an. 

9. Banoieba, baiteiba, s.f,, hwniist, 
étendard. 

Am la BARicBA de la eîotat de Romi. 

' Cat. dets apost. de Roma, fol. lOi. 
Avec la bannière de la ville de Rome. 
Ten la bavdieeâ de saint Jordî. 

Ane. tarif des monnaies en provençal- 
Tient la bannière de S. Gcor|f . 
Cant Ttron las bamezbas desplegadas. 

Guillaume be Tvsoa- 
Quand ils virent les bannières ééfUojées. 
Loe, 'Vengnet a bamibba DESFLSGAnA. 

Chronique des Albigeois, col. 1 1 • 
Il vint k bannière déploj ée. 



BAN 

Et eandt m de fort manaîra 
Hom volpilh qae porta bakvtba. 
Lb MOiHi DS MoHTAUDOïc : Be m'cnueift. 
Et m'ennuie de forte nuni^ homme lâche qui 
porte baïuiiir», 

¥ig, Per far aos mandameiia , 
Segraî aa bavxra. 

GlXÀiii) DS BoBSOL : Sol qn'anori. 
Pour Ikire sci commandements, je faivrai m 

CAT. BBP. Bandera, pobt. Bandeira. it. Ban^ 
diera, 

10. Bafaiee , s. m.j qui porte la ban- 
nière y banneret. 

Aqnbt BâVAZBBa 
Qa'an caatala I o II o trea. 

Btxv. d'amer, fol. 12a. 
Ces bamnerets qui ont châtetnx un 00 deux ou 
tmis. 
CAT. Banderada. xt. Banderaio. 

11. BandbiaRi BÀVKTABy V. , floUer, 

Vagiter. 
Tin golfayno oontra 1 ren baitbtab. 

RAMBàVD DE Vaquzibaj : Honnt marques. 
Tant d« drapeaux yloMer contre le Tent. 
Mas ea fas eom fe H cers... can ri 
L*ombra dda banc en la fon baitdbiaa. 
G. DB MoNTAOBAGOUT : I9on oitani. 
Mais je lais comme fit le cerf... quand il rit 
FoBkbre des cornes %* agiter dans la fontaine. 
Baruprés, 

* Losestendarda dreaaatz contra *1 vent BAHOiAVi. 
Guillaume de Tudela. 
Les ëteodards \e^é» i* agitant contre le rent. 

— .S'amuser, se récréer. 

E can ven en après que levo del dianar> 
Cascos près son eaval per anar BAVBTAa. 
Roman de Fierabras, t. $007. 
Et qusud il arrire ensuite qu'ils se Uyent de 
diaer, chacun prit son cbeyal pour aller se récréer. 
ABC. PB. Lî qpens esteit aie chacler, 
1^1 bob s*aloat esbanoier. 

Roman de Rou, v. 6i83. 
isp. Bandear. 

12. DESBAHpia, V», rappeler du bannis- 
sement. 

Part. pas. Devon esser desbavdit. 

Tit. de il9i. DoAT , t. XCVIl , fol. 255. 
Doivent être rappelés du bannissement. 
iT. Sbeuidire. 



BAN 



177 



BATfDON^ s.m. , permission. 
,Qa« m des baitdo 
Qae chantes. 

G. RiQCiE» : Ar non agui. 
Qu'elle me doonât permission que je chautasae. 
£1 reî si U det baxdov d'anar e met lo ea 
âmes de totas res. 

y. ifAimeri de Peguilain. 
Le roi ainsi lui donna la permission d'aller, et le 
mit en équipage de toutes choses. 
ASC. FB. Onqnes pacele de parage 

N'ot d'amer tel handon cnm gié , 
Car f ai de mon père congié 
De faire ami e d'estre amée. 

Roman de ta Rose, t. 5845. 
Jd¥. comp. 

No tmep selhay ni selba qae mont gen , 
Qaan la mentaa , no la lans a babdo. 
G. Riquieb : Rasos m'adnj. 
Quand je la mentionne, je ne trouve celui ni celle 
qui ne U loue sans réserve. 

&*ampn de bon cor a bavdoh. 

G. Faidit: Dalfins , rjipondeU. 
Us l'aiment de bon cœur sans réserve. ** 

AXC. FB. Va , si li dl qa*il vigne k mei, 
* Mllmor li«Detrai à èasubtn. 

Mabib »z Fbavce , 1. 1 f p. 488. 

a! ÀBANDoif iS,m., penchant 9 volonté. 
Qoi layssa anar l'ayga a son abavdoii. 

' r. et Fert., fol. io3. 

Qui laisse aller l'eau à son penchant. 
AHc. FB. Comme le vent sooffle k son abandon 
Le duvet blanc da viens chenu chardon. 
Amyot, trad. de Plularçue* Morales, t.IY, p. 444* 
Bsp. POBT. Abandono, it. Abbandotto, 
Adv. comp, 

£ tots los mandaroents ferai An abahdoit. 
F. de S. Monorat. 
Et tous les commandements je ferai sans réserve. 
AHC. FB. Mais tost s*en parle à habandon, 
Fabl. et cont, anc,, 1. 1, p. 70. 

3. ÀBANDOiTAa 9 V., abandonner, quitter, 
délaisser, livrer. 

Dmts qui pros don' abahdova. 
P. Raihôbd db Toulouse : Vos lo prims. ^ • 
Amant qui abantUtnne noble dame. 
Com so folas femnas que S9 abavdovoit per 
un pane de gasanh. 

K et VeH., fol. 17. 
. Gomme sont foUes femmes qui se livrent pour un 
peu de profit. 

23 



îjS BAN 

Part, pas, adv, eomp. 
E Frances esperonan uïh frbs abahpovats. 

Roman de Fierabras , t. 410. 
Et les Français tfperonoent à bride abattue. 
CikT. ssp. PORT. Abandànar. xt. Abbandonare, 

5. Abandqnadamen , adp,, en toute hâte , 
sans réserve. 

Canesson vers lo oom ABAiriM>KADA.MiHa. 
P. DE GoRBiAG : El nom de. 
QnUU allassent vers Pangle en toute hâte. 
...Ea non yoU abaitdoiiadambh 
Orne lansar, 8*enan vist no Tavû. 

Bambaud de Beaujeu : Eu Peire. 
Je ne veux louer un homme sans réserve, si je 
ne TaTais tu auparavant. 

AHG. FR. De ses hants dons qn'il a entièrement 
En elle mis abeutdonéément, 

Charles D'ORLiAirs , p. 40. 
IT. Troppo abbandonatamente tHio amato. 
Volg, délie Pis tôle d^Ovidio. 

BANC, 1. m., banc, siège, place. 

Voyez Aldrete , p. 363 ; Denina , 
t. III^ p« lo; Mayans, t. II, p. 227; 
Maratori , Diss. 33. * • 

Anero se asetjar en nn bel bahc. 

y. de S. Honorât. 
Es allèrent s'asseoir en nn beau banc. 
Dorm sobre archa e sobre baho. 

GiBAUD DE BoRKEiL : Quant la bruna. 
Dort sur ooffire et sur banc. 
Pig. Cosi ns tom en yostre bavc. 

Gavaudait le Ykux : a la pas looga. 
Gomment il tous remet en TOtre place. 
Pig. Per qoe Adams lo pom traut... 
Elb era assis en tal bahc , etc. 

Gavaudan le Vieux : Pats passien. 
C'est pourquoi Adam prit la pomme... il ëtait 
assis en tel banc, etc. 
CAT. Banc, bsv. port. it. Baneo, 

2. Banc a, ^./., siège, banquette. 

Ad opA de portât corona 

Sas en Temperial baitca. 

, P. Vidal : Car* amiga. 

Afin de porter la couronne sur le siège impérial. 

Fig, Balssareta d'ant banc en bahca. 

Gavaudan le Vieux : A la pus longa. 
VflBS baisseres de haut rang en banquette. 
A^c. FR. Banque de chesne on de baîstre. 

Tit. de 1379. Cabpehtibr , 1. 1 , col. 454. 
tkt, -uv. PORT. rr. Banca. 



BAN 

3. Bancal, 1. m,, banc, siège. 
'E trais m*a part 
Sexer ans nn bakcal. 

Ahanieu des Escas : En aqnelmes. 
Et m'amène asseoir k part sur nn banc. 
CAT. Bsp. PORT. Bancal, 

BANDISOS,^./, apprêt, étalage de mets. 

Qa*a Inî no dol ni 8*îrais 
Si 1 date faisob ab nignos 
Senes antra bavdisos. 

R. DE MiRATAL , GioSS. OCCit. 

Qn'il ne lui fait peine ni se fâche si tous loi doa- 
nes haricots arec oignons sans autre apprêt. 

BANH, BAIN, S, m,, lat Bkhteœ, bain, 
len mner si com fetz el bajib 
Serena , lo vielb anctor. 

GiRAUD LE Roux : A lei de boa. 
Je meurs comme fit au bain Sénèqne, le Tteil 
auteur. 

— Fïg., purification , délices. 
Apres l*anar c'avem empres 
En lat on es comanaîa baxhx. 
GiRAUD DE BoRiTEiL : En uudiantar. 
Après le voyage que nous arons entrepris derm 
U où' est la commune purification. 
Loe, Ar ai oonqabt aojom en bash. 

P. Vidal : Neu ni gd. 
J'ai maintenant conquis repos en délices. 
AHC. CAT. B<^. xsp. Bàho. PORT. Banho. ir. 
Bagno. 

1. Balneacio, s.f.y bainèation, action 
de se baigner. 



Per balsbacio. 
Par bainèation. 



Elue, de las propr., fol. 22. 



3. Banhar, V., baigner, mouiller. 
Alcnna vetz lo barharetz. 
Si Tostr* anzel a trop gran set , 
E volontiers en aiga s met , 
Per sol benre, non per bahhar. 

DeUDES DE PRADEJ , Auz. COSS. 

Quelquefois vous le baigneres. 
Si votre oiseau a trop grande soif, et se met to- 
lontiers dans l'eau , seulement pour .boire , non pov 
baigner, 
len soi aisselh qn'e mieg de Taïga s baova 
E mor de set. 

Perdigon ; Estât anni. 
Je suis celui qui se baigne au milieu de l'ean et 
meurt de soif. 



f 



BAN 

— Pi^, , baigner, délecter. 
Qnaren Talor u ba.iiba. 

B. DB RoTEHBÀC : Belb 
Car il M délecU en Talear. 
Tôt en aiisi qno s bjlhha. doiUMmen 
Sdamandra en ftiee et en ardafB. 

P. BC COS D'ÂOBIAC : Si({IIO 1 lOlellu. 

Toat ainsi que la •alamandïeie baign» doucement 
eo feu et en brûlure. 
Part. pas. 

Els It ylron tan bella e los haells e la cara 
• Corn si se foa bav]ia.da. 

y, de s. HonoruU 

lU lui Ticcnt les yeux el la faee aussi beaux, comme 
li elle se fût baignée. 
IHC. PB. 

Dece que ta es mon mon cner en doel se bainge. 
Poème (THugues Cé^t, fol. 17. 
n se baigne en liesse et en félicité. 
Desportes , premières ouvres, p. (fi- 
Berger Thenot, je sols esmerreillé 
De tes diansons , et pins fort je m'y baigne 
Qo*! esconter le linot esreîllé. 

C. Mabot, t. m, p. 294. 

Banar. fout. Bankar. 



ABC. càT. Banjrar, 
rr. Bagnare. 

BÂNZ, s. m., corne, bois de cerf. 
Mas eo fas tom fe *1 cerf... can ▼! 
L'ombra delà bahz en la fon bandeiar. 
G. DE MoBTACNAGOUT : Non estaxai. 
Bbisje fais comme fit le cerf... quand il vit Fom- 
bre des conus s'agiter dans la foutaise. 

a. Bana, bahda ^ s,f, , corne. 
Las BAVAB d'an moton qoe paiasia. 

Bist, abr. de U BibU, foL 7. 
Les cornes d'an mouton qui paissait. 
II booos e II sonalha e IHI bahas qne tenon 

els caps. 

JDecianunen de motos demandas. 

Deux bœufs et deux sonnettes et quatre cornes qui 
tiennent aux têtes. 

Natnra a proveBÎt a caacana bestia d'alconas 
armas , corn a cervia de baitdab. 

Biue. de las prvpr.j fol. 23o. 

La nature a pourru cbaque bétc de quelques armes, 
comme aux cerfs de cornes > 
CAT. B€mjra. 

3.EHBÀ1IAMÏW, j. m., ouvrage à cornes, 
partie de fortification. 



BAP 179 

I4OS KVBAKAMBMS de U ▼Ub. 

TU, de i38a. nUe de Bergerac, 
Les ouvrages à cornes de la ville. 

BAPTISME, s, m., lat. baptismc» , 
baptême. 
Los antrea qoe no rolgran penre bavtumb. 

PBII.OVf.HA. 

Les autres qui ne voudraient prendre le baptême. 
E pocys ab totz las reys que Baprisi^ an 
Anet venjar Jhesa-Crist en Soria. 

FoLQVET DB LuNEL : Al boo rey. 
Et puis avec tous les fois qui ont bapiémej il 
alk venger Jésus-Gbrist en Syrie. 
CAT. Bapdsme, Bsr. Baudsme. roBT. Babtismo, 
XT. Baitesimo, 

2. Batejaven, s, m. , baptême. 
Lay cl sondan ddCayre, sol pren batbjamev. 
P. Brcm qhd RiCAS bovas : Pus partit. 
Là au Soudan du Caire , pourvu qu'il prenne 
baptême. 

AXC. FB. Qoant li rois fb beoptisies et U of- 
fices dn bauptiszement fait , il îssi de l'église. 
Rec. des Bist. de Fr., t. UI , p. 171. 
IT. BaUexzamento, 



3. Baptistili y s. m,, baptême. 
Qoe digoaa to veiaîre : per cal raso descîes 
Lo nostre baptistu.! ? 

Iearb : Diguas me tu. 
Que tu dises ton aris : pour quelle raison ignores- 
tu notre baptême ? 

i. Babtismal, adj\, lat. baptisvalû / 
baptismal. 
Han perdoda innosoencia babtism al. 
Elue, de las propr., fot. Sg. 
Ils ont perdu l'innocence baptismale. 
CAT. Babtismal, bsï. Bautismal. vo%t, Bapdsmal. 

XT. Batteshnah, 
5. Batejar, batheoar, v, , lat. bapti- 
zxue, baptiser, donner un nom. 
£ tais es nna 
Qne non m pins 
Qa'aqad (fom porta batbjab. 

P. Gabbihal ; Predieator. 
Et tel est nu qui n'a pas plus que odui qu'on porte 
baptiser. 

K.. magnes mandée a ranseresqae Tarpi 
qoe tottloa BAmoss. 



i8o BAR 

Cbarlemagne manda à rarchevâqua Tnrpin qu'il 
les baptisât tout. 

Er finUc mon no sai qne s*e8» 
Qa'aiasi l'ai rolgnt BA.TBJA.a^ 

RAMBAim d'Oeahoe : Eicotatt. 
Maintanant je finis moo je ne sais ob que c'est , 
car j'ai toi^Iu le baptiser ainsi. 
Pro^, Car m creama part qn'ilh met e 1 leaer, 
Qni filh d'ase batua. 

AiMzu DS Pbooklazii : a lei 4e fol. 
Car il perd son chrême et le loisir qu'il y met , qni 
baptise un fils d'âne. 
Part, pus. Toelli caser BATEJATz. 

laABN : Dtguas me tu. 
Je reux ftre baptisé. 
Substant, K. vestic totz les batbgatb, e lor 
donec blat a manjar. 

PBtLOMERA. 

Charles rétit tous les baptisés, et leur donna blé i 
manger. 

▲vc.FA. Ne baptise poortantdeplainte dégoût 
Les Ters qne je soopire an bord ansonien. 
Dv Bellay, p. 402. 

CAT. Beuejar. esp. Baatixar. port. Babtizar. 
iT. Battezzare, 

6. Desbatejat, adj\ , non baptisé. 

Sobr*els fais Tnrcx dbsbatbiatz. 

Aimai DE Belliroi : Cossiros. 
Sur les faux Turcs non baptisés. 

7. Rebateiak , REBAtizAa , V. , Fcbaptiser. 
Qoe s feses rebateiar... loqnal era reba- 

, TXSATS o doas Tetx bateiaU. 

Cat. iiels apost. dé Homa, fol. 38 et 44. 
Qu'il se Ht rebaptiser... lequel ëuit rebaptisé ou 
deux fois baptise. 
ESP. Rebùuttxar, n. Mibattezxare. 

BAR, s. m,, rempart. 

Qnan enpagiel ans el bar merlat. 

6. Rainols d'Apt : Ausir cugei. 
Quand je monUi sur le rempart créneltf. 

2. BA&Aiy S. m,, rempart. 

Sarrazi asantero la tor a gran rando; 
Tôt an conqnist lo barri tro a Tansor dromo. 
Roman de Fierabras, v. 33 16. 
Les Sarrasins assaillirent la tour avec grande im- 
ptftaoaittf; ils ont conquis tout le rempart jusqu'à la 
plus haute approche. 

Qnan tel forts castela aasatjatz 
K 'Is barris rotz e effondraiz. 

BESTRàiND DE Boa» : Bc m play. 



BAR 

Quand je vois forU cb&ieavx assiégés et les nm- 
parts détruits et effondrés. 

— Faubourg. 

Qne negnn blat ietca de MonpesUer ni deb 

BARRIS. 

C'artuiaire de MfoiUpeliierj fol. l^o. 
Q'aneun blé sorte de Montpellier ni desySzic/^oitr^f. 
BARts es ▼eramén 
Dite to qne fora vîla 
Es bastit senea gnîza , 
Entom , e près del mor. 

G. RiQuiEB : A lieis cni. • 
Faubourg est vraiment dit ce qui hors ville en 
bâti sans forme , & Ventour , et près du mur. 
Ajxtf. VR. Ladicte ville et les barris d*icelle ont 
besoing de réparation et fortification. 
Ord. des R. de Fr., i368 , t. V. p. 3g5. 
CAT. Barri, esp. 0arrio. 

3. Ba&hian, s, m,y habitaut du ftiubonrg, 

bourgeois. 

Ab coisseil et ab yolontat dcls barbxas del 
castel de Laotrec. 
TU, de laog. fflst. de Languedoc, t. III, pr., col.319. 

Avec le conseil et la volonté des bourgeois èa 
château de Lautrec. 

BAR, BA&ON, s, m,, }at. t/r, yitim^ 
homme y mari* 

En général , bar est sujet au siogo- 
lier» et BARON régime. 

C'est l'acception primitive et res- 
treinte deviR, mari, 

Npn est creatna tir proptar maliefem, aed 
malier propter tirvm. 

Lo BAR non es créât per la feinna, mssla 
femna per lo baro. 

Trad. de VÉpUre de S. Paul aux Connihins. 
là homme n'est pas créé pour la femme , nuis k 
femme pour Vhomsiu. 
MMC FR. Monlt ot lo coer triste et Srfê , 
De son baro se trest arrière. 
Maris se Fb a]icb , t. II , p. 38^. 
Et & baron prengne son frère 
Qn*ele a geté de tel misère... 
La sainte famé lor respont 
Qn'ele n'a ara jamês baron.. 
Ami, n'espons , se celni non 
Qai sires est de tôt Ion monde. 
AoB»». irc. defabl et cont anc., t. II . p 811 



I 



BAR 
Oo Ta employé pour désigner l'âge 
viril. 

Lu set esUtz, lasqnaU bo : enfintia, paeri- 

m, adolcaoendi, javentotz, babo, vilheza, 

decrqiitntz. 

La Cofetilo. 

Lm Mpt ifgtà , letquls nnt : «fllaiMa , patfrilité, 
adokiccoce, jennene, âge 'viril, ywïWgUK^ décrtf- 

pilade. 

Il a anssi signifié grand , seigneur, et 
même roi , et spécialement baron. 
En BbcaU s! fo de Proensa gentils babs e 

aatz e ries. 

F. de JBiaeas. 

Le seigneor Blacat fat de ProrenoB gentilhomme 
et diitingaé et puissant. 

Qa'om li traga lo cor, e qnVn manjo *1 bako; 
Premier mange... l'emperaire de Roma. 

Sobsbl : Planber vnelh. 
Qu'on ini tira la e»ar, «t que les princes en 
naagent ; que l'empereur de Rome en nunge le pre^ 
micr. 

£ îll baaov e il Tavassor. 

P. Vidal : Tant ai. 
Et les barons et les TSTassears. 
ASC. ra. Moult ère hait btr et faonorcs. 

Yi]j.c-BAiiDOi)n , p. 18. 
CAT. ESP. Baro. pobt. Barào, xt. Barone, 

2. BAAONESSA9 s,f., baronne. 
Contestas e babohbssas aobre las tntraa 

senfaoreyans. 

Lett. de Preste Jean à Frédéric, fol. 18. 
Comteises et baronnes diNUtnant sur les antres. 
CAT. Baronessa. bsp. Baronêsa, poet. .fforo- 
neza. rr. Baronsssa. 

3. Baucat, s, m., noblesse, baronnage. 

De lai es proeza e babjtatz 
Mantengnt» largaesa e covits. 
T. BE R. SE MiRAVAL ET DE Bebtravd : Bertran. 
De l'autra côte prouesse et noblesse, largesse et 
tfpl font mainlenus. 

Merma pretz e BARXiiTi, 
E pas Us poestatz. 

GiitAVD DE BoRiTEiL : Si per mon. 
Le mérite et la noblesse dëgtfnèrent , et plus les 
raittances. 

^ Concours , émolation de galanterie. 
Qn^ien vi qne per nn gan , 
Si lor fos CDviatz, 



BAR 



181 



Si oseadav* ns barvatz 
Qoe dnrava tôt Tan. 

GiRAUD DE BoRNEiL : Lo dottts cbans. 
Que je vis que pour un gant , s'il leitr fût en? oyë , 
il s'tftaÛissait une émulation de galanterie qui dn<* 
nit tout l'an. 

ANCr FR. Tant qu'il fn en la sale amont , 
Oh asanbles iert li bantes. 

Roman du Renart , t. II , p. 348. 
AHG. CAT. Bamatz. 

4. Barnage y s. m,, baronnage, noblesse. 
No tan a rey qne a tan rie coralge 

Qno '1 reys rTAnfos, e tan noble babvatoe , 
Lays estar près borne de son linbatge. 

Paulst de Marseille i Ah raarrimen. 
Il ne couTient pas k nn roi qui, comme la rei Al- 
phonse , a si puissant eourage et si noble baronnage, 
qu'il laisse être prisonnier bomme de son lignage. 

— Exploit d'annes. 
Senbors, so di» Eollan , mot nos dea eangar 
Qne Tamiran Balan si meta al sopar; 
So sera gran BABiiATaE qni lo 'n Csra laychar. 
Roman de Fierabras, r. 3393. 
Seigneurs , ce dil Roland , il doit beaoooup nous 
facber que l'ëmir Balan se mette i souper ; ce sera an 
grand exploit larmes qui l'en fera désister. 

AHC. F&. Le feu roi oodit sî^e lors 

Fàisoit condaire grant banuùge. 
Et aYoit autour de son corpa 
Pldsiears de son sang et lignaSge. 
Vigiles de Charles Fil, 1. 1 , p. 181. 

rr. Bamaggio , barûnaggio» 

5. Barnatios, adj,, noble, yalearenz. 

Als nobles cors barvat^os. 

P. Vidal : Abril issie. 
Aux nobles coeurs 'valeureux. 

6. Barkil , a4i*s noble , distingué. 

len, qne yi son gai cors BARjrxi., 
Salodei la. 

G. d'Aittpovl : L'autr'ier. 
Moi , qni vis son agréable personne distinguée, je 
la salnai. 
Avc. PB. Bamilment t'estaet conteair. 

Mamb DE FiiAircB , t. II , p. 439. 

7. Baeomia, s. f,, baronnie, noblesse. 
Tolon cieoutz e caatels, terras, fiens e ba- 

ROHIAS. 

F. et Fert., fol. i5. 
Ils enlèvent cité» et châteaux , terres , fiefs et ba- 
ronnies. 



l83 



BAR 



/ 



Anero penra oonjit de K. e de tott la BI.&0- 
viA qne era a la ost. 

PHILOnNA. 

Ib aUèrent prendre oongë de Charles et d« tonte 
la noblesse qui tftùt L l'armée, 
âvc. FR. Eatoar eus ot grant harome 
Ki lear tenoient conpaignie. 

Roman du Benarty t. lY, p. laS. > 
CAT. K8P. roBT. ZT. Barofita, 

BARALH, ^. m.> trouble, dispute, bruit. 
Ab lèllona desiranaa 
Et eatranhatg* e baralh 
Pays amors los deairana. 

BfAacABatJS : Contra. 
Amour noorrit les délirants avec fébn désir et 
étrangeté et trouble. 

E gnerra e babaxli.. 

Rambacs Di YAQCEiaAa : Leusoneti. 
Et guerre et dispute. 

a. Baralha, s, /., trouble, dispute, 
bruit. 
Bregaa e bakalhas e d'aatras falhias assatz. 

Zif. de Sydrac, fol. lOI. 

Querelles et disputes, et asseï d'autres folies. 

AJrc. va. Tant qneVen maintint Xnherel^ 

Des aerjana ans noires gonnelas. 

G. GuiAaT,an iSof. Carpsvtucr, 1. 1, col. Szb. 

CAT. BartUla. pobt. Baralha, it. Bara/a, 

3. Barrei, s. m., querelle*, tumulte, 
dévastation. 

E de Maaaac lo babbi 
Ai ben anzit cossî fo. 

P. Cardinal : L'afiu: del. 
£t j'ai bien ouï comment fut le tumulte de Mauiae. 
jidv, camp, E tema meyns mort 

Qa*el coms deMontfort, 
Qai Yol qn*A ba&rbt 
Lo mona li aopley. 

P. Cabdin AL : Per foUis ten. 
Et qu'il craigne moins lé mort que le comte de 
Montfort ,. qui veut que la monda se souaaette à lui 
par dévastation. 
Loc. Mebajc a fhec e a barbet. 

Avian tôt effiigat e mxhat a babbbt. 
K de S. Honorât. 
Ils minent à feu et d dévastation. 
Os aTaient tout incendié et mené à dévastation, 
Aire. CAT. Barràg. 

4. GuAAALHA, S, f,, dispute. • 
Qne jcs de dona qnc vos yallui 



BAR 

No a tanh, o*d> lor aia ouAmALfeA 
Ni ab pegna gent ofanieira. 

Amahicu Dsa EscAS : A Tos qn'ico. 
Qu'il ne convient point de dame qui tous Tsille, 
qu'elle ait dispute avec eux ni avec sotte gent «• 
gueilleuse. 

5. Bar&eiaxsht y s. m», enlèraiieiit, 

pillage. 

Del BABBZZAMEKT de Uu fedaa et de la oed- 
no qoe feiro H mien. 

IHt. de xa43. Doat, t. GXL , fol. i^ 

De l'emlivement des brebis et de la tuerie que ks 
miens firent. 

6. Baralhar, V, , contester, disputer, 
attaquer. 

C*ab son amie non babalba. 

Margarrus : Cant l'aura. 
Qu'elle ne cUspute pas avec son ami. 
Tôt jorn contendi e m baraui , 
M*escrim e m defen e m ooralh, 
C*om me fond la terra e la m*art. 

Bertrahd de Born : Un sirveatet. 
Toujours je conteste et me dispute, je m'escnBK 
et me défends et me courrouce , parce qu'on me dé. 
truit la terre et qu'on me la brâle. 
CAT. Barallar, port. BaraUhar. 

7. Bakkiar, V. « confondre, troubler. 

Dîen prec qne tracbors barrxt, 
E loa degol e loa abaya. 

P. Cardiral : Bases es. 
Je prie Dieu qu'il confonde les traStits , et W> 
précipite et les abaisse. 

— Attaquer, détruire. 
Barreiar Iran Tndella, 
E '1 Puey e Monferran. 

P. Caroihal : Unsirreates txamclnT- 
Ils iront attaquer Tudela , et le Pny K llo"^* 
fenant. 

Aire. rR. Et ponr ce aouTent on y troave 
avantage i fort barroj^tr la matière... Si 
rien ne tronve k barroyer an EbeDe... Si 
rien n'y peut estre harrojré, peat encore le 
défendeur demander garand. 
Somme rurale. De Laurière, Gloss. de dr./r» 

1. 1 , p. Jlfi* 
CAT. Barrejar. akc. esp. Bixngar. 

8. EsBARALLA , *./, qucrellc, toanna^- 
E mantenent li moc amor esbaralla. 

F. de Guillaume de Cabettaif^g- 
Et mainteoant amour lui meut querellf» 



BAR 

BAKANDA, i./., barricade, bastion. 
Ifon vaelh omt reîs dlrluida, 
Per tal qa'iea emble ni tadlui 
Castel ni tor ni baraitda. 

P. Car1>ih&l : A tôt ikiti/ 
Je ne Tenx pas être roi d'Irlande , pour tei que je 
Tole et emporte château et tour et bastion* 
C4T. Barana, ksp. Baranéa, 

BARAT y s. m., tromperie 9 fraude , su- 
percherie, ribauderie. 
Voyez Moratori, DisSé 33 ; Demua, 
t.ni,p. i3. 

Peccatz casu sanctor 
E SABATx simplesM. 

P. GÂBmHAL : Falsedats. 
Le péché cbaife sainteté, et la tromperie sim- 
plesae. 
Et li ab Toa fait maint oortfs barat. 

RàMBAun DE VAQOEiaAS : Yalen manpies. 
Et j'ai fait avec vous mainte ooortoiae supercherie. 
ABC. FR. Qni hisrat qoiert, harat li vient. 
Fabl. etcont. anc,, t. III, p. 91. 
Avc. CAT. Banu, stt. roiT. Banuo. rr. \BaraUo, 

a. Bakan y s. m. , tromperie , super- 
cherie. 

Ben pot dunsîr domn* nn toi fin aman. 
Ses maleatan , 
Son par o pane major; 
Pero no falh si chanzis en mener, 
Sî 1 Te Talor; 
Sol no pes lo babah. 
6. DB Mohtaghaoout : No tap per. 
Une dame peut bien , aans iaconyénient , choisir 
un wnl amant chéri , son égal ou un peu au-dessus 
d'elle; pourtant elle ne commet point de faute si elle 
choisit en nwindre, si elle lui voit du mérite; 
KiUemcnt ^'elle ne pense pas la supercherie. 

3.BAIUTA, S./,, tromperie, fraude. 
Koma, be sapchats 
Qae Tostr* avols barata 
E Tostra foldat^ 
Fets perdre Damiata. 

G. FiovncRAS : Sir ventes yuelh. 
Rome, saches bien que votre méchante perfidie et 
Totre folie fit perdre Ibmiette. 

— Marché. 

Fan baratas ad espéra. 

Srev. d'amor, fol. la. 
Ils font marchés k terme. 



BAR i83 

— Dette. 

Entro qae sio pagadas las baratas de la 



Tu. de iRa6. Doat , t. XXZVUI, fol 14. 
Jusqu'à ce que les dettes de la maison soient payées. 
Aire. port. Tender on empenorar on ontra 
barata hr, 

Sluc, doc. de 1970. 

CAT. RIP. IT. BaitUA, 

4. Barataeia , s. f.^ marché , intérêts. 
Son vedadas asnras et antraa baratarxas. 

Les dix Commandements de Dieu. 
Sont prohibées usures et autres marchés. 
CAT. Barateria. ahc. bsp. Biuvtaria, rr. Ba^ 
ratteria. 

5, BARATA&y V,, trafiquer I friponuer, 
gagner y houspiller. 

Subtils an antres engannar o dcoebre o ba- 

RATAR. 

r. et Vert. , fol. 3i. 
Subtils à tromper ou décevoir wxfHponner les 
autres. 

S'ien per jognar m*asetî al tanlier, 
Ja no i pnescR baratar nn denier. 
Bertrand db Borb : leu m'esoondisc. 
Si pour jouer je m'asseois à la teUe , que je n'j 
puisse jamais gagner un denier. 

Els pastors ab los cas lo cassero e 1 bara- 
TBRO sî malamen qn*el en fo portât per mort. 
r. de Pierre Vidal. 
Les bergers avec les chiens le chassèient et le hous- 
pillèrent si rudement , qu'il en fut porté pour mort. 
Allas! tan mal si barata 
Dmtz qn'ab vieilla s*acoata. 

OeiRBS : En quan rivem. 
Hélas ! si mal se trafique galant qni avae vieille 



Nostre cardinals 
Sojoma e barata , 
E prent bels ostals. 

ToMiBRs ET Palazis : De chanter. 
Notre cardinal se divertit et trafique, et prend de 
beaux hdtels. 

Compraran ni baratarah negn aver. 

Tit. de laai. Doat, t. CXVI , fol. 2. 
Achèteront et trafiqueront aucun avoir. 
AHC. PR. Baratent le siècle et engignent. 
Fabl. etcont. anc,, t. II, p. 3S8. 
Cest cele qni fait Pantmi prendre 
Rober, tolîr et baréter. 

Roman de la Rose, v. 181. 



i84 BAR 

Et achetoit et revendoit 
Les denrées qaHl coonissolt ; 
Tant se baréta d*na et d'el , 
Qoe tos jors sanva son cfaatel. 

FabL et cont. anc, t IV , p. 474- 
CAT. Awc. ESP. Baratar, xr. Barattare, 

6. Ba&ataike, BAKATADoa, S. m,, irom 
pear, fripon, ribaud. 

El es nn grau baratadoii. 

Un THOrlADOUK ANONYME : El Dom de. 
Il est un grand trompeur. 
La molher coitosa 
▲caelh ab se alcnn baratadoe, 

P. Cardinal i Tsls cuia. 
La femme convoiteuse accueille qAelcpe ribaud 
ayec elle. 

Aire. FE. Mais refaser sovent veomes 
Le bon poor le barateor. 

Fabl. et cont. ane., 1. 1 , p. ag6. 
CAT. ES». Baratador, it. BtmUtatore, 

7. Baratiers, s. m., fripon, déver- 
gondé. 

Grans baeatibrs fo de jogar e cPestar en 
tavema , per qne adea fo panbrcs e ses âmes. 
F. de Hugues de Pena. 
Il fut grand dévergondé de jouer et d'être en ta* 
Terne, c'est pourquoi il fut toujours paurre et sans 
équipement* 

5o dits I0 reproiera : 
Tola s de baeatxbes. 

G. RiQViEE : Si m fos tan. 
Le proverbe dit ceci : Qu'il se sépare àee fripons. 
ANC. FE. Tant £ht sontis etbarre^errés. 

Roman de la Rose, t> ao338. 
Ajrc. CAT. Barater. ahc. esp. Bareuero. poet. 
Btutueiro. xt. Baramero. 

8. Barataieitz, s, f.^ coquine, fri- 
ponne, ribaude. 

Las baeataxeitz baratan, 
Frigens del barat, corbaran. 

BfARCABRVS : Pus s'enfulleyson. 
Les coquines trafiquant se courberont , en frisson- 
nant de la ribauderle. 
ANC. FE. Plos tost se sont apercénes 
Des bareteresses faveles 
Qne ne font les tendres pnceles. 
Roman de la Rose, v. 21729- 

9. Desbarat, s, m., déroute, défaite. 

Molt fo Tostra lansa bona , 



BAR 

En Tanrtl, per non grat, 
Nq fora al desbabat, 
Qnant anavatz vas Cremona. 

T. SE Taueel et de Falconet : Faloooel. 
Seigneur Taurel, votre lance fut très bmoe, ■ 
mon gré , si ne serait à la dérouie, quand tous allia 
▼ers Crémone. 

En l'an M et C XXX IIH fon lo dueaeat 
de Fragra , e fon près lo rei d'Aragon. 

Cartulfiire de Montpellier, fol. 66. 
L'an 1 134 fut la difàiie de Frsgre , et le lei d'Ara- 
gon fat pris. 

10. Desbaratar, f. , vaincre I défaire, 
abattre. 
E poirem los trastots axai dbsbaeatae. 

GviXXAxmE DE TODEIA. 

Et nous pourrons ainsi les abattre tons. 
Anneron ferir en la gent e DESBAEREtcsr 
los totz. 

HUU abr, de la JBibU, fol. 3;. 
Allèrent frapper sur la gent et les défirent Um- 
Part, pas. Paya son desoofit e tnh DESURàTiT. 
Roman de Pierabras, ▼• 47^- 
Païens sent déconfits et tous dé/aiu. 
Lo rei de Fransa A>n desbaiiatatx a la His- 
sora. 

Cartulaire de Montpellier, foL 69. 
Le roi de France fut défait à Massoure. 
AHC. FE. Soient mort et tlebareté... 

Cil de Sïssons snnt tnit <2M&tftfC^. 
Roman de Garin le Loherain, p. 33. 
Tons învtnx desbaraUs pour resteDdartqu 
chént k terre. 

Ronuin de Gqlien Rhetoré, fol. 7^- 

CAT. Desbaratar» xt. Sbarattare. 

BARATRO , s. m, , lat. baratArwh, 1»- 
rathre, enfer, abime. 
Yen lo diables qoe gnarda 1 eaeateo. 
Poème sur Boece. 
Vient le diable qui garde le barathre. 
E manda ti per mie jara baeateo. 

Roman de Fierabras, v. 3688- 
Il te mande par moi et jure le barathrt. 
ANC. FA. Et Apolin et tes diex baratron. 

Roman d'Jgolant , Beeese , ▼• 908. 
Or te mande par moi et jore baratrM' 
Roman^de Fierabras en ^iersfranç»^' 
ESP. Baratro poet. Barathro. it. Bar^ff^' 

BÂRBA, s.f., lat. barba, barbe. 



BAR 

La BAHfeA I7 a fiûta far. 

Chronique des JÊUngeois, col. 33. 
Il loi a fait (aire la barbe. 
Babbjl ro«a auras. 

Gi&AiiD DE CALAjrsoii : Fadel joglar. 
Tn auna une barbe rooste. 
Ba&ba. ea oroament de la cara d'home. 
Slue>* de Uu pvpr., fol. 41* 
Xa barbe ett roraeme&t du TÎsage de l'homme. 
Loe. AqmXh qne Fanco 8*en janglo et li bufon 

KM LA BARBA. 

XiV. de Sydrmc» fol. io3. 
Ccaz qui Técootent t'en moquant et lui touillent 
dans la barbe, 
CAT. Bsp. roET. XT. Borba. 

a. Ba&beta, s./., petite barbe. 
Per 90 meto algnna babbkta. 

Elue, de las propr., fol. ^i. 
Pbnr oeh ila mettent aucune petite barbe. 
CAT. Bivéeta. bap. Btubiea. rr. Barbet». 

IBaabat, ii«^'., lat. BAftBATiif, barbo , 
erobarbelé. 

E donzdoa babbatz ab gren. 

Ls MOniE BE MoHTAUDOH : Be m'enneia. 
Et daakoiscau barbu avec moustache. 
Arc e aageta barbada. 

Beetband de Boair : tUsn. 
Arc et flèche embarbeUe. 
ABC. FB. Ni troTaat-îI borne biifhé 

S'encontre loi Uoter ▼onaîat. 

Romand^Baveloc»y. i5a. 
Se li barbé W aena aéilaaent 
Boaa et cbîevres molt en éaasent. 

FabL et cont. anc., t. IV, p. 176. 
CAT. BarboL »ap. fort. Barbado. it. Barbato. 

4. Barbut, adj\y barbu , qui porte barbe. 

Gapellan e monge babbut. 

Le MOiBE DE MoxiTAVDOM : Mot m'enueia. 
Chapelains et moines barbus. 
Aiaai com ea ardils 
Leoa ploa que cabrits. 
Et ors qne baena oomats , 
E lops que bocx barbuts. 

P. Vidal : Diens en sia. 
Ainsi eomme est plut hardi lion que cherreeu , et 
oon que htsuf cornu , et loup que houe barbu. 
CAT. Barbut. es», port. Barbudo. it. Barbuto. 

5. Bakbuda, s.f.y museau. 

Cata morrada , 
len ▼OB aarai tost abatada j 
£ fier la denan la barbuda 



BAR 



i85 



Tal colp qne tou Feseoisseii. 

Raimohd L'icBiVAiN : Senhor rautr^ier. 
Chatte lippue, je vous aurai bientôt abattue ; et il 
la frappe au devant du nutseau d'un tel coup qu'il 
l'écrase entièrement. 

6. Barbieb ^s,m., barbier. 

Tolc moiller i fliîlan ; la moiller d'an bar- 
BZXR, bella e jove. 

V. de Guillaume de la Tour. 
n enleva une femme à Milan ; la femme d'un 
barbier, jeune et heUe. 

CAT. Barber, rsp. Barbero, port. Barhiero, 
XT. Barrière. 

7. BabbxkeAj s,f. , barbière. 
Degnn bariner ny... barbora. 

Ord. des'R. de Fr., i4oo , t. VUI , p. 401-B. 
Nul herbier ni... barbière. 

8. Babbabia, BABBAimiAy é./,, barberie , 
boutique, métier de barbier ou de 
chirurgien. 

Li parec e aîgne 11 fes 
Ayaai com raire ai Tolgoea, 
E rai s'en a la barbaria. 

F. de S. Honorât. 
Lui parut et lui fit signe ainsi comme s'il m vou- 
lait raser, et il s'en va à la boutique du barbier. 
No podon far... lo dît mealier de barbaria... 

de BARBAIRIA. 

Ord. desR.de Fr., i4oo , t. VIII , p. 400. 
Ne peuvent faire... ledit métier de barèerie,.. de 
barberie. 

CAT. RSP. Barbena. port. Barbearia, xt. Bot' 
bieria. 

9. Babbustez., â<(^'.> imberbe , blanc-bec. 

Ab G. ao XX. M. en on sembel , 
No n'i a on trop vilb ni barbitstel. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 98. 
Ils sont vingt mille avec Ge'card dans un oomhat , 
il nV en a pas un trop vieux ni imberbe. 

10. Ba&babz, 1. m,, barbillé, barbarin, 
sorte de monnaie. 

C'était une monnaie frappée par les 
vicomtes de Limoges; son nom lui ve- 
nait d'une effigie à barbe, Lemopieensis 
BABBATA monetœ. 

Voyez Du Gange , t. I, col. loioj 
Carpentier, 1. 1 , col. 46a. 
Qaar si U metiata en la ma 

a4 



i86 



BAR 



Per Ter dir nn marabetii« 
E per mentir on •AasA.u» 
Lo BA.aa&Ki gaaumhan. 

P. C^aKHAL : Sea' Ea KeUe. 
Gtr SI Toai lui metties dans la main on manT^û 
pour dire Txai, et pour meotir un barhaHn, die 
gagnera le barbarin. 

£ ns daran delà bâebaais , 

Si yolon qa'om ab lor romaîgna. 

BsaTaAiTD DE BoaN : Be m plaU. 
Et Us nous donneront des barbarins, s'ils teulent 
qu'on reste avec eux. 

Avc. >a. Tint pièoes de gros tonmots et de 
' barhiUés,. 

Zett. de rém. \^\o. CÂRnurnsK, 1. 1, coL 46a. 

BARBACANA, s, f,, barbacaoe, cré- 
neau y embrasure. 

Be m plaxo l'arqnier 
Près la babbacaka. 
B. AaHAUD db m obtccc : Er can U. 
Bien me plaisent les archers près de la barbaeanê. 
Sus als crauala et en las babbacahab den 
hom mètre gran qnantitat de pciras ponhaU 
per lanaar am fondaa. 

Tit. du XT* tikc. DoAT , t. CXLVa , fol. 383. 
Sur les créneaux et dans les barbacanes ou doit 
mettre grande quantité de pierres de la grosseur du 
poing pour lancer STec frondes. ' 

... Ai ab Tos fait maint cortei barat... 
Et esTazit ba&bacak* e foisat. 

RAiÇBAtJD SB Vaqueibab : Yalen marques. 
J*ai iaît arec tous mainte courtoise supercberie.., 
et euTahi barbacatu et fossé. 
▲HC. va. Dedens cel enclos fist drecSer bonnes 
barbacanes bien deffensables. 

Ree. des Hist, deFr.^U Y, p. a4a. 
CAT. xsp. Barbaeaaa, pobt. Btuéaca, ir. Bar- 
haeane, 

BARBAIOL, s, m», lat. ba&baiow^ 
joubarbe. 

AJQsta i bom del ba&baiol j 
E d'aqneT erba tenon pro 
Li vilan sobre lor maiao. 

Dbubbs db Pbasbs , Amis, cass. 
On j ajoute de la Joubarbe ; et les pa jsans tien- 
nent aases de cètle herbe sur leur maison. 

BARB ARI , adj\ , lat ba^barux , étran- 
ger, barbare. 
Stthstanùv, E trames lo en Fnnsa contra 'Is 

BARBABIS. 

CaL dels apost. de Roma, foL 41. 



BAR 

Et la transmit en Fruica codtra les barbaru. 
AHC. Fiu Fa Tenda i nn barbarin en la dté de 
Trêves. 
Chr. de S, Derrfs. CABBEHniB , 1. 1 , p. 463- 

1. BarbaIlxc , adj, y lat. bambaucici, 
étranger, barbare. 
Habitat per mantes nacîos babbamcas... De 
- las gens babbakicas en ela habîtans. 

Elue, de l«u propr,, fol. i63et M. 
Habité par maintes nations barhures... Des pas 
barbares habitant en elle. 
AKC. CAT. Barbarie, mn. bobt. xt. Barbaneo. 

3. Barbarisme , s, m,, lat. barbariskimi^ 
barbarisme. 

B m §ar de babbabxsmb en pemonriimcnt. 

P. DE CoBBiAC : El nom de. 
Et je me garde de barbarisme en pronondatioa. 
Babbabzsmb es nna viciosa part d*oratb. 
Liys d^amors, foL io3. 
Le barbarisme eet une partie Vicieuse du disamis. 

CAT. Barbarisme, ta», pobt. it. Barbarisme. 

4. Barbarin, adj\, de Barbarie. 

Sitôt port* arc e conte! babbabiv. 

G. Radtols d* Apt : Auiir cngei. 
Quoiqu'il porte arc et coutelas de Barbarie. 

BARBOTy s. m., lat. BARBrro^i, Ijrrc, 
lutb. 

Don En Ganbert de Paegcibot 
Dis ad est* amor sn 1 babbot. 

Breu. d*amor, fol, 19^. 
Dont le seigneur Gauhert de Pnicibol 1 l'occask» 
de cette amour dit sur la iyre, 

BARCA9 BARJA, S./. , barque, chaloupe. 
Babca est quat cnncta navis oommerda ad 
lltos portât. 

Ismoa., Ori^., XIJ.i. 
Trobero doas barcas pescant en lo ribage. 

y. de S. Homontt. 
Us trouTèrent deua barques p^bant sur le rivage. 
... Naos en mar, qaant a perdot sa babjâ. 

BBaTBAND DE BoBiT : Non estai^. 
NsTire en mer, quand U a peidn sa chaioupe. 
Avc. PB. EnToya aa barge de sa nef. 

Yille-Habdodiv , p. 46. 
La barg^e trevent ^ ens Font mis, 
Od lai 8*ea vet en snn pais. 

Mabie de Fbahgb , 1. 1 , p. 9^. 
CAT. BSP. POBT. IT. Barca, 



BAR 

a. ËMBAACAE, V. , embarquer. 
Saàstantiv. ... La lereî del port al'KiuAacAA. 
HunAVD 9K Tâqueikas : Honnt oiarques. 
Je la levai do port k V embarquer, 

CAT. Bsp. FORT. Emboretw, rr. hnbareare. 

BARBEL, s. m, , barde, bât. 

Le mot arabe alba&daa est défini en 
portugais: 

« Cobertora dieia ait palha qoelM pœm lua 
bettas de carga. » 

yesiig, delà ling, arab.^ etc. , p. i6. 

Voyez Menti, t. Il, part, a , p. 3io. 
E Toa don sella e aAEDaL. 
La DAuraiir s'AuTEXGirE : Poois sai. 
Et TOUS doone aclle et bât, 
Avc. ». Eatoît Iiardé ap posiîUe , et sar ladite 
barde cstoient lea Gonleors derant dites 
Uanche et violette. 

De la YiGirx , Histi de CharUs Vlll, p. 162. 
âic. GAT. Ban, up. Barda, fort. Albarda» 
iT. Barda. 

BARGANH, $, m., marché, commerce, 
baipiignage. 

Voyez Leibnitz, p. loa; Muratori, 
Diss. 33, 

Me fes pregar de tal bargahh 
Don m*a 1 oor soyen dolgat. . 

Guillaume de Balaun : Mon yen. 
U me fit prier de tel marché dont au cœur m'a 
MOTent fait mal. 

— Niaiserie, sottise. 

Qae ten baroahh , 
Si per estanh 
Do mon anr. 

GiRAus DE BoRNEiL : Joys e cbans. 
Qae je tiena & sottise, si je donne mon or pour 
étain. 
iT. Bargagno, 

a. Ba&ganha, BAacAïKGNA, s,/,, com- 
merce , barguignagé , maquignonnage. 
Car iest de panca BAROAirBA. 

La MoiHE SE HonTAUSOif : Gasc pec. 
Car voua êlea de petit commerce. 
S*îen foB fais ni ginhos , 
lea n'agrà pro companlios ; 
Bf ais sa beotatz e '1 dola ris 
Mi tolon de ior bargaimba. 

Foii^uiT PS MAaiEiM.g : Ja no volgra. 



187 
Msde 



BAR 

Si je fusse faux et trompeur , j'en aurais a 
oompagwms ; mais sa beauttf et le doux 
m'arrachait k leur maipiêgnonnage, 
Papiol, ja "N Frédéric 
No fera aital bargaihimia 
Gom fes sos fils En Henris. 

Beetravs de Borh : Be m plats. ' 
Papiol , jamais le seigneur Frâéric ne ferait tel 
barguignage comme fit son fib le seigneur Henri. 
ASC. va. Qni n'a enre de oel barguigne. 

Roman du Renart, 1. 1 , p. 17. 

3* BAaoAHSAR , V. , barguigner, tâton- 
ner, marchander. 
Al re mos cors no m bargaitha 
Mas solata e cortesia. 

H. BauHiT : Lanquan son. 
Mon cœur ne me marcJuuide autre cfaoae que 
plaisir et courtoisie. 

Ostans de fallimens, 
Ab lialtat rargavb. 

Ssiviai DE GiaoHlTB : CsTayers. 
Exeepttf par erreur, il marchande arec loyauté. 
Fig, Qui no s pessa tost BARGAimA 
Bona vers. 

Besnard de Yehseiiac : Pua rey. 
Qui ne réfléchit pu bienidt tâtonne bons vers. 
Avc. VR. Gom savez bien barguingnier 
Toîz da papelara , du béguin. 

Fabl. et conL anc„ U lY, p. ia8. 
Tant Tôt gardé qoe le vont vendre; 
Pur vingt sonz, ce dit, le danra : 
Un sien veisin le bargaigna, 
Maiz n'en want mie tant doner. 

Marie se Frahcb , 1. 11 , p. 3oa. 
Et tantost qu'ils les aperoeorent , sans bar- 
guigner, frappèrent en eux. 

MOHSTRELRT, 1. 1, ioi. a88. 
iT. Bargagnare, 

BARQIU, s, m,, réservoir. 
Un pane barqiu on recnelh ayga. 

Bluc, de las propr., fol. 1G6. 
Un petit résert^oir où recueille Tenu. 

a. Barquinet, s, m., petit réservoir* 
El es format a gniza de barquihit. 

Elue, de las propr., fol. 5$. 
n est formé k guise de petit réservoir. 

BARBA, 5./., barre I perche. 

De II parelbs de rarras la porta es cstablia.. 

Bomqn de Fierabras , t. 3957. 
La porte est alTennis avcodeux paijres ds barru. 



i88 BAR 

Barras de for yot y paoMs. 

Trad, de fEfong. de Nieodeme, 
Vovà y places des barres de fer. 
Saamada de cabîrons et de «arrab donm, 
cascima de sa maniera , I cabîron o I barra. 
Ctutulalre de Montpellier, fol. 107. 
Charge de chevrons et de barres donne , chacune 
en ML manière , un eherron ou une barre. 

— Délai. 

Lî senhon reys de Fransa e de Malhorgas 
anctreyeron barra a très ans. 

CarUdaire de Montpellier, fol. 79. 
Les seigneurs rois de France et de Majorque ac- 
cordèrent délai & trois ans. 

-— Barrière y barricade , retranchement. 
Lai on las ot s'encontren en nn plan bel , 
No I ac fossat ni barra , bos ni rameL 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 20. 
Là oîk les armtfes se rencontrent en une belle 
plaine , il n'y eut fosse ni barrière, bois ni haie. 
Una BAaRA tomadissa. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. a3. 
Une barrière retournante. 
Fig. Portogals, GallîcSyCastiUas... 
Lar avem en barra , gegnits 
Qa*els an rabosaU et aanitx. 
Gatausam le Yieox : Senhors per los. 
Portugsi* 1 Galiciens , CastiUans... nous leur avons 
laissés en retranchemeni, qui les ont nmgâi et honnis. 
AKC PR . ITi aveit bore ne devise 

Fors nn bant mur de piere bise. 
Maris de Fbange, t. I, p. 3i6. 
Bien semble estre la mer nne barre assez forte , 
Poor nons oster Tespoir qn*fl paisse estre battn. 

Malhskbe, Ut. II. 
CAT. ISP. PORT. XT. BoTra. 

2. Barras, s, m, y barre , bûche, perche. 
Lo dac gardet vas terra, nn barras n*a levât. 

Roman deFierabras, v. 4080. 
Le duc regarda vers la terre , il en a levé une 
perche. 

3. Barrar, v., fermer, clore. 

Las portas an ba bradas e fermadas. 

Chronique des Albigeois, col. 11. 
Ils ont tlos et fermé les portes. 

Non avia mas I sola intrada , et aqnella 
BARRRRO fort an grans baras de. ferre. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 70. 

D n'y avait qu'une wnle entrée, et iU/ermèrent 
celle-li fortement avec grandes harres de fer. 



BAR 

— Barioler, rayer. 
Part. pas. Hantels barrate de bmn e de Usnc. 
Carlulaire de Montpellier, Cil. 71. 
Manteaux bariolés de brun et de Uanc. 
Portavan capas barratas d» bmn e de 
blanc. 

Petit Talamus. Hartih, p. i5i. 
Portaient capes bariolées de bmn et de Uanc. 
RSP. PORT. Barrar. xt. Barrare. 

4. Barriera , s.f. , barrière, retranche- 
ment, fortification. 

. E dedins fan rarrriras ab cans et ab morter. 
Fassan, entom las tendas, las BARRitais 
• dressar. 

GUILLAUHR DETuSELA. 

Et dedans ils font barrières avec chau et arec 
mortier. 

Os fassent , autour des tentes , dresser les rebran- 
chements. 

... Ai ab vos fait maint cortes barat... 

. E part BARXETRAS ab vos esperonat. 
Rahbaud de Vaquedias : Yalen marques. 

J'ai fait avec tous mainte courtoise superdierie... 
et éperonné avec vous au-delà àee fortifications. 
CAT. ESP. Barrera, port. Barreira. xt. Bornera. 

5. Barradura, s.f, , clôtare, fermetare. 
A la BARRADURA de la vila. 

Fors de Bearn, p. 1089. 
A layermetere de U ville . 

6. EuBARRAR , il. , enfermer, clore. 
No sai las ! on m'BKBARRE. 

Leys tPamors, fol. s8- 
Je ne sais , liélas ! où je m'en/èrnu. 
Part'pas. Lo poble qae es aissî ev barat. 

Chronique des Albigeois, col. i4' 
Le peuple qui estjiinsi enfermé. 
CAT. RSP. PORT. Efttbarrar. rr. Imbarrare. 

BAJ^RACAN, s, m,, barracan, camelot 
Ut nallns scarlatas ant barracajjIoi aat prc- 
ciosos barellos babeat. 

Statuts de Pierre, abbé de Cluni, c. it 

Voyez Muratori, Diss. 33. 
Barracah dona de tenber en giana m s. 
Cartulaire de Montpellier, fol. ii^* 
Barracan coûte pour teindre en écarlate trois soof. 
CAT. RSP. Barragam. xt. Baraettne, 

BARRËTA, BERRETA, s./., barrette, 
chaperon. 



BÂR 

£d ton oip poru BA&aatA. 
Del dp lî osU la BinAaTA. 

V, de S. Homoraî. 
Eo «m chef il porte une barrette. 
Il loi Ole la àmmtië de la t£te. 
CIT. Avtt. AHC ssp. Barreta. roaT. BarrttM, 

IT. StfTttttl* 

S. BEBBETiEa, S. m., bonnetier. 
E biliaires e aiaaxTxaae. 

JUnioin) ii'AvioNON : Sirreni nay. 
Et fâisenr de lûUes et bonnetier. * 
aT. Barreter. poaT. Barreitero. rr. Berretajo. 

3. BiRRET, s. 171., bonnet. 
Lo BxaasT sol cap. 

: L^$ éPamon, La Louaiaa , fol. 73. 
Le bonnet sur le chef. 

Los signes pontificals , la camisa romana e 1 

1111 kT. 

Cat. deU apost. de Borna, fiil. 217. 
Les insifoes pontifioux , la cb«mise romaine et le 

^fuief. 

4. BoiiETAy S./., bonnet y barrette. 

£ m frih , mas paoc sap que m*ai en ma aosaTA. 
G. PUBBB DS GâsALS : D'ans lea. 
Et je me trompe f mais je sais pea ce que j'ai dans 
mon bonnat. 

Aie. CIT. Bonet. est. roaT. Bonete. 

BARRILyf. m., baril. 
Voyez Leibnitz, p-y&3 et 101. 

Poeys trosset dos BAaaxu a Tarse de la sala. 

Roman de Fierabrat, w, i58. 
Puis il attacha deux barils i l'arçon de la selle. 
Un BAaaxi. de tî. 

Coût, de Moyssac. Doat, t. CXXYII , fol. 9. 
Un &an/ de Tin. 
r-AT. isr. poaT. Barril, xt. BariU. 

a. Ba&aial , /. m, y baril. 
Mu ve t lai dos earaials a ma sela trossatz. 

Roman de Fierabras, ▼. 984. 
Mais te ToilÀ deux barils trousses à ma selle. 

Aient. 

Donse montons , nn bcenf de gran corsage , 
Gras, bien chamn, et six barnuue de TÎn. 
BoirsAiCD , 1. 1 , p. 6t6. 

CAT. Barrai. 

3. Bauxon, s. m., petit baril) barillon. 



BAR 



189 



Un aARL&OH d3 tîh e an pan. 

F. de S. Honorât. 
Un petit baril de vin et un pain. 
CAT. Banilet. xt. BaiigUone. 

4. Bauliqua» s.f,, barrique. 
BAnaïQuA de vi blanc. 

Tit. de 1498. DoAT, t. CXXYII , fol. 970. 
Barrique de rin blanc. 
poaT. Barriea. 

BARRUFAUT, s. m,, regrattier. 
E foy portiers e aAaauFAirrz. 

BAiMoas d'Avigrom : Sirrens suj. 
Et je fos portier et rtgrattier. 

BARTy s. m., tache, marque. 
Que ans el cap U &rai ba&t 
De oervelh mesckt ab malha. 

Bbbtxafd oz Boer : Un sirrentes. 
Vu que je loi ferai snr la tête une marque de 
cenrelle broj^ arec maillet! • 

)BARTA, s./,, ballier, broussailles, 
bocage. 

Cnm terris et baeta , hoc est sUva. 
Tttr. de 1060. Du CAaaa , 1. 1 , eol. 1062. 
CI rossînhol ang chantar 
El désert autet e dar, 
Perqne retint la earta. 
B. JoasAN, TIC. DE S.-Artorir : Vert son. 
J'entends le rossignol chanter au désert haut et 
clair, c'est pooiqnoi le hallier retentit. 

Si lion o fiu en eaeta, en bosc o en boisso. 

, IsARE : Diguas me ta. 

Si tu ne le fais en broussailles, eu bois on en 
buisson. 

AHC. VE. Une tasse de bois on bnisson apelé 
barte... li diz bois on barte. 

Tit. de i3i6. GAarzETisa , 1. 1 , eol 477. 
. «• ^e transporter en certain bois on bartes. 
•êAett. de rém., 1409. Caepeittiee , 1. 1, col. 477- 

BARUTEL , s. m., blutoir, tamis. 
Voyez Denina, t. III, p. i3z. 
Semblans es a aAEUTELy 
Reten lo lach e laissa 1 ben. 
Un teovbadoue ahonthe ; De paranlas. 
U est semblable 1 blutoir, il retient le laid et 
laisse le bien. 
jLoc. e menet tan lo babutbi. , 

Que senti si grossa d'enfant. 

F. de S. Bonorat. 
Et elle mena tant le blutoir, qu'elle se sentit 
grosse d'enfant. 



igo BAÇ 

AHC. FR. H resemblent le burtid... - 
Qui gtèto U Uandlie ferine 
Fort de lai, et retient le brea. 
FabL et cont, anc. t. U , p. 382. 

▲HC. CAT. Bamteh, 

a. Ba&utelar, V,, bluter. 

Del mestier ho del affid de monder e de 

BA&UTILjUl. 

CartaUaire de MofUpelHer, in fine. 
Du métier ou de l'office de nettoyer et de bluter. 
Part, pas,^ 

Be val TÎ de tonella e pas BAsnraLÂTs. 
IzÀUl : Digua me tn. 
Bien yant vin de tonndle et pain bluté- 
Fig, Gon foan babittixiA. 

P. Cakdihâl : Un sinrentes. 
Le cœur qiund il t* agite, 
▲vc. CAT. Banueîar. 

3. BAEnTELAIREi BARUTELADOR, S, m.» 

bluteur. 

A BAavTxuLniBs lo portai Non... Pestres e 

BAaUTEX.AD0S8. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 44 *^ 4^* 
A bluteurs le portail lîeaf... Bdolangen et blu- 
teurs. 

BAS, adj., bas, vil, peu considérable. 
Voyez Leibnitz, p. loa; Muratori^ 
DUs. 33. 

Ans fon hom bas, segon qn'anxem retraire. 

pEBBxaoN : Aisei cnm selh. 
Haif il fat homme peu coHSidérubleyùntï que 
nous enteùdons rapporter. ' 

Qa'ien esgardei domna de tal valor 
Que de beatau fos bass' e de rioor. 

Raimond de Hibavàl : Ben aie '1. 
Vu que je regardai dame de telle Taleor qui fût 
basse de b«iuté et de richesse. ^*^* 

Adv. De ben hant pot hom bas caser. *^' 
G. Faidit : S'om poguas. 
De bien haut on peut bas tomber. 
jii^, eomp. Ere m fait i>*Airr bv bas chaser. 
Bakbavi) de Vaqueibas : No m'agrad. 
maintenant me fait de haut en bas tomber. 
E Tan montan tm bab bit aitt, creissent de 
mal en pieg. 

y. et f^erL, fol 1%. 
' ' Et Tont montant de bas en haut, croissant de mal 
en pire. 

Âne. r&. Bas de statue et de joye et d*esbas. 
Bas de savoir, en bas degré nourri. 
C.MAAOT,t.U,p.89. 



BAS 

AHC. CAT. Bas. CAT. MOU. BoX, ISF. BOXO. 

roaT. Baixo. të, Basso, 
Subst, Ans er al bas tos tempe maj. 

G. Anblxbb bb Toouiusb i An &rû. 
Mais il sera an bas tenjears davantage. 
E de BAS pniar contra inon. 

G. Faxiht : S'om pognei. 
Et de bai monter contre mont. 

a. Bassaxeitt, adv,, bassement, en bas. 
Mas non s*e8diei 
■Qa*ilh cm tan bassamsh. 

B. DE TmiTADOua : Belh m'es qa'ien. 
Mais il n'^hoit pas qu'elle aime si bassement. 
Li qnatre van en sas dets cordas antamens, 
B il quatre van en jos en canun bassami». 

P. DE Gorbuc : El nom de. 
Las quatre vont en sus dix cordes hautement, A 
les quatre vont en dessous en chantant ejt bas. 
ARC. F&. Alors dJsois bassement à part moL 

G. Maeot , t. I , p. 3i5. 
CAT. Baxoment. port. Baixamatte. 

3. Basset, ac(f,f basset, abaissé. 
Subst. Que cavaliers ai vîst e trobadors 

Que de bassits fes ans, e d'ans anson. 
AiMEai : Tots hom. Far. 
Que j'ai TU chevaliers et troabadcHin que dtf 
bassets elle fit hauts , et de hauts plus âerët. 
Airc. Fa. Li qnens li fist basseste chiere. 

FabL et eoni. anc., t. IV , p. 379- 
Qui en basset lai demanda. 

Roman du Chastelainde Coud, r. 986S. 

4. BAissfiRA, s.f., abaissement, cour- 
bore. 

Com fai lo vent la eana tomegar 
Qne vas tots lats II fsi penre baisscba. 
P. EsPAaNOL : Entre qne m. 
Gomme le vent fait toamoyer le roseau, déserte 
qu'il lui fait prendre courbure de loua cdtéi. 

AVC. Ffi. 

Biais , s*il te plaist, non obstant sa bosseur 
Le recevoir en gré. 

CMABOT.t. II,p. i8d. 
ANC CAT. Baxura, 

5. Baisskza, 5. /.> bassesse, abaisse- 
ment. 

Fai lo sdelhs autre cami per dedinsB» 
del firmamen segon sa BàfsàBsn e sa alteia. 
Li». de Sjrdrae, fol. 7a. 

Le soleil fait un autre chemin par la dAlimiine 
du finnamcat aeUm ton abaissement on son défatM» 



BAS 

CLt. Baxesa. isp. Baxexa, foet. Baixeut, it. 

6. Baysshambh , s, m,, abaissement. 
EleTadofl de vote se fay per fora , e iats- 

fBAifun per à meleyab. 

Ltys tTamortj fol. g. 
Vûéntkn d« la toïx ae fiùt pir força , at VaàaU-' 
sèment par soi-méaBa. 

n. Bassameneo. 

7. Baissai, v., baisser, abaisser, abat- 
tre. 

Qaan per me baibsit sa benda. 

GuiUAiTiic dbBalavh : Moa rert mov. 
Qaand pour mpi elle abaissa aon bandeau. 
Ane per mi noa fon derrocatz , 
Has be 'n fi baiskaa nu canton. 

Guillaume ds Baux : En Gni a tort. 
Oaoqnes pu moi U ne fîit détrait, maii j'en fia bien 
abattre un coin. 

Pig. Car qoî be vol baisbar ni frevolbîr 
Sos enemics , boa amies den chansir. 
B. kKKkJm DS HoiTTCUC : Ane aàais. 
Car <pû Tent bien abaisser et aflSiiMir tes enne- 
mis , doit cboiair de bons amis. 

Qaar oobey tels los vay vensen , 
Don proesa a baissa e s cofon. 

G. Abtelibr de Toulouse : Ara farai. 
Car eonToitise lea Ta Tainquant , d'où prouesse se 
baisse et se confond. 
CAT. BSF. po&T. Baxar. rr. Bassare.. 

8. Abais, s, m., abaissement, déca- 
dence, 

Dcls torts qne las donas fiin, 
Tonm domneis en abais. - 

Baim OHD DE MxBAVAL : Tot sel que. 
Par lea torts que les dames font , galanterie 
ea abaissement» 

9. Abaxssaieek , s» nu, abaissement , dé- 
cadence. 

L*11S es ABAïaSABCMS 

E Tantre creyssensa. 

PiSBBS d'Auvesone : L'airs clars. 
L'on eat abaissement et l'antre croissance. 

Toat toma en abaissamest gloria d*orgoHos. 

TVad. de Bhde, fol. 4. 
la gloire d'orgueilleux tourne bientôt en abaisse- 
ment. 

ABC. CAT. Abaxament, bsp. Abaxiamento, 
roET. Aèeixameneo. n, Abbassamento. 



BAS igi 

10. Abaissma, s.f., abaissement, dé- 
cadence. 

A la raco de nostra abàusisa. 

Lit', de Sjrdrac, fol. 7a. 
A la raison de notre abaissement. 

Il* A.BÂrssADOik , S. m. , abaiiseur, qni 
abaisse. 
JÀ laoaengier e *la fais devinador, 
AaATasADoa de joy e de joven. 

Claibe d'Abduzb : En greu. 
Les mMiaaats et les ikux conjecturenrs , abois- 
seurs de joie et de plaiair. 
CAT. Baxador, abaxador, 

11. ÀBiossAR, V., abaisser, rabaisser, 
bamilier, déprimer. 

Soven la van entr'ela melbora blaaman. 
Et en moa dits tols aoa afFars abatb. 

B. DE Vehtadour : Quan la fndha. 
Sourent je la rais blâmant entre les meilleurs , et 
dans mes propos rabaisse toutes ses qualités. 
Qnec jom afinisc e abam 
Qn*ira no m pot del cor ysèir. 

Gavaudah le Vaux : Creaens fia. 
Chaque jour finit et baisse que la tristesse ne me 
peut sortir du cœur. 
CAT. BSP. Abaxar, pobt. AUùxar, it. Ahhassare. 

x3. SoBREBAS, adj, , très bas. 
De aoBBSBAa estamen. 

Lt^s d^amors, fol. 54. 
De tr^s bas état. 

BASCLOS, /. m., vaurien, souteneur, 
routier, cbenapan. 
Gea no n» plats compaingna de basclos 
laa potanaa venaua. 

BsBTBAifD DE BoÈN : Ar Ton la. 
le me plaît la compagnie des souteneurs ni 
itntfes Tonales. 
Toa tenem per aaertnc 
D*arma8 en la ost delà basclos. 

BEBTBAirD DE BoRN : BfaitoUn. 
Nous vous tenons pour mal assurtf d'armes en l'ar- 
mée des chenapans. 

BASILICA, j./, basilique. 

De la vena basiuca, laqnal es nna de très 

▼enaa, etc. 

Trad. d^AUfucasis, fol. 5o. 
De la veine basilique, laquelle est nna des troia 
veines , etc. 
XT. Bwiîea. 




19^ BAS 

BASILICON, s. m,, basilioon. 

Am engaent bàscugoit. 
• . ^ Trad. d'Albucofis, fol. 14. 

Arec onguent basUicon. 
CAT. KSP. BasUUon, ir. Basilko, 

BASILISC, BASiLESCy s, m», lat. dasi- 
lASCus, basilic. 

Tere de lAsnjac es tan fort qae , totas her- 
bes sobre lesquels basiusg pesse , nede. 
Elue, dé las propr,, fol. 10a. 
Le Tenin de basilic est si fort que , tontes les 
herbes inr lesquelles le basilic pesse , il les brAle. 
Col BAjxixsc, qn*eb joî s*anet aaoir, 
Qoent el mirel se remiret e s vi. 

AiMERi DE Peguilain : Si 00m. 
Comme le basilic, qui avec joie ails s'ocrîre, 
quand il se mire et se rit au miroir, 
urc. CAT. B€uilise. xsf. pobt. rr. BasiUseo. 

BAST, s, m,, du grec /8«e*r«^fiF, bât. 
Bestlas eb celé ni ab bast. 

Tu. du XIV* siic, DoAT , t. XCIII , fol. a6i. 
Bétes arec selle et arec bât. 

Prov* Cescan en aîssi 

Troba gens de son bas , 
Csr gréa veirets amas 
Far de fols ab seoatz. 

G. RiQUiEB : A penas. 
Ainsi chacun trouve gens de son bât, car difficile- 
ment TOUS Terres ièire amas de fous aTec sensÀ. 
CAT. Bast. Bsp. XT. Basto, 

a. Bastar , V. , bâter. 
Pan. pas. Poli , en aqnest temps, non es per 
. cargas greTÎat , bastat. 

Slttc. de las propr. ^ fol. 246. 
Poulain , en ce temps , n'est point zclj}<W 
pour fardeaux. 
AHc. CAT. Bastar. 

3. ËKBASTAE, V,, bâter, embâtet 

E poeys ell fantost bhbastbt 
La *ga que Maria portet. 

Trad. (Tun Evar^. apocr. 
Et puis il embâta aussitôt la caTale qui porta 
Marie. 
XT. Imbastare. 

4. Bastier, s. m., bâtier, faisenr de 
bâts. 

A BASTiBBslo portai del Peiron... De rescala 
del dijons son bastibbs. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 44 ^t 4^. 




BAS 

Aux bdtiers le portail du Peiroe... De la garde dd 
jeudi sont les bitiers, 

— ji4f, , qui porte bât, portant le bât. 
Aiats roesin bastxxb. 

Abnaud db Mabiah : Qui comte. 
Ayes rousain portatU bdt. 
CaT. Baster. bsp. Basuro. rr. BastUre. 

5. Bastats, /. m., crochetear, portefaix. 
Axu ansras a gnisa de bastats. 
T. SB Thomas bt db Bxbhabik) : Bereardo. 
Mais tu iru 1 guise de crocheteur. 
I BASTATS cargalB 
Sol d*estrelis de nov fergats. 

V. de S. Alexis. 
Un portefaix charge seulement de sterlingt Boa« 
Tellement fabriqués. 
AHC. CAT. Bastajr, bsp. Bastage. xr. Bastagio. 

BASTAR y V, , suffire, pourvoir. 
Voyez Muratori, Diss, 33. 
Nostra tensos pot ben boeîmais baitâr. 
T. DE tboubaooubs ahobtices : Amies priraU 
Notre tenson peut bien dësormais sujfire. 
Basta qae aqael veia tas almomas e tos bci 
de qui ne espères esser gaxacdonata. 

r. et Fert., fol. %i 
Il suj!t que celui-11 Toie tes aumdnes et tes bien- 
faits de qui tu espères en être rtfoompense*. 
Part. prés. Lo frevol entendemeiu 

D*ome TÎTen non es bastabs... 
A conoisser la venta t. 

Brev. cTamor, fol. 7. 
Le faible entendement d'homme vivant n'est pa< 
suffisant.., k coonaltie la vàitë. 
Part, pas, Qae d^aver snî ricx e bastats. 

J. EsTCVB DB BsxiBas : L'autr'ier el gsj 
le je suis riche et pourvu de biens, 
c. PB. Mes forces ne sont pas bastanties poor 
nn tel dessein. 
Camus du Bellet, Diversités, t. Il , fol- ^• 
CAT. BSP. POBT. Bastar. xt. Bastare, 

2. Abastar , V, , suffire , pourvoir, abon- 
der. 

Qaar non pot abastab lanhs sens 
A aqael dapte dedarar. 

Brêv. d'amor, fol. 9. 
Car nul sens ne peut suffire k éclairdr ce doulr 

ce derniers de pan non abastabub- 

Trad. du Noutr. Test. S. Jean , cap. 6. 
Deux cents deniers de pein ne suffiraient pat- 



Part, pas, 
Ab paoc no m part d« Dlea ma asperanaa, 
Piuqa'dfl tàU son abastat e mantta. 

P. Gabduial : Toti lo mons. 
Plni s'en &at que je ne dAache de Dieu mon 

espénnee, puisque let hypocrites sont pourvus et 

ridies. 

cAT. Avc. Bsr. Jhastar, port. Jbastar, 

3. Abastâhkh, s. m., suffisance, abon- 
dance. 

Ana se tenon tôt qnant es a nien. 
Sol qne aîon d*avef abastams» . 

R. Gavceui se BztiCBs : Diens m'a. 
Mais ils tiennent tout ee qui est pour rien , pourru 
qu'ils aient abondance de richesses. 
Pus que nliaTem abastambh. 

Leys d^amon, fol. i5i. 
Puisque nous en arofB suffisance. 
ABC. CAT. Bastamen. avc. esp. Abastamiento, 

BASTARD, s, m,, bâtard. 
Voyez Leibnitz, p. loa* 

El fon fil« a nn mal bastab-d. 
Un tboubaim>db ahobtmb , Coblas esparsas. 
n fut iOa à un méob^nt bâtard. 

ASC FIL. 

I^spelent paa droit eir eeloî qai fiert son père, 
Ains Papelent bastart, si fet honte k sa mère. 
Fabl. et eont. anc, t. II , p. 44a. 

— Fig,, bomme de peo. 

Mot BASTAET me son ara Tslen 
A mon trobar e '1 baro desplaxen. 

P. BazMoirn Rica s hoyas : Un sirventes. 
Beaucoup de gens de peu me sont maintenant 
làronLles k mon trourer, et les barons d^laisants. 
AVC. pa. Et qne ces plaisirs-là sont senls pro- 
pres à rame, et les antres sont bastards et 
estrangers qttt sont attachés an corps. ' 
Amyot, trad. de Plutarquej Morales, 1. 1 , p. ai8. 

— Aii/,, illégitime» 

Pig. Ab mota amaribota , bastaetb. 

PiBBBB 9'AuvBiiairB : Chantarai. 
ATec mots amers , bâtards^ 
Maa la lalsa via bastabsa. 
Que sec la gent, qn*el foee fos arsa. 
Ur tbovbasobb AAOKTin ; Senior vos que. 
Mais la fausse Toie MégUimê que suit la gent , 
^e f&t-elle brûMe au feu. 
ABC. FR. Il galgne et attire k soy la commane, 
Isqnelle enfin Fient à eognoistre qne tontes 
les flatteries, attraits et aUe«iiement des 



BAS 



igi 



antres ne sont qne fans appast et amorses 

basUirdes. 
Amtot, trad. de Plutar^ue, Morales, t. III , p. igg. 
CAT. Basiard. m. poet. it. Bastardo. 

2. Bastahdos i s, m., petit bâtard. . 

E K fiils dergne renégat 
Cnidan deseretar Coirat 
Per donar a lors Bastakdos. 

BcnriFACB SB GiJTBLLAirB ; Era pueis. ' 
Et las faux cleres reuégato erolsfit déshériter G>tt- 
rad pour donner à leurs petUs bâtards. 
rr. BastardeUo, 

3. Bastarda, s,f., bâtarde. 

Si alcnns oonfessara alonn bastart o babtabda 
son enfan esser. 

Statuts de Montpellier de iao5. 

Si quelqu'un ATOuera qudque b&tard on bâtarde 
être son enfant. 

4. Ajiasta&dir, V,, abâtardir. 

Part. pas. Totas laa abadias antignas ero en 
aisi abastardidas. « 

Cat. dels apost. de Borna, (bl. ia6. 
Toutes les antiques aUiayes étaient ainsi abattu^ 
dus. 
AHC. Bsp. Abastardar. * 

5. ENBASTA&BiRy V, , abâtardir. 

Nuls bom gentils qne an' bkbastajldbs * 
Son lignatge per anr ni per argen. 

SoBBCXf : Qui se membre. 
Nul homme gentiï qui aille abâtardissant sa 
ligué» potsr er ni pour aifent. 
ASC. CAT. Embastardir. it. Imbastardire. 

BASTIR, V., bâtir, former, créer^ éta- 
blir, composer. 
Voyez Muratori, Diss, a6. 
Qaan tolh las sntmi heretatz 
Ni bast castellis , tors ni pares. 

Poits DC Gapdubix. : En honor. . 
Quand il enlève les héritages d*autrni et bâtit 
châteaux , tours et murs. ^ 

Car ses la décima non es 
Us tant cant qn en armes nn lenh , 
Ni *n bastis trabnqnet ni genh. 

P. su ViLAljL : Sendats rermelhs. 
Car sans la dlme n'en est pas un si chaud qui en 
armât nn Taisseau , ni en fabiUpiAt trflyuehet ni 



.*( ^ 



Et anc pus lo moos fo bastits. 

RAMBAun DE Vaqucibas : No m'sgrad. 
Et onoques depuis que le monde fut créé. 

a5 



194 BAS 

Fie- 

Entr^oU virais tal gaerra bastiii e comensar. 

Roman de Fierabras, t. 3375. 
Vous Terriex entre eux établir et commencer une 
telle guerre. 

Yooill nn nov sirrentes bastir. 

G. Faisit : A.b dot. 
Je veux composer un uonreau sirvente. 
Part, pas, Aozatz nn roiDanz bon e bel, 
Baatit de joi fin e noTel. 
Un thoubâdoor anonyme : Senior to« que. 
Ecoutes un roman bon et beau , composé de joie 
pure et nouvelle. 
ANC. F&. En cl bofl sant agait basH. 

Roman du Renart , t. lY ^ p. 365. 
Cenix qai basassent ane tyrannie. 

Amtot, trad, de Plutarque, Vie de Camille. 
ANC. CAT. ANC. ESP. Basùr. ANC. iT. Bosdre. 

2. Bastit, s, m., édifice. 

Onrret e emendet lo reanme de motz bas- 

TITX, 

Cat. dels apost. de Roma, fol- l36. 
Il embellit et répara le royaume de plusieurs édi- 
Jices. 

3. Bastiment, s. m,, bâtiment, b&tisse. 

Et aqni eis fan bIvtimbnt 
Per vilans tolre a lor segnor. 

Arnaud de Cominge : Bc m plaî. 
Et U même ils font bâtiment pour enlever vilains 
& leur seigneur. 
▲Nc. CAt. Basdment, ajtc. bsp. Bastimento, 

4. Bastida, s./,, bastide, métairie où 
il y a un logement. 

La BASTXDA d*En Gaillard , etc. 

Tit, de 1276. DoAT , t. CVI, fol. 374. 
La bastide du seigneur Gaillard , etc. 

— Fortification, bastille. 
E pois près la bastida. 

. Guillaume de Tudela. 
Et puis il prit la bastille. 

5. Bastizo^ 5. f. y bâtiment, maison. 

Chassatz d^ort et de bastizo. 

G. Adhemar ; Be m'agr' ops. 
Gbass^ de jardin et de bdtiment. 

6. Bastio, s. m. y bastion, fortification. 
Qae faza gacba ni bastio. 

Tit. de 1238. DoAT^ t. CXLIX, fol. 3. 
Qui fasse vedette ni bastion. 

7. Bastidob, s, m., bâtisseur, maçon. 



BAS 

• 

D^aotres n^î a bastidobs 
Qne fan portais e bestors. 

Bbrtband de Born : S'abrib. 
n y en a d'autres bâtisseurs qui font portaib et 
fortïBcations. 

ANC. FR. Les beanlx bastisseurs nonveaolx. 
Rabelais , liv. III , cb. 6. 
Un seol Dîen basdsseur de la machine ronde. 
F. P. Crespet, Fie de S. Catherine. 

8. Debastir, DESBASTiBy V. , démolir, 
débâtir, renverser. 

E com Tuns aura bastît , Taatre dkbasta. 

Un troubadour anonyme « Coblas espanas. 
Et quand Tun aura bâti , que Tautre démolisH. 
Aitals semblon lo fol qoe bastia d^ana part 
sa mayp et desbastia d^antra part. 

F.etrert^M.Si. 
Tels ressemblent au fou qui bâtissait d'une part sa 
maison et débâtissait d'autre part. 

9. Rebastir y V, , rebâtir. 

Part, peu, Motz mostiers foro rbbastitz. 

Cat. dels apost. de Romee, fol. i35. 
Plusieurs monastère* furent rebâtis, 

BASTON, s, m,, bâton, lance, plusieurs 
sortes d'armes. 
Voyez Denina, t. I, p. 334. 
E sa lanza sera uns loncs bastos. 

Lanza : Emperador. 
Et sa lance sera nn long bâton. 
Per laîrement dels chas et per lo basto del 
pastor. 

Trad,deBhde,to\.55. 
Par l'aboi des cbiens et par le bâton du berger. 
Loc. D^aqnestas mas fo cnihilz lo bastos 

Ab qne m*ancis la pins belha qa*ancfoc. 
B. DE YenTADOUR : Bclbs Monruelb. 
De ces mains fut cueilli le bâton avec lecpid U 
plus belle qui fut onoques me tue. 

Com batalhiers qn*a perdot son basto, 
Qne jai nafratz sotz l'antre campîo. 
G. Magret : £o aissi m. 
Comme bataiUeur qui a perdu ton bâton , qui gU 
blesse sous l'autre champion. 

No podon ni devon mètre sergent ni hos* 
tages ni basto senhoril sobre lors bes. 

Tit. de 1294. DoAT, t. XCVII , fol. 255. 
THe peuvent ni ne doivent mettre sergent ni ^<^ 
ni bâton seigneurial sur leurs biepi. 
Lœ, L'escnt e M basto vael^ rendre, 
£ m vnelh per vencnt damar. 
Ans qne ves dorona défendre 



BAS 

M'avenlia nî gaerreiar. 

B. DK VEHTÂSOtni : Lett chanflODeta. 
Je veux rendre l'écu et la tance, et me renx crier 
pour TUDca , ayant qu'il m'airive de me défendre ni 
ùe guerroyer contre une dame. 
Frances menan baten nn gran trayt de basto. 

Roman «fe Fierabras, v. 4739* 
Ib mènent battant les Français un grand irait de 

UtOD. 

CAT. Basto, K8V. Boston, port. Bastao, tw» Bas- 

tone, 

— Couplet, stance. 

En lo ters basto d*ana o de motas acor- 

dansas. 

Leys (Tamàrs, fol. i la. 
Au troisième couplet d'une ou de plusieurs acoor- 
diDces. 

2. Bastoval , adj. y de staoce. 

D'ana paaza bastomai., semblan per acort 
a la final acordanaa. 

Paozas BASTOHAu son ea lo mieg de lor. 
Leys iVamors, ibl. ii3 et ii6. 

D'une pusetle «tance^ semblable par l'aecord 1 la 
finale accordanoe. 

Fins<!s de stance sont au QiiKen d'eux. 

3. Bastonxt , S, m*j petit bâton , bâ- 
tonnet. 

Et aqaist comtador mennt 
Ne porton ades BASTOirm. 

Decdes DE Phases, ^u2. Ctffi. 
Et ces petits conteurs en portent maintenant des 
hâlonnrts. 
CiT. Bastonet. it. Bastoneello. 

— Petits couplets. 
Bordonetz... o baatos o BASToa&TX. 

Leys tTamors , fol. i3. 
Yen... ou couplets ou petits couplets. 

4.Bastonada, J. /^ bastonnade. 

Golps, maidîgx-e bastovadas. 

Lefs <Camors, fol. Sg. 

Coups , mauvais propos et bastonnades. 
CiT. Esv. Bastonada, n. Bsutonata, 

5. £xBASTON4Ry*a'. , armer, équiper, 
garnir. 
Part. pas. Cinq cens cavaliers... gens faict, 
ben armats et tiiBASToirATS. 

Chronique dfs Albigeois, col. 38. 
Cinq cents caTaliers... gentiment faits , bien armes 
el équipés. 



BAT 195 

ANC. Fa. Afin qae chacun d'enx fussent em» 
bas tonnez, qne cbacnn se pontreost de 
Goors maillets de plomb on de fer i 
poînctes et de lances, etc. 

MoifSTftCLBT , u II , ibl. i3o. 
Tant les maistres qoe lesdits valets sont 
toujours embastannez et garnis d*espécs, poi- 
gnards et autres basions. 

jÉrresU d*amour, p. 869. 

BATELHy s, m., sax. bat, bateau. 
£ no 7 podia bom intrar mas am nn batblb. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. aS. 
Et on n'y pouvait entrer qu'avec un bateau. 
ASC. va. Ne nef ne batel n'i aveit. 

Deuxième trad. du Chastoiemeni, oont. lO. 
Bsuel avez et nef et vent. 
Partonopex de Blois, not. des Ms., t. IX, p. ^i. 
Avc. CAT. Batell. bsp. Bout, pûbt. Bote. xr. 
Batello, hauello. 

BATR£, V,, battre, frapper. 

Voyez Aldrete, p. 199; Muratori, 
Diss. 33; Deniua, t. II, p. 333; Mé- 
nage, etc. 

Que BATI fer freg ab martel. 

Decdesds Pbaoes : En un sonct. 
Que je kats fer froid avec marteau. 
En cort de rey mi baton li portier. 

Beatrafd de fioRM : leu m'escondisc. 
En cour de roi Içs portiers me battent. 
Sa pluma li trembla e ill bat. 

Deddes de Pbades , Jus. cass. 
Sa plume lui tremble et lui bat. 
Subst. Lo rey demanda : Deu bom castiar 
femna abBATaa, cantela mesfai? 

Liv. de Sydrac, fol. 35. 
Le roi demande *. I)oit>on chôtier fcmme avec 
battre, quand elle méfait t 

— AfHiger, tourmenter. 

Dieus BAT en aqoest segle cels cui aparelia 

salut. 

Trad. de Bède, fol. 68. 
Dieu ajfiige en ce siècle ceux i qui il préparc 
salut. 

Quan la malautîa '1 bat, 
Fan li far donatio. 

P. Gabdinal : Tartarassa., 
Qoand la maladie le tourmente, ils lui font faire 
donation. 

— Combattre. 



196 



BAT 



Aiasi BAT freroU contra fort. 

Rambaud de Yaqiteiiuj : Lot frevoU. 
Ainsi le fiiible cçmhat contre le fort. 

— En parlant des monnaies. 

Totas monedas d'anr e dfargent qne lo rey 
fara battre et aoran cors. 
nt. de i4a4. HM. de Long., t. IV, pr., ool. 495. 
Tonte» monnaies d'or et d'argent que le jnm fera 
battre et qui auront coun» 
Part, prés. loc. 

Li messatge s'en van tost et iinelament, 
Al plo8 tost que îlh pogron, a Roma bat bats». 

GmLLAUME DE TuDELA. 

Les messagers s'en root tôt et rapidement , au plus 
▼ite qu'ils pussent, à Borne en toute hâte. 
Part, pas, Ab Tenglat 

D*an ov batut. 

AuGiEE : Era qnan. 
Avec le blane d'an œuf battu. 
Tôt fo ben d^anr eitut. 

Roman de Fierabras, v. i53. 
Tout fut bien d'or battu, 
Adv. camp, ^Ih venc vaya elh a coaa ba'tut. 

pRILOMZirA. 
Il Tint Ters lui à course abattue. 
CAT. Batrtr, Axrc esp. Bâter, ssp. kod. Bâtir, 
PORT. Bâter, rt. Baaere. 

a. Batalh, s, m., battant. 

Gafllema de Gordon , fort batalb 
AvetE mes dîna Tostre sonhal. 

Bekteamd de 60RN : Un sinrentes. 
GaiUanmedeGoiudon , vous aves mis fort battant 
dans «otre clochette. 

SegQrs es de gren batalba, 
Com es lo senbs del bataisq. 

GayAudak le Vieux : Lo T«rs deg. 
11 est sûr de grand frappement , comme est la clo- 
che dB battant. • 
AHC. fb. Le hataii estoh d'Anne qnene de renard. 
Rabelais , lir. V, ch. 97- 
Sommeillant , s*êyeîlle an bmît 
De ton bataii, 

R. Belleau , t. II , fol. 69. 
CAT. Bataii. ESP.. BadajtK port. Badaio. rt, 
BattagHo, 

— Cliquet da moulin. 

Non podon nna hora a|lar com îkj lo batax. 
del molî. 

y. et Vert., fol. 23. 
lis ne peuvent s'arrêter une heure comme fait le 
çlitfuet du moulin. 



.BAT 

L Batut ^s. m,, chemia battu, sentier. 
Non y a boantges, 
Ni prats, ni Tetfiei», ni ratctb. 

FoLQUET S»E LvjHEL : El nomdd. 
Il n'y a bocages , ni prës , ni ▼ergers , ni sentien. 

$. Batexehs, 5. m,, battement y coup, 
frappement. 

Qa*aîs8i m ten en fre et en paor , 
Com lo gîrfalcz , quant a aon orit levât , 
Fai la groa, qae tan la desnatara, 
Ab sol son crit, ses antre BATxxEir , 
La fai cazer, e ses tomas la pren. 

P. DE Cols d'Aohlac : Si quo'l solhelhs. 
Ainsi elle me tient en frein et en peur, oMume le 
gerfaut fait la grue , quand il a poussa son cri , car 
tant il la d^ncerte avec son seul cri, ans autre 
coup, qu'il la fait choir, et la prend sans dânt. 
Per BATBMKH de pe o de ma, 

Ord, dêfM. deFr., i463, t. XVI, p. laj. 
V^r frappements de 'pied ou de main. 
Si lo fraire no s^esmenda per soen castîar oi 
per escomenio,bom bî den ajostar batehbbs. 
Trad. de la r^g. de S, Benoit, fol. i5. 
Si le frère ne se corrige par le souvent reprendre 
ni par excommunication, on doit y ajouter frappe- 
ments. 

Pig. Lo BATEMEirs de Den es dobles : Pas per 
qne sem batnt en la cham, per so qne 
esmendem, et Taatre batkmexs es can 
sem nafrat en la eoscienca de chantât. 
Trad.demde,tiA.^. 
Le battement de Dieu est double : Tua per lefoei 
nous sommes battus en la chair , afin que noes sciw 
amendions , et l'autre battement est quand noes 
sommes hlessâ en la conscience de diarité. 
CAT. Bâtiment, avc. esp. Batîmiemo. roiT. 
Badmfineo. it. Bauimento. 

5. Batezos, 5./, châtiment, correcdoo. 

Udb batbsos i es atendnda , qne oomeosa 
en aqnest seglc. 

Damnât en la dnrabla batbeo. 

Trad.demde,to\$i. 

Un cJ^^flmen/ qui commence en ce monde, y «( 
attendu. 

Condamne' en l'ëternel châtiment. 

« 

6. Batice, s. m., battement, agitation. 

Desotx el pe an* antra n*a 
Que per batioe a trencara. 

Deobee qe Prabks , An», cass. 
Sous le pied il en a une autre qui par batttm^t 
se tranchera. 



BAT 

7. Ba'Wtad , /. m. ^ dispute, querelle. 

Amicz , &s ellu , gilos braa 
An comenMt ul BATEtTAC 
Qoe tera greua a départir. 

G. Bimcx. : Pro ai cUl. 
Ami , &nt-iell« , Icftjnécbauts jaloux oat coVimencé 
lrU« disputé qui lera difficile à àémèln. 
Axc. FR. Or esooQtcs le hatestal. 

Roman du Reiutrt « 1. 1 , p. a55. 

8. Batedor, 1. m., battoir, fléau. 

E fo bafntz lo Redemptors 
Tôt entom ab grana batbdo&s. 

JSrev. (Tamorj fol. 167. 
El le Bédemptear fat battu tout autour avec grands 
battoirs. 

9. Batet&e, bateboe, s. m,, batteur. 
DeU BATBBORS qne fero e bato tan fort coma 

lofiiTr€sbat lo fer. 

Lw, de Sydrae, fol. 97. 
Des batteurs qui frappent et battent aussi fort 
œmme le forgeron bat le fer. 

— Celui qui bat le blé. 
Batxtue tenent an flagel. 

Elue, de las propr., fol. 125. 
Batteur XxtunX. np fléau. 
Per que penbo U penhedor 
Aoat a lei de batidor. 

Brev. d*amor, fol. 47* 
C'est pourquoi les peintres peignent août à ma- 
nière de batteur» 

kSc.chT.Baiedor. ksp. Batidor, port. Batedor, 
rr. BattUore. 

10. Batax^hae, V,, batailler, débattre, 
combattre, fortifier. 

Non agro cora de, bata&haji... qnar tota 
nottra oompaynba ea laisa. 

PBII.OIIBlfA. 

Ikn'amaient souci de combattre.,» car tonte notre 
compagnie est lasse. 

Fig. Serqne las eacriptaraa e Ibiga els libres 
aoen , e retenha e aon coratge ao qne ligîra, 
e e memoria batalbb tott jorna am lor, e 
faasa tan qne los venaa e meta al deaots^ 
Liv. de Sjrdruc, Soi, 109? 
Qu'il cfaereUe les ^itures et lise les lirras sou- 
▼enl , et retienne en son cœur ce qu'il lira , et qu'en 
la asémoire il débatte toi^un arec eux , et fasae 
tant qu'il lei vainque et les nette an^eiaoas. 
ParC/MU.Debeb mnn batalbats, dentelhats. 
GiBAun SB BoBSBiL : Si par non. 
De beaux vnnn fortifiés, ertfnelà. 



BAT 197 

Qne iol la man de noatra Senhor a^cra bâ- 
ta lbada contra Amalec. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 3l. 
Que seulement la main de notre Seigneur s'était 
combattue contre Amalec. 
A«c. CAT. BSP. Batallar, met. Batalhar. it. 
BattagUare. 

II. Batalha, f« /. , combat, bataille, 
dispute. 

Aiast Gom cel que a bataz.ha arâmxda. 

Pehdigoh: Tôt temps mi. 
Ainai comme celui qui a bataille indiqua. , 
Tôt m*a Tenent a foraa , aea bataix.ijl. 

B. ns Yeht^dooe : Per mieilU. 
Elle m'a enliirement vaincu k force , sans combat. 
Qa'en borne fan tôt l'an BATAi.aA 
Trea tîbîs contra trea vertnu. 

G. OuTiEB d'Arles, Coblas triadas. 
Que toute l'année en l'bomme troif vices font ba- 
taille contre trois vertus. 

^- BauillpD , corps d'armée. 

Las BATAi.HAa a'aproeban per nn camp plan. 
Homande GerareUle Rossillon, fol. 80. 
Les bataillons s'approchent par un champ plain. 
U dni veacomt. .. et ea lor tart 
Qoe aiaiE en lor batalba. • 

Bbutraitd DR BoRN : Un sirventes. 
Les deux vicomtes... et il leur est tard que vous 
soyes en leur corps d*armie. 

La desena eacala lo rey Sant-Deoia; 
Ea caaeaiia batai.ba a X melia Franœa. 
Bffman dé Fierabras, y. 4617. 
Le dixième corps de troupes, le toi de Saint-De- 
nis; en chaque bataille il y a dix mille Français. 
AS€. va. Et chevandu à tote aa bataiile en- 
contre lea fuyant. 

Vil le-Hardovik , p. i49> 
Quatre basaiUês firent H cbreatîen de tonte 
lear gent, et Sarraxln T. 

Rec. des Hist. <fc /V.^ t. V , p. aga. 
Et le lendemain an matin ordonna le roi 
d'Angleterre ses batailles. 

(Xuuns d'jélaim Charlier, p. 33. > 
AHC. CAT. EBP. BouUla, PORT. BtUotha. rr. Bai- 
taglia, 

la. Batabia, i.f., rixe, batterie. 

A agnda gran bataeia entre laa gêna de la 
dita vâla a laa gêna del conte. 

Chronique des Albigeois, col. 80. 
U y a eu grande batterie entre les gens de k ville 
et les gens du comte. 



198 BAT 

CAT. E4P. Bateria» poar. Bataria. xt. Btuteria. 

1 3. Batalhier , BATALHADOR , S. m,y chaDH- 
pion , disputenr, adversaire. 

E dirai yos batalhier 

Qoe os venaera , mas no fi«r. 

P. DeBANS : Una dona ai. 
Et je voiu nommertti un champion qui tous 
vtincra , mais il ne frappe pas. 
Utils so a BATALBADOBs pcr aadacîa exitar. 

Elue, de las propr., fol. aSg. 
Sont utiles aux combattante pour exciter l'audace. 
Disent : Si negan BATiij.aBE es en Tost 
d*Israelqae Tnelha combatre. 

Hut, qbr, de la Bible, fol. 38. 
Disant : Si aucun combattant est en Tarmëe 
d'Israël qui veuille combattre. 
Contra la carn e 1 mont e *ls aotres batatliurs. 
V, de S. Honorât. 
G>ntre la chair et le monde et les autres advertaires. 
Adjecùv, Orgolhos e goeregaire, 

Batalhiebs, et engres de mal faire. 
Roman de Gérard de Roêsillon, fol. 86. 
Orgueilleux et guerroyeur, batailleur, et avide 
de mal faire. 

Un calabre que trenca e brisa e fier 

Jm portai de laTînba e lo mar batax.hieb. 

GUIIXAUME SB TVDELA. 

Une catapulte qui tranche et brise et frappe le 
portail de la Vigne et le mur défenseur. 

AHc. FB. Les batailleurs da peuple de Dien en- 
chassoient lears ennemis, quand Moyse 
levoit ses mains aax ctenx. 

Œuvres éP Alain Chartier, p. 383. 

AHC. fîAT. Bataller. bsf. Batallador. port. Ba- 
talhador. it. BauagHatore. 

i4- Batalhairitz , s»f,, combatlante. 
E fbro fortnnadas batalhaibitz. 

Elue, de las propr., fol. 164* 
Et furent heureuses combattantes. 

ANC. VB. Celle gent, fiere bateilleresse. 

Rec. des Sist. de Fr., t. V, p. 2^2. 
Carthage la batailhresse. 

Œuvres d*Alain Ckartier, p. ^o^. 
AHC. CAT. BataUera. it. Battaghera. 

1 5. Abatalhar y V, , batailler, combattre. 
Tota nostra compaynha es lassa, e tbI mays 
que sian pansatz per mielhs abatalrab. 
Pbilomena. 
Toute notra compagnie est lasse, et il vaut mieux 
qu'ils loicat reposes pour mieux combattre. 



BAT 

16. Abatee y V., renverser, abattre, 
vaincre. 

Es alssy coma nn frnbs madars e poiriu, 
caut nn paaz de vens lo toca , ai Fabat a 
terra., 

Liv. de Sydrac, fol. 78. 
Il est ainsi qu'un fruit mûr et pourri , quand ai< 
peu de vent le touche , aussitôt il Vabat k terre. 
So es la morts qa*els abat. 

P. CabdinAL : TarUnssa. 
C'est la mort qui les abat. 
'Na Beatrix cuîon de pretz abatbb; 
Maa non Inr val , a*eran per nna quatre. 
Rambaus de Vaqueibas : Tman nub. 
Elles pensent rrnt^r«er deson mérite dame Béatrlz ; 
mais ne leur profite, même seraient-elles qiutrr 
pour une. 
&etener no m pnescgesmon volernî abatsi. 

G. DE S.-DiDiEB : Pus Un mi. 
Je ne me puis nullement retenir ni vaincre non 
vouloir. 

Qnan en abat ni soi abatoz. 

AiMEBi DE pEGUiLAUr : Gan qu'en- 
Quand j'A^atf et je suis abattu. 
Adonc s*ABAT el plus prîon. 

B. DE Vemtadoub : Ab cor- 
Alors il s'abat au plus profond. 
Part. pas. E trobet lo abatut en terra. 

Roman de la Prise de Jérusalem, loi. 10. 
Et il le trou?a renversé en terre. 
Ad9. eomp. A coBs abatut. 

GlBALD DE BOR» EIL : An SI m fo>. 
A course abattue. 
ANC. FB. Et abatut à terre. 

Chronique de Cambrmy. 

— Rabattre. 

Qoar caaens jorn , ses re abatbe, 
Comta de oras XX e quatre. 

Brev. d'Omar, fol. 43- 
Car chaque jour, sans rien rabattre, compU 
d'heures Tingt el quatre. 

CAT. Abatrer. ksf. Abatir. toet. Abater. it. 
Abbattere. 

17. Abatemen, s, m,, chate, rcuvcr- 
Sémeui. 

Mil ans que foro del abatemen del diable n 
jnscas Adam. 

Liv. de Sjrdrac, fol. as. 
Mille ans qui furent de la chuU du diable jos^ite» 
à Adam. 

CAT. Abatimem. bsf. Abatimiento. roBX. Ain- 
t'/nento. xT. Ab^aftimenfa. 



BAT 

18. Abatameitt, s. m., dédaction , ra- 
battement. 

En stàtàf p»ga, dedoctîon, et abatamiit 
de fret milia , etc. En paga et abatsm but. 
Ttt. de i3ra. DoAT , t. CLXXIX , fol. 2a8 et aaS. 
En walte , paie , dédaction et rahatiement de trou 
mille , etc. Ea paie et déduction. 

19. Combattre ^v,, combattre, battre, 
débattre. 

Que no os n'aases combathx. 

Titre dé c/^, 
Qni ne tous en osât combattre. 
De totas partz oomenson a combaxt&i. 
Rambavd de Vaq^eiras : Truan mala. 
De toates parts oomnieneentà combattre. 
Reis qui per son dreig si combat. 

B>EBTRAS1> DZ BOBN .* leo chSDt. 

Boi ifai se bat pour soo droit. 
Selh qoe ab Bien se combat. 

P. CARDiirAL : TarUrana. 
Celui qui se combat avec Dien. 
O en perga combat. 

DZVDES DE PSASES , Auz. COSS. 

On se débat snr la perche. 
urc. PB. Apres ces victoires qne Narsetes ot 
eoes se combati contre Sisnlind , le roi des 
Gepidiens. 

Rec. des H'ut. de Fr., t. III , p. aoa. 
TOains , dont te vient herdement, 
Qoe ta te rens à moi combatre ? 

Fabl. et cont. anc., t. III , p. 307. 
c\T. Cwnb€Urer. xsp. Combatir. port. Comba- 
ter. it. Combattere, 

On voit que les troabadoars disaient 
%^ combattre, forme restée dans, les an- 
tres langues de r£urope latine. 

20. CoMBÀTEMEN, S, m., combat, attaque, 
Grans coMBATKMKMS de villas et de castels. 

Hist, abr. de la Bible, fol. 46. 
Grandes attaques de villes et de châteaux. 
AKc. vR. Combatemens de chastîaax. 
Lett. de rém., i34a. Carpentieb, 1. 1, col. io33. 
ABC. CAT. Combatiment. akc. xsp. Combati' 
miento. it. Combatàmento. 

ai. CoxBATEooa, s. m., combattant, 
assaillant. 

Trop son \\ cokbatidor 
E paoc li defendedor. 

ÂniERi DE Pegcilain : Li fol e '1. 
Us assaillants sont beaucoup et les défenseurs peu. 



BAT 



199 



A«C. PR. 

De boenscum^leorf plains de grant hardement. 
As cumbaieors fist de lor pecfaies pardon. 
Roman de Rou , v. 1066 et 1617. 
Mainte eschielle de eombatteur* rassembla. 
Hec. des Bist. de Fn, t. Y, p. 289. 
xsp. Coimhaddor, rr. CombsUiitare, 

aa. EscoHBAT&E, V., dompter, vaincre. 
Retener no m poesc ges mon voler ni abatre 
Qa*ades l'am mielhs e mais, e no m poeic 
ksgombatxb. 

6. DR S.-DiDiER : Pus Un mi. 
Je ne me puis nullement retenir ni vaincre mon 
vouloir, vu que je l'aime toujours mieux et plus , et 
je ne me puis dompter. 

a3. Desbatre, debatke, v., débattre, 

démener, agiter, quereller. 
Trop m*a fait en fols plais mos fols volers 
dzsbatrs. 

G. DE S.-DiDiER : Pus tan mi. 
Mon fol vouloir m'a (ait trop débattre en folles 
querelles. 

Sobre las alas lo penra , 
Car en aîssi no s debatra. 

Deudes de Prades , Auz. cass. 
Sur les ailes il le prendra , car ainsi il ne se <lr- 
battra pas. 

Ben cfaan, qni qoe sVn dibata, 
De lanzengiers qa*an joi baissât. 

Raubaud d'Obange : Als durs crus- 
Qui que ce soit qui s'en agite, je chante bien 
contre les m^isants qui ont abaissé la joie. 
Part. prés. 

Qa*jea no say ges dels fais dmtz DiBATsm. 
Elias de Babjols : Pus la b^lha. 
Que je ne suis point des faux galants querellants. 
AHC. PB,. Débat son pis , deront ses dras... 
Son vis à ses ongles depièoe. 
Fabl. et cont. anc, t. III, p. 126. 
CAT. Debatrer. ssp. Debadr. port. D^ater» 
it. Dibauere. 

24. Débat, s. m,, débat, querelle. 

Aian a cognoîsser Inrs dlfierensias et débats. 
StatuU de Provence, BoxT, p. 74. 

Ils aient k connaître leurs différends et débats. 

Tensos es <M>ntrastz b debatz en loqoal 
cascas mante e razona alcan dîg o alcnn fag. 
Le^'s (tamors, fol. 40. 

La tenson est un contraste ou débat dans lequel 
chacun maintient et raisonne aucun dit ou aucun 
fait. 



aoo BAT 

So que es de dib4t entra lor. 

TiL du xiY« ttèc, Do4T, t. YIII , fol. fti^ . 
Ce ^ est de débat entn eux. 
GAT< DeboL up. pour. Débat», it. DibaUù. 

aS. Embatee y v. , battre, attaquer, 
élancer. 

No l'aosara kkbàtb,i te , que peasaria esser 
▼encatz per te; e si ta t*en fdges nna rett ab 
Ihay, o tu t*ntB4Tia sobre lai, e non es fonsa 
enoontra Ihoy, e ta es vencats , el tî mespre- 
aara. 

Liif, de Sydrac, fol. 107. 
n ne s'oien t'altaçuerj parce qu'il penserait être 
Taincu par toi ; et si tu t'enfuis une fois de lui , 
on tu Vélancês sur lui , et n'est pas la force contre 
lui , et tu es yaincu , il te méprisera. 
Part, pas, 

S'es per Ibrsa ■MBi.TUTx, iratz , pies de felnia. 
Guillaume ob Tusbla. 
n s'est baUu par force , triste , p^in de chagrin. 
. Cant ansel es kkbàtut. 

Dbuvbs de PaASBS , jius, cass. 
Quand l'oiseau est abattu, 
ANC. F&. ITi porriez les deoi emhatre. 
Et vos briseriez les denz. 
Si se sont sur lai embatu 
Là oà gîsoit estenda. 
Roman du Renart, t. II , p. aSg ; et 1. 1 , p. a58. 
AHC. ESP. Emhatir. rr. imbattere, 

a6. EsBATEE, V», ébattre, battre. 
Be m fora toz mos pans coich , 
Si m volgnes xsbatbb. 

GCILLAUMX DB LA TouB : Uns. 
Tout mon pain me serait bien cuit , si je me vou- 
lusse ébattre. 

Cant nna ostz ve contra l'aotra , si s*y dea 
Tana bsbatbb contra l'antra. 

Zip. de Sjrdrac, fol. 60. 
Quand une armée vient contre l'autre , si l'une s'j 
doit élancer contre l'antre. 
IT. Sbattere. 

27. Rebatbs, V,, rabattre. 
Part. pr. Rebatxbt a qaadaaa las qaantltats. 
Reg: des Etats de Provence de 140 1. 
Rabattant à chacun les quantités. 
Part. pas. Esser BaBATtrr de Toltra recepta. 
TU. de 1418. DoAT , t. CXLV, fol. ao6. 
Etre rabattu de votre recette. 
IT. Sbattere. 

a8. Raratamev , ; . m. , rabattement. 



BÂU 

Tant en babatambus de i 



i talh eomaea 



assignauons. 

Tit. de 1433. But. de Ntmes, t. lit, pr., p. 143. 

Tint en rabattement de ma taille qu'en asûgna- 
taons. 

19. Rkbatembht, s. m., rebtttement 

La repercnssio, BBBAnvttfr o reflezio dri 
rach retornant. 

Ehtc. de las propr., fol. i36. 
La répercussion , le rebattemmt ou léflexion da 
rayon qui reloome. 
ESP. Rebatimiento» wtmr. Rebatimento. 

B ATTA , s. f. , baissoo. 

Erisso a tal natora, qae ae met en bs gnas 
BATTAS et en las grana rodaa d'cspinas qne 
no *1 poeaea homa peare. 

Natteras tTaleunas bestias. 
he hérisson a telle nature , qu'il se met dou les 
grands, buissons et dans les gnmdes toofiès d'épiacs 
de manière qn'on ne le puisse pi—dre. 

BAUC , s. m., coffre ^ babut 
De mos efana panes 
"Voira cascas la cora 
Per garnir los bavce 
De la sobre mczara. 

Lirys iTamors, foL 19. 
Chacun voudra la curatalle de mes petits «n&oU 
pour garnir les coffres avec le surplus. 

CAT. BSP. POBT. EûMll, IT. BouU. 

BAUDRAT, s. m., baadrier, ceintaroD. 

Floripar prea RoUan per lo nota del aAUOtâT. 
Car el Ta tôt fendnt entro jos al baudiats. 
Roman de Fierabras, v. j6i\tili^ 
Floripar prit Boland par le nœud du boËtéfitr- 
Car il Ta tout fendu jusqnes au baudrier, 
AVC VR. Et baudrez et fiiUoia monlt besnx. 

Le Dit d'un mercier, p. iS^* 
PORT. BoldrU. ZT. Budriere. 

BAUDUC, BAUTuc, s, iw., dispute, con- 
fusion , mélange. 

' AaziriatB nanzaa e BAunucz. 

Mabcabbus : Al depsrtir. 
Vous entendries noises et disputes. 
A legistas vey far gran falUmen, 
E con' enti' ds gnna bautucx e bsosû* 

PoRs «C LA Garde : lyvn sirvenie»- 
Aux légistes je vois faire grande &nte, et connr 
entre eux grandes disputés et tromperie. 



H^^ 



BÂU 

Icg tenlMrai «b gfàaa et «Iob, cm lot antre 

B&UTOG. 

CarUtUin de Montpellier , fol. 1 17. 
Je tÔBdni ivee teible et altm , noi tout autrv 

^^'. Don los dam flacx e baubucx, 
leo e tog r aatre sooâadier. 

MABCABaufl : Al départir. 
D'oo je lee appelle Ucbcs et querelleun , moi et 
toos les antres compegnons. 

2. BautvOaa, V., troubler, profaner. 

Et an de l'eregia bautucat la deatat. 
F. de S. Honorai, 
Et ont tnublé la cittf par Théréiie. 
Part. pat. Emondam laa reliqniaa que non aian 

BàVTUOADAS. 

y, de S. Bononti, Fastio. 
Gâchons les reliques afin qu'elles ne soient pas 
^rqfanées. 



BAUSANy s. m,, bauçant, sorte de 
cheval. 

BAUSAva fon chaTals fèrrani ebaîa, 
De miehtc arabiu, de miels moraia. 
Folqoea dissen a pe denan Karlo; 
Présenta Ihi bausâ lo barsalo. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. g6 et 106. 
Sauçant fat un clieral ferrant et gris, moititf 
iiabe , moitié maure. 

Foolqnet descend à pied derant Charles ; il Ini 
préwnte luuiçant le barcelonais. 

Aà/. Uns etcadlera adacu denan 
A Janfre un caval baosah. 

Roman de Jattfrt, fol. 6. 
Un éenjtr amena derant JaufM un cheral bau* 
çaïU. 

Aie. n. OrgliSiena tUt sonr nn Sauçant 
Ki honist, grate , fiert et mort. 
Roman du Renart, t. lY, p. liff. 

— S, m», étendard des templiers, beau- 
ceant 
Preiro baniera... lo bausa. 

Cai. deis apost. de Roma, fol.i5<. 
Ds prirent pour bannière... le beauceant. 

BAUTZ , adj. , hardi , fier , joyeux , 
gai. 

Jomandès, dans son Histoire des 
I. 



BAU aot 

GothSy dit qoe baltha signifie dans leur 
langue audax. 

El novea es En Baimbaate, 
Qoe a fat , per son trobar, trop bautb. 
PmaB D'ÂuvBaaiiB : Cbantarai. 
Le nenrième est le seigneur Baimhaod , qui , à 
canse de son tronver, se &k txopJSer. 
... Visqnera tota sazos 
Alegret e bautx e joioa. 

AmiTAub DE Mabbijil : Dona sel que. 
... Je Yivrais en tonte saison alligre , gai et 
joyeux. 

ASC. ffB. Lors qneflU si grant oigncill et si 
grant arogance qtte trop eatoit ioaide et 
bardie, adon U coostnme de tel famé, i 
faire engrestiés et felonnies. 

Ree. des HisL de Fr,; u III , p. ao8. 
Ains ToeîU qo'el me trait àtuiit 
Sans gniller et sans mentir. 

Le aoi DB Navahbb , chans. a6. 
Gai et joyenx et lies et iàuM. 

Roman du Renart j 1. 1,^,35. 
AVC. GAT. Bald, iT. SiUdo. 

a. Baudos, aiÇ., jojenx] réjoui. 
Bos sabers joyoa 
Me fay e baudos* 
QnMen mon cor non baàa baudos, 
Alegre, mot gay e ioyoa. 

Lejrs (Pamors, fol. ia3 et ia4* 
Bon savoir me fait joyeux et réjoui. 
Que je n'aie pas mon cœur réjoui, alerte , tràs gai 
et joyeux. 

3. BAUzoa,BAUJDOR,^.yi^ joie, allégresse. 
E play mi quant ang la bacbob 
Dels aazels que fan retentir 
Lor cbant per lo boscatge. 

BzRTiiAHn DE BoRM : Be m play. 
Et me plaît quand j'entends Vallégretse des oi* 
seaux qui font retentir leur chant par le bocage. 
Don menan gran baubob per tota la dntat. 

V. de S. Honorai. 
Dont ils mènent grande aUégretee par toute la 
dttf. 
ave. vb. Il a x>erdn joie e èauder.., 

Qninae jors va à grant èaudar. 
Roman du RenaH, 1. 1, p. 997, et t. II, p. 108. 

Dans les Jnnaies élu HainatU, par 

Jacques de Guyse, t IV, p. 876, on 

lit qu'après la prise de Nervie, César 

offrit des sacrifices aux dieux dans «n 

a6 



sou BAU 

lieu : a Uiide usque in hodiernum diem , 
« locus ille ab éventa rei, Hngua ro- 
« niana baudoub^ id est gautUum deo^ 
« rum, ab incoHs nuncupaUir. » 

IT. Baidore. 

4. Baudeza^ s.f,, hardiesse, confiance. 
Per la gran baudiza qû*el aria , car H Cam- 

panes avian ad el promes qae no îll serian a 
rencontra* 

V. dé Bertrand de Bom. 

Par h grande confiance qu'il avait , car les Cham- 
'peoois lai avaient promis qu'ils ne lui aéraient pas à 
rencontre. 

Det It BAUDzù. de trobar e de cantar d>Ua. 
f^, iPjémaud de MarueH. 

Lai donna harJiesie de tipuver et de clianter 
d'eUe. 
rr. Baideza. 

5. Esbaldib , ESBAVDiB y V. , réjoulr , 
égayer. 

... I miessatge qa*eU a fait bsbaldib. 

GoiLLAUlfE DE TtoELA. 

Un message qui les a fait réjouir. ' 
Me Toelb en cantan esbaudib. 

B. DE Yehtadour : En aquest. 
Je me veux égajrer en clianlant. 
ABC. VR. Me feît mon cner esbaudir. 

Ix KOI DE Kavarrb , cbans. ao. 
An lien de les eshaudir, je les offense. 
Rabelais , liv. in. Prol. 

6. EsBAUDiMEN, S, m., gaîté, joie, allé- 
gresse. 

Mont chantera de jol e volantien 
En len sonet , per dar m^ssBAcnniBB. 
Lambebtx de Bon arbl : Al cor. 
. Je cbanteniis de joie beaucoup et volontiers ea on 
l^er sonnet , pour me donner ^af//. 
Ni per reverdir de prada 
Ni per noUl antre asBAimiMBir , 
Non cban ni non fai chantaire. 
Banbaud d'Orakce : lïon chant per. 
Ni pour le reverdir de prairie ni pour nulle autfe 
allégresse, je ne cbante ni ne fus chanteur. 
ABC. FE. Les legîeretés et ^sbtutdissemens des 
jennes nobles hommes.. 

QEuures d^ Alain CharUerj p. 434. 
La grand voix et eshaitdissement que fai- 
soient cenz qui venoient. 

Mobstrelet , *, I , fol. 85. 



BAU 

7. EsBAirmEUEy v., réjouir. 

Lo rossinholet salvatge 
Ai aoEÎt que s*bsbaudbia. 

G. Faidit : Lo rossinholet. 
J'ai ool le rossignol sauvage qui se réjouit. 

BAUZAR, V., tromper. 

Tn li diras que s*ar no îll ▼aîll ab bran, 
Il Tairai tost , si *ls reia no m ran baczab. 

Bertbabd de Borb : Ara sui en. 
Tu lui diras que si maintenant je ne lui aide arec 
glaive , je lui aiderai bientôt , si les rois ne me vont 
pas /rompant. 

M'an bausat ni mes a Inr dan. 

Bambaud de Yaqveiras : Gcs sitôt. 
J^t m'ont trompé et mis à leur dommage. 
• TU badsas e perdes dobla beneido. 

TnuLdmBède, fol. 46. 
Tu t'y trompes et perds double bëuédictioD. 
Part, pas. substantiv. Ransadors c badbats 
Yalor menan derreiri. 
B. SicABD DE MABnvoLS : Ab gréa. 
Trompeurs et trompés mèpent mérite derrière. 
ABC BB. 

Qui moult parsont dolent qne la serre les hdu. 
Roman de Berte, p. 88. 
Tous jurerex... 
Que Ysengrin n*aveE hoisié, 

Romdn du Renart, t. I , p. SSg. 
Mort fait dfre & lox les bmsiés. 

HiLtVABD , Vers suria Mort. 
ABC. CAT. Bap. Emhaucar. 

a. Bauzia, bauza, *./., tromperie, faus- 
seté. 

Car res no i tmep mas enjan e bausza. 
B. DE Yebtadoub : En amor truep. 
Car je n'y trouve rien que tromperie ^Jkusseté. 
GardatB s*e8 be falsa baosa. 

G. OLrvxEB D' Ables , Coblas triadas. 
Voyet si c'est bien fausse tromperie, 
Adv» comp, 
Qne saubessetE qu*ieu vos am ses bavbia. 
Le moibe de Mobtaddob : Aissi corn sd. 
Qne vous sussies que. je vous aime sans trom- 
perie. 
ABC FB. Poi sont de famés sans baidie. 

Roman du Renart, t. II , p. aoo. 
Qni pas ne te délites en la boisdie des mao- 
vais. 

Rec. des Hist. de Fr., t. III , p. sSa. 
Sans nulle sonspicion de fraude ni de Boidit. 
Ord. des R. de Fr., ia66, 1. 1, p. 8r. 
AKC. CAT. Baïuia, 



1^ 



BAV 

3. BitJZAi&B, BAUZADO&, S, m,, troui- 
peur. 

Ni lâoienglers no lo y paescon retraire 
Qa*ieD lî na de ren faU e bauzaiex. 

Aekàvb db MAmimL : En mon oor. 
Et mëdisnts ne lai peurent rapporter que je lai 
loîi en rien fiiox et trompeur. 

Del BAUSAOOR 

Que m'a soven mes en error. 

Los VU Gaug* de la maire. 
Du trompeur qoi m'a sonvent nui en erreur. 
JtljeeL Cor trichador 

Ni BAUSADOE. 

A. Daicibl : Chanion d'an. 
Corar tricheur et trompeur. 
ABC. PB* NHcrt ja mes cners hoiâèret ni £ûntis. 
Akdbitib Cobtrad» : Quant roi paroîr. 
ÀMlreiî vet destenchéenra, 
Des lairons è des boiséeurs. 

Mabie de Fhahce , t. II , p. 197. 
arc. CAT. Bausador. aac. bsp. Bausador. csr. 
HOD. Embaucador. 

4. Baussak , adj. v,, trompeur. 

Qae laîro oossflha 

Ab sa mesabnja baussaka. 

Marcabbds : Al met quan. 
Qne larron oooaeille arec son mensonge trompeur. 

5. Bausios, atff. , trompeur, faux. 

Garda d*hom qa'es bavsxos. 

Libre de Senequa. 
Gtxde-loi d'homme qaî est trompeur. 
Qoe non ha la lengaa doUa ni bausiosa. 

Trad. de la r^g. de S. Bentilt, fol. a. 
Qui n'a La langue doable ni trompeuse, 

BAVAR, V., baver. 

Voyez Muratori, Diss. 33. 

Semblan lo masti que laira e bava , e mort 

totz aqnels qne pot. 

y. et VeH.j 2» version. 

Ha reiaemblent au matin qui aboie et bai^e, et 
anvâ tous ceux qu'il peut. 
CAT. Babar. |up. Babear. tOKt. Bab€ar, it. Far 

ba»a. 
a. BiVEG, BAVET, odj., bavard, çaque- 
tear, babillard. 

E a n'i pro dTaiuls secx , pecx, 
Ontractfats, travers, bàvbcx. 

Devdbs db Pbadvs , Au», cass. 
Et il y eu a asies de tels aveogles, niaii, suffisants, 
contrarianU, babillards. 



BAV ao3 

£ meli sels en bavec 
De nesiEa gen bavbca, 
Qoe tomon dos en amar. 

Gavacx>ab u Vieux : Lo Ttrs deg. 
Et je mets en esquetage ceux de niaise gent ba- 
varde, qui tournent doux en amer. 
Axc. BR. Et que plus n'en soit carieose, 
Sur peine de cent mars d!argenty 
Geste rasée , ceste bat^use, 

COQUILLAKTfp. 78. 

Cest nn caoseor, nn baveux, nn roentenr. 

Salbl , trad. de V Iliade, (oL 93. 
Da moi n*aora mensonger ne buveur 
Bien ne favear. 

C. BfABOT, t. IV, p. 3o8. 
D*ttng tas de folles bailleresses. 

CoQuiLLART , p. 37. 

— Subsia/itiv.j babillage, caquetage, 
bavardage. 

Qaar pesa 1 folia may 
Qn*el balansa el dreg batbc. 

Bebbaro db Venzshac : Bel m'es lo. 
Car la folie lui pèse daTantage , ya que le vrai 
bavardage l'agile. 

Senher, Na Eva tretpassct 
Lo mandamen qne ténia , 
Et qui de tos me castîa 
Aiunt se mnaa en bavrt. 

Gavaudan le Vieux : L'aulre dia. 
Seigneur , dame Eve dépassa le commandement 
qu'elle tenait, et qui de tous me reprend muse au<« 
tant en bavardage, 

AHC. BR. J'ay bien ony tont son tripot 
Et ses bavês. 

Go«i;u.LABT , p. 89. 
Maintes bavett, meinte promesse ont fiiit. 
Légende de Fait/eu, p. g8. 
En disant mainte bonne bave. 

Les Repues franches, p. 5. 
AHC. Bsr. 

Mas pora mi non era tan fiera bavequia, 
Poema de jilexandro, eop. 655» 

BAVASTËL, s. m., marionnette, man- 
nequin. 

Gimfls ni bavastbls* 

G. R1QUIER t Pus Dieu. 
Singes et mariomuettes. 

E pancx pomels 
Ab dos ootels 
Sapcbas gilar e retenir, 



ao4 ^ 

E cfatns d^amels 

£ BATAfTlU* 

GuLAVB DE Gala viov : Fadet jogUr. 
Et ndM j«t«r et retenir peUt« pommes eyec 
deux couteaux , et chaots d'oiieaux et tours de ma- 
rionnettes. 

Dds cavAlliers aemblaz del bavastsi. , 
Quant el cayal ets poils ab Tarnéa. 
P. BaxvoMO RxGAfl notas : Tant fort. 
Vous restemUes an manneçuin des cheraliers , 
quand TOUS êtes monte à dieral arec l'équipement. 

BAZA., s./,, lat. EASÎs, base. 

Abu, per ao qoar es aoa basa et fona. 
Un angle pyramidal et agot qui termina a 
la popilla... et la basa es la caoaa viata. 

Blue. dmlas propr.s fol. tSBet t(». 
Abîme , paroe qu'il est sans base et fond. 
Un angle pyramidal et aigu qui termine à la pni» 
ncUe... et la iu^e est la chose Tue. 
CAT. Basa. jup. B€ua, base. vobt. Base» xr. 
Basa, base. 

BAZILICA , s»f., lat basilica , basilique. 
En la BASILICA de San Peire. 

Cat. dels apost. de Borna , fol. 60. 
En la basilique de SainUPierre. 
Aqaeat emperaive fets atred la basilica de 
Sants-Laorena. 

Elue, de las propr., fol. 87. 
Cet empereur 6t aussi la basilitfue de Saint- 
Laurent. 
CAT. K8P. PORT. iT. BastUca. 

BAZILICA,^./., basilique, gendane, 
plante. 
Genaana... autrament ea dlta basilica. 

Blmc. de las propr, , fol. sil. 
La gentiane... autrement est tppeUe basilique. 

BDELLI, s, m.^lat. BOELLiu/it^ bdelUum. 
Bdslli ea aybre mot nègre; aa goma yal 
en medecina. 

Bluc. de las propr,, fol. 201. 
BdelUum est arbre très noir ; sa gomme vaut en 
médecine. 
POBT. iT, BdelUo. 

B£, f . m., bé, cri des brebis. 

"Vox eanim non me aed bbb aonare TÎdetor. 

Yabbo ^HydeBe rustU., cap. i. 
Per ao de BB dits bom belar. 

Zeys d^amors, fol. i32. 
Pour cela de bé on ditbéler. 
CAT. tT. Bc. 



BEC 

a, Belar, v., lat BOLàMe, bêler. 
La ovella bbla. 

JLefTS tTamors, ÙA. laB. 
LabrebUà/^. 
Part. prés. 

Pas qn« toca dels mana motoa belabs, 
NI qae ranba gleisaa ni ▼iandans. 

GiRAUD SE BoRBEiL : Per solatt. 
Puisqu'il touche des mains moutona béants, et 
qu'il dérobe églises et voyageurs. 
CAT. Belar. bsp. post. Balar, it. Belare. 

BEC, S. m., bec. 

Coi Tolosae nato cognomen în pneritia Bicoo 
faerat ; id valet gallinacei rostmm. 

Sdetob. , F'ilellius, 18. 
Vos faits badar 
Lo BBC de l'ausel. 
Maa ai vola bon falcou lanler , 
Ab gros cap et ab groa bec lo qnier. 

Decdes de Psades , Aus. cas*. 
Vous bites ourrir le bec de l'oiseau. 
Hais si tu veux un bon faucon lanier , clierdie>k 
avec grosse tète et avec gros bec. 

E no y ten mat bbc ni goola 
Nnla ansels. 

A. Dabibl : Antet et bas. 
Et aucun oiseau n'y tient muet bec ni gosier. 

— Bouche. 

Paeya a ao bbc vinagre mest am fel. 
ILiTTES EainareAuD , Ép. à sa saur. 
Puis à sa bouche vinaigre mâle avec fiel. 
Fiff. Ges l'afilaU BBca d*aÎM>Ia 
. Non pert aon loo al fogoal. 

HARCABEUf : Mas la foelha. 
L'affilé bec d'aissette ne perd point sa place ut 
foyer. 

— Langage , langue. 

Selha qa^an mala bbcz , 
Jovet e aenecx. 
GsBif OBDB BC HoiiTPBUUBB : Grau a'ss. 
Ceux qui ont mauvaises lamgues, jennes et nsas. 
Qu'an afilais lors bbcx. 
• P. Raimobd de Toulouse : Era pus yvens. 
Qui ont afiUé leur langue. 
Loe, A doaa lengas e dOa bbcx. 

G. Fadit : Ana lo nmt. 
11 a deux langues et deux b^cs. 
ABC. PB. Ores n*est pas tempa 4$ dom le èee, 
Chantons, aaatoos et dansons rie i rie. 
G.llAaoT,uU,p.a55. 
Ce n'eat pas toat qae d*eitre bec à bec. 



BEC 

Les krfcs «0 pfosant d'ttn baiser lomtoactaec; 
H fiiot que Fone Iaii(^ atcc Taotn a'aiMinUe. 

OLnrm ss Uaqwi , p. 180. 
GIT. Bec IV. Pup. roET. Bieo, rr. ^«eeo* 

s. Beca, ^. /., croc, crampon. 
Cordas e bvcas e payiso. 

BuTKAVD DK BoBV : Lo comf m'a. 
Gndes et crocs et pieux. 

3. Begut, adj,, beccu , crochu. 

Ben Pagi'oba qae fos bkcutz , 
E *1 bec t(M loncs et agntx. 

A. Dahiel : Puois Baimons. 
n annit bien besoin qu'il fût beccu, et que le bec 
fat kmf et aigu. 
Pig, Els fais BBCTUT lanzenjador. 

Dcinncs de Pkases : No m pnese mudar. 
La ÙMX beecus médisants. 
Avc. Fft. Naos, galUons et lean esprons beciu, 

RoirsAiD , 1. 1 , p. 619. 
roET. Bieudo, . 

4. BscE4a, V, , becquer, becqueter, pi- 
quer. 

Cant Tostr^ anzel comensara 
Sofl a BKCBAA , el sancx parra. 

Deijves de Piulses , Jus, cass. 
Qoaod Totre oiseau commencera à 6«c^uer deaius, 
lesaBgpaTattTa. 
Affc. ri. 
Oo me laisser becquer ceste amorce friande. 

B. BsuLBAu , 1. 1 , p. a53. 
iT. Beecare. 

BECHTNAy BEGmiTAy s./., béguine. 

Voyez Du Cange, t. I, -coUiogA; 
Carpentier, t. I, col. Sog; Ménage, 
1 1, p, 171. 

Tox' an tos facba menor 
Bechiua. 

J. ESTÈYS: Oganab. 
Fillette, ils tous ont ûite béguine mineure. 
De BEGUiRAS re no os dirai. 

P. Garoxral : Ab Tots. 
Je ne vous dirai rien des béguines. 
Avc. FB. En riens qae béguine die, 

rTeniendtea toit se bien non. 
Fabl. et çont. anc.» t. II , p- S;. 
Une des béguines de la reine, qoant elle ot 
la royne chance, si ne se prit garde. 

JoiRvnxE, p. i35. . 
IT. Beghina. 



BED 2o5 

a. Bbguihat», s, m. , béf[niii0ge, mo- 
nastère de béguines. 

Ni Iiermitanatge esoondolz , 
Ni reclos , ni bbguihatje. 

FoLQvrr de Lchel : E nom del. 
IVi ermitage cachtf , ni reclus , ni béguinage. 
AHC. rB. Tait iî preodome , ce me semble , 
Haïr doÎTent trestait ensanble 
Pappelardîe et beginage, 

Fabl. et coni. anc., 1. 1, p. 390. 

BECILH ^s,m., renversement , détério^ 
ration, trouble. 

Sest fal de noeytx son jornal, 
Per qo'el frug tom en beciui. 

Marcabbvs : Pus la fuelluu 
Celui-U fait sa journ^ pendant la nuit, c'est 
pourquoi le fruit tourne en détérioration. 
Ccl propbetizet ben e man 
Qoe dits c*on iri' en becxll; 
Seignor ser, e sers senhoran. 

Mabcabevs : la vers consens. 
Celui-là prophétisa bien et mal, gui dit qm'on 
irait en renversement; le seigneur sei-f , et le serf 
seigneurisnt. 

AHC. FB. Oaqoes si laide occîsion 
Ni si laide destroction 
Ne tel besil ne tel donloûr 
Ne fa de Sesnes en oo joor. 
Roman de Brut, Ms. de l'Arsenal, fol. 60. 
Qo*i) n'i ot besil et masacre. 

'G.OvtABT,t.I,p.89. 

Onqnes n*oî en nol péril 
De £imes fait si grant besil. 

Barman de Brut, Abbahams , t. 6070. 

a. Ebsii^iae, V,, détruire, périr, ren- 
verser. 

JoVens feoney c tra&na, 
E donars bbsii.la. 

Marcabkvs : Bel m'es quan. 
La grice trompe et se moque, et largesse pe'n'/. 
AHC. FB. Mainte bone ville besittent; 
En allant, la contrée esnlenl. 
Cran dnel en maine la reine; 
A poi qo'elle nesVn besille... 
Car bois et portes en refiraignent, 
Besilent toos ceoz qa*il ataignent. 
G. GciABT, t.I,p. 83,ett. II,p. laaet i3(>. 

BEDEL, s. m., bedeau 

L'anglo - saxon bœdse. , nuncùts , 



206 BEL 

paraît la véritable étymologie de ce 
mot 

Voyez le Focabui. anglo-saxonic, et 
Wacliter, Gloss. germqru 

Qo*el BiDiLs de lor consistori haU los emo- 
lapiens acoatamatz. 

Lejrs éTamors, La Loi3ÈaE , p- 6a. 

Que le bedeau de leur ooasistoire ait les émola- 
ments accoutumé. 
CA.T. Bedetl, sa?. PoaT. Bedtl, rr. Btdello, 

BEL y aif/. , lat. nvJus , bel , beau. 
Pos SELLA, qoe BBLS joms de may. 

ÂRiTÂUD DE Marusil : Dooa genser. 
Plu belle que beau joor de mai. 
Comparât. Pas blanca es qn*Elena, 

Bellabobs que flors qoe naya. 
▲rhauddb Marubxl : Belb m'es. 
Elle eit plot Uanche qa'Hâène, plus belle qne 
fleur qui naît. 

Superlat. Puois es del mon la. bbllazbb. 

ÂmEai DE PeovilaiV : Per solats. 
Puisqu'elle est la plus belle du monde. 
Et am del mon la bellazob. 

Rambaus d'Obamoe : lion chant. 
Et j'aime la plus belle du monde. 

loe. Ses reepieg d^altra meroe , 
Sol soefra qu*en lei m*atenda 
£ qa*el BELH «lEvr atenda. 

PbtboÙ : Del sen tort. 
Sans espoir d'autre récompense, qu'elle son£Fre 
seulement que je m'adresse à elle et que j'attende le 
beau rien. 

Taelh mas eoblas moron totaa %x bel. 

GuiLLAUXE BB St.-Didieb .* Ayssicum es. 
Je irenz qne mes couplets tournent tous en beau. 

If es BOH E BEL haeymaîs qo'Icn m'entremeta 
D'an aiiTentea per elhs aconortar. 

BERTBAirD DE BoRV : PusYentedom. 
n m'est déwrmais bel et bon que je m'entremette 
d'un sinrente pour les cneounger. 

Neutral. Bel m'ee qnan Terba roverdii. 

B. Vidal : Bel m'es quan. 
n m'est beau quand l'herbe reverdiL 
ASC. FB. Bel lear fnt d'enz départir de la dicte 
forteresee. 

MOVSTBELET , t. Il , fol. 33. 

Volentiers, aner , pmaqn'U t'est bel 
Li Gieus de Robin et de Motion, p. 7. 
Et chantoit bien et bti. 
PastourelU : L'autre ier. Lbcbutd , t. U , p. 288. 



BEL 

ABC. Bar. 

Quaodo enloqoeoiô por cl «a de/ pareoer. 
Poema de Alexandroj cop. aal63. 
E da me an bel pandero e seîa aniUot de 
estalio. 
ABaFBErrE de Hita , eop. 977. 

CAT. 5e& ESP. KOD. POBT. XT. BcUo. 

2. BBLLAMENy adv. ^ bellement, agréa- 
blement. 

Qoe non sia BBLLAMEir fainonats. 

B. DE Vehtadovb : Per mâeiils. 
Qui ne soit agréablement làçonntf. 
AnatE saaa e bbllakeitt. 

UV TBOUBADOCB AITOMTllB ; SeuiOT ▼« qW. 

Ailes paùiblement et bellement. 
Adv. comp. E pueisas , ab nna broqoeta 
Qae non sia trop agndeta, 
Hom los pasca tôt bblambx. 
Devdes de Pbades , AuM. cass. 
Et puis , avec une brochette qui ne soit pis tiop 
aiguë , qu'on les paisse tout bellement. 
auc. fr. Et pois tout beiloment 

S^approchant do châlit , aatsit le cîmelerre. 

DDBABTAS,p.4ia> 

CAT. Bellament, Bar. vobt. rr. BeBamente. 

3. SoBEBBKL, €uij\, très beau. 

Yesia en esperît on arbre sobbbbbl» de ni- 
ravilbosas flore. 

F. de S. Flors. Doat , t. CXXin, fol. aSr. 

Voyait en esprit nn srbre très beau, de merttil- 
leuses fleurs. 

4. Beltat, beutat, s.f,, beauté. 
La grans beltats e *1 valor qa*en leis es. 

kfi'})r PBRDI60V : Lo mal d'smor. 
la grande beauté et le mâite qui est en elk. 
Sabis bom no a*atent pas a la bbltat dd 
cors f maa a la bbltat de Tarma. 

Trad. de Bède, fol. 73. 
L'homme sage ne s'attache pes à la beauté do ooipi, 
mais à b beauté de l'âme. 

Tan roi destrenh sa bontats. 
Sa proesa e sa bbutate. 
ffit^^^^novat, II , ROI d'Abagox : Per maaltt. 
Tant me maîtrise sa bont^ , son mérite et sa beautt. 
ABC. FB. Bealtet ad ▼estât. 

Ane. trad. du Psaut. de Corbit, ps. ga. 
ABC. CAT. Beluu, ESP. Beldad. fobt. BeUnde. 
XT. Beltà. 

5. Bblleza fS./., beauté. 

Laa donaa eiasamens 



BEL 

An prtis diTcnaincns : 
Lu iiiias de nxxxiA, 
Lu aatniA de proeu. 

Abitai» ve Habviil : Baiot «•. 
Les dames éplnaeni ont prix diTeiMOieBt : Im 
met de beauté, les autres de mérite. 
CIT. Seilesa. ssp. poaT. Belleza. rr. BeOexMo. 

6. BxiOE y /. /. ^ beauté. 

Fe, qiMn naysh, a rerdor, oeyahen bbloe, 
ipra flor. 

Elue, dm las propr,, fol. 20g. 

FotOf quand il naît, a verdeur, «n croisaant, 
beauté, ensuite fleur. 
AMc CAT. Bellor. âvc. it. BtUort, 

7. Abelhul, v.y agréer, plaire , charmer, 

briller. 
Tan m'ABKUs joîs et amora e cfaana , 
Et alegrier, déport e cortexta. 

BsRKHGca DE Palasol : Tan m'abelis. 
Tant me cheume joie et amour et ebant et aU^ 
grene , réjouissance et courtoisie. 
Aiaii a vai nellinran. 
Tan qnan cotc a valor e a aen, 
Qo*ABMXAiR fa SOS faitz a tota gen. 
PoKa DB Capdvsil : Aissi m'es près. 
Aiosi elle Ta se perfectionnant , autant qu'il oon- 
tient an mérite et au sens, qu'elle fait agréer wt» faits 
I (oate personne. 
E poisfeiron la gaita tro qn^el joms abvug. 

Guillaume se Todei^. 
Et pnia Us firent le guet jusqu'à ce que le jour 
Mla. 

Car tpts bom pros a'ABxua 
De Na Conja e a grazii. 
T. 9K 6. IHB LA Tova ET 2>B SoBSEL .* Us amicz. 
Car tout liomme preux se charme de dame Çooje 
et t'en agrée. 
ASC ra. TTonc a prodomme v^aheli 

TTil ii*eat drols qo*el li €U»eUtse. 

Roman de la Rose, v. 5370- 1 
n. Ma eoil o coal, natara laacia 

Pot {are a toî , aecondo che ▼' ahbella, 
Dante , Parad. , XXYI. 
Aie CAT- Ahelir, 

8. A3ELHnŒir, s. m,, agrément, gra- 
cieuseté. 

L'es vengots abelbikeits 
Que aias sey chantaire. 

Raw oHD DE Gastelitaii .* Ans pus. 
n lui est Tenu la gracieuseté que tous soyes ses 
dianteurs. 



BEL 207 

F^. Qqar ToaetBeomadeTaloredeaeBy 
E ooma de joy, e 00ms d'AisLaiinar. 
BKBTBAmi D'AiXJkMAVOR .* Un sÎTTentaa. 
Car Yooa êtes comte de valeur et de sens , et comte 
de joie , et comte â'agrémeiU. 
Avc. CAT. Abtlii^enL 

9. Abelitol, aiff., agréable, plaisant 
Ual ABXLXTOu fb e Proensa e aoa dits. 

^. de Giraudde Culansou. 
Il fut peu agréable en PtoTcnce dans ses propos. 

10. DKSABBLia, V., déplaire, désagréer. 

La m fai debabilia 
E de mon oor loignar. 

AiMsax DE Peguilaih : Qui sofrir s'en. 
La fiiit me désagrier et Soigner de mon eamr. 
AJic. va. E ai li en desabeli. 
G. GouaT , an, taSg. CAapmTiEa, 1. 1 , col. 11. 

II* Embsluk, v., embellir. 

Gom plna Teagard, maia la rei maELLin. 

B. DE Yehtadovb : Qnan la fnalha. Var. 
Comme plus je la regavde, pins je la rois embellir» 
CAT. Embellir. 

I a. Embellbzib , V. , embellir. 

Hamilitat colora et adoma et iMBELUEzua 
obediensa de tota aoa ortiamena. 

F. et Vert,, fol. Sf. 
L'humilité colore et orne et embellit Tob^aance 
de teus ses ornements. 

E colora de aol lo raia 

Lo mon , per qne a*aMBBLLun. 

G. AdbemAB : Pos Tei. 
Et le rayon du soleil colore le monde , c'eat pour- 
quoi il s'embellit, 

BELLICOS, adj., lat. BKLLtcosir^, bel- 
liqueux. 
Fo aqnela gent totz tempa bbllicosa. 

Elue, de las propr., fol. 179. 
Cette nation fut en tont temps belliçuetue. 
CAT. BelUcos, bbp. port. xt. Bellieoso, 

a, SoBBEBKLLicos, adj\, très belliqueux. 
Sa gent fo antignament aoBaBBXLLXQuoiA. 

Elue, de las propr., fol. 171. 
Sa nation fut jadis très belliqueuse. 

3. ReBBL , BEBELLE , BEVEL , odj, , lat. 

KEBJLhlis, rebelle, indocile, revéche. 
El ea trop ardita a mal afar et engrea e 

RSBEL9. 

F. et Vert. , iol 61. 



3o8 BEL 

n ett trop hardi dans maoyaite aflaire et iirtté 
et rebelle. 

£ si tant era qae negoa fos abbbi.i;s a penre 
lo dîg offid. 

CartulaindêMomtpêllimr, fol. ia6. 
Et si tant ëuit qne penonna fut indociUk prendre 
ledit office. 

Mètre los delietz^ de aa cam sotz loi pes, qne 
non sia axULiJL a Tesperit. 

r.eiFert,,{ol.SS. 
Mettre les dâices de sa chair sous les pieds , afin 
qu'elle ne soit pas rebellé à Tesprit. 
Ab los pela rbvbls. 

Elue, de las propr., fol. sSg. 
A,Tee les poils rtvêches. 
AVC. CAT* Rebelle, cat. Kop. zar. roax. i2e- 
tel<2ff. IT. Bibellû. 

4. Revkl, ^. /h. > rébellion, résistance. 

Qae ja negnn rxtbl no i trobarao. 

E. Caiul : Qui sanbes. 
Vu qne jan^ais ils n'y brbuTeroot nulle résistance. 
Selha coi sot Itgea ses hbtelh. 

Guillaume de S.-Didiek : Aissi cnm es. 
Cdle à qui je suis lige sans rébellion. 

5. Rebkllio, s,f,y lat. rsbelijo, ré- 
bellion, résistance, refiiSi. 

Avian estât en mKBKi.Lfo contra lai. 

Trad. de Bide, fol. 10. 
Us araient été on rébellion contre lui. 
Si aqael si deffen e se met en bebellio. 

Ord. desR.de Fr., i463 , t. XVI , p. i35. 
Si cdui-U se défend et se met en rébellion. * 
E fes BEBELLioir de pagar. 

Tit. de i333. OoAT, t. %U11 , fol. 38. 
Et fit refus de payer. 
CAT. RebeUiô. asp. Rebelion. pobt. Rebelliao. 
ZT. Ribellione. 

6. RBBELLAcioxr , S./., rébcllioD. 
Mais piegers es bbbsllatxos. 
Rbbbllacxohs es an peccatz qae naya de cor 

qui es rebels e dnrs. 

r. tfirerf.^fol. 36et36. 

Mais pire est rébellion. 

La rébellion est un péché qui nait du cceur qui est 
rebelle et dur. 

rr. Ribellazione. 

7. Rebellar, bevellar , V., lat. rebel- 
LÀR^, réyolter, rebeller. 

Se son delibent de rbbbllab. 



BEL 

La gen del pays qne se msBBt.zATAK. 

Chronique des Albigeois, col. 79 et ^9- 
Us ont dAïhéti de sa révolter. 
La geni du pap qui se révoltaient. 
Eb ae rstblbbo eontra Ihnî. 

Cat. dels apost. de Borna , fol. 71. 
Ils se rétfoltèrent contre lui. 
Part, ptu, Li gnasan si son aeordBt 

Entr'elba e ^es Ini bbtblat. 

BEBTBAKn DE BoBiT : len cbm. 
Les Tassanx se sont accordas entre eux et nUUti 
contre lui. 

Substasittv. Qoe mats mi volgr'esser rezems 
De Malmats o de bbtellats. 

GiBAUS DE BoBHEO. : Ben core. 
Vu qu'il me vaudrait mieux être racheté dei Ma- 
meluks ou des infidèles. 

AHc. BB. Li clergîes et tons 11 peales inevdèrent 
encontre lai. 

Chronique de Cambraj. 
CAT. RebeUar. bsp. Rebelar. pobt RebeSar. 
XT. Ribellare. 

BELUGA , s. f. , bluette , étincelle. 
Amors es cnm la bbluga 
Qae coa *1 foeg en la saga , 
Art lo fast e la festaga. 

Mabcabbus : Dirai vot. 
L'amour est comme la bluette qui ooQTe le fea 
dans la suie , brûle le bois et la paille. 
Fig. E qai soi iea si no ccnres e acunià dr 
faoc? 

F.etrert.,ùA.5l. 
Et que suisoje , moi , sinon cendre et bluette ie 
feu? 

a/BELUGAMEiTTy S, nf. , bluettemeot. 

So scintniameut o BELUGAMBrr. 

Elue, de las propr.j fol. l32' 
Son scintillement ou bluettement. 

3. Belugeiar, v,y bluetter. 
La vezo sintillar et bblugbxab. 

Elue, de las propr., foL 117 
La voient scintiller et bluetter. 
CAT. Bellugar. 

4. Abellucar, V., éblouir. 

Gant eo la vcî tôt m'ABBLLtrc, 
Et ocleî mai d*on ratairol. 

Uh TBOUBADOUB AHOKtXB : GsO TO* 

Lorsque je la rois je suis tout ébloui, et je n>* 
areugle plus qu'une taupe. 

BELZEBUC, s. m. , Belsébat. 



BEN 

Ab trt d^ diaUe Bxumc 

Bretf. tPamor, fol: i56. 
Avee l'ait âa dkUe BeUélnU. 
rr. Beixe^à. 

BEN, BE, adb.^ lat. Bvse, bien, beau- 
coup. 
Aqnect Gft&ur poiria bbv esser boa. 

B. DS YuTTADOVA : Belbs Monruelh*. 
C0 daaDter ponmii bien être bon. 
Qa^db. fora idotU , bev a on an o doa» 
Si 'I belh oofbrtz dVllias dou no fot. 

PuJOLS : Si 1 nul d'aoïor. 
Qa'il fât mort, il 7 • bien nn an on deux , si ne fût 
le lîel encoatagement d'elles deux. 

Prov, Qm aur fara , axir trobara. 

P. CiJU>tif AL t Predicator. 
Qui bien fera , bien trouvera. 

Qui azs penb, bb9 ren, ^ 

Le Mourx de Hohtàubom : Antra vêts. 
Qui bien peint , bien rend. 
lEC. FE. Qoî bien fera , bien ironvera, 
Cbacan son payement aura... 
Kê pas longtemps entra nn bien matin. 
Cbaeles d'Oeléans , p. 3t9 et a35. 
ar. Ben, be, Aiic.*ur. Ben. xar. kod. Bien, 

roET. Bem, rr. Bene, be. 
Loc. E r^colhîrs de : Bbet «aie VEirGUTZ. 

AmsEï x>B Peguilâxh : De tôt en tôt. 
Et raccueillir de : Soyes bien venu. 
Beb aia arbres don nais tan bella brandia. 

RAMBAun o'HTàEEa : Goms proensal* 
Bien ait l'arbre d'oà natt si belle brancbe. 
Beb axa coms qn*es d'afortit coratge. 
Beeteafd D'ÀLLAMAifOiv : Un sirventes. 
Bien ait comte qui est de courage afTermi. 
Aie. EE. Gl respont : Sire , bien aies. 
Tons ne me sanlés mie liés. 

Koman du comte de Poitiers, ▼. 773. 
Àd». eomp, Amicx, beb leu deman morraa. 
Garih s LE BfîrN : Wueg e jom. 
Ami , peut-être tu mourras demain. 
Dieos don li bona via tener 
De beh eh XIEX.B e de pretx en poder. 
H. Beohet : Pus lo doui. 
Dieu lui donne èe tenir bonne Toie de bien en 
mieux et de mérite en pourMr. 

E gart lo BEB E GEir per la vertut qne î ea. 
Beethabd d'All&hanok : Mot m'es. 
Et qu'elle le garde bien et gentiment pour la vertu 
qui y est. 
ABC. FE. Fai prospérer de bien en mieuXé 

Luc SB LA PoETS , trod, d^Uomeej p. i58. 

I. 



aog 



BEN • 

Il aloit tOQijon de bien en miéuz. 

y. de S. Louis, p. 3o5. 
n. lo ho aempre dihen in meglio fatti i fatd mid. 

BoGCAcao , Decam., I , i. 
Conj. comp. Car no a cog, si be m ri ni m chan* 
Qa*o pnesca longaameo safrir. 
P. Raxmobd SB TovLovsE T, EnquerE'm val. 
Car qu'elle ne pense pM , bien que je rie et je 
cbante , que je puisse long-temps souITrir cela. 
Bev Q*om no 'Is coingnogaes. 

B. ZoEei : Si '1 mon». 
Bien ^u'on ne les connût. 

a. Bsir, BKy /. m,, bien, richesse , for- 
tune , avantage. 

Avers e *1 honora presats 
Tal mais qoe nols antre bes. 

B. Galyo : Qui ba talen. 
Bicbesse et l'bonneur apprécié vaut plus que nul 
antre bien. 

Los BES de la fortnna que son coma nient. 
y. et Vert., fol. 29. 
Les biens. an la fortune qui sont eonune rien. 
Senher, fonUna de tôt be. 

J. £sT£YE ; Fnncx reys. 
Seigneur, source de tout bien. 
Una on creis c nais 
Bas plus c*om no 'n pot dir. 

A1MEE1 SE Pegvilaxii : Qui soffrir. 
Une où le bien croit et naît plus qu'on n'en peut 
dire. • 

E pns lo maU alun boa 9*es; 
Bos er lo bes après Tafan. 

B. se YentabOub : lion es. 
Et puisque le mal m'est si bon , le bien me sera 
bon après la peine. 

— Expression d'amidé pour désigner 
une amante. 

Pneys digas a mon beb, ^eschal, 
Qa*en tal son panzat miei dezir. 

Aejnavb se Marueil : Aguisa de fin. 
Puis .dis à mon bien, s'il y a occasion , qne mes 
désirs sont pbcés ainsi. 
hoc. Et ela Tacalhit fort et onret, e '1 fbs 

grEn BE. 

F. de Pierre Rogieri. 
Et elle l'accueillit et l'honora beaucoup, et lui^f 
grand bien. 

Ane hom non naaqnet de*maire 
Tan de be ns puesca yoler. 

PtEEEE s'AuVeeobe : Bossinbol. 
Oncques homme ne naquit* de mère qui vous 
poisse vouloir autant de bitn» 

27 



2 1 o * BEN 

E DIRAI »EW de Iwya tu ina« duintos. 

Foi^OET DE MinsEiLLE : S*al cor. 
£t je dirai du bien d'elle dAiu met cUotons. 
E tôt qoan 8*en pot iTenir 
Den dratx sv Bt PEim' é grasir, 
T. d'Alb. Hakqvis et bb g. Faisxt : Gcucelm. 
Et tout ce qai peut en tarveûr, ua galant doit le 
prendre en bien et Tagrto. 

3. Abenab, V., améliorer, faire du bien. 

Qaar si fai mal, pois abeh A.. 
T. SE P. d'Auvebohe ex de B. de Yebtadoob : 
Amicx. 
Car s'U fait du mal, aprèa iiyâ« du bien. 

BENC, s. m., aspérité, pointe. 
Per anas rocbaa , per na bexcs; 
Car adoncaa no ht avia 
Per la val eatrada ni via. 

y. de Sancta Enimia, fol. l3. 
Par des roches , par des aspérités; car alors il n'y 
avait par la vallëe ni cbemin ni voie. 

BENDA, BANDA, s.f. , bande, bandeau , 
ruban, ceinture. 

Bend , en persan ; bav n , en ancien 
allemand, signifient uoambn, iien. 

Voyez Juste Lipse, episê. 44 » ad Bel- 
gas; Monti , t. Il , part. 1, p. 3o7 ; Mu- 
ratori, Diss, 33;I)enina, t. I,^). i53. 
... L'ei^treaenb faits ab bbitoa 
De la japa del rey d*amiar. 

Bertbakd de BoMf : Quan vej pels. 
L'enseigna faite avec nue bande du ponqioint du 
roi d'armes. 

Aprop pren nna i^otra bbnda et envolveya 
ana antra vegada. 

Trad. d^Àlbucasis» fol. 67. 
Apris prends une autre bande et enveloppe une 
antre fois. 

Fresca , vermelba , sea manda, 
Es la cara aotz la beitda. 

H. DE S.-Gyr : Servit aurai. 
Sous le bandeau, la 6gure est fntclie , vermeille , 
sans défaut. 

Pendre am sa besda o negar. 

V. de S. Honorât. 
Pendre avec sa ceinture ou noyer. 

— Filet, tuyau. 

Tos faits ^adar 
I^ beo de l'ansel e colar 
Per nna aotileta bbm da 



BEN 

En la boea sella berends. 

Devdes de Prades , Att%. eau. 
Vous faites ouvrir le bec de PotscaU et eonler par 
un subtil tuyau cette boisson dans la booebe. 
Loc. Aisai com il ea la genaor que port bbvda. 
BlacJ^S : Per meroe. 
Ainsi commeelleest la pins jolie qui porte bandeau, 
Airc. vR.Maia la bentU qne f ai devant leayenlx 
Me fait pasaer leajeanee poor les vieak. 
La Danse aux eufeitgies. 
ABTC. CAT. Benda. ssp. port. Venda. ir. Rendu, 

— Côté , lisière. 

Lo cera a*en vai per mieg la landa, 
Per ana mot estredia bavda. 

F. de S, Honorât, 
Le cerf s'en va à tcaven la lande , par une trài 
étroite lisière, 
CAT. ESP. PORT. IT. Bonda, 

û, Bkndel, s, m., bandeau , bandelette. 
Alfl antres pendntz emblarîa 
Cordas o BEirDEi.s o tortors. 

P. Gabdiral : D'Esteve de Belmon. 
n déroberait aux autres pendus cordes ou bande- 
lettes ou garrots. 

3. Bevdar , V., ceindre, entouner, appa- 
reiller. 
Pneysa'enfay totsaoaflanczsunélaiiien bebdab. 
Homande Fierabrae, v. 708. 
Puis il s'en fait ceindre rapidement tons ses Oaacs. 
Gendals don qoedia ae uKanwM. 

tx moKb de Mortaddok : <Qnant tat. 
Taffetas dont cbaenne se ceignU. 
CAT. Bendar, rsp. port. Fendar. xx. Bendare. 

4* Desbekdar , î^. , débander, décoiffer, 

ôter le bandeau. 
Los bnelbs li desbeituero , c^avia estreyt liata. 
Roman de Fierabras, v. igfio. 
Us lui débandèrent les yeux , qu'il arait tenh 
étroitement. 
Substantiv. Es al drsbendar grasîda, 

T. d'Akhand et deB. de laBabtue : Benurt 
Au Jc^foi^r elle est agréable. 
E9P. Desyendar. it. Sbendare. 

5. ËNBEKDELAB, t9., bander, envdopper. 
Apres lo van RXBtivDBLAR. 

Brev. €P,xmor, fol. i63. 
Après ils le v4>nt bander. 
Part. pas. Siei cabelb foro tlraaaats 

£ K sten nelb ExrBxirns£ATs. 

Bret^, d*amor, fol. 1(^7. 



BEO 

Set cli0Tea& forait tinillâel set yeux bundét. 
iT. InAendare, 

BENEVESSA , s.f. , panier. 
En cercar eitiiyts , 
Cofres e bivbvewa. 

Xe)rj tTamors, loi. s8. 
A chercher étais , coffres et pâmer. 

BENIGNE, adj., lat. vimoiMis, bénin , 

doux. 

T con BurioHu sobremonu e veiis tolas 
malas oostomu e mais tîcîs e mais enclinamens. 
y, a Fat., foL 5$. 

Un coeur bénin surmonte et Taine tontet les nao- 
vaises habitudes et les maoTais Ticcs et Ici naan- 
raises inclinations. 

Eléphant bevighi es sobre tolas bestîas. 
Elue, de las -propr., fol. 349. 

L'â^hant est doux par-dessus toutes les hétes. 
Kg, E pas dons temps baais bril bbvigvb. 
R. Vidai, de BssAimuv : Entr'el Uur. 

Et pniequa le doux temps gai brille bénin. 
Substantif. 

Es bos ab los bxbxghbs e mais ab los noieiis. 
P. DE C0BBIA.C : El 00m de. 

Il est bou avec les bémns et méchant avec les mal- 
faisants. 
CAT. Bénigne, bsf. port. rr. Benigno, 

S. Benignameit, adif.y bénignemenU 

RespOS 1! BEVIOlTAMEXr. 

JBretf. tfamor, fo'. i83. 
Il loi répondit bémgnement, 
Qoe BEHiGVAMBir entendo o enterpreto. 
Cat. dels apost. de Roma, fol. a. 
Qui entendent et interprètent bénignement. 
CAT. Benignament asr.roaT. it. Benignamente. 

3. Bkvigxtitat fS»/., lat. benighitato/ti , 

bénignité , douceur, bonté. 

Soareza de oor o bknioiiitat. 

K et rert., fol. 56. 

Doncenr de cxaur oa bénignité. 

Qae a Iny plassa p^r sa aairiGirtTAT. 

Tit. du XI?* sièc. DoAT, t. CXLVI , fol. a3a. 

Qu'il lui plaise par sa douceur. 
CAT. Benignitat, isp. Benignidat. port. Be- 
nignitUule* xt. Benignità. 

BEORTy BEio&T, Bie&T, bort, s, m., 
behourty joute ^'^toumois. 
£ tomciamen e bbort. 
Un TaooBApooa abohyme : Senior Tosiiue. 
Et tournois et behourî. 



BEO 



2fti I 



.B emt lo BBtoaTK fon mcMiatE^ 
Vinu estar donas a estras. 

RoHutn de Jaufre , fol. m. 
Et quand le tournois fut mâle , vous Terriex les 



E leron jostas e Bioarz 
Qne doreron ben XV jortz. 

Roman de Blandin de Conufuailles, etc. 
Et firent joAtes et tournois i|ui dureront bien 
quinse jours. • 

Ancmais, so ns plia , 00 m plae tant treps 

nî BOATE. 

A. Dabikl : Sols sui que sai. 
Jasoais , je vous le jusa, ne me plut tant danse ni 
bfhourt. 
Avc. ra. 

Jostes, essais , AouAoïiry et toarnoyemens. 

OSuvres (T Alain Chartier, p. 566. 
Alac ne vos vi an boort commencer. 
Roman d^jiubrij Beeaee, fol. 71. 
IT. Bigordo, bagordo. 

a. BoRDBiy BOROCiT, S, m,, behourdle, 
art de jouter. 

E sabon de domney , 
De trep e de bÔedst. 

Arhaitd de m akveil : Raaos es. 
Et sarent de galanterie , de danae et de behourdie 

*- Behourt, joute. 

Las pimpas sian aïs pastors , 
Et als enfans BoaoBrrz petits. 

6. RoDEL : Pro ai. 
Que les chalumeaux soient aux pasteurs , et aux 
enfants les petits behourts. 
AXC. fr. Et par behordêis de vens 

Les nndes de mer eslevans^ ' 

Roman de la Rose, r. 19(47* 
Le premier dimanche de qnaresme , appelé 
les brandons ou behourdiz. 

Tit. de 1420. Garpektieb, 1. 1, col. 574- 

Ce premier dimanche de carême était 
ainsi appelé y parce que ce jonr-là les 
hommes et même les enfants flfamu- 
saient à des joutes, à des simulacres 
de combats, avec des bâtons nommés 
bauhoitrs. 

Le jonr des brandons ificnz compaignons 
tenant bouhours en leurs mains , desquels ils 
s'csbatoient Ton contre Taotre. 

Letu de rém., 1476. Carpertieb , 1. 1 , col. 574- 



ai3. BEO 

3. BeOBDAJL, BAOOBDAJly BIO&DA& , V,, 

behourder, jouter, faire des tonmois, 
des joutes. 
Mas anc aempce cavals de ginn Talor 
Qnî BsoaDA trop soyen, coeUt feania. 
FoLQUET DE MâtsEiLUE I Sitot me. 
Mais praw^ue to^joura, clieTal de grande valear 
qni bthourde trop souvent , recueille honte. 
£ paeis mandon H cavalier 
Ala eBcndîers que enselar 
Fasson , qD*il volon bioadxr. 

Roman de Jaufre, fol. III. 
Et puis les clieTsliera ordonnent aux éenyers 
qu'ils fassent seller, tu qu'ils veulent bthourder» 
Part, pas, Ben dea easer bagorsada. 
Cortz de grau baron. 

SoftDEL : Ben den esser. 
Cour de grand liaron doit être Lien embellie de 
tournois. 

ANC. FR. Ge Tois une lancç aporter, 
Et pnifl en ira bohorder, 

Fabl. et cont. anc., 1. 1 , p. 267. 
MooU i conTendra héhorder 
Ains qae de nons paist estre pria. 

Roman de la Rose, t. io532. 
Ledit Colin... tiroit et hehourdoit, contre 
Ini , poor Ini ostcr son baston on honllete. 

Lttt. de rém., 1387. GABPEHTiEa , 1. 1 , ool. 574. 
Awr. iT. Bigordare. 

4. BORDIR, BAOEDIEy BURDIR, V. , bc- 

hourder, jouter, folâtrer, s'amuser, 
bondir. 

Joia mi fai rire e bordxr. 

P. RoGiCRS : Enti^ ir' e joy. 
Joie me fait rire fXjblâtrer, 
Canton , trépan e baoRdot. 

Roman de Jaufre, loi, 35. 
Ils chantent , dansent et behourdeni. 
Li donzel van burdxr à la qaintana. 

Roman de Gérard de Rossillon , fol. 39. 
IjCS damoiseaux Tont %*amuser 4 la quintsine. 
Substaruiv* Mais ama *1 borpxr e 1 cassar. 

Bertrard de Borr us fils : Quan vei lo. 
' H aime mieux le behourder et le chasser. 

Part» prés. Doi poli 

Bel e bordbx ab sanra cri. 

Habcabrvs : Dirai vos. 
Deux poulains beaux et bondiisoHU avec hkmde 
crinière. 



BER 

ABC. vR. Oy le serrioe Dka dAfolenifliit» laiia 

border et sans regarder aà ne U. 

Annales du règne de S. Louis, p. 384- 

BERA, s.f. , bière, oercueil. 

Bar signifiait , en celtique et en ger- 
manique, table, caisse poitatipe, bran- 
card. 

Voyez Benina , 1. 1 , p. 33 3 . 
Qoan T08 veira en la bcra, 
No aéra aos hnelbs mnlhatz. 

Mabcabbi» : Dirai vos. 
Quand elle vous verra dans la bière, son aâl m 
aéra pas mouillé. 

Cant hom ve nnaRRRA parada de bds draps, 
aenhal es qne aqni ba- mort. 

F. et Vert., fol. 104. 
Quand on Toit un cerccieiï partf de beaux diaps , 
c'est signe qu'il y a là mort. 
XT. Bara, 

BERBITZ» s,f,, lat. vebtkx, brdns. 
Si qais annicolnm vel bimnm vcRvioem 
foraverit. 

Eccabd, Lex salica, tit. IV, S- > * P* ^<' 

Des manuscrits portent bbebic^ir. 

Ba-LUz. , Cap. reg. Fr., 1. 1, col. a86. 
Ar es prêta de ranbar 
Boona, motos e brrbxtx. 

GiRAUD DE BoBNEXL : Per solsts. 
Blaintenant c'est un mérite de déndier keoft, 
moulons et brebis. 

ABC. FR. Ta-t'en à la berbis ta mère»., 
lies berbis sans garde trava. 
Harxe DE Frahge , t. II , p. aat et 12». 

ABC. CAT. BerbiiM, zt. Berbiee» 

a. Bebcier, s. m,, basse lat. bbibica- 
•uuSy berger. 

Li^ loi des Allemands, tit. XCVin, 
art. 3 , porte i « Et quod de herhicano, 
« stotario, et yaccario sit, etc. » 
Que gnardes las bestlas coma RRRoiias. 
Cat. dels apost. de Roma., fcd. 3a. 
Que tu gardes les bétes comme les bergtrt. 

3 . Bergeira y S.f, y bergère. 
L'antrUer trobei la birgrira 
Qoe d*8ntraa vêts ai trobada. 

, G. RiQUiER : L'anti^ier. 
L'autre jour je trouvai la bergère que fsi trosT« 
d'autres fois. 



BER 

BER6AU> aé^\y bulgare, bougre, dé- 
testable. 

Menât trobador bxii&4V. 

Mabcamus : Lo tvn eomeota. 
Petit tioabadoar détestable, 
CAT. Bergatu, isp. Bergante^ 

BERGONHO, peu, légèrement. 

Ce mot, arec uxr, forma un adverbe 
composé. 
Aqvî TÎro lu régnas uxr BuooirBO. 

Romande Gérard de RosMiUon, foL 71. 
lU toarnent U un peu les rêne*. 

BERILLE , BEAicLE, s, m,, lat. vëxtums, 
béryl, sorte d'émeraude. 
Marbode , lib. Lajndum seu de gem^ 
mù^ §. xa^ dit du béryl : 

EOc et oonjngu gesùre refertar amoran. 
Voyes la note du Roman de la Rose, 

t. m, p. 7a. 

Bjerzxxx es peyra fiilbenca , losent. 

EUic. de las fropr., fol. i85. 
Béryl est pierre verd&lre, luisaate. 
De BKaiczji dixo li aotor 
Qoe val a cosaeirar Tanor 
Entre la molHer e *1 marit. 

Brev. iPamor, fol. 40. 
Les auteurs disent du béryl qu'il est lioo à con- 
sorer ramour entre la femme et le mari. 
AVC FE. Pins fn dere que nol berii. 

Boman de la Rose, t. x57a3. 
^ Nol ne paet faire ne faire faire tailler dia- 
mens de b§riele, 

*Ord. des R, de Fr., i355 , t. IH , p. is. . 
CAT. BerU, up. Berilo. pomx. rr. Berilh, 

BERJA, s,/., bas lat. bkeia, bei^e, 
plaine. 

0îsoendete dormit en la bbrja. 

Romande Gérard de RossiUon , foL 1x1. 
n d|Beendit et dormit en U berg^, 
AHc. FB. Une grant berrie de aablon, 1& où fl 
ne croîsBoit nol bien. 
Celle berrie .oommensott à nnes très grans 
roches merreillenses, qui sont en la fin dn 
monde devers orient. 
Paria anx sages homes des bernes. 

J01NYIL1.B , p. 99 et 100. 

BERNICAR, V., vernisser. 



BES ai3 

Car Tos enpeinets aiunt fort 
Ni os «BUrioATs. 

Lb moibb bb Mohtavik» ; Quant toit. 
Car TOUS tous peignes et vernisses si fort. 
CAT. EmBamissar, xsp. Bamizar, »o&t. JEamt- 
nizar. rr. F'ermeare. 

BERROYIER, s. m., éclairenr, soldat 
d'avant-poste. 
Et en la est veirem solâts e laîgna , 
E 'Is BBBBOviBBs soven eorrer la plaigiia. 
AiCABT DEL FossAT : Entre dos reis. 
Et dans Tannée nous Terrons plaisirs et peine , et 
les éclaireurs souTent courir la plaine. 
TT. Berroviere, 

BERTAL, BESTAV, «• nf., hanneton. 
Hosca ni tSTan que Tola , 
EscaraTat ni bbbtax.. 

. llARCABBOS : Pus la fuellia. 
Kouche ni taon qui Tole , scanObée ni Hanmeion» 
Fig, Gai sens nos es goidaire 
No sap ni pot a cap traire, 
Ans par a la fin bbbtaus. 

GxRAUD DB BoaiTBiL : S'es cantars. 
Celui à qui le sens n'est pas guide, ne sait ni ne 
peut Tenir à chef, nuis à U fin il paraît hanneton, 

BERTRESCA, s./., bréiêche, forte- 
resse. 

Et a nna bsbtbbsca sobre cascnn pilar, 
E podon en cascnna XX cavayer estar. 
Roman de Fierabras, t. aS^, 
Et il 7 a une brétèche sur chaque pilier , et Tingt 
ckeTsIiers peuTent se tenir en chacune. 
Ni ant mnr, ni bbbtrbsca, nidentelbbatalhier. 
Guillaume de Tudela. 
Ni haut mur, ni brétèche, ni créneau défen- 
seur. 

auc. wk. Et fist fôre les mnrs i tois et k bre- 
techet et défenses mont espeases. 

F, de S, Louis, p. 3o5. 
Encore nnt bertesches lerées 
Bien plancbies et kemelées. 

Roman de Rou, y, 9^50. 
rrl Bertesca, 

BESCALMES y s. m., galetas ouvert. 

Dans la basse latinité , calma a été 
employé dans le sens de fortification 
bdtie. 



!ii4 BES 

Deitnial oAlkam et fiMMtnm... €i.i.maii 

deitraere nolo, qoU fnttr meas eam fedifictTÎt. 

DcGahm,!.!!, 0^.53. . 

Faeinni cit hoc in biscalmo eonralum, in 

pneientia omnlom oonsnlRoi.v. In bucauio 

ante saUm. 

CABPEKTncii , 1. 1 , col. 5a8. 
Ko M Atan biscai.mis si non eU sobeirana 
tôliers de las maisons sobre fenestratge. 

StatuU dé Hontptltier du xiii« siècle. 
Qm ne sa ùuuml foletas owferti, sinoa an plau- 
clier «upe'rieur dos nwitons sar lot fenêtres* 

BESCLES, s. m., fressures. 

Ane no oomprets ni ventre, ni badel, 
Ni cap, ni pcs, ni fetges, ni BEfCi:.is. 

P. BasMovo Rien n ovAs : Tant fort. 
Vous n'achetfttes jamais ni ventre , ni bojau , ni 
tite , ni piod , ni foie , ni fressurtâ. 

BESONHy BBzovB, s, m., besoin, né- 
cessité. 

Voyez Muratori , ZMi^. 33. 
Qaar non ans mostrar mon bxsohh. 
Rambavs d'Obavob : Un Tors. 
Car je n'ose montrer mon besoin. 

A las gens qne n*an besoxth. 

XiV. de SydraCj fol, 43. 
Ans gens qui en ont besoin. 

Il s'est dit des ()esoins naturels. 
Aysd coma la bestia qae lai son bbiohh 
davan la gen. 

Liif, de Sjdrac, UA. 40. 
Ainsi comme la l^ête gui (ait sa nécessité dorant 
la gent. 

Avc* Fa. Antres dioses qni besoing nous 
citoient. 

J0X9TII.UK, p. i33. 
Besoing si fet rlelle troter. 

l^jontan du Renart, 1. 1 » p. t83. 
▲ffc. CAT. Bessogn. ir. Bisogno, 

a. Bbsoitha y BBsoiGNA , ^.f,, besoio , né- 
cessité, besogne. 

E 1 paire li dava oerta linrason de deniers 
per TÎanda e per ao qne bbsoioiia Fera. 

y. de Bertrand de Bom, 
Et le père lui donnait certaine quantité da deniers 
pour la nourriture et pour ce qui lui éuit besoin, 
Lî falh a la aBSOiiHA gran. 

E. Caibbl : Qui saubes. 
Lui manque dans la grande nécessité. 



BES 

impenotmtU, 

Bbsooit A es qQ*el entende cal oos» es ben e mal. 
Xo ntn^l Sermon. 
U est besoin qu'il entende qudie cbose est bien et 

mal . 

— L'acte de la copulation. 

E s*ilh s'ajnsto alegramen e alegrunen 000- 
plisso lor BBsoiiHA, l*efiu qnHIb anran sera aie- 
grès e de bêla maniera. 

Lie. de Sydrac, kH. vj. 
Et s'ils s'ajustesa aUégremant et s'ils aaoomplis- 
smt allègrement leur besogne j l'en&nt qu'il* anmt 
sert allègre et de belle naanière. 
Airc. VB. Artilleriea , vivres et antres betangnu 
néoessatres à guerre. 

HOHSTBELET , t. I , fi>l. a6. 

Et choses d'ezedlent besangme, 

FigUes de Chartes FU, 1. 1« p. 9s. 
AVG. CAT. Betsogtia, ' 

3. BxsoNHAa, BBsoiGNAa, v^, manquer, 
faire besoin. 

El ooms li dava cavals et armas , e 1s draps 
qne b^soiohavbh e so qne 1 fasia mestier. 
F. de Raimond de Miruval. 
. Le comte lui donnait obérai et armes , et les ha- 
bits qui lui tnanquaient, et ce qui lui faisait besob. 

-^ Travailler, faire de la besogne. 
Tôt so qae an bbsovhat... Mentre qoe ss- 

SOHHAVAV. 

ChronùfWÊ des JlbigmU, eoL 63«t4^ 
Tout 00 qu'ils ont fait... Tandis qu'ils fraiw/- 



Ce mot y dans l'ancien franfki», s'em- 
ployait plus souvent dans l'acceplioD 
de faire de la besogne , travailler beau- 
coup. 

ABC. FB. Les artisans besognaient en Icon 

bontiqnes , les gens d*estat se promenoicBt 

en robbes longues sor la place. 

Aktot, Tnui. de Plutarque, Vie de €in*U)& 

Et onc ne ceasat de son estnde qoe tooi- 

jonrs ne besognast. 

L. DB Pbemibb Faict, trad, de la FîeiU. de Cieéree. 
Si nona n'aviona paa fidt besongner nos toi' 
data à trente aob la toise, noos n'en serions 
pas si près. 

Mémoires de Sully, t. I , p. 4^. 
Airc. CAT. Bessognar. it. Bisogmare. 



4. BssoHBoSy adj\i nécesntem , besoi- 
gneux, nécessaire, qui fait besoin. 
Et esta ben qa*iea aprenâa 
En qnal guiza vin moBBOS. 

GuuLAUiiE DE Balaun : Mon vert. 
ISx îl est bien que j'apprenne en quelle manière 
je vis nécessileuje. 

Las {(eus d*art e Ih mercadier que âin e 
potton las causas lEzoïrHoaAs d*aii pais en on 
sDtre. • 

Zip. de Sydrucp fol. 73. 
Les gens d'art et les marchands qui (ont et portent 
lés choses nécessaires d'on psjs dans un autre. 

ABC. n. L*t&fortnne et maleorlé d'IceDe la 
rend plas besongneuse de bon secoati. 
OEutfres d'Alain ChaHier, p. 4^* 
Sttbst. On trobaran cosselb tug bezoxtbos. 
GiBA-W DB GÂI.AB80B .* Belh senher. 
0& tous les iiec«««(<eifx trouTaient conseil. 
ABC. CAT. Bessognos, rr. Bisognoso. 

5. Bezonhable , adj, , nécessaire. 

Mas BBZOBBABLA canss es a vos. 

Trad. de VÉp. de S. Paul aux Philippien$. 
Mais c'est chose nécessaire k tous. 

BESSO, ad/. , juniean. 

n fraîres bbssos que ero nats eb I jom. 
Cat. dels apost. de Romn, fol. 70. 
Deux frères jumeaux qui étaient nés en même 
joar. 

ABC. vB. Pnis les astres bessons des jomeanx 
font leur conrse. 

R. BzLLEAU f 1. 1 , p. 394. 
Os sont bien eYeîllez, pen faroncbes, et sem- 

blent 
Estre frères bessons, tant fort ils se ressemblent. 

Boir8ARS,t.I,p. 836. 
CAT. Bessô. 

BESTIA , J. /. , lai. bestia , béte. 

Cascona bestia aina son semblan. 

Coma caral o mol qoe son bbstiab ses en- 
lendcmen. 

F, et yen. , fol. 56 et 9a. 

Chaque béu aime son semhlahle. 

Gomme cheval et mnlet qui sont biles sans enten- 
dement. 

Il s'est dit spécialement des bétes de 
charge. 

Tôt mercier qoe passa sa mersairia en bbs- 
TXà , passe qoan qu'en porte la bestia.. 

T\t. du Bill* sièc. DoAT , t. LI , fol. 162. 



BES 



%iS 



Tout BMTCisr qn* ] 
béte, qfa'il passe combien que la béte en porte. 
6ena cbtbI « sens Biarii. 

F. de S. Bonorsu, 
Sans cheval et sans béte. 
CÂT. Bsp. Bestia. bobt. BesUu xt. Btstùu 

a. BssTioLAy s,f., lat. bestiola, bes- 
tiole , petite béte. 

yUo d'algos aoaeb et d'aignnas bestiolai. 
Noetiloca et paaea bestiola. 

Elue, de las propr., fol. a37 et 255. 
Vivent de quelques oiseaux et de quelqiïes bes- 
tiales. 

Vers luisant est une petite bestiole. 
iT. Besùola. 

3. Bestiab, /. m,, bétail ^ troupeau. 
Son per I0 bbstiab 
De foras govemar. 

G. RiQtJtEB : Pus Dieu. 
Hs soot pour gonvemer le béttdl dehors. 
Ta aa gran bbstiab de boooa, de vacu, de 
brafols e de camels. 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 9. 
Tu as grand bétail de bœufs , de vaches , de boflles 
et de chameaux. 
CAT. Besdar. 

4^ Bbstiabi, s, m., lat. bbstiaaiii^, bé- 
tail. 

E del gran bbstiabi qo*es laina eacorgata 
E de tôt lo pais i era enserrais. 

GOILLAT^JIB OB TvBBLA. 

Et du nombreux bétail qui est tfooreha dedans «t 
y ^tait enfermé de tout le pays. . 

Adj. Peîros i ac assis per tal dmen*, 
A obra bestiabxa , migîstraroen. 
FigoratE a roosec d*anr resplanden. 
Romjin de Gérard de Rossillon, fol. 22. 
II y eut perron ^bU par tel ciment , avec œuvre 
de bestiaux, magistralement 6gurë en mosaïque d'or 
resplendissant. 

5. Bestial, adj\, lat. bestiali/^ bes- 
tial , de béte. 
AqoeU placer orre es tant bbstxal. 

r. et Vert., fol. 92. 
Ce plaisir sale est si bestial. 
Trop segnir deliegz camals 
Es vida Wls e bbstxau. 

Brev. flPamor, fol. 54* 
Trop suivre d^cfs chaniels c'est une vie vile et 
bestiale. 



si6 



BET 



Sitèstanâwm Fetc qnerer butiai. per far Mori- 
ficialor. 

Xtc. de Sjrdratj fol. 4. 
n fit ehevehcr dn Mtoi/ pour leur faire Mcii- 
fioe. 

Si lar BiCTiAU dont dan. 

Breu, cTamor, fol. 137. 
Si kor bétail donne dommage, 
axe. FK. Cenlx de Namîtor emmenoîent par 
force partie da bestial des antres. 
AxroT , Tnuf. de Plutarçus, Yie de Bomnlns. 
Emmenèrent très grande maltitade de bes' 
tial, 

MoirsTRiUET , 1. 1 , fol. 127. 

caT. BS». ïOET. Bestial, rr. Bestiale, 
6. BxsTUijiBN, adç. , bestialement. 

Tien ses dnpte assTiaïiitxH. 

Breu. d^ amor, fol. 54- 
n Ttt oms doute bestialement. 
CAT. Besdalmtnt. ssp. roar. rr. Bestialmente. 

B£TA j s./,, marque, trace , impression . 

Masmalvestats, qne lor laissa la saxA, 
Lor tolh vexer qne es fais ni es ^ 

P. CaitDiNÂL : Propa guerra. 
Mais la m^hanœtë , qui leur laisse la marque, 

leur ôte le Totr ce qui est faux et ce qui est vrai. 

CAT. SSP. Beta , Fêta, 

BETA, ^./., lat. BETA, bette /poiréc. 
Enpenut en beta , la endnrzish. 

Blue.de las propr., fol. ig6. 
Ente sur la bette, il Teadurcit. 

B¥r£JLT,âdj\, belc. 
Qae sots rauberc iv: salh lo sanc vermelh bxtate. 
Câpres lo cop nMchic lo sanc vermelh bxtats. 
Roman de Fierabras, v. ii^ et 681. 
Que sous le haubert en jaillit le sang vermeil beté. 
Qu'après le coup en sortit le sang vermeil 6elé. 

Le nom- de betada, betée, fut em- 
ployé pour désigner une mer éloignée. 

Non a si fort layro jnsc*a la mar Betada. 
Roman de Fierabras, v. 2747* 

Il n'y a si fort larron jttaqu'4 la mer Betée, 

T a doas mars : la nna es la mars Bxtada , 
sela qne esvirona la terra... la seconda si es 
la mars Negra. 

Liv. de Sjrdrac, fol. 55. 

Il y a deux mers: l'une est la mer Betée, celle 
qui eavixooDe la terre... la seconde est la bmt Hoirs. 



BEU 

Anc. i^E. Qa'il n*a joiqn'4 la mer BeUe 
Garoon qui ne Fait garoonée. 
Roman dm Renart, t. III , p. Bog. 
MeUvrés bons mnlés amblana, 
Puis li oerkerons la contrée 
Et dnsqnes en la mer Betée. 

Roman du comte de Poitiers, v. ta63. 
ITétist tel home dosk'à la mer Betée, 
Roman d^Aubri. Beaker, p. 18a. 

UhvXevixàeV Image du Monde, A^ 
pitre d'jéttfnque et de ses régions, dit, 
an sujet de l'Atlantide : 
Une ille est oele part si grant, 
Si 00m Platons nons va disant... 
Mais pois tOnte fo si desronte. 
Si com Diex vant qn*ele fondi , 
Et est la mer Betée iki. 
Ms. delà Bibl. du Roi, no 75^5, fol. 17S. 

BETONICA, s.f., lat. betokiga, bétoine. 
VaLTOncA didtnr in Oallîa, in Italia senaahk 
pLiir. , iib. XXV, cap. Ifi. 
Betomica penretz cmda. 

Devdis dk Pradxs , Jus. eess. 
Vous prendre! de la bétoine crue. 

CAT. isr. rOET. rr. Betonica, 

BEURE, V,, lat. bi^eee, boire. 

Es ayssi coma negat» e cant ooja aiiiii lo 
▼i, lo vi lo bcn. 

F. et Vert,, fid. loi. 
n est comme nojë , et quand il pense boin le tïs, 
le vin le boit« 

Sa noiridora es del sAïc qa*el aiu per lo 
bodel del embonilh. 

Liv, de Sydrac, fol. 85. 
Sa nourriture est dn sang qu'il boit par le \fypA da 
nombril. 

Et on pins beu , plos a ab se 
Volnntat de siiiaB. 

G. Faidit : Tan sni fenn». 
Et plus il boU, plus il a en soi volonté de heav 
Fig, Si Karles fetz (blbia , en est loc la sic 
Roman de Gérard de Rossilton, UL IJ- 
Si Cbarles fit folie , il la but en ce lieu. 
Car ien asotri de l'amor. 

Rambavd D'OaAVar : Mon chsat 
Car je bus de l'amour. 
Pror, E tanh si be qn*ab enap 
▲b qoi BEC lai oogos 
BavA sai lo sofrens. 

Augbst : A ptr psc. 



BET 

Et il convient donc bien qne leionfffant boitm ici 
(lânt b ootipe avec laquelle le cocu but là-bas. 
Substandv, Si cam lo BcvKEf de raiga profeiu 
al aedeiant per la chalor de! aoldi. 

Tr^d. de Bède, fol. 65. 
Ainsi comme le boire de Tean profite 4 l'alto par 
k chaleor da soleil. 
AMc. va* Pub qne ele oat mangied e beud. 

Ane. trad. de» Livres des Rois, fol. S. 
Pentagmel Itti dit qa'll ne beuroU que trop 
tans cela. 

Babzlàis , liT. y, cbap. 5. 
Aaaéa ont. but e'doenoté. 
JVouv. Rec. de Fabl. et coni. ane-, 1. 1 , p. 167. 
CA.T. Seurer. v», poht. Beber, rr. Severe, 

a. BiTERy s. m,, échaoson, sommelier. 
Et anaai coecz e airiRa e baylos. . 

P. G4R]>i!fA& : Un sirrentes. 
Et tna cniaiiiien , et sommelieri et gonTerneurs. 

3. Bktei&b, BEVEDOE9 s. m. , buveur. ■ 

El mon non es ebriaea ni bbyurs 
Qu'entre Lombarts no faza airrentea. 
Pax.au : Mot m'enueùr. 
Au monde il n'est ivrogne ni buvemr qai, parmi 
les Lombards , ne lasse des sirvenica. 
Francea bktxdor 
Pins qne pcrdix ad aoatora 
No vos fan teraeoaa. 

P. Cabdikal : FalsedaU. 
Lea Français buveurs ne tous font pas peur plus 
que lea perdrix 4 Faàtonr. 
CAT. xap. PoaT. Boeder, it. Bwitore. 

4. BciniAGZ , }s,m,^ boisson , breuvage. 

yianda , sanaAOOB. 

Stuc, de las prùpr,, fol. 97. 
lïourriture, boisso'n. 
Donar 11 yaî bxurags e vay rentnyaegar. 

F. de S. Honorai. 
U Ta Ini dmiaer breuvage et ra Tempoisonner. 
■sp. Brebrage, port. Beberagem, vt^everaggio. 

5. BivEirDA, 5./. , boisson, orgie. 

0'nna bitutda qne hom fa , 
Sx oom diion feasia , 
Qn*e8 de ▼! e de œel ensema 
BoilUtz. 

Dbudbs se Prabes y Auz. tass. 
D'une boisson q«'on fait , oomme disent les 
médecins, qui cet de vin et de miel bouillis en- 
semble. 

Ricx hom , qu>i& fû «u calendas 

1. 



«17 



BEï 

B sas corlB e aaa BEYianAa.. 

P. Garoiral : Quive gxa^. 
Homme pniasant , quand il fait ses esleodes et ses 
cours et ses orgies . 

AHC. GAT. Bevemda, ajtc. aap. Béinenda. rr. 
Bevanda. 

6. Beveria ^ s. f. ^ action de boire , 
buverie.^ 
Qne totB jneza de dau e bbtxria de taTerna 



Ta. du xr* sièc. Doat , t. CXLVn , fol. a85. 
Que tons jeux de dÀ et AicPeriede taremeoeaaent. 
Aire. FR. Se trait en ans des beveries 
Dea yrrecheâ, dea techeiies. 
Le Bestiaire, Garprittier , 1. 1 , col. 53^. 
En aa yieillcaee ae encline à beuverie et à 
snirre taremes. 

Lett. de rim., i463. Carfeutier , 1. 1 , col. 534. 
AHC. xap. Beberia. it. Beveria. 

7. Bevedor, adj,, buvable, potable. 
De pa o de vi o de car... o d*antra cinaa 

menjadoira o brtkdoirà. 

Ta. de 1265. DoAT, t. CLXXU , fol. id6. 
De pain ou de rin bu de cbair... on d'autre f^ft se 
èuingeab]ie ou buvable. 

8. BiBULos , adj., lat. bibulus, qui boit. 
Ha mejsol blanc, pèrtnsoa, aec et bibulob. 

Elue, de las propr., fol. 218. 
Il a U moeUe blaacbe , poreuse , sMie et qui boit. 

9. Abeurar , V, y boire, abreuver. 

Tal ren ti faraî abevrar , 
Qne ti iiira lo ventre enfler. 

Trâd. d'un Evangi apocr. 
Je te ferai èoire telle chose qni te fera enfler le 
rentre. 

E si set a, deit Tabeurar. 

Brev. d*amor, fol. 68. 
Et s'il a soif, il doit V abreuver. 
E de fel abeurar. 
PoMa DE Gapdvsil : Éo qu'hom plus. 

Et abreuver de fiel. 
I 

L'ayga que diaaen de Tayre las rererdesia e 
lis ABRVRA per las dmas. 

Liv. de Sydrac, fol. lia. 
L'eau qui descend de l'air les reverdit et les ahnuve 
par les cimes. 

Del flnvi de la vostra domor-vos lo abeuea- 
RITE , car ab vos ea la foatayna de vida. 

V.etFert., fol. loi. 
28 



iii8 BEt 

\oàM les abrwvemâu ûearéâ» Totre âoaeenr, 
or ftTce ▼OUI «st U fontaine, de tie. 
AXG. FB. ChMcans des Tins se fist pins digne 
Par sa bonf^, par sa boiaianèe 
jyaheurer bien le roi de France. 
FabL et cùnU une., 1. 1 , p. i53. 
Tons les en dM^re k ses mains , 
Mes les nns pins , les antres mains. 

Roinan de la Rose, t. ^S/^g. 
aac. %n. 

Es agna mni sana para beber e abrebar, 
Poema de AUxamdro, oop. >3o5. 
CAT. AbeurOr. esf. mod. Abrtvar. tt. Abbe- 
perare: 

10. AuBûBATGÊt S, m, , bois$oii 9 abrea- 
vementk 

Un enaps de anr pie de precios kMtVAKTO^. 
JT. de S* Fion. Doàt , t. GXXIII , fol. a6o. 
Une eoupe d'or pleine de précieiuc boisson. 

1 1. ÀBBu&ABO&y 5. 171. , abréHVoir. 

Qae los carals se nafron ins en rABKORADoa. 

GuiLLàVIR DS TUVCLÀ. 

y ti que les cheranx s^ blessent dans Vabreut^ir* 
Las berba» e *ls abxubadors e *ls bosx e las 
«îgaas. 

TU. de 1273, Arch. duRoy., J, 3ai. 
Les herbes et les abreutfoirs et les bois et les caus . 
Cat. Abeurador, xsp. Abrwador. it. Abbeve- 
ratojo, 

la. Embibee, bmbeubb , v,, lat. imbibeb^^ 
imbiber 9 imbgire. 

▲prop fiTBiBaTS ooto en aiga de sal. 

DrmL tTAl&ucasis, fol. 3. 
Après imbibe du ooton dan* Veeu de sel. 
La niyols qu'es kxbkguda 
D*aiul vapor* 

Bref, d'amor, fol. 4^. 
la nue qui est imbibée de telle rapeur. 
Fig, Elsero bmbeoutb de la error dels Arrias. 
Cat. dels apost, de Roma, fol. 40. 
Ils Paient imbus de l'erreur des Ariens. 
Part. pas. Cam de boc, si *8 ben bhbbouda. 
£ 1 froment er bmbbgvt 
Del vere. 

Deudbs de Pbabes , Aug. eass. 
Chair de bonc , si elle est bien imbue, 
£t le froment sera imbu du Tenin. 
Ajrfi. ra. Gomme bomme embtu, qn{ chancelle 

"vt trépigne, 
L*ai yen souvent «pund il se alloit coacber. 

yiu.oN,p. 61. 



BEZ 

. La terre emhte do sang dn joste. 

Rabblais , Ut. n, cfaap. i. 
CAT. Embenrer. bsp. fobt. Emheber, rr. /m- 
.hevere. 

i3. Enbeybhen , s, m. «élision. 

On den fàr on pane pins longa aqnela sil- 
laba on cay PaiiBByBMBVa que no fay eau a 
entière. . 

L^s itamorss fol. 34. 

On doit faire un peu pins longue cette syllabe oà 
tombe VélUion qu'on ne fait quand elle est entière. 

i4* EsBEUBB , V. 9 boire, clider. 

Den a mieia vots pnmnnciar la vocal qoe 

S*BSBBU. 

Ltys «Pamors, fol. B^. 
Doit prononcer à demi-Toix la voyelle ^ui s'élide. 

i5. Rbbeube, V. , reboire. 
Tôt jom ayul vol may bsbbv&b. 

Elue, de las propr., fol. 217. 
Toujours ainsi vent plus reboire. 

BEZAN 9 5. m, , besant , monnaie de 
l'empire de ConsUiotinople. 
Al liai bom donarai nn bbbah. 
Si 1 dèslials mi dona nn davel. 

P. Cardinal : Tôu temps. 
Je donnerai un besant k l'homme loyal ,, si le de- 
loyal me donne un clou. 

Si el non es mais de dos bkbavs. 

Trad. du Code de Justinien, fol. 8. 
S'il n'est pas plus de deux besants. 

Il parait que ce mot fut appliqué 
généralement aox monnaies. 

Dana la Nouvelle sixième des Cem 
Novelle antiehe-, un homme qui parle à 
l'empereur d'Allemagne, lui dit : « Ifi 
« feci dare loro cento bisantià*OTO,t 
R in ciascuno vidi la vostra faccia, che 
«t v' è suso coniata. » 

En qne aoran despendnt lo bixav del 
Senbor. • ' 

y. et VeH., fol. 3o. 
En quoi ils auront dépensa le besant dn Seigneor. 

U servait aussi à désigner une petite 
monnaie. 

No prêts nn bisait 
Ni cop d'un aglan 
Lo mon ni cela qne î estan. 

Beutbahd bk Bout : Mon diao. 



L.- 



BIA 

Je ne prise un bêsant lax le ooup d'un 
monde et ôsaz qui y'iatbitent. 
AMC GAT. MP. Btsani, 'tQÊn.BumUe. n. 

BEZANA, s. m, y ruche à miel. 
De uoAWAs, I mexalia de la dofsena. 

CarUilmire de MotUpellier, fol. 1 16. 
De ruches, ,un« maille de U domaine. 
ABC. rm. Loo miel et le cire des besaines. 

Tit. de 1245. CAHPEirTiER , 1. 1 , eol. 5a8. 
EnTÎroii ûx bezermes oa patalen de moa- 
cheltet. 
Leit. de rém., 1407. Caipbmtieb , 1. 1 , eol. 5l8. 
* Oa 3 Tait veoîr wtB'beMeines , 

Qai sumtde cire et de. miel plaines. 
Trad, de VArt dtaim«rd!Ovidfi. Gaspehtiu , 
1. 1 , coL 5aV. 

BEZUCAR, i>., baisotter, caresser. 
Mante dmts 
Qa'aatrai cou aizuc. 

B. BE Yehtadocb : Pus vey lo. 
Biari galant qui caresse Tagin d'autrui. 
ANC. VA. Car cîl des fronz pas De besudient 
Soodoien d'armes qai trebacbeDt. 
G.GmAaT,t.lI,-p. 198. 
up. Besucar. . 

BIAIS 9 5. m., biais, détour. 
Voyez Deirina, t. II, p. 282. 
Totz lo moDs tpra en tal bxays, 
Qo*ier lo vim mal et hoei peior. 

P. ViOAL ; Por pattc. 
Toat le monâe tourne en tel biais ^ qu'hier nous 
le Times mal et aujourd'hui pire. 
Loc, M'en toi mon dret e mon biais. 

Un tboubajmob ahohymx, Coblas espanas, 
U m'en ôte mon droit et mon biais* 
Eb van disen qu'amors tom mm bxays. 
B. db Yentadoub : Quan la. 
Ils Yoat disant que l'amour tourne en biais. 
Ad¥, comp. Ar Tsn dretz et ar kh buis. 

BAmACD d'Oeakoe : Entre gjsl. 
Tantôt je vais droit et Untdt de biais. 
Pns Tei qne yai de biais 
Ni te antra TÎa. 

Rambaud de Yaqueiiias : D'uaa dons. 
Puisque je vois qu'elle va de biais et qu'elle tient 
une antre T9ie. 

Car amats Dien e bonas gens onratz, 
E SES BCA.IS en totz afars renhats. 

Larfrah c CiGALA : Si mos ehans. 
Car TOUS aimes Dieu et vous honores les bonnes 
gens , et TOUS vous comportes sans détour en toute 
aflàire. 



BIG aij^ 

AHC. va. Qnelqne parole dicte de Hais, 

ÀMYOT, trud. de Piuiarçue, Morales, 1. 1 , p. 71. 
AHC. CAT. Biais» cat. non. Bia:t, hiaix. 

a. BiAiSAR,^., biaiser, détourner. 
Ni m cambi ni m blats. 

G. Faibit : G« no m. 
Je ne change ni me détourne. 
Pois tenc ma carriera, 

No m biais; 
Yes Rochachoart m'ealais. 

Bertrakbde Bobh : Domna pnois. 
Puis je tiens ma carrière , je ne me détourne pas ; 
je m'élance Yen Rochechouart. 
La genta 
Covinenta... 
Don jbi no s biaissa. 

Adgieb : Em quan l'ivem. 
la gentille oonTenante... de qm joie ne se dé^ 
tourne. 

No conosc qn'^ re biais. 

R. BE BiiRAvAL : Tnit sil. 
Je ne connais pas que biaise en rien. 
Dmtz BIAIS 
Qo*ier se dec et oî s'estrais. 
Uir TEOUBABOCB AHONYME, Coblos esparsos. 
Aaant'Biaise qui hier se donna et aujourd'hui se 
relire.' 

Part, pas. E del nas tort» mal tallur, 
E del Yezer biaisât. 

Comir AL : Comior d'Apchier. 
Et tors du nes , mal tailM , et louche du voir. 
ABC. PB. 

Biaizane la rondeur de ce grand univers. 
RsMt Bblleao , t I , fol. B07. 
Biaisant oeste mer, cberche nn port assaaré«, ^ 
Dq Bartas , p. a33. 
iT. Sbiecart. 

BIBLA, s,f,, lat. bibua, bible. 

Translatet en lati la malor partida de la 
BiBLA. delà Grezs. 

Cat. dels apost. de Borna , fol. ^. 

U traduisit en ktin la plus grande partie de la 
Bible des Grecs. 
CAT. Bav. POET. BibUa» të. BiHMi 

a. BiBLARiA yS,f.g bibliothèque. 

Près de XXX mélia Ubres a via en ta bibxji|lia. 

Cat. dels.apost. de Borna, fol. 48; 
n avait près de trente mille yoLvacoet dans sa 
bibliothèque. 

BlGJLf hiQVky S./., lat. BZGA, char. 



â 



\ 



a^o BIL 

Vole qa*ôn raeses 1o cors mort sobre ooa 
MOÂ am bestias, e qve las bestias lo menesso 
lai on Yolrio. 

Cat. deis apost. dé Roma , fol. 187. 
U Toulut qu'on mit le corps mort sur un char 
avec Mtes , et que les bétes le menassent là où elles 
Toudnient. 

Trop sofferni 1 c6l gréa biga. 
Selh que d*aiitrai grays engraissa. 

B. ÂLÀHA» OK NAitBONifE : TYo puesc. 
Gelai qui engraisse de la graisse d'sutmi souf- 
frira au ooa trop pesant /ougr- 

— Chevron , solive. 

Totas las pareta^fbro faytas e las biguas 
aparelhadas de pansar. 

pBI1.0lfEVA. 

Toutes les murailles furent iàites et les chevrons 
prépara k poser. 
ékT. rr. Bîga, 

a. B16AI., adj,i de bige, attelé an bige. 

GaTals BiGAU , so e» a dire deputaU a tyrar 

car que reqnier dos cayals. 

EIhç, de las prvpr. , loi. a4(>> 
Gheraux de bige, c'est«4-dir8 destines à tirer char 
qui requiert deux cherauK. 

BILHO,5. m., billot, bâton. 

Dans la basse latinité, billia ^ signi- 
fié billot, rameau f tronc d'arbre^ 
In billia vel in ramo silrflê longae. 
In dictis nemoriboy... pro calefacîendo , ex- 
ceptis billis, etc. 
Tie. de 1198 ei i283. Du CAiràE, t. I, obi. ji(>7. 
Cascas seten deniers ven son carbo , 
Cllb non an plus de Iboi mîga nn bix.ho. 
Roman dr Gérard de RossUlon, fol. 87. 
Cbacun-Yend son cbaiiion sept deniers, de sorte 
qu'ils n'en ont plus mie un bâtotn. 

BJLLÔ, Xk m., billon, or ou argent 
dont l'alliage est au-dessous du taux. 
Anr, argent o billoit. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 219. 
Or, argent ou billon. 

— Monnaie décriée. 

La dicba moneda 'sia... abatoda per qae 
▼enga en bilro. 

Tit. de 1424. Hisi. de Lang., t. IV, pr., col. 435. 

Que ladite monnaie soit.., dëpr^ciée pour qu'elle 
' devienne en billon. 

^Qa*el BiLov porletc , dins lo temps sobre- 



BIS 

dig , als nionediers o ab canbis aoosimnstz. 
Tit. de i3o8. Doat, t. U, fol. 453. 
Qus , dans le temps susdit , togs parties le bUlox 
aux monnoyeurs Ou aux changes accoutuma. 
CAT. Fellô, ssp. Mellon, pobt. Bilhao, rr.A- 
glione. 

BIOC, s. 171. 9 bioc, [Kirtion de vers, 

vers plus court que les autres. 

Kstan coma biocx e per lor fan bocdo. 

E cant bom panz» bioc de quatre siDslMs, 
mesUera fay ^a*el conpas.prindpala de csscan 
bordo sia waion de VI sillabas. ' 1 

Zeys d'amors, Col. 17. 

Sont comme bioes et par eux font tcii. 

Et quand 00 pose bioc de quatre syllabes, il fiut 
besoin que la mesure principale de daqoe vtn soU 
de plus de six syllabes. 

a. B10CA&, V, , bloquer. 
Part, pas. Bordoe biocats apela bom aqvel 
qn*om pansa en la fi d*aIqon antre bordo, 
aprop lo oompliiuen dd prindpal bordo. 
Lî bordo biocat no deyon passer la mcitst 
dels bordoaprindpals. 

Lejrs d'amort, fol. 17. 
On appelle rers bioçué cdni qu'on pose à la £0 
d'aucun autre ' «ers , après racoomplissemest du 
principal vers. "^ 

Les vers bioçués ne doivent dépasser b moitié 
des vers principaux . 

BIS» adj\, bis, brun. 

AdoDC venc Esdamar ans son oaval mot sis. 

Roman de Fi^rubms, t. 347- 
Alors Esdamar vint sur son cheval très ^n- 

l.'espalla dredia ac biba , 
K la senestra tota grisa. 

P. Vidal : Mai o. 
U eut IVpaule droite brune , et la gauche tootc 
grise. 
Avc. FR. Sor la roce sist la grans tors 

Qol faite estoit de bise pierre... 
De mer de bis marbre fermée. 
Roman du comte de Poitiers, r. 889 et 38b. 
Maint escu bU è ronge e maint bealme loiisnt 
Roman deRov, ▼. 3982. 
Qoi ne fa ne brnne ne bise, 
Aina ère blandie comme nois. 

Roman de la Rose, t. i 198. 
isr. BoMo. n. Bigia. 

BIS, Bisso, S. m*, lat« bissuj, lio. 



EUE 



BIS 

La cal era enberta de bis e de polpn e de 
Temellio. 

Trnd. de tjtpoeafypâé, AtKif. i8. 
lisqnelle était ooaTcrle de lin el de pourpre et 
d'éearlata. 
Vestîr de polpra et de aiaio qne es booaran. 

F. et rerî,, loi. 104. 
Vêtement de pourpre et de Uk qui ett bou^ran. 
Aire. Fa. 

Un vestement tissa et de soye et de hîsse. 
De Bartas , p. 386. 
n. BUso. 

BISA , BiaA , i. /. ,' bise , véiil. 

Juste Upse, epist. 44 1 ^^ Selgas, dit 
que ce mot vient de l'ancien teutonique. 
.£ Tai en ivern a la bisa. 

Uh TKOuiXDOua AivoiTYME : Senior tm qœ. 
Et Ta à la bise en birer. 

Qnan la brana axa a branda 
De la forest fraisses e faas. 

G. ÂDBÈM AB : Quan la brana. . 
Quand la noire bise brandit les frênes et les bétres 
de la fcrêU 

BISTENS, s. /»., trouble, hésitation, 
délai. 

'Conseil demandar ^ 

D'aîsso dont estaa en bistehz. 

Baimond de Salas i Domna. 
Demander conseil de ce dont je reste en trouble. 
Ad», comp. Denan te venga sas bisteit. 

' Tog en on pong , en nna hora , 
SairB$ axsTBH , «snes demora. 

Trad. de l'Évanf» de Nicodèmè. 
Qu'il Tienne devant toi sans déUd. 
Tons en un point , k une beure , sans hésitation, 
lan retard. 

ABC. va. De totes querelles et de tous bestans 
qni sont et pcoent eistre antre nos. 
Tit, de 17&J. CABPENriEB , 1. 1 , col. 53o. 
rr. Bisteiuo, 

2. BiSTCKSA yS»/,, hésitatioii , retard. 

No m vQoill plos tarder 
Ni far longa bistenba; 

O. FiooBiBAs : Sirrentes vaelb. 
Je ne veux plos tarder ni faire longue hésitation. 
Lo sans Inr respondet : No y metaa bxstbitba. 
F. de S. Honorât. 
Le aaiat lourrëpoudit : N'y mettes pas retard. 
Mas ai tan Hca entendensa 
Qne totz n'estaoc eh bistbvsa , 



BIT 



aai 



Que DO poo aae eompUr mon gang. 

Rambauv d'Oba)ioe : Un tcvs. 
Mais j'ai si baute inclination <{ue j*en suis tout em 
hésitation, fu cya'elle ne put oncques accomplir 
mon bonheur. 

Ad¥. eomp. Veiam lo sxvs bistevea 
Dreig vas els cavalgar. , 

B. Galvo : Moût. 
Vojons-le cberaucber droit vers eux sans retard. 
E m fer al cor sas bistbhsa. 

P. Vidal : Tant an ben. 
Et me frap^ au cceur aussitôt* 

3. BisTEirsAR , V' 9 troubler, retarder. 
E 1 res que' pins aistairsA 
IjOS caitins malahuratz. 

P. CARDINAL : Selh jom. 
' Et la chose ^ le j^us trouble les cbtftifs malheu- 
reux. 

FoUiatges es , qui son afar bisteusa. 

Pbtrols : Âb gian joj. 
Qni reiarde son a£&ire , c'est folie. 
Savis om en ren no a bx8tbhxa. 
Dbvobs de Pbadbs , Poime sur les Vertus^ 
li'homme Mge ne se trouble en rien. 
AHc. FB. Se... li clers en Toloient btstanettr, 
ne*s cbalengîer. 

Tit. de 1239. GABPEifTiEa, 1. 1 , ool. 53i . 
ZT. Bistentar. 

BiSTOC y s. m, 9 répugnance , dégoût. 
Vomit li fat ais e bistoc... 
Cant aoael a bistoc. 

Devdes de Prades f Au», cass. 
Ddgoût et répugnance lui causent vomissement. 
Quand un oiseau a du dégoût- 

BITUMINOS, adj\, lat, bxtumiwosiw, 
bitumineux. 

Mar, en algaa loos, es bitumi*«ea. 
Ardo nna terra qoayi BiTVisiiroaA. 

Elue, de las propr., fol. |53 et 170. 
La mer , en certains Uenx , est bitunùnatfe. 
Ils braient une terre quasi bitumineuse. 
BS7. Bituminoso. po^t. Betuminoio. it. Biittmii 
nosù, 

a. Bktum, s. m., lat. bitum^/i/ bitume, 
Betuie es terra viscosa , glotinosa. 
En lac de aspbalt o de betuie a)>elat Ma^ 
MorU. 

Elue, de las propr., toi. i85et i52. 
Bitume est terre visqueuse , glutineuse. 
Dsus le lac d'asphalte ou de bitume appelé Mes 
Morte. 



a!àa BLA 

CAT. Betam. m». Beum, poat. Beoane, n. A'- 
tume, 

3. Bâtuh ^ s, m. f mastic , enduit. . 

Pîetat es jonheoM oona bon batum de que 
hom fal los mars sanaînese qne hom non pot 
derocar ab martelL 

V.etrert.,ïo\.t^. 
La piété est joignante comme bon mastic arec 
quoi O0 fait les mon sarrasins qu'on ne peut abattre 
arec marteau. 

4-. Enbetumaa , V, , lat. bitumi/iar^ , 

enduire de bitume. 
Part. pas. Ni poaca re tostçnir qne so sia kh- 

BCTUHAT. 

Eluc.'ds las propr., fol. i5a. 
Ifi puisse supporter rien que ce soit enduit de 
bitume, 

ciLT. Embêtumar. bsf. Embetunar, poht. Abe» 
tumar. it, Imbitumare. 

BIZON, S. m,, lat. bison, bison, buffle. 
Babalis o bisons... So bnbdis o bxzohs. 

Elue, de las propr., fol. 166. 
Buffles ou bisons.,. Sont buffles ou bisons. 
xsr. XT. Bisonte, 

BLANC , adj. , blanc. 

Voyez Aldretc, p. 36 1 ; Mayans, 
t. II, p. as4; Muratori, Diss. 33; 
Denina, t. Il, p. 34a. 

E yostre fron pas blavc qne Us. 

ÂBNAim pk BiARDEiL : Dons ganser. 
Et voire front plus blanc que lis. 
Plos jBtz BLiiHCii qa*evori. 

Le comte 0e Poitiebï : Farai chansoneta. 
Vous êtes plus blanche qu'iroire. 
Farets Termelb so qn*es blasc. 

Gavauda^ le Vieux : A la pus longs. 
Vous ferin vermeil ce qui est blanc. 
Fig. Qo'en ▼ostr'amor me trobaretz tôt blavc. 
- A. Daniel : Si m fos amors. 
Que TOUS me trouvères tout blanc en votre amour. 
Subslantiv. Degan mandamen en blahc. 
- Fors de Beam, p. 1076. 
Aucun ordre en blanc. . 
Armatz a blanc de cap en pe. 

Tu. de 1534. DoAT , t. GIVffol. 3i5, 
Armés à blanc de ca)p en pied. 

D*apostema engendrada el blanch de nftlh. 

Elue, de las propr., fol. 8s. 
D'aposlème engendrée au blanc de Toiil. 



BLA 

CSoma lo bsanx 6 '1 jannet del nov. 

Liv, de Sjdrac, M. 45. 
Gu^me le blanc et le jaune de l'œuf. 
Tôt ▼«itit de BLANC. - 

Trad. d^un Evan^. apocr. 
Tout vêtu de blanc, 
toc, Per jntjar los blancs e *lft bms. 

PiEaBB D'AcYEK«!fB : Cû bon vers. 
Pt>ur juger les blancs et les bruns. 
CAT. Blanc. ESP. Blanco, rovr. Branco. it. 
Bianco. 

— Blanc , sorte de monnaie. 

Al for de XI blancs la livra... Monta nov 

gros I BLANC. 

Titr. de \t^ et de i433. Hist. de filmes» 1. 111, pr.. 
p. 337 et 239. 
Au prix de onae fr/ancx la livre... Monte neiif gros 
un blanc. 

a. Blanquet, adj,f blanchet, blanc. 
G>ma falc la nier blanqubt. 

Dbudes de Peadbs , Aux. cass. 
G>mme faucon lanier blanchet. 
Substandv. De biiAnqubt e de yenneiUoB. 
Le noivb de Montaudon : Quant toit. 
De blanchet et de vermillon. 

' ANC. FB. J'ai blanchet dont ena.se font Usncfacs. 
. Legran» D'AuasY , Fabliaux, t. II , p. 65. 
CAT. BUmquet. bsp. Blanquillo, 

3. BlavquInos , adj, , blanchâtre. 
Las alas H tomo blanquinoeas. 
Tacas ades negnis , ades blanquinoias. 
Elue, de las propr., fol. i4oet99.- 
Les ailes lui deviennent blanchâtres. 
Taclies titatôt noires , Un0t blanchâtres. 
CAT. Blanquinas. 

4* Blauquiee, s. m*, tanneur, cof" 
royeur. 

Blanquxbes aion V mtlos per I cosol cu- 
cnn an. 

Cartulaire de MontpeUier, UA. tfi. 
Que les corroyears aient cinq suffiagcs poer os 
consul cbaque an. 
CAT. Blanquer. 

5. Blarcoe, s, f,, Uancheur. 
Rosa de pascor 
Sembla de la color 
E lis de la blancob. 

P. Vidal : Moat vis. ' 
Elle semble par la 000160" nae rose dn pristeoi* 
et un lis par la blancheur. 



BLA 

AyMÎ coma garda KU sa flor • tsk nAVOcm 
entre lai cspinas. 

V. ëi Fert., fol. 95. 
Âiim comme. le lU garde sa Bear et sa blancheur 
panai les ^ines> 

Avc. FB. Pins bct* et pins fine hlandior 
Qne flor (Tespine en pascor. 
Partonopex de Bloit, not. des Ms., t. IX , p. 75. 
CAT. KSP. Blancor, tf. Biancore. 

6. Blahqueza , s. /. , blancheur. 

La BLAMQtrssA e ill colon 
S'acordon en leîs. 

FOLQUBT DE MARSEILLE : Ifot i fets. 

La blancheur et la couleur s'acoordent en elle. 
ASC. GAT. Blanquesa, it. Bûmehezui, 

7. Blancaria jS.f,, taDnerie. 

Las erbas qne se yendran en Monpeslier ad 
obs del mestier de la blaitcaeia. 

CarUilaire de Montpellier, fol. fy]. 

Les berbes qui se vendroat 4 Montpellier pour le 
besoin du méti^ de la tannerie. 
ASC. GAT. Blanqueria, 

8. BiANQuiMBNT y S, m», blaiichîmeDt. 
Pren oolor et BLAirQurn kitt. 

Bluc. de las propr., fol. 5i. 
Prend coulear et blanchUnent. 
Airc. CAT. Bkutqniment. 

9. Blaitchik, V.9 blanchir, rendre 
blanc. 

E derriatz BLAjrcHxa 
Vostras dentz totz matis. 

Amâkieu des Escas : En aquel mes. 
Et TOUS derries^^ffcAirvos dents tous les matins. 
De sns e de sptz blaitquzba. 

Dextdes de Prades , Auz. cas». 
11 blandkira dessus et dessous. 
Part. pas. Mal fai qni égailla 

Fons ni flnms compUtz 
Ab cisterna ab mnrs blavquitz. 
T. DE l'Hostb et de Guillaume : Guillem. 
Mal fait celui qui ^le fontaines et fleuves parfaits 
h la citerne auz murs blanchis. 
ABC. CAT. Blanquir. 

10. Blakquejae , V. , blanchir , paraître 
blanc , devenir blanc. 

Elas vais BLJjrQnBJAir de flors. 

r. de S. Honorât. 
Et les Tallées blanchissent da flenn. 



9LA 



2a3 



Mas paor ai , pus aitan fort blah^osta» 
Qn*el lo Teini ben de Matafelo. 

BcBTBANo DB BoBN : Pus Ventedbni. 
Mais j'ai peur, puisque aussi fort il parait blanc, 
qu'il le Terra bien de Matafdon. 
fig» Tôt lo cor m*en blahqueta. 

' Abhauo DE CoTioHAC : Voutdesir» 
Tout le coeur m'en devient blanc. 
AHc FB. Quant il vit Teye blanchoier, 

Boman'du Renart, t. IH, p. 3oa; 
CAT. Blanqtœjar. bsp. Blanquear. pobt. Bnm- 
quejar. xr. Bianeheggiare. 

II. Enblavquimevt, X. m, y blanchi- 
ment. 
Dans prendo BUBuiirQuniBirT. 

Elue, de las propr., fol. 43. 
Les denU prennent blanchîment. 
CAT. Emblanquiment., 

.1 2. Emblakquezir , V. , blanchir. 

Laveron Inr ▼estimentas elas bmblavquisi- 
aoH... el sang de Fagnel. 

Trad. de V Apocalypse, cbap. 7. 
Bs laTèrent leurs Tétameols et les blanchirent... 
au saùg de l'agDeau. 

Ajrc. va. E snr neif sera enblanchiz. 

Ane. trad. duPsaut.,M». n» 1, ps. 5o. 
CAT. Emblanquir, emblancar, rr. Hnbiànemre, 

BULNDÏ^ y V., lat. blaudiiu , flatter y 
caresser, cajolery adoucir. 
Jamais blaudib ni temer 
No ns vnelb. 

By DE YeittadOub : Tuit sels que. 
Je ne tous reux jamais ^alter ni craindre. 
Razos s' irais, merces blavdxs. 

. Abiiaud de Marueil : Sel cni tos. 
La nison s'irrite , merci adoucit. 
Tant pane Tnelh s'aeordansa, 
Qcl'ien endreg lieys no m blak. 

, Pons de CapdueÎl : Ben es folhs. 
Je Teux si peu son accord, qu'à son ëgard je ne 
m'adoucis pas. . 

ANC. FB. Tons cenx de son ostel bhuuHssoit de 
paroles. 

Rec. des Hist. de Fr., t. m , p. 244. 
Tant le blondi e losenga 
Qne s'avantnre 11 cnnta ; 
Nule chose ne H oel^. 

Marie de Fbabge , t. I , p. 1H2. 
ABC. Bsr. Blondir, it. Blandire. 



2^4 BLA 

a. BLAHDonurT, s. m.> cajolerie» caresse , 
flatterie. 

Am precs et am gran K.Â2rDxiiKxrr. 
y, de S, Honorai, Pïus. 
Arec prières et «rec grande cajolerie. 
Per so qae esqaivç los bzjlhdiiexvs «Tacjaest 

° TnuL de Bide, fol. 81. 

Afia qu'il esqnÎTe les caresses de ce siide. 
ANC. v&. Ne hlandUsement ne menaoei» 

MAàiB DE Fràhcs , t. U , p. 445. 
Scfl bîanditmens sont poigoans et mortels. 
J. B«UCHET , Triom. de Franc, I, fal. a3. 

3. Blandae, s. m. y blandice, flatterie. 
Car a sa oort noitz orgaelh e val Bx.AH»axs. 

A. DjLiriEl. : Ar vei Termeils. 
Car A sa oour l'orgueil ouit « Xn flatterie profite. 

4. REBLANDI&, V., flatter, caresser, mé- 
nager. 

Al mleliM qalen sai , 
La serv e la esblak. 

Petrols : Quora qu'amers. 
Au mieux que je lais , je la sers et la caresse. 
.Moat iii*es gtea que ja RKBx.ÀirDA 
Sclieys que yes mi a*ergnelha. 

B. DE VBifTABovR : Lauquau Tei. 
û an'est trè» difficile que jamais je^f te celle qui 
a'enorgaeillit contre moi. 
▲NC. va. De nalle rien nVn rehlantU, 
.B. DE Saikte-IIaorb , Chr. de Homt,, UL i65. 
Se fait prjer et resMtmdir, 
Mémoires de Sulfy, t. U , p. 393. 

BLASFEMAK, v., lat. BLASPHEXAUe, 
blasphémer. 
Blaipbmar e jnrar de Diea. 
TotB mais hom^ ?«<* 4^^ ^ » * P^'' Ivi* ^^àa,^ 
BLASFBMATB lo preclos nom de Jheso- Criât 

entre las gens. 

F. et Fert,, fol. 17 et 80. 

Blasphémer et jurer de Dieu. 

Tout les méchants hommes par qui , et par la TÎe 
desquels , le précieux nom de Jésus-Ghrut est blaS' 
phémé parmi les gens. 
GAT. ksp. PORT. BUufemar, rr. Bestemmiare. 

2. Blasphème, s. nf., lat. blasphbmiVz, 
blâme* 
O allevar lo mal o lo blasphxmb qne non et Ter. 

r. et Ven., fol. 3. 
Ou réparer le mal eo le blâme qui n'est pat rrat. 



BLA 

3. Blasphéma» ï. m.^ lat. blaspumù, 
blasphème. 

Non jnra mallclosamen ni am blaspsima. 

r, et VeH>, fol. a. 

Ne jure malicieusement ni avec blasphème. 

CAT. ESP. pôKt. BlasfemU, ir. Bestemmia. 

4. Blasphexaiient, 5. m.j blasphème. 
De grans renegamena et bijupuxaxeis 

de Diea. 

Statuts de Prweitee, JouEV , 1. 1 , p. S5o. 
' De grands reniemeatt et bUupbfmes de Diea. 

5. Blasphemador , S. m,f lat. blasphe- 
MATOR, blasphémateur. 

Si es question... de blasphekadobs. 

Fors de Betim., p. 1075. 
S'il est questÛHi... de blasphémateurs. 

6. BlaSTEMAR, BLASTOICAR 9 BLASTDfAR, 

v.f blasphémer, blâmer. 

nh lo BLASTEMEBOir. 

La nobla Leyczon. 
Ht le blasphémèrent. 

Blastomab nostraley. 

pRUonirA. 
Blasphémer notre loi. 

Avols gens qoe blastisca 
Tut so qo'anc dreltera amec. 

Pierre D'AuTEBaHE z Abansqsf. 
Méchante gent qui blâme tout ce qoe droitiff' 
onoques aima. 
AHC. CAT. DUutenUsr. 

7. Blastekjar, v..y blâmer. 

Fols yest si las gens bUastevjas, 
Si non per castîamen. 

1^. Cardinal : Jhesum-Crist 
ly et fou ti lu blâmes les gens , anlrement qnt 
pour correction. 

AHC. FR. Arrière s*an vaît la mazange, 
Le coco laidist e ^/efftz/i^e. 
Mabie de France , t. II , p. i33. 

8. Blasteinus, s. m*, blâme ^ répri- 
mande. 

E qnan 11 plai • le 'n sai esser snfremhi, 
Per so qu*fe lieis non paresca iLAsmuss. 
B. dE'VENTadoub ; Quant ette- 
Et quand il lui platt , je sais en être MoArast. 
afin qu'il ne lui paraisse pas blâme. 

9. Blasmar , V., blâmer. 

ToU bom qne ao wsjMtk que dei Uasar, 



BtA 

Lmm* air^ aoo qp« ^n uamsa», 

AlKEU DE PeOVILAIH : Tot> hooi. 
Toat homme qui bi4me^ce qu'il cioît louer, loué 
aussi ce qa'fl doit blâmer. 
Part. pas. • Ja non er hom un pro& 
Qae non aia blaimatz» 
Quant es a tort felhos. 

Pons se GAPorçiL : Ja non er. 
Il ne sen ^mait homme si pren:^ qui ne loit 
blâmé, qmnà il est Mon à tort. 
&ubstand¥. Mos dis blasniaran U bt^asmat. 

ÂIMEEI DE PEOUILAin : Âb tant. 
hnbUbmés hl&men»Bt mes propos. 
ABC. Fa. Et a1*re qui blatmed ait ekted. 

LoU de GuHlmum9^e~Conçuérant, XYI. 

L'ancienne langue italienne a con^ 
serve assez long-temps le l de b/asmar , 
qu'elle a depuis changé en i, 

AHC. iT. lYon vl dolete gîA , ne hlasmate nw, 
GuiTTONE d'Arezzo , Lett. XVI. 
In qnel , cbe bîasma d6 ch* allai non piaœ... 
Laadar lo mal non è cfae ben Masmare.., 

Ne r aaiîco blasmare 
Del vîso occolto, alcon* altro présente.». 

Non blasma donna chi crodel la dloe. 
BAUERivifJDociim. â^Amore, p. 67, IX», i34, i55. 
Aie. CAT. Ajic. KiP. Blasmar, it. mod. Bios- 

mare, 

ib. Blasmk y s, m,, blâme. 

Hom non es tan pros ni tan presatz 
Qae non aia blasmk de qui qoe sia... 
... Bi»ABvas es del fol al pro lanaors. 
GABSirBT : De nnilU ren. 
11 n'est pas hoaune si preaz ai si pristf qui n'ait 
blâme de qui qae ce soit... Le blâme dn fpn est 
louggeanpreiu. 
ABC. rr. Sens* il gran blasmo che di ciè rioeve. 

•B^anEann , ppcum, d'Amore, p 5i. 
ABC. CAT. Blasme. anc. ksp. Blasmo. it. mod. 
Biasmo. 

II. BLASMAXEiTy ^. m», blâmc^ répri- 
mande. 
Cel que UaaBM so qoe s fai a blasmar, 
Faî qae eortcs en aqoel blasmambh. 

B. Casbohbi. : Un sirrentes'. 
Celai qm hiime ee qai se Ikità bilnMr, ne Ait que 
oHutois par oefets riprimamde. 
tr. Bimnmmmêntm. 

U. BLASiîo&.y^»/., blâme, iroprobation. 
I. 



BLiA 2ft5 

Ar esi ban drecb , pas ien n* ai dîoh blasmor , 
Qa*el be qoVls fan laos* e yasa diaen. 

B. Garbonel : Per espMsar. 
n est bien juste maintenant , puisque j'en ai dit 
. le blâme» que je loue et aille disant le bien qu'ils 
font. 
AHc. CAT. Blasmor. 

i3. Blasmaulb, BULSVADORyf.iTf.^répn- 
mandeur, blasphémateur. 

Ben derri* esser Bi.AsiiA.tiK 

Oe mi meteîs a raBO. 

B.'de Vehtadoub : Lo temps. 
Je derrais bien être réprimandeur de moi-même 
avec raison. • 

Li BLASKADOR , li encsntador. 

XiV. de Sydrac, fol. 98. 
Im blasphémateur», ias enchantovn. 
IT. Biasimatore, 

14. Blasmos, adj\, blâmable. 
Coita en jntgar es bi;.a8mosa. 

TrwLdeBède, fol. 6. 
PrëcipiUtion à juger est blâmable. 

i5. Ablasmar , V., blâmer. 

Seigner En coma , abIiAsmar 
YosfaiUaeneafaiUA, 
Car no i anaeu anar. 

BlEETBAVD DE BoBR I SeîgMr Ett eOBIS. 
Seignear comte , sans doate tous toos faites blâ- 
mmr, de ee qoe toos n'osâtes y aller. 
Ajrc. FB. Lenit parens et amis farent grande- 
ment abontez et ablasmn. 
Lett, de rém., i^SB. CABKlrTIE]^ 1. 1, col. SSg. 
Avc IT. Ablasmo en arasa aoveidiio paiiare. 
BABBEBim, Doeum, ^Amore» p. 121. 
A«c. OATi AhUunMT, 

BLAT, j. m,, lat. BLADum, blé, froment. 
Voyez Denîna, t. I, p. x6a. 

Ab pane de yi e de blat. 

Go^UBAl. : Comtor d'Apchier. 
Avec peu de vin <t de blé. 
Compron lo bi.at en barba. 

F. et Vert., fol. 14. 
Ils achetant le bU en herbe. 

— Semé de blé. 

E yei ulbar orts e yinhaa e vua%, 

BBBBAB0 na BoTKimAC « Bel m'es quan. 
Et je vois oouper vergers et vifnes et bUs. 
CAT. Blat. it. Bûuki. 

39 



ar^6 BLÂ 

a. Bladada, X. /., bladage, redevance 
en blé. 

Qae mussenher lo coms t li pta prengo 
BLADAOA e yinada en aissî com an faig. 

Tit. de ia46". jérch. du Roy» J, j et 5. 
Qu« monseigneur le comte et les siens prennent le 
bladage et vinage comme ib ont fait. 

3. Bladabia, j./, bladerîe, marché au 
blé, droit de mesiirage. 

Aver bIiAdIria.. 

Ta. du xiii» sikc. DOAT r t. CXVUI , fol. 87. 
Avoir bladerie. 
« Axc, pa. Ottroyer la bladerie de ladite vOIe, 
c*e8t aasaToir le devoir da mesnrage da blé. 
Tu, deiZ/^i, Carpentier, 1. 1 , col. ^54. 

4. ABY.ADAR, V,, semer, ensemencer de 
blé. 

Part, pas, Per lar camp qnan er abladats. 
Bref, d'amor, fol. lay. 
Par leur champ qoand il sera ensemencé de blé. 
ABC. VR. En terres ahlayées de blé. 

Coût, génér.; t. I , p. 608. 
iT. Abhiadare. 

BLÀ.U, adj., bien. 

La RLAVA flora que nais per los bdissos. 
B. DE Vbvtadovr : Belba Monruelhs. 
La fleàr bleue qui naît parmi les baissons. 

— Livide, 
Fîg, Qae Faelb me son tornat^tag blad. 
Tolptllos BLAU, d*eavoia sec. 
PtERKE D'AtJYEBONE : Bdh m'esqu'ien. 
Qne les yeux me sont dcTenus tout livides. 
Tronipears livides» secs d'envie. 
AHC. FB. Qoe la ehar en fn bloe. 

Roman de Berte, p. 5o. 
c'AT. Blau. AHC. XSB. BUwo, 

a. Blavekc, adj, , bleuâtre. 
Inclîno a blancor e ao blayeitcs. 
Sapbir es peyra blavknca. 

Elue, de las propr., fol. 83 et igi. 
Inclinent k bUnclieur et sont bleuâtres. 
Sapbir est pierre bleuâtre. 
CAT. Bhvene. 

3. Blaveza, 5./, lividité, pâleur. 
LWîditat o blatiza. 
Blavkza els pots et en las nnglas. 

Elut, de las propr., fol. 88 el 90. 
LÎTidité ou pâleur. 
Lividité aux Urres ei dans les ongles. 



BLA 

4. BLAVAtRO,.»LAVAYROL> S. m,, COntO- 

sion, meurtrissure. 

Tal contra dolor et-sLAVATROL per bâte- 
ment. 

Elue, de las propr., fol. aoo. 

Vaut contre douleur et meurtrissure parcoiq». 

Menndamen de mot gros blatairos 

Fon larda tz lo capos. 

MatfRE ERJlElf GAVD , ÉpU. à sa Smr. 

Le cbapon fut minutieusement larde de très fortes 
meurtrissures. 

5^ Blayeiar, v.^blavoier, paraître bleo. 
E la flors TÎaleta blavkia. 

L^s dPamors, fol. 127. 
Et la fleur violette blavoie. 
CAT. Blaveiar, 

6. Blahir, V,, blêmir, devenir livide. 
Per me ns o die , cVs faits blahir e fondre. 

O. DE S.-Gregori : Raso-e drejt 
Je vous dis cela pour moi , que vous faites blêmir 
et dépérir. 

7. Blezir, V., faner 9 blêmir, devenir 
blême, salir. 

Amors fai Tamic aman blkzib. 

G. Olivier d'Arles , Coblas iriadas. 
L'amour fait blêmir Taraî amant. 

Mas Tuelli mon cor pessan bluik ; 
Tos temps serai tortres ses par. 

Gavacdah le Viecx : Crexeos fit. 
Mais je renxjaner mon coeur en pensant; tas- 
jours je serai tourtereau sans compagne. 

Qo^amors mi' t'en qae m fiiî aimap blezu. 

Pierre Esvaghoi. .- Entra qae. 
Tu qu'amour me tient ^e sorte qu'il me fait bk- 
mir jen. aimant. 
Part. pas. £ jalrets en lansol BLKzrrz. 

FoLQiTET DE LuNEL : El nom de). 
Et TOUS cou<;herex dans des draps salis. 

8. Bleshar , BLASHAR, V. , hlénàTy 
s'évanouir, s'abandonner. 

II cators ab dejanar " 
Art tôt lo cor e lo blbsma. 

Le davfbiv o'AuvsRAirE : Jogbrett. 
ta cbalenr avec le jeûner brûle tout le coifs et 
lé blêmit. 

Tal doior a al cor p«r tôt a*ea leo; 
Sobr* el col del chayal bliska soen. 
Roman de Gérard de RossiUon, ÙA. Sa- 
li a au coeur telle* douleur qu'il s'en ressent ptrtrat; 
sur le cou du cheral il s'abandonne sonrent. 



k^^is 



BLE 

Part. pas. 

£ quant Ui doinpo* Tan « bi.a«iiada eatea, 
Roman de Gérard de Rossilion , fol. 82. 
Et quand la dame l'entend « elle* tombe c'tendue 
évanouit, 

9, Ablesmak, d., s'évanopir, blêmir. 
Pan. pas. Casegron en terr' ablesmatz, . 

Mot foron tag eipaTenlatx. 
De gran dolor son ablesvat. 
Trad. de VEvang. deNicoilème. 
lis tombèrent éuanoMÙs en terre , ils furent tous 
imépoaTantës. 
lu sont blêmis par la gi^nde douleur. « 
I)c feresa qae ac eazet abl^smada. 

Roman de la Prise de Jérusalem, loi. i5^ 
De la peur qu'elle eut elle tomba évanouie. 
ANC- FB. De trois sens lestes abosmez , 
Blàx aniîs. Or lesretenex. 
Fabl. et cent. Hnc.» t« III , p. 127. 

10. Ekblasvaii, esblasmar, V,, s'éva- 
nouir. 

La domna bsblàsmet sas marnie. 

Roman de Gérard de Rôssillojt, fol. 82. 
La dame s'évanouit sur le marbre. 
Part, pas, 
So es gran meravilha , car tan o an dorât ,- 
Que soi per nt». petit no caaon avbi.asmat. 

Roman de Fierabras, r. x^iO. 
C'est grande menretlle, car ils ont tant endnré 
(da, que seulement pour un peu ils ne tombent 
évanouis. 

BLEDA, s. f. y lat. BUT^m, blette. 

Bleda es herba comana ; sobre sa raslts si 
pot enpeatar verga^qne après si fai aybre. 
Elue, de las propr., fol. aOi. 
Blette est herbe commune ; sur aa racine on peut 
enter un rameau qui apr^ se fait arbre. 
CAT. Blet. xsp. Bledo. 

BLEZy atif,, lat. bj^msus, blés, qui arti" 
cille mal ou avec difBcalté. 
Ah Totz d*angel , lengu* esperta , non blxza. 

P. CABOflTAL : Ah TOtS. 

Avec Toiz d'ange, la kngna exp^ment^, non 
btese. 

Ungoa alcanaa vêts t$ blbisa per aobras 
dliamor inpedent vas las extremitats sa dfla- 



B(ue. de las propr., fol. 44* 
La langue est q«elquefois bUse ymx surcroît d'bu- 
meur caoïpèckant sa diUuiion vers les extrtfmiltfi. 



BLO 227 

Jdverbiah E pariava lots temps blbb. 

Bist. abr. de la Bible, fol. ^4. 
£t U parlait toajoars blèse. 

BLIAL, BLiAu^ BLizAUTy S, m. , bliau , 
jiisUucorp.s , robe, habit. 

El cors delgat, graile e fresc e lis 
Vi benestan en blixu. 

BsBTBAim BE BoBÎf : Ges de diaar. 
Je vis bienséant en i o^ le oorpe délicat , mince 
et frais et lisse. 

Sabon far on busaot 
O aolre veatir benesUn. 

P.Vibal: AbrUiaMc. 
Ils savent faire un justaucorps ou autre babit 
bienséant. ' 

Mantel e blxal de vioUs 
E sobrecot de rtMas. 

P. Vidal : Blai o. 
Manteau et justaucorps de violettes et surcqt de 
roses. 
AJfc. va. 

Pots vesti drap de Un et bi^adt teint en graine. 
R. de G. au court nés. Dv Cahob , 1. 1 , col. iso3. 

Dans le roman du comte de Poitiers, 
de belles femmes soot forcées à pariûtre 
uues devant l'empereur. 

Adonc osterent tef bliaus. 
Les singlalons et les cendaos. 

Roman du comte de Poitiers, v. i448* 

Et dans le fabliau d'Auca$sin et I^i- 
colctte : 

Si vestî on bliauk de drap de aoîe qae ete 
avoît iDolt bon. - 

.Fabl. et cont» anc., t. I , p. ^^s. 
AHG. CAT. ESP: Briol. 

BLOCA y BOCLA , s./, , bosse y\ partie du 
bouclier. 

Voyez Leibnitz, p. 54 et io5 ; Mu- 
ratori, Diss^ 33. 

Taî ferir 
Engal la bloga de l'oont. 

Roman de Jau/re, fol. lo. 
Il va fnpper juste la bosse ^e Téou. 
XV BLOCAS y ac faitas totas d*orniIer, 
Et en oasoona blooa an carbonele. 
Roman de Fierabras, v. i54* 
Il y eut quime bosses tontei fiiites d'or pttTf et en 
chaque bosse une eacarbonde. 
. Una targa à son ool... 



saS 



BLO 



La Bociià • Ihî darel , etc. 

Aoiimh de Gemrd d» KossiUon, fol. 3^ 
. Un boodier À aon cott. . . la boss9 et 1m clous, etc. 
Avo. va. 
Gratis cola ae donent lor les escos devant , 
Dasos la bou^U les rompent matnteDant. 
Romqn de Oerûrd dé ViennM. BEaua , t. 3oo. 
n Pa fera desor Tesco , 
Dosqa'eii la hoele Fa feDda. 

Partonopêus dfi BloU, 1. 1 , p. 77. 
Donna l'exposant audit Morelet un oop de 
la bosse de son boddier. 

X««. de rém., rSte. CARPHrTttR , t. I , col. 658. 
AHC. «st. ' / 

Per mfedio de l|i 6/otia del escudo qnebrantô. 
Pœmadel Cid, j.36gt. 

2. BLOQuiERji'. m,, bouclier. 

A forma d'escnt redon o aLOQtrxEU. < 
S lue, de las propr. j fol. 234- 
A forme d'ëcu rond du bouclier. 
Tal port' espac* e bloquier, 
Qu'es grans e bels c de bon talh , 
Que als obs non val I denier. 
B. Cabionsl os MA.BSEILLB , Coblas esparsas. 
Tel qui e«t grand et beau et de bonne façon , porte 
ëpÀ et bouclier, tpai , dans les bespini , ne vant pa« 
un denier. 

Prenga l'espasa e 1 bloquiir. 

^rei^. d'amor, fol. 64 • 
Qu'il prenne Tépée et le boucker. 
ave. CAT. Broquer. u». poat. Broquel, 

3. Blszo, BUZOy S, m,, bouclier. 

Oimats sa! qn*anran saso 
Ansbere et elm e b&xbo. 

P; DB BsBaBBAC : Bel m'es oant. 
Je sais qtoe détor'naia hauberts et heaumes et 
boucliers auront leur miion. , 

A Messina tob cobrl del blibo. 

RAiiBAtFD vb Vaqueibab : 3enher marques. 
▲ Measine je tous courris du bouclier. 
Belle m*es preissa de BLBaos« 

Beetbans se Born : Ar Ten la. 
Ia preste des boucliers m'est agrésUe. 

AVC. ra. 

Les lances en leur poîna et an col le blazon. 
ChroH» dëB.Du Guesclin, DoCange, 1. 1, col. i332. 

4. Bi^ocAE, !>., bosseler, couvrir, orner 
de bosses. 

' Part, pas» 
Mbtgra us colps si donero sua loa escnts BUMàTz, 
DesotE las blœas d'àur an lot escntE trancatt. 
Roman deFlnràbras, v. aaSa. 



BLO 

Jls se donnèrent de grands coups sur les éeus bosse- 
lés, \\* ont percé les écos sous les bosses d*«r. 
AHG. BSP. Escudos blooados oon.oro é oqd plats. 
Poemit del Cid, ▼. 1979. 

5. Dbsblocae, V,, ôter, détruire les 

bosses, dégarnir de bosse^. 
Part. pas. 
Don los escutx fendero, c son tnb DEsBLOCAn. 

Roman de Fitrabras, v. iiao. 
Dont ils fendirent les é^us , et il» ëont tons dt- 
garnis de bosses. 

WL/yiy adj.y blond. 

VoyeB Muratorl, Dùs. 33. 
NI '1 bcrYsseulxab I0 pel atoi. 

Abkacd de Mabueil : Dona genser. 
Ni la belle Yseult k la cbeYelure blonde. 
Poi vi ml dons bcU* e bloxa. 

BeUtbanS de Bobh : An sai iea. 
Depuis que je tîs ma belle et blonde dame. 
AMc. va. Li uns Torent tute d'or fin 
Et 11 antre vert on pnrprin , 
LI uns de jacinte cnlur 
Bloie on blancbes cnme flor. 

MABtE DE FBANCX , t- 11 , p. 473- 

Yairs ot les yex et les crins blois. 

Roman de la VioletU, r. 1 15. 

I. Bloh, adj.^ blond. 
' Don* ab pel bloit. 

GiRACD DE Calansor : Li mici dcsir. 
Dame à la blonde chevelure. 

Ni del Bans En Guillem lo bloh. 
p. Vidal t Abril issic. 
Ni le blond seigneur Guillaume de Baux. 
KSP. Blonde. iT. Blinde 

l. Blorobt, a4i\j blond, jaune. 
Blovdit Testit blxaut non de cendat 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. loq- 
Il revêtit un jastanoorpt/awiie non de taffêtsi. 

4. Blondib, V., blondir, faire paraître 
blond. 

Ni aeraut ja pro lavadas... 
Ni Inr calid^ pro roaestrat 
Nl^pro auMiDiT. 

Brem. d^eanar, foL \ify 
Ni jie seront jaihais asses lavte... ni leareW* 
velure asses arrangés ni assaa hlomdie* 
AHC. PR. Tu le peignes et le bt&ndis. 
Peler, de la vie hum. GAanMtTEB , 1. 1 , n)l. îi^ 



BQB 
BLQS^ a4^'*, aoc. alkm« «mm^ ^^àe, dé- 
pouillé, privé , exempt. 
Yoyet Sthilter, Ghss. teuton. 
Dans le Glossarium gérmamtu/â me^ 
diiœpî, par Georg. Schémas , on lit ; 
Bloss, midtu,implamts; in«MEi2TB8 mo§, 
tésque/alsitate, probns. 

£*I8 albr^ de frog reston blos. 

B. DE Yeiizbhac : Ivems. 
Et les arbrel demeurent dépouillés de fruila. 
Tro qn>l cors rest dé rarna bl<m» 

• PlEMUS D'AWKRftlTK : ChaotftFii. 
Jusqu'à oc que le corps reste wde de r&nie. 

Hom cai^als de pecçatz blos. 

G. DE S.-DiDiBR : Âissl ciuo. 
Homme de cbair exempt de péch^. 
ASC. FA. Si iMcheler sont de sens ùlos. 

l^omaft de Partonâpeus, t, 2457. 

BOAS, s. m., lat boa, bôa« 
Ha ona serpent mot gran dita boas. 

Mluc de. las propr,, fol. ^37. 
Il y a un serpent très grand dit boa. 
up. Boa. 

fiOBA.9 5. m., tique, petit insecte. 

Unadona qae nna boba lî *n era întrada en 
laorelha, qae li dolia tan qae anava coma 
nogoaa... La aoiA ysii de raorétlka. - 

F. de Sauta Flors. Doàv, t. GXXHI , foi. ags. 

Une darno à i{ttl «ae iiifm en ësàx entrée daas 
TortUIe , qui lai eaosait douleor tant qu'elle allait 
«omme enragée. * . Le Uqua sortit de l'oreille. 

BOBÀN, BuaBAïf y s. m., pompe, ostèn- 
utîon, générosité, n^agniflceoce» 
Lnr BOiAjrs aéra de solir' en jos. 

Bkbtbavd se BOaM : S'ien Tas aissi. 
Leur ostmUaiion sera de dessus en bas. 
Et si la corta del Pnei e *1 rJc bobam 
No m relevoix , jamalrnon serai sort. 
RiciURD DX Barbbsisux : Atressi eum. 
£t si la eonr du Pny et la noble ^eW»«#lte' n« Me 
relcTent , jamais je ne iprai deboot. 

Amor no Tetis menasse ni bobahs , 
Mas gens servir» e precs c ix>na Tes. 
H. BauvxT : Coriesemea. 
Menace ni ostentation ne soumet Tamour,' omis 
gentil servir et prière' et bonne foi. 

Près moyller a grana BvaaÀHz. 

K ds^, Uonotiit. 
il prit femme avec grandes pompes. 



BOB 



229 



A«c. Ft. Qar U i jivoit d*0i;eaeil Uat , 
De aonvoilise et de bcèata, 

FabL et Cont. ane., t. H « p. 4flff. 
Des grans pompes et bobams n'avoit oare. 
Vig^iles de Charles ril, t. Il , p. 3o. 
Atns a plas orgeji pooir 
'£ btubans qne dons valoir. 

La BOi DX Navabeb , chant. 30. 
En oelle bataille ot mont de gmi de ghint 
bobaHt qni s*en vindrent monlt honteusement 
fnîaiit. • 

JomiLLB , p. 53. 
AHc. CA.T. Boban*. 

a. BoBAvsA, s./,, osientaticm , faste, 
magnificence. 

EU non an ni ergnelh ni bobassa. 
B. CanBOiTEL : Per espassar. 
Ils n'ont ni orgueil ni^tentation. 
Aia maïs de bobavsa 
Aqaelh qae meyns don?. 

P. CardiiTai. : FaUedals. 
Qu'il ait plus àejaste celui qui donne le moins. 
ABC. Fx. Vivre en orgael ni en beubance. 
FabL et cont. anc., 1. 1 , p. la^ 
En festes , jeux , esbatiement et bobanee, 
Trad, de S, Bernafd, MonnAvcov , BlbL bibl.» 
, fol. 1389. 
Mais an monlin il les fsat installer 
Ponr porter sacs avec lear grand bobance. . 
P. Hbôkboh , p. 5o. 
. AMC. CAT , Bobtuusa. 

3. BoBAHciBB, tf^r., fastueux , prodigue. 

De -promesses spn aoBAVCisas. 

MAaCABBVs : Al départir. 
Ils sont prodigues de promesses. 

D*iaqttel aver es lare» e BOSAVcixas. 
Roman de .Gérard de Rossill'on, fol. 31. 
Il est gëtiëreuz et prodigue de cette richesse. 
AHC. FB. Combien qu'il soient ^o&t/itfrer. 
Romain de la Rose, r» 7603. 

4. BoBARSAR, V., entourer de faste, 
rendre fier. 

Lai on se bobansa. 

Gibaud be BORBEtL : Plaing. 
Là où il s'enlours de faste. 
E JactB se e se aoBAirso de lnr paritgc. 
. F, et Fert., foL 34- 
Et ils se vantent et ^ font fiers dj leur parage. 
AXc.'CAT. Bobansar. 

5. Bomba, j./., pompe, ostentation* 
Car gran guerre fai d'escars eenhorlarc, 



à3o BOC 

Per qne m sap bo déb reys qàan rei lar bomba. 
B^TRAiTD !>■ BOBK : Noa estarai. 
Car grande guerre fiiit d'arare tcignear ^ënéreax, 
c'eat pourquoi il me plalt des roia quand je Toif leur 
pompe. 

6. Pompa, s,/., l&t. pompa, pompe, os- 
tentation. 
' O per U.voi»A o U vioa gloria dcl setgle. 
F, et Vert., iioLTO. 
Ou par la pompe ou la vaine gloire du ^iède. 
Adv. ewnp. Sbb pompa , secretameo. 

^rtv, éTamor, fol. .72. - 
Sans pompt, lecrètement. 
CAT. xsp. POBT. iT. Pompa. 

BOCyi. m., entaille. 
Non es un fortz Tansl^rc no 1 trenc e *1 troc ; 
En cd coBtat aenestre Ihî fetz tal boc ; 
Aqoi lo deroqoet, mover no s poc. 

Roman de Gérard de Rossilïon, fol. 76. 
L'hauliert d'est pas si fort qu'il ne le coupe et le 
tfoue; en ce côlë gauche il lui fit telles entailte; il 
le reuTersa là , il ne put se mouvoir. 

BOC , s. m>, bouc. 

On a dit que ce mot vient du celtique 
ou du vieux allemand bok. 
Si qaîs muccuoi faraverit. 

Lex Salica, TiU V, S* 3. EccàRO , p. 146. 

Voyez Wachter, G/o«.gviwi. ; Leib- 
nitZy p. 54. 
Boc es animant mot cant et Inxuriot. 

Elue, dit las propr., fol. 25i. 
Bouc est animal très chaud et luxurieux. 
EnbUvas baeas , aocz , fedas e motos. 

T. DE Bbi^trahd et de Gui : Amicx. 
Tu dëroibais bœufs , boucs, hrebis et moutons. 
Prov. Laissem lo boc en la cofda. 

R. Vidal de Bexadduit : Unas noras. 
laissons le bouc k Taltache. 

Cara dé boc de bitema. 
T.'de g. ItAiHOLs ET DiG. Magbxt : Maigret. 
Figure de bouc de citerne. 
CAT. Boc. XSP. POBT. Bode, zt. Bocco, 

a. BoQUET,5. m,, petit bouc, cl^evreau. 

Aprop d'aisso , vos li donats 
Cam de boqubt manjar assatz. 

*bEI]DE8 DE PBADES , JuZ. COSt* 

Après cela , tous loi donnes asses i noanger de la 
chair de chevreau. 
Avc. PB. La bique... ferna sa porte au loquet 



BOC 

Non iana dise i son %Mir .* 
Oardes-vona , etc. 

La Fohtaibs , FabL, U? . IV, i5. 

3. Bot, s. m. , peau de bouc enflée, outre. 
Plus eflatz qne bote. 

T. DE G. RiQViER ET DE Hebrx : Senhcr. 
Plus enfltf qu'outre. 

Ventre d*aytal sembla bot.., Ab infiado de 
▼entre so cam nn bot. 

Elue, de las propr., fol. 94 et 9S. 
Ventre de tel semblé ou/iv... Arec çnflupedermlie 
sont comme une outre. ' .' 

Avc. FR. Dedens tm baut\sx plans en de rà vies. 
Roman ^Ogier. 

CAT. Bot. 

4. BoQUiN , adj. , de bouc. 
Car eaprina qne es may compétent que cani 

BOQUXMA. . . 

Elue, de las propr., fol. a3a. 
Chair de chèrre qui es.t plus convenable ijim ckir 
de bouc. 

6. BoQUiFA, S. f. , peau de bouc. 

BoQUiH AS vînt deniers per centenas, et si lai 
BOQUiRAs no s Tendon , etc. 

Tu. du Xtn* sUfc DoAT , t. II , fol. 161. 
Les peaux de bouc vingt deniers^rcenUiao , et 
si les peaux de bouc ne se vendent « etc. 

6. BoGHiBR, B««UTEK, S* m., boudier. 

Can Mars greva laa gens d*annas e eds qoe 
laboro armas , U bocbiba s«a grevah en kirart. 
Ltu. da Sydrac , foL i^- 

Lorsque Mars pr«te ha geoa d'armes et «ax^w 
fabriquent les armes , les bouchers sont pre«« 
dans leur art. 

O de antre borne qne no na BBioni.. 
Observât entre los brbutsrs et en lotM l» 
brecarias. 

Ord. des R.deFr., i4f>i , t. XV, p. 4î5- 

Ou 4'atttre homme qui ne soit pas boucher... 
Observe entre les bouchers et- dans toutes k> k«- 
chertes 
CAT. Botxi. 

7. BoGARiA , brecaria', s,f, , boucbcrie. 
Nom donné au lieu où Ton tuait les 
boucs pour en vendre la cbair. 

Hî el mazel de bocaria no sia vendoda tare 

de feda. 

StataU de MontpeiiUr dei»^- 
Et 4 k tuerie de boucherie ne soit vemlnc ctoir ai 
brebis. 



BOC 

Car aoven pcr potU ' 
Put k mendritftt 
Gom In per bocaki 
Box poiritz. 

M ÂRCABiiTJS': Sondiidier per mi. 
Car sOttTent la prostitaée pue par d^-iacbe, 
comme &it dans h bouchmie I0 heme poarri. 

Tota cam portar a rendre a la aixciAiA*.. 
Nolh ben no m Ulfae en la dicta brbqâkea. 
Oni. des R. de Fr., 1461 , t. XY, p. 414. 
Pbrterà la boucherie tonte thair à Tendre... Nal 
benif oe te dépèce ea ladite boucherie. 

BOCA , J. /. , làt. Bucciir, bouche. 
Petita BOCA, bellas deni . 

Abu AVB BE Maehkl : Dona geiuer. 
Petite bouche^ Belles dents. 
Boc es messagiera de! cor. 

Elue, de las propr., fol. ^'2. 
la bouche est la mesttgère du cœur. 
Loc, Lo donxeli cavales nu destrier 
Qne fon boca durs e félons. 

F. de S. Honorât. 
Le jeune homme cherauche un destrier qui fut 
dur et rude de la bouche. 

Amie de bocha. 

Pœais d'Avtebgne : Abans ({ue. 
Ami de bouche. . 
Qoe Jheso-Crist o avia dig de sa boca. < 

Roman de la Prise de Jérusalem, fol. 6. 
<^e Jésus431irist l'avaitdhde m bouche. 
Loc, Abc maii en savi ai en fel 
No pastel la boca n*el col , 
DomBS , siao qn*ie as dirai ara. 

Roman de Jaufre, fol. 89. 
Jamais , 6 daflae I ce que je VoiMi difaià piéient ne 
pisa la bouche ni le cou en sage ni en fou. 

Loqnal jaccio , a bogas dens , loa i»ratz esten- 
dats en crotz. 

Coi. dels apoti. de Roma, loi. 169. 
Leaqnak gisaient , k bouches dents , les hras éten- 
âiuencroi:^. 

—Ouverture , entrée. 

Sobre la boca del stomac... A la boca de la 
Tcsica. 

ZVml. d'Jlbucasù, fol. 1 1 et 3t. 
Sur Voutrerture àe Testomac... A Vout^rture de 
la Tcssie. 

Qneretz dos vsiseletz prions , 
Engals per boca e per fans. 

Deitdes db Psadbs^ jius, cass. 
Cbercbei deux petits Tsisseauz profonds , égaux 
psf la bouche .et par le fond. 
En ACrîca a doas montanhas qne so spcrdal 



BOC ^3 1 

o boca d'y/em.. qne no fiao de dias ni de 
nnehtz d*ardre , e geto trop 1er faoc. 

LiP. derSydrac, fol. |35. 
n j a en Afrique deux montagnes qui sont soupi- 
rail ou bouche d'enfer, qui ne cessent de Brûler jour 
et nuit , et elles jettent un très teniBle feu. 
Es pns nègres entor mîeg jo:n 
Qne ges non es boca de fom. 

Los XV Signes de laji del mon. ' 
n est plus noir vers midi que n*est point bouche 
de fonr. . 

AHC. VK. La boc0 U l»aifi« et U fiiee. 

RomsM du Renart, t. III , p. 119. 
CAT. ISP. POBT. Boca, iT. Boccu, 

a. BoQUETA, S,/,, petite bouche. 

Sa bella boqueta vermeilla.... ' 
Sa bella boqueta risens. 

Roman de Flamenca, fol. 4^ eX 70. 
Sa Bdle ^«ftle bouche TCrmeiUe. 
' Sa BeUe petite bouche riant. 
AVG. FE. Le bord plos frais de sa botukete^ 
Qnt rongÎMoit 4e Tervillon. 

FOBGADBLf p. 194. 

bs». Bofuitti^ pomT. Bofuma.Tt, Bpùeheaa. 

3. BvcsLLA'y S,/,, bouchée , .morceau. 
Pins Tal nna bucblla' sb joi qne. plena ma 

de charn ab odi. 

T^d. de Bède, SoL. 65. 
Plus Tant une bouchée arec joie qne pleine main 
de chair avec haive. 

4. Bossi f s. m» , morceau, bouchée. 

De ]grats fresc de porc nn bossi. 

Devdesde Peades, jéuz. àass. 
Un monCeau de graisse frsiche de porc. 
Loc. Mal Bossî fa qaî s nofega. 

L^jrs d*amors, fol. 32. 
Mauvais morceau lait qui se dédit. 
Qnascns s'en'gnaba e ^en H, 
Gieu lenga e fai bomi. 

AiXAR DB RocAPrcHA : No m lau. 
Chacun s'en mille et s'en rit , tire la langue et 
fait la rttoue. 

Elh fan de lengoa boni. 

Bre%f,, d'amer, fol. 204. 
-Us font de la Isngue la moue. 
AiTc. PR. Maïs le qnintal de ces qninqnailleries 
ne Tant que nn boussin de pain. 

Babblais , Ifv. Il, ch. 3o. 
ANC BSPv Faeiendo li bodnes jndios è paganos. 
Vuelode la Virgen, opp. 49- 
Faz le olYÎdar la materia onde vino. 



33a BOC 

Cl stégio por escarnio f«s el bodfUt. 

Poema de AUxandro, oop. \^ifi. 
CAT» BoH, 

5. BociNADA , s^f. , bouchée. 

li« BOÇXHAOA qoe près 
A Paegcerda. 

G. DE Berguedàn : Talans m'es. 
La bouché» que je pris k Pwycerda. 
ANC. sap. Bocada, port. Bocado. rr. Bœcato. 

6. BoGON y S, m. y morceau. 

Dire qoe aqal ac m^l booon. 

La nobla LejrcMn. 
'Dire qu'il y «ut là mattmia mot^cêau. 
AKc. va. EUc ae doQte qae kdit galand ne loi ait 
haJUé qaelqae bocon dont elle a celle maladie. 
/irrests d*amour, p. 558. 
iT. Bœcone, 

7. Bocal, 5. m, , dédié, ouverture. 

... Lî paas^tge e *Ih bocal traverser. 
. Defsndero *1 paasafge... e '1 bocax.. 

GriLLAUME BE TCDELA. 

Lea paaMges et lea ouvertures iransTenales. 
Défendirent lo paaaagt ... et Vouper^tm. 

8. Emo^^ujpAALAT , ad/., blagueur, hâ* 
blenr. 

Honi , qnant es KirBOQuipARiJkTE , 
A gran re per ansir deaplats. 

■ Leys d*amorS3 fol. 69. 
Ubooime , quand il eA hâbleur» dtfplatt & beau- 
coup po«r ovKr. 

BOCARAN î BOQiTEiiAir, ^. m,, bougran, 
sorte d'étoffe. 

Voyez Muratorî, Diss, 33; Monti, 
t. II, p. 3io. 

Ai ! ambeqjT et bran 

£ belh BOCABAir... 

Non an qui 'la mantcnbi. 

Bbrtbaiio de Boaif : Mon cban finisc. 
Hâaa! hauberts et éçét% et Leaux bougraru... 
n*on.t qui lea maintienne. 

Testirs... de polpra e do bîisd qoe es bocaraxt. 

y. et Kert. > fol! 104. 
Yètpment. .. dcponspra et de Un qui elt baugran. 
ASC. FE. Un bougheran blanc bordé de noir 
cendaU 

Tit. dei^x. Garp^tier, 1. 1, col. 612. 

^- Toile gommée. 

Mètre boqukrar contra lo drap. 

Ord. des H. de Fr., \t^%, t. XV, p. 477. 



BOI 

Mettre du^j^ir^âraji'aontn lednp. 
arç.fr. Enrelopé en naïkitnhoqmenm. 

Roman d^Agolmmt, fol. 177. BiaXER , p. iSS. 
CAT. Bocanun. 

BOGIA,j./, bougie. 
Deoiiia , t., III, p. i3o. 

Qoatré torchas et am filhalas et am la sosu 
necessaria. 

Tu. de ttfio. DoAT, t. tXXX, fol. 392. 

Quatre torehea et avec lampes et arec la baufit 
nécessaire. 
asp. PORT. rr. Bugia, 

BOIA, ^asiA, t.f., cliaine, menottes, 
fers , ceps , entraves. 
Jnbet compedibos coatrîngi qnos mstira 
lingna rqiaà Focat. 

r. de Sainte Foi, Act. SS., od. , 1. 111. 

Voyem Muratori , Diss. 33. 

Ar fos uns qoecs d*els en boia 
D'En Saladîn. 

Bertrand de Boen ) Ara ni en- 
Que maintenant un chacun d'eux fut dans la chaîne 
du seigneur âaladin. 

Pneis elh mes nnas burias de fiiat al pet 
Roman de la Prise de Jérueaifm, foL s3. 
Puis il lui mit des entrat^es de bois au pied. 
Fig. Aisai m taa pcca en 1» bcria 
Fin* amors e n« m deslasaa. 

E. Caibu. : £fa son tct. 
Ainsi l'amour pur me tient pris dsBS la eheim et 
ne me délie point. 

ASC. PR. En la tonr }e rpra gafdar 
Et en bones hmet fenner. 

Armant de Rou , v. iSiog. 
... Les prisons ont remis..., 
. En Allie» et en graiu oareana. 

R&manduRenari, t. IV, p. 192. 

ANC. iT. Jean Yillani rapporte qu'au 
retour de la captivité que Louis K 
et ses barons avaient subie en Afrique, 
Il dette re Luis fece fare nella mcoeta 
del tornese grosso , dal lato délia pila, 
le boie da prigioni. v 

Duc ANGE , disseri. XIX y surVHistoin 
de Saint^Louis^ 
iT. Bujose. 

BOIS, s, m,, lar. BUXfu, buis. 



BOI 

NoB ge» de aoii ni ils praoïer. 

0SIISSS DB PaàBES , Aux. cou. 
lion point ds buis ni d« prunier. 
BoisB toto temps es Tert. 

Elue, de las propr., fol- aoi. 
Buis tonjoun est vert. 

CAT. ISP. Box. FOKT. BUXO. IT. BOSSO, 

a. BoissK&A, S. /., lat. BUxsiittOT, bim^ 
sière, lieu planté de buis. 
Qmn podei vottres ciiîssm 
A BAmuort » bmssm tos 
DÎBA en le boimua. 

GAum D'APCBiBa : Viells oomuaal. 
Longue TOUS perdîtes TM citeutt à MoBtfevt , et 
que Tons Tooi mites dans la btUssière. 
ÇAT. Boxeda. xsp. Buxeda. port. Buxol. 

3. BoissAy 5. yi^ boite. 

Pôrtet nna bousa de lectaari fi. 

y. de S. Eonernt. 
n porta une boite d'âectoaire pur. 
Conseûl qae se meta 
En ana bousa bella e neU. 

DnSBSSS PRADIS , JuM. coss. 
Je conseille qu'on le mette dans une botte belle et 



BOL 



a33 



poET. Bœuh IT. Bossçlo. 

4. BosmjLy s,/,, boîte. 

De^n esser qaitis, la bostxa delhieorada. 
Devra hom dellûenrar doas vêts Tan. la 

■OSTIÂ. 

Titre de Péngueux de l'an iaij6. 
Im boUe Ivrrée , il derrs être quitte. 
On deTTS livrer IkbéUe deux ibis Tan. 

5. BaosTiA, BRUSTU,*./., boîte, cassette, 
petite caisse. 

Una BBO8TIA bon* e bella , 
Ben ensecada e novellâ. 

DbUBES BB l^BABBS, ÀU%. COSS. 

Une boUe bonne et belle , bien fermée et neuve. 
El papa Léo lîorcl I beustxa cnberU d'anr 

et d'argent dtns I borsa. 

Philomina. 
Le pape Léon liv» dans une bourse une foftecoo- 
verte d'or et d'argent. 

6. BossETA, s,f. , petite boîte. 
Aicist BOssBTA et un granda. 

DscBES bbPbabes , Poème sur les Vertus. 
Cette petite baiu est li grande. 

BOrrOS , a^. , boiteux , tortueux. 
I. 



Deatm nna terra BorrosA bo gibesa en di* 
versas parts. 

Capitol de terme bottos... Atrobaraa alcnn 
terme qne la peyra fosse bottosa. 
Trmd. du tr. de l'arpetU., part. I , cb. 39 , part. U , 

cb. i5. 

Arpenter une terre tortueuse ou inhale en di- 
verses parties. 

Chapitre du terme boiteux,,. Tu tronverss quel- 
que terme dont la pierre serait boiteuse. 

BOJAL jS, m,, locarae. 
Hon neys, fenestra ni soi al 
Noa avîa ni bo ni niai. 

Trad. de VÊvaug, deJfieodèmê, 
Où il n'y avait ni bonne ni mauvaise issue, ùmkn 
ni lucarne. 

Can davala del bojal. 

Dbubes be Peadbi , AuM. eass. 
Quand il descend de la lucarne. 

BOJAR, v., bouger, se retirer. 
Qne no se Bien e bobae del dit Ades. 

Chronique As Albigeois, col. 3o. 
Qu'ils n'aient à bouger dudit Arles. 
ESP. POET. Bo/ar. 

BOJOLH y s, m., moyeu, jaane d'œaf. 

Dizo li anctor ses ganda 
Qne Bojouu es se Yiande » 
E del BOJOLH trai sa vida, 
Tro qne del tôt es complida 
Dins Faon sa génération. 

Brev. d^amor, fol. 5l. 
Les auteurs disent sans tromperie que le moyeu 
est sa nourriture, et il tire sa vie du mojeu, jusqu'à 
ce que son engendration est entièrement accomplie 
dans l'œuf. 

Plnsgroe 
Non es botols d'nen cnect en foo. 

Deubes bb Peabbs , Au%, cas». 
Jaune d^aufemX au feu n'est pas plus jaune. 

BOL, 5. m., lau BOLKf, bol , argile mé- 
dicale. 
De BOL Arménie. 

Trad. tTAlbueasis, fol. 67. 
De fto/ d'Arménie. 

CAT. ESP. Bol. POET. IT. Bolo, 

BOLA.,^./-, boule. 

Ablas BOLAf ledondat qoepenSoB. 

P. Gaebceal : Un sstribot. 
Avec les boules rondss qei peedent. 
CAT. ESP. Bola, POET. Bolû. 

3o 



334 BOL 

BOLA) BOULA y '• y*> borne, limite. 

E *1 pages per bola» traire 
Se perdon. 

FoLQuETDE LuKEL ; Elnom de. 
Et les paysans $e perdent pour arracher les bornes. 
Pter tolre o per emblar» 
O per BOLÀS de camp osUr. 

Brev. d'amor, fol. 1 19. 
Pbur enlerer ou pour dérober, ou pour 6ier les 
àomrJ de champ. 

Degan seijant no dea paasar laa boulas 
aooostamadas. 

Ord. fies A. de Fr., i4ii, t. IX , p. 608. 

Aucun sergent ne doit passer les limites accoutu- 
mées. 

E Ta de bola en bola tro a la bo&a qne es 
ficada, etc. 

Tit. de ia4i. DoAT , t. CXXIV, fol. 23o. 

Et va de home en borne jusqu'à la borne qui est 
plantée f etc. 

a. BouLAMENT, S. m,, bornage. 

Sobre U deTÎzement e '1 'BOux.AxaRT dels oe- 
menteris... Ad aqnest boulaxbht, etc. 

Tit. de ia53. Doat , t. GVI , fol. g6. 
Sur la division et le bornage des cimetières... 
A ce bornage, etc. 

3. BoLAiBB , BOLLiEB, S. m., bomeur, 
planteur de bornes. 

Ans, to que yest laoraires, 
£ que yest maWab bolaibbs. 

P. Gard» AL : Jhesum^^rist. 
Entends , loi qui es laboureur , et qui es mauTais 
bomeur. 

De Tescala del disiapte son bolubes. 

Cartulaire de Montpellier, fol. 45. 
Les bornâurs sont de Téchelle du samedi. 

4. BoLAR, BouLAB, V,, bomer, limiter. 

En ayssi com s bola e s partis. 
En ayssi coma s bolo e s partisso. 

Tit. de 1279, ^rcA. du Bay.,J, 3ai. 
Ainsi comme il $e'borne et se divue. 
Ainsi comme ils se bornent et se divisent. 
Partem e boulam los sobredighs cementeris. 

Tit, de 1353. DoAT, t. CVI, fql. 95. 
Nous divisons et limitons les susdits cimetières. 
En aîd boula ab la honor de Peirola... 
D'aqoi boula dreg a Pont Peire. 

TU. de iao6. Doat , t. CXIV, fol. 278. 
Ainsi limite arec le §ef de Peirole... De là limite 
droit à Pont Pierre. 



BOM 

5. BozoLAy s,/,, borne y limitation. 
A pnedictis terminis aen bokous. 

Tit. de 1246. Du Cahcb , 1. 1 , col. 126^. 
Go BozoLA es. 

Tit. deiQoi. Arch. du Hoy., J , 323. ^ 
Comme est une limitation. 

6. BozoLAB, V., limiter, borner. 
Part* pas. Aissi co bozolatz es ab intrar et 

ab issir, 

Tit. de 1304. jirch. du Rcj., J . 3o5. 
Ainsi qu*il est limité arec entrer et avec sortir. 
Plenierament senhadas e bosolaoas. 

Tit. de 1253. Arch. du Roj., J , 3a3. 
Pleinement marquées et limitées. 

BOXiEGAR, V,, remuer, faire un mou- 
vement, s'agiter. 

Ti 'Is csTaliers bolbgab. 

Roman de Jaufrt, fd. 53. 
D vit l'es cavaliers remuer. 

yi lo Sant BOLLBOUAR. 

y. de s. Honorât. 
Il vit le saint remuer. 

BOLERNA, s./., brouillard, brume. 
No m frais freits ni gels ni bolkbsa. 
Be m Tsi d^amor, qoMs m bais*e m*acols, 
Per so no m pot ferir neas ni bolesba. 
A. Daniel : Ans qa'eU. 
Froid ni gel^ ni brouillard ne me refroidit 
Bien il me va d'amour, car elle me baise et m'em- 
brasse , c'est pourquoi ne me peut frapper neige ai 
brouillard. 

BOLET, s, m., la t. boletu^, champi- 
gnon. 
Es proprî a peras tolre a boletz tota la œa- 

leza , ab els cnechas. 
Malesa de bolbtx. 

Elue, de las propr., fol. 218 et 2a3. 
Dest propre à poires d'Ôter à champignons toute 

mauvaisettf , cuites avec eux. 
Malignité de champignons. 

CAT. Bolet. iT. Boleto, 

BOLISME, s. m., bolisme. 

BoLiSMX es desordenat e qoayssi csoi ape- 
timent. 

Elue, de las propr,, fol. 92. 
Bolismeeii un appétit désordonné et presque caoin. 

BOMBIX, s. m,, lat. bombyx, versa 
soie. 



BON 

A gqixa d« bombix hnm oeda. 

Elue, de las pnpr., fol. aSo. 
A guUe de ^vers à soie nous forons soit, 
rr. Bùmbiee. 

BON, a4r.> lau boni»^ bon. 
Go '1 Bos aorg, qnaii ben es B», 

Rerrb B*Ai)TBaGirB : Ben a teogut. 
Gomme le bon or, quand il est bien pur. 
Car anc bon fag non sap lar. 

Landubc CioàLA : Estiers mon grat. ■ 
Car oocqnes il ne sut faire bon fait. 
Mas s'el sons reis Felîps non sVn entremeda. 
L'évÉQUE DE Clermont : Peire de Maensac. 
Hais si le bon roi Philippe ne s'en entremettait. 

— Suivi de prépositions, 

E larcx e certes e bos n'ànoas. 

y.deR. Jordan^ vie. de S.-jéntonin. 
Ta généreux et courtois et bon «Termes. 
Los pren , e los ni &i ranatir, e 'la antres 
fai bolhir, aegon aiaao qne illi ao bo a manjar. 
Lit», de Sjrdrmc, fot.^r7. 
Les prend , et fait rôtir les uns , et fait bouillir 
les antres , selon ce qu'ils sont boiu à manger. 

Uni à certains substantifs, il avait 
quelquefois un sens spécial. 

— Grand , fort. 

Done Fom alcona vegada 
A manjar de boba padelada. 

DsUDEit DE PbABBS, jéuS. COSS. 

Qu'on lui donne quelquefois à manger de bonne 
poêlée. 

Be '1 det boita morrada. 
Leva t BO mati. 

Lejrs d^amors, fol. gGet^S* 
II lui donna bien un bon ooup de museau. 
Lère^oi bon matin. 

— Franc, vrai, véritable. 

On trobarétz mais tan de boha fe? 

FoLQUET DE IfABSElLLE : Ai ! quant gent. 
Où trouTeres-TOUs jamais tant de bonne foi ? 
Pero no i a mas on bon aen , 
Qn'om lais los mais e prenda la bes. 
P. Vddal : Baros Jhesus. 
Pourtant il n'y a qu'un bon sens { qu'on laisse les 
maux et qu'on prenne les biens. 

— Agréable, amusant. 

SolatB nî BON mot per rire. 

P. DE BussiGNAc : Sirventes. 
Amusement et bons roots pour rire. 



BON a35 

— Expression d'estime ou d'égards. 

E li BON home de religion fbron ab laa erot» 
en bratE, pregan Richart e *1 rei Felîp que la 
batailla non degnes easer. 

f^. de Bertrand de Bom, 
Et les bons hommes de religion allèrent avec les 
croix aux bras , priant Richard et le roi Philippe que 
la bataille ne dût pas être. 
Dix lar : Bohas gentx , laiasasla dolor grant. 

V. de S. Honorât. 
Il leur dit : Bonnes gens, laisses la grande douleur. 
Imperson. Es mî tôt bon de aofrir. 

T. DE Beeteand et de Beenabd : Ep Bemata. 
11 m'est tout bon de souffrir. 
Loe, imperson. 

Bon chantar fai al gai tempa de pasoor. 
Albebt de Sisteron : Bon efaanUr. 
11 fait bon chanter an gai temps de printemps. 
Adv. comp, Per bona ve e ses engan. 

B. DE Ventadodr : Nou es raeraralba. 
Par bonne foi et sans fraude. 

E m*a DE BON oor retengnt. 

G. Adhkmar : Non pot essar. 
Et m'a retenu de bon cour. 

Car Toa ama de tan bon oor. 

Abnavd de Mabueil : Sel que Tet. 
Car TOUS aime de'si bon emur. 
Per qne fon de bon* ora natz. 
FoLQUET DE RoMANs : Quan cug cantar. 
Parce qu'il fut né à une bonne heure. 
ANC. FR. Je ne fos paa nés de bonne heure. 
Se d'amonra n*ai aocnn sonlas. 
CEuvres d^ Alain Chartier, p. 690. 
ESP. Ta campeador, en buen' ora faestes nacido. 

Poema del Cid, t.,?!. 
iT. Va in btiona ora, e lasdad dormira. 

BoccAcao , Deeam,j II , &« 
Eu vos o dirai ben b bon. 

Un teovbadour an ontme : Senior vos. 
Je vous le dirai bien et bon. 

L'ancien espagnol a employé ^oisor 

Cantaban a Dioa landes eaaoa bonos cliristianot. 

F. de S. Domingo de Silos, oop. 555. 
cAT. Bo. ESP. von. Bueno, port. Bom» xt. 
^tiono. 

Au comparatif, les troubadours ont 
conservé melhor; voyez mielbs. Us 
disaient au superlatif : lo mxlhok ou 

LO PLUS BON. 

Per tal c'om tria lo plus bon. 

Dbudbs di Prabbs , AuM. eass^ 



236 



BON 



BOR 



De uUe lorte qu'on cboûit U plus boH. 
La genter e la plus bora. 
P. Ràuf om) DE Toulouse : Pos lo prims. 
La pltts gentille et la plus bonne. 

2. BovkMXSj adç,, bonnement 9 conve- 
nablement y franchement. 

A senhor tanh qn^am les siens aoiiÀxav. 
G. DE MoNTAGNÀGOUT : Per lo mon. 
n convient à un seignenr qu'il aime les siens 
franchement. 

En lo BOVAMKR despensar. ^ 

Brev. cTamor, fol. 35. 
A le dépenser convenablement. 
CAT. Sonament. ssp. Buenamente. pokt. Bost" 
mente, ir. Bonaricunente. 

3. BoHTAT, J./. , lat. BowiTAT^m , bonté. 
Qaar en vos son totas plazens boutatz. 

G. d'Autpoul : Esperansa. 
Car toutes les agr^les bontés sont en vous. 
AirciB. En la tne ^ont^r enseigne... Seront 
emplit de bontet. 
Ane. trad. du Psaut. de Corbie, ps. i t8 et io3. 
Affc. CAT. Bontat, bsp. Bondai, poat. Bondade, 
rr. Borna. 

4. BoNTATGE , s. m, , bonté , bonne 
qualité. 

Cam boa anrs, ^an ben es fia, 
Que s'esmera de aovTAToa. 

PiEKRS d'Autsrohe : Ben ha tengut. 
Comme le bon or, quand il est bien fin , qui 
.t*^ure de qualité. 

5. BoHsssA , BONEZA , S./,, bonté , mérite , 
excellefice. 

La sanctetat d^aqaest loc e la bokessa deibs 
aans bornes bermitas qne aissi so. 

Phxlomkna. 
La sainteté de ce lieu et le mérite des saints hom- 
mes ermites qui sont ici. 

De tota BOSBZA 
Ëfs rosa espandia. 

Peroicon : Verges. 
Vous êtes la rose épanouie de toute excellence. 
Kifc. CAT. Bonesa. it. Bonixia. 

6. BoNASSA , s.Jl, bonace , calme en mer. 

Mai pa«îs fes gran bohassa, qne los segon am 
barcas. 

F. de S. Bonorut. 
M ai< «prAs il fit grande bonace, de soHe qu'ils les 
luif fnt arec des barques. 



CAT. ESP. BOOfttnMa, FQftT. AOIMHIM. IT. 



7. Abonesie , V., abonir, rendre bou. 

Mas adonc pins s'abosssis 
Mais d'amor, qaan s'adolentls. 

Roman de Flamenca, fol. 58. 
Hais alors le mal d'ainaw devient davantage hwi, 
quand il devient pins doulonrcnx. 
rr. Abbonire, 

8. SoBEEBON , adj\ y excellent , très bon. 

Si non es ma canso sobabboha , 
Non dei esaer aissi del tôt blasmat. 

R. DE Miratal : Amors mi £ù. 
Si ma chanson n'est pas excellente, je ne dois pst 
être ainsi du tout hliasé. 

BONBA, s. f. y masse, massue. 

T7o1 qnîer gesi nî ab raaib nî ab aoaru, 
Qn'ab agnt sen tria Targent del plomb. 

GvtLLAUHE DE DURFORT : Qoar SSJ. 

Je ne le oharohe ni avec nudllet ni avec masse, m 
qu'il distingue l'atigent du plomb avec un sens àA\é. 

BONDIR, V., retentir. 

No i ansîratz parlar, ni motz bmgîr, 
Ni gacba frestelar, ni corn bondir. 

Roman de Gérard de Rossitlon, foL 6. 
Vous n'y entendries parler, ni bruire asots, ni 
sentinelle jouer de la flûte , ni cor retentir. 
Pas de IIII C grayles an sonat e bovdts. 
Roman de Fterabras, v. 337. 
Plus de quatre cents cors ont sonné et rrtênti. 
AHC. PB. Et s*oI ces doqners bondir. 

Roman du comte de Poitiers, v. 906. 
CAT. Bonir. 

BONDON, s. m., bonde, bondoo. 
Lî vaycel tro cl bowdoit 
Forou plen de vin bel e bon. 

r.deS.Momcfnt. 
Les vaisseaux furent pleins de vm beau et boo 
jusqu'à la bonde. 

a. BoKDOHEL, S, m, , bowehon. 

Lo BOxrnoHBi. destapa , e H n*a begnt assstx. 

Roman de Fierabras, t. tSIg. 
U relire le boudutn , et il en a bu asaet. 
AHC VR. Lo bonsUmel en eate, 8*en a béa assés. 
Roman de Fierabms em vers français. 

BOR AL, BOREXL, s. ttL,, bagarre. 
E no Pen te pro aorals. 

Ramravd de Vaudras .- D'aï» dona. 
Et b bagarre ne lui en tient pas profit. 



BQR 

A an teaen •*•■ moc «mabi» 

Pnws B'AiDTnoin : A vieil trabw. 
SiiiwJeH:hmp îU'ab ânat bagarre. 

a. Bernois , j./, brouillerie, sédition. 

Magna difièrmcia et bokaolbû toper facto 
numefs. 

Tïf. </e 1494. Bist. d€ Ntmes, t. ÏV, pr., p. 69. 

Et mot d^antres qae devîen ester en aqoetta 

BOaOLA. 

Cat. 4d* apost, deMnma, Uà, iH5. 
Et plusieurs autres qui devaient être dans cette 
sédition. 

BORC^ *. y«., lat. BrRCo^, bourg. 

Voyez LeibDitz, p. 54 ; Sal verte, 
t. II, p. 24^; Abrahams, IHss, sur le 
Brut, p. a5. 

La onÎTersîtat del die boag ne quîtan. 

Tit. de i385. Doat, t. GXXXII , fol. 5;. 
I9ons en quittons la communauté dudit bourg, 
Castel» et Boact forts qae aria en Peitieat. 

F. de Bertrand de Bom, 
Châteaux et bourgs fortifiés qu'il avait en Poitou. 
4VC. CAT. Bore. ssp. Burgo. it. Borgo, 

3. fioRGET, S, m. y petit bourg. 

Fo de Teveseat de CaTandan , d'en toaorr 
qae a nom TEtpero. 

F. de Perdigon. 
Il fat de l'ëyêclié de Gévandan , d'an peiU bowg 
^ a nom l'Éperon . 

3. Borges, borzes, s, m», bourgeois, 
habitant du bourg. 

Qae de joglar »*es faifs borgu. 

^ Le moine de Mon taodow : Pus Peire. 
Qui de jpngleur s'est fait bourgeois. 
Se far borgves. 

Ord. des H. de Fr., \!fi^ , t. XV, p. 477. 
Se & ire bourgeois. 

Ela BoazBs de Toloza e la cominaltatz. 
GurLLAUKE deTusela. 
Les bourgeois de Toulouse et la communauté. 
AHc. Fn. Jà en celé cité borgeis ne remaindra, 

Bamah de Rou, v. 3448. 
up. Burges. it. Borghese. 

4. Borzesa, s. f.y bourgeoise. 
En«nioret te d'nna bobeua ta Tecma. 

r. étAbneH de Peguilain. 
11 s'ameunN^M d'mne bourgeoise ta voisine 



BOR %Zj 

5. BoRovEsiA, s.f,, bourgeoisie. 

Seran tingads de te far horgaet et payar lo 
dveit de sonointiA. 

Ord. des R. de Fr., 146a , t. XV, p. 477. 

Ds seront tenas de «e faire boorgeoif et de payer 
le droit de bourgeoisie. 

Franqnesat et libcrtatz de BoaouitiA. 

Tlt. de i33o , à Bordeaux. BiU. MonteiT. 
Franchises et Kbertés de bourgeoisie. 
IT. Borgheda. 

BORDA , J. / , bourde , menterie , jac- 
tance. 

Si cDÎo far teser per proa e per valent per 
lor BORAAt e per lor vantatz. 

La teoonda manieîra et de fol estranh qne 
recoin ta boadab e falhia. 

Liv. de Sydme, foL 40 et io3. 
Us pensent se faire tenir pour preux et pour vail- 
lants par lenit bourde et par leurs TBateries. 

Lateeonde BwniAne est dn feu éti«B|e qui raconte 
bourdes et folie. 

AHc. FB. Tel horde ne fo met oïe. .. 
Je ta? bien oonoittre tet hordes. 
Et tet lobes et tes ftlordet. 
Roman du Kenart, 1. 1 , p. âa3 ; et t. Il , p. :i6fy. 

BORDA, s. m., angl.-sax« bord, mai- 
son , cabane, métairie. 
Le Monasticum anglicum , 1. 1, p. 87, 
rapporte un ancien titre où on lit : 

Cam XTin territ et XTI vfllanit et X bor. 
Dit cnm LX acrit pnti. 

Un titre de 1219, au registre de 
Carcassonnc, porte: 

Et ibidem tôlicet io strata fiet borda corn- 
mnnis ad lerandom pedagînm. 

Guillaume de Jumiéges emploie bor- 
DELLus pour maison , etc. 

Voyez Du Gange, Observ. sur Join-^ 
wile, p. 63. 

Nul tempa no gaxanbei cattel , 
BoBDA ni mat. 

R. Gacicei.ii me BEstcat : A peaas. 
En aocnn tempe je ne gagribi château , métairio 

Ni an mayo ni bobj>a on pognet albeigar. 
IzAkR : Diguas me tu. 
Kt n'ont maison ni cabane où tu pusses loger. 



! 



a38 



BOR 



Avc. FK.' N'î a meson ne borde im memil. 

Ronéan de Garin. Dv GâNOS , t. J , col. ia37. 

li'nn ot Dng troa et Tantre ot une borde 

Poar demorer. 

Déposition de Riclutrd JI. 
Aire. CAT. Borda. 

S. BoRiA, S./,, basse lat. bokia, borie, 
métairie. 

Aqaela jboria ab totz sos dregs... En la 
dicha BORIA et els avant digs campnaa e 
terras et prats , etc. 

Tit. de I3fj5 , Bib. du R., F. de Villevieille. 
Cette borie avec tout ses droits... Dans ladite 
borie et anx susdits cbamps et terres et prés , etc. 
Aire. ra. Pour aller derert lenra bories on 
maison». 
Zett, de rém., i456. Gaspeittier , 1. 1 , col. ig5. 

3. BoEDARiA y S. f., bôrderie, petite mé- 
tairie , petite maison de campagne. 

Antra bordaria qne e te ab , etc. 

Ta, de 1194. DoAT, t. GXIV, fol. 188. 
Autre métairie qui se tient aTec , etc. 
Confronta se ab la bord aria del Tilar. 

Tit, de 127a. Arth, du Roy,, J. 4. 
Se confronte avec la borderie du Vilar. 
Ni en ortz , ni en mas » ni en capmas, ni en 

BO&DARtAS. 

Tit. deia3i. DoAT, t. CXXTV, p. i63. 
Ni en jardins, ni en maisons, ni en champs, ni en 
borderies. 

4. B0RDOLES9 S,/., hangar^ maisonnette. 

Tolgnes cambiar so moU qn*el pognes far 
bnrqnier o bordo^bs. 

Tit. de i23o. jérch. du Roy., J. 307. 

Voulût changer son moulin pour qu'il pût en 
faire ëtaUe ou hangar, 

5. BoBDiL) S, m, f métairie, ferme. 

La sal... als nsatges de sa mayo e de son 
bestiari et dfc son bordxl. 
Tit, du xtT" si^c. DoAT, t. LXXXVUI , fol. 148. 
Le sel... aux usages de sa maison et de son bétail 
et de sa métairie. 
Axrc. FR. Qne n*i remist à eîssilier 

Bordel ne grange ne mostier. 
B. DE Sainte-Mavre , Chr, de Norm., fol. 169. 

6. .BoRDEL , S, m, , bordel , lieu de pro- 
stitution. 



BOR 

Bfais ToloB toire qne lop no fan, 
E mais mentir que tozas de bordbl. 
P. Oarsiral : ToU imps. 
Us Teulent plus ravir qne ne font lonps , et ]^gs 
mentir que filles de bordel. 
AKC. FR. Prisé , loné , fort estimé des £Iles 
Par les bordeaux, et bean jonenr de quilles. 
G. Marot, t. n , p. 93. 
CAT. Bordell, ssp. Burdel, it. BordeUo, 

7. BoKJïVLAXBiKjS.f., bordclage, liber- 
tinage. 

A joc de data o en bordrlazria. 

B. Garbovel : Jean Fabre. 
An jeu de.dés ou en libertinage. 

8. BoROEUER, a(^,y débauché y liberdn. 
Sttbstantif^. 

Antan fes ooblas d*ana BORDRi.xaRA 
Ser Aimerîcs , e s*en det alegranss. 

H. 1»E S.^YR : AnUn fa. 
Jadb sire' Aimeri fit des cou^dets sur une fro- 
stituée, et il s'en donna all^resse. 
AHC. FR. Car nnle famé bordeliere 
Ne fa de ai maie manière. 

FabL et coht. anc., t. III , p. 23;. 
Li antre en seront diSamé , 
BJband et bordelier damé. 

Roman de la Rose, v. 205164. 
IT. BordelHere. 

9. BoRT, S, m., bâtard, parasite. 

E qnî Tapel de dreit sort, 

Lan qne la lenga Tarap , 

Qne mais fols mots no ill escap. 

Rambaud d'Orange : Ben s'etchai. 
Et qui l'appelle directement bâtard, j'appnafc 
qu'il lui arrache la langue , pour qu'il ne lui 
échappe plus mot fou. 

Adjecttv, Si naysbo rams d'antras partidas qoe 
dels nelbs de la Tit, tantost ai devo xvm- 
pre, qnar so bortz et inntîk. 
Es planta borda e no fmctnosa. 

Elue, de Us propr,, fot asS et aaS. 
Si naissent des rameaux d'autres parties que ^ 
yeux de la rigne, aussitôt ils se doivent rompt*, 
car ils sont parasites et inutiles. 
Est plante stérile et infructueuse. 
Jois e solatz d'aatra m par fab e borti, 
Cnna de prêts ab lieis no î s pot eigar. 
A. Davici. : Sol sui que. 
Plaisir et aU<Sgresse d'une autre ne parait fee c 



BOR 

bÂtard, vu qu'aucune ne m peut ^Ur & «Ue en 
métiu. 

Un titre du 29 août 1879, rapporté 
dans V Histoire du Rouergue, par M. Gau- 
jal,t. I, p. 448, nomme le bâUrd 
d'Armagnac le bort de Savoie , le bort 
de Bemlh , le bort de Mont-Lezan , etc. 
CAT. Bord. up. Borde, 

BORDO, s. m., bourdon , bâton de 
pèlerin. 

Can près ronieos ab bordos. 

BBRTaAH» SE BoRH : Be m plati. 
Quand il prit pèlerins avec bourdons, 

Prengoa tost an boado, 
E pas U mar. 
Roman de Gérard de Rossillon , fol. a3. 
Qu'il prenne t6t un bourdon, et qu'il paaie la 

urc. m. Escfnpe et hordon prent. 

Roman du Renart, t. II, p. i33. 
ISP. Bordon, port. Bordao, rr. Bordone, 

— Lance, pique. 

Am nain* mortals d« bordok. 

F. de S. HonorM. 
Avec blesanres mortelles de pique. 
Qaar Francea aabon grans colps dar 
Et albirar ab lor bordost. 

Le comte de Foxx : Mas qui a. 
Car les FiRnçaîa savent donner de grands coups et 
TÙer avec lenr lance. 

ABC. PR. De aon bordon qui est ferrez 
Li a toos perciez les costez. 

Roman du Renart , t. II , p. i65. 
Jamais Mangis hermite ne se poita si Tail- 
Ismoient k toat son bordon contre les Sar- 
rasins. 

IUBEI.AIS , liv. I , cil. 37. 

BORDOS, s. m., vers. 

BoRDOs es nna part de rima que al mays 
conte Xn sillabas. 

Hom pot de cascnn d'aqaestz bordos de XII 
âllabas far dos bordos. 

Leys <Vamors, fol. i3 et i6. 

Le vers est une partie de rime qui contient au 
plus douae syllabes. 

De chacun de ces vers de douae syUabes on peut 
f»ire deux vers. 

Le Dictionnaire de l'Académie espar 
gQole définit ainsi borbon : 



BOR a39 

«Teno qaebrado qne se repite al fia de 
cada copia , ùumvalaris 'versus, » 

2. BoRDOiTET, S, iw., petit vers. 
BoRDOiTRTs de qoatra sillabas. 

Zejrs d'amers, fol. 17. 
Petits vers de quatre syllabes. 

BORE AS, s. m., lat. Bouas, Borée. 
BoRXAS es qnart Tens. 

Elue, de las propr., fol. i34. 
Borée est, le quatrième vent. 
ESP. PORT. Boreas, xt. Borea, 

a. BoRBAL, adj,, lat. bobeaw^ de Borée. 
Tent BOREAL , qnî es freg e sec. 

Elue, de las propr., fol. i5. 
Vent de Borée, qui est froid et sec 
ISP. PORT. Boréal, it. Boréale. 

3. Tpebbobbal, adj., lat. ypebborba- 
ids, hyperboréen. 
DeTes moBs tperboreau. 

Elue, de las propr., fol. 13^. 
Vers les monU kyperboréens. 

BOREL, s. m., bourreau. 
Batat per lo borrl. 

jérbre de Batalhas, fol. 21 5. 
Battu par le bourreau, 
AHc. FR.,Par le bourel eurent les testes coap- 
pées. . 

Monstkelbt , 1. 1 , fol. 76. 
AHC ESP. Borrero, 

BORLLEI, s, m, y appareil, faste. 
Lo dacacampet gran bost e gran borllei. 

V. de S. Honorât. 
Le duc rassembla une grande armée et grand ap- 
pareil. 

BORN,j. m., bord. 
Loc. Cant lo senb de cossolat aura sonat de 
BORzr en born. 

Ttt. de 1475. Vaie de Bergerac. 
Quand la cloche an consulat aura sonntf de bord à 
ton/ (à tonte vol^). 

BORRA, s,f., bourre. 
BoRRA de seda non paga ren. 

Tit. du xm*sièc. Doat, t. LI , fol. 162. 
Bourre de soie ne paie rien. 
CAT. ESP. PORT. rr. Borra. 

2. BoRROT, S, m,, bourre. 



\ 



Q«e ailM meMlar ah U Mda, qfÊù *l lera 
baylada per obr»f, antrta ooataa ni nùxt» 

Cartulttirt de Montptttier, fol. r^. 
Qui ose mêler avac k Mie, q« lni««(» fcwrnie 
pour tnTailler, «atws rempUmges ni autre» bourres- 

BORRAGE, f./, lat. bokago, bour- 
rache. I 
BoaRAGB es canda et humîda... Ab sac de 

■oaaAoa. 

Bluc. d» las propr.j fol. aoi et iW. 
Bourrache e$i clmde et huaide... ATBCfUcde 
bourrache. 

A»c. CAT. Boraja. mp. Borraja, foht. Borra- 
gem, XT. Borragine. 

BORRAS , *. m., bouras, sorte d'étoffe 
grossière. 
Paeîs no Test! nal drap de U , 
Enans portî I bohras dar, 

F.dêS.A/exU. 
Depuis je ne revêtis nnl drap de lin , maie je porte 
un bounu dur. 
▲HC. la. Combien qne tel ▼€§! robede hourras, 

EOSTACHB DZSCBAMPS , p. I7. 

CAT. Borras, 

BORRELy s. m., bourrelet. 
Bttrtats li , ber anaia , 
En la ma lo miralh , 
Per remîrar si falb 
Corda , bobrbl ni benda 
On calba fàr esmenda. 

Am ABiBU SES EscAS : En aiiael mes. 
Portet-Iui , belle amie , le miroir en la main , poor 
examiner s'il manque corde, Ao»rrB/e*ni bandeau 
où il faille faire correction. 

BORSA, J./., bourse. 

Voyez Aldrete, p. 363; Leibniu, 
p. zaa. 

PorUtz la BORSA plena. 

G. FteuBiRAS : Sinrentes vuelh. 
Voua portes la bourse pleine. 
Bella BORSA , bella oentnra. 
Un TaouBADOOR AifONTm : Senior Tosque. 
Belle bourse, belle eeiotnre. 
Aire. vR. Mais quant diescon mnîgne fet borse, 
Li comnns bien tant en reborse. 
Roman de Rou, r. 10679. 
BSP. port. Boisa, it. Bprsa. 

— - Partie du corps. 



BOS 

Los boMs ca*o en las bomas. 

Elue, de las propr. , fol. 99. 
Les Ujsttx tombent dans les Aositmi . 

2. BoBSBLy S, m., gousset, boarset. 
Tas mi pagits d'antnn borsbi.. 

CsaCAMOVS : Car ssi. 

Vous me payes du gousset d'autmi. 

BORSEDURA, ^./, froissement. 

Si vostr* aasel, per borsbddra, 
N*a cais fraiu la pena dora. 

Deudbs de Pradbs , Au», eass. 
Sx Tolre oiaesu en a , par frwssammU, la peaa* 
dure quasi brisée. 

BOSC, S. /If., goth. busch, bois, forêt. 
Voyez Aldrete, p. 36 1 ; Mayins, 
t. II, p. aa4. 

Fiama art lo aosc. 

Trad. deBède, fol. 54- 
La flamme brûle le bois* 

Tas nn aosc espcs 
Qae dora ben XX legss grans. 

Roman de Jaufre, fol. lOO. 
Vers un bois épais qui dore bien vingt grandes 
lieues. 
AHC. *1i. Li rois fii do bos repairiès. 

Mark ve Frahcb , 1. 1, p. v6. 
Que noas fiiisons 
En ces b<>s quatre embosoemens. 

Roman du RenaH, t. IV, p. 965. 
bs^. port. Bosque. it. I^oseo. 

2. Bosquet', f . m. , bosquet, pedtbois. 
Ver diminilia sonboscz» bosqvbts. 

Lefsd^amor», fol. 69. 
Les Trais diminutifs sont bois, boiqueU. 
BSP. Bosquete, it. BoscheUo. 

3. BuGUKT, f. m., petit bois. 
De la Tia qne te vas lo bvoubt. 

TU. rfe 1271. DoAl, t.CXLVI, W. i4^ 
De Is voie qui tient vers le petit bois. 

4. BosGAL, J. m., forêt, bois. 
Son XXV M latB lo boscab. 

Roman de Gérard de B&stiUom » (^ 10- 
II5 sont vingt-cinq mille à eteé d^ la /orft. 

5. BosQtJiNA, S./. , forêt , bois. 
E qoan sondcysendot»piMyaaparUBOi«ciVA , 

Venon s'en a la balma. 

F. de S. Senorei. 
El quand ils sontdeMendns , monUntpsrUy&n^* 
ils s'en viennent à la baume. 



B05 

6. BoMATOs, S. m., bocage 9 forêt. 
Douma yoIb p«l bomatox 
Ang deU ansellit «namonts. 

GiKAVD SB BoKVBL : Vt puMc lorrir. 
J'eatands pir U bocage la dooca toU des oigeanx 



FalgQcira qn^es en ioscatob. 

DsuDas sa PajuiES , Jus. cats. 
La longin qoi eit dans l^Jbrit. 
ABC. wtu lÀ paîaan et It Tilaln , 

Cil del hotcage et cil del plain. 
Roman de Rou, t. 6960. 
Tant ont erré. par le hosdiage 
Qo*il aont yeno k Miermitage. 

Roman du Renart , t. Il , p. i3o. 
itp. Boteage. rr. Boscaglia. 

7. fioissoir, s. m., buisson, haie. 

Qoan T£j florir prats et boxmos. 

E. CAiaBL ; Uout mi plaU. 
Qnand jo toU fleurir prtfs et buissons. 
La UaTa flor qae naû per los aoiMoa. 
^.pz VEarTASOva : Belht Moamellu. 
La fleur Uene ipx naît parmi les buissons. 
Robe o lOTiBo et etpes ajoatamens de spi- 
aas «t de Mmlana rami. 

Elue, de las propr., foUaai. 
Ronce on buisson est on ^pais rapp r oc h ement 
d'épines on de semblaUes nmeâuf . 

Avc. vu* EQfB viodrent se mettre dedana on 
groa boisson qoi cstoît tont joignant le 
grand chemin, et de qni Tespaiewor rcn- 
doit en toat tempa an agmable sëjoar. 
Dcari , Jstrée. 

8. B0T8SAOA , S. /., forêt y bois. 
AiMÎ prop de la aoTsaAnA. 

PBILOnKA. 

Ici pris de hiforil. 
rr. Bosoata. 

9. BoscA 9 S, f,f bûche , morceaa de 
bois y fétu. 

Veton la busca en l'aatra! hnelh. 

F. et Vert., fol. fg. 
Ils Toient JeyeCii dam Tœil d'autrai. 
Ta ea aqnel qnc Te U auacA el antrot olli. 

Trad» de la r^g, de S. Benoit, fol.4> 
Ta es ealui qui voit \efitu en Tail d'antmi. 
Avc. IT. Busea. rr. mod. Busco, 

10. BvsQUETA, ^. /.> bûchette y petite 
bûche, fétu. 

I. 



BOS 241 

Al fol Teîtat ona aofQDSTA^ 

Trad. tPun Èvang. apoer. 
Ta verras à terre une bûchette. 
Avc. fa. Et rompn do tout la béehetu; 
D*e8pérance je n'en ai plaa. 

Rbhi Bellsau , t. n, p. lis. 
rr.^ Buscketta. 

1 1 . Boscos , aé^. , boisé , boiseuz , cou- 
vert de bois. 

Qae fara Pislla de Lerins? 
Ar tornara gaHa e aotoMA. 

V. de S, Bonorat. 
Que fera rtle de Lâins ? maintenant elle rederien- 
dra déMrte et boisée. 

n. Boseoso. 

la. Embôscae, !>., embusquer, enfoncer 
dans le bois. 
X roeila Sarrasia fets eli braela evboicab. 

Roman deFierabras, t. 3oG5. 
n fit em^itf^ii«r dans les bois dix mille Samsins. 
Lot a tota emboscats en nn de&s. 
Roman de Gérard de RossiUon, fol. 74* 
11 les a tons embusquas dans on bois. 
Part. pas. Ti nn carrairon qne teno 

Tes on. boac espes e foOlnt.. 
E cânt se fon ben aitBoacATB. 
Roman de Jaufre, loi. Sg. 
U Tit un sentier qu'il suirit ven un bois ^pais 
et feuilli:^.. et quand il se fut bien enfoncé dans le 
boU. 

Teot ayasi doa oaTala, oorrena et abrirata, 
£ prendeia lo baaaa qae lay ea BBBoacATa', 

Roman de Fierabras, v. 167a. 
Voici deux eberaux ooanntset prompts, et pransa 
le bâucant qui est U enfoncé dans le bois. 
Aire. FB. Lors ienbtùsseni en le foriett. 

Roman du Renart» t. lY, p. 365. 
BSF. Emboscar. pobt. Embuscar. rr. Imboseare, 

z3. DsBoscAa, v,, débusquer, éloigner 

du bois. 
Li paya si dbboscah fora dds bnilheta ramata. 
Roman de Fiembnu, ▼. 3x48. 

Les païens se débusquent bon des bois feuillus. 

AHC. FB. 

Taa, ki aerrea muoez, ai tos dS^iuolensa. 
Roman de Mont, fiai x8, 

z4* DzBOissAa, V., ôter du bois, dé- 
grossir, représenter, sculpter. 
Cals qn*el dbbois ni Tentalb, 

3t 



^^ BOS 

Dbbou8A& lo po^ d'aital ttlh , 
Ses pel, ses câm e spi color 
E ses jôven c ses vîgor. 
Garins d'Apcbier : Mos comiDalt. P'ar. 
Qai que ce soit qui le dégrossisse et le Uille , il 
le peut dégrossir de telle façon « sans peau , sans 
chair et sans couleur et sans jeunesse et tans Tiçuenr. 
Part. pas. Et de Pautra part es d'aîtal faiso coma 
es aissi dkboissat. 

Tarif des monnaies en provençal. 
Et f de Fautre côte , il est de telle forme comme 
il est ici trptvseHté. 

BOSSA , X. f., bosse , tumeur. 
Camel ha bossa sobr' e1 dors. 

Elue, de las propr. , fol. 7!\ i . 
Chameau a bosse sur le dos. 

El ventre redoa coma bossa. . 

P. Cardinal : D'Esteve. 
Le ventre rond comme bosse. 
Car el nais entora los ors 
E faî graa bossa. 

DCUDZS DE PrADES , ^US. COSS. 

Car il naît entre les orteils et fait grande twneur. 
AHC. PR. Un Nabis on nn Catilina qui n*es- 

toîent pas tant citoyens que bosses et 

pestes d*ane cite. 
Amtot, trad. de Plutarçue. Morales, t. III, p. 149. 
IT. Bozzti. 

a, BossBTA, f././bossGtte. 
BossETAs de laa bridas. 

Tit. de i535. DoAT , t. CIV, fol. 32i. 
Bossettes des hrides. 
XT. Bozzeua. 

3. BossAT, ad/,, bosselé, gonflé, bossue. 
Fon per la cara bossatz 
De grans bossia tneravilosas. 

Roman de Jaii/re, fol. 27. 
Il fut bossue par la figure de grandes bosses e'ton- 
fiantes. 

Don so BOSSATZ U semenlerî. 
Ulf TROUBADOUR AHOHYME : Dieus VOS salve. 
Dont les cimetières sont bossues. 
AMC. va. 
El que des corps meurtris une pile dressée 
Laisse ètemellement la campagne Bassée. 
B. GarUier , la Porcie, act. I , se. i. 

BOSSEL, j. m., bosse, bossel, sorte de 
mesure. 

E plen BOftSBL de v\. 

Roman tie Fierabras , v. 3973. 
El plein bossel de rin. 



BOT 

ANC. »a. Apres a fet nn boissel prendre... 
Qu'il emprottlDOt itet mesnre. 
Seconde trad, du Chastoiement, conte 27. 
Et nd boncei^t vin o de daré. 
Roman de Gérard de Fienne, Beekeb, t. 1611. 

BO.SSOS , s, m., bélier , ' machine de 
guerre. 

Tranqaon mort ab bossos. 

Bambaud 0£ Yaquiebas : Traan nak 
Ils percent les murs avec les béliers. 

Es lo Bossos tendntz, 
Que es be loncs e ferratz e adreitz e agntz. 
Guillaume de Tvdcla. 
Le bélier, qui est bien long et ferre et droit et 
pointu , est tendu. 

BOTA, s,f,, du saxon butte, barrique. 
Per regardar las botas en las qnals portoo 

Cartulaire de Montpellier, in 6ae. 
Pour regarder les barriques dans lesquelles ils 
portent eju. 

D*aqnesta aygtia faxem umplir. grans cou- 
qnas ho botas. 

Lett, de Presu Jean à Frédéric, fol. ^. 
De cette eau nous faisons remplir gvandcs cute 
ou barr^çues. 
CAT. bsp. Bota XT. Botte. 

2. BoTA, S./,, botte. 

Leva*l brater, tira la bota. 

Roman de Flamenca, fol. M. 
LèTe le brayer, tii-e la botte. 
CAT. ESP. PORf. Botta, 

3. BoTKLHA,, j.yi, bouteille. 
Sanmada de botblras doua I botelha. 

Carlulaii^ de Montpellier, fol. ;o6. 
Charge de bouteilles donne une bouteille. 
CAT. ESP. Botella. port. Botelha. n. BottigHa 

4. BoTEiLLiER, S, m,, échauson , bou- 
teiller. 

Ab t&nt Lucas lo botsilliers 
Vcnc ab una copa d'aur fin 
Denant lo rel plena de vîn. 

Roman de Jau/re, fol. ri6. 
En même temps Véchanson Lucas vint dcrut \t 
roi arec une coupe d'or fin pleine de rin. 
Aondara quatre pas son despensiers, 
Dos pies enaps de vî sos botelbiem. 
Romah de Gérard de RossUlon, fol. il- 
Son intendant fournira quatre pains , soa échaM- 
son deux coupes pleines de vin. 



BOT 

Lo ftOTKiAKB. del rey Furnan* 

Bis t. abr. de la Bible, fol. 14. 
VéckanJOH du roi PhanoD. 
Aiic^ ««r. Soteiler. bsp. mod. BotUhro, it. Bot- 
tigUere. 

BOTAR, BOUTAR, BTiTAR, V., mettre, 
pousser y heurter. 
Voyez Mnratori , IHfs. 33. 

Consec lo prince eo aa roU , 
Joyooa dints lo coré li bota. 

F. de S. Honorai. 
11 poursuit le prince en sa déroute, lui met joyeuse 
dans le corps. 
Lo ftetl y an bootat. 

Chronique de* Jlbigeois, col. tfi. 
Ils y ont mis le siège. 

L^QDS Tempenh , l'aatre lo bot a. 

p. Cardinal : Una cieutat. 
L*un le frappe , l'autre le pousse. 
Issic Teser qui buta va la porta. 

Trad. des Actes des Apôtres, cbap. r2. 
Il sortit Toir ^i poussait la porte. 

— Pousser, croître. 

Car ja ang dîr que m van botait 

Canetaiu 

R. Vidal db Bbsavdun : En aquel. 
Car d^ji j'entends dire que les cheveux blancs me 
f ont poussante 

ABC. FB. For oe te lo que hors le boutes... 
X^r jonesce Boute homrae et feme 
En toDa perU de cora et d*ame. 
Roman de lu Rose, y.'^62'j et 4449' 
£n nn troo de tarière M.boutent erramment 
Les dcax poU. 

Roman de Berte, p. 127. 
Et dea e^paoles Ta buté.... 
Et kî bone novele aporte 
Séarement bute à la porte. 

Roman de Rou, t. 5786 et 10070. 
CAT. Btp. PORT. Botar. IT. Buttare. 

a. Debotar, u, rejeter» repousser- 
Anavo lo tag DBaorAir. 

y. de S. Alexis. 
Tons allaient le repoussant. 
ABC. CAT. Debotar. 

3. DsBOTAXES,#. m., expulsion, rejet. 

La dicha aoniina... emplegar al DBBOTAMB|r 
de laa dicbat gêna d'armaa. 

Tit. de 1424. Bist. de Lang., t. IV, pr., eol. 4a3. 

LidiU sonoaaab.. cnpIoj«r à V expulsion deidita 
gens d'armai. 



BOT a43 

4. Rebotar, «., repousser, rebuter. 

Sa electio , laqaal lo papa bkbotbt. 
Part. pas. Lo coms de Montfort eaaget a gUar 
de Tholoaa lo comte , ivaa îo asscyrAT. 
Cal. deU apost. de Ronui, ibl. ao6 et 175. 
Son ëleciion , laquelle le ppe repoussa. 
Le comte de Montfort essaya de cbasaer de Tou- 
louse le comte , mais il fut repoussé. 
CAT. Rebotar. xt. Ributtare. 

5. Embotir , V., garnir, enchâsser. 
Part, pas. E M, aencba isaamen 

Embotida d'aur e d*argen. 

r.deS.AlexU. 
Et la ceinture également garnie d'or at d'ai^ent. 
CAT. Embotir. it. Imbottire. 

BOTIGA y s.f., boutique. 

Los mercadlera de conTcncàona qne tmon 

BOTIGAa. 

Tit. de i3i4. Uiêt.de Ntmes, t. II , pr. , p. 17. 
Les marcbauda de ibires qui tiennent bouUçues, 
Dîna l'alberc o la botiga. 

Cartuluire de Montpellier, fol. 39. 
Dana la demeure ou la boutique. 
CAT. Botiga. csp. pobt. Botiea. rr. Bottega. 

BOTOISAR, V., raser, tondre. 
Los pels li botoxsa e '1 col , 
E fai '1 coro&a gran e larga. 
Part. pas. Gnillems es a veapras Tengatz 
Fort BOTOI8ATZ et aat tondatz. 
Roman de Flamenca, fol. 6a et 65. 
Lui rase les chef eux et le cou , et lui fait cou- 
ronne grande et large. 

Guillaume est vota h iréprea très raeé et hem 
tondu. 

BOTOLA, s. /., tumeur, tubercule. 

D'alcnHas botolas que naysiho en alqoa 
aybrtfa prea de niar, qaan , per vîrtnt de la 
freîor de Tatga, aqaelaa botoxab se reatrenho. 

Alcnnas botolas cnm de raztiu. 

Elue, de las propr., fol. a5 et 2o3. 

De quelques tubercules qui naissent en qtadquea 
arbrea prèa de la mer, quand , par Tertu de la fnt- 
cbeur de l'eau , eea tuèercules ae tesaenrent. 

Quelquea tubercules éomme de rsiain. 

BOTONy s. m^, bouton d'habillement. 
Voyez Muratori, Dhs. 33. 
Qoe pneacan porUr aoroara d'ai^gent blaa«k 

StatuU dé Montpellier du xin* sikcls. 
Qm. p«iaaent porter boutons d'argent blanc. 



a44 BOT 

Anel e bcvto de nuer aor B. 

Roman de Gérard de RossiUon, fol. 37. 
Annoiu et bouton de pur or fin. 

— - Bouton, boargeoD. 

S*efpandîg U fblba e la fiors deit botos. 

GoiLLÂUm DZ TUVELA. 

La firaille et la fleur des boutons s'épanouit. 
Ayasi los leva e de randon , 
Gom fera un petit botok. 

r, de S, Honorât. 
U les lève ainsi et d'un trait , comme il ferait uo 
petit bouton, 

Nég. expl. Qnar aï set fe be fasia. 
Un BOTO no li Talria. 

Brev. d*amor, fol. 6a. 
Car s'il fiûsait bien ains la foi , cela ne lai vaudrait 
un Toulon. 
Mat laaîena fiiys no m peia on boto. 

GuiLLAvm DB S.-DiDiBB : Pus fin* amors. 
Mais le sien &ix ne me pèse un bouton. 
▲ne. FR. Bfaia Tamors d'an bergerbn 
Certea ne rant an bâton. 

Ix DOIVE NâVUibs , clianson 40*. 
Ne me aot reapondre an boion. 

Roman dit Kenart, t. III , p. 5 1 . 
CAT. Botô» Bar. i^ofon. port. Botào, zr. Bouone. 

a. BoTONADUEAi s,f», gamiture de bou- 
tons. 
Coant afa botoh ad^bâ... Senea botohaduba. 

nt. de 1343. DOAT, t. cm , ibl. 766, 
Cousu avec boutons... Sans boutons, 
m. Botonadura, xr. Bottonatura, 

3. BoTONAR, V,, boutonner 9 bourgeon- 
ner^ germer. 

Poa lo prima verjana botona , 
De que nays lo firag e '1 faelh. 
P. Ramons x^b Touloube : Pos lo prima. 
Puisque le printanier verger boutonne, de quoi 
natt le fruit et la feuUIe. 
Pîg» àX cor mi botova 

Tala on* amiatatz. 

GiBAiTD DE BoRHBiL : La flor. 
Une telle amitië me bourgeonne au cœur. 
CAT. Botànar, 

t^. Abotonaa, V., boutonner» germer. 
Ad aqno ea ben parren 
Qoala TolerB y abotora. 

P: Cabbuial : L*arcivesque. 
A cala il est bien évident qud vouloir y garnie. 



BOV 

lar. Jboionar. pobt. Abotoar, n. Abbotte- 
nare. * 

5. D11SEVBOT09A11 9 V.» déboutonner. 
Eb Tcatira an nafFrats 
E deacadenats 
E obsbnbotoratz. 

P. BAiC : Âb gren cossire. 
Us ont déchiré et défait et déboutonné les vêu- 
ments. 

xsr. Desahotonari, pobt. Desàbotoar, rr. Sbot- 
tonare. 

BOULA, s.f., mensonge, fraude. 
Si monge nier toI Dîeiis qne aian sal 
Per pro manjar ni per femnaa tenir. 
Ni monge blanc per boulab a mentir. 

Raimohd de GastelkAU : Mon sirreato. 
Si Dieu veut que les moines noirs soient eanh 
pour manger beaucoup et pour tenir des fenuseï , et 
les moines blancs ponr/raiMlrj à mentir. 
ABC. PB. Bologne aprent boule à boleor. 

Fabî. et cont. anc. 1. 1, p. 30;. 
Tant sait de bouie li boqlerrea... 
Par aon barat et par aa bouie. 
Les Miracles de la Fierge.tkKlt3trtUL^ t.I,ool.6iB. 
Bsp. Bola. 

BOV, Buou, S. m. , lat. boy^ir, bcraf. 
Can casaava lebre ab lo bot. 

A. Daniel : Amorssjoi- 
Lorsque je chassais le lièvre avec le bœuf. 
Biala amatz dos Buova et an araire 
A Montferrat. 

E. Caibbls : Pus dui. 
Vous aimea mieux deux baufs et une aniit • 
Montferrat. 
AHC. FB. Bien i entrast an pîé de bo/. 

Roman du Renart , 1. 1, p. 109. 
Oil de boefVûi oî nomer. 

Roman de Rou, v. loS)?. 

CAT. Bo¥. AHC. B8P. Boy» BSP. MOO. Isf/. 

POBT. 2?oc. iT. Bove. 

a. BoACCA y s,f,^ bœuf femelle. 

TaccB ea dita qnaya boacca. 

Elue, de las propr., fol. 160. 
Vache est dite presque bemjfemeile. . % 

3. Bovin, aiff,, lat. boyihus, de bœof^ 
Beatîaa botutas. 

Tit. de IB99. OoAT. t. CXLIX , fel. i& 
Bétci bovines. 



BOV 

Cam BOTuiAt et caprinM. 
Conu BOTxs. 

Eiuc. tbJat propn, fol. a3a et a4o< 
ChÛTs de hauftl de chèTTC. 
Cornes tU bmuf, 

MakatÎA botxha, per ao qur motat Te- 
gwidM «odeTe aU baoas. 

2V«uf. itJlhtteasUj (bl. 48. 
Maladie bopime , parce que aoaventet fou elle 
arrive aux boeufs. 

Axc. FB.. La charge de garder le betufl bown. 
Lete. de rém., 1470. Ga^feutieb , 1. 1 , col. 6ta. 
CIT. Boffi. ESP. rr. Bovino. 

4. BoTiXE^BOYSiR, BOTKRy X. m. ., bouyieT. 

Maa eras, qui ^ai prenûera 
Penve los booaa e 1s Bornaa , 
Diion qoe aap' mais Taler . 

Gàokhst : Aitalt cam. 
Mais Baintcoaat , qui Ta le premier prendre les 
borals et les boupien, ils disent qa'il sait mieux 
Taloir. 
"idh m'es qnan rey que botbb e pastor 
Tan si marrit qu'us no sap vas on s'an. 
B. Absàvbdb Mortcvc : Ancmau. 
Il m'est beau quand je Tois que les bmtviêrs et 
les pâtres vont si tristes que nul ne sait vers où il va. 
CAT. Boper. esp. Bcyero. port. Boteiro. rr. 
Boaro. 

5. Bon&A yS.f.y bouvière. 
Laquai era boibka e de petit Ixnhatge. 

CaU dSu apo$U de Roma, fol. 160. 
Liqnelle éUit bouvier* et de petit lignage. 

6. BoACiKR, S. m. , vendeors de chair de 
bœuf. 

MaaelHers aion T rntlos, ao es assaber» 
I BOAGxma, doa motoniers, I porqaacier et I 
peychoniers. 

Ciululain de Momtpellier, loi. 45. 

Que les bouchers siedt cinq votes , c'est à «voir, 
BB les ^femleun de chair di bauf, deux les vendeurs 
de montoo, un les vendeurs de porc et un les pois- 



7.BooTXSyf.m., lat. boot^i le bouvier, 
constellation. 

Dalfis, signes e aoons 
E sageta e pliades. 

Breif. d'Omar j IbL 37. 
Le dauphin, le signe et le bouvier et la sajette et 



8. BoAL, JM>AU fS.f», étable à bœob. 



BOV a45 

Escoras e aoALs. 

G. RiQuiBB : Scgoaqu'ieu. 
Écuries et étabUt à baufs. 

ESP. Bqjrfra. rr. Boi^ile, 

9. BoARJA, S./. , étable à hœuh. 

Ins en la boaria del comte. 

GUILLAVMX DE T171IBI.A. 

Dsns Vétable à baufs du comte. 
svc. FE. En une Icnr boverie on mestaerie. 
Lett. de rém., 14S7. Garpehtiba , 1. 1 , col. 608. 

Tiodrent en noe boverie on liostel appelUa 
la Freideyre. 

Lett. de rém. 1378. Gabpbvtibr, 1. 1 , col. G08. 

10. BoADA, f./, boade, redevance au 
sujet des bœufs. 

BoAnAM Tidelicet anam dietam de quolibet 
aratro boTÎs. 

Tit.de ivji. Dv Gabob, t. I , col. 1B07. 

Sian qniti e firanz de la boada. 

Tit, de 1963. DoAT, t. XGI , ibl. 346. 
Soient quittes et francs de la boade, 

11. BozA, BuzAy S, f», bouse, ordure, 
fiente de bœuf. 

Mot séria gran offensa a Dieu , qui el oalice 
de l*aatar metria II bosas o autra plus ▼& 
ofdara. 

V. et Vert. , fol. 97. 

Ce serait une tr^ grande oflense à Dieu , qui met- 
trait dans le calice de l'autel deux bouMet ou autre 
plus vile ordure.* 

Escarayats que non tooa negun tempe a 
la flor, uum qoe se envelopa en la bosa. 

y. et VeH., 9* tenioa. 

Scarabée qui ne touche jamais à la fleur, nsais qui 
s'enveloppe dans la 6oiue. 

— Employée au chauffagCr 

Ardo una terra qnays bttuminosa, et boba. 

Elue» de las propr., f<A. 170. 
Ils brûlent une terre presque bitumineuse et de 
la bouse. 

I a. BoziKAR , V. , bâtir avec de la bouze, 

bousiller. 
Fig, Pois , pos tôt quant an romanssa , 
Non sec raso, mas bosiva, 
Car s^amor vin de rapina. 

MsRGABBOa : Per «yî '1 tenc. 
Paul, puisqu'il romance tout ce qu'il entend, 
ne suit point la nison, mais il boueiile, car son 
vit de rapine. 



246 BRA 

BOYA , s, m., bubon. 

Gran dolor ai de m, mesqaia emperador 
Cezar, qae yest plen de bot as e de niezellla. 

E naysseron floyrons e bothàs en los homes 
et en las femnas d'Egypte. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 76 et a6. 

J'ai grande douleur au sujet de toi , pauvre em- 
pereur César, de ce que tu es plein de bubons et de 
lèpre. 

Et naquirent pustules et bubons aux hommes et 
aux femmes d'Egypte. 

BRAC^BRAGON, BRIQUET, S, m,, bra- 
que, chien couchant , brachet 
Voyez Wachter, Glossar. german., 
col. 197, où il déficit Brick, canis 
quidam venaiicas forte invesiigator. 
Mais ama *1 bordir e U cassar, 
E BaAd e lebriers et aostors. 

Berteâii D DE Bojur : Quan vei lo. 
11 aime davantage le liehourder et lo chasser, et les 
braques et les lévriers et les autours. 
Mena vayletz e mans garsons 
E gran ren lebriers e BâAcdirs. 

y. de S. Honorai. 
11 mène valets et maints goujats et beaucoup de 
le'vriers et de chiens couchants. 

En la faala d'nn braqdkt e d'an aze. 

f.et Fert., fol. 61. 
En la &ble d'un brachet et d'an âne. 
CassaTon ab esparriers » 
E menon bbachkts et lebriers. 

Roman de Jaufre, fol. 49* 
Ils chasMtient avsc des ^rviers , et ib mènent 
des bracheU et des lévriers. 
àMc, fr. Braehës aveit fet demander, 
En hoiz voleit alet berser. 

Roman de Rou, v. 14910. 
Maigre ot U teste entor et enyiron , 
Petite oreille com an gentil bracon. 
Roman d^Âuberj. Dv Gange , 1. 1 , col. iaG(>. 
Aifc. CAT. Broc, braquet. 

BEAC, s. m,, boue, fange. 

Brac, selon Juste Lipse, a crasso 

Jtirtasse dicta. 

Âcta SS., ai febr.^ p. a5i. 
Non trobarets que non getaa 
De sobre Ini brac e ordora. 

Pauio de Maria. 
Vous nt trouveras qoi ne jatât sur lui boue et or- 



BRA 

Ayaaî coma lo fbm, can cols et endoniss 
lot teales qae son fagz de brac , e los fai don 
e ferma coma peyra. 

F.et yen.,M.es. 

Ainsi comme le four^ quand \1 cuit et endurai 
les tuiles qui sont faite» àe fange, et les fait dures 
et fermes comme pierre. 

Fig, Tolodam nos el beac et en la ordora del 
mon. 

y. et Fert., fd. 4». 
Nous nous roulons dans la boue et dans l'ordure 
du monde. 

Nég. expl. Que despoeys no '1 prezei an ssac 
Pierre d'Auvergne : ChanUrai. 
Que depuis je ne le prisai une ordure. 

— Gour. 

Gel i mes lo sablo qne trais del laAc. 
Romande Gérard de Rossillan, fol. 11 3. 
Celui-ci y mit le sable qu'il tira da gour. 

— Pus. 

Et aprop fa brac, e corr brac et es £ayufi^ 
tala. 

Caateri nbert , per ao qne gete bra.c per Iodc 

temps. 

Tmd. d^Albucasis, fol. 5 ci 7. 
Et après fait pus, et le pus court et la fîstuk est 
faite. 

Cautère ouvert , pour qu'il jette pta pendant loag- 
temps. 

▲Hc. FR. Retraire le ^ra^ de l^an de Somne. 

Tit. de latiB. Du Cange , 1. 1 , col. 1379 

Oà fa jadis la plaacfae de Mybrai; 

Tel nom portoit poar la vagoe et le bn^. 

Ancien poème cite par Dccahge , 1. 1 , coL ii;^ 

CAT. Brac. ir. Brago. 

«. Brac , adj,, vil , sale , abject. 
En aqaesta rima brac a. 

Rambaud d'Orakge : Ar Tey bran 
Dans cette 'vile rime. 
Doue pregatz Diea qae de vana 
Yida nos gart e de brac a. 

GiRAUD RiQCiER : Aissî oom es. 
Pries donc Dieu qu'il noos garde da Taine tt o^- 
jecte vie. 

3. Bricos, a^f'., boueux, crotté, sale. 
E foron orres e braoos. 

Trttd. d'un Etuing. apocr. 
Et ils furent laids et sales. 
Parga la playa bragosa. * 

Rec. deremàdes en provençal, fol. i. 
Nettoie la plaie sale. 




BRA 

Anc. FR. La ville où y Avolt mocs et ■onnat 
moQli brageuses. 

M0HSTKE1.ET, 1. 1 , fol. 289. 

BRAC0L06IA, *./, bracologie, abré- 

viation. 

^f^iZoXêyUy auctor Rhetor. ad 
Akxandr. , ap. Aid. , p. a83. 

Ayta! ▼!«• e« etcQsaUcs per osa fifpini que 
ha nom br 4001.0014. 

Bm4cox.oax4 w fay can hom en bieoa mots 
panu gran aentenaa. 

Leys ^amors, fol.' lao et 14a. 

Un t^ y'wm est excasaUe par une 6gure gui a nom 
hracologit. 

Bracologie se fait gmnd on pose grande sentence 
en pra de mots. 

BRAlAy B&AGA, f./., lat. BRAGCA, braies, 

culotte. 

Ce mot est an de ceox qu'on recon- 
naît appartenir à la langue des Gau- 
les, mais le vêtement qu'il désignait 
était autre que nos culottes. 

Snétone, dans la Vie de Jules Cé- 
sar, eh. 3o y rapporte une épigramme 
où en lit : 

GaUÎBRACAsdeposaerant, latnmclaTom snmp- 
aerant*. 

Voyez Fortia dUrban , Discours sur 

les Annales du Hainauty t. V, p. 4a8. 

Selon le P. Pezron , le mot celtique 

est B&AG. 

Non Inr iaÎMon brata. 

BoiriFACf: de Castellane t Sitôt do. 
Ik ne lear laissent pas culotte. 
Gens que porto bragas ei fondamen d*nna 
palma longaa. 

Liu. de Sydrac, fol. 3o. 
Gens qni portent an fondement braies longues d'une 
palme. 
ASC. FR. En braies ert et en chemise. 

"Roman de Rou , v.,8826. 
Le pins gentil cheyalier donnera k l'escoler 
sa chemÎM, nn antre loi baillera ses brages. 
Stat. deschev. du Bain. Du GAMGEf 1. 1, col? 1266. 
CAT. Braga, esp. port. Brajras. xt. Broche, 

a. B&AGuiER, BaiiER, s, m>, brayer, 
bas du ventre, enfourchure. 



BRA 



Ml 



Fendats per Wts tro aïs bràiirs. 

BeUtrabtd DE BoRN : Miec lirrentes. 
Fendus par le buste jusqu'aux enfourchures. 
Braouixr maîllat e ben triât. 

Dbudes de Fkades f Aux, cass. 
Brvjrer mailla et bien marque. 
ÂSC. FR. CbeTaliera qui se combaltoient 

Joaqu'és brajrers s*entrefendoient. 
G. GUIART , 1. 1 , p. 8. 

— Ceinture placée au-dessus des braies. 
En BRAouiER de las bragnas. 

Trad, d'MbutasU, fol. 33. 
Bans la ceinture des braies. 

Per aenhal de son amor det U son brabtrr. 

Eut, mbr. de la Bible, fol. 38. 
Pour signe de son amoar il Iiti donna son broyer. 
AHC. FR. Qne don dos li trait tel corroie 
Dont l'en potst faire nn brmgr. 
Roman du Rgnart ^ t. II , p. 347 . 
CAT, Braguer, 

3. Bbaccat,- €idj\; lat. beaccatiw, qui 

porte des braies. 

Antiqnament fo dita Gallîa braccada. 

l?/aic. de las propr., fol. 175. 
Anciennement elle fut appelée Gaule parlant 
braies, 

4. Desbraiar, v., débrailler, 6ter les 
braies, baisser les culottes. 

Part. pas. 
S'ien fos marrit, molt agra gran feresa 
C*oms obsbRaxat lonc ma moiller segnes. 

P. Cahdival : Ab votv d'angel. 
Si j*«tais mari , j'anrais,tràs grande frayeur qu'un 

homme débraillé se tint à càîé de ma femme. 

ESP. Desbragttdo. 

5. Brazon, s. m,, fesses , gras des fesses. 

L'antre avîa perdnt lo ]atz« 
La cneissa, lo brabok e brats. • 

y. de S. Honorât. 
L'autre avait penln le côte , la cuisse , legns des 
/esses et les bras- 

Mnscles redons e fortz brabozts. 

Roman de Flamenca, fol. a8. 
Muscles ronds et/esses fortes. 

arc. PB. Totes ses ongles ficha Ini n brw'on, 
. Roman dPJgolant, Bekreb , y. 4i3. 
Fery nng cop-oà yUbroion de la nage. 
Leiî. de rim., 1459. Cabpeutieb , t. III, col. g. 



a48 BRA 

6. BuGAs, /. jn., haat-de-chausses, eu- 
loUe, braies. 

Fai Ms BUGÂS trench&r, Tai l*eiCDt prendre, 
E vai ansberc Teetir , espaxa senhdie. 

Roman de Gérard de Bouillon, foL 95. 
' Fait couper ses braies, n. prendre l'éctt et ▼» 
Tétir haubert , ceindre IVpée. 
▲KG. VR. Je donne TenTen de mes ^a^esf 
Pour tons les natins les tordier. 
Y1L1.011 , p. 60, 

BRAIRE9 V. , chanter, braire, brailler, 
crier, résonner. 

ffl rosnnholet qtt*ang sRiini. 

BeAtsahs dk Borh : S'abriU. 
Le rossignol que j'entends chanter, 
Qni qne s*en,crit ni *n bkaia. 

AaVÀrD DB HàRiiBn. : Bases es. 
Qui que ce soit qui en crie ni en braille. 
Per vos Tiielh nn sonet braibb. 

GvtLLkvÉxm Bbrgubdaii : Untrichsire. 
Je TOUX chanter un sonnet pour tous. 
li corn e las trompas e 'Is dmbol e 'Ih tabor 
Fan retindir e brairb la ribeîca e Falbor. 

GOTLLA.OME m TUBBLA.. 

Les oors et les Cirompettes et les cymliales et les 
tainbonrs font retentir et résonner la riTi^re et la 
forêt. 

Subst. Qoar amon cans et anstors 
E- 00m e labor e braire. 

Bertràhd de Boav : S'alurib. 
Car ils aiment chiens et autours et cor et tambour 
et brailler, 

Avc. FR. Tonte nnit brtâene an mostier. 

Fabl- et tant, anc, t. II , p. 36r. 
Coisent 11 mort, U navré hrment. 
Et li masiin crient et braient. 
Roman du Renart, t. lY, p. 287, et 1. 1 , p. Z^. 
Qnant les enfans anx Sarrasins braioienty 
les femmes les escrioient et lenr disoient : 
Taiaiez-v<ms , Tescî le roi Richart, et poor 
enls faire taire. 

JoiNTiLLE, p> 17- 
Et nne chate borgne de faim broiait. 
Fabl. et cont, anc,, t. TV, p. aai. 

a. Béais, s. m,^ braillement, cris, cla- 
meur. 
Fan per l*ost remaner e crit e brak. 

Roman de Gérard de Rossillon, fol. 107. 
Ils font cesser dsns l'annëe cris et braillements. 



BRA 

Ab lOS fids BEAIS 

Dels UiiBen|;ters sands. 



G. Faisit : Ara eofc. 



Atcc les 



AVC. rR. Primant si a geté nn brait , 

Qne bien sent qne il est Ueciet. 
Roman du Renart, 1. 1 , p. \^. . 

3. Baailar i V,, brailler, crier, chaoter. 
... Qn*en crit ni *n- braiuk. 

P. Dl7RAin> : Um éona. 
Que je erie et j'en braille, 
El Tossînliols BRAXx.* e erida. 

B. MABTnr.Qaanl'eda. 
Le rossignol eAtfjifsiet crie. 

4* B&AiL, S, m,, braillement, cri, di- 
meiir, chant. 
Cris e plors e braxls e dois ooraU. 

AiCABT DEL Fossat : Entre dos rm. 
Cris et pleurs et bmillemêmii et dmlcan po- 
foodes. 
Moots BBAiLLS e cris e sons e cbanse Toatss 
Ang^ls aaselhsqn*en Inr latins fan preci- 

A. Oahiel : Uottts kailb. 
J'entends beaucoup de braiilemanU et àta'ati 
de chants et de Toltes des oiseaux qui lôot prièei 
dans leur langage. 

5. Braidie, v. , crier, brailler, chanter. 

Els anaels cridar e braxdir. 

LaWbsrti be Bohanel : Tott m'en. 
Les oiseaux crier et brailler, 

AVC. FR. 

Mainte bannière et maint destrier bret£r. 
Roman de Garin, GAanimSR , 1. 1 , coi. M 

6. Braidar, v.y brailler, crier. 

Tôt lo jom BRAZDA e crida. 

Qne BRATDA, cridR e plang sL 

y, de S, Honorai. 
Tout le jour il braille et crie. 
Qui braille, crie et se plaint. 

7. B&aidiu, bratdis, adf\, braiiUnI, 
hennissant. 

El temps d'estib, qnan par la flonei hnék, 
E son BRAiDxu 11 aoselhet d'ergaelb. 

G. Adhehar : El taap. 
Au tedips dVttf , quand la fleur panlt s« i*- 
meau , et que les oiseaux sont braillards de eostci- 
tement. 

... Car es tan BRAibrra. 

FoLQiniT DE Lvinti. : E non M. 
Car elle est si braillarde. 



BRÂ 

• 

— Alerte , fougueux. 

Ans te dara caTalh beaidiu. 

Ratmond De MiaAVALS : A Dieu me. 
Mais il ta donnera cbeTal alerte, 
Esclamar d'Amîata fo «al destrier bs-atsis 
Qoe cor pos de raodo qae no vola perdis. 

Roman de Fierabraf, r. 3a3. 
Esclamar d'Amiate fat sur le destrier alerte qui 
ooart plus promptement qae perdrix ne Tole. 
AHC FE. Monlt ert 11 valiez biaxet genc... 
Mes déables tant Ion laidl 
Et tant Ion fist sot et hraiM 
Qo'amer le fist. 
Naup. rtc, dê/abl. et cànt, anc. t. II , p. 7. 
AVç. va. Pais montant es chevals braidis. 

B. DE SAiirTEoMAVaE, CAr, de Norm,j fol. 39. 

8. BAAif , s. nu, braillement, braiement. 

Gel qui tôt chan desfaissona 
Mon doaz sonet tom* en bbam. 

PisaaE d'Auveigke : Ah fina joia. 
Gelai qui dëfignre fout ehant toarne .mon doux 
aonnet en braillement. 
CAT. Èram. . -^ 

9. Brama&, V., bramer, braire, crier, 
chanter. 

Voyez Aldrete, p. 270; Muratori, 

Diss. 33. 

Die e man qae chan e qae beau. 

Le comte de Poitiers : Farai chansoneU. 
Je dis et je commande qu'il chante et qu'il brame, 
E Taxes qaan brama eissamen. 

Pierre d'Auverone : Belha m'es. 
Et Vàne qoand il brait paiement. 
El rossinhol crid' e brama. 

Marcabrus : Bel m'es. 
Le rossignol crie et chante. 
Aie. PR. Qoe son fils avoit faict entrant en la 
1 ornière de oe monde, quand il brasmoû 
demandât k bmre. 

Rabelais , liv. I , ch. 7. 
Adonc l'amonr, qae epoinçonne 
Tonte créatnre à s*aimer, 
Les fait de ntt si fort bramer 
Qae le bois d^antoar en résonne. 

B. Gabioeii , Bippoljrte, acte I. 
cat. bsf. tort. JBramar* ir. Bràmafe,. 

BRAN , BESRG fS.m,, épée , glaive. 
Voyez Muratori , Diss. 33. 
Sabra de mon beah oam talba. 

Bertravs bb Bobr : Un sirrentes. 

I. 



BRA 



«49 



Il ssura de mon glaive cdmmçnt il taille. 
De tôt aaire gaerrier cre 
Qae s pot bom defendere ab brah. 
Gadenet : Amors e com er. 
Je crois qu*on se peut défendre avec épée de 
tout autre ennemi. 

FatE de mi ao qae as voillatz , 
Neis traire lo cor ab an brehc. 

Gayaddait u Vieux : DcsemparaU. 
Faites de moi ce qoe tous vonliea , même anacher 
le coeur avec un glaive. 

— Pique, lance. 

Arc manal o balesta o bon brah de planson. 

GVILLAQME DE TuDELA. 

Arc nAinael ou arbalète ou bonne lance de plançon. 
ABC. ER. E joster e ferir de lances e de brant. 
Roman de Hou, r. 3981. 
En sa main tint le brane levé. 

Roman du Renart, t. III , p. 284. 
Avc. CAT. Bran. xt. Bràndo. 

BRANCA, s,f,, branche, rameau. 
Al départir del bran tempier, 
Qaan per la bbahca pneia *1 sacs. 

ItfARCABRCS : Al départir. 
Au départ du cruel manvau temps, quand le sue 
monte par la branche. 

E vi pendre en nn* brahca 
Una lansa. 

Roman deJaufre^ fol. 16. 
Et il vit nue lance pendre en une branche. 
Pig. ...Tos etz arbres e brahca 
On frotz de gaag se sazooa. 

P. Vidal : Cat' amiga. 
Vous êtes arbre et branche où le fruit de joie se 
mârit. 

Aqoest Vil peccatz mortala se devezisson en 
motas brahcas. 

y. et Fert,, fol. 6. 
Ces sept pëebés mortels se divisent en plosiean 
branches. 
CAT. XT. Bninea. 

«2. BuAifG jS. m, , branche, rameau^ 
$itot l'aara s'es amara , 
Don s'esdardsson li bravo. ' 

GiRAon DE GalahsON : Sitôt Tsara. 
Quoique le vent soit rude , dV)ù les mmgatijp 
s'édaircissent. ^ 

Fig, Lor état si conoysb i>els bravcs dels 
ooms,qaArcascaan ne meto nntro VII ans. 

Ebic, de las propr., fol. a45. 
Leur ige se coonatt par les rameaux des cornes , 
car cbaque année ils es poosseat an jusqu'à sept ans. 

3a 



a5a BRÂ 

3. BEAïTQtTiT , \f, w., branche, rameau. 

... Delà arbres qh*craii tôt aec 
Lo faeilz pels beahquxtb s'arenga. 

Bambapd s'Orange : Pos UU iftben. 
La feuille s'arr^Dge par les rameaux des arbres 
qui ëuient tout secs. 

4. B&llfIfttJBII. I BEAVQUIL, 5. 171.^/ petit 

rameau; branche. 

Qaan ai part lo fhig del braitquxxl. 
Mabcabeus ou B. db Vencehag : Hueymais pus. 
Quand le fruit se sëjiara de la branche» 
Lo fera confens, qaan yei de fan 
Set faelha la cima e 1 bb.akq0ii.. 

Mabcabrus. : Lo Ter* oomens. 
Je commence le vers , quand je Tois sans feuille 
la cime et le rameau du hêtre. 

5. BAAircuT f. adj. ,- branchu. 

Pet an albre que y es nascots, 
Aats e grariB , bbaitcutz e falhatfc. 

Mabcabbvs : Mas l'iTems. 
Pour un arbre qui 7 est né, haut et grand , branchu 
et feuille. 
CAT. Brancutz, 

6. Brancae, V. , pousser des branches. 
Enans bearca e creis e broelh en branc, 

Pierre de Blai : En eft son. 
Au contraire il. pousse des brandies et crott et 
s'allonge en branches. 

Qnaa brahca *1 brondela e rama. 
OiRAuD DE BORMEIL : Quan branca. 
Quand le rameau /Kittije des frrancAcf etdes ram^. 
Fig. Tolh que brahg* e brolh moa aabers. 
Pierre d'Auvergne ; De josta'b. 
Je veux que mon savoir pousse des branches et 
Terdiste. 

7. B&ANQUILLÀ&, V,, jeter des branches, 
pousser. 

Belh in*es qaan la foelha fana 
E Taotra brasquclla. 

Marcabrus : Bel m'es quan. 
Il m'est beau quand la fcuiUe se fane et que l'antre 
pousse,. 

8. £&B|LAifCAE, 1». , ébrancher, casser. 
Fig, Lo cors dîna me crida e m' hocha 

Que no *1 rompa ni l'asBRANC. 

GiRAi;i»DE B0RKEIL : Quan labruna. 
La coeur me crie au-dedans et me bucbe que je ne 
le rompe ni l'^^rancAe. 
Qoeos entende qne m'amor no s^rsbrabca. 
PiBRBB DE Btài : En est tan. 



BRA 

Que chacun entende que bm» a 



r M Mrancht 



BRANCA. ORCII^A , s, /., brancursine, 
achante , branche ursine. 
Atressi brakca orciita 
'. Contra postema es fins, 

Sretf. d'amor, fol. 5o. 
Aussi la brancursine est parfaite contre l'apostiac. 
CAT. ISP. Énmca ursùui, n. Brmnea orsùu, 
branconintu 

TANGOS y s. m» y branque. 

Porc a ana màUnlia dtta bravoos que es 
apostema en raorelha et en U maysclha, etc. 
EltK. de las propr,, ibl. a56. 

Le porc a une maladie dite branque qui est noe 
tumeur en l'oreille on en la michoire , elc. 

BRANDIR y V, , brandir» balancer, vi- 
brer. 

Brahdir lanaaa e bordos 
Yeîrem en bren. 

P. i»o ViLAB : Sendats Temelhs. 
Nous rerroBS.dans peu brandir lances et pîqoa. 
BRAMDts mos chans sa flechâ. 

B; YiDAL DE Beeaitduh : EnttM laar. 
Mon chant brandi sa flèche. 
Loc, Bel Papiol , ras Savoîa 

Ten ton camîn brajidxte , bràchan. 
Bertrand de Borh : An sai. 
Beau Plipiol , balancé, éperonnmi , tiens Un 
cltehkin vers la Savoie. 
Avc. CAT. Ear. PORT. Brandir, xr. Brandirt. 

a. B&^iTDA&, V. , agiter, branler, remaer. 
Qaan la bmna bisa bravda 
De là forest fraisses e faus. 

G. Adhrmar : Quan la bnioa. 
Quand la noire bise o^ite les frênes et les h«tKs 
d« la forêt. . ^ 

AnatE BRAHDAïf eo faî n^n êé^ govern. 
T. d'Elias et de son codsin : N Elias. 
Vous ailes branlant comme fait navire sacs gou- 
vernail. 

Tôt trassalh e braiit e fremise, 
Per 8*amor, dormen e velhan. 

P. BrehoKd Ricas iroTAȔ CanTsara. 
Je tressaille tout et m* agile et frémis , è eiiuedr 
son amour, en dormant et en veillant. 
Qnan pas qa*estrac m*afîc 
Qoe estay esgaardan 
Sos hnons qa'els hœlha no brav. 

RlIMOVD DB MlRAtAl : Aissi m te. 



BRA 

QMsd je m'atUclM fis«inent plot que l'aatniehe 
qui reste regardaat ms oeufs de inanière qu'elle P€ 
remue pas les jeux. 

BRA.NDO, 5.111.^ anc. ail . b aaud, brandon. 
Voyez Wachter, Glcss. germ. , ▼•. 
BEAjf D , feu , incendie. 

Un historien de Grégoire VU trouva 
dans son nom d'Hiide-Brand un pro- 
nostic de son zèle ardent et divin. 

Scnpt. rer, ital.j t. III , p. 304. 
Ab altant s'alamaero las'falhas e'I BAÀxrDo. 

. GOIUAUMB DkToDELA. 

Alor»laa tevchea et les bmndoM» s'eUiiaèMiit. 
Bbajokm o candela ardens. 

Bref. tfa/nor,toiji'j . 
Brandon ou chandelle ardente. 

Si qa'on Ptîteiu aeran nofUciaaAaBoa 
Oent alamau. 

BuTBANO ot BoRN : S'ieu foi. 
Tellement que dm brandons seront heliement 
allarn^ ea Poitou. 
ABC. GAT. Brandé. 

1, Abravdàb , V. , brAler, enflammer, 
consumer. 
Tolfa Inr casteU e derroqn* et abbaxda 
DcTcs totz latz. 

Bbbtrand de Borh : D'un sir? entes. 
U enlère et reuTcne et embrase de tous côt<Î8 leurs 
châteaux. 

Qnar aobr'aatraa rea I'abbaitda 
Sobrefluiutz de vîanda. 

Brev. d^amor, (bl. 66. 
Car aapertait^ de ▼iande Vênjiammm sur tontes 
attires cboses. 

Per 80 m'escalf e iû'ab&akda 
Sa fin* amiatatz coraai. 

G. ApBEMAJL : Quan la b^una. 
Pour eela sa pure amitié cordiale m'ecbauffè et 
Bl tfrnAnune- 

Ui deairiera , qn*ina en mon cor s'abb ahoa , 
Mi cooeclha e m dits qne us aerva e oi blanda. 

Pbbbiooii : Aissi corn. 
Un d^ir, qui ^enflamme dans mon cœu^, me 
ceosciUe et bm dit que je voua aerre et tous flatta. 
ABC. FB. Armes aina que l'anbe iabrande. 
B. DB Saihtb-Uaube, €hr. de Korm-j fol. iBg. 

3. Bbasa, s. f. du gr. Bp«Çii>, braise, 
charbon allumé. 



BRA %5i 

Voyez Aldrete, p. 2^0» Ûeiiioa , 
t. II, p. a8a. 

Am laa roans prenia bbaza e lo ferre bollent. 

Penaet penre la bbaba , at cam aaat avia , ' 

£ cfemet A U SMin. 

r.dé s. Monçrmt, 

Arec laa jnaiaa il prenait U bmise et U fer bouil- 
bmt. 

11 pensa prendre la braise, comme il avait usé, et 
il se brûla la main. 

Fig, En la boca naU lo carbone 
De foc d'amor, mantas sazona, 
Doilt ja non er eataàcida 
La bbaza. 

P. ViDALfSisaupesson. 
-Maintes fois nait dans la bonebe le cbariion du fe« 
d'amour, dont la braise ne seia jamaia éteialaw 
CAT. bsf. Brasa. pobt. Bra^a. vt. BraetA, 

4. Bbazal, s. m. ^ brasier. 

Quant ea Uy en aîaaelb bbabal. 

B. DE Vemzbhac : iTerns Taj. 
Quand il est U à ce brasier, 

5. Bbazeli., s. m. , brasier. 

Gieta selot el brazzl , 
On no troba nal gandel. 

B. SE YEHZEirAc : Huej-mais. 
n jette celni4i au brasier, où il ne trouve aucun 
secours. 

6. Brazikb y s. m,, brasier. 

Que ploa reaplendlan "qoe braaa en bbasibb. 

Homan de Fierabras, ▼. i56. 
Qui brillaient plus que bniae dans le ftna#ter. 
... En miey del bbaaibb 
Viron la dona eatar am aon jent oora entier. 
y. de S. HonoraU 
Ils rirent la dame se tenir an milieu dii brasier 
aTec son gentil corps anlier. 
CAT. Bnutr. xav. BrtU€ro* pobt. Bnueiro. 
rr. Braàere. 

7. Bevzar, BEUiZABy V. » brûler. 

FelB dos creatiaa bbubab. 

V. de Bertrand de Som. 
n fit àrwkr deux cbrétiens. 
Pmrt. pas. Tait bbhuat aertn 

E lor œnea gitad* al vetit. 

Le COMTE DE Fois; Fraoces. 
Ils seront tous brûlés et leur cendre jetée au veat. 
Substantif* .«• A Eoina ac carte norella 



aSa 



BRA 



De mil •AtJXàTB. 

ToRCàFOLS : Caminal en rima* 
Il y eut à Rome une noaTeUe liste ^e mille brûlés. 

8. BKUSLA&, V., bràler. 

Pare, pas. Brdsx.4T per lo bnfament de retpi- 
rado al diable. 

Trad.deBède,{oi.^^. 
Brillé par le «miHe de la respiration da diaUe. 
AVC. Fa. Uae église en TonooF S.-Martin qui 
toute fat ^V9t e bruie, 

Hec, des Hist. de Fr.p t. IIl , p. a4i . 
£ tat son cors arder e iruir, 

Marib de France , t. II , p. 44^. 
ABC. CAT. Brusar. 

9. Abràsae , V. , embraser , eiiflammer , 
faire de la braise. 

M*an ma terr'ABRASADA. 

Bertrand de Born : Bassa. 
Ils m'ont embrasé ma terre. 

Aissi CD '1 focs sVbrasa per la legna. 
G. Faidit : Pel messatgier. 
Ainsi comme le feu %*enjlamme par le bois. 
Fig, Cobciuts los abrasrt. 

Pierre d'Auyerohe t Abens que. 
La conToitise les e^/lamma. 

Comenaon a cantar li ansel , 
E '1 foc d*amor ad abrasar. 
Un TROUIADOUR ANONYME : Senior tos. 
Les oiseaux commencent A chanter, et le feu 
d'amour à embraser. 

Pro¥. Focs s'abrasa per cobrir. 

FoLQUBT DE MARSEILLE : Cbautan volgra. 
Le feu devient braise en le coumnt. 
Part. p€u* Es bom plas abrabae a amasser 
Taver. 

Trad.deBède, fol. 44. 
On est plus enflammé à amasser la richesse. 
Soi ABRASATZ per seleis qae no m degna, 

G. Faidit : Pel measatgier. 
Je suis enflammé pour celle qui ne m'accueille. 
ANC. FR. Corn se ce fusent X cierges abrasê. 
Roman dPAgolant. Beerer \ p. 57. 

CAT. BSF. Airasdr. port. Abrazar. it. AbntC' 
d'are. 

10. Ab&azillar, V., embraser, enflam- 
mer, allumer. 
ffig. La patia Tes après 

Qae Tafogaa e Tabrasilla. 

B. DK Vrnxenac : Lanquan ' 



BRA 

Le' libertinage < lai est après qui ralloBU ri 
Vembrase. 

II. Embrasai, v., embraser, enflammer, 

allumer. 
Fig. Ï/O EMBRASA CD son amor. 

Aissi comeosa lo fpoc d*ira ad embr&ui 

bregas. 

f^. «f ^'«rt., fol. 34eta5. 

n Vembrase en son amour. 

Ainsi le feu de la colère commence à allameràa 
rixes. 

la. Emb&azaiceh ^s.m.y embrasement. 
Fig. Del gFan embrasâmes de la amor dcDîea. 

NaEaret vol dire flor e^RMBRASAMEN d*an)or. 
r.etrert.,{oh^. 

Du grand embrasement de l'amour de Dieu. 

Naaareth reut dire fleur et em^nuemenl d'uMar. 

i3. Esii&AZAa, V., embraser, allumer, 

emflammer. 

Fig, Sabieza nafrada soent s'esbraea en for- 

cenaria. 

Tmd, de Bide, fcH. S. 

La sagesse offensée souvent •* embrase en forear. 

BRATZ, s. m,, lat. BRAc/iium, bras. 

Yenc ad el al sien lieicfa, e près lo entre lu 
bras. 

y. de Geoffroi Rudd. 
Elle Tint A lui à son lit , et le prit entre sa hrûs- 
Un an aveta portât lo brate al col. 

Roman de Gérard de RossUlon, fol. lo3. 
Vous avea porte un an le bras au ool. 

— Détroit, bras de mer. 

Passai nn brate de mar ab mo navei. 

Roman de Gérard deRotTiilonj UL. ^fi- 
Je passai nn bras de mer aTee ma flotte. 
CAT. Bras. esp. Braso, vort. Bmce. ir. 
Bracdo, 

'k. Brassiek, s. m., manouTrier,cdu 
qui travaille de ses bras, homme de 
peine. 

EU fay obras corporels coma fan los Isboci- 
dors e los brassirrs e los roenestayrals. 
y. et r«re./fol.34. 
Il fait oeuvres corporelles comme font lei bl»*' 
reurs et les manouvriers et les artisans. 



Lo dente degnt al i 
I4OS BRASERs qae bom loga , stan psgau, ^ 
plas tard al digmenge , de lor logner. 

Coût, de Cûmdem. 



BRA 

Le sabin dd k Ykommê de p€im» 
Qae l«s hommes de peine qne Voq Iom loieat 
payés , au plus tard le dimanche , de leur salaire. 

3. BmASSA, s.f,, brasse y sorte de me- 
sure. 

Trobet qoe hac de loue CXXX. sEiisAs. 

Philohsva. 
Il treava qu'il eut cent trente bnuses de long. 
Lo foat fon brenè mai* d*oDa brassi:. 

' Trud, de PÉcang. de VEi\fance. 
Le bois fut court plus d'une brasse, 

— Brassée , embrassade. 

Quant ella tenc entre sa brassa 
Aqnell qne tôt lo mon abraaaa. 

Los VU Oaug de la mayre. 
Quand elle tint en sqo embntssade celui qui em- 
brasse tout le monde. 

Pney-8 leva Fefan en sa brassa. 

r, de Sainte Eninde, fol. 88. 
Pais elle 1ère l'enfant en sa brassée. 
ABC FB. Prent le danxel entre sa hraœ, 

B. 9E SAiHTE-BlAtiliE , Chr. de Xiorm., fol. 88. 
CAT. Brassa, esp. Braza. pobt. Braca, rr. 
Braccio. 

4. Brassada, s, f,, brasse, brassée. 
E qnansny pnjatz cent brassadas. 

Un TaotniADOUR akontms : Sny e non suj. 
El quand je suis monté cent brasses. 
D*espallas ac ona brassada. 

Boman de Jaufre, fol. 7. 
n eut une brassée dVpaules. 

CAT. Brassada, xsf. Broj^ado. port. Braçado. 
Tt. BraecitUtt. 

5. Braissar, V. , embrasser. 

Cbascona ba son amador... 
Baizon e braissor soven. 

Uh TROUBàDOUR ABONTlis : SeinoT VOS que. 
Cbacane a son amoureux... Ils baisent et embras- 
isnt souvent. 

ABC. PR. Funels de pecbears envii'nm bradent 
mei. 

Ane. trad. du Psaut. de Corbie, p«« 1 18. 
Cil le braca et estreint vers soi. 

Roman d'BaueloCj v. 44^* 

6. Abrassar y V, , embrasser , serrer , 
tenir dans les bras« 

Car la genser qne ano nasqnet de maire 
Tenc et abras. 

GiRAVD DB BoamiL : Rei glorios. 



'BRA a53 

Car je Uèns et yémbMtsé la plOs gentille qui 
oncques naquit de mère. 

L*abbat, qne vie qne bac trayta la 'spassa, 
anec abbassar Tantar de gran paor qne bac. 
PbilÔmbna. 
L'abië, qui vit qu'il avait tiré l'épée, alla eus- 
brasser l'autel par la grande peur qu'il eut. 
Par exe* Car la correja si a brassa 

Los muscles e *1 cor d*evtron. 

Dbubes de Pbadbs f jéuz. case. 
Car la courroie embrasse ainsi les muscles et le 
corps tout k l'entour. 

Part. pas. Totz lo mons es vestitz et abramatb 
De fais engoans. 

P. Cardibal : Toti lo mons. 
Tout le monde est vêtu et embrassé de fausses 
tromperies. 

CAT. Abrassar. xsp. Abrazar. port. Abraçar» 
XT. Abbracciare. 

7 . Embrassar , V,, «R^brâsser. 

Pensan tos bais e ns mancy e ns xmbrak. 

ARNAUD DE Marueil ; Si cum li. 
En pensant je vous Laise et vous caresse et vous 
embrasse. • 

Aotra baisar, embrassar ni tener. 

. .BsRBBGEB DE Palasol : Tsb m'abells. 
Bsoser , embrasser et tenir une autre. 
Part. pas. Non er per elh rmbrassaba valensaw 
Pi/JOLS : Si '1 mal. 
La vaillance ne sera point embrassée par lui. 
Airc. XSP. Embrazar. ir. ^Imbracciare. 

BRAU , adj\ , dur, méchant , fougueux , 
brave. 

Voyez LeibnitZy p. 54; Muratori, 
Diss, 33; Denina, t.'IIIy p. i5. 

Ab lo BRAU temps et ab la. gran freîdor. 
Berebger de Palasol : Mais ai de. 
Avec le temps dîir et avec la grande froidure. 
Assatz paria 
De la bestia qne non fos brata. 
Car per défendre no s girava. 

Boman de Jaiêfre, fol. 3. 
II paraissait asses de la bête qu'elle n'était pas me- 
ûtanJLe, car elle ne se retournait pas pour se défendre. 
Brahs carals, qpan s^eslaissa. 
Tira 1 frca Un tro Tescayssa. 

0. AdheM AB : Lanquan vei. 
Cheval fougueux, quand il s'âance , tire 1a frein 
tant jusqu'à ce qu'il le casse. 

CAT. Brou. XSP. POBT. IT. Brovo. 



a54 BHE 

3. B&AVAXENz , aà»,y bravement. 

Tan B&AyAMKNK 
Combatr^ et eoTasir. , 

B. CàLyo : Mont a que. 
Gom]iaitre et atailUr si bmvement. 
CAT. inufoment, ssi>. port..xt. BranHunerae. 

BRECH, a4f\, de l'allem. B&ECHr/t, ébré- 
ché y clochant ^ boiteux. 
Voyez J. Ihre , Gloss. suio-goth, ; De- 
nina, t. I, p. 181. 
f^. Amonaolia easerdrecha, 
Mai eraa es torta e aaicaA. 

MABCAcaua : Dirai m. 
L'amour avait oootume d'être droit, mais mainte- 
nant il est tortu et ébréché. 
Voatra rasoa es brucsa. 
T. DE Bertrahd e%db GAVSBSaT : Gausbert. 
Votre raison est clochante. 

3. Be&car y V. 9 ébrécher y entailler. 
Per qne la fes franh e bxroa. 

Gavaudan lcVieux : Lo mes e '1 temps. 
Par quoi la loi se brise et ViMchi* 
Qa'eh dar conseyl pesse gran le... 
Per. tal qne nnQla res noy bbrqob. 

DxvBES DE Phases , Poème sur U» Fertus» 
Qu'il pense beaucoup à donner conseil... afin que 
imUc cbose n'y cloche» 

3. EiTBEBCAa , V» y ébrécher. 
Qae mais bes caas' e bvbbrca. 

Ga-vavdan lr Vieux : Lo mes e 1 temps. 
Qmle mal casse et ^McAe les biens. 

BREGA, 5./., querelle, dispute, rixe, 
noise, tracasserie. 
Giiern e trehaUis • brkoa m plats. 
BomFAcs DE CASTEI.LA9E : Guem. 
La guerre et l'agitation et la querelle me plait. 
Empero brsga e Uncl * 
Vaeih a ver tos temps. 

FOLQVET DE LuiHEL .' 5i qttOD bo. 

C'est pourquoi je Teux toujours avoir dispute et 
querelle. 

Fon gran brsoa entre la maynada dels car- 
denals. 

CartuUire de Montpellier , fol. 76. 
II fut grandedlfs;»M<»dans la socttftë des oardinanx. 
Ni res que brbga Cmsr 
A Tosti' aosel cors qne jassa. 
% Oeudes de Pradbs , Auz. cass. 

lîi rien qdi cause tracasserie k votre ois^u alors | 
qu'il repose. | 



BRE 

Pro9. Jnoc d» mas enfenra rrioas. 

r.etyon,,ujii^ 

Jmx Sm mains engendre queerUee. 
CAT. wvt. Bref a. port. it. Briga, 

BREGAN, s. m. , brigand, soldat mal 

discipliné. 

Un capitani dels Lomharts emena am li' 
VI* BBRGAKS, e pren los gatg^ del Rey, 
VI francs per mes , per casen dds brbgaks. 
L'Arbre de Bmimlhas, fol. 2SD. 

Un capitaine des Lombards emasène avec loi nx 
cents brigands, et prend les pges du Boi, six fnocs 
par mois , pour cbacun des brigands, 
IT. Briganlt, 

BREN, s. m. , son. 

Voyez Denina , t- 1 , p. a2 1 . 

n n'est pas admissible que wa 
vienne du bbahck des Gaulois , qui était 
une espèce de blé et non l'enveloppe 
du grain. 

Pline, liv. XVIII, ch. 7, désigne 
évidemment le grain, lorsqu'il dit : 
« Gallias quoque suum genus fards de- 
. « dere : quod illic bbance vocant. » 

Âytal difleranda , 00 es, entre lo gras del 
fromen e la palba , et entre U pnra flot de b 
farina del firomen e lo BRnr. 

Gmia aqnel qne pnrga la pnra farina dd 



r. H Vetl., fol. 88 et35. 
Telle différence , comme elle est , enfers le gnia 
du froment et la paille , et entre la jAice fleur 4eb 
farioe du froment et le son. 

Gomme celui qui purge dn «on b pare fiffine. 
AKC. rR. 

Vendre h Pendiere autant krtm que farine. 
J. Makot , t. V , p. ai6. 
Faisoit de raane ponr avoir dn hrtn, 

Babblais , liv. I , dk. a. 

Aire. ESP. 

La qne partie la casa, el hr«n de la fsriu- 
El SacriJScio dm U Misa, cep. 78. 

BEES, BRETz, S, m,, berceau. 

Lo premier fiHi del rey de Pransa que es 
petit el BRRs e plora et es lieretiers del regw 
r. et yen., M. 5%. 
Le premier fils du roi de France qui est petit >■ 
bercmu al pUnre et est Uritier du rojanme. 



BRE 

DefTent é gtrda, <|iiftDt es ptotada «1 iebts 
de Tcfibn, qoe tkegmia mala aventani no 
posca Tenir a refiaii. 

Trud. du Zapidaire de Marbodeé 

Défend et garde , quand elle eu pUcée au berceau 
de ren&nt , qu'aocnne oiambe aventnre ne paine 
Tenir à l'enJânt. 
GAT. Bres, 

2. Beks, s. m. , berceau , tombmitt. 

Lo aanb aSKs on Dien fos «ebelhîta. 
GvttLkvmz i»E Mua : D'un sinrentea. 
Le saint tombeau où Dieu fut eniereli. 
ASG. Fa. Li enfez hors dea bers traloient. 
Roman de Rou, v. 638o, 
Les dicta Trlandols de pied prenoient petits 
enfans en bers, Héta et antres bagnes. 

MotraTRCLET, 1. 1, fol. 869. 
Quant le bers Teiras derant tel 
On tes anfra fn morz par mei. 

Maeie de FrÀvce, fi II , p. ^73. 
Que Fredegonde obtînt grosse TÎctoire 
Près de Soisaons , entre ses bras portant 
Son fila Qotaire encore an bers estant. 
CaETiNfp. 139. 
Fors- aenl Relain qa*en esoapa... 
Et fora nn antre «n bêre petit. 

Roman de Partomapeus, t. I, p. 11. 
roET. Berço, 

3. Bmessol, 5. m,, berceau. 

Non er daiis, 
Si 'la antmîs enfans 
Colga el mîeo anssaoï.. 

Beetrani) de Born : Âne no us. 
n ne sera pas dommage, si je couçbe les enfants 
d'antrui dans mon berceau. 
Qoant Jbesn-Crist al beessol fo pels pastors 

asorats. 

. Cat. dels apost. de Roma , fol. 18. 
Qoand Jéius-Christ au berceau futadoris par les 
pasteurs. 

4VC. va. TJng petit enfant aagé d'nn an on 
enTiron on bressolet, 

Lett. de rém., 1457. Gaetehtieb, 1. 1 , col. 5at . 
CAT. Bresâoi. 

4.BimsA&, r., bercer, balancer. 
Mas et non an ren ni enten, 
Kt el lo Bu&SA e 1 seoot. 

Roman de Javfre, fol. 37. 
Mais il n'oit ni n'entend rien , el il le berce et le 



5. B&ES8A&, V., bercer. 



BRE 2^55 

Es bo qae a dormir sio provoeata aaBSSAH. 

Slac. de Uupropr.» fol. 6g. 
U est la» qù'ib soient pnoroquÀ à dormir en 
berçamln 

BRETANHA, *./, Bretagne. 

Ce nom géographique et les suivants 
sont placés ici à cause des allusions 
que les troubadours oùt souvent faites à 
la Basse-Bretagne et à ses habitants, 
Qoe pos Artns an cobrat en Beetahha. 
P. VfDAL : Ges pel temps. 
Que puisqu'on a reconvrrf Artus en Bretagne. 
CelU m platE maîâ qne cbanaos, 
Volta ni lais de Bretaicka.. 

FOLQVST DE MAESEILtE :. Ja no Tolgn. 
Celle-U me pjait. plus qne chanson , roulade ni 
lai de Br^tagne^ 

a. Beet, adj\, bret, breton. 
Car es Beets o Normans. 

PlESÉB DE !«▲ Mvla : Dels joglars. 
Car il est Breton ou Normand. 
Mas ien non al lengna frisa ni aaaTA. 
P. CAawaAi. : Prop k giPieira. 
Mais je n'ai langue IriaoBns ni bretonne» 

3. Bfiit OIT, ^./n.^ Breton. 
Facb ai Tobra de Taranba 
E la mosa del BasTO. 

, ^. Vidal : Mont es. 
J'ai fait rœurre de Taraignëe et la Taine aitenle 
du Breton. 

Qa*anc non aozi fors de Bebto 
D*ome tan longna atendeza. 

G. ÂDHEVAR : Be m'agr* obs. 
Qne jamais je n*ouIs dire une si longue 'attente 
d'homme excepta de Breton. 

Reys Castellas , Temperis tos aten , 
Mas sai dizon , senber, qn*atendemen 
Fai de Breton. 

G. DE MoWTAOHAoouT : Perlomont. 
Roi de Castille, Tempire tous attend , mais , sei- 
gneur^ on dit ici qu'il fait attente de Breton. 
Adjeeiiv. Servira qn'om nd goazardona 
Et csperani» ebbtoha. 
Pan de senbor escndier. 

B. deYi^tadodr: Ladonssa. 
SêrTice qu'on ne récompense pas et esptfrsnce bre- 
tonne font de seigneur éeuyer. 

BRETZy BEBC, BBBSy S. nt.^ pîégè^ glUt 
appeau ^ pipée. 



256 BRE 

Aiueleu.qne ion petîtetSi 

Com pi«ii pec mei io cap ab brkt^. 

Deddbs de Pbjides , Auz. cass, 
Oûèlels qai sont tout petits , qu'on prend avec an 
piégé par le milieu de la tâte. 

Go 'I fdl auzel ; caiit aac lo bexs f 
Qae s vai cochocamens ferir. 

P. VIDA.L : Nalhs hom to. 
Gomme l'oiceaù intente qui Ta npidementse frap- 
per , quaud il entend la pipée. 
Fig* Mal vivea, 

Cazeni tôt jorn el beis. 

G. AÎqvier : Qui s tolgues. 
Vivant mal , nous tombons toujours au piège. 
Aire. FR. Il ent peur d^estrc prîns aa bret. 
Poème sur la dame de Beaujeuj 3fém. de VAcad. 
des Inscr. , l . VIII , p. 585. 
• 

a. Beezador, s. m,, oiseleur, pipeur. 
Bnfador 
Qoe porta BRsxàsoa. . 

. Bi MartIh : Segnor qui. 
Sifflet que porte V oiseleur. 
... Elas ab bêla panrensa 
Fanlorforde brkzaAor. 
T. DE Bernard- KT deGaucelm ; Gaua«e1m. 
Avec belle apparence elles leur font manière d'oi- 
scieur. 

3. Embregar, v.i embarrasser, empê- 
trer. ♦ 

El paladel nou rsxrBREGGBTE. 

DeUDES DE PRADES , Auz» CaSS. 

Ne lui embarrasser pas le palais. 
D*al re servir no m*xKBESc. 

P. Rainovd de Toulouse : Pos veaem. 
Je ne n^ embarrasse pas de servir autre chose. 

Part. pas. Be as tenon bmbrsaatz. 

Bertrand de BorN : A tomar m'er. 
Vous tiennent bien empêtrés. 
KSB. Emhregar. it. Imhrigare. 

4. Entrebesquill, s. m., brouillon. 

Mas menât trobador bergaa, 

EimEBBSQUXLL 

Me tomo mon chant en badan. 

Marcabros : Lo Ters oomens. 
Mais petits troubadours d^testableSf brouillons me 
tournent mon chant en raillerie. 

5. Entrebrescar, ehtrebesgar , ?;«^ em- 
barrasser, embrouiller. 



BRE 

AmOI» I^ODCX BaTEIBRiaCA. 

Marcabrus : Contta TiTem. 
L'aipour alors eutbrouille. 
Part, pas, E>tRXBSscAT d'engan. 

G. Adbemar : G>mensameD. 
Embarrassé de tromperie. 

6. Desentrebescar , v,, débrouiller. 
Amors adoncx entrebresca , 
Enginhos desbntbbbxsga. 

Maecabros : Contra rîTcm. 
Alort l'amour embrouille , riogénieux débrouiUt. 

BRËSCA , s,f,y rayon de miel , bresqne, 
gaufre. 

E detr aïs filhs d^Israel 

Lach e bebscha e manna e md. 

Pierre d*Autbbgve : Dieos yen. 
Et TOUS donnâtes aux fils d'Israël lait et gau/nf. 
manne et miel. 

Dois e snaas es pins qne bexsca. 

Fragmens de la. Fie de Sainte Fides ^Agtn. 
Est doux et suave plus qne ray on de miel. 
ARC. FR . Brcsce de miel caeillie de diverses flriin. 
Brunetto LAttKi , Not. des Mss., t. V, p. r,\- 
Aire. BSP. JSresca. 

BB£U, atff\, lat. bretiV^ bref, court, 
rapide, de peu de durée. 
E régnas brbus qn^oro non pneac' aloa^- 

Bertrand se Born : leu m'escoodk. 
Et rênes courtes qu'on ne puisse allonger. 
De josta 'la bebus joms e *ls Inncs sers. 
Pierre d'Auvergne :. De josta 'h- 
Pendant lés jours courts et l» longues soirées. 
Avc. FR. CQÎdankqne brefs seît mnltlorvie. 
B. DE Sainte-Maure, 6'Ar. deNonn.,foi^' 
CAT. Breti, BSP. port. it. Brève, 
Adv. eomp. Sapcba qa*EN BELtr la vejral 
P. BoatEBs.-Taatsi. 
Qu'elle sache que je la verrai dans peu. 
S'en breu db tbmps no fai de que m cofort- 

G. Adhexar : En temp- 
Si dans peu de temps elle ne fait pas de ^offi f 
me réconforte. 

M*anra mort bit bebu d*oba. 

Peedigon : D'amor no m puesc. 
M'aura Xué en peu ePheuret. 
Airç. FE. Lors le séîgnenr ainsi répond en hrtf. 
Dbsmasures , trad. de PÉnéide, p. 3ro. 

a. Semibreus, s. m,, semi-brève. 
Am los sfiM iBEEus de Ion motets. 

Lejrs d^amors, fol. ^' 
kytc les semi-brkvês de leurs moteU. 



BRE 

3. Baxuxsr, adif., bientôt^ brièTement, 
rapidement. 

DIgnas li m qoe attuMBs \o Teirai. 
B. DE Yen TÂ-ikOtre : Bel n'es qu'ieu. 
Dite»-lai de moi qite je le verni tientot. 
Aire. rm. Sî toos dirai tost et brie/ment, 

Fabl^ el cont. ane., t. rV,.p* ^» 
Ad». €omp. Al re no y a mais del marir/ 

S*alqiin joy non ai bx aaciTMAH. 
CEprpaoi BuDEL : Pro »i del. 
il n'y a plus antre cUose qa'à mourir, si je n'ai 
dans peu quelque joie. 

r.AT. Bretuneng, m. roar. xt. Brèvetnente, 

4. B&KTADAMEiT^ ad^,^ brièvement. 

Adv. comp» 

Ver laa onaas dds deta tôt m9 BRBTADAïutirs 
Potria comtar d*on reî tôt aos despensamena. 

P. DE CORBUC : El nom de. 
Par les phalanges des doigts JQ pourrais entlirer- 

BMnt compter tout brièvement les dépenses d'un roi. 

5. Breviameit, s, m,, abréviation. 
Tractem, del alongamen e del bbbvçàmbv e 

del cambîamen delà mots. 

JLtyâ d^amort, fol. i^. 
Traitons de PaUongemenf et d^ Vabtyiviatian et du 
changement des mots. , 

6. BbeVeza, s,f,y brièveté. 

BB.EVBZA de la vida es dampnamens deb 
deleîx. - 

Trad,deBhde,{o\,^2. 
La brièifeté de la Tie est la condamnation des 
pbisirs. 
Segon iongpexa ni brbtbza de sillabas. 
Lejs d*amors , fol. 10. 
Selon longueur et brièt^é de syllabes. 

7. BKKyiTAT, BK^UpETAT^ S./,, Ut. BBE*' 

yjTKTem, brièveté. 
La BasvtTAT d*aqaesta rida. 

Trad.deÊède^fol.92. 
La brièveté de cétttf vie. 
Qoe la aentensa no remanga conclaza per 

la BaBUOETAT. 

' Lejrs d'amort, fol. i5o. 
Que la sentence ne demeure enveloppée par la 
brUvetif. 
AHG. PR. Pense À la bnfveté de oest^ vie. 

Camus du Belley, Diversités, t. II , fol. à8. 

Awc. CAT. Brevitat, esp. Brevedad, port. Bre* 

vidade, iT. Brevità. i 

8. Bretiae, v.j abréger^ aceoareir. 



BRI aS; 

Coin pogiiês tempa biibtxaii. • 

A. DaiinL :.Ar vei. 
G>mme&t je pusse a^re^r le temps. 
. Bretiarat mos catrnept. 
T. DE Gaccelm st ob J. Hibalras : Jean. 
J'accourcirai mes ëtrièrs. 

Mas si m BaxuGBS ma dolor, 
Ben teogra '1 joy^ per melbor. 

. GiBAUD DE CALAV8ON : Siiot Varna. 
Mais si elle m*abrégeflit ma douleur, je tiendrais 
bien ma joie pour meilleure. 
ANC. Bsp. Ordal cûerpo aanto otticioh.hreviada, 
F. de S. Domingo, cop. 98. 

9. Abeeviacio , S, f. , lat. a^breviatxo , 
abréviation. 

Segon la via de ejtposicio e de declaracîo e 
de ABRBviACio... Am exposido manifesta e 

ABRSTIACIO. . ^ 

Trad. d^Aîbueatis, fol. i et 3i. 
Selon la voie d'expositipn et de' déclaration et 
d'a/^reVûatton...* Avec exposition claire et <t^ri^(«ta- 
Hon. 

CAT. Abreviacià. xsp. Abreviaàon. P0R7. Ah' 
breviaçào, rr. Abhreviazione, ' 

10. AbkeviajIeN) s. m,, accourcissement, 
abrègement , abréviation. 

El trop marirs lo vaî meten en Tta • 
D^BREvxAMBM de jôms e de SOS ans. 
B. Carboh EL DE Marseille , Cobias iriadas. 
Le trop souflFrir le va mettant en chemin à* abrè- 
gement de jours et de ses ann^s. 
AKc. PB.. Or ça doDc par abbréffement. 

Ooquillart , p. 93. 
Désirant Vabrégement de la guerre. 
Mon STRELET , t. n , fol. ag. 
M.»T, Abreviamento,,TT. Abbreviamento, 

li. 'Abeeviar y !>.> lat. A^BRETiAEe, abré- 
ger, accourcir. 

ABRBtzA nos lo temps. 

V.de S. Honorai. 
l\ nous abriêge le temps. 

Part, ptu. Entendemena de Palbre d*amor 
ABRBvxATz e sones rimas. ' 

. ' Brev. d'amor, fol. 4* 
Interprétation de l'arbre d'amour abrégée 9\. mw 
rimes. 

ARC. PB. Abreçîex sans festinatioa. 

. J. BoucHBT, Triom. de Birançois I, ïol. 79. 
CAT. BSP. Abrtviar, port. Abbrtviar, rr. Ab' 

breuiare. 

33 



a!r8 BRE 

la. Abbetiadamen , ad¥,, eu abrégir. 
ÀftHBTiABAMM escrîcha«. 

Bretf. <ttifitor, fol. 6. 
Écriteii «n abrégé. 

i3. Bkeu, priku, <. wi../bref, lettre^ 
feuille de papier. 

S^es BRBU de pacgttamina 
Tramet lo vert ea duntaii. 

G. RvDCL : Qttan lo rios. 
Je transmets le rers en cluntaut sans /euiile de 
parchemin. 

Breu a^gellat àb mon açeU 
Arma.vi> SB Marveil : Dooa genser. 
Lettrt soelWe de mon anneao. 
Avc. va. Par soà briefU re roanderoit. 

Romande Rou , "T. ti^oS. 
Que M roI« l'a par brief mandé. 
Maris vc Frangb , t. Î, p. ago. 
r.AT. Breu. tmp. pobt. it. Brève, 

I /| . Brku-^oblb , S, m.j hrof-double. 
Çoa mai diansos 
Ab precx no vol gnau*, 
Qa*e8t aaRU-DOBLa fassa. 

G.' BiQVtER ; Amors. ' 
Puisque elle ne veut agréer mes chansons arec 
. prières , que je fasse ce bref-^LoubU, 

l5. BbEVIABI , ^. Tif . ^ iat. B&KVIABia/N, 

bréviaire. 

Ull «BBTXAII 

On ac Moteri et imnarl. 

Roman dm Flamenca, fol. 45. 
Un bréviaire où .il y eut psautier et hym- 
naire. 

Comenaet lo prioiîer dîa 
• De primatera sos Talbor 
' Aqqest brrViari d'amor. 

j9/«f. d^amor, fo|. t. 
Il commença. le premier jour du printemps A 
l'aube ce bréi^iaire d'aihour. ' 
CAT- Breviari, bsv. port; it. Breyiario, 

BREZILH, s, m,, brésil, sorte d'arbre. 
Anct trobar 
Grana et roga e brbeii.b. 

Èvang. de PSnfance. 
Il alla trouTer écarlate et garance et brésit. 
No fiMsa mesda de aàBaiL 
Ni de rocba am grana. 

Çartulaire de Monipellier, fol. 193. 
Qu'il ne fasie mâange de brésil ni de gaiaoce avec 
terkte. 



BRI 

CAT. Btp» BrasiL n.BrtuUe. 

Il est reconnu que le Batot, conftrét 
.de l'Amérique méridionale , fut ainsi 
nommé par les Européens à cause de la 
grande quantité de brésils qu'on y 
trouva. 

BRIAN, s. m,, ascaride, ver. 

Engendro briahs, provocana pmaor. 

Yerms... AIços ao en beatîas com briabs. 
Elue de las propr., fol. 49 «t B62. 

Engendrent ascaridei, provoquant démangesisM. 

Vers.'., quelques uns sont dans les b^es eonoc 
ascarides, 
CAT. Brid, 

BRIC, s, m\, fripon, coquin , vaurien. 
... Ai^( no.il plac engaoa ni tries, 
NI lauscDgiei^ oî gelot bbxcs. 

P. Vidal : Pois ubert. 
Jamtels ne lui plut traao&perie ni tricherie, ni bk- 
disant ni jaloaa vaurien. 
Adj, No yos TQelb dar ooaelh ja d'orne aaic. 
Fai lo coma G. qae fol e bric, 
Qtiar caTalga vas K. per tal afic 
Roman de Gérard de Rossillon, fol. i et 80. 
Je ne veux vous donner jamais le conseil d'ss 
homme coquin. 

Le comte Gérard agit comme fou et vauria, 
puisqu'il chevauche vers Cluirles dans tel deswii. 
AVC. FB.' Aara serebl» fbns, bries e nice. 
B. DB Saihtb-Macrb , Chr. de Norm,, fol. 159. 

1. Brigo . s, m. , fripon , coquin , vau- 
rien , malotru , misérable. 
El reis, coi es Paris, gart lo be. dels aaioos. 
P. Brbmoh Ricas ifOVAS : Pus partit. 
' Que le roi , à qui est Paris ,' le garde bien èxi 
fripons. 

Eaperar e masar 
M*a fait coma brxcom. 

P. VmAL : AjosUr. 
Il m*a fait attendre et mtuer comme un mué- 
rable. 

Adj. Et a Vaatra geof bbtcoha. 

P. Caroibal : It'arcirasipe. 
Et àj'antre %9nX friponne. 
ANC PB. Blasmes seriez è tena por bneoH. 
Roman de Rou, v. 41^* 
Moolt a en toi maavës i^ncen. 
Fabl. et cont, ane. , t. m , p. 190. 
Ajvc. CAT. Brkan. it« Bricoone, 



BRI 

BRIDA, ï./., bfide. 

Le OucHat dérive ce mot de rancien 
saxon ARO)/, bride. 

Yojez Ménage, t. I, p. iSa; Dê- 
nina, t. Il, p. io5. 
BoaseUs dé las BMi>Aa. 

lîi. de x535- DoAT , t. CIV , fol». 3»i. 
La boMettcs des bridgs. 
Costr las brzdab. 

Tlt. «!• 1410. DoAT, t. CLVIII, fcl. 3o5. 
Gondre les brides. 
CAT. ESI*. Brida, n. BrigUa^ 

— Machine à lancer des traits. 
La principal de lu torra m garnidi;.. 
Ni pane ni trop no *1 nob qn^yrvl ni. bexda. 
Paltpjrtz de Saviesa. 
Xa principale des toars est arm^... carraaa ni 
^nde ne loi nnit ni pen ni beaucoup. 

BRIGUAR, V., frayer, 86 familiariser, 

briguer. 

Mes se a aemr als Talens homes e a bri- 
guai. Bb lor. ^ 

F, de Foiçueide MarseilU. 

Il se mit k sentir les 'hommes de mérité et kfrt^er 
«▼«e «az. 

Bbigubt eom los bons bornes de cort et 
après tôt so qn*el. pot, 

y.deSordei. 

l\/rajra arec' lés bons'hommes de ooor, et apprit 
tout ce (fa'il puL 
iT. Brêgore. 

BRILLAR, V., briller, luire. 
Voyez Denina, t. II|, p. 16. 
Pos doux tenips'bant Baii.benîgne. 
R. YUDAL me Bbzavsuv : Enlr^el taor. 
Poiaqn'nn tempe dons , gai , bénin , brille. 
CAT. KSP. BrilUw. PORT. BrUhar. rr. BriUare. 

BRIN 9 ^. /If. ^ brin. 
Voyea Ménage, t. I, p. aSS. 
Amarinas Terdas.o seqoas qne son apeUadas 

BRINS. 

Carîuhiire de Montpellier, fol. 107. 
Joncs Tards on aeèi qui sont appelés briru. " 
VP^Brin^ 

BRITAN, s. m. y britain. 

Lo aete apella boni britah. 

Deudes de Prades , ^uz^ cass. 
On appelle le septième briMin. 



BRI 2 56 

BRIU, s. th., valeur, mérite , impé- 
tuosité, orgueil. 
Voyez Mnratori, Diss. 33. 
... No pot aofrir laïuon 
Lî( gran forsa del ver briu. 

P.TiDAL.-Bémpac. 
La grande force de la Traie wileur ne peut seaf- 
frir les louanges. 

... Drat traan qne, pernii pane qne prenda, 
Lera aon briÉu , per qà*Ruors per son cor. 
Bebitabd ToBTis :.Per enseubar. 
Gahnt perfide qui, pour un peu qu'il prenne, 
élèTe son orgueil, c'est pourquoi amour perd son 
coeur. 

Qoar d*ainor es natz mos rriSs , 
S*ieo ren fâs ni die de bon. 

G. BiQuiBR : A mon dan. 
Car, si je 'fais et dis rien de bon , mon meri/e est 
né d'amour. 

Adv. éomp. Qne d^o R lors eacndiers 

Qne prengnanias armas or briu. 
P. Vidal : Mai o. 
Qu*i]s disent A leurs éeajen qu'ils- prennent les 
armes aussitôt. 

CAT. ESP. PORT. IT. Brîo. 

a. VaiTAEy V. , t)resser^ s'empresser. 
UnR dblors esforsÎTa ^ 

Me pren e m toca e m brita. 

G. -Faidit : Uns dolors. 
Une douleur TiolenLe me prend , me pousse et me 
presse. 

Part. prés. Pitilan e bafan e Aritrit 

, Cam fonser can del cel dessen. 
' 'Bornait de Jaufre, fol . 67 . 
Griant , souillant et t'empressaramtbme U foudre 
quand eHe descend du ciel. 

3. Abbivar , V. , presser^ bâter, attirer, 
entraîner, appliquer^ < 
Amon Tos aRRita. 

G. BiQViEE : Gaya pastorella. 
L'amour TOUS presse. 

Car l'os semblan mjABRiVA lai ( 
E l'antre m desvla. 

GiBAUD DE BORHEIL : A peUSS SUi. 

Car une manière m'attire là et l'autrr me détourne. 
Perqn*îen , qnan cant, en càntar dar m'abriv. 
LAKFBÀirc GiQALA : Escur. 
C'est pourquoi , quand je cbante , je m'appliqum 
A cbanter' clair. ' 

S'ara no a*ABRi^A 



36o. 



hsd 



Yosica vak»n , non es Teira -ni vît«. 
MoHTAifT SàBYBC : Goms de. 
Si nuintenant votre ytlenr ne se hâte', elle ti'œt 
YraieniTire. 

Part. pas. .El venç ires me tots ubaivatz. 
Romande Jaufre,iqV%' 
Il Tint TW» moi tout hâté. 
Avc. va. Aadîgier chevaacha par grant fierté 
£ vint à son ostél to'at àhriyé. 
Fabl. et cent. anc. , \. IV, p.. aâ«. 
Qae François viennent irié et ahrivi. 
RomaH de Gatin. CARVEltTiSR , 1. 1 , col. ao. 
Emenidns lest courre le cheval abrivé. 
Roman d^ Alexandre. CAEPKif Tisa , 1. 1 , ool. ao. 
AHc. CAT. Abrîhàt. 

/|. AftKiYAVZNT, 5. m.> impétuûsîté, em- 
pressement» 
Non pot hom retener ventre sadol de 
l*AiiRzvAifUVT de Tardens Inxnria. 

Tiad.deBhde, fol. % 
On ne pjBut retenir ventre rassasie de Vimpétuo* 
sitéàt Tardente luxnre. 

5. Emb&iae, v^', augmenter, bâter, em- 
presser, approcher. 

E jan los bes e *]s evbria. 

Raimokd de Miiiaval : Tais vei mon. 
Et jouit des biens et les augmente. 
.^asia fenida s'bmbiiia. 

MABCABRtoS : Lanquan. 
Se JtÂlé rm la fin. 

El termtnîa s'nrBRiA. 

GÀMMS LE Brv5 : Nueg e jorn. 
Le terme t^approche. 

BR]ZA.> Briça;» f' f'» miette, débris. 
Los oadels manjan las beioas que cazon. 
Trad. du Noutr. Test., S. Marc , ck. 7. 
Le^ petits chiens mangent les mies qui tombent. 
Las paocas bexzas del pa 
Qne cason als senbors del ma 
O qae caxon de la tanla. 

Brev. d'amer, fol. i43. . 
Les petites miettes de pain qui tombent de la 
main des seigneurs ov q^î tombent de la tableu 
Loc, Lo val d*Dna pancA bru a. 

Pierre d'Auvergne ^ Ghantaraj pus. 
la Valeur d'une i>etité miette. 

a. B&iSAMERT, S, m,, bris, fracture# 
. Plaga o BanAUEiiT de Tos. 

Couf, de Comhm. * 
P)aic Q\k fracture de l'os. 



BRI 

3. Qrisau, V., briser/ rompre f casser, 

écraser. 
Voyez Aldrete, p. 36 1; Mayam, 
t. II, p. sta4; Denina, t. Il, p. 64; 
Ihre, de F, Mesog. , p. i65. 
Tsylla testai e bbua brats. 

y. de S. Honorât. 
Il coupe têtes et brise bras. 
El BRxtARA las portas d^eiTern. 
La verga ^ cant es leca , bom no la pot 
plegor e brisa. 

Uv:deSxdrac,i<A.&^A%^ 
Il brisera les portes d'enfer. 
La verge , quand elle éit sèche , on ne peut k 
plier et elle casse, 
. Qoi non la dreisa, lea se brua. 

DeuDes de Pradbs , Auz. cass. 
Qui ne la dresse, pas , .bientôt aile se casse. 
F^.^Viiis amors per vos me brie* e m lima. 
AtMERi DE PeguilaiiT : P^ulhs hom non es. 
Plus l'amour me brise et me torture pour twis. 
Elis aeran pns pnnitx en l'antre setgleqae 
jnxiens de brizar lur sabbat. 

r. et Fert., fol. 89. 
Ils seront plus punis en l'autre monde que In 
juifs de rompre leur sabbat. 
Loc. E qai cne d*antra gnîsa, 

Maire de Dien ! sabem qn'sL col sR broa. 
Lantranc G1GAI.A': En chantan d'aqocst. 
Et qui croit d'autre manière , -ô mère de Diea . 
nous savons qu'il se casse le cou. 
Part, pas Ab pîcx e pîcasas la porta an brbabi. 
Roman de Fierabras, v. 44^^ 
Avec-pics et piochas tb ont brisé la porte. 
ANC. VR» Ung homme a brisiet nne mauoo. 
Charte de Falenciennes, 1 1 14 , p. 4^- 
Airc PORT. Èritar, 

4. ^RïKiLLAR, V. , tomber en débiis, se 
briser. 

Fig. E moc la colpadels anssors, 

Qoan devers brrzilket ni frais. 

GiRAVD DE BoRNEiL : Si per moa. 
Et la faute provint des grands , quand le devoir 
tomba en débris et rompit. 
Substantiv, Ben trîar los brreilhatz del sans. 
. GiRAUD DE Bo^EiL : Delsbels. 
Bien trier les /^r««ef desseins. 

5. Amlizae, V,, se briser, tomber eo 
débris. 



BRO 

B«a en conow qot prài d«tritt 

E fin« Tlloi^ ABUSA. 

T. DE G. Bt Gabanai Ct B'£8c«u.nA : N'Eiqilefa. 

Je connais ]ii«n que mérité d^iërit ct para valeor 
se àtisé. 
ASC. ISP. Àknuar. 

6. DéBAiSAn, toESB&iz\a, i;. y briser, 
écraser. 

Si a cuSan défendre, qac tots los dbmbbts. 
... Las aatas DEsaizAir e volan li trenao. . 

GulLLACMS SB TXTDVLK. 

Que TOUS les écrasên tous , s'ils pensent se Air 
fendre. . . , 

Jls brisent les leoces etJes tronçons Tolent. . 
Tôt lo km. t '1 nBSB&iBA. etrastot lo parrft. 

Rammnd€FieivhraSty,36i» 
}1 le fend tout el le 6meet le part9ge entièrement. 
Tôt so qjae fier, tranca obbbbisa. 

Bluc. dk las propr,^ fol. 7&J. 
Toot ce qu'il fnppe , il troue ou brise, 
ABC. ra. Ceaax de la ville... debruserene le 
ponnt, et le roi le fit reféare , et paasa len- 
demain. 
Mût. d* Edouard m. Carpehtibb, f. Il, col. iia 
Entre etkes poins me d^rùoit ma lance. 
Roman de Roncctfoux. MoBiN , p. la* 

7. Des^brizâr , V. , briser, détruire. 

Qnar dos mal data dbsab&iba 

Valor e prec, .e 'la mendisa. 
T. dkG.' bbCâbâbas ct d'Escbilbta : N'Eaqtleta 
Car don mal donné brise valeur et mérite , et les 
détruit. 

BRO, s. m:, lai. Btiodium, brouel, 
bouillon. 

ArtOB, ai t*cs bons lo Moa, 
B^ ne a detmeaora. 

Le savpuih d'Aovbrghb : Joglareta. 
Artns , si le brouei t'est bon , boia-en outre roo- 
•ure. 

BatetB.lo fort ^ pois lo coiaets 
£n BBo de Taea o de manto. 

DEVBBa DE PrâdEs , jéuz. cass. 
Battet-le bien « i»uis tous le cuises dans du bouil- 
lon de vacbe ou de mnuton. 
up. FOfiT. Brodio. it. Brodo. 

BRO A, s,f,, bas. lat. braga, braie. 

Cest, en termes de pécbe, l'endroit 
d'une rivière disposé de, mftnièi*e' à 



BRO i6< 

présenter au poisson un goiilet par où 
il passe pour tomber dans le filet. 

Sobre la bkoa del Tarn qne es aobre loa 
molina. 

Ti4. (& 1294. DoAT , t. CVIII , fol. 33> 

Sur la braie An Tarn qui est au-dessus des moulins. 

BROC^ s» m, y lat. naocci/y broc. 
Ar aai en qn'iea ai begnt del bho€ 
Don bec TrUlana, qD*^nc poia garir non poc. 

' AvatER : Per vosbella. 
Je sa>s maintenant que j'ai bu du broc dont bat 
Tristan , qui oboques depuis se put guérir. 
Loc. Non i ha conseilh maa 
Del BROC a Tenap.. 
G. BtBAiip DE Paerhes : Ar ai Ulant. 
n n'y a conseil que du broc'% la coupe. . 
CAT. Broc, broeaL- 

2. Baozsso, Si m'.f gotileau. 

Tro q*el bboxssos laî rema. 
Un TBOOBABOlJB ANONYME , Coblos sspartas. 
. Jusqu'à ce que le gouleau reste li. 
. Ajic. va.' Un pot à broisttnm de onîvre. • .. 
Zett.derénu 1397. CABPBiiTaa, t. l,eDl.(i45. 

3. BiiOQUER, S, m. y cruchon, pot. 
Prof. Tan va 'l broquar a Taïga. 

Un troubadour anonyme , Coblas espanas. 
Tant Ta le crttchon à l'eau. 

4. AMBBpcAa, V., mettre en broc. 

Par qn*AKBROc los vers e rpatU nieacl*en enap. 
P. Bbemond Rica a nova s : En la mar. 
Il paraît qu'il met en broc lèl vers et qu'il tes 
mSle dans la coupe. 

5. Embeocar, v>, verser à broc « laver. 
Exbroc A al comensaiiiènt la eavba am 

aygna eaadn. ' - « « 

T^d. d'yilbttcasis, fol. 47- 
Lave abondainmenl au commencement la jambe 
avec eau chapde. ' ^ . ^ 

Pan. pas. De aîgna canda sla xx'brocat. 
, Trmd.drMbiica8is,tù\,^. 
Qu'il aoit lavé abondamment d'eau cliaude. ** 

6. Embrocacio ^ S, /., embrocation. 

E contînaa RnBRocACfp am aygna tebcia,. 
E sia carat am «mbbocacio. « ; 

Trad,d'Albucasis,{<A.€6etQX 
Et continue l'em^rocdf ion avec eau tiède. 
El qu'il soit soigné avec em^rvCnAon. 



2^-4 BRO 

BROCAy s.f. , broche, pointe. 
Voyez Denina, C. III-, p. 16. 
Brocas moU <ine il tragan la lamera. 

LA.KZA : Empendoi*. 
Je renxqiu-lef ÂrocAe* lai arncbeoi la lumière. 
Aire. FR. Lî leot bcsa le herioon 

E cil s'ahert a gon grenoo , 

A ses lafréa •*est ntakiex 

Et od ses brokês afichies. 

., Mabib DE Francs , t. II , p. 3164. 

a. hjLQfimtkyS.f,, brochette. 

Pneyssas ab ona BROQUSTA 

Qae non^ sia tn^' agodeta , 

' Hom lot pasca tôt belamen.' 

DlVItES DE PRADES , duz. CM*. . 

. Entaile , qu^où les paisse tout gentiment avec une 
brocheiU qui ne soit pas trop aiguë. 

3. BEOGAa, B&ocHAR, V., piqucr, épe- 
ronner, courir. 
Per qae tepreo , me>sag!ers, que BROca 
Tan cam pqiras ton alferan. 

G. ÂDBEiiÀR ; Ben fora. 
(7est pouiquoi je te prie , message , qtie tu ép^ 
wvMtÊts autant qae tu pourras ton laferan. 
Ja no creârai qae tant aiatz rrocat 
EntrVls Franoes , cam sai rtcIs mandat. 
Bertraiid Folqon : Ja no crairai. 
Je ne croirai jamais que Vous ajes autant piqué 
piMuniJes Français , comme vous TaTes mandé ici. 
Anù cyngtar no via plas irat, 
Qoan l*an srocat ni Van cassât. 

. BcRTRARD DE BoRfl .* leu chsn. 
. Jamais nous ne Times sanglier plus irrité, quand 
on Ta pique et qu'on l'a chassé. 

Car a. caval no y podian brocar. 

Bambavs DE Yaqueihas : Honratm marques. 
Car nous n'y pourions pas piquer k charaL 
El «ROQUi. TRys Mctran » qn- èl ▼ic cstar al 
braelli. 

Philovei^a. 
B pique rers Matran, qu'il vit se tenir dans le bois. 
AirC. F% Aodîgier cheyatacha lez le garet , 
Il broêehe le destrier qni tôt Ii vet. 
FabL eicont. anc., t. IV, p. aag. 
lAr brockierekt li crestlen et se meslerent^ 
avec les Sarrarins.. ^ 

JHec. des But. de Fr., t. V, p. 296. 

BRONHA , BHOiHGNA 9 S,/., brugne , bru- 
nie, cuirasse; 
Voyez Leibnilz , p. 55. 



BRO 

Denan Ibt faliét la falanea mmdni . 

Romande Qerardde BouilUtm, fol. 39. 
Il lui faussa la blanche ^m^ne devant. 
Volpitz gamîtB e ses BEonrGHA. ' 

Baubaud d'OraH^e : Looc tenps. 
Lâche garni et sans brugme. 

▲HC. FR. E mainte broigne peccîer et estrocr... 

L'escn H perce, s*a la brmgne faussée... 

En son dos yest nne broigne tredioc. 

RammA de -Çarin. Dv GaM&e , 1. 1 , col. 1319. 

a. EMBRonroNAR , v#, revêtir la cuirasse. 
No s camja n! s*^wBRozirGBA 
Per menassas. 

BbrtbASD db Bobb : Seigper «a. 
n ne se nteuft. ni se revêt de la cuirasse psr ne- 



BRONC , s. m, y àpreté> grossièreté, hu- 
.meur. 

Gardey be de.BROircx 
E d*ennita far e dire. 

.G. BlQCXBR: Âl noble. 
' Je me gardai biçn de grossièreté et de hin h 
dire des choses déplaisantes. 
• Moscron brohc e fellonia. 

H. Brchet : Lanquan um. 
Ib montrent dprefé cl félonie. 
iT. Srondo. 

%, Embronc , adj\ , refrogné, triste. 
Mentre qae da m féa semblant bmeiobc. 
^ A.Oaxiel: Enhrenbriia. 
Tandis qu'elle me montra manière rejrogitét. 
Ara van rv broitcs et enclin 

ÂiMEiii BB Bblliboi : Ara m'agr'opi. 
Maintenant je vais triste et courbé. 
Fig. ... Aag d^aaselhs cfaans e refrims 
Pels playssatE qn'a tengats bmbrobcs 
Lo firegz. 

Guillaume de CABESTAurc : Ar wej. 
J'entends les chants et les refrains des oÎMtBK 
dans les bocages que le froid a tenus tristes. 
A9C. VR. Amis traéve les gens si embroni 
Et si craens et si félons. 

FabL et cent, anc., 1. 1 , p. u;. 
Renart se «éoit toz enbrons. 
E Coart ebanta les respona 
Qoro les antj^.ert enbrons. 
Roman du Renart , 1. 1, p. 10, et t. III «p- ^ 
Qaî chîere 
A embruncke et les yenx peaans 



BRO 

Ne pcfii ragsinbr !■ lomiéra* 
Chs. de PisàH , Ms. de Bénu, i. III , p. 4i3. 
cAT. Brone. kw. Broneo. tr. Bronào ,'jmbron- 
âaio. 

3. EnBaoNCAR, 11. , refrogner.^ cacher, 
voiler. 

Sots son elme t'BJf sioitga e mm etpen^ l^viufig. 

GoiLLAmiE fis TinttCLAc 

Il te rtfrogne loas son bamau et bnndit «on 
épien. . 

Pan. pas. mbsta^v, ' 

Per ns o die xmb&orcats cosiiros 

H. Brvkst : Gaendflg. 
Je le dis pour qntlijttfls rtfrognéâ aoacieux. 
ivc. FR. U roîs l'entent , si énbhmche le ▼!•. 
Jiaman de. Gariu U Loherain, 1. 1 , p. 76. 
Monlt pareil dolanz epénttt, 
Son Tisage enbrujwhi ténoît.... 
£s-vo* nn viUin qoi venoit 
Partoî la lande tôt à pié» 
En son cbaperon enbrunehfé. • 

RomaMduBMfiart^ t. III, p. 34a, ctt.n^p.'iag. 
Et de ses mains me tenoit la teste et les yeoz 
embranchez et estoapes, si qoe je n'avoye 
Taise de vcoir ni oyr. 

Œuvres d'^Alain Chatiiert p. 263. 

4. Emâronsii^ , ufBAOHQuiT, ati^», re- 
frogné, grossier. 

Plas xMBaoasiT d*on convers. 

GnAUD DE Boiùf EiL : AraUsirels. 
Plus ref rogna qu'un oonven. 

RiOi STOIS XMBaOHQUITZ. 

Ghiaub.sc Bobh^il : En un chantar. 
Mauvais riches grossiers. 

ABC. n. L*«spée k la main » le beanîme embrun^ 
ehy, son escn avant mis. 
Hisi. de Gérard de Nevprs, part. II , p. 63. 

BRONDEIJa,\ff. /ir., rameau, feaillée, 
branche. 
La flors fresca e la Aielha 
Que a'espan per los BaoirDti.Bs. 

PfKRRÉ s'AutzAgne : L'airs dars. 
La rraîche fleur et la feuille qui s'e'panouit sur les 
rameaux. 

Qqan branca *1 BROVDftLS e rama 
Per rei^ers e l*herb^ nais. 

GiBAQD ms BoAHSiL : QuAn branca. 
Qnand le mnieau ponsse et se dëTcloppe dans les 
veifenet que rksriie naît. 



BRO 



i63 



Avc. VB. Bnmde, dans le sons de ramëtu 
d'arfaréa. 

CorauiVK i Ajhench engUsh met. 
n. Broncàne. 

a. BaovDiix, s, m, y rameau, assem- 
blage. 

M temps soan 
Qa'el nais bbooz£l. 

Mascabsus : Lo Ters coai«as« 
An doux teinps où nait le rameau. 

Fig. Ab BBoiri>n.Ls d'estranbs atnrs. 

PxBBBk ]>*AvyeiiobB : Dieus rera. 
Avec assemblage d'étranges atours. 

3« Es9aÔHDAB , V, , imonder, abattre. 
Fig. Er ai gang, car s*ssbboiidx *1 frela 
E remanon sol U abric; 

BaVBAUS D'ORAlfGS .* Pos Uls. 

Maintenant j*ai dn plaisir, car le froid sVi^al et 
les abrU restent seuls. 

BROT, J. m., pousse, jet M l'arbre, 
rameau. 

Voyez Dénina , t. II « p. 6g. 
Be)la vîu de qne yssisn III anort, en iqoe 
avia bellas flors. 

Bisu abr. de la Bible, fâl. i6. 
Belle Tigne , de laquelle sortaient trois /eri> oà il ' 
y avait belles fleurs.' 

Baon delà aybres et de las berbas entro la 
razîts deroro. 

£luc. de las propr.j fol. l^. 
Us dérot^t les pousses des, arbres et des herbes 
jusqu'à la racine. 

Era pus liyverns^franb los bbotc. 
P. Raihow de ToVLavsE : Era pus byrems. 
Maintenant puisque ThiVer brise le» rameaux. 
No y reman bbots ni razits. 

' Gav AUDAjr LE ViEDx : Senbon perv 
N'y demeure ye< ni racine. 

2. Broto', s. m,f pousse, jet do l'arbre. 
Germe o bboto es petit rameLel qnal na- 

tnra tramet calor nataral, bomor ntitri- 
mental. 

Elue de Us propr.^ fol. aïo. 
Germe ou pousse est un petit rameau auquel na- 
ture transmet chaleur naturelle , humeur nutritir». 
AKC FB. Le brose desdaigne et ta racine . 

. Roman de Partonopeus, 1. 1 , p. 19. 
CAT. Brotô, BSF. Bropn. 

3. BaoTAK, v,f pousser,, cnrftlie. 



a64 BRU 

F^. .QQ*adet bkota lo bon etpcr» qa*jèn ai. 
Pierre D'AvvnaME : Do jott' aU. 
Qu'incetsamment le Iwn espoir qae j'ai croU, 
Qaar per sQlatz e per chan 
Nays aixtora e brot' e rama. 

Haimohd de MiRAVAL : Sitôt l'es. 
Vu que par soûlas et par chant amour naît , crott 
et pousse des l>raDcbe$. 
c. AT. zêt, roKt.B rotor. 

4. BauTOifAR, v.y pousser, bourgeonner. 
Pàn,présk Vent aquilonar ^ela las vînlias hhu- 

TOVAxrs. 

. ISluc. de laspropr., fot. i35. 
Vent d'aquilon gèle les vignes çui bourgeonnent. 

5. BabsTAE^ V,, brouter, manger, ronger. 

So qae la gcn paabi^ endarà 
Manjas e be?es soven ; 
Sabes donc, po5 l*aatrai brossas 
Ab gran tort » etc. ' 

P. Cardinal : Jhesnus>Grist. 
Tu mangea et bois sourentce que la pauvre gent 
supporte \ lu sais donc , puisque tu manges le bien 
d'autrui arec grand tort , etc. - 

Q. BaosT, a^'.j rongé. 
S'avia pel brost. 

GiRAUD DE BoUfEiL : L'autr'ier lo. 
n avait le poil rongé. 

7. Bro&sa, *./, broussailles. 

Paescan prendre de la brossa qae es de jôs 
la paysiera ad obs de }a restanqaa far. 

Tu. de i356. Dqat, t, XCIÏI , fol. aïo. 
Puissent prendre de la bromsaille qui est' sous 
l'estacade pour le besoin de faire l'éclttsc. 
ARC. FR. Qae des bplsêons et.des baies et des 
broces. 

Tit.de 1240. Garpentibr , 1. 1 ,^1. (i43. 
CAT. Brossa. b»p. Broza. 

BRUELH, BRuoiL, s. m,, boi^, bran- 
chage. 

Muratori^ Dus. 33, a tenté sans 
succès d'exj^liquer Torigine de ce mot. 
Il paraît yenir de la langue des anciens 
babitants des Gaules, puisque dans un 
capitiHaîre de Charlemagne de Fan 800, 
on lit : 

Lac^ hoktroB qoos valgas BRii^iLof rocat. 
Baiur; Càp. reg» Fr., 1. 1 , col. 338. 



BRU 

On trouve aussi dam les Capitu- 
laîres : « -B^oiL^m ad Attîniacum , broi- 
« Ltt/w Cûmpendii. >• 

... Ang Ip chan per brublIi espes 
Del roastabol mati e ter, 

B. DE Ykhtadoçr : Bels n'es. 
J'entends matin et soir le cbant du rossigtaol psreri 
les bois ^pais. 

... Non podia^ soa morir 
Oatra l'ombrai del bruoiu. anar. 

GOILLAVIIE DE LA ToVB : Pfais q«e. 
Elles ne pouvaient aÛer hors de Voinbre da bcts 
sans mourir* 
Fig. A de aaber rasits et brusku. 

G. Riqdur .* Tant m'es. 
E41e a racines et branchages du savoir. 
AHC. VR. Et chant soveùt , com oiaelet en broel. 
Le ROt DE Vavarre « chanson 58. 
Dona broils, doua tenea, dona gransériia... 
Si vit dni phe val têts kî d'an bruit toiït isso. 
• Rotnandêll»u,^f.tç^til^2Sf^ 

AVC. iT. E le prasse convertironoin pntîciR 
orti cbîamati broli, 

BosMun , fsi. di Milamo, 1. 1 , p. 3S. 

a. Brulhet, s, in., petit bois, taillis. 

Farem los amagarcn cels bRulbrtz ramais. 

En nn aulext diasendo e sp • de fer vcstoti. 
Roman de Fierabràs, v. 3oS5 et SoS. 

r^ous les ferons cacUer dans ces taillis feuilliii. 

Ils descendent dans un taillis , et ils. se soal nta; 
de fer. ■ * < 

ANC FR. Lî plai.^or l'en virent aler 

Et lés le hnteîîet avaler. 
R. de Robert le Diable. GarPentieb, 1. 1, col. 653. 

3. Bkuelra, bruqilla^ s,f., taillis, fo- 
rêt, broussailles, ramée. 

Doussaroen per raiey la brvez.ba 
Lo rosaiahola a'esbtodeya. 

G. RuDEL : l<anquan k». 
Le ro^ignol se rejouit doucement au milieii ^^ 
iaillis. 

Bel mVs qoao ea vei la ^ruoiela. 
, B, DEYEirTADOUR:BelmV. 

Il m'est beau quand je vois la ramée. 
Fig, Yei de aeohaa brvbuia, 

G. DE MoNTAfiSACOIlT : Bel m'cf . 
Je vois wne/orét d'enseignes. 

AKC. FR« 

Biau ni*est estes qae retentiat la brmUe 



BRU 

QiM li oîmI chaniMit par la botdiage. 
Gawb. Ckéuuan, Us. 7aai, fol. a5. 
CAT. SroUa. vokt. Bruika, 

i^. BRCELHARy BAOLHAB, B&CIIX4Ky V, , 

bourgeonner, surgir, pousser, re- 
verdir. 
Enans, branca e creis e bruii.h en-branc 
Pierre sa Blax : En est son. 
Aa «oaUaire , il poiiMt et croit et bow^gêotoie en 
Imnche. 

Gant falba douta beolba. 

GniUAHMB M TlJSKLA. 

Qojuid la doBce «nba sur^t. 
Que ja m dits hom qae m Tan aarutAs 
Canctas. 

G. Adhxhaa : Ben fora. 
Qu'on me dit dëjà ^e les chereux blancs me ront 
poussant. 

E qnant ac la peîra lev:ada, 
Goînema BaoiEj.xT. 

Romande Flamenca, îiA. io\. 
Et quand il eut leréla pierre, Guillaume lar^tfl. 
fig. Toi que brang' e bkou mos wbera. 
Pierre d' Auvergne : De jost' als. 
Je reus que mon savoir pousse des branches et 
reverdisse. 
cAT. Brollar, 

5. DeSBRUELHAR , SESBRUEILLAR , V. , cf- 

feuiller, déparer. 

£1 a Goatoio de l'avarder, 
Qai 1 ûea destrul e iia«vausxi.i.A. 
G. Adhemar : Pos vei. 
11 a la coutume du diable , qui dëtfuit et dépare 
le sien. 

BRUIT, BRuicH, BRUT, S. m. , bruit, 
rumeur, renommée. 
Ni Di fan cbantar flors ni fnelbas m bruti 

Qae Fanzel hn. . 

P. Vidal : BeU amies. 
ITi fleurs ni feuilles ni bruit que font les oiseaux 
ne me font chanter. 

Pel BRUIT don qnaiciin men. 

Posa DE Capdveil : Qui per. 
Par le bruit dont chacun ment. 
Pas tan Tarn e ponh en aa bonor 
Non dea ordre britich ni malvaia castîe. 
Pons DE Gatdveil : Astrucz es. 
Puisque }• Patma autant et que ja m'eiforce à lui 
faire honoeur, alla ne doit cfoif « bruit ai uMUTait 
aria. 

I. 



BRU a6S 

AHc. »R. DeMiMlIte ynum pose ioelai jour 
enporta le hruit la aeignenr de Tanrin. 
llonaTBn,BT , t. Il , fel. 178. 
CAT. Brugit, sap. port. Ruido. n. Bruito. 

2. Brcgimxnt, s, m,, rumeur, bruit. 
Tan gran bruouixiit an hney menât..; E 

comenaara lo gfan wmvomnv. 

Hist. abr. de la Bible, fol. 6 ai 3l. 
lia ont mené aajooid'hni ai grand bruit... Et la 
grand brmU fommencera. 

3. BRUDA,^f./., bruit. 

E fero gran bruda. 

Hisl. abr. de la Bible, fol. 3i. 
Et firent grand bruit, 

4. Bruzir, brugirk, V., bruire, mugir, 
frémir. 

Part, prés, 

La terra fes redonda , atabla fennamena , 
La oal endan la mar raovabla e aainnvs. 
P. DE CoiBiAc : EL nom de. 
Il fit la tarrc ronde , et solidement stable, laquelle 
k mer mouTante et munissante renferme. 
Tempeata brcorhs. 

^. et Fert., fol. a8. 
Tempête bn^ante. 

A«c. FR. Qoand Aqoiion aaMopit aon orage 
Et Ponde bnde doaoement an tÎTage. 
Bobsard , 1. 1 , p. 59S. 
ABC. CAT. Bntgir, bsp. Zurrir. rr. Bruire. 

5. Embrugir, V., ébruiter, proclamer. 

Qnar non die e non bkbroois 
Cnm soi aUai gaais e jaaseiu. 

B. DE YEBTADOtR .* Ab joi. 

Car je ne dis et pc proclame comment je suis aussi 
gai et joyaux. 

Toza, îe na ai bmdrqgida, 
E tenc m'o a gran pezansa. 

GiRAUD RiQuiEB : L'autr'iar. 
Fillette , je tous ai ébruitée, et je me le lions & 
grand chagrin. 

6. Rebrtjgirb, V., rebruire, bruire de 
nouveau. 

Bragire , bbbruoirb. 

Ltys d^awutrst fol. 99. 
Braire, rebruire. 

BRUMA, j./., lat. bruma, brouillard, 
brume. 

\ai U dacdats dd tempa gen , 

34 



366 



BRU 



E vcî la BKU1I4 qaî foina. 

AI.BGRBT : Ara pareiaton. 
U dartë du lerop» agrMilf l'en t» , et je ▼oit h 
^n«ffie qui fume. 

Las vapow e la bruma que troba lo mati. 

Keirerr.,fol.4i. 
Les Tspeun et la &ru»ne «n»e te "«l»" l«mv«' 
Las vapors que so materia de nirol et de 

aKUM*. . , 

Eiuc. de Ims prvpr., fol. i»y. 
Le» yapeurt q[ai sont matière de nuage et de 
ùrotùUttrd. 
■SF. iT. Bruma. 

a. Baûmos, adf\, brumeux. 
Espeyiba Tayre e 1 fa Bavxof . 

Elite, de las propr., fol. iS^. 
Épaiisit Tair et le fait brumeux. 
Ksp. Brumos. 

BRUN, ai^\, brun, sombre, bis, Irislc. 
Voyez Wacbter, p. 333; Ménage , 

r. I, p. a63. 

Manli caval ferran e bruw e bay. 

ÂiMEBi SB Pecuilaih : En par. 
Maint cheval gris et brun et bai. 
La BKiM* aara e *1 freîtx. 

G. Faidit : Per Teagar. 
Le temps sombre et le froid. 
Fer p.*in bbuh , XII deniers. 
Comptede 1428. ^Ut, deNismes, t. III , pr. p. zvj. 

Pour pein bis, douse deniers. 
Fig. M*es soa cors escnrs e bbus. 

Lambcrti db Bonanel : Pois rei. 
Son cœur m'est obscur et sombre. 

Employé adjectivement ou substan- 
tivement , il concourut à former ces 
sortes de locutions qui désignent col- 
lectivement toute une espèce. 
Ray e bbu e blanc e ros. 

P. Cardinal : De sirvenles. • 
Bai et brun et blanc et roux. 

... Ane fais lanzengiers , brus ni bais , 
Non poc an aol de vos mal dir. 

GADVAVDAir I.B ViEvx : Crecens 6s. 
Onqaes un seul faux médisant , brun ni gris , ne 
put médire de vous. 
Loc. M*ayets virats de brur blanc. 

GiRAVo db Borbbil : Qnan la. 
Vous m'ares tourné de brun en blanc. 
AHc. FR. Naagcs 

Gros de frimas et bruns d^oraçea. 

BeMI BEl.LBAr , t I , p. 44' 



BRU 

Dé noira et de bnuu et de Uoit. 
iioinan de Pmriomopeiu, t. Il , p. 56. 
RSF. rr. Bruno. 

2. B&CNp&y S./., brune, entrée de li 
nuit y obscurité. 

El Tos gnidara ab U bruior. 
Homan de Gérard de RostUlom, fol. gs. 
n TOUS guidera arec la brune. 

3. BaumsTA fS,/,, brunette, sorte d*é- 
toflfe. 

Voyes Mayaosy t. II, p. a4S. 

L*aatFa non a gardacon de brumrta. 

P. Cabbih AI. : Las aaainti. 
L'autre n'a pas justaucorpa de brumeUe. 
Anrets TcstidaFa 
De BRuirrrr^ cacnra. 

G. d'Autpoul : L*atttr'i«r. 
Vous auret vêtement d'obscure brumette. 
Avc. FR. Car ansinc bien snnt amoretes 

Sons bnrtaas comme sons brtmeies. 
Roman de ta Rose, ▼. l^V/L 
Les'nnes de fine escarlate et les aotrei as 
' dut bnmette. 

Histoire de Jehan, de Sainiré, 1. 1 , p. loa 

KSF. Brttnete. 

4. BauHiR, !>., brunir, bronzer, polir 

Ara pareîsson Talbre sec 
E BRUNissoir li elcmcn. 

Alecret : Ara pareissoo- 
Maintenant les arbres paraissent secs et le* éMao) 
brunissent. 
Part, pas, 

Aqni viras albercx e loEcns e BRinriTx. 
y. de S. Honorât. 
Là vous verries bauLerts et luisants et ùrpases. 
AÎRsi cnm es fis anrs bbukitb. 

Roman de Jaufre, fol. 60. 
Ainsi comme or fin est poH. 
CAT. Brttnyir» esp. Brunir, fobt. Brwr. 
Tt. Brunire, 

5. Brunezir, v,y bnmir, s'obscurcir, 
devenir sombre , attrister. 

Lo clar temps vei bronebcr. 
R. JoBDAH , vie. DE S.-Ahtohiv : Lo dtr leop. 
Je vois brunir le temps dair. 
Pig. Qaan tôt lo seglea BRuirtsis» 
Lai on ilb es aqni resplan. 

t^ERCAMOKS : Quan rsofs. 



BRU 

Al&n q«e loot le monde ifobêeurcU, il mplradit 
UoàeUeeet. 

Mas an falh si m Bauiraau. 

R. ViBAL DE Bexaudur : Bel m'es quan. 
Maû mainteunt elle faut li elle m'attnste. 

6. EsBEUNiB, V,, bniDir, rendre sombre, 

obscurcir. 
Part.jHU. 

E per la nenla braoa es l'airet laaavKiTS 

GUIUAVHK ]>B TUBELA. 

Et Tair est obgeurci par la nuée sombre. 
ABC. CAT. Bnmexir. 

BRUS, s.f., bruyère. 

Muratori, Diss, 33; DcDiaa, t. III, 
p. 17. 

Don rerin la genest* e i brus 
E florisson H pressegâier. 

Maicakbus : Al defianir. 
D'où revit le genêt et la hrujrère et les pêchers 
fleurissr.t, 
rr. Brughiera. 

BRUSC9 Bvc, S. /. , niche. 

L'isama qii« TOla fora d« mon beuio. 

Tnd. du Code éêJuslimwn, fol. yS. ' 
L'essaim qui vole hors de ma ruche. 
Qnan Tentragge del anc es trop cstrech... 
Que fora 'Is bccx geto las qne no luelllfioo. 
Elac. dé las propr., fd. 14a. 
Quand l'enlrëe de la ruche est trop étroite... Qai 
jettent hors des niches celles qui ne font pas ds miel. 
CAT. Bnc, 

BRUSCA, s.f, y broussaille, rameau. 

Per qne *1 flon e faelhs e *1 aacscA 
£ *1 fmg reviu e la planta. 

MABCAsaos : Belh m'es quan. 
C'est pourquoi la fleur et la feuille et la brouS" 
teilie et le fruit et la plante revÎTent. 
CAT. Bnuem, 

a. BauziLHAK , v., marcher à travers les 
obstacles. 

Lut jois sec la via plana 
E *1 nostre aHusii.aA. 

Habcabsus : El mes. 
Lear plaisir sait le ekemin pkin , et le nôtre 
wimrdke à tnu^en let ebitaeles. 

BRUT, atif., lat. bkvtus , brute, stu« 
pide , grossier. 

El raieg de dot animais bevtz 



BUB 



267 



Sera enearaa coaegoia. 

Tnid. d^un évang. apocr. 
11 teta «ocore reconnu an milieu de deux a0imaa& 
brutes. 

FigM Aytal rim son dîg espan e beut. 
L«js d^amors, fol. 19» 
De tdles rimes sont dites éparses et brutes. . 
CAT. Brut, isp^ roET. it. Bntto. 

a. Bbutal, a^,, brutal, brute. 

En las bestias beutals... E fait tomar borne 
BEOTAX. • peidre gra racîonai 

Elue, deias propr., Ut\. ao et 227. 
Dans \e%'hkVes brutes... Et fait devenir l'hoauae 
brute et perdre le dqjrë de raison. 
CAT. ESP. roET. Brutal, it. Brutale. 

BRUYNA, s. /,, lat. pbuina , gelée 
blanche. 

Lo freits fraîub e la BEuxirA 
Contra Ta gentil saxo. 

Mabcabsvs : L'irems vai. 
Le froid et la ^ e^e blanche se dissipe devant la 
gentille mison. 
auc. ESP. Pruina. it. Brina. 

BUADA, s. m., chambre voûtée, lieu 

voûté, caveau, couloir. 
Voyez Du Cangc , 1. 1 , col. 1 3a5-6 ; 
Carpentier, 1. 1, col. 6o8. 

Qae y fason boada... Que sîa feyta ana 
BUADA voou de teale, loqdal tenle de la buada 
pagne la rila. 

Tit.de i358. DoAT, t. XCUI, fol. aai. 

Qu'ils y fassent chambre voûtée.. Qne soit faite 
une chambre voûtée de tuile , laqueUe tuile de la 
chambre voûtée la ville paie. 

BUBA, x./., bubon, tumeur, bouton. 
Plea de bubas , nota de vestir, 
E ferita de lebrosîa. 

Brt». éPamor, fol. 7a. 
Pleins de tumeurs, nus de vêtements , et frappes 
de la lèpre. 

Tal contra bubas de csp et pezeb. 

Siuc. de las propr,, fol. 190V 
Vaut contre les tumeurs de télé et les poux. 
abc. ve. On ses mains en ses gans repoingne» 
Si n*i perra bube ne roingne. 

Roman de la Rose, v. i353^ 
asp. Buba. 

a. BuBO, s. m», bubon. 



s68 



BUC 



Per ■postemas... dilaa pek meggei BUBoa. 
Sbae* de iaa prapr,, fol. 88. 
Fir tnnMon... ditoipar lat ■nrfdnfiiw ^«èont. 

Futalu e bubos. 

Trud. (FAlbueasis, fol. a6. 
FUtolM et ^M^oiu. 

CAT. J^M^^. BftF. Buhcn, POBT. BuhoO. IT. ^Il5- 

3. BuBKTA ié./,, petit bnboD. 
Eraca... akaiiBs noBiriJ iadnnnt. 

Biuc, de Us prvpr.j fol. bSo. 
Chenille. <• otuHuit qaelquet ;»eMCf êubotis» 
MMC m. Mais n'i yois nèa nue éubete, 

FabL et cont, anc., t. lY, p. 4o3. 

BUBALIy s. m,, lat. BUBiLtcf, baffle. 
En aaWaggiiias qaals so bubai.» o bicona... 
BoBALi semla pane boon. 

Elue» de las propr., fol. a4o. 
En Jiétes nuvages , telles qne font bufflet ou bi- 
•ons... Le buffle reisemble k nn petit bœuf. 
CAT. Bar. roRT. XT. Bufalo. 

a. B&UFE, BRUFOL, 1. m., buffle. 

La carn del baoa o de BBUva... Cam de 
booa o de brofb que an gran anataneia. 
Liv. de Sjdrac, fol. 80. 
La chair de bœuf ou de buffle,,. Chair de bœuf ou 
tde buffle qui ont ^iunde tubiUnce. 
Tacaa e bbuvols e camela. 
Roman de la Prise de JémsaUm, foL 9. 
Vachea et ^ii^Im et chameaux., 
CAT. Brufol, 

BUBO y s, m, y lat, bubo , bibou. 

Bubo o cana fii menais nooà vayra et aon 
frerol test. 

Elue, delaspropr., fol. 2771 
Le hibou ou chouette fiitt de petits œufs vain et 
arec une faible coquille. 
BSF. Bubo, POBT. Bufo, iT. Gu/o. 

BUCCINA9 BOZIHA, S,f., lat. BUGGINAy 

trompette. 

BuccixTA es paooa trompa de cora o do fnat 
o d*antni materia. 

Elue, de las propr., fol. a8a. 

Buccine est une petite trompe de corne ou de bou 
ou d'autre matière. 

Doncxa aaaîratz bosimas e coms d'argen sonarJ 
Roman de Fierabras , v. 336o. 

Alors vous entendries sonner trompettes et cors 
d'argent. 



BUD 

ABC. VA. Tantoat fit aottlwr trOB^ieaet hmAie$, 
Ree, des HUt. de Fr,, t. UI , p. ïBa. 
En paUîanl à voix, trompée! bueeine, 
C. Mabot, t. III, p. a^a. 
On sone les boMtnes, 

YlLLE-HABDOUlir , p. SQ. 

ASC. CAT. Botzina, aar. Sϝuu po&t. Boxwa. 
xr. Buccma. 

BUD£L> s. m. , lat. botel/o^, boyau. 

D*oatra en outra ai qae défera 
Li son tait li bgsbi. salit. 

Roman de JoM^re, loi. 10. 
D'outre en outre tellement que tous les bojeux lai 
sont so