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Full text of "Liturgie; ou, Formulaire des prieres publiques selon l'usage de l'Eglise anglicane"

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LITURG lE 

o u 

FO RM ULAI RE 

DES 

PRIERES PUBLIQUES 

SELON L'USAGE Dp 

L'EGLISE ANGLICANE. 

NOUVELLE EDITION, 
Revue, Corrigée, et Augment]£e 

DES FORMULAIRES POUR L'ORDINATION 
DES DIACRES ET DES PRETRES, 

ET 

POUR LA- CONSECRATION DES ARCHEVEQIJES 
ET EVEQUES. 




ALONDRES, 
ChezP.DUNOYER, & N. PREVOST & Comp, 

M.DCC.XXIX. 



7r- 



(iU) 




PREFACE. 




Epuis que TEglife Anglicane a compilé û 
Liturgie elle a toujours eu la prudence de te- 
nir un jufte milieu, entre unetrop grande ri- 
gueur à refufer d'y admettre aucune forte 
de changement, ôc une trop grande facilité 
à confentir d'y en admettre fans raifon. 
En effet, puifque l'expérience nous apprend, que lorfque 
fans une néceffité évidente, on a fait des changemens 
en des chofes qui avoient été établies après une mûre 
délibération, il s'en efl: enfuivi des inconveniens, & 
plus grands ôc en plus grand nombre, que ne l'étoient 
ceux, auxquels on s'étoit propofé de remédier : & que 
d'un autre côté, on convient que les Formulaires par- 
ticuliers du Service Divin, aullî bien que les Rits & 
les Cérémonies, qui y font prefcrites, font de leur na- 
ture indifférentes & altérables, il efl: raifonnable, que 
ceux qui en ont l'autorité, y faifent les changemens,. 
qui leur paroiffent néceffaires & convenables, toutes les 
fois que des confidérations importantes, & que les di- 
verfes circonfl:ances des temps le demandent. C'cft 
fuivant cette maxime, que fous les Règnes de divers 
Rois, d'heureufe mémoire, que nous avons eu depuis 
la Réformation, l'Eglife a bien voulu, par de juflies ôc 
graves confidérations, aporter quelques changemens en 



T PREFACE. 

certaines chofcs particulières, qui dans leurs temps ref- 
pedifs avoicnt paru convenables : Mais elle la fait de 
telle manière, que le Corps & la Subftancc de fon Ser- 
vice, tant à regard des chofes principales, que de fa 
forme ôc de fon ordre, ont été jufquici toujours les 
mêmes, & qu'elles demeurent fermes & inébranlables 5 
malgré les ataques ôc les afTauts violens de certaines 
gens inconftans & légers, qui ont toujours fait paroi- 
tre, qu ils avoient plus d'atachement à leurs fentimens 
particuliers & à leurs propres intérêts, qu ils n avoient 
d'inclination à s'aquiter de ce qu'ils doivent au public. 

Tout le monde fait allez, fans que nous en rapelions 
ici la mémoire, par quelles mauvaifes pratiques, & par 
quels motifs pernicieux, l'ufage de la Liturgie fut dif- 
continué, pendant nos derniers troubles : quoi qu'il fut 
prefcrit par les Loix de TEtat, qui étoient alors, comme 
elles le font encore, dans toute leur force. Et lors 
qu'à Toccafion du rétablilTement du Roi, il y avoit 
grande aparence, qu'entre autres chofes, Tufage de la 
Liturgie, qui n avoit jamais été légalement aboli, re- 
prendroit de lui même fon ancien cours 5 à moins qu'on 
n'y oposât promptemcnt quelque puiiTant obftacle : ces 
mêmes gens, qui dans le temps de l'ufurpation, s'etoient 
acharnez à décrier la Liturgie dans Tefprit du peuple, 
& à la lui rendre odieufe, fe trouvèrent engagez par 
leur intérêt, & en même temps pour conferver leur 
réputation, à faire tous leurs efforts pour en prévenir 
le rétabliflement ; parce qu'autrement il leur auroit fa- 
lu reconnoître qu'ils avoient failli : or c'cft ce qu'il 
n'eft prefque pas poflibie de faire avouer à des gens 
de leur forte. Dans cette vue ils publièrent divers pe- 
tits livres contre le Livre ^es 'Prières Tubliques : ils 
y étalèrent non feulement les vieilles objedions 5 mais 
ils y en ajoutèrent de nouvelles, pour en augmenter le 
nombre. Ils s'adrelférent même, jufqu'au Roi, pour 
lui d<bmandcr inftaaiiment que ja Liturgie fut revue, & 

qu'on 



P R E F A C E. V 

qu'on y fit de tels changemens & de telles âditîons 
que Ton trouveroit néceflaires pour le foulagement des 
confciences tendres. A quoi fa Majefté, dont les pieu- 
fes inclinations le portent à ne rien refufer de raifon- 
nable à aucun de fes Sujets, quels que foient leurs 
fentimens en matière de Religion, voulut bien charita- 
blement aquiefcer. 

^ Dans cette revifion nous avons tâché de garder la 
même modération, qu il nous paroit qu'on a ci-devant 
obfcrvée en pareil cas. C'eft pourquoi entre les divers 
changemens qui nous ont été propofez, nous avons re* 
jette; 1°. tous ceux qui étoient dune dangereufe con- 
féquencc, comme par exemple ; ceux qui tendoient à 
faper fourdement quelque point de doftrine, ou quel- 
que louable pratique de l'Eglife Anglicane, ou même 
de TEglife univerlelle : & z"". tous ceux qui bien loin 
d'être de quelque conlequence, étoient tout-à-fait vains 
6c frivoles. Mais quant à ceux qui nous ont paru en 
quelque façon requis, ou convenables, nous y avons 
aquiefcé avec plaifir, & de nôtre propre mouvement, 
fous quelque prétexte, dans quelque vue, & par qui que 
ce foit qu'ils nous ayent été propofez. Car ce n'eft 
pas, au rcfte, que nous nous y foyons crû obligez par 
la force d'aucun argument, qui nous ait convaincu que 
ces chan2;emens étoient abfolument néceflaires. En ef- 
fet nous fommes pleinement perfuadez en nos confci- 
ences, & nous le proteftons ici à toute la terre, que la 
Liturgie, telle qu'elle étoit auparavant établie par les 
loix, ne contient rien qui foit contraire à la parole de 
Dieu i ni à la faine dodrine 5 ni dont un vrai Chrétien 
ne puifle fe fervir en bonne confcience, & à quoi il ne 
puifle fe foûmettre i ni rien enfin qu'on ne puiiTe fort 
bien défendre contre toute forte de contredifans 5 fi 
on y alloue les juftes & favorables interprétations, que 
l'Equité naturelle nous oblige d'allouer à tous les écrits 
des hommes > & particulièrement à ceux qui font pu- 
bliez 



vî P R E F A C E. 

bliez par autorité } & même aux meilleures traduûions 
qu'on ait jamais fait de FEcriture Sainte. 

Aufli n avons-nous pas eu deflein dans cet ouvrage, 
de favorifer aucun des partis préférablement aux autres, 
dans leurs demandes déraifonnables ; mais de faire, au- 
tant que nous en avons été capables, ce qui nous a 
paru le plus propre à conferver la paix &c Tunité de 
TEglife 5 a infpirer le refped j à exciter la pieté & la 
dévption dans le Service public , ôc à ôter toute occa- 
iîon de chicaner de de pointiller contre la Liturgie de 
TEglife, à ceux qui ne cherchent que des prétextes pour 
le faire. Et pour ce qui regarde les changemens, les 
aditions & les autres chofes, en quoi ce Livre-ci diffère 
du précédent, il fuffira d'en rendre cette raifon géné- 
rale. Ceft que la plupart des changemens ont été 
faits; i^.pour Tinftrudion de ceux qui doivent officier 
dans les divcrfcs parties du Service Divin : & c'eft par- 
ticulièrement dans le Calendriei; & dans les Rubriques, 
que fe trouvent ces changemens. 2 «.Pour corriger 
quelques vieux mots & quelques phrâfes fur-années, en 
leur fubftituant d'autres expreflîons plus énergiques ôc 
plus propres, & qui font préfcntement en ufage : ou 
pour expliquer plus clairement des mots &: des phrâ- 
fcs, qui avoient une fignification douteufe, ou qui pou- 
voient recevoir un mauvais fens. 3^. Pour rendre plus 
corredement les parties de l'Ecriture, qui fe trouvent 
inférées dans la Liturgie ; lefquelles fe doivent lire 
maintenant félon la dernière verfion de la Sainte Bible. 
Outre cela ; On a jugé à propos d'y ajouter en leurs 
propres lieux, des Prières & des Adions de grâces con- 
venables à certaines occafions, particulièrement pour 
ceux qui font fur la mer; aufli bien qu:un Office 
pour le Baptême des Adultes. En effet, quoique cet 
Office ne fut pas néceflaire, lors qu'on compila la 
précédente Liturgie ; il efl devenu d'une néceffité ab- 
iolue depuis que par la licence des derniers temps, l'A- 

nabaptifme 



PREFACE: Vlî 

SâbaptLTmê s'cft gliffé & s'eft fi fort répandu parmi nous.' 
Outre qu'il ne peut être qu'extrêmement utile dans 
nos Colonies, pour y bâtifer ceux qui y naiflent, & 
les autres qui fe convertiffent à la foi. Au refte, Si 
quelcun fouhaitoit qu'on lui rendît un compte exad de 
chaque changement particulior, qu'on a fait dans la Li- 
turgie, nous ne doutons point, que s'il fe donne la 
peine de comparer ce Livre-ci avec le précédent, il ne 
s'aperçoive aifément lui-même, des raifons qu'on a eues 
de le faire. 

Enfin, nous avons tâché de nous aquiter de nôtre 
devoir comme en la préfencedeDieu, dans une affaire lî 
importante 5 & de rendre en cela, autant qu'en nous a 
été, nôtre fincérité aprouvée aux confciences de tous les 
hommes ; bien que nous n'ignorions pas qu'il eft im- 
pollible de les fatisfaire tous 5 vu la grande diverfité 
de fentimens, d'humeurs, & d'intérêts qu'on voit au- 
jourd'hui dans le monde. Mais lî nous ne devons pas 
nous promettre que des gens faftieux, de mauvaife hu- 
meur, ôc qui ont l'efprit de travers, veuillent, ou puif- 
fent fe contenter d'aucune chofe en ce genre, qui ait 
été faite par d'autres que par eux-mêmes 5 Nous fom- 
mes, au moins, perfuadez que ce que nous préfentons 
ici, & qui a été examiné avec un grand foin, & qui a 
été aprouvé par les Synodes des deux Provinces, fera 
auffi aprouvé & favorablement reçu de tous les Mem- 
bres de l'Eglife Anglicane^ qui ont de la modération, 
qui aiment la paix, & qui véritablement ont une bonne 
confcicnce. 






Dtt 



Jl/ 



t vUi ) 







Du Service de l'Eglife. 



P^ L n'y eut jamais rien de fi bien conçu, ni de 
M fi fagcment établi par les hommes, que par la 

fucceflîon des temps, il ne s'y foit gliffé de la 
corruption & du défordre. Nous en avons, 
entre autres, un exemple bien évident dans les Prières 
de TEglife, qu on apelle communément le Service 
^ivin. En effet, fi Ion en recherche lorigine & le 
fondement dans les anciens Pères, on trouvera que ce 
Service fut très-fagement inftitué poar Tavancement 
de la pieté. Car ils le réglèrent de telle forte, que 
dans le cours de Tannée, on lifoit toute la Bible, ou 
que du rnoins on en lifoit la plus grande partie 5 afin 
que la fréquente ledure & la méditation affiduë de la 
Parole de Dieu incitât le Clergé, & particulièrement 
les Miniftres qui olRcioient dans chaque affcmblée, à 
vivre faintement eux-mêmes ; & qu elle les rendît plus 
propres à inftruirc les autres par une faine doûrine, & 
à confondre les ennemis de la vérité 5 & qu en même 
temps, louïe des faintcs Ecritures fournît le moyen au 
Peuple de faire inccflamment de nouveaux progrès en la 
connoiffancc de Dieu, & de s'enflamer de plus en plus 
de Tamour de la vraie Rclision. 



Mais 



DU Service de l'Eglise. ix 

Mais ce Saint & bel ordre des anciens Pércs a été 
tellement négligé, altéré, <5c perverti depuis bien du 
temps, par Tinfertion de contes ôc de légendes fabu- 
leufcs, èc de quantité de répons, de verfets, de vaines 
répétitions, de commémorations, Ôc de fynodales, que 
lors qu'on avoit commencé la lefture d'un livre de la 
Bible, on fe contentoit, d ordinaire, d'en lire . trois ou 
quatre chapitres, fans en lire jamais davantage. C'eft 
ainfi quon lifoit le commencement d'Efaïe dans TA- 
vent, ôc celui de la Genèfe dans la Septuagéfime, fans 
jamais achever de les lire : Et on en ufoit de même a 
regard des autres livres de TEcriture Sainte. Déplus, 
bienque S. Paul ait ordonné de parler toujours au Peu- 
ple dans TEglife en langue vuJgaire, afin qu'il puifle 
être édifié s il cil arrivé que pendant bien des années, 
le Service s'cft fait dans TEglife d'Angleterre en lan- 
gue latine, qui n'eft point du tout entendue du peu- 
ple 5 de forte que comme ils n'entcndoient que de leurs 
oreilles, leurs coeurs, leurs efprits, ni leurs entende- 
mens n'en poir/oient point recevoir d'édification. De- 
plus, au lieu que les anciens Pères avoient divifé les 
Pfeaumes en fept parties, dont chacune étoit appellée 
une NoEîurne ; on fe contentoit, depuis quelque temps, 
d'en dire feulement un petit nombre, & on omettoit 
entièrement le refte. Outre que la multitude & la 
difficulté des Règles, apellées la P/>, & les divers 
changemens du Service, faifoient qu'il y avoit plus 
de peine & d'embarras à tourner feulement les feuil- 
lets du Livre, pour trouver ce qui devoit être lu, qu'il 
n'y en avoit' à le lire, quand on Tavoit trouvé. 

Après avoir confideré tputes ces défeduofitcz, on a 
infl-it' cet Ordre-ci, qui remédie à toutes. Et pour 
y aporter d'autant plus de facilité, on a fait un Ca- 
lendrier, qui eft clair & fort aifé à comprendre : dans 
lequel on a difpofé la ledure de l'Ecriture Sainte, 
d'une telle manière, qu elle fe fera, autant qu'il eil pof- 

b fible. 



X duService DE l' Eglise. 

fiblc, avec ordre, fans interruption, & fans rien tron- 
quer. C eft pourquoi on a retranché les Antiennes,- 
les Répons, les Invitatoires, & les autres chofcs fem- 
blables, qui interrompoient le cours de la leélure des 
Livres Sacrez. 

Cependant comme il n'eft pas poflible de fc pafTer 
entièrement de Règle, on en donne ici quelques unes; 
mais on en donne peu; & elles font toutes aifécs à 
comprendre. De forte que vous avez ici un Ordre 
pour les Prières, & pour la ledure de l'Ecriture Sainte, 
qui répond parfaitement à l'intention des anciens Pè- 
res j ôz qui cft certainement beaucoup plus utile, & 
en même temps plus commode, que ne Tétoit celui 
qu'on obfervoit auparavant. IJ eft plus utile ; parce 
qu'on en a retranché beaucoup , de chofes dont les 
unes étoient fauflcs, les autres incertaines, & les au- 
tres vaines & fupcrftiticules : Outre qu'il n y eft or- 
donné de rien lire que la Parole de Dieu, ou qui ny 
foit conforme. Et le tout en une telle langue & dans 
un tel ordre, qu'il ne fe peut riçn de plus fimple, ni 
qui foit plus a la portée, tant des Lecleurs que des Au- 
diteurs: Il eft en même temps plus commode,- tant 
a cauie de fa brièveté, que parce que les Règles y font 
faciles, & en petit nombre. 

Et au lieu que ci-devant la manière de réciter & de 
chanter dans les Eglifcs de ce Rovaume etoit fort di- 
ferente; les unes ie conformant à Wii^rc de Salisbury, 
d autres a celui d'Hereford, d'autres à celui dzBanjror, 
dautrc-s a celui àTork, & d'autres enfin, a celui de 
Lmcohi, il ne doit plus y avoir déformais qu un feul 
uiage dans tout le Royaume. 

Et parce qu'il n'y a point de Règles fi clairement 
exprimées, qu'il ne s'y rencontre des difficultcz par 

TTu •" A^'t^^ ^ V^' P'^'^^^^' '^ ^^''^'"^ pour lever 
de telles difficultcz, & pour réfoudre toutes fortes d'am- 
biguitcz touchant la manière dont il faut entendre. 



D U s i; R V I C E D E l' E G L I s E. Xt 

6c mettre en pratique ce qui eft contenu dans ce Li- 
vre, que les perfonnes qui pourront avoir là deflus des 
doutes, s'adrçilent toujours à FEvêque de leur Diocèfe, 
qui félon fa prudence aura foin de faire réfoudre de 
tels doutes, fans rien ordonner qui foit contraire à ce 
qui eft prefcrit dans ce Livre. Et fi TEvêque du Dio- 
cèfe avoit lui même quelque doute là deifus, il pour- 
. roit en tel cas s'adrefler à l'Archevêque, pour en a- 
voir la foiution. 



j4u refte bien qu'il foit ordonne-, que tout ce qui fe 
lit y & que tout ce qui fe chante dans VEgUfe^ foit 
lu & chanté en langue njulgaire^ afinque toute laffem- 
blèe en puijfe recevoir de l'édification : On 71e prétend 
fas néanmoins empêcher ceux qui dtfent leurs Prier es ^ 
le foir c^ le matin en leur particulier, de le faire en 
telle langue quil leur flaira j pourvu qu'ils le fajfent 
erh une langue qu'ils entendent. 

Tous les Tr êtres-, & tous les 'Diacres doivent dire 
tous les jours les Prières du Matin & du Soir, ou 
en particulier, ou en public j a moins qu'ils nen foient 
empêchez par quelque maladie, ou par quelque autre 
caufe légitime. 

Le Miniftre dune Eglife Paroiffiale, ou d'une Cha- 
pelle, s'il efl fur les lieux, & qu'il nait point de rat- 
fan qui len empêche, dira les Prières dans l Eglife 
Paroifîale^ ou dans la Chapelle qu'il dejfert : & il 
aura foin de faire fonner la cloche, quelque temps a- 
vant que de commencer i afin que le Peuple puijfe ve- 
nir entendre la Parole de Dieu, &^ ajfîfter avec lui 
aux Prières publiques, 

^',2. ■ 



b 2 • . . De* 



X duService DE l' Eglise. 

fiblc, avec ordre, fans interruption, & fans rien tron- 
quer. C eft pourquoi on a retranché les Antiennes,- 
les Répons, les Invitatoires, & les autres chofcs fem- 
blables, qui interronipoient le cours de la leélure des 
Livres Sacrez. 

Cependant comme il n'eft pas pofîlblc de fc pafler 
entièrement de Règle, on en donne ici quelques unes; 
mais on en donne peu; & elles font toutes aifécs à 
comprendre. De forte que vous avez ici un Ordre 
pour les Prières, & pour la ledure de TEcriture Sainte, 
qui répond parfaitement a l'intention des anciens Pè- 
res 5 ^ qui cfl certainement beaucoup plus utile, & 
en même temps plus commode, que ne Tétoit celui 
qu'on obfervoit auparavant. Il eft plus utile 5 parce 
qu'on ^ en a retranché beaucoup , de chofcs dont les 
unes étoient faufles, les autres incertaines, & les au- 
tres vaines & fuperftiticules : Outre qu'il n y eft or- 
donné de rien lire que la Parole de Dieu, ou qui n'y 
foit conforme. Et le tout en une telle langue & dans 
un tel ordre, qu'il ne fe peut riçn de plus fimple, ni 
qui foit plus a la portée, tant des Lecleurs que des Au- 
diteurs: 11 eft en même temps plus commode j tant 
a caule de fa brièveté, que parce que les Règles y font 
faciles, & en petit nombre. 

Et au lieu que ci-devant la manière de réciter & de 
chanter dans les Eglifes de ce Royaume etoit fort di- 
fvTcnte; les unes ie conformant à Tufaçrc de Salisbury, 
d autres a celui d'Hereford, d'autres à celui à^cBanjror, 
dautrc-sa celui àTork, & d'autres enfin, a celui de 
Lincoln, il ne doit plus y avoir déformais qu'un fcui 
uiage dans tout le Royaume. 

Et parce qu'il n'y a point de Règles fi clairement 
exprimées, qu'il ne s^ rencontre des difficultcz par 
raport a luiage & a la pratique, il faudra pour lever 
de telles difficultcz, & pour réfoudre toutes fortes d'am- 
bi^iutcz touchant la manière dont il faut entendre. 



D U s E; R V I C E D E l' E G L I s E. Xt 

& mettre en pratique ce qui cft contenu dans ce Li- 
vre, que les pcrfonnes qui pourront avoir là deflus des 
doutes, s'adreffent toujours à TEvêque de leur Diocèfe, 
qui félon fa prudence aura foin de faire réfoudre de 
tels doutes, fans rien ordonner qui foit contraire à ce 
qui eft prefcrit dans ce Livre. Et fi TEvêque du Dio- 
cèfe avoit lui même quelque doute là deflus, il pour- 
roit en tel cas s'adrefler à l'Archevêque, pour en a- 
voir la folution. 



j4u refie bien qu'il foit or donnée que tout ce qui fe 
lit y & que tout ce qui fe chante dans VEgUfe^ foit 
lu ér chanté en langue 'vulgaire^ afinque toute lajf em- 
blée en fuijfe recevoir de l'édification : On ne prétend 
fas néanmoins empêcher ceux qui dtfent leurs TriéreSj 
le foir & le matin en leur particulier, de le faire en 
telle langue qu il leur flaira j pour^uû qu'ils le fajfent 
en une langue qu'ils entendent. 

Tous les '^Prêtres, & tous les "Diacres doivent dire 
tous les jours les Trières du Matin & du Soir y ou 
en particulier y ou en public i a moins quils nen foient 
empêchez par quelque maladie :, ou par quelque autre 
caufe légitime. 

Le Miniftre dune Eglife Taroiffiale, ou dune Cha- 
pelle, s'il eft fur les lieux, & qu'il nait point de rat- 
fon qui l'en empêche-, dira les Prières dans lEglife 
Paroifftale^ ou dans la Chapelle qu'il dejfert : & il 
aura foin de faire fonner la cloche, quelque temps a-- 
vant que de commencer i afin que le Peuple puijfe ve- 
nir entendre la Parole de Dieu, &^ affifler avec lui 
aux Prières publiques. 



b 2 _ ^ Dcîl 



XII DesCeremonies. 

Des Cérémonies. 

Pourquoi les unes ont été abolies, & les 
autres retenues. 



p 



^^Armi les Cérémonies qui font en ufage dans TE- 
JJ S^ifc, 6c qui doivent leuï origine à Tinflitution 
des hommes, il y en a qui furent d'abord inftituées 
dans une bonne ôc faine intention; mais qui néan- 
moins ont dégénéré, par la Succelfion des temps, en 
fuperftition & en vanité : 11 y en a d'autres qu une dé- 
votion indifcrcte & une zèle fans connoiflancc ont 
introduit dans l'Eglife ; & qui ayant été tolérées dans 
Jeur commencement, ont dans la fuite produit tous 
les^ jours de nouveaux abus ; & qui par confequent 
méritent d'ctrc rejcttées & entièrement abolies ; non 
feulement parce quelles font inutiles, mais auflî, par- 
ce qu'elles ont aveuglé le Peuple, & extrêmement 
obfcurci la gloire de Dieu : Enfin, il y en a d'autres, 
qu'on a jugé à propos de retenir, quoi qu elles foient 
d'inftitution humaine ; tant pour conferver toujours 
l'ordre & la bienfcance dans l'Eglife, qui eft le but 
qu'on fe propofa en les inllituant, que parce qu elles 
font propres a édifier ; & que c^cft à l'édification, que 
tout ce qui fe fait dans l'Eglife doit fc raporter, félon 
l3i doctrine de l'Apôtre. 

Et bien que ce ne foit pas de grande importance, 
que dobferver, ou de ne pas obferver une Cérémonie, 
a h confiderer en elle même; ce n'eft pas néanmoins 
une légère oftente devant Dieu, que d'enfreindre &de 
violer volontairement & avec mépris un Ordre, &une 
Diiciplme rcguherement établie, ^ue toutes chofes. 
^ir 5. Paul, fejaj[em entre ^-cous honnêtement &far 

ordre. 



D^ES C ERE MON I ES. Xlir 

trdre. Cependant ce n eft point à de fimples particuliers* 
& à des perfonnes privées, qu'il appartient d'établir cet 
Ordre. Il n'y apcrfonne qui doive entreprendre d'établir, 
ou de changer aucun Ordre commun & public dans 
TEglife de jéfus-Chrift, à moins qu'il n'y Toit légitime-» 
ment apellé, & qu'il n'ait l'autorité de le faire. 

Et comme nous fommes dans un fiècle, où les fcn- 
timens des hommes font très difFerens j enfortc que 
les uns font tellement atachcz à leur ancienne cou- 
tume, qu'ils font confcicnce de fe départir le moins 
du monde de leurs cérémonies 5 & que les autres 
au contraire, ont une telle paillon pour les nou- 
veautez, & un tel mépris pour tout ce qui fent 
l'antiquité, qu'ils voudroient innover généralement 
toutes chofes j on a crû qu'il valoir mieux tâcher 
déplaire à Dieu, & de faire en même temps ce qui 
pouvoit leur être utile, aux uns & aux autres, que 
de fonger à leur plaire & à les contenter. Cepen- 
dant pour ne pas donner lieu à ceux qui écoutent la 
raifon de fe plaindre, on a bien voulu raporter ici 
quelques unes des raifons qu'on a eu de rcjetter quel- 
ques unes des anciennes Cérémonies, <3c d'en retenir 
encore d'autres. 

On a jugé à propos d'en abolir plufieurs; parce 
que dans ces derniers temps, le nombre s'en étoit tel- 
lement accru ôc multiplié, que le fardeau en étoit in- 
fuportable. C'eft de quoi St. AugMJlin fe plaignoit 
auffi de fon temps, jufqu'à dire que les Cérémonies 
étoient alors montées à un noml3re fi exceffif, que 
l'Eglife Chrétienne étoit, à cet égard-là, dans un pire 
état, que l'Eglife Judaïque 5 & qull en faloit nécef- 
fairement fecouër le joug, dès que les circonftances 
des temps fourniroient l'occafion de le faire paifible- 
ment. Mais que n'eut pas dit S. Attgujliny s'il avoit 
vu les Cérémonies, qui étoient en ufage parmi nous ; 
puis que nous en avions, £ans comparaifon bien davan- 

b 3 tage 



Xiv D E s C E R E M O N I E s 

tagc qu'il n'y en avoit de fon temps i ôc qu'outre que 
Ic'nombrc en étoit prodigieux 5 ii y en avoit plu- 
fieurs, qui étoient plus propres à écUpfer & à confon- 
dre les bienfiitsde ]efus-Chrift envers nous, quà nous 
les repréfcnter, & a nous en donner la connoiffancc? 
Déplus, l'Evangile de jéfus-Chrifl: n'eft pas une Loi 
ccrémonielle, comme letoit la Loi de Moïie : c'eilune 
Religion qui confiik, non en fervitude d'ombres & 
de figures, mais en une liberté d'efprit, & qui fe con- 
tente d'admettre les cérémonies qui fervent à établir 
un bon ordre èc une Sainte Difcipline, & qui font 
propres à exciter & à réveiller la flupidité des hom- 
mes, & à les faire fouvenir de leur devoir envers Dieu, 
par quelque figniiication fuiguliérc & remarquable, qui 
foit capable de les édifier. Mais la principale caufe, 
pour laquelle on a aboli plufieurs anciennes Cérémo- 
nies, c'eft que l'abus s'en multiplioit fi étrangement i 
d'un coté, par l'aveuglement & par la fupcrftition des 
perfonnes ignorantes ôc groflîéresi & de l'autre, par 
l'avarice infatiabie de ceux qui recherchoient leur pro- 
pre intérêt préférablement à la gloire de Dieu, qu'il 
eût été trcs mal-aifé d'en corriger les abus, fi on en a- 
voit confervé l'ufage. 

Pour ce qui eft de ceux, qui pourroient trouver 
mauvais, que l'on ait confervé quelque unes des an- 
ciennes Cérémonies 5 on ne doute pas qu'ils ne chan- 
gent de fentiment, s'ils confidèrent que fans lobfer- 
vation de certaines Cérémonies, il neft pas pofiîble 
de conferver aucun ordre, aucune difcipline ; ni au- 
cune paix dans l'Eglife. Que s'ils fe formalifoient, de 
ce qu'au heu de conferver les anciennes, on ne lem* en 
a pas fubftitué de nouvelles, ce feroit tomber d'accord 
qu il eft convenable d'avoir des Cérémonies ; or s'il eft 
convenable d'en avoir, ne feroit-ce pas une efpèce de 
fohe que d'en rejetter d'utiles, par cette feule raifon 
quelles font anciennes? Ne devroient-ils pas plutôt 

les 



T) ES C ERE M ON I ES XV 

les révérer, à caufe de leur ancienneté 5 s'il cft vrai 
qu'ils ayent plus d'amour pour l'union & pour la con- 
corde, que pour des inventions nouvelles, lefquelles il 
faut toujours éviter, autant que l'intérêt de la Religi- 
on Chrétienne le peut permettre > Déplus, ces mêmes 
perfonnes n'auront pas railbn d'être choquées des Cé- 
rémonies qu'on a retenues 5 s'ils confidèrent, que com- 
me on a rejette celles dont on abufoit le plus, 6c qui 
chargeoient les coniciences fans aucune raiibn 5 on n'a 
retenu les autres, que pour conferver quelque ordre & 
quelque ditcipline 5 & que d'ailleurs on convient qu'el- 
les peuvent même être changées, lors qu'on aura de 
bonnes raifons de le faire i bien loin qu'on prétende 
les mettre au nivxau de la Loi de Dieu. Enfin, ce 
ne font point des Cérémonies muettes & obfcures, que 
celles qu'on a retenues : Elles font telles que chacun 
peut aifément comprendre ce qu'elles fignifient, & à 
quoi elles fervent ; deforte qu'il n'eft pas vrai-fembla- 
ble qu'on puifle en abufer à l'avenir, comme on a 
auparavant abufé des autres. Au rcfte, nous ne pré- 
tendons point par là condamner les autres Nations, ni 
prefcrire rien à qui que ce foit qu'à nôtre peuple. 
Car nous croyons qu'il eft trcs-raifonnable que dans 
chaque Pais on fe ferve des Cérémonies, que Ion y 
.croit les plus propres à avancer l'honneur & la gloire 
de Dieu j ôc à porter le peuple à vivre de la manière 
la plus parfaite & la plus fainte, fans erreur ôc fans 
fuperftition : & que l'on y rejette ce qui leur pa- 
roit de temps en temps, avoir dégénéré en abus; com- 
me il arrive fouvent qu'il fe glille des abus dans les 
Conftitutions humaines, tantôt d une manière, 6c tantôt 
d'une autre, félon la diverfité dçs pais. 



b 4. L'OR- 



( XVI ) 



L' O R D R E 

^jtil faut fui'vre en la Leâure 
DES PSEAVMES. 

LE livre des Pfcaumcs fera lii tout entier une fois 
tous les mois, félon Tordre qui efl: marqué, tant 
pour les Prières du Matin, que pour les Prières du 
Soir : Mais il ne fera lu en Février que jufques au 
tingt-huitiéme, ou vingt-neuvième jour du mois. 

Et parce que Janvier, Mars, May, Juillet, Août, 
Octobre, & Dccen-ibre ont chacun trente & un jours 5 
il eft ordonné que le dernier jour on lira les mêmes 
Pfeaumes qui auront été lus le jour précédent : en 
forte que l'on puiffe recommencer Je Pfautier le pre- 
mier jour du mois fuivant. 

Et parce que le Pfeaume cxix. eft divifé en 22 
parties, & qu'il eft trop long pour être tout lu en une 
tois; il eft ordonné qu'il n'en fera lu que quatre ou 
cinq parties à la fois. 

Ht à la fin de chaque Pfeaume, & de chaque partie 
du Pfeaume cxix. fera répété cette Hymne, 

Gloire foit au Ter e, &auFtls, & au Saint Eff rit. 

Comme il et oit au commencement ; comme il efl 

maintenant-, 6- comme tl fera éternellement. Amen, 

^ Remarquez que le Plau- {a) Ceci s'entend du Pfau^ 

tier [a) fuit la Divifion des ^^'^^ dans la Liturgie en An- 

Hébreux, & la Verfion de à^'-^ » ^^r dans celle-ci, l'on 

la grande Bible Angloife, ^'P^'^^ ^^ ^^^'^^^ verfion des 

qui fut publiée & mHe en ^I^^'^^^^> qui fe trouve dans 

ufage ious les Réi;ues de ^"^ ?'^^^' ^^ ^^''- ^"^^^^^n, qui 

Henri huitième, ôc d'E- ^ '^'^ff ^,^^t^^^ ^^^ «^P^^^ 

DOUARDfaiém, ^-W-»...J..P.>'.- 

^ /^^j, t5f qui eft la plus en ufage 

parmi ksFroteftans François. 

UOR. 



( XVII ) 



L' O R D R E 

Glm hn doit tenir en la LeBure du re(îi 
"DE LA SAINTE ECRITURE. 

G'Eft du Vieux Teftamcnt que fe doivent prendre 
les premières Leçons aux Prières du Matin ôc du 
Soir 5 de forte qu il s'en lira la plus grande partie une 
fois Tannée félon Tordre de ce Calendrier. 

C'eft du Nouveau Teftament que fe prennent les fé- 
condes Leçons aux Prières du Matin & du Soir ; & 
on les lira par ordre, trois fois Tannée, outre les Epî- 
trcs & les Evangiles ; excepté TApocalypfe, d'où il fe 
tire feulement certaines Leçons propres pour diverfes 
Fêtes. 

Et pour favoir quelles Leçons fe doivent lire chaque 
jour, cherchez le jour du mois dans le Calendrier fui- 
vant j là vous trouverez les Chapitres, qui doivent ê- 
tre lus pour les Leçons, tant des Prières du Matin que 
du Soir 5 excepté feulement les Fêtes Mobiles, qui ne 
font point dans le Calendrier, & les Immobiles où il 
y a une efpace en blanc dans la Colonne des Leçons, 
pour tous lefquels jours Ton trouvera les Leçons pro- 
pres dans la Table des Leçons. propres. 

Et remarquez que quand il y a des Pfeaumes ou des 
Leçons propres prcfcrites, alors les Pfeaumes & les 
Leçons marquées à Tordinaire dans le Pfautier, ou dans 
le Calendrier, fi elles font différentes, feront ômifcs 
pour cette fois-là. 

Remarquez auflî que la CoUede, TEpître, & TEvan- 
gile du Dimanche ferviront pour toute la femaine fui- 
vante ; à moins qu il ïizïi foit autrement ordonné dans 
ce Livre. 

Leçons 



XVI iT Leçons pour les Jours de Dimanches, 

LeçonsPropres, 

Qui doivent être lues toute l'Année aux Prières du Matin 
& aux Prières du Soir, les Dimanches^ & hs autres jours 
de Fêtes. 

Leçons Propres pour, les Dimanches. 



Dimanches de 

lAvent . 
Le Premier. 

1 

3 

4- 
Dimanches 

aptes Noël. 
Le Premier. 

2 

Dimanches 
aprh l'Epi- 
phanie. 

Le Premier. 

2 

5 
4 

f 

6 

Septuagefime 

Sexsgé/ime. 
^inquagef. 
Carême. 
Dimanche i 



4 

6 

I Leçon. 
1 Le^on. 
Paque. 

1 Leçon. 

2 Leçon. 
Dimanches 

après Vaque 
Dimanche i 

2 

^ 

4 
S 



Au Matin. 


Au Soir. 


Efaïe I 


Efaïe 2 


S 


24 


if 


26 


3° 


3^ 


37 


38 


41 


43 


44 


45 


5-1 


s^ 


^5- 


s<^ 


57 


i-8 


f9 


64 


6r 


66 


Genef. i 


Genef. 2 


3 


6 


9J.V.20 


12 


19J.V.30 


22 


^7 


34 


39 


42 


^ ^'^^ 


4f 


Exod. 3 


Exod. y 


9 


10 


Matth. 26. 


Hebr. 5-.J. 




V.I I. 


Exod. 12 


Exod. 14 


Rom. 6 


M\ 2. V. . 




22. 


Nomb. 16 


Nomb. 22 


23&24 


^)" 


Deut. 4 


Deut. y 


6 


7 


8 


9 



Dimanche a 
près l'AJcen, 
Pentecôte. 

1 Leçon. 

2 Leçon. 
Dimanche de 

la Trinité. 

1 Leçon. 

2 Leçon. 

Dimanches a- 
près laTrinité 
Dimanche i 

2 

3 
4 
5* 
6 

7 
8 

9 

10 
1 1 
12 

13 
14 
ïf 
16 

17 
18 

19 
20 
21 
22 

^3 
24 

if 
26 



Au Matin. 

Deut. 12. 

i6.juf 

V. 18 

A<5t. lo. V. 34 

Genef i 
Matth. 3 



Jolîié 10 
Juges 4 

1 Sam. 2 

12 

2 Sam. 12 

21 
î Rois 13 
18 
21 
i Rois y 
10 
19 
;• 
35- 
2 

14 

20 

3 

2 

2 
2 
II 
'3 
ly 
17 



Jerem 

Ez.ech, 



Dan. 
Joél 

Habac. 
Prov. 



Au Soîr.i 


Deut. 


»3 


Eiàïe 


II 


Aa. 


19.J. 


V 


. 21 


Genef 


18 


I Jean 


S 


Jofué 


*3 


Juges 


S 


I Sam 


• 3 




13 




17 


1 Sam 


.19 




24 


I Rois 


ï7 . 




19- 




22 


2 Roi 


; 9 




18 




^3 


Jer. 


22 




3<5 


Ezech 


.13 




18 




24 


Dan. 


6 


Mich.. 


6 


Prov. 


I 




3 




12 




14- 




16 




19 







Leçons 



Leçons Prch'RI 


:s POUR 


FETES. 


Au Matin. 


^« 5oir. 


S, André. 


Prov.2o 


?rov. 21 


S. Thom. Afot. 


^3 


.. ^^ 


Noël. 




Eia. 7. v.ic 


I Leçon. 


Efaïep.j.v.S. 


(j.v. 17 


2 Leçon. 


Luc. 2.j. V. 


rite 3. V.4 


S. Etienne . 


{^5 


j.v. 9 


I Leçon. 


Prov. 28. 


Ecclef. 4. 


2 Leçon. 


Aa.6.v.8.& 


A6i:.7.v.3o 


S. Jean. 


(c.7,j.v.3c 


(j-v-n 


I Leçon. 


Ecclef. s 


Ecclef 6 


2 Leçon. 


Apoc. I 


Apoc. 22 


Les Innocens. 


Jer.3 i.j.v.iS 


Sap. I. 


LaCircomcifion 




(■^ 


I Leçon. 


r}en. 17 


Deut. 10. v 


2 Leçon. 


Rom. 2 


Colof 2 


Epiphanie. 






I Leçon. 


Efàïe 60 


£fa.49 


2 Leçon. 


Luc. 3. j.v 


Jean 2, juf 


ConvJeS.Paut 


('3 


(V.Il 


I Leçon. 


Sapîen. f 


Sapien. 6 


2 Leçon. 


A6t. 22. jul 


\li.x6 


Purificat.de U 


(v. 22 




V. Marie. 


Sapien. 9 


Sapien. 12 


S. Matthias. 


19 


Ecclef I 


Anonciat.de la 






V. Marie. 


Ecclef. 2. 


Ecclef 3. 


Mecredi avant 






Faque. 






I Leçon. 


Ofée 1 3 


Ofée 14 


2 Leçon. 


Jean.ii.v.45 




Jeudi avant 






Vaque. 






I Leçon. 


Daniel 9 


Jer. 31 


2 Leçon. 


Jean, i 3 




Vendredi Saint 






I Leçon. 


Gen. 22. j. 

(V. 2C 


Efa. sî 


2 Leçon. 


Jean 18. 


I Pier. 2 


Veille de Pâque 
I Leçon. 


'Z<acha.9. 


Exod. 13 


2 Leçon. 


LUC.23.V.J0 

■ 


Hebr. 4 


PsEAUMES Propres p 


Ah Matin \ Au Soir. 




Pf 19 iPf 89 


NOEL. 


4r 


1 10 




85- . 


'3^ 




6 


102 


Mecredi des 


3^ 


130 


Cendres. 


38 


143 




22 


69 


Vendredi 


40 


Si^ 



LES JOURS DE FeTES. XIX 



Lundi de Taqu. 


Ah Matin. 


Au Soir. 


1 Leçon. 


Exod . I 6 


Exod. 17 


2 Leçon. 


Mac. 28 


Act. 3 


M^r^/i dePâqu 






I Leçon. 


Exod. 20 


âxod. 32 


2 Leçon. 


LU.24.J.V.13 


[ Cor. ij- 


6\ Marc. 


Ecclef. 4 


icclefj- 


S.Philipfes ô 






S. Jaques. 






I Leçon. 


7 


9 


2 Leçon. 


Jean 1 . v. 43 




Ascension. 






I Leçon. 


Dent. 10 


2 Rois 2 


2 L<eçon. 


LUC24. V.44 


Epacf 4.J V. 


L«r/<:/i de lii 




(17 


Pentecôte. 


(10 


(16.J.V.3C 


I Leçon. 


Gen. 1 1. J.v. 


Nom.i i.v. 


2 Leçon. 


I Cor. 12 


iCor. 14. j. 


Mardi de la 




(v.26 


Pentecôte. 


(ib 




1 Leçon. 


I Sam. 19. V 


Deur. 30 


2 Leçon. 


iThef 5-. V 


I Jean 4. J. 


S.B^rna^é. 


(I2.j .V.24 


(V.14 


1 Leçon. 


Ecclei". 10 


Ecclef 1 2 


2 Leçon. 


Aa. 14 


A6t.i;-.j.v. 


S.J.Ba}tiJie. 




(36 


I Leçon. 


Malac. 3 


Malac. 4 


2 Leçon. 


iVlatth. 3 


Matth.i4.j. 


S.Pierre. 




(v.13 


1 Leçon. 


Ecclef 15- 


Ecclef 19 


2 Leçon. 


Aa, 3 


Act. 4 


S. Jaques. 


Ecclef 21 


iicclef 22 


S.Barthelemi. 


Ecclef 24 


Ecclef 29 


S. Matthieu. 


IS 


3« 


S.Michel. 






I Leçon. 


Gen. 32 (2c 


Dan. 10.V.5 


2 Leçon. 


Acl.i2. j.v. 


Judcv.6.j. 


S. Luc. 


Ecclef c I 


Jobi (V.16 


S.Sim.i^S.Jud Job 24 & 2 j 


Job 42 


/L/j Toujfaint. 






1 Leçon. 


Sap. 3.J.V.IC 


Sap. 5. j.v. 

( \ 7 


2 Leçon. 


Heb.i 1.V.33 


Apoc. 19.]. 




&:ch.i2.j.v.7 


(v.1'7 


OUR DE CERTAINS JoURS. | 




Au Matin. 


Au Soir. 




Pi. 2 


Pf 1 1 3 


PaquE. 


SI 


114 




1 1 1 


118 


1 


h 


24 


Ascension. 


15- 


47 


j 


2 1 


108 


i 


4S 


104 


j Pentecôte. 


68 


i4y 



XX 



Table des Jours 
Tables et Règles 



Pour les Fêtes Mobiles & Immobiles : Comme auffi pour les 
jours de Jeûne & d'Abftinence pour toute l'Année. 

Règles pour connoitre quand commencent 
LES Fêtes Mobiles. 

P A QUE, dont dépend tout le refte, eft toujours le premier Dimanche 
après la pleine Lune, qui vient la première après le vingt & unième de 
Mars Et fi la pleine Lune arrive un Dimanche, le Dimanche fuivant eft le 
jour de Paque. 

Le Dimanche de l'Avent eft toujours le plusproche de la Fête de S André 
foit devant, foit après. ' * 



ÇSeptuagéfîme 
Le Dimanche jSexagéJme 

^c j^dnqmgéfm{ 

K^adrftgéjime^ 

Le Dimanche des Rogations 
Le jour de I'Ascension 
La Pentecôte 
Le Dimanche de la Trinité 



eft tou- 
jours 




icmaines avant 
Paque. 



:] '» { 



cinq ièmaines*J 
quarante jours (_ après 
fept femainesr Paque. 
huit femainesj 



T A B 



L E 



De toutes les Fêtes qui fe doivent obferver 
Anglicane pendant l'Année* 

•p O us les Dimanches de l'Année. 



en 



PEglife 



fLa CiRcoMcisiON de nôtre Sei- 
gneur jéfus Chrift. 

L'Epiphanie. 

La Conversion de S. Fetul Apôtre 

La Purification delaBien-heu- 
reufc Vierge. 

S,. Matthias Apôtre. 
< L'Annonciation de la Bien-heu- 
re u le Vierge. 

S. M^j-c Evangeliflre. 

S. P^/7i/>;„ Se S.>^«., Apôtres. 
L Ascension de notre Seigneur 

Jeius Chrift. ^ 

S. Barnabe, 
ILa NAissANCEde S.Jean Baptijle. 



de la fcmaine 
tie Paque. 



S. Pierre Apôtre. 

S. Jaques Apôtre. 

S. Barthélémy Apôtre. 

S. Matthieu, Apôtre. 

S. Michel 8c tous les Anges. 

S. L«cEvangelifte. 

S.Simon 8c S.fude Apôtres. 

La Toussaint. 

S. André Apôtre. 

S. Thomas Apôtre. 

UNAissANCEde nôtre Seigneur. 

S. Etienne Martir. 

S. Jean Evangeliftc 

Les Saints Innocens. 




Lund 
8c 
iVIard 



' ?de /a 
^^dela 



ièmaine 
la Pentecôte. 

Table 



De Fêtes. xxi 



Table 

pes Vigiles -, des Jours de Jeune ; &d' Abstinence qui fe 
doivent obferver pendant l'Année. 

* Les Vigiles ou Veilles avant 



La Naiflànce de nôtre Seigneur. 
La Purification de la Bien-heureufè 

V. Marie. 
L'Annonciation de la Bien-heureufe 

Vierge. 
Pâques. 
L'Ascension. 
La Pentecôte. 
S. Matthias. 



S. Jean Baptifte. 

S. Pierre. 

S. Jaques. 

S. Barthélémy. 

S. Matthieu. 

S. Simon & S. Jude. 

S. André. 

S. Thomas. 

La Touflàint. 



Remarquez^ que fi quelqu'une de ces Têtes fe rencontre le Lundis alors la Vîgih 
OH le jour de Jeune fera le Samedi^ & non le Dimanche, 

! Les Jours de Jeune, ou d'Abstinence. 

L T E s Quarante Jours du Carême. 
-*-' II. Les jours de Jeûne des Quatre- tempsj 

l C^^ Premier Dimanche du Carême. 

QuifbntleMecredi,leVen-3La Fête de la Pentecôte, 
dredi, 6c le Samedi après ^Le 14 de Septembre, 
CLe i^de Décembre. 

in. Les trois jours des Rogations, qui font le Lundi, le Mardi, & le Me- 
crcdi avant le Jeudi Saint, ou l'Afcenlion de nôtre Seigneur, 
IV. Tous les Vendredis de l'Année, excepté le Jour de Noël. 

• JoursSolemnels 

j Pour lefquelâ iJ y a des Services particuliers. 

I. r E Cinquième de Novembre, qui cîl le jour de la Conffiration des Pa- 
. -*-' pi fies. 
I II. Le Trentième de Janvier ^ qui efl le jour du Marîire du Roi Charles 

Premier. 

lïL Le Vingt-neuvième de May, qui cil le jour du Retour du Roi Charles 

Second. 

IV. Le Onzième de Juin, qui efl le jour auquel ià Majesté' a commencé 

fcn heureux Rèjçne. 
^ V. Le Deuziême de Septembre, qui s'obferve dans la ViHc de Londre:, pour 

l'affreux embrafemenc qu'il y eut le 2 de Septcmlre en 1666. 

Ta- 



XXII Table d e s F e t e s Mobiles, 



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1719 


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3 


Fevr. 


2 


Fevr. 


19 


1730 


2 


22 


D 


2 


Janv. 


if 




1 1 


^73' 


3 


3 


C 


f 


Fevr. 


14 


Mars 


3 


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4 


14 


BA 


4 




6 


Fevr. 


^3 


»733 


5- 


15- 


G 


2 


Janv. 


21 




7 


175+ 


6 


6 


F 


4 


Fevr. 


10 




i7 


1735- 


7 


17 


E 


3 




2 




'9 


1736 


8 


28 


DG 


6 




22 


Mars 


10 


'7^^ 


9 


9 


B 


4 




6 


Fevr. 


i3 


1738 


10 


20 


A 


3 


Janv. 


29 




ïf 


Ï739 


1 1 


I 


G 


6 


Fevr. 


18 


Mars 


7 


17+0 


12 


12 


FE 


3 




3 


Fevr. 


20 


1741 


M 


^3 


D 


2 


Janv. 


if 




1 1 


17+1 


14 


4 


C 


i* 


Fevr. 


14 


Mars 


3 


^74-3 


If 


If 


B 


3 


Janv, 


30 


Fevr. 


16 


Ï7+4- 


16 


26 


AG 


2 




22 




8 


»74f 


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7 


F 


4 


Fevr. 


10 




^7 


1746 


18 


18 


E 


2 


Janv. 


i6 




X2 


'747 


»9 


^9 


D 


f 


Fevr. 


ïf 


Mars 


4 


1748 


I 


II 


CB 


4 




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SUPUTEE POUR Q^UARANTE ANS. XXIII 



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XXIV 



Le Calendrier. 



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JANVIER J XXXI JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 



Galend. 

4. Non. 

3 Non. 
Pr.Non. 

8 Idus. 

7 Id. 
Id. 

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4 Id. 

3ld. 
Prid. Id. 

Idus. 
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18 Cal. 
«7 Cal. 
16 Cal. 
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14 Cal. 
13 Cal. 
12 Cal. 
II Cal. 
10 Cal. 

9 Cal. 

8 Cal. 
7 Cal. 
6 Cal. 
5" Cal. 



Pr 



Cal. 
3 Cal. 
Cal. 



CiRCOMCISION 

Epiphanie. 
Luci.Pr.6cM, 

Hilair. Ev. 

Prif.V. &M. 

Fab. E. & NI. 
Agn.V.Sc M. 
Vin. D.&M. 



Conversion 
DE S. Paul. 



Roi Charles 

M. 



PRIERES 
D U MATIN. 



I Leçon 

Gen. I 
3 
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1 Leçon. 

-Mat. I 

3 
4 

5" 

6 

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9 

10 
II 
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18 

19 

20 
21 
22 

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27 
28 



PRIERES 
DU SOIR. 

2 Leçon. 

Rom. I 

2 

3 
4 

5" 
6 

7 
8 

9 
10 
1 1 
12 

13 
14 

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16 

iCor. I 

2 

3 
4 
5" 
6 

7 
8 

9 
10 
1 1 
12 



I Leçon. 

Gen. 2 

4 
6 
8 

12 
14 
16 
18 
20 
22 
24 

25 

28 
30 
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34 
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39 
41 

43 
41- 
47 

49 

Ex. I 

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9 



'^R^.rmrc^uez^ti, le Ch,^. 6. de l'ErMe ne doit être îâ qae jufqu'aH 
'ver/, 14. i J JJ. 

LE 



Avec la Table des Leçoks; xxv 

FEVRIER A XXVIII JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 



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4 Non. 

3 Non. 
Pr. Non. 

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8 Idus. 
7ld. 

6 Id. 

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4 Id. 
3ld. 

Prid.Id. 
Idus. 
16 CM 
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14 Cal. 
1 3 Cal. 
12 Cal. 
1 1 Cal. 
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9 Cal. 
8 Cal. 

7 Cal. 
6 Cal 

5 Cal 
4 Cal. 
3 Cal 

Pr.Cal 



Jeûne. 
Purification 



Agat. V.ScM. 



PRIERES 
DU MATIN. 



Valent.Ev.ScM 



Jeûne. 

S. Matthias, 



I Leçon. 
Exod. 10 



12 
14 
16 
18 
20 
22 
24 

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18 
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1 1 

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2 Leçon. 

Marc. I 

2 

3 

4 

6 

7 
8 

9 
10 

II 
12 

15 
14 

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Mat. 



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DU 
i Leçon. 
Exod. 1 1 

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12 

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2Cor. 



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SOIR. 

2 Leçon. 
I Cor. 1 3 
14 

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Rom. iz 



♦ Remarquez mt leChap. i. Je S. tue. ne doit être h que jufau'au 

'verf. 39. ^ ''•'*■ 



MARS] 



xxvr I-B Calendrier, 

MARS A XXXI JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 











PRIERES 


P RIERES> 




DU MATIN. 


DU SOIR. 




1 Leçon. 


2 Leçon. 


i Leçon. 


2 Leçon. 


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Deut. I f 


Luc. 12 


Deut. 16 


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16 


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Philem. 


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iSam. I 


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iSam. 2 Hcbr. i 


3 


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Pr. Cal. 




3 


18 


4 


2 



AVRIL 



Avec la Table des Leçons, xxvh 

JVRIL A XXX JOURS. 
LA LUNE EN A XXIX. 













PRIERES 


PRIERES 






D U MA TIN. 


£> 17 5 / R. 






I Leçon. 


2 Leçon. 


I Leçon. 


2 Leçon 




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Idus. 






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18 CM. 




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11 


iSam. I 


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17 Cal. 




2 Sam. 2 


12 


3 


4 






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16 Cal. 






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15- Cal. 




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14 Cal. 




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1 3 Cal. 


Alph. Arch. 


10 


16 


II 


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1 1 Cal. 




12 


17 


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10 Cal. 




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4 Cal. 




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5 Cal. 




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Pr.Cal. 




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XXVIII Le Calendrier, 

M A I A XXXI JOUR S. 
I. A LUNE EN A XXX. 





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Calend. 




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6 Non. 


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Idus. 




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16 Cal. 


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14 Cal. 


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15 Cal. 


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12 Cal. 




22 


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II Cal. 


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16 


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7 Cal. 




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6 Cal. 


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3 Cal. 


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Pr. Cil. 



S. Philipe & 

S. Jaques. 
Inv.de la croix 



S.J!ean Evang. 



Dunftan'jArchi 



Aug. Can. 
Vcner. B. 

Naif. 8c Retoui 
du Roi 
Charles II. 



PRIERES 
BU MATIN. 
Leçon. 2 Leçon. 



iRoi. 8 
10 

12 
14 
16 
18 

20 

22 

2Roi. 2 

4 
6 

8 

10 
12 
14 
16 

18 
20 
22 
24 



Sfd. 

4 
6 

9 

Neh. 2 

8 

10 

iifth. I 

3 



Aa.28 

Matt/. I 
2 
3 
4 

6 

7 
8 

9 
10 
1 1 
12 

13 
H 
ïf 
16 

17 
18 

ï9 

20 
21 

22 

^3 
24 

25- 

26 

^7 

28 

Marc. I 



P RI 
DU 

I Leçon. 

iRoi. 9 
1 1 
13 
15- 
î7 

19 

21 

2 Roi. I 

3 

i- 

7 

9 

1 1 

ï3 
If 

17 
19 

21 

^3 

2X 

Efd. 3 
S 

7 
•Neh. I 

4 
6 

9 

13 

Efth. 2 

4 



ERES 

5 O IR. 

2 Leçon. 

Jude. 

Rom. I 

2 

3 

4 

5^ 
6 

7 
8 



12 

14 
16 



iCor. 



2 

3 
4 
5" 
6 

1 
8 

9 

10 
1 1 

12 

14 



JUIN 



Avec la Table des Leçons. xxix 

JUIN A XXX JOURS, 
LA LUNE EN A XXIX. 



1 

2 

3 
4 

S 
6 

7 
8 

y 

10 

II 

12 

14 

16 

ï? 
iS 

'9 
20 
zi 
22 

24 

26 

zS 

3^ 



e 'Calekd, 
t 4 Non. 
gl 5 Non. 
A Pr. Non. 

NON-^E. 

8 Idus. 
7ld. 
6 Jd. 
^ Id. 

4 rd. 
jid. 

Prid.Id. 

Idus. ; 
i8C.7«/ 



c 17 Cal. 
16 Cal. 



ly Cal. 

14 Cal. 

13 Cal. 

12 Cal. 

II Cal. 

10 Cal. 
9 Cal. 
8 Cal 
7 Ca\ 
6 Cil. 
5- Cal. 

4 Cal. 

5 Cal. 
Pr. Cal. 



i 


PRIE 
D U M. 




I Leçon. 


Nicodemc 


Eii'er s 




7 


Boni face. 


9 
Job 2 

4 




6 




8 




10 




12 


S.Barnabe'. 


14 


Apot.ëcM. 


16 




19 




21 


Se. Aubin. 


23 

26,27 

^9 




3» 


Tranû. d'Ed. 


33 
35" 




37 


fcûne. 


39 
41 


lVaissance 




deJ.Bai'tiste. 


Prov. I 




3 


[eûne . 


5" 

7 


S.PlEKUE, Ap 




(M, 


9 



2 Leçon. 
Marc. 2 

3 
4 

7 
S 

9 

10 
1 1 



'3 
14 

16 



Luc. 



2 

3 

4 

6 

7 

8 

9 

10 

1 I 



Job 



P R I 

DU 

I Leçon. 

Efter 6 

8 

I 

3 

7 

9 

11 

^3 
«i* 

17.18 
20 
22 

24,25- 

28 
30 
3^ 
34 
3^ 
38 
40 
42 

Prov. 2 



4 
6 
8 

10 



ERES 
5- OZR. 

2 Leçon, 
1C0.15' 
16 
zCor. I 

2 

3 

4 

5* 

6 

7 
8 

9 
10 



Galat. I 

2 

3 
4 

T 
6 

Ephef I 

2 

3 
4 
S 



^ 3 



JUIL- 



XXX 



Le Calendrier, 






JUILLET ^ XXXI JOURS. 



LA LUNE EN A XXX. 











PRIERES 


PRIERES 






DU MATIN. 


DU SOIR. 






I Leçon. 


2 Leçon. 


I Leçon. 


2 Leçon. 


»9 


I ^Calekd. 1 




Provvi 1 


Luc. 1 3 


Prcv 12 


Philip. 1 


8 


zA 


6 Non. 


vMfit.delaV.M. 


M 


ï + 


14 


2 




îi^ 


5* Non. 


S.Martin Ev. 


*r 


^i- 


t6 


3 


6 


^c 


4 Non. 




»7 


16 


18 


4 


i- 


f d 


3 Non. 




19 


17 


20 


C^olof. 1 




6 e 


Pr. Non. 




21 


18 


22 


2 


'3 


7 f 


NONiE. 




^^ 


^9 


24 


3 


2 


8g 


8 Mus. 




25- 


20 


26 


4 




9A 


7ld. 




27 


21 


28 


iThef. I 


1 


10 b 


6 Id. 




29 


22 


31 


2 




MC 


yid. 




Eccl. I 


^3 


SccI, 2 


3 


i8 


iz!d 


4ld. 




3 


^4 


4 


4 


7 


15 e 


3 Id. 




J 


Jean i 


6 


f 




T4f 


Prid.ld. 




7 


2 


8 


2Thef. I 


') 


15- g 


Idus. 


Swithun. Ev. 


9 


3 


10 


2 


4 


16 A 


17 C jiu. 




II 


4 


12 


3 




•7 b 


16 Cal. 




Jcre. I 


5* 


jcre. 2 


iTim. I 


I z 


18 c 


15- Cal. 




3 


6 


4 


26C3 


I 


ipjd 


.4 Cal. 




j- 


7 


6 


4 




2o:e 


13 Cal. 


Marguerite. 


7 


8 


8 


f 


9 


z.jf 


12 Cal. 




9 


9 


10 


6 




iig 


II Cal. 


vlagdelaine. 


1 1 


10 


12 


2Tim. I 


n 


z3;a 


10 Cal. 




13 


1 1 


T4 


2 


6 


24|b 


9 Cal. 


îcûne. 


i>- 


12 


16 


3 




^5-jc 


8 Cal. 


S. Jaques Ap. 




«3 




4 


14 


z6;d 


7 Cal. 


5. Anne, Meie 


17 


14 


18 


rite 1 


; 


! 

27, e 


6 Cal. 


delaV.ÎVlarie. 


ï9 


If 


20 


2SC3 




28 f 


K^Cal. 




21 


16 


22 


Philem . 


11 


^9 g 


i 4 Cal. 




2^3 


17 


24 


Hebr. 1 




;oA 


i 3 Cal. 




2y . 


18 


7.6 


2 


ïp 


31 b 


Pr.Cal. 




2.7 


19 


28 


3 



Avec laTable des Leçons, xxxi 

AOUT A XXXI JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 



ï 



8 


I 


c 


Calend. 


i6 


2 


d 


4. Non. 


S 


3 


e 


5 Non. 




4 


f 


Pr. Non. 


'3 


y 


F 


NON^E. 


2 


6 


A 


8 Idus. 




7 


i: 


7ld. 


ro 


8 


c 


6 Id. 




9 


d 


5-Id. 


i8 


10 


e 


4ld. 


7 


1 1 


f 


j Id. 




12 


g 


Prid. Id. 


15" 


'3 


A 


Idus. 


4 


ï4 


l- 


19 Ci*^/) 




ly 


c 


18 Cal. 


12 


i6 


d 


17 Cal. 


I 


17 


e 


16 Cal. 




18 


f 


15- Cal. 


9 


'9 


g 


14 Cal. 




10 


A 


13 Cal. 


i? 


21 


l- 


12 Cal. 


6 


22 


c 


II Cal. 




i3 


d 


10 Cal. 


•4 


M 


e 


9 Cal. 




if 


f 


8 Cal. 




i6 


g 


7 Cal. 


II 


^7 


A 


6 Cal. 




18 


b 


y Cal. 


19 


29 


c 


4 Cal. 


8 


3° 


d 


? Cal. 




3' 


c 


Pr, Cal. 





PRIERES 


PRIERES 




BU MATIN. 


D U . 


?0 IR. 


. 


I Leçon. 


2 Leçon. 


I Leçon. 


z Leçon 


S.Pierre, aux 


Jerem.29 


Jean 20 


Jere. 30 


Hebr. 4 


(Liens. 


3» 


21 


3^ 


y 




33 


Ad. I 


34 


6 




35" 


2 


36 


7 




37 


3 


38 


8 


Transiîgur. 


39 


4 


40 


9 


Nomde Jcfus. 


41 


5- 


42 


10 




43 


6 


44 


II 




45-&:46 


7 


47 


12 


S. Laurens. 


48 


8 


49 


13 




50 


9 


5-1 


Jaq. I 




J^ 


10 


Lam, I 


2 




Lam. 2 


ïi 


3 


3 




4 


12 


f 


4 




Ezec. 2 


'3 


Ezec. 3 


5" 




6 


14 


7 


i Pier. I 




ï3 


^S 


14 


2 




18 


16 


33 


3 




34 


17 


Dan. I 


4 




Dan. 2 


18 


3 


S" 




4 


19 


5" 


zPier. I 




6 


20 


7 


2 


Jeûne. 


8 


21 


9 


3 


S.Barthelemi 




22 




iJean i 


Apot. 


10 


^3 


II 


2 




12 


24 


Ofée. I 


3 




Of.2.6c3 


25- 


4 


4 


S. Auguft. 


^'c 


26 


7 


T 


Dccolation de 


8 


i7 


9 


2jean.3 


S. J.Baptifte. 


10 


28 


1 1 


jude 




I 2 


Math. I 


13 


Rom. I 



C 4 



5£P- 



xxxii Le Calendrier, 

SEPTEMBRES XXX JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 











PR 


I E R E S 


PRIERES 






T>U 


MA TIN. 


D Î7 5 J R. 






iLeç 


on. 


2 Leçon. 


I Le(^on. 


2 Leçon 


\6 


1 \ 


Calend. 


Gilcs Ab. 


Ofce 


14 


-Vlat. 2 


Joël 1 


îlom. 2 


5 


i ï 


; 4 Non. 




Joël 




3 


3 


3 




3^ 


^ 3 Non. 




Amos 




4 


Amos 2 


4 


^3 


4 l 


3Pr.Non. 








S 


4 


2 


f c 


NONA. 








6 


6 


6 




6 c 


i 8 Idus. 






7 
8 


8 


7 

8 


lo 


7 e 


7ld. 


Enurque 




Abdias 




8 f 


6Id. 


NaifT. de la 


Jonas 




9 


Jon. 2,3 


9 
10 


i8 


^ \ 


' ^î^- 


V. Marie. 






10 


Mich. I 


7 


ro i'i 


4 Id. 




Mich. 




j I 




1 1 


4 


12 C 

13 d 


) i Id. 
Prid. Id. 
Idus. 




Nah. 




12 

ï3 

14 

16 


Nah. 2 


12 
14 

16 


12 


14 e 


iSC.OJ? 
17 Cal. 


JourdeS.Croix 


Hab. 




Hab. I 
Sop. 2 
Zach. I 


I 


i6^ 

'7^ 


;i6 Cal. 
15- Cal. 


Lambert Ev. 6c 


Sop. 




17 
18 


iCor. I 

2 


9 


i8 b 


14 Cal. 


(M 


^ZZ- 




^9 


3 
4 
5- 
6 

7 


17 


ip c 

20 d 


13 Cal. 
r2 Cal. 


Jeun?. 


Zach.: 


^'3 
6 


20 
2 1 


42C5 


6 


21 e 


1 1 Cal. 


S.Matthieu, 






22 




22 f 

1 


10 Cal. 


Apot. 




8 


^3 


1 1 


1 + 


^3'g 


9 Cal. 






10 


24 

26 

27 
28 


3 


24A 

25.. b 

26 c 


8 Cal. 
7 Cal. 
6 Cal. 


S. Cyprien. 


Mal. 


12 

H 

2 


13 

Mal. I 

Tob. I 




9 

10 
1 1 


'9 


27 d 


f Cal. 






4 


1 2 




28,C 


4 Cal, 




Tob. 


z 


Marc. I 




13 


3 


29 f 


3 Cal. 


S. Michel. 






^ 




30 g 


Pr.Cal. 


S. Hieroi: 




4 


3 


6 


14 



ocro- 



Avec la Table des Leçons, xxxiii 

oc tO B RE J XXXI JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 



iG 


I 


A 


S 


2 


b 


^3 


3 


c 


2 


4 


d 




5- 


e 


(0 


6 


t 




7 


g 


i8 


b 


A 


7 


9 


b 




IC 


c 


15 


I 1 


d 


4 


12 


e 




13 


f 


12 


14 


g 


I 


'f 


A 




16 


L) 


9 


'7 


C 




ib 


d 


'7 


19 


e 


6 


20 


f 




2 1 


^, 


H 


i2 


A 


3 


'-3 


b 




M 


c 


II 


if 


d 




26 


c 


19 


^7 


f 


8 


28 


K' 




^9 


A 


16 


30 


b 


f 


3' 


c 







PRIERES 


PRIERES 




DU MATI N. 


D U . 


SOIR. 




i Leçon. 


X Leçon. 


I Leçon. 


2 Leçon 


Calend |RemyEv. 


Tob. 7 


Marc 4 


Tob. 8 


iCor. 16 


6 Non. 




9 


S 


10 


zCor. I 


5" Non. 




II 


6 


IZ 


1 


4 Non. 




13 


7 


14 


5 


3 Non. 




Jud. I 


8 


Jud. 2 


4 


Pr. Non. 

NoKiE. 


S.Foy.V.&M 


3 


9 
10 


4 
6 


6 


8 Idus. 




7 


II 


8 


7 


7 Id. 


S. Denis. 


9 


12 


10 


/ 

8 


6 Id. 
>-ld. 




II 
^3 


14 


12 

14 


9 
10 


4 Id. 




'i* 


If 


16 


II 


3 Id. 


S. Edward, 


Sap. I 


16 


Sap. 2 


II 


?iid. Id. 

T 


Confeil. 


3 


Lu,i*j.5p 


4 


13 


Idus- 




i" 


IV. 39 


6 


Gidat. I 


1 7 C.A^o. 




7 


2 


8 


2 


j6 Cal. 
i>- Cal. 
14 Cal. 
r 3 Cal. 


Ethcldred 

S. Luc Evang. 


9 

1 1 
13 


l 

S 
6 


10 

II 

14 


3 
4 
f 
6 


12 Cal. 
II Cil. 




If 

17 


7 
8 


16 
18 


Ephef. I 

2 


10 Cal. 
9 Cal. 




19 

Eccl. 1 


9 

10 


Eccl. I 

f 

7 


3 

4 

f 

6 


8 Cal. 
7 Cal. 


Crefpin. 


4 
6 


II 
II 


6 Cal. 


Jcûiir. 


S 


13 


9 


Philip. I 


S Cal. 


S. Simon £c 




14 




1 


4 Cal. 


S.JUDF. 


10 


If 


II 


3 

4 

Colof. I 


3 Cal. 
Pr.Cal. 


Jeûae. 




16 

17 


13 
If 



* Remarquez, que le i chap. de S. tttc ne doit être lu que jufques au 

verf. ^9. 



XXXIV 



Le Calendrier, 



NOVEMBRE J XXX JOURS, 
LA LUNE EN A XXIX. 



(8 

7 

»5 
4 

12 

1 

9 

17 
6 

'4 

3 

II 



Calent». 
4 Non. 
. 5 Non. 
g Pr.Non. 

* NoNyE. 

8 Idus. 
7 Id. 

6 Id. 
5-Id. 
4 Id. 
3 Id. 

Prid. Id. 
Idus. 
SC.De 

7 Cal. 
6 Cal. 

- -5- Cal. 
g 14 Cal. 
^ - Cal. 

Cal. 

Cal. 

Cal. 



ï3 



II 
II 

10 

9 Cal 
8 Cal. 
7 Cal. 
6 Cal. 
5- Cal. 
4 Cal. 
3 Cal. 
Pr. Cal. 



LaToussaint 



CoNsp.desPap 
Léonard. 



S. Martin. 
Brife Ev. 
Mac h ou. 
Hugues. 



Edmond. 

R. Se M. 
Cécile. 
S. Clem. 

Cather. 



Jeûne. 

S, André', Ap 



PRIERES 
DU MATIN. 
I Le^on. z Leçon. 



Ec. 16 



20 

22 
24 

^7 
29 

31 

33 
35- 
37 
39 
41 

43 
45- 

47 
49 

2 



Luc. 



Bar. 



4 
6 

Bel.&D. 

Eia. 2 

4 
6 

8 
10 
12 



18 

ï9 

20 
21 

22 
^3 

Jean, i 

2 

3 
4 

;■ 
6 

7 
8 

9 

10 
1 1 
12 

15 
14 

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16 

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18 

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20 

21 

I 



Aa. 



PRIERES 
DU SOIR. 
I Leçon. 



Ec. 



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21 

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(^)2y 
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3^ 
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42 

44 

(0+6 
48 



Bar. 



Su fan 
Efa. 



3 
5- 
7 
9 
1 1 

ï3 



.Thef. 



Leçon. 

Colof. 2 

3 
4 

iThef. 1 

2 

3 
4 
5" 

I 
2 

3 
iTim. I 

28C3 
4 

6 

iTim. I 
2 

3 
4 

Tite I 
2&:3 

Philem. 

Hebr. 1 
2 

3 
4 
f 
6 



(a) Remarquez que le 2,-. Je VEcclefîallique ne fe doit lire que jufquez. au 
V. 13. £/ {h) le chap. 30. quejiifques au v. iS. Et (c) le chap. 46. que 

DE 



FÂ 



ques au V. 



Avec la Table des Leçons. xxxv 

DECEMBRE A XXXI JOURS. 
LA LUNE EN A XXX. 



, R E s 
O 1 R. 
% Leçon. 

Hebr. 7 
8 

9 

10 
1 1 
II 

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2 

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16 



21 

12 

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28 



29 



Calend. 
4 Non. 

3 Non. 
Pr. Non. 

NONiE. 

8 Idus. 
7ld. 
6 Id. 
yid. 
4ld. 
gid. 
Prid. Id. 
Idus. 

18 Cal. 
17 Cal. 
16 Cal. 
15- Cal. 
14 Cal. 
C3 Cal. 
ï2 Cal. 

I Cal. 
îo Cal. 

9 Cal. 

8 Cal. 

7 Cal. 

-5 Cal. 

5- Cal. 

4 Cal. 
3 Cal. 

Pr. Cal. 



Nicol. Ev. 

Concept, de la 
V . Marie. 



Lucie V. Se M 



O Sapient. 



Jeûne. 
S, Thomas. 



Jeûne. 

Naiss.de N.S 
S.Etienne. 
S, Jea>3. Ap. 
Les înnocens. 



Sylveftre Rv, 



PRIERES 1 


PRIE 


D U M ATI N.\ 


DUS 


I Leçon. 


2 Leçon. 


I Leçon. 


Efa. 14 


Aa. 2 


Ef. 15- 


16 


3 


17 


18 


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33 


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34 


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37 


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38 


39 


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41 


14 


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16 


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28 


66 



Jaq. 



I Pier. 



2 Fier. 



ijean 



Jean 
3jcan 
Jude. 



Ta 



XXXVI 



^ i&, ^ ^ ^ fSGi ^ 



«t 



jr^, js. 



à»â>ê>â.ë>'^ë>^M.^^^^^ 



Table perpétuelle pour trouver le jour de Paque. 



Le Nom- 
bre d'Or, 

I 

II 

III 

IV 

V 

VI 

vu 

VIII 

IX 

X 

XI 

XII 

XIII 

XIV 

XV 

XVI 

XVII 

XVIII 

XIX 



Avril 9 

Mars 26 

Avril 16 

Avril 9 

Mars 26 

Avril 16 

Avril 2 

Avril 23 

Avril 9 

Avril 2 

Avril 16 

Avril 9 

Mars 26 

Avril 16 

Avril 2 

j Mars 26 

Avril ï 6 

Avril 2 

•Avril 23 



B 



Mars 28 



1 1 

28 
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4 
28 
II 

4 
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1 1 
2 
ib 
II 
28 
18 

4 
28 



D 

12 

29 

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12 

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12 

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19 

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Mars 3 1 




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20 


21 




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14 

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24 


Mars 


13 

3° 


14 
3' 


20 


21 



Avril 



Avril 



Avril 



Avril 



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if 

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8 
1 

22 
8 

ly 
s 

i) 

I 

22 



Aî*^«/ trouvé la lettre Dominicale en la première ligne, vous defcendrez. 
jufques à ce que vous foyez. vîs-a-vîs du Nombre d'Or de l'Année que 
%oui cherchez.. Et là vous trouverez, le mois, ^ le jour de Paque pour 
cette Année là. Mais remarquez, que le nom du mois ejl marqué à. la main 
gauche, ou auprès du nombre qui marque le jour du mois, ^ ne fuit point en 
décendant, comme dans d'autres Tables j mais eji en li^ne collatérale. 



Remarquez que l'Eglife Anglicane commence la fupputation de l'an de nôtre 
Seigneur au vingt- cinquième jour de Mars. 



TABLE 



XXXVIÎ 



TABLE 

De ce qui eft contenu dans ce Livre- 



ÏA Préface. — page 1 1 1 

j Du Service de l'Eglife. — — viii 

s Cérémonies. xii 

L'Ordre qu'il faut fuivre en la Ledlure des Pfeaumes & du refte 
de l'Ecriture Sainte. xvi 

Table des Leçons & des Pfeaumes propres pour les Dimanches, 
& Jours de Fêtes. — — xviii 

Le Calendrier. — xxiv 

L'Ordre pour les Prières du Matin. — pag.i 

L'Ordre pour les Prières du Soir. — — 14 

Le Simboled'Athanafe. . . — 24 

La Litanie. — — 26 

Prières, pour diverfes occafions. — ^ •— o^'i, 

Actions de grâces générales. — '^'] 

LesColledes, les Epitres & lesEvangiles pour toute l'Année. 41 

Pour le premier Dimanche de l'A vent. 41 

Pour le jour de Noël. — 47 

Pour le jour de l'Epiphanie. p^G 

Pour le premier jour du Carême, ou Mécredi des cendres. 73 
Pour le Vendredi Saint. — — 105 

Pour le jour de Pâque. — ■ 1 1 2 

Pour le jour de l' Afcenfion. — — 125 

Pour le jour de la Pentecôte. 128 

Pour le Dimanche de la Trinité. 133 

Pour les jours de S. André, de S. Thomas, de S. Paul, &c. 1 73 

L'Adminiftration de la Sainte Cène. 203- 

L'Adminiftration du Bateme en public. — . 229 

L'A dminiftration du Bateme en particulier, 237 

L'Admis 



5cxxviit Table. 

L' Adminiftration du Batéme des Adultes. — — 244 

Le Catéchifme. ■ 253 

La Confirmation. 261 

La Célébration du Mariage. — — 265 

La Vifite des Malades. — 275 

La Communion des Malades. — — — 286 

L'Ordre pour la Sépulture des Morts. ■ 289 

■Alitions de Grâces pour les femmes qui relèvent de couches. 

297 
La Commination. ■ — — « . 301 

Le Pfautier. 309 

Prières dont on doit fe lervir fur mer. ■ — 469 

La Forme de rOrdination des Diacres. — 481 

La Forme de l'Ordination des Prêtres. 49 1 

La Forme de la Confécration des Archevêques & Evêques. 502 
Prières, & Adlions de grâces pour le 5 de Novembre, jour de 

la Confpiration des Papilles. - — 512 

Prièrespour le 30 de Janvier, jour du martire du Roi Charles 

premier. ~^ 51^ 

Prières, & Adions de grâces pour le 29 de Mai, jour de 
]'hcurcux rctablilTement du Roi Charles fécond. 529 
La Confefîion de Foi de l'Eglife Anglicane. ~ p,^j 
Le Canon du Sinode de la Province de Cantorbery pour Pex- 
plication du Ic^gitime ufage du figne de la Croix au Ba- 
téme. ^^i 

Pneres, & Adionsde grâces pour le 11 de Juin, jour auquel 

_ ^ fil Ma j EST £ ' a commence fon heureux Règne. SS 5 

Prières, & Aidions de grâces pour le 2 de Septembre, jour du 

funeile embrafement de la Ville de Londres. 562 

CoUede pour les tems de Perfecution. ^p^dG 






L'OR- 




L'ORDRE 

Qui fe doit obferver chaque jour aux Prières 
DU Matin durant toute l'Année. 




^ Au commencement des Prières 
du Matin, le Miïiiflre récitera 
à haute voix quelqurnie^ ou 
plaffeurs de ces Sentences de 
l'Ecriture : & enfiite il dira 
ce qui fuit lej dites Sentences, 

" J AND le me- 
chant fe dé- 
tournera de 
a niéchan- 
etcqu il au- 
ra commife, 
& qu il fera ce qui eft jufte & 
droit, il fera vivre fon ame. 
Ezech, c. i8. V. 27. 

J e connois mes tranfgref- 
fions, & mon péché eft con- 
tinuellement devant moi. 
y/si. V. 5. 

Détourne ta face de mes 
péchez, & efface toutes 
mes iniquitez, !P/? 5 1 , v. 
II. 

Les Sacrifices de Dieu, 

fontlefprit froiffé, ôDieu, 

tu ne meprifes point lefprit 

froiffé(5cbrifé,îy:5t.v. 19. 

Rompez vos ca.-ur5> & 



non pas vos vetemens, & 
retournez à rEtcrncl vôtre 
Dieu i car il eft mifcricor- 
dieux & pitoiabic, tardif 
à colcre, & abondant en 
gratuité, & qui fe repent 
d'avoir aflîigé. Joël c. z. 

V. I^ 

Les tnifericordcs & les 
pardons font du Seigneur 
nôtre Dieu : car nous nous 
fommes rebellez contre lui; 
& nous n avons point écou- 
té la voix de l'Eternel nôtre 
Dieu, pour marcher dans iz^ 
Loix, qu il a mifes devant 
nous. i>an, c.9. v. 9? 10. 

O Eternel, châtie moi; 
mais que ce foie par 
niefure, & non en ta co-» 
1ère; de peur que tu ne me 
reduifes à néant. Jerem. i p» 
V. 24, 

Amendez- vous : car le 
Roiaumc des Qivax eft pro- 
che. Matt.cz.v.z, • 

Je me lèverai, ôc m'en 
irai vers mon Père, 6c lui 
B dirai ; 



i PRÎERES DU 

dirai; A^onP'êre, j'ay péché 
contre le Ciel, & devant 
toi 5 & je ne (iiis plus digne 
d être appelle ton fils. Luc, 
c. 15. V. 18, 19. 

N'entre point en juge- 
ment avec ton ferviteur, 
car nul homme vivant ne 
fera juftifié devant toi. Tf, 
143. V. 2. 

Si nous difons que nous 
n'avons point de péché, 
nous nous fcduifons nous- 
mêmes, & la vérité n efl: 
point en nous. Si nous con- 
feffons nos péchez, il efl 
fidèle & jufte pour nous 
pardonner nos péchez, & 
nous nettoier de toute ini- 
quité, I S.Jean, ci. v.8, 9. 



TRcs-chers Frères, l'E- 
criture fainte nous ex- 
horte en plufieurs endroits, 
à reconnoitre & à confcflcr 
la multitude de nos péchez, 
& de nos iniquitez 5 & elle 
nous avertit que nous ne 
devons point les dillimuler, 
ni les cacher devant la face 
de notre Dieu & Pêrc ce- 
lefie : mais que nous devons 
les confefler d un cœur hu- 
milié, contrit, & obéïfiant, 
pour en obtenir la remiinon 
par fa mifericorde infinie : 



M A T I N« 

Et bien qu'en tout tems 
nous devions reconnoitre & 
confefler nos péchez devant 
Dieu, nous y fommes plus 
particulièrement obligez , 
lorfque nous nous aflcm- 
blons pour lui rendre grâ- 
ces des grands bien-faits 
que nous avons reçus de fa 
main, pour annoncer fes 
Loiiangcs, pour écouter fa 
fainte Parole, ôc pour lui 
demander les chofes qui 
nous font neceflaires tant 
pour le corps que pour l'a- 
me. C'eft pourquoi je vous 
prie, vous tous qui êtes ici 
préfents, de m'accompagner 
d'un cœur pur, & d'une voix 
humble, au Trône de la 
grâce celcfte, diiants après 
moi : 



5 Co'rifefftnn ghéraïe^ que toute 
rjjf emblée doit dire à genoux 
après le Miniftre. 

PEre Tout-puifTant, & 
très miiericordieux , 
nous nous fommes éearez, 

6 détournez de tes fentiers, 
comme des brebis perdues : 
Nous avons trop fuivi les 
imaginations &c lesconvoi- 
tifes de nos cœurs : Nous 
avons tranfgrefle tes faints 
commaadcmens : Nous 

n'avons 



Prières du Mâtiné 



n'avons poiiit fait les chofcs 
que nous devions avoir 
faites 5 ôc nous avons fait 
celles que nous ne devions 
point faire : & il n y a rien 
d entier en nous. Mais, Toi^ 
Seigneur, aie pitié de nous, 
mi ferablcs pécheurs. O Dieu, 



la remiilion de fes péchez % 
pardonne à tous ceux qui fe 
repentent en vérité, & qui 
croient fans feinte à fon S* 
Evangile, & il les abfout 
tous5 C'efl pourquoi prions 
le qu il lui plaife de nous 
donner une vraie repen- 



pardonne à ceux qui confef- i tance, & fon S. Efprit j aha 
fent leurs fautes } fai grâce i que le culte que nous lui 
à ceux qui fe repentent^ | rendons préfentement lui 
fui vaut tes promefles faites { Ibit agréable, & que toute 
au genre humain, en Jcfus | nôtre vie foit pure & faintc 
Ghrift nôtre Seigneur : & | à l'avenir j tellement que 
iious accorde, ô Père très- i nous parvenions enfin à fa 
mifcricordicux , pour la- 'gloire étcrnelle,^ par Jcfus 
inour de lui, qu'à l'avenir j Chrift nôtre Seigneur, 
nous puiinons vivre fobre- ! j 1^- /^^^/^/^ répondra ici, &à 



ment, juftement, & reli- 
gieufement, à la gloire de 
ton faint Nom. Amen. 

% V Atfotutîon ou remiffion des 
pechez..^qui fe doit prononcer par 
le Prêtre feul étant debout , le 
peuple demeurant à genoux. 

LE DieuTout-puiffant, le 
Père de nôtre Seigneur 
Jcfus Chrîft, qui ne défire 
point la mort du pécheur, 
mais plutôt qu'il fe con- 
vertiffe de fon iniquité & 
qu'il vive h qui auflî a donné 
pouvoir & commandement 
à fes Miniflres de déclarer 
6c de prononcef à fori peu* 
pie pénitent ïé^iéiwàôû & 



la pïi de toutes 
Prières, Amen. 



les autres 



5 Alors le Miniflre fe mettra à 
genoux, & dira r Or ai fon Do^ 
mi ni cale à haute voix, le peu* 
pie s^ agenouillant auffi, & la 
repétant ici de même cjiie pav 
tout où eUe fe trowvè dam le 
Service Divin. 

Otre Père qui es ûuX 
Cieux, Ton Nom 
foit fandifié. Ton Règne 
vienne. Ta Volonté foit faite: 
en la terre comme au CieU 
Donne nous aujourd'hui nô- 
tre pain quotidien. Et nous 
pardonne nos offenfes, com- 
me nous pardonnons à ceux 

B z qui 



N 



éj^ Prières d 

qui nous ont ofFcnfez. Et ne 
nous indui point en tenta- 
tion 5 Mais délivre nous du 
malin : Car à toi cft le 
Règne, la Puîfîance, & la 
Gloire aux fiéclcs des fiécles. 
Amen* 

%îl dira aufjî, 
O Seigneur, ouvre nos 
lèvres. 

Réponfe, 
Et nôtre bouche annon- 
cera ta louange. 

Le Minifire. \ 

Eternel, hâte toi de ve- 
nir à notre aide. 
Réponfe. 
Hâte toi de venir à nô- 
tre aide. Seigneur. 

J Icy chacun fe levant^ & Je te- 
nant debout^ le Miniflre dira^ 

Gloire foit au Père, ôc au 
Fils, & au Saint Efprit. 
Réponfe, 
Comme il étoit au com- 
mencement, comme ii eft 
maintenant, & comme il 
fera éternellement. Amen. 
Le Miniftre, 
I-oiiez le Seigneur. 

Réponfe. 
Le Nom du Seigneur foit 
loiié. 

5 Apres Von dira, ou Von chan^ 
' leva le Pfeaume qui fuit: ex- 
:■: cejpté le jour de Pâ^ue, pour la 



u Matin* 

folèmnité duquel il y a une 
autre Antienne. Et il ne fe 
doit point lire en ce lieu le 19, 
jour de chaque mois y mais feu-- 
lement dans la fuite ordinaire 
des Pfeaumes. 

Venite Exuîtemus, PfpS- 

VEnés, chantons à TE- 
ternel, jcttons des cris 
de réjouïilancc au rocher de 
nôtre falut. 

Avançons nous devant fa 
face en lui prefentant nos 
louanges; & jcttons devant 
lui des cris de réjouïiîance 
en chantant des Pfeaumes. 

Car l'Eternel eft un 2)/>« 
Fort & Grand, & il eft un 
Grand Roi par dcfliis tous 
les Dieux; 

Les lieux les plus profonds 
de la terre font en fa main, 
& les forces des montagnes 
font à lui. 

C'eft à lui qu appartient la 
mer 5 car lui même Ta faites 
&fes mains ont formé le fcc. 

Venés, profternons nous^ 
inclinons nous, & mettons 
nous à genoux devant l'E- 
ternel qui nous a faits : 

Car il eft nôtre Dieu 5 & 
nousfommes le peuple de fa 
pâture & les brebis de fa 
conduite. 

Si vous entendez aujour- 



Trières du Matin7 



E^huyfa voix, nendurcifles 
point vôtre cœur, comme 
en Mériba, & comme à la 
journée de Mafla au defcrt : 

Là où vos Pères m ont 
tenté & éprouvé j & aulîl 
ont-ils vu mes œuvres. 

J'ai été ennuie de cette 
génération durant quarante 
ans, & j ai dit i C'cft un peu- 
pie dont le cœur s'égare j & 
ils n'ont point connu mes 
voies : 

C'eft pourquoi j'ai juré 
en ma colère, qu'ils n'cntre- 
roknt point dans mon repos. 

Gloire foit au Père, & au 
Fils, & au Saint Elprit. 
Réponfe, 

Comme il étoit au com- 
mencement, comme il eit 
maintenant, & comme il 
fera éternellement. Amen, 



'on 



î Après fuivYOnt les Pfeatimes feh 
l'Ordre prefcrit : & à la fin 
de chaque Pfeaume^ com'me 
au[rt à la fin- du Bencdicite, 
du Benediélus, <//^ Magnifi- 
cat, .& du Nunç dimitns 
fera toujours répété^ 

Gloire foit au Père, é^c. 
Comme il étoit au com- 
mencement, ^c^ 

*Ç Après fera Ue diftinEiement à 
haute voix la première Leçon 
^uiferaprife du Vieu% Tefia- 



ment^ félon TOrdre prefcrit aU 
Calendrier : fi ce nefl aux 
jours cjui ont leurs Leçons prO" 
près. Celui qui fait la leBure 
fe tiendra debout^ fe tournant 
de telle for je ^ quilpuifje mieux 
être entendu de tous les ajfi[îans. 
Et après cela fera dit ou chanté 
chaque jour en langue vulgaire 
p^endant toute l*ann-'ej* Hymne 
appellée Te Deum laudanjus. 
Remarquez, que devant chaque 
Leçon le Miniftre diray Ici 
commence un tel Chapitre, 
ou un tel Ver le t d^.m tel 
Livre : & après chaque Leçoa^ 
ici f-init la première, ou îa 
fecoiîde Leçon. 

NOus célébrons tes 
loiiangcs, ô Dieu : ôç. 
nous reconnoiflbils que tu 
es le Seigneur 5 

Toute la terre t'adore, ô 
d'étcrnitc ; 

A toi les Anges élèvent 
leurs voix : le Ciel & toutes 
les Puifiknces qui y font ^ 

A toi les Chérubins & les 
Séraphins crient fanscefle^ 

Saint, Saint, Saint, Sei- 
gneur Dieu des armées y 

Les CicLix & la Terre 
font remplis de la Majcûé 
de ta Gloires 

La Compagnie glorieufè 
des Apôtres, célèbre tes 
louanges i- 

L ' AlïeniJblèe excelleiate 



Père 



^ IPrieres 

des Prophètes cclcbre tes 
loiiangcs ; 

La triomphante armée 
des Martyrs célèbre tes lou- 
anges ; 

La Sainte Eglife Uni- 
Verfelle te reconnoit & te 
confeffe. 

Le Père, d'une Majeftc 
infinie 5 

Ton Fils unique, vrai & 
vénérable , 

Auffi le Saint Elprit, le 
Confolateur. 

. Tu es le Roi de Gloire, ô 
Chrift; 

Tu es le Fils éternel du 
JPêre; 

Quand il t'a plu d'entre- 
prendre nôtre Rédemption, 
tu n'as pas dédaigné le fein 
de la Vierge ; 

Aiant furmônté les dou- 
leurs de la mort, tu as ou- 
vert le PvOiaume des Cicux 
à tous les croians 5 

Tu es aflls à la droite de 
Dieu, dans la gloire du Père. 
Nous croions que tu vien- 
dras pour être nôtre Juges 

C'ell pourquoi nous te 
prions de fecourir tes fervi- 
teurs, que tu as rachetez 
par ton fang précieux. 

Fai qu'ils Ibient du nom- 
bre de tes Saints dans la 
gloire éternelle. 



DU M A T I K^ 

Seigneur Dieu, fauve ton 
peuple, & béni tonhéritagei 

Gouvcrne-le ôc le foutica 
à jamais 5 

De jour en jour nous te 
magnifions $ 

Et nous honorons ton 
Nom éternellement. 

Seigneur, veuille nous 
prefcrvcr de tout péché pen- 
dant ce jour. 

O Seigneur, aie pitié de 
nous, aie pitié de nous. 

O Seigneur, que ta mife- 
ricordc foit fiu' nous, comme 
nous nous fommes attendus 
ci toi. 

Seigneur Dieu, je me fuis 
attendu à toi : ne permet 
pasqueje lois jamais confus. 

Ou ce Cantique, Benedicite, 
omnia optra. 

VOus toutes les œuvres 
du Seigneur, beniffez 
le Seigneurs loiiez le, & 
l'exaltez par defllis toutes 
chofes à jamais. 

Vous Cieux, beniffez le 
Seigneur; loiiez-lc, & l'exal- 
tez par deilus toutes chofes 
à jamais. 

Vous, Anges du Seigneur, 
beniffez le Seigneur 5 louez- 
le, & l'exaltez par deilus 
toutes chofes à jamais. 

Vous,toutes les Eaux qui 
êtes fur les Cieux, beniffez le 

Sei- 



Prières 

Seigneur, loiicz-lc & Icxal- 
tez par dcffus toutes chofes 
à jamais. 

Vous, toutes les Vertus du 
Seigneur bcnillezleSei^neur 
l loùez-le, & i'exaltez par dei^ 
{ fiis toutes chofes à jamais. 

Vous, Soleil & Lune, 
beniffez le Seigneur ; loiiez- 
Ic, & Texaltcz par deflus 
toutes choies à jamais. 

Vous, Etoiles du Ciel, 
beniffez le Seigneur j loiiez- 
le, & Texaltez par dcffus 
toutes choies à jamais. 

Vous, toute Pluye 6c Ro- 
fée, beniffez le Seigneur; 
loiiez-le, & lexaltez par 
deffus toutes chofes à jamais. 

Vous, tous les Vents, be- 
niffez le Seigneur 5 loiiez- 
le, & Texaltez par deffus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Feu & Chaleur, 
beniffez le Seigneur ; loiiez- 
le, & l'exaltez par deffus 
toutes cho(es à jamais. 

Vous, Hyver & Eté, be- 
niffez le Seigneur ; loiiez-» 
le, & Tcxaltez par deffus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Rofées &Bruines, 
beniffez le Seigneur, loiiez- 
le, & Texaltez par deffus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Nuits & Jours, be- 
niffez k Sçignçuri louez,- 



DU Matin.' 7 

le, & Texaltez par deffus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Lumière & Ténè- 
bres, beniffez le Seigneur; 
loiiez-ie, & lexaltez par 
ài:.Si\s toutes chofes à jamais. 

Vous, Gelée & Froidure, 
beniffez le Seigneur 5 loiiez- 
le, ôc lexaltez par deffus 
tontes chofes d jamais. 

Voiis, Glaces & Neiges, 
beniffez le Seigneur j loiiez- 
le, & Texalrez par deffus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Eclairs & Nuées, 
beniffez le Seigneur 5 loiiez- 
le, & l'exaltez par deflus 
toutes chofes à jamais. 

Qiie la Terre beniffe le 
Seigneur 5 qu elle le loiie, & 
Texalte par deffus toutes 
chofes d jamais. 

Vous, Montagnes & Co- 
lin es, beniffez le Seigneur j 
loùez-le, 6c Texaltez par 
deffustoutes chofes a jamais. 

Vous, toutes les chofes 
qui germez dans la Terre, 
beniffez le Seigneur : loiiez- 
le, 6c fexaltez par deflus 
toutes chofes à jamais. 

Vous, Fontaines, beniffez 
le Seigneur; loùez-le, 6c 
Texaltez par deflus toutes 
chofes à jamais. 

VquS;, Mer 6c Fleuves,, 
E 4 bénit 



s Prières n 

bemilcz le Scigaciir 5 loiiez-' 
le, & Texaltcz par dcilus 
toutes choies à jamais. 

Vous, Baleines, & toutes 
les chqfcs qui fe remuent 
dr.ns les Eaux, beniiiezi le 
Seigneur 5 ioùez-lc; Se Texal- 
tez par defius toutes chofes 
a jamais. 

VouS; tous les Oifeaujc du 
Ciel, beniffez le Seigneur i 
louez-le, (Se Texaltcz par 
deflus toutes chofes à jamais. 

Vous, touics les Bêtes & 
les Troupeaux, beniuez le 
Seigneuri loùez-le, &rex- 
altez par defius toutes 
chofes à jamais. 

Vous, Fils des hommes, 
beniflez le Seigneur 5 louez- 
le, & Fcxaltez par deiliis 
toutes chofes à jamais. 

Qu'lfrael bcnide le Sei- 
gneur j qu'il le loue, & quil 
lexalte^ par deffus toutes 
chofes à jamais. 

Vous, Sacrificateurs duSei- 
gneur, beniffez le Seigneur ; 
loucz-le, ôc lexaltez par 
deflus toutes chofes à jamais. 

Vous, Serviteurs du Sei- 
gneur, benifiez le Seigneur 5 
loLiez-le, & lexaltez par 
deiïus tomes chofes à jamais, 

Vous,Efprits ôc Ames des 
Juftes, beniflez le Seigneuri 
ioiiez-le, & Texaltez par 



u Matin.* 

deflus toutes chofes à jamaisJ 
Vous, Saints qui êtes hum- 
bles de cœur, beniflez le Sei- 
gneur ; Ioiiez-le, & Texaltcz 
par deflus toutes chofes à 
jamais. 

Vous, Ananias, Azarias, & 
Mifaëi, bcniiiez le Seigneur^ 
îoiicz-le, & Texaltez par 
dcfllis toutes cliofcsà jamais. 

Gloire foit au Pêrc, 5c au 
Fils, & au Saint Efprit. 

Comme il étoit au com- 
mencement, comme il çfl: 
maintenant, ôc comme il 
fera éternellement. Amen. 

% Alors fera lue en la. mhne 
manière la féconde Leçon^ qui 
fe pend du Nouveau 'Tejîa-^ 
ment: Et après, l'Hymne fui- 
vante: excepté quand il arri^ 
ver a qu'elle jer a lue dans te 
Chapitre marqué pour te "J'^ur^ 
eu pour r Evangile^ le jour de 
Saint "Jean Baptjfie, 

Benediélus. Ltic,c> i.v. (58. 

BEnifoitle Seigneur^ le 
Dieu d'Ifiac'l, de ce 
quil a vifité <3c délivré fon 
peuple 5 

Et qu'il nous a élevé la 
corne du falut daqs la mai- 
fon de David, fon ferviteur: 

Selon ce qu il avoit dit 
par la bouche de fes Saints 
Prophètes, qui ont été de 
tout temps i Que 



Prières du 

Que nous ferions fauvez 
tle la main de nos ennemis, 
& de la main de tous ceux 
qui nous haïfTent, 

Pour exercer mifericorde 
envers nos Pêrcs, & avoir 
mémoire dç fa fainte Al- 
liance 5 

Qui eft le ferment qu il a 
fait à Abraham nôtre Père : 

Sàvoify qu il nous don- 
neroit, quêtant délivrez de 
la main de nosennemis,nous 
ie fervirions fans crainte, 

En fainteté & en juftice 
4evant lui, tous les jours 
de nôtre vie. 

Et toi, petit enfant, tu 
feras appelle le Prophète 
du Souverain : car tu iras 
devant la face du Seigneur, 
pour préparer fcs voies : 

Et pour donner la con- 
noiilance du falut à fon peu- 
ple, dans la remilhon de 
leurs péchez. 

Par les entrailles de la 
mifericorde de nôtre Dieu> 
dcfquelles l'Orient d'enhaut 
nous a vifitez : 

Afin de reluire à ceux qui 
fontaiîis dans les ténèbres 
& dans l'ombre de la morts 
& pour adreffer nos pieds 
au chemin de la paix. 

Gloire foit au Père, & au 
ïils, & au Saint Efprit. 



Matin!; >3I 

Comme il étoit au com- 
mencement, comme il eft 
maintenant, & comme il 
fera éternellement. Amen. 
% Ou ce Pfeaume^ Jubilate Deo. 
Pf, lOO. 

VOus tous les habitans 
de la terre, jettezdes 
cris de réjouïifance à TE- 
ternel: fervez TEternel avec 
ailégrelle, venez devant lui 
avec un chant de joie. 

Connoiflez que rEternel 
eft Dieu 5 c'eftlui qui nous 
a faits, & ce n eft pas nous 
qui nous fommes faits: nous 
fommes fon peuple, de le 
troupeau de fa pâture. 

Entrez dans fes portes avec 
adions des grâces, & dans 
fes parvis avec des loiianges : 
célébrez-le , beniifez fon 
Nom : 

Car rEternel eft bon, fa 
gratuité demeure à toujours, 
& fa fidélité d âge en âge.. 

Gloire foit au Père, é^c. " 

Comme il étoit, i^c. 

% Alors fera chanté ou recité le 

Sjmbole des Apôtres par le 

Miniftrs Ù par le Peuple étant 

debout: excepté feulement les 

jours au/quels le Symbole d'A- 

tkariafi doit être ht 

£ croi en Dieu le Pêrç 

Tout-puiiiant;, Créateur 

du 



J 



Yo Prières 

du cîcl, & de la terre. Et en 
Jefus Chrift fon Fils unique 
notre Seigneur, qui a été 
conçu du Saint Efprit, ell 
né de la Vierge Marie, a 
foufFert fous Ponce Pilate, 
a été crucifié, cft mort, ôc 
a été enfevelii II eft de- 
iccnduaux enfers, Letroi- 
lîémc jour il eft reffufcité 
des morts i II eft monté 
aux cieux s H eft aftîs à la 
droite de Dieu le PêreTout- 
puilfant j Et de là il vien- 
dra juger les vivans, & les 
morts. Jecroi au S.Eiprit. 
Je croi la Sainte Eglife uni- 
verfclki La communion des 
Saints i La remiffion des 
pechezj La réfurredion de 
la chair, & la vie éternel- 
le. Amen. 

% Et après cela, les Prières fui- 
•vantes; tous étant dévotement 
à genoux, le Minifîre pronon- 
çant premièrement à haute voix. 

Le Seigneur foit avec vous. 

Réponfe. 
Et avec ton Efprit. 
Le Miniftre. 
irions Dieu, 
Seigneur, aie pitié de nous. 
Chrift aie pitié ete nmis. 
Seigneur aie pitié de nous. 

f Ahïs le Mmifire, les Clercs, & 
tout le Peuple diront rOraifon j 



DU Matik;' 

Dominicale en langue vulgaire 
à haute voix: 

Notre Père qui es aux 
cieux. Ton Nom foit 
fandifié. Ton Règne vienne. 
Ta Volonté foit faite en la 
terre comme au ciel. Don- 
ne nous aujourd'hui nôtre 
pain quotidien. Et nous par- 
donne nos oftenfes, comme 
nous pardonnons à ceux qui 
nous ont offenfez. Et ne 
nous indui point en tenta- 
tion y mais délivre nous du 
malin. Amen, 

% Apres le Miniflrefe tenant de^ 
bout, dira, 

O Seigneur, fai luire fur 
nous ta mifcricorde. 
Réponfe, 
Et nous accorde ton falut. 

Le Miniftre, 
O Seigneur fauve le Roi. 

Répofzfe. 
Et nous exauce par ta grâce 
quand nous t'invoquons. 
Le Miniftre, 
Revêt dejuftice tes Mi-. 
niftres. 

Réponfe. 
Et réjoui ton peuple élu. 

Le Miniftre, 
Seigneur Diçu, délivre 
ton peuple. 

Réponfe. 



Et béni ton héritage. 



u 



Prières 

Le Miniftre. 
Donne-nous paix en nos 
jours, ô Seigneur. 
Réponfe. 
Car il n y a que toi feul, 
o Dieu, qui combatte pour 
nous. 

Le Minijire. 
O Dieu, crée en nous des 
coeurs nets. 

Réponfe, 
Et ne nous ôte point TEf- 
prit de ta Sainteté. 

fl* Alors fuîVYont trois ColkEles. 
La première fera cette du jour, 
qui fera la même qui efl or- 
donnée pour la Communion* La 
féconde pour la paix. La troi- 
fiéme pour la grâce de bien 
vivre. Les deux dernières ne 
fe changeront jamais ; mais fe 
diront chaque jour de Vannée 
aux Prières du Matin , en la 
manière qui fuit^ chacun étant 
à genoux : 

% La féconde Collège pour la 
Paix. 

ODieu, qui es lauteur 
de la Paix, & qui ai- 
mes la concorde , en la con- 
noiilance duquel confiftc nô- 
tre vie éternelle, & dont le 
fcrvicc cft une liberté par- 
faite 5 défen-nous, tes hum- 
bles ferviteurs, contre tous 
les affauts de nos ennemis, 
afin que nous confiant en- 



DU Mâtiné xi 

tiérement en ta proteûion, 
nous n'aïons à craindre la 
puiffance d'aucun adver- 
faire ; par Jefus Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen. 
% La troifième ColleSle pour âf^ 
mander à Dieu fa Grâce, 

SEigneur nôtre Père ce- 
lefte. Dieu Eternel & 
Tout-puiffant, qui nous as 
fait arriver heureufemçftt 
au commencement de ce 
jour 5 conferve nous pendant 
fa durée par ta puiffance ; & 
nous fai la grâce qu*aujour- 
d'huy nous ne tombions 
dans aucun péché, & que 
nous ne courions aucun 
danger : mais dirige & con- 
dui tellement toutes nos ac- 
tions, que nous ne faffions 
rien qui ne foit jufte, '& 
droit en ta préfencej paç 
Jefus Chrift nôtre Seigneur, 
Amen. 

ir Dans les Chœurs & aux lieux 
où il y a des Chantres^ ici fuit 
l'Antienne, 

Après fe doivent lire les cinq 
Prières fuivantes : excepté 
quand on lit la Litanie ; & 
alors on ne lira que les deux 
dernières en V ordre où elles fe 
trouvent placées, 
^ Prière pour leK oi, 

O Seigneur, & Père celc- 
fte, Haut (3c Puiffant, 
Roi 



îi 



Prières du Matin.' 



Roi des Rois, Seigneur des 
Seigneurs, feul Gouverneur 
desPrinces,qui de ton Trône 
celeftc contemples tous les 
habitans de la terre; nous te 
fuplions de tout nôtre cœur, 
qu'il te plaife de regarder 
d un œuil propice, nôtre lé- 
gitime Souverain, le Roi 
George, & de le remplir 
tellement des grâces de ton 
Saint Efprit, qu'il fe porte 
toujours à faire ta volonté,& 
à marcher dans tes voies : 
Répan fur lui abondamment 
tes dons celeftes : Fai-lui la 
grâce de vivre long tems, en 
fanté&çn profperité: For- 
tifie-le, afin qu il puifTe vain- 
cre, & furmonter tous fcs 
ennemis : & qu enfin après 
cette vie, il parvienne à la 
gloire, & à la félicité éter- 
nelle; par Jefus Chrift nôtre 
Seigneur. Amen, ^ 

^Prière pour //ïFamilleRoiale. 

Dieu Tout-puiflant, qui 
es la fource de tout 
bien, nous te prions très 
humblement de bénir fa 
Majefté la Reine Caro- 
line, leurs Alteffes Roi- 
ales FREDERIC Prince de 
Galles, le Duc, les Princes- 
ses, & toute la Famille 



RoiALE : donne-leur ton 
Saint Efprit j rempli-les de 
ta Grâce celefte ; comble-les 
de toute forte de bonheur ; 
& les çondui à ton Roïaume 
éternel; par Jéfus Chrift 



notre Seigneur. 



Amen. 



% Prière four le Clergé & pour 
le Peuple. 

Dieu Eternel, & Tout- 
puiffant, qui feul fais 
de grandes merveilles; fai 
defcendre fur nos Evêques, 
& fur nos Miniftres, & fur 
tous les Troupeaux qui leur 
font commis, TEfprit falu- 
taire de ta Grâce ; & afin 
qu ils te puiflent être agré- 
ables, 'répan continuelle- 
ment fur eux la rofée de 
ta bénédiftion. Seigneur, 
exauce nous pour Tamour 
de nôtre Avocat & Médi- 
ateur ]efus Chrift. Amen. 

% Prière de S. Chrysostome. 

SEigneur, Dieu Tout- 
puiffant, qui nous as 
fait la grâce de t'adrcifer 
maintenant nos Prières d un 
commun accordy & qui 
nous as promis que quand 
deux ou trois feront ailcm- 
blcz en ton Nom, tu leur 
accorderas leurs requêtes ; 

ac- 



Prières 

accompli maintenant les 
fouhaits, & les demandes 
de tes ferviteurs, félon que 
tu connois qu il eft le plus 
expédient, & le plus falu- 
taire; nous accordant dans 
ce monde la connoiflance 
de ta vérité, & au fiécle à 
venir la vie éternelle. A- 



DU Matin.' tj 

f 2 CoYinth, xiiî. Verf. 15. 

LA Grâce de nôtre Sei- 
gneur Jefus Chrift, & 
la diledion de Dieu, & la 
communication du Saint 
Efprit, foit avec nous tous 
éternellement. Amen. 

hifiniffent les Prières du Ma- 
tin durant toute l* Année, 




L'OR 






U O R D R E 

Qui fe doit obferver chaque jour aux Prières 
DU Soir durant toute TAnnée. 



% Au commencement des Prières 
du Soir^ le Miniftre recitera 
à haute voix quelqu'une, ou 
plujîeurs de ces Sentences de 
l'Ecriture j & il dira enfuite 
ce qui fuit lef dites Sentences, 

QUAND le méchant 
,,fe détournera de fa 
méchanceté qu il aura com- 
mife, & qu'il fera ce qui eft 
jufte & droitjil fera vivre fon 
ame. Ezech.z, 1 8. v. 27. 

Je connois mes tranfgref- 
lîons, & mon péché eft con- 
tinuellement devant moi. 

y/si.v.i. 

Détourne ta face de mes 
péchez, & efface toutes 
mes iniquitez, Tf, 5 1 . v. 
II. 

Les Sacrifices de Dieu, 
font refprit froiffé ; ô Dieu, 
tu ne méprifes point Tefprit 
froifle & brifé. Tf^ i . v. 1 9. 

Rompez vos cœurs, & 
non pas vos vétemcns, & 
retournez à l'Eternel vôtre 
Dieu 5 car il eft mifericor- 
dicux & pitoïable, tardif à 
colère, & abondant en gra- 
tuité, 6c qui fe repent 



d'avoir affligé. Joël c. 2. 
V. 13. 

Les mifericordes, &_lcs 
pardons font du Seigneur 
nôtre Dieu : car nous nous 
fommes rebellez contre lui 5 
& nous n avons point écou- 
té la voix de l'Eternel nôtre 
Dieu : pour marcher dans 
fes Loix, qu'il a mifes de- 
vant nous. 2)^;/.c.9.v.9,io. 

O Eternel châtie-moi ; 
mais que ce foit par mefure, 
& non en ta colère ; de 
peur que tu ne me réduifes 
à néant. Jerem, c. i o. v.24. 

Amendez-vous : car le 
Roïaume des Cieux eft pro- 
che. Mat. c. 3. V. 2. 

Je me lèverai, & m'en 
irai vers mon Père, & lui 
dirai 5 Mon Père, j'ai péché 
contre le Ciel, & devant 
toi 5 & je ne fuis plus digne 
d'être apellé ton f;ls. Luc. 
C.15. v.18,19. 

N'entre point en juge- 
ment avec ton ferviteur : 
car nul homme vivant ne 
ferajuftifié devant toi. Tf, 



143.V.2. 



Si 



Prières t) 

Si nous difons que nous 
navons point de pechc, 
nous nous féduifons nous- 
mêmes, de la vérité nefl: 
point en nous. Si nous con- 
feflbns nos péchez, il eft 
jfîdele & jufte pour nous 
pardonner nos péchez, & 
nous nettoier de toute ini- 
quité, iS.jfeancA,Y.s,9' 

TRès-chcrs Frères, TE- 
criture fainte nous ex- 
horte en plufieurs endroits, 
à reconnoître & à confeffer 
la multitude de nos péchez, 
& de nos iniquitcz i &elle 
nous avertit que nous ne 
devons point les dillîmuler, 
ni les cacher devant la face 
de notre Dieu, 6c Père ce- 
lefte : mais que nous devons 
les confeffer d un cœur hu- 
milié, contrit, & obéïffant, 
pour en obtenir la remiffion 
par fa mifericorde infinie : 
Et bien quen tout tems, 
nous devions reconnoitre, Ôc 
confeffer nos péchez devant 
Dieu, nous y fommes plus 
particulièrement obligez , 
lorfque nous nous affem- 
blons pour lui rendre grâ- 
ces des grands bien-faits 
que nous avons reçus de fa 
main, pour annoncer ics 



V Soir: ij 

Louanges, pour écouter fa 
fainte Parole, ôc pour lui 
demander les chofes qui 
nous font neceffaires, tant 
pour le corps, que pour fa- 
mé. Cefl: pourquoi je vous 
prie, vous tous qui êtes ici 
préfents, de m'accompagner 
d'un cœur pur, & d une Voix 
humble, au trône de la 
grâce celefte, difants après 
moi : 

% Confefjîon générale^ que toute 
VAjfemhlée doit dire à genoux 
après le Minifire, 

PEre Tout-puiffant , & 
très mifericordieux , 
nous nous fommes égarez, 
& détournez de tes fentiers, 
comme des brebis perdues: 
Nous avons trop fuivi les 
imaginations, & les convoi- 
tifes de nos cœurs : Nous 
avons trangreffé tes faints 
commandemens : Nous n a- 
vons point fait les chofes 
que nous devions avoir 
faites j & nous avons fait 
celles que nous ne devions 
point faire : & il n y a rien 
d entier en nous» Mais, Toi, 
Seigneur,* aie pitié de nous, 
miferables pecheurs.O Dieu, 
pardonne à ceux qui confef- 
fent leurs fautes 5 fai grâce 
à ceux qui fe repentent, 
, fuivant 



l(§ PuîÊkES 

fuivant tes promcffcs faites 
ait genre humain, en Jeiùs 
Chriil nôtre Seigneur : & 
nous accorde, 6 Père très- 
iiiifericordicux, pour Ta- 
niour de lui, qu'à Tavenir 
nous puifllons vivre fobre- 
iiient, juftement, & rcli- 
gicufement, à la gloire de 
ton faint Nom. Amen, 

% V Ahfolumn ou remiffion des 
pechc-Zj qui fe doit prononcer 
' par le Prêtre feul étant deù&ut • 
■ le peuple dejneurant à genoux. 

LE DieuTout-puillant, le 
Père de nôtre Seigneur 
Jelus Chrift, qui ne défire 
point la mort du pécheur, 
mais plutôt qu'il fe con- 
vertiflc de fon iniquité & 
qu'il vive; qui auiîî adonné 
pouvoir & commandement 
à fes Miniftrcs de déclarer 
& de prononcer à fon peu- 
ple pénitent Tabfolution 
& la remiffion de fcs pé- 
chez ; pardonne à tous ceux 
qui fe repentent en véri- 
té, ôc qui croient fins 
feinte à fon Saint Evangile, 
&: il les abfout tous 5 C'eft 
pourquoi prions-le qu'il lui 
plaife de nous donner une 
vraie repentance, & fon 
S. Efprit; afin que le culte 
que nous lui rendons pré- 



DU Soiit.^ 

fentement lui foît agréa- 
ble, &que toute nôtre vie 
foit pure, & fainte à l'ave- 
nir, tellement que nous 
parvenions enfin à fa gloire- 
éternelle, par Jcfus Chrift 
nôtre Seigneur. 

% Le peuple répondra îci^ & â la 
fin de toutes tes autres Prières ^ 
Amen. 

% Alors le Miniftre fe mettra à 
genoux^ & dira l'Oraifon Do- 
minicale à haute voix : le peu- 
ple s^ agenouillant aujjt, & la 
repétant ici, de même que par 
tout où elle fe trouve dans le 
Service Divin, 

Notre Père qui es aux 
Cicux, Ton Nom 
foit fandifîé. Ton Règne 
vienne. Ta Volonté foit faite 
en la terre comme au Ciel. 
Donne nous aujourd'hui nô- 
tre pain quotidien. Et nous 
pardonne nos ofFenfes, com- 
me nous pardonnons à ceux 
qui nous ont ofFenfcz. Et ne 
nous indui point en tenta- 
tion 5- Mais délivre nous du 
malin : Car à toi cft le 
Règne, la PuiiTance, & la 
Gloire aux fiécles dcsfiécles» 
Amen, 

Ç II dira anfft. 
O Seigneur; ouvre nos lè- 



vres. 



Ré^ 



Prières bTj Soir; 



ti 



Réponfe, 
Et nôtre bouche annon- 
cera ta louange. 

Le Mmijire* 
Eternel, hâte toi de ve- 
kiir à nôtre aide. 
Réponfe. 
Hâte toi de venir à nô- 
tre aide. Seigneur. 

% îci chacun fe levant y & fe te- 
nant debout y le Miniftre dira : 

Gloire foit au Père, & au 
Eils, & au Saint Efptit, 
Réponfe. 
Comme il étoit au com- 
mencement, comme il eft 
maintenant, & comme il 
fera éternellement. Amen. 
Le Miniftre. 
Loiiez le Seigneur. 

Réponfe. 
Le N6m du Seigneur foit 
loiié. 

% Puis Von dira, ou Von chan- 
tera les Pfeaumeu filon l'ordre 
prefcrit : après fuivra la Le- 
çott du Vieux Te (îament félon 
f ordre : Puis le Magnificat 
en langue vulgaire, en la 
manière qui fuit. 

Magnificat. Luc. i. 4^. 

M On ame magnifie le 
Seigneur : & mon 
efprit s'eft égaie en Dieu, 
qui eft mon Sauveiit. 



Car il a regardé la pe- 
titelTe de fa fervante : voici, 
certes d orenavant tous les 
âges me diront bien-heu* 
reufe. 

Car le Puiffant m'a fait 
de grandes chofes, & fon 
Nom eft laint. 

Et fa mifericorde eft de 
génération eii génération, 
en faveur de ceux qui le 
craignent. 

il a puifTamment opé- 
ré par fon bras : il a dif- 
lîpé les orgueilleux dans la 
penféc de leur cœur. 

Il a mis bas de leurs 
trônes les puiflans, & il 
a élevé les petits. 

Il a rempli de biens ceux 
qui avoient faim : il a ren- 
voie les riches vuides. 

Il a pris en fa protcdion 
Ifraël fon ferviteur, pour fe 
fouvenir de fa mifericorde ; 

(Selon qu'il en a parlé 
à nos Pères, favoir à Abra- 
ham, ôc à fa poftérité) à 
jamais. 

Gloire foit au Père, ^c. 

Comme il étoit, &c. 

% Ou lien ce Pfeaume : excepté 1$ 
iç. jour du mois y quand il fe 
litfehn V ordre delaLeBure des 
Pfeaumes,' . 

"^^^ 

\ - C '•'- Cm-. 



x$ Prières 

Cantate Domîno. Pfeautm 98. 

C Hantez à rEternel un 
nouveau cantique , car 
il a fait des chofes rncrveil- 
leufes : Sa droite, & le bras 
de fa Sainteté l'ont délivré. 
UEternel a fait connoi- 
tre fa délivrance : il a révélé 
fa juftice devant les yeux 
des nations. ""V 

Il s'eft fouvenu- de fa gra- 
tuité, & de fa fidélité envers 
îamaifon dlfrael : tous les 
bouts de la terre ont vu le 
falut de nôtre Dieu. 

Vous tous les habitans de 
la terre, jettez des cris de ré- 
jouïffance à rEternel : faites 
retentir vos cris, ôc chantez 
de joie, & pfalmodiez. 

Pfclmodiez à TEternel a- 
Vcc le violon, : avec le vio- 
lon^ &L avec unvoix de mu- 
fique, 

Jettez des cris de réjouïf 
fance avec les trompettes, 
& le fon du cor devant le 
Roi, l'Eternel. 

Que la mer bruie avec tout 
ce qu'elle contient: & que 
la terre & ceux qui y habi- 
tent faffcnt éclater leurs cris. 
Que les fleuves frapent 
des mains : ôc que les mon- 
tagnes chantent de joie, au 
dcvruit de TEtcmel: 



Car il vient pour juger la 
terre: Il jugera en juftice le 
monde habitable, 6c les peu- 
ples en équité. 

Gloire foit au Père, &c. 

Comme il étoit, &c, , 

Alors on lira tme Leçon du NoU" 
veau Tefiamem félon l'Ordre 
prefcrit : & hn dira enfuite le 
Nunc Dimittis, ou le Canti^ 

^ que de Simeon, en langue vul- 
gairûy en la manière qui fuit, 

Nunc dimittis, Luc 2. 29. 

O Eigneur, tu laiffes main^ 
^ tenant aller ton fervi^ 
teur en paix, félon ta pro* 
mefle. 

Car mes yeux ojnt vu tont 
falut. 

Lequel tu as préparc de- 
vant la face de tous les peu- 
ples. 

La lumière pour éclairer 
les nations, & pour être la 
gloire de ton peuple dlfraëL 

Gloire foit au Père, ^f. 

Comme il étoit, ^c, 

^ Ou bien ce Pfeaume: excepté h 
douz>iéme jour du moism 

Deus Mifereatur. 

Pfeaume 6j, 

Dieu aie pitié de nous^ 
& nous benifle, & 
faffe luire fa face fur nous^ 

Afin 



t^RiÉRÊS lôxi Soir* 



t^ 



Afin que ta voie foit con- 1 enfeveli 
iiué en la terre, & ta déli- 
vrahce parmi toutes les na- 
tions. 

Les peuples te eélébre- 
i-ont, 6 Dieu : tous les peu- 
ples te célébreront. 

Les peuples fe réjouiront 
& chanteront de joie : par- 
ce que tu jugeras les peuples 
en équité , & que tu condui- 
ras les nations fur la terre. 

Les peuples te célébre- 
ront, ô Dieu : tous les peu- 
ples te célébreront. 

La terre produira fon 
fruit : Dieu, nôtre Dieu nous 
bénira. 

Dieu nous bénira : & tous 
les bouts de la terre le crain- 
dront. 

Gloire foit au Père, ô'C. 

Comme il étoit, ô'f, 

% Aï or s fera dit ou chanté îe Sym- 
bole des ApotreSy par îe Minif- 
tre & par le peuple fe tenant 
debout. 

JE croi en Dieu le Père 
Tout-puiffant, Créateur 
du ciel & de la terre : Et en 
Jefus Chrift fon Fils unique 
laôtre Seigneur, qui a été 
conçu du Saint Efprit, eft né 
de la Vierge Marie, a fouf- 
fcrt fous Ponce Pilate, a été 
crucifié, eft mort, ôc ^ été 



Il eft defcendu 
aux enfers ; Le troifiéme 
jour il eft relTufcité des 
morts > Il eft monté aux 
cieux i 11 eft aflîs à la droite 
de Dieu le Père Tout-puif- 
fant 5 Et de là il viendra 
juger les vivans & les morts. 
Je croi au Saint Efprit. Je 
croi la Sainte Eglifc univer- 
felle ; La communion des 
Saints 5 La remiflîon des 
péchez ; La réfurredion de 
la chair, & la vie éternelle. 
Amen. 



^ Et après cela les Prières fui^ 

'Vantes ; tous étant dévotement 
à genoux : le Minière pronon- 
çant premièrement à haute 

voix. 

Le Seigneur foit avec vous^ 

Réponfe. 

Et av ec ton Efprit. 

Le Minijire. 

VrionsDi eu. 

Seigneur, aie pitié de nous. 

Chrift aie pitié de nous. 
Seigneur aie pitié de nous. 

f Alors le Miniflre, les Clercs, & 
tout le Peuple diront l'Oraifon 
Dominicale, en langue uulgaire 
à haute voix. 

Notre Père qui es aux 
Cieux, Ton Nom foit 
fanaific- Ton Règne vienne. 
C z : Ta 



txà Prières 

l'a Volonté foit faite en la 
terre comme au Ciel. Don- 
ne nous aujourd'hui notre 
pain quotidien. Et nous par- 
donne nos offenfes, comme 
nous pardonnons à ceux qui 
nous ont oifenfez. Et ne 
nous indui point en tenta- 
tion 5 mais délivre nous du 
malin. Amen, 

% Après le Miniftrefs tenant de- 
bout^ dira, 

O Seigneur, fai luire fur 
nous ta mii'ericorde. 
Réponfe, 
Et nous accorde ton falut. 

Le Minijire, 
O Seigneur fauve le Roi. 
Réfonfe, 
Et nous exauce par ta grâce 
quand nous t'invoquons. 
Le Minijire. 
Revêts, de juftice tes Mi- 
niûres. 

Réponfe, 
Et réjoui" ton peuple élu. 

Le Minijire, 
Seigneur Dieu, délivre 
ton peuple. 

Réponfe. 
Et benl ton héritage. 

Le Minijire. 
Donne nous paix en nos 
jours, ô Seigneur. 
Réponfe, 
Car il n'y a que toi fcuJ, 



DU SOIR^ 

Ô Dieu, qui combatte pQut 
nous. 

Le Minijire. 
O Dieu, crée en nous des 
cœurs nets. 

Réponfe. 
Et ne nous ôte point TEf- 
prit de ta Sainteté. 

•T Alors fuivront trois CoUeBes : 
La première fera celle du jour y 
qui fera la même qui efi ordon- 
née four la Communion : La fe-- 
condepourla paix: Lairoîfiéme 
pour être fecouru contre tous 
Dangers. Les deux dernières ne 
fe changeront jamais : mais fe- 
diront chaque jour de tannée 
aux Prières du Soir, en la 
manière qui fuit -, chacun étant 
à genou,:, 

^ La féconde CvlleSîe pour h 
Soir, 

ODieu, duquel tous les 
faints deftrs, tous les 
bons confcils, & toutes les 
œuvres juftes procèdent , 
donne à tes ferviteurs la paix 
que le monde ne peut don- 
ner r afin que nos cœurs 
foient appliquez à obeïr à 
tes commandemens 5 & qu é- 
tant délivrez par toi de la 
crainte de nos ennemis,nous 
paflions nôtre vie en repos, 
& en tranquilitéi par les 
mérites de Jefus Chrift nôtre 
Sauveur, Amen^ 



Prières 

La mtjteme CoSeSîe pour être 
fecouru contre tous dangers, 

ILlumine nos ténèbres, ô 
Seigneur: & par ta gran- 
de mifericorde,garanti-nous 
de tous lesdangers,&de tous 
les accidens de cette nuit 5 
pour Tamour de ton Fils 
unique nôtre Sauveur Jefus 
Chrift. Jmen. 

fl" Dans les Chœurs & aux lieux 
où il y a des Chantres^ ici fuit 
TAntienne. 
f Prière pour /^ R o i, 

O Seigneur, & Père celef- 
te, Haut & Puiffant, 
Roi des Rois, Seigneur des 
Seigneurs, feul Gouverneur 
desPrinces,qui de tonTrône 
cekfte contemples tous les 
habitans de la terre 5 nous te 
fuplions de tout nôtre cœur, 
qu il te plaife de regarder 
d'un œuil propice, nôtre lé- 
gitime Souverain, le Roi 
GEORGEjôcde le remplir 
tellement des grâces de ton 
Saint Efprit, qu'il fe porte 
toujours à faire ta volonté,& 
à marcher dans tes voies : 
Répan fur lui abondamment 
tes dons celeftes : Fai-lui la 
grâce de vivre long tems, en 
fanté & en profpérité : For- 
tifie-le, afin qu il puille vain- 
cre,ôc furmonter tous fesen- 



DU Soir: 



-xx 



nemis : & qu'enfin aptes cet- 
te vie,il parvienne à la gloire, 
& à la félicité éternelle 5 par 
Jefiis Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

^Prière pour laFAUiLLiRoiALE, 

Dieu Tout-puiffant, qui 
es la fource de toute 
bonté ; nous te prions très- 
humblement de bénir fa 
Majefté la Reine Caro- 
L I NE, leurs Alteffes Roïales 
Frédéric Prince de Galles, 
leDuc, les Princesses, ôc 
toute la Famille Roiale : 
donne-leur ton Saint Efprit : 
rempli-les de ta Grâce ce- 
lefte : comble-les de toute 
forte de bonheur: & les 
condui à ton Roïaume éter- 
nel 5 par Jefus Chrift nôtre 
Seigneur. Amen. 

% Prière pour /^ Clergé dT pour, 
le Peuple. 

Dieu Eternel, & Tout- 
puiflant, qui feul fais 
de grandes merveilles 5 fai 
dcfccndre fur nos Evêques, 
& fur nos Miniftres, ôc fur 
tous les Troupeaux qui leur 
font commis, fEfprit faiu- 
taire de ta Grâce : & afin 
qu'ils te puiffent êtix agré- 
ables, r>:pan conrinuelle- 
C 3 incnt 



22 Prières 

ment fur eux la rofée de 
ta bénédiûion. Seigneur, 
exauce nous pour Tamour 
de nôtre Avocat 6c Médi- 
ateur Jefus Chrift. Amen. 

Ç CoUeBe ou 'Prière pur toutes 
fortes de perfonnes de quelque 
condition que ce fcit, 

ODieu, Créateur & 
Confervateur du gen- 
re humain ; nous te prions 
très humblement pour tou- 
tes fortes de perfonnes de 
quelque condition quelles 
Ibient: quil te plaifc leur 
faire connoitre tes voies, & 
manifefter ton falut à toutes 
les Nations. Nous te prions 
particuliércnicnt pour la 
profpérité de l'EglifeUniver- 
felle : qu elle foit tellement 
conduite «5c gouvernée par 
ton Efprit, que tous ceux 
qui font profeffion d'être 
Chrétiens, & qui en pren- 
nent le Nom, puiifent être 
amenez au chemin de la vé- 
rité 5 6c qu ils gardent la foi 
dans l'unité de TEfprit par le 
lien de la paix en fainteté de 
vie. Enfin nous recomman- 
dons à ta bonté paternelle 
toutes les perfonnes affli- 
gées dans leur efprit, dans 
leur corps, ou dans leurs 



DU Soir. 

biens: {^Tartiai- *cenfedoh 
liérement ceux qui ^^^\ ^^^^i 
Je recommandent a recommandé 
nos Trières) veuil- '««^r vnéres 
lelesconfoler&les ^'^'^^^^f'- 
fecourir félon leurs diverfes 
néceffitez 5 leur donnant la 
patience dans leurs foufFran- 
ces, 6c une heureufe iffuë 
de toutes leurs affliftions. 
Nous te demandons ces grâ- 
ces pour l'amour de Jefus 
Chrift. Amen. 



ABîons de grâces générales. 

Dieu Tout-puiffant, Pè- 
re de toute miferi- 
corde 5 nous tes indignes 
ferviteurs, te remercions 
très-humblement 6c de tout 
nôtre cœur, de toutes tes 
bontez, 6c de toutes tes fa- 
veurs envers nous, 6c en- 
vers tous les hommes : 
( * 'Particulière-' 
ment envers ceux ^ffjifj 
qui défirent de ceux c^ui ont 
fofrir mainte- '^' \''''^' 

•^-' , , .. mandez, aux 

nant leurs loiian- prières de 
ges & leurs avions v^UfiJ^fi' 

j j rent de ren- 

de grâces, pour les 4re grâces k 

gratuites dont tu -d?>«. 
as depuis peu ufé 
envers eux.) Nous te benif 
fons pour nôtre création 
pour nôtre confervation 

pour 



Prteïies du Soir. 



n 



pour toutes les bénédidions 
de la vie préfente : mais fur 
tout,pour f ineftimabk Cha- 
rité que tu nous as mon- 
trée dans la Rédemption du 
Monde par nôtre Seigneur 
Jefus Chrift : pour les affi- 
ftançes de ta grâce : & pour 
Tefpérance de ta Gloire. Et 
nous te fuplions de nous 
donner le fentiment que 
nous devons avoir de toutes 
tes faveurs : afin que nos 
coeurs en aient une vérita- 
ble & fincère reconnoif- 
fance; & que nous publions 
tes louanges non feulement 
de bouche, mais fur tout 
par la conduite de nôtre vie : 
en nous attachant à ton fer- 
vice, & en cheminant de- 
vant toi en juftice & en 
fainteté, jufques à la fin de 
nos jours 5 par Jefus Chrift 
nôtre Seigneur5auquel com- 
me à toi, &au Saint Efprit, 
foit tout honneur & toute 
gloire, aux fiécles des fié- 
çles. Amen, i 



f Priera de St, Chuysostome, 

SEigneur, Dieu Tout* 
puiflant, qui nous as 
fait la grâce de t'addreffer 
maintenant nos Prières d'un 
commun accord, & qui 
nous as promis que quand 
deux ou trois feront alTem- 
blez en ton Nom^ tu leur 
accorderas leurs requêtes : 
accompli maintenant les 
fouhaits, & les demandes 
de tes ferviteurs, feion que 
tu connois qu il eft le plus 
expédient, & le plus falu- 
taire ; nous accordant dans 
ce monde la connoiffance 
de ta vérité 5 & au fiéclc 
à venir la vie éternellen 
Amen, 

f 2 Corinth. xiii. Verf. i|. 

LA Grâce de nôtre Sei- 
gneur Jefus ChriH:, & 
la dileftion de Dieu, & la 
communication du Saint 
Efprit, foit avec nous tous 
éternellemeijt. Amen, 
hi finit V Ordre des PRiERES DV 
Soir durant toute rAnnéç. 



C4 



Ati^ 



u 



ILe Symbole d'Athanase. 



j4ux Fêtes de Noël, ^é- /Epiphanie, de St. Matthias, J<? Paquet; 
de /'Afcenfîon, de la Pentecôte, de St. Jean Baptifte, de Sr. Jac- 
ques, de St. Barthelemi, ^6? St. Matthieu, de St. Simon & de 
St.Jude, de St. André, & le Dimanche ^^ la Trinité, cette Con- 
fejjion de notre Foi Chrétienne^ appellée communément le Symbole 
^'Athanafej/fr/z chantée ou récitée aux Prières du Matin^ au lieu 
du Symbole des Apôtres, far le Minifire, & par le Peuple étant 
debout. 



QuiCUNQUE VuLT. 

Quiconque veut être 
fauve, avant toutes 
chofes doit maintenir la 
Foi Catholique. 

Laquelle Foi quiconque 
ne gardera pure & entière, 
fans doute il périra éternel- 
lement. 

Or la Foi Catholique eft, 
que nous adorions un Dieu 
dans la Trinité, & la Trinité 
dans rUnité, 

Sans confondre les Per- 
fonnesj ou divifer rEffence. 

Car autre eft la Perfonne 
du Père : autre celle du Fils : 
autre celle du Saint Efprit. 

Mais la Divinité du Père, 
du Fils, & du Saint Efprit 
n'efl: qu une : leur Gloire 
eft égale 5 & leur Majefté 
coëternelle. 

Tel queft le Père, tel 
eft le Fils 5 & tel le Saint 
£fprit. 

Le Père non créé : le Fils 
non créé : & le Saint Efprit 
non créé. 



Le Père incompréhenfi- 
ble : le Fils incompréhen- 
fible : & le Saint Efprit in- 
compréhenfible. 

Le Père éternel : le Fils 
éternel : & le Saint Efprit 
éternel. 

Toutefois ils ne font 
point trois éternels: mais 
un éternel. 

Comme aufll il ny a 
point trois incompréhenfi- 
bles;ni trois non créez -.mais 
un non créé 5 & un incom- 
préhenfible. 

Ainfi aufli le Père eft 
Tout-puiifant : le Fils Tout- 
puiffant : & le Saint Efprit 
Tout-puiiîant. 

Et cependant ils ne font 
point trois Tout-puiffants : 
mais un Tout-puiiîant. 

De même le Père eft 
Dieu: le Fils eft -Dieu: & 
le Saint Efprit eft Dieu. 

Et cependant ils ne font 
point trois Dieux : mais un 
Dieu. 

Sem- 



Le Symbox^e 

^ SembUblcment le Père 
efl: Seigneur: lePiis eft Sei- 
gneur : & le Saint Efprit eft 
Seigneur. 

Et cependant ils ne font 
point trois Seigneurs : mais 
un Seigneur. 

Car comme la Vérité 
Chrétienne nous oblige de 
reconnoitre, que chacune 
des Perfonnçs, prifes à part, 
eft Dieu & Seigneur 5 

Auffi la Religion Catho- 
lique nous défend de dire 
qu'il y a trois Dieux, ou 
trois Seigneurs. 

Le Père n eft fait d'aucun : 
il n'éft ni créé , ni engendré. 

Le Fils eft du Père feul: 
non fait 3 ni créé : mais en- 
gendré. 

Le Saint Efprit eft du 
Père, & du Pils : étant non | 
fait ; ni créé j ni engendré : 
mais procédant. 

Aufli il y a un Père : non 
trois Pères, un Fils : non 
trois Fils, un Saint Efprit : 
& non trois Saints Efprits. 

Et dans cctteTrinité,il n'y 
a ni priorité, ni poftériorité : 
l'un n'cft pas plus grand, ni 
moindre que l'autre. 

Mais toutes les trois Per- 
fonnes font cnfcmble de 
même éternité :& égales en 
toutes chofcs. 



nôtre Seigneur 



d'At^ànase^ 25 

Tellement qu'en toutes 
chofes, comme il a été dit 
ci-devant, il faut adorer 
rUnité dans la Trinité i & 
la Trinité dans l'Unité. 

Donc, quiconque veut 
être fauve, doit avoir ces 
fentimens de la Trinité. 

Déplus, il eft néceftaire 
pour obtenir le falut éter- 
nel, qu'il ait une vraie & 
droite croiance de l'Incar- 
nation de 
Jefus Chrift 

Caria vraie Foi confifte 
en ce que nous croïons, & 
que nous confeftîons, que 
nôtre Seigneur Jefus Chrift, 
le Fils de Dieu, eft Dieu ôc 
Homme. 

Dieu engendré de la fub- 
ftance du Père avant tous 
les fiécles : & Homme de la 
fubftance de fa Mère, né au 
monde. 

Dieu parfait, & Homme 
parfait : fubfiftant d'une amc 
raifonnablc, 6c de chair hu- 
maine. 

Egal au Père félon fa Di- 
vinité ; & inférieur au Père 
félon fon Humanité. 

Lequel, quoi qu'il foit 
Dieu & Homme; toutefois 
il n'cft pas deux : mais un 
Chrift, 

Un, 



^6 



Va Litanie. 



Un, non. par converfion 
de la Divinité en chair : mais 
par raiTomption de THuma- 
nité à la Divinité. 

Un totalement, non par 
confufion de fubftance: mais 
par Unité de Perfonne. 

Car comme Tame raifon- 
nable, & la chair font un 
homme ; ainfi Dieu & 
l'Homme eft un Chrift. 

Lequel a fouffert pour 
nôtre falut ; eft defcendu 
aux enfers 5 & le troifiéme 
jour eft reffufcité des morts : 

Il eft monté aux cieux 5 il 
eft aflis à la droite de Dieu 
le Père Tout-puiflant 5 d'où 
il viendra pour juger les 
vivans & les mort^. 



A la venue duquel tou^ 
les hommes reflufciteront 
avec leurs corps, ôc ren- 
dront compte de leurs pro- 
pres œuvres. 

Et ceux qui auront bien 
fait, iront à la vie éternelle: 
& ceux qui auront mal fait^ 
iront au feu éternel. 

Ceft ici la Foi Catho- 
lique, laquelle quiconque 
ne croira fidèlement, ne 
pourra être fauve. 

Gloire foit au Père, &c. 

Comme il étoit,^^. 



^ Ici finit r Ordre des Prières 
DU Matin©* du Soir d^ 
chaque jour de rAmé^. 



% Ici fuit la Litanie ou SupUcation Générale qui doit être chan^ 
tée ou récitée après les Prières du Matin^ les Dimanches, les 
Mecredis, les Vendredis, & les autres jour Sy félon quil fera 
enjoint par rOrdinaire, 

O Dieu Père Celefte, aie 
pitié de nous, mife- 
râbles pécheurs. 

OT>ieuTêreC€lefle,aie 
pitié de nous, miferables pé- 
cheurs. 

O Dieu le Fils, Redemp- 
tcur du monde, aie pitié de 
nous, miferables pécheurs. 



O "Dieu le Fils, Rédemp- 
teur du monde, aie pitié de 
nous, miferables pécheurs, 

O Dieu le Saint Efprit, 
qui procèdes dû Père & à\\ 
Fils, aie pitié de nous, mi- 
ferables pécheurs. 

O T>i€U le Saint Efprit, 
qui procèdes du 7 ère S' du 

Fik, 



glo- 



Là L I t a n 

Fitsy aie pitié de nous, mife- 
râbles pécheurs. 

O Sainte, bénite, & 
rieufe Trinité, Trois Per- 
fonnes & un Dieu, aie pitié 
denous,miferablespecheurs. 
O Sainte^ bénite, & glo- 
rieufe Trinitè^TroisTP er fau- 
ne s (^ un T)ieu, aie pitié de 
nous, miferables pécheurs. 

O Seigneur,ne te fouvien 
point de nos péchez, ni des 
péchez de nos Pères : ne 
pren point vengeance de 
nos iniquitez : pardonne- 
nous, ô bon Dieu : pardonne 
à ton peuple que tu as ra- 
cheté par ton fang précieux 5 
& ne fois point irité contre 
nous à jamais. 

Tar donne -nous y bon 
^ieu. 

De tout mal ; & de toute 
méchanceté: de péché 5 des 
rufes, & des affauts du Dia- 
ble : de ta colère j & de la 
damnation éternelle. 
Bon T)ieu^ délivre-nous. 
D'aveuglement de cœur ; 
d'orgueil 5 de vaine gloire ^ 
^d'hypocrifie: d'envie 5 de 
haine 5 de malice; & de toute 
afFeftion contraire à la cha- 
rité. 

BonT)ieu, délivre-nous. 
De paiUardife 5 & de tout 



autre péché mortel: & de 
toutes les tromperies du 
monde, de la chair, ôc du 
Diable. 

Bon T^ieu, délivre-nous. 
Des foudres 5 & ^ts> ora- 
ges : de pefte $ ôc de famine : 
de guerre j de meurtre^ & de 
mort foudàine. 
Bon T>ieUy délivre-nous. 
De toute fédition; de tou- 
te confpiration fecrète, & de 
rébellion : de toute faufTe 
dodlrines d'héréfie; & de 
Ifchifme : d'endurciffement 
de cœur; du mépris de ta 
Parole 5 & de tes Comnian- 
demens. 

BonT>ieUy délivre-nousl 
Par le Myftère de ton 
Incarnation fainte : par ta 
fainte NaiiTance ; & ta Cir- 
concifion : par ton Batême : 
par ton Jeûne ; & par ta Ten- 
tation. 

Bon T>ieu, délivre-nous. 

Par ton Agonie 5 & ta 

Sueur fanglante : par ta 

Croix5&taPaflion:par ta pré- 

cieufe Mort, & ta Sépulture: 

par ta Réfurreûion 5 & ton 

Afcenfion glorieufc : & par 

la venue du Saint Efprit, 

Bon T>ieu, délivre-nous. 

En tout tems d'adverfité : 

en tout tems de profpérité : 

à 



2Î L A L ï T 

à rhcurc de la mort : ôc au 
jour du jugement. 

Bon^ieu, délivre-nous, 

O bon Dieu, nous qui 
fommes de pauvrespecheurs, 
te fuplions d'exaucer nos 
prières : & qu il te plaife de 
conduire & gouverner ta 
Sainte Eglife Univcrfellc 
dans la droite voie. 

Nous te fuplions de nous 
exattcefy o bon "Dieu, 

Qu'il te plaife de confcr- 
ver & d'affermir dans ton 
vrai fcrvice, en toute juftice 
& en toute Sainteté de vie> 
ton Serviteur, George 
nôtre Roi & nôtre Gou- 
verneur très- débonnaire. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y o bon "Dieu, 

Qu'il te pi aile d'adreflcr 
fon cœur dans ta foi, dans 
ta crainte, & dans ton a- 
mour : afin qu'il ait toujours 
fa confiance en toi j & qu'il 
cherche toujours ton hon- 
neur & ta gloire. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer^ o bon T)ieu. 

Qu'il te plaife de le gar- 
der, de le défendre, & de lui 
donner la victoire fur tous 
fes ennemis. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer, o bon T>ieu. 

Qu'il te pîaiic de bénir. 



& de conferver fa Majefté la; 
Reine Caroline, leurs 
Alteffes Roïales, Frédéric 
Prince de Galles, le Duc, 
les Princesses, & toute la 
Famille RoiALE. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y o bon ^ieu. 

Qu'il te plaife d'éclairer 
tous les Evêques, les Prêtres 
& les Diacres, par la vraie 
connoiffance & intelligence 
de ta Parole : afin qu'ils l'an- 
noncent dignement, par 
leur prédication, & par leur 
bonne vie. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y o bon 'Dieu. 

Qu'il te plaife de remplir 
les Seigneurs du Confeil, & 
toute la Noblefle, de grâce 5 
de fageffe 5 & d'intelligence. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer-, bon Dieu, 

Qu'il te plaife de bénir & 
de conferver les Magiftrats 5 
leur faifant la grâce d'exer- 
cer la juftice 5 & de mainte- 
nir la vérité. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y bon Dieu. 

Qu'il te plaife de bénir & 
de protéger tout ton peuple. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer t ô bon Dieu, 

Quii te plaife d'infpirer 



jîoiîtcs les nations lunion; 
la paix, & la concorde. 

Mcuste fuplions de nous 
exaucer:, ô bon "Dieu, 

Qli'U te plaife de nous 
donner un cœur enclin à 
t aimer: & à te craindre 5 & 
à vivre foigneufement félon 
tes commandemens. 

Notis te fuplions de nous 
exaucer^ ê bon "Dieu. 

Qu'il te plaife de donner 
à tout ton peuple de croître 
en grâce : d ouïr humble- 
ment ta Parole : de la rece- 
voir d une affedion pure : 
j& de produire les fruits de 
rEfprit. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y è bon T>ieu. 

Qu'il te plaife d'amener 
au chemin de la vérité tous 
ceux qui font dans Terreur 
& qui ont été féduits. 

Nous te fupUons denous 
exaucer y ôbonDieu. 

Qull te plaife d'affermir 
ceux qui font debout : de re- 
lever ceux qui font tombez : 
de confoler & d'aflîfter ceux 
qui ont le cœur froiffé : 6r^ 
enfin d'abatre Satan fous 
nos pies. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y bon T>ieu. 

Qu'il te plaifç de fçcou- 



rir, & de confoler tous ceux 
qui font en danger : en tribu- 
lation : & en néceffité. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y bon 'Dieu, 

QLillte plaife de confcr- 
ver tous ceux qui voiagent 
par mer ou par terre : toutes 
les femmes qui font en tra- 
vail d'enfant : toutes les per- 
fonnes malades 5 & tous les 
petits enfans : & d'avoir com- 
palîîon de tous les prifoniers 
& de tous les captifs. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y à bon T)ieu. 

Qii'il te plaife de prendre 
ladeffenfedes orphelins: des 
veuves : & de tous ceux qui 
font defolez & opprimez : 
& de pourvoir à tous leurs 
befoins. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer y èbonDleu, 

Q^fil te plaife d'étendre 
ta mifericorde fur tous les 
iiommes. 

Nous te fuplions denous 
exaucer, 6 bon Dieu, 

Qi^i'il te plaife de pardon- 
ner à nos ennemis : à ceux 
qui nous calomnient ôcnous 
pcrfecutent : & de convertir 
leurs cœurs. 

Nous te fuplions de nous 
exaucer^ a bon Dieu. 

Qu'il 



"3^ 



Qii'il te plaife de nous 
donner & de nous conferver 
les fruits de la terre: afin que 
nous en puilîîons jouir dans 
leur faifon. 

Nous îe fupUons de nous 
exaucer y obonT>ieu, 

Qu'il te plaife de nous 
donner à tous une vraie re- 
pentance:de nouspardonner 
tous nos péchez, toutes nos 
négligences & nos ignoran- 
ces: nous accordant la grâce 
de ton Saint Efprit; afin que 
nous reformions nôtre vie 
félon ta Sainte Parole. 

N.0US te fupUons de nous 
exaucer y o bon T>ieu. 

O Fils de Dieu, nous te 
fuplions de nous exaucer. 

O Fils de T^ieUy nous te 
fuplions de nous exaucer, 

O Agneau de Dieu, qui 
ôtes les péchez du monde. 

Accorde nous ta paix, 

O Agneau de Dieu, qui 
ôtes les péchez de monde. 

Aie pitié de nous. 

O Chrift, exauce nous. 

OChriJt, exauce nous. 

Seigneur, aie pitié de 
nous. 

Seigneur, aie pitié de 
nous, 

Chrift, aie pitié de nous. 
Chrijt^ aie pitié de nQHS, 



La L I t a n f è. 

Seigneur, aïe pîtîé dé 
nous. 

Seigneur i aie pitié de 



nous, 

J Alors le Prêtre & le Peuple^ 
en même tems^ diront l'Orai- 
fin Dominicale, 

Notre Père qui es aux 
Cieux, Ton Nom 
foit fandifié. Ton Règne 
vienne. Ta Volonté foit faite 
en la terre comme au CieL 
Donne nous aujourdliui nô- 
tre pain quotidien. Et nous 
pardonne nos ofFenfes, com- 
me nous pardonnons à ceux 
qui nous ont offenfez. Et ne 
nous indui point en tenta-* 
tion 5 Mais délivre nous du 
malin. Amen. 

LeVrêtre. 
O Seigneur, ne nous fai 
point félon nos péchez. 
Réponfe. 
Et ne nous rend pas fé- 
lon nos iniquitez. 

TrionsDiEU, 
Dieu, & Père miferî- 
cordieux, quinemé- 
prifes point les foupirs duti 
cœur contrit, ni les gémifle- 
mens de ceux qui font en 
angoiife : écoute en ta mifé- 
ricorde les prières que nous 
te préfentoas dans toutes 
I nos 



o 



TW 



Sos calâmîtez,& dans toutes 
nos mifères i & nous exauce 
par ta grâce : afin que les 
maux que le Diabk, ou les 
hommes machinent contre 
nous par leur malice & par 
leurs rufes, foient réduits à 
néant : & tellement diffipez 
par ta providence, que nous 
tes fcrviteurs, étant affran- 
chis de toutes perfécutions, 
te puiffions glorifier conti- 
nuellement au milieu de ton 
Eglife^par JefusChrift nôtre 
Seigneur. 

- O Seigneur ylève-toiy aide^ 
nous y & nous délivre four 
(amour de ton Nom. 

O Dieu, nous avons ouï 
de nos oreilles, ôc nos Pères 
nous ont raconté les exploits 
que tu as faits en leurs jours : 
Ôcaux jours d'auparavant. 

O Seigneur Jève-toi.aide- 
nous, é^ nous délivre pour 
t amour de ta gloire. 

Gloire foit au Père, & au 
Fils, & au Saint Efprit. 

Comme il étoit au com- 
mencement, comme il eft 
maintenant, & comme il fe- 
ra éternellement. Amen. 
r Garanti nous de nos en- 
nemis, ô Chrift. 

Et jette les yeux de ta 
mifericord^ fur nos afflic- 
iions^ 



La Lit an î t. '$%] 

Confidérc en tes compaf- 
fions les foupirs de nos 
coeurs. 

Et pardonne félon ta mi- 
fer ic or de ^ lespechez de ton 
Peuple. 

Ecoute nos prières favo- 
rablement & mifericordi-^ 
eufcment. 

O Fils de "David^ aiepi- 
tié de nous. 

Daigne nous écouter 
maintenant & à jamais, ô 
Chrift. 

Ecoute nous favorable- 
ment-, o Chrift : écoute nous 
favorablement j ô Seigneur 
JefusChrift. 

Le Trëtre. 

Que ta mifericorde foît 
fur nous, ô Eternel^ 
Réponfe. 

Selon que nous nous (oiry 
mes attendus à toi. 



N 



Trions Dieu. 
Ous te prions très 
humblement, ô Pè- 
re, de jetter les yeux de ta 
mifericorde fur nos infirmi- 
tez : & pour la gloire de ton 
Nom, détourne de nous 
tous les maux que nous a- 
vous méritez très-juftement: 
& nous fai la grâce, qu'en 
toutes nos afflictions, nous 

met- 



32 



nicttions entièrement nôtre 
confiance en ta miféricorde: 
ôc que nous te fervions 
toujours en fainteté, & en 
pureté de vie, à ton hon- 
neur &à ta gloircj par nô- 
tre feul Médiateur & Avo- 
cat, Jefus Chrift, nôtre 
Seigneur. Amen, 

5 Prière de Saint C h r y- 

S O s T O M E. 

SEigneur, Dieu Tout- 
puiffant, qui nous as 
fait la grace> de t'addreffer 
maintenant nos Prières d un 
commun accord, & qui 
nous as promis que quand 
deux ou trois feront affem- 
blez en ton Nom, tu leur 
accorderas leurs requêtes: 



accompli maintenant k^' 
fouhaits, & les deman- 
des de tes ferviteurs, félon 
que tu connois qu il eft le 
plus expédient & le plus 
falutaire 5 nous accordant 
dans ce monde la connoif- 
fance de ta vérité, & au 
fiécle à venir la vie étcrnelleii 
Amen. 

J 2 CoYinth, XIII. Verf. 13; 1 

LA Grâce de nôtre Sei- 
gneur Jefus Chrift, & 
la diledion de Dieu, & la 
communication du Saint 
Efprit, foit avec nous tous 
éternellement. Amen. 

Ici finit la Litanie} * 



PRIERES 



P R I E R E sr 



?1 



PRIERESa'ACTIONS DE GRACES; 

pour diverfes occajïons particulières ^ au il faut dire 
avant les deux dernières Trières de la Litanie, < 
des Trières du Matin ô* du Soir^ 



Ole 



Prières. 
Vour demander de la Pluie, 

ODieu Père ccleftc, 
qui par ton Fils Je- 
fus Ghrift, as promis à tous 
ceux qui cherchent ton 
Roiaume & fa jtifticc, toutes 
les chofes néceilaircs pour 
leur nourriture corporelle : 
Nous te prions que dans la 
nécclîité où nous fommes, 
il te plaife de nous envoler 
des pluies ^\ douces & fi 
modérées, que nous puif- 
fions recueillir les fruits de 
la terre à nôtre confola- 
tion, pour ten glorifier j 
par notre Seigneur Jefus 
Chrift. Amen, 

Pour demander le Beau-îems. 

O Seigneur Dieu Tout- 
puiilant, qui pour les 
péchez du genre-humain, as 
\xi\(:: fois fubmcrgé tout le 
monde, excepté huit per- 
fonnes j 6c qui promis en- 
'fuite dans ta grande mife- 
ïicoxdcquc tu;ic le déti;ui- 



rois plus ainfi : nous fecon- 
noiifons que nos péchez 
n ont que trop mérité ces 
débordemens d'eaux, dont 
tu nous vifites : mais nous 
te fuplions qu alant égard 
à nôtre repentance , tu 
veuilles nous envoier le 
temps propre à nous faire 
recueillir les fruits de la 
terre dans leur faifon : & 
nous fai la grâce que nous 
aprenions à profiter de tes 
châtimens pour nôtre a- 
mendemcnti & à te bénir 
pom* ce nouvel effed de ta 
paternelle bonté i parjefus 
Chrift nôtre Seigneur. A* 
men. 

En tenu de Cherté & dé Fa-^, 
mine, 

ODieu Père Celcfte, 
puis que c'eft par toi 
que la pluie defcend j qUe 
la terre cft fertile j que les 
animaux croifTcntî ôc que 
les poiiTons multiplient : 
Nous te fuplions d'avoir 
D égard 



u 



PRIERES. 

cgard à raffliaion de ton 
peuple 5 & de nous accor- 
der par ta bonté,^ que la 
difette & la cherté des vi- 
vres que nous foufFrons 
très-jufteinent pour nos ini- 
quitez, Ibient changées en 
profpérité & en abondance, 
pour Taniour de Jefus 
Chrift nôtre Seigneur j au- 
quel avec toi, ôc avec le 
Saint Efprit, foit tout hon- 
neur & toute gloire, dès 
maintenant ôc à jamais. 
Amen. 



& pour nôtre propre con- 
folation, par Jefus Chrift 
nôtre Seigneur. Amen. 

Eh tems de Guerre^ & de Tji-^ 
muhes. 



O 



Ou ceïk'ct. 

ODicu, Père de mife- 
ricorde, qui au tems 
du Prophète Elifée, chan- 
geas en un moment, dans 
la ville de Samarie, la di- 
fette en abondance i aie 
pitié de nous, qui pour 
nos péchez fommes affli- 
gez de la mcmc adverfitc : 
& nous accorde le même 
foulagcmcnt dans un pareil 
befoin. Pvépan ta béné- 
didion celeftc fur les fruits 
de la terre, pour leur don- 
ner raccroiilement : afin 
que recevant ces biens de 
ta pure bonté, nous en u- 
fions pour ta gloire -, pour 



Dieu, Tout-puiffant, 
Roi des Rois, & Gou- 
verneur de toutes chofes ; à 
la puiffance duquel nulle 
créature ne peut réfifter ; & 
à qui il apartient de punir 
les pécheurs en ta juftice^ 
ôc de faire grâce a ceux qui 
font véritablement rep en- 
tans : fauve nous, ôc nous 
délivre de la main de nos 
ennemis j quil te plaife de 



rabatre leur orgueil 5 de 
dompter leur malice; &de 
confondre leurs deifeins : 
afin qu'étant couverts de ta 
protedion, nous foions dé- 
fojrmais garantis de tout 
danger, pour te glorifier, ô 
Dieu, qui feul donnes les 
vidoires ; par les mérites 
de ton Fils unique, ]efus 
Chrift nôtre 
Amen. 



Seigneur, 



En temps de Pefle^ ou d^ autre 
maladie contagieufe. 

Dieu, Tout-puifTant;, 
qui dans ta colère 



O 



le foulagemcnt des pauvres j | frapas ton peuple d'une 

plaie 



Prie 

plaie terrible, à caufc de fa 
Rébellion obflinée dans 
le défert, contre Moïfe 
ôc Aaron : & qui au tems 
du Roi David fis mourir 
foixante & dix mille hom- 
mes par la pefle; & puis 
dans tes eompallions déli- 
vras ceux qui reftoient : aie 
pitié de nous, 6 Dieu: aie 
•pitié de nous miferables pé- 
cheurs, qui fommes main- 
tenant viilrez de maladies 
& de mortalité. Et comme 
alors il te plu de te 1 ailler 
fléchir & de dire à l'Ange 
deftrudeur, c'eil allez : O 
Dieu de miiericorde , retire 
de deP.iis nous cet épouvan- 
table flcau i afin que nous 
t'en glorifiions continuelle- 
ment, en ton Fils Jefus 
Chrill nôtre Sauveur. 

^ Prière qui fi dira chaque jour 
des Semaines des quatre tems, 
pour ceux qui doivent être ad- 
mis aux Saints Ordres, 

DleuTout-piûlTantj nô- 
tre Père celcfte, qui 
par le fang précieux de ton 
Fils bien aimé t'es acquis 
trEglife unlverfelle ; regarde 
sla iîavorablement : & dans 
Hce tems condui rcfprit dejpréience; à la gloire de ton 
:t€s ieryiteurs icr> Evêques grand Nom, 6c à rédifica« 

I D â tion 



R E s. 5^ 

& les Pafteuîs de ton trou-*' 
peau ^ afin qu ils n impofent 
pas les mains avec précipi- 
tation pour l'œuvre du Sacré 
Miniflère : mais qu'ils faC- 
lent un jufte & légitime 
choix. Favorife auffi, Seig-^ 
neur, de ta grâce ôc de ta; 
bénédiftion celcfte, ceux 
qui feront ordonnez à cette 
lainte charge : & fai que 
par leur vie & par leur do- 
clrine, ils avancent ta gloire^ 
&le falutdes hommes i pat 
jefus Chrift nôtre Seigneur*.; 
Amen. 

Ou celk'cL 

Dieu Tout-puifîant, dii^ 
quel deicend toute 
bonne donnation j & qui 
par ta Divine Providence, 
as établi divers Ordres 
dans ton Èglife : nous te 
fuplions très humblement 
qu'il te plaife d'accorder 
ta grâce à tous ceux qui 
doivent y être apellez à 
quelque office, ou admini- 
ftration. Rempli- les de la 
vérité de ta Dodrine, ôc les 
revêts d'innocence : afia 
qu'ils puiffent exercer fidèle- 
ment leur Miniftère en ta 



3(5 Prie 

tion de ton Eglife ; par 
Jefus Chrift notre Seigneur. 
Amen* 

f Vrme pour la grande Cour 
DU Parlemeî^t, qui doit être 
Ue pendant f es Séances. 

ODieu très-bon, nous 
te préfentons nos 
très-humbles Prières, pour 
ce Roiaume en général, 
& particulièrement pour 
la grande Cour du 
Parlement, qui eft 
maintenant aflemblée, fous 
nôtre ROI très-pieux, & 
très-débonnaire. Qu'il te 
plaife de diriger & de faire 
réiiflir toutes leurs délibé- 
rations à ravancement de 
ta gloire 5 au bien de ton 
Eglife ; à la feureté, à Hion- 
neur, & a lavantage du ROI 
& de fes Roiaumes. Que 
toutes chofcs foient telle- 
ment réglées, & établies par 
leurs foins & par leurs tra- 
vaux, fur les meilleurs & 
les plus fûrs fondemcns 3 
que la Paix & le Bonheur, 
la Vérité & la Juftice, la 
Religion & la Piété, puif- 
fçnt être affermies au mi- 
lieu de nous, de généra- 
tion en génération.^ Nous 
te demandons ces gra- 



R E 5. 

ces, & les autres qui font 
néceilaires, à eux & à nous, 
& à toute ton Eglife, au 
Nom & par la Médiation 
de Jefus Chrift, nôtre très- 



bénin Seigneur & Sauveur, 
Amen. 



^ ColleEîe, ou Pnére pour toutes 
fortes de perfotines de quelque 
condition que ce foi t ; qui fe 
doit faire lors que la Litanie 
ne fe dit pas félon l'Ordre 
prefcrit. 



O 



Dieu, Créateur ôC 
Confervateur du gen- 
re-humain, nous te prions 
très humblement , pout 
toutes fortes de perfonnes, 
de quelque qualité 6c con- 
dition qu'elles foient : qu il 
te plaife leur faire connoitre 
tes voies, ôc manifefter ton 
falut à toutes les Nations. 
Nous te prions particu- 
lièrement pour la profpéri- 
té de TEglife Univerfelle ; 
qu elle foit tellement con- 
duite 6c gouvernée par 
ton Efprit, que tous ceux 
qui font profellîon d'être 
Chrétiens, 6c qui en pren- 
nent le Nom, puiflentctre 
n.menczau chemin de lai 
Vérité i 6c quils gardent 
la foi d^ns lunité de VEC- 

prit,, 



Actions de Grâces. 3 jf^j., 

mour de Jefus Êfcift. 
Amen. 



prit, par le lien de la paix 
en fainteté de vie. Enfin 
nous recommandons à ta 
bonté paternelle, toutes les 
perfonnes affligées dans 
leur eiprit, dans leur 
corps, ou dans leurs biens*'. 
(* Particulière- 
ment ceux qui fe 
recommandent à 
nosTriéres)Vc\uX' 
le les confoler & 
les fecourir félon 
leurs diverfes néceflitez ; leur 
donnant la patience dans 
leurs foufFrances, & une heu- 
rcufe iffuë de toutes leurs af- 
fliftions. Nous te deman- 
dons ces grâces pour Ta- 



* Cecîfe doit 
dire quand 
quelqu'un efi 
recommandé 
Mux Trières 
del'Eglife. 



% Prière qui fe peut dire aprh 
quelle qufi ce foit des préce^ 
dentés^ 

ODieu, duquel la na- 
ture ôc le propre eft 
d'être toujours enclin à 
avoir pitié, &  p rdonner ; 
reçoi nos très-huiLbles pri- 
ères. Et comme nous 
fommes liez des chaînes de 
nos pecheZ;; fai que par ta 
miferiçprde, & par ta grande? 
bonté, nous en foions dé^ 
livrez ; pour Tamour dç 
Jefus Clirift nôtre Médi^-^ 
teur & Avocat. Amen^ 



-ù 



^^)^^^^,}%.)%.^.}%.'^'^}^)%^)%.^?^)%. 



ACTIONS DE GRACES GENERALES, 



lEU Tout-puiirant,j ( * Particulière- 
ment envers ceux 
nous tes indignes qui défirent de 
f offrir mainte- 
nant leurs loUan- 
ges c^ leurs ac- 
tions de- graceSy 
pour lesgr-atuitez^- 
dont tu as depuis 
ï>5 



X^ Père de toute mife- 
corde ; 

ferviteurs te remerc;ons 
très-humblement & de tout 
nôtre cœur, de toutes tes 
bonteZj & de toutes tes 
faveurs envers nous, & 
envçrs tou$ lç$ hoi^imçs. 



*Cecl fe doit 
dire quand 
ceux qui ont- 
été recom-^ 
mandez aux 
Friér-es d& 
k'EgliJe, déJU 
rent de ren^ 
dre grâce i à 
Vieu^ 

peur up 



lî^. Actions d 

en'vers eux) Nous te bc- 
jiiffons pour nôtre créa- 
tion î pour notre confer- 
vmons pour toutes les 
bénédidions de la vie 
préfente : mais fut tout 
pour rineftimable charité 
que tu nous as montrée 
dans la Rédemption du 
ïiionde, par nôtre Seigneur 
JefuS Chrift 5 pour les af- 
fiftances de ta grâce; & 
pour refperance de ta Gloi- 
re. Et nous te fuplions 
de nous donner le fcn- 
timent que nous devons 
avoir de toutes tes fa- 
veurs : afin que nos cœurs 
en aient une véritable & 
fuicère reconnoiilance 5 & 
que nous publiions tes loii- 
snges non feulement de 
bouche, maïs fur tout par 
la conduite de nôtre vie : 
en nous attachant à ton 
fervice y & en cheminant 
devant toi en juftice & 
en fainteté, jufqucs à la 
fin de nos jours \ par Je- 
fus Chrift nôtre Seigneur : 
auquel comme à toi ôc 
nu Saint Efprit, foit tout 
honneur, & toute gloire, 
aux fiécles des fiécles, A- 
Tnen. 



5 ^^^'^ ^^^ Vliile. 

ODieu nôtre Père ce-^ 
lefte^ qui par ta 
providence, fais defcendrc 
fur la terre la pluie de la 
première & de la dernière 
i faifons afin qu elle produife 
fes fruits, pour Tufage des 
hommes : nous te remer- 
cions très-humblement, de 
ce que dans nôtre grande 
néceffité, il t'a plù d'cavoier 
enfin une pluie favorable fur 
la terre altérée : à la grande 
confolation de nous tes in- 
dignes lervitcurs 5 & à la 
gloire de ton Saint Nom j, 
par Jefus Chrift nôtre Sau- 
veur. Amen, 



5 Voiir h Beaii-tems, 

SEigneur Dieu , qui 
nous avois Juftement 
humiliez par les Pluies 
continuelles 5c les inon- 
dations dont tu nous as 
vifitez ; & qui nous as 
confolez en nous envoiant 
ce changement de tems, 
fi convenable a la Saifou 
& à nos befoins : nous 
louons & nous glorifions 
ton Saint Nom, de ce 
nouveau témoignage de, 
ton amour paternel. Qiie 

la 



Actions de Grace5. 



%9 



la lôiiange, ô Dieu, ^t'cn 
foit rendue d âge en âge 5 
par Jefus Chrift nôtre Seig- 
neur. Jlm^n. 

^ Pour r Abondance, 

PEre très - mifericor- 
dieux, qui as exaucé 
par ta grâce les Prières de 
ton Egliie, en changeant 
nôtre difette en abon- 
dance : nous te rendons 
2;races très-humblement de 
ce nouveau témoignage 
de ta bonté i te fupliant 



vrez en proie a nos enne- 
mis : & nous te fuplions 
de nous continuer ta Pro- 
tedionj afin que tout le 
monde connoiffe que tu 
es nôtre Sauveur & nôtre 
puiilant Libérateur 5 par je- 
fus Chrift nôtre Seigneur, 
Amen, 

3" Pour le Rétahlijjemeni de la 
Paix publique au milieu de 
nous, 

ODieu Eternel, & nô- 
tre Père celefle, qui 



de vouloir nous continuer ^^^^ f^-^ j^^^^.^^^ ^^^ j^^^^. 
ta faveur : afin que la terre k^^^ ^^^ p^i^ ^ ^^^ ^^^^^^^^ 



nous rende fes fruits abon 
damment à ta gloire, & à 
nôtre confolation 5 par 
nôtre Seigneur Jefus Chrift. 
Amen- 

% Pour la Paix, & lors que 
l'on a été délivré de la 
main des Ennemis. 

ODieu Tout-puilTant, 
qui es une forte tour 
pour la défcnfc de ton peu 
pic contre fes ennemis 
nous te beniflbns, & nous 
te rendons grâces de ce 
que tu nous as délivrez 
àzs grands dangers qui 
nous nicnaçoient. Nous 
reconnoiilcns que c'eft, un 
effet de ta bonté, que 
itiQus naions pas été U- 



de dans un même lieu; 
& qui calmes les orages 
d'un peuple violent & em- 
porté : nous beniilbns ton 
Saint Nom, de ce qu il ta 
plu d'apaifer les féditions 
6c les tumultes, qui s'étoi- 
ent depuis quelque tems 
élevez au milieu de nous : 
te fupliant très-humble- 
ment de nous faire la grâce 
à tous d obéir déformais à 
tes Saints Commandc- 
mcns : de forte que me- 
nant une vie paifîblc & 
tranquille en toute piété, & 
honnêteté, nous puiiîions 
t offrir continuellement le 
facrificç de nos louanges & 
dç îios aftioa.3 d;ç grâces > 
D 4* f^^ 



46 



Actions de 



la 

maladie 



par Jefus Chrift nôtre Sei 
gneur. Amen. 

;f Apres être délivrez, de 
Pefle, ou d'au 
Ontagieufe. 

SEigneur Dieu Tout- 
puiffant, qui nous as 
frapez pour nos péchez, 
& Gonfumez pour nos ini- 
quitez, par Taccablante & 
terrible maladie, dont tu 
nous as vifitcz depuis peu ; 
& qui te fouvenant de ta 
mifericorde au milieu 
tes jugemcns , viens 
tacheter nôtre vie de 
' puiffance de la mort : nous 
offrons à ta bonté pater- 
nelle nos perfonnes, qu il 
t;a plu d'épargner j & nous 
tepréfentons nos corps, & 
nos âmes en facrifice vi- 
vant : louant & magnifiant 
à jarnais ta mifericorde au 
milieu de ton Eglife; par 
Jefus Chrift nôtre Seigneur. 
Amen, 

f 0^ celle-ci, 

PERE mifericordieux, 
nous reconnoiiTons en 



de 
de 
la 



G R A C E S.^ 

toute humilité devant t\ 
face, que toutes les malé- 
dirions dénoncées dans ta 
Loi, pouvoient juftement 
tomber fur nous, à caufe 
de nos tranfgrcfîions fans 
nombre, ôcde rendurciffe- 
ment de nos cœurs: mais 
puis quil t'a plu dans tes 
grandes compallîons, d'a- 



vou* 



égard 



notre humi- 
liation, quoi qu'imparfaite; 
en appaifant la fureur de 
cette Contagion mortelle, 
qui ravageoit ton héritage : 
& de faire ouïr de nouveau 
parmi nous les cris de joie,. 
& la voix de Texultation : 
nous préfentons à ta Divine 
Majefté, ce facrifice de 
louanges & dadions de 
grâces i exaltant, & mag-.* 
nifiant ton Nom glo- 
rieux, de ce que par ta 
providence tu nous as fî 
mifericordieufement garan-. 
tis de ce fléau 5 par Jefus 
Chrift nôtre Seigneur. A^^ 
men. 



ILis^ 



Le t. Dimanche de l^Avent? 4^ 



LES COLLECTES, LES EPITRES ET LES 
EVANGILES, pour toute rAnnée. 

^ Remarquez^ que la CotîeEîe de chaque Dimanche^ ou de quelque 
Fête que ce foit, qui a une Vigile ou Veille^ fe dira au Service 
du Soir, qui précède immédiatement. 



Le Tremier dimanche de 
TAvent. 

La Collecte. 

ODieu Tout-puiffant, 
fai nous la grâce que 
rcjettant les oeuvres de té 
nébres, nous foions revê- 
tus des armes de lumière, 
•durant cette vie mortelle 5 
en laquelle tonPilsJefus 
Chrift nous eft venu vifiter 
en grande humilité ; afin 
qu'au dernier jour quand 
il reviendra dans fa Ma- 
jefté glorieufe, pour juger 
les vivants & lés mort, 
nous refîufcitions à la vie 
immortelle; par ce même 
Jefus Chrift ; qui vit, & 
qui règne avec toi, 6c 
avec le Saint Efprit, main- 
tenant & à jamais. A- 



f Cette ColleBe fe doit dire 
chaque jour^ avec les autres 
Colletles durant l'A vent, juf-* 
que s à la Veille de Noël. 

L' E p I T R E:, Rom. 1 3.8. 

NE devez rien à per- 
fonne, fmon que 
vous vous aimiez lun lau- 
tre : car celui qui aime les 
autres, a accompli la Loi» 
Parce que ce qui eft dit. 
Tu ne commettras point 
adultère j Tu ne tueras, 
point i Tu ne déroberas 
point i Tu ne diras point 
faux témoignage 5 Tu ne 
convoiteras point i & tel 
autre commandement, eft 
lomm^irement compris dans 
cette parole 5 Tu aimeras 
ton Prochain comme toi- 
même. La charité ne fait 
point de mal ^u Prochain : 
raçcompliflement donc de 
la Loi caft la charité. 
Mçmç 



^:^ I.E li P IMANCHK DE l'AveNT* 



Même vu la faifon, parce 
qiulcft déjà temps de nous 
xéveiller du fommeil : car 
maintenant le falut cftplus 
près de nous, que lors que 
nous avons crû. La nuit 
cft paffée 6c le jour eft 
aproché : rejettons donc 
les oeuvres de ténèbres, 
ôc foions revêtus des armes 
^de lumière. Conduifons- 
nous honnêtement & 
comme en plein jour : non 
point en gourniandifes, ni 
en yvrogneries j non point 
en couches, ni en info- 
lences 5 non point en que- 
relles, ni en envie. Mais 
foiez revêtus du Seigneur 
'lefusChrift, & n aicz point 
-loin de la chair pour aç- 
. complir fes convoitiics, 

: L'Evangile, S. Matt. 21.1. 

OR quand ils furent 
près de Jérulalem, 
<Sc qu'ils furent venus à 
Bcthphagé au mont des O- 
liviers, jéfus envola alors 
deux Difciples; en leur 
difant : Allez à ce village 
qui eft vis-à-vis de. vous, ôc 
d'abord vous trouverez une 
âneffe atachée, 6c fon 
poulain avec elle : déta- 
chez-les, ôc amenez-les 



moi, Et fi quelqu'un VOUS 
dit quelque chofcj vous 
direz que le Seigneur en a t 
affaire : & auffi-tôt il les 
laiifera aller. Or tout cela 
fe fit afin que fut accom- 
pli ce dont il avoit été 
parlé par le Prophète, en 
difant s Dites à la jSUe de 
Sion j voici, ton Roi vient 
à toi, débonnaire, Remon- 
té fur une âneffe, & fur 
le poulain de celle qui eft 
fous le joug. Les Difci- 
ples donc s'en allèrent, ôc 
firent comme Jéfus leur 
avoit ordonné. Et ils a- 
menerent Tâneffc ôc Ta- 
non, & mirent leurs véte- 
mens deffus, & l'y firent 
afleoir. Alors de grandes 
troupes étendirent leurs 
vétemens par le chemin ^ 
&c les autres coupoient 
des rameaux des arbres, & 
les étendoient par le che- 
min. Et les troupes qui 
alloient devant, & celles 
qui fuivoient , crioient, 
en difant 3 Hofanna, au 
Fils de David, béni foit 
celui qui vient 
du Seigneur : 
dans les lieux 
Et quand il fut entré dana 
Jéi'ufalçm^ toute la ville 

5 * ïilt: 



au Nom 

Hofanna 

très- hauts» 



T'Ë 2. DlMAÎÏCHE DE l'AvENT. 



43^ 



Fiit cmiië, difant , Qui eft 
celui-ci ? Et les troupes 
diibient : C'cft Jcfus le 
Prophète; qui eft de Na- 
zareth en Galilée. Et Jé- 
fus entra dans le Temple 
de Dieu 5 & chalîa dehors 
tous ceux qui vendoient & 
qui achetoient dans le 
Temple 5 & renverla les 
tables des changeurs, & 
les fiéges de ceux qui ven- 
doient des pigeons j & il 
leur dit : Il eft écrit, ma 
Maifon fera appellée Mai- 
fon de prière j mais vous 
en avez fait une caverne de 
voleurs. 

[Ijû fécond "Dimanche de 
/■Avent. 

La Collecte. 

O Seigneur très-bon & 
très - mifericordieux , 
qui nous as donné toute 
TEcriture S'"" pour nôtre in- 
ftrudion , fai nous la grâce 
defécouter, de la lire, de 
la méditer, de l'apprendre, 
& de la digérer intérieure- 
ment i de telle forte que par 
la patience, & par la con- 
folation de ta Parole, nous 
foions affermis pour tou- 



jours dans fefperance de 1^ 
vie éternelle, que tu nous 
accordes en jefus Chrift 
nôtre Sauveur. Amen.rnJi 

UEpitre, Rom. 15.4.^ 

TOutes les chofes qui 
ont été écrites au« 
paravant, ont été écrites 
pour nôtre . inftrudion : 
afin que par la patience & 
la confolation des Ecri- 
tures nous aions efperancCo 
Or le Dieu de patience & 
de confolation, vous faiïe 
la grâce davoir tous u.a 
même fentiment, félon Je- 
fus Chrift: Afin que tous 
d'un même cœur, & d'une 
même bouche vous glori- 
fiiez Dieu, qui eft lePcre de 
nôtre Seigneur jefus Chrift. 
C'eft pourquoi recevez- vous 
l'un l'autre, comme aulîi 
Chrift nous a reçus à lui, 
pour la gloire de Dieu. 
Or je dis que jefus Chrift a 
été Miniftre de la Circon- 
cifion, pour la vérité de 
Dieui afin de ratifier les 
promeffes faites aux Pères : 
Et afin que les Gentils ho- 
norent Dieu pour fa mife- 
ricorde : félon ce qui eft 
écrit 5 Je célébrerai à caufe 
de cela ta louange parmi 

les 



j7f Le 3~' DiMAîTC 

ks Gentils; & je pfalmo- 
dierai à ton Nom. Et il 
cft dit encore: Gentils, 
jéjouïffez-vous avec fon 
peuple. Et encore: Toutes 
Nations, loiiez le Seig- 
neur : & vous tous peuples 
célébrez-le. Et aulîî Efaïe 
a dit : Il y aura une ra- 
cine de Jeffé, & un qui 
s'élèvera pour gouverner 
les Gentils, & les Gentils 
auront efperance en lui. 
Le Dieu d'efperance donc 
vous veuille remplir de 
toute joie & de toute paix, 
en croiant : afin que vous 
abondiez en efperance par 
la puiflance du Saint E^f. 
prit. 

L'Evangile,, S.Luc. 21.250 

ET il y aura des fignes 
dans le folcil & dans la 
lune, & dans les étoiles; & 
une telle détrefle des na- 
tions, qu on ne faura que 
devenir fur la terre; la 
mer bruiant ôc les ondes. 
De forte que les hommes 
feront comme rendant 
rame de pcu^^, & à caufe 
de Tatcnre des chofes qui 
furviendront dans toute la 
terre : car les vertus des 
çiçux feront ébranlées. Et 



HE DE L'AVEKT? 

alors on verra le Fils àê 
rhomme venant fur une 
nuée, avec puilfance & 
grande gloire. Or quand 
ces chofes commenceront 
d'arriver 5 regardez en haut, 
& levez vos têtes ; parce 
que vôtre délivrance ap- 
proche. Et il leur propo- 
fa cette comparaifon > 
voiez le figuier, & tous 
les autres arbres : Quand 
ils commencent à poufîcr^ 
vous connoiflez de vous- 
mêmes en regardant, que 
TE té eu déjà près. Vous 
aufli pareillement, quand 
vous verrez arriver ces 
chofes; fâchez quç le Règne- 
de Dieu eft près. En vérité; 
je vous dis, que cette gé-. 
nération, ne paflera çoint,^ 
que toutes ces chofes ncv 
foient arrivées. Le ciel & 
la terre pafferont; mai^ 
mes paroles i\e palTeront 
point 

Le Troifiéme dimanche de 
/'Avent, 

La C0H.ECTE. 

OSeignçuïJefus Chrift,, 
qui à ton* premier 
avenenient, envolas ton 
Meflager pour préparer ton. 
chemin dçvant toi 5. fti quQ 

Iqs 



Le 3. D I 

îcs Miniftres ôc Difpenfa- 
tcurs de tes miftères pré- 
parent auffi, & aplanif- 
fent fi bien tes voies, en 
convertiflant le cœur des 
rebelles à la prudence des 
juftes, que lorfquà ton fé- 
cond avènement tu vien- 
dras pour juger le monde, 
nous foions trouvez un peu- 
ple agréable à tes yeux, ô 
qui vis, & qui 
avec le Père & le 
Saint Efprit, un feul 
béni éternellement. Amen 



MANCHE DE l'A V E N T.' 45 

mettra en lumière les chofes 
cachées dans les ténèbres 5 
& qui manifeftera les con- 
feils des coeurs: & alorsDieu 
rendra à chacun fa louange. 



Seigneur 
règnes 



L'Epitre, I Cor. 4. i. 

QUe chacun nous tienne 
, pour Miniftres de 
Chrift, & pour Dilpenfa- 
teurs des miftères de Dieu. 
Mais, au refte, il eft requis 
entre les Difpenfateurs que 
chacun foit trouvé fidèle. 
Pour moi, je me foucie fort 
peu d'être jugé de vous, ou 
de jugement d'homme : & 
aullî je ne me juge point 
moi-même. Car je ne me 
fens coupable de rien : mais 
pour cela je ne fuis pas jufti- 
tié : mais celui qui me juge, 
c'eft le Seigneur. C'eft pour- 
quoi ne jugez de rien avant 
le temps, jufquà ce que le 
Seigneur vienne 5 qui aufli 



L'Evangile, S.Matth.i 1.2, 

OR Jean aiant ouï par- 
ler dans la prifon 
des faits de Chrift, envoia 
deux de fes Difciples pour 
lui dire : Es-tu celui qut 
I devoit venir,, ou fi nous de- 
Dieu I vous en atendre un autre ? 
Et Jéfus répondant, leur 
dit 5 Allez, & raportez à 
Jean les chofes que vous 
entendez & que vous vol- 
ez. Les aveugles recou- 
vrent la vue; les boiteux 
marchent; les lépreux font 
nettoiez ; & les fourds oi- 
ent ; les morts font reiTuf- 
citez ; & l'Evangile eft an- 
noncé aux pauvres. Mais 
bien-heureux eft celui qui 
n'aur apoint été fcandalifé 
en moi. Et comme ils s'en 
alloient ; Jefus fe mit à dire 
de Jean aux troupes : Qu'ê- 
tes- vous allé voir au défert? 
Un rofcau agité du vent ? 
Mais qu'êtes-vous allé voir- \ 
Un homme vêtu de précieux 
vétemens? voici, ceux qui 
portçfit des habits précieux, 

font 



"4t> Le 4. DiMANCH 

font dans les maifons des 
Rois. 2viaisquetcs-vous al- 
lé voir ? Un Prophète ? 
oui, vous dis-jc, & plus 
qu un Prophète. Car il cft 
celui duquel il a été ainfi 
écrit : Voici, j'envoie mon 
nieilager devant ta face, le- 
quel préparera ton chemin 
devant toi. 



Le ^latriéme T)hnanche 
de /'Avcnt. 



La Collecte* 

\TEuillc Seigneur, nous 
' foutcnir par la vertu 
de ton Efprit, & par la force 
toute puilTante de ta grâce ; 
afin que nonobftant les pé- 
chez & les tentations qui 
nous retardent, nous puif- 
fions heureufemcnt achever 
la courfe qui nous eft pro- 
pofée, a la louange de ta 
mifcricorde ; & par les mé- 
rites de ton Fils notre Seig- 
neur 5 auquel, avec toi, & 
avec le Saint Elprit, foit 
honneur & gloire ctcrneilc- 
ment. Amen. 

LTpitre, Phil. 4. 4." 

RE j ouïiTez - vous tou- 
jours eu nôtre Seig- 
neur : je vous le dis encore. 



È DÉ l'Avant^. 

réjouïiTez-vous. Qtie vôtre 
douceur foit connue de tous 
les hommes. Le Seigneur 
eft près. Ne vous inquié- 
tez de rien ^ mais en toutes 
chofcs préfentez vos de- 
mandes à Dieu par des priè- 
res & des fuplications, a- 
vec des actions de grâces* 
Et la paix de Dieu, laquelle 
furpafle tout entendement^ 
gardera vos cœurs & vos 
fentimens enJéfus-Chrift. 

LTvANGïLE, S.Jean i. i^l 

C'Eft ici le témoignage 
de Jean, lors que les 
|uifs envoicrcnt de Jérufa- 
lem des Sacrificateurs & des 
Lévites pour finterroger, 
& lui dire ; Toi qui es-tu ? 
Car il Tavoua, & ne le nia 
point : il l'avoua, dis -je, en 
difant. Ce n'eft pas moi qui 
fuis le Chrift. Sur quoi ils 
lui demandèrent i Qui es- 
tu donc? Es-tu Elic? Et il 
dit 5 ]e ne le fuis point. 
Es-tale Prophète? Etilré-^ 
pondit 5 Non. Ils lui di- 
rent donc i Qiii es-tu ? afin 
que nous donnions réponfc 
à ceux qui nous ont en- 
voiez : que dis- tu de toi- 
même? Il dit; Je fuis la 
voix de celui qui cric dans 

k 



LEjaUR DE Noel\ I7 

le défcrt : Aplanifîcz le jfaits tes enfans par adoption 
chemin du Seigneur, com- &par grâce, nous foions de 



nie aditEfaie le Prophète 
Or ceux qui avoient été en 
voiez vers lui étoient d'entre 
les Pharifiens. Ils Tinterro- 
gerent encore, & lui dirent 5 
Pourquoi donc baptifes-tu, 
Il tu n es point le Chrift, ni 
Elle, ni le Prophète?- Jean 
leur répondit, & leur dit 5 
Pour moi, jebaptiic d'eau : 
mais il y en a un au milieu 
<lcvous, que vous ne con- 
noiflez point : C'eft celui 
qui vient après moi, qui eft 
préféré à moi, ôc duquel 
je ne fuis pas digne de dé- 
lier la courroie du foulier. 
Ces chofes arrivèrent à Be- 
thabara, au delà du Jour- 
dain, où Jean baptifoit. 

Le Jour de la Y^ Kl'^- 

NEUR appelle Jso'éL 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiffant, qui 
as donné ton Pils 
Unique, afin qu il prit notre 
nature, & qu'il naquit d'une 
chafte Vierge, dans un temps 
pareil à celui-ci : accorde 
iious quêtant régéncrez, & 



jour en jour renouveliez par 
ton faint Efprit i par Jefus 
Chrift nôtre Seigneur, qui 
vit & qui règne avec toi,. 
& avec le Saint Efprit, vux 
feul même Dieu béni éter- 
nellement. Amen. 
L'Epitre, Heb. i. i. 

Dieu aiant ancienne- 
ment parlé à nos pè- 
res par les Prophètes, à plu- 
fieurs fois, & en plufieurs 
manières, a parlé à nous 
en ces derniers jours par 
fon Fils, qu'il a établi héri- 
tier de toutes chofes : & 
par lequel il a fait les fié- 
clés : Et qui étant la fplen- 
deur de fa gloire, & la mar- 
que engravée de fa Perfon- 
ne, & foutenant toutes cho- 
fes par fa parole puiiTante, 
aiant fait par foi-même la 
purification de nos péchez, 
s'eft aiïis à la droite de la 
Majcfté dans les lieux très- 
hauts: Etant fait d'autant 
plus excellent que les An- 
ges, qu'il a hérité un Nom 
plus excellent, au defTus 
d'eux. Car auquel des An- 
ges a-t-il jamais dit > Tu es 
mon Fils, je t'ai aujour- 
d'hui engendré? Et ailleurs; 

Y 



48 Le Jour d 

Je lui ferai Pêrc, ôc il me fc- 
ja Fils? Et encore, quand 
il introduit dans le monde 
fon Fils premier-né, il eft 
diti Et que tous les An- 
ges de Dieu Tadorent. 
Car quant aux Anges, 
il eft dit ; Faifant les 
vents fes Anges, & la 
flamme de feu fes Minif- 
tres. Mais il eft dit quant 
au Fils 5 O Dieu, ton trône 
demeure aux fiéclcs des fié- 
cles, & le fceptre de ton 
Roiaume eft un fceptre de 
droiture : Tu as aimé la 
jufticc, & tu as haï Tiniqui- 
té : c'cft pourquoi, ô Dieu, 
ton Dieu ta oint d'une 
huile de joie par deflus tes 
compagnons. Et dans un 
autre endroit : Toi, Seig- 
neur, as fondé la terre des 
le commencement 5 & les 
deux font les ouvrages de 
tes mains : Ils périront, mais 
tu es permanent : ôc ils 
s envieilliront tous comme 
un vêtement 5 Et tu les 
plieras en rouleau comme 
un habit, & ils feront chan- 
gez : mais Toi, tu es le 
même, & tes ans ne fini- 
-ront point. 



E Noël. * 

LTvANGiLE, S.Jean r . i^ 

AU commencement 
étoit la Parole, 6c la 
Parole étoit avec Dieu, & 
cette Parole étoit Dieu* 
Elle étoit au Commence- 
ment avec Dieu. Toutes 
chofes ont été faites par 
elle, & fans elle, rien de ce 
qui a été fait n'a été fait. 
En elle étoit la vie ; & la 
vie étoit la Lumière des 
hommes. Et la Lumière 
luit dans les ténèbres, mais 
les ténèbres ne Tont point 
comprife. Il y eut un hom- 
me appelle Jean, qui fut en- 
voie de Dieu. Il vint pour 
rendre témoignage 5 pour 
rendre, dis-je, témoignage 
à la Lumière, afin que tous 
cruflent par lui. Il n'étoit 
pas la Lmiiiére s mais il étoit 
envoie pour rendre té- 
moignage à la Lumière. 
Cette Lumière étoit la vé- 
ritable, qui illumine tout 
homme venant au monde. 
Elle étoit au monde, & le 
monde a été fait par elle : 
mais le monde ne l'a point 
connue. 11 eft* venu chez, 
foi, & les ficns ne l'ont 
point reçu 5 Mais à tous 
ceux qui Tont reçu, il leur 



Le Jour de 

a donné le droit d'être faits 
enfans de Dieu, favoir à 
ceux qui croient en fon 
Nom: Lefquels ne font 
point nez de fang, ni de 
la volonté de la cihair, ni 
de la volonté de Thomme : 
mais ils font nez de Dieu, 
Et la Parole a été faite chair, 
& a habité parmi nous 5 ôc 
nous avons contemplé fa 
gfoire, qui a été une gloire 
comme la gfoire du Fils 
Unique du Père, pleine de 
grâce ëc de vérité. 

Le Jour de S. Etienne. 
La Collecte. 

FAI nous la grâce, 
Seigneur, que dans 
toutes les foufrances aux- 
quelles nous pouvons être 
expofez fur la terre, pour le 
témoignage de ta Vérité 5 
nous regardions toujours 
fixement au Ciel, & que 
nousvoifons par la foi la 
gloire qui doit être révélée 5 
& qu'étant remplis du Saint 
Efprit, nous apprenions à 
aimer & à bénir nos pcrfe- 
cuteurs ^ à f exemple de 
Saint Etienne ton premier 
Martyr, qui te pria pour 
ceux qui lefaifoicnt mou- 
rir, O Seigneur jefus, qui 



S. ETIENNÉr 4^ 

te tiens à la droite de Dieu* 
pour fecourir ceux qui fou- 
frent pour toi, nôtre feul 
Médiateur 6c KvoQdt.Amen^ 

% Puis Suivra la ColleEle de là 
Naijfance^ qui fe dira toû-* 
jours jufquesà la veille du pre-* 
mier jour de /'An. 

Tour L'Epitre, Ad. 7. 55^ 

E Tienne étant rempli du 
Saint Efprit, & aiant 
les yeux atachez au Ciel, Vit 
la gloire de Dieii, & Jéfus 
étant à la droite de Dieu.' 
Et il dit $ Voici, je vois 
les Cieux ouverts, & le Fils 
de f honime étant à la droite 
de Dieu. Alors ils s'écrie-^ 
rent à haute voix, & bou- 
chèrent leurs oreilles> & 
tous d'un accord fe jette- 
rent fur lui. Et Taiant ti- 
ré hors delà ville, ils le la-» 
piderent : & les témoin^ 
mirent leurs vétemens aux 
pieds dun jeune homme 
nommé SauL Et ils lapi^ 
doient Etienne, qui prîoit 
& difoit : Seigneur jéfus, 
reçoi mon efprit- Et se^ 
tant mis à genoux, il CnA 
à haute voix 5 Seigneur, ne 
leur impute point ce péché : 
àc quand il eut dit cela> il 
s'endormit. 



5© Le Jour de S. Jean UEvangelistè; 



L'Evangile, S. Matth. 
23. 34- 

Voici, je vous envoie 
des Prophètes, & des 
Sages, ëc des Scribes, & 
vous en tuerez, ôt en cru- 
cifierez, & en foueterez 
dans vos Synagogues; & 
les perlecuterez de Ville en 
ville. Afin que vienne fur 
vous tout le fang jufte qui 
a été répandu fur la terre, 
depuis le fang d'Abel le 
jufte jufquesau fang de Za- 
charie, fils de Barachie, que 
vous avez tué entre le Tem- 
ple & l'Autel. En vérité je 
Vous dis, que toutes ces cho- 
fes viendront fur cette gé- 
nération. Jérufalem, Jé- 
rufaiem, qui tues les Pro- 
phètes, & qui lapides ceux 
qui te font envolez, com- 
bien de fois ai- je voulu raf- 
fembler tes enfans, comme 
la poule raflemble fespouf- 
fms fous fes ailes ? & vous 
ne Tavcz point voulu. Voi- 
ci, vôtre maifon va être 
laiffée défcrtc. Car je vous 
dis, que déformais vous ne 
me verrez plus jufqua-ce 
que vous difiez : Bcni foit 
celui qui vient au Nom du 
Seigneur, 



Le jour de S.Jean l'Evan- 
gélifie. 

La Collecte. 



Mlfericordieux Seig- 
neur, nous te fu- 
plions de répandre les ce- 
leftes raions de ta lumière 
fur ton Eglife ; afin quê- 
tant éclairée par la dodrine 
de ton bien-heureux Apô- 
tre, & Evangelifl:e St. Jean, 
elle chemine dans la lu- 
mière de ta Véritéj & par- 
vienne enfin à la lumière 
de la gloire éternelle, par 
Jefus Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

L'Epitre, I S.Jean 1. 1, 

CE qui étoit dès le com- 
mencement, ce que 
nous avons ouï, ce que 
nous avons vu de nos pro- 
pres yeux, ce que nous a- 
vons contemplé, & que nos 
propres mains ont touché 
de la Parole de vie ; (Car 
la vie a été manifeftée, & 
nous lavons vue, 6c auilî 
nous le témoignons, & nous 
vous anonçons la vie éter- 
nelle, qui étoit avec le Père, 
& qui nous â été manife- 
ftée) Ce, dis-jq, que nous 

avons 



Le Jour de SJean L'EVANGËLisTur s'î\ 



avons vu & ouï, nous vous 
ranonçonsj afin que vous 
aiez connnunion avec nous, 
& que nôtre communion 
foit avec le Père, & avec 
fon Fils Jcfus Chrift. Et 
nous vous écrivons ces cho- 
fcs, afin que vôtre joie (bit 
rendue parfaite. Or c'eft ici 
la promede que nous avons 
entendue de lui, & que 
nous vous anonçons, fa- 
Voir, que Dieu eft lumière, 
& qu il nV a en lui nul- 
les ténèbres. Si nous di- 
fons que nous avons com- 
munion avec liii, & que 
nous marchions dans les 
ténèbres, nous mentons, & 
nous n agitions pas félon la 
vérité. Mais fi nous mar- 
chons dans la lumière, 
comme Dieu eft en la lu- 
mière, nous avons commu- 
nion Tun avec Tautte, 6c 
le fang de fon Fils Jèfus 
Chrift nous purifie de tout 
péché. Si nous difons que 
nous n'avons point de pé- 
ché, nous nous féduifons 
nous-mêmes, & la 'vérité 
neft point en nous. Si 
nous confeirons nos pé- 
chez, il eft fidèle & jufte 
pour nous pardonner nos 
péchez^ le nous netoier de 



J 



toute iniquité. Si nous dî- 
fons que nous n'avons point 
de péché, nous le faifbh^ 
menteur, & fa parole neft 
point en nous. 
UE VANGiLE;^ S. Jeatl i I . î pi 
Efus dit à Pierre ; fui-' 
moi* Et Pierre fe re- 
tournant vit venir après 
eux le Difciple que JéfiiS 
aimoit; & qui dutant le foU- 
per s'étoit panché fur le 
fein de Jefus, & avoit dit 5 
Seigneur, qui eft celui à 
qui il arrivera de te trahir t 
Quand donc Pierre le vit^^' 
il dit à Jéfus 5 Seigneur, Se 
celui-ci, quoi > Jéfus luï 
dit 5 Si je veux qu'il de- 
meure jufqua ce que jà 
vienne, qu'en as-tu aff*aire ? 
toi, fui-moi : Or cette pa- 
role courut entre les Frères^; 
que ce Difciple là ne mour- 
roit point: cependant Jéi 
fus ne lui avoit pas dit s It 
ne mourra point : mais^ Si 
je veux qu'il demeure juft, 
qu'a ce que je vienne 5 qu'eit 
as-tu affaire? Ceft ce DiC- 
ciple-lâ qui rend témoig- 
nage de ces chofes^ & qui 
a écrit ces chofes^ ôc nous 
favons que fon témoignage 
eft digne de foi^ Il y à 
auffi plufieurs autres ehd- 
E â fês 



<^ Le ] OUR 

fes que Jéfus a faites, lef- 
quellcs étant écrites de 
point en point, je ne penfc 
pas que le monde même put 
contenir les livres qu on en 
écriroit. 

Le Jour des Innocens. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiffant, qui 
de la bouche des pe- 
tits Ênfans & de ceux qui 
tètent as tiré ta force, & qui 
as fait que ces petits enfans 
t ont glorifiez par leur mort, 
mortifie & detrui tous nos 
vices 5 & fortifie nous telle- 
ment par ta grâce, que par 
Tinnocence de nôtre vie, 
& par la confiance de nô- 
tre Foi, nous puiffions te 
glorifier jufqucs à la mort 5 
par Jefus Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen. 

5P(?//rU£piTRE,Apoc.i4.i. 



JE regardai, ôc voici, TA- 
gncau fe tenoit fur la 
montagne deSionj & il y 
avoit avec lui cent quaran- 
te-quatre mille pcrfonnes, 
qui avoient le Nom de fon 
Père écrit fur leurs fronts. 



DES iNNOCENSi! 

Et j'entendis une voix dii 
ciel comme le bruit des 
G;randes eaux, & comme le 
bruit d'un grand tonnerre : 
& j'entendis une voix de 
joiieurs de harpes, qui joii- 
oient de leurs harpes. Et 
qui chantoicnt comme ua 
cantique nouveau devant le 
trône; & devant les quatre 
animaux ; & devant les An- 
ciens : & perfonne ne pou- 
voir aprendre le cantique, 
que les cent quarante-qua- 
tre mille qui ont été ache- 
tez d'entre ceux de la terre. 
Ce font ceux qui ne fe font 
point fouillez avec les fem- 
mes, car ils font vierges : ce 
font ceux qui fuivent l'Ag- 
neau quelque part qu'il ail- 
le : & ce font ceux qui ont 
été achetez d'entre les 
hommes pour être des pré- 
mices à Dieu, & à l'Agneau. 
Et il n'a été trouvé aucune 
fraude en leur bouche : car 
ils font fans tache devant 
le trône de Dieu. 



L'Evangile, S, Matth.2. 1 3 ; 

L'Ange du Stigneur a- 
parut en fonge à Jo- 
feph, difant ; Lève toi, 6c 
pren le petit enfant, & fa 

mère. 



Le D I m a n"c h e 

mère, & t'enfui en Egypte, 
& demure là, jufqu à ce que 
je te le dife : car Hé rode 
cherchera le petit enfant 
pour le faire mourir. Jo- 
leph donc étant réveillé, 
prit de nuit le petit enfant 
Ôc fa mère, & fe retira en 
Egypte. Et il demeura là 
jufques à la mort d'Hé- 
rode : afin que fut acom- 
pli ce dont le Seigneur a- 
voit parlé par le Prophète, 
difant 5 J'ai apellé mon 
Fils hors d'Egypte. Alors 
Hérode voiant que les Sa- 
ges s'étoient moquez de lui, 
fut fort en colère 5 ôc il en- 
vola tuer tous les enfans 
qui étoient à Bethléhem, & 
dans tout fon territoire, de- 
puis l'âge de deux ans, & 
au deffousj félon le temps 
dont il s'étoit exadement 
enquis des Sages. Alors 
fut acompli ce dont a- 
voit parlé Jérémie le Pro- 
phète, en difant 5 On a 
oui à Rama un cri, une la- 
mentation, des plaintes, & 
un grand gémiffement : Ra- 
chel pleurant fes çnfans, &c 
n'aiant point voulu être 
confolée de ce c^uils lie 
font plu^. 



APRES NôElT 53; 

Le T>manche aprh Noël, 
La Coll ect e. 

Dieu Tout-puiffant, qui 
as donné ton Fils 
Unique, afin qu'il prit nôtre 
nature, & qu il naquit d'une 
chafte Vierge 5 accorde nous 
qu étant régénérez, 6c faits 
tes enfans par adoption & 
par grâce, nous foion^ de 
jour en jour renouvelle2i- 
par ton Saint Efprit 5 par 
Jefus-Chrifl: nôtre Seigneur^ 
qui vit & qui règne avec 
toi & avec le Saint Efprit; 
un feul & même Dieu bé- 
ni éternellement. Amen^ 

L'Epitre, Ga.L 4. i. 

R je dis que durant 
tout le temps que 
rhéritier eft un enfant, il 
neft en rien différent du 
ferviteur, quoi qu'il foit Sei- 
gneur de tout : Mais il eft 
fous àiZ^ tuteurs & des cura-- 
teurs, jufqu au temps déter^ 
miné par le père. Nous 
auffi pareillement, lors que 
nous étions des enfans^ 
nous étions affqrvis fous les 
rudimexis du monde. Mais 
quand racomplillçment du 
temps eft venu, Dieu a en- 
voie fon Fils, fait de f^m- 
me, ôc fait fujct à la Loi:: 



o 



54 



La Circoncision^ 



'Afin quH rachetât ceux qui 
étoient fous la Loi, & que 
îious rcçuflîons Tadoption 
des enfans. Et parce que 
vous êtes enfans, Dieu a en- 
voie TEfprit de fou Pils 
dans vos cœurs, criant A b- 
ba;, PèrCv Maintenant donc 
tu n es plus ferviteur, mais 
fils : or fi tu es fijs, tu es 
auffi héritier de Dieu par 
Chrift. 

L'Evangile, S.Matth. i . 1 8 . 

LA naiffance de Jcfus- 
Chrifl arriva en ccttç 
manière : Comme Marie fa 
mère çut été fiancée à Jo-^ 
feph, avant qu'ils fuffent 
enfemblc, elle fc trouva 
enceinte du Saint Efprit. 
Et Jofeph fon mari, parce 
quil étoit jufte, ôc quil 
ne la vouloit point dif- 
famer, la voulut laiifer 
fecrètement. Mais comme 
il penfoit à ces chofcs 5 
voici, TAnge du Seigneur 
lui aparut dans un fonge, & 
lui dit 5 Jofeph fils dç'Da- 
vid, ne crain point de re- 
cevoir Marie ta femme : 
car ce qui eft engendré en 
elle eft du Saint Efprit. Et 
elle enfantera un Pilsi & 



tu apellcras fon nom Jefus: 
car il fauvera fon peuple 
de leurs péchez. Or tout 
ceci eft arrivé, afin que fut 
acompli ce dont le Seig- 
neur avoir parlé par le Pro- 
phète, en difanti Voici la 
Vierge fera enceinte, & 
elle enfantera un Fils; ôc 
on apellera fon nom Em- 
manuel, qui veut dire, 
DIEU AVEC NOUS, 
Jofeph étant donc réveillé 
de fon dormir, fit comme 
l'Ange du Seigneur lui a- 
voit commandé, ôc reçut 
fa femme, Mais il ne la 
connut point jufquà ce 
qu elle eut enfanté fon fils 
premier-né 5 & il apella 
fon nom JESUS, 

Le Jour ^^ /^ Cirçonçifion. 

La Collect e. 

Dieu Tout-puiiTant, qui 
pour famour des 
hommes as voulu que ton 
Fils béni à jamais, fut cir- 
concis & rendu fujet à la 
Loi s accorde-nous la vraie 
circoncifion de TEfprit : afin 
qu «tant mortifiez à toutes 
les convoitifes mondaines 
ôc charnelles, nous te ren- 
dions 



La C I r c o 

^ dions obéïflance en toutes 
çhofcs, félon ta fainte volon- 
té y par Jefus-Chhft ton 
Fils, nôtre Seigneur. 

UEpitre, Rom. 4, 8. 

Bien-heureux eft Thom- 
me à qui le Seigneur 
n aura point imputé fon pé- 
ché. Cette déclaration donc 
de la béatitude eft-elle feule- 
ment pour la Circoncifion, 
ou auflî pour le Prépuce? 
car nous difons que la foi 
a été imputée à Abraham à 
juftice. Comment donc 
lui a-t-elle été imputée? a- 
ce été lors quil étoit déjà 
circoncis, ou lors qu il étoit 
encore dans le prépuce ? Ce 
n'a point été dans la Cir- 
concifion, mais dans le pré- 
puce. Puis il reçut le fig- 
XiQ. de la Circoncifion pour 
un feau de la juftiçe de la 
foi, laquelle il avoit reçue 
étant dans le prépuce ; afin 
quil fut le père de tous 
ceux qui croient étant dans 
le prépuce, & que la juf- 
tiçe leur fut auflî imputée. 
Et qu'il fut auflî le père de 
la Circoncifion; c'eft-a-dire, 
de ceux qui ne font pas 
jfeulcment de la Circonci- 
fion j mais qui auflî fuivçat 



N CI s ION. 55 

les traces de la foi de nô- 
tre père Abraham, laquelle 
il a eue dans le prépuce. 
Car la promefle d'être hé- 
ritier du monde, na pas 
été faite à Abraham, ou à 
fa femence, par la Loi : mais 
par la jufl:ice de la foi. 
Or fi ceux qui font de la 
Loi font héritiers, la foi eft 
anéantie, ôc la promçfle a- 
bolie. 

UEvANGiLE, s. Luc. 2.15, 

ET il arriva qu'après 
que les Anges s*en fu- 
rent allez d'avec eux au 
Ciel : les bergers dirent en^ 
tr'eux ; Allons donc jufqu à 
Bethléhem, & voions cette 
chofe qui y efl: arrivée, ôc 
que le Seigneur nous a dé- 
couverte. Ils allèrent donc 
à grand' hâte 5 & ils trou- 
vèrent Marie & ]ofeph, &. 
le petit enfant couché dans 
une crèche, Et quand ils 
Teurent vu, ils divulguèrent 
ce qui leur avoit été diç 
touchant ce petit enfant. 
Et tous ceux qui les ouï- 
rent, s'étonnèrent des cho- 
fes qui leur étoient dites 
par les bergers.. Et Marie 
gardoit foigneufement toii- 
tes ççs chofes, les runiiaaut 

£4 €1» 



ij5 

en foncœur. 



L'E PIPHANIE. 



Puis les ber- 
gers s'en retournèrent, glo- 
rifiant ôc louant Dieu de 
toutes les chofes quils a- 
voient ouïes & vues, félon 
qu'il leur en avoit été par- 
lé. Et quand les huit jours 
furent acomplis pour cir- 
concire Tenfant, alors fon 
nom fut apellé J E ^ U S,^ 
lequel avoit été nommé 
par TAngc avant qu'il fut 
conçu dans le ventre de fa 
Mère. 

5 La même CoIleBe, h même 
Epître^ & le même Evan^le 
ferviront pour tous les jours 
fuivans jufques à V Epiphanie. 

UEPIPHANIE, 



Ou la manifeftation de 
Jésus Christ aux Gen- 
tils, 

La Collecte. 

ODieu, qui par la di- 
redion d une Etoile 
manifcftas ton Pils Unique 
aux Gentils 5 accorde nous 
par ta milcricorde, que 
nous qui maintenant te con- 
noillons par la foi, nous 
puiffions après cette vie 
jouïr de ta Divinité 3 par 



]éfus-Chrift ton Fils notre 
Sei2;neur. Amen, 



L'Epitre, Eph. 3. I.' 

C'Eft pour cela que moî 
Paul fuis prifonnicr 
de. ]éfus-Chrift pour vous. 
Gentils : Si toutefois vous 
avez entendu la difpçnfa- 
tion de la grâce de Dieu, 
qui m'a été donnée envers 
vous: Comment par ré- 
vélation le miftère m'a été 
donné à connoitre (ainfi 
que je Tai écrit ci-defllisen 
peu de mots : D'où vous 
pouvez voir en le lifant, 
quelle eft rintelligence que 
j'ai dans le miftère de 
Chrift.) Lequel n'a point 
été donné à connoitre aux 
enfans des hommes dans 
les autres âges, comme il 
à été maintenant révélé par 
l'Efprit à fes faints Apo- 
ftres, & à fes Prophètes 5 
Savoir que les Gentils font 
cohéritiers, & d'un même 
corps, & qu'ils participent 
enfemble à fa promefle en 
Chrift, par l'Evangile : Du- 
quel j'ai été fait. Miniftre, 
félon le don de la grâce 
de Dieu, qui m'a été don- 
née fuivant l'efficace d-e fa 
puiûance. Cette grace^ dis- 



L'E iPIPHANIE 

je, m'a été donnée à moi 
qui fuis le moindre de tous 
les Saints, pour anoncer 
entre les Gentils les richef- 
fes incompréhenfibles de 
Chrift. Et pour mettre en 
évidence devant tous, quelle 
cft la communication du 
miftère qui étoit caché de 
tout temps en Dieu, lequel 
a créé toutes cliofes par Jé- 
fus- Chrift : Afin que la 
fageffe de Dieu, qui eft di- 
ycrfe en toutes fortes, foit 
maintenant donnée a con- 



S7 
venus radoter. Ce que le 
Roi Hérode, aiant enten- 
du, il en fut troublé, & tout 
Jérufalem avec lui. Et ai- 
ant aflemblé tous les prin- 
cipaux Sacrificateurs & les 
Scribes du peuple, il s'in- 
forma d'eux où le Chrift 
devoir naitre. Et ils lui 
dirent 5 A Bethléhem ville 
de Judée : car il eft ainfi 
écrit par le Prophète : Et 
toi Bethléhem, terre de Ju- 
da, tu n'es nullement la 
plus petite entre les Gou- 



noitre aux Principautez &'verneurs de Juda^ car de 



aux Puiflances, dans les 
lieux celeftes par l'Eglife : 
Suivant le propos arrêté 
dès les fiécles, lequel il a é- 
tabli en Jéfus-Chrift notre 
Seigneur : Par lequel nous 
avons hardiefie & accès en 
confiance, par la foi que 
nous avons en lui. 

L'Evangile, S.Matth.2.1. 

OR Jefus étant né à 
Bethléhem ville de 
Judée, au temps du Pvoi 
Hérode ; voici arriver des 
Sages d'Orient à Jérufalem, 
en difant 5 Où "^eft le Roi 
des Juifs qui eft né? Car 
nous avons vu fon étoile 



toi iortira le Condudeur 
qui paitra mon peuple d'If- 
raël. Alors Hérode aiant 
apellé en fecret les Sages, 
s'enquit d'eux foigneufe- 
ment du temps que l'étoile 
leur étoit apparue. Et les 
envolant à Bethléhem, il 
leur dit ; Allez^ & vous en- 
querez foigncufcmcnt tou- 
chant le petit enfant i 6c 
quand vous l'aurez trouvé, 
faites-le moi favoir : afin 
que j'y aille auffi, & que 
je l'adore. Eux donc aiant 
ouï le Roi, s'en allèrent : & 
voici, rétoile qu'ils avoicnt 
vue en Orient alloit devant 
eux, jufqu'à ce qu'elle vint 

CA Orient;, &nousfommes|& s'arrêta fur le lieu où 

étoit 



58 L'Epiphani e 

ctoit le petit enfant. Et 
quand ils virent 1 étoile, ils 
fe réjouirent d'une fort 
grande joie. Et étant en- 
trez dans la mailbn, ils 
trouvèrent le petit enfant 
avec Marie fa mère, lequel 
ils adorèrent, en fe pros- 
ternant en terre : ôc après 
avoir déploie leurs tréfors, 
ils lui préfcnterent des dons 5 
favoir, de l'or, de l'encens, 
& de la mirrhe. Puis é- 
tant divinement avertis dans 
un fonge, de ne retourner 
point vers Hérode, ils fe 
retirèrent en leur pais par 
un autre chemin. 

Le premier "Dimanche 
après l'Epiphanie. 
La Collecte. 

Eigneur, nous te fupli- 



c 

iJ ons de recevoir par ta 
clémence les prières de ton 
peuple i lui accordant, avec 
la connoiffance & le fenti- 
ment de fcs devoirs, la 
grâce & le pouvoir de les 
acomplir fidèlement; par 
Jefus-Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

L'Epitre, Rom. 12. i. 

JE vous exhorte donc, 
mes frères, par les çom- 
paflîons de Dieu, que vous 



D I M A N c H E I r 

préfentiez vos corps en fa- 
crifice vivant, faint, agré- 
able à Dieu, qui eft vôtre 
raifonnable fervice. Et ne 
vous conformez point à ce 
préfent fiécle : rnais foiez 
transformez par le renou- 
vellement de vôtre entende- 
ment j afin que vous éprou- 
viez quelle eft la volonté 
de Dieu, bonne, & agré- 
able, & parfaite. Or par 
la grâce qui nVeft donnée, je 
dis à chacun d'entre vous, 
que nul ne préfume d'être 
fage par delfus ce qu'il faut 
être fage: mais qu'il foit 
fage à fobrieté, félon que 
Dieu a départi à chacun la 
mefure de la foi. Car 
comme nous avons plu- 
fieurs membres en un feul 
corps, & que tous les mem- 
bres n'ont pas une même 
fonftion : Ainfl nous qui 
fommes plufieurs, fommea 
un feul corps en Chrift: 
& chacun réciproquement 
membres Tun de l'autre. 



L'Evangile, S.Luc. 2.41^ 

OR fon père & fa mèro 
alloicnt tous les ans 
à Jérufalem, à la fête de 
Pâque. Et quand il eut 
atteint l'âge de douze ans > 

fon 



L'Epiphanie 

ïbn père & fa mère étant 
montez à Jérufalem fclon 
la coutume de la fêtcj & 
s'en retournant après avoir 
acompli les jours de la 
fête ; Tenfant Jcfus demeu^ 
ra dans Jérufalem 5 & ]o- 
feph & fa mère ne s'en 
aperçurent point : Mais, 
croiant qu'il étoit en la 
compagnie, ils marchèrent 
une journée ; puis ils le 
çliercherent entre leurs pa- 
rens & ceux de leur con- 
noiffance ; & ne le trou- 
vant point, ils s'en retour- 
nèrent à Jérufalem, en le 
cherchant. Or il arriva que 
trois jours après ils le trou- 
vèrent dans le temple, aflîs 
au milieu des Dodeurs, les 
écoutant, & les interro- 
geant. Et tous ceux qui 
l'entendoient, s'étonnoient 
de fa fagefle & de fes ré- 
ponfes. Et quand ils le 
virent, ils en furent éton- 
nez, & fa mère lui ditj 
Mon enfant, pourquoi nous 
as-tu fait ainfi > Voici, ton 
père ôc moi te cherchions 
étant en grand' peine. Et 
il leur diti Pourquoi me 
cherchiez-vous ? ne faviez- 
vous pas qu'il me faut être 
ocupé aux affaires de mon 



Dimanche u: sp 

Père? Mais ils n'entendi- 
rent point ce qu'il leur di- 
foit. Alors il defcendit a- 
vec eux, & vint à Naza- 
reth i & il leur étoit fujet : 
& fa mère çonfervoit tou- 
tes ces paroles-là dans fon 
cœur. Et Jefus s'avançoit 
en fageffc, & en ftature, & 
en grâce, envers Dieu ôç 
envers les hommes. 

Le fécond "Dimanche afres 
l'Epiphanie. 

La Collecte. 

Dieu Eternel & Tout^ 
puiffant, qui gouver- 
nes toutes chofes au ciel & 
fur la terre 5 exauce par ta 
mifericorde les fuplications 
de ton peuple , & nous ac- 
corde ta paix durant tout le 
cours de notre vie 5 par J é- 
fus-Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

L'Epitre, Rom. 12. (5. 

OR aiant des dons dife- 
rens félon la grâce 
qui nous cft donnée j foit 
de prophétie, prophétifons 
félon l'analogie de la foi : 
Soit de miniftère, que ce 
foit en adminiftration : foit 
que quelqu'un cnfeigne, 
qu'il 4onne enfeignemçnt : 

Soit 



éO L'EPIPHANIE 

Soit que quelqu'un exhorte, 
que ce loit en exhortation: 
foit que quelqu'un diftri- 
bue, qu'il le falfe en fimpli- 
cité : foit que quelqu'un pré- 
fide, qu'il le faffe foigneufe- 
ment : foit que quelqu'un 
exerce miforicorde, qu'il le 
faile joieufoment. Que 
la charité foit fans feinte. 
Aiez en horreur le mal, 
vous tenant colez au bien: 
Etant enclins par la charité 
fraternelle à montrer de 
l'afFedion Tun envers l'au- 
tre : vous prévenant Tun 
l'autre par honneur. N'é- 
tant point parefleux à vous 
emploier pour autrui : é- 
tant fervcns d'efprit : fcr- 
vans le Seigneur: joicux 
dans l'cfpérance : patiens 
d;^ns la tribulation : perfé- 
vérans dans l'oraifon : com- 
muniquant aux néceffitcz 
des Saints : exerçant l'hof- 
pitalité. Bcniflez ceux qui 
vous pcrlccutent : beniffcz- 
les, ôc ne les maudiffez 
point. Soiez en joie avec 
ceux qui font en joie : & 
pleurez avec ceux qui pleu- 
rent. Aiant un même fen- 
timent les uns envers les 
autres: naffcclant point des 
çliofes hautes 5 mai$ vous 



Dimanche ii7 

acommodant aux chofes 
bafles. 

L'Evangile, S. Jean. 2. i; 

OR trois jours après ou 
faifoit des noces à 
Cana de Galilée $ & la 
mère de Jefus étoit là. Et 
Jéfus fut^aulïï convié aux 
noces, avec fes difciples. 
Et le vin étant venu à 
manquer 5 la mère de Jefus 
lui dit, ils n'ont point de vin. 
Mais Jéfus lui répondit. Qu'y 
a-t'-il entre moi & toi, fem- 
me > mon heure n'efl: point 
encore venue : Sa mère dit 
aux ferviteurs 5 Faites tout 
ce qu'il vous dira. Or il 
Y avoir là fix vaifleaux de 
pierre, mis félon l'ufage de 
la purification des Juifs, 
dont chacun tenoit deux 
ou trois mefures. Et Jé- 
fus leur dit ; Empliffez d'eau 
ces vaiffeaux, & ils les em- 
plirent jufques au haut. 
Puis il leur dit 5 Verfez-en 
maintenant, & portez-en 
au maitre-d'hôtel : & ils 
lui en portèrent. Quand 
le maitre-d'hôtel jcut goûté 
l'eau, qui avoit été chan^ 
gée en vin : (or il ne fa- 
voit pas d'où cela venoit, 
mais les JfQrviteurs qui a-- 

voiQnl 



i: L'Epiphanie D 

Voient puifé Teau, le favoi- 
ent bien) il apella le ma- 
rié, ôc lui dit y Tout hom- 
me fert le bon vin le pre- 
mier, & puis le moindre 
après qu on a bii largement 5 
mais toi, tu as gardé le bon 
vin jufques à maintenant. 
Jefus fit ce commencement 
de fignes à Cana de Galilée, 
& il manifefta fa gloire, & 
fes difciples crurent en lui. 

Le troijîéme "Dimanche 

après TEpiphanie. 

La Collecte. 

Dieu Eternel & Tout- 
puiffant, jette les 
yeux de ta mifericorde fur 
nos infirmitez : & éten ton 
bras puiiTant pour nous ai- 
der & pour nous défendre 
dans toutes nos tribulations, 
& dans toutes nos néceffi- 
tezi par Jéfus-Chrift nôtre 
Seigneur. Amen, 
UEpitre, Rom. 12. 16. 

NE foiez point fages en 
vous mêmes. Ne 
rendez à perfonne mal 
pour mal. Recherchez les 
chofes honnêtes devant 
tous les hommes. SU fe 
peut faire, autant qu il dé- 
pend de vous, aiez la paix 
avec tous les hommes. Ne 



IMANCHEE m. 61 

vous vengez point vous- 
mêmes, mes bien-aimez i 
mais donnez lieu à la co* 
1ère: car il eft écrit; A' 
moi apartient la vengeance : 
je la rendrai, dit le Sei- 
gneur. Si donc ton enne- 
mi a faim, donne lui à 
manger : s'il a foif, donne- 
lui à boire ; car en faifant 
cela tu lui affembleras des 
charbons de feu fur fa tête : 
Ne fois point furmonté dix 
mal, mais furmonté le mal 
par le bien. 

UEvANGiLE, S. Matth. S.i. 

ET quand il fut defcen-' 
du de la montagne, de 
grandes troupes le faivirent. 
Et voici, un lépreux vint & 
feprofterna devant lui, en 
lui difanti Seigneur, fi tu 
veux, tu peux me rendre 
net. Et Jéfus étendant la 
main, le toucha, endifant; 
Je le veux, fois net : & in- 
continent fa lèpre fut gué- 
rie. Puis Jéfus lui dit i 
Pren garde de ne le dire à 
perfonne : mais va, & te 
montre au Sacrificateur, & 
offre le don que Moïfe a 
ordonné, pour leur être ea 
témoignage. Et quand Jé- 
fus fut entré dans Caper- 
' naùm. 



6t 



L'EPIPHANIE Dimanche iVe 



naiim, unCentenier vint à 
lui, le priant. Et difant : 
Seigneur, mon ferviteur eft 
paralitique dans ma mai- 
Ibn, ôc il foufFre extrême- 
ment. J élus lui dit; j'irai, 
& le guérirai. Mais leCen- 
tcnier lui repondit 5 Seig- 
neur, je ne luis pas digne 
que tu entres fous mon 
toit: mais di feulement la 
parole, & mon ferviteur 
fera guéri. Car moi-même 
qui fuis un homme confli- 
tué fous la puiiTance d'au- 
trui, j'ai fous moi des gens 
de guerre, & je dis à Tun; 
Va, & il va : & à un autre; 
Vien, & il vient : & à mon 
ferviteur i Fai cela, & il le 
fait. Ge que Jéfus aiant 
entendu, il s'en étonna, & 
dit à ceux qui le fuivoient ; 
En vérité, je vous dis que 
je n'ai pas trouvé, même 
en Ifraël, une fi grande foi. 
Mais je vous dis que plu- 
fieurs viendront d'Orient & 
d'Occident, & feront à ta- 
ble dans le Roiaume des 
Cieux, avec Abraham, Ifaac, 
& Jacob. Etlesenfans du 
Roiaume feront jettezdans 
les ténèbres de dehors, ou 
il y aura des pleurs & des 
grincemens de dents. Alors 



Jéfus dit au Centenier ; V% 
& qu'il te foit fait félon 
que tu as crû. Et à l'heure 
même fou ferviteur fut 
guéri. 



Le quatrième dimanche 
après TEpiphanie. 

La Collecte. 

ODieu, qui fais que les 
dangers qui nous en* 
vironnent, font fi grands & 
en fi grand nombre, qu'à 
caufe de la ftagilité de nô- 
tre nature, nous ne faurions 
demeurer fermes j revêts- 
nous de la force, & nous 
couvre de la protedion 
dont nous avons befoin> 
pour nous foutenir dans 
tous les périls, & pour fur- 
monter toutes les tenta- 
tions; par Jefus-Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen. 

UEpitre> Rom. 13. 1, 

QUE toute perfonne foit 
m fujette aux Puiilances 
fupérieures : car il n'y a 
point de Puiffance qui ne 
vienne de Dieuj & les 
Puiilances qui font en é- 
tat font ordonnées de Dieu. 
C'eft pourquoi celui qui ré~ 
fîftc à la Puiflance^ réfiftd 



L'Epiphanïe Dimanche iV. 



6^ 



à i ordonnance de Dieu: 
& ceux qui y réfiftent, fe- 
ront venir la condamna- 
tion fur eux-mêmes. Car 
les Princes ne font point à 
craindre pour de bonnes 
aûions, mais pour de mau- 
vaifes. Or veux-tu ne crain- 
dre point la Puiflance ? fai 
bien, & tu en recevras de la 
louange. Car le Prince eft 
ferviteur de Dieu pour ton 
bien : mais fi tu fais mal, 
Grain : parce qu il ne porte 
point répée fans caufe : car 
il eft ferviteur de Dieu, or- 
donné pour faire juftice, en 
punition de celui qui fait 
mal. C'eft pourquoi il faut 
être fujet, non feulement 
à caufe de la punition j mais 
auiïï à caufe delaconfcience. 
Car ceft auflî pour cela 
que vous leur paiez les tri- 
buts 5 parce qu'ils font les 
Miniftres de Dieu, s'em- 
ploiant à cela. Rendez 
donc à tous ce qui leur eft 
dû : à qui le tribut, le tribut : 
à qui le péage, le péage : 
à qui crainte, la crainte : 
à qui honneur, Thonneur. 

L'EVANGILE,S.Matth.8.2 3 . 

ET quand il fut entré 
dans la nacelle, fes 
diXciples le fuivircnti & 



voici, il s'éleva fur la mer 
une fi grande tempête, que 
la nacelle étoit couverte de 
flots : & lui il dormoit. Et 
fes difciples vinrent ôc ré- 
veillèrent, en lui difant ; 
Seigneur, fauve-nous, nous 
périffons. Et il leur dit^ 
Pourquoi avez-vous peur, 
gens de petite foi? Alors 
s'étant levé, il tança les 
vents & la mer : & il fe fit 
un grand calme. Et les 
gens qui étoient là s'en é- 
tonnerent, & dirent : Qui 
eft celui-ci, que les vents 
mêmes & la mer lui obéïf- 
fent? Et quand il fut paf- 
(e à Tautre côté, dans le 
païs des Gergéfcniens 5 deux 
démoniaques étant fortis 
des fépulcres, le vinrent 
rencontrer 5 & ils étoient 
fi dangereux que perfonne 
ne pouvoit pafîer par ce 
chemin-là. Et voici, ils 
s'écrièrent, en difant ; Qu'y 
a-t'il entre nous 6c toi, Té- 
fus Fils de Dieu? es-tu ve- 
nu ici nous tourmenter a- 
vant le temps ? Or il y a- 
voit un peu loin d'eux un 
grand troupeau de pourceaux 
qui paiftbit. Et les démons 
le prioient, en difant i Si 
tu nous jettes dehors, per- 
z met- 



54 L'Epiphanie 

mets-nous de nous en aller 
dans ce troupeau de pour- 
ceaux. Et il leur dit 5 Al- 
lez. Et eux étant Ibrtis, 
s'en allèrent dans le trou- 
peau de pourceaux: & voi- 
là, tout ce troupeau de 
pourceaux fc précipita dans 
la nier, Ôc ils moururent 
dans les eaux. Et ceux 
qui les eardoient s'énfui- 
xent : & étant venus dans 
la vil' c, ils racontèrent tou- 
tes ces chofes, ôc ce qui 
étoit arrivé aux démoni- 
aques. Et voilà toute la 
ville alla au devant de Jé- 
fus : ôc Taiant vu, ils le 
prièrent de fc retirer de leur 
pais. 

Le cinqtiiéme dimanche 
ap-ès l'Epiphanie. 

La Collecte. 

SEigneur nous te fupli- 
ons de maintenir con- 
tinuellement dans la vraie 
Religion, ton Eglife qui efi 
ta famille : afin que ceux 
qui s'apuicnt uniquement 
fur refperance de ta grâce 
celefle, foient toujours fou- 
tenus par la puitiance de ta 
force 5 par Jéfus-Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen, 



Dimanche v. 

L'EpIT RE, Col. ^.lïZ 

SOiez donc, comme é- 
tant des élus de Dieu, 
laints & bien-aimez, revê- 
tus des entrailles de mife- 
ricorde, de bénignité, d'hu- 
milité, de douceur, d'ef 
prit patient : Vous fupor- 
tant les uns les autres, & 
vous pardonnant les uns 
aux autres : & fi l'un a que- 
relle contre Fautre, comme 
'^^.hrift vous a pardonné, 
i.s auflî faites en de mê- 
n. Et outre tout cela, 
foi ':vttas de la charité, 
qui . e lien de la per- 
fedioi . Et que la paix de 
Dieu, à laquelle vous êtes 
apcllez pour être un feul 
corps, tienne le principal 
lieu dans vos cœurs i &c 
foiez reconnoilfans. Qtie 
la parole de Chrift habite 
en vous abondamment en 
toute fageffe 5 vous enfeig- 
nant, & vous exhortant l'un 
l'autre par des Pfeaumes, 
des hymnes, & des canti- 
ques fpirituels, avec grâce, 
chantant de vôtre cœur au 
Seigneur. Et quelque chofe 
que vous faffiez, foit par 
parole ou par œuvre, fai- 
tes tout au Nom du Seig- 
neur 



L'Epiï^haniè 

heur Jefus, rendant grâces 
par lui à nôtre Dieu 6c 
Père. 



Matth. 



o 



L*£VANGILÉ, S 

13.24. 

IL leur propofa une au- 
tre fimilitude, en di- 
fant ; Le Roiaume des 
deux reflemble â un hom- 
me qui a femé de bonne 
femence dans Ion champ. 
Mais pendant que les hom- 
mes dormoient, fon enne- 
mi eft venu, qui a femé de 
Tivraie parmi le blé, puis 
s'en efl: aie. Et après que 
la femence fut venue en 
herbe, & qu elle eut porté 
du fruit, alors auiîî parut 
] 'ivraie. Et les ferviteurs du 
père de famille vinrent à 
lai, & lui dirent ; Seigneur, 
n as-tu pas femé de bonne 
femence dans ton champ? 
d'où vient donc qu il y a de 
rivraie? Mais il leur dit 5 
C'eft l'ennemi qui a fait 
cela. Et les ferviteurs lui 
dirent j Veux-tu donc que 
nous y aillons, & que nous \ ricux : où 
cueillions Tivraie? Et il 
leur dit 5 Non: de peur 
qu'il narrivc qu'en cueil- 
lant l'ivraie, vous n'arra- 
chiez le blé en même temps. 



Dimanche vf. 'èp 

Laiffez-les croître tous deux 
enfemble, Jufquà la moif- 
fon : & au temps de U 
moiffon, je dirai aux moit 
fonneurs 5 Cueillez pre- 
mièrement l'ivraie, & la 
liez en fàiffeâux pour la 
brûler : mais aflemblez le 



blé dans mon grenier. 



Le Sixième ^Dimanche 
après l'Epiphanie. 



La Collecte.' 



Dieu, dont le Fils bé- 
ni à jamais a été ma* 
nifeflé pour détruire les 
oeuvres du Diable, & nous 
faire les enfans de Dieu 6c 
les héritiers de la vie éter- 
nelle : nous te fuplions de 
nous faire la grâce qu'aiant 
cette efperance, nous-nous 
purifiions, comme auflî il 
eft pur i afin que, quand il 
aparoitra avec puiilance & 
grande gloire, nous lui foi- 
ons faits femblables dans 
fon Roiaume éternel & glo- 
il vit & règne 
avec toi, & le Saint E- 
fprit, un feul Dieui aux 
fiéclcs des fiécles. Amen. 

F L'Epi- 



£f 



L'Epiphanie 



LÎPiTRE, I S.Jean 3.1. 

VOicz, quelle charité 
le Père a eue pour 



nous que nous foions apel- 
lez enfans de Dieu : mais 
le monde ne nous con- 
noit point, parce qu il ne 
Ta point connu. Mes bien- 
aimcz, nous fommcs main- 
tenant enfans de Dieu j mais 
ce que nous ferons n eft 
pas encore manifefté: or 
nous favons que lorfque le 
Fils de Dieu fera aparu, 
nous ferons femblables à 
lui : car nous le verrons tel 
qu il eft. Et quiconque a 
cette efperance en lui, fe 
purifie, comme lui auflî eft 
pur. Quiconque fait pé- 
ché, fait aufli contre la 
Loi : car le péché eft ce 
qui eft contre la Loi. Or 
vous favez qu'il eft aparu, 
afin qu il otât nos péchez : 
& il n y a point de péché 
en lui. Qiiiconque de- 
meure en lui, ne pèche 
point : quiconque pèche, 
ne la point vu, ni ne l'a 
point connu. Mes petits 
enfans, que perfonne ne 
vous féduife. Celui qui 
fait Juftice, eft jufte comme 
Jéfus Chrift eft jufte. Ce- 



DlMANCHE VÏ. 

lui qui fait péché, eft di| 
Diable; car le Diable pè- 
che dès le commencement. 
Or le Fils de Dieu eft apa- 
ru pour détruire les oeuvres 
du Diable. 



A' 



L'Evangile, S. Matth^ 
24.23. 
Lors fi quelqu'un vous 
dit 5 Voici, le Chrift 
eft ici 5 ou, il eft là s ne le 
croiez point. Car il s'é- 
lèvera de faux Chrifts & de 
faux prophètes qui feront 
de grands fignes & des mi- 
racles, pour féduire même 
les élus, s'il étoit poflîble. 
Voici, je vous l'ai prédit. 
Si donc on vous dit : Voi- 
ci, il eft au défert, ne for- 
tez point : voici, il eft dans 
les cabinets, ne le croiez 
point. Car comme l'éclair 
fort de l'Orient, & fe fait 
voir jufqu'à TOccident, il 
en fera de même de l' avène- 
ment du Fils de l'homme. 
Car où fera le corps mort, 
la s'aflembleront les aigles. 
Et incontinent après l'afflic- 
tion de ces jours-là, le fo- 
leil deviendra obfcur; & la 
lune ne donnera point fa 
lumière; & les étoiles tom- 
beront du ciel 5 ôc les ver- 
tus 



s E P T U 

tus des cieux feront ébran- 
lées. Et alors le figne du 
Pils de rhomme paroitra 
dans le ciel : alors aufîl 
toutes les Tribus de la 
terre fe lamenteront en fc 
frapant la poitrine, & ver- 
ront le Fils de Thomme ve- 
nant dans les nuées du ciel, 
avec une grande puiflance, 
& une 2;rande 2;loire. Et il 
envolera fcs Anges, qui a- 
vcc un grand fon de trom- 
pette aiïcmbleront fes élus 
des quatre vents, depuis Tun 
des bouts des cieux jufques 
,à l'autre boutp 

Le T>îmanche apellé Septu- 
agéfime, qui efi le troi- 
Jieme T^imanche avant le 
Carême. 
La Collecte. 

O Seigneur, nous te fu- 
plions d'écouter fa- 
vorablement les prières de 
ton peuple : afin que nous 
qui fommes juftement châ- 
tiez pour nos ofFcnces, puif- 
fions en être délivrez par ta 
mifcricorde, à la gloire de 
ton Nom j par Jéfus-Chrift 
nôtre Sauveur, qui vit & qui 
règne avec toi, & avec le 
Saint Efprit, un feul Dieu 
eterineliemcnt. Amen. 



A G E s I M E* 



n 



L'Epi TREj i Cor. 9, %â^ 

NE favez-vous pas que 
quand on court dans 
la lice, tous courent bien ; 
mais un feul remporte le 
prix ? Courez donc telle» 
ment que vous le rempor«- 
tiez, Or quiconque lutte, 
vit entièrement de régime ; 
& quant à ceux-là, ils le 
font pour avoir une cou- 
ronne corruptible : mais 
nous, pour en avoir une 
incorruptible. Je çcm^ 
donc 5 mais non pas fân^ 
favoir comment. Je com- 
bats 5 mais non pas commç 
battant Tair, Maisjemor^ 
tifie mon corps, 6c jelere« 
duis en fervitude, de-peur 
qu'après avoir prêché aux 
autres. Je ne fois trouvé 
moi-même en quelque forte 
non recevabljS, 

LEvANGiLE, S. Matt, 20. la 

LE Roiaume des Cieux 
eft femblable à un père 
de famille, qui fortit dès le 
point du jour afin de loiier 
des ouvriers pour fa vigne^ 
Et quand il eut accordé avec 
Içs ouvriers à un denier pac 
jour, il les cnvoia à fa vigne, 
Puis étant forti fur lestrpis 



s E X A 



6n 

heures, il en vit d'autres 
qui étoient au marché, fans 
rien faire: Aufquels il dit 5 
Alez-vous-en auflî à ma 
VignC) & je vous donnerai 
ce qui fera raifonnable. 
Et ils y alerent. Puis il 
fortit encore environ fur les 
fîx heures, 6c fur les neuf 
heures, & il en fit de même. 
Et étant forti fur les onze 
heures, il en trouva d'au- 
tres qui étoient fans rien 
faire, aufquels il dit : Pour- 
quoi vous tenez-vous ici 
tout le jour fans rien faire ? 
Ils lui répondirent j Parce 
que perfonne ne nous a 
loiiez. Et il leur dit s A- 
lez-vous-en auili à ma vig- 
ne, & vous recevrez ce qui 
fera raifonnable. Et le 
foir étant venu, le maître 
de la vigne dit à celui qui 
avoit la charge de fes af- 
faires : Apelle les ouvriers, 
ôc leur paie leur falaire, en 
commençant depuis les der- 
niers jufqucs aux premiers. 
Alors ceux qui avoient été 
loiiez vers les onze heures 
étant venus, ils reçurent 
chacun un denier. Or quand 
les premiers furent venus 
ils croioient recevoir davan- 
tage : mais ils reçurent auf- 



G E s I M E. 

fi chacun un denier. Et Taî- 
ant reçu, ils murmuroient 
contre le père de famille, 
en difant 5 Ces derniers 
n'ont travaillé qu'une heure, 
& tu les as faits égaux à 
nous, qui avons porté le 
faix du jour, & la chaleur. 
Et il répondit à l'un d'eux, 
&lui dit 5 Compagnon, je 
ne te fais point de tort, 
n'as- tu pas accordé avec moi 
à un denier ? Pren ce 
qui eft à toi, ôc t'en va : 
mais fi je veux donner à ce 
dernier autant qu à toij Ne 
m'eft-il pas permis de faire 
ce que je veux de mes 
biens ? Ton œil eft-il malin 
de ce que je fuis bon ? Ain- 
fi les derniers feront les 
premiers: & les premiers fe- 
ront les derniers : car il y a 
beaucoup d'apellez, mais 
peu d'élus. 



Le "Dimanche apellé Sexa- 
géfime, qui eft le fécond 
Dimanche devant le Ca- 
rême. 



La Collecte. 
eur Dieu, qui vois 
que nous ne mettons 
ponit notre confiance en 
aucune chofc que nous faf- 

fionsi 



SI 



Sexagesimé. 



iSg. 



fions ; accorde nous dans 
ta mifcricordc, que nous 
foions garantis de toute 
adverfité par ta puiiîance, 
pour Tamour de Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. ^- 
men. 



LTpitre, z Cor. 1 1. 19. 

VOus foufFrez volon- 
tiers les imprudens, 
parce que vous êtes fages. 
Même, fi quelqu'un vous 
aflervit; Ç\. quelqu'un vous 
mange i fi quelqu'un prend 
de votre bien -, fi quelqu'un 
s'élève fur vous h fi quelqu'un 
vous frape au vifage ; vous 
le foufFrez. Je le dis avec 
honte, même comme fi 
nous avions été fans aucune 
force : mais en quelque 
chofe que quelqu'un foit 
hardi (je parle en impru- 
dent) je fuis hardi aulfi. 
Sont-ils Hébreux > je le fuis 
aulîî. Sont-ils Ifraëlites? 
je le fuis aulîL Sont-ils de 
la femence d'Abraham? je 
le fuis auffi. Sont-ils Mi- 
niftres de Chrift? (je parle 
comme imprudent) je le 
fuis plus qu'eux : en tra- 
vaux davantage 5 en blclTù- 
res plus qu'eux, en prifon 
davantage 5 eu morts plu- 



fieurs fois. J ai reçu des 
Juifs par cinq fois quaran- 
te coups moins un. J'ai 
été batu de verges trois 
foisj j'ai été lapidé une 
foisi j'ai fait naufrage trois 
fois 5 j'ai paflé un jour & 
une nuit en la profonde 
mer. En volages fôuvent; 
en périls des fleuves 3 eu 
périls des brigands j en pé- 
rils de ma nations en pé- 
rils des Gentils 5 en périls 
dans les villes; en périls 
dans les déferts j en périls 
en mer; en périls parmi de 
taux frères : en peine & en 
travail j en veilles fouvent; 
en faim & en foif ; en jeu- 
nes fouvent j en froidure & 
en nudité. Outre les cho- 
ies de dehors, ce qui me 
tient ailiégç de jour en 
jour, c'cft le foin que j'ai 
de toutes les Eglifes. Qui 
efl-cc qui eft afFoibli, que 
je ne fois aifoibli? Qui 
cft-ce qui efl: fcandalifé, que 
je n'en fois aufiî brûlé? 
S'il faut fe glorifier, je. me 
glorifierai des chofes qui 
font de mon infirmité. 
Dieu, qui eft le Pèje de no- 
tre Seigneur ]efus-Chrift, & 
qui eft béni éternellement 
fait que je ne mcnspoini. 
F i L'Eyan 



70 

l^EVANGILE, S.Luc. 8.4. 

ET comme une grande 
troupe s'affembloit, & 
que plufieurs aloient à lui 
déroutes les villes, il leur 
dit cette parabole. Un fe- 
jïieur fortit pour femer fa 
fèmence: & en feniant, 
une partie de la femence 
tomba auprès du chemin, 
& fut foulée aux pieds, & 
les oifeaux du ciel la man- 



S È X A C E s I M Ê. 

autres qu'en fimilitudes: û-^ 
fin qu en voiant ils ne voi-* 
cnt point; & quen oiant 
ils n entendent point. Voi- 
ci donc ce que fignifie cet-' 
te parabole : La femence, 
c'eft la parole de Dieu. Et 
ceux qui ont reçu la fe- 
mence auprès du chemin, 
ce font ceux qui oient la 
parole; mais cnfuite vient 
le démon, qui ôte de leur 
cœur la parole; de peut 



gèrent toute. Et une autrejquen croiant ils ne foient 
partie tombïi dans un lieu' 
pierreux : & quand elle fut 
Icvéç, elle fe fécha 5 parce 
qu elle n avoit point d'hu- 
midité. Et un autre partie 
tomba entre des épines 5 & 
les épines fe levèrent en- 
femble avec elle, & l'étouf 
ferent. Et une autre par 
tie tomba dans une bonne 
terre: & quand elle fut le- 
vée, elle rendit du fruit cent 

fois autant. En difant ces 

chofes, il crioit j Qiù a des 

oreilles pour ouïr, quil 

oie. Et fes Difciples Im- 

tcrrogerent, pour favoir ce 

que fignifioit cette parabole. 

Et il repondit 5 II vous cft 

donné de connoitre les fe- 

crets du Roiaume de Dieu 5 

inais il n'en eft parlé aux 



fauvez. Et ceux qui ont 
reçu la femence dans un 
lieu pierreux, ce font ceux 
qui aiant ouï la parole, la 
reçoivent avec joie : mais 
ils n ont point de racine : 
ils croient pour un temps j 
mais au temps de la ten- 
tation ils fe retirent. Et 
ce qui eft tombé entre 
des épines, ce font ceux qui 
aiant ouï la parole, & s'en 
:tant alez, font étouifez par 
les foucis, par les richeiles, 
& par les voluptez de cette 
vie i ôc ils ne raportent 
point de fruit à maturité. 
Mais ce qui eft tombé dans 
une bonne terre, ce font 
ceux qui aiant ouï la pa- 
role, la retiennent dans 
un cœur honnête & bon^ 

& 



IQ^U I N Q^ U A G E S I M eT 7X 

& raportent du fruit avcclmiftères, & que j^aurois 



patience. 

Le ^Dimanche apellé Quin- 
qua; éfime , qtii eji le 
dimanche avant le Ca- 
rême. 

La Collecte. 

O Seigneur, qui nous as 
enfeigné que tout ce 
que nous faifons fans cha- 
rité n eft d'aucune valeur j 
envoie nous ton Saint Ef- 
prit : & répan dans nos 
cœurs ce don excellent de 
la charité, qui eft le lien 
de la paix & de toutes les 
vertus i fans lequel, tout 
homme qui vit eft réputé 
mort en ta préfence. Fai 
nous cette grâce, pour Ta- 
mour de ton Fils Unique 
Jéfus-Chrift. Amen. 



UEpitre, I Cor. 13. i 

QUand je parlerois les 
I, langages des hommes, 
& même des Anges, ft je 
n ai pas la charité, je fuis 
comme Tairain qui refonne, 
ou comme la cimbale re- 
tentiflante. Et quand j'au- 
rois le don de prophétie. 



toute forte de fciencci & 
quand j'aurois toute la foi 
qu on puifle avoir, en forte 
que je tranfportafle les mon- 
tagnes ; fi je n ai pas la 
charité, je ne fuis rien. Et 
quand je diftribuerois tout 
mon bien pour la nourri- 
ture des pauvres, & que je 
livrerois mon corps pour 
être brûlé, fi je n ai pas la 
charité, cela ne me fert de 
rien. La charité eft d'un 
efprit patient : elle eft bé- 
nigne : la charité n eft point 
envieufe : la charité n ufe 
point dlnfolence : elle ne 
s'enfle point : elle ne fe 
porte point des-honnête- 
ment : elle ne cherche point 
fon propre profit : elle ne 
s'aigrit point: ellenepenfe 
point à mal : Elle ne fe ré- 
jouît point de llnjurticè: 
mais elle fe réjouît de la 
vérité. Elle endure tout : 
elle croit tout : elle efpère 
tout : elle fuporte tout. 
La charité ne périt jamais; 
au lieu que quant aux pro- 
phéties, elles feront abolies: 
& quant aux Langues, elles 
cefîeront : & quant à la con- 
noiflance, elle fera abolie, 



que je connoitrois tous leslCar nous connoiflbns en 

1 F 4 par- 



Q^ U I N Q^ U A G E s I M eI 



7^ 

partie, & nous prophéti- 
fons en partie. Mais quand 
laperfcftion fera venue, a- 
lors ce qui eft en partie fera 
aboli. Qiiand j'étois enfant 5 
je parlois comme enfant 5 je 
jugeois comme enfant 5 je 
penfois comme enfant: mais 
quand je fuis devenu hom- 
me, j'ai aboli ce qui étoit 
de l'enfance. Car nous vol- 
ons maintenant par un 
jniroir obfcurément 3 mais 
alors nous verrons face à 
face : maintenant je connois 
en pattici mais alors je 
connoitrai félon que j'ai 
été auflî connu. Or main- 
tenant ces trois chofes de- 
meurent, la Foi, TEfpérance, 
<5c la Charité : mais la plus 
grande d'elles, c eft la Cha- 
rité, 
L'Evangile, S. Luc. 18.31. 

PUis Jéfus prit à part 
les douze, ôc il leur 
dit 5 Voici, nous montons 
i Jérufalem; & toutes les 
çhofes qui font écrites par 
les Prophètes touchant le 
Fils de l'homme, feront ac- 
complies. Car il fera li- 
vré^ aux Gentils, & fera mo- 
qué & injurié, & on lui cra- 
chera au vifa^e. Et après 
qu'ils l'auront fouëté, ils 



le feront mourir : mais il 
reffufcitera le troificmc jour. 
Mais ils n entendirent rien 
de ces chofes, & ce dif- 
cours leur étoit caché, ôc 
ils ncntendoient point ce 
qu'il leur dîfoit. Or il ar- 
riva comme il apro choit 
de Jérico, qu'il y avoit un 
aveugle affis près du che- 
min, ôc qui mendioit. Et 
entendant la multitude qui 
paffoit, il demanda ce que 
c'étoit. Et on lui dit, que 
]éfus le Nazarien paffoit. 
Alors il cria, difant; jé- 
fus, Fils de David, aie pi- 
tié de moi. Et ceux qui 
aioient devant le tançoient, 
afin qu'il fe tut : mais il 
crioit beaucoup plus fort ; 
Fils de David, aie pitié de 
moi. Et ]éfus s'étant ar- 
rêté commanda qu'on le lui 
amena : & quand il fe fut 
aproché, il l'interrogea, 
difant 5 Qiie veux-tu que 
je te fafle: Et il répondit; 
Seigneur, que je recouvre 
la vue. Et Jéfus lui dit ; 
Recouvre la vue : ta foi ta 
fauve. Et à l'inftant il re- 
couvra la vue : ôc il fuivoit 
Jéfus, glorifiant Dieu. Et 
tout le peuple voiant cela 
donna loiiange à Dieu. 

Le 



LeMecreoi des Cendres. 



71 



JLej?remier jour du CzrèmcAcolhcy & abondant en gra- 



apel/é communément, Le 
Mccredi des Cendres. 

La Colle CT E. 

Dieu Eternel & Tout- 
puiffant, qui ne haïs 
rien de ce que tu as créé, 
& qui pardonnes les pé- 
chez de tous ceux qui fe 
repentent i crée en nous 
des coeurs nouveaux & con- 
trits : afin que reconnoiffant 
nôtre misère, & déplorant 
nos péchez comme nous de- 
vons, nous en obtenions de 
toi, qui es le Dieu de toute 
mifericorde, le pardon & la 
remiflîon très parfaite 5 par 
ton Fils nôtre 
Amen, 



Seigneur. 



Cette CoIleBe fe doit lire chaque 
jour du Carême aprh la Col- 
lège du 'Jour, 



Tour UEpiTRE,Joël 2. 12. 

REtournez vous jufques 
à moi, dit rEtcrnel, de 
tout vôtre cœur, & avec jeû- 
ne, &avec larmes, 6c lamen- 
tation. Et rompez vos cœurs, 
& non pas vos vétemens : & 
retournez à rEtcrnel vôtre 
Dieu : car il eft mifericor- 
dieux & pitoiable, tardif à 



tuite, 6c qui fe repent d a 
voir affligé. Qui fait li 
rEtcrnel vôtre Dieu ne vi-, 
endra point à fe repentir ; 
6c s'il ne laiflera point après 
foi bénédiûion, gâteau, 6c 
afperfion ? Sonnez du cor 
en Sion ; fanûifiez le jeûne 5 
publiez rafiemblée folem- 
nelle. Aflemblez le peuplej 
fanûifiez la congrégation :; 
amaflez les anciens i afienv- 
blez les enfans, 6c ceux qui 
fucent les mammelles. Que 
le nouveau marié forte de 
fon cabinet, 6c la nouvelle 
mariée de fa chambre nup- 
tiale. Que les Sacrificateurs 
qui font le fervice de l'E- 
ternel, pleurent entre le 
porche 6c Tautel, 6c qu ils 
difentj Eternel, pardonne 
à ton peuple, 6c n expofc 
point ton héritage à opro- 
bre, tellement que les na- 
tions en faflent leurs dic- 
tons. Pourquoi diroit-on 
entre les peuples i Où eft 
leur Dieu ) 



L'EvANGILE,S.Matth.6. 1 6. 

ET quand vous jeûne- 
rez, ne prenez point 
un air tnfte, comme les hi- 
pocrites : car ils fc rendent 

tous 



7J|:: i^E T. Dimanche DU Carême^ 

tous défaits de vifagc 5 afin I grâce que nous vivions dans 
quil paroiflc aux hommes lune telle abflinence, que 



quils jeûnent: en vente )e 
vous dis, qu'ils reçoivent 
leur recompenfe. Mais toi, 
quand tu jeûnes, oins ta 
tête, & lave ton vifagei 
afin qu il ne paroifTe point 
aux hommes que tu jeûnes; 
mais à ton Père qui eft pré- 
fent dans ton lieu fecret : 
Et ton Père qui te voit dans 
ton lieu fecret, te le ren- 
dra à découvert. Ne vous 
amaflez point des tréfors fur 
la terre, où la tigne & la 
rouille gâtent tout 5 & où 
les larrons percent & dé- 
robent. Mais amaflez vous 
des tréfors dans le ciel, où 
ni la tigne ni la rouille ne 
gâtent rien 5 & où les lar- 
rons ne percent ni ne dé- 
robent: Car où cft vôtre 
tréfor, là fera auflî votre 
cœur. 



Le premier "Dimanche du 
Carême. 

La Collecte. 

O Seigneur, qui pour 
l'amour de nous, as 
jeûné quarante jours & qua- 
rante nuits; fai nous la 



notre chair étant aflujetic 
à Tefprit, nous fuivions 
toujours les faints mouve- 
mens de ta grâce, en juf- 
tice & en vraie fainteté ;pour 
te glorifier, toi Seigneur, 
qui vis & qui règnes avec 
le Père, ôc le Saint Efprit, 
un feul Dieu béni éternelle- 
ment. Amen. 



L'Epitre, 2 Cor. 6. \. 

AInfi donc étant ou- 
vriers avec lui, nous 
vous prions auflî, que vous 
n aiez point reçu la grâce 
de Dieu en vain. Car il 
dit 5 Je t'ai exaucé au temps 
agréable, & fai fecouru au 
jour du falut : Voici main- 
tenant le temps agréable i 
voici maintenant le jour du 
falut. Ne donnant aucun 
fcandale en quoi que ce 
foit, afin que nôtre mini- 
ftère ne foit point blâmé. 
Mais nous rendant recom- 
mandables en toutes chofes, 
comme Minifl:res de Dieu, 
en grande patience i en af- 
fligions 5 en néceflitczj en 
angoifles5 en bleflùresj en 
prifons j en troubles ; en 
travaux; en veilles; en jeû- 
nes. 



tÊî. Dimanche 

ïics ; en pureté : par la con- 
tioiffance; par un efprit pa- 
tient 5 par bénignité; par 
le Saint Efprit 5 par une 
charité fans feinte 5 par la 
parole de vérité 5 par la 
puiflance de Dieu j par les 
armes de juftice à droit & 
à gauche : parmi Thonneur, 
ôc Tignominie: parmi la 
calomnie, & la bonne ré- 
putation : comme féduc- 
teurs, & toutefois étant vé- 
ritables; comme inconnus, 
& toutefois étant recon- 
nus : comme mourant, & 
voici nous vivons; com- 
me châtiez, & toutefois 
non mis à mort ; comme 
contriftez, & toutefois tou- 
jours joieux j comme pau- 
vres, & toutefois enrichif- 
fant plufieurs; comme nai- 
ant rien, & toutefois poiTc- 
dant toutes chofes. 

UEvANGiLÉ, S. Matth. 
4.1. 

A Lors Jefus fut emme- 
né par TEfprit au dé- 
fert, pour être tenté par le 
diable. Et quand il eut 
jeûné quarante jours, & 
quarante nuits, finalement 
il eut faim. Et le Tenta- 
teur s'aprochant, lui dit ; 



t) U C A ïl E M Êy YS 

Si tu es le Fils de Dieu, di 
que ces pierres deviennent 
des pains. Mais Jéfus ré- 
pondit, & dit : Il eft écrit 5 
Uhomme ne vivra point de 
pain feulement, mais de 
toute parole qui fort de la 
bouche de Dieu. Alors le 
diable le tranfporta dans la 
fainte ville^ ôc le mit fur 
les créneaux du Temple: 
Et lui dit ; Si tu es le Fils 
de Dieu, jette-toi en bas: 
car il eft écrit. Il donnera, 
charge de toi à fes Anges, 
& ils te porteront en leurs 
mains ; de peur que tu ne 
heurtes ton pied contre 
quelque pierre. Jéfus lui 
dit, il eft auffi écrit ; Tu ne 
tenteras point le Seigneur 
ton Dieu. Le diable le 
tranfporta encore fur une 
fort haute montagne, ôc 
lui montra tous les Roi- 
aumes du monde, ôl leur 
gloire: Et lui dit; Je te 
donnerai toutes ces chofes, 
fi en te profternant en terre, 
tu nVadores. Mais Jéfus 
lui dit ; Va Satan : car il 
eft écrit. Tu adoreras le 
Seigneur ton Dieu, ôc tu le 
ferviras lui feul. Alors le 
diable le laifla : & voilà, 
les Anges s'aprocherent, 
&c le fervirent. Le 



7(5 



Le ir. Dimanche du Caremh;^ 



Le fécond T>manche du 
Carême. 

La Collecte. 

Dîeu Tout-puiflant, qui 
vois que de nous 
mêmes nous n'avons aucun 
pouvoir de nous aider ; gar- 
de nous extérieurement dans 
nos corps, & intérieure- 
ment dans nos âmes: afin 
que nous loionsgarentisde 
toutes les adverfitez qui 
pourroient arriver à nos 
corps; & de toutes lesmau- 
vaiies penfées, qui pour- 
raint nuire à nos âmes. Ex- 
auce nous pour l'amour de 
Jéfus Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

UEpitre, I Theff. 4. i. 

FRères, nous vous prions 
donc, & vous conju- 
rons par le Seigneur jélus 
que comme vous avez ap- 
pris de nous, de quelle ma- 
nière on doit fc conduire, 
& plaire à Dieu, vous abon- 
diez en cela de plus en 
plus. Car vous favcz quels 
préceptes nous vous avons 
donnez de la part du Sei- 
gneur Jéfus. Parce que ceft 
ici !a volonté de Dieu, fa- 
voit vôtre fandification, & 



que vous vous abftenicz de 
la paillardife : Afin que cha- 
cun de vous fâche poflcder 
fon vailTeau en fanclifica- 
tion&en honneur: Et non 
avec pafllonde convoitifci 
comme les Gentils qui ne 
connoiffent point Dieu. 
Que perfonne ne foule fou 
frère, ou ne faflc fon pro- 
fit au dommage de fon 
frère eu aucune affaire : 
parce que le Seigneur eft 
le vengeur de toutes ces cho- 
iz% j comme nous vous l'a- 
vons dit auparavant, & af- 
furé. Car Dieu ne nous a 
point apellez à la fouillure, 
mais à la fanctificatiou. 
Ceft pourquoi celui qui re- 
jette ceci, ne rejette point 
un hommcj mais il rejette 
Dieu, qui a auflî mis fou 
Saint Efprit en nous. 

L'Evangile, S. Matth. 
15. 21. 

Jéfus partant delà, fe re- 
tira vers les quartiers 
de Tyr & de Sidon. Et 
voici, un femme Cana- 
néenne, qui étoit partie de 
ces quartiers-là, s'écria, en 
lui difant : Seigneur, Fils 
de David, aie pitié de moi : 
ma fille cfl mifcrablçmen; 

tour- 



Le III. Dimanche du Carême. 



^: 



tourmentée du diable. Mais 
il ne lui répondit mot : &: 
fcs Difciples s'aprochant le 
prièrent, difant 5 Renvoie- 
la : car elle crie après nous. 
Et il répondit, & dit; Je 
ne fuis envoie quaux bre- 
bis perdues de la maifon 
d'ifrael. Mais elle vint, & 
l'adora, difant : Seigneur, 
afllfte moi. Et il lui ré- 
pondit, & dit 5 II n ed pas 
bon de prendre le pain des 
enfans, & de le jetter aux 
petits chiens. Mais elle dit j 
Il eft vrai, Seigneur : cepen- 
dant les petits chiens man- 
gent des miettes qui tom- 
bent de la table de leurs maî- 
tres. Alors ]éfus répondant 
lui dit 5 O femme, ta foi eft 
grande: qu'il te foit fait com- 
me tu veux : & des ce mo- 
ment la fa fille fut guérie. 

Le troijîeme T)ima7iche du 
Carême. 

La Coll ect e. 

E Coûte, ô Dieu Tout- 
puiifant, l'ardente pri- 
ère de tes humbles fervi- 
teurs, nous t'en fuplions : 
& déploie la force de ton 
bras, pour nous défendre 
contre tous nos ennemis par 



Jéfus Chrift ton Fils nôtre^ 
Seigneur. Amen, 

L'Epitre, Eph. 5.1. . 

SOiez donc imitateurs 
de Dieu, comme fes 
chers enfans : Et cheminez 
dans la charité, ainfi que 
Chrift auflî nous a aimez, 
& s'eft donné lui-même 
pour nous en oblation ôc 
facrifîce â Dieu, en odeur 
de bonne fenteur. Qiie ni 
la paillardife, ni aucune 
fouillure, ni l'avarice, ne 
foient pas même nommées 
parmi vous; ainlî qu'il eft 
convenable à des Saints j ni 
aucune chofe des-honnête, 
ni parole foie, ni plaifan- 
terie : car ce font là des 
chofesqui ne font pasbien- 
féantcs: mais plutôt des 
actions de grâces. Car vous 
favez ceci, que ni aucun 
paillard, ni aucun immon- 
de, ni aucun avare, qui eft 
un idolâtre, n'a point d'hé- 
ritage au Roiaumc de Chrift, 
5c de Dieu. Que perfonne 
ne vous féduife par de vains 
difcours; car à caufe de ces 
chofes la colère de Dieu 
vient fur les enfans de ré- 
bellion. Ne foiez donc 
point leurs compagnons. 
% Car 



L E III. Dimanche du Carême. 



Car vous étiez autrefois té- 
nèbres; mais maintenant 
vous êtes lumière au Sei- 
gneur : conduife^-vous donc 
comme des enfans de lu- 
mière: (Car le fruit de 
TEfprit confifte en toute dé- 
bonnaireté, juftice, & vé- 
rité :) Eprouvant ce qui eft 
agréable au Seigneur. Et 
ne communiquez point aux 
oeuvres infrudueufes des té- 
nèbres; mais au contraire 
ireprencz-les. Car il eft 
même des-honnête de dire 
les chofes qui font faites 
par eux en cachette. Mais 
toutes chofes étant mifes 
en évidence par la lumière, 
font rendues manifeftes : car 
la lumière eft celle qui mani- 
fefte tout. C'cft pourquoi il 
eft dit 5 Réveille toi, toi qui 
4ors, &te relève d'entre les 
morts, & Chrift t'èclairera. 

X'EvANGiLE, S.Luc. II. 14. 

JEfus jetta dehors un dé- 
mon, qui étoit muet : 
& il arriva que quand le 
démon fut forti, le muet 
parla : & les troupes s'en é- 
tonncrent. Et quelques- 
uns d'entr'eux dirent : C'cft 
par Bèelzebul, Prince des 
diables, quil jette les dia- 



bles dehors. Mais les au- 
tres, pour réprouver, lui de- 
mandoient un figne du 
ciel. Mais lui connoiifant 
leurs penfées,leur dit : Tout 
Roiaume divifé contre foi- 
même fera réduit en dé- 
fert; & toute maifon di- 
vifée contr'elle-même tom- 
be en ruine. Qiie fi Satan 
eft auflî divifé contre lui- 
même, comment fubfiftcra 



fon règne? car vous dites 
que je jette hors les diables 
par Bèelzebul. Que fi je 
jette les diables dehors par 
Bèelzebul, vos fils par qui 
les jettent-ils dehors ? c'eft 
pourquoi ils feront eux- 
mêmes vos juges. Mais R 
je jette les diables dehors, 
par le doigt de Dieu, certes 
le Règne de Dieu eft par- 
venu à vous. Quand un 
fort homme bien armé 
garde fon hôtel, les chofes 
qu il a font en fureté. Mais 
s*il en furvient un autre 
plus fort que lui, qui le 
furmontc; il lui ôte toutes 
fcs armes aufquelles il fe 
confioit, & fiiit le partage 
de fcs dépouilles. Celui 
qui n'eft point avec moi, 
eft contre moi; & celui 
qui naflemblc point avec 



Le IV. Dimanche du Carême, 



7^ 



înoî, difperfe. Quand Tef- 
prit immonde eft forti d'un 
homme, il va par des lieux 
fecs, cherchant du repos, 
& n'en trouvant point il 
dit 5 je retournerai dans 
ma maifon, d'où je fuis for- 
ti. Et y étant venu, il la 
trouve belaiée & parée. A- 
lors il s'en va, & prend a- 
vcc foi fept autres efprits 
plus méchans que lui, & 
ils entrent & demeurent 
là : de forte que la der- 
nière condition de cet hom- 
me-là eft pire que la pre- 
mière. Or il arriva, com- 
me il difoit ces chofes, 
qu'une femme d'entre les 
troupes éleva fa voix, & 
lui dit i Bien-heureux eft 
le ventre qui t'a porté, & 
les mamelles que tu as tet- 
tées. Et il dit 5 Mais plu- 
tôt, bien-heureux font ceux 
qui écoutent la parole de 
Dieu, & qui la gardent ! 

Le quatrième dimanche 
du Carême. 

La Collecte. 



N 



te 



Ous te fuplions, Dieu 

Tout-puiffant, qu'il 

plaifc de 



nous garantir> 



par l'alllftance de ta grace,^ 
de toutes les peines que 
nous avons méritées par nos 
péchez i pour l'amour de 
nôtre Seigneur & Sauveur 
J éfus-Chrift. Amen. 

L'Epitre, Gai. 4. 21. 

Dites-moi, vous qui 
voulez être fous la 
Loi, n'entendez vous point 
la Loi \ Car il eft écrit qu'A- 
braham a eu deux fils 5 l'un 
de la fervante, & l'autre de 
la libre. Mais celui qui 
étoit de la fervante, naquit 
félon la chaire & celui qui 
étoit de la libre, naquit par 
la promelfe. Or ces cho- 
fes doivent être entendues 
par allégorie : car ce font 
les deux alliances 5 Tune au 
mont de Sina, engendrant 
à fervitude, qui eft Agar : 
Car ce nom d'Agar veut 
dire Sina : qui eft une mon- 
tagne en Arabie, & corref- 
pondante à lajérufalem de 
maintenant, laquelle ferta- 
vec fes enfans. Mais lajé- 
rufalem d'enhaut eft libre, 
& elle eft la mère de nous 
tous. Car il eft écrit 5 Ré- 
jouïs-toi, ftérile, qui n'en- 
fantois point : efforce toi, 
& t'écrie, toi qui n'étois 
% point 



$o Le iv^ D iM AN c 
point en travail d'enfant : 
car il y a beaucoup plus 
ci enfans de celle qui avoit 
été laiflee, que de celle qui 
avoit un mari. Or pour 
nous, mes frères, nous fonv 
mes enfans de la promeflc, 
ainfi quifaac. Mais com- 
me alors celui qui étoit né 
félon la chair, perfecutoit ce- 
lui qui étoit né félon TEfprit, 
il en eft de même auili main- 
tenant. Mais que dit TEcri- 
ture? Chafle lafervante & 
fon fils : car le fils de la fer- 
rante ne fera point héritier 
avec le fils de la libre. Or 
mes frères, nous ne fommes 
point enfans de la fervan- 
te, mais delà libre. 

L'Evangile, S. Jean 6. i . 

JEfus s'en alla au delà 
de la mer de Gali- 
lée, qui cft la mer de Ti- 
bériadc. Et de grandes 
troupes le fuivoient, àcaufe 
qu'ils voioient les miracles 
qu'il faifoit en ceux qui é- 
toicnt malades. Mais ]é- 
fus monta fur une montag- 
ne, & il s'afllt là avec fcs 
Difciples. Or le jour de 
Faque, qui étoit la Fête 
des juifs, étoit proche. Et 
Jéfus aiant levé fcs yeux. 



HE D U C A R E M E^ 

& voiant que de grande^ 
troupes venoient à lui, dit 
à Philippe i D'où achette- 
rons-nous des pains, afin 
que ceux-ci aient à man- 
ger ? Or il difoit cela pour 
l'éprouver : car il favoit bien 
ce qu'il devoit faire. Phi- 
lippe lui répondit s Qiiand 
nous aurions pour deux 
cent deniers de pain, cela 
ne leur fuffiroit pas, quoi 
que chacun d'eux n'en prit 
que tant foit peu. Et l'un 
de fes Difciples, favoir An* 
dré, frère de Simon Pierre, 
lui dit 5 II y a ici un petit 
garçon qui a cinq pains 
d'orge, ôc deux poiflbns: 
mais qu'eft-ce que cela pour 
tant de gens? Alors jéfus 
diti Faites afleoir les gens : 
(or il y avoit beaucoup 
d'herbe en ce lieu-là) les 
gens doncs'aflirentau nom- 
bre d'environ cinq mille. , 
Et ]éfus prit les pains 5 & 
après avoir rendu grâces, il 
les diftribua aux Difciples; 
& les Diiciplcs à ceux qui 
étoient afiîs : ôc pareillement 
des poiflbns, autant qu'ils 
en vouloicnt. Et après qu'ils 
furent raflafiez, il dit à fcs 
Difciples; Amaflez les piè- 
ces qui font de rcfte, afin 

que 



Le V. Dimanche du Caremè; tï 

îjuerîen ne foit perdu. Us 'de cette flruficure, eft en- 
les amalferent donc j 6c ils tré une fois dans les lieux 
^remplirent douze corbeilles; Saints par Ion propre fang^ 
de pièces de cinq pains & non par le lang des 
d orge, qui étoient demeu- veaux ou des boucs : après 
rées de refte à ceux qui en avoir obtenu une redcmp- 
avoient mangé. Or ces tion éternelle. Car fi le 
gens aiant vu le miracle fang des taureaux & des 



que Jéfus avoir fait, di- 
foienti Celui-ci eft vérita- 
blement le Prophète qui 
devoit venir au monde. 

Le cinquième dimanche 
du Carême. 

La Collecte. 

NOus te fuplions. Dieu 
tout puiflant, de re- 
garder ton peuple en ta mi- 
fericorde ; afin que par ta 
bonté il foit toujours gou- 
verné, & confervé tant pour 
le corps que pour Tame ; 
par Jefus-Chrifl: ton Fils 
nôtre Seigneur. Amen. 

L'Epitre, Heb. 9. n. 

CHrift étant venu pour 
être fouverain Sacri- 
ficateur des biens à venir, 
par un plus excellent 6c plus 
parfait tabernacle, qui nefl: 



boucs, 6c la cendre de îa 
geniile, de laquelle oï\ lait 
afperfion, iandifie quant à la 
pureté de la chair, clu> qui 
font fouillez : coîuiicn 
plus le fang de Chrift, qui 
par TEfprit éternel s eft of- 
fert lui-même à Dieu fans 
nulle tache , puriftera-t-il 
votre confcience des œu- 
vres mortes, pour fervir le 
Dieu vivant > C'eft pour- 
quoi il eft: Médiateur du 
Nouveau ïeftament ; afin 
que la mort intcivcnant 
pour la ran(jOn des tranf- 
greflions qui étoient fous le 
premier Teftament, ceux 
qui font apellez reçoivent 
racompllflement de la pro- 
mefte, qui leur a été faite 
de rhériiao:e éternel. 



L'Evangile, S. Jean 8.45. 
Efus leur dit 5 Qui cil 
celui d'entre vous qui 



J 



pas un tabernacle fait de j me reprendra de péché ? 6c 
main, ceft-a-dixe, qui foit fi je dis la vérité 5 pourquoi 






ne 



iz Li Dimanche 
ne me croiez-vous point? 
Celui qui eft de Dieu, en- 
tend les paroles de Dieu : 
mais vous ne les entendez 
point-, parce que Vous né- 
tcs point de Dieu. Alors 
les Juifs répondirent, & lui 
dirent i Ne difons-nouspas 
bien que tu es un Samari- 
tain, & que tu as le dia- 
ble? ]éius répondit j "fen'ai 
point je dia&le: mais i1io- 
nore mon Père, Ôc vous me 
déshonorez. Or je ne cher- 
che point ma gloire : il y 
en a un qui la cherche, & 
qui en juge. En vérité, en 
vérité Je vous dis," que fi 
quelqu'un garde ma parole, 
il ne verra jamais la mort. 
Les ]uifs donc lui dirent; 
Maintenant nous connoif- 
fons que tu as le diable : 
Abraham eft mort> & les 
Prophètes aufli-5 6c tu disj 
Si quelqu'un garde ma pa- 
role, il ne goûtera jamais 
la mort. Es-tu plus grand 
que nôtre père Abraham 
qui eft mort ^ les Prophètes \ 
aufli font morts 5 qui te fais- 1 
tu toi-même ? ] éfus répon- ; 
dit 5 Si je me glorifie moi- 
même,' ma gloire n eft rien : : 
mon Père eft celui qui me! 
glorifie; celui duquel vous' 



AVANT PaCLUÉ? 

dites qu il eft vôtre Diétfii 
Toutefois vous ne Favez 
point connu : mais moi je 
le connoiSi & fi je dis que je^ 
ne le connois point, je feraii 
menteur, fembiablcàvous^: 
mais je le connois^ ôc je 
garde fa parole. Abraham, 
vôtre père a treiïailÙde joid 
de voir cette mienne jour- 
née 5 & il Ta vue, & s'en eft 
réjoui. Sur cela les Juifs 
lui dirent ; Tu n as pas en- 
core cinquante ans, 6c tu 
as vu Abraham! Et ]éfus 
leur dit; En vérité, envéX 
rite je vous dis , avant qu A- 
braham fut, je fuis. Alors 
ils levèrent des pierres pour 
les jetter contre lui :' mais 
Jéfus fe cachai & fortit du 
Temple, aiant pafle au tra- 
vers d'eux ; 6c ainfi il s'en 
ala. •'- P^'w--" i>- -: -'•■^-v 

Le TO>manche avant 

Pâque. I; - 

La Collecte. 

Dieu Tout-puifîant & 
Eternel, qui as fi tcii- 
dremcnt aimé le genre hu- 
main, que tu as envoie ton 
Fils Jéfus-Chrift nôtre Sau- 
veur, pour prendre à foi nô- 
tre chair^ 6c pour foufrir 



Le Dj^Â n che a van t P aq^u e T^ *| 

là mort de la croix ; afin [que jéfus-Ghrift efl: le Sel- 



P 



ijue tous les hommes lui- 
vent rexemple de la pro- 
fonde humilité: fai nous 
la grâce que nous imitions fa 
patience; & que nous aions 
part à fatéfurredipni.par Je 
même Jéfus Cteift notre 
Seigneur, ^memii / 

UEpitre, Phil. 2. 5. 

QUll y ait donc en vous 
m un même fentiment 
qui a été en Jéfus-Chrift : 
Lequel étant en forme de 
Dieu, n'a point réputé ra- 
pine d être égal à Dieu. Ce- 
pendant il s'efl: anéanti lui- 
même; aiânt pris la forme 
de ferviteur, fait à la ref- 
femblance des hommes : Et 
étant trouvé en figure com- 
me un homme, il s'eft a- 
baifle lui-même, & a été 
obéïffant jufquesà la mort; 
à la mort même de la croix. 
C'eil pourquoi aulli. Dieu 
Ta fouverainement élevé; & 
lui a donné un Nom, qui 
xil au deffus de tout Nom : 
^fin quau Nom de Jéfus 
4out genou fe ploie j tant de 
ceux qui font aux cieux, que 
de ceux qui font en la terre, 
&: au defîbus de la terre j Et 

^^ue toute langue confeiTei potier, pour la fcpultune 

G z de5 



gneiu% à la gloire de DicU 

^ "^VANGTLE, S.Matth.27.î; 
Uis quand le matin hit 
venuj tous les princi- 
paux Sacrilicateur5 & les An- 
ciens du peuple tinrent coiî- 
Ici] contre féius pour le taire 
mourir. Et Taiant lié, ils 
l'amenèrent <Sc le livrèrent 
à Ponce PilatCj: ^^'ii étoit le 
Gouverneur. Alors judas 
qui Tavoit trahi, voiant qu il 
étoit condamné, fe repen- 
tit ; & reporta les trente 
pièces d'argent aux princi- 
paux Sacriticateurs, & aux 
Anciens, en leur difant/ Jai 
péché en trahiilant: le^ fang 
innocent : wah ils mi di- 
rent r Que nous importe ? ta 
y aviieras. Et après avorr 
jette les pièces d'ar^îciitd^ns 
le Temple, il fe reiltu^ & 
s'en étant aie, il s'étrangia. 
Mais les principaux -Sacrifi- 
cateurs aiant pris, les pièces 
d'ar- ent, dirent; îjn'eilpas 
permis de les mettre dans 
le Tréfor: car cefi un prix 
de fang. Et après qu'ils eu- 
rent confulté entr'eux, ils en 
achetèrent le champ d un 



54 Le Dimanche avant Paque.' 



des étrangers. C'eft pour- 
quoi ce champ-là a été a- 
pelié jufquM aujourd'hui, le 
champ du fang. Alors fut 
acompli ce dont il avoir 
été parlé par jérémie le 
Prophète, difant , Et ils 
ont pris trente pièces d'ar- 
gent ; le prix de celui qui a 
été apréciéj lequel ceux 
d'entre les enfans d'Ifraël 
ont aprécié : Et ils les 
ont données pour en ache- 
ter le champ d'un potier } 
félon ce que le Seigneur 
m'avoit ordonné. Or ]é- 
fus fut prélenté devant le 
Gouverneur 5 ôc le Gouver- 
neur l'interrogea , difant ; 
Es-tu le Roi des Juifs ? Jé- 
fus lui répondit 5 Tu le dis. 
Et étant acule par les prin- 
cipaux Sacrificateurs & les 
Anciens, il ne répondoit 
rien. Alors Pilate lui dit,- 
N'cntends-tu pas combien 
ils portent de témoignages 
contre toi? Mais il ne lui 
répondit pas un mot fur 
quoi que ce fut : de forte 
que le Gouverneur s'en é- 
tonnoit extrêmement. Or 
le Gouverneur avoir acou- 
tumé de relâcher au peu- 
ple le jour de la Fête un 
prifonnier, quel que ce fut 



qu'on demandât- Et îl f 
avoit alors un prîfonnier 
notable, nommé Barrabas. 
Qiiand donc ils furent af- 
fcmblez, Pilate leur dit; 
Lequel voulez-vous que )e 
vous relâche t Barrabas 5 ou 
jéfus qu'on apelle ChriftJ 
Car il favoit bien qu'ils l'a- 
voient livré par envie. Et 
comme il étoit affis au fiége 
judicial, fa femme envoia 
lui dire 5 N'entre point dans 
l'affaire de ce jufte ; car j'ai 
aujourd'hui beaucoup fou- 
fert à fon fujet en fongeant. 
Et les principaux Sacrifica- 
teurs, 6c les Anciens per- 
fuaderent à la multitude du 
peuple de demander Barra- 
bas, & de faire périr Jéfus. 
Et le Gouverneur prenant 
la parole, leur dit $ Lequel 
des deux voulez-vous que 
je vous relâche? Ils dirent, 
Barrabas. Pilate leur dit 5 
Que ferai- je donc de Jéfus 
qu'on apelle Chrift > Us lui 
dirent tous s Qu'il foît cru- 
cifié. Et le Gouverneur leur 
dit 5 Mais quel mal a-t-il 
fait ? & ils crièrent encore 
plus fort, en difant 5 Qu'il 
foit crucifié. Alors Pilate 
voiant qu'il ne gagnoitrienj 
mais que le tumulte s'ang- 
I iiientoir^ 



LeDimanche avant Paque; 



mentoit: prit de Teau^ &' 
lava fes mains devant le 
peuple, en difantj Je fuis 
innocent du fang de ce juf- 
te : vous y penferez. Et 
tout le peuple répondant, 
dit 5 Que fon fang foit fur 
nous, & fur nos enfans. 
Alors il leur relâcha Barra- 
bas: & après avoir faitfou- 
ëtcr Jéfus, il le leur livra 
peur être crucifié. Et les 
foldats du Gouverneur a- 
menerçnt Jéfus au Prétoire, 
& afTemblerent devant lui 
toute la bande. Et après 
ravoir dépouillé, ils mirent 
fur lui un manteau d'écarla- 
te. Et aiant fait une cou- 
ronne d'épines entrelaffées, 
ils la mirent fur fa tête, avec 
un rofeau dans fa main 
droite : puis s'agenouillant 
devant lui, ils fe moquoient 
de lui, en difant 5 Bien te 
foit, Roi des Juifs. Et après 
avoir craché contre lui,- ils 
prirent le rofeau, & ils en 
frapoifnt fa tête. Et après 
s'être moquez de lui 5 ils lui 
ôterent le manteau, & le 
vêtirent de fes vétemens, & 
ramenèrent pour le cruci- 
fier. Et comme ils fortoi- 
çnt, ils rencontrèrent un 
Cyréniçn^ npmmç Simou; 



S 5 

lequel ils contraignirent de 
porter la croix de Jéfus. Et 
étant arrivez au lieu apellé 
Golgotha, c'eft-à-dire , le 
lieu du Teft; Ils lui don- 
nèrent à boire du vinaigre 
mêlé avec du fiel : m_ais 
quand il en eut goûté, il 
nen voulut point boire. 
Et après Tavoir crucifié, ils 
partagèrent fes vétemens, en 
les jettant au fort; afin que 
ce qui avoit été dit par le 
Prophète, fut acompli: Ils 
ont partagé entr'eux mes 
vétemens, & ont jette au 
fort mon faie. Puis s'étant 
afiis, ils le gardoient-là. Ils 
mirent auflî au deflus de fa 
tête unEcriteau, où la caufe 
de fa condamnation étoit 
marquée en ces mots. Ce- 
lui-ci EST ]eSUS LE 
ROI DES Juifs. Et deux 
brigands furent crucifiez avec 
lui: Tun à fa droites ôcTau- 
tre à fa gauche. Et ceux 
qui paffoicnt par là, lui di- 
foient des outrages, en bran- 
lant la tête, & difantj Toi 
qui détruis le Temple, ôc 
qui le rebâtis en trois jours> 
fauve-toi toi-même : fi tu 
es le Fils de Dieu, de-'cen 
de la croix. Pareillement 
auiïi les principaux Sacrifi- 
Q 3 cateurs 



$ê 



Ee Lundi avant Paq^ue. 



cateurs avec les Scribes & 
les Anciens, le moquant, 
difoient 5 U a fauve les au- 
tres 5 il n,ç fe peut fauver 
lui-n-îème : s'il eil le Roi 
dlfraël, qu il delccnde main- 
tenant de la croix, Ôc nous 
croirons en lui. Il fe con- 
fie en picu;5 mais fi Dieu 
raime> qull le délivre 
maintenant: car il a ditj 
Je (vis le Fils de Dieu. Les 
brigands auffi qui étoient 
crucifiez avec lui, lui repro- 
>:hoient la même c'.'ofe. 
Or depuis fix heures il y 
eut des ténèbres fir tout le 
païs, jufqua neuf heures. 
Et environ les neuf heures, 
Jéfus s'écria à haute voix, 
<:n difant; Eli;, Hh? lamma 
iabaçlithani ? c'eft-d-dire j 
Mon Dieu, mon Dieu, 
pourquoi nras-tu abandon- 
ne? Et quelques-uns de 
ceux qui étoient là préfens, 
îiiant entendu cela, difoient, 
P apclie 51ie. Et auffi-tôt 
uri^ d'cntr'eux courut, <Sc 
prit une éponge 5 & f àiant 
remplie de vinaigre, la mit 
p. fcnrour d'un rofeau, 6c 
lui en donna à boire. Mais 
les autres difoienti Laiiîe, 
voions fi Elle viendra le 
Alc;;s Jçfus aiant 



fauver. 



crié encore à haute voÎ5^ 
rendit Tefprit. Et voici, 
le voile du Temple fe dé- 
chira en deux, depuis lô 
haut jufquen bas: & la terre 
trembla: &c les pierres fe 
fendirent. Et les fépulcrcs 
s'ouvrirentj&plufieurs corps 
des Saints, qui étoient en- 
dormisj fe levèrent. Eté^ 
tant fortis des fépulcres a- 
près fa réfurredion, ils en- 
trèrent dans la fainte Citéj 
& fe montrèrent à pkifieurs.' 
Or le Centenier, & ceux 
cl avec lui gardoientjé- 
tus, aiant vu le tremble- 
ment de terrç, & tout ce 
qui venoii" d arriver/ eurent 
une fort grande peur, Redi- 
rent 3, Véritablement celui- 
ci étoit le Pils de Dieu. 

Le Lundi avant V2LC[\it. 
Tour\JEinxKY.y Efi. 65. i, 

QUI eft celui ci qiïi 
vient d'Edoni,de Botf- 

rn, allant les habits teints 
en rouge ; ceky-ci qui cft 
magnifiquement paré en fon 
vctemciit; marchant félon 
la grandeur àx^ ik fcrcc? 
C'cll: moi qui parle en juf- 
tiçc^ ^ qui ai îovit pgu-' 



Lé Lundi a 

^dk fde fauvef. Pourquoi 
y a-t-il du TOUgé eriton vé 
tcmcnt ? & pourquoi tes 
habits font-ils comme les 
habits de ceux qui foulent 
gu preflbir ? ]'ai été tout 
feul à f-uler ai preiToir, & 
perfoni: d'entre les peu- 
pics n^ ci avec moi: ce- 
pcnd^nr: ;'ai marché iur eux 
en ma colère 5 & je les ai 
foukz en ma fureur, & 
leur ftng a rcjaiiù iur mes 
■Véternens, ôc j'ai fouillé tous 
jp' es habits. Car le jour 
de la vengeance eft dan^ 
mon cœur: & Tannée en 
Jaquelle je dois racheter 
les miens, eft venue. J'ai 
donc regardé, & il n'y a 
eu perfonne qui mL*aidât : 
6c j'ai été étonné, & il n'y 
a eu perfonne qui me fou- 
tint : mais mon bras nVa 
fauve i & ma fureur m'a 
foutenu. Ainfi j'ai foulé 
les peuples en ma colère 5 
^ je les ai enivrez en ma 
fureur 5 & j'ai abatu leur 
force par terre. Je ferai 
mention des gratuitez de 
7'Eternel, qui font les loii- 
^anges de l'EterneU à caufe 
^dc tous les bienfaits que 
"TEtcrnel nous a faits: car 
^ grand eft ic bien de la mai- 



VAN T PAQ^UEr' ^7 

Ton d'Ifraël, lequei îl leur 
t tait félon fes compaflîoris, 
6c félon la grandeur de fes 
gratuitez. car il a diti 
Qiioi qu'il en foitj ils font 
mon peuple, des enfans qui 
ne dégénéreront point ; & 
il leur a été Sauveur. Et 
dans toute leur angoiffe il 
a été en angoifle s & l'Ange 
de fa face les a délivrez : 
lui-même les a rachetez 
par fon amour & fa clér 



mence^ & il les a portez, 
& les a élevez en tout 
temps: Mais ils ont été 
rebelles, & ils ont contrif- 
té TEfprit de fa fainteté : 
c'eft pourquoi il leur a été 
tourné en ennemi 5 & il a 
lui-même combatu con- 
tr'eux. Et on s'eft fouvenu 
des jours anciens de Moïfe, 
& de fon peuple. Où eft 
celui, a-t-on dit, qui les 
faifoit remonter hors de la 
mer, avec les pafteurs de 
fon troupeau? où eft celui 
qui mettoit au milieu d'eux 
TEfprit de fa fainteté ? Qui 
les menoit étant à la niâui 
droite de Moïfe, par le bras 
de fa gloire? qui fendoit 
les eaux devant eux 5 afin 
qu'il s'aquit un renom é- 
ternci.^ Qn\ les menoit 
G 4 par 



SÏ Le Lundi av 

par les abimcs, & Us n y 
ont point bronché 5 non 
plus que le cheval dans un 
lieu de pâturage ? L'Elprit 
de TEternel les a menez 
tout doucement, comme on 
mené une bête quidefcend 
dans une plame : tu as ainfi 
conduit ton peuple i afin de 
taquerir un renom glo- 
rieux. Regarde des Cieux, 
ôc voi de la demeure de ta 
fainteté & de ta gloire. Où 
cft ta jaloufie, & ta f nxc, 
& réniotion bruiantc de tes 
entrailles 5c de tescompaf- 
fions, lefquelles fe font re- 
tenues envers moi? Cer- 
tes tu es nôtre Père; enco- 
ire qu Abraham ne nous re- 
connût point, & qulfraël 
ne nous avouât point : E~ 
ternel, ç eft toi qui es nôtre 
Père; & ton Nom eft nô- 
tre Rédempteur de tout 
temps. Pourquoi nous as- 
tu fait fourvoier, ô Eter- 
nel, hors des tes voies? &: 
pourquoi as-tu aliéné nôtre 
cœur de ta crainte? Rc 
tourne-toi en faveur dç tc^ 
fcrviteursj en faveur des 
Tribus de ton héritage. 
Le peuple de ta fainteté a 
été en pblleflion bien peu 
iîe tçiiips; nos c;imcmis 



ANT PaQ^UE." 

ont foulé ton SanStuairé^ 
Nous avons été comme 
ceux fur lefquels tu ne do- 
mines point depuis long- 
temps; & fur lefquels ton 
Nom n eft point reclamé. ; 

L'Evangile, S.Marc 14.1*^ 

OR la fête de Pâque 
6c des pains fans le- 
I vain étoit deux jours après ; 
& ^cs principaux Sacrifica- 
icuis & les Scribes cher- 
choient comment ils pour- 
roient fe faifir de Jéfus par 
fincffe, ôc le faire mourir. 
Mais ils difoient : Non 
point durant la fête, de 
peur qu'il ne fe faife du tu- 
multe parmi le peuple. Et 
comme il étoit à Béthanie 
dans la maifon de Simon 
le lépreux, ôc qu il étoit à 
table; il vint là une femme 
qui avoit une boite de par- 
fum d'afpic, pur, ôc de 
grand prix : ôc elle rompit 
la boite ; ôc répandit ie par- 
fum fur la tête de |élus. 
Et quelques-uns en furent 
indignez en eux-mêmes, ôc 
ils difoient : A quoi fert Id, 
perte de ce parfum ? Car il 
pouvoir être vendu plus de 
trois cent deniers, ôc être 
donné aux pauvres. Ainfi 

il$ 



Le Lundi avant Paq^ue.' 



ils en frémiffoient contr'el- 
le. Mais Jéfus dit 5 Laif- 
fez-la: pourquoi lui don 
nez-vous du déplaifir > die 
a fait une bonne adion en- 
vers moi. Parce que vous 
aurez toujours des pauvres 
avec vous, & vous leur 
pourrez faire du bien tou- 
tes les fois que vous vou- 
drez: mais vous ne m'au- 
rez pas toujours. Elle a 
fait ce qui étoit en fon pou- 
voir; elle a anticipé d'oin- 
dre mon corps pour Tapa- 
reil de ma fépulture. En 
vérité je vous dis 5 qu en 
quelque lieu que cet Evan- 
gile fera prêché dans tout 
le monde, ceci auffi qu el- 
le a fait fera récité en mé- 
moire d'elle. Alors Judas 
Ifcariot, l'un des douze, 
s'en alla vers les princi- 
paux Sacrificateurs pour le 
leur livrer. Quil'aiantoui 
s'en réjouirent 5 & lui pro- 
mirent de lui donner de 
l'argent : & il cherchoit 
comment il le livreroit 
commodément. Or le pre- 
mier jour des pains fans le- 
vain, auquel on facrifioit 
l'agneau de Pâque, fes Dif 
ciples lui dirent: Oùvcux- 



89 

prêter à manger l'agneau de 
. âque? Et il envoiadeux 
de fes Difciples, & leur dit; 
Alez en la ville j & un 
homme vous viendra à la 
rencontre, portant une cru- 
:he d'eau, fuivez-le. Et en 
quelque lieu qu'il entre, di- 
res au maitre de la maifon^ 
Le Maitre dit; Où eft le 
iogis, où je mangerai l'ag- 
neau de Pâque avec mes 
Difciples ? Et il vous mon- 
trera une grande chambre 
ornée & préparée : aprêtez- 
nous là l'agneau de Pâque. 
Ses Difciples donc s'en ale- 
rent 5 & étant arrivez dans 
la ville, ils trouvèrent tout 
comme il leur avoit dit: & 
ils aprêterent l'agneau de 
Pâque. Et fur le loir jé- 
fus vint lui-même avec les 
douze. Et comme ils é- 
toient à table, & qu'ils man- 
geoient, Jéfus leur dit; En 
vérité je vous dis, que l'un 
de vous, qui mange avec 
moi, me trahira. Et ils 
commencèrent à s'atrifter: 
& ils lui dirent l'un après 
l'autre; Eft-cemoi? & l'au- 
tre 5 Eft-ce moi? Mais il 
répondit, & leur dit ; C'cft 
i'un des douze, qui trempe 



tu que nous t'aillon$ a-lavec moi au plat. Certes 
' V le 



90 Le LuN'Di avant Paq^uêT^' 

le Fils de rhomme s'en va^ 
fclon qu'il efl: écrit de lui : 
mais malheur à rhomme 
par qui le Pils de Thomme 
cft trahi: il eut été bon à 
cet homme-là de n'être 
point né. Et comme ils 
mangeoient 5 Jéfus prit le 
pain : &c après avoir rendu 
grâces, il le rompit 5 àc le 
leur donna:, 6c leur dit 5 



feroient fcandalifez ; je ne 
le ferai pourtant point. Et 
Jéfus lui dit : En vérité je 
te dis, qu'aujourd'hui en 
cette propre nuit, avant 
que le coq ait chanté deux 
fois, tu me renieras trois 
fois. Mais Pierre difoit en- 
core plus fortement : Quand 
même il me faudroi^ mou- 
rir avec toi, je xw ; :. renie- 



Prenez 5 mangez: ceci efl: | rai point: àc ils lui dirent 
mun corps. Piiis aiant pris \ tous la même chofe. Puis 
la coupci ii rendit grâces,! ils vinrent en un lieu nom- 



^-.'Pi leur donna : & ils en 
burci t Lous. £1 il leur dit 5 



mé Gethlémané : & il dit 
à tes Difciples 5 AKckz- 



Ceci eft mon fangi lefang vous ici jufqua re quej^aie 



du Kouvcau Teihment, 
qui eu répandu pour plu- 
ficurs. En vérité je vous 
dis5 que je ne boirai plus 



prie. 
PiciT 

vante 



Et 1; pat avec lui 
- .y; jaques, & fcan, 
ujmmença à s'époa- 
& à être fort an- 



ciu fruit de la vigne julqu au Igoilïé. Et il leur viit 5 Uoxx 



jour que je le boirai nou- 
veau dans le Roiaume de 
Dieu.^ Et quand ils curent 
chanté le Cantique, ils s en 
alcrent à la montagne des 
Oiivkrs. Et jéfus leur dit,- 
Vous ferez tous cette nuit 
fcandalilcz en moi : car il 
cfr écrite Je fraperai le 
Berger, & les brebis feront 
djlperfées. Mais après que 
je ferai refTufcitc, j^irai de- 
vant vous en Galilcc. Et 



ame efl: faiiic de triiicile 
jufques à la :iiort: demeu- 
rez ici, & veilicz. Puis 
s'en alant un peu plus ou- 
tre, ilfe jetta en terre, & 
il prioit; Qlic sii étoit pof- 
ftble, rhcurc paflat arriére 
de lui. Et il difoitj Ab- 
ba. Père, toutes chofes te 
font poflibies5 trahfporte 
cette coupe arriére de moi : 
toutefois non point ce que 
"e veux j mai^îCô que tu 



Licri-c iui,^itj Qiiaud tous jveus. Puis iiVreviiit-, 



X'C^ 



L^ Lundi a 

les trouva dormant : & il 
dit à Pierre 5 Simon dors- 
tu? n as-tu pu veiller une 
heure? Veillez, ôc priez 
que vous n entriez point 
en tentation : car quant à 
i'efprit, il eft prompt; mais 
la chair eft foible. £t il 
s'en ala encore, & il pria, 
difant les mêmes paroles. 
Puis étant retourné 5 il les 
trouva encore dormant : car 
leurs yeux étoient apefan- 
tis : & ils ne iavoient que 
lui répondre. Il vint en- 
core pour la troifiéme fois, 
& leur dit , Dormez d'or- 
chavant^ & vous repofez: 
il luiit, l'heure eft venue : 
voici le Fils de l'homme 
sen va être livré entre les 
mains des méchans. Le- 
vez-vous, alons : voici, ce- 
lui qui me trahit s'aproche. 
Et aulTi-tot, comme il par- 
loit encore 5 judas, qui é- 
toit Tun des^ douze, vint ; 
6c avec lui une grande trou- 
pt, aiant ;de$ épécs & des 
bâtons, de la part des prin- 
cipaux Sacriiicateurs, des 
Scribes, & des Anciens. Or 
celui qui le trahiflbit avoit^ 
donné un fienal enti*'eux,- 
difant 5 Celui que je baife-j 
rai^ ç'eft lui, Caififf^z-k, 



VA NT PaQ^UE^ 91 

& emmenez-le fûrement- 
Qiiand donc il fut venu, il 
s'aprocha auflî-tôt de lui, 
& dit; Maître, Maître, & 
il le baifa. Alors ils mi- 
rent les mains fur lui, & le 
faifirent. Et quelqu'un de 
ceux qui étoient là préfens 
tira fon épée 5 & en fra- 
pa le ferviteur du fouverain 
Sacrificateur, & lui empor- 
ta loreille. Alors Jéfus 
prit la parole, ôc leur dit 5 
Etes-vous fortis comme a- 
près un brigand, avec des 
épées & des bâtons, pour 
mo prendre? ]'étois tous 
les jours parmi vous, enfeig- 
nant dans le Temple 5 & 
vous ne m'avez point faifi : 
mais tout ceci eft arrivé, a- 
fin que les Ecritures foient 
acomplies. Alors tous fes 
Difciples rabandonnerent,-; 
& s'enfuirent. Et un cer- 
tain jeune homme le liii-' 
voit, envelopé d'un lin- 
ceul fur le corps nud : & 
quelques jc-unes gens le fai- 
firent. Mais abandonnant 
fon linceul, il s'enfuit d'eux' 
tout nud-. Et ils emmenè- 
rent jéfus au fouverain Sa- 
crificateur 5 chez qui s'aC 
femblercnt tous les princi* 
paux Saaificateurs, les An- 

çiensa 



92 tE Lundi avant Paq^ue? 

cicns, & les Scribes. Etldit; Es-tu le Chrift, le Fils 
Pierre le fuivoit de loin du Dieu béni? Et Jéfus 



Jufqucs dans la cour du fou 
verain Sacrificateur: & il 
étoit affis avec les ferviteurs, 
& fc chaufFoit près du feu. 
Or les principaux Sacrifica- 
teurs, & tout le Confiftoire 
cherchoient quelque témoi- 
gnagjC contre Jéfus, pour le 
faire moujtir : mais ils n en 
trouvoient point. Car plu- 
fîeurs difoicnt de faux té- 
moignages contre lui: mais 
les témoignages n'étoient 
point conformes. Alors 
quelques uns s'élevèrent, & 
portèrent de faux témoigna- 
ges contre lui, difant ; Nous 
avons ouï quildifoitj Je 
détruirai ce Temple qui efi 
fait de main 5 & en trois 
jours j'en rebâtirai un au- 
tre, qui ne fera point fait 
de main. Mais encore a- 
vec tout cela leurs témoi- 
gnages n étoient point con- 
formes. Alors le fouve- 
rain Sacrificateur fe levant 
-au milieu, interrogea Jéfus, 
difant ; Ne répons-tu rien ? 
qu eft-ce que ceux-ci témoi- 
gnent contre toi? Mais il 
ie tût, & ne répondit rien. 
Le fouvcrain Sacrificateur 
Tinterrogca encore, 6c lui 



lui dit 5 Je le fuis : & vous 
verrez le Fils de Thomme 
aflîs à la droite de la puif- 
fance de Dieu, & venant 
fur les nuées du cieL A- 
iors le fouverain Sacrifica- 
teur déchira fes vétemens> 
ôc diti Qu avons-nous en^ 
core affaire de témoins? 
Vous avez ouï le blaf- 
phème 5 que vous en fem- 
ble ? Alors tous ie condam- 
nèrent comme étant digne 
de mort. Et quelques-uns 
fe mirent à cracher contre 
lui; & à lui couvrir le vi- 
fage 5 & à lui donner des 
fouflets : & ils lui difoient 5 
Prophétife : & les fergeans 
lui donnoient des coups 
avec leurs verges. Or com- 
me Pierre étoit en bas dans 
la cour; une des fervantes 
du fouverain Sacrificateur 
vint. Et quand elle eut 
aperçu Pierre qui fe chau- 
toit, elle le regarda en fa- 
ce, & lui dit 5 Et toi, tu 
étois avec Jéfus le Nazarien, 
Mais il le nia, difant; Je 
ne le connois point, & je 
ne fai ce que tu dis : puis 
il fortit dehors au portail; 
& le coq chanta. Et la 

fer- 



LÉ Mardi avant Paque: 



9i 



fervante Taiant regardé en- In ai point cachié mon vi- 
core, elle fe mit à dire à fage arriére des oprobre^ 



ceux qui étoient là pré- 
fensj Celui-ci eft de ces 
gens-là. Mais il le nia une 
féconde fois. Et encore 
un peu après, ceux qui é- 
toient là préfens, dirent à 
Pierre i Certainement tu 
es de ceux-là: car tu es Ga- 
liléen, & ton langage s'y 
raporte. Alors il fe mit à 
fe maudire, & à jurer, di- 
fant î Je ne connois point 
cet homme-là que vous di- 
tes. Et le coq chanta pour 
la féconde fois : & Pierre 
fe reffouvint de cette parole 
que Jéfus lui avoir dite; 
Avant que le coq ait chan- 
té deux fois ; tu me renie- 
ras trois fois. Et 
jette dehors il pleura 



s'étant 



Le Mardi avant Pâque. 
7 ont UEpitre, Efa. 50. 5 



Seigneur l'Eternel 



l_i m'a ouvert loreille, 
& je n ai point été rebelle, 
& ne me fuis point tiré en 
arriére. J'ai expofé mon 
dos à ceux qui me frapoi- 
çnt, & mes joues à ceux 
qui me tiroient le poil : je 



ni des crachats. Mais le 
Seigneur TEternel nVa ai- 
dé : c'eft pourquoi je n'ai 
point été confus : & aihfi, 
j'ai rendu mon vifage fem- 
blable à un caillou : car je 
fai que je ne ferai point 
rendu honteux. Celui qui 
me juftifie eft près : qui eft- 
ce qui débatra contre moiif 
comparoiflbns enfemble i 
qui eft-ce qui eft mon a- 
verfe partie? quil aproche 
de moi. Voilà, le Seig- 
neur , TEternel m'aiderai 
qui fera-ce qui me condam- 
nera? voilà, eux tous fe- 
ront ufez comme un vê- 
tement; la tigneles ronge- 
ra. Qui eft celui d entre 
vous qui craigne l'Eternel, 
& qui écoute la voix de 
fon fervitcur? Que celui 
qui a marché dans les ténè- 
bres, & qui n avoit point 
de clarté, ait confiance au 
Nom de l'Eternel, & qu'il 
s'apuie fur fon Dieu. Voi- 
là, vous tous qui aiumez 
le feu, & qui vous ceignez 
d'étincelles, marchez à la 
lueur de vôtre feu ; & dans 
les étincelles que vous avez 
embraiées ; ceci vous a été 
I fait 



P4. I'* Mardi av 

fait de ma main, vous ferez 
gifant dans les. toumiens. 

t'EvANGiLE^ S. Marc 15.1- 

ET incontinent au ma- 
tin les principaux vSa- 
erilicateurs avec les Anciens 
& les Scribes, & tout le 
Confiftoire, aiant tenu con- 
feil, firent lier Jéfus, & 
remmenèrent, & le livrè- 
rent à Pilate. Et Pilate 
Tinterrogea, difant ; Es-tu 
le Roi des Juifs > & Jéfus 
répondant, lui dit ; Tu le 
dis. Or les principaux Sa 
crificateurs Tacufoient de 
plufieurs chofes : mais il ne 
répondoit rien. Et Pilate 
l'interrogea encore, difant 5 
Ne répons-tu rien ? voi 
combien de chofes ils dé- 
pofent contre toi. Mais 
Jéfus ne répondit rien non 
plus; de forte que Pilate 
s'en étonnoit. Or il leur 
relâchoit à la fête un pri- 
fonnier, lequel que ce fut 
qu'ils dcmandalTent. Et il 
y en avoit un, nommé Bar- 
rabas, qui étoit prifonnier 
avec fcs complices pour une 
fédition, dans laquelle ils 
avoient commis un meur- 
tre. Et le peuple criant 



ANT PaQ^UE; 

tout haut, fe mit à demari^ 
der à Pilate qu il fit com- 
me il leur -avoit toujours 
fait. Mais Pilate leur ré- 
pondit, en difant 5 Voulez- 
vous que je vous relâche le 
Roi des Juifs > (Car il fa- 
voit bien que les princi- 
paux Sacrificateurs Favoient 
livré par envie.) Mais les 
principaux Sacrificateurs ex- 
citèrent le peuple à deman- 
der que plutôt il relâchât 
Barrabas. Et Pilate leur 
repondant, leur dit encore; 
Que voulez-vous donc que 
je faffe de celui que vous 
apellez Roi des Juifs > Et 
ils s'écrièrent encore 5 Cru- 
cifie-le. Alors Pilate leur 
dit > Mais quel mal a-t-il 
fait? Et ils s'écrièrent en- 
core plus fort 5 Crucifie-le. 
Pilate donc voulant con- 
tenter le peuple, leur relâ- 
cha Barrabas 5 6c après avoir 
fait fouëter Jéfus , il le 
livra pour être crucifié. 
Alors les foldats l'emmenè- 
rent dans la cour, qui eft 
le Prétoire: & toute la Ban- 
de s'étant là affemblée, ils 
le vêtirent d'une robe de 
pourpres & aiant fait une 
couronne d'épines entre- 
laffées l'une dans l'autrC;, ils 

la 



t'É^^MTRMwrmir^ i> i Qu t: 



îâlm mirent fur la tête: 
Puis ils commencèrent à le 
faluër, en lui difant ; Bien 
te foit, Roi des Juifs : Et 
ils lui frapoient la tête avec 
un rofeau 5 & crachoient 
contre lui : & fe mettant 
à genoux, ils lui faifoient 
la révérence. Et après sê- 
tre ainfi moquez de lui, iJs 
le dépouillèrent de la robe 
de pourpre 5 & le revêtirent 
de fcs habits r& remme- 
nèrent dehors pour le cru- 
cifier. Et ils ' contraigni- 
rent un certain homme,- 
nommé Simon, Cyrénieh, 
père d'Alexandre & de Ru- 
fus, qui paflbit par là, re- 
venant- des champs, dépor- 
ter fa croix. Et ils le me- 
nèrent au lieu apellé Gol- 
gotha, c'eft-a-dire, le lieu 
du Teft. -Et iJs lui donnè- 
rent à boire du vin mix^ 
tionné avec de la mirrhe : 
mais il ne le prit point. 
Et quand ils Feurent cruti- 
fié y ils partagèrent fes vé- 
temcns, en .les jettant au 
fort DDur.faToir ce que cha- 
cun en aurôit.j: Gril étoit 
trois heures quand ils le 
crucifièrent. Et fécriteau 
contenant la caufeii.de fa 
condamnation étoit ^ L e 
1 



9S 

ROI D Ë S J Û I F S. Ils 

crucifièrent aufli avec lui 
deux brigands : Tun à fa 
main droite 5 & Fautre à fa 
gauche. Et ainfi fut a- 
complie FEcriture, qui dit 5 
Et il a été mis au rang des 
malfaiteurs. Et ceux qui 
paffoient près de là, lui dî- 
foient des outrages, bran- 
lant la tête, 6c difant 5 Hé î 
Toi, qui détruis le Temple, 
& qui le rebâtis en trois 
jours y Sauve-toi toi-mêmci 
6c defcen delà croix. Pa- 
reillement les principaux 
Sacrificateurs eux-mêmes fe 
moquant- avec les Scribes, 
difoient entr'eux ; Il a fau- 
ve les autres, il ne fe peut 
fauver lui-même. Que le 
Chrift, le Roi dlfraei, def- 
cende maintenant de .la 
croix 5 afin que nousle\X)i- 
ions & que nous croiïons! 
Ceux aujQî qui étoient cru- 
cifiez avec lui, lui difoient 
des outrages. Mais quand 
il fut fix heures,! iUyjeut 
des ténèbres fur tout Je 
pais jufqua neuf heures. Et 
à neuf heures ) éfus aria à 
haute voix, diiant; Eloï, 
Eloï, lamnia fabachthani? 
c eft-à-dire; MoaDicu, mon 
Dieu, pourquoi nVas-tu ,a- 
bandonné.^ 



pé Le Mecredi avantPa (jtr b/ 



bandoiiné > Ce que quel- 
ques-uns de ceux quiétoient 
là préfens, aiant entendu, 
ils dirent; Voilà, il apelle 
Elle. Et quelqu'un acou- 
rut, qui emplit une éponge 
de vinaigre, & qui Taiant 
mile autour d'un rofeau, 
lui en donna à boire, en 
difant; Laiflez, voions Jî 
Elle viendra pour loter. 
Et Jéfus aiant jette un grand 
cri, rendit refprit. Et le 
voile du Temple fe déchi- 
ra en deux, depuis le haut 
jufquen bas. Et le Cen- 
tenier qui étoit là vis-a-vis 
de lui, voiant qu il avoit 
rendu Tefprit en criant ain- 
fi, dit 5 Véritablement cet 
homme étoit le Pils de 
Dieu. 

Le Mecredi avant Pâque. 
LTpitre, Heb. 9. 16. 

CAR où il y a un tef- 
tament, il eft nécef- 
faire que la mort du tefta 
teur intervienne. Parce 
que c eft par la mort du tef- 
tateur quun teftament eft 
rendu ferme ; vu qu il n a 
point encore de vertu du- 
rant que le teftatcur eft en 



vie. C'eft pourquoi le prc5 
mier teftament lui-même 
n'a point été établi fans du 
fang. Car après que Moïfe 
eut récité à tout le peuple 
tous les commandemens 
félon la Loi, aiant pris le 
fang des veaux & des boucs, 
avec de Teau & de la laine 
teinte en pourpre, & de 
rhyfope, il en fit afperfion 
fur le Livre, & fur tout le 
peuple: En difant 5 Ceft 
ici le fang du Teftament, 
lequel Dieu vous a établi. 
Il fit aullî afperfion du fang 
femblablement fur le Ta- 
bernacle; & fur tous les 
vaifîeaux du fervice. Ef 
prefque toutes chofes félon 
la Loi font purifiées par le 
fangi & fans effufion de 
fang il ne fe fait point de 
remiffion. Il a donc falu 
que les chofes qui repré- 
fentoient celles qui font aux 
Cieux, fuflent purifiées par 
de telles chofes 5 mais que 
les celeftes le foient par des 
facrifices plus excellens que 
ceux-là. Car Chrift n'eft 
point entré dans les lieux 
Saints faits de main, qui 
étoient des figures corref- 
pondantes aux vrais : mais 
il eft entré au Ciel même; 

afin 



Le Mègredî avaïtt Paq^ùe/ §f€ 



sfin de comparoitre main- 
tenant pour nous devant 
la face de Dieu. Non qu il 
s'ofre plufieurs fois lui- 
même;, ainfi que le Souve- 
rain Sacrificateur entre 
dans les lieux faints cha 
que année, avec un autre 
fang : (Autrement il au 
roit falu quil eut foufert 
plufieurs fois depuis lafon 
dation du monde) mais 
maintenant en la confom- 
mation des fiécles, il eft 
comparu une feule fois 
pour labolition du péché, 
par le facrifice de foi-même 
Et comme il eft ordonné 
aux hommes de mourir une 
feule fois, & qu'après cela 
fuit le jugement : Pareille- 
ment auflî Chrift aiant été 
ofert une feule fois, pour 
ôter les péchez de plufieurs, 
aparoitra une féconde fois 
fans péché à ceux qui Ta- 
tendent à falut. 

L'Evangile, S. Luc. 22. i. 

OR la fête des pains 
fans levain, qu'on a- 
pelle Pâque, aprochoit. Et 
les principaux Sacrificateurs 
& les Scribes cherchoient 
comment ils le pourroient 
faire mourir : car ils craig- 



noient le peuple. Maïs S-âr 
tan entra dans Judas, fur- 
nommé Kcariot', qui étoit 
du nombre des douze. Le- 
quel s'en ala, & parla avec 
les principaux Sacrificateurs 
& les Capitaines, de la ma- 
nière dont il le leur livrc- 
roit. Et ils en furent ; di- 
eux, & convinrent quils 
lui donneroient de l'argent. 
Et il le leur promit : & il 
cherchoit le temps propre 
pour le leur livrer fans tu- 
multe. Or le jour des 
pains fans levain, auquel il 
taloit facrifier l'Agneau de 
Pâque, arriva. Et félus 
envola Pierre ôc Jean, en 
leur difantj Alez, & a- 
prêtez-nous l'Agneau de 
Pâque, afin que nous le 
mangions. Et ils lui di- 
rent 5 Où veux-tu que nous 
Taprêtions? Et il leur dit ^ 
Voici, quand vous ferez en- 
trez dans la ville vous ren- 
contrerez un homme por- 
tant une cruche d'eau, im- 
vez-le en la maifon où il 
entrera. Et dites au maî- 
tre de la maifon 5 Le Maî- 
tre t'envoie dire^ Ou di 
logis où je mangerai 
l'Agneau de Pâque avec 
mes Difçiples > Et il vous 
H mon- 



9^ Le Mecredî avant Paq^uEo 



montrera une grande cham- 
bre haute, parce : aprctez- 
là TAgneau de Pâque. S'en 
étant donc alcz, ils trou- 
vèrent félon qu'il leur avoit 
dit; & ils aprêterent l'Ag- 
neau de Pâque. Et quand 
rheure fut venue, il le mit 
à table, & les douze Apô- 
tres avec lui. Et il leur 
dît; j'ai fort défîré de 
manger cet Agneau de Pâ- 
que avec vous avant que je 
foufrc. Car je vous dis, 
que je n'en mangerai plus 
jufqu'à-ce qu'il foit acom- 
pli dans le Roiaume de 
Dieu. Et aiant pris la cou- 
pe, il rendit grâces, & il 
dit 5 Prenez-la, & la diftri- 
buez entre vous. Car je 
vous dis; que je ne boirai 
plus du fruit de la vigne, 
jufqua-ce que le Règne de 
Dieu foit venu. Puis pre- 
nant le pain, & aiant ren- 
du grâces ; il le rompit i & 
le leur donna, en difant ; 
Ceci cft mon corps, qui 
eft donné pour vous : faites 
ceci en mémoire de moi. 
Pareillement auill il leur 
donna la coupe après le 
fouper, en difant ^ Cette 
coupe eft le Nouveau Tef- 
tamcnt en mon fang, qui 



eft répandu pour vous. Ce- 
pendant voici, la main de 
celui qui me trahit cft avec 
moi à table. Et certes le 
Fils de l'homme s'en va, 
félon ce qui eft déterminé : 
toutes-fois malheur a cet 
homme par qui il eft trahi. 
Alors ils fe mirent à s'en- 
tredemander l'un à Tautrci^ 
qui feroit celui d'entr'eux 
à qui il arriveroit de com- 
mettre cette adion. Il ar- 
riva auffi une conteftation 
entr'eux, pour favoir le- 
quel d'entr'eux feroit eftimé 
le plus grand. Mais il leur- 
dit i Les Rois des nations 
les maîtrifent : & ceux qui 
ufent d'autorité fur elles 
font nommez bienfaiteurs. 
Mais il n en fera pas ainfi 
de vous : au contraire, que 
le plus grand entre vous 
foit comme le moindre : 
& celui qui gouverne, com- 
me celui qui fert. Car le- 
quel eft le plus grand s ce- 
lui qui eft à table, ou celui 
qui fert? ncft-cc pas celui 
qui cft a table ? or je fuis 
au milieu de vous comme 
celui qui fert. Or vous é- 
tes ceux qui avez pcrfévéré 
avec moi dans mes tenta- 
tions. C'eft pourquoi je 

vous 



Le Mecredi avant Paque. 9P 



vous difpofe le Roiaume 
comme mon Père me l'a 
difpofe. Afin que vous 
mangiez <5c que vous beu- 
viez à ma table dans mon 
Roiaume i & que vous foi- 
ez allîs fur des trônes, ju- 
geant les douze Tribus dlf- 
raël. Le Seigneur dit auflîj 
Simon, Simon, voici, Satan 
a demandé inftamment à 
vous cribler comme le bléj 
Mais j'ai prié pour toi que 
ta foi ne défaille point : 
toi donc quand tu feras un 
jour converti, fortifie tes 
frères. Et Pierre lui dit; 
Seigneur, je fuis tout prêt 
dealer avec toi, foit en 
prifon, foit à la mort. Mais 
Jéfus lui dit 5 Pierre, je te 
dis, que le coq ne chantera 
point aujourd'hui, que pre- 
mièrement tu ne renies par 
trois fois de m'avoir con- 
nu. Puis il leur dit : Quand 
je vous ai envolez fans 
bourfe, fans malette, & 
fans fouliers, avez-vous 
manqué de quelque chofe: 
Et ils répondirent j De 
rien. Et il leur ditj Mais 
maintenant que celui qui 
a une bourfe, la prenne : ôc 
de même celui qui a une 
jnalette : de que celui qui 



n a point d'épée, vende fa 
robe, & achète une épécw 
Car je vous dis? quil faut 
que ceci aullî qui eifl: écrit, 
foit acompli en moi. Et 
il a été mis au rang des 
iniques. Car certainement 
les chofes qui ont été pré- 
dites de moi, s'en vont 
être acomplies. Et ils di- 
rent ; Seigneur, voici deux 
épées. Er il leur dit ; C'eft 
allez. Puis il partit, & s'en 
ala, félon fa coutume, au 
mont des Oliviers : ôc fes 
Difciples le fuivirent. Et 
quand il fut arrivé en ce 
lieu là, il leur dit 5 Priez 
que vous n'entriez point en 
tentation. Puis s'étant é- 
loigné d'eux environ un 
jet de pierre 5 & s'étant 
mis à genoux, il prioit, 
Difant ; Père, fi tu voulois 
tranfporter cette coupe loin 
de moi; toutefois que ma 
volonté ne foit point faite i 
mais la tienne. Et un An- 
ge lui aparut du eiel, le 
fortifiant. Et lui étant en 
agonie, prioit plus inftam- 
ment : & fa fueur devint 
comme des grumeaux de 
fang découlant en terre. 
Puis s'étant levé de fa pri- 
ère, il revint à fes Difci- 
H 2 pies. 



Le Mecredi avant Paqu h: 



pies, kfquels il trouva dor- 
mant de triftcfle : Et il 
leur dit s Pourquoi dor- 
mez-vous? levez-vous, & 
priez que vous n'entriez 
point en tentation. Et 
comme il parloit encore j 
voici une troupe, êc celui 
qui avoir nom judas, Tun 
des douze, vint "devant eux, 
ôc s'aprocha de jéfuspour 
le baifer. Et jéfus lui ditj 
Judas, trahis-tu le Fils de 
l'homme par un baifer? 
Alors ceux qui étoient au- 
tour de lui, voiant ce qui 
aloit arriver", lur dirent : 
Seigneur, fraperons-nous de 
répée ? Et Tmi d'eux fra- 
pa le ferviteur du fouverain 
Sacrificateur, & lui empor- 
ta Toreille droite. Mais 
Jéfus prenant la parole dit 5 
Laifïez-les faire jufques ici. 
Et lui aiant touché loreil- 
le, il le guérit. Puis Jé- 
liis dit aux principaux Sa- 
crificateurs, ôi aux Capi- 
taines du Temple, êc aux 
Anciens qui étoient venus 
contre lui s Etes-vous for- 
tis comme après un bri- 
gand avec des épées & des 
bâtons ? Qtioi que j'aie été 
tous les jours avec vous au 
Tcmpkj vous navez pas 



mis la main fur moi : mais 
c.d\ ici vôtre heure, & la 
puiilance des ténèbres. Se 
faififfant donc de lui, ils 
remmenèrent; & le firent 
entrer dans la maifon du 
fouverain Sacrificateur: ôc 
Pierre fiiivoit de loin. Or 
ces gens aiant alumé du 
feu pxx milieu de la cour, 
& étant alTis cnfcmble,Pier- 
re s'afllt auflî parmi eux. 
Et une fervante le voiant 
affis auprès du feu, & aiant 
rœil arrêté fur lui, dit 5 
Celui-ci aufiî étoit avec lui : 
Mais il le nia, difànt 5 Fem- 
me, je ne le connois point. 
Et un peu après, un autre 
le voiant, dit 5 ^u es aufiî 
de ceux-là : mais Pierre dit^ 
O homme! je n'en fuis 
point. Et environ Telpace 
d'une heure après ; quelque 
autre afiîrmoit, & difoit ; 
Certainement celui-ci aufli 
étoit avec luij car il efliGa- 
liléen. Et Pierre dit 5 O 
homme ! ;e ne fai ce que 
tu dis. Et dans ce moment, 
comme il parloit encore, 
le coq chanta. *Et le Sei- 
gneur fe tournant, regarda 
Pierre; & Pierre fe reffou- 
vint de la parole du Sei- 
gneur, qui lui avoir dit; 

Avaat 



Le Jeudi avant PAQ^UEr lot* 

moignage ? car nous-mêmes 
Tavons ouï de fa bouche. 

IjC Jeudi avant Pâque. 



'Avant que le coq chante, 
tu nie renieras trois fois. 
Alors Pierre étant forti de- 
hors, pleura amèrement. 
Or ceux qui tenoient jéfuS;, 
fe moquoient de lui, & le 
frapoient. Et Taiant ban- 
dé lui donnoient des coups 
fur le vifàge, & rinterro- 
geoient, difant; Prophctifc 
qui efl celui qui t'a frapé r 



L'Epitre, I Cor. II. 17: 
en ceci que je vais 
/ous dire Je ne vous 
loiic point j c'eft que vous 
ne vous aficmblez pas en 
lieux, mais en pis. Car 



o\ 



Et ils difoient plulieurs au- j premièrement quand Vous 
très chofes contre lui, en vous aiîcmblcz dans l'Eglifc, 
loutrageant de paroles. Erh'aprens qu'il y a des par- 
quand le jour fut venu, les tialitez parmi vous: &j''en 



Anciens du peuple, & les 
principaux Sacrificateurs, & 
les Scribes saffemblcrent, 
& remmenèrent dans le 
Confeil 5 Et lui dirent : Si 
tu es le Chrift, di-le nous. 
Et il leur répondit j Si je 
vous le dis, vous ne le croi- 
rez pomt. Qiie fi auffi je 
vous interroge, vous ne 



crois une partie ; Car il 
faut qu il y ait même des 
hcréfies parmi vous 5 afin 
c^\\z ceux qui font dignes 
d'aprobation, foient mani- 
feftez parmi vous. Qiiand 
donc vous vous alîcmblcz 
ainfi tous cnfcmble, ce n'eft 
pas manger la Cène du Sei- 
imeur. Car lors quil s'adt 



me repondrez pomt 5 m ne de prendre le repas, chacun 



me laifferez point alcr. 
Déformais le Fils de f hom- 
me fera affis à la droite de 
la pui (Tance de Dieu. A- 
lors ils dirent tous; Es-tu 
donc le Pils de Dieu ? Il 
leur dit s Vous le dites 



prend par avance fon lou- 
per particulier i en forte 
que Tun a faim, & Pautre 
fait bonne chère. N'avcz- 
vous donc pas de maifons 
pour manger & pour boire? 
Ou mèprifez-vous i'Egli (e de 



vous-mêmes que je le fuis. | Dieu >& faites-vous honte à 
Et ils dirent 5 Qu'avons | ceux qui n ont rien ? Que. 
lious befoin encore de té- ï vous dirai-je ? Vous louerai- 

^ H 3 )ç| 



102 Le Jeudi avant Paq^ue; 

je? je ne vous loue point jnant point le corps duSeî- 
en ceci. Car j'ai reçu dujgneur. Et ceft pour cela 
Seigneur ce quauffi je vous queplufieurs font foibles& 
ai donné : c eft que le Sei- malades parmi vous, & que 
gneur jéfus la nuit qu il pluficurs dorment. Car fi 
fut tralîi, prit du pain: Et nous nous jugions nous- 
après avoir rendu grâces il 
le rompit, & dit 5 Prenez, 
mangez : ceci eft mon corps 
qui eft rompu pour vous: 
faites ceci en mémoire^ de 
moi. De même auflî a- 
près le fouper, il prit la 
coupe, en difant 5 Cette 
coupe eft la nouvelle alli- 
ance en mon fang : faites 
ceci toutes les fois que vous 
en boirez, en mémoire de 
moi. Car toutes les fois 
que vous boirez de cette 
coupe, vous annoncerez la 
mort du Seigneur jufques 
à ce qu'il vienne. Ceft 
pourquoi quiconque man- 
gera de ce pain, ou boira 
de la coupe du Seigneur 
indignement , fera coupa- 
ble du corps & du fang du 
Seigneur. Qiie chacun 
donc s'éprouve foi-même : 
& ainfi qu'il mange de ce 
pain 5 & qu'il boive de cet- 
te coupe : Car celui qui en 
mange, & qui en boit in- 
dignement, man2;e & boit 



fon jugement ; ne difccr- 



mêmes, nous ne ferions 
point jugez. Mais quand 
nous fommes jugez, nous 
fommes enfeignez par le 
Seigneur 5 afin que nous ne 
foions point condamnez a- 
vec le monde. Ceft pour- 
quoi, mes frères, quand 
vous vous aflemblez pour 
manger, atendez-vous l'un 
l'autre. Et fi quelqu'un a 
faim, qu'il mange en fa 
maifouj afin que vous ne 
vous affembliez point en 
jugement. Touchant les 
autres points, j'en ordonne- 
rai, quand je ferai arrivé. 
L'Evangile, S.Luc. 23.1. 
Uis ils le levèrent tous, 
& le menèrent à Pi- 
latc. Et ils fe mirent à 
l'acufcr, difant 5 Nous a- 
vous trouve cet homme 
pervertifîant la nation i & 
défendant de donner le tri- 
but à Céfar ; & » fe difant 
être le Chrift, le Roi, Et 
Pilate l'interrogea, difant $ 
Es-tu le Pvoi des Juifs > Et 
Jéfus répondant, lui ditj? 

Tu 



p 



Le Jeudi avant Paq^ue. 



10 



Tu le dis. Alors Pilatc 
dit aux principaux Sacriii- 
catcurs, & à la troupe du 
peuple 3 Je ne trouve au- 
cun crime en cet honime. 
Mais ils infilloient encore 
davantage, allant s 11 émeut 
le peuple;, enfeignant par 
toute la Judée, & aiant 



lui, après qu il Teut revêtu 
d'un vêtement blanc, le 
renvoia à Pilate, Et en ce 
même jour Pilate & Hé- 
rode devinrent amis entr'- 
eux : car auparavant ils é- 
toient en inimitié enfem- 
ble. Alors Pilate aiant a- 
pellé les principaux Sacri- 



commencé depuis la Gali-jficareurs, & les Gouver- 
léc jufques ici. Or quand jneurs, & le peuple, il leur 
Pilatc entendit parler de _ dit 5 Vous niavez préfenté 
la Galilée, il demanda, fi cet homm\r comme perver- 
cet homme étoit Galiléen.'tiffant le peuple: & voici, 



Et aiant apris qu il étoit de 
la jurifdiûion d'Hérode, il 
le renvoia à Hérode, qui 
en ces jours-là étoit aufii à 
Jérufalem. Et lors quTîé- 
3:ode vit Jêius, il en fut 
fort joieuxi car il y avoir 



Ten aiant fait répondre de- 
vant vous, je iVai trouvé 
en cet homme aucun de 
ces crimes dont vous lacu- 
fez. Ni Hérode non plus : 
car je vous ai renvoiez à 
lui 5 & voici, rien ne lui a 



long-temps qu'il défiroit de été fait qui marque qu'il foit 
le voir ; à caufe qu'il en- 
tendoit dire plufieurs cho- 
fes de lui; & il efpéroit 
qu'il lui verroit faire quel- 
que miracle. Il Tin^terro- 
gea donc par divers dif- 
<:ours: mais Jéfus ne lui 
répondit rien. Et les prin- 
cipaux Sacrificateurs & les 
Scribes comparurent, Tacu- 
fant avec une grande vé- 
hémence. Mais Hérode a- 
vec ces gens Taiant mé- 
prifé, (5c s'étant moqué de 



digne de mort. QLiand 
donc je Taurai iaii foucter 
je le relâcherai. Or il fa- 
loit qu'il leur relâchât quel- 
qu'un à la Fcte. Et toutes 
les troupes s'écrièrent en- 
femble, difantj Ote celui- 
ci, & relâche nous Barra- 
bas 3 qui avoir été mis en 
prifon pour quelque fédi- 
tion faite dans la ville avec 
meurtre. Pilate donc leur 
parla encore, voulant relâ- 
cher Jéfus. Mais ilss'écri- 
H 4 oient. 



io4^ Le Jeudi av 

oient, difant ; Crucifie, cru- 
cific-lc. Et il leur dit pour 
la troifiéme fois 5 Mais quel 
mal a fait cet homme ? Je 
ne trouve rien eu lui qui 
foit digne de mort : Taiant 
donc fait fouëter, je le re- 
lâcherai. Mais ils infiftoi- 
ent à grands cris, deman- 
dant qu'il fut crucifié : & 
leurs cris & ceux des prin- 
cipaux Sacrificateurs fe ren- 
forçoient. Alors Pilatc pro- 
nonça que ce quils de- 
niandoient, fut fait. Et il 
leur relâcha celui qui pour 
fédition & pour meurtre a- 
voit été mis en prifon, & 
lequels ils demandoient : 
6c il abandonna ]éfi.is a leur 
volonté. Et comme ils 
Tcmmenoient, ils prirent 
un certain Simon, Cyré- 
nien, qui venoit des champs, 
<5c le chargèrent de la croix 
pour la porter après Jéius. 
Or il étoit fuivi d'une 
grande multitude de peuple 
Se de femmes, qui fe fra- 
poient la poitrine, & le 
pleuroient. Mais Jeliis fe 
tournant vers elles, leur 
dit 5 Filles de jérufalem, 
ne pleurez poinf fjr moi j 
mais pleurez fur vous- 
^nemcs, ôi fiu: vos cnfans. 



ANT VaQV'E^. 

Car voici, les jours vien- 
dront aufquels on dira^ 
Bienheureufes font les fté- 
riles5 <5c bienheureux les ven- 
tres qui n'ont point enfan- 
té, & les mammelles qui 
n'ont point alaité. Alors 
ils fe mettront à dire aux 
montagnes s Tombez fur 
nous : & aux coteaux s 
Couvrez-nous. Car s'ils 
font ces chofes au bois 
verd, que fera-t-il fait au 
bois fec? Deux autres aulli 
qui étoient des malfaiteurs, 
furent menez pour les faire 
mourir avec lui. Et quand ils 
furent venus au lieu qui eft 
apellé le Tefti ils le cruci- 
fièrent là, & les malfai- 
teurs auflî : l'un a la droite, 
& l'autre à la gauche. Mais 
jéfus difoit ; Père, pardon- 
ne leur, car ils ne favent 
ce qu'ils font. Ils firent 
enfuitc le partage de fcs 
vétemens, & ils les jette- 
rent au fort. Et le peuple 
fe tenoit là regardant : & 
les Gouverneurs auflî fe 
moquoient de lui avec eux, 
difant5 11 a fauve, les au- 
tres, qu'il fe fauve lui- 
même, s'il eft le Chrift, 
l'élu de Dieu. Les foldats 
aufli fe moquoient de lui, 
s'apro- 



LÉ Vendredi Saint 



s^aprochant, & lui préfen- 
tant du vinaigre : Etdifant^ 
Si tu es le Roi des JuifS;, 
fauve-toi toi-même. Or il 
y avoit au deffus de lui un 
écriteau en lettres Grec- 
ques, ôc Romaines, & Hé- 
braïques, en ces mots : 
Celui-ci est le roi des 
Juifs. Et Tun des mal- 
faiteurs qui étoient pendus, 
loutrageoit, difant s Si tu 
çs le Chrift, fauve-toi toi- 
inême, & nous aullî. Mais 
l'autre prenant la parole le 
tançoit, difant 5 Au moins 
ne crains-tu point Dieu, 
puis que tu es dans la 
même condamnation? Et 
pour nous, nous y fommes 
juftement : car nous rece- 
vons des chofes dignes de 
nos forfaits : mais celui-ci 
if a rien fait qui ne fe dut 
faire. Puis il difoit à Jé- 
fus; Seigneur, fouvien-toi 
de moi quand tu viendras 
en ton Règne. Et Jéfus 
lui dit 5 En vérité je te dis, 
quaujourd'iiuitu feras avec 
moi en paradis. Or il é- 
toit environ fix heures, & 
il fe fit des ténèbres par 
tout le païs jufqua neuf 
heures. Et le foleil fut 
obfcurciA le voile duTem- 



105 

pie fe déchira par le milieu. 
Et Jéfus criant à haute voix 
diti Père, je remets mon 
efprit entre tes mains. Et 
aiant dit cela, il rendit YcC- 
prit. Or le Centenier vol- 
ant ce qui étoit arrivé, glo- 
rifia Dieu, difant i Certes 
cet homme étoit jufte. Ef: 
toutes les troupes qui s 'étoi- 
ent affemblées â ce fpeda- 
cle, voiant les chofes qui 
étoient arrivées, sqïï re- 
tournoient frapant leurs 
poitrines. Et tous ceux de 
fa connoiffance, & les fem- 
mes qui lavoient fuivi de 
Galilée, fe tenoient loin^ 
regardant ces chofes. 

Le Vendredi Saint. 



TTEui 



Les Collectes. 
Euille, Seigneur, rc- 
der favorabiernent 
cette tienne famille, pour 
laquelle nôtre Seigneur |é- 
fus Chrift a bien voulu 
être trahi, & livré entre 
les mains des méclaiis, 
pour foufrir la mort de la 
croix i lequel maintenant 
vit & règne avec toi, ôc a- 
vec le Saint Efprit, un feul 
Dieu béni éternellement. 
Amen. 

Dieu 



£0(5 Le 

Tr\Ieu ToLit-puiflant & 

J-^ Eternel, qui con- 
duis & fandifies par ton 
Saint Efprit tout le Corps de 
TEglife^ reçoi les prières, & 
les fuplications que nous 
te prélentons pour toutes 
les diférentes conditions de 
ceux qui le compofenti 
afin que chacun de fes 
membres te puifle fervir en 
toute fuicérité, & en toute 
piété, félon fa charge & 
fa^ vocation; par Jéfus-Chrift 
nôtre Seigneur ôc Sauveur. 
Amen.. 

Ç\ Dieu mifcricordieux , 
^^ qui as créé tous les 
hommes, & qui ne haïs 
rien dc^ ce que tu as fait 5 
qui aulîi ne demandes point 
la mort du pécheur, mais 



A I N T. 



Vendredi 

troupeau fous un fcul Pa- 
yeur Jefus Chrift nôtre 
Sauveur 5 qui vit 6c qui règ- 
ne avec toi, & avec le 
Saint Efprit, un feul Dieu 
béni étcrnelkment. Amen. 



L 



piULOt qu il fe convernflc & ! chez réitérée d'année 



L'Epitre, Heb. 10. i. 
A Loi aiant lombre 

des biens à venir, ôc 

non la vive image des cho- 
ies, ne peut jamais par les 
mêmes facrifices, que Ion 
ofre continuellement cha- 
qu année, fandifier ceux qui 
s y adreffent. Autrement 
n euffent ils pas ceiTé d^ctrc 
oferts ? puis que les facri- 
fians étant une fois purifiez, 
ils neulfent plus eu aucune 
confcience de péché? Or 
il y a dans ces facrifices u- 
ne commémoration des pe- 



qu il vive: Aie pitié de tous 
Icsjuift; de touslesTurcs5 de 
tous Ics^ Infidcics 5 & de tous 
les Hérétiques; ôte leur tou- 
te ignorance, tout endur- 
Cifiemenr de cœur, & tout 
rnepris de ta Parole. Veuil- 
ie, ô nôtre bon Dieu, les 
ramener a ta bergerie 5 afin 
qulls foicnt fauvez avec le 
refc des véritables Ifraëlites, 
ne i^ifaiit plus quYm fc^j 



en 
année. Car il cft impof- 
fible que le fang des tau- 
reaux & àz^ boucs ôte les 
péchez.' C^eft pourquoi Jé- 
lus-Chrift en entrant au 
monde a dit s Tu n as point 
voulu de facrifice, ni d'of- 
frande; mais tu m'as aproprié 
un corps : Tu n as point 
pris plaifir aux holocauftes, 
ni à loblation pour le pé- 
ché. Alors j'ai diti Me 

voici, 



Le Vendre 

^oîci, je viens : il eft écrit 
de moi au commencement 
du Livre i Que je fafîc, 6 
Dieu, ta volonté. Aiant 
dit auparavant 5 Tu n'as 
point voulu de facrifice, ni 
d offrande, ni dliolocauftes, 
ni d'oblation pour le pé- 
ché, & tu n'y as point pris 
plaifir:lcfquelles chofes font 
pourtant ofertes félon la 
Loi, alorsiladit5 Me voi- 
ci, je viens afin de faire, ô 
Dieu, ta volonté. II otc 
donc le premier, afin d'éta- 
blir le fécond. Or c cft par 
cette volonté que nous 
fommes fanûifiez ; favoir 
par loblation qui a été faite 
une feule fois du corps de 
Jéfus-Chrift. Tout Sacri- 
ficateur donc afiifle chaque 
jour, adminiftrant, & of- 
frant fouvent les mêmes fa- 
crifices, qui ne peuvent ja- 
mais ôter les peciiez : Mais 
celui-ci aiant ofert un feul 
facrifice pour les péchez, 
s'eft aflîs pour toujours à 
la droite de Dieu : Atcn- 
dant ce qui reftc, favoir 
que fes ennemis foient mis 
pour le marchepied de fes 
pieds. Car par une feule 
oblation il a confacré pour 
toujours ceux qui ibnt fanc- 



D I S A 1 N T* 107 

tifiez. Et ceftauffi ce que 
le Saint Efprit nous témoi- 
gne i car après avoir dit 
premièrement i C'eft ici le 
Teftament que je difpofe- 
rai envers eux après ces 
jours-là, dit le Seigneur i 
c'eft que je mettrai mes 
loix dans leurs cœurs, & 
les écrirai dans leurs enten- 
demens : & je ne me fou- 
viendrai plus de leurs pé- 
chez, ni de leurs iniquitez. 
Or où il y a remiflîon de ces 
chofes, il n'y a plus d'obla- 
tion pour le péché. Puis 
donc, mes frères, que nous 
avons la liberté d'entrer 
dans les lieux Saints par le 
fang de Jéfus 5 qui cft le 
chemin nouveau & vivant 
qu'il nous a confacré i que 
nous avons, dis-je, la liber- 
té d'y entrer par le voile, 
c'eft-a-dire, par fa propre 
chair j & que nous avons , 
un grand Sacrificateur éta- 
bli fur la maifon de Dieu : 
Alons avec un vrai cœur, 
ôc avec une pleine certitude 
de foi, aiant les cœurs pu- 
rifiez de mauvaife con- 
fcience, ôc le corps lavé 
d'eau nette. Retenons la 
profeflîon de nôtre cfpé- 
rance fans varier ; car celui 

qui 



ïos Le Vend k e b ï S a ï n î; 



qui nous a fait les promef- 
fcs cfl fidèle. Et prenons 
^arde lun à Tautre ; afin de 
nous inciter i la charité & 
aux bonnes -oeuvres : Ne 
quitant point nôtre affem- 
blée^, comme quelques-uns 
ont acoûtumé de faire, 
mais nous exhortant Tun 
l'autre : & cela d autant 
plus que vous voiez apro- 
cher le jouro 



L'Evangile, S. Jean, 19. i. 

Pllate fit donc alors 
prendre Jéfus, & le 
lit fouetcr: Et les foldats 
plièrent une couronne d'é- 
pines, quils mirent fur fa 
tête, & le vêtirent d'un vê- 
tement de pourpre. Puis 
ils lui difoients Roi des 
Juifs, bien te foit : & ils 
lui donnoient des coups a- 
vec leurs verges. Et Pi- 
late fortit encore dehors, 
& leur dit 5 Voici, je vous 
i amené dehors, afin que 
vous fâchiez que je ne 
trouve aucun crime en lui. 
Jéfus donc fortit portant la 
couronne d'épines, & k 
vêtement de pourpre: & 
Pilate leur dit 5 Voici l'hom- 
me. Mais quand les prin- 
cipaux Sacrificateurs & ks 



fergens le virent, ilssecri:' 
crent, en difant ; Crucifie, 
crucifie. Pilate leur dit: 
Prenez-le vous mêmes, 6c 
le crucifiez: car je ne trou- 
ve point de crime en lui. 
Les Juifs lui répondirent 5 ' 
Nous avons une loi 5 &fe- 
jon nôtre loi, il doit mou- 
rir : car il s'eft fait Fils de 
Dieu. Or quand Pilate eut 
ouï cette parole, il craig- 
nit encore davantage. Et 
il r'entra dans le P'rétoire, 
& dit à Jéfus i D où es-tu? 
Mais Jéfiis ne lui donna 
point de réponfe. Et Pi- 
Jate lui dits Ne parles-tu 
point à moi> ne fais-tu pas 
que j'ai le pouvoir de te 
crucifier, & le pouvoir de 
te délivrer? Jéfus lui ré- 
pondit j Tu n'aurois au- 
cun pouvoir fur moi, s'il 
ne t'étoit donné d'cnhaut : 
c'efl: pourquoi celui qui 
m'a livré à toi, a fait un 
plus grand péché. De- 
puis cela Pilate tâchoit à 
le délivrer : mais les Juifs 
crioient, en difant 5 Si tu 
délivres celui-ci, » tu n'es 
point ami de Céfar : car 
quiconque fe fait Roi, eft 
contraire à Céfar. Qiiand 
Pilate eut ouï cette parole, 

U 



Le Vendredi Saiî^t.' 



l®^ 



U amena Jéfus dehors^, ôc 
s'aiiît au Siège judicial, dans 
le lieu qui eft apellé Pave- 
ment, & en Hébreu Gab- 
batha. Or c'étoit la pré- 
paration de la Pâque, & 
il étoit environ fix heures : 
Se Pilate dit aux Juifs; 
Voilà vôtre Roi. Mais ils 
crioient; Ote, ôte, cruci- 
fie-le. Pilate leur dit i Cru- 
cifierai-) e vôtre Roi? Les 
Principaux Sacrificateurs ré- 
pondirent 5 Nous n'avons 
point d'autre Roi que Cé- 
îàr. Alors donc il le leur 
livra pour être crucifié. Ils 
prirent donc Jéûis, de rem- 
menèrent. Et Jéfiis por- 
tant fa croix, vint au lieu 
apellé le Teft, ôc en Hé- 
breu Golgotha 5 Où ils le 
crucifièrent, & deux autres 
avec lui 5 Tun deçà, 6c l'au- 
tre delà, & Jéfus au milieu. 
Dr Pilate fit un écriteau, 
qu il mit fur la croix, où 
étoient écrits ces mots : Jé- 
sus Nazarien le roi des 
Juifs. Et plufieurs des 
juifs lurent cet écriteau, 
parce que le lieu, où jefus é- 
toit crucifié, étoit près de la 
ville, 6c que cet écriteau 
étoit en Hébreu, en Grec, 



quoi les principaux Saorifi- 
cateurs des Juifs dirent à 
Pilate i N'écri point, le 
Roi des Juifs : mais, que 
celui-ci a dit 5 Je fuis le Roi 
des Juifs. Pilate répondit > 
Ce que j'ai écrit, je Tai é- 
crit. Or quand les foldats 
eurent crucifié Jéfus, ils pri- 
rent fes vctemens 6c en 
firent quatre parts, une pars 
pour chaque foldat : ils pri- 
rent auflî le faie; mais le 
faie étoit fans couture, tif- 
fu depuis le haut jufqu en 
bas. Et ils dirent entr'eux > 
Ne le mettons point eix 
pièces : mais jettons-le au 
fort, pour favoir à qui iî 
fera. Et cela arriva ainfi, a- 
fin que TEcriture fut acom- 
plie,. difant 5 Ils ont partagé 
entr'eux mes vétemens,6c ils 
ont jette au fort ma robe : 
les foldats donc firent ces 
chofes. Or près de la croix 
de Jéfus étoit fa mère, 6c la 
fœur de fa mère, qui étoit 
Marie femme de CléopaS;, 
6c Marie Magdelainc. Et 
jéfus voiant fa mère, 6c au- 
près d'elle le Difciple qu'il 
aimoit, il dit a fa mères 
Femme, voilà ton Pils. 
Puis il dit au Difciple : Voi- 



6c en Latin. Ceft pour- là ta JMère ; 6c dès cette 

l '^ " heure- 



L E V E I L L E D E P A Q^U E.' 



lia 

heure-là ce Difciple la re- 
çut chez lui. Après cela 
Jéfus fâchant que toutes 
chofes étoient déjà acom- 
plies, il dit 5 afin que TE cri- 
ture fut acomplie 5 J'ai foif 
Et il y avoit là un vafe 
plein de vinaigre s ils em- 
plirent donc de vinaigre 
une éponge, & la mirent à 
Tentour de Thyfope, & la 
lui préfenterent à la bou- 
che. Et quand Jefus eut 
pris le vinaigre, il dit 5 
Tout eft acompli : & aiant 
baiifé la tête, il rendit Tef 
prit. Alors les Juifs, afin 
que les corps ne demeu- 
raflent point en croix au 
jour du Sabat, parce que 
cétoit la préparation, (or 
cetoit un grand jour de 
Sabat) prièrent Pilate qu on 
leur rompit les jambes, & 
qu on les otât. Les foldats 
donc vinrent, & rompi- 
rent les jambes au premier, 
ôc de même à l'autre qui 
étoit crucifié avec lui. Puis 
étant venus à Jefias, & vol- 
ant qu'il étoit déjà mort, 
ils ne lui rompirent point 
les jambes : Mais un des 
foldats lui perça le côté a- 
vcc une lance, Ôc inconti- 
nent il en fortit du fang 



& de Teau. Et celui qui 
fa vu, la témoigné ôc fon 
témoignage eft digne de 
foi : & celui-là fait qu'il dit 
vrai, afin que vous le croi- 
ïez. Car ces chofes-là font 
arrivées afin que cette Ecri- 
ture fut acomplie i Pas un 
de fes os ne fera caffé : Et 
encore une autre Ecriture, 
qui dit > Us verront celui 
qu ils ont percé. 

La Veille de Paquet 
La Collecte. 



F 



AI, Seigneur, que 
comme nous fommes 
batifez en la mort de ton. 
Fils Jéfus- Chrift nôtre Sau* 
veur, nous foions en- 
fevelis avec lui par une 
continuelle mortification de 
nos afFedions corrompu- 
es: & quau travers du 
fépulcre & de la porte 
de la mort, nous pallions à 
la joie de nôtre réfurredion; 
par les mérites de celui qui 
eft mort, qui a été enfeve- 
li, & qui eft reffufcité pour 
nous, Jéfus Chrift ton Fils 
Amen, 



notre Seigneur. 



UEpi^ 



Le Veillé dé P a q^ u e. î i î 

L'EpiTRE, I S. PierrC;, 3. 17. 1 Anges, &lcs Dommations> 



IL vaut mieux que vous 
foufriezen faifant bien, 
fi la volonté de Dieu eft 
que vous foufricz, qu'en 
faifant mal. Car auffi 
Chrift a foufert une fois 
pour les péchez, lui jufte 
pour les injuftes, afin de 
nous amener a Dieu; étant 
mort en la chair, mais vi- 
vifié par l'Efprit : Par le- 
quel auflî étant aie, il a 
prêché aux efprits qui font 
dans la prifon : Et qui a- 
voient été autrefois incré- 
dules, quand la patience de 
Dieu les atendoit une fois, 
durant les jours de Noé ; 
tandis que TArche fe pré- 
paroit : dans laquelle un 
petit nombre, favoir huit 
perfonnes, furent fauvées 
par Teau. A quoi auffi 



6c les Puiffances. 



L 



L'Evangile, S. Mat. 27. 57, 
E foir étant venu, un 
homme riche d'Ari- 
mathée, nommé jofeph,, 
qui même avoit été difci-- 
pie de Jéfus, vint à Pilate, 
& demanda le corps de jé- 
fus. Et en même tcms 
Pilate commanda que le 
corps fut rendu. Ainfi ]o- 
feph prit le corps 5 ôc Ycii" 
velopa d'un linceul net 5 de 
le mit dans fon fépulcre 
neuf, qu'il avoit taillé dans 
le roc : & après avoir roulé 
une grande pierre à la por- 
te du fépulcre, il s'en al^.. 
Et là etoient Marie Mag- 
deleine, & Tautre Marie af- 
fifes vis-à-vis du fépulcre. 
Or le lendemain qui eft a- 



maintenant répond à l'op-iprès la préparation du Sa- 
pofite la figure qui nous ■ bat ; les principaux Sacri- 
fauve , c'eft-a-dire , le Ba- ficateurs ôc les Pharifiens 
tême: non point celui par , s'affemblerent vers Pilate, & 
lequel les ordures de la 
chair font nettoiées,- mais 
l'ateftation d'une bonne 
confcience devant Dieu, par 
la réfurreClion de ]éfus- 
Chrift : qui eft à la droite 
de Dieu, étant aie au ciel : 
& auquel font affujettis les 



lui dirent 5 Seigneur, il nous 
fouvient que ce féduûeur 
difoit, quand il étoit en- 
core en vie 5 Dans trois 
jours je refTufciterai. Com- 
mande donc que le fépul- 
cre foit gardé fùrcment 
jufques au troifiéme jour; 

de» 



112 L E J O U R D 

depeur que fcs diiciplcs ne 
viennent de nuit, ôc ne le 
dérobent, & quiis ne di- 
fent au peuple 5 II eft ref- 
fufcité des morts : car ce 
dernier abus feroit pire que 
le ' premier. Mais Piiate 
leur dit ; Vous avez la gar- 
de, alez & affurez-le com- 
me vous Tentcndrez. Ils 
s en alerent donc, & affu- 
rerent le fépulcre, féelant 
la pierre, & y mettant des 
gardes. 

»A^ "^l*^ ""îV^ •■*§" '^î^* "^ '^■* J^'^ "^ 

LE JOUR. DE PAQUE. 

'Aux Prières du Matin ^ au lieu 
du Pfeaume ^ Venez, chantons 
à rÉternel, &c, feront chan- 
tées, ou récitées ces Antiennes. 

CHrift nôtre Pâque a été 
facrifié pour nous. 
C'cft pourquoi faifons la 
fête; non point avec k 
vieux levain, ni avec un 
levain de méchanceté & de 
malice : mais avec les pains 
fans levain de la fincérité, 
& de la vérité, i Cor, <^,j, 

Ç^ Hrifl: étant reffufcité 
^*^ des morts, ne meurt 
plus ; & la mort n'a plus 
de domination fur lui ; car 



E P A (^ TJ E." 

ce qu il eft mort, il èft mort 
pour une fois au pèche ; 
mais ce quil eft vivant, il 
eft vivant à Dieu. Vous 
auftî tout de même faites 
votre compte que vous êtes 
morts au péché ; mais vi- 
vant à Dieu en Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. Rom. 
6. 9. 

/^Hrift eft refTufcité des 
^^-^ morts, & il a été fait 
les prémices de ceux qui 
dorment. Car puis que la 
mort eft par un feul hom- 
me, la réfurreûion des 
morts eft aufli par un feul 
homme. Car comme tous 
meurent en Adam, pareil- 
lement aulïi tous font vi- 
vifiez en Chrift. i Cor. 
15. 20. 

Gloire foit au Père, ôc 
au Fils, ôc au Saint Efprit. 
Réponfe. 

Comme il étoit au com- 
mencement, comme il eft 
maintenant, & comme il 
fera éternellement. Amen. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiflant, qui 
par yéfus-Chrift ton 
Fils Unique, as vaincu la 
i mort; 



t E J ô ù r: D 

mort, & nous as ouvert la 
porte de la vie éternelle j 
fai nous reffufciter en lui 
en nouveauté de vie. Et 
comme par ta grâce pré- 
venante tu nous infpires de 
bons défirs; fais aullî que 
par un continuel fecours de 
cette même grâce, nous 
pui.ffions les mettre en effet, 
par Jéfus-Chrift notre Sei- 
gneur, qui vit & qui règne 
avec toi, & avec le Saint 
Efprit, un feul Dieu béni 
éternellement. Amen. 

L'Epitre, Col. 3.1* 

SI donc vous êtes reflu- 
fcitez avec Chrift 3 
ciierchez les chofes qui 
font en haut, où Clirift eft 
aflîs à la droite de Dieu : 
Penfcz aux chofes qui font 
en haut, & non point à 
celles qui font fur la terre. 
Car vous êtes morts, & 
vôtre vie eft cachée avec 
Chrift en Dieu. Quand 
Chrift, qui eft vôtre vie, a- 
paroitra, vous paroitrez auf- 
fi alors avec lui en gloire. 
Mortifiez donc vos mem- 
bres qui font fur la terre 5 
la paillardife, la fouillure, 
les aff'edions déréglées, la 
inauvaife convoitife, & la- 



E P À Q^U Ed 113' 

varice, qui eft line idolâtrie^ 
Pour lefquelles chofes la 
colère de Dieu vient fur 
\z^ enfans de rébellion 5 
& dans lefquelles vous a* 
vez cheminé autrefois ,, 
quand vous viviez en el- 
les. 

UEvaNgilè, S.Jean, 20. u 

LE premier jour de la 
femaine, Marie Mag- 
daleine vint le matin au 
fépulcre, comme il faifoit 
encore obfcur : & elle vit 
que la pierre étoit ôtée du 
fépulcre. Et elle courut, 
& vint à Simon Pierre, & 
à l'autre difciple que Jéfus 
aimoit, & elle leur dit 5 Ou 
a enlevé le Seisincur hors 
du fépulcre ; mais nous ne 
favons point où on la mis. 
Alors Pierre partit avec l'au- 
tre difciple, & ils s'en aie- 
rent au fépulcre ; & ils cou- 
roicnt tous deux enfemble ; 
mais l'autre difciple couroit 
plus Vite que Pierre, & il 
arriva le premier au fépul- 
cre. Et s'étant baiilé, il 
vit bien les linges mis à 
côté ; mais il n'y entra point. 
Alors Simon Pierre qui le 
fuivoit, arriva, & entra dans 
\ le 



'iT4 ^^ Lundi de la S 

le répulcre, & vit les linges 
mis à côté, & le couvre- 
chef qui avoit été fur la tcte 
de ]éfus, lequel n étoit point 
mis avec les linges, mais 
étoit envelopé en un lieu 
à part. Alors Tautre dif- 
ciplc qui étoit arrivé le pre- 
mier au fépulcre, y entra 
auffi, & il vit, &crut: car 
ils ne favoient pas encore 
r£criture, qui porte qu'il 
devoît refllifciter des morts. 
Et les difciples s'en retour- 
nèrent chez eux. 

Le Lundi de la Semaine 
de Pâque. 



La CaLLECT e. 



D 



leu Tout-puiflant, qui 
par Jéfus Chriftton 
"Fils Unique, as vaincu la 
:a; nous as ouvert la 
, ^ de là vie éternelle 5 
(ai nous reiTufciter en lui 
en nouveauté de vie. Et 
comme par ta grâce pré- 
venante tu nous infpiresde 
bons défirs $ fais âulli que 
par un continuel fecours 
de cette même grâce, nous 
puiflions les mettre en ef- 
fet ; par Jéfus Chrift nôtre 
Seigneur, qui vit & qui 



É M A Ilî E DE 1? Â Q^U Ê. 

règne avec toi, & avec le 
Saint Efprit, un feul Dieu 
béni éternellement^ A'^ 
men, 

î^^//rUEpiTRE,Aa:. 10.34J 

Pierre prenant la parole>^ 
dit h En vérité je re- 
connois que Dieu n a point 
d'égard à Taparence des 
perfonnes: mais qu'en toute 
nation celui qui le craint,, 
ôc qui s'adonne à la juftice, 
lui eft ai2;réable. C'cft ce 
qu'il a envoie fignifier aux 
enfans d'ifraël, en anon- 
çant la paix par Jéfus-Chrift, 
qui eft le Seigneur de tous. 
Vous favez ce qui eft arri-* 
vé dans toute la ]udée ea 
commençant par la Galilée,, 
après le Batême que Jean 
a prêché : Savoir, Com- 
ment Dieu a oint du Saint 
Efprit & de force Jéfus le 
Nazarien ; qui a pafle de 
lieu en lieu, en faifant du: 
bien 5 & guériftant tous ceux 
qui étoicnt opreflez du 
Diable : car Dieu étoit avec 
lui. Et nous fommes té- 
moins de toutes Iès chofes 
iqu'il a faites, tant au pais 
des Juifs, qu'à Jérufalem: 
cSc comment ils l'ont fait 
mourir le pendant au bois. 

Mais 



I Le Lundi de là Se 

Mais Dieu Ta reflufcité le 
troifiéme jour, & Ta donné 
pour être manifefté : non 
à tout le peuple ; mais aux 
témoins auparavant ordon- 
nez de Dieuj à nous, dis- 
je, qui avons mangé & bu 
avec lui après quil a été 
reflufcité des morts. Et il 
nous a commandé de prê- 
cher au peuple, & de té- 
moigner que c'efl: lui qui 
cil ordonné de Dieu pour 
être le Juge des vivans & 
des morts. Tous les Pro- 
phètes lui rendent témoig- 
nage, que quiconque croira 
en lui, recevra la remilîi on 
de les péchez par fon 
Nom. 

L'EvANGiLÊ, S. Luc, 24. 1 3 . 

Voici, deux d'entr'eux 
étoientce jour là en 
chemin pour aler à une 
bourgade nommée Em- 
maùs, qui étoit loin de ]é- 
rufalem environ foixante 
ftades : & ils s'entretenoient 
cnfemble de toutes ces cho- 
fes qui étoicnt arrivées. Et 
il arriva que comme ils par- 
loient, & conferoient cn- 
tr eux, Jéfus lui-même s'é- 
tant aproché, fe mit à mar- 
cher avec eux : mais leurs 



MAINE DE PaQUE. Il/ 

yeux étoient retenus: afin 
qu ils ne le puflent recon- 
noitre : & il leur dit ; Qiiels 
font ces difcours que vous 
tenez entre vous en mar- 
chant ? & pourquoi êtes- 
vous tout triftcs ? Et l'un 
d'eux, qui avoit nom Cléo- 
pas, répondit, & lui dit^ 
Es-tu feul étranger dans] é- 
rufalem, qui ne fâches point 
les chofes qui y font arri- 
vées ces jours-ci? Et il 
leur dit ; QLielles ? Ils ré- 
pondirent, C'efl: touchant 
Jéfus le Nazarien, qui a 
été homme Prophète, puif- 
fant en oeuvres & en pa- 
roles devant Dieu, & de- 
vant tout le peuple : ôc 
comment les principaux Sa- 
crificateurs, & nos Gou- 
verneurs font livré pour 
être condamné à mort, & 
font crucifié. Or nous ef- 
périons que ce feroit lui 
qui délivreroit Ifraël : mais 
avec tout cela, ceftaujour- 
dliui le troifiéme jour que 
ces choies font arrivées. 
Toutefois quelques femmes 
des nôtres nous ont fort 
étonnez s car elles ont été 
de grand matin au fépul- 
cre: & naiant point trou- 
vé fon corps, eil'es font re- 
I 2 venueS;, 



ïi6 Le Mardi de la Semaine £>è Paqjl^e:; 



venues, en difantj que 
même elles avoient vu une 
aparition d'Ailges, qui di- 
foicnt, qu'il eft vivant. Et 
quelques-uns des nôtres font 
alez au fépulcre ; 6c ont 
trouvé ainli que les fem- 
mes avoient dit : mais pour 
lui, ils ne lont point vu. 
Alors il leur dit 5 O gens 
dépourvus de fens, & tar- 
difs de cœur à croire tou- 
tes les chofes que les Pro- 
phètes ont prononcées ! Ne 
faloit-il pas que le Chrift 
foufrit ces chofes, & qu'il 
entrât en fa gloire ? Puis 
commençant par Moïfe, & 
continuant par tous les Pro- 
phètes, il leur expliquoit 
dans toutes les Ecritures les 
chofes qui le regardoient. 
Et comme ils furent près de 
la bourgade où ils aloicnt^ 
il faifoit femblant dealer plus 
loin. Mais ils le forcèrent, 
en lui difant; Demeure a- 
vcc nous : car le foir apro- 
che, & le jour eft déjà dé- 
cliné. 11 entra donc pour 
demeurer avec eux. Et il 
arriva, que comme il étoit 
à table avec eux, il prit 
le pain, & rendit grâces; 
& Taiant rompu, il le leur 
diftribua. Alors leurs yeux 



furent ouverts, enforte qu ils 
le reconnurent : mais il dit 
parut de devant eux. Et 
ils dirent entr'euxj Nôtre 
cœur ne bruloit-il pas au 
dedans de nous, lors qu il 
parloit à nous par le che- 
min, & qu'il nous expli- 
quoit les Ecritures > Et fc 
levant dans ce moment ils 
s'en retournèrent â Jérufa- 
km, où ils trouvèrent les 
onze afîemblez, 6c ceux 
qui étoient avec eux 5 qui 
difoient } Le Seigneur eft 
véritablement reffufcité, & 
il eft aparu à Simon. Et 
ceux-ci auflî racontèrent 
les chofes qui leur étoient 
arrivées en chemin 5 & 
comment il avoit été re- 
connu d'eux^ en rompant 
le pain. 

Le Mardi de la Semaine 
de Paque. 

La Collecte.^ 

Dieu Tout-puiffant, qui 
par )éllis-Chrift ton 
Fils Unique, as * vaincu la 
mort, & nous as ouvert la 
porte de la vie éternelle; 
fai nous reiliifciter en lui 
eu nouveauté de vie. Et 
comme 



Le Mardi de i;.a Sç 

comme par ta grâce pré- 
venante, tu nous infpires 
de bons défirs, fais auffi 
que par un continuel fe- 
cours de cette même grâce, 
nous puiiîîons les mettre 
en effet i par Jéfus-Chrift 
nôtre Seigneur, qui vit & 
qui règne avec toi, &'^ avec 
le Saint Efprit, un feul 
Dieu béni éternellement. 
Amen. 

5P^//rL'EpiTRE,Ad. 13.26. 

Hommes Frères, en- 
fans de la race d'A- 
braham, & ceux d'entre 
vous qui craignez Dieu, c'eft 
à vous que la parole de ce 
falut a été envolée. Car 
les habitans de Jérufalem 
& leurs Gouverneurs ne 
l'aiant point connu, ont 
même en le condamnant 
acompli les paroles des 
Propliètcs, qui fe iifcnt cha- 
que Sabat. Et quoi qu'ils 
ne trouvaifent rien en lui 
qui fut digne de mort, ils 
prièrent Pilate de le faire 
mourh'. Et après qu'ils cu- 
rent acompli toutes les 
chofcs qui avoient été écri- 
tes de lui, on Iota du bois, 
^L on le mit dans un fé- 
nilcre.. Mais Dieu fa rcf- 



MAINE DE PaQIXE. llj 

fufcité des morts. Et il a 
été vu durant plufieurs jours 
par ceux qui étoient mon- 
tez avec lui de GaUlée à jé- 
rufalem, qui font fes 'té- 
moins devant le peuple. 
Et nous vous anonçons 
quant à la promeife qui a 
été faite à nos pères 5 que 
Dieu l'a acomplie envers 
nous qui fommes leurs en- 
fans, aiant fufcité ]éfus, fé- 
lon qu il eft écrit auPfeaume 
fécond i Tues mon Fils, je 
t'ai aujourd'hui engendré. 
Et pour montrer qu'il l'a 
reffufcité des morts, pour 
ne devoir plus retourner au 
fépulcre, il a dit ainfi j Je 
vous donnerai les faintetez 
de David aifûrées. C'efl 
pourquoi il dit auflî dans 
un autre endroits Tu ne 
permettras point que ton 
Saint fente la corruption. 
Car certes David, après a- 
voir fervi en fon temps au 
confeil de Dieu, s'efl en- 
dormi, & a été mis avec 
fes pères, & a fenti la cor- 
ruption. Mais celui que 
Dieu a reilufcité n'a point 
fenti de corruption, Sa- 
chez donc, Hommes Frères, 
que c'eft par lui que vous 
eft anonçée la rcmiUioa 
I3 des 



jîS LÉ L 

des péchez : Et que de tout 
ce dont vous n avez pu ê- 
tre juftifiez par la Loi de 
Moïfc, quiconque croit cft 
juftifié par lui. Prenez donc 
garde qu il ne vous arrive 
ce qui cft dit dans les Pro- 
phètes ; Voiez, contemp- 
teurs, ôc vous en étonnez, 
ôc foicz diffipez : car je 
iii'cn vais faire une œuvre 
en vôtre temps, un oeuvre 
que vous ne croirez point fi 
quelqu'un vous la raconte. 



L'Evangile, S. Luc, 24.3 6. 

JEfus fe prétenta lui- 
même au milieu d'eux, 
&" Içur dit 5 que la paix Ibit 
avec vous. Mais eux tout 
troublez & épouvantez croi- 
oicnt voir un efprit. Et il 
leur dit y Pourquoi vous 
troublez-vous > &c pourquoi 
monte- t'ril des penfées dans 
vos cœurs ? Voiez mes 
mains & mes pieds : car 
c'cft moi-même : touchez 
moi, & me confiderez bien: 
car un efprit n'a ni chair, 
in os i comme vous voicz 
que j'ai. Et en difant ce- 
la, il leur montra fcs mains, 
&: fes'pieds. Mais comme 
cncorcde joie, ils ne croioi- 
ent point, ôc qu'ils s'éton- 



DlMANCHE APRES P A Q^U E.^ 

noient, il leur dit; Avez- 
vous ici quelque chofe à 
manger ? Et ils lui prcfente- 
rent une pièce de poiflbn 
rôti, & d'un raiondemiël. 
Et Taiant pris, il mangea 
devant eux. Puis il leur 
dit j Ce font ici les dif- 
cours que je vous tenois, 
quand j'étois encore avec 
vous ; qu'il faloit que tou- 
tt^s les chofes qui font écri- 
tes de moi dans la Loi de 
Moife, & dans les Prophè- 
tes, & dans les Pfcaumes, 
fuffent acomplies. Alors 
il leur ouvrit l'entendement 
pour entendre les Ecritures : 
Et il leur dit 5 II cft ainfi 
écrit, & ainfi il faloit que 
le Chrift foufrit, & qu'il ref- 
fufcitât des morts le troi- 
fiéme jour : Et qu'on prê- 
chât en fon Nom la re- 
pentance, & la remilïîon 
des péchez parmi toutes les 
nations, en commençant 
par ]érufalem. Et vous ê- 
tes témoins de ces chofes. 



Le premier dimanche 
après Pâque. 



o 



La Collecte. 

Dieu & Pcre Cclefie 

qui as voulu que ton 

Fils 



Le I. Dimanche après Paq^iie. 



Tils bien aimé mourut pour 
nos ofFenlcs, 6c qu i. rei- 
fufcitât pour nôtre juf^iii- 
cation 5 foi par ta grâce que 
nous renoncions à tout le- 
vain de malice & de mé- 
chanceté, pour te fcrvii 
conftammcnt en fincérité, 
& en pureté de vie ; par les 
mérites de Jéfus-Chrift ton 
fils nôtre Seii^neur» Amen. 



UEpitre, I S.Jean, 5-4. 

TOut ce qui eft né de 
Dieu furmonte le 
monde : & ce qui nous fait 
remporter la viftoire fur 
le monde, c'cft nôtre foL 
Qui eft celui qui furmonte 
le monde, iinon celui qui 
croit que ]éfus eft le Fils de 
Dieu? Ceft ce Jéfus qui 
eft venu par eau & par 
fang : & non feulement par 
eau; mais par Teau & le 
fang: & ccft TEfprit qui 
en témoigne; or TEfpritlmier delà femaine, 



ÎI9 

portent à un. Si nous re- 
cevons le témoignage des 
hommes, le témoignage de 
Dieu eft plus grand: or 
ceft là le témoignage de 
Dieu, lequel il a rendu de 
fon Fils. Celui qui croit 
au Fils de Dieu, il a au de- 
dans de lui même le té* 
moic;nnse de Dieu: mais 
celui qui ne croit point 
Dieu, il Ta fait men- 
teur : car il n'a point 
cru au témoignage que 
Dien a rendu de Ion Fils. 
Et c'eft ici le témoignage^ 
favoir, que Dieu nous a 
donné la vie éternelle : 6c 
cette vie eft en fon Fils. 
Celui qui a le Fils, a la 
vie : celui qui if a point le 
Fils de Dieu, n a point la vie. 



UEvANGiLE,SJean, 20.19. 

QUand le foir de ce jour^ 
. là, qui étoit le pre- 



eft la vérité. Car il y en 
a trois dans le Ciel qui ren- 
dent témoignage; le Père, 
la Parole, & leSaint Efprit : 
6c ces trois-là ne font qu'un. 
Il y en a aufli trois qui ren- 
dent témoignage en la terre; 
favoir l'Efprit, l'eau, & le 
ianir: & ces trois-là fe ra- 



fut 
venu, 6c que les portes du 
lieu, où les Difciples é- 
toient aflcmblez, à caufe 
de la crainte qu'ils avoicnt 
des juifs, étoient fermées y 
héfus vint, & fut là au mi- 
' lieu d'eux, 6c il leur dit ^ 
Paix vous foit. Et quand 
il Içut ^ut dit cela, il leur 
J4 mon- 



126 Le II. Dimanche après Paq^ue, 



montra fes mains & fon 
côté. Et les difcipks eu- 
rent une grande joie, quand 
ils virent le Seigneur. Et 
Jéfus leur dit encore; Paix 
vous fo^t: comme mon 
Père m'a envoie; ainfi je 
vous envoie. Et quand il 
eut dit cela, il foufla fur 
eux, & leur dits Recevez 
le Saint Efprit. A qui- 
conque vous pardonnerez 
les péchez, ils feront par- 
donnez : & à quiconque 
vous les retiendrez, ils fe- 
ront retenus. 

Le fécond dimanche 
après Pâquç. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiffant, qui 
nous as donné ton 
ïils Unique, en facrifîce 
pour le péché, & en exem- 
ple dune fainte vie; fai 
nous la grâce que nous re- 
cevions avec une parfaite 
reconnoiiTance un fi inefti- 
mablc bienfait, & que nous 
puiffions conftammcnt mar- 
cher fur fcs traces 5 par le 
même Jcfus-Chrift nôtre 
S ç igncur . Anum . ' 



UEpitre, I S.Pierre, 2,ip; 

C'Eft une çhpfe agréable, 
fi quelqu'un à caufe de 
la confçience qu il a en- 
vers Dieu, endure des af- 
fligions, foufrant injufle- 
ment. Autrement, quel 
honneur vous fera-ce, fi re- 
cevant des fouflets pour 
avoir mal-fait, vous le fou- 
frez patiemment ? mais fi en 
faifant bien, vous êtes pour- 
tant afligez, & que vous 
le foufriez patiemment, voi- 
là où Dieu prend plaifir. 
Car auflî vous êtes apellez 
à cela : vu même que Chrift 
a foufert pour nous ; nous 
laiffant un patron, afin que 
vous fuiviez fes traces : Lui 
qui na point commis de 
péché, ôc dans la bouche 
duquel il n'a point été 
trouvé de fraude. Qiii lors 
qu'on lui difoit des outra- 
ges, n'en rendoit point; ôc 
quand on lui faifoit du mal, 
n ufoit point de menaces : 
mais il fe remettoit à celui 
qui juge juftemcnt. Le- 
quel même a porté »nos pé- 
chez en fon corps fur le 
bois 5 afin qu étant morts au 
pcchc, nous vivions à la 
jufdçc : & par la nicuvtrif- 

furc 



Lé III. Dimanche après Paq^ue; 

fûf p duquel même vous a 
vez été guéris. Car vous 
étiez comme des brebis er- 
rantes: mais maintenant vous 
êtes convertis au Pafteur de 
Eyefque de vos âmes. 



Ï2I 



L'Evangile, S. Jean,io.ii. 

JE fuis le bon berger : le 
bon berger met fa vie 
pour fes brebis: mais le 
meircçnaire, & celui qui 
n'efl: point berger, à qui n a- 
partiennent point les brebis, 
voiant venir le loup, aban- 
donne Içs brebis, & s'enfuit : 
§c le loup ravit & difperfe 
^es brebis. Ainfi le merce- 
naire s'enfuit, parce qu'il 
eft mercenaire, & qu'il ne 
fe foucie point des brebis. 
Je fuis le bon berger, & je 
connois mes brebis; & 
mes brebis me connoiffent. 
Comme le Père me con- 
noit, je connois aulïï le 
Père : & je mets ma vie 
pour mes brebis. J'ai en- 
core d'autres brebis qui ne 
font pas de cette bergerie 5 
ôc il mêles faut auffi ame- 
ner j & elles entendront ma 
voix : ôc il y aura un feijl 
troupeau, &ç un feul ber- 



Le troifiéme T)imanche 
après Pâque. 

La Collecte. 



Dieu Tout-puiflant, qui 
montres la lumière 
de ta vérité à ceux qui font 
dans les ténèbres de l'er- 
reur, afin qu'ils rentrent dans 
les voies de la juftice ; fai 
la grâce à tous ceux qui 
font dans la focieté de l'E- 
glife de ton Fils, de vivre 
conformément à la profef- 
fion qu'ils font d'être Chré- 
tiens 5 & d'éviter tout ce 
qui eft contraire à leur 
fainte vocation ; par Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. A- 
men. 



B 



L'Epitre,!. S. Pierre, 2.11.^ 
len-aimez, je vous ex- 
horte, que comme é- 
trangers & voiageurs, vous- 
vous abfteniez des convoi- 
tifes charnelles, qui font la 
guerre à famé : Aiant unç 
converfation honnête avec 
les Gentils 5 afin qu'au lieu 
qu'ils médifent de vous 
comme de malfaiteurs, ils 
glorifient Dieu au jour de 
la vifitation, pour vos bon- 
nes oeuvres qu'ils auron,t 

vues. 



îi2 Le in. Dimanche après Jaque: 



vues 



Rendez-vous donc 
fujets à tout ordre humain, 
pour l'amour de Dieu : foit 
au Roi, comme à celui qui 
€11 par delTus les autres : 
foit aux Gouverneurs, com- 
nie à ceux qui font envoi 
icz par lui pour exercer ven-; 
geance fur les malfaiteurs j 
& à la louange de ceux qui- 
font bien. Car c'eft là la 
volonté de Dieu, quenfai- 
fant bien, vous fermiez la 
bouche à l'ignorance des 
hommes fous. Comme li- 
bres, ôc non pas comme ai- 
iint la liberté pour couver- 
ture de malice 5 mais com- 
me ferviteurs de Dieu,. Por- 
tez honneur à tous. Ai- 
mez la fraternité 
nez Dieu. Honorez 
Roi 



Craig- 
k 



L'Evangile, S Jcan^ 1 6. 1 6. 

JEfus dit à {es difciples, 
Un peu de temps, & 
vous ne me verrez point : 
& encore un peu de temps, 
& vous me verrez : car je 
m'en vais à mon Père. Et 
quelques-uns de fcs Difci- 
ples dirent entr^aix : Qif cft- 
ce quil nous dit? Un peu 
de temps, & vous ne me 
.verrez point j ôc encore 



un peu de temps, & vous 
me verrez: car je m'en vais 
à mon Père. Ils difoient 
donc; Qu'eft-ce qu'il dit? 
Un peu de temps : Nous 
ne favons ce qu'il dit. Et 
]éfus connoiffant qu^'ils le 
vouloient interroger, leuji: 
dit j Vous demandez entre 
vous touchant ce que j'ai 
dit i Un peu de temps, & . 
vous ne me verrez plus : ôc 
puis encore un peu de tempsj 
ôc vous me verrez, JBn vé- 
rité, en vérité je vous dis^ 
que vous pleurerez & la- 
menterez, & le monde fe 
réjouira : vous ferez, dis-jc^ 
contriftez : mais vôtre trif- 
tfffe fera diangée en joie. 
Qiiand la femme enfante, 
elle fcnt des douleurs ; par- 
ce que fon terme eft venu : 
mais après qu'elle a fait un 
petit enfant, il ne lui fou- 
vient plus de l'angoiffe, à 
caufe de la joie qu'elle a de 
ce qu'une créature humaine 
eft née au monde. Vous a- 
vez donc aufli maintenant 
de la triftefle : mais je vous 
reverrai encore ; ôc vôtre 
cœur fe réjouirai & per- 
fonne ne vops ôtera vôtre 
joico 



x# 



Le IV. 

JuC quatrième T)manche 
après Pâque. 

La Collecte. 



Dieu Tout-pLiiffant, qui 
Jx^ul peux reprimer les 
volontéz & les afFeaions 
déréglées des pécheurs $ fai 
la grâce à ton peuple d'ai- 
mer ce que tu commandes, 
& de défirer ce que tu 



Dimanche après Paq^ue^ I2§ 

colère : car la colère de 
riiomme n'acomplit point 
la juftice deDieu. Ceft pour- 
quoi rejettant toute ordure ôc 
toute fuperfluité de malice, 
recevez avec douceur la pa- 
role plantée en vous, laquée 
le peut fauvervos âmes. 



L'Evangile, S. Jean, 1 6. 5. 

Efus dit à fes difciples 

je m'en vais ^ celui qui 



J 



promets 5 afin que parmi les m'a envoie, & aucun de 
diverfes viciffitudes de ce vous ne me demande. Où 



monde, nos cœurs s'ata- 
client où fe trouve le vé- 
ritable bonheur i par Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. A- 
men, 

L'Epitre, Jaq. I. 17. 

TOute bonne donation, 
& tout don parfait 
cft d'enhaut, defcendant du 
Père des lumières ; par de- 
vers lequel il n y a point 
de variation, ni d'ombre 
de changement. 11 nous a 
de fa propre volonté, en- 
gendrez par la parole de la 
vérité ; afin que nous fuf- 
fions comme les prémices 
de fes créatures. Ainfi, mes- 
frèrcs bien-amez, que tout 
homme foit prompt à écou- 
ter;) lentà parlçr, ôc lent à la 



vas-tu? Mais parce que je 
vous ai dit ces chofes, la 
trifteife a rempli vôtre cœur. 
Toutefois je vous dis la vé- 
rité 5 il vous eft expédient 
que je m'en aille: car fi je 
ne m'en vais, le Confola- 
teur ne viendra point à 
vous: mais fi je m'en vais, 
je vous l'envoierai. Et quand 
il fera venu, il convaincra 
le monde de péché, de juf- 
tice, & de jugement. De 
péché, parce qu'ils ne croi- 
ent point en moi. De juf- 
tice 3 parce que je m'en vais 
à mon Père, &que vous ne 
me verrez plus. De juge- 
ment 5 parce que le Prince 
de ce monde efl: déjà jugé. 
]'ai à vous dire encore plu- 
ïieurs chofes? mais vous ne 



124 Le V. Dimanche après Paq^ue.' 



ks pouvez point porter 
maintenant. Mais quand 
celui-là, favoir l'Eiprit de 
vérité, fera venu, il vous 
conduira en toute vérité : 
car il ne parlera point de 
foi-niçme > mais il dira tout 
cequil aura ouï: & ii vous 
anoncera les chofes à ve- 
nir. Celui-là me glorifie- 
ra : car il prendra du mien, 
6c ii vous Tanoncera. Tout 
ce que mon Père a, eft mien j 
c'eft pourquoi j'ai dit, qu'il 
prendra du mien, 6c qu'il 
vous Tanoncera. 

Le cinquième dimanche 
après Pâque. 

La Collecte. 

ODieu, de qui dcfcend 
tout don parfait; fai 
nous la grâce que par tes 
faintes inipirations, nous 
aions toujours de bonnes 
peniéesj &: que Ibus ta di- 
rcdion nous puiffions les 
mettre en effet j par Jé- 
fus-Clirift nôtre 
Amen, 



Seigneur. 



UEpitre, s. Jaq. i. 22. 

MEttez en exécution la 
Parole, & ne fé- 
I 



coûtez pas feulement cri 
vous décevant vous-mêmes 
par de vains difcours. Car 
fi quelqu'un écoute la Pa- 
role, & ne la met point en 
exécution, il efl: femblable 
â un liomme qui confidere 
dans un miroir fa face na- 
turelle : Car après s'être 
confidéré foi- même, ôc s'en 
être aie, il a au fil- tôt ou- 
blié quel il étoit. Mais ce- 
lui qui aura regardé au de- 
dans de la Loi parfaite, qui 
efl: la Loi de la liberté; & 
qui aura perfévéré, n'étant 
point un auditeur oublieux, 
mais mettant en effet l'œu- 
vre, celui-là fera heureujç 
dans ce qu'il aura fait. Si 
quelqu'un entre vouspenfe 
être religieux, Ôc il ne tient 
point en bride fa langue, 
mais feduit fon coeur, la Re- 
ligion d'un tel homme eft; 
vaine. La Religion pure 
& lans tache envers nôtre 
Dieu & nôtrePére,c'eft de vi- 
fiter les orphelins ôc les veu- 
ves dans leurs tribulations, 
& de fe conferver fans être 
entaché de ce monde. 

L'Evangile, S.Jean, 1 15.2 3 . 

EN vérité, en vérité je 
vous dis, que tputeç 
les 



LeJour de 

les chofes que vous deman- 
derez au Père en mon Nom, 
il vous les donnera. Juf- 
qua préfent vous iVavez 
rien demandé en mon Nom : 
demandez, & vous rece- 
vrez, afin que votre joie 
foit acomplie. Je vous ai 
dit ces chofes par des fimili- 
tudes: mais Theure vient 
que je ne parlerai plus 
à vous par des parabo- 
les i mais je vous parlerai 
ouvertement de mon Père. 
En ce jour-là vous deman- 
derez en mon Nom, & je 
ne vous dis pas que je prie- 
rai le Père pour vous : car 
le Père lui-même vous 
aime 5 parce que vous m'a- 
vez aimé, & que vous 
avez crû que je fuis iffu 
de Dieu* Je fuis iffu du 
Tère, & fuis venu au monde: 
ôc encore, je laiffe le monde, 
6c je m'en vais au Père. 
Ses difciples lui dirent ; 
Voici, maintenant tu par- 
les ouvertement, & tu n ufes 
plus de paraboles. Main- 
tenant nous connoiffonsque 
tu fais toutes chofes, & que 
tu n'as pas bcfoin que pcr- 
fonne t'interroge : par cela 
nous croions que tu es iffu 
de Dieu. Jéfus leur ré- 



l'A s € e n s î on, I2jr 

pondit ; Croiez-vous main- 
tenant? Voici l'heure vient, 
& elle eft déjà venue, que 
vous ferez difperfez l'un de- 
çà & l'autre delà, & vous 
me laifferez feul : mais je 
ne fuis point feul, car le 
Père eft avec moi. Je vous 
ai dit ces chofes, afin que 
vous aiez la paix en moi. 
Vous aurez de Tangoiffe au 
mais aicz bon 
>'ai vaincu le 



monde : 
courage 
monde. 



Le Jour de l'Ascension,' 
La Collecte. 



F 



Ai nous la grâce, ô 
Dieu Tout-puiffant, 
que comme nous croions 
que ton Fils Unique Jéfus 
Chrift nôtre Seigneur eft 
monté aux Cieux, nous y 
montions auffi du cœur 6c 
de la penféc, pour habiter 
continuellement avec lui, 
qui vit & qui règne avec 
toi, & avec le Saint Efprit, 
un feul Dieu béni éter- 
nellement. Amen^ 



Tout 



Î26 Le Jour de l'Ascensîo>î; 



^ûur LTpiTRE,Aa. I. I. 

NOlis avons fait le pre- 
mier traité, ô Thco- 
pliiie, touchant toutes les 
choies que j élus s'elt mis à 
faire & à enicigner, julqu au 
jour qu il fut reçu en haut j 
après avoir donné par le 
Saint Efprit, les ordres aux 
Apôtres qu'il avoit élus. 
A qui auffi, après avoir 
Ibufert, il fe préfenta foi- 
même vivant, avec plu- 
fieurs preuves alTûrées, é- 
tant vil par eux durant qua- 
rante jours 5 & parlant des 
chofes qui regardent le Roi- 
aume de Dieu. Et les aiant 
allcmblez, il leur comman- 
da de ne partir point de 
Jérufalem; mais dy atten- 
dre leffet de la promefle du 
Père, laquelle, dit-il, vous 
avez ouïe de moi. Car 
Jean a bâtizé d'eau 5 mais 
vous ferez bâtizez du Saint 
Efprit, dans peu de jours. 
Eux donc étant allemblez 
Tintcrrogerent, difant 5 Sei- 
gneur, fcra-ce en ce temps- 
ci que tu rétabliras le Roi- 
aume à Ifracl? Mais il 
leur dit s Ce n'clt point à 
vous de connoitre les temps 
ou les faifons, que le Père 



a réfervées en fa propre 
puilîance. Mais vous re- 
cevrez la vertu du Saint Ef* 
prit qui viendra fur vous : 
& vous me ferez témoins 
tant à Jérufalem, qu'en tou- 
te la Judée, & dans la Sa-' 
marie, ôc jufqu'au bout de 
la terre. Et quand il eut 
dit ces chofes, il fut élevé, 
eux le regardant : & une 
nuée le foutenant, l'empor- 
ta de devant leurs yeux. 
Et comme ils avoient les 
yeux arrêtez vers le Ciel, 
a mefure qu'il s'en aloit, voi- 
ci, deux hommes en vête- 
ment blancs fe préfenterent 
devant eux, qui leur dirent; 
Hommes Galiléens, pour- 
quoi vous arrêtez-vous à 
regarder au Ciel? Cejéfus 
qui a été élevé d'avec vou^ 
au Ciel, viendra ainfi que 
vous l'avez contemplé mon- 
tant au Ciel. 

L'Evangile, S. Marc> 
16. 14. 

JEfus le montra aux onzc> 
qui étoient alîls enfcm- 
ble, & il leur reprocha leur 
incrédulité & leur dureté 
de cœur, en ce qu'ils n'a- 
I voient point crû ceux qui 
l'avoicnt vu refllifcité. Et 

C il 



1.E DlMAI^CHE APR 

il leur dit ; Alez par tout 
le monde^ & prêchez TEvan- 
giie à toute créature» Ce- 
lui qui aura crû, &qui au- 
ra été bâtizé, fera fauve: 
mais celui qui n'aura point 
crû, fera condamné. Et 
ce font ici les iîgnes qui 
acompagneront ceux: qui 
auront crû 5 ils jetteront 
hors les diables en mon 
Nom : ils parleront de nou- 
veaux langages: ils chaf- 
feront les ferpens : & quand 
ils auront bu quelque chofe 
mortelle, elle ne leur nui- 
ra point : ils poferont les 
mains fur les malades, & 
ils fe porteront bien. Or 
le Seigneur, après leur a- 
voir parlé, fut élevé en haut 
au Ciel : & s'affit à la droite 
de Dieu. Et eux étant par- 
tis prêchèrent par toutj ôc 
4e Seigneur coopéroit avec 
eux, & confirmoit la parole 
par les prodiges qui Tacom- 
pagnoient. 

Le dimanche après 
TAfcenfion. 



La Collecte. 



o 



Dieu, le Roi de gloi- 
re, qui as élevé en 



ES l'As CE î^ S ION". 127 

grand triomphe Jéfus-Chrift 
ton Fils Unique dans toa 
Roiaume celeftes nous te 
fuplions de ne nous laiflcr 
pas fans confolation 5 mais 
de nous envoler ton faint 
Efprit, qui nous confole, & 
nous élève au lieu où nô- 
tre Sauveur Jéfus-Chrift efi: 
aie avant nous j & où il 
vit & règne avec toi, & a- 
vec le Saint Efprit, un feul 
Dieu béni éternellement* 
Amen. 

L'Epitre, I S.Pierre 4. 7J 

LA fin de toutes chofes 
eft proche : Soiez donc 
fobres & vigilans à prier» 
Mais fur tout aiez entre vous 
une ardente charité : car la 
charité couvrira une mul- 
titude de péchez. Soiez; 
hofpitaliers les uns envers 
les autres fans murmures. 
Que chacun, félon le don 
qu il a reçu, l'emploie pour 
le fervice des autres, comme 
bonsdifpenfateurs delà dife- 
rente grâce de Dieu. Si quel- 
qu'un parle, qu'il parle 
comme anonçant les pa- 
roles de Dieu : fi quelqu'un 
adminiftre, qu'il adminiftrc 
comme par la puillance que 
Dieu lui a fournie : afin 

qu'en 



128 Le Jour de la PentegoT ft 

qu'en toutes chofes Dieu 
Ibit glorifié par Jéfus-Chrift, 
auquel apartient la gloire 
& la force aux fiécles des 
fiécles. Amen. 

UEvANGiLEjS.Jean 15.26. 
& S.Jean 16. i. 

QUand le Confolateur 
^fera venu, lequel je 
vous envolerai de la part 
de mon Père, favoir FEf- 
prit de vérité, qui procède 
de mon Père, celui-là ren- 
dra témoignage de moi. 
Et vous aullî en rendrez té- 
moignage: car vous êtes 
dès le commencement a- 
vcc moi. Je vous ai dit 
ces chofes; afin que vous 
ne ne foiez point fcandali- 
fez. Ils vous chafferont 
des Synagogues : même le 
temps vient, que quicon- 
que vous fera mourir croi- 
ra faire fervice à Dieu. Et 
ils vous feront ces chofes 5 
parce qu'ils n'ont point con- 
nu le Père ni moi. Mais 
je vous ai dit ces chofes 5 
afin que quand l'heure fera 
venue, il vous fouvienne 
que je vous lésai dites. 



Le Jour de la Pente- 
côte* 

La Collecte.' 

/^ Dieu, qui dans "uri 
\J jour pareil à celui-ci 
éclairas ton peuple fidèle 
par renvoi, & par la lu- 
mière de ton Saint Eiprit i 
fai nous la grâce que par ce 
même efprit nous puifllons 
juger fainement de toutes 
chofes, & nous réjouir tou- 
jours dans le fentiment de 
tes confolations i par Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. A-^ 
men. 

Tour L'Epitre, Ad. 2, i? 

COmme le jour de la 
Pentecôte s'acomplif. 
foit, ils étoient tous d'un 
accord dans un même lieu. 
Et il fe fit tout à coup un 
fon du ciel, comme eft le 
fon d'un vent qui foufle a- 
vec véhémence, & il rem- 
plit toute la maifon où ils 
étoient aflîs. Et il leur a- 
parut des langues divifées 
comme de feu, qui fe pofe- 
rent fur chacun d'eux. Et 

ils 



Le Jour de la Peîttecoti^. ïzîS 



ils furent tous remplis du 
Saint Efprit ; & commencè- 
rent à parler des Langues 
étrangères, félon que TEf- 
prit leur donnoit à parler. 
Or il y avoir à Jérufalem 
des Juifs qui y féjournoient, 
hommes dévots, de toute 
nation qui eft fous le ciel. 
Et ce bruit aiant été fait, 
une multitude vint enfem- 
ble, qui fut toute émue de 
ce que chacun les entendoit 
parler en fa propre Langue. 
Ils en étoient donc tout 
furpris, & s'en étonnoient, 



J 



parler chacun en nôtre Lan- 
gue, les chofes magnifi- 
ques de Dieu. 
L'EvANGTLE,S. Jean 14.15. 
^Efus dit à fes difciplesî 
Si vous m'aimez, gar- 
dez mes commandemens. 
Et je prierai le Père, & il 
vous donnera un autre 
Confolateur, pour denieu- 
-rer avec vous éternellement. 
Savoir TEfprit de vérité, le- 
quel le monde ne peut 
point recevoir j parce qu il 
ne le voit point, & qu'il 
ne le connoit point : mais 



difant Tun à l'autre 5 Voici, vous le connoiifcz; car il 



tous ceux-ci qui parlent 
ne font-ils pas Galiléens ? 
Comment donc chacun de 
nous les entendons-nous 
parler la propre Langue du 
pais où nous fommes nez ? 
Parthes, Medes, Elamites, 
& nous qui habitons, les 
uns dans la Méfopotamie, 
les autres en Judée, & en 
Cappadoce, au pais du Pont, 
& en Afie, en Phrygie, 
en Pamphylie, en Egypte, 
& dans les quartiers de la 
Libye qui eft près de Cy- 
rené, & nous qui demeu- 
rons à Rome : Tant Juifs 
que Profélites: Cretois, & 



demeure avec vous, ôc il 
fera en vous. Je ne vous 
lailîcrai point orphelins : 
je viendrai vers Vous. En- 
core un peu de temps, ôc 
le monde ne me verra plus, 
mais vous me verrez : & 
parce que je vis, vous auflî 
vivrez. En ce jour-là vous 
connoitrez que je fuis en 
mon Père, 6c vous en moi, 
ôc moi en vous. Celui qui 
a mes commandemens, ôc 
qui les garde, c'eft celui 
qui m'aime ; & celui qui 
m'aime, fera aimé de mon 
Père, & je l'aimerai, & me 
déclarerai à lui. jude (non 



Arabes, npus les entendons pas Ifcariot) li i dit; Sei- 

K gneur. 



130 Le Lundi de la semaine de la Pentecôte.' 

grand que moi. Et main- 



gncur, d où vient que tu^ 
te déclareras à nous, & non 
pas au monde? Jéfus ré- 
pondit, &lui dit 5 Si quel- 
qu'un m'aime il gardera 
ma parole, & mon Père 
l'aimera, 6c nous vien- 
drons à lui, & nous ferons 
nôtre demeure chez lui. 
Celui qui ne m'aime point, 
ne garde point mes paroles. 
Et la parole que vous oiez 
n'eft point ma parole ; mais 
c'eft la parole du Père qui 
m'a envoie. Je vous ai dit ces 
chofcs demeurant avec vous. 
Mais le Confolateur, qui 
eft le Saint Efprit, que le 
Père envolera en mon Nom, 
vous enfcignera toutes cho- 
fes, & vous réduira en mé- 
moire toutes les choies que 
je vous ai dites. Je vous 
laiffe la paix: je vous don- 
ne ma paix : je ne vous la 
donne point comme le 
monde la donne : que vô- 
tre cœur ne foit point trou- 
blé, & ne foit point crain- 
tif. Vous avez entendu 
que je vous ai dit ; ]e m'en 
vais, & je reviens à vous : 
fi vous m'aimiez, vous fe- 
riez certes joieux de ce que 
i'ai dit 5 Je nVen vais au 
,J?èrc5 car le Père eft plus 



tenant je vous l'ai dit avant 
que cela foit arrivé, afin 
que quand il fera arrivé, 
vous croiïez. Je ne parle- 
rai plus guères avec vous : 
car le Prince de ce monde 
vient 5 mais il n'a rien en 
moi. Mais afin que le 
monde connoiflc que j'aime 
le Père, ôc que je fais com- 
me le Père m'a com- 
mandé. 

Le Lundi de la femaine 
de la Pentecôte. 

La Collecte. 



o 



jour pareil a 
éclairas ton peuple 



Dieu, qui dans un 

celui-ci 

fidèle 

par l'envoi, & par la lu- 
mière de ton Saint Efprit; 
fai nous la grâce que par 
ce même Efprit nous puif- 
fions juger faincment de 
toutes chofcs, & nous ré- 
jouir toujours dans le fen- 
timent de tes confolationsi 
par ]éfus-Chrift nôtre oci- 
gneur. Amen, " 

Tour L'EpiTRE,Ad, 10.34. 

A Lors Pierre prenant la 
parolC;, dit 3 En vé- 
rité 



Le Lundi de la semaine de la Pentecôte, lii 
rite je reconnois que Dieu 



n'a point d'égard a lapa 
rence des perfonnes : mais 
qu'en toute nation, celui 
qui le craint, & qui s'adon- 
ne à la juftice, lui eft agré- 
able. C'eft ce qu il a en- 
voie fignifier aux enfans 
d'Ifraël, en anonçant la 
paix par Jéfus-Chrift, qui 
eft le Seigneur de tous. 
Vous favez ce qui eft ar- 
rivé dans toute la Judée, 
en commençant par la Ga- 
lilée, après le Batême que 
Jean a prêclié ; Savoir; 
comment Dieu a oint du 
Saint Efprit & de force 
Jéfus le Nazarien, qui a 
palfé de lieu en lieu, en 
faifant du bien ; & en gué- 
riilant tous ceux qui étoient 
opreffez du Diable : car 
Dieu étoit avec lui. Et 
nous fommes témoins de 
toutes les chofes qu il a 
faites 5 tant au pais des 
Juifs quà Jérufalem : & 
comment ils Tont fait mou- 
rir, le pendant au bois. 
Mais Dieu Ta reffufcité le 
troifiéme jour 5 & la don- 
né pour être manifefté : 
non à tout le peuple 5 mais 



dis- je, qui avons mange ôc 
bu avec lui, après qu il a 
été refîufcité des morts. 
Et il nous a commandé de 
prêcher au peuple, 6c de 
témoigner que c'cft lui qui 
eft ordonné de Dieu pout 
être le Juge des vivans & 
des morts. Tous les Pro- 
phètes lui rendent témoi- 
gnage, que quiconque croi- 
ra en lui, recevra la re- 
miffion de fes péchez par 
fon Nom. Comme Pierre 
tenoit encore ce difcours, 
le Saint Efprit defcendit 
fur tous ceux qui écoutoient 
la parole. Mais les fidèles 
de la Circonciiîon, qui é- 
toient venus avec Pierre, 
s'étonnèrent de ce que le 
don du Saint Efprit étoit 
aulïï répandu fur les Gen- 
tils : Car ils les entendoi- 
ent parler diverfes langues, 
& glorifier Dieu. Alors 
Pierre prenant la parole, 
dit 5 Qu'cft ce qui pourroit, 
s opofer à ce que ceux-ci, 
qui ont reçiî comme nous 
le Saint Efprit, ne foient 
bât ifez d'eau. 11 comman-f 
da donc qu'ils fuficnt bâ- 
; tifez au Nom du SeiLmeur. 



aux témoins auparavant or- Alors ils le prièrent de de- 
; donnez de Dieu : à nous, meurer là quelques jours. 

l K2 LEVAN- 



132 Le Mardi de la Semaine de la Pentecôte. 



L'EvA.NGiLE, S.Jean, 3.16. 

Dieu a tant aimé le 
monde, qu'il a don- 
né ion Fils Unique 5 afin 
que quiconque croit en lui 
ne périffe point 5 mais qu'il 
ait la vie éternelle. Car 
Dieu n'a point envoie fon 
Fils au monde, pour con- 
damner le monde ; mais afin 
que le monde foit fauve par 
lui. Celui qui croit en lui 
ne fera point condamné : 
mais celui qui ne croit point 
eft déjà condamné i parce 
qu'il na point crû au Nom 
du Fils Unique de Dieu. 
Or c'eft ici la condamnation, 
que la lumière jeftv^nuë au 
monde, ôc que les hommes 
ont mieux aimé les t(^né- 
bres que la lumière 3 parce 
que leurs œuvres étoicnt 
mauvaifes. Car quiconque 
s adonne à des chofes mau- 
vaifes, hait la lumière, <Sc 
ne vient point à la lumière 5 
de peur que fes oeuvres ne 
foient redorguècs. Mais 
celui qui s'adonne à la vérité 
vient à la lumière j afin que 
fes oeuvres foient mani- 
feitées: parce quelles font 
faites félon Dieu. 



Le Mardi de la femaine 
de la Pentecôte. 

La Collecte. 

ODieu, qui dans un jour 
pareil a celui-ci, éclai- 
ras ton peuple fidèle par 
f envoi, 6c par la lumière de 
ton Saint Efprit 5 fai nous 
la grâce que par ce même 
Efprit, nous puiiïïons juger 
fainement de toutes chofes, 
ôcnous réjouir toujours dans 
le fcntiment de tes confo- 
ations 5 par Jéfus-Chrift 



nôtre Seigneur. 



Amen. 



Tour VE^iTREy Ad. 8.14. 

QUand les Apôtres, qui 
étoient à Jérufalem, 
eurent entendu que la Sa- 
marie avoit reçu la parole de 
Dieu, ils leur envolèrent 
Pierre ôcjean: qui y étant 
defcendus prièrent pour 
eux i afin qu'ils reçuifent le 
Saint Efprit. Car ilnétoit 
pas encore defcendu fur 
aucun deux 5 mais feule- 
ment ils étoient bâtifez au 
Nom du Seigiteur jéfus. 
Puis ils leur impoferent les 
mains ; ôc ils reçurent le 
Saint Efprit. 

3 UEvan- 



Le Dimanche 



L'Evangile, S. Jean lo. i. 

EN vérité, en vérité, je 
vous dis, que celui qui 
n entre point par la porte 
dans la bergerie des brebis 5 
mais y monte par ailleurs, 
cft un larron & un voleur. 
Mais celui qui entre par la 
porte, eft le berger des bre- 
bis. Le portier ouvre à 
celui-là 5 &les brebis enten- 
dent fa voix 5 ôc il apelle Tes 
propres brebis par leur nom, 
& les mène dehors. Et quand 
il a mis Ces brebis dehors, il 
va devant elles, & les brebis le 
fuivcnt; parce quelles con- 
noiffent fa voix. Mais elles 
ne fuivront point un étran- 
ger 5 au contraire elles le fui- 
ront ; parce qu elles ne con- 
noiflcnt point la voix des 
étrangers. Jéfus leur dit 
cette parabole > mais ils ne 
comprirent point ce qu'il 
leur difoit. Jcfus donc leur 
dit encore } En vérité, en 
vérité, je vous dis, que je 
fuis la porte des brebis. 
Tout autant qu'il en eft 
venu avant moi , font 
des larrons & des voleurs: 
mais les brebis ne les ont 
point écoutez. Je fuis la 
porte : fi quelqu'un entre 



DE LA Trinité. 1^5^ 

par moi, il fera fauve : & 



il entrera, & fortira, & il 
trouvera de la pâture. Le 
larron ne vient que pour dé- 
rober, & pour tuer, 6c dé- 
truire. Je fuis venu afin 
qu'elles aient la vie, & qu el- 
les raient même en abon- 
dance. 

LeT>manche de la Trinité» 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiiTant & E- 
ternel, qui as fait la 
grâce à tes ferviteurs, de 
reconnoitrepar laconfeflîon 
d'une foi véritable la gloire 
de réternelle Trinité, & d'a- 
dorer rUnitédans la puif- 
fince & dans laMajefté de 
rEllcnce Divine $ Nous te 
fuplions de nous affermir 
dans cette foi, & de nous 
défendre pour jamais de 
toute adverfité, ô Toi qui 
vis & qui règnes à toujours 
un fcul Dieu béni éternelle^» 
ment. Amen, 



Tour L'Epitre, Apoc. 4. i T 

Près ces chofcs j e regar- 
dai, & voici un porte 
fut ouverte au Ciel: & la 
K 3 pie- 



A' 



Le Dimanche de la Trinité; 

lion : & le fécond animal, 
femblable à un veau : & le 
troifiéme animal avoit la 
face comme un homme: 
& le quatrième animal é- 



première voix que j'avois 
ouïe comme d'une trompet- 
te^ & qui parloit avec moi, 
me dit 5 Monte ici, &jete 
montrerai leschofes qui doi- 
vent arriver à Tavenir. Et 
incontinent je fus ravi en 
cfprit : & voici, un trône 
étoit pofé au Ciel, & quel- 
qu'un étoit alîÎ3 fur le trône. 
Et celui qui y étoit affis, 
paroiflbit femblable à une 
pierre de jafpe, & de far- 
doine : & autour du trône 
paroiffoit un arc-en-ciel, 
femblable à une émeraude. 
Et il y avoit autour du 
trône vingt-quatre fiéges : 
& je vis fur les Jfîéges vingt- 
quatre Anciens aflîs, vêtus 
d'habillemens blancs, & 
aiant fur leurs têtes des cou- 
ronnes d'or. Et du trône 
fortoient des éclairs, & des 
tonnerres, & des voix : & 
il y avoit devant le trône 
fept lampes de feu ardentes, 
qui font les fept Efprits de 
Dieu. Et au devant du trône 
il y avoit une mer de verre, 
femblable à du cryftal : & 
^u milieu du trône, & au- 
tour du trône quatre ani- 
maux, pleins d'yeux devant 
ôc derrière. Et le premier 
animal étoit fernblable à un 



toit femblable a une aigle 
volante. Et les quatre a- 
nimaux avoicnt chacun à 
part foi fix ailes à Tentour : 
& par dedans ils étoient 
pleins d'yeux: & ils n'ont 
point de ceffe ni jour ni 
nuit, difanti Saint, Saint, 
jSaint, le Seigneur Dieu 
Tout-puiffant, Q^u i e- 

TOIT, & QUI EST, & 
Q^U I EST A VENIR. 

Or quand les animaux don- 
noient gloire & honneur, 
& adion de grâces, à celui 
qui étoit afïis fur le trône, à 
celui qui eft vivant aux fié- 
cles des fiécles j les vingt- 
quatre Anciens fe profter- 
noient devant celui qui é^ 
toit aflîs fur le trônej & a- 
doroient celui qui eft vivant 
aux fiécles des fiécles 5 & ils 
jettoient leurs couronnes 
devant le trône, en difant 5 
Seigneur, tu es digne de re- 
cevoir gloire, ôc honneur,, 
& puiffance : car tu as créé 
toutes chofes, & à ta vo- 
lonté elles font, ôc elles onç 
été créées. 

L'EVAN^, 



Le Dimanche de la Trinité.' ris 

tu ne fais d' où il vient, ni 
où il va : il en eft ainfi de 
tout homme qui eft né de 
rEfprit. Nicodème répon- 
dit, & lui dit 5 Comment 
fe peuvent faire ces chofes > 
Jéfus répondit, & lui dit; 
Tu es Dofteur d'ifraël, & 
tu ne connois point ces cho- 
fes! En vérité, en vérité je 
te disj Que ce que nous fa- 
vous, nous le difons : & ce 
que nous avons vu, nous 
le témoignons : mais vous 
ne recevez point nôtre té^ 
moignage. Si j e vous ai dit 
des choies terreftres, & vous 
ne les croiez point, com- 
ment croirez-vous fi je vous 
dis des chofes celeftes > Car 
perfonne ncft monté au 
Ciel, finon celui qui eft def- 
cendu du Ciel, favoir le 



L'Evangile, S. Jean, 3.1. 

IL y avoit un homme 
d'entre les Pharifiens , 
nommé Nicodème, qui é- 
toit un des principaux d'en- 
tre les Juifs: lequel vint 
de nuit à Jéfus, & lui dit 5 
Maître, nous favons que tu 
es unDodeur venu de Dieu : 
car perfonne ne peut faire 
ces fignes que tu fais, fi Dieu 
n eft avec lui. Jéfus répon- 
dit, & lui dit 5 En vérité, en 
vérité je te dis, fi quelqu'un 
neft né^de nouveau, il ne 
peut point voir le Roiaume 
de Dieu. Nicodème lui 
dit 5 Comment peut naitre 
un homme quand il eft 
vieux? peut-il encore en- 
trer au ventre de fa mère. 



ôc naitre? Jéfus répondit j Fils de l'homme qui eft au 
En vérité, en vérité je te; Ciel. Or comme Moïfe 

éleva le ferpent au défert, 
ainfi il faut que le Fils de 
rhomme foit élevé : Afin 
que quiconque croit en lui 
ne périfle point ; mais qu'il 
ait la vie éternelle. 



dis; fi quelqu'un neft né 
d'eau & d'Efprit, il ne peut 
point entrer dans le Roi- 
aume de Dieu. Ce qui eft 
né de la chair, eft chair: 
& ce qui eft né de l'Efprit, 
eft efprit. Ne t'étonne pas 
de ce que je t'ai dit ; Il vous 
faut être nez de nouveau. 
Le vent foufle où il veut, 
&; tu en entens le fon : mais 



Ké 



Le 



Ï3<5 Le î. Dimaîîche 

Le premier dimanche 
après la Trinité. 

La Collbcte. 

ODicu, qui es la force 
de tous ceux qui met- 
tent leur confiance en toi 5 
exauce nos prières par ta nii- 
fericorde. Et puis qu a caufe 
delà foibleiie de nôtre na- 
ture, nous ne (aurions faire 
aucun bien fans toi 5 acorde 
nous le fcçours de ta grâce : 
afin qu'obfervant tes faints 
commandemens, nous te 
foions agréables dans nos 
pcnfées & dans nos adions 5 
par Jéfus Chrift nôtre Scig- 
ueiu*- Amen, 

L'Epitre, I S. Jean, 4, 7. 

Bien aimez, aimons- 
nous Tun Fautre : car 
la charité cft de Dieu : & 
quiconque aime eft né de 
Djeu, & çonnoit Dieu. Ce- 
lui qui n'aime point, n'a 
point connu Dieu : Car 
Dieu cft charité, En ceci 
cfl: manifeftée la charité de 
Dieu envers nous, que Diçu 
^ envoie fon Fils unique au 
inonde, afin que nous vi- 
vions par luip En ceci efl 



APRES LA TrIKITE,^ 

fia charité i non que nous 
I aions aimé Dieu : mais en 
ce que lui nous a aimez, & 
qu'il a. envoie fon Fils poujr 
être la propitiation pour nos 
péchez. Mes bien-aimez, 
fi Dieu nous a ainfi aimez, 
nous devons auffi nous ai- 
mer l'un l'autre. Perfonne 
n a jamais vu Dieu: fi nous 
nous aimons l'un l'autre. 
Dieu demeure en nous, ôc 
fa charité cft acomplie en 
nous. A ceci nous connoif- 
fons que nous demeurons 
en lui, &lui en nous, qu'il 
nous a donné de fon Efprit. 
Et nous l'avons vu, & nous 
témoignons que le Pcre a 
envoie le Fils pour être le 
Sauveur du monde. Qui- 
conque confefleraque]éfus 
eft le Fils de Dieu, Dieu de- 
meure en lui, & lui en Dieu. 
Et nous avons connu & crû 
la charité que Dieu a pour 
nous. Dieu eft charité 5 & 
celui qui demeure en la cha- 
rité, demeure en Dieu, & 
Dieu en lui. En ceci eft 
acomplie la charité envers 
nous, afin que nous aions 
affiirance pour le jour du 
jugement, que tel qu'il eft, 
nous fommes tels en ce 
monde, Il n'y a point de 

peur 



Le I- Dimanche après la Trinité. 



peur dans la charité 5 mais la 
parfaite charité chafle de- 
hors la peur: car la peur 
aporte de la peine ; or ce- 
lui qui a peur, n eft pas a- 
conipli dans la charité. 
Nous Taimons, parce qu il 
nous a aimez le premier. Si 
quelqu'un dit 5 J'aime Dieu, 
& cependant il hait fon 
frère, il eft menteur : car 
comment celui qui n aime 
point Xon frère, lequel il 
voit, peut-il aimer Dieu, le- 
quel il ne voit point ? Et 
nous avons ce commande- 
ment de fa part, Qiie celui 
qui aime Dieu, aime aulîi 
fon frère. 

L'Evangile, S.Luc,i6.i9. 

IL y avoit un homme 
riche, qui fe vétoit de 
pourpre, & de fin lin, & qui 
tous les jours fe traittoit 
bien & magnifiquement. Il 
y avoit auflî un pauvre, 
nommé Lazare, couché à 
la porte du riche, & tout 
plein d\ilcères : Et qui dé- 
firoit d'être raffafié des miet- 
tes qui tomboicnt de la ta- 
ble du riche: & même les 
chiens vcnoicnt, & lui lé- 
choicnt fcs ulcères. Et il 
arriva que le priuvrç mou- 



137 

rut, & il fut porté par les 
Anges au fein d'Abraham : 
le riche mourut auflî, & fut 
enfeveli. Et étant en en- 
fer, & élevant fes yeux, 
comme il étoit dans les tour- 
mens, il vit de loin Abra- 
ham & Lazare dans fon fein. 
Et s'écriant, il dit 5 Père A- 
braham, aie pitié de moi, 
& envoie Lazare, qui mouil- 
lant dans Tcau le bout de 
fon doigt, vienne rafraîchir 
ma langue : car je fuis griève- 
ment tourmenté dans cette 
flamme. Et Abraham ré- 
pondit 5 Mon fils, fouviens- 
toi que tu as reçu tes biens 
en ta vie, & que Lazare y a 
eu fes maux : mais il cfl: 
maintenant confolé, & tu es 
grièvement tourmenté. Et 
outre tout cela, il y a un 
grand abime entre nous & 
vous: tellement que ceux 
qui veulent pafîcr d'ici vers 
vous, ne le peuvent ; ni de 
là, paflcr ici. Et il dit ; Je 
te prie donc, Père, de l'en- 
voier en la mai fon de mon 
père ; car j'ai cinq frères : 
afin qu'il leur rende témoi- 
gnage de rétat où je fuis ; de 
peur qu eux aufli ne vien- 
nent dans ce lieu de tour- 
ment. Abraham lui répon- 
dit ^ 



138 Le II. Dimanche 

dit ; Us ont Moïfe & les 
Prophètes i qu ils les écou- 
tent. Mais il dit; Non, Pè- 
re Abraham : mais fi quel- 
qu'un des morts va vers eux, 
ils fe repentiront. Et A- 
braham lui dit , Slls n écou- 
tent point Moïfe & les 
Prophètes, ils ne feront pas 
non plus perfuadez, quand 
quelqu'un des morts refluf- 
citeroit. 

Le fécond T^ manche 
afres la Trinité. 

La Coll ect e. 

O Seigneur, qui ne man- 
ques point de condui- 
re, & d'allîllcr ceux à qui 
tu as fait la grâce de f aimer 
& de te craindre 5 garde nous 
fous la puidante Protection 
de ta Providence : & nous 
affermi pour jamais dans la 
crainte, & dans l'amour de 
ton faint Nom 5 par Jéfus- 
Chrifl notre Seigneur. A- 
men, 

UEpitre, I Jean, 3. 13. 

M Es frères, ne vous é- 
tonnez point fi le 
monde vous hait. En ce 
que nous aimons nos frères, 



APRES LA Trinité.' 

nousfavons que nous fom* 
mes transférez de la mort à 
la vie : celui qui n aime point 
fon frère demeure en la 
mort. Quiconque hait fon 
frère efl: meurtrier : & vous 
favez qu'aucun meurtrier n a 
la vie éternelle demeurante 
en lui. A ceci nous avons 
connu la charité, c'eft qu'il 
a mis fa vie pour nous : nous 
devons donc aullî mettre 
nos vies pour nos frères. Or 
celui qui aura àcs biens de 
ce monde, & qui voiant fon 
frère avoir néceflité, lui fer- 
mera fes entrailles, com- 
ment eft-ce que la charité 
de Dieu demeure en lui ? 
Mes petits enfans, n aimons 
pas de parole, ni de la lan- 
gue5 mais par des effets, & 
en vérité. Car c efl par là 
que nous connoilfons quç 
nous fommes de la vérité : 
& nous aflurons ainfi nos 
cœurs devant lui. Que fi 
nôtre cœur nous condamne, 
certes Dieu cil plus grand 
que nôtre cœur, & il con- 
noit toutes cho fes. Mes 
bien-aimez, fi nôtre cœur 
ne nous condamne point, 
nous avons aillirance envers 
Dieu. Et quoi que nous 
demandions, nous Iç rece- 
vons 



Lb III. Dimanche après la Trinité. 135> 

vais les éprouver : je te prie, 
tien-moi pour excufé. Et 
un autre dit ; J'ai pris une 
femme en mariage, c'eft 



vons de lui : parce que nous 
gardons fes commande- 
mens, & que nous faifons 
les chofes qui lui font agré- 
ables. Et c'eft ici fon com- 
mandement, Que nous croi- 
ïons au Nom de fon Fils Jé- 
fus-Chrift, & que nous nous 
aimions Tun l'autre, comme 
il nous en a donné le com- 
mandement. Et celui qui 
garde fes commandemens 
demeure en ]éfus-Chrift, & 
Jéfus-Chrift demeure en lui : 
& par ceci nous connoifTons 
qu'il demeure en nous, fa- 
voir par TEfprit qu il nous a 
donné. 

L'Evangile, S.Luc, 14. 16. 

JEfus dit 5 Un homme 
fit un grand fouper, & 
y convia beaucoup de gens. 
Et à rheure du fouper il en- 
voia fon fervitcur pour dire 
aux conviez i Venez, car 
tout eft déjà prêt. Mais 
ils commencèrent tous una- 
nimement à s'excufer. Le 
premier lui dit; J'ai ache- 
té un héritage j & il me 
faut nécelTairement partir 
pour l'akr voir : je te prie, 
tien-moi pour excufé. Un 
^utredit; ]'ai acheté cinq 
couples dç bœufs, 6c jç m'en 



pourquoi je n'y puis aler. 
Ainfi le ferviteur s'en re- 
tourna, ôcraporta ces cho- 
fes à fon maître. Alors le 
père de famille tout en co- 
lère, dit à fon ferviteur 5 
Va-t-en vitement dans les 
places & dans les rues de la 
ville, & amène ici les pau- 
vres, & les impotens, & les 
boiteux, Ôc les avçugles. 
Puis le ferviteur dit 5 Maî- 
tre, il a été fait ainfi que 
tu as commandé $ & il y a 
encore de la place. Et le 
maître dit au ferviteur 5 Va 
dans les chemins & le long 
des haies, ôc ceux que tu 
trouveras, contrain-les d'en- 
trer, afin que ma maifon 
foit remplie. Car je vous 
dis qu'aucun de ces hommes 
qui avoient été conviez ne 
goûtera de mon fouper. 

Le troifiéme T>imanche^ 
après la Trinité. 

La Collecte. 

O Seigneur, nous te fu- 
plions de nous exau- 
3 cçr 



140 Le III. Dimanche 

cer par ta mifericorde : Et 
puis que tu nous as donné 
une ardente affedion à te 
prier; acorde nous auflî ton 
fecours puiiïant, pour nous 
confolcr,. 6c nous défendre 
au milieu de toutes fortes de 
dangers, & de Ûifgraces 5 par 
Jéfus-Chrift notre Seigneur. 
Amen, 

UEpitre, I S. Pierre, 5.5. 

Aiant tous de la fou- 
miflion Tun pour l'au- 
tre, foiez parez par dedans 
d'humilité: parce que Dieu 
réfiftc aux orgueilleux ; mais 
il fait grâce aux humbles. 
Humiliez vous donc fous 
la puiflante main de Dieu 5 
afin qu'il vous élève quand 
il en fera temps : Déchar- 
geant tout votre fouci fur 
lui: car il a foin de vous. 
Soicz fobres, & veillez : car 
le Diable, vôtre advcrfaire 
tourne autour de vous com- 
me un lion russifiant, cher- 
chant qui il pourra dévorer. 
Réfiftez lui donc, en de- 
meurant fermes dans la 
foi, fâchant que les mêmes 
foufranccs s'acomplillcnt 
en la compagnie de vos 
frères, qui efr dans le mon- 
de. Or Iç Dieu de toute 



APRES LA Trinité.' 

grâce, qui nous a apellez à 
fa gloire éternelle en Jéfus- 
Chrift, après que vous au- 
rez foufert un peu de temps, 
vous rende acomplis, vous 
affcrmiile, vous fortifie, & 
vous établiflc. A lui foit 
gloire, & force, aux fiécles 
des fiécles. Amen. 

L'Evangile, S. Luc 15. i. 

OR tous les péagers, & 
les gens de mauvaife 
vie s'aprochoient de lui pour 
l'entendre. Mais les Pha- 
rifiens & les Scribes mur- 
muroient, difant ; Celui-ci 
reçoit les gens de mauvaife 
vie, & mange avec eux. 
Mais il leur propofa cette 
parabole, difant , Qui eft 
l'homme d'entre vous qui 
aiant cent brebis, s'il en 
perd une, ne laiffe les qua- 
tre- vinL^t dix-neuf au déferr, 
& ne s'en aille après celle 
qui cft perdue, jufqu'à ce 
qu'il l'ait trouvée; & qui 
i'aiant trouvée, ne la mette 
fur fes épaules bien joieux : 
Et étant de retour en fa 
maifon n'apelle fes amis & 
fes voifins, & ne leur dife 
RéjouïHcz-vous avec moi 
car j'ai trouvé ma brebis qui 
étoit perdue ? Je vous dis, 
qu'aiafi 



Le IV. Dimanche après 

qu'ainfi il y aura joie au Ciel 
pour un feul pécheur qui 
vient à fe repentir, plus que 
pour quatre-vingt dix-neuf 
juftes, qui n ont pas befoin 
de repentance. Ou qui eft 
la femme qui aiant dix 
drachmes, fi elle perd une 
drachme, n alume la chan- 
dèle, & ne balaie la maifon, 
& ne la cherche diligem- 
ment, jufqu à ce qu elle Tait 
trouvée ? Et qui après l'a- 
voir trouvée, napelle fesa- 
mies & fes voifines, en leur 
difant; Réjouïflez-vous a- 
vec moi : car j'ai trouvé la 
drachme que j'avois perdue > 
Ainfi je vous dis 5 Qu'il y a 
de la joie devant les Anges 
de Dieu pour un feul pé- 
cheur qui vient à fe re- 
pentir. 



Le quatrième dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

ODieu, qui es le Pro- 
tedeur de tous ceux 
qui mettent leur confiance 
en toi, fans lequel il n'y a 
rien de fort, & il n y a rien 
de faint i augmente ôc mul- 
tiplie tes mifericordcs fur 



LA Trinité.' 141 

nous : afin que gouvernez 
par ta Providence, & con- 
duis par ton Efprit, nous 
ufions de telle forte des bi- 
ens de la vie préfente, que 
nous ne perdions point les 
biens de leternité. Exauce 
nous, ôPère Celeftc, pour 
famour de Jéfus-Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen, 

L'Epitre, Rom. 8. 18. 

J'Eftime que les foufran- 
ces du temps préfent 
ne font point à contrepefer 
à la gloire à venir qui doit 
être révélée en nous. Car 
le grand 6c ardent défit des 
créatures, eft qu elles aten- 
dent que les enfans de Dieu 
foient révélez 5 (Parce que 
les créatures font fujettcs à 
la vanité, non de leur vo- 
lonté : mais à caufe de ce- 
lui qui les y a afliijcttics) 
elles ratendent,dis-je, dans 
Tcfpérance qu'elles feront 
auflî délivrées de la fervi- 
tude de la corruption, pour 
être en la liberté de la gloi- 
re des enfans de Dieu. Car 
nous favons que toutes les 
créatures foupircnt, 6c font 
en travail enfemble jufqucs 
à maintenant. Et non feu- 
lement ellcs,mais nous auiîi, 

qui 



1425 Le V. Dimanche après la Trinité; 



qui avons les prémices de 
rEfprit; nous-mêmes, dis- je, 
foupirons en nous mêmes, 
en atendant Tadoption , 
ceft-a-dire, la rédemption 
de nôtre corps. 

L'Evangile, S. Luc, 6. 3 6. 
Oiez donc mifericordi- 



frère, & tu n'aperçois pas 
un chevron dans ton pro- 
pre œil > Ou comment peux- 
tu dire à ton frères Mon 
frère, permets que j ote le 
fétu qui eft dans ton œil, 
toi qui ne vois point un 
chevron qui eft dans ton 

S Oiez donc mifericordi- œil? Hypocrite, ôtepremié- 
eux, comme vôtre Père 1 rement le chevron de ton 
eft mifericordieux. Et ne œil, & après cela tu verras 



jugez point, & vous ne fe- 
rez point jugez : ne con- 
damnez point, & vous ne 
ferez point condamnez : 
quitez, & il vous fera quité : 
Donnez, & il vous fera 
donné : on vous donne- 
ra dans le fein bonne me- 
fure, preflee & entafîee, & 
qui s'en ira par delTus : car 
de la mefure que vous me- 
furerez, on vous mefurera 
réciproquement. Il leur di- 
foit aulli cette fimilitude; 
Eft-il poffible qu'un aveugle 
puifle mener un autre aveu- 
gle? ne tomberont-ils pas 
tous deux dans la foffe ? Le 
difciple n eft point par def- 
fus Ton maître: mais tout 
difciple qui fera bien a- 
compli, fera rendu confor- 
me à fon maître. Et pour- 
quoi regardes-tu le fétu 
qui eft dans Tœil de ton 



comment tu oteras le fétu 
qui eft dans Tœil de ton 
frère. 

Le cinquième T)manche 
après la Trinité. 



s 



La Collecte. 

Eigneur, nous te fupli- 
ons, que le cours des 
affaires de ce monde foit 
tellement réglé & mainte- 
nu en paix par ta Provi- 
dence, que ton Eglife puif- 
fe toujours te fervir avec 
joie dans une fainte tran- 
quilité, par Jéfus-Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen, 

L'Epitre, I S. Pierre, 3. S- 

S Oiez tous d'un confente- 
ment, & pleins de corn- 
paflîon l'un envers l'autre, 
vous entr'aimant fraternelle- 
ment^ 



. Le V. Dimanche 

ment, mifericordicux , 
doux. Ne rendant point mal 
pour mal $ ni outrage pour 
outrage : mais au contraire, 
beniflant : fâchant que vous 
êtes apellez à cela, afin que 
vous héritiez la bénédidion. 
Car celui qui veut aimer fa 
vie,&voir ks jours bien-heu- 
reux, qu il garde fa langue 
de mal, & fcs lèvres de 



APRES 



LA Trinité. 14I 



I 



UEVANGILE, S.Luc, 5. I. 

L arriva, comme la foule 
fe jettoit toute fur lui 
pour entendre la parole de 
Dieu, qu il fe tenoit fur le 
bord du lac de Génézareth. 
Et voiant deux nacelles qui 
étoient au bord du lac, & 
dont les pêcheurs étoient 
defcendus, & lavoient leurs 



prononcer aucune fraude, rets : il monta dans lune 
Qu'il fe détourne du mal, de ces nacelles qui étoit à 
& quil faife le bien : qu il j Simon. Et il le pria delà 
recherche la paix,& qu il tâ- 
che de fe la procurer. Car 
les yeux du Seigneur font 
fur les juftes, & Ces oreilles 
font atentives à leurs priè- 
res : mais la face du Sei- 
gneur eft contre ceux qui 
font les maux. Or qui eft- 
ce qui vous fera du mal, 
fî vous fuivezle bien? Que 
fi toutefois vous foufrcz 
quelque chofe pour la juf- 
tice, vous êtes bien-heureux : 
mais ne craignez point les 
maux dont ils veulent vous 
faire peur, & n'en foiez 
point troublez. Mais fanc- 
tifiez 
cœurs. 



le Seigneur dans vos 



mener un peu loin de terre : 
puis s'étant aflîs il enfeig- 
noit de deifus la nacelle les 
troupes du peuple. Et quand 
il eut achevé de parler, ii 
dit à Simon; Mène en 
pleine eau, & lâchez vos 
filets pour pêcher. Et Si- 
mon répondant, lui dits 
Maître, nous avons travail- 
lé toute la nuit, & nous 
n'avons rien pris : toutefois 
à ta parole je lâcherai les 
filets. Ce qu'aiant fait, ils 
enfermèrent une fi grande 
quantité de poifTons, que 
leurs filets fe rompoicnt. Et 
ils firent figne à leurs com- 
pagnons qui étoient dans 
l'autre nacelle, de venir les 
aider: & étant venus ils 

rem- 



"144 l'E VI. Dimanche 

remplirent les deux nacel- 
les, tellement qu'elles s'en- 
fonçoient. Et quand Simon 
Pierre eut vu cela, il fe jct- 
ta aux genoux de Jéfus, en 
lui difant 5 Seigneur, retire- 
toi de moi : car je fuis un 
homme pécheur. Parce que 
la fraieur Tavoit faifi, lui 
& tous ceux qui étoient a- 
vcc lui, à caufc de cette 
grande prife de poiflbns 
qu'ils venoient de faire : de 
même que Jaques &Jean, 
fils deZébdée, qui étoient 
compagnons de Simon. A- 
lors Jéfus dit à Simon 5 
N'aie point de peur : d or- 
enavant tu feras preneur 
d'hommes vivans. Et quand 
ils eurent amené les nacel- 
les à terre ,• ils quiterent 
tout, & le fuivirent. 

Le Jixième dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

ODicu qui as préparé à 
ceux qui t'aiment, 
des biens qui furpaffent Tcn- 
tendcmcnt humain 5 fai 
qu'en t'aimant de notre cô- 
té par dcffus toutes chofes, 
nous obtenions l'effet de tes 



APRES LA Trinité^ 

promeifes, qui font audef- 
fus de nos penfées, & de 
nos défirsj par Jéfus- Chrift 
nôtre Seigneur. Amen. 



L'Epitre, Rom. 6. 5. 

NE favez-vous pas que 
nous tous qui avons 
été bâtifez en jéfus- Chrift,a- 
vous été bâtifez en fa mort \ 
Nous fommes donc enfe- 
velis avec lui en fa mort 
par le Batême : afin que 
comme Chrift eft reflufcité 
des morts par la gloire du 
Père, nous auflî pareille- 
ment cheminions en nou- 
veauté de vie. Car fi nous 
avons été faits une même 
plante avec lui par la con- 
formité de fa mort, nous 
le ferons aufli par la con- 
formité de fa réfurrcdion. 
Sachant ccci,que nôtre vieil- 
homme a été crucifié avec 
lui, afin que le corps du pé- 
ché foit réduit à néant: a- 
fin que nous ne fcrvions 
plus le pcché. Car celui 
qui eft mort, eft quite du 
pcché. Or fi nous fommes 
morts avec Chrill, nous 
croions que nous vivrons 
au fil avec lui : Sachant que 
Chrift étant reflufcité des 
mortj ne meurt plus, <5c que 

la 



Ie VII. Dimanche après la Trinité- i4j^ 



la mort n a plus de domi- 
nation fur lui. Car ce qu'il 
eft mort, il eft mort pour 
une fois au péché : mais ce 
qu il eft vivant, il eft vivant à 
Dieu. Vous auiïî tout de 
même faites vôtre compte 
que vous êtes morts au 
péché, mais vivans à Dieu 
en Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. 

L'Evangile, S. Matt. 5 . 20. 

JEfus dit à fes difciples; Si 
vôtre juftice ne furpafte 
celle des Scribes & des Pha- 
rilîens, vous n entrerez point 
dans le Roiaume des Cieux. 
Vous avez entendu qu'il a 
été dit aux anciens 5 Tu ne 
tueras point : & qui tuera 
fera puniffable par juge- 
ment. Mais moi je vous 
dis 5 Que quiconque fe met 
en colère fans caufe contre 
fon frère, fera puniiTable par 
jugement : & celui qui di- 
ra à fon frère, Racha, fera 
puniflable par le Confeil:^ 
& celui qui lui dira. Fou, 
fera puniflable par la gé- 
henne du feu. Si donc tu 
aportes ton ofrande à TAu- 
tel, & que là il tç fouvi 
cnne que ton frère a quel 



que chofe contre toi : Laif- 
fe-Ià ton ofrande devant 
rAutel,& va te reconcilier 
premièrement avec tor^ 
frère i puis vicn, & otre 
ton ofrande. Sois bien-tôt 
d acord avec ta partie aver- 
fe, tandis que tu es en che- 
min avec elle : depeur que 
ta partie averfe ne te livre 
au Juge, & que le Juge ne 
te livre au fergent, ôc que 
tu ne fois mis en prifon. 
En vérité je te dis 5 que tu 
ne fortiras point de là, jus- 
qu'à ce que tu aies ^rendu 
le dernier quadrain. 

Le feptiéme dimanche 
a}rès la Trmité. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puilfant à 
qui apartient la force, 
& qui es l'Authcur de tout 
bien, & de tout don par- 
fait; imprime dans nos 
cœurs Tamour de ton Nom : 
augmente en nous la véri- 
table piétés rempli nous 
de toutes les vertus, & nous 
y affermi i par Jéfus-Chrift 
nôtre Seigneur. Amen. 

L L'Epi- 



1L4.6 JLe VII. Dimanche après la Trinité: 



L'Epitre, Rom. 6, 19. 

JE parle à la façon des 
hommes, à caufe de Tin- 
firmité de vôtre chair. Com- 
me donc vous avez apliqué 
Vos membres pour fervir à 
la fouillurc & à l'iniquité, 
pour commettre Tiniquité : 
ainfi apliquez maintenant 
vos membres pour fervir à 
lâjuftice, enfainteté. Car 
lors que vous étiez efclaves 
du péché, vous étiez libres, 
quant à la juftice. Q^iel 
fruit donc aviez-vous alors 
des chofes dont maintenant 
vous avez honte? certes 
leur fin eft la mort. Mais 
maintenant que vous êtes 
afranchis du péché, & affer- 
vis à Dieu, vous avez vô- 
tre fruit dans la fandifica- 
. tion 5 & pour fin la vie é- 
ternelle. Car les gages du 
péché, c eft la mort : mais 
le don de Dieu, c'eft la vie 
éternelle, par Jéius-Chrift 
nôtre Seigneur. 

L'Evangile, S.Marc, 8. i. 

EN ces jours-là, comme 
il y avoir U une fort 
grande multitude, & qulls 
navoient rien à manger 5 
Jcfus apella les Difciples, 



ôcleur dit; Je fuis ému de 
compafiîon envers cette 
multitude : car il y a déjà 
trois jours qu ils ne bougent 
d'avec moi, & ils n ont rien 
à manger. Et fi je les ren- 
voie à jeun en leurs mai- 
fons, ils tomberont en dé- 
faillance par le chemin; car 
quelques-uns d'eux font ve- 
nus de loin. Et fes Difci- 
ples lui répondirent ; D où 
les pourra-t-on raffafier de 
pain, ici dans un défert? 
Et il leur demanda 5 Com- 
bien avez vous de pains? Ils 
lui dirent i Sept. Albrs il 
commanda aux troupes de 
s'afleoif par terre 5 & il prit 
les fept pains, & après avoir 
rendu grâces, il les rompit; 
& les donna à fes Diiciples 
pour les mettre devant les 
troupes : ôc ils les mirent 
devant elles. Ils avoient 
aufll quelque peu de petits 
poiilbns : ôc après qu il eut 
rendu grâces, il commanda 
qu ils les leur miiîent auflî 
devant. Et ils en mangè- 
rent, & furent raflafiez : & 
on remporta du* refte des 
pièces de pain, fcpt corbeil- 
les : (Or ceux qui en avoi- 
ent mangé étoient environ 
- >. ... qua- 



>; 



Le VIII. Dimanche a 

quatre mille) & enfuite il 
leur donna congé. 

Le huitième T^imanche 
après la Trinité. 

La Collec te. 

ODieu, dont la Provi- 
dence infaillible règle 
tout fur la terre & dans le 
ciel i éloigne de nous, nous 
t'en fuplions, les chofes qui 
pourroient nous nuire; & 
nous acorde celles qui nous 
font véritablement utiles j 
par Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen, 

L'Epitre, Rom. S. 12. 

M Es frères, nous fom- 
mes débiteurs non 
point à la chair, pour vivre 
félon la chair. Car fi vous 
vivez félon la chair, vous 
mourrez : mais fi par Tefprit 
vous mortifiez les faits du 
corps, vous vivrez. Or tous 
ceux qui font conduits par 
TEfprit de Dieu, font en- 
fans de Dieu. Car vous 
n avez point reçu un Efprit 
de fervitude, pour ctre en- 
core dans la crainte : mais 
vous avez reçu TEfprit d'a- 
doption, par lequel nous 



PRES LA Trinité. ïjÇ^ 

crions Abba, Père. C'eft ce 
même Efprit qui rend té- 
moignage avec nôtre efprit 
que nous fommes enfans de 
Dieu. Et fi nous fommes 
enfans, nous fommes doiic 
héritiers: héritiers, dis-jc. 
de Dieu 5 & cohéritiers de 
Chrifl: : fi nous foufrôns a- 
vcc lui, afin que nous loir 
ons auflî glorifiez avec lui, 

UEvANGiLE, s. Matt. 7.1 5; 

Donnez- vous garde des 
faux prophètes qui 
viennent à vous en habit 
de brebis 5 mais qui au de- 
dans font des loups ravil- 
fans. Vous les connoitrez 
à leurs fruits: cueille-t-on 
les raifins des épines ; ou les 
figues des chardons? Auifi 
tout bon arbre fait de bon 
fruit: mais le mauvais ar- 
bre fait de mauvais fruit. Le 
bon arbre ne peut point 
faire de mauvais fruit j ni le 
mauvais arbre faire de bon 
fruit. Tout arbre qui ne 
fait point de bon fruit, cfl: 
coupé & jette au feu. Vous 
les connoitrez donc à leurs 
fruits. Tous ceux qui me 
difcnt 5 Seigneur, Seigneur, 
n entreront pas dansleRoi- 
aume des Cicux : mai$ celui 
L 2. qui 



I4S Le IX. Dimanche après la Trinité. 
qui fait la volonté de mon rituelle qui les fuivoit j & 



père qui eft aux Cieux. 

Le neuviémeT^imanche 
afrès la Trinité. 

La Collecte. 

DOnnc nous Seigneur 
nous t'en fuplions 
TEiprit de difcernement 
pour ne rien penfer, & ne 
rien faire qui ne foit jufte 
& droit i afin que, comme 
fans toi, nous ne pouvons 
faire aucun bien, nous re- 
cevions de toi la grâce, & 
la force de vivre félon ta 
volonté fainte 5 par Jéius- 
Chrift nôtre Seigneur. A- 
men. 

UEpitre, I Cor. 10. i. 

ME s frères, je ne veux 
pas que vous igno- 
riez, que nos Pères ont tous 
été fous la nuée $ & qu'ils 
ont tous palTé par la mer : 
& qu'ils ont tous été bâtifcz 
par Moifc, eu la nuée, & 
en la mer: & qu'ils ont 
tous mangé d'une même 
viande fpiritucllei & qu'ils 
ont tous bu d'un même 
.^breuvage fpirituel: car ils 
beiivoicnt de la pierre fpi- 



la pierre étoit Chrift. Mais 
Dieu n'a point pris plaifir 
en plufieurs d'eux: car ils 
ont été acablez au défert. 
Or ces chofes ont été des 
exemples pour nous^ afin 
que nous ne convoitions 
point des chofes mauvaifes, 
comme eux-mêmes les ont 
convoitées. Et que vous 
ne deveniez point idolâtres, 
comme quelques-uns d'eux : 
ainfi qu'il eft écrit i Le peu- 
ple s'eft affis pour manger 
& pour boire; & puis ils 
fe font levez pour joiier. 
Et afin que nous ne pail- 
lardions point, comme quel- 
ques-uns d'eux ont paillar- 
de 5 & il en eft tombé en 
un jour vingt trois mille. 
Et que nous ne tentions 
point Chrift, comme quel- 
ques-uns d'eux l'ont tentée 
& ont été détruits par les 
ferpens. Et que vous ne 
murmuriez point, comme 
quelques-uns d'eux ont 
murmuré; & font péris par 
le deftruclcur. Or toutes ces 
chofes leur arrivoient en 
exemple; & elles font écri- 
tes pour notre inftruclion, 
comme étant ceux aufquels 
les derniers> temps font par- 
venus. 



Le IX. Dimanche après la Trinité 



venus. Que celui donc 
qui croit demeurer debout, 
prenne garde qu il ne tom- 
be. Aucune tentation ne 
vous a faifis, qui nait été 
une tentation humaine: & 
Dieu eft fidèle qui ne per- 
mettra point que vous foiez 
tentez au delà de vos forces: 
mais avec la tentation il 
vous donnera riffuëj afin 
que vous la puiffiez fou- 
tenir. 

L'Evangile, S. Luc, i5. i. 

JEfus dit à fes difciples ; 
Il y avoit un homme 
riche, qui avoit un maître- 
d'hôtel, lequel fut acufé de- 
vant lui comme dilîîpateur 
de fes biens. Sur quoi Tai- 
ant apellé, il lui dit 5 Qu'eftr 
ce que j'entensdire de toi? 
Ren compte de ton admi- 
niftration : car tu n auras 
plus la puiffancc d'adminif- 
trer mes biens. Alors le 
maître-d'hôtel dit en lui- 
même i Que fer ai- je, puis- 
que mon maître nVôte Tad- 
miniftration ? je ne puis pas 
fouir la terre, & j'ai honte 
de mendier, je fai ce que 
je ferai i afin que quand 
mçi^ adai^'ï^ifti-ation nie fe- 



I4$)r 

ra otée, quelques-uns me 
reçoivent dans leurs mai- 
fons. Alors il apella cha- 
cun des débiteurs de fon 
maître, & il dit au pre- 
mier; Combien dois-tu à 
mon maître? Il' dit; Cent 
mcfures d'huile. Et il lui 
dit j Pren ton obligation, 
& t'aflîcds vite, & n'en écri 
que cinquante. Puis il dit 
à un autre ; Et toi, combien 
dois-tu? Et il dit; Cent 
mefures de froment. Et 
il lui dit s Pren ton obli- 
gation, & n'en écri que qua- 
tre-vingt. Et le maître loîia 
le maître-d'hôtel inique, de 
ce qu'il avoit fait pruden- 
ment. Ainfi les enfans de 
ce fiéclc font plus prudens 
en leur génération, que les 
enfans de lumière, Et moi 
aufiî je vous dis; Eaites- 
vous des amis, des richefles 
iniques : afin que quand 
vous défraudez, ils vous 
reçoivent dans les taberna- 
cles éternels. 



L 3 



Le 



^ 



;î50 Le X. Dimanche 

Le dixième ^Dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

OMifcricordicux Sei- 
gneur 5 prête 1 oreille 
aux prières de tes humbles 
ferviteurs : Et afin qu ils 
puiffent obtenir ce quils 
demandent ; fai leur la 
grâce de ne demander que 
àzs chofes qui te Ibicnt a- 
gréables 5 par Jélus-Chrift 
nôtre Seigneur. Amen. 

L^Epitre, I Cor. 12. i. 

POur ce qui regarde les 
dons fpirituels, je ne 
veux point, mes frères, que 
vous en foiez ignorans.Vous 
favez que vous étiez Gen- 
tils, tranfportez après les I- 
doles muettes, félon que 
vous étiez menez. C'cft 
pourquoi je vous fais fa- 
voir; que nul parlant par 
TEfprit de Dieu, ne dit 
que Jéfus eft malédidion : 
& que nul ne peut dire 
que par le Saint Efprit, que 
Jéfus eft le Seigneur. Or 
il y a diverilté de dons : 
jnais il n'y a qu un même 
'Efprit, 11 y a auffi divçr- 



APRES LA Trinité. 

fité de miniftères : mais il 
n y a qu un même Seigneur. 
Il y a pareillement diverfi- 
té d'opérations : mais il n'y 
a qu'un même Dieu, qui 
opère toutes chofes en tous. 
Or à chacun eft donnée la 
manifeftation de l'Efprit, 
pour ce qui eft expédient. 
Car à l'un eft donnée par 
l'Efprit, la parole de fa- 
pience 5 & à l'autre, par le | 
même Efprit, la parole de 
connoiffance 5 & à un au- 
tre, la foi, par ce même 
Efprit; à un autre, les dons 
de guérifon, par ce même 
Efprit 5 & à un autre, les 
opérations des miracles j 
à un autre, la prophétie; 
à un autre, le don de dif- 
cerner les Efprits ; à un 
autre, la diverfité de lan- 
gues i & à un autre, le don 
d'interpréter les langues» 
Mais un feul, & même Ef- 
prit fait toutes ces chofes, 
diftribuant particulièrement 
a chacun félon qu'il veut, 

L'Evangile, S.Luc,i9.4I. 

ET quand il fut proche, 
voiant la ville, il pleu- 
ra lur elle, difant j O fi toi 
auffi eufles connu, au moins 
en cette tienne journée. 



f 



Le XI. Dimanche après la Trinité. 151 



les chofes qui apartiennent 
à ta paix ! mais mainte- 
nant elles font cachées de- 
vant tes yeux. Car les 
jours viendront fur toi que 
tes ennemis t'afliégçront de 
tranchées, & t'environne- 
ront;, Ôc t'enferreront de 
tous cotez : & te raferont 
toi, & tes enfans qui font 
au dedans de toi ; & ils ne 
laifferont en toi pierre fur 
pierre 5 parce que tu nas 
point connu le temps de ta 
vifitation. Puis étant entré 
au Temple, il commença 
à jetter dehors ceux qui y 
vendoient, 6c qui y achc- 
toient. Leur difant ; Il eft 
écrit; Ma Maifon eft la 
Maifon de prière : mais 
vous en avez fait une ca- 
verne de voleurs. Et il 
étoit tous les jours enfei- 
gnant dans le Temple. 

L'onzième ^Dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 



fur nous abondamment ta 
grâce : afin que marchant 
dans les fentiers de tes 
commandemens, nous puif^ 
fions obtenir l'effet de tes 
promefles gratuites, & être 
faits participants de tes 
tréfors celeftes; par Jéfus^ 
Chrift nôtre Seigneur, -/f- 
men. 



LTpitre, i Cor. 15. iJ 

M Es frères, je vous 
fais favoir l'Evan- 
gile que je vous ai annoncé, 
& que vous avez reçu, & 
auquel vous vous tenez 
fermes : & par lequel vous 
êtes fauvez, fi vous retenez 
en quelle manière je vous 
l'ai annoncé : à moins que 
vous n'aiez cru en vain. 
Car avant toutes chofes, je 
vous ai donné ce que j'a- 
vois auffi reçu, favoir $ que 
Chrift eft mort pour nos 
péchez, félon les Ecritures: 
& qu'il a été enféveli, & 
qu'il eft reftufcité le troi* 
fiéme jour, félon les Ecri- 

ODieu, qui manifcftcs la turcs : & qu'il à été vu de 
Toute-puiflance de ta Céphas , & enfuite des 
force, principalement lors Douze. Depuis il a été 
•que tu fais mifericorde, &jvû de plus de cinq cent 
que tu as compalîionj répn^ frères a une fois 5 dont plu- 

L 4 ficur 



n 



Isi l'S xiï. Dimanche 

fleurs font encore vi- 
vans, & quelques uns dor- 
ment. Enfuite il a été vu 
de jaques, & puis de tous 
les Apôtres. Et après tous, 
il a été vu auffi de moi, 
comme d'un avorton. Car 
je fuis le moiiuire des A- 
pôtres, qui ne fuis pas dig- 
ne d'être apellé Apôtre j 
parce que j'ai pcrfécuté 
TEglife de Dieu. Mais par 
la grâce de Dieu, je fuis 
ce que je fuis; & fa grâce 
envers moi n'a point été 
vaine i mais j'ai travaillé 
beaucoup plus qu'eux tous : 
toutefois non point moi^ 
mais la grâce de Dieu qui 
cft avec moi. Soit donc 
moi, foit cm, nous prê- 
chons ainfii & vous l'avez 
cru ^infi. 

L'EvAî?Gii.E, S, Luc, 18.9. 

JEfu§ dit cette parabole, 
à quelques uns qui fe 
çonfipicnt en eux-mêmes 
d'çtre juftes, & qui tenoi- 
cnt Içs autres pour rien. 
Deux hommes rnontcrent 
au Temple pour prier : 
Tun, Pharifien 5 & l'autre, 
Péager. Le Pharifien jfe 
te|iai,it à l'écart prioit çn 



APRES LA Trinité? 

lui-même, difant de telles: 
chofesj ODieu! je terens 
grâces, de ce que je ne 
fuis point comme le refte 
des hommes, qui font ra- 
vilTeurs, injuftes, adultères, 
ni même comme ce Péager. 
Je jeune deux fois la fe- 
maine : & je donne la dîme 
de tout ce que je pollède. 
Mais le Péager fe tenant 
loin, n'ofoit pas même le- 
ver les yeux vers le Ciel: 
mais frapoit fa poitrine, en 
difant; O Dieu! fois apai- 
fé envers moi qui fuis pé- 
cheur. Je vous dis que ce^ 
lui-ci defcendit en fa mai. 
fon juftifié, plutôt que l'au- 
tre. Car quiconque s'élè^ 
ve, fera abaifle ; & quicon- 
que s'abaifle, fera élevé. 

Le douzième T>manche 
après la Trinité. 



La Collect 



E. 



D 



leu Eternel & Tout- 
puiffant, qui es tou- 
jours plus prompt à nous 
exaucer que nous ne le 
fommes à te prier j & qui 
as acoutumé de nous don- 
ner plus que nous ne mé- 
ritons, & que nous ne de*- 

maa^ 



r 



w 



I Le XII. Dimanche après la Trinité. 



'mandons 5 Répan abon- 
damment tes grâces fur 
^ous s nous pardonnant 
tout ce qui pourroit trou- 
bler nôtre confcience 5 
nous donnant les biens que 
nous ne fommes pas dignes 
de demander i finon par 
les mérites, & par Tinter- 
cefllon de Jéfus-Chrift ton 
Fils, nôtre Seigneur. Jl- 
men. 



L'Epitre, 2 Cor. 3- 4- 

NOus avons une telle 
confiance en Dieu 
par Chrift. Non que nous 
foions capables de nous- 
mêmes de penfer quelque 
çhofe y comme de nous- 
mêmes; mais nôtre capacité 
eft de Dieu 5 qui nous a 
aufli rendus capables d'ctre 
Miniftres du Nouveau Tcf- 
tament; non de la lettre, 
mais de TEfprit: caria let- 
tre tuë; mais TETprit vivi- 
fie. Or fi le Miniftcrc de 
mort écrit avec des lettres, 
& gravé fur des pierres, a 
été glorieux, tellement que 
les enfans dlfraél ne pou- 
voient regarder le vifage de 
Moife j à caufe de la gloire 
d>? fon vifagC; laquelle dc- 



153 

voit prendre fin: comment 
le Miniftère de TEfprit ne 
fera-t-il pas plus glorieux ?^ 
Car fi le Miniftère de la 
condamnation a été glori- 
eux, le Miniftère de la juf- 
tice le furpafîe de beau- 
coup en gloire. 

UEvangile, s. Marc, 7. 31; 



j 



Efus étant encore parti 
des frontières de Tyr& 
de Sidon, il vint à la mer 
de Galilée par le milieu du 
païs de Décapolis. Et on 
lui amena un fourd, qui a- 
voit la parole empêchée^ 
& on le pria de pofer les 
mains fur lui. Et Jéfus 
l'aiant tiré à part, hors de 
la foule, lui mit les doigts 
dans les oreilles 3 & aiant 
craché, lui toucha la langue. 
Puis regardant vers le ciel, 
il foupira, & lui dit j Heph- 
phatah , c'eft-a-dire, Ou- 
vre-toi. Et auflî-tôt fes 
oreilles s ouvrirent j & le 
lien de fa lani^ue fe délia : 
& il parla aifément. Et 
]éfas leur commanda de ne 
le dire à pcrfonne : mais 
plus il le défendoit, plus 
lis le publioient. Et ils en 
étoicnt extrêmement éton- 
ne?, 

^1 



154 Le XIII. Dimanche après la Trinité; 

nez, difant 5 H a tout bien 
fait : il fait ouïr les fourds. 



& parler les muets. 

Le treiziéme^ïmanche 
a^rès la Trinité. 



La Collecte, 



o 



Dieu Tout-puiflant & 
tout mifericordieux. 



qui a ete auparavant con- 
firmée par Dieu en Chrift, 
la Loi qui eft venue quatre 
cent trente ans après, ne 
la peut point anuler pour 
abolir la promeffe. Car fi 
rhéritage eft par la Loi, il 
n eft point par la promeffe : 
or Dieu Ta donné à Abra- 
ham par la promeffe. A 
quoi donc fert la Loi ? 



qui feul donnes a ton peu- Elle a été ajoutée à caufe 
pie fidèle de te rendre un des tranfgreflîons,jufqu ace 



jiifte & louable fervice^ fai 
nous la grâce, nous t'en fu- 
plions, de te fervir ft fidè- 
lement fur la terre, que 
nous ne manquions point 
d'obtenir enfin dans le ciel 
l'effet de tes promeffes 5 
par les mérites de Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. A- 
men. 

LTpitre, Gai. 3- i<^. 



LEs promeffes ont été 
faites a Abraham, & 
à ta fcmcnce. 11 n eft pas 
dit, & aux fcmences, com- 
me s'il avoit parlé de plu- 
fieursj mais comme parlant 
d'une feule, & à fa fe- 
mence 5 qui eft Chrift. Voi- 
ci donc ce que je dis; 
c'cft que quant à Faliance 



que vint la femence à l'é- 
gard de laquelle la pro- 
meffe avoit été faite : & 
elle a été ordonée par les 
Anges, par le miniftère d'un 
Médiateur. Or le Média- 
teur n'eft pas d'un feul : 
mais Dieu eft un feul. La- 
Loi donc a-t-elle été ajou- 
tée contre les promeffes de 
Dieu? ainfi n'avienne! car 
fi la Loi eut été donnée 
pour pouvoir vivifier, véri- 
tablement la juftice feroit 
de la Loi. Mais l'Ecri- 
ture a tout enclos fous le 
péché 5 afin que la promeffe 
par la foi en Jéfus-Chrift;^ 
fut donnée à ceux qui 
croient. 



L^EVAN- 



Le XIII. Dimanche a 

L'Evangile, S.Luc, io. 2 3 . 

Bienheureux font les 
yeux qui voient ce 
que vous voiez. Car je 
vous dis, que plufieurs Pro- 
phètes & plufieurs Rois ont 
défiré de voir les chofes 
que vous voiez, & ils ne 
les ont point veuës^ & 
d'ouïr les chofes que vous 
ciez, ôc ils ne les ont point 
ouïes. Alors voici un Doc- 
teur de la Loi s étant levé 
pour réprouver lui dit 5 
Maître, que dois- je faire 
pour avoir la vie éternelle r 
Et il lui dit j Qif c(t-il é- 
crit dans la Loi ? Comment 
lis-tu ? Et il répondit , & 
dit; Tu aimeras le Sei- 
gneur ton Dieu de tout ton 
cœur, & de toute ton amc, 
& de toute ta force, & de 
toute ta penfée : & tu ai- 
meras ton prochain comme 
toi-même. Et Jéiiis lui 
dit ; Tu as droitemcnt ré- 
pondu: fai cela, & tu vi- 
vras. Mais lui fc voulant 
juftifier, dit à ]éfuSi Et 
qui eft mon prochain ? Et 
]éfus répondant, lui dit ; 
Un homme defccndoit de 
Jérufalçm à Jérico, & il 



PRES LA TrINITEJ 1$^ 

tomba entre les mains des 
voleurs, qui le dépouille- 
rent, & qui après l'avoir 
bleifé de plufieurs coups, 
s'en alerent, le laiffant à 
demi-mort. Or par rencon- 
tre, un Sacrificateur defccn- 
doit par le même cheminj 
& quand il le vit, il palfa 
de Tautre côté. Un Lé- 
vite aufli étant arrivé en 
cet endroit-là, & volant cet 
homme, paffa tout de même 
de l'autre côté. Mais un 
Samaritain faifant fon che- 
min, vint à lui ; & le vol- 
ant, il fut touché de com- 
paillon. Et s'aprochant 
lui banda fes plaies, 6c y 
verfa de l'huile & du vin : 
puis le mit fur fa bête, & 
le mena dans Thotellerie, 
& eut foin de lui. Et le 
lendemain en partant, il ti- 
ra deux deniers, «5c les don- 
na à rhôte, en lui difant 5 
Aie foin de lui : & tout 
ce que tu dépcnferas de 
plus, je te le rendrai à mon 
retour. Lequel donc de 
ces trois, te fcmblc-t-il a- 
voir été le prochain de ce- 
lui, qui étoit tombé entre 
les nriains des voleurs? 11 
répondit j C'eil celui qui a 
ufc de mifcricorde envers 

lui 



!^ V 



ij6 Le XIV. Dimanche après la Trinité, 



lui. Jéfus donc lui dit; 
Va, & toi auffi fai de même. 

Le quatorzième T) manche 
' après la Trinité. 

• La Collecte. 



Dieu Tout-puiflant &: 
Eternel, augmente 
nous la foi, refpérance & 
la charité : & afin que nous 
obtenions ce que tu nous 
promets, fai que nous ai- 
mions ce que tu nous com- 
mandes ; par Jéfus-Chrift 
nôtre Seiineur. Amen, 



L'Epitre, Gai. 5. i(5. 



j 



E vous dis donc ; Che- 
minez félon TÊfprit^ 



paillardife, la fouillure. Fin- 
folence, Tidolatrie, Tem- 
poifonnement, les inimi- 
tiez, les querelles, les dé- 
pits, les colères, les diffen- 
fions, les divifions, les hé- 
réfies, les envies, lesmeur- 
très, les ivrogneries, les 
gourmandifes, & les chofes 
femblables à celles-là : au 
fujct defquelles je vous pré- 
dis, comme je vous lai dé- 
jà dit, que ceux qui com- 
mettent de telles chofes 
n hériteront point le Roi- 
aume de Dieu, Mais le 
fruit de TEfprit eft la cha- 
rité, la joie, la paix, un 
efprit patient, la bénigni- 
té, la bonté, la fidélité, la 
douceur, la tempérance. La 
Loi ne s'adreffe point con- 



Ôc vous nacomplirez point tre de telles chofes. Or 
les convoitilcs de la chair: 'ceux qui font de Chrift, 
Car la chair convoite con-'ont crucifié la chair avec 



tre l'efprit, & i'cfprit con- 
tre la chair : & ces chofes 
font opolces l'iine à l'au- 
tre : tellement que vous ne 
faites point les chofes que 
vous voudriez. Or fi vous 
ères conduits par TEfprit, 
vous n'êtes point fous la 
Loi. Car les œuvres de la 
chair font manifefles, \z{- 
quellcs font l'adultère, la 



fes afFeclions, 
voitifcs. 



6c fes con- 



UEvANGiLE,S.Luc, 17.11, 

ALant à Jérufalem, il 
paflbit par le milieu 
de la Samarie & de la Ga- 
lilée. Et comme il entroit 
dans une bourgade, dix 
hommes lépreux le rencon- 
trèrent^ 



Le XV. Dimanche après la Trinité? 157 



trerent, & ils s'arrêtèrent 
de loin: ôc élevant leurs 
voix, ils lui dirent i Jéfus, 
Maître, aie pitié de nous. 
Et quand il les eut vus, il 
leur dit , Alcz, niontrez- 
vous aux Sacrificateurs. Et 
il arriva quen s'en alant 
ils furent rendus nets. Et 
Tun deux voiant qu il étoit 
guéri, s'en retourna, glori- 
fiant Dieu à haute voix : 
Et fe jetta en terre fur fa 
face aux pieds de Jéfus, lui 
rendant grâces: or c'étoit 
un Samaritain. Alors Jé- 
fus prenant la parole ditj 
Les dix n'ont-ils pas été 
rendus nets? & les neuf où 
font-ils ? Il n y a eu que cet 
étranger qui foit retourné 
pour rendre gloire à Dieu. 
Alors il lui dit 5 Levé- toi j 
va-t-en; ta foi t'a fauve. 

Le quinzième ^Dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

VEuilles, ô Seigneur par 
ta mifcricorde, pro- 
téger continuellement ton 
Eglife : Et puis que la fra- 
gilité de l'homme eft telle 
que nous ne pouvons de- 



meurer fermes fans ton fe- 
cours, garenti nous de tout 
ce qui peut nous nuire i & 
condui nous à celles qui 
peuvent avancer nôtre Sa« 
lut 5 par Jéfus-Chrift nôtre 
Seigneur. Amen. 

L'Epitre, Gai. 6. 11. 

T TOus voiez quelle gran- 
Y de lettre je vous ai 
écrite de ma propre main. 
Tous ceux qui cherchent 
une belle aparence en la 
chair, font ceux qui vous 
contraignent d'être circon- 
cis 5 afin feulement qu'ils 
ne foufrent point perfécu- 
tion pour la croix de Chrift- 
Car ceux-là mêmes qui 
font circoncis ne gardent 
point la Loi : mais ils veu- 
lent que vous foiez circon- 
cis 5 afin de fe glorifier en 
vôtre chair. Mais pour 
moi, à Dieu ne plaife que 
je me glorifie, fuion en la 
croix de nôtre Seigneur 
jéfus-Chrift, par lequel le 
monde nVeft crucifié, & 
moi au monde. Car en 
yéfus-Chrift, ni la circonci- 
fion, ni le prépuce n'ont au- 
cune vertu; mais la nou- 
velle créature. Et â l'égard 

de 



^ 



Ys^ l'E XV. Dimanche 

de tous ceux qui marche- 
ront félon cette règle; que 
la paix ôc la mifericordc 
foient fur eux, & fur Tlf 
raël de Dieu. Au refte, 
que perfonne ne me don- 
ne de la fâcherie : car je 
porte en mon corps les 
flétriffures du Seigneur Jé- 
fus. Mes frères, la grâce 
de nôtre Seigneur Jéfus- 
Chrift foit avec vôtre efprit. 
yimen. 

L'Evangile, S. Matt.6.24. 

NUI ne peut fervir deux 
maîtres : car ou il 
haïra Tun, & aimera l'au- 
tre : ou il s'atachera à Tun, 
& méprifera Fautre: vous 
ne pouvez fervir Dieu, & 
Mammon. C'eft pourquoi 
;e vous dis 5 Ne foiez point 
en fouci pour vôtre vie, 
de ce que vous mangerez^ 
& de ce que vous boirez 5 ni 
pour vôtre corps, dequoi 
vous ferez vêtus. La vie 
n'eft-elle pas plus que la 
nourriture, & le corps plus 
que le vêtement? Regardez 
les oifeaux du Ciel: car 
ils ne fement ni ne moif- 
fonnent, ni naiTemblcnt 
dans des greniers; & ce- 
pendant vôtre Père celcfte 



APRES LaTrINITEÏ 1 

les nourrit: n'êtes- vous pas 
beaucoup plus excellens 
queux? Et qui eft celui 
d'entre vous, qui puiffe par 
fon fouci ajouter une cou- 
dée à fa ftature? Et pour- 
quoi étes-vous en fouci du 
vêtement? Aprenez com- 
ment croiffcnt les lis des 
champs; ils ne travaillent, 
ni ne filent. Cependant . 
je vous dis, que Salomon I 
même, dans toute fa gloire, 
n'a pas été vêtu comme 
l'un d'eux. Si donc Dieu 
revêt ainfi l'herbe des 
champs, qui eft aujour- 
d'hui, & qui demain fera 
mife au four, ne vous vé- 
tira-t-il pas beaucoup plu- 
tôt, ô gens de petite foi? 
Ne foiez donc point en 
fouci, difant; C^tie mange- 
rons nous ? ou que boirons- 
nous? ou dequoi ferons- 
nous vêtus? Vu que les 
Païens recherchent toutes 
ces chofcs; car vôtre Père 
celefte connoit que vous a- 
vez befoin de toutes ces 
chofes. Mais cherchez pre- 
mièrement le Roiaume de 
Dieu, & fa juftice; & toutes 
ces chofes vous feront don- 
nées par dedus. Ne foiez 
donc point en fouci pour 

le 



Xe XVI, Dimanche après là Trinité^ 159 

le lendemain: car le lende- 
main fe fouciera de ce qui 
le concerne. A chaque jour 
fufit fa peine. 



Lefeiziéme T>imanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

O Seigneur, nous te fu- 
plions de purifier & 
détendre continuellement 
tonEglife: & parce quelle 
ne peut fubfifter fans ton 
fecours 5 conferve la tou- 
jours par ta bonté, & par 
ton affiftance^pour l'amour 
de Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen. 

L'Epitre, Eph. 3.13. 

JE vous prie de ne vous 
point relâcher à caufe 
de mes aflidions que je 
foufre pour Tamour de 
vous, ce qui eft vôtre gloire. 
A caufe de cela je fléchis 
mes genoux devant le Père 
de nôtre Seigneur ]éfus- 
Chrift : duquel toute la pa- 
renté eft nommée dans les 
Cieux & fur la terre. A- 
fin que félon les richeifes 
de fa gloire, il vous donne 



d'être puiffamment fortifiez 
par fon Efprit, en Thomme 
intérieur: Tellement que 
Chrift habite dan5 vos coeurs 
par la foi : afin qu étant 
enracinez, & fondez dans 
la charité, vous puiflîcz 
comprendre avec tous les 
Saints, quelle eft la lar- 
geur & la longueur, la pro- 
fondeur, & la hauteur: & 
connoitre la charité de 
Chrift, laquelle furpafîe tou- 
te connoilfancci afin que 
vous foiez remplis de toute 
plénitude de Dieu. Or à 
celui qui, par la puiffance 
qui agit en nous avec éfi- 
cace, peut faire en toute 
abondance au delà de tout 
ce que nous demandons & 
penfons : à lui foit gloire 
dans TEglife, en Jéfus- 
Chrift, dans tous les âges 
du fiécles des fiécles. Amen. 

L'Evangile, S. Luc, 7. 11. 

ET le jour d'après il ar- 
riva que ]éfus aloit 
à une ville nommée Nain, 
& plufieurs de iz^ difciplcs 
& une groifc troupe aloi- 
ent avec lui. Et comme il 
aprochoit de la porte de la 
ville, voici, on portoit de- 

hor 



il 



i<5o Le xvir. Dimanche après la Trinité^ 



hors un mort, fils unique 
de fa mère, qui étoit veu- 
ve: & une grande troupe 
de la ville étoit avec elle. 
Et quand le Seigneur Teut 
vue, il fut touché de com- 
paflîon envers elle : & il 
lui diti Ne pleure point. 
Puis s'étant aproché, il tou- 
cha la bière i & ceux qui 
portoient le corps s'arrêtè- 
rent, & il dit 5 Jeune hom- 
me, je te dis, leve-toi. Et 
le mort fe leva en fon fé- 
ant, & commença à parler : 
& Jéfus le rendit à fa mère. 
Et ils furent tous faifis de 
crainte, & ils glorifioient 
Dieu, difantj Certainement 
un grand Prophète s'eft le-, 
vé parmi nous, & certaine- 
ment Dieu a vifité fon peu- 
ple. Et le bruit de ce mi- 
racle fe répandit dans toute 
la Judée, & dans tout le 
pais circonvoifîn. 

Le dix-feptiéme dimanche 
après la Trinité. 

La Collecte. 

SEigneur, nous te prions 
que ta grâce nous pré- 
vienne, & nous acom- 
pagne fans ceflcj & quelle 



nous porte continuellement 
à toutes fortes de bonnes 
oeuvres 5 par Jéfus-Chrift 
Amen. 



notre Seigneur. 



j 



L'Epitre, Eph. 4. r.' 

E vous prie donc moî 
qui fuis prifonnier pour 
le Seigneur, de vous con- 
duire d une manière digne 
de la vocation, à laquelle | 
vous êtes apellez5 avec | 
toute humilité, & douceur 5 ' 
avec un efprit patient 5 vous 
fuportant l'un lautre en 
charité : étant foigneux de 
garder l'unité de TEfprit 
par le lien de la paix. II 
y a un feul corps, & un , 
feul Efprit: comme aufli 
vous êtes apellez à une feule 
efpérance de vôtre voca- 
tion. Il y a un feul Sei- 
gneur, une feule foi, un 
feul batême, un feul Dieu, 
& Père de tous, qui eft fur 
tous, & parmi tous, & en 
vous tous. 

L'Evangile, S.Luc, 14. i. 

IL arriva auffi que Jéfus 
étant entré un jour de 
Sabat dans la maifon d'un 
des principaux des Phari- 
l fiens. 



Le XVIII. Dimanche a 

fiens, pour prendre fon re- 
pas, ils robfervoient. Et 
voici, un homme hydropi- 
que étoit là devant lui. Et 
Jéfus prenant la parole, par- 
la aux Dofteurs de la Loi, 
& aux Pharifiens, difant 5 
Eft-il permis de guérir au 
jour du Sabat ? Et ils ne 
dirent mot: alors aiantpris 
le malade, il le guérit, & 
le renvoia. Puis s'adreffant 
à eux, il leur dit 5 Qiii fera 
celui d'entre vous, qui aiant 
un âne ou un bœuf lequel 
vienne à tomber dans un 
puits, ne fen retire incon- 
tinent le jour du Sabat? 
Et ils ne pouvoient répli- 
quer à ces chofes. Il pro- 
pofoit auffi aux conviez une 
îîmilitude, prenant garde 
comment ils choififlbient 
les premières places à table, 
& il leur difoit 3 Quand tu 
feras convié par quelqu'un 
à des noces, ne te mets 
point à table au plus haut 
lieu, depcur qu'il n'arrive 
qu'un plus honorable que 
toi foit convié par lui : 
Et que celui qui aura con- 
vié & toi & lui, ne vienne, 
& ne te dife ; Donne ta 
place à celui-ci : & qu a- 
\: lors tu ne commences avec 



PRES LA Trinité. i6t 

honte de te mettre au plus 
bas lieu. Mais quand tu 
feras convié, va, & te mets 
au plus bas lieu s afin que 
quand celui qui t'a convié 
viendra, il te dife 5 Mon 
ami, m.onte plus haut : ôc 
alors cela te tournera à 
honneur devant tous ceux 
qui feront à table avec toi* 
Car cjuiconque s'élève, fera 
abaifle : & quiconque s a- 
baifle, fera élevé- 

Le dix-huitième T)intanche^ 
après la Trinité» 

La Collecte* 

O Seigneur, nous te 
fupiions de faire la 
grâce à ton peuple de réfif- 
ter aux tentations du mon- 
de, de la chair, & du dia- 
ble 5 & de te fuivrc en 
pureté de cœur & d' Ef- 
prit, toi qui es le feul 
vrai Dieu j par Jéfus-Chrift 
nôtre Seigneur. Amen> 

L'Epiti^E, T. Cor. î. 4« 

JE rens toujours grâces à 
mon Dieu à caufe de 
vous, pour la grâce de Dieu 
qui vous a été donnée en 
Jéfus-Chrill:: de ce qu'en 
toutes chof^^s, vous êtes en- 
M tichis 



tôz Le xviiT. Dimanche après la Trinité, 



richis en lui de tout don 
de parole, & de toute con* 
noiffance : félon que le té- 
moignage de Jéfus-Chrifta 
été confirmé en vous. Telle- 
ment qu il ne vous manque 
aucun don 5 pendant que 
vous atendez la manifcfta- 
tion de nôtre Seigneur 
Jéfus-Chrift, qui auflî vous 
afermira jufqucs à la fin 5 
pour être irrépréhenfibles 
en la journée de nôtre Seig- 
neur Jéius-Chrift. 

L'Evangile, S. Matth. 

22. 34- 

QUand les Pharificns 
eurent aprisqu il avoit 
fermé la bouche aux Saddu- 
céens, ils s'aflcmblerent d'un 
acord. Et l'un d'eux qui 
étoit Doftcur de la Loi, 
Tinterrogea pour réprouver, 
en ditant 5 JMaitrc, lequel 
cft le grand Commande- 
ment de la Loi? ]éius lui 
dit 5 Tu aimeras le Seigneur 
ton Dieu de tout ton cœur, 
& de toute ton ame, & 
de toute ta pcnice. Celui- 
ci ell: le premier & le grand 
Commandement : & le fé- 
cond, iemblablc à celui-là, 
cftj Tu aimeras ton pro- 
chain comme toi même. 



De ces deux Commande- 
mens dépendent toute la 
Loi & les Prophètes. Et 
les Pharifiens étant affem- 
blez5 Jéfus les interrogea, 
difant ; Que vous femble- 
t-il du Chrift? De qui cft- 
il Fils ? Ils lui répondirent 5 
De David. Et il leur dit > 
Comment donc David par- 
lant par TEfprit, Tapelle-t-il 
fon Seigneur ? difant ; Le 
Seigneur a dit à mon Seig- 
neur; Aflied-toi à ma droite, 
jufquà ce que j 'aie mis tes 
ennemis pour le marche- 
pied de tes pieds. Si donc 
David Tapelle fon Seigneur, 
comment eft-il fon Fils ? 
Et petfonne n£ lui pouvoit 
répondre un feul mot : ni 
perfonne n ofa plus l'inter- 
roger depuis ce jour-là. 

Le diX'7ieuviéme'^'Dimanche 
après la Trinité. 



La Collecte. 



o 



Dieu, puifque fans 
toi nous ne faurions 
t'ëtre agréables, fai nous la 
grâce que ton Saint Efprit 
nous diriiie & nous conduife 
dans toutes nos voies j par 
jéfus Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

L'I- 



£e XIX. Dimanche après la Trinité. 163 

pourquoi aiant dépouillé 



' TL'Epitré, Eph. 4*I7- 

JE vous dis donc, & je 
vous conjure de la part 
du Seigneur, de ne vous 
conduire plus comme k 
rcfte des Gentils, qui fuivent 
la vanité de leurs penfées : 
Aiant leur entendement 
obfcurci de ténèbres, ôc 
étant éloignez de la vie de 
Dieu, àcaufederignorance 
qui eft en eux par Tendur- 
ciflement de leur cœur. 
Lefquels aiant perdu tout 
fentîment, fe font aban- 
donnez à la diffolution, 
pour commettra toute ibuil- 
iure, à qui en feroit pis. 
Mais vous n'avez pas ainfi 
apris Chrift : Si toutefois 
vous favez écouté, & fi 
vous avez été enfeigncz 
par lui, félon que la vérité 
eft en Jéfus : Savoir, que 
vous dépouilliez le vieil- 
homme, quant à la con- 
vcrfation précédente, lequel 
fe corrompt par les con- 
voitifes qui féduifent : Et 
que vous foiez renouveliez 
dans refprit de vôtre enten- 
dement : Et que vous foiez 
revêtus du nouvel-homme, 
créé félon Dieu en juftice 
& en vraie fainteté. C/eft 



le menfonge, parlez en 
vérité chacun avec fon pro- 
chain : car nous fommes 
membres les uns des autres. 
Courroucez-vous, & ne pé- 
chez point. Que le foieil 
ne fe couche point fur vôtre 
courroux ; Et ne donnez 
point lieu au diable.. Que 
celui qui déroboit, ne déro- 
be plus j mais que plutôt il 
travaille en faifant de fes 
mains ce qui eft bon : afia 
qu il ait pour départir à ce- 
lui qui en a befoin. QiT'au- 
cundifcours mal-honnête ne 
forte de vôtre bouche,- mais 
feulement celui qui eft bon 
à Tufage de ledification, afin 
qu il donne grâce à ceux 
qui 1 oient. Et ne con- 
triftez point le Saint Efprit 
de Dieu, par lequel vous 
avez été féellez pour le jour 
de la Rédemption. Que 
toute amertume, & colère, 
ôc corroux, 6c cricrie, & 
médifance, foient ôtées du 
milieu de vous, avec toute 
malice. Mais foiez bénins 
les uns envers les autres, 
pleins de compailîon, & 
vous pardonnant les uns 
aux autres, ainfi que Dieu 
vous a pardonné par Chrift, 
M z L'EvAN' 



5S4 Le XX. Dimanche après l a Trinité^. 



L'Evangile, S.Matth.9.i.|^^ wntiéme Dimanche 

après la Trinité. 

La ColI/ECTe. 



Efus étant entré dans la 



J nacelle, il repafla la mer, 
& vint en fa ville. Et voici, 
on lui préfenta un paraly- 
tique couché dans un lit. 
Et Jéfus voiant leur foi, 
dit au paralytique 5 Aie bon 
courage, mon fils, tes péchez 
te font pardonnez. Et voici, 
quelques-uns des Scribes di- 
foient en eux-mêmes 5 Ce- 
lui-ci blafphème. Mais Jéfus 
voiant. leurs penfées, leur 
dit 5 Pourquoi penfez-vous 
du mal dans vos cœurs? 
Car lequel eft le plus aifé, 
ou de dire ? Tes péchez te 
font pardonnez : ou de dire ? 
Leve-toi, & marche. Or 
afin que vous fâchiez que 
le Fils de l'homme a le 
pouvoir fur la terre de par- 
donner les péchez, il dit 
alors au paralytique ; Leve- 
toi, charge ton lit, 6c t'en 
va en ta maifon. Et il fe 
leva, & s'en ala en fa mai- 
fon. Ce que les troupes 
aiant vu, elles s'en étonnè- 
rent; & elles glorifièrent 
Dieu de ce qu'il avoit don- 
né une telle puiifancc aux 
hommes. 



Dieu Tout-puifTant & 
très- mifericordieux , 
préferve nous par ta grande 
bonté de tout ce qui nous 
pourroitnuircj afin quêtant 
bien difpofez de corps & 
d'efprit, nous te fervions 
avec joie félon ta faintc 
volonté; par Jéfus -Chrift 
nôtre Seigneur. Amen. 

L'Epitre, Eph. 5. 15. 

PRenez donc garde com- 
ment vous vous con- 
duirez foigneufcment ; non 
point comme étant dépour- 
vus de fagcife, mais comme 
étant fages : Rachetant le 
temps; car les jours font 
mauvais. C'eft pourquoi ne 
foiez point fans prudence ; 
mais entendez bien quelle 
eft la volonté du Seigneur. 
Et ne vous enyvrez point 
du vin, auquel il y a de la 
diiTolution : mais foiez rem- 
plis de TEfprit : vous entre- 
tenant par à.zs> Pfeaumcs, 
des Cantiques, & des Chan- 
fons fpirituelles : cliantant 
& pialmodiant de vôtre 

cœur 



Le XX. Dimanche après la Trinité 



cœur au Seigneur. Ren- 
dant toujours grâces pour 
toutes chofes, au Nom de 
nôtre Seigneur Jéfus-Chrift, 
à nôtre Dieu, & Père. Vous 
foumettant les uns aux au- 
tres, en la crainte de Dieu. 

L'Evangile, S.Matt. 22. i. 

A Lors Jéfus prenant la 
parole , leur parla 
encore par fimilitudes, di- 
fanti LeRoiaume des Cieux 
cft femblable à un Roi qui 
fit les noces de fon Fils. Et 
il envoia fes ferviteurs, pour 
apeller ceux qui avoient été 
conviez aux noces: mais 
ils n'y voulurent point venir. 
Il envoia encore dautres 
ferviteurs, difant 5 Dites à 
ceux qui étoient conviez j 
Voici, j'ai aprêté mon di- 
ner: mes taureaux & mes 
bêtes grafles font tuées, & 
tout eft prêt 5 venez aux 
noces. Mais eux n'en te- 
nant point de compte s'en 
alerent, l'un à fa métairie, 
& l'autre à fon trafic. Et 
les autres prirent fes fervi- 
teurs, & les outragèrent, & 
les tuèrent. Quand le Roi 
l'entendit ; il fe mit en co- 
lère : & y aiant envoie fes 
troupes, il fit périr ces 



1^5, 

meurtriers-là ; & brûla leur 
ville. Puis il dit à fes fer- 
viteursi Eh bien! les noces 
font aprêtées i mais ceux 
qui y étoient conviez, n'en 
étoient pas dignes. Alez 
donc aux carrefours des 
chemins ; & autant de gens 
que vous trouverez, conviez- 
les aux noces. Alors fes 
ferviteurs fortirent vers les 
chemins; & affemblerent 
tous ceux qu'ils trouvèrent, 
tant mauvais que bons : tel- 
lement que le lieu des no- 
ces fut rempli de gens qui 
étoient à table. Et le Roî 
étant entré pour voir ceux 
qui étoient à table, y vit 
un homme qui n'étoit pas 
vêtu d'une robe de noces : 
Et il lui dit i Compagnon, 
comment es-tu entré ici, 
fans avoir une robe de no- 
ces? Et il eut la bouche 
clofe. Alors le Roi dit aux 
ferviteurs; Liez-le pieds & 
mains, emportez-le, ôc le 
jettez dans les ténèbres de 
dehors : là il y aura des 
pleurs, ôc des grincemens 
de dents. Car il y a beau- 
coup d'apellez; mais peu 
d'élus. 



M 3 



L^ 



i66 Le XXI. Dimanche après la Trinité. 

r ' ^ " cT\'^.^^^ho vais jour, & après avoir tout 
U 'vmt-untemeT)manche f^J^^^'é, demeurer fermes. 
ai>res la Trinitt, ^^.^^ ^^^^ ^^^^^^^ ^.^^^ 

T,/^^Trr-/-TT7 VOS reins ceints de la vérité, 

& étant revêtus de la cui- 



A Corde à ton peuple 
fidèle, ô mifcricor- 
dieux Seigneur, ton pardon 
& ta paix 5 afin qu étant 
piu'ifié de tous les peche^ 
il te ferve en tranquilité 
d'efprit; par Jéfus-Chrift 
nôtre Seigneur. Amen- 

UE PITRE, Eph. (5. lo. 



M Es frères, fortifiez- 
vous en nôtre Sei- 
gneur, & en la puifTancc 
de fa force, Soiez revê- 
tus de toutes les armes de 
Dieu, afin que vous puif 
fiez réfifter aux embûches 
du Diable. Car nous n a- 
vons point la lutte contre 
le fang ôc la chairs mais 
contre les principautez, con- 
tre les puiffances, contre 
les feigneurs du monde, 
gouverneurs des ténèbres 
de ce fiéele, contre les ma- 
lices fpirituelles qui font 
dans \^^ lieux ccleftes. C'cfl 
pourquoi prenez toutes lej 
armes de Dieu; afin que 
youspuifîicz rcfi|teraa mau- 



raffc de la juftice : Et aiant 
les pieds chauliez de la pré- 
paration de TEvangile de 
paix : Prenant fur tout le 
bouclier de la foi, par lequel 
vous puifficz éteindre tous 
les dards enflammez du ma- | 
lin. Prenez ai fil le cafque 
du falut, & répée de TEf- 
prit, qui cft la Parole de 
Dieu. Priant en vôtre ef- 
prit par toutes fortes de 
prières & de fuplications 
en tout temps, veillant 4 
cela avec une entière per- 
févérance, & priant pour 
tous les Saints; Et pour 
moi aulTi : afin qu'il me foit 
donné de parler à bouche 
ouverte, & avec hardieflc, 
pour donner à connoitre le 
myftère de FEvangilc, pour 
lequel je fuis Ambafladcur 
en la chaîne; afin, dis- je, 
que je parle librement, ainfî 
quil faut que je parle. 

UEvANGiLE, S.Jean, 4.46. 

IL y avoir à Capernaùm, 
un Seigneur de Cour, 
duquel Iç fils étoit malade : 

qui 



Le XXII. Dimanche après la^ Trinité 

qui aiant entendu que Jé- 
fus étoit venu de Judée en 
Galilée, s'en al a vers lui 5 
& le pria de defcendre pour 
guérir fon fils : car il s'en 
aloit mourir. Mais Jélus 
lui dit 5 fi vous ne voicz 
des prodiges & des mira 



I<S7 

Le vint - deuxième 2)i- 
manche après la Trinité. 

La Collecte. 

VEuille, Seigneur, en- 
tretenir TEgliie, qui 
cft ta famille,dans Texcrcice 



clés, vous ne croiez point, j d'une piété continuelle ; a- 
Et ce Seigneur de Cour lui fin qu'exempte d'adverfité 
ditj Seigneur, defcens avant j fous ta puiffante proteûion, 
que mon fils meure. Je- .elle s'adonne à ton fervice, 
fus lui dit5 Va-t-en, ton fils & à la pratique des bon- 



vit. Cet homme crut à la| 
parole que Jéfus lui avoir 
dite? & il s'en ala. Et 
comme déjà il defcendoit , 
fcs fcrviteurs vinrent au de- 
vant de lui, & lui aporterent 
Acs nouvelles, difant 5 Ton 
fils vit. Et il leur demanda à 



nés œuvres, pour glorifier 
ton Saint Nom ; par Jéfus- 
Chrift notre Seigneur. A- 
men. 



J 



L'Epitre, Phil. i. ^. 

E rcns grâces à mon 
Dieu, toutes les fois 



quelle heure il s'étoit trouvé j que je fais mention de vous : 
mieux : Et ils lui dirent j ! en priant toujours pour vous 
hier fur les fept heures la tous avec joie, dans toutes 
fièvre le quita. Le père mes prières : à caufe devô- 
donc connut que c'étoit à ^ tre atachcmcnt à l'Evangile, 
cette même heure-là que j depuis le premier jour jut 
lèfus lui avoir dit 5 Ton fils qu'à maintenant: étant af- 



Vit. Et il crut, avec toute 
fa maifon. Jéfus fit encore 
ce fécond miracle, quai^ 
il fut venu de Judée en Ga- 
Ulèç. 



fuue de cela même, que ce- 
lui qui a commencé cette 
bonne oeuvre en vous, l'a- 
chevcra jufqu'à la journée 
de ]éfus-Chrift : comme il 
m'cil: raifonnable de penfer 
cela de vous tous 5 parce 
que je retiens dans mon 
M ^, cœur 



ï^S Le XXII. Dimanche après la Trinité. 



cœur que vous avez tous 
été participans de la grâce 
avec moi dans mes liens 5 
êç dans la défcnic, & la 
confirmation de TEvangile. 
Car Dieu m'eft témoin que 
je vous aime tous d'une 
cordiale afedion en Jéfus- 
Chrift, Et je le prie de 
ceci, que vôtre charité a- 
bpnde encore de plus en 
plus, avec connoiflance & 
toute intelligence : afin que 
vous difcernicz les chofes 
contraires, pour être purs & 
fans achopement jufqua la 
journée de Chrift : étant 
remplis de fruits de Juftice, 
qui font par ]éfus Chrift 5 à 
la gloire 6c à la louange de 
Pieu. 



UEvANGiLE , s, Matth. 
18. 21. 

Pierre dit à Jéfus 5 Sei- 
gneur, jufques à com- 
bien de fois mon frère pe- 
chcra-t-il contre moi, & je 
lui pardonnerai ? Sera - ce 
jufqua fcpt fois? jéfus lui 
répondit i je ne te dis pas 
jufqua fept fois; mais juf- 
qu'à fept fois feptante fois. 
C'eft pourquoi le Roiaume 
des Cieux cft femblable à 
un K,oi, qui voulut comp- 



ter avec fes ferviteurs. Et 
quand il eut commencé à 
compter, on lui en préfen- 
ta un qui lui dcvoit dix 
mille talens. Et parce qu il 
navoit pas dequoi paier, 
ion Seigneur commanda 
qu il fut vendu, lui, & fa 
femme, ôcfes enfans, & tout 
ce qu il avoit, & que la det- 
te fut paiée. Mais ce fer- 
viteur fe jettant à fes pieds, 
le fuplioit, en difantj Sei- 
gneur, aie patience, & je te 
rendrai tout. Alors le Sei- 
gneur de ce ferviteur tou- 
ché de compaffion, le re- 
lâcha, & lui quita la dette. 
Mais ce ferviteur étant for- 
ti, rencontra un de fes com- 
pagnons de fervice, qui lui 
devoir cent deniers : & Tai- 
ant pris, il Tétrangloit, en 
lui difant ; Paie moi ce que 
tu me dois. Mais fon com- 
pagnon de fervice fe jet- 
tant à fes pieds, le prioit, 
en difant i Aie patience, & 
je te rendrai tout. Mais il 
n en voulut rien faire : & 
il s'en ala, & le mit en 
prifon, jufqua cequil eut 
paie la dette. Or fes au- 
tres compagnon? de fervice 
volant ce qui étoit arrivé, 
en furent extrêmement tou- 

chezj, 



Le XXIII. Dimanche a 

chez; & ils s'en vinrent, & 
déclarèrent à leur Seigneur 
tout ce qui s'étoit pafle. A- 
lors fon Seigneur le fit ve- 
nir, & lui dit 5 Méchant fer- 
Viteur, je t'ai quité toute 
cette dette, parce que tu 
m'en as prié : Ne te faloit- 
11 pas aulïi avoir pitié de 
ton compagnon de fervice, 
comme j'avois eu pitié de 
toi ? Et fon Seigneur étant 
en colère le livra aux fer- 
geans, jufqu'à ce qu'il lui 
eut paie tout ce qui lui é- 
toit dû. C'eft ainfi que 
vous fera mon Père celefte, 
Il vous ne pardonnez de 
tout vôtre cœur chacun à 
fon frère fes fautes. 

IjC 'vint'troijiéme T>iman- 
çhe après la Trinité. 

La Collecte, 

ODieu nôtre retraite & 
nôtre force, qui es 
TAutcur dç toute pieté 5 
prête loreille aux prières 
ardentes de ton Eglife : & 
fai que les chofes que nous 
demandons avec foi, nous 
les obtenions en effet s par 
Jéfus-Chrifl: nôtre Seigneur. 



PRES LA Trinité, i^^ 

L'Epitre, Phil. 3.17. 

SOiez tous enfemble mes 
imitateurs, mes frères ^ 
ôc confiderez ceux qui mar- 
chent comme vous nous a- 
vez pour modèle. Car il 
y en a plufîeurs qui marchent 
de telle manière que je vous 
ai fouvent dit, & mainte- 
nànt je vous le dis encore 
en pleurant, qu'ils font en- 
nemis de la croix de Chrift : 
defquels la fin eft la perdi- 
tion : defquels le Dieu eft le 
ventre : & defquels la gloire 
eft dans la confufion ; n'ai- 
ant d'afeftion que pour les 
chofes de la terre. Mais 
nôtre converfation eft celle 
des bourgeois des çieux ; 
d'où auflî nous atendons le 
Sauveur, Seigneur Jéfus- 
Chrift : Qui transformera 
nôtre corps vil : afin qu'il 
foit rendu conforme à fon 
corps glorieux > félon cette 
efficace, par laquelle il peut 
même s'affujetu- toutes cho- 
fes. 

L'EVANGILE,S.Matt.22.I 5. 

A Lors les Pharifiens s'é- 
tant retirez, confiil- 
tcrent enfemble comment 
ils Iç furprendoieut çn pa- 
roles. 



f 

170 Le XXIV 

rôles. Et lui envolèrent 
leurs dîfciples avec des Hé- 
rodiens, en difant s Maître 
nous favons que tu es véri- 
table, & que tu enfeignes la 
voie de Dieu en vérité, & 
ne te foucies de perfonne : 
car tu ne regardes point à 
l'aparence des hommes. Di 
nous donc ce qu'il te fcmble 
de ceci? Eft il permis de 
paier le tribut à Céfar, ou 
non } "Et Jéfus connoifTant 
leur malice, dit ; Hipocrites 
pourquoi me tentez-vous : 
Montrez moi la monnoie 
du tribut. Et ils lui pré- 
fenterent un denier. Et il 
leur dit s De qui eft cette 
image, & cette infcription ? 
Ils lui répondirent 5 De Cé- 
far. Alors il leur dit 5 Rendez 
donc à Céfar les chofes qui 
font à Céfar ; & à Dieu celles 
qui font à Dieu. Et aiant en- 
tendu cela, ils en furent é- 
tonnez y & le laiffant, ils 
s'en alerent. 

Le "Vint - quatrième di- 
manche apes la Trinité. 

La Collecte. 



Dimanche après la Trinité.' 

ton peuple de fes ofenfcs ; 
afin que par ta grande bon- 
té nous foions afranchis des 
liens de tous les péchez, que 
notre infirmité nous a fait 
commettre. Fai nous cette 
grâce, ô Père celefte, pour 
f amour de Jéfus Chrift ton 
Fils nôtre Seigneur & Sau- 
veur. Amen, 

L'Epitre, Col. 1.3. 



N 



de 



N 



Ous rendons grâces à 
Dieu, qui eft le Père 
nôtre Seigneur Jéfus- 
Chrift, & nous prions tou- 
jours pour vous 5 aiant ouï 
parler de vôtre foi en Jéfus- 
Chrift,& de vôtre charité en- 
vers tous les Saints : à caufc 
de lefpérance des biens qui 
vous ibnt refervez dans les 
Cieux 5 & dont vous avez eu 
ci-devant connoiflance par 
la Parole de vérité ; c eft-a- 
dire, TEvangile, qui eft par- 
venu jufqu a vous, comme 
il Teft aufli dans tout le mon- 
de j & il y fructifie, de même 
que parmi vous, depuis le 
jour que vous avez entendu & 
connu la grâce de Dieu dans 
la vérité j comme vous avez 
été inftruits aufll par Epa- 
d' abfoudre phras nôtre cher compagnon 
'3 dç 



Ous te fuplions, ô Sei- 
gneur, 



Lexxiv. Dimanche après la Trinité. 17? 



de fervice, qui eft fidèle Mi- 
niftre de Chrift pour vous : 
& qui nous a apris quelle 
eft la charité, que vous avez 
en TEfprit. C'eft pourquoi 
depuis le jour que nous a- 
vons apris ces çhofes, nous 
ne ceffons point de prier 
pour vous 5 & de demander 
à Dieu que vous foiez rem- 
plis de la connoiflance de 
fa volonté, en toute fagefl'e 
& intelligence fpirituelle: 
Afin que vous vous con- 
duifiez dignement, comme 
il eft féant félon le Sei- 
gneur ; en lui plaifant entiè- 
rement i fruftifiant en tou- 
te bonne œuvre j & croif- 
fant en la connoiffance de 
Dieu. Etant fortifiez en 
toute force félon la puiflan- 
çe de fa gloire, en toute pa- 
tience, (Se tranquilité d'ef- 
prit, avec joie. Rendant 
grâces au Père, qui nous a 
rendus capables de partici- 
per à rhéritage des Saints 
dans la lumière. 

L'Evangile, S, Matt, 9.18. 

COmmeJéûis difoit ces 
chofes aux Difciples 
de Jean ,• voici venir un Sei- 
gneur, qui fc prpftcrna de- 



vant lui, en lui difant 5 Ma 
fille eft déjà morte j mais 
vien, & pofe ta main fur 
elle i & elle vivra. Et Jéfus 
s'étant levé, le fuivit avec 
i^cs difciples. Et voici, une 
femme travaillée d une per- 
te de fang depuis douze 
ans, vint par derrière, 6c 
toucha le bord de fon vête- 
rnent : car elle difoit en 
elle-même 5 Si feulement 
je touche fon vêtement, je 
ferai guérie. Et Jéfus s'é- 
tant retourné, 6c la regar- 
dant, lui dit 5 Aie bon cou- 
rage, ma fille j Ta foi ta 
fauvée : Et dans ce moment 
la femme fut guérie. Or 
quand Jéfus fut arrivé à la 
maifon de ce Seigneur j 6c 
qu'il eut vu les joiieurs 
dlnftrumens, & une troupe 
de gens qui faifoit un grand 
bruit, il leur dit ; Retirez- 
vous : car la jeune fille n eft 
pas morte : mais elle dort. 
Et ils fe moquoient de lui. 
Après donc qu on eut fait; 
fortir toute cette troupe, il 
entra, 6c prit la m^iin de la 
jeune fille, 6c elle fe leva. 
Et le bruit s'en répandit 
par tout ce païs-là. 

Le 



\72 Le XXV. Dimanche après la Trinité^' 

efl vivant, qui a fait remon- 
ter, 6c qui a ramené la 
poftérité de la maifon 
dlfraéî, du pais de devers 
TAquilon, ôc de tous les 
pais aufquels je les avois 
chaflez, &ils habiteront en 
leur terre. 



Le vint -cinquième T>iman 
che après la Trinité. 

La Collecte. 



VEuille, ô notre bon 
Dieu, toucher telle- 
ment le cœur de tes fidèles, 
que portant abondamment 
les fruits d une fincère re- 
pentance, ils en obtiennent 
une abondante rémunéra- 
tion j par Jéfus-Chrifl ton 
très cher Fils nôtre Seig- 
neur. Amen. 

'Tour L'Epitre, Jer. 23. 5. 

Voici, \ç,% jours vien- 
nent, dit l'Eternel, 
que je ferai lever à David 
un Germe juflc, qui régnera 
comme Roi : il profpérera, 
& exercera jugement & 
juilice fur la terre. En fes 
jours juda fera fauve, & 
Ifrael habitera en affûrance 3 
<Sc c'eft ici le nom, duquel 
on Tapellera : UEternel 
nôtre juftice. C'eft pour- 
quoi voici, les jours vien- 
nent, dit l'Eternel, qu on 
ne dira plus j UEternel efl: 
vivant, qui a fait remonter 
Jcs cnfans dlfraèl du pais 
a Egypte 5 Mais, TEtcrnel 



L'Evangile, S.Jean, 6. 5, 

JEfus donc aiant levé fes 
yeux, & voiant que de 
grandes troupes venoient à 
lui, dit à Philippe i D'où 
achèterons nous àc,% psins \ 
afin que ceux-ci aient à 
manger: Or il difoii cela 
pour réprouver: car il fa- 
voit bien ce qu il devoit fai- 
re. Philippe lui répondit -, 
Qiiand nous aurions pour 
deux cent deniers de pain, 
cela ne leur fufiroit pas ; 
quoique chacun d'eux n'en 
prit que tant foit peu. Et 
Tun de les difciples, favoir 
André, frère de Simon 
Pierre, lui dit j II y a ici 
un petit garçon qui a cinq 
pains d'orge & deux poif- 
fons: mais qu'eft-ce que 
cela pour tant de gens ? A- 
lors Jéfus dit; Faites alfeoir 
les gens. (Or il y avoir 
beaucoup d'herbe en ce 
Ucu-lâ.) Les gens donc 

3^af^ 



Le Jour de S. André? 

s'affircnt au nombre d'en- 
viron cinq mille. Et Jéfus 



rr^ 



prit les pains 5 & après avoir 
rendu grâces, il les diftribua 
aux difcipies ,• & les difciples 
à ceux qui étoient allîs : ôc 
pareillement des poiflbns 5 
autant qu'ils en vouloient. 
Et après qu'ils furent raffa- 
iîez } il dit â fes difciples 5 
Amaffez les pièces qui font 
de refte, afin que rien ne 
foit perdu. Ils les amaffe- 
rent donC;, & ils remplirent 
douze corbeilles de pièces 
de cinq pains dorge, qui 
étoient demeurées de rcftc à 
ceux qui en avoient mangé. 
Or ces gens aiant vu le mi- 
racle que jéfus avoit fait, 
difoient s Celui-ci cft véri- 
tablement le Prophète qui 
devoit venir au monde. 

S^il y a encore des Dimanches a- 
'vant le Dimanche de rAvem ■ 
l'on prendra le fer vice de quel- 
qu'un desDimanches qui auront 
été omis après ï* Epiphanie pour 
ceux qui manqueront ici. Et 
s'il y en a mcins qu'il n'y en 
a ici de marquez., l'on omet r a 
le refte : Pourvu qu'on dife 
toujours cette dernier e CoîleBe, 
cette Epitre & cet Evangile^ 
le Dimanche qui précède l'A- 
vent. 



Le Jour de S. André. ' 
La Collecte. ' ^ 

Dieu Tout-puifTant, qui 
as fait la grâce à ton 
Apôtre S. André d'obéir 
promptement à la vocation 
de ton fils Jéfus-Chrift, & de 
le fuivrc fans aucun délai ^ 
Fai nous auflî à tous cette 
grâce quêtant apellez par 
ta Sainte Parole, nous nous 
portions incontinent à fui- 
vre en toute obéiffancc tes 
Saints commandemens 5 par 
le même J éfus-Chrift nôtre 
Seigneur. Amen, 



L'Epitre, Rom. 10. 9. 

SI tu confelles le Sei- 
gneur Jéfus de ta bou- 
che, & que tu croies eri 
ton cœur que Dieu Ta ref- 
fufcité des morts, tu feras 
fauve. Car de cœur on 
croit à juftice j & de bou- 
che on fait confeffion à fa- 
lut. Car l'Ecriture dit; 
Quiconque croit en lui, ne 
fera point confus. Parce 
qu'il n 7 à point de dife- 
rence du Juif & du Grec: 
jcar il y a un même Sci- 

<j:ncur 



Ï74 Le Jour t>Ë 

gneur de tous, qui eft riche 
envers tous ceux qui Tiii- 
voquent. Car quiconque 
invoquera le Nom du Sei- 
gneur fera fauve. Mais com- 
ment invoqueront-ils celui 
en qui ils n'ont point cru ? 
& comment croiront-ils en 
celui dont ils n'ont point 
entendu parler? & com- 
ment entendront-ils, s'il n y 
a quelqu'un qui leur prêche ? 
Et comment prêchera-t-on 
lînon qu'il y en ait qui 
foient envolez ? ainfi qu'il 
cft écrit j O que les pieds 
de ceux qui annoncent la 
paix font beaux; les pieds, 
dis- je, de ceux qui annon- 
cent de bonnes chofes. Mais 
tous n'ont pas obéi à l'E- 
vangile : car Efaïe dit 5 
Seigneur, Qlû eft-ce qui a 
crû à nôtre prédication > La 
foi donc eft de l'ouïe : & 
l'ouïe par la parole de Dieu. 
Mais jv3 demande ; Ne l'ont 
ils point ouï? Au contraire, 
leur fon eft aie par toute 
la terre, & leur parole jul- 
ques aux bouts du monde. 
Mais je demande s Ifraël ne 
Ta-t-il point connu? Moïfc 
le premier dit 5 ]c vous pro- 
voquerai à la jaloufic par 
celui qui n'eft point peu- 



S. André? 

pie : je vous cxcîtei'aî à li 
colère par une nation deA 
tituée d'intelligence. Et 
Efaïe s'enhardit tout-à-fait, 
& dit 5 J'ai été trouvé de 
ceux qui ne me chcrchoient 
point, & je me fuis claire- 
ment manifefté à ceux qui 
ne s'enqueroient point de 
moi. Mais quant à Ifrael, 
il dit j J'ai tout le jour é- 
tendu mes mains vers un 
peuple rebelle & contredi- 
fant. 

L'Evangile, S. Matt.4. i s.^ 



E^c 



comme Jéfus mar- 
choit le long de la 
mer de Galilée; il vit deux 
frères, favoir, Simon, qui 
fut apelié Pierre, & André 
fon frère, qui jettoient leurs 
iilets dans la mer : car ils 
croient pêcheurs. Et il leur 
diti Venez après moij ôc 
je vous ferai pêcheurs 
d'hommes. Et alant auffi- 
tot quité leurs filets, ils le 
fuivircnt. Et delà étant aie 



au- 



plus avant, il vit deux 
très frères, jaques fils de Zé- 
bcdce,«5cjcan fon frère, dans 
une nacelle avec Zébcdce 
leur père, qui racommo- 
doicnt leurs filets ; & ilies 

apel- 



Le Jour de S. Thomas. 'T75 

Temple faint au Seigneur: 
en qui vous êtes édifiez en- 
femble, pour être un taber- 
nacle de Dieu en efprit. 



âpella. Et aiant aulîi-tôt 
quité leur nacelle & leur 
père, ils le fuivirent. 

S. Thomas Apôtre. 



La Collecte. 



D 



^eu Tout-puiffant & 
Eternel, qui as per- 
mis que Thomas un de tes 
Apôtres doutât de la réfur- 
reftion de ton Pils, pour 
avoir lieu d'en mieux con- 
firmer la vérité 5 Fai nous 
la grâce de nous atacher à 
notre Sauveur, par une foi 
vive, ferme, inébranlable, 
& qui te foit agréable 5 en 
ton Fils Jéfiis-Chrift notre 
Seigneur. Amen. 

L'Epitre, Eph. 2. 19. 

VOus n êtes donc plus 
étrangers ni forains, 
mais concitoiens des Saints, 
& domeftiqucs de Dieu : 
Etant édifiez fur le fonde- 
ment des Apôtres & des 
Prophètes; & Jéfus-Chrift 
lui-même étant la maitreile 
pierre du coin • en qui tout 
l'édifice pofé, & ajufté en- 
femblc, fe lève pour erre un 



UEvANGiLE,S.Jean,2 0.244 

OR Thomas, apellé Di- 
dyme, qui étoit l'un 
des douze, n*étoit point a- 
vec eux quand ]éfus vint. 
Et les autres Dîfciples lui 
dirent ; Nous avons vu le 
Seigneur. Mais il leurditi 
Si je ne vois les marques 
des doux en Çz% mains, 
& fi je ne mets mon 
doigt où étoicnt les doux, 
ôc fi je ne mets ma main 
dans fon côté, je ne le croi- 
rai point. Et huit jours a- 
près, fes Difciples étoient 
encore dans la maifon, & 
Thomas avec eux : & Jêfus 
vint, les portes étant fer- 
mées, & fut là au milieu 
d'eux, & il leur dit 5 Paix 
vous foit. Puis il dit à 
Thomas; Mets ton doigt 
ici, & regarde mes mains : 
avance auili ta main, & la 
mets dans mon côté : & ne 
fois point incrédule, mais 
fidèle. Et Thomas répon- 
dit, & lui diti Mon Seigneur, 
& mon Dieu! Jéfusluidit; 

Parce 



ï7$ 'La Conversio 
Parce que tu m'as vu, Tho- 
jnas, tu as cru 5 bien-heu- 
reux font ceux qui n'ont 
point vu, & qui ont cru. 
Jéfus fit auflî en la préfcncc 
de fes Difciples plufieurs 
autres miracles, qui ne font 
point écrits dans ce livre. 
JMais ces chofes font écrites 
afin que vous croiïez que 
Jéfiis eft le Chrift, le Fils 
de Dieu > & qu'en croiant 
vous aiez la vie par fon 
.Nom. 

La Converjion de S.Paul. 

LaCollecte. 

ODieu, qui par la pré- 
dication du bien-heu- 
reux Apôtre, S. Paul, as 
fait refplendir la lumière de 
TEvangilepar tout le mon- 
de y nous te prions que nous 
fouvenant de fa mervcil- 
leufe converfion, nous t'en 
témoignions nôtre rccon- 
noiflance^en fuivant lafainte 
Doclrine qu il a cnfeignée y 
par Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen, 

Tour VEpitre, Ad. 9. i. 



o 



R Saul tout enflammé 
encore de menaces & 



M DE S. PauET 

de tuerie, contre les Difci- 
ples du Seigneur, s'étanta- 
dreffé au fouverain Sacrifi- 
cateur, lui demanda des let- 
tres de fa part pour porter 
â Damas aux Synagogues; 
afin que s'il en trouvoit 
quelques uns de cette fede, 
foit hommes, foit femmes, 
il les amenât liez à Jérufa- 
lem. Or il arriva qu en mar- 
chant il aprocha de Da* 
mas, & tout à coup une lu- j 
miére refplendit du ; ciel ' 
comme un éclair tout autour 
de lui. Et étant tombé par 
terre, il entendit une voix 
qui lui difoit'j Saul, Saul, 
pourquoi me perfécutes-tu ? 
Et il répondit } Qui es-tu 
Seigneur > Et le Seigneur 
dit 5 Je fuis ]éfus, que tu 
perfécutes : il t'eft: dur de 
regimber contre les aiguil- 
lons. Et lui tout tremblant 
«5c tout eifraié, dit 5 Seig- 
neur, que veux-tu que je 
faffe ? Et le Seigneur lui 
dit s Léve-toi, & entre dans 
la ville, & là il te fera dit 
ce que tu dois faire. Et les 
hommes qui marchoient a- 
vec lui s'arrêtèrent tout é- 
pouvantcz, entendant bien 
la voix, mais ne voiant 
perfonnc. Et Saul fe leva 

de 



r^ 



La Conversion de S. Paul.^ 177 



de terre, & ouvrant fes yeux 
il ne- vôibit pcrlbnne j ceft 
pourquoi ils le conduifirent 
parlia nlaih,' & le menèrent 
à Damas, où il fut trois jours 
fans voir, & fans manger ni 
bpirei Or il y avoir à Damas 
un certain difciplé, nommé 
Anahias, à qui le Seigneur 
dit en vifionj Ananias : & 
il répondit 5 Me voici, Sei- 
gneur. Et le Seigneur lui 
dit 5 Leve-roi, &t'en va en 
la- rue nommée la droit, & 
cherche dans la maifon de 
Judas un homme apellé 
Saùl, qui eft de Tarfe : car 
voilà il prie. Or Saul a- 
voit vu en vifion un homme 
nonimé Ananias, entrant, 
& lui impofant la main, 
afin qu il recouvrât la vue. 
Et Ananias répondit ; Sei- 
gneur, j'ai ouï parler à plu- 
iîeurs de cet homme- là 5 & 
combien de maux il a fait 
à tes Saints dans Jérufalem. 
Il a même ici autorité de 
la part des principaux Sacri- 
ficateurs, de lier tous ceux 
qui invoquent ton Nom. 
Mais le Seigneur lui dit; 
Va: car il m'eft un intlru- 
ment d'élite, pour porter 
mon Nom devant les Gen- 
tils, & les Rois, & les en- 
fans dlfraël. Car je lui 



montrerai combien il aura 
à foufrir pour mon Nom. 
Ananias donc s'en ala, ôc 
entra dans la maifon $ ôc 
lui impofant les mainî>, il 
lui dit ; Saul frère, le Sei- 
gneur Jéfus, qui t'eft apa- 
ru dans le chemin par où 
tu venois, m'a envoie afin 
que tu recouvres la vue, 
& que tu fois rempli du 
Saint Efprit. Et auffi-tot 
il tomba de fes yeux com- 
me des écailles; & à l'inf- 
tant il recouvra la vûë^ 
puis il fe leva, & fut bâ- 
tifé. Et aiant mangé il re- 
prit fes forces. Et Saul 
fut quelques jours avec les 
difciples qui étoicnt à Da- 
mas. Et il prêcha inconti- 
nent dans les Synagogues, 
que Chrift étoit le Eils de 
Dieu. Et tous ceux qui 
l'entendoient étoicnt com- 
me ravis hors d'eux-mêmes, 
& ils difoient 5 N'eft-ce pas 
celui-là qui a détruit à jéru- 
falem ceux qui invoquoient 
ce Nom, ôcqui eft venu ici 
exprès pour les amener liez 
aux principauxSacrificateur^? 
Mais Saul fefortifioit de plus 
en pluSj&confondoit les] uifs 
qui demeuroient à Damas, 
prouvant que ]éfus étoit le 
Chrift. N UE- 



178 



L'Evangile, S.Matt.i 9.27- 

A Lors Pierre prenant la 
parole, dit à J élus 5 
Voici nous avons tout quité, 
ôc t'avons fuivi : que nous 
en arrivera-t-il donc ? Et Jé- 
fus leur dit i En vérité, je 
vous dis j que vous qui nVa- 
vez fuivi, dans la régéné- 
ration, quand le Fils de 
rhommc fera aflîs fur le 
trône de fa gloire, vous 
auflî ferez aflîs fur douze 
trônes, jugeant les douze 
Tribus dlfraël. Et quicon- 
que aura quité ou maifons, 
ou frères, ou fœurs, ou pè- 
re, ou mère, ou femme, 
ou enfans, ou champs à 
caufe de mon Nom, il en 
recevra cent fois autant, & 
héritera la vie éternelle. 
Mais plufieurs qui font les 
premiers, feront les derni- 
ers, & les derniers feront 
les premiers. 

La prêfentation de Jesus- 
. . Christ dans le Temple^ 
'"' apellee communément la 

Purification de Marie la 

S'^ Vierge. 

La Collecte. 

Dîcu Eternel & Tout- 
puillant, nous fupli- 



La Purification-' 

ons humblement ta divine 
Majefté, que comme Jéfus- 
Chrifl ton Fils Unique t'a 
été préfenté dans ce jour au 
temple dans nôtre propre 
chair i nous aufli comparoif- 
fions devant toi en pureté 
de cœur 5 par le même Je- 
fus Chrift ton Fils nôtre Sei- 
gneur. Amen. 



Tour VE^iTREy Malach. 
3. I. 

Voici, je m'en vais en- 
voler mon mcffagcr, 
& il préparera la voie de- 
vant moi, & incontinent le 
Seigneur que vous cher- 
chez, entrera dans fon 
Temple, l'Ange, dis- je, de 
l'aliance, lequel vous fou- 
haitez: voici, il vient, a 
dit l'Eternel des armées. 
Mais qui pourra foûtenir 
le jour de fa venue ? & qui 
pourra fubfifter, quand il 
paroîtra? car il fera com- 
me le feu de celui qui ra- 
fine, ôc comme le favon des 
foulons. Et il fera aflîs 
comme celui qui rafine, & 
qui purifie l'argent : il net- 
toiera les fils de Lévi, il les 
épurera comme l'or & l'ar- 
gent : & ils feront ofrans 
à l'Eternel l'oblation dans 

la 



'El Purification; 



179 



la juftîce. L'oblation de) 
Juda ôc de Jérufalem fera 
agréable à TEternel, comme 
dans les jours d'autrefois, 
& comme dans les premi- 
ères années. Je m'apro- 
cherai de vous pour faire 
jugement, de je ferai té- 
moin fubit contre les en- 
chanteurs, & contre les a- 
dultères, & contre ceux qui 
jurent fauffement, & con- 
tre ceux qui fraudent le 
loiër du mercenaire, qui o- 
priment la veuve & l'or- 
phelin, & qui font tort à 
rétranger, 6c qui ne me 
craignent point, a dit 
l'Eternel des armées. 

L'Evangile, S.Luc, 2. 22. 

ET quand les jours de 
la purification de Ma- 
rie furent acomplis félon 
la Loi de Moïfe j ils le 
portèrent à Jérufalem, pour 
le préfenter au Seigneur. 
Selon ce qui eft écrit dans 
la Loi du Seigneur i Que 
tout mâle ouvrant la ma- 
trice fera apellé faint au 
Seigneur. Et pour ofrir 
Toblation, prcfcrite dans la 
Loi du Seigneur 5 favoir 
une gaire de tourterelles. 



ou deux pigeonneaux. Or 
voici, il y avoit à jérufa- 
lem un homme qui avoit 
nom Siméon : 6c cet 
homme étoit jufte 6c crai- 
gnant Dieu 5 6c il atendoit 
la confolation d'Ifraëlj 6c le 
Saint Efprit étoit fur lui. 
Et il avoit été averti divi- 
nement par le Saint Efprit, 
qu'il ne verroit point la 
mort, que premièrement il 
n'eut vu le Chrift du Sei- 
gneur. Lui donc étant 
pouffé par l'Efprit vint au 
Temple: 6c comme le pè- 
re 6c la mère portoient dans 
le Temple le petit enfant 
Jéfus, pour faire de lui fé- 
lon Tufage de la Loi : Il 
le prit entre fes bras, 6c bé- 
nit Dieu, 6c dit 5 Seigneur, 
tu laiiles maintenant aler 
ton ferviteur en paix félon 
ta parole. Car mes yeux 
ont vu ton falut. Lequel 
tu as préparé devant la face 
de tous les peuples. La lu- 
mière pour éclairer les na- 
tions : 6c pour être la gloire 
de ton peuple d'Ifraël. Et 
jofeph 6c fa mérc s'étonnoi- 
ent des chofes qui étoicnt 
dites de lui. Et Siméon le 
bénit, 6c dit à Marie fa mè- 
re; Voici; celui-ci cil mis 
N 2 pour 



lâo Le Jour de S. Matthias. 

le trébuchemcnt & 



pour 

pour le relèvement de plu- 
fieurs en Ifrael, & pour ê- 
tre un figne auquel on con- 
tredira. (Et même aufll 
une épée percera ta propre 
ame ) afin que les peniees 
de plufieurs cœurs foient 
découvertes. Il y avoit auf- 
fi Anne la Prophetefle, fille 
de Phanuël de la Tribu 
d'Afer, qui étoit déjà a- 
vancée en âge, & qui a- 
voit vécu avec fon mari 
fept ans depuis fa virgini- 
té : Et veuve d'environ qua- 
tre-vingt quatre ans^ elle ne 
bougeoir point du temple, 
fervant Dieu en jeunes & 
en prières, nuit & jour. 
Elle étant donc furvenuë 
en ce même moment, loii- 
'oit auflî de fa part le Sei- 
gneur, & parloir de lui à 
tous ceux qui atendoient 
la délivrance à Jérufalem. 
Et quand ils eurent acom- 
pli tout ce qui eft ordonné 
par la Loi du Seigneur, ils 
s'en retournèrent en Gali- 
lée, à Nazareth leur ville. 
Et le petit enfant croiffoit 
& fe fortifioit en cfprit, é- 
tant rempli de fageflc : «5c 



Le Jour de S. Matthias. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiffant, qui 
as élu Matthias, ton 
fidèle ferviteur, pour être 
du nombre des douze, en 
la place du traître Judas, 
Fai que ton Eglife étant 
toujours gardée de faux A- 
pôtres, foit conduite & gou- 
vernée par de vrais & fidè- 
les Pafteursj par Jéfus-Chrifl: 
nôtre Seigneur. Amen. 

Tour UEpitre, Ad, 1. 15. 

EN ces jours-là Pierre 
fe leva au milieu des 
difciples (or là étoit aifem- 
blée une compagnie d'en- 
viron fix vingt perfonnes) 
& il dit 5 Hommes frères, 
il faloit que fut acompli ce 
qui a été écrit, & que le Saint 
Efprit a prédit par la bou- 
che de David, touchant Ju- 
das, qui a été le guide de 
ceux qui ont pris Jéfus : 
car il étoit du nombre avec 
nous, & il avoit reçu fa part 
de ce miniftère. 'Mais s'é- 
tant aquis un champ du fa- 
laire de la méchanceté, & 



la grâce de Dieu étoit fur js'étant précipité, il s'eft 
lui. I crevé par le milieu, 6c tou- 

tes 



Le Jour de S. Matthias. i8i 

tes fes entrailles ont été (s'en aler en fon lieu. Puis 
répandues. Ce qui a été ils les tirèrent au fort : 



connu de tous les habitans 
de Jérulâlem : tellement 
que ce champ-là a été a- 
pellé en leur propre langue, 
Haceldama, ccft-â-dire, le 
champ du fang. Car il eft 
écrit au livre desPfeaumes; 
Qiie fa demeure foit dé- 
ferre, & qu'il n'y ait nul 
qui y habite: & qu'un au- 
tre prenne ion adminiftra- 
tion. Il faut donc que 
d'entre ces hommes, qui fe 
font alTemblez avec nous, 
tout le temps que le Sei- 
gneur Jéfus eft aie & venu 
entre nous s en commen- 
çant depuis le batême de 
Jean, jufquau jour qu'il a 
été enlevé d' avec nous 5 
quelqu'un d'entr'eux foit té- 
moin avec nous de fa ré- 
furredion. Et ils en pré- 
fenterent deux, favoir Jo- 
feph, apellé Barfabas, qui 
étoit furnommé juftc; & 
Matthias. Et en priant, 
ils dirent f Toi, Seigneur, 
qui connois les cœurs de 
tous, montre lequel de ces 
deux tu as élu i afin qu'il 
prenne fa part de ce Mi- 
niftère ôc Apoftoiat, dont 
Judas s'cft détourné, pour 



& le fort tomba fur Mat- 
thias 5 qui d'un commun 
acord fut mis au nombre 
des onze Apôtres. 

UEvANGiLE, s. Matth- 
II. 25. 

EN ce tems-là Jéfus pre- 
nant la parole, dit ; 
Je te rens grâces, ô Père, 
Seigneur du Ciel & de la 
terre, de ce que tu as ca- 
ché ces chofes aux fages & 
aux entendus, & que tu les 
as révélées aux petits énfans. 
Il eft ainfi, ô Père, parce 
que tel a été ton bon plai- 
fir. Toutes chofes m'ont 
été données en main par 
mon Père : mais perfonne 
ne connoit le Fils, que le 
Père : ôc perfonne ne con- 
noit le Père, que le Fils, 
ôc celui à qui le Fils Taura 
voulu révéler. Venez à 
moi, vous tous qui êtes 
travaillez ôc chargez ; & je 
vous Ibulagerai. Chargez 
mon joug fur vous; 5c a- 
prencz de moi, que je fuis 
déboxmairc & humble de 
cœur : ôc vous trouverez le 
repos de vos amcs. Car 
N 3 mon 



iSz 



L'Anonciation 



mon joug eft aifé, & mon 
fardeau cil léger. 

L' Anonciatmi de laBien- 
hetireufe Vierge Marie. 



La Collecte, 



N 



Ous te prions, Sei- 
gneur, de répandre 
ta grâce dans nos cœurs 5 
afin que comme par l'en- 
voi d'un Ange, nous avons 
apris l'incarnation de ton 
fils, nous foions auflî con- 
duits par fa croix & par fa 
paillon à la gloire de fa 
réfurredion ; par le même 
Jéfus-Chrift nôtre Seigneur. 
Amen, 

Tour L'Epitre, Ef. 7. 10. 

ET l'Eternel continua 
de parler avec Achas, 
en difant ; Demande un 
figxie pour toi, de l'Eternel 
ton Dieu, demande-le, foit 
au plus bas lieu, foit au plus 
haut. Et Achas dit i Je n'en 
demanderai point, & ne ten- 
terai point rEternel. Alors 
Efaïe dit i Ecoutez mainte- 
nant, ô Maifon de David : 
Vous eft-ce peu de chofe 
de travailler les hommes, 
que vous travailliez auiîi 



mon Dieu ? C'eft pourquoi 
le Seigneur lui-même vous 
donnera un ligne : Voici, 
une Vierge fera enceinte, 
& elle enfantera un fils, & 
apellera fon Nom Emma- 
nuel : Il mangera du heure 
& du miel, jufqu'à-ce qu'il 
fâche rejetter le mal, & 
choifir le bien. 

L'Evangile, S.Luc, t. z6, 

OR au fixiéme mois, 
l'Ange Gabriel fut 
envoie de Dieu dans une 
ville de Galilée, apelléc Na- 
zareth ; vers une vierge fi- 
ancée à un homme nommé 
]ofeph, qui étoit de la mai- 
fon de David : & le nom 
de la vierge étoit Marie. 
Et l'Ange étant entré dans 
le lieu où elle étoit, lui 
dit ; Bien te foit, ô toi qui 
es reçue en 2;race : le Sei- 
gneur eft avec toi : tu es 
bénie entre les femmes. Et 
quand elle l'eut vu, elle 
fut fort troublée à caufe de 
fcs paroles : & elle confi- 
deroit en elle-même quelle 
étoit cette falutation. Et 
l'Ange lui dit; Marie, ne 
crain point : car tu as 
trouvé grâce devant Dieu. 
Et voici, tu concevras en 

ton 



Le Jour d 

ton ventre, & tu enfanteras 
un fils, ôc tu apelleras fon 
nom Jésus. Il fera grand, 
& fera apellé le Fils du 
Souverain, & le Seigneur 
Dieu lui donnera le trône 
de David fon père. Et il 
régnera fur la maifon de 
Jacob éternellement, & il 
n'y aura point de fin à fon 
règne. Alors Marie dit à 
l'Ange; Comment arrivera 
ceci, vu que je ne connois 
point d'homme > Et l'Ange 
répondant, lui dit j Le Saint 
Efprit furviendra en toi, & 
la vertu du Souverain t'é- 
nombrera : c'eft pourquoi 
ce qui naîtra de toi Saint, fe- 
ra apellé le Fils de Dieu. Et 
voici, Elizabcth, ta coufine, 
a auffi conçu un fils en fa 
vieillefle : 6c c'efl: ici le 
fixiéme mois à celle qui é- 
toit apellée ftérik. Car au- 
cune chofe ne fera impof- 
fible à Dieu. Et Marie dit; 
Voici la fcrvante du Sei- 
gneur : qu'il me foit fait fé- 
lon ta parole ! Et l'Ange 
fe retira d'avec elle. 

Le Jour de S. Marc, 
La Collecte, 

Dieu Tout-puiflant, qui 
as inllruit ton Eglife 
x>\i la dodriae cclcftc de 



E S. Marc. \%i 

ton Evangelifte S. Marc ; ne 
permets pas que comme 
des enfans flotans nous foi- 
ons emportez çà & là à 
tous vents de doftrine : fai 
plutôt par ta grâce que 
nous demeurions bien afer- 
mis & bien fondez en la 
vérité de ton Saint Evan- 
gile ; par ]éfus-Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen. 

L'Epitre, Eph. 4. 7. 

LA grâce cft donnée à 
chacun de nous, fé- 
lon la mcfure du don de 
Chrift. C'cft pourquoi il 
eft dit ; Etant monté en 
haut, il a amené captive 
une grande multitude de 
captifs j & il a donné des 
dons aux hommes. Or ce 
qu'il cfl: monté, qu'eft-ce 
autre chofe, finon que pre- 
mièrement il étoit dcfccn- 
du dans les parties les plus 
balles de la terre \ Celui 
qui eft dcfcendu, c'eft le 
même qui cft monté au def- 
fus de tous les Cieux 5 afin 
qu'il remplit toutes chofes. 
Lui-même donc a donné 
les uns pour être Apôtres, 
& les autres pour être 
Prophètes, ôc les autres 
pour être Evangeliftes, 6c 
les autres pour être Paf- 
N 4 . tcurs 



184 Le Jour DE S. Marc? 

tciirs & Doreurs : Pour farmcnt qui ne porte point 



laffemblage des Saints 5 pour 
l'œuvre du MiniftèrCi pour 
rédification du corps de 
Chrift : jufqu à ce que nous 
nous rencontrions tous dans 
l'unité de la foi, & de la 
connoiflance du Fils de 
Dieu, en homme parfait, à 
la mefure de la parfaite fta- 
txu'C de Chrift. Afin que 
nous ne foions plus des en- 
fans fiotans, & emportez ça 
& là à tous vents de doc- 
trine, par la tromperie des 
hommes, ôc par leur ruf 
à féduux artiîicieufement. 
Mais afin que fuivant la vé- 
rité avec la charité, nou.s 
croiffions en toutes cliofes, 
en celui qui eft le chef, 
c cft à dire, Chrift : Duquel 
tout le corps bien ajufté ôc 
ferré cnfcmble par toutes 
les jointures du fournifte- 
ment, prend racroiftement 
du corps, félon la vigueur 
qui eft dans la mefure de 
chaque partie, pour Fédiii- 
Ccition de foi -même, en cha- 
rité. 

L'Evangile, S. Jean, 1 5 . i . 

E fuis le vrai Sep,- & 
mon Père eft le Vigne- 
ron. 11 retranche tout le 



j 



de fruit en moi, ôc il é- 
monde tout celui qui porte 
du fruit; afin quil porte 
plus de fruit. Vous êtes 
déjà nets par la parole 
que je vous ai dite. De- 
meurez en moi, & moi en 
vous : comme le farment 
ne peut point de lui-même 
porter de fruit, s'il ne de- 
meure au fep5 vous ne le 
pouvez point aufli, fi vous 
ne demeurez en moi. Je 
iuis le Sep, & vous en êtes 
les farmens : celui qui de- 
meure en moi, & moi en 
iui, porte beaucoup de fruit: 
car hors de moi, vous ne 
pouvez rien faire. Si quel- 
qu'un ne demeure en moi, 
il eft jette hors comme le 
farment, ôc il fe sèche : 
puis on Tamafie, ôc on le 
met au feu, ôc il brûle. Si 
vous demeurez en moi, Ôc 
que mes paroles demeurent 
en vous, demandez tout ce 
que vous voudrez, ôc il vous 
fera fait. En ceci mon Pè- 
re eft glorifié, que vous 
portiez beaucoup de fruit : 
ôc vous ferez alors mes dif- 
ciples. Comme le Père 
m'a aimé, ainfi je vous ai 
aimez : demeurez en mon 
amour. 



Le Jour de S. Philippe et de S. Jaques: iSs 

si vous gardez [qui êtes difperfées, falut. 
Mes frères, tenez pour une 
parfaite joie ..quand vous 
tomberez en diverfes ten- 
tations. Sachant que Tépreu- 
& je demeure en fon amour. = vc de vôtre foi produit la 
Je vous ai dit ces chofes 5 j patience. Mais il faut que 
afin que ma joie demeure '^ — — -- -- --- ^..x.,-^ 

en vous, & que vôtre joie 



amour 

mes commandemens, vous 
demeurerez en mon amour : 
comme j'ai gardé les com- 
mandemens de mon Père, 



foit acomplie. 

Le Jour de S, Philippe & 
de S. Jaques. 

La Collecte. 

D^cu Tout-puiiTant, en 
la vraie connoiffancc 
duquel confiftc la vie éter- 
nelle ; fai nous la grâce de 
connoitre parfaitement que 
ton Fils jéfus-Chrift eft le 
chemin, la vérité, & la vie 5 
afin que fuivant les traces 
de tes Apôtres S. Philippe 
& S. jaques nous niar- 
chions conftamment dans 
le chemin qui mène à la 
vie j par le même Jéfus- 
Chrift ton Fils, nôtre Sei- 
gneur. Amen. 

l UEpitre, S.Jaq. i. i. 

JAqucs, fcrviteur de Dieu 
& du Seigneur jéllis- 
Chriir, aux douze TribuS; 



la patience ait une oeuvre 
parfaite, afin que vous foiez 
parfaits & acomplis, de,, 
forte que rien ne vous 
manque. Que fi quelqu'un 
de vous manque de fa- 
gefle, qu'il la demande à 
Dieu, qui la donne à tous 
bénignement, & qui ne la 
reproche point, & elle lui 
fera donnée. Mais qu'il 
la demande avec foi, ne 
doutant nullement : car ce- 
lui qui doute eft femblablc 
au flot de la mer, agité du 
vent, iSc jette ça & là. Or 
qu'un tel homme ne s'a- 
tende point de recevoir au- 
cune chofc du Seigneur. 
L'homme double de cœur 
eft inconftant en toutes fcs 
voies. Or que le frère qui 
eft de bafie condition le 
glorifie en fon élévation. 
Et que le riche, au contrai- 
re, le glorifie en fa baffe 
condition : car il paffera 
comme la fleur de Therbe. 
Car comme le folcil ardent 

n'cft 



iS6 Le Jour de S. Philippe et de S. Jaques. 

n'eft pas pluftôt levé, que 
rherbe eft brûlée, & fa fleur 
cft tombée, & fa belle ap- 
parence efl périe 5 ainfi le 
riche fe flétrira avec fcs en- 
trcprifes : Bien-heureux efl: 
rhomme qui endure la ten- 
tation 5 car quand il aura 
été éprouvé, il recevra la 
couronne de vie, que Dieu 
a promifc à ceux qui Tai- 
ment. 



UEvANGiLE, S.Jean 14. i, 

JE fus dit à fes difciples, 
que vôtre cœur ne 
foit point troublé : vous 
croiez en Dieu, croiez auflî 
en moi. 11 y a plufîcurs 
demeures dans la Maifon 
de mon Père , s'il étoit au- 
trement, je vous l'eufle ditj 
je vais vous préparer le lieu. 
Et quand je m'en ferai aie, 
5c que je vous aurai prépa- 
ré le lieu, je retournerai, 
& vous recevrai à moi : 
afin que là où je fuis, vous 
j foicz auflî. Et vous fa- 
vez où je vais, 6c vous en 
favcz le chemin. Thomas 
lui dit;; Seigneur, nous ne 
favons point où tu vas, 
comment donc pouvons- 
nous lavoir le chemin : 
jéfus lui dit s ]e fuis le che- 



min, & la vérité, & la vie : 
nul ne vient au Père que 
par moi. Si vous me con- 
noiflîez, vous connoîtriez 
auflî mon Père : mais dès- 
maintenant vous le con- 
noiflez, & vous Tavez vu. 
Philippe lui dit; Seigneur, 
montre nous le Père, & 
cela nous fufit. Jéfus lui 
répondit 5 Je fuis depuis fi 
long-temps avec vous, & tu 
ne m'as point connu ? Phi- 
lippe, celui qui m'a vu a 
vu mon Père 5 & comment 
dis-tu ; Montre nous le Pè- 
re > Ne crois tu pas que je 
fuis en mon Père, & que 
le Père eft en moi > Les pa* 
rôles que je vous dis, je ne 
les dis pas de moi-même : 
mais le Père qui demeure 
en moi, eft celui qui fait 
les œuvres. Croiez moi que 
je fuis en mon Père, ôc que 
le Père eft en moi : finon, 
croiez moi à caufe de ces 
œuvres. En vérité, en vérité 
je vous dis i Celui qui croit 
en moi, fera les œuvres que 
je fais, & il en fera même 
de plus grandes que celles-ci; 
parce que je m en vais à 
mon Père. Et quoi que vous 
demandiez en mon Nom, 
je le ferai. 

S, Bar^ 



Le Jour de S. Barnabas. t%f 

ala à Tarfe, pour chercher 
Saul. Et raiant trouvé, il 
le mena à Antioche i & il 
arriva que durant un an 
tout entier ils s'afTemblerent 
avec TEglife, & enfeigne- 
rent un grand peuple, de 
forte que ce fut première- 
ment à Antioche que les 
difciples furent nommez 
Chrétiens. Or en ces jours- 
là quelques Prophètes dei^ 
cendircnt de Jérufalem à 
Antioche. Et Tun d'eux, 
nommé Agabus, fe leva. Se 
déclara par TEfprit quunc 
2;rande famine devoit arri- 
ver dans tout le moinde : ôç 
en effet, elle arri^/a fous 
Claude Céfar. Et les dif- 
ciples, chacun félon foii 
pouvoir,détermincrei \t d en- 
voler quelque chofc pour 
fubvenir aux frères qui de- 
meuroicnt en Judéco Ce 
quils firent aufli, rcmzoi^nt 
aux Anciens par les i mains 
de Barnabas & de Saul, 



S. Barnabas Apôtre. 
La Collecte. 

SEigneur Dieu Tout-puif- 
fant, qui as enrichi ton 
S. Apôtre Barnabas des 
dons excellens du Saint Ef- 
prit, ne permets pas que 
nous foions deftituez de tes 
dons qui font divers & en 
grand nombre , ni de la grâce 
d'en bien ufer toujours à ton 
honneur & à ta gloire, 
par Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen, 

y^//rL'EpiTRE, Aâ:ii.2 2. 

ET le bruit en vint aux 
oreilles de f Eglife qui 
étoit à jérufalem : c'eft 
pourquoi ils envolèrent Bar- 
nabas pour palier à Antio- 
che. Lequel y étant arrivé, 
& aiant vu la grâce de Dieu, 
il s'en réjouît j & il les ex- 
hortoit tous de perfévcrer 
avec fermeté de cœur au 
Seigneur. Car il étoit hom- 
me de bien, & plein du 
Saint Efprit, & de foi : & 
un grand nombre de per- 
fonnes fe joij2;nirent au Sei- 
Puis Barnabas s'en 



gueur. 



LEvANGiLE, S. Jean, 
15. 12. 



G 



'Eft ici mon commcin-» 
dément, que v ous 
vous aimiez l'un l'ai tre, 
comme je vous ai ain icz, 

Pc;:. 



ISS Le Jour de S. Jean Batiste.' 
Peffonne iVauii plus grand 
âmoar que celui-ci, lavoir, 
quaiidquclquun met la vie 
pour fes amis. Vous ferez 
mes amis, fi vous faites tout 
ce que je vous commande. 
|e ne vous apelle plus fcr- 
viteurs 5 car le ferviteur ne 
fait point ce que fon maître 
fait : mais je vous ai apel- 
lez mes amis; parce que je 
vous ai fait connoitre tout 
ce que )'ai ouï de mon Pè- 
re. Ce n'cft pas vous qui 
m'avez élu : mais c'ell moi, 
qui vous ai élus, & qui vous 
ai établis : afin que vous 
aillez, ôc portiez du fruit, 
& que vôtre fruit Ibit per- 
manent ; afin que tout ce 
que vous demanderez au 
Père en mon Nom, il vous 
le domie. 



S. Jean Batifte, 
La Collecte. 

Dieu Tout-puillant qui 
après avoir fait naî- 
tre miraculeufement Jean 
Batifte, Tcnvoias pour' pré- 
parer le chemin à ton Fils 
nôtre Sauveur en prêchant 
la repentancc ; fai nous la 
lïrace de nous conformer fi 



bien à fa Dodrine & à fon 
exemple, que nous aions 
une véritable repentancc 
telle qu il a prêchée 5 & 
e|ua fon imitation nous 
propofions fincèrement la 
Dodrine du Salut 5 deforte 
que nous reprenions hardi- 
ment le vice ; & que nous 
loufrions patiemment pour 
la caufc de la vérité j par 
Jéfus Chrift nôtre Sauveur. 



TourVEiPiTRE, E{, 40. i. 

COnfolez, confolez mon 
peuple, dira vôtre 
Dieu. Parlez àjérufalem fé- 
lon fon cœur, & lui criez 
que fon temps préfîx eft 
acompii, que fon iniqui- 
té efl: tenue pour acquitée. 



qu'elle a reçu de la main 
de l'Eternel le double pour 
tous fes péchez. La voix 
de celui qui crie au défert 
cil : Préparez le chemin de 
l'Eternel, drcffez parmi les 
landes les fèntiers à nôtre 
Dieu. Toute vallée fera 
comblée 5 & toute^montag- 
ne & tout coteau feront 
abaiflcz j 6c les lieux tortus 
feront redrefiez 5 & les lieux 
raboteux feront aplanis, 

Alors 



Le Jour de S. Jean Batiste^ isp 

Alors la gloire de rEterncllen fon fein.: il conduira 
fe manifeftera, & toute celles qui alaitent. ?> 



chair , eniemble la verra : 
car la bouche de TEternel 
a parlé. La voix dit j Crie: 
Et on a répondu : Que cri- 
erai-) e ? Toute chair eft 
comme Therbe, & toute fa 
grâce eft comme la fleur 
d'un champ. L'herbe eft 
sèchée, & la fleur eft tom- 
bée, parce que le vent de 
rEternel a fouflé deflus : 
vraiment le peuple eft com- 
me rherbe. Ûherbe eft; 
sèchée, .& la fleur eft tom- 
bée : mais la parole de nô- 
tre Dieu demeure éternel- 
lement. Sion, qui anon- 
ces de bonnes nouvelles, 
monte fur une haute mon- 
tagne : Jérufalem, qui a- 
nonces cle bonnes nouvel- 
les, élève ta voix avec for- 
ce : élève-la, ne crain point: 
di aux villes de Juda 5 Voi- 
ci vôtre Dieu. Voici, le 
Seigneur l'Eternel viendra 
contre le fort, & fon bras 
dominera fur lui : voici, 
fon falaire eft par devers 
lui, & fon loïer marche de- 
vant lui. Il paîtra fon trou- 
peau, comme un berger 5 
il affcmblera les agneaux 
entre fcs bras, ôc les lèvera 



L'Evangile, iS*. Luc. i. 57^ 



o 



R le terme d'Eliza- 
beth fut acompti 
pour enfanter: & elle en- 
fanta un fils. Et Tes voi- 
fins, ôc fes parens aiant a- 
pris que le Seigneur avoit 
amplement déclaré fa mi- 
fericorde envers elle^ s'en 
réjouïffoient. avec elle. Et 
il arriva qu'au huitième 
jour ils viiirent pour cir^ 
concire le petit enfant;: ôc 
ils ra;pelloicnt Zacharie^ 
du nom de fon pète. Mais 
fa mère prit là parole, 6c 
dit s Non : mais il fera 
nommé }ean. Et ils lui 
dirent ; ; Il n'y a perfonnè 
en ta parenté, qui foit a^ 
pelle de ce nom. Alors 
ils firent ligne à fon père, 
qu'il déclarât comment il 
vouloit qu'il fut nommée 
Et Zacharie aiant demandé 
des tablettes, écrivit ; Jean 
eft fon nom : & tous en 
furent étonnez. Et à l'inl^ 
tant fa bouche fut ouverte, 
& fa langue déliée : telle- 
ment qu'il parloit en lou- 
ant Dieu. Et tous fes voi- 



fuis 



xpo Le Jour 

fins en furent faifis 
crainte ; & toutes ces 
chofes furent divulguées 
dans tout le pais des mon- 
tagnes de Judée. Et tous 
ceux qui les entendirent 
les mirent en leur cœur, 
difant ; Que fera-ce de ce 
petit enfant > Et la main du 
Seigneur étoit avec lui. 
Alors Zacliarie fon père fut 
rempli du Saint Efprit, & 
il prophétifa, difant i Béni 
foit le Seigneur, le Dieu 
dlfraël, de ce qu il a vifité 
& délivré fon peuple : & 
qu il nous a élevé la corne 
du falut dans la maifon de 
David, fon fcrviteur. Selon 
qu'il avoit dit par la bouche 
de fcs Saints Prophètes, 
qui ont été de tout temps 5 
Que nous ferions fauvez de 
la main de nos ennemis, & 
de la main de tous ceux qui 
nous haïffent : pour exercer 
mifericorde envers nos pères, 
& avoir mémoire de fa fainte 
aliance ; qui cft le ferment 
qu il a fait à Abraham nô- 
tre père : favoir, qu il nous 
donneroit, qu'étant déli- 
vrez de la main de nos en- 
nemis, nous le fervirions 
fans crainte, en fainteté, & 
xn jufticc 



DE S. P I E R R eJ 

de 



es jours de notre vie. Et 
toi petit enfant, tu feras 
apellé le Prophète du Sou- 
verain : car tu iras devant 
la face du Seigneur pour 
préparer fes voies j & pour 
donner connoiffance du fa- 
lut à fon peuple, dans la 
remiflîon de leurs péchez : 
par les entrailles de la mife- 
ricorde de nôtre Dieu, def- 
quelles fOrient d'enhaut, 
nous a vifitez j afin de re- 
luire à ceux qui font aflîs 
dans les ténèbres, & dans 
l'ombre de la mort j ôc pour 
adrcfler nos pieds au che- 
min de la paix. Et le pe- 
tit enfant croiflbit, & fe 
fortifioit en efprit : & il 
fut dans les déferts jufqu au 
jour qu'il devoir être ma- 
nifefté à Ifraél. 

Le Jour de S^ Pierre. 

La Collecte. 

Dieu Tout-puiffant qui 
as rempli de dons 
excellens ton Apôtre S. 
Pierre, & lui as expreffe- 
meut commandé c(e paitre 
ton troupeau 5 nous te 
fuplions de faire que tous 
les Evcques & tous les Paf- 
dcvant lui, tousjteurs prêchent diligemment 

3 ta 



Le Jour de 

ta Sainte Parole, & que 
le peuple s'y foumette en 
toute obéïflance, afin que 
les uns & les autres puiflent 
obtenir la couronne incor- 
ruptible de gloire j par Jé- 
fus Chrift nôtre Seigneur. 
Amen. 

;y(7«r UEpitre, Ad. 12. i. 

EN ce même temps le 
Roi Hérode fe mit à 
mal-traiter quelques-uns de 
ceux de TEglife. Et fit 
mourir par Tépée Jaques, 
frère de Jean. Et voiant 
que cela ètoit agréable aux 
Juifs, il continua, en fai- 
fant prendre auflî Pierre. 
Or c'étoit les jours des 
pains fans levain. Et quand 
il Teut fait prendre, il le 
mit en prifon, & le donna 
à garder à quatre bandes, 
de quatre foldats chacune, 
le voulant produire au fu- 
plice devant le peuple après 
la fête de Pâque. Ainfi 
. Pierre étoit gardé dans la 
f rifon : mais TEglife faifoit 
fans ceffe des prières à Dieu 
pour lui. Or dans le temps 
qu*Hérode étoit prêt de 
lenvoier au fupplicc, cette 
nuit-là même Pierre dor- 



S. Pierre. 191 

moit entre deux foldats, lié 
de deux chaînes, & les gar- 
des qui étoient devant la 
porte, gardoient la prifon. 
Et voici, un Ange du Sei- 
gneur furvint, & une lumi- 
ère refplendit dans la prifon, 
& FAngc frapant le côté 
de Pierre, le reveilla ; en lui 
dîfant i Levé toi légère- 
ment, & les chaines tom- 
bèrent de fes mains. Et 
TAnge lui dit ; Cein-toi, 
& chauffe tes fouliers : ce 
qu'il fit. Puis il lui dit ; 
jette ta robe fur toi, & 
me fui. Lui donc fortant, 
le fuiviti mais il ne favoit 
point que ce qui fe faifoit 
par l'Ange fut vrai ; & il 
croioit voir quelque vifion. 
Et quand ils eurent paffc 
la première & la féconde 
garde, ils vinrent à la porte 
de fer, par où 1 on va à la 
ville i & cette porte s'ou- 
vrit à eux d'elle-même : 
ôc étant fortis ils paffcrent 
une rue ; & incontinent 
l'Ange fe retira d'auprès àz 
lui. Alors Pierre étant re- 
venu à foi, dit j ]c connois 
a cet heure véritablement 
que le Seigneur a envoie 
fon Ange 3 & qu'il m'a dé- 
livré de la main d'Hérode, 



E 



'Ïp2 Lé JoiTR D 

& de toute Tatelite du peu- 
'ple JuifV' r^^iii...:^ :..y.^ ^.,^ 

. :X,'EvANG4PE, : S. Majtth. , 

T Jélus vènàn!: m^ 
quartiers de Céfàréc 
de Philippe, interrogea fcs 
'Difciples, -eil diiant 5 Ç^i 
difent les hommes que je 
fuis, moi le Fils de Thom- 
me ? Et ils lui repondirent î 
Lés uns difent que tu es 
Jean Batifte : ^ les autres, 
^Elie : & les autres, Jérémie, 
ou l'un des Prophètes. Il 
-leur dit 5 Et vous, qui di- 
tes-vous que j e fuis ? Simon 
Pierre répondit, èc dit : 
Tu es le Chrift, le Fils du 
Dieu vivant. Et jéfus ré- 
pondit, & dit 5 Tu es bien- 
heureux, Simon fils de Jo- 
na : car la chair & le fang 
ne te Ta pas révélé 5 mais 
mon Père qui eft aux Cieux. 
Et je te dis aullî, que tu es 
Pierre, & fur cette Pierre 
j'édifierai mon Eglife : & 
les portes de fenfer ne pré- 
vaudront point contr'elle. 
Et je te donnerai les clefs 
du Roiaume des Cieux : & 
tout ce que tu auras lié fiir 
la terre, fera lié dans les 
Cieux : & tout ce que tu 



-auras délié fur la terre, fê- 
ta déli^ dans les Cieux. . 

S, Jaques Apôtre > 

La C ol l e c t e. 

ODieu très mifericor- 
dicux, fai nous la 
grâce, que comme ton bien- 
heureux Apôtre S. Jaques 
quita fans délai fon père, 
& tout ce qu'il avoit, '8c 1 
fut obéïflant à la vocation 
de ton fils jéfus-Chrift, & , 
le fuivit, nous puiiîîons auffi ' 
en renonçant à toutes lès 
afedions de la chair & du 
monde, être toujours prêts 
à obéir à tes Saints Coni- 
mandements i par Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur. A- \ 

7nen» ■ 

.-.vig -nui .. . \ h 
Tour LTpitre, Aft. 1 1 .27. 
6C12.1. 

EN ces jours -là quel- 
ques Prophètes defcen^ | 
dirent de ]érufalem à An- 
tioche. Et l'un d'eux, nom- 
mé Agabus, fe leva; & dé- 
clara par l'Efprit, qu'une 
grande famine deVoit arri- 
ver dans tout le monde: 
& en effet elle arriva fous 
Claude Céfar. Et les dif- 
ciplcs, chacun félon Ion 
pouvoir^ 



Le Jour pe S. Jaq^ues^ 



jpouvoîr, déterminèrent d'en- 
voier quelque chofe pour 
^ûvenir aux frères qui de- 
meuroient en Judée. Ce 
qu'ils firent auiîî, Tenvoi- 
ant aux Anciens par les 
mains de Barnabas & de 
Saul. Et en ce même 
temps, le R,oi Hérode fe 
mit à mal-traiter quelques- 
uns de ceux de TEgUfe. Et 
il fît mourir par Tépée Ja- 
ques frère de Jean. Et: vol- 
ant que cela etoit agréable 
aux Juifs, il continua^ en 
faifant prendre aufli Pierre. 

JL'EvANGiLE, S, Matth. 

20. 20. 

A Lors la mère des fils 
de Zébédée vint à 
Jéfus avec fes fils, fe prof- 
t:ernant, & lui demandant 
quelque chofe. Et il lui 
^iit 5 Que vcux-tu ? Elle 
lui dit; Ordonne que mes 
deux fils qui font ici, foi- 
çnt afîîs fun à ta main 
droite ; & Tautre à ta gau- 
che dans ton Roiaume. Et 



195: 

& être bâtifez du batême 
dont je dois être bâtifé ? 
Ils lui répondirent i Nous 
le pouvons. Et il leur dit ; 
Il eft vrai, que vous boirez 
ma coupe 5 & que vous fe- 
rez bâtifez du batcme dont 
je ferai bâtifé: mais d'être 
afîîs à ma droite, ou à ma 
gauche, ce neft point a 
moi de le donner : mais il 
fera donné à ceux à qui il 
efl préparé par mon Père. 
Les dix autres aiant ouï ce- 
la, furent indignez, contre 
les deux frères. Mais Jé- 
fus les aiant apellez, leur 
dit; Vous favez que les 
Princes des nations les mai- 
trifent, 6c que les Grands 
ufent d'autorité fur elles. 
Mais il nen fera pas ainfî 
entre vous : au contraire, 
quiconque voudra être 
grand entre vous, qu il loit 
votre ferviteur. Et qui- 
conque voudra être le pre- 
mier entre vous, qu il foit 
vôtre ferviteur. De même 
que le Fils de Thomme 
n eft pas venu pour être fer- 



en 



Jéfus répondit, & dit 5 Vous vij mais pour ferviri & a- 
ne favez ce que vous de- 1 fin de donner fa vie er 
mandez. Pouvez vous boire rançon ^our plufîeurs. 
la coupe que je dois boire, 

' O S, 



t94 Le Jour de S. 
S, Bi^dTHELEMi Afôtre. 

La Collecte. 

ODieu Tout-puiflant & 
Eternel, qui as fait 
la grâce à ton Apôtre Bar- 
thelemi de croire fincere- 
ment & de prêcher ta Pa- 
role 5 donne à ton Eglife, & 
d'aimer ta Parole qu'il a 
creuë, & de recevoir & de 
prêcher ce qu'il a enleigné ; 
par Jéfus-Chrift nôtre Sei- 
gneur, Amen. 

Tour UEpitre, Afl:. 5. 12. 

ET beaucoup de pro- 
diges & de miracles 
fe taifoient parmi le peuple 
par les mains des Apô- 
tres 5 & ils étoient tous 
d'un açord au portique de 
Salomon, Cependant nul 
des autres n'ofoit fe join- 
dre à euxj mais Iç peuple 
les loiioit hautement. Et 
le nombre de ceux qui 
croioient au Seigneur, tant 
d^hommes que de femmes, 
fe multiplioit de plus en 
plus. Et on aportoit les 
malades, dans les rues, & 
on les mettoit fur de petits 
lits §ç fur des couchettes; a- 
fin que, quand Pierre vicn- 
droit, au moins fon ombre 



B A R T H E L E M i; 

paffat fur quelqu'un d'eux:» 
Le peuple auffi des villes 
voifines s'aflembloit à "jéru- 
falem, aportant les malades, . 
& ceux qui étoient tour- 
mentez des Efprits immon- 
des : 6c tous étoient guéris, 

L'Evangile, S. Luc, 

22. 24. 

IL arriva auflî une con- 
teftation entr'cux, pour 
lavoir lequel d'entr'eux fe- 
roir eftimé le plus grand. 
Mais il leur dit j Les Rois 
des nations les maîtrifent 8 
ôc ceux qui ufent d'autori- 
té fur elles, font nommez 
bienfaifteurs. Mais il n'en 
fera pas ainfl de vous : au 
contraire, que le plus grand 
entre vous, foit comme le 
moindre ; & celui qui gou- 
verne, comme celui qui fert. 
Car lequel eft le plus grand, 
celui qui eft à table, ou ce- 
lui qui fert ? n'cft-ce pas 
celui qui eft à table ? or 
je fuis au milieu de vous 
comme celui qui fert. Or 
vous êtes ceux c[ui avez 
perfévéré avec riioi dan^ 
mes tentations. C'eft pour- 
quoi je vous difpole le 
Roiaume, comme mon Pè- 
re mç l'a difpofé. Afin 

que 



Le Jour de 

jquc vous mangiez & bcu- 
viez à ma table dans mon 
Roiaume, & que vous ioiez 
affis fur des trônes, juge- 
ant les douze Tribus dlf- 
racl. 

S. Matthieu Apôtre. 
La Collecte. 

Dieu Tout-puifîant, qui 
par ton Fils bien- 
aimé as apellé Matthieu du 
lieu du péage à la charge 
d'Apôtre & d'Evangelifte 5 
fai nous la grâce de renon- 
cer à tous défirs d avarice, 
& tout amour déréglé 
des richôiTesi & de fuivre 
ton Fils Jéfus-Chrift, qui 
en Tunité du Saint Efprit 
vit & règne avec toi, un 
feul Dieu éternellement. A- 
men. 

L'Epitre, 2. Cor. 4. i. 

C'Eft pourquoi aiant ce 
Miniftère félon la mi- 
fericorde que nous avons 
reçue, nous ne nous relâ- 
chons point. Mais nous a- 
vons entièrement rejette les 
cachettes de honte, ne mar- 
chant point avec rufe, & 
ne falfifiant point la parole 
de Dieui l'^'^ais nous rcn- 



S. Matthieu. 195 

dant aprouvez à toute con- 
fcience des hommes devant 
Dieu, par la manifeftation 
de la vérité. Que fi nôtre 
Evangile eft encore cou- 
vert, il eft couvert à ceux 
qui périlTent : Defquels le 
Dieu de ce fiécle a aveuglé 
les entendemens, c*eft-a- 
dire, des incrédules; afin 
que la lumière de TEvan- 
gile de la gloire de Chrift, 
lequel eft Timage de Dieu, 
ne leur refplendit point. 
Car nous ne nous prêchons 
pas nous-mêmes, mais nous 
prêchons Jéfus- Chrift le 



Seigneur : & nous décla- 
rons que nous fommes vos 
ferviteurs pour Tamour de 
Jéfus. Car Dieu, qui a dit 
que la lumière refplendit 
des ténèbres, eft celui qui 
a relui dans nos cœurs, 
pour donner rillumination 
de la connoifiance de la 
gloire de Dieu, en la face 
de jéfus- Chrift. 

L'Evangile, S. Matth. 9. 9. 

PUis Jéfus pafîant plus 
avant vit un homme, 
nommé Matthieu, aftîs au 
lieu du Péage, & il lui diti 
Sui-moi : & il fe leva, & le 
fuivit. Et comme Jéfus é- 
O z toit 



^iç6 Le Jour de S. Michel et de tous les Anges. 

toit à table dans la mai- 
fon de Matthieu, voici, plu- 
fieurs péagers, & des gens 



de mauvaife vie qui étoient 
venus là, fe mirent à table 
avec Jéius ôc fes difciples. 
Ce que les Pharifiens aiant 
vu, ils dirent à fes difci 
plesj Pourquoi vôtre Mai 
tre mange-t-il avec des péa 
gers & des gens de mau- 
vaife vie ) Mais Jéfus Fai- 
ant entendu, leur dits Ceux 
qui font en fanté n'ont pas 
befoin de médecin : mais 
ceux qui fe portent mal. 
Mais alez, & aprenez ce que 
veulent dire ces paroles j 
J e veux mifcricorde, & non 
pas facrifice : car je ne fuis 
pas venu pour apcller à la 
repentance les juftes s inais 
les pécheurs, 

S. Michel & tous les 
Anges. 



fendent fans ceffe par ton 
ordre fur la terre 3 par Jé- 
fus- Chrift nôtre 
Amen. 



Seigneur, 



ET. 



O 



La Collecte. 

Dieu Eternel, qui as 



établi & règle les di- 
vers miniftères des Anges 
& des hommes dans un or- 
dre admirable j fai par ta 
graçe, que comme tes Saints 
Anges te fervent continu- 
ellement dans le Ciel, ils 
nous fccourcnt 6c nous dé- 



TouT L'Epi tre, Apoc. 
12. 7. 

il y eut une batail- 
le au Ciel, Michel ôc 
fes Anges combattoient con- 
tre le Dragon : & le Dragon 
(5c fes Anges combattoient. 
Mais ils ne furent pas les 
plus forts, & leur place ne 
fut plus trouvée dans le Ciel. 
Et le grand Dragon, le Ser- 
pent ancien, apellé le Di- 
able & Satan, qui féduit le 
monde, fut précipité en la 
terre, & fes Anges furent 
précipitez avec lui. Alors 
j'ouïs une grande voix dans 
le Ciel, qui difoiti Main- 
tenant eft le falut, & la 
force, & le règne de notre 
Dieu, & la puiffance de fon 
Chrift : car facufc teur de 
nos frères, qui les acufpit 
devant nôtre Dieu jour & 
nuit, a été précipité. Et 
ils Tout vaincu à caufe du 
fang de Tagneau, & à caufe 
de la parole de leur té- 
moignage 5 & ils n'ont point 
aimé leurs vies: mais les 
ont expofécs à la mort. 

C'cfl 



Le Jour 

C'eft pourquoi réjouiïTez- 
vous, Cieux, & vous qui y 
habitez : mais malheur à 
vous habit ans de la terre & 
de la mer: car le Diable 
eft defcendu vers vous en 
grande fureur, fâchant qu'il 
a peu de temps. 

L'Evangile, S. Matr. 1 8. i . 

EN cette même heure- 
là les difciples vinrent 
à Jéfus, en luidifant; Qui 
eft le plus grand au Roi 
aume des Cieux? Et Jéfus 
aiant apellé un petit enfant, 
le mit au milieu d'eux : Et 
leur diti En vérité je vous 
dis, que fi vous n êtes chan- 
gez, & ne devenez com- 
me de petits enfans, vous 
n'entrerez point dans le 
Roiaume des Cieux. C'eft 
pourquoi quiconque fe fera 
humilié foi-même, comme 
eft ce petit enfant, celui-là 
eft le plus grand au Roiau- 
me des Cieux. Et quicon- 
que reçoit un tel petit en- 
fant en mon Nom, il me 
reçoit. Mais quiconque 
fcandalife un de ces petits 
qui croient en moi, il lui 
vaudroit mieux qu'on lui 
pendit une meule d'âne au 
cou, & qu'on le icttat au 



DE S. Luc,' lp7 

fond de la men Malheur 
au monde à caufe des fcan- 
dales : car il eft néceflairc 
qu'il arrive des fcandales: 
toute fois malheur à l'hom- 
me par qui le fcandale ar- 
rive. Qiie fi ta main, ou 
ton pied te fait broncher, 
coupe-les, ôc les jette loin 
de toi: car il vaut mieux 
que tu entres boiteux, ou 
manchot dans la vie, que 
d'avoir deux pieds, ou deux 
mains, & d'être jette au 
feu éternel. Et fi ton œil 
te fait broncher i arrache- 
le, & le jette loin de toi : 
car il vaut mieux que tu 
entres dans la vie, n'aiant 
qu'un œil, que d'avoir deux: 
yeux, & d'être jette dans 
la géhenne du feu. Prenez 
garde de ne méprifcr aucun 
de ces petits ; car je vous 
dis, que dans les Cieux leurs 
Anges regardent toujours 
la face de mon Père qui eft 
aux Cieux. 

S. Luc l'EvangeliJie. 
La Collecte. 

Dieu Tout-puiflant, qui 
as apellé Luc le Mé- 
decin, dont la louange eft 
en l'Evangile, pour être 
ton Evangelifte & notre 



O 3 



Me- 



198 Le Jour 

Médecin fpirituel 5 donne 
éficace par t^ grâce aux re- 
mèdes falutaires de fa doc- 
trine, pour guérir toutes 
les maladies de nôtre ame j 
par les mérites de ton Fils 
Jéfus-Chrift nôtre SeigHcur. 
Amen. 

L'EpitrE;, 2 Tim. 4. 5, 

MAis toi, veilles en 
toutes chofcs, foufre 
les afiidions, fai l'œuvre 
d'un Evangelifte, ren ton 
Miniflère pleinement ap- 
prouvé. Car pour moi, je 
m'en vais maintenant être 
mis pour afperfion du fa- 
crifice, & le temps de mon 
délogemcnt eft proche. J'ai 
combattu le bon combat, 
j'ai achevé la courie, j'ai 
gardé la foi : Qiiant au 
rcfte, la couronne de juftice 
m'eft refervée, & le Sei- 
gneur, jufte Juge, me la 
rendra en cette journée-là, 
& non feulement à moi, 
mais aufïï à tous ceux qui 
auront aimé fon aparition. 
Hâte-toi de venir bien-tôt 
vers moi. Car Dénias m'a 
abandonné, aiant aimé le 
préfent fiécle, & il s'en cfl 
^lé à Theffalonique \ Crct 



DE S, Lu a 

cens cft aie en Galatîe, éc. 
Tite en Dalmatie. Luc cft 
feul avec moi : Pren Marc, 
& amene-le avec toi : car 
il nVeft fort utile pour le 
Miniftère. J'ai auflî envoie 
Tichique à Ephefe. Qiiand 
tu viendras aporte avec toi 
le manteau que j'ai laiffé à 
Troas chez Carpe, & les 
livres auflî ^ mais princi- 
palement les parchemins. 
Alexandre le forgeron m'a 
fait beaucoup de maux : le 
Seigneur lui rende félon 
fes oeuvres. Garde-toi donc 
de lui 5 car il s^eft fort op- 
pofé à nos paroles. 

UEvANGiLE, S. Luc. 10. i; 

OR après ces chofes, k 
Seigneur en ordonna 
aufli foixante-dix autres j. 
& les envoia deux-à-deux 
devant lui, dans toutes les 
villes & dans tous les lieux, 
où il devoit aler. Et il leur 
difoit 5 La moiflbn eft gran- 
de i mais il y a peu d'ou- 
vriers : priez donc le Seig- 
neur de la moiffon qu'il 
pouffe des ouvriers dans fa 
moiflbn. Alez, voici, je 
vous envoie comme des 
aaneaux au milieu des loups., 



Le Jour de S. Simon Et de S. Judé. I9SÇ 

Ne portez ni bourfe, ni 



malette, ni fouliers : & ne 
falucz perfonne dans le 
chemin. Et en quelque 
maifon que vous entriez, 
dites premièrement } Paix 
foit à cette maifon. Qlic 
sil y a là quelqu'un qui 
foit digne de paix, vôtre 
paix repofera fur lui : fi- 
non, elle retournera à vous. 



UEpitre, s. Jude, i^ 

JUde ferviteur de Jéfus- 
Chrift, & frère de Ja- 
ques aux apellez qui font 
fandifiez en Dieu le Père, 
& confervez par Jéfus- 
Chrift : Mifericorde, & paix 
& dileftion vous foient 
multipliées. Mes bien-ai- 
Imez, comme je m'étudie 
Et demeurez dans cette | entièrement à vous écrire 

du falut qui nous efl: com- 
mun, il m'a été néceffairc 
de vous écrire, pour vous 
exhorter à foûtenir le com- 
bat pour la foi, qui a été 
une fois donnée aux Saints. 
Car quelques-uns fe font 
gliffez parmi vous, qui dès 
long-temps auparavant ont 
été écrits pour une telle 
condamnation 5 gens fans 
piété, qui changent la grâce 
de nôtre Dieu en diffolu- 
tion, & qui renoncent le 
feul Dominateur Jéfus- 
Chrift nôtre Dieu & Sei- 
gneur. Or je veux vous 
faire fouvenir d'une chofe 
que vous favez déjà 5 c'eft 
que le Seigneur aiant dé- 
livré le peuple du pais 
d'Egypte, il détruifit enfuite 
ceux qui n'avoient point 
cru. Et qu'il a refervé 
O 4 fous 



maifon, mangeant 6c beu- 
vant de ce qui fera mis de- 
vant vous : Car l'ouvrier 
cft digne de fan falaire. 

S. Simon & S. Jude, 
A^otres, 

La Collecte. 

Dieu Tout-puifTant, qui 
as édifié ton Eglife 
fur le fondement des Apô 
très ôcdes Prophètes, Jéfus- 
Chrift lui-même étant la 
Maîtrcfle pierre du coin 5 
fai que nous foions telle- 
ment joints enfemble en 
l'unité de TEfprit par leur 
doftrine, que nous foions 
faits un faint Temple qui 
te foit agréable j par Jéfus- 
Chrift nôtre Seigneur, A- 
men. 



20O Le Jour 0e S. Si 

fous robfcurité, dans des 
liens éternels, jufqu au juge- 
ment de la grande journée, 
les Anges qui n ont pas 
gardé leur origine, mais qui 
ont abandonné leur propre 
demeure. Et que Sodome 
& Gomorrhe, & les villes 
voifincs qui s'étoient aban- 
données en la même ma- 
nière que celles-ci à Tim- 
pureté, & s'étoient débor- 
dées après une autre chair, 
ont été mifes pour fervir 
d'exemple, aiant reçu la 
punition du feu éternel : 
Nonobftant cela ceux-ci 
tout de même s'étant en- 
dormis dans le vice, fouil- 
lent leur chair, méprifent 
la domination, & blâment 
les dignitez. 

I/EvANGiLE, S.Jean 15.17. 

JE vous commande ces 
chofes 5 afin que vous 
vous aimiez Tun Tautre. 
Si le monde vous a en 
haine, fâchez qu il m'a eu 
en haine avant vous. Si 
vous euffiez été du monde, 
le monde aimeroit ce qui 
feroit fien : mais parce que 
vous n'êtes pas du monde, 
& que je vous ai ékis du 
monde, à caufe de cela le 



MON ET DE S. JUDE. 

monde, vous a fen haine; 
Souvenez-vous de la parole 
que je vous ai dite ; que le 
ierviteur n eft pas plus grand 
qne fon maître. S'ils m ont 
perfécuté, ils vous perfé- 
cuteront auflî ; s'ils ont gar- 
dé ma parole, ils garderont 
aullî la vôtre. Mais ils 
vous feront toutes ces cho- 
fes à caufe de mon Nom 5 
parce qu'ils ne connoifTent 
point celui qui m'a envoie. 
Si je ne fuffe point venu, 
& que je n'euffe point par- 
lé à eux, ils n'auroient point 
de péché : mais mainte- 
nant ils n'ont point d'cxcufe 
de leur péché. Celui qui 
m'a en haine, a aulli en 
haine mon Père. Si je 
n'eufle pas fait parmi eux 
les oeuvres qu'aucun autre 
n'a faites, ils n'auroient 
point de péché : mais main- 
tenant ils les ont vûësj & 
toutefois ils ont eu en haine 
& moi, & mon Père. Mais 
c'eft afin que foit acomplie 
la parole qui eft écrite en 
leur Loi i Ils m ont eu en 
haine fans caufe. * Mais 
quand le Confolateur fera 
venu, lequel je vous en- 
volerai de la part de mon 
Père, favoir, TElprit de vé- 
rité. 



La Tou 

rite, qui procède de mon 
Père, celui-là rendra té- 
moisnasce de moi. Et vous 
aufli en rendrez témoig- 
nage : car vous êtes dès 
le commencement avec 
moi. 

La Toussaint s. 
La Collecte. 

Dieu Tout-puiirant;^ qui 
as joint enfembletes 
Elus dans une même foci- 
été, 6c dans une même 
communion pour en faire 
le corps my ftique de J éfus- 
Chrift ton Fils Unique nô- 
tre Seigneur ; fai nous la 
grâce de fuivrc l'exemple 
de ceux de nos frères que 
tu as reçu dans la gloire 
éternelle 5 afin que par Timi- 
tation de leurs vertus, nous 
parvenions à leur bonheur, 
& que nous jouïffions éter- 
nellement de CCS biens iné- 
narrables que tu as prépa- 
rez à ceux qui t aiment en 
vérité. Exauce nous par 
]éfus- Chrift ton Fils nôtre 
ïeul Avocat, &: Médiateur. 
Amen, 

y<?^/rUEpiTRE, Apoc. 7. 2. 

PUis je vis un autre Ange 
qui montoit du côté 



s s A I N T s. 



201 



de rOrient, tenant le feau 
du Dieu vivant, & il cria 
à haute voix aux quatre 
Anges qui avoient eu or- 
dre de nuire à la terre, & 
à la mer. Et leur dit 5 Ne 
nuifez point à la terre, ni 
à la mer, ni aux arbres, 
jufqu' à ce que nous aions 
marqué les ferviteurs de 
nôtre Dieu fur leurs fronts. 
Et j'entendis que le nombre 
des marquez étoit de cent 
quarante quatre mille, qui 
furent marquez de toutes 
lesTribus des enfans d'ifraël. 
Savoir de la Tribu de Juda, 
douze mille marquez : de 
la Tribu de Ruben, douze 
mille marquez : de la Tribu 
de Cad, douze mille mar- 
quel : de la Tribu dAfer, 
douze mille marquez : de 
la Tribu de Ncphthali, 
douze mille marquez : de 
la Tribu de Manaffé, douze 
mille marquez : de la Tri- 
bu de Siméon, douze mille 
marquez : de la Tribu de 
Lévi, douze mille marquez : 
de la Tribu dlffachar, douze 
mille marquez : de la Tribu 
de Zabulon, douze mille 
marquez : de la Tribu de 
Jofeph, douze mille mar- 
quez : de la Tribu de Ecn- 
I jamiu. 



La Toussaint!?. 



202 

jamin, douze mille mar- 
quez. Après cela, je re- 
gardai, & voici une grande 
multitude de gens, que per- 
fonne ne pouvoit compter, 
de toutes nations, & tribus, 
& peuples, & langues, lef- 
quels i'e tenoient devant le 
trône, & en la préience de 
l'agneau, vêtus de longues 
robes blanches, & aiant des 
palmes en leurs mains: Et 
ils crioient à haute voix, 
en dilant 5 Le falut eft de 
nôtre Dieu, qui eft affis fur 
le trône, & de Tagneau. 
Et tous les Anges fe tenoi- 
ent autour du trône, & des 
Anciens, & des quatre ani- 
maux, & ils fe profterne- 
rent devant le trône fur 
leurs faces, & adorèrent 
Dieu, en difant 5 Amen s 
loiiange, & gloire, ôc fageffe, 
& aclions de grâces, & hon- 
neur, & puiflance, & force 
foient à nôtre Dieu, aux 
fiécles des fiécles ^ Amen, 



L'Evangile, S. Matth. 5.1. 

JESUS voiant tout ce 
peuple, monta fur une 
montagne : puis s'étant af- 
fis, fes difciples s'aproche- 
rent de lui. Et aiant ou- 
vert fa bouche, il les en- 
feignoit, en difant i Bien- 



heureux font les pauvres cii 
efprit: car le Roiaume des 
Cieux eft à eux. Bien-heu- 
reux font ceux qui pleu-^ 
rent : car ils feront confo- 
lez. Bien-heureux font les 
débonnaires : car ils héri- 
teront la terre. Bien-heu- 
reux font ceux qui ont faim 
& foif de la juftice : car ils 
feront raftafiez. Bien-heu- 
reux font les mifericor- 
dieux: car miferidorde leur 
fera faite. Bien-heureux 
font ceux qui font nets de 
cœur : car ils verront Dieu. 
Bien-heureux font ceux qui 
procurent la paix : car ils 
feront apellez enfans de 
Dieu. Bien-heureux font 
ceux qui font perfécutez 
pour la juftice : car le Roi- 
aume des Cieux eft à eux. 
Vous ferez bien-heureux 
quand on vous aura injuri- 
ez 6c perfécutez \ & quand, 
à caufe de moi, on aura dit 
contre vous, en mentant, 
quelque mauvaife parole 
que ce foit. Réjouiïïcz 
vous & treffaillez de joie, 
parce que vôtre recom- 
penfe eft grande dans les 
Cieux. Car on a ainfi per- 
fécuté les Prophètes qui ont 
été avant vous. 

L'OR« 



1a C o m m u n I o ît; 



20!^ 




L'ORDRE 

Pour L'Administration. 
Delà SAINTE CENE, ou COMMUNION. 



Tous ceux qui fe propofent de 
participer à la Sainte Commu- 
niên^ le feront /avoir au Mi- 
nière quelque heure du jour 
précèdent. 

Que s'il s en trouve quelquun de 
fi mauvaife vie, que VEglife 
en foit fcandalifée ; ou qui ait 
fait quelque tort à fou pro- 
chain par fes paroles ou par 
fes allions : le Minijîre en ni- 
ant connoîjfance Vapellera^ & 
V avertira de ne pas préfumer 
d'aprocher de la table du Sei- 
gneur y que premièrement il 
n'ait donné des témoignages ê- 
videns de fa repentance & de 
fon amendement de vie ', afin 
de fatisfaire à VEglife qui en 
auroit été fcandalifée : & qu'il 
^'ait donné contentement à ceux 
auf quels il auroit fait tort ; ou 
qu'il n'ait fait parottre^ four 
le moins ^ qu'il a bonne inten- 
tion de le faire le plutôt qu'il 
i^i fera pojjtbie. 



Le Miniflre en ufera de même en-- 
vers ceux entre lefquels il ver- 
ra qu'il y a de la haine & de 
la rancune: ne leur permet- 
tant point de participer à la 
table du Seigneur ^ jufques à ce 
qu'il fâche qu'ils foient recm- 
ci liez,. Que fi tune des par^ 
ties efl contente de pardonner 
de bon cœur le tort qui auroit 
été fait ; & de re parer les 
fautes quelle auroit peu com^ 
mettre de fon coté -^ Ù qu^ 
Vîaîgré celay l'autre partie ne 
vueille point s'acommoder, ni 
fe laiffer pevfuader à faire une 
bonne paix ; mais au contraire^ 
demeure dans fon opiniâtreté 
& dans fa malice ; En ce cas^ 
le Miniflre doit admettre à la 
Communion celui quife repenti 
mais non pas l'autre qui ton-' 
tinue dans fon opiniâtreté; 
mais ^'^^ec cette limitation^ que 
tout Miniflre qui aura rejette 
quelqu'un en la manière qui a 
l été 



;04 



La C o m m u n I o n^ 



été fpéci fiée en ce paragraphe^ 
ou dans celui qui précède im- 
médiatement^ fera (obligé d^en 
informer l'Ordinaire ^ & de lui 

" en rendre raifon quinz,e jours 
après pour le plus tard. Et 
tOrdinatre procédera contre la 
ferfonne of enfante fuivant le 
Canon. 

La l'aile^ lors quon fera la 
Sainte Cène^ étant couverte 



d\ne belle nape bien blanche^ 
fera dans le corps de l'Eglife 
ou dans le Cœur, au lieu où il 
efl ordonné défaire les Prières 
du Matin & du Soir. Et le 
Prêtre étant debout auprès de 
la Table du coté du Nord, di^ 
va VOraifon Dominicale avec 
la CoUeBe fuivante^ le peuple 
étant à genoux. 



Nôtre Père qui es aux 
Cieux, Ton Nom foit 
iandifié. Ton Règne vien- 
ne. Ta Volonté foit faite 
en la terre comme au Ciel. 
Donne nous aujourd'hui 
notre pran quotidien. Et 
nous pardonne nos ofen- 
fes, comme nous pardon- 
nons à ceux qui nous ont 
ofenfez. Et ne nous in- 
dui point en tentation : 
mais délivre nous du ma- 
lin. Amen. 

r\Ieu Tout-puiflànt, à 
J qui tous les cœurs 
font découverts, à qui tous 
les défirs font connus, & à 
qui nul fecret n efl: caché j 
fanftific nos penfées & nos 
afedions par l'opération de 
ton Saint Efprit : afin que 
nous puiflions faimer par- 
faitcmentp ôc célébrer dig- 



nement ton Saint Nom i 
par Jélus-Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen. 

Alors le Prêtre fe tournant vers U 
peuple, récitera diftinEîement les 
Dix Commande mens: 
Ù le peuple étant à genoux, 4- 
près chaque Commandement^ 
demandera pardon à Dieu de 
ravoir tranfgreffé par le paffé; 
& implorera le fecours de fa, 
grâce, afin de le pouvoir gar^ 
der à l'avenir : en la manière 
qui fuit, 

ExoD. ch. XX.' 

Le Minijlre, 

Dieu prononça toutes 
ces paroles, difant ^ 
) e fuis TEternel ton Dieu. 
Tu n'auras point d'autres 
Dieux devant ma face. 
Le Tetiple. 
Seigneur aie pitié de 

nous 5 & incline nos coeurs 

\ 



La Communion.' 



20S 



ce Commande- 



a garder 
ment. 

Le Miniftre. 

Tu ne te feras point dl- 
mage taillée, ni aucune ref- 
femblance des chofes qui 
font là haut aux Cieuxj ni 
ici bas fuu la terre; ni dans 
les eaux fous la terre. Tu 
ne te profterneras point de- 
vant elles, & ne les fervi- 
ras point : car )c fuis TE- 
ternel ton Dieu; le Dieu 
fort, qui eft jaloux, puniffant 
riniquité des pères fur les 
enfans, jufquà la troifiéme 
& à la quatrième génération 
de ceux qui me haïffeiitj 
ôcfaifant mifericorde en mil- 
le générations, à ceux qui 
m'aiment, & qui gardent 
mes Commandcmens. 
Le Tetiple^ 

aie pitié de 
nous i & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre. 

Tu ne prendras point le 
Nom de TEternel ton Dieu 
en vain : car TEternel ne 
tiendra point pour inno- 
cent celui qui aura pris fon 
Nom en vain. 

Le Teuple. 

Seigneur aie pitié de 



Seigneur 



nousi & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre, 

Souvien-toi du jour du 
repos pour le fanclifîer. Tu 
travailleras fix jours, <5c 
tu feras toute ton œuvre: 
mais le feptiéme jour eft le 
repos de TEternel ton Dieu. 
Tu ne feras aucune œuvre 
en ce jour-là, toi, ni ton 
fils, ni ta fille, ni ton fer- 
viteur, ni ta fervante, ni 
ton bétail, ni ton étranger 
qui eft en tes portes : car 
TEternel a fait en fix jours 
les cieux & la terre, & la 
mer, & tout ce qui eft ca 
eux 5 & s'eft repofé le fep- 
tiéme jour : C'eft pourquoi 
l'Eternel a bcni le jour du 
repos, & l'a fanclifié. 
Le Teuple, 

Seigneur aie pitié de 
nous ; & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre, 

Honore ton père & ta 
mère 5 afin que tes jours 
foient px'olongez fur la ter- 
re, que l'Eternel ton Dieu 
te donne. 

Le 



206 Î.A COM 

Le Teuple. 
Seigneur aie pitié de 
nous 5 & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre, 
Tu ne tueras point. 

Le Teuple. 
Seigneur aie pitié de 
nous ; & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre. 
Tu ne pailiarderas point 

Le Teuple. 
Seigneur aie pitié de 
nous; & incline nos cœurs 
à garder ce Comrnande- 
ment. 

Le Miniftre. 
Tu ne déroberas point 

Le Tetiple. 
Seigneur aie pitié de 
nousj & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 

Le Miniftre. 
Tu ne diras point faux 
témoignage contre ton pro- 
chain. 

Le Teuple. 
Seigneur aie pitié de 
nousj & incline nos cœurs 
à garder ce Commande- 
ment. 



M U N I G N.' 

Le Miniftre. 

Tu ne convoiteras point 
la maifon de ton prochain : 
Tu ne convoiteras point la 
femme de ton prochain ; 
ni fon ferviteur 5 ni fa fer- 
vante; ni fon bœuf 5 ni 
fon âne 5 ni aucune chofc 
qui foit à ton prochain. 
Le Teuple. 

Seigneur aie pitié de 
nous 5 & imprime tous ces 
Commandemens dans nos 
cœurs; nous t'en fuplions. 

Alors fuivra une de ces deux CoU 
leEles four le Roi, le Minif- 
tre fe tenant debout comme au- 
par avant, & difant ; 

Prions DIEU. 

DIEU Tout-puilTant, 
dont le règne eft é- 
ternel, & dont la puiiTance 
eft infinie, fois propice à 
toute ton Eglife : & difpofe 
tellement le cœur de ton 
Serviteur élu, George, nô- 
tre Roi & nôtre Gouver- 
neur, que fâchant de qui il 
eft le Miniftre, il cherche 
fur toutes chofcs la gloire 
de ton Saint Nom. Fai 
nous auflî la grâce à nous 
tou;î, qui fommes ks fujets^^ 

que 



La Communion. 



207 



que confiderant bien de qui 
il tient fon Autorité, nous 
lui rendions honneur, fer- 
vice, & obéïffance en toute 
humilité, & en toute fidé- 
lité 5 en toi, & pour Ta- 
mour de toi, félon ta Sainte 
Parole, & félon le Com- 
mandement que tu nous en 
as fait j par Jéfus Chrift no- 
tre Seigneur; qui en Tu- 
nité du Saint Efprit vit, & 
règne avec toi, un feul Dieu 
béni éternellement. Amen. 
Ou, 

Dieu Eternel & Tout- 
puiiTant 5 puis que 
tu nous en feignes dans ta 
Sainte Parole, que les cœurs 
des Rois font en ta main, 
& que tu \cs tournes félon 
le bon plaifu* de ta fagelle; 
nous te fuplions très hum- 
blement de conduire, & de 
diriger tellement le cœur 
de ton ferviteur George, 
notre Roi, & nôtre Gou- 
verneur, qu en toutes fcs 
p en fées, fes paroles, & fcs 
Actions, il cherche toujours 
la gloire de ton SaintNom; 
& qu'il s'étudie à maintenir 
en profpérité, enpaix, & en 
piété, le Peuple dont tu lui 
as confié la conduite. Ex- 



auce-nous, ô Père de mi- 
fericorde 5 pour Tamour de 
Jéfus Chrift ton Fils nôtre 
Amen, 



beigneur. 



Alors fera dite la ColIeBe du 
jour : & immédiatement après 
la ColleBey le Miniflre lira 
VEpitre^difaiit ; L'Epicre(ou 
la portion de TEcriture qui 
fe doit lire pour TEpitre) 
eft écrite au Chap.de— com- 
mençant au veriet Et 
quand il aura achevé de lire 
l'Epine^ il dira-^ld finit l'E- 
pi tre. Alors il lira VE'van- 
gile^ (tout le peuple fe tenant 
debout) difant i Le Saint E- 
vangile eft écrie au Chap. 
de— -commeDçanc au ver- 

fet Et après la LeElure de 

VEnjangile j fera chantée ou 
récitée la Confeffionfuivante: 
le peuple fe tenant encore de^ 
hout^ comme auparavant* 



J 



E croi en un feul Dieu le 
Père Tout-puiftant,Cré- 
aicur du Ciel & de la Ter- 
re, & de toutes le chofes 
vifiblcs & invifibles. 

Et en un feul Seigneur 
Jéfus Chrift, Fils Unique 
de Dieu 5 engendré du Père 
avant tous les fiécles. Dieu 
de Dieu 5 Lumière de Lu- 
mière 5 vrai Dieu de vrai 
Dieu y engendré, <3c non 

pas 



hoS La C o m m 

pas fait; étant de la même 
fubflance avec le Père i & 
par lequel toutes chofes ont 
été faites : qui pour l'amour 
de nous, & pour nôtre 
falut, eft defccnduduCieli 
& aïant pris ciiair de la 
Vierge Marie, par l'opéra- 
tion du Saint Elprit, a été 
fait homme ; a été aufli 
crucifié pour nous, fous 
Ponce Pilate ; a foufcrt, & 
a été enfeveli ; & eft reffu- 
fcité le troifiémc jour félon 
les Ecritures ; eft monté 
aux Cicux, & eft aflîs à la 
dextre du Pcrcj & il re- 
viendra avec gloire, pour 
juger les vivans & les morts; 
& fon règne n aura point 
de fin. 

Je croi au Saint Efprit ; 
qui eft le Seigneur & TAu- 
teur de la vie ; qui procède 
du Père & du Fils : & qui a- 
vec le Père & le Fils, eft a- 
doré 6c glorifié 5 qui auflî a 
parlé par les Prophètes. 

Et je croi une Sainte E- 
glife Catholique & Apofto- 
liquc. ]e confcffe un Ba- 
téme en rcmiflion des pé- 
chez. Et j'attcns la réfurrec- 
tion des morts s & la vie du 
fiécle à venir. Amen. 



UNION. 

Ahvs le Miniflre déclarera au 
peuple les jours de Fete^ ou de 
'^eûns qui doivent être objef 
vez. la femaine fuivante. Et 
alors auffi^ fi Vocafion le de- 
mande^ on advertira de la 
Sainte Cène ; alors fe publie- 
ront les Anonces des promtjfes 
de mariage ; & fe liront les 
brevets^ citations^ & excom-^ 
munications. Et rien ne fera 
déclaré ni publié en l'Eglife 
pendant le fervice Divin, que 
par le Miniflre ; (j rien ne 
fera publié par le Miniflre^ que 
ce qui efl porté par les Règles 
de ce livre, ou qui fera enjoint 
de la part du Roi, ou par 
f Ordinaire du lieu. 

Puis fuivra le Sermon, ou une des 
Homélies qui font déjà pu- 
bliées, ou qui le feront ci-après 
avec autorité. 

Alors le Prêtre retournera à la 
lable du Seigneur^ & com- 
mencera VOjeytûire ; difant 
une ou plujieurs des Sentences 
fuivantes^ félon quil lui fem^ 
blera le plus à propos. 

Ainfi, que vôtre lumière 
luife devant les hommes ^ 
afin qu'ils voient vos bon- 
nes œuvres; ôc qu'ils glo- 
rifient vôtre Père qui eft 
aux Cieux. S.Matt. 5. i<5. 

Ne vous amaffez point 
des tréfors fur la terre 5 où 

la 



La Communion, 



20^^ 



la tlgiie & la rouille gâtent 
tout 5 & où les larrons per- 
cent & dérobent : mais a- 
maffez vous des tréfors dans 
le ciel, où ni la tigne ni 
la rouille ne gâtent rienj 
& où les larrons ne per- 
cent, ni ne dérobent. S. 
Matth. 6. 19, 20. 

Toutes les chofes que 
vous voulez que les hom- 
mes vous faffent, faites-les 
leur auflî de même : car 
c'eft la Loi & les Prophètes. 
S. Matt. 7- 12. 

Tous ceux qui me difent. 
Seigneur, Seigneur, n'en- 
treront pas dans le Roiau- 
me des cieux : mais celui 
qui fait la volonté de mon 
Père, ' qui eil aux cieux, 

Zachée fe préfentant là, 
dit au Seigneur i Voici, 
Seigneur, je donne la moi- 
tié de mes biens aux pau- 
vres : & fi j'ai fait tort à 
quelqu'un en quelque chofe, 
j'en rens le quadruple. 
S.Luc, 19. 8. 

Qui eft-ce qui va jamais 
à la guerre à fes dépens ? 
Qlù eft-ce qui plante la vig- 
ne, & ne mange pas de fon 
fruit > Qiii eft-ce qui paît le 
troupeau, & ne mange pas 



du lait du troupeau ? i Cor. 
9. 7. 

Si nous vous avons femé 
des biens fpirituels, eft-ce 
une grande chofe, que nou^ 
recueillions de vos biens 
charnels ? i Cor, 9. 1 1. 

Ne favez-vous pas que 
ceux qui s'emploient aux 
chôfes facrées, mangent de 
ce qui eft facré ? & que ceux 
qui fervent à l'autel, parti- 
cipent à l'autel > Le Sei- 
gneur a ordonné tout de 
même que ceux qui a- 
noncent TEvangile, vivent 
de l'Evangile, i Cor, 9. 

Celui qui feme chiche- 
ment, recueillira auftî chi- 
chement : & celui qui fèmc 
libéralement, recueillira auf- 
fi libéralement. Que cha- 
cun fafle félon qu'il s'eft 
propofé en fon cœurj non 
point à regret, ou par con- 
trainte : car Dieu aime ce- 
lui qui donne gaiement. 
2 Cor. 9. 6, 7. 

Que celui qui eft en- 
feigné en la parole, faile 
participant de tous fes bi- 
ens celui qui l'enfeigne. 
Ne vous abufez point, Dieu 
ne peut être moqué : car 
ce que l'homme aura femé, 
P U 



Vt o La C o m m u k I o îTo 

il le moiflbnnera auffi. 
Cal. 6. 6, 7- 

Pendant que nous en a- 
vons le tems, failbns du 
bien à tous : mais princi- 
palement aux domeftiques 
de la foi. GaL 6. lo. 

La piété, avec le conten- 
tement d'efprit, eft un 
grand gain : car nous n'a- 
vons rien aporté au mon- 
de 5 & auilî il eft évident 
que nous n en pouvons rien 
emporter, i Tim. 6. 6,7. 

Dénonce à ceux qui font 
riches en ce monde, qu'ils 
foient promts à donner 5 
communicatifs ; fe faifant 
un tréfor d'un bon fonde- 
ment pour l'avenir 5 afin 
qu'ils obtiennent la vie éter- 
nelle. I Tim 6. 17,18,19. 

Dieu n'eft pas injufte, 
pour oublier vôtre œuvre, 
& le travail de la^ charité 
que vous avez témoigné 
pour fon Nom> en ce que 
vous avez fecouru les Saints, 
6c que vous les fecourez 
encore. Hei?. 6. 10. 

Ne mettez point en oubli 
la bénéficence, & la com- 
munication ; car Dieu prend 
plaifu* à de tels facrifices. 

Si ijuelqu'uli a des biens 



de ce monde, & qui voîant 
fon frère avoir néceflîté, 
lui fermera fes entrailles 5 
comment eft-ce que la cha- 
tité de Dieu demeure ea 
lui? S.Jeany 3. 17. 

Fai Taumône de tes bi- 
ens 5 ne détourne point ta 
face du pauvre : ôc la face 
du Seigneur ne fera point 
détournée de toi. Toè. 4. 7. 

Sois charitable félon ton 
pouvoir : fi tu as beaucoup, 
donne beaucoup 5 fi tu as 
peu, donne avec joie du peu 
que tu as, & tu t'amafTeras 
un tréfor pour la nécellité, 
Toéf. 4- 8? 9. 

Celui qui a pitié du pau- 
vre, prête à l'Eternel ; & 
il lui rendra fon bienfait. 
Trov. 19. i7« 

O que bien-heureux eft ce- 
lui qui fe porte fagement 
envers le chetifi l'Eternel 
le délivrera au jour de la 
calamité. Tf.^i, i^ 

Pendant qu*on lit ces Sentenseî^ 
les DiacreSy les Curateurs de 
l'Eglife, ou d'autres perfonnes 
propres à qui l*on en a donné 
la charge^ recevront les au^ 
moues pour les pauvres^ & 
les autres charitez, du peuple 
da'ûs un bajjîn convenable^ 
dont la Paroijje dçit faire pro^ 
vijîun 



' La 

*vt^on pour cet effet ; & les 
aporteront a'vec refpect au 
Mimftre qui les pré/entera & 
les pofera humblement fur la 
Table, 
Et quand fon fera la Sainte 
Cène ; alors le Mtniflre met^ 
tra fur la Trahie autant de 
Pain & de Vin qiid jugera 
être tiéceffatre» Cela fait^ le 
Miniftre dira^ 



CoMMtxNîoîr: iit 

s'acordent à faîf e prôfeflîon 
de ta vérité, & vivent en 
concorde, & en charité fra* 
ternelle. Nous te prions 
auiîî de défendre, ôc defau- 
ver tous les Rois, & tous 
les Princes, & les Magil* 
trats Ciirêtiens, particuli- 
èrement GEORGE nôtre 
ROI, afin que fous fou 



Gouvernement nous puilïï- 
Prions dieu pour toute"^ ows mener une vie paifible 



lEglife Chrétienne mili- 
tante ici-bas en la terre. 

Dieu Eternel & Tout- 
puiffant, qui par ton 
S. Apôtre nous as enfcigné 
de t'adreffer des prières, des 
fuplications, & des adions 
de grâces pour tous les 
hommes 5 nous te luplions 
très humblement 
{"^d'accepter en ta 
mi fe rie or de nos 
aumônes & nos 
ablations ér) d'é- 
favorablement les 
prières que nous préfentons 
à ta Divine Majefté. Veuille 
Seigneur, répandre conti- 
nuellement fur TEglife U- 
niverfelle TEfprit de vérité, 
d'union, & de concorde ; 
en forte que tous ceux qui 
confcflcnt ton Saint Nom, 



* Ceci féru 
omis lors 

quil n'y 
aura point 
4'stumône. 

coûter 



& tranquille en toute pieté 
& honêteté. Eai la grâce 
à tous ceux de fon Con- 
fcil, <5c à tous les autres 
qui font établis en autorité 
fous lui, d'adminiftrer la 
juftice fans partialité, & 
avec tant d'équité & de 
droiture, que la méchance- 
té & le vice foient punis, 
& que la piété & la véri- 
table Religion foient avan- 
cées. Répan tes grâces, 6 
Père Celefte, fur tous les 
Evêques, & fur tous les 
Miniftres, afin que par leuc 
vie, & par leur dodrine, 
ils manifefient la vérité 6c 
réficace de ta Sainte Parole, 
& qu ils adminiftrent digne- 
ment & convenablement 
tes faints Sacremens. Ré- 
pan tes grâces far ton 
peuple, & partiçuUéremenr 
P 2 fur 



ï 1 2 L A C O M M U N I O K 

fur raflembléc ici préfcntc 5 
afin qu'ils écoutent ta l'aintc 
Parole avec refpetl, & qu'ils 
la reçoivent d'un cœur 



de VH meUe, il lira rexhor-* 
tation fuivante. 

MES très chers frères 
en notre Seie.neur 



humble & fournis, pour te; jcius Chriâ, je me propofe, 
ferviren jufdce, Ôc en vraie'; Dieu aidant, d'adminiilrer 
faintcté, tous les jours de i Dimanche prochain, à tous 
leur vie. Aufll, Seigneur, 'ceux qui auront les dif- 
nous te prions très humble- |pofitionsnéccffaires de piété 
ment, qu'il te plarfe par ta & de dévotion, le Sacre- 



bonté, de conloler, & de 
fecounr tous ceux qui, pen- 
dant cette vie paffagère, font 
dans le trouble, dans Taflic- 
tion, dans la nécefhté, dans 
la maladie, ou dans quelqu 
autre adverfité que ce foit. 
Et nous beniflbns aufll ton 
faint Nom, pour tous tes 
ferviteurs qui font décédez 
en ta foi & en ta crainte 5 
te fupiiaiit de nous faire 
la grâce de fuivre fi bien 
leur exemple, que nous 
aions part avec eux a ton 
Roiaume Celefte. Acorde 
nous ces grâces, ô Père, 
pour Tamour de jéfus-Chrifl 
notre feul Médiateur, &A- 
Vocat. Amen. 

Qjianà le Minière avertit de 
la Céléh''ati(m de la Sainte 
Cène (ce qu'il fe>a toujours 
le Dimanche ou quelcjue jcur 
de Fête qui Pré. e Je immédiate 
ment) à lu fin du Sermon ou 



ment plein de conlolation, 
du Corps Se du Sang de 
jéfus Chrift; afin quils le 
reçoivent en mémoire de 
fa Paflion & de fon Sacri- 
iicc, qui ell le feul moien 
par lequel nous obtenons 
la rcmiffion de nos péchez, 
& la poflc filon du Roiau- 
me CeleftCi C'eft pourquoi 
nous devons rendre grâces 
au Dieu Tout-puifiant ôc 
nôtre Père Celefte, de ce 
qu'il a donné fon Fils uni- 
que nôtre Sauveur, non 
feulement afin qu il mourût 
pour nous 3 mais encore, 
afin qu'il nous fut une vi- 
ande & une nouriture fpi- 
rituelle dans ce faint Sacre- 
ment. C'cft une chofe i\ 
divine, & fi pleine de con- 
folation pour ceux qui y 
participent dignement, & iî 
dangcrcufe pour ceux qui 
y participent indignement, 

qui! 



La CoMMUNroN, 



213 



qu'il eft de mon devoir de 
vous exhorter à bien confi- 
derer la dignité de ce faint 
Miftèrc ; & le grand danger 
qu'il y a d'y participer in- 
dignement. Et pour cet 
effet de fonder & d'examiner 
votre confcience, non pas 
légèrement, comme font 
ceux qui dilîîmulcnt avec 
Dieui mais de telle forte! 
que vous puiflîez venir à ce j 
Feftin Celefle, en toute | 
fainteté & pureté, & avec 
la robe de noces que Dieu j 
demande dans faparoki &| 
que vous y foiez admis com- ; 
me dignes de communier à 
cette fainte Table. 

Pour cela il faut premi- 
èrement que vous exami- 
niez vôtre vie fur la règle 
des Commandcmens de 
DieUi & qu'en tout ce en 
quoi vous reconnoitrez que 
vous avez péché de vo- 
lonté, de parole, ou d'adion, 
vous déploriez en cela vô- 
tre iniquité, & que vous 
en faffiez vôtre confeffion 
à Dieu avec une entière ré- 
Iblution de vous en corri- 
ger à l'avenir. Qiie fi vous 
trouvez que vous n'aiez 
pas feulement ofenfcDieuj 
jnais encore vôtre prochain : 



vous- vous reconcilierez a- 
vec lui, étant prêts de faire 
reftitution, & de donner 
toute la (atisfadlion pofliblc, 
pour toutes les injures, & 
pour tout le tort que vous 
aurez fait à autrui ^ & aufll 
entièrement difpofez à 
pardonner à ceux qui vous 
auront ofenfez, comme 
vous défirez d'obtenir de 
Dieu le pardon de vos o- 
fenfes : Car autrement la 
participation à la Sainte 
Ccne, ne fcroit qu'agraver 
vôtre condamnation. C'cft 
pourquoi, fi quelqu'un de 
vous eft blafphemateur du 
Nom de Dieu s s'il s'op- 
pofe à fa parole, ou s'il en 
médit ; s'il eft adultère, 
malin, ou envieux, ou que 
vous vous trouviez coupa* 
blés de quelque autre grand 
crime 5 Repentez- vous de 
vos péchez ; ou n'aprochez 
point de la Table du Sei- 
gneur 5 de peur qu'après 
avoir participé à ce faint 
Sacrement, le diable n'entre 
en vous, comme ii entra 
en Judas ; qu'il ne vous 
rempliOe de toute iniquité 5 
& entraine vos corps ôc 
vos amcs dans une éternelle 
miicre. 

P ^^ Et 



2.14 

Et parce quil ne faut 
pas que perfonne vienne à 
la Sainte Cène, fans une 
pleine confiance en la mi- 



La Communion, 



vous tous qui êtes ici préfens 
de ne refufer pas d'y venir, 
puifque vous y êtes fi ten- 
drement conviez de la part 



îericorde de Dieu, & une de Dieu même. Vous lavez 
confcience tranquille : SU [combien il efl: ofFenfant 



y a quelqu'un de vous qui 
ne puiffe mettre fon efprit 
en repos i & qui ait encore 
befoin de confoiation, ou 
de çonfcil 5 qu il s'adreflc a 
moi, ou à quelque autre 
Miniftre de la Parole de 
Dieu, qui ait la prudence 
& les lumières néceflaires ; 
afin que lui découvrant 
fon mal, il reçoive par le 
Miuiftèrc de la Parole de 
Dieu, les afTurances de Tab 
folution de fes péchez, avec 
les confcils fpiritueJs, qui 
peuvent apaifer fa confçi 
çnce, 6c le délivrer de toute 
forte de doutes, & de fcru 
pules. 

Ou en cas qti^îî voie que le peu- 
ple néglige de venir à la 
Mainte Cçne ; au lieu de 
t Exhortation présidente ^ il fera 
celle-ci, 

ES très chers frères. 
Je me propofe avec 
la grâce de Dieu, de célé- 
brer la faintc Cène du Sei- 
gneur, & je vous exhorte 



M 



pour un homme qui a pré- 
paré un fcftin, & couvert 
fa table des mets les plus 
exquis, deforte qu il ny 
manque plus que Ces con- 
viez, de voir quils refu* 
fent d'y venir fans aucune 
jufl:e raifon. Qui cft-cc 
d'entre vous qui n'en fut 
indigné, 6c qui ne fe crût 
méprifé dans une pareille 
ocafion ) Prenez donc gar- 
de, mes frères bien aimez 
en Jéfus-Chrift i prenez 
garde qu'en vous abftenant 
de ce repas fpirituel, vous 
ne provoquiez la colère de 
'^dcu contre vous. Il eft 
bien aifé de dire j je ne veux 
pas communier, parce que 
les affaires du monde m'en 
empêchent 5 mais il n'efl 
pas fi aifé de faire agréer à 
Dieu ces fortes d'excufes. Si 
quelqu'un dit j je fuis un 
grand pécheur, j'ai peur 
d'aprocher de la Sainte Ta- 
ble i pourquoi donc ne 
vous repentez-vous pas, 6c 
ne changez-vous pas de vie ) 



La Communion* 



2Tj 



n'avez -vous pas honte, jtion de fon Sacrifice, en 



quand c'eft Dieu qui vous 
apeile, de dire que vous 
ne voulez point aler à lui? 
Eft ce une raifon, pour ex- 
cufer le refus que vous faites 
de vous convertir à Dieu, 
que de dire, que vous n'êtes 
pas encore prêts ? Confi- 
derez férieufcment en vous 
même, de quel poids ces 
vaines excufes peuvent être 
devant Dieu. Ceux qui re- 
fuferent de fc trouver au 
feftin, dont il eft parlé dans 
TEvangile 5 parce que 1 un 
avoit acheté un héritage 5 
que l'autre vouloit éprouver 
fcs bœufs; & que le troi- 
fiéme avoit pris femme s 
au lieu dêtre excufez furent 
déclarez indignes du feftin 
Celefte. Pour moi je fuis 
prêt i & félon le devoir de 
ma charge, je vous convie 
au Nom de Dieu j je vous 
apelle de la part de Jéfus- 
Çhriftj je vous exhorte par 
rintereft de vôtre falut, à 
venir participer à cette 
Sainte Communion. Car 
comme le Fils de Dieu a 
bien voulu ofrir fon fàng 
& fa vie fur la croix pour 
vôtjre falut 5 c'cft votre de- 
voir de faire commémora- 



participant a fon Sacre- 
ment i lelon Tordre que lui 
même nous en a donné. 
Jugez quelle injure vous 
feriez à Dieu, en refufant 
de lui obéir ? quels juge- 
mens atireroit fur vos têtes 
un pareil mépris } & ce 
que vous devez atendre du 
Seigneur, ^cfque vous vous 
abftenez volontairement de 
fa fainte table , vous fépa- 
rant de vos frères, qui vi- 
ennent fe repaitre d'une 
nouriture toute Celclte, 
dans ce feftin Spirituel? 
Si vous confiderez férieufc- 
ment toutes ces chofes, vous 
ne pouvez manquer avec 
le fecours de la grâce de 
revenir avons, & de pren- 
dre un meilleur parti : Ce 
que nous fouhaitons de 
tout nôtre cœur, & que 
nous demanderons pour 
vous à Dieu, par nos prières 
continuelles. 

Lors de la Célébration de 
la Sainte Cène le Trètre 
fera cette Exhortation, 



M 



qui 



ES très chers frères 
en nôtre Seigneur,^ 
avez dclfcin de venir 
P 4 * 



il 5 

à la Sainte Commiuiion du 
Corps & du Sang de nôtre 
Sauveur i il faut que vous 
confideriez bien ce que 
Saint Paul écrit aux Co- 
rinthiens: comment il ex- 
horte chacun de s'exami- 
jier, 6c de s'éprouver foig- 
neufement foi-même, avant 
que de manger de ce pain, 
& de boire de cette coupe. 
Car comme le bien qui 
nous en revient eft grand 5 
îî avec un cœur vraiment 
repentant, & avec une foi 
vive, nous recevons ce 
Saint Sacrement ; parce 
qu'alors nous mangeons 
fpirituellement la chair de 
yéfus-Chriil, & que nous 
beuvons fon fang, qu alors 
nous habitons en Jéfus- 
Chrifl:, & Jéfus-Chrift en 
nous 5 nous fommes un a 
vec Jéfus-Chrift, & Jéfus 
Chrift eft un avec nous : 
Auflî le danger eft grand, fi 
nous le recevons indigne- 
ment : car alors nous fom- 
rncs coupables du Corps, & 
du Sang de Jéilis Chrift 
nôtre Sauveur ^ nous man- 
geons, ôc nous beuvons nô- 
tre propre jugcnientj ne 
difçernanr point le Corps 
du Sciraeur 5 nous alu- 



L A C M M U H I O ÎC. 

mons la colère de Diea 
contre nous 5 nous le pro- 
voquons à nous châtier de 
diverfes maladies, & de 
plufieurs diferentes efpèces 
de mort, 

C'cft pourquoi, mes Frè- 
res, jugez vous vous-mê- 
mes 5 afin que vous ne foiez 
point jugez du Seigneur : 
Repentez - vous férieufe- 
ment de vos fautes paftees^ 
Aiez une ferme, & vive foi 
en Jéfus-Chrift nôtre Sau- 
veur : Amendez vous $ & 
aiez une parfaite charité 
pour tous les hommes. Par 
ce moien vous ferez dig- 
nes de participer à ces 
Saints Miftères. Sur toutes 
chofes, il faut que de tout 
vôtre cœur vous rendiez 
de très humbles adions de 
grâces, à Dieu le Père, le 
Fils, & le Saint Efprit, 
pour la Rédemption du 
monde, faite par la paflîon, 
& la mort de Jéfus-Chrift 
nôtre Sauveur, Dieu & 
homme 5 qui Veft humilié 
jufques à la mort de la 
Croix, pour nous niifera- 
bles pécheurs, qui étions 
dans les ténèbres, & dans 
Tombre de la mort ; afin 
le nous élever à la dignité 



La Communion. 



217 



d'enfans de Dieu, & à la 
gloire éternelle. Et afin 
que nous nous fouvenions 
continuellement de l'im- 
menfe charité de Jéfus- 
Chrift, notre Sauveur mou- 
rant ainfi pour nous, & des 
biens infinis qu'il nous a 
aquis par réfufion de fon 
fang précieux, il a inftitué 
ôc ordonné ces Saints Mif- 
tères, qui font les gages 
de fon amour, & les mo- 
numcns perpétuels de fa 
mort, à nôtre grande &c é- 
ternelle confolation. A lui 
donc avec le Père, ôc le 
Saint Efprit, rendons de 
continuelles adions de içra- 
ces, comme nous y fpmmes 
obligez 5 en nous founiet- 
tant entièrement à fa fain- 
te volonté, & en nous ef- 
forçant de le fervir en juf- 
tice, & ei> vraie fainteté, 
tous les jours de nôtre vie. 
Amen, 

Alors le Prêtre dira à ceux qui 
^viennent recevoir la Sainte 
Cène. 

'^ TOus tous, qui êtes tou- 
Y che25 dune véritable 
& férieufe Repentance de 
vos péchez $ qui avez la 
ÇUayit^ que vous devers f- 



voir pour vôtre prochain $ 
& qui êtes réfolus de me- 
ner une vie nouvelle, en 
vous conformant aux com- 
mandemens de Dieu, & en 
cheminant à Tavenir dans 
fes faintes voies : Aprochez 
avec foi 5 venez recevoir 
ce Saint Sacrement à vôtre 
confolation : 6c faites vôtre 
confeffion 4 Dieu s vous 
tenant humblement à ge- 
noux. 

Alors fe fera cette Confejjton genS^ 
raky au Nom de tous ceux qui 
ont deffein de participer à la 
Sainte Cène, par un des Mi^ 
niflres : tant lui que le peuplç 
fe mettant humblement à ge^ 
nouXy & difant -, 

Dieu Tout-puiffant, Pè- 
re de nôtre Seigneur 
Jéfus-Chrift, qui es le Créa- 
teur dç toutes chofes, & le 
Juge de tous les hommes 5 
nous reconnoiiïbns, & nous 
déplorons la multitude de 
nos péchez, ôc des iniqui- 
tez que nous avons en tout 
tems malheureufement corn- 
mifes contre ta Sainte Ma- 
jefté, par nos penféesj pat 
nos paroles i & par nos 
adions : provoquant très- 
juftewen| ta colère, &toa 



2 1 s La C o M 

indignation contre nous : 
nous fommcz touchez d une 
férieufe repentance 5 6c nous 
géniiffons dans nos cœurs^ 
pour ces péchez que nous 
avons commis : le fouvcnir 
BOUS en eft douloureux, ôc 
afligeant i & la charge in - 
fuportable: Aie pitié de 
nous 5 aie pitié de nous, 6 
père très-niifericordieux ; 
pour Tamour de Jéfus Chrift 
ton Fils nôtre Seigneur. 
Pardonne nous tout le paffé: 
& fai par ta grâce que nous 
te foions agréables à Tave- 
nir, en menant une vie 
toute nouvelle, à Thonneur 
& à la gloire de ton faint 
Nom j par jéfus Chrift nô- 
tre Seigneur. Amen, 

Après ceïit le Prêtre (ou l'Evêque 
sUl eft préfent) fe tenant de- 
bout^ & fe toîirnam vers le 
feupk, prononcera cette al^fo- 
lution, 

LE Dieu Tout-puiffant, 
nôtre Père celefte, qui 
par fa grande mifericorde, 
a promis la remiffion des 
péchez à tous ceux qui fe 
convcrtiffent à lui avec une 
véritable foi, & une fé- 
rieufe repentance, veuille 
avoir pitié de VOÎ4S5 vous 



M U N I O N. 

pardonner tous vos péchez, 
& vous en délivrer; vous 
foûtenir, & vous affermir 
en tout bien 5 & vous con- 
duire à la vie éternelle; 
par jéfus Chrift nôtre Sei- 
gneur. Amen. 

Après le Prêtre dira; 

Ecoutez les paroles de con- 
folation, que Jéfus Chrift 
propofe à tous ceux qui 
fe convertiifçnt à lui, fans 
feinte, 

VEnez à moi vous tous 
qui êtes travaillez, & 
chargez ; & je vous foulage- 
rai. Matth. II. 28. 

Dieu a tant aimé le mona- 
de, qu il a donné fon Fils 
Unique ; afinque quiconque 
croit en lui ne périfle point : 
mais qu il ait la vie éter- 
nelle. Jean 3.16. 

Ecoutez auffi ce que dit 
Saint Paul. 

Cette parole eft certaine, 
& digne d'être entièrement 
reçue, que Jéfus Chrift eft 
venu au monde pour fau- 
ver les pécheurs, i . Tim. 
I. 15. 

Ecoutez encore ce que 
'dit Saint Jean, 
i Si 



La Communion, 
Si quelquun a pcché, 
nous avons un Avocat en- 
vers le Père, lavoir, jcfus 
Clirifl: le jufte : car c'cfi lui, 
qui eft la propitiation pour 
nos péchez, i, Jean^ 2. 



219 



Icifuîvra la Préface propre félon 
le teins y s^ il y en a ; Jtnon^ alors 
fuivra immédiatement^ 



2. 



te Prêtre commuera^ difant; 

Elevez vos cœurs en 
haut. 

Rêponfe, 
Nous les élevons au Sei- 
gneur. 

Le Trêîre. 
Rendons grâces au Sei- 
gneur, nôtre Dieu. 
Réponfe. 
Il eft raiibnnable, 6c il 
eft jufte que nous lui ren- 
dions sraccs. 



c 



Eft pourquoi avec les 
Anges & les Archan- 
ges, & avec toute rarméc 
des Cieux, nous louons 
& nous magnifions ton 
Nom glorieux j t'exaltant 
continuellement, ôcdifant; 
Saint, Saint, Saint, Seig- 
neur Dieu des armées : les 
Cicux 6c la terre font rem- 
plis de ta gloire. A toi 
(bit gloire, ô Dieu très-haut. 
Amen. 

Préfaces Propres, 



Alors le Prêtre fe tournant 'vers 
la 'tahk du Seigneur y dira ; 



I 



L eft très-raifonnablc, il 
_^ eft très-jufte, èc il eft 
de nôtre devoir, qu en tout 
tems, 6c en tous lieux, 
jious te rendions grâces, 
• Ces mots (y Seigneur, * 

^loîvmt ^T2 Père Saint, Dieu 

omisleBîmctn- ToUt-puiftaUt, 6C 
check U Tri- £^^^-^^^1. 



Au jour de Noéi, ér aux 
fept jours fuivans. 

PArce que tu as donné 
jéftis Chrift ton Fils 
Unique; lequel dans un 
tems pareil à celui-ci, na- 
quit pour nousi après a- 
voir été conçu par Topera- 
tion du Saint Efprit, 6c 
fait vrai homme, de la 
fubftance de la Vierge 
Marie fa Mèrç, ôc étant 
fans tache de péché ; afin 
qu'il nous purifiât de tout 
péché ^ 



La Communion. 



2ZO 

péchés Ccft pourquoi, a- 
vec les Anges, &c. 

Aujoîir de Pâque, & aux 
ftpt jours fiiivans. 



Ali jour de la Pentecôte, 
& aux fcpt jours fîùvans. 

P\r jifus Chrift nôtre 
Sehmeur , 



_ lequel a- 

Ais principalement 'cîmpUiTant fidèlement fa 

promefle, dans un tems pa- 
reil à celui-ci, envoia le 
Saint Efprit avec un bruit, 
comme d'un vent impér 
tueux, en forme de langues 

k feu, qui fe pofcrent fur 



j\(£ nous fommes obli 

gez de te louer pour la Rc- 

furreâion glorieufc de jé- 

fus Chrift "ton Fils, nôtre 

Seigneur. Car c cft lui qui 

eftle véritable Agneau de 

Pâque, qui a été ofert pour | les Apôtres j pour les inC 

nous 5 & qui a ôté le péché 

du monde : qui par fa mort 

a. détruit la m:>rt; & par 

fa Kélurredion nous a 

donné la vie éternelle : 

C'eft pourquoi avec les 

Anges, O'c. 

Au jour de TAfcenfion, & 
aux fept jours fuiv ans, 

P:\r ton Fils bien-aimé 
Jéfus Chrift nôtre Sei- 
gneur, qui après fa glorieufe 
Réfurrection eft apparu à 
fes Apôtres ; & eft monté 
aux Cicux en leur préfei^ce, 
pour nous y préparer place 5 
afin que là où il eft, nous 
foions auflî, pour régner a- 
vec lui en gloire: Ccft pour- 
quoi avec les Anges, Cy r- 



truire, & pour les conduire 
en toute vérité ; leur don- 
nant le don des langues, 
avec la hardicft'c & le zèle 
qui éjtoiçnt néceffaires pour 
prêcher çonftamment à 
toutes nations l'Evangile j 
par lequel nous avons paflc 
de l'ignorance ôç de Terreur, 
au Roiaume de fa merveil- 
leufe lumière: C'eft pour- 
quoi avec les Anges, &c. 

En ta Fête de la Trinité, 
fçttlement. 

L cft très-raifonnable, il 
eft très-jufte, & il eft de 
nôtre devoir, qu'en tout 
tems, & en tous lieux, nous 
te rendions grâces, ô Sei- 
gneur Dieu Tout-puiffant 

■ ^ 



r 



La 

& Eternel, qui es un feul 
Dieu, un feul Seigneur 5 non 
pas une feule perfonne : mais 
trois pcrfonnes en une feule 
Effence. Car ce que nous 
créions de la gloire du Pè- 
re, nous le croionsauflî du 
Fils & du Saint Efprit fans 
aucune diference, ou iné- 
galité : C'eft pourquoi a- 
vec les Anges, d^r. 

u4près chacune def quelle s Préfa- 
ces, fera chanté, ou dit im- 
médiatemem. 



C'Eft pourquoi avec les 
Anges & les Archan- 
ges, & toute Tarmée des 



Communion.^ 221 

c'e ta Sainte Table, ennous^ 
conliant en notre propre 
juftice i mais en la multi- 
tude de tes grandes corn- 
pallions. Nous ne fommes 
pas dignes de recueillir les 
miettes qui tombent de ta 
Table. Mais Seigneur, tu 
es toujours le même, &tu 
as ceci de propre, d'être tou- 
jours enclin à mifericorde. 
Fai nous donc la grâce, 6 
Dieu très - mifericordieux, 
que nous mangions telle- 
ment la chair de ton Fils Jé- 
fus Chrift, & que nous beu- 



vions tellement fon 

que nos corps & 
5V0, v^ LWLiLv. x^xx..^^^.^^ ^ ^^^ remplis de 

Cieux, nous louons &nous , / r • •/ 



fang, 
nos 



magnifions ton Nom glo- P^^^c, foient purifiez par 
^ - ion corps & par Ion langi 

& que nous demeurions 



rieux j t'exaltant contuiuel- 
lement, & difant; Saint, 
Saint, Saint, Seigneur Dieu 
des armées: les Cieux & la 
Terre font remplis de ta 
gloire. A toi ioit gloire, 
6 Dieu très-haut. Amen, 

Alors le Mtmfïve étant à gencux 
auprès de la Trahie du Seigneur^ 
dira la Prière fuivame ; au 
mm de tous ceux qui dvivei.t 
recevoir la Sainte Cène. 



N 



)us ne préfumon: 



point; 



o mifcricor 



dieux Seigneur;, d'aprocher 



toujours en lui, ôc lui en 
nous. Amen, 

Alors le Miniflre fe tenant de^ 
bout à la Tahle^ en forte quil 
puijfe d'autant plus aifément, 
& avec d'autant plus de bien- 
féance^ rompre le pain devant 
le peuple^ & prendre la coupe 
entre fes main s ^ il dira la 
P, ihe de la Confécration, en la 
maràhe qui fuit. 

Icu Tout-puiffant & 
Père celefte, qui dans 
tes grandes compaffions, as 
livré ton Fils Unique ]éfus 

Chrift 



D 



2ZZ La Com 

Clirift nôtre Seigneur, à la 
mort de la Croix pour nô- 
tre Rédemption j lequel 
s étant une fois ofert foi 
même, fa préfenté une o- 
blation pure; un facrificc 
parfait ; une fatisfadion 
fufifante pour les péchez de 
tout le monde 5 & a infti- 
tué & commandé dans fon 
Saint Evangile, la com- 
mémoration perpétuelle de 
fa mort précieufe, jufques 
a ce quil vienne: Ecoute 
nos Prières, ô Père de 
mifericorde 5 & nous fai 
la grâce, que recevant ces 
tiennes créatures de pain & 
de vin, félon la fainte inf- 
titution de Jéfus Ciirift ton 
lils nôtre Sauveur, en 
commémoration de fa Mort 
& de fa Paflîon, nous puif- 
lîons être faits participans de 
fon Corps & de fon Sang pré- 
cieux : lequel en la même 
. . ., ^ , nuitqu il fut livré 

tre prendra U (l) pnt du pam, 
Tatïne^ entre & aiaut rcudu 
Ces mains. , . , 

{i)iciiirom^ grâces, (2) le 

pa, le pain, rOmpit j & dit 5 

Prenez 5 man- 

ii) Ici il met- gez- (3) ceci eft 

ira fa main fur ^ ' ^ 

tout le pain. ^OU Corps qui 

eft rompu pour 
vousi faites ceci en mé- 



M u N I G ^r. 

moire de moi. !PareîlIc- 
ment auiîî, après le fouper^ 
* il prit la Coupe 5 

Q • ^ j -^ Ici il pren^ 

& aiant rendu 4,^ u coupe 
grâces, il la leur e^fa main. 
donna j difant 5 . . ., 

^ f Ici il met' 

BcuVeZ-en tous : tra la main 

t Car ceci eft mon >'' chaciue 

fang;lefansduS\r 
Nouveau Tefta- vUcon^okii y 

ment, lequel eft l/"^»?"?'' 

, ' A être confacre. 

répandu pour 
vous, & pour plufieurs, en 
remiffion des péchez 5 faites 
ceci, toutes les fois que 
vous en boirez, en mémoire 
de moi. 



Alors le Minîflre recevra le pre- 
mier la Communion fous les 
deux efpeces : puis la donnera 
de même aux Evt-ques, Prê^ 
très & Diacres, (s'il y en a 
de préfens :) Après, il la don^ 
nera atîjjt far ordre en la main 
au peuple, chacun étant humble» 
ment à genoux. Et en don- 
nant le pain à chacun, il 
dira ; 

LE Corps de nôtre Seig- 
neur jéius Chrift, qui 
a été donne pour toi, garde 
ton corps & ton ame pour 
la vie éternelle : pren, & 
mange ceci en mémoire que 
Jéius Chrift eft mort pour 

toiî 



La Communion 

toî ; & te rcpai de lui dans 



223 



ton cœur par la foi 5 avec 
adions de grâces. 

Et le Miniftre qui donnera la 
Coupe à chacun, dira ; 



E Sang de nôtre Sei- 



T 

I i gneur Jéfus Chrift, 
qui a été répandu pour toi, 
garde ton corps & ton anie 
pour la vie éternelle : boi 
ceci, en mémoire que le 
Sang de Jéfus Chriil a été 
répandu pour toi; & lui 
en rend grâces. 

Si ce quil y a eu de pain & de 
vin confacré eft tout confommé 
avant que toui aient C m- 
munie; le Prêtre en doit con- 
facrer davantage en lu manière 
ci" devant prejcrîte : commen- 
çant par ces mots, Chrift 
nôtre Sauveur en la même 
nuit qu'il fut, &c. pour bénir 
le pain : & par ceux-ci, Pa- j 
reillement auffi ap'ès le 
foiiper, 6fc. pour bénir la 
coupe. 

Quand tous auront Communié^ le 
Miniflre retournera à la 'Table 



Alors le Prêtre dira POraifon 
Dominicale, le Peuple repe^ 
tant chaque demande après 
lui. 



N 



du Seigneur ; & y pofera avec q^^ nOUS te préfcntons 



Otre Père qui es aux 
Cieux, Ton Nom foit 
fandiiié. Ton Règne vien- 
ne. Ta Volonté foit faite 
en la terre comme au Ciel. 
Donne nous aujourd'hui 
ntre pain quotidien. Et 
nous pardonne no