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Full text of "Éléments de grammaire magyare"

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J 



. 1 



i 



ELEMENTS 



D E 



GRAMMAIRE MAGYARE 



PARIS. — IMP. JULES LE CLERE ET c'«, RUE CASSETTE, 29. 



\ 

/ 



ÉLÉMENTS 



D E 



GRAMMAIRE MAGYARE 



I • 



I 



PAR 



Gh.-Eug. de UJFALVY 

Vice -Préside;) t de la Société philologique 



PARIS 

MAISONNEUVE ET 0% LIBRAIRES-ÉDITEURS, 
23, <iuai Voltaire^ 2 5. 

1876 



/ 



M. PAUL HUNFALVY 



MEMBRE DE L'i NSTITUT DE PESTH 



HOMMAGE DE RESPECT EFDE SYMPATHIE 



U AUTEUR 



Monsieur et cher compatriote, 



Permettez-moi de placer mon modeste tra- 
vail sous régidé de votre nom, si justement 
connu et estimé par tous ceux qui s'occupent 
de notre langue maternelle. Lors de votre 
séjour à Paris, vous m'ave^ encouragé de vos 
bonnes paroles s vous m'ave{ éclairé de vos 
précieux conseils ^ et je ne saurais mieux rrC ac- 
quitter envers vous qu'en vous offrant ce petit 
opuscule. 

T avais l'intention de donner une idée géné- 
rale et succincte de notre belle langue magyare y 
illustrée par des poètes comme Pétôfi, Vôrôs- 
marty^ Kisfaludy et Arany;par des prosateurs 
d'un goût aussi sûr que MM. Gyulai, Toldy, 
Jokai et Eôtvôs, et par des savants comme vous 
et MM.Vâmbéry etBudeni^ et par tant d'autres 



dont je ne saurais citer tous les noms. J'espère 
que vous voudrez bien vous montrer indulgent 
pour un travail qui n'a d'autre prétention que 
d'être un modeste essai. 

Veuille:^ agréer^ Monsieur et cher compa- 
triote^ r assurance de mes sentiments dévoués et 
respectueux. 



I 
Ch.-E. de Ujfalvy. ! 



Paris^ i5 octobre 1874. 



AVANT-PROPOS 



Nous n'avons pas voulu écrire une gram- 
maire magyare destinée à ceux qui voudraient 
apprendre cette langue au point de vue pratique, 
pour deux raisons principales : premièrement, il 
existe une grammaire magyare, publiée en 1870 
par M. Tabbé Fauvin, qui remplit parfaitement 
le but d'une grammaire pratique ; ensuite, parce 
que le nombre des Français qui voudraient 
apprendre l'idiome magyar pour s'en servir, est 
excessivement limité. Mais une grammaire hon- 
groise au point de vue de la structure grammati- 
cale, qui pourrait servir à tous ceux qui s'occu- 
pent de philologie en général et de philologie 
comparéeen particulier^ nous paraissant une 



) • I 



5 . ' ÊtÉMfiî^tsf" 

œuvte utile, nous nous sommes décidé à com- 
poser un travail de ce genre. 
' La langue magyare, une des langues ougro- 
finnoises qui, à leur tour, sont une branche de la 
vaste famille ouralo-altaïque, est parlée par un 

(ff^S ^') P^^P^^ ^^^ compte près de neuf millions d'indi- 
vidus et forme le noyau de la partie orientale 
de l'empire austro-hongrois appelée Trans-Lei- 
thanie.Les rapports de la France et de la Hongrie 
ont, de tout temps, été très-suivis. Deux des 
plus grands rois de la Hongrie étaient de la 
maison d'Anjou, et dans les demier-s temps les 
rapports internationaux ont créé des relations 
continuelles. Nous avons donc pensé qu'à ce 
point de vue aussi notre travail pourrait pré- 
senter quelque intérêt. Une langue qui diÔère 
autant de l'allemand que le chinois ou le japo- 
nais diffère du français, ejjt capable d'exciter la 
curiosité d'un public cultivé. 

On s'attache depuis de longues années à 
l'étude assidue des langues aryennes, et il est 
certain que Timportance de ces langues n'est pas 
comparable à celle des idiomes ougro-finnois. 
Mais, pour faire ressortir toute l'importance que 






DE GRAMMAIRE MAGYARE. J, 

présente l'étude de ces idiomes, il suffira de faire 
remarquer que quelques-unes des langues 
ougro-finnoises contiennent des formes aryennes 
(gothiques), qu'on ne retrouve même plus dans 
rislandais. 

Nous nous proposons de publier successive- 
ment sur le même plan deux études : une, inti- 
tulée . Éléments de grammaire magyare y et 
une autre, Éléments de grammaire finnoise \ 

Pour la première, c'est l'excellente grammaire 
de Riedl qui nous a servi de base; pour la 
seconde, nous avons suivi l'ouvrage d'Eurén. 

Nous espérons que nos deux publications 
trouveront un accueil bienveillant auprès du 
public français. 

1 

Ch.-E. de Ujfalvy. 

« 

Paris, i5 février 187 5. 



I. Cette dernière grammaire, en collaboration avec un Fin- 
nx)is de naissance : M. Raphaiil Hertzberg. 



SOURCES 



VERANTIUS (Faustus). Dictionnariumquinque nobilissimarum. 
Europœ linguarum. WenttnSy i5g5. 

MOLI^ïAR (Albert). Dictionnarium latino-hungaricum, Nori- 
bergse, 1604. 

MOLNAR (Albert). Novœ Grammaticœ hungaricœ. Hano- 
viae, 16 10. 

PERESZLÉNYI (Paul). Grammatica linguœ hungaricœ, Tyr- 
navise, 1738. 

PARIZ PAPAI. Dictionnarium latino-hungaricum, Posonii, 
1801. 

RÊVAI (Joannis-Nicolai) Grammatica hungarica, Pestinf, 
' 1806. 

KRESZNERICS (Ferencz). Magyar s^otâr, Budân, i83i. 

DANKOVSZKY (Gregor). Kritisch etymologisches Wôrter- 
buch der magyarischen Sprache. Pressburg, i833. 

RIEDL (Anselm Mansvet). Magyarische Grammatik, Wierif 
i858. 



é 



t r 



ELEMENTS 



DE 



GRAMMAIRE MAGYARE 



CHAPITRE I" 



LES SONS 



I . — Il y a en magyar : 

1° Des sons simples, tels que : 

^. ^, d, ej, g, h, ij, k, /, m, n, o, ô,p, r, s, t, 

U, Ûy v^ \. 

Ces vingt-trois lettres se prononcent comme 
en français, à l'exception de 

g='g français devant a> o, u ; 
h=ih française, toujours fortement aspirée; 
j ^=y français dans Bayard; 
ô = eu; s=:ch français ; u = ou, etû = u. 



• 



lO ÉLÉMENTS 

2^ Des sons composés, tels que : 

c = tsé (autrefois on écrivait c^); p. ex. : cukor ' 
(tsoucore), sucre; 

es = tch,ch espagnol dans muchacho:.ip. ex. : 
kincs (kintche), trésor; 

gy = diéy comme le dt dans le mot diable ; 
p. ex. : gyôngy (dieundie), perle; 

ly =. Il mouillées; p. ex. : &e/)^^^(bélliègue), 
estampille ; 

ny = gn dans mignon , Vfi espagnol dans 
mahana; p. ex. : nyelv (nièlve), langue; 

5^ = ss; p. ex. :pus^ta (poussta), plaine ma- 
gyare; 

ty= tié dans amitié; p. ex. : bâtya (batia), 
frère aîné ; 

jj^5 = ; dans jardin; p. ex. : !(sâk (jaque), sac ; 

ds = giâ italien ; ce son ne se rencontre que 
dans quelques mots magyars d'origine turque ; 
.p. ex. : findsa (findchâ), tasse. 

2. — Les voyelles longues s'expriment à Taide 
d'un ou de deux accents aigus, et on les prononce 
alors d'une manière plus ouverte et plus longue 
que dans nlmporte quelle langue d'origine indo- 
européenne. 

Remarque. — Ce son, tout particulier à 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. II 



ridiome magyar, ne se retrouve que dans les 
langues congénères, notamment dans le finnois, 
où la voyelle double correspond à la voyelle ac- 
centuée magyare. 

L'orthographe finnoise a été calquée sur celle 
des langues germaniques, tandis que le magyar 
a formé son orthographe lui-même. 

Les voyelles se prononcent : 

a=z a sourd dans manque; 

v=z a ouvert et long dans vague; 

e =-, ë plus sourd que dans poëte ; 

e=^ français; 

o z=o bref; 6=0 long; ô = eu bref; ô =eu 
long; 

u = ou bref; û =ou long ;û =u bref; û = 
u long. 

i =zi bref; i= i long; 

L usage seul peut apprendre à un étranger à 
prononcer ces sons vocaliques. L'accent au- 
dessus des voyelles joue d'ailleurs un rôle très- 
important dans la langue magyare, car il change . 
souvent entièrement la signification des mots; 
p. ex. :fejes signifie entêté, etfejés signifie Tac- 
tionde traire; etc. 

3. — q, jp,xne se rencontrent que dans des 
mots étrangers ; rh^ gh, th se prononcent comme 



î i ÉLÉMENTS 

eô et ejv = 6; ch=cs; y:= t. Ces trois der- 
niers sons se rencontrent dans les vieux noms 
de noblesse, p. ex. : Beôthy pour Bôti; Thew- 
rervk=^ Tôrôk; etc. 

Quand, à la fin d'un mot, les consonnes com- 
binées à Taide à'uny {gy, ty, ny, ly) sont suivies 
d un iy chacune conserve son son propre; p. ex. : 
Siéchényi (Sétchéni). LV et Vi finals indiquent 
la noblesse, mais nullement d'une manière ab- 
solue, car il y a de très-vieilles familles dont le 
nom ne se termine ni par un y ni par un /; 
p. ex. : Majlâthy Sândor; etc. 

4. — Les consonnes combinées sont aussi 
bien susceptibles d'un redoublement que les 
consonnes simples; seulement dans les radicaux 
on ne redouble que la première des deux con- 
sonnes, tandis que dans les dérivés on est obligé 
de redoubler la combinaison entière; p. ex., on 
écrira assiony, femme, et ass:{ony'nyal^ avec la 
femme; etc. 



DE GllAMMAIRE MAGYARE. l3 



CHAPITRE II 



l'harmonie des voyelles 



* 5. — Les voyelles se subdivisent en dures, 
douces et neutres, et les radicaux sont, d'après 
cette division, ou durs ou doux, selon qu'ils 
contiennent des voyelles dures ou douces. 

Les voyelles dures sont : a^ â, o, d, w, û; 

Les voyelles douces sont : e, o, d, ti, w ; 

Les voyelles neutres sont : i, î, e, ë (avec ce 
signe seulement dans les grammaires). 

Malgré cette subdivision, les mots Aé;, écorcc; 
cély but, et derék, torse, sont xiurs. 

6. — Les mots qui contiennent des voyelles 
dures et douces à la fois sont ou empruntés à 
des langues étrangères ou formés à Taide de 
postpositions; ils sont alors toujours consi- 
dérés comme durs; p. ex. karabély, carabine. 

Dans les mots composés, c'est le dernier mot 
qui remporte; p. ex. korhely, paresseux, de Zror, 
temps^ et de hely^ lieu, est donc doux; etc. 



.14 ÉLÉMENTS 

• 

* y, — Les radicaux contenant des voyelles 
neutres à côté de voyelles dures ou douces sont 
ou durs ou doux. Les radicaux contenant exclu- 
sivement des voyelles neutres sont, à peu d'ex- 
ceptions près, doux, 

REMARQ.UE. — Ces exceptious sont d'ailleurs 
souvent faciles à expliquer. Tantôt ces radicaux 
sont d'une dérivation étrangère ; p. ex. : gyilk, 
gyiloky poignard, ancien magyar encore gyolk, 
de l'allemand dolch (les mots Mj, lik^ tiky ip 
alternent dans la langue même avec haj^ lyuk^ 
tyûky ipa) ; tantôt ces radicaux contiennent des 
voyelles contractées d'une diphthongue; p. ex. : 
hi^ vi, rij i-nni^ se rencontrent encore dans un 
ancien document de la langue magyare sous la 
forme de Azo, pio, rioy ui-nni, etc, ; d'autres 
radicaux enfin, comme p. ex. hid, pont; ir, 
onguent; tilt^ défend; nyir (betula nodosa), 
espèce de bouleau, etc., ont perdu leur termi- 
naison vocalique que nous retrouvons dans 
le finnois sous la forme à^silta, kirjaa; ktelto; 
nivara; etc. 

8. — De la subdivision des radicaux en 
magyar dépend une des lois les plus importantes 
de la langue, lois qui existent dans plusieurs 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



l5 



langues congénères, notamment le finnois et le 
turc^ et qu'on appelle ï harmonie des voyelles. 
Comme les radicaux, les suflSxes possessifs et 
casuels se subdivisent également en durs et doux 
et s'accolent aux radicaux selon qu'ils sont durs 
ou doux. Les radicaux durs s'augmentent de 
suffixes durs, et les radicaux doux de suffixes 
doux; p. ex. jo-sâgy bonté; jo-sâg-naky à la 
bonté ; vér-ség, parenté ; vér-ség-neky à la pa- 
renté ; 

Remarque. — Les monuments de la langue 
.magyare nous prouvent que cette loi n'a pas 
existé de tout temps. Il y a des langues congé- 
nères, comme le vêpse ou ancien tchoude et le 
livonien, où cette loi n'existe pas non plus. 
Néanmoins c'est une loi organique et constitu- 
tive qui découle du- génie de ces langues même 
et qui s'est établie partout où ces langues ont pu 
prendre un libre développement. Dans le 
magyar actuel, l'harmonie des voyelles est thé- 
matique, désinentielle et absolue. 



1 6 ÉLÉMENTS 



CHAPITRE III 



TRAIT DE SEPARATION ET TRAIT D UNION 



9. — I. Quand une consonne se trouve entre 
deux voyelles, on sépare le mot en ajoutant cette 
consonne à la dernière voyelle; p. ex. : re-mény^ 
espérance, etc. 

II. Quand il y a deux ou trois consonnes 
entre deux voyelles, la dernière consonne seu- 
1 ment s'ajoute à la seconde voyelle ; p. ex. : 
kar-dot , Tépée (accusatif) ; kard-ra, sur Té- 
pée, etc. 

III. Quand plusieurs voyelles se rencontrent^ 
chacune forme une syllabe; p. ex. : ti'é'i-teky 
es vôtres. 

IV. Les consonnes combinées suivent les 
mêmes règles; p. ex. : e-gyHtt, ensemble ; eg)^- 
re, pour un; gyôngy-tyûk^ pintade, etc. 

V. Quand, dans un radical, on sépare des con- 
sonnes combinées doubles, il faut les écrire en 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. IJ 

entier, p. ex. : assiony^ femme, à la fin ou au 
milieu d'une ligne, mais en séparant asi-siony. 

Remarque. — Ces règles ne s'appliquent pas 
aux suffixes. 

I o. — On emploie des traits-d'union : 

I. Avant Té'? interrogatif, p. ex. : ^jf-é'; est-ce 
celui-ci ? 

IL Dans les mots composés pour éviter un 
double sens; p. ex. \ fa-lôy cheval de bois, car 
falô signifie glouton. 

III; Quand plusieurs mots sont composés à 
Taide d'un seul déterminatif, p. ex. : arany-e^ùsU 
es ré:('péni. Des monnaies en or, en argent et en 
cuivre. 

Remarque. — Les noms propres s'écrivent 
par une lettre capitale, p. ex. : Budapest, 
Bude-Pesth, etc. 



2 



1 8 ÉLÉMENTS 



CHAPITRE IV 



GENRE ET ARTICLE 



II. — Il n y a pas de genre proprement dit en 
magyar; cependant on peut constater par le fait 
un masculin, un féminin et un neutre; p. ex. : 
ferfi ou/er/îw, homme (vir); ass\ony,iitV£iVCi^\ 
gyerek ou gyermek, enfant ; chez les animaux 
(à l'exception des animaux domestiques), on 
emploie him ou kan pour désigner les mâles, et 
nôstény pour désigner les femelles;^ oufiû sert 
pour les petits des deux sexes. 

L'article magyar est ^^ pour les trois genres. 
Le ^ est éliminé devant un mot commençant par 
une consonne, p. ex. : a!{ ember^ Thomme (ho- 
mo) ; a lélek, l'âme; etc. 

L'article était primitivement inconnu au ma- 
gyar, comme aux autres langues altaïques. Il ne 
s'est formé que plus tard, à l'instar de l'allemand, 
du pronom démonstratif, et il correspond donc 
en général à l'article défini allemand. L article 
indéfini s'exprime en magyar par des forma- 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. IQ 

tions pronominales, mais le plus souvent il 
manque complètement. 

Remarque. —'L'article s'est formé du pronom 
démonstratif a{ (e^)^ dans l'ancienne langue o^. 
Avec le temps^ à la suite du contact avec les 
langues indo-européennes, on a senti en magyar 
la nécessité d'un article, qui aujourd'hui se dis- 
tingue complètement du pronom démonstratif; 
de sorte qu'on dit aujourd'hui a^ a![ ass^ony^ cette 
femme-là; a!{ a kert, ce jardin-là {a^-ai cor- 
respond à la locution française : cela peut dire). 



20 ELEMENTS 



CHAPITRE V 



SUFFIXES CASUELS 



12. — La langue magyare est une langue agglu- 
tinante, et non pas une langue à flexions, comme 
les langues aryennes. Les cas se forment à Taide 
de suffixes ou de postpositions, comme dans 
les autres langues ouralo-altaïques. L'intérieur 
de la racine ne change jamais. Pour former le 
pluriel, on ajoute d'abord le suflSxe du pluriel, 
et à celui-ci ensuite les mêmes suffixes casuels 
qu'au singulier, A l'exemple de M. Riedl, nous 
adoptons vingt différents suffixes casuels. Ces 
suffixes correspondent tantôt aux cas des lan- 
gues à flexions, tantôt aux prépositions. Ces 
suffixes s ajoutent au radical, augmenté d une 
syllabe formative, au nominatif pluriel, et au 
radical, augmenté des suffixes possessifs. 

Le nominatif est identique au radical ; le géni- 
tif fait défaut au magyar, il est remplacé par des 
circonlocutions V 



I. Il y a des auteurs qui ont rapproché le -nak, -nek mag3rar 
de V-n du génitif finnois. Nous pensons, au contraire, qu'il 



J 



\ 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 21 

Les suffixes s'accolent simplement au radical 
ou à laide d'une voyelle de liaison^ comme dans 
l'accusatif et dans le superessif. 

i3. — L'accusatif se forme à laide de la lettre/; 

I** Le / s'ajoute simplement à tous les radicaux 
à terminaisons vocaliques; seulement la voyelle 
finale s'allonge, p. ex.: atya, père, ace. atxd-t; 
lecke, leçon, ace. leckét. 

Les radicaux, se terminant par d, ôetû, 6, 
sont susceptibles d'un changement qui s'explique 
quand on sait que le radical ne contient pas la 
forme primitive et qu'il est le résultat d'une con- 
traction. Souvent les langues congénères expli- 
quent ce phénomène phonétique. Ainsi les mots 
en d, d, autrefois 6 = au, au; ô=eu, ev; la preuve 
en est dans la manière dont la langue magyare 
procède pour emprunter des mots aux langues 
étrangères. De lallemand Schraube, on a formé 
srôf; de Nikolaus, Miklôs; de Stanislaus^ S^a- 
nis^lô, etc. 

ô, ô étaient dans l'ancienne langue encore 
apCy eve; p. ex. : 

Elevé, aujourd'hui élô, Je vivant; varauk, aujourd'hui 
vârôk; kéreuk, aujourd'hui kérôk, les attendants, les 

faut rapprocher cet «, du magyar e,((>, -en) qui est certainement 
le vestige du pronom de la troisième personne, comme le fin ■ 
nois -n est la trace manifeste de la forme hàn. 



22 ÉLÉMENTS 

priants; t^drnauk = ydrnôk; kérneuk = kérnôk , nous 
l'attendrions, nous le prierions ; etc. 

Dans la langue moderne, vëpe, il prit^tëpe^il fit, 
et levé, il fut, alternent avec pôn, ton et Ion, etc. 
On forme donc toujours d'après les mêmes prin- 
cipes : 

De hôy neige, ace. hauat^jô, bien, ace, javat; 6, vieux, . 
avat; sô, sel, sauat; s^o, mot, S![ayat^ tô, lac, tapât ^ hôi 
chaleur, heuet; etc. 

2"" De même av^= à;ev = é; iv = i; ovz=i6; 
ôp = ô; uv = û;ûv = û. 

Ainsi on a formé des mots étrangers : Paulus, magy. 
Pal; Augustin = Agoston; du slave, popra^, corde; 
magy. p6rd:{; slave okope, sceau; magy. akô, etc. 

Bô, ample, large; ace. bôvet; bu, enchantement, bûpet; 
cso, tuyau, csôvet;fû, htvht^fupet; kô\ pierre, kôvêt; /d, 
cheval, lopat; léj bouillon, levet; nyû, ver, nyûvet; tôy 
aiguille, tronc, tôvet; les racines sont bôp^bup, csôVyfûPy 
kôPf lov, levy njrtiPy tôv^ et le mot moderne s'en est formé 
par contraction. 

De même ip = û; p. ex. : 

Hû, fidèle ; ace. hipet^ mû, art, mtpet, 

3"" Les radicaux monosyllabiques changent 
leur voyelle devant le suifixe de Taccusatif, c'est- 
à-dire, la voyelle reprend sa forme primitive; 
p,ex.: 

Bel, entrailles, intérieur; ace. belet;dél, midi, delet; ég^ 
ciel, eget; ér, veine, eret; és^, intelligence, es![et; fél, 
demi, moitié, felet; Jû\, saule, fû\et; hét, sept, hetet; 
hûs:(, vingt, hus:{at; jég, glace, jeget\ két, deux, ketet; 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 23 

kéi, main, ke:{et; kût, puits, kutat; léc, latte, lecet; légy, 
mouche, legret; lûd, oie, ludat;més\, chaux, mes\et; néy, 
nom, nevet ; nj^dr, été, nyarat; njrél, poignée, nyelet; 
ré:{, cuivre, res^et; rûd, perche, rudat; sdr, boue, sarat ; 
s\éU vent, s^elet; s\ûk, étroit, s:(ûket; s^û^, pucel\e,ss(û:{et; 
tel, hiver, telet; ti:{, dix, ti:{et; tû^, feu, tû\Qt; ûr, mon- 
sieur, urat; w^, chemin, utat; vi\, eau, pi:{et. 

Quelques radicaux à deux syllabes reprennent 
à l'accusatif leur voyelle primitivement brève : 

-4 g-ar, lévrier; ace. agarat; bogdr, scarabée, bogarat; 
cserép, tesson, cserepet; derék, torse, derekat; egér, 
souris, egeret; egjréb, un autre, egyebet;/a^ék, pot,/a^ 
![ekat; fedél, toit, fedelet-, fenék, fonds, sol, feneket; fondl, 
fi\,fonalat;fôvêny, gravier, f'ôvenyet; gundr, jars, gu- 
narat^ gyôkér, racine, gjrôkereti kenyér, pain, kenyeret: 
kepés, peu, keveset; kôtél, corde, kôtelet; kô\ép, milieu, 
kô^epet ^ levél, feuîMe, levelet ; maddr, oiseau, madarat; 
mo^sàr, mortier, mo:{sarat; nehé:{, lourd, nehe^et^ pohdr, 
coupe, poharat; sugâr, rayon, sugarat; s:{amdr, âne, 
s^amarat ^ s^ekér, voiture, s^ekeret; s\emét, ordure, s:{e' 
metet; tehén, vache, tehenet^ tenyér, paume de la main, 
tenyeret; veréb, moineau, verebet. 

4** Quelques radicaux à deux syllabes se ter- 
minant par ûetû éliminent cette voyelle devant 
le suffixe de l'accusatif. 

Ainsi borjû, veau ; ace. borjat;fattyû, bâtard, fattyat;. 
gy^apjû, laine, gyapjat; hoss!{û, long, koss^at^ ifjû, jeune 
homme, ifjat; kônnyû, léger, kônnyet; varjû, corneille, 
varjat. 

5"* Les voyelles /, w, û reprennent souvent leur 
forme primitive, qui était/, v. 

Ainsi on a formé : de Tallem. Adrian, magy. Adorjdn^ 



94 ÉLÊUmTS 

Aloisius, magy. Alajos; prior, magy. perjel; hiob, magy. 
jôb^ leiter, magy. lajtorja^ etc. 

De même on forme de darUy grue; ace. darvat; enyii, 
colle-forte, enyyet; falu, village, fatvat; fenyôy sapin, 
fenjryet;hamu, cendre, hamyat; odUf<:Teux,odvat;s^atU^ 
corne, s^aruat; tetû, pou, tetpet, 

6** Quelquefois on forme l'accusatif à l'aide 
d'une métathèse, p. ex. : 

Kehely, calice, kelyhet-y teher, fardeau, terhet; vetmk^ 
poulain, yemhet; pehely, plume, flocon, pelyhet. Les 
racines sont sans nul doute : Keljrh, terh, yemh, pelyh, 

7° Les noms qui se terminent par une con-? 
sonne simple ajoutent le / au radical; p. ex. : 

Daly chant, ace. dalt; kirdly, roi, kirâlyt-j hon, patrie, 
hont; lëdny, jeune fille, lêdnjrt, etc. ^ 

8"* Les autres noms ajoutent les sufiixes à 
Taide d'une voyelle de liaison ; ^ ou o, si le radical 
est dur, et e ou ô, si le radical est doux ; p. ex..: 

dgy brs^nche; ace. dgat; arany, or, aranyat; pap^ 
prêtre, papot ^ gyik, lézard, gyikot^ kert, jardin, kertet ; 
ôrôm, joie, ôrôtnôt. 

La voyelle à liaison est généralement o pour 
les radicaux durs ; pour un petit nombre seule- 
ment, a ; ces radicaux se sont également formés 
à laide d une contraction. Pour les radicaux 
doux, la voyelle de liaison est conforme à la 
voyelle de la syllabe finale : e ou.o. * 

1 . Ce cas correspond à l'indéfini finnois en ta, ta» 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 2$ 

iJL — Le Datif se forme à l'aide des suffixe^ 
«jA: jlDur les radicaux durs, et nek pour les 
doux ;1||^;5;, maison, dat. hâ^nak; 16 , cheval, 
dat. I6nak;ëmberf homme, dat. ëmbernek; kert, 
jardin, dat. kertnek, etc. 

' La forme primitive a été nek; nous la retrou- 
vons comme telle dans « TOraison funèbre, y> in- 
cunable magyar du xii' siècle et dans le dialecte 
des « Palotses » . On disait dans TOraison funèbre : 
halalnec^puculnec, etc. ^ et dans le dialecte des 
Palotses, on dit : halâlnek etpokolnek, etc. *. 

i5, — LIllatif — ba, — be, correspond à la 
préposition française dans, avec mouvement : 
hâi'bay dans la maison; kert-be, dans le jardin. 

La forme primitive de ce suffixe fut bcle^ et il 
se rencontre comme tel dans TOraison funèbre : 
nugulma-bele, aujourd'hui nyugalmâ-ba, dans 
son repos ; le mot bele^ contracté en bel, existe 
encore à Tétat de racine dans la langue actuelle 
et signifie intérieur y entrailles ^. 

î6. — UInessif 'ban, 'ben est la réunion de 

1 . V Oraison funèbre est le plus ancien document de la langue 
magyare. 

2. Le finnois -ssa, ssày s'est formé du mot sisà, intérieur, 
entrailles ; absolument comme le magy. 'ba, -be, -ban, -ben du 
mot bel, bêle. 



26 • ÉLÉMKNTS 

Vîllatif'baj'beet du suffixe -72, qui^ dans toutes les 
langues ougro-finnoises, est le vrai exposant des 
lieux. Ce cas correspond au dans français, sans 
mouvement. 

La forme primitive était -/^e/i^ que nous trou- 
vons dans Tancienne langue magyare et dans le 
dialecte des « Palotses « ; p. ex. : 

Paradicsum-ben, dans le paradis 5 jou-Jen, dans le bien, 

17. — L^Elatif - èd/ , 'bôl correspond à la 
préposition latine ex^ p. ex. : 

Hâ:{'bôly hors de la maison ; kert-bôl, hors du jardin. 

La forme primitive est belôl dans TOrais.fun.; 
ainsi : timnuce-belevly aujourd'hui tômlôc-bôl^ 
hors du cachot; belôl est composé de bele+ôl. 
Le premier est l'élément de Tillatif, et le second 
existe sous la forme de ely encore dans la langue 
actuelle, comme particule et préfixe qui signifie 
Téloignement. 

18. — Le SuBLATiF -ruy -re, correspond à la 
préposition latine supra ^ français sur, avec mou- 
vement : hâ{'ra, kert-re, sur la maison, sur le 
jardin ; etc. 

La forme primitive a été ra, qu'on retrouve 
dans la racine rajt, sur. 

19. — Le SuPEREssiF -«, -on, -^«, -d«, corres- 



DE GRAMHAIRB MAGYARE. 27 

pond au latin super sans mouvement : atyd-n 
sur le père; keférij sur la brosse; hàioUy sur la 
maison; kerten, sur le jardin. 

C'est le suffixe qui expose le lieu dans presque 
toutes les langues altaïques. 

20. — Le Delatif -rôl, -rôl, correspond à la 
préposition latine de : 

Atjrârôîy de pâtre; leckérôl, de lectione; hâ:[-rôl, de do- 
mo ; kert-rôl, de horto. 

La forme primitive est -rôl, composé de -ra, 
suffixe du sublatif , et de el, qui signifie l'éloigne- 
ment, comme nous l'avons indiqué plus haut. 

21. — L'Ablatif -^d/, -tôl; hâi-tôl^ kert-tôl^ 
(venant) de la maison, (venant) du jardin. 

La forme primitive est -W/, autrefois tavel^ 
composé de tav, qui existe encore aujourd'hui 
sous cette forme comme racine et qui signifie 
éloignement, et de ely suffixe de Télatif . Le tav, 
éloignement , se rapproche du lapon davve , 
nord. 

22. — L'Approximatif -ho^y -he^, 'hÔ{ cor- 
respond à la préposition latine ad : 

Atyâho^y (-allant) près du père ; kert-hesf, près du jardin ; 
ôkër^hôi[f près du bœuf. 



28 ÉLÉMENTS 

La forme primitive est -ho^ \ 

23. — UAdessif 'fiâly-nély correspond au fran- 
çais cheiyprès de : 

Atyâ'-nàl^ près du père ; kert-nél, près du jardin. 

La forme -ndl est la primitive et correspond à 
la pbstposition tàtare ^nale, qui a la même signi-» 
fication. 

24. — Le Causatif -ért correspond à la pré- 
position française pour, à cause de : 

A tyd'ért, pour le père ; kert-ért, pour le Jardin. 

Dans rOraison funèbre, nous rencontrons le 
suffixe sous la forme de -érett, de la racine ér 
qui correspond encore aujourd'hui à la locution 
cela vaut (comparez érdem, mérite). 

25. — Le Terminatif ig correspond au latin 
usque,p. ex.: atyâ-ig, jusqu'au père; kert-ig, 
jusqu'au jardin; etc. Quelquefois, surtout pour 
indiquer une époque, on ajoute à ce suffixe la 
syllabe 'lan,-len, qui donne plus de force à l'ex- 
pression; p. ex.: 

Ma-iglan, jusqu'aujourd'hui ; de rnUy aujourd'hui ; Ao/- 
tont-iglan, jusqu'à ma mort ; de holtom, ma mort. 

I. Le finnois 'lle^-llehy et le magy. -Aoif, en dialecte ^holj 
sont de même origine. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 2g 

La forme primitive de ce suffixe est la parti- 
cule deg, qui existe encore à Tétat de mot dans le 
turc, où elle signifieyw5^we. 

26. — Le CoMiTATiF 'Pal,-pel, correspond au 
français apec; p. ex. : atyâ-^val, avec le père ; 
kefé'Vely avec la brosse; quand les radicaux sô 
terminent par une consonne, le ^ de ce suftixrt 
s'assimile à la consonne finale du radical, p. ex : 

Kert'tel, avec le jardin ; hd:{':{al, avec la maison, etc. 

La forme primitive est vel^ les preuves en 
sont les incunables et le parler des Palotses. 
Veli est un radical finnois, usité encore aujour- 
d'hui; il signifie ami, compagnon. 

27. — Le Factitif -va, -l'é correspond au fran* 
çais devenir quelque chose : pap-pâ, ëmber-rê 
tu dos sâ^{lenni)y devenir prêtre, homme, savant. 
Mêmes règles pour l'assimilation du v que danà 
le comitatif. 

28. — L'EssiF -«/, -w/, correspond au français 
comme : atyâ-ul^ à la place de, comme père ; 
kert-nly à la place de, comme jardin. La forme 
ancienne était -d/,-d/^ et se compose de -6,-0 + /. 
La première partie de cette composition pour- 
rait bien être le suffixe du factitif contracté, et 17 
le reste du verbe devenir, le (nni). 



3o BLÉMENTS 

3g» -^ Le LoçAtiF -tt^ -ott^ *etty -Kxtt, ^utt^ Uftty 
pour indiquer le lieu^ surtout après qiielqûes 
nomade localité, d'origine purement jnagjarej 
p. ex: ' ' . ' -; 

Pécs-ett, à Pécs ; Gjrôr-ôtt, à Raab ; Kolosydr-ott, à 
CMusenboiirg'; mas-^utt, ailleurs {de mas, autre); minden- 
ptt, partout {ds. minden, chaque; ; etc. 

3o. — Le CoNjoNCTiF 'Stôl, -astôl^ -estôl, cor- 
respond au français y compris; p. ex.: 

' Nô-stôl, avec la femme (la femme comprise) ; test-estôl, 
htk-est&l, avec corps et âme ; hd^-astél, avec la maison. 

3i. — L'Eq.uatif 'képy-képen,'ként (le dernier 
suffixe est la contraction de kép-en^) correspond 
ati français égal en figure^ en manière; p: ex. : 

As:(tal'kép, comme table; ember-kép, comme homme; 
mi-*/r^y comment^ sous quelle forme? mds-képen, d^un^ 
autre manière. 

Ce çufiSxe n'exerce aucune influence sur la 
voyelle terminale du radical, et il existe encore 
dans la langue actuelle comme radical : kép^ 
image. C est donc plutôt une postposition quun 
suffixe. 

32. — Le Temporalis -kar cori^espond au 
français du temps que y à Tablativus teniporis du 
latin; p. ex. : 

Dél'kor, à midi 5 tavas!{'kor, au printemps^ 



] 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



3^ï 



Ce sufiSxe est un radical indépendoilt^ comme 
celui de Tœquatif; il n'exerce donc aucune in*- 
fluence sur le radical auquel il s'accole. On dit 
p. ex. hromôra-kor^ à trois heures; etc. . r 

33. — Voici un paradigme qui donnera une 
idée exacte de ces différents suffîxes casuek et 
de la manière dont on les accole aux. radicaux 
durs et doux: 





RADICAL 


RADICAL SB TERMIHàNT 




A TERMINAISON VOCALIQLIE 


PAR UNE CONSONNE 


Nominatif 


atya 


teve 


hal 


szëm 


Accusatif 


atyâ-t 


tevé-t 


hal-at 


szëm-et 


Datif 


atyâ-nak 


tevé-nek 


hal-nak 


szëm-nek 


Ïllatif 


atyâ-ba 


tevé-be 


hal^ba 


siera-bè • '. 


lNF.f»IF 


atyâ*baa 


tevé-ben 


hal-ban 

1 t 


sz^m>bea 


Elatif 


atyâ-bôl 


tevé-bôl 


hal-bôl 


szëm-bôl 


'SûBLATiV 


atyâ-ra 


tevé-re 


hal-ra 


szôm-re 


SUPERESSIF 


atyâ-n 


tevé-n 


halon 


szëm-en 


Delatif 


atyâ-r61 


tevé-rôl 


hal-rôl 


szem-rôl 


Ablatif 


atyâ-tôl 


tevé-tôl 


hal-tôl 


szëm-tôl 


Aproximat. 


atyâ-hoz 


tevé-hez 


hal-hoz 


szëm-hez 


Adessif 


at^^nâl 


tevé-nél 


hal-nâl 


«zëm-riél 


Causatif . 


atyà-ért 


tevé-ért 


hal-ért 


szëm^rt 


Terminatif 


atyâ-ig 


tevé-ig 


hal-ig 


szëm-ig 


COMITATIF 


atyâ-val 


tevé-vel 


hal-lal 


szëm-mel 


Factitif 


atyâ-vâ . 


tevé-vé 


hal-lâ 


szâm-mé 


EssiF 


atyâ-ul 


tevé-ûl 


halul 


s;sëm-ùl 


Locatif 


o-tt 


i-tt .. 


Kolosvâr-ptt 


Gyôr-ott 


CONJONCTIF 


atyâ-stôl 


tevé-stôl 


hal-ast61 


szëm-estôl . 


iEQUATIF 


atya-kép 


tevé-kép 


hal-kép 


szëm-kép 




-képen-ként 


-képe-kéot 


; 


' % t 


Temporal. 


^gyora-kor 


mi-kor 


araté$-k(^ 


4jfél-M 



32 ÉLÉMENTS 



CHAPITRE VI 



FORMATION DU PLURIEL ET DU COMPARATIF 



34. — Le pluriel se forme en magyar par Tad- 
dition d'un k;ce k est précédé d'une voyelle à 
liaison quand les radicaux se terminent par une 
consonne. Le choix de cette voyelle, ainsi que les 
modifications dont quelques radicaux sont sus- 
ceptibles, dépendent absolument des mêmes 
principes que la formation de laccusatif. 

* 
Remarque. — En lapon, il y a des dialectes où 

le pluriel se forme également par l'addition d'un 

A:; et en samoïède on forme souvent le pluriel à 

Faide de cette lettre* . En magyar, les cas du pluriel 

sont les mêmes que ceux du singulier; on ajoute 

simplement au radical, augmenté^du suffixe du 

pluriel, les différents suffixes casuels; p. ex.: 

Atya; plur. atyâ-k ; teye, tevék $ hal, haUak^ S!{em, 
s:{em-ek; on dit donc simplement à l'accusatif : atyd-k-at, 
tevé'k-et, hal-ak-at, s^fem-ek-et, etc. 

ï. Lck magyar correspond au / finnois. Dans le lapon, nous 
rencontrons les trois formes-r, -h, -k. (V. notre Étude comparée 
des Langues ougro-finnoiseSy p. 67. Paris, 1875.) 




DE GRAMMAIRE MAGYARE. 33 

35. — Le comparatif des adjectifs se forme 
par Taddition de bbj précédés d'un a ou d'un e 
après les radicaux durs ou doux se terminant 
par une consonne; p. ex.: 

Drdga, cher; compar. dragd-bb; kevély, fier, kevély- 
ebb. 

Remarque. — En lapon, on forme le compa- 
ratif également par laddition de bb. 

36. — Le superlatif se forme en faisant précé- 
der le comparatif de la syllabe leg * ; p. ex. : 

J6, bon ; comparatif, jobb; superlatif, legrjobb; 
^^SXy grand; — nagr-obb; — leg-nagyobb. 

37. — Les adjectifs se terminant par /, nyi, û, 
û ont deux comparatifs; p. ex.: 

S^omorû; compar. s:{omorû-bb, ou s:{omorû'abb j 
Keserû; — keserû-bb — keserû-ebb. 

« 

Quelques adjectifs changent la voyelle termi- 
nale et n'ont qu'un seul comparatif; p. ex.: 

Hoss:{û, long; compar. hoss^abb^ kônnyû^ léger, kony- 
nyebb ; ifjû, jeune, i/jabb, etc. 

I. Ce préfixe leg n'a pas encore existé au x\« siècle. Autre- 
fois on formait le superlatif en faisant précéder le comparatif 
des adverbes mennél, mentôl (mena 4- nél)^ comme tout; 
(mena -ir toi) y de tous (de la racine mend^ tout) : p. e., mennélou 
mentôl s\ebb, plus beau que tous; mennél ou mentôl jobb, le 
meilleur de tous, etc. 

3 



34 ÉLÉMENTS 

Les adjectifs se terminant par s6 etsô forment 
leur superlatif à Faide de la particule leg^ du 
positif simplement; p. ex.: 

Utôlsô, leg'Utôlsô ; S![élsô, leg-szélsô, etc. 

* 

D'autres adjectifs enfin forment leur compa- 
ratif à l'aide d'une espèce de métathèse; p. ex. : 

J5aïor, courageux, bdtrabb, etc. î 

38. — Les adjectifs 5{^/^, beau, sok, beaucoup. 
bô, large, ample, nagy, grand, forment leur 
comparatif d'une manière irrégulière : s{ép == 
siebb (à la place de s^ép-ebb); sok = tôbb; bô 
= bôvebb; nagy = nagy-obb. 

Quelques adjectifs perdent l'accent au com- 
paratif et au superlatif : kepéSy peu, kevesebb, 
leg'kevesebb'Jô, bon Jobb^ legjobb; nehé^y diffi- 
cile, neheiebby legneheiebbj etc. 

Kis etkicsiny signifient /7ef//; comp. kisebb, 
legkisebb; kis précède toujours le substantif, 
kicsiny le suit. 

Les adjectifs se terminant par ly, ny^ s, s^ 
peuvent former leur comparatif en supprimant 
un b et la voyelle à liaison; p. ex. : 

Gonos}(, méchant ; compar. gonos:{abb ou gonos\b ; ke-* 
gyeSy gracieux, kegyesebb ou kegyesb, etc. 

Souvent on ajoute au comp . et au superl 



DE GRAMMAIRE MAGYAUE. 35 

àing. la syllabe ik, pour mieux désigner la per- 
sonne; p. ex.: 

A:[ élesebbik kés, le couteau plus aiguisé (entre les dé- 
signés) ; a legkisebbjîam, mon plus petit-fils ; a legkiseb- 
bikfianiy le plus petit entre mes fils, etc. 

39. — Les adjectifs placés à côté d'un subs- 
tantif sont^ en magyar, toujours indéclinables. 

En magyar Tadjectif épithète ou qualificatif 
précède toujours le nom. 



36 ÉLÉMENTS 



CHAPITRE VII 



NOMS DE NOMBRE 



40. -^ Les nombres cardinaux : 

I . egy; finn. yksi (rac. yhté). 

2.kettô (devant un autre nombre ou devant 
un substantif két); finn. kaksi (rac. kahte). 

3. hârom (ancien magy. harm)^ finn. kolme, 

4. négiiy finn. neljd. 

5. ôty finn. piisi {rac. viite), 

6. haty finn. kuusi (rac. kuute). 

7. héty finn. seitsemàn. 

8. nyolCy finn, kahdeksan. 

9. kilenCy finn. yhdâksàn. 

10. /fj[, finn. kymmenen. 

I I . tî{enegy. 

20. Aw5Jf . 

21. hus{on egy. 
3o. harminc. 

Pour former les autres décades^ on ajoute aux 
nombres de 4 à g i^a« ou ;^^« ; p. ex. : 40 negypen, 
60 hatvatiy 100 5Jf4^ (finn. ^a/^); 10 1 ^î^^e^j^, 
1000 ^î^r, etc. milliomy un million. 



DS GRAMMAIRE MAGYARE. 3y 

Remarques. — Les nombres magyars sont, 
jusqu'à 7 inclusivement, les mêmes que ceux des 
autres langues ougro-finnoises. Lès sept pre- 
mières sont des radicaux, egy^ két, autrefois ket 
{kettôesXXe reste d'une ancienne forme duel/re/4- 
nô), hârom, primitivement harm ; négy, ôt, hét 
autrefois Ae/;«yo/c =:nyol-tî{, dix moins deux 
(nyol), etkil€nc= kil-ti^, dix moins un (kil). 

Les racines nyol et kil n'existent pas autre- 
ment dans la langue. Le suffixe du Superessif 
sert à former de dix, onze, etc . tii-en-egy et on 
.pour former de vingt> hûsi^ vingt et un, hus^-on- 
egy, etc.*. 

41 . . — Nombres ordinaux : 

Le premier, elsô. 
Le second, mâsodik. 
Le troisième, Aarmji//:. 
Le quatrième, negyedik, etc. 
Le onzième, ti^enegyedik. 
Le vingt et unième, hus^onegyedik, etc. 
On ajoute donc aux nombres cardinaux la 
syllabe ik. 

Remarque. — Elsô était autrefois elôy mais 

I. De I à 7, les nombres cardinaux sont les mêmes dans les 
langues ouralo-altaïques. Les nombres finnois 8, /cj/i<fe/f5û« et 
9 yhdàksàriy se sont formés comme le nyolc et kilenc magyars ; 
ils signifient un moins dix, deux moins dix. 



38 ' / • .' ÉLÉMENTS/ 

aussi dans le Code de Munich, elÔlsô;mâS'Od'ik 
de mds^ un autre. 

Autrefois on formait les nombres ordinaux 
par la simple * ftctolàtiôri ' d*un rf, sans le ik ; 
nous retrouvons ce d lors de la formation du 
comparatif et du superlatif des adjectifs. Devant 
quelques substantifs, cette ancienne forme est 
encore aujourd'hui employée, p. ex. : harmad- 
rési, la troisième partie j negyed^nàp^ lot gua- 
trième jour; etc. 

42. — Quand on ajoute aux nombres ordi- 
naux le vciOtfély demi^ à la place de la sylraBë (k^ 
nous obtenons des nombres fractionnaires; /p. 
ex r. mdsod/él ou mâsfély un et àevnVyharmad- 
fély deux et demi, etc. ik sert aussi à distinguer 
exactement les nombres ordinaux des adjectifs : 
harmad-rési un tiers, harmadik réss[ la troisiènie 
partie; etc. ^ 

43. — Les nombres distributifs se forment par 
l'addition de la syllabe fêle : egyféle, d'une 
espèce; kétféle ^ de deux espèces ; hdromféle, 
de trois espèces, etc. 

44. — Les nombres multiplicatifs se forment 
par laddition des syllabes -es y -d^, -as : s\ereSy 
s{oroSy egyeSy kettôs, hdrmaSy en egys\ereSy kéU 
stères, hdroms^oros , etc., simple, double, 
triple, etc. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



39 



CHAPITRE VIII 



LES PRONOMS 



45. — Les pronoms personnels sont : 

I" PERSONNE 2*^ PERSONNE 3* PERSONNE. 



Nominatif 


S. 


en, je 


te, tu 


ô, il ou elle 




P. mi on mink 


ti OU tik 


ôk 


Accusatif 


S. 


engem ou en- 


léged ou tége- 


ôt ou ôtet 




s 


gemet 


det 






P. 


minket 


titëket 


ôket 


Datif 


S. 


nek-êm 


nek-ed 


nek-ie, -i 




P. 


nek-unk 


nek-tëk 


nek-iek, -ik 


Illatif 


S. 


belé-m 


belé-d 


belé-je ou bêlé 




p. 


belén-k 


belé-tëk . 


belé-jôk, -k 


Inf.ssif 


s. 


bënn-em 


bënn-ed 


bënn-e 




p. 


bënn-link 


bënn-etëk 


bënn-ôk,-uk 


Elatif 


s. 


belôl-em 


belôl-ed 


belôl-e 


• 


p. 


belôl-ûnk 


belôl-etëk 


belôl-ok, -iik 


SUBLATIF 


s. 


râ-m 


râ-d 


râ-ja 




p. 


rân-k 


râ-tok 


râ-jok-juk 


SUPERESSIF 


s. 


rajt-am 


rajt-ad 


raj-ta 




p. 


rajt-unk 


rajt-alok 


raj-tok, -tuk 


Delatif 


s. 


rôl-am 


rôl-ad 


rôl-a 




p. 


rôl-unk 


rôl-atok 


rôl-ok, -uk 


Ablatif 


s. 


tôl-em 


tôled 


tôl-e 


• 


p. 


tôl-iink 


tôUetëk 


tôl-5k, -ûk 



40 




ÉLÉMENTS 


• 


Approximatif S. ,hozz-âm 


hozz-âd 


hozzâ,-ja, 




p. 


hozz-ânk 


hozz-âtok 


hozzâ-jok 


Adessif 


s. 


nâl-am 


nâl-ad 


nâl-a 




p. 


nâl-unk 


nàl-atok 


nâl-ok, -uk 


Causatif 


s. 


ért-em 


érted 


érte 




p. 


ért-unk- 


ért-etôk 


ért-ôk, -uk 


COMITATIF 


s. 


vel-em 

* 


vel-ed 


vel-e 




p. 


vel-unk 


yel-etëk 


vel-ôk, -iik 



Quand on veut donner plus de force à la phrase, 
on fait précéder le datif et l'ablatif du nominatif, 
avec la seule modification qu*au pluriel la troi- 
sième personne ne prend que ô et non pas ôk, 
p. ex : éw nekerity ô nekik^ô tôlûky etc. 

Les racines du nominatif sont connues . 

L'accusatif delà i" personne du pluriel et de 
la 3°** personne des deux nombres est le même 
que celui du nom. mm/:-e/, nous; o/, lui, elle; 
ôk-et^ ils, elles; Taccusatif de la i" pers. sing. 
engemet {n = ng) {en = en g + em + et) ou 
engem. 

Deuxième personne tégedet pour tengedet 
{teng + ed+ et) ou téged. deux, pers.plur. titë- 
l^ct (ti + tek + et) ; pour la i " et la 2* personne 
on emploie aussi les formes : bënnûnket, bën- 
netëkety de la racine bën. 

Remarque. — M. Hunfalvy compare le bën au 
pronom réfléchi turc bêle {bele-m, moi-même, 
beles^i , lui-même); yakout. bàja, qui signifie 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



4» 



aussi personne^ corps, et qui s'emploie de la 
même maniière dans le mandchou et dans le 

mongol . 

Pour former les autres cas, ce ne sont pas les 
suffixes qui s'ajoutent aux radicaux des pronoms, 
ce sont au contraire ceux-ci qui s'accolent aux 
suffixes casuels qui apparaissent dans ce cas, 
comme de vraies racines*. 

46. — Les pronoms réfléchis sont : 



SiNG. 

Magam, mag^d, maga, moi- 
tnêmey etc. 



Plur. 
Magunk, magatok, magok. 



Si on veut donner plus de force à la phrase, 
on fait précéder ces pronoms des pronoms per- 
sonnels en, te, 6 y mi^ tt, ôk, etc. 

47. — Les pronoms possessifs sont : 



LA POSSESSION AU SINGULIER. 

Enyém, tiéd, ôvé, le mien, 

etc. 
Mienk, tietëk, ôvék, le ncî- 

tre, etc. 



LA POSSESSION AU PLURIEL. 

Enyéim, tieid, ôvéi , les 

miens, etc. 
Mieink, tieitëk, ôvéik, les 

nôtres y etc. 



Ces pronoms précédant le substantif dans les 
autres langues se changent en magyare en suf- 



I . V» pages 39 et 40. 



/ / 



42 ELEMENTS 

fixes et s accolent au nom. Ces suffixes posses- 
sifs jouent un grand rôle dans la langue magyare 
et sont une de ses particularités caractéris- 
tiques. 

Le paradigme est le suivant : 



LA POSSESSION AU SINGULIER. 



1. -m (àm, oin; em, ôm). 

2. -d(ad, od;ed, ôd). 

3. -ja, je(a,e). 



-nk (unk, ûnk). 

-tok, tëk, tôk (atok, otok, 

etëk, ôtôk). 
-jok, jôk (okjUk, ok, Uk), . 



LA POSSESSION AU PLURIEL. 



i. -im (aim, eim). 

2. -id (aid, eid). 

3. -i (ai, ei). 



-înk (aink, eink), 
-itok, itëk (aitok, eitek), 
-ik (aik, eik). 



Remarque. — i** personne -m; e« était primiti- 
vement mew, et Tm suffixe possessif est le reste 
de la forme primitive du pronom personnel. 

2*" personne -i est également la contraction du 
pron. personn. te, le t s'est adouci, en d. 

3"" personne -ja, -je se rattache également inti- 
mement au pron. pers. ô. 

Le pluriel se forme en intercalant un i de liai- 
son, primitivement sans doute ki. 

-im (k + i + m) 

.id(k + i+d) 

-i (k + i ) ; ï ici certainement pour j. 



DR GRAMMAIRE MAGYARE. 



43 



La possession au pluriel. 

-nk (n + k = m + k) 

-tok, -tëk, -tôk (t -f k) 

-jok Huk), -jôk (jûk) (j + k) 

-ink (ki -u m + k) 

-itok, itëk, itôk (ki + te + k) 

-ik (ki + k) 



48. 

. I . atyâ-m, mon père. 

2. atyâ-d, ton — 

3. aty-ja, 



son — 



SINGULIER 

T. tevé-m, mon chameau^ 

2. tevé-d, ton — 

3. tevé-je, son — 



1. atyâ-im, mes pères. 

2. atyâ-id, tes — 

3. atyâ-i, ses — 



PLURIEL 



1. tQvé'im, mes chameaux. 

2. tevé-id, tes — 

3. tevé-i, ses — 



SINGULIER 



â. atyâ-nk, 
2. atyâ-tok, 
3..atyâ-jok, 



notre père, 
votre — 
leur — 



1. tevé-nk, notre chameau, 

2. tevé-tëk, votre — 

3. tevé-jôk, leur — 



PLURIEL 



1. atyâ-ink, nos pères. 

2. atyâ-itok, vos — 

3. atyâ-ik, leurs — 



1. tevé-ink, nos chameaux. 

2. tevé-id, vos — 

3. tevé-ik, leurs — 



49. — Les pronoms démonstratifs. 

Ces pronoms sont a^^ ama{; aion, celui-là, 
celle-là; ^^5;, eme!{y e{en celui-ci, celle-ci; ugyan 
a!(y celui-là même; ugyan-e^, celui-ci même. 

Quand les pronoms se terminant par un ^ sont 



44 ÉLÉMENTS 

suivis d'un suffixe commençant par une con- 
sonne, ce jf se change en cette consonne; p. ex. : 

à la place de a{ + nak, on dit annak;ei + neky 

ennek; devant val et vel le j[ ou le ;^ peuvent être 

redoublés ; a{ 4- {al, ou ap + val, e{ + {el, ou 

ep + vel, etc. Avant ig, jusque, la forme est la 

suivante : addig, jusqu'à ; eddig, jusqu'ici. Avec 

ho:{ on dit aho^ et ehei. 

Quand la consonne suivante fait partie d'un 
mot, le jf disparaît complètement et on écrit 
avec un ', ama'kép, cette image-là; eme'kés^ ce 
couteau-ci; a'5^en/2/, d'après cela, etc. 

Les autres pronoms démonstratifs sont : ilXy 
ilyen, irnilyen, comme celui-ci; a/y, olyan^ 
amolyarty comme celui-là. Après- les pronoms 
se terminant par j{, on place le nom toujours pré- 
cédé de l'article : a{ a{ os^lop, cette colonne- 
là; annak a{ os{lopnak, à cette colonne -là, etc. 

5o. Les pronoms interrogatifs sont : 

Kï ou kicsoda? qui? Mi ou micsoda? * quoi? Mily ou 
milyen? quel? Mely ou melyik ? quel, quelle? 

Ces pronoms peuvent être considérés comme 
des adjectifs et ils se trouvent placés seuls où (à 
l'exception de ki et mi) à côté d'un substantif. 

I . Micsoda, mi -+- csoda, quelle merveille ! 



j 



DB GRAMMAIRE MAGYARE. 45 



Remarque. — 


LAPON. 


FINNOIS. 


EHSTONIEN. 


Qui 


ki 


kuka 


ke ou kes 


Quoi 


mi 


mika 


mis ou mes 



5i. — Les pronoms relatifs. Ceux-ci sont les 
mêmes que les pronoms démonstratifs; seule- 
ment ils sont tous (à l'exception de kicsoda et 
micsoda) précédés de Tarticle. L'article peut 
aussi être supprimé, quand ces pronoms suivent 
immédiatement le substantif ou un pronom dé- 
monstratif. 

52. — Les pronoms indéfinis, composés à 
laide de /a, désignent lespersonnes; ceux formés 
à l'aide de mi désignent les choses; ainsi : 

Valaki , quelqu'un ( uala = fut) ; senki , personne 
(sem= pas); de même, valami, quelque chose; semmi, 
rien; senkisem ou kisem, personne; semmisém ou misem, 
rien du tout; akdrki, n'importe qui {akar, il veut); akàr- 
miy n'importe quoi. 

De mdSy on forme mdsik, l'autre; egj^ik, l'un, egyik-is 
mâsik'iSy l'un et l'autre. 

Egyikseniy aucun, aucune ; sem egyik, sem mdsik, ni 
l'un ni Tautre ; egymds, l'un l'autre, etc. 



46 ' " • ÉLÉMENTS ' • 

i * ' ''il 

r ■ ' ■ ' " » • 

iii -jm/J . ' , :. .\^'^" -\ . • ' /\!^\vh : lïn'jv 

-ùt'f. î.' ' ■ /' LES ' VfîKBES ' • : -'. .j\j 'j)''\Jf 

i^l 53i -i-L^s verbes' magyars se sUbdîViSferil?^kî 

radicaux- et ëhdëri'^ês/ . i^ i '. ijuiom 

Les verbes radicaux sont: /jjf-/ïî, voîr;^'AW^ 

^r> prier.; /r-^tti, écrire, etc. - .\\^^a n^ 

'"•Quand on retranche la terminaison fî/dellïi^ 

'finitif , on obtient la racine qui, chez lès vei|b(èi 
réguliers, est en même temps'.la ti;9isièmç.perf 
sonne du présent de Tindicatif ; ainsi de lât-niy 

Vbit; lât^ il, elle voit; kér-ni == kér^iX; elle prie. 

' ' éî Ce suffixe ni est précédé d'une voyelfe où 
d'un «, cette voyelle et cet n se retranchent éga^ 
lenient; p. ex.: hallani, racine hall; kenhi, ra- 
cine Aew; etc. 
Les verbes dérivés se forment tantôt des ra- 

'cines, tantôt des radicaux; p. ex. :tâts{atîî, pa- 
raître; s{ép'ûlni, s'embellir; s{ép-itni, embelliîi; 

gond'Olni, penser, etc. 

' Quoique la langue magyare possède beaucoup 
de racines^ elle n'a cependant qu^un liôttiBi'e 



DE GRAMMAilitE) MAGYARE. ^7 

fort limité de verbes radicaux ; la plupart des 
verbes sont formés de racines vieillies de subs- 
tantifs et d'adjectifs, auxquelles on ajoute les 
werhes lënni, étrej /^Â/ (àùjôorti'hui lenni), de- 
venir ; jt/n/, donner ; tënnij faire, etc. Dans la 
suite des temps la forme de ces verbes s'est alté- 
rée : tantôt elle s'est abrégée en eni, teni, dniy 
tni; tantôt la voyelle a changé en ani, eni, adni, 
G4ni, edni, odni, tani^ tenty aini. (selon que la 
racine est dure ou douce), ou on .^joijte^^pjej- 

drtani, {k)dr + ^^«n/, faire tort; Wr/é>îf louer^ (fc'n-vf- 
iffm^U^^i^nif offenser {sér + tenni)-, nevçini, écluquer 

r 

,{néiV -|- Icnni); éledni, devenir vivant (él -j- ledni);, sra- 
radniy sécher {s\dr + adni); S!{dras^tam, faire sécher, 
'(}^dra:{ -^ tenni); etc. ' ^ 

/'..•. •; '• , . ■' 

.^ . 54. — Les conjugaisons en magyare e?cpriipiE;i}t 
,je^s différentes relations entre le sujet et Tobjet; 
i^ y eu a trois: 

i"* La conj. simple ou indéfinie.. 

2"* La conj. objective ou définie. 
_ f , 3** La con j . réfléchie ou passive . 
^j.,,Cpnime dans les autres langues^ ijy.a trois 
pprsonnes, deux nombres ; ,..::.! 

Chaque conjugaison distingue en outre cinq 
rinode^ : rindiçatif^ Timpératif^ le çon>onçtif^ 
JjOpt^tif et le conditionnel. 



48 ÉLÉMENTS 

En plus des trois temps absolus : le présent, le 
prétérit et le futur, il y a encore plusieurs temps 
relatifs. 

55. — La conjugaison indéfinie. 

La première personne accole au radical le 
suffixe -k (sauf aux temps passés) à Taide des 
voyelles à liaison a, e, ô. 

j;a-ro/r, j'attends; kér-ek, je prie; tôr-ôk^ je 
casse. 

Au passé indéfini : vâr-é-ky kér-é-k tôr-é-k; etc. 

Imp. etconjonctif:i^ar7-a-/r, kér-j-e-k, tôr-j-e-k. 

Optatif et conditionnel : vâr-né-ky kér-né-k; 
tôr-né-k. 

Futur : vâr-and-o-k ; kér-end-e-k; tôr-end- 
e-k. 

Pour le prétérit, l'exposant de la pr. pers. est 
-m (précédé d'un a, e de liaison) : pâr-ta-m, kér- 
t-ë-rriy tôr-t-ë-m. 

Remarque. — Il est évident que ces deux 
formes sont d'une même origine; le suffixe m est 
identique à celui du possessif de la première per- 
sonne; éwest devenu à l'accusatif en^é'm, l'élé- 
ment nasal a été éliminé comme si souvent dans 
les langues congénères, et le ^ = A: a seul sub- 
sisté. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 49 

La seconde personne du singulier ajoute -s{ et 
aussi-/. 

Remarque. 5^ et-/ indiquent une origine 

commune^, c'est-à-dire le te pronom person- 
nel. 

La troisième personne du singulier est géné- 
ralement la racine elle-même; dans quelques 
temps -n, précédé d'un Oj e, Ô de liaison. 

La première personne du pluriel accole -unk 
ûnk, donc le même suffixe que le possessif. 

nk est égal m + k, m suffixe de la première 
personne, k suffixe du pluriel. 

La seconde personne ajoute -tok^-tëk^-tôk^ éga- 
lement identique au suffixe possessif. Ce suffixe 
se décompose également en te + k; te seconde 
personne, et k pluriel. 

La troisième personne du pluriel ajoute -nak, 
-we/f .C'est là un son nasal exposant de la troisième 
personne^ conservé encore dans quelques temps, 
surtout dans les verbes irréguliers, augmenté du 
k suffiixe du pluriel. 

56. La conjugaison définie. 

La première personne accole une m; cette 
consonne est toujours l'élément constitutif de la 
première personne du pronom personnel. 



5o ÉLÉMENTS 

La seconde personne ajoute d^ le même élé- 
ment que celui du suffixe possessif. 

La troisième personne accole ja^ ou i seu- 
lement (surtout dans le dialecte des Palotses), 
cet i est le même que celui du pronom possessif. 

La première personne du pluriel prend -juk, 
jûk, formé de 7 et unk^ ûnky T n a éfé éliminé. 

La seconde personne du pluriel ajoute /a-ZoA, 
i'tëk déjà -f- tok, i + tek. 

La troisième personne du pluriel est formée de 
la troisième personne du singulier en ajoutant k.- 

57. La conjugaison réfléchie accole à la pre- 
mière personne -m, à la seconde personne 4, à 
la troisième personne -/A: . 

Le pluriel est le même que celui de la conju- 
gaison indéfinie. 

L'origine de ces suffixes est facile à expliquer 
par le précédent. 

58. Les modes. 

I *" L'indicatif résulte de labsence d'un expo- 
sant de mode. 

2"" Le conjonctif est identique à Timpératif et 
son exposant est ; (5, $:{, :{, gy) précédé d'une 
voyelle à liaison. 



-> 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 5l 



Remarque. — Cej était dans Tancienne langue 
ch^ en finnois h (ka^ kà) et s; et il pourrait bien 
être la même chose que le radical kell, il faut. 

3^ L optatif et le conditionnel ont pour expo- 
sant le suffixe na, -ne. 

Remarque. — L'imparfait ou prétérit est pres- 
que toujours remplacé, dans la langue actuelle 
par le parfait historique. 

Le parfait composé n'est guère non plus usité 
dans la langue actuelle. 

Le futur présent était autrefois inconnu, et on 
employait toujours le présent de l'indicatif à sa 
place. Ce n'est que depuis le xvi*' siècle qu'on 
forme le futur, à l'instar de la langue allemande, 
à l'aide du yerhe Jog-ni (il commence, il saisit, 
incipit) et de Tinfinitif du verbe. 

Le paradigme suivant fera connaître tous les 
temps simples et composés. 



^ I 



D2 



ELEMENTS 



L— RADICAUX 

Verbes, dont le radical n'est susceptible 

Radical dur: Vârni, attendre. 



INDICATIF. — PRESENT. 



INDÉFINI 

J'attends 

1. P.vâr-ok, 

2. vâr-sz, 

3. vâr, 

1 . P. vâr-unk, 

2. vâr-tok, 

3. vâr-nak. 



OBJECTIF 



Je l'attends. 



vâr-om, -lak, 

vâr-od, 

vâr-ja, 

vâr-juk, 

vâr-jâtok, 

vâr-jâk. 



PASSIF RÉFLÉCHI 

Je suis attendu, 

vârat-om, 

vârat-ol, 

vârat-ik, 

vârat-unk, 

vârat-tok, 

vârat-nak. 



IMPARFAIT COMPOSÉ 



J'attendis, 

1. P. vàr-ok vala, 

2. vâr sz vala, 

3. vâr vala, 

1. P. vâr-unk vala, 

2. vâr-tok vala, 

3. vâr-nak valâ. 



J attendais, 

1 . P. vâr-ék, 

2. vâr-âl, 

3. vâr-a, 

i . P. vâr-ânk, 

2. vâr-âtok, 

3. vâr-ânak. 



Je Vattendis, 

vâr-om, -lak vala, 
vâr-od vala, 
vâr-ja vala, 
vâr-]uk vala, 
vâr-)âtok vala, 
vâr-jâk vala. 

IMPARFAIT 

Je l'attendais. 

vâr-âm, -âlak, 

vâr-âd, 

vâr-â, 

vâr-6k, 

vâr-âtok, 

vâr-âk. 



Je fus attendu, 

vârat-om vala, 
vârat-ol vala, 
vârat-ik vala, 
vârat-unk vala, 
vârat-tok vala, 
vârat-nak vala. 



J'étais attendu, 

vârat-âm, 

vârat-âl, 

vârat-ék, 

vârat-ânk, 

vârat-âtok, 

vârat-ânak. 



PARFAIT COMPOSÉ 



J^eus attendu, 

1 . P. vâr^ék vala, 

2. vâr-âl vala, 

3 . vâr-a vala, 

i'. P. vâr-ânk vala*, 
2. vâr-âtok vala, 
'3. vâr-ânak vala. 



Je Veus attendu, 

vâr-âm, âlak vala , 
vâr-âd vala, 
vâr-â vala, 
vâr-ôk vala, 
vâr-âtok vala, 
vâr-âk vala. 



Teus été attendu, 

vârat-âm vala, 
vârat-âl vala, 
vârat-ék vala, 
vârat-ânk vala, 
vârat-âtok vala, 
vârat-ânak yala. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



53 



A CONSONNES. 

d'aucun changement vocalique. 

Radical doux : Kér-ni, prier. 

INDICATIF. — PRÉSENT. 



DEFINI. 

Je prie, 

i.P.kér-ëk, 

2. kér-sz, 

3. kér, 
i.P.kér-link, 

2. kér-tëk, 

3. kér-nek. 



OBJECTIF. 

Je le prie, 

kér-iim, -lek, 

kér-ed, 

kér-i, 

kér-jûk, 

kér-itëk, 

kér-ik. 



PASSIF RÉFLÉCHI. 

Je suis prié. 

kéret-(im, 

kéret-ël, 

kéret-ik, 

kéret-unk, 

kéret-tcîk, 

kéret-nek. 



IMPARFAIT COMPOSÉ. 



Je priai. 

i.P.kér-ek vala, 

2. kér-sz vala, 

3. kér vala, 
i.P.kér-nk v ala, 

2. kér-tek vala, 

3. kér-nek vala. 



Je priais, 

i.P.kér-ék, 

2. kér-él, 

3. kér-e, 
i.P.kér-énk, 

2. kér-ét(;k, 

3. kér-éne^. 



Je le priai, 

kér-ëm, -lek vala, 
kér ëd vala, 
kér-i vala, 
kér-juk vala, 
kér-itiik vala, 
kér-ik vala. 

IMPARFAIT. 

Je le priais, 

kér-ém, -élek, 

kér-él, 

kér-é, 

kér-ôk, 

kér-étëk, 

kér-ék. 



Je fus prié, 

kéret-ëm vala, 
kéret-ël vala, 
kéret-ik vala, 
kéret-unk vala, 
kéret-tëk vala, 
kéret-nek vala. 



Tétais prié, 

kéret-ém, 

kéret-él, 

kéret-ék, 

kéret-énk, 

kéret-étëk, 

kéret-ének. 



PARFAIT COMPOSE. 



Teus prié, 

i.P.kér-ék vala, 

2. kér-él vala, * 

3. kér-e vala, 
i.P.kér-énk vala, 

2. kér-étëk vala, 

3. kér-ének vala. 



Je Y eus prié, 

kér-ém, -élek vala, 
kér-éd vala, 
kér-é vala, 
kér-ôk vala, 
kér-étëk vala, 
kér-ék vala. 



Teus été prié. 

kéret-ém vala, 
kéret-él vala, 
kéret-ék vala, 
kéret énk vala, 
kéret-étëk vala, 
kéret-ének vala. 



54 



ÉLÉMENTS 



Tai attendu, 

1. P.vâr-tam, 

2. vâr-tâl, 

3. vâr-t, 

1 . P. vâr-tunk, 

2. vâr-tatok, 

3. vâr-tak. 



PARFAIT.* 

Je Vai attendu. 

vâr-tam, -talak, 

vâr-tad, 

vâr-ta, 

vâr-tuk, 

vâr-tâtok, 

vâr-tâk. 



Tai été attendu. 

vârat-tam, 

vârat-tâl, 

vârat-ott, 

vârat-tunk, 

vârat-tatok, 

vârat-tak. 



PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ. 



T avais attendu. 

1. P. vâr-tam vala, 

2. vâr-tâl vala, 

3. vâr-t vala. 

1 . P. vâr-tunk vala, 

2. vâr-tatok vala, 

3. vâr-tak vala. 



Je V avais attendu. 

vâr-tam, -talak vala, 
vâr-tad vala, 
vâr-ta vala, 
vâr-tuk vala, 
vâr-tâtok vala, 
vâr-tâk vala. 



T avais été attendu. 

vârat-tam vala, 
vârat-tâl vala, 
vârat-ott vala, 
vârat-tunk vala, 
vârat-tatok vala, 
vârat-tak vala. 



FUTUR COMPOSE. 



J'attendrai. 



i.P.vâr-ni fogok, 

2 . vâr-ni fogsz, 

3 . vâr-ni fog, 

I, P. vâr-ni fogunk, 

2. vâr-ni fogtok, 

3. vâr-ni fognak. 



Je l'attendrai. 

vâr-ni fogom, foglak, 
vâr-ni fogod, 
vâr-ni fogja, 
vâr-ni fogjuk, 
vâr-ni fogjâtok, 
vâr-ni fogjâk. 



Je serai attendu, 

vârat-ni fogok, 
vârat-ni fogsz, 
vârat-ni fog, 
vârat-ni fogunk, 
vârat-ni fogtok, 
vârat-ni fognak. 



FUTUR ANTÉRIEUR COMPOSÉ. 



Saurai attendu. 

i.P.vâr-ni fogtam, 

2. vâr-ni fogtâl, 

3. vâr-ni fogott, 

I .P. vâr-ni fogtunk, 

2. vâr-ni fogtatok, 

3. vâr-ni fogtak. 



Je V aurai attendu. 

vâr-ni fogtam, -talak, 
vâr-ni fogtâl, 
vâr-ni fogta, 
vâr-ni fogtuk, 
vâr-ni fogtatok, 
vâr-ni fogtâk. 



Saurai été attendu. 

vârat-ni fogtam, 
vârat-ni fogtâl, 
vârat-ni fogott, 
vârat-ni fogtunk, 
vârat-ni fogtatok, 
vârat-ni fogtak. 



IMPÉRATIF ET CONJONGTIF. — PRÉSENT. 



Je dois attendre. 

i.P.vâr-jak, 

2. vâr-j, 

3. vâr-j on, 
i.P.vâr-junk, 

2. vâr-j atok, 

3. vâr-j anak. 



Je dois l'attendre. 

vâr-jam, -jâlak, 

vâr-jad, 

vâr-ja, 

vâr-j uk, 

vâr-jâtok, 

vâr-jâk. 



Je dois être attendu. 

vâras-sam, 

vâras-sâl, 

vâras-sék, 

vâras-sunk, 

vâras-satok, 

vâras-sanak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



55 



T ai prié, 

i.P.kér-tem, 

2. kér-tél, 

3. kér-t, 
i.P.kér-tîitik, 

2. kér-tetëk, 

3. kér-tek. 



PARFAIT. 

Je Vai prié, 

kér-tem, -telek, 

kér-ted, 

kér-te, 

kér-tûk, 

kér-tétek, 

kér-ték. 



Tai été prié. 

kéret-tem, 
kéret-tél, 
kéret-ett, 
kéret-tunk, 
kéret-teiëk, 
I kéret-tek. 



PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ. 



J'avais prié, 

i.P.kér-tem vala. 

2. kér-tél vala, 

3 . kér-t vala , 

I P.kér-tunk vala, 

2. kér-tetëk vala, 

3. kér-tek vala. 



Je prierai. 

i.P.kér-ni fogok, 

2. kér-ni fogsz, 

3. kér-ni fog, 
i.P.kér-ni fogunk, 

2. kér-ni fogtok, 

3, . kër ni fognak. 



Je r avais prié, 

kér-tem, -telek vala, 
kér-ted vala, 
kér-te vala, 
kér-tûk vala, 
kér-tétëk vala, 
kér-ték vala. 



J'avais été prié. 

kéret-tem vala, 
kéret-tél vala, 
kéret-ett vala, 
kéret-tunk vala, 
kéret-tettikvala, 
kéret-tek vala. 



FUTUR COMPOSE. 



Je le prierai, 

kér-ni fogom, foglak 
kér-ni fogpd, 
kér-ni fogja, 
kér-ni fogjuk, 
kér-ni fogjâtok, 
kér-ni fogjâk. 



Je serai prie. 

kérct-ni fogok, 
kéret-ni fogsz, 
kéret-ni fog, 
kéret-ni fogunk, 
kéret-ni fogtok, 
kéret-ni fognak. 



FUTUR ANTERIEUR COMPOSÉ. 



Taurai prié, 

i.P.kér-ni fogtam, 

2. kér-ni fogtâl, 

3. kér-ni fogott, 

i .P.kér-ni fogtunk, 
kér-ni fogtatok, 
kér-ni fogtak. 



2. 

3. 



Je l'aurai prié. 

kér-ni fogtam, -talak, 
kér-ni fogtad, 
kér-ni fogta, 
kér-ni fogtuk, 
kér-ni fogtatok, 
kér-ni fogtâk. 



J'aurai été prié. 

kéret-ni fogtam, 
kéret-ni fogtâl, 
kéret-ni fogott, 
kéret-ni fogtunk, 
kéret-ni fpgtatok, 
kéret-ni fogtak. 



IMPERATIF ET CONJONCTIF. — PRÉSENT. 



Je dois prier, 

1. P.kér-jek, 

2. kér-j, 

3. kér-jën, 

1 . P. kér-jiînk, 

2. kér-}étëk, 

3. kér-jenek. 



Je dois le prier, 

kér-jem, -jelek, 
kér-j ed, 
kér-je, 
kér-jûk, 
kér-j étëk, 
kér-jék. 



Je dois être prié. 

kéres-sem, 

kéres-sél, 

kéres-sék, 

kéres-sûnk, 

kéres-setëk, 

kéres-senek. 



ÉLÉMENTS 



IMPARFAIT COMPOSE. 



Je devais attendre, 

i.P.vâr*jak vala, 

2. vâr-j vala, 

3. vâr-j on vala, 

1. P. vâr-j unk vala, 

2. vâr-jatok vala, * 

3. vâr-janak vala. 



Je devais Vattendre, \ Je devais être attendu. 



vâr-jam, -jalak vala. 
vâr-j ad vala, 
vâr-ja vala, 
vâr-juk vala, 
vâr-jâtok vala, 
vâr-jâk vala. 



vâras-sam vala, 
vâras-sâl vala, 
vâras-sék vala, 
vâras sunk vala, 
vâras-satok vala, 
I vâras-sanak vala 



PARFAIT COMPOSÉ. 



Je dois avoir attendu 

1 . P.vâr-tam lëgyen, 

2 vâr-tâl lëgyen. 
3. vâr-t lôeyen, 
I .P.vér-tunk lëgyen 

2. vâMatok lègyen 

3. vâr-tak lëgyen. 



\ Je dois l'avoir etc. 

vâr*tam,-talak lijgy- 

en, 
vâr-lad Icgyen, 
vâr-ta lëgyen, 
vâr-t uk lëgyen, 
vâr-tâtok lëgyen, 
vâr-tâk lëgyen. 

FUTUR COMPOSÉ 



Je dois attendre 
(à V avenir), 

i.P.vâr-ni fogjak, 

2. vâr-ni fogj, 

3. vâr-ni fogj on, 

1. P. vâr-ni fogj unk, 

2. vâr-ni fogjatok, 

3. vâr-ni fogjanak. 



Je dois Vattendre 
{à r avenir). 

vâr-ni fogj am,-j alak, 
vâr-ni fogj ad, 
vâr-ni fogja, 
vâr-ni fogjuk, 
vâr-ni fogjatok, 
vâr-ni fogjâk. 



Taidû être attendu. 
vârat-tam lëgyen, 

vârat-tâl lëgyen, 
vârat-ott lëgyen, 
vârat-tunk lëgyen, 
vârat-tatok lëgyen, 
vârat-tak lëgyen. 



Je dois être attendu 
{à r avenir). 

vârat-ni fogjak, 
vârai-ni fogj, 
vârat-ni fogj on, 
vârat-ni fogj unk, 
vârat-ni fogjatok, 
vârat-ni fogjanak. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. — PRESENT. 



J'attendrais. 

P. vâr-nék, 
vâr-nâl, 
vâr-na, 
i . P. vâr-nânk, 

2. 

3. 



I. 

2. 

3. 



vâr-nâtok, 
vâr-nânak. 



I Je l'attendrais. 

vâr-nâm, -nâlak, 

vâr-nâd, 

vâr-nâ, 

vâr-n6k, 

vâr-nâtok, 

vâr-nâk. 



Je serais attendu. 

vârat-ném, 

vârat-nâl, 

vârat-nék, 

vârat-nânk. 

vârat-nâtoK, 

vârat-nânak, 



PARFAIT COMPOSÉ. 



J'aurais attendu. 

1. P. vâr-nék vala, 

2. vâr-nâl vala, 

3. vâr-na vala, 

1 . P. vâr-nânk vala, 

2. vâr-nâtok vala, 

3. vàr-nânak vala. 



Je Vaurais attendu, 

vâr-nâm,-nalak vala, 
vâr-nâd vala, 
vâr-nâ vala, 
vâr-nôk vala, 
vâr-nâtok, 
vâr-nâk vala. 



Taurais été attendu, 

vâraf-nâm vala, 
vârat-nâl vala, 
vârat-nék vala, 
vârat-nânk vala, 
vàrat-nâtok vala, 
vârat-nânak vala 



DE GRAMMAIRE MAXiYARE. 



IMPARFAIT COMPOSÉ. 



37 



Je devais prier. 

I . P. kér-jek vala, 
kér-j vala, 
kér-jën vala, 
P. kér-junk vala, 



2. 
3. 
I. 
2. 
3. 



Je devais le prier, 

kér-j em, -jelek vala, 
kér-j ed vala, 
kér-j e vala, 
kér-j iik vala. 



kérjetëkvala, kér-j et ëk vala, 
kér-j enek vala. kér-j ék vala. 



Je devais être prié, 

kéres-sem vala, 
kéres-sél vala, 
kéres-sék vala, 
kéres-sunk vala, 
kéres-setëk vala, 
kéres-senek vala. 



PARFAIT COMPOSE. 



Je dois avoir prié. 

i.P.kértem lëgyen, 

2. kér-tél lëgyen, 

3. kért-t lëeyen, 

1 . P.kér-iunk Tfegyen, 

2 . kér-tetêk lëgyen, 

3. ker-tek lëgyen. 



Je dois ravoir prié. 

kértem,-telek lëgyen, 
képted lëgyen, 
kér-te lëgyen, 
kér-tuk lëeyen, 
kér-tétëk fegyen, 
kér-ték lëgyen. 



Taidû être prié. 

kéret-tem lëgyen, 
kéret-tél lëgyen, 
kéret-ett lëKyen, 
kéret-tunk lêgyen, 
kéret-tetëk lëgyen, 
kéret-tek lëgyen. 



FUTUR COMPOSÉ. 



Je dois prier (à 
l'avenir). 

1. P.kér-ni fogjak, 

2. kér-rii fogj, 

3. kér-ni fogjon, 

1. P.kér-ni fogjunk, 

2. kér-ni fogjatok, 

3. kér-ni fogj anak. 



Je dois le prier (à | 
r avenir). 

kér-ni fogjam^-jalak, 
kér-ni fogjad, 
kér-ni fogja, 
kér-ni fogjuk, 
kér-ni fogjâtok, 
kér-ni fogjak. 



Je dois être prié 
{à V avenir). 

kéret-ni fogjak, 
kéret-ni fogj, 
kéret-ni fogjon, 
kéret-ni fogjunk, 
kéret-ni fogjatok, 
kéret-ni fogj anak. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. — PRÉSENT. 



I. 
2. 
3. 
I. 
2. 
3. 



Je prierais, 

P. kér-nék, 
kér-nél, 
kér-ne, 

P. kér-nénk, 
kér-nétëk, 
kér-nének. 



Je le prierais. 

kér-ném, -nélek, 

kér-néd, 

kér-né. 

kér-nôk, 

kér-nétëk, 

kér-nék. 



Je serais prié. 



kéret-ném, 

kéret-nél, 

kéret-nék. 

kéret-nénk, 

kéret-nétëk, 

kéret-nének. 



PARFAIT COMPOSÉ. 



J* aurais prié. 

1 . P. kér-nék vala, 

2. kér-nél vala, 

3. kér-ne vàla, 

1 . P. kér-nénk vala, 

2. kér-netëk vala, 

3. kér-nének vala. 



Je V aurais prié, 

kér-ném ,nélek vala, 
kér- néd vala, 
kér-né vala, 
kér-nôk vala, 
kér-nétëk vala, 
kér-nék vala. 



J'aurais été prié. 

kéret-ném vala, 
kéret-nél vala, 
kéret-nék vala, 
kéret-nénk vala, 
kéret-nétëk vala, 
kérel-nének vala. 



58 



ÉLÉMENTS 



PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ. 



Si j'avais attendu, 

i.P.vâr-tam volna, 

2. vâr-tâl volna, 

3. vâr-t volna, 
i.P.vâr-tunk volna, 

2 . vâr-tatok volna, 

3. vâr-tak volna. 



Tattuedrais (à V ave- 
nir). 

1. P. vâr-andok, 

2. vâr-andasz, 

3. vâr-and, 

1. P. vâr-andunk, 

2. vâr-andotok, 

3. vâr-andanak. 



Si je V avais attendu, 

vér-tani,-talak volna, 
vâr-tad volna, 
vâr-ta volna, 
vâr-tuk volna, 
vâr-tâtok volna, 
vâr-tâk volna. 

FUTUR. 

Je V attendrais {à Va- 
venir), 

vâr-andom,-andalak, 
vâr-andod, 
vâr-andja, 
vâr-andjuk, 
vâr-andjâtok, 
I vâr-andjâk. 

FUTUR COMPOSÉ. 



Si f avais été attendu, 

vârat-tam volna, 
vârat-tâl volna, 
vârat-tott volna^ 
vârat-tunk volna, 
vârat-tatok volna, 
vârat-tak volna. 



Je serais attendu (à 
l'avenir), 

vârat-andom, 

vârat-andol, 

vârat-andik, 

vâral-andunk, 

vârat-andotok, 

vârat-andanak. 



T aurais attendu, 
(à l'avenir), 

1 . P. vâr-ni fognék, 

2. vâr-ni fognâl, 

3. vâr-ni fogna, 
I. P. vâr-ni fognânk, 

2. vâr-ni fognâtok, 

3. vâr-ni fognânak. 



Je r aurais attendu 
{à r avenir), 

vâr-ni fognâm, fo- 

gnâlak^ 
vâr-ni fognâd, 
vâr-ni togna, 
vâr-ni fognôk, 
vâr-ni fognâtok, 
vâr-ni fognâk. 



J*aurais été attendu 
{à r avenir) J 

vârat-ni fognék, 

vârat-ni fognâl, 
vârat-ni fogna, 
vârat-ni fognânk, 
vârat-ni fognâtok, 
vârat-ni fognânak. 



FUTUR ANTERIEUR. 



Taurais attendu [à 
l'avenir), 

1. P. vâr-andottam, 

2. vâr-andottâl, 

3. vâr-andott, 

1 . P. vâr-andottunk, 

2. vâr-andottatôk, 

3. vâr-andottak. 



Je Vaurais attendu 
[à V avenir), 

vâr-andottam , an- 

dottalak, 
vâr-andottad, 
vâr-andotta, 
vâr-andottuk, 
vâr-andottâtok, 
vâr-andattâk . 



Taurais été attendu 
[à F avenir). 

vârat-andottam, 

vârat-andottâl, 
vârat-andott, 
vârat-andoltunk : 
vârat-andottatok, 
vârat-andottak. 



FUTUR ANTÉRIEUR 'COMPOSÉ. 



Idem, 

I. P. vâmi-fogtam 
volna, 



Idem. 

vâr-ni fogtam, fog 
talak volna, 



Idem, 
vârat-ni fogtam vol- 



na. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



59 



PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ. 



Si f avais prié. 

1 . P. kér-tëm volna, 

2. kér-tél volna, 

3. kér-t volna, 

1 . P. kér-t nk volna, 

2. kér-tetëk volna, 

3. kér-tek volna. 



Je prierais {à Vave- 
nir), 

1 . P. kér-endëk, 

2. kér-énd^sz, 

3. kér-end, 

1. P. kér-endîink, 

2. kér-endetëk, 

3. kér-endenek. 



Si je V avais prié. 

kér-tem,-telek volna, 
két-ted volna, 
kér-te volna, 
kér-tîik volna, 
kér-tétëk volna, 
kér-ték volna. | 

FUTUR. 

Je le prierais (à I 
V avenir], 

kér-endëm, endelek, 

kér-endëd, 

kér-endi, 

kér-endiiik, 

kér-enaitëk, 

kér-endik. 



Si f avais été prié, 

kéret-tëm volna, 
kéret-tél volna, 
kéret-ëtt volna, 
kéret-tûnk, volna» 
kéret tetëk, volna, 
kéret-tek, volna. 



Je serais prié 
{à r avenir), 

kéret-endëm, 

kéret-endël, 

kéretrcndik, 

kéret -endûnk, 

kéret-endetëk, 

kéret-endenek. 



FUTUR COMPOSE. 



T aurais prié {à 
V avenir), 

i.P.kér-nifognék, 

2. kér-ni fognâl, 

3. kér-ni fogna, 
i.P.kér-nî fognânk, 

2. kér-ni fognâtok, 

3 . kér -ni fognânak . 



Je V aurais prié [à 
r avenir), 

kér-ni fognâm, fognà- 

lak, 
kér-ni fognâd, 
kér-ni fognâ, 
kér-ni fognôk, 
kér-ni fognâtok, 
kér-ni fognâk. 



Taurais été prié 
[à l'avenir), 

kéret-ni fognék, 

kéret-ni fognâl, 
kéret-ni fogna, 
kéret-ni fognânk, 
kéret-ni fognâtok, 
kéret-ni fognânak. 



FUTUR ANTÉRIEUR. 



Idem, 

i.P.kér-ehdëttem, 

2. kér-endëttél, 

3. kér-endëtt, 
i.P.kér-endëttënk, 

2. .kér-endëttetëk, 

3. kér-endëttek. 



Idem, 

kér-endëttem,ttelek 

kér-endëtted, 

kér-endëtte, 

kér-endëttëk, 

kér-endëttétëk, 

kér-endëtték. 



I Idem. 

kéret-endëttem, 
kéret-endëttél, 
kéret-endëtt, 
kéret endëttënk, 
kéret-endëttetëk, 
kéret- endëttek. 



FUTUR ANTÉRIEUR COMPOSÉ. 



Idem, 

I. P. kér-ni fogtam 
volna, 



Idem, 

kér-ni fogtam, fog- 
talak volna. 



Idem. 

kéret-ni fogtam vol- 
na. 



6o 



ÉLÉMENTS 



2. vâr-ni fogtâl 
volna^ 

3. vâr-ni fogott 
volna. 

1. P. vârni fogtunk 
volna, 

2. vâr-ni fogtatok 
volna, 

3. vâr-ni fogtak 
volna. 



vâr-ni fegtad volna, 

vâr-ni fogta volna, 

vâr-ni fogtuk volna, 

vâr-ni fogtatok vol- 
na, 
vâr-ni fogtâk volna. 



vârat-ni fogtâl vol 
na, 

vârat-ni fogott vol- 
na, 

vâr-ni fogtunk vol- 
na, 

vârat-ni fogtatok vol- 
na, 

vârat-ni fogtak vol' 
na. 



59. IL — RADICAUX 

qui rejettent la voyelle terminale 

Radicaux durs : Gâtol, il empêche; 
hajliky il s'incline. 



INDICATIF. PRESENT. 



INDEFINI. 

J'empêche. 

1 . P. gâtl-ok, 

2. gâtol-sz^ 

3. gâtol, 

1. P. gâtl-unk, 

2. gâtol- tok, 

3. gâtol-nak. 



J'empêchais. 

1. P.gâtl-ék, 

2. gâtl-âl, 

3. gâtl-a, 

1. P.gâtl-ânk, 

2. gâtl-âtok, 

3. gâtl-ânak. 



OBJECTIF. 

Je Vempêche, 

gâtl-om, gâtol-lak, 

gâtl-od, 

gâtol-ja, 

gâtol-juk, 

gâtol-] âtok, 

gâtol-jâk. 

IMPARFAIT. 

Je Tempêchais. 

gâtl-âm, âlak, 

gâtl-âd, 

gâtl-â, 

gâtl-6k, 

gâtl-âtok, 

gâtl-âk. 



RÉFLÉCHI. 

Je m'incline, 

ha|l-om, 

hajol-sz, 

hajl-ik, 

hajl-unk, 

hajol-tok, 

hajoi-nak. 



Je m'inclinais. 

hajl-âm, 

hajl-âl, 

hajl-ék, 

hajl-iânk, 

hajl-âtok, 

hajl-ânak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



6l 



i. kér-ûi fegtil 

volna, 
3. kér-ni fogôtt 

volna^ 
K P.kér-nifogtunk 

volna, 

2. kér-ni fogtatok 
vplna, ' ; 

3, kér-ni fogfiak 
volna. « ; 



kér-ni fpgtad volna, 

kér-ni fogta volna, 

kér-ni fogtuk volna, 

kér-ni fogtatok vol- 
na, 
kér-ni fogtâk volna. 



kéret-ni fogtâl vol- 
na, 

kéret-ni fogott vol- 
na, 

kéret - ni fogtunk 
volna, 

kéret-ni fogtatok 
volna, 

kéret-ni foglak vol- 
na. 



i*Sw»»* des suffixes commençant par une voyelle. 

Radicaux doux : peder, il tourne; 
fesl'iky il se découd. 



INDICATIF. PRÉSENT. 



INDÉFINI. 

. Je tourne. 

1. P.pedr-ek, 

2. peder-sz, 

3. peder, 

1. P.pedr-ùnk, 

2. peder-tëk, 

3. peder-nëk. 



Je tournais. 

1 . P. pedr-ék, 

2. pedr-él, 

3. pedr-e, 

1 . P. pedr-énk, 

2. pedr-étëk, 

3. pedr-ének. 



OBJECTIF. 

Je le tourne. 

pedr-ëm, peder- lek, 

pedr-ëd, 

pedr-i, 

peder- jùk, 
I pedr-itëk, 
I pedr-ik. 

IMPARFAIT. 

Je te tournais. 

pedr-ém, élek, 

pedr-éd, 

pedr-é, 

pedr-ôk, 

pedr-étëk, 

pedr-ék. 



RÉFLÉCHI. 



Je me découds. 

fesl-ëm, 

fesl-ël, 

fesl-ik, 

fesl-unk, 

fesel-tëk, 

fesel-nek. 



Je me décousais, 

fesl-ém, 
fesl-él, 
fesl-ék, 
fesl-énk, 
fesl-étëk, 
I fesl-ének. 



62 



ELEMENTS 



Tai empêché, 

i. P.gâtol tam, 

2. gâtol-tàl, 

3. gâiol-t, 

I . P. gâlol-tunk, 
?.. gâtol-tatok, 
3. gàtol-tak. 



PARFAIT. 
Je Vai empêché, 

gétol-tam, -talak, 

gâtol-tad, 

gâtol-ta, 

gâtol-tuk, 

gâtol-tâtok, 

gâtol-tâk. 



Je me suis incliné, 

hajol-tam. 

hajol-tâl, 

hajol-t, 

hajol-tunk, 

hajol-latok, , 

hajol-tak. 



FUTUR. 

Je Fempêcherai, 

gâtol-ni fogom, fog 

lak. 
gâtol-ni fogod, 
gâtol-ni fogja, 
gâtol-ni fogjuk, 
gâtol-ni fogjâtok, 
gâtol-ni fogjâk. 

IMPÉRATIF ET CONJONCTIF. PRÉSENT. 



J'empêcherai. 
i.P.gâtol-ni fogok, 

2. gâtol-ni fogsz, 

3. gâtol-ni fog, 
i.P.gâtol-ni fogunk, 

2. gâtol-ni fogtok, 

3. gâtol-ni fognak. 



Je m'inclinerai. 
hajol-ni fogok, 

hajol-ni fogsz, 
hajol-ni fog, 
hajol-ni fogunk , 
hajol-ni fogtok, 
hajol-ni fognak. 



Je dois empêcher. 

i.P.gâtol-jak, 

2. gâtol-j, 

3. gâtol-jon, 
i.P.gâtol-junk, 

2. gâtol-jatok, 

3. gâtol-janak. 



Je dois V empêcher. 

gâtol-jam, -jalak, 

gâtol-j ad, 

gâlol-ja, 

gâtol-juk, 

gâtol-jâtok, 

gâtol-jâk. 



Je dois m'incliner. 

hajol-jam, 

hajol-jâl, 

hajol-jék, 

hajol-junk, 

hajol-jatok, 



hajol-janak. 
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT. 



J'empêcherais. 

i.P.gâtol-nék, 

2. gâtol-nâl, 

3 . gâtol-na, 
i.P.gâtol-nânk, 

2. gâtol-nâtok, 

3. gâtol^nânak. 



Je r empêcherais. 

gâtol-nâm, -nâlak, 

gâtol-nâd, 

gâtol-nâ, 

gâtol-nôk, 

gâtol-nâtok, 

gâtol- nâk. 



Je m'inclinerais. 

hajol-nâm, 

hajol-nâl, 

hajol-nék, 

hapl-nânk, 

hajol-nâtok, 

hajol-nânak. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. FUTUR. 



J'empêcherais {à 
r avenir). 

i.P.gâtl-andok, 

2. gâtl-andasz, 

3. gâtl-and, 
i.P.gâtl-andunk, 

2. gâtl-andatok, 

3. gâil-adanak. 



Je l'empêcherais 
{à l'avenir). 

gâtlandom ,-andalak 

gâtl-andod, 

gâll-andja, 

gâtl-andjuk, 

gâtl-andjâtok, 

gâtl-and jâk. 



* 

Je m'inclinerais 
(à l'avenir). 

hajl-andom, 

hajl-andol, 

hajl-andik, 

hajl-andunk, 

ha]l-andatok, 

ha]l-andanak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



63 



Tai tourné. 

1 . P. peder-tem, 

2. peder-tél, 

3. peder-t, 

1 . P. peder-iunk, 

2. peder-tetëk, 

3. pedertek. 



Je tournerai, 
i.P.peder-ni fogok, 

2. peder-ni fogsz, 

3. peder-ni fog, 

3. P. peder-ni fogunk 

2. peder-ni fogtok, 

3. peder-ni fognak. 



PARFAIT. 
Je t'ai tourné. 

peder-tem, -telek, 

peder-t ed, 

peder-te, 

peder-tuk, 

peder-tétiik, 

peder-ték. 

FUTUR. 

Je te tournerai. 

peder-ni fogom, fo- 

glak, 
peder-ni fogod, 
peder-ni fogja, 
peder-ni fogjuk, 
peder-ni fogjâtok, 
peder-ni fogjâk. 



Je me suis décousu, 

fesel-tem, 

fesel-tél, 

fesel-t, 

fesel-tûnk, 

fesel-tetëk, 

fesel-tek. 



Je me découdrai. 
fesel-ni fogok, 

fesel-ni fogsz, 
feseL-ni fog, 
fesel-ni fogunk, 
fesel-ni fogtok, 
I fesel-ni fognak. 



IMPÉRATIF ET CONJONCTIF. 



Je dois tourner. 

i.P.peder-jek, • 

2. peder-j, 

3. peder-jen, 
i.P.peder-jiink, 

2. peder-jetëk, 

3. peder-j enek. 



Je te dois tourner. 

peder-jem^ -jelek, 

peder-jed, 

peder-je, 

peder-jiik, 

peder-jetëk, 

peder-jék. 



Je me dois découdre, 

fesel-jem, 

fesel-jél, 

fesel-)ék, 

fesel-junk, 

fesel-jetëk, 

fesel-jenek. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT. 



Je tournerais, 

i.P.peder-nék, 

2. peder-nél, 

3. peder-ne, 
i.P.peder-nënk, 
I. peder-nétëk, 
3. peder-nének. 



Je tournerais {à 
l avenir). 

i.P.pedr-endek, 

2. pedr-endesz, 

3. pedr-end, 
i.P.pedr-endûnk, 

2. pedr-endetëk, 

3. pedr-endenek. 



Je te tournerais. 

peder-ném, -nélek, 

peder-néd, 

peder-ilé, 

peder-nôk, 

peder-nét(ik, 

peder-nék. 

FUTUR. 

Je le tournerais 
[à V avenir), 

pedr-endem-endelek 

pedr-ended , 

pedr-endi, 

pedr-endjûk, 

pedr-enditëk, 

pedr-endik. 



Je me découdrais, 

fesel-ném, 

fesel-nél, 

fesel-nék, 

fesel-nénk, 

fesel-nétek, 

fesel-nének. 



Je me découdrais 
{à V avenir), 

fesi-endem, 

fesl-endel, 

fesl-endik, 

fesl-endiink, 

fesl-endetëk, 

fesl-endenek. 



64 



ELEMENTS 



60. 



III.— VERBES EN -szik. 



Radicaux durs : alu-s^ik, il dort; 
harag-s^ik, il est irrité. 



INDICATIF. PRÉSENT. 



Je dors. 



1. P.alusz-om, 

2. alusz-ol, 

3. alusz-iky 

1. P.alusz-unk, 

2. alusz-tok, 

3. alusz-nak. 



Je dormais. 

1 . P. aluv-âm, 

2. aluv-âl. 

3. aluv-ék, 

1 . P. aluv-ânk, 

2. aluv âtok, 

3. aluv-ânak. 



Tai dormi, 

1 . P. alud-tam, 

2. alud-tâl, 

3. alud-ott, 
i.P. alud-tunk, 

2. alud-tatok, 

3. aliicl-tak. 



Je dormirai. 

1 . P. alud-ni fogok, 

2. alud-ni fogsz, 

3. alud-ni fog, 

1. P. alud-ni fogunk, 

2. alud-ni fogtok, 

3. alud-ni fognak. 



Je suis irrite'. 



haragsz-om, 

haragsz-ol. 

haragsz-ik, 

haragsz-unk, 

haragusz-tok, 

haragusz-nak. 



IMPARFAIT. 



J'étais irrité. 



haragud-âm, 
haragud âl, 
haragud-ék, 
haragud- an k, 
haragud-âtok, 
haragud-ânak. 



PARFAIT. 



J'ai été irrité. 



haragud-tam. 

haragud-tâl) 

haragud-ott, 

haragud-tunk, 

haragud- tatok, 

haragud-tak. 



FUTUR. 



Je serai irrité. 

haragud-ni fogok, 
haragud-ni fogsz, 
haragud-ni fog, 
haragud-ni fogunk, 
haragud-ni fogtok, 
haragud-ni fognak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



65 



primitiveme;nt -dik . 

Radicaux doux : meneks^^k, il se sauve; 

nepeks{'ik, il croît. 

INDICATIF PRÉSENT. 



Je me sauve, 

1. P. meneksz-em, 

2. meneksz-el, 

3. meneksz-ik, 

1. P. meneksz-ijnk, 

2. menekesz-tëk, 

3. menekesz-nek. 



Je me sauvais» 

1 . P. menekv-ém, 

2. rnenekvél, 

3. menekv-ék, 
I. P. menekv-énk, 
I. menekv-etëk, 
3. menekv-ének. 



I. 

2. 

3. 
I. 

2. 

3. 



Je me suis sauvé, 

P. menekëd-tem, 
menekëd-tél, 
menekëd-ett, 

P. raenekëd-tûnk, 
menekëd-tetëk, 
menekëd-tek. 



Je crois. 

neveksz-em, 

neveksz-el, 

neveksz-ik, 

neveksz-unk, 

nevekesz-tëk, 

nevekesz-nek. 



IMPARFAIT, 



Je croissais. 

nevekëd-ém, 

nevekëd-él, 

nevekëd-ék, 

nevekëd-énk, 

nevekëd-étëk, 

nevekëd-ének'. 



PARFAIT. 



J'ai crû. 

nevekëd-tem, 

nevekëd-tél, 

nevekëd-ett, 

nevekëd-tunk, ' 

nevekëd-tetëk, 

nevekëd-tek. 



FUTUR. 



Je me sauverai. 

1 . P. menekëd-ni fogok, 

2. menekëd-ni fogsz, 

3. menekëd-ni fog. 

1 . P. menekëd-ni fogunk, 

2. menekëd-ni fogtok, 

3. menekëd-ni fognak, 



Je croîtrai. 

nevekëd-ni fogok, 
nevekëd-nî fogsz, 
nevekëd-ni fog, 
nevekëd-ni fogunk 
nevekëd-ni fogtok, ' 
nevekëd-ni fognak. 



66 



ELEMENTS 



INPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT. 



Je dois dormir. 

1. P. alud-jam, 

2. alud-jâl, 

3. alud-jék, 

1. P.alud-junk, 

2. alud-jatok, 

3 . alud-janak. 



Je dois être irrité. 

haragud-jam, 

haragud-jâl, 

haragud-jék, 

haragud-junk, 

haragud-jatok, 

haragud-janak. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL PRÉSENT. 

Je serais irrité. 

haragud-nâm, 

haragud-nâl, 

haragud-nék, 

haragud-nânk, 

haragud-nâtok, 

haragud-nânak. 



Je dormirais. 

î. P. alud-nâm, 

2. alud-nâl, 

3. alud-nék, 

1. P. alud-nânk, 

2. alud-nâtok, 

3. alud-nânak. 



FUTUR. 



Je dormirais (à lavenir). 

1 . P. alv-audom, 

2. alv-andol, 

3. alv-andik, 

1 . P. alv-andunk, 

2. alv-andatok, 

3. aly-àndanak. 



Je serais irrité {à lavenir). 

haragud-andom, 

haragud-andol, 

haragud-andik, 

haragud-andunk, 

haragud-andatok, 

haragud-andanak. 



6i. 



IV. — RADICAUX 

Verbes à terminaison 



Radicaux durs : hiy il appelle; bûv4k^ il se cache. 



INDÉFINI. 

J'appelle. 

1. P. hiv-ok, 

2. hf-sz, 

3. hf, hiv. 

1. P.hiv-unk, 

2. hî-tok, 

3. h£-nak. 



INDICATIF. PRÉSENT. 



OBJECTIF. 



Je t'appelle. 

hiv-om,hî-lak, 

hiv-od, 

hî-ja, hfv-ja,* 

hf-juk, 

hî-iâlok, 

hî-Jâk. 



RÉFLÉCHI* 



Je me cache.. 

bûv-om, 

bûv-ol^ 

bûv-ik, 

bûv-unk 

bû-tok, 

bû-nak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



67 



IMPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT. 

Je dois croître, 

nevekl*d-jem, 

neveked-jél, 

nevekëd-jék, 

nevekëd-|ûnk, 

neveked-jetëk, 

nevekcd-jenek. 

OPTATIF ET CONDITIONNEL PRÉSENT. 



Je dois me sauver. 

i . P. menekëd-jem, . 

2. menekëd-jél, 

3. menekëd-jék, 

1. P. menekëd-jûnk, 

2. menekê'd-jetck, 

3. menekëd-jenek. 



Je me sauverais. 

1. P.menekëd-ném, 

2. menekëd-nél, 

3. menekëd-nék, 

1. P. meuekëd-nénk, 

2. menekiid-nétëk, 

3. menekëd-nének. 



Je croîtrais. 

nevekëd-ném, 

nevekëd-nél, 

nevekëd-nék, 

nevekëd-nénk, 

nevekëd-nétëk, 

nevekëd-nének. 



FUTUR. 



Je me sauverais [à V avenir), 

1. P. menekv-enderp, 

2. menekv-endel, 

3. menekv-endik, 

1 . P. menekv-endlink, 

2. menekv-endetëk, 
3." menekv-endenek. 



Je croîtrais [à l'avenir), 

nevekëd-endem, 

nevekëd-endel, 

nevekëd-endik, 

nevekëd-endiink, 

uevekëd-endetëk, 

ne vekëd-endenèk . 



VOCALIQUES. 

vocalique longue. 

^ OlAX , ., . 

Radicaux DVfisr : siô, il tisse. 



INDICATIF. PRESENT. 



INDÉFINI. 

Je tisse. 

I . P. szov-Ôk, 
2.. szô-sz, 
3. szô, 

1. P. szôv-unk, 

2. szô-tôk, 

3. szô-nek. 



OBJECTIF. 

Je te tisse, 

szôv-Ôm, szô-lek, 

szÔv-ôd, 

szôv-i, 

szo-juk, 

szôv-itëk, 

szôv-ik. 



68 



ELEMENTS 



Tappelais, 

1 . P. hiv-ék, 

2. hiv-âl, 

3. hiv-a, 

1. P. hiv-ânk, 

2. hiv-âtok, 

3. hiv-ânak. 



J'ai appelé. 

1 . P. hf-ttam, 

2. hî-ttâl, 

3. hfv-ott, 

1. P. hî-ttunk, 

2. hî-ttatok,^ 

3. hî-ttak. 



IMPARFAIT. 

Je rappelais, 

hiv-âm, -âlaji, 

hiv-âd, 

hivrâ, 

hiv-ôk, 

hiv-âtok, 

hiv-âk. 

PARFAIT. 

Je Vai appelé, 

hî-ttam, -ttalak, 

hi-ttad, 

hî-tta, 

hf-ttuk, 

hi-ttatok, 

hî-ttâk. 



Je me cachais, 

bûv'am, 

bûv-âl, 

bûv-ék, 

bûv-ânk, 

bûv-âtok, 

bûv-ânak. 



Je me suis caché. 

bû-ttam, 

bû-ttâl, 

bûv-ott, 

bû-ttunk, 

bû-ttatok, 

bû-ttak. 



IMPÉRATIF ET CONJONCTIF. PRÉSENT. 



Je dois appeler. 

1. P. hî-jak, 

2. hi'-j, 

3. hî-jon 
i.P. hi-junk, 
2. hî-jatok, 

hi-janak. 



3. 



Je te dois appeler^ 

hî-jam, -jalak, 

hi-jad, 

hi-ja, 

hi-juk, 

hî-iatok, 

hi-jâk. 



Je me dois cacher. 

bûv-jam, 

bûv-jâl, 

bùv-jék, 

bûv-junk, 

bûv-jatok, 

bûv-janàk. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT. 

Je me cacherais. 



•\ 



J'appellerais, 

1. P. hi-nék, 

2. hî-nâl, 

3. hi-na, 

1, P. hf-nânk, 

2, hi-nâtok, 

3, hf-nânak. 



Rappellerais 
(ai avenir). 

i. P. hiv-andok, 

2. hiv-andasz, 

3. hiv-and, 

1. P. hiv-andunk, 

2. hiv-andotok, 

3. hiv-andanak. 



Je t'appellerais. 

hi-nâm, -nâlak, 

hi-nâd, 

hî-nâ, 

hî-nôk, 

hî-nâtok, 

kî-nâk. 

FUTUR. 

Je t'appellerais 

{à l'avenir). 

hiv-andom,-andalak, 

hiv-andod. 

hiv-andja, 

hiv-andjuk, 

hiv-and) âtok, 

hiv-andjâk. 



bûv-nâm, 

bûv-nâl, 

bûv-nék, 

bûv-nânk, 

bûv-nâtok, 

bûv-nânak. 



Je me cacherais 
(à y avenir). 

bûv-andok, 

bûv-andasz, 

bûv-and, 

bûv-andunk, 

bûv-andotok,. 

bûv-andanak. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



f>9 



IMPARFAIT. 



Je tissais, 

' 1 . P. szôv-ék, 

2. szôv-él, 

3. szôv-e, 

1 . P. szôv-énk, 

2. szov-étëk, 

3. szôv-ének. 



Tai tissé, 

1. P. szô-ttem, 

2. szô-ttél. 

3. szô-tt, 

1. P. szô-ttunk, 

2. szô-ttetëk, 

3. szô-ttek. 



Je te tissais. 

szô-vém, -élekj 

szov-éd, 

szôv-é, 

szôv-ôk, 

szôv-étëk, 

szôv-ék. 



PARFAIT. 



Je fai tissé, 

szô-ttëm, -ttelek, 

szô-red, 

szô-tte, 

szô-ttûk, 

szô-ttétëk, 

szô-tték, 



IMPÉRATIF ET COrUONGTIF. PRÉSENT. 



Je dois tisser. 



1. P. szô-jek, 

2. szo-j, 

3. szô-jôn, 

1 . P. szô-junk, 

2. szô-jetëk, 

3. szô-jenek. 



Je te dois tisser. 

szô-jem, -jelek, 

szo-jed, 

s2Ô-je, 

szo-jiik, 

szô-jétëk, 

szô-jék. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT. 



Je tisserais. 

I . P. szô-nék, 
a. szô-nél, 
3. szô-ne, 

1. P.szô-nénk,, 

2. szô-nétëk 

3. szô-nének. 



Je tisserais (à l'avenir). 

1 . P. szôy-endek, 

2. szôv-endesz, 

3. szov-end, 

1 . P. szôv-endûnk, 

2. szôv-endetëk, 

3. szôv-endenék. 



Je te tisserais, 

szô-ném, -nélek, 

szô-néd, 

szô-né, 

szô-nôk, 

szô-nétëk, • 

szô-nék. 



FUTUR. 



Je te tisserais (à V avenir), 

szov-endem, endlek, 

szôv-ended, 

szôv-endi, 

szôv-endjtïk, 

szôv-enditëk, 

szôv-endik. 



70 



ÉLÉMENTS 



6i. 



V. — RADICAUX 

à terminaison vocalique brève, 

Të-nniy faire; ë-nniy manger 



INDICATIF. PRESENT. 



INDEFINI. 



î. P. tësz-ëk, 

2. tësz-esz, 

3. tësz-ën, 

1. P. tësz-îink, 

2. tësz-tëk, 

3. tësz-nek. 



Je faisais. 

1. P. të-v-ék, 

2. të-v-él, 

3. të-v-e, ton, 

1. P. të-v-énk, 

2. të-v-étëk, 

3. të-v-ének. 



J* ai fait. 

1. P. të-ttem, 

2. të-ttél, 

3. të-tt, 

:. P. të-tttink, 

2. të-ttetëk, 

3 . të-ttek. 



OBJECTIF. 



tësz-ëm, 

tësz-ëd, 

tësz-i, 

tësz-sziik, 

tësz-itëk, 

tësz-ik. 

IMPARFAIT. 

Je le faisais. 

të-v-ém, 

të-v-éd, 

të-v-e, 

të-v-ôk, 

të-v-étëk, 

të-v.-ék. 

PARFAIT. 

Je V ai fait, 

të-ttëm, 

të-tted, 

të-tte, 

të ttîik, 

të-ttétëk, 

të-ttek. 



RÉFLÉCHI, 



ësz-ëm, 

ësz-ël, 

ësz-ik, 

ësz-îinkj 

ësz-tëk^ 

ësz-nëk. 



Je mangeais, 

ë-v-ém, 

ë-v-él> 

ë-v-ék, 

ë-v-énk, 

ë-v-étëk, 

ë-v-ének. 



Tai mangé, 

ë-ttem, 

ë-ttél, 

ë-v-ett, 

ë-ttiink, 

ë-ttetëk, 

ë-ttek. 



IMPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT. 

Je dois le faire. 



Je dois faire. 

1. P. të-gyek, 

2. té-gy, 

3. të-gyën. 



të-gyem, 

të-gyed, 

të-gye. 



Je dois manger. 

ë-gyem, 
ë-gyél, égy, 
ë-gyék, 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



7Ï 



I. P. të-gyîink, 
2; të-gyetëk, 
3. të-gyenek. 



të-gyîik, 

të-gyétëk, 

të-gyék. 



ë-gyunk, 
ë-gyetëk 
ë-gyenek. 



OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT. 



Je ferais, 

1. P. tè-nnék, 

2. të-nnél, 

3. të-nne, 

1. P. të-nnénk, 

2. të-nnétëk, 

3. të-nnének. 



Je ferais [à V avenir). 

1 . P. të-endëk, 

2. të-endesz, 

3. të-end, 

1. P. të-eridiink, 

2. të-endetëk, 

3. të-endenek. 



Je le ferais, 

të-nném, 

të-nnéd, 

të-nné, 

të-nnôk, 

të-nnétëk, 

të-nnék. 

FUTUR. 

Je le ferais (à V ave- 
nir). 

të-endëm, 

të-endëd, 

të-endi, 

të-endjiik, 

të-enditëk, 

të-endik. 



Je mangerais. 

ë-nném, 

ë-nnél, 

ë-nnék, 

ë-nnénk, 

ë-nnétëk, 

ë-nnének. 



Je manfferats 
(à l avenir), 

ë-endëm, 

ë-endël, 

ë-endik, 

ë-endlink, 

ë-endetëk, 

ë-endenek. 



72 



ELEMENTS 



CHAPITRE X 



LES POSTPOSITIONS 



62. — Les postpositions sont de deux espè- 
ces : celles qui suivent les ladicaux simples; 
celles qui suivent les radicaux augmentés des 
suffixes casuels. 

Les premières se subdivisent encore selon 

qu'elles répondent aux questions où ? où ? avec 
mouvement, et d^où ? 



1. OU? 

alatt 

elôtt 

kôrôtt, 

kôzôtt, 

mëgëtt^ 

mëllëtt, 

2. OU? 



fôlôtt, 
hegyett, 



OU? 



D'oUP 



alâ, 


alôl, sous. 


elé. 


elôl, devant^ 


kôré, 


kôrûl, autour. 


kôzé, 


kôzûl, entre. 


mëgé, 


mëgôl, derrière. 


mëilé. 


mëllôl, près de, ' 


OU? 


D'oU ? ' 


fêlé, 


felôl, vers. 


fôIé, 


— au-dessus. 


hegyé, 


— pers. ^ 



1 . Lap. manga, dos. 

2. Des substantifs : al, el, kôr, kô:^^ melL 

3. Des substantifs : fél, fol (rac./d), heg^. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



3. âltal, ait, à ira- 
pers. 

ellen, contre. 

irânt, par rap- 
port à (rad. ira- 

miatt, à cause de 
{mi'att). 



mulva, après de 

nélktil, sans (nâU 

kûl). 
gyanânt, en place 

de {gyanu). 
helyëtt, à la place 

de (hely). 



olta, ôta, depuis 
(vo/,finn.o/-cn). 

szerént , szerint , 
conformément à 
[sier). 

utân, après (ût). 

végëtt, à cause de 
{yég). 



La seconde subdivision : 



alôl, alul, en dessous. 

felôl, felûl, au-dessus, 
-nlbelôl, belûl, à F intérieur. 

Ikivûl, en dehors^ dehors. 

|âlt, âltal, à travers. 
.5jj|kereszttil, route à travers (keres^t). 

innen, en deçà (e^-nen). 

xûly au delà {tdvul). 
-hozj -hez, -hôz, -képest, en comparaison de. 
-nâl, -nél, fogva, fogvâst,par conséquent. 
-tôl, -tôl fogva, depuis. 
-ra, -ré nézve, par rapport à. 
-val^ -vel ëgytitt, ensemble. 

Quelques exemples suffiront pour donner 
une idée exacte de l'emploi de ces postpositions : 

posTPOsrnoNs de premier ordre. 

Hâz alatt, sous la maison. 

Hâz alâ, sous la maison (avec mouvement). 

Hâz alôl, dessous la maison. 

Hâz elôtt, devant la maison. 



l 



'"'74 ' ' ÉLÉMENTS 

• t 

Hâz elé, {atlant) devant la maison. 

Hâz elôl, (venant) de deuant la maison. 

Hâz fcôrôtt (sans mouvement), autour de la maison. 

Hâz kôré (avec mouvement), autour de la maison. 

Hâz kôrûl, tout autour de la maison. 

Hâzak kôzôtt, entre les maisons. 

Hâzak kt^zé, allant entre les maisons. 

Hâzak kôzûl, (venant) d'entre les maisons. 

Hâz mëgëtt, derrière la maison. 

Hâz mëgé, derrière la maison. 

Hâz mëgôl, venant de derrière la maison. 

Hâz mëllëttj à côté de la maison . 

Hâz mëllé, à côté de la maison (avec mouvement). 

Hâz mëllôl, venant du côté de la maison. 

Hâz fêlé, vers la maison. 

Hâz felôl, de la maison. 

Hâz fôlôtt, au-dessus de la maison. 

Hâz fôlé, — (avec mouvement). 

Szorgalom âltal,^ar l'application. 

Hâz ellen, contre la maison. 

Hâz miatt, à cause d'une maison. 

Tizenkét ôra mulva, après dou\e heures. 

Hâz nélkûl, sans maison. 

Hâz gyanânt, en place de la maison. 

Hâz helyëtt, à la place d'une maison. 

Egy ôra 6ta, depuis une heure. 

Tôrvény szerint, selon la loi. 

Tizenkét ôra utân, après midi. 

Tôrvény végëtt, à cause de la loi. 

POSTPOSITIONS DU DEUXIÈME ORDRE. 

Hâz-on alôl, en dessous de la maison. 
Hâz-on fellil, au-dessus de la maison. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 7 5 

Hâz-on belôl, dans Pintérieur de la maison. 
Hâz-on kîvtil, en dehors de la maison . 
H£L?-on ait, à traders y ou au-dessus de la maison. 
Hâz-on kërëszttil, départ en part. 
Hâz-on innen, en deçà de la maison. 
Hâz-on tûl, au delà de la maison, 
Hâz-hoz képest, comparativement à la maison. 
Kéz-nél iogvai, pris par la main. 
Tëgnap-tôl fogva, depuis hier. 

Hâz-ra nézve, quant à la maison^ par rapport à la mai- 
son. 
Hâz-zal egyûtt, la maison comprise. 



76 ÉLÉMENTS 



CHAPITRE XI 



LES ADVERBES 



63. — Les adverbes ressemblent, selon leur 
signification, aux postpositions; seulement 
celles-ci se trouvent toujours placées auprès des 
substantifs, tandis que ceux-là se placent auprès 
des verbes, p. e. : 

A' s\obd^ dltaly à travers la chambre; a tôrvényt âtal- 
hdgnif enfreindre la loi. 

Quelques adverbes sont inséparables des 
verbes qu'ils précèdent ; ce sont : 

Be, dans; e/, loin de; elé ou elô, par ici; fel, sur; /e, 
de; kiy hors; viss:{a, en arrière; meg, allemand be ou er; 
egybe^ dans un; ôs\peo\i ôss:{e^ ensemble \ellen ou ellent^ 
contre; kôrûl, autour; a/a, sous. 

Ces préfixes ne se séparent jamais des mots 
dérivés des verbes, mais souvent des verbes. 

Remarque. — Ce sont de vrais préfixes qui 
n'existaient pas dans l'ancien idiome et qui sont 
tout à fait contraires au génie des langues 
ouralo-altaïques. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 77 

64. — i" Les adverbes de lieu sont : 

à). A la question hôl?ot?/ônn ou fenn ou fennt, en 
haut; benriy bennt, dans l'intérieur; kinn, kinn ou kint, 
dehors; lenn ou lent^ en bas; alûlj en dessous; felûl^ au- 
dessus; elûly devant; hdtûl, derrière; kivûly dehors; innen 
ou innét, en deçà; /m/ ou tulnat, au delà; î« ou ttterif 
ici; o/f ou o/f^i/i, là; sehol^ nulle part; s\anas:{éty l'un sur 
Tautre; s:{ertes:{élyely loin l'un de l'autre ;me55;[g ou me5;[- 
s:{i^ ou faVw/ ou tàpolnaty loin; Aro^je/, près, proche. 

Le // de itt et ott a aussi servi pour former le 
locatif, p. e. : 

Gypr-ôtt, à Raab; Kolospdr-tt ou Kolosudr-ott ^ à 
Clausen bourg ; etc . 

b). K la question houa? ou? merreP ou mely fêlé ? 
dans quelle direction? ;W^, ici; amoda, là; é'rre, par ici; 
arr^, par là; messie, mêss!{ire, loin; mindenhova^ min- 
denupe^ partout; sehova, nulle part;yô/ (fel), sur; a/a, 
vers en bas; /e, en bas. 

c). A la question honnan? d'oîi? innen, d'ici; onnan, 
de lèL'j/ôlôl ou fblûlrôly d'en haut; mdsunnan ou mdshon- 
nan, d'autre part; mëssiunnen, de loin; mindenilnnen, de 
toute part; ^aVd/ ou tdvulrôl^ de loin. 

2** Adverbes de temps : 

a). A la question m/Aror? quand? a AAror, alors; ekkor, 
dans ce temps; wo5f ou mostan (aussi mostansdg), main- 
tenant; wm^f, de nouveau; e^entûl, à Tavenir; a^utdn ou 
a^^ron (05;{^aw), après; hajdan, jadis; r^g- ou r^^^n ou re- 
g-gwfe (n), depuis longtemps; eleinie{h)^ au commence- 
ment; i/janta {n), dans la jeunesse; 5oAa, jamais ; minden- 
ha^ toujours; ^a va/, l'année passée; aunakutdna, après; 



7^ ÉLÉMENTS 

mindjdrt, de suite; délest (n), après-midi; estve ou este, 
le soir; éjsiaka ou éjjel^ la nuit. 

b). A la question meddig? combien ? à quelle distance ? 
addig, jusqu'à; eddig, jusqu'ici ; mindigy toujours; ôrôk- 
kôriy ôrôkké ou ôrôkkétig, éternellement. 

3** Adverbes affirmatifs et négatifs : 

Igen ou igeniSy oui; valôban, en effet; nem^ non; etc. 

4'' Adverbes de manière : 

A la question hogjr? comment? igy^ ainsi, de <:ette 
manière; wg^, comme cela, de cette façon; on les forme- 
le plus souvent des substantifs et des adjectifs, p. ex. : 
énekelve, enchantant; Zopra^if, en tapinois; aZ/va, debout; 
aludua^tvi dormant; bî^pasty avec confiance; nagyolHi 
beaucoup, très; s^abadon^ libre; lassan, lentement; hara- 
gosariy en colère; et de tous les adjectifs à l'aide des suf- 
fixes os, es, os. Ensuite : rûtûl, laid ; magyarûl, en hon- 
grois; yitéifûl, héroïquement; keuéssé, un peu. Enfin 
elôle g ou elôlegesen, d'abord; tustént, de suite. 

Quelques adverbes formés de radicaux du 
d'adjectifs possèdent les trois degrés de compa- 
raison : 

Jobban^ mieux; ross!(abbûl, pis; belebb, plus à l'inté- 
rieur; kijjebb, plus à l'extérieur; fôlebb^ plus en haut; 
lejjebb ou aldbb, plus en bas ; {legaldbb^ au moins ;) f o- 
vdb, plus loin; elébby plus tôt; inkdbby leginkdbb, plus 
volontiers, le plus volontiers (le positif manque). 

Quelques adverbes accompagnent aussi les 
adjectifs. Ce sont : 

Igen ou nagjron, très ; felëtte, extrêmement ; kulônô^ 
$en, surtout; r^ni/riVi^/^extraordinairement. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 79 



l 



CHAPITRE XII 



CONJONCTIONS 



65. — i. Es et 's, et; nem, pas ; sem {es -f- nem), non plus ; 
ne = se, même sens, d'une manière impérative ; meg, 
après. 

2. Ha ou hogyha, si; haCsak^ si seulement; kUlônben, 
sans cela. 

3. D^ = pedig = hanem, mais; mégis, pourtant; 
mégsem, pourtant pas; holott, où cependant. 

4. Aferf = mivel = mivelhogjr = minthogy, parce 
que, car ; a:[érty e^ért, pour cela, pour ceci ; tehdt = hdt, 
donc, par conséquent. 

5. Minty comme; ûgjrmint ou tudntillik, à savoir; 
mintegy, à peu près; s:{inte, presque; his\en, or. 

6. MiértP ou mért? pourquoi ; mi oAr^d/ ? = m/ vég" 
c« ?= wf o/:ra va/d né:{ye P à quel effet, pour quelle cause ? 
hdt? donc; eP ou t/aljon} pourquoi/^ 



80 ÉLÉMENTS DE GRAMM\IRE MAGYARE. 



CHAPITRE XIII 



INTERJECTIONS 



66. Il y a cinq espèces d'interjections, savoir : 

1. D'admiration : éj! ou ejnye! éh\ saperlotte! 

2. Pour attirer Tattention : ugyan! écoutez-moi donc ! 
hdt! eh bien! 

3. De tristesse : ôhl 6\ 

4. D'encouragement : noszal eh bieni dml certes, bien! 

5. De souhait : pajhaî bârcsakl si seulement! pajmil 
quel.... I pajki! qui donc ! etc. 



TEXTES MAGYARS' 



PROSE 



FRAGMENT D'UNE NOUVELLE INTITULEE KARDVAS ES VILLAM 

Timûr Lenk kedvencz ^ fiâval • shachozott *. 
Tamerlan avec son favori fils jouait aux échecs. 

Az ifjû ^ herczeg ^ népies • neve^ volt® Shach 

Le jeune prince, son populaire nom était échec 

Roch*. Ezt*^ a nevet ^^ azért *• kapta ^S mert * * a 
mat. Ce nom^ pour cela {il a) reçuy parce que 

schach jâtékban" ô talâlta ^» feP' azt^» a fogâst** 
dans échec jeu^ lui {avait) découvert ce trait^ 

jnely *® altal •* a kirâly ^^ a toronynyal ** egyszerre ^* 
lequel par le roi {avec) la tour du même coup 

helyet ** cserél *^. 
la place change. 

• Shach roch ! » monda *' Timûr Lenk *® 3 abban *' 4 
Échec roque! dit Tamerlan {dans) ce 

I» Nous comptons publier plus tard une Grammaire com- 
plète suivie d'une syntaxe et d'un grand choix de textes. 

6 



82 ELEMENTS 

pillanatban '^j midôn '* ezt mondta ^ szétnyiltak •* 
moment i lorsque cela il (ayait) dit, s*écarttrent 

sâtora ^^ fûggônyei « s »« ott ^^ âllt »» elôtte «» 
de sa tente les portières^ et là se tenait debout dey ont 

az elfogott *® szultân **, Bajazid. 
lui le fait prisonnier sultan, Baja^et. 

a Shach roch ! 
Échec roque! 

Egy *^ kirâly^^ ki ** trônjât *^ elcserélte ** a toropy- 
Un roi qui son trône (a) échangé (avec) la 

nyal, — a fogsâg *'^ tôrnyâval ** ! » 
tour y — (avec) de la captivité tourl^ 

Timûr felâUt ♦• helyérôl »•, s legyôzôtt»* eUenének" 
Timour se leva de sa place, et (à son) vaincu ennemi 

kezét ** nyujtva ", odavezette *• divan jâhoz ^ es ma- 
la main tendant le conduisit près de son divan, et Je 

ga*' melléw ûlteté»^: 
lui à côté le fit asseoir : 

— Bajezid 1 a szerenecse ^ ellened •* fordult •*; de •• 

— Bafas^et ! la fortune contre toi a tourné; m^is 

nem •* az en ** szîvem ••. A sors *' fbgolylyà ^ tett **, 
pas le mien cœur. Le destin prisonnier {fa) fuit ^ 

en fejcddemnek ^» hagylàk 7*, Satôrod " készen ''• 
moi prince {je te) laisse. Ta tente près . 

àll ^S nem ôriz " benne '^^ senki ". Ott ^« mcg- 
se tient, pas (te) garde dedans personne. Là (tu) 

talâlod^* nôdet^*, es Mirza fiadat" kiket »» elfog- 
trouves ta femme et Mir\a (ton) fils que (on a) 

tak «S ôk ^ is »• yeled »« kgyenek ^\ Coupân Wcgyet •• 
, prisj eux aussi^^ec toi . iSoierit. Seulement une chose 



DE GRAVMÀntE MAGYARE. 83 

kivânok^M» tôled** : fejedelmi •» szôdat^, hogy »^ tôlem «» 
{jé)désire de toi : de prince ta parole, que de moi 

ravaszul** elszôkiii ^'^ nem fogsz ^*, mîg^* fiaid- 
avec ruse (adv.) f échapper pas fer as ^ jusque {avec tés) 

dal *«« harczban *<>< âllok *«». Ha<«3 békét '^ kôthe- 
Jils dans la guerre je me tiens. Si là paix pouvons 

tUnk *«^ ismét ^^^^ térj ^^'^ vissza ^^ békén *«« orsz- 

lier (conclure)^ de nouveau retourne en paix dans 

âgodba ^*®; mert *** nem kivânia ^*? Allah, hogy két ^^' 
ton pays; parce que pas {le) désire Allah que deux 

igazhivô ^** szultàn egymâs *^* fejét *'^ megaléz- 
croyants sultans ensemble Vun Vautre sa tête humi- 

za ^". Tehât <<« add ^*» fejedelmi szôdat ^^o. 
lie. 

Bajazîd szive ^** meglâgyult "^ ellenféle *23 nagy- 
' -De Saja^t:son eœur s* attendrit d'une pareille gran- 

lelkùségétôl ^**. Fejedelmi szavât *^^ fejedelmi 

deur d'âme. De princeprincière sa parole, de prince 

kézcsapâsât ^^* adta ^'"^j hogy nem fog *** alat- 
poignée demain {a) donné, que pas fera par 

tomos^**s2ôkést ^^ tervezni *" Tamerlan tâbprâbôl*". 
..derrière fuite projeter de Tamerlan du camp. 

AzzaP" elvezették *'* a czifra ^3« sâtorba **% 

Apec cela, on le conduisit {dans la) ornée tenté, 

. hol ^^'^ fia <3» es néje *3« mâr ^^ vértak *" réa **«. A 
oii son fils et sa fenwne déjà attendaient {sur) lui, La 

sâtor czifra^olt *^^ a kiliet szeretett *«, ott *^* voltak ^« 
tente orné^^ était^^iieuxy qu'il aimait, là étaient 

' vêle *^ flgyûtr'^^^ de azért torony ^*^ volt 
xi^Avec lui réunit êksenMe^ mais pour teUt tour était 



8i4' M. V.. ÉLÉMENTS. 

a^, kirâlyî ' tfôa <»<^ belyett«^ Sh^h rocl^! 

ceîà^ (d*ûk)'royal . if-ône ■> àAdr.placè, Échec maf^! 

Tîmuî* Lénk ^otapâs ^ temfctiést^ rendezett ^ BajV. 
Damerlan magnifique enterrement commanda à Bar 

zidnàk -*. Mîiidéti ' sferege ^ kivonùlt ' a gyàszrava^ 
jà^et. Toute, sqn armée sortit le brancard fu^ 

tait» kisémi». Sirkôvérô <• 

nèbre (pour) accompagner. (Sur. sa) pierre tumulaire^ 

felvésette;'* ellensége^^ halhatlan ^^ tetteit^^ s^sz- 
ilfit graver de son ennemi (ses) immortels exploits^ (à 

szonyainak *^ megparancsolâ ^% hogy ' sirjaniak ^', Mi- 
ses) femmes (il) ordonna^ que (elles) pleurenL 

kor ^® a gyàszszertartàsbôl *^ visszatért '^; eléje ^* 
Quand il de la cérémonie funèbre revint^ au devant 

jôtt22 tôrténet^3 irôja 2* Shacheddin ; es felovasâ 2' 
de lui vint d'histoire écrivain Schcheddin ; et lut (à hau- 

elôtte 26, a mit " az utôkor 2* szâmâ- 
f^ vo/jt) devant lui ce que (du) futur temps {pour le) 

ra»» fôljegyzett 3^ • 

compte avait noté, 

Hangzott ^^ eképen ^^ : 

(i4 ) retenti de la manière suivante : 

« Es 33 midôn 3* Timur Dsihangir ellenségét 3~» le- 
J?f jfwanrf Timour Dsihangir son ennemi vain 

gyôzte »• es elfogâ " : ùgy ^ bânt 3» vêle, mînt test*^ 
quit et prit : ainsi traita avec lui, comme avec 

vérrel, ^^ asztalâhoz *^ ûlteté *^, barâtjânak ^*: 

soh frère; (près de sa) table (le) fit asseoir ^ son ami 

hQvczt^J*] V i l&jkielmileg ^^ kitUûteté -»% s midôn ^' 
le nomma, çgfH^e^^^Tir^rinçu l^disti^gm, et quand 



DE gramm^hrbJiùgyare. &5^ 

a2 .idok'^^ renHi ^ ^îetinf *% :fiajazid satdtân még- 
(desytènïps les ordres d^àprèsr^ Bajà\ét sultan re-, 

tért ^^ axf *:ô-^ -atyâihoz ",' ^xti kitéXyl ^ M^vm.- 

toiirma (près)dèiuisespères'. tfomwe, rpr ; le Jit 

teîé^* el^^ s fefédelmi sirboit3G>t'^! em^l^î^tett ^' haqi*- 
enter'rer^ et princier tombeatk Jit éhyet de ses 

vai ^* fôlé*^ Dicsôség^'^ ann^k^^, aki mindenç- 
cétidres au-dessus. HormeUr à celui qui tout 

kér «^ iât ! •» » 
yoit. 

Az ûs'tôkôs «* pedig ^ viwzatért ^^ es nem tôrte " 
La comète quant à {elle) retourna et pas cassa 

ossze «s ' a fôldet «». 
enmûrceaux la terre. 

JôKAi Môr'ï^ 
Jokai Maurice. 

Kardvasés villâm, le glaive et l'éclair sont au 
nom. sing. — Le prem. de ces deux substantifs 
est composé de kard, sabre, et vas y fer. 

1 . Kedvenciy favori, de kedpy allem. laune. 

2. Fiâvaly à^fipfiu, garçon, fils;/m, son fils; 
fiâpaly avec son fils. Com^itatif possessif singu- 

. 3s. ShachQ\ott^ 3™^ pers. mng. parfait du verbe 
shacho:{-ni . 

4i Ifjûy jeune. 
" 5. Herc^egy duc, d^ rallemaiid jEferjjo^. 
h.^NépièSj populaire, de «ép, peuple. 



86 ÉIÉKGNTS 

7. Nepe^ son nom, de név, nom. / 

8. Volty S"** pers. sing. parf. du verbe auxil. 
len-niy être. 

9. ShachRoch. 

10. E^t^ accus, sing. de es^^ ce, cette. 

11. Nevety accus, sing. de név, nom. ' • 

12. A{érty pour cela, de a^-êrt , causatif, 
sing. ért est le participe du verbe êr-ni. 

i3. KaptUy S""' pers. sing. parf. du verbe^A-op» 
ni, conj . déf . 

14. Mert, parce que. 

i5. Shachjâtékban,iviess\{sm^. de shachjâték, 
jeu d'échec. 

i5. Talâlta, S'^^pers. sing. imparf. du verbe ta- 
îdl-nij trouver, conj. défini. 

17. Fel, fait partie du verbe 7^/a/«/, et par 
préfixation on a formé feltallâniy découvrir. 

18. A!{ty ace. sing. de a{. 

19. Fogâst, ace. sing. de fogâs, trait (iittér. 
prise), defogni, prendre, defog, dent. 

20. Melfy pron. réfléchi ; nominatif sing. 

2 1 . Altaï ^ préposition par ; 

22. Kirâly^ du slave Arj/, roi. 

23. Toronynyaly comitatif de torony, tour; 
forme altérée de Tallem. thurrri^ 

24. Egys^erre, àdv;, formé de; egy-s\er, une 
fols. 



DE GRAKMAiWE' MAGYARE. 87 

25. Helyety accus, sing. de hely, place, en- 
droit {covaç.hûnn.kylà, village ; magy. hely- 
se g y etc.) 

26. Cserély S'^'pers. sing. du prés, de cserélm\ 
changer, conj. indéfini. 

27. Mondây 3"' pers. sing, prétérit du verbe 
mond-a-ni, dire, conj. défini. 

28. TimurLenky nom du conquérant Tamer- 
lan, Timour le boiteux. 

2g. Abban (pour aiban)ipvon. démonstr., aïk 
rinessif. 

3o. Pillanatbariy inessif sing. de pillanaty 
moment. 

3i. Midôrtj adv. de temps; mi-idôn^ de quel 
' temps. 

32. Mondta^ 3"' pers. sing. parf. du verbe 
monda-ni. 

33. S{étnytltak, 3°"" pers. pluriel parf. du verbe 
s^ét-nyil'ni y verbe neutre. 

34. Sâtora^ sa tente, de sàtor- 

35. Fûggônyei (probablement pour fûggô- 
nyeki)^ ses portières, plur. possessif; allem. 
fùgeriy et hàngen. 

36. '5 pour é5, et. 

37. ott, adv. de lieu. 

38. âllt^ 3™ pers. sing. parf. du verbe allant j 
être debout. 



8(88 .::u, ..mticwiENrH»^/^"" • i 

« 

40. El/ogoUj participe passé du verbe ehfàg'^\ 
mV ^irB' prf^^ïri^> preqdre; >2>^7«V prendre, 
saisir, voir^plu* hdut. . : > 

41. S!(ultânj le mot sultan. 

42. Egx^n{compAeûï}XLyhtej rac^dejrksz, 

un). 

43. Xtr^/y-. Voir plus haut.. i 

44. X/, pr. relat. nominatif. 

. 45 . Ttùtijàtf acc.sing. du possess. frdn (allem. 
Thron). » ,.. 

46. Elcserêlte^ 3^* pers. sing* parL de el-cserél- 
ni y échanger, conj. défini. ' » 

. 47. Fogsâg^ captivité, subst. forttié àfaidede 
la particule formative sâg, 

;48* Tornyâval, métathèse, de torony-paly to- 
rony-nyvaly à cause du suffixe possesv(comitatif) . 

4g.Felàllty 3°*' pers. sing* parf- de/ell-éU-a-m\ 
se lever. 

'5o* Helyérôly délajtif sing. possessif de hely, 

place. 

5 1 . -Le^jd^ôï/, partie. pasîé du verbe le-gyôi^ 
ni, vaincre- 

. jl^?, Elhnénekf d^t, sing. possessif de elkn^ en- 
nemi, adversaire, b 

,\5^j*Keiîié/^ atfe. $ing. poss. de^^jf, ace. ke^^e-t, 
main (comp. le finn. kàsi, rac. Aâ7e, main)^^ 



DE GRAMHXlSOR^iJBGYARE. 8^ 

54. iy)^wy/;/a,partiiX(fJii64.^(ftaTfeE^ 

55. Odapei-ette,3^^peT&. sing.parf. duverlpe 
odapes^et-fii^ y conduire; de pe^eiUnij aon^ 
duire; conj* déf. .' . 

56. Dipâiyâko:(^ approximatif sing, ppss.. de 
dipân, divan. 

57. MagŒy pron, réfléchi. ^ ' 

58. ilf<^//é, adverbe de iieu* 

59. Vlteté^.Z^ pers, sing. prétérit du verbe 
ûltet-niy faire asseoir; de ûlni, être assis. « >^ 

,60. 5f^rd»c*ej:popa* sâng^idu subst- fortune, 
bonheur. ^ 

. 61 « MtleneàyOAv^ïh^ augmenté du suff. poss. 
de la 2°' pers. : rf. - / 

62, Fordult, 3*" pers. sing. parfait du verbe 
fordul-ni, tourner. 

, 63. De^ conjonction; mais, cependant. 

64. Neniy pas, adv. de négation. 

. f 5 *£iî, pron* posses. i ''^ per&. sing. nominatif. 

66.* 5^z>em, posses. T" pers. de 5j[/V, cœur 
(cowp. fino^^^/ân, rac. ^ydàm^). 

67. Sor^, subst. nominatif lat. 5or5. 

68 ^ Fogûlylyà (poiir, f&gdy^) , factitif sing. 
àitfogoly^ prisonnier. ..i: ; : i. . ■ • 

éÇji lletf^iSf^-peKs. sing. parf. dit verbe /enm, 



ii^ -^ . 



9^ ELEMENTS 

70. Fejedelemnek , dat. sîng. de /ejedelentj 
prince, defeje^Jô, tête fînn. pàà. 

ji. Hagylak, i'* pers. sing. prés, du verbe 
hagy-nt, laisser ; conj . déf . 

72. Sâtorody posses. 2"* pers. de sâtor, tente. 

73. Kés{en, adv. formé de kés!(, près. 

74- -4//, S"** pers. sing. présent du verbe vllni. 
être debout. 

75. On'jf, 3"'' pers. sing. présent du verbe 
ôri:{niy garder, conj. déf. 

76. Benne, adverbe de lieu, formé du suff. 
'ben (inessif). 

77. Senkij personne; pron. indéf. de sem + ki. 

78. O//, là, en opposition de ///, ici. 

79. Megtalâlody 2°'' pers. sing. prés, demeg'- 
talâl-niy trouver. 

80. Nôdety ace. sing. posses. de nô, femme 
(comp. finn. neito^ neitonen^ rad. neitose, 
neitokainen, rad. neitokaise; nectoinen^ rad. 
neitoise) . 

81. Fiadatj ace sing. posses. de//«, garçon 
(comp. ûnn. pot kà). 

82. Kiket, lesquels, ace. pi. de kij qui. 

83. Elfogtaky 3°"" pers. plur. parf. du verbe 
el'fog-ni^ conj. défini. 

84. Oky plur. de d, il. 
85. /s. Voir plus haut; 



DE GRÀBfifAIRE MAGYARE. 9I, 

86. VeJed, le suffixe vel, avec, augmenté du 
suffixe posses. delà seconde personne-; ^i. 

87 Legjreneky 3"* pers. plur. subjonct. du 
verbe lënnt, être. 

88- Coupân, adverbe de manière. 

89. Egyet^ ace. sing. de egy, un. 

90. Kwânoky i"*pers. sing. prés. deA:«>4««/, 
désirer, conj, déf. 

gi . Tôled, le suff. tôl^ augmenté du suff. poss. 
de la seconde personne : ^d. 

92. Fejedelmi, adjectif, formé do fejedelemy à 
laide de Télision de fel^ ' f [ 

93. S^ôdaty ace. sing. poss. de s^ô, s^ava (ace. 
S{apadat)^ mot (comp. finn. sana, sana-kirja, 
s{ô'kôrryp, s^ôtâr, dictionnaire) . 

94. Hogy, conjonction. 

95. 7o/^w. Voirgr. 

96. Ravasiuly adverbe de ravas:{, rusé. 

97. Els!{ôkni, de s{ôkni, par la préfixa- 
tion. 

98. Fogs^y 2°** pers. sing. p;:é^ de fogni, -^/<ur»>^ 
prendre; les deux mots els^ôkm fogs^ consti- 
tuent le futur du verbe déserter. 

99. Mig^ adverbe de temps. 

100. Fiaiddal {pour fiakiddal)^ comitatifplur* 
poss. defiUyfia, fils. 

I o I .Harciban, inessif, sing. de Adfrc^, combat. 



; 102. Allok\ i'* pers. sing. prés, du verbe 4//- 
ni, être debout. 

io3. Ha, conjonction, si. 

104. Békéty ace. sing* de béke, paix. 

i o5. Kôthetûnk y i'*' pers. pi. prés, du verbe 
kôt'het-niy pouvoir lier ; de kôt-ni, lier. 

106. Ismét, adverbe de temps. 

107. Térjy 2"*°pers. impératif de terni, 

108. Vissia, fait partie de térni\ ce .préfixe est 
séparé du verbe à Timpératif, à lexemple des 
verbes allemands. 

109. Békén, adv. formé de béke, paix. 

1 10. Orsiâgodba, illatif, sing. poss. de ors:{âg^ 
pays (comp. slave rus^ag). 

nJii!tvi34Vr/,conj. déf. 

112. Kivânja^ 3°® pers. sing. prés, du verbe 
/k/j&w4 <3ésirer, conj. déf. 

I liA'Kéty kettôy deux (comp. fiiin. kaksi, rad. 
kahté). 

^ %y4^ Igaihivô y composé de igai, vrai, et 
hivôy croyant (de hiVy foi, croyance). 

n5. EgymâSy pron. réfl. 
^jàn&.J^Jèt, ace. sing: de/d, fej., tête (comp. 
finn.-f7a^'). 

1 1 7. Megaldi:{a^ B"**" pers. sing. prés, du verbe 
meg'-a/<l{-ni, humilier, conj. déf. 

118. Tehâty conj. 



/ugijLddiïpo9ttnqdpy^7?'\<perB. sing. ihipéf. de 
ad-niy donner (finn. annan, antaa). 

120. ^Jfdrfdr/. Voir pit^srhàut. 

1 2 1 . 5{z>e- Voir phisfhaut. 

122. Me glâgyUlt, 3^?" pers. sing. parf. du 
verbe meg-lâgxul-my verbe intransitif. 

1 23. Ellenféley y pers. sing. de elleri-féL 

124. Nûgylelkuségétôi, ablatif sing- poss. du 
mot composé nagylelksûégy nagy-lelkùség (de 
lélek,àmeé) 

125. S^ava. Voir plus haut. 

126. Ké^csâpâiâty ace. sing. poss. du mot 
composé té^csâjpâSy ké^y main finn. kàsi^ rad. 
kàte. 

ï2j.Adtay 3"* pers. sing. parf. de adni, donner. 
.1 28. Fog. Voir plus haut. 
1 29. Alattomas, adjectif de alattom (inusité) . 
i3o. S\ôké$ty accus, sing. de s^ôkés, fuite. 
1 3 1 . Terp€{ni, de terp^ plan. 
i32. Tâbprâboi, êlatif sing. poss. de tâbor ^ 
camp. 

1 33 . A liai (pour aival)^ comitatif de a^. 

134. Eheiettékyy^^ pers. plur. parf. du verbe 
el'Veiet-niy conj. déf. 

i35.Q(/r<?;,adjeçt. 

1 36. Sàtorba, îllatif sing. de sâior, tente. 

137. -ffo/, adverbe de lieu. 



f » 



' {^4 ELEMENTS 

1 38, Fia. Voir plus haut. 
1 3g. Neje. Voir plus haut. 
140. Mâr, adverbe de temps. 
poiy/f*} 141. Vârtak, 3™* pers. plur. pj:é<^u verbe 
vârni, attendre. 

142. Reà, y pers. poss. du suffixe du sublatif 
rûy re. 

143. Fo/f. Voir plus haut. 

144. S!(eretett, 3"* pers. sing* poss, parf. de 
s{eret-ntj aimer; conj. indéf. 

145 . Otty adverbe de lieu. 

146. Voltakj 3"' pers. plur. parf. du verbe 
auxil. lenniy être ; conj. 

147. Vêle, 3"* pers. possess. du suffixe du cc- 
mitatif w/, pel. 

148. Egyûtt^ adv* de manière, locatif dee^. 

^ - ** 

149. Tbrowy. Voir plus haut. 

i5o. Trôn. Voir plus haut. 

I ^ I . Helyetty locatif sing. ààhely, pkce. : 

I Pompas, adj., formé du ^ub^l^^j^jpim;?^ 
(allem.Pom;?^ franc. :/?om/wp). . : ' 

2. Temetést, accus, sing. de /em'e/é^> enttfne- 
ment. 

2. Rende^ett, 3"' pers. sing. parf. du yeribe 
rend^l-nU ^ôi^- iadéf. comoîander, arranger. 

/^. Bajaiidnak, à^X. sm%. éà B^àiid* 



I 



I • 



DE GRAiriUIlCËi VAGYARE. ^^5 

5. Minden, adjectif. 

9. SeregCj S^'^pers. poss. de sereg^ armée* 

7. Kivonult, 3""* pers. sing. parf . du verbe 
neutre kivonul-ni^ allem. ausrûcken^ ausiiehen, 
sortir (en pariant de soldats). 

8. Gyâs{rapatalt, ace. sing. du subst. comp. 
gyâs^-rapatal, brancard. 

g. Kisérni, infinitif du verbe accompagner. 
1.0. SirkôyérCj sublatif sing. 3™'' pers. possessif 
du subst. comp. sir-^kô^ tumulaire^ pierre.- 

11. Felpésette, 3°*" pers. sing. parf. du verbe 
jfeUféset-ni y, faire graver ;felpés-ni, graver. 

12. EUensége, 3°*' pers.poi^s. 4a ellemégy 
oennbmiii &te^//fe/2, contre. 

i3. Halhatlah, immortel, abessif de hal (-ni), 
.mourir. 

14. Tetteit (pour tettekit), ace. pi. pQ§s. de 
iett, fait. 

i5. As5{onyainakj dat. pi. poss. de ass\ony, 
femme. 

■ 

t^^u^ -Megparancsoldy 3™* pers. âng. prétérit 
du verbe meg-parancsolni, commander^ ordon- 
- lier, conj . déf . 

17. Sirjanak, 3'"* pers. pi. subj. du verbe 
Neutre isirfn; pleurer. 

i8. Mikor, de mi^kor, temporalis du pronom 
interrog. {kor, temps). 



gÔ ILÉMENTS . 

19. Gyâs{ss[ertartâsbôl, élatif sing. du subs. 
composé gyâsi-s^er-tart-às'y cérémonie funèbre. 

20. Viss^atért, S""' pers. sing. parf. du verbe 
composé vissia-térniy verbe intransitif. 

2 1 . E lé je y adverbe de lieu, augmenté du suff . 
poss. de la 3°"* pers. 

22. Jôtt, 3"* pers. sing. parf. du Yerhejôn-m ^ 
venir. . 

23. Tôrténet, subst. nom. (à la piiace du génitif 
de tôrténet-nek). 

24 Irôjay 3"® pers. poss. de/r£Î (part. prés, de 
W-«e, écrire). 

25. Felolpasâ, 3"* pers. sing. prêt, du verbe 
felolpas-ni ; conj. déf. 

26. E lotte, adverbe de lieu, augmenté du sufï. 
poss. de la 3"*' pers. 

27, Mit, ace. de m/, pronom relatif. 

28, Utôkor, temporalis sing. du subst. com- 
posé utô kor, après-temps. 

26 S{âmâra^ sublat. sing. poss. de ss[âmy 
nombre, compte. 

3o. Fôljegyietty 3"* pers. sing. parf. du verbe 
fôUjegy^e-ni onfôl-jegye^'niy noter. . 

3i . Hangiott {pour hanga:{ott) , 3"* pers. sing. 
parf. du verbe hangia-ni^ de hang, son; verbe 
intransitif. 

32. Eképen^ adverbe de manière, àeei-kéjhen. 



DE GRA»H4m«MfkGYAR£. 97 

33'. Ês, conjonction. 

34. Mi don. Voir plus haut. 

35. Ellenségét. Voir plus haut. 

36. Legyà^te ^ 3"*^ pers, sing. parf. du verbe 
legyô\-ni, vaincre; conj. déf. 

37. Elfogâ, Voir plus haut. 

38. Ugy-, adverbe de manière^ le contraire 
du igy. 

39. Bànty 3*°® pers. sing. parf. de bân-ni, 
conj. déf. 

40. Testpér tel (pour /e5^verj^e/),comitatif sing. 
du subst. composé test-pér, corps + sang 
(oflfenp. finn. veri, sang). 

41. Asitalâho^y approximatif sing. poss. de 
aé^taly table, slave stûL 

42. Ulteté. Voir plus haut. 

43. Bàrâtjânak. Voir plus haut. 

44. Nepe^te, 3°"* pers sing. parf. de nev^i-niy 
nommer, de nép^ nom. 

45. Fejedelmileg^ adverbe de manière (pour 
fejedelemileg) . 

46. Kitûntete^ 3°"" pers. sing. prétérit du verbe 
ki'tùn- te t-ni, con], déf. kl' tûn-nij verbe intrans . |^ 

47. Jlfîid/i. Voir plus haut. 

48. Idôky nom. pi. de ido, temps. 

49. Rendi (pour rendjei^ rendjekï), 3""® pers. 

poss. pi. de rend y ordre, suile^ 

7 



98 * ELEMENTS 

50. S^erintjt adverbe de manière. 

5 1 . Megtért. Voir plus Ipiaut. .^ 

52. Atyâiho^ (pour atyâkihoi)y approximatif 
plur. poss. de atya. 7 

53. J^iràly,t Voir plus haut. 

54. Temetteté, 3°"^ pers. sing. prétérit du 
verbe factitif temettet-ni, faire enterrer, temet-ni, 
enterrer. 

55. El, préfixe séparable, fait partie du verbe 
précédent. 

56. Sirboltoty ace. sing. du subst. cpmp. sir- 
boit. 

, 57. Emeltetett. Voir plus haut. 

58. Hampai (pour hampaki), 3°** pers. poss. 
de hamuy cendre. 

59. jPôVe, adverbe de lieu. 

60. Z)fc5d5^^, subst. nom. de dics, gloire; 
dicsô, glorieux. 

61. Annale (pour ai-nak), datif du pronom 

62. Mindeneket, ace. plur. du pron. de 
nombre indéfini m/«rf, tout. - 

63. Lâty 3°"® pers. sing. prés, de latent, voir, 
conj. ind. 

64. Ustôkôs, subst. nom. de ûstôk, toupet. 
65 • Pedig, conj . 

66. F/55{a/er?. Voir plus haut. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 99 

66. Tôrte, 3*°' pers. sing. parfait du verbe ô/r- 
ni, casser, briser; conj. déf. 

68. Ôss^e, préfixe faisant partie du verbe pré- 
cédent. 

69. Fôldet,acc. sing.de/ôW, terre {ûnn. pelto^ 
ager, champ). 

70. En magyar, le prénom se place toujours 
après le nom de famille. 



II 

SZENVEDELMEK. 

Les passions. 



y Ritka ember van, kinek valami szenvendelme 

Rarement homme est qui quelque passion 

jie lenne^ s' talân mentûl tôbb van — fôkép, ha 
pas avait, et peut-être <V autant plus a — surtoutsi, 

azok nemesek es kielégîthetôk — annal boldogabb. 
ceux nobles et satis faisables — (T autant plus heureux >. 

Az, a kinek semmi szenvedelme nincsen, kevés ôrô- 
Celui à qui aucune passion pas (est)y peu de 

mot érez a vilégon; 's ez a szép vilâg neki az, ami 
joie ressent sur monde; et ce beau monde à lui ce que 



a stikètnfekïdBi ôasahang, — a vaknak egy ,,. bâjitô 
au sourd fMarmohiCy *-- 4 VA^eugie tme charmante 

tâj, . — fs:a megroiâlott gyomrûnak sus ^ izes étkek. 
àontr^ée^eimu gâlé estomac les savoureux plats, 

A szkiveddem minden târgyat egybizonyos tundér 
La fàs^on chaque objet (avec) un certain enchan- 

féhynyel ôvedz korûl ; 's mi egészen mas 
téur éclat ceint autour et ce qui entièrement autre 

egy szenvedelmes kertésznek egy szép fa^ egy fej- 
(pour) un passionné jardinier un bel arbre ^ une si 

lôdô^ kttlfôldi virâg, mint a hidegvérû avatlan 
déueloppanÊe exotique fiéur que au sang- froid profane 

szemlél&nek. Mikor a szenvedelmes hangâsz a hetedik ^, 
spectateur. Quand le passionné musicienau septième^ 

égbe eiïiêlkedik : az avadan âsitozik. 
ciel 'S^élèPe le profane baille. 

De vannak fonâksâgai is a . szenvedelmeknek, ?s 
Mais ont leurs revers aussi les passions et 

ez az indùlat/ mint sok. mâ«, e^lôszâmîthatlan 
cette tendance^ comme beaucoup d'autres innombrables 

kôvetke^ëtleiis^eket fejt-ki, 
inconséquences développe. 

Kûlônôs a szenvedelmekben az^ hogy velûak tôbb- 
Étrange dans les passions ce y que avec nous le plus 

nyirê a môdokat a céllal cseréltetKfel. Akârr 
souvent les manières-avec le but font changer. N'irn-: 

melly vadàsz sbldcal inkàbb szereti â vadâszatot 
porte quel chasseur plus volontiers aime la chasse 

magât, mint ennek céijât — az elejtett vadat. Egy 
pkSmè qùedec0ller*4d\ sonbut -^ le tué gibier. Un 



DE GRAMMAlfilS HilGYARE. iQf 

szenvedelmes kertész, â*Iegszerencsétlenébbnekiéi^Q|ié 
passionné jardinier le plus malheureux sentait 

raagât : ha egy késZ) gy ônyôrù kertet nyertle 
lui-même^ si un ache%^é magnifique jardin gagnait 

ajândékul azzai a feltételkl^ hogy abban 

comme cadeau {apéc] cette condition, que dansceluf^ci 

soha semmitse ujîthasson; ba nimdjârt 

jamais rien ne pourrait renouveler si même son 

kerte a legtôkéletesebb volna is. 
jardin le plus parfait était aussi. 

Igy vagyon ezen fordultsâg egyéb s^envedel- 
^ Ainsi est cette absurdité (dans) autres pas- 

mekben is; talân mivel a természetben min- 
sions aussi ^peut'-être parce que dans la nature tout 

den célirdnyos a szenvedelmesek' szerencsé- 

con/orme au but (est) les passionnés à leur bom 

jére. 
heur. 

Ègy kûlûnôssége még a szenvedelmesel^ek az is 
Uneparticularité encore les passionnés celaaus^ 

hogy meg nem foghatjâk — mâsoknak azoïî 

que (ils) ne peuvent comprendre — d'awtres (de), cet 

târgy irânti hîdegSégét,,melly ôket gyônyarkddteti. gz 
objet à propos-froideur qui les enchante. C^la 

azobàn megjârja, de jokan azt 

dans cela est permis (peut passer)^ mais beaucoup cela 

'mâsoknak hibâul is tulajdonitjàk, vagy ôket 

à d'autres comme faute aussi approprié, ou les 

'<éptn nevétségessé teszik. Ez, a leggyôngédebb 

iitime ridicules font. Cela {at^ec) la plus faihk 



102 ÉLÉM^TS >! 

kitétellel^ igâzsàgtalan. « Az ember âkarai^a ' ''*- fûggeti» 
expression, (est) injuste. L'homme sa volonté (est) in^ 

len az ô indulataitôl ; megegyez vagy et* 
dépendante {de) ces penchants; il s'accorde on il .. 

lenkezik^ hôdol vagy gyôzedelmes; ' tôkéletesen 
résiste, il se soumet on il {est) victorieux; entièrement 

érzi magàban^ tnikor akaratjât teljesîti vagyi 
il sent en lui-même quand sa polonté il remplit ou 

indulataînak enged. Hatalma van akarni^ bar 
à ses penchants cède. Puissance a {poi*r) vouloir si 

. erq'e nincs is mindig akaratjât tel|esiteniy » 
{sa) force pas aussi toujours sa volonté remplir^ 

mint egy valaki mondja. Akaratja az cmbernefe 
comme quelqu^un le dit. Sa volonté de Vhomme , 

szabad; belsô meggyôzôdését bilincsekre szoritai^ 
libre (sa) intérieure conviction en chaînes presser 

nem lehet. Kényszerîtheljûk, hogy valamit 
pas peut. Nous {pouvons) le presser que quelque chose 

tegyen ; . de nem hogy akarja tenqi. Azt kivénni 
(il) fasse, mais pas que le veuille fairci Cela désiret 

tehât, hogy minden ember ugyan azon egyszem- 
donc, que chaque homme du même poiHt de 

pontbôl tekîntsen minden târgyat; a mi egynek szen- 
"' vue considère chaque objet cequed*un^ sa 

vedelme, azt mas is szintoUy érdeklônek, szint^ 
passion cela autre aussi autant intéressant, autant 

oUy vonzônak lassa : magâban kevés emberismé- 
' attrayant regarde : en lui-même peu connaissance 

retet àrulel. Ha egy szenvedelmes vadâsz csu<- 
^d'hommes trahit* Si un passionné^ Chasseur ad^ 



DE GRAMMAIRE KÀGYARE. I03 

dfilja azon hideg otthon ûlôt ki éjjeli 

mire ce froid à la maison étant assis qui son nocturne 

fifregfâzâsàt a néha hijàban tôltôtt lesben nem 
gïacement (dans) parfois inutilement passé affût pas 

irîgyli, vagy Pliniusként becsiilvén az idôt, szàrazi 
dw^/e, ou semblable à Pline estimant le temps, sec 

kedytôltésaek tartja — a drâga idôt cgy nyul 
amusement le tient — le précieux temps un lièvre 

iit&n valô vârakozâsban elhenyélni : stiût 

après étant dans une attente de fainéantiser (est) autant 

îgazsàgtalan; mintha ez viszont rosz néven 

injuste, comme si celui-ci en revanche mal inter* 

vcnné nekie, hogy teste lelké erejébcn férfias 
prétait à lui que corps âme (dans) force uiril 

gyônyôrûséget talâl abban ha lesben egy medvét 
plaisir trouve dans cela si à Vaffût un ours 

elejthet egy oroszlânnal szembesisâllbat ragy 

peut tuer (avec) un lion peut se trouver en face ou 

egy scrény parîpâa — hegyen, vôlgyôn kedvtelve 
(sur) rapide coursier — (par) monts vaux à son gré 

iizheti a rôkât, tires ôrâiban; lelvén 

(peut)poursuiure le renard y ides dans ses heures en 

idôt jobb 's hasznosabb foglalatassàg- 

trouvant le temps meilleur et plus utiles occupations 

ra is. 
aussi. 

Egyoldalu, 's hatârzott elméjù 

Qui ne considère qu'un côté et bornée intelligence 

embereket a szenvedelem — fôkép' ha annak târgyât 
hommes la passion surtout si dont son obj^t 



lt)4 ÉLÉMENTS 

féltôkél^re vitték kiâJ[Uiatatla&<pJqkâ t|^i. 

dtmirpeirfection Vont apporté insupportables (les) J^it. 

Ki nem ismérne ollyan mivészeket, kik egész éle- 
Qi4i pas connaîtrait pareils artistes qui tente leur 

tôket egy. bîzonyos kâbultsigban tôltik^ kik<i 

pie 4mi>& un certain étourdissement passent avec les-- 

J(.«l 8^nv^elmôk târgy&n kivûl egyébrôl 

qU6l$ de hw passion objet en dehors diantre chose^ 

szinte 8z61ni sem lehet. Négy^ ôt illyen elszôrtv 
presque parler pas peut* Quatre^ cinq pareils dissémi- 

felleg-lakost egyût lâtni az avatlannak, 
fiés nuage-'habitants ensemble poir {pour) le profane une 

yalôdi éldelet. A Hogârt ecsetje itt kimér- 
yéritable jouissance, {De) Hogarth pinceau ici incom- 

hetetlea mezôt talàlna a legfurcsàbb 
mensurable champ trouverait (pour) les plus drôles 

rajzokra. A mesternek azonban megbocsâtjuk ezt : 
dessins. Au maître cependant nous pardonnons cela: 

de a mivészkedô valôban nevetséges gerjede- 

mais le dilettante en vérité ridicules (dans ses) 

zéseiben; fôkép ha szôbeli fellengéseit^ â val6sâgban 
charmes, surtout si orales (ses) élans dans la réalité 

fûlrepesztô khek czâfoljâk-meg. Sokszor helytelenûl 
déchirant Voreille ., démentissent. Souvent faussement 

-ïs kârhoztatnak é szenvedelmesek mésûkat; mert 
aussi condamnent les passionnés les autres; parce 

valamiben gyônyôrtiséget nem lelni még 
que en quelque sorte réjouissance pas trouvent encore 

nem te^^zi azt, ahhoz nem tudni, 
pjas fait cela de le pas savoir. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. UOtt 

Egy valakit barâtjai medve vadâszatra - W«ak. 
Un quelqu*un ses amis ours à là chassa -^jûèt) ^appelé' 

kirôl îgen j61 tudtâk, hogy a vadâszat ftem ke-t 
de qui très bien ils ont suy que la chaàse fàs son 

nyere.Hoszszas nôgatâs utâti inkâbb barâtjai târsa-î 
pain. Long refus après plus t^t de s^sùmiê{à€au^ 

sâgâért, mint a vadâszatért el î« -ment. Kijeleke^- 
société y que [à cause) de là chasse àtùsi partit. En indii^ 

wén az âllâsok egy lîiâs vadészt is rendeltek 
quant les places un autre chasseur ^ussi placé à côté 

melléje; hogy abban az esetben, ha medve jônne réa 
de lui que dans celui cas^ si ours venait sur lui^ 

legyen valaki védelmére; a miben ugyan meg 
soit quelqu^un pour sa défense dans quoi cependant 

nem akart egyezni, de végre elfogadta. Kis 
pas {a) voulu consentir^ mais à la fin l'accepta. Peu dé 

gondja lévén azonban az eljôvendô vadakra a két 
soucis ajrant cependant [sur) le venant gibier le deux 

csovû fegyvert — melly nem is az ôvé volt — egy 
canons fusil — qui pas aussi le sien été — près 

fâhoz tâmaszttotta, *s egy kônyvet vevén ki 
(d'un) arbre a appuyé^ et un livre prenant dehors 

a zsebébôl, olvasâssâl ûzte-el unalmât. 
de sa poche avec lecture a chassé son enriui. 

Keni sokâra zôfrenést hall, ^s hâtrà tekintvën 
Pas longtemps un bruit entend et derrière regardât^ 

lât egy roppant mcdvét két lâbon, îgén kôzel 
voit un énorme ours [sur) deux pattes asse\ près de 

âllâsàhozy kinek szemébôl kttetszett ôlelésére* 

sa pi ace j desquels yeux était visible pour son efnbfa$\ 



Ï06 ÉLÉMENTS 

barâtsâgos szândéka, *s aki valôban szôkott ' 
sèment amicale intention, et qui en mérité habitué 

méltôsâggal kôzelîtett is. 
(aj^ec) dignité s'approcha aussi. 

A kénytelen vadàsz a nélkUl, hogy legkeyesbé mégrét- 
Le contraint chasseur sans que le moins effrayé 

tent volna, kônyvében az olvasott lapot behajtotta, 
(se) serait dans son livre la lue page écorna 

azt egész csendességgel a zsebébe tett s felvé- 
cela tout {avec) silence {dans) sa poche mit et ramaS" 

v4n fegyverét a medvét • puska végére vârta, 's oUy 
sant son fusil l'ours du fusil fin attendit et si 

szerencsésèn talâlta, hogy mindjârt ôszverogyott A : 
heureusement V atteignit que de suite il s'affaissa. 

nélkûl azonban, hogy a felfordult medvét tovâbbi 
Sans cependant que le tombé ours autre 

vizsgâlatra méltatnâ, vagy csak fegyverének kilôtt 
examen daigna^ ou seulement de son fusil tiré 

csôvét ujra megtôltené : leûlt, 's vévéh 

canon de nouveau aurait chargé s* assit et prenant son 

konyvét, olvasâsât folytatta. Sok idô 

Hure, sa lecture continua. Beaucoup de temps (il) 

kellelt, mig a védelmére rendelt szenvedelmes 

fallait ^jusque à saprotection commandé passionné 

vadâsz ijedségébôl magâhoz tért. — Ugyan 
chasseur de sa frayeur, à lui-même revint . —r. Dans la 

ezen âllâsâban, majd nem hasonlô kôriiltnényekkel 
même position, presque semblables {avec les) circons^' 

's szerencsével még egy medvét elejtett, Az egész 
tances et bonheur encore un ours tua. Entière 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. IO7 

târsaââg nem gyôzte nem annyira szerencséjét, 
société pas ne put se vaincre pas autant son bonheur^ 

mint azon hideg vert csudâlni, a mellyel azt hasznâlni 
que ce froid sang admirer j avec lequel cela utiliser 

- tudta. De sokkal inkâbb csudâlkozott ô maga; 
{il) a su. Mais plus encore il était étonné lui-même 

Ijûgy egy oUy dologbôl, melly nekie legkisebb 
que (d^)une pareille affaire^ que à lui le plus petit 

erôUetésjbe setn kerûlt, barâtjai oUy nagyot csinâlnak* 

- effort pas causa y ses amis tant grande (affaire) font* 

Mînden esetre a kûlônbség az, a mi a vilâgot fen-, 
En tout cas la différence celle y que le monde re- 

ta'rtja. Nincs egy porszem a fôldôn, melly vagy 
coit. Aucun grain de poussière sur terre qui ou 

formâjàra, vagy nehézsegére, vagy szînére tôkéle- 
sa forme y ou sa lourdeur, ou sa couleur entière- 

lesen egyezzen a mâsikkal. Egyformdsâgot kivânni, 
ment est semblable à un autre. Uniformité désirer , 

annyit tesz : mint lehetetlenséget ohajtani ; a 
autant signifie comme impossibilité désirer ce {qu'à) 

mit esdenûnk jô, az : hogy a kûlônbséget meg- " 
nous aspirer bon [c'est) que la différence nous 

tudjuk szenvedni. — Ha alapâllitâsul 
sachions {à) souffrir, — Quand comme principe nous 

• tettûk magunkba, minden embert ùgy itélni, a 
avons posé en nous chaque homme ainsi, juger 

mint az ail. es vagyon; nem pedig ûgy, â mint 
comme il se tient debout et est; pas mais ainsi comme 

kivânnôk, hogy âlljon .es legyen : nem 
ff^us V espérions y quHl se tienne debout et soit : pas seulcr 



«08 l^LÉMËNTS 

csak sokkàl engedékenyebbek^ îgazsâgosàbbak 
ment beaucoup plus conciliant, plus équitable nous 

leszûnk îtéleteinkben; de sok ember- 

serons dans nos jugements; mais (dans) beaucoup d'hom- 

ben fogunk j6, szeretetre méltô, 's hasznos oldalakra 
mes de bons aimables et utiles côtés 

talâlni egyéb hiânyaî vagy gyenge- 

nous trouverons autres (ses) imperfections ou faibles^ 

ségei mellett. 
ses à côté. 

A szenvedelmekben îs igy' vagyon, 's lehet igen 
Dans les passions aussi ainsi est, et peut certes 

helyes iziése, îgen jôl rendelt felfogàsa valakinek 
juste goût y certes bien arrêté idée à quelqu*un 

a nélktil, hogy egy — magâban igen szép es kedveltetô 
sans que un — en lui très beau et aimé 

târgyat szenvedelmes szemmel tekintsen. 
objet passionné œil regarde, 

A szenvedelmek âltalân véve annal nagyobbak, 
Les passions en général prises d'autant plus gran*- 

mentûl tôbb indulat pezsgést fejtenek azon 

des- d'autant plus passion un pétillement développent ces 

târgyak ki, mellyeket szenvedeUnesen këdvelûnk. Hôl 
objets lesquels passionnément nous chérissons*. Où 

a szenvedelem kielégitése gyakorî veszedelmekkel 
de la passion la satisfaction fréquente avec des dangers 

pârosul ott az valamî nagyobb, jelelôbb 

s'accouple là cette sous un peu plus grande plus exprès^ 

idomban tûn fel; 's azért a tén- 
si^e {dans une) f (Orme je manifeste et à cause de cela de 



DE GRAMMAIAE MAGYARE. IO9 

geri katona tpbbnyire szenvedelmesebb a gy^lQg 
pm'- soldat le plus souvent plus passionné {que} le pér 

- vagy lovas katonànâl, — vadâsz 

destre ou à cheval soldat — le chasseur {plus qu^} 

' a kenés^nél, a kàrtyâs a festonél vagy h^n- 

le jardinier^ le joueur {que) le peintre ou (que) le 

gâsznàU Azok a szeavedelmeky mellyeknek kielégité- 
tnusicien. Ces passions desquelles .à.la^é^tis^ 

sére ész es képzet , kiVâï^tatifc,; 

faction de V intelligence et de V imagination est à désirer 

inkibb) miiit testi erô : valaixii — monda- 
plus tôt que corporelle force .: dans quelque — je 

nâm — âbrând magasztaltségban mutatkoznak;kik^ 
dirais — fantastique grandeur se montrent au-^ 

hez bâtOFSàg — azok komoly szinben ; kikb^z 
quel dihcourage — ceux séuères dans lesçouleurs auquel 

puszta izlés — azok simultan, 's némi 
seulement du goût — ceux-là en caressant et (ayec) quel' 

elragadtatâssal kûlônbôztetik meg magokat. Szen- 
que entraînement [se) distinguent eux-mêmes. Pas» 

ved^lmes lehet valaki a nélkûl, hogy szenvtdelme 
sionné peut-être quelqu'un sans, que de sa passion 

lârgyât j61 értse, vagy abban feltUnô gya- 

Pobjet bien comprenne ou dans cela remarquable 

korlotuâg^l birjon* Hôny rosz tânczos 

adresse possède. Combien {de) mauvais danseurs 

kinozza szerencsétlen szenvedelmével az 

tourmentent {avec leur) malheureuse passion 

ôtet néha becsûletbôl ki netn . kerûlheto 

eux quelquefois pc^r Aojinéfetéjpas {ne poii$fa^t l^^éiviter 



110 ÉLÉMENTS 

tânczosnékat/ Hâny szenvedelmes festô rajzol 
danseuses. Combien de passionné peintre dessine des 

karika lâbat 's szatir képet szentjeinek^ 

rondes jambes et des satyres des figures à leurs saints 

vagy lâmpâsos fiûkhoz îllô arczvonâsokat 

ou de lanternes à des garçons convenant des traits 

angyalainak. 
à ses anges. 

De gôg 's hiùsâg îs kôveti néha â 
Mais Porgueil et la vanité aussi suit quelquefois 

szenvedelmest. Ritka szenvedelmes kôltô az, 
le passionné. Rarement (est) un passionné poëte eeltU 

példâûl, ki szerény prozâban irôra . "' 

par exemple qui {dans une] modeste prose écrivait{avec) 

egy kis râtartàssal nem nézne-le; vagy lovas, 
un peu de vanité pas regarderait en bas ou cavalier^ 

ki a csendes gyaloglôra, — vagy szenvedelmes festô 
qui sur le paisible fantassin^ — on {un] passionné pein- 

. ki hangâszra, — 's néha forditva. 

tre, qui sur un musicien^ — et quelquefois en sens inversa 

» 

A nèvelés ebben a tekintetben, mint mindenben, 
L'éducation sous ce rapport comme en tout beaU" 

sokat tehet. Kâros szcnvedelmeket megérni hagyni, 
coup peut, {De) nuisibles passions mûrir laisser* 

nagy hiba : de a helyeseket kifejteni, irânyozni 
(est) grande faute / mais les justes développer, diriger^' 

igen szûkséges. Néha egy csekélységbôl észre- 
tr es nécessaire. Quelque/ois d'une petite chose est pi- 

vehetô a hivatâs. 'S hâny hangâsz, hâny 

sible la vocation. Et combien de musiciens, combien dé 



DE GRAMMAIRE , Magyare. ii^i 

festô,. hâny szobràsz ihlete aludt-el keb- 
peintres^ combien de sculpteurs l'élan s'endormit dif/ts 

lében nevelés' gondatlansâga . miatt. . / 

son sein de son éducation de son insouciance à cause. 

A^ , tôkély a szenvedelmekben is mint 

J[^ perfection dans les passions aussi comme d^ans 

minden egyébben, szerénységet fejt-ki ; 's bigyUk;, 
toute autre chose ^ la modestie développe et croyor^ 

^ogy a nagyon tûzes magasztalôja valaminek^ 
que très ardent {qui exalte) de quelque chose {est) 

ritkân tôkéletés abban^ a mit idomtalanùl magaszr 
rarernent parfait dans ce qu'il maladroitement exalté 

tal/smirôl igen sokat beszél. Jôl mondja egy jeles 
et dont très beaucoup parle. Bien [le) dit un çélè* 

német irô : Ez a vitéz hôs tetteirôl 
bre allemand écrivain : Ce paillant héros de ses exploit^. 

/ soha sem beszél; de igen sokat szôl ^ 

jamais ne parle; mais très beaucoup {il) parle 4^^ 

gazdasàgrôl : alig ha nem rosz gazda. 

Péçonomie : probablement {est-il) mauvais économe. 

A tudôsok kôzt legszenvedelmesebbek azok, kiknek 
,,Lessauants entre les plus passionnés ceux dont 

tudâsa âlUtmânyokon épûl. Ha az âllitmâ- 

ie, savoir sur des hypothèses se fonde. Si les. hypo\ 

nyok ônagyok szûlôttei : akkor ezek 

thèses de son propre cerceau les produits : alors ces 

. irânti elôszeretetôk igen természetes. Semmi tàrgy 
concernant préférence très naturelle. Aucun objet 

nem lobbdntja a vitatot oUy hévre, mint az 
pas excite {celui qui dispute) autant chaleur que cette 



M* 



ELEMENTS 



a mellynek valôsâgât biszi, de bizonyosan nem 
duquel à la réalité il croit , mais positivement pas 

tudja. A tudàsnak szellemébea létezik a nyugodtsâg*.. 
sait. Du savoir dans l'esprit existe la tranquillité. 

A feljebb emlitett elfogultsàgnak van valami rokonsàga a 
Plus haut indiqué prétention a quelque parenté 

szenvedebnek iràati elôszerctettel is. Mert 

à la passion par rapport avec la préférence aussi. Par- 

mind a ketlô safàtsàgunkkal van kapcsqlat- 
ce que tous deux avec notre prévention sont en union. 

ban. Veszô paripânknak magasztalàsa^ vagy 

[De notre) bâton (pour aller) à dada Vexaltation, ou 

JQvàhagyàsa ônszeretetùnknck hizelkedik. 
ï approbation notre amour propre flatte. 

JÔSIKA MlKLÔS. 

losika Nicolas. 



III 



HAZASZERETET ES SZABADSâc 



Lehet-e életunkben két not 
valôban szeretni, nem tudom ; 
két hazât bizonyosan nem. 



Mikcnt bizonyos târgyak 



L AMOUR DE LA PATRIE 
ET LA LIBERTÉ, 

Peut-on aimer véritable- 
ment dans sa vie deux femmes, 
je rignore, mais deux patries, 
certainement pas. 

Comme il y a certaines ma- 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



n3 



csak lângban égnek, ûgy van- 
nak, egyéniségek, kiknél a sze- 
retetet csak mint szenvedélyt 
lâtjuk, mely egyszerre- f elcsap 
magasra, iobog, zûg, pattog, 
de parâzst nem hagy maga 
utân. Ily egyéniségek, akâr 
egyeseky akârnépekiegyenek- 
mert azon érzés, melylyel a 
népek szeretik hazdjokat, ha- 
sonlft az egyesekéhez — so- 
kat beszélnek szerelmôkrôl, 
pillanatokra csodàkat mîvel- 
nek^ de hatàrtalan szerelmôk 
târgyât ritkân boldogîtjâk. 
Ehhez nem pillanatnyi fény 
hanem tartôs meleg; nem 
magas làng, hanem izzô pa- 
râzs kell. 



. Joravalo ember mindent 
eltûr, de nem mindent tesz 
hazâjàért. — Az erkolcsi lehe- 
tôségek kôrét nem minma- 
gunk jeleljûk ki magunknak, 
s' rajtok tûUépni még a hazâ- 
ért sem szabad. 



Az ember oly gyenge s tô- 
kéletlen, hogy nem képes a 
szabadsâgra. Éz azon okoknak 
legfobbike, melyet az absolut 
hatalom baràtjai a szabadsàg 
ellen felhoznak. — De vajon 
hàt azok, kîknek érdekében a 
szabsadsàgot lehetetlennek 
mondjàtok^ magasabb lények- 
e? Ha nem, ha koztôk a mâs 



tières qui ne brûlent qu'en 
flamme, ainsi il y a des indi- 
vidualités chez lesquelles nous 
ne rencontrons l'amour que 
(sous la forme) d'une passion 
qui s'élève subitement, flam- 
boie, bruit, pétille, mais ne 
laisse aucune braise derrière 
elle. Ces individualités, qu'el- 
les soient ou des personnes ou 
des peuples •— car ce sentir 
ment, avec lequel les peuples 
aiment leur patrie, ressemble 
à celui des individualités — 
parlent beaucoup de leur 
amour; au point de vue des 
moments, elles font des mer- 
veilles, mais rendent rare- 
ment heureux l'objet de leur 
amour inflni. Pour celui-ci on 
n'a pas besoin d'un éclat mo- 
mentané, mais d'une ardeur 
constante; (on n'a pas be- 
soin) d'une flamme puissante, 
mais d'une braise ardente. 

Un honnête homme sup- 
porte tout, mais il ne fait pas 
tout pour sa patrie. — Nous 
ne pouvons pas nous tracer 
nous-mêmes les limites de la 
possibilité morale, et il nous 
est défendu de les franchir, 
même dans l'intérêt de la pa- 
trie. 

L'homme est si faible et si 
imparfait, qu'il est incapable 
de liberté. Voilà la raison 
principale que les amis du pou- 
voir absolu allèguent contre 
la liberté. — Mais ceux dans 
l'intérêt desquels vous consi- 
dérez la liberté comme impos- 
sible, sont-ils des êtres plus 
élevés? Si non, si entre eux et 

8 



M4 



KLEMK.NJS 



emberfiak kôzott legfeljebb 
annyi kûlonbséget talâlunk, 
mint a szabadban felnôtt, saz 
îiveghâzban elkényeztett nô- 
veny kôzott; vajon termé'sze- 
tunk tôkéletlenségei, melyek 
az embert a szabadsâg élve- 
zetére képtelenné teszik, nem 
teszik-e még képtelenebbé az 
uralkodâsra, s îgy az mi a sza- 
badsâg ellen hozatik fel, nem 
int-e inkâbb a szolgasâgnak 
jogtalansâgâra, sot esztelensé- 
gére? 

Magâban véve semmi nem 
természetesebb, mint az, hogy 
ki orszâgos dolgokhoz szôl, 
vagy mint az orszâg képvise- 
lôje lép fel, kizârôlag az or- 
szâg érdekeit tartsa szeme elôtt 
— s mégis oly nagy az embe- 
ri gyarlôsâg, hogy az, ki kôz- 
dolgokban személyes érdekeit 
tekintetbe nem veszi, mint a 
polgâri erények példânya 
magasztaltatik. 

Még a szabadsâgnak is 
megvan a maga ârnyéka, s ez 
is mint mâs ârnyék, akkor 
legnagyobb, midôn napja kél, 
s midôn alkonyâhoz kôzelit. 



Igaz, hogy a szabadsâg ma- 
ga még nem boldogit, de 
ugyanezt mondhatjuk a vilà- 
gossâgrôl is, mely csak azon 
târgyaktôi nyeri becsét, mely* 
eket âltala lâtunk, a meleg- 
rol , mely nélkûl semmi ^m 
tényészik; a levegôrol, mely- 
ben élUnk : de vajon, nem len- 
ne-e azért balgatag az, ki mie 



les autres hommes nous trou- 
vons tout au plus autant de 
différence qu'entre une plan- 
te de pleine terre et une autre 
venue dans une serre, alors 
les imperfections de notre na- 
ture, qui rendent Thomme in- 
capable de la jouissance de la 
liberté, ne le rendent-elles 
pas encore plus incapable dp 
t;ouverner, et ainsi ce qu'on 
allègue contre la liberté n'in- 
dique-t-il pas plutôt l'injustice^ 
je dirai même, la folie de l'es- 
clavage ? 

Par là rien n'est plus natu- 
rel que celui qui s'occupe 
des affaires du pays, ou se 
présente comme son représen- 
tant, n'ait devant les yeux que 
les intérêts de son pays. Et . 
cependant là faiblesse humai- 
ne est si grande, que celui qui 
ne préfère pas ses propres in- 
térêts à ceux du pays, est exai- 
lé comme un exemple de la 
vertu civique. 

Même la liberté possède son. 
ombre , et celle-ci, comme 
toute autre ombre est la plus 
grande, quand le jour se lève 
ou quand il s'approche de son 
déclin. 

Il est vrai que la liberté par 
elle-même ne rend pas encore 
heureux ; mais nous en pou- 
vons dire autant de la lumière, 
qui ne doit sa valeur qu'aux 
objets qu'elle nous montre; 
autant de la chaleur sans la- 
quelle rien ne croît; autant 
de l'air dans lequel nous vi- 
vons; mais ne serait-il pas in- 



DE GRAMMAIRE MAGYARE, 



Il5 



lôtt azt biztositotta volna, mi 
minden .egyébnek fôltétele, 
mâs javak utân fàradni vagy 
nekik ôrUlni tudna. 



Hegyes vidékeken minden 
^vôlgynek klilônôs jelleme van 
ininden tetôrôl ûj kilâtâs nyi- 
lik , egy félôrâig jârunk , s 
mâr ûj vilâgban talâljuk ma- 
gunkat. Nâlunk Debreczentôl 
Szegedig s tovâbb egész alfôl- 
dânk egyforma. Az egyik me 
zô, tanya, kert olyan, mint a 
mâsik. Ha tornyot lâtunk azt 
hiszszQkjSajât falunkhozkëze- 
littink, s mmdenùtt otthon 
érezzuk magunkat ; nem is 
csoda tehât, ha a magyar em- 
ber nem ragaszkodik ûgy sa- 
jât.falujàhoz, tornyâhoz : mint 
nias orszâgok lakôja, hanem 
ègész hâzâ)ât szereti. Ha van 
iiely, melyen a hazânak nagy 
eszméje a legegyszerûbb em- 
l>erben is feltâmadhat, ez ha- 
tàrtalan rônasâgunk. 



Bârmily magas fogalmunk 
legyen az emberi méltôsâgrôl, 
bizonyos, hogy a legnagyobb 
rész azon természetes ÔsztÔn- 
hel szûletikjhogy magât vala- 
minek vagy valakinek alâ- 
vesse. S minthogy az egyesek 
szintén, természetôknél fogva 
uralomra tÔrekszenek, nem 
bâmulhatni, ha a miveletlen 



sensé, celui qui pourrait s*ef- 
forcer d'atteindre un autre 
bien ou s'en réjouir, avant de 
s'être assuré tout d'abord la 
liberté? 

Dans les pays montagneux, 
chaque vallée a son caractère 
spécial ; de chaque toit, nous 
découvrons une nouvelle vue, 
nous marchons une demi- 
heure, et déjà nous nous trou- 
vons dans un monde nouveau. 
Chez nous, de Debreczin jus- 
qu'à Szegedin, toute notre 
plaine est uniforme. Un 
champ, une ferme, un jardin 
sont absolument comme les 
autres. Si nous apercevons un 
clocher, nous croyons nous 
approcher de notre propre vil- 
lage, et partout nous nou 
sentons chez nous. Il n'est 
donc pas étonnant que le ma- 
gyar ne s'attache pas à son 
propre village, à son clocher, 
comme les habitants d'un au- 
tre pays, mais qu'il aime tou- 
te sa patrie. S'il existe un en- 
droit où ridée de patrie est 
capable de se manifester mê- 
me chez l'homme le plus or- 
dinaire, cet endroit est certai- 
nement notre plaine infinie. 

Si grande que soit notre idée 
de la dignité humaine, il e$t 
certain que le plus grand 
'nombre naît avec l'instinct 
de se soumettre à. quelque 
chose ou à quelqu'un. Et 
comme chacun, d'après sa 
nature, aspire à gouverner, il 
n'est pas étonnant que nous 
trouvions toujours les peuples 



l 



ii6 



ELEMENTS 



népeket mindig egyes vezetôk 
jcorlâtlan uVâlma alatt talâljuk. 
Aszabad$âgnafc,hogy azfenti- 
tartassék, kûWSnÔs intéimé- 
nyekre van irtksége; tnig a 
s2olgasâg ^otttként magâtél 
tdmad es terjed. Az a kfe-; 
' tnondâs, hôgy az ember saa-i 
badsâgra szijletik, szép, de; 
netn igazolja a tôrténelem,; 
mely iiikâbb' ôzt mtintatja,! 
hogy az ember szolgasâgra 
szuletik, s csak miveltségàUal 
cmelkedik a szabadsâghoz. 



A torvényhozô bârmît tc- 

gyen, soha sem szervezheti az 

àllamot ûgy^ hogy annak mi»- 

den tagja csak az eg(5sz fenn- 

âllàsànak szolgâljon . Ezt 

isten teheti, ki midôn a vilâ- 

got jalkotâ, minden lénynek 

egyszersmind fnegadta azon 

tulajdonokat, melyek helyze- 

tében sztikségesék. Mi embe- 

rek sem természetikik tulaj- 

donait niegvâltoztatni ^ sem 

. azoknak minden fcbvetkezéseit 

elôre lâtni képesek nem vagy-. 

unkyS inoen van, hogy minden 

âliamszervezet, mely csak ad- 

dig )6, mfg az emberek egy 

bizonyos helyzetben marad- 

nak,magâban hordja vesztének 

icûrâjàt« Miatén tehât a béké- 

.ûek s kifejlôdésnek elsô fôl- 

télele az, hogy az tgyén 's ii- 

iain këzôtt elLentét ne létez- 

izék, 8 miut&n az embereket, 

nem alakithatjuk az âUam 

szerént, aként kell azt szer- 

veznUnk^. hogy az emberek 

alakitsàk az âUamot sajàt 

zsiikségôk szérent, melynek 



non civilisés sous la puissance 
absolue d*un seul. Lat lïhmé, 
si on veut la.ccmsenrcr^vaibK- 
soin d'institutions - ' paftiaa- 
lières; mak l'esdavage^ seid- 
blable à une ivraie, su£gtt(de 
lui-même et s*é&end. Le pnl- 
verbe, queJ'boilucffi p9t osé 
pour la liberté, est (très) beau, 
mais il n'est pas confirmé par 
rhistoire, qui mais montre 
plutôt que Thomme est né 
pour Tesclavage, et qu'il n'ar- 
rive à la liberté que par la ci- 
vilisation. 



Le législateur a beau faire, 
il ne pourra jamais organiser 
-un état de manière à faire con- 
tribuer chaque citoyen à sa 
conservation. Dieu (seul) peut 
le faire, qui, en créant le 
monde, a donné à chaque être 
les qualités ;4^tTU a besoin 
dans sa position. Nous autres 
hommes, nous- ne pouvons 
changer les particularités de 
notre naoïre, et lious^omcni^s 
incapables de prévoir leurs 
conséquences; il résulte de 
cela que chaîque constitution 
qui n'est bonne qu'aussi long- 
temps que les hommes restent 
dans un certain état, porte en 
elle-même le germe de sa perte. 
Donc la preitdère condition 
de la paix et du progrès est 
qu'il ne surgisse entre Tindi- 
vidu et ^'état aucune contra- 
diction (contraste), et comme 
nous ne pouvons pas former les 
hocnmes selon un état> U fout 
que nous nous arrangions de 
façon (^ue les hommes puissent 
former l'état selon leurs pro- 



DE GRAMMAIRE MAGYAUK. 



IÏ7 



szûnteleit vâltozâsa egyszers- 
mind azt teszi szuks^essé, 
hogy az âllam folytonosan 
àtaiakulhasson. Az âllamnak 
tutajdofikép egyedùli feladata 
hogy mind az egyesnek, mind, 
az egésmek szabadsâgàt biz- 
tosftsa. ' i 

Barô EÔTYos Jôzsef. 



près besoins, dont le change- 
ment continuel exige en mê- 
me temps que Tétat puisse se 
transformer constamment. Le 
seul devoir de TEtat ne con- 
siste, par le lait, qu'à assurer 
la liberté à l'individu et à la 
masse. 

Le baron Joseph Eotvos 



k 



POESIE 



I 



AZ ALFOLD. 

Mit nek^n te zordon Karpa- 

{toknalc 
Fenyvesekkel vadregényes 

[tàja ! 

Tin cs(kUlllak,âmde nem sze- 

[retiek, 
S képzetem hegyvblgyedet 

|nem jârja. 

Lenn az alf Ôld tengersîk vidé- 

|kin. 
Ott vagyok honn, ott az en 

[viiàgom ; 
B5rt5nébol szabadûlt sas lel- 

|kem, 
Ha à rônék végtelenjét làtom. 



LÀ f»LAlNE MAGYARE *. 

Carpathes, âpres sommets^ que 

me voulez -vous? 
Que me veut votre sauvage 

pays, couvert de forets de 

pins? 
Je les admire et n£ puis les 

aimer. 
Les vallées et les monts 

n'exaltent pas mooc âme. 

Mais dans le bas pays, sur 
cette plaine unie comme la 
mer, )e me sens chez mot ; 
mon âme , semblable à Taigle 
envolé de son aire, peut en 
embrasser Tinfini. 



u\., Poésies magyares. Choix et tfciduction par IL Des- 
BORDES Valmore ct Ch.-E. DE Ujfalvy. Paris, iSyS. ' 



n? 



IvLEMJt^ïS 



f elropûlôk .ekkor gondolat- 

[ban 
Tûl a foldôn felhôk kozelébe, 
S roosolyogva néz râm a Du- 

[ndtôl 
A Tiszâig nyûlô rôna képe. 

pélibàbos ég alatt kolompol 
}^is - Kunsâgaak szâz kovér 

[gulyâja ; 
t>eleléskor hosszû gémû kût- 

^zéles vâlyu kettôs âga vârja. 



Méneseknek nyargalô futâsa 
Zùg a szélben, kormeik do- 

[bognak, 
S a csikôsok kurjantàsa hal- 

[lik 
S pattogâsa hangos ostorok- 

|nak. 

A tanyâknâl szellôk lâgy ôlé- 

[bcn 
Ringatôzik a kalâszos bûza, 
S a smaragdnak eleven szinc- 

|vel 
A kôrnyéket vfgan koszo- 

[rûzza. 

Ide jârnak szomszéd nâdasok- 

[bôl 
A vadlûdak esti szûrkuletben, 
Es ijedve kelnek légi ûtra, 
Hogyha a nâd a széltôl meg- 

[lebben. 



A tanyâkon tûl a puszta mé- 

[lyén 



Je prends in(H|6$8Qf, ^t je 
m'élève au-dessus de ce mon- 
de, bien haut, là^ où volem les 
nuages» et je vois sous mes 
pieds la riante contrée qui^'é.- 
tend de la Theiss au Danube. 

En Coumanie , sous le ciel 
où se joue Délibâb S des cen- 
taines de gras troupeaux vont 
à rheure de midi, faisant tinv 
ter leurs sonnettes, s*abreuver 
d^ns le large bassin des citer- 
nes aux bras allongés. 

Le hennissement des haras 
qui galopent résonne dans le 
vent; on entend de loin le 
retentissement des sabots, les 
cris de joie des tchikôches.' 
et les éclats assourdissants diS 
leurs longs fouets. 

Près des. chaurûi^es, squs 
le soufHe amolli des zéphyrs, 
se berce Tocéan des blés. Les 
tiges reluisent, et tout autour 
de soi on voit les graminées 
ceindre l'horizon des vives 
couleurs de Témeraude. 

Lorsque le soir plane plus 
près de la terre^ les oies sau- 
vages s'envolent des roseaux 
voisins. S'ils frémissent tout 
bas^ agités par le vent, elles 
poursuivent effrayées leur 
route aérienne. 

Loin des chaumières, dans 
la profondeur de la pousta, la 



I . Nom de la fata mor^ana^ ou du mirage en Hongrie. 
1, Le tchikôche est le pasteur des chevaux. 



DE GRANfMÀMÉ M'aGYAUK. 



119 



aU màgânyos, doit Tcéményii ] 

[csârda; 
Lâtogatjâk a szomjas betyâ* 

[rok, 
Kecskemétre menvén a va- 

[serra. 

A csârdânàl tôrpe nyârfaerdô, 
Sérgul a kirâlydinnyés hom- 

[okban; 
Oda fészkel a visité vércse, 
Gyermekektôl ném hâborga 

[tottan. 



Ott tenyészik e bus ârvalyâ- 

[nyhaj 

S kék viraga a szamârkenyér- 

[nek 

Hûs tôvihezdéli nap hevében 

Megpihenni tarka gyîkok tér- 

[nek. 

Messze, holaz ég a fôldet éri, 
A homâlybôl kék gyûmôlcs- 

[fâk orme 

Néz, s megettôk, mint hal- 

[vâny kôdoszlop. 

Egy-egy vâros lemplomânak 

[tornyà. — 



Szép vagy, alfôld, legalâbb 

[nekem szép ! 
ht ringattâk bÔlcsûm * , itt szû- 

[lettem. 
Itt borûljon râm a szetnfôdél, 

[itt 

Domborodjék a sir is fôlôt- 

[tem. 

Petôfi Sândor. 



ichardà se tient isolée avec si 
cheminée en ruines. Les bé- 
tyars altérés, partant pour le 
marché par différentes routes; 
s*y arrêtent. 



Au milieu des basses forêti 
de tilleuls, voisines de la 
tcharda, dans le sable jaune, 
au fond du fourré, niche là 
crécerelle au sifflet aigu, 
échappant dans son aire aux 
enfants destructeurs. 

Les cheveux d^orpheline y 
poussent tristement; les fleure 
du chardon s*y balancent, et 
sous leurs frais piquants lés 
lézards tachetés se pâment au 
soleil. 



Au loin où le ciel tient la 
terre embrasée, des rangs 
d'arbres fruitiers regardent à 
travers la brume qui les 
bleuit. Au-dessus d'eux, com- 
me une colonne, le clocher 
d'un village s'élève du sein 
des pâturages verdoyants. 

Tu es magnifique à mes 
yeux, ô pays des plaines! C'est 
là que je suis né, là que je 
suis entré dans la vie. C'est là 
qu'un jour le linceul doit 
m'envelopper ; là aussi s'élè- 
vera mon tertre funéraire. 



Alexandre Petôfi. 



I. Litt. : C'est ici qu'on a bercé mon berceau... 



•120 



élémknts 



II 



MOHâCS 

Ho vértôl pirosûlt gyâsz 

[ter! sôhaj^tva koszontlek, 

Nemzeti nagylétiink* nagy 

" [temetô)e Mohécs! 

Hollôis^ârtîyaîval lebegett a' 
■' -^ [«ordén enyészet, 

*S pusiritôerejét râdviharôz- 

[ta dïihe, 

**S vak diadalma jelét ropogo • 

[villâmival itten 

Honni vitéz seregink* holt te- 

[temikre sûté, • 

Tomori, bijszke vezér! mért; 

[hagytad-el érseki széked? ; 

Netn hah volna hazànk'disze 

[virâga veled. ' 

Harez" tiize Idngitâ bizton 
|viadalra kikelted 

'S érted -mennyi-dicsok este- 

[nek àldozatùl. 

Szifk vala egy ofszâgî be kî- 

[csiny mast néma lakâsod, 



-T*rc%atôd «legszfint, roxsda 

[émesztî vasad'. 

"NyugodjM ra/tad tizé dôlyfiét 

[a' csalfa scerencse ; 



\ 



MOHACS 

• •• . > ., ■ 

Je te salue en soupirant, Mo- 
hâcs, plaine funèbre, 

Rougie du sang de nos héros, 

• vaste ciniétlèfe de not^ 

grandeur nationale, salut! 

La hideuse corruption avec 
ises ailes 4é-cotibcaà piàtie 
au<lessusde'tûfi 

Dans SA fur^r:nt^rriblèv eltêa 
déchaîné stir toi toutes ses 
forces destructives» ï - '^ 

Et la trace de -son aveugle 
triomphe a passé sur les 
ossementS' de: iSD^ tailktnts 
guerriers, 

* - J . ^ . . 

Tomofi, superbe ' capitaine , 
pourquoi as-tu quitté ton 
siège archr^iscopal ? 

La gloire, la iierur de notre 
patrie, ne serait pas morte 
avec toi! ; , \, 

L'ardeur du coinbat précipita 
ta course vers :çai .carnage 
certain; i .. ..( 

Combien de héros ont été im- 
molés à cause de toi ! 

Ah! ton. pays a été (trop éttèit 
pour tpLJi que ta dernière 
demeure est aujourd'hui 
pétiiè étvDencieuÈcl. .iM 

Tes: IxaÊxÉis ont cessé; la 
rouille ronge ton armure. 

Repose L iuir \ toi , la:: fortune 
trompeuse exerça ses ca- 
prices. '5 Jï: * . 



DE GRA|0fAI^|||;jyAGYARE, 



l^ 



A*békitô ttr' enyhe takarja 

porod'!] 



Hàny fiatal szfvet, tele sold 

[szép foldi reményayel, 

Sûjta le kegyetien itt a' riasz- 

/r vr Itô csatavész ! 

Élte* Jcies tavaszân kôra sîrt 

-o\r .-n • .{hâoy if ju u^n, 



Kilrnest r^ jStas: orom .1^ oie 



\î 3- s, 



:BttSj|telm itt fekJazik;. dobter- 
{met«( QS»Fetixtitva, 

' c;j, r* -: tkSempk aktt, 1 
Szog h^)« jfôftemt nem jât- 
') '■: - |jzifc kedii«>e t5bbÉ, ! 



-'■'*•> 



' ? . ? • 



v^éftfsfaimd^ipqirtôl elaiere- 

[YÛlteka^ok. 

Hasztalan àll az uton vâro 

(hiv^ £ri9 JcosB^ravdl , 

Nem l&ir^-baiîiîoika œiég, fél- 
-} y. jlivciTômé^yhre y^[yâ2. 

Hogyha levél zôrdfd; otsejte- 

i:^:%;::-'' :r ' fti.vélfi soetel^ie, 

L J^i^^pihc^, arczatnsei's keb- 

/ [le feszHLT& haboz. 



;;/^] 4e h^a tekhit a' târàl* 

f*-?^ -. /H ;r ' {lenge kod^be, 



Elmaàbdita'okeSTdk %:éRpete 



Que la tombe conciliatrice re- 
couvre légèrement ta pous- 
sière! 

Combien de jeunes cœurs, 
pleins de douce espérance, 

Faucha ici Timplacable ha- 
sard du combat ; 

Combien de jeunes guerriers 
au printemps de leur ^e y 
ont trauyé une mort préma- 
turée, . ../, 

Quand le bcmheur les avait 
jusqu'alors bercés douce- 

. ment dans^oa sem ! 

lis gisent ic>|, leurs ossements 

. éparpillés * 

Enfouies par les fers de le)irs 
coursiers fugitifs. 

Son amante ne jouera plus 
avec les boucles blondes de 
sa belle chevelure, 

Trempée maintenant de sang 

et de boue. 
En vain sa belle l'attend sur le 

chemin avec un6 fraîche 

couronne; 
Elle écoute avec crainte et 

«vçp espoir ^^ ^WiWw.?® 
, jivient pasi pncore ; 

Le frémissement d'une feuille 
lui rappelle son a^our; . 

Elle regarde toujours; ses 
joues sont en flamme, sa 
poitrine s« swrfève,, palpi- 

.. taaie> 

Mais en vain ses regards cher- 
i*ttlt,ik:}îfrcei: les; brouil- 
lards lointains. 

Son amant ne vient pas ; elle 

h selai^se^ll^r à ^jg^jwolqn- 
de douleur; 

Enfin elle apprend le sini^fe 



Végremegérti Mohàcs' vesze- 

I. Litt. : Leur svelte taille éouillée par les fers, etc. 



Jt2? 



ÉLl^MENTS' î. 



1 [delmét; gyenge.fviçâgkçnt; 

tïervad-el a' szép szuz néma 

j/ [keserve kôzôtt< 

Sirja felett enyeleg suttogva 

[az alkonyiszellô, 

'S a' huség' çsendes angyalu 

[orzi porâi . 

Mennyi nemes bajnok, mél- 

,. [t6sok.szàzadotélnii 

Fényteùn itt sziinnyad, 'skc 

[sem mutatja helyét ! 

./f ... 

Osi szabadsàgért h^rczolt ba 

[férfi karokkal. 

Rendzavard hévvd verbe fû- 

[resztve vasât. 

Âm de bol oUyan hôs kit meg 
(nem dont sok ezer karj* 

Testhalmok kozepett kûzd , 
. > [noha élte szakad, 

Sitiii szôkott terhéttûzménje 
i [nyihogva kapar, vâg 

Rw^al râzsa fe^ét, hosszû se* 

|rénje lobog, 
Elszâguld, haza ter *s igy hir- 
-i, |livit^«uraVhunytéç 

Kit reppedÔ szivvel hôlgye 

[jsokpgva sirat 
Mig sûrû kônnye apad 's ô is 
[bû férje utân bal, 






s a* kiuriilt bàznak csak dô- 
-s'r :: , , [leidéke marad 
A' tôlgy, lïiçUy aïivatar kôzt 
^j. ; [linnyls^or 411a kcvélyen 
Bôkében virul6. égait igy te- 

^^5 tmfili. 



I 



de Mobàcs/ety.sembliiWi^îâl 
une tendre^ fletr^ ! r. ? j : 

Elle se fane, la belle jeune 
fille, d'une tri&tcfisp .ftOiètiQ^* 

Les zépbyrs du soir passent en 
murmurant ati-dessas de sa 
tombe, 

Et l'ange de la fidélité g^p^ 
sa poussière. 

Que de héros, dignes de vivre 
des siècles, ' ' • 

Dorment ici oubliés; pas mê- 
me une pierre pour indi- 
quer leur det'Qtèl'^jcQUjirtilB.J 

Us combattirent pour la liberté 
de lenr^ ancêtre^ avo^ ' uil 

r mâle courage, ' 

Avec une ardeur fougueuse, 
trempant leurs gloivesc^am^ 
du sang. 

Mais où est-il, le héros que 
mille bras ne parvieait^nt 
pas à vaincre?' 

Il lutte au milieu de0 fjoçt}-* 
ceaux de cadavres, se sen- 
tant défaillir. 

Son cdursièf ardent ]%| sg^^ 
porte plufe son fardeau ha- 
bituel. 

H hennit, rUeviftcIi»e..||fc.t^ 
sa crinière flotte; 

Il s'enfuit vers la maison, an- 
. nonçànt ainsi ia ' peit^ jde 
son maître.- • 

Que sa femme, le cœur brisé, 

pleure en $a|igk«»Pt4.jjnri/l 
Jusqu'à ce que ses larmes ta- 

. rissent et qu'elle sîjûva W^ 
; fidèle époux. ^ 
Et de cette maison dévastée, 
• il ne reste que? les TuiiiBfî< 
Le chêne qui brave fièrement 
. la ten^t«i entraîiie. ;4«ffi 
$a chute ises, branches ver- 
doyantes. 



DE GRAMMAIRE MAGYARE. 



123 



Hàny bajnok hala igy? de 
[csak a' boldog leli bérét, 

- . .1 

4 

A' meggyÔTOttnek csillaga 

[vêle tunik 

Igy hamvadtak-el ôk alacson 
[mohlepte gÔdôrben, 

'S a' feledékcnység' éje borit* 

[ja nevôk'* 

Hantra dûl a* pésztor 's fû- 
[tyôrészve legelteti nyâjÂt 

Es nemtadja, kinekhôs pora- 

[nyugszik alatt, 

Titkon még is eped, szomorû 

|dalt zengedez a)ka : 

A' hôs* Àmyékok csendesen 

[ihletik ôt. 

E csatasf kon mélly borulat- 

[tal ballag az ûtas, 

Elgondolva miliyen kétes az 

[emberi sors, 

Néz es clkomorûl 's lesûtott 
[szemmel halad ismét 

Felpattant sebeit belseje érzi 

[maga. 

Ou, hol az esti sugâr, gôz- 
[fàtyolt usztat az éren, 

< - • • . ■ 

Mintha fedezgetûé hogy ne 

[ukintse szemûnk, 

Ott vergôde Lajos, rettentô 

[sorsu kiràlyunk 

SOilyedezô lova* érczhimzetû 

* [terhe alatt. 

Haaztalanul terjeszti kezét; 

[liiacs ki legftse, 



Combien de braves moururent 
ainsi ? Le bienheureux seul 
trouve sa récompense. ' ^ 

L^étoiledu vaincu disparaît 
avec lui. 

Ils périrent ainsi dans des fos- 
sés mousseux, 

Et les ténèbres de l'oubli cou- 
vrent leurs noms. 

Le berger se couche sur le ga- 
zon et fait paître son trou* 
peau en fredonnant^ 

Ignorant qu'il repose sur la 
cendre de tant de héros. ' 

En secret il languit; une 
chanson triste s'échappe de 
ses lèvres : 

Les ombres des héros l'inspi- 
rent. 

Sur le champ de bataille, le 

voyageur consterné 
Marche songeant à rinçons^ 

tance des destinées hxunai- 

^nes; 
11 regarde et il s'afHige } le^ 

yeux sont tournés vers la 

terre. 
Et son cœur saigne de ses blei^ 

sures rouvertes. 

Là, où les rayons du soir éclai- 
rent la vapeur qu'exhale ce 
ruisseau, 
Comme si elle voulait se ca- 
cher à mes yeux, 
Là se trouve Lquis, notre 
malheureux roi, de funeste 
mémoire. 
Sous le poids de son coursier 
' couvert d'airain. . f^ 
C'est en vain qu'il étend ses 
mains, il n*y a personne 
pour le retirer. 



cft4 



ÉL^EMtS 



^Bhjnoldetliuntdk nincs kî fel- 
=' [o\â)B. ssJégényt. 

^T4togat a* mélység aranyos 

' [panczéïja fakô'lesz 

'S oszaszezuzott testét liab fedi 

['s barna iszap. 

Ekkint haini kinos, 's kegya- 
j ' [lak fléked életed îgy tiintl 

Veszteden a' magyar ég' nap- 
[ja sokâra leszàlh. 

If)û valâl ërvényt nem sejtvén 
[szôrnyen adôzàl ; 



Szendéfgo poroidat béke le- 

{begjekSrûl 
Ja^hTs eiSt viszszavonés bkoza 
' ' {mîâfdy Vdurra irfgység, 

• - 

Égysé^lttk tôftèh tôrve, ha- 
' thyatla crônk, 
A' sorvasztô lâncz igy készûle 
ï - ' -['irva hazânkra; 

Nem, nem az ellenség, Ônfia 

[vâgta sebét. 



Gyâsz emlékû vidék ! mi în- 
[ség' kûtfeje lettél ; 



[lopa ez. 

Nagygyâ lett Soliman' gôgét 
[Buda* ormai nyôgték, 

*S kénye' vadon dultàn annyi 
[viszâlyra jutânk. 

Hàny szûz fonnyadt-el Zsar- 
[16nk' buja karjain ekkor, 



Les guerriers sont tombes, il 

■ n'y a personne pour délivrer 
Tinforniné... 

L'abîme s'entr'ouyre j î'or de 
sa riche armure 

Se ternit, et son corps écrasé 
est recouvert d'écume et de 
fange. 

Qu'une telle mort est horrible! 
c'est pourtant ainsi que "tu 
es tombé, jeune aigle royal! 

Et avec ton trépasi le soleil du 
ciel hongrois s'est couché 
pour longtemps; 

Tu étais jeune; tu ne te dou- 
tais pas de l'abîme, et tu 
payas terriblement ton tri- 
but à la nature. 

Que ta poussière dorme en 
paix! 

Hélas! ce fut la discorde ^t 
une brutale jalousie qui 
causa tous ces tnalheurs. t 

Notre union brisée, disparût 
notre force, 

Et des fers furent riyés à no- 
tre patrie délaissée. 

Ce ne fut pas l'ennemi, ce fut 
ton propre fils qui lui porta 



ce coup 



I 



Contrée de funeste mémoire, 
tu es devenue la source de 
bien des plaintes, 
Pârolgô mezeid* bdnatos osz- I Qui, seules, sont la colonne 



funèbre de tes champs ma- 
récageux. 

Les créneaux de Bude gémis- 
saient sous l'orgueil du su- 
perbe Soliman, 

Et que de désolations nous 
ont causées les excès de sa 
fureur sauvage ! 

Combien de jeunes filles s'é- 
tiolaient dans les bras de 
nos tyrans débauchés; 



DE GRAMMAGE MAGYARE. 



125 



'S a' Duna!. szôke vizén hiny 
[rabpk ûsztak alâ? 

Birtok nem vala mâr, idegçn 
' ". " (letl a' magyar otthoh ; i 

Féîhbrd kérkede szét vdrosi , 
^ ^^ [tôrnyairôl. j 

El! tî komoly képek ! ti setél- • 
[ség' rajzali félre! 

:t5j nap fényle reânk annyi i 

■ [veszélyek utân, . 

El Magyar, âll Buda még! A' ' 

[mûltcsakpéldalegyen most, i 



'S égve honért bizton nézzen \ 
[elôre szemïink, . 

É. ,e .,„,, .,.». .• UU I 

[malasztos ôlében, 
Nemzeti nagylétîjnk' hajdàni- ; 

[sfrja Mohâcs! ' 

4 

KtSFALUDY Karoly. 



Combien, 4e. primiaiecs des^ 
:^;^cendirçAje. sur les vagues 
«^"^^ iimpides du Danube ; 
, La proprtélijayait: di^ru; Je 
. Hoagtois idevint étranger 
,; chez lui; ^ . < 

1^1^ croissant brillait sur les 
tours de nos villes. 

Arrière^ funestes images ! Ar- 
rière, apparitions ténébreu- 
ses! . . ^ . ': ;, ,: •'.-;; 

Un nouveau jour brille sur 
nous après tant de dangers. 

Le Magyar vit .e^çre^ §j«te 
^t eoqm. debout. Que le 
passé ne soit plus pour nous 
qu'un exemple! 

Et, remplisd'uaardcnt amour 
pour notre patrie, que no- 
tre œil regarde ei^.avantl. 

£t toi, plainefunèbre, reverdis 
au sein d'une paix sacrée, 

Mohàcs, autrefois tombeau^ 
notre grandeur nationale! 

Charles de Kisfaludy. 



TABLE bÉ^J^ÂtlÈRES, 



• ■^*i i . '■•■ '^f '«1 



Dédicace ■.. .,..,......,.» 3 

AvANT-PR<wo$ . . i. . . » . ^ * . . . ; . i . *. ... V J ... 7 ...,.;. . 5 

Sources.,,....,. ..\.....'. ...*;;.. ..... .V.. 8 

Chapitre I . -^ Les sons. . . .'. '. .-. . . . :r. . t''! ... 9 

— H# — L'harmonie des vbyelles. ;.';.. 1 7. ..... . ~ 1 3 

— IlL '«^ Trait de séparation et trait d'unîon.. . . . 16 
• IV. ~ Genre et article .............; 18 



«. 



îî- 



— V. — Suffixes çasuels ^ ,, ... ^.. ....... . 20 

• ' _J VI. — Formation du, pluriel et du comparatif. . _.32 

' '— VIL — Noms de nombre ., 36 

. rr- VUL -*-' Les pronoEpsw * ,.,...*.♦,, ^3q 

— IX. — Les, verbes. ...;........ 46 

r f— _ X. «^ Le» postpositions » . . . . ■ -^72 

— XL — Les adverbes. 76 

- ,>^ XlL ~ Conjonctions ""' 79 

— XIIL — Interjections 80 

Textes magyars. Prose. I. Fragment d'une nouvelle, inti- 
tulée : Kardvaç es villâm 81 

IL Szénvedelmek (I^s passions) ......,.., J39 

III. Hazaszeretet es szabadsâg (L'amour de la, patrie. et _. 

la liberté) .....; ....'. 112 

Poésie. L Az^lfôld (La plainie magyare) . . .. .' • .<. 117 

IL Mohàcs 120 



PARIS. — IMF* JULES LE O^ERE ET C^, RUE CASSETTE, 2g. 



ERRATA. 



Page II, ligne lo, au lieu de : l'j renversé, lisez : d; 

— i5, — 8, au lieu de 'jo-sâgjo'sâg-nak, lisez 

jô-sâgyjô-sàg'fKik,'^ î 

— • i8, — 5, au lieu de.:/^r/î^ lisez ry^rjfT;^ /A 

— . .29, — . 2i> au lieu dcikert-nl, lisez : kert-itt ; 

— 3ô, — I, au lieu.dç: M-«, lisez :.«//; . * . 
~ ,.???. ~. .*,^' ^^ ^^^^ de No-stôl, lisez Nô-stôl; 

— . ,^î» T- ; 4» 2iu lieu de ; hrpm, lisez ibàrotn; 

— '3i, — âi, 3e colonne, au lieu de : -képe-ként , 

lisez : képen-ként^ 

— 39, • "i'« péfsoriilé, ligne 2, au lieu dç : ô«, lisez ! 01/ ,• 

— ' 45, Remarque. Finnois, ligne 2, au lieu dç : mika, 

' • ■ Hsez: mîM; 

— 58, ligne 36, \^» colonne; au lieu dé : ifdr^nrtc(ottatôk 

lisez : vdr-andottatok ; 

— 59, — .6, i" colonne, au lieu de : HMnk, lisez ; 

kér-tûnk; • 

— 67, — 27, au lieu de .; Radicaux nuR&, lisez : Radi- 



caux doux; 



— 86-S7, les û renversés doivent être lus : <f • r 

94, n° 140, au lieu de : Af jr, lisez ; Mâr; 

— 1 63, Tignè 27, au lieu de lËgyoldalu, lisez : Egypldalû: 

— 104; — 21 et 15, au lieu de :i, lisez : ^ ; 

— • îo5, — I, au lieu de: htttak, lisez : hîttak; \' 

— 1 07, 27, au lieu de : d y lisez 1 ay ' 

— I n, ^ » »9j au lieu de : vHàt6ty lisez : vitatôt ^ 



» Nous ferons remarquer que c'est le premier livre en langue 
magyare imprimé en France.