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Full text of "L'extrême orient dans la littérature et la cartographie de l'occident des XIIIe, XIVe, et XVe siècles : étude sur l'histoire de la géographie"

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in 2009 with funding from 

University of Ottawa 



http://www.archive.org/details/lextrmeorientdOOhalluoft 



L'EXTREME ORIENT 



DANS 



LA LITTÉRATURE ET LA CARTOGRAPHIE 

DE L'OCCIDENT 

DES XIIP, XIV- ET XV" SIÈCLES 



KTUUK SUR LHISTOIRE DE LA GEOGRAPHIE 

THÈSE POUR LK DOCTORAT 

PRÉSENTÉE X LA FACULTÉ DES LETTRES D'UPSAL 

ET PUBLIQUEMENT SOUTENUE 

LK 17 MAI DÈS 10 HEURES DU MATIN 

DANS LA SALLE N:o IV 

PAR 

IVAR HALLBERQ 

LICENCIIÎ ES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DUPSAL 





GÔTEBORG ia07 
WAI.D. ZACHKISSONS BOKTKYCKKRI A.B. 



V* 



>■' <Ç 



<rf. 



INTRODUCTION 

Ma thèse a pour but d'exposer les connaissances que les Occi- 
dentaux possédaient, à la fin du moyen-âge, sur l'Extrême Orient. 

Par Extrême Orient j'entends surtout les parties éloignées 
de l'Asie septentrionale, orientale, méridionale et centrale. Quant 
aux pays plus rapprochés — tels que l'Asie Mineure, la Syrie, la 
Palestine, la Mésopotamie, l'Arabie, une partie de la Perse et de 
Flnde — je ne mentionnerai généralement que ceux d'entre eux qui 
ont rapport aux communications de l'Europe avec l'Extrême Orient. 

Ayant donné à mon exposé l'ordre alphabétique, j'ai traité à 
part chaque contrée ou localité pour montrer les connaissances qu'on 
avait en Occident à l'époque relatée. J'ai donc noté, sous chaque 
pays, ville etc., les indications fournies par les auteurs et les cartographes 
de cette localité. J'ai pris ce côté historique comme but principal de 
ma thèse; en deuxième ligne, j'ai, autant que les ouvrages consultés 
le comportent, cherché à identifier les lieux historiques avec ceux 
qui leur correspondent de nos jours. 

J'ai été obligé de donner un nom principal à chacun des divers 
endroits mentionnés sous un grand nombre de noms différents, dans 
les écrits du moyen-âge; sous ce nom principal, je relate tout ce 
qu'en dit la littérature médiévale, indépendamment du nom sous 
lequel les différents auteurs en font mention. 

Le nom choisi par moi n'est pas toujours celui qui, par raisons 
linguistiques, doit être le plus correct; j'ai, en général, adopté le nom 
employé par l'auteur qui, le premier, ^ mentionné le lieu en question. 
J'ai, toutefois, réuni en une liste, à la fin de l'article, toutes les 
appellations s'appliquant au même lieu avec mention de leurs auteurs. 

Ces appellations se retrouvent aussi à leur place alphabétique, 
où le lecteur est renvoyé à la forme principale. 

J'ai traité des voyages effectués dans les derniers siècles du 
moyen-âge d'après les écrivains du temps. Mon point de départ a 



IV 



été la date de fondation de l'empire des Mongols en Asie, ce grand 
événement historique faisant époque dans les relations entre l'Europe 
et l'Extrême Orient. 

Les cartes et les auteurs que j'ai consultés sont les suivants 
(les abréviations, entre parenthèses, sont celles des noms d'auteurs 
cités dans ma thèse): 



KiRACOs (Kir) 
Carimn (Carp) 

POLONUS (PoLOn) 

Rubruk (Rubr) 

la carte de Haldingham (hald) 

la carte d'EesTORF (Ebst) 

Marco Polo (Polo) 

Monte Corvino (Gorv) 

RiCOLD (Ric) 

Hethum (Het) 

la carte de Vescoxti (Vesc) 

Perusio (Per) 

la carte de Carignano (Car) 

JORDANUS CaTALANUS (JorD) 
JOHANNES DE CoR (Cor) 



Pascal (Pasc) 

Pkgolotti (Peg) 

la carte de Mkdicis (Med) 

Marigxolli (Mar) 

Mandeville (Mand) 

la carte de Hyggeden (Hygg) 

la carte Catalane (Carte Cat) 

Clavlio (Clav) 

SCHILTBERGER (ScHILT) 
CONTI (CONTI) 

la carte de Bianco (Bian) 

la carte Génoise (Genues) 

la carte de Walsperger (Walsp) 

la carte de Leardo (Leardo) 

la carte de Fra Mauro (Mauro). 



Odoric (Odor) 

Un grand nombre d'indications de ces auteurs et des cartes 
citées, n'étant pas fondées sur des observations de voyageurs de la 
dernière période du moyen-àge, sont extraites d'ouvrages plus anciens; 
j'ai, en conséquence, eu recours aux anciens auteurs suivants: 
Plimus (Plin) Slmocatta (Slmoc) 

Sollnus (Sol) * Isidorus Hispalensis (Isid) 

Arnobius (Arnob) et encore pour l'Asie orientale 

Cosmas (Cosm) Ptolemaeus (Ptol). 



LISTE DES OUVRAGES CITES DANS CE VOLUME 

(Les mots mis entre paranthèses indiquent l'abréviation du nom 
de l'ouvrage en question dans ma thèse), 
Ptolem.eus: la carte de 14-72. 
> » > 1513. 

l'édition de VVilberg, Essendiae 1838. 
Plinius: Naturalis Historia, Ed. Janus et Mayhoff, Lipsiae 1870 

{Nat. Hist). 
SoLiNus: Collectanea rerum memorabilium, Ed. Th. Mommsen, Berlin 

1895 {Sol). 
Arnobius: Adversus gentes Libri VII, Lugduni Batavorum 1651 [Ariiob). 
CosMAs: Topographia christiana (dans Patrologiœ cursus completus 
vol. 88), Paris 1860 (Topogr. Christ.). 
» : The Christian Topography of Cosmas, translated from the 
Greek and edited with notes and introduction by J. W. 
Me Crindle (dans Hakl. Soc. vol. 98), London 1897 {Crindle). 
Theophyl.\ctus Si.mocatt.\: Historiarum libri Vlil, Parisiis 1647 [Simoc). 
IsiDORUs HisPALExsis: De natura rerum, recensuit G. Becker. Berolini 
1857 {Nat. rer.). 
» : Etymologianim Libri XX, Ed. F. W. Otto (dans 

Corpus Grammaticorum Latinorum veterum, 
Ed. Fr. Lindemannus Tome Illj, Leipzig 1833 
{Etymol). 
Nordenskiôld: Faosimile-Atlas. 

» : Periplus {Nordensk Periplus). 

Recueil de voyages et de mémoires^ publié par la Société de Géographie, 

vol. IV, Paris 1839 {Soc. Gcogr. Paris). 
Bergehon: Voyages en Asie dans les XII, XIII, XIV et XV siècles, 

Haag 1735 [Bergeron). 
Recueil de voyages au Nord, Tome VII, Amsterdam 1725 {Voyages 
au Nord). 



VI 

Schmidt: i'ber Rubruks Reise (extrait de Zeitschr. d. Gesellschaft fiir 
Krdkunde zu Berlin, Band XX, 1885). Berlin 18Sb [Schmidt). 
Bibliothèque orientale Elzeviriennc, Parties 13, 14, 1877 (Bibl. Elz.). 
Pauthier : Le livre de Marco Polo, Paris 1865 (Pauthicr). 
Yulk: The Book of Ser Marco Polo, London 1871 (Yulc Polo). 
Xordenskiôld: Le livre de Marco Polo, Stockholm 1882 [Nordensk Polo). 
Ramusio: Navigazioni e Viaggi, Venedig 1583 (Ram). 
Gryn.ki's: Novis orbis regionum, Bascl 1582 {Gryn). 
Hethum: Haithoni Armeni Historia orientalis, éd. A. Millier, Coloniœ 

Brandenburgica) 1671 (Het). 
Laurent: Peregrinatores medii ncvii quatuor, Lipsiîc 1864; récit de 

Ricold (Rie). 
Brosskt: Deux Historiens Arméniens, Pelersburg 1870; Kiracos: His- 
toire d'Arménie (Kir). 
Mosheim: Historia Tartarorum Ecclesiastica, Helmstadi 1741, et Ap- 
pendices [Mosh). 
Yule: Cathay and the way thither, London 1866 {Yide Cathay). 
Cordier: Voyages en Asie de Odoric de Pordenone (dans Rec. de 
voyages et de documents géographiques X), Paris 1891 
[Cordier). 
Nouveau Journal Asiatique, Tome IV, Paris 1830 [Nouv. Journ. Asiat.). 
(^)i'ETiF & Eciiahd: Scriptores ordinis prœdicatorum, vol. I, Paris 1719 

(Script, ord. praed.). 
Yule: The Wonders of the East by Friar Jordanus (dans Hakl. Soc. 

vol. 31), London 1863 [Yule Jord). 
Sprengel: Ge.schichte der wichtigsten geographischen fc]ntdeckungen, 

Halle 1792 (Sprengel). 
Halliwell: The Voiage and Travaiie of Sir Maundeville, reprinted 

from the édition of A. I). 1725, London 1883 (Hall). 
Lorenzen : Mandcvilles Rejse i gammel-dansk Overssettelse, Koben- 

havn 1882 (Lorenz). 
Bovenscmen: Untersuchungen ùber Johann von Mandeville und die 
(Juellen seiner Reisebeschreibung (dans Zeitschr. Erdk. 
Berl. vol. 23), Berlin 1888 (Bov). 
Markham: Narrative of the Embassy of Ruy (Jonzales de Glavijo 

(dans Hakl. Soc. vol. 25), London 1859 (Markh). 
Telfer: The Bondage and Travels of Johann Schiltberger (dans Hakl. 
Soc. vol. 58), London 1879 [Tel}). 



vil 

ScHiLTBERGEK : Ein wunderbaiiiche vnnd kurzweyiige Histori. Imprimé 
à Niirnberg sans indication de Tannée de publication 
{Nurnh). 
Major: The Travels of Nicolo Conti (dans Hakl. Soc. vol. 22), London 

1857 [Major). 
PuRCHAs: His Pilgrims, Vol. 111, Lib. I, London 1625 {Purchas). 
Havergal: Édition de la carte de Haldingham, London 1869 (Haverg). 
Benedict: The Hereford Map and Ihe Legend of St. Brandon (dans 
BulL of the American Geogr. Soc. vol. 24), New York 
1892 [Bened). 
Bosworth: King Alfreds Anglosaxon version of the compendious 

History of the world by Orosius, London 1859 {Bosw). 
Zeitschrift der Gesellschaft fur Erdkunde zu Berlin [Zeitschr. Erdk. Berl). 
Fischer et Ongania: Collection de caries anciennes italiennes en 15 

numéros [Fisch-Ong). 
Fischer: Sammlung mittelaltischer Welt- und Seekarten italienischen 

Ursprungs, Venedig 1886 (Fisch Samml). 
Magasin pittoresque, Paris 1849 (Magasin). 
Ruge: Geschichte des Zeilalters der Entdeckungen (Oncken 11, 9), 

Berlin 1881 [Ruge). 
Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi et autres 
Bibliothèques, publiés par l'institut Royal de France, Tome 
XIV, 2, Paris 1841 {Notices). 
Wuttke: Zur Geschichte der Erdkunde im letzten Drittel des Mittel- 

alters, Dresden 1871 [Wuttke). 
Miller: Die iiltesten VVeltkarten, en 5 volumes, Stuttgart 1895—96 

(Miller). 
Zurla: Il mappamondo di Fra Mauro Camaldolese. Venezia 1806 

[Zurla). 
Ruge: Die Entdeckung des Seeweges nach Ostindien durch Vasco 

da Gama, Dresden 1898 [Ruge Gama). 
Heyd: Histoire du commerce du Levant au moyen-âge, Leipzig 1885 

{Heyd}. 
Egli: Nomina Geographica, Leipzig 1872 [Egli). 
\Vafp.\ls: Handbuch der Géographie und Statistik, Asien, Leipzig 

1864 [Wappdus). 
VON Richthofen: China, Berlin 1877 [Richthofen China). 
Bl'nbury: History of Ancient Geography, London 1883 [Bunbury). 



VlU 

Kkcm'S: Nouvelle Géographie universelle, Paris {Reclus). 
Ritteh: Erdkunde von Asien, Herlin (Ritter Erdk.). 
Di'TREUiL DE Hhins: L'Asie Centrale, Paris 1889. 
Balfouk: The Cyclopnedia of India, London 1885 (Balfour). 
Constablk: Handatlas of India, i.ondon 1893 {Constahle\ 
D'Anville: Nouvel Atlas de la Chine, 1737. 
Drovsen: Historischer Handatlas. 



Aarseron. Rubk (Schmidt p. 91) y passa à son retour. — 
Polo [Pauthier I p. 38): c'est une ville d'Arménie. — Ricold [Rie 
p. 122) la dépeint comme une ville très belle et très élevée. Il dit 
en particulier qu'il fait extrêmement froid dans ces régions: il a vu nom- 
bre de gens qui ont eu des extrémités gelées, comme le nez, les pieds, 
etc. — Odor (Cordier p. 5) la dépeint comme une ville très riche et 
qui aurait dû l'être encore davantage, si les Tatares et les Sarrasins 
n'y avaient pas fait de si grands dégâts. Il y vient en abondance 
des provisions de toute espèce, pourtant pas de vin ni de fruits. 
Odor {Ib. p. 8) parle aussi du grand froid qui y règne, et dit que 
c'est l'endroit le plus élevé de la terre qui soit habité. Odor y 
passa en allant de Trapesonde à Thoris. — Peg [Yule Cathay II 
p. 300) en parle comme d'une ville et comme d'une station sur le 
chemin d'Aiazzo à Tauris. — Mand {Hall p. 147) dit que cette 
grande ville est située sur la route de Trapezunt à la Grande Ar- 
ménie. Elle aurait dû être encore plus grande et plus importante, 
si les Turcs ne l'avaient détruite. — Clav {Markh p. 78) y passa; il 
fallait cinq jours pour s'y rendre en partant d'Arsinga. La ville, 
jadis fort peuplée, avait alors beaucoup perdu de son importance. — 
Sur les cartes de Biax (Fisch-Ong IX, Miller lU p. 145) et de Gexup:s 
(Fisch-Ong X, Wuttke ïafel 10), la ville est marquée. — Id. 
Erserum en Arménie (Yide Polo I p. 48 note 2, etc.). Dans 
l'antiquité on appelait cette ville Carana, plus tard Theod'o- 
siopolis {Ritter Erdk. X p. 80, Droy sen Hisl Atl.); enfin autrefois en 
arménien Garin {Ritter Ib,, Wappàus p. 782). 

Var. de nom : 

1. Aarseron: Rubr (Schmidt p. 91 note 524l. 

2. Acron: Odor (Cordier p. 5 note f). 

3. Arcirum: Ric (Rie p. 122). 

4. Argiron: Polo (jRa/ji). 

5. Argyron: Polo (Gryn). 

6. Arsion: Polo (Pauthier I p. 38). 

7. Arsiron: Polo (Nordcnsk Polo). 

1 



8. Artichonn : Mand J.oren: p. 80 note 13\ 

9. Artiron: Onon [Cordier p. 5l. 

Mand \Lorenz p. 80). 

10. Artyroun: Mand {Hall p. 147. 

11. Arzeron: I3ian {Fisch-Ong IX, Miller III, 145). 

12. Arzerone: Peg {Yule Cathay II p. 300). 

13. Arzerum: Genl-es (Fisch-Ong X). 

14. Arzirai: Odor [Cordier p. 5 note f). 

15. Arziron: Polo [Yiile Polo I p. 48). 

Odor {Yule Cathay I p. 46). 

Itî. Arzyron: Mand {Lorenz p. 80 note 13). 

17. Aseron: Ci.av [Markh p. 78). 

18. Asseron: Clav {Ib. p. 191). 

19. Atpiron: Mand (Hall p. 147 note h). 

20. Caricon: Odor {Cordier p. 5 note f). 

21. Carztron: Odor (Ib.). 

22. Erzerum: Genues {Wuttke Tafel 10). 

23. Orzaloni: Odor {Cordier p. 5 note f). 

Aas V. Alani. 

Abana. Fleuve. On le trouve sur la carte de Hald. Il prend 
sa source sur les confins de la Syrie et de la Mésopotamie, un peu 
à l'ouest de Nisibi, se mêle bientôt au fleuve Farfar; il prend en- 
suite presque la direction du S, passe à Damas, après quoi il tombe 
au S. de Babylone dans TEuphrate dont il est le plus grand affluent 
de droite [Haverg). Selon Miller (IV pp. 30, 35 et V p. 43), on trouve 
'A bana cité chez les auteurs du vieux moyen-âge, particulièrement sur 
la carte d'EBST et quelquefois sous le nom d'Abanus Damasci. Hald 
semble avoir cru que l'Abana qui passe à Damas, continuait par le 
désert et n'était qu'un affluent de TEuphrate; mais en réalité il est 
impossible qu'il se fraye ainsi un passage à travers le désert. 

Abapateii. Sur la carte de ■Mairo, c'est une île de l'océan 
Indien; le nom n'est pas sur la carte de Zurla, mais figure sur celle 
de Ruge (p. 80); il est illisible sur celle de Fisch-Ong. Chez Zurla (p. 51), 
on trouve à côté de l'île la légende suivante: «C'est une petite île, 
où l'on pèche des perles d'Orient, précieuses, et plus belles qu'ailleurs. 
L'île est entourée de Sa il an au N. et au S.» 

Abarim. Montagne sur la carte de Hai.d. Se trouve un peu 
à l'E. de la mer Morte (Haverg). On retrouve cette montagne dans 
Num. 27, 12 et dans Dent. 32, 49. (Cfr. Miller IV p. 31). Chez 
Hald, auprès de cette montagne est représentée une femme avec la 
légende suivante: «U.xor loth mutata in petra sal'». 



3 

Abartae v. Ambartae. 

Abasi V. Obassy. 

Abassi v. ■» 

Abbassi v. » 

Abcas. Het décrit Abcas comme une province de la Géorgie 
(Het Gap. 10 et Ib. Cap. 27), comme un État «quod est gentibus et 
terris bene munitum, et nullam possunt habere fiduciam in eisdem». 
Aussi Het dit-il qu'il est dangereux de parcourir le pays, par lequel 
passe une route très fréquentée partant de la mer Noire (Ib.). — Mand 
aussi le mentionne comme un pays de transit (Hall p. 257), et 
insiste sur ce fait qu'on n'y passe pas volontiers, car il y a un 
territoire Hanyson où règne une obscurité complète (Ib. p. 260). — 
ScHiLT dit que le pays est malsain; il en appelle la capitale Zuchlim 
(Nùrnb Gap. 28 et Telf p. 43). — Abcas est naturellement TAbchasie 
d'aujourd'hui, près de la mer Noire, et il n'est pas impossible que 
Zuchtim soit Suchum-kale. 

Var. de nom: 

1. Abcas: Het (Het Cap. 10). 

Mand (Lorenz p. 154). 

2. Abcats: Mand (Lorenz p. 152). 

3. Abcaz: Mand (Hall p. 259). 

i. Abcham: Mand {Lorenz p. 152 note 41). 

5. Abchas: Mand (Lorenz p. 154 note 67). 

6. Abchaz: Mand (Hall p. 86). 

7. Abkas: Schilt (Telf p. 43). 

8. Obkass: Schilt f.Vùrnfe Cap. 28). 

Abcats V. Abcas. 
Abcaz V. » 

Abcham v. » 
Abchas v. » 

Abchasie. G'est avec ce pays qu'a été identifié Abcas. 

Abchaz v. Abcas. 

Abdeni. Sur la Garte Cat, c'est un endroit situé près du golfe 
Persique, à l'E. de l'embouchure de l'Euphrate (Notices p. 122, 
Ruge p. 78). 

Abiffo V. Obassy. 

Abii Scythae. D'après Ptol, c'est un peuple qui habitait la 
partie septentrionale de la Scythia extra Imaum. 

Abissi V. Obassy. 



Abiten. Chez Mauro, île del'Oceanus Cataicus (ZurZa p. 38). 
Abkas V. Abcas. 
Abnigaro v. Albenigaras. 

Abragana. Chez Ptol, ville située dans la Serica; Mauro 
donne aussi le même nom à une ville de Serica [Zurla p. 38). 

Abrivaman. D'après Polo [Pauthier H p. (i07), peuple qu'on 
employait à protéger les pêcheurs de perles contre les requins et les 
autres monstres marins, lors de la pèche des perles sur la côte de 
l'Inde. 

Abserach. Sur la Carte Cat, ville située sur la côte S. de la 
mer Caspienne (Notices p. 128). 

Abumar. Chez Mauro, ville de la Mésopotamie [Zurla 
p. 45). Est probablement le petit village d'Abu Marry, un peu à 
l'E. de Telafar, sur le chemin de Mosul à Djebel Sindjar (fîtïier 
Erdk. XI p. 453). 

Abu Marry. Id. Abumar. 

Abzor. D'après Mand, montagne située sur la limite orientale 
de la Géorgie (Hall p. 250). On se demande si ce n'est pas 
la même que TElburs. Cfr. Alboris. 

Acadie. Chez Ptol, peuple du Sinarum Situs. Le mot a 
aussi la forme Acadrae. 

Acadrae v. Acadie. 

Acathra v. Achatra. 

Acbalec Manzi. Polo (Pauthier Polo II pp. 364 — 66) dit que 
c'est une province de la Chine. Les habitants y vivent du commerce 
et de l'industrie. Le pays abonde en riz, gingembre, etc. Acmalec 
en est la ville principale. — L'identification est assez difficile: ù mon 
avis ni Pauthier (Polo II .p. 365 note 1) ni Yule (Polo II p. 20 
note 1) n'y ont bien réussi. On peut seulement supposer (jue la province 
Acbalec est située quelque part entre Han-tschung et Tschông-tu 
et, à en juger d'après l'indication donnée des journées de marche, 
juste au milieu de ces deux villes. 

Var. de nom : 

1. Acbalec Manzi: Panlhirr. Yule 

2. Achale Cmangi: Gnjn. 

3. Achalet Manzi: Soidviish- Polo. 
4 Aclibaluc Mangi: Ram. 

Acbalec Manzi v. aussi Acmalec. 



Acbaluc. Dans l'édition de Yule (II p. 6), Polo en parle 
comme de l'endroit où finit la chasse réservée du Grand-Khan; per- 
sonne d'autre n'est autorisé à chasser entre Cambaluc et Acbaluc. 
Pauthier, Nordensk, Ram et Gryn ne parlent pas de cette ville; Yide 
seul le fait. — Yule (Polo II p. 7 note 1) l'identifie avec la ville de 
Tschông-ting-fu au S. — 0. de Pékin. — Cfr. Hacbaluch. 

Acesines fluvius. Chez Halu {Haverg et Miller IV), fleuve 
qui prend sa source dans l'Inde, dans un pays appelé «Regnum 
Graphis regine etc.», et qui coule ensuite vers le S. parallèlement 
au fleuve Ydaspis auquel il se joint, après que les deux fleuves 
ont contourné le «Regnum Phori». (Cfr. Miller IV p. 34). Après 
leur jonction, ils coulent toujours vers le S. et se jettent dans l'océan 
Indien un peu à l'E. du M on s Sephar, presque en face de l'île 
Taprobana. — Selon Miller (IV p. 36), quelques auteurs de l'antiquité 
et du moyen-âge parlent de l'Acesines, et il le croit identifiable avec 
le Chenab, qui chez Hald figure comme un fleuve indépendant 
et non pas comme un affluent de l'Indu s. Ritter (Erdk. V p. 456] aussi 
identifie l'Acesines avec le Chenab. 

Acetrechan v. Qintarchan. 

Achale Cmangi v. Acbalec Manzi. 

Achalet Manzi v. » » 

Achasa régie. Selon Ptol, peuple de la Scythia extra 
I m a u m . 

Var. de nom : 

1. Achasa regio. 
'2. Achassa 

Achassa regio v. Achasa regio. 

Achatra. Chez Ptol, ville du Si n arum Situs. 

Var. de nom: 

1. Achatra. 

2. Acathra. 

Achbaluc Mangi v. Acbalec Manzi. 

Achdio. Sur la Carte Cat, c'est un endroit de la côte S. de 
la mer Caspienne [Xotices p. 127). On ne le trouve pas chez 
Ruge. 

Acheron fluvius. Chez Hald (Haverg), fleuve qui coule en général 
vers l'E. et qui se jette dans la mer Caspienne. On trouve à 
propos de ce fleuve la légende suivante: *Hic fluvius infernalium 



6 

esse credilur, quod fervens mare ingreditur, currens Umbrosis 
Mon li bu s, et hic os géhenne patet ut dicitur» [Miller IV p. 26). 
— Chez Ebst {Miller V p. 34), on trouve aussi «Acherontis fluvius 
infernalis>, avec celte légende: »Hic si creditur fervens mare in- 
greditur». Plusieurs auteurs d'autrefois en avaient déjà parlé (76.). 
(Cfr. aussi Kncisel I p. 9). 

Var. de nom: 

1. Acheron: Hald {Miller IV p. 26). 

2. Acherontis: Eust {Miller V p. 34). 

Acherontis v. Acheron. 
Achtum V. Vaxua. 

Acmalec. Chez Polo, capitale de la province Acbalec-Manzi. 
(Cfr. ce mot). 

Var. de nom: 

1. Acmalec: (Panlhier Polo II pp. 364—66). 

2. Acbalec-Manzi: {Yiile Polo). 

3. Acmaiet: {\ordensk Polo). 

Acrocerauni Montes. Chez Isid (Eiymol XIV Cap. VIII) 
montagnes connues pour leur hauteur; Isid les place entre l'Arménie 
et ribérie, entre les Portes Caspiennes et les sources du Tigre. 
— Chez Hald {Haverg et Miller IV), chaîne de montagnes dirigée 
de l'E. à rO. entre les sources du Tigre et celles de l'Euphrate. Se 
trouve aussi chez plusieurs auteurs du moyen-ùge {Miller IV p. 26). 

Acron v. Aarseron. 

Aculur v Adilur. 

Adamante* v. Ademandes. 

Adam, la montagne d'A. v. Adanis Peak. 

Adams Peak. Polo (Pauthier II pp. 587 sqq.) indique qu'il se 
trouve à Ceylan une montagne d'une hauteur considérable. Elle 
est si escarpée, que personne n'en pourrait faire l'ascension, s'il n'y 
avait pas plusieurs chaînes de fer massives fixées dans la montagne, 
et grâce auxquelles on peut la monter. Au sommet est une statue; les 
Sarrasins disent que c'est là que se trouve le tombeau d'Adam, mais 
les idolâtres de la contrée prétendent que le tombeau et la statue ne 
sont pas ceux d'Adam, mais qu'ils proviennent de Sagamoni Borcam, 
un fils de roi qui a vécu très saintement. — Odor {Cordier p. 
219) dit que (ipns l'île de Sillam il y a une montagne très haute, 
sur laquelle les gens croient qu'Adam et Eve pendant 100 ans 



pleurèrent leurs péchés («pleurèrent leur fils» dans l'édition de Yide 
Cathay I p. 98). Leurs larmes auraient formé un lac très profond. 
Mais Odor ne croit pas à cette fable, car il avait vu lui-même l'eau 
jaillir de la terre. — Mar {Yule Cathay II p. 353) parle comme il suit 
de cette célèbre montagne. Quand l'Ange après la chute fit sortir 
Adam de l'Eden, il le prit par le bras et le déposa sur le mont 
Seyllan, Alors Adam mit le pied droit sur une pierre, et par un 
miracle de Dieu, la trace du pied se grava dans la pierre, où l'on peut 
la voir encore aujourd'hui. C'est sur cette haute montagne, continue 
Mar (Ih. p. 358), que selon quelques-uns, se trouve l'Eden; mais 
c'est une erreur, car le nom même indique le contraire. Les gens 
du pays appellent la montagne «Zindan Baba», ce qui veut dire: 
«l'Enfer de notre Père»; l'explication de ce mot se trouve dans ce 
fait que, quand notre premier père, après l'expulsion de l'Eden, fut 
placé sur cette montagne, il se sentit dans l'Enfer. Mar ajoute que, 
quand on descend la montagne, on voit premièrement la trace du 
pied d'Adam, puis une statue assise, la main gauche reposant sur le 
genou, la main droite levée et indiquant l'O., enfin «la maison 
d'Adam». Mar affirme qu'Adam l'a bâtie de ses propres mains. — Mand 
{Hall pp. 198 — 200) parle aussi de la montagne en question, du temps 
où Adam et Eve y vécurent, dit comment leurs larmes y 
formèrent un lac, etc., le tout absolument conforme au récit d'OooR 
(Ib.). — Mauro indique aussi sur sa carte (Fisch-Ong) une montagne 
dans l'île de Sailan; dans la légende concernant l'île, on trouve, 
au sujet de la montagne [Zurla p. 51): «On dit qu'il y a dans 
l'île une montagne appelée la montagne*d'Adam, dont le sommet 
est si haut qu'il n'y pleut ni ne vente jamais. Pour se hisser plus 
facilement au sommet, on se sert d'une chaîne de fer attachée à la 
roche et posée là par Alexandre le Grand. On croit trouver sur ce 
sommet, imprimée dans le roc, la trace du pied droit d'Adam, et 
ici il y a beaucoup de rubis. Les gens du pays affirment qu'Adam 
a été sur cette montagne». La chaîne de fer est aussi indiquée sur 
la carte. Cfr. Zurla p. 126. Au reste, voir, sur l'Adams Peak, Ritter 
(Erdk. IV pp. 33, 60, 206—209). 

Adanum insula v. Aden. 

Addeb » » 

Addem » » 

Adem » » 



Ademandes. Récifs de l'océan Indien, qui chez Mand {Hall 
pp. 163 — 1()4-, 271) sont dépeints comme des îles magnétiques très 
dangereuses pour la navigation, car les montagnes attirent le fer qui 
vient dans le voisinage. Aussi est-on obligé de prendre les plus 
grandes précautions sur les navires, et de ne pas avoir de fer avec 
soi. On ne doit pas même y trouver de clous, aussi les navires, 
dans le pays d'Or m us sont-ils, pour les voyages dans ces contrées, 
assemblés seulement avec de la poix et des cordages. On trouve de 
semblables navires, bâtis sans fer, dépeints par Polo {Pauthier I pp. 
87 sqq., Yule Polo 1 p. 102), Corv {Yide Cathay I p. 217), Jord 
(Soc. Géogr. Paris IV p. 61, Yule Jord p. 53), Odor {Cordier p. 70, 
Yule Cathay I pp. 56 sqq.), Carte Cat (Xotices p. 123, Ruge p. 78) 
et Clav {Markh p. 94). Ils sont employés pour les voyages entre 
Hormos et l'Inde. Odor les appelle Jase ou Jasse. — Gfr. Hormos. 

Var. de nom: 

1. Ademandes: (Hall p. I(j3). 

2. Adamantes: [Hall p. 271). 

Aden. Ce lieu, connu déjà dans l'antiquité, est mentionné par 
Sol {Sol p. 228) sous le nom d'Adanum in su la. — Hald dépeint 
cette Adanum insula comme une île, et la place au S. de l'A frique 
(Miller IV p. 45). Cette erreur résulte d'une confusion entre les 
indications des voyages d'Aden dans l'Inde, et les récits du 
périple de l'Afrique, — confusion déjà faite par Plin et Sol 
(Miller Ib.). Cette erreur se trouve non seulement chez Hald 
et chex Er.st {Miller V p. 62), mais aussi chez Hygg {Miller III p. 
107), (jui vivait beaucoup plus tard. — En face de cette opinion 
ancienne sur la situation d'Aden, nous trouvons chez Polo une 
conception plus moderne et plus exacte, en ce sens qu'il la place 
en Arabie, et la décrit comme une importante station de commerce 
sur la route conduisant de l'Inde à Alexandrie {Pauthier II pp. 
641, 654). — Sur la carte de Car, Addeb, c'est à dire Aâen{Fisch 
Samml. p. 125), se trouve aussi en Arabie. Sur cette carte, 
l'Arabie est partagée en deux presqu'îles, séparées par le Sinus 
Arabicus; et c'est dans celle de l'E., bornée à l'E. par le Sinus 
Persicus et appelée Terra Alieme, que Car place Addeb. — Sur 
la Cartk Cat, nous trouvons sur la côte S. de l'Arabie, tout près 
l'une de l'autre, deux villes, appelées Aden et Ad ep (.Voh'ces p. 119, 
Ruge p. 78). En réalité il s'agit probablement d'une seule et même ville; 



9 

mais l'auteur aura été induit en erreur par les deux formes différentes 
du nom de cette ville (cfr. supra Car). — Conti (Ma/or p. 21) dépeint 
Aden comme une station sur la route fréquentée de Tlnde à l'Egypte; 
il faut cinq jours pour s'y rendre de Sechutera (Sokotra); c'est 
une ville très opulente et renommée pour son architecture. — Sur 
la carte de Genues {Fisch Samml. p. 200), une forteresse est mise à 
peu près à la même place où Aden devrait être, et probablement 
par là on veut indiquer Aden, quoique le nom ne soit pas mis près 
de la marque de la ville sur la carte. Mais sur la même carte on 
trouve, à propos de r«Indicus pelagus», une légende qui intéresse 
Aden, en ce sens que l'océan Indien y est indiqué comme parcouru par 
un grand nombre de navires richement chargés, qui se dirigent vers 
une ville dont le nom est différemment interprété. Fisch (Samml. 
p. 186) lit «Mecham Arabie»; Wuttke {p. 4:6) lui-même lit«Mediam 
Arabie», mais il dit (Ib.) que Le/ciyeHit «Adenam Arabie». Selon 
moi, c'est Fisch qui a lu correctement le nom {Fisch-Ong); mais 
probablement l'auteur de la légende, bien qu'il eut écrit «Mecham», 
a pensé à Aden, car la légende dit: «Et eis (les navires) permaxime 
speciebus et ceteris aromatibus oneratis sepius ad Mecham Arabie 
applicantes mercatoribus occidentalibus per mutationem mercium 
emunt» {Fisch Samml. p. 186). Sur la Carte Cat, on trouvera une 
légende semblable [Ib.) et sur la carte de Pizigani se trouve la légende 
suivante (Ib.): «Naves mercantibus In die que descendunt in Addem 
dimittunt ibi decimam partem specierum pro pasagio postea intrant in 
mare rubrum et descendunt in civitatem Chosseir et ibi exhone- 
rant deinde deferunt species in Alexandriam». — Mauro donne 
sa vraie place à Aden (Ruge p. 80), dans l'angle S. — 0. de l'Arabie; 
on lit à côté de l'indication de la ville (Zurla p. 48): «Ici on paye 
la douane». — Cfr. Malichu. 

Var. de nom: 

1. Aden: Polo {Pauthier p. 654). 

Carte Cat (Ruge p. 78). 
CoNTi {Major p. 21). 
Mauro {Riige p. 80). 

2. Adanum insula: Sol (Sol p. 228). 

Ebst {Miller V p. 62). 
Hald (Miller IV p. 45). 
Hygg {Miller III p. 107). 

3. Addeb: Car {Fisch Samml. p. 125). 



10 

4. Addem: I'izigam [lusch Samml. p. 186). 

5. Adem : Polo [Panlhicr p. G41). 

Cakte Cat {Soiices p. 119). 

CoNTi (Ram I p. 342). 
<î. Adep: Carte Cat (Notices p. 119, linge p. 78). 
7. Sadanum insula: Plin (Nat. Hist. VI, 175). 

.Adiabene était, selon Ritter (Erdk. X p. 118), dans l'antiquité 
le nom de la province située près du Tigre à l'E. de Ninive, entre 
le Tigre et le Zaab. Id. Adiabeni. Yuîe (Cathay I p. 53 note 2) 
conjecture qu'il faut l'identifier avec Huz. 

Adiabeni. Chez Hald (Haverg), on trouve à l'E. de Ninive et 
à rO. du Tigre un territoire qu'on appelle -Adiabeni primi Assi- 
riorum». L'expression est tirée de Sol: «Assyriorum initium Ad- 
iabene facit» {Miller IV p. 32). Id. Adiabene. 

Adilur. Chez Mauro, c'est un endroit de l'Inde, situé dans 
le voisinage de Mahabar et de Telenge {Fisch-Ong, Ruge p. 80). 
D'après les indications qu'on peut tirer de l'emplacement de ces villes, 
ce serait un endroit situé dans la partie orientale de l'Inde, dans le 
voisinage de la côte. 

Var. de nom: 

1. Adilur: (litige p. 80, Ruge Gama). 

2. Aculur: (Fisch-Ong; peu lisible). 

Adromant. Sur la Carte Cat {Notices p. 119, Ruge p. 78), 
c'est une ville de la côte S. de l'Arabie. Id. Hadramaut (Ai'o- 
tices Ib.). 

Aessabor v. Nesabor. 

Afraudisia v. Frondisia. 

Aganar. Chez Mairo {Zurla p. 39), c'est une ville située dans 
rindia Cin ou India tertia, à l'E. du fleuve Sumas. 

Agareni. Peuple cité par Hkt {Het Cap. 2); le seul renseigne- 
ment ferme qu'il donne au sujet des Agareni est qu'ils regardent 
comme un péché de boire du vin. 

Aggia. D'après Pkg (Yule Cathay II p. 300), station de la 
route commerciale d'Ajazzo à Tauris. A en juger d'après sa 
place sur la liste, on aurait dû trouver Aggia à TE. d'Erzeroum 
ou, plus précisément, quelque part entre Hassankala et Karakalisa. 

Aghovanie. Mentionné par Kir (Kir p. 177). Id. Albania 
{Ritter Erdk. X p. 546). 



11 

Agitarca v, Qintarchan. 

Agitarcam v. » 

Agitarcham v. » 

Agmaxat. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), ville située dans 
l'intérieur de l'Asie. — Id. Mesched (Ih.). 

Agrica. D'après Bian [Fisch-Ong, Miller III p. 144), endroit 
situé à l'angle N.-E. de la mer Caspienne, à peu près à l'O. de ce 
qu'il appelle la Norganze. 

Ahamsane v. Quinsay. 

Ahar. Id. Hur. 

Ahr V. Ahvar. 

Ahrun. Id. Ahvar. 

Ahvar. Selon Km {Kir p. 179), c'est un endroit par où le roi 
Hethum passa à son retour. — Probablement le même qu'Ahrun, 
à l'E. de Demavend, mentionné par Ritier (Erdk. VIII p. 506). 

Var. de nom: 

1. Ahvar: (Kir p. 179). 

2. Ahr: [Ib. note 10). 

Ahwas. Id. Hur. 
Aiazzo v. Laias. 
Aïek V. Jaec. 
Aïman v. Naimani. 

Aini. Ville par laquelle passa Rubr à son retour; elle est 
située entre Vaxua et Erzeroum. La ville est très bien fortifiée 
et elle a quantité d'églises, mais elle a beaucoup souffert des 
Tatares (Soc. Geogr. Paris IV p. 389). — Maxd {Hall p. 148) place 
près de l'Ararat une ville d'An y où l'on trouve un millier d'églises; 
cette ville doit être la même qu'Ai ni de Rubr. — Id. Ani près 
de l'Arpa Tschai {Schmidt p. 90). Cfr. Ritter (Erdk. X p. 440), qui 
dit que la ville, d'après une indication, comptait au moyen-âge 100,000 
habitants et 1000 églises. 

Var. de nom : 

1. Aini: Rtbr (Soc. Géogr. Paris IV p. 389). 

2. Any: Mand {Hall p. 148). 

3. Hani: Mand (Lorenz p. 81). 

Airam. Ville placée par Bian {Fisch-Ong, Miller III p. 144) 
au N.-E. de la mer Caspienne, à peu près à l'E. de la Sirie et 
tout au N. de la Norganze. 



12 

Var. de nom: 

1. Airam: iMiller III p. 144, Fisch-()ng-:>). 

2. Atram: t risch-Ong'\- peu lisible). 

Aizis. Chez Mauro, endroit de la Grande Arménie (Zurla 
p. 46). 

Akhsi. Ville vers la fin du moyen-âge bien fortifiée, et située 
dans le Ferghana [Ritter Erdk. YI p. 785), à environ 7 milles 
à rO. de TAndidjan d'aujourd'hui. Markh, qui l'appelle Akshi, 
l'identliie avec Aquivi (Markh p. 163 note 3). 

Akshi V. Akhsi. 

Aksu. C'est dans le voisinage de cette ville que Pauthier (1 p- 
145 note 1) croit pouvoir placer le Fein de Polo. 

Alaghez. Montagne d'Arménie, au N.-O. d'Eriwan (Ritter 
Erdk. X pp. 376, 398); la même qu'A la go s sur la carte d'Andrée 
[Sievers Asien p. 90). — Id. Aragaz. 

Alagos V. Alaghez. Id. Aragaz. 

Ahi-Kul. KuBH (Soc. Gcogr. Paris IV p. 281) dit que, 
après avoir quitté la ville d'Equius, il arriva à un pays plat, à 
gauche duquel se trouvait un lac si grand qu'il fallait vingt-cinq 
jours pour en faire le tour; et dans ce lac tombaient beaucoup de 
fleuves, venant des grandes montagnes qui à droite entouraient le 
pays plat. Et plus loin [Ih. p. 294), il dit du mOme lac qu'il était 
très agité comme l'Océan, que ses eaux étaient salées, mais pourtant 
potables, enfin qu'au milieu se trouvait une grande île. — Schmidt 
croit (pp. 45 et 46) que Rubr a pensé à l'Ala-Kul et au Balkash, 
lacs qui sont compris par Rubr comme un seul et même lac; ce- 
ci peut s'expliquer par le fait qu'il y a des saisons où le pays est 
tellement inondé qu'ils semblent ne former qu'un lac, mais Schmidt 
ne peut pas expliquer l'île située dans le milieu du lac (Ib.). On se 
demande si l'indication de Rubr concernant Tile ne vient pas de ce 
qu'il a vu deux fois ces régions, à l'aller et au retour: le pays 
étant tout entier inondé la première fois et non la seconde, le pays 
situé entre les deux lacs aurait apparu à Rubr, dans ce dernier cas, 
comme une grande ile. — Rubr ne donne pas de nom particulier pour 
le lac en (pjestion. 

Alamo v. Alani. 

Alana v. 

Alandrina v. Flandrine. 



13 

Alandschik v. Alindsha. 

Alangogaza est, selon Clav {Markh p. 68), une ville située sur 
a route de Trebizond à Arsinga. 

Alani. Ce peuple qui, avant les grandes migrations, habitait 
les environs du Don et de la Volga, et qui, soit par suite des 
grandes migrations soit par suite des mouvements de peuples ultéri- 
eurs du moyen-âge, se dispersa de tous eûtes [Kneisel 11 p. 130 et 
Yule Cathay II pp. 316 — 319), tient une assez grande place dans la 
littérature du moyen-âge et est mentionné par les auteurs comme 
habitant des endroits très différents. Je rapporterai seulement les 
indications données par les auteurs étudiés dans ce travail. — Isin 
mentionne le peuple [Miller IV p. 16). — Hald le place un peu au N. — 
0. des bouches du Danube. — Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 709) 
nomme, parmi les peuples compris dans l'empire mongol, les «Alani 
sive Assi»; mais un peu plus loin dans ses récits (76. p. 710), il 
parle également de «qusedam pars Alanorum» parmi les peuples 
que les Mongols ont attaqués, mais n'ont pu vaincre. Quant au 
pays des Alains il l'indique [Bergeron ■ Carp Cap. IV p. 8 et Voy. 
Nord. VU Carp Cap. VII p. 399) comme confinant à la Co mania 
au N. — RuBR place la demeure des Alains au Caucase, qu'il 
appelle à cause de cela «Montes Alanorum» (Soc. Géogr. Paris IV 
p, 265); il dit de même de ces montagnes en un autre passage [Ib. 
p. 252) que les «Alani sive Aas» y demeurent. {Ch\ aussi Schmidi 
pp. 83 — 91). Il déclare aussi avoir vu des Alains dans la ville de 
Summerkeur [Soc. Géogr. Paris IV p. 378). 11 ajoute au reste, 
comme Carp, qu'ils combattirent les Mongols avec ardeur (Ib. p. 
252) et qu'ils étaient chrétiens (Ib.). — Polo (Pauthicr II p. 485) 
dit que le Khan, au siège de Chinginguy, employa des chrétiens 
nommés Alains, et explique que les Alains, qui étaient très braves, 
étaient souvent employés par les Khans mongols comme gens de 
guerre. (Cfr. Yule Cathay II p. 318). — Het aussi les place aux en- 
virons du Caucase, et il appelle la Géorgie «Alania» {Het Cap. 
10). — Mar dit que les princes du premier rang dans l'empire des 
Khans sont appelés Alains, et qu'ils sont chrétiens [Yule Cathay 
Il p. 336); plus loin dans son récit (Ib. p. 373), il déclare que les 
Alains descendent d'Elam, petit-fils de Sem, et que c'est la 
nation la plus noble et la plus brave du monde; sans son aide les 
Tatares n'auraient jamais pu occuper un aussi grand nombre de pays. 



14 

et Gen gis-Khan n'avait pas moins de 72 de ces princes à son service. 

— Mand (Hall p. 259), aussi bien que Het, identifie la Géorgie 
avec le pays des Alain s qu'il appelle «Alamo». — Lkahdo place 
{Fisch-Ong 14) la montagne «M. A la mi» au N.— E. de la mer Noire, 
entre deux fleuves, qui représentent sans doute le Don et la Volga. 

— Maiho place «Alano» (Z urla, ca.rie) à une asse;^ grande distance 
au N. de la mer iNoire, près de la Volga et dans le voisinage du 
pays des Amazones. 

Var. de nom: 

1. Alani, Alania, Montes Alani etc., chez la plupart des auteurs. Les di- 
vers noms ne sont pas rapportés ici, hors des formes un peu rares: 

'2. Aas: Ribk [Soc Géogr. Paris IV p. 252). 

3. Alamo: .Mand (Hall p. 259). 

4. Alano: Mauro (carte de Ziirla). 

5. Assi: Carp (Soc. Géogr. Paris ÏV p. 709). 

6. Asu: Nom chinois des .\lains (Ynle Cathay II p. .317). 

Alania v. Alani. 

Alanorum Montes v. » 

Alaschan. Cfr. Calacian. 

Alatau. Id. Snghakh de Km et Montes Caucasi de Rubr. 

Alathena v. Tana (près du Don). 

Alatoa. Mentionné par Clav dans sa description des combats 
intérieurs qui ont suivi la mort de Timour (Markh p. 191). 

Albacia v. Albatia. 

Albania. On trouve ce nom chez Hald, Vesc, Hygg et, quoi- 
que d'une toute autre manière, chez Mauuo. Les trois premiers 
s'accordent sur ce point que l'Albania est située tout au N.-E. 
de l'Asie près de l'Océan; au reste sa situation est, par rapport 
aux endroits environnants, .différente chez les trois cartographes. 
Chez Hald, c'est du peuple Albani et non du pays qu'il est 
question, et la légende (Haverg) dit: «Albani pupillam glaucam 
habent et plus nocte vident». On trouve des légendes semblables 
déjà {Miller IV p. 24) chez Sol et Isid. Les pays limitrophes, sur la 
carte de Hald, sont: à TO., sur le continent «Sauromate sithe», 
au N. et au N.-E. les îles de Triphicia et de Capharica. — Chez 
Vesc, Albania se trouve à l'E. d'un pays qu'il appelle «Régie 
inhabitabilis» et au N. de Catay et des «Montes Sitie». — Chez 
Hygg, on la trouve à l'E. de la «Scithia», ù 10. de la «Scithia su- 
perior» et au N. de r«Hircania; au «N. de l'Albania se trouve l'île 



15 

de «Gitcana». On lit chez lui (Mi7/er III p. 101) la légende suivante au 
sujet de TAlbania: «Hic habitant homines solum nocte videntes: Huius 
terre canes leones occidunt». La légende des chiens forts est déjà 
(76.) dans Sol. — Chez Mauro, l'Albania n'est pas indiquée à part, 
mais il la mentionne pourtant deux fois sur sa carte dans des légen- 
des se rapportant à d'autres points. Il s'exprime ainsi [Zurla p. 4:0): 
«Remar([uez que Ptolomeus place dans cette partie de l'Asie (In- 
dia Secunda) plusieurs pays tels que l'Albania etc ... que j'ai 
exclus, parce que ces noms ont été l'objet de confusions...». Dans 
une autre légende qui a trait à la province de Siroan, près de 
la mer Caspienne, il dit {Zurla p. 46): «Autrefois on appelait 
cette terre Albania». — ■ Sur l'Albania v. aussi Miller Y p. 31. — 
Selon Ritter (Erdk. X p. 546), les Arméniens donnaient à l'Albania 
le nom d'Aghovanie (v. ce mot); Albania est identifiée [Ritter 
Erdk. X p. 576, VIII p. 124) avec Schirwan; ainsi l'indication de 
Mauro relative à la situation de l'Albania près de la mer Caspi- 
enne est juste. 

Albatia. Chez Hald, c'est une île de l'Océan, au N.-E. du 
Mons Molans; la légende est la suivante: «Albatia insula est 
immensa ad quam triduo navigatur a litore Scytarum» (Miller 
IV p. 27). 

Albenigaras est, selon Conti {Major p. 29), le nom d'une 
montagne qui s'élève près de Bizenigalia. Cfr. Carbunculi. 

Var. de nom: 

1. Albenigaras: Conti {Major p. 29). 

2. Abnigaro: ^ {Ram I p. 344). 

Alberania. Chez Mauro, île de l'Océan us Cataicus {Zurla 
p. 38). 

Albianger Castrum. Chez Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI 
Tafel 10) endroit de l'Asie septentrionale: est situé sur la côte E. 
de «Mare occidentale» dans r«India inferior». 

Alboris. Montagne. Het [Het Cap. 10) la dépeint comme une 
haute montagne située sur la frontière orientale de la Géorgie. 
Id. Elburs. (Cfr. Ritter Evdk. YUl pp. 42 sqq.). Cfr. Abzor. Abzor 
et Alboris sont seulement des noms différents de la même montagne. 

Alboro del Sole v. Arbor Sicca. 

Alboros Sece v. 

Alcaraya v. Cataia. 



16 

Al-Catayo v. Cataia. 
Aichai V. Altay. 
Alechena v. Tana (sur le Don). 

Alesquinar. Chez Clav {Mark/i p. 195), ville située entre 
Khoi et Aumian sur le chemin de Tabreez à Trebizond. 

Var. de nom : 
1. Alesquinar: Ci.av iMarkIi p. 195). 
"2. Alesquiner: » ( » p. 196). 

Alesquiner v. Alesquinar. 

La cjjaine d'Alexandra. Selon Schmidt (pp. 41, 42), Rubr suivit 
à l'aller la grande route militaire qui longe le pied du versant nord 
de la chaîne d'Alexandra; cette route avait été établie par Gen- 
gis-Khaan, et elle fut réparée par Hulagu. On l'utilise encore 
aujourd hui. 

Alfabi V. Obassy. 

.Alibed. Chez Glav, village situé sur le chemin de Meshed 
à V'^iadme (Oxus) {Markh p. 117), 

Alich. Selon Maiho (Zurla p. 31), nom d'une des provinces 
de l'Asie septentrionale possédée par la Russie. 

Aligardamana. Hald (Harerg, Miller IV p. 36) place «Ali- 
gardainana promuntorium» dans l'Asie orientale près du Para- 
dis, — Chez Ebst [Miller V pp. 50, 51), cet endroit s'appelle 
Galgardamana, mais il est {)lacé à l'intérieur du pays. — Ces 
formes sont venues par Ouosirs [Bosir p. 31) du Calligicum de 
Ptol [Miller IV p. 36). 

Var. de nom: 
Aligardamana: Hai.d {Miller IV p. 36). 
Caligardamana: Onosius [Bosiv p. 31). 
Caligardamna: Oaosius \Bosu> p. 31). 

1. Calligicum: Proi. {Miller IV p. 3(5i. 
Calymere: Ohosiu.s {Bosw p. 31}. 
Galgardamana: Ehst (Miller \' p. 51). 

Alieme. Sui' la carte de Car [Fisch Samml. pp. 124, 125), 
l'Arabie est partagée en deux presqu'îles par un golfe saillant, «Sinus 
Arabicusv; celle de TE. s'appelle «tera Alieme»; elle est bornée 
a l'E. par le «Sinus persicus» et renferme les villes de Senech, 
Addeb et Cardecat 

Alimali v. Almalech. 

Alindsha. Id. Alnitze. 



17 

Alinga. Selon Clav [Markh p. 84), château situé dans le 
voisinage de Khoi, sur le chemin qui conduit de celte ville à Cal- 
marin. 

Alivar. Selon Polo, c'est la province de l'Inde où l'on arrivait 
tout d'abord, quand on voulait pénétrer dans ce pays en partant 
d'Ariora Chesiemur {Pauthier I p. 81). Id. Lahore (76. note 6 
et Yiile Polo I p. 100). 

Var. de nom: 

1. Alivar: Polo {Pauthier I p. 81 j. 

2. Almar: Polo (Nordensk Polo). 

3. Dalivar: Polo iYiile Polo). 

4. Dilavar: Polo {Yule Polo). 

5. Malabar: Polo (Ram). 

Alkenier v. Alkeyr. 

Alkeyr. Endroit mentionné par Schilt [Nûrnb Cap. 56). 

Var. de nom : 

1. Alkeyr: Schilt (Nûrnb Ib.). 

2. Alkenier: Schilt (Telf Cap. 62 p. 86). 

Almalech. Le premier de nos auteurs qui parle de cette ville 
est Kir {Kir p. 178). C'est, dit-il, un endroit par oii le roi Hethum 
passa à son retour. — Het [Het Cap. 22) en parle aussi dans sa 
description du voyage du roi Hethum, et ajoute que ManguCan 
empereur des Tatares, y demeura. — Pasc, qui y séjourna comme 
missionnaire et qui y souffrit même le martyre en 1339, dit {Mosh 
Append. pp. 195 et 196, Yule Cathay I pp. 234 — 37) que la ville 
était la capitale de r«Imperium Medorum» et qu'on y allait 
d'«Urgant» avec des chameaux; il fallut à Pasc cinq mois pour 
y aller; et c'est de cette ville qu'il a écrit en 1338 sa lettre à un 
de ses compatriotes. — Peg, dans son Ghap. I [Sprengel p. 259), 
parle de la ville comme d'une station importante pour le long voyage 
en Chine. C'était la dernière avant d'entrer en Chine, et il fallait à 
peu près 70 journées avec des unes pour aller à la station chinoise la 
plus proche, Camexu. Oltrarre était la station la plus rapprochée 
d'Armalecco à l'O: la distance était d'environ 45 journées avec 
des ânes de bât; d'Organci à Armalecco, il fallait environ 85 
journées, au commencement à dos de chameaux, ensuite à dos d'ânes. 
— Sur la carte de Med {Fisch Samml. p. 132), la ville d'Armalec 
est indiquée et placée dans un pays appelé «Med or u m». — Mah 
{YiJe Cathay II p. 338) parle de cette ville, qu'il visita lui-même, 

9 



18 

et dit quiine grande quantité de personnes, dont il donne les noms, 
entre autres Pasc, y avaient souffert le martyre, un peu avant son 
arrivée. — Sur la Carte Cat (Xotices p. 135, Rugc p. 78), la ville 
est indiquée sous le nom d'Emalech et placée dans r«Imperi de 
Medeia». — Chez Bian (Miller III p. 144 et Fisch-Ong)^ aussi la 
ville est placée dans r«Imperion de Medio» sous le nom de 
Co m bal eh. On se demande si la forme Combaleh ne repose 
pas sur une confusion avec Cambaluc. Car Cou s'est rendu 
coupable d'une erreur semblable, quand il parle {Xouv. Journ. 
Asiat. IV p. 59) de l'empereur de Canibalech, alors qu'il pense à 
Almalech. (Cfr. Yule Cathay I p. 238 note 2). — Enfin cette 
ville se trouve sur la carte de Mauro {Fisch-Ong). — La ville 
d'Almalech, qui était capitale de l'empire de Tshagatai ou, 
comme on l'appelait, de r«Imperium Medorum», était située dans 
la vallée de l'Ili. Pour l'identifier, deux opinions différentes se sont 
trouvées en présence: l'une, celle de Klaproth {Kir p. 178 note 14), croit 
quAlmalech se trouvait prés de la Korgos ou Kurga d'aujourd'hui, 
sur l'AIimatu, affluent de l'Ili; l'autre, celle de Fw/e (Cathay I p. 236 
note 1), pense (lue cette ville se trouvait sur l'Ili même, et conjecture 
que c'est l'ancienne Kouldja. (Cfr. aussi Ritter Erdk. II pp. 402, 404). 

Var. de nom: 

1. Almalech: Het (Hel Cap. 22). 

2. Alimali: Nom chinois (Yule Catliay I p. 236 note 1). 

3. Almali: Maiuo {Riige p. 80, Rage Gama). 

4. Almalig: Maiho (Yule Cathay I pp. 185, 186). 
b. Almalik: Nom raahométan {Ib. p. 236 note 1). 

6. Al-Malikh: Kir (Kir p. 178 note 14). 

7. Almeli: Malho (Fisch-Ong). 

8. Aloualekh: Kir [Kir i>. 178). 

9. Arnialec: Pasc (Yule Cathay I p. 236). 

Pkg (Yule Catliay 11 p. 288). 
Med (Fisch Samml. p. 132). 
Mau (Yule Cathay II p. 238). 

10. Armaleccho: Pi:g (Yule Cathay App. p. LXIV). 

11. Armalecco: Pkg iSprcngcl p. 250). 

12. Armalech: Pasc iXInsh App. p. 196). 

13. Armaloc: Med {Yule Cathay I p. 234 note 5). 

14. Côbalek: P.ian iYule Cathay I p. 234 note 5). 

15. Combaleh: Hian (Fisch-Ong}. 

16. Emalech: Carti: Cat (Solices p. I3ô. Rnge j). 78). 

Almali v. Almalech. 



19 

Almalig v. Almalech. 

Almalik v. » 

A! Malikh v. » 

Almar v. Alivar. 

Almaron. Chez Mauro (Zurla p. 37), ville située dans le 
Chatajo méridional. 

Almedina. Id. Médina. 

Almeli v. Almalech. 

Alnitze. Chez Schilt {Niirnb Cap. 28, Telf p. 44), ville 
qui, pendant 16 ans, résista à Tamerlan. Elle paraît avoir été 
située dans la Perse septentrionale, dans le voisinage de la mer 
Caspienne. — Id. Al in ds h a ou Alindschik {Telf p. 160 
note 12), à proximité de Nachitschewan sur TAraxes. (Cfr. 
Wappàus p. 982). 

Var. de nom: 

1. Alnitze: Schilt {Xûrnb Cap. 28). 

2. Aluitze: Schilt (Telf p. 44). 

Aloualekh v. Almalech. 

Altaï les monts. Selon Schmidt (p. 42), Rubr a passé les 
monts Altaï tant à l'aller (76.) qu'au retour {Ib. pp. 68—73). — 
V, aussi Altay et Aurei montes. 

Altay. Chez Polo {Pauthier I p. 186), la montagne Altay est 
mentionnée comme le cimetière de Gengis-Khaan et des autres 
khaans. — On retrouve la même mention au sujet de l'Ai ta y chez 
Mauro, qui place la montagne très loin dans l'Asie N. — 0. près de 
l'océan Septentrional. Les voisins les plus proches sont au N: Mechrit 
et MonguI, tous les deux près de l'Océan, et Hungiàl'E: Chara- 
coracur et Sepulcrum impériale, tous les deux près de l'océan 
Septentrional; à l'O: Sindicui et Segenach; enfin au S: Xandu 
et Chatajo. Sur la montagne se trouve un beau mausolée, 
dessiné sur la carte qui porte à côté la légende suivante (Zurla p. 
35): «Ce somptueux et admirable monument élevé sur la célèbre 
montagne d'Alchai, est destiné exclusivement aux empereurs de 
Chatajo et à leur famille». Polo dit dans son récit que, en 
partant de Karkorum et d'Altay, après environ 40 journées de 
voyage vers le N, on arrive à la plaine de Bargu (Paw^/iier I p. 199) 
qu'on traverse en 40 journées pour arriver au bord de l'Océan du 
N. Jh. p. 200). Voilà pourquoi Mauro a placé Alchai près de la mer. 



20 

— Des conceptions différentes se sont fait jour pour l'identification de 
cette montagne chez Pauthier (I p. 186 note 4) et chez Yule (Polo I p. 
218 note 8). Tous deux s'accordent pourtant sur ce point qu'on ne 
pense pas aux monts Altai d'aujourd'hui. Pauthier la place plus 
à l'E., là où les fleuves On on, Kerulen et Toi a prennent leurs 
sources: ce seraient par conséquent les monts Kentei de nos jours. 
Yule de son côté la place encore plus à l'E. jusqu'aux monts 
Chingan. H est difficile de dire laquelle de ces deux opinions est 
la plus exacte. Celle de Pauthier répond en tous cas davantage à 
l'idée que Polo donne de la place de la montagne, tandis que la 
manière dont Mauho la représente rend l'opinion de Yule plus 
acceptable. D'autre part cependant, Mauro a probablement ce qu'il 
dit de la montagne de Polo; d'où il suit que ce doit être la même 
montagne dont il est parlé chez Polo et chez Maiuo. 

Var. de nom : 

1. Altay: Polo [Panlhicr, Yule. Nordensk, Ram). 

2. Alchai: Poi.o {Grijn). 

Maiiu) (Fisch-Ong, Ziirla p. '.ib). 
'.i. Altai: Mairo [\a carte de Zuiia). 
4. Althay: Maiho {litige p. SO, Ruge (lama). 

Althay v. Altay. 

Aluitze V. Alnitze. 

Alumbo V. Coilun. 

Ama V. Amol. 

Ama(;onia v. Amazones. 

Amaxobii v. Essedones. 

Amazones. Les récits concernant ce peuple, composé de femmes 
guerrières, remontent à une haute antiquité et on les retrouve chez 
plusieurs des auteurs qui nous occupent. — Sol {Sol p. 20(3) dit que 
«Panda; a gens a feminis regilur». — Chez Isid {Etymol IX, 2, ()4), 
on trouve touchant ce peuple les indications suivantes: «Amazones 
dictœ sunt, seu quod simul viverent sine viris quasi a|ua tcoaai, sive 
quod adustis dexterioribus mammis essent, ne sagittarum iactus 
impedirelur, quasi avei^ \iaCo\\ Nudabant enim quam adusserant 
mammam. lias Titianus unimammas dicit. Nam hoc est Amazon 
quasi av^r jact^^or, id est sine mamma». — L'indication de IIald 
(Ilaverg et Miller IV p. 33) est à peu près la même que celle de Sol: 
tPandea gens Yndie feminis regitur». Comme Sol, Halo place ce 



21 

peuple dans l'Inde; sur la carte il est borné à l'E. par le fleuve Ydaspis, 
à rO. par ri n dus, au N. par Dedalii montes et au S. par 
Nisam civitas. — Chez Ebst {Miller V p. 32), l'existence de ce 
peuple de femmes est également relatée, et la légende qui les con- 
cerne dit (Ib.): «Haec regio Amazonum. Hec sunt mulieres ut viri 
preliantes. Duas namque quondam reginas pulchras gnarasque et 
élégantes instituerunt. Quarum una Marpesia vocabatur, altéra 
Lampe ta. Masculos enim necantes, feminas vero servantes atque 
curiose nutrientes nec non cura belli imbuentes, dextrasque earum 
papillas ne iaculo sagittarum lederentur exusserunt». Chez Ebst, 
on trouve encore un peuple de femmes indiqué comme habitant une 
autre région, c'est à savoir l'Inde. Sur la carte on l'appelle (Mt7^er 
V p. 49): «Pangea gens, quge a feminis regitur». — Polo (Pauthier 
II pp. 671 sqq., Yulc Polo II pp. 337 sqq ) dit qu'à une distance de 500 
milles au S. de Querivacuran il y a deux îles, l'une habitée par 
des homimes, l'autre par des femmes. Les hommes passent les mois 
de Mars, d'Avril et de Mai sur Tile des femmes; les autres 9 mois 
ils sont séparés. Des enfants, les femmes gardent les filles elles- 
mêmes, mais les garçons sont envoyés aux hommes, quand ils ont 
l'âge de 14 ans. Les habitants y sont chrétiens Les îles sont 
situées près de Scoira ou Sokotra. (Cfr. Pauthier II p. 671 note 
1, Yule Polo II p. 338 note 1). — • Jord {Soc. Gêogr. Paris IV p. 
57) parle de ce peuple et dit: entre l'India tertia et l'India 
major on croit trouver «feminarum insula solarum, et solorum 
hominum» et les hommes ne peuvent pas vivre dans les îles des 
femmes et vice versa. Pourtant pendant 10 ou 15 jours les 
hommes sont chez les femmes; et si les enfants qui viennent ensuite 
au monde sont des garçons, on les envoie aux hommes; mais 
si ce sont des filles, les femmes les gardent. — Mand {Hall pp. 153 — 
155, cfr. Bov pp. 77 — 80) dit à peu près la même chose; il dit que 
près de la Caldée on trouve le pays d'Amazoyne, qui est une 
île, entourée d'eau de tous côtés, excepté en deux endroits où l'on 
trouve accès à l'île. De l'autre côté de l'eau environnante demeurent 
les hommes qui sont les amants de ces femmes. De temps en 
temps les femmes vont demeurer quelques jours chez les hommes 
et des enfants qu'elles ont, elles ne gardent que les filles. Selon une 
indication qu'on trouve plus loin chez Maxd {Hall p. 266), Goth et 
Magot he payent tribut à la reine des Amazones. — Chez Hygg 



22 

{Magasin p. 48), est indiqué un pays «Amazonum» avec la légende 
suivante {Miller 111 p. lOli: «Amasones sunt femine sine niamillis 
dextris, per se ipsos viriliter militantes». Sur la carte, ce pays est 
placé au N. — E. de la mer Noire et borné à TO. par les Massageti, 
au N. par la Scithia, à TE. par l'Hircania et au S. par la 
«Scandinauia». — Sur la Cahte Cat (Notices p. 136), le pays est 
placé dans File d'Iana, dans l'angle N. — E. de laquelle on trouve 
un territoire appelé «Regio feminarum». — Clav [Markh pp. 
174 — 175) caractérise ainsi ce peuple: au bout de 15 jours de voyage 
de Samarcand dans la direction de Cathay, on trouve un pays 
habité par les Amazones, qui ont la coutume caractéristique de ne 
pouvoir supporter les hommes auprès d'elles excepté une fois par an, 
quand il leur est permis, dirigées par leurs chefs et accompagnées 
de leurs filles, d'aller aux pays voisins les plus proches pour vivre avec 
les hommes; chaque femme a le droit de prendre celui qu'elle aime 
le mieux. Après avoir ainsi «vécu, mangé et bu avec eux», elles 
retournent dans leur pays. Si elles ont des garçons, elles les envoient 
aux hommes, tandis qu'elles gardent les filles. Elles appartiennent 
à la branche des Amazones qui étaient à Troie, quand elle fut 
détruite par les Grecs; au temps de Clav elles étaient chrétiennes et 
appartenaient à l'église grecque. — Selon Conti {Major p. 20), il.y 
a deux îles dans le voisinage de Se chutera, l'une peuplée de 
femmes, l'autre d'hommes, les deux peuples se voyant quelquefois. — 
Chez Walsp {Zeilschr. Erdk. Berlin XXVI Taf. 10), on trouve un pays 
qui s'appelle «Amazonum mulierum regio» près du golfe le 
plus au N. — 0. de cette «Mare magnum Indorum» qui est si 
riche en golfes; ce pays est entouré au S. par Sabaa, à l'E. par le 
golfe nommé ci-dessus, au N. par Tarsaba et à l'O. par Cal de a, 
Media, Bachdra et Parthi'a. — Chez Mauho on ne trouve pas 
ce peuple en moins de trois places ditlérenles: La première, 
r«Ama(,;onia» proprement dite, est placée un peu au N. de la mer 
Caspienne et est indiquée comme une île située dans l'Edil 
{Fisch-Ong XV); la seconde aurait dû être placée quelque part autour 
du mont de C au cas us sur la carte de Mauho, car il dit de celui-ci 
qu'il porte plusieurs noms différents et dans le nombre il cite le 
nom de la montagne d'Amazone (Zurla p. H9); la troisième n'est 
qu'indiquée, par le fait (|u'on trouve, très loin dans l'Asie du N. — E , 
près de Sindicui et de Segenach, la légende suivante: «Contrée 



23 

habitée par des femmes braves et guerrières; elles se font la guerre» 
{Zurîa pp. 35, 119). 

Var. de nom: 
On peut les partager en quatre groupes principaux dans 
lesquels il n'est pas nécessaire de distinguer les exceptions spéciales. 
Les groupes principaux sont: 

1. Les Amazones ou une forme comparable avec celle-ci, chez Isid, Ebst, 
Mand, Hygg, Clav et Mauro. 

2. Insuia feminarum, etc. chez Polo, Johd et Conti. 

3. Pandsea gens ou Rangea, etc. chez Sol, Hald et Ebst. 

4. Regio feminarum, etc. chez Carte Cat et Walsp. 

Ambarte. Chez Ptol, c'est un peuple et un fleuve dans le 
Sinarum Situ s. 

Var. de nom: 

1. Ambarte: Ptol. 

2. Abartse: Ptol. 

Amdramania v. Andamania. 

Amien. Chez Polo, nom d'une province aussi bien que d'une 
ville. Polo [Pauthier II p. 415) dépeint la province ainsi: quand on 
va à cheval deux jours et demi vers le sud en partant de Zardan- 
dan, on arrive au pays en question, qui se trouve près de l'Inde; 
oii'y trouve beaucoup d'éléphants et de bœufs. La capitale du pays 
porte le même nom et possède une grande quantité de beaux temp- 
les; on parle surtout d'un monument funéraire d'argent et d'or. 
Il fallait 15 jours pour atteindre cette ville à partir de la frontière 
de Zardandan {Pauthier II pp. 417—21). — Mauro (Ruge p. 80, 
Ruge Gama, Zurla p. 39) indique sur sa carte le pays en question 
et le place dans la partie N. de l'India Cin, entre les fleuves Gan- 
ges et Sindus et au S. du Tebet. A côté de la capitale du pays 
est dessiné un superbe mausolée royal, couvert de feuilles d'or et 
d'argent. Ainsi l'accord avec Polo est évident. — Le pays est identi- 
fié avec l'ancienne Ava, et la ville avec l'ancienne Paghan près de 
Taikoung (ou Ta-gaung) [Pauthier II p. 417 note 1, Yule Polo II 
p. 74 note 2). 

Var. de nom : 

1. Amien: Polo (Pauthier II pp. 415, 417, Yule). 

2. Damiens: Polo (Nordensk Polo). 

3. Mien: Polo (Ram, Gryn). 

4. Mihen: Mauro. 



24 

Amiu V. Amol. 

Ammon v. Amonne. 

Amo V. Amol. 

Amol. Sur la carte de Med (Fisch Saniml. p IBH). on trouve 
dans l'intérieur de l'Asie une ville de ce nom. — Sur la Camte Cat 
(Xotices pp. 125, 126), Amol est employé comme nom de plusieurs 
places différentes. Ainsi au centre de l'Asie, un peu au S. de Sa- 
marchati se trouve une montagne qui s'appelle Amol et qui est 
indiquée comme étant Finis Persiœ. Un peu à l'O. de cette mon- 
tagne, on voit une ville qui s'appelle aussi Amol. De la montagne 
sort un fleuve qui premièrement coule au N., puis tourne à l'O. en 
décrivant un grand arc. Après avoir coulé as.sez longtemps dans une 
direction occidentale et avoir passé près d'un grand nombre 
de villes situées plus ou moins dans le voisinage de ses bords, comme 
Choya, qui se trouve assez loin au S. du fleuve, et Organzi, qui 
se trouve tout à fait sur la rive nord, il tombe sous le nom de 
«flum d'Organci» dans la mer Caspienne, ou plutôt dans un golfe 
qui s'appelle «Cavo de Stayra». On trouve en outre sur cette carte, 
sur la côte orientale de la mer Caspienne, au S. de Tembouchure 
du fleuve que nous venons d'indiquer, un fleuve qui s'appelle «Amo», 
et un peu plus au S. une ville du même nom. Ainsi sur la Car=ve 
Cat, on ne trouve pas moins de deux villes, une montagne et un 
fleuve qui ont à peu près le même nom. Enfln il faut ajouter que 
sur cette carte, sur la côte de la mer Caspienne, nous trouvons le 
«flum d'Organci» et entre les embouchures des fleuves «Amo» et 
«Organci» un endroit appelé «Ogus». — La carte de Leaudo 
iFùch-Ong XIV) indique sur la côte orientale de la mer Caspienne 
une place appelée « A mol», .située entre l'embouchure des deux 
fleuves «Ixartes» au N. et «Oxius» au S., lesquels tombent re- 
spectivement dans les angles N. — K. et S. — E. de la mer Caspienne. 
— Sur la carte de Mauho [Fisch-Onq XV), nous trouvons un fleuve 
(jui prend sa source dans le pays d'Aria sur le mont Imaus au 
centre de l'Asie, coule au X. et tombe dans une mer intérieure, ap- 
pelée «Insical». Le fleuve en question passe par Balch et s'ap- 
pelle Amu (carte de Zurla), Amiu {Rugc p. 80) ou A ri us {Fisch-Ong 
Ib); près de ce fleuve on trouve la légende suivante {Zurla p. 33): 
«Arius est l'ancien nom, Amuj le nouveau». De l'insical sort un 
fleuve qui coule principalement dans une direction E. S. E. vers la 



25 

mer Caspienne; cependant il se partage en deux branches près de 
Bochara; au N. l'Ocus, qui passe à Cbiava, et au S. l'Ixartes, 
près duquel se trouve la ville d'Amon. La légende dit de celle-ci 
[Zurla p. 33): «Ceci est le port de Zagatai». L'Ocus et l'Ixartes 
entourent le pays de Zagatai et se jettent dans la partie N. — E. de 
la mer Caspienne. Quant à la question de savoir si l'auteur a cru 
que le fleuve Amu continuait jusqu'à la mer Caspienne, comme 
il est dit supra, ou bien s'il faut regarder le second, de rlnsical à 
la mer Caspienne, comme un fleuve à part distinct de l'A mu, c'est 
une question que la carte ne tranche pas, et des raisons peuvent 
être produites aussi bien en faveur d'une opinion que de l'autre. 
L'identification de tous ces fleuves est, à mon avis, chose impossible. 
Il est également impossible d'identifier en détail les villes du nom 
d'Amol ou de noms analogues. Il faut se contenter d'expliquer ce 
qui, d'une façon générale, a pu donner lieu aux représentations plus 
ou moins altérées des cartographes. Pour ce qui regarde, avant 
tout, les fleuves, il est sûr qu'on est parti de l'Amu ou l'Amu-Darja. 
De ce fleuve, par la confusion de son vieux nom Oxus et du 
Jaxartes. se sont formés une masse de fleuves qu'il est impossible 
d'identifier. Sur toutes les cartes où les fleuves en question sont 
indiqués, ils tombent dans la mer Caspienne excepté sur celle de 
Mauro, où TAmu tombe dans le lac Insical; mais il y a aussi sur 
cette carte un fleuve qui tombe dans la mer Caspienne et qu'on 
peut, à certains égards, appeler la suite de l'Amu, c'est à savoir 
l'Ocus. Peut-être cependant le fleuve Amu, qui s'appelle aussi 
A ri us, ne se rapporte-t-il pas du tout à l'Amu, mais bien plutôt 
au vieux fleuve Arius, l'Heri-Kud d'aujourd'hui {Droysen Hist Atl.) 
Si l'on compare la situation de ces deux fleuves, l'Amu ou l'Oxus 
d'une part et le Jaxartes de l'autre, il apparaît que sur la carte de 
Leardo le Jaxartes, conformément à la réalité, est représenté comme 
le fleuve du N. et l'Oxus comme celui du S.; tandis que sur la 
carte de Mauro le Jaxartes est le fleuve du S. et l'Oxus, celui du N. 
Sur la Carte Cat, le fleuve du S. s'appelle Amo et celui du N. 
Organci. Si l'on regarde les autres particularités qui, sur les cartes, 
distinguent les fleuves en question, comme par exemple la situation 
des villes les plus connues par rapport à ces fleuves (Ex.: Balkh, 
Samarkand et Urgendsch), on découvre ici encore une grande 
confusion. Quant aux villes du nom d'Amol ou de nom analogue, 



26 

il me semble qu'en général on peut les identifier avec la ville 
d'Amol dans le Massandéran, ville qui fut autrefois (cfr. 
Ritter Erdk. VIII pp. 539 sqq.), surtout au XIII5 siècle, une impor- 
tante et florissante cité commerciale. Sa situation sur les cartes 
change, comme il ressort de ce qui est dit plus haut, mais générale- 
ment elle se trouve placée sur la mer Caspienne; nous rencontrons 
pourtant sur la Carte Gat une seconde ville du même nom au 
centre de l'Asie Centrale. Elle aura probablement reçu ce nom 
à cause du fleuve, de même que la montagne d'Amol aura été aussi 
nommée d'après le fleuve, sans qu'on doive supposer qu'une 
ville ou une montagne particulière soit la cause du nom de la ville 
et de la montagne. Ainsi, selon moi, les noms de tous ces fleuves, 
villes et montagnes peuvent se ramener aux fleuves Amu (Oxus) et 
Jaxartes, et à la ville d'Amol. La confusion et l'obscurité des 
cartes s'expliquent d'ailleurs naturellement, si l'on songe au temps où 
elles ont été composées. 

Var. de nom : 
(à côté des noms sont placées les lettres /, m ou i\ suivant que 
nom en question désigne un /leuve, une montagne ou une rille): 

1. Amol: Med V. {Fisch Samml. p. 133). 

Carte Cat m. [Notices p. 125, Rage p. 78). 
Leardo V. {Fisch-Ong XIV). 

2. Ama: Carte Cat v. (Rugc p. 78). 

3. Amiu: Mauro f. (Rngc p. 80). 

4. Amo: Carte Cat f. [Notices p. 12G, Riige p. 78). 

Carte {2at v. {Notices p. 126). 

5. Amon: Mairo v. (Ziirla p. 33). 

<;. Atnu: Mauro m. (la carte de Ziirla). 

7. Amuj: Malro m. {Ziirht j). 33). 

8. Arius: Madro m. iFiscli-Ong XV). 

Amon V. Amol. 

Amon V. Amonne. 

Amonne. Selon Hald (Haverg et Miller 1\ p. 28), nom d'un 
peuple qui habitait la Palestine, non loin de la rive gauche du 
Jourdain. — Chez Hvgg {Miller III p. 102), même mention. — On 
la retrouve dans l'ancienne littérature, entre autres chez Ouosius 
{Bosw p. 32)., et elle tire son origine du DcuUronome, Chapitre 3, 
verset 16. (Cfr. Miller IV p. 28) 



27 

Var. de nom: 

1. Amonne: Hald (Miller IV p. 28). 
'2. Ammon: Okosils (Bosio p. 32). 
o. Amon: Hygg i.V/i7/er III p. 102). 

Amu V. Amol. 

Amu V. Aniu. 

Amu-Darja. Id. Amol, Edil, Oxus, Viadme et Cauo Zila. 
Quelquefois aussi confondu avec le Jaxartes. 

Amui V. Aniu. 

Amuj V. Amol. 

Amur. Près de TA mur, Schmidt (p. 58) place Solango, 
peuple de Uubr. 

Amyctyrae. Peuple légendaire caractérisé par sa grosse lèvre 
inférieure. Isid (Etymol XI, 8, 18) dit: «Aliae labro subteriori adeo 
prominenti, ut in solis ardoribus totam ex eo faciem, conlegant dor- 
mientes». Ils habitaient, selon Isid (76.), vers l'Extrême-Orient. — 
Cette légende se retrouve chez Mand et le peuple y est décrit presque 
mot à mot comme chez Isid {Hall p. 205). (Gfr. Bov p. 91). 

Anagundi. Selon Mauro [Zurla p. 41), la ville de Bisenegal 
est partagée par un fleuve en deux parties, une grande et une petite. 
La grande s'appelle Bisenegal, la petite Anagundi. 

Anchoy. Selon Clav {Markh p. 115), ville du pays de Tagi- 
g u i n a. 

Andaman v. Andamania. 

Andamania. Goxti [Major p. 8) dit que c'est une île située 
dans le voisinage de Sciamuthera; il en parle comme d'une île d'or. 
— Chez Mauro [Fisch-Ong XV), Andamania est représentée comme 
une île située dans l'océan Indien, presque au S. de Paigu, et 
entourée des îles de «Taprobana sive Siometra» à l'E., de Lam uri 
au S. et de Navagari au S.-O. Près de l'île se lit la légende suivante 
(Zurla p. 50): «Cette île avec ses An dam an s compte à peu près 
500 milles de tour, et elle est habitée par des idolâtres cruels et par 
des sorciers. Il y a des personnes qui prétendent que dans l'île on 
trouve un lac qui transmue en or le fer qu'on y plonge. Je dis 
ceci d'après les témoignages concordants d'un grand nombre de per- 
sonnes». — Identifiée avec les Andamans [Major p. 8 note 4, cfr. Zurla 
p. 126). Il est curieux que les auteurs aient considéré l'île comme 



28 

une île d'or, étant donné, selon Rittcr (Erdk. VI p. 524), qu'on ne 
connaissait nullement l'or dans l'île avant l'arrivée des Kuropéens. 

Var. de nom: 

1. Andamania: Conti {Mojor p. S). 

2. Amdramania: (^omi {liani I p. 339). 

3. Andaman: Malro {l'isch-Ong XV, linge p. 80). 

Andamans. On a identifié avec ces îles l'Andamania, l'An- 
gamanain, Caynam et Dondiin; on en a fait aussi la demeure 
des Cynocephalaî et des Anthropophagi. 

Andra. Province de la Telingana {Ritter Erdk. VI p. 432), 
Id. Telenc. 

Andragiri v. Indragiri. 

Andricoja. Cl.w (Markh p. 156) dit que c'est un pays. 

Andripolis. Chez H.\ld (Haverg et Miller IV p. 34), ville située 
sur l'océan Indien entre la bouche du Tigre et celle de l'Indus; 
on ne voit pas sur la carte auprès de laquelle elle se trouve. — 
Selon Miller (Ib.), c'est la même ville qu' Andropolis d'EBST, qui est 
identifiée avec Fersepolis (Miller V p. 45). Maison peut tout aussi 
bien avoir eu en vue l'Alexandrie fondée par Alexandre à l'em- 
bouchure de l'Indu s. 

Andropolis v. Persepolis. 

Andropophagi v. Anthropophagi. 

Andur. Chez Mauko {Fisch-Ong XV), endroit situé sur l'Indus, 
à l'E. de Zendirgiri. 

Var. de nom: 

1. Andur: Macro {Riige p. 80). 
2 Ardaut: Mauro (Xurla p. 41). 

Angal. Sur la Cahtk Cat (Notices p. 136), territoire ou ville 
sur la côte 0. de l'île d'Iana'. 

Var. de nom: 

1. Angal: (^arte Cat (la carte de Notices p. 132, IUk/c p. 78). 

2. Auzul : Cartiî Cat (Notices p. 136). 

Angamanain. Polo {Pauthier II pp. 580—82) la dépeint comme 
une grande île. Les habitants sont des idolâtres, très sauvages, même 
anthropophages, et ils ont des tètes qui ressemblent à des tètes de 
chiens. — Id. Andamans {Ib. p. 580 note 1, Reclus l'Inde p. 734). 
Cfr. Anthropophagi. 

Angrinan. Chez Polo [Pauthier II pp. 574 sqc].), c'est un royaume 
de Java m in or. Un usage singulier règne parmi les habitants. 



29 

Quand une personne est malade, ils envoient demander à leurs sorciers 
si le malade se rétablira, ou s'il mourra de sa maladie. Si la ré- 
ponse dit qu'il recouvrera la santé, ils font tous leurs efforts pour 
le guérir. Si au contraire il doit mourir, ils font venir des hommes 
désignés à cet effet, qui l'étranglent. Puis les parents du mort s'as- 
semblent, et on fait un festin des restes du défunt; on les mange si 
minutieusement qu'il n'en subsiste que des os, le tout à la seule 
fin de ne pas donner à manger aux vers. Les os sont ensuite suspendus 
dans les endroits inaccessibles des montagnes. Polo dit encore que 
s'ils trouvent un étranger, ils le mangent également. — La description 
qu'a tracé Polo, ressemble beaucoup à celle que donne Odor des 
habitants de Dondin. — Identifié {Pauthier II p. 574 note 2) avec 
Indragiri ou Andragiri, territoire situé autour du fleuve du 
même nom sur la côte E. de Sumatra, ou avec un pays, portant 
aussi le même nom et situé sur la côte N. de Sumatra. 

Var. de nom : 

1. Angrinan: Polo [Pauthier II p. 574). 

2. Dangroian: Polo (Ib. note r). 

3. Dragroriani: Polo (Ib.). 

Ani. Ville près de l'Arpa-Tschai [Ritter Erdk. X pp 439 sqq.). 
Id. Aini. 

Ani. Dénomination antique de la Camath de Piubh, la 
Kemach d'aujourd'hui {Teîf p. 150 note 3). Cfr. Ritter (Erdk. X 
p. 782). 

Anibi v. Annibi. 

Anin v. Aniu. 

Aniu. Chez Polo {Pauthier II pp. 427—30), c'est un pays à 
l'E. de Gangigu; il fallait 15 jours pour y aller. Polo le dépeint 
comme un pays très riche, produisant surtout des chevaux qu'on 
exporte dans l'Inde. — Chez Mauro (Fisch-Ong XV, Zurla p. 40), ce 
pays se trouve sous la forme d'Amui ou d'Amu, et il est représenté 
comme un pays situé dans l'Inde près de la mer, au S. de l'em- 
bouchure du fleuve Mandus, et au N. de Campa. — Id. par Pauthier 
(II p. 427 note 1) avec l'Annam ou le Ton-kin, par Yule (Polo 
II p. 83 note t) avec un peuple Honhi vivant dans le voisinage de 
Lin-ngan. 



30 

Var. de nom: 

1. Aniu: Polo (Paulhicr II p. 427). 

2. Amu: Polo (Ram. Gri/n). 

Maiuo (Xiirla p. 401. 

3. Amui: Maiko [risch-Ong XV. la carte de Znrla). 

4. Anin: Polo {Ynic Polo II p. 83). 

Ankipalek v. Ankipalikh. 

Ankipalikh. Selon Kir {Kir p. 178), c'est un endroit par où 
le roi Helhum passa à son retour. — Identifié avec La Nouvelle- 
Balekh dans le voisinage du fleuve Boro-Tala de la Dzoungarie 
(76. notes 11 et 13). 

Var. de nom: 

1. Ankipalikh: Km {Kir ]). 17S). 

2. Ankipalek: Kir (Ib. note 11). 

8. lanki-Balekh: Km (Ib. note 13). 

Ankitans v. Kitai. 

Anmaga. Sur la Carte Cat {Notices p. 128), ville située 
à l'angle S.-O. de la mer Caspienne, juste au S. de l'embouchure 
du Maumetavar et au N. de Doioyo. 

Annam. Id. Aniu. 

Annibi. Chez Ptol, il y a en Seriea un peuple Annibi, 
qui demeurait au-delà d'une montagne appelée du même nom. 
Chez Leardo {Fisch-Ong XIV), on trouve une montagne de nom 
semblable, située très loin dans l'Asie orientale, dans le voisinage 
de Go g et M a go g. — Mauro (Zurla p. 38) aussi parle d'une 
pareille montagne dans rF.xtrème-Orient. — La montagne de Ptol 
est identifiée par Richthojen (I pp. 492, 403) avec le versant nord du 
Tien-schan, et le peuple est identifié avec les Hiung-nu (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Annibi: Ptol. 

2. Anibi: Lkardo {Fisch-Ong XIV). 
îi. Anubi: Macho {Zurla p. '.\^\. 

Anonichesiemur v. Casmir. 

Anter. Chez Mauro (Zurla p. 38), ville du Chatajo ou, pour 
plus de précision, de la province de Chuinchin. 

Anthropophagi. Les récits relatifs à ces peuples cannibales 
remontent très haut. Hérodote parle déjà d'eux [Bunbury I p. 192), 
et la description i\\\\\ en donne ressemble beaucoup aux descriptions 
postérieures. — Ptol les mentionne comme habitant le Nord de la 



31 

Serica. — Sol parle des Anthropophagi à plusieurs reprises: Ainsi 
{Sol p. 82): «...Anthropophagi quibus execrandi cibi sunt humana 
viscera: quem morem impise gentis adiacentium terrarum prodit 
tristissima solitudo, quas ob nefarium ritum finitimse nationes rnetu 
profugse reliquerunt ea causa est, ut usque ad mare quod Tabin 
vocant . . . sine homine terra (p. 83) sit et immensa déserta, quoad 
perveniatur ad Seras>. À un autre endroit [Sol p. 182), il les 
appelle «gens asperrima»; c'est aussi parmi les Anthropophagi 
qu'il range les Essedones (Sol p. 84). — Isio^les dépeint ainsi 
(Etymol IX, 2, 132): «Anthropophagi gens asperrima sub regione 
Sérum sita, qui quia humanis carnibus vescuntur, ideo anthropo- 
phagi nominantur». Ailleurs il dit (Etymol XIV, 3, 33) que les 
habitants de THircanie vivent aussi de chair humaine. — Sur la 
carte de Hald (Haverg, Miller IV pp. 24, 25), on trouve ce peuple 
indiqué très loin dans l'Asie du N. — E., près du golfe appelé Mare 
Caspium et entouré au S. par Seres civitas, à l'E. par le Mons 
Molans et au N. par Biza et par le peuple qu'on appelle Inclusi. 
La légende des Anthropophagi fait suite à celle des Inclusi et 
dit (76. p. 25): «Isti inclusi idem esse creduntur qui a Solino 
anthropophagi dicuntur, inter quos et Essedones numeranlur: 
nam tempore Antichristi erupturi et omni mundo persecutionem 
illaturi». De la légende des Inclusi [Ib.), citons les mots suivants: «Hic 
sunt homines truculenti nimis, humanis carnibus vescentes, cruorem 
potantes, filii Caini maledicti^. — Chez Ebst {MiUer\- p. 33), on retrouve 
ce peuple mentionné en deux endroits. D'abord, il est confondu avec 
un autre, celui des Hippopodes, car la légende dit: «Hic sunt 
Antropofagi, homines veloces, habent enim pedes similes equorum. 
Carne et sanguine hominum vivunt>^. Mais plus loin {Miller V pp. 59, 60), 
il est dit seulement: «Gens ista humanas carnes habet in usu». Le 
peuple est placé dans l'Ethiopie. — Polo {Pauthier II p. 582) parle 
d'un peuple barbare qui mange tous les étrangers: c'est des habitants 
de l'île d'Angamanain qu'il parle ainsi, sans pourtant les appeler 
Anthropophagi. — Hvgg parle d'un peuple de l'Ethiopie {Miller 
III p. 105): «Androfagi humanas edunt carnes». Il semble aussi 
vouloir placer un autre peuple anthropophage dans l'Hyrcania, car 
il dit (76. p. lOl): «Hircania habet homines humana carne 
vescentes». — Chez Genues (Fisch-Ong X), il est dit du peuple 
en question dans la légende concernant l'île de Taprobana 



32 

{Fisch Samml. p 180): «Huius insuie partem antropophagi habi- 
tant continue cum vicinis bellantes capita humana pro thesauro re- 
condunt esis carnibus et qui plura capita habuit ditior est». — Enfin 
nous retrouvons chez Walsp [Zeitschr. Erdk. Bcrl. XXVI Tafel 10) 
ce peuple, placé sur la côte nord de cMare occidentale», et entoure 
au S. par des «pigmei», au N. par «Gog et Magog», et encore 
plus au N. par les «Inclusi». La légende de la carte dit: «Andro- 
pophagi manducant carnes hominum», et tout à côté est dessiné 
un cannibale. (Cfr. Zeihchr. Erdk. Berl. XXVI p. 381). 

Antiochia v. Nisibis. 

Anton ina. Selon Mah [Yidc Cathay II p. 356), c'est le nom 
d'une cloche de Zayton. 

Anubi V. Annibi. 

Any V. Aini. 

Aociam v. Aocjam. 

Aocjam. Sur la Carte Cat (Xotices p. 142), ville qui semble 
appartenir au pays appelé Gatayo. La ville est située au S. 
d Elbeit, ou plus précisément au S. du pays des iNains, et ses voisines 
sont les villes de Calajan à l'E., Perzardadajn à 10., et Chian- 
fuy, Erminio et Caynan au S. 

\^ar. de nom: 

1. Aocjam: Carte Cat {Notices p. 142). 

2. Aociam: Carte Cat (Ituge p. 78). 

Apalaei. Peuple de Scythia mentionné par Sol (*So/ pp. 92, 181). 

Apamea v Appamna. 

Apamia v. v 

Aphrodisia v. Frondisia. 

Aphrodisias v. » , 

Appamna. Chez Hald {Haverg), on lit le nom d'une ville 
Appamna civitas qui est située sur le cours supérieur du fleuve 
dEuphrate. — On a essayé {Miller IV p. 29) d'identifier cette ville 
avec les villes du même nom mentionnées par Soi- et par Isid. Sol 
{Sol p. 167), dans la description de la Phrygie, parle d'une ville d'A pa- 
ra ea «oppidum a rege Seleuco postmodum constitutum». Dans la 
description de la Syrie, Isid {Etymol XV, L 14) dit de Seleucos: 
«ipse quoque Laodiciam etSeleuciam, ipse Apamiam etEdessam 
construxit». Selon moi, Sol et Isid ne pensaient pas à la même 
ville, quoique le nom soit semblable. L'Apamea de Sol ne peut 



S'a 

être que TApamea Ci bot us de la Phrygie (v. Droysen Hist. Atl.). 
Pour l'Apamia d'IsiD, elle peut être soit Apamea sur TOrontis, 
soit une Apamea située sur le haut Euphrate: deux lieux entre 
lesquels le texte d'Isio ne permet pas de se prononcer. Quant à 
l'Appamna indiquée sur la carte de Hald, elle me semble être 
l'Apamea située sur l'Euphrate. Cette Apamea se trouve près 
de la Bir ou Birthe d'aujourd'hui, en face de la vieille ville 
de Zeugma, également située sur l'Euphrate non loin d'Edessa 
(Droysen Hist. Atl., Bunbury II p. 317, Ritter Erdk. X pp. 961 sqq.). Ainsi 
l'opinion de Miller (IV p. 29) qui regarde Sol comme le modèle de 
Hald, est fausse dans ce cas, tandis qu'Ism peut fort bien l'avoir 
été, sans que cela soit pourtant hors de doute. 

Var. de nom: 

1. Appamna: Hald (Haverg, la carte de Miller). 

2. Appamnia: Hald {Miller IV p. 29). 

3. Apamia(?): Isid (EUjmol XV, 1, 14). 

Appamnia v. Appamna. 

Appolinitana. Sur la carte de Hygg [Magasin], c'est une 
île de l'océan Septentrional, au N. des Meotides paludes. Elle 
n'est pas indiquée sur les cartes éditées de Miller (III). 

Aqvissa. Selon Het [Het Gap. 8), c'est un pays au S. de 
Regnum Médise, près de la mer. À en juger par Het, il se trouve 
à rO. du Regnum Galdgeorum. Cfr. Quis. 

Aquivi. Clav (Markh p. 163) parle d'un pays d'Aquivi; il fal- 
lait 10 jours pour y aller en partant de Samarcand vers l'Inde. 
On y trouve beaucoup de minéraux et de saphirs. Cfr. Ritter (Erdk. 
VII pp. 745, 746). — Id. Akhsi dans le Ferghana (MarM Ib. note 3). 

Arabis v. Arbis. 

Arachaze. Chez Mauro, ville près de la la côte sud de la 
mer Caspienne dans le Mamutava, delta du Kur (Zurla p. 46). 

Arachosia. Province et ville de Perse. Sol {Sol p. 201) dit: 
«Arachosiam Erymantho amni inpositam Samiramis condidit». 
— Isid {Etymol XIV, 3, 8) dit que dans la Parthia, entre autres provin- 
ces, se trouve aussi celle d'Aracusia; et il ajoute (76. 9): «Aracusia 
ab oppido suo nuncupata». — Chez Hald (Haverg), nous retrouvons 
le pays mentionné aussi bien que la ville. Dans la légende concer- 
nant «Parthia», laquelle du reste ressemble, dans certaines parties, 
presque mot pour mot au texte d'IsiD (75. 8), il compte «Aracusia» 

3 



34 

{Miller IV p. 83) parmi les pays de la Fart h i a, et à un autre en- 
droit on lit: «Ranando ampui Aracusiam civitatem Seramis im- 
posait». — [.'Aracusa civitas est aussi indiquée chez Ehst (Miller 
V p. 45). — Chez Ghnues {Fisch-Ong X), il y a un territoire d'Ara- 
cosa à rO. de llndus et au N.-O. de la Gedrosia. — Chez 
Leahdo {Fisch-Ong XIV), nous retrouvons le nom d'Archuxia en 
deux endroits: d'une part près du fleuve d'Oxius, — et alors le pays 
est entouré par l'Orcania à PO. et par le Morgana à l'E. — 
d'autre part un peu plus au S., où on retrouve l'Archuxia situé à 
TE. de la Dragiana. — Chez Mauro l'Arachosia n'est pas directe- 
ment mentionné, mais dans deux de ses légendes il en parle. À un 
endroit [Zurla p. 40), il dit du pays de Chorazan: «Ce pays s'ap- 
pelait autrefois Aracosia», En un autre passage {Zurla p. 80), il 
dit: cKemarquez que Ptol a placé dans cette partie de l'Asie 
(India Secunda) plusieurs pays comme... Arachosia... pays que j'ai 
laissés de côté, parce que ces noms ont été confondus». — L'Ara- 
chosia est un territoire de l'Afghanistan d'aujourd'hui dans les 
environs de Kaboul et de Kandahar, — Pour plus de détails, v. 
Bunhury et Ritter. 

Var. de nom: 

1. Arachosia: Sol {Sol p. 201). 

Mauro (Zurla p. 40). 

2. Aracosa: Genuks (Fisch-Ong X. Wiiilke Tafel X). 

3. Aracosia: Mauho (Zurla p. 40). 

4. Aracusa: Ebst {Miller V p. 45). 

5. Aracusia: Isiu (Elymol XIV, 3, 9). 

Hald (Haverg, Miller IV p. 34). 
fi. Archuxia: Lkakdo (Fisch-Ong XIV). 

Aracosa v. Arachosia. 

Aracosia v. » 

Aracusa v. » 

Aracusia v. » 

Aragaz. Chez Km {Kir p. 176), montagne pas très loin d'Arai; 
au pied de la montagne se trouve Vardenis. — Id. Alaghez {Rit- 
ter Erdk. X pp. 376, 399), identique à Alagôs (Andrée Atl.). 

Arai v Ararat. 

Arakan. Id. Racha. 

Aran. Chez Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 59), nom d'un pays 



35 

qui était situé entre Galdea et Mogan. Id. avec le pays d'Aran, 
partie de l'Arménie perse. (Cfr. Ritter Erdk. VIII pp. 124, 126). 

Ararah v. Ararat. 

Ararat. Cette montagne, sur laquelle, selon la Bible, l'arche 
de Noé fut jetée (Genesis Cap. 8), a été de bonne heure identifiée 
avec la montagne qui porte aujourd'hui ce nom sur les cartes. — 
CosM {CrincUe p. 33) dit que l'arche de Noé se posa sur l'Ararat, 
montagne de Perse. — Isid (Etymol XIV, 8, ô) dit: «Ararath mons 
Armenise, in quo arcam historiée post diluvium sedisse testantur. 
Unde et usque hodie ibidem lignorum eius videntur vestigia». — 
Chez Kir [Kir p. 176), la montagne s'appelle A rai. (Cfr. Ritter 
Erdk. X p. 359). — Rubr {Sckmidt p. 89, Soc. Géogr. Paris IV p 
386) parle de la montagne Maris située dans le voisinage de Vaxua 
elle est formée de deux sommets, sur lesquels l'arche de Noé fut 
jetée, et il ajoute: «Multi temptaverunt ascendere et non potuerunt» 
(Ib. 387). Au pied de la montagne se trouve la ville de Cemanium 
(76.). — Chez Hald (Haverg), on voit, dessinée sur le Mons Taurus, 
une arche à côté de laquelle on lit: «Archa Noe sesesit in monti- 
bus Arménie». — Het {Het Cap. 9) prétend que la plus haute 
montagne de la terre se trouve en Arménie et s'appelle Arath, et 
que c'est sur son sommet que l'arche de Noé se fixa «post diluvium 
primum». On ne peut pas en faire l'ascension à cause des neiges. 
Parfois on aperçoit quelque chose de noir sur le sommet, et ceci 
«ab hominibus dicitur esse Arca». — Jord (Soc. Géogr. Paris IV 
p. 38) dépeint aussi l'Ararat comme une très haute montagne, sur 
laquelle l'arche de Noé à reposé. On ne peut pas la gravir, car elle 
est toujours couverte de neige et enveloppée de brouillards, et per- 
sonne n'a pu monter plus haut qu'à la limite des neiges. Au pied 
de la montagne se trouve un lac, où des martyrs ont subi la mort 
et où des miracles se produisent; c'est surtout cette partie de la 
montagne qui s'appelle Ararat; la ville de Semur est située au 
pied de la montagne (Ib. p. 39). — Odor (Cordier p. 6) parle d'une 
montagne Harach, sur laquelle se trouve l'arche de Noé. Plusieurs 
personnes auraient bien voulu y monter, et les compagnons d'OooR 
l'engageaient à tenter l'entreprise, mais les gens du pays disaient que 
c'était impossible, «car il semble que il ne plaise mie au très haut 
Dieu comme dient les gens de ce pays». — Chez Peg {Yuîe Catbay 
II p. 301), une des stations de la route d'Aiazzo àTauris s'appelle 



36 

l'Arche de Noé, dans le manuscrit italien «Sotto Larcanoë» 
(Ib. note 2). Yide Va. (Ib.) identifiée avec Baya/id. — Manu (Hall 
p. 1 i-8) parle d'une montagne qu'on appelle Ararathe, mais que les 
Juifs appellent Taneez; c'est sur cette montagne que l'arche de 
Noé s'arrêta; à côté se trouvent les villes de Dayne et d'Any (Ib.). 

— On trouve Montes Ararat chez Hvr.o (Miller III p. 10:;^); et sur 
la même carte on lit la légende: «In Montibus Arménie requievit 
Archa Noe» [Ib.). — Sur la Carte Cat {Xotices p. 122), on voit au 
N. de la mer d'Aqvi un dessin représentant d'une part une mon- 
tagne, d'autre part une arche, et à côté on lit: «Archa de Noë» et 
«Monts Ararat super quos Archam Noë post diluvium». — Clav 
(Markh p. 80) dit que la ville de Calmarin était située près delà 
montagne où l'arche de Noé s'échoua. — Chez Bian [Fi^ch-Ong IX, 
Miller III, 145), on trouve, à l'O. d'Arzeron et au S.-E. de Tabi- 
zonda, «Arca Noe». — Chez Genues (Fisch-Ong X), un peu au S. 
de Derbent, se trouve placée «Archa Noe». — Chez Walsp 
(Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), le «Mons Ararah» a sa place 
entre la mer Caspienne et la mer Noire, à l'endroit où les deux 
mers sont le plus rapprochées l'une de l'autre; au S. une arche est 
dessinée et à côté de celle-ci on lit «Archa Noe». — Chez Leaudo 
(Fisch-Ong XIV), «larcha de Noe», avec un dessin, se trouve au 
S.-E. de la mer Noire, au N.-O. du Tigre et au N. de l'Euphrate. 

— Chez Maiiio {Fisch-Ong XV), au S. du «M. Charabach> il y a 
une montagne, qui, selon Z?/r/a (p. 45), est l'Ararat, ou l'arche de 
Noé est dessinée, et à côté on lit la légende suivante (Zurla Ib.): 
«Les Arméniens disent que l'arche s'est arrêtée sur ces deux cimes». 

— Il a été parlé plus haut de ridentification de cette montagne. 
Quant aux données relatives aux diflicultés de l'ascension, cfr. Ritter 
(Erdk. X pp. 486 sqq.). 

Var. de nom: 

1. Ararat: Cosm (Crindle p. 3.'i). 

JoHi) {Soc. Gcot/r. Paris IV p. 38). 
HvGG {Miller III ]). 102). 
Cauti-: Cat (S'otices p. 122). 
Mai- HO (Ziirla p. 45). 

2. Araî Km {Kir p. 17G|. 

;!. Ararah: Wai.si' (Zcil.schr. Krdk. lierlin \\\\ Taf. 10). 

4. Ararath: Isid (Klijmol XIV. 8, ô). 

5. Ararathe: Mand (Hall p. 148). 



37 

6. Arath: Het (Het Cap. 9). 

7. Arca Noe etc.: Cosm (Crindle p. 33). 

IsiD {Etymol XIV, 8, 5). 

RuBR {Soc. Géogr. Paris IV p. 386). 

Hald (Haverg). 

Het (Het Cap. 9). 

JoRD (Soc. Géogr. Paris IV p. 38). 

OuoR (Cordier p. 6j. 

Peg (Yiile Catliay II p. 301). 

Mand [Hall p. 148). 

Hygg {Miller III p. 102). 

Carte Cat (Notices p. 122). 

Clav {Markh p. 80). 

BiAN {Fisch-Ong IX, Miller III, 145). 

Genues (Fisch-Ong X, Wutlke Taf. 10). 

Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Taf. 10). 

Leardo (Fisch-Ong XIV). 

Macro (FischOng XV, Ziirla p. 45). 

8. Harach: Odor (Cordier p. 6). 

9. Masis: Rubr [Soc. Géogr. Paris IV p. 386). 

10. Tam: Mand {Hall p. 148 note m). 

11. Taneez: Mand (Hall p. 148). 

12. Tham: Mand (Ib. note m). 

Ararath v. Ararat. 

Ararathe v. » 

Araris v. Arbis. 

Ararn v. » 

Aras. Id. Araxes et Maumetavar et probablement Fiume 
Rosso chez Peg. 

Arath v. Ararat. 

Araxes. Les anciens auteurs faisaient tomber ce fleuve dans 
la mer Caspienne [Bunhury I p. 141); et Sol (Sol p. 86) dit: «Sed 
Araxes brevibus intervallis ab Euphratis ortu caput toUit ac deinde 
in Caspium fertur mare». — Isid (E'/^/mo/ XIII, 21, 16) écrit: «Araxis 
fluvius Arménie qui ab uno monte cum Euphrate specie diversa 
oritur, dictus, quod rapacitate cuncta prosternât. Unde et cum 
Alexander eum transgredi vellet, ponte fabricato, tanta vi inundavit, 
ut pontem dirueret. Hic brevibus intervallis ab Euphratis ortu caput 
tollit, ac deinde Caspium fertur in mare». — Kir (Kir p. 179) 
rapporte que le roi Hethum à son retour passa le fleuve d'Araxes. — 
Chez Ebst [Miller V p. 37), le fleuve est dépeint, même deux fois; 



38 

une fois il s'appelle Oraxis, l'autre Arfix: à côté dOraxis on lit 
(/6.): «Oraxis fluvius Arménie uno cum Enfrate et Tygri monte 
oritur, a rapacitate dictus, unde et cum Alexander transgredi vellet, 
pontem fabricavit, sed llumen tanta vi inundavit, ut pontem dirueret». 
Il est probable que lAraxes, comme les anciens auteurs l'ont in- 
diqué, se jetait directement dans la mer Caspienne et n'était pas 
comme maintenant un affluent du Kur. Cfr. Sievers (Asien p. 90), 
Bunbury (II p. 282) et Droysen (Hist. Atlas). L'A r axes est identifié 
avec l'A ras d'aujourd'hui. 

Var. de nom: 

1. Araxes ou Araxis: Soi. (Sol p. 86). 

IsiD (Etymol XIII, 21, 16). 
Kir {Kir p. 179j. 

2. Artix Kkst [Miller V p. .'îTl. 
8. Oraxis: Kbst (Miller V p. 37). 

Arbel v Arbelitis regio. 

Arbela v. » 

Arbela v. Arbis. 

Arbelitis régie. Chez Sol {Sol p. 177), partie de l'Adiabene, 
célèbre par la victoire d'Alexandre. — Chez Ebst [Miller V p. 45)^ 
ville âe la Mésopotamie. — Chez Mauro {Zurla p. 45). également 
ville de la Mésopotamie. — Cette ville est identifiée avec l'Erbil 
d'aujourd'hui [Ritler Erdk. VIII p. 89). Cfr. Arbis. 

Var. de nom: 

1. Arbelitis regio: Sol (Sol p. 177). 

2. Arbel: Malho (Zurla p. 45). 

3. Arbela: Ebst (Miller V p. 45). 

Arbis. Plin (VI, 97) parle d'une ville d'Arbis, fondée par 
Néarchos, et d'un fleuve du-mOme nom. La ville est évidemment 
l'Arbis oppidum en (îedrosia, mentionnée par Ptol, et le fleuve 
l'Arbis fluvii ostia, mentionné par Ptol (VI, 20), et l'Arbis, men- 
tionné par IsiD {Etynwl XIV, 3, 8). Miller croit (IV p. 35) que le 
fleuve Araris, nommé par Isin dans Etymol XIII, 21, 13. est identi- 
fiable à l'Arbis; le seul renseifjnement qu'IsiD donne à ce sujet 
est celui-ci : ^Currit per Parthiam et Assyriam». — Il y a 
des cartes du moyen-âge où nous retrouvons, mentionnés sous une 
forme ou sous une autre, la ville aussi bien que le fleuve. Hald 
(Haverg) dit que les fleuves Ararn et Nuthus alimentent le Tigre, 
et que tous les deux sortent du Mons Caucasus. Miller {W p. 35) 



39 

croit que cet Ararn est le même que l'Arbis. Et Orosius, 
auquel Hald se rattache, parle aussi {Bosw p. 32) d'un fleuve 
Arabis ou Arbis. — Ebst (Miller V p. 47) parle d'un fleuve 
Arbela, mais on ne sait pas positivement s'il a pensé au fleuve 
Arbis, ou bien si le nom ne provient pas d'une confusion avec la 
ville d' Arbela, qui se trouve tout près. On trouve sur la Carte 
Cat {Ruge p. 78), sur la rive gauche du Tigre un peu au N. de Bal- 
dach, une ville d'Arbo. Je ne sais s'il faut l'identifier avec Arbis 
ou Arbela. Cfr. Arbelitis régie. 

Var. de nom: 

f. = fleuve, V. = ville 

1. Arbis: Pi.iN f. V. (Plin VI, 97). 

Ptol f. V. {Ptol VI, 20). 
IsiD f. (Etymol XIV, 3, 8). 
Orosius f. (Bosw p. 32). 

2. Arabis: Orosius f. {Bosw p. 32). 

3. ArariS: Isid f. {Etymol XIII, 21, 13). 

4. Ararn: Hald f. {Haverg, Miller IV p. 35). 

5. Arbela: Ebst î. (Miller V p. 47). 

6. ArbO: Carte Cat v. {Ruge p. 78). 

7. Orbo: Carte Cat v. {Notices p. 121). 

Arbo V. Arbis. 

Arbor balsami v. Arbor Sicca. 

Arbores solis et lune v. » 

Arbor secho v. » 

Arbor Sicca. Sur la carte de Hald {Haverg), on trouve, 
dans l'Extrême-Orient de l'Inde, près de l'endroit où l'Eden est 
figuré, et un peu à l'E. de l'endroit désigné par «Expulsio Ade et 
Eva» un arbre sans feuilles à côté duquel on lit: «Arbor balsami 
id est Arbor Sicca» {Miller IV pp. 8, 34). — Chez Ebst {Miller V 
p. 48), on voit dans l'Inde une image représentant deux arbres, 
une table et devant celle-ci un personnage, probablement Alexandre, 
ainsi qu'un soleil et une lune; à côté on lit cette légende (76.): 
«Oraculum solis et lune». — Polo {Pauthier I pp. 95, 96, YidePoXo 

I p. 119) dit que, dans la province du Tonocain, au milieu d'un 
désert, on voit un arbre, Arbre Solque ou Arbre Sol (comme Yule, 
Ib. p. 121, veut qu'on le lise), que les chrétiens appellent Arbre Sec. 

II est dépeint comme un arbre grand et épais, dont l'ôcorce est verte 
d'un côté, et blanche de l'autre; le fruit de cet arbre ressemble 



40 

daspecl au marron mais est vide à l'inlerieiir. Le bois est jaunâtre 
et ressemble à celui du buis, et il est très résistant. L arbre est tout 
seul, car à lOi) milles ù la ronde il n'y en a pas d'autres excepté 
d'un coté, oii Ton en voit à 10 milles de distance. Les gens 
du pays racontent que c'est là que se livra la bataille entre 
Alexandre et Darius. (Cfr. Pauthier I p. 95 note 2 et surtout 
Y^ile Ib. pp. 120 sqq. note 2). — Odoh parle aussi de l'arbre en question 
dans son récit de voyage, mais très brièvement; il dit seulement 
{Cordier p. UM que dans la ville de Thoris on croit que »le sec 
arbre» se trouve dans une église sarrasine ; en revanche, dans un 
autre livre, dans le «Liber de terra Sancla», il dépeint l'Arbor sicca 
un peu plus en détail {Bov p. 38), en di.sant que sur la montagne 
Mambre, non loin d'Ebron, il y a un arbre, sans doute un chêne, 
qui, à cause de son âge, a un nom particulier, il s'appelle Arbor 
sicca, mais les Sarrasins l'appellent Dirp. On croit qu'il y est 
depuis le temps d'Abraham; primitivement il était vert, mais il 
s'est flétri au moment de la Passion, (Cfr. Cordier pp. 21 sqq. note 3). 
OuoR place donc un arbre à Thoris et un autre en l'ai est i ne. — 
Mand (Hall pp. 68, 69) dépeint cet arbre avec beaucoup de détails. Il 
le place à Mambre et dit presque la même chose qu'Ocou, mais 
il ajoute qu'il est une prophétie suivant laquelle un souverain 
puissant de l'Occident prendra la Terre Sainte, et qu'alors il fera 
chanter une messe sous l'Arbre, ((ui commencera à reverdir et à 
porter des feuilles et des fruits; nombre de miracles auront lieu et 
une masse d'infidèles et de Juifs seront convertis. À cause de 
cela l'arbre est un objet d'adoration. Il possède encore d'autres vertus; 
si l'on porte sur soi un petit morceau de l'arbre, on est prémuni, 
soi-même et sa monture, contre tous les malheurs. (Cfr. Bov pp. 
37—39). Plus loin, Mand (/7a// p. 298) parle de l'Arbre de Soleil 
et de l'Arbre de la Lune; il dit (|ue ceux (}ui les gardent peuvent 
vivre 4(X) à 5(X) ans (Bov p. 103) en raison du baume que ces arbres 
produisent. — Chez Hvgg {Miller III p. 103), on trouve, au fond de 
l'Inde, une légende: «Hic Alexander petebat responsum ab arbo- 
ribus», ce qui vise également l'Arbor sicca. — Ci.av, qui en 
parle, le place à Tabree/, comme Odoh: il y a là (il/arA7î pp. 89, 90) 
un arbre tout flétri (jue personne n'a pu abattre; c'est à cause de cela 
aussi (|u'il est en pleine rue. — Scmi/r (Niirnb Cap. 34, Tclf 
pp. .06 — 07) s'appuie dans sa description sur Mand, en ce qui regarde 



41 

Arbor Sicca, mais non pour ce qu'il dit des arbres du Soleil et 
de la Lune. Il dépeint le premier presque mot pour mot delà même 
manière que Mand; aussi n'ai-je pas cru devoir transcrire ce qu'il 
en dit. — Chez Bian {Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), on trouve 
dans l'Asie orientale «Alboros sece»: le lieu est situé sur la carte 
à peu près entre Ghatajo à l'O. et l'Eden à l'E. — Chez VValsp 
{Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Taf. 10), également nous retrouvons 
l'arbre au fin fond de l'Extrême-Orient. Ici il se trouve tout près 
des murs de l'Eden; au pied de l'arbre coule le fleuve G y on. L'arbre 
s'appelle «Arbores solis et lune», et sous sa cime est écrit le 
mot «Alexandre». (Cfr. Kretschmer Ib. pp. 394, 395). — Chez Mauro 
[Fisch-Ong XV), dans l'Inde, au S. de l'Im aus et dans le voisinage de la 
source du Mandus et de la ville de Siachene [Zurlap. 40), est peint un 
arbre à côté duquel on lit: «Arbor Secho, dont on fait grand bruit». 
— Quant au fondement de cette légende de Tarbre flétri, Kretschmer 
(Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 394) estime que c'est à l'arbre de la science 
dans l'Eden que l'on aura surtout pensé; une vieille légende raconte 
que Seth, fils d'Adam, autorisé après l'expulsion à regarder dans l'Eden, 
vit alors cet arbre de la science desséché (Ib. p. 395). Une autre 
légende veut l'appeler Arbor Seth, parce que Seth l'aurait planté 
(Ib. note 3). Par ce qui vient d'être dit, on s'explique pourquoi, sur une 
telle masse de cartes, Hald, Hygg, Bian et Walsp, l'arbre est placé 
dans le voisinage de l'Eden, et comment chez plusieurs auteurs, Odor, 
Mand et Schilt, on lui donne un âge aussi avancé. Que si, d'autre 
part, l'arbre est spécialement dépeint comme desséché, ce trait se 
rattache sans doute aux récits [Math. XXI, 18, Marc XI, 12 et Luc 
XIII, 6) des Évangiles relatifs à Jésus desséchant le figuier [Cordier 
Odor p. 21); ce qui explique en même temps pourquoi on place cet 
accident au temps de la Passion (Odor, Mand, Schilt). Mais d'autres 
éléments encore se mêlaient aux légendes. Celle d'après laquelle 
Alexandre, parvenu à la limite de l'Inde, aurait consulté les arbres 
du Soleil et de la Lune, qui étaient des oracles, fut ajoutée à la 
légende de l'Arbor Sicca; cette particularité de l'Arbre est notée 
sur plusieurs cartes, comme chez Ebst, Hygg et Walsp [Kretschmer 
Ib. p. 394). Probablement aussi la tradition relative à l'Empire d'Al- 
lemagne, avec sa prophétie annonçant que l'Empereur Frédéric II 
ressusciterait pour réformer l'Église etc., aura exercé une certaine 
influence sur la légende en question [Bov p. 39). Ainsi s'explique ce 



42 

que Mam) et Schilt disent du souverain de l'Occident. — Composée 
de ces éléments et de plusieurs autres, la légende de l'Arbor Sicca 
s'accrût et se développa largement dans les nombreux compendiums 
du moyen-âge [Bor Ib ), ainsi qu'on la retrouve sous une forme ou sous 
une autre sur les cartes plus anciennes que celle de Hal». (Kx. Ta- 
bula Peut. Kretschmer Ib.). Aussi Mauro a bien raison de dire de 
l'arbre qu'on en a fait grand bruit. — Quant à la situation de 
larbre, les données sur ce point diffèrent. Odor dans son Lib. de terra 
Sancta, Mand et Schilt le placent dans la Terre Sainte ou pour 
mieux dire à Mambre; dans ses récits de voyage, Odor le met à 
Tau ris, Clav fait de même, et Polo le situe dans la Perse N. 
Ordinairement il est placé dans l'Asie orientale, dans llnde ou dans 
le voisinage, comme chez Hald, Ebst, Hygg, Bian, Walsp et Mauro. 

Var. de nom : 

1. Arbor Sicca: Hal» {Haoerg, Miller IV pp. 8, 34). 

OnoR [Yule Catliay II app. I p. 2). 

2. Alboro del Sole: Poi.o {Ram). 

3. Alboros Sece: Hian (Fiscb-Ong IX, Miller III p. 144). 

4. Légende d Alexandre: Ebst (Miller V p. 48). 

Mand {Hall p. 298). 
Hyqg {Miller III p. 103). 

Walsp {Zeilschr. Erdk. Berlin XXVI Taf. 10). 
5 Arbor balsami: Halo (Haverg, Miller IV pp. 8, 34). 

Mam) {Hall p. 298). 
G. Arbories) solis et lune: Walsp {Zeilschr. Erdk. Berlin XXVI Taf. 10). 

Manu (Hall p. 298). 

7. Arbor secho: Malro {Ziirla p. 40). 

8. Arbor solls: Polo {Gryn). 

9. Arbre sec: Polo (Paiithier I p. 95). 

10. Arbre seul: Polo il'aiithier I p. 66). 

11. Arbre sol: Polo (Vu/e-Polo I p. 121). 

12. Arbre soique: Polo {Pauthier I p 95). 

13. Carpe Nom ij'ini-idkles (Telf p. 56). 

14. DIrp: » {Bov p. 39). 

15. Dîrpe . (Hall p. 68). 

16. Drip . (Ib. note Z). 

17. Drye tree itlie): Mand {Hall p. 68). 

Clav (Markh p. 90). 
18 DOrre Baum (dcn: Schilt (Nùrnb Cap. 34). 

19. Dyrp Nom dim idklks iî.orenz p. 36). 

20. Kirruthereck (Mirnb Cap. 34). 



4H 

21. Sec arbre: Poi.o {Nordensk Polo) 

Odok (Cordier p. 19). 

22. Sirpe : Nom d'infidèles {Nùrnb Cap. '6i). 

23. tree of the Sun: Polo [Yiile Polo I p. 119). 

Arbor solis v. Arbor Sicca. 

Arbre sec v. » 

Arbre seul v. » 

Arbre sol v. » 

Arbre solque v. » 

Arcacci. Rubr [Soc. Gêogr. Paris IV p. 380) parle d'une pla- 
nicies Arcacci au S. de Porta Ferrea [Derbent] [Schmidt 
pp. 84, 85). 

Arcandes superior. Endroit indiqué par Hald {Haverg, se trouve 
dans la reproduction de Miller, mais pas dans son texte) en Armé- 
nie dans le voisinage de l'arche de Noé. 

Arca Noe v. Ararat. 

Archanara. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Zurla p. 36), ville 
située dans le Ghatajo, un peu à l'E. de Polisanchin. 

Archey. Endroit mentionné par Schilt [Niirnb Gap. 32 
Telf p. 53). 

Archuxia v. Arachosia. 

Arcingan v. Arsengen. 

Arcirum v. Aarseron. 

Arcladam v. Zardandan. 

Ardaut v. Andur. 

Aretisa v. Aretissa. 

Aretissa. Plin {Hist. Nat. VI, 127) cite un lac de ce nom, et 
dit à propos du Tigre: «Influit in lacum Aretissam». Ptol (V, 12). 
parle d'«Arsissa palus». Sol {Sol p. 157) parle aussi d'«Are- 
tisam lacum» tout à fait dans les mêmes termes que Plin. — 
Hald {Haverg, Miller IV p. 35) indique, entre les sources de 
l'Eu ph rate et du Tigre, au N. du f luvius Wadus un lac qui s'ap- 
pelle «Aretusalacus». Un fleuve qui vient du N. y tombe, on lit 
à côté: «Tigris fluvius et lacus» (76.). — Ebst {Miller V p. 47) 
cite un lac «Aretisa lacus. Hune lacum Tigris influit». — Polo 
{Pauthier I p. 38) parle de plusieurs grandes villes en Arménie, 
entre autres d'Arsiri. — Sur la Carte Cat {Notices p. 122), au 
S. de l'Ararat, à l'E. du Tigre et à l'O. de la «Mar de Morga», 



44 

il y a un lac (|ui s'appelle «Mar dArgi.s>. La ville d'Argis se 
trouve sur la cote K. du lac et la ville de tlapreri, sur la côte 
S. — Le lac auquel on a pensé, est le lac de Wan en Arménie, 
et la ville est Erdjisch sur la côte N. du lac; autrefois le lac 
portait le nom de la ville {Miller IV p. 35, V p. 47, Paidhier I p. 
3S note 4, Yule Polo I p. 48 note 2, Ritter Krdk. IX pp. 7S5 sqq.). 

V^ar. de nom: 

1. Aretissa: I'i.in Ilisl. Sdl. VI, liT'. 

2. Aretisa: Soi, {Sol p. lûT). 

Ebst (Miller Y p. 47). 
;j. Aretusa: Hai.d (Miller IV p. 35). 

4. Argis: Cahtk Cat [Sotices p. 122, UiKje p. 78). 

5. d'Arsiri : Polo {l'authier I p. 38). 
tî. Arsissa; I»tol (V, 12). 

7. Arxizi: Polo (Ynle Polo 1 p. 45). 

s. Darzirim: Polo [Gnjn). 

y. Darziz: Polo (Ram). 

10. Darzizi: Polo [Xoraensk]. 

Aretusa v. Aretissa. 

Argela v. Argyre. 

Argeria v. » 

Argire v. » 

Argiron v. Aarseron. 

Argis V. Aretissa. 

Argita v. Argyre. 

Argon. Polo {Pauthier I p. 214, Yule Polo 1 p. 250) parle 
d'un peuple de ce nom en Tendue. Ces habitants sont chrétiens, plus 
beaux (jue les autres gens du pays, et ce sont de bons marchands. 
On les appelle aussi Ciasmul, ce qui veut dire que le peuple a 
été formé de deux races différentes: à savoir des idolâtres et des 
sectateurs de Mahomet. — Ce peuple est difficile à identifier. Pauthier 
(1 p. 214 note 3) y voit une secte nestorienne, Yule (Ib. p. 254 
note 4) croit y reconnaître les Tungans de nos jours. — Gasmul 
serait un nom français donné aux races croisées (Ib.). 

Argonum v. Orgonum. 

Argyre. .Mki.a vu parle déjà comme d'une ile d'argent située 
devant l'embouchure du (iange {Bunbury 11 [>. 364). — Plin (VI, 80) 
dit: «E.xtra ostium Indi Chryse et Argyre, fertiles metallis, ut 
credo, nam quod aliqui tradidere aureum argenteumque his solum 



45 

esse haut facile crediderim». — Ptol parle aussi d'une ville d'argent 
du même nom dans l'île d'iabadius ou de Sabadius dans 
l'océan Indien [Bunbury II p. 608). — Sol {Sol p. 186): «.Extra 
Indi ostium sunt insulse dua3 Chryse et Argyre adeo fecundae 
copia metallorum, ut plerique eas aurea sola habere prodiderint et 
argentea». — Isid mentionne Argyre deux fois, d'abord Etymol 
XIV, 3, 5, ensuite 6, 11; la seconde fois il en parle avec plus de 
détails et dit: «Chryse et Argyre insulse in Indico Oceano sitae, 
adeo foecunda) copia rnetallorum, ut plerique eas auream superficiem 
et argenteam habere prodiderint, unde et vocabula sortitse sunt*. — 
Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 36), Argire est placée dans la 
mer Rouge, entre l'Arabie et la Nubie. — Ebst {Miller V p. 52) 
aussi indique l'île et en dit: «Argire insula argento fertilis. 
Hic nunquam arbores sine foliis sunt». Cette dernière indication 
vient d'IsiD {Etymol XIV, 3, 5). — Mand [Hall pp. 300—302) parle 
des deux îles d'Orille et d'Argyte; il les dépeint comme remplies 
d'or et d'argent. (Cfr. Bov p. 103), — Hygg ne nomme pas Argyre 
directement, mais bien Crisa insula [Miller III p. 107); on croit 
avec vraisemblance qu'Argyre est la même qu'Aurea insula (76.), 
île du golfe Persique ou de la mer Rouge nommée par Hygg. — 
Chez Walsp [Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI Tafel X), il y a une île 
dans l'océan Indien, au S. de l'Ethiopia bassa, qui s'appelle 
Argela et qui est assurément Argyre. (Cfr. Kretschmer Ib. p. 389). — 
Cfr. Chryse. 

Var. de nom: 

1. Argyre: Plin (VI. 80). 

Sol (Sol p. 186l. 

Isid (Etymol XIV, 6, 11). 

2. Argela: Walsp f Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI Taf. 10). 

3. Argeria: Walsp (Ib. p. 389). 

4. Argire: Hald (Haverg, Miller IV p. 36). 

5. Argita: Mand (Lorenz p. 191 note 52). 

6. Argyte: Mand (Hall p. 800). 

7. Aurea insula: Hygg [Miller III p. 107). 

8. Orgita: Mand [Lorenz p. 191). 

9. Orgitta: Mand (Ib. note 52). 

Argyron v. Aarseron. 
Argyte v. Argyre. 
Arhiekh v. Lekh. 



46 

Aria. Ce nom, quuno des provinces' de Perse portait dans 
l'antiquité, est mentionné, entre autres, par Ptol (VI, 17) et par Sol 
(Sol p. 2U5). — Genues {Fisch-Ong X) place le pays d'Aria à TO. 
de rindus, à l'E. de la Parthia et pas très loin de la Porta 
ferri. — Le même nom se trouve aussi chez M avro (Fisch-Ong XV, 
Ruyc p. 80), et sa place sur la carte est à peu près la même que 
sur celle de Genues. Tharse le borne à l'K. Il se trouve sur 
les bords du fleuve Arius, et à une certaine distance de la 
Porte de fero. Sur la carte, on lit la légende suivante [Zurla 
p. 33): «Ce nom d'Aria est hors d'usage aujourd'hui et remplacé 
par Zagatai. Dans cette province il y a 1201 villes». — 
Ainsi Mauro lui-même semble signaler Aria seulement comme 
un autre nom de Tsagatai, mais on s'étonne de trouver Cagatai 
sur la même carte, assez loin au N. — 0. d'Aria, entre les fleuves Ocus 
et Ixartes. 

Arii. Chez Mauro [Riige p. 80, Zurla p. 50), île de l'océan 
Indien entre Taprobana et Seylam. Ses voisins les plus proches 
sont Lamuri au N. — K., Navagari au N. et Abapaten au S. — 
Il s'y trouve une légende, qui s'applique à Arii {Zurla Vu.): «Ces 
îles sont peuplées de sauvages cruels et idolâtres». 

Arimaspi. C'est ainsi qu'on appelait les borgnes dans l'anti- 
quité; la tradition relative à ce peuple fabuleux remonte à des temps 
très anciens (Bunburij I pp. 90, 102, 199). — Sol {Sol p. 86) le 

dépeint ainsi: «Arimaspi gens uniocula est». Il le place aux 

environs de la mer Caspienne. Il dit que, dans la Scythie asia- 
tique, il y a des contrées qui abondent en or et en pierres pré- 
cieuses, que ces richesses sont gardées par des griffons, auxquels 
les Arimaspi font la guerre, pour se saisir des pierres précieuses 
Ib.). — Isii) {Etymol XI, 3, Î6) parle aussi des borgnes: «C y cl opes 
(juoque eadem India gignit, et dictor cyclopes, eo quod unum habere 
oculum in fronte média perhibentur» ; et il les place ainsi dans 
1 Inde. — Ce peuple légendaire fut pendant le moyen-âge un sujet 
de prédilection, et on le retrouve dans une masse de compendiums 
de cette époque, entre autres chez Vinc Hell {Bov p. 91). — Chez 
Hali) (Ilarcni, Miller IV p. 24), dans le Nord de l'Asie nous trouvons 
une image (jui représente trois hommes combattant avec un grififon; 
un d'eux au moins n'a qu'un œil et la légende dit: «Carimaspi 
cum griphis pro smaragdis dimicant». Il s'agit visiblement ici des 



47 

Arimaspi. (Cfr. Miller Ib.). — Mar (Yule Cathay H p. 378) parle 
aussi d'un peuple qui n'a qu'un œil; mais pour lui il ne croit pas 
qu'il existe tout un peuple semblable, mais seulement peut-être un 
individu par-ci par-là {Ib. 380, 381). — M and {Hall p. 203) dit que 
dans une des îles de l'océan Indien il demeure des gens d'une 
taille gigantesque. Ils sont horribles à voir, et ils n'ont qu'un œil 
placé au milieu du front; ils vivent exclusivement de viande crue et 
de poisson cru. (Cfr. Bov p. 91). — Chez Hygg {Miller III p. 103), 
sur quelques cartes on trouve en Asie orientale, sur d'autres en 
Ethiopie, la mention suivante: «Ciclopes média fronte habent oculos, 
vescuntur crudibus carnibus». — Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. Berl. 
XXVI Taf. 10), sur la côte sud de l'Afrique, il y a un peuple dont 
la légende porte: «Hy unum tantum oculum habent» {Kretschmer 
p. 400). — Cfr. Qriphes. 

Var. de nom: 

1. Arimaspi: Sol (Sol p. 86). 

2. Carimaspi: Hald (Haverg, Miller IV p. 24). 

3. Ciclopes: Hygg (Miller III p. 103). 

4. Cyclopes: Isid {Etgmol XI, 3, 16). 

Ariobarzones montes. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 26), 
chaîne de montagnes aux environs de la source du Tigre. Dans 
la direction S.-O., la montagne forme la continuation des Montes 
Açrocerauni. Selon Miller (Ib.), la montagne est mentionnée par 
Orosius. — On se demande si la montagne n'a pas reçu son nom 
d'Ariobarzanes (v. Ritter Erdk. VIII p. 871, IX p. 136), le général 
perse connu pour sa vaillante défense des défilés de Persepolis, 
pendant l'expédition d'Alexandre. 

Ariora Chesiemur v. Casmir. 

Ariora Keshemur v. » 

Arius v. Amol. On ce demande si l'A ri us, qui, chez Mauro 
{Fisch-Ong XV), vient de la province d'Aria, ne serait pas l'H e ri- 
Ru d d'aujourd'hui, lequel s'appelait dans l'antiquité Arius {Droysen 
Hist. Atl.). 

Armalec v. Almalech. 

Armaleccho v. » 

Armalecco v. » 

Armalech v. » 

Armaloc v. » 



48 

Armestria. Kndroit mentionné par Hic (Rie pp. 105—114). 
Il y passa en se rendant de Laiacium en Arménie. — Sur la 
Cartk Cat (Xodccs p. 104), un endroit est indiqué dans le voisinage 
de L a j a z z sous le nom de M a 1 m i s t r a. — Identifié avec M a m i s t r a 
{Rk Ib.), nom au moyen-âge de l'antique Mopsuestia, et avec la 
Missis daujourd'hui, à présent misérable village près de Djihan 
dans l'Asie Mineure, pas très loin de Lajazzo (Wappôus p. 883). 

Var. de nom : 

1. Armestria; Ric {Hic p. 105). 

2. Malmistra: (^artk Cat {Sotices p. 104). 

Arnon. Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 29), »fluv. et civitas 
Arnon» sont situés à l'O. de l'Euphrate. — Chez Ebst (Miller Y 
p. 39), nous retrouvons une ville d'Aroer. — Les deux noms se 
rattachent aux données du Deutér. 2, 36 et 4, 48 (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Arnon: Hald {llai'cnj, Miller IV p. 29). 

2. Aroer: Ebst {.\fillcr V p. :i9i. 

Amena v. Cernouem. 
Aroer v. Arnon. 

Arotan. Chez Conti (Major p. 33), fleuve de Zeilam. 
Var. de nom: 

1. Arotan: Conti ilîam I p. 344). 

2. Arotani : (>)nti (Major p. 33). 

Arotan i v. Arotan. 

Arragan. Kuines près du Baba h an ou Bebaham de nos 
jours, qui se trouve dans le Farsistan au N.-O. de Schiras. 
[Fisch Samml. p. 201, Rittcr Erdk. VIII p. 817). — Id. Bagan 
(Fùch Ib.). 

Arraquiel. Selon Clav (Markh p. 198), endroit de l'Asie 
Mineure près de ïrebizond, par lequel il passa à son retour. 

Arsenchef. Chez Malko (Zurla p. 46), ville de la Grande 
Arménie. 

Arsenga v. Arsengen. 

Arsenge v. » 

Arsengen. Bimm {Soc. Géo(/r. Paris p. 390) en parle comme 
d'une ville de 10,000 habitants éminents; les pauvres ne sont pas 
comptés. — Polo la mentionne comme une grande ville industrielle 
particulièrement renommée pour la confection d'une espèce de lin- 
geries (Pauthirr I pp. 37, 38). Poi.o dit de la ville que c'est un siège 



49 

archiépiscopal. — Pkg [Yule Cathay II p. 300) en parle comme 
d'une station ou d'une ville sur la route commerciale d'Ajazzo à 
Torissa. — Clav (Markh pp. 69 — 73) passa par là à son départ. 
Il fallait huit jours pour y aller de Trebizond, et les routes 
étaient en partie très mauvaises et très pénibles. La ville est d'ail- 
leurs dépeinte comme une ville très peuplée, et faisant un grand com- 
merce, particulièrement avec la Syrie et la Turkey. — Schilt la 
présente d'une part comme la capitale de l'Armenia minor(A^rtrn- 
herg Cap. 28, Telf p. 43), d'un autre côté comme un État à part 
dans l'Arménie {Nurnberg Cap. 56, Telf p. 86) et alors identique 
à l'Armenia minor — Chez Mauro (Ziw'Za p. 47), ville d'Arménie. 
— Elle est identifiée à l'Ersingan d'aujourd'hui [Pauthier I p. 37 
note 2, Yule Polo I p. 46 note 1, Yule Cathay II p. 300 note 2, 
Markh p. 69 note 2, Telf p. 125 note 1), qui dès avant l'ère 
chrétienne était une ville très renommée {Ritter Erdk. X p. 270). 

Var. de nom: 

1. Arsengen . Rubk (Soc Géogr. Paris p. 390). 

2. Arcingan: Polo {Ram . 

3. Arsenga: Polo (Pauthier p. 37). 

4. Arsenge: Rubr (Soc. Géogr. Paris p. 390 note 13). 

5. Arsinga: Clav {Markh p. 69). 

6. Arzengan: Mauro (Ziirla p. 47). 

7. Arzinga: Polo (Grijn). 

Peg {Yule Catliay II p. 300). 

8. Arzingi: Polo {Yule Polo I p. 46). 

9. Asinga: Polo {Nordensk). 

10. Ersing: Schilt {Xiirnb Cap. 56, Telf p. 86). 

11. Ersingen: Schilt \Tclf p. 86). 

12. Ersinggan: Schilt (Te//" p. 43). 

13. Etiingen: Schilt {Niirnb Cap. 56). 

14. Etsingan: Schilt (Xiïrnh Cap. 28). 

15. Singkani: Nom Arménien (Niirnb Cap. 56). 

16. Tsingkan: j> (IV//" p. 86). 

Arsinga v. Arsengen. 
Arsion v. Aarseron. 
d' Arsiri v. Aretissa. 
Arsiron v. Aarseron. 
Arsissa v. Aretissa. 
Artichonn v. Aarseron. 
Artiron v. » 



50 

Artix V. Araxes. 

Artyroiin v. Aarseron. 

Arzengan v. Arsengen. 

Arzeron v. Aarseron. 

Arzerone v. » 

Arzerum v. ■» 

Arzinga v. Arsengen. 

Arzingi v. » 

Arzirai v. Aarseron. 

Arziron v. y 

Arzizi v. Aretissa. 

Arzyron v. Aarseron. 

Asach V. Tana (sur le Don). 

Aseron v. Aarseron. 

Ashiath V. Qelat. 

Asila. Dapms Walsp {Zeitschr. Erdk. Berl XXVI Tafel 10) 
entre la Partliia et la Chircania il y a une ville, appelée 
cAsila magna». Elle est située sur le Tigre et dans le voisinage de 
Mare persicum. — Kreischmer (Ib. p. 3K6) ne peut pas l'identifier. 
On se demande si le nom n'aurait pas (juelque rapport avec TA si lia 
nommée par Onosiis, que Bom'orth (Bosv p. 82) identifie avec 
l'Assyrie. 

Asilia. Nom employé par Ohoshs (/io.su' p. 32) de l'Assyrie. 
Cfr. Asila. 

Asinga v. Arsengen. 

Asizia. Chez Vksc (Zeitschr. Erdk. Berl XXVI Tafel S, Mil- 
ler III p. 136), lie située dans la mer au S. de l'Asie, dans le 
voisinage de l'île de Termelit. 

Asmira^a. Chez l'roi;, nom d'une province, d'une montagne 
et enfin d'une ville, toutes situées en Serica. — Chez Mauro (Zwr/a 
p. 38), il y a une montagne en Serica nommée Asmnei, qui est 
probablement l'Asmirœa de Ptoi.. — Asmirfca est identifiée par 
Richtho}c7i (China I p. 493) avec Tsie-mo. prés du Lop-nor. 

Var. de nom: 

1. Asmirœa: l'ioi.. 

2. Asmnei: Mai no {'/.lulu p ."JH). 

Asmnei v. Asmir.'ua. 

Ason. Mentionne par Kih [Kir j). 17Hj comme un endroit par 



51 

où le roi Hethum passa ù son retour. Cet endroit était situé à 
TE. d'Othrar. 

Asow. Cest avec cette ville qu'on a identifié Tan a (sur le Don). 

Aspacsea v. Asparsea. 

Aspacara v. ■» 

Asparsea. Chez Ptol (VI, 16), peuple et ville de la Serica. — 
Richthofen (China I p. 490) conjecture qu'il s'agit de tribus pastorales 
autour de Kwen-lun et de Tsaidam. 

Var. de nom: 

1. Asparaea: Ptoi.. 

2. Aspacêea: Ptol. 
8. Aspacara: Ptol. 

Aspertina. Selon Clav [Markh p. 198), endroit de l'Asie Mi- 
neure, dans le voisinage de Trebizond. Clav y passa à son retour. 
Aspicia. Chez Mauko [Zurla p. 39), ville de l'Inde. 
.Aspione. Chez Ptol, peuple du S inarum situs. 
Var. de nom: 

1. Aspione: Ptol. 

2. Spiore: Ptol. 

3. Spithrse : Ptol. 

.•\spis. Chez Clav {Markh p. 197), endroit de l'Asie Mineure 
entre Aumian et Trebizond, et par où il passa à son retour. 
Aspithare. Chez Ptol, fleuve du Sinarum Situs. 
Aspithra v. Aspitra. 

•Aspitra. Chez Ptol, ville du Sinarum Situs. 
Var. de nom: 

1. Aspitra: Ptol. 

2. Aspithra: Ptol. 

Assarec. Endroit mentionné par Clav {Markh p. 190). 

Assassini. Secte mahométane. Het (Het Cap. 24) en parle et 
dit qu'elle possédait Tigado, château imprenable. — Pour le reste, 
on renverra le lecteur au mot «Vieux de la montagne», nom donné 
à cette secte par les auteurs du moyen-âge. 

Assedonis v. Essedones. 

Asseron v. Aarseron. 

Assi v. Alani. 

Assir. Chez Mauro [Zurla p. 41), ville de ITnde. 

Astara. V^Ue et fleuve sur la mer Caspienne dans Talisch 
(v. Wappàus p. 991). C'est avec cette ville qu'a été identifiée Strana. 



52 

Astiacanes. Chez Mauho (Ziirla p. 89), peuple de lliide. 
Astomori. Pmn (VII, 25) dit: «Ad extremos fines Indito ab 
oriente cirea fontem (langis Astomorum gentem sine ore. corpore 
loto hirtam vestiri frondium lanugine, halitu tantum viventem et 
odore quem naribus trahant. Nulluni illis cibum, nulliimque potum, 
radicum tantum llorumque varios odores et silveslrium malorum, 
quaî seoum portant longiore itinere, ne desit olfactus. (îraviore paulo 
odore haud difficulter exanimari'. — Sol {Sol p. 188) parle aussi 
de ce peuple, mais il ne lui donne pas un nom particulier: «Gangis 
fontem qui accolunl, nullius ad escam opis indigi odore vivunt 
pomorum silvestrium longiusque pergentes eadem illa in praesidio 
gerunt, ut olfactu alantur. Quod si tiutriorem spiritum forte traxerint, 
exanimari eos certum est». — Les récits relatifs à ce peuple sont 
rapportés par saint Augustin, etc. et on les retrouve souvent dans 
les compendiums du moyen-âge, comme chez Vinc Bkll etc. (Bov 
p. 103, MiUcr V. infra). — Halu {Havcrg. Miller IV p. 30) indique 
ce peuple dans l'Inde, avec cette mention: «Gangis fontem qui acco- 
lunt, solo vivunt odore pomorum». — Ebst aussi place ce peuple 
dans l'Inde et dit dans la légende {Miller Y p. 49): »Hi odore vivunt 
pomi et moriuntur, si pravum odorem sentiunt». — Mand {Hall p. 
296) parle des habitants d'une île nommée Pytan; il dit qu'ils sont 
nains et vivent de l'odeur des pommes. — Chez Hygg (Miller 111 p. 
103), on lit dans l'Asie orientale la légende suivante: «Hic homines 
cum odore pomi vivunt». — Chez Walsp {Zeitsclw. Erdk. Bai. XXVI 
Tafel 10), le peuple est placé en Afrique en face d'Ophir insula, et 
la légende dit: «Hy vivunt de odoribus pomorum». — Cfr. Parossiti. 

Astrabad. C'est avec cette ville (^u'a été identifiée Strauba. 

Astrachan. C'est avec cette ville (lu'on a identilié (lintarchan 
de Peg, Summerkent de Kibii et peut-otre aussi Origens de Schilt. 

Asu V. Alani. 

Atassi V. Obassy. 

Atengale. Selon Clav (MarLh p. 97), cest un village situé 
à VK. de Sultanieli. Clav y passa en partant. 

Atjin. Le mOme (jue le Lamori d'Onou et selon quelques 
auteurs aussi que le Dondin d'Ooon. 

Atpirou V. Aarseron. 

Atram v. Airam. 

Atrek. C'est avec ce lleuve cju'on a identifié Cauo Zila. 



53 

Attacenus sinus v. Attacorum gens. 

Attacorum gens. Chez Plin (VI, 55), c'est un peuple et un 
golfe du pays des Sères. — Le peuple, la ville et la montagne 
d'Ottorocorrha, qui sont placés en Serica et que mentionne Ptol 
(IV, 16), sont probablement les mêmes. — Sol [Sol p. 183) parle d'un 
golfe Attacenus sinus et d'un peuple Attacorum. Dans l'histoire 
d'Ouosius, traduction d'Alfred {Bosio p. 31), il est parlé d'un fleuve 
Ottorogorre. — Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 26), dans l'Asie 
N.-E., il y a une ville qui s'appelle Octoricirus civitas. — 
Chez Leardo (Fisch-Onf/ aIV), tout au bout de l'Asie orientale on 
retrouve une montagne nommée Otorocoras. — Sur ce mot v. 
Richlhofeu (China I p. 491). — Cfr Ortagoras. 

Var. de nom: 

1. Attacorum: Plin (VI, 55). 

Sol (p. 183). 

2. Attacenus: Sol (p. 183). 

3. Octoricirus: Hald (Haverg, Miller IV p. 26). 
•4. Octorocare: Ptol. 

5. Octotorara: Ptol. 

6. Otorocoras: Leardo [Fisch-Ong XIV). 

7. Ottorocora: Ptol. 

8. Ottorocorriia: Ptol. 

9. Ottorogorre: Orosius (Bosw p. 31). 

Attalicis. C'est probablement un pays de l'Inde, car chez 
VValsp [Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI Tafel 10), dans le pays des 
Sères, se trouve la légende suivante: <Jn Attalicis quando vir 
moritur mulier cum eo uiua sepelitur». Par là on a visiblement 
pensé à l'usage indien, suivant lequel les veuves se donnent la mort 
au décès du mari [Kretschmer Ib. p. 398). 

Attax v. Laias. " 

Aua V. Ava. 

Auax V. Laias. 

Auchum V. Vaxua. 

Aulieata. Schmidt (pp. 35—40) place la vieille ville de Talas 
dans le voisinage de cet endroit, sur le fleuve Talas. 

Aumian. À son retour Clav [Markh p. 196) passa par la 
ville d'Aumian, qui se trouvait sur la route de Tabreez à Tre- 
bizond. — Schilt [Nurnb Cap. 23, Telf p. 33) parle du pays 



o4 

d'Erban. — Id. avec le pays et la ville d'Eriwan [Markh Ib. note 
1, Telf p. 130 note 1). 

Var. de nom : 

1. Aumian: Ci.av {Markh p. li)Gi. 

2. Erban: Schilt (Nfirnb Cap. 23. Telf p. 83). 

Aunigui. Ville par oii Clav passa en partant {Markh p. 79). 
Klle se trouvait près d'Aseron. 

Auracia. Chez Ptol (VI, 15), peuple, ville et montagne de la 
Scythia e.xtra Imaum, et de la Serica. 

Var. de nom: 

1. Auracia: Ptol. 

2. Auzacia: Ptol. 

Aurea insula v. Argyre. 

Aurea Kersonesis v. Kersonesis aurea. 

Aurei montes. La connaissance de la richesse en or de l'Orient 
amena la croyance à l'existence d'îles d'or et d'argent, de montagnes 
d'or, etc. Isid (Etymol XIV, 3, 7) dit des montagnes d'or: «Ibi 
sunt et montes aurei quos adiré propter dracones, et gryphas, et 
immensorum hominum monstra impossibile est». — Hald {Haverg, 
Miller IV p. 36) les place au bout de l'Extrême-Orient près de TP^den; 
la légende dit: «Montes aureos a draconibus custodit». — Ebst 
(Miller V p. 51) les place aussi dans l'Inde et la légende dit: 
«Alontes aurei qui propter dracones et grifes adiri non possunt». 
Les montagnes se retrouvent chez Ebst encore à un autre endroit 
où on lit en eflet dans la légende du peuple indien l*angea(/6. p. 49): 
"Aureos habet montes, margaritis plenos, sed propter serpentes 
adiri non possunt». — Chez VValsp {Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI 
Tafel 10), on retrouve ausiii ces montagnes dans l'Extrême-Orient, 
dans le voisinage de l'Eden; il y a là un" dessin qui représente 
une montagne, et sous lequel on lit < Aurei montes». Au- 
dessus de la montagne ligure la mention suivante: < Hic sunt formica; 
in quantitate canum^, et un peu plus loin: «Hic sunt gigantes 
|)ugnantes eu m draconibus». (Cfr. Kretschmer Ib. pp. 391, 392, Miller 
III p. 117). Walsi' a ainsi rattaché la légende des montagnes 
d'or à la légende des géants et des dragons, comme aussi à celle 
des fourmis fouisseu.ses d'or. (Cfr. Formicai). - Des auteurs ont cru 
voir dans ces montagnes l'Altaï de nos jours [Miller IV p. 36). 

Auzacia v. Auracia. 



00 

Auzul V. Angal. 

Ava. C'est avec l'empire d'Ava qu'on a identifié Amien. 

Ava. CoNTi (Major p. 11) parie d'une ville d'Ava, où l'on 
arrive au bout d'un mois de navigation en remontant un fleuve qui s'ap- 
pelle Dava et qu'il prétend être plus grand que Ganges. — Au N. de 
Catay u m, Genues (Fisch-Ong X) place une ville d'Au a, sur un fleuve 
Daua; la légende dit du fleuve (Fisc/i Samml. p. 191): «Maius gange 
amnis aliter daua dicitur». — Chez Mauro (carte de Zurla), Ava 
est placée dans l'India Seconda, au N. de Prehang et ù l'O. du 
fleuve Mandus. La ville en question est identifiée avec la ville 
actuelle d'Ava et le fleuve avec Tlraouaddi {Major Ib. note 2, 
Fisch Samml. p. 205), quoique Genues en ait fait un affluent du 
Gange. 

Var. de nom: 

1. Ava: CoNTi (Major p. 11). 

Mal'ro (carte de Zurla). 

2. Aua: Conti (Ram, Piirchas). 

Genles [Fisch-Ong X). 

3. Daua: Genles {Fisch Samml. p. 191). 

4. Dava; CoNTt {Major p. 11). 

Avalerion. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 37), dans l'Inde 
est dessiné un couple d'oiseaux, au-dessous duquel on lit: «Avale- 
rion par in mundo». C'est là une vieille légende au sujet d oiseaux 
qui vivaient 60 ans, au bout desquels ils pondaient deux œufs 
qu'ils couvaient 60 jours, après quoi ils prenaient leur vol pour s'aller 
tuer (Bened p. 336). Selon Miller (IV p. 37), la légende provient 
d'une mauvaise interprétation de Plix (X, 6, 13, 14). 

Awa. En Perse. C'est avec cet endroit qu'on a identifié 
Saba et Cassan. 

Axarinorum montes. Selon Ruhr (Soc. Gcogr. Paris IV p. 
265), ces montagnes sont situées à l'E. de Mare Caspium. 

Ayati v. Laias. 

Azanu. Chez iMauro (Zurla p. 50), fleuve de l'ile de Siomatra. 

Azetrechan v. Qintarchan. 

Azitarcan v. » 

Azitera. Chez Mauro (Zurla p. 39), ville de l'Inde. 



Babahan v. Bebaham. 

Bab-el-.Mandeb. Selon Fisch (Samnil. p. 125), on retrouve ce 
nom chez Car (Fisch-Ong III), sur la plus occidentale des deux pres- 
qu'îles arabes. Selon Egli, le nom existait chez les Arabes. 

Babisci v. Balishi. 

Bachanti. Sur la Carte Cat (Notices p. 128), endroit dans le 
voisinage de Tembouchure du Volga. 

Bacharia v. Bacharye. 

Bacharie v. » 

Bacharye. Pays mentionné par Mand (HaU p. 263). Il le 
dépeint comme très peuplé (76. p. 268). Les arbres portent du coton, 
dont on fait des habits. On y trouve aussi les hippopotames que 
l'auteur place ici, quoiqu'ils soient généralement placés sur les bords 
du Nil (Pmn VIII, 95, Sol p. 144, Isid Etymol XII, 6, 21). L'indica- 
tion est prise de Plin (XII, 25). V. d'ailleurs Bov p. 100. Le pays 
en question est probablement Bac tria, car dans Plin (XII, 25), où 
il est dit à peu près la même chose, on parle de Bac tri s. 

Var. de nom : 

1. Bacharye: .Manu (Hall p. 263). 

2. Bacharia Mand {Lorenz p. 161). 

3. Bacharie Mand {Hall p. 268). 
\. Bakaria: Mand l Lorenz p. 158). 

Bachu V. Bacii. 

Bacian. Selon Polo (Paiithier I pp. 122 — 124), la province 
Bacian se trouve au S. de Balacian; il faut dix jours pour y 
aller. Polo dépeint les habitants comme très habiles dans les 
pratiques de la sorcellerie, et comme aimant à porter une quantité 
d'or, de pierreries et d'autres parures. Ils ont la peau brune et 
vivent de viande et de riz. Il fait très chaud dans ce pays. — Pour 
l'identification du nom, Paxdhier (Ib. p. 123 note 1) et Yule (Polo 
I p. 155 noie 1) sont d'accord en principe. Ils croient que c'est le 
pays qui s'étend au S. de Badachschan jusqu'à Kabul, c'est à 



57 

dire le pays appelé Kafiristan et où se trouve la ville de Pas chat. 
Ce pays passe pour être le même ([ue celui de Pasiadir, mentionné 
par Polo. 

Var. de nom: 

1. Bacian: Poi.o {Pauthier I p. 123). 

2. Bascia : Poi.o {Ram\ 

3. Basiam: Polo (Pauthier 1 p. 122). 

4. Basian: Polo {NordensI:). 

5. Pashai: Polo {Yiile Polo p. 155). 

Bactra v. Bactria. 

Bactri v. » 

Bactria. De bonne heure déjà dans l'antiquité, c'était le nom 
d'une province de l'empire perse. — Plin (VI, 48) parle de «Bactri 
quorum oppidum Zariastes, quod postea Bactrum, a flumine ap- 
pellatum est. Gens hsec... mcluditur flumine Ocho». Plus loin 
(VIII, 67), Plin divise les chameaux en deux espèces, ceux de Bac- 
tria et ceux d'Arabie, les premiers ayant deux bosses sur le dos, 
les derniers n'en ayant qu'une. — Ptol (VI, 11) dit que dans la pro- 
vince Bactriana il y a beaucoup de fleuves, entre eux le Zariaspes; 
mais ce ne sont que des affluents de l'Oxus, Parmi les villes il 
nomme aussi Zariaspa et Bactra. — Sol (p. 180) parle des Bactri, 
qui occupent la plus grande partie du pays situé autour du cours 
supérieur de TOxus, et continue ainsi: «Bac tris prseterea est pro- 
prius amnis Bactros: unde et oppidum quod incolunl Bactrum». 
Un peu plus loin (p. 181), il ajoute: «Bactri camelos fortissimos 
mittunt... hi numquam pedes atterunt». Sol parle en cet endroit, 
lui aussi, des chameaux d'Arabie et de Bactria, mais il se trompe 
quand il prétend que les chameaux d'Arabie ont deux bosses, et que 
ceux de Bactria n'en ont qu'une. — Isid (Etymol XV, 1, 11) dit: 
«Bactrum oppidum Bactriani condiderunt et proprio amne eum 
cognominantes, qui Bactrus vocatur» et à un autre endroit (XIV, 3, 
30): «Mittit Bactria fortissimos camelos numquam atterentes pedes*. 
Isid {Ih. XVI, 7, 2) dit encore que l'on trouve dans la Bactria une 
des douze espèces différentes d'émeraudes. — Chez Hald (Haverg, 
Miller IV p. 26), il y a un fleuve «Bactrus fluvius» qui est indiqué 
comme un affluent de l'Oxus. Près de la source de ce fleuve se 
trouve «Bactrum oppidum», et un chameau est dessiné à côté, avec 
la légende suivante [Miller IV p. 24): «Bactria camelos habet forlis- 



58 

simos, numquam pedes atterentes' . Le chameau est dessiné avec 
deux bosses, conforjnëment donc à l'indication de Plix et non à 
celle de Sol. — Chez Eusr [Millvr V p. Hi), Hactrus fluvius est 
indiqué et on lit {Ih. p. 82): «Bactria regio; dicitur haec a Bactro 
fluvio. Que partim initio Indi fluniinis terminatur, partini Bactro 
fluvio includitur. Xutrit etiam optimos canielos et fortissimos». — 
Polo visita cette ville et il l'appelait fjalac. Il la ûépeinl {Paulhier 
1 pp. lOS — 111) comme une grande ville, remplie de grands édifices 
de marbre, à laquelle les Tatares avaient pourtant causé de grands 
dommages. Selon la légende, c'est dans cette ville qu'Alexandre 
aurait épousé la fille de Darius. — Chez V^esc (Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 8), Bactria est placée à peu près au milieu de l'Asie, 
dans le voisinage de Ta u ris et de G y on. ^ — Mkd {Fisch-Ong V, 
Fisch Samml. p. 133) donne une ville du nom de Baleges. — 
Chez HvGG {Magasin p. 48), on retrouve Bactria à l'angle N. — K. 
de l'Asie tout près de Mare Caspium. — Sur la C.\utk Cat 
{Xotices p. 135, Kiige p. 78), la ville se trouve à l'O. de Carachoi- 
ant et s'appelle «Ciutat de Bal ci a». — Clav (Markh p. 117) la 
mentionne, quoique sous une forme différente: il l'appelle Vaeq, 
mais selon Yule (Polo I p. 143 note 1), il faut identifier cette ville 
avec Balac de Polo. Clav passa par cette ville en partant; il la 
dépeint comme une grande ville entourée d'une levée de terre. On 
y cultive beaucoup de coton. — Chez Walsi» {ZeitscJir. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 10), la ville est placée au N. de «Mare persicum> ou 
de la mer Caspienne, avec ce nom et cette légende (Kretschincr Ib. 
p. 385): «Waldach caput Kataye ubi magnus cham moratur». 
Malgré la double inexactitude, de la situation et de la légende, Kreisch- 
mer (Ib.) ne doute pas (jue la ville indiquée ne soit la même que le 
vieux Bactrum. — Chez 'Malho (Fisch-Ong XV), près du fleuve 
Arius se trouve une ville appelée Balch; à côté on lit la légende 
suivante (Zurla p. 33): «Cette ville appelée Balch est un port où 
l'on transporte beaucoup de soie». Cette indication provient de plu- 
sieurs auteurs de l'antiquité, entre autres de Marin us de Tyr, et 
après lui d'Isin, lesquels plaçaient Serica ou le pays de la soie dans le 
voisinage de cette ville {Ih. p. 122). — Il apparaît donc que dans l'histoire 
de Bactria on peut entrevoir deux inspirations différentes. L'une, 
celle de l'anfiiiuité, qui se trouve chez Sol et Isid, se reconnaît dans 
la suite chez Uald, Lijst, Vesc et Hvgg; tous ces auteurs, qu'il soit 



59 

cfuestion seulement de la forme du nom ou bien des particularités, 
copient plus ou moins fidèlement ce ([u'ont dit les auteurs de l'anti- 
quité. L'autre inspiration, d'un caractère plus moderne, est celle 
qui commence avec Polo et se retrouve chez Med, Carte Gat et 
chez Clav; elle se distingue soit par des formes de noms toutes 
ditïérentes, soit par le fait que les particularités traditionelles d'autre- 
fois ne sont pas mentionnées, ou qu'elles sont remplacées par d'au- 
tres tirées d'expérience ultérieure. Chez Mauuo, on retrouve les deux 
inspirations; l'inspiration moderne, pour ce qui regarde la forme du 
nom ; celle de l'antiquité, pour ce qui regarde les particularités. Quant à 
Walsp, on peut dire que c'est l'inspiration moderne qui prévaut chez 
lui, bien qu'il ait mal compris les indications qui étaient à sa dispo- 
sition. — Id. Balch et ses environs [Wappàus p. 672, Yule Polo I 
p. 143 note 1, Pauthier I p. 108 note 1, Miller IV p. 26 et V p. 
84, Kretschmer p. 385 etc.). Cfr. Bacharye. 

Var. de nom: 

1. Bactria: Isid (EUjmol XIV, 3, 30). 

Hald {Miller IV p. 24). 

Ebst (Miller V p. 32). 

Vesc (Zeilschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8i. 

Hygg (Magasin p. 48). 

2. Bactra: Ptol ^VI, 11). 

3. Bactri: Plin (VI, 48). 

Sol (p. 180). 

4. Bactriana: Ptol (VI, 11). 

Isid (Etijmol XV, 1, 11). 

5. Bactrum: Plin (VI. 48). 

Sol (p. 180). 

Isid (Etijmol XV, 1, 11\ 

Hald (Miller IV p. 26). 

6. Bactrus: Isid {Elijmol XV, 1, 11). 

HAw(MiUer IV p. 2(i). 
Ebst {Miller V p. 32). 

7. Balac: Polo {Pauthier I p. 108, yorciensk. Grtin). 

8. Balach: Polo (Ram). 

9. Baie: Polo (Ynle Polo I p. 142 1. 

10. Balch: Mauho {Fisch-Ong, Rage p. 80, la carte de Znrla). 

11. Balcia: Carte Cat {Notices p. 135, Rage p. 78). 

12. Baleges: Med {Fisch Samml. p. 133). 

13. Vaeq: Clav (Markh p. 117). 

14. Valq: Clav (Yiile Polo I p. 143 note 1). 



60 

If). Waldach Wai.sp [Zcitschr. KidJ:. litiliii X.WI Tafcl 1()|. 
1(). Zariaspes Proi. Vl. 11). 
17. Zariastes: Pi. in \1, IS). 

Bactriana v. Bactria. 

Bac t ni m v. » 

Bactnis v. x. 

Bacu. JoHD {Soc. Giogr. Paris IV p. (50) parle de Bacu, où 
des puits sont creusés, et d'où il vient une espèce d'huile qui s'appelle 
Naft; elle brûle très bien et est aussi d'un emploi très utile en mé- 
decine. — Chez iMaiho {Fisch-0)u/ XV, Fhine p. 80), la ville de 
Bachu se trouve sur la côte sud de la mer Caspienne, et près 
d'elle on lit cette légende (Zi<r/a p. 40): «Dans les provinces de Siroa 
et de Siamachi on trouve sur la côte deux sources d'huile. L'une 
d'elles fournit un liquide vert, a))pelé nafta, qu'on emploie pour le 
chauffage; on l'exporte dans la Syrie et dans l'Asie Mineure; de 
l'autre il vient un licjuide blanc, employé en pharmacie et utile 
à beaucoup de choses». 11 va de soi qu'on a pensé à Baku ici. 
— Outre cette mention, le nom se trouve chez plusieurs autres auteurs 
et cartographes, non pourtant comme nom d'une ville, mais comme 
nom de la mer Caspienne. Ainsi Pasc {Mosh App. n:o 92) donne 
à la mer Caspienne le nom de Mare Vatuk, Mah lYule Calhay II 
p. H50) l'appelle Bacuc, Cautk Cat {Xotices p. 126) l'appelle, entre 
autres noms, de celui de mar de Bacu, et Clav {MarkJt p. IIS) 
l'appelle Bakou. 

Var. de nom: 

1. Bacu: Joiu) (.Soc. Géoçjr. Pdiis l\' p. GO). 

Camtk Cat (Xoliccs p. 12(i, liiuje p. 78). 

2. Bachu: .Maiiu) {Fisch-Ong X\', Ilugc p. SOI. 
;>. Bacuc: Mah iVnle Cathay II p. 350). 

4. Bakou: Clav tMarkli p. 118). 

5. Batuk: iViilr Cathay I p. 2M note 2\ 

r,. Vatuk: Pasc {Mnah App. iio :)2. Ynlc II), p. 284). 

Bacuc v. Bacu. 

Badacan v. Badacian. 

Badachschan. C'est avec ce pays qu'a été identifié Badacian, 

Badacian. Polo parle de ce pays deux fois; la première, 
il le mentionne en passant (Pauthier I p. 81) et l'appelle Badacian ; 
la seconde (Paidliier 1 pp. 116 — 122), il le dépeint en détail et l'appelle 
Balacian. Poi.o dit (pie le pays est riche, fertile et renommé, 



61 

entre autres choses, pour ses excellents chevaux, ses faucons, etc.; 
il est particulièrement connu pour sa richesse en pierres précieuses, 
au nombre desquelles se placent avant tout les balais (c'est à dire 
rubis, V. Pauthier Ib. p. 148 note 4), lesquels se trouvent dans une 
montagne particulière du nom de Sygninan, et l'azur (c'est à dire 
lapis lazuli. v. Pauthier I p. 150 note 5). Personne d'autre que le 
souverain du pays n'est autorisé à garder ces richesses. Les habi- 
tants sont dépeints comme un peuple brave, s'adonnant à la chasse. 
Leurs villes et leurs villages se trouvent presque toujours en des 
lieux élevés et sont bien fortifiés. Les chemins sont mauvais, les 
passes, d'un accès difficile, toutes circonstances qui protègent le pays 
contre l'invasion. — Het (Cap. 6) parle d'une province Bal a rem à 
l'E. de rinde. et dans cette province il y a des pierres précieuses, 
qu'on appelle balais. — Sur la Carte Cat (Xotices p. 133), se 
trouve une montagne appelée «Monts de Baldasia», de laquelle 
vient un fleuve qui coule presque droit au S., et tombe dans l'océan 
Indien en face de l'île de J an a; à en juger d'après la légende qui 
se trouve à côté de ce fleuve: «Finis Indie», il constitue la limite 
orientale de l'Inde. Au S. de la montagne en question et à l'O. du 
fleuve on voit «Ciutat de Baldassia» {Ib. p. 135, Ruge p. 78), et 
près de là, dessiné sur la carte, un oiseau qui vole vers la montagne 
avec quelque chose dans le bec. — Clav {Markh p. 163) parle de 
Balaxia comme d'une grande ville; il faut 10 jours pour y aller 
de Samarcand en se dirigeant vers l'Inde. Dans cette ville on 
trouve des rubis, — Schilt {Nurnb Cap. 28, Telf pp. 45 — 46) dit 
que c'est un pays avec une haute montagne, où l'on trouve des 
pierreries, mais personne n'ose les prendre, parce qu'elles sont 
gardées par des animaux sauvages et des vers. Les habitants 
demeurent dans les montagnes. Schilt donne au pays le nom de 
Walaschoen. — Id. Badachschan (Pauthier I p. 116 note 1, 
Yule Polo I p. 151 note 1, p. 152 note 2, Telf p. 166 note 18 etc.). 
Cfr. Wappàus p. 672. — Cfr. Carbunculi. 

Var. de nom: 

1. Badaciaii: Polo [Pauthier I p 81. Xordensk"!). 

2 Badacan : Polo [Xordensk). 

3. Badashan: Polo (Yiile Polo I p. 149). 

4. Balacian: Polo (Pauthier 1 p. 116). 

5. Balarem: Het (Cap. 6). 

6. Balascîa: Polo (Gri)n). 



62 

T. Balavan l'on» {lianiK 

i<. Balaxcen: Hkt (Yitlc Polo I p. ]ï>'2 note 2). 

!». Balaxia: Ci.av {Markh p. l<">.3i. 

lu. Balaxiam: Poi.o (litim . 

11 Baldasia: Caktk Cat {Soliccs p. V.ii]). 

V2. Baldassia: Cahti: Cat (Ib. p. 135). 

l.î. Walascham: Schii.t (.V/7rn/> Cap. "iSl. 

14. VN'alaschoen: Schii.t t'J'elf p. 4(i). 

Badalech. Sur la C.virn-; C.\t, endroit près des «Monts de 
A mol» {Xoticcs p. 12»)). 

Var. de nom: 
1. Badalech: Cautk Cat (la carte dans Xolices p. 11"^. Riiç/c p. 78;. 
)1. Badalench: Cahik Cat (.Vo/ùcs p. l'iO), 

Badalench v. Badalech. 

Badashan v. Badacian. 

Bahere. Selon Mauro {Zurla p. 4-H), endroit près du golfe 
Persique. 

Bai ou Pai. Ville située au pied du versant sud du Tiensohan, 
entre Aksu et Kucha. À coup sûr c'est inexactement (cfr. de Rhin 
TAsie Centrale p. 172 note 1) que Pauthier (I p. liô note 1) l'a 
identifiée avec Pein de Polo. 

Baiburt. C'est avec cet endroit qu'ont été identifiés Byburt 
et Paipurth. 

Ba'ikal. C'est avec ce lac qu'a été identifié Mar Bianco chez 
Maiho. La contrée de Baïkal, c'est le Bargu de Polo. Probablement 
aussi, le lac qui est indiqué sur la Camtk Cat {Notices p. 13i), est-il 
le Baïkal, bien (|u"il n'y porte pas de nom. 

Bakaria v. f5acharye. 

Bakou V. Bacu. 

Baku. Ville avec laquelle on a identifié Bacu. 

Bal. Selon Mauho, sur la partie intérieure du golfe Persique, 
non loin de Baisera, est située la ville de Bal {/yurla pp. 45, i-9), 
qui était une grande ville de commerce; Mauuo lui-même l'indique 
comme une ville <'noble». 

Balac v. Bactria. 

Balach v. 

Balacian v. Badacian. 

Balais. Pierre précieuse, identifiée avec certitude avec le rubis 



68 

{Pauthier I, 148 note 4), Polo et autres auteurs disent qu'on le 
trouve en Hadacian. 

Balarem v. Badacian. 

Balascia v. » 

Balaxan v. » 

Balaxcen v. » 

Balaxia v. » 

Balaxiam v. » 

Baie V. Bactria. 

Balch V. » 

Balch. C'est avec le pays autour de Balch qu'on a identifié 
Bactria. 

Balcia v. Bactria. 

Baidasia v. Badacian. 

Baldassia v, » 

Baleges v. Bactria. 

Balekh. Nouvelle Balekh. Près de Boro Ta la. C'est avec 
cette ville qu'a été identifié Ankipalikh de Kir. 

Bali. Selon Zurla (pp. 124, 125), id. Java Min or. 

Balich V. Balishi. 

Balimata. Selon Mauro {Zurla p. 31), province située dans 
l'Asie N. 

Balis V. Balishi. 

Balishi. Quelques auteurs donnent ce nom au papier-monnaie 
de la Chine. Rubr [Soc. Géogr. Paris IV p. 329) dit: «Volgaris 
moneta Cathaie est carta de wambasio (:= bambou, selon Pauthier 
I p. 326 note 6) ad latitudinem et longitudinem unius palmae, super 
quam imprimunt lineas sicut est sigilium J\Iangu>. Rubr est le 
premier Européen qui ait pu dire quelque chose de cette monnaie 
{Schmidt p. 57). — ■ Polo (Pauthier I pp. 319 — 327) donne des détails 
sur cette monnaie. On la fabrique à l'aide de la meilleure écorce 
du mûrier, qu'on travaille de telle manière que la monnaie a l'air 
d'être faite en papier, mais en papier noir. Il y a, du papier-mon- 
naie, de ditïérentes dimensions, d'après sa valeur. La monnaie 
est reçue partout en payement; personne n'ose la refuser. Il est 
défendu aux marchands qui apportent de l'Inde ou d'autres pays au 
Cathai de l'argent, des pierreries ou d'autres matières précieuses de ce 
genre, de vendre leurs marchandises à d'autres qu'à Fempereur lui- 



tu 

même, qui les paye en papier-monnaie, avec lequel ils peuvent 
acheter tout ce qu'ils désirent. Quelquefois esl-on ordonm- aussi 
d'apporter à l'empereur tous les métaux et pierres précieuses du pays 
en échange de papier-monnaie. De cette manière l'empereur possède 
des trésors énormes. Quand les monnaies sont usées, on les change 
moyennant une redevance fixe de H pour cent. (Cfr. Yide Polo I, 
378 — 38U et les notes des pages correspondantes dans Pauthier et 
Yule). — Het (Cap. 1) dit en parlant de Cathay: «Moneta vero, 
quse in illis partibus expediditur sit de papyro in forma qvadrala et 
e.st regali signe signala et secundum ilium signum illa moneta est 
majoris pretii vel minoris: et si forte illa moneta propter veluslatem 
incipiat devastari, ille vero, qui illam habuerit ad regalem curiam 
deportabit, tune pro illa dabitur nova». — Cor {Nouv. Journ. 
Asiat. IV pp. (56 — 67) en parle aussi et dit qu'au milieu de ce 
papier il y a une marque rouge entourée de lettres noires qui 
mdiquent la valeur des monnaies. Grâce à ce papier-monnaie 
l'empereur a pu amasser d'immenses trésors. Quand la monnaie 
est usée, on peut la changer en payant 3 pour cent {Yule Cathay 
1 pp. 245, 246). — Odor [Cordier p. 301) parle de la monnaie sans 
la décrire en détail. Il dit seulement: <Car chascun feu lui (à 
l'empereur) paye tous les ans V cacques de coton ...... Dans le 

texte (Ib. note a), cet endroit n'est pas reproduit correctement et 
Cordier veut à cause de cela qu'on lise: «chaque feu (terme qu'on 
emploie dans les recensements de la population) paye tous les ans 
un balich, c'est à dire cinq billets de papier comme de la soie ...... 

Yide interprète aussi l'endroit d'une manière semblable, mais au 
lieu de balich il dit balis {Yule Cathay 1 p. 115). Dans l'édition 
laiine que Yide a publiée (Cathay Append. II p. XXVI), le passage 
ligure comme il suit: «nam (juilibet ignis solvit unum balis annu- 
atim ipsi Cani magno id est quin(jue cartas ad instar bombicis». 
L'édition italienne de Yule (Cathay Append. II p. 54) porte bastise. 
(V. du reste ('ordier p. 310 note 7). — Pkg {Yule Cathay II p. 294) 
dit (}ue tout l'or et l'argent que les marchands apportent à Gattajo, 
ils sont obligés de le donner à l'empereur, (}ui en échange donne 
du papier-monnaie. Ce papier est fait de papier jaune et porte 
le cachet de l'empereur; on l'appelle balishi et avec cela on peut 
acheter ce (|u'on veut, car tout le monde est obligé de le recevoir 
en payement. Il y a des monnaies de ce genre de trois valeurs 



65 

différentes. Dans l'édition italienne de Sprengel (p. 259), elles sont 
appelées babisci; dans l'édition italienne de Yule (Cathay Append. 
111 p. 66), on les appelle paliscj. (Cfr. Yide Cathay II p 289 note 
1). — Barb {Yule Polo I p. 380 note 1) en parle aussi. — La 
monnaie, qui en chinois s'appelle tchao (Pautluer I p. ol9 note 1), 
existait déjà en 119 avant Jésus Christ. Vers l'an 800 le papier- 
monnaie devint d'un usage très commun et Ton en usa beaucoup; 
mais par suite sa valeur baissa, d'où de sérieuses difficultés. Aussi 
le supprima-t-on en 1455, ce qui explique que ceux qui voyagèrent 
plus tard n'aient rien eu à en dire et que l'on ait même été amené à 
regarder les récits de Polo et d'autres auteurs comme de pures fables 
(Yule Cathay II p. 289 note 1, Pauthier I p. 319 note 1, Cordier p. 
310 note 7 etc.). 

Balkash. C'est avec ce lac qu'a été identifié Vssicol. 

Balkh V Balch. 

Balor V. Belor. 

Balsara v. Basera. 

Baisera v. » 

Bamian. C'est avec le col de Ba mi an dans l'Hind ukusch, par 
où passe la route de Kabul à la vallée de l'Amu-Darja, qu'a été 
identifiée (Fisch Samml. p. 190) la Porta ferrea, celle, bien entendu, 
qui était située dans l'intérieur de l'Asie, et non celle qui se trouvait 
près de Derbent. — Cfr. Qog et Magog. 

Banda. îles v. Bandan. 

Bandam v. » 

Bandan. Conti {Major p. 17) parle de deux îles situées près 
de Java, qu'il appelle Sandai et Bandan, et dont la dernière 
produit des clous de girofle qui se vendent à Java. — Chez Ge- 
N-UES (Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 182), dans l'océan Indien, à 
l'extrême E., se trouvent quelques îles avec la légende suivante: 
«Sanday et Bandan dicuntur insuie iste, nam Sanday crocea, 
nuces muscatas et macis, Bandan vero garofalorum copiam ad 
Javas transmittunt, utriusque incole negri sunt. Bandan item 
nutrit generum trium psitacos. rubeos, croceosque rostro versicolores 
et albos. Albi namque galinis sunt pares qui transeuntibus locuntur 
et dant responsa». Un peu plus à l'E. se trouve cette légende 
(Fisch p. 183. Wuttke p. 46 n:o 24): «Ultra has insulas nulla est 
amplius hominibus nota habitatio neque facilis nautarum transitus 

5 



66 

quoniam arcentur ab aëre navigantes». Fischer croit (|ue «ab aëre> 
désigne la mousson (Ib.). — Mauho (^FiscJi-Ong XV, Zurla pp. 59. 50) parle 
aussi des deux iles deBandan et de Sondai, chacune avec sa légende. 
De Bandan il dit: «Petite île près de Ténèbre, qui produit beaucoup 
de clous de girofle. 11 y a aussi des perroquets qui sont tout rouges, à 
l'exception des pieds et du bec qu'ils ont jaunes>. De Sondai il dit: 
«lie prcs de Bandan, qui produit beaucoup de mu.scades et d'épices. 
Il y a aussi des perroquets, les uns, grands comme des pigeons et 
qui changent en huit couleurs différentes, les autres, grands comme 
des mouettes et tout blancs, à l'exception des pieds et du bec (ju'iis 
ont rouges». — Comme on le voit, les descriptions des iles s'accor- 
dent passablement, et il faut observer qu'il y a des particularités, 
spécialement l'existence du clou de girofle, qui sont les mêmes que donne 
Odok à Lamori [Cordier p. 135). — Pour ce qui regarde les noms, ils 
ont probablement du rapport avec les îles de Sunda et de Banda, 
mais à juger de la concordance des indications relatant l'existence 
du clou de girofle dans Bandan, il est certain que ce sont les 
Moluques qui auront servi de base à la description. Il serait donc 
bien difficile d'identifier d'une manière déterminée Bandan soit avec 
les Moluques, soit avec les îles de Banda. Bandan constitue 
probablement le résultat d'une confusion ou d'un mélange des deux 
groupes d'îles. (Cfr. FiscJi Samml. p. 182, Cordier p. 145 note 2). 
Cfr. Sandai. 

Var. de nom: 

1. Bandan: Conti (Major j). 17, I\(ini\ 

Genues {Fisch-Ong X, l'isch Samml. p. 182). 
Macho (Znria p. 40). 

2. Bandam: Gkniks {Fisch-Ong X, Wiillkc p. 4G ii:o 19). 
.3. [)andan: (jkmks [Fi«ch-(>ii(j X . 

Bandjermasin. C'est avec cette ville de la nMe sud de Bornéo 
qu'on a identilié l'on ta in. 

Bangal v. Bangala. 

Ban^ala. Dépeinte par Poi.o (P(7?/^/n'cr II pp. 121 — 42H) comme 
une province située non loin de l'Inde. Le grand-khan envoya une 
armée pour la prendre vers 1290. 11 y a beaucoup d'éléphants et 
les habitants font le commerce du coton et des épiées, du gingembre, 
du sucre etc. ; le pays est surtout connu pour le nombre de ses 
eunuques, qui donne lieu à un grand commerce d'esclaves. Pro- 



bablement Polo lui-même n'y a jamais été (Yide Polo II p. 79 noie 
1). — Med {Fisdi-Oug V, Fisch Samml. p. 132) indique une ville de 
Bengala dans l'Inde. — Sur la Cartk Cat (Xotices p. 136, Ruge p. 
78), sur la côte de l'océan Indien presque au N. d'Iana, entre 
les deux villes de Butifilis et de Penta, se trouve la ville de Ban- 
gala. — Chez Lkaudo {Fisch-Ony XIX), sur la côte de l'océan In- 
dien, à i'E. de Butifilis, se trouve la ville de Bangal. — Chez 
Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, la carte de Zurla), sur la côte 
sud de rinde, à peu près entre les bouches des deux fleuves Indus 
et Mandus, se trouve la ville de Bangala. On y lit aussi une lé- 
gende [Zurla p. 40): «On trouve ici de rubis fins». — Id. le Ben- 
gale [Pauthier II p. 421 note 1 etc., Yule Polo II p. 79 note 1). 

Var. de nom : 

1. Bangala: Polo {Pauthier II p. 421, Yule Polo II p. 78. Ram, Gryn). 

Carie Cat {yotices p. 136, Ruge p. 78). 
Mauro (toutes les cartes). 

2. Bangal: Leardo (Fisch-Ong XI VI. 

3. Baugala: Polo Xordensk). 

4. Bengala: Med {Fisch Samml. p. 132). 

Bangkok. Ville avec laquelle a été identifiée Pauconia. mais 
certainement à tort. 

Barbarin. Endroit de Ceylon à l'embouchure du Kalu- 
ganga près de Ben tôt a C'est avec Barbarin qu'on a identifié 
Pervilis. (Cfr. Ritter Erdk. VI p. 37). 

Barbera. Selon Conti [Major p. 21), port de la mer Rouge 
entre Aden et Gidda. 

Barcario mons. Selon Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 39). 
montagne en A r m é n i e. 

Barchen v. Sarche. 

Barchin. Selon Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 750), ville du 
pays des Bisermins. Selon D'Avezac (Ib. p. 514), la ville est située 
sur le Syr-Darja. 

Baregu v. Bargu. 

Barg. Sur la Carte Cat {Xotices p. 128, Ruge p. 78), endroit 
situé sur la mer Caspienne dans le voisinage de Bacu. 

Bargabeda. Chez .Med [Fisch-Ong V, Fisch Samml. p. 133), 
ville de la côte de l'Inde. — Sur la Carte Cat [Xotices p. 124, Ruge 
p. 78), dans l'Inde, dans le voisinage de Barochi à quelque di- 
stance de la côte, se trouve la ville de Bargelidoa, qui probable- 



68 

ment est la même que Bargabcda. Identilire avec certitude avec 
ha roda {Fisch Samml. p. 1H3). 

Var. de nom: 

1. Bargabeda: Mi:i> {Fisch Saniinl. p. 13."5). 

2. Bargelidoa: Caute Cat {S'oliccs p. lL'4, Itiigc \). 7S). 

Bargelidoa v Bargabeda. 

Bargu. Selon Poi.o {l\inihicr I pp. l'.»9, 202). il fallait 40 
jours pour aller de Caracoron el d'Altay à IJ a r g u, plaine située 
au N.; les habitants sont des sauvages et ne cultivent ni grain 
ni vigne. Selon la texte que Yulc (Polo 1 p. 237) donne. Polo 
aurait raconté qu'on y trouve beaucoup de brtail, particulièrement 
des cerfs ou des rennes, qu'on fait courir. Quand on a traversé cette 
plaine pendant 40 jours, on arrive à la mer, où il fait tellement 
froid, que seul un oiseau appelé Harguerlac peut y vivre. Une 
des iles de cette mer porte une grande abondance des faucons de 
vautours. C^es contrées se trouvent si loin au nord, qu'on y peut 
voir rétoile polaire au S. — Sur la Cahtk Cat [Notices p. 134), très 
loin dans l'Asie septentrionale, se trouve une mer avec la légende: 
«Dans ces iles naissent beaucoup de bons gerfauts et faucons que 
les habitants n'osent jamais prendre (pie pour Tusage du grand 
khaan, seigneur et empereur du Catay». La mer ne porte pas de 
nom, mais certainement la légende s'accorde avec l'indication de 
l'oi.o qu'il y a des faucons de vautours dans des iles de la mer 
septentrionale. — C'est probablement la même plaine qu'on retrouve 
chez Mauko (Fisch-Omj XV), bien ([ue le nom ne s'y voie pas direc- 
tement. Mais l:o Mauho parle d'un peuple «Baregu» qui demeure 
au N. d 'Al chai [Zurla p. 36), 2:o une légende, qui se trouve dans 
l'Asie du N. sur la carte, dit que cette région inho.spilalière est une 
demeure peu enviable pour les faucons d (^ vautours et «qu'on 
y voit la polaire au S.» {Zurla p. 113); toutes choses qui indicjuent 
que le liargu de Polo a servi ici à établir la carte. — Id. avec 
les contrées situées autour du Ba'ikal, oii, entre autres noms, celui 
de la ville actuelle de Bargusin, un peu à l'K. du Baïkal, rap- 
pellerait encore aujourd'hui le nom de Bargu (Paulhicr I p. 199 
note 2, Yule Polo I p. 23S note 2). 

Var. de nom : 

1. Barg^u: Por.o {Paiitbier I p. l',t!>, \iile Polo I p. 2,'}7, Xoidcnsk. (i/i/;i, Kani) 

2. Baregu: Maiiu) {'/.urln j). .'{»;). 



69 

Barguerlac (oiseau) v. Bargu. 
Bargusin v. Bargu. 

Barkul. Yulc (Polo I p. 308 note 2) a identifié Bras col avec 
B a r k u I. 

Barlik. Montagnes. Selon Schmidt (p. 47), dans l'intervalle 
entre ces montagnes et l'Alatau Dzoungarienne se trouvait la 
Vallée de Tempête; Garp et Ruhr en parlent. Tous deux passè- 
rent par cette vallée. 

Barmachu. Sur la Carte Cat {Xotice.s p. 128), endroit sur 
la mer Caspienne, au N. de Barg. 

Barochi v. Parocco. 

Baroda. Ville avec laquelle a été identifiée Bargabeda. 

Baros. Port avec lequel on a identifié Fansur. 

Barsac. Sur la Carte Cat (Notices p. 128, Rugc p. 78), ville 
sur la côte 0. de la mer Caspienne. 

Barscol v. Brascol. 

Bartinigo v. Recemgo. 

Barukachha v. Parocco. 

Baryhryur v. Sarihuiur. 

Basara v. Basera. 

Basbabicho. Sur la Carte Cat {Xotices p. 126, Ruge p. 78), 
ville de l'Asie près de M.ons A mol et de la ville de Chabol. 

Bascans fluvius. Chez Leardo (Fisch-Ong XIV), affluent de 
ITxartes. — Chez Mauro {Fisch-Ong XV), il y a aussi un fleuve 
du même nom. Il est placé à peu près au même endroit que chez 
Leardo, mais la reproduction cartographique, étant peu claire, ne 
permet pas de juger avec certitude où il coule. Il est cependant 
probable que c'est un affluent ou de ITxartes, ou bien de l'Ixartes 
et de rOcus réunis avant leur ramification. 

Bascardi v. Bascart. 

Bascart. Parmi les pays conquis par les Mongols, Carp {Soc. 
Géogr. Paris W pp. 708, 747) nomme entre autres «Bascart» et il ajoute: 
«id est magna Hungaria». — Parmi les peuples, qui demeurent au 
N., dans le voisinage de Cynocéphales, Polon {Soc. Géogr. Paris 
IV p. 776) mentionne les «Bascardi qui sunt antiqui Ungari». — 
RuBR {Soc. Géogr. Paris IV pp. 230, 327), parlant de plusieurs pays au N., 
cite dans le nombre «Pascatu quae est major Hungaria». — 
Sur la Carte Cat, au N., à une grande distance de la m e r C a s p i e n n e, 



70 

se trouve une ville a|)pel('e l*a.seherti (Xotices p. llil, Rufic p. 78). 

— Id. avec les Baschkirs {Schmidt p. 31, Xotices p. IHl, cfr. 
Wappaus p. ô7, lù/li article les Baschkirs et .S /ei'cr.^; F.uropa p. HH4). 

Var. de nom : 

1. Bascart: Caim- iSoc. Gcngr. Paris IV p. 708). 

•J Bascardi : I'oi.on (//». p. 77(3). 

."1 Bascarti : Cahi' (//>. p. 747). 

1. Baschare: Cakp (//>. p. 708 note 9). 

;'). Pascacier Hibk (Ib. p. 327 note 7). 

♦î. Pascatir: Hi hk (//;. p. 231 note 3). 

7. Pascatu; Ri nu (//>. p. 230). 

8. Pascaver : Rubk (Ib. p. 327). 

;t. Paschatu: Ri:br (Ib. p. 231 note 3). 

10. Paschaver: Rubk (Ib. p. 327 note 7). 

11. Pascherti : Cahtk Cat (Soticct p. 131, linge p. 78). 

Bascarti v. Bascart. 
Baschare v. 

Baschkirs. Peuple avec ie((uel a clé identilié Bascart. 

Bascia v. Bacian. 

Basera. Poi.o {Pauthwr 1 p. 48) la dcpeint comme une grande 
ville aux environs de laquelle croissent les plus belles dattes qui 
soient au monde. — Mhd (Fisdi-Ony V, Fiscli Samml. p. 133) men- 
tionne la ville de Basara sur la côte de Perse. — La Carte Cat 
{Notices p. 122) place la ville près de lembouchure deTEuphrate. 

— CoNTi (Major p. 5) parle do la ville comme ctant à 28 journées 
de Baldochia. — Chez Bian [Fif^rh-Ong IX), la ville est placée 
dune manière singulière. Elle ne se trouve pas sur le golfe Persique 
ou dans le voisinage de Baldac, mais bien plus à l'E., juste à 
l'angle oriental de l'Africjue, sur la côte sud de l'océan Indien 
et plus à TE. que l'Inde. — Par contre, chez Mauro {Fisch-Ong XV), 
la ville se trouve près de l'embouchure de l'Euphrate, et il est dit 
d'elle dans une légende concernant H or m us [Zurla p. 43) qu'une 
cjuantité de marchandises sont transportées de Horm us à Bagadal 
par Baisera; dans la légende du golfe Persi(|ue on lit {Zurla 
p. 49): «Au fond du golfe Persique se trouvent deux villes 
nobles; c'est Baisera qui est située à une distance de lOO milles 
de ce golfe, et derrière elle, la ville de Bal». — Id. avec Basra 
[Pauthier I p. 48 note 3, Fisch Samml. p. 133, Miller III p. 145 
etc.). Cfr. Wappdfi.-^ p. 827. 



71 

Var. de nom: 

1. Basera: Polo (Paiilhier I p. 4:8, Xoidensk). 

2. Balsara: Polo i/ia/ni. 

3. Baisera: Conti [Major p. 5). 

Mauko (Riige p. 80). 

4. Basara: Mkd (Fiscli Samml. p. 133). 

Cauik Cat [Notices p. 122). 

5. Basera: Bian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 145^ 

6. Bassara: Carte Cat [Riige p. 78). 

7. Bastra: Polo [Yule Polo I p. 60). 

8. Bisara: Cakte Cat (la carte de Notices p. 118). 

Baseiay. Selon la Carte Cat {Notices p. 128), endroit situé 
à l'angle N. — 0. de la mer Caspienne. 

Basera v. Basera. 

Bash Qharny v. Kharni. 

Basiam v Bacian. 

Basian v. » 

Basma v. Basman. 

Basmam v. » 

Basman. Polo {Pauthier II pp. 569—571) le dépeint comme 
un royaume dans «Javva la meneure». Les habitants y soni très 
sauvages. Eléphants et rhinocéros s'y trouvent en abondance. Polo 
parle d'un usage singulier qui règne dans l'île. Les habitants pren- 
nent de petits singes, à figure presque humaine, leur arrachent tous 
les poils, ne leur laissant que ceux de la poitrine et la barbe, après 
quoi on les traite à l'aide de certains ingrédients. Ils sont ensuite 
vendus comme pygmées ou nains. — Id. Pasei sur la côte est de 
Sumatra, à l'E. d'Atjin. La ville était autrefois très puissante et 
les Portugais l'appelaient Pacem {Pauthier II p. 569 note 6, Yule 
Polo II p. 231 note 4). Il n'est pas impossible que les habitants 
appartiennent aux peuples Battas (cfr. Yule Ib. p. 230 note 3, 
Pauthier II p. 568 note 4), hien qu'ils demeurent proprement à Ferlée. 

Var. de nom: 

1. Basman: Polo (Pauthier II p. 569). 

2. Basma: Polo [Yule Polo II p. 227). 

3. Basmam: Polo [Pauthier Ib.). 

Basra. Ville avec laquelle on a identifié Basera. 
Bassara v. Basera. 
Bassi V. Obassy. 



72 

Bassia. ^ur !a Cahti: Cat {Notices p. 136, Ruge p. 78), ville 
de llnde, au N. de Bangala. 

Bastan. Scmi/r dit [Xiirnh Cap. 28) (|u'il y a un pays qui 
s'appelle Churt et Bastan en est la capitale. Mais plus loin {Ib. 
Cap. Hl), il dit, au contraire, (juil y a un pays nommr Bastan avec 
Zulat pour capitale; c'est un pays montagneux. — Id. avec la ville 
de Bis tan (Tclf p. 152 note 2) dans les montagnes à l'E. de 
Mossoul, ou, pour plus de précision, pas très loin de Suie imanije, 
tout à fait sur les confins de la Perse. (Cfr. Wappàus p. 817, Ritter 
Krdk. IX p. 578). 

Var. de nom : 

1. Bastan: Schilt (Siirnb Cap. 28, 31). 

2. Bestan: Schilt [Tclf pp. -43, 49). 

Bastise v Balishi. 
Bastra v. Basera. 
Bâtas V. Batei. 

Batali. Selon Mauho {Zuiia p. 51), province de File de Sailan. 

Batech. Co.vti (Major p. 9) dit que c'est une île située dans 
le voisinage de Sumatra et dont les habitants sont anthropophages. 
— Id. avec les peuples H atlas à Sumatra {Yulc Polo II p. 2'M) 
note 3, Fisc/i Samml. p. 18]). 

Var. de nom : 

1. Batech: Conti (Major j). 9, lîani, Purchas). 

2. Batoch: CoNTi iFisch Samml. p. 183». 

Batei. Selon Ptoi. (VI, lli), peuple de Serica. 
Var. de nom : 

1. Batei: l'roi.. 

2. Bâta; l' i oi.. 

3. Bautœ: l'roi.. 

Bateni. Selon Plin (VI, 48), comme aussi selon Sol (p. 179), 
peuple (jui habite sur l'O.xus sui)érieur. 

Batigala. Un des douze royaumes de l'Inde, dont parle Johd 
[Soc. (j('o(jr. /V/r/.s IV p. 55). — Id. Hhalkal de Canara. La ville 
se trouve sur la côte ouest de l'Inde, un ]i(mi au N. de Mangaloro 
{Vide Jord p. 39 note 2). 

Batoch v. Batech. 

Batssi V. Obassy. 

Batta. Peuple de Sumatra, avec lecjuel on a identifié les 
anthro|)()phages habitant le Perlée de Poi.o et peut-être bien 



7H 

aussi ceux de Bas m an [Pauthier II p. 568 note 5, Yulc Polo 
II p. 230 note 3). Également identique avec Batech chez Conti. 

Batthala v. Betelar. 

Batuk V. Bacu. 

Batum. Peut-être le même que Gathan. 

Baubartel. Ville du Chorasan; Clav y passa à son retour 
(Markh p. 181). 

Baugala v. Bangala. 

Bautae v. Batei. 

Bautisus. Selon Ptol (VI, 10), fleuve de la Serica. V. Richth. 
China I p. 49U. 

Bdellium. Selon Mar {Vide Cathay II p. 350), pierre précieuse, 
qu'on trouve dans le voisinage de Caramoran. 

Bebaham ou Babahan, endroit du Farsistan, au N. — 0. de 
Schiras {Ritter Erdk. VIII p. 817). Dans le voisinage se trouvent 
les ruines d'Arragan. 

Bech-Balikh v. Pechpalikh. 

Becizet. Sur la Carte Cat (Xotices p. 127), endroit de la côte 
sud de la mer Caspienne. 

Belbacha v. Qolbache. 

Belgia. Het (Cap. 1) parle d'un désert de Belgia, qui forme 
la limite nord du Cathay, et qui est situé également au X. deTarsœ. 
À rO. (Cap. 4\ il confine à Corasmina. Au chapitre 17, Het 
parle d'une montagne du nom de Belgia, que Gengis-khaan, 
dans une vision, reçut l'ordre de franchir pour aller soumettre les 
peuples de 10.; et au chapitre 22, il dit que Gengis-khaan l'a 
passée. Du désert il dit encore (Cap. 4): «Cujus percentum digetas 
extenditur longitudo». — Mand {Hall p. 227), probablement d'après 
Het, parle aussi de la montagne de Belyan que Gengis-khaan 
reçut en rêve Tordre de passer (Bov p. 95). — Chez Mauro [Ziirla 
p. 36), tout près de l'empire de ïharse il y a un désert de Beliam. 
qui au S. rejoint le désert de Lop. — En outre, on trouve mentionné 
dans Lib. secret, fidel. crucis [Kretschmer Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 
367) un désert de Belin a, qui forme la limite septentrionale du Cata y 
ainsi que du pays de Tarse. — Pour ce qui regarde l'identification 
de Belgia. il convient de se borner à dire qu'en parlant de ce désert 
on a probablement pensé à la grande zone de déserts de l'Asie 



74 

Centrale. Mais il serait difficile de décider si par lu on a entendu 
désigner seulement le Cîobi, ou bien si les contrées désertes du 
bassin de Tari m ou celles du \. du Tienschan entrent dans la 
notion de Belgia. La montagne Belgia est probablement une des 
montagnes qui limitent à l'ouest l'Asie Centrale. 

V^ar. de nom: 

1. Belgia: Hkt (Cap. 1, 4, 17). 
■J. Beliam: Maiko (Zitrla p. 36). 
•}. Belian; M and {Loren: p. 139). 

4. Belina: Lih. srcrct. fidcl. crucis (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 367). 
.'.. Belyan: Mand i //<»// p. 227). 

Beliam v. Belgia. 
Belian v. 

Beligavan. Selon Mauho [Zurla p. ôl), province de Sailan. 

Belina v. Belgia. 

Belor. Polo dit {Pauthier 1 pp. 133, 134) qu'après 14 jours 
de route en partant de Famer à travers un pays désert, on arrive 
à un pays de Belor dont les habitants sont très sauvages et ne 
vivent que de la chasse. Leurs habits consistent en peaux de bètes. 
Le pays le plus proche à l'L. est Cas car. — Chez I\I.\uko {Fisch-Ong 
XV), au centre de l'Asie, se trouve le pays de Bal or, avec les pays 
de Chaschar et de Pamir pour voisins limitrophes. Selon 
Zurla (p. 36}, le pays forme une province du Lop. A un autre 
endroit de la carte, où le nom {Zurla p. 31) est indiqué, il fait du 
pays une ])rovince de la région des Ténèbres dont la légende 
dit {Ib.y. «Les habitants de Boler et Malamata vivent sous 
la terre pendant l'hiver». — Certainement une province du plateau du 
Pamir. (Cfr. Pauthier 1 p. 133 note 8, Yule Polo I p. 168 note 3). 
— Cfr. Walor. 

Var. de nom: 

1 Belor: Poi.o [l'aulhiev 1 p. 133. Xordensk, (jrijn). 

2. Balor: Malho {l'Isch-Onij W. Riujc p. S(l, Zurla p. 36). 
'■>. Beloro: Polo (lîam). 

1. Boler .Mauho {Zurla p. 31). 

r. Bolor: l'oi.o ()■(//<• Polo l p. 163). 

Beloro v. Belor. 

Beliirj. Selon Maiho [Zurla p. ôl), province de Sailan. 

Belyan v. Belgia. 

Bcngala v. Bangala. 



/o 



Bengale. C'est avec ce pays qu'a été identifiée Ban gai a. 

Benkulen. Ville de Sumatra, avec laquelle on a identifié 
Rece m go. 

Benziii v. Lancerny. 

Beobarles. Selon Poi.o [Pauthier 1 p. 76). province au S. de 
Creman. l.a ville de Camadi s'y trouvait. (Gfr. Pauthier I p. 70 
note 2, Yuk Polo I p. 104 note 1). 

Yar. de nom: 

1. Beobarles : Polo (Pauthier I p. 76). 

2. Reobarles: Polo [Yiile Polo I p. 91). 

Bera. Chez Genues {Fisch-Ong X, Wuttke Tafel 1<»;, endroit 
situé dans la Mésopotamie, un peu au S. de l'Archa Noe. 

Berchimam. Sur la Carte Cat {Notices p. 129, Ruge p. 78), 
endroit situé dans le voisinage du Volga. 

Beroaicus fluvius. Selon Miller (V p. 56), fleuve de l'Inde sur 
la carte d'EHST (la leçon n'est pas sûre). 

Best V. Zasdi. 

Bestan v. Bastan. 

Betelar. Endroit mentionné par Polo [Pauthier II p. 606) 
comme important pour la pèche des perles suï" la côte de l'Inde. 
— Id. {Vide Polo II p. 274 note 2) avec Bat thaï a chez Bat u ta, 
ou aujourd'hui Put la m, sur la côte ouest de Ceylon. 

Var. de nom: 

1. Betelar: Polo (Pauthier II p. 606). 

2. Batthala: Batuta iYule Polo II p. 274 note 2l. 

3. Bettelar; Polo {Yulc Polo II p. 267). 

Betemga v. Recemgo. 

Bethe v. Zasdi. 

Betheyna v. Recemgo. 

Betinigo v. » 

Bettelar v. Betelar. 

Beumare. Dans une des îles fabuleuses de l'océan Indien, 
Man'd {Hall p. 297) place un fleuve du nom de Beumare, qui a 2 
milles et demi de large. (V. Bov p. 103). Cfr. Boemaron. 

Var. de nom : 

1. Beumare: Mand (Hall p. 297). 

2. Briemar: Mand (Lorenz p. 190 note 33). 

3. Briemer: Mand (//».). 

4. Buemar: Mand (Ib.). 

5 Buhemar: — (Bov p. 103\ 



76 

(î. Bwemar: Mwd ^l.oicnz p. \W). 

7. Quemer: .Mand //>. note ."i.*!!. 

s. W'eman: Mand (/7<i// j). '2!t7 note 1). 

Beyas v. Bias. 

Bhatkal. \'iile sur la côte ouest de Tlnde, un peu au N. de 
Mangalore, avec laciuelle on a identifié Batigala. 

Biamo v. Viadme. 

Biaiicho, Mar lUancho. Clhe/ Maiho (Fisch-Ony X\^ Ruge 
p. 80, la carte de Zurki), dans l'Asie du N.— K., à PO. de Tangut, 
se trouve un grand lac appelé Mar Biancho. Plusieurs fleuves 
venant de ce lac vont à lO. se jeter dans le Volga. On lit 
cette légende {Zurla p. Hl): «Cette mer, que les Tatares appellent 
Hactenis (ou à un autre endroit Tact en i s), c'est à dire Mar 
Biancho, se couvre entièrement de glaces en hiver». Cette mer 
est id. par Zurla (pp. 1l'i, 115) avec le Baïkal, (ju'on appelle la 
mer Sainte ou Sviatoje More. 

Bias ou Beyas. C'est avec ce fleuve qu'on a identifié Hyphasis. 

Bidiuni v. Pygmaei. 

Bidorni v. » 

Biduini v. » 

Bidumii v. ^ 

Bidun V. » 

Bijder v. Bixder. 

Bileri. Peuple. (Iamp (.Sor. Céodr. Paris IV p. 708) dit qu'ils 
furent subjugués par les Mongols. 

Bingiron. Selon Maiuo (Fisch-Onn XV, Runc p. 80, Zurla p. 
41), ville dans l'Inde, prés d'Oriza. 

Binj-Thuan, dans la partie sud de la Cochinchine, C'est 
avec ce pays qu'on a identifié (^yamba. 

Bintang. Ile avec laquelle a été identifié Pontain. 

Bipanno est nommé par Mauho dans une longue légende sur 
l'Inde iZiirld p. 12), oit il se borne à dire que plusieurs anciens 
auteurs ont parlé du fleuve Bipanno ([ui arrêta Alexandre dans 
son expédition. On peut admettre (|ue Bipanno est le tnéme que 
l'Hyphasis, ou comme on l'appelle aussi 111 y pa n is ou l'V p panis. 

Bir V. Appamna. 

Bircithobec v. Tebec. 

lii.sara v. Basera. 



Bisenegal v. Bisinagar. 

Bisermini. Cahp (Soc. Géogr. Par;"x \V p. 750) parle de «terra 
Biserminorum»; il y vint de la «terra Ga ngitaru m»; il s'y 
trouve, dit-il, plusieurs villes et plusieurs châteaux détruits. A travers 
le pays coule un grand fleuve «cujus nomen ignoramus», sur lequel 
sont les villes d'Ianckint, de Barchin, d'Ornas, etc. Au S. il 
confine à Jérusalem, à Baldach et au pays des Sarrasins. — 
D'Avezac{lb. pp. 501 sqq.) identifie le pays avec le ïurkestan, et 
le fleuve dont il est question est considéré comme étant le Syr- 
Darja. Polon, qui était le compagnon de Carp, ne parle pas des 
Bisermins, mais il appelle le pays Turkya; pour le reste, les 
descriptions se ressemblent en certains points. 

Bisinagar. Coxti [Major p. 6) dit qu'il passa par une ville 
de rinde qui portait ce nom. Elle était située à HOO milles vers 
l'intérieur du pays, comptés du port de Deli. La ville est dépeinte 
comme très riche et très puissante; elle a environ 60 milles de tour 
et peut disposer de 90,000 hommes armés. Tout près se trouve la 
montagne Abnigaro. — Chez Gexues [Fisch-Ong X, Wuttkc Tafel 
10, Fisch Samml. p. 204), la ville de Bizungalia est située à FO. 
d'«Ostia Gangis». — Chez Mauko {Fisch-Ong XV, Rugs p. 80, 
la carte de Zurki)^ la ville de Bisenegal est située dans l'intérieur 
de l'Inde, très ;i l'O. de l'Indu s. Près de la ville on trouve la 
légende suivante {Zurla p. 41): «Bisenegal, cette grande ville 
ici, à droite, a 7 murs d'enceinte, qui ont été bâtis avec quelques mon- 
tagnes, et en tout elle a 210 milles de tour. Un fleuve, qui y passe, 
la partage en deux parties. La plus grande s'appelle Bisenegal, 
la plus petite, Anagundi. Il y règne un roi puissant, qui gouverne 
son royaume avec grand succès. Une fois qu'il avait gagné une 
grande victoire et subjugué ses ennemis, pour montrer sa magnificence, 
il donna au temple de la ville de Turmili, qu'on voit en haut à 
gauche, quatre livres d'argent, d'or, des perles et toutes sortes de 
pierreries». Une autre légende dit (76): «La grande ville de Bisenegal 
peut disposer de 900,000 hommes». À l'E. de la ville il y a un 
lac, avec cette légende (Ib.): «Le lac est situé à 100 milles de la ville et 
l'eau y est bonne». — Pour ce qui regarde l'identification de Bisinagar, 
Ruge (p. 78) et aussi Fisch (Samml. p. 204) l'ont identifié avec 
Wid jajanagara ou Wischajanagara d'aujourd'hui, qui est situé 



par lô'^ 19' de lat. N. sur la rive sud du lleuvi; T u n i^a 1j li a d ra 
affluent de K ist iia. 

Var. do nom: 

1. Bisina$;ar (^omi {Huihk 

•J. Bisenegal: Mai-ho [Fisch-Oiuj XV, Ituye p. 80). 

.■>. Bisnagar: ('omi {Fisch Samml. p. 201). 

4. Bizenegalia: Conti [Major |i. •,•). 

ô. Bizungalia: (ikmis il-'iach-OïKj X, Wiitlkc Tafcl 10). 

Bisnagar v. Bisinagar. 
Bissibur v Sebur. 
Bistan v. Bastan. 

Bixder. Sur la C.vhtk C.\t {Xoticcs p. 125), ville de l'Inde, près 
de C 1 u m b o. 

Var. de nom : 

1. Bixder: Cakte Cat {Notices p. 125). 

2. Bijder: Cahte Cat (Ruge p. 78). 

Biza. Chez Hald {Haverg, Mlllci IV p. 25), nom d'un vent. Dans 
la légende concernant les Inclusi dans l'Asie septentrionale, on lit: 
«Frigus intollerabile, omni tempore ventus acerrimus a montibus quam 
incole IJiza vocant». Selon ,Vî7/(7r(Ib.), ces mots sont tirés d'Aethicus. 

Bizas V Bizes. 

Bize V. » 

Bizenegalia v. Bisinagar. 

Bizes. Chez H.\ld {Haverçj, Miller W p. 27). ile sur la côte 
de l'Asie septentrionale. — Chez Ebst {Miller V p. H5). île sur la C(Me 
de l'Asie orientale. — Selon Miller {\b.), le nom provient d'Aethicus. 

Var. de nom: 

1. Bizes: Hai.ij {Hancifi, Miller IV p. 27). 

2. Bizas : Akthiccs (Miller IV p. 27, V j). 3')) 
:}. Bize: Kitsr (Miller V'p. Di)). 

Bizungali v Bisinagar. 

Bicmee v. BltMiimvis. 

Blemmyas v. » 

Blemmyis. l'i.i.v [Xat. Hist. V, 46) dit: «Hlemmyis tra- 
duntur capila abesse ore et oculis pectori adfixis». — Sol (p. 137) 
dit: «HIemyas credunt Iruncos nasci parte <pia caput est, os tamen 
et oculos habere in peclore». - - I.sid {Etijnwl W, 3, 17) dit: 
cBlemmyas in Libya credunt truncos sine capite nasci, et os 
et oculos habere in pectore.. Alios sine cervicibus gigni, oculos ha- 



79 

bentes in humeris». — Chez Hald (Miller IV p. 45), en Ethiopia 
on lit la légende suivante: «Blemee os et oculos habent in 
pectore». — Mar [YuIc Cathay II p. 379) parle d'un peuple sans 
tête et sans bouche, ayant en revanche un grand trou à la poitrine 
Mais il ne croit pas à l'existence d'un peuple semblable. — Mand 
{Hall p. 203) parle d'une île oi^i «duellen folk of foule Stature 
and of cursed kynde, that han no Hedes: and hère Eyen ben in 
hère Scholdres». — Chez Hygg (Miller III p. 105), en Ethiopia 
on lit la légende suivante: «Gens ista habet caput et os in pectore». 
— Chez Bian [Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), dans l'Inde on lit: 
«Omines qui non abent Capites». — Chez Walsp (Miller III p. 148). 
en Ethiopia on lit la légende suivante: «Hy habent vultum in 
pectore». — Sur ces peuples sans tète v. indications dans Bov p. 91. 

Var. de nom: 

1. Blemmyis: Plin {Xat. Hist. Y p. 46). 

2. Blemee: Hald [Miller IV p. 45). 

3. Blemmyas: Isid {Etijmol XI, 3, 17). 

4. Blemyas: Sol (p. 137). 

Blemyas v. Blemmyis. 

Bobarum v. Maabar. 

Bobis Sachalo v. Sabissa colloasseis. 

Bocar v. Bocara. 

Bocara. Km (p. 179) parle de la ville de Boukhara. — 
Polo (Pauthier I p. 9) la mentionne en disant que son père et son 
oncle, NrcoLO et Maffeo, y restèrent 3 ans. Elle est présentée 
comme une ville grande et élégante, et même comme la première 
de toute la Perse. — Het (Cap. 7) la cite également comme une 
ville de la Perse orientale, il l'appelle Boctara et dit qu'elle est 
«magna et opulentissima». — Chez Med (Fisch-Ong V), elle est 
indiquée sous le nom de Bochar [Fisch Samml. p. 133). — MASD{Hall 
pp. 257 — 58) parle de Boyturra, ville de Perse, qui doit certaine- 
ment être identique avec Bocara. — Sur la Carte C.a.t [N^otices p. 
126, Ruge p. 78), la ville de Bocar est située dans l'Asie, au S. 
du fleuve qui coule de Montes Amol vers la mer Caspienne. — 
Chez Mauro (Fisch-Ong XV), la ville de Bochar a est située au 
N. — E. de la mer Caspienne, non loin de la ramification des fleuves 
Ocus et Ixartes. — Bocara est naturellement id. avec Buchara 



80 

d'aujourd'liui (cfr. PauOticr \ p. '.) note 1 etc., lùjli \e mot Ijucharen) 
Cfr. Boyar. 

V^ar. de nom : 

1. Bocara: Poi.o [Panlhier I p. 9, Yiile l'olo 1 p. 9). 

2. Bocar: Cahtk Cat (Sotices p. 121). Rage p. 78). 
.'3. Bochar: Mkd (lusch Sainml. p. 133). 

4. Bochara: .Maliio {Fisch-Ong XV). 

ô. Boctara: Hkt (Cap. 7). 

G. Boukhara: Kiit (p. 179). 

7. Boyturra: Mand (//«// p. 257). 

8. Ductura: Mand (I.orenz p. 153). 
y. Enductura: .Mand Ib. note 52). 

10. Enndiutura: .Mand (//>.). 

Bochar v. Bocara. 
Bochara v. » 
Boctara v. » 
Bodin V. Dondiin. 

Boemaron. Chex Halo {Haverg, Miller IV p. 26), fleuve de 
l'Asie septentrionale, qui tombe dans l'océan du Nord, non loin 
d'Urbs Choolissime. Selon Miller (Ib.), passage tin' d"A et hicu s. 
— Il n'est pas impossible que Beumare et Hoemaron soient 
identiques (cfr. ce mot). 

Bokhara v. Buchara. 

Bolac. KiK (p. 178) parle dune ville de Fhoulat par où le 
roi Hethum passa dans son voyage. — Ki'hu {Soc. Gcogr. Paris iV 
p. 280) dit que de Ta las, au bout d'un mois de voyage vers TE., 
il arriva à une ville (jui s'a[)pelait Bolac «ubi fodiunt aurum et 
fabricant arma». — Hkt nomme une ville du nom de IMioulat 
{Schmidt p. 41). — Id. avec un endroit situe au N. de Zairam Nor, 
dans les environs de Borotala; les Chinois l'appellent Bolo 
(Schmidt pp. 40—41). 

Var. de nom: 

1. Bolac: Ri;bk (Soc. Gcogr. Paris IV p. 280). 

2. Phoulat: Km (p. 178). 

Hi;t t.Srhmidl p. 41). 

Bolar V Bolgara. 
Boler V. Belor. 

l5olgara. Poi.o (Pauthier I p. 6) parle de Bolgara comme 
d'une des résidences du Khaan. Le père et l'oncle de Poi.o y séjour- 
nèrent un an. — Sur la Cahtk Cat [Xotice.s p. 129), on voit sur le 



81 

Volga une ville du nom de Oorgar qui probablement est celle à 
laquelle on a pensé ici. — 11 est probable aussi que c'est la même 
ville que Schilt a voulu indiquer, en parlant {Nimih Cap. 31) 
d'une grande ville de Bolar «die bat manigerley thier». — Id. avec 
Bolghara, capitale de la Magna Bulgaria (Yule Polo p. 6 note 2, 
Pauthier 1 p. 6 note 1), et avec le village actuel de Bolgary sur 
le Volga, au S. de Kazan. 

Var. de nom: 

1. Bolgara: Polo (Pauthier I p. 6, Ynle Polo I p. 4). 

2. Bolar: Schilt (Niirnb Cap. 31, Telf p. 49). 

3. Borgar: Carte Cat (Notices p. 129, Rage p. 78). 

Bolgary. Village avec lequel on a identifié Bolgara. 
Bolghara v. Bolgary. 

Bolo. Nom Chinois de Bolac. 

Bolor v. Belor. 

Bonacus. Plin (VIII, 40) parle de cet animal, qu'il appelle 
bonasus et dépeint ainsi: «equina iuba, cetera tauro similem, cor- 
nibus ita in se flexis ut non sint utilia pugnse. quapropter fuga sibi 
auxiliari reddentem in ea fîmum interdum et trium iugerum longitu- 
dine, cuius contactus sequentes ut ignis aliquis amburat». — Sol 
{p. 168) dit: «in his locis (Lydia) animal nascitur quod bonacum 
dicunt, cui taurinum caput ac deinceps corpus onine, tantum iuba 
equina: cornua aulem ita multiplici flexu in se recurrentia, ut si 
quis in ea otïendit non vulneretur. Sed quicquid prsesidii monstro 
illi frons negat, alvus sufficit: nam cum in fugam vertit, proluvie 
citi ventris fimum egerit par longitudinem trium iugerum, cuius ar- 
dor quicquid attigerit, amburit: ita ejierie noxia submovet insequentes». 
— Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 31), on trouve dans l'Asie Mi- 
neure l'animal dessiné, avec cette légende: «In Frigia nascitur ani- 
mal qui dicitur bonnacon. Capud taurinum, iuba equina, cornua 
multiplici flexu. Profluvio citi ventris fimum egerit per longitudinem 
trium iugerum, cuius ardor quicquid attigerit, adurit». — Chez Ebst 
{Miller V p. 38), l'animal est aussi dessiné. La légende relative à 
•cet animal se trouve dans celle qui est consacrée à l'A si a minor, 
où on dit du pays [Ih. p. 36): «'Habet et bonacum animal bovi 
simile: stercus suum veluti spiculum pnr spatium iugeris dirigit et 
quicquid tetigerit velud incendium urit et sic suos insequitoressubmovet». 

Bonasus v. Bonacus. 

6 



82 

Bonnacon v. Bonacus. 

Bore V. Boreâs. 

Boreas, fluvius. Selon Hald [Haverg, Miller IV p. 26), fleuve 
de l'Asie du N. — E., qui tombe dans l'Océan près du cPromunc- 
torium Boreum». — Onosiis parle aussi d'un fleuve Bore [Bosw 
p. 33). Il est probable que c'est celui auquel Hald a pensé. (Cfr. 
Miller Ib.). 

Boreum promunctorium. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 27), 
cap qui dans l'Asie du N. — E. s'avance dans l'Océan immédiatement 
à l'E. de l'embouchure du fleuve Boreas. Selon Mi//^r (Ib.), Orosius 
parle de ce cap. 

Borgar v. Bolgara. 

Boris. Chez Mauro {Zurla p. 38), une des îles en face de la 
côte de l'Asie orientale. 

Bornéo. Cg.xti y passa pendant son voyage. C'est avec cette 
île qu'ont été identifiés Recemgo d'ODOu et Jaue de Genues. 

Bostam. Km (p. 179) en parle comme d'une ville par où le 
roi Hethum passa. — Clav y passa à son retour {Markh p. 182). 
Id. avec Bostam de nos jours en Perse, au S. — 0. d'Astrabad. 

Var. de nom : 

1. Bostam: Kir (p. 179 note 8). 

2. Bostan: Ci.av (Markh p. 182). 

3. Bstam: Km (p. 179). 

Bostan v. Bostam. 

Boteingo v. Recemgo. 

Botenigo v. » 

Bothan. De sa captivité Schilt se sauva dans une ville de 
ce nom, située sur la mer Noire {Tel} p. 09). De là il réussit 
à s'embarquer sur un navire. — C'est probablement Poti (cfr. la 
carte chez Telj). Cfr. Gathan, la même ville peut-être? 

Bothonigo v. Recemgo. 

Botterigo v. 

Boukhara v. Bocara. 

Boyar. A son retour, Clav {Markfi p. 179) passa par Boyar, 
une grande ville, située à 6 journées de roule à l'O. de Samarcand. 
Elle est dépeinte comme entourée d'une terrasse, et toutes les mai- 
sons y sont bâties de terre et d'argile. — C'est certainement à 
Buchara qu'on a pensé ici. Cfr. Bocara. 



83 

Boyturra v. Bocara. 

Brachamarum v. Bragman. 

Bracmanorum v. » 

Bragman. Maxd (Haîl pp. 291 — 94) en parle comme d'une 
île très paisible parmi les îles fabuleuses de l'océan Indien. On 
rappelle aussi «the ion of Feythe». L'île fut menacée par Alexan- 
dre. À travers coule un fleuve ïhebe. — Mauro (Zurla p. 39) 
parle du peuple Bragman dans une légende sur l'Inde. — Tiré du 
conte d'Alexandre (cfr. Bov pp. 102 — 103). 

Var. de nom: 

1. Bragman: Mand {Hall p. 292). 

Mauro {Zurla p. 39). 

2. Brachamarum: Mand (Lorenz p. 188 note 5). 

3. Bracmanorum: Mand {Lorenz p. 188). 

4. The Ion of Feythe: Mand {Hall p. 292). 

5. Pigmeorum: Mand {Lorenz p. 188 note 1). 

Brama. Chez Mauro [Zurla p. 39), ville de l'Inde. — Pro- 
bablement la même que Bramina ou Bramma civitas de Ptol. 
Bramina. Chez Ptol, ville du Sinarum Situs. ^ — Cfr. Brama. 
Var. de nom: 

1. Bramina: Ptol. 

2. Bramma: Ptol. 

Bramma v. Bramina. 

Brascol. Mentionné par Polo {Pauthier I, 249) comme une 
des provinces de Naian. — Id. par Pauthier (Ib. note 2) comme si- 
tué à peu près dans les mêmes régions que Cauly, id. par Vule 
(Polo I p. 308 note 2) comme étant peut-être Barkul. 

Var. de nom: 

1. Brascol: Polo (Pauthier p. 249, yordensk). 

2. Barscol: Polo (Ram, Gnjn, Yule Polo I p. 307), 

Breunto, Mar Breunto. Chez Mauro {Fisch-OngXY, Ruge p. 80, 
Zurla p. 36), lac situé au centre de l'Asie près de l'empire de Tharse. 

Brichu. Nom mongol de Mur-us su (Yulc Polo II p. 40 note 1). 

Briemar v. Beumare. 

Briemer v. » 

Brimpe. Chez Mauro {Zurla p. 49), petite île de l'Asie orien- 
tale près de Ban dan. 

Brins. Selon Polo {Pauthier II p. 386), le fleuve Brins coule 
sur les confins de la province Gaindu. Il est dépeint comme auri- 



84 

fère, et ses bords sont riches en cannelle. — Id. par Pauthier (II 
p. 381 note 1) comme un des affluents du Bralimaputra; id. par 
Yule (Polo II p. 40 note 1) comme le Mu ru s su, cours supérieur 
du Kiang, que les Mongols appellent B ri chu. 

Var. de nom: 

1. Brins: Poi.o Pnuiliicr II p. 3S(;\ 

2. Brius Poi.o {liain, Grijn. Ynlc II p 36, Xordensk"). 

3. Bruis: Poi.o {Sordcnsk'^). 

Brius V. Brins. 

Broach. Ville avec laquelle on a identifié Parocco. 

Bruis V. Brins. 

Brutacki. Selon Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709), peuple 
de l'Asie; les Mongols les subjuguèrent. Carp ajoute «qui sunt 
Judaei». 

Bstam V. Bostam. 

Bucefala. Selon Plin (VIII, 154), Alexandre donna à une 
ville le nom de son cheval Bucéphale. — Sol (p. 175) relate le 
même, et il appelle aussi la ville Bucephala. — Chez Hald {Ha- 
vcrg, Miller IV p. 84), entre les fleuves Pas m a et Acesines on 
retrouve la ville de Bucefala. — Mauro (Rmjc p. 80) place la ville 
en question immédiatement au S. de la montagne Imaus; on y lit la 
légende (Zurla p. 40); «Bucifaia ou Alexandria où le cheval 
d'Alexandre mourut». 

Var. de nom: 

1. Bucefala: Hakd {Haverg. Miller IV p. 34). 

2. Bucephala: Soi. (p. 175). 

3. Bucifaia: Mai.uo (Ruye p. 80, Ziirla p. 40). 

Bucephala v. Bucefala. 

Buchara. Ville avec laquelle ont été identifiés Bocara et 
probablement aussi Boyar de Clav. Demeure des Sarti et des 
Tadjiks (cfr. Egli le mot Bucharen). 

Bucifaia v. Bucefala. 

Buelo. Selon Clav {Markh \). 110), ville située dans le Kho- 
rassan, un peu à l'E. de Meshed. Dépemle comme une ville très 
saine. Clav y passa on partant. 

Buemar v. Beumare. 

Buffetania. Selon Conti {Major p. \0\ endroit de l'Inde par 
où il passa. 



85 

Buhemar v. Beumare. 

Bulgaria magna on major. Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 
709) la mentionne et ridenlifie avec le pays où habitent les 
Bileri. — Rubr (*Soc. Géogr. Paris IV pp. 252, 264, etc.) la dépeint 
comme un pays sur l'Etilia supérieure. — Sur la Carte Cat 
{Notices p. 129, Ruge p. 78), on lit, au N. de la ville de Borgar, 
la légende suivante: «C'est ici que réside l'empereur de cette région 
septentrionale, dont le commandement commence dans la pro- 
vince de Burgaria et finit à la ville d'Organcio». A en juger 
par le tout, Burgaria veut dire Bulgaria et non, comme on 
lit dans les Notices p. 129, Buchara. — La Bulgaria, dont la 
capitale était Bolgara (cfr. ce mot), était située sur le Volga un 
peu au S. de Kazan; au moyen-âge le pays passait pour un 
pays extrêmement septentrional et il était fréquenté par les voya- 
geurs qui allaient voir les courtes nuits d'été du Nord; c'est à dire 
qu'au moyen-âge il jouait à peu près le même rôle que le Cap — 
Nord pour les touristes de nos jours. Le pays prospérait grâce 
au commerce, mais il semble avoir décliné dès le commencement du 
XVl siècle (cfr. Yule Polo I p. 6 note 2). 

Var. de nom: 

1. Bulgaria: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709). 

Rl'br (Ib. p. 252). 

2. Burgaria: Carte Cat {Notices p. 129, Ruge p. 78). 

Burch. Sur la Carte Cat {Notices p. 128), endroit de la côte 
ouest de la mer Caspienne. 

Var. de nom- 

1. Burch: Carte Cat (la carte de Notices p. 118). 

2. Burclia: Carte Cat [Notices p. 128). 

Burcha v, Burch. 

Burdus. Chez Mauro iZurla p. 38), fleuve de l'Inde, qui 
prend sa source dans la montagne Imaus. 
Burgaria v. Bulgaria. 
Buritabei v. Tebec. 
Buri-thabet v. » 
Burithabeth v. » 
Burithobec v. » 
Burutabeth v. » 
Burycobeth v. » 



86 

Bussorah v. Basra. 

Butifilis V. Alutfili. 

Bwemar v. Beumare. 

Byburt. Mentionné par Schilt {Niirnb Cap. 28, Teîf p. 43) 
comme un pays agréable. — Id. soit avec Baiburt, au N.— E. 
d'Ersingan, soit avec Char put au S.— 0. de cette dernière ville. 
Doit-on l'identifier avec Paipurth de Polo? Cela est incertain. Cfr. 
ce mot {Telf p. 150 note 2). 

Var. de nom: 

1. Byburt: Schilt [Siirnb Cap. 28). 

2. Kayburt: Schilt (Telf p. 43). 



Caaju V. Calatuy. 

Cabalec v. Cambaluc. 

Cabanant. Après avoir fait un voyage fatigant pendant 7 jours 
par le désert en partant de G rem an, Polo {Pauthier I pp. 92, 93) 
arriva à une grande ville, Cabanant, où il y avait, entre autres, 
beaucoup de fer et d'acier, et particulièrement des glaces d'acier 
d'une grandeur et d'une beauté extraordinaires. — Chez Mauro 
{Fisch-Ong XV, la carte de Zurla), dans le voisinage de Chremania 
il y a un endroit qui s'appelle Chobinam, à côté duquel on lit 
cette légende [Zurla p. 44): «Dans cette ville de Cabinam il y a 
abondance de fer, d'acier, d'indigo et des glaces d'acier très élégantes>. 
La ville est située près d'un désert et la légende dit (76.): «Ici il 
y a un désert qu'on met 70 jours à la traverser». — En ce 
qui regarde l'id. de cet endroit, il existe deux opinions différentes; 
l'une, représentée par Pauthier (I p. 92 note 1), place l'endroit au 
village Chabis d'aujourd'hui, à l'E. de Kerman; l'autre, représentée 
par Yiile (Polo I p. 117 note 1), identifie Cabanant avec quelque 
endroit du désert de Kuh-benan, au N.— 0. de Kerman sur la 
route de Tabbas; la dernière opinion semble la plus acceptable. 

Var. de nom: 

1. Cabanant: Polo {Pauthier I p. 92. Nordensk). 

2. Chobinam: Mauro {Fisch-Ong XV, la carte de Zurla). 

3. Cobinam: Polo (Yule Polo I p. 117, Gryn, Ram). 

Macro {Zurla p. 44). 

Cabat v. Calatu. 

Câber. Endroit situé entre Taprobana et Tzinitza, men- 
tionné par CosM {Topogr. Christi p. 337) comme un lieu qui exporte 
«alabandenum». — Id. [Crindle p. 367 note 6) avec Chaveris de 
Ptol et Kaveripattam d'aujourd'hui, endroit situé un peu au N, 
de Tranquebar sur la côte de Coromandel. 

Cabria. Selon Clav {Markh p. 181), ville de Media. Il 
y passa à son retour. 



88 

Cacabfe. Selon llnr iCap. lô). endroit où se fait le passage 
de l'Eu pli rate. 

Cacameran v. Caramoram. 

Cacanfu. (îrande ville mentionnée par Polo [Pauthicr H p. 
4o7). Dépeinte comme une grande ville de commerce et d'industrie, 
s'adonne particulièrement à l'industrie de la soie. Selon {"édition de 
Yvic (Polo II p. 95), le commerce y fleurit grâce à des canaux qui 
relient cette ville à Cambaluc. — Id. avec ilo-kien d'aujourd'hui, 
au S. de Pékin {Pauthier Ib. note 1, Yule Ib. p. 96 note 1). 

Var. de nom : 

1. Cacanfu: Polo (Pauthier II p. -iol . Xordensk. Yiile Polo II p. 95). 

2. Cacaufu: Polo (Gryn). 

3. Pazanfu Polo {Ram). 

Cacaufu v. Cacanfu. 
Cacha v. Cachu. 
Cacham v. Chaan. 
Cachanfu v. Cacianfu. 
Cachar Modun v. Caciar Modun. 

Cachu. Chez Mauho [Fisch-Ong XV), endroit de l'Inde, au N. 
de Ban gai a. 

Var. de nom: 

1. Cachu: .\1aiiu) {l'isch-OïKj XV). 

2. Cacha: Maiho {liiKje p. SO). 

Caci. Peuple avec lerpiel on a idenlilié Cassi. 

Cacia Mordim v. Caciar Alodun. 

Cacianfu. Polo {Pauthier II pp. :-359— 60) dit (|ue si l'on voyage 
k l'O. de Caramoram pendant deux jours, on arrive à Cacianfu, 
grande ville de commerce, particulièrement renommée pour l'industrie 
de l'or. — Id. par Pauthier (Ib. note 2) et par Yulc (Polo II p. 15 
note 1) avec Ho-tchoung-f o u qui est la même ville que Pu-tschou 
d'aujourd'hui, sur la rive est du Hoangho, juste à la courbure. 
Mais il me paraît invraisemblable que Pu-tscliou soit identique avec 
Cacianfu, car, selon Polo, la ville serait à l'O. du fleuve et il 
fallait deux jours pour y aller, tandis (|u(! Pu-tschou se trouve 
tout à côté du fleuve et sur la rive est. — Gfr. Chacianfu et 
Chaicianfu. 



89 

Var. de nom : 

1. Cacianfu: Polo (Paulhier H p. 359, Ram). 

2. Cachanfu: Polo (Yiile Polo II p. 18). 

3. Casianf: Polo (Nordensk). 

4. Cianfu: Polo (Gnjn). 

Caciar Modun. Selon Polo [Pauthier I p. 308), lieu de repos 
pendant les chasses de Kublai. — Id. par Pauthier (Ib. note 6) avec 
Tchakiri mondu de la carte de D'AnviUe à environ 150 lieues 
au N. — E. de Mukden. Mais Yule (Polo I p. 363 note 6) au 
contraire croit que Caciar Modun doit être id. avec Modun 
Khotan, endroit qui se retrouve sur quelques cartes des Jésuites, 
et qui se trouvait tout au N. de Textrémité est de la Grande Muraille. 

Var. de nom : 

1. Caciar Modun: Polo {Pauthier I p. 308). 

2. Cachar Modun: Polo [Yule Polo I p. 359). 

3. Cacia Mordim: Polo {Grijn). 

4. Cartttar Modû(?): Polo {Xorclensk^. 

Cadaca. Selon Clav {Markh p. 65), château situé sur le 
chemin de ïrebizond à Arsinga. Clav y passa en partant. 

Cade. Sur la Carte Cat [Notices p. 123, Ruge p. 78), ville 
de Perse ou de Mésopotamie. — Doit être id. avec Kadesia, 
mais s'agit-il de cette Kadesia qui était située à TO. de 
PEuphrate et où eut lieu la bataille de 636, ou bien de cette 
Kadesia, qui était située sur le Tigre près de la Samarra de 
nos jours, c'est ce qu'il est impossible de décider. 

Cadeberiz. Parmi les îles fabuleuses de Maxd il en est une, 
où règne un usage singulier. Quand deux personnes se sont mariées, 
elles ne demeurent pas ensemble la première nuit, mais la mariée 
doit toujours passer la nuit nuptiale chez un autre homme [Hall 
pp. 285 — 286). Dans chaque ville il y a des gens qui sont employés 
à cet etîet. On les appelle Cadeberiz: c'est la seule mission qu'ils 
aient, et ils sont payés pour cela. 

Cadeli v. Cadili. 

Cadili. Odor [Cordier pp. 425, 426) parle de Cadili, pays situé 
dans les montagnes Caspienne s, où croît une espèce de melon 
étrange. Quand le fruit est mûr et se fend, on y trouve un petit 
animal qui ressemble à un agneau, de sorte que les habitants de 
ce pays peuvent avoir du fruit et de la viande à la fois. Odor 
ajoute que le récit semble peu véridique, «mais que ceci est tout 



90 

aussi vrai i\ue la version qu'il y a des arbres en Irlande, qui produisent 
des oiseaux». — Mand {IIoU pp. 2()H. 2()4) dépeint Caldilhe, pays 
situé dans les montagnes Cas pi en nés, presque dans les mêmes 
termes. — Le pays est indiqué comme situé autour du Volga et la 
plante, dont il est parlé dans la légende, est appelée Baromez 
(YkIc Cathay I p. 1 U noie 1, Cordicr p. 426 note 1, Bov p. 99). 

Var. de nom : 

1. Cadili: Ooou {('ordicr p. 4"2r)). 

2. Cadeli: Odoh iViile Cathay I p. 144). 

0. Cadilla: .\Iand {Lorenz p. 157). 

4. Caldilhe: Mand (Hall p. 263). 

5. Caloy: Ouok [Cordier j). 425). 

6. Caoli: Odoh {Cordier Ib. note a). 

7. Caoly: Odor (Ib.). 
S. Kaloy: Odor (Ib ). 

Cadilla v. Cadili. 

Cadrusi v. Cadrusima. 

Cadrusima. Tlin {Hid. Xat. VI, 9o) dit: «Ad Caucasum 
Cadrusi, oppidum ab Alexandre conditum». — Sol (p. 201) dit: 
«Cadrusium oppidum ab Alexandre magno ad Caucasum 
constitutum est». — Chez Hald {Haverg, MiUcr IV p. 34), la ville 
de «Cadrusima» se trouve dans l'Inde près du Gange. 

Var. de nom: 

1. Cadrusima: Hald [Haverg, Miller IV p. 34). 

2. Cadrusi: I'lin {Hist. Nat. VI, 93). 

3. Cadrusium: Sol (p. 201). 

Cadrusium v. Cadrusima. 
Cael V. Cail. 

Caffa. Autant (jue nous avons pu nous en rendre compte, Peg 
{Yule Cathay 11 pp. 284, 29^) est le premier de nos auteurs qui en 
parle; il l'indique comme une ville de commerce, dont il décrit seule- 
ment la douane et le poids. — Mau, en partant, {YuJc Cathay II p. 
837) navigua de Constan ti n ople à Caffa. La ville est dépeinte 
comme étant la demeure de plusieurs sectes chrétiennes. — Sur la 
Cauth Cat {Xoticcs p. 82), la ville de Caffa est située dans la 
presqu'île de Crimée. — Clav {Markh p. 95) la dépeint comme 
une ville (jui faisait un grand commerce avec Sul tanieh. — Schilt 
{Xurnb Cap. 31) parle de la ville de Cassa, qui est située sur la 
mer Noire. La ville est entourée de deux murailles. Dans celle de 



91 

l'intérieur, il y a 6000 maisons et il y demeure des Italiens, des 
Grecs et des Arméniens. Dans celle de l'extérieur, il y a 40,000 
maisons et il y demeure des Chrétiens, des Romains, des Grecs, des 
Arméniens et des Syriens. Il y a 3 évèques dans la ville, un romain, 
un grec et un arménien. Il y a aussi une quantité d'infidèles, qui 
ont leurs propres temples, et deux espèces de Juifs avec deux syna- 
gogues. Quatre villes encore font partie de cette ville. Plus de 4000 
maisons se trouvent dans les faubourgs (cfr. Telf p. 49). — Chez 
Genues [Fisch-Ong X), la ville est placée en Crimée. — Chez 
Walsp [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), elle se trouve aussi 
en Crimée et on y lit «Caf fa dominorum Januensium» (Kretschmer 
Ib. p. 878). — Chez Mauro [Riige p. 80), il y a en Crimée une 
ville de Chafa, nom qui certainement désigne Caf fa. — Sur cette 
Caf fa, la puissante colonie de Gènes en Crimée, cfr. Heyd II pp. 
157 sqq. Identique avec la vieille colonie milésienne de Theodosia 
et avec la moderne Feodosia. 

Var. de nom: 

1. Caffa: Peg (Yule Cathay II p. 284). 

Mar (Ib. p. 337). 

Carte Cat {Notices p. 82). 

Clav {Markh p. 95). 

Genues (Fisch-Ong X). 

Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

2. Cassa: Schilt {Xiirnb Cap. 31). 

Genues (Wuttke Tafel 10). 

3. Chafa: Mauro (Rnge p. 80). 

4. Kaffa: Schilt (Telf p. 49). 

5. Kaffar: Schilt (Nûrnb Cap. 24). 

6. Kaffer: Schilt (Telf p. 34). 

Caffo V. Caffoios. 

Caffolos. Selon Maxd (Hall p. 194), dans le voisinage de 
Calonak il y a une île qui s'appelle Caffolos, où règne un usage 
singulier. Quand une personne y est morte, ses amis prennent son 
corps et le suspendent à un arbre, disant qu'il vaut mieux que les 
oiseaux, qui sont anges de Dieu, le mangent que les vers dans la 
terre. Légende prise de Vinc Bell (Bov p. 88). 

Var. de nom: 

1. Caffolos: M AND (Hall p. 194). 

2. Caffo: Mand (Lorenz p. 102 note 4). 



92 

3. Caspho: Mand [l.orcnz p. 102). 

4. Chaszpho: Mano (//>. note 4). 

5. Kaffo: Manu (//;.)• 

Caga. Ville de Tlnde, d"où Jor» {Script. Ord. prcd. I p. 550, 
Yulc Cathay I p. 228) écrivit sa première lettre, datée du 12 Octobre 
1321. — Chez Mkd (Fisch Samml. p. 133), la ville se voit sous le 
nom de Goga. — Sur la Cartk Cat {Notices p. 124), près d'un 
golfe, en face de Canbetum, est située la «Ciutat de Goga». — 
Chez Macuo [Rufic p. 80, la carte de Zurla)^ aussi la ville est située 
dans rinde entre Cambait au N. et Chanara au S. — Les opini- 
ons ont été différentes pour ridentification de cet endroit. Zurîa{p. 123) 
veut l'identifier avec Go a, et Yule (Cathay I p. 228 note 1) a cru 
autrefois qu'il était situé sur le golfe Persique. Mais actuellement on 
doit tenir pour assuré, et Yule s'est rallié à cette opinion, que Caga, 
qui est le Kukali de Bat uta, était situé sur la côte est du Gujarat, 
donc sur le golfe de Cambay en face de Farrocco (Ib., Fisch 
Samml. p. 133). L'endroit s'appelle aujourd hui Gogo (cfr. Balfour 
le mot Gogo). Sur l'importance de Caga comme ville de commerce 
cfr. Heyd II pp. 144- sqq. 

Var. de nom: 

1. Caga: Johd [Scripl. Ord. pred. I p. 550. Yule Cathay I p. 228). 

2. Goga: Mi;u (7-7.st/i Samml. p. 133). 

Cahte Cat {Xolices p. 124, liage p. 78 1. 
.Mauho illuge p. 80, la carte de Zurla). 

3. Kukah: IJatita [Yule Catliay I p. 228 note 1). 

Cagatai v. Medorum Imperium. 

Cagiu V. Cayu. 

Caguy. Selon Foi.o [Pauthicr II p. 152), petite ville de Cara- 
moram. — Diffficile, à peu près impossible à l'identifier (Ib. note 5, 
Yule Polo II p. \m note 3)'. 

Var. de nom : 

J. Caguy: Poi.o {l'aulhicr II p. 452). 
2. Caiju: Poi.o {Yule Polo II p. 104). 

Caguy v. Cuigiu. 

Caheria. Chez Macro {Fisch-Onq XV), endroit de Perse dans 
le voisinage de Chobinam. 

Var. de nom: 

1. Caheria: Malho \Uuge p. 80). 

2. Chaxria?: Malro iFisch-Ong XV). 

3. Chaxrian: .Maiho i Zurla p. 44|. 



93 

Cahila v. Cail. 

Caicaorum terra v. Kitai. 

Caicham v Caiton. 

Caichu V. Taicin. 

Caido V. Cayto. 

Caigui V. Cuguy. 

Caiju V. Caguy. 

Caiju V. Cuguy. 

Cail. Mentionnée par Polo {Pauthier II pp. 640 — 42) comme 
une grande ville de JVIaabar. Dépeinte comme une ville de grand 
commerce ayant des relations étendues, particulièrement avec H ormes, 
Quis et Adem. Polo indique avant tout les chevaux comme 
une marchandise importante. — Coxti [Major p. 7) en parle comme 
d'une ville de la province de Malabar. H y a là une quantité de 
perles. Dans le voisinage de la ville croît une espèce d'arbres, qui 
ne portent pas de fruits, mais bien des feuilles extraordinairement 
grandes, néanmoins très minces. Les feuilles sont employées en 
guise de papier. On les emploie aussi pour s'abriter contre la pluie 
en portant la feuille sur la tète: ces feuilles sont si grandes qu'une 
seule peut abriter quatre personnes. — Chez Gexues {Fisch-OngX), 
la ville est située dans l'Inde et à côté on trouve la légende: «Goila 
ubi pro papyro foliis arborum utuntur». — La ville de Cail, qui serait 
la même que Kolchi de Ptol, est identifiée comme un endroit situé 
près de l'embouchure du Tambraparni dans la province Tinne- 
velli près de Kayal d'aujourd'hui (cfr. Pauthier II p. 640 note 1, 
Yule Polo II p. 307 note 1, Fisch Samml. p. 203, Heyd II pp. 149, 650). 

Var. de nom : 

1. Cail: Polo [Paiilhier II p. 640, Yule Polo II p. 305). 

2. Cael: CoNTi [Ram p. 339). 

3. Cahila: Conti {Major p. 1\ 

4. Caila: Genues {Fisch Samml. p. 203), 

5. Coila: Genues {Fisch-Ong X, Wiittke p. 46 n:o 16). 

6. Kolchi: Ptol (Fisch Samml. p. 203). 

Caila V. Cail. 

Caiiac. Rubr (Soc. Géogr. Paris IV p. 281) dit que dans la 
province Orgonum ils trouvèrent tunam magnam villam nomine 
Caiiac in qua erat forum, et frequentabant eam muiti mercatores». 
Rubr s'y reposa quelques jours, avant de continuer son voyage à 
Karakorum. — Id. avec un endroit situé près de Kopal d'au- 



94 

jourdhui {Schmidt pp. 43, 44, Yulc Calliay I p. CCXIII). La ville, 
qui était une ville de grand commerce, est appelée Kayalik par 
les Perses et Hai-ya-li par les Mongols (Ib.). 

Caim V Cayu. 

Cain V. 

Caindu v. Qaindu. 

Cair V. Misir. 

Caire. C'est avec cette ville qu'on a identifié Misir. 

Caire v. Cataia. 

Caiten. Selon Polo [Pauthicr II pp. 527 — 534), on arrive à 
la grande ville de C ait on après un voyage de 5 jours en partant 
de Fuguv. Elle est dépeinte comme une ville de grand commerce; 
dans son port les navires s'amassent de tous côtés, particulièrement 
de rinde et de Mangy. amenant des épices, des perles et d'autres 
objets de commerce en c^uantités énormes. Polo fait une comparaison 
avec le commerce d'Alexandrie et dit que pour chaque navire chargé 
de poivre qui arrive à Alexandrie, il en arrive à C ai ton KXJ ou 
plus de 100. Le grand-khaan tire un très grand revenu du com- 
merce de Caiton, car un dixième de la valeur des objets doit être 
payé en droits de douane. Polo dit ciue Caiton est un des deux 
plus grands ports du monde. — Per, dont la lettre qu'il écrivit à 
son pays est datée de Cayton, janvier 1326 (Mosh Append. n.o 46 
p. 123), dépeint cette ville comme une grande ville sur l'Océan «quse 
vocatur lingua Persica Cayton» (Ib. p. 121, Yulc Cathay l pp. 
223—225). 11 dit fju'une Arménienne très riche y a bfiti une belle 
église chrétienne, qu'elle a richement dotée. Plus tard il bâtit lui- 
même une église à Caiton, comme il dit dans sa lettre. Il fallait 
3 semaines pour aller de Gambaliech à cette ville. — Cor (Nouv. 
Journ. Asiat. pp. 68, 69. Yule Cathay I pp. 247, 248) parmi les 
villes du Cathay nomme Racon, un port qui se trouve très loin 
de Cambalech: il fallait 3 mois pour y aller. Dans cette ville il 
y a deux églises chrétiennes, (jui appartenaient à l'ordre franciscain, 
et parmi les moines qui y ont demeuré, il mentionne Pkhusio. — 
Odor (Cordier pp. 263, 264, Yule Cathay I pp. 107—109) dépeint 
la ville comme une puissante ville de commerce, située sur la mer, 
et elle est deux fois plus grande que Home (selon Cordier, mais 
selon Yule, elle est deux fois plus grande que Bologna). Dans la 
ville il y a deux églises franciscaines; il y a aussi plusieurs couvents 



95 

païens remplis de moines idolâtres. Dans un de ces couvents Odou 
comptait plus de 1000 moines et de 11,000 idoles, qui toutes étaient 
énormes. Odor dit aussi comment l'on s'y prenait pour donner à 
manger aux idoles. On mettait la nourriture chaude et fumante de- 
vant les idoles et la vapeur montait alors à leur visage; c'est de 
cette vapeur que les idoles vivaient, tandis que les moines mangeaient 
la nourriture d'excellent goût. — Mar {Yuîe Cathay II pp. 355 — 56) 
parle de la ville comme d'un port admirablement beau, d'une étendue 
incroyable, où les franciscains ont trois belles églises. Il y a aussi un 
«fondaco», dépôt des marchands, et quelques cloches très belles, qui 
sont placées juste au milieu de la congrégation des Sarrasins. Mar 
lui-même fit monter deux de ces cloches; elles s'appellent Johannina 
et Antonina. — Sur la Carte Cat {Notices p. 142, Rugc p. 78), 
dans l'Asie du S. — E., il y a une province et une ville du 
nom de Zayton. — Chez Mauro {Ruge p. 80, la carte de Zurlcù, 
Z ai ton se trouve en Extrême-Orient, en face de l'île de Zimpungu. 
Selon Zurla (p. 38), il y a sur la carte une province et une ville du 
nom de Zaiton et à côté de la ville est écrite la légende suivante 
(Ib.): «Au port de Zaiton le Grand-khaan a plusieurs navires; il y 
vient une qvantité de navires de l'Inde et d'autres places et des 
îles, apportant des marchandises, comme pim.ent, pierres précieuses 
et or, et on en tire grand profit». — Dans les derniers temps du 
moyen-âge, C ai ton était un des ports les plus importants de Chine; 
l'expédition de Kublai en partit pour le Japon et J a va; il semble 
aussi c|ue Polo à son retour aussi bien que Mar soient partis de 
cette ville. Ibn Batuta y aborda à son arrivée en Chine, etc. — Quant 
à Tidentification de Gaiton, on croit maintenant qu'elle doit être iden- 
tifiée avec Tsiien-tschou d'aujourd'hui près du détroit de Fok ien 
{Pauthier II p. 528 note 1, Yule Polo II p. 187 note 2, Cordier p. 
268 note 1, Heyd II pp. 246 sqq.). — Cfr. Latoryn et Xeythona. 

Var. de nom : 

1. Caiton: Polo (Pauthier II p. 527). 

2. Caicham: Odor [Cordier p. 263 note a). 

3. Carcon: Polo (Nordensk). 

4. Cartan : Odor (Cordier p. 263). 

5. Catan: Odor {Ib.). 

6. Cathan: Odor (//>.). 

7. Cayton: Polo (Pautliier II p. 528). 

Per {Mosh Appcnd. ii:r 4G p. 121). 



96 

8. Kaitam: Oook \Cnrdier p. 203 note a). 

0. Kaycon: Duou {Ib.). 

10. Racon. Coh (Sonv. Journ. Asial. p. 68). 

11 Saiton: Odou (Cordicr p. 2(53 note a). 

Yl. Sarcon: Polo (Pauthier U p. Ô2S note h). 

13. Sartam: Polo (//>.). 

14. Zaithum: Polo (liaii}). 

15. Zaiton: Cor (Yule Catliay I j). 248). 

Odor (Cordicr p. 263 note a). 
Mairo {Rtige p. 80, Zurla p. 38). 

16. Zanton; Oijor (Cordicr p. 263 note a). 

17. Zarten: Polo [Gri/n]. 

IS. Zataiton: Odor (Cordicr p. 263 note a). 

19. Zaton: Odor (//).). 

20. Zaycon: Odor (//>.). 

21. Zayton: Polo (Yule Polo II p. 185). 

Pkr (Yule Catliay I p. 223). 

Odor (Yule Catliay 1 p. 108). 

Mar (Yule Cathay II p. 355). 

Carth Cat (\otices j). 142, Ruge p. 78). 

Câlacâtia v. Calatu. 

Calachan v. Calacian. 

Calacia v. » 

Calacia v. Calatu. 

Calacian. Selon Poi.o {Pauthier 1 pp. 205 — 208), capitale de 
l'Egri}Taia. Les habitants sont païens, mais il y a pourtant trois 
belles églises nestoriennes. La ville fait un grand corninerce. surtout 
de chameaux et de poil de chameaux, lequel est blanc, car dans le 
pays il y a des chameaux blancs. — Pauthier (I p. 206 note 2) 
identifie la ville avec Ning-hsia d'aujourd'hui, à l'O. de Hoangho, 
Yule (Polo I p. 248 note 2) la situe à peu près à la même place; 
Yule fait la supposition que le nom de la montagne Alaschan 
peut avoir du rapport avec Calacian ou Calachan, comme Yule 
l'appelle. Cfr. Calajan. 

Var. de nom: 

1. Calacian: l'oi.o {PituUxier I p. 206, S'ordensk). 

2. Calachan Polo {Yule Polo I p. 247. 
."). Calacia: i'oi.o lUtin. (j/j/ni. 

Calacresti. Kndroit mentionné par Pi:r. ( V'?//c Cathay 11 p. 300) 
comme station sur la roule d'Ajazzo à Tau ri s. — Id. avec Kara 



97 

Kilissa (l'église noire) en Arménie, à peu près à mi-chemin entre 
Erserum et l'Ararat (Ib. note 6). 

Calahat v. Calatu. 

Calajan. Sur la Carte Gat [Notices p. 142, Ruge p. 78), ville 
du Catayo. — Il n'est pas impossible qu'elle soit la même que 
Calacian de Polo. 

Calamasi v. Pontain. 

Calamassi v. » 

Calamie v. Calamye. 

Calamoch v. Cyamba. 

Calamye. Selon Mand [Hall pp. 171 — 172), saint Thomas 
est enterré à Calamye, petite ville située dans la province de 
Mabaron. — Polo et Odor, qui disent aussi que saint Thomas 
est enterré dans la province Maabar ou Mobarum, ne parlent pas 
du nom de la ville. La ville à laquelle ils ont pensé est Mal iapur 
près de Madras d'aujourd'hui. 

V^ar. de nom: 
Calamye: Mand iHall p. 172). 
Calamie: Mand (Lorenz p. 91). 

Calanoch v. Cyamba. 

Calât V Calatu. 

Calatia v. » 

Calatu. Dépeint par Polo [Pauthier II pp. 712 — 714) comme 
une ville de grand commerce avec un port sûr et large. La ville 
faisait grand commerce avec l'Inde, en particulier on exportait de 
cette ville quantité de chevaux arabes. La ville était dépendante de 
H or m os, et toutes deux ensembles dominaient l'entrée du golfe 
Persique. — Car (Fisch Samml. p. 125) indique la ville sous le 
nom de Cardecat. Elle est située dans la plus orientale des deux 
presqu'îles d'Arabie. — Sur la Carte Cat (Notices p. 119), elle se 
trouve en Arabie, tout près du golfe Persique et en face de l'île 
d'Ormis. — Conti [Major p. 5) mentionne la ville comme un port 
magnifique. Conti y resta quelque temps, avant de continuer son 
voyage à Cambay. — Chez Gexues [Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 
201), on trouve aussi la ville, mais placée dans l'intérieur du pays, 
au lieu qu'elle aurait dû l'être sur la côte. — Chez Mauro [Fisch- 
Ong XV), la ville est située en Arabie sur le golfe Persique, presque 
en face de Hormus [Zurla p. 48). — Id. Kalhat dans l'Oman 

7 



98 

on Arabie. Autrefois, important endroit de commerce. C'est la 
Calaiate des Portugais. (Cfr. Pauthier II p. 712 note 1, Vide Vo\o 
II p. :1S2 note 1, Fhch Sammi. pp. 125. 201, Hcyd II p. 184). 

Var. de nom : 

1. Calatu: l'oi.o (l'aulhicr II p. 71'J. Yiile Polo II p. 381). 

2. Cabat: (Iartiv Cat (Xotices p. 119). 
.'{. Calacatia: Conti (Major p. 5). 

4. Calacia: Genl-ks (F/'.sc/i Samml. p. 201). 

5. Calahat: .NJacro (Fisch-Ong XV, Ziirla p. 48). 

B. Calaiate: Nom portugais [Yiile Polo II p. 382 note 1. Fisch Samml. p. 201) 

7. Calât: Cautk Cat [Riige p. 78). 

8. Caiatia: Conti i liant p. 338). 

9. Cardecat: Car {Fisch Samml. p. 125). 

Calatuy. Selon Polo (Paidhier I p. 183), c'est le château que 
GengisKhaan assiéijea dans la guerre contre le «presbyter Johan- 
nes» (le Prêtre Jean), et devant lequel Gengis-Khaan tomba. — 
l/identification incertaine. (Cfr. Pauthier Ib. note 3, Y^ide Polo I p. 
216 note 1 1. 

Var. de nom: 

1. Calatuy: Polo (Paulhier I p. 183). 

2. Caaju: Polo (Yiile Polo I p. 216). 

3. Calcul!: Polo (Sordensk). 

4. Thaigiu: Polo (Ram). 

Calay v. Talay. 

Calaycastro. Sur la Cahte Cat {Notices p. 126, Ruge p. 78), 
ville d'Asie, au S. du «flum d'Organci» et dans le voisinage de 
Bocar. 

Calbet. Château près de Samarcand. Clav y passa quelque 
temps. On l'appelle aussi Talicia {Markh p. 130). 

Calcuii V. Calatuy. ' 

Calcum. Port du golfe Persique. Conti (Major p. 5) y passa 
en partant. Il se trouvait entre Baisera et Ormuz; il fallait 5 
jours pour y aller de Baisera. — Chez Lp:ahi)o {Fisch-Ong XIV), 
on le retrouve, mais il y est place dans l'Inde. — Id. avec Kungun 
de nos jours sur le golfe Persique, presque droit au S. de Schiras 
{Ruge p. 78). 

Var. de nom: 

Calcum: Conti (Ram p. 338, Purchas). 

Colcus: Conti (Major p. 5). 

Learoo (Fisch-Ong XIV). 



99 

Caldilhe v. Cadili. 

Calicut. CoNTi (Major p. 20) parle He celle ville comme d'une 
ville maritime de huit milles de tour, d'un yrand port pour toute 
FInde, d'où ron exporte, entre autres, beaucoup de poivre et de 
gingembre. Dans cette seule partie de l'Inde, les femmes sont autorisées 
à avoir plus d'un mari; quelques unes en oni dix ou plus encore. 
Chaque mari donne pour l'entretien de la femme et elle vit seule. 
CoNTi dit que quand quelqu'un des maris fait visite à la femme, 
il trace une marque sur la porte, et alors les autres maris la voient; 
de la sorte elle n'a jamais la visite de f)lus d'un à la fois. — 
Mauro {Fisch-Ong XV) indique la ville comme située dans l'Inde, sur 
la côte est d'une des presqu'îles indiennes, au S. de Milibar et au 
N. d'Eli. Tout près on lit {Zurla p. 42): Le poivre croît ici» et 
«Ici il y a des singes en abondance, ici il v a des serpents de sept 
pieds de long et à .sept tètes». — La ville à laquelle on a pensé ici 
est naturellement le Calicut de nos jours sur la côte de Malabar. 
(Cfr. Heyd II p. 147, Yule Cathay II p. 454 . 

Var. de nom: 

1. Calicut: Conti (Major p. 20, Ram p. 341). 

2. Chalecut: Mauro (Ruge p. 80). 

3. Cholecut: Mauro [Zurla p. 42). 

Caligardamana v. Aligardamana. 

Caligardamna v. » 

Calliana. Mentionné par Cosm iTopogr. Christ, pp. 178, 337, 
Crindle pp. 119, 366) parmi les premières places de commerce de 
rinde. Cuivre, arbres de sésame et étoffes sont les principaux articles 
d'exportation. Il s'y trouve un évèque. — Id. avec Kalyan, aujour- 
d'hui station de jonction des chemins de fer de Bombay à Madras 
et à Calcutta, immédiatement à l'E. de Bombay (dictionnaire de 
Martin, Balfour v. le mot Callian, Crindle p. 366 note 5). 

Calligicum v. Aligardamana. 

Calmarin. En partant, Clav {Markh p. 80) passa par cette 
ville. Il dit qu'elle était située dans le voisinage de la montagne où 
l'arche de Noé fut jetée. Clav dit que c'est une des villes les plus 
anciennes du monde; elle fut bâtie par un fils de Noé. Un peu 
avant le passage du voyageur, elle avait été détruite par les Tatares. 
— Id. avec Etschmiadsin (Ib. note 2) ou, plus vraisemblablement. 



1(X) 

avec Siirmali {Tclf p. 150 noto 4) près do l'endroit où l'Arpa 
T s chai se joint à l'A r axes. (Cfr. Wappàus p. 982, Rittcr Krdk. 
X p. 467). 

Calonak v. Cyamba. 

Caloy V. Cadili. 

Calymere v. Aligardamana. 

Camaalech v. Cambaluc. 

Camaaleche v. » 

Camadi. \'ill('. Polo {Pauthier 1 p. 75) dit qu'il fallait 9 
jours pour y aller en partant de Crenian. Elle était située dans 
la province de Beobarles et elle est dépeinte comme une ville qui 
autrefois était très riche et puissante, mais elle était déjà saccagée 
du temps de Polo. — Fresque impossible à identifier {Pauthier I 
p. 75 note 1, Vide Polo 1 p. 104 note 1). Elle était située en 
quelque lieu au S. de Kerman. 

Var. de nom: 

1. Camadi: Polo {Pauthier I p. 75, Yule Polo I p. 91). 

2. Camady: Polo (.VorrfensA-). 

3. Camandu: Polo {Ram, Gryn). 

Camady v. Camadi. 

Camaelet v. Cambaluc. 

Camaheth v. ^ 

Camalaeth v. » 

Camandu v. Camadi. 

Camar v. Lince. 

Camar. Sur la C.vutk Gat, on retrouve ce nom pour deux 
villes différentes qui ne sont pas très loin l'une de l'autre. L'une 
est située à l'E. du lac Yssicol et est indiquée chez Ruge (p. 78) 
aussi bien que dans les Xotices (p. 133 et la carte p. 132); l'autre 
du même nom est située à l'O. d' Yssicol et est indiquée seulement 
dans les Xolices (p. 126 et la carte p. IIS), mais pas chez Ruge. — 
Dans les deux cas l'endroit a été identifié avec Kashniir {Xotices 
pp. 126, 1.33). Cfr. Casmir. 

Camath. liuBu {Soc. Géogr. Paris IV p. 390) dit, qu'après 
qu'il eut passé par Aarseron à son retour, il arriva à «quoddam 
castrum quod dicitur Camath. Ibi llectitur Eu f rates ad mcTidicm 
versus Halapiamt. — Schilt {Xurnb Cap. 28, Telf p. 43) dit 



101 

que la ville est située sur une haute montagne, au pied de laquelle 
coule le fleuve Euphrate. — Id. avec Kemach d'aujourd'hui sur 
l'Euphrate, à l'O. d'Ersingan {Schtnidt p. 92, Telf p. 150 note 3). 

Var. de nom: 

1. Camath: Rubr (Soc Géogr. Paris IV p. 390). 

2. Kamach: Schilt {Xûrnb Cap. 28, Telf p. 43). 

Cambaech v. Cambaet. 

Cambaet. Polo {Pauthier II pp. 665, 666) le dépeint comme 
une ville de commerce extrêmement active. L'indigo, les peaux, le coton 
et une certaine espèce d'étoffe de laine sont indiqués comme les objets 
principaux de son exportation. Les marchands s'assemblent ici avec 
leurs navires de tous côtés et les marchandises qu'ils y amènent 
sont surtout de l'or, de l'argent et du cuivre. Il ne sort pas de 
pirates de cette ville, car les habitants y sont bons et honnêtes, vivent 
de commerce et de métiers. — Het (Gap. 6) dit que les marchands 
de Hermès allaient sur une mer pour venir à Cambaech, ville 
où l'on vend des objets de commerce en grande quantité. — Chez 
Med {Fisch Samml. p. 133), la ville de Cambaeto se trouve sur la 
côte est de l'Inde, sur un golfe, en face de Goga. — Conti 
{Major pp. 5, 6) en parle comme d'une grande ville de l'Inde, située 
sur un golfe. L'usage y règne que les veuves soient brûlées avec 
le corps de leurs maris. — Chez Genues {Fisch-Ong X), la ville est 
située au fond d'un des golfes de l'Inde. — Chez Mauro {Fisch- 
Ong XV), elle se trouve aussi au fond d'un des golfes de l'Inde, 
entourée de Goga et de C voir a t. Près d'elle est dessiné un lac 
avec cette légende {Zurla p. 42): «Dans ce lac il y a une montagne 
où l'on trouve des diamants». — Id. avec Cambay {Pauthier II p. 
665 note 1, Yule Polo II p. 333 note 1, Fisch Samml. pp. 133, 178, 
202, Zurla p. 42). Cfr. Heijd II p. 144. 

Var. de nom: 

1. Cambaet: Polo {Pauthier II p. 665, Yule Polo II p. 332). 

2. Cambaech: Het (Cap. 6). 

3. Cambaeto: Med (Fisch Samml. p. 133). 

4. Cambaia: Nom italien [Fisch Samml. p. 202). 

Conti {Ram p. 338, Purchas). 

5. Cambait: Mauro (Ruge p. 80). 

6. Cambaita: Conti (Major p. 27). 

7. Cambay: Conti {Ib. p. 5). 

8. Cambaya: Mauro (Zurla p. 42). 

9. Canbetum: Carte Cat (Notices p. 124, Ruge p. 78). 



1U2 

10. Combahita: Nom latin {Fiscli Samml. p. 202). 

11 Combait: Mauho (carte de Ziirla). 

l'J. Combapta?: Gknles (Fisch-Ong Xj. 

i;î. Combayta. Nom espa;;iiol {Fisch Samml. p. 202). 

(iKMKS {Fisch-Ong X?. Fisch Samml p. 202). 
IJ. Tomberita: Gkmks {WiiHkc Tafel UV,. 

Cambaeto v. Cambaet. 

Cambaia v. » 

Cambait v. » 

Cambaita v. » 

Cambalec v. Cambaluc. 

Cambalech v. » 

Cambaled v. » 

Cambaleschia v. » 

Cambalet v. » 

Cambaleth v. » 

Cambaliech v. > 

Cambalu v. » 

Cambaluc. Cette ville, capitale de Cataia, dont le nom, 
selon Polo [Pauthier 1 pp. 272 — 278), signifie demeure de l'empereur 
(Khan-bal igh, cfr. Pauthier I p. 273 note 2, Ynle Polo 1 p. 333 note 1), 
est dépeinte par Polo [Pauthier I pp. 313—318) comme une ville 
particulièrement grande et active. Près d'elle se trouve la ville de 
Taidu. Le Khaan y passe les mois de Septembre, Octobre, Novembre, 
Décembre, Janvier et Février (Ib. p. 312) et il y réside dans un 
palais magnifique, qui est décrit en détail par Polo (Ib. pp. 265—272). 
La ville est grande et contient beaucoup de rues et de places publiques 
vastes et larges. À l'intérieur des murailles, elle loge une population 
tellement nombreuse qu'on .ne saurait presque y croire. Autour de 
la ville, il y a de grands faubourgs bien peuplés. Polo cite, comme 
une preuve de son énorme population, le fait cjue dans la ville et 
ses faubourgs il n'y a pas moins de 20,0<>0 prostituées, lesquelles 
ne pourraient vivre si la population n'était très grande. On y im- 
porte des quantités de marchandises, surtout de la soie. Outre les 
faubourgs, i)rès de la ville il y a 200 villes de grandeurs différentes qui 
font un grand commerce avec la capitale Du reste, la ville communique 
avec tout le pays. Polo dit, au sujet des moeurs de la ville, qu'il n'est 
pas permis de sortir pendant la nuit après une certaine heure qu'on fait 
savoir par ime grande cloche qui sonne trois coups. Tous les pro- 



103 

meneurs qui s'attardent au-delà sont pris par la patrouille et soumis 
à une enquête à l'effet de trouver les causes de leur promenade tar- 
dive. La seule explication reconnue valable est que le promeneur 
était en train de secourir un malade. S'il ne peut excuser sa pro- 
menade, il est condamné au fouet. Dans le voisinage de Cambaluc 
coule le fleuve Poulisanghins et par le Grand Canal Cambaluc 
correspond avec plusieurs villes du sud (Ib. pp. 480 — 82). — Corv 
{Mosh App. 44 pp. 115—19, Yule Cathay I pp. 198—207), qui écrivait 
de Cambaluc sa première lettre en 1305 et probablement aussi la 
seconde en 1306, dépeint la ville comme une très grande ville où il 
y avait une masse de chrétiens et deux églises chrétiennes; comme 
une preuve de grandeur de la ville, il dit qu'il n'y avait pas moins 
de deux milles et demi entre les églises. — Fer {Mosh App. 46 pp. 
120, 121, Yule Cathay I pp. 222, 223) parle également de la ville 
et dit qu'il fallait trois semaines pour y aller de Cayton. — Cor 
{Nouv. Journ. Asiat. pp. 60 — 70, Yule Cathay I pp. 239—249) la dé- 
peint comme une grande ville du Cathay; il fallait environ trois 
mois pour y aller en partant de Zaiton. Dans la ville, il y avait 
plusieurs chrétiens nestoriens. — Odor [Cordier p. 366) la décrit 
aussi comme une très grande ville dans le voisinage de laquelle se 
trouve Cayto. — Peg {Sprengel p. 260, Yule Cathay II p. 293) la 
dépeint comme une très grande ville du Gattajo, même comme la 
plus grande ville du pays. La ville compte 100 milles de tour et 
elle est fort peuplée. Beaucoup de marchands s'y assemblent et le 
commerce est très actif. Il faut 30 jours pour y aller en partant 
de Cassai. — Mar (Yule Cathay II pp. 339 — 41) la dépeint comme 
extraordinairement grande et fort peuplée. — Mand [Hall pp. 215, 
240) parle aussi de la ville comme étant très peuplée et dépeint le 
palais. L'empereur y demeure pendant l'hiver. — Sur la Carte Cat 
{Notices p. 143), C ha m bal et h est situé dans TAsie Orientale à 
quelque distance de la côte est. Tout près on lit la légende: «Ciutat 
de Chambalech Magni Canis Catayo», et un peu plus loin on 
trouve une légende (76. p. 144), qui probablement est prise de Polo: 
«Sachez que près de la ville de Chambalech existait autrefois une 
grande ville nommée Guaribalu. Le grand Khan trouve par l'astro- 
nomie que cette ville se révolterait un jour contre lui. Il la fît donc dé- 
peupler et fit bâtir cette ville de Chabalech. Cette ville a en- 
viron 24 lieues et est enceinte de bons murs. Elle est quadrangu- 



104 

lairo: chaquo carré a (> lioucs ot les murs sont hauts de 20 pas 
ol épais do 10. Il y a douze portes et une grande tour où est 
placée une grande cloche qui sonne après et avant le sommeil, 
de sort(^ que dès quelle a sonné ])ersonne n'ose aller par la ville. 
Il y a à chaque porte mille hommes de garde, non par crainte, mais 
par respect pour le souverain». — Clav {Markh pp. 178 — 174) parle 
de la ville comme de la principale du Cathay. Il faut six mois 
pour y aller en partant de Samarcand; pendant deux mois on 
voyage par des contrées tout à fait inhabitées. Pendant le temps 
que Cl.w était à Samarcand il arriva une caravane de 800 
chameaux. Selon le rapport des membres de la caravane, la ville 
de Cambalu était située près de la mer; elle était vingt fois plus 
grande que Tabreez et comme Tabreez comptait une «league» de 
long, Cambalu devrait naturellement, selon Clav, en compter 20 
«leagues» et c'était la plus grande ville du monde. — Conti (Major 
p. 14) dépeint la ville comme la principale du Cataio. Elle est 
bâtie en forme de carré et compte 28 milles de tour. Au milieu de 
la ville se trouve le palais impérial et à chaque coin de la ville, il 
y a une forteresse. Si l'on voyage de cette ville pendant 15 jours, 
on arrive à Ouisnai. — Chez Bi\^ {Fisch-Ong \X, Miller U\ p. iAA), 
très loin dans l'Asie orientale se trouve une ville, à côté de laquelle 
on lit Chataio, (jui peut signilier l'empire de Cataio aussi bien 
que la ville de Cambaluc. — Chez Genues (Fisch-Ong X, ]Vuttke 
Tafel 10, Fisch Samml. p. 194), dans l'Asie orientale se trouve une 
ville de Cambalech, à côté de la(iuelle on lit la légende: < Rex 
Cambalech hoc est Magnus canis», et i)lus à l'E., à l'intérieur du 
))ays, on lit {Fisch Samml. p. 200): «Hinc regioni ([ui Catayum 
vel eorum lingua Canbalec dicitur dominatur Magnus canis». 
Ainsi comme chez Bian, la ville et le pays de Cataio sont confon- 
dus. — Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Rugc p. 80), dans l'Asie orientale 
près du fleuve Polisanchin se trouve la ville de Chambalc avec 
la légende suivante {Zurla ]). Hfi): «Orgueil et gloire principale de 
Chatajoï. Dans le voisinage^ de la mer est une plaine où sur la 
carte sont dessinés des arbres et des tentes; on y lit (76.): «Ici de- 
meure l'empereur, quand il s'amuse à chasser pendant l'été», et tout 
près OR lit {Ib.y. «Le très iniissant et gracieux empereur, qui a 60 
rois vassaux, est assis, en voyageant, dans une voiture d'or et d'ivoire 
ornée de pierres précieuses, dont la valeur ne saurait être appréciée- 



105 

Un éléphant blanc la lire. Quatre des rois principaux, un de chaque 
contrée, conduisent la voiture; 50 rois vont en tête; des hommes 
armés marchent en tête et derrière. Ici il ne manque pas de plai- 
sirs, de fêtes et de bonnes moeurs». Dans la ville, il y a un pont 
magnifique sur le Polisanchin. Les légendes sont surtout prises 
de la description détaillée de Polo. — Id. Pékin {Pauthier I p. 
265 note 1, Yule Polo I p. 333 note 1, Cordier p. 390 note 3, 
Zurla p. 121 etc.). 

Var. de nom: 

1. Cambaluc: Polo (Pauthier I p. 265, Yule Polo I p. 331, Nordensk). 

2. Cabalec: Odor (Cordier p. 36(3 note f). 

3. Camaaiech : Mand (Lorenz p. 122 note 83). 

4. Camaaleche: Mand (Hall p. 240). 

5. Camaelet: Mand (Lorenz p. 122 note 83). 

6. Camaheth: Mand (/&.). 

7. Camalaeth: Mand (Lorenz p. 122). 

8. Cambalec: Corv (Ynle Cathay I p. 203). 

Cor (Ib. p. 239). 
Mar (Ib. II p. 339). 

9. Cambalech: Cor (Nouv. Jonrn. Asiat. p. 60). 

Odor (Yule Cathay I p. 127). 

Genues (Fisch-Ong X). 

Mauro (Ruge p. 80, la carte de Zurla). 

10. Cambaled: Mauro (Zurla p. 36). 

11. Cambaleschia: Conti (Major p. 14). 

12. Cambalet: Odor (Cordier p. 366 note f). 

13. Cambaleth: Carte Cat (Ruge p. 78). 

14. Cambaliech: Corv (Mosh Append. 44 p. 115, Ynle Cathay I p. 198). 

Per (Mosh Append. 46 p. 121, Ynle Cathay I p. 223). 

15. Cambalu: Polo (Ram, Grijn). 

Odor (Cordier p. 366 note e). 

Clav (Markh p. 173). 

Conti (Ram p. 340, Purchas). 

16. Camelech : Odor (Cordier p. 372). 

17. Canbalec: Genues (Fisch Samml. p. 206). 

18. Canibalista: Genues (Wuttke p. 47). 

19. Chabalech: Carte Cat (Notices p. 144). 

20. Chambalc: Mauro (FischOng XV). 

21. Chambaleccho: Peg (Ynle Cathay II Append. p. LXV). 

22. Chambalech : Carte Cat (Notices p. 144). 

23. Chambaleth: Carte Cat (Notices p. 143). 

24. Chanbalech: Carte Cat (Ib.). 

25. Chanbaleth: Carte Cat (la carte Notices p. 132). 



llXi 

2(5. Chataio: Uian [ risch-Oiuj l.\ Millrr III j). 141). 

27. Qamalec: l'i i; iViilc Catliav II p. 2«9). 

28. Oamalecco: ï'ia; ( .S/j; p/ir/c/ p. 2()0). 

29. Ghamalecco: Pi-u {Ynle Cathay II .Append. p. LXIVi. 

30. Sambaliensem ?i Pi:h i,1/o.s/i Ap))en(i. KJ p. 120). 

Câmba> v. Cambaet. 

Camba\. Ville avec laquelle on a identilié (Lambaet. 

Camba>â v Cambaet. 

Cambises v. Cambisis. 

Cambisis. Chez Malho (riui/c p. 8(»). flouvc do Porso près de 
a ville de Sirax. Dans une légende, Mauho dit {Zurla p. 38) 
qu'il vient de l'Imaus. 

Var. de nom: 

1. Cambisis: .Mai ito [Ritge p. 80, Ziirla j). 44). 

2. Cambises: Mai ko ('/iirhi p. 38). 

Camegona v. Comagena. 
Câmelech v Cambaluc. 
Camenorum v. Comanià. 

Câmetum. Vaille, mentionnée par Hirr {Ild Cap. 41). 

Camexu v. Campicion. 

Cami imperion. Territoire, indiqué chez Bian {Fisch-Ong IX), 
dans l'Asie du N.-E. Ce doit être «imi)erion Canis» (.l/?7/cr III p. 144). 

Camies. Animal légendaire, mentionné par Mand {Hall pp. 
288 -91). 

Campa v. Cyamba. 

Campa v. » 

Campaa v. » 

Campangu. (-Ihez Matuo (Rugc \). Si»), i)elite île au N. de 
Taprobana. — On se demande si ce nom ne vient i)as du S y pan g u 
de Polo ou le .Japon, mais dans ce cas, pour cette île, il y en 
aurait eu deux chez Maumo, puisque, outre Campangu, il nomme 
Zimpangu, (|ui est situé dans Oceanus chataicus, au N. de 
'îGiava mazor». Visiblement le dernier est identlcjuc au Sy pangu 
de Poi.o, mais il est aussi probable (jue le nom le Campangu 
vient de 1 île nommée i)ar Polo. — Cfr. Sypangu. 

Var. de nom: 

1. Campangu: Mai uo { liage p. HOl). 

2. Canpangu: .Mai:h() {Zurla p. ÏA)). 

Campe v. Cyamba. 



107 

Campichu v. Campicion. 

Campicion. Polo {Pauthier I pp. 165 — 169) parle de la ville 
de Campicion comme d'une grande et magnific|iie ville, où il est 
resté pendant une année. C'est la capitale du Tangut et les habitants 
y sont chrétiens, sarrasins et idolâtres. Les idolâtres ont plusieurs 
temples, parés d'une masse d'idoles. Les chrétiens n'y possèdent 
pas moins de 3 grandes et belles églises. Polo passa par la ville 
en allant à Cataia. — Peg {Sprengel p. 259) parle de la ville comme 
d'une station sur la route commerciale de Tan a à Gattajo. On 
dit qu'il faut 70 jours (avec des ânes) pour y aller d'Armalecco. 
Et de Camexu, comme il appelle la ville, il faut 65 jours (à cheval) 
jusqu'à ce qu'on arrive au «fleuve» qui mène a Cassai. — Probable- 
ment c'est aussi de cette ville que Mauro [Zurla p. 35) parle sous 
le nom de Gampit. Elle se trouve dans l'Asie du N.-E. dans l'empire 
Hung et Mongul. — Id. avec Kan-tschou de nos jours dans le 
passage de Jii-mônn sur la grande route fréquentée de Chine 
{Pauthier I p. 165 note 1, Vide Polo I p. 199 note 1, Yule Gathay 
II p. 288 note 3, Sprengel p. 264 note g). Il y a des auteurs qui 
l'ont identifiée avec l'Hami d'aujourd'hui [Yuïe Gathay Ib.). — 
Gfr. Cossam. 

Var. de nom: 

1. Campicion: Polo (Pauthier I p. 165, Nordensk). 

2. Camexu: Peg {Sprengel p. 259). 

3. Campichu: Polo (Yule Polo I p. 197). 

4. Campiciu: Polo (Pauthier I p. 202). 

5. Campion: Polo (Rani). 

6. Campit: Mauro (Zurla p. 35). 

7. Campition: Polo (Gryn). 

8. Chamexu: Peg (Yule Gathay II Append. p. LXIV^- 

9. Kamchu: Rashid-eddin {Yule Cathaj- II p. 288 note 3). 

Campiciu v. Campicion. 

Campion v. » 

Campit V. » 

Campition v. » 

Campsay v. Quinsay. 

Camsan v. Cossâm. 

Camul. Polo {Pauthier I pp. 156 — 59) parle d'une ville de 
ce nom. Elle était située entre deux déserts: d'un côté, le désert 
de Lop et de l'autre côté, un plus petit qu'il faut 3 jours 



108 

à traverser. Tous les habitants sont idolâtres et vivent dos fruits de la 
terre. Il y règne un usage singulier. Quand un voyag(>ur y arrive 
et entre dans une maison, Thùte abandonne toute sa maison et sa 
femme au bon plaisir du voyageur. Il s'en va lui-même et ne revient 
pas avant que le voyageur ait quitté sa maison. On ne regarde pas 
comme une honte de laisser sa femme à un étranger, mais plutôt 
comme tout le contraire. Comme preuve du fait, Polo dit que 
Mangu Khaan, quand il eut api)ris cet usage, le défendit. Mais 
alors les habitants lui demandèrent de lever l'interdiction, et qu'il 
leur fût permis de garder les moeurs qu'avaient eues leurs parents 
et desquelles ils s'étaient bien trouvés. Le Khaan accéda donc à leur 
demande en disant ces mots: «Puis que vous voulez vostre Honte, 
et vous l'aiez!» — Mar (Yule Cathay II p. 390) parle aussi de la ville 
et dit qu'il y avait été, mais quant au reste, il n'en parle pas. — 
Sur la Carte Cat (Notices p. 131), la ville est située dans l'Asie 
septentrionale près de la montagne et de la ville de Sebur et dans 
le voisinage d'un dessin qui représente une caravane, à côté du- 
quel on lit la légende suivante (Ib.): «Cette caravane est partie de 
l'empire de Sarra pour aller au Catayo». — Chez Mauro {Fisch- 
Ong XV), la ville est située dans l'Asie du N.-E., dans le voisinage de 
Lop et Tan g ut. — Id. avec H ami de nos jours, où s'unissent les 
routes des caravanes des environs N. et S. de Tien-schan et d'où 
l'on commence la traversée du désert pour gagner la Chine {Pmtthier 
I p. 156 note 1, Yule Polo 1 p. 190 note 1. Vide Cathay II p. 390 
note 1, Xotices p. 131). 

Var. de nom: 

1. Camul: Polo (l'aiilhicr I p. !;')<», Yiilc Polo I p. 189, Xordcnsk, Gryn). 

2. Camull: Caktk Cat {-Nolicvs p. 131, liinjc p. 78). 

3. Chamul: Polo [Ram). 

Mal'Uo (Fisch-Ong XV). 

4. Kamul: Ma» (Yule Cathay !I p. 390). 

Camull V. Camul. 

Camuzoni. Chez Peg (Yule Cathay 11 p. 301), ville sur la 
route commerciale d'Ajazzo à Torissi, assurément non loin de la 
dernière ville. 

Cana v. Tanaim (dans l'Inde). 

Canamoran v. Caramoram 

Canana v. Comana. 



109 

Canasia v. Quinsay. 
Canbalec v. Cambaiuc. 
Canbetum v. Cambaet. 

Candac. Chez Mauro [Rugc p. 80), endroit situé sur la mer 
Caspienne près d'Acetrechan. 

Var. de nom : 

1. Candac: Mauro (Rnge p. 80). 

2. Candach: Mauro (Ziirhi p. 33). 

Candach v. Candac. 

Candar. Chez Mauro [Fisch-Ong XV), à peu près au milieu 
de l'Asie, il y a un pays de ce nom; selon Zurla (p. 40), Mauro 
distingue un Candar plus petit et un plus grand. Chez Fisch-Ong 
(XV), on rencontre tant Candar que Chandaar, qui sont peut-être 
différents noms désignant seulement le même pays. A en juger d'après 
la légende [Zurla p. 40), Candar est assigné par Mauro comme 
demeure du «Vieux de la montagne». — Probablement id. avec 
Kandahar en Afghanistan. 

Var. de nom : 

1. Candar: Mauro (toutes les cartes). 

2. Chandaar: Mauro (Fisch-Ong XV). 

Canega v. Zanega. 

Cangigu. Dépeint par Polo (Pauthier II pp. 424 sqq.) comme un 
pays riche en épices et en éléphants. Les habitants se tatouent très 
richement. Le roi du pays possède 300 femmes. — Identifié avec 
un des empires de Laos, au S. de Junnan et à l'E. d'Ava 
{Pauthier II p. 424 note t, Yule Polo II p. 81 note 1). 

Var. de nom : 

1. Cangigu: Polo {Pauthier II p. 424, Nordensk, Ram, Gryn). 

2. Caugigu: Polo {Yule Polo II p. 80). 

Cangitae. En allant, Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 749) arriva 
de «terra Comanorum» à un pays qu'il appelle «terra Cangit a- 
rum>, qu'il dépeint comme un pays désert et où. l'eau manque. La 
plupart des habitants vivent de l'élève des bestiaux. La traversée 
du pays prit à Carp tout un mois. — Polon {Soc. Géogr. Paris 
IV p. 777) dit que le pays commençait au fleuve Jaiac et qu'à 
l'O. il touchait à Comania. Il n'y avait pas beaucoup d'ha- 
bitants. Il le dépeint comme un pays désert, rempli de lacs, de 
marais et de fleuves d'eau salée. Polon croyait que c'étaient les 
Mseotides paludes. Il dit qu'il fallait 20 jours pour traverser le 



110 

pays. — Wvnn {Soc. Géoçp-. Paris IV \)\). 274, 270) dit (jii'il fallut 
un peu plus de 6 semaines jiour traverser le pays, qu'il apiDelle 
Cangle, (luoiiju'ils allassent grand train, et il dit même qu'en un 
jour ils ))Ouvaient franchir une distance aussi longue que celle de 
Paris :i Orléans. Le voyage est représenté comme très pénible, 
surtout parce que le pays était bien dépeuplé; à cause de cela, il 
était très difficile de trouver de bons chevaux; quelquefois il pouvait 
voyager deux ou trois jours sans rencontrer personne. Il dit que le 
peuple est congénère aux Coma ni et que le pays touchait à Bul- 
garia Major au N. et ù Mare Caspium au S. — Id. avec une 
race turque (jui s'appelle aussi Kankle ou Kangle, et habitait les 
steppes entre la mer Caspienne et le lac d'Aral (Soc. Géogr. 
Paris pp. 449, 450. Cfr. Cahun pp. 40, 199, Yule Cathay 1 i)p. CLXIV, 
CCXI). ScJunidt (p. 31 note 170) l'identifie avec les Petchènègues. 

Var. de nom: 

1. Cangitse: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 749). 

2. Cangle: Rubr (Ib. p. 274). 

3. Kangitee: Polon (Ib. p. 777). 

4. Quanglys: Rubb (Ib. p. 499). 

Cangle v. Cangit». 
Canglu V. Cianglu. 
Cangiiy v. Cuigiii. 
Canibalista v. Cambaluc. 
Canielu v. Qaindu. 
Canis imperion v. /Vlagnus Canis. 
Canpa v. Cyamba. 
Canpangu v Campangu. 
Gansai v. Quinsay. . 
Cansaia v. » 
Cansan v. Cossam. 
Cansana v. Quinsay. 
Cansave v. > 
Cansay v. » 

Canton. C'est avec cette ville qu'on a id(>ntifié Tesculan. 
Canyo. Sur la Cauti-; Cat (Xotices p. 142, Ruge p. 78), ville 
située sur la côte sud de Catayo à l'O. de Cansay. 
Caoli V. Cadili. 
Caoly V. » 



111 

Caorus. Chez Mauro (Ruge p. 80), montagne de Perse entre 
Merdi et lest. 

Capa V. Cyamba. 

Capchac v. Capthat. 

Capelang. Chez Mauuo iZurla p. 40), endroit de Tlnde, dans 
le voisinage d^Ava. 

Caperij. Sur la Carte Cat [Notices p. 122), ville située près 
de «Mar d'Argis». 

Var. de nom: 

1. Caperij: Carte Cat (Notices p. 122). 

2. Capreri: Carte Cat (Ruge p. 78). 

Capharica. Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 27), île située 
en face de l'Asie septentrionale. Sur l'île on lit la légende: «Capha- 
rica insula silvarum habet copiam. Ars habitantium in ea in sub- 
vertendis urbibus est: armorum habet copiam». — On croit que c'est 
la Scandinavie septentrionale [Miller Ib.). 

Caphisa v. Cassica. 

Caphon v. Sachen. 

Capiguy v. Tacpiguy. 

Capisa v. Cassica. 

Capituer. Chez Mauro [Zurla p. 35), ville de la province 
Hung et Mongul. 

Capreri v. Caperij. 

Caprobane v. Taprobane. 

Capthat. Selon Ruer [Soc. Géogr. Paris IV p. 246), nom des 
Comani. Ce doit être une fausse explication de Kiptschak. 
(Cfr. Schmidt p. 22). — Cfr. Copstzoch et Destihipschach. 

Var. de nom: 

1. Capthat: RuBR (Soc. Géogr. Paris IV p. 246). 

2. Capchac: Rubr (Ib. p. 253). 

Cara. Sur la Carte Cat [Notices p. 126, Ruge p. 78), ville 
située à l'E. de la mer Caspienne. 

Carab. Chez Vesc [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8), dans 
l'Asie orientale, près de «Gog et M agog», on lit la légende: «Carab 
t'ra destructa». 

Caracaron. La première fois qu'il est parlé de cette ville dans 
cette littérature, c'est chez Kir [Kir p. 115), qui dit que le berceau 



112 

de IVmpirc des Tatarcs se trouvait dans un jtays, très loin du côté 
du N.-E. à la limite du Qathai, et il appelle ce pays Qara(iorum. 
— Cahf [Soc. Géogr. Paris IV p. (iOS) dit, en décrivant le pays des 
Tatares, (jue celui-ci n'a point de villes, excepté une seule, Caracaron, 
qu"il a vue lui-même. — Kihk, (jui y passa quelque temps, la dépeint 
d'une façon très détaillée [Soc. Gioyr. Paris IV pp. 345, 346). Elle 
n'était pas aussi grande que St. Denis près Paris et le palais de 
Caracaron n'était pas de moitié aussi grand que l'abbaye de St. 
Denis. La ville était partagée en deux quartiers, celui des Sarrasins, 
où demeuraient principalement les marchands, et celui des Cataiens 
ou des Chinois, où habitaient les ouvriers et les artisans. 11 n'y 
avait pas moins de douze temples païens, deux mosquées mahomé- 
tanes et une église chrétienne. La ville est entourée d'un mur de 
terre. Elle avait quatre grandes portes; près de celle de l'E. était 
un marché pour le commerce des blés de toute espèce; à celle de 
l'O., on faisait le commerce des moutons et des chèvres; à celle 
du S., le commerce des boeufs et des voitures, et à celle du N., des 
chevaux. Le palais du Khaan est également dépeint (Ib. p. 334). 
Des gens venus de près et de loin s'assemblent à Caracaron, parti- 
culièrement pendant le temps (jue le Khaan et son entourage y 
demeurent. Beaucoup de marchands s'y rencontrent. On voit aussi 
une masse d'occidentaux dans ces pays lointains. Rubr en rencontra 
lui-même une partie, et entendit parler des autres (Ib. pp. 309, 337, 
338). — Polo {Pauthicr I pp. 171. 172) dit (|u'll fallait 40 jours 
pour aller d'Esanas à Caracoron; \o chemin traverse un pays 
désert. Polo dépeint très peu la ville, il dit seulement (ju'elle compte 
trois milles de tour et que c'est la première ville que les Tatares 
eussent fondée. Dans le texte que Vide (Polo I p. 203) a reproduit, 
on peut lire, de plus, que la ville est entourée d'une terra.sse et que 
près de la ville il y a un grand palais où demeure le Khaan. — 
Sur la (yAUTK Cat, il semble <ju'on retrouve la ville à deux places 
différentes dans l'Inde, pourtant tout près lune de l'autre: d'une 
part la ville de Carachoiant {Notices p. 135), d'autre part Cara- 
chora (Ib. p. 141); les deux sont identifiées comme étant Karakorum. 
On doute (jue la première de ces villes soit Karakorum, mais la 
dernière l'est assurément (cfr. Soc. Géogr. Paris IV p. 519 note 1). 
— Chez Maiiu) (Fiscli-Omj X\'), dans l'Asie du N.-E., tout près de 
la côte, dans une prestiu'île se trouvent une province et une ville 



113 

du même nom. — Il est sûr que Garacaron est identique à Kara- 
korum, la ville mongole renommée. Quant à la situation de la ville, 
différentes opinions se sont fait valoir. Mais aujourd'hui l'on croit 
bien que Karakorum était situé près du fleuve Or c h on au N. des 
montagnes de Changai {Schmidt pp. 60 — 62. Cfv. Soc. Géogr. Paris 
IV p. 519, Pauthier I p. 171 note 1, Yiile Polo I p. 204 note 1). 

Var. de nom: 

1. Caracaron: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 608). 

RuBR (Ib. p. 345j. 

2. Caracarum: Rubr {Ib. p. 308). 

3. Carachoiant: Carte Cat {Notices p. 135, Riige p. 78). 

4. Carachora: Carte Cat {Notices p. 141). 

5. Caracoron: Polo {Pauthier I p. 171, Nordensk, Yiile Polo I p. 203j. 

6. Caracorum : Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 337). 

7. Caratorum: Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 292*. 

8. Carchoran: Polo {Ram). 

9. Carocoram: Polo {Gryn). 

10. Charachoracur: Mauro [Ziirla p. 36). 

11. Characoracum: Mauro {Riige p. 80). 

12. Characoracur: Mauro {Fisch-Ong XV). 

13. Charocharam: Mauro (Ziirla p. 35). 

14. Qaraqorum: Kir {Kir p. 115). 

Caracarum v. Caracaron. 

Caracatai v. Karakitai. 

Caracatay v. » 

Caracatos v. » 

Carachoiant v. Caracaron. 

Carachora v, 

Caracoron v. » 

Caracorum v. » 

Caraiam v. Caraian. 

Caraian. Polo [Pauthier II pp. 387—97) parle d'une province 
chinoise de ce nom. La province est très grande; les habitants sont 
Sarrasins et idolâtres; pourtant il y a quelques chrétiens nestoriens. 
Le pays abonde en riz et en blé. Il produit en grande quantité des 
chevaux, qui sont exportés dans l'Inde. Il y a de très grands serpents 
dans le pays. Polo dit encore qu'autrefois, avant que le Khaan 
eût pris le pays, un usage singulier y régnait. Quand il y arrivait 
une personne riche ou noble, ou un haut fonctionnaire, on le tuait. 
On ne le faisait pas pour le dépouiller, mais parce qu'on croyait 

8 



114 

que la sagesse et les autres bonnes qualités du mort étaient données 
à ceux (jui l'avaient tué. La capitale du pays s'appelait Jacin, 
mais il y avait aussi une grande ville, qui avait le même nom que 
la province, Caraian. — Chez Maluo (Fî'sc/i-O/?^/ XV), dans Tlndia 
Cin, près de la côte orientale, se trouve la ville de Gharajan, 
qui est évidemment le Caraian de Polo. Elle est située au N. de 
Charaçan et au S. de Ghindu. — Id. avec Jiinnan {Paidhier II 
p. 387 note 1, Yule Polo II p. 40 note 1). La ville de Caraian 
id. avec Tali d'aujourd'hui dans le Jiinnan (Pauthier II p. 391 
note 1, Yide Ib. p. 48 note 1). 

Var. de nom : 

1. Caraian: Poi.o {Pauthier II p. 3ST, Ram). 

2. Caraiam: Polo {Gryn). 

3. Carajan: Polo (Ynle Polo II p. 39). 

4. Charaian: Mauro (la carte de Ziirla). 

5. Charajan: Mauho {linge p. 80, Zurla p. 39). 

6. Karaian: Polo (Nordensk). 

Carajan v. Caraian. 

Caramarion v. Caramoram. 

Caramaron v. » 

Carameran v. » 

Caramoram. Polo (Pauthier H p. 359) mentionne le Cara 
moram comme un fleuve très profond et très large. Il est même 
si large qu'on ne peut pas bâtir un pont par-dessus. Le fleuve, sur 
les bords duquel se trouvent une masse de châteaux et de grandes 
villes de commerce, est représenté comme une artère pour le com- 
merce. De grands navires peuvent y naviguer. Le Khaan (Ib. pp. 
450 — 52) n'y a pas moins de 15,000 navires, qui sont toujours prêts, 
s'il est nécessaire, à transp'orter des troupes dans les pays éloignés, 
même aux îles indiennes. Le fleuve vient, dit Polo, de l'empire du 
«près by ter Johannes». — Odou {Cordicr p. 365) le dépeint comme 
un très grand fleuve qui passe par le G a th a y. Quand, parfois, il dé- 
borde, il fait de grands dégâts. — IMah (Yulc Cathay II p. 350) donne 
une description très confuse du fleuve. Il en fait une continuation du 
fleuve Phison de l'Eden, qui change de nom, quand il passe par 
le Cathay, et s'appelle Caramoran. Puis il fait continuer le fleuve 
à rO. et au-delà de Caffa, pour se perdre dans le sable, reparaître 
encore et pour tomber enfin, au-delà de Thana, dans un lac qu'on 
appelle Bacuc. Il est très clair que Mah ici a confondu plusieurs 



115 

fleuves. En ce qui concerne le fleuve quand il passe par le Gathay, 
Mar dit qu'il croit que c'est le plus grand fleuve d'eau douce qui 
soit au monde. Sur ses rives il y a une quantité de grandes villes, 
et un grand nombre de gens habitent de petites maisons de bois 
qui flottent sur le fleuve. Le commerce sur le fleuve est très actif. 
— Mand (Hall p. 214) le décrit comme un fleuve large et grand, qui 
fait bien des dégâts quand il déborde. — Chez Mauuo (Ruge p. 80, 
Zurla p. 121), le fleuve est indiqué et il tombe dans (3ceanus 
Chataicus. — Id. avec leHoangho ou fleuve Jaune. Les Mongols 
appelaient ce fleuve Kara-mouren ou fleuve Noir. Quant au Cara- 
moran de Mar, il semblerait que le Jang-tsze-kiang et non 
le Hoangho ait servi de base à la description [Pauthier II p. 359 
note 1, p. 450 note 2, Yule Polo II p. 13 note 1, p. 104 note 2, 
Cordier p. 384 note 2, Yule Cathay II p. 350 note 1, Zurla p. 121) 

Var. de nom : 

Polo [Pauthier II p. '359, Gryn). 
Mand (Lorenz p. 116 note 37). 
Odor [Cordier p. 365 note d). 

Odor [Cordier p. 365 note d). 
Mand {Hall p. 214). 
Mand {Lorenz p. 116 note 37). 
Polo (Yide Polo II p. 13, Ram). 
Odor (Yule Cathay I p. 125). 
Mar {Yule Cathay II p. 350). 
Mauro {Ruge p. 80, Zurla p. 121). 

8. Caramoraz: Odor (Cordier p. 365 note d). 

9. Caramorian: Odor {Cordier p. 365). 

10. Charamorani: Odor (Ib. note d). 

11. Karamoran: Polo [Nordensk). 

12. Kara-mouren: Nom Mongol (Cordier p. 384 note 2). 

13. Tarameran: Mand {Lorenz p. 116). 

14. Taramerari: Mand (Ib. note 37). 

15. Tharamoram: Odor {Cordier p. 365 note d). 

16. Tharamorim: Odor (Ib.). 

Caramoran v. Caramoram. 

Caramoraz v. » 

Caramorian v. ■» 

Carana. Ancien nom d'Aarseron. 

Caranici v. Karaniti. 

Caraniti v. > 



1. 


Caramoram 


2. 


Cacameran: 


3. 


Canamoran: 


4. 


Caramarion 


5. 


Caramaron: 


6. 


Carameran: 


7. 


Caramoran: 



110 

Caraol. Sur la Cahtk Cat [Xolices p. 128, Riiye p. 78), endroit 
situé sur la mer Caspienne près de Derbent. 

Caraonas. Selon Polo [Pauihier I pp. 78—80), nom d'une 
race de brigands en Perse dans le voisinage de Camadi. Ces bri- 
gands étaient d'origine indienne et tatare et dans leurs expéditions de 
brigandage ils se présentaient en grand nombre, jusqu'à tO,0(X). 
Alors ils emmenaient tout ce (prils rencontraient; les vieux prison- 
niers étaient tués, les plus jeunes vendus comme esclaves. C'est 
pour se garantir de ces brigands que les villes et les villages de ces 
parages étaient entourés de murs de défense. Sur ce qu'il est dit 
de ces murs, voir Pauthicr I p. 78 note 5, Yulc Polo I p. 94- note 4. 

Caratai v. Karakitai. 

Caratatai v. » 

Caratatay v. » 

Carata> v. •» 

Caratorum v. Caracaron. 

Carauicarum terra v. Karaniti. 

Caravanserai de Gara Jacomi. Selon Peg (Yule Cathay II p. 
299), station sur le chemin d'Ajazzo à Torissi. Probablement elle 
n'était pas située très au S. de Salvastro ou Siwas. 

Caravanserai de Pamiral. Selon Pkg {Yide Cathay II p. 299), 
station sur le chemin d'Ajazzo à ïorissi, probablement pas très 
loin de la première de ces villes. 

Caravanserai de la colline. Selon Peg (Yule Cathay II p. 300), 
station sur la route commerciale d'Ajazzo à Torissi, ou pour plus 
de précision, d'Arzinga à Ar zéro ne. 

Carax. Chez Hald [Havcrg, Miller IV p. 34), ville de Perse 
sur le golfe Persique. On Ijt sur la carte: «Carax oppidum Persici 
sinus intimum». — La ville est aussi mentionnée })ar Plin {Ilisl. 
Nat. VI, KW) dans les mêmes ternuis. mais elle est appelée Charax. 
Au temps de Jésus-Christ, c'était une grande ville de commerce 
{Bunhury II p. 461 note 4). 

Var. de nom : 

1. Carax: Mai.d ilhwcnj. Miller II).). 

2. Charax: I'i.in dlisl. Xal. VI, l.'W). 

Carbunciili. La légende du moyen-Age disait de ces pierres 
|)récieuses ({u'elles étaient très difficiles à prendre, parce qu'elles se 
trouvaient dans des vallées si profondes (jue personne n'y pouvait 



117 

arriver, ou encore parce que la place où elles se trouvaient était 
remplie de serpents venimeux. Pour prendre les pierres, on jetait des 
morceaux de viande dans les vallées. Les pierres précieuses s'attachaient 
à ces morceaux, qu'ensuite de grands oiseaux emportaient des vallées, 
enlevant du même coup les pierres. La même légende se raconte 
quelquefois des diamants {Fisch Samml. pp. 192 — 194). — Polo 
[Pauthier II pp. 629 sqq., Yule Polo II pp. 295 sqq.) dit qu'il y a dans 
l'empire Mutfili beaucoup de diamants, qu'on ramasse justement 
en jetant des morceaux de viande auxquels les diamants s'attachent 
et qui sont attrapés et emportés par des aigles. Quand ceux-ci ont 
ainsi enlevé les morceaux, on les chasse et ils se sauvent en laissant 
les morceaux remplis de diamants. Il y a une masse de serpents 
dans ces montagnes. — Sur la G.a.rte Cat {Ruge p. 78, Notices pp. 133, 
134-), dans l'intérieur de l'Asie se trouvent les «Monts de Bal d as si a», 
montagne isolée, de laquelle sort un fleuve qui forme la limite entre 
l'Inde et le Gatayo. La montagne est marquée de façon qu'une 
vallée profonde paraît très visiblement. Sur la montagne est dessiné 
un oiseau, qui emporte dans son vol quelque chose dans son bec. 
À côté de la montagne sont dessinés deux hommes, visiblement 
occupés à couper de la viande. Tout près on lit la légende suivante: 
«Ces hommes sont allés chercher des diamants, mais comme ils 
ne peuvent parvenir sur les montagnes oi^i se trouvent les diamants, ils 
jettent adroitement des morceaux de viande là où sont les pierres 
précieuses, et les pierres s'attachent aux morceaux de viande et les 
oiseaux les déplacent de là. Puis les pierres attachées aux vian- 
des finissent par échapper aux oiseaux ; et ainsi les recueille-t-on. 
Alexandre trouva que cela se faisait ainsi». — Conti dit (Major 
p. 10) qu'en partant de Maarazia il lit un voyage de 13 jours 
jusqu'à une montagne vers l'E. où il y avait des escarboucles. A 
un autre endroit (Ib. pp. 29 sqq.), il parle d'Albenigaras, montagne où 
il fallait 15 jours pour se rendre en partant de Bizenegalia. On 
y trouve des diamants, mais des serpents empêchent les hommes de 
les prendre. Alors on conduit des boeufs au sommet de la montagne, 
on les tue et on jette les morceaux chauds et sanglants plus bas 
dans la montagne où les diamants s'attachent. Puis des aigles et 
des vautours emportent les morceaux sans que les serpents les puis- 
sent atteindre. Les diamants, détachés de la viande, sont ensuite 
ramassés. — Chez Genues (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), dans 



118 

1 Extrème-Urient il y a une montagne où se lit la légende suivante 
{Fisch Samml. p. 11)2, Wuttke p. 47): «In hop monte gignuntur 
carbunculi». — Cfr. Yiile Polo II p. 297 note 2, Notices p. 133 
note 1. Fisch Samml. pp. 192 sqq. — Cfr. Badacian. 

Carcan. Selon Polo (Pauthicr I pp. 141, 142), province qu'il 
fallait cinq jours pour traverser. Les habitants sont mahométans, 
mais il y a pourtant des chrétiens nestoriens et jakobites. Le pays 
est riche. Dans l'édition de Yule (Polo I p. 173), il est ajouté 
que les habitants souffrent très souvent d'avoir les jambes enflées; 
cela vient de la qualité de l'eau à boire. — Id. avec Yarkand 
(Pauthier 1 p. 141 note 1, Yule Polo I p. 173 note 1). 

Var. de nom: 

1. Carcan: l'oi.o il'aiitliier I p. 141). 

2. Carcham: Polo {(irun). 
8. Carchan: Poi.o {Runij. 

4. Tartan: Poi.o {Xordensk). 

5. Yarcan: Poi.o [Yule Polo I j). 173). 

Carcanus. Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 34», ville de Perse 
ou de Mésopotamie, pas très loin du golfe Persique. Selon Miller 
Ib.), elle est identifiée avec Carchemis, mentionné dans Chroni- 
corum II, 35, 20. 

Var. de nom : 

1. Carcanus: Halo illaverg, Miller IV p. M). 

2. Carchemis: Chron. II, 35, 20. 

Carcham v. Carcan. 

Carchan v. » 

Carchemis v. Carcanus. 

Carchoran v. Caracaron. 

Carcon v Caiton. 

Cardandan v. Zardandan. 

Cardecat v. Calatu. 

Carem v. Casem. 

Caricon v. Aarseron. 

Carimaspi v. Arimaspi. 

Carli v. Caule. 

Carmagite v. Tarmegyte. 

Carmania. Celle vieille province de l'empire perse, mentionnée 
par Sol (p 202) et par Isid (Elymol XIV, 3, 12), se retrouve chez 
Hald (Haverg, Miller IV p. 32) sous le nom de «Carmania regio>. 



119 

entre le Tigre et l'Indus. — Elle est aussi indiquée chez Ebst 
{Miller V p. 48). — Polo [Pauthier I pp. 72, 73) parle d'une pro- 
vince et d'une ville du même nom, savoir: Creman. Pour aller à 
la ville, il fallait 7 jours en partant de Zasdi, 9 jours en partant 
de Camadi, et 7 en partant de Cabanant. L'industrie y est très 
active; on y fait surtout des outils de guerre tels qu'épées, arcs etc. 
Les femmes de ce pays sont aussi très habiles à la couture et à la 
broderie; leurs ouvrages sont très souvent ornés de figures représen- 
tant des oiseaux, des arbres, des fleurs, et autres dessins de ce 
genre. Le pays est riche en pierres précieuses, surtout en turquoi- 
ses, en andaines ou ondaniques, comme on les appelle aussi. 
Les meilleurs faucons du monde se trouvent dans les montagnes de 
cette province. — Maxd [Hall p. 259) dit que dans «Kyngdom of 
Mede» il y a, entre autres, une ville appelée «Karemen» qui pro- 
bablement doit être la ville en question, — Chez Yïyqq [Magasin p. 48), 
en Perse, près de Flnde, on trouve Carmania. — Sur la Carte Cat 
[Notices p. 123, Ruge p. 78), en Perse, sur le golfe Persique, se trouve 
la ville de Creman près de la ville de Hormissiom. — Chez 
Genues (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), au S. de la Parthia et sur 
la côte de Perse, se trouve un pays de Cor mania. — Chez Leardo 
[Fisch-Ong XIV), il y a en Perse un territoire appelé «Carmani 
dixerta». — Chez Mauro {Fisch-Ong XV), le pays de Chre mania 
se trouve juste au N. de Caheria et de Chobinam, et on y lit 
à son sujet cette légende {Zurla p. 43): «Quelques-uns appellent ce 
territoire Chre mania, d'autres l'appellent Charmania. Dans ce 
pays il y a des turquoises, des saphirs, de l'indigo et des faucons 
magnifiques, et l'on y fait les ouvrages de plumes les plus exquis». 
Varchu, C h os i mie et Soltanfon sont les villes du pays et elles 
sont toutes situées sur un lac (Ib.). Selon une légende (Ib. p. 44), le 
golfe Persique est aussi appelé le Chreman. — Id. avec la province 
de Kerman d'aujourd'hui et avec la ville du même nom [Yule Polo 
I p. 87 note 1, Pauthier I p. 72 note 1, Zurla p. 123). 

Var. de nom : 
1. Carmania: Sol (p. 202). 

IsiD [Etijmol XIV, 3, 12). 
Hald {Haverg, Miller IV p. 32). 
Hygg (Magasin p. 48). 
Leardo {Fisch-Ong XIV). 



120 

2. Charmania: Kiisr i. Miller V p. 48). 

Mai no [Zurla p. 43). 

3. Chiermaln: Polo {Ram) 

4. Chremania: Maiho {Fiscb-On;/ XV, Rnge p. 80). 

5. Cormania: Gences (Fisch-Oiui X, Wiillke Tafel X). 

6. Creman: Polo {Pauthicr I p. 12, Xordensk). 

(".AUTK C.AT (Solices p. 123, Riige p. 78). 
T. Cremania: Maiho (la carte de Zurla). 

8. Crermam: Polo ((iri/n). 

9. Karemen: Mand {Hall p. 25i)l. 

10. Keremen: Mand {Lorcnz p. 154). 

11. Kerman: Polo {Yiilc Polo I p. 86). 

Carnaa v. Conan. 

Carnata ou Kanara de nos jours. C'est avec cette province 
qu'on a identifié C h an ara. 

Carocam v. Carosant. 

Carocoram v. Caracaroii. 

Carosant. Sur la Carte C.vt {Ruge p. 78), ville de la côte est 
de rinde. 

Var. de nom : 

1. Carosant: Cautk Cat Ruge p. 78. la carte dans Notices p. 182). 

2. Carocam: Cahik Cat {Solices p. 13(5). 

Carpa v. Cyamba. 
Carpe v. Arbor Sicca. 
Carpiguy v. Tacpiguy. 

Cars. KiM (Kir p. 176) raconte que le roi Hetlium passa par 
Cars en parlant. — Schilt {Xtirnb Cap. 23) indique un pays de 
Kray, qui autrefois appartenait à la Habyionie. — Id. Kars {Tel} 
p. 186 note 1). Cfr. Ritter Krdk. X pp. i-2B sqq. 

Var. de nom: 

1, Cars: Km (A7;- p. 17(!). 

2. Kray: Schilt [\iirnh Cap. 23. Telf p. 33). 

Carsitatay v. Karakitai. 

Carstatay v. » 

Cartan v. Caiton. 

Cartttar modu(?) v. Caciar modun. 

Carztron v. Aarseron. 

Casach v. Cassan. 

Casa le v. Quinsay. 

Casai. Chez 1\I.\lho {Zurla p. 38), ville de Chatajo. 



121 

Casale. Chez Mauro, on voit ce mot, ou Casai i, à plusieurs 
endroits; selon Zurla (p. 42), cela signifie pays ou ville sans murailles. 
On se demande si les Casale que Rubr mentionne dans son récit, 
n'y peuvent pas rentrer aussi. Son Casale signifierait donc petite 
ville ou village et ce ne peut être le nom indépendant d'une place. 

Casan v. Cosan. 

Casan v. Cossam. 

Casaria v. Qazari. 

Casarie v. » 

Casay v. Quinsay. 

Cascai v. » 

Cascar. Polo [Pauthier I pp. 134, 185) le dépeint comme un 
pays beau et fertile, rempli de jardins et de vignes superbes. Il y 
croît aussi une grande quantité de coton. Les habitants sont con- 
sumés par les excès de nourriture et de boisson. Ils font beaucoup 
de commerce et plus d'un de ces marchands qui voyagent dans le 
monde entier, est sorti de ce pays. 11 y a parmi eux beaucoup de 
chrétiens nestoriens qui ont leurs propres églises. — Chez Mauro 
[Fisch-Ong XV), dans le voisinage de Pamir et Bal or se trouve la 
ville de Chaschar. — Id. avec la ville et la contrée autour de la ville 
de Kashgar {Pauthier I p. 135 note 1, Yule Polo I p. 170 note 1). 

Var. de nom : 

1. Cascar: Polo (Pauthier I p. 134, Yule Polo I p. 169, Nordensk, Ram). 

2. Cassar: Polo {Gryn). 

3. Chascar: Mauro (Zurla p. 36). 

4. Chaschar: Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80). 

Casem. Chez Polo [Pauthier I pp. 114—116), nom d'une pro- 
vince et d'une ville. Les habitants demeurent dans des terriers et 
vivent pour la plupart de l'élevage des bestiaux. — Id. avec Kischm 
en Badachschan {Pauthier I p. 114 note 3, Yule Polo I p. 147 
note 4). 

Var. de nom: 

1. Casem: Polo (Pauthier 1 p. 114, Xordensk). 

2. Carem: Polo (Yule Polo I p. 145). 
8. Scasseni: Polo (Ram, Gryn). 

Casena. Station, mentionnée par Peg (Yule Cathay II p. 299), 
sur la route commerciale d'Ajazzo à Torissi, probablement pas 
très loin d'Ajazzo. 

Casianf v. Cacianfu. 



122 

Casia regio. Chez Ptol, pays ou peuple de la Scythia extra 
lin au m. Sur ce pays, voir du reste Richthofen (Chinai pp. 485, 486). 

Casiorum montes. Chez Ptol, montagnes de la Scythia extra 
imaum et de la Serica. Différentes opinions ont été proposées 
pour l'identification de ces montagnes. Il y en a qui ont voulu les 
placer au Kashgar actuel, mais Richthofen (China I pp. 485, 480) 
croit qu'elles correspondent au Kwen-lun d'aujourd'hui. 

Casmir. Caup (Soc. Géogr. Paris IV p. 708) mentionne Casmir 
parmi les pays qui furent subjugués par les Mongols. — Polo 
(Pauthier I p. 81) parle du pays Ariora Chesiemur et (Ib. pp. 
125 — 128) du pays Chesimur, qui sont sans doute identiques. A 
propos du dernier, le pays est dépeint comme situé sur la grande route 
fréquentée de Bacian à l'Inde; il fallait 7 jours pour y aller de 
Bacian. Le climat du pays est extrêmement beau, ni trop froid, ni 
trop chaud. Il y a maintes villes et maints villages, mais aussi des forêts 
et des défilés difficiles, de sorte que les gens du pays n'ont pas à 
craindre d'invasions ennemies. La couleur des habitants est brune et 
ils vivent de viande, de lait et de riz. Ils sont idolûtres, pourtant 
très habiles dans la sorcellerie. Il y a des ermites en masse; ils 
se privent de manger et de boire et observent pour le reste certaines 
coutumes religieuses; aussi possèdent-ils une grande réputation. — 
Chez Mauro {Fisch-Ong XV), juste au N. de l'Insical, se trouve la 
province Chesmir, qui probablement est identique avec Chesimur 
de Polo. — Id. avec Kashmir (Pauthier I p. 81 note () et p. 125 
note 1, Yule Polo I p. 08 note i et p. 15U note 1). Cfr. Camar. 

Var. de nom : 

1. Casmir: Cakp (Soc. Géogr. Paris IV p. 708). 

2. Anonichesiemur: Polo iXordensk). 

3. Ariora Chesiemur: Polo (Pauthier I p. 81 1. 

4. Ariora Keshemur: I»oi,o (Yule l'olo I p. O.Hl. 

ô. Chesimur: l'oi.o {l'autliicr I |). 125, Gnjn, Xordensk). 

*). Chesmir: Macho {Fisch-OïKj XV, lUn/e j). SO, Zurla p. 06). 

7. Chesmur l'or.o (liani). 

8. Chiamala Chesmur: Poi.o ilUmu. 

ît. Cosmir Cahi' (Soc. Géogr. Paris IV p. 70S note 11). 

10. (josmit: Caiu» (Ib.'. 

11. Keshimur: l'oi.o {Yule Polo I p. 157). 

Casmonii. (Jlav [Markh p. 183) dit qu'il passa par cette ville à 
son retour. Lllc était située près de Sultanieh. — Markh (Ib. 



123 

note 1) a cru quelle devait peut-être bien être identifiée avec Kas- 
win. — Cfr. Xaharica. 
Caspho V. Caffolos. 

Caspia civitas. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 26), ville de 
l'Asie septentrionale, à l'E. de iVlare Gaspium et dans le voisinage 
de Seres civitas. 

Cassa V. Caffa. 

Cassai v. Quinsay. 

Cassak v. Cassan. 

Cassallom. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), village. — Id. 
avec un village de Chowaresmie (Ib.). 

Cassam v. Cossam. 

Cassan. Mlle. Odor [Cordier p. 41) dit qu'elle est située sur 
la route de Somdoma à l'Inde, et il dit que de là sortirent les 
trois mages ou les trois rois, qui offrirent leurs hommages à Jésus. 
Il faut plus de 50 jours pour aller à Jérusalem en partant de Cassan, 
mais les trois mages firent la route en 13 jours seulement, grâce à 
l'aide de Dieu. La ville abonde en pain, en vin et en autres denrées. 
Autrefois elle était encore plus florissante, mais elle a été détruite 
par les Tatares. — M and {Hall p. 70) parle aussi du voyage des 
trois mages auprès de Jésus. Ils venaient de Cassak, ville de l'Inde, 
et bien qu'il fallût 53 jours pour aller à Bethlehem de cette ville, 
il leur en fallut seulement 13. — Des difficultés se sont présentées con- 
cernant l'id. de Cassan. Premièrement, on a fait attention à la 
relation qui veut que les trois mages soient partis de cette ville. 
Polo parle aussi d'eux, mais il dit {Pauthier I pp. 61, 62) qu'ils 
seraient partis de la ville de Saba, qu'il place aussi en Perse à peu 
près au même endroit où Cassan, selon Odor, aurait dû être situé. 
On croit que Saba est identique à Sawah ou Awa, et que Cassan 
est id. à Kaschan. Toutes les trois sont situées sur la route de 
Sultanie à Jesd. Mais, se rapportant à ce qu'a dit Polo, on a 
aussi voulu identifier Cassan avec Sawah ou Awa {Cordier p. 
42 note 1, Yide Cathay I p. 51 note 1). 11 nous semble que le 
fait que les trois mages partirent de cette ville ne devrait pas être 
décisif pour l'id. de Cassan, vu qu'il y a aussi d'autres places 
assignées comme points de départ des trois mages. La Carte Cat 
[Notices p. 125) indique par exemple qu'ils sont partis de la province 



124 

Tarssia. À cause de cela, l'identité entre Saba de Fof.o et 
Cassan ne nous semble pas posée en fait. 11 est plus probable que 
Cassan est identitiable avec le Kascban d'aujourd'hui, qui est une 
ville ancienne, renommée depuis des siècles pour son industrie et 
ses jardins [Ritter Erdk. IX p. 85). Cfr. Bov p. 40. 

Var. de nom: 

1. Cassan: Onon {Cordier p. 41, Yiilc (",:itliay I p. 50). 
'2. Casach: Man» [Lorenz p. SI). 
;>. Cassak: .Mam> ilhill p. 70). 

Cassan v. Cessa m. 

Cassar v. Cascar. 

Cassaria v. Gazari. 

Cassarie v. » 

Cassa} V. Quinsay. 

Cassaye v. » 

Cassi. Parmi les peuples que les Mongols subjuguèrent, Carp 
(.Soc. Géogr. Paru IV p. 709) nomme les Cassi. — Pour Tid. des 
Cassi D'Avezac (Ib. p. 574) croit que cela peut être soit les Caci 
ou Kakhs, peuple du Caucase, soit les Qaschy ou Katchy, ra- 
meau des Tangut. (Sur ces derniers v. Reclus Asie orient, p. 73). 
On se demande si Cassi n'a pas quelque rapport avec la Cassia 
de Hethum? 

Cassia. Selon Hkt (Cap. 5), pays au N. de Cu mania. — 
Peut-être id. avec les Cassi de Cahp? 

Cassica. Plin {Hist. Nat. VI, 92) parle d'une ville de l'Inde, 

«Capisam urbem, quam diruit Cyrus». — Sol (p. 201) dit: 

Proximam Indo flumini urbem habuere Caphisam, quam Cyrus 

diruit». — Chez Hal» {Haverg, Miller IV p. M), dans l'Inde, près 

de mons Sephar, se trouve «Cassica civitas, quam Cirus destru.xit». 

V^ar. de nom: 

1. Cassica: HAr.D illarenj, Miller IV p. 'M}. 

2. Caphisa: Sol (p. 201). 

.'5. Capisa; Pi.in 'Hisl. S'at. VI, 92). 

Cassen v. Cessam. 

Castrama. Sur la Carte Cat {Notices p. 129, Riige p. 78), 
ville sur le Volga, dans le voisinage de Borgar. 

Casvin. Polo (Pnuthier I p. 65) dit (|ue la Perse est partagée 
en huit royaumes ou provinces, dont le premier s'appelle Casvin. 
— Chez Matmo (Zurla p. 44), on lit dans une légende que la Perse 



125 

«consiste en huit royaumes dont le premier s'appelle Chassu». — Id. 
avec Kaswin (Pauthicr I p. 65 note 1, Yule Polo 1 p. 80 note 1). 

Var. de nom: 

1. Casvin: Polo (Paiithier 1 p. 65, Yule Polo I p. 79). 

2. Chassu: Mauro (Ziirla p. 44). 

3. Chasuim: Polo [Nordensk). 

Casve V. Quinsay. 

Caszaj V. > 

Caszam v. Cossam. 

Cata V. Cataia. 

Cataia v. Appendice 1. 

Cataio v. Cataia. 

Catan v. Caiton. 

Catan v. Cataia. 

Catan v. Chaan. 

Catay v. Cataia. 

Catay Niger v. Karakitai. 

Cath, la mer de. Cfr. Sout-Col. 

Catiian v. Caiton. 

Cathan v. Cataia. 

Cattian v. Ciiaan. 

Cathanus v. Cataia. 

Cathasa v. Sachala. 

Catiiay v. Cataia. 

Catha} Mare v. Cataia. 

Cathey v. » 

Catoiicati. Sur la Carte Cat [Notices p. 129), endroit à l'angle 
nord de la mer Caspienne. — Id. avec Kolodtzy (Ib.), dont la 
situation m'est inconnue. 

Catora v. Cercla. 

Cattiaris. Chez Ptol, fleuve du Sinarum Situs. — Id. avec 
le Song-koi au Tonkin {Richthofen China I p. 509). 

Cattigara. Chez Ptol, ville du Sinarum Situs. — Id. comme 
se trouvant dans le voisinage du Hanoi d'aujourd'hui, au Tonkin 
(Richthofen Gtiina 1 p. 509). 

Catusaie v. Quinsay. 

Catusaye v. » 

Caugigu V. Cangigu. 



126 

Cau!e. IUbu {Soc. Géogr. Paris W p. 329) parle du peuple 
Gaule, qui demeure dans des îles. La mer environnante gèle en 
hiver, de sorte que les Tatares peuvent alors se rendre à pied sec 
dans ce pays, qui leur paye un tribut pour être en paix. De cette 
description, il résulte que Gaule .se trouve dans le voisinage ou 
plutôt au-delà de Gataia. — Polo (Pauthier 1 p. 249) mentionne le 
pays Gauly comme la seconde des provinces de Nayan. — Sur la 
Garte Cat {Notices pp. 139, 140), se voit un nom semblable dans 
la légende de l'île de Taprobane, oîi il est écrit: «Cette île est 
appellée par les Tartares Magno Gaulij; c'est la dernière qu'on 
rencontre en Orient». Il est très douteux que cette île soit le même 
pays que Gaule de Rubu et de Polo. Mais probablement, le nom 
Gaulij, pris en soi, a quelque rapport avec Gauly de Polo. — 
Ghez Mauho {Fisch-Ong XV), nous n'avons pu trouver le nom, mai.s 
Zurla (p. 119) croit que le pays Gauly est indiqué sur la carte, et 
alors une des presqu'îles, qui font saillies dans l'Océan du côté du 
N.-E., près du pays Hung et Mongul, serait probablement ce même 
pays Gauly. — Id. avec la Gorée {Schmiilt p. 58, Vide Polo I p. 
308 note 2, Zurla p. 119, Richthojen Ghina I p. 9(J3). 

Var. de nom: 

1. Caule: RuHK (Soc. Géogr. Paris IV p. 329 note 1). 

2. Carll: Polo {Ram). 

3. Cauli: Poi.o (Gryn). 

4. Caulij: Cahtk Cat (Xoticcs p. 129). 

5. Cauly: Polo {Pauthier 1 p. 249, .Von/cn.sA-, Ynlc Polo I p. 307). 

Carte Cat (Uikjc j). 7S). 
{). Taule: Rubr (Soc. Géogr. Paris IV p. 329). 

Cauli V, Caule. 

Caulij V. » 

Cauly V. » 

Cava. Ghez Mauho {Ruge p. HO), ville située à .l'embouchure de 
l'Indus. On ne la retrouve pas dans les autres reproductions de 
Mauho. 

Cavranei Screni v. Chauranaci Scythae. 

Caxinaro v. Coxinam. 

Caxixes. Selon Gr.AV {Markh p. 79), nom d'une secte maho- 
métane, qui demeurait à Delularquente. 

Caxum. Sur la Carte Cat {Xotices p. 143, Ruge p. 78), ville 



127 

située sur la côte est de Cataia; au S. de ce point se trouve Gaysan 
et au N. se trouve Fugio. 

Cayandi. Chez Med {Fisch Samml. p. 13B), ville sur le 
fleuve A mu. — Sur la Carte Cat [Notices p. 126), ville située près 
de Monts de Amol et du flum d'Organci. — Id. avec Kundus? 
ou Chodjent? [Fisch Samml. p. 133). 

Var. de nom: 

1. Cayandi: Mkd (Fisch Samml. p. 133). 

Carte Cat (la carte de Notices p. 118, Riige p. 78). 

2. Coyandi: Cakte Cat (Xolices p. 12G). 

Cayban? v. Taican. 

Caycin v. Taicin. 

Caydo v. Cayto. 

Caydon v. > 

Caynam. Sur la Carte Cat [Notices p. 137), dans l'océan 
Indien, à TE. de l'île d'Iana, se trouve une île nommée Caynam 
et vis-à-vis, sur le continent, se trouve une ville (Ib. p. 142), 
«Ciutat de Caynam», du même nom. — L'île de Caynam a été 
identifiée avec les And amans [Notices p. 137). 

Var. de nom: 

1, Caynam : Carte Cat {Notices p. 137, Riige p. 78). 

2. Caynan : Carte Cat [Notices p. 142). 

Caynan v. Caynam. 

Cayngui v. Cuguy. 

Caysam v. Gaysan. 

Caysan. Sur la Carte Cat {Notices p. 142), ville située sur 
la côte est du Chatayo, juste au S. de Caxum et au N. de Fus- 
sam. — Elle a été identifiée avec Kialhingfou (Ib.), mais nous ne 
savons où cette ville est située, à moins qu'elle ne soit Kia-hsing, 
au S.-O. de Schang-hai. 

Var. de nom: 

1. Caysan : Carte Cat (la carte de Notices p. 132. Ruge p. 78). 

2. Caysam: Carte Cat (Notices p. 142). 

Cayto. Dans l'édition de Yule (Polo I p. 331), la nouvelle 
capitale que le Khaan faisait bâtir près de Cambaluc est appelée 
Taidu, mais dans l'édition de Pauihier (I pp. 272, 273), la nouvelle 
capitale et l'ancienne sont toutes les deux appelées Cambaluc. 
Les deux éditions indiquent la raison pour laquelle il bâtit une capi- 
tale neuve; ce fut sur le dire des astronomes que les habitants de 



128 

l'ancienne ville viendraient un jour à se révolter contre le grand 
Khaan. (Cfr. Guarihalu). — Chez Odor [Cordier pp. 366, 367), la 
ville neuve est appelée Cayto et on la dépeint en détail avec son 
superbe palais impérial. — Mand {Hall p. 2\b\ dans sa description du 
palais, suit Folo et Odoh et il appelle la ville neuve Caydon. — 
Les Mongols l'appellent Ta-tou. — Cfr. Y nie Polo I p. 333 note 1, 
Cordier p. 4(X) note 7, Bov p. 93. 

Var. de nom: 

1. Cayto: Odok {Cordier p. 3(37). 

2. Caido: Odou Ib. note a). 
:\. Caydo: Odok (Ib.). 

Mand {Lorenz pp. 116, 122). 

4. Caydon: Mand (Hall p. 215). 

5. Qaydo: Mand (Hall p. 240). 

t). Taido: Odok [Cordier p. 867 note a). 

7. Taidu: Polo Yiile Polo I p. 331). 

<s. Taydo: Odok (Yule Catbay 1 p. 127, Cordier p. 367 note a). 

a Thayde: Odor {Cordier Ib.). 

Cayton v. Caiton. 

Cayu. Selon Polo {Pauthier II pp. 465—466), ville du Ga- 
thay près de la ville de Pauchin. Elle est dépeinte comme une 
grande ville de commerce et d'industrie. — Id. avec Kao-yu {Pau- 
thier II p. 465 note 1, Yule Polo II p. 115 note 1). Cette ville est 
située dans la province de Kiang-su, sur la rive est du Crand 
Canal. 

Var. de nom: 

1. Cayu: Poi.o [Vuulhicr W j). 4()6, Yule Polo II p. 115). 

2. Cagiu: Poi.o iSordensk). 
:\. Caim: Polo {Ram). 

4. Cain: Polo (Gryn). 

Gaza. Selon Clav {Markh p. 87), ville située dans le voisi- 
nage de Choi et du lac d'Urmia. Elle est dépeinte comme grande, 
fort peuplée et remplie de vergers. Clav y passa en partant. 

Cazinfu. Chez Maiho {Zurla p. 36), ville du Chatajo, à l'E. 
du P o 1 i .s a n c h i M . 

Cedar v. Cède. 

Cède. Chez Ve.sc [Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8, Miller 
111 |). 136), le Cède port us se trouve à l'angle nord de la mer 
Bouge. — Chez Hvgg (Magasin p. 48, Miller III p. 102), on 
trouve Cedar à la même place. — Assurément on a pensé ici à la 



129 

ville d'Arabie mentionnée par Esaïe 42, 11, Jcrémie 1-9, 28, Ezé- 
chicl 27, 21. 

Var. de nom: 

1. Cède: Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8). 

2. Cedar: Hyog {McKjasin p. 4cS, Miller III p. 102). 

3. Zede: Vksc {Miller ÏU p. i;3G). 

Cefilis V. Tiffliffs. 

Ceilan v. Ceyian. 

Celan v. » 

Celsite. Chez Mand [Hall p. 155), ville située en Tarme- 
gyte. La ville fut fondée par Alexandre et s'appelait autrefois 
A 1 ex and ri a. 

Celstan v. Cielstan. 

Cemanunn v. Cemauium. 

Cemauium. Rubu [Soc. Géogr. Paris IV p. 387) dit qu'au pied 
de la montagne où Tarche de Noé fut jetée, se trouve Cemauium, 
dont le nom veut dire huit. La ville aurait reçu ce nom parce que, 
selon la tradition, huit personnes, qui avaient quitté l'arche, ont bâti 
la ville. Cfr. Schmidt (Zeitschr. Erdk. Berlin XX p. 249). — Proba- 
blement, c'est la même ville dont Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 39) 
parle sous le nom de Se mur. Elle est située sur l'Ararat, et on 
dit qu'elle a été très grande, mais que depuis elle a été détruite par 
les Tatares. 

Var. de nom: 

1. Cemauium: Rubk (Soc. Géogr. Paris IV p. 387 1. 

2. Cemanunn: Rubu (Ib. note 2). 

3. Cemaurum: Rubh (Ib.). 

4. Semur: Jord (Ib. p. 39). 

Cemaurum v. Cemauium. 

Cenan. Ville par où Clav [Markh p. 182) passa en partant. 
Dépeinte comme une grande ville. — Id. avec Se m n an dans le 
Chorasan (Ib. note 1). Cfr. Ritter Erdk. VIII pp. 459 sqq.). 

Cenderghiria v. Cenderghisia. 

Cenderghisia. Ville de l'Inde; Conti (Major p. 7) y passa dans 
son voyage de Pelagonga à Pudifetania. — Chez IMauro {Fisch- 
Ong XV), dans l'Inde, au centre du pays, se trouve la ville de Zen- 
dirgiri, qui visiblement est identique à la Cenderghisia de Conti. 
— Rugc (p. 78) l'a identifiée avec Tschandragiri. Nous n'avons 



130 

pas trouvé ce nom sur la carte, mais cest probablement la même 
ville que Chennagiri du Mysore, situe à peu près par 11** lat. 
N. et 76° long. E., mcridian de Greenwich (Andrée Atl.). 

Var. de nom: 

1. Cenderghisia: Conti (Ram p. 33i«, l'iircluis). 

2. Cenderghiria: Conti (Major p. 7). 

3. Zendirgirl: Mairo {Fisch-Ong XV, Hik/c p. 80). 

Cengui v. Giuguy. 

Cenocefali v. Cynocephali. 

Cenocephali v. » 

Cenophali v. » 

Censcalam v. Tesculan. 

Censcalan v. » 

Censcanlan v. » 

Censcolan v. » 

Censkalon v. » 

Centibor. Chez Med {Fisch Saininl. p. loH), ville de l'Inde. 
— Sur la GAKTii Cat {Notices p. 124), on retrouve la ville sous le 
nom de Chintabor sur la côte ouest de l'Inde, au S. de Paychi- 
nor et au N. de Mandor. — Id. avec Sindabur d'Ibn Bat u ta, 
qui est réputé comme situé sur la cùle ouest de l'Inde au N. de 
Bombay ou, pour plus de précision, entre Daman et Mahim [Fi.sch 
Samml, p. 183, Yule Catbay II p. 44i). 

Var. de nom : 

1. Centibor: Mi:u (Fisch Samml. p. Ki'iL 

2. Chintabor Caimk Cat (Solices p. 124, IUkjc p. 78). 
Cequesana. Village; Clav {Markh p. 97) y passa en parlant. 

Il était situé entre Sultanieh et Téhéran. 

Ceraci v. Serasy. 

Cercales. Chez VksV. {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel S, 
Miller III [). 1H()), île de l'océan Indien. 

Var. de nom ; 

1. Cercales Vise, l/cihrhr. Erdk. licrlin X.W'I 'i;ifcl S. .U/7/cr 111 p. \'M\. 

2. Tercales; X'i.sc dh, Ib.). 

Cernouem. Quand (^onti (Major p. 10) eut remonté le (lange 
pendant 15 jours, il arriva à une grande et opulente ville du nom 
de Cernou(;m. - (liiez (iENUES [Fisch-Onçi X, Wultke Tafel X), en 
remontant un peu le Gange, on trouve «Arnona civilas> (|ue 
Fischer (Samml. p. 204) croit être identique au Cernouem de 



131 

CoNTi. — Fisch (Ib ) émet la supposition qu'elle peut être id. avec 
Chandarnagar près de Calcutta. 

Var. de nom: 

1. Cernouem: Conti [Ram p. 339, Piirchas). 

2. Arnona: Genues (Fisch-Ong X, Wiitlke Tafel X). 

3. Cernove: Conti [Major p. 10). 

Cernove v. Cernouem. 

Cesaria v. Qazari. 

Cessaria v. » 

Cestan. Selon Mauho [Zurla p. 31), province de l'Asie sep- 
tentrionale. 

Cetey v. Cataia. 

Ceuscala v Tesculan. 

Ceylan. Polo {Pauthier II pp. 582—600) dit que si l'on va 
environ 1000 milles au sud-ouest en partant de File d'Angama- 
nain, on arrive à l'ile de Ceylan, qui est l'île de cette grandeur 
la plus riche du monde. Elle a 2,400 milles de tour, mais autrefois 
elle était encore plus grande, elle avait alors 3,600 milles de tour. 
Cela provient du vent violent, qui a aidé la mer à emporter de gran- 
des parties du versant nord de l'île, lequel est très bas. Les 
habitants sont idolâtres, vont presque nus et vivent surtout de 
riz. Dans l'île, il y a des rubis, des saphirs, des topazes, des amé- 
thystes et d'autres pierres précieuses. Le roi de l'île possède un 
rubis, qui est le plus grand et le plus beau du monde. Il est long 
d'une main, gros comme le bras et rouge comme le feu. La valeur 
n'en peut être mesurée en argent. Le grand Khaan avait une fois 
essayé de l'acheter, mais en vain. Les habitants ne sont pas bons 
soldats et en raison de ce fait, on est obligé de recruter les hommes 
de guerre dans les rangs des Sarrasins en d'autres pays. Il y a dans 
l'île une haute montagne où les Sarrasins croient que se trouve la tombe 
d'Adam (cfr. Adam s Peak), mais les gens du pays disent que c'est 
la tombe d'un saint fils de roi du nom de Sagamoni Borcam 
dont Polo raconte la légende avec force détails. — Het {Het Cap. 6) 
parle de Celan, île où il y a des pierres précieuses, rubis, saphirs, etc. 
Le roi possède le plus grand et le plus fin rubis qui soit. Au 
couronnement, il le porte à la main et alors tous le reconnaissent 
comme roi et lui obéissent. — Jord {Soc. Géogr. Paris IV pp. 49, 
50, 55) dit qu'il y a une île du nom de Silem, où l'on trouve les 



13 2 

pierres les plus précieuses du monde et des éléphants superbes. 
Entre ! île et le continent, on pèche les perles en grande quantité. A 
cause de cela, il y a pendant trois mois de l'année une masse de 
navires, dont le nombre peut même aller jus(|u'à 8,(X)0. Le roi 
de lile possède entre autres pierres précieuses deux rubis. (|ui sont 
les plus précieux et les plus grands du monde. — Odom [Cordier 
pp. 219, 220) parle de Sillam, une île, qui a 2.U(K) milles détour. 
Il y a une masse de serpents et d'animaux sauvages, surtout d'élé 
phants, mais ils laissent toujours les étrangers en paix et n'attaquent 
que les gens du pays. Il y a aussi une espèce d'oiseaux, grands 
comme des oies et ù deux tètes. Dans lile est une très haute mon- 
tagne (cfr. Adams Peak) où. selon la tradition, Adam et Kve pen- 
dant 100 ans pleurèrent leurs péchés, et oii leurs larmes auraient 
formé un lac très profond. Mais Odoh ne croit pas à cette fable, 
car il avait vu lui-même l'eau jaillir de la terre. Dans ce lac se 
trouve une grande quantité de pierres précieuses, rubis, diamants, etc. 
Aussi dit-on que le roi de ce pays possède plus de pierres précieuses 
que tout autre roi du monde. — Mah [Yuîe Gathay II, 84-6, 85H. 
856 — 371) parle tant de la montagne que de l'île de Seyllan, située 
en face du Paradis. La distance du Paradis n'est que de 40 
milles italiens, de sorte (pie les habitants de Seyllan peuvent en- 
tendre l'eau bouillonner au Paradis. Dans lile, il y a une mon- 
tagne célèbre, qui est dépeinte d'une manière détaillée (cfr> Adams 
Peak). Il décrit aussi le jardin d'Adam avec toutes ses plantes 
merveilleuses. Parmi les gens de l'île, il y a des descendants de 
Caïn (|ui ont échappé au déluge. Ils sont alTreux à regarder et 
mènent une vie errante; ils ne s'arrrtent pas plus de deux jours à 
chaque endroit, ce qui s'explique par l'odeur très mauvaise (ju'ils 
répandent, de sorte que personne ne peut les supporter longtemps. 
ils n'étaient pas dans l'arche, mais n en échappèrent pas moins à la 
destruction produite par le déluge, fait qui ne laisse pourtant pas 
d'être en opfjosition avec la conception d'Augustin et des autres 
tlicologiens. Dans lile, ^\\n indi(|ue deux villes, Pervilis et Ko ta, 
dont la dernière aurait été fondée par Caïn. — Mand (Udll \^p. MIS 
-200), dans sa description de l'île de Silha, suit surtout Odom. 
Comme celui ci, il parle de la riche faune de l'île, des oiseaux à deux 
tfites, etc. La montagne est également dépeinte (cfr. Adams Peak). 
• — Ton ri (Major pp. 7, Hi dit (pie l'île de Zeilam a ;?,(MMI milles 



133. 

de tour et qu'elle est riche en rubis, en saphirs et autres pierres 
précieuses. Il y a aussi de nombreuses espèces d'arbres étranges. 
Dans l'île se trouve un lac, au milieu duquel est située une ville, 
qui a trois milles de tour. L'ile est gouvernée par les Brahmanes 
et il y a un fleuve qui s'appelle Arotani. — Chez Genues (Fisch- 
Ong X), au S. de l'Inde, se trouve une grande île, à côté de laqu- 
elle on lit la légende [Fisch Samml. pp. 179, 180): «Xilana insula 
trium milium miliariorum ambitum continens, rubinis, saphiris, gra- 
natis et oculis gâte décora, cinnamomum ex arboribus salicibus no- 
stris similibus gignit. In insula hac lacus est in cuius medio civitas 
nobilis cuius incole astrologie dediti omnia futura prœdicant». Dans 
une autre légende de la même carte (Ib. p. 180), il est dit que Xi- 
lana occupe le 61= rang entre toutes les îles du monde, pour la 
grandeur. Les îles les plus grandes sont Taprobane, l'Angleterre, 
Java Major, Java minor, l'Irlande, et après elles vient Xilana. 
— Chez Mauro {Fisch-Ong XV), droit au S. de Chomari, pointe 
méridionale de l'Inde, se trouve la grande île de Saylam. On lit 
à propos d'elle la légende suivante {Zurla p. 51): «Ile superbe, qui 
a environ 3,000 milles de tour; elle abonde en or, en argent et en 
plusieurs espèces de pierres précieuses, surtout en rubis. On dit que 
le roi de l'île possède un rubis, qui est le plus beau du monde, 
long comme la largeur d'une main, épais comme le bras, d'une 
brillante couleur de rose et sans paille. Dans l'île, il y a une mon- 
tagne nommée Montagne d'Adam... (etc. Cfr. Adams Peak). 
L'île produit en abondance tout ce qui est nécessaire à l'existence 
de l'homme. A cause de la salubrité de l'air et de l'excellente eau, 
les gens y vivent très longtemps. Il y a aussi beaucoup d'éléphants». 
Dans une autre légende (Ib.), on lit: «Les gens nés à Saylan sont 
en général appelés sale». Outre la montagne d'Adam, il y a encore 
la montagne Sepergavan et les provinces de Mingen, Batali, 
Beligavan et Beluri (Ib.). En outre, selon Yule (Cathay II p. 369 
note 4), il doit s'y trouver une ville, Cotte civitas, mais nous 
n'avons pu la découvrir, et elle n'est pas indiquée par Zurla non 
plus. — Id. avec Ceylan [Pauthier II p. 582 note 1 etc., Yule Polo 
II p. 254 note 1 etc., Yule Jord p. 28 note 3, Cordicr p. 221 note 1 
etc., Yule Cathay 1 p. 98 note 3 etc., Ib. II p. 325 etc., Bov. p. 89, 
Major p. 7 note 3, Fisch Samml. p. 178, Zurla p. 126 etc.). Cfr. Adams 
Peak et Taprobane. 



134 

Var. de nom: 

1. Ceyian: Poi,o (Paulhier II p. h^2). 

2. Ceilan: Ouoh {Cordier p. 219 note a;. 

Mai' no (Ziirla p. 51). 

3. Celan: Hkt (Cap. 6\ 

4. Ceyion: Conti {Major p. 33). 

5. Sailan : Madro (Znrla p. 42). 

6 Sailiana: Conti {I-'isch Samml. p. 179). 

7. Salabham: Nom indien (Ziirla p. 126). 

8. Salam: Odoh [Cordier p. 219 note a). 

9. Saylam: Mauro {Fisch-Ong XV, lliigc p. 80). 

10. Saylan: Mairo (la carte de Ztirla). 

11. Seilan: Poi.o {Pauthier II p. ô82, Yulc Polo II p 253). 

12. Seyilan: Mau ( Vd/c Catliay II p. 34G). 

13. Sila: .Manu ^Lorenz p. 1U5 note 34). 

14. Silam: Odor (Cordier p. 219 note a). 

15. Silan: Odom (Cordier p. 219). 

IG Silem: .loui» (Soc. Géogr. Paris IV p. 49). 

17. Silha: Mand (Ho// p. 198). 

18. Silla: Mand [Lorenz p. 105). 

19. Sillam: Odor (Cordier ]i. 2ld). 

20. Sillan: Odor (Ib. note a). 

21. Sylen; .Tord [Soc. Géogr. Paris IV p. 50). 

22. Xilana: Gkmks (Fi.ich-Ong X, Fisch Samml. p. 179. WiitlKc p. 47). 

23. Zeilam: Conti (liam p. 339, Pitrchas, Major p. 7i. 

Cevian. C'est avec cette ile qu'on a identifié Ceyian et 
T aprobane. 

Ceyion v. Ceyian. 

Chaam v. Chaan. 

Chaan. Onon {Cordier p. 346) dit que la ville des Pygmées 
s'appelle Chaan; il la dépeint comme une des meilleures et des 
plus belles villes qu'il ait jamais vues. — Mand (Hall pp. 211 — 13) 
dit des Pygmées à peu prés la même chose qu'Onon, (juil y a 
une ville dans leur pays, mais il ne lui donne pas de nom. — Cordier 
(p. 347 note 2) ne peut Tidentificr, mais il croit (jue la ville est 
située à Ngan-hwei ou Kiang-su; et Vide ne peut non plus l'iden- 
tifier (Calhay I p. 122 note 1). 

Var. de nom 

1. Chaan Oixm i Cordier p. 34G). 

2. Cacham: Odor lib. note a. 

3. Catan Oi»(mi i^IIj.i. 

4. Cathan: Odor lli).. Yide Calhay I p. 121). 

5. Chaam: Odor (Cordier p. 34G note a). 



135 

6. Chacan: Ouon (Ib.). 

7. Chaicho: Odor (Ib.). 

8. Kakan: Ouou (Ib.). 

9. Tacchara: Ouor (Ib.;. 

Chabala. Chez Mauko [Zurla p. 46), ville de la contrée de 
Kur, près de la mer Caspienne. 

Chabalech v. Cambaluc. 

Chabis. Village situé à l'E. de Kerm an. Id. avec Cabanant 

Chabol. Sur la Carte Cat [Notices p. 126, Ruge p. 78), se 
trouve une ville de ce nom, mais dont la situation n'est pas la même 
dans les deux éditions de la carte: dans Notices (p. 118), la ville se 
trouve à l'O. d'Yssicol, tandis que dans Ruge (p. 78), elle est située 
à l'E. d'Yssicol. — Probablement, elle est à identifier avec Kabul. 

Chaboras. Chez Mauro {Zurla p. 45), ville de Mésopotamie- 
— Probablement à identifier avec Khabur sur l'Euphrate (Ritter 
Erdk. X p 236). 

Chabur. C'est avec ce fleuve qu'a été identifié Cobarus. 

Chacan v. Chaan. 

Chachan. Endroit situé dans le voisinage de Lob {Yule Polo 
1 p. 179 note 1), avec lequel Yule a identifié Siarciam. 

Chacianfu. Chez Mauro {Zurla p. 36), ville située dans le 
désert de Lop. — 11 n'est pas impossible que ce soit la même que 
le Cacianfu de Polo. — Cfr. Chaicianfu. 

Chaetae Scythae. Selon Ptol, peuple qui habitait la Scythia 
extra Imaum. 

Chafa V. Caffa. 

Chagan Nor v. Cyagannor. 

Chaicho v. Chaan. 

Chaicianfu. Chez Mauro {Zurla p. 36), ville située à l'E. du 
célèbre pont sur le Polisanchin. — Il est possible qu'elle soit à 
identifier avec le Cacianfu de Polo. Cfr. pourtant Chacianfu, qui 
peut-être a plus de raison d'être identifié avec le Cacianfu de Polo. 

Chainzu. Chez xMauro {Zurla p. 37), ville située en Mangi. 

Chalecut v. Calicut. 

Chamanica (lingua) v. Comania. 

Chamba v. Cyamba. 

Chambalc v. Cambaluc. 

Chambaleccho v. » 



130 

Chambalcch v Cambaluc. 

Chambaletli v 

Chamexu v. Campicion. 

Champa v. Cvamba. 

Chamsana v. Qiiinsay. 

Chamul v. Camul. 

Chana v. Tanaim. 

Chanaam v. » 

Chanana v. Comana. 

Chanar. Chex Maimo (Ruf/c p. SO). fleuve en Cliataio; à en 
juger dapivs le contexte, affluent du Polisanchin. 

Chanara. Chez Mauiio (Fisch-Ong XV. Rugc p. î^O, Zurla p. 
4-2), province de llnde, au S. de Goga et au N. de Diongal. — 
Zurla (p. 123) l'id. avec Garuata: c'est le Kanara d'aujourdhui, 
sur la côte ouest de l'Inde [Wappdu.'< p. Ô8t). 

Chanay v. Talay. 

Chanbalech v. Cambaluc. 

Chanbaleth v. » 

Chancio. Sur la Gahte Cat {Notices p. 141, Rugc p. 78), ville 
située dans le voisinage de Garachora et dElbeit. 

Chandaar v. Candar. 

Chandarnagar. G'est avec cette ville qu'on a identifié Gern ouem. 

Chandu v. Ciandu. 

Chanfuy v. Chayanfu. 

Changan v. Syangan. 

Changlu v. Cianglu. 

Changshan. ("est avec cette ville qu'on a identifié G ia ne i an. 

Changtou. Ville avec laquelle a été identifié G i an du. 

Chanluchio. Ghez Mauro (Zurla p. 35), ville dans le Ghatajo N. 

Chansai v Quinsay. 

Chansay v. > 

Chanshan v. Ciancian. 

Chansi v. Cossam. 

Chanzuzu. Glie/ Maiiio [Zurla p. 40), pays de llnde. pas 
très loin do Bangala. 

Charabach v Karabagh. 

Characan. Gliex Mauho (Rïigc p. HO), ville située dans l'I ndia 
Gin près de la mer. 



137 

Var. de nom : 
1. Characan: Maiko [Uuye j). 80i. 
'2. Charazan: MAtRO {Ziiiia p. 39). 

Charachoracur v. Caracaron. 

Characoracum v. » 

Characoracur v. » 

Charaian v. Caraian. 

Charajan v. > 

Charamorani v. Caramoram. 

Charax v. Carax. 

Charazan v. Characan. 

Charchan v. Siarciam. 

Chardabago v. Zasdi. 

Charmania v. Carmania. 

Charocharam v. Caracaron. 

Chasan v. Cossam. 

Chascar v. Cascar. 

Chaschar v. » 

Chascion. Chez Mauho (Ruge p. HO), endroit situé en Perse, 
près d'Iest. 

Chassai v. Quinsay. 

Chassu V. Casvin. 

Chasuim v. ■» 

Chaszpho v. Caffolos. 

Chataio v. Cambaluc. 

Chatif. Chez Mauko {ZiirJa p. 43), endroit situé sur le golfe 
Persique. Oa lit la légende suivante (Ib.): «Ici en face de Cliatif, 
on fait la pèche des perles». 

Chaul. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Sibor. 

Chaurana. Selon Ptol, ville de la Scythia extra Imaum. 

Chàurânaei Scythae. Selon Ptol, peuple habitant la Scythia 
extra I m au m. 

Var. de nom : 

1. Chauranaei Scythae: Ptol ftiaduction de W'ilb, etc.). 

2. Cavranei Screni: Ptol. 

Chauscàd. Selon Glav (Markh p. 87), endroit sur la route de 
Khoi à Tabreez. La ville est riche en vergers. Elle approvisionne 
Tabreez de nombreux fruits. Clav y passa en partant. 



138 

Chauzi. Chez Matho {ZurUi p. 39), province de llndia Gin, 
à VU. do Sumas. 

Chaveris v. Caber. 

Chaxriai?) v. Caheria. 

Chaxrian v. » 

Cliayanfu. Sur la Cauti; Cat [Xotices p. lil, Ruge p. 78), 
ville située jusle à IK. de Quiafu et de Chambaieth. 

Var. de nom: 

1. Chayanfu: Cakte Cat ;la carte Xotices p. 132, lUiçje p. 78). 

2. Chanfuy: Cartk Cat {Solices p. 141). 

Chebar v. Cobarus. 

Chechi. (Iho/ Mkd {Fisch Samml. p. 133), ville située sur la 
côte sud de la Perse. — Sur la Cahte Cat [Xotice,^ p. 124), sur 
la côte sud de la i^erse se trouve Checimo, la même ville certai- 
nement que Chechi: du moins, sur la Cartk Cat, Checimo a pour 
villes voisines Nocr an et Demonela, les mômes qui avoisinent Chechi 
chez Mkd, si l'on en peut juger d'après l'ordre, dans lequel Fischer 
les mentionne (Fisch Samml. p. îHoi. — Id. avec Karchi sur la 
côte de Mekran (Ib), 

Var. de nom: 

1. Chechi: .Mkd {Fisch Samml. p. 133). 

2. Checimo; (^aktk Cat {litige j). 78, la carte Solices p. 118). 

3. Chesimo: Cautk Cat iSolices p. 124). 

Checimo v. Chechi. 

Cheder. Chez Mauuo (Zurla p. 43), île du golfe Persique, au 
N. d'Ormus. 

Chenab. Cest avec ce fleuve (|u'on a identifia Acesines. 

Chêne v. Thebe (le fleuve). 

Chennagiri. Cest avuc cette ville qu'on a identilié Cender- 
ghi.sia. Cfr. Tschandragiri. 

Cherkis v. Kergis. 

Chesi. Sur la Cahtk Cat (Notices p. 123, Rugc p. 78), loca- 
lité sur le golfe Persique, juste à l'embouchure du fleuve qui reçoit 
les fleuves de Mar d'Argis et de Mar de Marga. — Cfr. Chexi. 

Chesimo v. Chechi. 

Chesimur v. Casmir. 

Chesmir v. » 



139 

Chesmur v. Casmir. 
Chetey v. Cataia. 

Chexi. Chez Mku {Fisch Samml. p. 188), ville située sur la 
cùle de Perse. — Probablement la même que Chesi sur la Gamte Cat. 

Chiamala Chesmur v. Casmir. 

Chianchà. Sur la Caute Cat {Xotices p. 134), ville de l'Asie 
Centrale, dans le voisinage des villes Sinacinus, Zazaber et 
C i a g a m o r. 

Var. de nom: 

1. Chianchà: Cauik Cat (la carte Xoticcs p. 132). 

2. Chianga: (^akiiî Cat (Rage p. 78). 

8. Ckiancha: Caivie Cat iSotices p. 134). 

Chianfui v. Chianfuy. 

Chiânfuy. Sur la Carte Cat (Xotices p. 142). ville située près 
d'un lleuve qui forme limite entre l'Inde et le Catayo. 

Var. de nom: 

1. Chianfuy: Carte Cat (Xotices p 142). 

2. Chianfui: Carte Cat {Riige p. 78). 

Chianga v. Chianchà. 

Chiava. Chez Mauro (Ruge p. 80), ville située près de l'em- 
bouchure de rOcus dans la mer Caspienne. — On se demande 
?i elle ne peut pas être identifiée avec la Chiwa d'aujourd'hui. 

Chidebeo v. Chiribo. 

Chidebo v. » 

Chiermain v. Carmania. 

Chiguy V. Sichuigui. 

Chilefo V. Qilenfo. 

Chilemfo v. » 

Chilenfo v. » 

Chilenfu v. » 

Chilense v. » 

Chilensi v. » 

Chilenzo v. 

Chilepho v. » 

Chileraphe v. » 

Chilopho V. » 

China. Chez Clav {Markh pp. 171, 174), China est indiqué 
comme le pays qui produit la meilleure soie et dont les ouvriers 
sont connus pour leur capacité. Entre Samarcand, avec lequel 



140 

le China fait beaucoup de commerce, et le China, à une distance 
de 15 jours en partant de Samarcand, se trouve le pays des Ama- 
zones. — Pouiquoi est-ce que Ci.av mentionne ce nom iciV II est 
sûr (jue c'est la Chine qui! dépeint, mais pourquoi est-ce (pTil 
l'appelle China et non Cathay, nom qu'il emploie du reste dans 
son récit de voyage pour désigner la Chine? Si vraiment Clav a 
employé la forme China dans son récit original, ce serait alors la 
première et la seule fois que ce nom se voie dans la littérature occi- 
dentale du moyen-âge. Mais il est probable que c'est Markh. lui- 
même rédacteur de cette édition de Clav, qui aura mis China au 
lieu du nom que Ci.av avait employé dans son récit. Quant à la 
cause de ce changement, nous n'en savons rien, mais cela peut tout 
simplement être une faute d'attention. 

Chinangli v. Cinangli. 

Chin-chau. C'est avec cette ville qu'on a identifié Ciguy. 

Chincliin. Selon iU'HU {Soc. Géogr. Paris \V p. 828), nom des 
habitants de la Cataia. (^fr. Cataia. 

Chinchintalas v Chingintalas. 

Chincui v. Taicin. 

Chine v. Cataia. 

Chingan. C'est avec la chaîne de montagnes de ce nom (|u'a 
élé identifié l'Altay de Polo. 

Chinghianfu v. Chingianfu. 

Chingianfu. Dépeint par Polo [Pauthier 11 p. i-88) comme 
une ville de commerce grande et aisée, située près de Cuguy, et 
e.xercant activement l'industrie de la soie. Dans la ville il y a deux 
églises nestoriennes, (|ui furent bâties en 1278 par Marsarguis, un 
des barons du Grand-Khaan. — Id. avec Tsching-k iang sur le 
Jangtsze-kia ng dans le Kiangsu. L'une des quelques villes de 
Chine mentionnées par Polo, dont le nom n'a guère changé jus(|u'â 
nos jours (Ib. note 1, Y nie Polo H p. 14(» note 1). 

Var. de nom: 

1. Chingianfu: l'oi.o {l'aiilhirr II p. 48.T. 

2. Chinj2:hianfu: l'oi.o i Vd/c i'olo II p. l.'ÎD . 
li. Ching:infu: Poi.o iXordcn.sk). 

\. Cianghianfu: Poi.o {Uam). 
;'). Cingianfu: Poi.o {(iriin\. 

Chinginfu v. Chingianfu. 



Chinginguy. Selon Polo (Pauthier II pp. 4-84 — 88), ville située 
dans le Cataia près de Chingianfu. Les habitants vivent du com- 
merce, des métiers et de l'industrie de la soie qui y est développée. 
— Id. avec Tschang- tschou en Kiangsu {Pauthier II p. 484 
note 1, Yide Polo II p. 141 note 1). 

Var. de nom : 

1. Chinginguy: Polo {Pauthier II p. i>>i, Xordensk). 

2. Chinginju: Polo {Yiile Polo II p. 140i. 

3. Tingui Polo (Gryn). 

4. Tinguigui: Polo (Ram). 

Chinginju v. Chingingu}. 

Chingintalas. Selon Polo (Pauthier I pp. 150 — 162), province 
au >;.-X.-0. de Gamul. Il faut 16 jours pour traverser la province, 
qui touche au désert et qui compte quantité de villes et de châteaux. 
Les habitants sont pour la plupart Sarrasins et idolâtres; pourtant il 
y a des chrétiens nestoriens. Sur la limite N. de la province est 
située une montagne où Ion trouve du fer; on y trouve aussi la 
salamandre. — L'identification de cette province est difficile, et 
différentes opinions ont été émises. La supposition de Yule (Polo 
I p. 193 note 1), que la province serait le pays à TE. de H ami, nous 
semble encore la plus vraisemblable. Cfr. Pauthier I p. 159 note 1. 
Cfr. Cigicalas. 

Var. de nom: 

1. Cliingintalas: Polo (Pauthier I p. 159, Yule Polo I p. 191;. 

2. Chinchintalas: Polo iGrijn). 

3. Cinguiitalas: Polo iSordensk). 

Chintabor v. Centibor. 

Chiorcia v. Ciorcia. 

Chipangu v. Sypangu. 

Chircama v. Hyrcania. 

Chircania v. » 

Chiribo. Odor {Cordier p. 375) donne ce nom aux stations 
qui se trouvent répandues à travers tout le Cataia pour rendre pos- 
sible la rapide diffusion des nouvelles par les courriers. Ces 
stations sont situées à une distance de trois milles. Chaque courrier 
court seulement d'une station à l'autre, où se trouve un autre 
courrier qui transmet les dépèches plus loin. Pour activer le service, 
chaque courrier porte une ceinture avec des grelots autour de la 
taille. Par le tintement des grelots, on apprend qu'un courrier app- 



Ii2 

roche de la station, où Ton peut donc tenir un autre courrier tout 
prêt pour prendre directement les lettres du premier et les trans- 
mettre incontinent à la station suivante {Ih. p. 419 note 24, Yule 
Cattiay I p. 138, Ib note 2). Cfr. lamb. 

Var. de nom: 

1. Chiribo: Odoh (Cordicr p. 375l. 

2. Chidebeo Odok Ynle Cathay 1 p. 138). 
.'{. Chidebo: Gnou {('.ordier p. 375 note a). 

Chis V. Chisy. 

Chisi V. » 

Chisy. l'oi.o {Pauthier I pp. 47 sqq ) le mentionne comme une 
grande ville de commerce, où les marchands de la Mésopotamie 
et de l'Inde faisaient un grand échange de marchandises. De cette 
description de Polo, comparée avec ce qu'il dit à la p. 68, il ressort 
qu'il a regardé Chisy comme situé juste à l'endroit où le fleuve 
formé par la réunion de l'Euphrale et du Tigre tombe dans l'océan 
Indien. — Sur la Cakte Cat {Notices p. 119, Ruge p. 78), dans 
le golfe Persique se trouve «Insula de Chis», île (jui, selon toute 
probabilité, est la même que le Chisy de Foi.o. — id. avec l'île 
de Kich ou de Keis dans le golfe Persique {Pauthier I p. 47 note 
2. Vide Polo I p. 61 note 2). — Cfr. Heîjd 1 pp. 164 sqq., Il pp. 
1H3 sqq.). — Cfr. Quis. 

Var. de nom: 

1. Chisy: l'oi.o (l'anlhicr I p. 47. Sordcnsh). 

2. ChIS: (^AHTC (>AT {XoUcCS p. ll'J. lllKJC ]). 78\ 

'.). Chisi: Poi.o {l'anlhicr I p. fiS, Hani . 

4. Chysi l'oi.o {Xordcnsk . 

5. Kisi: l'oi.o Ynh- Polo I p. Gdl. 

Chivv'a. I^a ville est identifiée avec le Choya mentionné sur 
la Cahtk Cat. ot i)robablement avec le Chiava de Mauro. Dans 
le voisinage de la ville se trouvait rrgendsch. La contrée autour 
de Chiwa psf identifiée avec Corasmina. 

Chobinam v Cabanant. 

Cho Chovv V. Tscho. 

Chocinacho. Sur la Cahtk Cat [Notices p. 129), endroit situé 
à l'an^'le du N. K de la mer Caspienne près de Jane ho. 

Chodjent. \'ille avec laquelle a été identifié Cayandi. 

Choi V. Khoi. 



143 

Cholchis V. Coicorum provincia. 

Cholecut V. Calicut. 

Cholet. Chez Mauro [Zurla p. 42), endroit de l'Inde au S. 
de Bisenegal. 

Chomanorum v. Comania. 

Chomari. Chez Mauro {Fisch-Ong XV), la pointe la plus au 
S. de l'Inde, située en face de l'île de Sailan, est appelée C. Cho- 
mari. — Id. avec le Cap Comorin (Zurla p. 42). 

Var. de nom: 

1. Chomari: Mauro (Fisch-Ong XV, lîiige p. 80, Zurla p. 42). 

2. Chora: Macho {Zurla p. 42). 

3. Comari: Macro (la carte de Zurla). 

Chonchu. Chez Mauro [Zurla p. 38), province qui va du 
iMango jusqu'à la mer de Breunto. 

Chonka. Polo [Pauthier II p. 525) indique que le royaume 
Fuguy s'appelle aussi Chonka. — Probablement, c'est aussi à ceci 
qu'a pensé Mauro en citant, parmi les pays situés dans le voisinage 
de Chansay, outre [Zurla p. 37) l'empire Fuguy, l'empire Concoa 
avec les villes de Tampizu, Zengui, Chuzu et Fugui. — On dit 
que c'est là un nom du pays de Fuguy, ou de Fokien comme on 
appelle aujourd'hui la région [Pauthier II p. 52G note 2, Yule Polo 
II p. 184 note 1). 

Var. de nom: 

1. Chonka: Polo [Pauthier II p. 525, \ulc Polo II p. 183). 

2. Chounka: Polo (S'ordensk). 

3. Concha: Polo (Ranu Gryn). 

4. Concoa: Macro (Zurla p. 37). 

Choolisma v. Choolissime. 

Choolissime. Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 2(3), ville de l'Asie 
la plus septentrionale, juste à l'embouchure du fleuve Boemaron 
dans l'océan Septentrional et à l'E. du Mons Mol ans. On lit sur 
la carte la légende suivante: «Urbs Choolissime quam edificavit 
Magog filius Japhet». — Chez Ebst [Miller V p. 34), aussi la ville 
se trouve dans l'Asie septentrionale et la légende dit: «Colisma 
civitas, quam edificavit Japhet filius Noe». — Selon Miller (Ib.), le 
nom et les légendes tirent leur origine d'Aethicus qui dit: «Urbem 
Choolismam in Olchis iuga constructam, ad ubera aquilonis ver- 
gentem, a Magog filio Japhet... conlocatam . . .». 



144 

\'ar de lumi: 
1 Choolissime: Haid ill<ii>ri<i. .Miller W p. 2G). 
•_*. Choolisma: Aicriiicrs {Miller II) , V p .îl'. 
;>. Colisma: l-litsr Miller \' ji. ."îl . 

Chopa V. C>amba. 
Chora v Chomari. 

Chorasan. Province de l'erse, l'ne partie en est identiliùe 
avec la l'art liia Id. avec Khorasan. 

Chorasia v Khorasan. 

Chorasian v. » 

Chorasme v. » 

Chorasme v. Urganth. 

Chercha v. Ciorcia. 

Chorremabad. C'est avec cette ville qu'a dé identifié Cremi. 

Chosan v. Cosan. 

Chosan v. Cossam. 

Chosimie. Chez Malko iZurla p. îîî), ville de la (^hremania. 

Chounka v. Chonka. 

Chowaresmie. Id. avec Khorasan et Cliiwa. 

Choya. Sur la Cautk Cat {Xotices p. 120, Ruge p. 78), ville 
située près de la côte est de la mer Caspienne, pas très loin de 
Saray et de Cara. — Elle a été identifiée avec Ghivva [Xotices Ib.). 

Chremania v. Carmania. 

Chrocho v. (iriphes. 

Chryse. Déjà mentionnée par Mkla comme une ile riche en ov{Bun 
bury\\p.'66\).— VL\s{Hist. Xat VI,8U)dit: ^extraostium Indi Chryse 
et Argyre, fertiles metallis, ut credo. Nam quod aliqui tradidere aureum 
argenteumque his solum essejiaut facile crediderim». — Sol {Sol p. 18()) 
en dit: «extra Indi ostium sunt insuhc duaî Chryse et Argyre 
adeo fecunda.' copia metallorum, ul plcri(|ue cas aurea sola habere 
prodiderinl et argentea». — Isid parle de l'ile deux fois dans 
Klijmol (XIV, ;{, 5 et XIV, (i, 11), où il en parle avec le plus de 
détails en disant: «Chryse et Argyre insui.r in Indico (3ceano 
sitaî, adeo foecunda:^ copia metallorum, ut plerique eas auream super- 
ficiem et argenteam habere prodiderint, unde et vocabula sortita* 
sunt». — Chez Hald {Havcrg, Miller IV p. 3t)), l'dnsula Crise» es 



145 

située dans l'océan Indien, juste en face de l'embouchure de l'Indu s. 
dans le voisinage de Tîle d'Ophir, mais à quelque distance d'Argire. 
— Chez Ebst {Miller V p. 52), près de l'Inde, il y a une île au sujet 
de laquelle il écrit: «Grisa insula dives auro. Hic nunquam 
arbores sine foliis sunt > : ceci vient d'Isio [Etymol XIV, 3, 5). — 
Mand {Hall pp. 300—302) mentionne les îles Orille et Argyte, qui 
sont remplies d'or et d'argent. Orille est probablement la même 
que Chryse. — Chez Hygg [Miller III p. 107), on retrouve l'île, avec 
cette légende: «Grisa insula auro habundat». — Ghez Walsp 
{Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), dans l'océan Indien se trouve 
une île qui s'appelle «Grisa». Elle est située près de l'île d'«Argela» 
et de la presqu'île d'«Aurea Kersonesis». — Elle a été identifiée 
avec Aurea Kersonesus {Bunbury II p. 605). — Gfr. Argyre. 

Var. de nom : 

1. Chryse: Pnx (Hist. Xat. VI, 80). 

Sol {Sol p. 186). 

IsiD {Etymol XIV. G. 11). 

2. Crisa: Ebst {Miller V p. 52). 

Hygg (Ib. III p. 107). 

Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

3. Crise: Hald {Haverg, Miller IV p. 36). 

4. Orgilla: Mand [Lorenz p. 191 note 51). 

5. Orilla: Mand (Ib.). 

6. Orille: Mand {Hall p. 300). 

7. Trilla: Mand {Lorenz p. 191 note 51). 

8. Trillae: Mand (Lorenz p. 191). 

Chrysobora v. Cristoas. 

Chubdan. Selon Simoc (p. 177), ville du Taugas. Elle est 
indiquée comme ayant été bâtie par Alexandre, et comme faisant 
beaucoup de commerce avec l'Inde. — Gfr. Richthofen Gliina I p. 
551, Yule Gathay I pp. Ll, LU. 

Chuinchin. Ghez Mauho {Zurla p. 38), province du Gatayo. 

Chulm. G'est avec cette ville qu'a été identifié Gui. 

Chumanesca (lingua) v. Comania. 

Chu mania v. » 

Chumbaja. Ghez Mauro {Zurla p. 43), endroit sur le golfe 
Persique. 

Chur v. Cur. 

Churt v. Curdistan. 

Churten v. » 

10 



146 

Chusistaii. (/'est avec cette province qu'a été identifié le 
(.! urdi st an. 

Chiizii. Ciiez Maiiu) {Zxiia p. 38), ville de l'empire de Goncoa. 

Chyleso v. Gjlenfo. 

Chysi V. Chis>. 

Ciagamor v. Cyagannor. 

Ciaganor v. > 

Ciampa v. C>amba. 

Cianuitcra v. Siimoltra. 

Cianciam v. Ciancian. 

Ciancian. Selon Polo {Paulhier II pp. ô2U — 521), ville du 
Mangy. Le commerce y est florissant. — Id. par Pauthier (p. 520 
note 4) avec Soui-tchang-hien, par Yide (Polo II p. 177 note 3) 
avec Cliangshan. Les deux villes se trouvent dans le Tsche-kiang 
et toutes deux se retrouvent sur la carte de Yulc II p. 192, 

Var. de nom: 

1 Ciancian: Polo {Pauthier 11 p. 520l. 

2. Chanshan: Polo {Yiilf Polo 11 p. 175). 

3. Cianciam: Polo iNordensk). 

4. Ciangiam: Polo iGry/n. 
i). Zengian: Polo {lîam). 

Ciandu. Poi.o [Pauthier I pp. 223—234) dit que si Ton marche 
pendant 3 jours dans la direction du N. en partant de Ciagannor, 
on arrive à la ville de Ciandu, où le grand Khaan passe les mois 
d'été, Juin à Août. Il s'y est bâti un palais, qui est dépeint d'une 
manière très détaillée. — (Jdor [Cordier pp. 371—372) parle aussi 
dime ville (pii s'appelle Sa du et où le grand Khaan passe l'été. 
LUe est située dans un pays montagneux et Odoh la représente comme 
une place où il fait très frais. — Mand [Hall p. 240) dit que le 
grand Khaan passe l'été dans une ville du N du nom de Saduz, 
où il fait très froid. — Chez Mauko (Fîsc/i-O/îr/ XV), dans l'Asie du 
X.-E., droit au N. de l'embouchure du Polisanchin se trouve la 
ville de San du. On lit à son sujet une légende, dont le contenu 
ne laisse pas de différer considérablement des autres indications, car 
elle est ainsi conçue {Zurla p. 35): «Cette ville a 24 milles de tour, 
6 portes, et l'empereur y demeure en hiver*. Ainsi, il n'est pas 
impossible que San du ne soit pas le Ciandu de Polo, mais que 
celui-ci réponde au Xandu de Mauho, (|ui est situé plus au milieu 
du pays, à \'V\. de Sandu. — Outre cela, se trouve chez Polo 



147 

(Pauthier 1 p. 21) une autre ville, du nom de Clemeinfu, laquelle, 
à en juger d'après Pauthier et Yule, serait la même ville que Ci an du. 
C'est à Clemeinfu que le père et l'oncle de Polo, dans leur pre- 
mier voyage, rencontrèrent pour la première fois le grand Khaan. — 
Ciandu est identifié avec la ville qu'on appelait Kai ping-fu, avant 
que ce nom se changeât en Chang-tou, qui signifie < résidence du 
souverain». Ce fut le nom mongol de la ville, dès que le grand 
Khaan y séjournait quelque temps de l'année. Ciandu et Clemeinfu, 
les deux formes principales, viendraient alors des deux noms de la ville: 
Ciandu, issu de Chang-tou, Clemeinfu, de Kaiping-fu. Quant 
à la place de cette ville, il semble qu'on s'accorde à penser qu'elle 
était située sur le versant sud des montagnes de Chingan. Sur 
les cartes anciennes, on l'a identifiée avec Dj a o-N ai m an-Su m é, sur 
celles de nos jours, avec Dolon-nor [Pauthier 1 p. 21 note 1, p. 
223 note 1, Yule Polo I p. 25 note 1, p. 268 note 1, Cordier p. 371 
note 1, p. 413 note 19, Yule Cathay 1 p. 134 note 2). 

Var. de nom: 

1. Ciandu: Polo {Pauthier I p. 223, Gryn). 

2. Chandu: Polo [Yule Polo I p. 2G3). 

3. Clemeinfu : Polo (Paiilhicr I p. 21, Xordensk). 

4. Cyandu : Polo \Nordensk). 

5. Kemenfu : Polo (Yiiîe Polo I p. 25). 

6. Sadu: Odor (Cordier p. 371). 

7. Sadus: Mand (Lorenz p. 122;. 

8. Saduz: Mand {Hall p. 240j. 

9. Sanda: Malro [Riige p. 80). 

10. Sanday: Ouor (Cordier p. 371 note i). 

11. Sando: Odor (Ib.\ 

12. Sandoy: Odor (Ib.). 

13. Sandu: Odor (Ib., Yule Cathay I p. 134). 

Mauro {Fisch-Onij XV, Znrla p. 35). 

14. Sandur: Odor (Cordier p. 371 note il. 

15. Xandu: Polo (Ram). 

Mauro? {Ruge p. 80, Zurla p. 35). 

16. Zandu: Odor (Cordier p. 371 note i). 

Cianfu v. Cacianfu. 
Cianganor v. Cyagannor. 

Ciangate. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), ville située 
près de la ville de Lop. 

Cianghianfu v. Chingianfu. 
Ciangiam v. Ciancian. 



Ciangli. Chez Mauho [Zuiia p. 36), ville située dans la partie 
S. du désert de Lop. 

Ciangli v. Cinangli. 

Cianglu. Selon Polo (Paulhier 11 pp. 437, 43S), ville du 
Catay. Elle fait un grand commerce, particulièrement de sel. — Id. 
avec Tsang dans le Tschili, au S. de Tientsin [Paulhier II p. 
437 note 1, Vide Polo II p. 90 note 2). 

Var. de nom: 

1. Cianglu: Polo {^Panthici II p. 437, \orilcnsk. Ram). 

2. Canglu: Polo [Grijn]. 

3. Changlu: Polo (Yiile Polo II p. 95). 

Ciailigainorum v. Cyagannor. 

Ciarcian v- Siarciam. 

Ciartiam v. » 

Ciba. Selon Het (Cap 47), endroit fortifié, probablement en 
Géorgie ou prés de là. 

Cicic v. Cicie. 

Cicie. Sur la Cautk Cat {Xotices p. 128), endroit situé sur 
la côte du N.-O. de la mer Caspienne, au N. de Cobaso et au S. 
de Base i av. 

Var. de nom: 

1. Cicie: Cautk Cat (Polices p. 128). 

2. Cicic: Cautk Cat [linge p. 78). 

Ciclopes V. Arimaspi. 

Ciconas v. Cicone. 

Cicone. Fias (Hisi. Nat. VI. 55) indique un peuple de Ciconas. 
— Sol (p. 183) dit qu'ils demeurent entre l'Inde et le i)ays des 
Hyperborées. — Chez Halo {Haverg, Miller IV p. 24), on retrouve 
«Cicone génies» dans le-voisinage d'Oxus fluvius. 

Var. de nom: 

1. Cicone: Hald (Ilafcnj, Miller W p. 24). 

2. Ciconas: Plin {lUsl. \'al. VI, fui). 

Sol (p. ]H:5). 

Cielstan. Selon Polo [Paulhier I p. 65), ce nom désigne la 
quatrième des huit grandes provinces de la Perse. — Chez Maimo 
(Zurla p. 4i), on lit, dans une légende, que la Perse se compose de 
huit provinces ou empires, dont la cinquième s'appelle Celslan. — 
Klle a été identifiée avec le nom d'un peuple, qui, du temps de Polo, 



149 

demeurait dans une région comprise entre Luristan et Ispahan 
(Pauthier I p. 66 note 2, Ynle Polo I p. 80 note 1). 

Var. de nom: 

1. Cielstan: Polo i Pauthier I p. 65;, 

2. Celstan: Malko (Ziirla p. 44). 

3. Soulstan: Polo (Ynle Polo I p. 79, Ram). 

Ciffliss V. Tiffliffs. 

Cigicalas. Sur la Carte Cat {Notices p. 131, Ruge p. 78), 
ville de l'Asie septentrionale, au X.-O. de Camull. — Elle a été 
identifiée avec Kazitkaia, localité dont j'ignore la situation {Xotices 
p. 131). — Il me semble très probable que Cigicalas est identique 
au Chingintalas de Polo. (Cfr. ce mot). Que ce soit le nom 
d'un pays chez Polo, et ici le nom d'une ville, cela ne me semble 
pas empêcher cette supposition. La situation près de Camull 
et la ressemblance des noms donnent bien à penser que Cigicalas 
ne peut être autre que le Chingintalas de Polo. 

Cignandu. Chez Mauho [Zurla p. 37), ville du S. du Chatajo. 

Ciguy. Selon Polo [Pauthier II pp. 476, 477), ville de médiocre 
grandeur sur le grand fleuve de Quian. Mais la ville fait pourtant 
un grand commerce, et Polo dit même qu'une fois il n'y a pas vu 
moins de 15,000 navires en même temps. — Pauthier (II p. 476 note 
2) l'identifie avec Tschi-tschou dans le Ngan-hwei sur le Jang- 
tsze-kiang; Yule (Polo II p. 134 note 1), avec Chin-chau. Probable- 
ment autant de noms différents pour la même ville. fCfr. les atlas 
de Stieîer et de Johnstone). 

Var. de nom: 

1. Ciguy: Polo [Paiilhier II p. 47G). 

2. Singui: Polo {Ram, Gryn). 

3. Singuy: Polo {Pauthier II p. 476. Xordensk). 

4. Sinju: Polo iYule Polo II p. 132j. 

Cilam V. Qellam. 

Cillam V. » 

Cim V. Cataia et Mangia. 

Cimes-quinte v, Samarcan. 

Cimirey v. Rhé. 

Cimpagu v. Sypangu. 

Cin v. Cataia. 

Cina V. > 

Cinangli. Selon Polo [Pauthier II p. 439), ville du Catay, 



150 

nui fait un grand commerce. — Id. avec Tsi-nan dans le Schan- 
tung sur les bords du fleuve Hoang-ho de nos jours (Paulhier II 
p. 489 note 1, Yuk Polo II p. 1)9 note 1). 

Var. de nom: 

1. Cinangri: l'oi.o {Paiithici II p. 439). 

2. Chinangli. Polo (Yiile Polo 11 p. 97). 
'A. Clangli: Polo {Xordensk, Ram, Gri/ii). 

4. Syangli: Polo (l'anllucr II j). 4'il> note a». 

Cincaiam v. Tesciilan. 
Cincalan v. » 

Cinganar v. Cinganor. 

Cinganor. Sur la Caktk Cat [Xotices p. 148), ville du Catayo. 
— Elle a ele identifiée avec Hsi-ngan (Ib.). 

V^ar. de nom: 

1. Cinganor: Caktiv Cat (la carte Xotices p. 132, lUige p. 78). 

2. Cinganar: Caiitf. Cat yolices p. 143i. 

Cingianfu v. Chingianfu. 

Cingu. Sur la Caktk Cat {Xotices p. 148, Rugc p. 78), sur 
la côte est de Catayo se trouve «Ciutat de Cingu». 

Cingiii v. Qiuguy. 

Cingui V. Cuigiu. 

Cingui V. Tinguy. 

Cingui i-talas v. Chingintaias. 

Cinguy v. Ciuguy. 

Cinguy-matu v. Singuy-matu. 

Cinocephales v. Cynocephali. 

Cintigii V. Fungul. 

Cinzu V. Xainçu. 

Ciophegi v. Ichtyophagi. 

Ciorcia. Mentionne par Polo {Paulhicr I p. 249) comme une 
des provinces du Nayan; le pays (Ib. pp. 173 sqq.) n'a guère de 
villes, mais il est très riche en grandes savanes et en bons pâturages. 
C'est de là que sont venus les Tatares. Les habitants du pays payent 
tribut au «Prestre Jehan». — Id. avec la Man dchourie (Paî^/Z^Vr 
I p. 178 note 2, ]'ule Polo I p. 200 note 2). 

Var. de nom: 

1. Ciorcia: Polo t Paulhicr I |)p. 173, 249). 

2. Chiorcia: Polo .Von/c/i.sAi. 



151 

3. Chercha: Polo [Yule Polo I pp. 204. 307). 

4. Ciorza: Polo [Ram). 

5. Funotia: Polo [Gnjn). 

6. Qiorza: Polo {Ram). 

7. Siorcia: Polo (Nordensk). 

Ciorza v. Ciorcia. 

Citcana. Chez Hygg {Magasin p. 4-8), dans rocéan Septen- 
trional est située une île «Citcana insula». Elle n'est pas indiquée 
sur les cartes traitées par Miller (III). 

Citocora. Chez Mauro (Zurla p. 38), île de l'Océan us 
Cata icus. 

Citracan v. Qintarchan. 

Ciuguy. Au bout de 3 jours de voyage en partant de Ci an- 
ci an, on arrive, selon Polo {Pauthier II p. 521), à la grande ville 
de commerce de Ciuguy. — Id. avec Tschu-tschou dans le Tsche- 
kiang (Ib. note 5. Cfr. Yule Polo II p. 177 note 3). 

Var. de nom: 

1. Ciuguy: Polo iPaittbier II p. 521). 

2. Cinguy: Polo 'Xordensk. 

3. Cugui: Polo {Grijn). 

4. Cuju: Polo iYnle Polo II p. 116). 

5. Gieza: Polo iRam). 

Ckiancha v. Chiancha. 

Clemeintu v. Ciandu. 

Cliteron. Plin {Hist. Nat. VII, lOi parle d'un endroit du pays 
des Arimaspi du nom de Gesclithron. — Sol (p. 86) dit: «Ari- 
maspi circa Gesclithron positi». — Chez Hald (Haverg, Miller 
IV p. 26), dans l'Asie septentrionale coule le Cliteron, fleuve qui 
tombe dans Pocéan Septentrional. Les Arimaspi demeurent autour 
de l'embouchure de ce fleuve. 

Var. de nom : 

1. Cliteron: Hald iHcwerg, Miller IV p. 26). 

2. Gesclithron: Pmn {Hist. Sut. VII, 10). 

Sol (p. 8(j). 

Clyron. Selon Mand (Hall p. 267), nom d'un passage difficile 
sur la route entre le pays des Amazones et «Gothe and Magothe». 

Cobalek v. Almalech. 

Cobarus. Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 35), affluent de 
gauche de l'Euphrate. — Id. avec le Chebar, fleuve mentionné 



152 

par Ezéchiel I, 3, et avec le Chabiir de nos jours, affluent de l'Eu- 
phrate [Miller Ib.). 

Var. de nom : 

1. Cobarus: Hald [Haverg, Miller IV p. 35). 

2. Chebar: Ezéchiel (I, 3). 

Cobaso. Sur la Carte Cat {Notices p. 128), endroit situé à 
l'angle nord-ouest de la mer Caspienne, au N. de Burch et au S. 
de Cicie. 

Cobinam v. Cabanant. 

Coby ou Gobi v. Lop. 

Cocara nagara v. Cocco ranagara. 

Cocas mens. Nom du Caucasus Mon s. 

Cocco ranagara. Chez Ptol, ville de Sinarum regio. 
Var. de nom : 

1. Cocco ranagara: Proi,. 

2. Cocara nagara: Ptol. 
8. Coccoran agara: Ptok. 
4. Ranare: Ptol. 

Coccoran agara v. Cocco ranagara. 

Cocham. Nom du Caucasus mons. 

Cochar. Nom du Caucasus mons. 

Cochin. Après un voyage de H jours en partant de Coloen, 
Co.NTi [Major p. 1'.)), à son retour, arriva à la ville de Cochin qui 
mesure 5 milles de tour et est située sur un fleuve du même nom. 
— Id. avec la ville de Cochin d'aujourd'hui sur la côte de Mala- 
bar (Ib. note 2, Ruge p. HO). 

Var. de nom: 

1. Cochin: Co.mi [lintu p. .'J41l. 

2. Cocym: (^omi t Major p. VJ). 

Cochin sur Malabar. C'est avec cette ville qu'on a identiflé 
le Cochin de Conti et le Cotoniare portus de Hald. 

Cochinchine. C'est avec elle qu'a été identifié le Cyamba. 

Cocintana v. Tanaim. 

Cocintaya v. » 

Cocjntaya v. •» 

Cocum v. Junki. 

Cocym v. Cochin. 

Coelang v. Coiliin. 

Coguigangui v. Coguiganguy. 



153 

Coguiganguy. Mentionné par Polo {Pauthier II pp. 452, 46o) 
comme une grande ville de commerce sur le Garamoran, fleuve 
de vive navigation; une grande quantité de marchandises se trou- 
vent apportées à Coguiganguy, mais cette ville fait particulière- 
ment le commerce du sel. — Id. avec Hwai-ngan dans le Kiang-su 
près du Hoangho {Pauthier II p. 452 note 4, p. 468 note 1, Yule 
Polo II p. 114 note 1). 

Var. de nom : 

1. Coguiganguy: Polo {Pauthier II p. 452). 

2. Coguigangui: Polo (Ib. p. 463). 

3. Coiganju: Polo (Yiile Polo H pp. 104, 114). 

4. Coiganzu: Polo iRam). 

5. Conganguy: Polo {Pauthier II p. 452 note s, Nordensk). 

6. Conigangui: Polo [Gryn). 

7. Coyganguy: Polo {Pautliier II p. 463 note a). 

8. Quoiganguy: Polo {Xordensk). 

Coiam. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), endroit situé à l'in- 
térieur de la Perse. — Fisch (Ib.) suppose qu'on peut l'identifier 
avec Kotschan, sur la partie supérieure de l'Atrek. 

Coiganju v. Coguiganguy. 

Coiganzu v. » 

Coila V. Cail. 

Coilao V. Coilun. 

Coilon V. 3> 

Coilum V. » 

Coilun. Polo {Pauthier II pp. 642 — 645) le présente comme 
un royaume situé entre Maabar et Comary, à une distance de 
500 milles du premier. Les habitants du pays sont idolâtres, mais 
il y en a aussi de chrétiens et de Juifs; ils ont un roi pour eux- 
mêmes et ne doivent tribut à personne. Le pays est dépeint comme 
très riche et très fertile. On y trouve le gingembre, le poivre et 
l'indigo en quantité; le poivre n'y croît pas à l'état sauvage, mais 
on le cultive dans des jardins. Le climat y est si chaud qu'au dire 
de Polo, les œufs cuisent tout de suite si l'on les jette dans quelque 
fleuve du pays. La faune est très riche et ditïérente de celle des 
autres pays. 11 y a des lions noirs et des perroquets de différentes 
espèces. On en trouve qui sont blancs comme la neige, mais qui 
ont le bec et les pattes rouges, d'autres qui sont tout rouges, d'au- 
tres verts ou bleus. Il y en a aussi d'extraordinairement petits. 



1Ô4 

C'est la grande chaleur (jui donne à la faune cette extrême variété 
de couleurs. Les habitants sont noirs et ils vont presfjue nus. On 
fait un grand commerce dans le pays et les marchands de l'Ara- 
hie et de Manzi s'y rassemblent avec leurs navires et y font des 
échanges lucratifs. — Chez Vksc [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8, 
Miller III p. 136), très loin à l'K. dans l'océan Indien, est située une 
île «insula piperis». Il n'est pas impossible qu'on puisse rapporter 
cette île à Coilun comme pays du poivre (cfr. Walsp et Mauro 
plus bas). — Mentionne par Joui) sous le nom de Col um bus tant 
dans sa première lettre [Script, ord. prœd. I p. 550, Yidc Cathay I 
p. 227), où il indique que Co lu m bus serait bon comme future sta- 
tion de mission dans Tlnde, que, d'autre part aussi, dans ses Mira- 
bilia (Soc. Géogr. Paris IV p. 55) comme une des capitales de l'Inde. 
Le roi de Col u m bus s'appelait Lingua et son empire s'appelle 
iMohabar. (Cfr. Soc. Géogr. Paris IV pp. 13 sqq.). — Odoh {Cordier 
pp. lOO sqq.) parle de Polu bum ou Ploubir comme d'une ville située 
à l'extrémité sud de la grande forêt composée exclusivement de 
poivriers. Cette ville est dépeinte comme grande et faisant un com- 
merce actif. Les habitants sont pour la plupart idolâtres et parmi 
leurs idoles le bœuf est au premier rang; de très amples détails sont 
donnés sur le culte. L'auteur parle aussi de l'usage qui y règne, 
(|ue les veuves soient brûlées vives à la mort de leurs maris. Le 
pays est aussi très connu parce (lu'il y croit le meilleur gingembre 
du monde. — Pkg [Heijd II p. ()21) indique trois espèces différentes 
de gingembre; il appelle une espèce Columbino, parce qu'elle croît 
«nell isola del Colombo d'India», qui n'est pas une île cependant, 
mais justement la ville en question (cfr. Cordier p. 111, Yidc Cathay 
I p. 77 note 3). — Mar [Yide Cathay H pp. 3i'2 — 345, 374) dit 
que la capitale de Mynibar, empire indien, s'appelle Colum- 
l)um. Elle est dépeinte comme le centre de production du poivre. 
Le poivre du monde entier y pousse et il ne croit pas dans les 
forêts, mais dans les jardins, dont la plupart appartiennent aux 
Thomistes. La ville est située près du Paradis. — Mand (Hall 
pp. loi) — 171), comme Onon, parie aussi de la forêt où croît le 
poivre. Tout près de là se trouve la ville de Polombe, à côté 
de laquelle est située une montagne du même nom. Il y jaillit 
un puits (jui vient du Paradis. Les mœurs du peuple sont dépein- 
tes comme chez (Jdou (cfr. Bov pp. 85 — 86). — Sur la Cahti-: Cat 
(Notices p. 124, Ruge p. 7S), est dessinée dans I Inde une ligure de 



155 

souverain, à côté de laquelle on lit la légende suivante: «Ici 
règne le roi de Colombo. Province de Colombo». Tout près de 
là se trouve [Notices p. 125) une ville «Ciutat de Columbo». — 
CoNTi [Major pp. 17, 18) passa par la ville à son retour; il fallait 
un mois pour y aller en partant de Gampaa; la ville est appelée 
Colum ou Coloen, et la province Melibaria. La ville compte 
12 milles de tour. Le pays d'alentour produit entre autres du gin- 
gembre appelé Colobi (=Columbino de Peg) et du poivre. 
CoNTi détaille la faune et la flore de la contrée, et il insiste particu- 
lièrement sur l'abondance des grands serpents qu'on y trouve. — 
Chez BiAX [Fisch-Ong IX, Miller III p. 145), dans l'Asie orientale, 
dans l'océan Indien se trouve une île qui s'appelle «Ixola di Co- 
lon bi». — Chez Walsp [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10, Mil- 
ler III p. 147), se trouve une île sans nom, mais où se lit la légende 
suivante: «Hic piper venditur». Il est très probable que cette île, 
aussi bien qu'«insula piperis» déjà mentionnée par Vesc, se rap- 
porte à Coilun, qui est dépeint comme le pays du poivre et qui 
est prise par plusieurs auteurs (Peg, Biax et Mauro) pour une île. 
(Cfr. pourtant Taprobane, qui est aussi indiquée comme «ortus 
piper»). — Chez Mauro {Zurla p. 52), dans l'océan Indien est située 
une île à côté de laquelle on lit la légende suivante: «Ile de Colombo. 
Elle abonde en or et fait beaucoup de commerce. 11 y croît beau- 
coup de poivre et d'indigo e.xquis. On y voit des lions noirs 
comme jais et des perroquets blancs, avec les pattes rouges et 
le bec rouge. Les gens du pays professent plusieurs religions: cel- 
les des .Juifs, de Mahomet et des infidèles. Dans cette mer Indienne 
il se trouve des poissons, qui, quand ils sont poursuivis par de plus 
grands, se sauvent dans le sein de leur mère; le danger passé, celle-ci 
ouvre la gueule et les petits ressortent». Comme on voit, la pre- 
mière partie de cette légende est prise de Polo. — Id. avec Quilon 
sur la côte de Malabar [Pauthier II p. 642 note 1, Yide Polo II p. 
313 note 1, Soc. Géogr. Paris IV pp. 13 sqc{., Cordier p. 110 note 6, Vide 
Calhay I p. 71 note 2, p. 77 note 3, II p. 342 note 3, Bov pp. 85, 86, 
Notices p. 124, Major p. 17 note 4, Heyd II p. 621). Cfr. Lambe. 

Var. de nom: 

1. Coilun: Polo (Pauthier II p. G42). 

2. Alumbo: Odor (Soc. Géogr. Paris IV p. 14). 

3. Coelang: Nom hollandais (Ib.). 

4. Coilao: Nom portugais ilb. p. 13). 



156 

ô. Coilon: Poi.o (II) i. 

G. Coilum: l'oi.o (II).. Paulhier II p. G42 note a, Ynlc Polo II p. .•{12). 

7. Coloen: (-omi [Major p. ITl. 

H. Colombo: Pkg {Heijd 11 p. <;21). 

(^AHTK Cat {Soliccs [i. 124, /{i/f;e p. 78). 
.Mauko {Ziirlo p. 52). 
9. Colonbi: Bian (FischOng IX. 3/i7/<t III p. 145). 
lu. Colonbio: Odoh [Cordicr \>. 100 note c). 

11. Colum: CoHTi (liam p. 341). 

12. Columbo: Cautk Cat {SoUces p\i. 124, 12ô. Riuje p. 78). 

13. Columbum: Mau {Yiile Catliay II p. 342). 

14. Columbus: Johd i Script, ord. pnrd. I p. iwO, Soc. Gcogr. Paris IV j). 

ôô, Yulc Catluiy I p. 227). 

IT). Coulam: Polo iSoc. Gcogr. l'aris IV p. 13). 

Itî. Coulao: Nom portugais (Ib. p. 14). 

17. Coyian: Nom hollandais (Ib.). 

18. Coyium Polo (Ib. p. 13). 

19. Kauletn: Nom arabe db. p. 14). 

20. Oulam: Tidkla (Ib.). 

21. Palombe: Ooou (Cordicr p. 100 note c). 

22. Palumba: Mand {Loreiiz p. 89). 

23. Palumbo: Odoii uS'oc. Gcogr. Paris IV p. 14). 

.Mand (Ib.). 

24. Palumbum: .Ioud (Ib.\ 

25. Piperis insula?: Vksc [Zcilscln. Erdk. Berlin \X\'l Tafel S, Miller lil 

p. l.'Ui). 

Walsi' iZeilschr. Erdk. Berlin XX\I Tafel 10). 
2(J. Plombum: Oijoh {Cordicr p. 100 note c). 

27. Ploubir: Ouoh iCordicr p. 1(K)). 

28. Polemba: Mand iLorenz p. 8!» note 25). 
2Î*. Poliobum: Odoh {(Cordicr p. S4). 

30. Polobo: .\1am) (Lorenz p. 8!» note 23). 

31. Polomba: .Mam) (Ib. note 25). 

32. Polombe: .Mand [Hall p. 16Î)). 
.33. Polombir: Odoh 'Cordicr p. 83). 
34. Polubum Odoh (Ib. p. 72). 

3.'). Polumbe: Mand (Lorenz p. 8!»). 

3(5. Polumbo: Ooon {Soc. Gcogr. Paris IV ]>. 14) 

Mand {Lorenz p. 89). 
37. Polumbum: Odoh {Cordicr j). 83) 
3H. Polumbus: .Iohd {Scripl. ord. pnvil. I p. .').')0 note). 
.3;». Quilon: Nom anj^hns {Soc. Géogr. l'itris IV p. 14). 

Cokodrilles. IM.in (///.s/. .\a(. VllI, S9 sqq.) dépeint le Crocodilus 
d'une manière détaillée. — Sol (pp. 143 s([i{.) parle du même animal 
d'une manière semblable. — Isi» le mentionne aussi {Etymol XII, 



157 

6, 19—20). — Mand {Hall pp. 288—291) parle d'une île où il y a 
des animaux singuliers, entre autres des co ko drilles. — Ce sont 
naturellement les crocodiles. Cfr. Bov p. 102. 

Var. de nom : 

1. Cokodrilles: Mand (//«// p. 288). 

2. Crocodllus; Plin {Hist. Sat. VIII. 89). 

Sol (p. 143). 

IsiD {Etijmol XII, 6. 19). 

Colam Pandarani v. Flandrine. 

Colanguria v. Colonguria. 

Colax V. Soliz. 

Colchide v. Colcorum provincia. 

Colchis V. » 

Colchorum v. » 

Colcia V. » 

Colcorum provincia. Dans l'antiquité, cette province fut très 
souvent mentionnée à cause de ses rapports avec l'expédition argo- 
nautique (cfr. Kneisel I p. 42, Bunbury, passim). — Plin {Hist. Xat. 
VI, 15) et Sol (p. 85) indiquent «urbs Colchorum». — Isid [Ety- 
mol IX, 2, 83) parle aussi de Colchis. ■ — Chez Hald {Haverg), au 
fond de la mer Noire se trouve un territoire qui s'appelle «Colcorum 
provincia-. Miller (IV p. 24) donne la légende suivante: «Col- 
corum provincia, vellus aureum propter quod Jason a Pelo rege 
missus est». — Chez Vesc [Zeitschr. Erdk. Bai. XXVI Tafel 8, Miller 
IH p. 135), à la même place se trouve Colcia. — Chez Hygg 
[Miller III p. 106), dans la mer Noire il y a une île du nom 
de Colcos, qui se rapporte absolument au pays en question, 
bien que représentée comme une île sur la carte. Ce n'est pas 
seulement chez Hygg qu'on trouve cette opinion sur la Colcorum 
provincia: on la retrouve également sur des cartes du moyen-âge 
(Ib.). — Chez Mauro (la carte de Zurla), dans la partie est de la mer 
Noire est situé un pays qui s'appelle Cholchis. On lit à son sujet 
cette légende {Zurla p. 47): «Selon l'opinion de plusieurs, Jason 
prit son trésor ici». 

Var. de nom: 

1. Colcorum provincia: H.\ld i Haverg, Miller IV p. 24). 

2. Cholchis: M.\lro (la carte de Zurla). 

3. Colchide: Macro {Zurla p. 47). 

4. Colchis: Isid [Elymol IX, 2, 83). 



158 

5 Colchorum: Pi.in {Ilisl. Sal. VI 15). 

Sol (p. 85). 
G. Colcia: \'ksc C/.citschr. ErdU. Berlin XWl Tafel S, Millci III p. 135). 
7. Colcos: 1Iy(.<-. \MiUvr III p. 106). 

Colcos V. Colcorum provincia. 

Colcus V. Calcum. 

Colidara. Selon Pkg {Yule Cathay II p. 299), endroit situé sur 
la route commerciale d'Ajazzo à Torissi. — V^/Ze (Ib. note 1) croit 
qu'il peut être identifie'' avec une forteresse arménienne de Taurus 
du nom de Gobidar. 

Colisma v. Choolissime. 

Coloen V. Coilun. 

Coloman v. Tholoman. 

Colombo V. Coilun. 

Colona V. Corola. 

Colonbi V. Coilun. 

Colon bio v. » 

Colonguria. Selon Cgnti [Major p. 19), ville de l'Inde, entre 
Coloen et Paliura. 

\'ar. de nom: 

1. Colonguria: Conti [Ram p. 341). 

2. Colanguria: Conti {Major p. 19). 

Colum V. Coilun. 

Columbo V. » 

Columbum v. » 

Columbus V. » 

Comagena. Plin {Hist. Xa(. V, Sô et VI, 24) parle d'un pays 
appelé Gomma gène. — Soi. aussi (pp. 156, 178). — Isin {Etymol 
XIV, 3, 17) dit: «Commagena prima provincia Syria? a vocabulo 
Commagic urbis nuncupata' quac quondam ibi metropolis habebatur». 
— Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 28), sur TEuphrate se trouve 
un territoire qui .s'appelle Comagena. — Chez Kbst (il/{//er V p. 38), 
en Syrie se trouve Camegona. — Id. avec une des provinces de 
la Syrie sur TKu pli rate (cfr. Droi/scn Ilist. Atlas). 

Var. de nom: 

1 Comagena: Hai.d {llavertj, Miller 1\' p. 2S). 

2 Camegona: Khst (Miller V p. 3Si. 

3. Commagena: Isid {Kltjmol XIV, 3, 17 
l. Commagene: Plin {Ilist.Sat V, 85). 

Sol (j). 15<!). 



159 

Comana. Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 707) compte, parmi 
les pays et les peuples que les Mongols subjuguèrent, le pays de 
Comana. Dans un autre endroit (Ib. p. 651), parlant de Gengis- 
khan, il dit: «Inde procedens contra terram Sara-Huiur, et contra 
terram Karanitarum, et contra terram Voyrat et contra terram 
Comana, quas terras omnes bello devicit, inde est in terram suam 
reversus». — Probablement en raison du contexte où se trouve 
impliqué le Comana de Carp, D'Arezac (Ib. p. 541) a voulu placer le 
pays dans le voisinage du pays des Uigures au N. du Tibet. — 
Cfr. Comania. 

Var. de nom: 

1. Comana: Carp {Soc. Géogr. Paris IV pp. 651, 707). 

2. Canana: Carp (Ib. p. 651 note 11, p. 707 note 16). 

3. Chanana: Carp (Ib., Ib.). 

4. Comania: Carp (Ib. p. 707 note 16). 

Comana v. Comania. 

Comani v. » 

Comania. Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709) mentionne, parmi 
les pays et les peuples que les Mongols ont vaincus, le peuple de 
Comani. 11 dépeint leur pays, «terra Comanorum ou Comania» 
(Ib. pp. 742 sqq.), comme un pays plat, à travers lequel coulent les 
fleuves Neper, Don, Volga et Jaec, qui tombent tous dans Mare 
Magnum. Il indique les limites du pays et dit que celui-ci touche 
au N. à Ruscia et Magna Bulgaria, au S. à Alani et Gazari, 
à rO. à Hungaria et à FE. à Cangitarum. Le climat y est très 
froid. Carp passa par le pays tant à Taller qu'au retour. — Polo 
(Ib. pp. 776 sqq.) parle aussi du Comania et nomme les peuples 
voisins; sa relation s'accorde avec celle de Carp, bien qu'elle ne soit 
pas tout à fait aussi complète. Il dit encore que le Jaec forme la 
limite entre Comania et terra Kangitarum. — Rubr (Ib. pp. 219, 
246, 252, 265, 274) mentionne Comani comme un peuple qui de 
meurait au N. de la mer Noire et de la mer Caspienne. Il l'appelle 
aussi Capthat, ce qui probablement est une fausse explication de 
Kiptschak. Il compte Cangle aussi comme une partie du peuple 
Comani. — Het (Cap. 5, 47) dépeint Comania comme un très 
grand pays plat, qui n'est guère habitable à cause du grand froid en 
hiver et de la grande chaleur en été. Quant aux limites du pays, 
il les indique d'une manière différente de Carp et de Polo, en disant 



160 

qu il est borné par Corasme, Cassia, Ktil et à TO. par tMare 
iMajus>. Ainsi, il semble qu'il le place plus à l'E. que Cahp. Il dit 
que Sara est la capitale du pays. — Fasc {Mosh App. 92 p. 194, 
Ville Cathay I p. 232) ne nomme pas directement le pays, mais dit 
qu'il se préparait à son voyage en étudiant en Sarray «linguam 
CUiamanicam», ce qui doit être la langue de Comania(cfr. Yule Ib. 
note 2). — Peg {Yule Cathay II p. 292 et Ib. App. III p. LXV) le 
mentionne d'une manière semblable en disant qu'un marchand, qui 
veut aller à Ghattaijo, est obligé de se procurer des serviteurs de 
Tana, qui savent la langue de Gumania («lingua Cumanesca» ou 
«Chumanesca» dans le texte italien). — M\sd {Hall p. 256) dit que 
dans le voisinage du pays Ghorasme se trouve le royaume Comanye, 
qui est un des plus grands empires du monde. Mais il n'est guère 
peuplé parce que dans une partie du pays il fait tellement froid, 
dans une autre il fait tellement chaud que personne n'y peut vivre. 
Les habitants demeurent sous des tentes et à cause du manque de 
forêts dans le pays, ils sont obligés d'employer les excréments des 
bestiaux comme combustible. La capitale du pays s'appelle Sarach. 
Mand dans sa description suit principalement Hkt. — Chez Walsp 
{Zeitschr.Erclk. Berlin XXVI Tafel 10), au N. de la mer Noire se trouve 
un pays qui s'appelle «Comana regio. — Chez Mairo (Fisch-Ong 
XV, Riige p. 80), au N. de la mer Noire et de la mer d'Azov, on 
trouve un pays appelé Chu mania. — Id. avec la Russie méridionale, 
au N. de la mer Noire et de la Crimée, du Dnieper à l'Oural {Soc. 
Géogr. Paris IV pp. 486 sqq.). Id. aussi avec Kiptschak. (Cfr. 
Schmidt p. 22). 

Var. de nom: 

1. Comania: C.xnv {Soc. Géogr. Paris IV p. 742). 

Polo (Ib. 'p. 477). 

•2. Camenorum: Mand {Lorenz p. 151 note 18). 

.{. Chamanica dinî^ua): Pa.sc {Mosh App. U'2 p. 194). 

4. Chomanorum : .Manu {Lorenz p. 151). 

5. Chumanesca Jiiigua): Pkg {Yule Catliay II .Ai)p. III i). LXV). 
♦). Chumania Mauho (Fisch-Ong XV, Ruyc p. SO). 

7. Comana: Wai.sp {Zcilschr. Erdk. Berlin XXVI TaftI lOi. 

8. Comani: Ui:bh [Soc Géogr. Paris IV p. 2i;»). 
i). Comanorum: Manu [Lorenz p. 151 iioto 18). 

10 Comanye: Manu (Hall p. 250). 

11 Comayns: Manu (Ib.). 

12. Comenye: Manu {Hall p. 257). 



161 

13. Commani: Uvan (Soc. Céogr. Paris IV p. 246). 

14. Cumanesca (lin{,nia): Feg (Yiilc Cathay II App. III p. LXV). 

15. Cumania: Hiix (Cap. 5). 

Comania v. Comana. 

Comanorum v. Comania. 

Comanye v. 

Comari v Chomari et Comary. 

Comary. Polo {Pauthier II pp. 645 sqq.) parle d'un pays dans 
rinde du nom de Comary [dans l'édition de Yule (Polo II p. 318) 
Comari], situé entre Coilun et El y. — Id. Cap Corn or in {Pauthier 
II p. 64-5 note 1, Yule Polo II p. 318 note 1). — C'est le même que 
Chomari de M.\uuo. 

Comayns v Comania. 

Combahita v. Cambaet. 

Combait v. » 

Combaleh v. Almalech. 

Combapta v. Cambaet. 

Combar v. Melibar. 

Combayta v. Cambaet. 

Comenye v. Comania. 

Comerum v, Conan. 

Commagena v. Comagena. 

Commagene v. » 

Commani v. Comania. 

Como V. Conan - 

Comorin, Cap, C'est avec ce cap qu'on a identifié Chomari 
et Comary. 

Comuci. Selon Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 709), un des 
peuples que les Mongols subjuguèrent. — D'Avezac (Ib. p. 575) croit 
que c'était un peuple du Dagestan dans le Caucase. 

Var. de nom : 

1. Comuci: Cakp (Soc. Géogr. Paris IV p. 709). 

2. Comuty: Carp (Ib. note 1). 
8. Thorati: Carp (Ib.). 

4. Tomici: Carp (Ib.i. 

Comum V. Conan. 
Comuty V. Comuci. 

Conan. Odor {Cordier p. 49) dit que quand il eut quitté Gest 
et passé par plusieurs villes, il arriva à Conan, ville qui autrefois 

11 



IG2 

était tivs grande. Les murs de la ville comptent 50 milles de tour. 
Il V a encore plusieurs palais, mais ils ne sont pas habités. — M.vnd 
[Hall p. 1 ;')()) dit (jue quand on a quitte la ville do Bethe, on arrive 
à Cornaa. ville qui est dcpeinte comme chez Onoii (cfr. Bov p. "(i). 
— Id. avec le vieux Persepolis. dont les ruines sont ce à quoi l'on 
croit qu'OnoH a pensé, quand il parle des palais dépeuplés [Cordier 
p. 49 note 1, Yuk Cathay I p. 52 note H). 

Var. de nom: 

1. Conan: Onou [Cordier p. 49). 

2. Carnaa: Mand (Lorenz p. {SI note 21)). 

3. Comerum: Odoii {Yulc Cathay I p. 52). 

4. Como Odor (Cordier p. 41> note al. 
ô. Comutn: Odoh (Ib.). 

G. Conio; Odou (Ib.). 

7. Coniuni: Odou (Ib., Yulc Cathay II App. I p. llli. 

8. Coprum: Ouor (Cordier p. 49 note a, Yulc Ib. note 1.'5). 
M. Corna: Mand {Lorenz p. SI). 

10. Cornaa: Mand {Hall p. 150). 

Concha v. Chonka. 

Conchum v Junki. 

Concitus lluviu.s. Chez Hald [Ilavcrg, Miller IV p. 35), un 
des affluents de droite du Tigre; il prend sa source près d'Adiabeni. 

Concoa v. Chonka. 

Condro. Selon Peg (Yule Cathay II p. 301), station sur la route 
commerciale d'Ajazzo à Torissi, probablement près de cette der- 
nière ville. 

Condur. Polo {PautJiier II p. 562) dit que quand on part de 
Cyamba (ou de Textrémité S. de Javva, comme il est dit dans le 
texte original) ù 400 milles vers le sud, on arrive à deux iles, ap- 
pelées Sandur et Condu-r. — IMauko {Zurla p. 49) indique aussi 
Conduz comme une des petites iles dans l'oceàn Indien au S. de 
(iiava. — Id. avec Pulo Kondor {Pniithicr II p. 562 note 1, Yule 
Polo II p. 219 note 2). Cfr. Sandur. 

Var. de nom: 

1 Condur: Poi.o {Pdulhicy II p. 5G2, Yulc Polo II p. 219). 
2. Conduz: Mai-ko Zurlu p. !!•). 

Conduz v. Condur. 
ConganjïUN v' Cojj;uiganguy. 

Conjjicanti. Sur la C.Mnt: Cat {Notices p. 126, Rii(/e p. 78), 
au N. de Catum est située une ville (\uï s'appelle Congicanti. — 
Klle a été identifiée avec Taschkent [Notices Ib.). 



163 

Conigangui v. Coguiganguy. 

Conio V. Conan. 

Conium v. » 

Consan v. Cossam. 

Conscala v. Tesculan. 

Coprum V. Conan. 

Copstzoch. ScHiLT [Xiirnb Cap. 31) parle de Copstzocli, 
pays dont la capitale s'appelle Sulchat. — Id. avec Kiptschak 
{Telf p. 175 note 6). — Probablement, c'est le même mot que Cap- 
that de Hubr. Cfr. Destihipschach. 

Var. de nom: 

1. Copstzoch: ScHiLT (yiirnb Cap 31). 

2. Ephepstzach: Schh.t rfelf p. 49). 

Coque Y. Junki. 

Corasian v. Khorasan. 

Corasico. Nom de C au cas us m on s. 

Corasine v. Khorasan. 

Corasine v Lrganth. 

Corasino v. Khorasan. 

Corasme v. » 

Corasme v Urganth. 

Corasmi v. Khorasan. 

Corasmina v. » 

Corasminorum Regnum v. Khorasan. 

Corassan v. Khorasan. 

Corazmium v. » 

Çorçania. Nom de Georgia. 

Corcina. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. H2), peuple de l'Inde 
qui habitait entre les fleuves Ydaspis et Yndus. On lit à propos 
de ce peuple: «Gens Corcina circa iMaileum montem habitant». 

Cordinis. Het (Cap. 12) raconte que dans la ville de JMercdin 
il y avait un peuple qui s'appelait Cordinis. — I! est très probable 
que ce nom fait allusion aux Kourdes. Cfr. Corduis. 

Corduis. Selon Het (Cap. 8), nom d'un peuple du Kegnum 
Médise. — Mand (Hall p. 259) parle d'un peuple dans «the Kyng- 
dom of Mede» du nom de Cor dyne s, qui certainement est identique 
au Corduis de Het (cfr. Bov p. 99). — Probablement ù identifier 
avec les Kourdes. 



Ifli 

Var. de nom: 
1. Conduis: Hkt (Cap. s). 
•2. Cordynes Mand {Hall p. 259). 

Cordynes v. Conduis. 

Cormania v. Carmania. 

Cormos v. Hormos. 

Corna v. Conan. 

Cornaa v. » 

Corola. Parmi les pays et les peuples que les Mongols ont 
subjugues, Cxiw {Soc. Géogr. Paris IV p. 709) cite, entre autres, Corola. 
— Pour rid., voir Soc. Géogr. Paris IV p. 575. 

Var. de nom : 

1. Corola: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 709» 

2. Catora: Caup (Ib. note 1). 

3. Colona: Caui> (Ib). 

4. Korola: Caup (Ib.). 

Coromandel, Côle de. C est avec cette côte qu'on a identifié 
Maabar. 

Corras v. Cur. 

Corsamea v. Khorasan. 

Cosam V. Cosan. 

Cosan. Selon Ddom {Cordicr p. 434), c'est le nom de la ville 
principale du pays du Prestre Jehan ou Penthexoire. Elle est assez 
grande. — Elle est considérée comme devant être identifiée au Tan duc 
de Poi.o [Cordier p. 442 note 3, Yidc Cathay I p. 146 note 2), 

Var. de nom : 

1. Cosan: OuoK {Cordier p. 434) 

2. Casan: Odo» (II), note c). 

3. Chosan: Odok (,1b., Yiile Catliay II .App. I p. X.X.WI). 

4. Cosam : Ouou (Cordier p. 434 note c). 

5. Cozoan: Odor (Ib.). 

6. Kosan: Onon (Ib.). 

7. Rosan: Ouo» (Ib.]. 

8. Thozan: Onon (Ib.). 

9. Tozan: Odoh {Ynle Catliay I |). 147). 

Cosmlr V. Casmir. 

Cossam. Selon Onon {Cordier p. 434), province à TE. de la 
ville de Cosan et du pays du Prestre Jehan. C'est une des 
meilleures et des plus grandes provinces du monde. Elle occupe 
une étendue telle qu'il faut 60 jours pour la traverser el, môme dans 
sa plus petite largeur, 50 jours. Elle est e.xtrèmement peuplée, et 



165 



les villes sont si rapprochées qu'en quittant une ville on voit déjà 
les portes d'une autre. La capitale a le même nom que la province. 
— Mand (Hall pp. 306, 307) dit que, dans le voisinage du pays du 
Prestre John, se trouve Casson, île qu'il faut 60 jours pour la 
traverser dans sa longueur et 50 pour la traverser dans sa largeur. 
C'est la meilleure île et le royaume le plus riche du monde. L'île est 
très peuplée et tellement remplie de villes, qu'en en quittant une, on en 
voit tout de suite une autre devant soi. — Concernant lid. de Gossam, 
différentes opinions ont été proposées. Yule (Cathay I p. 148 note 1) veut 
l'identifier avec Quengianfu de Polo et avec Hsi-ngan d'aujourd'hui 
et le pays d'alentour; selon lui, la province Cossam renfermerait les 
provinces Schansi, Schensi et une partie de Szetschwan qui, 
à l'époque antérieure à 1285, ne formaient qu'une province avec 
Hsi-ngan pour capitale. Cordier (p. 445 note 5), au contraire, veut 
identifier Cossam avec la province Kansu de nos jours et sa 
capitale Kan-tschou, c'est à dire la même que Tangut et sa 
capitale Campicion de Polo. 

Var. de nom: 



s. 

10. 

11. 

12. 
13. 
14. 
15. 



Cossam: Odor [Cordier p. 434 et Ib. note j). 

Camsan: Odor (Ib. note g). 

Cansan: Odor (Ib.). 

Casan: Odor (Ib. et Yule Catbay II App. I p. XXXVI) 

Cassam: Odor (Cordier p. 434). 

Cassan: Odor (Ib. note g). 

Mand [Loren: p. 197 note 7). 
Casson: Mand [Hall p. 306). 
Caszam: Mand [Lorenz p. 197 note 7). 
Chansi: Odor (Cordier p. 434 note g^. 
Chasan: Odor (Ib.). 
Chosan: Odor (Ib.). 
Consan: Odor (Ib.). 

Kansan: Odor (Ib. et Yiile Cathay I p. 148). 
Kasan: Odor (Cordier p. 434 note g). 
Kassan: Mand (Lorenz p. 197). 



Costazz. Sur la Carte Cat (Notices p. 128), endroit situé 
sur la côte ouest de la mer Caspienne, tout près de Maumet a var. 

Cotab. Nom de Caucasus Mons. 

Cotaba. Sur la Carte Cat (Notices p. 128), endroit situé à 
l'angle N.-O. de la mer Caspienne, entre Mondasi au N.-E. et 
Fabinagi au S.-O. 

Cotam v. Cotan. 



16() 

Cotan. l'oi-o {l'authier I pp. 143, 14i) dit (|u'en partant, après 
avoir quitte' Carcan, il arriva à la province Cotan. Elle est dé- 
peinte comme riche et fertile et produisant beaucoup de coton. Le 
pavs est rempli de jardins. Les habitants, qui sont JMaliométans, 
vivent du commerce et de l'industrie et sont très mauvais soldats. 
La province a une étendue toile qu'il faut H jours pour la traverser. 
Sa capitale s'appelle aussi Cotan. — C'est probablement la même 
ville qu'on trouve sur la Cahtk Cat sous le nom de Cotam [Notices 
p. 126). Elle est située au centre de l'Asie, un peu au N. de liada- 
lech. — Chez Mauho [Fisch-Ong XV), dans l'Asie Centrale, près 
de Chamul et Lop, se trouve «P. Gothan», province qui probable- 
ment est le Cotan de Polo. — Id. avec Khotan d'aujourd'hui 
(Pauthicr 1 p. Li3 note 1, Vide Polo I p. 174 note 2). \)-d.ns Notices 
(p. 126), Cotam de la Caiitk Cat a bien été identifié avec Kokaii, 
mais nous croyons plutôt que le Cotam de cette carte doit être identifié 
avec Cotan de Polo. 

Var. de nom: 

1. Cotan: Poi.o {l'diilliicr I p. 14.'5, XorJensk, Uciin. Yiilc Polo I p. 173i. 
'2. Cotam: Polo ((irijn). 

CwvvK Cat (.Yo/Zccs p. liiG). 

3. Cotani: Carti-; Cat (Rurjc p. 78). 

4. Cothan: Mai no {Iîikjc p. H);. 

r». Gothan: Mauho (I-'isch-Ung XV, la carte de Zinla). 

Cotani v. Cotan. 

Cotar. Nom de Caucasus Mon s. 

Cothan v. Cotan. 

Cotoniare. Pi. in {Hist. Nat. VI, lOô) dit: «regio aulem ex 
qua piper monoxylis lintribus Becaren convehunt, vocatur Cotto- 
nara». — Ptol [Miller. IV p. 34) parle d'un port de l'Inde qui 
s'appelle Cottiara. — Sol (p. 203) dit à propos des ports indiens: 
♦ deinde per diversos porlus Cottonare pervenitur, ad quam mo- 
noxylis lyntribus piper convehunt». — Chez IIald [Harerg, Miller 
IV p. 34), sur la côte de l'Inde est située une ville qui s'appelle 
«Cotoniare portus». -- Chez Ehst (Miller V p. 50), dans l'Inde se 
trouve *Cotunare portus, ubi Arabes et Kj>yplii ab Indis piper 
omnibus gentibus advehendum suscipiunt». — Miller (IV p. 34) a 
proposé d'identilier Cotoniare avec la ville de Cochin de nos jours. 

Var. de nom: 

1. Cotoniare: Hai.d (llnrcni, Miller l\' p. 34:. 
'J Cottiara: Proi. t Miller IV j). 34 1. 



167 

3. Cottonara: Pmn {Ilist. Nul. VI, lOî)). 

4. Cottonare: Soi. (p. 203l. 

5. Cotunare: Ehst (Miller V p. 50). 

Cotte V. Kota. 
Cottiara v. Coton iare. 
Cottonara v. 
Cottonare v. » 
Cotunare v. » 
Coulam V. Coilun. 
Coulam. Nom de Quilon. 
Coulao V. Coilun. 

Co.xinam. Sur la C.\rtk Cat {Notices p. 127), ville située près 
de la côte sud de la mer Caspienne, à l'O. de Sadanja et à l'E. 

de R en chu. 

Var, de nom : 

J. Coxinam: Carte Cat (carte de Notices p. 118, Riige p. 78). 
2. Caxinaro: Caktk C.vr (Xolices p. 127). 

Coyandi v. Cayandi. 

Co}ganguy v. Coguiganguy. 

Coylan v. Coilun. 

Coylum V. » 

Cozoan v. Cosan. 

Cranganore. C'est avec celle ville qu'a été identifié Si nguyli. 

Creman v. Carmania. 

Cremania v. » 

Cremesor. Pays mentionné par Polo {PoMhier I p. 60), qui 
dit qu'il a de grandes relations commerciales avec le Tavris. — 
Id. avec (iermesir, c'est à dire avec le pays situé sur la côte 
chaude du golfe Persique depuis l'embouchure de l'Euphrate et 
du Tigre jusqu'à Laristan et Hormus (Ib. note 4, Yule Polo I p. 
71 note 2). 

Var. de nom: 

1 Cremesor: Polo (Paiithier I p. 60, Yule Polo I p. 70). 
2. Cremosor: Polo (Paiitliier I p. 60 note 4). 

Cremi. Sur la Carte Cat {Notices p. 123), ville de Perse, 
entre Marga au N. et Cade au S. — Elle a été identifiée avec 
Chorremabad dans le Luristan (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Cremi: Cahte Cat [Notices p. 123). 

2. Eremi Cahtk Cat (Rnçfe p. 78). 



16S 

Cremis. Sur la Cautk Cat {Xoticcs p. 129), endroit situe à 
lembouchure du Vol<,fa. 

Cremosor v. Cremesor. 

Crerman v. Carmania. 

Crisa v. Chryse. 

Crise v. 

Crise) ida. Chez Hald [Jlaccrg, Miller IV p. 27), île au débouelic 
de la mer Caspienne dans l'océan Septentrional. — Klle se 
trouve aussi chez P^hst {Miller V p. 35). 

Crispées Montaignes. Nom de Caspii Montes. 

Cristoas. Pus {Hist. Xat. VI, 69) parle de Chrysobora, 
ville située près du Gange. — Chez Hai.d {Hairrg, Miller IV 
p. 34), dans l'Inde se trouve une ville qui s'appelle «Cristoas 
ci vit as». — La ville est, parait-il, également mentionnée par Ouosius 
{Miller Ib). 

Var. de nom: 
1. Cristoas: Hai.d [Uavcrtj, Miller IV p. 3-ij. 
•2. Chrysobora: Pi.in {Ilist. Sot. VI, 69). 

Crit v. Mecrit. 

Crit et Werkit v. Mecrit. 

Critoli. Chez Maiho {Zurla p. 49), une des petites îles au S. 
de G lava major. 

Crocodilus v. Cokodrilles. 

Croucasis. Nom de Caucasus M on s. 

Crues V. Hormos. 

Crynes v. » 

Ctesiphon. C'est avec cette ville qu'a été identifié Ycusia. 

Cubene. Sur la Caktk Cat (Xuliccs \>. 128), endroit situe à 
Tangle N.-O. de la mer Caspienne, entre Terchi au S. et Fabi- 
nagi au N. 

Cucim V. Cunciin. 

Cucuy V. Cuguy. 

Cugin. Sur la Cauti-; Cat {Xolices p. 143, Riuie p. 7S), ville 
du Catayo, au N. de Fugui. — File a été identifiée avec Kou- 
tchou (Xoticcs Ib.). On se demande si K oui chou ne peut pas 
être identifié avec la ville de Koua-tcheou, indi(|uée sur la carte de 
UAnvillc et qui est située sur le J ang-tsze-ki ang dans le Kiang-su 
en face de Tsching-kiang. Cfr. Cuguy. 



169 

Cugui V. Ciuguy. 

Cuguy. Dépeint par Polo {Pauthier II pp. i-79 — 82) comme 
une petite ville près de Ouian. La ville est pourtant importante, 
car on en exporte à Cambaliic de grandes quantités de grain et 
de TVA. De cette ville vient le Grand Canal, qui unit Ouian à 
Gambaluc. Dans le fleuve en face de la ville se trouve une ile 
où il y a un couvent, qui possède plus de 2(JÔ moines. Sur l'autre 
côté du fleuve est située la ville de Chingianfu. — Id. avec Koua- 
tcheou sur le Jang-tsze-kiang dans le Kiang-su en face de 
Tsching-kiang {Pauthier II p. 479 note 1, Yule Polo II p. 137 
note 1). La ville est indiquée sur la carte de D'Anrille. — Peut-être, 
Cuguy pourrait-il être identifié avec Cugin sur la Cahtk Cat? 

Var. de nom: 

1. Cuguy Polo {Pauthier II p. 479). 

2. Caigui: Polo iGrijn). 

3. Caiju: Polo (Yule Polo II p. loG). 

4. Cayngui: Polo (Ram). 

5. Cucuy: Polo {Pauthier II p. 481, Xordensk). 

Cuguy V. Cuigiu. 

Çugvl. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), endroit ou 
pays au centre de l'Asie, dans le voisinage de Tenduch. — 11 
semble que Çugvl doive être une des provinces du désert de Lop 
iZurla p. o4-). 

Var. de nom : 

1. Çugvl: Mal'RO {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80). 

2. Zugul : Mauro {Zurla p. o4). 

Cui. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), ville de l'intérieur de 
l'Asie. Fisch (Ib.) croit qu'elle peut être identifiée avec Chulm. 

Cuigiu. À l'E. de Tholoman se trouve, selon Polo [Pauthier 
II pp. 432 sqq., Yule Polo II pp. 88 sqq.), la province Cuigiu. Elle est 
très grande, remplie de grandes villes, parmi lesquelles Fungul. 
Les habitants vivent du commerce et de l'industrie. Le pays abonde 
en lions. — Id. avec la province de Kwei-tschou d'aujourd'hui 
{Pauthier Ib. note 1, Yule Ib. p. 89 note 1). — Cfr. la carte Yule 
Ib. p. 92. 

Var. de nom: 

1. Cuigiu: Polo {Puutluer II p. 432). 

2. Caguy: Polo (Ib. note a). 
'6. Canguy: Polo (Ib). 



170 

4. Cing^ui: Poi.o (dri/ui. 

f). Cuguy: Poi.o {l'atilhicr II p. I.'î2, S'onlcnxk). 

fi. Cuiju l'oi.o {Yiilc Polo II |). SM). 

7. Cuyguy l'oi.o {l'aiitlucr II p. 43G). 

^. Enguy l'oi.o (II), note yi. 

1>. Gingui l'oi.o {lidiii. 

Cuiju V. Cuigiu. 

Cuju V. Ciugu>. 

Cumanesca (lingual v. Comania. 

Cumania v. » 

Cumat V. Tumat. 

Cunat. Selon Hi.r (Cap. 16), c'était le nom d'une des sept 
nations des Mongols. 

Cunchi V. Cuncun. 

Cunchin v. » 

Cuncun. Selon Polo {Patithlcr H pp. H63 — 64), jjrovince de 
Calhay, à 10. de Quengianf u, d'où il faut o jours pour s'y rendre. 
Le pays est dépeint comme très montagneux, et les habitants vivent 
pour la plupart d'agriculture et de chasse. La province a une éten- 
due telle (juil faut 20 jours pour la traverser. — Id. avec Han- 
Ischung d'aujourd'hui et le pays d'alentour {Pauthicr II p. 3()8 
note 1, \'ulc Polo II p. lîS note 1). La ville est située dans le sud 
du Schensi, au S.-O. de Hsi-ngan. 

\'ar. de nom: 

1. Cuncun: Poi.o {Panlhier II j). .if).'), Yiilr l'olo II p 17). 

2. Cucim Polo (No;</<';i.sA). 
;{. Cunchi P()i.{) (Gn/;i). 

4. Cunchin: Poi.o (/»n;n>. 

Cundinfu. Selon Poi.o [Pauthicr II pp. 4i0— ii). il faut 6 
jours en allant de Cinan-gli vers le sud, pour arriver à la grande 
et puissante ville de commerce de Cundinfu. ou Tadinfu, comme 
on doit l'appeler selon la meilleure leçon. La ville pratique surtout 
l'industrie de la soie. — Id. avec la ville de .lontschou d'aujourd'hui 
dans le Schan-t u ng f/\/?/////'r/- II p. j 50 note 1, cfr. V?//r Polo II p. 
1M> note 1). 

\'ar. de nom : 

1. Cundinfu Poi.o [l'aulhicr 11 p. 1 lOi. 

■J. Tadinfu: l'oi.o (Gnjii, ïtile Polo II p !I7). 

3. Tandinfu : Polo (Xon/e/i.sA-). 
4 Tudinfu Poi.o (llani). 



171 

Cuntas V. Tauriz. 

Cur. I*Li\ {Hist. Nat. VI, 39) parle du Cyrus, fleuve qui 
sert de limite entre Armenia et Hiberia. — Sor. (p. 93) nomme le 
Cyrus aussi comme servant de limite entre Armenia et Hiberia. — 
RuBR iSoc. Géogr. Paris IV p. 383) parle du fleuve Cur, qui coule 
à travers la plaine de Mo an. — Clav {Markh p. 80) parle du fleuve 
Cor ras, qui traverse toute l'Arménie. — Schilt [Xurnh Cap. 56) 
dit que le lleuve Chur coule à travers une plaine appelée Karawag. 
Il dit que ce fleuve est aussi appelé Tigris, ce qui naturellement 
repose sur une confusion. — Chez Walsp [Zcitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 10\ le Cyrus forme un affluent de l'E. du Volga 
et il se trouve alors au N. de la mer Caspienne. — Chez Mauro 
(Ruge p. 80), le fleuve Cur tombe dans la mer Caspienne sur la 
côte sud. Sur la carte, le fleuve forme un delta, qui s'appelle iMa- 
mutava {Zurla p. 46). — Id. avec le fleuve Kur {Markh p. 80 
note 1, Telf p. 234 Cap. 62 note 1. Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 
384, Zurla p. 16). 

Var. de nom: 

1. Cur Hi BU iSoc. fiéocjr. Paris IV p. 383). 

Macro {Ruge p. 80). 

2. Chur: Schilt (Siirnb Cap. 50, Telf p. 86). 

3. Corras: Clav {Markh p. 80). 

4. Cyrus Plin {Hisl. Nat. VI, 39). 

Sol (p. 1)3). 

Walsp Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 1(1). 

Curdistam v. Curdistan. 

Curdistan. Polo [Pauthicr I p. 65) mentionne Curdistan 
comme le second parmi les huit royaumes de la Perse. Il dit qu'il 
est situé vers le Midi. — Clav {Mai^kh p. 95), décrivant Sultanieh, 
dit que la ville à droite est entourée de montagnes, derrière lesquel- 
les se trouve le Koordistan, pays très montagneux. À en juger 
par l'ensemble, «ù droite» veut dire vers le Midi, car du côté 
opposé, «à gauche», se trouve Gheelan. — Schilt {Xurnb Cap. 
28) parle de Churt, pays dont la capitale s'appelle Bas tan. — 
Mauro {Zurla p. 44) indi(iue le Curdistan comme le troisième dans 
rénumération des huit royaumes de la Perse. Les Curdistani, 
ses habitants, sont dépeints dans une autre légende comme très 
cruels et très dangereux. ■ — Id. avec le Kurdistan (Vide Polo I 
p. 80 note 1, Telf p. 31 note 1). Concernant l'id. du Curdistan 



172 

de Polo. Paiithicr (I p. 66 note 2) croit qu'il nost i)as à identifier 
avec le Kurdistan, mais bien avec le Chusistan d'aujourd'hui. 

— Cfr. Corduis et Ciirti. 

Var. de nom : 

1. Curdistan : Poi.o {l'diilhicr 1 p. ^5, Ynlc Polo I p. 7!t). 

Maiiu) (Ztiila p. 44). 

2. Churt ScHii.r (Sfirnb Cap. 2S, Tclf p. A:]). 
',]. Churten: Sc.nri.T (Telf p. ^-il). 

4. Curdistam Poi.o {l'authier 1 p. (!.") note b). 

5. Ehurten: Sc.hilt (\iirnb Cap. 21). 
G. Koordistan: Cr.w f.l/d/A/i p. Sif)). 

Curdistani. Cfr. Curdistan. 

Curgi. Nom de (leorgia. 

Ciirmosa v. Hormos. 

Curti. Iiic (p. 123) dit que quand on part de Thauriïfium 
et que Ton va vers le sud, on arrive chez un peuple cruel et de 
grande taille, du nom de Curti. Leur pays est très montagneux. 

— Id. avec les Kourdes (Murrn)/ Disc, and Travels in Asia I p. 
2U1). Cfr. Curdistan. 

Cusacana. Selon Ci.w {Markh p. 87), ville autrefois grande, 
maintenant détruite, sur la route de Khoi à Tabreex. Ci.av y 
passa en partant. 

Cutch. C'est avec ce pays (pia ('ti'" identifié le O uesi vn eu ran 
de ToLo. 

Cuyguy V. Cuigiu. 

Cvcirat v. (lazurat. 

Cyagannor. Poi.o {l'aidlùrr 1 pp. 221 — 28) parle d'une ville 
de ce nom; il faut '^ jours pour y aller en partant d'Vdifir. 
Dans cette ville, le grand J<haan possède un palais où il demeure 
très volontiers, car dans les environs il y a (juantitè d'oiseaux et de 
gibier. Polo montre particulièrement (pi il y a cin(( espèces ditïè- 
rentes de grues, parmi les(|uelles il en est de remanpiables par leurs 
très belles couleurs. - Sur la Cvitri-: Cat (Xoticcs p. 134), au centre 
de l'Asie, dans le voisinage de Chiancha, de Tanduch et de 
Za/abor, est située la ville de Ciagamor. — Chez Maimo [Zurla 
pp. 35, 36), dans le voisinage d'Idiful, se trouve un endroit qui 
s'appelle Zaganaor, à cùlé du(|uel on lit la légende suivante (Ib.): 
«Ici il y a des grues de <in<j couleurs». — Touchant l'id. de cet 
endroit, on croit (pi'il a eu sa place en dehors de la grande muraille. 



173 

un peu au N. de Kalgan, donc sur le versant sud des montagnes 
de Chingan {Pauthier I p. 221 note 7, Yule Polo 1 p. 261 note 2). 
Yule croit encore que Cyagannor est identifiable avec Tchahan 
de la carte de D'Anvillc, endroit qui se trouve justement sur le ver- 
sant sud des montagnes de C. hingan. Cfr. Notices p. 134. 

Var. de nom: 

1. Cyagannor: Polo (Panlhier 1 p. 221). 

2. Chagan Nor: Polo {Yiile Polo I p. 260). 
.*). Ciagamor: Carte Cat {Notices p. 134). 

4. Ciaganor: Caute Cat (Riige p. 78). 

5. Cianganor: Polo {Ram). 

6. Cianigainorum Polo [Gnjn). 

7. Siasamor: Polo {Pauthier I p. 221 note pp). 

8. Syagannor: Polo {Xoniensk). 

9. Zaganaor: Mauuo {Ziirla p. 35). 

Cyamba. Polo {Pauthier II pp. 552 — 58) dit qu'à une distance 
de 1500 milles au S.-O, de Caiton se trouve Cyamba, pays extra- 
ordinairement riche. Polo s'attache particulièrement à montrer son 
abondance en aloès et en éléphants. Aussi le roi du pays donne-t-il 
chaque année 20 éléphants en tribut au Grand Khaan. F*olo expli- 
que comment et quand le pays fut obligé de payer les impôts au 
Grand Khaan. Dans ce pays nulle femme n'est autorisée à se ma- 
rier avant que le roi ait vu si elle lui plait ou non. Dans ce der- 
nier cas seulement, elle peut se marier, mais dans le premier, il la 
garde. Polo raconte que, quand il était dans ce pays, le roi n'avait 
pas moins de 326 enfants. — Johd [Soc. Géogr. Paris IV pp. 54, 55) 
donne le nom de G hop a (cfr. Yule Jord p. 39 note 2) ou de 
(>hampa à un des 12 royaumes de l'India major; les habitants 
s'y servent d'éléphants au lieu d'ânes et de chameaux. — Odor 
[Cordier pp. 187, 188) dit que prés de l'île de Natem est situé le 
royaume de Campe qui est un pays extrêmement riche. Quand Odoh 
y était, le roi avait plus de 200 enfants (selon une autre édition [Ib. 
note c], plus de 300). Il possédait 14,000 éléphants. Il se voit une 
chose merveilleuse dans ce pays; les poissons des parages environ- 
nants arrivent à si grands flots vers la côte que la mer semble 
n'être formée que de poissons. Chaque espèce de poissons forme 
un groupe compact et reste droit à la rive pendant 3 jours. Alors, les 
habitants peuvent prendre autant de poissons qu'ils en veulent. Et 
quand une espèce de poissons a quitté la rive, il en arrive une 



174 

autre. Mais chaque espèce ne vient pas plus dune fois par an. 
(Juand on demande aux iiabitants pourquoi les poissons font ainsi, 
ils répondent que les poissons veulent, de cette manière, rendre 
hommase au roi du pays. — Mand {Hall pp. 100 — 1)4) dit (|u"en 
partant de Pathen on arrive à Calonak, une autre ile, (jui est 
dépeinte tout à fait comme (>ampe chez Onoii. 11 ajoute pour- 
tant qu'on élève des forteresses de bois sur le dos des éléphants 
pour les employer dans la guerre. (Cfr. Bov p. 8S). — Sur la (^iLivri-: 
Cat {Xotices p. 136), en face de Tile d'iana, sur le continent, se 
trouve Janpa, qu'on peut sans doute rapporter à Cyamba. — Conti 
{Major p. 17), à son retour de Java, alla à Campaa, pays qui, entre 
autres richesses, abonde en aloès. — Chez Maiho {Ftsch-Onfj XV\ 
près du Sinus Gangeticus se trouve un pays appelé Çami^a ou 
Zampa. On retrouve ce nom aussi dans Tile de Taprobana ou 
de Siometra; c'est une ville sur la côte ouest de l'ile qui porte 
le nom de Zampa [Fisch-Ong XY, Zurla p. 50^. ('.ette dernière ville 
existe-t-elle véritablement, ou faut-il en rapporter le nom au pays de 
Zampa, c'est ce (^u'il est difficile d'établir avec certitude. La der- 
nière hypothèse est très plausible, car souvent il arrive chez Maiho 
(jue le même nom, ou deux noms analogues, semblent se rapporter 
à deux endroits différents, alors qu'en réalité il n'y a là qu'une erreur 
de l'auteur, (jui a présenté deux fois sur sa carte le même endroit. 
— Id. soit avec la Coch in chine en général, soit avec cette partie 
sud de Cochinchine, qui s'appelle Binj-thuan. L'endroit a aussi 
été id. avec la côte du Kambodja ou Cambodge (Paulhicr II p. 
552 note 1, Yule Polo II p. 21a note 1, ]'ulc .lord p. 37 note .'), 
Cordier p. lî-!K note 1, Yulc Calhay I p. 95 note 1, Zurla p. 123). 

Var. de nom : 

1. Cyamba: l'oi.o il'onlhicr 11 i>. .052 1. 

2. Calamoch: .Mand (Lorcnz p. lUl note ôL'i. 
.'5. Calanoch Mand db.'. 

4. Calonak: Mand {Hall p. lf)0). 

û. Campa: Onoii (Cordier p. 187 note 1), Ytile Catlmy II Ai^i). I p. .\1.\ . 

«j Campa: .Mai uo {Fisch-Ong XV, liiiyc p. bOl 

7. Campaa Conti (liam p. 341). 

y. Campe Onoii {Cordier p. 187). 

9. Canpa: Onoii Ih. note b). 

10. Capa Ouoii ilb.. 

11. Carpa Onon (Ib.). 

12. Chamba: Poi.o iYnle Polo II p. 212). 



175 

\o. Champa : Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 54). 
Mauko iZnrla p. 123). 

14. Chopa: Joru [Soc Gcoçjr. Paris IV p. 55). 

15. Clatnpa: Conti {Major p. 17). 

16. Janpa: Carte Cat {Notices p. 13G, Rage p. 78}. 

17. Kalanot: Mand (Lorenz p. 101 note 52). 

18. Kalanoth: Mand [Lorcnz p. lUl). 

19. Sanf: Nom arabe [Coriiicr p. 188 note 1, Ynlc Polo II p. 213 note 1). 

20. Senf: Nom arabe {Cordicr p. 188 note 1). 

21. Zampa: Odor {Ytdc Cathay I p. 95). 

Mauro (Fisch-Ong XV, Ziirla p. 50, la carte de /iirla). 

22. Zapa: Odor (Corel ier p. 187 note b). 

23. Ziampa: Mauro \Znrla p. 123). 

Cyandu v. Ciandu. 

Cyclopes v. Arimaspi. 

Cyn V. Cataia. 

Cynamolgi v. Cynocephali. 

Cynaphilorum v. » 

Cyncilim v. Singuyli. 

Cyngilin v » 

Cynkalan v. Tesculan. 

Cynkali v. Singuyli. 

Cynocéphales v. Cynocephali. 

Cynocephali. Ktksias {Lôicenberg Gesch. d. geogr. Entdeck. I 
p. 68) dit qu'autour du Gange demeurait un peuple qui avait des 
têtes de chien et des queues. Ils ne pouvaient pas parler, mais 
aboyaient comme le chien. Les étrangers ne les comprenaient pas, 
mais ils se comprenaient entre eux. Ktksias (Ib.) parle aussi d'un 
autre peuple (appelé Cynomolgi) qui vit de lait de chien. — Plin 
parle tant des Cynocephali, «simiarum gênera» {Hist. Xat. VIII, 
216) que, d'un autre côté, aussi (Ib. VII, 23) d'une espèce d'hommes à 
tètes de chien, race qui, à un autre endroit (Ib. V^I, 195), sont appelés 
«Cynamolgi caninis capitibus». — Sol parle, d'une part (p. 128), 
des Cynocephali, desquels il dit: «et ipsi sunt e numéro simiarumv; 
on les rencontre très souvent dans l'Ethiopie; d'autre part, il dit (p. 
131) des Cynomolgi: «Aiunt habere canines rictus et prom.inula ora». 
— IsiD dans Etymol parle aussi à deux reprises des Cynocephal i. 
Dans Lib. XII Cap. 2, qui a pour rubrique «De bestiis*, il dit (32): 
«Cynocephali et ipsi similes simiis, sed facie ad modum canis, 



176 

unde et nuncupati». 11 dit encore dans Lil». XI Cap. îi, <De portentis» 
(15): «Cynocephali appellantur, eo ({iiod canina capita habeanl, 
(luosque ipsi latratus magis bestias, (juam homines confitentur. Hi in 
India nasciintur». Mais chez Isiu, je ne trouve au(tune mention des 
Cvnomolgi. — Km (p. 180) dit ([u'au delà du Khatai il y a un pays 
où les femmes ont figure humaine, mais les hommes ressemblent aux 
chiens. — Cahp {Soc. Gcogr. Pari.'^ W p. 748) dit quau N. de Samo- 
gedi, sur les cotes désolées de l'Océan, demeure un peuple qui a 
des têtes de chien, mais à un autre endroit (p. 057), il prétend que 
ce sont seulement les hommes (jui ont des têtes de chien, tandis que 
les femmes ont la (igure humaine ordinaire. Il donne sur le peuple 
plus de dctails à la p. 678, où il dit ({u'en partant de Samogedi, 
on arrive à un pays «super Oceanum, ubi invenerunt (juicdam monslra, 
ut nobis firmiter dicebatur, qua? per omnia formam humanam habebant, 
sed pedes desinebant in pedes bovinos, et humannm caput habebant 
sed faciem habebant ut canis: duo verba loquebantur more humano 
et tercio latrabant ut canis, et sic per intervalia temporum latratum 
interponebant, tamen ad mentem suam redibant. et sic intelligi polerat 
(juod dicebant». — Polon («Soc. Géogr. Paris IV p. 776) dit qu'au delà 
des Bascardi demeuraient < Cynocéphales caput caninum haben- 
t^3S,,. — Chez Hald (M Hier IV p. 18), dans le nord de l'Europe ou dans 
le voisinage de la Scandinavie, on trouve la légende suivante: «In hoc 
tractu sunt Cinocephales». — Chez Ebst {Miîlcr V p. 49), le peuple 
est placé dans l'Inde et on lit la légende suivante: «Cenocefali eo 
(|Uod canina capita habeant et ora, quibus est vestis pellis pecudum 
et vox lateratus canum>. — Foi.o (Pauthier II pp. 580 — 582) dit (jue 
les habitants de l'ile d'Angamanain ont des têtes ([ui ressemblent 
à celles des chiens. Us sont très cruels et anthropophages. (Cfr. 
Vide Polo II p. 251 note 1). — Johd [Soc. Géogr. Paris IV p. 57) 
dit, après avoir dépeint les îles de laTertia India, parmi lescjuelles 
les Insula; feminarum: «Mullœ aliœ sunt insuh-c diversip, in cjuibus 
sunt homines caput canis habentes, sed eorum domintc dicuntur esse 
pulchraî». — Odor {Cordier pp. 201— 2UH) dit <iue les habitants de 
l'île de Vacumeran ont tous, hommes et femmes, des têtes de chien. 
Us adorent le bciuf comme dieu; c'est pounjuoi ils portent au front 
une image du bœuf faite en argent ou en or. Ils vont presque tout 
nus et sont bons guerriers. Quand ils prennent un prisonnier à la 



177 

guerre, ils lui demandent rançon, mais s'il ne peut pas payer, ils le 
mangent sur le champ. (Cfr. Cordier p. 208 note 3). — Mar {Yule 
Cathay II pp. 378 — 81) énumère tous les peuples singuliers, qui existen 
selon les traditions, et, dans le nombre, il nomme aussi ceux qui ont 
des têtes de chien, mais il ajoute que pendant ses voyage.s, il a cherché 
en vain ces peuples singuliers, mais n'a pu les trouver, bien qu'il 
soit allé très loin. Du reste, il a demandé à tous les hommes qui 
ont beaucoup voyagé s'ils n'avaient pas vu de tels peuples, mais il 
à toujours reçu une réponse négative. Mar en tire une conséquence 
très judicieuse au jugement de la science contemporaine, en niant que 
ces monstres existent comme peuple, mais il avoue, qu'un ou deux 
individus pourraient être des monstres et que ce serait là la cause des 
traditions relatives à des peuples monstrueux. — Mand {Hall pp. 196 — 
198) dit que les habitants de l'île de Nacumera ont, hommes et 
femmes, des têtes de chien et sont appelés Gynocephali. Il les 
dépeint ensuite tout à fait comme Odor (cfr. Bov p. 89). — Chez 
BiAN [Fisch-Ong IX, Miller III p. 145), dans l'Afrique du S.-O. se 
trouve la légende suivante: «Hac parte sunt omines abent uultus en 
los canis», laquelle fait allusion à Gynocephali. ■ — Chez Walsp 
{Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10, Miller III pp. 147, 148), on 
retrouve le peuple à deux endroits, soit dans l'Asie du N.-E., sur 
la côte de «Mare occeanum septentrionale» et dans le voisi- 
nage des peuples «Gog et Magog», des «Andropophagi» etc., car 
on y lit la légende suivante: «C|enophali habent capita canum» 
soit aussi, comme chez Bian, dans l'Afrique du S.-O., dans la- 
quelle on lit la légende suivante: «Hy habent canum capita». — Il 
est ainsi toute une masse d'auteurs et de cartographes qui se sont 
occupés de ce peuple fabuleux. Tous leurs récits ont un trait commun, 
c'est que le peuple en question a des têtes de chien, mais pour le 
reste, les récits se séparent, particulièrement à l'égard de la place où 
se trouve ce peuple fabuleux. Au commencement, Ktesias le situe 
dans l'Inde, mais de bonne heure déjà le peuple fut placé dans 
l'Afrique ou, pour mieux préciser, dans l'Ethiopie, comme chez 
Plin et Sol et plus tard chez Bian et Walsp. C'est sur l'océan 
Septentrional, soit dans l'Europe du nord, soit dans l'Asie du 
nord, qu'on retrouve le peuple chez Carp, Polox, Hald et Walsp ; 
également chez Kir, qui le place au delà du Khatai. Le peuple est 

12 



178 

placé dans lin de, sa première place, par Ktesias, par Isid et Kbst. 
Chez Polo, Jord, Odor et Mand, il est situé aux îles qui environnent 
l'Inde. Mar explique enfin qu'il a cherché ce peuple, mais n'a pu 
le trouver: il doute même de son existence comme peuple. — Chez 
quelques-uns des auteurs, on ne donne pas au peuple un nom 
particulier, mais on se borne à le dépeindre, comme chez Kir, Polo, 
Jord. Odor, Mar, Bian et Walsp. 

Var. de nom: 

1. Cynocephali: Pmn (Ilist. \al. VIII, 216). 

Sol (p. 12.S). 

IsiD {Etymol XI 1. 2, 32, XI, 3, 15). 

Mand {Hall p. 196). 

2. Cenocefali: Ebst (Miller V p. 49). 

3. Cenocephali: Walsp {Miller III p. 147). 

4. Cenophali Walsp (Zeilschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

5. Cinocephales: Hald (Miller IV p. 18). 

6. Cynamolgi: Fi.in [Hisl. Nat. VI, 195). 

7. Cynaphilorum: Mand [Lorenz p. 102 note 11. 

8. Cynocéphales: Folon {Soc. Géogr. Paris IV p. 77Gl. 

9. Cynomolgi: Sol (p. 131). 

10. Cynophali: Mand (Lorenz p. 104 note 25). 

11. Cynophalij: Mand (Ib.). 

12. Cynophaloruni: Mand (Lorenz p. 102 note 1). 

13. Cynophaly: Mand (Lorenz p. 104). 

14. Rimaphali: Mand (Ib. note 25). 

15. Smafalorum: Mand (Lorenz p. 102). 

16. Smaffalorum: Mand (Ib. note 1). 

Cynomolgi v. Cynocephali. 

Cynophali v. » 

Cynophalij v. » 

Cynophalorum v. » . 

Cynophaly v. » 

CyoUos Kagan v. Cyollos Kagon. 

Cyollos Kagon. Mar (Yulc Cathay II pp. lîBS— 39) dit qu'après 
avoir quitté Armalec, ils arrivèrent à Cyollos Kagon, (|u'il explique 
comme des collines de sable formées par le vent. Avant l'époque 
des Tatares, personne ne croyait, dit-il, que la terre de l'autre côté 
de ce désert fat habitable, mais maintenant on sait qu'il y a là des 
pays très riches. Car (juand on y a passé, on arrive à Cambalec. 
— Ce pays est visiblement identifiable avec le Gobi (Ib. p. 839 note 



179 

1) ou, pour plus de précision, avec un endroit du Gobi qui s'appelle 
en chinois Sha-Shan, au N.-E. de Hami. Cyollos Kagon et Sha- 
Shan signifient en effet, tous les deux, dunes. 

Var. de nom: 

1. Cyollos Kagon: Mar {Yule Cathay II pp. 338—39). 

2. Cyollos Kagan: Mar (Ib. p. 339 note 1). 

Cyrus V. Cur. 



Dabo, Chez Maiko (Zurla p. 50), ville de lile de Siomatra 
ou de Taprobana. 

Dache. Pus (Hisl. Xa(. VI, 50) parle de Daha:', peuple 
scythe. — Sol (p. 83) mentionne Daha?, peuple de la Scythia 
Asiatica. — Chez Hald {Ilarcr;/, Miller IV p. 25), sur l'Oxus 
fluvius, nous trouvons Dache, peuple, dont il est écrit: «Sogdiani 
et Dache gentes». — Id. avec les Tad jiks (/?//^£'r Erdk. VII pp. 668 
sqq., 721, Richthojcn China I p. 451 note 1). 

Var. de nom: 

1. Dache: Hai.d ilhinerg, Miller IV p. 25). 
•2. Dahae: Pmn (//js/. .Va/. VI, 50). 
Sol (p. 83). 

Dadin v. Dondiin. 

Dagora Cfr. Dagrun. 

Dagrun. Chez Mauro (Zurla p. 45), endroit de la Mésopo- 
tamie. — On se demande s'il est à identifier avec le Dagora, 
affluent du Chabur. Cfr. Rilter Erdk. XI p. 265. 

Dahae v. Dache. 

Dahais civitas. (^hez Hal» (Haverg, Miller IV p. 34), ville de 
la Perse ou de la Mésopotamie, dans le voisinage d'Aretusa 
lacus. 

Dalas v. Talas. 

Dalay v. Talay. 

Dajdozen. Sur la Cahtk Cat [Xoiices p. 126), endroit situé 
sur la côte est de la mer Caspienne, entre Ogus au N. et <flum 
Amo> au S. 

Dalep. Sur la Cartk Cat {Xotices p. 127), endroit situé sur 
la côte sud de la mer Caspienne, entre Gellam à l'E. et Langra 
à l'O. 

Dalida. Chez Halo [Ilavcrq, Miller IV p. 35). affluent de 
droite de 11 n d u s. 

Dalivar v. Alivar. 

Dallj V. Delhi. 

Dama v. Damna. 



181 

Damgan v. Damghan. 

Damghan. Ville qui, selon Km (p. 179), fut traversée par le 
roi Hethum à son retour. Il semble qu'elle se trouve près de 
Bstam. — Chez Med {Fisch Samml. p. 133), ville de l'intérieur de 
la Perse. — Clav y passa à l'aller et au retour, et il raconte 
d'une part {Markh p. 102) que, près de la ville, il y avait deux 
tours, bâties de tètes de «Tatares blancs» qui avaient été tués, ailleurs 
(Ib. p. 182) que, près de la ville, il se trouvait un puits, tel que, 
quand on y jetait quelque chose de sale, il s'élevait un vent très 
fort et très froid, qui ne cessait pas que le puits ne fût nettoyé. 
Clav avait vu la chose lui-même. La ville était située prés de 
Bostan. — Id. avec une ville qui porte encore aujourd'hui le 
même nom: Damghan. La ville se trouve dans la partie ouest 
du Chorasan, pas très loin de Bostam. Elle a aussi été identi- 
fiée avec Hecatomp y los, mentionné par Plin [Hist. Nat. VI, 113). 
Cfr. Fisch Samml. p. 133, Markh p. 102 note 1, Ritter Erdk. VIII pp. 
463 sqq,, Wappâus p. 752. 

Var. de nom : 

1. Damghan: Kir (p. 179). 

Clav [Markh p. 102). 

2. Damgan: Med (Fisch. Samml. p. 133). 

3 Hecatompylos; Plin [Hist. Nat. VI, 113). 

Dami(,'. Chez Mauro [Ruge p. 80), île située en face de Chanara 
dans l'Inde. 

Var. de nom: 

1. Damiç: Mauro [Ruge p. 80). 

2. Damis: Mauro (Ruge Gama, la carte). 

Damiens v. Amien. 
Damis v. Damiç. 

Damna. Chez Ptol, ville de la Serica. 
Var. de nom : 

1. Damna: Ptol. 

2. Dama: Ptol. 

Damnae. Chez Ptol, peuple de la Serica. 
Var. de nom: 

1. Damnae: Ptol. 

2. Dannae: Ptol. 

Damonela v. Demonella. 



182 

Danas. Chez Lkaudo {Fisch-Ong XIV), se trouve un lleuve 
«fl. Danas» en Asie. C'est probablement un affluent de <fl. Ixartes». 

Dandan v. Bandan. 

Oandin v. Dondiin. 

Dangroian v. Angrinan. 

Danna; v. Damnœ. 

Dardanfu v. Sardansu. 

Darzirim v. Aretissa. 

Darziz v. > 

Darzizi v. » 

Daua V. Ava. 

Dava V. » 

Daxata. Chez Ptol, ville de la Serica. — On la croit identi- 
que avec Sa-tschu de nos jours {Richihofen China I p. 490). 

Dayne. Selon Mand {Hall p. 148), ville située au pied de 
l'Ararat. 

V^ar. de nom : 

1. Dayne: Manu (//«// p. 14S) 

2. Landanie: Mand (Lorcnz p. SO note 21) 
8. Landanis: Mand (Ih.l. 

4. Laudanie: Manu {Loreiiz p HO). 

Dayo. Sur la Cautk Cat (Xoticcs p. 120), le golfe ù l'angle 
sud-est de la mer Caspienne s'appelle «Golf de Dayo». Tout près 
se trouve Deystam. Dans Xodces (p. 126), le nom est lu comme 
golf de Dayo, mais sur la carte de Notices (p. 118), il ne nous 
semble pas écrit ainsi: mais bien plutôt comme «golf ded» ou 
«Golf de D». 

Debar. Chez (Jknuks {Fisch-Oiu/ X), dans la partie nord de 
l'Inde se trouve un lac, ù propos duquel on lit la légende suivante 
(Fisch Samml. p. 191): «huius lacus sunt aque ad potum amenissime 
et suaves». Ce lac a été identilié {Fisch Ib.) avec le lac de Debar, 
qui .se trouve en Udaipur, assez loin du Golf de Cambay, dans 
la direction du N.-N.-K. 

Decapolis. Chez Hai.d (Ilavcrg, Miller IV p. 28), ù VK. du 
Jourdain, il y a un territoire au sujet duquel la légende dit: 
«Decapolis regio a decem civitatibus dicta». — Mentionné dans 
Matth. 4, 25. 



183 

Decusa. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 29), en Arménie 
se trouve Decusa civitas. 

Ded, «Golf ded»? v. Dayo. 

Dedalii montes. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 36), mon- 
tagnes de l'Inde, entre les fleuves Indus et Ydaspis. On lit la 
légende suivante {Haverg, Miller IV p. 33): «Inter Dedaleos montes 
regnum Cleopatre regine que Alexandrum suscepit». — Pris 
de l'histoire d'Alexandre (Ib.). 

Dehchargan. Ville avec laquelle on a identifié Tonga no. 

Dehistan. Pays avec lequel il faut peut-être identifier Deystam. 

Delatacta. Selon Ric (p. 122), pays très fertile et très beau, 
qui s'étend entre Mogano et Thaurisium. On y trouve des pierres 
qui ont de l'importance en médecine. 

Delhi. Chez Med {Fisch Samml. p. 132), se trouve un pays 
de Delhi. — Sur la Carte Cat (Notices pp. 123, 124), est repré- 
sentée l'image d'un empereur nommé «lo rey Delli» (v. la carte 
dans Notices p. 118), et tout à côté on peut lire la légende suivante: 
«Ici est un sultan grand, puissant et fort riche: ce sultan a sept 
cents éléphants et cent mille hommes à cheval sous ses ordres. Il 
a aussi des fantassins sans nombre. Dans cette partie de la terre, 
il y a beaucoup d'or et de pierres précieuses». Un peu au S.-E. de 
ce point, on trouve sur la carte «Ciutat de Dell y». — Chez Biax 
{Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), il y a dans l'Inde une ville qui 
s'appelle Eldelii. Santarem lit Udeki, mais à tort. — Chez Mauro 
{Fisch-Ong XV), se trouve dans l'Inde, au S. de Hère et au N. de 
Bisenegal, la ville de Dell, dont la légende {Znrla p. 41) dit: 
«Autrefois cette noble cité régnait sur tout le pays Dell ou India 
prima, mais depuis la conquête de Tamerlan la puissance a passé 
à la ville de Hère». — Id. avec Delhi {Notices pp. 123, 124, 
Zurla p. 123). 

Var. de nom: 

1. Delhi: Med (Fisch Samml. p. 132). 

2. Dallj: Cartk Cat (Notices p. 12:3). 

3. Deli: Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 41). 

4. Delli; Carte Cat (Ruge p. 78, la carte dans Notices p. 118). 

5. Delly: Carte Cat (Notices p. 124, Ruge p. 78). 

6. Eldelii: Bian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 144). 

7. Udeki: Bian (Miller III p. 144). 

Deli V. Delhi. 



184 

Deli V. Ely. 

Delli V Delhi. 

Delly, Moiint. C'est dans son voisinage qu'on a placé Ely. 

Delly V. Delhi. 

Delularquente. Ville, traversée par Glav (Markii p. 79) en 
partant. Probablement, elle était située non loin d'Aseron. Dans 
cette ville vivait une secte mahométane du nom de Caxixes, que 
l'auteur dépeint avec beaucoup de détails. 

Dely v. Ely. 

Demir-Kapi v. Derbend. 

Démon ela v. Demonella. 

Demonella. Che;^ Med [Fii^ch Samml. p. 133), ville située sur 
la côte perse. — Sur la Cahtk C.\t [Notices p. 12i), sur la côte 
perse se trouve une ville appelée Demonela, située entre les villes 
de Checimo à l'O. et de Fe menât ù l'E. 

Var. de nom: 

1. Demonella: Med {Fisch Samml. p. 133). 

2. Damonela: Carte Cat {Notices p. 124). 

3. Demonela: Carte Cat [Ihige p. 78, la carte dans yotices p. 118). 

Derbend. Kih (p. 177) dit (jue le roi Hethum pendant son voyage 
chez les Tatares passa par «la porte de Derbend», à propos de laquelle 
il dit: «qui est le fort de Djor». Djora est le nom arménien de 
Derbent (Schmidt pp. 84, 85). — Rubu {Soc. Géogr. Paris IV pp. 
252, 263, 265, 381 — 382) mentionne «Porta F'errea» à plusieurs 
endroits, il passa lui-même par la ville à son retour. Elle est dépeinte 
par lui comme étant située sur la côte ouest de la mer Caspienne. 
Elle se trouve tout à fait enfermée entre la mer, d'un côté, et la 
montagne, de l'autre. Aussi, la route passe-t-elle au milieu de la 
ville et cette situation en fait une place très importante, vu qu'elle 
commande la grande communication entre les pays situés au nord 
et au sud du Caucase. Aussi, est-elle très bien fortifiée. Rubr 
dit que c'est Alexandre qui fit munir la ville des portes de fer 
pour la garantir des barbares de la Perse. Au temps de Rubr, 
les Tatares avaient détruit en grande partie les fortifications. (Cfr. 
Schmidt pp. 84, 85). — Chez Halo {Ilarcrg, Miller IV p. 27), se 
trouve Portée Caspie, on y lit la légende suivante: «'Portée 
Cas pie aperiuntur itinere manufacto longo octo miliariis; nam 
latitudo vix plaustro est permeabilis». Cfr. Plin Hisi. Nat. VI, 43 



185 

et Sol p. 178. — Polo [Pauthier I pp. 39 — 11) dit au sujet de la 
Géorgie que, quand Alexandre voulut avancer au-delà, il ne le 
put, tant le passage était étroit et dangereux, car d'un côté, il y 
avait la mer et de l'autre, de hautes montagnes. Une grande partie 
du passage étant très resserrée, une petite troupe aurait facilement 
pu le défendre contre le monde entier. Alexandre y fit alors 
bâtir une tour fortifiée pour empêcher les peuples de l'autre côté de 
l'attaquer, et on appela la place la «Porte de fer». (Cfr. Pauthier 
I p. 40 note 4, Vide Polo I p. 51 note 3). — Het, qui place Porta 
ferri à la limite nord de l'Arménie, dit (Cap. 9j: «Latitudo terrœ 
Armenise incipit a Mirali civitate, quse dicitur porta ferri, quam 
Rex Alexander firmavit, propter nationes gentium varias et diversas, 
in profundo A si se habitantes, quas noiebat posse habere ingressum 
in Asiam Majorem absque suo mandato. Et est illa civitas sita 
in quodam districta Maris Caspii, et tangit magnum montem 
Cocas». Ailleurs (Cap. 22, 47), il dépeint cette ville comme très 
importante, car une des grandes routes de communication entre le 
Nord et le Sud y passait. Celte route s'appelait Lederbent, et on 
l'employait seulement en hiver. — Chez Vesc [Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 8, Miller III p. 135), sur la côte ouest de la mer 
Caspienne, entre la mer et une chaîne de montagnes à l'O., se trouve 
«Porte feree». — Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 61) mentionne la 
ville sous le nom de «Portae ferre se». (Cfr. Yule Jord p. 53 note 
45). — Mand {Hall pp. 256—257) dit que dans les montagnes Chotaz, 
situées entre la mer Noire et la mer Caspienne, il y a des 
passages difficiles et dangereux, que l'on est obligé de traverser si 
l'on veut se rendre dans Tlnde. Le roi Alexandre y fit bâtir une 
ville forte, appelée Alizandre, pour empêcher de passer par cette 
route sans sa permission. Maintenant on appelle la ville «the Zate 
of Helle» (c'est à dire la «porte d'enfer»). Mand (après Het) 
mentionne que par là passe une des routes importantes de commu- 
nication prenant dans l'Inde. Il l'appelle «Derbent» et, dit-il, on 
l'utilise de préférence en hiver. — Sur la Carte Cat {Notices p. 
128), sur la côte ouest de la mer Caspienne se trouve une ville 
appelée «Derbt> tout près d'une chaîne de montagnes, au N. de 
Caraol et au S. de Fasach. — Clav {Markh p. 122) parle de 
deux «portes de fer»: l'une, située dans le pays de Samarcand 
et dominant les communications entre Samarcand et l'Inde, l'autre, 



186 

située à Derbent, dominant les communications entre Caffa et 
Tartaria, d'un côté, et la Perse, de l'autre. Pour distinguer ces 
deux «portes de fer», l'une est appelée celle de Derbent, l'autre 
celle de Ter mit, et Clav estime la distance entre les deux à 1500 
leagues. Derbent est indique comme très grand. — Schilt (A um6 
Cap. 24) parle d'une ville qui s'appelle Temurcapit; c'est un 
nom tatare qui signifie la «porte de fer» (Eysenthor). Elle se 
trouve aux confins de la Perse et de la Tartarie. — Chez Bi.w 
{Fisch-Ony IX, Miller III p. 144), on trouve «Porte de fero» entre 
la mer Noire et la mer Caspienne. — Chez Genues {Fisch-Ong 
X). sur la côte ouest de la mer Caspienne, est située une ville, 
«Drebent», à côté de laquelle on lit la légende suivante {Fisch 
Samml. p. 187): «Drebent quod lingua eorum id quod porte 
ferri». (Gfr. Fisch Samml. pp. 187 — 188). Il y a encore une autre 
«Porte ferri ubi Alexander tartaros inclusit» au centre de l'Asie. 
Chez Genues, il y a ainsi deux portes de fer différentes. — 
I\Iauro {Zurla p. 46) écrit dans les montagnes Caspiennes ou dans 
le Caucase: «Porte de ferro», et tout près, on lit la légende 
suivante (Ib.): «Ces portes, qu'on appelle dans la langue natale 
Derbent, c'est à dire Portes de fer, parce qu'elles sont inexpug- 
nables, portent aussi le nom de «porte Chaspie», parce qu'il faut les 
passer pour traverser les montagnes Caspiennes». — Id. avec la 
ville de Derbent d'aujourd'hui, qui s'appelle en turc Demir-Kapi 
{Yule Polo I p. 51 note 3), mot par lequel la forme Temurcapit. 
employée par Schilt, peut être expliquée. (Cfr. Wappaus p. 991). 
bien que la ville neùt pas été bâtie avant le moyen-âge, on ne l'en 
rattachait pas moins à la légende d'Alexandre, car on prétend, 
dune part, qu'il l'avait bâtie, d'autre part, qu'il y avait enfermé les 
barbares. Cfr. Porte de fer et Inclusi. 

Var. de nom: 

1. Derbend: I\in (p. 177). 

2. Demir-Kapi: Nom turc (Yule Polo 1 p. i)\ note 3). 
."3. Derbent: .Manu [Hall p. 'J'nj. 

Cahtk Cat iSolices p. 12!S, linge |). 7H). 
Clav {Markh p. 122). 
Gknuks (Wuttke Tafel X). 
Mauho (Ziirla p. 46;. 

4. Derbt: Cahtk Cat (la carte dans Solices p. 118). 

5. Djor: Km (j). 177). 

6. Djora: Nom arménien iSchmùll pp. 84, 85). 



187 

7. Drebent: Genues {Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 187). 

8. Eysenthor: Schilf (Xurnb Cap. 24). 

9. Ironsate: Polo (Yule Polo I p. 50). 

Clav (Markh p. 122). 
ScHiLT {Telf p. 34). 

10. Lederbent: Het (Cap. 47). 

11. Lodekonc: Mand {Lorenz p. 152 note 38). 

12. Loderkent: Mand (IIj.). 

13. Lodokont: Mand (Lorenz p. 152). 

14. Mirali: Het (Cap. 9). 

15. Portse ferreae: Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 61). 

16. Porta ferrea: Rubr (Ib. p. 381). 

17. Porta ferri: Het (Cap. 47). 

18. Porte Chaspie: Mauko (Zurla p. 46). 

19. Porte de Derbend: Kir (p. 177). 

20. Porte de fer: Polo (Pauthier l p. 41). 

Clav {Markh p. 122). 
ScHiLT {Niirnb p. 24). 
Mauro (Zurla p. 46). 

21. Porte de fero: Bian {Fisch-Ong IX, Miller III p. 144). 

22. Porte de ferro: Mauro {Zurla p. 46). 

23. Porte d'enfer: Polo {Nordensk). 

Mand {HuU p. 257). 

24. Portée Caspie: Hald (Haverg, Miller IV p. 27). 

2ô. Porte f eree ; Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8, Miller III p. 135). 

26. Porte ferri: Genues {Fisch Samml. p. 187). 

27. Temurcapit: Schilt (Niirnb Cap. 24). 

28. Temurtapit: Schilt {Telf p. 34). 

29. Zate of Helle: Mand {Hall p. 257). 

Derbent. C'est avec cette ville qu'a été identifié Derbend. 
Derbent v. Derbend. 
Derbt v. » 

Destihipschach. Schilt {Numh Cap. 24) parie d'un pays de 
ce nom. — Peut-être a-t-on pensé à Kiptsciiak? Cfr. Capthat et 

Copstzoch. 

Var. de nom : 

1. Destihipschach: Schilt {Xiirnb Cap. 24). 

2. Distihipschach: Schilt {Telf p. 37). 

Destini. Cliez Mauro (carie de Zurla, Zurla p. 81), province 
de l'Asie septentrionale, à l'O. de Mar Biancho. 

Deufrate. Nom de l'Euphrate. 

Deuletabec v. Deuletabed. 

Deuletabed. Chez Mauro (Fhch-Ong XV), ville de l'Inde, dans 
le voisinage d'Ordirgiri. 



188 

Var. de nom : 
1. Deuletabed: Maiho {Huge p. 80). 
'2. Deuletabea?): Mauro {Fisch-Ong XV). 
.'5. Deuletabet: Mauro [Zitrla p. 41, Fisch-Ong XV?). 

Dculetabet v. Deuletabed. 

Devstam. Sur la Gaute Cat {Xotices p. 127, Ruge p. 78), 
endroit situe à langle sudest de la mer Caspienne, entouré du 
«Golf de Dayo» et du ctîolf de Masandra». — Peut-être à iden- 
tifier avec Dehistan, district du Masanderan? (Cfr. Rittcr Erdk. 
VIII p. 126^ 

Diagorgan v. Tongano. 

Diagorgano v. » 

Diarbekr. C"est avec cette ville qu'on a identilié Namant. 

Dib. Selon Schilt {Xilmb Cap. 29), capitale de l'India M in or. 
Var. de nom: 

1. Dib. ScHii.T [Sûrnb Cap. 29). 

2. Dily: ScHii.T [Tclf p. 47\ 

Diddl V. Dondiin. 

Dilavar v. Alivar. 

Dily v Dib. 

Dincapalekh. Selon Kiu (p. 178), endroit qui fut traversé par le 
roi Hethum à son retour, avant qu'il arrivât à Phoulat. — L'endroit 
doit donc être situé à l'E. ou au N. de Zairam-Nor et de Borotala. 

Dinlay. Sur la Gartk Gat {Xotices p. 130), endroit situé sur 
la côte nord de l'île de Trapobana. 

Var. de nom: 

1. Dinlay: Cahik Cat {litige p. 78). 
'2. Dînioy: Cartk Cat (Xoliccs p. 139). 

Dinloy v. Dinlay. . 

Diogil. Sur la Gahtk Cat (Notices p. 12"), Riiçic p. 78), ville 
de l'intérieur de l'Inde, à TE. de Ghintabor et au N. de Bixder. — 
Cfr. Diongal. 

Diongal. (-liez Maiho {Fisch-Oug XV \ nom de la plus occi- 
dentale des trois pointes de l'Inde. Elle est située au S. de Cha- 
nara. — Peut-être le nom vient-il de Diogil .'^ur la Gahtk Cat? 

Var. de nom: 

1. Diongal: .Malro (Fisch-Ong XV). 

2. DIonguI: Macro {liage p. HO, /urlu p. 42). 

Diongiil V. Diongal. 



189 

Dioscoria v. Sauastopallj. 
Dioscurias v. » 

Dir. C'est avec cette ville qu'on a identifié Pasiadir. 

Dirp V. Arbor Sicca. 

Dirpe v. » » 

Disful. Une des villes avec lesquelles a été identifié Hur. 

Dislana. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Zurla p. 31), province 
de l'Asie septentrionale, au N. de Mar Blanc ho. On lit la légende 
suivante (Zurla p. 31): «Ici il y a, dit-on, des monstres; mais comme 
l'existence m'en semble peu croyable, je les laisse de côté». 

Distihipschach v. Destihipschach. 

Diu v. Div. 

Div. Chez Mauro (Fisch-Ong XV), en face de Tanna dans 
rinde, il y a une île qui s'appelle «Isola Div». 

Var. de nom : 

1. Div: Mauro (Fisch-Ong XV). 

2. Diu: Malro (linge p. 80, Znrla p. 42). 

Divamoal. Chez Mauro (Ruge p. 80), au S. de la pointe Eli, 
dans l'Inde, et au S.-O. de Saylam, se trouve l'ile de Divamoal, 
à côté de laquelle on peut lire la légende suivante (Zurla p. 51): 
«Cette île est la principale de 12,000 îles, comme on le voit, et selon 
le témoignage de ceux qui y naviguent. Dans ces îles, on trouve 
des porcelaines, qui sont employées comme monnaie. Il y a plusieurs 
autres choses singulières que je laisse de côté. Des vents de S.-E. 
et de N.-O. soufflent sur ces îles et les navires qui passent par la 
mer Indienne craignent de s'en approcher à cause des risques mani- 
festes». L'île est entourée d'une masse d'îlots. — Elle a été identifiée 
avec le groupe des Maldives (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Divamoal: Mauro (Rnge p. SO). 

2. Diviamoal: Mauro {Znrla p. 51). 

Diviamoal v. Divamoal. 

Diwrigi. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Duvriaga. 

Dizac V. Dizakh. 

Dizakh. Selon Kir (p. 179), endroit que le roi Hethum traversa 
à son retour. Kir semble le placer entre Othrar et Samarqand. 
— Probablement à identifier avec la ville de Djisak d'aujourd'hui, 
située sur un fleuve du même nom, affinent du Sarafschan. Djisak 



190 

est situé là où serait le Dizakh de Kir. et les noms se ressemblent 
également. La ville se trouve un', peu au N.-E. de Samarkand, 
Elle est mentionnée par Sultan Baber(cfr. Ritter Erdk. VII p. 740). 

Var. de nom: 

1. Dizakh: Km (p. 179). 

2. Dizac Km (p. ITît note 4). 
.'3. Dobzac: Km (Ib.i. 

Djagorgan. (^fr. Tongano. 
Djambalekh v. Djanpalekh. 

Djanpalekh. Selon Hkt (p. 178), endroit par où le roi Hethu m 
passa à son retour. — Probablement, il se trouvait au N. de Tien- 

schan. 

Var. de nom: 

1. Djanpalekh: Km fp. 178). 

2. Djambalekh: Km db. note 3). 

Djao Naiman-Sumé. Cfr. Ciandu. 

Djidda. (-'est avec cette ville qu'on a identifié Gidda. 

Djihoun v. Jaxartes. 

Djisak. C'est avec cette ville qu'on a identifié Dizakh. 

Djor v. Derbend. 

Djora V. 

Dobzac V Dizakh. 

Dodim V. Dondiin. 

Dodin V. » 

Dodyn v. » 

Dofan. Chez Mauuo {Zurla p. 48), endroit d'Arabie. 

Dogana v. Qana. 

Doioyo. Sur la Carte Cat {Notices p. 128), endroit situé à 
l'angle sud-ouest de la jner Caspienne, un peu au S. du Mau- 
metavar. 

Dolaj v Talay. 

Dolay V. » 

Dolon-nor. C'est avec cette ville qu'on a identifié Ciandu. 

Dondiin. Si Ton va du côté du S. en partant de Si 11 a m, on 
arrive, selon Odor {Cordier pp. 237 sqq.), à une grande île du nom de 
Dondiin. Les habitants y sont très cruels. Entre autres traits. 
Odor raconte d'eux (ju'ils ont coutume de tuer les malades, s'ils 
ne croient pas (ju'ils puissent vivre. Donc, quand quelqu'un est ma- 



191 

lade, un de ses proches parents va trouver le prêtre, qui demande 
au dieu si la personne en question est autorisée à vivre ou non. La 
réponse est-elle affirmative, on soigne le malade de toutes les manières; 
négative, on invite les parents du malade en grand nombre et on le 
tue, après quoi Ton donne un repas de sa chair. Questionnés pour- 
quoi ils faisaient ainsi, ils répondaient que c'était pour épargner au 
malade ou au mort la souffrance, vu que, si les parents ne mangeaient 
pas sa chair, les vers le feraient plus tard. — Mand [Hall pp. 201 — 
203) dit que si l'on voyage au S. en partant de Silha, on trouve 
une grande île appelée Dondun; il en dépeint les mœurs comme 
Odor l'a fait. Cfr. Bov p. 89. — Ce sont à peu près les mêmes 
mœurs que mentionne Polo, qui place ce peuple dans TAngrinan. 
Cfr. ce mot. — Id. avec les Andamans {Cordier p. 239 note 1 
etc., Yule Cathay I p. 100 note 3). 

Var. de nom : 

1. Dondiin: Odor [Cordier p. 237). 

2. Bodin: Odor (Ib. note a). 

3. Dadin: Odor (Ib.). 

4. Dandin: Odor {Yiile Cathay II App. I p. XXII note 3). 

5. Diddi: Odor (Cordier p. 237 note a). 

6. Dodim: Odor (Ib.). 

7. Dodin: Odor (Ib.). 

8. Dodyn: Odor (Ib). 

9. Dondin: Odor {Yule Cathay I p. 100). 

Mand {Lorenz p. 106 note 1). 

10. Dondun: Mand {Hall p. 201). 

11. Dondyn: Mand (Lorenz p. 106). 

12. Doudin: Mand (Ib. note 1). 

13. Dyndon: Mand (Ib.). 

Dondin v. Dondiin. 

Dondun v. » 

Dondyn v. » 

Done. Chez Mauro (Zurla p. 39), province de l'India Cin. 

Dor. Chez Mauro {Zurla p. 36), ville située dans le désert de L o p. 

Dorile. Selon Clav (Markh p. 66), château sur la route de 
Trebizond à Arsinga. Clav y passa en partant. 

Dotalay v. Talay. 

Doudin v. Dondiin. 

Dracones. Chez Hald [Haverg, Miller IV pp. 36, 37), on voit 
dans l'île de Taprobana deux images d'animaux, à côté desquelles 



192 

on lit: *Dracones». Dans la légende sur Taprobana on peut lire 

ce qui suit: « sed ulterior pars elephantis et draconibus 

plena; ...». — Chez Walsf (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10, 
Miller III p. 147), dans l'Asie orientale, dans le voisinage de Fa radis us 
et en face de Jana on peut lire la légende suivante: tHic sunt gi- 
gantes pugnantes cum draconibus. Cfr. Kretsclwicr {Zeiischr. Erdk. 
Berlin XXVI p. 391). 

Dragiana. Chez Leahdo [Fisch-Ong XIV), en Asie, à peu près 
au S.-E. de la nier Caspienne, dans le voisinage d'Archuxia, se 
trouve un pays du nom de Dragiana. — Chez Mauro. le pays n'est pas 
indique, mais bien mentionné dans une légende {Zurla p. 40), où Mauho 
parle de quelques pays, entre autres du Dragiana, mentionnés par Ptol. 
mais exclus par IMauuo. — On la identifié avec le Drangiana de 
l'antiquité et avec le Seistan d'aujourd'hui, sur le cours inférieur du 
Helmand, sur la frontière entre la Perse et l'Afghanistan (/?('//(,•/• 
Erdk. VIII pp. 64 sqq., 120, Bunbury 1 p. 425, Droijsen Hist. Atl.). 

Dragroriam v. Angrinan. 

Drangiana. (-fr. Dragiana. 

Drebent v. Derbend. 

Dreikirchen. Cfr. 111 Ecressie. 

Drepanum. Pi-ix (Hist. Xat. VI, 175) parle du «|>romuntorium 
Indorum, quod vocatur Lepteacra, ab aliis Drepanum...*. — 
Sol (p. 206) parle aussi d'une pointe de l'Inde, «quod alii Lepten 
acran. alii Drepanum nominaverunt;>. — Chez Hald (Haverg, 
Miller IV p. ;3()), dans l'Inde, dans le voisinage de «Zimarim portus» 
se trouve une pointe appelée «Drepanum promuntorium», en face 
de «Crise insula». — Chez Ebst {Miller V p. 51), la pointe est 
au.ssi indiquée. Elle se trouve dans l'Inde et porte la légende sui- 
vante: «Hoc promunctorium alii Septameram, alii Drepanum 
n m i n a n t » . 

Var. de nom: 

1. Drepanum: Pmn {Hist. S<il ^'I, 175;. 

Sol (p. 206). 

Hald [Haverg, Miller W p. 36). 

Khst (Miller V p. ;')!). 

2. Lepteacra: I'i.in (///.s/. .V(//. \'1, 175). 

3. Lepten acran: Soi, (p. 206). 

1. Septameram: ICusr (Miller V p. 51). 



198 

Drip V. Arbor Sicca. 

Drosacha. Selon Ptol, ville de la Serica. Cfr. Richthofen 
China 1 p. 489. 

Var. de nom : 

1. Drosacha: Ptoi.. 

2. Drosache: Ptoi,. 

3. Rhosacha: Ptol. 

4. Rosata: Ptol. 

Drosache v. Drosacha. 

Drye Tree v. Arbor Sicca. 

Dschilad, Dschebel Dschilad. C'est avec cette montagne 
qu'a été identifié Cal aa ut h. 

Ductura v. Bocara. 

Dudriaga v. Duvriaga. 

Dufar. Ville mentionnée par Polo (Pauthier II pp. 614, 709 sqq.). 
Dépeinte par lui comme une grande ville maritime, qui faisait un 
grand commerce avec les ports du Maabar. — Id. avec Zhafar 
sur a cote sud de lArabie, dans le voisinage de Mirbat, sur la 
frontière entre l'Hadramaut et l'Oman. Peut-être identique avec 
Sephar de la Bible (Genesis 10, 30), avec Sapphara metropolis 
de Ptol et avec Mons Sephar chez Hald {Pauthier II p. 709 note 
1, Yule Polo II p. 380 note 1). Cfr. Sephar. 

Duo .'Vlaria. Sur la Carte Cat {Xotices p. 119, Ruge p. 78), 
groupe de deux îles situées en face de la côte de l'Arabie, dans le 
golfe Persique. 

Diirre Baum v. Arbor Sicca. 

Duvriaga. Endroit mentionné par Peg {Yule Cathay II p. 299 
comme station sur la route commerciale d'Ajazzo à Torissi. — 
Id. avec Diwrigi d'aujourd'hui, situé entre Siwas et Ersingan. 
à rO. de l'Euphrate (Ib. note 5j. 

Var. de nom : 

1. Duvriaga: Peg {Vide Catliay II p. 299 note 5). 

2. Dudriaga: Peg (Yule Ib. p. 299). 

Dycoszi. Chez W'alsf {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 
ile de «Mare occeanum septentrionale magnum inhabitabile». (]fr. 
Kretschmer Jb. p. 383). 

Dy lay de v Talay. 

Dyndon v. Dondiin. 

Dyrp V. Arbor Sicca. 

Dzorzanijah v. Urganth. 13 



Ebi-nor. I.ac dans lequel tombe le Horotala. Il se trouve 
au S.-E. de l'Alatau dzoungare. Srhïnidt (p. 47) (Toit (|ue c'est 
à ce lac que Kubr (Soc. Géogr. Paris W p. '294) a pensé en 
parlant de «quoddam mare magnum» dans le voisinage de «val- 
lis tempestuosa». 

Echil. Nom du Volga. 

Echilis. » » » 

Ecophoroiic v. Ecophrouc. 

Ecophrouc. Selon Km !p. 178), endroit traverse par le roi 
Hethum ;i son retour. H semble qu'il se trouvait à l'K. de 
Dincapalekh. 

Var. de nom : 

L Ecophrouc: Km (p. 178). 

2. ' Ecophorouc; \\\h (Ib. note 12). 

III Ecresie v. III Ecressie. 

III Ecressie. I'ko [Ynle Gathay II p. 3<>1) parle d'un endroit 
tThe three (^hurches» (les Trois Églises, Drei Kirchen) 
comme dune station sur la route commerciale d'Arzerone à To- 
rissi. — Sur la Caktk Cat {Notices p. 12 \\ au-dessous de r«Archa 
de Noë», se trouve un endroit appelé «III Kcressie». — Pour 
l'identification de cet endroit régne une iricertitude toute particulière. 
Cela provient des deux endroits différents, situes aux environs de 
TArarat, (lui s'appellent «les Trois Églises»: d'une part, Etsch- 
miadsin ou, comme on l'appelle en langue turque, U t sch-Klisseh, qui 
se trouve au X. de l'Ararat, à TO. d'Eriv^an; daufre part, litsch- 
Ki lisa, qui se trouve au S. de l'Ararat dans le voisinage de Hajasid. 
(Cfr. Wappàus pp. 79(i, '.>S1, Riflcr Krdk. X pp. r)M sqc].). Lequel de 
ces deux répond aux «Trois Églises» de Vkg et de la (Iahtk CatV 
En ce qui regarde «les Trois Eglises» de Pix;, il me semble que 
YuJe (Cathay II p. 801 note 1) a bien montré qu'on a pensé à 
U tsch-Kil isa, c'est à dire «Les Trois Églises» du S. de l'Ara- 
rat. Quant à savoir si «III Ecressie» de la Gauti: Cat doit être 
également identifié avec T tscliK i lisa ou avec Etschm iadsi n, 
comme il est dit dans Notices p. 121. on ne saurait le décider 
avec certitude. 



15)5 

Var. de norn: 

1. III Ecressie; Cai«tk Cai iXotices p. 1211. 

2. III Ecresie: Cautk Cat iihuje p. 7>*i. 
Edil. Norn du Volga. 

Egida. Selon Clav {Markh p. 81), château situé au pied de 
la montagne oi^i se trouvait l'Arche de ^oë. Il fallait un jour pour 
y aller en partant de Cal marin pour Khoi. Clav y passa en 
allant. 

Egrigaia. Selon Polo {Pauthicr I pp. 205—208), nom d'une 
province ù TE. d'Erguiul, d'où il faut 8 jours pour y aller. Il con- 
stitue une province de Tangut et est rempli de villes et de châ- 
teaux. Calacian en est la capitale. — Mauko [Zurla p. 3i) men- 
tionne Egrigaja et Tangut comme des provinces dans le désert 
de Lop. Sur la carte [Fisch-Ong XV). la province est située à l'E. 
d'un lac, qui probablement représente le lac de Lop; du moins, la 
ville de Lop se trouve sur sa rive S. — En ce qui regarde l'iden- 
tilication, Pauthicr (1 p. 206 note 2) a voulu situer la province en 
question aux environs de Ning-hsia, Yule (Polo I p. 247 note 1 et 
Ib. p, 248 note 2) la place un peu plus au X., à peu près à la 
grande courbure du Hoang-ho. — Cfr. Calacian. 

V^ar. de nom : 

1. Egrigaia: Polo [Pauthier I p. -JOt'. Hum. Gnjii, Yiilc Polo I p. 247). 

Mauko (Fisch-Ong XVj. 

2. Egrigaja: .Mauko iZiirla p. 34 1. 

3. Egrigaya: Polo iXordensk). 

Egrigaja v. Egrigaia. 

Egrigaya v. » 

Ehurten v. Curdistan. 

Eïlan-Sou v. Ilan-Sou. 

Elam v. Elamitae. 

Elamita v. » 

Elamitae. Dans Genesis (14, 1), un pays du nom d'Elam 
se trouve mentionné. — Isid [Etymol IX, 2,3) dit: «Filii Sem quin- 
que singulariter gentes singulas procreaverunt. Quorum Elam pri- 
mus, a quo Elamitœ principes Persidis». — Chez Hald {Haverg, 
Miller IV p. 33), entre l'Indus et le Tigre, dans le voisinage de Susa. 
se trouve un territoire qui est appelé «Lumite principes Persidis». 
— Chez Ebst [Miller V p. 44), en Perse ou en ^lésopotamie 
on lit: «Elamite hic sunt. Qui Elamite principes sunt Persidis». 



196 

— Chez Walsp iZcilschr. Krdk. Berlin XWI Tafel 10, Milkr III p. 
14-8), à l'K. du Tigre et dans le voisinage de l'Klliiopia bassa, il y a 
lin territoire appelé: «Elamita regio». — Selon /vjr/NtA»?rr (Zeitschr. 
Krdk. Herlin XXVI p. H87), le territoire est appeh' Klymais par des 
('crivains grecs et se trouve à i'P^ du Tigre. Cet Elymais est 
identifié par Grœcc (Orbis latinus) avec Luristan. 

Var. de nom: 

1. Elamitse. Isiu {Eliintol IX. 2, 3l. 

2. Elam: (icncsis (14, 1). 

3. Elamita: Walsp (Zcilschr. Evdl:. lierlin XXVI Tafcl 10. .1////(T lil p. U8j. 

4. Elamite: Ebst {Miller V p. 44i. 
."). Lamite : Hald (II). IV p. :\:\\. 

Elamite v. Elamita?. 

Elbeit V. Tebec. 

Elburs. C'est avec celte montagne qu'on a identifié A bzor (?) 
et Alboris. 

Eldelii v. Delhi. 

Eli V. Ely. 

Elly V. > 

Elor V. Lor. 

Ely. Polo [Pavthier II pp. 647 — 650) dit qu'il se trouve un 
royaume du nom d'Ely à HOO milles à l'O. de Comary. Dans le 
pays, il n'y a pas de port particulier, mais il y a plusieurs fleuves avec 
de magnifiques embouchures, grandes et profondes, excellentes 
comme ports. Le pays produit beaucoup de poivre et de gingembre. 
Si un navire, par hasard (ù cause d'un orage ou pour toute 
autre raison), aborde dans ce pays, les habitants le dépouillent, car ils 
croient (|ue c'est Dieu (|ui la envoyé et qu'en conséquence ils ont 
tous droits sur la charge- du navire. Mais si un navire, vraiment 
destiné à ce pays, y jette l'ancre, on le reçoit avec hommage et 
il est sauvegardé. Les navires restent ordinairement au pays durant 
un laps de temps de 6 à s jours pour charger. Très souvent les 
navires de Mangi y viennent. ■ — Sur la C.virn-: Cat (A'o/i'rt'.s p. 125), 
sur la côte ouest de l'Inde, au S. de Manganor, se trouve la ville 
d'Llly. — Co.v'i'i {Major p. ()) dit (|u'après une traversée de 20 
jours à la voile en partant de Cambay, il arriva à deu.x villes, ap- 
pelées l'acamuria et Deli. Dans leurs environs croit le gingembre. 
De Deli, il se mit en route pour Bisinagar vers l'intérieur du 
pays. — Chez Maiho {Fisch-Ong XV), celle des trois |»oinles do 
l'Inde (|ui se trouve au milieu s'appelle «Chavo de LIi». Les trois 



197 

pointes sont presque au môme niveau vers le sud; Eli a la pointe 
Diongal ù l'O. et la pointe Chomari à l'E. Dans l'Océan, au S. 
d^FAi se trouve l'île de Divamoal. — Id. avec le pays situé au- 
tour de Mount Dell y sur la côte ouest de l'Inde, tout au N. de 
Cannanore (Paidhier II p. 647 note 1, Yule Polo II p. 821 note 
l, Constabic Hand-Atlas of India). 

Var. de nom : 

1. Ely: Polo {Panlhier II p. 647). 

2. Deli: Conti {Ram p. oSd). 
.'). Dely: Conti (Pnrcbas). 

4. Eli: Polo (Yiilc Polo II p. 320). 

Mauro (Fisch-Ong XV, Riiye p. HO, Ziiila p. 42). 
;'). Elly: Carte Cat (Xolices p. 125. Rugc p. 78). 
6. Helly: Conti (Major p. <)l. 

Emalech v. Almalech. 

Emlak. Mand donne le nom d'Emlak [Hall p. 157) ù un des 
trois pays de l'Inde; il le caractérise mieux plus loin (Ib. p. 303), 
en disant qu'un des quatre fleuves du Paradis appelé Phi son (ou 
le Gange) coule par le pays. — Bov (p. 82) croit qu'Emlak chez 
Mani) est le même que Havila ou Hevila dans la Bible, dont il est 
écrit {Gencsis 2, 11): «Le premier (des quatre fleuves du Paradis) s'ap- 
pelle Pison; il court autour de tout le pays Havila, où il y a de l'or». 

Emodus ou Emodorum montes. Chez Ptol, montagnes de la 
Scythia extra Imaum, dont la partie orientale entre dans la 
Serica, où on l'appelle Serici Montes. — Id. avec l'Himalaya 
{Richthofen China I pp. i84, 485). 

Empereur of Ynde v. Johannes Presbyter. 

Encakh. Selon Kir (p. 178), endroit traversé parle roi Hethum 
à son retour. Il était probablement situé à ïVj. ou au N.-E. de 
Djanpalekh. 

■ Var. de nom : 

1. Encakh: Kir (p. 178). 

2. Hencakh : Kir flb. note 13). 

Enductura v. Bocara. 
Enguy V. Cuigiu. 
Enndiutura v. Bocara. 
Enoch V. Enos. 

Enos. Isii) (E^î/mo/ XV, 1, 3) dit: Primus ante diluvium Cain 
civitatem Enoch ... condidit». — Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 



198 

H4), à l'embouchure du fleuve l'as m a en face du Paradis, ainsi 
donc au fond de l'Asie orientale, se trouve «Knos civitas antiquis- 
sima». — Chez Wai.sp (Zcil.schr. Erdk. Berlin XXVI Tafcl 1<», MUlcr 
111 p. 147), très loin dans l'Orient près du Paradis et sur le fleuve 
Phison se trouve la ville d'En osa. — Cette ville a pris ce nom 
d'En os, fils de Selh. On dit que (La in, fils d'En os, la bâtie, (f'.fr. 
Isin Ehimol V, 89, i>. Vil. 4, 11). 

\'ar. de nom : 

1. Enos Hai.I) \Havci(i. Miller W p. .'i4). 

■_*. Enoch Isiii il'.hjniol XV, 1, .ii. 

.".. Enosa; Wai.sp i'/.cihchr. EnlU. licilin \\\\ Tafel KV Miller III p. UT). 

Enosa v. Enos. 

Eogin. (Liiez Maiiio [Zurla p. o8), sur la cote est de (Lhatajo, 
tout au i\. de Z ai ton se trouve une ville appelée Eogin. 

Eolus V. Euleus. 

Eone. Plin {Ilist. Xat. IV, 9.')) parle de quel(|ues îles situées en 
face de la côte de Scythia: <Oeonic in (juis ovis avium et avenis 
incolae vivante. — Sol (p. 98) parle des iles Oeona- en face de la 
côte de Scythia «quas (|ui habitent vivant ovis avium marinarum 
et avenis vulgo nascenlibus». — (^hez II.u.d {Haverg, Miller IV p. 
27), en face de la côte nord de l'Asie se trouvent deux iles Eone. 
Sur chacun de leurs côtés, il y a d'assez grandes iles, dont Tune 
est habitée par les Ipopodes, l'autre, par les Phanesii. Au sujet 
d'Eone, on lit, écrite sur le continent, la légende suivante: «Solinus 
dicil: Eones insulas qui inhahitant ovis marinarum avium vivunt». 

\'ar. de nom : 

1. Eone; IIai.d \Ilaveiii, Miller IV p. 27). 

2. Oeona; Pi. in tllisl Xal IV, ;»ôi. 

Soi. (j). '.•."}). 

Ephepstzach v. Copstzoch. 

Equius. \ ille par où Wvnn (Soc. Géogr. Paris IV p. 2(S1) 
passa en partant, juste avant d'arriver à Cailac. II y trouva des 
Sarrasins, (|ui parlaient la langue perse, bien que la ville fût située 
fort loin de la Perse. — En ce (|ui regarde l'identification d'Equius, 
Schmidt (p. 43) veut faire valoir, tout à l'opposé de Yule (Calhay I 
p. CC.XIII), que la ville ne saurait être encore identifiée avec (|uel(jue 
endroit de nos jours. (Cependant, elle doit être située prés de Ko pal, 
au S. ou au S.-O. de cette ville. 



199 

Eraq. Selon Km (p. 179), pays traversé par le roi Kethum 
à son retour. Il se trouvait entre Bstam et Damghan. 

Var. de nom : 

1. Eraq: Km (p. 179). 

2. Erkios: Kik (Ib. note 9). 

Erban v. Aumian. 

Erbil. C'est avec cette ville qu'on a identifié Arbelitis regio. 

Erdjisch. C'est avec cette ville qu'on a identifié Are tissa. 

Eremi v. Cremi. 

Ergimul v. Erguiul. 

Erginul v. 

Erguiul. Polo {Pauthier I pp. 202, 203) dit que si l'on voyage 
pendant 5 jours en partant de Campiciu, on arrive à un royaume 
appelé Erguiul. Il forme une partie du ïangut et appartient au 
grand Khaan. Les habitants se composent d'idolâtres, de mahométans 
et de chrétiens nestoriens. Il y a plusieurs villes dans le pays ; la 
capitale s'appelle aussi Erguiul. — Pour ce qui regarde l'identifica- 
tion, il y a trois différentes opinions. Klaproth identifie Erguiul 
avec Liang, Pauthier avec Jung-tschan, situé un peu plus au N.-O. 
de ce dernier point, et Yuïe ne veut pas tomber d'accord avec ces 
deux auteurs, mais croit qu'Erguiul se trouvait au N. de ces deux 
villes; pourtant, il ne peut indiquer un endroit sûr où il puisse placer 
Erguiul [Pauthier I p. 202 note 2, Yide Polo I p. o4H note 1). 
Cependant, les trois auteurs s'accordent à placer Erguiul ù la 
partie du S.-E. du passage du Jû-mônn. à TE. ou au S.-E. de 
Kan-tschou. 

Var. de nom: 

1. Erguiul: Polo {Pauthier I p. 202, Xordensk, Yiile Polo I p. 241). 

2. Ergimul: Polo {Gryn). 

3. Erginul: Polo (Ram). 

Eric V. Mecrit. 

Eride. Chez Mairo [Zurla p. 38), île située dans la partie 
N.-E. de l'Oceanus Cataicus. Sur l'île est écrite la légende 
suivante: «Riche en métaux». 

Eriwan. C'est avec cette ville qu'on a identifié Aumian. 

Erkios V. Eraq. 

Erminia. Nom de l'Arménie. 

Erminio. Sur la Cartk C.vr [Notices p. 142, Ruge p. 78), ville 



2a» 

du Catayo. pas très loin de llnde. La ville est située sur la côte 
et entourée de (iinealam à l'E. et de Caynam à l'O. 

Erserum. C'est avec cette ville qu'a clé identilic Aarseron. 

Ersing v. Arsengen. 

Ersingan. C'est avec cette ville qu'on a identifié Arsengen, 

Ersingcn v. Arsengen. 

Ersinggan v. » 

Erthidj. Selon Km (p. I7S), le roi Hethum passa le fleuve 
F>thidj en se rendant chez les Tatares. — Ce fleuve acte identifié 
avec l'Irtysch (Ib.). 

Esanar. I^olo (Pautliicr I pp. 169, 170) dit (jue si l'on voyage 
pendant 12 jours en partant de Camp ici on, on arrive à Esanar, 
ville située au inilieu du désert et (|ui appartient à la province de 
Tan g ut. Les habitants vivent de l'élevage des bestiaux et ne font 
point de commerce. La ville se trouve sur le chemin de Cam picion 
à Car a coron et elle est une station importante de celte route. 
Si l'on veut aller de Cam picion à Caracoron, on est obligé de 
s'approvisionner avant le départ pour 'lO jours, car le voyage par 
le désert jusqu'à Caracoron prend juste ce temps. — Chez Mai'ho 
(Zurla p. 35), dans l'Asie du N.-L. se trouve Ezina, ville qui 
probablement vient d'ïCsanar de Polo et ijui se trouve aussi dans 
l'édition de lùnn sous la forme Ezina. - 11 ne peut être identifié 
avec aucun endroit des cartes modernes. D'Anville indique cepen- 
dant, sur la sienne, au N. de Kan-tschou. deux fleuves qui s'appellent 
Etzine; ils commencent par couler séparés, après quoi ils se mêlent 
et coulent vers le N. du côté du désert. À l'endroit où ils se mêlent 
est située la ville de Hou-tsiang. On a voulu rapjiorter celte ville 
à l'Esanar de Poi.o et le nom du fleuve Etzine s'y rattacherait 
également {Pduthlcr 1 p. fôU note 1, YnIc I*oIo I p. 202 note 2). 

Var. de nom : 

1. Esanar: l'oi.o (Pauihier 1 p. J<)i), SOnlcusk). 

2. Etzina Polo [Yiilc Polo I p. 202). 
."5. Ezina l'oi.o liani, (injn). 

.Mai HO i/.iiihi p. 3')). 

Esbin. (^hez Makho (Znrla p. î-5), ville de la Mésopotamie. 

Escier. Selon l'oi.o (Pauthier 11 pp. 706—709), ville dépendant 
d'Aden et faisant un grand commerce avec l'Inde. Elle esf située 
à une distance de 400 milles d'Aden et à lE. de Dufar. — Elle 



201 

a été identifiée avec une localité appelée Schehr ou Shihr sur la 
côte sud de l'Arabie (Pauthier II p. 706 note 1, Yule Polo II p. 
378 note 1). Le nom se retrouve chez S pruner & M en ke: Hist. Atlas. 

Essedones v. Appendice II. 

Ethel. Nom du Volga. 

Ethil. » » » 

Ethilia. * » > 

Ethille. » » » 

Etil. > » » 

Etilia. » » » 

Etilie. RuBR {Soc. Géogr. Paris IV p. 252) dit que Lesgi 
demeuraient «prope mare sive lacum Etilie;, dans le voisinage de 
porta ferrea. — Probablement, «mare sive lacum Etilie» n'est 
autre que Mare Caspium, bien que Kubk ait donné à la mer le 
nom du fleuve Etilia. 

Etlingen v. Arsengen. 

Etschmiadsin. Ville avec laquelle ont élé identifiés III Ecres- 
sie et Cal marin. 

Etsinggan v. Arsengen. 

Etzina v. Esanar. 

Etzine. Cfr. » 

Eudemon. Chez Hal» {Havcrg, Miller IV p. 28), territoire 
près de l'embouchure de l'Euphrate, à TE. du fleuve, pas très loin 
de «terra Arabia», situé encore plus ;ï l'E. — Chez Ebst [Mille)' 
V p. 38), on lit dans la légende dArabia ce qui suit: «Hanc etiam 
Greci Eudemon id est beatam dicunt». — Eud emon ou Eudsemon 
est un nom de l'Arabie, employé, entre autres, par Plin (//?.?/. .Va/. 
VI, 138), Soi. (p. 148) et Isid [Efymol XIV, 3, 13, 15). 

Eugarmago v. Singuy matu. 

Euj. Sur la Carte C.vr {Notices p. 126), ville de l'Asie, au S. 
de Bocar. — Elle a élé identifiée avec Merw (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Euj: Cautk Cat lia carte dans Xoticcs p. IIS, Riiçic p. 7S). 
•J. Evi: Cahik (!ai- Xolices p. l'Jti). 

Eulseus v. Euleus. 

Euleus. Plin {Hist. Xat. VI, 135, 138) et Sol ip. 148) 
parlent d'Eu la- us, fleuve, qui vient de Media et dont l'eau est 



202 

tellement bonne (|ue les rois ne boivent que de cette eau et (|u'ils 
en emportent même dans leurs voyages. — Chez Hald {Harcrg, 
Miller IV p. Hô), «Kuleus fluvius» se rencontre comme nom du 
Tigre inférieur. — Ebst {Miller V p. 47) n"a pas ce nom. Il men- 
tionne bien, comme I'i.in et Soi. le font à propos de l'b^uiœus, une 
eau dune qualité telle (jue les rois perses ne boivent <|ue de celle- 
là ù cause de sou bon goùl. seulement, chez lui elle est donnée au 
fleuve Coapis ou Choaspes dMsin (Etymol XIII. 21, 15). — 
Chez Walsi' (ZcitscJir. Erdk. Berlin XXVI Tafel lU), sur le conti- 
nent méridional (Afrique orientale), se trouve un fleuve du nom 
d"«Eolus>, (|ui vient dune montagne appelée «Agar nions». 11 est 
très probable qu'on a ici pensé à IKuleus. 

Var. de nom : 

1. Euleus. H.\M) (llniHTi), Miller IV p. 'A'^k 
2 Eolus: Wai.sp [Zeitschr. lùdk. liciUn \\\\ 'l:ifcl 10). 
.•{. Eulaeus: Pmn [lUsl. Xal VI. l.lôl. 
Soi. (p. 148). 

Eunochi Sithe. Chez II.vi.d il{avcr<i Miller IV p. 24), peuple 
de TAsie septentrionale dans le voisinage des Massagete et des 
Portée Caspie. — ,1////<t (Ib.) croit pouvoir l'identifier avec «H en i- 
ochorum gens», mentionné par Pli.n (Hist. Xat. VI, HU) et Sol 
(p. 85). 

Euphirattes. Selon M.\h (\'i(le Cathay II p. iJil)), nom d'un 
lac du Paradis. 

Eurica regio. Chez W.vl.sp (Zeitschr. Krtlk. Berlin \\\\ Tafel 
10). territoire du continent méridional près de l'endroit oii est situé 
<; T r i g o d i t e » . 

Euro. Sur la Camji-: Cat (Xotices p. 120), il doit y avoir un 
pays ou un endroit ainsi appelé, mais je nai pu trouver le nom 
indi(|ué ni sur la carte dans Xotiees p. 118 ni sur la carte dans 
Ru(/e p. 78. Il y a seulement sur les deux cartes, devant l'angle 
N.-E. de l'Arabie, tout près de .lehib, une ile sans nom. Peut-être 
est-ce celle-ci qui est identiliée avec Kuro dans Notices p. 120? 

Evi v. Eiij. 

Evilach. Pays mentionne par M.\h {Yiih' Cathay II p. H49). 
Selon Mah, le Phi son, (|ui est un des fleuves du Paradis, passerait 
par le pays d'F^vilach, sur le chemin de l'Inde au Cathay. 



203 

Ewersa. Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), 
ville de TAsie la plus orientale près du Tigre, pas très loin du 
Paradis. 

Eysenthor v. Derbend. 

Ezaminibar v. Melibar. 

Ezina v. Esanar. 



Fabinagi. Sur la Carte Cm iXotices p. 128), endroit situé à 
l'angle X.O. de la mer Caspienne, entre Cubene au S. et (^otaba au N. 

Fachatini. Sur la (Iaute Cat {Xoticcs p. 1H1, Riu/c p. 78), 
ville de l'Asie septentrionale, au N. de la montagne Sebur et près 
de la ville du mrme nom. 

Fagarmago v. Singuy matii. 

Falec V. Ferlée. 

Fana v. Javva. 

Fandaraina v. Flandrine. 

Fanesii v. Panotii. 

Fangra v. Langra. 

Fansur. Selon Polo (Pauthicr II p 577), nom d'un des roy- 
aumes de «Javva la meneur» ou Sumatra. Le pays est renommé 
surtout pour sa richesse en camphre extrêmement fin. — Id. avec 
les environs du port Baros d'aujourd'hui, sur la cote ouest de Su- 
matra, à peu près vers le deuxième degré de lat. N. {)'u]c Polo 
Il p. 244 note :{). 

Fantalaina v. Flandrine. 

Farab v. Othrar. 

Faray v. Sa rai. 

Farfar. (Ihe/ IIai.d {Ihnrr'/, Miller IV |t. HO), fleuve qui vient 
du même endroit que l'Abana et ((ui se mêle bientôt avec celui-ci. 
Tous deux ensemble forment le plus grand affluent de TEuphrate 
à droite. On le retrouve chez Khst [M Hier V p. 43), sous le nom 
de Pliarphar. 

Var. de nom : 

1. Farfar: IIm.d [UinH-rtj. Miller IV p. .">()i. 

2. Pharphar: Khst (Milln V p. 4:$). 

Farsia v. Tarsas. 

Fasach. Sur la Cauti-; Cat (Xoliccs p. 128), endroit situe sur 
la côte ouest de la mer Caspienne, juste au N. de herbent. 

Fasga. Chex Hai.d {Ilavmj, Miller IV p. Hl), il y a dans le 
voisinage de Mare Mortuum une montagne, mons Fasga. — Dcutcr. 



205 

(3, 27 et 4, 49) parle dune montagne, nommée Fisga, dans le voisi- 
nage du Jourdain. 

Favasta v. Sauastopallj. 

Faxis V. Tauriz. 

Febur v. Sebur. 

Fellec V. Ferlée. 

Femenat. Sur la Gaiitk Cat {Xotices p. 142, Raye p. 78), 
ville située sur la côte de la Perse ou de lin de, entre Demonela 
à rO. et Goga à TE. 

Fenderena v. Flandrine. 

Fenice v. Phénix. 

Fenis v. » 

Fenix v. » 

Feodosia. C'est avec cette ville qu'on a identifié Caffa. 

Ferdelet v. Ferlée. 

Ferlée. Selon Polo [Pauthier II pp. 568, ô69), dans Tîle de 
Javva la meneur se trouve un royaume du nom de Ferlée. Le 
pays est fréquenté par des marchands sarrasins et les habitants des 
villes sont également convertis à l'islamisme. Mais les habitants de 
la campagne ont une autre religion et ils sont cannibales. — Id. avec 
Perlak ou Parlak ù l'angle N.-E. de Sumatra, au S. ou au S.-E. 
de Pasei [Pauthier II p. 568 note 5, Yide Polo II p. 230 note 3). 
Ce sont les mœurs du peuple de Hatta cjui sont considérées comme 
ici dépeintes (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Ferlec: Polo {l'aiilhicr II p. 568, Ynle Polo II p. 227). 

2. Falec: Polo i Pauthier Ib. note g). 

3. Fellec: Polo {Pauthier II p. 569). 

4. Ferdelet: Polo {Pauthier Ib. note i). 

Ferrior. Endroit traversé par Glav en partant. Situé entre 
Nishapore et Meslied. Dépeint comme un endroit important. 
Feythe, the Ion of Feythe v. Bragman. 
Ffenix v. Phénix. 
Figui v. Tiunguy. 
Filandria v. Flandrine. 
Fista v. Sifla. 

Fiume Rosso v. Rosso Fiume. 
Fladrine v. Flandrine. 
Flanderne v. » 



Flandrina V. Flandrine. 

Flandrine. Odo» {Cordicr p. i>9) dit que dans la province de 
Minibar il y a une grande forôt où le poivre pousse. Il faut 18 
jours pour la traverser. Dans la forôl il y a deux villes. Flandrine 
et Singulir. A Flandrine demeurent des Juifs et des chrétiens 
(jui ont sans cesse des démrk's. — • Mam) {Hall p. 16S) parle aussi 
de la forêt qu'il faut 18 jours pour traverser et où le poivre croît. 
II rappelle Combar et il y place deux villes, Fladrine et Zin- 
glanlz, les(iuelles sont habitées par des Juifs et des chrétiens. — 
Selon Ville (Cathay II p. 401}), on doit retrouver la ville également 
chez M.vuiio. Mais je n'ai pu la trouver sur la reproduction (|ue 
j"ai eue à ma disposition [Fisch-Ong XV); Ziirla nen a rien dit non 
plus. La ville chez M.xrno s'appellerait Fend er en a, selon Yidc 
(Ib.). — C'était, au moyen-âge, une place de commerce assez active 
sur la cùle de Malabar, et des navires de la Chine y venaient quel- 
quefois. On croit qu'elle était située entre (^alicut et (Lannanore. 
Fntre autres auteurs qui la mentionnent, elle figure chez Bat u ta 
sous le nom de Fandaraina, chez Ramusio, .sous celui de Colam 
Pandarani; les Chinois l'appellent Fantalaina {Hcyd II p. 146, 
Ib. note y. p. 152, Yule Cathay I p. 75 note 1, II p. 158, Cordier 
pp. 105 sqq. note 3, Yule Jord p. 39 note 2, Ritter Frdk. V p. 591). 

Var. de nom: 

1. Flandrine: Onoit i Cordier p. ilD). 

2. Alandrina: Odou (II), note n). 

a. Colam Pandarani: I\ami sio (V///<- .loid p. .'tH note 'J, Yiilr CallKiy 
Il p. 4;".;!). 

I. Fandaraina lUn r.v ili). Ih.i. 

h. Fantalaina: Nom chinois (llciid II p. ]î>2). 

(>. Fenderena .Mai ko (Yiih' Catliay II p. 1;").'$). 

7. Filandria Odok {(Un-dicr p. i)9 note al. 

( M. Fladrine: Mam> [Hall p. 1(381. 

i). Flanderne Odok (Cordicr j). !ll» note a). 

K». Flandrina Odou \nle Cathay I |). 7.')). 

.Mam) (Lorenz p. <S7). 

11, Pandarani: Ha.mi sio Iv. Colam l'a nda la n i). 

Florcncam v. Singiiyli. 
l-lorenta v » 

Florentam v. » 

FIiizo v. Fiiguy. 
Foggja V. « 



207 

Fogo. Sur la Carte (Jat {Xotices p. li-2), ville située sur la 
côte de Catayo, tout près de Zayton. Chez Buge (p. 78), le nom 
n'est pas indiqué, mais à la place où la ville aurait dû figurer, est 
dessiné un château. — (^fr. Fuguy. 

Fokien. C'est avec cette province qu'on a identifié Chonka 
et Fuguy. 

Formicae. La légende des fourmis qui creusent l'or se trouve 
déjà chez Hérodote et joue un assez grand rôle. Elle est mentionnée 
chez plusieurs auteurs postérieurs, entre autres par Ktksias [Richi- 
hofen China I pp. 466, 467). Plin (Hist. Nat. XI, 111) dit: «Indicaj 
formicae cornua Erythris in aede Herculis fixa miraculo fuere. Aurum 
hae cavernis egerunt terrœ in regione septentrionalium Indorum qui 
Dardae vocantur. Ipsis color felium, magnitude Aegypli luporum. 
Erutum hoc ab iis tempore hiberno Indi furantur a?stivo fervore. 
conditis propter vaporem in cuniculos formicis, quae tamen odore 
soUicitatae provolant crebroque lacérant quamvis prœvelocibus ca- 
melis fugientis; tanta pernicitas feritasque est cum amore auri». — 
Sol (p. 1H4) dit: «Formicae ibi (dans FÉthiopie) ad formam canis 
maximi harenas aureas pedibus eruunt, quos leoninos habent: quas 
custodiunt, ne quis auferat, captantesque ad necem persequuntur». 
— IsiD [Etymol XII, 3, 9) dit: «Dicunturin .^thiopia esse formica,' 
ad formam canis qua' arenas aureas eruunt pedibus quas custodiunt, 
ne quis auferat, captantes ad necem persequuntur». — Chez Hald 
[Miller IV p. 45), on trouve dans FÉthiopie la légende suivante: 
«Hic grandes formice aureas eruunt arenas». — Chez Ebst [Miller 
V p. 47), on lit dans la Mésopotamie la légende suivante: <Formice 
canum magnitudine custodiunt aureas arenas». — Chez Walsp 
[Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10 et Ib. p. 392, Miller III p. 147), 
on lit dans l'Asie orientale, tout près d'Aurei montes, la légende 
suivante: «Hic sunt formicae in quantitate canum». — Sur cette 
légende, v. les détails dans Richthofen (China I pp. 466, 67). les 
ouvrages qu'il y cite et les notes qui s'y rapportent. — Cfr. Ritter 
Erdk. III pp. 655 sqq. — Cfr. Qriphes et Pissemyres. 

Formosa. Au N. de Cor m os il y a, selon Por.o [Pauthier I 
p. 85, Yulc Polo I p. 101), une plaine, dépeinte comme très fertile 
et très belle, qu'il faut à peu près deux jours pour traverser. Elle 
s'appelle Formosa. Le nom est peut-être venu de Hormos ou 
Cor m os {Pauthier I p. 85 note 1, cfr. Yule Polo I p. 108 note 1). 

Fozo V. Fuguy. 



208 

Fozzo V. Fuguy. 

Fratere. Nom de l'Euphrate. 

Frondisia. Pi.ix {Hist. Xat. VI, 111) parle de l'île d'Aphro 
disias, qui est située en face de la Perse. — Sol (p. 2(»i) dit: 
fCarmanire Fersis adnectitur, ({ua? incipit ab insula Aphrodisia». 
— Chez Ham) {Haver</, Miller IV p. 'M)), dans le golfe Persicjue, 
entre la pointe sud (Je l'Arabie et l'embouchure du fleuve Euleus, 
dans le voisinage des iies Ophir et Crise se trouve l'ile de Fron 
disia. — Chez Ebst {Miller V p. 48), en face de la Perse, il y a 
une île appelée Afrau disia, ù côté de laquelle on lit la légende 
suivante: «Afraudisia insula, Charmania incipit/. — Elle a été 
identiliée avec l'ile d'al-Hiera de nos jours, située dans le golfe 
Persique (Miller IV p. Hti). 

Var. de nom: 

1. Frondisia: Hai.d {Huverg, Miller IV p. ;U)). 

•2. Afraudisia: Ebst (Miller V p. 48i. 

3. Aphrodisia Sol (p. 204l. 

4. Aphrodisias Plin [Hisl. Sut. \ I, lllj. 

Fuc v. Fuguy. 

Fucho v. » 

Fuco v. » 

Fuçui v. » 

Fugarmago v. Singuy matu. 

Fugio v. Fuguy. 

Fugiu V. » 

Fugui V. 

Fugur V. Sugur. 

Fuguy. Polo {Paulhicr II pp. 521— r)27) parle, d'une part, du 
royaume Fuguy, d autre part, de sa capitale du même nom. Le 
royaume est situé entre Cinguy et Caiton et il faut 6 jours pour 
le traverser. C'est un pays très peuplé. Parmi ses produits le 
gingembre est, suivant Poi.o, le plus important. Ee pays est rempli 
de grandes villes; outre la capitale, Poi.o mentionne deux autres 
villes, Quelifu et Vuguen, (.'ette dernière renommée pour sa richesse 
en sucre, la première pour certains oiseaux (ju'on y trouve, et (jui 
n'ont pas de plumes mais bien de la laine. La première ville du 
royaume est la capitale Fuguy, laquelle est pourtant dite être l;i 
capitale d'un autre royaume (\ue l'auteur appelle Chonka et f|ui est 



209 

assurément le même que Fuî^uy, quoique portant un autre nom. 
La ville est dépeinte comme une très grande ville de commerce et 
d'industrie. Les marchandises principales sont le sucre, les perles 
et les pierres précieuses. Un grand fleuve, navigable aux grands 
navires, passe par la ville. Elle fait un grand commerce avec G ai ton 
et avec l'Inde. — Odor {Cordier p. 265) dépeint la ville de Fuzo 
immédiatement après Cartan. Elle a, selon lui, 30 milles de tour 
et est une ville maritime grande et puissante. Odor noie comme 
une singularité que les coqs y sont les plus grands du nnonde et 
que les poules y sont blanches comme la neige et n'ont point de 
plumes, mais au lieu de cela un lainage comme les moutons. — 
Sur la Carte Cat, la ville est probablement indiquée deux fois 
(cfr. Yule Polo II p. 184 note 1) puisqu'on y voit: 1? près de 
Zayton une ville, Fugui {Notices p. 142, Ruge p. 78). 2" plus au 
N. sur la côte une autre ville, Fugio (Notices p. 143, Ruge p. 78), 
avec Caxum au S. et J angio au N. Fugui n'est situé ni sur la 
mer ni sur un fleuve, mais le voisinage de Zayton aussi bien que 
la ressemblance du nom donnent tout bien de croire qu'on a pensé 
ici à Fuguy de Polo. Fugio, au contraire, est situé sur la mer 
et traversé par un fleuve: la ressemblance du nom rend également 
ici l'identité probable. Il n'est pas impossible que la ville de 
Fogo, qui se trouve sur la Carte C.\t {Notices p. 142), près de 
Zayton, ait aussi du rapport avec Fuguy de Polo, bien que dans 
l'espèce le nom soit plutôt pris de Fuzo d'OuoR. Et c'est pro- 
bablement ce Fogo que Vide appelle (Polo II p. 184 note 1) 
Fozo. Ainsi, la ville se retrouverait mentionnée trois fois sur la 
Carte Cat. — Chez Mauro [Fisch-Ong XV", Ruge p. 80, Zurla pp. 
37, 38), la ville semble aussi mentionnée deux fois. Zurla parle, d'une 
part, d'une ville de la Chine du S., du nom de Fuzui (Z(«7a p. 37), 
à côté de laquelle on lit la légende suivante: «Fuzui, cetle ville 
noble, a 60 milles de tour, il y a environ 6000 ponts, et sous chaque 
pont une à deux galères peuvent s'avancer côte à côte. Sur les 
montagnes croissent de la rhubarbe et du gingembre en grande 
quantité. De celte ville dépendent 16 nobles villes de commerce». 
Zurla parle, d'autre part, d'un umpire, F'ugui, et d'un autre, Concoa, 
et de la ville de Fugui {Zurla p. 38), à côté de laquelle on lit la 
légende suivante: «Ici on trouve des cannes à 15 passi». Ce 
Fugui est situé entre Z ai ton au S. et Chansay au N. Mais je 

14 



210 

nai pu retrouver Fuzui sur les reproductions de M.\( ho que j'ai 
eues à ma disposition. — L'empire de Fuguy est identifié avec 
le Fokien; Clionka n'est probablement (|uun autre nom de la 
même province. La ville de Fuguy est identifiée avec Fu-tschou 
d'aujourd'hui, qui se trouve sur le fleuve Min-kiang (Pauthicr II 
p. 521 note 1, p. 525 noie 1, Yule Pôle II p. 184 note 1, Yule 
Cathay I p. 109 note 8, Cordicr p. 284 note B. Xoliccs p. 143, Zurla 
p. 121, Hcijd II p. 592). Cfr. Chonka et Fogo. 

Var. de nom: 

1. Fuguy: Polo {Pauthicr II p. 521. Sordensk). 

Mairo (la carte de Zurla). 

2. Fluzo: OuoH {Cordicr p. 2(j5 note a). 
."). Foggia: Ooor (Ib.). 

4. Fogo(?): Carte Cat (Notices p. 142). 

5. FozO: Carte Cat {Yule Polo II p. 184 note 1). 
(). FozzO: Odor {Cordicr p. 265 note a). 

7. Fuc: Odor (Ib.). 

8. Fucho: Odou (Ib.). 
It. Fuco: Odor (Ib.l. 

10. Fuçui: Mauro {Rihic p. 80). 

11. Fugio: Carte Cat {yoticcs p. 143, Riigc p. 78). 

12. Fugiu Poi.o {Ram). 

13. Fugui: Polo {Grtjn). 

Carte Cat (Sulices p. 142, Riujc p. 78). 
Mairo {Zurla |). 38). 

14. Fuju: Polo {Yule Polo II p. 179). 

15. Fuko: Odor {Cordicr p. 2(55 note a\ 

10. Fuzo: Odor {Cordicr p. 265, Yule Cathay I p. 109). 

17. Fuzui: Mauro {Zurla p. 37). 

18. Sucho: Odor (Cordicr p. 2ti5 note a). 
10. Suctio: Odor (Ib.). 

Fuju V. Fuguy. 

Fuko V. » 

FunguL Dans la province de Cuigiu se trouve, selon Poi.o 
{Paulhicr 11 p. 1HH), une grande ville de commerce et dindustrie de 
ce nom. — Identifié par Pcmthier (Ib. note 2) avec Ta-W en-kou-lo, 
ancienne ville détruite maintenant, près de Kwei-jang, dans la pro- 
vince Kwei-tschou; par Yuk (Polo II p. 90 note 1) avec Phungan, 
ancienne ville située également dans le Kwei-tschou. Cfr. la carte 
de Yuk Ib. p. 92. 



211 

Var. de nom: 

1. FunguI: Polo {Paulhier II p. 433, Yiilc Polo II p. 88). 

2. Cintigu: Polo {Ram). 

3. FuniguI: Polo (Nordensk). 

4. Sinuigu: Polo (Grijn). 

FuniguI V. Fungul. 

Funotia v. Ciorcia. 

Fusam v. Fussam. 

Fusi V. Tauriz. 

Fussam. Sur la Caute Cat {Notices p. 142, Ruge p. 78), ville 
située sur la côte est de Catayo, avoisinée au N. par Caysan, au 
S. par Mingio et à l'O. par Fugui. 

Var. de nom : 

1. Fussam: Cahte Cat (la carte Notices p. 132, Ruge p. 78). 

2. Fusam: Carte Cat {Notices p. 142). 

Fu-tschou. C'est avec cette ville qu'on a identifie Fuguy. 
Fuzo V. Fuguy. 
Fuzui v. » 



Qabalan. Chez Mauko {Zurla p. 44), localité de Perse, probab- 
lement près de Persepolis. 

Qadue. Selon Peg {Yule Cathay 11 p. 299), station sur la 
route commerciale d'Aiazzo à Torissi, ou plutôt d'Aiazzo à 
Siwas. 

Qaindu. Après que Polo {Pauthier 11 pp. 1381 — 386) a dépeint 
Tebet, il parle de la province Gain du. Le pays est riche en per- 
les, en pierres précieuses et en or; il fournit aussi beaucoup de musc. 
Il y règne une singulière coutume. Ouand un étranger arrive à 
quelque demeure, le père de famille met à sa disposition toute sa 
maison, surtout sa femme, ses filles et les autres habitants féminins 
de la maison Le père lui-même quitte sa maison pendant que l'étran- 
ger y demeure, même si ce séjour se prolonge, l'ne des frontières 
du pays est formée par le fleuve Brins. — Pauthier (Ib. pp. 381 sqq. 
note 1) identifie Gain du avec la contrée autour de Lhasa ou le 
territoire entre Lhasa et la courbure du Brahmaputra, mais 
Yule (Polo 11 p. 40 note 1} place le pays sur le cours supérieur du 
Jang-tsze-kiang. qu'il appelle Mur-us su. 

Var. de nom: 

1. Gaindu: Poi.o {Pauthier II p. 381. Xordensk). 

2. Caindu: Polo {Yule Polo II p. :i\. Ram). 

3. Canielu: Poi.o {Grijm. 

Qalaad v. Qalaaiith. 

Qalaauth. Cliez U.u.i) {Haverg, Miller IV p. 31), en Syrie, en- 
tre Deçà polis et Comagena, .se trouve une montagne tMons Ga- 
laauth:. — Chez Hvgo IMagasin p. 48, Miller 111 p. 102), entre 
Nadian. Eufrates et Effraym se trouve la montagne de Galaad. 
— C'est Gilead, la montagne mentionnée dans (icnesis 31, 23, qui 
est le Dschebel Dschilad d'aujourd'hui à l'K. du Jourdain {Wap- 
pàus p. 895, Droysen Hist. Allas). 

Var. de nom: 

1. Qalaauth: Mai.i> Ihivcni, Miller IV p. :îl). 

'2. Oalaad: \i\r.c, Mayasin p. 48, Miller III p. 102). 

'.). Gilead: (icnesis ((",:ip. ."U, 23i. 

Qalgardamana v. Aligardamana. 
(lamalec v. Cambaluc. 
Ganialecco v. > 



213 

Qana. Après avoir parlé de Balac, Polo (Pauthier \ pp. 111, 
112) dépeint Oana, pays dépeuplé, qu'il faut 12 jours pour traverser. 
C'est probablement dans ce pays que se trouve la ville de Taican, 
dont il parle immédiatement après. — Ci.av {Markh p. 115) parle 
d'Anchoy, ville située dans un pays appelé Tagiguina, que Yuîc 
(Polo I p. 144 note 2) croit être identique au G an a de Polo. — 
En ce qui regarde l'id. de Gana, Pauthier et Yule ne sont pas 
d'accord. Le premier {Pauthier I p. 111 note 6) le croit identique 
au territoire autour de Kundus, oii Ghanabad, nom d'aujour- 
d'hui (à l'E. de Kundus), rappellerait encore celui de Gana. Le 
dernier {Yule Polo I p. 143 note 2), qui appelle le pays Dogana, 
le croyait d'abord id. au Katagan, nom du pays autour de Kun- 
dus, mais par la suite il a cru à l'identité avec un pays appelé 
Jusgana, situé au S. de Baie h. 

Var. de nom : 

1. Gana: Polo [Pauthier I p. 111). 

2. Dogana: Polo {Yule Polo I p. 142). 

3. Jusgana: (Ib. p. 143 note 2). 

4. Tagiguina: Cl.av {Markh p. 115;. 

5. Tagiguinea: Clav {Yule Polo I p. 144 note 2). 

Qandis. Nom du Gange. 

Qanfu. Polo {Pauthier II pp. 498 — 500) parle d'une ville ma- 
ritime du nom de Ganfu et qui sert de port à Q ui nsay. Elle a un 
port superbe et a des relations étendues avec l'Inde et avec les au- 
tres pays étrangers. Un grand fleuve unit Qui nsay à Ganfu. — 
Cette ville était située sur le golfe de Hang-tschou au N.E. de 
Hang-tschou et était identique au vieux Khanfu {Pauthier II p. 
498 note 10, Yule Polo II p. 156 note 9, Yule Cathay I p. LXXX 
note 3, Richthofen China I pp. 569 sqq., Heijd I p. 30, II p. 247), 
fréquenté par les Arabes pendant le haut moyen-àge. 

Var. de nom: 

1. Qanfu: Polo {Pauthier II p. 498, Yule Polo II p. 149). 

2. QcanfU: Polo [Xordensk). 

3. Khanfu : Nom arabe (Richthofen Cliina I pp. 569 sqq.). 

Qangaridse v. Qangines. 

Gangarides v. » 

Qangines. Plix {Hist. Nat. VI, 65) parle d'un peuple des 
Gangarides. — Sol (p. 184) dit: «Gangarides extimus est In- 
diae populus». — Ism {Etymol IX, 2, 41) dit: «Gangaridae populi 
sunt inter Assyrios Indosque, habitantes circa G ange m tlumen: 



214 

l'nde etiam Oangaridoe nuncupali sunt». — Chez Uwa:» {Ilarerg, Mil- 
ler IV p. 82\ aux sources du (Jann:e on voit une image, qui repré- 
sente deux hommes recueillant du coton (ou plutôt peut-être la soie 
en cocons) d'un arbre, et à côté on lit: «G an gin es». Miller (Ib.) 
croit que l'image se rapporte aux Seres. au sujet desquels Isin 
[Etymol IX, 2, 40) écrit: «... apud quos (Seres) de arboribus lana 
contexitur». Plusieurs auteurs ont pris les Gangines et les Seres 
pour des peuples voisins: ce (\n\ aurait aisément entraîné une 
confusion. 

Var. de nom: 

1. Gangines: Hai.d (Haverg. Miller IV p. .32). 

2. Qangarids: Ism (Eii/mol IX, 2, 41). 

3. Gangarides: Plin (Hist. S'al. \'I, G5). 

Sol (p. 184). 

ûaninasi v. Qarinaei. 

Qàramanta. Ce peuple, déjà mentionné par Ilerodotos {Bun- 
biiry I pp. 278, 279), se trouve chez plusieurs auteurs anciens tels que 
Strabo, Plin (Hist. Xat. V, 36 etc.), Ptol, Sol (p. 129 etc.), Ar- 
NOB (p. 192) et IsiD [Etymol IX, 2, 125), et il est placé en Libya. 
(Cfr. Bunhury II pp. 184, 435, 625). Hald [Miller IV p. 41) et Ebst 
[Miller V p. 55) le placent aussi en Libya; mais chez VValsp [Zeitschr. 
Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), on trouve le peuple Garamanta 
placé à l'angle extrême du N.-K. de l'Asie, dans le voisinage de Vlna 
et du «lac us salutis=>. (Cfr. Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 399). 

Garin. Ancien nom arménien d'Aarseron [Hitter Erdk. X p. 80). 

Qarinaei. Selon Ptol (VI, 10), peuple de la Serica. Richt- 
hofen (China I p. 493) estime qu'on a pensé ici à un peuple de 
steppe, mais qu'on n'en sai.t guère davantage. 

Var. de nom : 

1. Garinsei: Ptol. 

2 Ganinsei Pioi.. 

Gasmul. Cfr. Argon. 

Gaspio Mons. Nom de Caspii Montes. 

Gathan. Selon Sciiilt {Xiirnh Cap. 28, Telf p. 43), capitale 
du Magrall. — Il a été identifié avec liatum ou Poti [Telf p. 153 
notes 9 et 9 A). Cfr. Bothan. 

Var. de nom: 

1. Gathan: Sciin.i [Surnb Cap. 28). 

2. Kathon: Sciiilt {Telf p. 43). 



215 

Gatholonabes. Nom du «Vieux de la Montagne». 

Qattajo V. Cataia. 

Qatzaria v. Gazari. 

Qauenispola v. Gavenispola. 

Gavenispola. Polo (Pauthier II p. 579) dit que quand on a 
quitté l'empire Lambry dans «Javva la meneur», on arrive à deux 
îles, Necouran et Gavenispola, qui sont dépeintes ensemble. 
Les habitants y vont tout à fait nus. Les forêts sont riches en espè- 
ces d'arbres précieuses. Après cela, il dépeint Angamanain. — 
Dans l'édition de Vide (Polo II p. 242), l'île est bien indiquée, mais 
non pas comme dans celle de Pauthier; il parle bien d'une île ap- 
pelée Gauenispola et située en face de Javva, mais n'en dit 
rien de plus. Id. avec une des îles situées en face de la pointe 
Atjin du N.-O. de Sumatra: probablement Pulo Bras {Vide Polo 
II p. 249 note 1, cfr. Pauthier II p. 579 note 1). 

Var. de nom: 

1. Gavenispola: Polo {Pauthier II p. 579). 

2. Qauenispola: Polo [Yiile Polo II p. 242). 

Gaydo v. Cayto. 

Gazare v. Gazari. 

Gazari. C.a.rp (Soc. Géogr. Paris IV p. 709) compte les Ga- 
zari parmi les peuples que les Mongols subjuguèrent.— Rubk [Soc. 
Géogr. Paris IV pp. 214, 215) parle de la province de Cassaria 
sous différents noms et la dépeint (Ib. p. 214) ainsi: «que est quasi 
triangulus, ad occidentem habens civitatem, que dicitur Kersona». 
Il dit (Ib. p. 215) de plus: «Re dicta ergo provincia Cessaria cin- 
gitur mari in tribus lateribus: ad occidentem scilicet ubi est Ker- 
sona civitas ... et ad meridiem ubi est civitas Soldaia ... (p. 216) 
et ad orientem Maritandis (Maritanais?) ubi est civitas Matrica 
et orificium maris Tan ai s». — Chez Ebst {MUler V p. 32), on lit 
dans l'Asie septentrionale: «Samarcha civitas est Gazare id e.st 
Scitie regionis . . .». — Corv [Mosh App. 45 p. 118) parle de moines 
de la province de Gazari a dans sa seconde lettre. — Jord {Soc. 
Géogr. Paris IV p. 62) parle de Gatzaria comme d'un empire 
des Tatares. — Pasc {Mosh App. 92 p. 194) dit qu'en partant de 
Constant i nople «per mare Nigrum» il alla à Gazaria «in Im- 
perio Tartarorum». — Le nom de Khazares était, au commen- 
cement, limité aux environs de la mer d'Azov et de la Crimée 



\' ar. de nom : 

1. Gazari: Caiu» (Soc. Gcotjr. Paris IV p. 70î) 

2. Casaria: Hi bk (Soc. Géogr. Paris IV p. 21 

■> <-^-. î— - i> /11. ^ 



(cfr. la descriplion déjà faite par Hriiu). mais fut ensuite étendu au 
pays situé entre le Don et le Volga. Quant à étendre le Gazaria 
jusqu'à Samarkand, comme Ebst l'a fait, ce n'est pas très fondé. 
(Cfr. Yulc Jord p. 5i note 2, Yuîc Gatliay I p. 2'M note 4-, /vNe/.sc/ 
11 pp. 126, 181, Heijd I p. 47). 

\' ar. de nom : 

m 

il4). 
^5. Casarie: Hubh (Ib.). 

4. Cassaria: Ri'ru (II).). 

5. Cassarie: Hibk (Ib.). 
r>. Cesaria: lUim (Ib.). 

7. Cessaria: Huhu (Ib. p. 215). 
S. Oatzaria: Jonu (Ib. p. <J2, Yule Jord p. 54). 
î». Gazare: Ebst {Miller V p. 32). 

10. Gazaria: Cokv {Mosh App. 45 p. IIS, Ynlc Cathny I p. 204). 
Pasc iMosh App. Î12 p. I'.t4, V///<- Cafhay I p. 2:51). 

Gazaria v. Gazari. 

Gazurat. Polo {Pauthier II pp. 655 — 662) dit que dans l'Inde 
se trouve un royaume appelé Gazurat; les habitants y sont de rudes 
pirates. Polo raconte d'eux, entre autres traits, qu'ils donnaient du 
«Tamarandi», sorte de laxatif, aux prisonniers, pour s'assurer qu'ils 
n'avaient pas avalé des perles ou des pierres ))récieuses pour em- 
pêcher celles-ci de devenir la proie des pirates. Le pays abonde en 
poivre, en gingembre et en coton. — Chez ^\.\vi\o {F isch-Ong XV), un 
golfe appelé Guzirat est situé entre Cambait à l'K. et Tanna 
à rO.; un peu au S. du golfe se trouve l'ile de Diu. Au fond du 
golfe près de Cambait, l'auteur a dessiné un petit lac avec celte 
légende (Zurla p. 42): «Dans ce lac il y a une montagne, oii l'on 
trouve des diamants». Plus à l'entrée du golfe, à l'ile de Diu, on 
lit la légende suivante (Ib. p. 5H): «N.-Ii. h^n plusieurs endroits de ces 
golfes, on pèche, de temps à autre, des masses de différentes espèces 
de perles, mais quelque fois on n'y trouve rien du tout. Il en est 
(jui soutiennent qu'elles lloltent. Les physiciens prétendent aussi 
(juc dans les eaux de l'Inde on tj-ouve la feuille qu'on met dans le 
remède «Theriak», et ([ui .serait meilleure que celle qu'on trouve sur 
terre». — Id. avec Gujarat [Paulhier 11 p. ()58 note 1,cfr. l^y//e Polo H 
p. 329 notes, Zurhi p. 12)5). 

V^^r. de nom: 

1. Gazurat: l'oio ifaiilliier II p. (iââ). 

2. Cvcirat: Mai ikj {risch-Oiuj W. Hikjc p. SO). 



217 

3. Qozurat: Polo [Ynle Polo II p. 328). 

4. Quzirat: Mal- ho {Ziirla p. 42, la carte de Ziirla). 

Qcanfu v. Qanfu. 

Géants v. Qigantes. 

Qedrosia. Celte vieille province perse, mentionnée entre autres 
par Ptol (VI, 21), se retrouve chez Genues [Fisch-Ong X, Wuitke 
Tafel X). — Mauro {Zurîa p. 40) en parle dans une légende comme 
d'un nom mentionné par Ptol, mais il ne l'indique pas lui-même sur 
sa carie. — Id. avec Mekran (Ritter Erdk. VII p. 711). 

Qelachelan. Polo {Paulhier I p. 43) parle de «la mer de Ge- 
lachelan» comme d'un grand lac. — C'est seulement un nom parti- 
culier de la mer Caspienne ou plutôt de la partie de celte mer qui 
se trouve en face de Gilan. Telle est l'opinion de Yule qui, dans 
son édition, a tout simplement appelé le lac «the Sea of Ghel or 
Ghelan» {Yule Polo I p. 51, p. 55 note 7, Pauthier I p. 43 note 
10). — Cfr. Gellam. 

Var. de nom : 

1. Qelachelan: Polo {Paiiihier I p. 4.3). 

2. Qeluche: Polo [Xordensk). 

3. Ghel; Polo (Yule Polo I p. 51). 

4. Qhelan: Polo (Ib.). 

5. Qleluchelan: Polo {Pauthier I p. 43 note h). 

Qelat. Mentionné par Schilt {Nûmh Cap. 2^, Telf p. 44) 
comme une ville du pays où échoua l'arche de Noé. — Il a été 
identifié avec Khelat sur le lac de Wan [Telf p. 158 note 6). 

Var. de nom : 

1. Qelat: Schilt (Niirnb Cap. 28, Telf p. 44). 

2. Ashiath: [Telf p. 158 note 6 A). 

3. Qhelath: (Ib). 

4. Khelat: (Ib ). 

Gelbach v. Qolbache. 

Gelbacha v. » 

Gellam. Sur la Carte Cat {Notices p. 127), sur la côte sud 
de la mer Caspienne se trouvent trois endroits. Le plus à l'E. est 
le «Cap de Ci la m», puis «Cilla m» et ensuite «Gellam», qui est 
le plus à rO. C'est probablement le même endroit auquel on a 
pensé; c'est le Gilan de nos jours, lequel est indiqué de la sorte 
trois fois sur cette carte. 11 arrive très souvent que des endroits 
sont indiqués deux et même trois fois sur des cartes anciennes. — 
Clav {Markh pp. 93, 95) parle de Gheelan comme d'une province 



218 

sur la mer Bakou (la mer ('. asp i en ne), et il dit qu'elle produit une grande 
quanlilô de soie, marchandise recherchée, qui de Gheelan est envoyée, 
entre autres destinations, en Syrie, particulièrement ù Damas. — 
ScHiLT {Xurnh Cap. 28, Tel} p. 44-) parle de G i 1 a n, pays riche où croissent 
le riz et le coton, et où est située la grande ville de G es s. — Chez Bian 
{Fisch-Ong IX, Miller III p. 141), sur la côte sud de la mer Caspienne, 
se trouve le pays de Zilan. — Chez Gknues [Fisch-Ong X, Wuttke 
Tafel X), à l'angle S.-K. de la mer (^. aspienne, se trouve le pays 
de Zila. Et tout près on lit Cauo Zi la, qui est peut-être également 
à mettre ici (cfr. pourtant Fischer Samml. p. 188), auquel cas le mot 
se trouverait deux fois sur cette carte. — La province visée ici est 
celle de Gi.lan, à l'angle S.-O. de la mer Caspienne. Ajoutons que 
Polo {Pauthier I p. 44) parle de «la soie geele» ou, comme il est 
dit dans l'édition de Yule (Polo I p. 51), Ghellé. Elle provient du 
pays situé sur «la mer de Gelachelan». (Cfr. Pauthier I p. 44 
note 13, Yule Polo I p. 56 note 7, Tclf p. 1()0 note 9, Aliller III p. 
144). Cfr. Gelachelan et Zila cauo. 

\'ar. de nom: 

1. Qellam: Cautk Cat (Sotices p. 127). 

2. Ciiam: Carti-: Cat {Xolicex Ib.. Ruge p. 78). 
.'5. Cillam: Caute Cat {yoticcs Ib.). 

4. Qellom: Cartk Cat (Rugc p. 78). 

5. Qheelan: Clav (Marhh p. 93). 

<;. Qilan: Schm.t iSùrnb Cap. 28, Teîf p. 44\ 

7. Zila: Gknlks {Fisch-Ong X, Wnltke Tafel X). 

8. Zilan: Hian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 144). 

Gellom v. Gellam. 

Geluche v. Gelachelan. 

Qenbagas. (.hez .Mkd {Fisch Samml. p. l.'iS), ville située dans 
l'intérieur de l'Asie. — Id. avec Kengower d'aujourd'hui en Perse, 
au S.-O. de Hamadan (Ib.). 

Gengui v. Giuguy. 

Geogui V. Giugiu. 

Geon V. G ion. 

Gerfauntz. Animal légendaire mentionné par Mand [Hall pp. 
288—291). 

Germesir. C'est avec ce pays qu'on a identilio (Lremesor. 

Gesclithron v. Cliteron. 



219 

Qess. Selon Schilt {Nilmb Cap. 28, Telf p. 44), grande ville 
du G il an. Le pays autour de la ville exerce activement l'industrie 
de la soie. — Id. avec Rescht dans le Gilan près de la mer 
Caspienne [Telf p. 160 note 9). 

Var. de nom: 

1. Qess: Schilt (Niirnb Cap. 28). 

2. Ress: Schilt {Telf p. 44). 

G est v. Zasdi. 

Qeth V. » 

Qhamalecco v. Cambaluc. 

Qharny. Cfr. Kharni. 

Ghattaijo v. Cataia. 

Qhattaio v. » 

Qhattajo v. » 

Qheelan v. Qellam. 

Ghel V. Qelachelan. 

Qhelan v. » 

Ghelath v. Qelat. 

Qhindu. Selon Mauro (Zurla p. 39, la carte de Zurla), province 
de rindia Cin, à TE. du fleuve Su m as et près de la mer à l'E. 
— Elle n'est pas indiquée chez Ruge et le nom en est illisible chez 
Fisch-Ong XV. 

Qhiuju v. Qiuguy. 

Qhoumaghour v. Qoumaqour. 

Qiaue v. Javva. 

Qiava v. » 

Qiazza v. Laias. 

Qidda. Coxti (Major p. 21) parle de Gidda comme d'un port 
de la mer Rouge, par où il passa à son retour. — Bien que le nom 
ne soit pas indiqué chez Genues {Fisch-Ong X), il est très probable 
que c'est cette ville qu'on a voulu marquer avec une statue de 
ville (tour, etc.) sans nom {Fisch Samml. p. 200). — C'est à coup 
sûr aussi Gidda que Mauro mentionne sous le nom de Zide [Zurla 
p. 49) dans une légende de Giava m en or, où il dit que les pro- 
duits de cette île sont, entre autres destinations, portés sur la mer 
Indienne à Hormus, à Zide et à Mecha. — Id. Djidda en 
Arabie [Major p. 21 note 1). 



220 

Var. de nom: 

1. Oidda CoNTi {Major p. 'Jl). 

L'. Zide: Maiho tZiirla p. 41»). 

3. «Ici Zidem: Cf)M i {lîani p. 342). 

Qieza v. Ciuguy. 

Gigantes. Chez H.vld {Havcrg, Miller IV p. 33). dans l'E.xtrême- 
Orienf, {nès du Paradis, sur le fleuve Yppanis sont dessinés deux 
hommes ù tètes de chiens, et à C(Mé on lit *(ligantes». — Mand 
{Hall p. 2S4-) dit que, quand on est sorti de la vallée du diable (Val lis 
infausta), on arrive à une ile sans nom, où demeurent des géants qui 
ont jusqu'à 30 pieds de long. Derrière celte ile s'en trouve encore 
une sans nom, (jui est aussi habitée par des géants, mais ici ils ont 40 
à 50 pieds de long. Leurs moutons sont grands comme des bœufs. — 
Sur la C.\HTE Cat {Xoticcs pp. 131), 140), près de lile de Trapobana 
se trouve cette légende: «Sur (juelques montagnes de cette île, il y a 
des hommes d'une grande taille, c'est ù savoir de douze condées, 
très noirs et dépourvus de raison. Ils mangent les hommes blancs 
étrangers, cjuand ils les peuvent attraper...». — Chez Walsp 
{ZeUschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10, M Hier III p. 147), dans l'Ex- 
trême-Orient, dans le voisinage du Paradis et des Aurei montes, 
on lit la légende suivante: «Hic sunt gigantes pugnantes cum dra- 
conibus». — Cfr. Bov p. 102, Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 392, 
Isii) [Elijmol XI, .'), 13), 

Qignosophista; v. Gymnosophistae. 

Gignosophyste v 

Gihon V. Gion. 

Gilan. C'est avec cette province (pj'on a identifié Uellam. 

Gilan v. Gellam. 

Gilead v. Galaaiith. 

Gilenfo. Selon Odoh {Cordier p. 341), il faut 6 jours en partant 
de Cas a y pour aller à Gilenfo, (|ui est dépeint comme une très 
grande ville. Ses murailles ont 40 milles de tour. Dans la ville, il 
y a 40 ponts de pierre, les plus beaux du monde. Autrefois elle 
('tait la résidence des rois de Mangy. — Id. Xan-king {('ordicr p. 
342 note 1, Vulc Cathay I p. 120 note 3). 

Var. de nom: 

1. Qilenfo: Onon i Cordier p. 341). 

2. Chilefo: Odoh (il), note a). 



221 

3. Chilemfo: Odor (Ib.). 

4. Chilenfo: Odou (Ib.). 

5. Chilenfu: Ooor {Yiilc Cathay I p. 120). 

6. Chilense: Odor (Cordier p. 341 note a). 

7. Chilensi: Odoh (Ib.). 

8. Chilenzo: Odor (Ib.). 

9. Chilepho: Odor (Ib.). 

10. Chileraphe: Odor (Ib.). 

11. Chilopho: Odor (Ib.). 

12. Chyleso: Odor (Ib.). 

Qingui V. Cuigiu. 
Qinguy v. Giuguy. 

Qintarchan. Mentionné par Peg [Sprengd p. 257, Yide Cathay 
II p. 287, App. III), qui dit qu'il faut, en partant de Tana, 25 jours pour 
aller à Qintarchan, si l'on voyage avec des bœufs, mais avec des 
chevaux seulement 10 à 12 jours. Pendant le voyage, on rencontre 
plusieurs ]\Ioccoli. A partir de Gintarchan, il faut un jour pour 
aller à Sara. Pour ce qui regarde le voyage de Tana à Gintarchan, 
il conseille au voyageur, dans une autre relation (Fw/c Cathay II p. 292 
et App. III), d'emporter assez de provisions, particulièrement de la farine 
et du poisson salé; quant à la viande, on peut en avoir très facilement 
pendant le voyage. Du temps de Pkg, Gintarchan était une des 
principales stations sur la route commerciale de Tana à Gattajo. — 
Selon Y'ule (Cathay II p. 287 note 1), on retrouverait la ville chez Med 
sous le nom d"Agi tarcham. — Sur la Carte Cat {Notices p. 128), à 
l'endroit où Edil tombe dans la mer Caspienne, est située la ville 
d'Agitarcam, avoisinée par Bachanti au S. et Pasgio au N. — 
ScHiLT [Nûrnb Cap. 31, Telf p. 49) indique Heytzighothan comme 
une très grande ville. — Chez Mauro (Ruge p. 80, Zurla p. 47), à 
l'embouchure du Volga se trouve la ville d'Acetrechan. — Id. 
Astrachan. La ville est mentionnée dans la littérature sous 
plusieurs noms différents, mais le nom donné par Schilt me semble 
dévier le plus. Pourtant, on peut très facilement expliquer la dé- 
nomination Heytzighothan ou Haitzicherchen, si l'on songe que 
la ville s'appelait à l'origine Haj-Tarkhan ou Hadjy-tark ha n 
[Yule Cathay II p. 287 note 1, Sprengd p. 260 note a, Telf p. 172 
note 2, Zurla p. 112). 

Var. de nom: 

1. Gintarchan: Pkg (Sprengel p. 257, Yule Catliay II p. 287, App. III). 

2. Acetrechan: Mairo {Ruge p. 80). 



222 

.!. Agitarca: Carte Cat (Rnge p. 78). 

4 Agitarcam: Carte Cat (Sotices p. 128). 

i). Agitarcham: Meu (Ynle Catliay II p. 287 note 1). 

Carte Cat llb). 

G. Azetrechan: Mairo {Zurla p. 47. Yiilc Cathny 11 p. 2.^7 note 1). 

7. Azitarcan: Carte Cat {Telf p. 172 note 2). 

8. Citracan: Harbaro (Yiilc Catliay II p. 287 note 1, Sprciujcl p. 200 note a). 
ît. Giterchan: Barbaro (Ib.). 

10 Qittarchan: l'ix, iVn/c Catliay II p. 287, .App. III). 

11. Hadjy tarkhan: {Telf p. 172 note 2). 

12. Haitzicherchen : Schilt {Telf p. 40). 

13. Hajji-Tarkhan: [Yiile Catliay II p. 287 note 1). 

14. Haj-Tarkhan (Ib). 

15. Heytzighothan: Schilt {Xiirnb Cap. 31). 

Qion. Dans Gtitci<is (2, 13), le second des quatre fleuves du 
Faradis s'appelle Gihon, et il coule autour de toute l'Ethiopie. 
— CosM (Crindie p. 41) dit que le Nil et le Geon sont identiques et 
croit qu'il ne coule pas très vite, parce qu'il vient des régions plus 
basses du S. et coule vers celles plus hautes du N., c'est à dire qu'il 
coule en montant. — Ism [Etymol XIII, 21, 7) dit: «Geon fluvius 
de paradiso exiens atque universam Aethiopiam cingens, vocatus 
hoc nomine, quod incremento suac exundationis terram Aegypli irriget 

. Hic apud Aegyptios Nil us vocatur . Apparet autem in 

Nilide lacu, de (juo in meridiem versus excipitur Aegypto, ubi 
Aquilonis flatibus repercussus aquis retroluctantibus intumescit, et 
inundationein Aegypti facil». — Chez H.\li) [Ilaverg, Miller \V p. 8), 
sont dessinés quatre fleuves (jui viennent du centre du Paradis. Un 
d'eux s'appelle Gion. — Chez Ebst {Miller V p. 48), on lit au sujet 
d'As y a une longue légende, où il est parlé de «paradysus». Il y a 
une source d'où viennent (juatre fleuves, l/un d'eux est le Geon, dont 
il est dit dans la légende:' «Geon vero, qui et Nilus dicitur, iuxta 
Athlantem montem surgens mox a terra absorbetur, per ([uani 
occullo meatu currens in littore Kubri maris denuo effunditur, per 
Kthyopiam et Egyptum circuiens labitur divisusque in VII hoslia 
iuxta Alexandriam a mari Méditerranée excipitur». — Hic (p. 120) 
dit des conciuètes des Tatares en Asie: «Alla turma transiuit 
Gyon siue Fhison, fluuium paradisi, et destruxit Coraz mium». — 
Ve.sc {Zeitschr. Krdk. Berlin XXVI Tafel 8, Miller 111 p. 135) 
indifjue le «Flu. (iyon». Il coule au centre de l'Asie dans les 
contrées entre la IJactria et l'india. — Mau {Yule Cathay II p. 



223 



348) dit que Gyon est un des fleuves du Paradis. Il fait le tour 
de l'Ethiopie, où habitent les nègres et qu'on appelle le pays du 
Prêtre Jean. Ce fleuve est identique au Nil. — Mand {Hall pp. 
303 — 305) indique parmi les quatre fleuves du Paradis Nil us 
ou Gyson, qui passe par l'Ethiopie et l'Egypte. — Chez Hygg 
(Miller III p. lO^), on lit au sujet du Nil la légende suivante: 
«Nil us exit de Paradiso, sed in fine Ethiopie iuxta mare 11 u bru m 
erumpit super nostrum habifabile». — Schilt {Xiirnb Cap. 36, Telf 
p. 61) parle du Nylus comme d'un des quatre fleuves du Paradis. 
Il passe par «Morenland» et l'Egypte. — Chez W alsp {Zeilschr. Erdk. 
Berlin XXVI Tafel X, Miller III p. 147), Gyon est indiqué comme un 
des quatre fleuves du Paradis. Il prend sa source au Paradis, passe 
par Arbores solis et lune et tombe dans Mare Magnum indo- 
ru m. — Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80,1a carte de Zurla), 
le Nil est aussi appelé G ion. — De ce qui est dit de G ion, il résulte 
qu'on l'a tantôt regardé comme un fleuve tout asiatique, comme chez 
Hald, Kic, Vesc et Walsp, et tantôt qu'on l'a placé dans l'Ethiopie, 
où on l'a identifié avec le Nil, comme dans Genesis, chez Cosm, 
IsiD, Ebst, Mar, Mand et Mauro; tantôt enfin, le Nil lui-même 
a été regardé comme un des quatre fleuves du Paradis, sans que 
son rapport avec le Gion soit même mentionné, comme chez Hygg. 
(Cfr. Bov pp. 103 — 104, Yule Cathay 11 p. 346 notes 1 sqq.). 

Var. de nom: 

1. Gion: Halu {Hcwcrg, Miller IV p. 8). 

Mand [Lorenz p. 195). 

Mauro (Fisch-Ong X\', Ruge p. 80^ la carte de Zurla). 

2. Geon: Cosm (Criiuile p. il). 

IsiD [FAgmol XIII, 21, 7). 
Ebst [Miller V p. 48). 

3. Gihon : Genesis (2, 13'. 

4. Gyon: Ric (p. 120). 

Vesc {Zeilschr. Enlk. Berlin XXVI Tafel 8, Miller III p. 135). 

Mar [Yule Cathay II p. 348). 

Walsp (Zeilschr. Erdh: Berlin XXVI Tafel X, Miller III p. 147). 

Mand (Hall p. 303). 
Hygg (Miller III p. 104). 
ScHiLT ( Telf p. 61). 

Schilt (Xiirnb Cap. 3G}. 

Qiorza v. Ciorcia. 
Giterchan v. Qintarchan. 



Gyson: 
Nilus : 

Nylus: 



'22 i 

Gittarchan v. Qintarchan. 

Qiiigiu. Quand 1*olo a dépeint le grand i)ort sur le Pouli- 
sanghin;?, il dit que si Ion voyage 30 milles en partant de ce pont, 
on arrive à la ville de (îiugiu {Pauthier II pp. .'{ôl, 352). C'est une 
grande ville de commerce et d'industrie, surtout pour la soie. Elle 
est remplie d'hôtelleries. Vn peu au S. de la ville, il y a un endroit 
important, où la route bifurque: un chemin va vers le S. au Manzi, 
l'autre vers 10. au Cala y. — (>hez Mauho {Fisch-Ong XV, Zurla 
p. 30). presque au centre de l'Asie, près du désert de Lop se trouve 
la ville de Gouza, qui probablement est la même que le Giugiu 
de Polo. Je m'en réfère: l"" à ce que la forme Gouza est la même 
qui est employée dans l'édition italienne de Poi.o (Ram); 2" à ce 
que Gouza se trouve tout près du fleuve Folisanchin; S", à ce 
que dans le voisinage de Gouza chez Maiuo se trouve la ville 
de Hacbaluch, qui est probablement la môme qu'Acbaluc, men- 
tionné par Polo et qu'il place dans le voisinage de (iiugiu. — 
Id. avec Tscho ou ChoChow, comme elle s'appelle aussi, ville un 
peu au S.-O. de Pékin {Pauthier II p. 351 note 1, Vide Polo li p. 
5 note 2). — Cfr. Quigui. 

Var. de nom: 

1. Qiugiu: Poi.o ll'anllucr II p. ;î51\ 

2. Geogui: Polo iGnjn). 

3. Oouza. Foi.o yliam). 

M Al' HO (Fisch-Ong XV). 

4. Juju Poi.o {Ville Polo II ]). 4). 

5. Quinguy: Polo {yordcnsk). 
G. Zouza: Maiiu) {Ziirhi p. SGi. 

GiuRiiy. Polo {Pauthier II p. 520, Yule Polo II p. 175) dit 
(jiie si l'on paît de Vigui et que l'on voyage j^endaut 2 jours, on 
arrive à une grande ville, Giuguy, (lui fait un grand commerce. Le 
pays est connu pour ses longs bambous. De Quinsay il faut 6 jours 
pour aller à la ville, et le chemin passe par les villes de Tacpiguy 
et de Vigui. Giuguy appartient au Quinsay. — Sur la Carte 
Cat {Notices p. 142, Ruge p. 78), dans le voisinage de Tapingui et de 
Cansay est située la ville de Cingui.qui probablement est la même 
que Giuguy de Polo (cfr. les formes chez Ram, Gri/n et Xordcnsk). 
— Chez Mauho {Ruge p. HO, Zurla p. 3S), dans le voisinage de 
Chansay et de Tampinzu se trouve la ville de Zengui, qui est 
à coup sûr aussi la même (pie celle de Polo et que celle de la 



225 

Carte Cat. — Pour ce qui regarde l'identification de cet endroit, on 
voit prévaloir deux opinions différentes: l'une, présentée par Pauthier 
(II p. 520 note 3), l'identifie avec Kù-tschou d'aujourd'hui; l'autre, 
présentée par Y'ule (Polo II p. 178 note 3), l'identifie avec Kin-hwa 
de nos jours. Les deux villes sont situées au S. de Hang-tschou 
dans le Tsche-kiang et assez près l'une de l'autre. Ku-tscliou se 
trouve près du fleuve Tsien-tang, qui passe par Hang-tschou; 
Kin-hwa se trouve sur la rive droite du même fleuve, à une certaine 
distance pourtant du fleuve et au N.-E. de Kii-tscliou. (Cfr. la carte 
dans Yule Polo II p. 192). 

Var. de nom : 

1. Qiuguy: Polo {Pauthier II p. 520). 

2. Cengui: Polo {Ram). 

3. Cingui: Carte Cat (Notices p. 142, Rage p. 78). 

4. Gengui: Polo [Gryn). 

5. Qhiuju: Polo (Yiile Polo II p. 175). 
B. Qinguy: Polo (Nordensk). 

7. Quiguy: Polo {Pauttiier II p. 520 note fc). 

8. Zengui: Mauro (Ziirla p. 38, Riige p. 80). 

9. Zenguy: Mauro (la carte de Ziiila). 

Qlacia v. Laias. 

Gleluchelan v. Qelachelan. 

Qobach v. Qolbache. 

Gobi. C'est avec ce désert qu'on a identifié Belgia, Cyollos 
Kagon et Lop. — Cfr. ces mots. 

Gobidar. C'est avec cette forteresse qu'a été identifié Col id ara. 

Goc et Magoc v. Gog et Magog 

Gog V. » 

Goga ' . Caga. 

Gogan. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Hujan. 

Gog e Magog v. Gog et Magog. 

Gog et Magog. Dans Genesis 10, 2 et I Chron. 1, 5, Magog 
est mentionné comme fils de Japhet. Ezéchiel, dans les Chap. 38 
et 39, parle de Gog, empereur du pays de Magog. Ce Gog, à la 
tète de son peuple, qui est un peuple de cavaliers, envahira une fois, 
en les ravageant, les autres pays, particulièrement le pays d'Israël, 
jusqu'à ce que le peuple de Gog soit enfin défait. Dans l'Apocalypse 
(20, 7 et 8), il est dit que Satan soulèvera les païens, qui se trouvent 
«aux quatre coins de la terre», particulièrement Gog et Magog, 

15 



et les fera combaltre. —Ce sont là les récits de la Bible sur Goget 
Magog, récits qui reviennent dans plusieurs manuscrits et cartes du 
moyen-âge, sous une forme ou sous une autre. - Isid (^//ymo/ IX, 2, 
27 et XIII, 3, 31) mentionne Magog comme (ils de Japhet et ajoute à 
son sujet: «a quo arbitrantur Scythas et Gothos fraxisse originem». 

— Chez Hald {Havcrg, Mtllcr IV p. 26), près de la ville de Choolis- 
sime, dans l'Asie septentrionale on lit la légende suivante: «Urbs 
Choolissime quam edificavit Magog filius Japhet». — Chez 
Ebst {Miller V pp. 32, 33), dans l'Asie septentrionale on lit la légende 
suivante: «Hic inclusit Ale.xander duas gentes immundas Gog et 
Magog quas comités habebit Antichr istus. Hii humanis carnibus 
vescuntur et sanguinem bibunt». — Polo (Pauthicr I pp. 217 — IW. 
Yule Polo I p. 250) dit que Tan duc est le pays «que nous apellons 
pais G oc et Magoc; mais il l'appellent Un g et Mugul. car en 
ceste province avoit deux générations de gens avant que les Tatars 
partissent de là. Ung estoient ceulx du pays; et Mugul estoient 
les Tatars: et pour ce sont il aucune fois appeliez Mugul pour les 
Tatars >. Polo place leur demeure à Tan duc et il essaie d'expliquer 
l'origine des noms, en les combinant avec les termes nationaux du 
peuple de Tanduc et des Tatares. (Cfr. Paiithier I p. 217 note 4, 
Yulc Polo I p. 257 note 5). — Quelque chose de semblable se re- 
trouve en partie chez Ric (pp. 118, 119), qui dit: «Ipsi (T art a ri) 
vero dicunt se descendisse de Gog et Magog. Unde ipsi dicuntur 
Mogoli quasi corrupto vocabulo Magogoli. .Methodius autem 
dicit fjuod Alexander conclusit cum filiis capliuilatis ludeorum 
Gog et Magog, gentem spurcissimam, et mullos alios et quod exituri 
sunt in nouissimis temporibus, et facient maximam slragem hominum. 
Solucionem relinquo>. — Chez Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXV! 
Tafel 8, Miller III p. 135), dans l'Asie du N.-E, entre Sitia et Sera, 
on retrouve la légende suivante: «Castrum Gog et Magog». Pro- 
bablement, il a pensé au col de Bamian. (Cfr. Rittcr Erdk. VII p. 266). 

— Manu (Hall pp. 265 68) dit que derrière les montagnes (probablement 
les Caspiennes) ont été enfermées les dix tribus juives, (lu'il appelle 
«Gothe and Magothe». Mand raconte le procédé de leur réclusion; 
à la prière d'Alexandre, deux montagnes furent réunies ensemble et 
leur coupèrent le chemin. Ils se délivrèrent de leur captivité en 
trouvant, à la poursuite d'un renard, la fente de la montagne par où 
il se sauvait. Hn l'agrandissant, ils purent en sortir. Leur pays se 



227 

trouve à «the See of Caspye». Ils payent tribut à la reine des 
Amazones, mais ia route menant au pays de celle ci est très diffi- 
cile à parcourir, elle passe par un passage inaccessible, appelé 
Cl y r on. (Cfr. Bov pp. 99—100). — Chez Hygg {Miller III p. 101), 
on lit à Blactrica la légende suivante: «In istis montibus sunt 
montes Caspee, includentes Gog et Magog, qui in line mundi 
exibunt cum Antichristo ad destruendum mundum. Hos includil 
Alexander precibus suis, non viribus». — Sur la C.\rte Cat (No- 
tices pp. 145, 146, Ruge p. 78), cette légende est très détaillée, À 
l'angle N.-E. de l'Asie se trouve un territoire carré, entièrement entouré 
par la mer (au N. et à l'E.) et les montagnes (au S. et à l'O.), qui 
est indic|ué comme «Gog e Magog». Dans la partie 0. de ce pays 
est dessinée l'image d'un puissant potentat à cheval avec la légende 
suivante: «Le grand seigneur prince de Gog et de Magog. Il 
viendra au temps de l'Antéchrist avec une nombreuse suite». A 
l'endroit où les chaînes de montagnes environnantes, celle du S. et 
celle de l'O., se croisent, est indiqué un col de montagnes, et à côté 
Ton voit des images qui appartiennent à cette légende. Au col est 
dessiné tant un château qu'une forme représentant un homme qui 
sonne de la trompette. On y voit aussi l'image du Diable, qui 
semble être absorbé dans une conversation avec un autre personnage, 
un souverain portant couronne royale, dessiné sur la carte. Celle-ci dit 
que ce souverain doit être «Lo rey Alexandrii». Sur la carte, on 
lit à propos d'Alexandre la légende suivante (qui n'est pas rendue 
dans Notices, seulement chez Ruge): «Ce grand et puissant roi, 
Alexandre, y aurait dû mourir, si le Diable ne l'avait sauvé par 
son art». Près des montagnes frontières du côté 0., qui dans la 
légende plus bas sont indiquées comme étant «Muntanyes de Cas pis», 
on lit: » Muntanyes de Cas pis, dans lesquels Alexandre vit des 
arbres si hauts que leurs cimes touchaient aux nues. Là, il faillit mourir, 
mais Satan le tira de danger par son art; et à l'aide de ce même 
art, il renferma là les Tartares Gog e Magog; et c'est pour eux qu'xA.- 
lexandre fit les deux images de métal ci-dessus décrites. Alexan- 
dre enferma aussi dans ce lieu diverses espèces d'hommes qui osent 
manger de la chair crue. C'est là l'espèce d'hommes avec laquelle 
viendra l'Antéchrist. Ils seront enfin détruits par le feu, qui 
descendra du ciel et les confondra». Les deux images de métal, 
mentionnées dans la légende, se rattachent à l'image de l'homme qui 



228 

sonne de la trompette, déjà dépeinte. On lit à enté de cette image 
la légende suivante: «Ces trompettes sont de métal. C'est Alexandre, 
roi grand et puissant, qui les lit fabriquer>. Il résulte de ces légendes 
d'images et de montagnes que c'est au col de Bamian qu'on a 
pensé (cfr. Ritter Erdk. Vil p. 266, Wappaiis p. 705). — Chez Bian 
{Fisch-Ong L\, Miller 111 p. 1 i4), à l'angle N.-K. de l'Asie, on lit les 
légendes suivantes: «Alcsandro», «Gog Magog>, «de tribus iude- 
oron», «qu'Alexandre autrefois enferma dans les montagnes»; 
toutes ces légendes touchent au sujet représenté. • — Chez Genues 
{Fisch-Ong X, Wuitke Tafel X, Fisch Samml. pp. 195—196), par toute 
l'Asie, de l'E. à TO., court une chaîne de montagnes. A peu près 
au milieu de celle-ci est bâtie une tour; dans une légende il est dit 
(ju'elle fut élevée par le Prêtre Jean. Au S. de cette tour se 
trouve le pays Gog, à côté duquel on lit: «Isti sunt ex Gog genera- 
tione qui cubitus altitudinem non exedunt, anni œtatis nonum non 
allingunt et continue a gruibus infestanlur». Ainsi, Gog se rattache 
ici aux indications de Fli.n sur les «pygmei». Au N. de la tour 
précitée est situé le pays M a go g. Encore plus au N., on retrouve 
les légendes relatives aux tribus juives enfermées. (Cfr. Inclusi). 
— Chez W.u.sp (Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, MUlcr III p. 
147), on retrouve «Gog et Magog» très loin dans l'Asie du N.-E. 
dans un pays qui, dans une légende voisine, est appelé «terra rus- 
sorum iudeorum inclusorum inter montes Cas pi os». (Cfr. 
Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 381). — Chez Le.\udo {Fisch-Ong 
XIV, Berchet p. 18), dans l'Asie du N.-E., entre les montagnes «An ibi» 
à rO. et «Otorocoras» à TE., se trouve un pays où on lit la lé- 
gende suivante: «Provincia di Gog e iMagog dove sono serale molle 
tribu di judei». — Mauuo parle aussi de Gog et Magog, mais il 
traite les récits qui s'y rapportent d'une manière critique. Il dit, 
d'une part, dans une légende qu'il a placée ù Organza près de la 
mer Caspienne, ce qui suit [Zurla pp. 32, 33): «Quelques-uns pré- 
tendent (ju'au pied du Mons Caspius ou dans son voisinage demeu- 
rent les peuples qui, selon l'histoire, fur(Mit enfermés par Alexandre 
le Grand. Mais ceci n'est cc^rtaincment pas vrai et est peu probable. 
Car les peuples qui demeurent dans son voisinage sont si connus 
qu'une aussi grande masse de population n'aurait absolument pas 
pu rester inconnue. Ces contrées sont assez civilisées grâce au com- 
merce qu'elles font avec nous et avec les autres nations, comme les 



229 

Géorgiens, les Grecs, les Arméniens, les Tcherkesses, les 
Tartares el plusieurs autres peuples, qui les traversent continu- 
ellement. Ainsi, si ces peuples étaient parmi les enfermés, leurs 
voisins, selon mon opinion, en auraient su quelque chose et nous 
en aurions été informés par eux. Mais comme ce peuple, ainsi que 
je le sais positivement, demeure aux extrémités de la terre, les peuples 
nommés ne savent rien de plus d'eux que nous ne savons. J'en conclus 
maintenant que ces peuples demeurent très loin de la mer Caspi- 
enne, à savoir, comme je l'ai dit tout à l'heure, à l'extrémité de la 
terre, entre le N.-E. et le N., enfermés de trois côtés par des mon- 
tagnes qu'on ne peut gravir et par l'Océan. Ils appartiennent à 
l'empire Tenduch et s'appellent Ung e Mongul, en général appelés 
Gog e I\Iagog, parce que la plupart croit qu'ils s'avanceront quand 
l'Antéchrist arrivera. Mais cette erreur est venue par ceux qui 
interprètent la Bible à leur gré. Pour mon compte, je me tiens à 
saint Augustin, qui dans son livre «De civitate Dei» rejette leur 
opinion, qui veulent que Gog e M a go g signifie le peuple qui favoriserait 
l'Antéchrist. Cette opinion est aussi partagée par Nicolaus da 
Lyra, qui traduit ces noms d'après leur signification hébraïque. Mais 
de ceci il sera parlé plus en détail à une autre place». D'autre part, 
nous retrouvons Gog et Magog dans l'Asie du N.-E. [Zurla p. 35), 
où une presqu'île s'avance dans la mer; du côté de la terre, la 
presqu'île est bornée par des montagnes et par une grille de fer. 
Dans cette presqu'île se trouvent les provinces Hun g et Mongul 
À côté de Hung on lit: «Ces deux pays appartiennent à Tenduch» 
et tout près: »0n croit en général que les peuples enfermés dans 
Hunge Mongul par Alexandre ont reçu leur nom des deux pays 
nommés, que nous appelons Gog e Magog, mais je ne le crois pas». 
Dans la presqu'île, on lit encore deux légendes: «La plus grande 
partie de ce Mongul est habitée par des Tartares» et: «Il y en a 
qui disent que ces montagnes (Hung et Mongul) sont les montagnes 
Caspiennes, mais ils ont tort». (Cfr. Zurla p. 119). — Les récits de 
la Bible relatifs à Gog et Magog ont ainsi été liés, pendant le 
moyen-âge, avec la légende d'Alexandre et avec l'apparition des 
Mongols, et on les rencontre en maint passage dans la littérature mé- 
diévale. (Cfr. entre autres Bov pp. 99 — 100, Fisch Samml. pp. 195 — 
196, Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 381, Yule Polo 1 p. 51 note 3). 
— Cfr. Inclusi et Derbend. 



230 

\ ar. de nom : 

1. Oog et Magog: Ebst {Miller V p. 32). 

Poi.o (Gnjn\ 
Ric (p. 118). 

Vesc {Zcilschr. Enik. Berlin XXVI Tiifcl Si. 
Hygg {Miller III j). 101 1. 

Walsp [Zcilschr. Erdk. Berlin XX\'I Tafcl X. Miller 
III p. 147). 

2. Qoc et Magoc: Polo {I\nilhier I p. "JlTi. 
:î. Qog: Gknlks (/V.sc/i- 0/1.7 X. Wuilke Tafel X\ 

4. Qog e Magog: C.auik Cat {Notices p. 145. Bnyc p. 78). 

Lkauoo {Fisch-OïKj ,\IV). 

Maluo iZurla p. 33). 
ô. Qog Magog: Bian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 144). 
(î. Qot et Magot: l'oi.o {S'ordensk). 
7. Oothe and Magothe: Mand {Hall p. 205). 

5. Hung e MonguI: .Mal- ko (Zitrla p. 33). 
i>. Magog: IsiD [Ktijmol IX, 2, 27). 

Hald lHai'erg, Miller IV p. 2(!). 
C.KNLKS {Fisch-Ong X, Wnllkc Tafel X . 

10. Magogoli: liic (p. 118). 

11. Mogoli: Hic (Ib.). 

12. MuguI: l'oLo {Paulhicr I p. 219). 

13. Og et Magog: Polo {Ram). 

14. Rangul i^)Lo < Panlhier I p. 21î> note aa). 

15. Ung e MonguI: .Malho (Zurht p. 33). 

10. Ung et MuguI: Polo {Paulhicr I |). 210). 

Qoghe V. Gogo. 

Qog Magog V. Qog et Magog. 

Qogo ou Qoghe. C'est avec celte ville, située sur le golfe de 
Cambay dans le Gujarat, (pion a idenlifié Caga. 

Qohathe v. Qolbachei 

Qolbache. M.vmj, après avoir parlé de Hernies, continue 
(Hall p. 271): cAnd aftre that thei pas.sen an Arm of Ihe See, and 
thanne thei gon to anotlier Cytee that is clept Gol bâche: and there 
thei fynden .Marchandises . . .*. — Chex Walsp [Zcilschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel X), dans l'Asie orientale, sur Mare occidentale pas très 
loin de Zareza, est située la ville de Go bacli, (jui est certainement 
à identifier avec (loi bâche (Ib. j). 398) de Mand. — Probablement, 
la ville de Gel bac h mentionnée i)ar Mauuo [Fisch-Ong XV, Rugc p. 
80, Zurla p. 40) s'y rattache également. Elle est située dans l'Inde 
entre les (Icuvcs Gange à l'K. et Mand us à TO. 



231 

Var. de nom: 

1. Qolbache: Manu {Hall p. 271). 

2. Belbacha. Mauro [Fisch-Ong XV). 

3. Qelbach: Mauro iRuge p. 80). 

4. Qelbacha: Mauro (Znrla p. 40). 

5. Gobach: Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X). 

6. Qohathe: Mand {Hall p. 271 note a). 

Golfaca v. Qolfata. 

Qolfata. Sur la Carte Gat {Notices p. 119, Ruge p. 78), se 
trouve une ville de ce nom en Arabie, au fond du golfe Persique. 

Var. de nom: 

1. Qolfata: Carte Cat (Ruge p. 78. la carte dans Notices p. 118). 

2. Golfaca: Carte Cat {Notices p. 119). 

Gorgia. Nom de la Géorgie. 

Qori. Ghez Mauro {Zurlap. 38), nom d'une province de Tlndia 
Gin, au S.-E. de Ghansay. 

Qosmit v. Câsmir. 

Qota. Odor {Cordier pp. 449—50, Yule Gathay I pp. 148—49) 
appelle la ville principale du Riboth (le Thibet) Gota. Les maisons 
de la ville sont blanches et noires et les rues bien pavées. Dans 
cette ville demeure l'Obassy, qui est le chef ecclésiastique et le pape 
du peuple. — Id. Lhasa. Odor semble bien être le premier Européen 
qui soit venu dans cette ville. Pour ce qui regarde les maisons blanches 
et noires, Yule explique cette particularité en disant qu'on avait une 
singulière façon de bâtir dans les contrées autour de l'Himalaya et 
particulièrement dans le Thibet. Les maisons étaient bâties tant de 
pierre blanchie que de bois, alternant dans une seule et même maison. 
Gelle-ci devenue vieille, le bois noircit, mais la pierre reste toujours 
blanche. G'est pourquoi les maisons semblent être composées de 
lignes blanches et noires {Cordier p. 458 note 7, Yule Ib. p. 148 
note 2). Dans l'édition de Yule, la ville est mentionnée, mais elle n'y 
a pas de nom. 

Var. de nom: 

1. Gota: Odor {Cordier p. 450;. 

2. Goutta: Ouor (Ib. note d). 

Got et Magot v. Qog et Magog. 

Gothan v. Cotan. 

Gothe and Magothe v Gog et Magog. 

Gothia. Partie de la Grimée, avec laquelle a été identifié Suti. 



232 

Qoulouk v.Koullouc. 

Goutta V (iota. 

Qouza V. (iiugiu. 

Oozurat v. (iazurat. 

Gracia v. Serasy. 

Grand Canal. Polo (Pauthier II pp. 480—82, Yule Polo II 
pp. IHG, 137) dil (lue le grand Khaan avait fait bâtir une très grando 
voie navigable, allant de Cuguy à Cambaluc et sur laquelle on 
transportait surtout des quantités énormes de blé et de riz, indispen- 
sables pour la cour et la capitale. Le canal est creusé de fleuve à 
fleuve, de lac à lac, comme si c'était aussi un grand fleuve. De 
grands navires chargés peuvent aller sur le canal de Cuguy jus- 
qu'à Cambaluc. Sur les deux côtés du canal, il y a de grandes routes 
faites de la terre qu'on a déblayée pour le creuser. Le long du canal 
s'élèvent beaucoup de villes, dont quelques-unes sont dépeintes par 
Polo. — Odor a probablement suivi le canal en voyageant de Casa y 
à Chambalech {Cordier p. XWU). — C'est certainement à ce Grand 
Canal que Peg a pensé en parlant d'un «fleuve» sans nom {Sprengelp. 
251, Yulc Cathay 11 p. 288 et Appendice III). Il faut 45 (65?) jours pour 
aller à ce fleuve en partant de Camcxu, et on y peut voyager jusqu'à 
Cassai {Yule Ib. p. 288 note 4). — Cfr. Pauthier II p. 481 note 2, 
Yule Polo II p. 137 note 2, Yide Cathay II p. 259, Reclus VII p. 
362, Wappàus p. 162). 

Graphis. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 33), à la source du 
fleuve Vd as pis se trouve un territoire qui s'appelle «Regnum Graphis» 
et à propos duquel une légende dit: «Regnum Graphis regine, qui 
Alexandrum suscepit». 

Greboco. Selon Peg- (Yule Cathay II p. 300), station sur la 
route commerciale d'Aiazzo à Torissi. Elle était située entre 
Dudriaga et Mughisar, pas très loin d'Arzinga. 

Grif V. Griphes. 

(iriffones v. » 

Griffounes v. » 

Grifoni v. > 

(iriphes. Pll\ (Ilist. Nat. VII, 10) parle d'un p(niple scythe, 
appelé Arimaspi, fjui demeure dans le voisinage de Gesclithron et 
qui vit en guerre «circa metalla cum gry i)i s, ferarum volucri génère 
quale vulgo traditur eruente ex cuniculis aurum, mira cupiditate et 



233 

feris custodientibus ». — Sol (p. 86) dit: «In Asiatica Scythia 
terrae sunt locupletes, inhabitabiles tamen: nam ciim aiiro et gemmis 
affluant, grypes tenent iiniversa, alites ferocissimi et ultra omnem 
rabiem saevientes. quorum inmanitate obsistente advenis accessus rarus 
est: quippe visos discerpunt, velut geniti ad plectendam avaritiae 
temeritatem. Arimaspi cum bis dimicant, ut intercipiant lapides, 
quorum non aspernabimur persequi qualitatem. smaragdis hic locus 
patria est>. — Isid [Etymol XII, 2, 17) dit de Gryphes dans le cha- 
pitre qui traite «De bestiis»: «Gryphes vocatur, quod sit animal 
pennatum et quadrupes. Hoc genus ferarum in Hyperboreis nascitur 
montibus. Omni parte corporis leones sunt: alis et facie aquilis si- 
miles, equis vehementer infesti. Nam et homines visos discerpunt». 
— Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 27), dans l'Asie septentrionale, 
dans Sithe, près de Carimaspi et du fleuve Cliteron, on lit la 
légende suivante: «Griphes capitibus et alis aquileas, corpore leones 
imitanlur, volando bovem portabunt». Sur la carte, l'animal est aussi 
dessiné, comme l'on voit également les Arimaspi combattant avec 
lui. Tout près on lit {Miller IV p. 24): '<Carimaspi cum griphis 
pro smaragdis dimicant». — Chez Ebst [Miller V p. 33), dans l'Asie 
septentrionale on lit une longue légende sur Scitia; entre autres 
choses, il y est écrit: «Ibique lapides pretiosi inveniuntur et aurum 
et gemme. Griphorum immanitate oppressi, statura proceri, quad- 
rupedum atque pennatum genus rapidissimumque omnium ferarum 
fertur esse. In vertice id est in lateribus Yperboreorum moncium 
nascuntur. Totum namque corpus illorum ymaginem seu formam 
leonis ostendit. Alis itaque et facie velut aquile; equis vehementer 
infesti. Nam homines discerpunt, iuga boum velut duos hyrcos un- 
guibus interimentes dividunt». — Polo {Pauthier II pp. 680 sqq., Yule 
Polo II pp. 346 sqq.) dit que dans une île, située près de Madeisgascar 
(Madagascar) et de Zamguibar (Zanzibar), il y a un oiseau 
Grif, que les gens du pays appellent Rue. 11 est d'une grandeur 
énorme; son envergure totale atteint 30 pas. Il est très fort et peut 
soulever un éléphant. Polo ne croit pas que l'oiseau soit moitié lion 
et moitié oiseau, comme le racontent les anciens récits. — Jord 
{Yule Jord p. 42, Soc. Géogr. Paris IV p. 56) dit que dans l'India 
tertia se trouve un oiseau appelé Roc, qui emporte facilement un 
éléphant dans son vol. Chaque aile est longue de 80 «palmae» (largeur 
de la main). — Mand {Hall pp. 268 sqq.) dit que dans le pays de 



Bachari(> on trouve une espèce d'oiseaux, appelés Griffounes, 
qui sont très forts; ils ont la force de 8 lions. Au vol, ils peuvent 
enlever un cheval ou deux bœufs dans leur bec. — Chez Gkntks 
(Fisch-Ong X, Wuttkc Tafel X, Wuttkc p. 43), dans le Scythia, près 
du nnons Y ma us est dessiné un griffon, et à côté on lit: «forma 
griffonis». — Chez Leardo {Fisch-Ong XIV, Berchet p. 14), dans 
le voisinage du fleuve «Bascans». on lit la légende suivante: <Dexerto 
dove eno molti grifoni». — Selon Yulc (Polo II p. 350 note 5\ on 
lirait chez Mauho dans l'Afrique du S., à propos de cCavo de Diab». 
une légende où il (^st dit, entre autres choses, que quelques marins 
avaient trouvé un œuf d'oiseau extraordinairement gros, qui apparte- 
nait à un oiseau appelé G h roc ho. La distance d'une extrémité de 
Taile de cet oiseau à l'autre était de 60 pas. Il pouvait emporter 
dans son vol un éléphant. — Sur la légende, cfr. Yulc Polo II p. 349 
note 5, Pauthier II p. 681 note 4, Bor p. 100, Miller IV p. 27. — 
Cfr. Arimaspi, Formicae et Pissemyres. 

Var. de nom: 

1. Qriphes: Halu {Haverg, Miller IV p. 27). 

2. Chrocho: Mauro {Yule Polo II p. 350 note 5). 

3. Qrif: Poi.o Pauthier II p. 680). 

4. Griffonis: Cjkniks [Wnllke p. 43, Fisch-Oiig X). 

5. Griffounes Manu {Hall p. 2GSi. 

6. Grifoni: Lkaudo (Fisch-Ong XIV, Berchet p. M). 

7. Griphi: Ebst {Miller V p. 33). 

8. Grypes: Sol (p. 86). 

9. Qryphes: Ism (Etijmol XII. 2, 17). 

10. Gryphon: Por.o (Yulc Polo II p. 346). 

11. Grypi: Pi.in iSnt. Hisl. Vil. 10). 

12. Roc; .lonu iSoc. Géngr. Paris IV' p. 56. Vi;/f Jord p. 42). 

13. Rue: Poi.o [PanthieiJ\ p. 681. Yule Polo II p. 346). 

Griphi v. Qriphes. 

Grues. Pmn {Hist. Xal. IV, 44) jiarle d'une ville de Scythia 
du nom de Gcrania «ubi l^gmœorum gens fuis.se proditur. Catizos 
barbari vocabant, creduntque a gruibus fugatos». — Sol (p. ()9) 
parle aussi d'une ville de Scythia, «Geraniam (Gathizon 
vocant barbari) unde a gruibus Pygmœos ferunt jiulsos». — Chez 
Khst [Miller V p. 50), on trouv(; dans l'Inde une image qui rejiré- 
sente des pygmées se battant avec des grues, et on y lit: «Pyg c 
ijruibus^. — Chez Walsp {Zcitschr. Krdk. BcrlinXXVl Tafel X, Ib. 
p. 382, Miller III p. 147), dans l'Asie septentrionale, j^rès de Mare 



235 

occidentale et entre Chircama, d'un côté, et Andropophagi, de 
l'autre, on lit la légende suivante: «pigmei pugnant cum gruibus». 

Qrynes v. Hormos. 

Qrypes v. Qriphes. 

Qryphes v. > 

Qryphon v. > 

Qrypi v. ■» 

Guaribalu. Sur la Carte Gat {Notices p. 144. Ruge p. 78), 
on lit au sujet de Ghambalech dans une légende: « Sachez que 
près de la ville de Ghambalech existait autrefois une grande ville 
nommée Guaribalu. Le grand Khan trouva par l'astronomie que 
cette ville se révolterait un jour contre lui. Il la fit donc dépeupler, 
et fit bâtir cette ville de Cha balech...». — L'indication relative à 
la destruction de l'ancien Gambaluc par crainte d'une révolte est 
prise dans Polo [Pauthier I p. 273, Yule Polo I p. 331). — Cfr. 
Cambaluc et Cayto. 

Guiguy V. Qjuguy. 

Quinzai v. Quinsay. 

Qujarat. G'est avec ce pays qu'a été identifié G azur a t. 

Qurgaandzi v. Urganth. 

Qiirgen. Fleuve avec lequel a été identifié Gauo Zila. 

Qursey. Nom de la Géorgie. 

Quzirat v. Qazurat. 

Qymnosophistae. Plin [Nat. Hist. VII, 22) dit: «Philosophos 
eorum, quos gy mnosophistas vocant, ab exortu ad occasum per- 
stare contuentes solem inmobilibus oculis, ferventibus harenis toto 
die alternis pedibus insistere». — Sol (p. 187) dit: «Philosophos 
habent Indi (g y mnosophistas vocant), qui ab exortu ad usque solis 
occasum contentis oculis orbem candentissimi sideris contuentur in 
globo igneo rimantes sécréta qusedam harenisque ferventibus perpetem 
diem alternis pedibus insistunt». — Isid {Etymoî VIII, 6, 17) dit: 
«Gymnosophistœ nudi per opacas Indise solitudines perhibentur 
philosophari, adhibentes tantum genitalibus tegmina. Gymnasium enim 
ex 80 dictum est, quod iuvenes nudi exercerentur m campo, ubi pu- 
denda sola tantum se operiunt. Hi et a generando se cohibent». — 
Chez Ebst {Miller V p. 49), dans l'Inde, on lit la légende suivante: 
«Gignosophyste a manu usque ad vesperam continua visione corpus 
solis ardentis intuentur, rimantes ibi quaedam futura». — Chez Hygg 



•230 

{Miller III p. 108), dans l'Inde, on lit la h'-gende suivante: «Gigno- 
sophistae inreverberatis oculis solem inspiciunt semper». — Mand 
(Hall pp. 29 i — 91)) parle d'une ile du nom de Gynosophe. Les 
gens y sont très vertueux, ils furent attaqués par Alexandre. — 
Cfr. Bov p. 103. 

Var. de nom: 

1. aymnosophists: Plin {Xat. Hisl. VII, 22). 

Sol (p. 187 . 

IsiD {FJymol VI) I, 6, 17). 

2. Qignosophists: Hygg {Miller III p. lO.'î). 
M. Qignosophyste: Eusr ^ Miller V p. 49). 

4. Gynosophe: .Mand [Ilall p. 294i. 

Gynosophe v. Gymnosophistae. 
Gyon V. Gion. 
Gvson V. » 



Hacbaluch. Chez Mauro {Zurla p. 36), ville située dans le 
désert de Lop, près de la ville de Gouza. — Cette ville est probable- 
ment la même qu'A cba lue de Polo. Gfr. ce mot. — Cfr. Qiugiu. 

Hacibelch v. Hocibelch. 

Haclsolath. Chez Mauro {Zurla p. 34), endroit situé au centre 
de l'Asie, dans le voisinage d'Almalech et d'Otrar. 

Hactenis. Cfr. Mar Biancho. 

Hadjy-tarkhan v. Qintarchan. 

Hadramaut. C'est avec ce pays qu'a été identifié Ad ro ma nt. 

Haiman v. Naimani. 

Haitzicherchen v. Qintarchan. 

Hai-ya li. Cfr. Cailac. 

Hajji-Tarkhan v. Qintarchan. 

Haj-Tarkhan v. » 

Hamaxobii v. Essedones. 

Hami. C'est avec cette ville qu'a été identifié Camul. 

Hamsem. Het (Cap. 10) parle de Hamsem comme d'une 
province du Regnum Georgiœ. — Selon Maxd (/7a// pp. 259— 262), 
Hanyson est une province en George, mais il dit du reste que ce 
pays est couvert de ténèbres: c'est donc un royaume de ténèbres. 
Cfr. Ténèbres. 

Var. de nom: 

1. Hamsem: Het (Cap. 10). 

2. Hamson: Mand {Lorenz p. 154). 

3. Hanyson: Mand [Hall p. 2ï)d). 

Hamson v. Hamsem. 

Hamunt v. Namant. 

Hanefi. Cfr. Henefa. 

Hang chow keun che v Quinsay. 

Hang-tschou. C'est avec cette ville qu'a été identifié Quinsay. 

Hani v. Aini. 

Haniffe. Cfr. Henefa. 

Hanoi du Tonkin. C'est dans le voisinage de cette ville 
qu'on a placé le Cattigara de Ptol. 

Han-tschung. C'est avec cette ville et ses environs qu'a été 
identifié C une un de Polo. 



238 

Hanyson v Hamsem. 
Harach v. Ararat. 

Hasegur. Selon Clav {Marhh p. 109), grande ville située entre 
Nishai)ore et Me s h éd. Clav y passa en partant. 

Hassankala. C'e.'^t avec cette ville qu'on a identifié Sabissa 
col loasseis. 

Havila v. Emlak. 

Hecatompylos v Damghan. 

Hecdarum. Chez Halu {Harcrg, Miller IV p. 35), fleuve qui 
unit rindus avec le Tigre dans leurs cours supérieurs. Il coule près 
de la ville de Rages. 

Helly V. Ely. 

Hemon v. Theman. 

Hencakh v. Encakh. 

Henefa. Secte religieuse sarrasine, dont parle llic (p. 132). — 
Id. à la secte Haniffe ou Hanefi (Ib. note 185). 

Heniochorum gens v. Eunochi Sithe. 

Herat. I\Ientionne par Clav {Markh p. ISS) comme la rési- 
dence de Sliak Kokh, fils de Timour Beg. — Schilt parle de 
la ville en deux endroits. Une première fois {Xûrnh Cap. 21, Telf 
p. 30), il dit seulement qu'il était au service de S char oc h, qui 
régnait sur le royaume Hcrossen avec Horrem pour capitale. A 
l'autre passage, il dépeint la ville avec un peu plus de détails {Niirnb 
Cap. 28, Tclj p. 45). Elle compte 300,000 maisons. — Chez Mauro 
{Fisch-Ong XV, Rugc p. 80, Ziirla p. 41), on trouve la ville de Hère, 
dans le ou près du Chorasian. Elle est située au milieu d'un lac, 
et le j)ont qui mène à la ville s'appelle Melich. A côté de la ville, 
on lit les légendes suivantes {Zurla p. il): «Autrefois, cette ville 
appartenait à Deli, mais Ta me ri an plaça ici même sa capitale. 
Pour le présent, son fils Siaroch Marzan règne sur elle comme 
aussi sur Samargant et toute la Perse jusqu'au delà de Bagadat». 
Sur les montagnes voisines, on lit la légende suivante (Ib.): tDans 
ces montagnes Hère, on trouve différentes espèces de pierres précieu- 
ses». On lit encore: «Dans les montagnes de la ville de Hère il y 
a plusieurs dragons, qui ont une pierre au front; elle guérit des 
maladies. Ouand les habitants veulent tuer les dragons, ils font un 
grand feu dans les buissons des montagnes; la fumée épaisse fait 
mourir les animaux, après quoi on leur casse la tète et l'on prend 



239 

la pierre. De leur chair ainsi que d'autres ingrédients, on fait le 

tiriacha, remède qui guérit plusieurs maux. La ville de Hère est 

bien fortifiée et entourée d'eau; elle est bâtie de telle sorte que le 

souverain peut la parcourir très tranquillement sans être vu ou sans 

que personne lui parle». Au S. de Hère se trouve Deli. — Id. 

Herat d'aujourd'hui. Cfr. Telf p. 161 note 14, Ritter Erdk. VIII pp. 

237 sqq. 

Var. de nom: 

1. Herat: Clav {Markh p. 188). 

2. Hère: Mauho {Fisch-Ong XV, Rage p. 80, Ziirla p. 41). 

3. Herren: Schilt {Telf p. 30). 

i. Hore: Schilt (Xnnib Cap. 28, Telf p. 45). 
5. Horrem: Schilt {NCirnb Cap. 21). 

Here v. Herat. 

Heri-Rud. Avec ce fleuve on a voulu identifier A ri us. 

Hermenie. Nom de l'Arménie. 

Hermès v. Hormos. 

Hermins. Nom de l'Arménie. 

Herossen v. Khorasan. 

Herren v. Herat. 

Hevila v. Emlak. 

Heytzighothan v. Qintarchan. 

Hiberia. Ptol (V Cap. X) parie d'Iberia comme d'une pro- 
vince située en Asie et conlinant à Sarmatia, Colchide, Armenia 
Mai or et Albania. — Pli\ [Nat. Hist. IV, 30) compte la province 
d'Hiberia parmi une masse d'autres provinces situées en Asie 
Mineure et, plus généralement, dans l'Asie antérieure. — Ainsi fait 
Sol (p. 6G). — Isid (Etymol XIV, 3, 36) dit: «Hiberia regio est 
Asise, prope pontum Armenise iuncta. In hac herbae tincturse utiles 
nascuntur». — Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 25), on trouve à 
l'E. de l'Arménie le pays «Thiberia». — Chez Hygg [Magasin 
p. 4:9, Miller III p. 101), province d'Asie sur Mare Caspium, entourée, 
entre autres, de Hircania et de Scandinavia. — Chez Genues 
[Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), on trouve «Iberia» près de «Mar 
de Sara» ou la mer Caspienne, et «Georgia» est située à l'O. 
— Chez Mauro, le pays n'est pas indiqué, mais on ne l'en trouve 
pas moins dans deux légendes; l'une d'elles regarde Georgia ou 
Zorzania, et il est dit du pays (Zi^r/a p. 47): «Ce territoire s'appelait 
autrefois Iberia». Dans l'autre légende (Ib. p. 40), Mauro nomme 



240 

Iboria parmi les pays qu«^' mentionne Ptoi., mais Mauho ne les 
indique pas sur la carte, parce que les noms de ces pays ont été 
très souvent confondus. — Id. à un territoire dans la Géorgie, 
situé autour du cours moyen du fleuve Kur, tout au N.-O. de Tiflis. 
(Gfr. Kneisel I p. 42, Wappdiis p. 975). 

Var. de nom: 
1 Hiberia; Pi.is \\al. Hisl. IV, 30). 
Sol (p. 66). 

IsiD iFAymol XIV, 3, 36i. 
Hygg {Magasin p. 49, Miller III p. 101). 

2. Hyberia: Hygg Miller III p. 101). 

3. Iberia Ftol (V Cap. Xl. 

Genues (Visch-Ong X. Wutlke Tafel X). 
Mal'ro {Zurla p. 47). 

4. Thiberia: Hald [Haverg, Miller IV p. 2;')). 

Hicunera v. Necouran. 

al-Hiera. C'est avec cette ile qu'on a identifié Frondisia. 
Hierchan. Chez Mauro {Riige p. 80), ville située au centre de 
l'Asie, dans la province Gothan. 

Himalaya. Avec ces montagnes on a identifié Emodus. 

Hippopagi V. Hippophagi. 

Hippophagi. Selon Ptol, peuple de la Scythia extra Imaum. 

Var. de nom : 

1. Hippophagi: Ptoi.. 

2. Hippopagi: Ptoi.. 

Hippopodes. Pi.in [Xat. Hist. IV. 95) cite parmi les îles 
situées en face du Scythia quelques-unes «in quibus equinis 
pedibus homines nascantur Hippopodes appellati». — Sol (p. 93) 
aussi, parlant des îles situées en face du Scythia, en cite quelques- 
unes «quarum Hippopod'es indigenai humana usque ad vestigium 
forma in equinos pedes desinunt». — I.sid {Ktymol XI, 3, 2(3) dit: 
«Hippopodes in Scythia sunt, humanam formam et equinos 
pedes habentes». — Chez Hai.d [Haverg, Miller IV p. 27), en face de 
l'Asie septentrionale, à l'E. de l'île d'Eone est située une grande 
ile, oii est dessinée l'image d'un homme avec des pieds de cheval. 
À côté, on lit la légende suivante: «1 p opodes equinos pedes habent». 
— Chez Ehst [Miller V p. 33), on trouve aussi l'indication relative 
à des hommes à pieds de cheval, mais ils y sont confondus avec les 
Antropofagi. Il est dit d'eux, en effet, dans la légende: «Hic 



241 

sunt Antropofagi, homines veloces; habent enim pedes , similes 
equorum. Carne et sanguine hominum vivunt». — Mand {Hall p. 
205, Bov p. 92) dit qu'il y a une île, où demeurent des hommes qui 
ont des pieds de cheval. Ils sont très forts et ils courent extrême- 
ment vite. Ils capturent les bêtes féroces et après les mangent. — 
Chez Hygg {Miller III p. 107), il y a aussi une île où se lit la lé- 
gende suivante: «In hac insula sunt homines equinos pedes habentes>. 

Var. de nom: 

1. tlippopodes: Pmn {Xat. Hist. IV, 95). 

Sol (p. 93). 

IsiD (Etymol XI, 3, 25). 

2. Ipopodes: H.\ld [Haverg, Miller IV p. 27). 

Hippopotâmi. Ils sont dépeints, entre autres, par Plin {Hist 
Nat. VIII, 95), Sol (p. 144) et Isid {Etymol XII, 6, 21) et ces auteurs 
les placent sur les bords du Nil. — Mand {Hall p. 268) les appelle 
Ipotaynes et les place dans le pays de Bacharie. Tantôt ils 
vivent dans l'eau, tantôt sur terre; ils sont moitié hommes, moitié 
chevaux. Ils mangent les hommes quand ils peuvent les atteindre. 
Cfr. Bov p. 100. 

Hircani v. Hyrcania. 

Hircania v. :> 

Hispahan v. Ispam. 

Hispahen v. » 

Hisspahan v. » 

Hiung-nu. C'est avec ce peuple qu'on a identifié Annibi. 

Hiyrorum v. Huiurorum. 

Hoangho v. Hwangho. 

Hocibelch. Sur la 'Carte Cat {Notices p. 124, Ruge p. 78), 
ville de l'Inde, près des villes de Harochi et de Neruala. 

Var. de nom: 

1. Hocibelch: Carte Cat [Ruge p. 78. la carte dans Notices p. 118). 

2. Hacibelch: Carte Cat (Notices p. 124). 

Hognus V. Hormos. 

Ho-kien. Ville, située au S. de Pékin, avec laquelle a été 
identifié Cacanfu. 

Honguze. Chez Mauro {Zwia p. 33), endroit situé près de 
l'embouchure de l'Ocus dans la mer Caspienne. 

Honhi. C'est avec ce peuple qu'on a identifié Aniu. 

Hoos V. Hur. 

16 



242 

hbre V. Herat. 

Hormar. Sur la Carte Cat {Notices p. 139, Ruge p. 78), 
ville sitLH'e sur la côte ouest de l'île de Trapobana, près de la 
ville de Leroa. 

Hormes v. Hormos. 

Hormissiom v. > 

Hormos. I'olo {Pauthicr I p. 68, Yulc Polo I p. Tt») parle de 
deux villes, Chisi et Ciirmosa, sur la mer Indienne, qui font un 
grand commerce de chevaiLx avec l'Inde. Curmosa n'est ici qu'un 
autre nom de Hormos (Pauthier Ib. note 7, Vide Ib. p. 83 note 2). 
Plus loin [Pauthicr I pp. 8i— 91, Yvle Polo I pp. 101—104), Polo 
dépeint la ville de Hormos en détail. Elle est située à l'endroit où 
la plaine Formosa touche à la mer. Les marchands de l'Inde y 
viennent en grand nombre, amenant de grands chargements d'épices, 
de pierres préciuses, de perles, de soie, d'or, de dents d'élephant etc., 
marchandises que les commerçants de Hormos exportent ensuite à 
leur tour sur tous les points du monde. La ville a donc un commerce fort 
étendu. Un grand nombre de villes et de villages lui appartiennent. 
Les navires sont très mal bâtis; au lieu de clous de fer et de choses 
semblables, on emploie des morceaux de bois: les planches sont 
jointes par des cordages et on les frotte avec de l'huile de poisson. 
Ces navires ont un mât et une voile. En raison de la façon dont 
ils sont construits, ce sont de très mauvais bâtiments: aussi plusieurs 
se perdent-ils pendant les ouragans de la mer Indienne. Les navires 
ne sont pas pontés, mais sur le chargement on étend une couverture 
de peaux, sur laquelle on place les chevaux, qui sont exportés dans 
rinde en grande quantité. La ville est très malsaine; aussi les 
habitants n'y demeurent-ils pas plus au-delà du temps qu'ils sont 
obligés d'y passer. Ceux qui sont capables de le faire habitent à la 
campagne dans les environs. Polo parle d'un vent très chaud, qui 
l'été souffle sur le pays et (jui force les habitants à se mettre dans 
l'eau et à y rester jusqu'à ce que le vent ait cessé. Dans la dernière 
partie de la relation de son voyage, Polo mentionne aussi cette ville 
à plu.sieurs reprises. En un passage, il dit {Pauthicr II p. 014-, Yulc 
Polo II p. 270) qu'il se fait une grande exportation de chevaux, entre 
autres points, de Hormos à Maabar, et à un autre endroit {Pauthier 
Il pp. 640 et 712, Yulc Ib. j^p. 304, 381), il parle aussi du grand 
commerce que Hormos entretient avec les villes de Cail et de 
(Lalatu, cette dernière étant même sous la dépendance de Hormos. 



243 

— CoRV {Yule Cathay I p. 215) mentionne la ville d'Ormes. — 
Het (Gap. 6) dit que les marchands, qui ont l'intention de se rendre 
dans rinde, sont obligés d'aller d'abord dans une ville de Hermès 
«quam Hermès Philosophus fundavit artificialiter, ut praGfertur», et 
de continuer de là par mer à Gambaech de l'Inde. — Odoii 
[Cordier pp. 69, 70, Yule Cathay I pp. 56, 57) parle d'Orenes, ville 
qui était bien fortifiée et où de grands approvisionnements étaient 
amassés. Elle était située sur la mer. Une chaleur atroce y régnait; 
parmi les effets de cette chaleur, Odor cite le suivant qu'il vaut mieux 
ne pas traduire, mais rendre comme Yule (Cathay II App. I Cap. 4) 
l'a fait dans son édition latine: «In ea tantus et ita immensus calor 
est quod pilia et testiculi homini exeunt coram et descendunt 
usque ad dimidium tibiarum. Ideo que gens illius contratse si vivere 
volunt sibi faciunt unam unctionem qua illa ungunt. Nam aliter 
homines penitus morerentur, et dum sic sunt uncta in quibusdam 
sacculis illa ponunt circumcirca se cingentes». Dans renés, con- 
tinue Odor, on employait des navires appelés Jasse, dont les planches 
sont jointes seulement à l'aide de cordages et sur lesquels il n'y avait 
pas de fer. — Chez Med {Fisch Samml. p. 133), sur la côte perse se 
trouve une ville appelée Omis. — Mar (Yule Cathay II p. 380) 
mentionne Tîle d'Ormes comme un grand et important lieu de réunion 
pour les marchands de tous les points du monde. — Mand (Hall pp. 
162 — 164) parle d'une ile de Crues, ou d'Ormes, comme elle est 
aussi appelée dans une édition, où s'assemblent les marchands de 
plusieurs endroits, entre autres de Gènes et de Venise. La chaleur 
dans cette ile est si forte que «mennes Hallokks hangen down to hère 
knees for the gret dissolucioun of the Body». Là comme en «Ethi- 
ope» et comme, du reste, dans plusieurs autres pays, les hommes 
se mettent tout nus dans les fleuves et cours d'eau au moment de la 
plus grande chaleur du jour. Hommes et femmes s'y trouvent en- 
semble sans se gêner, les figures seules se voient au-dessus de l'eau. 
Les navires y sont bâtis sans clous de fer ou autres matériaux de 
fer par crainte des récifs magnétiques des A demandes. A un autre 
endroit (Ib. p. 271), il dit que les marchands voyageant au pays de 
Prêtre Jean traversent le royaume de Perse et une ville «that is 
clept Hermès: for Hermès the Philosophre founded it» [Bov p. 
84). — Sur la Carte Cat, nous retrouvons le nom en deux endroits; 
il est d'abord [Notices p. 119, Ruge p. 78) mentionné comme nom 
d'une île, «Insula de Ormis>, dans le golfe Persique, ensuite, comme 



244 

nom d'une ville {Notices p. 123, Ruge p. 78), située en face de l'ile 
sur la terre de Perse; elle s'appelle «Hormissiom» et est entourée 
des villes de C rem an à l'O. et de Nocran à l'E. Près de la ville de- 
Hormissiom, on lit la légende suivante (Ib., Ib.): tCette ville s'appelle 
Ormes. C'est ici (jue commencent les Indes. Sachez que dans cette 
ville viennent des bâtiments (jui ont huit à dix mâts avec des voiles 
de cannes». — Clav mentionne la ville. Dabord {Marî:h p. 94), il 
dit qu'Ormuz est une ville sur la mer Indienne; on y apporte 
beaucoup de perles et de pierres précieuses et de là elles sont en- 
suite répandues par tout le monde. Les navires, qui passent par 
cette ville, n'ont pas de fer, mais ils sont faits de cordages et de 
morceaux de bois, à cause des montagnes magnétiques qu'on ren- 
contre en très grand nombre dans ces parage.s. Il faut 60 jours 
pour atteindre la ville en partant de Sultanieh. Ailleurs (Ib. p. 
153), il parle de la grande et riche ville de H ormes. — Schilt 
(Nilnih Cap. 28, Tel} p. 45) parle de Hognus, ville située près de la 
mer Indienne. La ville est grande et les marchands de l'Inde s'y 
assemblent. On y trouve des pierres précieuses. — Conti [Major 
p. 5) parle d'une île étroite du nom d'Ormuz dans le golfe Persique. 
En partant de Baisera, il faut 1) jours pour y aller, et il y a 12 
milles entre elle et la terre et U)() milles entre elle et la ville de 
Calatia. — Chez Gknuks [Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 201), ce 
nom de la ville n'est pas indiqué, mais sur la carte, à la place où 
la ville aurait dû se trouver, il y a une ville sans nom marquée par un 
château qui y est dessiné. Il est très probable qu'on a pensé à H or m os. 
— Chez Leardo (Fisch-Ong XIV), sur la mer Indienne se trouve une 
ville appelée Cormos. — Chez Matho [Fisch-Ong \\\ Rugcp. 80), dans 
la mer Indienne se trouve une ile apj)elée I. Hormus, en face de 
Mogolistan sur la terre. Sur Hormus, on pont lire {plusieurs lé- 
gendes. A Mogolistan, on lit la légende suivante [Zurla p. 43): 
«Ce Mogolistan, comme on l'appelle, est situé en face de l'ile de 
Hormus. qui reçoit ses comestibles de la dite jilace, l'ile étant im- 
productive à cause de la sécheresse. Il n'y croit ni herbe ni arbres, 
et à cause du manque d'eau aucun animal excepte les poules ne 
peut y vivre. Les habitants sont, pour cette raison, obligés d'aller 
chercher de l'eau et tous leurs comestibles à Mogolistan, qui est 
très fertile, et comme il abonde en tout, il fournit l'île de tout 
ce que les insulaires désirent. C'est un peuple riche et puissant, car 
les pauvres ne peuvent pas y vivre ù cause de la cherté des denrées. 



245 

Il y vient aussi beaucoup de navires indiens avec leurs marchandises, 
telles que perles, poivre, gingembre et autres épices en grande quantité. 
De là, on les transporte par Baisera à Bagadat, c'est à dire à 
Babilonia, en Kaldea, par les fleuves Tygris et Eufrates, et en 
Mesopotamia, en Armenia, en Kappadocia et jusqu'au Pontus. 
La ville principale de l'île a le même nom d'Hormus. Elle fut fondée 
par des philosophes dans l'antiquité». On lit encore sur l'île la lé- 
gende suivante (Ib.): «Elle a 150 milles de tour et est distante de 20 
milles de Mogolistan, c'est à dire de la terre la plus proche, et de 
300 milles de la côte de Misira (en face, sur la presqu'île arabe)». 
Ensuite, on lit sur le commerce d'Hormus la légende suivante (Ib.): 
«Bien que j'aie dit dans la dernière légende que les épices sont trans- 
portées jusqu'au Pontus, elles ne sont pas actuellement emportées 
tout aussi loin, parce que les chemins sont très mauvais». — En outre, 
Ho r mus est encore mentionné dans une légende sur Giava oîi il est 
dit [Zurla p. 49) que les épices sont transportées de Giava mazor 
à H or m us, entre autres destinations. — Id. Hormus ou Ormouz 
sur le détroit d'Hormus. La ville est identique à Harmozia, men- 
tionnée par Nearchos. Primitivement, elle était située sur la terre, 
mais elle fut détruite au commencement du 14if^* siècle et passa alors 
dans l'île d'Ieroun ou Jer un, située vis-à-vis. Par là s'expliquent les 
données divergentes des auteurs et des cartes, lorsque quelques-uns 
indiquent la ville comme étant située sur la terre ferme (Polo, Med 
et Leardo), pendant que d'autres en font une île (Mar et Mauro); chez 
plusieurs enfin (Het, Glav, Schilt et Genues), on ne comprend pas 
très bien si elle était située dans une île ou non. Chez Odor, elle 
est mentionnée dans une édition [Yule Cathay I p. 56 et Cordier p. 
85 note 2) comme une île, mais pas dans les autres que j'ai examinées 
[Cordier p. 69, Yule Cathay II App. I Cap. 4). Mand {Hall pp. 162 sqq.) 
dépeint Crues ou Ormes comme une île, mais quand il parle, dans 
la suite, de la ville de Hermès (Ib. p. 271), il ne dit pas si c'est une 
île ou non. Par contre, sur la Carte Cat, l'île d'Ormis, aussi bien 
que la ville de Hormissiom ou Ormes sur la terre, sont indiquées. 
La ville fut pendant un temps une place de commerce très florissante. 
(Cfr. Heyd II pp. 133 sqq., Wappdus p. 960, Bunbury I p. 536, Pauthier 
I les notes pp. 85 sqq., Yule Polo I les notes pp. 104 sqq., Yule Cathay I 
p. 56 note 2, Notices p. 119, Major p. XLIV note 1, Tel} p. 164 note 17)- 



246 

Var. de nom: 

1. Hormos: Poi.o {Pnulhier 1 p. 84, Ynle Polo I p. 101). 
'2. Cormos: Polo (l'aiilhici I p. 85, Xordensk, CMryn). 
Lkaudo [h'isch-Oiig XIV). 

3. Crues: Mam. [Hall p. UV2). 

4. Crynes: .Mand (Ib. note b). 

;"). Curmosa: Polo {Pauthier I p. ()8, Ynle Polo 1 p. 79). 
»;. Grynes: Manu {Hall p. 16'2 note b). 

7. Hermès : Hkt (Cap. (3). 

Mam) (Hall p. 162 note b, Ib. p. 271). 

8. Hognus: Schilt (.Vunib Cap. 28, Telf p. 45). 

9. Hormes. Polo {Pauthier II p. 641). 

Clav {Markh p. 153). 

10. tlormissiom: Cahtk Cat {Xoticcs p. 12.'5, Piuic p. 78). 

11. Hormus Poi.o {Pauthier I p. 85 note 5). 

Mai HO [Zurla p. 43). 

12. Hornius: Maluo {lUuje p. 80). 

13. Orenes: Odor (Cordier p. 69). 

14. Ormes: Corv (Yulc Cathay I p. 215). 

Odou (Yule Catliay I p. 56, Ib. II .App. I Cap. 4, Cordier p. 

69 note e). 
Mak {Yule Cathay II p. 380). 
Mand {Lorenz p. 86). 
Caktk Cat {Xotices p. 123). 

15. Ormeus: Mand {Hall p. 162 note b). 

16. Ormi: Cautk Cat (la carte dans Xotices p. 118). 

17. Ormis: Cakte Cat {Xotices p. 119. liuge p. 78). 

18. Ormus: Polo {Ram). 

19. Ormuz: Mand {Hall p. I<i2 note b). 

Clav [Markh p. 94). 

C^ONii {Major p. 5, liani p. 338, Purchos). 

20. Ornez: Odoh {Cordier p. 69 note e). 

21. Omis: .Mkd {I-'isch Samml. p. 133). 

Hormus ou Ormouz. " C'est avec cette ville qu'on a identifié 
Hormos. 

Hormus v. Hormos. 
Hornius v. > 

Horosaman v. Khorasan. 
Horoson v. v 

Horossen v. » 

Horossma v. » 

Horrem v. Herat. 
Hosz V. Hur. 



247 

Ho-tchoung-t"ou. C'est avec cette ville qu'a été identifié 
Cacianf u. 

Hou-kouan. Ville avec laquelle a été identifié Vuguen. 

Hou-tsiang. Cfr. Esanar. 

Hsiang-jang. Cfr. Saianfu. 

Hsi-ngan. Ville avec laquelle on a identifié Sera Metropolis, 
Cinganor, Quengianfu, Segin et la capitale du Cossam. 

Hsi-ning. Ville avec laquelle a été identifié Singuy. 

Huar. Selon Clav {Markh p. 97), village situé entre Sultanieh 
et Téhéran ou plutôt entre Atengale et Cequesana. Clav y 
passa en partant. 

Hucis v. Hur. 

Huiurorum. Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 607) parle de la 
«terra Huiurorum», pays situé au S. de terra Mongalorum. 
À un autre endroit (Ib. pp. 050, 651), il dit que Gengis-khaan 
fit une expédition contre les Huiuri, qui étaient nestoriens. — Id. 
Uigures ou Oigours (Ib. p. 539). 

Var. de nom : 

1. Huiurorum: Carp {Soc. Géogr. Paris IV pp. fj07, 650). 

2. Hiyrorum: Carp (Ib. p. 650 note 3). 

3. 'Huyjorum: Carp (Ib. p. 607 note 7j. 

4. Huyrorutn: Carp (Ib.). 

5. Huyur: Carp (Ib. p. 708). 

6. Muyurc: Carp (Ib. p. 708 note 4). 

7. Kuirorum: Carp (Ib. p. 650 note 13). 

8. Kytaorum: Carp (Ib.). 

9. Uirorum: Carp (Ib.). 

Hujan. Selon Clav {Markh p. 91), village qu'on trouve près 
de Tabreez en se rendant à Sultanieh. — On a voulu l'identifier 
avec une localité appelée Gogan (Ib. note 2). Peut-être est-ce 
Gogan près du lac Urmia, au S.-O. de Tabris? 

Hulna. Cfr. Vlna. 

Hung. Chez Mauro (la carte de Zurïa), province de l'Asie du 
N.-E., près de Mongul et des montagnes Altai. — Cfr. Qog et Magog. 

Hung e Mongul v. Qog et Magog. 

Hun-ho. C'est avec ce fleuve qu'on a identifié Poulisanghins. 

Huni Sithe. Au pied du Mons Timavus chez Hald {Haverg, 
Miller IV p. 25), on peut lire «Huni Sithe». — Probablement les 
Huns. 

Huns, les. Cfr. Huni Sithe. 



248 

Hur. Dans Genesis (11, 28 et 31) il est parlé d'Ur dans la 
Chaldée, où Abraham demeura un temps. Et dans le livre de 
Job (I, 1), il est dit que Job demeurait au pays 11 z. — \sid {Etymol 
IX, 2, 4) dit: «Filii Aram nepotes Sem quatuor Hus et Ul, et 
Gether et Mesa. Hus Traconitidis conditor qui inter Palœstinam et 
Gielesyriam tenuit principatum, unde fuit Job, secundum quod 
scriptum est: Vir erat in terra Hus nomine Job». — Chez Hai.o 
(Haverg, Miller IV p. H3), près de l'embouchure de IKuphrate, de 
terra Arabica et d'Kudemon se trouve Hur, un pays dont il 
est dit: «Hur Habrae patria et Caldea». À côté, on voit une 
image encadrée; peut-être représente-t-elle le patriarche Abraham. 
— Chez Ebst (Miller V p. 47), en Mésopotamie est situé un pays 
appelé Ur, dont il est dit: «Ur Chaldeorum id est ignis». — Jord 
iSoc. Géogr. Paris IV p. 40, Yule Jord p. 9) dit qu'il y a des chrétiens 
orthodoxes dans une ville d«Ur Chaldœorum ubi natus fuit Abra- 
ham, quae est civitas opulenta valde et distat à Taurisio per II 
dielas». — Odoii {Cordier p. 59) dit qu'en quittant Conan il tra- 
versa plusieurs pays, après quoi il arriva à Hus, «le pays qui fu 
Job». Le pays est riche et bien cultivé. Près de la ville, il y a de 
très magnifiques pâturages. Les autres édifions d'OoGU diffèrent 
de celles de Cordier. L'édition latine (Yule Cathay II App. I Cap. 
3) parle seulement de «terra Job», et ne mentionne pas Hus. L'é- 
dition anglaise {Yule Cathay I p. 53) ne parle pas du tout de Job, 
mais seulement d'une ville appelée Huz. Yule conjecture [Yule 
Cathay II App. 1 p. IV note 2) que la donnée relative à Job aura 
été interpolée. — Pasc {Mosh App. 92 p. 195) dit de la ville 
d'Urganth: «qua; civitas alio nomine vocatur Hus ubi est corpus 
beati Job» {Yule Cathay I p. 234). Cfr. Tos chez Med. — Mand 
{Hall p. 151) dit: «Aftre 'the departynge fro Cornaa men entren 
in to the lond of Job, that is a fulle fair Contrée, and a plentyous 
of aile Godes. And men clepen that Lond, the Lond of Sweze. 
In that Lond is the cytee of Theman*. L'édition danoise (Lorcnz 
p. 81) offre une version en partie différente: « — oc ligger thet land 
Hoos, som sanctus Job fordom bodhnp, oc thet kaldes nu Suezrc*. Kn 
ce (jui regarde le nom de la ville de The m an, il me semble très 
probable qu'il se rattache au The m an de Hai.d et au Thoman 
d'EesT, noms d'endroits situés dans l'Arabie voisine. Plus loin dans 
.son récit [Hall p. 152), Mand continue en disant qu'en parlant du 



249 

pays de Job, on arrive au pays Caldee, où il y a une ville (Ib. p. 
153) appelée Hur; le père d'Abraham y demeurait. — Mauro men- 
tionne deux villes: l'une, appelée Hucis (Zurla p. 44), se trouve près 
de Suxa et de Persipoli, l'autre, appelée Hura {Zurla p. 45), 
est en Mésopotamie. Peut-être, ces deux villes doivent-elles être 
considérées comme représentant toutes les deux Hur ou H us. — Quant 
à l'identification de Hur, elle soulève bien des difficultés et c'est à 
peine si Ton peut dire que l'endroit soit identifié. Chez Droysen 
(Hist. Atl.), Ur est placé sur le cours inférieur de l'Euphrate, Ritter 
(Erdk. X p. 243) le situe à Urfa, Wappcius (p. 831) également. 
Cette opinion a été rejetée par d'autres et on a identifié Ur avec 
une des villes d'Ahar, au N.-E. de Ta bris [Yule Jord p. 9 note 
1), d'Ahwas dans le Chusistan sur le fleuve Kar un (FwZe Cathay 
I p. 53 note 2), de Disful sur le Karun dans le Chusistan (Cordier 
p. 60 note 1) ou de Marand, au N.-E. du lac Urm ia, à peu près au milieu 
entre T abris et Choi (Telj p. 157 note 5) ou avec l'Adiabene, pays 
situé entre le Tigre et le Zaab [Yule Cathay I p. 53 note 2). — Il y a 
ainsi toute une série d'identifications qui ont été proposées, mais quel- 
ques-unes ont pour unique objet d'identifier l'endroit chez un seul 
auteur. Mais tous les récits des anciens auteurs ayant trait à 
Hur s'accordent probablement plus ou moins. Il serait sans 
doute difficile de dire comment Hur doit être définitivement 
identifié. Si l'on ajoute qu'il r signifie «feu» en général (cfr. 
Miller V p. 47) et qu'«el-Hur» au moyen-âge était un nom très 
commun pour désigner les grandes formations de marais et de 
roseaux du cours inférieur du Tigre et de l'Euphrate (72 lïfcr Erdk. 
X p. 193), on comprend comment les auteurs du moyen-âge ont si 
aisément pu faire des confusions à l'égard de cet endroit, déjà men- 
tionné dans la Bible. — (Cfr. Bov p. 76). Quant â cette particularité 
que Pascal a donné le nom de Hus à la ville d'Urganth, elle 
proviendrait peut-être de ce qu'un ancien nom de la capitale du 
Khorasan était Tus (Fisch Samml. p. 133), nom que Pascal aura 
confondu avec Hus. Le rapprochement établi par la suite entre 
cette ville et l'histoire de Job, ne serait, en ce cas, que la consé- 
quence de l'hypothèse (ju'elle aurait été également appelée Hus. 

Var. de nom: 

1. Hur: Hai.d illaverg, Miller IV p. 33). 
Mand {Hall p. 15.^>). 



2Ô0 

2. HOOS: Mani) {I.orenz p. }511. 

3. Hosz: Mam) :^Ib. note ;>;]i. 

4. Hucis: Malho {Zurla p. 44). 

5. Mura: Mal'HO {Zurla p. 45). 
G. Hus: Isii) [Eliimol IX, 2. 4). 

Odor (Cordier p. 51>, Yiile Cathay II App. I p. IV note 2). 
Pasc (Mosh App. 92 p. U»5, Yitle Cathay I j). 234). 
Manu (Lorenz p. 81 note 38). 

7. Huz: OnoR (Yulc Cathay I p. 53). 

8. Job: Odor [Cordier p. 59). 

Mand (Hall p. 151). 

9. Suezse: Man» (Lorenz p. 81). 

10. Sueze: Mand (Ib. note 35). 

11. Swetzen: Mand (Ib.). 

12. Sweze: Mand {Hall p. 151). 

13. Ur: Genesis (11. 28 et 31). 

Ebst {Miller V p. 47). 

JoRD (Soc. Géogr. Paris IV p. 40. Yulc .lord p. 9). 

Odor (Cordier p. 59 note b, Yiilc Cathay II App. I p. IV note 2i. 

14. Uz: Job (1, 1). 

Hura V. Hur. 

Hus V. > 

Hus V. Urganth. 

Hu-tschou. C'est avec cette ville qu'on a identifié Vouguy. 

Huyjorum v. Huiurorum. 

Huyrorum v. » 

Huyur v. » 

Huyurc v. > 

Huz V. Hur. 

Hwai-ngan. Ce.st avec cette ville qu'on a identifié Coguiganguy 

Hwanglio ou Hoanghp. C'est avec ce fleuve qu'on a identifié 
Caramoram. Kn outre, Sprcngcl croit (p. 259 note h) que Hvvangho 
représente le fleuve sans nom que mentionne Pi;(i (Sprengel p. 251, 
Ynle Cathay II p. 288 et App. 111. Cfr. Grand Canal). — Il a 
aussi été identifié avec le Phi son de Mau. 

Hyberia v. Hiberia. 

Hydaspis. Mentionné par Isid [Ktymol XIII, 21, 12 et XIV, 2, 
8) comme un fleuve formant frontière entre Parthia et India. — 
Chez H ALI) (Haverg, Miller IV p. 80), le fleuve vient d'un pays 
appelé Hegnum fîraphis régi ne. coule ensuite parallèlement à 
l'A ces in es, avec lecjuel il enferme Regnum IMiori, après quoi il tombe 
dans l'A ces in es, dont il est regardé comme laffluent. — Id. Jehlam 



251 

(Miller Ib., Ritter Erdk. V p. 452, Bunhury I pp. 443, 499, 508, 
Graece Orbis latinus). Mentionné aussi par Orosius, etc. (Bosw p. 32). 

Var. de nom: 

1. Hydaspis: Isid (Etymol XIII, 21, 12, XIV, 2, 8). 

2. Ipaspes : Orosius (Bosw p. 32). 

3. Ydaspis: Hald (Haverg, Miller IV p. 36). 

Hyemo. Selon Jord [Soc. Gêogr. Paris IV p. 58, Yule Jord 
p. 47), ville du pays des Tatars. La ville est, selon Jord, si grande 
qu'il faut un jour pour la traverser à cheval. — Yule (Jord p. 47 
note 2) a cru que Hyemo serait peut-être à identifier avec Omyl 
mentionné par Carp et qui est également appelé lymyl, ou encore 
Yemi-li par les Chinois. Cette ville était située près du lac de Balkash. 
Mais en même temps, il considère comme possible que Jord ait 
pensé ici à quelqu'une des grandes villes chinoises. — Cfr. Omyl. 

Hypanis v. Hyphasis. 

Hypasis v. » 

Hyperborei. Ue ce peuple fabuleux, Plin {Hist. Nat. IV, 89) 
dit, entre autres choses, ce qui suit: «Pone eos montes (Ripseos) 
ultraque Aquilonem gens felix (si credimus), quos Hyperboreos 
appellavere, annoso degit sevo, fabulosis celebrata miraculis .... 
discordia ignota et segritudo omnis. Mors non nisi satietate vitae 
epulatis delibutoque senio luxu e quadam rupe in mare salientium. 
Hoc genus sepulturae beatissimum». — Sol (pp. 88, 89) dit sur les 
Hyperborei. entre autres choses: «gens beatissima . . . . discordiam 
nesciunt: segritudine non inquietantur .... quos satias vitse lenet. 
epulati delibutique de rupe nota prsecipitem casum in mare desti- 
nant: hoc sepulturse genus optimum arbitrantur». — Chez Hald 
{Haverg, Miller IV p. 25), dans l'extrême nord de l'Asie, au N. du 
fleuve Cliteron, on lit sur une presqu'île la légende suivante: 
«Yperborei ut dicit Solinus gens est beatissima; nam sine discordia 
et egritudine vivunt, quam diu volunt: quos tetuit vivere, de rupe 
nota se in mare précipitant, illud optimum genus sépulture arbitrantes». 
— Sur une île de l'océan Boréal, chez Hygg [Miller III p. 107), on 
lit la légende suivante: «Gens Yperborea beatissima ultra aquilonem 
sita arboribus pascuntur; egritudines non sentiunt, in mare devin- 
ciuntur». — Sur ce peuple, voir, entre autres, Bunhury l pp. 88, 175, 

II pp. 363, 401. 

Var. de nom: 
1. Hyperborei: Plin (Hist. Nat. IV, 89). 
Sol (p. 88). 



252 

2. Yperborei: Hald Jlavcrfi. MHIcr IV p. 25). 
\\\c.v. [Millvr III p. 1U7). 

Hyperborei montes. Isid {Etymol XIV, 8. 7) en dit: «H yper- 
borei montes Scythiœ dicti, cjuod supra, id est ultra eos flat Boreas». 
— Chez Ebst (Miller V p. 33), ils sont mentionnés dans une légende 
concernant Scithia. où il est dit que les Griphi naissent dans ces 
montagnes. (Cfr. (iriphes). — Chez Hygg (ilfiV/erlII p. 102), les Montes 
Hyperborei sont situés dans l'Asie septentrionale. — Chez Mauro 
(Fisch-Ong XV), les «M. Hyperborei» sont situés dans l'Asie sep- 
tentrionale; au N. de ces monts, nous trouvons, entre autres, la Région 
de ténèbres. 

Var. de nom: 
!.. Hyperborei montes: Isin {Klymol XIV, 8, 7). 

Hygg {Miller III p. 102). 

Maluo {Fisch-Ong XV. Rikjc p. 80). 

2. Iperborei m.: Malro (la carte de Zurla). 

3. Vperboreorum m.: Khst {Miller V p. .'Î.3). 

Hyphasis. Ce fleuve, célèbre par l'expédition d'Alexandre, 
est mentionné par Plix (Nat. Hist. VI, 62), qui dit à son sujet: «qui 
fuit Al ex and ri itinerum terminus exsuperato tamen amne arisque 
in adversa ripa dicatis». — Sol (p. 18i) écrit: «Hypanis etiam ibi 
(India) nobilissimus fluvius, qui Alexandri Magni iter terminavit, 
siculi arœ in ripa eius positic probant >. — Isid (Elynwl XIV, 3, 6) 
dit au sujet de l'India: «Habet et lluvios Gangen et Indum et Hy- 
pasinî>. — Chez Hald (Haverg^ Miller IV p. 3(i), on trouve le «fluvius 
V|ppanis>. On le rencontre dans l'Extrême-Orient, dans le voi- 
sinage du Paradis; il prend surtout une direction N., mais après qu'il 
s'est mêlé au fleuve Pas m a, il se dirige vers VM. et tombe dans 
l'Océan, pas très loin de lembouchure du Gange. Il coule donc 
dans une direction tout opposée ù celle de l'indus. — Chez Ebst 
(Miller V p. 51), on trouve aussi «Ypanes fluvius». 11 y est indiqué 
comme affluent de l'Acesines-Indus. — Id. au Bias ou Beyas 
d'aujourd'hui, affluent du Sutlej {Miller IV p. 3(), Wappàiis p. 487, 
Bunhimj I pp. i4i, 502, 503, Graecc Orbis latinus. Riltcr Erdk. \^ p. 
463). Cfr. Bipanno. 

Var. de nom: 

1. Hyphasis: (Bnnburii I p. 444). 

2. Hypanis: Soi. p. Ib4l. 

3. Hypasis: I'i.in rSai. llist. VI, 62). 

Isi» {Etijniol XIV, 8. 6). 



25a 

4. Ypanes: Eust (Miller V p. 51). 

5. Yppanis: Hald {Miller I\' p. 3G, Ihwerg). 

Hyrcani v. Hyrcania. 

Hyrcania. Plin [Nat. Hist. VIII, 66) dit: «Tigrim Hyrcani 
et Indi ferunt, animal velocitatis tremendse et maxime cognitae...». 
En outre, Plin (Ib. VIII, 62, etc.) parle de panthères, de tigres et d'ani- 
maux semblables, sans les placer dans le Hyrcania. — Sol (pp. 
90 — 91) dit du Hyrcania, entre autres choses, ce qui suit: «Magnis 
deinde spatiis intercedentibus ostia Oxi fluminis Hyrcani habent, 
gens silvis aspera, copiosa inmanibus feris, fêta tigribus . . . Pantherse 
quoque numerosae sunt in Hyrcania...». En outre, Sol (p. 164) 
parle du Mons Hyrcanus comme d'une partie du JVIons Caucasus 
et (p. 204) il parle de Hyrcanum salum, qui est seulement un autre 
nom de la mer Caspienne. — Isid (Etymol XIV, 3, 33) dit: «Hyr- 
cania dicta a silva Hyrcana, quse Scythigc subiacet, habens ab 
oriente mare Gaspium, a meridie Armeniam, a septentrione Al- 
baniam, ab occasu Iberiam. Est autem silvis aspera copiosa 
immanibus feris, tigribus pantherisque et pardis...». Un peu plus 
haut {Etymol XIV, 3, 32), il parle de peuples, qui «carnibus humanis 
et eorum sanguine vivunt>. — Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 25), 
près de la source du fleuve Oxus, on lit la légende suivante: «Hir- 
cani hic habitant» et auprès de Mare Caspium, pas loin de l'em- 
bouchure de rOxus, la légende suivante (Ib.): «Hircani Oxi fluminis 
habent, gens silvis aspera, fêta tigribus, copiosa immanibus feris*. — 
Chez Ebst [Miller V p. 33), on lit, au sujet de Hyrcania, les lé- 
gendes suivantes: «Hyrcania silva, in qua sunt aves, quarum splen- 
dent penne per noctes, et alie multe immanes bestie», «Hyrcania 
superior», «Hyrcanum solium», qui doit être «salum», «Hec gens 
cum Hyrcanis semper dimicat, ne exeant ad perdendum orbem». 
— Chez Vesc {Zeitsckr. Erdk. Berlin XXVI ïafel 8, Miller III p. 
135), le pays «Yrcania» se trouve au N. de «Mare Caspis-Yr- 
canum». — Chez Hygg {Magasin p. 48, Miller III p. 101), au 
N. de Hiberia et à l'O. de «Scitia superior» se trouve le pays 
de Hircania, où on lit la légende suivante: cHircania habet homines 
humana carne vescentes. Habet tigrides et panteras». — Chez Walsp 
{Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10, Ib. p. 386, Miller III p. 147), 
à l'E. de Mare Hyrcanum se trouve un pays dont on a lu le nom 
comme étant Chircama ou Chircania, mais selon Miller (Ib.), ce 



254 

doit être Hircania. — Chez Malho {Fisch-Ong XV, Rugc p. 80), à 
Pangle S.-O. de la mer Caspienne se trouve le pays de Hircania. 
Dans une légende du mons Caucasus [Zurla p. H9), il dit qu'une 
partie de cette montagne est appelée la montagne de Hircania. — 
Id. au pays autour de langle S.-E. de la mer Caspienne (Droysen 

Hist. Atlas, Graccc Orbis latinus, etc.). 

Var. de nom: 
1 Hyrcanîa: Soi. (p. 01). 

IsiD {Etijmol XIV, 3, 33). 
Ebst (Miller V p. 33). 
Hygg [Miller III p. 101). 

2. Chircama: Wal.sp (Zeilscbr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8, Ib. p. 386). 

3. Chircania: Walsp (Ib ). 

4. Hircani: Hald {Haverg, Miller IV p. 25). 
b. Hircania: Isid (Eiijnwl XIV. 3, 31). 

Hygg {Magasir} p. 48, Miller III p 101). 

Walsp {Miller III p. 147). 

Macro (Fi.ich-Ong XV, Rugc p. 80). 

6. Hyrcani: Plin (Nat. Hist. VIII, 66). 

Sol (p. 90). 

Kbst {Miller V p. 33). 

7. Yrcania: Vesc {/.cilscbr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8. Miller III p. 135). 

Hyspahan v. Ispam. 
Hbssn. Cfr. Usn. 



laci V. Jacin 

lacuy V. > 

laïk V. Jaec. 

lam. RuBR {Soc. Géogr. Paris IV p. 310) dit : «In curia enim Baatu 
est anus lam ad latus occidentale, qui recipit omnes venientes ab 
occidente, et sic de aliis regionibus mundi. Sed in curia Mangu 
omnes sunt simul sub uno lam, et possunt se mutuo visitare et 
videre». — lam semble ainsi avoir été une espèce d'hôtel ou d'au- 
berge, destinée aux voyageurs et particulièrement aux ambassadeurs. 
Probablement, lam se rattache à l'Iamb mentionné par Polo. Cfr. 
ce mot. (Cfr. Fw/e Polo I p. 391 note 2). 

lam V. lamb. 

lamb. Polo {Pauthier I pp. 335— 34Î, Yule Polo I pp. 388 — 
391) donne des détails sur les établissements de communications 
avec le pays chinois. De Cambaluc partent de grandes routes 
vers toutes les provinces, et chaque route tire son nom de la pro- 
vince où elle mène. Sur ces routes sont établis des lamb à une 
certaine distance les uns des autres. Ce sont de grands logis, où 
les voyageurs peuvent se reposer et où l'on peut changer de chevaux. 
Polo les appelle aussi «poeste de chevaus». En général, ils se 
trouvent à une distance de 25 milles les uns des autres et ils sont 
très bien fournis et très élégamment arrangés; chaque lamb possède 
généralement 200 à 400 chevaux. Il y a au total 300,000 chevaux, 
et Polo évalue les lamb à 10.000. Les messagers avancent très 
vite, parce qu'on trouve toujours des chevaux de relais à ces lamb. 
Pour annoncer son arrivée, le cavalier qui veut changer de cheval 
porte toujours autour de sa taille une ceinture couverte de grelots. 
Mais entre les lamb, il y a une autre espèce de stations pour les 
coureurs à pied, qui sont plus nombreux. Ces stations sont situées 
à une distance de 3 milles. Chaque coureur porte une ceinture de 
sonnettes autour de sa taille. La sonnerie annonce alors à la station 
qu'un coureur approche, et elle peut avoir un autre coureur prêt à 
prendre toutes les dépêches du premier et à les porter à la station 
prochaine, et ainsi de suite. Sans doute, ces dernières stations sont 



25(3 

les mêmes qu'OnoK dépeint et (|u"il appelle Chiribo. La différence 
entre les lamb et les Chiribo serait alors que les Chiribo étaient 
seulement pour les coureurs, les lamb pour les cavaliers et les 
messagers. — Odor {Cordier p. 374, Yule Cathay I p. 137) men- 
tionne, à côté des Chiribo, également les Yam (dans l'édition de 
Cordier, cette dénomination n'est pas indiquée) qu'il dépeint comme 
des auberges ou logements pour les voyageurs, où ceux-ci peuvent 
avoir presque tout ce qu'ils désirent. Quand un messager approche 
d'un tel Yam, il sonne du cor, et alors on doit toujours avoir sous 
la main un cheval frais et aussi un messager nouveau, s'il est né- 
cessaire, pour porter les dépèches plus loin. Pour les coureurs ù pied, 
il y a des Chiribo, qui sont décrits dans la suite. — Cfr. Chiribo 
et lam. — Cfr. Pauthier I p. 335 note 1, Yidc Polo I p. 391 note 
2, Cordier p. 416 note 23, Yule Cathay I p. 138 note 2. 

Var. de nom: 

1. lamb: Polo l Pauthier I p. 335 . 

■2. lam: Odou {Yule Cathay II App. 1 p. XXXIII note 5). 

3. Jam: Ouoh lYiile Cathay II App. II Cap. 40. 

4. Yam: Odok (Ynlc Cathay I p. 137, Ih. II App. I Cap. 40, Cordier p. 

374 note ei. 

5. Yamb: Poi.o [Yule Polo I p. 3S8). 

lamzai v. Janguy. 

lamzay v. » 

lana v. Javva. 

lanckint. Caiu> [Soc. Gcogr. Paris IV p. 750) parle dune 
ville du nom d'ianckint dans terra Biserminorum. — Polon 
(Ib. p. 777) parle d'une ville du nom de Janckynt dans ïurkya. 
— Id. par D'Avezac (Ib. p. 513) avec la ville d'Yanghy-qand, 
laquelle se trouverait, selon la carte de D'Avczac, entre les fleuves 
Chu et SirDaria, à peu près dans le voisinage du Tu rk es tan 
d'aujourd'hui. Sur aucune autre carte je n'ai pu trouver cette ville. 
Mais peut-être est-ce la même dont Riltcr (Krdk. VII pp. 47*.), -^87) 
parle sous le nom d'Yanghin, dans le Turkestan septentrional? 

Var. de nom: 

1. lanckint: Cahp {Soc. Géogr. Paris IV p. 750). 

2. Janckyn: Poi.on (Ib. p. 777 note 2). 

3. Janckynt: Poi.on (Ib. p. 777). 

4. Jankinc: Cahi- (Ib p. 750 note 2). 
5 Jaukinc Carp (Ib.). 

0. Sakinc: Carp (Ib.). 



257 

langui V. Janguy. 
languy v. » 
lanki-Balekh v. Ankipalikh. 
lantu V. Janguy. 
lanzi V. » 

lanzu V. > 
lasdi V. Zasdi. 
lasdy V. » 
laua V. Javva. 
lava V. y 
laxartes v. Jaxartes. 

layam. Sur la Carte Cat (la carte dans Notices p. 118), 
endroit situé à l'angle S.-O. de la mer Caspienne, à l'O, de Renchu, 

Var. de nom : 

1. layam: Carte Cat (la carte dans Notices p. 118, Rage p. 78). 

2. Layam: Carte Cat (Notices p. 128). 

Iberia v. Hiberia. 

Ibissibur v. Sebur. 

Ichan-Palekh v. Ilan-Palekh. 

Ichtiophagi v. Ichtyophagi. 

Ichtyophagi. Mentionnés par Herodotos, Nearchos et plusieurs 
auteurs anciens [Bunhury I pp. 272, 530, 531, II p. 52) comme un 
peuple se nourrissant de poisson et habitant sur la côte de la Gédrosie. 
Nearchos le rencontra quand, dans l'expédition d'Alexandre, il 
conduisit la flotte dans l'Inde. — Plin [Kat. Hist. VI, 176) men- 
tionne Ichtyophagi «natantes ceu maris animalia». — Ptol cite, 
parmi les peuples du Sinarum Situs, les Ichtiophagi Sinae 
ainsi que les Ichtiophagi Ethiopse; ces derniers sont mentionnés 
dans les textes seulement, sans être, à ma connaissance, indiqués sur 
les cartes. — Sol en parle en 3 endroits; il dit d'abord (pp. 201, 
202): «post Indos montanas regiones Ichtyophagi tenent, quos 
subactos Alexander Magnus vesci piscibus vetuit: nam antea sic 
alebantur»; en second lieu (pp. 208, 209), il dit que dans l'Ethiopie 
demeurent, entre autres, les Ichtyophagi, qui «non secus quam 
marinse beluse nando in mari valent»; enfin il écrit (p. 187), au sujet 
des peuples de l'Inde: «plerique tantum piscibus aluntur et mari 
vivunt». — IsiD [Etymol \X, 2, l'Sl) dit: «Ichtyophagi quod venando 
in mari valeant, et piscibus alanlur tantum. Hi post Indos montanas 

17 



258 

regiones tenant, (|iios subactos Alexander Magniis piscibus vesc 
prohibiiil». — Chez. Iùîst Miller V p. 49), on lit dans l'Inde une 
It'gende qui concerne certainement ce peuple. On ne peut plus lire 
le nom du peuple sur la carte; les lettres «op» sont seules lisibles, 
i^a légende dit: «(Ichty) op (hagi) piscibus tantum aluntur et salsum 
mare bibunt». En outre, le peuple se retrouve sur la même carte 
dans l'Kthiopie, oii on lit la légende suivante (Ib. p. 60): «Ictio- 
phagi. Hos Andexander vetuit piscibus vesci». — Chez Hygg 
(Miller III p. 107), on lit dans une ile de l'Kthiopie la légende 
qui suit et qui se rapporte incontestablement à ce peuple: «Hic 
Ciophegi bellue marine in mare magno viventes». 

Var. de nom: 

1. Ichtyophagi; I'i.in (.Va/. Hist. VI, 176). 

.Soi. (pp. '_>02, 20it). 

Isii) {Eii]mnl IX, 2, 131). 
'2. Ciophegi: Hv(,(, Miller III p. 107). 
.!. Ichtiophagi: Pioi,. 
I. ictiophagi: Knsr Miller \ ]). (ÎO). 

Ictiophagi v, Ichtyophagi. 

Idifa V. Vdifir. 

Idiful V. 

Idolatri. Chez Lkahoo {Fisch-Ong XIV), est indi(iué un peuple 
de ce nom dans le voisinage des M. Alani. — Naturellement, on 
n"a pensé ici qu'aux idolâtres en général. 

leroun ou Jerun v. Hormos. 

lest V. Zasdi. 

Ihefieran. Selon Fisch (Samml. p. 1H8), chez Mkd, endroit 
situé dans l'intérieur de l'Asie. — Fisdi croit qu'il peut être identi- 
fié avec Schibirchan. ville située à l'ouest de Bal eh. 

Ilan-Baligh v. Ilan-Palekh. 

Ilan Paickh. Selon Km (p. 178), endroit par où le roi Hethum 
passa en jiartant. 11 paraît avoir été situé non loin d'Aloualekh. 

Var. de nom: 

1. Ilan-Palekh: Km (p. 178). 

2. Ichan Palekh: Km (Ib. note 14). 
.'!. Ilan-Baligh: Km dh.). 

Ilan-Sou. Selon Km (p. 17S), fleuve (|ue le roi Hetlnim tra- 
versa en partant, juste après avoir pas.sc par Ilan-Palekh. — Id. 
Ili (Ib. note 1 i). 



259 

Var. de nom: 

1. Ilan-Sou: Km (p. 178). 

2. Eïlan-Sou: Km (Ib. note 14). 

Ili. Avec ce fleuve a été identifié 1"11 an-Sou de Kih. — 
Schmidt (p. 42) croit aussi que c'est l'Ili que Kubr a voulu désigner par 
ce «Magnus iluvius» qu'il dit {Soc. Géogr. Paris IV p. 280) avoir 
passé en partant. La place du passage était, selon ScJimidt, située 
dans le voisinage de la forteresse russe d'Iliisk de nos jours. 

Iliisk. Cfr. Ili. 

Ilkhane. Chez Mkd, il y a un pays de ce nom (Fisch Samml. 
p. 132). — C'est le nom d'un des empires nés du démembrement 
de l'empire mongol. Il contient la Perse et les pays, voisins. 

I iWaber v. Maabar et Melibar. 

Imam. Cfr. Iman. 

Iman. Chez Mauro {Zurla p. 48), pays sur le golfe Persiquo. 
dans le voisinage de lembouchure du Tigre. — Wappâus et surtout 
Rittcr (Erdk. le Registre) indiquent des endroits dans la Mésopotamie 
inférieure portant les noms d'Imam; il n'est guère possible de savoir 
auquel Mauro a pensé. Il semble du reste qu'Imam en général 
signifiait tombe d'un martyr mahométan [Ritter Krdk. IX p. 499). 

Imaus, Mons. Plin (V, 98) l'indique comme appellation d'une 
partie de la grande chaîne de montagnes qui, sous une masse de 
noms, entre lesquels aussi celui de Caucasus, traverse l'Asie. — 
Chez Ptol, d'un côté, nom d'une partie de cette chaîne principale 
traversant l'Asie, dont la partie le plus à TE. s'appelle Emodus, 
d'autre part, nom d'une chaîne de montagnes qui sorl de la chaîne 
principale et court dans une direction à peu près N., et qui fait la 
limite entre les deux pays de Scythia extra Imaum et de Scythia 
intra Imaum. — Sol (p. 164) indique Imaus comme le nom chez 
les Indiens d'une partie de la grande chaîne de montagnes traversant 
l'Asie. — Chez Hald {Haverg, Miller IV pp. 27, 36), il y a dans 
l'Inde une chaîne de montagnes appelée «Mons Timavus>. Elle 
sort du Mons Caucasus dans une direction à peu près N., et elle 
a «Cristoas civitas» à l'E. et «Huni Sithe» à l'O. — Chez 
Genues (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), des «Portée ferri», au 
centre de la grande chaîne principale traversant l'Asie, sort une 
chaîne de montagnes, appelée «Ymaus mons», qui court dans 



260 

une direction N.-E. Elle sépare la Scythia in Ira Y ni au m à 
rO. de la Scythia ultra Ymaum à l'E. Les montai^iies sont 
encore appelées «Montes inacccssibiles». Une légende dit aussi que 
lors de Taccomplissement des temps, l'Antéchrist sortira des peuples 
enfermés dans ces montagnes. Cfr. Inclusi. — Chez Mauro (Ruge 
p. SU), se retrouve aussi une chaîne principale traversant l'Asie et 
au centre de laquelle on lit «Mons Imaus*; sur cette chaîne on lit 
la légende suivante {Zurla p. 38): «Remarquez que cette montagne, 
qui traverse cette partie de l'Asie, est appelée la source des princi- 
paux fleuves asiatiques, c'est à dire du Qui an, du Sumas, du 
Burdus, du Gange, du Mandus ou Timandus, de l'Indus, du 
Reus. du Theus et du Cambises, et en Arménie du Tigre et 
de l'Eu ph rate, outre beaucoup d'autres, (juil est impossible d'énu- 
mérer, vu ({u'ils sont innombrables». Mauro place le Caucasus 
mons à l'O. d'Imaus — Pour ce qui regarde l'identification de 
cette montagne, le plus exact est de dire qu'elle désignait les chaînes 
de montagnes de l' Asie-Centrale en général, depuis l'Hindukusch 
et au-delà du côté E. Mais cela n'empêche pas que la montagne 
puisse être plus particulièrement précisée par un auteur ou un autre. 
Par exemple, Richthojcn dans l'Imaus de Ptol a seulement voulu 
voir le Pamir. Cfr. Richthofen China I pp. 0, 479, Fisck Samml. 
pp. 189, 190, Markh p. XII note 1, Bunhunj 11 pp. 286, 417, 596, 
597 etc. 

Var. de nom: 

1. Imaus: Pi.in {'Sal. Hisl. V, itS). 

Ptoi.. 

Soi. (p. 104». 

Maiho iIUkjc p. •'^0. '/Ailla p. 38 1. 

2. Timavus: Hai.d {IJ'.tncrjf, Miller IV pp. 27. 3G). 

3. Ymaus: (}i:m'ks (lusch-Ong X, Wiitlke Tufi-l X). 

Inbu v. Jabu. 

Inchi V. Junki. 

Inclusi. La légende relative à des peuples enfermés dans les 
montagnes par Alexandre le (Irand est très fréquemment traitée 
dans la litlérature du moyen-âge. Elle est souvent liée avec celle 
des dix tribus |)erdues de Juda, avec celle de (îog et Magog, avec 
le récit biblique du retour de l'Antéchrist au temps de la destruction 
du monde, etc. Oiiand les Mongols commencèrent leurs ravages. 



261 

rOccident et aussi le monde mahométan crurent voir en eux les 
peuples enfermés qui maintenant avaient été dégagés et se préci- 
pitaient avec l'Antéchrist à leur tète. Aethicus (cfr. Miller IV p. 25, 
Bov pp. 99—100, Fisch Samml. pp. 195—196, Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI pp. 381, 382) est l'auteur du moyen-âge, qui a peut-être traité 
cette légende avec le plus de détails. — Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 
659) parle de «homines inter Caspios montes conclus!». — Chez 
Hald {Haverg, Miller IV p. 25), se trouve dans l'Asie septentrionale, 
sur Mare Caspium et près des lies Bizas et Criselida. une 
presqu'île, dont les trois côtés, donnant sur la mer, sont bornés par des 
chaînes de montagnes et le quatrième, tenant à la terre, par une 
muraille avec des tours. Dans ce territoire fermé on lit la légende 
suivante: «Omnia horribilia plus quam credi potest: frigus intolle- 
rabile, omni tempore ventus acerrimus a montibus quam incole Biza 
vocant. Hic sont homines truculenti nimis, humanis carnibus ve- 
scentes, cruorem potantes, filii Caini maledicti. Hos inclusit Dominus 
per magnum Alexandrum; nam terre motu facto in conspeclu 
principis montes super montes in circuitu eorum ceciderunt: ubi 
montes deerant, ipse eos muro insolubili cinxit. Isti inclusi idem esse 
creduntur qui a Solino Antropophagi dicuntur, inter quos et Esse- 
dones mumerantur: nam tempore Antichristi erupturi et omni mundo 
persecutionem illaturi». — Chez Ebst (Miller V p. 33), dans l'Asie 
septentrionale on lit la légende suivante: «Hic inclusit Alexander 
duas gentes immundas Gog et Magog quas comités habebit Anti- 
christus. Hii humanis carnibus vescuntur et sanguinem bibunt». — 
Hic (pp. 118 — 119) dit: «Ipsi (Tartari) vero dicunt se descendisse 
de Gog et Magog. Unde ipsi dicuntur Moguli quasi corrupti vo- 
cabulo Magogoli. Methodius autem dicit quod Alexander con- 
clusit cum filiis captiuitatis ludeorum Gog et Magog, gentem spur- 
cissimam, et multos alios et quod exituri sunt in nouissimis temp- 
oribus, et facient maximam stragem hominum. Solucionem relinquo». 
— Chez Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin Tafel 8, Miller III p. 135), dans 
l'Extrême-Orient se trouve une presqu'île isolée du reste de la terre 
par une chaîne de montagnes appelée Montes Sitie et sur laquelle 
se trouve inscrit: «Carab t'ra destructa». Sur cette presqu'île isolée 
on lit: «Hic fuerunt inclusi tartari». De l'autre côté de la montagne 
sont placés Gog et Magog. — Mand {Hall pp. 265—68) dit que 



262 

derrière les montagnes (probablement les monts Caspiens) sont enfermées 
les dix tribus de Juda. Elles sont appelées «(iothe and Magothe>. 
Mand raconte l'origine de leur réclusion; à la requête d'Alexandre, 
deux montagnes furent rassemblées pour leur couper le chemin. Elles 
se délivrèrent de leur captivité en trouvant, à la poursuite d'un renard, 
la fente de la montagne, par oii l'animal se sauvait. En l'agrandissant 
elles purent en sortir. Leur pays se trouve sur «the See of Caspye». 

— Chez HvGG [Miller III p. 101), on lit, à Blactrica, la légende 
suivante: «In istis monlibus sunt montes Caspee, includentes (iog 
et Magog, qui in fine mundi exibunt cum Antichristo ad destruendum 
niundum. Hos includit Alexander precibus suis, non viribus». 

— Sur la Cautk Gat (Notices pp. 145, 146, Ruge p. 78), cette légende 
est très détaillée. A l'angle N.-E. de l'Asie se trouve un territoire 
entièrement entoure par la mer (au N. et à TE.) et par les montagnes 
(au S. et à l'O.), et qui est appelé «Gog e Magog». Dans la partie 
0. de ce pays est dessinée l'image d'un puissant potentat à cheval 
avec cette légende: «Le grand seigneur prince de Gog et de Magog. 
Il viendra au temps de l'Antéchrist avec une nombreuse suite*. 
À l'endroit oii les chaînes de montagnes environnantes, celle du S. 
et celle de l'O., se croisent, est indiqué un col, à côté duquel on voit 
des images qui appartiennent à cette légende. Au col est dessiné 
tant un château qu'une forme représentant un homme qui sonne de 
la trompette. On y voit aussi l'image du Diable, qui semble être 
absorbé dans une conversation avec une autre personne, un souverain 
portant couronne royale, dessiné sur la carte. La légende dit que 
ce souverain doit être «Lo rey Alexandrii». Sur la carte on lit 
sur Alexandre la légende suivante (elle n'est pas rendue dans 
Notices, ne se trouve que chez Ruge): «Ce grand et puissant roi, 
Alexandre, y aurait dû mourir, si le Diable ne l'eût sauvé par son 
art». Près des montagnes frontières du côté 0., qui sont indiquées 
dans la légende plus bas comme étant «Muntanyes de Cas pis», on 
lit: «Muntanyes de Gaspis, dans lesquelles Alexandre vit des arbres 
si hauts (jue leurs cimes touchaient aux nues. Là il faillit mourir, 
mais Satan le tira de danger par son art; et à l'aide de ce même 
art, il renferma là les Tarlares Gog e Magog; et c'est pour eux 
qu'Alexandre fit les deux images de métal ci-dessus décrites. 
Alexandre enferma aussi dans ce lieu diverses espèces d'hommes 



263 

qui osent manger de la chair crue. C'est là l'espèce d'hommes avec 
laquelle viendra l'Antéchrist. Ils seront enfin détruits par le feu, 
qui descendra du ciel et les confondra». Les deux images de métal, 
mentionnées dans la légende, ont trait à l'image de l'homme qui 
sonne de la trompette, figure déjà décrite. On lit sur la carte, à 
côté de cette image, la légende suivante: «Ces trompettes sont de 
métal. C'est Alexandre, roi grand et puissant, qui les lit fabriquer». 
11 ressort de ces légendes, relatives aux images et aux montagnes, 
que c'est au col de Bamian qu'on a pensé (cfr. Ritter Erdk. Vil p. 
266, Wa^pàus p. 705). — Chez Bi.\n iFisch-Ong IX, Miller III p. 144), 
à l'angle N.-E. de l'Asie, on lit les légendes suivantes: «Alesandro», 
«Gog Magog», «de tribus iudeoron». «qu'Alexandre autrefois 
enferma dans les montagnes», toutes légendes qui touchent au sujet 
représenté. — Chez Genues [Fisch-Ong X, Wutike Tafei X), du côté 
E. de la montagne Y ma us, on lit les légendes suivantes (Fisch 
Samml. p. 195): «De hac gente, hoc est ex tribu Dan, nasciturus est 
Antichristus qui magica arte montes istos apperiens, ad christicolas 
subvertendos accedet», et «Hic adeo... habitant ex Ebreorum gente 
perdita tribus decem altri prêter Juda et Benjamin qui legis sue 
effreni dégénères vitam qui ducunt epicurriam*. Beaucoup plus au 
S, nous trouvons Magog et Gog. Tout le grand territoire de l'Asie 
du N.-E, où Inclusi et aussi iVIagog sont placés, est entouré par la 
mer (au M. et à l'E.) et les montagnes, une chaîne à l'O., appelée 
Y ma us, et une chaîne au S., qui est la grande chaîne principale tra- 
versant toute l'Asie de l'E. à TO. Au point où ces deux chaînes se 
croisent est dessinée une tour et on y lit: «Porte ferri ubi Alexan- 
der tartaros inclusit>. Probablement, c'est le col de Bamian qui 
correspond à ces Porte ferri (cfr. Fisch Samml. p. 190). — Chez 
VValsp {Zeitschr. Erdk. Beiim XXVI Tafel X), dans l'Asie du N.-E , 
il y a une presqu'île entourée de montagnes et bornée par deux 
golfes: Mare occidentale au S.-E. et Mare Minus Caspium au 
N. Outre Gog et Magog, on y lit aussi cette légende: «Terra russorum 
iudeorum inclusorum inter montes caspios», — Chez Lkardo [Fisch- 
Ong XIV, Berchet p. 18), dans l'Asie du N.-E., entre les montagnes 
«Anibi» à l'O. et «Otorocoras» à l'E., se trouve un pays où on lit 
la légende suivante: «Provincia di Gog e Magog dove sono serate 
moite tribu di judei». — Mauro traite les récits relatifs aux peuples 



264 

enfermés par Alexandre avec plus de sens critique. Dans une lé- 
gende, qu'il a placée à Organza prés de la mer Caspienne, on lit 
iZurla pp. 32, o3): «Quelques-uns prétendent (|u au pied du M on s 
Caspius ou dans le voisinage demeurent les peuples (jui furent, 
selon Ihistoire, enfermés par Alexandre le Grand. Mais cela n'est 
pas sûr et même est peu probable. Car ces peuples qui demeurent 
dans le voisinage sont si connus qu'une aussi grande masse de po- 
pulation n'aurait absolument |)as pu rester inconnue. Ces contrées 
sont assez civilisées grâce au commerce (|u'elles entietiennent avec 
nous et avec les autres nations, telles (jue les Géorgiens, les Grecs, 
les Arméniens, les Tcherkesses, les Tartares et plusieurs autres 
peuples, qui les traversent continuellement. Ainsi, si ces peuples 
étaient parmi les enfermés, leurs voisins, selon mon opinion, en 
auraient su quelque chose, et nous en aurions été informés par eux. 
Mais comme ces mêmes peuples, ainsi que je le sais positivement, 
demeurent à l'extrémité de la terre, les peuples précités n'en savent 
pas plus sur leur compte que nous n'en savons. J'en conclus mainte- 
nant que ces peuples demeurent très loin de la mer Caspienne' 
comme je le disais tout ù 1 heure, à l'extrémité de la terre entre 
!e N.-E. et le x\., enfermés de trois côtés par des montagnes 
qu'on ne peut gravir et par l'Océan, ils appartiennent ù l'empire 
Tenduch et s'appellent Ung e Mongul, appelés en général Gog e 
Magog, parce (jue la plupart croient (juMls s'avanceront quand l'An- 
téchrist arrivera. Mais cette erreur est venue de ceux qui inter- 
prètent la Bible à leur gré Pour mon compte, je m'en tiens à saint 
Augustin qui, dans son livre 'De civitate Dei», rejette l'opinion de 
ceux qui prétendent que (îog e Magog signifie le peuple qui favo- 
risera l'Antéchrist. Cette opinion est aussi partagée par Ni cola us 
da Lyra, qui traduit ces noms d'après leur signification hébraïque. 
Mais de ceci il sera parlé plus en détail à un autre endroit». Dans 
l'Asie du N.-E. (Zurla p. 35), une presqu'île s'avance dans la mer: 
du côté de la terre elle est bornée par des montagnes et par une 
grille de fer. Dans cette presqu'île se trouvent les provinces H ung 
et Mongul. A côté de H ung on lit: «Ces deux pays appartiennent 
à Tenduch» et tout près on lit: tOn croit en général que les peuples 
enfermés dans Ihiiig e Mongul par Alexandre ont reru leur nom 
de ces deux pays que nous appelons Gog e Magog, mais je ne le 



265 

crois pas». Dans la presqu'île on lit encore deux légendes: «La 
plus grande partie de ce Mongul est habitée par des Tartares», et: 
«Il y en a qui disent que ces montagnes (Hung et Mongul) sont 
les montagnes Caspiennes, mais ils ont tort». Gfr. Derbend et Qog 
et Magog. 

India Maxima. Cfr. Mangia. 

Indisc. Nom de l'Inde. 

Indorum Rex v. Johannes Presbyter. 

Indragiri ou Andragiri. C'est avec ce pays qu'on a identifié 
Angrinan. 

Ingarmato v. Singuy matu. 

Inguies v. lugures. 

Insical v. Yssicol. 

Insicol V. » 

Insimezan v. Necouran. 

Insula feminarum v. Amazones. 

Insula hominum. Cfr. » 

Insula Nudorum. Sur la Carte Cat {Notices p. 137, Ruge p. 
78), dans l'océan Indien, à TE. de l'île d'Iana et droit au S. de 
Tile de Caynam, se trouve une île sur laquelle on lit la légende 
suivante: «Insula Nudorum, in qua homines et mulieres portant 
unum folium ante et rétro alium». — L'indication de ce détail est 
visiblement prise de Polo, qui dit de Necouran que les habitants 
y vont tout à fait nus. — Probablement id. aux Nicobar [Notices 
Ib.). — Cfr. Necouran. 

Inzimezan v. Necouran. 

longh V. Jons. 

lorganie. Nom de la Géorgie. 

louvia V. Juvia. 

Ipaspes V. Hydaspes. 

Iperborei m. v. Hyperborei Montes. 

Ipopodes V. Hippopodes. 

Ipotaynes v. Hippopotami. 

Irak. C'est avec ce pays qu'on a identifié Yrak. 

IraouaddL C'est avec ce fleuve qu'on a identifié A va, 

Irongate v. Derbend. 

Irtysch. C'est avec ce fleuve qu'on a identifié Erthidj. 



266 

Ischu. \'ille par où Ci.av (Markh p. 7'.)) passa en partant. 
Klle était située entre Aseron et Cal marin, ou plutôt entre Patir 
Juan et Delularq uente. 

Isedon Serica v. Essedones. 

Isedorum Scythica v. * 

Iskurija, sur la mer Noire, en Abasie. On y a trouvé les 
ruines de Dioscurias ou Sauastopallj. 

Ispahan. C'est avec cette ville qu'il faut identifier Ispam et 
Is t an i t. 

Ispam. Chez Mkd {Fisrli Samml. p. 1."»8), à l'intérieur de 
l'Asie se trouve une ville appelée Ispam. — Schii.t [Xiirnb Cap. 
2S. Telf p. 4-Ô) parle d'une ville appelée Hyspahan et d'un pays du 
même nom. Il est dépeint comme un pays fertile. — Chez jM.\uuo 
[Fisch-Ong XV), en Parthia et près de la ville de Sirax est située 
une ville du nom de Spahan. l'n fleuve, cjui vient de l'Arménie» 
traverse la ville se dirigeant vers l'E. Une légende, qu'on peut lire 
à Spahan (Zurla p. 46), nous dit de ce fleuve: «I.es habitants de cette 
ville prétendent que c'est un bras du Fhison». — Doit être identilié 
avec Ispahan (Fisch Samml. p. 188, Zurla pp. J4, 128). CIr. Istanit. 

Var. de nom: 

1. Ispam: .Mkd (Fisch Samml. ]). 13;5). 

2. H ispahan: Schii.t (Telf p. 45). 

3. Hispahen: Schii.t {Siirnb Cap. 18). 

4. Hisspahan: Schii.t (Tel/' p. 27). 

5. Hyspahan: ScHii.r iXtirnb Cap. 2K). 

•3 Spahan: .Maiho H'isch-Ond XV. linge p. 80, Xurld |). 4(>i. 

Issedon Scythica v. Essedones. 

Issedon Serica v. > 

Issedonum magna gei>s v. » 

Issik Kul. Lac avec lequel on pourrait peut-être identifier 
^' s si col. 

Istanit. Polo (Pauthier I p. 6;"), Yule Polo I p. 79) énumérant 
les huit royaumes dont se compose la Perse, nomme en cinquième 
lieu Istanit. — M.mro (Zurla p. 14) nomme Istaruch le sixième 
dans la légende sur la Perse, où il parle de la division du pays en 
huit royaumes. — En ce qui regarde l'identification. Pauthier (I p. 
()6 note 2) et V///e (Polo I p. SI note ôi croient, et à bon droit, semble- 
t-il, (pi'on a pensé à Ispahan. — Cfr. Ispam. 



267 

V'ar. de nom: 

1. Istanit: Polo (Paiilhier I p. 65, Yule Polo I p. 79). 

2. Istaruch: Mauko (Zurla p. 44). 

8. Spaan: Polo [Ram, Yule Polo I p. 81 note 5). 

Istarba. Cfr. Strauba. 

Istaruch v. Istanit. 

Ithaguri v. Thaguri. 

I-tschou. Ville avec laquelle a été identifié Linguy. 

ludei. Cfr. Inclus!. 

lugur V. lugures. 

lugures. KuBR iSoc. Géogr. Paris IV p. 329) dit de ce peuple 
qu'ils écrivent de haut en bas. Du même peuple, il dit (îb. p. 282) 
que leur pays confine à Organum, qu'il y a chez eux des Nesto- 
riens et des Sarrasins, et qu'on les trouve par toute la Perse 
et dans les villes des Sarrasins. — Het (Cap. 2) dit des habitants 
de ïarsœ: «Homines illius patriiX' nominantur Jogour. semper idola 
coluerunt et adhuc colunt omnes, praeter decem cognationes illorum 
regum, qui per demonstrationem stellse venerunt adorare nativitatem 
in Bethlehem Juda?. Et adhuc raulti magni et nobiles inveniuntur 
inter Tartaros de cognatione illa, qui tenent firmiter fidem Christi. 
Alii vero idolatri de partibus illis sunt homines nuilius valoris in 
facto armorum. Perspicacissimi tamen sunt ingenii ad omnes artes 
et scientias addiscendas. Literas habent proprias, et fere omnes 
illarum partium habitatores abstinent a carnibus et vino, nec aliqva, 
ratione occiderent qvicqvam vivens. Illorum civitates valde sunt 
amœnse, et templa magna habent, in qvibus idola venerantur. Frumenta 
ibi crescunt abundanter, et alia bona grana: vino vero carent, et bibere 
vinum reputant esse peccatum». Le pays confine au Cathay à l'E., 
au Turqvestan à l'O., au désert de Belgia au N. et au Sym au 
S. — Pasc [Mosh App. 92 p. 194, Yule Cathay I p. 232) s'arrêta à 
Sarray en partant, pour apprendre «linguam Chamanicam et lit- 
teram Viguricam, qua quidem lingua et littera vtuntur communiter 
per omnia ista Régna, seu Imperia Tartarorum, Persarum, Chal- 
dseorum, Medorum et Cathay». — Id. aux Uigurs ou Oïgours, 
qui demeuraient autour du Tien-schan et dont la langue écrite était 
très répandue en Asie {Schmidt p. 56, Yule Cathay I p. 232 note 
2, Richthofen China I pp. 49, 51, 472, 602, 605). Cfr. Sarihuiur. 



268 



\'ar. d(^ nom: 

1. lugures: Ht»n iSoc. (ùw/r. l'tiris IV p. 282). 

2. Inguies: Ribu (Ib. note d). 
V>. lugur: IUhu (Ib. p. ;329). 

4. Jogour: Mi;i iCi\p. 2\ 

5. Viguricam iittcram: Pasc (Mosh App. 92 p. 194\ 

Ixartes v. Jaxartes. 
Ixarxes v. » 
lymil V. lymyl. 

lymyl ou lymil. C'est avec cette ville (^ua éiô identifié Omyl. 
Izonge V. Jons. 



Jabu. Selon Schilt [Xiimb Cap. 31, Telf p. 50), nom d'une 
race des Tatars. — D'une part, elle a été identifiée avec les Ligurs 
et d'autre part, à plus juste titre, il me semble, avec un peuple 
appelé Jambolouk ou Yembolouk, qui demeurait autour du fleuve 
Emba, lequel tombe dans la mer Caspienne {Telf p. 179 note 12). 

Var. de nom: 

1. Jabu: ScHii/r (.Vnrnb Cap. 31). 

2. Inbu: Schilt [Telf p. 50). 

Jachion. Sur la Carte Cat {Xotices p. 131, Ruge p. 78), ville 
de l'Asie septentrionale, au N. de la chaîne de montagnes appelée 
Sebur; elle a pour voisines les villes de Sugur à l'E., de Singuy 
au N. et de Camull à l'O. 

Jacin. Selon Polo [Pauthier II p. 389, YuleFolo II p. 39i, nom 
de la capitale de la province chinoise de Caraian. La ville était 
une ville de commerce grande et active. Il faut cinq jours pour y 
aller depuis le fleuve de Brins. — Pauthier (II p. 387 note 1, p. 
389 note 2) a identifié cette ville avec celle de Li-kiang, qui se 
trouve dans la partie N. de Jiinnan, prés de Jang-tsze-kiang; 
Yide (Polo II p. 40 note 1) l'a identifiée avec la ville de Jiinnan, à 
peu prés au centre de la province du même nom. 

Var. de nom : 

1. Jacin: I^OLO [Pauthier II p. 389^ 

2. laci: Polo [Ram, Gnjn). 

3. lacuy: Polo [Xordensk). 

4. Jancyn: Polo {Pauthier II p. 391 note a). 

5. Yachi: Polo [Yute Polo II p. 39j. 

Jacobini v. Jacobiti. 
Jacobitse v. > 

Jacobiti. Plusieurs auteurs du moyen âge donnent des indica- 
tions sur cette secte religieuse. — Carp {Soc. Géogr. Paris IV p 709) 
ne les énumère que parmi les peuples qui furent soumis par les 
Mongols. — Polo dit qu'ils se trouvent dans le IMosul {Pauthier I 
p. 45, Yule Polo I p. 57), le Tavris {Pauthier I p. 60, Yule Ib. p. 
70) et dans le Carcan <u Yarkand {Pauthier I p. 141, Yulelb. p. 



270 

173). Ailleurs, il dit avec i)lus de détails [Pauthicr I \). îf), ]'ulc \h. p. 
ô7) des Nestorions et des Jacobites qu'ils ont un patriarche, lequel, 
comme le pape de Kome, nomme des archevè(jues, des abbés 
et d'autres prélats, quil envoie par le monde, dans l'Inde, le 
Baudas et en Cataia. Ils ne déi)endent pas du pape, car 
leurs opinions se séparent de celles de l'Eglise romaine. Polo a 
confondu les Nestorions avec les Jacobites, ce qui arrive très 
souvent. C'est probablement à l'organisation des Nesloriens qu'il à 
pensé. — Hic dit que les Jacobini se trouvent au Haldacum 
(p. 126) et ailleurs (p. 124), il dit que prés de Ninive, de l'autre 
côté de fluvium paradisi» (le Tigre) se trouve un couvent très 
renommé avec 300 moines, (jui tira son nom de l'apôtre Si Mathieu. 

— Parmi les peuples de Syrie, Hkt (Cap. 14) cite les Jacobini. 
Parmi les peuples de la Turquia, il parle aussi des Jacobini 
(Cap. 13) et il dit deux (ju'ils sont chrétiens et ({u'ils vivent du 
commerce et de l'agriculture. — Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 40) 
dit que dans la Perse demeurent plusieurs sectes chrétiennes, 
parmi lesquelles il nomme les Jacobita?. — Clav {Markh p. 171) 
nomme aussi les Jacobites parmi les différents peuples qu'il trouva 
dans Samarcand. — Cfr. Soc. Géogr. Paris IV p. 573, Ynle 
Polo I j). 58 note 1, Pauthicr I p. 45 notes 2, 3, 4). 

Jaec. Km (p. 177) dit ([ue le roi llethum passa le ileuve 
d'A'iek en partant. — Cari» {Soc. Géogr. Paris IV p. 743) mentionne 
parmi les (juatre fleuves de la «terra Comanorum» le Jaec comme 
le (juatriéme fleuve qui s'écoule dans <Mare Magnum>^ qui chez 
lui semble comprendre à la fois la mer Caspienne, la mer d'Azof 
et la mer Noire. — Polon (Ib. p. 777) parle du fleuve J a iac comme 
formant la limite entre le Comania et la «terra Kangitarum». 

— HuBR (Ib. p. 274) dit (}u'après avoir voyagé pendant 12 jours 
depuis Etilia. il arriva à un grand fleuve appelé Jagat, qui vient 
du N., de «terra Pascatir», et se jette dans Mare Caspium. — 
Sur la Carte Cat (Notices p. 129), un petit fleuve tombe dans la 
mer Caspienne du côté N., à peu prés entre la ville de Cato- 
licati à 10. et le «(îolf di Monimentis» à l'E. Encore plus loin 
à rO., on voit les embouchures de l'Edil. — Chez Mauko {Ruge 
p. 80), un fleuve appelé Jaincho tombe dans la mer Caspienne, 
un peu à \'E. de Pembouchure de l'Edil. - Id. l'Oural (Schmidt 
p. 29 etc.). Cfr. Jancho. 



271 
Var. de nom: 

1. Jaec: Cahp (.Soc. (h'ogr. Paris IV p. 743). 

2. Aïek: Km p. 177). 

3. laïk: Km (Ib.). 

4. Jagac: Rlbr (Soc. Géogr. Pitris IV p. 274 note 6). 

5. Jagag: HuBR (Ib.). 

6. Jagat: RuBR (Ib. p. 274). 

7. Jaiac: Polon (Ib. p. 777). 

8. Jaicho: Mauro [Ziirla p. 30). 

9. Jaincho: Malro {Rngc p. 80'. 

10. Jaych: Carte Cat {Rwje p. 78). 

11. Layech: Cartk Cat [Solicct; p. 129). 

Jaenichan v. Janguy. 

Jagac V. Jaec. 

Jagag V. » 

Jagaro. Selon Clav (Markh pp. 104, 105, 181), ville située 
entre Téhéran et Nishapore, ou, plus exactement, entre Va se al 
et Zabrain Clav y passa ù l'aller aussi bien qu'au retour. La 
ville était située dans une grande plaine, la terre autour était très 
sèche, et à cause de cela on faisait venir l'eau des montagnes à la 
ville par des tuyaux. Au printemps, quand la neige fond, il arrive 
très souvent que l'afUux de Teau devient si fort que les tuyaux éclatent 
et causent à la ville de grands dégâts. 

Jagat v. Jaec. 

Jagatai. Nom de Tshagatai. 

Jaiac V. Jaec. 

Jaicho V. » 

Jaincho v. » 

Jainen v. Janim. 

Jalair. Selon He;t (Cap. 16), les Tatars sont divisés en sept 
classes principales dont il appelle la quatrième Jalair. 

Jalas V. Talas. 

Jaleym. Sur la Carte Cat {Xotices p. 124, Ruge p. 78), ville 
de l'Inde, entre Delly et la côte occidentale. 

Jam V. lamb. 

Jamathay v. Janguy. 

Jambolouk ou Yembolouk. C'est avec ce peuple qu'on a 
identifié Jabu. 

Jamchay v. Janguy. 

Jamin v. Janim. 



272 

Jamsai v. Janguy. 

Jamus. Nom de Caiicasus mon s. 

Jamzai v. Janguy. 

Jana v. Javva. 

Jancho. Sur la Cakte Cat {Notices p. 129), on lit au N. de 
la mer Caspienne «Cavo Jancho»; à l'E. se trouve «Cavo de 
Stayra» et à l'O. Chocinacho. — Peut-être, le nom de Jancho 
doit-il ("'Ire rapproché de celui de Jaec? 

Janci V. Janguy. 

Janckyn v. lanckint. 

Janckynt v. > 

Jancus V. Janguy. 

Jancy v. » 

Jancyn v. Jacin. 

Jangio. Sur la Cahtk Cat (la carte dans Notices p. 132, Ruge 
p. 78), ville du Catayo sur la côte est, entre les villes de Fugio au 
S. et Cingu au N. — Peut-être est-il possible de l'identilier avec 
Janguy mentionné par Polo. 

Jang-tschou. C'est avec cette ville qu'on a identifié Janguy. 

Jang-tsze-kiang. C'est avec ce fleuve qu'a été identifié le Qui an. 
On rapi)elle aussi Ta-kiung. nom avec lequel a été identifié Ta lay 
mentionné par Odor. Kiifin, ce doit être ce fleuve que Mar a dépeint 
sous les noms de Phison ou de Caramoran. 

Janguy. Polo (Pauthier II pj). ^(w — 169, ]'ule Polo II p. 
116) parle d'une grande ville de Manzi appelée Janguy. C'est 
une ville de commerce très riche et très puissante. Klle est aussi 
d'une grande importance administrative, étant un centre militaire 
dont dé|)endent 27 autres villes. Les habitants sont des pa'iens. — 
Odor {Cordier pp. 857—359. Yule Cathay 1 pp. 123, 124) parle de 
Jansu, ville située sur le fleuve do Ta la y. L'ordre franciscain 
y a un couvent où se trouvent des Nestoriens. C'est une très grande 
ville. OnoR évalue le nombre de cheminées de 1-80,000 à 580,000. 
Le commerce y est très actif, surtout celui du sel. L'impôt sur le 
commerce du sel rapporte entre 7 et 8 millions do florins. La navigation 
est très active. Odor raconte comme une habitude caracléristicjue tjue, 
(|uand queUpiun veut donner un dîner à ses amis, il s'adresse toujours 
a un aubergiste auquel il commande un dîner à prix fixe pour tant 
(le jjersonnes. De cette manirro, la fête est toujours meilleure que 



273 

si l'hôte lui-même l'avait donnée à la maison, — J\1ar {Yule Cathay 
II p. 373) mentionne aussi la ville de Janci parmi les villes du 
Manzi. — Mand [Hall pp. 213—14) dit qu'après le pays des pygmées 
on arrive à une ville appelée Jamchay, qui est dépeinte à peu 
près comme chez Odor. — Chez Mauro (Zurla p. 37), se trouve la 
ville de Janzu près de la ville de N an gin dans le Chatajo S. 
— Id. avec la ville de Jang-tschou d'aujourd'hui, dans la province 
de Kiang-su, sur le Grand Canal, tout au N. de J ang-tsze-kiang 
{Pauthier II p. 467 note 1, Y^ule Polo II p. 117 note 2, Cordier p. 
360 note 1, Yule Cathay I p. 123 notes 1, 2, Ib. II p. 373 note 2, 
Bov p. 93). — Cfr. Jangio. 

Var. de nom: 

1. Janguy: Polo (Pauthier II p. 467). 

2. lamzai: Odor (Yiile Cathay I p. 123). 

3. lamzay: Ouor {Cordier p. 357 note b). 

4. langui: Polo (Ram). 

5. languy: Polo (Nordensk). 

6. lantu: Odor (Cordier p. 357 note b). 

7. lanzi: Odor (.Ib.). 

8. lanzu: Odor (Ib.). 

9. Jsenichan: Mand (Loren: p. 115 note 24). 

10. Jamathay: Odor {Cordier p. 357). 

11. Jamchay: Mand (Hall p. 213). 

12. Jamsai: Odor (Cordier p. 357 note b). 

13. Jamzai: Odor (Ib., Yule Cathay II App. I Cap. 35). 

14. Janci: Mar {Yule Cathay II p. 373). 

15. Jancus: Odor (Cordier p. 357 note b). 

16. Jancy : Odor (Ib.). 

17. Janichan: Mand (Lorenz p. 115). 

18. Jansu: Odor {Cordier p. 357). 

19. Janzu: Mauro (Zurla p. 37). 

20. Yanju: Polo (Yule Polo II p. 116). 

Janichan v. Janguy. 

Janim. Chez Mauro {Fisch-Ong XV), ville du Chatajo, située 
non loin de Cambalech. 

Var. de nom : 

1. Janim: Mauro (Ruge p. 80). 

2. Jainen(?): Mauro (Fisch-Ong XV). 

3. Jamin: Mauro (Zurla p. 35). 

Jankinc v. lanckint. 

Janpa v. Cyamba. 

Jansu V. Janguy. 18 



274 

Janzii V. Janguy. 

Japon. Avec cet empire on a identifié Sypangu. — Cfr. Manse. 
Jarcar. Selon Rubr {Soc. Gcogr. Paris IV p. 2i')[), peuple qui 
demeurait près du Moal. 

Var. de nom: 
1. Jarcar: Rcim {Soc. Géofjr. P<tri.<i IV p. 261). 
•_*. Jartari: Rleb Jb. note 11). 
3. Tarcai: Rubk db.). 

Jartari v. Jarcar. 
Jase. Cfr. Ademandes. 

Jaspes. Selon Polo {Pauthier I p. 146, Yule Polo I p. 175), 
on trouvait cette pierre précieuse à Pein et à Siarciam {Pauthier 

I p. 147, Yule Ib. p. 178). 

Jasse. Cfr. Ademandes. 

Jatha. Chez ]\1.\uro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), endroit de 
l'Asie septentrionale, près de Çugvl et de Tenduch. 

Jatun. Sur la Carte Cat (Notices p. 142, Ruge p. 78), ville 
du Catayo, tout au N. de Calajan. 

Jaua v. Javva. 

Jau-chau. Ville avec laquelle a été identifié Tiunguy. 

Jaue v. Javva. 

Jaukinc v. lanckint. 

Java. Avec cette île on a identifié Javva. 

Java v. Javva. 

Jave V. y 

Javva. Chez Polo, Javva est mentionnée comme nom de 
deu.x îles différentes. 1/une d'elles est appelée Javva et l'autre, 
Javva la meneur. De la ^Dremiére, Javva, Polo (PauOiicr II pp. 
550 sqq., Yule Polo II p. 217) dit qu'on y arrive après une navigation 
de 1500 lieues à partir de Cyamba dans la direction du S, ou 
du S.-E. Cette île est la plus grande du monde, et elle compte 8000 
milles (selon Pauthier 5000) de tour. Klle appartient au Grand 
Khaan. L'île est très riche et produit du poivre, de la muscade, des 
clous de girofle et d'autres épices en grande quantité. Elle est fré- 
quentée par un grand nombre de navires et il s'y fait un commerce 
très actif, surtout par les marchands de Mangy et deCayton. De 
l'autre île, Javva la meneur, Polo (Paw^/iier II pp. 565 sqq., Yule ?o\o 

II pp. 226 sqq.) dit qu'elle est située à 100 milles de Pentam. Elle 
n'est nullement petite comme le nom semble l'indiquer, au contraire 



275 

elle est grande et compte 2000 milles ou davantage de tour. L'île 
est très fertile et produit surtout des épices. Polo note comme 
une singularité qu'on y voit l'étoile polaire. L'île est partagée en 
8 royaumes, dont chacun a sa langue. Ces royaumes sont le Ferlée, 
le Basmam, le Samara, l'Angrinan, le Lambry, le Fansur et 
deux autres, qu'il n'indique pas particulièrement. (Sur le plus 
remarquable de ces pays, cfr. ces mots). De Jav va la meneur aux 
îles de ÎSecouran et de Gavenispola, il y a 150 milles. — Jord 
{Soc. Géogr. Paris IV p. 51, Yule Jord pp. 30, 31) parle d'une très 
grande île du nom de Jana, située dans l'india Major; elle mesure 
plus de 7000 milles de tour et on y voit des choses merveilleuses, 
entre autres les épices les plus parfumées. On y trouve aussi des 
pygmées et des rats blancs. 11 parle d'une espèce de clous de girofle 
qui, en fleurissant, dégage une odeur tellement forte qu'elle fait 
mourir la personne qui s'y trouve exposée. Mais il n'y a pas de 
poivre. Les habitants d'une partie de l'île mangent les hommes 
blancs et gras qu'ils trouvent. Il y a des pygmées ou petits hommes 
semblables aux nains. — Odor {Cordier pp. 161 sqq., Yule Cathay I 
pp. 87 sqq.) dit que dans le voisinage de Sinohora ou Sumoltra se 
trouve une grande île appelée Fana ou Java qui mesure bien 3000 
milles de tour. Le pays est très fertile et produit beaucoup d'épices 
magnifiques. L'île est fort peuplée et le roi y règne sur sept autres 
rois, et il possède un palais grandiose. Le pays de Panthen est 
situé près de l'île. — Mand {Hall pp. 187 — 188) dit qu'après Betemga 
on arrive à une grande île appelée Java, qui compte 2,000 milles 
de tour. L'île est dépeinte à peu près comme chez Odor. De Java 
on arrive à Pathen. — Sur la C.\rte Gat (Notices pp. 136, 137, 
Riige p. 78), au S. ou plutôt au S.-E. de l'Inde et à l'O. des petites 
îles de Caynam et d'insula Nudorum se trouve une grande île 
«Illa lana», sur laquelle on lit la légende suivante: «Dans l'île 
d'iana on trouve beaucoup d'arbres, bois d'aloès, camphre, 
sandal, les épices fines, la galanga, noix muscade, les arbres de 
cannelle qui est l'épice la plus précieuse de toute l'Inde; et là se 
trouvent de même les macis et ses feuilles». Sur l'île se trouvent 
indiqués les endroits: Regio feminarum, Malao, An gai et 
Semefera. — Gonti {Major pp. 15 sqq.) parle de deux îles, qui se 
trouvent très loin à l'E., au bout du monde. Elles s'appellent Java; 
la seule différence est que l'une est appelée la grande et l'autre, 



276 

la petite. 11 y a 100 milles de distance entre elles et il faut un mois 
pour y aller à la voile du continent. Les iiabitants y sont très 
cruels, ils mangent des rats, des chiens et des chats. Ce n'est pas un 
crime de tuer une personne. La polygamie est très habituelle. Leur 
plus grand plaisir consiste en des combats de coqs. Dans la grande 
Java on trouve un oiseau extraordinaire, dont la peau est employée 
comme ornement. — Chez Gknuks {Fisch-Ong X, Wuttkc Tafel X), 
hors de l'Asie orientale, Sine et Calayum, se trouvent les deux 
grandes îles de .laue, sur lesquelles des renseignements sont donnés 
dans des légendes qu'on voit auprès. La suivante est la principale 
{Fisch Samml. p. 182): «Hec insuie Jaue dicte sunt quarum maj or 
tribus altéra duobus milibus miliarum protenduntur absuntque a 
continente mensis navigatione et ipse sibi centum miliaribus propin- 
que. Istas nepharii et immundi habitant homines (juibus hominem 
occidere pro ludo est; uxores quotlibet sposant». Dans la légende, 
il est encore dit des îles voisines, Sanday et Uandan, que les 
marchandises des ces îles sont exportées «ad Javas» (Ib.). Ensuite, 
l'auteur dit dans la légende de Traprobana (Ib. p. 180) que Trapro- 
bana est la plus grande île du monde, puis vient celle d'Anglia. 
Java maior et minor ne viennent qu'en troisième et en quatrième 
lieu. — Chez Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X), dans la 
partie la plus à l'E. de Mare magnum Indorum se trouve une 
île appelée «Jana insula». — Chez Maiho {Fisch-Ong XV), vers 
l'Extrême-Orient, en face du Chatajo se trouvent deux grandes îles 
séparées ou entourées par plusieurs petites îles. L'île la plus au N. 
s'appelle (iiava mazor, la plus au S. s'appelle (liava menor. Au 
N. de ces deux îles se trouve l'île deZimpungu et au S., de petites 
îles parmi lesquelles sont celles de Sondai, de Ban dan et de 
Campangu, et encore plus au S. «Taprobana over Siometra». 
De Giava mazor on lit la légende suivante (Zurla p. 49): «Cette 
grande île de Giava mazor, située dans l'Extrême-Orient du monde 
en face de Cin, appartenant au Chatajo, et du golfe ou du port de 
Zaiton, mesure à peu près 3(X)0 milles de tour, et elle contient 
1111 (ou IlU?) royaumes. Les habitants y sont idolâtres et cruels. 
L'île elle-même est cependant très agréable et fertile et elle est riche 
en or, en aloè.s, en «solibanzi»{?), en pierreries et en beaucoup 
d'autres choses remarquables. Sur la pointe vers l'est se trouve 
un port appelé Uandan, magnifique, grand et sûr, près de la 



grande ville de Giava, au sujet de laquelle on raconte bien des 
choses merveilleuses». Sur Giava m en or on lit la légende (Ib.): 
«Giava menor est une île fertile qui possède huit royaumes et est 
entourée de huit îles. Il y croît des épices fines. Car sur Giava 
menor il croît du gingembre et d'autres épices excellentes en grande 
quantité. IMais tout ce qui vient de celle-ci et des autres îles est 
transporté après la récolte à Giava mazor, d'oîi on l'envoie en 
trois endroits: à Z ai ton et au Chatajo, en second lieu par la mer 
Indienne à Hormus, Zide et Mecha, enfin par la Mer de Chataj o 
au N. Selon le témoignage de ceux qui naviguent sur cette mer, on 
voit de cette île le pôle sud une aune (brazo?) au-dessus de l'horizon». 
— En somme, quelques auteurs, comme Polo, Coxti, Genues et 
Mauro, mentionnent deux îles de Java, la grande et la petite, 
d'autres auteurs, comme Jord, Odor, Mand, Carte Cat et Walsp, 
mentionnent seulement une île de ce nom. Tous ces auteurs, excepté 
Walsp, ont dépeint Java avec plus ou moins de détails, et leurs 
descriptions présentent plusieurs traits communs. Premièrement, pour 
ce qui regarde les auteurs qui parlent de deux îles, Polo et Mauro 
indiquent la grande fertilité des îles, surtout en épices. Cette indica- 
tion n'est donnée ni par Conti ni par Genues. Ils s'attachent plutôt 
à marquer la cruauté des hommes. D'ailleurs, Genues a pris ses 
indications surtout de Contl Polo et Mauro, qui tous les deux 
ont dépeint Java major et minor séparément, offrent plusieurs 
traits analogues. Ainsi, tous deux indiquent que la grande île 
compte 3000 milles de tour, ce qui est aussi dit chez Conti et 
Genues. Polo et Mauro s'accordent en outre à dire que la petite 
île est partagée en huit royaumes. L'indication de Polo, que la 
petite île mesure 2000 milles de tour, ne se retrouve pas chez 
Mauro, mais bien chez Conti et Genues. Les auteurs qui parlent 
d'une île seulement du nom de Java et la dépeignent, s'accordent 
tous à dire que l'île est un pays très fertile et riche en épices 
(Jord, Odor, Mand et Carte Cat). Quelques-uns d'entre eux indi- 
quent en outre certaines singularités qui se retrouvent chez des 
auteurs qui ont parlé de deux îles. Jord, aussi bien que Conti et 
Genues, dit que les habitants y sont très cruels. Odor et Mand 
disent que l'île est composée de hait royaumes, comme la petite île 
de Polo et de Mauro. Chez Odor, l'île a la même grandeur que la 
grande île de Polo, Conti, Genues et Mauro, oi^i elle mesure 3000 



278 

milles de tour; tandis que chez Mand, lile a la même grandeur que 
la petite île de Polo, Conti et Genues, c'est à dire 200(.) milles. Du reste, 
on retrouve aussi des indications comme celles qui concernent la 
cruauté des habitants, les pygmées, etc. entre les détails que I'olo 
donne au sujet des royaumes particuliers de Java minor, surtout 
dans sa peinture de 13 as m a m. Mais on peut dire (jue les différentes 
indications données par les auteurs au sujet de ces îles ne sont pas 
tellement précises (ju'on puisse par elles distinguer si fauteur a eu 
en vue Java en général, ou plus particulièrement la grande ou la 
petite île. Il suit de là que les différentes opinions ont appelé des 
identifications différentes qu'il est nécessaire d'examiner successivement. 
Javva de Polo a été identifiée avec l'île de Java d'aujourd'hui 
par Pauthier (H p. 550 note 1) aussi bien que par Vi/Ze (Polo II p. 217 
note 1), mais des auteurs anciens l'ont identifiée avec d'autres îles de 
l'archipel, comme à Bornéo et à Sumatra. J a v va la meneu r de 
Polo a été identifiée par Pauthier (II p. 565 note 1) aussi bien que 
par Yiile (Polo II p. 228 note 1) avec l'île de Sumatra d'aujourd'hui. 
Yule (Jord p. 3<J note 5) croit que la Jaua de Jord doit être iden- 
tifiée avec tout l'archipel, quoique les détails qui sont indiqués se 
rapportent surtout à Sumatra. Cordier (p. 162 note 1) et Yule 
(Cathay I p. 87 note 2) croient que Fana ou .lava d'Onon doit 
être identifiée avec Java d'aujourd'hui ainsi que, par suite, Java 
de Mand (cfr. Bov p. 88), puisque Mand, qui n'a pas voyagé lui- 
même, a seulement copié Odor en ce point. Kn ce qui regarde 
lana de la Carte Cat, elle a été identifiée (Notices p. 186) avec 
Ce y 1 an. Mais, selon moi, ce n'est pas exact, car dans la légende 
sur lana on ne lit rien (jui rappelle les légendes générales sur Ceylan 
(cfr. ce mot), mais la légende se rapporte bien mieux à ce (jui est dit 
sur Java, entre autres, par Polo et par Odor. Yule (Cathay I p. 
CCXXV) a cru qu'on avait pensé à Sumatra. Je persiste à croire 
qu'Iana de la Carte Cat est la Javva de Polo et d'ODOR, 
et non pas Ceylan. En ce (|ui regarde les deux Java de Conti, 
différentes opinions ont été émises. Major (p. LXV) croit (ju'on a 
pensé respectivement à Java et à Sumbava. FiscJi (Samml. p. 
182) croit qu'il s'agit de Bornéo et de Java. Les deux iles de 
Genues aussi bien que de Conti, seraient, selon Fisch{\b.), Bornéo 
et Java. Wultke (p. 44), au contraire, croit (|u'on a pensé aux 
iles du Japon, mais probablement ce n'est pas exact. Ouant à 



279 

l'identification de la J ana de VValsp, on ne peut pas dire plus que cette 
île doit être Javva ou Java chez les anciens auteurs. La grande 
et la petite Giava de IMauho ont été identifiées de plusieurs manières 
{Zurla pp. 124 — 126). On les a identifiées respectivement avec Java 
et Bali, avec Java et Bornéo, avec Bornéo et Java. Je 
ne saurais décider quelles îles répondent en réalité aux deu.K 
Giava de Mauro, mais il me semble que la dernière explication, 
disant que Bornéo serait la grande Giava et Java la petite 
Giava, est la plus probable. On n'a identifié aucune des deux 
Giava avec Sumatra, quoique Mauro, dans la description de 
sa petite Giava, ait emprunté plusieurs indications à la de- 
scription de rîle correspondante de Polo, qui est identifiée avec 
Sumatra, Probablement, cela provient de ce que Mauro en un 
autre endroit mentionne l'île de Sumatra sous le nom de Tapro- 
bana ou Siometra, mais cette raison ne me semble pas suffisante. 
Ainsi, il n'est pas impossible que les deux Giava de Mauro doivent 
être tout simplement identifiées avec celles de Polo, soit respective- 
ment avec Java et Sumatra. — En un mot, si l'on veut identifier 
Javva, selon qu'elle se présente comme une ou deux îles, avec 
une île ou quelques-unes de nos jours dans l'archipel, on est obligé 
de se borner à dire qu'on a pensé à Java d'aujourd'hui ou à une 
autre des îles environnantes, ou même en certain cas à tout l'archipel. 

Var. de nom: 

1. Javva: Polo {Paiithier II pp. 559, 565). 

2. Pana: Odor (Cordier p. 161). 

3. Qiaue: Conti {Ram p. 341). 

4. Qiava: Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 49). 

5. lana: Odor [Cordier p. 161 note a). 

Carte Cat (la carte dans Notices p. 132, Ruge p. 78). 

6. laua: Odor (Cordier p. 161 note a). 

7. lava: Odor {Cordier Ib., Yule Cathay II App. II Cap. 20). 

8. Jana: Jord {Soc Géogr. Paris IV p. 51). 

Odor {Yule Cathay II App. I Cap. 21). 

Mand {Lorenz p. 98). 

Carte Cat {Notices p. 136). 

Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X). 

9. Jaua: Jord (Yule Jord p. 30). 

Odor (Yule Cathay II App. I Cap. 21). 

10. Jaue: Genles (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X). 

11. Java: Polo (Yule Polo II pp. 217, 226). 

Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 51). 



280 

Odor {Yiile Cathay 1 p. {<7. II). II A pp. II Cap 20. Cordic 

KU note a). 
Mano {Uall p. 187). 
CoNTi (Major p. lô^. 
Geni'es (Fisch Samml. p 182). 
12. Jave: (h:mi:s [Wittlkc p. 4i\. 

Jaxartes. Ce fleuve, renommô autrefois et surtout au temps 
d" Alexandre, est mentionné par Ptol comme un fleuve du Scythia 
intra I ma uni (VI, 14). — Plin {Nat. Hid. VI, 49) parle d'Iax- 
artes. «quod Scythse Silim vocant». — Sol (p. 180) parle d'un 
fleuve appelé Lax a tes, (jue «Scytha' Silim nominant». — Chez Hald 
{Haverg, Miller IV p. 2()), un fleuve tombe au nord de la mer 
Noire, et à côté de ce fleuve on lit ce qui suit: «fl. Y lis qui et 
Laxates». (Peut-être faut-il lire Jaxates). — Kih (p. 179) dit 
que le roi Hethum en revenant passa le fleuve Djihoun. — Chez 
Leardo (Fisch-Ong XIV), à l'angle N.-E. de la mer Caspienne tombe 
le fleuve Ixarles. Il provient de deux affluents, le Dan as qui vient 
du N., et le Bascans (jui vient du S., et prend lui-môme une direc- 
tion occidentale. Il se jette au N. de Tembouchure du fleuve Oxius. 
— Chez Mauro [Fisch-Ong XV), coule du lac Insicol à la mer Ca- 
spienne un fleuve qui près de Bochara se partage en deux bras; 
un d'eux coule au N, et s'appelle Ocus, l'autre coule au S. et 
s'appelle Ixarxes, tous deux entourent, entre autres, le pays Zagatai. 
Les deux bras tombent dans la mer Caspienne sur la côte N.-E. 
Au sujet de l'Ixarxes, on lit la légende suivante (Z(o7a p. 3B): «Avec 
cet Ixartes on peut dire (lue la Scythie commence, c'est à dire le 
Zagatai, l'Organza, le petit Saray, le grand Saray, ensuite l'Edil, 
le Ta nais, l'Ozuch qu'on peut tous appeler Scythes ou Tartares». Sur 
le fleuve Ixarxes se trouve la ville d'Amon, dont la légende dit(Ib.): 
«Ceci est le port de Zagatai». — Id. le Syr-Darja. — Cfr. Amol. 

Var. de nom: 

1. Jaxartes Nom iincicn. 

2. Djihoun Kiit (p. ITl»)- 
M. laxartes l'ioi, i\'I, 14l 

l'i.iN (.V(//. Ilist. VI, -lil). 

4. Ixartes: Lkahdo (Fisch-Oini XIV). 

Mai'IU) (Xiirld p. .'i.'J, liiujc p. 80). 

5. Ixarxes Malho (/•"i.sc/i-Oh;/ XV). 

6. Jaxates: IIai-î) {Miller IV p. 2(;). 

7. Laxates: Soi. (p. 180). 

Mali. {Iliwcru, Miller IV p. 2(;). 



281 

8. Sihoun: Km (p. 17S note 14). 

9. Silim: Plin {Sat. Hist. VI, 49). 

Sol (p. 180j. 
10. Ylis: Hald {Miller IV p. 26). 

Jaxates v. Jaxartes. 

Jaych V. Jaec. 

Jehlam. C'est avec ce fleuve qu'on a identifié H y d as pi s. 

Jenissei. Zurla (p. 113) veut reconnaître ce fleuve sibérien 
dans un des fleuves sans nom qui, chez Mauro, coulent au N. et 
tombent dans la mer Glaciale. 

Jen-tschou. Ville avec laquelle on a identifié Gundinfu. 

Jepta. Sur la Gaute Gat {Notices p. 119, Ruge p. 78), ville 
d'Arabie sur le golfe Persique, dans le voisinage d'Almedina. 

Jerchan v. Siarciam. 

Jerun ou leroun. Gfr. Hormos. 

Jesd. G'est avec cette ville qu'a été identifié Zasdi. 

Jetrib. Sur la Garte Gat [Notices p. 119, Riige p. 78), ville 
d'Arabie sur le golfe Persique. Près de la ville se trouvent les iles 
«Duo Maria» et «Euro». 

Job v. Hur. 

Jogour v. lugures. 

Johannes Presbyter. Garp [Soc. Géogr. Paris IV p. 655) dit 
que Gengis-khan envoya une armée dans l'India Major, où régnait 
le roi qui fut appelé généralement Johannes Presbyter. — Rubr 
(Ib. pp. 260 sqq., 295) dit qu'en Garacatay «erat quidam pastor potens 
et dominus super populum, qui dicebantur Haiman, qui erant chris- 
tiani nestorini». Quand Gon cham, qui était chef du Garacatay, 
mourut, <elevavit se ille nestorinus in regem et vocabant eum nesto- 
rini regem Johannem, et plus dicebant de ipso in decuplo quam 
Veritas esset». Et il ajoute: «exivit magna fama de illo rege Jo- 
hanne». Plus loin, il dit de Naiman que «erant proprii homines 
ipsius Presbiteri Johannis» (Ib. p. 295). — Polo [Pauthier l pp. 
173 sqq., Yule Polo I pp. 204 sqq.) raconte que les Tatars au com- 
mencement demeuraient tout au N. de Giorcia. Ils n'étaient pas 
indépendants, mais ils payaient tribut à Une G an, un grand et 
puissant souverain, qui à l'Occident fut appelé Prestre Jehan et 
dont tout le monde connaît le grand empire. Mais les Tatars crois- 
saient, aussi le Prestre Jehan craignit de ne plus pouvoir les 



282 

soumettre. Ainsi, il se décida à les disperser dans les pays différents. 
Les Tatars. ne voulant pas se résigner, quittèrent leur ancien pays, 
passèrent le désert et s'installèrent dans un pays situé tout au N. 
lis ne payèrent plus de tribut et en l'an 1187 ils se choisirent parmi 
eux-mêmes un chef, appelé Gengis-khan. Son autorité crût consi- 
dérablement. En 1200, il envoya une ambassade au Prestre Jehan 
pour demander sa fille en mariage, mais sa demande fut repoussée. 
Alors, il décida de se venger et rassembla une armée puissante, avec 
laquelle il s'avança contre le Frestre Jehan. Les deux armées se 
rencontrèrent à Tanduc, dans une plaine du pays du Prestre Jehan, 
[^e Frestre Jehan fut vaincu et son pays fut soumis par Gengis- 
khan. Fins loin, Folo dit (Pauthier I p. 208, Yulc Folo I p. 249) que 
le pays de Tanduc appartient au Grand Khaan, mais qu'il est 
gouverné par des descendants du Frestre Jehan. Ils reçoivent 
toujours comme épouses des princesses de la famille du Grand 
Khaan. Au temps de Polo, le prince du pays s'appellait Jorge 
ou George. Plus loin, il dit (Pauthier II p. 450, Yule Folo II p. 104) 
que le fleuve Caramoran vient du pays du Frestre Jehan. — 
CoRv {Mosh App. 44 p. 115, Yulc Cathay 1 p. 199) dit dans sa pre- 
mière lettre que près du Cathay se trouvait un certain roi, appelé 
George, de la secte des Nestoriens, «qui erat de génère illustris Magni 
Hegis, qui dictus fuit presbyter Johannes de India»; il fit venir 
CoHv et il fut converti par lui, ainsi que plusieurs de son peuple, à 
la vraie Église catholique. — Ric (p. 120) raconte que le Grand 
Khaan envoya une armée en Cathaia et ultima India où 
il vainquit le Prester Johannes, dont il prit le pays. Le fils du 
(irand Khaan épousa la fille du Frester Johannes. — Chex Vksc 
[ZeUschr. Erdk. Berl. XXVI Tafel 8, Miller 111 p. 135), à l'Extrême- 
Orient de l'Asie se trouve un pays, où on lit la légende suivante: 
• India inferior Jo bannis presbyteri». — Jord [Soc. Céogr. 
Paris IV' p. 50, Yule Jord p. 42) place le Frestre Johan dans 
rindia tertia et dit (|u'il est l'empereur de TK th io pie, «(juem vos 
vocatis Frestre Johan». — Odoh [Cordier pp. 43.'{ s(|q., Yulc Cathay 
I pp. 1 4() sqq), dit ((u'après avoir quitté le Cathay et voyagé du 
côté de rO. pendant 50 jours, il arriva au pays du Prostré Jehan, 
fjui dans l'édition de Cordier mais non chez Yulc est appelé l'île de 
Penthexoire. La ville principale et le pays tout entier sont ap- 
pelés Cosan ou To/.an. Odou ne croit pas à la vérité du centième 



283 

de ce qui est dit du Prestre Jehan. Les épouses du Prestre 
Jehan sont toujours prises dans la famille du Grand Khaan. — 
Mar {Yule Cathay II p. 348) dit du Gyon qu'il coule autour du 
pays d'Ethiopie, où demeurent aujourd'hui les nègres et qui est 
appelé le pays du Prester John. — Maxd {Hall pp. 269 — 74) donne 
une description particulièrement confuse du pays du Prestre John. 
En quittant Bacharie, on voyage pendant plusieurs jours par le pays 
du Prestre John, qui est une île et s'appelle Pentexoire. 
Le Prestre John est appelé l'Empereur de l'Inde. Le pays 
contient plusieurs villes, dont la principale s'appelle Nyse. Le 
Prestre John gouverne beaucoup de rois et d'îles. Le pays 
est riche, pourtant moins que le Cathay. A cause de cela, 
les marchands n'y viennent pas aussi souvent, ils vont plutôt 
au Cathay, car le voyage n'est pas aussi long, ni si difficile; 
plusieurs dangers guettent en effet les voyageurs, entre autres 
les récifs magnétiques d'Adam an te s. Le Prestre John est im- 
mensément riche, très puissant, et il est un vrai chrétien. Pour 
l'origine du nom du Prestre John, Maxd (Ib. pp. 298 — 99) raconte 
qu'un empereur puissant voulut une fois voir un service chrétien. 
Il en vit un en Egypte. Après la fin du service, il demanda au prêtre 
ce qu'il fallait faire pour devenir un bon chrétien, et l'autre lui ré- 
pondit qu'il fallait devenir prêtre. L'empereur s'appellait John 
et c'est à cause de cela qu'il fut appelé Prestre John. Sa 
fille fut mariée au Grand Khaan (Ib. p. 248), L'île de Milsterak 
(Ib. p. 277) appartenait aussi à son empire, et dans le voisinage de 
son pays se trouvait l'île de Cas s on (Ib. p. 306). — Sur la Carte 
Cat, Preste Johan est placé dans l'Ethiopie, car il est dit d'un 
souverain de Nubie {Notices p. 115, Ruge p. 78): «Ce roi est toujours 
en guerre avec les chrétiens de Nubie, qui sont sous la domination de 
l'empereur d'Ethiopie, du pays du Preste Johan». — Chez Bian 
{Fisch-Ong IX, Miller III p. 145), se trouve «Imperion prête Janis» 
dans l'Ethiopie à l'O. de Basera. — Chez Gexues {Fisch-Ong 
X, Wuttke Tafel 10), presbyter Johannes revient en plusieurs 
endroits. Sur la chaîne de montagnes qui, sur la carte, s'étend vers 
l'orient à travers l'Asie est dessiné un passage avec une tour, à l'E. 
de porte ferri; on y lit la légende suivante (Fisc/i Samml. p. 196): 
«Has turres construxit presbyter Johannes rex, ne inclusis homi- 
nibus ad eum pateat accessus». Au S. de ceci, on voit dessinée sur 



284 

la carte Timage d'un souverain, indiqué dans une légende à côlé 
comme «Indorum Kex», nom (jue Fisch (Ib. p. 1118) croit un autre 
nom du presbyter Johannes. Ensuite, selon Fisch (Ib. p. 1()()\ 
presbyter Johannes se trouverait dessiné sur la carte dans 
l'Abyssinie ou dans TKgypte. — Chez W.vi.sp {ZcitscJir. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel X), dans l'Asie orientale, auprès du Tigre, un des fleuves 
du Paradis, se trouve une ville au sujet de laquelle on lit la lé- 
gende suivante: «Portana sive Nyessa caput indorum ubi prbr 
Johannes habitat». — Chez Leahdo {FischOng WV, Berchct p. 15). 
on lit dans lÉthiopie, à l'E. de Babilonia, la légende suivante: 
«Timperio del prête Jani». — Chez Mauho [Fisch-Ong XY^Ruge p. 
80, Zurla pp. 60, 61, 118), Presto Janni est placé dans l'Abassia 
ou l'Abyssinie; sur la carte, on lit quelques légendes, que je ne 
cite pas ici. Ouant à ces légendes, cfr. Rugc et Zurla. — De tout ceci, 
il résulte que les anciens auteurs plaçaient le Presbyter Johannes 
dans l'Asie la plus éloignée: ainsi faisaient Carp, Ruhr, Polo, 
CoRv, Kic, Vesc, Odor et Mand. Jord est le premier de nos auteurs 
fjui mit cet empire en Ethiopie, mais les auteurs récents firent en 
général de même, comme Mar, Carte Cat, Bian, (Jenues, Leaiu)o 
et Mai'ro. Walsp est le seul auteur récent f[ui mit le pays du Pres- 
byter Johannes en Asie, pourtant, il faut noter ([ue Genues parle 
d'un Presbyter Johannes dans l'Ethiopie aussi bien que dans 
l'Asie. Pour la légende du Presbyter Johannes, elle est traitée à 
fond dans une dissertation de Zarnke, «Der Priester Johannes», dans 
Abh. der Phil. — Hist. Klasse der Siichs. Akad. d. Wiss. Bd VII. Leipzig 
1879. Malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion de l'employer. Il 
suffit du reste de dire (|ue la légende du Presbyter J ohannes est 
venue probablement de la fondation de l'Empire du Caracatay 
dans la première moitié du i2'.ïl^ siècle. Car Yeliu-Tashi, le créateur 
de ce royaume, qui atta(|ua les Sel dj o n ki des etc. dans l'Asie anté- 
rieure, fut un allié contre les infidèles pour les chrétiens de l'Occident. 
La notion vague des Xestoriens, répandus sur de grandes parties de 
l'Asie, contribua ù développer et à i)roi)ager la légende. A mesure (jue 
la connaissance de l'Asie s'accrut i)ar l'étendue des communications, 
il fallut chercher le Presbyter Johannes dans des contrées moins 
connues, situées plus loin. Ainsi, on le chercha dans l'Inde, puis 
on crut le re('onnaitre dans le souverain de l'Abyssinie. Outre que 
ce souverain était chrétien, le fait que le nom de l'Inde fut quelquefois 



285 

étendu à tous les pays compris de l'extrême Asie orientale jusqu'à 
l'Ethiopie, — ce dernier pays étant souvent appelé India tertia, 
— aura contribué à transporter ainsi la légende du Presbyter Jo- 
hannes de l'Asie orientale et de l'Inde en Ethiopie. À en juger par 
la description donnée plus haut des indications différentes concernant 
le Presbyter Johannes, ce changement dans la conception du pays 
habité par le Presbyter Johannes aurait eu lieu dans la première 
moitié du 141!^ siècle. (Cfr, D'Avezac dans Soc. Géogr, Paris IV 
pp. 547 — 564, Yule Polo I p. 205 note 3, Cordier p. 435 note 1, 
Bov p. 100, Zeitschr. Erdk. Berlin XXYI p. 397, Fisch Samml. pp. 
197 sqq., Richthofen China I pp. 580 sqq., Riige pp. 37 sqq). 

Var. de nom: 

1. Johannes Presbyter: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 655). 

CoRv [Mosh App. 44 p. 115). 

Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8). 

Mand (Lorenz p. 162). 

Genues (Fisch Samml. p. 196). 

Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X). 

2. Johannes Presbiter: Rubk (Soc. Géogr. Paris p. 295). 

3. Emperour of Ynde: Mand {Hall p. 182). 

4. Indorum Rex: Genues (Fisch-Ong X, Wnttke Tafel X). 

5. Johannes Rex: Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 260 1. 

6. Precezoan: Odor (Cordier p. 433 note g). 

7. Preste Johan: Carte Cat [Sotices p. 115). 

8. Prester Johannes: Ric (p. 120). 

9. Prester John: Polo (Yule Polo I p. 204). 

CoRv (Yule Cathay I p. 199). 
Mar (Yule Cathay II p. 348). 

10. Presto Janni: Mauro (Zurla p. 60, Ruge p. 80). 

11. Prestre Jehan: Polo (Pauthier I p. 173). 

Odor (Cordier p. 433). 

12. Prestre Johan: Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 56, Yule .lord p. 42). 

13. Prestre John: Mand (Hall p. 269). 

14. Prête Qianni: Odor (Cordier p. 433 note g). 

15. Pretegoanî: Odor (Ih.). 

16. Prête Jani: Leardo (Fisch-Ong XIV). 

17. Prête Janis: Bian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 145). 

18. Pretesoan: Odor (Cordier p. 433 note g). 

19. Pretezoan : Odor (Ib.). 

20. Pretozoan: Odor (Ib.). 

Johannes Rex v. Johannes Presbyter. 

Johannina. Selon Mar [Yule Cathay II p. 356), nom d'une 
cloche dans Zavton. 



286 

Jong V. Jons. 

Jonger v. > 

Jongh V. » 

Jons. Hkt (Cap. 19) raconte de Cobila can qu'il «fundavil 
quandam civitatem quae vocatur Jons, in regno Catliay, quaî major 
est Roma ut dicitur. Et in illa civitate moram traxit Cobila Can 
Imperator Tartarorum usque ad ultimum diem vitœ suse». — Mand 
(Hall p. 231) aussi dit que Kublai «founded the grete cytee Izonge 
in Cathay that is a gret del more than Rome^, et en un autre 
endroit (Ib. p. 240), il mentionne la ville de Jong parmi les villes 
de résidence du Khaan. 

Var. de nom: 

1. Jons: Het (Cap. 19). 

2. longh: Mand (Lorenz p. 122). 

3. Izonge: Mand Hall p. 231). 

4. Jong: Mand (Ib. note e). 

5. Jonger: Mand (Ib !. 

G. Jongh: Mand i Lorenz p. 141). 

Jorgens. Nom de la Géorgie. 

Jorjaniah v. Urganth. 

Jorman. Sur la Carte Cat {Rugc p. 78), ville située à l'extré- 
mité ouest du mont Sebur, tout au milieu des villes de Pasch erti 
à l'E. et Borgar à TO. 

Var. de nom : 

1. Jorman: Cartk Cat (la carte dans Sotices p. 118, Ruge p. 78). 
2 Jornan; Carte Cat iNolices p. 131). 

Jornan v. Jorman. 

Judaci. Cfr. Qog et Magog. 

Juju v. Qiugiu. 

Jungtschan. X'ille avec laquelle a été identifié Erguiui. 

Jungtschang. Vaille avec laquelle on a identifié Vocian. 
Avec le pays d'alentour, on a identifié Zardandan. 

Junk V. Junki. 

Junki. Sur ces grands navires chinois, qui sont employés entre 
le Cataia et Tlnde, il est donné plusieurs indications dans la litté- 
rature de voyage du moyen-ùge et sur les cartes. — V olo {Pauthicr \\ 
pp. 584 sqq., Yule Polo II pp. 195 sqq.) dit qu'ils sont construits en 
bois de pin et (pfils ont seulement un pont. Us contiennent 50 à 
60 cabines pour les passagers, ()ui généralement sont des voyageurs 



287 

de commerce. Chacun a sa cabine. Le navire a seulement un gou- 
vernail, mais quatre mâts, et quelquefois on emploie encore deux 
mâts provisoires. Les flancs du navire consistent en une double 
rangée de planches superposées et bien attachées avec clous de fer. 
(Cfr. la façon de bâtir les navires qui s'appellent Jase et qui sont 
employés pour le trafic entre l'Inde et Hormos). Chaque année 
le navire doit être réparé, ce qui se fait en clouant une nouvelle 
couche de planches par-dessus les autres. Ainsi fait-on chaque 
année, jusqu'à ce que les flancs du navire consistent en six couches 
de planches. Alors, on ne peut plus le réparer. On ne l'emploie plus 
alors au transport en pleine mer, mais au cabotage. Pour conduire 
chaque navire, il faut 200 à 300 marins. Les navires sont tellement 
grands qu'ils peuvent contenir 5000 à 6000 charges de poivre. Quand 
le vent n'est pas suffisant pour faire avancer le navire, on emploie 
des rames, si grandes qu'il faut quatre hommes pour chaque rame. 
Chaque navire de cette sorte est accompagné de deux ou trois autres 
plus petits, qui pourtant sont assez grands pour contenir 1000 
charges de poivre et nécessitent 50 à 60, et même jusqu'à 80 à 100 
hommes d'équipage. Ces petits navires font avancer le grand, 
quand on employé les rames. Outre cela, chaque grand navire a 
dix batelets, qui lui servent, quand on a jeté l'ancre, pour transporter 
de provisions etc. Dans l'édition de Yule, on trouve même que ces 
grands navires ont environ 13 cloisons imperméables. — Jord (Soc. 
Géogr. Paris IV p. 62, Y'ule Jord pp. 54, 55) dit que les navires du 
Cathay sont très grands. Ils ont plus de 100 cabines et par un 
vent favorable ils peuvent déployer dix voiles. Ils sont faits de trois 
couches de planches, mises dans un certain ordre et superposées. Les 
navires sont très lourds et informes, ce qui les fait hésiter à prendre 
la mer même dans les temps regardés par les marins de l'Occident 
comme favorables. Les marins chinois ne sont pas aussi bons que 
ceux de l'Occident. Un de ces derniers vaut cent marins chinois. — 
Odor [Cordier p. 84, Yîile Cathay I p. 73) dit que dans Polumbum 
il s'embarqua sur un des navires qui s'appellent coque ou junk 
et qui entretenaient la communication avec l'India Superior et 
Zaiton. A bord d'un tel navire se trouvent environ 700 personnes, 
passagers et marins y compris. Chaque fois que le navire s'approche 
d'un port, on le regarde très soigneusement pour voir s'il n'y a pas 
d'hommes morts. Yule croit, Ib. p. 74 note 1, qu'OooR y a pensé 



288 

à une inspection exacte des passagers et de la cargaison qu'on fut 
obligé de faire avant que le navire entrât dans un port chinois. — 
Mah [YuIc Cathay II p. 351)) dit qu'il s'embarqua dans Min u bar sur 
un navire cpii s'appelle J un k i. et pendant ce voyage il eut à essuyer une 
tempête terrible. — Sur la Carte Cat (Notices p. 120, Ruge p. 78), 
dans l'océan Indien se trouve un grand navire dessiné avec cinq mâts; 
on lit la légende suivante: «Sachez que ces navires sont appelés inchi 
et ont 60 coudées de carène et 34 coudées au moins d'oeuvre morte. Ils 
ont de quatre à dix mâts, et leurs voiles sont faites de roseaux et de 
feuilles de palmier». — Conti {Major' pp. 26, 27) dit que les navires 
sont beaucoup i)lus grands que ceux qui sont en usage dans l'Occident. 
Ils ont cinq voiles et cinq mâts. Us sont formés de trois couches de 
planches superposées pour résister aux tempêtes, auxquelles ils sont 
très exposés. Quelques navires sont bâtis avec des cloisons imper- 
méables, de sorte que si une partie du navire est endommagée, il peut 
pourtant continuer le voyage. Ils sont gouvernés sans employer le 
compas et la route se détermine en observant la latitude. — Chez 
Genues {Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), dans l'océan Indien se trouve 
dessiné un navire sous lequel on lit la légende suivante [Fisch Samml. 
p. 185): «In hoc mari australis poli aspectu navigant septentrionali 
absconso», et «Indicus pelagus multis occupalur insulis, scoi)ulis et 
scirtis, hec ideo eorum naves pluribus construuntur medianis quatenus 
si in aliqua eius parte frangantur pars reliqua ad eorum iter con- 
plendum sufficienter suppléât. Quas etiam pluribus malis de tribus ad 
X comnumientes velis quoque ex arundinibus et palmarum foliis 
contextis utentes velocissime suum cursum perficiunt. Et eis per- 
maxime speciebus et céleris aromatibus oneratis sepius ad Mecham 
Arabie applicantes mercatoribus occidentalibus per mutationem mer- 
cium emunt». — Chez Mauro {Zurla p. 52), dans l'océan Indien on 
lit la légende suivante: «Les navires ou Zonchi qui naviguent sur 
cette mer ont quatre mâts, outre deux autres qu'on peut élever et 
abaisser. Ils ont 40 à 60 cabines pour les marchands et un seul 
gouvernail. Us naviguent sans compas, mais ils ont un astronome, 
fjui se met à une place isolée sur le pont avec l'astrolabe dans sa 
main, pour indiquer la route». — Ce sont ces Junki chinois qui du 
treizième au cpiinzième siècle faisaient un tel transport de marchan- 
dises dans les parages de l'Inde. Us dominèrent la mer jusqu'au 
moment oii les Portugais réussirent à les supplanter. Comme il est 



289 

indi(|ué plus haut, ces navires étaient plus puissants, plus grands 
que ceux qu'on employait en F>urope. Il semble que leur grandeur 
s'accrut avec le développement du commerce, car Batuta, qui donne 
sur eux les détails les plus complets, leur donne plus de grandeur 
encore que n'avait fait auparavant Polo. De là vient qu'un auteur 
les a comparés à des «montagnes qui nagent» (Fisch Samml. p. 
186, Yule Polo II p. 2H8 note 1, Ib. p. 198 note 6, Yule Cathay II 
p. 356 note 3). 

Var. de nom : 

1. Junki : Mak {Yule Cathay II p. 356 note 3). 

2. Cocum: Odor (II). App. I Gap. 15 note 6). 

3. Conchum: Onoii (Ib.\ 

4. Coque: Odok iCordicr p. 84\ 

5. Inchi: Caktk Cat [Sotices p. 120, Riige p. 7b). 

6. Junk: Odok {Yule Cathay I p. 73). 

.Mar (Ib. II p. 356). 

7. Lonclum: Odou (Ib. II App. I Cap. 15). 
S. Zochi: Ouou (II), note 6). 

9. Zocum: Odou (Ib.). 

10. Zonchi: Mauko {Ziirla p. 52). 

11. Zuncum: Odoh Yule Cathay II .\pp. I Cap. 15 note 6). 

Jiinnan. Avec la province de J iinnan a été identifié Caraian 
et avec la ville de Jiinnan, Jacin. 

Jusgana v. Qana. 

Juvia. Selon Cos.m (Topogr. Christ, p. 138, Crindle p. 49), 
nom d'un pays situé entre la Perse et le Tzinitza. Car il dit 
que, depuis le Tzinitza jusqu'à la Perse, «intermedia Juvia, India 
et Bactrorum regione», on trouve 150 «Mansiones* (auberges et 
relais). 

Var. de nom: 

1. Juvia: CosM (Topo(jr. Chrisl. p. 138). 

2. louvia: Co.sM {Crindle p. 49;. 



19 



Kabul, C'est avec cette ville qu'on peut probablement identifier 
C h a b o 1 . 

Kadesia. Ville avec laquelle on a identifié Cade. 

Kaff V. Raff. 

Kaffa V. Caffa. 

Kaffar v. » 

Kaffer v. » 

Kaffo V. Caffolos. 

Kafiristan. C'est avec ce pays qu'on a identifié Bacan. 

Kaicai v. Kitai. 

Kaicui v. » 

Kaidak v. Kaïtak. 

Kai-fong. Ville avec laquelle a été identifié Quiafu. 

Kaïkhant. Selon Km (p. 179), localité par laquelle passa le 
roi H et hum à son retour. A en juger par l'ordre dans lequel les 
endroits divers sont mentionnés, il semble avoir été situé quelque 
part entre Balkasch et Samarkand. 

Kain. Cfr. Tunocain. 

Kaiping-fu. Ville avec laquelle a été identifie (>iandu. 

Kaïtak ou Kaidak. Peuple avec lequel on a voulu identifier 
Keyat. 

Kaitam v. Caiton. 

Kakan v. Chaan. 

Kakhs ou Caci. Peuple avec lecjuel ont été identifiés les Cas si. 

Kalanot v. Cyamba. 

Kalanoth v. > 

Kalhat. Ville avec laquelle on a identifié Cal a tu. 

Kalmouks. C'est avec ce peuple (ju'on a identifié Voyrat. 

Kaloy V. Cadili. 

Kalyan. C'est avec celte place qu'a etc identifié Calliana. 

Kamach v. Camath. 

Kambodja ou le Cambodffc C'est avec la côte de ce pays 
(|u'a été identifié Cyamba. 

Kamchu v. Campicion. 

Kamorum nigrorum terra v. Karakitai. 



291 

Kamul V. Camul. 

Kana v. Tanaim. 

Kanara ou Garnata. C'est avec cette province qu'on a identifié 
Chanara. 

Kandahar. C'est avec cette ville qu'a été identifié Candar. 

Kangitae v. Cangitae. 

Kangle ou Kankle. Cfr. Cangitae. 

Kansan v. Cossam. 

Kansu. C'est avec cette province qu'a été identifié Cossam, 
Tanfïut a été identifié avec une partie de cette province. 

Kàntschou. Ville avec laquelle ont été identifiés Cossam et 
Camp icion. 

Kao-yu. Ville avec laquelle on a identifié Cayu. 

Karabagh. Clav {Markh p. 184) parle d'une plaine de ce nom^ 
consistant en de vastes landes avec de bons pâturages. C'est un 
pays fort chaud et s'il y tombe quelquefois de la neige, elle fond tout 
de suite. Voilà pourquoi les souverains persans y passent volontiers 
l'hiver. — Schilt {Xiirnb Cap. 56, Telj p. 86) parle aussi de la 
plaine comme d'une place à passer l'hiver. Elle est remarquable 
par de bons pâturages. Le fleuve Chur coule à travers la plaine. 
— Chez ^Mauro (la carte de Zurla), on trouve près d'Archa Noe 
une montagne «M. Charabach». — Identique avec le Karabagh 
d'aujourd'hui, entre les fleuves Kur et Arax. (Cfr. Wappàus p. 990). 
Sur sa frontière méridionale s'étend une chaîne de montagnes du 
même nom, qui part de l'Ararat dans la direction du S.-E. Cfr. 
Wappdus p. 980, Telf p. 31 note 2, Ib. p. 234 Cap. 62 note 1. 

Var. de nom: 

1. Karabagh: Clav (Markh p. 184'. 

2. Charabach: Schilt {Sûrnb Cap. 22). 

M.\LRO (la carte de Zurla). 

3. Karawag: Schilt iSiirnb Cap. 56, Telf p. 86). 

4. Scharabach: Schilt {Telf p. 31). 

Karaian v. Caraian. 

Kara-Kilissa. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Calacresti. 

Karakitai. Kir (p. 1~8) mentionne que, dans son voyage, le 
roi Hethum traversa un pays appelé Oarakhathai. — Carp 
nomme {Soc. Géogr. Paris \V p. 707) parmi les peuples subjugués 
par les Mongols les «Karakitai sive nigri Kitai». Plus loin 
(Ib. p. 750), il dit de la «terra nigrorum Kitaorum» qu'elle 



292 

était située au N. de terra Biserminorum. Il dépeint le pays 
plus en détail (Ib. p. 751) en disant (ju'en partant il j)assa par là; 
la capitale rebâtie s'appelait Oniyl. Ayant ijuitté le pays, il arriva 
à un lac pas très grand (Kisil Basch), dont il a oublié le nom, sur 
la rive duquel il y a une place très orageuse. (Cfr. V^al lis tempes- 
tuosa). La contrée à l'entour était sillonnée de fleuves. — Polon 
(Ib. p. 777) dit qu'en partant, après avoir quitté Turkya, ils 
entrèrent en «Kara-Kytai, id est Niger Kytai»; les habitants 
du pays étaient païens et il ne s'y trouva aucune ville. — Hubu (Ib. 
p. 280) dit qu'en partant, (juelque temps après avoir passé Ta las, 
il arriva à un pays montagneux, où demeuraient les Garacatai. 
Là, il y avait un fleuve qui n'était pas guéable et les força à se servir 
d'un bateau pour passer. Du peuple même il dit (Ib. p. 2()0) qu'ils se 
nommaient Caracatayet que cela signiflait proprement nigerCatay. 
Ils étaient appelés ainsi à la différence des proi)res Catay «qui sunt 
in oriente super occeanum». Il dit ensuite (|ue Rex J oh an nés 
appartenait à ce peuple. (Cfr. Johannes Presbyten. Le fleuve 
dont RuBR parle est, selon Schmidt (p. 42), l'Ili, et les montagnes où 
demeuraient les Garacatai seraient la chaîne de Mainak, continua- 
tion au N.O. de l'Alatau transilien. — Identique avec le pays 
situé entre les lacs Balkash, Ala-Kul et Issik-Kul {Schmidt p. 
42, Soc. Géogr. Paris IV p. 515). Cet empire des Karakithans 
fut fondé en 1124 par Yeliu-Tashi, descendant de la vieille 
dynastie de Lian dans le pays des Kithans. L'empire fleuit 
si)lendidement et s'étendit vers l'ouest jusqu'à Chiva et en Perse. 
Il se maintint jusqu'à Tan 1210, époque où il fut conquis par un 
khan chrétien des Naimans pour disparaître immédiatement dans 
limmense empire de Gengiskhan {Richthojen China I pp. 579 
sqq., Yule Calhay I pp. 176 sqq., Ib. II p. 573, Yule Polo I p. 206) 

Var. de nom: 

1. Karakitai Carp {Sov. Géogr. Paris IV p. TOT). 

2. Caracatal: Hlbr (Ib. p. 280, p. 2G() note 1). 

3. Caracatay: Uubr (Ib. p. 2(;0l. 

4. Caracatos: Ulbk (Ib. note 2;. 

5. Caratai: Ui »h (II), p. 260 note (Jl. 

(î. Caratatal: Rl-bk (Ib. p. 280 note \2\ 

7. Caratatay: Bubr (Ib. p. 2»)0). 

S. Caratay; Hibr (Ib. p. 2()ll 

'.). Carsitatay: Hcnn (Ib. p. 2(5(> noie 1). 

10. Carstatay: HtBii ilb. p 2G0 note 1). 



293 

11. Catay niger: Hliui (Ib. p. 260). 

l'2. Kamorum nigrorum terra: Caup (Ib. p. 751 note 1). 

Vj. Kara-Kytai: Cahp (Ib. p. 707 note 15). 

Pot.oN- (II), p. 777). 

1-i. Kicaorum nigrorum terra: Cakh (Ib. p. 750 note 13). 

15. Kitai nigri: {]aiip (Ib. p. 707). 

1(5. Kitaorum nigrorum terra: Cahp (Ib. p. 751). 

17. Kitay nigri: Cari' (Ib. p. 707 note 15). 

l!S. Kytai Niger: Polon (II), p. 777). 

1!». Kytai nigri: Cakp (Ib. p. 707 note 15). 

20. Kytaorum nigrorum terra: Carp (Ib. p. 751 note 1). 

21. Kythaorum nigrorum terra: Carp (Ib. p. 750 note 1.']). 

22. Qarakliathai: Km (p. 1781. 

28. Taratay: Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 280 note 12). 

Karakithans, les. C'est avec ce peuple qu'on a identifié 
Karaki tai. 

Karakorum. C'est avec cette ville mongole qu'il faut identifier 
Caraca ion. 

Kara Kytai v. Karakitai. 

Karamoran v. Caramoram. 

Kara- Mouren v. » 

Karaniti. Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 708) cite, parmi les 
peuples subjugués par les Mongols, les Karaniti. Ailleurs, il dit 
(Ib. p. 651) que Gengis-khan attaqua «terram Karanitarum». 
— C'était un peuple de l'Asie centrale. Selon la carte {Soc. Géogr. 
Paris IV, 2), D'xivezac le place aux environs du B aï k al, cependant, 
il ne semble pas en être sûr. (Cfr. Ib. p. 540). 

Var. de nom: 

1. Karaniti: Carp (.Soc. Géogr. Paris IV p. 708). 

Caranici: Carp (Ib. note 3). 
3. Caraniti: Carp (Ib.). 
4 Carauicarum terra: Carp (Ib. p. 651 note 9). 

Karatnitarum terra: Carp (Ib.). 

Karauiti: Carp (Ib. p. 708 note 3\ 

Karaschar. Quoique certainement à tort, on a identifié S i a r c i a m 
avec cette ville. 

Karasser. Schilt {Nurnb Cap. 28, Telf p. 43) parle d'un 
pays de ce nom. Riche en vignes. — Id. avec les ruines de la ville 
de Kohrasar en Mésopotamie près de Mardi n [Telf p. 151 
note 5, la carte de Telf, Ritter Erdk. XI pp. 368 sqq.). 

Karatnitarum terra v. Karaniti. 

Karatau. C'est avec ce mont qu'on a identifié le Khartchouk h 



294 

de Kir. Selon la carte de Schmidl, le Karatau, l'A la tau et les 
montagnes d'Alexandre semblent être les Montes Caucasi de 

RUBH. 

Karauiti v. Karaniti. 

Karawag v. Karabagh. 

Karckeri v. Karkeri. 

Karemen v. Carmania. 

Karkeri. Selon Schilt (Xurîtb Cap. al. Telf p. 49), ville du 
pays de Sudi. — Identifiée comme une ville ou une forteresse de la 
Crimée {Tclf p. 176 note 8). 

Var. de nom: 

1 Karkeri: Schilt (yUrnb Cap. ol). 
2. Karckeri: Schilt (Telf p. -4!>l. 

Kars. C'est avec celte ville qu'a été identifié Cars. 

Karun. Cet affluent de gauche de FEuphrate et du Tigre 
réunis (du G h us i s tan). Fisch (Samml. p. 120) le croit indiipié sur la 
carte de Car. Sur cette carte, il a la même embouchure (|ue l'Euphrate 
et le Tigre. Il est aussi appelé le Kercha. 

Kasan v. Cossam. 

Kaschan. Cest avec cette ville qu'on a identifié Cassan. 

Kaschi. Ville avec la(iuelle on a identifié Chechi. 

Kashgar. C'est avec cette ville ({u'on a identifié Cascar. 

Kashmir. C'est avec cette ville qu'ont été identifiés Casmir 
et C a m a r. 

Kassan v. Cossam. 

Kaswin. C'est avec cette ville qu'on a identifié Cas vin. D'ail- 
leurs, on a voulu identifier Cas mon il, Xaharcan et Qazouin 
avec cette ville. 

Katay v. Cataia. 

Katagan. Avec cette province on a identifié Gana. 

Katchy ou Qaschy. C'est avec ce peuple qu'on a identifié 
les Cassi. 

Kathon v. Gathan. 

Kaulem v. Coilun. 

Kaveripattam. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Caber. 

Kayal. Cfr. Cail. 

Kayalik. Cfr. Cailac. 

Kayat v. Keyat. 

Kayburt v. Byburt. 



295 

Kaycon v. Caiton. 

Kayten. Polo {Pauthier II p. 527) dit que près de Fuguy, 
sur la mer est située une ville de Kayten, qui est un port animé, à 
l'embouchure d'un fleuve. Yide (Polo II p. 183) reproduit un texte 
un peu différent et nomme d'ailleurs la ville Zayton. — Yule (Ib. 
p. 184 note 3) est d'avis qu'on désigne par là Caiton, mais Paiii/iier 
(II p. 527 note 5) croit qu'il s'agit d'une ville différente dans la 
province de Fo-kien à l'embouchure du Min-kiang. Et il semble 
que sur ce point Pauthier ait raison. 

Var. de nom: 

1. Kayten: Polo [Pauthier II p. 527, Mordensk). 

2. Zaïtum: Polo {Ram). 

3. Zayton: Polo [Yule Polo II p. 183). 

Kazilkaia. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Ci gica las. 

Keis ou Kich. C'est avec cette île qu'il faut identifier Chisy, 
Raff et probablement aussi Quis. 

Kelinfu v. Quelifu. 

Kemach. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Camath et 
l'A ni de l'Antiquité. 

Kemenfu v. Ciandu. 

Kenchac v. Kinchat. 

Kenchat v. » 

Kengower. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Genbagas. 

Kenjanfu v. Quengianfu. 

Kéraïtes, les. C'est avec cette tribu qu'on a identifié Keyat. 

Kercha v. Karun. 

Keremen v. Carmania. 

Kergis. Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 659) dit que Gen gis- 
khan marcha avec une armée contre «terra Kergis» et avança jusqu'à 
Caspii Montes. Plus loin (Ib. p. 708), il nomme parmi les pays 
subjugués par les Mongols aussi Kergis. — Kubk (Ib. p. 231) parle 
d'un pays au N., appelé Kerkis, qui semble, à en juger par la 
description de Rubr, faire partie du pays nommé Pascatu. De ce 
peuple il dit ailleurs (Ib. p. 327): «Versus aquilonem similiter nulla 
est civitas sed populus, nutriens pecora, qui dicuntur Kerkis». 
Ailleurs, il parle (Ib. p. 252) d'un peuple, appelé Cherkis (ou Kerkis 
dans quelques manuscrits), qui demeurent avec les Alani dans les 
«Montes maximos», le Caucase, selon la description de Klbh. — ■ 



296 

(Jimnt à ridentification de ce peuple, Sclwiidt (p. 59) a cru que Rubu 
avait pensé aux Kir^hizes, D'Avczac au contraire croit que Carp a 
visé les Tcherkesses, mais il admet aussi comme possible (jue ce 
soient les Kirghizes. Le plus vraisemblable me paraît être qu'une 
méprise a eu lieu et que les auteurs ont appelé par le même nom 
deux peuples différents: les Kirghi zes et les Tcherkesses. Ainsi, 
il me semble incontestable que Caup par «terra Kergis» (p. 659) 
entend les Tcherkesses, car il semble placer ce pays aux environs 
du Caucase ou «Caspii montes». De même. Kibh par Gherkis 
(p. 252) a entendu les Tcherkesses. Mais il est probable fiue par les 
Kerkis (ju'il place au N. et qu'il a dépeints comme un peuple s'a- 
donnant ù l'élevage du bétail, Rubu (pp. 231, 327) a pensé aux 
Kirghizes. Il est impossible de décider, par suite de l'absence de 
détails, si par les Kergis qu'il mentionne (p. 708), Carp a entendu 
les Tcherkesses ou les Kirghizes. 

Var. de nom: 

1. Kergis: Cari* tSoc. Géogr. Paris IV pp. i\ô9. 708). 

2. Cherkis: Rlbr ;lb p. 252). 

H. Kerkis: Hi nu (Ib. pp. 231, 327, 252 note 7i. 

4. Kersis: lUnn 'Ib. p. 231 note 4^ 

5. Tergis: C.xnv (II), p. 708 note \0. 

Kerkis v. Kergis. 

Kerman v. Carmania. 

Kerminie. C'est avec cette ville qu'a été identilié Krman. 

Kersis v. Kergis. 

Kerson (Cherson). C'est avec cette ville qu'on a identifié 
Kersona. 

Kersona. Rl-rr (Soc. Gcogr. Paris IV p. 21-i) dit que c'est 
dans la province de Casarie, dans la ville de Kersona (jue S. 
Clément mourut martyr. — Sciiii.t {Xiirnb Cap. 31, Tclj p. 50) 
dit que dans le pays du nom de Suti était située une ville, appelée 
Sarucherman, aux environs de laciuelle S. Cl émen t fut noyé. — 
Id. Kerson ou Cherson de Crimée prés de Sébastopol d'au- 
jourd'hui {Schmidt p. 7, Tel} p. 76 note 10). 

Var. de nom: 

1. Kersona: Rcim (Soc. Géogr. Pari.'; IV p. 214). 

2. Kersoua: Hliu» Ib. note 10). 

3. Sarucherman: Schilt (Xfirnb Cap. 31). 

4. Serucherman Scuu.r (Tclf p. 50). 



297 

Kersonesis Aurea. (>hez (îenues (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel 
X), on lit à la pointe sud de la péninsule la plus éloignée des Indes 
la légende suivante, qui fait entendre que c'est de cette Kerso- 
nesis Aurea qu'il s'agit (Fisch Samml. p. 181, Wuttke p. 46): 
«Hic copiose reperitur aurum cum focalibus et lapidibus preciosis». 
Chez Walsp (Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X), on trouve 
dans l'Asie orientale une pointe, nommée «Aurea Kersonesis». 
Pris de Ptol (Ib. p. o95). — C'est le même que Chryse (Bunbury 
II p. 605). Est considérée comme le Malacca d'aujourd'hui (Ze^ïsc/zr. 
Erdk. Berlin XXVI p. 395, Wuttke p. ^6). 

Kersoua v. Kersona. 

Kerulen. Cfr. Onankerule. 

Kesch. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Kesh. 

Keschon v. Reschan. 

Kesh. Clav {Markh p. 123) passa en partant, immédiatement 
avant d'arriver à Samarcand, par la ville de Kesh, qu'il prétend 
être le lieu de naissance de Timur. La ville était remarquable, entre 
autres choses, par ses mosquées. — Doit être identique avec Kesch, 
tout au S. de Samarkand {Markh p. 123 note 1, Ritter Erdk. VII 
p. 572). 

Keshimur v. Casmir. 

Kesmacoran v. Quesivacuran. 

Keun-che v Quinsay. 

Keyat. Selon Schilt [Xûrnb Cap. 31, Telf p. 50), nom d'une 
tribu des Tatars. — A été id. avec les Kéra'ites, tribu vivant en 
Tendue, et à plus forte raison avec les Kaïtak ou Kaidak, qui 
vivaient sur le versant septentrional du Caucase près de la mer 
Caspienne [Telf p. 179 note 12, Yule Cathay I pp. 179, 180). 

Var. de nom: 

1. Keyat: Schilt (Xûrnb Cap. 31). 

2. Kayat: Schilt iTelf p. 50). 

Khabis ou C h a b i s v. Chabis. 

Khabur. C'est avec cet endroit qu'il faut probablement identi- 
fier Chaboras. 

Khanfu v. Qanfu. 

Kharatchoukh. Selon Km (p. 179), endroit par où passa le 
roi Hethum à son retour, évidemment peu de temps avant d'arriver 
à Othrar. 



298 

Kharni ou Gharny ou Hash-(lharny. C'est avec cet endroit 
(ju'a clé idenlilic K i i ii a 

Kharput ou Charput. C'est avec cette plaine (ju'a été identifié 
Hyburl. 

Khartchoukh. Montagne d'Asie, mentionnée par Km (p. 179). 
1(1. le Karatau (il), note 2). 

Khatai v Cataia. 

Khazares. C'est avec ce peuple qu'on a identifié Ga/ari. 

Khdakhoir. Selon Km (p. 179), endroit par où passa le roi 
llethum au retour. A en juger par la place qu'il occupe dans la 
relation du voyage, cet endroit parait avoir été situé près du mont 
Sngliakh. 

Khebis. C'est le môme que Chabis. 

Khelat v. Gelât. 

Khelat. C'est avec cet endroit (|u'on a identifié Gel a t. 

Khiwa ou Ghiwa v. Chiwa. 

Khoi. Ci-Av, qui passa par la ville et à l'aller {Markh p. 
85) et au retour (Ib. p. 194), la décrit comme une ville frontière 
entre l'Arménie et la Ter se. — Chez IMauro {Zurla p. 46), se 
trouve prés de Mamutava une ville, appelée Choi. — Id. avec le 
Choi de nos jours tout au N. du lac Urmia. 

Var. de nom: 

1. Khoi: Clav (Markh p. S5). 
'2. Choi: Mauuo {Zurla p. 46». 

Khorasan. Kim parle dans la description du voyage du roi 
Hethum (p. 179) de Khorasan ou Koqastan. — Kic (p. 120) dit 
en parlant des conquêtes des Mongols fju'une division passa le Gyon 
ou le IMiison et détruisit, entre autres, (lorazmium. — Hf-:t (Gap. 
4) décrit «Regnum Cora'sm inor u m» comme un pays fertile. Il 
est borné à l'K. par le désert de Belgia, au N. par G u mania, à PO. 
par la mer Casp. et au S. par le Turqvestan. La ville princi- 
pale du pays est nommée Corasme et les habitants se nomment 
Corasmi. Kn général, ils sont pa'iens, il y avait jiourtant des chré- 
tiens, constitués en un peuple ;"i part et qui se nommaient Soldini. 
-- Chez Mj:i) (Fisch Samml. p. l'.Vd), il y a dans l'intérieur de 
l'Asie un pays ou une ville du nom de Corassan. — Mand {Hall 
pp. 255, 256) dépeint après le Tur(|vestan le royaume de Cho- 
rasme. C'est un pays fertile, mais on n'y cultive pas la vigne. Il 



299 

€st borné à l'E. par un grand désert de cent journées de long. La 
ville principale du pays est aussi appelée C ho ras me. Les habitants 
sont de bons guerriers. — Clav parle en plusieurs endroits du Kho- 
rassan. Ainsi, il dit [Markh p. 94) qu'à Sultanieh beaucoup de 
cotonnades étaient envoyées du Khorassan, qui est décrit comme 
un vaste territoire, s'étendant du Tartary à l'Inde. Ensuite, il 
dit (Ib. p. 118) que le fleuve de Viadme ou Oxus, qui coule par 
Samarcand et la Tatarie, s'écoulant dans la mer de «Bakou», 
constitue la frontière entre Samarcand et le Khorassan. En- 
fin, il dit (Ib. p. 181) de la ville de Baubartel qu'elle est située 
en Khorassan, pays très froid au pied de montagnes couvertes de 
neige. — Schilt dit [Nûrnh Cap. 21, Telj p. 30) que pendant quelque 
temps il servit chez Scharoch, qui était prince du pays de Horossen, 
dont la capitale est Herren. Plus loin {Nurnb Cap. 28, Telf p. 45), 
il parle un peu plus en détail du pays et de la ville en disant que 
dans le pays il y avait un très vieil homme qui était âgé de 350 
ans. Il avait les ongles très longs. Deux fois il avait perdu ses 
dents et maintenant quelques-unes étaient en train de pousser de nou- 
veau, mais comme elles étaient trop molles et faibles, il ne pouvait 
mâcher et manger lui-même, mais d'autres devaient l'aider. La barbe 
lui descendait jusqu'aux genoux, mais il n'avait pas de cheveux 
sur sa tète. Il ne pouvait parler, ni se mouvoir lui-même. Cet 
homme était regardé comme saint par les incrédules, et beaucoup 
de pèlerins venaient le voir. (Cette légende est tirée de H ira, Telj 
p. 161 note 14). Le pays était un royaume de Perse. Ailleurs 
{Nûnib Cap. 31, Telf p. 49), parmi les pays du Tartary, Schilt 
en mentionne un qu'il nomme Horossma ou Horosaman, avec 
Or gens ou Orden pour capitale, ville située sur un grand fleuve, 
appelé Edil. — Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, 
Ib. p. 385), on trouve dans l'Asie septentrionale, au N. de la Mer 
Caspienne et près de Samarchat, un territoire qui se nomme 
«Corsamea regio». — Chez Mauro {Ruge p. 80, Zurla p. 40), 
à l'E. ou au S.E. de la Mer Casp., près de Hère il y a un 
pays, appelé Chorasian, oii on lit la légende suivante: «Ce pays 
fut autrefois appelé Aracosia». — Quant aux pays, ci-dessus compris 
sous le nom général de Khorasan, on doit remarquer qu'en fait 
c'est à deux pays séparés que les auteurs différents ont pensé, savoir 
la Chowaresmie ou le pays autour de Chiwa et le Chorasan 



ou la province la plus septentrionale de la Perse. Les deux pays 
ont l'iô rassemblés ici, parce qu'on ne peut reconnaitre, d*a{)rt's les 
descriptions des auteurs respectifs, letiuoi de ces deux pays ils ont eu 
en vue, il semble bien qu'en fait ils les aient confondus, mais peut-rtre, en 
étudiant séparément chacun des auteurs, serait-il possible d'établir avec 
plus de précision auijuel des deux pays il a surtout pensé. Km, iiic, Mkd 
et Walsi» n'ont absolument rien dit du pays. Hkt décrit les frontières 
de façon telle qu'il en résulte évidemment qu'il a pensé à la Cho- 
waresmie. .Manu suit Hkt dans sa description sur ce point. Clav 
dit, d'abord, (jue le pays s'étendait de la Tatarie jusqu'à l'Inde et, 
ensuite, (|ue c'était un pays froid. Il s'ensuit qu'il a eu en vue le Cho- 
rasan, oîi il fait froid en hiver (Wappaus p. 759). (Cependant, il lui 
a donné une extension plus grande que celle du Chorasan. Mais 
il dit aussi que la Viadme ou l'Oxus forme la frontière entre les 
territoires de Samarcand et de Khorassan, et cela se rapporte 
plutôt à la Chowaresmie. Chez Schilt, il est évident que sous des 
noms presque semblables il a signilié deux pays particuliers. Far 
Horossm a ou Horosaman il enlend évidemment la Chowaresmie, 
ce (|ui résulte du nom d'Orden ou d'Orgens donné à la capitale, 
car, alors, la capitale de la Chowaresmie était aussi appelée Urganth 
ou Organci. Mais en parlant de Horossen ou Horoson, avec 
Herren ou 11 ère (Herat) pour capitale, il pense décidément au 
Chorasan. Le renseignement (pie donne Mauuo (ju'autrefois le pays 
fut appelé Aracosia s'appliciue plul('»t au Chorasan qu'à la Cho- 
waresmie, quoiqu'il fasse comprendre dans le Chorasan plus (ju'ii 
ne devait. Quant aux quatre auteurs qui n'ont donné aucuns 
renseignements, il est vraisemblable que Km a voulu indiquer le 
Chorasan, Kic et Wai.sp, la Chowaresmie. En résumé. Km 
et Macho probablement ont entendu le Chorasan, Hic, Het, Mand 
et Wai-sp, la (chowaresmie; sous des noms différents, mais pré- 
sentant des analogies, Sciiii.t a dépeint et le Chorasan et la Cho- 
waresmie; il n'est pas impossible (pie Cr.AV, à en juger par sa 
description, ait confondu les deux pays; enlin, faute de renseignomenis, 
il est impossible de décider avec certitude si chez Mkd il faut entendre 
le (Chorasan ou la Chowaresmie. — Cfr. Bov p. 9H, Telf p. 45 
notes 2 et H, Ib. p. 10 1 note li, Ib. p. 4'.) note 1, Zcilschr. Erdk. 
Berlin XXVI p. :}85. - Cfr. Urganth. 



HOl 

Var. de nom : 

1. Khorasan: Kiu (p 179). 

2. Chorasia: : Malho (carte de Ziirla). 

3. Chorasian: Mauuo 'Rnge p. 80, '/.nrla p. 40 1. 

4. Chorasme: Mand [Hall pp. 255, 256j. 

5. Corasian: Mauko {Ziirla p. 44). 

G. Corasine: Mand {Loren: p. 151 note 12, Ib. note 15). 
' 7. Corasino: Mand (Ib. note 12). 

8. Corasme: Hi:t (Cap. 4). 

Manu (Lnrcnz j). 151 note 12, Ib. note 15). 

9. Corasmi: Hi:t (Cap. 4i. 

10. Corasmina: Hirr (Cap. .'IK 

11. Corasminorum Regnum: Hi:t (Cap. 4). 

12. Corassan: Mkd {Fisch Samml. p. 133). 

13. Corazmium: Ric (p. 120). 

14. Corsamea: Wai.sp {Zeilscbr. Erdk. Berlin XXVI Tafel lOj. 

15. Herossen: Schilt iNiirnh Cap. 21). 

16. Horosaman: Schilt (Telf p. 49j. 

17. Horoson : Schilt {Telf p. 45). 

18. tlorossen: Schilt {Telf p. 30). 

19. Horossma: Schilt {Nurnb Cap. 31). 

20. Khorassan: Clav {Markh pp. 94, 118, 181). 

21. Loroson: Schilt (Siirnb Cap. 28;. 

22. Roqastan: Km [Kir p. 179). 

23. Thorasme: Mand iLorenz p. lôT. 

24. Torasme: Mand (Ib.). 

25. Torassme: Mand (Ib. note 12). 

26. Tossrasme: Mand (Ib. note 15). 

Khorassan v. Khorasan. 

Khotan. C'est avec cette ville qu'on a identifié Cotan. 
Khoutapha. Selon Kir (p. 178), endroit par où passa le roi 
Hethum à son retour, avant d'arriver en Tourkhastan. 

Var. de nom: 

1. Khoutapha: Km (p. 178). 

2. Khouthaïyaï: Hic (Ib. note 13). 

3. Khouthavia: Kiu (Ib.). 

Khouthaïyaï v. Khoutapha. 
Khouthavia v. » 

Khouthoukhtchin. Selon Kiu (p. 178), endroit par où passa 
le roi Hethum ù son retour, peu de temps après avoir passé par 
Aloualekh. 

Khouzakhoukamots. Selon Kir (p. 179), endroit par où passa 



302 

le roi H et hum à son retour, peu de temps avant d'arriver au mont 
S n{î;hakh. 

Kia hsing. ( fr. Kialhingfou. 

Kialhingfou. \'ille avec laquelle a été identifié Caysan. Je 
ne sais pas où cette ville est située. Ke pourrait-elle pas être la 
même que Kiahsing, au S.-O. de Schang-hai? 

Kian. Selon Clav (Markh p. 187), plaine près de Tabreez. 

Kian v. Qiiian. 

Kian Suy v. Quiansuy. 

Kicaorum nigrorum terra v. Karakitai. 

Kicaorum terra v. Kitai. 

Kich V Keis. 

Kien-ning. C'est avec cette ville qu'on a identifié Quelifu 

Kinchat. llrnn (Soc. Gcogr. Paris IV p. 278) passa en partant 
par cette ville. i\m était située près de la ville de Talas. — Identifié 
comme un endroit situé sur le fleuve de Talas (Schmidt pp. 34 sqq.). 

Var. de nom: 

1. Kinchat: Uihu (Soc. Gcmjr. Paris IV p. 'JTS). 

2. Kenchac: IU'bk (Ib. note 10). 
.">. Kenchat: Ribu (Ib.). 

Kingsse. Nom chinois de Ouinsay. 

Kin-hwa. (^"est ^avec cette ville (ju'ont été identifiés (liuguy 
et \Mguy. 

Kinsay v, Quinsay. 

Kiptschak ou la Horde d'or, comme fut appelé l'empire eu- 
ropéen des .Mongols. C'est avec cet empire (ju'il faut idenlilicr 
Capthat chez Hubu, Copstzoch chez Scmilt et peut-être aussi 
Destihipschach chez le même auteur, et ensuite Lordo chez 
(JENUES, etc. 

Kirghizes, les. Cfr. Kergis. 

Kiria. (^est près de là cju'a été situé le Pein de Polo. 

Kirna v. Kiriia. 

Kirriithereck v. Arbor Sicca. 

Kirua. Sciiilt {Xianh Cap. 2H, Tel} p. 4-4) parle d'une ville 
du nom de Kirua près de la montagne où était restée l'arche de 
,\oé. — Id. Kharni d'Arménie, à \'E. dKriwan {TcJf p. lâS noie 
7, cfr. Ritter Krdk. X pp. iOO. Ô30). 



303 

Var. de nom : 

1. Kirua: Schilt {Snrnb Cap. 26]. 

2. Kirna: Schilt Cfelf p. -44). 

Kis V. Quis. 

Kischm dans le Badachschan à l'E. de Kundus. C'est 
avec cette ville qu'on a identifié Case m 

Kischm, ile située dans le golfe Persique, à VO. de 
Hormus. C'est avec cette ile qu'on a identifié Reschan. Est aussi 
considérée comme une des deux îles sans nom que Ton trouve chez 
Med dans le golfe Persique (Fisch Samml. p. 133). 

Kisi V. Chisy. 

Kisil-Basch ou Uljungur. Lac à l'E. de Tarbagatai et au N 
de Tien-schan. Le fleuve d'Urungu s'écoule dans ce lac. D'Avezac 
est d'avis [Soc. Géogr. Paris IV p. 517) qu'il est id. avec le lac pus 
très grand, que Carp (Ib. p. 751) prétend avoir vu en partant après 
avoir quitté Karakitai. Près de ce lac il y avait un endroit fort 
orageux (Val lis tem pestuosa). 

Kitai. Km ip. 115) parle d'un peuple nommé Ankitans, qui 
se rapporte probablement à Kitai. — Garp iSoc. Géogr. Paris IV p. 
707) nomme parmi les peuples subjugués par les Mongols les Kitai 
quoique une partie d'entre eux soit restée indépendante (Ib. p. 710) 
Il décrit en détail la campagne des Mongols contre eux, en disan 
(Ib. pp. 649, 650) que dans la première campagne les Mongols furent 
battus, mais plus tard (Ib. pp. 651, 652), les Kitai furent vaincus 
Il dépeint ce peuple (Ib. pp. 653, 654) ainsi qu'il suit: «Kitai 
autem... homines sunt pagani, qui habent litteram specialem; et habent 
Xovum et Vêtus Testamentum, ut dicitur; et habent Vitas Patrum, 
et eremitas et domos quasi ecclesias factas, in quibus ipsi orant teni- 
poribus suis; et dicunt se quosdam sanctos habere. Unum Deum 
colunt, dominutn Jesum Christum honorant, et credunt vitam seternam, 
sed minime baptizantur; Scripturam nostram honorant et reverentur, 
Christianos diligunt, et elemosynas faciunt plures; homines benigni et 
humani satis esse videntur. Barbam non habent, et in dispositione 
faciei satis concordant cum Mongalis, non tamen sunt in facie ila 
lati; linguam propriam habent; meliores artifices non inveniuntur 
in toto mundo, in omnibus operibus in quibus homines soient exer- 
citari. Terra eorum est opulenla valde in frumento, vino, auro, 
argento, et serico, et omnibus rébus ex quibus solet sustentari humana 



804 

nalura». — Id. les Kithans. Ceux-ci vivaient près du fleuve de Lian- 
ho en M and chou rie. Dans le cinquième siccle drjà, les Chinois les 
connaissaient. I.eur puissance était petite jusqu'à ce que la dynastie 
puissante de Tan g de Chine s'éteignit en U07. Alors, les Kithans 
réussirent, tandis que la Chine était en proie au désordre et aux 
dissensions, à fonder un empire puissant, s'étendant à TO. jusqu'à 
Lop. Les souverains, de la dynastie de Lian. essayèrent d'organiser 
l'empire nouveau. L'écriture fut introduite et des lois furent pro- 
mulguées. L'empire comprit une partie de la Chine septentrionale. 
Vers 1125 il disparut, mais un membre de la dynastie de Lian. 
Yeliu-Tashi, fonda plus à 10. le royaume de Karakitai. On 
croit que le nom de Cataia. qui fut donné à la Chine au moyen- 
âge postérieur, est dérivé justement de Kitai, ceux-ci étant le peuple 
avec lequel les marchands de l'Occident avaient des relations pour 
leur commerce de marchandises de Chine. (Cfr. Richlhojen China 1 
pp. 579 sqq.. Soc. Géogr. Paris W p. 520). Cfr. Karakitai. 

Var. de nom: 

1. Kitai Cakp (.Soc. Géogr. Paris IV p. 707, etc.). 

2. Ankitans: Kiit ip. 115). 

'.'). Caiciorum terra: Cakp {Soc. Géogr. Paris IV p. Gû2 note 2). 

4. Kaicai: Cahi" [\h. p. 651 note 14). 
f). Kaicui: C.ww (II), p 60.3 note 20\ 

(>. Kicaorum terra: (".aiip (ih. p. M\) note 17). 

7. Kitay: Caiw iII). p. 707 note 12). 

5. Kyrai: (^aui' db. p. 7(17 note 12). 
ît. Kytai: Caiu- ( IIj. p. 649 note 14). 

10. Kythai: Caiw (Ib. p. 6.")1 note 14). 

11. Ycaorum: Caki' db p. 6.')0 note 1). 

Kitai nigri v. Karakitai. 
Kitaorum nigrorum terra v. Karakitai. 
Kitay v. Kitai. 
Kitay nigri v. Karakitai. 

Kithans, les. C'est avec ce pcniple qu'on a identifié ivitai. 
Kohrasar. Cfr. Karasser. 

Kokan. C'est avec cette ville (pi'a é'é identifié Cotam de la 
Cautk Cat. 

Kolchi V. CaiL 
Kollam V. Quilon. 
Kolodtzy V. Catolicati. 
Kombaer v. Melibar. 



305 

Koordistan v. Curdistan. 

Kopal. Schmidt estime qu'en partant Rubr passa le Kopal 
d'aujourd'hui, en suivant la grande route militaire d'alors, qui est la 
même que la route postale russe d'aujourd'hui {Schmidt p. 4H). — 
C'est près de Kopal que Cailac semble avoir été situé. 

Korea (la Corée). C'est avec ce pays qu'on a identifié Caule. 

Korgos ou Kurgos. C'est près delà qu'Almalech a été situé 
par quelques auteurs. 

Korkandje v. Urganth. 

Korkang v. » 

Korola v. Corola. 

Kosan v. Cosan. 

Kota. Mar dit [Yule Cathay II p. 369) de Caïn qu'après 
l'assassinat de son frère A bel il bâtit une ville, qui serait Kota dans 
Seyllan, visitée par Mar lui-même. — Sur la carte de Mauro 
[Yide Cathay II p. 369 note 4), il y a à Saylam une ville, nommée 
Cotte ci vit as. Sur la ville de Caïn, cfr. Genesis 4. 17. — Id. 
Kotta près de Colombo à Ce vlan {Yide Cathay II p. 369 note 4). 

Var. de nom: 

1. Kota: Mar (Yide Cathay II p. 369). 

2. Cotte: Macro (Fisch-Ong XV). 

Kotschan. C'est avec cette ville qu'on a identifié Coiam. 

Kotta. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Kota. 

Koua-tcheou. C'est avec cette ville de la carte de D'Anville 
qu'on a identifié Cuguy. Peut-être est-ce la ville de Koutchou, 
avec laquelle a été identifié Cugin de la Carte Cat? 

Kouidja, ancienne. C'est avec cette ville qu'on a identifié 
Almalech. 

Koullouc. Selon Kir (p. 178), endroit par où passa le roi 
Hethum à son retour. — Était situé, quelque part au N. de Tien- 
schan. 

Var. de nom: 

1. Koullouc: Kir (p. 178). 

2. Qoulouk: Kir (Ib. note 13). 

Kourdes, les. C'est avec ce peuple qu'il faut identifier Cur- 
distan i chez Mauro et probablement aussi C u r t i chez Ric, C o r d i n i s 
et Corduis chez Het. 

Koutchou. C'est avec cette ville qu'on a identifié Cugin. Peut- 
être faut-il l'identifier avec Koua-tcheou sur la carte de DWnville. 

20 



306 



Kray v. Cars. 

Krman. Selon Km (p. 179), endroit par où passa le roi 
Hethum à son retour, peu de temps avant d'arriver à Boukhara. 
Id. Kerminie, ville située entre Samarkand et Bu char a, au N.-E. 
de celle-ci (Ib. note 4). 

Kuh-benan. Cfr Cabanant. 

Kuhistan. iVesi avec ce pays qu'on a identifié Tunocain. 

Kuirorum v. Huiurorum. 

Kukah V Caga. 

Kuku-khoto. Cfr. Tanduc. 

Kundus. Ville avec la(|uelle a été identifié Cayandi. 

Kungun. Ville avec laquelle a été identifié Galcum. 

Kur. Fleuve avec lequel on a identifié Cur. 

Kurdistan. C'est avec ce pays qu'on a identifié Curdistan. 

Kurgos V. Korgos. 

Kursi. Nom de la (iéorgie. 

Kiitschou. Cest avec cette ville qu'a été identifié Giuguy. 

Kwei-jang. C'est près de là (|u'a été situé Fungul. 

Kvvei-tschou. C'est avec cette province qu'a été identifié Cu igi u. 

Kwen-lun. C'est avec ces monts qu'on a identifié Casioru m 
Montes. 

Kyam v. Quian. 

Kyrai v Kitai. 

Kytai v. » 

Kytai Niger v. Karakitai. 

Kytai nigri v. » 

Kytaorum v Huiurorum. 

Kytaorum nigrorum. terra v. Karakitai. 

Kythai v. Kitai. 

Kythaorum nigrorum terra v. Karakitai. 



Labaschi v. Obassy. 

Labassi v. > 

Labassy v. » 

Laborij v. Lambry. 

Lacertus. Sur la carte de Hald [Havcrg, Miller IV p. 37), 
on trouve dans Tlnde, entre les fleuves d'Acesines et d'Ydaspis, 
l'image d'un lézard, près de laquelle on lit «Lacertus». — Sol (p. 
123) en parle ainsi qu'IsiD [Etymol XII, 4, 34); selon Miller (Ib.), il 
serait aussi mentionné par Plin. 

Lach. Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, 
Zurla p. 42), il y a dans l'Inde exactement en face de Saylam, 
entre Malabar à l'E. et Chomari à l'O., un endroit appelé Lach. 
Zurla (Ib.) dit que c'est une province, mais il est sans doute plus 
juste de le considérer comme un fleuve. 

Lacherin v. Lancerny. 

Lachori v. Latoryn. 

Lachorij v. » 

Lacus salutis. Sur la carte de Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel X), on trouve près du Paradis un grand lac, qui se nomme 
lacus salutis. Près du lac est située la ville de Vlna, et le fleuve 
de Phison coule à travers le lac. Kretschmer (Ib. pp. 398 sqq.) 
donne des renseignements et des indications bibliographiques sur ce 
lac et ses rapports avec la légende du Prêtre Jean. 

Lafaye v. Quinsay. 

Lagade. Sur la carte de Bian {Fisch-Ong IX, Miller III p. 
144), endroit près du golfe Persique à l'E. de Baldac. — Miller 
(Ib.) suppose qu'il sera id. avec Bagdad. 

Lahore. C'est avec ce pays qu'a été identifié Alivar. 

Laiacium v. Laias. 

Laias. Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 393) passa au retour par 
cette ville qu'il nomme x\uax. De là, il passa à l'île de Chypre. — 
NicoLo et Maffeo Polo [Pauthier I p. 15, Yule Polo I p. 15) passèrent 
de même au retour par cette ville, d'où ils se rendirent à Acre. — 
Polo [Pauthier I p. 34, Yule Polo I p. 41) commença son long voyage 



308 

justement à Laias. 11 dépeint la ville comme une ville de commerce, 
grande et animée, prés de la mer. Toutes les épices, la soie, l'or 
et toutes les autres marchandises précieuses y étaient apportées de 
l'intérieur du pays, et des marchands de Venise et de Gènes s'y 
assemblaient pour acheter ces marchandises et vendre les leurs. 
Polo dit qu'en son temps tous ceux qui allaient dans les pays de 
l'Orient prenaient Laias pour point de départ de leur voyage. — 
Ric aussi (pp. 1U5 — 114) commença son voyage par cette ville. — 
llET (Cap. 45) mentionne la ville. — Peg {Yule Cathay 11 p. 299) 
fait de la ville le point de départ de la route commerciale vers 
Torissi; il décrit avec détail cette route, et donne le rapport de toutes 
ses stations et les frais du voyage (cfr. Ib. p. 301 note 5). — On 
retrouve cette ville sur la Carte Cat {Notices p. 104, Rugc p. 
78). — Chez Genues {Fisch-Ong X), la ville est indiquée. — Id. 
Lajazzo. Cette ville, située près du golfe d'Alex and retta dans 
l'Asie Mineure, fut pendant une partie du moyen-âge une ville 
de commerce très importante, de laquelle partaient les routes 
commerciales importantes vers l'intérieur de l'Asie et surtout vers 
l'Inde. Cfr. Schmidt p. 93, Yule Polo 1 p. 15 note 2 et la carte 
Ib. p. 41, Fisch Samml. p. 200, Heyd II pp. 74 sqq., pp. 77 sqq. 

Var. de nom: 

1. Laias: Polo [Paulhier I p. 34). 

2. Aiazzo: Pi;g (Ynle Cathay II p. 299). 

3. Attax: Ruhr (Soc. Géogr. Paris IV p. 393 note 6). 

4. Auax: Rlbr (Ib. p. 393). 
f). Ayati: Hi:t (Cap. 45). 

fi. Qiazza: Polo (Ram). 

7. Glacia: Polo (Grijn). 

8. Laiacium: Kic (p. 105). 

9. Layas: Polo {YuIc Polo I p. 41, Nordensk). 

10. Layazo; Caktk Cat (Notices p. 104, linge p. 78). 
Gences {Fisch-Ong X). 

Lajazzo. C'est avec cette ville qu'on a identifié Laias. 

Lak. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 35), affluent de droite 
de l'Kuphrate près de son embouchure. — Selon Miller (Ib.), le 
nom proviendrait d'une méprise de l'auteur de la carte. 

Laiccatra v. Scoira. 

Lalecotra v. » 

Lamary v. Lambry. 

Lamay v. » 



809 

Lambe. Schilt {Nûrnh Gap. 87, Teîf pp. 61 sqq.) parle d'une 
ville de l'Inde appelée Lambe. Près de là le poivre croit dans une 
forêt, nommée Lambor. Cette forêt est longue de quatorze journées. 
Là, il y a deux villes et plusieurs villages, où des chrétiens se ren- 
contrent. Le pays est très chaud, ce qui fait qu'il y a beaucoup de 
serpents. On a dit que, au moment de la récolte du poivre, on al- 
lumait de grands feux dans la forêt pour chasser les serpents, ce 
qui expliquerait pourquoi le poivre noircit. Mais Schilt ne croit pas 
à ce récit. Dans le même pays, il y a aussi du gingembre et d'autres 
épices. — Ce pays, qui est probablement le même que le Lombde 
Mand, est sans doute Melibar [Telf p. 211 note 1). Cfr. Melibar, 
Coilun et Lomb. 

Var. de nom: 

1. Lambe: Schilt {Nûrnb Cap. 37, Telf p. 61). 

2. Lambor: Schilt (Ib., Ib.). 

Lambor v. Lambe. 

Lambori v. Lambry. 

Lambri v. » 

Lambry. Dans la description des royaumes de «Javva la 
meneur^ (Sumatra), faite par Polo (Pau^/zi'er II pp. 576 sqq., Yide 
Polo II pp. 241 sqq.), vient, après Angrinan, un royaume du nom 
de Lambry. Les habitants sont idolâtres. Le pays est riche en 
camphre et en épices de toutes sortes. Il y a des gens qui ont des 
queues et qui vivent comme les sauvages dans les montagnes. — 
Odor {Cordier pp. 135 sqq., Yule Cathay I pp. 84 sqq.) dit qu'après 
cinquante jours de voyage de Mo b arum vers le sud il arriva à une 
lie, nommée Lamori, où il perdit de vue l'étoile polaire. Le pays 
est insupporlablement chaud et par conséquent tout le monde, hommes 
et femmes, va tout nu. Toutes les femmes sont en commun. Les 
habitants sont des cannibales grossiers, et bien des marchands y 
débarquent pour vendre des enfants comme d'autres font du bétail. 
Ces enfants .«ont ensuite mangés. Dans le pays, il y a du camphre 
et beaucoup d'or. Dans la même île est situé, plus au sud, un roy- 
aume nommé Sinohora ou Sumatra. — Mxsd [Hall })p. 178 sqq.) 
dit qu'après 52 jours de voyage en partant de Ma baron, après avoir 
rencontré plusieurs îles, on arrive dans un pays appelé Lamary, 
dépeint ensuite comme chez Odor. — Sur la carte de Mauro [Ruge 
p. 80, Zurla p. 50), tout au sud de la grande île de «ïaprobana 



310 

over Siometra» sont quelques petites îles: Navagari, Arii et 
Lamuri, sur lesquelles la légende nous dit: «Celles-ci sont habitées 
par des sauvages cruels et idolâtres». Taprobana en est au N.-K. 
et au S.-O. — Id. comme un pays dans l'angle nord-ouest de Su- 
matra, au sud d'Atjin (Pauthier II p. 57() noie 13, Yule Polo H p. 
243 note 1, Cordier p. 13G note 1, Vide Cathay I p. 84 note 2, Bov 
pp. 86 sqq.). 

Var. de nom: 

1. Lambry: Polo (Paitlhicr II p, 57G). 

2. Laborij: Mand {Lorenz p. 97 note 9). 

3. Lamary: Mand {Hall p. 178). 

4. Lamay: Mand [Bov p. 86). 

5. Lambori: Mand (Lorenz p. 97). 

(i. Lambri: Polo [Ynlc Polo II p. 241). 

7. Lamori: Onoii {Cordier p. 135, Yule Catliay I p. 84). 

8. Lamorij: Mand [Lorenz p. 97 note 4). 

9. Lamorri: Mand (Lorenz p. 97). 
lu. Lamory: Mand (Ib. note 4). 

11. Lamuri: Mauro {Rnge p. 80, Zurla p. 50). 

12. Samorj: Onou {Cordier p. 135). 

Lamite v. Elamitae. 

Lamori v. Lambry. 

Lamorij v. » 

Lamorri v. » 

Lamory v. » 

Lamuri v » 

Lanaza. Selon Clav {Markh p. 99), village situé entre Téhéran 
et Nishapore, par lequel il passa en partant. — A en juger parla 
description de Clav, il paraît que ce village était situé près de Té- 
héran, car ils y arrivèrent le lendemain de leur départ de cette ville. 

Lancerny. Selon Odou (Cordier p. 365, Yule Cathay I p. 125), 
ville située sur le fleuve de C ara m o ri an. Près de là se trouve la 
ville d'Ingarmato ou Sunzumatu. — Selon Mand {Hall p. 214), 
on trouve sur le Caramaron une ville nommée Lanteryne. 
— Id. avec la ville de Lin-lsing ou Ling-ching en Schan-tung, sur 
le Grand Canal. C'est probablement la même ville que le Linguy 
de Polo {Cordier p. 380 note 1, Yule Cathay I p. 125 note 1, Bov p. 93). 

Var. de nom: 

1. Lancerny: Onon [Cordier p. 3G5). 

2. Benzui: Odor (Ih. note c). 



Bll 

3. Lacherin: Mand (Lorenz p. 115 note 36). 

4. Lanceryn: Manu (Ib.). 

5. Lancherin: Mand (Lorenz p. 115). 
G. Lanteryne: Mand [Hall p. 214). 

7. Launcj: Odor (Cordier p. 365 note c). 

8. Laurenza: Odoh (Ih ). 

9. Lencim: Odok (Ib.). 

10. Lencui: Odor (Ib.). 

11. Lencym: Odor (Ib.). 

12. Lencyn: Odor (Ib.). 

13. Lensium: Odor (Ib.). 

14. Lenzi: Ouor (Ib.). 

15. Lenzin: Odor (Yiile Cathay I p. 125). 

Lanceryn v. Lancerny. 

Lancherin v. » 

Landanie v. Dayne. 

Landanis v. » 

Langa v. Longa. 

Langerud ou Lengerud. Ville avec laquelle on a identifié 
Langra. 

Langra. Sur la Carte Cat {Notices p. 127), endroit de la côte 
méridionale de la Mer Casp. tout au N. de Sadavia, à l'E. de 
Coxinam et à l'O. de Dalep. — Chez Genues [Fisch-Ong X, 
Fisch Samml. p. 201), il y a sur la côte méridionale de la Mer Casp. 
un endroit appelé Lungro, situé entre Zila à l'E. et Taurix à VO. 
— Id. avec Langerud ou Lengerud, de son temps ville de com- 
merce et port de grande importance du pays de Gilan [Fisch Samml. 
p. 201, Riltcr PJrdk. VIII p. 646). 

Var. de nom : 

1. Langra: Carte Cat {Notices p. 127). 

2. Fangra(?): Carte Cat (la carte de Notices p. 118). 

3. Langro(?): Genues [Fiscli-Ong X). 

4. Lungro: Genles {Fiscti Samml. p. 201). 

5. Sangra(?): Carte Cat (la carte de Notices p. 118). 

Langro v. Langra. 

Lanteryne v. Lancerny. 

Laos. Cfr. Cangigu et Macina. 

Lar. Polo (Pauthier II pp. 631 sqq., Yule Polo II pp. 298 sqq.) 
le décrit comme un pays situé près de la tombe de S. Thomas. Il 
dit que ce pays se trouve en Maabar. — Cela est inexact, car 
il est à supposer que par Lar il faut entendre la région autour de 
Gujarat [Pauthier II p. 631 note 1, Yule Polo II p. 302 note 1). 



'M 2 

Lar. Clav {Mnrkh p. 100) parle dans la description du voyage 
de Te lier an à Nisliapore d'une montagne de ce nom. 

Lasaye v. Quinsay. 

Lasia. Schilt {Xiirnh Cap. 28, Telf p. 43) parle d'un pays de 
ce nom, riche en vignes. — Id. le Lasistan ou le littoral de la mer 
iNoire entre Batum et Trébizonde. (Cfr. Tcif p. 150 note 1). 

Lasistan. C'est avec ce pays qu'on a identifié Lasia. 

Latana v. Tana (sur le Don). 

Lathori v. Latoryn. 

Latoryn. M.vnd {Hall pp. 207 sqq.) nomme la capitale du Mancy 
Latoryn. Celte ville est beaucoup plus grande que Paris. Llle 
est située près de la mer et traversée par un lleuve que fréquentent 
de nombreux navires. — La suite de la description de M.vnd ressemble 
beaucoup à celle que fait Odou de Tesculan, et il est donc pro- 
bable que c'est cette ville que Mand a eue en vue. Cependant, il faut 
ajouter que certains points s'accordent avec ce quOooR dit de 
Zaiton, et ainsi il n'est pas impossible que le Latoryn de Mand 
ait résulté d'une confusion dans ce qu'Onou rapporte des villes de 
Tesculan et de Zaiton. Comme justification de cette interprétation, 
on pourrait aussi rapporter le fait que la relation de Mand ne contient 
par ailleurs aucune description des deux villes importantes de Tes- 
culan et de Zaiton. 

Var. de nom : 

1. Latoryn: .Mand [Hall p. 207). 

2. Lachori: Mand (Lorenz p. 110). 

3. Lachorij: Mand (Ib. note 18j. 

4. Lathori: Mand (Ib.). 

Laudanie v. Dayne. 
Launcj v Lancerny. - 
Laurenza v » 
Laxates v. Jaxartes. 
Layam v. layam. 
Layas v. Laias. 
Layazo v. » 
Layech v. Jaec. 

Lazurmena. P^ndroit par lequel passa Ci.av [Markh p. 198) 
à son retour. — Ktait situé prés de Trébizonde. 
Lederbent v. Derbend. 



313 

Légendes v. Appendice III. 

Lekh. Selon Kir (p. 178), endroit par lequel passa le roi 
Helhum à son retour; était situé entre Pech palikh et Koullouc. 

Var. de nom : 

1. Lekh: Kir (p. 178). 

2. Arhlekh: Kir (Ib. note 10). 

3. Yarlekh Kir (Ib.). 

Lema. Sur la carte de Mauro [Zurla p. 50), ville de l'île de 
«Siometra over Taprobana». 

Lemfinc. Ville de la «terra Biserm inorum», par laquelle 
passa Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 771) et à l'aller et au retour. 
— D'Avezac (Ib. note 1, Ib. p. 515) n'a pas réussi à l'identifier. 

V^ar. de nom: 

1. Lemfinc : Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 771). 

2. Lemfiuc: Carp (Ib. note 1). 

3. Lemfiut: Carp (Ib.). 

Lemfiuc v. Lemfinc. 

Lemfiut v. » 

Lena. C'est ce fleuve sibérien que Zurla (p. 113) veut recon- 
naître en un des fleuves sans nom sur la carte de Mauro qui 
coulent vers le nord et s'écoulent dans l'océan Arctique. 

Lencim v. Lancerny. 

Lencui v. » 

Lencym v. » 

Lencyn v. » 

Lengerud v. Langerud. 

Lensium v. Lancerny. 

Lenzi v. » 

Lenzin v. » 

Lepteacra v. Drepanum. 

Lepten acran v. » 

Leroa. Sur la Carte Cat {Notices p. 139, Ruge p. 78), ville 
de la cote occidentale de l'île de Trapobana, au S. de Hormar. 

Lesgi. RuRR [Soc. Géogr. Paris IV pp. 252, 265) les mentionne 
comme un peuple qui vivait avec les Alani sur les bords de la 
mer Caspienne. — Id. avec les Lezghiens, qui demeurent dans 
le Caucase oriental {Sievers Asien p. 362). 

Lezghiens, les. C'est avec ce peuple qu'on a identifié Lesgi. 



814 

Lhasa. C'est avec celte ville qu'on a idenliru' Go ta chez Odou. 
Avec le pays d'alentour a clc identifié (laindu chez Polo. 

Liang. Cfr. Erguiul. 

Libel V. Lubibila. 

Ligurti. Selon 1*eg {Yulc Cathay II p. 300), station de la route 
commerciale d'Aiazzo à Torissi. Était située entre Arzinga et 
A rzerone. 

Ligu\ V. Linguy. 

Li-kiang. C'est avec cette ville qu'a été identifié Jacin. 

Lince. Sur la carte de Vesc {Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI 
Tafel 8, Miller III p. 1H6), ile de la mer Indienne. On y lit la 
légende suivante: «Insula Lince dicitur Camar». 

Ling-ching ou Lin-tsing. C'est avec cette ville qu'on a identi- 
fié le Linguy de Polo et le Lancerny d'OnoR. 

Linge. Sur la Cartk Cat [Notices p. 186, Riige p. 78), ville 
de rinde, près de la frontière du Catayo. 

Linguy. Selon Polo {Pauthier II pp. 446 sqq., Yule Polo II p. 
102), ville du Cathay. Située à huit journées au sud de Singuy 
matu, sur un fleuve par lequel Polo a voulu désigner le Grand 
Canal. La ville est très riche et elle a une navigation active. — 
Pauthier (II p. 447 note 1) a voulu l'identifier avec I-tschou en 
Schan-tung, mais Yule (Polo II p. 103 note 1) s'y oppose avec 
raison, surtout parce qu'I-tschou est trop loin du canal, et la con- 
sidère comme id. avec Ling-ching ou Lin-tsing sur le canal, à 
rO. d'I-tschou. — C'est probablement la même ville que le i^ancerny 
d'OnoH {Yule Ib., Yule Cathay 1 p. 125 note 1, Cordicr p. 380 
note i). — Cfr. Linzinfu. 

Var. de nom: 
1. Linguy: Polo {Pauthier II p. 440, \ordcnsk). 
'2. Liguy: Polo (Pauthier II p. 447 note fj. 
3. Linju: Polo (Yule Polo II p. 102). 

Linju V. Linguy. 

Lin-tsing v. Ling-ching. 

Linzinfu. Sur la carte de Maluo {Zurla p. 86), ville à VE. 
du pont sur la rivière de Polisanchin. — Peut-être le même que 
le Linguy de Polo. 

Lisson. Selon Hkt ((^ap. 12), montagne de Mésopotamie. 



315 

Lobasse v. Obassy. 

Lobassi v. » 

Lobassy v. » 

Lobessi v. » 

Lob-nor. Cfr. Lop. 

Locac V. Soucat. 

Loccahc V. » 

Locche. Selon Peg {Yule Cathay II p. 301), station de la route 
commerciale d'Aiazzo à Torissi, entre l'arche de Noé et Torissi. 

Lochinscham. Schilt {Xurnb Cap. 24, Telf p. 34) le men- 
tionne comme un pays, produisant de la soie. — Sur la carte de 
Teîf, il est indiqué comme un pays au N. du Caucase, à l'O. de 
Derbent. 

Var. de nom: 

1. Lochinscham: Schilt [Nfirnb Cap. 24). 

2. Lochinschan: Schilt [Telf p. 34). 

Lochinschan v. Lochinscham. 

Lodekonc v. Derbend. 

Loderkent v. > 

Lodokont v. » 

Lolan. C'est avec cette ville qu'on a identifié Lollan. 

Lollan. Sur la carte Med {Fisch Samml. p. 133), ville de 
l'intérieur de l'Asie. — Id. Lolan, capitale d'une principauté du 
moyen-âge, nommée Bamijan [Bamian] (Ib., cfr. Ritter Erdk. VII 
pp. 572, 688). 

Lomb. Mand [Hall p. 167) parle d'un pays appelé Lomb. 
Là, il y a une forêt, nommée Combar, où le poivre croît. — Ce 
pays, sans doute le même que la Lambe de Schilt, est certaine 
ment le Melibar. Cfr. Melibar, Coiiun et Lambe. 

Var. de nom: 

1. Lomb: Mand [Hall p. 167). 

2. Lombse: Mand (Lorenz p. 87). 

3. Lombar: Mand (Ib. note 2). 

4. Lombe: Mand (Ib.). 

Lombae v. Lomb. 
Lombar v. > 
Lombe v. » 
Lomber v. Melibar. 
Lon V. Lop. 



H16 

Lonclum v. Junki. 

Longa. Peuple de l"Asie (orientale), mentionné pur Ki'nn (.Sor. 
Géogr. Parif^ IV p. 280) à propos de Solanga. 

Var. de nom: 

1. Longa: RiHK (Soc. Géogr. Paris IV p. 2!^9). 

'J. Langa: Hibu Ib note 17). 

Lop. Polo parle d'une part d'une |)rovirice et dune ville, 
d'autre part d'un désert de ce nom. Il les décrit à peu près comme il 
suit {Pauthier I pp. 148 — \bl, YulcPo\o I pp. 17i) sqq.). Apres avoir 
quitté la ville de Siarciam et passé (lueiques jours ù traverser un 
désert, on arrive ù une province et à une ville du nom de Lop. La 
ville est située à l'entrée même d'un grand désert, également nommé 
Lop. Ceux qui veulent traverser ce désert restent environ une se- 
maine à la ville pour se préparer au voyage et se pourvoir de vivres 
pour un mois. Le désert même est très grand. Il faut un an pour 
le traverser dans sa longueur, mais seulement un mois dans sa partie 
la plus étroite. Il consiste en collines et vallées de pur sable et on 
n'y peut rien trouver à manger. Les eaux sont très rares, en général 
à une journée de distance l'une de l'autre; et là où il y a vraiment 
de l'eau elle ne suffit qu'à 50 ou lOO personnes et à leurs animaux. 
Il n'y a pas d'animaux dans le désert, car ils n'ont rien pour vivre. 
Polo parle, comme de quelque chose de très merveilleux, des bruits 
étranges qui s'entendent souvent dans le désert. Si, pour quelque 
motif, (juehju'un s'endort ou se sépare de sa compagnie, il entend 
des esprits parler et crier, quelquefois même l'appeler, ce ({ui le porte 
à croire que les sons proviennent de ses camarades. Ainsi, il est 
souvent égaré et emmené loin d'eux. Beaucoup ont péri de la sorte. 
Souvent, des sons retentissent qui semblent partir d'instruments musi- 
caux, etc. Pour éviter le dhnger de ces bruits trompeurs, il faut que 
les voyageurs restent bien ensemble; de plus, tous les animaux de la 
caravane sont pourvus de grelots. Quand au soir une caravane fait 
halte pour la nuit, on établit des signes particuliers i)our indiquer 
dans quelle direction la marche doit être continuée le lendemain. 
Trente jours après avoir quitté la ville de Lop pour traverser ce 
désert, on arrive à la ville de Sa ci ou. — Sur la Carte Cat [Notices 
p. 132, Ruge p. 78), au N. du lac Vssicol est située une ville, 
nommée «Ciutaf de Lop», dont la légende (Ib.) raconte: «Dans cette 
ville de Lop se rendent les marchands de l'empire de Sarra pour 



317 

aller an G a ta y o en droite ligne, et ils y viennent avec des bœfs et 
avec des voitures et des chameaux». Plus au N.-O. sur la carte, au 
S. de la chaîne de montagnes de Sebur, on voit sur la carte une 
grande caravane avec des chameaux, et cette légende {Notices pp. 
130, 131): «Cette caravane est partie de l'empire de Sarra pour 
aller au Catayo». Du voyage qu'allait faire cette caravane, une autre 
légende dit encore (Notices p. 130): «Sachez que ceux qui veulent 
traverser le désert s'arrêtent et se reposent pendant une semaine 
entière dans une ville appelée Lop, dans laquelle eux et leurs bêtes 
se rafraîchissent et s'approvisionnent de tout ce qui est nécessaire 
pour sept mois; car, dans le désert, un homme peut marcher une 
nuit et un jour avant de pouvoir trouver de l'eau bonne à boire. 
Mais ce jour et cette nuit passés, on en trouve tant qu'elle suffit à 
cinquante, cent personnes, ou davantage. Et s'il arrive que, pendant 
la nuit, quelque voyageur chevauchant s'endorme, soit par maladie 
ou pour autre motif, et qu'ainsi il quitte ses camarades, il advient 
souvent qu'il entend dans l'air de nombreuses voix de diables, 
semblables aux voix de ses compagnons; encore l'appellent-ils par 
son propre nom; enfin, les diables le conduisent tellement ça et là 
par le désert, de même que le feraient ses compagnons, qu'il ne peut 
plus les retrouver. Et de ce désert, mille nouvelles en sont connues». 
Il résulte de là que la Carte Cat parle et d'une ville et d'un désert, 
quoique la ville seule soit nommée. Le contenu de la légende est 
presque mot pour mot celui de Polo. — Chez Mauro [Fisch-Ong 
XV), il y a dans le nord-est de l'Asie Centrale un grand territoire, 
en plusieurs endroits de la carte nommé «Deserto Lop». Il 
s'étend des environs de «Mar Breunto» au sud, jusqu'à ^Mar 
Biancho» au nord, comprenant une partie méridionale et une partie 
septentrionale; la première occupe, selon Zurla (p. 36), les provinces 
de Balor, de Pen, de Vochan, de Jerchan, de Pamir, de Sace, 
de Paxan et de Chesmir et les villes de Zouza, de Hacbaluch, 
de Chacianfu, de Giangli, de Tangui, de Taifu, de Chascar, 
de Dor et de Tharsus. La partie septentrionale comprend, selon 
Zurla (p. 34-), les provinces de Tangut, de Sinlingin, d'Egrigaja, 
de Zugul et de Tenduch. D'ailleurs, une ville appelée Lop y est 
située, près d'un petit lac, sans nom sur la carte, mais c'est sans 
doute le lac Lop qui est visé. Le lac est au N,-0. d'Insicol et 
pas beaucoup à l'O. de mar Biancho. Chez Mauro, il y a donc 



318 

une ville, appelée Lop, un désert, appelé Lop, et probablement aussi 
un lac du même nom, quoique le nom ne soit pas mis sur la carte. 

— Il est incontestable que Ton veut désigner par là les environs de 
Lob-nor et le désert de Gobi. (Cfr. Pautldcr I p. 149 note 1, p. 
150 note 2, Yulc Polo I p. 179 note 1. p. 181 notes 1 et 2). 

Var. de nom : 

1. Lop: Polo {Paiilhier I p. 149, Yak Polo 1 p. 179, Ram. Gryn). 

Carte Cat {Notices pp. 130, 132, Riigc p. 78). 
Mauro {Fiscb-Ong XV, Riige p. 80, Zurkt pp. 34, 3G). 

2. Lon: Carte Cat {Riigc p. 78). 

3. Loup: Poi.o iXonlensk). 

Lor. Selon Polo {Pauthicr I p. 65, Yidc Polo I p. 79), c'est 
le nom du troisième des huit royaumes de la Perse. — Sur la 
carte de M.\i:iio [Fisch-Ong XV), on voit au milieu de la Perse 
près de Chremania un pays appelé Lor. Dans la légende de la 
Perse, il est nommé {Zurla p. 44) le deuxième de ses huit royaumes. 

— Id. le Luristan {Pauthier I p. (36 note 2, Ynle Polo I p. 80 note 3). 

Var. de nom: 

1. Lor: Polo [Pauthier I p. (55, Yiite Polo I p. 70, Nordensk). 

Mal'ro iFisch-Ong XV, Ruge p. 80, Ziirla p. 44). 

2. Elor: Polo {Pantlùer I p. G5 note c). 

Lordo. Chez Gk.nues [Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), on 
trouve au N.-O. de la presqu'île de Crimée une ville du nom de 
Lordo. Assez loin au N.-E. de celte ville se voit l'image d'un 
.souverain, près de laquelle on lit: «Lordo rex». Au milieu environ 
entre la ville et l'image du souverain, on voit sur la carte l'image 
d'une voiture avec de grandes roues, et à c(Mé se trouve cette lé- 
gende: «Ubi Lordo errât». — Chez Lkaudo [Fisch-Ong XIV), on 
retrouve au N. des mers Noire et Caspienne près de «M. ripei» 
le pays ou le peuple de Lordo. — Chez Mauho (Fisch-Ong XV, 
Ruge p. 80, Zurla p. 32), on trouve dans les pays de Ca gâtai et 
d'Organça «Lordo de Cagatai» et «Lordo de Organca». — 
Par Lordo on entendit originairement la cour du khan des Tatars. 
De là. le nom fut étendu à tout le peuple des Tatars. Lt dans les 
traités entre des Tatars et des états Italiens à cette époque, Lordo 
se trouve souvent, indiquant le peuple en question. Lordo était 
devenu une sorte de désignation oflicielle, à peu près comme «la 
Porte» de nos jours. Dans l'Occident, c'était, parmi les peuples 
tarlares, ù la Horde d'or surtout (ju'on donnait ce nom de Lordo. 



319 

Sur les cartes désignées plus haut, Lordo devait indiquer la Horde 
d'or chez Genues et Leahdo, tandis que chez Mauro, Lordo 
signifierait la cour des états d'Organça etdeCagatai. (Cïr. F isch 
Samml. pp. 175 sqq.). Cfr. Orda. 

Loroson v. Khorasan. 

Loup V. Lop. 

Lubibila. Sur la Carte Cat {Ruge p. 78), île située sur la 
côte sud-est de l'Arabie, tout au S. de l'île de Lalecotra. 

Var. de nom: 

1. Lubibila: Carte Cat {Ruge p. 78, la carte de Notices p. 118). 

2. Libel: Cahte Cat (Notices p. 120). 

Lungro v. Langra. 
Lurack v. Sarai. 

Luristan. C'est avec ce pays qu'on a identifié Lor et p]l y mais 
(E 1 a m i t se). 



Maabar. Polo {Panthier II pp. 600 sqq., Yule Polo II pp. 266 
sqq.) dit que si l'on vogue vers l'ouest de l'île de Seilan,on vient 
à la province de iMaabar, aussi nommée la Grande Inde. C'est le 
plus riche pays de l'Inde. Cinq rois y régnent, qui sont tous frères. 
La mer entre le Maabar et Seilan forme un golfe où la pèche 
des perles est très active; la ville de Betelar en particulier doit 
son importance à la pèche des perles. La pèche se fait ainsi: les 
pécheurs engagent des plongeurs, qui plongent au fond de la mer 
pour y recueillir les perles. Pour protéger les plongeurs contre 
les grands poissons, on engage des charmeurs de poissons ouAbri- 
vaman. La pèche des perles dure pendant le mois d'Avril et la 
première quinzaine de Mai. Les habitants du pays, du roi jusqu'au 
plus pauvre, sont tout nus, sauf qu'ils portent une ceinture. Le roi 
y est très riche, surtout en perles précieuses. Il a cinq cents fem- 
mes et il est entouré d'un grand nombre de gens; quand le roi est 
mort et qu'il est sur le point d'être brûlé, ses gens se jettent dans le 
feu brûlant et meurent avec leur roi pour lui tenir ensuite compagnie 
dans l'autre monde. On ne peut élever des chevaux dans ce 
pays; ils meurent après une année parce que les habitants ne savent 
pas les panser; ils leur donnent de la nourriture bouillie. C'est 
pourquoi il faut que tous les ans on importe une grande quantité 
de chevaux, surtout de Quis, de H ormes et de Du far. Parmi 
les villes du Maabar, Polo relève Cail, et parmi les provinces 
Soli et Lar. Un usage singulier règne dans le pays. Un criminel 
étant condamné à la mort, il lui est souvent permis de se tuer lui- 
même au lieu d'être exécuté. En ce cas, il se tue toujours, comme 
on le dit, en vertu de son amour pour quelque dieu, et devant 
l'autel de ce dieu il se perce de coups de couteau jusqu'à ce qu'il 
meure, après quoi il est solennellement brûlé. Un homme mort est 
brûlé et plusieurs de ses femmes sont brûlées sur le même bûcher. 
Les habitants sont idolâtres et beaucoup adorent le bœuf comme 
une béte sainte; et ils ne tuent jamais de bœufs mais, ceux-ci une 
fois morts, ils en mangent la viande. Ils ont peur de tuer soit 



321 

des animaux soit des gens. C'est pourquoi ils sont mauvais soldats. 
Une justice sévère règne dans le pays. Si une personne doit de l'ar- 
gent à une autre et ne veut pas payer, il arrive souvent que le créan- 
cier, en rencontrant son débiteur, fasse un cercle autour de lui sur 
le sol; celui-ci n'ose le franchir sans avoir payé à son créancier ou 
lui avoir donné des garanties pour sa dette. Le roi même a été 
ainsi obligé à payer. Il ne pleut ici que pendant trois mois de 
l'année, c'est à dire juin, juillet et août. Dans une petite ville du 
pays repose S. Thomas, et chrétiens et Sarrasins vont en pèlerinage 
sur sa tombe. Les habitants sont noirs et se rendent plus noirs 
encore qu'ils ne le sont par nature en s'oignant dans leur enfance 
de certaines huiles; car plus ils sont noirs, plus ils sont consi- 
dérés. En Maabar les dieux sont également noirs et les diables 
blancs. — Corv écrivit une lettre, datée de Maabar. 11 y dit 
{Yule Cathay I pp. 212 sqq.) que le Maabar est situé dans la 
Haute Inde et que c'est le pays où S. Thomas est enterré. 
Il dépeint la Haute Inde et ses habitants et la description qu'il 
donne contient beaucoup de ce qui, chez Polo, caractérise le 
Maabar, par ex. que les chevaux ne peuvent vivre dans le pays, 
que le bœuf est une bête sainte, que les habitants vont tout nus, 
qu'ils brûlent leurs morts, que la pêche des perles y est importante, 
etc. — JoRD {Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Y^ule Jord p. 41) mentionne 
parmi les douze royaumes de ITndia major aussi le Mohabar, dont le 
roi de Columbi est le souverain. — Odor dit (Cordi^r pp. 113 sqq., Y'ule 
Cathay I pp. 80 sqq.) qu'après dix journées, à partir de Polumbum, 
on arrive dans un royaume, nommé Mobarum, où repose S. Thomas. 
L'église de S. Thomas est remplie d'idoles et quinze maisons, dé- 
pendant de l'église, appartiennent aux Nestoriens. Dans le pays 
il y a une idole très merveilleuse. Elle est d'or ainsi que son 
temple. Bien des gens y vont en pèlerinage, les uns un couteau 
piqué dans le bras, les autres un lacet autour du cou, etc. Près de 
ce temple est un lac creusé par des mains humaines, dans lequel 
les pèlerins jettent de l'or, de l'argent ou des bijoux comme des 
sacrifices au dieu. C'est pourquoi il y a des richesses énormes 
au fond de la mer. L'église ayant besoin de ces richesses, on tire 
au fond de la mer ce qu'il en faut. Il est un certain jour de l'an 
où ce dieu est surtout adoré. Alors l'idole est promenée dans une 
voiture précieuse, et nombre de gens se jettent sous les roues et 

21 



3-2-2 

sont ainsi écrasés; cinq cents hommes peuvent de la sorte se laisser 
tuer en un jour. Une autre coutume est de vouloir se sacrifier pour 
un dieu. On se frappe de coups de couteau devant limage de ce 
dieu jusqu'à la mort, après quoi les amis du défunt brûlent son 
corps. Le roi du pays a d'immenses richesses d'or, d'argent et de 
bijoux. À cinquante journées de ce pays on trouve dans l'océan 
Lamori. — Chez Med [Fisch Samml. p. 132), il y a un pays, appelé «I 
Maber>, que Fi-'^cJi veut identifier avec la côte de Malabar, mais 
qui est sans doute Maabar. — Maii {Yule Cathay II pp. 374 sqq.} 
nomme le Maabar la troisième des provinces de l'Inde. Il raconte 
en détail que S. Thomas y construisit une église dans la ville de 
Mirapolis. Lui-même avait demeuré dans le pays pendant quatre 
jours. La pèche des perles y est très active. — Mand \HaU pp. 171 
sqq.) dit qu'il y a dix journées de marche de Polombe à M a baron, 
grand royaume contenant beaucoup de villes, parmi lesquelles on 
remarque Calamye où S. Thomas est enterré. Ensuite il décrit, 
prmcipalemcnt d'après Odor, les pèlerinages à la ville et le culte 
qu'on voue aux dieux du pays. Du Ma baron, en passant par un 
nombre d'îles de Tocéan, on arrive dans le grand Lamary. — Conti 
(Major p. 7) mentionne une province de l'Inde, nommée Malabar, 
avec deux villes: Malepur, où repose S. Thomas, et Cahila, où il 
y a des perles. — Chez Genues [Fisch-Ong X), il y a dans l'Inde 
une province, dont il est dit: «provincia hec Mahabaria dicitur». 
Dans la province, on trouve les villes de Colla et de Meliapur 
et une légende dit que S. Thomas est enterré dans le pays. — Chez 
Mauro {Fisch-Ong XV), on voit dans l'Inde près de Telenge et 
d'Adilur un pays, appelé Mahabar ou Malabar, avec cette légende 
[Zurla pp. 41, 42): «Cette contrée, appelée Mahabar, a été partagée 
en cinq royaumes». — Id. la côte de Coromandel {Pautliier II p. 
600 note 1 et notes pages suivantes, Yuk Polo II p. 268 note 1 et 
notes pages suivantes, Yule Cathay I p. 218 note 2, Yiile Jord p. 
39 note 2, Yule Cathay I p. 80 note 3, Cordier p. 117 note 1, 
Bov p. 86, Fisch Samml. p. 202). 

Var. de nom : 

1. Maabar: Poi.o (Pauthier II p. <iOO, Yule Polo II p. '2Gr. ' 

CoHV I Ville Catliay I ]). 'JlSj. 
Mah {Ynh Catlmy II p. 374). 

2. Bobarum: Onou (Yule Cathay 11 App. 1 p. XIV note 10). 

3. 1 Maber Med {Fisch Samml. p. lo2). 



323 

4. Mabare: Odok lYnIe Cathay II App. II Cap. 18). 

5. Mabaron: Mand {Uall p. 171 1. 

6. Mabiron: Mand iLorenz p. 1*1 note 4). 

7. Mabor: Odor {Yiilc Cathay II .\pp. II Cap. 18). 

8. Maebar: Coiiv {Ynle Cathay I p. 212). 
y. Mahabar: Mauro (Ziirla p. 42). 

10. Mahabara: Genues {Wiittke p. 47). 

11. Mahabaria: Genues [Fisch Samml. p. 202, Fisch-Oiig X?). 

12. Malabar: Conti {Major p. 7). 

Mauro [Riige p. 80). 

13. Malmbariai?): Genues {Fisch-Ong X?). 

14. Manibar: Polo (Paiithier II p. 608 note r). 

15. Meaboaron : Mand (Lorenz p. 91). 

IG. Mebor: Odor (Yule Cathay II App. I p. XIV note 10). 

17. Miapuri?): Mauro (Fisch-Ong XV). 

18. Moaboaron: Mand (Lorenz p. 91 note 4). 

19. Mobar: Odor (Yulc Cathay I p. 80, Ib. II App. II Cap. 18). 

20. Mobarum : Odor (Cordier p. 113). 

21. Mohabar: Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 55). 

22. Mohebar: Jord (Yiile Jord p. 41). 

Maarazia. De Cernove, Conti {Major p. 10) atteignit le 
Gange et après trois mois de voyage il arriva à la ville puissante 
de Maarazia, qui abonde en aloès, or, argent, bijoux et perles. 
Près de là était située une montagne, où il y avait des carbunculi. 
— Chez Genues {Fisch-Ong X, Wiittke Tafel X), on trouve dans 
l'intérieur de l'Asie près d'Aua une ville, nommée Maragama, sur 
laquelle on lit la légende suivante: cîMaragama, ubi aloes aurum 
et argentum et gemmarum abundant gênera». (Cfr. Fisch Samml. p. 
204, Wuttke p. 46). 

Var. de nom: 

1. Maarazia; Conti [Ram p. ;339, Purchas, Major p. 10). 

2. Maragama: Genues (Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 204), 

3. Marahatia: Conti (Fisch Samml. p. 204). 

4. Maroguma: Genues {Wuitke Tafel X). 

Mabare v. Maabar. 

Mabaron v. » 

Maber I ou I Maber v. Maabar. 

Mabiron v. Maabar. 

Mabor v. » 

Maca. Château, par lequel passa Clav {Markh pp. 83 sqq.) 
à l'aller. Il était situé sur le chemin de Calmarin à Khoi, dans 
une vallée, au pied d'un roc très élevé et presque imprenable. Il 



324 

appartenait à un chrétien catholique, nommé Noiadin. et il y avait 
là un couvent de Dominicains. — Schilt (Xùrnb Cap. 28. Tel/ 
p. 44) parle d'une ville, appelée Magn, située sur une montagne. 
C'était un évèché catholique romain et les prêtres étaient frères 
prêcheurs, — Id. Maku. sur le penchant sud-est de l'Ara rat 
{Tel} pp. 159, 160 notes 8, 8 A). 

Var. de nom: 

1. Maca: Clav iMarkh p. Soi. 

2. Magu: Schilt (yûrnb Cap. 28). 

3. Meya Schilt {Telf p. 44i. 

Macarii ospicium. Chez Bi.a.n {Fisch-Ong IX), il y a à une 
petite distance du «Paradiso terestre» un endroit, sur la carte 
appelé «Ospicium Macarii>. — Selon Miller (III p. 144), cela se 
rapporte à la légende de S. Mac a ri us: D'après la tradition, trois 
moines grecs auraient entrepris de chercher le paradis terrestre. 
Après beaucoup de peines ils atteignirent à la caverne où vivait 
S. M a cari us, qui y gardait depuis cent ans la porte du paradis. 

Mâche. Sur la Carte Cat [Xotices p. 128), endroit près de 
la mer Caspienne, un peu au N. de Derbt. La leçon est 
douteuse. 

Var. de nom: 

1. Mâche ■'i: Carte C.\t da carte de .Vo/jces p. 118). 

2. Mâcher ? : Carte Cat iSolices p. 12;?». 

Mâcher v. .Mâche. 

.Machin v Matshin. 

A\acin v. Macinus. 

Macina v. » 

.Macinus. Les environs d'Ava jusqu'au Cathay sont appelés 
par CoNTi Macinus dans l'édition de Major, Mangi dans celles de 
Ram et de Purchas. Le pays est décrit en détail {Major pp. 11 sqq.\ 
Il abonde en éléphants et Coxti mentionne différentes manières dont 
ceu.x ci sont pris et domptés. Les habitants se déchirent le corps 
avec des fers et mettent de la matière colorante sur les blessures 
faites. Ils se colorent de la sorte tout le corps. Le pays abonde 
également en serpents grands et effrayants, de la grosseur d'un 
homme, dont la chair est très estimée. Les habitants, d'après Co.nti, 
se contentent dune femme chacun. — Chez Genues {Fisch-Ong 
X, Wuttke Tafel X), il y a dans l'intérieur de l'Asie près d'Aua un 
pays appelé Macina, sur lequel on lit la légende suivante (Fisch 



325 

Samml. p. 205): «Hec provincia Macina dicta elephantos gignit, 
hujus incole serpentibus vescuntur deliciose affatim et faciès suas 
variis punctis et coloribus stiloque ferreo depingunt et sola uxore 
sunt contenti». — Sur la carte de Mauro [Zurla p. 39), une province 
appelée Macin est située en India Cin. — Pour l'identification de 
ce pays, il faut remarquer d'abord que le nom est sans doute le 
même que Mats h in, qui signifie originairement la Grande Chine. 
Cette notion est cependant très vague et comprend en général plusieurs 
pays, surtout le Mangi ou Chine méridionale et aussi l'Indo- 
Chine. Le Macinus de nos auteurs ne comprend pas le Mangi, 
mais la péninsule de l'Inde Postérieure et particulièrement la 
Birmanie et le Laos [Fisch Samml. pp. 205 sqq., Major p. 11 
note 3. Yule Cathay I p, CXIX note). — Gfr. Matshin. 

Var. de nom: 

1. Macinus: Conti (Major p. 11 . 

2. Macin: Macro iZiirla p. 39). 

3. Macina: Genues (Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X, Ib. p. 47, F/sc/i Samml. 

p. 205). 

4. Mangi: Conti {Ram p. 340, Piirchas). 

Madegan. Chez Mauro (la carte de Zurla\ endroit de Tlndia 
prima entre Deli au sud et Zesni au nord. 

Maebar v. Maabar. 

Maeotis palus ou lacus. C'est sous ce nom que la mer 
d'Azov était connue dans l'antiquité (cfr. Bunhury I pp. 177 sqq., II 
pp. 28 sqq., 278, 592 sqq.). Mentionnée par Plix (lYa^. iifis^. VI, 38) et 
Sol (pp. 77, 106, 163). Nommée par Isid {Etijmol XIV, 3, 1); forme 
avec le fleuve de Ta nais la frontière septentrionale de l'Asie. 
Ailleurs il dit (Ib. XIV, 3, 31) que le Scythia est borné au N. par 
Maeotis. — Polon {Soc. Géogr. Paris IV p. 777) place Maeotis en 
terra Kangitarum et dit du voyage dans ce pays: «ubi paucos 
homines invenerunt, sed plurimas paludes et amplas salsas, et flumina 
salsa; quas credimus esse Mseotidas paludes». — Ruer (Ib. p. 
250) dit du Tanais: «Ule fluvius est terminus orientalis Ruscie, et 
oritur de paludibus Meotidis, que pertingunt usque ad Occeanum 
ad aquilonem». — Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 26), un fleuve 
coule presque directement vers le sud, depuis les montagnes qui 
avoisinent l'océan Arctique jusqu'à la Mer Noire. Le fleuve est 
nommé «fluvius Meotides» et le mot de «Palludes> s'y lit 
aussi. Dans une légende, beaucoup plus à l'est, dans l'xAsie nord- 
est, sur le continent juste en face de Tile d'Eone, on lit {Haverg, 



32G 

Miller IV p. 2.")): «Ab hinc usque ad Meotides paludes generaliter 
Sithia dicitiir*. — Chez Khst {Miller V p. 34). il y a dans 
l'Asie septentrionale un lleuve appelé «Meotis fluvius». La légende 
d'Albania raconte que cette province est bornée par Meotides 
paludes (Ib. ji. ol). — Sur la carte de Hygg (Magasin p. 48. 
Miller 111 p. lUl), Meotides paludes sont situés au N. de la mer 
Xoire. — Chez Wai.sp [Zciisehr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, Miller 
111 p. 147). on voit beaucoup au N. de la mer Noire un grand lac, 
nommé «Palus Meotidis». De là coule vers le sud un fleuve 
près duquel sont situées les villes de S ara a et de Latana; il se 
jette dans «Mare lataniorum» qui n'est ([u'un autre nom (d'après 
Tana) de la mer d'Azov. — Chez Mauko (Fiseh-Ong XV, Ruge 
p. 80), «Palus meotis» est le nom du lac correspondant à la mer 
d'Azov de nos jours. — Le sens de Ma^otis palus a donc été 
très variable. L'antiquité donna ce nom à la mer d'Azov d'au- 
jourd'hui, mais IsiD déjà semble avoir placé Ma'Otis plus au nord, en 
en faisant, avec le Ta nais, la frontière septentrionale de l'Asie et 
de Scythia. Et plusieurs des auteurs du moyen-âge le suivirent, 
tels que Rubu, Hald, Ebst, Hygg et Walsp, tous plaçant «Ma'Otis 
palus» très au nord. Parmi ces auteurs, Hald et Ebst parlent d'un 
lleuve appelé Meotis. Hubu fait de Ma'otis la source du Tanais 
et, sans doute, Walsp a été inspiré par une idée semblable. Un 
auteur, Polon, compagnon de Cabi», veut reconnaître Ma?otis 
palus dans les lacs salés situés entre la mer Caspienne et la 
mer d'Aral ou peut-être dans la mer d'Aral même. Maubo 
se défit le premier de ces erreurs en donnant à Maeotis palus la 
même signification qu'autrefois. (Cfr. Soc. Géogr. Paris W pp. 500, 
511, Zeilsrhr. Erdk: Berlin XXVI p. 379). 

Magi v. Mangia. 

Magnan. (^.hez Mauho {Zurla p. 40). ville de l'Inde à l'O. du 
fleuve M an dus. 

Var. de nom : 

1. Magnan: Maciio {Zitrla p. 40). 

2. Mognan: Mm no (la c;irte de Zurla). 

Alagnus Canis. Sur la carte de Vlsc (Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 8, Miller III p. 135), on lit dans le Catay la légende 
suivante: «Hic slal Magnus Canis». — Sur la Cabti: C.vr (Notices 
p. 143, la carte Ib. p. 132, Ruge p. 78), on lit près de Cam- 



327 

baleth: «Civitas Cambaleth Magni Canis Catayo». — Sur la 
carte de Biax [Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), on lit dans l'Asie 
septentrionale: «Imperion Garni», ce qui doit être Imperion Canis. 
— Chez Genues {Fisch-Ong X, Wuttke Tafel X), on lit loin dans 
l'Asie orientale [Fisch Samml. p. 206): «Huic regioni queGatayum 
vel eorum lingua G an bal ec dicitur dominatur Magnus Ganis». 
Plus au fond de l'Asie près d'«India ultra Gange m», on lit (Ib. 
p. 194): «Rex Gambalech hoc est magnus canis». Et enfin, tout 
à l'E. de la mer Casp., on trouve (Ib.): «Gam bellanus rex magni 
canis filius». — Magnus Canis n'est naturellement rien autre 
chose que le Grand khan ou Magnus Chan, dont les auteurs du 
moyen-âge nous ont donné tant de descriptions. Ici on n'a men- 
tionné que les cas où, au lieu de G h an, le mot de Ganis a été em- 
ployé, désignant le Grand khan. Ge Magnus Ganis était quelque- 
fois mal compris des auteurs du moyen-âge et traduit par le Grand 
Chien au lieu du Grand khan. 

Magog V. Qog et Magog. 

Magogoli. Nom des Mongols. V. Gog et Magog. 

Magrall. Schilt {Niirnh Gap. 28, Telf p. 43) parle d'un 
pays appelé Magrall avec pour capitale Gathan. — Chez 
]\1auro {Ruge p. 80), on voit dans la partie occidentale du Caucase 
sur le versant sud un pays nommé Mingrelia. — Id. avec la 
Min gré lie [Telf p. 153 note 9 A). 

Var. de nom: 

1. Magrall: Schilt [Xûrnb Cap. 28j. 

2. Magrill: Schilt {Telf p. 99). 

3. Megral: Schilt (Telf p. 43). 

4. Mingrelia: Mairo {Ruge p. 80). 

Magrill v. Magrall. 
Magu V. Maca. 
Magy V. Mangia. 
Mahabar v. Maabar. 
Mahabara v. » 
Mahabaria v. » 

Mahrattes, les. C'est avec ce peuple qu'on a identifié Ma r a th a. 
Main. Chez Mauro {Zurla p. 42), île située en face du Gap 
Diongul dans l'Inde. 

Maku. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Maca. 
Malabar v. Maabar et Melibar. 



328 

Malabar. C'est avec la côte de Malabar qu'on a identifié 
Melibar et Maie. 

Malacca. C'est avec cette ville qu'on a identifié Kersonesis 
Aurea et Maliur. 

Malaiur v. Maliur. 

Malamasin v. Pontain. 

Malamasml v. » 

Malamata. Sur la carte de Mauho {Zurla p. 31 K province de 
la Région des Ténèbres. On lit la légende suivante: «Les habi- 
tants de Boler et de Malamata vivent pendant l'hiver sous la terre». 

Var. de nom: 

1. Malamata: .Malro tZnrIa p. 31). 

2. Mellamata: Maiho (Ib.). 

Malanir v. Maliur. 

Malao. Sur la Carte Cat {Notices p. 136, Ruge p. 78), 
ville sur la côte septentrionale de l'île d'Iana. — Une ville de 
Trapobana a le même nom. 

.Malao. Sur la Carte Cat (Notices p. 139, Ruge p. 78), ville 
située dans l'intérieur de l'île de Trapobana, au sud de Menlay. 
Près de là on lit la légende suivante: «Cette ville est déserte à 
cause des serpents». — Une ville dTana est appelée de même. 

Malascerti. Sur la Carte Cat {Notices p. 121), ville située 
près d'Argis. — Identifié avec Melazgherd (Ib.), situé sur le Murad 
ou le haut P^uphrate (Rittcr Erdk. X p. 665). 

Malatan v. Maletan. 

Malathea. Schilt {NûrJib Cap. 10, Tcif p. 18) parle d'une 
ville de ce nom. — Id. avec Malatia de nos jours en Cappadoce 
à la courbe de l'Euphrate. La même que l'ancien M élite ne. — 
Cfr. Metima. 

Malatia. C'est avec cette ville (|u'on a identifié Malathea et 
Metima. 

Malaton. Chez Mai'ro (Zurla p. 49), une des petites îles au 
sud de Giava mazor, entre cette île et Giava m en or. 

Malavir v. Maliur. 

Maldives, (^cst avec ces îles qu'on a identifié Divamoal. 

Maie. Mentionné par Cosm (Topogr. Christ, pp. 178, 337, 
Crindle pp. 119, 366, 367) en plusieurs endroits soit comme un lieu 
où le christianisme s'était répandu, soit comme un lieu où le poivre 



329 

croît, ou enfin comn^e un port de l'Inde. — Id. Malabar (Crindle 
p. 119 note 1, p. 366 note 4). 

Malepur v. Mirapolis. 

Maietan. Sur la carte de Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), 
ville du nord-est de l'Asie, dans le Chatajo près de Sidam. 

Var. de nom: 

1. Maietan: Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 8U). 

2. Malatan: Mauro (Zurla p. 35). 

Maleus mons v. Malleus mons. 

Malichu insula. Plix {Hist. Nat. VI, 175) dit: «A pro- 
muntorio Indorum quod vocatur Lepteacra, ab aliis D repanum, 
proponit recto curso prseter Exustam et Malichu insulas XV mil. 
passuum esse, inde ad locum quem vocant Scaeneos CCXXV M, 
inde ad insulam Sadanum CL mil. passuum». — Sol (pp. 206, 
207) dit: «Ab Indica prominentia ad Malichu insulam adfirmat 
esse quindecies centena milia passuum: a Malichu ad Scaeneon 
ducenta viginti quinque milia: inde ad insulam Adanum centum 
quinquaginta milia». — Sur la carte de Hald {Miller IV p. 40), on 
trouve au S. de l'Afrique File de Malichu, sur laquelle on lit la 
légende suivante: «Malichu insula Ethiopie, a Drepano pro- 
munctorio quindecies C passuum distat. Hic ad Se en a m insulam 
CCCCXL passuum. Inde constat totum litus navigabile hic esse 
quod ita potuit mensurari». — Chez Ebst {Miller V p. 62), il y 
a au sud de l'Ethiopie une île, appelée Malichu, dont la légende 
dit: «Malichu insula. Sunt qui omne hoc mare ut Solinus inquit 
navigabile dicunt. Addunt et spatiorum loca et dimensiones ab Indie 
promunctorio Drepano. Hi habent usque quindecies centena milia 
passuum computantes inde ad Ceneon CCL». — Sur la carte de 
Hygg {Magasin p. 48, Miller III p. 107), on voit au S. de l'Afrique 
une île du nom de «3M a lie us insula». — Considérée comme id. 
avec Meliachi de Ptol, située dans la mer Rouge. Le passage 
de rinde à la mer Rouge a été confondu avec la circumnaviga- 
tion de l'Afrique. C'est pourquoi l'île a été mise au S. de l'Afrique 
{Miller loc. cit.); la même confusion donc que pour Aden. 

Var. de nom: 

1. Malichu: Plin {Hist. Xat. VI, 175). 

Sol (p. 207). 

Hald {Miller IV p. 40). 

Ebst Miller V p. 62). 

2. Malicus: Hygg {Magasin p. 48, Miller III p. 107). 



330 

A\alicur v. A\aliur. 
Malicus insula v. Malichu insula. 

Maliten. Sur la carte de Matmo {Ziuia p. 49), petite île au 
S. ou au S. — 0. de Giava menor. 

A\aliur. Polo (Pauthier II p. 5(15. Yule Polo II p. 22H| dit 
(pie de lile de Pontain on arrive à une île et à un royaume du 
nom de Maliur. Dans l'ile, il y a une ville du n)ème nom. Le 
commerce y est florissant, surtout celui des épiées. — Pauthier (Ib. 
note 2i l'identifie avec la ville de Malacca et ses environs, ville 
fondée en 1252, selon Pauthier. Yule s'y oppose (Ib. p. 224 note 
3) en doutant que iMalacca ait été fondée si tôt. Il veut identifier 
Maliur avec Palembang sur la côte orientale de Sumatra ou 
avec sa colonie, nommée Singapour. 

Var. de nom: 
1. Maliur: Polo (Paulhicr II p. ôG'V). 

Malaiur: Polo (Yule Polo II p. 223, Ib. p. 22-4 note 3). 
Malanir: Polo (Yule Polo II p. 224 note 3). 
Malavir: Polo (Ih.i. 
Malicur: Polo {Pauthier II p. r)(>5 note a). 

Malkiti v. M écrit. 

Mallem. Sur la carte de M.\uro [Fisch-Ong XV, Rugc p. 80), 
île tout au N. de la grande île de «Taprobana over Siometra». 

Var. de nom: 

1. Mallem: .M.\iuo (Fisch-Onç) X\', Ruge p. }S0). 

2. Mallevi: Maiho (Zurla p. ôOi. 

Alalleus mons. Pi.in {Hist. Nat. VI, 09) parle du «Mons 
Maleus, in quo umbra' ad septentrionem cadunt hieme. jfstate per 
austrum, per senos menses». — Sol (p. 185) dit: «Titra Palibotb- 
ram mons Maliens, in tjuo umbra3 hieme in septemtriones, œstate 
in austros cadunt, vicissitudine bac durante mensibus senis». — Sur 
la carte de Hald {Havcrg, Miller IV p. 36), il y a dans l'Inde, 
entre les fleuves d'Y d as pis et d'Vndus une montagne où vit le 
peuple de Corcina. Sur la montagne on lit la légende suivante: 
«Maliens mons, cuius umbre ad aquilonem cadunt hyeme, ad 
austrum estate». — Chez Ehst {Miller V p. 51), on trouve dans 
l'Inde une montagne avec cette légende: «Mal eus mons, cuius 
umbre cadunt hyeme in septentrionem, estate in austrum senis 
mensibus alternate». 



331 

Var. de nom: 

1. Malleus mons: Sol p. 185: 

Hald [Haoerg, Miller IV p. 36). 

2. Mal eus mons: Plin {Hist y al VI, 69). 

Ebst (Miller V p. 51>. 

Mallevi v. Mallem. 

Maimbaria v. Waabar. 

Alalmistra v. Armestria. 

Maipuria v. Mira polis. 

Mamistra. C'est le même qn'Armestria de Ric et Missis 
de nos jours. 

Mamor. Sur la Carte Cat (la carte de Xotices p. 118), ville 
sur la CMJte occidentale de la mer Caspienne, au sud de Derbt. 

Var. de nom: 

1. Mamor; Carte Cat (la carte de Solices p. 11§). 

2. Mumor: Carte Cat lyotices p. 12S . 

Mamutava v. Maumetavar. 

Mancanar v. Manganor. 

Mancherule v. Onankerule. 

Manchus v. Mangia. 

Manci v. » 

Manc\ V. 

Mandchourie. C'est avec ce pays qu'on a identifié Ciorcia 
et Manse. 

Man-dse. Nom chinois de la Mandchourie {Richthofen 
China 1 p. 603 note 1). — Cfr. Manse. 

Mandus. Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV), tleave qai 
prend sa source dans ilmaus, traverse l'Inde dans la direction do 
sud parallèlement à l'Indus et se jette dans l'Océan en Paiga. 
D'après la légende de l'Imaus qu'on lit sur la carte iZurla p. 38), 
nombre de fleuves, entre lesquels le Mandus ou Tira an du s, pren- 
nent leur source dans cette montagne. Près de la source do Man- 
dus on voit sur la carte un pont sur le fleuve et près de là la légende 
suivante iZurîa p. 40): «Sur ce pont magnifique passent les cara- 
vanes de l'Inde en Chatajo et ces voies sont larges et commodes 
aux voyageurs . Une ville du même nom iRuge p. 80) est située 
à rO. du fleuve de Mandus. 

Var. de nom : 

1. Mandus: Mauro i Fisch-Ong XV Ruge p. 8*> Zurla p. 38). 

2. Timandus Malro l Zurla p. 3S'. 



332 

iMangalore. C/est avec celte ville quon a identifié Manganor 
et Mangaru t h. 

Aïanganor. Sur la Carte Cat (Ruge p. 78), ville sur la 
côte occidentale de l'Inde, au N. d'Elly et au S. de Pescamar. 
— Id. Mangalore {Yuîc Cathay II p. 451). 

V'ar. de nom: 

1. Manganor: C.aute (",at {Ruge p. 78\ 

2. Mancanar '.M: Cahte Cat (la carte de yoliccs p. 118). 

Alangarouth v. A\angaruth. 

Mangaruth. Selon Cosm (Top. Christ, p. 337, Crindle p. 367), 
port de rinde. — Id. Mangalore {Crindle p. 367 note 3, Yule 
Cathay II p. 451). 

Var. de nom: 

1. Mangaruth: Cosm (Top. Chrisl. p. 337). 

2. Mangarouth: Cosm {Criiuilc p. 367). 

Manghin v. Nanghin. 

A\angi v. Mangia. 

Mangi v. Macinus. 

Mangia. Caup (Soc. Géogr. Paris IV p. 710) compte Mangia 
parmi les peuples qui avaient résisté aux Mongols. — Polo parle 
d'une grande province du Catay du nom de -Manzi. Les notices 
du Manzi reviennent çà et là dans sa relation, mais les détails se retrou- 
vent principalement dans deux passages {Pauthier II pp. 452 sqq. 
et pp. 500 s(jq., Vide Polo II pp. 107 sqq. et pp. 150 sqq.). Le 
pays est borné au nord par le Catay, à l'ouest par le Tebet et à 
l'est par la mer. La frontière septentrionale est en général formée 
par le Caramoran et passe entre les villes de Linguy, située 
dans le Catay, et de Piguy, située sur la frontière du Manzi. La 
communication entre le Catay et le Manzi est facilitée par un grand 
fleuve, par lequel Polo entend évidemment le (Irand Canal. La con- 
quête du pays par le Grand khan en 1268 est relatée en détail. 
C'est un pays très riche. Il n'y a pas de moutons. Les habitants 
n'aiment pas la guerre. L'état légal est bon, personne ne' vole rien, 
et les portes ne sont ordinairement pas fermées, même celles des 
boutiques où il y a des articles très précieux. Les habitants ont 
un goût prononcé pour l'astrologie. A la naissance d'un enfant, 
le temps et le signe sous lecjuel il est né sont très exactement 
notés. On prend des notes semblables en se mettant en voyage. 
Les pauvres exposent souvent leurs nouveau-nés; mais ordinaire- 



333 

ment le roi qui y régnait, avant que le pays ne fût conquis 
par le Grand-khan, en prenait soin, les élevait et veillait à les 
marier ensuite. Il arrivait aussi qu'il permit aux riches qui n'avaient 
pas d'enfants d'en adopter quelqu'un ou quelques-uns. Les morts 
sont brûlés avec beaucoup de cérémonies. ^Sur chaque maison il y a 
un tableau indiquant les noms de tous les locataires. Les aubergistes 
doivent également prendre note exactement des voyageurs, de leurs 
noms, du temps de leur arrivée et de leur départ etc. LeManziest 
partagé en neuf provinces ou royaumes, chacun avec son roi, nommé 
par le Grand-khan. Le pays a plus de douze cents grandes villes, 
sans compter toutes les petites et tous les villages. Dans chaque 
ville il y a une garnison, variant de mille à vingt ou trente mille 
hommes. Parmi les neuf royaumes du Manzi, Polo parle surtout de 
quatre: le Quinsay, le Janguy, le Nanghin et le Fuguy ou 
Chonka. Les villes citées sont le.s suivantes: dans la province de 
Quinsay la ville de Quinsay, capitale de tout le pays, Tacpiguy, 
Giuguy, Ciancian et Ciuguy; dans la province de Fuguy les 
villes de Fuguy, de Q uelifu, de Vuguen, de Tiunguy et la grande 
ville de Caiton; dans la province de Nanghin la ville de Nanghin; 
dans la province de Janguy la ville de Janguy; il mentionne en- 
core les villes suivantes sans indiquer dans quelle province elles 
sont situées: Piguy, Coguigangui, Pauchin, Cayu, Tiguy, Tinguy, 
Saianfu, Ciguy, Cuguy, Chingianfu, Chinginguy, Siguy, 
V^ouguy, Siangan etGanfu. Les marchands du IManzi ont de gran- 
des correspondances. Ils visitent avec leurs navires beaucoup de pays 
étrangers, dont il mentionne particulièrement Javva, Coilun, Ely 
et Melibar. La mer du Manzi est appelée «Mer de Ci m». (Sur 
tous ces pays et sur toutes ces villes voyez les mots resp.). — Odor 
parle également du Mangy ou Manzi (Cordier pp. 245 sqq.,p. 374, pp. 
452 sqq., Yule Cathay I pp. 103 sqq., 137, 152 sqq.) comme d'une des 
douze provinces entre lesquelles l'empire entier du Grand-khan est 
partagé; il y a dans cette province deux mille grandes villes. Le 
pays est aussi appelé India superior. 11 est bien peuplé et fertile. 
Presque tout le monde y est négociant ou artisan. On y voit bien 
rarement des mendiants. Les femmes sont d'une beauté extraordi- 
naire. Elles ont les pieds petits, ce qui vient de ce que, quand 
les filles sont toutes petites, les mères leur mettent des bandeaux 
forts autour des pieds de façon qu'ils ne peuvent grandir. Les gens 
de qualité laissent croître les ongles de leurs pouces bien longs, ce 



334 

qui est considéré comme tics clcgant. Odou mentionne comme quel- 
que chose de remarquable quil y a dans le pays un homme très 
riche et très vieux qui ne Iravaille point du tout. Il est servi par 
cinquante jeunes filles. Parmi les villes du Man;^i Odor mentionne 
Casay. qui en ctait la capitale, Tesculan, Gatan ou Zayton, 
Fuzo, (Jilenfo et Jamathay ou Jansu. (Voyez les mots resp.). — Mar 
{Yule Cathay II pp. 342, 354 sq((., 373) passa à son retour par le 
pays de .Manzi. d'où il alla à Col u m bu m. Le M an zi est également 
appelé India IMaxima et c'est le pays le plus riche du monde; il 
abonde presque en toutes choses. 11 y a là trente mille grandes 
villes, sans compter les petites et les villages. Parmi les villes du 
Manzi, Mar mentionne Gampsay, Zayton, Gynkalan et Janci. Le 
pays était autrefois appelé Gyn. — Mand {Hall pp. 206 sqq.) parle du 
Mancy dans «India the More». Il le décrit presque mot ù mot 
d'après Odor. Plus loin, il parle d'un pays (Ib. pp. 309 sqq.), qu'il 
ne nomme pas, où il y a un homme très riche, qui ne travaille point 
du tout, ayant les ongles trop longs. 11 est servi par cinquante jeunes 
filles à petits pieds. Mand mentionne bien toutes les villes de Mancy 
dont Odor parle, mais autant que je sache, il ne dit que de l'une 
d'elles, Latoryn (cfr. ce mot), qu'elle est située en Mancy. — Gonti 
(Major pp. 11 sqq.) parle d'un pays appelé Mangi ou M a ci nu s, 
mais de façon telle qu'on peut considérer comme certain (|ue ce 
n'est pas le même pays dont il est (|uestion ici. Aussi me contente- 
rai-je de renvoyer au mot de M a ci nu s. — Ghez Mauro (Fisch- 
OngXV), la province de Mango est située autour du montlmaus, 
au X. du Tebet et au S. de Série a. On ne voit pas avec certi- 
tude sur la carte si la province s'étend jusqu'à la mer ou non. 
Quelques-unes des villes du Mangi, mentionnées par les auteurs an- 
ciens, se trouvent bien sur la carte, mais rien ne dit si l'auteur 
les croyait situées dans la province de Mango ou non. l'n renseigne- 
ment sur cette province donne la légende suivante sur la carte 
(Zurla p. 38): «Dans la province de Mango il y a douze mille villes». 
On doit encore remar(|uer ici que sur le fleuve du Polisanchin est 
dessiné sur la carte un pont, au sujet du(|uel on lit la légende sui- 
vante (Zurla p. 30): «Quittant le pont, une voie agréable vous 
mène pendant plusieurs milles entre des jardins, des palais, des châ- 
teaux et des villes». Cette voie est appelée «lîue de Mango», parce 
qu'elle conduit ù Mango. — Id. la Ghine méridionale. Le nom même 



335 

est dérivé de Man-tsze ou Man-tsu, comme les habitants de la 
Chine septentrionale nommaient d'ordinaire la partie de la Chine 
méridionale oi^i régnait la dynastie de Sung, jusqu'à ce que le pays 
fût conquis par Kublai, vers 1270, conquête mentionnée par Polo. 
Sans doute, le nom a également quelque rapport avec le mot de 
Matshin ou Machin, signifiant la Grande Chine. Ch.Soc. Géogr. 
Paris IV p. 576, Pauthicr II p. 452 note 6, pp. 454 sqq. note 8, Yule 
Polo II p. 106 note 3, p. 113 note 6, Yule Cathay I pp. CXVIII 
sqq. note 1, p. 103 note 1, Cordier p. 248 note 2, Bov p. 92, Richl- 
hofen China I pp. 505, 594, 611. 

Var. de nom: 

1. Mangia: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 710). 

2. Magi: Polo {Pauthicr II p. 452). 

3. Magy: Polo (Ib.). 

4. Manchus: Mand (Lorenz p. 109 note 1). 

5. Manci: Odor [Cordier p. 245 note d). 

Mar (Yule Cathay II p. .342 note 1). 

6. Mancy: Mand (Hall p. 206). 

7. Mangi: Polo {Paiithier II p. 452, Ram, Grijn). 

Odor {Cordier p. 245). 
Mauro {Riige p. 80;. 

8. Mango: Macro {Fisch-Ong XV, Ziirla p. 38). 

9. Mangy: Polo {Paidhier II p. 452 note b, Nordensk). 

Odor {Cordier p. 246 note a). 

10. Mansi; Odor {Yule Cathay II App. I Cap. 28, Cordier p. 245 note d). 

11. Mansiae: Odor (Yule Cathay II App. I p. XXIII note 6). 

12. Manti: Mand (Lorenz p. 109). 

13. Manty: Mand (Ib. note 1). 

14. Mantzi: Mand (Ib.). 

15. Manza: Odor (Cordier p. 245 note d). 

16. Manzi: Polo {Pauthicr II p, 452, Yule Polo II p. 104). 

Odor {Yule Cathay II App. II Cap. 28, Cordier p. 245 note d 

Yule Cathay I p. 103j. 
Mar {Yule Cathay II p. 342). 

17. Manzy: Odor (Cordier p. 245 note d). 

18. Mati: Odor (Ib.). 

19. Mauzi: Mar {Yule Cathay II p. 342 note 1). 

20. Mongin: Odor (Cordier p. 246 note a). 

Manglin v. Nanghin. 
Mango V. Mangia. 
Mangy v. » 
Manibar v. Maabar. 



336 

.Manse. Hibu parle iSoc. Gi'ogr. Paris IV p. 329) de deux 
peuples «Taule et Manse, qui habitant in insulis quorum mare 
congelatur in hyeme, ita quod lune possunt Tartari currere ad eos, 
qui offerebant triginta duo milia tumeniascot annuatini dum modo 
dimitlerent eos in pace». — Id. la Mandchourie. 11 semble ce- 
pendant que, dans sa description, Huhu ait aussi pensé au Japon. 
Le nom de Manse provient de M and se, comme les Chinois 
nommaient la Mandchourie [Schmidt p. 58, Richthojen China I 
p. 603 note i). 

Mansi v. Mangia. 

Mansise v. » 

Mansuna. Sur la Carte Cat {Notices p. 129), un endroit 
appelé Mansuna est situé sur le «Golf de Monimentis>. sur la 
côte septentrionale de la mer Caspienne. 

Manti v. Mangia. 

Mantichora v. Manticora. 

Manticora. Plin {Hist. Xat. VIII, 75) dit de cet animal 
légendaire: <'Apud eos (quelques animaux de l'Inde) nasci Ctesias 
scribit quam niantichoran appellat triplici dentium ordine pectina- 
tim coeuntiuin, facie et auriculis hominis, oculis glaucis, colore 
sanguineo, corpore leonis, cauda scorpionis modo spicula infigentem, 
vocis ut si misceatur fistula:; et tubic concentus, velocitatis magnaî, 
humani corporis vel prœcipue adpetentem». — Sol (p. 190) dit: 
«Mantichora quoque nomine inter ha^c (quelques animaux de 
l'Inde) nascitur, triplici dentium ordine coeunte vicibus alternis, facie 
hominis, glaucis oculis, sanguineo colore, corpore leonino, cauda velut 
scorpionis aculeo spiculata, voce tam sibila ut imitetur modulos 
fistularum». — Sur la carte de Hald {Havcrg, Miller IV p. 37), on 
voit l'image d'un lion à la' tête d'homme. L'image est mise au S. de 
Mare Caspium et entourée du fleuve de Bactrus à l'est, des 
montagnes d'Acrocerauni et d'A riobarzones au sud et d'Archa 
Noe à l'ouest. Près de l'image on lit la légende suivante: 'Sol in us: 
Manticora nascitur in Yndia, triplici dentium ordine, facie hominis, 
glaucis oculis. sanguineo colore, corpore leonino, cauda scorpionis, 

voce sibilla». 

Var. de nom: 

1. Manticora: Halu (liaverg. Miller IV p. 37). 

2. Mantichora. Pi.in illist. Sat. VIII, 75). 

Sol (p. 190). 



337 

Man-tsu v. Man-tsze. 

Man-tsze ou Man-tsu. Les habitants de la Chine Septen- 
trionale nommaient autrefois de la sorte la Chine Méridionale, 
quand la dynastie de Sung y régnait. Ce nom est l'origine de Manzi 
ou Mangia [Yule Cathay I pp. CXVIII sqq. note 1, p. 103 note 1, 
Cordier p. 248 note 2, Richthofen China I pp. 594, 611). — Cfr. 
Mangia et Matshin. 

Manty v. Mangia. 

Mantzi v. » 

Manza v. » 

Manzi v. > 

Manzy v. » 

Maracanda v. Samarcan. 

Maraga. Het (Cap. 11) indique la ville de Maraga comme 
située sur la frontière septentrionale du Regnum Chaldaeorum. 
— Sur la carte de Car [Fisch Samml. p. 120), il y a un lac, appelé 
«Mare de Marga», avec une presqu'île du nom de Castrum, et 
près de là on lit la légende suivante: «Hic reponitur thésaurus 
regum tartarorum». Cette légende se rapporte à un fort, bâti par 
Houlagon pour y garder son butin de guerre. — Jord [Script, ord. 
praed. I p. 549) adresse sa première lettre aux moines de plusieurs 
endroits, entre autres de Maroga. — Maxd [Hall p. 262) mentionne 
la ville de Maraga. — Sur la Carte Cat (Notices p. 122, Ruge 
p. 78), il y a au S. de la Mer Caspienne et à l'E. de «Mar 
d'Argis» un lac du nom de «Mar de Marga». Sur la côte orientale 
est située la ville de Marga et à l'angle sud-ouest la ville d'Ormi. 
Un fleuve coule du lac droit vers le sud au golfe Persi que, dans 
lequel il se jette près de la ville de Chesi. Dans son cours supérieur 
il passe par les villes de Cremi et de Cade et reçoit à la dernière 
ville un affluent de droite, venant de «Mar d'Argis». — Sghilt 
{Ni'mib Cap. 28, Telf p. 44) mentionne une ville appelée Maragare, 
mais sans la dépeindre. — Id. avec la ville d'aujourd'hui de ce nom, 
Maraga, située à l'E. de la partie australe du lac Urmia. La ville 
eut une époque brillante quand Houlagon y établit sa résidence. 
Par «Mar de Marga», on entendait le lac Urmia de nos jours 
{Yule Jord p. V note 2. Fisch Samml. p. 120, Bov p. 99, Notices 
p. 122, Telf p. 157 note 5, Wappàus p. 746). 



338 

Var. de nom: 

1. Maragia: Het (Cap. 11). 

Manu [HuH p. 262). 

2. Maragara: Schilt [Telf p. 44). 

'.\. Maragare: Schilt {Si'irnb Cap. 28). 
4. Marga: Car {Fisch Samml. p. 120). 

Carte Cat {Sotices p. 122. Riige p. 78). 
û. Maroga: Joru {Scri])t. Ord. praed. I p. 549, Yiile Catliay 1 i>. 225). 
H. Merga: Joru {Scripl. Ord. praed. I p. 549 note). 

Maragamà v. Maarazia. 

Maragara v. Maraga. 

Maragare v. » 

Marahathia v. Maarazia. 

Marallo. Selon Cos.m {Topogr. Christ, p. 337, Crindlc p. 307), 
port sur la route de Taprobana à Tzinitza. — Probablement 
situé dans l'Inde en face de Ceylan (Yide Cathay 1 p. CLXXVIII 
note 5). 

Marand. C'est avec cette ville qu'a été identifié Hur. 

Maratha. Mentionné par Johd {Soc. Géogr. Paris IV p. 55. 
Yule Jord p. 41) comme un des douze royaumes de l'Inde et «valde 
Magnum». — Probablement identique avec les Mahrattes. (Cfr. 
Yule Jord p. 31) note 2, Baljour le mot de Mahratta). 

Mar Biancho v. Biancho. 
» Breunto v. Breunto. 
» d'Argis V. Aretissa. 

Mardin. C'est avec cette ville qu'on a identifié Merdin. 

Mare de Marga v. Maraga. 

» grecorum. iNoni de la mer Noire. 
» lataniorum. Nom de la mer d'Azov. V. Tana (sur 
le Don). 

Mare Magnum. Par ce nom, Cahi> entendait la mer Noire, 
la mer d'Azov et la mer Caspienne, en prenant ces trois mers 
pour une seule («Soc. Géogr. Paris IV p. i86). 

Mare Majus. Chez KcnH, Poi.o, Hkt et Onon, nom de la 
mer Noire. 

Mare Maurium. VAw/. Joiu) et Ma.nd, nom de la mer Noire. 

Mare Nigriim ou mer Noire. Aussi appelée Mare grecorum. 
Mare Magnum, Mare Majus et Mare Maurium. (Cfr. Yule 
Cathay I p. H note 3j. 



339 

Marga v. Maraga. 

jWarmorea. Sur la Carte Cat (Xotices p. 131, Ruge p. 78), 
ville au N. de la chaîne de montagnes de Sebur, entre celle-ci et 
le fleuve d'Edil, et entre les villes de Fachatim à l'E. et de 
Pascherti à l'O. 

Marobabi. Sur la carte de Mauro {Zurla p. 31), province de 
l'Asie septentrionale. 

Maroga v. Maraga. 

Maroguma v. Maarazia. 

Maronini v. Maroniti. 

Maroniti. Ric parle de cette secte religieuse en disant (p. 
126) qu'elle comptait des membres à Baldacum, qui était même 
siège d'un archevêque maronitique. — Het (Cap. 14) les mentionne 
parmi les habitants de Regnum S y ri se. 

Var. de nom: 

1. Maroniti: Ric (p. 126). 

2. Maronini: Het (Cap. 1-t). 

Marsok. Sur la carte de Hald {Haverg, Miller IV p. 31), on 
voit près de Damas l'image d'un animal avec la légende suivante: 
«Marsok bestia transmutata». 

Maru. Sur la carte de Mauro {Ruge p. 80), ville située dans 
l'intérieur de l'Asie, au sud-ouest de Balch. 

Masanderan. C'est avec cette province qu'on a identifié 
Mazandaran. 

Masandra v. Mazandaran. 

Masis V. Ararat. 

Massagetae. Mentionnés par Flin [Hist. Nat. VI, 50) comme 
un peuple scythe. — Également par Sol (pp. 92, 181). — Isid 
[Etymol IX, 2, 63) dit: «Massagetae ex Scytharum origine sunt. Et 
dicti Massagette quasi graves, id est fortes Getae. Nam sic Livius 
argentum grave dicit, id est massas. Hi sunt qui inter Scythas 
atque Albanos septentrionalibus iugis inhabitant». — Sur la carte 
de Hald [Haverg, Miller IV p. 25), on les trouve au nord, près 
de la mer Caspienne et d'Eunochi Sithe. — Chez Eb^t (Miller 
V p. 33), ils sont également placés dans l'Asie septentrionale, 
et on lit la légende suivante: «Massagete et Derbees miserrimos 
putant, qui egrotatione moriuntur; parentes et amicos, cuin ad senec- 
tutem venerint, iugulant et dévorant». ■ — Sur la carte de Hygg 
{Magasin p. 48, Miller III p. 101), on les trouve au N. de la mer 



340 

Noire près d'Amazones. — Sur la carie de Mauro. on ne les 
trouve pas, mais ils sont mentionnés dans une légende près de la 
source du Gange (Ziirla p. 39). Là sont énumérés quelques peuples, 
dont Mairo dit qu'on n'en sait guère plus sur eux. 

Massandaran v. Alazandaran. 

Massa nder v. » 

Massanderan v. » 

Massenderam v. » 

Materta v Matrica. 

Mati V. Mangia. 

Matracha. C'est avec cette ville qu'on a identifié Matrica. 

Matrica. Kubr (Soc. Géogr. Paris IV p. 215) parle en ces 
termes d'une ville de ce nom: «Ad orientem vero illius provincie 
(Cassarie) est civitas que dicitur Matrica, ubi cadit fluvius Tanais 
in mare Ponti,... Ule enim fluvius, antequam ingrediatur mare Ponti, 
facit quoddam mare versus aquilonem habens in latitudine et longi- 
tudine septingenta miliaria, nusquam habens profundidatem ultra sex 
passus, unde magna vase non ingrediuntur illud, sed mercatores de 
Constantinopolim applicantes ad predictam civitatem Matrica m 
mittunt barcas suas usque ad flumen Tanaim, ut emant pisces 
siccatos, sturiones scilicet et hosas barbatas, et alios pisces infinité 
multitudinis». Il suit de là que la ville, importante par son com- 
merce de poisson, était située à l'embouchure du Tanais, sur la 
mer Noire, la mer d'Azov étant alors considérée comme la partie 
inférieure de ce fleuve. — Id. Matracha, situé dans la presqu'île 
de Ta ni an sur le détroit de Kertsch (Heyd I p. 206). 

Var. de nom : 

1. Matrica: Hubu (Soc. Gvo<jr. l'aris IV p. 21.')). 

2. Materta; Hlhh (Ib. note 7). 

3. Matriga: Hlbk (Ib. note G). 

4. Matrita: Ruhr (Ib. note G). 

Matriga v. Matrica. 

Matrita v. » 

Matshin ou Machin est un nom, signifiant la (J rande Ch ine 
et qui comprit proprement avec la Chine également la péninsule 
orientale de l'Inde, mais le sens est très indécis et le nom 
a tantôt reçu la signification de l'In do-Chine, tantôt de la 
Chine Méridionale [Richthofcn China I pp. 't'M, 505, 523, Yulc 



341 

Cathay I pp. CXIX sqq. note 1, Fisch Samml. pp. 205 sqq.). — Cfr. 
Macinus, Mangia et Man tsze. 

Maturaz. Sur la carte de Mauro [Zurla p. 39), territoire sur 
la rive gauche du Gange. 

Maucherule v. Onankerule. 

Maumetavar. Sur la Carte Cat [Notices p. 128, Ruge p. 78), 
un fleuve se jette dans la mer Caspienne, dans l'angle syd-ouest, 
et près de là on lit Maumetavar. — Sur la carte de Mauro, on lit 
dans une légende sur Siroan [Zurla p. 46) qu'il y croît plusieurs 
espèces de soie, de même que «dans le délia ci-dessous, nommé 
Ma muta va». — Id. le pays autour de l'embouchure du Kur 
{Notices p. 128, Zurla p. 46). Alors le Kur et l'A ras, son affluent, 
avaient probablement des embouchures séparées. 

Var. de nom: 

1. Maumetavar: Carte Cat (Notices p. 128, Ruge p. 78). 

2. Mamutava: Mauro (Zurla p. 46). 

Mausul V. Mosul. 

Mauzi V. Mangia. 

Maxel. KuBR {Soc. Géogr. Paris IV pp. 231, 251 sqq.) parle 
d'un peuple, appelé Maxel ou Moxel, entre Tanays et Etilia. 
De ce peuple il dit qu'ils «sunt sine lege, puri pagani. Civitatem 
non habent, sed casulas in silvis ... Si mercator veniat ad eos 
oportet quod ille apud quem primo descendit provideat ei quam diu 
vult esse inter eos. Si quis dormiat cum uxore alterius, ille non 
curât nisi videat propriis oculis: unde non sunt zelotipi. Habundant 
apud eos porci, mel et cera, pelles preciose et falcones». Plus loin 
les Merdas vivent. — A été identifié avec les environs de Moscou 
par Backer [Bibl. Elzev. XIII, XIV p. 305). Mais cela est sans 
doute à tort. Schmidt (p. 25) identifie le peuple avec les Mok- 
cha, qui, selon Peschel (Vôlkerk. p. 405), faisaient partie des 

Mord v es. 

Var. de nom : 

1. Maxel: Rlbr iSoc. Géogr. Paris IV p. 231). 

2. Moxel: Ruhr ;Ib. p. 251, p. 231 note 2). 

3. MoxeS: RuBR |Ib. p. 251 note 13). 

Maxuan v. Vaxua. 

Mazandaran. Selon Kir (p. 179), le roi Hethum passa par ce 
pays à son retour. — Sur la Carte Cat {Notices p. 127), on voit à 
l'angle sud-est de la mer Caspienne, à l'O. de Deystan «Golf 



342 

de Masandra» et tout à l'O. de là (Ib., Rnije p. 78) un endroit 
appelé Masandra, situé à l'E. du «Cap de Cilam». — Schilt 
mentionne le pays en plusieurs endroits {Nùrub Cap. 18, 28, Tcif 
pp. 2l3, 27, 29, 44) et le décrit comme fort boisé et par conséquent 
d'un accès difficile. — Id. Masanderan, sur la côte sud et sud-est 
de la mer Caspienne. 

Var. de nom : 

1. Mazandaran: Kir p. 179). 

2. Masandra Carte Cat {Xotices p. 127, Riigc p. 78). 
',i. Massandaran: Schilt {Telf p. 44). 

4, Massander: Schilt (Telf p. 2G). 

5. Massanderan: Schilt [Siirnb Cap. 18, 28). 
(). Massenderam: Schilt (Telf p. 27). 

7. Wassandaran : Schilt (7V//" p. 2Î)). 

iWeaboaron v. Maabar. 

Mebnemeselach. Sur la Cakte Cat {Notices p. 129), endroit 
situé sur la côte septentrionale de la mer Caspienne près de 
M a n s u n a . 

Mebor v. Maabar. 

Mecer. Clav {Markh p. 129) y passa à l'aller et dit que 
c'était un village situé tout près de Sa m arc and. 

Mecheion v. Mente. 

Mecheyn v. » 

Mechoit v. Mecrit. 

Mechon. Sur la carte de Mauho [Ruf/c p. 80, Zurla p. 34, 
Fisdi-Ong XV), province de l'Asie septentrionale sur l'océan Arctique 
près de la «Région des Ténèbres». 

Var. de nom: 

1. Mechon: Malro lA'ur^e p. 80). 

2. Mechru: Mauro {Zurla p. 34). 

3. MechurC.'): Mai;ro {Fisch-Ong XV, leçon incertaine). 

4. MechusC.'): Mauro (Fisch-Ony XV, leçon incertaine). 

Mechrit v. Mecrit. 
Mechriti v. » 
Mechru v. Mechon. 
Mechur v. » 

Mechus V. » 

Mechy v. Milke. 

Mecrit. Cahp mentionne (.Soc. Céofjr. Paris IV p. 708), parmi 
les peuples subjugués par les Mongols, les Merkiti et les Mecriti. 



343 

Ailleurs (Ib. p. 645), il dit que Merkit était un des grands peuples 
tatars, ainsi que Mecrit. Ils avaient les mêmes dehors et la même 
langue. — Rubr (Ib. p. 261) parle d'un peuple appelé «Crit et 
Merkit», Nestoriens et dépendant de Caracarum. — Polo dit 
{Pauthier I pp. 199 sqq., Yule Polo I pp. 236 sqq.) qu'à quarante 
journées de distance au nord de Garacoron et d'Altay s'étend 
une plaine, appelée Bargu, dans laquelle vit un peuple du nom 
de Mescript, dépendant du Grand-khan. Ils sont très barbares et 
sauvages et vivent de leurs bestiaux, parmi lesquels il y a bien des 
bêtes ressemblant aux cerfs (probablement des rennes) et que les 
hommes montent. Ni la vigne ni le blé ne sont cultivés dans le 
pays. — Sur la carte de Mauro [Fisch-Ong XV, Zurla pp. 35, 36), 
il y a au N. de Gharachoracur et d'Alchai sur la mer près de 
Hung et Mongul un peuple nommé Mechrit. — Tous ces noms 
de Grit, Merkit, Mecrit et Mescript sont considérés comme 
appartenant au même peuple, vivant dans les environs du Baïkal. 
La forme de Grit et Merkit, employée par Rubr, est considérée 
comme un exemple de l'emploi très ordinaire en Orient de deux 
noms légèrement différents, désignant la même chose. (Cfr, Soc. Géogr. 
Paris IV pp. 533 sqq., Pauthier I p. 200 note 3, Vide Polo I p. 238 
note 2, Yule Gathay I pp. CXVIII sqq. note 1). 

Var. de nom: 

1. Mecrit: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 645i. 

2. Crit: Rubr (Ib. p. 261). 

3. Crit et Merkit: Rubr (Ib. p. 261). 

4. Eric: Rubr (Ib. note 6). 

5. Malkiti: Carf (Ib. p. 708 note 6). 

6. Meclioit: Carp (Ib. p. 645 note 15, p. 708 note 7). 

7. Mechrit: Mauro (Fisch-Ong XV, Zurla p. 35). 

8. Mechriti: Mauro (Zurla p. 36). 

9. Mecritas: Carp (Soc Géogr. Paris IV p. 708 note 7). 

10. Mecriti: Carp (Ib. p. 708). 

11. Menici: Carp (Ib. note 7). 

12. Meniti: Carp (Ib.). 

13. Merkat: Carp (Ib. p. 645 note 14). 

14. Merkii: Carp (Ib. p. 645 note 14). 

15. Merkit: Carp (Ib. p. 645). 

Rubr (Ib. p. 261). 

16. Merklts: Carp (Ib. p. 645 note 14). 

17. Merkiti: Carp (Ib. p. 708). 

18. Merkyti: Carp (Ib. p. 708 note 6). 



344 

19. Mescript: Polo [Pauthier I p. '200, Yulc Polo I p. 237 1. 

20. Metrit: Cahp db p. G-iô note 15. p. 708 note 7i. 

21. Metritas: Cahp (II), p. 708 note 7). 

22. Mœrit: Caui' (Ib. p. G45 note 15, p. 708 note 7). 
23 Mœritas: Carp (Ib. p. 708 note 7). 

24. Vietrici: Cahi' db.). 

iWecritas v. A\ écrit. 

Mecriti v. » 

iWedeia, i m péri de Medeia v. iMedorum imperium. 

Media. Les bornes de cette province sont indiquées par Plin 
(Hist. Nat. VI, 137) en même temps qu'il (Ib. XII, 15, 16) parle d 'Ar- 
bor Medica. — Sol mentionne en plusieurs endroits Media (p. 
205 etc.) et également Arbor Medica (pp. 177 sqq.) — Isid dit 
[Etymol XIV, 3, 8): «Parthia ab India? linibus usque adMesopo- 

tamiam generaliter nominatur Sunt in ea Aracusia, 

Parthia, Media, Assyria et Persida, quae regiones invicem sibi 
coniunctaî initium ab Indo flumine sumunt». Ailleurs (Ib. XIV, 3, 11), il 
dit: «Media et Persida a regibus Medo et Perseo cognominatœ, 
qui eas provincias bellando aggressi sunt. Ex quibus Media ab 
occasu transversa Parthica régna amplectilur, a septentrione Ar- 
menia circumdatur, ob ortu Caspios videt, a meridie Persidam, 
Huius terra Medicam Arborem gignit, quam alla regio minime 
parturit. Sunt autem Me dite duœ, m ai or et m in or». Voilà un 
autre passage (Ib. XVII, 7, 8): «Medica arbor, cuius etiam nomen 
carminibus Mantuanis inclusuit, asportata primum a Médis, unde et 
vocabulum sumpsit. Hanc Graeci xebpoiariXov, Latini citriam vocant, 
quod eius pomum ac folia cedri odorem référant. Malum eius ini- 
micum venenis, et hoc est quod item poeta intelligi voluit cum tradat 
ex illa foveri animam. Hase arbor omni pêne tempore plena est 
pomis, quae in ea partim matura, partim acerba, partim in flore ad- 
huc sunt posita, quod in cfcteris arboribus rarum est». — Sur la 
carte de Hald {Haverg, Miller IV p. 33), deux légendes se lisent, l'une: 
«Parthia ah Yndie finibus generaliter dicitur usque ad Mesopo- 
tamiam. Sont in ea Aracusia, Parthia, Assiria, Media, F*er- 
sida», l'autre: «Omnis Media Parthia Persida ab oriente flu- 
mine Yndo. ab occidente Tigri, a septentrione Tauro Gaucasio. 
a meridie Rubro mari. Longitudino patent tredecies XX. pass , 
per lat. DGGGXXX». — Ghez Eh.st {Miller V p. 4i), on lit les cinq 
légendes suivantes à propos de Media: «Media et Persidia a 



345 

regibus Médis et Persidis connominate sunt. Hi bellando eos 
ceperunt»; «Media Maior a Medo rege est vocata. Haec habet arbo- 
rera pomiferam, nomine Media m, omnibus aliis terris exceptam, ro- 
bore fortem, fructu uberrimam, pomis odoriferis proficuisque contra 
venena et anhelitus seniles»; «Hic regio Media Miner dicitur» ; 
«Hic monluosa et aspera sunt loca»; «Hic nulli habitant propter 
leones et ursos et pardes et tigrides. Hec terra etiam (serpentijbus 
est referta». Enfin, il se dit dans la légende de Parthia que 
Media est une province de Parthia. — Sur la carte de Vesc 
{Miller III p. 135), le pays de Media se trouve indiqué. — Jord 
{Soc. Géogr. Paris IV p. 61, Yule Jord p. 53) indique Media 
comme une province de Perse. — Sur la carte de Hygg {Magasin 
p. 48, Miller III p. 103), on trouve dans l'Asie orientale près de 
Persida le pays de Media, avec la légende suivante: «Hec 
terra habet silvestres homines hirsuto corpore cum dentibus 
caninis. Habet nomen a Medo filio Egei». Dans la légende de 
Parthia on lit que, selon Isid, Media fait partie de ce pays. — 
Chez Genues (Fisch-Ong X), on trouve au S. de lamerCaspienne 
et tout au S. de Taurix le pays de Media. — Chez Walsp (Zeiïsc/zr. 
Erdk. Berl. XXVI Tafel X, Miller III p. 148), on trouve au S. de 
la mer Caspienne et de Bachdra le pays de Media. — Sur 
la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Riige p. 80, Zurla p. 43), on voit 
près de Caldea le pays de Media. — L'ancienne province de 
Media. — Cfr. Medorum Imperium. 

Media v. Medorum Imperium. 

Medio, Imperium de Medio v. Medorum Imperium. 

Médium Imperium v. » 

Medorum Imperium. Pasc [Mosheim App. 92 pp. 195, 196, 
Yule Cathay I pp. 234 — 237) dit que d'Urgant il alla à dos de 
chameau dans l'Imperium Medorum, dont la capitale était appelée 
Armalech. — Chez Med {Fisch Sam ml. p. 132, Yule Cathay I p. 234 
note 5), on trouve «Imp. Medorum» avec la ville d'Armalec. — 
Mar {Yule Cathay II p. 338) dit qu'Armalec était situé dans 
IMmperium Médium» (Middle Empire). — Sur la Carte Cat (A'o- 
tices p. 135, Ruge p. 78), il y a près de Baldassia l'image d'un 
souverain avec la légende suivante: «Ici règne le roi du Chabech, 
qu'on appelle seigneur d'imperi de Medeia. Il reste dans le pays 
d'Emalech. — Clav {Markh pp. 115, 181, 182) mentionne en plusieurs 



346 

endroits un pays du nom de Media, dont la frontière orientale de- 
vait être à Ce n an. 11 parle également (Ib. pp. llô sqq.) d'un peuple 
d'écuyers, appelé Zagalays, qui a certains privilèges à condition qu'il 
serve Timor en guerre. — Schilt (Xûrnb Cap. 29, T^// p. 47) men- 
tionne un pays, appelé Zekatey, qui a pour capitale Samerchant. 
(Vest un pays puissant. La langue est à demi persane à demi tur- 
que. On n'y mange jamais de pain. Les habitants sont très guer- 
riers. Tamerlan avait pris tout le pays. — Sur la carte de Bian 
{Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), on trouve en Asie, au N.-E. de la 
mer Caspienne «Imperion de Medio. co est sco. Combaleh». 
Chez Yulc (Cathay I p. 234 note 5), on lit: «Imp. de Medio seu 
Côbalek». — Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Zurla p. 33), 
le pays de Cagatai est situé auprès du fleuve d'Ixartes près 
de son embouchure dans la mer Caspienne. On y lit également: 
«Regno de Cagatai» et «Lordo de Cagatai». (V. Lordo). Près 
de la ville d'Amon sur l'Ixartes se trouve la légende suivante: «Cela 
est le port de Cagatai». — Le nom de «MedorumImperium»a 
résulté d'une confusion de deux choses différentes. Le pays, appelé 
aussi Tshagatai, fut nommé I m péri u m Médium, parce qu'il était 
situé entre la Perse et le Cataia et faisait pour ainsi dire l'Empire 
du milieu des Tatars. Cet Imp. Médium fut confondu avec le 
nom de l'ancienne province de Media et de là sont nés I m péri ura 
Medorum et autres noms analogues. L'empire, qui fut appelé 
Tshagatai, du nom du fils de Gengis-khan, et qui résulta de la 
division des pays après la mort de Gengis-khjan, comprit de son 
temps le bassin du Tarim, le Tien-schan, la Dzoungarie, la 
région du Jaxartes et de l'Oxus, l'Afganistan et probablement 
aussi le Pandjab. Almalech en était capitale (/?/c/«Y/io/£7n China I p. 
584, Yule Cathay I p. 234 note 5, Ib. II pp. r)22 sqq.. Ruge p. 36 
et la carte Ib.). 

Var. de nom: 

1. Medorum Imperiuni: Pasc (Mosh App. î)2 p. 195, V»/r Cathay 1 p. 234) 

Med (Fisch Samml. p. 132). 

2. Cagatai: Maiiiu) (l'isch-Ong XV, Rugc p. 80). 

3. Medeia, i m péri de M.: Cautk Cat {\nlices p. 135, linge p. 78). 

4. Media: Ci.av {Markh pp. 115. 182). 

5. Medio, Imp. de M.: Bian (FischOng IX, Miller III p. 144, y»/e Cathay 

I p. 234 note 5). 
G. Médium Imperium: Mai» V»/<' Cathay II p. 338). 



347 

7. Zagatai: Mauro (Ziiila p. 33). 

8. Zagatay: Clav {Markh p. 115). 

9. Zekatay: Schilt (Telf p. 47). 

10. Zekatey: Schilt (Xfirnb Cap. 29). 

Megirede. Selon Ric (p. 131), nom d'un couvent sarrasin en 
Baldac. 

Megral v. Magrall. 

Meherchorama. Sur la carte de Mauro {Ruge p. 80), endroit 
situé près de Hère. 

Meke v. Mente. 

Mekran. C'est avec ce pays qu'on a identifié Gedrosia, le 
Quesivacuran de Polo et le No cran de Med. On a aussi cru 
qu'il faisait partie de Tlndia M in or de Jord. 

Melaro. Sur la Carte Cat [Notices p. 139, Ruge p. 78), en- 
droit situé sur la côte septentrionale d'«Illa Trapobana». 

Melazgherd. C'est avec cet endroit qu'on a identifié Ma lascerti. 

Melchy v. Milke. 

Melensorte v. Muliech. 

Melescorte v. » 

Melestorte v. » 

Meliachi. Cfr. Malichu. 

Meliancota. Ville de l'Inde par laquelle passa Conti {Major 
p. 19, Ram p. 341) à son retour. Situé entre Cocym et Calicut 
tout près de cette ville, il formait une grande ville. — Cfr. Yule 
Cathay II p. 454. 

Meliapur v. Mirapolis. 

Melibar. Après avoir décrit El y, Polo {Pauthier II pp. 650 
sqq., Yule Polo II pp. 324 sqq.) parle du royaume de Melibar. 
Les habitants sont idolâtres. Le royaume est indépendant, son roi 
ne paye tribut à personne. Il y a là du poivre, du gingembre et 
beaucoup d'autres épices. Le pays fait un très grand commerce, et 
vers l'est, surtout avec Manzi, et vers l'ouest, surtout avec Ad en, 
mais dix fois plus, selon Polo, avec le premier qu'avec le second. 
Les produits du pays, surtout les épices, sont exportés et à l'est 
et à l'ouest. De Manzi sont importées surtout des soieries. Le 
commerce offre pourtant de grandes difficultés à cause d'une pira- 
terie forte et bien organisée qui fleurit en Melibar et dans le 
Gazurat. De ces deux pays sortent tous les ans plus de cent vais- 
seaux corsaires. Ceux-ci s'associent ordinairement en plusieurs corn- 



348 

pagnies, chacune comprenant vingt à trente vaisseaux. Les vais- 
seaux qui appartiennent à la même compagnie marchent daprcs un 
projet commun, et entre chacun il y a une distance d'un certain 
nombre de milles. Ainsi la même compagnie peut dominer de gran- 
des étendues de mer. Ouand un de ces vaisseaux aperçoit un na- 
vire de commerce, il fait des signaux par feu aux autres, et alors 
plusieurs d'entre eux attaquent de concert le navire de commerce. 
Après avoir dépouillé à fond le navire ils laissent les marchands 
s'en aller les mains vides, en leur disant d'aller chercher maintenant 
plus de marchandises, pour que ces richesses tombent aussi dans 
les mains des pirates. Pour se garder contre ces pillages, les mar- 
chands ont été obligés d'armer eux-mêmes et leurs vaisseaux aussi 
fortement (|ue possible et aussi de construire de grands navires. — 
Couv {Yulc Cathay I p. 215) dit qu'il y a deux mille milles d'Ormes 
à Minibar en voguant vers le sud-sud-est. De Mini bar à Maabar il 
y a trois cents milles en voguant également vers le sud-sudest. — 
JoRD {Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Yule .lord pp. 89, 40) dit que 
parmi les douze rois d'india Major il en est un qui est très 
puissant. Il règne dans le pays, appelé M oie bar, où le poivre 
croit. — Odor (Cordier pp. 09 sqq., Yide Cathay I pp. 74 sqq.) parle 
dn pays de Minibar, où le poivre croit. La forêt où le poivre 
se trouve, a une extension de dix-huit journées. C'est là que sont situées 
les deux villes de Flandrine et de Singulir, qui sont toujours 
en guerre l'une avec l'autre. Le poivre croît en plantes grimpantes 
soutenues, comme la vigne. Quand elle est mûre, l'épice est cueillie 
et mise à sécher au soleil. Dans la forêt il y a beaucoup de 
fleuves, où se rencontrent des crocodiles et des serpents. Ceux-ci 
empêchent les gens de récolter le poivre, c'est pourcjuoi on cherche 
à les brûler en allumant des bûchers. A l'extrémité sud de 
la forêt la ville de Ploubir ou Polumbum est située. — Mar 
(Yide Cathay II pp. 356, 873, 874) parle du Mynibar connue du 
second des trois royaumes de l'Inde. Il dit que c'est de ce pays 
que S. Augustin parle dans sa description do «the Canine filosophers» 
qui tiraient leur nom de ce qu'ils voulaient (jue l'homme, comme le 
chien, n'eût pas honte des actes naturels. Dans ce pays est située la 
ville de Columbum. où le poivre croît. — Mand (//a// pjv 167 sqcj.) 
dit que dans le pays de Lomb il y a une forêt, appelée Combar, 
d'une longueur de dix-huit journées, où croit le poivre. Là sont 



349 

situées deux villes, appelées Fladrine et Zinglantz. Il raconte 
ensuite comment le poivre croît, est récolté etc. À l'extrémité de cette 
forêt est située la ville de Polombe. — Schilt parle d'un pays, 
nommé Lambe qui est sans doute le même que le Melibar. — 
CoNTi [Major pp. 17 sqq.) nomme Melibar i a la province où est 
située la ville de Coloen. Le gingembre et le poivre y sont cultivés. 
Il y a dans le pays plusieurs sortes de serpents, décrits par Coxti. Il 
s'y trouve entre autres un arbre, dont le fruit est si grand que l'on 
peut à peine le lever. Dans ce fruit il y a de 250 à 300 pommes. 

— Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 42), 
on voit dans l'Inde près d'un golfe, à mi-chemin de Chomari à 
Chalecut, le pays de Milibar. Les légendes suivantes s'y lisent: 
«Ici le poivre croit> et «11 y a ici des singes en abondance et des 
serpents de sept pieds de long et à sept tètes». — Enfin il faut 
mentionner que chez Med {Fisch Samml. p. 132) il y a un pays du 
nom d'«I Maber», identifié avec le Melibar par Fisch, mais qu'il 
faut plus probablement identifier avec le Maabar. — - Id. avec la côte de 
Malabar (Pauthier II p. 650 note 1, Yide Polo II p. 326 notes 1, 3, 4, 
Yule Cathay I p. 216 note 1, Yule Jord p. 39 note 2, Yule Cathay 
I p. 74 note 3, Cordier p, 102 note 2, Y^ule Cathay II p. 374 note 
1, Bov p. 85, Major p. 17 note 5. Cfr. Yule Cathay II pp. 450 sqq.). 

— Cfr. Coiiun, Lambe, Lomb et Maie. 

Var. de nom: 

1. Melibar: Polo {Pauthier II p. 650, Yule Polo II p. 324). 

2. Combar: M.\nd {Hall p. 167). 

3. Ezaminibar: Odor {Yule Gathaj' II App. I p. XIII note 5). 

4. Kombaer: Mand (Lorenc p. 87). 

5. Lomber: M.\nl> (Ib. note 3). 

6. Malabar: Conti {Ram p. 341). 

7. Melibaria: Conti {Major p. 17). 

8. Milibar: Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 42). 

9. Mimbar: Odor [Yule Catliay II App. I p. XIII note 5). 

10. Minabar: Odor {Yule Cathay II App. II Cap. 16). 

11. Minibar: Odor {Cordier p. 99, Yule Cathay I p. 74, Ib. II App. I Cap. 16). 

CoRV {Yule Cathay I p. 215). 

12. Minibarum: Odor Yule Cathay II App. I p. XIII note 5). 

13. Minubar: Mar lYule Cathay II p. 356). 

14. Molebar: Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Yule Jord p. 40). 

15. Muubar: Odor {Yule Cathay II App. I p. XIII note 5). 

16. Mynibar: Mar {Yule Cathay II p. 374). 

17. Nimbar: Mar (Ib. p. 356 note 4). 



350 

18. Nymbar: Mah (Ib. p, 374 note 1). 

19. Pinibar: Odoh (Ih. App. II p. XLVI note 10,. 

20. Pirabar: Odoh db. App. II Cap. KV). 

Melibaria v. Mclibar. 

Melistorte v. Mulicch. 

Melita v. Met i ma. 

Melitene v. Malathea et Metima. 

Mellamata v. Malamata. 

Mellestoire v. Muliech. 

Memarmali. Sur la carie de Hald {Harcrg, Miller IV p. 27), 
il y a dans l'Asie septentrionale à Bactruni une chaîne de montagnes, 
nommée «Montes Memarmali». — Pris d'Orosius {Miller Ib.). 

Menchu v. Mente. 

Mencu v. » 

Mency v. > 

Menici v. Mecrit. 

Meniti v. » 

Menke v. Mente. 

Menlay. Sur la Cautk Cat ^Xoticcs p. 139. Ruge p. 78), endroit 
situé sur la côte septentrionale d'il! a ïrapobana, au N. de Malao. 

Mensy v. Alente. 

Alente. Odoh {Cordier p. 351), Yule Cathay l p. 124) dit qu"à 
quelques milles de Jansu sur le fleuve de Thalay on trouve la 
ville de Mente ou Menxu. La navigation y est très active. Les 
navires sont très grands et à bord il y a de grandes salles, de grands 
restaurants et d'autres choses de ce genre. — .Mand {Hall p. 21 4-) 
place sur le fleuve de Dalay à quelques milles de Jamchay la 
ville de Menke, du reste dépeinte comme chez Odor. — Sur la 
Carte Cat (Notices p. 142, Rugc p. 78), tout au N. de Zayton et 
tout au S. de Fugui et de Kussam on trouve la ville de Mingio 
qui serait la même, selon Yule (Cathay 1 p. 124 note 1). — Selon 
Yule (Ib.), la ville se rencontre également sous le nom de Menzu 
sur la carte de Mauro, mais je n'ai pu la découvrir, Ziirla ne la 
pas mentionnée non plus parmi les villes qu'il nomme dans la contrée 
où celle-ci devait être située, et je n'en trouve aucune qui pourrait 
être regardée comme la ville en question. — Quant à ridcniification 
de Mente, deux opinions différentes sont mises en avant, l'une, celle 
de Yule (Cathay I p. 124 note 1) est (pie Mente serait identique 



351 

au Ning-po de nos jours dans le Tsche-kiang sur la baie de 
Hang-tschou, l'autre, celle de Cordier (p. 362 noie 2) est que Mente 
serait identique à Tsching-kiang d'aujourd'hui sur le Grand Canal, 
à l'endroit où il entre dans le Jangtsze-kiang. 

Var. de nom: 

1. Mente: Odor {Cordier p. 359). 

2. Mecheiori: Mand {Lorenz p. 115 note 33). 

3. Mecheyn: Mand {Lorenz p. 115). 

4. Meke: Mand {Lorenz p. 115 note 33). 

5. Menchu: Odor (Cordier p. 359 note c). 

6. Mencu: Odor (Ib.). 

7. Mency: Odor (Ib.). 

8. Menke: Mand {Hall p. 214). 

9. Mensy: Odor {Cordier p. 359 noie c). 

10. Menzu: Odor (Ib., Yiile Cathay I p. 124, Ib. II App. I Cap. 35. Ib 

App. II Cap. 35). 
Mauro (Ib. I p. 124 note 1), 

11. Meugu: Odor {Cordier p. 359 note c). 

12. Mezu: Odor (Ib.). 

13. Mingio: Carte Cat (Notices p. 142, Ruge p. 78). 

14. Montu: Odor [Cordier p. 359 note c). 

Menzu v. Mente. 

Menzur. Sur la carte de Mauro (Zurla p. 45), ville de Méso- 
potamie. — Le nom se rapporte peut-être à la province de la 
Haute Arménie appelée Menzur, mentionnée par Ritter (Erdk. X 
p. 774)? 

Mercdin v. Merdin. 

Merdas v. Mordui. 

Merdi v. Merdin. 

Merdin. Polo (Yule Polo I p. 57) dit que près de Mausul on 
trouve la province de Merdin, qui produit quantité de coton. Les 
habitants sont de grands marchands. (L'indication de Merdin ne se 
trouve nulle part dans l'édition de Pauthier). — Ric (p. 121) men- 
tionne qu'après avoir pris Baldac les Tatars attaquèrent la ville de 
Merdinum, qui était forte et difficile à prendre. — Het (Cap. 12) 
dit que dans le Regnum Mesopotamige il y avait une ville, 
appelée Mercdin, où entre autres vivait un peuple du nom de 
Cordinis. — Schilt {Telf p. 43) parle du pays de Merdin, dont 
les habitants étaient incrédules. — Sur la carte de Mauro (Ruge p. 
80, Zurla p. 45), on trouve en Mésopotamie, au S.-E. d'ArchaNoe 



352 

la ville de Merdi. — Id. Mardin, au sud-sud-est deDiarbekren 

Mésopotamie {Yuk Polo I p. 59 note 5, Rie p. 121 note 114, Telf 

p. 154 note 10). 

Var. de nom: 

1. Merdin: Polo (Yiile Polo I p. 57). 

ScHii.T [Telf p. 43\ 

2. Mercdin: Hkt (Cap. 12). 

3. MerdI; Maiho (Riige p. 80, Znrla p. 45). 

4. Merdinum: Uic (p. 121). 

Merdin is v. Mordui. 

Merdinum v. Merdin. 

Merduius v. Mordui. 

Merduos v. » 

Merga v. Maraga. 

Merkat v. M écrit. 

Merkii v. » 

Merkit v. » 

Merkitœ v. » 

Merkiti v. » 

Merkyti v. » 

Meros. Plin dit (Hist. Nat. VI, 79): «Nec non et Nysam 
urbem plerique Indiœ adscribunt montemque Merum. Libero Patri 
sacrum, unde origo fabuku lovis femine editum^-. — Sol (p. 186) 
dit: «Kt Nysa urbs regioni isti datur, mons etiam lovi sacer, 
Meros nomine, in cuius specu nutritum Liberum patrem veteres 
Indi adfirmant: ex cuius vocabuli argumento Lascivienti famœ creditur 
Liberum femine natum». — Sur la carte de Hald {Haverg, Miller 
IV p. 36), il y a dans Tlnde, entre les fleuves Yndus et Ydaspis, 
près de la ville de Nisa une montagne dont la légende dit: «Mons 
Jovi sacer Meros dicilur.' in cuius specu nutritum Liberum Patrem 
^'ndi veteres alTirmant». 

Merw. C'est avec cette ville (lu'on a identifié le Mrmn de Kiu 
et l'Euj de la Caktk Cat. 

Mesched. C'est avec cette ville qu'ont été identifiés Agmaxat 
et M es b 0(1. 

M esc ri pt v. M écrit. 

Meshed. Clav (Markh pp. 109 sqq.) passa à l'aller par la ville 
de Meshed, qu'il décrit comme une grandf ville. Llle est importante 
comme lieu de pèlerinage pour les Mabométans, le pelit-lils de 
Mahomet y reposant dans une grande mosquée. — Id. Mesched. 



353 

Mesobar v. Nesabor. 

Messabor v. » 

Metima. Plix mentionne parmi les villes de Cappadocia 
Melita «a Samiramide conditam haud procul Euphrate» {Nat. 
Hist. VI, 8). Sol (p. 174) mentionne parmi les villes de Gappa4ocia 
également Melita, laquelle «Samiramis condidit». — Sur la carte 
de Hald (Haverg, Miller IV p. 29), il y a à l'O. et près d'Archa Noe 
une ville appelée «Metima civitas». — Chez Ebst (Miller V p. 
37), il y a dans l'Asie Mineure une ville appelée «Militana urbs». 
— Id. le Melitene d'autrefois, qui est identique au Malatia d'aujour- 
d'hui en Cappadoce sur la courbe de l'Eu ph rate. — Cfr. Malathea. 

Var. de nom: 

1. Metima: Hald (Haverg, Miller IV p. 29). 

2. Melita: Plin {Nat. Hist. VI. 8). 

Sol (p. 174). 

3. Militana: Ebst (Miller V p. 37). 

Metrit v. Mecrit. 

Metritas v. » 

Metropolis Sera v, Cataia. 

Metropolis Thinae v. Ihinae Metropolis. 

Meugu V. Mente. 

Mey. Sur la Carte Cat {Xotices p. 119, Ruge p. 78), ville 
sur la côte méridionale de l'Arabie entre les villes d'Adem à l'O. 
et d'Adromant à l'E. 

Meya v. Maca. 

Mezu V. Mente. 

Miana. Selon Km (p. 179), endroit par lequel passa le roi 
Hethum a son retour; situé près de Tauriz. — Clav (Markh pp. 91, 
184) passa par la ville et à l'aller et au retour. Située quelques 
journées au delà de Tabreez. Clav dit que le nom signifie «la 
moitié du chemin». — Id. la ville de Miane de nos jours, au S. — 
E. de Ta bris. Ritter (Erdk. VIII p. 614) dit que son nom signi- 
fie «le milieu». 

Miane. C'est avec cette ville qu'a été identifié Miana. 

Miapur v. Maabar et Mirapolis. 

Miau-tsze. Yule (Cathay I p. 110 note 2) et Cordier [pp. 288 
sqq. note 11) considèrent tous les deux que c'est ce peuple c^u'Odor 

23 



354 

décrit, en disant (Vulc Calhay I p. 110, Cordier p. 265) qu'après 
dix-huit journées à partir de Fuzo il rencontra un peuple dont les 
femmes avaient de grandes coiffures, leurs cheveux étant disposés 
dune manière particulière et ingénieuse. Les Miau-tsze vivaient alors 
probablement plus à l'E. que dans nos jours. 

Alichem. Sur la Carte Cat {Xotices p. 136, Rage p. 78), 
ville de llnde à 10. du Gange et au N. de la ville de Janpa. 

Mien v. Amien. 

Mihen v. » 

Milehet v, Wuliech. 

A\ileser v. 

Milestorite v. » 

Miiestorte v. 

Alilibar v. Alelibar. 

Militana v. Metima. 

Miike. Chez Mand {Hall pp. 194 sqq.), nom d'une des nom- 
breuses îles fabuleuses. Celle-ci est remarquable en ce que ses habi- 
tants forment fraternités d'armes en buvant le sang les uns des autres 
{Bov p. 88). 

Var. de nom: 

1. Milke: .Manu i //(/// p. Iit4). 

2. Mechy: .Manu {Lorenz p. 103 note 10). 

3. Melchy: .Mand {Lorenz p. 103l. 

Millestorte v. Muliech. 
Millistorte v. » 

Miiscliorach v. » 
Miisterak v » 

Milstorache v. » 
Milstorate v. » 

Mil.storathe v. » 
Miltithache v. » 
Mimbar v. .Melibar. 
Minabar v. » 

Mingen. Sur la carte de Maiko {Zurla p. 51), province sur 
j'ile de Sa il an. 

Mingio V. Mente. 

Mingrelia v. Magrall. 

Mingrélie. (>'esl avec ce pays (ju'a été idenlilie Magrall. 



355 

Min-ho. C'est avec ce fleuve qu'a élé identifié le Quiansuy. 

Minianis. Sur la carte de Mauro [Zurla p. 35), ville de l'Asie 
septentrionale près du mont Al chai. 

Minibar v. Melibar. 

Minibarum v. » 

Ministorte v. Muliech. 

Minubar v. Melibar. 

Mirali v. Derbend. 

Mirapolis. Mar mentionne {Yule Cathay II pp. 374 sqq.) dans 
la province de Maabar la ville de Mirapolis. Cette ville se 
rattachait à la légende de S. Thomas, qui l'avait bâtie et qui y était 
mort. — Sur la Carte Cat {Notices p. 136, Ruge p. 78), on voit 
sur la côte orientale de l'Inde entre les villes de Setemeltj au S. 
et de Butifilis au N. ou N.-E. la ville de Mirapor. Près de là 
ou plutôt entre cette ville et les villes de Balcia et de Carachoiant, 
situées au N., on trouve sur la carte l'image d'un seigneur avec 
la légende suivante [Xotices pp. 135, 136, Ruge p. 78): «Ici règne 
le roi chrétien Etienne. Ici se trouve le corps de l'apôtre saint 
Thomas. Tourne tes yeux vers la cité de Butifilis». — Conti 
{Majo7' p. 7) dit qu'en Malabar il y a une ville appelée M aie pur, 
située sur le second golfe après ITndus (le golfe du Bengale, 
Ib. note 1). Saint Thomas y repose dans une belle et grande église. 
Un millier de Nestoriens habitent cette ville. — Chez Genues 
{Fisch-Ong X, Fisch Samml. pp. 202, 203), on voit au fond d'un golfe 
de l'Inde en face de l'île de Xilana dans la province de Mahabaria 
une église: et la ville ainsi désignée est appelée Me lia pur. Près 
de là, on lit la légende suivante: «Hic jacet apostoli Thomas corpus». 
— Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV), on lit le mot de Miapur 
s'appliquant sans doute à la ville en question. Il est possible que 
ce soit aussi Mahabar qui soit nommé ainsi dans Fisch-Ong XV. 
Id. S. Thomé tout au S. de Madras {Y^ule Cathay II p. 374 note 
4, Notices p. 136 note 1). ■ — Cfr. Molepor. 

Var. de nom: 

1. Mirapolis: Mar [Yule Cathay II p. 374). 

2. Malepur: Conti (Major p. 7, Ram p. ;339, Piirchas). 

3. Maipuria: Conti (Fisch Samml. p. 179). 

4. Meliapur: Gknues (Fisch Samml. p. 202). 

5. Miapur: Mauro (Fisch-Ong XV). 

6. Mirapor: Carte Cat (Notices p. 136, Ruge p. 78). 



356 

Mirapor v. A\irapoIis. 

Miser v. A\isir. 

A\isir. ScHiLT {Xurnh Cap. 31, Telf p. 50) mentionne parmi 
les villes d'Arabie Mi sir. Mais ailleurs [Telf p. 60, p. 64) le mention- 
nant aussi, il le place en Egypte, en disant que les chrétiens le nom- 
ment Kayr ou Cair. — Schilt s'est mépris sans doute en le 
plaçant en Arabie et ce n'est probablement que le Caire en Egypte. 
(Cfr. Telf p. 50 note 4). — Cfr. Misira. 

Var. de nom: 

1. Misir: Schilt [Xùrnb Cap. 31). 

2. Miser: Schilt {Telf p. 60). 

3. Missir: Schilt (Telf pp. 50, 64). 

Misira. Chez Mauro (Riige p. 80, Zurîa pp. 43, 48), pays de 
l'Arabie méridionale. — Peut-être une confusion, comme celle de 
Schilt à propos de Misir, a-t-elle eu lieu, c'est à dire que Misira, 
quoique placé en Arabie, ne serait autre chose que TÉgypte. Cfr. 
Misir. 

Missir v. Misir. 

A\issis. C'est avec ce village, situé près du Djihan dans 
l'Asie Mineure, non loin de Lajazzo, qu'ont été identifiés l'antique 
Mopsuestia, le Mamistra du moyen-âge et l'Armes tri a de Ric. 

Mistorak v. Muliech. 

Moab V. Moabite. 

Moabite. Sur la carte de H.\ld {Haverg, Miller IV p. 28), 
Moabite est placé dans le pays à l'O. de l'Euphrate près de cRetra 
civitas Arabie>. — Sur la carte de Hvgg {Miller lU p. 102), on lit en 
Arabie la légende suivante: «Moab apud quos est fenix». 

Var. de nom: 

1. Moabite: Halo (Haoerg, Miller IV p. 28). 

2. A\oab: Hy(,(. \ Miller III p. 102). 

Moaboaron v. Maabar. 

Moan. Plaine, par laquelle passa Hrim {Soe. Géogr. Paris IV 
p. 383) à son retour peu de temps après avoir quitté Samag. 
lUnn dit que le fleuve de Cur traverse cette plaine. — Ric (p. 122) 
mentionne une province de la Perse du nom de Mogano, connue 
pour ces sources d'huile. — Het (Cap. 47) parle de la plaine de 
Monga comme habitée par des oiseau.x, qui s'envolaient aussitôt 
que quelqu'un s'approchait. Les oiseaux s'élevaient donc aussitôt 



357 

que l'ennemi s'avançait et ainsi ils donnaient l'alarme et empêchaient 
toute surprise. — Chez Vesc {Miller III p. 135), on lit «planifies 
Mongan in qua Ta r ta ri yemant». — Jord parle en plusieurs endroits 
{Soc. Géogr. Paris IV pp. 39, 60, 61, Yule Jord pp. 6, 50, 53) de 
Mogan, province de la Perse. C'est de ce pays que les trois rois 
vinrent adorer le Christ. Il s'y trouve un endroit, appelé Bacu, 
où l'on tire de la terre le naphte, huile brûlante. Le Mogan est 
aussi mentionné comme une plaine située sur la frontière de l'Arménie. 
— Id. le steppe Mugan au confluent de l'Aras et du Ku r {Schmidt 
p. 87, Rie p. 122 note 126, Yule Jord p. 6 note 5). 

Var. de nom : 

1. Moan: Rubr iSoc. Géogr. Paris IV p. 383). 

2. Mogan: Jord (Ib. p. 60. Yule Jord p. 50). 

3. Mogano: Hic (p. 122). 

4. Monga: Het iCap. 47). 

5. Mongan: Vesc (Miller III p. 135). 

6. Orogan: Jord [Soc. Géogr. Paris IV p. 39). 

Mobar v. Maabar. 

Mobaruni v. » 

Mochimoran v. Necouran. 

Modun Khotan. Endroit avec lequel a été identifié Caciar 
Mod u n. 

Mflerit v. Mecrit. 

Mœritas v, » 

Mogan V. Moan. 

Mogano v. » 

Mognan v. Magnan. 

Mogoli V. Qog et Magog. 

Mogolista. Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 
80, Zurla pp. 42, 43), on trouve sur la côte de la Perse en face de l'île 
de Hormus le pays de Mogolista. Près de là on lit une longue 
légende, qui se rapporte surtout à Hormus (cfr. H or m os), mais 
où on parle également du Mogolista, l'auteur de la carte disant que 
Hormus tire ses vivres de ce pays. Une autre légende indique 
encore que Hormus est à vingt milles du Mogolista. 

Var. de nom: 

1. Mogolista: Malro {Fisch-Ong XV). 

2. Mogolistan: Malro {Ruge p. 80. Zurla pp. 42, 43). 

Mogolistan v. Mogolista. 



A\ohabar v >\aabar. 

Mohebar v. » 

Moho V. Mouky. 

Mokcha, les. C'est avec ce peuple (iifont élé identifiés les 
Maxel. 

Molans. Sur la carte de Hald {Haverg, Miller lY p. 27), il 
y a dans l'Asie septentrionale à la côte de l'océan Arctique en face 
de l'île d'A 1 batia et près d'urbs Chool issime et de Seres civ itas 
un mont, nppelé I\Ions Molans. 

Molebar v. Welibar. 

Molepoor v. Molepor. 

Molepor. Joiiu {Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Yule Jord p. 41) 
mentionne parmi les douze royaumes de l'Inde Molepor, où on 
pèche une immense quantité de perles. — Yulc (Jord p|). 89 sqq. 
note 2) Ta identifié comme situé près de Tut ik or in au N. de 
l'embouchure du Tam braparn i en face de Ceylan. Cependant, il ne 
me semble pas impossible que IMolepor soit la même ville que 
Mirapolis, Malepur ou Maipuria, mentionné par Mau, Conti et 
plusieurs autres, mais dans ce cas Joiu) aurait dû mentionner que 
saint Thomas y avait élé enterré. Yule est parti pour son identifi- 
cation de ce fait que Tut ik or in est la seule place où on pèche 
des perles dans ces contrées. — Cfr. Mirapolis. 

V^ar. de nom: 

1. Molepor: Joud (Soc. Géogr. Paris iV p. 55). 
2 Molepoor: Jorh (Ynlc Jord p. AV. 

Moluqiies, les. C'est avec ces îles qu'ont été identifiés Ban dan 
et San d a i. 

Alondasi. Sur la Cahti-: Cat {Xoticcs p. 12X1, endroit du delta 
de l'Edil entre les villes d'e Cotaba au S.-O. et de Hachan t i au N. 

Alonga V. Moan. 

Mongan v. » 

Monghi. Selon Hkt (Cap. IG), les Tarlari forment sept divi- 
sions principales ou peuples, dont le sixième est les Monghi. 

Mongin v. Mangia. 

Mongul. Cfr. Qog et Magog. 

Monimentis, Golf de Mon i mentis. Sur la Caiitk Cat (A'o- 
tices p. 129), golfe de la côte septentrionale de la mer Caspienne. 
Près de ce golfe sont situées les villes de Trestargo et de Mansuna. 



359 

Monocoli. Plix {Hist. Nat. VII, 23) dil que selon Ctesias il 

y a dans l'Inde «hominiim genus qui Monocoli vocentur singulis 
cruribus, mirse pernicitalis ad saltum; eosdem Sciapodas vocari, 
quod in niaiore seslu liumi iacentes resupini unibra se pedum 
protegant». Près d'eux vivent les Trogodyti. — Sol (pp. 187, 
188) dit que chez Ctesias «legimus monocolos quoque ibi (dans 
l'Inde) nasci singulis cruribus et singulari pernicitate, qui ubi defendi 
se velint a calore, resupinali plantarum suarum magniludine inum- 
brentur». — Isid {Etymol XI, 3, 23) dit: «Sciopodum gens fertur 
in iËthiopia singulis cruribus et celeritate mirabili: quos Graeci 
inde oxio-oèac vocant, eo quod per aestum ni terra resupini iacentes, 
pedum suorum magnitudine adumbrentur». — Sur la carte de Hald 
[Haverg, Miller IV p. 33), on voit dans l'Inde au delà du Gange 
l'image d'un homme qui a une seule jambe, qu'il lève verticalement 
de manière que le pied est droit au-dessus de la tète, et près de 
là on lit la légende suivante: «Monoculi sunt in Yndia singulis 
cruribus, pernici (s)celeritate. Qui ubi defendi se velint a calore 
solis, plantarum suarum magniludine obumbrantur». — Mand [Hall 
p. 157) dit qu'en Ethiopie il y a des monopodes. Leur pied est si 
grand qu'ils peuvent s'en ombrager en se couchant sur le dos. — 
Sur la carte de Hygg [Miller III p. 105), ce peuple est placé en 
Ethiopie près de Trogodite et on lit la légende suivante: «Mo no- 
col lus caput cum pede tegit». — Sur la carte de Walsp (Zeitschr. 
Erdk. Berlin XXVI Tafel X, Ib. p. 401, Miller III p. 148), on lit 
deux légendes sur ce peuple, toutes deux en Ethiopie. L'une, 
en Ethiopie sud-est. est ainsi conçue: «Hy homines monopedes 
sunt velocissimi cursus»; l'autre, qui se retrouve en Ethiopie ouest: 
«Hic homines latent sub pedibus suis ex pluvia». Walsp a ainsi 
partagé ce peuple fabuleux en deux peuples séparés. — Sur ce peuple 
fabuleux cfr., outre les ouvrages cités plus haut, Bov p. 82 et la 
littérature qu'il y cite. 

Var. de nom: 

1. Monocoli: Pli.v {Hist. Xai. VII, 23j. 

Sol (p. 187). 

2. Monocollus: Hygg [Miller III p. 105). 

3. Monoculi: Hald (Haverg. Miller IV p. 3:3). 

4. Monopedes: Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, Miller III 

p. 148). 

5. Sciapodae: Plin (Hist. Nat. VII, 23). 

6. Sciopodes: Isid {Etymol XI, 3, 23). 



360 

Monocolliis V. Monocoli. 

A\onoculi V. » 

Monopedes v. > 

Monsal v. Mosul. 

Mons Jovi sacer. (Ifr. Meros. 

Mons iWolans v. Alolans. 

A\onsol V. Mosul. 

Alons Solis v. Solis Mons. 

Alontagna Biancho. Cfr. Vallis tempestuosa. 

Montes Aurei v. Aurei Alontes. 

Alontn V. Mente. 

Mopsuestia. Gfr. Missis. 

Mordui. Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709) menlionne les 
Mordui parmi les peuples subjugués par les Mongols. — Rubr 
(Ib. pp. 251, 252) dit que dans les forêts au N. du fleuve de Tanays 
il y a deux peuples, les Moxel et plus au N. les Merdas, aussi 
nommés Merdinis, qui sont Sarrasins. Ce peuple vit entre les 
Moxel et le fleuve d'Etilia. — Id. les Mordvines près du Volga 
{Schmidt p. 25). 

Var. de nom : 

1. Mordui: Cahp (Soc. Géogr. Paris IV p. 709). 

2. Merdas: lUim ilh. p. 252). 
ii. Merdinis: Rihr db. i. 

4. Merduius: Uubu lll). note 3). 

5. Merduos: Hchh (II).i. 

Mordvines ou Mordves, les. C'(\st avec ce peuple qu'ont été 
identifiés les ]\lord ui. 

Morgana v. Morghan. 

Morglian. Selon Clxx [Markh p. IIH), fleuve qu'il franchit à 
Tallcr. — Sur la carte de Leahdo {Fisch-Oug XIV), dans l'intérieur 
de l'Asie, près d'A rehux ia et d'Orcania on lit le mot de Morgan a, 
probablement relatif au Morghan. — Id. le fleuve de Murgab 
{Markh p. IIH note 1). 

Var. de nom: 

1. Morghan: Ci.av {Markh p. 11.)). 

2. Morgana: Liaudo {l'iach-Onn XI Vj. 



861 

Mosel V. Mosul. 

Moselle v. » 

Mossul V. » 

Mosul. Polo [Pauthier I pp. 39, 44 sqq., Yule Polo 1 pp. 
46, 57) dit qu'au S.-O. de l'Arménie il y a un grand royaume, 
appelé Mosul, habité par plusieurs peuples différents. Il mentionne 
les Arabes, adorant Mahomet, les Nestoriens et les Jacobins. 
Ceux-ci y ont un patriarche. II y demeure encore un peuple, nommé 
Gard ou Gard (les Kourdes). Toutesles étoffes appelées Mo sol in 
viennent de ce pays. Mausul entretient des relations commerciales 
actives avec Ta v ris entre autres. — Ric (pp. 123 sqq.) parle de 
M on s al comme de l'ancienne Niniue rebâtie, quoique Mon s al ne 
fût pas situé tout à fait à la même place que la Ninive d'autrefois. 
La ville est située près du Tigre. Il y a là des chrétiens, des 
Nestoriens et des Juifs. — Het (Cap. 12) dépeint la grande ville 
de Mosel sur le Tigre comme située sur la frontière orientale de la 
Mésopotamie. — Mar {Yule Cathay II p. 351) dit qu'en face de 
Nyneve, de l'autre côté du Tigre est situé Monsol, bâti avec les 
ruines de Nyneve. — Mand [Hall p. 262) parle de la ville de 
Moselle sur le Tygre. — Sur la carte de Mauro [Ruge p. 80, 
Zurla p. 45), on trouve en Mésopotamie la ville de Mosel. — Id. 
la ville de Mosul sur le Tigre et ses environs [Pauthier I p. 39 
note 6, Yule Polo I p. 58 note 1, Bov p. 99). 

Var. de nom : 

1. Mosul: Polo (Pauthier I p. 39, Yule Polo I p. 46, Gryn). 

2. Mausul: Polo (Pauthier I p. 44, Yule Polo I p. 57, Mordensk). 

3. Monsal: Ric (p. 123). 

4. Monsol: Mar (Yule Cathay II p. 351). 

5. Mosel: Het (Cap. 12). 

Mauro (Ruge p. 80, carte de Zurla). 

6. Moselle: Mand (Hall p. 262). 

7. Mossul: Mauro {Zurla p. 45). 

8. Moxul: Polo (Ram). 

Motupalli. Cfr. Mutfili. 

Moukden. C'est avec les environs de cette ville qu'a été iden- 
tifié le Sichuigui de Polo. 

Mouky ou Moho. C'est avec ce peuple qu'ont été identifiés 
les Mue. 

Moulhid. Mentionné par Kir (p. 179). Probablement peuple 



3rr2 

vivant ]^\('^ du jiays d'Eraq. — Ce nom est sans doute le même 
que le Mulhed ou Molhid arabe, qui signifie hérétique, et il se 
rapporterait à la secte des Assassin!. Le pays où ce peuple vivait 
serait donc le même que celui qui est mentionné par plusieurs 
auteurs sous le nom de Mu lice h etc., où vivait Le vieux de la 
Montagne. — Cfr. Pauthier I p. î*7 noie 1, Vide Polo I p. 133 note 
1, Cordier p. 476 note 2. — Cfr. Muliech. 

A\oumouran v. Necouran. 

Moxel V. Maxel. 

Moxes V. > 

Aloxul v. Alosul. 

.Wrmn. Kndroit par où, selon Km (p. 170), passa le roi Hethum 
à son retour. Situé à l'O. de Djihoun. Identifié avec Merw (Ib. 
note 6). 

Mue. Entre les peuples de Longa et Solanga et «Magna 
Cataia» il y avait, selon Wvnw [Soc. Géogr. Paris IV p. 291), un 
peuple nommé Mue, qu'il dépeint ainsi: «Mue, qui habent villas, 
sed nulla animalia sibi appropriant. Tamen sunt mulli grèges et 
multa armenta in terra ipsorum, et nullus custodit ca; sed quando 
aliquis indiget aliquo, ascendit collem et clamât, et omnia animalia 
audienlia clamorem accedunt circa illum, et permittunt se tractari 
quasi domestica. Et si nuncius vel aliquis e.xtraneus accédât ad 
regionem illam, ipsi includunt eum in domo, ministranles neccessaria, 
donec negotium ejus fuerit expedilum, quia, si iret extraneus per 
regionem, animalia ad odorem ejus fugerent et efficerentur silvestria». 
— Id. Mouky ou Moho, peuple toungouse {Schmidt p. 58 et Ib. 
note 322). 

Var. de nom: 

1. Mue; iiiiiu (Soc. Géogr. l'aris IV p. 201). 

2. Nunc: Miini (II), note 3). 

Mucribas. Selon Simoc (Cap. 7 p. 174), peuple voisin du 
Taugas. 

Mugan. C'est avec ce steppe qu'a été identifié Moan. 

Mujçhisar. Selon Peg (YuIc Cathay II p. 3U0), station sur la 
route commerciale d'Aiazzo à Torissi. Située près d'Arzinga 
du côté d'A iazzo. 

Mu gui V. Oojî et Magog. 

Mulecte v. Muliech. 



368 

Mulehet v. Muliech. 
Mulete V. » 

Mulette V. » 

Mulibet V. » 

Muliech. Selon Rubr (Soc. Géogr. Paris IV p. 265), les «Montes 
Muliech» forment le pays des Assassin!. Ces montagnes sont à 
FE. de la mer Caspienne. Ailleurs (Ib. p. 347), il dit que 
Mangu Chan envoya un de ses frères en Mulibet, pays des 
Assassin i. — Polo {Pautkier I pp 96, 97, Yule Polo I p. 132) 
dit que Le vieux de 1 a Montagne vivait avec ses Assassins dans 
un pays nommé Mulette. — Odor (Corrfier p. 473, Fii/e Cathay 1 p. 
153) nomme le pays où vivait Le vieux de la Montagne Mellestoire. 
Odor y arriva après avoir quille le pays de Johannes Presbyter. — 
JVIan'd [Hall pp. 277 sqq.) dit que dans le pays du Prestre John était 
située une île, nommée Milsterak, oi^i il y avait un homme très 
vieux et très puissant. — Le nom doit tirer son origine du Mulhed 
ou Molhid arabe, qui signifie hérétique, celte qualification étant 
attribuée aux Assassins parce qu'ils n'adhéraient pas tout à fait 
au Coran. Cfr. Pauthier I p 97 note 1, Yule Polo I p. 133 note 
1, Yule Cathay 1 p. 153 noie 2, Cordier p. 476 note 2, Bov p. 101). 
— Cfr. Le Vieux de la Montagne et Moulhid, ce dernier mot 
étant probablement à rapprocher de Muliech. 

Var. de nom: 

1. Muliech: Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 265). 

2. Melensorte: Odor {Cordier p. 473 note b). 

3. Melescorte: Ouor (Yule Catha\' Il App. I p. XXXVIII note 4). 

4. Melestorte: Odor (Cordier p. 473 note b). 

5. Melistorte: Odor (Ib.). 

6. Mellestoire : Odor {Cordier p. 473). 

7. Milehet: Odor {Yule Catha}' II App. II p. LXII note 2). 

8. Mileser: Odor (Ib. App. II Cap. 47, Cordier p. 473 note b). 

9. Milestorite: Odor {Cordier p. 473 note b). 

10. Milestorte: Odor Ib.). 

11. Millestorte: Odor {Yule Catbay I p. 153, Ib. II App. I Cap. 47). 

12. Millistorte: Odor (Ib. II App. I p. XXXVIII note 4). 

13. Milschorach: Mand {Lorenz p. 172 note 43). 

14. Milsterak: Mand {Hall p. 277). 

15. Milstorache : Mand (Lorenz p. 172 note 43). 
IG. Milstorate: Mand {Lorenz p. 172). 

17. Milstorathe: Mand (Ib. note 4B\ 



364 

18. Miltithache: Mand (Ib.). 

19. Ministorte: Odor iCordicr p. 473 note 1)). 

20. Mistorak: Mand (Hall p. 280). 

21. Mulecte: l'oi.o (Sonlcnsk). 

22. Mulehet: Polo (Yiile Polo 1 p. 132. liam). 

23. Mulete: Polo [Gryn^. 

24. Mulette: Polo (Pauthier I p. 97). 

25. Mulibet: IUbh (Soc. Gcogr. Paris IV p. 347). 

26. Mulihec: Ri»n (Ib. p. 2G5 note 5). 

27. Mulihet; Hibu (Ib. p. 347 note 3). 

28. Musihet: \\v\m ill). p. 2()r) note 5). 

Mulihec v. Muliech. 

Mulihet V. » 

Alumor v. Mamor. 

Murcart v. Dngeat. 

Murgab. C'csl avec ce fleuve qu'a été identifié le Morghan. 

Mur-ussu ou le haut Jang-tsze-kiang. C'est avec le pays 
d'alentour ([ua été identifié G a in du. 

Musihet v. Muliech. 

Mutfili. Polo [Pauthier II pp. 627 sqq., Yule Polo II pp. 295 
sqq.) dit que si, parlant du Maabar, on fait mille milles dans la 
direction du nord, on arrive à un royaume appelé IMulfili, remar- 
quablement gouverné par une femme. Le pays est surtout renommé 
pour sa richesse en diamants. Quand il pleut en hiver l'eau de pluie 
entraine en s'écoulant quantité de diamants, qu'on peut recueillir 
pendant le temps sec dans le lit des fleuves devenus à sec. Mais 
cela n'est pas la seule manière de recueillir les diamants. Dans le 
pays, il y a une vallée si profonde que personne ne peut y pénétrer. 
On en tire les diamants en jetant dans la vallée des morceaux de 
viande auxquels les diama'nts s'attachent Des aigles emportent ces 
morceaux de viande comme pâture. Alors, des hommes qui se 
tiennent à portée chassent les oLseaux et leur font abandonner les 
morceaux de viande, emportés de la vallée. Après cela, on peut 
prendre les diamants attachés aux morceaux de viande. Une troisième 
manière d'avoir les diamants consiste ù examiner les excréments de 
ces aigles, car il leur arrive souvent d'avaler des diamants. (Cfr. 
Garbunculi). — Sur la Carte Gat {Notices p. 1H6, Ruge p. 78), 
on trouve sur la côte orientale de l'Inde, entre les villes de Mirapor 
au S.O. et de Ban gai a au N.-E., la ville de Bu t if i lis, mentionnée 



365 

dans la légende jointe à l'image de S. Thomas, dessinée près de là 
sur la carte. (Cfr. Mirapolis). — Sur la carte de Leardo {Fisch-Ong 
XIV), il y a dans l'Inde, sur la côte entre Bangal à TE. et Golcus 
à l'O. une ville du nom de Butifilis. — Le royaume de Mutfili 
est considéré comme le même que leTelingana, situé à l'intérieur 
du pays à l'E. de Haidarabad. Ce nom de Mutfili, Polo l'aura 
pris à une des villes du pays, Motupalli, situé sur la côte de 
Coromandel, au S.-O. de Masulipatam. C'est l'habitude de 
Polo d'étendre au pays tout- entier, quoique portant en réalité un 
nom différent, le nom d'une ville visitée par lui-même ou par les 
auteurs qu'il suit, et à laquelle se rapportent plus particulièrement 
ses données. — Cfr. Pauthier II p. 627 note 1, Ib. p. 628 note 2, 
Yule Polo II p. 297 note 1, Yule Cathay I p. CCXXX et Ib. p. 
221, Heyd II p. 250, Cordier p. 125 note 1. — Cfr. Telenc. 

Var. de nom : 

1. Mutfili: Polo iPaiithier II p. 627, Yule Polo II p. 295). 

2. Butifilis: Carte Cat (Notices p. 136, Ruge p. 78j. 

Leardo (Fisch-Ong XIV). 

3. Mutfily: Polo (Pauthier II p. 631). 

Mutfily V. Mutfili. 
Muubar v. Melibar. 
Muziris v. Zimarim. 
Mynibar v. Melibar. 



Nachitschewan. C'est avec celte ville et ses environs qu'on 
a identifié Vaxiia. 

Nachson v. Vaxua. 

Nachssmon v. i> 

Nacumera v. Necouran. 

Nadiad v. Neriad. 

Naft. Cfr. Bacu et Moan. 

Nagari. Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, 
Zurla p. 39), ville de l'India Cin. Située entre les fleuves du S indus 
à l'E. et du Gange à l'O. 

Naimam v. Naimani. 

Naiman v. » 

Naimani. Kiu (p. 178) dit qu'à l'aller, après avoir passé le 
fleuve d'Erthidj, le roi Hethum arriva au pays de Naïman et 
puis en Qarakhathai. — Caup mentionne en plusieurs endroits 
(Soc. Géogr. Paris IV pp. 607, 707, 752, 753) le peuple des Naimani 
et leur pays. C'était un des peuples subjugués par les Ta r tare s. 
Terra Naimanorum était située à l'O. de Terra Tartarorum. 
Il donne sur le pays même les détails suivants (Ib. pp. 752 sqq ): 
«Inde (après la terra Kitaorum) procedentes in vigilia Beati Pétri 
terram intravimus Naimanorum, qui sunt pagani. In die autem 
aposlolorum Pétri et Pauli (fin de Juin) cecidit ibidem magna nix, 
et liabuimus maximum frigus. Ha:;c autem terra est supra modum 
montuosa et frigida, et de planicie ibi modicum invenitur; (et islœ 
dua' nationes non laborabant, sed sicut Tartari in tenloriis liabita- 
bant: cpias etiam ipsi delevcrunt); per quam ivimus mullis diebus». 
— RuBU (Ib. pp 200, 295) parle de ce peuple et le rattache à 
Johannes Presbyter, qu'il fait seigneur de Naiman. Du peuple 
il dit qu'ils étaient Nestoriens, s'opposant en cela à Cahp, qui les 
appelle païens. — Id. comme vivant aux environs de l'A liai et du 
haut Irtysch (Kir p. 17S note 1, Soc. Géogr. Paris IV p. 518, 
Schmidt p. -18, Heyd II p. 65). 



367 

Var. de nom: 

1. Naimani: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 707). 

2. Aïman: Km (p. 178 note 1). 

3 Haiman: Rubk {Soc. Géogr. Paris IV p. 260). 

4. Naimani: Rcbr (Ib. p. 295 note 9). 

5. Naiman: Kir (p. 178). 

RuBR {Soc. Géogr. Paris IV p. 295). 

6. Naimanni: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 707 note 13). 

7. Nayman: Rubr (Ib. p. 260 note 9). 

8. Naymani: Carp (Ib. p. 707 note 13). 

9. Naymanni: Carp (Ib.). 

10. Vayman: Rubr (Ib. p. 260 note 9). 

Naimanni v. Naimani. 

Nains v. Pygmaei. 

Nalopatana. Selon Cosm [Topogr. Christ, p. 337, Crindle p. 
367), port de Tlnde, exportant du poivre. — Probablement situé sur 
la côte occidenlale de l'Inde entre Mangalore et Cal i eut {Crindle 
p. 367 note 4). 

Namant. Mentionné par Schilt [Niirnb Cap. 28, Telf p. 43) 
comme la capitale de son «Schwartz Tûrchey». — Id. Diarbekr 
(cfr. Telf p. 152 note 6 et la carte de Telf). 

Var. de nom: 

1. Namant: Schilt iXiirnb Cap. 28j. 

2. Hamunt: Schilt {Telf p. 43). 

Nandon v. Niandor. 
Nandor v. » 

Nanghin. Mentionné par Polo (Pauthier II pp. 469 sqq., Yule 
Polo II pp. 118 sqq.) comme une province du Mangi et une ville de la 
même province. Le pays est très fertile et produit quantité de soie. 
Le commerce et Tindustrie y sont fleurissants. — Sur la carte de 
Mauuo [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 37), on trouve près du 
fleuve de Quian la province et la ville de Nangin. On lit la lé- 
gende suivante {Zurla Ib.): «Douze villes dépendent de N un gin». — 
Id. avec la ville de Ngan-king sur le Jang-tsze-kiang dans la pro- 
vince de Ngan-hwei au S.-E. de Nan-king [Pauthier II p. 469 
note 1, Yule Polo II p. 119 note 1). 

Var. de nom: 

1. Nanghin: Polo Pauthier II p. 469, Yule Polo II p. 118, Ram]. 

2. Manghin: Polo {Paulluer II p. 469 note !>). 

3. Manglin: Polo (Xorrfe;is/>). 

4. Nangin: .Mauro {Fisch-Oug XV, Ruge p. 80, Zurla p. 37). 

5. Nauigui: Polo (G/yn). 



368 

Nangiii v. Nanghin. 

Nan-king. C/cst avec cotto ville qu'a été identifié Gilenfo. 

Nargilfaras v. Navgilfaras. 

Nariad v. Neriad. 

Nassabor v. Nesabor. 

Natem v. Pontain. 

Naten v. ^ 

Natimeram v. Necouran. 

Natumeram v. » 

Natumeran v. » 

Nauigui v. Nanghin. 

Naujua v. Vaxua. 

Navagari. Sur la carte de Mauho {Ritge p. 80, Zurla p. 50), 
île à l'E. de Saylan ou plus précisément entre les îles d'And a m an 
à l'est et de Navgilfaras à l'ouest. 

Navgilfaras. Sur la carte de Mauro [Ruge p. 80, Zurla p. 
51), île à TE. de Saylan et à l'O. de Navagari. 

Var. de nom: 

1. Navgilfaras: Mauro {Rnge p. 80). 

2. Nargilfaras: Maiho (ZiirUi p. 51). 

Naxuam v. Vaxua. 

Naxuana v. » 

Nayman v. Naimani. 

Navmani v. » 

Naymanni v. » 

Nebile. Sur la carte de Vesc [Zcitschr. Erdk. Berlin XXVI 
Tafel 8, Miller III p. IHO), i!e de l'océan Indien. 

Necouran. Selon Polo {PauOiicr II pp. 579 sqq., Yulc Polo 
II p. 248), les îles de (lavenîspola et de Necouran sont situées entre 
Javva la meneur et Angamanain. Necouran est drpeinte 
comme très boisée et comme produisant, entre autres, des noix indiennes 
c'est à dire des cocos. Les habitants vont tout nus. — Odor [Cordier 
pp. 201 sqq., Yidc Cathay I pp. 97 sqq.) dit que faisant route de Campe 
vers le sud, on arrive à l'île de Va eu mer an, qu'il décrit. Les 
habitants, hommes et femmes, vont nus, ils n'ont qu'une pièce de 
toile autour de la laillc Ils adoiciit le breuf comme leiu- idole, 
c'est pourquoi ils ont toujours sur le front l'image d'un bd'uf, faite 
d'or ou d'argent. Ce sont de braves guerriers. Les prisonniers de 



369 

guerre ont à se racheter, sinon ils sont dévorés. Les habitants de 
l'île ont des têtes de chien. (Cfr. Cynocephali). Le roi de l'île 
porte un collier de trois cents grandes perles, qui lui sert de chapelet, 
car il dit tous les jours trois cents prières. Il a aussi un rubis 
particulièrement grand et fin, le plus grand et le plus beau du monde. 
Le khan du Gathay a cherché en vain à s'en emparer. Odor 
décrit ensuite Sillam. — Mand {Hall pp. 196 sqq.) parle de l'île de 
Nacumera entre la description de Tracoda et celle de l'île de 
Silha. Mand suit Odor dans sa description de Nacumera. Ainsi 
il y place les Cynocephali, lui aussi. — On doit aussi mentionner 
que sur la Carte Cat il y a une île où les hommes vont tout nus. 
(Cfr. Insula Nudorum). Cette île est sans doute à rapporter à 
Necouran. — Quant à la description de l'île, celle de Polo est la 
seule exacte, et tout ce qu'a dit Odor et d'après lui Mand ne se 
rapporte en rien à l'île. — Id. les îles Nicobar. Le nom même 
de Necouran passe pour être dérivé d'une île du groupe, appelée 
Nancowry, au N. de la Grande Nicobar {Pauthicr II pp. 579 sqq. 
note 1, Yule Polo II pp. 248 sqq. note 1, Vide Cathay I p. 97 note 
1, Cordier pp. 203 sqq. note 1, Bov p. 89). 

Var. de nom : 

1. Necouran: Polo [Pauthicr II p. 579). 

2. Hicunera: Odor (Cordier p. 201 note c). 

3. Insimezati: Ouok {Yale Cathay II App. I p. XX note 7). 

4. Inzimezan: Odor (Cordier p. 201 note c). 

5. Mochimoran: Odor (II).). 

6. Moumouran: Odor (Ib.). 

7. Nacumera: Mand {H(dl p. 196). 

8. Natimeram: Mand (Lorenz \>. 104 note 22). 

9. Natumeram: Mand [Lorenz pp. 103, 104). 

10. Natumeran: Mand (Ib. note 221. 

11. Necuveran: Polo Ynle Polo II p. 248). 

12. Nichonieran: Odor [Cordier p. 201 note c). 

13. Nichovera: Odor (Yule Cathay II App. I p. XX note 7, Ib. App. II 

Cap. 25). 

14. Nichoverra: Odor (II). App. II Cap. 25). 

15. Nicimeran: Odor iCordier p. 201 note c). 

16. Nicovera: Odor (Ib.). 

17. Nicoveran: Odor (Ib.). 

18. Nicoverra: Odor (Yule Cathay II App. II p. LI note 2». 

19. Nicuueran: Odor (Ib. .App. I p. XX note 7). 

20. Nicuveran: Odor (Ib.i. 

24 



370 

21. Nychoneran: Oi>on iConlicr p. 2<tli. 

22. Sacimeram: Ouoh {Ynlc Catliay II App. I Cap. 24). 
28. Sacimeran: Odor (Cordier p. 201 note c). 

24. Vacumeran: Odok (Cordier j). 201). 

Necmeran v. Necouran. 

Nef. Chez Mauko [Zurla p. 31), province de l'Asie septen- 
trionale. 

Nelsabor v. Nesabor. 

Nemptai v. Quinsay. 

Népal. C'est avec ce pays qu'a été identifié Rupol, quoique 
sans doute à tort. 

Nepul V. Rupol. 

Neriad ou Nadiad ou N a ri ad. C'est avec cette ville cju'on a 
identifié Nerualla. 

Neruala v. Nerualla. 

Nerualla. Chez I\Ied [Fisch Samml. p. 133), endroit des Indes. — 
Sur la Carte Cat {Notices p. 124, Ruge p. 78), ville au N. ou N.-E. de 
Canbetum aux Indes. — Fisch (Samml. p. 133) Fa supposé être identi- 
que au Neriad d'aujourd'hui, qui est sans doute la même ville que 
le Nariad de Constahle et le Nadiad d\huhée. Situé un peu au 
N.-E. de Cambay et au N.-O. de Baroda. (Cfr. Wappàus p. 590). 

Var. de nom: 

1. Nerualla: Mk» (Fisch Samml. p. 133). 

2. Neruala; Cakte Cat {}\otices p. 124. lîiuje p. 7*^1. 

Nesabor. Hi:t (Cap. 7) parle d'une grande ville de Perse 
nommée Nesabor. — Mand (Hall p. 258) parle d'une ville de Perse 
nommée Mes.sabor. — Clav {Markh pp. 107 sqq.) passa en partant 
par la ville de Nishapore, dépeinte comme une grande ville bien 
pourvue, qui avait des jardins et de belles maisons. On trouve de.>> 
turquoises dans les environs. Capitale de Media et située sur la 
frontière entre le Media et le Khorassan. — Sur la carte de 
Mauro {Ruge p. 80), on trouve au sud-est de la mer Caspienne 
la ville de Nassabor. — Id. Nischapuren Perse à PO. de Mesched. 

Var. do nom: 

1. Nesabor: Hi:i- (Cap. 7). 

2. Aessabor Mand (Lnrenz p. ir)3 note 50). 

3. Mesobar: Mand Ib.i. 

4. Messabor: Mand (Hall p. 258). 

5. Nassabor: Maimu» {liitfje p. SOI. 

6. Nelsabor: Mand iLoren: p. 153 note 59). 



371 

7. Nessabor: Mand (Ib.). 

8. Nessaebar: Mand {Lorenz p. 153X 

9. Nishapore: Clav (Markh p. 107). 

Nessabor v. Nesabor. 
Nessaebar v. ■» 

Nestoriani. Les auteurs donnent plusieurs renseignements sur 
l'extension des Nestoriens. — Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709) 
mentionne les Nestoriani particulièrement parmi tous les peuples, 
subjugués par les Mongols. Ailleurs (Ib. pp. 650 sqq.), il dit des 
Huiuri (Uigures) que c'étaient des chrétiens nestoriens. — Rubr 
parle des Nestoriens en plusieurs endroits, il dit par ex. (Ib. p. 
293) que près de Cailac il a rencontré un «Casale totum Nestori- 
norum». Il nomme le peuple appelé Haiman ou xNaimani 
♦ Ghristiani Neslorini» (Ib. p. 260). C'était d'eux que provenait 
Presbyter ou Rex Johannes qui était lui-même Nestorien. Des 
lugures ou Uigures il dit (Ib. p. 282) que «in civitatibus eorum sunt 
mixti Nestorini et Saraceni>, et il mentionne aussi que les Nesto- 
riens étaient souvent employés comme secrétaires par des princes tar- 
tares à cause de leur connaissance de l'écriture des Uigures. De tous 
les peuples vivant dans l'Asie orientale comme Tangut, Tebec, Longa 
et Solanga et Mue il dit (Ib. p. 292): «Sunt mixti inter eos, tam- 
quam advene, Nestorini et Sarraceni usque in Cathaiam». Selon 
Rubr, il y avait aussi en Cathaia même des Nestoriens (Ib. p. 
292): «In XV civitatibus Cataye sunt Nestorini et habent ibi 
episcopatum in civilate que dicitur Se gin, sed ulterius pure sunt 
ydolatrie». Il rencontra lui-même un Nestorien de Cathaia qui lui 
donna plusieurs renseignements sur ce pays éloigné (Ib. p. 284). 
— Polo donne beaucoup de renseignements sur l'extension des 
Nestoriens. II dit qu'il y en a dans les villes et les pays suivants: 
Mosul {Pauthier I pp. 39, 45, Yuîe Polo I pp. 46, 57), à propos 
duquel il donne des renseignements sur l'organisation des Nestoriens. 
Ils ont un patriarche nommé Atolic qu'au temps de Polo on 
croyait avoir vécu à Ragdad (cfr. Yule Ib. p. 58 note 2). C'est ce 
patriarche qui nomme les évêques, abbés et prélats de tous grades, 
pour les envoyer dans toutes les parties de la terre, aux Indes 
et en Cathay. II est vrai qu'il y a bien des chrétiens dans ces 
pays, mais ils sont tous Nestorins ou Jacobins; Tavris 
(Pauthier I p. 60, Yule Ib. p. 70), où avec des Arméniens, des 
Géort^iens et des Persans il y a aussi des Nestorins et de 



372 

Jacobins; Cascar [Pauthier I p. 135, Yuîe Ib. p. 169), où il y a 
beaucoup de chrétiens nestoriens qui ont leurs propres églises; 
Samarcan {Pauthier I p. 136, YuIe Ib. p. 170\ dont Polo dit 
seulement qu'il y a là des ehréliens, mais, la ville étant depuis 
plusieurs siècles un évéché nestorien, ceux-ci sont sans doute à 
regarder comme Nestoriens (cfr. Pauthier I p MO note i, Yulc 
Ib. p. 172 note 1); Carcan {Pauthier l p. 141, Yule Ib. p. 173), 
où il y a des Nestoriens et des Jacobins; Tangut [Pauthier I 
p. 153. Yule Ib. p. 184); Chingintalas (Pauthier I pp. 160, 161, 
Yule Ib. p. 191); Suctur {Pauthier I p. 165, Yule Ib. p. 196). où 
il y a des chrétiens qui sont sans doute Nestoriens, quoique Polo 
ne le dise pas; Campicion {Pauthier I p. 166, Yule Ib. p. 198), 
dont Polo dit seulement qu'il y a là des chrétiens, mais il pense 
sans doute aux Nestoriens. C'est aussi ce que tend à faire croire 
ce fait que le Tangut était siège d'un archevêque nestorien (Yule 
Ib. p. 186 note 2), et Campicion, comme Suctur, était situé en 
Tangut. Les chrétiens mentionnés par Polo avaient trois belles 
églises dans la ville de Campicion; Erguiul {Pauthier I p. 203, 
Yule Ib. p. 241); Singuy {Pauthier I p. 204, Yule Ib. p. 241), dont 
les chrétiens mentionnés par Polo sont sans doute Nestoriens, 
d'autant plus que Singuy était aussi situé en Tangut; Egrigaia 
et sa capitale, appelée Cal a ci an {Pauthier I p. 206, Yule Ib. p. 
247), où les Nestoriens avaient trois belles églises; Tan duc {Pauthier 
I pp. 209 sqq., 220, Yule Ib. i)p. 2i9 sqq.), gouverné même par un 
souverain chrétien et nestorien de la famille du Prestre Jehan; 
Caraian {Pauthier II p 389, Yule Ib. II p. 39); Cacanfu {Ytilc 
Ib. p. 95), où il y avait, selon l'édition de Yule^ des chrétiens ayant 
leur propre église. Pauthier n'en dit rien dans son édition (Il p. 437). 
Ces chrétiens étaient probablement Nestoriens; Chingianfu (Pa?/- 
thier II p. 483. Yule Ib. p. 139), où les Nestoriens avaient deux 
églises; Quinsay {Pauthier H p. 508, Yule Ib. p. 152\ où les 
Nestoriens avaient une église; Scoira {Pauthier II pp. ()14 scjq., 
Yule Ib. pp. 340 sqq.), où tous les habitants étaient chrétiens. Ils 
avaient leur i)ropre archevêque, cpii ne dépendait pas du pape de Home 
mais du grand archevêque de Haudas (c. à. d. du patriarche des 
.Nestoriens. — Corv {MosJi App. 44 pp. 114 sqq., Yulc Cathay 
I pp. 197 sqq.) dit dans sa première lettre que les Nestoriens étaient 
devenus si puissants en Cathay (\u'\h ne permettaient à aucun 
chrétien d'une autre confession de bâtir une église, si petite qu'elle 



373 

fût, ni de prêcher une doctrine différente de celle des Nestoriens. 
Ils firent tout pour tracasser Corv et faire obstacle à son activité, ils 
l'accusèrent mètne faussement de meurtre, mais entin il réussit à 
prouver son innocense, et ses ennemis furent cruellement punis. S'il 
avait eu des aides et s'il n'avait pas été seul dans la lutte, il aurait 
pu combattre les Nestoriens et les convertir à la foi catholique. 
Cependant, à lui seul il avait réussi à détourner de l'erreur nestorieniie 
pour les convertir à la vraie foi un roi, nommé Georges, de la 
maison célèbre du Presbyter Johann es et un grand nombre 
de sujets qui suivèrent le roi. Mais à la mort du roi, son peuple 
retourna au nestorianisme. — Ric (pp. 127 sqq.) parle en détail 
des hétérodoxies des Nestoriens, mais peu de leur extension géogra- 
phique. Voici les seuls renseignements qu'il en donne: Monsal (p. 
124) est gouverné par un prince Nestorien et Baldac (p. 127) «est 
sedes Nestorinorum». — Het (Cap. 14) mentionne parmi les 
peuples de Syrie également les Nestoriens. — Jord [Soc. Géogr. 
Paris IV p. 40, Yule Jord p. 9) parle des Nestoriens parmi les 
sectes chrétiennes schismatiques qu'il y a en Perse. Sans doute ce 
sont également les Nestoriens qu'il entend désigner en disant {Soc. 
Géogr. Paris IV p. 60, Yule Jord p. 51) que dans les Montes Caspii 
il y a des chrétiens qui ne sont pas en effet chrétiens, car ils ne 
savent rien de la vraie foi. (Cfr. Yule Ib. note 1). — Cor [Journ. 
Asiat. pp. 69 sqq., Yule Gathay I pp. 248 sqq.) dit qu'à Cambalech 
il y a des chrétiens schismatiques qui s'appellent Nestorins. Ils 
s'accordent sur plus d'un point avec les chrétiens grecs et ne dé- 
pendent pas de l'église catholique-romaine. Ils haïssent même les 
chrétiens catholiques. Lorsque l'archevêque Jo h an nés de Monte 
Corvino bâtit des couvents dans le pays pour les frères mineurs, 
les Nestoriens cherchèrent à entraver les travaux, mais l'empereur 
du Cathay protégea l'archevêque et ses moines. Les Nestoriens du 
Cathay montaient à plus de trente mille. Ils étaient en général 
très riches et avaient de belles églises. Ils avaient obtenu de grands 
privilèges de l'empereur de Cathay. Et s'ils voulaient travailler en 
commun avec les chrétiens catholiques du pays, ils réussiraient bien 
à convertir l'empereur et tout le Cathay à la vraie foi. — Odor 
[Corclier p. 72, Yule Cathay I p. 60) dit qu'à Tan a ou Cana il y 
avait quinze maisons, appartenant aux Nestorins schismatiques 
et hérétiques. Ensuite Odor dit [Yule Cathay I p. 80, Ib. II App. 



374 

I Cap. 18. mais le détail ne se retrouve pas dans l'édition de 
Cordier) que dans la province de Mo bar près de l'église consacrée 
à S. Thomas il y avait quinze maisons appartenant à des héré- 
tiques Nestoriens. De l'extension des Nestoriens en Calhay, Onou, 
que je sache, dit seulement que dans la ville de Jamathay ou 
la m z ai (Cordier p. H57, Yule Cathay I p. 123) il y avait trois 
églises Nestoriennes. — Conti [Major p. 7) dit qu'à Malepur il y 
a un millier de Nestoriens. Ce sont ces hérétiques qui font le 
service à l'église de S. Thomas dans cette ville. Les Nestoriens 
sont du reste répandus par toutes les Indes comme les Juifs dans 
l'Occident, il faut noter enfin (ju'à la lin de la relation de Conti 
(Ib. pp. 33 sqq.) est mentionnée une société Nestorienne, grande et 
riche, située a vingt journées du Cathay. Leurs églises étaient 
plus grandes et plus richement ornées que celles de l'Occident. 
Conti n'y a pas été, mais celui qui a écrit la relation de Conti dit 
qu'il tient ce renseignement d'un étranger, qui était allé du Cathay 
en Europe justement sur l'ordre du patriarche puissant de cette 
société Nestorienne, pour étudier les chrétiens de l'Occident et leurs 
institutions. (Cfr. Yule Cathay I p. CXXXVIII). — Il résulte de tout 
cela que pendant le temps des Mongols le Nés torianisme avait été 
très répandu dans l'Asie orientale. En réalité, cette extension du 
Nestorianisme a eu au moyen-âge deux époques brillantes, dont la 
plus ancienne comprend le septième, le huitième et le neuvième 
siècles, pendant lesquels le Nestorianisme semble s'être brillamment 
répandu dans l'Asie orientale; l'église Nestorienne avait alors des 
archevêques à Herat, à Samarkand et même en Chine. Le mo- 
nument célèbre de Hsi-ngan-fu (cfr. Yule Calhay I pp. XCII sqq., 
Richthojen China 1 pp. 553 sq(i.) nous renseigne sur le Nestorianisme 
pendant ce temps. Au neuvième siècle cette ère brillante semble 
avoir pris fin brusquement à la suite d'un édit impérial de 8i5; 
au bout d'un siècle le Nestorianisme semble complètement éteint 
dans ces pays éloignés. Mais quelques siècles plus tard les missions 
des Nestoriens se répandent de nouveau dans l'Asie orientale et les 
rapports des auteurs cités plus haut nous montrent que déjà au 
treizième siècle cette propagande avait pris une grande extension. 
Plusieurs de ces auteurs, particulièrement Kuhh et Polo, parlent de 
l'extension du Nestorianisme dans l'Asie centrale et orientale; et sur 
son extension en Chine les deux évècpies Conv et Coh, comme 



375 

Polo, nous donnent les détails. On ne sait pas avec certitude com- 
bien de temps il y eut encore des Nestoriens en Chine, mais il est 
probable que leur église reçut un rude coup à la suite d'une per- 
sécution, qui eut lieu vers 1540. Quand les Européens revinrent en 
Chine dans les temps modernes, ils ne purent trouver de traces du 
Nestorianisme. (Cfr. Richthofen China I pp. 548 sqq., 598 sqq., 
614 sqq.. Vide Cathay I pp. LXXXVllI sqq., Ib. pp. CCXLIV sqq. et 
la carte). 

Var. de nom: 

1. Nestoriani: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 709). 

CoRv {Mosh -App. 44 p. 114). 

Het (Cap. 14). 

JoRu (Soc. Géogr. Paris IV p. 40). 

2. Nestorini: Hlbr {Soc. Géogr. Paris IV p. 282). 

Ric (p. 127). 

Odor [Yiile Cathay II App. I Cap. 18). 

3. Nestorins: Polo (Paiithier pa.ssimi. 

Cor {Journal Asiat. p. 69). 
Odor (Cordier p. 72;. 

4. Nestoyciani: C.\rp (Soc. Géogr. Paris IV p. 651 note 1). 

5. Uestoriœ: C.\rp (Ib. p. 709 note 7). 

Nestorini v. Nestoriani. 
Nestorins v. » 

Nestoyciani v. » 

Neturan. Sur la carte de M.\i-ro {Zurla p. 50), île au nord 
de Siometra. 

Ngan-king. C'est avec cette ville qu'a été identifié N a nghin. 

Niandor. Chez ]\Ied {Fisch Samml. p. 133), localité située sur 
la côte des Indes. — Sur la C.\rte Cat [Xotices p. 124, Ruge p. 
78), ville sur la côte occidentale des Indes entre Chintabor au 
nord et Pescamar au sud. 

Var. de nom: 

1. Niandor: Med {Fisch Samml. p. 1.33). 

2. Nandon: Carte Cat {Ruge p. 78). 

3. Nandor: Carte Cat {Notices p. 124). 

Nibarga. Sur la carte de iMauro {Ruge p. 80, carte de Zurla), 
localité de l'intérieur de l'Asie à l'E. des sources du fleuve de 
M a n d u s. 

Nichonieran v. Necouran. 

Nicliovera v. » 



;'.76 

Nichoverra v. Necouran. 

Nicimcran v. » 

Nicobar. Cest avec ces îles qu'on a identifie Necouran et 
Insu la N ud oru m. 

Nicovera v. Necouran. 

Nicoveran v. » 

Nicoverra v. » 

Nicuueran v. » 

Nicuveran v. » 

Nifates. Nom de Caucasus M on s. 

Nigui. Sur la carie de Mauro {Zurlap. 88), ville du Ghatajo 
ou. plus précisément, de la province de Chuinchin. 

Nilus V. Qion. 

Nimbar v. Melibar. 

Ning-hsia. (^est avec celle ville qu'a élé idenlilié Calacian. 

Ning-po. Ville avec lacjuelle on a idenlifié Mente. 

Ninimua v. Ninive. 

Niniue v. » 

Niniuee v. » 

Ninive. On lil chez le prophète Jonas (III, 3) que Ninive 
avait une grandeur de trois journées. — Isid [Etymol VIII, 9, 23) 
dit: «Fuit enim hic Belus (idolum Babylonium) pater Nini, primus 
rex Assyriorum». — Sur la carte de Hald [Haverg, Miller IV 
p. 31), il y a sur le «Tigris fluvius et lacus» une ville appelée 
«Civilas Ninive». — Chez Ebst {Miller V p. 4-6), la ville est in- 
diquée avec celte mention: «Ninive civilas triuni dierum». — 
Ric (pp. 123 sqq.) dit qu'ils arrivèrent «ad Niniuen civitatem gran- 
dem. Que grandis fuit longiludine non lalitudine; nam sita fuit in 
longum iuxta fluuium Paradisi Tigridem. Ibi ostenderunl nobis 
montem, ubi stetit lonas, et fonlem, de quo bibebal. Unde et usque 
hodie dicilur fons lone. Ipsa vero ciuilas totnliter subuersa est, et 
api)arent signa et fortilicia. Ksi auteni nunc reedificata ex alia parte 
fluminis, et dicilur Monsal». — Hkt (Cap. 11) parle d'une très 
grande et vieille ville appelée Ninive, près du Tigris. «Kl», con- 
linue-t-il, «illa est civilas Ninive, de qua Sancla Scriplura loquitur. 
Ista civilas ad pricsens est totaliter devaslala; sed per ea, qua3 adhuc 
sunl apparentia in eadem, firmiter credi polest, ({uod fuerit una ex 
majoribus civitalibus hujus niundi». — IMah {Yulc Cnthay II ji. 351) 



377 

dit que le Tygris passe par-devant Nyneve. C'était dans celte 
ville de trois journées de grand que vint prêcher Jonas. qui y 
repose. La ville est en ruines, dont cependant toute une ville neuve, 
nommée Mon sol, est bâtie sur la rive opposée. — Mand {Hall p 
262) mentionne la ville de Nynyvee. — Sur la carte de Hygg 
[Miller III p. 103), on lit: «Metropolis Assirie est civitas Ninive. 
... Ninive dicitur a Nino filio Bel y. Hec civitas continebat iter 
trium dierum, in cjua predicavit Jonas propheta». — Sur la Carte 
Cat {Xotices p. 122, Ruge p. 78), on voit près du fleuve de ïigris 
entre les villes de Zizera au nord et d'Arbo au sud un image, 
représentant sans doute un amas de débris, et près de là on lit la 
légende suivante: «Cette ville s'appelle Niniue la Grande, laquelle 
fut détruite à cause de ses péchés». — Sur la carte de Bian [Fisch- 
Ong IX, Miller III p. 145), la ville de Niniue est située près de 
Turris Bababel. — Sur la carte de Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel X, Miller III p. 148), on lit en Perse la légende suivante : 
«Persipolis olim Ni ni mua. — Sur la carte de Mauro, la place 
de l'ancienne Ninive serait, selon Ziirla (p. 45), indiquée à l'E. du 
Tigris. 

Var. de nom: 

1. Ninive: Hai.d {Miller IV p. 31). 

Ebst (Miller V p. 4G). 
Het (Cap. 11). 
Hygg {Miller III p. 103). 
Carte Cat {Ruge p. 78). 

2. Ninimua: Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI ïafel X, .Miller III p. 148). 

3. Niniue: Ric (p. 123). 

Carte Cat {Notices p. 122). 

BiAN (Fisch-Ong IX, Miller III p. U5). 

4. Niniuee: Hald {Haverg). 

5. Nyneve: Mar [Yiile Cathay II p. 351 j. 

6. Nynyvee: Mand (Hall p. 262). 

Nisa V. Nysa. 

Nischapur. C'est avec cette ville qu'a été identifié Nesabor. 

Nise V. Nysa. 

Nishapore v. Nesabor. 

Nisibi. Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 35), il y a près du 
fleuve de Cobarus, à l'endroit où il se jette dans l'Euphrate, une 
ville appelée «Nisibi civitas». — Id. avec Nisibis ou le Nsebin 
d'aujourd'hui sur le haut Chabur, au sud-est de Mardin. — Il est 



378 

probable que c'est cette ville dont Schilt parle (Xùrnb Cap. 28, 
Tcif p. 44) sous le nom d'Antiochia ou Antioch. (Cfr. Telj p. 
100 note 11). 

Nisibis v. Nisibi. 

Nissa. C'est avec cette ville qu'a été identifié Sifla. 

Nocraii. Chez Meo [Fisch Samml. p. 133), localité située sur 
la côte de Perse. — Sur la Caute Cat (Xotices p. 124, Ruge p. 78), ville 
située sur la côte méridionale de la Perse entre les villes de Hormissiom 
à rO. et de Checimo à l'E. — Id. Mekran {Fisch Samml. p. 133). 

Nograt. Sur la carte de Mauro {Fisch-Ong XV, Zitrla p. 31), 
endroit ou probablement province de l'Asie septentrionale à l'O. de 
Mar Bianoho. Dans une légende concernant Organza (Zurla p. 
33), on le situe au nord de ce pays. 

Nopaya. Sur la Cartk Cat (Xotices p. 122), localité située 
sur la côte méridionale de la mer Caspienne entre Becizet à l'est 
et Achdio à l'ouest. 

Norganze v. Urganth. 

Notium promontorium. Selon Ptol, promontoire du Sina ru m 
s i t u s. 

Nouvelle Zemble. Zurla (p. 113) croit reconnaître cette île 
dans une île sans nom de l'océan Arctique sur la carte de Mauho. 

Noyosus. Sur la carte de Leardo (Fisch-Ong XIV), montagne 
de l'Asie nord-est. 

No>rad v. Voyrat. 

Nsebin. Ville avec laquelle on a identifié Nisibi. 

Nucusafris. Sur la carte de Halu [Haverg, Miller \\ p. 26), 
ville située à l'E. de Montes Osco et près de la source du Gange. 

Nudorum insula v. Insula Niidorum. 

Nunc v. Mue. 

Nusiar. Sur la carte de Mai'ko [Fisch-Ong XV, Rugc p. 80), 
localité située au sud-est de la mer Caspienne prés de Nassahor. 

Nuthus fluvius. Sur la carte de Hai.d (Haverg, Miller IV p. 
3ô), l'une des deux sources du Tigre. L'autre s'appelle Ararn. Le 
Nuthus sort du Mons Caucasus. 

Nychoneran v. Necouran. 

Nyessa v. Nysa. 

Nylus V. Qlon. 

Nymbar v. Melibar. 



379 

Nyneve v. Ninive. 

Nynyvee v. » 

Nysa. Plin (Nat. Hist. VI, 79) dit: «Nec non et Nysam 
urbem plerique Indise adscribunt montemque Merum Libero 
Patri sacrum, unde origo fabulge lovis femine editum>. — Sol (p. 
186) dit: <et Nysa urbs regioni isti (les Indes) datur, monsetiam 
lovi sacer, Meros nomine, in cuius specu nutritum Liberum patrem 
veteres Indi adfirmant: ex cuius vocabuli argumente lascivienti famœ 
creditur Liberum femine natum». — Isid {Etymol XV, 1, 6) dit: 
«Dionysius qui et Liber pater, cum Indiam perarabulasset, urbem 
ex suo nomine iuxta Indu m fluvium condidit, et quinquaginta mi- 
libus hominum adimplevit». — Sur la carte de Hald (Haverg, Miller 
IV p. 34), il y a près du fleuve Indus et du mont Meros une 
ville avec la légende suivante: «Ni sa m civitatem Dionysius Liber 
pater condidit, replens eam L milibus hominum». — Chez 
Ebst {Miller V p. 50), «Nisa civitas» est située sur la frontière 
septentrionale des Indes près de Bactria. — Mand {Hall p. 276) 
dit que le Prestre John possédait une ville nommée Nyse. — 
Sur la carte de Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, Ib. pp. 
397 sqq.), il y a une ville, située près du Tigris, un des fleuves du 
Paradis, au sujet de laquelle on lit: «Portana sive Nyessa caput 
indorum ubi prbr Johannes habitat>. (Gfr. Ib. p. 398 note 1, 
Balfour le mot de Nysa). 

Var. de nom: 

1. Nysa: Plin {Xat. Hist. VI, 79). 

Sol (p. 186^ 

2. Nisa: Isid (Etymol XV, 1, 6i. 

Hald (Haverg, Miller IV p. 34). 
Ebst (Miller V p. 50). 

3. Nise: Mand (Lorenz p. 162). 

4. Nyessa: Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

5. Nyse: Mand (Hall p. 276). 

6. Portana: Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

Nyse V. Nysa. 



Obassy. Daprès Onou (Cordier p. 450, Vide Calhay I p. 140), 
10 bas 6 y. i[ui habite la capitale Gota en Hiboth ou Tibet, jouit 
de la mètne souveraineté sur les partisans de sa religion qu'en a le 
pape dans l'Occident. — Mand {Hall p. M<)7; parle aussi du chef 
spirituel de H y bot h c en l'appelant Lob as s y. — Cfr. Cordier p. 
459 note 9, Vide Cathay 1 p. 149 note 1. 

Var. de nom: 

1. Obassy: Odok i Cordier p. 4ôO). 

2. Abasi: Onou (Ib. noie ei. 

o. Abassi: Onou {Yiile Catlmy I p. 14;». Ib. II App. I Cap. 45, Cordier 
p. 4ô>> note ei. 

4. Abbassi: Onou iCordicr II).). 

5. Abiffo : Onou db.). 
(>. Abissi : Onou (Ib.). 
7. Alfabi : Onou (Il).i. 

1^. Atassi : Onou db., Ynlc Catbay II App. II ('.aj). 45). 
9. Bassi: Onou {Cordier Ib ). 

10. Batssi Onou (Ib.t. 

11. Labaschi : Mand i/.o/r;i: p. 1!I7 note 18). 

12. Labassi: .MANn lll).). 

]'■]. Labassy: Mand iLoreiiz p. l'.'T). 

M. Lobasse: Onou ('.ordier p. 450 note e). 

15. Lobassi: .Mand (I.orenz p. l'JT note IS). 

K). Lobassy: Manu (//(;// j). '.M)~). 

17 Lobessi: Onou [Cordier p. 450 note e). 

Ob. Zurla (p. 112) , croit reconnaître ce lleuve tians un des 
fleuves de l'Asie du N. chez Mauho. 
Obesi. Nom des (léorgiens. 
Obkass V. Abcas. 

Oceania. Chez Maiho {Zurla p. 3S), île de l'Ocoanus Cataicu.s. 
Ocerra. Chez Hkt (Cap. 15), ville principale du Turques tan. 
Ochus. Cfr. Ogiis. 
Octo par V. Othrar. 
Octopar V. 
Octorai v. » 

Octorar v. » 



381 

Octoricirus v. Attacorum gens. 

Octorocare v. » 

Octotorara v. » 

Ocus V. Oxus. 

Odati, Chez Biàn (Fisch-Otiy IX. Miller III p. U4\ localité' 
située sur la côte E. de la mer Caspienne. 

Odeschiria. D"après Conti {Major p. 7). localité située sur la 
route de Pelagonga à Pudifetania. Une autre ville sur la même 
route s'appelait Genderghisia. — Chez ^Iauro iFisch-Ong XV, 
Ruge p. 80, Zurla p. 41), on trouve dans l'Inde, un peu au S. de 
Zendirgiri la ville d'Ordirgiri. probablement la même que 
l 'Odeschiria de Conti. 

Var. de nom : 

1. Odeschiria: Conti t Major p. 7, Ram p. 339). 

2. Ordirgiri: Mairo Œisch-Ong XV, Ruge p. 80. Zitrla p. iV. 

Oechardae. D'après Ptol. peuple demeurant en Serica entre 
les Asmirœi montes et l'Oechardes fluvius. (Gfr. Forbiger 
II p. 474). 

Oechardes. D'après Ptol, fleuve de Serica ayant tjois tcurces 
une au X. des Auzaciorum montes, une au S.-O. des Casii 
montes près d'Issedon Serica et une au S.-E. des Asmirœi 
montes près de Throana. Dans le pays entre Asmira?i montes 
et les deux sources du S. demeure le peuple OechardcTe. — Le 
fleuve Oechardes a été id. avec le Selenga (Forbiger II pp. 
58, 472). 

Oeonae v. Eone. 

Og et Magog v. Qog et Magog. 

Ogus. Sur la Carte Cat (Xotices p. 126, Ruge p. 78), nom 
situé sur la côte E. de la mer Caspienne. On ne peut constater 
par la carte si ce nom est celui d'une ville, d'un fleuve ou d'une 
montagne. Il me paraît que ce nom doit s'appliquer au fleuve 
Oxus, que iMauro appelle aussi Ocus, ou au fleuve Oc h us, souvent 
mentionné par les anciens auteurs Plin {Xat. Hist. VI, 49), Sol 
(p. 180) et IsiD [Etymol XIV, 3, 30) etc. iCfr. Forbiger II p. 565). 

Oïgours V. Uigures. Cfr. Sarihuiur. 

Oigune v. Urganth. 

Ojajan. D'après Clav {Markh p. 109), grande ville par laquelle 
il passa en se rendant de Xishapore à Mes h éd. Située entre 



382 

Hasegur et Meshed et, selon la description, non loin de cette 
dernière. 

Oltrarre v. Othrar. 

Omsi V. Omyl. 

Omyl. D'après Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 751), Omyl, 
ville toute nouvelle, se trouvait dans la terra nigrorum Kitaorum. 
Id. avec lymyl ou lymil ou Yemi-li, selon les Chinois, situé sur 
le fleuve Je m il près de son embouchure au N. du lac Ala-Kul 
(Ib. p. 51(). Cfr. la carte de D'Avezac et Ynle Jord p. 47 note 2). 
Cfr. Hyemo. 

Var. de nom: 

1. Omyl: Carp (Soc. Géogr. Paris IV p. 751). 

2. Omsi: Cahi> (II), note 4\ 

Onam Kerule v Onankerule. 

Onankerule. D'après Hibk {Soc. Géogr. Paris IV pp. 263, 327), 
patrie des Mongols. — Id. avec le territoire qui entoure les fleuves 
Onon et Kerulen {Schmidt p. 59). 

Var. de nom: 

1. Onankerule: lUnu (Soc. Géogr. Paris W p. 263). 

2. Mancherule: Ri;im (Ib, note 2). 

3. Maucherule: Ribh (ih. note 2). 

4. Onam Kerule: lUnn (Ib. p. 327). 

5. Onera Kerule: Urru (Ib. note 3). 

Onera Kerule v. Onankerule. 

Onon. Cfr. Onankerule. 

Ophir. Chez H.\li) (Haverg, Miller IV p. 30), l'île d'Ophir, 
entourée par les îles de Frondisia à l'O. et de Crise à l'E., se 
trouve au-delà de la pointe S. de l'Arabie entre celle-ci etTapro- 
bana. — Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. Berl XXVI Tafel X, Miller 
III p. 147), on trouve aussi au delà de la pointe S. de l'Arabie 
«Ophir insula», assez grande île. — Probablement identique au 
pays d'or de la Bible, Ophir, souvent mentionné (p. ex. I Rcg. 9, 
2H), et dont la situation a provoqué des opinions si dilTérentes, quel- 
que.s-uns voulant le placer dans l'Inde, les autres en Arabie (cfr. 
Forhlger VI p. 736) ou en Africiue. 

Or. D'après Km (p. 177), localité ou pays par lequel passa le roi 
Hethum à son départ; situé, dit-il, entre les camps de B a tou et de 
Mangou. — Identifié avec un pays voisin du Tarbagatai ou de la 



383 

Dzoungarie, à peu près à mi-elieniin du Volga à K ara ko ru m 
(Ib. note 5). 

Oraffes. D'après iMand {Hall p. 288), animal légendaire. 

Oraxis v. Araxes. 

Orbo V. Arbis. 

Orcania v. Urganth. 

Orchoe. C'est avec cette ville ancienne qu'il faut identifier 
Rohais. 

Orcobores v. Osco. 

Orda. D'après Mand [Hall p. 129), Bat ho habitait une ville 
de ce nom. — Probablement à identifier avec I.ordo; serait donc 
comme celui-ci un nom du camp princier du khan. Cfr. Lordo. 

Orden v. Urganth. 

Ordirgiri v. Odeschiria. 

Orenbourg. C'est avec cette ville qu'a été identifié Sugur 
de la Carte G.at, mais certainement à tort. 

Orenes v. Hormos. 

Orengai. D'après Rubr ^Soc. Géogr. Paris IV p. 327\ peuple 
du N. de l'Asie. Sur sa coutume de porter des raquettes il écrit: 
«Orengai, qui ligant ossa limata sub pedibus suis, et impellunt se 
super nivem congelatam, et super glaciem cum tanta velocitate ut 
capiant aves et bestias». — A identifier avec les Ou ri an haï, par 
lesquels les Mongols ont désigné auelques tribus habitant autour du 
Jenissei et dans la Sibérie orientale {Schmidt p. 59 et Ib. note 
323, Peschel Gesch. d. Erdk. p. 169 et Ib. note 2). 

Organœ v. Urganth. 

Organça v. » 

Organcha v. > 

Organci v. » 

Organcio v. » 

Organjija v. > 

Organum v. Orgonum. 

Organza v. Urganth. 

Organzi v. » 

Organzin v. » 

Organzm v. » 

Orgasi v, » 

Orgens v. > 



384 

Orghanci v. L'rganth. 

Orjjilla V. Clir>se. 

Orgita V. Argyre. 

Orgitta V. » 

Orgonum. D'après Blbh {Soc. Gcogr. Paris pp. 2ft1. 2f^2), nom du 
pays où ftail située la ville de Cal lac. Selon Hibh, le nom serait 
dérivé du talent musical des Nestoriens («quia solebant esse oplimi 
cithariste sive organiste»). — Identifié avec le pays au S. du Balkash, 
entre ce lac et le Ko pal ou Siebenstromland. D'après »SW( m îc?^ 
le nom serait dérivé de celui d'une reine, qui aurait régné de 1252 
à 1260 {Schiiîidt p. 44). 

V'ar. de nom : 

1) Orgonum: Ui hk (.Soc. Géogr. Paris ï\' p. 281). 
2i Argonum: IU:Bn (II), note 12). 
;^ Organum: Hiiiu (Ib.i. 

Orgunge v. Urganth. 

Origens v. » 

Orilla V. Chryse. 

Oriiie v. 

Orissa. C'est avec ce pays qu'on a identifié Oriza. 

Oriza. Chez M.viuo {Fisch-Ong XV, Zurîa p. 41) territoire situé 
dans l'Inde entre le Telenge et B ingiron. Il y a deu.x lacs 
avec la légende suivante [Zurla Ib.): «Dans ces lacs, dont l'on n'atteint 
pîis le fond, on jette la cendre des morceaux brûlés dans des vases 
d'or portés en différents endroits par les brahmanes». — Probable- 
ment identi(|ue avec Orissa, au S. du Bengale. (Cfr. Zurla p. 128). 

Ormel. Chez ^Iaimo (Z«r/a p. 45), endroit de la Mésopotamie. 

Ormes v. Hormos. 

Ormeus v. 

Ormi V. » 

Ormi V. Ormj. 

Ormi.s v. Hormos. 

Ormj. Sur la Cautk Cat {Xoliccs p. 122, Rugc p. 78). ville 
siiuée sur la rive S.O. de «Mar de ]Marga>. — Id avec Urmia, 
ville à l'K. du lac d'I'rmia (Notices Ib.). 

Var. de nom: 

1. Ormj: Oaiiii-; (".at (la carte de S'nlices p. 11^. Hii<ic p. 7S). 
'J. Ormi: Oaiitk (^at iXotices p. 122i. 

Ormouz ou 11 or m us. C'est avec celte ville qu'a été identifié 
Hormos. 



385 

Ormus V. Hormos. 

Ormuz V. » 

Ornas. D'après Caup {Soc. Géogr. Paris IV p. 750), ville de la 
«terra IJiser m inoru m». — Probablement id. avec Urgendsch (Ib. 
pp. 505 sqq.). Cfr. Urganth. 

Var de nom : 

1. Ornas: Caup (Soc. Géoçjr. Paris IV p. 750). 

2. Orpar: Cakp (Ib. note G). 

Ornez v. Hormos. 

Omis v. » 

Orogan v. Moan. 

Orosana. D'après Ptol, ville de Serica sur le Bau tisus fluvius 
non loin à l'O. dOttorocora. 

Orpar v. Ornas. 

Orrbothra. D'après Cosm [Topogr. Christ, p. 337, Crindle p. 
367), station de commerce dans l'Inde. — Probablement située dans le 
Gujarat {Crindle p. 367 note 1, Yule Cathay I p. CLXXVIII 
note 3). 

Var. de nom: 

1. Orrbothra: Cosm {Topogr. Christ, p. 337). 

2. Orrhotha: Cosm (Crindle p. 367, Yiile Cathay I p. CLXXVIII). 

Orrhotha v. Orrbothra. 

Ortagoras. Chez iM.\uHO {Zurîa p. 38), montagne du Chatajo. 
— Peut-être identique à l'Ottorocora de Ptol. Cfr. Attacorum gens 

Ortania v. Urganth. 

Orzaloni v. Aarseron. 

Oschi. Sur la Carte Cat {Notices p. 126), on trouve, au S. 
d'Amo sur la côte E. de la mer Caspienne «Cavo d'Oschi». 

Osco. On voit chez Hald {Haverg, Miller IV p. 27) au N. de 
Bactria une chaîne de montagnes, dirigée de l'O. à l'E., «Montes 
Osco». Sur la carte, le Gange prend sa source dans cette chaîne de 
montagnes. — Chez Ebst {Miller V p. 51), il y a dans l'Inde une 
montagne appelée «Orcobores mons». — Onosius, d'après Miller, 
l'appelle Oscobares et dit que le Gange y prend sa source. 

Var. de nom : 

1. Osco: Hald (Hanerg, Miller IV p. 21). 

2. Orcobores: Erst (Miller V p. 51). 

3. Oscobares: Orosh s (Miller V p. 51). 

Oscobares v. Osco. 



386 

Ospicium Macarii v. Macarii. 

Othrar. D'après Km (p. 179), ville par laquelle passa le roi 
Hethum au retour. — Selon Hkt {Yule Gathay II p. 288 note 1)^ 
Octorar était la plus grande ville du Turkestan. — D'après Pkg 
[Sjyrengcl pp. 258, 259, Yule Cathay II p. 288, Yule Ib. App. III Cap. 
I), Oltrarre, ville ou station sur la roule commerciale qui conduit 
au Galtajo, est situe ù 35 ou 40 journées de marche d'Organci, 
à 50 journées de marche de Sara canco et à 45 journées de marche 
d'Armalecco. — Selon Mand [Hall p. 255), Octorar est la plus 
grande ville du Turkestan. — Chez Mauuo (FisclL-Ong XY, Rugc p. 
80, Zurla p. B4), la ville d'Otrar est située au N. ou au N.-E. du lac 
In si col. Près d'Otrar, on lit ces deux légendes [Zurla p. '54): 
«C'est jusqu'ici qu'est parvenu Tamberlan avec son armée quand 
il voulut surprendre le Chatajo. Une violente tempête dans la 
vallée les força à retourner à demi-morts à Otrar, où Tam- 
berlan mourut et son armée fut dispersée», et «Ici commence le 
désert». Ce désert est le Lop. La ville était située à l'E. du Syr- 
Darja, entre ce fleuve et la ville actuelle de Turkestan. Elle était 
assez importante à la fin du moyen-âge. Timur y mourut en 1405 
{Yule Cathay II p. 288 note 1, Sprcngel p. 20;-3 note e). Elle fut 
appelée P'arab par Abulfeda et Totala par les Chinois. 

Var. de nom : 

1. othrar: Km (p. 179). 

2. Farab: .Aiit i.kkda {Sprengcl p. 2G3 note c). 
.'5. Octo par: Mand (Lovenz p. 151 note 8). 

4. Octopar: Manu {I.orcnz p. lâl). 

5. Octorai: Mand (Sprcngel p. 2(J3 note e\ 

(î. Octorar: Hkt (Yule Cathay II p. 288 note 1). 
Mam) illall p. 205). 

7. Oltrarre: 1'k(. {Sjtrtnnel p. 258, Yule Cathay II j). 28S, Ih. App. III Cap. II. 

8. Otrar: Malko (Fisch-Ong XV, linge p. 80, Xnrla p. .'54). 
1). Uotala: Xoni chinois (Sprengcl \y. 2G3 note e). 

Otorocoras v. Attaconim gens. 
Otrar v. Othrar. 
Ottorocora v. Attacorum gens. 
Ottorocorrha v. » > 

Ottorogorre v. » » 

Oucaca. \'ille par laquelle passèrent Nicolo et Maffeo Poi.o 
(Pauthier 1 p. 7, )'ulc l'oh» I p. 5) dans leur voyage de Holgaraà 



387 

Bocara. — La ville était située sur le Volga près de l'actuelle 
Saratov {Pauthier I p. 7 note 3, Yule Polo I p. 8 note 4). 

Var de nom: 

1. Oucaca: Polo {Paiilhier 1 p. 7). 

2. Ucaca: Poi.o [YuIc Polo I p. 5). 

Oulam V. Coilun. 

Oural. C'est avec ce fleuve qu'a été identifié le Jaec. 

Ourianhaï, les. C'est avec ce peuple qu'on a identifié les 
Orengai. 

Ourousoqan v. Oursoqan. 

Oursoqan. D'après Kiu (p. 179), endroit par lequel passa le 
roi Hethum au retour; situé entre Aloualekh et Othrar. 

Var. de nom: 

1. Oursoqan: Kih (p. 179). 

2. Ourousoqan: Km :I1). note 1). 

Oxidate. île, nommée par Mand {Hall p. 294). Cfr. Bov p. 103. 
Oxius V, Oxus. 

Oxus. Plin {Xat. Hist. VI, 48) dit: «Derbices quorum medios 
fines secat Oxus amnis ortus in lacu Oaxo». — Sol en fait men- 
tion en plusieurs occasions; p. ex. (p. 90): «ostia Oxi fluminis 
Hyrcani habent'>; (p. 93): . . . «usque ad Alierum flumen, quod 
influit Oxum amnem..»; (pp. 179, 180): «Oxus amnis oritur de lacu 
Oaxo, cuius oram hinc inde Bateni et Oxistacae accolunl: sed 
praecipuam partem Bactri tenent». - — D'après Ptol, l'Oxus fluvius 
sert de frontière entre le Bactriana et le Sogdiana; dirigé d'abord 
au N. puis à l'O., il se jette dans l'angle S.-E. de la mer Caspi- 
enne. — Chez Hald (Haverg, Miller IV p. 26), il paraît sortir d'un 
lac du N. de l'Asie, se dirige d'abord à l'O. puis au N. et se jette 
dans Mare Caspium. A sa source on lit «Oxus fluvius» et à son 
embouchure «Ostia Oxi fluminis>. Sur la rive droite du fleuve de- 
meurent les Hircani et les Sogdiani; près de son embouchure 
on lit cette légende {Miller IV p. 25): «Hircani Oxi fluminis habent, 
gens silvis aspera, fêta tigribus, copiosa immanibus feris». — Chez 
Leardo [Fisch-Ong XIV), le fleuve Oxius se dirige de l'E. à l'O. et 
se jette dans l'angle S.-E. de la mer Caspienne. — Chez Mauro 
{Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 33), du Lago In si col sort un 
fleuve qui se divise en 2 branches, se jetant toutes les deux dans 
la mer Caspienne; celle du S. s'appelle Ixartes, celle du N. Ocus. 



:388 

— Id. Amu-Darja (cfr. Forbiger II p. 556). — Cfr. Ogus et 
Caiio Zila. 

Var de nom: 

1. Oxus: Pi.iN (.V(i/. llisi. \'l, 18). 

Sol (p. 180). 

Ptol. 

Hai.d [Havcrg. Miller IV p. 26). 

2. Ocus: Maiho {Fisch-Otnj XV, lîiige p. 80, Ziirla p. 33). 

3. Oxius: Leauuo (Fisch-Ong XIV). 

Oyrad. Cfr. Voyrat. 

Ozuch. D'après Mwno {Zurla p. 3H), peuj)le de la Scylhie 



Pacamuria. D'après Conti {Major p. 6, Ram p. 838, Fiirchas), 
ville de l'Inde à environ 20 jours de navigation de Cambaia. Cette 
contrée produit beaucoup de gingembre. — Cfr. Yule Cathay II p. 
451, Heyd II p. 620. 

Pacem v. Pasei. 

Pacen v. Pontain. 

Pachem v. » 

Pachinor v. Paychinor. 

Pachnoi. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), endroit 
de l'Asie centrale près de Tangut et de Charnu l. 

Paffceda. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), endroit situé sur 
la côte de l'Inde. 

Pagarrix. Endroit par lequel passa Clav {Markh p. 78) en 
partant. Situé entre Arsinga et Aseron, 

Paghan. Deux endroits de Tlraouaddi portent ce nom ; l'un, 
le Paghan d'aujourd'hui, à environ 21° de lat. N., l'autre, l'ancien 
Paghan, près du Ta-gaung d'aujord'hui, à environ 23° 30' de lat. 
N. C'est avec celui-ci, l'ancien Paghan, qu'a été identifié l'A mien 
de Polo. — Cfr. Pauthier II p. 417 note 1, Reclus VIII p. 786, 
Balfour l'article Pagan, Constable Atlas of India. 

Pagrasa. Chez Mauro [Zurla p. 39), ville del'IndiaCin ou 
de rindia tertia à l'E. du fleuve Sumas. 

Pai v. Bai. 

Paigu. Chez Mauro [Ruge p. 80, Zurla p. 50), pays de l'Inde 
situé à l'embouchure du fleuve M an dus, en face des îles Anda- 
man et de «Taprobana over Siometra». — S'identifie probable- 
ment avec Pegu. — Cfr. Zurla p. 122. 

Paipurth. D'après Polo [Yule I p. 45), château situé sur la 
route de Trébizonde à Tau ris. Il y a là une mine d'argent. — 
Identifié avec Baiburt, situé entre Erserum et Trébizonde (Ib. p. 
49 note 3). Peut-être le môme que Byburt de Schilt (cfr. Telf p. 
150 note 2). 



Palatia. Ville seulement nommée par Cr.AV [Markli p. 17*.t\ 
qui ne donne aucun renseignement ni sur la ville ni sur sa situation. 

Palembang. C'est avec celte ville (ju'a été identilié Maliur. 

Paliana v. Palliana. 

Palibothra v. Polibrota. 

I^aliscj v. Balisbi. 

Paliuria. D'après Conti [Ram p. Ml, Major p. l'.l), fleuve de l'Inde. 
Cfr. Yuîc C'.athay II p. 455. 

Pallande v. Passande. 

Palliana. D'après Proi, (VI, 10), ville de la Série a, située au S. 
des C a s i i monte s, près d u fleuve B a u t i .s u s. 

Var. de nom : 

1. Palliana: l'roi.. 

2. Paliana: Ptol. 

Palombo v. Coilun. 

Palumba v. » 

Palumbo v. s 

Palumbum v. » 

Pamer v. Pamier. 

Pamier. Selon Tolo (Paidhier I pp. 130 — 133, Vide Polo 
I p. 163\ quand on a quitté Vocan, après 3 jours de marche vers le 
N.-K., on arrive à un pays tellement élevé «que on dit que c'est le 
plus haut lieu du monde». 11 y a d'excellents pâturages sur les rives 
d'un fleuve, et quantité d'animaux sauvages y vivent, entre autres 
une espèce de moutons à très longues cornes. Ce plateau s'appelle 
Pamier, et il faut 12 jours pour le traverser. Le pays est presque 
partout désert sans aucune végétation. 11 fait si froid que les oiseaux 
n'y peuvent pas vivre. Ce froid est même cause que le feu n'y peut 
brûler aussi vif qu'ailleurs' et qu'il ne donne pas non plus une si 
grande chaleur que d'ordinaire; il est donc dilïicile d'y faire cuire la 
nourriture. Du Pamier on vient dans la direction K.-N.-E. au 
pays de Bel or. — Chez M.\uro {Ruge p. 80, Zurla p. 30), Pamir, ainsi 
que Vochan et Bal or, est une des provinces du désert de Lop. — 
Id. avec Pamir (Paidhier 1 pp. 130 — 133 notes 3, î-, 5, 6, Yule Polo 
I p. 105 note 2). Polo est, autant qu'on le sache, le premier 
Européen qui ait visité le plateau de Pamir. Ses observations ont été 
vérifiées par d'autres voyageurs. 11 semble qu'aucun luiropéen n'ait 
passé le Pamir après Poi.o, avant (jue Cîoës en 1003 le parcourût. 



391 

Var. de nom: 

1. Pamier: Polo [Paitlhier I p. 132, Yiilc Polo I p. 163, Xordensk). 

2. Pâmer: Polo {liani, Grijn). 

3. Pamir: Mauro {liiigc p. 80, Ztula p. 36). 

Pamir v. Pamier. 

Panclii V. Pauchin. 

Panchin v. 

Panchon v. Pontain. 

Pancoma v. Pauconia. 

Panconia v. > 

Panda. Chez Pli\ {Nat. Hist. VI, 49), on trouve «oppidum 
F^anda ultra Sogdiani». — Sol {Sol p. 180) mentionne «Panda 
oppidum Sogdianorum». — Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 26), 
ville de l'Asie du nord, au N. des Sogdiani, sur Mare Caspiu m; 
on trouve la légende suivante: «Panda oppidum Sogdianorum». 

Pandarani v. Flandrine. 

Pandaea gens v. Amazones. 

Pandon. Chez Mauro [Zurla p. 40), endroit du Ban gala. 

Pangea v. Amazones. 

Panghin v. Pauchin. 

Panotii. Peuple caractérisé par ses longues oreilles ; on re- 
trouve cette légende chez plusieurs auteurs. — D'après Plin [Nat. 
Hist. IV, 95): «P'anesiorum alise in quibus nuda alioqui corpora 
prœgrandes ipsorum aures tote contegant». — D'après Sol {Sol pp. 
93, 94): «Esse et Phanesiorum quorum aures adeo in effusam mag- 
nitudinem dilatenlur, ut reliqua viscerum illis contegant nec amiculum 
aliud sit quam ut membra membranis aurium vestiant». — D'après 
IsiD [Etymol XI, 3, 19): «Panotios apud Scythiam esse ferunt 
tam diffusa magnitudine aurium et omne corpus ex eis contegant». 
— Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 27), il y a dans l'océan 
Septentrional au N. du pays où demeurent les Seres, et près 
de l'île d'Eone, une île où est dessinée l'image d'un homme avec 
de si longues oreilles qu'elles touchent presque jusqu'à ses pieds. 
On y trouve aussi cette légende: «Phanesii membranis aurium 
suarum teguntur». — Chez Ebst {Miller V p. 35), il y a dans 
l'océan Boréal une île avec cette légende: «Hic sunt Ponothi, 
tante magnitudinis aurium, ut his omne corpus suum contegant». — 



392 

D'aprùs Mani) {Hall p. 20"), Bor p. U2), il y a dans une île un peuple 
• Ihat han grct Eres and longe, that hangcn doun to horc Kneos». 
— Chez Walsp (Zeitschr. Erdk. Bcrl. XXVI Tafel 10, Ib. p. 3*M), 
Miller III p. 147), nous lisons dans l'Extrême-Orient, près de la eu s 
salutis cette légende: <Hy habent longas aures». 

Var. de nom: 

1. Panotii: Isi» {Ehiniol XI, 3, 19). 

2. Fanesii: Pi.in (Sal. Ilist. IV. î)5). 

3. Phanesii: Sol (Sol p. 93i. 

Hald {Havcrg, Miller IV p. 21). 

4. Ponothi: IIbst {Miller X p. Sâj. 

Panten v. Pontain. 

Panthe v. 

Panthen v. » 

Pantoma v. Pauconia. 

Pantonia v. » 

Pao-ying. C'est avec cette ville qu'a été identifié Paucliin. 

Parachoathras v. Parcoatras. 

Paradisus v. Appendice IV. 

Parassiti v. Parossiti. 

Parcia v. Parthia. 

Parcoadras v. Parcoatras. 

Parcoatras. Chez Hald {Harcr</, Miller IV p. 27), entre i'Ar- 
menia et la Thiberia se trouve une chaîne de montagnes, nommée 
«IMontes Parcoatras*. — Selon la traduction d'Onosirs faite par 
le roi Alfred, Parachoathras ou Parcoadras {Bosw pp. 33,34) 
est une montagne située sur la frontière du Taurus, et c'est pro- 
bablement de cette version anglaise d'Onosius que Halo a tiré ses 
indication.s. 

Paressm v Parossiti. 

Parlak v. Perlak. 

Parocco. D'après la promièro lettre de Jonn (Script, ord. praai 
I p. 550, Yule Cathay 1 p. 22G), il aurait baptisé environ 90 person- 
nes dans la ville de Parocco, située à dix journées de Thana. — 
Chez Med {Fisch Samml. p. 133), Barochi est une ville située sur la 
côte de l'Inde. — Sur la Carte Cat {yoticcs p. 124, Rugc p. 78), la 
ville de liarochiest située sur la cote 0. de l'Inde sur un golfe, au 
N. de Canbetum. — Id. avec IJroach ou Baratch près de l'em- 



393 

bouc'hure du Narbacla dans le golfe de Cainbay {Yulc Gulhay I 
p. 22(5 noie 3, cfr. Hcyd II p. 144 note 4). 

Var. de nom : 

1. Parocco: Jouo (Scripl. nid. inacd. 1 p. 5ô(), Yulc (^atliay I p. 22(5). 

2. Barochi. Mkd {Fiscli Samml. p. Wô). 

Cautk Cat (Notices p. 124, Riujc p. 78). 

3. Parrocco: Joku (Script, orci. pracd. I p. 550). 

4. Parroth: Joru (Ib. p. 550 note). 

Parocitae v. Parossiti. 

Paropanisades v. Paropanisates. 

Paropanisates. D'après Hald [Haverg, Miller IV p. 36), les 
«Montes Paropanisates» sont une chaîne de montagnes de l'Inde sur 
le haut Gange. — D'après Mauko {Zurla p. 40), Ptolema3us aurait 
peuplé les environs des sources du Gange de plusieurs tribus, entre 
autres celle des Paropanisades, plus tard supprimées par le carto- 
graphe à cause de la difficulté de déchiffrer ces noms. — Chez Plin, 
un peuple {Nat. Hist. VI, 92) et une montagne (Ib. V, 98, VI, 48), 
chez Ptol (Lib. VI Cap. 18), une montagne et chez Sol, un fleuve 
(p. 98) et une montagne (pp. 164, 180) portent le nom de Pro- 
panisus. Le même que le Hindou -kouch d'aujourd'hui et les pays 
contigus au S. (Cfr. Bunhury I, 485 etc.). 

Parositae v. Parossiti. 

Parossiti. D'après Caup [Soc. Gcogr. Paris IV p. 709), peuple 
soumis aux Mongols; il habitait au N. de Co mania (Ib. pp. 747, 
748). Il les mentionne en même temps que les Bascarti, les 
Samogedi et un peuple ayant des tètes de chien. — Polon (Ib. 
p. 776) mentionne parmi les peuples de Comania entre autres: les 
Bascardi et les Cynocéphales, «caput caninum habentes», puis 
les Parocitae, «qui habent os parvum et angustum, nec quid aliud 
possunt masticare, sed sorbici sumunt, et vaporibus carnium et 
fructuum reficiuntur;^. — A en juger par la combinaison, c'est sans 
doute le même peuple dont Cahp et Polon font mention. — L'indica- 
tion qu'ils vivaient vaporibus carnium et fructuum», nous rappelle les 
Astomori (cfr. ce mot) vivant de l'odeur des pommes. 

Var. de nom: 

1. Parossiti: Carp (Soc. Gcogr. Paris IV pp. 709, 7-J7). 

2. Parassiti: Caup (Ib. p. 709 note ;3). 

3. Paressm: Carp (Ib. p. 709 note 3). 

4. Parocitse: Polon (Ib. p. 776). 



394 

5. Parositœ: Carp (ïh. p. 748 note 1). 
r.. Porossitœ: Cari- (11). p. 74S note 1). 
7. Porosyti: Carp (Ib. p. 7U:i note 3). 

Parrocco v. Parocco. 

Parroth v. t 

Parthia. D'après l'i.ix {Xat. Ilisl. VI, 112): «Kegnu Partlio- 
rum W'III siint omnia. ila cnim dividunt provincias circa duo, ut 
diximus, maria, Ru bru m a meridie, Hyrcanium a seplcnlrione. 
Ks iis XI quae superiora dicuntur incipiunt a confinio Arme ni a- 
Caspiisque litoribus, pertinent ad Scythas cum quibus ex aecjuo 
degunt. reliqua VII rogna infcriora appellantur. Quod Parthos 
allinot, sempcr fuit Parthyaea in radicibus montium saepius dictorum 
qui omnes bas gentes praelexunt. — D'après Sol {Soî p. 204): 
«Parlhia quanta omnis est a meridie Bu bru m mare, a septenlrione 
Hyrcanum salum claudit. régna in ea duodeviginti dissccantur in duas 
partes, undecim quae dicuntur superiora incipiunt ab Arménie o 
limite et Cas pic lilore, porrecta ad terras Scytharum quibuscum 
concordiler degunt: reliqua septem infcriora, sic enim vocitant, habent 
ab ortu A ries, Carmaniam Arianosquc a medio die, Medos ab 
occidui solis plaga, a septemtrione Hyrcanos». — D'après Isid 
(Etymol XIV, 8, 8, 9): «Parti a ab Indiae Jinibus usque ad 
Mcsopolamiam gcnoralitcr nominatur. Propter invictam enim vir- 
tutcm Part h or u m et Assyria et reliquae proximae regiones eius no- 
men traxerunt. Sunt cnim in ea Aracusia, Parthia, Media, 
Assyria et Persida, quae regiones invicem sibi coniunctae initium 
ab Indo flumine sumunt, Tigri clauduntur, locis montuosis et aspe- 
rioribus sitae habentcs fluvios Hydaspen etArbem.... Parthiam 
l'arthi a Scythia venientes occupaverunt eamque ex suo nomine 
nuncupaverunt. Huius a meridie mare rubruni est, a septentrione 
Ilircanum salum, ab occidua Solis plaga Media. Ucgna in ea 
decem et oclo sunf, porrecta a Caspio litore usque ad terras 
Scytliarum. — Chez Hal» {Haverg, Miller IV p. 3.'}), Parthia est 
indi(juce avec cette légende: «Parthia ab Ynd ie linibus gcneraliler 
dicilur usque ad Mesopotamiam. Sont in ea Aracusia, Parthia, 
Assiria, Media, Persida. Sunt in ea XVIII regia. A litore Scitharum 
usque ad mare Rubrum DCCCCXL passuum». On trouve dans 
le même endroit cette autre légende (Ib.): «Omnis Media Parthia 
Persida ab oriente flumine Yndo, ab occidente Tigri, a septen- 



395 

trione Taiiro Caucasio, a meridie Rubro mari». — Kust {M Hier 
V p. 45) donne la légende suivante: «Parthia. Parthia infeiior. 
Ab India usque ad Mesopotamiam generaliter Parthia dicilur prop- 
ter in victam virtutem Parthorum. Assyria et relique proxime in 
eius vocabolum transierunt. Sunt autem Aracusia, Parthia, As- 
syria, Media, P e r s i d a» . — Chez Vesc [Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI 
ïafel 8, Miller III p. 185), il y a un pays du nom de Partia ou Parcia 
— Chez Hygg {Magasin p. 'i^'è, Miller III p. 103), près de rin"diis se 
trouve un pays appelé Parthia. — Chez Gknues {Fisch-OiigX, Wuttkc 
Tafel X), se trouve le pays de Parthia. — Chez Waj.sp {Zeitschr. Erdk. 
Berl. XXVI Tafel 10, Al Hier III p. 148), près de «Mare persicum sive 
hyrcanum» se trouve une contrée nommée «Parthia régio». — Chez 
Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), le pays de Parthia est situé dans 
l'Asie centrale. A cet endroit, on lit la légende suivante [Zurla p. 
45): «Les peuples parthes tirent leur origine de Sithi. Grâce à leur 
supériorité ils rangèrent sous leur domination une grande partie des 
pays voisins qui prirent aussi leur nom. Mais aujourd'hui ils n'ont 
pas une si grande renommée n'ayant plus la même puissance». — 
L'ancienne Parthia faisait partie de l'actuel G h oras an (Gmccc Or- 
bis lat.). 

Parti. D'après Cosmas {Topogr. Christ, p. 337, Crindle p. 367), 
un des cinq «emporia» de l'Inde, «quibus piper emittitur». — Situé, à 
ce qu'il parait, sur la côte de Malabar. (Cfr. Ritter Erdk. VI p. 30). 

Partsin. Cfr. Phartchin. 

Pasalain v. Pasalajn. 

Pasalajn. Sur la Carte Cat [Notices p. 121, Rugc p. 78), 
ville située sur le fleuve de PEuphrate tout au N. de la ville de Zizera. 

Var. de nom : 

1. Pasalajn: Carte Cat (Ruge p. 7S). 

2. Pasalain: Cartk Cat (\otices p. 121, la carte Ib. p. IIS). 

Pascacier v. Bascart. 

Pascatir v. » 

Pascatu V. » 

Pascaver v. » 

Paschat en Kafiristan. Cfr. Bacian. 

Paschatu v. Bascart. 

Paschaver v. » 

Pascherti v. > 



896 

Pasei ou Pacem. C'est avec celte vilK*. siliipo sur la côte K. 
de Sumatra, qu'a été identifie liasman. 

Pasgio. Sur la Cahtk Cat {Xotices p. 12^»), ville située près de 
Tembouchure de l'Edil dans la mer Caspienne, tout au X. dAgit arcam. 

Pashai v. Bacian. 

Pasliai-Dir v. Pasiadir. 

I^asiadir. Volo {Pauthicr I p. SI, YnIc Polo I p. 93) fait seulement 
mention de ce pays, sans en donner de détails. — Probablement 
identicjue au pays de Bacian, nommé ailleurs (cfr. ce mot) par lui. 
Le nom est composé, et la dernière partie, dir, serait à dériver 
d'une ville du pays de Kafiristan, Dir, située tout au N. de 
Peshavvar. (Cfr. PauOiicr I p. 12o note 1, Ib. p. 80 note 0, Yak 
Polo I p. 155 note l, Ib. p. 97). 

Var. de nom: 

1. Pasiadir: l'oi.o (l'aulhier I p. SI). 

2. PashaiDir: Poi.o {Ynlc I p. 93). 

3. Passiay: Poi.o (Xordcnsk). 

Pasina v. Pasma. 

Pasma. Chez Uai.d (Ilarcrg, Miller IV p. 36), affluent du 
fluvius Vppanis; peut-être faut-il lire Pasina. — D'après Miller 
(Ib.), le nom du lleuve serait à dériver du peuple Parirae nommé 
par Pmn iXat. Hùt. VI, 97). 

Passande. Chez Hald {Harcrg, M Hier W p. 33), on lit dans l'Inde 
sur le promontoire de Samara cette légende: «Passande silvas pi- 
pereas liabent ; peutêlre faut-il lire Pallande. — D'après Miller{lh.), 
le cartographe aurait pensé aux Arbores pi péris de l'Inde nommés 
par Pi.i.x (Xat. IIi.,1. \\\, 2()) et Sol (Sol p. 192). 

Passiay v. Pasiadir. 

Patalen v. Pafalus, 

Patalis v. 

Pataliis. Pmn (Xal. Ilisl. VI, 100, 101) parle de Patalis 
ou Patalen et ajoute en |)arlant de ses environs: «piratae maxime 
infestabant >. — (^hez IIai.d {Ilarcrg, Miller IV p. 35), se trouve dans 
les environs de Cotoniare sur la côte de l'Inde Patalus avec 
la légende suivante: «Portus I*atalus infamus piraticis sceleribus». — 
Chez 1ÙJ.ST {Miller V p. 50), on retrouve dans PI nd e «Patal is portus». 
— Cette ville connue par le conte d'Alexandre s'appelait aussi Pattala; 
d'après les anciens auteurs, elle riait située à l'entrée du delta de 
l'Indu s. Ouant à sa situation les avis ont été différents; les uns 



397 

l'ayant voulu placer à la place du Talta d'aujourd'hui sur le delta 
de rindus, les autres, avec plus de raison, la voulant placer près du 
Haidarabad d'aujourd'hui. (Cfr. Riiler Erdk. V pp. 478, 479, Bun- 
bunj 1 pp. 447 — 450, Balfour le mol de Pat a la). Cfr, Thate. 

Var. de nom: 

1. Patalus: Hai.o (Ihwerg, Miller IV p. 3;")!. 

2. Patalen: Pmn (.Vn/. Hisl. VI, lOO). 

3. Patalis: Plin (Ib. VI, 100). 

Erst {Miller V p. 50). 

Patem v. Pontain. 

Paten v. » 

Pathen v. » 

Pather v. » 

Patigin. Chez Mauro (Ruge p. 80), localité du Ghatajo, non 
loin de l'embouchure du fleuve Garamoran et de (Juanzu. — 
Cfr. Pauchin. 

Patir Juan. Localité située près d'As er on, et par laquelle 
passa Cl.w {Markh p. 71)). Dépendait d'Aunicjui. 

Patna. C'est avec cette ville qu'on a identifié Polibrota. 

Pattala v, Potalus. 

Pattam v. Pontain. 

Pauchin. Selon Polo {Pauthier II pp. 464, 465, Yule 
II p. llô), après avoir quitté Coguiganguy et passé une journée 
de marche sur une superbe roule pavée, on arrive à la ville de 
Pauchin. Il y a dans le pays beaucoup de lacs, de sorte qu'il 
n'y a pas d'autre moyen d'atteindre celte ville qu'en prenant par 
cette chaussée. La ville est riche, elle a un grand commerce et pro- 
duit en grande quantité de fins tissus d'or et de soie. En continuant 
le voyage encore un jour dans la même direction on arrive à la 
ville de Cayu. — Chez Mauro {Ziiiia pp. 86, 37), la ville de Pau gin 
est située dans les environs de Quanzu auprès d'un lac. Elle s'iden- 
tifie avec le Pauchin de Polo, comme le montrent les légendes 
suivantes; «Dans celle ville se fabriquent des brocarts d'or et des 
étoffes de soie en abondance» et «Cette ville magnifique est située 
comme dans un lac; on y arrive par une petite rue». Probablement 
le même que Patigin (cfr. ce mot) de Mauro dans l'édition de iî^/gr^ 
[Ruge p. 80). — Id. avec la ville de Pao-ying du Kiangsu. La ville 
est située sur la route et sur le Oand Canal près du lac Pao-ying 



398 

ou Kao-yu. au N. du coude du J ang-lsze-k ian g [Paulhier II p. 465 
note 2, Yulc l^olo II p. llô note 1). 

Var. de nom: 

1. Pauchin: Poi.d (I\iiilhicr II p. -lliôl. 

2. Panchi: Poi.o {Gnjii). 

o. Panchin: Poi.o (SordcnsL). 

4. Panghin: Poi.o ilînin). 

5. Patigini " : Maluo {liiujc p. 80). 
(). Paugin: Mauho (Ziirla p. 3G). 

7. Paukin: Poi.o {Ynlc Polo II p. 11')). 

l*auconia. (îrande ville populeuse visitée par Conti [Major 
p. 15). Ce n'est que dans les environs de celte ville que le vin est 
cultivé dans l'Inde. Le pays abonde en camphre, en melons et en 
oranges. — Chez Gknues [Fisch-Ong X, Wiiitke Tafel X), la ville 
de Panconia est située dans rExtrême-Orient, dans le pays Sine, 
sur une longue baie qui de l'E. pénètre dans le pays. — Celle ville 
a été identifiée avec Bangkok el avec Pegu, mais avec plus de 
raison avec celle-ci. C'est probablement à tort que l'on a identifié 
cette baie de l'Asie E. avec la mer Jaune. L'indication de celle 
baie est due sans doute à l'influence de Ptol sur le cartographe; et 
selon moi, elle serait à chercher dans l'Inde Postérieure p. ex. dans 
l'une des baies de Siam ou de Maria ban. (CJr. Fisch Sam ml. 
p. 1S8, Major p. 15 note 3). 

Var. de nom : 

1. Pauconia: (^onti (Hum p. 340, Piucluis). 

Gknues (Fisch Samml. p. 183). 

2. Pancoma(?): Gkm;i;s (Fisch-Ong X). 

3. Panconia: Conti {Major p. 15). 

("iKNUKS (Fisch-Ong X?). 

4. Pantoma: Genues (\V////Ac Tafel X, Fisch-Ong X?). 

5. Pantonla: Genues (Fisch-Ong X). 

Paugin V. Pauchin. 
Paukin v. i 

Paxan. Chez Maiho [Zurla p. 36), une des provinces du Lop. 

Paychinor. Sur la Caiite Cat {Notices p. P24, Rugc p. 78), 
nom d'un promontoire, «Cap de Paychinor», de la baie de Ganbe- 
tu m et d'une ville, située au S. de ce promontoire. La ville est 
située sur la côte 0. de llnde entre les villes de Cocjnlaya au 
N. et de Ch i n talior au S. 



399 

Var. de nom: 

1. Paychinor: Caute Cat [Sotices p. 124, Ruge p. 78). 

2. Pachinor: Cakte Cat (Xotices p. 124). 

Pâzanfu v, Cacanfu. 

Pechang v. Prehang. 

Pechpalikh. D'après Kir [Kir p. 178), endroit par lequel 
passa Hethum au retour de son voyage. — Identifié avec Urunntsi 
(Ib. note 6). 

Var. de nom : 

1. Pechpalikh: Km (Kir p. 178). 

2. Bech-Balikh: Km (Ib. p. 178 note G). 

Pedon. D'après une légende de Mauho [Zurla p. 39), nom 
donné par les Part h es au célèbre Caucasus. 

Pegu. C'est avec cette ville qu'ont été identifiés Faucon i a 
et Paigu. 

Pei. C'est avec cette ville qu'a été identifié Piguy. 

Peim V. Pein. 

Pein. Polo [Pauthier I pp. 145 sqq., Vide Polo I pp. 175 
sqq.) passa à l'aller par la province de Pein, située entre Cotan et 
S i arc i a m. La capitale du pays porte le même nom. Ce pays est 
riche, il fournit du coton en abondance et dans les fleuves on trouve 
des «jaspes et calcidines». Les habitants vivent du commerce et de 
l'industrie et les villes sont nombreuses. D'après Polo, si un mari est 
absent de sa famille plus de 20 jours, sa femme est en droit d'épouser 
qui elle veut, ainsi que le mari. — On peut supposer que la province de 
Pen du désert de Lop, citée par Mauro (Zurla p. 36), n'est autre 
chose que le Pein de Polo. — Quant à l'identification du Pein, 
les opinions différentes se sont fait valoir, parce que l'on n'est point 
d'accord sur le chemin pris par Polo de Cotan à Lop. D'une part, 
Pauthier et d'autres pensent que de Khotan il continua son chemin au 
N.-E., le long des vallées du Khotan et du Tari m, et se dirigea ensuite 
vers le S.-E. jusqu'à Lop. Siarciam s'identifierait alors avec 
Karaschar et Pein [Pauthier I p. 145 note 1) avec une pe- 
tite ville Bai ou Pai, située entre Aksuet Karaschar sur le ver- 
sant S. du Tien-schan. D'autre part, Yule lui fait prendre le chemin 
qui longe au N. le Kwenlun. Le chemin de Khotan à Lop serait 
donc a peu près le môme que l'ancienne route de commerce de la 



400 

Chine. D'après Yule (Polo I p. 17») note 1), Pein serait le pays 
situé autour de la ville actuelle de Kiria, un peu à l'E. de Khôl an. 
1/opinion de Yule sur le chemin de I^olo semble plus juste que 
celle de Paiithier, car selon I\:>i.o, le coton croit dans les pays par où 
il passa, et le coton se trouve bien dans le bassin S. du Tarim, mais 
ne se trouve guère dans le N. Le jaspe se trouverait aussi dans 
les fleuves, et cette pierre existe vraiment dans les fleuves sortant du 
Kwenluii mais non dans ceux du Tienschan. (Cfr. RichOwjen 
China I p. ()07). Pein doit donc être situe dans la partie S. du 
bassin du Tarim, ù TE. de Khotan. 

Var. de nom: 

1. Pein: Polo {Paiithicr I p. 14.'), Sordcnsk, Yule PdIo I p. 17")). 

2. Peim: Polo {Griju). 

3. Pen: .Maiuo {Znrln p. .30). 

4. Peym : Poi.o [Ram). 

Pékin. C'est avec cette ville qu'a élc identifié Cambaluc. 

Pelagonda v. Pelagonga. 

Pelagonga. D'après Conti {Major p. 7), ville de l'Inde, près 
de Bizenegalia. Conti est arrivé à celte ville en passant par 
le Dekan. — Chez Mauho {Fisch-Ong XV, Ziirîn p. 41), on trouve 
une ville de Peligondi, située dans l'Inde près de Bisenegal, et 
sans doute identique avec la ville nommée par Conti. 

Var. de nom: 

1. Pelagonga: (>ONri tHain j). '.V.V.K l'iirchds). 

2. Pelagonda: (>c)nti i Major p. 7). 

3. Peligondi: Maiuo [Fisch-Oiuj W, Xiirhi p. 41). 

Peligondi v. Pelagonga. 

F^elicaïuis v. Peliicanus. 

Pellicanus. Isid [Elynutl XII, 7, 26) parle de «Pel ican us avis 
yEgyptia habitans» et ajouté «Fertur autem, si verum, eam occidere 
natos suos, eosque per triduum lugere, deinde seipsam vulnorare ot 
aspersione sui sanguinis vivilicare filiossuos», — Chez Hald (//arrr^, 
Miller IV p. 28), on trouve dans l'Asie du nord cette légende: «Pelli- 
canus dicor. Pro pullis scindo michi cor». 

Pen V. Pein. 

Penta v. Pontain. 

I^entam v. » 

Pentan v. » 

l^cntexoire v. Peiithcxoire. 

Pentc.xonti v. 



401 

Pentexoria v. Penthexoire. 

Pentexorie v. » 

Penthexoire. Chez Odor {Cordier p. 438), le pays du Pres- 
byter Johannes est appelé «l'isle Penthexoire». — Maxd em- 
ploie le même nom {Hall pp. 269, 270, 279). Gfr. Cordier p. 442 
note 2, Yide Gathay 1 p. 146 note 2. 

Var. de nom : 

1. Penthexoire: Odor {Cordier p. 433). 

2. Pentexoire: Mand {Hall p. 269, Lorenz p. 161). 

3. Pentexonte: Manu {Lorenz p. 161 note 13). 

4. Pentexoria: Odor {Cordier p. 433 note h). 

5. Pentexorie: Odor (Ib.). 

Mand {Lorenz p. 161 note 13). 

6. Pentoxorle: Mand (Ib.\ 

Pentexorie v. Penthexoire. 

Pepentan. Chez Mauro {Zurla p. 49), une des petites îles 
situées entre Giava mazor et Giava menor. — Sans doute la 
même île que Pentan (voir Pont ai n). Il arrive souvent chez 
Mauro qu'un endroit est indiqué deux fois sur sa carte. Les noms 
sont presque semblables, avec cette seule différence qu'une syllabe 
a été ajoutée à l'un d'eux. De Pentan de Polo, Mauro aurait 
donc créé deux îles, Pentan et Pepentan. Sur la carte, elles sont 
tout près l'une de l'autre. 

Perbalech. Sur la Carte Cat [Notices p. 143, Ruge p. 78), ville 
du Gatayo près de Cambaleth et de Qui gui. — Gfr. Perpalikh. 

Var. de nom: 

1. Perbalech: Cartk Cat {Notices la carte p. 1.32, Ruge p. 78). 

2. Perbaleth: Carte Cat (Xotices p. 143). 

Perbaleth v. Perbalech. 

Perescote. Château par lequel passa Clav et à l'aller {Markh 
p. 101) et au retour (Ib. p. 182). A juger de la description qui en 
est faite, il était situé quelque part à l'O. de la ville de Damghan, 
c'est à dire dans le Chorasan occidental, sur le chemin de Téhéran 
à Bostam 

Perfanizo. D'après une légende de Mauro {Zurla p. 39), nom 
donné par les Indiens à la célèbre montagne du Caucase. 

Péri- Bazar ou Piri-Bazar. C'est avec cette ville qu'on a 
identifié Richobesante. 

Perkhant. Endroit par lequel passa le roitiethum (A'irp. 178) 

26 



402 

à son retour, peu après qu'il eut quitté Aloualekh et immédia- 
tement aprrs son départ de Khouthoukli tchin. 

Perlak. C'est avec ce pays qu'a été identifié Ferlée. 

Perpalikh. Un des premiers endroits par lesquels passa le 
roi Hethum [Kir p. 178) à son retour après avoir quitté 1\I an gou- 
Khan: il passa en effet d'abord par Qoumaqour, puis par Perpa- 
likh et enfin par Pechpalikh. — Se trouvait au S. du lac 
Barkul et au N. de la ville de Hami (Ib. p. 178 note 5). — Il ne 
me semble pas impossible que le Perbaleth de la Caute Cat soit 
à identifier avec le Perpalikh de Kih. Le fait que Perbaleth a 
été placé sur la carte dans le Catayo près de Cambaleth ne me 
paraît pas suffisant pour interdire cette identification. 

Persepolis. Pi-ix (Nal. Hist. VI, 115) nous dit de cette an- 
cienne capitale de l'empire des Perses: «Caput regni dirutum ab 
Alexandro». — D'après Isid (Etymol XV, 1, 8): «Persepoliin 
urbem caput Persici regni Perseus Danaa; filius condidit famo- 
sissimam confertissimamque opibus, a quo et Persida dicta est». — 
Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 35), il y a sur le Tigre une ville 
avec cette légende: «Persipolis capud Persici rengni a Perse o 
rege constructa». — Chez Ebst (Miller V p. 45), on trouve dans la 
Perse une ville avec la légende suivante: «And ropolis civitas Persici 
regni fortissima et famosissima a Perseo Parthe filio, quo et Per- 
sida dicta est». — Chez Hygg (Miller III p. 103), on trouve con- 
cernant la Perse et sa capitale cette légende: «cuius metropolis quondam 
dicebatur Helam .... (vel?) El amite, sed nunc vocatur Persi pol is». 
— ChezWALSP {Zeitschr. Erdt Berl XXVI Tafel X, Miller III p. 148), 
on trouve sur la mer Caspienne une ville «Persipolis olim Nini- 
mua». — Chez Maiuo (Zurla p. 44), la ville de Persi poli est 
située en Perse. — Persepolis paraît être la même ville qui chez 
Oi)Oi{ est nommée Conan; cfr. ce mot. — Cfr. Andripolls et 
Elamitae. 

\^ar. de nom: 

1. Persepolis; Pi.in (.Vu/. Ilisl. VI, 11")). 

Isii) (Kliimnl XV, 1, «). 
'2. Andropolis: Kiisr (Miller V p. 45). 
.'!. Persipoli: Mai no {ZurUi p. \\). 
4. Persipolis: Mai.d (Haverg. Miller IV p. ."{;')). 

Hygo {Miller III p. KKi). 

Wai.sp {/eilsrhr. Knlk. lierl XXVI Tafel X, Miller III p. 14H). 



403 

Persipoli v. Persepolis. 

Persipolis v. > 

Pervilis. D'après Mar (Yule Gathay II p. 357), port de l'île 
Seyllan à l'opposé du Paradis. — Id. avec Bar bar in sur la 
côte 0. de Ceylan, à l'embouchure du Kaluganga, près de Ben- 
tota (Ib. note 3, cfr. Ritter Erdk. VI p. 37). 

Perzaedadain v. Zardandan. 

Per zardadajn v. » 

Pescamar. Sur la Carte Cat (Notices p. 124, Ruge p. 78;, ville 
située sur la côte 0. de l'Inde entre Nandor au N. et Manganor au S. 

Var. de nom: 

1. Pescamar: Carte Cat ' Notices p. 124, Rage p. 78). 

2. Pescanor: Carte Cat (Yule Cathay I p. CCXXX). 

Pescanor v. Pescamar. 

Petchènègues, les. C'est avec ce peuple qu'on a identifié 
Cangitae. 

Peudifetania v. Pudifetania. 

Peutre. Chez Mauro {Zurla p. 42), contrée de l'Inde au S. 
de Bisenegal. 

Pexie. D'après Clav (Markh p. 65), fleuve de l'Asie Mineure, 
franchi par lui dans son voyage de Trebizond à Arsinga. 

Peym v. Pein. 

Phanesii v. Panotii. 

Pharphar v. Farfar. 

Phartchin, nommé par Kir {Kir p. 179). 11 en dit d'ailleurs 
seulement que la montagne de Snghakh ou Khartchoukh com- 
mence au Taurus et s'étend jusqu'au Phartchin, où elle se 
divise. — Il ne me paraît pas impossible que Phartchin soit 
identique au Tek es, une des sources de l'Ili, car d'après Ritter 
(Erdk. II p. 399), Tekes a aussi le nom de Partsin. 

Phénix avis. La vieille fable de l'oiseau Phénix se retrouve 
en plusieurs endroits de la littérature. — D'après Plin {Nat. Hist. 
X, 3, 4), «.^^^thiopes atque Indi discolores maxime et inenarrabiles 
ferunt aves et ante omnes nobilem Arabia phoenicem, haud 
scio an fabulose, unum in toto orbe nec visum magno opère, aquilse 
narratur magnitudine, auri fulgore circa colla, cetero purpureus, 
caeruleam roseis caudam pinnis distinguentibus, cristis fauces ca- 
putque plumeo apice honestari. primus atque diligentissime toga- 



404 

torum de eo prodidit Manilius senator ille maximis nobilis doctri- 
nis doctore nullo: neminem exstitisse qui viderit vescenlem, sacrum 
in Arabia Soli esse, vivere annis DXL. senescentem casiae turisque 
surculis construere nidum. replere odoribus et superemori. ex ossi- 
bus deinde et meduUis eius nasci primo ceu vermiculum, inde fieri 
pullum, principioque iusta funera priori reddere et totum déferre 
nidum prope Panchaiam in Solis urbem et in ara ibi deponere». 
— D'après Sol (Sol pp. 149 sqq.): «Apud eosdem (Arabes) nascitur 
phoenix avis, aquilae magnitudine. capite honorato in conum plumis 
extantibus, cristatis faucibus, circa colla fulgore aureo, postera 
parte purpureiis absque cauda, in qua roseis pennis caeruleus inter- 
scribitur oitor. probatum est quadraginta et quingentis eum durare 
annis. rogos suos struit cinnamis, quos prope Panchaeam concinnat 
in Solis urbem, strue altaribus superposita. cum huius vita magni- 
anni fieri conversionem rata fides est inter auctores: licet plurimi 
eorum magnum annum non (juingontis quadraginta, sed duodecim 
milibus nungentis quinquaginta (juattuor annis constare dicant». — 
D'après Ism [Etymol XII, 7, 22): «Phoenix Arabiae avis, dicta, 
quod colorem Phoeniceum habeat. vel quod sit in toto orbe sin- 
gularis et unica. Nam Arabes singularem et unicam Phoenicem 
vocant. Haec quingentos ultra annos vivens, dum se viderit senuisse, 
coUectis aromatum virgultis, rogum sibi instruit, et conversa ad ra- 
dium solis alarum plausu voluntarium sibi incendium nutrit, sicque 
iterum de cineribus suis resurgit». — Chez Hald {Haverg, Miller 
IV p. 31), il y a dans l'Arabie l'image d'un oiseau avec celte légende: 
♦ Phénix avis: hec quingentis vivit annis; est autem unica avis in 
orbe». — Chez Ebst {Miller V p. 38), il y a une longue légende 
concernant l'Arabie, oîi l'on trouve ce qui suit: «Ibi nascitui' 
avis fenix, colorem puni'ceum habens, unde et nomen triixit. In 
toto orbe singularis et unica est, nain Arabes fenicem singularem 
vocant. Hec quingentis et ultra annis vivens dum se viderit senuisse, 
collectis aromatum virgultis rogum sibi instruit et conversa ad radium 
solis alarum plausu voluntarium sibi incendium nutrit seque uril, postea 
vero nono die avis de cineribus surgit». — Chez Hygg (Miller III p. 
102), on trouve cette légende en Arabie: «Moab apud quos est 
fenix». — Sur la Cahte Cat [Notices p. ll'.>. liugc p. 7S), on re- 
trouve la fable de l'oi.seau Phénix dans la légende de l'Arabia 
Sebba: «On y trouve aussi, assure-t-on, un oiseau qui s'appelle 



405 

ffenix». — Chez Walsp {Zcitschr. Erdk. Berl. XXVI pp. 387 sqq., 
Ib. Tafel X, Miller III p 148), on trouve dans la partie S. de l'Arabie 
cette légende: «renoua fenicis». — Sur la carte de Borgia {Miller 
III p. 149), on trouve dans une légende concernant «Arabia vel 
Sabea» ce qui suit: «Fenis in orbe solus pulcherrimus solitarius 
avis, se igné aromatico comburitur, et in triduo de eius cinere 
recreatur». — Chez Mauro [Zurla p. 48), on trouve dans l'Arabia 
déserta cette légende: «C'est dans cette Arabie que se montre 
l'oiseau Fenice, qui d'après la description de Julius Solinus est 
aussi grand qu'un aigle; il porte sur la tête une crête de plumes 
admirables de couleur chatoyante; son cou est jaune doré, mais 
les plumes de ses ailes et les pennes de sa queue et d'autres plumes 
tirent sur le rose et le pourpre et beaucoup d'autres couleurs>. — 
On prétend que la fable est d'origine égyptienne [Zeitschr. Erdk. Berl. 
XXVI p. 388 note 1). 

Var. de nom: 

1. Phénix: Hald {Hcwcrg. Miller IV p. 31). 

2. Fenice: Carte Cat [Ruge p. 78). 

Mauho {Zurla p. 48). 

3. Fenis: Borgia [Miller III p. 149). 

4. Fenix: Kbst (Miller V p. 38). 

Hygg (Miller III p. 102). 

Walsp (Miller III p. 148, Zeitschr. Erdk. Berl. XW'I Tafel X). 
C>, Ffenix: Cartk Cat (Notice.s p. 119). 
G. Phoenix: Pi,in {\at. Hist. X, 3). 
Sol (Sol p. 149), 
IsiD .Etymol XII, 7, 22). 
Phison. Genesis (II, 10, 11) rapporte que de l'Eden sort un 
fleuve qui se divise en quatre branches. «La première s'appelle Pi son 
et coule autour du pays Havila, où il y a de l'or». — D'après Cosm 
[Crindle p. 366). l'Indu s ou le Phison se jette dans le golfe Per- 
sique et forme la frontière entre la Perse et l'Inde. — Isid [Etymol 
XIII, 21, 8) rapporte: «Ganges fluvius, quem Physon sacra scrip- 
tura commémorât, exiens de paradiso pergit ad Indiae regione s 
Dictus autem Physon, id est caterva, quia decem fluminibus magnis 
sibi adiunctis impletur et efficitur unus. Ganges autem vocatur a 
rege Gangaro Indiae. P"'ertur autem Nili modo exaltari, et super 
Orientis terras erumpere». — Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 8), 
4 fleuves sortent du Paradis; un de ceux-ci s'appelle Phison. 
— Chez Ebst {Miller V p. 50), on trouve dans l'Inde cette légende 



406 

«Physon qui et Ganges fl., a Gangare rege Indie ita dictus, qui 
in eo submersus est». — Hic {Rie p. 120) rapporte concernant les 
conquêtes des Tartares: «Alia turma transiuit Gyon siue Phison, 
fluuiuin jiaradisi et destruxit Corazmium, Medos et Persas». — 
D'après Hkt (Cap. 7), Kegnum Persarum se divise en une i)artie 
orientale et une partie occidentale. La première part du Turqvestan à 
l'E. et s'étend à l'O. jusqu'au «magnum llumen Phison, quod est 
j)rimum inter quattuor flumina, quœ fluunt deParadiso terrestre». 
La partie occidentale s'étend du Phison ù l'E. jusqu'à l'Arménie 
à rO. — - Mah (Yule Cathay II pp. 349 sqc].) mentionne aussi les 4 
(leuves du Paradis, dont le second s'appelle Phison; la descrip- 
tion qu'il fait de son cours est bien confuse. Le Phison ])arcourt 
l'Inde, coule autour du pays Evilach et se jette dans le Cathay, 
où il est nommé Caromoran; toutefois, cette description fait penser 
au .1 ang tsze- ki an g. Il continue la description du fleuve en disant 
que de l'autre côté de Caffa il se perd dans le sable mais reparaît 
et forme enfin le lac appelé Bacuc (la mer Caspienne). — D'après 
Mand {Hall p. 258), la Perse est divisée par le Phison en une partie 
orientale et une partie occidentale. Plus loin (Ib. p. 804), il en 
dit davantage en déclarant que le Phison est le premier des 4 
fleuves du Paradis. Il l'appelle Phison ou Gange; le fleuve traverse 
l'Inde ou l'Emlak et il contient de l'or et des pierres précieuses en 
abondance. — Daprôs Schilt (Xùrnb Cap. 36, Tclf p. 6J), 4 fleuves 
sortent d'un puits du Paradis; le premier s'appelle Phison. Il 
traverse l'Inde et contient de l'or et des pierres précieuses. — Chez 
Walsp {Zeifschr. Erdk. Berl. XXVI Tafel X, Miller III p. 147), le 
Paradis est situé dans l'Extrême-Orient; 4 fleuves en sortent, dont 
le plus à l'E. s'appelle Phison; il passe par la ville d'Enosa 
et se jette dans lacus s'alutis. — Chez Maiho (FischOng XV, 
Ruge p. 80, la carte de Zurla), le Phison est identiflé avec le 
fleuve du Gange de l'Inde, car il est ainsi indique: «11. Phison over 
(î ange s». A la source du fleuve on trouve celte légende {Zurla p. 
39): «Saint Hiéronyme dit dans sa préface de la Bible que le 
philosophe Apollonius passa le fleuve Phison et se rendit chez 
un peuple nommé Brahmanes pour entendre Archan, assis sur 
une chaise d'or et enseignant la nature des moeurs et la marche 
des étoiles». Mais sur un autre endroit de la carte encore nous 
retrouvons le Phison: de l'Arménie coule un fleuve qui se dirige 



i 



407 

à l'E. en passant par la ville de Spahan dans la Perse, et nous 
y trouvons cette légende {Zurla p. 46): «Les habitants de cette 
ville prétendent que ce fleuve est une branche du Phison». — 
Chez tous ces auteurs, excepté Cosm, Ebst et Mauro, le Phison 
est indiqué comme un des 4 fleuves du Paradis. Cosm l'identifie avec 
rindus, IsiD, Ebst et Mauro avec le Gange, Ric avec le Gyon. 
Le fleuve est placé dans l'Inde par Isid, Ebst, Schilt et Mauro, 
sur la frontière entre l'Inde est la Perse par Cosm, et sur la 
frontière de la Perse par Ric. Het et Mand le donnent comme 
un fleuve de la Perse, formant la frontière entre les deux empires 
entre lesquels était divisée la Perse. Mauro en fait soit un fleuve de 
rinde, soit un fleuve de la Perse. 11 s'ensuit donc que les opinions 
touchant le Phison étaient bien différentes; mais Mar se montre 
le plus dans l'erreur en faisant parcourir au Phison une quantité 
de pays, à savoir l'Inde, le Cathay et les contrées au N. de la mer 
Caspienne. Dans son fleuve Phison, nous reconnaissons ainsi tous 
ces fleuves: Gange ou Indus, Hoangho ou Jang-tsze-kiang 
et enfin V^olga ou Oxus. Il ne faut donc pas s'étonner de ce 
que, selon lui, le Phison serait le plus grand fleuve du monde. — 
Cfr. Yule Cathay II p. 350 note 1, Telf p. 209 Cap. 41 note 1). 

Var. de nom: 

1. Phison: Cosm (Criiulle p. 366). 

Halu (Haverg, Miller IV p. H). 

Ric {Ric p. 120). 

Het (Cap. 7). 

Mar {Yiile Cathay II p. 349). 

Mand (Hall p. 258). 

Schilt {Niirnb Cap. 30). 

Walsp (Zeitschr. Ërdk. Berl. XXVI Tafel X, Miller III p. 147). 

Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 39). 

2. Physon: Isid {Etgmol XIII, 21, 8). 

Ebst (Miller V p. 50). 

3. Pison: (^Genesis II, 11). 

4. Rison: Schilt (Te//" p. 61). 

Phoenix v. Phénix. 
Phoulat V. Bolac. 

Phungan. Ville ancienne avec laquelle a été identifié F un gui. 
Physon v. Phison. 
Piada v. Piala. 



408 

Piala. Chez Ptol, ville de la Serica. C'est dans les environs 
que demeure le peuple Fialœ. — Cfr. Richthofen China 1 p. 492. 

Var. de nom : 

1. Piala; I'toi.. 

2. Piada: Ptoi.. 

Pialae v. Piala. 

Pianfu. D'après Polo {Paut.hier II p. 854, Yule Polo II p. 
7. Nordensk, Ram, Gryn\ on arrive après 7 jours de voyage à cheval 
vers rO. en partant de Taianfu à la ville de Pianfu, grande ville 
de commerce et d'industrie, et dont l'industrie de la soie constitue 
la spécialité. — Id. avec la ville de Ping-jang du Schansi 
(Pauthier II p. 354 note 2, Yule Polo II p. 8 note 4). 

Piboch V. Tebec. 

Pican V. Pytan. 

Piginea. Sur la Cautk Cat [Notices p. 141, Ruge p. 78), ville 
de l'Asie située dans les environs de Chancio. 

Pigmaus v. Pygmaei. 

Pigmei v. > 

Pigmej v. •» 

Pigmeoruni v. Bragman. 

Pignei v. Pygmaei. 

Piguy. Après 8 journées de marche vers le S. de Linguy, on 
arrive, selon Polo {Pauthier II pp. 448 sqq , Yule Polo II p. 102), 
à la ville de Piguy, riche et florissante et qui fait un grand com- 
merce de Mangi. — Identique avec la ville de Pei, située au Kiang-su 
N. un peu à l'E. du Grand Canal {Pauthier II p. 448 note 1, Yule 
Polo II p. 103 note 2). — Cfr. Pinzu. 

Var. de nom : 

1. Piguy: Polo (Pntilhier.l p. 44f^). 

2. Piju: Polo (Yiilc Polo II p. 102). 
.". Pinguy: Polo Sordcnsk). 

Piju v. Piguy. 

Pines. Dans l'Arménie septentrionale tout près de la côte 
de la mer Caspienne, on trouve chez Hald [Haverg, Miller IV p 
31) l'image d'un animal avec le mot «Pines». 

Ping-jang. C'est avec cette ville qu'a été identifié Pianfu. 

Pinguy V. Piguy. 

F^inibar v. Melibar. 

Pinsina ixola. Chez P>l\\ [Fisch-Ong IX, Miller III p. 145). on 



409 

trouve en dehors du Paradiso terestre une fie nommée Ixola 
pinsina. 

Pinzu. Chez Mauro [Zurla p. 36), ville située à l'E. du pont 
sur le Polisanchin. — Il est possible que Pin zu soit identique avec 
le Piguy de Polo. D'après Polo, les villes de Linguy et de Piguy 
seraient situées l'une près de l'autre; chez Mauro, on trouve parmi 
les villes à l'E. du Polisanchin deux villes, Linzinfu et Pinzu, 
dont les noms ressemblent un peu au Linguy et au Piguy ou Pin gu y 
de Polo. 

Pipereae silvae. Cfr. Passande et Coilun. 

Piperis insula v. Coilun. 

Pirabar v. Melibar. 

Piri- Bazar v. Perl- Bazar. 

Pisga. Cfr. Fasga. 

Pison v. Phison. 

Pissemyres. D'après Mand {Hall pp. 301 sqq.), il y a dans 
l'île de Taprobane de grandes montagnes ou des collines d'or, 
gardées soigneusement par des fourmis (Pissemyres), qui trient l'or 
pur et jettent le reste. Ces fourmis sont aussi grandes que des 
chiens. Personne n'ose s'approcher de ces montagnes, car les fourmis 
tuent immédiatement tous ceux qui approchent. Ce n'est que par 
ruse que l'on peut s'emparer de Tor. Quand il fait bien chaud les 
fourmis entrent dans la terre, et alors les habitants de la contrée 
s'approchent, et aussi vile que possible ils chargent d'or les chevaux 
et les autres bètes de somme qu'ils ont amenés dans ce but; puis 
ils s'éloignent au plus vite pour se sauver avec leur butin, avant que 
les fourmis aient eu le temps de sortir de la terre. En d'autres 
temps quand il ne fait pas si chaud il faut se servir d'une ruse 
différente pour pouvoir s'emparer de l'or. Ils emploient alors des 
juments qui ont des poulains. Ils attachent sur les juments des 
vases faits exprès, ouverts en haut, et attachés aussi près du sol que 
possible. Ensuite ils envoient les juments paître autour des mon- 
tagnes d'or, tandis que les poulains sont retenus à la maison. En 
apercevant les vases vides les fourmis les remplissent tout de suite 
d'or et de ce qu'elles peuvent trouver, car c'est une de leurs cou- 
tumes que de ne vouloir jamais voir des vases vides. Les habitants, 
quand ils supposent que les vases soient remplis, laissent sortir 
les poulains qui hennissent après leurs mères. Les juments courent 
aussitôt à la maison en entendant les hennissements des poulains. 



410 

De cette manière les habitants peuvent s'emparer de l'or, car, si elles 
ne permettent pas aux hommes de sapprocher, les fourmis laissent 
pourtant les animaux paître sur leur territoire. — Cette légende se 
rapporte à celle des fourmis gardant lor (ju'on retrouve chez plusieurs 
de nos auteurs. — Cfr. Formicaî et Qriphes. 

Pithan v. Pytan. 

Platana. Au retour de son voyage, Clav [Markh p. 198) 
s'embarqua à Platana, d'où il partit pour Fera — L'endroit s'ap- 
pelle toujours Platana et c'est un petit port un peu en dehors de 
Trébizonde {Ritter Erdk. XI p. o28, Andrée Atlas). 

F^lombum v. Coilun. 

Ploubir v. ï 

Pobbrota v. Polibrota. 

Polemba v. Coilun. 

Poliboca V. Polibrota. 

Polibotri v. » 

Polibrota. D'après Plin {Nat. Hist. VI, 68): «sed oninia in 
India prope, non modo in hoc tractu, potentia claritateque antece- 
dunt Prasi amplissima urbe ditissimaque Palibothra, unde quidam 
ipsam gentem Palibothros vocant, immo vero tractum universum 
a Gange, régi eorum peditum DC M, equitum XXX M, elephantorum 
VIIII M, per omnes dies stipendiantur, unde coniectatio ingens opum 
est». — D'après Sol {Sol p. 185): «Prasia gens validissima. Pali- 
bothra m iirbem incolunt, unde quidam gentem ipsam Palibothros 
nominaverunt. quorum rex sescenta milia peditum, equitum triginta 
milia, elephantorum octo milia omnibus diebus ad stipendium vocat». 

— Chez Hau) (Havcrg, Miller IV p. ;ib), on trouve sur l'Indus la ville 
de Polibrota avec cette légende: «Polibrota civitas quam in- 
habilant Prasia gens Yndie validissima, quorum rex DC peditum et 
equitum XMX. et elephantorum VIll. colidie ad stipendium vocat». 

— Chez Ebst (Miller V p. 50), on trouve dans l'Inde Poliboca 
civitas. — Chez Mauho (Zurla p. 39), on lit aux sources du Gange 
une longue légende, dans laquelle sont énumérés une quantité de 
peuples, entre autres celui des polibotri. — Id. avec Patna. 

Var. de nom : 

1. Polibrota; Mai.» (.)//7/(t IV p. 35). 
'2. Palibothra: Pi.in {Sal. Ilisl. VI, 68). 
Soi. [Sol p. IHy). 



411 

3. Pobbrota: Hald {Haveig). 

4. Poliboca: Ebst [Miller V p. 50). 

5. Polibotri: Mauro (Zitrla p. 39;. 

Poliobum V. Coilun. 

Polisanchin v. Poulisanghins. 

Polisangan v. » 

Polobo V. Coilun. 

Polomba v. » 

Polombe v. » 

Polombir v. Coilun. 

Polorbech. D'après Peg {Yuîe Gathay II p. 300), endroit situé 
sur la route de commerce d'Aiazzo à Tauris ou plus précisément 
entre Arzerone et Sermessacalo. 

Polubum V. Coilun. 

Polumbe v. 

Polumbo V. » 

Polumbum v. > 

Polumbus V. » 

Ponothi V. Panotii. 

Pontain. D'après Polo [Pauthier II p. 564, Yule Polo II 
p. 223), en naviguant de l'île Soucat 500 lieues vers le S. on arrive 
à l'île Pontain, qui est, selon lui, très sauvage. Tous les arbres 
qui y croissent se distinguent par leur parfum aromatique. Auprès 
de cette île l'eau est si basse que les vaisseaux qui passent doivent 
lever leurs gouvernails. À une distance d'environ 90 lieues de Pontain 
se trouve Maliur, un peu plus loin est située Javva la meneur. 
— D'après Odor [Cordier pp. 173 sqq , Yide Gathay I pp. 90 sqq.), l'île 
de Panthen serait située entre Java et Campe. Elle s'appelle 
aussi Calamasi. Il y a des arbres produisant de la farine, du 
miel, du vin même, mais par contre il y en a aussi qui produisent 
le poison le plus dangereux du monde. Contre ce poison il n'y a 
qu'un seul remède, le stercus humanum, qui sera bu dilué. De ce 
poison sont enduites les armes employées à la guerre. Les habi- 
tants sont presque tous brigands. Voici de quelle manière on utilise 
les arbres qui produisent de la farine: au moyen d'une hache une 
entaille est faite au tronc de l'arbre, d'où sort un liquide qui se ra- 
masse dans des vases faits de feuilles. Le liquide est ensuite exposé 
aux rayons du soleil pendant 14 jours, alors se forme une farine 
qui est d'abord lavée dans de l'eau de mer, puis dans de l'eau douce. 



412 

De cette farine on fait le meilleur pain du monde. Au S. de cette 
île se trouve une mer appelée la mer morte. L'eau y coule toujours 
vers le S., et si quelcju'un tomhe dans cette eau on ne le revoit jamais. 
Si un voilier s'éloigne un peu du rivage, il est vite transporté vers le 
S., et il ne revient jamais. Personne ne sait où ils sont transportés; 
beaucoup de gens se sont perdus de cette manière, et on n'en a jamais 
eu de nouvelles. Cette île produit aussi de roseaux semblables à des 
arbres; ces roseaux contiennent une sorte de pierre d'un pouvoir 
surprenant. Si quelqu'un porte une telle pierre il est invulnérable. 
De là, la coutume de faire une petite entaille au bras des garçons pour 
leur introduire sous la peau une de ces petites pierres e^ les rendre 
ainsi invulnérables. — Les relations d'Onou et de M.w» (Hall pp. 188 
sqq.) se rassemblent dans les grandes lignes. Toutefois d'après celui-ci, 
l'eau morte est un lac de l'île même, et non une mer située au S. 
Le lac n'a pas de fond, et si quelque chose y tombe il ne reparaît 
jamais. Quant aux arbres produisant du poison, il préfend que les 
juifs avaient essayé de s'emparer de grandes quantités de ce poison 
pour empoisonner toute la chrétienté, mais (pi'ils n'ont pas réussi. 

— Sur la Carte Cat {Notices p. 136, Ruyc p. 78), un endroit 
nommé Penta est situé sur la côte de l'Inde en face de Pile Jana. 

— Chez Mauho [Zurla p. 49), on trouve entre (îiava mazor et 
Giava menor l'île de Pentan. (Cfr. Pepentan). Sur un autre 
endroit de la carte (Ib. p. 52), on lit près de File de Colombo cette 
légende, (|ui offre un certain rapport avec le récit d'OooR quant à 
la mer morte: «Si les voiliers faisant le sud se laissent entraîner 
vers l'Isole perse, ils seront transportés par les courants dans 
l'Obscurité, où ils périront à cause des ténèbres et de la densité 
de leau qui y est bien lourde». — Il me paraît évident que c'est 
la même île dont parlent 'les auteurs cités; c'est à dire que l'île 
de la Caktk Cat et de Mauro est identi(|ue avec celle de Polo 
de même que l'île de AIand avec celle d'OnoR. (Cfr. Bov p. 88). 
Il est plus douteux (|ue l'ile décrite par Onoii et Mand soit iden- 
^ifjue avec celle de Polo, car la description des premiers est bien 
plus riche que celle de Polo. Mais par contre il n'y a rien dans 
la courte description de Polo qui soit opposé à celle d'OnoR et do 
Mand; il y a aussi une grande analogie entre les noms et, avant tout, 
la situation de l'ile. aux environs de Java, est à peu près la n)ème 



413 

chez tous les auteurs. Je crois donc pouvoir conclure assez sûre- 
ment que c'est la même i!e qu'on a eue en vue. — Quant à l'identi- 
fication de l'île, les opinions sont différentes. Le Pontain de Polo 
est identifié et par Pauthier (II p. 564 note 1) et par Yule (Polo II 
p. 223 note 1) avec l'île de Bintan^, au S.-E. de Singapour. 
D'après Yule (Calhay I p. 90 note 1) et Cordier (p. 177 note 1), l'île 
nommée par Odor serait identique avec Bandjermasin sur la 
côte S. de Bornéo. Ces auteurs n'ont pourtant pas supposé que 
les îles en question de Polo et d'OnoR seraient identiques. Yule 
a cependant relaté (Cathay 1 p. 90 note 1) que l'île d'OuoR avait 
été identifiée par quelques auteurs avec Bintang. 

Var. de nom: 

1. Pontain: Polo {Pauthier II p. 564). 

2. Calamasi: Odor (Cordier p. 173). 

.3. Calamassi: Mand [Lorenz p. 99 note 28). 

4. Malamasin: Odor (Cordier p. 173 note b). 

.5. Malamasmi: Odor (Ib. note b). 

6. Natem: Odor {Cordier p. 173). 

7. Naten: Odor (Ib. note a). 

8. Pacen: Odor (Ib.). 

9. Pachem: Mand {Lorenz p. 99 note 29). 

10. Panchon: Mand (Ib.). 

11. Panten: Odor {Yule Cathay p. 90). 

12. Panthe: Odor (Cordier p. 173 note a). 

13. Panthen: Odor (^Ib.). 

14. Patem: Odor (Ib.). 

15. Paten: Odor (Ib.). 

16. Pathen: Mand [Hall p. 189). 

17. Pather: Mand {Lorenz p. 99). 

18. Pattam: Mand (Ib. note 29). 

19. Penta: Carte Cat (Notices p. 136. litige p. 78). 

20. Pentam: Polo (Yule Polo II p, 223). 

21. Pentan: Polo (Ram, d'après Yule Ib. note 1). 

Mauro (Zurla p. 49). 

22. Talamassy: Mand {Lorenz p. 99). 

23. Talamosa: Odor' (Co;rfjer p. 173 note b). 

24. Talamoszus: Mand (Lorenz p. 99 note 28). 

25. Thalamasim : Odor {Cordier p. 173 note b;. 

26. Thalamassy: Mand {Lorenz p. 99 note 28). 

27. Thalamasyn: Odor (Yule Catiiay I p. 90). 

28. Thamaisi: Odor (Cordier p. 173 note b. 

Porossitîi' V. Parossiti. 
Porosyti v. » 



414 

Porta? ferre» v. Derbend. 

Porta ferrea v. > 

Porta ferri v. » 

Portana v. Nysa. 

Porte Chaspie v. Derbend. 

Porte de Derbend v. Derbend. 

Porte de fer V. » 

Porte de fer. Dans la littérature et sur les cartes du 
moyen-fige il est souvent fait mention d'une gorge étroite de mon- 
tagnes, fermée par une porte de fer. l^es légendes en rapportent 
qu'Alexandre avait fait fabriquer une porte de fer qui fut placée 
dans une gorge étroite pour ainsi exclure de son empire les bar- 
bares de l'Asie du nord. D'après les légendes, ces peuples seraient 
donc inclus (in cl u si). On ne parait pas avoir exactement su où était 
située cette gorge remarquable; d'après les légendes, on doit la 
chercher en deux endroits différents. Ainsi Derbent a depuis long- 
temps été nommé la porte de fer; et Derbent a été souvent rattaché 
par les légendes à l'historié d'Alexandre. Mais on a aussi parlé 
d'une porte de fer située au coeur de l'Asie et c'est surtout à cette 
porte de fer que se rattachent les légendes des peuples enfermés. 
Cette dernière porte aurait été probablement placée dans la gorge de 
Bamian. Gfr. Derbend et Inclusi, où les légendes sont complè- 
tement citées. — Sur la Carte Cat [Notices pp. 145, 146, Ruge 
p. 78). on voit dans l'angle N.-E. de l'Asie le dessin d'une gorge 
de montagnes avec un castel et l'image d'un homme sonnant de la 
trompette. D'après les légendes de la carte (à retrouver sous In- 
clusi), c'est Alexandre qui a fait faire ces figures de métal, et 
dans cette gorge il aurait enfermé Gog et Magog avec l'aide de 
Satan. — Clav {Markh p. 122) parle de deux «portes de fer», 
l'une à Derbent et l'autre dominant le chemin de Samar- 
cand à l'Inde, celle-ci appelée «la porte de fer de ïermit». 
Dans ces contrées c'est le seul passage entre les montagnes, 
et il est entouré des deux côtés par de très hautes mon- 
tagnes. La gorge est très étroite, et le souverain de Samar- 
cand y a placé un poste pour lever des impôts sur tous les 
marchands qui passent par là pour aller dans l'Inde; le souverain 
(Timur) en tire un très gros revenu. D'après Clav, la gorge aurait 
été fermée jadis par deux portes de fer, de sorte que personne ne 



415 

pouvait y passer sans permission. — Chez Genues {Fisch-Ong X, 
Fiscli Samml. p. 190), on lit dans le centre de l'Asie, en Ymaus, 
«Porte ferri ubi Alexander Tartaros inclusit». Sur la carte, la 
gorge est indiquée par un mur et une tour avec une porte. — Chez 
Mauro {Zurla p. 34), se trouve à l'E. de Samargante une vallée 
avec cette légende: «Cette vallée est fermée par deux portes, appelées 
les «Portes de fer». 

Porte de fero v. Derbend. 

Porte de ferro v. » 

Porte d'enfer v. » 

Portée Cas pie v. » 

Porte feree v. » 

Porte ferri v. Derbend et Porte de fer. 

Poti. C'est avec cette ville qu'ont été identifiés Bothan et 
Gathan. 

Poudopatana v. Pudapatana. 

Poulisanghins. D'après Polo [Pauthier I pp. 348 sqq., Yule 
Polo II pp. 1 sqq.), après avoir fait 10 lieues à cheval à partir de 
Cambaluc on arrive au grand fleuve de Poulisanghins, qui coule 
vers la mer; c'est par ce fleuve que les marchands pénètrent dans 
le pays. Il est célèbre surtout par son magnifique pont de pierres, 
mesurant 300 pas de longueur et 8 pas de largeur; 10 hommes 
peuvent y passer à cheval côte à côte. Il a 24 arches et fait mouvoir 
autant de moulins à eau. Le pont est tout entier construit de 
marbre. Il est pourvu d'un parapet de marbre, et le long du pont se 
trouvent à une distance d'un pas l'une de l'autre une quantité d'im- 
menses colonnes de marbre, reposant sur des lions de marbre et 
portant sur leurs pointes des lions de marbre, tout le pont offrant 
ainsi un coup d'œil extrêmement magnifique. — Chez Mauro {Fisch- 
Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 36), Cambalech e.st situé sur le fleuve 
de Polisanchin qui se divise en 3 branches à son embouchure 
dans l'Océan. Sur ce fleuve il ya à Cambalech un pont magnifique, 
à propos duquel nous lisons la légende qui suit (Zurla Ib.): «Pont 
admirable et célèbre à 300 arches et 6000 lions, ceux-ci portant 
encore comme décoration des piliers ornés de chapiteaux. On y 
franchit le Polisanchin». Tout près, on trouve la légende suivante 
(Ib.): cAprès avoir quitté le pont vous trouvez une route agréable de 
plusieurs lieues, passant par des jardins, des palais, des châteaux et 



4ir. 

des villes». Cette route s'appelle la rue de Maiigo, parce qu'elle 
conduit à Mangi ou dans la Chine mcridionale. — Id. avec le fleuve 
Il un -ho, alTIuent du Pai-ho, auquel il se joint à Tien-tsin (Fu/e 
Polo 11 p. 2 note 1, cfr. Pauthicr I p. 349 note 2). 

Var. de nom: 

1. Poulisanghins: Polo {Panlhier I p. 8491. 

2. Polisanchin: Maiho {Ritge p. 80, Ztirla p. 'M). 

3. Polisangan: Polo {/iirhi p. 121). 

4. Pulisachniz: Polo {(injn). 

5. Pulisangan: Polo (Ram). 

<■). Pulisanghin: Polo [Yiile Polo II p. 1). 
7. Pulisangin: Polo (Panlhier I p. 348). 
s. Puluisanguins: Polo {Soidensk). 

Prasia. Plin dit de ce peuple (Nat. Hist. VI, 08): «sed omnia 
iii India prope, non modo in hoc tractu, potentia claritateque 
antecedunt Prasi amplissima urbe ditissimaque Palibothra» . . . 
A un autre endroit (Ib. 70): <Indus slatim a Prasiorum gente, 
quorum in montanis l^ygmaei traduntur». Concernant Taprobane il 
dit (Ib. 82) que ce pays «XX dierum navigatione a Prasiana 
gente distare». — Sol (p. 185): «Prasia gens validissima. Pali- 
bothram urbem incolunt» ... Et encore de Taprobane (Ib. p. 
196): «a Prasia Indorum gente dierum viginti primo in eam fuit 
cursus». — 11 A M) {Haverg, Miller W p. 35) dit dans la légende de 
Polibrota: «Polibrota civitas, quam inhabitant Prasia gens 
Vndie validissima» ... — Chez Ebst {Miller V p. 50), on trouve 
dans l'Inde cette légende: «Prasias gens validissima, proxima 
Taprobane insuie». — Ce peuple demeurait sur le Gange (Bun- 
bury I p. 560, Rillcr Erdk. V pp. 460, 463). 

Preala. Sur la C.ahtk Cat {Notices p. 128, Ruge p. 78), on 
trouve sur la côte 0. de' la mer Caspienne, au N. de Pacu et au 
S. de fiaig un proinonloire «Cap de Preala>. 

F^recezoan v. Johannes Presbyter. 

Prehang. Chez Mauko {Fisch-Ong XV^ Ruge p. 80), endroit de 
l'Inde situé entre les fleuves Mandus à l'K. et Indus à l'O. et entre 
A va au N. et Cacha au S. 

Var. de nom: 

1. Prehang: Maiiio iltiif/r p. 80, Fisclt-Oiui \\"!\. 

2. Pechangl?): Maiiu» ( risrli-Oinj XV?j. 



417 

Presbyter Johannes v. Johannes Presbyter. 

Preste Johan v. » » 

Prester Johannes v. » » 

Prester John v. » « 

Presto Janni v. » » 

Prestre Jehan v. » » 

Prestre Johan v. » » 

Prestre John v. » 

Prête Qianni v. » » 

Pretegoani v. » •» 

Prête Jani v. » » 

Prête Janis v. » » 

Pretesoan v. » » 

Pretezoan v. y » 

Pretozoan v. » » 

Prêtre Jean v. » » 

Proban. D'après Mauro (Zurla p. 49), petite île aux environs 
de Giava mener. 

Propanisus v. Paropanisates. 

Pudapatana. D'après Cosm {Topogr. Christ, p. 337, Crindie 

p. 367), port ou station de commerce de l'Inde. Cfr. Pudifetania. 

Var. de nom: 

1. Pudapatana: Cosm {Topogr. Christ, p. 337). 

2. Poudopatana: Cosm {Crindie p. 3(37). 

Pudifetania. D'après Conti {Ram p. 339, Major p. 7), ville 
maritime de l'Inde. Conti y est allé de Pelagonda et, chemin 
faisant, il a passé par les villes d'Odeschiria et de Cend erghiria. 
De Pudifetania il est parti pour Malepur. — Pudifetania est 
peut-être identique avec le Pudapatana de Cosm. 

Var, de nom: 

1. Pudifetania: Conti (Ram p. 339, Purcbas). 

2. Peudifetania: Conti {Major p. 7). 

Pulisachniz v. Poulisanghins. 

Pulisangan v. » 

Pulisanghin v. » 

Pulisangin v. » 

Pulo Bras. C'est avec cette lie qu'on a identifié Gavenispola. 

27 



418 

Pulo Kondor C'est avec cette île qu'ont été identifiés Con- 
dur et Sandur. 

Puluisanguins v. Poulisanghins. 

Pumeaux v. Pygmaei. 

Putlam. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Betelar, 

Pu-tschou. C'est avec cette ville qu'a été identifié Cacianfu. 

Pygmaei. Les récits des pygmées sont très anciens; Ho m eros 
en parle déjà. Plin en fait mention en plusieurs endroits, p. ex. 
{Nat. Hist. VI, 70): «Indus statim a Prasiorum gente, quorum in 
montanis Pygmaei traduntur», et (Ib. VII, 26): «super hos (c'est-à-dire 
Astomori) extrema in parte montium Trispithami Pygmae ique 
narrantur, ternas spithamas longitudine, hoc est ternos dodrantes, 
non excedentes, salubri caelo semperque vernante montibus ab aqui- 
lone oppositis, quos a gruibus infestari H orner us quoque prodidit> 
et enfin (Ib. X, 58): «Inducias habet gens Pygmaea abscessu gruum, 
ut diximus, cum lis dimicantium». — Sol mentionne {Sol p. 09) une 
ville Gerania, «unde a gruibus Pygmaeos ferunt pulsos»; plus 
loin, parlant de Prasia, il dit (Ib. p. 186): «montana Pygmaei tenent». 
— D'après Isid [Etymol XI, 3, 26): «Est et gens ibi (dans l'Inde) 
statura cubitalis, quos Graeci a cubito pygmaeos vocant, de qua 
supra diximus (Ib. 7). Hi montana Indiae tenent, quibus est vicinus 
oceanus». — Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 33), quatre figures 
d'hommes sont tracées aux environs de Montes Yndie, avec, au- 
dessus, cette légende: «Pigmei cubitales homines». — Chez Ebst 
{Miller V p. 50), on voit dans l'Inde l'image de pygmées, combattant 
contre des grues; cette légende y est jointe: «Pyg (mei) c (= cum) 
gruibus(?)». — En parlant de Bas m an, Polo {Pauihier II p. 571. 
Yule Polo II p. 227) dit que si les gens prétendent d'avoir vu des 
pygmées, venus de l'Inde,' il ne faut pas croire que ce sont de vrais 
hommes, car ils sont créés sur l'île de Javva de cette manière: il 
y a sur cette île une espèce de singes bien petits avec la figure 
d'hommes; à ces singes les habitants ôtent les cheveux excepté sur 
la poitrine et sur le menton. Puis on les traite avec certaines 
matières, de sorte qu'ils ressemblent parfaitement aux hommes. Il 
n'existe donc ni dans l'Inde ni ailleurs de vrais pygmées. — D'après 
Odor {Cordier pp. 345 sqq., Yule Cathay I pp. 120 sqq.), le fleuve T a 1 a y 
traverse le pays des Pygmées, dont la capitale s'appelle Chaan. 
Ils sont très petits, hauts de 3 «espans», et très jolis. Les hommes 



419 

et les femmes se marient et ont des enfants à l'âge de 6 mois ; ils 
ne vivent que 6 ans. Les hommes de stature ordinarie qui vivent dans 
ce pays ont des enfants qui en grandeur ne ressemblent pas à leurs 
oarents mais aux pygmées. Les pygmées font toujours la guerre aux grues 
et aux cygnes, dont le pays est rempli. Souvent les pygmées s'assemblent 
en grandes troupes pour combattre ces oiseaux; le combat est aussi 
cruel et aussi furieux que celui de deux peuples. Les pygmées ne 
font pas eux-mêmes de rude travail, comme celui des champs ou 
des vignes, mais le laissent à la population grande du pays. Us 
se distinguent au contraire dans la fabrication d'ouvrages de coton. 
Ces pygmées sont aussi appelés Bidun; quant aux qualités intel- 
lectuelles, ils sont au niveau des hommes ordinaires. — Mand men- 
tionne deux fois les pygmées. Il dit {Hall p. 205) que les habitants 
d'une île de l'océan sont d'aussi petite taille que les pygmées. Ils 
n'ont ni bouche, ni langue, seulement un trou rond, par lequel ils 
se procurent de la nourriture en l'aspirant à l'aide d'un chalumeau; 
ils ne peuvent non plus parler, mais communiquent entre eux par 
des gestes. Il nous donne aussi (Ib. pp. 211 — 213) une description 
du pays des Pygmées, qui est, dans ses grandes lignes, une copie de 
la description d'OnoR. Comme celui-ci, il dit qu'un fleuve Dalay 
traverse leur pays. Ils sont hauts de 3 «spans», se marient à l'âge 
de 6 mois et ne vivent que 6 à 7 ans tout au plus. Si, dans ce 
pays, quelqu'un atteint l'âge de 8 ans, il est bien vieux. Ils com- 
battent les oiseaux du pays, dont ils s'emparent pour les manger 
ensuite. 11 y a aussi des hommes de grandeur ordinaire, mais leurs 
enfants deviennent des pygmées, car telle est la nature du pays. Ils 
laissent tout le travail fatigant des champs et des vignes aux hommes 
grands. Quant aux ouvrages d'or, d'argent, de soie et de coton, ils sont 
en cela les premiers maîtres de tout le monde. — Chez Hygg {Miller lll 
p. 103), on trouve dans l'Asie orientale les «Pigmei>. — Sur la Carte 
Cat {Notices pp. 140, 141), on voit entre le Catayo au S. et àl'E. et les 
monts de Baldasia au N.-O. quelques hommes combattant des grues 
ou autres oiseaux semblables; on y lit cette légende: «Ici naissent des 
hommes petits, qui n'ont que V palmes de hauteur, et, ainsi soit qu'ils 
sont petits et incapables de faire des travaux de force, ils sont cependant 
aptes et habiles à tisser, et à garder du bétail. Et sachez que ces 
hommes, dès qu'ils ont atteint XII ans, dès cet âge ils engendrent, et 
ordinairement vivent jusqu'à XL ans, et ne sont pas très-heureux. 



420 



Ils se défendent vaillamment des grues, les prennent et les mangent. 
Ici finit le pays du seigneur du Catayo». — Chez Bian [Fisch- 
Ong IX, Miller III p. 144), on trouve dans l'Asie orientale, près 
d'Alboros sece «Omine parui». — Chez Genues [Fisch-Ong X, 
Fisch Samml. p. 195), au milieu de l'Asie, aux environs de IMacina 
à l'E., de M a go g au N. et de Gog ù l'O. sont dessinés quelques 
pygmées, attaqués par des grues et qui pour cette cause ont cherché 
de l'abri sous un bouclier. Cette légende s'y trouve aussi: «Isti sunt 
ex Gog generatione qui cubitus altitudinem non excedunt anni œtatis 
nonum non attingunt et continue a gruibus infestantur». D'après 
Genues, les Gog seraient donc identiques aux pygmées. — Chez 
Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X, Ib. p. 382, Mil- 
ler III p. 147), on trouve dans le N.-E. de l'Asie, près de la 
légende des Andropofagi et sur la côte de Mare occidentale 
indorum cette légende: «Pigmei pugnant cum gruibus». — Mauro 
(Zurla pp. 39, 40) n'en parle qu'en passant dans une légende de 
la carte aux sources du Gange. Il y parle des pignei parmi les 
peuples habitant ces contrées, mais il ajoute qu'ils «ne nous sont 
pas très connus». — Cfr. Cordier pp. 348 sqq. note 4. 

Var. de nom: 

1. Pygmaei: Plin (Na/. Hist. VI, 70 etc.). 

Sol (Sol p. 69). 

IsiD {Ehjmol XI, 3, 26). 

Ehst? {Miller V p. 50). 

2. Bidiuni: Ouou {Cordier p. 345 note d). 

3. Bidorni : Odou (Ib.). 

4. Biduini: Onoii (Ib.). 

5. Bidumii: Odor (Ib.). 

G. Bidun: Onou (Ib. p 347). 

7. Pigmaus: Mand [Hall p. 211). 

8. Pigmei: Hai.d (Haiterg, Miller IV p. 33). 

OooK {Cordier p. 345 note d). 

Hygg {Miller III p. 103). 

Wai.sp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 382). 

9. Pigmej: Mand (Lorcnz j). 113). 

10. Pignei: Mai;ro (Zurla p. 39). 

11. Pumeaux: Ouon {Cordier p. 345 note d). 

12. Pygmeyes Mand (Hall p. 205). 

l.'î. Pygmies: Onou {Yiilc Cathay I p. 121). 
11. Pymains; Odou {Cordier p. 347). 
15, Pymei: Odou Ib. p. 3-i5 note d). 



421 

Pygmeyes v. Pygmaei. 
Pygmies v. » 

Pymains v. :. 

Pymei v. > 

Pytan. D'après Mand [Hall p. 296), nom d'une île, habitée par 
le peuple qui vit de l'odeur des pommes. Cfr. Astomori. 

Var. de nom: 

1. Pytan: Mand {Hall p. 296). 

2. Pican: Mand (Lorenz p. 189 note 23). 

3. Pithan: Mand {Lorenz p. 189). 



Qarakhathai v. Karakitai. 

Qaragorum v. Caracaron. 

Qascliy ou Katchy. C'est avec ce peuple qu'il faut peut-être 
identifier les (^assi. 

Qathai v. Cataia. 

Qazouin. D'après Km [Kir p. 179), endroit, situé non loin de 
Tau riz, par lequel passa le roi Hethum au retour de son voyage. 
— Probablement id. avec Kaswin. 

Qoumaqour. D'après Kir (Kir p. 178), endroit par lequel passa 
le roi Hethum immédiatement avant son arrivée à Perpalikh. 

Var. de nom: 

1. Qoumaqour: Kik [Kir p. 178). 

2. Qhoumaghour: Km (Ib. note 4). 

Quanglys v. Cangitae. 

Quanzu. Chez Mauuo (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 
36), ville de l'est de l'Asie près de la mer, au S. du Polisanchin. 

Quecianfu v. Quengianfu. 

Quelifu. C'est dans la province Fuguy qu'est située, selon 
Polo (Pauthier 11 p. 523, Yule Polo II p. 179), la ville de 
Quelifu, grande et importante ville de commerce et d'industrie. 
Parmi ses curiosités, Polo cite 3 superbes ponts de pierre avec des 
colonnes de marbre. — D'après Mauro [Zurla p. 38), non loin de 
Z ai ton est située la ville' de Quilifu, probablement identique avec 
celle de Polo. — A été identifié avec la ville de Kien-ning en 
Fokien, au N.-Pl de Fu-tschou [Pauthier II p. 523 note 3, Yule 
Polo II p. 181 note 4). 

Var. de nom: 

1. Quelifu: J'oi.o Pauthier II p. 52."} I. 

2. Kelinfu: l'oi.o (yn/ç^Polo II p. 179). 

3. Quelinfu: I'olo {Bain, Gnjn). 

4. Quenlifu: l'or.o (Sordcnsk). 
i>. Quilifu: .Maiko iZiirla p. 38). 

Quelinfu v. Quelifu. 



423 

Quemer v. Beumare. 

Quengianfu. Après 8 journées de marche à l'O. de Cacianfu 
on arrive, selon Polo (Pauthier II pp. 360 sqq., Yule Polo II pp. 
14 sqq.), à la grande ville de commerce et d'industrie Quengianfu, 
remarquable surtout par un magnifique palais royal. — D'après 
Mauro {Zurla p. 37), sur le fleuve de Quian sont situées, entre 
autres, les villes de Gazinfu et de Quecianfu, parmi lesquelles 
la dernière est probablement identique avec le Quengianfu de 
Polo. - — Cette ville a été identifiée avec Hsi-ngan d'aujourd'hui, 
capitale du Schensi {Pauthier II p. 361 note 1, Yule Polo II p. 
14 note 1). Gfr. Quiafu. 

Var. de nom: 

1. Quengianfu: Polo (Pauthier II p. 361, Nordensk). 

2. Kenjanfu: Polo {Yule Polo II p. 14). 

3. Quecianfu : Mauro (Zurla p. 37). 

4. Quenguinafu: Polo (Gryn). 

5. Quenzanfu: Polo (Ram'). 

Quenlifu v. Quelifu. 

Quenguinafu v. Quengianfu. 

Quenzanfu v. » 

Queremen v. Queremon. 

Queremon. D'après Het (Cap. 8), ville du «regnum Médise». 
— Probablement identique avec le Queremen de Mauro (Zurla 
p. 44). Selon Mauro, elle est située à l'O. de Cobinam et aux 
environs de Suxa. 

Var. de nom: 

1. Queremon: Het (Cap. 8). 

2. Queremen: iMauro (Zurla p. 44). 

Quesivacuran. D'après Polo [Pauthier II pp. 669 sqq., Yule 
Polo II pp. 334 sqq.), la province la plus occidentale de l'Inde. Les 
habitants vivent de commerce et d'industrie et font de vastes voyages 
et par terre et par mer. — Pauthier (II p. 669 note 1) identifie le 
pays avec le Cutch d'aujourd'hui, mais Yule (Polo II p. 335 note 1) 
avec plus de raison avec le Mekran d'aujourd'hui ou le littoral à 
l'O. de l'Indus. 

Var. de nom: 

1. Quesivacuran: Polo (Pauthier II p. 669). 

2. Kesmacoran: Polo (Yule Polo II p. 334). 



424 

Quiafu. Sur la Carte Cat (Notices p. 143, Ruge p. 78), ville 
située non loin de Chambaleth. — A été identifié (Xoliccs p. 143) 
avec le Kai-fong d'aujourd'hui sur le dernier coude du Hoang- 
ho. Quiafu est peut-être identique avec Quengianfu. 

Quiam v. Quian. 

Quian. D'après Polo {Pauthier II pp. 1-77 sqq., Yule Polo 
II pp. 132 sqq.), le plus grand fleuve du monde. Il a en plusieurs 
endroits jusqu'à 10 lieues de largeur et sa longueur est de plus de 
100 journées de voyage. Le fleuve passe par beaucoup de villes et 
de pays, et il est très fréquenté. Il ressemble plus à un lac qu'à 
un fleuve, et l'on peut y voir jusqu'à 15,000 navires en même temps. 
16 provinces et 200 villes sont arrosées par lui, et l'on a compté jusqu'à 
200,000 navires montant le fleuve pendant une année. Les navires sont 
généralement pontés et très grands, mais ils n'ont qu'un seul mât. — 
Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla pp. 37, 38), le fleuve 
prend sa source dans la montagne d'Imaus; la province Nangin, 
entre autres, et beaucoup de villes sont arrosées par lui. On trouve 
à propos de ce fleuve les légendes suivantes [Zurla p. 37): «Ce 
Quian a sur ses rivages 200 villes» et «Ce superbe Quian est un 
des plus grands fleuves du monde. Il traverse le Mango, laSerica 
et le Chatajo, et il a plusieurs affluents baignant beaucoup de con- 
trées >. — Identique avec le Jang-tsze-kiang [Pauthier II p. 477 
note 3, Yulc Polo II p. 134 note 2, Zurla p. 121). Cfr. Brins et 
Quiansuy. 

Var. de nom: 

1. Quian: Poi.o [Pauthier II p. 477, Ram). 

Mai'HO {liiiçje p. .SO, Zurla p. 37). 

2. Kîan: l'oi.o [Yule Polo II p. 132). 

3. Kyam: Poi.o [Sordenitk). 

4. Quiam : Poi.o (Gn/n). 

5. Qvian: Malko {Fisch-Oiu/ XV). 

Quian v Quiansuy. 

Quianfu v. » 

Quiansui v. > 

Quiansuy. D'après Polo {Pauthier II pp. 368 sqq., Yule Polo 
II p. 23), fleuve qui arrose la ville de Syndifu. Beaucoup de 
marchandises sont transportées dans les deux directions du fleuve, 
qui sert à un grand trafic, et ressemble plus à un lac qu'à un 



425 

fleuve. Dans la ville de Syndifu, il y a sur le fleuve un pont 
de pierre très long avec des colonnes de marbre portant le toit, car 
le pont est couvert. Sur le pont se trouvent une quantité de petites 
maisons de bois, qu'on enlève pendant les nuits. Ces maisons sont 
des boutiques fort achalandées. Il y a aussi un grand bâtiment où 
se payent les droits de douane, qui fournissent un revenu annuel 
considérable. — Id. avec le Min-ho, un des affluents à gauche du 
Jang-tsze-kiang (Pauthier II p. 368 note 4, Yule Polo II p. 25 
note 2). Cfr. Quian. 

Var de nom: 

1. Quiansuy: Polo (Pauthier II p. 368). 

2. Kian-Suy: Polo [Yule Polo II p. 23). 

3. Quian : Polo (Ram). 

4. Quianfu: Polo {Gnjn}. 

5. Quiansui: Polo (Xordensk). 

Quier. D'après Mauro (Zurla p. 51), la Russie s'étend jusqu'à 
l'intérieur de l'Asie, et une de ses provinces s'appelle Quier. 

Quigui. Sur la Carte Cat (Notices p. 143, Ruge p. 78), ville 
située non loin de Chambaleth. — Quigui est peut-être identi- 
que avec le Glu glu de Polo, aussi appelé Quinguy, dans l'édi- 
tion de Norde7isk. 

Quilifu v. Quelifu. 

Quilon ou Kollam. C'est avec cette ville qu'a été identifié 
Coilun. 

Quilon v. Coilun. 

Quinguy v. Qiugiu. 

Quinsai v. Quinsay. 

Quinsay. D'après Polo [Pauthier II pp. 491 sqq., Yule 
Polo II pp. 14Ô sqq.), le Mangi est divisé en 9 royaumes, dont 
un est appelé Quinsay avec une capitale du même nom, signifiant 
«la ville du cieh. Cette ville est la plus grande du monde, et 
Polo donne une description détaillée d'elle et de ses habitants. 
Elle a 100 lieues de circuit, et la plupart de ses 12,000 ponts de 
pierre sont tellement élevés au-dessus du fleuve que des flottes 
entières peuvent passer dessous. À cause de ces nombreux ponts, 
toute la ville paraît être bâtie sur l'eau. Chacun de ces 12,000 
ponts a une garde de 10 soldats qui doivent maintenir l'ordre dans 
la ville et organiser l'extinction des incendies etc. Il y a 160 rues 
(appelées tomans dans l'édition de Yule) et chaque rue (outoman) 



426 

compte 10,000 maisons; il y a donc 1,600,000 maisons, dont plusieurs 
sont de vrais palais. Parmi les édifices, il mentionne surtout le 
palais royal. Il y a aussi une église chrétienne de la secte nesto- 
rienne. Dans la ville se trouve un grand lac avec une île, dans 
laquelle est bâti un palais magnifique, servant d'auberge pour toute la 
ville. Les citadins y arrangent leurs fêtes au lieu de les tenir dans 
leurs maisons. Les corps de métier sont bien organisés et très riches, 
et ne possèdent pas moins de 12,000 maisons, où demeurent les ar- 
tisans. Leurs statuts sont très sévères, le fils devant toujours choisir 
le métier du père. Sur chaque maison, il y a une inscription indi- 
quant les noms des habitants. Les rues ainsi que les chemins du 
pays voisin sont pavés. Dans la ville, il y a 3,000 maisons de bains, 
assez grandes pour contenir chacune 100 baigneurs en môme temps. 
Le port s'appelle Ganfu, et il est tout à fait magnifique. Les ha- 
bitants brûlent leurs morts, et sur le bûcher on jette aussi une partie 
des richesses du défunt, entre autres des esclaves vivants, qui, d'après 
l'opinion courante, doivent servir le mort dans la vie future. Les 
habitants sont soumis à un contrôle sévère, n'ayant pas la permission 
d'être dehors le soir après une certaine heure. Les aubergistes 
doivent donner sur tous les étrangers des renseignements exacts 
aux autorités. — D'après Cou (Journ. Asiat. p. 60, p. 66, Ynîe 
Cathay I p. 239, pp. 244—45), Cambalech et Cassay sont les 
plus grandes villes du Cathay. Quant à Cassay, il dit (Journ. Asiot. 
p. 66): «Il y a plus grand peuple, car c'est une cite moult marchande, 
et à celle cite viennent marchander tous ceulx du pays et moult 
habondent en toutes manières de marchandises, et les sarrazins sus 
dis gardent moult songeusement de iour et de nuits les citez dessus 
dittes». — OooK (Cordier pp. 299 sqq., Y^de Calhay I j)p. 113 sqq.) 
mentionne dans le M angy la ville de Casay comme la plus grande du 
monde; le nom signifie «la ville du Ciel». KWe a un circuit de 100 
lieues et comprend une grande quanlité de faubourgs, dont plusieurs 
sont plus grands que la ville elle-même. Elle a 12 rues principales 
et sur chacune d'elles est situé un faubourg plus grand que Venise 
ou Padoue. On peut passer 6 à 7 jours de suite dans un de ces 
faubourgs sans parvenir à le voir complètement. La ville est con- 
struite sur des lagunes comme Venise; elle a 12,000 ponts, et sur 
chacun d'eux est postée une partie de la garde du Crand-Khan. Elle 
a 89 tu m ans et chaque tuman compte 10,000 foyers. Elle est 
habitée par des chrétiens, des sarrasins et des idolâtres, ceux-ci y 



427 

ayant un monastère très célèbre, visité par Odor. Dans ce monastère, 
nommé Thebe, il y a en quantité des bêtes remarquables, qui se- 
raient, selon les moines, les âmes des défunts. Une grande quantité 
d'étrangers, surtout des marchands, visitaient la ville, et Odor y a 
rencontré bien des personnes venant de Venise. Il s'étonne de ce 
qu'un si grand nombre de personnes pouvait demeurer dans une 
seule ville, mais aussi le plus petit espace était occupé, — Selon 
Peg {Sprengel pp. 259, 260, Yule Cathay II pp. 288 sqq.), on arrive 
après enviroQ 65 journées à cheval de Camexu à un ^rand fleuve 
(probablement le Grand Canal); on longa ce fleuve jusqu'à Cassai 
où l'on change les son mi d'argent qu'on a apportés en papier- 
monnaie, babisci, dont 4 équivalent à un sonmo d'argent. On y 
fait un grand commerce. De Cassai jusqu'à Gamalecco, la ville 
principale du Gattajo, le voyage dure 30 jours. — Chez Med {Yule Ca- 
thay II p. 288 note 4), cette ville serait mentionnée sous le 
nom de Cassai. — Parmi les villes du Manzi, Mar [Yule Cathay 
II pp. 354, 355) nomme aussi la grande ville de Campsay comme la 
plus grande, la plus belle, la plus populeuse et la plus magnifique 
du monde; il y a beaucoup de richesse et beaucoup de luxe. Elle 
est célèbre par ses temples païens, dont quelques-uns ont jusqu'à 
1,000 à 2,000 moines. Elle a 10,000 ponts de pierre, ornés de sta 
tues. La ville est si grande et si belle que celui qui n'y a pas été 
ne peut croire les récits que l'on peut faire de sa grandeur et de 
sa beauté. M.\r parle aussi (Ib. p. 384) du célèbre monastère de 
Campsay, oii les moines ont beaucoup d'animaux remarquables parce 
qu'ils croient que ceux-ci contiennent les âmes des défunts. — Dans sa 
description de Cas sa y, M.\nd {Hall pp. 209 sqq., Bov p. 92) s'accorde 
presque complètement avec Odor. De même que lui il prétend que 
le nom signifie «la ville du ciel». La ville a 50 lieues de circuit; elle 
a 12 portes principales, et devant chaque porte il y a un faubourg 
mesurant 3 à 4 lieues de longueur. Elle semble être bâtie sur l'eau 
comme Venise et a 12,000 ponts où sont postés les gardes du Grand- 
Khan. Un grand fleuve traverse la ville. Dans le voisinage, il y a un 
monastère où se trouvent beaucoup de bêtes singulières. Les âmes des 
défunts y demeurent. — Sur la Carte Cat {Notices p. 142, Ruge p. 
78) se trouve dans le Catayo sur la mer près des villes deCanyo 
et de Tapingui la «Ciutat de Cansay». — D'après Co.nti {Ram p. 



428 

340, Majar pp. 14, 15), à 15 journées de Cambalu dans le Cataio 
est siluée la grande ville de Ouisnai, qui a 30 lieues de circuit. 
Ses maisons et ses palais ressemblent un peu à ceux de l'Italie. C'est 
une ville très ))opuleuse. — Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. Bcrl XXVI p. 
385, Ib. Tafel X), la ville se trouve indiquée sous le nom de Quinsai, 
mais les cartographes l'ont placée un peu au N. du «Mare persi- 
cum sive hyrcanum». — Mal'ro {Ruge p. 80, Zurla p. 37) a 
placé la ville de Chansay dans le Cataio sur la mer près de la 
ville de Tampinzu; voici ce qu'il en dit {Zurla Ib.): «Si l'on voulait 
raconter toutes les magnificences et les usages de cette ville, on ne serait 
pas cru; mieux vaut donc ne pas en parler» et «La superbe ville 
de Chansay est située comme Venise sur des îles; elle a un circuit 
de 100 lieues, est très populeuse, a de grands faubourgs, 12 portes 
principales, en dehors desquelles se trouvent des villes plus grandes 
que Venise, d'une étendue de 8 lieues. Elle a 12,000 ponts et 
L4,000 foyers. Au centre de la ville, il y a un lac d'un circuit de 30 
lieues, dans lequel s'élèvent les palais les plus magnifiques, où se 
font les fêtes des habitants. Chaque maison est habitée par 12 
familles, formant un ménage. En tout, il y a 90 tumans, chacun 
contenant 10,000 ménages, ce qui fait 900,000 ménages. On y 
cultive toutes sortes de sciences et d'arts, et la magnificence et 
Tordre y régnent. 11 y aurait encore beaucoup à ajouter». — 
Identique avec la ville actuelle Hang-tschou en Chine (Paulhier 
11 p. 491 note 1, Yulc Polo II p. 152 noie 1, Y aie Cathay I 
p. 245 note 1, Ib. p. 113 note 3, Cordier p. 305 note 1, Yule 
Cathay II p. 588 note 4, Ib. p. 355 note 1, Bov p. 92, Major p. 
15 note 1, Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI p. 385, Richthofen China I 
p. 594 note 4, etc.). 

V^ar. de nom : 

1. Quinsay: I'olo [Punlhicr II p. liU, Ram, (injn. Xonlcnsk). 

2. Ahamsane: Odok (Cordier p. 21t9 note aj. 

3. Campsay Odok illi.i. 

Mau (Yule Cathay II p. 354). 

4. Canasia: Ouok (Spreruicl p. 2G5 note i). 

M AND (Ib.). 

5. Cansai: Onoit (Ib.). 

M AND (Ib.). 
G. Cansaia: Odor {Cordier p. 2î)9 note a). 
7. Cansana: Odoh (Ib.). 



429 

8. Cansave: Odor (Ib.). 

9. Cansay: Odor (Yule Cathay I p. 113). 

iMand (Hall p. 209 note n). 

Carte Cat (Notices p. 142, Riige p. 78). 

10. Casaie : Odor (Cordier p. 299 note a). 

Mand {Lorenz p. 111 note 23). 

11. Casay: Odor (Cordier p. 299). 

12. Cascai: Odor (Sprengel p. 265 note i). 

Mand (Ib.). 

13. Cassai: Med (Ib.). 

Peg {Sprengel p. 259, Yule Cathay I p. 288). 

14. Cassay: Cor (Joiirn. Asiat. p. 65, Yiile Catliay I p. 244). 

Peg (Yule Ib. p. 245 note 1). 
Mand (Hall p. 209). 

15. Cassaye: Mand (Lorenz p. 111). 

16. Casye: Mand (Lorenz p. 111 note 23). 

17. Caszaj: Mand (Ib.). 

18. Catusaie: Odor (Cordier p. 299). 

19. Catusaye: Odor (Ib.). 

20. Chamsana: Odor (Ib. note a). 

21. Chansai: Odor (Ib.). 

22. Chansay: Mauro (Ruge p. 80, Zurla p. 37). 

23. Chassai: Peg (Yule Cathay II Append. III p. LXIV). 

24. Guinzai: Odor (Cordier p. 299 note a). 

25. Hang-chow-keun-che: Nom chinois (Major p. 15 note 1). 

26. Keun-clie: Nom chinois (Major p. 15 note 1). 

27. Kingsse: Nom chinois. 

28. Kinsai: Polo {Yule Polo II p. 145). 

29. Lafaye: Odor (Sprengel p. 265 note i). 

Mand (Ib.). 
.30. Lasaye: Mand (Hall p. 209 note n). 

31. Nemptai: Conti (Major p. 15). 

32. Quinsai: Polo (Sprengel p. 265 note 1). 

Conti (Ib., Purchas). 

Walsp {Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI p. 385, Ib. Tafel X). 

33. Quisnai: Coxti (Ram p. 340). 

Quip. Chez Mauro [Zurla p. ol), la Russie s'étend jusqu'à 
l'Asie centrale et une de ses provinces s'appelle Quip. 

Quis. D'après Polo [Pauthier II p. 614, Yule Polo II p. 
276), ville où se faisait un grand commerce de chevaux. Selon 
Polo, elle est située aux environs de Hormus. — Chez Mauro {Zurla 
p. 48), près de Hormus se trouve un endroit appelé Quissan, qui est 
probablement identique avec le Quis de Polo. — C'est sans doute le 
même endroit auparavant nommé par Polo sous le nom de Chisy, 



430 

et qui serait par conséquent identique avec l'ile de Keis ou Kich 
du golfe Persique. Het parait aussi en faire mention sous le nom 
dAq vissa. Cfr. Aqvissa, Chisy et Raff. 

Var. de nom: 

1. Quis: Polo {Pauthier II p. GI4). 

2. Kis: Polo [Yiile Polo II p. 276). 

3. Quissan Mairo {Zurla p. 43). 

Quisnai v. Quinsay. 
Quissan v. Quis. 
Quoiganguy v. Coguiganguy. 
Qvian v. Quian. 



Rabes. Chez Mauro [Zuria p. 34), endroit de l'Asie non loin 
du lac Insical. Tout près, on trouve Tigiamon et auprès de ces 
deux noms on lit sur la carte la légende suivante: «D'après la tra- 
dition, Alexandre le Grand est arrivé ici». 

Rabana v. Rhabana civitas. 

Rabanti v. Rhabban». 

Racha. Selon Conti [Major p. 10, Ram p. 339), après un 
mois de voyage de Buffetania on arrive au fleuve Racha. Ayant 
remonté ce fleuve pendant 6 jours on arrive à une grande ville du 
même nom. — Identique avec Arakan [Major p. 10 note 4). 

Racon v. Caiton. 

Raff. Au même chapitre où Schilt fait mention de Hog- 
nus il parle aussi de la ville et du pays Raff [Nûrnb Cap. 28, 
Telf p. 46). Selon lui, c'est un pays florissant, d'oii l'on se rend dans 
l'Inde. — • Id. avec Keis ou Kich du golfe Persique [Telf p. 164 
note 17). 

Var. de nom: 

1. Raff: Schilt {Nûrnb Cap. 28). 

2. Kaff: Schilt (Telf p. 46). 

Ragan. Chez Genues [Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 201), 
localité de la Perse au S. de Media. -— Cet endroit a été identiflé 
avec Arragan, ruines des environs de Bebaham d'aujourd'hui dans 
le Farsistan au N.-O. de Schiras (Fisch Samml. p. 201). 

Var. de nom: 

1. Ragan: Genues {Fisch Samml. p. 201). 

2. Ragau?: Genues (Fisch-Ong X). 

Ragau V. Ragan. 
Rages V. Rhé. 

Ragis V. » 

Raï. C'est avec cette ville ancienne qu'on a identifié Rhé. 

Ranare v. Cocco ranagara. 



432 

Randan. Nommé par Mauro (Zurla p. 49) dans la légende 
de Giava mazor comme un port «sûr, grand et magnifique». 

Rangul V. Qog et Magog. 

Rasgazan. D'après Mauko [Zurla p. 46). ville située près de 
la mer Caspienne dans le delta du Kur. 

Recemgo. Dans quelques éditions d'Onoa, mais pas dans 
celle de Cordier {Yule Cathay I p. 87), on trouve citée l'île de 
Recemgo ou Resengo au S. de Sumoltra, sans autre descrip- 
tion. — D'après Mand {Hall p. 187), l'île de Betemga est située 
aux environs de Sumobor; il se contente de noter que l'île est 
riche. — On a supposé que Recemgo serait identique avec le ter- 
ritoire Rejang de Sumatra ou le pays situé autour de Benku I en 
dans la partie S. de la côte 0. de Sumatra [Cordier p. 159 note 4, 
Yule Cathay I p. 87 note 1). 

Var. de nom: 

1. Recemgo: Odor {Cordier p. 159 note 4). 

2. Bartinigo: Mand {Lorenz p. 97 note 10). 
o Betemga: Mand (/7a// p. 187). 

4. Betheyna: Mand (Ib. note a). 

5. Betinigo: Mand (Lorenz p. 97). 

G. BoteîngO: Onou {Cordier p. 159 note 4). 

7. Botenigo: Odor (Cordier p. 159 note 4). 

Mand [I.orenz p. 97 note 10). 

8. Bothonigo: Odor (Ib.). 

9. Botterigo: Odor (Ib.). 

10. Resengo : Odor lYnlc Cathay I p. 87). 

11. Rotemgo: Odor [Cordier p. 159 note 4). 

12. Rotonigo: Mand {Lorenz p. 97 note 10). 

Régie feminarum v. Amazones. 

Région de ténèbres v. Ténèbres. 

Rei V. Rhé. 

Rejang. C'est avec ce territoire qu'on a identifié Recemgo. 

Rencha v. Renchu. 

Renchu. Sur la Cautk Cat [Notices p. 128, Ruge p. 78), 
endroit situé sur la côte S. de la mer Caspienne, entre layam à 10. 
et Coxinam à VK. 

Var. de nom: 

1. Renchu: Cartk Cat (.Vo/irr.s p. 12», la carte Ib. p. 118\ 

2. Rencha: Carii; Ca i (l{n(/e p. 78). 

Reobarles v. Beobarles. 



433 

Reschan. D'après Schilt {Nûrnb Cap. 28, Telf p. 45), ville 
de la Perse située près de la mer. Il y a là des perles. — On la 
croit identique avec l'île de Kischm, située sur le golfe Persique 
un peu à l'O. de Hormus {Telf p. 164 note 17). 

Var. de nom: 

1. Reschan: Schilt [Nûrnb Cap. 28). 

2. Keschon: Schilt (Telf p. 45). 

Rescht. C'est avec cette vilie qu'a été identifié G es s. 

Resengo v. Recemgo. 

Ress v. Qess. 

Reus. D'après Mauro (Zvrla pp. 38, 40), fleuve de l'Asie. Il 
prend sa source au mont Imaus non loin de celle de l'indus, aux 
environs de Vallis fausta ou la Vallée heureuse. 

Révèle. D'après Mauro [Zurla p. 40), province de l'Asie non 
loin de la source de l'Indus. 

Rex Indorum v. Johannes Presbyter, 

Rex Johannes v. » » 

Rey V. Rhé. 

Rhabana civitas. D'après Ptol, ville du Sinarum situ s. 
Var. de nom: 

1. Rhabana: Ptol. 

2. Rabana: Ptol. 

Rhabbana\ D'après Ptol, peuple du Serica. 
Var. de nom: 

1. Rhabbanae: Ptol. 

2. Rabanti: Ptol. 

3. Rhabbangei: Ptol. 

Rhabban*i v. Rhabbanae. 

Rhé. D'après Km {Kir p. 179), grande ville, par laquelle passa 
le roi Hethum à son retour; elle était située entre les villes de Damg- 
han et de Qazouin. — Une ville, nommée Rages civitas Medo- 
rum, est placée par Hald [Haverg, Miller IV p. 35) dans la Perse 
aux environs du fluvius Ararn et du fl. Hecdarum. — Chez Ebst 
{Miller V p. 46) se trouve en Perse la même ville, Rages civitas 
Medorum. — Sur la Carte Cat (Notices p. 127, Ruge p. 78), on 
trouve dans la Perse au S. de la mer Caspienne la ville de Ci m ire y 
ou Ciuiat Rey. — Clav mentionne deux fois la ville et le pays. 
À l'aller {Markh p. 99), après avoir quitté Téhéran, il arriva à 
une grande ville Xahariprey, alors complètement en ruines, mais 

28 



434 

qui jadis avait été la plus puissante ville du pays. Au retour (Ib. p. 
182), il passa par la ville de Vatami du pays Rei. — Schilt 
(Nûrnb Cap. 28, Telf p. 44) mentionne en Perse la ville de Rey, 
qu'il place dans une province où les habitants ne croient pas à 
Mahomet mais à A 1 y. — D'après Fisch (Samml. p. 201), on trouve 
chez Gknues la ville de Ragis. — Identifié avec l'ancienne capitale 
lîaï un peu à l'E. de Téhéran. La ville est vieille, mais elle était 
en ce temps lu déjà en ruines [Notices p. 127, Markh p. 99 note 1, 
Telj p. 155 note 2, Fisch Samml. p. 201, cfr. Rilter Erdk. VIII pp. 
595 sqq.). Nommée plusieurs fois dans le livre de Tohie [Miller 
IV p. 35). 

Var. de nom: 

1. Rhé: KiK [Kir p. 170). 

2. Cimirey: Carte Cat {Notices p. 127, la carte II), p. 118). 
■5. Rages: Hald (Haoerg, Miller IV p. ;55). 

Ebst {Miller V p. 4t;). 

4. Ragis: Genuks (Fisch Samml. p. 201). 

5. Rei: Clav (Markh p. 182). 

Schilt (Telf p. 44). 

6. Rey; Caute Cat (Riige p. 78). 

ScHii.T {Xiirnb Cap. 28). 

7. Xahariprey: Ci.av (Markh p. 99). 

Rosacha v. Drosacha. 
Riboch V. Tebec. 
Ribok V. » 

Riboth V. » 

Richobesante. Sur la Carte Cat [Notices p. 127), endroit 
situé sur la cùle S. de la mer Caspienne entre Achdio à l'E. 
et Cilla m à l'O. — A été identifié avec Peri-Ba/. ar ou IM ri-Bazar 
dans l'angle S.-O. de la mer Caspienne (Notices p. 127). La ville 
est située près de R esc ht (cfr. Rittcr Lrdk. VIII p. 053). 

Rimaphali v. Cynocephali. 

Riphîi'i montes. Nommées par Plin [Nat. Hist. VI, 34), par 
Sol (p. 89) et par Isid (Etymol XIV, 8, 8). — Chez Vesc [Miller 
m p. 134, Zeitschr. Erdk. Berl XXVI Tafel 8), dans le nord de 
l'Asie s'étend une chaîne de montagnes, rifei montes. — Hvgg 
{Magasin p. 48, Miller III p. 102) a aussi placé dans le nord de l'Asie 
dans le pays des M as s âge te et près du fleuve Tan a une chaîne de 
montagnes appelée Montes riphœi. — Chez W'alsp {Miller III p. 



435 

147, Zeitschr. Erdk. Bcrl XXVI Tafel 10 et Ib. p. 380), au N. de la 
mer Caspienne s'étend une chaîne de montagnes, les riphei 
montes. — Leardo [Fisch-Ong XIV) place les M. ripei près du 
fleuve Tan ai. — Chez Mauro (la carte de Zurla), on trouve dans la 
partie septentrionale de l'Asie une chaîne de montagnes, M. Riphei. 
— C'était l'opinion générale des géographes de l'antiquité que, dans 
les parties les plus septentrionales de l'Asie, s'étendait une énorme 
chaîne de montagnes, les M. Riphei, traversant tout le continent de 
l'O. à l'E. Au N. de cette chaîne demeuraient, selon eu.x, les Hyper- 
boréens. (Cfr. Peschel Erdk. pp. 64, 316, Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI 
p. 380). 

Rison V. Phison. 

Robasci Sithe. D'après Hald {Haverg, Miller IV p. 25), dans 
l'Asie N.-E. aux environs de Carimaspi et de Sau ro mate Sithe 
se trouve le peuple Robasci Sithe. Nommé par Ptol. 

Roc V. Griphes. 

Rochbardani. D'après M.a.uro {Zurla p. 44), peuple de la Perse. 
Il dit de ce peuple: «Il y a en Perse deux sortes de peuples, les 
Curdistani et les Rochbardani. Ils sont cruels, dangereux et 
mal réputés; ceux-ci sont pires que ceux là, parce qu'ils exercent la 
magie et obscurcissent l'air de leurs exorcismes pour dépouiller les 
voyageurs». 

Rohais. D'après Het (Cap. 12), la Mésopotamie s'étend 
depuis la ville de Mosel sur le Tigre à l'E. jusqu'au fleuve d'Eu- 
phrate et la ville de Rohais à l'O. — Selon Mand {Hall p. 262), la 
Mésopotamie, de même, s'étend depuis le fleuve du Tigre et la 
ville de Moselle à l'E. jusqu'à l'Euphrate et la ville de Roi anz à l'O. 
Mand semble avoir tiré sa description de Het (Bov p. 99). — 
La ville en question est identifiée avec l'ancienne ville d'Orchoe 
sur l'Euphrate, au S. de Babylon [Dro>jsen Atlas hist. Cfr. Ritter 
Erdk. X p. 961). 

Var. de nom : 

1. Rohais: Het (Cap. 12). 

2. Roianz: Mano {Hall p. 262). 

Roianz v. Rohais. 
Roqastan v, Khorasan. 

Rosain. Chez Mauro (Zurla p. 38), endroit situé à l'E. de 
M a n ff 0. 



436 

Rosalcha. Chez Mauho {Zurîa p. 87), ville située dans la 
Chine im-ridionale. 

Rosan v. Cosan. 

Rosata v. Drosacha. 

Rosso Fiume. Peg [Yule Calhay II p. 301) mentionne dans 
sa description du chemin d'Aiazzo à Tauris une plaine située sur 
le Fiume Uosso (= le lleuve Rouge), oii les voyageurs devaient 
payer tribut. — Probablement identique avec Aras, d'après Edrisi 
aussi nommé Al Pias, dont les Italiens paraissent avoir formé le 
mot de Rosso [Ytile Ib. p. 301 note 3). 

Rotemgo v. Recemgo. 

Rotonigo v. » 

Rue V. Gri plies. 

Rupol. Sur la Cautk Cat (Notices p. 14-2, Ruge p. 78), ville 
du Catayo sur la côte, à l'E. de Cincalan. — Dans Notices 
(Ib.), on suppose que cet endroit est identique avec Népal. Mais, selon 
moi, cette identification n'est pas justifiée. 

Var. de nom: 

1. Rupol: Carte Cat (la carte <ie Notices p. i;32. lîiKje p. 78). 

2. NepuI: Cautk Cat (Notices p. 142). 

Rybothe v. Tebec. 



Saba. Plusieurs auteurs du moyen-àge mentionnent ce nom, 
qui parait aussi sur quelques cartes de la même période. L'endroit 
se trouve placé différemment: A) en Arabie et en Ethiopie; B) 
dans les îles de l'Inde; C) en Perse. 

A) !Saba en Arabie et en Ethiopie. \sid {Elyinol XYV, S, 15) 

dit au sujet de l'Arabie: «Arabia appellata Ibi nascitur 

Avis Phoenix Ipsa est et Saba, a filio Chus, qui niincupatus 

est Saba». — D'après Hald [Haverg, Miller IV p. 28), le pays de 
Saba est situé dans la partie le plus au S. de l'Arabie. - — Ebst 
{Miller V p. 39) a placé le pays cThoman vel Saba» dans les en- 
virons de l'Arabie. — On retrouve chez Car {F isch Samml. p. 125) 
dans rO. de l'Arabie le pays de Sabba. — Chez Med {Fisch Samml. 
p. 132), on trouve et «Sabaa» et «regine sabee» en Arabie. — 
D'après Mand {Hall p. 157), dans l'Ethiopie est située la ville de 
Saba, où régnaient les trois rois qui firent des offrandes à Jésus à 
Bethléhem. — Hygg {Magasin p. 48, Miller III p. 102) a placé en 
Arabie sur Mare ru bru m le pays de Saba, avec cette légende: 
*Saba est pars Arabiœ; a Saba filio Chus sic dicta». — Sur la 
Carte Cat {Notices p. 119, Riige p. 78) est dessinée l'image d'une 
reine avec la légende suivante: «Arabia Sebba est la province que 
possédait la reine de Sebba. Elle est habitée aujourd'hui par des 
Sarrasins Arabes. On y trouve beaucoup d'aromates, tels que la 
myrrhe et l'encens. Elle abonde en or, en argent et en pierres pré- 
cieuses. On y trouve aussi, assure-t-on, un oiseau qui s'appelle f fenix». 

— Chez Gexues [Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 200, Wuttke Ta- 
fel X), on trouve dans le S.-E. de l'Arabie «Fenicia et Sabba». 

— Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 48) a placé le pays 
de Sa bea en Arabie; il donne à son sujet les légendes suivantes 
{Zurla Ib.): «Arabia Sabea, empire glorieux, où il y a de la myrrhe, 
de la canelle, de l'encens, des pierres précieuses et des métaux. 
C'est de là qu'est venue, dit-on, la belle reine Sibylla Saba au 
temple de Salomon à Jérusalem»; et «Je ne voudrais attester cette 



438 

opinion que la reine Saba soit venue de celte Arabie, mais je dis 
comme les Abyssins quelle est venue du royaume de Saba en 
Kthiopie>. Conformément à cette légende, on retrouve chez Mauho 
en Ethiopie un «Heguo de Saba». 

B) Saba dans l'Inde. Mar (Yule Cathay II) parle souvent 
de l'île de Saba. gouvernée par une femme. C'est ainsi qu'il dit (Ib. 
pp. 345, 346) qu'après avoir quitté Columbiim, il est allé sur mer 
chez la célèbre reine de Saba. d'où il a continué son voyage à 
Seyllan. D'autre part Jb. p. o5Gi, il dit qu'en passant Colu mbum 
à son retour il voulait en même temps aller dans la terra sanc- 
ta; mais selon Yule (Ib. note 2), c est probablement une faute de 
plume et devrait être terra Saba. Il dit aussi (Ib. p. 383) 
qu'ayant demandé des informations à la reine de Saba sur toutes 
les choses remarquables et sur les iles inconnues dont cette partie 
du inonde est si remplie, elle n'a pu lui en donner. Dans son pays 
(Ib. p. 3S4), il a pourtant vu lui-même bien des choses curieuses, entre 
autres des bêtes à figures d'hommes. De plus, il dit db. p. 389) que 
Sémiramis, veuve de Ninus, a fait sa fille reine de Saba, lile 
la plus magnifique du monde. Et depuis ce temps, des femmes y ont 
toujours régné. Dans le palais de l'ile il a vu lui-même des tableaux 
historiques représentant des reines qui reçoivent rhom.mage d'hom- 
mes, li y a aussi observé que les femmes allaient en voitures ou 
en chaises, portées par des éléphants. Enfin, il raconte 'Ib. p. 392) 
de sa visite chez la reine de Saba qu'il fut reçu par elle avec de 
grands honneurs et comblé de présents, qui cependant plus tard lui 
furent en partie dérobés pas des brigands dans l'ile de Seyllan. 

C) Saba en Perse. D'après Polo [Pauthier I pp. 61 sqq , 
Yule Polo I pp. 73 sqq.;, la ville de Saba est située en Perse. 
De cette ville sortirent les trois Rois mages qui cherchaient Jésus 
pour lui offrir leur hommage. Ils y sont enterrés côle à côte et sur 
leurs tombeau-x on a érigé de beaux monuments. Les corps sont 
encore bien conservés. Leurs noms étaient J as par, Melchior et 
Balthasar Polo chercha des renseignements plus précis sur ces 
hommes, mais il ne put en trouver dans la ville. Pourtant à une 
distance de trois journées de marche de Saba, il y avait un village 
Cala Ataperistan. ce qui signifie le château des ignicoles; et c'est 
là qu'il réussit à apprendre ce qui suit concernant les trois Rois 
mages: à une époque bien reculée trois rois de ce pays sont allés 



439 

adorer un prophète nouveau-né et lui offrir de l'or, de l'encens et 
de la myrrhe. S'il recevait l'or, il montrerait qu'il était un roi juif, 
s'il recevait l'encens un dieu, s'il recevait la myrrhe un médecin. 
Arrivés à la place où l'enfant était né, le plus jeune des trois 
rois entra le premier chez l'enfant, mais il trouva avec surprise 
que celui-ci paraissait être du même âge que lui-même. Cette 
observation fut faite aussi par les deux autres rois à leur entrée 
chez l'enfant, et ils s'en étonnèrent beaucoup. Enfin, ils entrèrent 
tous les trois en même temps, et alors ils trouvèrent un véritable 
enfant de 13 jours. Et ils lui présentèrent leur hommage en lui 
remettant leurs offrandes, de l'or, de l'encens et de la myrrhe. L'en- 
fant accepta toutes les offrandes et leur donna en échange une petite 
boîte fermée. Là-dessus les rois retournèrent dans leur pays. Après 
avoir voyagé plusieurs jours, ils se demandèrent ce que pouvait 
contenir la boite. Ils l'ouvrirent et y trouvèrent une pierre. Et 
ils se demandèrent quelle pouvait être la signification de ce 
don. Le vrai sens était que l'enfant, voyant la foi naitre dans 
le coeur des rois, avait voulu, en acceptant et l'or et l'encens et la 
myrrhe, se montrer en même temps vrai roi, vrai dieu et vrai mé- 
decin; en leur donnant la boîte, l'enfant voulait leur dire qu'ils 
devaient être fermes dans leur foi conune le rocher. Mais les rois 
ne comprirent pas. Ils jetèrent la pierre dans un puits. Alors, le feu 
du ciel tomba sur le puits. Les rois, en voyant ce miracle, furent 
très étonnés et se repentirent d'avoir jeté la pierre. Ils apportèrent 
le feu dans leur propre pays, et dès ce moment ils adorèrent le feu. 
C'est ainsi que les habitants de ce pays sont devenus ignicoles. Des 
trois rois l'un était de Saba, l'autre d'Ava et le troisième du 
château indiqué plus haut. — Walsp {Zeiischr. Erdk. Berl. XXVi Tafel 
X, Miller III p. 148) a placé le pays de Sabaa dans la Perse près 
de Caldea et de Turris Babel. Tout auprès est situé le pays des 
Amazones, «Amazonum mulierum regio». — En ce qui concerne 
l'identification de Saba, ce sont probablement des endroits tout 
différents dont parlent les auteurs. Le Saba de Polo est probab- 
lement la ville de Sawah, située en Perse aux environs de Téhé- 
ran [Pauthier I p. 61 note 3, Yule Polo I p. 76 note 3). Il est 
difficile de décider si le Sabaa de Walsp est identique avec celui 
de Polo. Le Saba de Mar se trouve sans doute dans l'ile de Java 
ou de Sumatra ou peut-être dans l'Inde (cfr. Yule Cathay II pp. 321 



440 

sqq.). Saba en Arabie était situé dans le S.-O. du pays dans le 
Yémen actuel (cfr. Buubury II p. 58). — Chez plusieurs auteurs, la 
légende des trois Rois mages a été rattachée à Saba, mais elle a 
aussi été rattachée à d'autres çndroits. Cfr. Cossan, Tarssia et 
Légendes. 

Var. de nom : 

1. Saba Isii. [lilijmol XIV. 3, 15). 

Hald {Hovcrg, Miller IV p. 28). 

Ebst (Miller V p. 30). 

Polo [Pautbier I p. 61, Yulc Polo I p. 73) 

Mar {Yule Cathay II p. 346). 

Mand (Hall p. 157, Lorenz p. 84). 

Hygg [Ma[]asin p. 48, Miller III p. lOlî). 

Mai:ro (Fisch-Oiig XV, Riigc p. 80, Zurla p. 48). 

2. Sabaa: .Mi-;u (Fisch Samml. p. 132). 

WAI.SP (Zeitsehr. Krdk. Berlin XXVI Tafel X. Miller III p. 148). 

3. Sabba: C\n (Fisch Samml. p. 125). 

Cahte Cat (Xoiices p. 119). 

Gknce.s (Fisch-Ong X, Witttlcc Tafel X, Fiseh Samml. p. 200). 

4. Sabea; Mauro {litige p. 80). 

5. Sabee: Mkd (Fisch Samml. p. 132). 

6. Satba: Polo (Xordcnsk). 

7. Sebba: C.arti-; C.at [Rnge p. 78). 

Sabaa v. Saba. 

Sabana. Chez Mauho (Ruge p. 80, Zurla p. 39), endroit de 
rinde, situé près de Sinus Gangeiicus. 

Var. de nom: 

1. Sabana: .Maiuo ilitige p. 80). 

2. Sabara: Mai uo (/.iirhi p. 3*J). 

Sabara v. Sabana. 

Sabasta v. Sebaste. 

Sabba v. Saba. 

Sabcohar. Mauho (Ruge p. 80, Fisch-Ong XV) a placé cet 
endroit dans l'Asie, au S.-E. de la mer Caspienne entre Cho- 
rasian à l'E. et Nassabor ù 10. 

Sabea v. Saba. 

Sabee v. » 

Sabisorbolo v. Sabissa colloasseis. 

Sabissabella v. > 

Sabissacolle v. » 

Sabissa colloasseis. D'après Onon [Cordier p. G, Yule Cathay 
1 p. ilj. il y a aux environs d'Artiron (Erserum) une montagne 



441 

Sabissa colloasseis. — Selon Peg {Yule Cathay H p. 300), Ser- 
messacalo est un endroit situé sur le chemin d'Aiazzo à Tau ris. 
D'après le tableau de Peg, il n'est pas bien éloigné d'Arzerone. — 
Mand {Hall p. 148) fait mention d'une colline, nommée Sabissocolle, 
située non loin d'Artyroun. — On l'a supposée identique avec 
Hassan-kala, situé un peu à l'E. d'Erse rum [Cordier p. 15 note 
9, Yide Cathay I p. 47 note 1, Ib II p. 300 note 5, Bov p. 75). 

Var. de nom: 

1. Sabissa colloasseis: Odoh (Cordier p. 6). 

2. Bobis Sachalo: Odor (Ib. note cl. 

3. Sabisorbolo: Odor (Ib.). 

4. Sabissabella: Mand (Hall p. 148 note 1). 

5. Sabissacolle: M.\nd [Lorenz p. 80 note 14). 

6. Sabissatelle: Mand (Ib.). 

7. Sabissatolle: Mand (Lorenz p. 80). 

8. Sabissocolle: Mand (Hall p. 148). 

9. Sabiszatolle: Mand (Lorenz p. 80 note 14). 

10. Sarbisacalo: Odor [Yule Cathaj' I p. 47). 

11. Sarbi-Sarbolo: Odor (Cordier p. 6 note c). 

12. Sermessacalo: Peg (Yule Cathay II p. 300). 

13. Sobissacallo: Odor (Cordier p. 6 note c). 

14. Sobissacelo: Odor (Ib.). 

15. Sollisaculo: Odor (Ib.). 

16. Sovisacalo: Odor (Ib.). 

Sabissatelle v. Sabissa colloasseis. 
Sabissatolle v. » 

Sabissocolle v. » 

Sabiszatolle v. * 

Sabium. Sur la Carte Cat {Notices p. 126), on trouve sur 
la côte E. de la mer Caspienne, au S. du Cavo de Stayra et 
au N. d'Ogus un endroit nommé Punta de Sabium. 

Sabor. Chez Car {Fisch Samml. p. 120), au S.-E. de Mare 
de Marga est située la ville de Sabor. — On la croit id. avec 
l'ancienne capitale des Sassanides, Schahpur, située en Farsistan 
à rO. de Schiras et au N. de Kaserun (Ib., Ritter Erdk. VIII pp. 
827 sqq., Andrée Atlas, Droysen Atl. Hist.). 

Sacassin. C'est avec cette ville qu'a été identifié Su m m erke ur. 

Sace. Chez Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 3G), 
une des provinces du Lop. Elle était située entre Mar Breunto 
au S. et Tangiu au N. 



Sachala. Chez Man» [Hall p. 262), une des villes frontières 
(lu Turkye. 

\'ar. de nom: 
1. Sachala. Manu Hall p. 2(;2). 
•2. Cathasa: Mand (Lorenz p. 150 note 112). 

3. Sachasa: Mand (Ib.). 

4. Sathasa: Mand (Lorenz p. 15(5). 
;"). Satthasza: Mand II), note 112). 

Sachasa v. Sachala. 

Sachee v. Sarche. 

Sachen. Chez Ukt [Hct Gap. 7), dans l'ouest de la Perse étaient 
situées deux grandes villes, Nesaboret Sachen. — Chez Mand {Hall 
p. 258), il y avait dans la Perse 0. 3 grandes villes, Messabor. 
Cap h on et S armas s a ne. (Cfr. Bov p. 98). 

Var. de nom: 

1. Sachen: Hkt (Cap. 7). 

2. Caphon: Mand (Hall p. 258). 

'à. Saphaon: Manu (Lo/e/ir p. 153). 
4. Sephaon: Mand il h. note 60). 

Sachion v. Saciou. 

Sachiu V. » 

Sacimerani v. Necouran. 

Sacimeran v. » 

Sacion v. Saciou. 

Saciou. Polo {Pauthier I p. 152, Yule Polo 1 p. 184) nous 
dit qu'après 30 journées de marche dans le désert du Lop on arrive 
à la ville de Saciou. située dans la province de Tangut. DilTérentes 
choses de ce qui! dit dans ce chapitre des habitants du Tangut 
peuvent aussi se référer à ceux de Saciou. Cfr. donc Tangut. — 
Id. avec Sa-tschu [Pauthier I p. 152 note 1, Yule l*olo 1 p. 186 
note 1, Richthojen China I p. 609). 

Var. de nom: 

1. Saciou ; Polo {Pauthier I p. 152). 

2. Sachion: l'oi.o (Ram, Gnjri). 

3. Sachiu: Poi.o {Yule Polo I p. 184). 

4. Sacion: Poi.o [Sordensk). 

Sacratre. Chez Mauuo (Zurla p. 38), ville située non loin de 
Za i t o n. 

Sacxi V. Saxi. 

Sadanum insula v. Aden. 



443 

Sadauja v. Somdoma. 

Sadavia v. » 

Sadone v. » 

Sadonye v. » 

Sadu V. Ciandu. 

Sadus V. » 

Sadwz V. » 

Saechoras. Chez Mauro [Zurla p. 45), fleuve de la Méso- 
potamie. 

Saianfu. Chez Polo [Pauthier II pp. 470 sqq , Yule Polo II 
pp. 119 sqq), grande et puissante ville de commerce située aux en- 
virons de Nanghin. Une des villes les plus riches et les plus im- 
portantes de tout le Mangy, dont la possession procure au Grand- 
Khan d'immenses revenus. Pendant la conquête du Mangy il 
fut excessivement difficile de subjuguer Saianfu. Le siège dura 
plusieurs années. Mais la possession de cette ville étant très im- 
portante, le Grand-Khan essaya de toutes les manières de s'en em- 
parer. La chose paraissait impossible, tant la ville se défendait vail- 
lamment. Alors les Polo vinrent aider le Grand-Khan; ils con- 
struisirent des catapultes immenses, au moyen desquelles ils lancèrent 
de grosses pierres sur la ville qui se rendit. (Ce récit diffère 
des sources chinoises. Cfr. Yule Polo II p. 128 note 5). — Mauro 
{Zurla p. 37) a placé la ville de Sajanfu dans un pays qui 
dépend de Nangin. — Identifié avec Hsiang-jang sur le fleuve 
Han-kiang {Pauthier II p. 470 note 1, Yule Polo II p. 128 note 5). 

Var de nom: 

1. Saianfu: Polo (Pauthier II p. 470, Yule Polo II p. 119, Ram). 

2. Sajanfu ; Mauho {Zurla p. 37). 

3. Sayanfu: Poi.o (Nordensk). 

4. Sianfu: Poi.o {Gnjn). 

Saicho. Chez Mauro {Zurla p. 47), ville située sur la frontière 
entre l'Arménie et la Syrie. 
Sailan v. Ceyîan. 
Saillana v. > 
Saiton v. Caiton. 
Sajanfu v. Saianfu. 
Sakinc v. lanckint. 
Salabham v. Ceylan. 



Salam v. Cevlan. 

Salamandra. Flin [Xat. Hisl. X, 188) dit de la salamandre: 
cAnimal lacertae figura, stellalum, numquam nisi magnis imbribus 
proveniens et serenitate desinens. huic tantus rigor ut ignem tactu 
restinguat non alio modo quam glacies. eiusdem sanie, quae laclea 
ore vomitur, (juacumciue parte corporis humani contacta toti deflu- 
unt pili, idque c|Uod contactum est colorem in vitiliginem mutât». — 
IsiD {Etymol XII, 4, 36): «Salamandra vocata, quod contra incendia 
valeat: cuius inter omnia venenata vis maxima est. Caetera enim 
singulos feriunt: haec plurimos pariter inlerimit: nam si arbori ir- 
repserit, omnia poina inficit veneno, et eos, qui ederint, occidit. quin 
etiam si in puleutn cadat, vis eius veneni potantes inlerficit. Ista 
contra incendia repugnans, ignés sola animalium extinguit. Vivif 
enim in mediis flammis sine dolore et consumptione, et non solum 
quia non uritur, sed extinguit incendium». — Chez Hald {Miller IV 
p. 40), on trouve en Ethiopie 'cette légende: «Sala mandra dracon 
venenosa». — D'après Polo (Pauthier I pp. 159 sqq., Yule Polo 
I pp. 101 sqq.;, dans la province Chingintalas est située une 
montagne où se trouve la matière dont est faite la salamandre. 
S'opposunt à Topinion ordinaire que la salamandre serait un 
animal, il la dit un minéral dont on prépare des étoffes etc., ne se 
consumant pas d;ins le feu. Kn brûlant, ces étoffes obtiennent une 
belle couleur blanche. Il en décrit la préparation et déclare fausse 
toute autre opinion touchant la salamandre. La supposition que la 
salamandre est un animal n'est qu'une fable. — La description de 
la salamandre comme une espèce de lézard, pouvant supporter le 
feu, est très ancienne. On croyait que des cheveux de la salamandre 
.se préparait une sorte de laine incombustible, servant de toiles etc. 
Polo pense probablement à l'asbeste, dont on prépare des étoffes 
incombustibles (cfr. Paulhicr 1 p. 101 note 2, Yule Polo I p. 104 
note 5). 

Salangorum terra v. Solangi. 

Sale. M.UMo (Zurla p. ôl) dit dans une légende de saylan 
que les habitants de celte ile sont ordinairement appelés sale. 
— Cfr. Cevlan et Soli. 

Salie v. Soliz. 

Salopatana. Chez Cosm {Topor/r. Christ, p. 337, Crindle p. 
367), port de l'Inde, d'où l'on exporte le poivre. — Il était situé 



445 

sur la côte de Malabar entre Mangalore et Calicut {Crindle p. 
367 note 4, Ritter Erdk. VI p. 30). 

Salugar-siijassa. Chez Clav (Markh p. 114), endroit par 
lequel passa Clav à l'aller avant d'arriver ù la ville d'Anchoy 
mais après avoir passé le fleuve Morghan. 

Salutis, lacus v. Lacus salutis. 

Salvastro v. Sebaste. 

Samabram v. Smabram. 

Samag. Ville par laquelle passa Rubr à son retour, après 
avoir quitté Samar on et clau stra Al ex and ri mais avant d'arriver 
à la plaine de Moan. — Identifié avec Schemacha d'aujourd'hui, 
situé dans la partie E. du Caucase, au x\.-0. de Baku et au S. 
de Derbent [Zeitschr. Erdk. Berlin XX p. 246). 

Samara. Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 36), dans l'E. de 
l'Asie se trouve un promontoire «Samara promuntorium^. 11 sort 
de l'Inde parallèlement au Boreum promunctorium et est situé à l'E. 
du Gange. 

Samara. Chez Polo (Pauthier II pp. 571 sqq., Yide Polo 
II pp. 235 sqq.), il y a dans l'île de «J avva la meneur» entre autres 
un royaume de Samara. Les habitants sont des idolâtres sauvages, 
vivant de poisson et de riz. Il est une espèce d'arbre dont ils 
savent tirer un vin d'un goût excellent. L'arbre en question res- 
semble au dattier. — Ce nom, qui ne signifie chez Polo qu'un des 
royaumes de Javva la meneur, du Sumatra d'aujourd'hui, est, 
d'après Yule (Ib. p. 237 note 1) et Fisch fSamml. p. 181), probable- 
ment le nom de toute l'île, et ce serait donc la première fois que 
nous rencontrons le nom de Sumatra dans la littérature occidentale. 
— Cfr. Sumoltra et Samira. 

Samarcan. Ptol (VI Cap. 11) mentionne la ville de Mara- 
canda en Bactriana. — En retournant de son voyage. Km (p 179) 
passa par la ville de Samarqand. — Chez Hald [Haverg, Miller 
IV p. 26). «Samarcan civitas* est située aux environs du 
flleuve Oxus. — Chez Ebst (Miller V p. 34), on retrouve la ville 
et la légende qui suit: «Samarcha civitas est Gazare id est Scitie 
regionis, maior Babylone, habens in gyro C milia, quae a rege 
pagano et chrisliano mixtim colitur*. — Polo {Pauthier I pp. 136 
sqq., Yule Polo I pp. 170 sqq.) parle de la ville. Sans doute, il 
n'y a jamais été lui-même, mais son père et son oncle y ont été dans 



446 

leur premier voyage. Et c'est probablement d'après leurs récits qu'il 
décrit la ville, disant seulement qu'elle était grande et habitée par 
des chrétiens et des sarassins. Mais il parle avec détails d'une grande 
église, bâtie à la gloire de Saint-Jean-Bapfisle. — D'après Het 
(Cap. 7\ il y a dans la partie E. de la Perse deux grandes villes, 
lioctara et Seonorgant. — Chez Mkd {Fisch Samml. p. 133), la 
ville de Samarxhanti est indiquée. — D'après Man» {Hall p. 258), 
dans l'E. de la Perse se trouvent deux grandes villes, Boytiirraet 
Seornergant, aussi appelé Sormagant. — Sur la Carte Cat 
(Notices p. 126, Riige p. 78), la ville de Samarchati est située à 
TE. de Bocar. — Clav {Markh pp. 164 sqq.) décrit en détail 
Samarcand (ou comme il l'appelle aussi Cimes-quinte, de Cimes 
= grande et quinte = ville), qu'il a visité sous le règne de Ti m ur. La 
ville est située dans une plaine et entourée d'un rempart; à l'exté- 
rieur de ce rempart, il y a de grands et vastes faubourgs. D'après 
Clav, la ville elle-même est un peu plus grande que Se ville, mais 
les faubourgs sont bien plus grands. Il y a des jardins partout et 
beaucoup de beaux mosquées. La ville a de grandes et larges rues, 
entourées des deux côtés de bazars, où sont amassées des marchan- 
dises de tous les points du monde. La population est nombreuse, 
et elle s'est encore augmentée, le souverain ayant forcé les artisans 
les plus habiles des pays conquis à s'établir à Samarcand. Ainsi 
d'habiles tisserands en soie, des souffleurs de verre et des potiers 
sont venus de Damas, des maçons et des joailliers, de Turkey. 
1-50,000 hommes ont été de cette manière emmenés à Samarcand 
des pays conquis et ils représentent toutes les nations: Turcs, Arabes, 
Mores, Arméniens et Chrétiens. La ville est en fréquentes relations 
commerciales avec le monde entier, surtout avec la Russie et la Tar- 
tarie, qui y envoient du lin et des peaux, avec le China, qui exporte 
de la soie et des pierres précieuses, et avec l'Inde, dont les épiceries 
sont recherchées. Les bazars sont nombreux, remplissant des rues 
entières, dont la i)rincipale traverse toute la ville. Cette rue est 
tout entière couverte et reçoit son jour des fenêtres du toit. — 
D'après Schilt (Nurnb Cap. 29, Tclj \). 47), Sam er chant, ville 
grande et importante, est la capitale du pays Zekatey. — Chez 
HiAN [FischOng IX, Miller III p. 144), la ville de Samarcante est 
située en Asie entre Norganze et Chataio. — VValsp [Zcitschr. 
Erdk. Berlin XXVI Tafel X) a placé la ville de Samarchat près 



447 

de Kataya, de Corsamea et de Riphei montes. — Chez Mauro 
(Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 34), près d'Oc us, au N.-E. de 
Zagatai se trouvent le pays et la ville de Samargante. Je cite, 
entre autres légendes, les suivantes {Zurla \h.): «Ce royaume de 
Samargante et toute cette contrée du N.-E. et de l'E. jusqu'à 
Otrar furent subjugués par Tamerlan, qui mourut à Otrar> et 
fDans ce royaume de Samargante il y a une espèce d'eau telle 
que, versée par terre, elle empêche les sauterelles d'y vivre». — 
Cette ville, dans une bulle papale [Yule Jord p. VII) appelée 
Semiscat, est identique avec Samarkand d'aujourd'hui (Paw//i{er 
I p. 137 note 1, Yule Polo I p. 171 note 1, Fisch Samml. p. 133, 
Bov p. 98, Notices p. 126, Markh p. 165 note 1, Telf p. 170 note 
7, Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 385, Heijd II pp. 221, 505, Yule 
Cathay I p. 192, Graece Orbis lat. etc.). 

Var. de nom: 

1. Samarcan: Hald (Haverg, Miller IV p. ^G). 

Polo [Paiithier I p. 13(5, Yule Polo I p. 170. Xordensk]. 

2. Cimes-quinte: Cl.w [Markh p. 170). 

3. Maracanda; Ptol (VI, 11). 

4. Samarcand: Clav {Markh p. 170 etc.). 

5. Samarcante: Bian FischOng IX, Miller III p. 14i). 

6. Samarclia: Ebst i Miller V p. 34 U 

7. Samarcham: Polo [Gryn). 

8. Samarchan: Polo (Rani). 

9. Samarchanti: Carte Cat {Ruge p. 78). 

10. Samarciiat: Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel X). 

11. Samarchati: Cakte Cat iXotices p. 126). 

12. Samarchatj: Cakte Cat (la carte de Xolices p. 118). 

13. Samargant: Mauro (la carte de Zurla). 

14. Samargante: Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 34). 

15. Samarqand: Kir (p. 179). 

16. Samarxhanti: .Med {Fisch Samml. p. 133). 

17. Samerchant: Schilt {Sùrnb Cap. 29, Telf p. 47). 

18. Sametchant: Schilt {Sùrnb Cap. 23). 

19. Samsrgant: Mand [Lorenz p. 153 note 54). 

20. Semerchant: Schilt iSiirnb Cap. 18, Telf p. 28). 

21. Semiscat: - {Yule Jord p. VII). 

22. Semerchant: Schilt [Xûrnb Cap. 19). 

23. Seonargant: Mand {Lorenz p. 153 note 53 j. 

24. Seonergant: Mand (Ib). 

25. Seonergantb: Mand (Lorenz p. 153). 

26. Seonorgant: Het (Cap. 7). 

27. Seornergant: Mand (Hall p. 258). 



448 

28. Sonargant: Mand (Luren: p. 153). 

29. Sormagant: Mand [Hall p. 258, Lorcn: p. 153 note 54). 

Samarcand v. Samarcan. 

Samarcante v » 

Samarcha v. » 

Samarcham v. » 

Samarchan v. » 

Samarchanti v. » 

Samarchat v. » 

Samarchali v. > 

Samarchatj v. > 

Samargant v. > * 

Samargante v. » 

Samaria. Chez Leaudo (Fisch-Ong XIV). à l'E. de la mer Caspi - 
en ne et d'A m ol se trouve une ville ou un pays Samaria. — Peut-être 
est-ce le S a m a r i a de la Palestine ; pourtant la chose n'est pas probable. 

Samarkand. C'est avec cette ville qu'a été identifié Samarcan. 

Samaron. Ville par laquelle passa Rubr {Soc. Géogr. Paris 
IV p. 38:2) à son retour après avoir quitté Porta Ferrea et avant 
d'être arrivé à Samag. Il y avait beaucoup de Juifs. 

Samarqand v. Samarcan. 

Samarxhanti v. » 

Sambaliensem v. Cambaluc. 

Sambortea v. Sapurgan. 

Samerchant v Samarcan. 

Sametchant v. » 

Samira. Chez Mauro {Zurla p. 38), une des îles de l'Océan 
au S. et ù l'E. de Chatajo. Le nom est })eut-ètre à rapprocher du 
Sam ara de Polo. Cfr. Samara. 

Samogedi. Ce peuple est mentionné par Caup {Soc. Gcogr. 
Paris IV p. 748). 

Samorj v. Lambry. 

Samosa v. Samosaka. 

Samosaka. Chez Hald {Havcrg, Miller IV p. 35), ville de la 
Mésopotamie, située dans les environs d'Aretusa lacus et du 
Tigre. — Chez Ebst {Miller V p. 41)), la ville de Samosa est située 
en Mésopotamie. — Probablement identique avec Samsat, station 
de passage sur le haut Euphrate, au N.-E, d'Aleppo et au N.-O. 
d'I'rfa. (Cfr. Riltcr Erdk. X pp. 925 sqq.). 



449 

Var. de nom: 

1. Samosaka: Hald (Hauerg, Miller IV p. 35). 

2. Saitiosa: Ebst (Miller V p. 46). 

Samsat. C'est avec cet endroit qu'on peut peut-être identi- 
fier Samosaka. 

Sana. C'est avec cette localité qu'il faut probablement identi- 
fier Sanaa et Senech. 

Sanaa. Chez Car [Fisch Samml. p. 125), localité située sur 
la presqu'île 0. de l'Arabie. — Le même Sanaa se retrouve aussi 
chez Med {Fisch Samml. p. 125) en Arabie. — Il est probablement 
id. avec le Sana d'aujourd'hui dans le S.-O. de l'Arabie. Fisch 
(Ib.) suppose que Car a fait de Sana deux endroits: Sanaa et 
Senech. — Cfr. Senech. 

Sanasio. Chez Genues (Fisch-Ong X), endroit de l'Arménie. 

Sanda v. Ciandu. 

Sandai. A 15 journées de navigation à l'E. de Java major 
sont situées, d'après Conti [Major p. 17), les deux îles Ban dan et 
Sandai. Sandai produit de la muscade. — Chez Genues {Fisch- 
Ong X, Fisch Samml. p. 182), dans la mer, au S.-E. de l'Asie 
orientale, se trouvent deux îles avec la légende suivante: «Sanday 
et Ban dan dicuntur insuie iste, nam Sanday crocea nuces muscatas 
et macis, Ban dan vero garofalorum copiam ad Javas transmit- 
tunt . . .». — Chez Mauro {Ruge p. 80, Zurla pp. 49, 50), au N. 
de Sumatra sont situées deux îles, Bandan et Sondai, avec, pour 
celle-ci, cette légende: «Ile près de Bandan, qui produit des muscades 
et d'autres épiceries en grande quantité. Il y a aussi des perroquets 
nuancés de huit couleurs, gros comme des pigeons, et une autre 
espèce de perroquets, gros comme des mouettes, tout entiers blancs 
excepté les pieds et le bec qui sont rouges». — Fisch (Samml. 
p. 182) suppose que ces îles sont les mêmes que les Moluques; le 
nom de Bandan se rattacherait aux îles de Banda, mais il ne 
sait d'où est venu le nom de Sandai. Peut-être y aurait-il quel- 
que rapport aux îles de la Sonde. Cfr. Bandan. 

Var. de nom: 

1. Sandai: Conti {Major p. 17, Ram p. 341). 

2. Sanday: Genues {Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 182). 

3. Sondai: Mauro {Ruge p. 80, Zurla p. 49). 

Sanday v. Ciandu. 
Sanday v. Sandai. 

29 



450 

Sando v. Ciandu. 

Sandoddi. Chez Peg [Yule Cathay II [). 301), station sur la 
route d'Aiazzo à ïauris. C'est la dernière station de la route, 
et elle doit donc être située près de Tau ri s. 

Sandoy v. Ciandu. 

Sandu v. 

Sandur v. » 

Sandur. En naviguant 700 lieues au S.-S.-O. de Cyamba on 
arrive, selon Polo {Pauthier II p. 562, Yule Polo II p. 218), aux 
deux îles de Condur et de Sandur. — Mauro (Zurla p. 59) a placé 
dans les environs de Giava menor plusieurs petites îles, parmi les- 
quelles sont Conduz et S on dur. — Id. avec le groupe d'îles P ulo 
Kondor {Pauthier II p. 562 note 1, Yule Polo II p. 219 note 2). 

Var. de nom: 

1. Sandur: Polo (Pauthier II p. 562). 

2. Sondur: Polo {Yule Polo II p. 219). 

Mauro {Zurla p. 49j. 

Sanf V. Cvamba. 

Sanga v. Zangan. 

Sangi. Chez Mauro (Zwia p. 35), on trouve la ville de Sangi 
sur une presqu'île dans le nord de l'Asie dans les provinces Hung 
et Mon gui, près de la ville de Mechrit. 

Sangra v. Langra. 

Sanniaco v. Somdoma. 

Sanson. Chez Het (Cap. 12), montagne servant de frontière 
entre l'Arménie et la Mésopotamie. 

Santguelana. Chez Clav (Markh p. 91), village situé à l'E. 
de Tabreez sur la route de cette ville à Sultanieh. 

Santo. Sur la Cartk Cat {Notices p. 143, Ruge p. 78), ville 
du Catayo entre Cingu à l'E. et Chambaleth à l'O. 

Sapangu v. Sypangu. 

Saphaon v. Sachen. 

Sappiiara. Cfr. Dufar et Sephar. 

Sapurgan. Avant de parler de Balac, Polo {Pauthier I pp. 
107 sqq., Yule Polo I p. 140) décrit la ville de Sapurgan comme 
renommée pour ses melons. On fait un grand commerce de ces 
fruits desséchés. — Walsp {Zeifschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10) 



451 

a placé au N. de la mer Caspienne et dans les environs de Kataya 
la ville de Sambortea. Kretschmer (Ib. p. 385) la croit identique 
avec le Sapurgan de Polo. — Id. avec le Schibirchan d'aujourd'hui, 
ville située à l'O. du Balch d'aujourd'hui {Pauihier I p. 107 note 
2, Yide Polo I p. 141 note 1). 

Var. de nom: 

1. Sapurgan: Polo (Pauthier I p. 107, Ynle Polo I p. 1-tO, Xordensk, Ram). 

2. Sambortea: Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 385, Tafel 10). 

3. Sopurgam: Polo (Grynj. 

Sara v. Sarai. 

Saraa v. » 

Saracanco v. Sarachuk. 

Sarach v. Sarai. 

Sarachanco v. Sarachuk. 

Sarach ik v. » 

Sarachuk. Pasc (Mosh App. p. 194, YiUe Cathay I p. 234) 
a fait un voyage de 12 jours, à partir de Sarray, tantôt en ba- 
teau sur le Tigre (chez Pasc id. avec le Volga), tantôt le long 
de la rivière du lac Vatuk (= la mer Caspienne^, jusqu'à ce qu'il fut 
arrivé à Sarachuk. De cet endroit il est allé dans une voiture, 
tirée par des chameaux, à Wrgant, ce qui a pris 15 jours. — 
Peg (Sprengel pp. 258, 267, Yide Cathay II p. 287, Ib. Append. III) 
a descendu un fleuve pendant 8 jours, pour aller de Sara à Sara- 
canco. Ce voyage peut aussi se faire par terre, mais le voyage 
coûtant alors plus cher il vaut mieux aller par eau. Le voyage de 
Saracanco à Organci prend 20 jours, en allant dans une voiture 
tirée par des chameaux. — Chez Gexues {Fisch-Ong X, Fisch Sam ml. 
p. 177), au N.-O. de la mer Caspienne, sur un fleuve qui se jette 
dans cette mer et près de la ville de Sara, est située Saratellis, 
probablement id. avec le Saracanco de Peg. — Identique avec 
Saraitschik, situé sur le bas Oural non loin de son embouchure 
dans la mer Caspienne. Yule (Polo [édition de 1875i I p. 6 note 1) suppose 
pourtant que le Saracanco de Peg ne serait autre chose que le Nou- 
veau Sarai (voir Sarai), situé près du Volga sur le Zarew; mais 
il me paraît plus vraisemblable que le Saracanco de Peg soit iden- 
tique avec le Sarachuk de Pasc, le voyage à chameaux, pour aller 
à Organci, ayant commencé dans cette ville, selon les deux auteurs. 
Et la description de Pasc du chemin de Sarray à Sarachuk, en 



452 

partie sur le Volga, en partie sur la mer Caspienne, indique po- 
sitivement que Saracliuk n'était pas situé sur le Volpa {Yule 
Cathay î p. 234 note 3, Ib. II p. 287 note 3, Hcyd II p. 229). — 
Cfr. Sarai. 

Var. de nom: 

1. Sarachuk: Pasc {Mosh Append. p. 194). 

2. Saracanco: Peg (Sprengel p. 258, Yule Cathay II p. 287). 

3. Sarachanco: Pkg (Yule Catliaj' II App. III). 

4. Sarachik: Pasc {Yule Cathay I p. 234). 

5. Saratellis: Genuf.s {Fisch-Ong X. Fisch Samml. p. 177). 

6. Saratschik: Sprengel p. 262 note). 

Sarack v. Sarai. 

Sarai. \\vm\ (Soc. Géogr. Paris IV pp. 378, 380) et ses com- 
pagnons sont allés du camp de Batu, situé alors, croit-on, un peu 
au S. de la ville de Kamgschin sur le Volga (Zeitschr. Erdk. 
Berlin XX p. 234), pendant 15 jours «versus Sarai, tendentes recte 
in meridiem, descendendo juxta Etiliam, que dividitur in tria magna 
brachia ibi inferius . . .». Il dit encore de Sarai: <'Sarai et palatium 
Baatu est super ripam orientalem, et vallis per quam diffunduntur 
brachia illa fluminis habet latitudinem plusquam VII leucarum, et est 
ibi maxima copia piscium». — Polo {Pauthicr I p. 6, Yule Polo I 
p. 4) raconte que son père et son oncle, Nicolo et Maffeo Polo, 
ont dans leur premier voyage visité le Khan Abarca dans son camp 
à Sara et à Bolgara. — Corv (Mosh Append. 45 p. 118, Yule 
Cathay I p. 204) mentionne seulement dans sa seconde lettre la ville 
de Sara sans donner à son sujet le moindre renseignement. 
Het (Cap. 5) dit: «Major civitas regni Cumania? vocatur Sara, 
qvœ fuit antiqvitus nobilis & famosa. P'uit tamen postrata, & quasi to- 
taliter destructa per Tartaros, qvi illam violenter ceperunt . . .». 
— Chez Vksc {Zeitschr. Erdk. Berl. XXVI Tafel 8), on ne retrouve 
le nom qu'à propos de la mer Caspienne, nommée sur la carte: «Mare 
Caspis Yrcanum de Sara». — Pasc {Mosh App. p. 194, Y nie 
Cathay I pp. 231 sqq.) est allé en voilure de Tan a à Sarray. ville 
sarrasine dans le pays des Tartares. Il y est resté une année, appre- 
nant la langue de Comania et des Pigures. De là, il a descendu 
en bateau le fleuve ïygris (= le Volga) pour longer ensuite la côte 
du lac Vatuk {=l la mer Caspienne) jusqu'à Sarachuk, soit un 
vovage de 12 jours. — D'après Pkg (Sprengel pp. 257, 258, Vule 
Cathay II p. 287), il faut un jour, par un fleuve, pour aller de Gin- 



453 

tarchan à Sara. De Sara jusqu'à Saracanco il y a 8 journées 
par eau, cette voie étant meilleur marché que le voyage par terre. 
— À l'aller, Mar {Yule Cathay II p. 337) a fait une visite à la cour 
du Khan de Kiptschak, probablement à Sarai, endroit qui n'est 
cependant pas nommé dans son récit de voyage (Ib. p. 321). — D'après 
Mand {Hall p. 257), la ville principale de Com enye s'appelle S arak; 
elle est située sur l'une des trois routes conduisant dans l'Inde. 
Cette route, passant par Derbent, ne permet pourtant pas à une 
grande foule d'y passer en même temps, excepté en hiver. — Sur 
la Carte Cat [Notices p. 129, Riige p. 78), sur le fleuve Edil ou 
Volga, près de son embouchure dans la mer Caspienne, est située 
une ville nommée «Ciutat de Sarra». A côté de la ville de Bor- 
gar, située plus haut sur le même fleuve, on trouve la légende sui- 
vante: «C'est ici que réside l'empereur de cette région septentrio- 
nale, dont le commandement commence dans la province de Bur- 
garia et finit à la ville d'Organcio. Ce souverain est appelé 
Jambech, seigneur de Sarra». A quelque distance à TE., à côté 
de la montagne de Sebur, on trouve sur la carte l'image d'une 
grande caravane, partant pour TE., et cette légende s'y référant {No- 
tices pp. 130, 131): «Cette caravane est partie de l'empire de Sarra 
pour aller au Catayo». Toutes ces mentions de Sarra se rapportent 
évidemment au Sarai situé sur le Volga. Mais il y a aussi sur 
la carte un autre endroit du même nom. Car au milieu de l'Asie, 
à rO. de Bocar, se trouve sur la carte une ville, appelée (Ib. p. 126, 
Ruge p. 78) Saray ou dans une autre version Faray. Ce Saray 
est-il identique au Sarai dont nous parlons plus haut, ou bien 
indique-t-il un tout autre endroit du même nom, c'est ce qu'il est 
difficile de décider. Mais probablement, ce Saray est le même que 
notre Sarai, car, comme nous le verrons plus bas, il y eut bien en 
réalité deux Sarai, l'un plus ancien que l'autre, mais très voisins; 
et il ne me paraît pas impossible que la connaissance de ces deux 
Sarai n'ait influencé le cartographe de sorte qu'il les a éloignés au 
lieu de les placer l'un près de l'autre. Et précisément le fait que 
ce Saray -ci a été placé aux environs de Bocar pousse à l'iden- 
tifier avec le Sarai du Volga, car Sarai fut longtemps le point 
de départ d'un vif commerce par caravanes avec l'Orient, surtout 
avec Bocar ou le Bu char a d'aujourd'hui. Toutefois il est possible 
aussi que ce Saray de la Carte Cat soit identique avec Sarait- 



404- 

scliik sur l'Oural. — Schilt (Nûryib Cap. 31, Te// p. 49) mentionne 
la ville de Saroy comme la capitale de l'empire des Tatars. — 
Chez BiAN (Fisch-Ong IX, MiUcr III p. 144-), au N. de la mer Cas- 
pienne est situé un pays, ainsi désigné: «Hic fuit imperium Sirie»; 
on y trouve aussi l'image d'un temple avec cette inscription: «temp- 
lon imperatoris Sirie». — Chez (œ^ves (Fisch-Ong \, Fisch Samm\. 
p. 177), on voit sur un fleuve qui du N. se jette dans la mer Cas- 
pienne près de Saratellis la ville de Sara. — Chez VValsp (Zeitschr. 
Erdk. Berlin XXVI p. 380, Ib. Tafel X\ bien loin au N. de la mer 
Caspienne dans le Tartaria imperium est située une ville, au 
sujet de laquelle on lit cette légende: «Saraa, caput tartarorum ubi 
imperator moratur». — Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 
30) donne, au N. de la mer Cas pie n ne, autour du fleuve Edil 
le pays Saray ou Sarey; il dit de ce pays: «Il y a ici 18 tombeaux 
pareils à l'image ci-jointe. Ta merlan les a fait faire. Il n'y a fait 
enterrer que des princes... Ici Tamerlan a infligé une sanglante 
défaite aux Tartares». A côté est dessinée une montagne, une «mon- 
tagne de sel», avec cette inscription: «On recueille ici du sel en 
quantité». Dans une légende concernant la Scythie, il parle de deux 
Saray, Le Petit Saray et le Grand Saray, situés tous les deux en 
Scythie. — La situation de Sarai a été très discutée. Par suite 
de la découverte de grandes ruines aux environs de Zarevv, on a 
voulu V placer Sarai, mais sa situation ne s'accorderait pas en ce 
cas avec les indications de quelques auteurs du moyen-âge qui veu- 
lent le placer à une ou deux journées de Gintarchan ou de TAstra- 
chan d'aujourd'hui. Ln fai-sant des recherches on a aussi trouvé 
des ruines d'une grande étendue auprès de Selitrennoje d'au- 
jourd'hui, ville située sur la rive gauche du Volga, plus près de son 
embouchure que Zarew. 'C'est dans ces environs qu'il semble le 
plus conforme aux indications des auteurs du moyen âge de placer 
l'ancien Sarai. Mais d'autre part, il faut remartiuer que cer- 
taines circonstances indiquent que les ruines de Zarew sont les 
restes d'une puissante ville d'autrefois. Ainsi, une ancienne tradi- 
tion rapporte que les souverains des hordes tatares y auraient ou 
leur résidence. Or Sarai était précisément la résidence des souverains 
de Kiplschak pendant le temps de l'année, l'hiver, où ils ne sor- 
taient pas avec leurs hordes. Ainsi, il est difficile de nier le 
rapport de Sarai avec les ruines de Zarew. On croit avoir résolu 



455 

le problème en supposant l'existence de deux endroits portant tous 
deux le nom de Sarai, supposition soutenue par d'assez bonnes rai- 
sons: c'est ainsi que d'anciennes pièces de monnaie indiquent comme 
lieu de fabrication ou Sarai ou un Sarai plus récent. Le vieux 
Sarai, bâti par Batu au milieu du treizième siècle, aurait été placé 
auprès de Selitrennoje d'aujourd'hui sur le bas Volga. Le nouveau 
Sarai aurait été situé aux environs de Zarew, et l'on croit qu'il 
aurait été bâti au milieu du quatorzième siècle. Ceci s'accorderait 
aussi avec un récit, retrouvé chez un auteur oriental du moyen-âge, 
et suivant lequel Sarai aurait été détruit par Timur 63 ans après 
sa fondation. Timur détruisit Sarai en 1395, et ce renseignement 
sur l'âge de la ville serait exact, si l'on entend par le Sarai détruit 
par Timur le nouveau Sarai; mais le récit ne saurait être exact 
pour le vieux Sarai, qui était bien plus ancien. Certaines cartes 
aussi, par exemple celle de Mauro, donnent deux Sarai. et nous 
avons déjà parlé de la possibilité de deux Sarai sur la Carte Cat. 
Le Sarra de la Carte Cat est probablement identique avec le nou- 
veau Sarai, car dans la légende citée concernant Borgar, Jam- 
bech est désigné comme le «seigneur de Sarra». Mais ce Jam- 
bech est probablement identique avec Janibek ou Djanibeg, qui 
régnait en 1341 — 1357 et qu'on suppose avoir bâti le Sarai neuf 
{Heyd II p. 229, Yide Polo I p. 6 note 1). Le S ara y de la Carte 
Cat serait donc peut-être identique avec le vieux Sarai {Heyd II 
pp. 227 sqq., Zeitschr. Erdk. Berlin XX pp. 234 sqq., Yide Polo 
I p. 5 note 1, Fisch Samml. p. 177 etc.). — Cfr. Sarachuk. 

Var. de nom: 

1. Sarai: Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 380). 

CoRv {Yule Cathaj' I p. 204). 

2. Faray: Carte Cat {Notices p. 126). 

3. Lurack: Mand (Sprengel p. 261 note b). 

4. Sara: Polo (Paiithier I p. 6, Yule Polo I p. 4). 

CoRv (Mosh Append. p. 118). 

Het (Cap. 5). 

Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8). 

Peg (Sprengel p. 257, Yule Cathay II p. 287). 

Genues (Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 177). 

5. Saraa: Walsp {Zeitschr. Erdk. Berlin p. 380, Ib. Tafel X). 

6. Sarach: Mand {Lorenz p. 153 note 43). 

7. Sarack' Mand (Sprengel p. 261 note b). 

8. Sarak: Mand {Hall p. 257, Lorenz p. 153). 



456 

1». Saray: Carte Cat (Ruge p. 78. la carte Solices p. 118). 
Malho {Fiscb-Ong XV, liugc p. 80, Ziirla p. 33). 

10. Sarel: Schilt (Telf p. 49). 

11. Sarey: Mai- ho (Zurla p. 30). 

12. Saroy: Schilt (Sfirnb Cap. 31). 

13. Sarra: Cahte Cat (Riigc p. 78, Sotices pp. 129. 131). 

14. Sarrai: IUbh (Soc. Gcogr. Paris IV p. 380 note ô). 

15. Sarray: Pasc {Mosh Append. p. 194, Yule Catliay II p. 231). 

16. Sirie: Hian [Fisch-Ong IX. Miller III p. 144). 

Saraitschik. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Sara- 
c h u k. 

Sarak v. Sarai. 

Sarakhs v. Saraskh. 

Sarapa v. Sarata. 

Saraskh. Selon Kiu [Kir p. 179), endroit par lequel passa le 
roi Hethum au retour de son voyage, peu aprèsavoir quitté Boukhara. 

Var. de nom: 

1. Saraskh: Kih (Kir p. 179). 

2. Sarakhs : Kir (Ib. note 7). 

Sarastopoli v. Sauastopallj. 

Sarata. Chez Ptol, ville du Sinarum Situs. 

Var. de nom: 

1. Sarata: Ptol. 

2. Sarapa: Ptol. 

Saratellis v. Sarachuk. 

Saratschik v. » 

Saray v. Sarai. 

Sarbisacalo v. Sabissa colloasseis. 

Sarbi-Sarbolo v. » 

Sarche. Chez Mand {Hall p. 1G7), ville de Tlnde située sur 
la route de l'île de Chana au pays Lomb. Grande ville, où les 
chrétiens étaient nombreux. 





Var. de nom: 


1. 


Sarche: Mand II<iU p. Kh), 


2. 


Barchen: .Mand (Ib. note d). 


.•{. 


Sachee: .Manu (Ib.). 


4. 


Sarchys: Mand (Ib.|. 


."). 


Sarke : Mand (Loren: p. 87). 


(3. 


Sarthye: Mand {Hall p. 167 note d). 


7. 


Zarchee: Mand (Ib.). 


8. 


Zarke: .Mand (Ib.). 



457 

Sarchys v. Sarche. 

Sarci v. Sarti. 

Sarcon v. Caiton. 

Sardanfu v. Sardansu. 

Sardansu. Apr^'s un voyage de 30 jours à l'O. d'Acbalec 
Manzi on arrive, d'après Polo {Pauthier II pp. 366 sqq., Yule 
Polo II pp. 22 sqq.), dans la province de Sardansu. La capitale 
de ce pays porte dans la plupart des éditions de Polo le mèrne 
nom que la province, mais dans l'édition de Pauthier (Ib. p. 366), 
elle est nommée Syndifu. Le pays avoisine le Manzi. La ville est 
traversée par un fleuve, le Quiansuy, grand et large comme un lac; 
on le passe sur un pont magnifique (v. sous Quiansuy). La ville 
est située à 5 journées de Tebet. — Chez Mauro [Zinia p. 38), on 
trouve entre Mango et Tebet le pays de Sindifu. — Le pays est 
id. avec la province Szetschwan, et la capitale, nommée par Polo, est 
Tschông-tu [Pauthier II p. 366 note 1, Yule Polo II p. 24 note 1). 

Var. de nom: 

1. Sardansu: Polo (Pauthier II p. 366). 

2. Dardanfu(?): Polo [Nordensk). 

3. Sardanfu(?): Polo [Nordensk). 

4. Sindafu: Polo (Yule Polo II p. 22). 

5. Sindifu: Polo {Zurla p. 38). 

6. Sindinfu: Polo (Ram, Gryn). 

Mauro (la carte de Zurla). 

7. Syndifu: Polo (Pauthier II p. 366). 

Sardarud. C'est avec cet endroit qu'a été identifié Zay dan a. 
Sarei v. Sarai. 
Sarey v. » 
Sariemur v. Sarihuiur. 

Sarihuiur. Selon Carp [Soc. Géogr. Paris IV pp. 651, 708), le 
peuple Sarihuiur fut subjugué par les Mongols. — D'après Z)'.4i'^2:ac) 
il constituait une branche des Uigures ou Oïgours. Le nom de 
Sarihuiur signifierait les Uigures jaunes, et ils auraient habité 
dans la province Kuko-Nor aux environs de T s ai dam, entre les 
montagnes de Nan-schan au N. et la partie E. du Kwen-lun au S. 
(Ib. pp. 639 sqq.). Cfr. lugures. 

Var. de nom: 

1. Sarihuiur: Carp (Soc. Géogr. Paris IV pp. 651, 708). • 

2. Baryhryur: Carp (Ib. p. 708 note 8). 



458 

3. Sariemur: Carp (Ib. p. 651 note 8). 

4. Sarihuyur: Carp (II), p. 7()S note 8). 
ô. Sarimur: Carp (Ib. p. Gôl note 8). 
(). Sariuiur: Cahp (Ib.). 

7. Saruinorum: Carp (Ib.). 

8. Saruiuorum: Carp (Ib.). 

9. Saruyur: Cahp (11).). 

Sarihuyur v. Sarihuiur. 

Sarimur v. > 

Sariplur. Chez Km (p. 179), entiroit par lequel passa le roi 
H e t h u m à son retour. Selon sa description, il serait situé entre Samar- 
kand et Buchara. 

Sariuiur v. Sarihuiur. 

Sarke v. Sarche. 

Sarmagant v. Samarcan. 

Sarma saule v. Sarmassane. 

Sarmassane. Chez ]\I.v.nd {Hall p. 258), ville située dans la 
partie occidentale de la Perse. C'est dans la même région que se 
trouvent aussi les villes de Messabor et de Caphon. 

Var. de nom: 

1. Sarmassane: Manu (Hall p. 258). 

2. Sarma saule: Mand {Lorenz p. 153 note 61). 

3. Sormasania: Mand {Lorenz p. 153). 

4. Sormasanie: Mand (Ib. note Gl). 

5. Stormasania: .Mand (Ib ). 

Sarmatae v. Sârmatia. 

Sarmate v. » 

Sârmatia. D'après Plin {Nat. Hist. IV, 80), les Sarmatae 
étaient un peuple Scythe. — Ptol en dit (V Cap. 8): «Sârmatia 
Asiatica septentriones versus finitima est terrae incognitae; ab occi- 
dente fmitur Sârmatia Eu'ropaea usque ad Tanais fluminis fontes 
et ipso Tanai fluvio usque ad exitum élus in Maeot in lacum atque 
Maeotis lacus parte orientali, quae est a Tanais fluminis ostiis 
usque ad Bosporum Cimmerium». — Sol (p. 08) mentionne 
aussi les Sarmatae. — Isin [Etymol IX, 2, 93) nomme le peuple 
Sarmatae. — Chez Hald (Miller IV p. 17), on retrouve dans le nord 
de l'Europe le peuple Sarmate. — Chez Genues (Fisch-OngX), un 
peu au N. de Sara et de Saratellis est situé le pays Sârmatia 
secunda, et à l'O. de ce pays nous trouvons Sârmatia prima. 
— Chez JVIauuo (Ruge p. 80, la carte de Zurla), sur les deux côtés 



459 

du fleuve Tanay est situé le pays Rossia; on trouve la légende 
suivante [Zurla p. 24): «Questa grandissima provincia dita Rossia 
over Sarmatia confina da levante cum el m ar biancho da ponente 
cum e mar d'Alemagna da ostro cum Saray e cum la Cumania 
e da tramontana cum Permia». — Par le Sarmatia on désignait 
la Russie. Les peuples de ces contrées furent nommés Sarmatse 
{Kneisel I p. 42) par les auteurs de l'antiquité. 

Saroy v. Sarai. 

Sarra v. » 

Sarrai v. » 

Sarras v. Serasy. 

Sarray v Sarai. 

Sartam v. Caiton. 

Sarthi v. Sarti. 

Sârthye v. Sarche. 

Sarti. Chez Carp [Soc. Géogr. Paris IV p. 710), un des peuples 
subjugués par les Mongols. — On les croit identiques avec les habi- 
tants du pays Bu char a (Ib. p. 571). 

Var. de nom : 
.1. Sarti: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 710). 

2. Sarci: Carp (Ib. note 2). 

3. Sarthi: Carp (Ib.). 

Sarucherman v. Kersona. 

Saruinorum v. Sarihuiur. 

Saruiuorum v. » 

Saruyur v. » 

Satania Baldaco v. Somdoma. 

Satba V. Saba. 

Sathasa v. Sachala. 

Satiror v. Satyrior. 

Sa-tschu. C'est avec cette ville qu'ont été identifiés S a ci ou 
et D axa ta. 

Satthasza v. Sachala. 

Satyrior. Ptol donne dans le Sinarum Situs un promon- 
toire, Satyrior promontorium, et en face de celui-ci sont quelques 
îles, Satyrorum insulœ. 

Var. de nom: 

1. Satyrior: Ptol. 

2. Satiror: Ptol. 

3. Satyrorum: Ptol. 



460 

Satyrorum insulse v. Satyrior. 

Satyrorum promontoriiim v, Satyrior. 

Sauast V. Sebaste. 

Sauastopalli v. Sauastopallj. 

Sauastopallj. Plin {Xat. Hist. VI, 16) et Sol (p. 85) men- 
tionnent la ville de Dioscurias. — Indiqué par Isid [Etymol XV, 
1, 40) sous le nom de Dioscoria. — D'après /vre/sc/imcr (Zeitschr. 
Erdk. Berlin XXVI p. 379 note 2), on retrouvera chez Vesc la ville 
de S au a s to poli. — Sur la Carte Cat {Notices p. 80, la carte 
p. 77), sur la côte E. de la mer Noire est située la ville de 
Sauastopallj. — Chez Genues [Fisch-Ong X, Wuitke Tafel X, 
Fisch Samml. p. 177), la ville de S aras to poli est située sur la 
côte E. de la mer Noire. — Chez Walsp [Zeitschr. Erdk. Berlin 
XXVI Tafel 10), on trouve sur la côte E. de la mer Noire la ville 
de Sauastopolis. — Chez Leaudo [Fisch-Ong XIV), la ville de 
Sauastopoli est située sur la côte E. de la mer Noire. — Dios- 
curias et Sauastopallj sont des noms différents de la même 
ville. Elle était située sur la côte E. de la mer Noire, dans les 
environs de la ville d'Iskurija d'aujourd'hui; on en a retrouvé les 
ruines sur les bords de la mer Noire. Elle fut dans la dernière 
moitié du moyen-âge la résidence d'une colonie génoise (Telf p. 
152 note 8, Fisch Samml. p. 177, Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 
379 note 2, Notices p. 80). 

Var. de nom: 

1. Sauastopallj: Cautk Cat (la carte Notices p. 77). 

2. Dioscoria: Imd {Etijniol W, 1, 40). 

3. Dioscurias: Plin (Nul. Hist VI, 16). 

Sol (p. 85). 

4. Favasta: Caute Cat (Notices p. 80). 

5. Sarastopoli: Genues {Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 177). 

G. Sauastopalli: Carte Cat (Zeitschr. Erdic. licrlin XXVI p. .'^79 note 2). 

7. Sauastopoli: Vesc (Ib.). 

Leaudo (Fisch-Oiu/ XIV). 

8. Sauastopolis: Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XX\I Talcl X). 
{). Savastopoli: Genues (W'uttke Tafel X). 

Sauastopoli v. Sauastopallj. 

Sauastopolis v. » 

Saura. Chez Mai-ho (Zurla p. 4-3), ville située sur le golfe 
Persique non loin de Quissan. — Saura est peut être identique 
avec le Soer de certaines éditions de Polo. — Cfr. Soer. 



461 

Sauromatae. Chez Plin (Nat. Hist. VI, 17), peuple habitant 
les environs du Caucase et de la mer Caspienne. — Indiqué 
aussi par Sol (p. 85) comme un peuple habitant l'Asie au delà 
de Dioscurias. — Chez Hald {Haverg, Miller IV p. 25), dans 
le nord de l'Asie, entre Albani à l'E. et Robasci à l'O., se trouve 
un peuple Sauromate Sithe. 

Sauromate Sithe v. Sauromatae. 

Savast V. Sebaste. 

Savastia v. » 

Savasto v. » 

Savastopoli v. Sauastopallj. 

Sawah. C'est avec cette ville, située dans les environs de 
Téhéran — qu'ont été identifiés le Saba de Polo et aussi, quoique 
probablement à tort, le Cassan d'OooR. 

Sawitro. Chez VValsp [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10), 
sur la côte N. de l'Asie Mineure est situé un endroit nommé 
Sawitro. Le nom au reste est sur la carte assez peu lisible, 
mais semble bien être Sawitro. 

Saxa V. Saxi. 

Saxi. Carp (Soc. Géogr. Paris IV pp. 710, 711) nomme les 
Saxi parmi les peuples attaqués par les Tatars, mais ils ne furent 
pas vaincus, car ils se défendirent si bravement que tous les efforts 
des Tatars furent vains. Carp décrit aussi ce combat plus en détail 

— D'après Polon (Ib. p. 776), les Saxi seraient un peuple gothique. 

— D'Avezac (Ib. p. 576) les a identifiés avec un peuple voisin des 
Khazares et des Boulghars, probablement de race finnoise. 

Var. de nom: 

1. Saxi: Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 710). 

Polon (Ib. p. 776). 

2. Sacxi: Carp (Ib. p. 710 note 6). 

3. Saxa: Carp (Ib,). 

4. Sayi: Carp (Ib.). 

Sayanfu v. Saianfu. 
Sayi V. Saxi. 
Saylam v. Ceyian. 
Saylan v. » 

Scandinaviâ. Hygg [Magasin p. 48, Miller III p. 101) place 
la Scandinaviâ en Asie entre le pays des Amazones au N., la 
Lidia au S. et l'Hiberia à l'E. 



462 

Scaracanti. Chez Peg {Yule Gathay II p. 301), endroit situé 
sur la route de commerce d'Aiazzo à Tauris, dans les environs 
de l'endroit où il place l'arche de Noé, quelque part entre Cala- 
cresti et Locche. 

Scassem v. Casem. 

Schansi. C'est avec cette province qu'on a identifié une partie 
de Cossam, ainsi que Fempire Taianfu de Polo. 

Schahpur. C"est avec cette ville qu'a été identifié Sabor. 

Scharabach v. Karabagh. 

Schau-hsing. C'est avec cette grande ville qu'a été identifié 
Tacpiguy. 

Scheekhv v. Scherky. 

Schemacha. C'est avec cette ville qu'il faut identifier Sam ag 
et Siamachi ainsi que Stomachy. 

Schensi. Avec cette province a été identifiée une partie de 
Cossam. 

Schehr v. Shihr. 

Scherky. D'après Schilt {Nùrnb Cap. 28, Telf p. 44), pays 
situé sur la mer Blanche, par laquelle il entend probablement désigner 
la mer Caspienne, par opposition à la mer Noire; on y cultive de 
la soie. — Il a été identifié avec le pays Sheky, situé sur le fleuve 
Kur au S. de T if lis. On retrouve le nom sur la carte de Tel fer 
{Telf p. 101 note 13). 

Var. de nom: 

1. Scherky: Schilt (Xiirnb Cap. 28). 

2. Scheekhy: Schilt (Telf p. 44). 

Schibirchan. Avec cette ville il faut identifier Sapurgan, et 
peut-être aussi Ihefieran. 

Schiras v. Serasy. 

Schirwan. C'est avec cette province qu'ont été identifiés 
Schurban et Albania. 

Schomachy v. Stomachy. 

Schurban. D'aprù.s Schilt (Nûrnb Cap 24, Tel[ p. 34), le 
pays Schurban produit beaucoup de soie; les étoffes de soie sont 
exportées à Damascon et à Kaffar. D'autre part (Nûrnb Cap. 
28, Telf p. 45), il parle du pays Schuruan qui a pour capitale 
Stomachy, comme d'un pays malsain mais produisant la meilleure 
soie; il s'agit probablement d'un seul et même pays. — Chez Mauro 



463 

(Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 46), un peu au S. de Bachu 
est situé le pays Siroan, dont il dit: «Cette contrée se nommait 
jadis Albania», et «Dans cette contrée de Siroan on cultive trois 
espèces de soie: la première s'appelle siechi, la seconde, qui est 
meilleure, chanarvi, et la troisième ou la meilleure s'appelle thaï ai. 
Elles croissent dans le delta, s'appelant Mamutava». — Le pays 
est identique avec la province Schirwan qui s'étend du fleuve 
Kur jusqu'à Derbent. La capitale correspondait à Schemacha 
d'aujourd'hui, et le pays était célèbre par sa soie {Telf p. 135 Cap. 
25 note 1, Ritter Erdk. VIII pp. 126, 687 sqq.). 

Var. de nom: 

1. Schurban: Schilt (Niirnb Cap. 24, Telf p. 34). 

2. Schuruan: Schilt (Nûrnb Cap. 2S, Telf p. 45). 

3. Siroan: Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 46). 

Schuruan v. Schurban. 

Schuschter. C'est avec cette ville qu'a été identifié Su star. 

Schong-king. C'est avec ce pays qu'on a identifié Sichuigui. 

Sciamucera v. Sumoltra. 

Sciamuthera v. » 

Sciapodae v. Monocoli. 

Sciarmissini. Chez Mauro [Zurla p. 39), ville située près de 
Macin. Il dit à son sujet: «D'après la tradition, cette ville a des 
murs de cuivre épais d'une aune». 

Sciechutai. Chez Mauro {Zurla p. 39), ville située près de 
Macin. 

Scier. Chez Mauro {Zurla p. 48], endroit situé prèsd'Aden 
dans l'Arabie. 

Scierne v. Scierno. 

Scierno. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 
39), près de l'embouchure du Gange est situé le pays de Scierno; 
dans ce pays se trouve une ville du même nom, dont il est dit: 
«La ville de Scierno est située à six journées de la terre(?); son 
fleuve le Scierno ou le Gange est sur une étendue de 30 journées 
bordé de villes, de forteresses et de palais». 

Var. de nom: 

1. Scierno: Mauro (Fisch-Ong XV, Zurla p. 39). 

2. Scierne: Mauro (Ruge p. 80). 

Sciopodes v. Monocoli. 
Sclangorum terra v. Solangi. 



464 

Scoira. D'après Polo (Pauthicr II p. 673, Yide Polo II p. 
340), l'île de Scoira est située 1000 lieues au N. de Madeisgascar; 
elle est habitée par des chrétiens, suffragants de l'archevêque de 
Baudas. Us font un grand commerce, surtout de poisson salé. Tous 
les vaisseaux, destinés à Adcn, abordent à Scoira. Aussi des 
marchandises du monde entier s'y trouvent-elles réunies. On y 
trouve aussi de l'or. Lile est visitée par une grande quantité de 
pirates, qui y vendent leur butin. Les habitants s'adonnent à la 
sorcellerie, vainement combattue par leurs prêtres. C'est ainsi que 
par leur magie ils ont soumis ù leur puissance les vents de l'île. 
À 500 lieues de Scoira se trouvent deux îles, Tune habitée seule- 
ment par des hommes, l'autre seulement par des femmes. (Cfr. 
Amazones). — Chez Car (Fisch Samml. p. 125), l'île de Socotra 
est située en face de l'Arabie. — Sur la Carte Cat (Notices p. 120, 
Ruge p. 78), l'île de Lalecotra se trouve située en face de Seneha 
en Arabie, au N. de l'île de Lubibila et ù l'E. de la presqu'île 
d'Arabie. — D'après Conti (Rajn p. 342, Major p. 20), à 10 journées 
d'Aden se trouve l'île de Zocotera, située à 100 lieues du «con- 
tinent» (probablement l'Afrique). Elle a 600 lieues de circuit, est 
habitée par des chrétiens nesloriens et produit de l'aloês. Entre cette île 
et Ad en, ù 5 journées de chacune, sont deux îles, l'une habitée par des 
hommes, l'autre par des femmes. - Id. avec Sokotra {Pauthier II 
p. 673 note 1, Yule Polo II p. 342 note 2. Fisch Samml. p. 125, 
Notices p. 120, Major p. 20 note 1). 

Var. de nom: 

Scoira: Poi-o (Paiithier II p. 673). 

Laiccatra: Cahti-: Cat (la carte Soliccs p. 118). 

Lalecotra: Cahtk Cat (Xolices p. 120, Rugc p. 78). 

Scotra: i'oi.o {Ytile Polo II p. 340). 

Sechutera: Conti {Afajor p. 20). 

Socotra; Cxn (Fisch Samml. p. 125). 
7. Zocotera: Conti {Ram p. 342). 

Scotra V. Scoira. 

Scubach. Dans l'île de Siomatra se trouve, selon Mauro 
(Zurla p. bO), entre autres villes celle de Scubach. 

Seam v. Serans. 

Sebast v. Sebaste. 

Sebaste. Chez Kurr {Soc. Géogr. Paris IV p. 391), ville de 
l'Hermenia m in or, par laquelle il passa à son retour; elle était 
située sur la route d'Arsengen à Auax. — Poi.o {Pauthier I p. 



465 

37, Yulc Polo I p. 44) mentionne la ville de Sa va s t parmi celles 
de Turquemenie. — Chez Vesc {Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI 
Tafel 8), dans l'Asie Mineure se trouve la ville de Sebasle. — 
D'après Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 39, Y ule 3 or â p. 6). l'Armenia 
major s'étend de «Sebast usque ad planitiem de Orogan». — 
Peg {Yidc Cathay II p. 299) nomme Salvastro parmi les stations 
de la route de commerce conduisant d'Aiazzo à Tauris. — Sur la 
Carte Gat {Notices p. 100), la ville de Savasto est située dans l'Asie 
Mineure. — Clav {Markh p. 179), à son retour, a eu un compagnon de 
voyage de Se baste. — Parmi les villes de l'Asie Mineure, ScHiLT(A''wrn6 
Cap. 27, Telf p. 41) parle aussi de Sebast, qui fut autrefois 
un royaume. D'autre part {Telf p. 10), il décrit comment le 
roi de Sebast, Wurthanadin, fut chassé de son pays; une 
autre fois (Ib. p. 14), il parle du pays Tamast, évidemment identique 
avec Sebast, dont le roi s'appelle Wurchanadin. Dans l'édition 
allemande {Nùrnb Cap. 8), à l'endroit correspondant on lit le mot 
de Sebast au lieu de Tamast. — Chez Walsp {Zeitschr. Erdk. 
Berlin XXVI p. 386, Ib. Tafel X), la ville de Sabasta est située 
dans l'Asie Mineure. — Chez Mauro {Zurla p. 47), on trouve 
dans l'Asie Mineure la ville de Savastia. — Id, avec Siwas 
sur le Kisil Irmak en Cappadoce {Zeitschr. Erdk. Berlin XX 
p. 251, Pauthier I p. 37 note 3, Yule Polo I p. 45 note 2, Yule 
Cathay II p. 299 note 4, Yule Jord p. 6 note 5, Notices p. 100, Telf 
p. 118 Cap. V note 1, Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 386, Zurla p. 47). 

Var. de nom: 

1. Sebaste: Rubr (Soc. Géogr. Paris IV p. 391). 

\^ESC (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8). 
Clav {Markh p. 179). 

2. Sabasta: Walsp (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 10). 

3. Salvastro: Peg (Yule Cathay II p. 299). 

4. Sauast: Polo {Xordensk}. 

5. Savast: Polo (Pauthier I p. 37, Yule Polo I p. 44). 

6. Savastia: Mauro (Zurla p. 47). 

7. Savasto: Cakte Cat (Notices p. 100). 

8. Sebast: Jord (Yule Jord p. 6, Soc. Géogr. Paris IV p. 39). 

ScHiLT [Niirnb Cap. 8, 27, Telf p. 41). 

9. Tamask: Schilt (Telf p. 20). 
10. Tamast: Schilt {Telf p. 14). 

Sebba v. Saba. 

Sebur. Sur la Carte Cat {Notices p. 131, Ruge p. 78), dans 

30 



466 

le nord de l'Asie s'étend de l'E. à l'O. une chaîne de monlapnes, 
dont il est dit: «Monts de Sebur, où le grand fleuve Edil prend 
sa source>. Au N. de cette chaîne de montagnes est située la ville 
de Sebur (Ib.), auprès de laquelle sont les villes de Fachatim à 
10. et de Camull à l'E. — Scuilt (XûrJib Cap. 24, Telf pp. 34 sqq.) 
mentionne le pays sous le nom d'Ibissibur et le décrit en détail. 
Dans l'ibissibur se trouve une énorme chaîne de montagnes d'une 
étendue de 32 journées. A l'extrémité de ces montagnes commence 
un désert que l'on croit être situé à l'extrême limite du monde. 
Sur cette montagne vit une étrange espèce d'hommes. Tout leur 
corps est couvert de poils, excepté le visage et les mains. Ils courent 
dans les montagnes comme des bêtes sauvages et vivent de feuilles 
et d'herbe. Le désert dont il est question plus haut n'est pas habi- 
table, parce qu'il s'y trouve quantité de serpents el de bêtes sauvages. 
Dans tout le pays, il y a du reste une grande quantité de bêtes 
sauvages. Les chevaux ne sont pas plus grands que des ânes, les 
chiens sont de la même grandeur et sont employés à traîner des 
voitures et des traîneaux, on charge même des fardeaux directement 
sur les chiens. Ils servent aussi à la nourriture des habitants. Schilt 
parle aussi d'une ville nommée Ibissibur [Nûrnb Gap. 31, Telf p. 
49). — Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 31). dans 
la partie septentrionale de l'Asie est situé le pays Sibir. — D'après 
Xordensk (Periplus p. 138), le pays serait indiqué par Rubr sous la 
forme de Sibir. — Id. avec la Sibérie {Telf p. 34 note 2, Zurla 
p. 31). 

Var. de nom: 

1. Sebur: Cabtk Cat (Xoticea j). 181, liage p. 78). 

2. Bissibur: Schii.t (Sùrnb Cap. 24). 

3. Febur: ('artk Cat {Solices p. 131). 

4. Ibissibur: Schii.t (.\T/rn/> Cap. 24, Telf pp. 34, 49). 
0. Sibir: Iltiin (Sordeiisk Periplus p. 138). 

Maiko {Fisch-Oiif) X\\ linge p. 80, Zurla p. 31). 

Sec Arbre v. Arbor Sicca. 

Sechutera v. Scoira. 

Sefara v. Supera. 

Sefara el Hind v. Supera. 

Segaro v. Sugur. 

Segena v. » 

Segenach. Dans les environs du mont Allhay se trouve, 



467 

chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 35), dans la pro- 
vince de Sindicui la ville de Segenach. 

Segin. Chez Rubr {Soc. Géogr. Paris IV p. 292), on lit: «In 
XV civitatibus Cataye sunt Nestorini, et habent ibi episcopatum 
in civitate, que dicitiir Segin, sed ulterius pure sunt ydolatrie». — 
Id. avec Hsi-ngan [Schmidt p. 58 note 317), depuis longtemps le 
siège de l'église nestorienne. C'est à Hsi-ngan que l'on a trouvé 
la célèbre inscription nestorienne, par laquelle on peut constater 
l'existence du Nestorianisme dans ces contrées à une époque 
très reculée. (Cfr. Richthofen China I pp. 552 sqq.). Gfr. Quengianfu. 

Segiir V. Sugur. 

Seilan v. Ceyian. 

Seir. Chez Hald {Haverg, MiUerlY p. 31), montagne située dans 
les environs de mare Mortuum. — Chez Ebst {Miller V p 43), 
montagne de Palestine. — Nommée en plusieurs endroits de la Bible 
{Genesis 14, 6, Josué 15, 10, Ésa'ie 21., 11). On croit qu'il s'agit d'une 
chaîne de montagnes située à l'O. de Jérusalem {Miller V p. 43). 

Var. de nom: 

1. Seir: Genesis (14, 6). 

Josué (15, 10). 
Ésaîe (21, 11). 
Hald (Haverg, Miller IV p. 31). 

2. Seyr: Ebst [Miller V p. 43). 

Seistan. C'est avec ce pays qu'a été identifié le Dragiana. 

Selanga v. Solangi. 

Selefar. Chez Mauro {Zurla p. 40), ville de l'Inde près de la 
ville de Gelbacha. 

Selenga. C'est avec ce fleuve qu'on a voulu identifier Oechardes. 

Selfetan v. Selfete. 

Selfete. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 
40), ville de la province de Révèle. 

Var. de nom: 

1. Selfete: Mauro Fisch-Ong XV). 

2. Selfetan: Mauro {Ruge p. 80). 

3. Selfeten: Mauro {Zurla p. 40). 

Selfeten v. Selfete. 

Selitrennoje. Cfr. Sarai. 

Semantheniae. D'après Ptol, peuple du Si n arum Si tus. 



468 

Il se trouve aussi chez Ptol une chaîne de montagnes du mrme 
nom, Semanthini montes. 

Var. de nom: 

1. Semantheniœ: Proi.. 

2. Semanthini; Ptoi.. 

3. Sematim: Ptol. 

Semanthini v. Semantheniae. 
Semanthini montes v. » 
Sematim v. » 

Semefera. Sur \a. Cartk Cat (Xotice^ p. 136, Ruge p. 78), 
ville située sur la côte S. de l'ile d'Iana. 

Var. de nom: 

1. Semefera: Cartk Cat (la carte Notices p. 132, Ruge p. 78). 

2. Semescra: Cartk Cat {Xotices p. 13G). 

Semenat. Polo (Pauthier II pp. 666 sqq., Yule Polo II p. 
834) parle de Semenat comme d'un royaume qui s'étendait à 
rO. de Cambaet. Il remarque comme une curiosité qu'il n'y a pas 
de pirates; les habitants vivent du commerce et de l'industrie qui 
sont assez importants. — Chez Med [Fisch Samml. p. 133). sur la 
côte de la Perse ou de l'Inde est située la ville de Somenath. — 
Id. avec Somnath près de Verawal d'aujourd'hui sur le G ujarat 
[Pauthier II p. 666 note 1, Yiile Polo II p. 334 note 1, Fisch 
Samml. p. 133 note 1). 

Var. de nom: 

1. Semenat: Polo {Pauthier II p. (Wî»;, Yule Polo II p. 334). 

2. Somenath: Med [Fisch Samml. p. 133). 

Semerchant v. Samarcan. 

Semescra v. Semefera. 

Semin. Chez Cau [Fisch Samml. p. I2ô), endroit d'Arabie. 

Semiscat v. Samarcan. 

Semnan. C'est avec cotte ville qu'a été identilié Cenan. 

Semorchant v. Samarcan. 

Semur v. Cemauium. 

Sen. C'hc/ Maiiu) (Ziirln p. 48), endroit d'Arabie non loin 
de Saba. 

Sendjan. C'est avec cette ville (prii faut probablement iden- 
tifier Zani^^an. 

Senech. Chez Cau [Fisch Sanunl. p. 120), endroit d'Arabie. 



469 

— Chez Mi£D (Ib.), endroit d'Arabie. — Sur la Cautk Gat {Notices 
p. 119), sur la côte de TAra bia Sabba se trouve la ville de Seneha. 
Quant à l'identificalion de cet endroit, Fisch (Ib.) pense qu'il est 
identique ou avec Sana, ou avec le village de Sennef, non loin 
de Sana. 

Var. de nom: 

1. Senech : Car [Fisch Samml. p. 125). 

Med (Ib.). 

2. Seneha: Carte Cat {Xolices p. 110). 

Seneha v. Senech. 

Senf v. Cyamba. 

Seni. D'après Ptol, fleuve du S inarum Si tu s. 

Sennef. C'est avec ce village qu'a été identifié Senech. 

Sensin. Chez Polo (Pauthier I p. 233, Yule Polo I p. 
267), nom d'une secte religieuse très ascétique, parmi les sujets du 
Khan. 

Senstalay v. Tesculan. 

Seonargant v. Saniarcan. 

Seonergant v. » 

Seonerganth v. » 

Seonergant v. » 

Seornergant v. » 

Sepergavan. Chez Mauro (Zurla p. 51), montagne de l'île de 
Saylam. 

Sephaon v. Sachen. 

Sephar. Chez Hald [Haverg, Miller IV p. 37), sur la côte de 
l'Inde à l'E. de l'embouchure de l'Indus et de Drepanum et tout 
près de l'embouchure des fleuves unis A ce s in es et Ydaspis, se 
trouve une montagne, Mons sephar. Sur un autre endroit de la 
même carte, dans l'intérieur de l'Inde, sur le Gange et près de 
Gassica civitas, se trouve encore une montagne du même nom 
(Ib.). La montagne se trouve ainsi chez Hald indiquée en deux 
endroits différents. — Chez Ebst (Miller V p. 51), dans l'Inde est 
situé le mont Serad, qui est identique avec le Sephar de Hald. 

— Le mont Sephar est nommé dans Genesis (10, 30). On le 
croit identique avec Zhafar sur la côte S. de l'Arabie, près de 
Mirbat, sur la frontière entre l'Hadramaut et l'O man. Polo parle 
du Zhafar sous le nom de Dufar. On a aussi supposé qu'il serait 



470 

identique avec Sapj)hara inetropolis de Ptol (VI, 7), mais Yule 
s'en doute, croyant que S a pp h ara serait identique avec un autre 
endroit de l'inférieur du pays iPaxthicr II pp. 7<»9 S(}q. note 1. Yule 
Polo II p. 380 note 1). Cfr. Dufar. 

Var. de nom; 

1. Sephar: Genesis (10, 30). 

Hai.d (Haverg, Miller IV p. ."JT). 

2. Serad: Khst {Miller V p. 51). 

Septameran v. Drepanum. 
Sera v. Cataia. 
Serad v. Sephar. 
Sera metropolis v. Cataia. 

Serans. Sur la Cautk Cat (Notices p. 123, Ruge p. 78), ville 
située sur la cote de la Perse entre Chesi à l'O. et Ussa à TE. 

Var, de nom: 

1. Serans: Cahte Cat (la carte Xotices p. 118, Ruge p. 78). 

2. Seam: Cahtk Cat (Xotices p. 123). 

Seras v. Cataia. 
Seras v. Serasy. 

Serasy. D'après Polo (Pauthier I p. 65, Yule Polo I pp. 78, 
79), la Perse est divisée en 8 royaumes, dont le sixième est appelé 
Serasy. — Chez Me» [Fisch Samml. p. 133), la ville deSyrasest 
située dans l'intérieur de la Perse. — D'après Mand {Hall p. 259), 
il y a en Medee deux villes, Karemen et Sarras. — Sur la 
Caktk Cat (Notices p. 127, Ruge p. 78). on trouve dans la Perse, 
au S. de la mer Caspienne, la ville de Ssiras ou Sfiras, dont 
il est dit: «Cette ville est appelée Ssiras. F^lle s'appelait autre- 
fois cité de Gracia. C'est là que fut premièrement inventée l'astronomie 
par le très-savant Tolomeu (Ptolémée)». — D'après Clav 
(Markh p. 94), Sultanieh avait de fréquentes relations commerciales, 
entre autres, avec le pays Shiraz, qui y envoyait surtout des soie- 
ries. — D'après Schilt {Nnrnb Cap. 28, Tclf p. 45), le pays et la 
ville de Schiras, situés en Perse, seraient grands et riches. Les chré- 
tiens qui y demeurent n'ont pas la permission de s'occuper de com- 
merce, ce qui est surtout défendu aux citadins. — Comme Polo, 
Mauro (,Rugc p. 80, Ziirla p. 44) dit dans imc légende que la Perse 
est divisée en 8 royaumes, dont il appelle le septième Ceraci. Sur sa 
carte se trouve en Perse, non loin de Spahan, la ville de Sirax. dont 
il dit {Znrla Ib.): cDans cette ville on exerce toutes sortes de 



471 

métiers et l'on cultive les sciences». — Id. avec Schiras, dans le 
Fars d'aujourd'hui, et avec le pays environnant (Pauthier 1 p. 66 
note 2, Yule Polo I p. 81, Notices p. 127, Fisch Samml. p. 133). 

Var. de nom: 

1. Serasy: Polo (Pauthier I p. 65). 

2. Ceraci: Macro {Ziirla p. 44). 

3. Gracia: Cakte Cat (Nolices p. 127). 

4. Sarras: Mand {Hall p. 259). 

5. Schiras: Schilt {Nûrnb Cap. 28, Telf p. 45j. 

6. Seras: Mand (Lorenz p. 154). 

7. Serazy: Polo {Yule Polo I p. 79). 

8. Sfiras: Carte Cat (la carte de Notices p. 118). 

9. Shiraz: Clav (Markh p. 94). 

10. Sirax : Mauro (Ruge p. 78, Ziirla p. 44). 

11. Ssiras: Carte Cat (Notices p. 127. Ruge p. 78). 

12. Syras: Mkd Fisch Samml. p. 133). 

Serazy v. Serasy. 

Serchis. Chez Mauro (Zurla p. 40), nom d'un pays de l'Inde, 
non loin de Bangala. On lit cette légende: «Dans ce pays il y a 
beaucoup d'ermites païens». 

Seres v. Cataia. 

Serica situs v. » 

Serici montes. Cfr. Emodus. 

Sericum v. Cataia. 

Série us v. » 

Sermessacalo v. Sabissa colloasseis. 

Serpi. Cl.w (Markh p. 94) parle d'un endroit Serpi qui a 
de fréquentes relations commerciales avec Sultanieh. 

Serucherman v. Kersona. 

Setelmeti v. Setemeltj. 

Setemelti v. » 

Setemeltj. Sur la Carte Cat {Notices p. 136, Ruge p. 78), 
endroit situé sur la côte de l'Inde entre Carosant au S.-O. et Mi- 
rapor au N.-E. 

Var. de nom: 

1. Setemeltj: Carte Cat (la carte de Notices p. 132). 

2. Setelmeti: Carte Cat (Rage p. 78). 

3. Setemelti: Carte Cat (Notices p. 136). 

Seyllan v. Ceyian. 
Seyr v. Seir. 



472 

Sfiras v. Serasy. 
Sghnakh v. Snghakh. 

Shabran. C'est avec ce pays qua été identifié Smabram. 
Sha-Shan. C'est avec cet endroit du désert de Gobi qu'on a 
identifié Cyollos Kagon. 

Sheky. C'est avec ce pays qu'on a identifié Scherky. 
Shihr ou Schehr. C'est avec cette localité qu'a été identifié 
scier. 

Shiraz v. Serasy. 
Siabran v. Smabram. 

Siachene. Chez Mauro {Ruge p. 80, Ziirla p. 40), ville de 
l'Inde sur le haut Indus. La ville est située au S. de Selfete et 
non loin de l'arbre desséché. Cfr. Arbor Sicca. 

Siacur. Sur la Carte Cat {Notices p. 131, Ruge p. 78), ville 
de l'Asie septentrionale, au N. de la chaîne de montagnes de Sebur 
et un peu à l'E. de la ville de Camull, 

Siam. C'est avec cet empire qu'a été identifié Siavo. 
Siamachi. Chez Mauro {Rngc p. 80, Zurla p. 4ti), endroit 
situé près du fleuve Cur. — Il est probablement identique avec la 
ville de Schemacha d'aujourd'hui, au N.-O. de Baku. 

Siamor. Chez Mauro {Zurla p. 46), endroit situé sur la mer 
Caspienne, non loin de Bachn. 
Sianfu v. Saianfu. 
Siangan v. Syangan. 

Siarciam. Entre Pein et Lop, à 5 journées de cette dernière 
ville, s'étend, d'après I^olo (Pauthier I pp. 146 sqq., Yulc Polo 
I p. 178), le pays Siarciam, riche en villes et villages mais 
du reste très sablonneux et sec. On trouve dans les fleuves du jaspe 
et de la calcédoine. — Sur la Cartk Cat {Notices p. 143, Ruge p. 
78), dans les environs de Per bal ec h et de Qu igui est située la ville 
de Siarsian. — C'est probablement dans ces environs aussi qu'il faut 
placer le pays P. Jerchan, nommv i)ar M wno {Fisch-OngXV, Ruge 
p. 80, Zurla p. 'M)) et situé dans le désert de Lop, non loin de P en. 
— Pour l'identification de ce pays, il y a deu.x opinions différentes; 
selon Pauthier, Siarciam est situé dans la partie N. du bassin 
du Tarim, et dans ce cas Siarciam serait identique avec Karashar 
(Pauthier 1 {). 146 note 1); Yule (Polo I p. 179 note 1) place le 
pays dans la partie S. du ba.ssin du Tarim, sur le versant sep- 



473 

tentrional du Kwen-lun, Siarciam alors serait à chercher quelque 
part à l'E. de Lop (peut-être à Chachan). Pour moi, c'est la 
dernière opinion que je crois la plus fondée. — Cfr. Pein. 

Var. de nom : 

1. Siarciam: Polo {Paidbier I p. 146, Nordensk). 

2. Charchan: Polo (Yiile Polo I p. 178). 

3. Ciarcian: Polo (Ram). 

4. Ciartiam: Polo (Gryn). 

5. Jerchan: Mauuo {Fisch-Ong XV, Riige p. 80, Znrla p. 36). 
G. Siarsian : Cakte Cat {Notices p. 143, Riige p. 78). 

Siariar. Chez Mauro {Ruge p. 80), endroit de l'Asie non loin 
de N a s s a b r. 

Siarsian v. Siarciam. 

Siasamor v. Cyagannor. 

Siavo. Chez Mauro {Ruge p. 80), on trouve dans l'Inde près 
de Campa un golfe, nommé Goifo de la Siavo. — D'après Zurîa, 
Siavo serait identicjue avec Si a m. 

Sibérie. C'est avec ce pays qu'a été identifié Sebur. 

Sibir V. Sebur. 

Sibor. Un des ports indiens nommés par Cosm (To/jogrr. C/im^. 
p. 337, Crindle p. 367). — Il a été identifié avec Chaul, un peu au 
S. de Bombay {Crindle p. 367 note 2). On a aussi supposé que 
Sibor serait identique avec un endroit nommé Supera par Jord 
[Yuîe Cathay I p. 227 note 1). Cfr. Supera. 

Siccui V. Suctur. 

Sichuigui. Selon Polo [Pauthier I p. 249, Y nie Polo I p. 
307), nom de la quatrième province de Nayan. — On la croit iden- 
tique avec le Schông-king d'aujourd'hui, ou pays autour de Mouk- 
den {Yule Polo I p. 308 note 2). 

Var. de nom: 

1. Sichuigui: Polo {Pauthier p. 249). 

2. Chiguy: Polo {Nordensk). 

3. Sikintinju: Polo {Yule Polo I p. 307). 

4. Sincliintingui: Polo {Gryn). 

5. Sitingui: Polo (Ram). 

Sicier. Chez Mauro [Znrla p. 39), ville située à l'E. du fleuve 
Su m as. 

Sictin V. Suctur. 



Sicus. Chcy. Maiho (Ziirla p. H8), île de l'Océan us Ca taie us. 

Sidam v. Sidan. 

Sidan. Chez. Mauko {Fisch-Onq XV. Rugc p. HO, Zurla p. 35), 
ville située dans le nord du Catajo, à l'H. de Cambalech et non loin 
de Si 1 an. 

Var. de nom : 

1. Sidan: Mauko (Fisch-Ong XV|. 

'2. Sidam .M.vt ko iRiKje p. SO. Zurla p. 35). 

Sielediba v. Taprobane. 

Sielediva v. » 

Sifla. Sur la Carte Cat {Notices p. 126, Ruge p. 78), ville 
d'Asie, à l'O. de Bocar. — Elle a été identifiée avec un endroit 
nommé Nissa {Xotices Ib.), qui est peut-être identique au Nissa de 
Rittcr (Erdk. VIII p. 200), situé au N. du fleuve Atrek dans le 
Chorasan septentrional. 

Var. de nom : 

1. SIfla: Cautk Cat {liuçie p. 78). 

2. Fista: Cahtk Cat {Sotices p. 126). 

3. Sifta: Caktk Cat (Ib ). 

Sifta V. Sifla. 

Sigana v. Zanega. 

Sigana dagh. Cfr. Zanega. 

Sigaris. Chez Mauro {Zurla p. 45), montagne de la Méso- 
potamie. 

Sigli V. Singuyii. 

Siguy. Après deux journées vers le S., en sortant de Piguy, 
on arrive, selon Polo {Pauthier II pp. 449, 450, Yule Polo II p. 
103), à Siguy, ville grande et florissante, qui fait surtout un grand 
commerce de froment et d'autres céréales. Après encore trois jour- 
nées de voyage vers le S., on arrive au grand fleuve Caramoran. — 
Identifiée avec la ville de Si -ts chou ou Sou-tsien sur le Grand 
Canal un peu au S. de Pei dans le Kiang-su septentrional {Pau- 
thier II p. 4iU note I, Yule Polo II j). 104 note 1). Il faut bien 
la distinguer de l'autre ville du même nom dont il est question ci- 
dessous. 

Var. de nom: 

1. Siguy: Polo (Paiilhier II p. 449). 

2. Siju: IV)U) (Vu/e Polo II p. 103). 

Siguy. D'après Polo {Pauthier II pp. 188 sqq., Yidc Polo 
II pp. 142, 143), il y a encore une autre ville nommée Siguy. 



475 

Elle est située dans le Mangy, et c'est une ville de commerce po- 
puleuse. Il y a 6000 ponts de pierre. Les habitants sont de mau- 
vais soldats, il s'adonnent exclusivement au commerce et à l'indu- 
strie. Dans les montagnes du voisinage croissent la rhubarbe et le 
gingembre en grande quantité. — Elle est identique avec la ville de 
Su-tschou au N. de Hang-tschou {Pauthier II p. 488 note 1, 
Yule Polo II p. 144 note 1) 

Var. de nom: 



1. Siguy: Polo {Pauthier II p. 

2. Singui: Polo (Ram, Grijn). 

3. Singuy: Polo (Xordensk). 

4. Suju: Polo {Yule Polo II p. 142). 

Siguy v. Tinguy. 

Sihoun v. Jaxartes. 

Siju v. Siguy. 

Sikintinju v. Sichuigui. 

Sila V. Ceyian. 

Silam V. » 

Silan V. » 

Silan. Chez Mauro {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 35), 
dans le nord du Catajo, non loin de la ville de Sidam, se trouve 
la ville de Silan. A quelque distance au N. est située la ville d'A 1 m e 1 i. 

Silem V. Ceyian. 

Silha V. » 

Silim V. Jaxartes. 

Silla V. Ceyian. 

Sillam V. » 

Sillan V. >> 

Simantinus. Chez Mauro [Zurla p. 39), montagne de l'India 
Gin à l'E. du fleuve Sumas. 

Simodi v. Sumoltra. 

Simoltra v. » 

Simultam v. » 

Simultra v. » 

Sina V. Cataia. 

Sinacinus. Sur la Carte Cat (Notices p. 134, Ruge p. 78). 
ville située dans les environs de Tanduch. 

Sinarum Sinus v. Cataia. 



476 

Sinarum Situs v. Cataia. 

Sinchintiiigiii v. Sichiiigui. 

Sindabur. Ville menlionnee par Ibii Ualula, avec laquelle a 
été identilié Centibor. 

Sindacui v. Suydatui. 

Sindachu v 

Siiulafu V. Sardansu. 

Sindaturi v. Suydatui. 

Sindicin v. » 

Sindiciu v. » 

Sindicui v » 

Sindifu v. Sardansu. 

Sindinfu v. » 

Sindu. D'après Cosm (Topogr. Christ, p. 337, Crindle p. 366), 
grande station de commerce dans l'Inde. 

Sindus. Chez Mai'ho {Kuge p. 80), fleuve de l'Inde, à l'E. 
du (îange. — Peut-être est-ce le même fleuve que le Sumas de Zurla. 

Sine V. Cataia. 

Sinjçapour. C'est avec cette ville qu'a été identifié Maliur. 

Singkam v Arsengen. 

Singiii V. Ciguy. 

Singui V. Siguy. 

Singui v. Singuy. 

Singuimatu v Singuy matu. 

Singuj V. Singuy. 

Singulir v. Singuyli. 

Singulum v. » 

Singuy v. Ciguy. 

Singuy v. Siguy. 

Singuy. D'après Polo [Pauihier I pp. 203 sqq., Yule Polo 

I pp. 241 sqq.), il y a une province et une ville nommées Singuy. 
Elles étaient situées sur une des routes d'P^rguiul au Catay, et 
au S-E. d'Erguiul. 11 ne paraît pas y avoir été lui-même, au moins 
pas en allant au Catay. Singuy dépendait du Tangut. Le pays 
est décrit comme très riche en bêtes sauvages et animaux domestiques. 

II parle d'un animal semblable à la gazelle, dont on tire le musc. 
La polygamie y existe, et les femmes sont renommées pour leur 



477 

beauté. — Sur la Carte Cat {Notices p. 131, Ruge p. 78), dans 
l'Asie septentrionale, aux environs et à l'E. des villes de Camull 
et de Siacur, on voit la ville de Singuy qui certainement est 
identique avec le Singuy de Polo. — Id. avec Hsi-ning, ville située 
au S. du passage de Jii-mônn du côté du Th ibet, à l'O. de Kuku- 
nor (Paiithier I p. 203 note 3, Yule Polo I p. 243 note 2). 

Var. de nom: 

1. Singuy: Polo (Paiithier I p. 203. Xordensk). 

Cakte Cat (la carte Xotices p. 118, Ruge p. 78). 

2. Singui: Polo (Ram, Grijn). 

o. Singuj: Carte Cat iSotices p. 131). 
4. Sinju: Polo {Yule Polo I p. 241). 

Singuyli. D'après Jord {Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Yule 
Jord p. 40), rinde a 12 rois, parmi lesquels le roi de Singuyli. 
— D'après Odor {Cordier p. 99, Yule Gathay I p. 75), entre deux 
villes de l'Inde, P'iandrine et Singulir, s'étend une grande forêt, 
où croît le poivre en grande quantité. Auprès de cette forêt se trouve 
aussi Ploubir ou Polumbum. — Selon iMar {Yule Calhay II 
p. 373), dans la «seconde Inde» ou Mynibar est situé Cynkali, 
ce qui signifie la «petite Inde», «kali» signifiant petit. — D'après 
Odor, Maxd {Hall p. 168) parle de la forêt où le poivre croît en 
abondance, et il répète qu'elle entoure deux villes, Fladrine et 
Zinglantz. — Identique avec Cranganore sur la côte 0. de l'Inde 
{Cordier p. 107 note 4, Yule Cathay I p. 75 note 1, Ib. II p. 373 
note 3, cfr. Yule Jord p. 40 note). 

Var. de nom : 

1. Singuyli: Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 55, Yule Jord p. 40). 

2. Cyncilim: Odou {Yule Jord p. 40 note). 

3. Cyngilin: Odor (Yule Cathay I p. 75). 

4. Cynkali: Mar {Yule Cathay II p. 373). 

5. Florencam: Mand [Lorenz p. 87 note 9). 

6. Florenta: Mand {Lorenz p. 87). 

7. Florentam: Maxd (Ib. note 9). 

8. Sigli: Odor {Cordier p. 99 note b). 

9. Singulir: Odor (Cordier p. 99). 

10. Singulum: Odor (Ib. note b). 

11. Zinglantz: Mand (Hall p. 1G8). 

12. Ziniglin: Odor (Cordier p. 99 note b). 

Singuy matu. D'après Polo (Pauthier II pp. 444 sqq., Yule 
Polo II pp. 100, 101). la grande ville de Singuy matu est située à 3 



478 

journées de marche au S. de la ville de Cundinfu. Elle est traversée 
par un fleuve, que les habitants ont divisé en deux branches, l'une 
se dirigeant vers le Mangi, et l'autre vers le Catay. De nombreux 
vaisseaux y passent, maintenant un commerce très actif entre cette 
ville, le Mangi et le Catay. La ville est donc une importante 
station de commerce. Kn partant de cette ville, on arrive, après 8 
journées de marche vers le S., à la ville de Linguy. — D'après 
Odor {Cordier p. 366, YuJe Cathay I p. 126), après avoir quitté 
Lancerny et navigué sur le fleuve Caramorian, en se dirigeant 
vers l'E, on arrive à Ingarmato. très grande ville de commerce, 
surtout pour la soie, dont elle fait peut-être le plus grand trafic du 
monde. D'Ingarmato, Odor a continué son voyage jusqu'à Cham- 
balech. — D'après Mam) (Hall p. 215), à l'E. du Cathay se trouve 
la ville de Sugarmago, considérée comme faisant le plus grand 
commerce de soie du monde. Plus à l'E. est situé Caydon. — 
Id. avec la ville de ïsi-ning dans le Schan-tung. Elle est située 
sur le Grand Canal à quelque distance au S. du Hoangho 
{Pauthier II p. 444 note 1, Yule Polo II p. 101 note 1, Yule 
Cathay I p. 126 note 1, Cordier p. H86 note 3, Bov p. 93). 

Var. de nom: 

1. Singuy matu: Polo (Paulhier II p. 444, Sordensk). 

2. Cinguy matu: Foi.o (Paulhier II p. 444). 

3. Eugarmago: Manu [Hall p. 215 note a). 

4. Fagarmago: Mand (Lorenz p. 11 (5 note 40). 
5 Fugarmago: Manu {Lorenz p. 11»)). 

(i. Ingarmato: Oi>or {Cordier p. 366). 

7. Singuimatu: Foi-o (Ram, Gnjn). 

H. Sinjumatu: Polo (Yule Polo II p. 100). 

0. Sogomerca: Odoh (Cordier p. 36() note a). 

10. Sucumat: Onou (Ih.l. 

11. Sugarmago: Mand (Hall p. 215). 

12. Sumacoto: Onon (Cordier p. .366 note a). 
i;5. Sumakoto: Onou (Ib.). 

14. Sun/omaco: Onon (II).). 

15. Sunzumatu: Onon (Yule C'atliay 1 p. 126). 

16. Suzumato: Onou iCordier p. 366 note a). 

17. Suzupato: Onon (Ih.). 

Sinju v. Ciguy. 
Sinju v. Singuy. 
Sinjumatu v. Singuy matu. 



479 

Sinlingin. Chez Mauro (Zurla p. 34), province du désert 
de Lop. 

Sinohora v. Sumoltra. 

Sinulgu V. Fungul. 

Sinus interius. Chez Ptol, golfe du Sinarum Situs. 

Sinzu. Chez Mauro {Zurla p. 37), ville du Catajo méridional 
près de N an g in. 

Siomatra v. Sumoltra. 

Siometra v. ■» 

Siorcia v. Ciorcia. 

Sipangu v. Sypangu. 

Sirax v. Serasy. 

Sirie v. Sarai. 

Siroan v. Schurban. 

Sirpe v. Arbor sicca. 

Sirson, Mare. Nom de la mer Caspienne. 

Sisaïn v. Sisian. 

Sisan v. » 

Sisian. D'après Kir (Kir p. 179), endroit par lequel passa 
le roi H et hum à son retour. — Il paraît avoir été situé dans les 
environs de lAraxes. 

Var. de nom : 

1. Sisian: Km (Kir p. 179). 

2. Sisaïn: Kir (Ib. note n). 

3. Sisan: Kir (Ib. . 

Sistra v. Suctur. 

Sitia. Cn moine, Menentillus reproduit une lettre, écrite, 
prétend-on, par Corv [Yule Cathay I pp. 209 sqq.) et datée de la 
ville de Sitia dans l'Inde (Ib. p. 218,\ — Pour l'identification de 
S;tia, cfr. Yule (Ib. note 2). 

Sitingui v. Sichuigui. 

Si-tschou ou Sou-tsien. C'est avec cette ville, située sur le 
Grand Canal, qu'a été identifié Siguy. 

Siu Simmoncota. Un moine, Menentillus reproduit une 
lettre, écrite, dit-on, par Corv (Yule Cathay I pp. 209 sqq.), où est 
nommé un endroit de l'Inde, Siu Simmoncota db. p. 216), qui 



480 

serait situé à 300 milles au N.-N.-E. de Menabar. — Pour l'identi- 
fication, efr. Yule (Ib. note 1\ 

Siwas. C'est avec cette ville qu'on a identifié Sebaste. 

Siziges V. Sizygiim gens. 

Sizygum gens. D'après Ptol, peuple de Serica. — D'après 
Richthofen (China 1 p. 492), ce peuple serait une branche des 
Ligures. 

Var. de nom: 

1. Sizygum j;cns: Ptol. 

2. Siziges : Ptol. 

Sjafur. Chez Maiho (Ziirla p. 34), province de l'Asie septen- 
trionale, à côté de la province iMechru. 

Smabram. Schilt (Nûrnb Cap. 24, Telf p. 34), allant de 
l'Asie Mineure à Temurcapit, passa par le pays Smabram. — 
Chez Mauro [Zurla p. 46), sur la mer Caspienne, non loin de 
Porte de ferro se trouve le pays de Siabran. — Identique avec 
le pays de Shabran sur la mer Caspienne, au S. du Caucase 
[Telf p. 135 Cap. 25 noie 1). 

Var. de nom: 

1. Smabram: Schilt {Nûrnb Cap. 24). 

2. Samabram: Schilt (Tcif p. 34). 

3. Siabran: Malro iZiirla p. 46). 

Smadia. Chez Mauro (Zurla p. 38), ville du Catajo, non 
loin de Zailon. 

Smafaiorum v. Cynocephali. 

Smaffalorum v. » 

Smaragdi. Chez Vesc (Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel 8, 
Miller III p. 136), on trouve en Arabie la légende suivante: «Hic 
inveniuntur Smaragdi». 

Snghakh. Montagne 'mentionnée par Kir (Kir p. 179) dans 
le récit du relour du roi Hethum. Id. avec A la-tau (Ib. note 2). 

Var. de nom: 

1. Snghakh: Km iKir p. 171)). 

'2. Sghnaich l\iit iIIj. note 2). 

Sobal. Chez Hald (Havcrg, Miller IV p. 28), en Mésopotamie 
se trouve un pays d(3 Siria Sobal 

Sobissacallo v. Sabissa colloasseis. 

Sobissacelo v. » 

Socotra v. Scoira. 



481 

Sodavia v. Soltania. 

Sodaya v. Soldaia. 

Soer, Mentionné dans l'édition de Y'ule de Polo (II p. 276), 
avec Quis, Hormes et Dufar, comme un des ports faisant un 
commerce actif de chevaux avec FInde. — C'est probablement le 
même endroit que Mauko appelle Saura. — Id. avec Sohar en 
Oman (Ib. p. 285 note 7). 

Soeta. Chez Ptol, ville de Scythia extra Imaum. 

Var. de nom: 

1. Soeta: Ptol. 

2. Sota Ptol. 

3. Sotha: Ptol. 

Sogdiani. Près de l'embouchure du fleuve Oxus, on trouve 
chez Hald {Haverg, Miller- IV p. 25) le peuple des Sogdiani, indi- 
qué sur la carte: «Sogdiani et Dache gentes». Tout près est 
située la ville de Panda, qu'il appelle «oppidum Sogdianorum». 
— Nommé par Plix {Nat. Hist. VI, 49) et Sol (p. 180). 

Sogomerca v. Singuy matu. 

Sohar. Ville avec lacjuelle a été identifié Soer. 

Sokotra. C'est avec cette île qu'on a identifié Seoir a. 

Solana. Chez Ptol, ville de la Se rie a. — Chez Mauro 
Zurla p. 38), ville du Ghatajo au S.-E. de Chansay. 

Solanga v. Solangi. 

Solangi. Mentionné par Carp {Soc. Géogr. Paris IV p. 707) 
comme un des peuples subjugués par les Tatars. Ailleurs (Ib. p. 
607), il dit que le pays était situé à l'E. du pays des Tatars et aussi 
à l'E. de «terra Kitaorum». — Rubr (Ib. p. 289) rencontra à la 
cour du Khan des envoyés de Longa et Solanga. Ce peuple, 
selon sa description, était de petite taille. — Il demeurait près de 
l'A mur et du haut Sungari (Ib. p. 521, Schviidt p. 58). 

Var. de nom: 

1. Solangi: C.\rp {Soc. Géngr. Paris IV p. 707). 

2. Salangorum terra: Carp (Ib p. 607 note Gj. 

3. Sclangorum terra: Carp (Ib.). 

4. Selanga: P.ubr (Ib. p. 289 note 17). 

5. Solanga: Rl-br (Ib. p. 289). 

6. Solangorum terra: Carp (Ib. p. 607). 

Sclangorum terra v. Solangi. 

Solcifur. Chez Mauro (Ruge p. 80, Zurla p. 43), ville de 

31 



482 

Perse au S. de Thate et au N. du Guzirat. Elle est située dans 
la province de Ch remania. 

Var. de nom : 

1. Solcifur: Mairo (linge j). 80). 

2. Soltanfon: .Mauuo (Znrla p. 43). 

3. SoUanfur: Mauro (la carte de Zurla). 

Soldaia. Hubu (Soc. Gcogr. Paris IV pp. 215 sqq.) est allé 
dans cette grande ville de commerce, où se trouvaient assemblés des 
marchands du S. et du N., de Turkia et de Hoscia, ceux-ci 
apportant des peaux précieuses. Des marchands d'autres contrées 
aussi y étaient venus, apportant entre autres produits de la soie et 
des épices. — D'après Polo (Pauihier I p. 6, Yule Polo I p. 2), 
NicoLO et Maffeo Polo sont allés à Soldaie. — Sur la Carte 
Cat {Notices p. 83), la ville de Sodaya est située en Crimée. — 
Chez Leardo (Fisch-Ong XIV), on trouve en Crimée la ville de 
Sol dan a. — Cette ville, appelée aussi Sudak, nom qu'elle porte 
encore aujourd'hui, était située sur la côte S.-E de la Crimée, à 
rO. de Kaffa, et joua un très grand rôle commercial à la fin du 
moyen-âge. 

Var. de nom: 

1. Soldaia: Rlbr iSoc. Gcogr. Parix IV p. 215). 

l'oLO {Yule Polo I p. 2l. 

2. Sodaya: Carte Cat (Soiices p. 83). 

3. Soldaie: I^olo { Pauihier I p. 6). 

4. Soldana: Lkardo (Fisch-Ong XIV). 

î). Soldara: Rubu {Soc. Géogr. Paris W p. 21 û note 1). 
a. Soldena: Ruhr (Ib. note 11). 
7. Soldia: Ri hh (Ib. note 1). 

Soldaie v. Soldaia. 
Soldana v. » 
Soldana v. Soltania. 
Soldania v. > 

Soldara v. Soldaia. 
Soldena v. > 
Soldia V. » 

Soldini. D'après IIkt (Cap. i), nom d'un peuple de Corasme. 
Ils sont clin'-tiens et (h^pendonl du patriarche d'Antioche. 
Soldolina v. Soltania. 
Soldomia v. > 



i 



483 

Soldonia v. Soltania. 

Soli. Chez Polo (Yule Polo II p. 299) se trouve mentionné 
un royaume du Maabar appelé Soli. C'est le plus riche pays de 
l'Inde et qui possède les perles les plus précieuses. — Il est situé, 
d'après Y^ule (Ib. p. 303 note 2), sur la côte de Coromandel aux 
environs de Madras. D'après Yule (Ib.), les immigrants du continent 
à Ceylan sont nommés Sol li dans les annales nationales de Ceylan. 
Peut-être Mauro fait-il allusion à ce fait quand il dit dans une lé- 
gende concernant Ceylan que les habitants de cette ile sont en 
général nommés sale. — Cfr. Sale. 

Solic V. Soliz. 

Solis mons. Sur la carte de Mauro {Zurla p. 36), on trouve 
dans le Lop une chaîne de montagnes, Mons Solis, avec cette 
légende: «Dans ces montagnes il y a des saphirs; dans cette mon- 
tagne il y a beaucoup de rubis». 

Soliz. Chez Hygg [Magasin p. 48), on trouve dans l'Extrême- 
Orient une île qui paraît être appelée Solic ou Salie. C'est pro- 
bablement ce nom que Miller (III p. 107) a interprété comme Colax. 
— Chez Mauro (Ruge p. 80, Zurla p. 49), tout près de la grande 
île «Taprobana over Siometra» est située une petite île, Soliz, 
sans doute identique avec celle de Hygg. 

Var. de nom: 

1. Soliz: Mauro {Ruge p. 80, Zurla p. 49). 

•2. Colax: Hygg {Miller III p. 107,\ 

3. Salici?): Hygg (Magasin p. 48). 

4. Solic?): Hygg (Ib.). 

Solli. Cfr. Soli. 

SoUisaculo v, Sabissa colloasseis. 

Soltama v. Soltania. 

Soltanfon v. Solcifur. 

Soltanfur v. » 

Soltania. Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 40, Yide Jord p. 9) indique 
la ville de Soltania en Perse. — Après un voyage de 10 jours en 
partant de T ho ris, Odor [Cordier pp. 35 sqq., Yule Cathay I pp. 49 
sqq.) arriva dans la ville de Somdoma en Perse. Les souverains 
de Perse y avaient leur résidence d'été. C'était une grande ville, où 
beaucoup de marchandises précieuses étaient apportées pour être 
vendues. Le climat était tempéré et la provision d'eau suffisante. 
Dans l'édition de Cordier, il y a un supplément, oii Odor nous 



484 

engage à ne pas confondre la ville en question avec la Somdoma 
( — : Sodome) sur laquelle le Seigneur fit tomber du feu et du 
soufre, celle-ci étant située dans la Terre sainte et celle-là en Perse. 

— En partant de Thiiuriso pour l'Inde, on arrive, d'après Mand 
{Hall pp. 149 sqq.), aprcs un voyage de 10 jours dans la ville de 
Sadonye, puis, en continuant dans la même direction, à la ville 
de Cassak. Sadonye est une belle ville, du climat favorable, 
c'est pourquoi les souverains de Perse y ont établi leur résidence 
d'été. — Sur la Carte C.\t {Notices p. 127, Ruge p. 78), au S. de 
la mer Caspienne se trouve la ville de Sadauja. — D'après Clav 
{Markh p. 92), il lui fallut 7 jours pour se rendre de Tabreez à 
la ville de Sultanieh. Au retour (Ib. p. 184), il passa à nouveau 
par Sultanieh; mais alors le voyage entre cette ville et Tabreez 
dura S jours. Ailleurs (Ib. pp. 93 sqq.), Clav nous donne une 
description détaillée de Sultanieh. La ville est située dans une 
grande plaine sans être entourée ni de murailles ni de remparts. 
Il y fait une si grande chaleur que beaucoup de personnes sont 
tuées par les rayons du soleil. La ville est sillonnée par des canaux; 
elle est le centre d'un commerce très actif et des marchands de 
tous les pays du monde s'y rencontrent. Aussi la ville a-t-elle plusieurs 
grandes auberges. Sa population est très considérable, sans être 
pourtant aussi grande que celle de Tabreez: son commerce est par 
contre d'autant plus actif. C'est surtout pendant les mois de Juin 

— Août que de grandes caravanes y arrivent, apportant une mul- 
titude de marchandises, spécialement de la soie de Gheelan, Shiraz 
et d'autres pays. La ville entretient des relations commerciales très 
suivies avec le Cathay. Les marchandises sont transportées en 
bateau à Ormuz, et de cette ville jusqu'à Sultanieh il n'y a 
que 60 journées; de Sultanieh elles vont de tous les côtés, à 
Damascas, en Syrie et en Turqey. La ville est donc visitée 
par des marchands de ces pays, ainsi que par des marchands 
de Trebizond et de Caffa, de Venise et de Gènes même. — 
D'après Schilt {Nurnh Cap. 28, Tclf p. 44), Soltama est le 
nom de la capitale d'un royaume de Perse. — Selon Bian 
{Fisch-Ong IX, Miller III p. 145), on trouve en Perse, au N. du 
golfe Persique et près de Baldaco, la ville de Sanniaco, pro- 
bablement identique avec la ville dont nous parlons plus haut. 
Selon Miller (Ib.), Santarem lit ici Satania Baldaco. — 
Sur la carte de Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla pp. 43, 



485 

45), on lit au S. de la mer Caspienne, dans les environs de 
Thauris, le nom de Soltania, qui parait être la dénomination et 
d'une province et d'une ville. On y lit cette légende [Zurla p. 45): 
«Ces pays sont bien déserts à cause des guerres contre les Turco- 
mans». — Id. avec la Sultanie d'aujourd'hui en Perse. Elle est 
située sur la route de Tabris à Téhéran, un peu plus près de 
cette dernière ville {Cordier p. 37 note 3, Yuîe Cathay I p. 49 note 3, 
Notices p. 127, Markh p. 92 note 2, Telf p. 26 note, Miller Wl p. 145). 

Var. de nom : 

1. Soltania: Jord (Soc. Géogr. Paris IV p. 40). 

ScHiLT (Telf p. 44). 

Mauro (Fisch-Ong XV, Riige p. 80, Zurla p. 43). 

2. Sadauja: Carte Cat (la carte de Notices p. 118). 

3. Sadavia: Carte Cat (Riige p. 78). 

4. Sadone: Mand (Lorenz p. 81). 

5. Sadonye: Mand [Hall p. 150). 

6. Sanniaco: Bian (Fisch-Ong IX, Miller III p. 145). 

7. Satania Baldaco: Bian (Miller III p. 145). 

8. Sodavia: Carte Cat (Notices p. 127). 

9. Soldana: Schilt {Niirnb Cap. 18). 

10. Soldania: Odor (Yide Cathay I p. 49). 

11. Soldolina: Odor (Cordier p. 35 note a). 

12. Soldomia: Odor (Ib.). 

13. Soldonia: Odor (Ib.). 

14. Soltama: Schilt (Niirnb Cap. 28). 

15. Somdoma: Odor (Cordier p. 35). 

16. Sostoma: Odor (Ib.). 

17. Sultania: Jord (Ynle Joid p. 9). 

18. Sultanieh: Clav (Markh p. 92). 

19. Sultanyeh: Odor (Cordier p. 35 note a). 

Somenath v. Semenat. 

Somnath. C'est avec cette ville qu'a été identifié Semenat. 

Sonargant v. Samarcan. 

Soncara v. Sonscara. 

Sondai v. Sandai. 

Sonde, îles de la. Cfr. Sandai. 

Sondur v. Sandur. 

Song-koi. Fleuve du Tonkin avec lequel a été identifié le 
Cattiaris. 

Sonieh. D'après Het (Cap. 16), les Tatars étaient divisés en 
6 nations, dont il appelle la cinquième Sonieh. 



486 

Sonscara. D'après Polo {Pauthicr I p. 05, Yuîc Polo I pp. 
78, 79), la Perse était divisi'e en 8 royaumes, dont il appelle le septième 
Sonscara. — D'après Matko [Zurla p. 44), le huitième des 8 roy- 
aumes de la l*erse portait le nom de Sonzara. — On croit qu'il 
s'agit d'un territoire du Farsisfan, au S. et au S.-E. du Schiras 
{Pauthicr I p. 67 note. Vide Polo I p. 81). 

Var. de nom: 

1. Sonscara: Polo ^ l\iiitliier I p. 65). 

2. Soncara: l^oi.o {Yule l'olo I p. 79). 

3. Sonzara: .Maiho {/.iirhi p. 44). 

4. Souscara: Polo [Paiillucr I p. 65 note e). 

Sonzara v. Sonscara. 
Sopurgam v. Sapurgan. 

Soracet. D'après Het (Cap. 8), nom d'une ville de Mediae 
r e g n u m. 

Sori. D'après Kiu (p. 179), endroit par lequel passa le roi 
Hethum ;ï son retour. Il était situé aux environs d'Othrar. 

Soria. Nom de la Syrie. 

Sormagant v. Samarcan. 

Sormasania v. Sarmassane. 

Sormasanie v. > 

Sostoma v. Soltania. 

Sota V. Soeta. 

Sotha V. » 

Sotte Larcanoë v. Ararat. 

Soucat. D'après Polo (Pauthicr II pp. 563 sqq., Yiilc Polo 
il p. 219), à 500 milles de l'autre côté de Sandur on trouve 
une autre île, nommée Soucat, pays riche, dit-on. Il y a du bois 
de brésil et de l'or ainsi. (jne des éléphants. C'est dans ce pays 
(|u'on recueille les petites coquilles, employées dans plusieurs autres 
contrées en guise de monnaies. — Sur la carte de Mauho {Zurla 
p. 49) se trouvent les îles de Sond ur et de Loccahc, celle-ci située 
entre Giava major et G ia va m en or. — Pour l'identification de Sou- 
cat deux opinions sont en présence. Pauthicr (II p. 563 note 2) 
veut l'identifier avec Bornéo, Yule (Polo II j). 220 note 3) au con- 
traire veut la placer sur le continent, dans le Siam. 

Var. de nom: 

1. Soucat: Poi.o {l'iiiilliirr II p. 563). 

2. Locac l'oLO [Yule Polo II p. 219). 
•"5. Loccahc: Malho {Zurla p. 49). 



487 

Soui-tchang-hien. Ville avec laquelle a été identifié Cian ci an 

Soulstan v. Cielstan. 

Souscara v. Sonscara. 

Soustalay v. Tesculan. 

Sout-Col V. Yssicol. 

Sou tsien v. Si-tschou. • 

Sovisacalo v. Sabissa colloasseis. 

Spaan v. Istanit. 

Spalian v. Ispam. 

Sparrehawk (Sparrowhawk v. Zanega. 

Sperberburg v. ^ 

Spiore v. Aspione. 

Spithras v. 

Ssiras v. Serasy. 

Stabana. Chez Mauro (Zurla p. 39), endroit de l'India Gin, 
situé sur le golfe où se jette le Gange. 

Stayra. Sur la Carte Cat {Notices p. 129), près de l'embou- 
chure du «Flum d'Organciî, dans l'angle N.-E. de la mer Caspienne, 
se trouve «Cavo de Stayra». 

Stomachy. D'après Schilt [Nûrnb Cap. 28, Teîf p. 45), 
nom de la capitale du pays de Schuruan. — Probablement id. 
avec Se he mâcha d'aujourd'hui, situé sur le versant S. du Cau- 
case et à 10. de Baku. 

Var. de nom: 

1. stomachy: Schilt (yùrnb Cap. 28). 

2. Schomachy: Schilt {Telf p. 45j. 

Stormasania v. Sarmassane. 

Sirana. D'après Schilt (Xûrnb Cap. 24, Teîf p. 34), pays situé 
près du S. J ôrg (Géorgie), renommé pour sa soie. — Id. Astara et le 
pays environnant {Telf p. 136 note 1). Astara est situé sur la mer 
Caspienne, au S. de Baku et à l'embouchure dun fleuve, aussi nommé 
Astara, formant la frontière entre la Perse et les domaines russes. 

Straua v. Strauba. 

Strauba. D'après Schilt {Nilnib Cap. 28, Telf p. 44), nom 
d'un pays c^ui, selon sa description, serait situé non loin de Gilan 
et de Gess. — Chez Biax [Fisch-Ong IX, Miller III p. 145), ville 
au S. de la mer Caspienne. — Dans la légende concernant Organza, 
Mauro (Zurla p. 33) nous dit que Tamerlan fit construire auprès 



488 

de Strava un Organza des ruines d'autres villes. — Id. avec 
Astrabad dans lanjjle S.-E. de la mer Caspienne {Tclf p. 160 
note 10). Les Italiens nommaient cette ville Strava, Strevi ou 
Istarba, elle était très importante pour le commerce de la mer 
Caspienne à Buchara et dans l'Inde (Ib.). 

Var. de nom: 

1. Strauba: Schii,t iSûnib Cap. 28). 

2. Straua; Hian iFisch-Ong IX, Miller III p. 145). 
.3. Strava: Maubo iXiirhi p. 38). 

4. Strawba: Schii.t iTelf p. 44). 

Strava v. Strauba. 

Strawba v. » 

Strevi. Cfr. > 

Strucio. Chez Walsp [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI Tafel lô, 
Ib. p. 396), dans l'Asie orientale, aux environs de Sera se trouve 
une montagne. ]\lons Strucio. 

Su, près du désert de Gobi. C'est avec cette ville qu'est iden- 
tilié Suctur. 

Suali v. Supera. 

Subahlika v. » 

Subara v. » 

Suboal v Su-Alongal. 

Succuir V. Suctur. 

Suceur V. » 

Sucho V. Fuguy. 

Suchum-kale. Ville avec laquelle a été identifié Zuchtim. 

Suchur V. Suctur. 

Suctio V. Fuguy. 

Suctur. D'après Polo [Pauthier I pp. 162 sqq., Yule Polo 
I p. 196), en partant de Ghingintalas il faut 10 jours pour se 
rendre au pays de Suctur, dont la capitale dans plusieurs manu- 
scrits porte le même nom que le pays; mais dans celui de Pau- 
thier, elle est appelée Siccui. Le pays, en partie habité par des 
chrétiens, est soumis au Crand-Khan. II fait partie du Tangut. On 
V trouve en abondance de la rhubarbe, dont il est faite une grande 
exportation. — Id. avec la ville de Su et le pays environnant. Su 
est situé au N.-O. de l'endroit où finit la grande muraille de la 
Chine et touche au désert de Gobi [Pauthier I pp. 162 sqq. note 
1, Yule Polo 1 p. 196 note 2). 



l 



489 

Var. de nom: 

1. Suctur: Polo {Patithier 1 p. 162). 

2. Siccui: Polo (Ib. p. 165). 

3. Sictin: Polo (Ib. note d). 

4. Sistra: Polo (Ib.). 

5. Succuir: Polo (Ram). 

6. Suceur: Polo (Xordensk). 

7. Suchur: Polo (Grijn). 

8. Sukchur: Polo {Yiile Polo I p. 196). 

9. Suttant?: Polo (Sordensk). 

Sucumat v. Singuy matu. 

Sudak. C'est avec cette ville qu'on a identifié Soldai a. 

Sudi V. Suti. 

Suezae v. Hur. 

Sueze V. > 

Sufalah v. Supera. 

Sugarmago v. Singuy matu. 

Sugur. Sur la Carte Cat [Notices p. 131, Ruge p. 78), dans 
l'Asie septentrionale, au N. de la chaîne de montagnes de Se bu r et 
non loin des villes de Jachion et de Singuy, se trouve la ville de 
Sugur ou Fugur. — Chez Bian [Fisch-Ong IX, Miller III p. 144), en 
Asie, à l'E. de la mer Caspienne, est située la ville de Segena ou 
Segaro. — Celte ville a été identifiée avec Oren bourg [Notices\). 131), 
mais sans raison convaincante, et probablement à tort. 

Var de nom: 

1. Sugur: Caute Cat {Notices p. 131, Ib. la carte p. 118, Ruge p. 78). 

2. Fugur: Carte Cat IXotices p. 131). 

0. Segaro: Bian [Miller III p. 144). 

4. Segena: Bian (Fisch-Ong IX). 

5. Segur: Carte Cat {Miller III p. 144). 

Sugzu. Sur la carte de Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80), 
endroit de l'India Cin à l'embouchure du Gange. 

Suidacin v. Suydatui. 

Suidacui v. » 

Suju v. Siguy. 

Sukchur v. Suctur. 

Sulchat. D'après Schilt [Niirnh Cap. 31, Teîfp. 49), capitale du 

Copstzoch. — On croit qu'elle était située en Crimée [Telf p. 49 note, 

p. 175 note 6) 

Var. de nom: 

1. Sulchat: Schilt {Siirnb Cap. 31). 

2. Vulchat: Schilt (Telf p. 49). 



490 

Sultanie. C'est avec cette ville qu'on a identifié Soit an ia. 

Siiltanieh v. Soltania. 

Sultanyeh v. » 

Sumacoto v. Singuy matu. 

Sumacoto v. » 

Sumas. Chez Mauuo {Zurla pp 38, 39), fleuve de l'Inde, à 
l'E. du Cange, paraît-il. — Peut-être est-ce le morne fleuve qui, 
dans la reproduction faite par Ruge de Mauuo (p. 80), est appelé 
S i n d u s. 

Sumatra v. Sumoltra. 

Sumatra. île avec laquelle on a identifié Sumoltra. C'est 
avec elle que certains auteurs ont identifié Javva. On pense que 
Sumatra apparaîtrait pour la première fois dans le nom de Sa- 
mara. donné par Polo. Cfr. Taprobane. 

Sumbava. C'est avec cette île qu'on a identifié l'une des Java 
de Conti. 

Sumetra v. Sumoltra. 

Summerkent v. Summerkeur. 

Summerkeur. La ville de Summerkeur était située, d'après 
RuBR («Soc. Géogr. Paris IV p. 378), tout près de S a rai. Il en dé- 
peint la situation ainsi: Après avoir dit que le fleuve Etilia, aux 
environs de Sarai, se divise eh trois branches il continue: «Super 
médium brachium est villa que dicitur Summerkeur, absque muro; 
sed quando inundat fluvius circumdatur aquis. VIII annis fuerunt 
circa eum Tartari antequam reciperent eam. Et erant in ea Alani 
et Sarraceni. — D'après ScJunidi {pp. 81 — 83), la ville serait identique 
avec la ville de Sacassin, située sur l'une des branches du Volga, en 
face de Sarai, et détruite, plus tard par les inondations du fleuve. 

Var. de nom: 

1. Summerkeur: Ht un iSoc. Gcoçjr. Paris IV p. 378). 
'J. Summerkent: Huhh ilb. note 8). 

Summobor v. Sumoltra. 
Summoltra » 

Summongal v. Su /Uongal. 

Sumnan. Chez Maiho {Iiu(jc p. 80), ville située dans l'angle 
S.-E. de la mer Caspienne. 
Su-Moal v. Su Mongal. 
Sumobor v. Sumoltra. 



491 

Sumolara v. Sumoltra. 

Sumolchra v, » 

Sumolcra v. » 

Sumoltra. Dans la même île que Lamori se trouve, d'après 
Odor [Cordier p. 153, Yule Cathay I p. 86), un royaume' de Sumoltra 
ou Sinohora. Les habitants se tatouent; et les hommes et les 
femmes se brûlent le visage avec des fers chauds. Ils font sans 
cesse la guerre aux habitants de Lamori, qui vont tout nus. Le 
pays est très riche en produits de toutes sortes. Quelques éditions 
ajoutent qu'auprès de ce pays s'en trouve un autre, nommé Resengo. 
— Mand [Hall pp. 186 sqq.), après avoir dépeint l'île de Lamary, 
ajoute que près de celle-ci se trouve une autre île très grande, 
celle de Sumobor. Les habitants se font au moyen d'un fer chaud 
des signes et des marques au visage pour se distinguer des autres 
nations, se regardant eux-mêmes comme le premier peuple du monde. 
Ils font la guerre à un peuple qui va tout nu. Près de cette île se 
trouve l'île de Betemga. — Sur la Carte Cat (Notices p. 138, 
Ruge p. 78), dans l'Extrême-Orient, à une grande distance à l'E. de 
l'île d'Iana. on voit une grande île, nommée Trapobana. On 
lit à son sujet la légende suivante (Notices pp. 139, 140): «L'île 
Trapobana. Cette île est appellée par les Ta r tare s Magno- 
Caulij; c'est la dernière qu'on rencontre en Orient. Elle est ha- 
bitée par des hommes bien différents des autres. Sur quelques mon- 
tagnes de cette île, il y a des hommes d'une grande taille, c'est-à-dire 
de douze coudées, comme des géants, très-noirs et dépourvus de 
raison. Ils mangent les hommes blancs étrangers, quand ils les 
peuvent attraper. Chaque année, dans cette île, il y a deux étés et 
deux hivers. Les arbres et les herbes y fleurissent deux fois l'an. 
C'est la dernière île des Indes. Elle abonde en or, argent et 
pierres précieuses». Dans l'île se trouvent les localités suivantes: 
Melaro, Dinlay, Menlay, Hormar, Leroa et Malao. — Coxti 
(Ra?n p. 339, Major p. 8) dit qu'après avoir quitté l'île de Zeilam, 
il arriva à la capitale de l'île Taprobana, appelée par les indigènes 
eux-mêmes Sciamuthera ou Sumatra, oîi il est resté quelque 
temps. Après une course de 20 jours il a atteint l'île Amdra- 
mania. — Chez Genues {Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 180), on 
trouve au S. ou S.-E. de Xilana une grande île avec la légende 
suivante: «Insularum notarum Traprobana maior que sexdecies 



492 

centenis milibus passuum patere ambitu alTirmatur. Post hanc Anglia, 
inde Java m ai or. inde m in or, post eas Ibernia et Xi 1 an a, post 
quas Sicilia, post hanc Sardinia, inde Corsica, inde Cyprins et 
Candia. Iluius Traprobane, que eorum lingua Cia m utera dici- 
lur. incole crudeles aures magnas, in auribus... linteis velati. ydolatre 
omnes. pipere, camphora et auro plurimo abundant. piperis arbor edere 
similis grana ut iuniperus ferens. Huius insuie partem antropophagi 
habitant continue cum vioinis bellantes capita humana pro thesauro 
recondunt esis carnibus et qui plura capita habuit ditior est». — Sur 
la carte de Mauko {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 50), dans 
l'Extrême-Orient est située une grande île, «Taprobana over Sio- 
nietra>, avec la légende suivante: «L'île Siom atra ou Taprobana, 
île superbe, d'un circuit de plus de 4,000 lieues, est divisée en 4 
royaumes. Il y a beaucoup d'or, de poivre, de camphre et d'aloès, appelé 
galanbach, d'un parfum si fin qu'il vaut son pesant d'or. Sur des 
arbres croît un fruit, appelé durian, de la grosseur d'un concombre 
ordinaire, à la pelure verte et noueuse comme celle d'une pomme de 
pin; ce fruit contient cinq graines, chacune aussi grosse qu'une pomme 
de pin ordinaire. Chacun de ces cinq fruits a un arôme spécial, très fin; 
au dedans ils sont d'un bleu foncé, ils sont très échauffants. On trouve 
dans ce pays beaucoup d'éléphants. Les habitants sont plus riches que 
leurs voisins. Us sont beaux, forts et polis, versés dans l'astronomie, 
mais idolâtres; ils sont de plus grande taille que les peuples de l'Inde. 
Leurs éléphants sont plus grands que ceux de l'Inde, mais les éléphants 
des Maurétaniens sont encore plus petits que ces derniers. Tout cela 
à cause de Pair bon et sain de l'île». On trouve encore à propos de l'île 
cette légende: «L'île s'est jadis appelée Simodi>. Sur l'île sont re- 
présentées des montagnes singulières, des lacs et des fleuves, parmi 
lesquels l'Azanu. Les villes de Dabo, de Zella, de Se ubac h, 
de Le m a et de Zam pa y sont situées. — On l'identilie avec Sumatra 
(Cordier p. 154 note 1, Y'ulc Cathay I p. 86 note 1, Bov p. 87, Notice.'^ 
p. 139, Major p. 8 note 1, JF" isc/i Sam ml. pp. 178 — 181). Odou serait 
donc le premier dans la littérature occidentale, qui ail décrit Sumatra, 
si, ce qui est a.ssez vraisemblable, le S a ma r a de Poi.o n'est pas 
Sumatra. De Taprobane de l'antiquité, quelques auteurs ont fait 
deux îles, l'une, plus petite, à 10., correspondant à Cey lan, l'autre, plus 
grande, à l'E., correspondant à Sumatra; le nom de Taprobano 
a été donné à celle-ci (Fi.scA Samml. p. 178j. Cfr. Samaraet Taprobane. 



493 



Var. de nom : 

1. Sumoltra: Odor [Yiile Cathay I p. 86). 

2. Ciamutera: Gences {Fisch Samml. p. 180). 

3. Sciamucera: Conti {Fisch Ib. p. 181). 

4. Sciamuthera: Coxti (Major p. 8). 

5. Simodi; Malko [Ziirla p. 50). 

6. Simoltra: Odor (Cordier p. 153 note a) 

7. Simultam: Odor (Ib.). 

8. Simultra: Odor (Ib.). 

9. Sinohora: Odor (Cordier p. 153). 

10. Siomatra: Mauro (Ziirla p. 50). 

11. Siometra: Mauro {Riige p. 80). 

12. Sumatra: Conti (Ram p. 339, Pnrchas). 

Macro (la carte de Zurlà). 

13. Sumetra: Odor t Cordier p. 153 note a). 

14. Summobor: .Mand {Lorenz p. 97). 

15. Summoltra: Odor [Cordier p. 153 note a). 

16. Sumobor: Mand (Hall p. 186). 

17. Sumolara: Odor (Cordier p. 153 note a). 

18. Sumolchra: Odor (Ib.). 

19. Sumolcra: Odor (Ib.). 

20. Synobor: .Mand [Lorenz p. 97 note 8). 

21. Taprobana: Conti {Ram p. 339, Major p. S, Piirclias). 

.Malro (Zurla p. 50). 

'j:2. Trapobana: Carte Cat (Sotices p. 138, Ritge p. 78\ 

23. Traprobana: Gences (Fisch-Ong X, Fisch Samml. p. 180). 

24. Zumptloc: Odor [Cordier p. 153 note a!. 

Su-Mongal. D'après C.a.rp {Soc. Géogr. Pans IV p. 708), les Su- 
Mongal étaient au nombre des peuples subjugués par les Mongols. 
Ailleurs (Ib. p. 646), il dit qu'ils sont aussi appelés Tartares. — Rubr 
(Ib. p. 327) parle du peuple Su-Moal, demeurant entre l'Onam 
Kerule et le Kerkis; il en dit: «Tamen erant populi, qui dicuntur 
Su-Moal, hoc est Mo al aquarum; su enim idem est quod aqua. 
Isti vivunt de piscibus et venatione, nullas grèges, nuUa armenta 
habentes». — Su-Mongal ou les Mongols aquatiques désignent les 
vrais Tatars (Ib. p. 532). 

Var. de nom ; 

1. Su-Mongal: Carp (Soc. Géogr. Paris IV pp. 708. 646). 

2. Suboal: Carp (Ib. p. 708 note 5). 

3. Summongal: Carp (Ib. p. 646 note 12). 

4. Su-Moal: Carp ^Ib. p. 708 note 5). 

Rubr (Ib. p. 327). 

Sung-kiang. C'est avec cette ville qu'a été identifié Syangan. 



494 

Sunzomaco v. Singiiy matu. 

Sunzumatu v. » 

Supara v Supera. 

Supera. D'après Joun {Script. Ord. prcd. I p. 550, Yule 
Cathay I p. 226), ville de l'Inde, où il voulut envoyer un mission- 
naire, qui y devait trouver un terrain bien préparé. — On l'a cru 
identique avec la ville qui en sanscrit est appelée Subahlika, 
chez les Arabes Se far a el iiind, et par Ptol Supara, par Macudi 
Sefara, par Edrisi Subara, par Abulfeda Sufalah. Elle est 
aussi nommée Suali. On suppose qu'elle était située sur le Tapti 
tout en face du Su rat d'aujourd'hui. — On l'a crue identique avec 
le Sibor de Cosm iViiIe Cathay I p. 226 note 1, Vide Jord p. VI 
note 1). 

Su rat. Cfr. Supera. 

Surmali. Localité située dans les environs d'Araxes, avec 
laquelle a été identifié Cal marin. 

Susa. IsiD [Etymol XV, 1, 10) dit: «Susis oppidum Persidae 
aiunt Memnonis fratrem constituisse. Dictum autem Susis, quod 
immineat Susae fluvio. Ibi est regia Cyri, lapide candido et vario, 
columnis aureis, et lacunaribus gemmisque distincta, continens etiam 
simulacrum coeli, stellis micantibus praesignatum, et caetera humanis 
mentibus incredibilia». — Chez H.\ld [Haverg, Miller IV p. 35), un 
des affluents de droite de l'Indus est appelé Susa, et sur ce fleuve 
est située la ville du même nom. — Chez Ebst, on retrouve aussi 
le fleuve Susis (Miller V p. 47), qui arrose la ville de Susis (Ib. 
p. 46), et à propos d'elle on lit cette légende, tirée d'Ism: «Hecdicta 
quod immineat Su si fluvio a Memnonis fratre constructa. Symu- 
lachrum stellis celi micantibus presignatum, et regio Cyri lapide 
candido et columpnis aureis eontinetur». — D'après Hic (jRic p. 127), il 
v a deux villes différentes, nommées Baldac, l'antique ou Babilonia 
et la nouvelle, qu'il décrit comme «civitas mirabilis». 11 dit de cette 
dernière, qu'il place sur le Tigre: «Ista creditur esse Susis civitas 
antiqua». — Mand {Hall p. 275) dit du Prestre John qu'il habite 
ordinairement la ville de S use, où il a son palais principal. Ce palais 
est tout brillant d'or et de pierres précieuses, et tellement magniAque 
que personne, sans Tavoir vu, ne peut ajouter foi aux descriptions 
qui en sont faites. — Sur la carte de Matho (Ruge p. 80, Zurla 
p. 44), on trouve en Perse, dans la province de Su si an a ou Suxiana, 



495 

la ville de Suxa. — Id. avec l'ancienne S usa et le fleuve Eulseus ou 
Choaspes. 

Var. de nom: 

1. Susa: Hai.o (Hcwerg, Miller IV p. 35;. 

Mand {Lorcnz p. 165). 

2. Suse: Mand {Hall p. 275). 

3. Susis: IsiD {Etijmol XV, 1, 10). 

Ebst (Miller V pp. 4G, 47). 
Hic [Rie p. 127). 

4. Suxa: Mauho [Riige p. 80, Zurla p. 44). 

Suse V. Susa. 

Susiana. Chez Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Zurla p. 
44), on trouve dans la Perse la province de Susiana ou Suxiana 
avec la ville de Suxa. - — Id. l'ancienne province de la Perse 
Susiana. 

Var. de nom: 

1. Susiana: Macro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80). 
2. Suxiana : Mauro (Zurla p. 44). 

Susinaria. D'après Conti {Major p. 18), nom d'une province 
de l'Inde. Dans celle-ci et le Melibaria, qui est voisin, il y a plu- 
sieurs espèces de serpents; ceux de Susinaria ont quatre pieds et 
une queue oblongue. 

Susis V. Susa et Tauriz. 

Sussis V. Tauriz. 

Sustar. Chez Med {Fisch Samml. p. 133), la ville de Su star 
est située sur la côte de la Perse. — Id. la ville de Schuschter, 
capitale du Chusistan (Ib.). 

Suti. D'après Schilt [Nûrnb Cap. 31, Telf p. 50), région de 
la Crimée, nommée Thati par les infidèles. Dans ce pays était si- 
tuée la ville de Karkeri. — Id. avec la partie de la Crimée qui 
s'étend le long de la côte S.-E., et qui, au 15 Ïè^ siècle, était nom- 
mée Gothia {Tclf p. 176 note 8). 

Var. de nom : 

1. Suti: Schilt {Xiirnb Cap. :31). 

2. Sudi: Schilt (Telf p. 50). 

Su-tschou. C'est avec cette ville, située au N. de Hang- 
tschou, qu'a été identifié Siguy. 
Suttant V. Suctur. 
Suxa V. Susa. 
Suxiana v. Susiana. 



196 

Suydatui. Apros un voyage à cheval de sept jours dans la 
direction E., en parlant du pays de Gog et Magog, ou d'Ung et 
MuguI, on arrive, d'après Polo (Pauthier 1 pp. 219 sqq., Fu/c Polo 
I pp. 250 — 51), au pays de Suydatu i Les habitants sont d'habiles ar- 
tisans, et le pays abonde en gibier de toute espèce. Il y a une 
riche mine d'argent, appelée Ydifir. En partant de Suydatui, on 
arrive après trois jours à Cyagannor. — Chez Mauro (Fisch-Ong 
XV, Ruge p. 80, Zurla p. 35), au S. de Hung et Mongul et de 
Tenduch s'étend le pays de Sindicui avec la ville de Segenach. 
On y voit représentés deux monuments funéraires et deux autels 
avec la légende suivante [Zurla Ib.): «Contrée habitée par des fem- 
mes vaillantes et belliqueuses; elles se font la guerre». — Ce 
pays était situé, à ce que l'on croit, dans les environs de Ta-tung et 
de Kalgan [Pauthier I p. 221 note 6, Yulc Polo I p. 200 note 7, 

Zurla 11. 119). 

Var, de nom: 

1. Suydatui: Poi.o 'J'aulhicr 1 p. 220.. 

2. Sindacui: Poi.o {ynrdcnsk, Grijn). 

3. Sindachu: i'oi.o {Yulc Polo I p. 251). 

4. Sindaturî: Polo [Paulhicr I p. 220 note klo. 

5. Sindicin: Poi.o {Ziirlii \). lll». 
G. Sindiciu: Poi.o (Ram). 

7. Sindicui: Polo [Fisch-Oiui W, lîiigc p. SO, Ziirhi p. 3.")). 

8. Suidacin: Polo [Pauthier 1 p. 22U note kU . 
II. Suidacui: Polo (IIj.i. 

Suzumato v. Singuy matu. 
Suzupato v. > 

Suzzuzach. Chez Malmo {Zurla p. 3fi). ville du Chatajo, 
à l'E. du pont jeté sur le Polisanchin, et non loin de Quanzu. 

Swetzen v. Hur. 

Sweze V. » 

Syagannor v. Cyagannor. 

Syangan. D'après Polo (Pauthier II p. 491 note 1, Yule 
Polo II pj). 1 13, 145), ville située à trois journées de marche de Quin say. 
Ville de commerce, renommée pour sa fabrication d'un taffetas de 
coton très fin (cendaulz). — Pauthier (Ib. note a) l'identifie avec 
Sung-kiang, près de Schang-hai. (Cfr. Yule Polo II p. 145 
note 5), 

1. Syangan: Polo (Pnulhicr II p. 491 note 1). 

2. Changan: Polo {Yulc Polo II p. 143). 



497 

3. Siangan: Polo (Pauthier II p. 491). 

4. Syangu: Polo (Ib. note a). 

Syangli v, Cinangli. 

Syangu v. Syangan. 

Syghinan v. Sygninan. 

Sygninan. D'après Polo {Pauthier I p. 119, Yide Polo I p. 
149), montagne de la province Balacian, riche en rubis. — Identifiée 
comme une montagne de Badachschan sur le Haut Oxus dans la 
province d'Ish Kasham {Yule Ib. p. 153 note 2). 

Var. de nom: 

1. Sygninan: Polo {Pauthier I p. 119). 

2. Syghinan: Polo {Yule Polo I p. 149). 

Sylen v. Ceylan. 

Sym. D'après Het (Cap. 2), au S. de Tarsœ se trouve 
une «ditissima provincia, quse vocatur Sym, quae inter regnum 
Indiae et regnum Cathay habet silum ; et in illa provincia inveniun- 
tur lapides adamantis». — Dans le texte des manuscrits de Vesc, 
il est dit que «regnum tarsse habet a meridie ditissimam prouinciam 
uocatam Sym» [Zeitschr. Erdk. Berlin XXVI p. 367). 

Syndifu v. Sardansu. 

Synobor v. Sumoltra. 

Syos. D'après Schilt {Nûrnb Cap. 56, Telf p. 86), nom d'un 
des trois royaumes d'Arménie. Les deux autres s'appelaient 
Tiffliffs et Etlingen ou Ersingen. 

Sypangu. D'après Polo (Pauthier II pp. 537 sqq., Yule 
Polo II pp. 199 sqq.), nom d'une grande île, très éloignée dans 
Pocéan E., à 1500 milles à l'E, de Mangy. Elle est riche en or 
et en pierres précieuses. On trouve une description détaillée du 
palais du souverain, tout brillant d'or et de pierres précieuses. Nous 
apprenons aussi que le Khan Kublai essaya de s'emparer de 
cette île. mais sans y réussir; cette expédition militaire est décrite 
en détail. Les marchands visitent rarement l'île, parce qu'elle est 
trop éloignée du continent. — Chez Mauro {Ruge p. 80, Ziirla p. 
38), on trouve dans l'Oceanus chataicus et au N. de Giava 
mazor l'île de Zimpungu. — Id. le Japon {Pauthier II p. 537 
note 1, Yule Polo II p. 201 note 1). — Cfr. Campangu. 

Var. de nom: 

1. Sypangu: Polo [Pauthier II p. 537). 

2. Chipangu: Polo (Yule Polo II p. 199). 

32 



498 

3. Cimpagu: Macho i/.iirin p. 3S). 

4. Sapangu: Poi.o (Panlhicr II p. 537 note a). 

5. Sipangu: Polo ISordensk. 

6. Zimpagu: Polo carte <le Znrla). 

7. Zimpungu: Mauho {litige p. 80). 

8. Zipangri: Poi,o {Gri/n). 

9. Zipangu; Poi.o {Ram). 

Syras v. Serasy. 

Syr-Darja. C'est avec ce fleuve qu'a été identifié le Jaxartes. 

Szetschwan. On croit que le Gossam d'OooR renfermait 
une partie de cette province, avec laquelle on a aussi identifié 
Sardansu. 



Tabis. D'après Pli\ {Nat. Hist. VI, 53), promontoire «usque 
ad iugum incubans mari quod vocant Tabim». Non loin de cet 
endroit demeurent les Seres. — Sol (p. 182) parle aussi du 
même promontoire et place les Seres dans ses environs. Ailleurs 
encore (p. 82), il répète le nom, mais pour désigner une mer: «usque 
ad mare quod Tabin vocantv. C'est aussi dans le voisinage de 
cette mer qu'il veut placer les Seres. — Tabis, nommé encore 
par Mêla, est, croit-on, le dernier promontoire à TE. d'une chaîne 
de montagnes, mentionnée par plusieurs auteurs anciens, à savoir le 
Taurus, qui s'étendait à travers toute l'Asie de l'O. à TE. Ce 
promontoire est appelé Tarn ar us par Eratosthenes {Bunhury II 
p. 364, p. 414 et Ib. note 8). 

Tabizonda v. Trapezunda. 

Tabobenus v. Thebe. 

Tabreez v. Tauriz. 

Tabris. C'est avec cette ville qu'a été identifié Tauriz. 

Tabrus v. Taurus. 

Tacchara v. Chaan. 

Tacpiguy. D'après Polo (Pauthier II p. 519, Yule Polo II 
p. 175), une grande et riche ville de commerce, Tacpiguy, est située 
à la distance d'une journée de marche de Quinsay, dont elle dépend. 
— Sur la Carte Cat (Notices p. 142, Ruge p. 78), la ville de 
Tapingui se trouve tout près de Causa y. — Chez Mauro [ZurJa 
p. 38), la ville de Tampinzu est située au S. de Chansay dans la 
province de Concoa. — Probablement id. avec Schau-hsing, 
grande ville située au S.-E. de Hangtschou [Pauthier II p. 519 
note 1. Cfr. Yule Polo II p. 176 note 1). 

Var. de nom : 

1. Tacpiguy: Polo [Pauthier p. 5] 9, Sordensk). 

2. Capiguy: Polo {Pauthier p. 520 note d). 
;j. Carpiguy: Polo (II).). 

4. Tampinguy: Polo (Grijn). 

5. Tampinzu: Macho (carte de Zurla). 

6. Tampizu: Mauro (Zurla p. 38). 



500 

7. Tanpiju Poi.o (Yiilc Polo H p. 175). 

S. Tapingui: Carte Cat {Sotices p. 142, linge p. 78). 

ît. Tapinzu: Polo {RamK 

Tactenis v. Biancho. 

Tadinfu v. Cundiiifu. 

Tadjiks, les. C'est avec ce peuple, habitant en liucliara, 
qu'or)f éié identifiés les Dache. 

Tajçiguina v. Qana. 

Tagiguinea v. » 

Taguri v. Thaguri. 

Taguth V. Tangut. 

Tai. ^'ille avec laquelle a été identifié Tiguy. 

Taianfu. D'après Polo [Pauthicr II p. 352, Yule Polo II 
p. 6), il faut lu jours de marche, en partant de Giugiu, pour arriver 
au royaume de Taianfu, dont la capitale porte le même nom; c'est 
une ville très commerçante. C'est le seul pays de tout le Catay, 
oii croit la vigne. On y trouve aussi de la soie. A 7 journées de 
Taianfu est située la ville de Pianfu. — Id. Schansi; et la ville 
de Taianfu est identique avec la capitale du Schansi, Tai-juen 
{Pauthier II p. 352 note 1, Yide Polo II p. 8 note 2). Cfr. Taifu. 

Var. de nom: 

1. Taianfu: Poi.o iPdiilhicr II p. .'>.")2. Xordcnsk, Yulc Polo II p. 6\ 

2. Tainfu: Poi.o iRaiu, G'r///i). 

Taicam v. Taican. 

Taican. D'après I'olo {Pauthier I p. 113, Yule Polo I pp. 
t44_45)^ aprè.s avoir quitté Balac, on arrive après un voyage de 12 
jours à un endroit nommé Taican. Le pays environnant est riche 
en sel. A une distance de 3 journées de cet endroit se trouve 
Casem. — Id. Talichan, -situé à l'E. de Kundus {Paulhicr I 
p. 113 note 1, Yulc Polo I p. 1 iO note 1). 

Var. de nom: 

1. Taican: Poi.o Pauthier I p. 11:5, Yule Polo I p. 144). 

2 Caybani?): Poi.o (Nonlcnsl;). 

3. Taicam: Poi.o iGrijn). 
4 Thaican: Polo {Ram 

Taicin. Après 2 journées de marche vers l'O. en partant de 
Pianfu, on arrive, selon Polo {Pauthier II pp. 354 sqq., Yulc 
Polo II pp. S s(iq.), au magniTHiue château de Taicin, qui a joué 
un certain rôle dans les combats entre «le roy d'Or» et le Prestre 



501 

Jehan. En continuant 20 milles à l'O. de ce château, on arrive au 
grand fleuve Caramoram. — Il est difficile d'identifier siirement 
ce château. La seule chose qu'on puisse dire, c'est qu'il était situé 
à rO. de Ping-jang dans le Schansi, entre cette ville et le 
Ho an g ho. (Cfr. Pauthier II p. 354 note 3). 

Var. de nom: 

1. Taicin: Polo (Panlhier II p. 354). 

2. Caichu: Polo (Yiile Polo II p. 8). 

3. Caycin: Polo (Nordensk). 

4. Chincui: Polo (Gry/i). 

5. Taigin: Polo [Ram). 

Taido V. Cayto. 

Taidu V. » 

Taifu. Chez Mauro {Zurîa p. 36), ville du désert de Lop. — 
Probablement la même que le Taianfu de Polo. 

Taigin v. Taicin. 

Tai-jiien, C'est avec cette ville qu'a été identifié Taianfu. 

Tainfu v. Taianfu. 

Tainust v. Taiuust. 

Taiping. C'est avec le pays environnant qu'a été identifié 
Tholoman. 

Taiuust. Sur la Carte Cat [Notices p. 122, Ruge p. 78), ville 
située sur le golfe Persique, au S. de Torra de Babel. 

Var. de nom : 

1. Taiuust: Carte Cat [Notices p. 122). 

2. Tainust: Carte Cat (Ruge p. 78). 

Ta-kiang. Nom du Jang-tsze-kiang. C'est avec ce fleuve 
qu'a été identifié le Talay d'OooR. 

Talai v. Talay. 

Talamassy v. Pontain. 

Talamosa v. » 

Talamoszus v. » 

Talas. D'après Kir (Kir p. 178), le roi Hcthum aurait à son 
retour passé par la ville de Dalas. — Après avoir passé à K in chat, 
P\UBR [Soc. Géogr. Paris IV p. 279) apprit que, non loin de son 
chemin, était située une ville, nommée Talas, où demeuraient des 
Allemands. Il apprit aussi (Ib. p. 280) que la ville se trouvait à 
journées de son chemin, dans la direction des montagnes, qu'il ap- 
pelle Montes Caucasi. — Cette ville joua un grand rôle au moyen- 



502 

âge comme ville de commerce et comme forteresse, parce qu'elle se 
trouvait à la rencontre de plusieurs grandes routes, surtout sur la 
grande route fréquentée de Samarkand à Almalik; elle était 
située sur le fleuve Talas et sur le versant nord des montagnes 
d'Alexandre, près de l'angle formé par cette chaîne de montagnes 
et le Karatau. auprès de TAulie-ata d'aujourd'hui [Schmidt pp. 
35-40). 

Var. de nom : 

1. Talas: Ri:br iSoc. Géoçir. Paris IV p. 279). 

2. Dalas: Kir (Kir p. 178). 

3. Jalas: Rcbr (Soc. Gcogr. Paris IV p. 280). 

4. Talis: IUbr (Ib. note 5). 

5. Taras: Nom arabt.' {Schmidl p. 37). 

Talay. Après avoir quitté Gilenfo on arrive, selon Odor 
[Cordicr pp. 3i5 sqq., V?//e Cathay I pp. 121 sqq.), au grand fleuve de 
Talay, le plus grand du monde, dit-il. Dans sa partie la plus 
étroite, il a 7 milles de largeur. Il traverse le pays où demeurent 
les Py mains. Sur les rives du fleuve sont situées une quantité de 
villes, parmi lesquelles Mente. — M.\nd [Hall p. 211), s'inspirant 
d'OooR, dit qu'après avoir quitté la ville de Ghilenfo, on arrive 
au fleuve Dalay, le plus grand fleuve du monde à l'eau douce. 
Dans sa partie la plus étroite, il a une largeur de plus de 4 milles. 
Il traverse le pays où demeurent les Pigmaus. Le long du fleuve 
se trouvent une quantité de villes, e. a. Menke. — Id avec le fleuve 
Jang- tsze-kiang, aussi nommé Ta-kiang (Corf?ier p. 347 note 1). 

Var. de nom: 

1. Talay: Odor (Cordier p. 345, Yiile Calliay I p. 121). 

2. Calay: Odor {Cordicr p. 345 note h). 

3. Chanay: Odor (Ib. ). 

4. Dalay: Mand [Hall p. -211). 

û. Dolaj: Mand (Lorenz p. 113 note 7). 

G. Dolay: Mand (Lorenz p. 113). 

7. Dotalay: Odor [Cordier p. 34;') note 1)). 

8. Dy lay de; Mand (Lorenz p. 113 note 7i. 
t). Talai: Odor [Cordier p. 31.") note b). 

10. Tannay : Odor (Ib.). 

11. Thalay Odor (Ib.). 

12. Thanai : Odor (Ib.). 
1.3. Thanay: Odor ilb.). 

Tali. C'est avec celte ville du Jiinnan qu'a été identifié 
Caraian. 



503 

Talichan. C'est avec celte localité qu'a été identifié Taican 

Talicia v. Calbet. 

Talinga v. Telenc. 

Talis V. Talas. 

Tarn V. Ararat. 

Tamarus. Cfr. Tabis. 

Tamask v. Sebaste. 

Tamast v. » 

Tampinguy v. Tacpiguy. 

Tampinzu v. » 

Tampizu v. » 

Tana. D'après Jord {Yule Jord p. 53), il y a, en allant par 
mer, mille lieues de Constantinople à Tanan ou Tartaria, qui 
est situé à l'E. de Constantinople. — Pasc {Mosh App. 92 
p. 194, Yule Cathay I p. 231) dit que de Gazaria «per aliud mare, 
cuius non est fundus, applicuimus Tana». De là, il continua son 
voyage en voiture jusqu'à Sarray. — Peg (Sprengel p. 257, Yule 
Cathay II App. III p. LXIV, Ib. p. 287) désigne Tana comme le 
point de départ pour aller par terre au Gattajo. Il faut 25 jour- 
nées pour aller de Tana à Gintarchan avec un attelage de boeufs, 
mais seulement 10 à 12 journées avec des chevaux. En un autre 
endroit [Yule Cathay II p. 294), il désigne cette partie du chemin 
comme la moins sûre de tout le long trajet pour aller au Gattajo; 
mais en compagnie de 60 personnes on peut en toute sécurité faire 
le voyage de Tana à Gintarchan. De plus, il donne (Ib. p. 292) 
des conseils à qui veut pénétrer par Tana dans l'Asie. A Tana le 
voyageur doit se procurer un drogman et ne point économiser, quoiqu'un 
bon drogman soit bien plus cher qu'un mauvais. Il y faut aussi se 
procurer deux domestiques, connaissant bien la langue eu m an e. 
On doit encore engager une servante, qui connaisse cette langue. 
Pour le voyage à Gintarchan il faut à Tana se pourvoir de farine et 
de poisson salé en assez grande quantité, pour que les provisions 
durent 25 jours; pour le reste, surtout pour la viande, on peut 
facilement s'en procurer en chemin. En plusieurs endroits, il nous 
donne des renseignements sur les poids etc. pour ce qui regarde la 
ville de Tana. — D'après Mar (Yiile Cathay II p. 350), le lac 
Bacuc est situé de l'autre côté de Thana. — Sur la Carte Cat 



504 

{Xoticcs p. 80, Rugc p. 78). la ville de Tan a est située sur le lac 
correspondant à la mer d'Azov d'aujourd'hui. — Schilt {Niirnh Cap. 
31, Tclj p. 40) parle d'une ville d'Asach, appelée par les Chrétiens 
Alechena. Dans ses environs se trouve le fleuve Tena. Le 
pays est riche en bétail. Le poisson surtout est envoyé en grande 
quantité de cette ville à Venise, à Gènes et en d'autres endroits. 
— Chez Gknues (Fisch-Ong X, Wiiltke Tafel X), la mer d'Azov 
est justement indiquée, ainsi que l'embouchure du Don dans 
cette mer, où est située la ville de Tan a. — Chez Walsp 
[Zeitschr. Erdk. Berl. XXYI Tafel X, Ib. p. 879), au S. de Saraa 
sur la côte N. de mare lataniorum est située une ville «Latana, 
dominorum venetorum». — Sur la carte de Mauro (Fî.çc/z-O/?,^ XV, 
Ruge p. 80), on trouve à l'extrémité N.-E. du Palus me o lis la 
ville de Latana. — D'après Heyd (II p. 179), elle se trouverait 
aussi chez Vesc, mais je n'ai pu la trouver. — Identique avec la ville 
d'Asow d'aujourd'hui à l'embouchure du Don dans la mer d'Azov, 
Pendant la dernière moitié du moyen-âge, d'après Hcyd en 1816 — 
1382, une colonie commerciale fut fondée par les Italiens à l'em- 
bouchure du Don. Les Génois furent les premiers qui s'y établirent, 
mais ils furent bientôt suivis par les Vénitiens. Cette colonie devint 
vite florissante et fut, d'après Pi-:g, un des plus importants centres 
de commerce avec l'Asie. Cependant, la ville fut bientôt exposée 
aux invasions. Dès 1895 elle fut détruite par Timur, en 1410 elle 
fut attaquée par les Tatars, en 1415 par les Turcs, puis encore une 
fois par les Tatars. Elle resta pourtant d'une grande importance 
pour le commerce jusqu'à la fin du 15'i^ siècle, époque où elle tomba 
en décadence pour être remplacée par la ville d'Asow. II ne 
faut pas confondre Tan a avec l'ancienne colonie grecque Ta nais, 
située à peu près dans la même contrée. (Cfr. Hcyd II pp. 180 
sqq., Yule Jord p. 53 note 1, Yule Cathay II p. 231 note 4, Notices 
p. 80, Telf p. 175 note 5). 

Var. de nom: 

1. Tana: Pasc iMosh App. 92 p. 194, Yule Ciitluiy I j). 2:51). 

Peg [Sprcngcl p. 257, Yulc Ib. Il p. 21S7, II). App. III p. LXIV). 

Caktk Cat (Xolices p. 80, I{ii<ic p. THi. 

Gknues (Fisch-Ong X, Wnllkc Tafel X). 
'2. Alathena: Schilt (Tclf p. 49). 
• ! Alechena: Schilt {\iirnb Cap. 31). 



505 

4. Asach: Schilt (Xiirnb Cap. 31. Telf p. 49). 

ô. Latana: Walsi> iZeitschr. Enik. Berlin XXVI Tafel X). 

Mauro {Fisch-Ong XV, Riige p. 80). 
<"i. Tanaiî: Joud {Soc. Gcogr. Paris IV p. Gl, Ynle Joid p. 53). 
7. Thana: Mar \Ynle Cathny II p. 350). 

Tana v. Tanaim. 

Tanaim. D'après Polo {Pauihier II pp. 662 sqq., Yule 
Polo II p. 830), le royaume de Tanaim est situé à l'O. du Gazurat 
dans rinde. Ses habitants sont idolâtres. Le pays exporte surtout 
du cuir; son commerce est actif, beaucoup de vaisseaux et de mar- 
chands visitent le pays. Il n'y a point de chevaux; mais le roi 
ayant permis aux habitants d'équiper des corsaires, a stipulé qu'ils 
devraient lui remettre tous les chevaux pris; du reste ils peuvent 
garder les biens dont ils se sont emparés, «ce qui est», remarque 
Polo, «indigne d'un roi». — Jord {Script, ord. praed. 1 p. 549, 
Yule Calhay I p. 226) raconte dans sa première lettre que quelques 
moines pieux ont été martyrisés à Thana dans ITnde. — Odor 
[Cordier pp. 70 sqq., Yule Cathay I pp 57 sqq.) dit que d'Orenes il 
est allé par mer dans une espèce de navire, appelé Jase, à Cana 
dans l'Inde, o\x il arriva après un voyage de 28 jours. La ville est 
bien située, et elle est riche en vin et en arbres. C'est là que 
demeurait dans l'antiquité le roi P o r u s qui fit la guerre à Alexandre. 
Les habitants sont idolâtres, adorant le feu, les serpents, les arbres 
etc. Il y a en quantité différentes bêtes, surtout des lions, dont de 
tout noirs, et des rats aussi gros que des chiens. On a coutume 
de ne pas enterrer les morts mais de les déposer avec de grandes 
cérémonies dans les champs pour être dévorés par les bètes féroces. 
Plus loin, il décrit en détail comment quatre moines y ont été mar- 
tyrisés. — Chez xMed {Fisch Samml. p. 133), on trouve sur la côte 
de l'Inde la ville de Cocintana. — D'après Mand {Hall pp. 164 
sqq.). en sortant de Crues on arrive à l'île de Ghana. Le blé 
et le vin y abondent. Le roi en était jadis si puissant qu'il 
osa faire la guerre à Alexandre. Ses habitants sont idolâtres, 
et il dépeint minutieusement toutes les idoles et les symboles divers, 
adorés dans le pays. On n'enterre pas les morts, la chaleur 
étant tellement grande qu'en peu de temps la chair se détache 
des 03. Les lions et d'autres bètes féroces s'y trouvent en abondance. 
Les rats sont aussi gros que des chien.s. — Sur la Carte Cat 
[Notices p. 124, Ruge p. 78), on voit sur la côte 0. de l'Inde, un 



50G 

peu au S. du Cap de Paychinor, la ville de Cocjntaya, pro- 
bablement identique avec la ville mentionnée par Me». — Sur la 
carte de Mauro [Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, Ziirla p. 42), on trouve 
sur la côte S. de l'Inde, à l'E. de Hormus et sur la mer, ici appelée 
Mare persicum, la ville de Tanna. — Id. Thana dans l'île Sal- 
sette, un peu au N. de Bombay [Pauthier II p. 662 note 1, Yule 
Polo II p. 381 note 1, Cordier p. 88 note 5, Yule Cathay I p. 57 
note 3, Ib. p. 226 note 2, Fisch Samml. p. 133, Bov p. 85). 

Var. de nom: 

1. Tanaim: Polo {Pauthier II p. G«30). 

2. Cana: Odou {Cordier p. 70). 

3. Chana: M and (Hall p. 164). 

4. Chanaam: Odok {Cordier p. 70 note d). 

5. Cocintana: .Mi;n {Fisch Samml. p. 133). 

6. Cocintaya: Cautic Cat {litige p. 78). 

7. Cocjntaya; Carte Cat {Notices p. 124). 

8. Kana: Mand {Lorenz p. 86). 

9. Tana: Polo {Ynlc Polo II p. 330). 

Odoh [Yule Cathay I p. 57. 

10. Tanna: Mauho {Fiscli-Oiuj XV, Ruge p. 80. /urla p. 42). 

11. Taua: Odok {Cordier p. 70 note d). 

12. Thana: Jord (Script, ord. praed. I p. 049, Yuh' Cathay I p. 226). 

OooR {Cordier p. 70 note d). 

Tanan v. Tana. 

Tandinfu v. Cundinfu. 

Tanduc. Chez Polo (Pauthier I pp. 208 sqq , Vide Polo I 
pp. 249—50), le pays de Tanduc est situé à TE. de l'Egrigaia 
et à l'O. du Suydatui. Le pays est gouverné par des descendants 
du Prestre Jehan. C'est le pays de Goc et Magoc, selon les 
Occidentaux; pourtant, ils ne s'appellent pas eux-mêmes Goc et 
Magoc mais Ung et Mugul. Il y a beaucoup de villes et de 
villages. La capitale porto lo même nom que la province. Les 
habitants sont chrétiens ou maliométans, mais il y a aussi des 
idolâtres, ainsi qu'une race mélangée de mahométans et d'idolâtres, 
nommée Argon. L'industrie est florissante, le pays est surtout re- 
nommé pour sa fabrication de marchandises faites de poils de 
chameau. Le Prestre Jehan y avait jadis sa résidence. A une 
distance de 7 journées de marche vers l'E. se trouve le Catay. — Sur 
la Cahte Cat {Notices p. 134, Ruge p 78), la ville de Tand uch est 
située tout au nord. — Chez Maiho {Fisch-Ong XV, Ruge p. 80, 



507 

Zîirla p. 35),. le pays Tendue h est situé dans l'Asie septentrionale, 
non loin du Sindicui. On trouve à côté de Hun g et de Mon gui 
la légende suivante {Zurla p. 35): «Ces deux pays dépendent du 
Tenduch». Et dans une autre légende près de Lordo dans 
rOrganza, où Mauro parle des peuples enfermés par Alexandre 
(v. I ne lu si), on trouve entre autres indications celle-ci {Zurla p. 
32): «Ils — c'est à dire les inclus — dépendent du royaume de 
Tenduch et s'appellent Ung e M on gui, ordinairement nommés G og 
e Magog...». — Pour l'identification du Tanduc, Pauthicr et Yule 
sont de la même opinion: ils placent le pays aux environs du coude 
nord du Hoangho ou, plus précisément, à l'angle N.-E. de ce 
coude. Mais Pauthier (1 pp. 208 sqq. note 1) place le pays dans 
le voisinage de Ta-tung dans le Schansi septentrional, Yule (Polo I 
p. 252 note 1) au contraire dans la contrée située entre le coude du 
Hoangho à TE, et Kuko-khoto, au N.-O. de Ta-tung. — On 
le croit identique avec le pays Cosan d'OooR. 

Var. de nom: 

1. Tanduc: Polo (Pauthier I p. 208, Nordensk). 

2. Tanduch : Carte Cat Xotices p. 134, Riige p. 78). 

3. Tendue: Polo (Yule Polo I p. 249, Grijn, Ram). 

4. Tenduch: Mauro (Fisch-Ong XV, Zurla p. 35). 

5. Tendvch: Mauro iRuge p. 80). 

Tanduch v. Tanduc. 

Taneez v. Ararat. 

Tanegar v. Zanega. 

Tangiu V. Tangut. 

Tangot V. » 

Tangui v. » 

Tangunt v. » 

Tangut. D'après Rubr [Soc. Géogr. Paris p. 288), peuple de- 
meurant entre lugures et le Tebec. C'est, selon lui, une nation 
brave, dont l'écriture se lit de .droite à gauche (Ib. p. 329). — 
Après un voyage de 30 jours, en sortant de Lop et en passant par 
le désert, on arrive, selon Polo {Pauthier I pp. 152 sqq, Yule 
Polo I pp. 184 sqq.), dans la ville de Sac i ou, située dans la 
province de Tangut. Le pays est habité par des Chrétiens nestoriens 
et des Sarrasins, mais surtout par des idolâtres, dont les coutumes 
sont dépeintes en détail. Il décrit p. ex. leur manière de traiter 
les morts, qui sont brûlés, mais cette cérémonie ne peut avoir lieu 



508 



quau jour fixé par les astronomes; et quelque fois il faut garder 
le corps jusqu'à 6 mois, en attendant la crémation. Pendant ce 
temps, on lui offre tous les jours des aliments, pensant ainsi nourrir l'âme. 
Enfin le transport du cadavre à l'endroit où doit avoir lieu la cré- 
mation, se fait avec beaucoup de cérémonies. Los habitants sont 
dans un rapport constant avec leurs dieux et n'entreprennent rien 
sans les consulter. D'après Polo, les villes suivantes, e. a , sont 
situées dans le Tangut: Sac i ou, Camul, Ch ingin talas, Siccui 
dans la province de Suctur, Campicion, Esanar, Erguiul, Singuy 
et Egrigaia. — D'après Het (Gap. 16), les Tatars étaient divisés 
en 7 nations, dont la deuxième s'appelait Tango t. — Sur la 
carte de Mauro (Fisch-Ong XV, Ruge p. 80. Zurla pp. 34-, 36), 
Tangut paraît s'appliquer à deux choses différentes, une province 
de Tangut et une ville de Tangui, se trouvant toutes les deux 
dans le désert Lop. Le Tangut est situé bien plus au N. et tout 
auprès de Lop, Tangui se trouve dans la partie S. du désert et 
auprès de S ace. — Tangut est un nom mongol et comprend 
quelques peuples et quelques pays dans la province chinoise de 
Kansu, ainsi que les pays situés au N. des frontières de la Chine 
autour du Hoangho et du passage du Jû-mônn. (Cfr. Pauthier 
I p. 152 note 2, Yulc Polo I p. 180 note 1, ScJnnidt p. 57). 

Var. de nom: 

1. Tangut: lUiiii (.Soc Gcogr. Paris IV p. 184). 

Polo (PanUùer I p. 152, Yulc Polo 1 p. 1S4, Xonicnsl;). 
Mauro (Zurla p. .'5-1). 

2. Taguth : Polo Gnjn . 

3. Tangiu: Mauko (Fisch-Ong XV. Riigc p. 80). 

4. Tangot: Hier ((^ap. lO). 

5. Tangui: .M ai no (Xiirla p. 'M'y). 

(). Tangunt: lUnii (Soc. Qéogr. Paris IV p. 28S iiolc 12). 

7. languth: Polo {liaw). 

H. Tangvt: I'olo t'isch-Ong XV). 

0. Tanqut: Polo IPniilluer I p. 1G5). 

Tanguth v. Tangut. 
Tangvt V. » 
Tanna v Tanaim. 
Tannay v. Talay. 
Tanpiju v. Tacpiguy. 
Tanqut v. Tangut. 
Tanrizo v. Tauriz. 



509 

Tanzu. Chez Mauro {Zurla p. 37), ville de la Chine méridionale. 

Tapbana v. Taprobane. 

Taphana v. » 

Tapingui v. Tacpiguy. 

Tapinzu v. » 

Taprobana v. Sumoltra et Taprobane. 

Taprobane. Plin [Xat. Hist. VI, 81 sqq.) nous donne des 
indications très détaillées sur cette île. II dit que c'est grâce aux 
campagnes d'Alexandre que l'on a mieux connu l'île et que l'on 
a pu corriger les erreurs dans lesquelles on tombait au sujet de sa 
situation. Mais même après ces campagnes la connaissance que l'on 
avait de File était très incomplète. On la croyait très grande et elle 
était surtout renommée pour ses éléphants et sa richesse en or et en 
perles. D'après les renseignements de Megasthenes, Plin nous dit 
que l'île est traversée par un fleuve et que les habitants sont plus 
riches en or et en perles que les Hindous. Jadis il fallait 20 
jours pour y arriver du pays des Prasi; mais maintenant le 
voyage se fait en 7 jours. C'est sous le règne de l'empereur Claude 
qu'on eut de l'île une connaissance plus exacte, un Romain y ayant 
alors fait naufrage. Celui-ci, ayant appris la langue du pays, enseigna 
au roi de l'île les moeurs et les coutumes des Romains. Le roi 
s'étonna surtout de leur probité. On lui montra quelques pièces 
d'or, frappées à diverses époques et portant l'image de divers 
souverains. Il s'étonna de ce que ces monnaies, quoique frappées à 
différentes époques et par diverses personnes, avaient conservé tou- 
jours la même valeur, ce qu'il considéra comme une grande preuve 
de la probité du peuple romain. C'est alors qu'il envoya aux Romains 
des ambassadeurs, par lesquels on eut sur l'île des renseignements 
exacts. Elle avait 500 villes et vers le sud un port très renommé, 
P al se s im un du s. Dans l'intérieur s'étendait un marais immense, 
Megisba, d'où sortaient deux fleuves, l'un coulant vers le sud, 
Palaesimundus, l'autre vers le nord, Cydara. L'île était située 
à 4 journées de l'Inde. La mer y était peu profonde, et les navires 
devaient aller par certaines passes plus profondes. A mi-chemin 
entre Taprobane et l'Inde était située l'île du soleil (insula Solis). 
Les envoyés racontaient aussi que Taprobane était en relations 
commerciales avec les S ère s, avec lesquels ils ne pouvaient pour- 
tant pas causer, le commerce devant se faire par un échange muet. 



510 

Les pierres précieuses et les perles s'y trouvaient en abondance, et 
les habitants étaient très riches, mais ne savaient ))as emi)loyer leurs 
richesses. — Sol (pp. 195 sqq.) en fait une description, entièrement 
conforme à celle de Plin; aussi sufFit-il de la mentionner. — Cosm 
(Topogr. Christ, p. 337, Crindle pp. 363 sqq.) donne aussi une 
description détaillée de Taprobane. L'île, située dans la mer Indienne, 
est appelée Sielediva par les Hindous et Taj^robana par les Grecs. 
Elle se trouve de l'autre côté du pays du poivre, et elle est entourée 
d'une quantité de petites iles. Elle est renommée pour une pierre 
précieuse, la pierre de jacinthe. Le pays est gouverné par deux rois 
qui se font la guerre. L'un de ces rois règne sur la partie de l'île 
où se trouvent ces pierres précieuses, l'autre sur la partie où s'est 
concentré le commerce. Ce commerce est très étendu; à cause de 
sa bonne situation, lîle est en effet fréquentée par des navires de 
tous les pays, de l'Inde, de la Perse et de l'Ethiopie. Elle envoie 
aussi ses propres vaisseaux dans les pays les plus éloignés. Cosm 
mentionne surtout le commerce avec Tzinitza, d'où l'île tire, entre 
autres choses, de la soie et de l'aloès; ces produits sont ensuite 
transportés en d'autres villes, comme Maie, Calliana, S indu, Adule 
etc., pour y être échangés contre d'autres produits. L'île a une église 
chrétienne, fondée par des chrétiens persans et dirigée par un prêtre 
persan. D'après Cosm, un marchand occidental vint une fois dans 
le pays. Il fut présenté au roi, auquel il fit voir quelques pièces d'or 
romaines, qui étonnèrent le roi A en juger par leur apparence et leur 
valeur, il supposa que les Romains devaient être un peuple puissant 
et prudent. Ce récit ressemble donc à celui de Plin et de Sol. — 
IsiD fait mention de Taprobana en deux endroits [Etymol XIV, 
3, 5 et XIV, 6, 12); dans