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f
\0 c. ?Ct
J
. 1
i
ELEMENTS
D E
GRAMMAIRE MAGYARE
PARIS. — IMP. JULES LE CLERE ET c'«, RUE CASSETTE, 29.
\
/
ÉLÉMENTS
D E
GRAMMAIRE MAGYARE
I •
I
PAR
Gh.-Eug. de UJFALVY
Vice -Préside;) t de la Société philologique
PARIS
MAISONNEUVE ET 0% LIBRAIRES-ÉDITEURS,
23, <iuai Voltaire^ 2 5.
1876
/
M. PAUL HUNFALVY
MEMBRE DE L'i NSTITUT DE PESTH
HOMMAGE DE RESPECT EFDE SYMPATHIE
U AUTEUR
Monsieur et cher compatriote,
Permettez-moi de placer mon modeste tra-
vail sous régidé de votre nom, si justement
connu et estimé par tous ceux qui s'occupent
de notre langue maternelle. Lors de votre
séjour à Paris, vous m'ave^ encouragé de vos
bonnes paroles s vous m'ave{ éclairé de vos
précieux conseils ^ et je ne saurais mieux rrC ac-
quitter envers vous qu'en vous offrant ce petit
opuscule.
T avais l'intention de donner une idée géné-
rale et succincte de notre belle langue magyare y
illustrée par des poètes comme Pétôfi, Vôrôs-
marty^ Kisfaludy et Arany;par des prosateurs
d'un goût aussi sûr que MM. Gyulai, Toldy,
Jokai et Eôtvôs, et par des savants comme vous
et MM.Vâmbéry etBudeni^ et par tant d'autres
dont je ne saurais citer tous les noms. J'espère
que vous voudrez bien vous montrer indulgent
pour un travail qui n'a d'autre prétention que
d'être un modeste essai.
Veuille:^ agréer^ Monsieur et cher compa-
triote^ r assurance de mes sentiments dévoués et
respectueux.
I
Ch.-E. de Ujfalvy. !
Paris^ i5 octobre 1874.
AVANT-PROPOS
Nous n'avons pas voulu écrire une gram-
maire magyare destinée à ceux qui voudraient
apprendre cette langue au point de vue pratique,
pour deux raisons principales : premièrement, il
existe une grammaire magyare, publiée en 1870
par M. Tabbé Fauvin, qui remplit parfaitement
le but d'une grammaire pratique ; ensuite, parce
que le nombre des Français qui voudraient
apprendre l'idiome magyar pour s'en servir, est
excessivement limité. Mais une grammaire hon-
groise au point de vue de la structure grammati-
cale, qui pourrait servir à tous ceux qui s'occu-
pent de philologie en général et de philologie
comparéeen particulier^ nous paraissant une
) • I
5 . ' ÊtÉMfiî^tsf"
œuvte utile, nous nous sommes décidé à com-
poser un travail de ce genre.
' La langue magyare, une des langues ougro-
finnoises qui, à leur tour, sont une branche de la
vaste famille ouralo-altaïque, est parlée par un
(ff^S ^') P^^P^^ ^^^ compte près de neuf millions d'indi-
vidus et forme le noyau de la partie orientale
de l'empire austro-hongrois appelée Trans-Lei-
thanie.Les rapports de la France et de la Hongrie
ont, de tout temps, été très-suivis. Deux des
plus grands rois de la Hongrie étaient de la
maison d'Anjou, et dans les demier-s temps les
rapports internationaux ont créé des relations
continuelles. Nous avons donc pensé qu'à ce
point de vue aussi notre travail pourrait pré-
senter quelque intérêt. Une langue qui diÔère
autant de l'allemand que le chinois ou le japo-
nais diffère du français, ejjt capable d'exciter la
curiosité d'un public cultivé.
On s'attache depuis de longues années à
l'étude assidue des langues aryennes, et il est
certain que Timportance de ces langues n'est pas
comparable à celle des idiomes ougro-finnois.
Mais, pour faire ressortir toute l'importance que
DE GRAMMAIRE MAGYARE. J,
présente l'étude de ces idiomes, il suffira de faire
remarquer que quelques-unes des langues
ougro-finnoises contiennent des formes aryennes
(gothiques), qu'on ne retrouve même plus dans
rislandais.
Nous nous proposons de publier successive-
ment sur le même plan deux études : une, inti-
tulée . Éléments de grammaire magyare y et
une autre, Éléments de grammaire finnoise \
Pour la première, c'est l'excellente grammaire
de Riedl qui nous a servi de base; pour la
seconde, nous avons suivi l'ouvrage d'Eurén.
Nous espérons que nos deux publications
trouveront un accueil bienveillant auprès du
public français.
1
Ch.-E. de Ujfalvy.
«
Paris, i5 février 187 5.
I. Cette dernière grammaire, en collaboration avec un Fin-
nx)is de naissance : M. Raphaiil Hertzberg.
SOURCES
VERANTIUS (Faustus). Dictionnariumquinque nobilissimarum.
Europœ linguarum. WenttnSy i5g5.
MOLI^ïAR (Albert). Dictionnarium latino-hungaricum, Nori-
bergse, 1604.
MOLNAR (Albert). Novœ Grammaticœ hungaricœ. Hano-
viae, 16 10.
PERESZLÉNYI (Paul). Grammatica linguœ hungaricœ, Tyr-
navise, 1738.
PARIZ PAPAI. Dictionnarium latino-hungaricum, Posonii,
1801.
RÊVAI (Joannis-Nicolai) Grammatica hungarica, Pestinf,
' 1806.
KRESZNERICS (Ferencz). Magyar s^otâr, Budân, i83i.
DANKOVSZKY (Gregor). Kritisch etymologisches Wôrter-
buch der magyarischen Sprache. Pressburg, i833.
RIEDL (Anselm Mansvet). Magyarische Grammatik, Wierif
i858.
é
t r
ELEMENTS
DE
GRAMMAIRE MAGYARE
CHAPITRE I"
LES SONS
I . — Il y a en magyar :
1° Des sons simples, tels que :
^. ^, d, ej, g, h, ij, k, /, m, n, o, ô,p, r, s, t,
U, Ûy v^ \.
Ces vingt-trois lettres se prononcent comme
en français, à l'exception de
g='g français devant a> o, u ;
h=ih française, toujours fortement aspirée;
j ^=y français dans Bayard;
ô = eu; s=:ch français ; u = ou, etû = u.
•
lO ÉLÉMENTS
2^ Des sons composés, tels que :
c = tsé (autrefois on écrivait c^); p. ex. : cukor '
(tsoucore), sucre;
es = tch,ch espagnol dans muchacho:.ip. ex. :
kincs (kintche), trésor;
gy = diéy comme le dt dans le mot diable ;
p. ex. : gyôngy (dieundie), perle;
ly =. Il mouillées; p. ex. : &e/)^^^(bélliègue),
estampille ;
ny = gn dans mignon , Vfi espagnol dans
mahana; p. ex. : nyelv (nièlve), langue;
5^ = ss; p. ex. :pus^ta (poussta), plaine ma-
gyare;
ty= tié dans amitié; p. ex. : bâtya (batia),
frère aîné ;
jj^5 = ; dans jardin; p. ex. : !(sâk (jaque), sac ;
ds = giâ italien ; ce son ne se rencontre que
dans quelques mots magyars d'origine turque ;
.p. ex. : findsa (findchâ), tasse.
2. — Les voyelles longues s'expriment à Taide
d'un ou de deux accents aigus, et on les prononce
alors d'une manière plus ouverte et plus longue
que dans nlmporte quelle langue d'origine indo-
européenne.
Remarque. — Ce son, tout particulier à
DE GRAMMAIRE MAGYARE. II
ridiome magyar, ne se retrouve que dans les
langues congénères, notamment dans le finnois,
où la voyelle double correspond à la voyelle ac-
centuée magyare.
L'orthographe finnoise a été calquée sur celle
des langues germaniques, tandis que le magyar
a formé son orthographe lui-même.
Les voyelles se prononcent :
a=z a sourd dans manque;
v=z a ouvert et long dans vague;
e =-, ë plus sourd que dans poëte ;
e=^ français;
o z=o bref; 6=0 long; ô = eu bref; ô =eu
long;
u = ou bref; û =ou long ;û =u bref; û =
u long.
i =zi bref; i= i long;
L usage seul peut apprendre à un étranger à
prononcer ces sons vocaliques. L'accent au-
dessus des voyelles joue d'ailleurs un rôle très-
important dans la langue magyare, car il change .
souvent entièrement la signification des mots;
p. ex. :fejes signifie entêté, etfejés signifie Tac-
tionde traire; etc.
3. — q, jp,xne se rencontrent que dans des
mots étrangers ; rh^ gh, th se prononcent comme
î i ÉLÉMENTS
eô et ejv = 6; ch=cs; y:= t. Ces trois der-
niers sons se rencontrent dans les vieux noms
de noblesse, p. ex. : Beôthy pour Bôti; Thew-
rervk=^ Tôrôk; etc.
Quand, à la fin d'un mot, les consonnes com-
binées à Taide à'uny {gy, ty, ny, ly) sont suivies
d un iy chacune conserve son son propre; p. ex. :
Siéchényi (Sétchéni). LV et Vi finals indiquent
la noblesse, mais nullement d'une manière ab-
solue, car il y a de très-vieilles familles dont le
nom ne se termine ni par un y ni par un /;
p. ex. : Majlâthy Sândor; etc.
4. — Les consonnes combinées sont aussi
bien susceptibles d'un redoublement que les
consonnes simples; seulement dans les radicaux
on ne redouble que la première des deux con-
sonnes, tandis que dans les dérivés on est obligé
de redoubler la combinaison entière; p. ex., on
écrira assiony, femme, et ass:{ony'nyal^ avec la
femme; etc.
DE GllAMMAIRE MAGYARE. l3
CHAPITRE II
l'harmonie des voyelles
* 5. — Les voyelles se subdivisent en dures,
douces et neutres, et les radicaux sont, d'après
cette division, ou durs ou doux, selon qu'ils
contiennent des voyelles dures ou douces.
Les voyelles dures sont : a^ â, o, d, w, û;
Les voyelles douces sont : e, o, d, ti, w ;
Les voyelles neutres sont : i, î, e, ë (avec ce
signe seulement dans les grammaires).
Malgré cette subdivision, les mots Aé;, écorcc;
cély but, et derék, torse, sont xiurs.
6. — Les mots qui contiennent des voyelles
dures et douces à la fois sont ou empruntés à
des langues étrangères ou formés à Taide de
postpositions; ils sont alors toujours consi-
dérés comme durs; p. ex. karabély, carabine.
Dans les mots composés, c'est le dernier mot
qui remporte; p. ex. korhely, paresseux, de Zror,
temps^ et de hely^ lieu, est donc doux; etc.
.14 ÉLÉMENTS
•
* y, — Les radicaux contenant des voyelles
neutres à côté de voyelles dures ou douces sont
ou durs ou doux. Les radicaux contenant exclu-
sivement des voyelles neutres sont, à peu d'ex-
ceptions près, doux,
REMARQ.UE. — Ces exceptious sont d'ailleurs
souvent faciles à expliquer. Tantôt ces radicaux
sont d'une dérivation étrangère ; p. ex. : gyilk,
gyiloky poignard, ancien magyar encore gyolk,
de l'allemand dolch (les mots Mj, lik^ tiky ip
alternent dans la langue même avec haj^ lyuk^
tyûky ipa) ; tantôt ces radicaux contiennent des
voyelles contractées d'une diphthongue; p. ex. :
hi^ vi, rij i-nni^ se rencontrent encore dans un
ancien document de la langue magyare sous la
forme de Azo, pio, rioy ui-nni, etc, ; d'autres
radicaux enfin, comme p. ex. hid, pont; ir,
onguent; tilt^ défend; nyir (betula nodosa),
espèce de bouleau, etc., ont perdu leur termi-
naison vocalique que nous retrouvons dans
le finnois sous la forme à^silta, kirjaa; ktelto;
nivara; etc.
8. — De la subdivision des radicaux en
magyar dépend une des lois les plus importantes
de la langue, lois qui existent dans plusieurs
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
l5
langues congénères, notamment le finnois et le
turc^ et qu'on appelle ï harmonie des voyelles.
Comme les radicaux, les suflSxes possessifs et
casuels se subdivisent également en durs et doux
et s'accolent aux radicaux selon qu'ils sont durs
ou doux. Les radicaux durs s'augmentent de
suffixes durs, et les radicaux doux de suffixes
doux; p. ex. jo-sâgy bonté; jo-sâg-naky à la
bonté ; vér-ség, parenté ; vér-ség-neky à la pa-
renté ;
Remarque. — Les monuments de la langue
.magyare nous prouvent que cette loi n'a pas
existé de tout temps. Il y a des langues congé-
nères, comme le vêpse ou ancien tchoude et le
livonien, où cette loi n'existe pas non plus.
Néanmoins c'est une loi organique et constitu-
tive qui découle du- génie de ces langues même
et qui s'est établie partout où ces langues ont pu
prendre un libre développement. Dans le
magyar actuel, l'harmonie des voyelles est thé-
matique, désinentielle et absolue.
1 6 ÉLÉMENTS
CHAPITRE III
TRAIT DE SEPARATION ET TRAIT D UNION
9. — I. Quand une consonne se trouve entre
deux voyelles, on sépare le mot en ajoutant cette
consonne à la dernière voyelle; p. ex. : re-mény^
espérance, etc.
II. Quand il y a deux ou trois consonnes
entre deux voyelles, la dernière consonne seu-
1 ment s'ajoute à la seconde voyelle ; p. ex. :
kar-dot , Tépée (accusatif) ; kard-ra, sur Té-
pée, etc.
III. Quand plusieurs voyelles se rencontrent^
chacune forme une syllabe; p. ex. : ti'é'i-teky
es vôtres.
IV. Les consonnes combinées suivent les
mêmes règles; p. ex. : e-gyHtt, ensemble ; eg)^-
re, pour un; gyôngy-tyûk^ pintade, etc.
V. Quand, dans un radical, on sépare des con-
sonnes combinées doubles, il faut les écrire en
DE GRAMMAIRE MAGYARE. IJ
entier, p. ex. : assiony^ femme, à la fin ou au
milieu d'une ligne, mais en séparant asi-siony.
Remarque. — Ces règles ne s'appliquent pas
aux suffixes.
I o. — On emploie des traits-d'union :
I. Avant Té'? interrogatif, p. ex. : ^jf-é'; est-ce
celui-ci ?
IL Dans les mots composés pour éviter un
double sens; p. ex. \ fa-lôy cheval de bois, car
falô signifie glouton.
III; Quand plusieurs mots sont composés à
Taide d'un seul déterminatif, p. ex. : arany-e^ùsU
es ré:('péni. Des monnaies en or, en argent et en
cuivre.
Remarque. — Les noms propres s'écrivent
par une lettre capitale, p. ex. : Budapest,
Bude-Pesth, etc.
2
1 8 ÉLÉMENTS
CHAPITRE IV
GENRE ET ARTICLE
II. — Il n y a pas de genre proprement dit en
magyar; cependant on peut constater par le fait
un masculin, un féminin et un neutre; p. ex. :
ferfi ou/er/îw, homme (vir); ass\ony,iitV£iVCi^\
gyerek ou gyermek, enfant ; chez les animaux
(à l'exception des animaux domestiques), on
emploie him ou kan pour désigner les mâles, et
nôstény pour désigner les femelles;^ oufiû sert
pour les petits des deux sexes.
L'article magyar est ^^ pour les trois genres.
Le ^ est éliminé devant un mot commençant par
une consonne, p. ex. : a!{ ember^ Thomme (ho-
mo) ; a lélek, l'âme; etc.
L'article était primitivement inconnu au ma-
gyar, comme aux autres langues altaïques. Il ne
s'est formé que plus tard, à l'instar de l'allemand,
du pronom démonstratif, et il correspond donc
en général à l'article défini allemand. L article
indéfini s'exprime en magyar par des forma-
DE GRAMMAIRE MAGYARE. IQ
tions pronominales, mais le plus souvent il
manque complètement.
Remarque. —'L'article s'est formé du pronom
démonstratif a{ (e^)^ dans l'ancienne langue o^.
Avec le temps^ à la suite du contact avec les
langues indo-européennes, on a senti en magyar
la nécessité d'un article, qui aujourd'hui se dis-
tingue complètement du pronom démonstratif;
de sorte qu'on dit aujourd'hui a^ a![ ass^ony^ cette
femme-là; a!{ a kert, ce jardin-là {a^-ai cor-
respond à la locution française : cela peut dire).
20 ELEMENTS
CHAPITRE V
SUFFIXES CASUELS
12. — La langue magyare est une langue agglu-
tinante, et non pas une langue à flexions, comme
les langues aryennes. Les cas se forment à Taide
de suffixes ou de postpositions, comme dans
les autres langues ouralo-altaïques. L'intérieur
de la racine ne change jamais. Pour former le
pluriel, on ajoute d'abord le suflSxe du pluriel,
et à celui-ci ensuite les mêmes suffixes casuels
qu'au singulier, A l'exemple de M. Riedl, nous
adoptons vingt différents suffixes casuels. Ces
suffixes correspondent tantôt aux cas des lan-
gues à flexions, tantôt aux prépositions. Ces
suffixes s ajoutent au radical, augmenté d une
syllabe formative, au nominatif pluriel, et au
radical, augmenté des suffixes possessifs.
Le nominatif est identique au radical ; le géni-
tif fait défaut au magyar, il est remplacé par des
circonlocutions V
I. Il y a des auteurs qui ont rapproché le -nak, -nek mag3rar
de V-n du génitif finnois. Nous pensons, au contraire, qu'il
J
\
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 21
Les suffixes s'accolent simplement au radical
ou à laide d'une voyelle de liaison^ comme dans
l'accusatif et dans le superessif.
i3. — L'accusatif se forme à laide de la lettre/;
I** Le / s'ajoute simplement à tous les radicaux
à terminaisons vocaliques; seulement la voyelle
finale s'allonge, p. ex.: atya, père, ace. atxd-t;
lecke, leçon, ace. leckét.
Les radicaux, se terminant par d, ôetû, 6,
sont susceptibles d'un changement qui s'explique
quand on sait que le radical ne contient pas la
forme primitive et qu'il est le résultat d'une con-
traction. Souvent les langues congénères expli-
quent ce phénomène phonétique. Ainsi les mots
en d, d, autrefois 6 = au, au; ô=eu, ev; la preuve
en est dans la manière dont la langue magyare
procède pour emprunter des mots aux langues
étrangères. De lallemand Schraube, on a formé
srôf; de Nikolaus, Miklôs; de Stanislaus^ S^a-
nis^lô, etc.
ô, ô étaient dans l'ancienne langue encore
apCy eve; p. ex. :
Elevé, aujourd'hui élô, Je vivant; varauk, aujourd'hui
vârôk; kéreuk, aujourd'hui kérôk, les attendants, les
faut rapprocher cet «, du magyar e,((>, -en) qui est certainement
le vestige du pronom de la troisième personne, comme le fin ■
nois -n est la trace manifeste de la forme hàn.
22 ÉLÉMENTS
priants; t^drnauk = ydrnôk; kérneuk = kérnôk , nous
l'attendrions, nous le prierions ; etc.
Dans la langue moderne, vëpe, il prit^tëpe^il fit,
et levé, il fut, alternent avec pôn, ton et Ion, etc.
On forme donc toujours d'après les mêmes prin-
cipes :
De hôy neige, ace. hauat^jô, bien, ace, javat; 6, vieux, .
avat; sô, sel, sauat; s^o, mot, S![ayat^ tô, lac, tapât ^ hôi
chaleur, heuet; etc.
2"" De même av^= à;ev = é; iv = i; ovz=i6;
ôp = ô; uv = û;ûv = û.
Ainsi on a formé des mots étrangers : Paulus, magy.
Pal; Augustin = Agoston; du slave, popra^, corde;
magy. p6rd:{; slave okope, sceau; magy. akô, etc.
Bô, ample, large; ace. bôvet; bu, enchantement, bûpet;
cso, tuyau, csôvet;fû, htvht^fupet; kô\ pierre, kôvêt; /d,
cheval, lopat; léj bouillon, levet; nyû, ver, nyûvet; tôy
aiguille, tronc, tôvet; les racines sont bôp^bup, csôVyfûPy
kôPf lov, levy njrtiPy tôv^ et le mot moderne s'en est formé
par contraction.
De même ip = û; p. ex. :
Hû, fidèle ; ace. hipet^ mû, art, mtpet,
3"" Les radicaux monosyllabiques changent
leur voyelle devant le suifixe de Taccusatif, c'est-
à-dire, la voyelle reprend sa forme primitive;
p,ex.:
Bel, entrailles, intérieur; ace. belet;dél, midi, delet; ég^
ciel, eget; ér, veine, eret; és^, intelligence, es![et; fél,
demi, moitié, felet; Jû\, saule, fû\et; hét, sept, hetet;
hûs:(, vingt, hus:{at; jég, glace, jeget\ két, deux, ketet;
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 23
kéi, main, ke:{et; kût, puits, kutat; léc, latte, lecet; légy,
mouche, legret; lûd, oie, ludat;més\, chaux, mes\et; néy,
nom, nevet ; nj^dr, été, nyarat; njrél, poignée, nyelet;
ré:{, cuivre, res^et; rûd, perche, rudat; sdr, boue, sarat ;
s\éU vent, s^elet; s\ûk, étroit, s:(ûket; s^û^, pucel\e,ss(û:{et;
tel, hiver, telet; ti:{, dix, ti:{et; tû^, feu, tû\Qt; ûr, mon-
sieur, urat; w^, chemin, utat; vi\, eau, pi:{et.
Quelques radicaux à deux syllabes reprennent
à l'accusatif leur voyelle primitivement brève :
-4 g-ar, lévrier; ace. agarat; bogdr, scarabée, bogarat;
cserép, tesson, cserepet; derék, torse, derekat; egér,
souris, egeret; egjréb, un autre, egyebet;/a^ék, pot,/a^
![ekat; fedél, toit, fedelet-, fenék, fonds, sol, feneket; fondl,
fi\,fonalat;fôvêny, gravier, f'ôvenyet; gundr, jars, gu-
narat^ gyôkér, racine, gjrôkereti kenyér, pain, kenyeret:
kepés, peu, keveset; kôtél, corde, kôtelet; kô\ép, milieu,
kô^epet ^ levél, feuîMe, levelet ; maddr, oiseau, madarat;
mo^sàr, mortier, mo:{sarat; nehé:{, lourd, nehe^et^ pohdr,
coupe, poharat; sugâr, rayon, sugarat; s:{amdr, âne,
s^amarat ^ s^ekér, voiture, s^ekeret; s\emét, ordure, s:{e'
metet; tehén, vache, tehenet^ tenyér, paume de la main,
tenyeret; veréb, moineau, verebet.
4** Quelques radicaux à deux syllabes se ter-
minant par ûetû éliminent cette voyelle devant
le suffixe de l'accusatif.
Ainsi borjû, veau ; ace. borjat;fattyû, bâtard, fattyat;.
gy^apjû, laine, gyapjat; hoss!{û, long, koss^at^ ifjû, jeune
homme, ifjat; kônnyû, léger, kônnyet; varjû, corneille,
varjat.
5"* Les voyelles /, w, û reprennent souvent leur
forme primitive, qui était/, v.
Ainsi on a formé : de Tallem. Adrian, magy. Adorjdn^
94 ÉLÊUmTS
Aloisius, magy. Alajos; prior, magy. perjel; hiob, magy.
jôb^ leiter, magy. lajtorja^ etc.
De même on forme de darUy grue; ace. darvat; enyii,
colle-forte, enyyet; falu, village, fatvat; fenyôy sapin,
fenjryet;hamu, cendre, hamyat; odUf<:Teux,odvat;s^atU^
corne, s^aruat; tetû, pou, tetpet,
6** Quelquefois on forme l'accusatif à l'aide
d'une métathèse, p. ex. :
Kehely, calice, kelyhet-y teher, fardeau, terhet; vetmk^
poulain, yemhet; pehely, plume, flocon, pelyhet. Les
racines sont sans nul doute : Keljrh, terh, yemh, pelyh,
7° Les noms qui se terminent par une con-?
sonne simple ajoutent le / au radical; p. ex. :
Daly chant, ace. dalt; kirdly, roi, kirâlyt-j hon, patrie,
hont; lëdny, jeune fille, lêdnjrt, etc. ^
8"* Les autres noms ajoutent les sufiixes à
Taide d'une voyelle de liaison ; ^ ou o, si le radical
est dur, et e ou ô, si le radical est doux ; p. ex..:
dgy brs^nche; ace. dgat; arany, or, aranyat; pap^
prêtre, papot ^ gyik, lézard, gyikot^ kert, jardin, kertet ;
ôrôm, joie, ôrôtnôt.
La voyelle à liaison est généralement o pour
les radicaux durs ; pour un petit nombre seule-
ment, a ; ces radicaux se sont également formés
à laide d une contraction. Pour les radicaux
doux, la voyelle de liaison est conforme à la
voyelle de la syllabe finale : e ou.o. *
1 . Ce cas correspond à l'indéfini finnois en ta, ta»
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 2$
iJL — Le Datif se forme à l'aide des suffixe^
«jA: jlDur les radicaux durs, et nek pour les
doux ;1||^;5;, maison, dat. hâ^nak; 16 , cheval,
dat. I6nak;ëmberf homme, dat. ëmbernek; kert,
jardin, dat. kertnek, etc.
' La forme primitive a été nek; nous la retrou-
vons comme telle dans « TOraison funèbre, y> in-
cunable magyar du xii' siècle et dans le dialecte
des « Palotses » . On disait dans TOraison funèbre :
halalnec^puculnec, etc. ^ et dans le dialecte des
Palotses, on dit : halâlnek etpokolnek, etc. *.
i5, — LIllatif — ba, — be, correspond à la
préposition française dans, avec mouvement :
hâi'bay dans la maison; kert-be, dans le jardin.
La forme primitive de ce suffixe fut bcle^ et il
se rencontre comme tel dans TOraison funèbre :
nugulma-bele, aujourd'hui nyugalmâ-ba, dans
son repos ; le mot bele^ contracté en bel, existe
encore à Tétat de racine dans la langue actuelle
et signifie intérieur y entrailles ^.
î6. — UInessif 'ban, 'ben est la réunion de
1 . V Oraison funèbre est le plus ancien document de la langue
magyare.
2. Le finnois -ssa, ssày s'est formé du mot sisà, intérieur,
entrailles ; absolument comme le magy. 'ba, -be, -ban, -ben du
mot bel, bêle.
26 • ÉLÉMKNTS
Vîllatif'baj'beet du suffixe -72, qui^ dans toutes les
langues ougro-finnoises, est le vrai exposant des
lieux. Ce cas correspond au dans français, sans
mouvement.
La forme primitive était -/^e/i^ que nous trou-
vons dans Tancienne langue magyare et dans le
dialecte des « Palotses « ; p. ex. :
Paradicsum-ben, dans le paradis 5 jou-Jen, dans le bien,
17. — L^Elatif - èd/ , 'bôl correspond à la
préposition latine ex^ p. ex. :
Hâ:{'bôly hors de la maison ; kert-bôl, hors du jardin.
La forme primitive est belôl dans TOrais.fun.;
ainsi : timnuce-belevly aujourd'hui tômlôc-bôl^
hors du cachot; belôl est composé de bele+ôl.
Le premier est l'élément de Tillatif, et le second
existe sous la forme de ely encore dans la langue
actuelle, comme particule et préfixe qui signifie
Téloignement.
18. — Le SuBLATiF -ruy -re, correspond à la
préposition latine supra ^ français sur, avec mou-
vement : hâ{'ra, kert-re, sur la maison, sur le
jardin ; etc.
La forme primitive a été ra, qu'on retrouve
dans la racine rajt, sur.
19. — Le SuPEREssiF -«, -on, -^«, -d«, corres-
DE GRAMHAIRB MAGYARE. 27
pond au latin super sans mouvement : atyd-n
sur le père; keférij sur la brosse; hàioUy sur la
maison; kerten, sur le jardin.
C'est le suffixe qui expose le lieu dans presque
toutes les langues altaïques.
20. — Le Delatif -rôl, -rôl, correspond à la
préposition latine de :
Atjrârôîy de pâtre; leckérôl, de lectione; hâ:[-rôl, de do-
mo ; kert-rôl, de horto.
La forme primitive est -rôl, composé de -ra,
suffixe du sublatif , et de el, qui signifie l'éloigne-
ment, comme nous l'avons indiqué plus haut.
21. — L'Ablatif -^d/, -tôl; hâi-tôl^ kert-tôl^
(venant) de la maison, (venant) du jardin.
La forme primitive est -W/, autrefois tavel^
composé de tav, qui existe encore aujourd'hui
sous cette forme comme racine et qui signifie
éloignement, et de ely suffixe de Télatif . Le tav,
éloignement , se rapproche du lapon davve ,
nord.
22. — L'Approximatif -ho^y -he^, 'hÔ{ cor-
respond à la préposition latine ad :
Atyâho^y (-allant) près du père ; kert-hesf, près du jardin ;
ôkër^hôi[f près du bœuf.
28 ÉLÉMENTS
La forme primitive est -ho^ \
23. — UAdessif 'fiâly-nély correspond au fran-
çais cheiyprès de :
Atyâ'-nàl^ près du père ; kert-nél, près du jardin.
La forme -ndl est la primitive et correspond à
la pbstposition tàtare ^nale, qui a la même signi-»
fication.
24. — Le Causatif -ért correspond à la pré-
position française pour, à cause de :
A tyd'ért, pour le père ; kert-ért, pour le Jardin.
Dans rOraison funèbre, nous rencontrons le
suffixe sous la forme de -érett, de la racine ér
qui correspond encore aujourd'hui à la locution
cela vaut (comparez érdem, mérite).
25. — Le Terminatif ig correspond au latin
usque,p. ex.: atyâ-ig, jusqu'au père; kert-ig,
jusqu'au jardin; etc. Quelquefois, surtout pour
indiquer une époque, on ajoute à ce suffixe la
syllabe 'lan,-len, qui donne plus de force à l'ex-
pression; p. ex.:
Ma-iglan, jusqu'aujourd'hui ; de rnUy aujourd'hui ; Ao/-
tont-iglan, jusqu'à ma mort ; de holtom, ma mort.
I. Le finnois 'lle^-llehy et le magy. -Aoif, en dialecte ^holj
sont de même origine.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 2g
La forme primitive de ce suffixe est la parti-
cule deg, qui existe encore à Tétat de mot dans le
turc, où elle signifieyw5^we.
26. — Le CoMiTATiF 'Pal,-pel, correspond au
français apec; p. ex. : atyâ-^val, avec le père ;
kefé'Vely avec la brosse; quand les radicaux sô
terminent par une consonne, le ^ de ce suftixrt
s'assimile à la consonne finale du radical, p. ex :
Kert'tel, avec le jardin ; hd:{':{al, avec la maison, etc.
La forme primitive est vel^ les preuves en
sont les incunables et le parler des Palotses.
Veli est un radical finnois, usité encore aujour-
d'hui; il signifie ami, compagnon.
27. — Le Factitif -va, -l'é correspond au fran*
çais devenir quelque chose : pap-pâ, ëmber-rê
tu dos sâ^{lenni)y devenir prêtre, homme, savant.
Mêmes règles pour l'assimilation du v que danà
le comitatif.
28. — L'EssiF -«/, -w/, correspond au français
comme : atyâ-ul^ à la place de, comme père ;
kert-nly à la place de, comme jardin. La forme
ancienne était -d/,-d/^ et se compose de -6,-0 + /.
La première partie de cette composition pour-
rait bien être le suffixe du factitif contracté, et 17
le reste du verbe devenir, le (nni).
3o BLÉMENTS
3g» -^ Le LoçAtiF -tt^ -ott^ *etty -Kxtt, ^utt^ Uftty
pour indiquer le lieu^ surtout après qiielqûes
nomade localité, d'origine purement jnagjarej
p. ex: ' ' . ' -;
Pécs-ett, à Pécs ; Gjrôr-ôtt, à Raab ; Kolosydr-ott, à
CMusenboiirg'; mas-^utt, ailleurs {de mas, autre); minden-
ptt, partout {ds. minden, chaque; ; etc.
3o. — Le CoNjoNCTiF 'Stôl, -astôl^ -estôl, cor-
respond au français y compris; p. ex.:
' Nô-stôl, avec la femme (la femme comprise) ; test-estôl,
htk-est&l, avec corps et âme ; hd^-astél, avec la maison.
3i. — L'Eq.uatif 'képy-képen,'ként (le dernier
suffixe est la contraction de kép-en^) correspond
ati français égal en figure^ en manière; p: ex. :
As:(tal'kép, comme table; ember-kép, comme homme;
mi-*/r^y comment^ sous quelle forme? mds-képen, d^un^
autre manière.
Ce çufiSxe n'exerce aucune influence sur la
voyelle terminale du radical, et il existe encore
dans la langue actuelle comme radical : kép^
image. C est donc plutôt une postposition quun
suffixe.
32. — Le Temporalis -kar cori^espond au
français du temps que y à Tablativus teniporis du
latin; p. ex. :
Dél'kor, à midi 5 tavas!{'kor, au printemps^
]
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
3^ï
Ce sufiSxe est un radical indépendoilt^ comme
celui de Tœquatif; il n'exerce donc aucune in*-
fluence sur le radical auquel il s'accole. On dit
p. ex. hromôra-kor^ à trois heures; etc. . r
33. — Voici un paradigme qui donnera une
idée exacte de ces différents suffîxes casuek et
de la manière dont on les accole aux. radicaux
durs et doux:
RADICAL
RADICAL SB TERMIHàNT
A TERMINAISON VOCALIQLIE
PAR UNE CONSONNE
Nominatif
atya
teve
hal
szëm
Accusatif
atyâ-t
tevé-t
hal-at
szëm-et
Datif
atyâ-nak
tevé-nek
hal-nak
szëm-nek
Ïllatif
atyâ-ba
tevé-be
hal^ba
siera-bè • '.
lNF.f»IF
atyâ*baa
tevé-ben
hal-ban
1 t
sz^m>bea
Elatif
atyâ-bôl
tevé-bôl
hal-bôl
szëm-bôl
'SûBLATiV
atyâ-ra
tevé-re
hal-ra
szôm-re
SUPERESSIF
atyâ-n
tevé-n
halon
szëm-en
Delatif
atyâ-r61
tevé-rôl
hal-rôl
szem-rôl
Ablatif
atyâ-tôl
tevé-tôl
hal-tôl
szëm-tôl
Aproximat.
atyâ-hoz
tevé-hez
hal-hoz
szëm-hez
Adessif
at^^nâl
tevé-nél
hal-nâl
«zëm-riél
Causatif .
atyà-ért
tevé-ért
hal-ért
szëm^rt
Terminatif
atyâ-ig
tevé-ig
hal-ig
szëm-ig
COMITATIF
atyâ-val
tevé-vel
hal-lal
szëm-mel
Factitif
atyâ-vâ .
tevé-vé
hal-lâ
szâm-mé
EssiF
atyâ-ul
tevé-ûl
halul
s;sëm-ùl
Locatif
o-tt
i-tt ..
Kolosvâr-ptt
Gyôr-ott
CONJONCTIF
atyâ-stôl
tevé-stôl
hal-ast61
szëm-estôl .
iEQUATIF
atya-kép
tevé-kép
hal-kép
szëm-kép
-képen-ként
-képe-kéot
;
' % t
Temporal.
^gyora-kor
mi-kor
araté$-k(^
4jfél-M
32 ÉLÉMENTS
CHAPITRE VI
FORMATION DU PLURIEL ET DU COMPARATIF
34. — Le pluriel se forme en magyar par Tad-
dition d'un k;ce k est précédé d'une voyelle à
liaison quand les radicaux se terminent par une
consonne. Le choix de cette voyelle, ainsi que les
modifications dont quelques radicaux sont sus-
ceptibles, dépendent absolument des mêmes
principes que la formation de laccusatif.
*
Remarque. — En lapon, il y a des dialectes où
le pluriel se forme également par l'addition d'un
A:; et en samoïède on forme souvent le pluriel à
Faide de cette lettre* . En magyar, les cas du pluriel
sont les mêmes que ceux du singulier; on ajoute
simplement au radical, augmenté^du suffixe du
pluriel, les différents suffixes casuels; p. ex.:
Atya; plur. atyâ-k ; teye, tevék $ hal, haUak^ S!{em,
s:{em-ek; on dit donc simplement à l'accusatif : atyd-k-at,
tevé'k-et, hal-ak-at, s^fem-ek-et, etc.
ï. Lck magyar correspond au / finnois. Dans le lapon, nous
rencontrons les trois formes-r, -h, -k. (V. notre Étude comparée
des Langues ougro-finnoiseSy p. 67. Paris, 1875.)
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 33
35. — Le comparatif des adjectifs se forme
par Taddition de bbj précédés d'un a ou d'un e
après les radicaux durs ou doux se terminant
par une consonne; p. ex.:
Drdga, cher; compar. dragd-bb; kevély, fier, kevély-
ebb.
Remarque. — En lapon, on forme le compa-
ratif également par laddition de bb.
36. — Le superlatif se forme en faisant précé-
der le comparatif de la syllabe leg * ; p. ex. :
J6, bon ; comparatif, jobb; superlatif, legrjobb;
^^SXy grand; — nagr-obb; — leg-nagyobb.
37. — Les adjectifs se terminant par /, nyi, û,
û ont deux comparatifs; p. ex.:
S^omorû; compar. s:{omorû-bb, ou s:{omorû'abb j
Keserû; — keserû-bb — keserû-ebb.
«
Quelques adjectifs changent la voyelle termi-
nale et n'ont qu'un seul comparatif; p. ex.:
Hoss:{û, long; compar. hoss^abb^ kônnyû^ léger, kony-
nyebb ; ifjû, jeune, i/jabb, etc.
I. Ce préfixe leg n'a pas encore existé au x\« siècle. Autre-
fois on formait le superlatif en faisant précéder le comparatif
des adverbes mennél, mentôl (mena 4- nél)^ comme tout;
(mena -ir toi) y de tous (de la racine mend^ tout) : p. e., mennélou
mentôl s\ebb, plus beau que tous; mennél ou mentôl jobb, le
meilleur de tous, etc.
3
34 ÉLÉMENTS
Les adjectifs se terminant par s6 etsô forment
leur superlatif à Faide de la particule leg^ du
positif simplement; p. ex.:
Utôlsô, leg'Utôlsô ; S![élsô, leg-szélsô, etc.
*
D'autres adjectifs enfin forment leur compa-
ratif à l'aide d'une espèce de métathèse; p. ex. :
J5aïor, courageux, bdtrabb, etc. î
38. — Les adjectifs 5{^/^, beau, sok, beaucoup.
bô, large, ample, nagy, grand, forment leur
comparatif d'une manière irrégulière : s{ép ==
siebb (à la place de s^ép-ebb); sok = tôbb; bô
= bôvebb; nagy = nagy-obb.
Quelques adjectifs perdent l'accent au com-
paratif et au superlatif : kepéSy peu, kevesebb,
leg'kevesebb'Jô, bon Jobb^ legjobb; nehé^y diffi-
cile, neheiebby legneheiebbj etc.
Kis etkicsiny signifient /7ef//; comp. kisebb,
legkisebb; kis précède toujours le substantif,
kicsiny le suit.
Les adjectifs se terminant par ly, ny^ s, s^
peuvent former leur comparatif en supprimant
un b et la voyelle à liaison; p. ex. :
Gonos}(, méchant ; compar. gonos:{abb ou gonos\b ; ke-*
gyeSy gracieux, kegyesebb ou kegyesb, etc.
Souvent on ajoute au comp . et au superl
DE GRAMMAIRE MAGYAUE. 35
àing. la syllabe ik, pour mieux désigner la per-
sonne; p. ex.:
A:[ élesebbik kés, le couteau plus aiguisé (entre les dé-
signés) ; a legkisebbjîam, mon plus petit-fils ; a legkiseb-
bikfianiy le plus petit entre mes fils, etc.
39. — Les adjectifs placés à côté d'un subs-
tantif sont^ en magyar, toujours indéclinables.
En magyar Tadjectif épithète ou qualificatif
précède toujours le nom.
36 ÉLÉMENTS
CHAPITRE VII
NOMS DE NOMBRE
40. -^ Les nombres cardinaux :
I . egy; finn. yksi (rac. yhté).
2.kettô (devant un autre nombre ou devant
un substantif két); finn. kaksi (rac. kahte).
3. hârom (ancien magy. harm)^ finn. kolme,
4. négiiy finn. neljd.
5. ôty finn. piisi {rac. viite),
6. haty finn. kuusi (rac. kuute).
7. héty finn. seitsemàn.
8. nyolCy finn, kahdeksan.
9. kilenCy finn. yhdâksàn.
10. /fj[, finn. kymmenen.
I I . tî{enegy.
20. Aw5Jf .
21. hus{on egy.
3o. harminc.
Pour former les autres décades^ on ajoute aux
nombres de 4 à g i^a« ou ;^^« ; p. ex. : 40 negypen,
60 hatvatiy 100 5Jf4^ (finn. ^a/^); 10 1 ^î^^e^j^,
1000 ^î^r, etc. milliomy un million.
DS GRAMMAIRE MAGYARE. 3y
Remarques. — Les nombres magyars sont,
jusqu'à 7 inclusivement, les mêmes que ceux des
autres langues ougro-finnoises. Lès sept pre-
mières sont des radicaux, egy^ két, autrefois ket
{kettôesXXe reste d'une ancienne forme duel/re/4-
nô), hârom, primitivement harm ; négy, ôt, hét
autrefois Ae/;«yo/c =:nyol-tî{, dix moins deux
(nyol), etkil€nc= kil-ti^, dix moins un (kil).
Les racines nyol et kil n'existent pas autre-
ment dans la langue. Le suffixe du Superessif
sert à former de dix, onze, etc . tii-en-egy et on
.pour former de vingt> hûsi^ vingt et un, hus^-on-
egy, etc.*.
41 . . — Nombres ordinaux :
Le premier, elsô.
Le second, mâsodik.
Le troisième, Aarmji//:.
Le quatrième, negyedik, etc.
Le onzième, ti^enegyedik.
Le vingt et unième, hus^onegyedik, etc.
On ajoute donc aux nombres cardinaux la
syllabe ik.
Remarque. — Elsô était autrefois elôy mais
I. De I à 7, les nombres cardinaux sont les mêmes dans les
langues ouralo-altaïques. Les nombres finnois 8, /cj/i<fe/f5û« et
9 yhdàksàriy se sont formés comme le nyolc et kilenc magyars ;
ils signifient un moins dix, deux moins dix.
38 ' / • .' ÉLÉMENTS/
aussi dans le Code de Munich, elÔlsô;mâS'Od'ik
de mds^ un autre.
Autrefois on formait les nombres ordinaux
par la simple * ftctolàtiôri ' d*un rf, sans le ik ;
nous retrouvons ce d lors de la formation du
comparatif et du superlatif des adjectifs. Devant
quelques substantifs, cette ancienne forme est
encore aujourd'hui employée, p. ex. : harmad-
rési, la troisième partie j negyed^nàp^ lot gua-
trième jour; etc.
42. — Quand on ajoute aux nombres ordi-
naux le vciOtfély demi^ à la place de la sylraBë (k^
nous obtenons des nombres fractionnaires; /p.
ex r. mdsod/él ou mâsfély un et àevnVyharmad-
fély deux et demi, etc. ik sert aussi à distinguer
exactement les nombres ordinaux des adjectifs :
harmad-rési un tiers, harmadik réss[ la troisiènie
partie; etc. ^
43. — Les nombres distributifs se forment par
l'addition de la syllabe fêle : egyféle, d'une
espèce; kétféle ^ de deux espèces ; hdromféle,
de trois espèces, etc.
44. — Les nombres multiplicatifs se forment
par laddition des syllabes -es y -d^, -as : s\ereSy
s{oroSy egyeSy kettôs, hdrmaSy en egys\ereSy kéU
stères, hdroms^oros , etc., simple, double,
triple, etc.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
39
CHAPITRE VIII
LES PRONOMS
45. — Les pronoms personnels sont :
I" PERSONNE 2*^ PERSONNE 3* PERSONNE.
Nominatif
S.
en, je
te, tu
ô, il ou elle
P. mi on mink
ti OU tik
ôk
Accusatif
S.
engem ou en-
léged ou tége-
ôt ou ôtet
s
gemet
det
P.
minket
titëket
ôket
Datif
S.
nek-êm
nek-ed
nek-ie, -i
P.
nek-unk
nek-tëk
nek-iek, -ik
Illatif
S.
belé-m
belé-d
belé-je ou bêlé
p.
belén-k
belé-tëk .
belé-jôk, -k
Inf.ssif
s.
bënn-em
bënn-ed
bënn-e
p.
bënn-link
bënn-etëk
bënn-ôk,-uk
Elatif
s.
belôl-em
belôl-ed
belôl-e
•
p.
belôl-ûnk
belôl-etëk
belôl-ok, -iik
SUBLATIF
s.
râ-m
râ-d
râ-ja
p.
rân-k
râ-tok
râ-jok-juk
SUPERESSIF
s.
rajt-am
rajt-ad
raj-ta
p.
rajt-unk
rajt-alok
raj-tok, -tuk
Delatif
s.
rôl-am
rôl-ad
rôl-a
p.
rôl-unk
rôl-atok
rôl-ok, -uk
Ablatif
s.
tôl-em
tôled
tôl-e
•
p.
tôl-iink
tôUetëk
tôl-5k, -ûk
40
ÉLÉMENTS
•
Approximatif S. ,hozz-âm
hozz-âd
hozzâ,-ja,
p.
hozz-ânk
hozz-âtok
hozzâ-jok
Adessif
s.
nâl-am
nâl-ad
nâl-a
p.
nâl-unk
nàl-atok
nâl-ok, -uk
Causatif
s.
ért-em
érted
érte
p.
ért-unk-
ért-etôk
ért-ôk, -uk
COMITATIF
s.
vel-em
*
vel-ed
vel-e
p.
vel-unk
yel-etëk
vel-ôk, -iik
Quand on veut donner plus de force à la phrase,
on fait précéder le datif et l'ablatif du nominatif,
avec la seule modification qu*au pluriel la troi-
sième personne ne prend que ô et non pas ôk,
p. ex : éw nekerity ô nekik^ô tôlûky etc.
Les racines du nominatif sont connues .
L'accusatif delà i" personne du pluriel et de
la 3°** personne des deux nombres est le même
que celui du nom. mm/:-e/, nous; o/, lui, elle;
ôk-et^ ils, elles; Taccusatif de la i" pers. sing.
engemet {n = ng) {en = en g + em + et) ou
engem.
Deuxième personne tégedet pour tengedet
{teng + ed+ et) ou téged. deux, pers.plur. titë-
l^ct (ti + tek + et) ; pour la i " et la 2* personne
on emploie aussi les formes : bënnûnket, bën-
netëkety de la racine bën.
Remarque. — M. Hunfalvy compare le bën au
pronom réfléchi turc bêle {bele-m, moi-même,
beles^i , lui-même); yakout. bàja, qui signifie
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
4»
aussi personne^ corps, et qui s'emploie de la
même maniière dans le mandchou et dans le
mongol .
Pour former les autres cas, ce ne sont pas les
suffixes qui s'ajoutent aux radicaux des pronoms,
ce sont au contraire ceux-ci qui s'accolent aux
suffixes casuels qui apparaissent dans ce cas,
comme de vraies racines*.
46. — Les pronoms réfléchis sont :
SiNG.
Magam, mag^d, maga, moi-
tnêmey etc.
Plur.
Magunk, magatok, magok.
Si on veut donner plus de force à la phrase,
on fait précéder ces pronoms des pronoms per-
sonnels en, te, 6 y mi^ tt, ôk, etc.
47. — Les pronoms possessifs sont :
LA POSSESSION AU SINGULIER.
Enyém, tiéd, ôvé, le mien,
etc.
Mienk, tietëk, ôvék, le ncî-
tre, etc.
LA POSSESSION AU PLURIEL.
Enyéim, tieid, ôvéi , les
miens, etc.
Mieink, tieitëk, ôvéik, les
nôtres y etc.
Ces pronoms précédant le substantif dans les
autres langues se changent en magyare en suf-
I . V» pages 39 et 40.
/ /
42 ELEMENTS
fixes et s accolent au nom. Ces suffixes posses-
sifs jouent un grand rôle dans la langue magyare
et sont une de ses particularités caractéris-
tiques.
Le paradigme est le suivant :
LA POSSESSION AU SINGULIER.
1. -m (àm, oin; em, ôm).
2. -d(ad, od;ed, ôd).
3. -ja, je(a,e).
-nk (unk, ûnk).
-tok, tëk, tôk (atok, otok,
etëk, ôtôk).
-jok, jôk (okjUk, ok, Uk), .
LA POSSESSION AU PLURIEL.
i. -im (aim, eim).
2. -id (aid, eid).
3. -i (ai, ei).
-înk (aink, eink),
-itok, itëk (aitok, eitek),
-ik (aik, eik).
Remarque. — i** personne -m; e« était primiti-
vement mew, et Tm suffixe possessif est le reste
de la forme primitive du pronom personnel.
2*" personne -i est également la contraction du
pron. personn. te, le t s'est adouci, en d.
3"" personne -ja, -je se rattache également inti-
mement au pron. pers. ô.
Le pluriel se forme en intercalant un i de liai-
son, primitivement sans doute ki.
-im (k + i + m)
.id(k + i+d)
-i (k + i ) ; ï ici certainement pour j.
DR GRAMMAIRE MAGYARE.
43
La possession au pluriel.
-nk (n + k = m + k)
-tok, -tëk, -tôk (t -f k)
-jok Huk), -jôk (jûk) (j + k)
-ink (ki -u m + k)
-itok, itëk, itôk (ki + te + k)
-ik (ki + k)
48.
. I . atyâ-m, mon père.
2. atyâ-d, ton —
3. aty-ja,
son —
SINGULIER
T. tevé-m, mon chameau^
2. tevé-d, ton —
3. tevé-je, son —
1. atyâ-im, mes pères.
2. atyâ-id, tes —
3. atyâ-i, ses —
PLURIEL
1. tQvé'im, mes chameaux.
2. tevé-id, tes —
3. tevé-i, ses —
SINGULIER
â. atyâ-nk,
2. atyâ-tok,
3..atyâ-jok,
notre père,
votre —
leur —
1. tevé-nk, notre chameau,
2. tevé-tëk, votre —
3. tevé-jôk, leur —
PLURIEL
1. atyâ-ink, nos pères.
2. atyâ-itok, vos —
3. atyâ-ik, leurs —
1. tevé-ink, nos chameaux.
2. tevé-id, vos —
3. tevé-ik, leurs —
49. — Les pronoms démonstratifs.
Ces pronoms sont a^^ ama{; aion, celui-là,
celle-là; ^^5;, eme!{y e{en celui-ci, celle-ci; ugyan
a!(y celui-là même; ugyan-e^, celui-ci même.
Quand les pronoms se terminant par un ^ sont
44 ÉLÉMENTS
suivis d'un suffixe commençant par une con-
sonne, ce jf se change en cette consonne; p. ex. :
à la place de a{ + nak, on dit annak;ei + neky
ennek; devant val et vel le j[ ou le ;^ peuvent être
redoublés ; a{ 4- {al, ou ap + val, e{ + {el, ou
ep + vel, etc. Avant ig, jusque, la forme est la
suivante : addig, jusqu'à ; eddig, jusqu'ici. Avec
ho:{ on dit aho^ et ehei.
Quand la consonne suivante fait partie d'un
mot, le jf disparaît complètement et on écrit
avec un ', ama'kép, cette image-là; eme'kés^ ce
couteau-ci; a'5^en/2/, d'après cela, etc.
Les autres pronoms démonstratifs sont : ilXy
ilyen, irnilyen, comme celui-ci; a/y, olyan^
amolyarty comme celui-là. Après- les pronoms
se terminant par j{, on place le nom toujours pré-
cédé de l'article : a{ a{ os^lop, cette colonne-
là; annak a{ os{lopnak, à cette colonne -là, etc.
5o. Les pronoms interrogatifs sont :
Kï ou kicsoda? qui? Mi ou micsoda? * quoi? Mily ou
milyen? quel? Mely ou melyik ? quel, quelle?
Ces pronoms peuvent être considérés comme
des adjectifs et ils se trouvent placés seuls où (à
l'exception de ki et mi) à côté d'un substantif.
I . Micsoda, mi -+- csoda, quelle merveille !
j
DB GRAMMAIRE MAGYARE. 45
Remarque. —
LAPON.
FINNOIS.
EHSTONIEN.
Qui
ki
kuka
ke ou kes
Quoi
mi
mika
mis ou mes
5i. — Les pronoms relatifs. Ceux-ci sont les
mêmes que les pronoms démonstratifs; seule-
ment ils sont tous (à l'exception de kicsoda et
micsoda) précédés de Tarticle. L'article peut
aussi être supprimé, quand ces pronoms suivent
immédiatement le substantif ou un pronom dé-
monstratif.
52. — Les pronoms indéfinis, composés à
laide de /a, désignent lespersonnes; ceux formés
à l'aide de mi désignent les choses; ainsi :
Valaki , quelqu'un ( uala = fut) ; senki , personne
(sem= pas); de même, valami, quelque chose; semmi,
rien; senkisem ou kisem, personne; semmisém ou misem,
rien du tout; akdrki, n'importe qui {akar, il veut); akàr-
miy n'importe quoi.
De mdSy on forme mdsik, l'autre; egj^ik, l'un, egyik-is
mâsik'iSy l'un et l'autre.
Egyikseniy aucun, aucune ; sem egyik, sem mdsik, ni
l'un ni Tautre ; egymds, l'un l'autre, etc.
46 ' " • ÉLÉMENTS ' •
i * ' ''il
r ■ ' ■ ' " » •
iii -jm/J . ' , :. .\^'^" -\ . • ' /\!^\vh : lïn'jv
-ùt'f. î.' ' ■ /' LES ' VfîKBES ' • : -'. .j\j 'j)''\Jf
i^l 53i -i-L^s verbes' magyars se sUbdîViSferil?^kî
radicaux- et ëhdëri'^ês/ . i^ i '. ijuiom
Les verbes radicaux sont: /jjf-/ïî, voîr;^'AW^
^r> prier.; /r-^tti, écrire, etc. - .\\^^a n^
'"•Quand on retranche la terminaison fî/dellïi^
'finitif , on obtient la racine qui, chez lès vei|b(èi
réguliers, est en même temps'.la ti;9isièmç.perf
sonne du présent de Tindicatif ; ainsi de lât-niy
Vbit; lât^ il, elle voit; kér-ni == kér^iX; elle prie.
' ' éî Ce suffixe ni est précédé d'une voyelfe où
d'un «, cette voyelle et cet n se retranchent éga^
lenient; p. ex.: hallani, racine hall; kenhi, ra-
cine Aew; etc.
Les verbes dérivés se forment tantôt des ra-
'cines, tantôt des radicaux; p. ex. :tâts{atîî, pa-
raître; s{ép'ûlni, s'embellir; s{ép-itni, embelliîi;
gond'Olni, penser, etc.
' Quoique la langue magyare possède beaucoup
de racines^ elle n'a cependant qu^un liôttiBi'e
DE GRAMMAilitE) MAGYARE. ^7
fort limité de verbes radicaux ; la plupart des
verbes sont formés de racines vieillies de subs-
tantifs et d'adjectifs, auxquelles on ajoute les
werhes lënni, étrej /^Â/ (àùjôorti'hui lenni), de-
venir ; jt/n/, donner ; tënnij faire, etc. Dans la
suite des temps la forme de ces verbes s'est alté-
rée : tantôt elle s'est abrégée en eni, teni, dniy
tni; tantôt la voyelle a changé en ani, eni, adni,
G4ni, edni, odni, tani^ tenty aini. (selon que la
racine est dure ou douce), ou on .^joijte^^pjej-
drtani, {k)dr + ^^«n/, faire tort; Wr/é>îf louer^ (fc'n-vf-
iffm^U^^i^nif offenser {sér + tenni)-, nevçini, écluquer
r
,{néiV -|- Icnni); éledni, devenir vivant (él -j- ledni);, sra-
radniy sécher {s\dr + adni); S!{dras^tam, faire sécher,
'(}^dra:{ -^ tenni); etc. ' ^
/'..•. •; '• , . ■'
.^ . 54. — Les conjugaisons en magyare e?cpriipiE;i}t
,je^s différentes relations entre le sujet et Tobjet;
i^ y eu a trois:
i"* La conj. simple ou indéfinie..
2"* La conj. objective ou définie.
_ f , 3** La con j . réfléchie ou passive .
^j.,,Cpnime dans les autres langues^ ijy.a trois
pprsonnes, deux nombres ; ,..::.!
Chaque conjugaison distingue en outre cinq
rinode^ : rindiçatif^ Timpératif^ le çon>onçtif^
JjOpt^tif et le conditionnel.
48 ÉLÉMENTS
En plus des trois temps absolus : le présent, le
prétérit et le futur, il y a encore plusieurs temps
relatifs.
55. — La conjugaison indéfinie.
La première personne accole au radical le
suffixe -k (sauf aux temps passés) à Taide des
voyelles à liaison a, e, ô.
j;a-ro/r, j'attends; kér-ek, je prie; tôr-ôk^ je
casse.
Au passé indéfini : vâr-é-ky kér-é-k tôr-é-k; etc.
Imp. etconjonctif:i^ar7-a-/r, kér-j-e-k, tôr-j-e-k.
Optatif et conditionnel : vâr-né-ky kér-né-k;
tôr-né-k.
Futur : vâr-and-o-k ; kér-end-e-k; tôr-end-
e-k.
Pour le prétérit, l'exposant de la pr. pers. est
-m (précédé d'un a, e de liaison) : pâr-ta-m, kér-
t-ë-rriy tôr-t-ë-m.
Remarque. — Il est évident que ces deux
formes sont d'une même origine; le suffixe m est
identique à celui du possessif de la première per-
sonne; éwest devenu à l'accusatif en^é'm, l'élé-
ment nasal a été éliminé comme si souvent dans
les langues congénères, et le ^ = A: a seul sub-
sisté.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 49
La seconde personne du singulier ajoute -s{ et
aussi-/.
Remarque. 5^ et-/ indiquent une origine
commune^, c'est-à-dire le te pronom person-
nel.
La troisième personne du singulier est géné-
ralement la racine elle-même; dans quelques
temps -n, précédé d'un Oj e, Ô de liaison.
La première personne du pluriel accole -unk
ûnk, donc le même suffixe que le possessif.
nk est égal m + k, m suffixe de la première
personne, k suffixe du pluriel.
La seconde personne ajoute -tok^-tëk^-tôk^ éga-
lement identique au suffixe possessif. Ce suffixe
se décompose également en te + k; te seconde
personne, et k pluriel.
La troisième personne du pluriel ajoute -nak,
-we/f .C'est là un son nasal exposant de la troisième
personne^ conservé encore dans quelques temps,
surtout dans les verbes irréguliers, augmenté du
k suffiixe du pluriel.
56. La conjugaison définie.
La première personne accole une m; cette
consonne est toujours l'élément constitutif de la
première personne du pronom personnel.
5o ÉLÉMENTS
La seconde personne ajoute d^ le même élé-
ment que celui du suffixe possessif.
La troisième personne accole ja^ ou i seu-
lement (surtout dans le dialecte des Palotses),
cet i est le même que celui du pronom possessif.
La première personne du pluriel prend -juk,
jûk, formé de 7 et unk^ ûnky T n a éfé éliminé.
La seconde personne du pluriel ajoute /a-ZoA,
i'tëk déjà -f- tok, i + tek.
La troisième personne du pluriel est formée de
la troisième personne du singulier en ajoutant k.-
57. La conjugaison réfléchie accole à la pre-
mière personne -m, à la seconde personne 4, à
la troisième personne -/A: .
Le pluriel est le même que celui de la conju-
gaison indéfinie.
L'origine de ces suffixes est facile à expliquer
par le précédent.
58. Les modes.
I *" L'indicatif résulte de labsence d'un expo-
sant de mode.
2"" Le conjonctif est identique à Timpératif et
son exposant est ; (5, $:{, :{, gy) précédé d'une
voyelle à liaison.
->
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 5l
Remarque. — Cej était dans Tancienne langue
ch^ en finnois h (ka^ kà) et s; et il pourrait bien
être la même chose que le radical kell, il faut.
3^ L optatif et le conditionnel ont pour expo-
sant le suffixe na, -ne.
Remarque. — L'imparfait ou prétérit est pres-
que toujours remplacé, dans la langue actuelle
par le parfait historique.
Le parfait composé n'est guère non plus usité
dans la langue actuelle.
Le futur présent était autrefois inconnu, et on
employait toujours le présent de l'indicatif à sa
place. Ce n'est que depuis le xvi*' siècle qu'on
forme le futur, à l'instar de la langue allemande,
à l'aide du yerhe Jog-ni (il commence, il saisit,
incipit) et de Tinfinitif du verbe.
Le paradigme suivant fera connaître tous les
temps simples et composés.
^ I
D2
ELEMENTS
L— RADICAUX
Verbes, dont le radical n'est susceptible
Radical dur: Vârni, attendre.
INDICATIF. — PRESENT.
INDÉFINI
J'attends
1. P.vâr-ok,
2. vâr-sz,
3. vâr,
1 . P. vâr-unk,
2. vâr-tok,
3. vâr-nak.
OBJECTIF
Je l'attends.
vâr-om, -lak,
vâr-od,
vâr-ja,
vâr-juk,
vâr-jâtok,
vâr-jâk.
PASSIF RÉFLÉCHI
Je suis attendu,
vârat-om,
vârat-ol,
vârat-ik,
vârat-unk,
vârat-tok,
vârat-nak.
IMPARFAIT COMPOSÉ
J'attendis,
1. P. vàr-ok vala,
2. vâr sz vala,
3. vâr vala,
1. P. vâr-unk vala,
2. vâr-tok vala,
3. vâr-nak valâ.
J attendais,
1 . P. vâr-ék,
2. vâr-âl,
3. vâr-a,
i . P. vâr-ânk,
2. vâr-âtok,
3. vâr-ânak.
Je Vattendis,
vâr-om, -lak vala,
vâr-od vala,
vâr-ja vala,
vâr-]uk vala,
vâr-)âtok vala,
vâr-jâk vala.
IMPARFAIT
Je l'attendais.
vâr-âm, -âlak,
vâr-âd,
vâr-â,
vâr-6k,
vâr-âtok,
vâr-âk.
Je fus attendu,
vârat-om vala,
vârat-ol vala,
vârat-ik vala,
vârat-unk vala,
vârat-tok vala,
vârat-nak vala.
J'étais attendu,
vârat-âm,
vârat-âl,
vârat-ék,
vârat-ânk,
vârat-âtok,
vârat-ânak.
PARFAIT COMPOSÉ
J^eus attendu,
1 . P. vâr^ék vala,
2. vâr-âl vala,
3 . vâr-a vala,
i'. P. vâr-ânk vala*,
2. vâr-âtok vala,
'3. vâr-ânak vala.
Je Veus attendu,
vâr-âm, âlak vala ,
vâr-âd vala,
vâr-â vala,
vâr-ôk vala,
vâr-âtok vala,
vâr-âk vala.
Teus été attendu,
vârat-âm vala,
vârat-âl vala,
vârat-ék vala,
vârat-ânk vala,
vârat-âtok vala,
vârat-ânak yala.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
53
A CONSONNES.
d'aucun changement vocalique.
Radical doux : Kér-ni, prier.
INDICATIF. — PRÉSENT.
DEFINI.
Je prie,
i.P.kér-ëk,
2. kér-sz,
3. kér,
i.P.kér-link,
2. kér-tëk,
3. kér-nek.
OBJECTIF.
Je le prie,
kér-iim, -lek,
kér-ed,
kér-i,
kér-jûk,
kér-itëk,
kér-ik.
PASSIF RÉFLÉCHI.
Je suis prié.
kéret-(im,
kéret-ël,
kéret-ik,
kéret-unk,
kéret-tcîk,
kéret-nek.
IMPARFAIT COMPOSÉ.
Je priai.
i.P.kér-ek vala,
2. kér-sz vala,
3. kér vala,
i.P.kér-nk v ala,
2. kér-tek vala,
3. kér-nek vala.
Je priais,
i.P.kér-ék,
2. kér-él,
3. kér-e,
i.P.kér-énk,
2. kér-ét(;k,
3. kér-éne^.
Je le priai,
kér-ëm, -lek vala,
kér ëd vala,
kér-i vala,
kér-juk vala,
kér-itiik vala,
kér-ik vala.
IMPARFAIT.
Je le priais,
kér-ém, -élek,
kér-él,
kér-é,
kér-ôk,
kér-étëk,
kér-ék.
Je fus prié,
kéret-ëm vala,
kéret-ël vala,
kéret-ik vala,
kéret-unk vala,
kéret-tëk vala,
kéret-nek vala.
Tétais prié,
kéret-ém,
kéret-él,
kéret-ék,
kéret-énk,
kéret-étëk,
kéret-ének.
PARFAIT COMPOSE.
Teus prié,
i.P.kér-ék vala,
2. kér-él vala, *
3. kér-e vala,
i.P.kér-énk vala,
2. kér-étëk vala,
3. kér-ének vala.
Je Y eus prié,
kér-ém, -élek vala,
kér-éd vala,
kér-é vala,
kér-ôk vala,
kér-étëk vala,
kér-ék vala.
Teus été prié.
kéret-ém vala,
kéret-él vala,
kéret-ék vala,
kéret énk vala,
kéret-étëk vala,
kéret-ének vala.
54
ÉLÉMENTS
Tai attendu,
1. P.vâr-tam,
2. vâr-tâl,
3. vâr-t,
1 . P. vâr-tunk,
2. vâr-tatok,
3. vâr-tak.
PARFAIT.*
Je Vai attendu.
vâr-tam, -talak,
vâr-tad,
vâr-ta,
vâr-tuk,
vâr-tâtok,
vâr-tâk.
Tai été attendu.
vârat-tam,
vârat-tâl,
vârat-ott,
vârat-tunk,
vârat-tatok,
vârat-tak.
PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ.
T avais attendu.
1. P. vâr-tam vala,
2. vâr-tâl vala,
3. vâr-t vala.
1 . P. vâr-tunk vala,
2. vâr-tatok vala,
3. vâr-tak vala.
Je V avais attendu.
vâr-tam, -talak vala,
vâr-tad vala,
vâr-ta vala,
vâr-tuk vala,
vâr-tâtok vala,
vâr-tâk vala.
T avais été attendu.
vârat-tam vala,
vârat-tâl vala,
vârat-ott vala,
vârat-tunk vala,
vârat-tatok vala,
vârat-tak vala.
FUTUR COMPOSE.
J'attendrai.
i.P.vâr-ni fogok,
2 . vâr-ni fogsz,
3 . vâr-ni fog,
I, P. vâr-ni fogunk,
2. vâr-ni fogtok,
3. vâr-ni fognak.
Je l'attendrai.
vâr-ni fogom, foglak,
vâr-ni fogod,
vâr-ni fogja,
vâr-ni fogjuk,
vâr-ni fogjâtok,
vâr-ni fogjâk.
Je serai attendu,
vârat-ni fogok,
vârat-ni fogsz,
vârat-ni fog,
vârat-ni fogunk,
vârat-ni fogtok,
vârat-ni fognak.
FUTUR ANTÉRIEUR COMPOSÉ.
Saurai attendu.
i.P.vâr-ni fogtam,
2. vâr-ni fogtâl,
3. vâr-ni fogott,
I .P. vâr-ni fogtunk,
2. vâr-ni fogtatok,
3. vâr-ni fogtak.
Je V aurai attendu.
vâr-ni fogtam, -talak,
vâr-ni fogtâl,
vâr-ni fogta,
vâr-ni fogtuk,
vâr-ni fogtatok,
vâr-ni fogtâk.
Saurai été attendu.
vârat-ni fogtam,
vârat-ni fogtâl,
vârat-ni fogott,
vârat-ni fogtunk,
vârat-ni fogtatok,
vârat-ni fogtak.
IMPÉRATIF ET CONJONGTIF. — PRÉSENT.
Je dois attendre.
i.P.vâr-jak,
2. vâr-j,
3. vâr-j on,
i.P.vâr-junk,
2. vâr-j atok,
3. vâr-j anak.
Je dois l'attendre.
vâr-jam, -jâlak,
vâr-jad,
vâr-ja,
vâr-j uk,
vâr-jâtok,
vâr-jâk.
Je dois être attendu.
vâras-sam,
vâras-sâl,
vâras-sék,
vâras-sunk,
vâras-satok,
vâras-sanak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
55
T ai prié,
i.P.kér-tem,
2. kér-tél,
3. kér-t,
i.P.kér-tîitik,
2. kér-tetëk,
3. kér-tek.
PARFAIT.
Je Vai prié,
kér-tem, -telek,
kér-ted,
kér-te,
kér-tûk,
kér-tétek,
kér-ték.
Tai été prié.
kéret-tem,
kéret-tél,
kéret-ett,
kéret-tunk,
kéret-teiëk,
I kéret-tek.
PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ.
J'avais prié,
i.P.kér-tem vala.
2. kér-tél vala,
3 . kér-t vala ,
I P.kér-tunk vala,
2. kér-tetëk vala,
3. kér-tek vala.
Je prierai.
i.P.kér-ni fogok,
2. kér-ni fogsz,
3. kér-ni fog,
i.P.kér-ni fogunk,
2. kér-ni fogtok,
3, . kër ni fognak.
Je r avais prié,
kér-tem, -telek vala,
kér-ted vala,
kér-te vala,
kér-tûk vala,
kér-tétëk vala,
kér-ték vala.
J'avais été prié.
kéret-tem vala,
kéret-tél vala,
kéret-ett vala,
kéret-tunk vala,
kéret-tettikvala,
kéret-tek vala.
FUTUR COMPOSE.
Je le prierai,
kér-ni fogom, foglak
kér-ni fogpd,
kér-ni fogja,
kér-ni fogjuk,
kér-ni fogjâtok,
kér-ni fogjâk.
Je serai prie.
kérct-ni fogok,
kéret-ni fogsz,
kéret-ni fog,
kéret-ni fogunk,
kéret-ni fogtok,
kéret-ni fognak.
FUTUR ANTERIEUR COMPOSÉ.
Taurai prié,
i.P.kér-ni fogtam,
2. kér-ni fogtâl,
3. kér-ni fogott,
i .P.kér-ni fogtunk,
kér-ni fogtatok,
kér-ni fogtak.
2.
3.
Je l'aurai prié.
kér-ni fogtam, -talak,
kér-ni fogtad,
kér-ni fogta,
kér-ni fogtuk,
kér-ni fogtatok,
kér-ni fogtâk.
J'aurai été prié.
kéret-ni fogtam,
kéret-ni fogtâl,
kéret-ni fogott,
kéret-ni fogtunk,
kéret-ni fpgtatok,
kéret-ni fogtak.
IMPERATIF ET CONJONCTIF. — PRÉSENT.
Je dois prier,
1. P.kér-jek,
2. kér-j,
3. kér-jën,
1 . P. kér-jiînk,
2. kér-}étëk,
3. kér-jenek.
Je dois le prier,
kér-jem, -jelek,
kér-j ed,
kér-je,
kér-jûk,
kér-j étëk,
kér-jék.
Je dois être prié.
kéres-sem,
kéres-sél,
kéres-sék,
kéres-sûnk,
kéres-setëk,
kéres-senek.
ÉLÉMENTS
IMPARFAIT COMPOSE.
Je devais attendre,
i.P.vâr*jak vala,
2. vâr-j vala,
3. vâr-j on vala,
1. P. vâr-j unk vala,
2. vâr-jatok vala, *
3. vâr-janak vala.
Je devais Vattendre, \ Je devais être attendu.
vâr-jam, -jalak vala.
vâr-j ad vala,
vâr-ja vala,
vâr-juk vala,
vâr-jâtok vala,
vâr-jâk vala.
vâras-sam vala,
vâras-sâl vala,
vâras-sék vala,
vâras sunk vala,
vâras-satok vala,
I vâras-sanak vala
PARFAIT COMPOSÉ.
Je dois avoir attendu
1 . P.vâr-tam lëgyen,
2 vâr-tâl lëgyen.
3. vâr-t lôeyen,
I .P.vér-tunk lëgyen
2. vâMatok lègyen
3. vâr-tak lëgyen.
\ Je dois l'avoir etc.
vâr*tam,-talak lijgy-
en,
vâr-lad Icgyen,
vâr-ta lëgyen,
vâr-t uk lëgyen,
vâr-tâtok lëgyen,
vâr-tâk lëgyen.
FUTUR COMPOSÉ
Je dois attendre
(à V avenir),
i.P.vâr-ni fogjak,
2. vâr-ni fogj,
3. vâr-ni fogj on,
1. P. vâr-ni fogj unk,
2. vâr-ni fogjatok,
3. vâr-ni fogjanak.
Je dois Vattendre
{à r avenir).
vâr-ni fogj am,-j alak,
vâr-ni fogj ad,
vâr-ni fogja,
vâr-ni fogjuk,
vâr-ni fogjatok,
vâr-ni fogjâk.
Taidû être attendu.
vârat-tam lëgyen,
vârat-tâl lëgyen,
vârat-ott lëgyen,
vârat-tunk lëgyen,
vârat-tatok lëgyen,
vârat-tak lëgyen.
Je dois être attendu
{à r avenir).
vârat-ni fogjak,
vârai-ni fogj,
vârat-ni fogj on,
vârat-ni fogj unk,
vârat-ni fogjatok,
vârat-ni fogjanak.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. — PRESENT.
J'attendrais.
P. vâr-nék,
vâr-nâl,
vâr-na,
i . P. vâr-nânk,
2.
3.
I.
2.
3.
vâr-nâtok,
vâr-nânak.
I Je l'attendrais.
vâr-nâm, -nâlak,
vâr-nâd,
vâr-nâ,
vâr-n6k,
vâr-nâtok,
vâr-nâk.
Je serais attendu.
vârat-ném,
vârat-nâl,
vârat-nék,
vârat-nânk.
vârat-nâtoK,
vârat-nânak,
PARFAIT COMPOSÉ.
J'aurais attendu.
1. P. vâr-nék vala,
2. vâr-nâl vala,
3. vâr-na vala,
1 . P. vâr-nânk vala,
2. vâr-nâtok vala,
3. vàr-nânak vala.
Je Vaurais attendu,
vâr-nâm,-nalak vala,
vâr-nâd vala,
vâr-nâ vala,
vâr-nôk vala,
vâr-nâtok,
vâr-nâk vala.
Taurais été attendu,
vâraf-nâm vala,
vârat-nâl vala,
vârat-nék vala,
vârat-nânk vala,
vàrat-nâtok vala,
vârat-nânak vala
DE GRAMMAIRE MAXiYARE.
IMPARFAIT COMPOSÉ.
37
Je devais prier.
I . P. kér-jek vala,
kér-j vala,
kér-jën vala,
P. kér-junk vala,
2.
3.
I.
2.
3.
Je devais le prier,
kér-j em, -jelek vala,
kér-j ed vala,
kér-j e vala,
kér-j iik vala.
kérjetëkvala, kér-j et ëk vala,
kér-j enek vala. kér-j ék vala.
Je devais être prié,
kéres-sem vala,
kéres-sél vala,
kéres-sék vala,
kéres-sunk vala,
kéres-setëk vala,
kéres-senek vala.
PARFAIT COMPOSE.
Je dois avoir prié.
i.P.kértem lëgyen,
2. kér-tél lëgyen,
3. kért-t lëeyen,
1 . P.kér-iunk Tfegyen,
2 . kér-tetêk lëgyen,
3. ker-tek lëgyen.
Je dois ravoir prié.
kértem,-telek lëgyen,
képted lëgyen,
kér-te lëgyen,
kér-tuk lëeyen,
kér-tétëk fegyen,
kér-ték lëgyen.
Taidû être prié.
kéret-tem lëgyen,
kéret-tél lëgyen,
kéret-ett lëKyen,
kéret-tunk lêgyen,
kéret-tetëk lëgyen,
kéret-tek lëgyen.
FUTUR COMPOSÉ.
Je dois prier (à
l'avenir).
1. P.kér-ni fogjak,
2. kér-rii fogj,
3. kér-ni fogjon,
1. P.kér-ni fogjunk,
2. kér-ni fogjatok,
3. kér-ni fogj anak.
Je dois le prier (à |
r avenir).
kér-ni fogjam^-jalak,
kér-ni fogjad,
kér-ni fogja,
kér-ni fogjuk,
kér-ni fogjâtok,
kér-ni fogjak.
Je dois être prié
{à V avenir).
kéret-ni fogjak,
kéret-ni fogj,
kéret-ni fogjon,
kéret-ni fogjunk,
kéret-ni fogjatok,
kéret-ni fogj anak.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. — PRÉSENT.
I.
2.
3.
I.
2.
3.
Je prierais,
P. kér-nék,
kér-nél,
kér-ne,
P. kér-nénk,
kér-nétëk,
kér-nének.
Je le prierais.
kér-ném, -nélek,
kér-néd,
kér-né.
kér-nôk,
kér-nétëk,
kér-nék.
Je serais prié.
kéret-ném,
kéret-nél,
kéret-nék.
kéret-nénk,
kéret-nétëk,
kéret-nének.
PARFAIT COMPOSÉ.
J* aurais prié.
1 . P. kér-nék vala,
2. kér-nél vala,
3. kér-ne vàla,
1 . P. kér-nénk vala,
2. kér-netëk vala,
3. kér-nének vala.
Je V aurais prié,
kér-ném ,nélek vala,
kér- néd vala,
kér-né vala,
kér-nôk vala,
kér-nétëk vala,
kér-nék vala.
J'aurais été prié.
kéret-ném vala,
kéret-nél vala,
kéret-nék vala,
kéret-nénk vala,
kéret-nétëk vala,
kérel-nének vala.
58
ÉLÉMENTS
PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ.
Si j'avais attendu,
i.P.vâr-tam volna,
2. vâr-tâl volna,
3. vâr-t volna,
i.P.vâr-tunk volna,
2 . vâr-tatok volna,
3. vâr-tak volna.
Tattuedrais (à V ave-
nir).
1. P. vâr-andok,
2. vâr-andasz,
3. vâr-and,
1. P. vâr-andunk,
2. vâr-andotok,
3. vâr-andanak.
Si je V avais attendu,
vér-tani,-talak volna,
vâr-tad volna,
vâr-ta volna,
vâr-tuk volna,
vâr-tâtok volna,
vâr-tâk volna.
FUTUR.
Je V attendrais {à Va-
venir),
vâr-andom,-andalak,
vâr-andod,
vâr-andja,
vâr-andjuk,
vâr-andjâtok,
I vâr-andjâk.
FUTUR COMPOSÉ.
Si f avais été attendu,
vârat-tam volna,
vârat-tâl volna,
vârat-tott volna^
vârat-tunk volna,
vârat-tatok volna,
vârat-tak volna.
Je serais attendu (à
l'avenir),
vârat-andom,
vârat-andol,
vârat-andik,
vâral-andunk,
vârat-andotok,
vârat-andanak.
T aurais attendu,
(à l'avenir),
1 . P. vâr-ni fognék,
2. vâr-ni fognâl,
3. vâr-ni fogna,
I. P. vâr-ni fognânk,
2. vâr-ni fognâtok,
3. vâr-ni fognânak.
Je r aurais attendu
{à r avenir),
vâr-ni fognâm, fo-
gnâlak^
vâr-ni fognâd,
vâr-ni togna,
vâr-ni fognôk,
vâr-ni fognâtok,
vâr-ni fognâk.
J*aurais été attendu
{à r avenir) J
vârat-ni fognék,
vârat-ni fognâl,
vârat-ni fogna,
vârat-ni fognânk,
vârat-ni fognâtok,
vârat-ni fognânak.
FUTUR ANTERIEUR.
Taurais attendu [à
l'avenir),
1. P. vâr-andottam,
2. vâr-andottâl,
3. vâr-andott,
1 . P. vâr-andottunk,
2. vâr-andottatôk,
3. vâr-andottak.
Je Vaurais attendu
[à V avenir),
vâr-andottam , an-
dottalak,
vâr-andottad,
vâr-andotta,
vâr-andottuk,
vâr-andottâtok,
vâr-andattâk .
Taurais été attendu
[à F avenir).
vârat-andottam,
vârat-andottâl,
vârat-andott,
vârat-andoltunk :
vârat-andottatok,
vârat-andottak.
FUTUR ANTÉRIEUR 'COMPOSÉ.
Idem,
I. P. vâmi-fogtam
volna,
Idem.
vâr-ni fogtam, fog
talak volna,
Idem,
vârat-ni fogtam vol-
na.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
59
PLUS-QUE-PARFAIT COMPOSÉ.
Si f avais prié.
1 . P. kér-tëm volna,
2. kér-tél volna,
3. kér-t volna,
1 . P. kér-t nk volna,
2. kér-tetëk volna,
3. kér-tek volna.
Je prierais {à Vave-
nir),
1 . P. kér-endëk,
2. kér-énd^sz,
3. kér-end,
1. P. kér-endîink,
2. kér-endetëk,
3. kér-endenek.
Si je V avais prié.
kér-tem,-telek volna,
két-ted volna,
kér-te volna,
kér-tîik volna,
kér-tétëk volna,
kér-ték volna. |
FUTUR.
Je le prierais (à I
V avenir],
kér-endëm, endelek,
kér-endëd,
kér-endi,
kér-endiiik,
kér-enaitëk,
kér-endik.
Si f avais été prié,
kéret-tëm volna,
kéret-tél volna,
kéret-ëtt volna,
kéret-tûnk, volna»
kéret tetëk, volna,
kéret-tek, volna.
Je serais prié
{à r avenir),
kéret-endëm,
kéret-endël,
kéretrcndik,
kéret -endûnk,
kéret-endetëk,
kéret-endenek.
FUTUR COMPOSE.
T aurais prié {à
V avenir),
i.P.kér-nifognék,
2. kér-ni fognâl,
3. kér-ni fogna,
i.P.kér-nî fognânk,
2. kér-ni fognâtok,
3 . kér -ni fognânak .
Je V aurais prié [à
r avenir),
kér-ni fognâm, fognà-
lak,
kér-ni fognâd,
kér-ni fognâ,
kér-ni fognôk,
kér-ni fognâtok,
kér-ni fognâk.
Taurais été prié
[à l'avenir),
kéret-ni fognék,
kéret-ni fognâl,
kéret-ni fogna,
kéret-ni fognânk,
kéret-ni fognâtok,
kéret-ni fognânak.
FUTUR ANTÉRIEUR.
Idem,
i.P.kér-ehdëttem,
2. kér-endëttél,
3. kér-endëtt,
i.P.kér-endëttënk,
2. .kér-endëttetëk,
3. kér-endëttek.
Idem,
kér-endëttem,ttelek
kér-endëtted,
kér-endëtte,
kér-endëttëk,
kér-endëttétëk,
kér-endëtték.
I Idem.
kéret-endëttem,
kéret-endëttél,
kéret-endëtt,
kéret endëttënk,
kéret-endëttetëk,
kéret- endëttek.
FUTUR ANTÉRIEUR COMPOSÉ.
Idem,
I. P. kér-ni fogtam
volna,
Idem,
kér-ni fogtam, fog-
talak volna.
Idem.
kéret-ni fogtam vol-
na.
6o
ÉLÉMENTS
2. vâr-ni fogtâl
volna^
3. vâr-ni fogott
volna.
1. P. vârni fogtunk
volna,
2. vâr-ni fogtatok
volna,
3. vâr-ni fogtak
volna.
vâr-ni fegtad volna,
vâr-ni fogta volna,
vâr-ni fogtuk volna,
vâr-ni fogtatok vol-
na,
vâr-ni fogtâk volna.
vârat-ni fogtâl vol
na,
vârat-ni fogott vol-
na,
vâr-ni fogtunk vol-
na,
vârat-ni fogtatok vol-
na,
vârat-ni fogtak vol'
na.
59. IL — RADICAUX
qui rejettent la voyelle terminale
Radicaux durs : Gâtol, il empêche;
hajliky il s'incline.
INDICATIF. PRESENT.
INDEFINI.
J'empêche.
1 . P. gâtl-ok,
2. gâtol-sz^
3. gâtol,
1. P. gâtl-unk,
2. gâtol- tok,
3. gâtol-nak.
J'empêchais.
1. P.gâtl-ék,
2. gâtl-âl,
3. gâtl-a,
1. P.gâtl-ânk,
2. gâtl-âtok,
3. gâtl-ânak.
OBJECTIF.
Je Vempêche,
gâtl-om, gâtol-lak,
gâtl-od,
gâtol-ja,
gâtol-juk,
gâtol-] âtok,
gâtol-jâk.
IMPARFAIT.
Je Tempêchais.
gâtl-âm, âlak,
gâtl-âd,
gâtl-â,
gâtl-6k,
gâtl-âtok,
gâtl-âk.
RÉFLÉCHI.
Je m'incline,
ha|l-om,
hajol-sz,
hajl-ik,
hajl-unk,
hajol-tok,
hajoi-nak.
Je m'inclinais.
hajl-âm,
hajl-âl,
hajl-ék,
hajl-iânk,
hajl-âtok,
hajl-ânak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
6l
i. kér-ûi fegtil
volna,
3. kér-ni fogôtt
volna^
K P.kér-nifogtunk
volna,
2. kér-ni fogtatok
vplna, ' ;
3, kér-ni fogfiak
volna. « ;
kér-ni fpgtad volna,
kér-ni fogta volna,
kér-ni fogtuk volna,
kér-ni fogtatok vol-
na,
kér-ni fogtâk volna.
kéret-ni fogtâl vol-
na,
kéret-ni fogott vol-
na,
kéret - ni fogtunk
volna,
kéret-ni fogtatok
volna,
kéret-ni foglak vol-
na.
i*Sw»»* des suffixes commençant par une voyelle.
Radicaux doux : peder, il tourne;
fesl'iky il se découd.
INDICATIF. PRÉSENT.
INDÉFINI.
. Je tourne.
1. P.pedr-ek,
2. peder-sz,
3. peder,
1. P.pedr-ùnk,
2. peder-tëk,
3. peder-nëk.
Je tournais.
1 . P. pedr-ék,
2. pedr-él,
3. pedr-e,
1 . P. pedr-énk,
2. pedr-étëk,
3. pedr-ének.
OBJECTIF.
Je le tourne.
pedr-ëm, peder- lek,
pedr-ëd,
pedr-i,
peder- jùk,
I pedr-itëk,
I pedr-ik.
IMPARFAIT.
Je te tournais.
pedr-ém, élek,
pedr-éd,
pedr-é,
pedr-ôk,
pedr-étëk,
pedr-ék.
RÉFLÉCHI.
Je me découds.
fesl-ëm,
fesl-ël,
fesl-ik,
fesl-unk,
fesel-tëk,
fesel-nek.
Je me décousais,
fesl-ém,
fesl-él,
fesl-ék,
fesl-énk,
fesl-étëk,
I fesl-ének.
62
ELEMENTS
Tai empêché,
i. P.gâtol tam,
2. gâtol-tàl,
3. gâiol-t,
I . P. gâlol-tunk,
?.. gâtol-tatok,
3. gàtol-tak.
PARFAIT.
Je Vai empêché,
gétol-tam, -talak,
gâtol-tad,
gâtol-ta,
gâtol-tuk,
gâtol-tâtok,
gâtol-tâk.
Je me suis incliné,
hajol-tam.
hajol-tâl,
hajol-t,
hajol-tunk,
hajol-latok, ,
hajol-tak.
FUTUR.
Je Fempêcherai,
gâtol-ni fogom, fog
lak.
gâtol-ni fogod,
gâtol-ni fogja,
gâtol-ni fogjuk,
gâtol-ni fogjâtok,
gâtol-ni fogjâk.
IMPÉRATIF ET CONJONCTIF. PRÉSENT.
J'empêcherai.
i.P.gâtol-ni fogok,
2. gâtol-ni fogsz,
3. gâtol-ni fog,
i.P.gâtol-ni fogunk,
2. gâtol-ni fogtok,
3. gâtol-ni fognak.
Je m'inclinerai.
hajol-ni fogok,
hajol-ni fogsz,
hajol-ni fog,
hajol-ni fogunk ,
hajol-ni fogtok,
hajol-ni fognak.
Je dois empêcher.
i.P.gâtol-jak,
2. gâtol-j,
3. gâtol-jon,
i.P.gâtol-junk,
2. gâtol-jatok,
3. gâtol-janak.
Je dois V empêcher.
gâtol-jam, -jalak,
gâtol-j ad,
gâlol-ja,
gâtol-juk,
gâtol-jâtok,
gâtol-jâk.
Je dois m'incliner.
hajol-jam,
hajol-jâl,
hajol-jék,
hajol-junk,
hajol-jatok,
hajol-janak.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT.
J'empêcherais.
i.P.gâtol-nék,
2. gâtol-nâl,
3 . gâtol-na,
i.P.gâtol-nânk,
2. gâtol-nâtok,
3. gâtol^nânak.
Je r empêcherais.
gâtol-nâm, -nâlak,
gâtol-nâd,
gâtol-nâ,
gâtol-nôk,
gâtol-nâtok,
gâtol- nâk.
Je m'inclinerais.
hajol-nâm,
hajol-nâl,
hajol-nék,
hapl-nânk,
hajol-nâtok,
hajol-nânak.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. FUTUR.
J'empêcherais {à
r avenir).
i.P.gâtl-andok,
2. gâtl-andasz,
3. gâtl-and,
i.P.gâtl-andunk,
2. gâtl-andatok,
3. gâil-adanak.
Je l'empêcherais
{à l'avenir).
gâtlandom ,-andalak
gâtl-andod,
gâll-andja,
gâtl-andjuk,
gâtl-andjâtok,
gâtl-and jâk.
*
Je m'inclinerais
(à l'avenir).
hajl-andom,
hajl-andol,
hajl-andik,
hajl-andunk,
ha]l-andatok,
ha]l-andanak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
63
Tai tourné.
1 . P. peder-tem,
2. peder-tél,
3. peder-t,
1 . P. peder-iunk,
2. peder-tetëk,
3. pedertek.
Je tournerai,
i.P.peder-ni fogok,
2. peder-ni fogsz,
3. peder-ni fog,
3. P. peder-ni fogunk
2. peder-ni fogtok,
3. peder-ni fognak.
PARFAIT.
Je t'ai tourné.
peder-tem, -telek,
peder-t ed,
peder-te,
peder-tuk,
peder-tétiik,
peder-ték.
FUTUR.
Je te tournerai.
peder-ni fogom, fo-
glak,
peder-ni fogod,
peder-ni fogja,
peder-ni fogjuk,
peder-ni fogjâtok,
peder-ni fogjâk.
Je me suis décousu,
fesel-tem,
fesel-tél,
fesel-t,
fesel-tûnk,
fesel-tetëk,
fesel-tek.
Je me découdrai.
fesel-ni fogok,
fesel-ni fogsz,
feseL-ni fog,
fesel-ni fogunk,
fesel-ni fogtok,
I fesel-ni fognak.
IMPÉRATIF ET CONJONCTIF.
Je dois tourner.
i.P.peder-jek, •
2. peder-j,
3. peder-jen,
i.P.peder-jiink,
2. peder-jetëk,
3. peder-j enek.
Je te dois tourner.
peder-jem^ -jelek,
peder-jed,
peder-je,
peder-jiik,
peder-jetëk,
peder-jék.
Je me dois découdre,
fesel-jem,
fesel-jél,
fesel-)ék,
fesel-junk,
fesel-jetëk,
fesel-jenek.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT.
Je tournerais,
i.P.peder-nék,
2. peder-nél,
3. peder-ne,
i.P.peder-nënk,
I. peder-nétëk,
3. peder-nének.
Je tournerais {à
l avenir).
i.P.pedr-endek,
2. pedr-endesz,
3. pedr-end,
i.P.pedr-endûnk,
2. pedr-endetëk,
3. pedr-endenek.
Je te tournerais.
peder-ném, -nélek,
peder-néd,
peder-ilé,
peder-nôk,
peder-nét(ik,
peder-nék.
FUTUR.
Je le tournerais
[à V avenir),
pedr-endem-endelek
pedr-ended ,
pedr-endi,
pedr-endjûk,
pedr-enditëk,
pedr-endik.
Je me découdrais,
fesel-ném,
fesel-nél,
fesel-nék,
fesel-nénk,
fesel-nétek,
fesel-nének.
Je me découdrais
{à V avenir),
fesi-endem,
fesl-endel,
fesl-endik,
fesl-endiink,
fesl-endetëk,
fesl-endenek.
64
ELEMENTS
60.
III.— VERBES EN -szik.
Radicaux durs : alu-s^ik, il dort;
harag-s^ik, il est irrité.
INDICATIF. PRÉSENT.
Je dors.
1. P.alusz-om,
2. alusz-ol,
3. alusz-iky
1. P.alusz-unk,
2. alusz-tok,
3. alusz-nak.
Je dormais.
1 . P. aluv-âm,
2. aluv-âl.
3. aluv-ék,
1 . P. aluv-ânk,
2. aluv âtok,
3. aluv-ânak.
Tai dormi,
1 . P. alud-tam,
2. alud-tâl,
3. alud-ott,
i.P. alud-tunk,
2. alud-tatok,
3. aliicl-tak.
Je dormirai.
1 . P. alud-ni fogok,
2. alud-ni fogsz,
3. alud-ni fog,
1. P. alud-ni fogunk,
2. alud-ni fogtok,
3. alud-ni fognak.
Je suis irrite'.
haragsz-om,
haragsz-ol.
haragsz-ik,
haragsz-unk,
haragusz-tok,
haragusz-nak.
IMPARFAIT.
J'étais irrité.
haragud-âm,
haragud âl,
haragud-ék,
haragud- an k,
haragud-âtok,
haragud-ânak.
PARFAIT.
J'ai été irrité.
haragud-tam.
haragud-tâl)
haragud-ott,
haragud-tunk,
haragud- tatok,
haragud-tak.
FUTUR.
Je serai irrité.
haragud-ni fogok,
haragud-ni fogsz,
haragud-ni fog,
haragud-ni fogunk,
haragud-ni fogtok,
haragud-ni fognak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
65
primitiveme;nt -dik .
Radicaux doux : meneks^^k, il se sauve;
nepeks{'ik, il croît.
INDICATIF PRÉSENT.
Je me sauve,
1. P. meneksz-em,
2. meneksz-el,
3. meneksz-ik,
1. P. meneksz-ijnk,
2. menekesz-tëk,
3. menekesz-nek.
Je me sauvais»
1 . P. menekv-ém,
2. rnenekvél,
3. menekv-ék,
I. P. menekv-énk,
I. menekv-etëk,
3. menekv-ének.
I.
2.
3.
I.
2.
3.
Je me suis sauvé,
P. menekëd-tem,
menekëd-tél,
menekëd-ett,
P. raenekëd-tûnk,
menekëd-tetëk,
menekëd-tek.
Je crois.
neveksz-em,
neveksz-el,
neveksz-ik,
neveksz-unk,
nevekesz-tëk,
nevekesz-nek.
IMPARFAIT,
Je croissais.
nevekëd-ém,
nevekëd-él,
nevekëd-ék,
nevekëd-énk,
nevekëd-étëk,
nevekëd-ének'.
PARFAIT.
J'ai crû.
nevekëd-tem,
nevekëd-tél,
nevekëd-ett,
nevekëd-tunk, '
nevekëd-tetëk,
nevekëd-tek.
FUTUR.
Je me sauverai.
1 . P. menekëd-ni fogok,
2. menekëd-ni fogsz,
3. menekëd-ni fog.
1 . P. menekëd-ni fogunk,
2. menekëd-ni fogtok,
3. menekëd-ni fognak,
Je croîtrai.
nevekëd-ni fogok,
nevekëd-nî fogsz,
nevekëd-ni fog,
nevekëd-ni fogunk
nevekëd-ni fogtok, '
nevekëd-ni fognak.
66
ELEMENTS
INPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT.
Je dois dormir.
1. P. alud-jam,
2. alud-jâl,
3. alud-jék,
1. P.alud-junk,
2. alud-jatok,
3 . alud-janak.
Je dois être irrité.
haragud-jam,
haragud-jâl,
haragud-jék,
haragud-junk,
haragud-jatok,
haragud-janak.
OPTATIF ET CONDITIONNEL PRÉSENT.
Je serais irrité.
haragud-nâm,
haragud-nâl,
haragud-nék,
haragud-nânk,
haragud-nâtok,
haragud-nânak.
Je dormirais.
î. P. alud-nâm,
2. alud-nâl,
3. alud-nék,
1. P. alud-nânk,
2. alud-nâtok,
3. alud-nânak.
FUTUR.
Je dormirais (à lavenir).
1 . P. alv-audom,
2. alv-andol,
3. alv-andik,
1 . P. alv-andunk,
2. alv-andatok,
3. aly-àndanak.
Je serais irrité {à lavenir).
haragud-andom,
haragud-andol,
haragud-andik,
haragud-andunk,
haragud-andatok,
haragud-andanak.
6i.
IV. — RADICAUX
Verbes à terminaison
Radicaux durs : hiy il appelle; bûv4k^ il se cache.
INDÉFINI.
J'appelle.
1. P. hiv-ok,
2. hf-sz,
3. hf, hiv.
1. P.hiv-unk,
2. hî-tok,
3. h£-nak.
INDICATIF. PRÉSENT.
OBJECTIF.
Je t'appelle.
hiv-om,hî-lak,
hiv-od,
hî-ja, hfv-ja,*
hf-juk,
hî-iâlok,
hî-Jâk.
RÉFLÉCHI*
Je me cache..
bûv-om,
bûv-ol^
bûv-ik,
bûv-unk
bû-tok,
bû-nak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
67
IMPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT.
Je dois croître,
nevekl*d-jem,
neveked-jél,
nevekëd-jék,
nevekëd-|ûnk,
neveked-jetëk,
nevekcd-jenek.
OPTATIF ET CONDITIONNEL PRÉSENT.
Je dois me sauver.
i . P. menekëd-jem, .
2. menekëd-jél,
3. menekëd-jék,
1. P. menekëd-jûnk,
2. menekê'd-jetck,
3. menekëd-jenek.
Je me sauverais.
1. P.menekëd-ném,
2. menekëd-nél,
3. menekëd-nék,
1. P. meuekëd-nénk,
2. menekiid-nétëk,
3. menekëd-nének.
Je croîtrais.
nevekëd-ném,
nevekëd-nél,
nevekëd-nék,
nevekëd-nénk,
nevekëd-nétëk,
nevekëd-nének.
FUTUR.
Je me sauverais [à V avenir),
1. P. menekv-enderp,
2. menekv-endel,
3. menekv-endik,
1 . P. menekv-endlink,
2. menekv-endetëk,
3." menekv-endenek.
Je croîtrais [à l'avenir),
nevekëd-endem,
nevekëd-endel,
nevekëd-endik,
nevekëd-endiink,
uevekëd-endetëk,
ne vekëd-endenèk .
VOCALIQUES.
vocalique longue.
^ OlAX , ., .
Radicaux DVfisr : siô, il tisse.
INDICATIF. PRESENT.
INDÉFINI.
Je tisse.
I . P. szov-Ôk,
2.. szô-sz,
3. szô,
1. P. szôv-unk,
2. szô-tôk,
3. szô-nek.
OBJECTIF.
Je te tisse,
szôv-Ôm, szô-lek,
szÔv-ôd,
szôv-i,
szo-juk,
szôv-itëk,
szôv-ik.
68
ELEMENTS
Tappelais,
1 . P. hiv-ék,
2. hiv-âl,
3. hiv-a,
1. P. hiv-ânk,
2. hiv-âtok,
3. hiv-ânak.
J'ai appelé.
1 . P. hf-ttam,
2. hî-ttâl,
3. hfv-ott,
1. P. hî-ttunk,
2. hî-ttatok,^
3. hî-ttak.
IMPARFAIT.
Je rappelais,
hiv-âm, -âlaji,
hiv-âd,
hivrâ,
hiv-ôk,
hiv-âtok,
hiv-âk.
PARFAIT.
Je Vai appelé,
hî-ttam, -ttalak,
hi-ttad,
hî-tta,
hf-ttuk,
hi-ttatok,
hî-ttâk.
Je me cachais,
bûv'am,
bûv-âl,
bûv-ék,
bûv-ânk,
bûv-âtok,
bûv-ânak.
Je me suis caché.
bû-ttam,
bû-ttâl,
bûv-ott,
bû-ttunk,
bû-ttatok,
bû-ttak.
IMPÉRATIF ET CONJONCTIF. PRÉSENT.
Je dois appeler.
1. P. hî-jak,
2. hi'-j,
3. hî-jon
i.P. hi-junk,
2. hî-jatok,
hi-janak.
3.
Je te dois appeler^
hî-jam, -jalak,
hi-jad,
hi-ja,
hi-juk,
hî-iatok,
hi-jâk.
Je me dois cacher.
bûv-jam,
bûv-jâl,
bùv-jék,
bûv-junk,
bûv-jatok,
bûv-janàk.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT.
Je me cacherais.
•\
J'appellerais,
1. P. hi-nék,
2. hî-nâl,
3. hi-na,
1, P. hf-nânk,
2, hi-nâtok,
3, hf-nânak.
Rappellerais
(ai avenir).
i. P. hiv-andok,
2. hiv-andasz,
3. hiv-and,
1. P. hiv-andunk,
2. hiv-andotok,
3. hiv-andanak.
Je t'appellerais.
hi-nâm, -nâlak,
hi-nâd,
hî-nâ,
hî-nôk,
hî-nâtok,
kî-nâk.
FUTUR.
Je t'appellerais
{à l'avenir).
hiv-andom,-andalak,
hiv-andod.
hiv-andja,
hiv-andjuk,
hiv-and) âtok,
hiv-andjâk.
bûv-nâm,
bûv-nâl,
bûv-nék,
bûv-nânk,
bûv-nâtok,
bûv-nânak.
Je me cacherais
(à y avenir).
bûv-andok,
bûv-andasz,
bûv-and,
bûv-andunk,
bûv-andotok,.
bûv-andanak.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
f>9
IMPARFAIT.
Je tissais,
' 1 . P. szôv-ék,
2. szôv-él,
3. szôv-e,
1 . P. szôv-énk,
2. szov-étëk,
3. szôv-ének.
Tai tissé,
1. P. szô-ttem,
2. szô-ttél.
3. szô-tt,
1. P. szô-ttunk,
2. szô-ttetëk,
3. szô-ttek.
Je te tissais.
szô-vém, -élekj
szov-éd,
szôv-é,
szôv-ôk,
szôv-étëk,
szôv-ék.
PARFAIT.
Je fai tissé,
szô-ttëm, -ttelek,
szô-red,
szô-tte,
szô-ttûk,
szô-ttétëk,
szô-tték,
IMPÉRATIF ET COrUONGTIF. PRÉSENT.
Je dois tisser.
1. P. szô-jek,
2. szo-j,
3. szô-jôn,
1 . P. szô-junk,
2. szô-jetëk,
3. szô-jenek.
Je te dois tisser.
szô-jem, -jelek,
szo-jed,
s2Ô-je,
szo-jiik,
szô-jétëk,
szô-jék.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT.
Je tisserais.
I . P. szô-nék,
a. szô-nél,
3. szô-ne,
1. P.szô-nénk,,
2. szô-nétëk
3. szô-nének.
Je tisserais (à l'avenir).
1 . P. szôy-endek,
2. szôv-endesz,
3. szov-end,
1 . P. szôv-endûnk,
2. szôv-endetëk,
3. szôv-endenék.
Je te tisserais,
szô-ném, -nélek,
szô-néd,
szô-né,
szô-nôk,
szô-nétëk, •
szô-nék.
FUTUR.
Je te tisserais (à V avenir),
szov-endem, endlek,
szôv-ended,
szôv-endi,
szôv-endjtïk,
szôv-enditëk,
szôv-endik.
70
ÉLÉMENTS
6i.
V. — RADICAUX
à terminaison vocalique brève,
Të-nniy faire; ë-nniy manger
INDICATIF. PRESENT.
INDEFINI.
î. P. tësz-ëk,
2. tësz-esz,
3. tësz-ën,
1. P. tësz-îink,
2. tësz-tëk,
3. tësz-nek.
Je faisais.
1. P. të-v-ék,
2. të-v-él,
3. të-v-e, ton,
1. P. të-v-énk,
2. të-v-étëk,
3. të-v-ének.
J* ai fait.
1. P. të-ttem,
2. të-ttél,
3. të-tt,
:. P. të-tttink,
2. të-ttetëk,
3 . të-ttek.
OBJECTIF.
tësz-ëm,
tësz-ëd,
tësz-i,
tësz-sziik,
tësz-itëk,
tësz-ik.
IMPARFAIT.
Je le faisais.
të-v-ém,
të-v-éd,
të-v-e,
të-v-ôk,
të-v-étëk,
të-v.-ék.
PARFAIT.
Je V ai fait,
të-ttëm,
të-tted,
të-tte,
të ttîik,
të-ttétëk,
të-ttek.
RÉFLÉCHI,
ësz-ëm,
ësz-ël,
ësz-ik,
ësz-îinkj
ësz-tëk^
ësz-nëk.
Je mangeais,
ë-v-ém,
ë-v-él>
ë-v-ék,
ë-v-énk,
ë-v-étëk,
ë-v-ének.
Tai mangé,
ë-ttem,
ë-ttél,
ë-v-ett,
ë-ttiink,
ë-ttetëk,
ë-ttek.
IMPÉRATIF ET CONJONCTIF PRÉSENT.
Je dois le faire.
Je dois faire.
1. P. të-gyek,
2. té-gy,
3. të-gyën.
të-gyem,
të-gyed,
të-gye.
Je dois manger.
ë-gyem,
ë-gyél, égy,
ë-gyék,
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
7Ï
I. P. të-gyîink,
2; të-gyetëk,
3. të-gyenek.
të-gyîik,
të-gyétëk,
të-gyék.
ë-gyunk,
ë-gyetëk
ë-gyenek.
OPTATIF ET CONDITIONNEL. PRÉSENT.
Je ferais,
1. P. tè-nnék,
2. të-nnél,
3. të-nne,
1. P. të-nnénk,
2. të-nnétëk,
3. të-nnének.
Je ferais [à V avenir).
1 . P. të-endëk,
2. të-endesz,
3. të-end,
1. P. të-eridiink,
2. të-endetëk,
3. të-endenek.
Je le ferais,
të-nném,
të-nnéd,
të-nné,
të-nnôk,
të-nnétëk,
të-nnék.
FUTUR.
Je le ferais (à V ave-
nir).
të-endëm,
të-endëd,
të-endi,
të-endjiik,
të-enditëk,
të-endik.
Je mangerais.
ë-nném,
ë-nnél,
ë-nnék,
ë-nnénk,
ë-nnétëk,
ë-nnének.
Je manfferats
(à l avenir),
ë-endëm,
ë-endël,
ë-endik,
ë-endlink,
ë-endetëk,
ë-endenek.
72
ELEMENTS
CHAPITRE X
LES POSTPOSITIONS
62. — Les postpositions sont de deux espè-
ces : celles qui suivent les ladicaux simples;
celles qui suivent les radicaux augmentés des
suffixes casuels.
Les premières se subdivisent encore selon
qu'elles répondent aux questions où ? où ? avec
mouvement, et d^où ?
1. OU?
alatt
elôtt
kôrôtt,
kôzôtt,
mëgëtt^
mëllëtt,
2. OU?
fôlôtt,
hegyett,
OU?
D'oUP
alâ,
alôl, sous.
elé.
elôl, devant^
kôré,
kôrûl, autour.
kôzé,
kôzûl, entre.
mëgé,
mëgôl, derrière.
mëilé.
mëllôl, près de, '
OU?
D'oU ? '
fêlé,
felôl, vers.
fôIé,
— au-dessus.
hegyé,
— pers. ^
1 . Lap. manga, dos.
2. Des substantifs : al, el, kôr, kô:^^ melL
3. Des substantifs : fél, fol (rac./d), heg^.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
3. âltal, ait, à ira-
pers.
ellen, contre.
irânt, par rap-
port à (rad. ira-
miatt, à cause de
{mi'att).
mulva, après de
nélktil, sans (nâU
kûl).
gyanânt, en place
de {gyanu).
helyëtt, à la place
de (hely).
olta, ôta, depuis
(vo/,finn.o/-cn).
szerént , szerint ,
conformément à
[sier).
utân, après (ût).
végëtt, à cause de
{yég).
La seconde subdivision :
alôl, alul, en dessous.
felôl, felûl, au-dessus,
-nlbelôl, belûl, à F intérieur.
Ikivûl, en dehors^ dehors.
|âlt, âltal, à travers.
.5jj|kereszttil, route à travers (keres^t).
innen, en deçà (e^-nen).
xûly au delà {tdvul).
-hozj -hez, -hôz, -képest, en comparaison de.
-nâl, -nél, fogva, fogvâst,par conséquent.
-tôl, -tôl fogva, depuis.
-ra, -ré nézve, par rapport à.
-val^ -vel ëgytitt, ensemble.
Quelques exemples suffiront pour donner
une idée exacte de l'emploi de ces postpositions :
posTPOsrnoNs de premier ordre.
Hâz alatt, sous la maison.
Hâz alâ, sous la maison (avec mouvement).
Hâz alôl, dessous la maison.
Hâz elôtt, devant la maison.
l
'"'74 ' ' ÉLÉMENTS
• t
Hâz elé, {atlant) devant la maison.
Hâz elôl, (venant) de deuant la maison.
Hâz fcôrôtt (sans mouvement), autour de la maison.
Hâz kôré (avec mouvement), autour de la maison.
Hâz kôrûl, tout autour de la maison.
Hâzak kôzôtt, entre les maisons.
Hâzak kt^zé, allant entre les maisons.
Hâzak kôzûl, (venant) d'entre les maisons.
Hâz mëgëtt, derrière la maison.
Hâz mëgé, derrière la maison.
Hâz mëgôl, venant de derrière la maison.
Hâz mëllëttj à côté de la maison .
Hâz mëllé, à côté de la maison (avec mouvement).
Hâz mëllôl, venant du côté de la maison.
Hâz fêlé, vers la maison.
Hâz felôl, de la maison.
Hâz fôlôtt, au-dessus de la maison.
Hâz fôlé, — (avec mouvement).
Szorgalom âltal,^ar l'application.
Hâz ellen, contre la maison.
Hâz miatt, à cause d'une maison.
Tizenkét ôra mulva, après dou\e heures.
Hâz nélkûl, sans maison.
Hâz gyanânt, en place de la maison.
Hâz helyëtt, à la place d'une maison.
Egy ôra 6ta, depuis une heure.
Tôrvény szerint, selon la loi.
Tizenkét ôra utân, après midi.
Tôrvény végëtt, à cause de la loi.
POSTPOSITIONS DU DEUXIÈME ORDRE.
Hâz-on alôl, en dessous de la maison.
Hâz-on fellil, au-dessus de la maison.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 7 5
Hâz-on belôl, dans Pintérieur de la maison.
Hâz-on kîvtil, en dehors de la maison .
H£L?-on ait, à traders y ou au-dessus de la maison.
Hâz-on kërëszttil, départ en part.
Hâz-on innen, en deçà de la maison.
Hâz-on tûl, au delà de la maison,
Hâz-hoz képest, comparativement à la maison.
Kéz-nél iogvai, pris par la main.
Tëgnap-tôl fogva, depuis hier.
Hâz-ra nézve, quant à la maison^ par rapport à la mai-
son.
Hâz-zal egyûtt, la maison comprise.
76 ÉLÉMENTS
CHAPITRE XI
LES ADVERBES
63. — Les adverbes ressemblent, selon leur
signification, aux postpositions; seulement
celles-ci se trouvent toujours placées auprès des
substantifs, tandis que ceux-là se placent auprès
des verbes, p. e. :
A' s\obd^ dltaly à travers la chambre; a tôrvényt âtal-
hdgnif enfreindre la loi.
Quelques adverbes sont inséparables des
verbes qu'ils précèdent ; ce sont :
Be, dans; e/, loin de; elé ou elô, par ici; fel, sur; /e,
de; kiy hors; viss:{a, en arrière; meg, allemand be ou er;
egybe^ dans un; ôs\peo\i ôss:{e^ ensemble \ellen ou ellent^
contre; kôrûl, autour; a/a, sous.
Ces préfixes ne se séparent jamais des mots
dérivés des verbes, mais souvent des verbes.
Remarque. — Ce sont de vrais préfixes qui
n'existaient pas dans l'ancien idiome et qui sont
tout à fait contraires au génie des langues
ouralo-altaïques.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 77
64. — i" Les adverbes de lieu sont :
à). A la question hôl?ot?/ônn ou fenn ou fennt, en
haut; benriy bennt, dans l'intérieur; kinn, kinn ou kint,
dehors; lenn ou lent^ en bas; alûlj en dessous; felûl^ au-
dessus; elûly devant; hdtûl, derrière; kivûly dehors; innen
ou innét, en deçà; /m/ ou tulnat, au delà; î« ou ttterif
ici; o/f ou o/f^i/i, là; sehol^ nulle part; s\anas:{éty l'un sur
Tautre; s:{ertes:{élyely loin l'un de l'autre ;me55;[g ou me5;[-
s:{i^ ou faVw/ ou tàpolnaty loin; Aro^je/, près, proche.
Le // de itt et ott a aussi servi pour former le
locatif, p. e. :
Gypr-ôtt, à Raab; Kolospdr-tt ou Kolosudr-ott ^ à
Clausen bourg ; etc .
b). K la question houa? ou? merreP ou mely fêlé ?
dans quelle direction? ;W^, ici; amoda, là; é'rre, par ici;
arr^, par là; messie, mêss!{ire, loin; mindenhova^ min-
denupe^ partout; sehova, nulle part;yô/ (fel), sur; a/a,
vers en bas; /e, en bas.
c). A la question honnan? d'oîi? innen, d'ici; onnan,
de lèL'j/ôlôl ou fblûlrôly d'en haut; mdsunnan ou mdshon-
nan, d'autre part; mëssiunnen, de loin; mindenilnnen, de
toute part; ^aVd/ ou tdvulrôl^ de loin.
2** Adverbes de temps :
a). A la question m/Aror? quand? a AAror, alors; ekkor,
dans ce temps; wo5f ou mostan (aussi mostansdg), main-
tenant; wm^f, de nouveau; e^entûl, à Tavenir; a^utdn ou
a^^ron (05;{^aw), après; hajdan, jadis; r^g- ou r^^^n ou re-
g-gwfe (n), depuis longtemps; eleinie{h)^ au commence-
ment; i/janta {n), dans la jeunesse; 5oAa, jamais ; minden-
ha^ toujours; ^a va/, l'année passée; aunakutdna, après;
7^ ÉLÉMENTS
mindjdrt, de suite; délest (n), après-midi; estve ou este,
le soir; éjsiaka ou éjjel^ la nuit.
b). A la question meddig? combien ? à quelle distance ?
addig, jusqu'à; eddig, jusqu'ici ; mindigy toujours; ôrôk-
kôriy ôrôkké ou ôrôkkétig, éternellement.
3** Adverbes affirmatifs et négatifs :
Igen ou igeniSy oui; valôban, en effet; nem^ non; etc.
4'' Adverbes de manière :
A la question hogjr? comment? igy^ ainsi, de <:ette
manière; wg^, comme cela, de cette façon; on les forme-
le plus souvent des substantifs et des adjectifs, p. ex. :
énekelve, enchantant; Zopra^if, en tapinois; aZ/va, debout;
aludua^tvi dormant; bî^pasty avec confiance; nagyolHi
beaucoup, très; s^abadon^ libre; lassan, lentement; hara-
gosariy en colère; et de tous les adjectifs à l'aide des suf-
fixes os, es, os. Ensuite : rûtûl, laid ; magyarûl, en hon-
grois; yitéifûl, héroïquement; keuéssé, un peu. Enfin
elôle g ou elôlegesen, d'abord; tustént, de suite.
Quelques adverbes formés de radicaux du
d'adjectifs possèdent les trois degrés de compa-
raison :
Jobban^ mieux; ross!(abbûl, pis; belebb, plus à l'inté-
rieur; kijjebb, plus à l'extérieur; fôlebb^ plus en haut;
lejjebb ou aldbb, plus en bas ; {legaldbb^ au moins ;) f o-
vdb, plus loin; elébby plus tôt; inkdbby leginkdbb, plus
volontiers, le plus volontiers (le positif manque).
Quelques adverbes accompagnent aussi les
adjectifs. Ce sont :
Igen ou nagjron, très ; felëtte, extrêmement ; kulônô^
$en, surtout; r^ni/riVi^/^extraordinairement.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 79
l
CHAPITRE XII
CONJONCTIONS
65. — i. Es et 's, et; nem, pas ; sem {es -f- nem), non plus ;
ne = se, même sens, d'une manière impérative ; meg,
après.
2. Ha ou hogyha, si; haCsak^ si seulement; kUlônben,
sans cela.
3. D^ = pedig = hanem, mais; mégis, pourtant;
mégsem, pourtant pas; holott, où cependant.
4. Aferf = mivel = mivelhogjr = minthogy, parce
que, car ; a:[érty e^ért, pour cela, pour ceci ; tehdt = hdt,
donc, par conséquent.
5. Minty comme; ûgjrmint ou tudntillik, à savoir;
mintegy, à peu près; s:{inte, presque; his\en, or.
6. MiértP ou mért? pourquoi ; mi oAr^d/ ? = m/ vég"
c« ?= wf o/:ra va/d né:{ye P à quel effet, pour quelle cause ?
hdt? donc; eP ou t/aljon} pourquoi/^
80 ÉLÉMENTS DE GRAMM\IRE MAGYARE.
CHAPITRE XIII
INTERJECTIONS
66. Il y a cinq espèces d'interjections, savoir :
1. D'admiration : éj! ou ejnye! éh\ saperlotte!
2. Pour attirer Tattention : ugyan! écoutez-moi donc !
hdt! eh bien!
3. De tristesse : ôhl 6\
4. D'encouragement : noszal eh bieni dml certes, bien!
5. De souhait : pajhaî bârcsakl si seulement! pajmil
quel.... I pajki! qui donc ! etc.
TEXTES MAGYARS'
PROSE
FRAGMENT D'UNE NOUVELLE INTITULEE KARDVAS ES VILLAM
Timûr Lenk kedvencz ^ fiâval • shachozott *.
Tamerlan avec son favori fils jouait aux échecs.
Az ifjû ^ herczeg ^ népies • neve^ volt® Shach
Le jeune prince, son populaire nom était échec
Roch*. Ezt*^ a nevet ^^ azért *• kapta ^S mert * * a
mat. Ce nom^ pour cela {il a) reçuy parce que
schach jâtékban" ô talâlta ^» feP' azt^» a fogâst**
dans échec jeu^ lui {avait) découvert ce trait^
jnely *® altal •* a kirâly ^^ a toronynyal ** egyszerre ^*
lequel par le roi {avec) la tour du même coup
helyet ** cserél *^.
la place change.
• Shach roch ! » monda *' Timûr Lenk *® 3 abban *' 4
Échec roque! dit Tamerlan {dans) ce
I» Nous comptons publier plus tard une Grammaire com-
plète suivie d'une syntaxe et d'un grand choix de textes.
6
82 ELEMENTS
pillanatban '^j midôn '* ezt mondta ^ szétnyiltak •*
moment i lorsque cela il (ayait) dit, s*écarttrent
sâtora ^^ fûggônyei « s »« ott ^^ âllt »» elôtte «»
de sa tente les portières^ et là se tenait debout dey ont
az elfogott *® szultân **, Bajazid.
lui le fait prisonnier sultan, Baja^et.
a Shach roch !
Échec roque!
Egy *^ kirâly^^ ki ** trônjât *^ elcserélte ** a toropy-
Un roi qui son trône (a) échangé (avec) la
nyal, — a fogsâg *'^ tôrnyâval ** ! »
tour y — (avec) de la captivité tourl^
Timûr felâUt ♦• helyérôl »•, s legyôzôtt»* eUenének"
Timour se leva de sa place, et (à son) vaincu ennemi
kezét ** nyujtva ", odavezette *• divan jâhoz ^ es ma-
la main tendant le conduisit près de son divan, et Je
ga*' melléw ûlteté»^:
lui à côté le fit asseoir :
— Bajezid 1 a szerenecse ^ ellened •* fordult •*; de ••
— Bafas^et ! la fortune contre toi a tourné; m^is
nem •* az en ** szîvem ••. A sors *' fbgolylyà ^ tett **,
pas le mien cœur. Le destin prisonnier {fa) fuit ^
en fejcddemnek ^» hagylàk 7*, Satôrod " készen ''•
moi prince {je te) laisse. Ta tente près .
àll ^S nem ôriz " benne '^^ senki ". Ott ^« mcg-
se tient, pas (te) garde dedans personne. Là (tu)
talâlod^* nôdet^*, es Mirza fiadat" kiket »» elfog-
trouves ta femme et Mir\a (ton) fils que (on a)
tak «S ôk ^ is »• yeled »« kgyenek ^\ Coupân Wcgyet ••
, prisj eux aussi^^ec toi . iSoierit. Seulement une chose
DE GRAVMÀntE MAGYARE. 83
kivânok^M» tôled** : fejedelmi •» szôdat^, hogy »^ tôlem «»
{jé)désire de toi : de prince ta parole, que de moi
ravaszul** elszôkiii ^'^ nem fogsz ^*, mîg^* fiaid-
avec ruse (adv.) f échapper pas fer as ^ jusque {avec tés)
dal *«« harczban *<>< âllok *«». Ha<«3 békét '^ kôthe-
Jils dans la guerre je me tiens. Si là paix pouvons
tUnk *«^ ismét ^^^^ térj ^^'^ vissza ^^ békén *«« orsz-
lier (conclure)^ de nouveau retourne en paix dans
âgodba ^*®; mert *** nem kivânia ^*? Allah, hogy két ^^'
ton pays; parce que pas {le) désire Allah que deux
igazhivô ^** szultàn egymâs *^* fejét *'^ megaléz-
croyants sultans ensemble Vun Vautre sa tête humi-
za ^". Tehât <<« add ^*» fejedelmi szôdat ^^o.
lie.
Bajazîd szive ^** meglâgyult "^ ellenféle *23 nagy-
' -De Saja^t:son eœur s* attendrit d'une pareille gran-
lelkùségétôl ^**. Fejedelmi szavât *^^ fejedelmi
deur d'âme. De princeprincière sa parole, de prince
kézcsapâsât ^^* adta ^'"^j hogy nem fog *** alat-
poignée demain {a) donné, que pas fera par
tomos^**s2ôkést ^^ tervezni *" Tamerlan tâbprâbôl*".
..derrière fuite projeter de Tamerlan du camp.
AzzaP" elvezették *'* a czifra ^3« sâtorba **%
Apec cela, on le conduisit {dans la) ornée tenté,
. hol ^^'^ fia <3» es néje *3« mâr ^^ vértak *" réa **«. A
oii son fils et sa fenwne déjà attendaient {sur) lui, La
sâtor czifra^olt *^^ a kiliet szeretett *«, ott *^* voltak ^«
tente orné^^ était^^iieuxy qu'il aimait, là étaient
' vêle *^ flgyûtr'^^^ de azért torony ^*^ volt
xi^Avec lui réunit êksenMe^ mais pour teUt tour était
8i4' M. V.. ÉLÉMENTS.
a^, kirâlyî ' tfôa <»<^ belyett«^ Sh^h rocl^!
ceîà^ (d*ûk)'royal . if-ône ■> àAdr.placè, Échec maf^!
Tîmuî* Lénk ^otapâs ^ temfctiést^ rendezett ^ BajV.
Damerlan magnifique enterrement commanda à Bar
zidnàk -*. Mîiidéti ' sferege ^ kivonùlt ' a gyàszrava^
jà^et. Toute, sqn armée sortit le brancard fu^
tait» kisémi». Sirkôvérô <•
nèbre (pour) accompagner. (Sur. sa) pierre tumulaire^
felvésette;'* ellensége^^ halhatlan ^^ tetteit^^ s^sz-
ilfit graver de son ennemi (ses) immortels exploits^ (à
szonyainak *^ megparancsolâ ^% hogy ' sirjaniak ^', Mi-
ses) femmes (il) ordonna^ que (elles) pleurenL
kor ^® a gyàszszertartàsbôl *^ visszatért '^; eléje ^*
Quand il de la cérémonie funèbre revint^ au devant
jôtt22 tôrténet^3 irôja 2* Shacheddin ; es felovasâ 2'
de lui vint d'histoire écrivain Schcheddin ; et lut (à hau-
elôtte 26, a mit " az utôkor 2* szâmâ-
f^ vo/jt) devant lui ce que (du) futur temps {pour le)
ra»» fôljegyzett 3^ •
compte avait noté,
Hangzott ^^ eképen ^^ :
(i4 ) retenti de la manière suivante :
« Es 33 midôn 3* Timur Dsihangir ellenségét 3~» le-
J?f jfwanrf Timour Dsihangir son ennemi vain
gyôzte »• es elfogâ " : ùgy ^ bânt 3» vêle, mînt test*^
quit et prit : ainsi traita avec lui, comme avec
vérrel, ^^ asztalâhoz *^ ûlteté *^, barâtjânak ^*:
soh frère; (près de sa) table (le) fit asseoir ^ son ami
hQvczt^J*] V i l&jkielmileg ^^ kitUûteté -»% s midôn ^'
le nomma, çgfH^e^^^Tir^rinçu l^disti^gm, et quand
DE gramm^hrbJiùgyare. &5^
a2 .idok'^^ renHi ^ ^îetinf *% :fiajazid satdtân még-
(desytènïps les ordres d^àprèsr^ Bajà\ét sultan re-,
tért ^^ axf *:ô-^ -atyâihoz ",' ^xti kitéXyl ^ M^vm.-
toiirma (près)dèiuisespères'. tfomwe, rpr ; le Jit
teîé^* el^^ s fefédelmi sirboit3G>t'^! em^l^î^tett ^' haqi*-
enter'rer^ et princier tombeatk Jit éhyet de ses
vai ^* fôlé*^ Dicsôség^'^ ann^k^^, aki mindenç-
cétidres au-dessus. HormeUr à celui qui tout
kér «^ iât ! •» »
yoit.
Az ûs'tôkôs «* pedig ^ viwzatért ^^ es nem tôrte "
La comète quant à {elle) retourna et pas cassa
ossze «s ' a fôldet «».
enmûrceaux la terre.
JôKAi Môr'ï^
Jokai Maurice.
Kardvasés villâm, le glaive et l'éclair sont au
nom. sing. — Le prem. de ces deux substantifs
est composé de kard, sabre, et vas y fer.
1 . Kedvenciy favori, de kedpy allem. laune.
2. Fiâvaly à^fipfiu, garçon, fils;/m, son fils;
fiâpaly avec son fils. Com^itatif possessif singu-
. 3s. ShachQ\ott^ 3™^ pers. mng. parfait du verbe
shacho:{-ni .
4i Ifjûy jeune.
" 5. Herc^egy duc, d^ rallemaiid jEferjjo^.
h.^NépièSj populaire, de «ép, peuple.
86 ÉIÉKGNTS
7. Nepe^ son nom, de név, nom. /
8. Volty S"** pers. sing. parf. du verbe auxil.
len-niy être.
9. ShachRoch.
10. E^t^ accus, sing. de es^^ ce, cette.
11. Nevety accus, sing. de név, nom. ' •
12. A{érty pour cela, de a^-êrt , causatif,
sing. ért est le participe du verbe êr-ni.
i3. KaptUy S""' pers. sing. parf. du verbe^A-op»
ni, conj . déf .
14. Mert, parce que.
i5. Shachjâtékban,iviess\{sm^. de shachjâték,
jeu d'échec.
i5. Talâlta, S'^^pers. sing. imparf. du verbe ta-
îdl-nij trouver, conj. défini.
17. Fel, fait partie du verbe 7^/a/«/, et par
préfixation on a formé feltallâniy découvrir.
18. A!{ty ace. sing. de a{.
19. Fogâst, ace. sing. de fogâs, trait (iittér.
prise), defogni, prendre, defog, dent.
20. Melfy pron. réfléchi ; nominatif sing.
2 1 . Altaï ^ préposition par ;
22. Kirâly^ du slave Arj/, roi.
23. Toronynyaly comitatif de torony, tour;
forme altérée de Tallem. thurrri^
24. Egys^erre, àdv;, formé de; egy-s\er, une
fols.
DE GRAKMAiWE' MAGYARE. 87
25. Helyety accus, sing. de hely, place, en-
droit {covaç.hûnn.kylà, village ; magy. hely-
se g y etc.)
26. Cserély S'^'pers. sing. du prés, de cserélm\
changer, conj. indéfini.
27. Mondây 3"' pers. sing, prétérit du verbe
mond-a-ni, dire, conj. défini.
28. TimurLenky nom du conquérant Tamer-
lan, Timour le boiteux.
2g. Abban (pour aiban)ipvon. démonstr., aïk
rinessif.
3o. Pillanatbariy inessif sing. de pillanaty
moment.
3i. Midôrtj adv. de temps; mi-idôn^ de quel
' temps.
32. Mondta^ 3"' pers. sing. parf. du verbe
monda-ni.
33. S{étnytltak, 3°"" pers. pluriel parf. du verbe
s^ét-nyil'ni y verbe neutre.
34. Sâtora^ sa tente, de sàtor-
35. Fûggônyei (probablement pour fûggô-
nyeki)^ ses portières, plur. possessif; allem.
fùgeriy et hàngen.
36. '5 pour é5, et.
37. ott, adv. de lieu.
38. âllt^ 3™ pers. sing. parf. du verbe allant j
être debout.
8(88 .::u, ..mticwiENrH»^/^"" • i
«
40. El/ogoUj participe passé du verbe ehfàg'^\
mV ^irB' prf^^ïri^> preqdre; >2>^7«V prendre,
saisir, voir^plu* hdut. . : >
41. S!(ultânj le mot sultan.
42. Egx^n{compAeûï}XLyhtej rac^dejrksz,
un).
43. Xtr^/y-. Voir plus haut.. i
44. X/, pr. relat. nominatif.
. 45 . Ttùtijàtf acc.sing. du possess. frdn (allem.
Thron). » ,..
46. Elcserêlte^ 3^* pers. sing* parL de el-cserél-
ni y échanger, conj. défini. ' »
. 47. Fogsâg^ captivité, subst. forttié àfaidede
la particule formative sâg,
;48* Tornyâval, métathèse, de torony-paly to-
rony-nyvaly à cause du suffixe possesv(comitatif) .
4g.Felàllty 3°*' pers. sing* parf- de/ell-éU-a-m\
se lever.
'5o* Helyérôly délajtif sing. possessif de hely,
place.
5 1 . -Le^jd^ôï/, partie. pasîé du verbe le-gyôi^
ni, vaincre-
. jl^?, Elhnénekf d^t, sing. possessif de elkn^ en-
nemi, adversaire, b
,\5^j*Keiîié/^ atfe. $ing. poss. de^^jf, ace. ke^^e-t,
main (comp. le finn. kàsi, rac. Aâ7e, main)^^
DE GRAMHXlSOR^iJBGYARE. 8^
54. iy)^wy/;/a,partiiX(fJii64.^(ftaTfeE^
55. Odapei-ette,3^^peT&. sing.parf. duverlpe
odapes^et-fii^ y conduire; de pe^eiUnij aon^
duire; conj* déf. .' .
56. Dipâiyâko:(^ approximatif sing, ppss.. de
dipân, divan.
57. MagŒy pron, réfléchi. ^ '
58. ilf<^//é, adverbe de iieu*
59. Vlteté^.Z^ pers, sing. prétérit du verbe
ûltet-niy faire asseoir; de ûlni, être assis. « >^
,60. 5f^rd»c*ej:popa* sâng^idu subst- fortune,
bonheur. ^
. 61 « MtleneàyOAv^ïh^ augmenté du suff. poss.
de la 2°' pers. : rf. - /
62, Fordult, 3*" pers. sing. parfait du verbe
fordul-ni, tourner.
, 63. De^ conjonction; mais, cependant.
64. Neniy pas, adv. de négation.
. f 5 *£iî, pron* posses. i ''^ per&. sing. nominatif.
66.* 5^z>em, posses. T" pers. de 5j[/V, cœur
(cowp. fino^^^/ân, rac. ^ydàm^).
67. Sor^, subst. nominatif lat. 5or5.
68 ^ Fogûlylyà (poiir, f&gdy^) , factitif sing.
àitfogoly^ prisonnier. ..i: ; : i. . ■ •
éÇji lletf^iSf^-peKs. sing. parf. dit verbe /enm,
ii^ -^ .
9^ ELEMENTS
70. Fejedelemnek , dat. sîng. de /ejedelentj
prince, defeje^Jô, tête fînn. pàà.
ji. Hagylak, i'* pers. sing. prés, du verbe
hagy-nt, laisser ; conj . déf .
72. Sâtorody posses. 2"* pers. de sâtor, tente.
73. Kés{en, adv. formé de kés!(, près.
74- -4//, S"** pers. sing. présent du verbe vllni.
être debout.
75. On'jf, 3"'' pers. sing. présent du verbe
ôri:{niy garder, conj. déf.
76. Benne, adverbe de lieu, formé du suff.
'ben (inessif).
77. Senkij personne; pron. indéf. de sem + ki.
78. O//, là, en opposition de ///, ici.
79. Megtalâlody 2°'' pers. sing. prés, demeg'-
talâl-niy trouver.
80. Nôdety ace. sing. posses. de nô, femme
(comp. finn. neito^ neitonen^ rad. neitose,
neitokainen, rad. neitokaise; nectoinen^ rad.
neitoise) .
81. Fiadatj ace sing. posses. de//«, garçon
(comp. ûnn. pot kà).
82. Kiket, lesquels, ace. pi. de kij qui.
83. Elfogtaky 3°"" pers. plur. parf. du verbe
el'fog-ni^ conj. défini.
84. Oky plur. de d, il.
85. /s. Voir plus haut;
DE GRÀBfifAIRE MAGYARE. 9I,
86. VeJed, le suffixe vel, avec, augmenté du
suffixe posses. delà seconde personne-; ^i.
87 Legjreneky 3"* pers. plur. subjonct. du
verbe lënnt, être.
88- Coupân, adverbe de manière.
89. Egyet^ ace. sing. de egy, un.
90. Kwânoky i"*pers. sing. prés. deA:«>4««/,
désirer, conj, déf.
gi . Tôled, le suff. tôl^ augmenté du suff. poss.
de la seconde personne : ^d.
92. Fejedelmi, adjectif, formé do fejedelemy à
laide de Télision de fel^ ' f [
93. S^ôdaty ace. sing. poss. de s^ô, s^ava (ace.
S{apadat)^ mot (comp. finn. sana, sana-kirja,
s{ô'kôrryp, s^ôtâr, dictionnaire) .
94. Hogy, conjonction.
95. 7o/^w. Voirgr.
96. Ravasiuly adverbe de ravas:{, rusé.
97. Els!{ôkni, de s{ôkni, par la préfixa-
tion.
98. Fogs^y 2°** pers. sing. p;:é^ de fogni, -^/<ur»>^
prendre; les deux mots els^ôkm fogs^ consti-
tuent le futur du verbe déserter.
99. Mig^ adverbe de temps.
100. Fiaiddal {pour fiakiddal)^ comitatifplur*
poss. defiUyfia, fils.
I o I .Harciban, inessif, sing. de Adfrc^, combat.
; 102. Allok\ i'* pers. sing. prés, du verbe 4//-
ni, être debout.
io3. Ha, conjonction, si.
104. Békéty ace. sing* de béke, paix.
i o5. Kôthetûnk y i'*' pers. pi. prés, du verbe
kôt'het-niy pouvoir lier ; de kôt-ni, lier.
106. Ismét, adverbe de temps.
107. Térjy 2"*°pers. impératif de terni,
108. Vissia, fait partie de térni\ ce .préfixe est
séparé du verbe à Timpératif, à lexemple des
verbes allemands.
109. Békén, adv. formé de béke, paix.
1 10. Orsiâgodba, illatif, sing. poss. de ors:{âg^
pays (comp. slave rus^ag).
nJii!tvi34Vr/,conj. déf.
112. Kivânja^ 3°® pers. sing. prés, du verbe
/k/j&w4 <3ésirer, conj. déf.
I liA'Kéty kettôy deux (comp. fiiin. kaksi, rad.
kahté).
^ %y4^ Igaihivô y composé de igai, vrai, et
hivôy croyant (de hiVy foi, croyance).
n5. EgymâSy pron. réfl.
^jàn&.J^Jèt, ace. sing: de/d, fej., tête (comp.
finn.-f7a^').
1 1 7. Megaldi:{a^ B"**" pers. sing. prés, du verbe
meg'-a/<l{-ni, humilier, conj. déf.
118. Tehâty conj.
/ugijLddiïpo9ttnqdpy^7?'\<perB. sing. ihipéf. de
ad-niy donner (finn. annan, antaa).
120. ^Jfdrfdr/. Voir pit^srhàut.
1 2 1 . 5{z>e- Voir phisfhaut.
122. Me glâgyUlt, 3^?" pers. sing. parf. du
verbe meg-lâgxul-my verbe intransitif.
1 23. Ellenféley y pers. sing. de elleri-féL
124. Nûgylelkuségétôi, ablatif sing- poss. du
mot composé nagylelksûégy nagy-lelkùség (de
lélek,àmeé)
125. S^ava. Voir plus haut.
126. Ké^csâpâiâty ace. sing. poss. du mot
composé té^csâjpâSy ké^y main finn. kàsi^ rad.
kàte.
ï2j.Adtay 3"* pers. sing. parf. de adni, donner.
.1 28. Fog. Voir plus haut.
1 29. Alattomas, adjectif de alattom (inusité) .
i3o. S\ôké$ty accus, sing. de s^ôkés, fuite.
1 3 1 . Terp€{ni, de terp^ plan.
i32. Tâbprâboi, êlatif sing. poss. de tâbor ^
camp.
1 33 . A liai (pour aival)^ comitatif de a^.
134. Eheiettékyy^^ pers. plur. parf. du verbe
el'Veiet-niy conj. déf.
i35.Q(/r<?;,adjeçt.
1 36. Sàtorba, îllatif sing. de sâior, tente.
137. -ffo/, adverbe de lieu.
f »
' {^4 ELEMENTS
1 38, Fia. Voir plus haut.
1 3g. Neje. Voir plus haut.
140. Mâr, adverbe de temps.
poiy/f*} 141. Vârtak, 3™* pers. plur. pj:é<^u verbe
vârni, attendre.
142. Reà, y pers. poss. du suffixe du sublatif
rûy re.
143. Fo/f. Voir plus haut.
144. S!(eretett, 3"* pers. sing* poss, parf. de
s{eret-ntj aimer; conj. indéf.
145 . Otty adverbe de lieu.
146. Voltakj 3"' pers. plur. parf. du verbe
auxil. lenniy être ; conj.
147. Vêle, 3"* pers. possess. du suffixe du cc-
mitatif w/, pel.
148. Egyûtt^ adv* de manière, locatif dee^.
^ - **
149. Tbrowy. Voir plus haut.
i5o. Trôn. Voir plus haut.
I ^ I . Helyetty locatif sing. ààhely, pkce. :
I Pompas, adj., formé du ^ub^l^^j^jpim;?^
(allem.Pom;?^ franc. :/?om/wp). . : '
2. Temetést, accus, sing. de /em'e/é^> enttfne-
ment.
2. Rende^ett, 3"' pers. sing. parf. du yeribe
rend^l-nU ^ôi^- iadéf. comoîander, arranger.
/^. Bajaiidnak, à^X. sm%. éà B^àiid*
I
I •
DE GRAiriUIlCËi VAGYARE. ^^5
5. Minden, adjectif.
9. SeregCj S^'^pers. poss. de sereg^ armée*
7. Kivonult, 3""* pers. sing. parf . du verbe
neutre kivonul-ni^ allem. ausrûcken^ ausiiehen,
sortir (en pariant de soldats).
8. Gyâs{rapatalt, ace. sing. du subst. comp.
gyâs^-rapatal, brancard.
g. Kisérni, infinitif du verbe accompagner.
1.0. SirkôyérCj sublatif sing. 3™'' pers. possessif
du subst. comp. sir-^kô^ tumulaire^ pierre.-
11. Felpésette, 3°*" pers. sing. parf. du verbe
jfeUféset-ni y, faire graver ;felpés-ni, graver.
12. EUensége, 3°*' pers.poi^s. 4a ellemégy
oennbmiii &te^//fe/2, contre.
i3. Halhatlah, immortel, abessif de hal (-ni),
.mourir.
14. Tetteit (pour tettekit), ace. pi. pQ§s. de
iett, fait.
i5. As5{onyainakj dat. pi. poss. de ass\ony,
femme.
■
t^^u^ -Megparancsoldy 3™* pers. âng. prétérit
du verbe meg-parancsolni, commander^ ordon-
- lier, conj . déf .
17. Sirjanak, 3'"* pers. pi. subj. du verbe
Neutre isirfn; pleurer.
i8. Mikor, de mi^kor, temporalis du pronom
interrog. {kor, temps).
gÔ ILÉMENTS .
19. Gyâs{ss[ertartâsbôl, élatif sing. du subs.
composé gyâsi-s^er-tart-às'y cérémonie funèbre.
20. Viss^atért, S""' pers. sing. parf. du verbe
composé vissia-térniy verbe intransitif.
2 1 . E lé je y adverbe de lieu, augmenté du suff .
poss. de la 3°"* pers.
22. Jôtt, 3"* pers. sing. parf. du Yerhejôn-m ^
venir. .
23. Tôrténet, subst. nom. (à la piiace du génitif
de tôrténet-nek).
24 Irôjay 3"® pers. poss. de/r£Î (part. prés, de
W-«e, écrire).
25. Felolpasâ, 3"* pers. sing. prêt, du verbe
felolpas-ni ; conj. déf.
26. E lotte, adverbe de lieu, augmenté du sufï.
poss. de la 3"*' pers.
27, Mit, ace. de m/, pronom relatif.
28, Utôkor, temporalis sing. du subst. com-
posé utô kor, après-temps.
26 S{âmâra^ sublat. sing. poss. de ss[âmy
nombre, compte.
3o. Fôljegyietty 3"* pers. sing. parf. du verbe
fôUjegy^e-ni onfôl-jegye^'niy noter. .
3i . Hangiott {pour hanga:{ott) , 3"* pers. sing.
parf. du verbe hangia-ni^ de hang, son; verbe
intransitif.
32. Eképen^ adverbe de manière, àeei-kéjhen.
DE GRA»H4m«MfkGYAR£. 97
33'. Ês, conjonction.
34. Mi don. Voir plus haut.
35. Ellenségét. Voir plus haut.
36. Legyà^te ^ 3"*^ pers, sing. parf. du verbe
legyô\-ni, vaincre; conj. déf.
37. Elfogâ, Voir plus haut.
38. Ugy-, adverbe de manière^ le contraire
du igy.
39. Bànty 3*°® pers. sing. parf. de bân-ni,
conj. déf.
40. Testpér tel (pour /e5^verj^e/),comitatif sing.
du subst. composé test-pér, corps + sang
(oflfenp. finn. veri, sang).
41. Asitalâho^y approximatif sing. poss. de
aé^taly table, slave stûL
42. Ulteté. Voir plus haut.
43. Bàrâtjânak. Voir plus haut.
44. Nepe^te, 3°"* pers sing. parf. de nev^i-niy
nommer, de nép^ nom.
45. Fejedelmileg^ adverbe de manière (pour
fejedelemileg) .
46. Kitûntete^ 3°"" pers. sing. prétérit du verbe
ki'tùn- te t-ni, con], déf. kl' tûn-nij verbe intrans . |^
47. Jlfîid/i. Voir plus haut.
48. Idôky nom. pi. de ido, temps.
49. Rendi (pour rendjei^ rendjekï), 3""® pers.
poss. pi. de rend y ordre, suile^
7
98 * ELEMENTS
50. S^erintjt adverbe de manière.
5 1 . Megtért. Voir plus Ipiaut. .^
52. Atyâiho^ (pour atyâkihoi)y approximatif
plur. poss. de atya. 7
53. J^iràly,t Voir plus haut.
54. Temetteté, 3°"^ pers. sing. prétérit du
verbe factitif temettet-ni, faire enterrer, temet-ni,
enterrer.
55. El, préfixe séparable, fait partie du verbe
précédent.
56. Sirboltoty ace. sing. du subst. cpmp. sir-
boit.
, 57. Emeltetett. Voir plus haut.
58. Hampai (pour hampaki), 3°** pers. poss.
de hamuy cendre.
59. jPôVe, adverbe de lieu.
60. Z)fc5d5^^, subst. nom. de dics, gloire;
dicsô, glorieux.
61. Annale (pour ai-nak), datif du pronom
62. Mindeneket, ace. plur. du pron. de
nombre indéfini m/«rf, tout. -
63. Lâty 3°"® pers. sing. prés, de latent, voir,
conj. ind.
64. Ustôkôs, subst. nom. de ûstôk, toupet.
65 • Pedig, conj .
66. F/55{a/er?. Voir plus haut.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. 99
66. Tôrte, 3*°' pers. sing. parfait du verbe ô/r-
ni, casser, briser; conj. déf.
68. Ôss^e, préfixe faisant partie du verbe pré-
cédent.
69. Fôldet,acc. sing.de/ôW, terre {ûnn. pelto^
ager, champ).
70. En magyar, le prénom se place toujours
après le nom de famille.
II
SZENVEDELMEK.
Les passions.
y Ritka ember van, kinek valami szenvendelme
Rarement homme est qui quelque passion
jie lenne^ s' talân mentûl tôbb van — fôkép, ha
pas avait, et peut-être <V autant plus a — surtoutsi,
azok nemesek es kielégîthetôk — annal boldogabb.
ceux nobles et satis faisables — (T autant plus heureux >.
Az, a kinek semmi szenvedelme nincsen, kevés ôrô-
Celui à qui aucune passion pas (est)y peu de
mot érez a vilégon; 's ez a szép vilâg neki az, ami
joie ressent sur monde; et ce beau monde à lui ce que
a stikètnfekïdBi ôasahang, — a vaknak egy ,,. bâjitô
au sourd fMarmohiCy *-- 4 VA^eugie tme charmante
tâj, . — fs:a megroiâlott gyomrûnak sus ^ izes étkek.
àontr^ée^eimu gâlé estomac les savoureux plats,
A szkiveddem minden târgyat egybizonyos tundér
La fàs^on chaque objet (avec) un certain enchan-
féhynyel ôvedz korûl ; 's mi egészen mas
téur éclat ceint autour et ce qui entièrement autre
egy szenvedelmes kertésznek egy szép fa^ egy fej-
(pour) un passionné jardinier un bel arbre ^ une si
lôdô^ kttlfôldi virâg, mint a hidegvérû avatlan
déueloppanÊe exotique fiéur que au sang- froid profane
szemlél&nek. Mikor a szenvedelmes hangâsz a hetedik ^,
spectateur. Quand le passionné musicienau septième^
égbe eiïiêlkedik : az avadan âsitozik.
ciel 'S^élèPe le profane baille.
De vannak fonâksâgai is a . szenvedelmeknek, ?s
Mais ont leurs revers aussi les passions et
ez az indùlat/ mint sok. mâ«, e^lôszâmîthatlan
cette tendance^ comme beaucoup d'autres innombrables
kôvetke^ëtleiis^eket fejt-ki,
inconséquences développe.
Kûlônôs a szenvedelmekben az^ hogy velûak tôbb-
Étrange dans les passions ce y que avec nous le plus
nyirê a môdokat a céllal cseréltetKfel. Akârr
souvent les manières-avec le but font changer. N'irn-:
melly vadàsz sbldcal inkàbb szereti â vadâszatot
porte quel chasseur plus volontiers aime la chasse
magât, mint ennek céijât — az elejtett vadat. Egy
pkSmè qùedec0ller*4d\ sonbut -^ le tué gibier. Un
DE GRAMMAlfilS HilGYARE. iQf
szenvedelmes kertész, â*Iegszerencsétlenébbnekiéi^Q|ié
passionné jardinier le plus malheureux sentait
raagât : ha egy késZ) gy ônyôrù kertet nyertle
lui-même^ si un ache%^é magnifique jardin gagnait
ajândékul azzai a feltételkl^ hogy abban
comme cadeau {apéc] cette condition, que dansceluf^ci
soha semmitse ujîthasson; ba nimdjârt
jamais rien ne pourrait renouveler si même son
kerte a legtôkéletesebb volna is.
jardin le plus parfait était aussi.
Igy vagyon ezen fordultsâg egyéb s^envedel-
^ Ainsi est cette absurdité (dans) autres pas-
mekben is; talân mivel a természetben min-
sions aussi ^peut'-être parce que dans la nature tout
den célirdnyos a szenvedelmesek' szerencsé-
con/orme au but (est) les passionnés à leur bom
jére.
heur.
Ègy kûlûnôssége még a szenvedelmesel^ek az is
Uneparticularité encore les passionnés celaaus^
hogy meg nem foghatjâk — mâsoknak azoïî
que (ils) ne peuvent comprendre — d'awtres (de), cet
târgy irânti hîdegSégét,,melly ôket gyônyarkddteti. gz
objet à propos-froideur qui les enchante. C^la
azobàn megjârja, de jokan azt
dans cela est permis (peut passer)^ mais beaucoup cela
'mâsoknak hibâul is tulajdonitjàk, vagy ôket
à d'autres comme faute aussi approprié, ou les
'<éptn nevétségessé teszik. Ez, a leggyôngédebb
iitime ridicules font. Cela {at^ec) la plus faihk
102 ÉLÉM^TS >!
kitétellel^ igâzsàgtalan. « Az ember âkarai^a ' ''*- fûggeti»
expression, (est) injuste. L'homme sa volonté (est) in^
len az ô indulataitôl ; megegyez vagy et*
dépendante {de) ces penchants; il s'accorde on il ..
lenkezik^ hôdol vagy gyôzedelmes; ' tôkéletesen
résiste, il se soumet on il {est) victorieux; entièrement
érzi magàban^ tnikor akaratjât teljesîti vagyi
il sent en lui-même quand sa polonté il remplit ou
indulataînak enged. Hatalma van akarni^ bar
à ses penchants cède. Puissance a {poi*r) vouloir si
. erq'e nincs is mindig akaratjât tel|esiteniy »
{sa) force pas aussi toujours sa volonté remplir^
mint egy valaki mondja. Akaratja az cmbernefe
comme quelqu^un le dit. Sa volonté de Vhomme ,
szabad; belsô meggyôzôdését bilincsekre szoritai^
libre (sa) intérieure conviction en chaînes presser
nem lehet. Kényszerîtheljûk, hogy valamit
pas peut. Nous {pouvons) le presser que quelque chose
tegyen ; . de nem hogy akarja tenqi. Azt kivénni
(il) fasse, mais pas que le veuille fairci Cela désiret
tehât, hogy minden ember ugyan azon egyszem-
donc, que chaque homme du même poiHt de
pontbôl tekîntsen minden târgyat; a mi egynek szen-
"' vue considère chaque objet cequed*un^ sa
vedelme, azt mas is szintoUy érdeklônek, szint^
passion cela autre aussi autant intéressant, autant
oUy vonzônak lassa : magâban kevés emberismé-
' attrayant regarde : en lui-même peu connaissance
retet àrulel. Ha egy szenvedelmes vadâsz csu<-
^d'hommes trahit* Si un passionné^ Chasseur ad^
DE GRAMMAIRE KÀGYARE. I03
dfilja azon hideg otthon ûlôt ki éjjeli
mire ce froid à la maison étant assis qui son nocturne
fifregfâzâsàt a néha hijàban tôltôtt lesben nem
gïacement (dans) parfois inutilement passé affût pas
irîgyli, vagy Pliniusként becsiilvén az idôt, szàrazi
dw^/e, ou semblable à Pline estimant le temps, sec
kedytôltésaek tartja — a drâga idôt cgy nyul
amusement le tient — le précieux temps un lièvre
iit&n valô vârakozâsban elhenyélni : stiût
après étant dans une attente de fainéantiser (est) autant
îgazsàgtalan; mintha ez viszont rosz néven
injuste, comme si celui-ci en revanche mal inter*
vcnné nekie, hogy teste lelké erejébcn férfias
prétait à lui que corps âme (dans) force uiril
gyônyôrûséget talâl abban ha lesben egy medvét
plaisir trouve dans cela si à Vaffût un ours
elejthet egy oroszlânnal szembesisâllbat ragy
peut tuer (avec) un lion peut se trouver en face ou
egy scrény parîpâa — hegyen, vôlgyôn kedvtelve
(sur) rapide coursier — (par) monts vaux à son gré
iizheti a rôkât, tires ôrâiban; lelvén
(peut)poursuiure le renard y ides dans ses heures en
idôt jobb 's hasznosabb foglalatassàg-
trouvant le temps meilleur et plus utiles occupations
ra is.
aussi.
Egyoldalu, 's hatârzott elméjù
Qui ne considère qu'un côté et bornée intelligence
embereket a szenvedelem — fôkép' ha annak târgyât
hommes la passion surtout si dont son obj^t
lt)4 ÉLÉMENTS
féltôkél^re vitték kiâJ[Uiatatla&<pJqkâ t|^i.
dtmirpeirfection Vont apporté insupportables (les) J^it.
Ki nem ismérne ollyan mivészeket, kik egész éle-
Qi4i pas connaîtrait pareils artistes qui tente leur
tôket egy. bîzonyos kâbultsigban tôltik^ kik<i
pie 4mi>& un certain étourdissement passent avec les--
J(.«l 8^nv^elmôk târgy&n kivûl egyébrôl
qU6l$ de hw passion objet en dehors diantre chose^
szinte 8z61ni sem lehet. Négy^ ôt illyen elszôrtv
presque parler pas peut* Quatre^ cinq pareils dissémi-
felleg-lakost egyût lâtni az avatlannak,
fiés nuage-'habitants ensemble poir {pour) le profane une
yalôdi éldelet. A Hogârt ecsetje itt kimér-
yéritable jouissance, {De) Hogarth pinceau ici incom-
hetetlea mezôt talàlna a legfurcsàbb
mensurable champ trouverait (pour) les plus drôles
rajzokra. A mesternek azonban megbocsâtjuk ezt :
dessins. Au maître cependant nous pardonnons cela:
de a mivészkedô valôban nevetséges gerjede-
mais le dilettante en vérité ridicules (dans ses)
zéseiben; fôkép ha szôbeli fellengéseit^ â val6sâgban
charmes, surtout si orales (ses) élans dans la réalité
fûlrepesztô khek czâfoljâk-meg. Sokszor helytelenûl
déchirant Voreille ., démentissent. Souvent faussement
-ïs kârhoztatnak é szenvedelmesek mésûkat; mert
aussi condamnent les passionnés les autres; parce
valamiben gyônyôrtiséget nem lelni még
que en quelque sorte réjouissance pas trouvent encore
nem te^^zi azt, ahhoz nem tudni,
pjas fait cela de le pas savoir.
DE GRAMMAIRE MAGYARE. UOtt
Egy valakit barâtjai medve vadâszatra - W«ak.
Un quelqu*un ses amis ours à là chassa -^jûèt) ^appelé'
kirôl îgen j61 tudtâk, hogy a vadâszat ftem ke-t
de qui très bien ils ont suy que la chaàse fàs son
nyere.Hoszszas nôgatâs utâti inkâbb barâtjai târsa-î
pain. Long refus après plus t^t de s^sùmiê{à€au^
sâgâért, mint a vadâszatért el î« -ment. Kijeleke^-
société y que [à cause) de là chasse àtùsi partit. En indii^
wén az âllâsok egy lîiâs vadészt is rendeltek
quant les places un autre chasseur ^ussi placé à côté
melléje; hogy abban az esetben, ha medve jônne réa
de lui que dans celui cas^ si ours venait sur lui^
legyen valaki védelmére; a miben ugyan meg
soit quelqu^un pour sa défense dans quoi cependant
nem akart egyezni, de végre elfogadta. Kis
pas {a) voulu consentir^ mais à la fin l'accepta. Peu dé
gondja lévén azonban az eljôvendô vadakra a két
soucis ajrant cependant [sur) le venant gibier le deux
csovû fegyvert — melly nem is az ôvé volt — egy
canons fusil — qui pas aussi le sien été — près
fâhoz tâmaszttotta, *s egy kônyvet vevén ki
(d'un) arbre a appuyé^ et un livre prenant dehors
a zsebébôl, olvasâssâl ûzte-el unalmât.
de sa poche avec lecture a chassé son enriui.
Keni sokâra zôfrenést hall, ^s hâtrà tekintvën
Pas longtemps un bruit entend et derrière regardât^
lât egy roppant mcdvét két lâbon, îgén kôzel
voit un énorme ours [sur) deux pattes asse\ près de
âllâsàhozy kinek szemébôl kttetszett ôlelésére*
sa pi ace j desquels yeux était visible pour son efnbfa$\
Ï06 ÉLÉMENTS
barâtsâgos szândéka, *s aki valôban szôkott '
sèment amicale intention, et qui en mérité habitué
méltôsâggal kôzelîtett is.
(aj^ec) dignité s'approcha aussi.
A kénytelen vadàsz a nélkUl, hogy legkeyesbé mégrét-
Le contraint chasseur sans que le moins effrayé
tent volna, kônyvében az olvasott lapot behajtotta,
(se) serait dans son livre la lue page écorna
azt egész csendességgel a zsebébe tett s felvé-
cela tout {avec) silence {dans) sa poche mit et ramaS"
v4n fegyverét a medvét • puska végére vârta, 's oUy
sant son fusil l'ours du fusil fin attendit et si
szerencsésèn talâlta, hogy mindjârt ôszverogyott A :
heureusement V atteignit que de suite il s'affaissa.
nélkûl azonban, hogy a felfordult medvét tovâbbi
Sans cependant que le tombé ours autre
vizsgâlatra méltatnâ, vagy csak fegyverének kilôtt
examen daigna^ ou seulement de son fusil tiré
csôvét ujra megtôltené : leûlt, 's vévéh
canon de nouveau aurait chargé s* assit et prenant son
konyvét, olvasâsât folytatta. Sok idô
Hure, sa lecture continua. Beaucoup de temps (il)
kellelt, mig a védelmére rendelt szenvedelmes
fallait ^jusque à saprotection commandé passionné
vadâsz ijedségébôl magâhoz tért. — Ugyan
chasseur de sa frayeur, à lui-même revint . —r. Dans la
ezen âllâsâban, majd nem hasonlô kôriiltnényekkel
même position, presque semblables {avec les) circons^'
's szerencsével még egy medvét elejtett, Az egész
tances et bonheur encore un ours tua. Entière
DE GRAMMAIRE MAGYARE. IO7
târsaââg nem gyôzte nem annyira szerencséjét,
société pas ne put se vaincre pas autant son bonheur^
mint azon hideg vert csudâlni, a mellyel azt hasznâlni
que ce froid sang admirer j avec lequel cela utiliser
- tudta. De sokkal inkâbb csudâlkozott ô maga;
{il) a su. Mais plus encore il était étonné lui-même
Ijûgy egy oUy dologbôl, melly nekie legkisebb
que (d^)une pareille affaire^ que à lui le plus petit
erôUetésjbe setn kerûlt, barâtjai oUy nagyot csinâlnak*
- effort pas causa y ses amis tant grande (affaire) font*
Mînden esetre a kûlônbség az, a mi a vilâgot fen-,
En tout cas la différence celle y que le monde re-
ta'rtja. Nincs egy porszem a fôldôn, melly vagy
coit. Aucun grain de poussière sur terre qui ou
formâjàra, vagy nehézsegére, vagy szînére tôkéle-
sa forme y ou sa lourdeur, ou sa couleur entière-
lesen egyezzen a mâsikkal. Egyformdsâgot kivânni,
ment est semblable à un autre. Uniformité désirer ,
annyit tesz : mint lehetetlenséget ohajtani ; a
autant signifie comme impossibilité désirer ce {qu'à)
mit esdenûnk jô, az : hogy a kûlônbséget meg- "
nous aspirer bon [c'est) que la différence nous
tudjuk szenvedni. — Ha alapâllitâsul
sachions {à) souffrir, — Quand comme principe nous
• tettûk magunkba, minden embert ùgy itélni, a
avons posé en nous chaque homme ainsi, juger
mint az ail. es vagyon; nem pedig ûgy, â mint
comme il se tient debout et est; pas mais ainsi comme
kivânnôk, hogy âlljon .es legyen : nem
ff^us V espérions y quHl se tienne debout et soit : pas seulcr
«08 l^LÉMËNTS
csak sokkàl engedékenyebbek^ îgazsâgosàbbak
ment beaucoup plus conciliant, plus équitable nous
leszûnk îtéleteinkben; de sok ember-
serons dans nos jugements; mais (dans) beaucoup d'hom-
ben fogunk j6, szeretetre méltô, 's hasznos oldalakra
mes de bons aimables et utiles côtés
talâlni egyéb hiânyaî vagy gyenge-
nous trouverons autres (ses) imperfections ou faibles^
ségei mellett.
ses à côté.
A szenvedelmekben îs igy' vagyon, 's lehet igen
Dans les passions aussi ainsi est, et peut certes
helyes iziése, îgen jôl rendelt felfogàsa valakinek
juste goût y certes bien arrêté idée à quelqu*un
a nélktil, hogy egy — magâban igen szép es kedveltetô
sans que un — en lui très beau et aimé
târgyat szenvedelmes szemmel tekintsen.
objet passionné œil regarde,
A szenvedelmek âltalân véve annal nagyobbak,
Les passions en général prises d'autant plus gran*-
mentûl tôbb indulat pezsgést fejtenek azon
des- d'autant plus passion un pétillement développent ces
târgyak ki, mellyeket szenvedeUnesen këdvelûnk. Hôl
objets lesquels passionnément nous chérissons*. Où
a szenvedelem kielégitése gyakorî veszedelmekkel
de la passion la satisfaction fréquente avec des dangers
pârosul ott az valamî nagyobb, jelelôbb
s'accouple là cette sous un peu plus grande plus exprès^
idomban tûn fel; 's azért a tén-
si^e {dans une) f (Orme je manifeste et à cause de cela de
DE GRAMMAIAE MAGYARE. IO9
geri katona tpbbnyire szenvedelmesebb a gy^lQg
pm'- soldat le plus souvent plus passionné {que} le pér
- vagy lovas katonànâl, — vadâsz
destre ou à cheval soldat — le chasseur {plus qu^}
' a kenés^nél, a kàrtyâs a festonél vagy h^n-
le jardinier^ le joueur {que) le peintre ou (que) le
gâsznàU Azok a szeavedelmeky mellyeknek kielégité-
tnusicien. Ces passions desquelles .à.la^é^tis^
sére ész es képzet , kiVâï^tatifc,;
faction de V intelligence et de V imagination est à désirer
inkibb) miiit testi erô : valaixii — monda-
plus tôt que corporelle force .: dans quelque — je
nâm — âbrând magasztaltségban mutatkoznak;kik^
dirais — fantastique grandeur se montrent au-^
hez bâtOFSàg — azok komoly szinben ; kikb^z
quel dihcourage — ceux séuères dans lesçouleurs auquel
puszta izlés — azok simultan, 's némi
seulement du goût — ceux-là en caressant et (ayec) quel'
elragadtatâssal kûlônbôztetik meg magokat. Szen-
que entraînement [se) distinguent eux-mêmes. Pas»
ved^lmes lehet valaki a nélkûl, hogy szenvtdelme
sionné peut-être quelqu'un sans, que de sa passion
lârgyât j61 értse, vagy abban feltUnô gya-
Pobjet bien comprenne ou dans cela remarquable
korlotuâg^l birjon* Hôny rosz tânczos
adresse possède. Combien {de) mauvais danseurs
kinozza szerencsétlen szenvedelmével az
tourmentent {avec leur) malheureuse passion
ôtet néha becsûletbôl ki netn . kerûlheto
eux quelquefois pc^r Aojinéfetéjpas {ne poii$fa^t l^^éiviter
110 ÉLÉMENTS
tânczosnékat/ Hâny szenvedelmes festô rajzol
danseuses. Combien de passionné peintre dessine des
karika lâbat 's szatir képet szentjeinek^
rondes jambes et des satyres des figures à leurs saints
vagy lâmpâsos fiûkhoz îllô arczvonâsokat
ou de lanternes à des garçons convenant des traits
angyalainak.
à ses anges.
De gôg 's hiùsâg îs kôveti néha â
Mais Porgueil et la vanité aussi suit quelquefois
szenvedelmest. Ritka szenvedelmes kôltô az,
le passionné. Rarement (est) un passionné poëte eeltU
példâûl, ki szerény prozâban irôra . "'
par exemple qui {dans une] modeste prose écrivait{avec)
egy kis râtartàssal nem nézne-le; vagy lovas,
un peu de vanité pas regarderait en bas ou cavalier^
ki a csendes gyaloglôra, — vagy szenvedelmes festô
qui sur le paisible fantassin^ — on {un] passionné pein-
. ki hangâszra, — 's néha forditva.
tre, qui sur un musicien^ — et quelquefois en sens inversa
»
A nèvelés ebben a tekintetben, mint mindenben,
L'éducation sous ce rapport comme en tout beaU"
sokat tehet. Kâros szcnvedelmeket megérni hagyni,
coup peut, {De) nuisibles passions mûrir laisser*
nagy hiba : de a helyeseket kifejteni, irânyozni
(est) grande faute / mais les justes développer, diriger^'
igen szûkséges. Néha egy csekélységbôl észre-
tr es nécessaire. Quelque/ois d'une petite chose est pi-
vehetô a hivatâs. 'S hâny hangâsz, hâny
sible la vocation. Et combien de musiciens, combien dé
DE GRAMMAIRE , Magyare. ii^i
festô,. hâny szobràsz ihlete aludt-el keb-
peintres^ combien de sculpteurs l'élan s'endormit dif/ts
lében nevelés' gondatlansâga . miatt. . /
son sein de son éducation de son insouciance à cause.
A^ , tôkély a szenvedelmekben is mint
J[^ perfection dans les passions aussi comme d^ans
minden egyébben, szerénységet fejt-ki ; 's bigyUk;,
toute autre chose ^ la modestie développe et croyor^
^ogy a nagyon tûzes magasztalôja valaminek^
que très ardent {qui exalte) de quelque chose {est)
ritkân tôkéletés abban^ a mit idomtalanùl magaszr
rarernent parfait dans ce qu'il maladroitement exalté
tal/smirôl igen sokat beszél. Jôl mondja egy jeles
et dont très beaucoup parle. Bien [le) dit un çélè*
német irô : Ez a vitéz hôs tetteirôl
bre allemand écrivain : Ce paillant héros de ses exploit^.
/ soha sem beszél; de igen sokat szôl ^
jamais ne parle; mais très beaucoup {il) parle 4^^
gazdasàgrôl : alig ha nem rosz gazda.
Péçonomie : probablement {est-il) mauvais économe.
A tudôsok kôzt legszenvedelmesebbek azok, kiknek
,,Lessauants entre les plus passionnés ceux dont
tudâsa âlUtmânyokon épûl. Ha az âllitmâ-
ie, savoir sur des hypothèses se fonde. Si les. hypo\
nyok ônagyok szûlôttei : akkor ezek
thèses de son propre cerceau les produits : alors ces
. irânti elôszeretetôk igen természetes. Semmi tàrgy
concernant préférence très naturelle. Aucun objet
nem lobbdntja a vitatot oUy hévre, mint az
pas excite {celui qui dispute) autant chaleur que cette
M*
ELEMENTS
a mellynek valôsâgât biszi, de bizonyosan nem
duquel à la réalité il croit , mais positivement pas
tudja. A tudàsnak szellemébea létezik a nyugodtsâg*..
sait. Du savoir dans l'esprit existe la tranquillité.
A feljebb emlitett elfogultsàgnak van valami rokonsàga a
Plus haut indiqué prétention a quelque parenté
szenvedebnek iràati elôszerctettel is. Mert
à la passion par rapport avec la préférence aussi. Par-
mind a ketlô safàtsàgunkkal van kapcsqlat-
ce que tous deux avec notre prévention sont en union.
ban. Veszô paripânknak magasztalàsa^ vagy
[De notre) bâton (pour aller) à dada Vexaltation, ou
JQvàhagyàsa ônszeretetùnknck hizelkedik.
ï approbation notre amour propre flatte.
JÔSIKA MlKLÔS.
losika Nicolas.
III
HAZASZERETET ES SZABADSâc
Lehet-e életunkben két not
valôban szeretni, nem tudom ;
két hazât bizonyosan nem.
Mikcnt bizonyos târgyak
L AMOUR DE LA PATRIE
ET LA LIBERTÉ,
Peut-on aimer véritable-
ment dans sa vie deux femmes,
je rignore, mais deux patries,
certainement pas.
Comme il y a certaines ma-
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
n3
csak lângban égnek, ûgy van-
nak, egyéniségek, kiknél a sze-
retetet csak mint szenvedélyt
lâtjuk, mely egyszerre- f elcsap
magasra, iobog, zûg, pattog,
de parâzst nem hagy maga
utân. Ily egyéniségek, akâr
egyeseky akârnépekiegyenek-
mert azon érzés, melylyel a
népek szeretik hazdjokat, ha-
sonlft az egyesekéhez — so-
kat beszélnek szerelmôkrôl,
pillanatokra csodàkat mîvel-
nek^ de hatàrtalan szerelmôk
târgyât ritkân boldogîtjâk.
Ehhez nem pillanatnyi fény
hanem tartôs meleg; nem
magas làng, hanem izzô pa-
râzs kell.
. Joravalo ember mindent
eltûr, de nem mindent tesz
hazâjàért. — Az erkolcsi lehe-
tôségek kôrét nem minma-
gunk jeleljûk ki magunknak,
s' rajtok tûUépni még a hazâ-
ért sem szabad.
Az ember oly gyenge s tô-
kéletlen, hogy nem képes a
szabadsâgra. Éz azon okoknak
legfobbike, melyet az absolut
hatalom baràtjai a szabadsàg
ellen felhoznak. — De vajon
hàt azok, kîknek érdekében a
szabsadsàgot lehetetlennek
mondjàtok^ magasabb lények-
e? Ha nem, ha koztôk a mâs
tières qui ne brûlent qu'en
flamme, ainsi il y a des indi-
vidualités chez lesquelles nous
ne rencontrons l'amour que
(sous la forme) d'une passion
qui s'élève subitement, flam-
boie, bruit, pétille, mais ne
laisse aucune braise derrière
elle. Ces individualités, qu'el-
les soient ou des personnes ou
des peuples •— car ce sentir
ment, avec lequel les peuples
aiment leur patrie, ressemble
à celui des individualités —
parlent beaucoup de leur
amour; au point de vue des
moments, elles font des mer-
veilles, mais rendent rare-
ment heureux l'objet de leur
amour inflni. Pour celui-ci on
n'a pas besoin d'un éclat mo-
mentané, mais d'une ardeur
constante; (on n'a pas be-
soin) d'une flamme puissante,
mais d'une braise ardente.
Un honnête homme sup-
porte tout, mais il ne fait pas
tout pour sa patrie. — Nous
ne pouvons pas nous tracer
nous-mêmes les limites de la
possibilité morale, et il nous
est défendu de les franchir,
même dans l'intérêt de la pa-
trie.
L'homme est si faible et si
imparfait, qu'il est incapable
de liberté. Voilà la raison
principale que les amis du pou-
voir absolu allèguent contre
la liberté. — Mais ceux dans
l'intérêt desquels vous consi-
dérez la liberté comme impos-
sible, sont-ils des êtres plus
élevés? Si non, si entre eux et
8
M4
KLEMK.NJS
emberfiak kôzott legfeljebb
annyi kûlonbséget talâlunk,
mint a szabadban felnôtt, saz
îiveghâzban elkényeztett nô-
veny kôzott; vajon termé'sze-
tunk tôkéletlenségei, melyek
az embert a szabadsâg élve-
zetére képtelenné teszik, nem
teszik-e még képtelenebbé az
uralkodâsra, s îgy az mi a sza-
badsâg ellen hozatik fel, nem
int-e inkâbb a szolgasâgnak
jogtalansâgâra, sot esztelensé-
gére?
Magâban véve semmi nem
természetesebb, mint az, hogy
ki orszâgos dolgokhoz szôl,
vagy mint az orszâg képvise-
lôje lép fel, kizârôlag az or-
szâg érdekeit tartsa szeme elôtt
— s mégis oly nagy az embe-
ri gyarlôsâg, hogy az, ki kôz-
dolgokban személyes érdekeit
tekintetbe nem veszi, mint a
polgâri erények példânya
magasztaltatik.
Még a szabadsâgnak is
megvan a maga ârnyéka, s ez
is mint mâs ârnyék, akkor
legnagyobb, midôn napja kél,
s midôn alkonyâhoz kôzelit.
Igaz, hogy a szabadsâg ma-
ga még nem boldogit, de
ugyanezt mondhatjuk a vilà-
gossâgrôl is, mely csak azon
târgyaktôi nyeri becsét, mely*
eket âltala lâtunk, a meleg-
rol , mely nélkûl semmi ^m
tényészik; a levegôrol, mely-
ben élUnk : de vajon, nem len-
ne-e azért balgatag az, ki mie
les autres hommes nous trou-
vons tout au plus autant de
différence qu'entre une plan-
te de pleine terre et une autre
venue dans une serre, alors
les imperfections de notre na-
ture, qui rendent Thomme in-
capable de la jouissance de la
liberté, ne le rendent-elles
pas encore plus incapable dp
t;ouverner, et ainsi ce qu'on
allègue contre la liberté n'in-
dique-t-il pas plutôt l'injustice^
je dirai même, la folie de l'es-
clavage ?
Par là rien n'est plus natu-
rel que celui qui s'occupe
des affaires du pays, ou se
présente comme son représen-
tant, n'ait devant les yeux que
les intérêts de son pays. Et .
cependant là faiblesse humai-
ne est si grande, que celui qui
ne préfère pas ses propres in-
térêts à ceux du pays, est exai-
lé comme un exemple de la
vertu civique.
Même la liberté possède son.
ombre , et celle-ci, comme
toute autre ombre est la plus
grande, quand le jour se lève
ou quand il s'approche de son
déclin.
Il est vrai que la liberté par
elle-même ne rend pas encore
heureux ; mais nous en pou-
vons dire autant de la lumière,
qui ne doit sa valeur qu'aux
objets qu'elle nous montre;
autant de la chaleur sans la-
quelle rien ne croît; autant
de l'air dans lequel nous vi-
vons; mais ne serait-il pas in-
DE GRAMMAIRE MAGYARE,
Il5
lôtt azt biztositotta volna, mi
minden .egyébnek fôltétele,
mâs javak utân fàradni vagy
nekik ôrUlni tudna.
Hegyes vidékeken minden
^vôlgynek klilônôs jelleme van
ininden tetôrôl ûj kilâtâs nyi-
lik , egy félôrâig jârunk , s
mâr ûj vilâgban talâljuk ma-
gunkat. Nâlunk Debreczentôl
Szegedig s tovâbb egész alfôl-
dânk egyforma. Az egyik me
zô, tanya, kert olyan, mint a
mâsik. Ha tornyot lâtunk azt
hiszszQkjSajât falunkhozkëze-
littink, s mmdenùtt otthon
érezzuk magunkat ; nem is
csoda tehât, ha a magyar em-
ber nem ragaszkodik ûgy sa-
jât.falujàhoz, tornyâhoz : mint
nias orszâgok lakôja, hanem
ègész hâzâ)ât szereti. Ha van
iiely, melyen a hazânak nagy
eszméje a legegyszerûbb em-
l>erben is feltâmadhat, ez ha-
tàrtalan rônasâgunk.
Bârmily magas fogalmunk
legyen az emberi méltôsâgrôl,
bizonyos, hogy a legnagyobb
rész azon természetes ÔsztÔn-
hel szûletikjhogy magât vala-
minek vagy valakinek alâ-
vesse. S minthogy az egyesek
szintén, természetôknél fogva
uralomra tÔrekszenek, nem
bâmulhatni, ha a miveletlen
sensé, celui qui pourrait s*ef-
forcer d'atteindre un autre
bien ou s'en réjouir, avant de
s'être assuré tout d'abord la
liberté?
Dans les pays montagneux,
chaque vallée a son caractère
spécial ; de chaque toit, nous
découvrons une nouvelle vue,
nous marchons une demi-
heure, et déjà nous nous trou-
vons dans un monde nouveau.
Chez nous, de Debreczin jus-
qu'à Szegedin, toute notre
plaine est uniforme. Un
champ, une ferme, un jardin
sont absolument comme les
autres. Si nous apercevons un
clocher, nous croyons nous
approcher de notre propre vil-
lage, et partout nous nou
sentons chez nous. Il n'est
donc pas étonnant que le ma-
gyar ne s'attache pas à son
propre village, à son clocher,
comme les habitants d'un au-
tre pays, mais qu'il aime tou-
te sa patrie. S'il existe un en-
droit où ridée de patrie est
capable de se manifester mê-
me chez l'homme le plus or-
dinaire, cet endroit est certai-
nement notre plaine infinie.
Si grande que soit notre idée
de la dignité humaine, il e$t
certain que le plus grand
'nombre naît avec l'instinct
de se soumettre à. quelque
chose ou à quelqu'un. Et
comme chacun, d'après sa
nature, aspire à gouverner, il
n'est pas étonnant que nous
trouvions toujours les peuples
l
ii6
ELEMENTS
népeket mindig egyes vezetôk
jcorlâtlan uVâlma alatt talâljuk.
Aszabad$âgnafc,hogy azfenti-
tartassék, kûWSnÔs intéimé-
nyekre van irtksége; tnig a
s2olgasâg ^otttként magâtél
tdmad es terjed. Az a kfe-;
' tnondâs, hôgy az ember saa-i
badsâgra szijletik, szép, de;
netn igazolja a tôrténelem,;
mely iiikâbb' ôzt mtintatja,!
hogy az ember szolgasâgra
szuletik, s csak miveltségàUal
cmelkedik a szabadsâghoz.
A torvényhozô bârmît tc-
gyen, soha sem szervezheti az
àllamot ûgy^ hogy annak mi»-
den tagja csak az eg(5sz fenn-
âllàsànak szolgâljon . Ezt
isten teheti, ki midôn a vilâ-
got jalkotâ, minden lénynek
egyszersmind fnegadta azon
tulajdonokat, melyek helyze-
tében sztikségesék. Mi embe-
rek sem természetikik tulaj-
donait niegvâltoztatni ^ sem
. azoknak minden fcbvetkezéseit
elôre lâtni képesek nem vagy-.
unkyS inoen van, hogy minden
âliamszervezet, mely csak ad-
dig )6, mfg az emberek egy
bizonyos helyzetben marad-
nak,magâban hordja vesztének
icûrâjàt« Miatén tehât a béké-
.ûek s kifejlôdésnek elsô fôl-
télele az, hogy az tgyén 's ii-
iain këzôtt elLentét ne létez-
izék, 8 miut&n az embereket,
nem alakithatjuk az âUam
szerént, aként kell azt szer-
veznUnk^. hogy az emberek
alakitsàk az âUamot sajàt
zsiikségôk szérent, melynek
non civilisés sous la puissance
absolue d*un seul. Lat lïhmé,
si on veut la.ccmsenrcr^vaibK-
soin d'institutions - ' paftiaa-
lières; mak l'esdavage^ seid-
blable à une ivraie, su£gtt(de
lui-même et s*é&end. Le pnl-
verbe, queJ'boilucffi p9t osé
pour la liberté, est (très) beau,
mais il n'est pas confirmé par
rhistoire, qui mais montre
plutôt que Thomme est né
pour Tesclavage, et qu'il n'ar-
rive à la liberté que par la ci-
vilisation.
Le législateur a beau faire,
il ne pourra jamais organiser
-un état de manière à faire con-
tribuer chaque citoyen à sa
conservation. Dieu (seul) peut
le faire, qui, en créant le
monde, a donné à chaque être
les qualités ;4^tTU a besoin
dans sa position. Nous autres
hommes, nous- ne pouvons
changer les particularités de
notre naoïre, et lious^omcni^s
incapables de prévoir leurs
conséquences; il résulte de
cela que chaîque constitution
qui n'est bonne qu'aussi long-
temps que les hommes restent
dans un certain état, porte en
elle-même le germe de sa perte.
Donc la preitdère condition
de la paix et du progrès est
qu'il ne surgisse entre Tindi-
vidu et ^'état aucune contra-
diction (contraste), et comme
nous ne pouvons pas former les
hocnmes selon un état> U fout
que nous nous arrangions de
façon (^ue les hommes puissent
former l'état selon leurs pro-
DE GRAMMAIRE MAGYAUK.
IÏ7
szûnteleit vâltozâsa egyszers-
mind azt teszi szuks^essé,
hogy az âllam folytonosan
àtaiakulhasson. Az âllamnak
tutajdofikép egyedùli feladata
hogy mind az egyesnek, mind,
az egésmek szabadsâgàt biz-
tosftsa. ' i
Barô EÔTYos Jôzsef.
près besoins, dont le change-
ment continuel exige en mê-
me temps que Tétat puisse se
transformer constamment. Le
seul devoir de TEtat ne con-
siste, par le lait, qu'à assurer
la liberté à l'individu et à la
masse.
Le baron Joseph Eotvos
k
POESIE
I
AZ ALFOLD.
Mit nek^n te zordon Karpa-
{toknalc
Fenyvesekkel vadregényes
[tàja !
Tin cs(kUlllak,âmde nem sze-
[retiek,
S képzetem hegyvblgyedet
|nem jârja.
Lenn az alf Ôld tengersîk vidé-
|kin.
Ott vagyok honn, ott az en
[viiàgom ;
B5rt5nébol szabadûlt sas lel-
|kem,
Ha à rônék végtelenjét làtom.
LÀ f»LAlNE MAGYARE *.
Carpathes, âpres sommets^ que
me voulez -vous?
Que me veut votre sauvage
pays, couvert de forets de
pins?
Je les admire et n£ puis les
aimer.
Les vallées et les monts
n'exaltent pas mooc âme.
Mais dans le bas pays, sur
cette plaine unie comme la
mer, )e me sens chez mot ;
mon âme , semblable à Taigle
envolé de son aire, peut en
embrasser Tinfini.
u\., Poésies magyares. Choix et tfciduction par IL Des-
BORDES Valmore ct Ch.-E. DE Ujfalvy. Paris, iSyS. '
n?
IvLEMJt^ïS
f elropûlôk .ekkor gondolat-
[ban
Tûl a foldôn felhôk kozelébe,
S roosolyogva néz râm a Du-
[ndtôl
A Tiszâig nyûlô rôna képe.
pélibàbos ég alatt kolompol
}^is - Kunsâgaak szâz kovér
[gulyâja ;
t>eleléskor hosszû gémû kût-
^zéles vâlyu kettôs âga vârja.
Méneseknek nyargalô futâsa
Zùg a szélben, kormeik do-
[bognak,
S a csikôsok kurjantàsa hal-
[lik
S pattogâsa hangos ostorok-
|nak.
A tanyâknâl szellôk lâgy ôlé-
[bcn
Ringatôzik a kalâszos bûza,
S a smaragdnak eleven szinc-
|vel
A kôrnyéket vfgan koszo-
[rûzza.
Ide jârnak szomszéd nâdasok-
[bôl
A vadlûdak esti szûrkuletben,
Es ijedve kelnek légi ûtra,
Hogyha a nâd a széltôl meg-
[lebben.
A tanyâkon tûl a puszta mé-
[lyén
Je prends in(H|6$8Qf, ^t je
m'élève au-dessus de ce mon-
de, bien haut, là^ où volem les
nuages» et je vois sous mes
pieds la riante contrée qui^'é.-
tend de la Theiss au Danube.
En Coumanie , sous le ciel
où se joue Délibâb S des cen-
taines de gras troupeaux vont
à rheure de midi, faisant tinv
ter leurs sonnettes, s*abreuver
d^ns le large bassin des citer-
nes aux bras allongés.
Le hennissement des haras
qui galopent résonne dans le
vent; on entend de loin le
retentissement des sabots, les
cris de joie des tchikôches.'
et les éclats assourdissants diS
leurs longs fouets.
Près des. chaurûi^es, squs
le soufHe amolli des zéphyrs,
se berce Tocéan des blés. Les
tiges reluisent, et tout autour
de soi on voit les graminées
ceindre l'horizon des vives
couleurs de Témeraude.
Lorsque le soir plane plus
près de la terre^ les oies sau-
vages s'envolent des roseaux
voisins. S'ils frémissent tout
bas^ agités par le vent, elles
poursuivent effrayées leur
route aérienne.
Loin des chaumières, dans
la profondeur de la pousta, la
I . Nom de la fata mor^ana^ ou du mirage en Hongrie.
1, Le tchikôche est le pasteur des chevaux.
DE GRANfMÀMÉ M'aGYAUK.
119
aU màgânyos, doit Tcéményii ]
[csârda;
Lâtogatjâk a szomjas betyâ*
[rok,
Kecskemétre menvén a va-
[serra.
A csârdânàl tôrpe nyârfaerdô,
Sérgul a kirâlydinnyés hom-
[okban;
Oda fészkel a visité vércse,
Gyermekektôl ném hâborga
[tottan.
Ott tenyészik e bus ârvalyâ-
[nyhaj
S kék viraga a szamârkenyér-
[nek
Hûs tôvihezdéli nap hevében
Megpihenni tarka gyîkok tér-
[nek.
Messze, holaz ég a fôldet éri,
A homâlybôl kék gyûmôlcs-
[fâk orme
Néz, s megettôk, mint hal-
[vâny kôdoszlop.
Egy-egy vâros lemplomânak
[tornyà. —
Szép vagy, alfôld, legalâbb
[nekem szép !
ht ringattâk bÔlcsûm * , itt szû-
[lettem.
Itt borûljon râm a szetnfôdél,
[itt
Domborodjék a sir is fôlôt-
[tem.
Petôfi Sândor.
ichardà se tient isolée avec si
cheminée en ruines. Les bé-
tyars altérés, partant pour le
marché par différentes routes;
s*y arrêtent.
Au milieu des basses forêti
de tilleuls, voisines de la
tcharda, dans le sable jaune,
au fond du fourré, niche là
crécerelle au sifflet aigu,
échappant dans son aire aux
enfants destructeurs.
Les cheveux d^orpheline y
poussent tristement; les fleure
du chardon s*y balancent, et
sous leurs frais piquants lés
lézards tachetés se pâment au
soleil.
Au loin où le ciel tient la
terre embrasée, des rangs
d'arbres fruitiers regardent à
travers la brume qui les
bleuit. Au-dessus d'eux, com-
me une colonne, le clocher
d'un village s'élève du sein
des pâturages verdoyants.
Tu es magnifique à mes
yeux, ô pays des plaines! C'est
là que je suis né, là que je
suis entré dans la vie. C'est là
qu'un jour le linceul doit
m'envelopper ; là aussi s'élè-
vera mon tertre funéraire.
Alexandre Petôfi.
I. Litt. : C'est ici qu'on a bercé mon berceau...
•120
élémknts
II
MOHâCS
Ho vértôl pirosûlt gyâsz
[ter! sôhaj^tva koszontlek,
Nemzeti nagylétiink* nagy
" [temetô)e Mohécs!
Hollôis^ârtîyaîval lebegett a'
■' -^ [«ordén enyészet,
*S pusiritôerejét râdviharôz-
[ta dïihe,
**S vak diadalma jelét ropogo •
[villâmival itten
Honni vitéz seregink* holt te-
[temikre sûté, •
Tomori, bijszke vezér! mért;
[hagytad-el érseki széked? ;
Netn hah volna hazànk'disze
[virâga veled. '
Harez" tiize Idngitâ bizton
|viadalra kikelted
'S érted -mennyi-dicsok este-
[nek àldozatùl.
Szifk vala egy ofszâgî be kî-
[csiny mast néma lakâsod,
-T*rc%atôd «legszfint, roxsda
[émesztî vasad'.
"NyugodjM ra/tad tizé dôlyfiét
[a' csalfa scerencse ;
\
MOHACS
• •• . > ., ■
Je te salue en soupirant, Mo-
hâcs, plaine funèbre,
Rougie du sang de nos héros,
• vaste ciniétlèfe de not^
grandeur nationale, salut!
La hideuse corruption avec
ises ailes 4é-cotibcaà piàtie
au<lessusde'tûfi
Dans SA fur^r:nt^rriblèv eltêa
déchaîné stir toi toutes ses
forces destructives» ï - '^
Et la trace de -son aveugle
triomphe a passé sur les
ossementS' de: iSD^ tailktnts
guerriers,
* - J . ^ . .
Tomofi, superbe ' capitaine ,
pourquoi as-tu quitté ton
siège archr^iscopal ?
La gloire, la iierur de notre
patrie, ne serait pas morte
avec toi! ; , \,
L'ardeur du coinbat précipita
ta course vers :çai .carnage
certain; i .. ..(
Combien de héros ont été im-
molés à cause de toi !
Ah! ton. pays a été (trop éttèit
pour tpLJi que ta dernière
demeure est aujourd'hui
pétiiè étvDencieuÈcl. .iM
Tes: IxaÊxÉis ont cessé; la
rouille ronge ton armure.
Repose L iuir \ toi , la:: fortune
trompeuse exerça ses ca-
prices. '5 Jï: * .
DE GRA|0fAI^|||;jyAGYARE,
l^
A*békitô ttr' enyhe takarja
porod'!]
Hàny fiatal szfvet, tele sold
[szép foldi reményayel,
Sûjta le kegyetien itt a' riasz-
/r vr Itô csatavész !
Élte* Jcies tavaszân kôra sîrt
-o\r .-n • .{hâoy if ju u^n,
Kilrnest r^ jStas: orom .1^ oie
\î 3- s,
:BttSj|telm itt fekJazik;. dobter-
{met«( QS»Fetixtitva,
' c;j, r* -: tkSempk aktt, 1
Szog h^)« jfôftemt nem jât-
') '■: - |jzifc kedii«>e t5bbÉ, !
-'■'*•>
' ? . ? •
v^éftfsfaimd^ipqirtôl elaiere-
[YÛlteka^ok.
Hasztalan àll az uton vâro
(hiv^ £ri9 JcosB^ravdl ,
Nem l&ir^-baiîiîoika œiég, fél-
-} y. jlivciTômé^yhre y^[yâ2.
Hogyha levél zôrdfd; otsejte-
i:^:%;::-'' :r ' fti.vélfi soetel^ie,
L J^i^^pihc^, arczatnsei's keb-
/ [le feszHLT& haboz.
;;/^] 4e h^a tekhit a' târàl*
f*-?^ -. /H ;r ' {lenge kod^be,
Elmaàbdita'okeSTdk %:éRpete
Que la tombe conciliatrice re-
couvre légèrement ta pous-
sière!
Combien de jeunes cœurs,
pleins de douce espérance,
Faucha ici Timplacable ha-
sard du combat ;
Combien de jeunes guerriers
au printemps de leur ^e y
ont trauyé une mort préma-
turée, . ../,
Quand le bcmheur les avait
jusqu'alors bercés douce-
. ment dans^oa sem !
lis gisent ic>|, leurs ossements
. éparpillés *
Enfouies par les fers de le)irs
coursiers fugitifs.
Son amante ne jouera plus
avec les boucles blondes de
sa belle chevelure,
Trempée maintenant de sang
et de boue.
En vain sa belle l'attend sur le
chemin avec un6 fraîche
couronne;
Elle écoute avec crainte et
«vçp espoir ^^ ^WiWw.?®
, jivient pasi pncore ;
Le frémissement d'une feuille
lui rappelle son a^our; .
Elle regarde toujours; ses
joues sont en flamme, sa
poitrine s« swrfève,, palpi-
.. taaie>
Mais en vain ses regards cher-
i*ttlt,ik:}îfrcei: les; brouil-
lards lointains.
Son amant ne vient pas ; elle
h selai^se^ll^r à ^jg^jwolqn-
de douleur;
Enfin elle apprend le sini^fe
Végremegérti Mohàcs' vesze-
I. Litt. : Leur svelte taille éouillée par les fers, etc.
Jt2?
ÉLl^MENTS' î.
1 [delmét; gyenge.fviçâgkçnt;
tïervad-el a' szép szuz néma
j/ [keserve kôzôtt<
Sirja felett enyeleg suttogva
[az alkonyiszellô,
'S a' huség' çsendes angyalu
[orzi porâi .
Mennyi nemes bajnok, mél-
,. [t6sok.szàzadotélnii
Fényteùn itt sziinnyad, 'skc
[sem mutatja helyét !
./f ...
Osi szabadsàgért h^rczolt ba
[férfi karokkal.
Rendzavard hévvd verbe fû-
[resztve vasât.
Âm de bol oUyan hôs kit meg
(nem dont sok ezer karj*
Testhalmok kozepett kûzd ,
. > [noha élte szakad,
Sitiii szôkott terhéttûzménje
i [nyihogva kapar, vâg
Rw^al râzsa fe^ét, hosszû se*
|rénje lobog,
Elszâguld, haza ter *s igy hir-
-i, |livit^«uraVhunytéç
Kit reppedÔ szivvel hôlgye
[jsokpgva sirat
Mig sûrû kônnye apad 's ô is
[bû férje utân bal,
s a* kiuriilt bàznak csak dô-
-s'r :: , , [leidéke marad
A' tôlgy, lïiçUy aïivatar kôzt
^j. ; [linnyls^or 411a kcvélyen
Bôkében virul6. égait igy te-
^^5 tmfili.
I
de Mobàcs/ety.sembliiWi^îâl
une tendre^ fletr^ ! r. ? j :
Elle se fane, la belle jeune
fille, d'une tri&tcfisp .ftOiètiQ^*
Les zépbyrs du soir passent en
murmurant ati-dessas de sa
tombe,
Et l'ange de la fidélité g^p^
sa poussière.
Que de héros, dignes de vivre
des siècles, ' ' •
Dorment ici oubliés; pas mê-
me une pierre pour indi-
quer leur det'Qtèl'^jcQUjirtilB.J
Us combattirent pour la liberté
de lenr^ ancêtre^ avo^ ' uil
r mâle courage, '
Avec une ardeur fougueuse,
trempant leurs gloivesc^am^
du sang.
Mais où est-il, le héros que
mille bras ne parvieait^nt
pas à vaincre?'
Il lutte au milieu de0 fjoçt}-*
ceaux de cadavres, se sen-
tant défaillir.
Son cdursièf ardent ]%| sg^^
porte plufe son fardeau ha-
bituel.
H hennit, rUeviftcIi»e..||fc.t^
sa crinière flotte;
Il s'enfuit vers la maison, an-
. nonçànt ainsi ia ' peit^ jde
son maître.- •
Que sa femme, le cœur brisé,
pleure en $a|igk«»Pt4.jjnri/l
Jusqu'à ce que ses larmes ta-
. rissent et qu'elle sîjûva W^
; fidèle époux. ^
Et de cette maison dévastée,
• il ne reste que? les TuiiiBfî<
Le chêne qui brave fièrement
. la ten^t«i entraîiie. ;4«ffi
$a chute ises, branches ver-
doyantes.
DE GRAMMAIRE MAGYARE.
123
Hàny bajnok hala igy? de
[csak a' boldog leli bérét,
- . .1
4
A' meggyÔTOttnek csillaga
[vêle tunik
Igy hamvadtak-el ôk alacson
[mohlepte gÔdôrben,
'S a' feledékcnység' éje borit*
[ja nevôk'*
Hantra dûl a* pésztor 's fû-
[tyôrészve legelteti nyâjÂt
Es nemtadja, kinekhôs pora-
[nyugszik alatt,
Titkon még is eped, szomorû
|dalt zengedez a)ka :
A' hôs* Àmyékok csendesen
[ihletik ôt.
E csatasf kon mélly borulat-
[tal ballag az ûtas,
Elgondolva miliyen kétes az
[emberi sors,
Néz es clkomorûl 's lesûtott
[szemmel halad ismét
Felpattant sebeit belseje érzi
[maga.
Ou, hol az esti sugâr, gôz-
[fàtyolt usztat az éren,
< - • • . ■
Mintha fedezgetûé hogy ne
[ukintse szemûnk,
Ott vergôde Lajos, rettentô
[sorsu kiràlyunk
SOilyedezô lova* érczhimzetû
* [terhe alatt.
Haaztalanul terjeszti kezét;
[liiacs ki legftse,
Combien de braves moururent
ainsi ? Le bienheureux seul
trouve sa récompense. ' ^
L^étoiledu vaincu disparaît
avec lui.
Ils périrent ainsi dans des fos-
sés mousseux,
Et les ténèbres de l'oubli cou-
vrent leurs noms.
Le berger se couche sur le ga-
zon et fait paître son trou*
peau en fredonnant^
Ignorant qu'il repose sur la
cendre de tant de héros. '
En secret il languit; une
chanson triste s'échappe de
ses lèvres :
Les ombres des héros l'inspi-
rent.
Sur le champ de bataille, le
voyageur consterné
Marche songeant à rinçons^
tance des destinées hxunai-
^nes;
11 regarde et il s'afHige } le^
yeux sont tournés vers la
terre.
Et son cœur saigne de ses blei^
sures rouvertes.
Là, où les rayons du soir éclai-
rent la vapeur qu'exhale ce
ruisseau,
Comme si elle voulait se ca-
cher à mes yeux,
Là se trouve Lquis, notre
malheureux roi, de funeste
mémoire.
Sous le poids de son coursier
' couvert d'airain. . f^
C'est en vain qu'il étend ses
mains, il n*y a personne
pour le retirer.
cft4
ÉL^EMtS
^Bhjnoldetliuntdk nincs kî fel-
=' [o\â)B. ssJégényt.
^T4togat a* mélység aranyos
' [panczéïja fakô'lesz
'S oszaszezuzott testét liab fedi
['s barna iszap.
Ekkint haini kinos, 's kegya-
j ' [lak fléked életed îgy tiintl
Veszteden a' magyar ég' nap-
[ja sokâra leszàlh.
If)û valâl ërvényt nem sejtvén
[szôrnyen adôzàl ;
Szendéfgo poroidat béke le-
{begjekSrûl
Ja^hTs eiSt viszszavonés bkoza
' ' {mîâfdy Vdurra irfgység,
• -
Égysé^lttk tôftèh tôrve, ha-
' thyatla crônk,
A' sorvasztô lâncz igy készûle
ï - ' -['irva hazânkra;
Nem, nem az ellenség, Ônfia
[vâgta sebét.
Gyâsz emlékû vidék ! mi în-
[ség' kûtfeje lettél ;
[lopa ez.
Nagygyâ lett Soliman' gôgét
[Buda* ormai nyôgték,
*S kénye' vadon dultàn annyi
[viszâlyra jutânk.
Hàny szûz fonnyadt-el Zsar-
[16nk' buja karjain ekkor,
Les guerriers sont tombes, il
■ n'y a personne pour délivrer
Tinforniné...
L'abîme s'entr'ouyre j î'or de
sa riche armure
Se ternit, et son corps écrasé
est recouvert d'écume et de
fange.
Qu'une telle mort est horrible!
c'est pourtant ainsi que "tu
es tombé, jeune aigle royal!
Et avec ton trépasi le soleil du
ciel hongrois s'est couché
pour longtemps;
Tu étais jeune; tu ne te dou-
tais pas de l'abîme, et tu
payas terriblement ton tri-
but à la nature.
Que ta poussière dorme en
paix!
Hélas! ce fut la discorde ^t
une brutale jalousie qui
causa tous ces tnalheurs. t
Notre union brisée, disparût
notre force,
Et des fers furent riyés à no-
tre patrie délaissée.
Ce ne fut pas l'ennemi, ce fut
ton propre fils qui lui porta
ce coup
I
Contrée de funeste mémoire,
tu es devenue la source de
bien des plaintes,
Pârolgô mezeid* bdnatos osz- I Qui, seules, sont la colonne
funèbre de tes champs ma-
récageux.
Les créneaux de Bude gémis-
saient sous l'orgueil du su-
perbe Soliman,
Et que de désolations nous
ont causées les excès de sa
fureur sauvage !
Combien de jeunes filles s'é-
tiolaient dans les bras de
nos tyrans débauchés;
DE GRAMMAGE MAGYARE.
125
'S a' Duna!. szôke vizén hiny
[rabpk ûsztak alâ?
Birtok nem vala mâr, idegçn
' ". " (letl a' magyar otthoh ; i
Féîhbrd kérkede szét vdrosi ,
^ ^^ [tôrnyairôl. j
El! tî komoly képek ! ti setél- •
[ség' rajzali félre!
:t5j nap fényle reânk annyi i
■ [veszélyek utân, .
El Magyar, âll Buda még! A' '
[mûltcsakpéldalegyen most, i
'S égve honért bizton nézzen \
[elôre szemïink, .
É. ,e .,„,, .,.». .• UU I
[malasztos ôlében,
Nemzeti nagylétîjnk' hajdàni- ;
[sfrja Mohâcs! '
4
KtSFALUDY Karoly.
Combien, 4e. primiaiecs des^
:^;^cendirçAje. sur les vagues
«^"^^ iimpides du Danube ;
, La proprtélijayait: di^ru; Je
. Hoagtois idevint étranger
,; chez lui; ^ . <
1^1^ croissant brillait sur les
tours de nos villes.
Arrière^ funestes images ! Ar-
rière, apparitions ténébreu-
ses! . . ^ . ': ;, ,: •'.-;;
Un nouveau jour brille sur
nous après tant de dangers.
Le Magyar vit .e^çre^ §j«te
^t eoqm. debout. Que le
passé ne soit plus pour nous
qu'un exemple!
Et, remplisd'uaardcnt amour
pour notre patrie, que no-
tre œil regarde ei^.avantl.
£t toi, plainefunèbre, reverdis
au sein d'une paix sacrée,
Mohàcs, autrefois tombeau^
notre grandeur nationale!
Charles de Kisfaludy.
TABLE bÉ^J^ÂtlÈRES,
• ■^*i i . '■•■ '^f '«1
Dédicace ■.. .,..,......,.» 3
AvANT-PR<wo$ . . i. . . » . ^ * . . . ; . i . *. ... V J ... 7 ...,.;. . 5
Sources.,,....,. ..\.....'. ...*;;.. ..... .V.. 8
Chapitre I . -^ Les sons. . . .'. '. .-. . . . :r. . t''! ... 9
— H# — L'harmonie des vbyelles. ;.';.. 1 7. ..... . ~ 1 3
— IlL '«^ Trait de séparation et trait d'unîon.. . . . 16
• IV. ~ Genre et article .............; 18
«.
îî-
— V. — Suffixes çasuels ^ ,, ... ^.. ....... . 20
• ' _J VI. — Formation du, pluriel et du comparatif. . _.32
' '— VIL — Noms de nombre ., 36
. rr- VUL -*-' Les pronoEpsw * ,.,...*.♦,, ^3q
— IX. — Les, verbes. ...;........ 46
r f— _ X. «^ Le» postpositions » . . . . ■ -^72
— XL — Les adverbes. 76
- ,>^ XlL ~ Conjonctions ""' 79
— XIIL — Interjections 80
Textes magyars. Prose. I. Fragment d'une nouvelle, inti-
tulée : Kardvaç es villâm 81
IL Szénvedelmek (I^s passions) ......,.., J39
III. Hazaszeretet es szabadsâg (L'amour de la, patrie. et _.
la liberté) .....; ....'. 112
Poésie. L Az^lfôld (La plainie magyare) . . .. .' • .<. 117
IL Mohàcs 120
PARIS. — IMF* JULES LE O^ERE ET C^, RUE CASSETTE, 2g.
ERRATA.
Page II, ligne lo, au lieu de : l'j renversé, lisez : d;
— i5, — 8, au lieu de 'jo-sâgjo'sâg-nak, lisez
jô-sâgyjô-sàg'fKik,'^ î
— • i8, — 5, au lieu de.:/^r/î^ lisez ry^rjfT;^ /A
— . .29, — . 2i> au lieu dcikert-nl, lisez : kert-itt ;
— 3ô, — I, au lieu.dç: M-«, lisez :.«//; . * .
~ ,.???. ~. .*,^' ^^ ^^^^ de No-stôl, lisez Nô-stôl;
— . ,^î» T- ; 4» 2iu lieu de ; hrpm, lisez ibàrotn;
— '3i, — âi, 3e colonne, au lieu de : -képe-ként ,
lisez : képen-ként^
— 39, • "i'« péfsoriilé, ligne 2, au lieu dç : ô«, lisez ! 01/ ,•
— ' 45, Remarque. Finnois, ligne 2, au lieu dç : mika,
' • ■ Hsez: mîM;
— 58, ligne 36, \^» colonne; au lieu dé : ifdr^nrtc(ottatôk
lisez : vdr-andottatok ;
— 59, — .6, i" colonne, au lieu de : HMnk, lisez ;
kér-tûnk; •
— 67, — 27, au lieu de .; Radicaux nuR&, lisez : Radi-
caux doux;
— 86-S7, les û renversés doivent être lus : <f • r
94, n° 140, au lieu de : Af jr, lisez ; Mâr;
— 1 63, Tignè 27, au lieu de lËgyoldalu, lisez : Egypldalû:
— 104; — 21 et 15, au lieu de :i, lisez : ^ ;
— • îo5, — I, au lieu de: htttak, lisez : hîttak; \'
— 1 07, 27, au lieu de : d y lisez 1 ay '
— I n, ^ » »9j au lieu de : vHàt6ty lisez : vitatôt ^
» Nous ferons remarquer que c'est le premier livre en langue
magyare imprimé en France.