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Full text of "L'or. L'or dans le laboratoire.--L'or dans la nature.--L'extraction de l'or.--Le traitement des minerais.--La métallurgie de l'or.--Préparation mécanique et traitement chimique.--De quelques régions minières.--À quoi sert l'or?--Des usages industriels de l'or.--La monnaie d'or.--Conclusion"

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j:Oi? 



OUVRAGES OU MI^ME \UTFUn 



François de la Noua, 153l-lfi91 (HadicUc), 189a, in-8', 

Lo Voyage du Levant de Philippe du Frewio-Canaye, 1572-73 {Lei-ou\, Recueil de 
voyages), 1897, in-8"- 

OuTTÎ^rs du temps passé, XV^-XVI" sîèclea (Alcaii , Blhlioih. (/énérnli' îles neiences 
sociales. i8f)f), in'8°. 

Études d^âcouomia colooiale. — Fascicules iii-8'* (lib. Noiiy^ : 

j"^ fascicule : Colonies allemandes impcrialea cl sponLatiées: avec G cartes, i 900. 
a" fascicule; Colonies portatjaise s 'sons presse). 



A LA MfiME LlBhAHUK 

PANS L\ MÈSIE COL^fîc;-r[0^ cjUIC L'Or 



G. Daiiv. — A Travers TÉlectrloité, a» édiltmi 



Chaque année, en iI^CBmbro, la libraHa Nonj et C''" lera praTtrt. iLana la mllccLLîmi Au format ai^" X^i'"", 
un livre rjcliun^cjil illmlrâ du luùmo genre que /.'Or. Celle aérie d'auvra^ea furiDcra une calIccLion d une ruellQ 
valeur sclenlifiiguc. 



CUAhTHKS. IHPHlUthlK U H 4 S D . HUE FULJIEPT. 



j:Oi? 



QU'EST-CE QUE L'OR? 



Ou'rst-cf 'fnf l'or? Celte c|uestion. h plus d'un Iceleur, poraïliM saii'i doule bien 
superflue. Qui doue uc sail ee tjue t^Vf^l ipie lor? Il nV'.l peisnnue, dans les soeîék's 
civilisLes, i|ui u'ni ail vu, il u'est |)i'uheJie Turjue |)eisoiuie ijui nVn ail, peu ou |ux)u. 
louché «le SCS ]U'<ipres luains. L'IuiLiiaiiilé pEesf|uc eIlli^^e connoît, iiitue. elieidie, cou- 
voilc, ainas>e, prodipif, se (lis|iule le uiL'talJaune, [nveieux oiilre les ellose^ pireieuses, 
signe de Inules les valeurs, mslrumeul de loules les jouis>,aucos. Qu'il soil le louis d'or 
qui étincelle sui' le comjiïoir du riiai'Lliiuid, 1 anneau qu à ses <.'[u'> illps l'enfanl bailiore 
fuit cï'iiouer en dansanl, le luareU'ï qui eiif^eire nu bras iK'liral. le lonid collier jmsc" sur 
une u'u'^e blauehe, ou bien, diiu'ilrs li'nèbres p^^^onde^dessaueluair^■s, la rrni\ i('s|dc>ri- 
(lissanle, la latnj>i'. le briïeail il ur ilr^^ eliasuhles. loujiuus eJ jimlmil Vor e\rivi' sur 
les holurnes — et sur les l'emmes — la luAme puissant*' el pre>cpu' icrési^liMe faseina- 
tion. (.]'esl sons \a forme d'une ])luie d'or tpie le toul-pni>MHI Zens, pt're des tfieu\ cl 
des bornineï^, séduisit lu lilondi- Dariar. Philippe Je Maerdniiie disait : n H u'est^ille 
qui lieiuie devant un mulet eliar^'é d'or. >i Poni' eu iUoir<pieUjues pa ridelles , l'Iioniuie 
csl ejipîilile de Ions les uourages : il Ira vaille, il Ufieson corps, il |i>rtureson cer\can, il 
s'impose toutes les privalioiia, en pensant que lous ees elForts accumulés lui ^eronl 
pavê^ un )>eu d'or; pour arracher le piéeieu\ mêlai an sein de la lerre, il h'cn va 
creuser des puits et des galeries sous le climat étouffant des tropiques, il s'en va, ii 
deux pas du pôle, piocher la lerre gelée au bord des nvîèics couvertes d'une crofilc 
épaisse. Ni l'amour, ni ic palnolisme, ni lu foi. ni la setcnce n'otkt opéré plus de 
miracles que lu lièvre de l'or. Qu'urte mme d'or se découvre quelipie pari, et e Vsl 
aussilôl loulc une foule qui se précipite vers le nouvel Eldorado, fiiule d'aventuriers 
en dëlirc qui cherchenl fortune, de désespéiés qui reprennent courage, de malheureux 
qui veulent vivre encore, tout un peuple qui s'ébranle, formé de vingt peuples divers, 



IJL- KJFT*CE <Jl:t: L <m 



H fu/foit cVm unr tuliofi i|ui «r fi>n«]«. Pour trouver de l'itr. rboivuni* « d^couvi^rt 

.{tiri tfurr^famfê. dÎMÎl A iririliv rnini Mt-rr^. cr- i|ttt tvnit dire cii r^atil^ &iin m«u- 
ilîk, Potir ttvrtîr un |>cii il'or. IliOcnnM' ni mpjtilr <V' tnii« Ia> rrini^*^ lïrpiiU le 
nÛTifnt <|LU, djinft \e* plar<'r« c-«Ur[>mîi^i)*. •■MMinr IntlivuM-mml «ur U r^^uli* son 
rompo^on ^hik^j^' rU^ p<-fûl/-4. jitfqfi'*!) maîlrr Aiiilr 4|i>i mrMiir h ikoiimlnn^ ri iii^ 
nwHfirr po* l<* iravnil ;* *i-f imilmt^. juupt'K relui <|iii. potir ai"ir tiiw ilol, £iii ûe- 
lainoui iiit itMfck».-. jii^|ii au iiii^Ulril |irr%nn<ulvtiri|tJL ■l'eiuidul ilu l><t*ii f.^>iikiiiuti. 
loi» foi'iîlîrnt « n»(iiiîltlr ri Jdiiih- îdol? Itfwf vnlinirnl*. Irtir* îdiW. lrtiT« «4^1u*. 
i^u^lqu^ clioîc*» do lotir imc. 

f !(^ nV»1 jwi!! «r^iijïïitrLl'Iiuî ijur Ia ^ii^ <li> l'/^r a |viiir li^ \i^iv Imnviinc fHîc m^*^- 
l^nru>^ *rï tn>n\Aaulr uUiniiirr. tVjtiuv dr« miJli< fc, ili>» duïiiiM*^ d(^ iiiiLlirnH d'aiiiiiVs, 

la faim tunudilr *ri\ û\i rarur 

dfWtr un rli*t prrmîiTt ni^' 
l:ii)\ ipji' Irv liitntinr^ «îrikl 
4^-iiiiu, il ratiferdi* *-ni écbl 
rtde *ii» iriihm-tpJ^liW pfw- 
pi-M-h'-* pli\«ii|Tir* ri f-ljimï' 
i|urii. *'u jwrlmilJï'r la |wv 
|irk-lr ilrlrr |kt>fU< »ur lit 
pr^iu liiiiiiaâric wiiM <'Ui* «l- 
I.t4|i]r yar In ^uour r| d^ »e 
i-iiiiti'ni'r lori-jlrnipi, |*n"î^ 
i[<ir i'Ionki'IlL-tiiriiL rau* all^ 

rati'in ^Uîhlï*. 

^ iu}fl-i-iiii| "fctloloH AtAtlt 
JZ-niA 1<lihitl , Irft l!liiniiiii 
fuinuiv'iil tie- fiiirtnv? iivi*it 
iWdr U-4Jih Lni>iilj]|;iif>. Jjc» 
Imvdo Maiidu Hx<Mkl dt'jA lan 
rnfkpniL riitrr hi vnlnjr ifo 
IWH lelL* di- rarpTil- '■ Ij- 
iwniloiir i^*l-il dll au wn* 
clntpiltv d^ h (icni-v. l* vrvilr-nr lira rn^uilr drs UijEiiri d'nr^^nl ol dW-., ol lo« 
doADa « n^b?rc«< N '^ « Cocniimil. diurnl W ^^^^r>H di^ JïMi^ph |\].n ). (^omniriil 
lUnkbcfintiK-iirkUft rk^V^r^i^nt rtti d^r ÎW Jf lu innittjn d" t<-ii iiinlInO " — ho% lUrr-* 
pm4i^rititni diT U llddr «ortl n^mplii d'allitiif^n* j l'or : n L'I^l^niol porb ù UoiïO 
(£>odr -VATl. diuinl ; h lUT^mnl donc uncurdu^ di' hnii ckSi^lim.., Tu ta r^nvrim» 
« d'or Ir^* pur; lu lu coummu par dehors el par dodaiin, et lu Toras nur elk un 
« <x>ur'>nn<*r[M'nid'ur loulauloui. El tu futidra* ijuntro uTint-.^tui d t»r ipic tu ïnoltras A 
fl 1» qoain? i?oia<..- Tu Ttrnt^ nUMÎdo^ Lari^n do \m» do Sélinu vi tu \vt i'i>nvrira« 
t dof.,- Et tu rcmd^u rli^rubm> dVtr, fti lr« f^r^ti d'mivrdjo faîlait martv^u ., Tu 



(> , 



— I * I «HP ifc artAM i •■ ftw i4 ffdi palal» 



(jr"HfiiT-c:F 01 r i.'-m!" 3 



« feras aussi une labîo dehois dp SéLim.,. Tu la oouxTÎras rl'or pur. pI [u lui feras un 
K couronnement iJ*or.-- lu ft^ras ausnî ses plats, ses lassos, ses gobelets H ses ljassirin> 
« avec lesquels on fera les aspersions : lu les feras J'or pur... Tu feras aussi uu 
H chandelier d'or pur ; le chandelier sera façonrii^ au marleou- >t-.- u (\XM) Tu 
c( foras aussi pour ectie lapisseric (le riUoûu du labcrnaclf') oinc| eoloiuies de hois de 
*( S^lîm. que in couvriras d'or, el leurs crochets seront d'or,.. » L"or figure également 
« dans les vt'lomonls d'Aarou. — (\.\^ IJl) : » Et lu feras une lampe d'or pur... i> 

Enfin quand ïls douttrenl de leur Dieu, c'est a l'or que les Hébreux voulurent 
offrir des sacrifices : n Le peuple (Exoife XXKJJ), voyanl que Moïse lardait k 
descendre de la inonlagne, s'assembla vers Aaron el lui dit : t( Viens, fais-nous des 
dieux qui marchent devant nous >i... Et Aaron leur dil : k Mettez en ]H^ees les 
bagues d Vir qui sont aux oreilles de vos femmes, de \ob fds et de vos fdies et 
apportez-les moi.,, ft et » il en lit un veau de fonte n, et le peuple se prosterna 
devant eetle idole. — Dan« les \oihhrcs (VII) les principaux d'Israël offrent à Dieu, 
chacun, une tassed'or pleine de parfum. 

Dans les poèmes homériques. Tor est la malière précieuse par excellence : sur le 
bouclier d'Achille, Hépbaesîos, le forgeron boiteux, avail ciselé les deux divinités 
rivales. Ares et Pallas Athéna, « tous dcuï d'or, couverte de vètciuenl'* d'or i>. Des 
portes d\n' ferniaienl. duos l'Ile des Pbéacicns, le palais ir.AIkirioos, el d'or clait aussi 
l'anneau qui servait t» les tenir closc^^. C'est jïour aller ront|uénr la toison d'orque, 
montés sur le navire ytr^o, Jason et ses conipaijnons se conlii-renl aux ilols tumul- 
tueux de I Eu\in : le sillage île leur navire ouvrait la roule aux millions d'hommes 
qui devaieni partir plus lard pour le Pérou, la (Californie, rVuslralie, le l'ransvaal. 
Le Paclole loulail des Éloïs d'or- El. <liiiis les légendes ■rermaniquei, t'ivl pour la 
possession du Ii/u'iri'jfil<l. l'or j^eintillanl i|ui dort sou* les ejux du Hliiii, que Intlenl 
les puissances lériébieuses de la leri'*' e! les puissances lumineuses du cieh ^^olan cl 
AllK-ncfi, Siegfried el Mime. 

Donc, nul sujet ne semble plus reballu. Et cependant, sail-oii bien ce que e'esl 
que Tor? Ceux-mémes qui en manient journelïemenl des millions pourraienl-ds tou- 
jours en doimev une définition evacle ? En connalsseni-ils les propriélés. savent-ds en 
quoi il dillere des autres mélauv, d'où il lire celle primauté qui en fait un roi du 
mondée Se demandent-ils même commeni on le trouve, d'où il vient'' Savent-ils 
surtout quelle quantité de (ravad humain, de sueur, d'intelligence aussi est incorpo- 
rée dans celle pièce qu'ils jettent distraitement sur une table de jeu ? que d'efforts il 
a fallu pour la faire jaillir, celte mince plaque ronde qui pèse quelques grammes, du 
bloc de quartz où elle élail enfouie, du sable où elle dormait cachée ^ Connnissenl- 
ils tous les usages de l'or, el sa longue el rii-be histoire, et son rôle dans la vie du 
globe!' C'est tout cela que nous voudrions dire rapidement en ce livre. 



LOR DANS LE LABORATOIRE 



S 1, — PHYSIQUE DE LOR 



L'or eM un mi^tal. Ce qui frappe le p\u^ en lui ï'observateur superficiel cVsl sa 
couleur, d'un beau joiiiie un ^leu rougeùtiv quaiul il est pur, d*un WH vif *îclal 
quant] sa surface e'-l polie. Si *m le regarde après que la luniière i\ subi à sa surface 
plusieurs réllexious. |>ar exemple au font! d'une coupe profonde, il paratl rouge. Il 
esl, aprè^ le plaliue. te plus iounf tfe tous hs tru'/o»-:^ : pi^enez dans une main une 
pièce d'or et dani? I aulre une pièce d'argeni de même dîanièhe, e( vous seiiïirez la 
différence. Les phvrticiens expriinenl celle propriété en disant que la densilé de l'or 
est d'environ ig.3-"ï: cela vcul dire qu'un cerloin volume d'or pur pèse ù peu prèa 
19 foi'» un quart autant que le m^-me volume d'eau, ou encore qu'un cenlîmèïre cube 
d'or pur pè*e i<)-'^.ï5. L'n ccnlimclre cube d'argent ne pèserait que IO*^5. Au 
contraire le mrme volume de plalme pèsei*ail si"', 5. 

L'une de-> partieularilés le^ plus frappanlcs de l'ov. c'est son extrî^me malléabilité. 
L'or pur ':«( mou, au»?ii mou que le plomb. Si vous frappez avec un maillet sur un 
Cr^i£in*'tii d'or, il m* >e brisera pas. il s'aplulira, il s'amincira; hal(ez-lc encore, 
îl Eijrm«rr>i uu'- pUqiii- de moins en moins épaisse, que vous pourrez ariu'nerà l'épais- 
seur d'un*' f»:iiill'' d*' papier. Ko la passant au laminoir, vous pourrez lu réduire â une 
épji-^-'ijr *U- riii ftoi/:r-rni/li^nif' 'ie mîtiimètre. Se représente-t-on bien ce que peut 
Hri' un*' fruill-- d or <'i minée. >i inuu'C, qu'il en faut itati:r mitte pour faire mi mrlli- 
ni'-Ir»-. lVpji»f'iir de mon on^de .'^ A Iravei'S ces diaplianeii feuilles d'or, la lumière 
pn-nd mil' ''>J<irHiri'in ^frdilre. 

L 'ir u '-t j»a- Mioiii-i diirljle que malléaldo. Lu gramme d'or peul élre élire, sans 
«' rompr-'. l'ti un lil d/' troin hU'tiuPtrrx de long : un lil d'or tendu de la colonne de ta 
h,i-lill-' 'I l'i ' •A'iuiit' \4.-ndi'>nie m- pèserait pas plus d'un gramnie. 

i ,'~ r-rf; iiipj.jbl'-- pivqiri»'I»'« n'appartiennent d'une favon complète qu'à l'or abso- 
Inni'-nl pur. M*!-' j rcrlijju'i métaux, l'or cesse délie mou. Mêlé avec l'argenl el le 
i-tïiwv jl ;:.iri*" cji i.'fiind'' |Mrtie *j malléabilité et <a duclilité: au conlraire. ni l'on 
\ir<^-iir d;irr- \'i,r i-ii fu-i'^n une parcelle de cobalt ^1 centième), il de\ ieudrait eassant : 
iï\f'- Hw- d'*v iidiiiilé-^iniali.' di- bi^umtlL { \ dou/e centième), le métal une foi-^ refroidi 
r'fiiii-iail de > ét-.-ndj-: -ou-^ le [iiaillet du batteur d'or. 



t on uam te tAOCiiATCinr 



UV' n In propn6l<^ (k *0«t>iiil<-r il luimcnir «uni i^l^vnlinn lïf tf?ni[Hn'{ttnrr : une 
moMr Af. poiuln* dW, sriuiniiP !i uiip forte jin^wî^JH- se lian^rormrr en un hloo 

LW *c dîUlo trô» peu poim l'influcncr de la clinknr. Si on l!l^vc dt o û i" lu [ciiipé' 
future d'iinc bun-i- U'or. i*tk nt sutlung^ra «jui' i1p* t 4ûB cfnf-miffiooîr-mft df m lon- 



Tn I. — U pficiir J'or ■* « leotme - Tti-l-iu i|it QufuLui MtUyt ^ut*» Av itutrt). 



[taGur |ii'jmi1îv«. >iilrc 1ÎI ilcT|i-(j»f lkilol11^l^cAp u Iji k-inpiWiurr ^Vlvtfiïl d'un di<grc. 
IW » Allnii^îornll qui* Jtî V^ milliiiiMirîi. moins d'un (kiMÎ'ivnlîm^lci^ 1 On iit* k vcrniîl 
ni^o |Mï nOulilt LMjfie ïL'n dt^ui pi^inh d allaclLe. L'or r^l hcaiicniip ninirti qiic 
rorgeni ronducicur ilc U clif^kur : c'Gi^l^'dîrf rjun «i l'on rhAizfTr mu*- i^\liJ[iûI^ li'uii 



6 LDn n^^s i.k laboiutoiue 



fil d'orn Vautre extrémité s'échaufTera hwaucoup plua leÉitcmcnl que celle d'un fil 
d'argent de mnne longneur. Sf vous versez un liquide bouillant dans deux vases 
exactement semblables, l un en or, l'autre en argent, vous risquerez beaucoup moins 
de vous brûler les doigts en saisissant le premier que le second ; par contre votix* 
breuvage restera chaud plus longtemps dans lor que dans l'argent. De même l'or est 
mauvais conducteur de l'éleclricité. Tandis qu'on évalue à i ooo le pouvoir conduc- 
leui' de l'urgent el du cuivre, celui de Tor n'esl que de 780, Notre lil Vendôme-Bas- 
tille serait donc un assez piètre fil de télégraphe ou de téléphone ; meilleur cependant 
qu'un fil de fer doux, dont le eoellïeient ne serait que de i53. 

L'or est 1res dilTîcile a fondre. On croyait m^me autrefois qu'il fallait pour le faire 
entrer en fusion une température de 1 î5o" centigrades : il y avait là une certaine 
exagération- On sait aujourd'hui qu'un feu de ioi5* suffit k fondre l'or; c'est 
déjà une johe température- Le phline est plus exigeant encore: il lui faut 1 770^ 
pour qu il consente a se liquéfier, tandis que tous les autres métaux fondent à de> 
températures plus basses. Cbaufl'ê à 3 000". Tor entre en ébullilion. puis il se 
volalilise, il de\ient un gaz. qui brûle avec une flamme verte : le physicien qui aouffle 
avec son clialumean sur le métal enflammé voit, sans mélapbore, son or s'en aller 
en fumée. 



ï; 2. CHIMIE DE l'oB 

A côté de sa couleur éclatante et joyeuse, de sa propriété de s'étendre el de s'étirer. 
de sa résistance à la ehaleuretau feu, une autre vertu de Tor a de bonne heure frappe 
les hommei* el donné à ec métal un inestimable prix : il est à peu près inaltérable, 
Lajssez à l'air, à 1 hunndiLé tous le.* métaux usuuls. tous s'altèrent plus ou moins 
rapidement ; le cuivre se couvre de vert-de-gris, le fer de rouille : il faut, pour les 
remettre en état, les frotter, les attaquer par un acide, les débarrasser de leur couche 
d'oxyde, c'esL-à-dire les user : sinon ils deviennent impropres à tout service. L'argen- 
terie ellc-méiue, soigneusement enfermée dans nos tiroirs, se ternît, se noircit, se 
pique de petits points noirs, prend cette coloration irisée que nous appelons vieil- 
argent ; pour lui rendre son éclat primitif, il faudrait aussi la frotter au blanc d'Es- 
pagne, la déstixyder en l'usant. L'or seul conserve durant des siècles sa pureté, son 
éclat, la netteté de ses formes ; les diadèmes trouvés par Sehliemann sous la eolline 
où fut Troie, ne brillent pas aujourd'hui, dans la vitrine du musée de I3erlin, moirn^ 
qu'ils n'êtincclaient sur les blonds cheveux d'Hélène et de se^ rompagncs. Il suflil 
d'unchiflon, d'une peau pour rendre au vîi'if or, inaltéré, toute sa splendeur. A 
aucune température l'or n'estattaqué par Tair, m par l'eau, ni par l'owgène pur, ni 
même par l'ozone, cette forme particulièrement active de l'oxygène. ^ ous pouvez jeter 
un fragment d or pur dans des vases contenant de l'acide sulfurique (vitriol) ou de 
l'acide chlorhvdrique (esprit-de-sel), ou de l'acide azotique (eau-forle). le fragment, si 
chaque vase ne contient qu'un seul de ces acides, résistera victorieusement à l'épreuve. 
Mais n'y jetez pas une pièce d'or monnayé, c'est-à-dire un alliage d or et d'argent : 



E, OR Dt^S LE LADOH\T0inE 



Tacidi? sulfuriquc décomposerait ralliage, allaqueraît l'argenï el ne vous lais se rail que 
l'or pur. Votre pièce soilirail dii bain, il est vrai, plus brillante, d'un or plus rouge» 
mais elle ne pèserail plus le poids légal- 

Cependanl le roi des métaux n'est pas absolument inaltérable. Il est inatlaquable» 
nous l'avons vu. à la plupart des aeides isolés. Mais il est dissous par un mélange 
d'acide azotique et d'acide elilorbydriqiie : les aïehimistcs doiinaienl à ec mélange, 
en raison de cette royale préruf^uti^e, le nom iVeau règuk- i'Iongée dans un balloji 
qui contient de Teau-fortc et de Tespril-de-îieL même frojds, une feuille d'or ne larde 
pas à disparaître, et. la liqueur se colore en jaune. Que les amis de l'or se rassurent ! 
Le platine ne se défend pas mieux que l'or contre le terrible dissolvant. 

Mais il ne faudrait pas croire que seule l'eau régale a prise sur le roi des métaux. 
Une dissolution de chlore dissuut fort bien une lame d'or : il en est de même du brome 
et. dans certaine* conditions, de l'iode ; il en est surtout de même do l'acide eyanhy- 
drique, cl nous \errons quel parti l'industrie de l'or a Ijré de cette particularité. 
Dans un bain traversé pai' un courant électrique, 1 or est dissous par l'acide azotique 
agissant âeuL 

Mais en dehors des coips qui l'allèrenl rapidement dans le laboraloiien il en est 
d'autres qui n'agis-ent sur lui qu'à la longue, dans cet immense laboratoire qu'est la 
nature. L'acide azotique, lazolale d ammoniaque, sans action sur Tor pendant la 
durée normale dune expérience. Unissent par le dissoudre si le contact est très 
prolongé. De même le bromure et l'iodure de polassium. On a prouvé que l'eau de 
merconticnt un peu d'oren dissolution, environ i grain (o ^', 53i) par tonne. C'est 
même par celte altération à longue échéance que Ton peut expUquer la formation 
des minerais d'or et la concenlraliozi des gisements. 

S'il n'est pas strictement inaltérable, tl s'ensuit que l'or peut, quoique difficilement, 
se combiner avec d autres corps, Nous ne voudrions pas, à ce sujet, entraîner trop 
loin nos lecteurs dans les arcanes de la chiiuLe. Qu'il leur suflîse de savoirqu'il existe 
trois espèces de composés de l'or : dans la première, deux atomes d'or se combinent 
avec un atome d'un autre corps, dans la seconde. deu\ atomes d'or à trois atomes de 
l'autre corps, dans h Iroîsième. qui est la plus rare et dont on a longtemps nié l'ciis- 
lence, un atome d'or s'unit à un autre atome. — Par ciemple. avec le chlore, l'or 
forme deux espèces de combinaisons (i) : 

1° Deux atomes d'or pour un de chlore, ou *ous-cAforurc d'or, ce quis'écriten 
chimie Au* Cl ; 

a* Deux atomes d'or pour trois de chïorc, ou trichhrarc d'or =: Au' CM. 

Le premier de ces sels est très peu stable, il tend toujours à abandonner une par- 
lie de son or sous forme métallique, et à former avec le reste du Iriclilorure» Celui-ci 
s'obtient en faisant dissoudre le métal en poudre dans lechlore humide ou l'eau régale ; 
en traitant ensuite la hqueur jaune par l'acide chlorhydrique, on obtient un solide 
cristalUsc. qu'on débarrasse de son acide chlorhydrique en le chauflant. 

Si Ton verse dans le chlorure d'or une solution d'Iivposulfite de soude, on obtient 

([) L« chimiiIcA (tctigni?nL l'or par le Mmbole Jii, lin^ de Sun num Idin Aiirum. 



8 



L OR DA>a LE LABOHATOlllE 



un composa iihs slahlc, appelle h^posulfiLc double tl or cl de Eodïiim, Ires Ui^ilé en 
pholographic pour le virage-fixage des épreuves. Si l'on mélange le chlorure d'or 
avec de Tammoniaque. on obtient un corps jaune qui détonne facile m eni par lechoc> 
le rrol(omen[ ou même une faible chaleur : on lui donne le nom d'arjulmmant. 11 cs( 
bien évidenl qu'on n'a jamais songe à emplojer diins rartilleric cet e^ïplosif un peu 
elier. 

Un autre composé très connu ei^l leevunure d'or» qui sert ù faire des bains de dorure. 
L'objet à dorer est plongé dans une cuve quiconlîenl jûo grammes d'eau, i de chlo- 
rure d"or, lo de cyanure de potassium. 

Pour tmjs les travaux de laboratoire, il est essentiel de ne se servir que d*or clii- 
mi<]ueinenl pur. Murs l'or du coinmcrcc i;ontient toujours, en si faible quantité que 
ee soit, d'autivs ]nét<in\. ne fùl-ce qu'un peu d'argenl. On ci>niraence donc par dis- 
soudre dans l'eau régale un fragment d'or du cinnmerte. Un laisse ensuite évaporer 
la solution: mais les crislauv que l'on obtient peuvent encore contenir un peu de 
chlorure d^argcjit. Il faut donc (es dissoudr<" de nouveau dans l'eau pure et filtrer. 
Comme le chlorure d'argent eal insoluble dans l'eau, il reste, en masse blanche ilo- 
conneuse, au-dessus du irltre, que traverse au contraire la liqueur de chlorure d'or. 
Dans celle liqueur, on pi'écipite l'or au moyen d'un réducteur, o'esl-à-dircd'un corps 
qui a ïa propriété de condenser le métal. Le précipité d'or forme une masse spon- 
gieuse qu'on lave à 1 eau acidulée, puis à l'eau dislillécn pour enlever les dernières 
traces d'argent ou de chlore. On le fond ensuite dans un creuset d'argile, en le mé- 
langeant avec des londanlsn c'esl-à-dirc des eorps qui lendcnl la fusion jilus rapide, 
nitre et borax. Le métal que l'on coule dans un rnoule en pierre est enfin de l'or 
absolument pur. 

En dehors des combinaisons proprement dites, l'or peut se inébnger à d'autres 
corps* pnrtieuli6ierncnt à d'iuilres mcliiuv, .\vee le mercure il forinc un mélange 
particulièrement intime, qu'on appelle un (imal;j<wir. Si vous avez rinipruilence de 
plonger voire maîn cliargée de bagues dans un hum de mercure, et de l'y laisser lri»p 
longtemps, vos bagues disparaîtront comme par enchantement. Il n en restera, flot- 
tantes a la surface du bain, que les pierres, plus légères que le mercure. L'or en 
aura été complètement dissous par le mercure, comme du sucre dans de l'eau. Pour 
récupérer le métal de vos bagues, il faudra mettre l'amalgame dans une cornue, le 
chaufler lentement jusqu'à la température du rouge vif ; le mercure deviendra 
gazeux et se distillera. Si l'opération a clé bien menée, les vapeurs mercurielles 
n'entraîneront que très peu d'or et vous letiouvcieit dans la cornue de quoi refaire vus 
bijoujt perdus. 

Les amalgames présentent des aspects divers suivant la proportion d'or et de mer- 
cure qu'ils contiennent. \ [lopour loodcmcï'cure. Vauraina/ffnme reste parfaitement 
liquide et ne ditïêre pas, en apparence, du mercure ordinaire : c'est le cas des bagues 
dissoutes de tout à l'heure. A 87,0 pour 100, l'amalgame devient pàleuv. S'il y a on 
moiui^ i5 pour 100 d'or, il devient solide, et cristallisée en prismes d'un blanc jau- 
nâtre. De même si l'on précipite l'or dans du mercure chaufFc à lao" et qu'on 
laisse refroidir, on obtient un amalgame âûlidc en lamelles cristallines, blanches, dures 



L OR D.VNS LE LABORATOIRE 



et nacrée». Tous ces amalgames peuvent se traiter parla distillation. Tl reste toujours, 
mélangé à l'or de \a cornue, environ o. i pour loo de mercure* tjuî ne s'en va qu'à la 
température de fusion de l'or. 

Dansk nature, on trouve des auramalgames conslilués par io h 60 pour 100 de 
mercure, 3o à io d or et un peu d'argent. 

L'or s'allie avec presque tous les autres métaux, le platine, le potassium, le bismuth» 
Tantimoine, Tarsenic, ïe nickel, !e cobalt, l'éiain, le manganèse, le zinc. Si l'on fond 
deTor avec i5 ^ 20 pour 100 de fer, on obtient l'or gris, qui est dur et se travaille 
facilement ; avec ao pour lOO l'or bfffi : avec 75 ou 80 pour 100 des alliages blancs, 
très durs f qui agissent sur l'a igu[llc aima niée. On voit donc querallîngeent loin d'avoir 
les mï^mes propriétés que l'or, et que ces propriétés varrent avec la proporlion d'or 
qu'il retient. Avec TaluminLum, l'or donne des alliages à coloration intense, allant du 
jaune verdîltrc au pourpre foncé. L'allîagc à 10 pour lOO d'aluminium fond à il 7" 
au-dessous do la température de fusion de l'or : au conliaire l'alliageà sî3 pour 100 
a besoin, pour rniidn:, de -fiO" de jdus que l'ur pur. 

Les alliages les plus couinis, p-ircc qu'ils ï^oiit emplovés par les bijoutiers et les 
monnayeurs, sont les aibnges d i>\\ ilc rini rc et <rargenl. L'or, beaucoup trop mou 
pour l'tre employé seul, est fondu iivcc Inn "le ces deu\ métaux, ou avec tous deu\ 
ensemble. Comme il se combine avec eu\ en toutes proportions, il existe une gamme, 
à peu près indéfinie, de coloration et de prcipriéTés variables, des alliages d'or et 
cuivre, d'or et argent, d'or, argent et cuivre. Dans la nature, on rencontre 
fréquemment, à l'état de minerai, un alliage d'or et d'argent, appi.dé pur les anciens 
é/ccfntm, qui est jainic pï'ile t'I contient di; i7> li 37i pour hjo d'.irgenl. L'alliage le 
plus dur est celui i|ui conlicnl deu\ parties <! or pour une d'argent- A oici le tableau 
des alliages les plus usités eu orfèvrerie : 

Ur ^crl. 

— feuille rnijrlc. 

— vort doaUr 

— roM, 

— anglais jsunp. 

— angliis blarn:. 

— plus blanc r 

— trpB blinc. 

On fait même des alliages à titre beaucoup plus bas. par exemple pour les soudures 
ou pour les ouvrages à cmailler. Ln alliage no contenant plus que 5o pour 100 d'or 
est encore blanc jaunâtre ; à \o pour loo il est blanc d'argent. Nous parlerons plus 
loin des alliages, très riches en or, qui servent à la fabrication des monnaies. 

Les alliages qui contiennent du cuivre se ternissent à l'air et noircissent quand on 
les cliaufTc. Pour leur rendre leur éclata on les plonge dans une solution de nitrate de 
potasse, d'alun et de sel marin, qui détruit le cuivre de la surface. 

L'or peut se mélanger à la silice, ce qui permet de l'incorporer au verre, qui n'est 
auli^ chose, comme on sait, que du sable siliceux fondu. C'est avec l'or qu'on peut 



Ofc 


ARGENT 


i:l'ivjie 


7JO 


2JO 





70.) 


3oo 


Q 


fk'ii 


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5rf 


75û 


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[35 


75d 


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100 


75u 


170 


Sa 


750 


190 


Go 



10 l'Ofi T>\\s IX L,nînnAToinE 

le mieux coloror le verre. Pai" exemple si Von ajoute 3"\i i d'or dissous dans Tcau 
régnlf au itiélHiige suivant : 

Stble un , i^f.6^a 

Salpéln' - .936 

Soude - - *t ,îci5 

(latlxinalo àv ch«ui^ it ,13! 

Acidt ïrMnieiii ^ - . et ,u-;3 

Minium u ,r'jo 

VcFTp d'anlimoim?. . i> ,iîl 

et que ton chauffe au rouge blanc, on obtient un verre incolore et transparent; 
mail» gi on le flambe et si on le recuit au rouge boiiiLl^, ii devient d'un beau rouge, 
et resic transparent. — En variant les pro|iorlions, on peut obtenir le jaune topaze, 
le vert pâle, etc. On donne, en chimie, à ces mélanges d'or et de verre le nom d'ao- 
rosiïicates. 

Cjjssïus de Leyde. en iij83. imagina de verser goutte à goutte, dans un mélange 
de prolocblorure et de bichlorure d'étain, une solution très étendue de trichlorure 
d'or. Il obtint un précipité rouge brun, qui devient ronge brique en séchant. Ce 
précipité, qu'on appelle pourpre de Cassius. est hien un corps nouveau, un composé 
et non un 'ilf'"f/e. puisqu'on peut le mcltre en contact avec le mercure sans lui faire 
perdre sou or. Celle pourpre est la hase de toutes les couleurs vilrifiables roses, 
rouges ou violettes, employées dans la peinture sur porcelaine ou sur émail. 



S 3, l'aLCJIIMI)^. I.A l'IEHHE PHILOSOPHALÊ 

Ce n'est pas du premier coup que l'on est arrivé k constituer la chimie de Tor. 
Mais dès les premiers âges, les propriétés curieuses du métal jaune ont frappé les 
hommes. 

Les Egyptiens connaissaient déjà les alliages et les amalgames. Les formules chi- 
miques qu'ils avaient trouvées se transmirent mystérieusement d'âge en âge. On les 
attribua à un dieu, Hermës Trismégiste- C'étaient de simples formules d'alUagcs, de 
mélanges, de dorure : on les prit pour des forroules de transmutation, pour des for- 
mules qui permettaient de transformer en or les métaux inférieure. 

Celte idée sVxphque por la conception générale qu'on se faisait des métaux au 
moyen âge, dans les pays musuhnans comme dans les pays chrétiens. On ne les 
considérait pas comme des corps simples, spécifiquement distincts les uns des autres, 
mais comme formés d'une mati^ro identique, diirérenciés les uns des autres unique- 
ment par leurs qualités. Les Chaldécns avaient enseigné autrefois qu'il v avait Sept 
métaux en relation avec les sept planètes. On croyait qu'au sein de la terre des 
exhalaisons produisaient les (lions mélalliques sous l'influence du soleil et des planètes. 
Sous l'influence du soleil c'était ror(iV sous celle de la Innc, 1 argent : le plomb 

(1 j A[^^si di'?-{fnail on I or pr le uil-mc signe rjup le EtiU;il : un point au ccfilrc d'un ccicfcQ. 



i:t L on DANS LE LABORATOIRE 



grand Hcrmï's, pouvait hâter cette Iransformalîon, réaliser rapidement dans le 
laboratoire, au milieu des fjolcs« des fourneaux et des corDues, l'ccuvre lente de 
la nature- 

a En observant les qualités de l'or, écrivait l'angbis Dacon, on trouve qu'il est 
jaune, fort pesant et d'une pesanteur ^pdcifîquc déterminée, malléable et ductile à un 
certain degré. Celui qui connaîtra les procèdes nécessaires pour produire à volonté 
la couleur jaune ^ la grande pesanteur spéciliquc. la ductilité, etc^> celui qui connaîtra 
ensuite les moyens de produire ces qualités à difTérenla degrés verra le moyen et 
pourra prendre les mesures nécessaires pour réunir ces qualités dans un corps : d'où 
résultera sa transmutation en or, » 

Trouver ces moyens et ces procédés, c'était le 'jrwtd amvre- L'or ne devait pas être 
simplement ïc symbole el l'instrument de la richesse ; le plus parfait des mé1au\ 
devait être aussi le plus parfait des remèdes. L'Arabe Geber» expliquant le moyen de 
dissoudre l'or» donne cette solution, Yèiixir rouge ou or potable, comme une panacée. 

Il s'agissait donc, pour les alchimistes, de trouver le corps qui permettrait de 
hâter la transmutation des métaux en or. la pierre philosophais. Dans celte conception 
un rôle important est joué par le mercure, à fa fois â cause du nom qu il porte, le 
nom du dieu Mercure ou Hermès, père de la Science, et à cause de la propriété 
qu il a d'absorber 1 or par contact. Si l'or se transforme eu mercure, pourquoi le 
mercure ne pourrait-il devenir de Vor? 

On peut sourire aujourd'hui de ces idées hi^ar^cs. Il est juste cependant de se sou- 
venir que la chimie est née dans les laboratoiies des alchimistes, et qu'en particulier 
la chimie de l'or a été constituée d'abord par les servants du grand a'uvre. 

Ce qui est extraordinaire, c'est que, malgré tant de déboires, les alchimistes aient 
si longtemps poursuivi la décevante recherche du grand secret. C'est surtout que 
leurs coLitemporains aient partagé leur foi, que tant de rois aient dépensé, pour 
trouver de Tor au fond du creuset, plus d"or qu'il n'en ei"lt fallu pour découvrir des 
mines nouvelles, ou pour faire pousser sur la face de leur royaume de blondes 
moissons productrices d'or. 

Cependant des le temps d'Albert le Grand on avait déjà des doutes : on a^ait 
remarqué que certains alchimistes avaient recours à des supercheries, à des teintures, 
qui donnaient à certains métaux l'aspect de l'or. Mais on continuait à croire qu'il y 
avait de bons et vrais alchimistes, en possession du grand secret. Raymond Lulle 
passait pour avoir transmué en or, pour le compte du roi Ldouard lll d'Angleterre, 
5o milliers de mercure, plomb et étain, dont on frappa des nobles à la rose. Le pape 
Jean \XII, en son palais d'Avignon, faisait aussi de l'or. Le Parisien \icolas Flamel 
aurait, en i83fl, transmué une demi-livre de mercure en une quantité à peu près égale 
d'or pur. C'est au grand art qu'il devait, disait-on, sa grande richesse ; pour se la 
faire pardonner, îl un employa une partie à construire cette église Sainl-Jacques-la- 
Hoiicheric dont la tour, eonslruîle au wi' jsiècle, subsiste seule aujourd'hui. Sur 
rancieniie église, un bas-relief le représentait avec sa femme Pernelle, On les croyait 
doués d'une puissance mystérieuse, on l'acontait qu'ils n'étaient pas morts, qu ils 
vivaient en Kgypte, dans le pays des a philosophes o. En plein ïviii* siècle, un homme 



l'or dans LF LABOnATOlRE ta 



achetait la maison de Flamcl pour y faire des fouilles, avec l'espoir à^y Irouver ses 
oppareils. Il ne trouva rien et partit sans payer les maçons. 

Les rois du x.v' siècle, obligés de faire bonne chère avec peu d'argent, de faire face 
avec leur maigre budget féodal à toutes les dépenses d'un Etat moderne» étaient 
grands amis des alchimistes. La guerre, la diplomatie, la corruption des ministres 
d'un rival, l'achat des mercenaires, l'envoi des courriers» Técrascnjent des résistances, 
comme toutes ces besognes auraienl(5té plus faciles s'il eût suffi de jeter dans le creuset 
un peu de poussière rouge et d'altendie qu'elle se transmuât en métal jaune ! En r/i36, 
Henri VI d'Angleterre accordait à divers alchimistes de son royaume le droit de faire 
de Tor : ils fondaient» dit-on, du mercure cl du sulfate de cuivre avec de l'eau, dans un 
creuset de fer. — On sait le merveilleux parti que \ ictor Hugo a tiré, dans Noire- 
Dame de Paris, d'une entrevue entre Louis XI et un prêtre alchimiste Claude FroUo, 

Avec le grand mouvement scientifique de la Renaissance, la foi ii l'Iiermctique 
décrut un peu, surtout lorsque Bernard Pafissj ^ le ntallre potier, cftt fait faire à la 
chimie de sérieux progrès. Le scepticisme f*e répandiï à l'égard deecs malheureux qui 
souillaient sans cesse sur leurs fourneaux non pour > produire, hélas! mais pour y 
consumer de l'or. 

Uit brave gentilhomme huguenot a fort joliment raillé l'alchimie dans une histo- 
riette qui sent un peu le fagot, mais qui n'en est pas pour cela plus mauvaise. H a, 
eontc-t-il. reneontré un alchimisle : a Ce pauvre opprenli était un que je connaissais, 
qui avait soufflé on trois ans une belle maison sienne, accompagnée de mille ou 
douze cents livres de rente, ne lui étant resté que la peau sur les os: même le feu 
avait tiré non seulement la quintessence, mais quasi toute Tessenee des habits qu'il 
avait sur lui- n II lui demande indiscrètement si vraiment personne n'a jamais réussi 
à trouver le gi^nJ secret; u Je n'en sache qu'un, dit-il, qui y soil parvenu, — -Je vous- 
prie me dire qui il est. — ■ C'est, répliqua -l-il, ci^Ini-fii. — Mais qui? Je n'ai gai-de de 
le connaître, si vous ne le nommez autrement. — C'est ccini-i'). — - Commenl.'' vous 
voulez donc vous moquer de moi!" — Il faul donc, ajoula-t-il, que je vous le déclare ; 
c'est le Saint-Père, qui a fait connaître ù tous nos soufileurs que ee ne sont que lan- 
tcrniers, lesquels en plusieurs années ne font aulre cas que multiplier leur tout en 
rien, el bii, tous les ans. seulement en France, transmue et multiplie quarante hvres 
de plomb (i ) qu'il j en en\oie (qui peuvent valoir deux écus) en quatre mille livres 
d"or{qui valent six cent mille écus)^ puis en fait une attraction jusqu'à Home a... Je 
trouvai que mon petit soulïleur avait mieux rencontré en ce qu il avait dit qu'en ce 
qu'il avait fait ». 

Mais kl ne faudrait pas croire que tout le monde fût alors aussi complètement 
dégagé du préjugé alchimique. Au contraire il y eut. au lendemain de la Renaissance, 
comme une recrudescence des sciences occultes, el en particulier de l'alchimie, qui 
a subsisté jusqu'à une époque 1res voisine de noua. En iCoC. Christian IV de Danc- 
marek faisait fabriquer de l'or par Horbaclr En if>'46, de Hûlï transmua, pour l'em^ 

(i) Le pk>mh A*n bulles qui wrvaùjnl A sceller les actes de la chincpllerie pontiûnlc. On pi)^L cher pour 
tvoiT cet buUci. 



il i.'nn iï*\4! i,r i.viminTinnr 



pereur Ferdinand III. (î marcs de mercure en 5 marcs d"or : par quelles ifupe relieriez 

arriva-l-il à ce r^sollat,'' avail-i! mis d'avance dans l'amalgame l'or ïju'i! |)iélendail 
en retirerP L'empereur Hodolpltell. qni aimait iis^e/ Il fréqiienler les lalioraioiros, 
passe pour avoir luî-mr-me lransmu*5 du ploml> en nr. En 170<!, il n'y a pa'i eneore 
deux cenls ans, le suédois Paykhul fit pour Cliavles \1], avec du pinmb. i.'iy ducals 
d'or. Ernest'Louis Je Hesse-Dannsladl étail aJcliimisle. 

Le dernier alcliimislc connu est Price. savant lépiitc, membre de la sociél^ royale 
de Londres. Il prélendail posséder la formule de deux poitihrsilr /n-ojvctiiHK capable* 
de (lansformer le mereure en nrgent el en or. On ne se trouvait plus, celle loii*» en 
présence d'un racontar populaire sur la pierre philni^opliale. mais d'une aflimiation 
soi-disant scienlifique. La socii^lé royale saisît celle occasion pour tirer l'affaire au 
clair, â la lumière crue de la science expérimentale : elle somma l'imprudent de s*exé- 
cuter, el devant elle. Pris au pi^ge, il préféra s'empoisonner. 

El depuis lors oncques n'ouïmes parler de la transmulalion des métaux. 

^e nous huions pas Irop d'éclater de rire sur la lombe du dernier des alcliimîsies, 
îl esl des morts qui ressuscilenl . Je ne veux paa dire qu'on rcven'a nos chimi?Jtcs 
s'enfermer dans leurs laboraloïrcs pour y clierclier la pierre pbilosophale, ni fondre du 
plomb pour en faire de l'or. Mais Terreur alchimique n'était au fond que l'applica- 
tion imprudenle d'une grande hvpolh^se tvénérale sur la constitution de l'univers, 
el cette hvpolbèse n'est pas si folle qu'elle en a ï'aii'. 

Si les adeptes du grand reuvre croyaient à la transmutation de* métrtu\. c'est, 
avons-nous dîl, parce qu'ils considéraîenl les corps simples comme formés d'une 
malierc identique, dilFérenciés les uns dos autres seulemeni par leurs qualités. Cette 
idée a longtemps passé pour saugrenue : elle semblait même de plus eu plus absurde, 
à mesure que la chimie allongeait la liste des corps simples. Mais voici que, |>ar 
un inattendu relour des choses, la chimie moderne s'attaque à la notion ^ ieîllie de 
i'<»rps simple. Elle insiime déjà que ces corps, élément'; jiremiers des choses, ne 
i^eraionl eux-mcmes que des composés; die s'éludie y prouver que le monde est formé 
d'une matjère iLmque, doni les atomes ib^ersement groupés et animés de mouve- 
ments dixers forment à la fois les inlîniment grands e( les iidîniment petits, les 
millions de microbes qm s'agileni obscurément dans une goutle d'eau et les myriades 
de soleils qui resplendissent au lirniament. Demain sans doute elle le prouvera, elle 
trouvera la formule magique cherchée par les sectateurs d'IIernu's, celle formule qui 
tiendra « dans le creux de la main U un enfani n el qui exphquera l'infini. Dans 
celle heure d'ivresse, a c cordera -t-e lie encore un souvenir à ceux qui. IcR premiers, 
eurent celle vision auLUme, à ceux qui ebe^ch^renl Ténigme des mondes et qui 
crurent, d^une foî aveugle mais ardente, h cette hypothèse qui est en train de devenir 
une vérité, la vérité : Ài l'unité de la matière!' Au prix des synthèses futures, qu'eal-ce 
que l'enfanline opération qui consislait à transmuer le mercure en or!* 

Les alchimistes n'ont pas perdu leur temps à souiller leurs foui'neaux- Non seule- 
ment ils ont fait faire à la chimiedel'or (rimmcnses progrt's : maïs s'ils n'ont pas ren- 
conlré au fond de leurs creusets le mêlai divin, ils y ont trouvé quelque chose de plus 
précieux : une idée, l'idée féconde d'où sortira la chimie de l'avenir. 



a 



LXIR D\\'?ï U\ \ATLRE 



Nci» fi'nvoîi^ éimlit^ JLi^u'A ptV'*<Mï1 Inr qui* ilanv !*• lolxïratfiirr ilti ehiniîïilp t^tù 

il ? Où ri ritriim< 1)1 l'iititil-ot) Imuv^? Comm^iU iV«l-il pr^tenk' pour U iirctni^rv foin 
uuK \cu\di-ti homm« fblouU? 



ril'WTEA ET MHITKK 



Ixïfc onulnir^ lU* mrrveillt-tin sr li^itrcut voïm»licr» qu'un Irourr. iljm* Iw |ir(idon- 
tlctir>clo In |rrri\ cirit iiiiit?cti riim'inT*^ d'ur iiiawif: il nuffîraîl. poui r-Urïîfi? l<*niétAl 

pn'irîciix.flcUon- 

liioHir fi Imtrrt 
L iiMitM*, n Ml uni* 

iiiJiimk^bouillo, 
1 nr tiiîiir il'nr, 
p'rti piwr mt 
uiw ffn'iUr <lofil 

ïim. \i* Mil in^it^ 

i^lincrtltfiil d'uti 

jauni- ^lal wnt« 

la pile bm]K' du 

tninpur. froltir 

m)%f('rini'ti* où 

tra^Ailknt dV-tntDgct uuvnm. h lîfum de nrkqicn imi de iLoimhU. If'nultv*, oti 

lipnl dan» \tn gu«U^f «u<l-anrkaii»«^ co» nii>h oiAi^iqiiM d^ ch'Wàjtt iTur, ï'iuipgîoetil 

qii^ k fni^tal y C4t r^pndu, nsifatc, ik la »irf*co do â&l, comme ailkura l'orgile oq 






l6 l'oB dans T-A NATUnE 



la craie, ou cncf»re <|u^il i^'y dresse en Ijaulrs montagnes. C't^laîl le r^vc des Espa- 
gnols quand ils morcliaicnl, il y a prta de qualre sicrfos, h la conquête du pays de 
l'or, Et-Dorado. Apercovaiont-ila à l'horiz^tn uno inoitlagno aux llaucs ticlatanls, quï 
sous les rayons du solf^il s'enveloppait de rellets jauu<'s? Ils <;ro\ajent Aoir de l'or, ils 
se précipitaieiil lialetanl^, déjù si^rs de tenir une ïminensp forluue. Hélas î îla ne 
trnuvaieni, en lait d'oi\ que de larges plaques de niica. 

Sans dire doué d'une imagination aussi ardente, on peut, quand on a vu dans les 
musi^cs minéralogiques, dans les expositions, quc[qurs Ucaux éclmiitillons d'or natif, 
croire que c'est le plus souvent sous celle forme qu'on trouve l'or dans la nature, 
que, d'un coup de pioolie, le mineur fait sortir de sa gangitc un morceau plus ou 
moins gros, et qu'il sufïit ensuite de |>orter ce morceau à la Monnaie pour le trans- 
former en pièces de lo ou de ao fïïmcs- 

Cette vue des elioses nVsl pas fausse: elle est seulement trop simple et trop 
absolue. Ou trouve l'or à IVtat nalir, sous plusieurs formes. On le trouve parfois en 
crîstaus, cubes ou octaèdres, presque au^si n-^uliers que ceux que l'on pourrait 
obtenir dans le laboratoire. Ces cristaux sont souvent déformés, allonges, groupés en 
lames minces, uplaïis en ruf»ans ou encore en feuilles tordues. Lorsqu'ils ont él<^ 
roulés, leurs anjjles el leurs arrles .ie sont énmu-îsvs. ils forment alors des masses 
plus ou moiiïs grosses, qu'on appelle des jn'piti'x. M y en a de toutes les grosseurs : 
on en trouve qui ne dé|Kisscnt p<is le volume d'un --rain de groseille, on en trouve 
qui pèsent lo. 1 5 et V> kii^igrammes : en Californie ihi en a trouvé une de 6o ; en 
Australie, a i^>rl'niilipps. en [8<'>H. une de t>7 kilograiiHues, On en connaît une de 
8/| kilogrammes. Le mineur qui Ta extraite a l'ait jaillir du snl, d'un seul coup de sa 
pioche, plus dr ^ooooo francs. 

Lorsque ces pépites (en anglais ntnjfjeiii) ont été roulées par les eaux, elles 8*mt 
■uTondies cunnne des galets, douces à l'onl et au touclier 
^lîg. r>). Klle^ ont en général une coloration jaune pâle, d'un 
ét'lal uiodéi'é : elles nr dinT'renl que par la couleur des pépites 
i\*' platine 1ron\ées dans des gisements ajialogues. quelquefois 
dau> \v^ niénic!^ ^■isement>. comme c'est le cas pi-ès de Perm, 
dans l'Oural. Adleur^ les pépites conservent très visibles des 
traces de cristalliAaIion : elles all'ectenl alors les fonne:* les 
plus diverses, comme on peut en juger en jetant un coup 
d'ieil sur (a vitrine ti-apvès (fig. tl). qui contient les plus 
l>elles pépites de i Kxposilioii di' ]i}Oo- 0[k en trouve d'autres 
CD rormf J* «ni,i. exemples dans le soul>assemcnl du vase d or, dit vaae Adainn, 

exposé par la maison américaine Tiflaiiv. 
Ces pépites se trouvent généralement dans le quart/ ou cristal de roche, et cVsl en 
brisant le tpiartz qu'on met au jour le métal. Il ?ic présente de deux façons : tantôt il 
a l'air d'avoir été fondu en une seule coulée avi»c sa gungne siliceuse, il forme, pour 
ainsi dirt- corps wmu! rllc : il s'étend à la surlare Naïu'he du quartz, comme une laclie 
étoiléis comme une bavure^ comnje une scorie ; il pénètre le quartz et en est pénétré, 
si bien que le cristal et le métal s'cnclicvi^trenl et sout assez difficiles à séparer Tun 




],0H t>A?Cï tJh nrATLUK 



^ J'?'* ^ 






de ViMi\rc ; Ic^ mu^^t» d'un Martin lailca% MnKiVrunl cuite les roriiiUrs d'un jnLini* 
t>rilbiil : ciir IW. (Iuth w nia. t'stt Miuv<*nl rnc^itlloiix fI coiiiiiu^ fj|Kir^it'iii. J^^rfuit 

cVil iiiitf fi^utltiT tWn\ ii\\wt^ 
i-'ommc ccllci iIp* Lallciir* 
«l'or. (|iii çCïiiMf ftvoir i*<é 
sirrn'i' ai n>mmfî Ininini^o 
l'tiTvv ilt'iJX L'iiiirlii'ii do 
ï|unit/. TnnliM. tlikii* l'i.'|».iU- 
^vur tKi quurU, il i-vinlr de 
rHiriilirmn |ir|.iUi'r*uic, «ie* 
jjUr<Tlr:>. ^l'iii-nilriitr^nL iti- 

jtlith tnrtl l'oi i^îjio , duji« 
rnlvi'dli' w hloiiii iiiîr |*f* 
|Hti^. Utujuoi'B tiii |iri] Irtip 
prlltr |ioiiv n^iiifilir <-n[iriiv 
iiiriil lac^iiik-. vi pr viiili^ 
In"'» Hicilcn d^Ifti'ïnT. 

[a*4 |ii^pitr^ r-KL'îlf'iil iiulU' 
ni'IU'itioiil un j^nind îiili-^ri^i 

iiaiiijti |ju[iuUii'<.\ i-[k-ff iy«* 

pr^srnlrnl d'une rjicr>n ffni- 
L'rèli^ 1-1 Uti;;iliTi< rv «[iic r'i!4i 
i|U{' l'or (Un* lu iMluir; un 
It» v(ïÎi. un Je i,iucUc» irti ne 
hiiiirail donl^r 4|ue c"o^t 
liiun di< Tcn'- Un peut. |>iv>' 

fiiii'i? de* bîjau\> dc% |ipn- 
d4kTil)4 dWoilIc^. de* lirelô- 

|iprlr« dp (^(iJlà'rs, Pnr i?i(i-rii|d(\ à rB\])utiilîoii ojijiïiilii^iiiie dv lijoo, iiii voit un 

iiiMirurf «.'^llioHijÉiït lin \iik<»o CJr ndlirr. d'i»»r ijjlt-iir di" n "ukï IVnnc?!. *"»l iinî- 
^ticrni-'tkl rorin^.' t\v iirpitr"- iik^itlfri^K diirm dixrr^eft \ii11i-eh dli ^iikikii: n IVMlrt^iiiiltf 
dr rliuciiiip rM w>iidi- 1111 pflil iiiiiii-iii) i\\u lu rrlir ù Iti Miï^'sntr. 1^ i7i)i% r»1 fonrit^ 
df Imi* prpitrft iiri.-liciJ3t.-? »iiiidrL-?i i.'ri«rnk]ilr, 

M^tiï d nr IJiuilniit p:k« ipie Li nrdurtiiin f\c-ivép tiir tinu* juir Im jn-pîlrjh nfkiu 
fil lUiKKin^ l-ii t|{iitiilili'- d <(!' lri)u\tV uiriMn Him^ ^^'ilr loniir ^iiiiplr. liirii vî^àldr, 
n'^vl (|m^ ]R'TJ dt> c|io»o â i^Xé dcH ijiianlUi^* Uxiui^C't >o»« dnuliv* ri)iiii^-« iim[i>» 
iippamdifv- 

l.\ine dvi plu9 jincï«niieiitcnl cononcs i\t rrK Toi-mm. c'rM In pfriUflte» In louto 
llïliiu ^ l. Or. > 



..^ 



1. UH l>A>5 Li ^ATt HE 



polile lumollo à UirOs rtri\ïndis, Tivaillc d\>r que loii Irouve dans los sabler : wbles 
riiiilés acUiolUniioiU ^lar lo* rivi^ivs. ou sablières provciiânl do;^ a1luv!oiis am-icnnes. 

Sî l'ifcTi se li>'nive 011 pivsoiici* de sables auri- 
fères, il siillil d en melln^ iino pelile qiianlilt? 
dans une Assiette, de 1;i rem|dlr d Vnu. de laver 
le sable, cl de bi>s<T mnder doueeinenl ; ^vàce 
à leur densjk' très sn|H'rieure à l'ello de la siliee, 
les irniins el les |Millelles resteront au foiuL où 
leur éelat et leur eouleur les letidnktil faei- 
lemenl rtvi>nnaissjili1e>^ Or il esl [H'u de sables 
i]u'\ lie siueiU queUiue jh-u aiirileri-s, où on n'ait 
eUani'e de triui^er on [xm d\>r : mais eelïe 
i|nautilé est le plus souvent lTx^\t faible pour 
|M_\er les frais Au Ira^air l ne ivrlame ipiantiïé 
lie |Millotles fi^rnie ee iju'on aj>|îelle la fmnttrt* 
*for. <jiii pivsenle à l\eil le même aspeel que 
ivlle |i<uidrT' il «^r ili*u| nous nons ser\ons pour 
>èebei" nos pai;es dVerilniv. à eela près que 
I k j 'tf à ^*''' èK-nïenls en M>nt plus irrï'iruliers. Que de 

^ jf 3 3 JT inlneiÉi> sont liemvux ipund ils peuvent rap- 

fjf SiÇ3 ^ù*ï l^krler dn /*A;or quebpje? lioK"< s^Hi-neus*^ 

nieiiï U*uelnvv It U eiiv. remplies de la pré- 
eieuse pous-iièi>\ Jt e^l d'ailleurs des [kailletles 
de lonle* les tailles, depuis le ::r.iin de |H>ndre 
jnsipï'j eelle ipii mérite le nom dp pépite 

IV lu }tv>iiiln' \i *>r pi^ipremenl dite, il uni «bstiiiiTuer ee qne les Austialiens 




Jk'u. ik'urv ^oiii'til vih.' l'a^^i'Lt i.'ii*. j»4r 





'-> \7 1 ^ ' V I 




t^ > 



Ol ^l'A)|iL^ih'U (v^ht: 



«pi^dlenl ^1lJ^JJ^»u^rl^^- ^lii;. ii^ t^V^i une pi*udiv e\hvnu'nionï tine d\»r piv>*pie pur. 
tHiAiiïulo e«mime de l'arjide . il ,i peu d\vlal \ i '. >.< ^onlem rjpprllo i*n elTel nu peu eelle 
de U farine de montaixle, thi \v hvii^e >niloul dan^ de<> f<ntie<> liv<> ^'wdn-^ do i^alèno 






'. 1 ^i^ \-t:.\-r:-:iu: |ur Jet 



LrUt DkM La VkAlK'nt 



^d 



fiiirii^i'T. <Jiirli]U(-roi« nmai. coh IiIuuï nivk'A *tiui lnivi>r«i.'H d'un ri-'fttfiiu Iràt Itn il« 
miiiu><i'iili.^^ 110111*4 raio^ dur, cr'innjiniljk'^ A de* J!U J'urru'spicV. (*n rmci^nlrp nuMJ, 
tluiito i!r* poclifH. lW-//m«yrr (fig. i(>|, forme ïi'Muç Ltui^ttu uj^^luiii^nH* de mirro4CO>^ 
|»lquv9 ciJiTuUï d'or pnv : Iwir iktf^MiibWe. mbk' Jt* j»i>fi|* trmit., rvi^ilk tji^tirmrnl 



r ' 'f ^v ' g : 



KiB ^ ^ OF-Duu'fiPib (A«U«liPo^lHni«J*; 



h^fal'ItlllBj 



l'ult-^e d'utie i^Jik^e» niai^ d'iint* rfiongr d'unie Imcfifo c-\trjjt>r[finairp ol d'un \tv% vïf 

ÏV|ïiW. i^nilnï (Hi pjiiflpIkH (-'vs\ U^iijoiin^ (Ïï* l'or /*/*rr, v*îtni ihiiiK l;i »ltice. et 
i>lii« c»u mtûnit visible éi Tiril. \[ut% h eiiU' i[v l'or i|iùm voit» il v i\ ror cpj'on r>o voit 
pu* rt (tV-hL j'l i'Iirmw ai'ttjolli^. ci-lui (ju\ui i-i|il<.»iri* ii' plu? daii'* \n mincA. I^" ijiinrU 
dil ;iiinfï'r(.' iJi> rroiilU^nt que nircmont di-* pt^pilc^- l-C plui» j^ociveiit Tur ;^ u«L iucliiEt 
dan» de* niiruft'i ui^tullîijui'v ou |i_vrilo«, ^urL^ul pvriU'» Jl- for. plui riiiy-mcnl d^ 
cuîviv. ilii MJtfiivo 3<< plnikih i>ii ^0t?fW. du MJÏfiirr dr' vinr jm tAt'iith. di?» tulfur^ 
«rsMnu. du Eiii«|m'ki4^ 

J'ui EIUU9 l«b vcuiL- nu inoinciil oùjY^mccci. un iiioiv^iu i.kM|uftrUiitjnlïn< (lïf{^ j i ) 

prov^naul de* mine> do Hoii^ Miù 
en Annirn TIV*! ilo bW blanchAlri? 
h tjH'lifs blniiUi'Ps h In rnsMiro. oi>u- 
|i.'ur dr foiiillfî daiiK Ira pitrlir* in' 
lâclrit,|ii^uoiî<i1alliBi!'. Duunlalnuidie 
nppnmî»rfii dr pbrr m plftci* dp:i 
lnit:i^-i itiêijdlifpK'x brdlunU'H, jjiunr 
tri^* ji/îlo, tnhtôt oifc poliU pcijiih 

K ^t^iS^^- rj/B^^K^^ '^^* prlïU irriqtdiJH cubM|UO» i>u d<f 

' ^»*'»i —JSÊ^^^^^ liini^'Hfi: <v !iorit dr* pviilc^* dr Icr 

i^L i|ari>i 00 "ulfuir dt* T^rr il > a un 

- 

poil d'iir. l'nr pWoslcd iihi^nt^ 011 
l'aWili'nl Irs niUHt« pynlruHot mml 
en perde hîd«a^ cllon fEunlont en ureiix bt fonito de^t cri^liuiT cubique* «|u*oUoa 



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i.i.jnrif iiinrtn At r^deain 



30 L OK DAN:^ la >ATlhE 



on( conlenues. si biOD que lo quarl/ a laîr dV^lrr carié, comme une dent mauvaise: 
souvent, dans un coin de l'ahéole se trouvent encore quelques pvrites. Dans un 
aulrc cchantillon, le minerai j:iunAtrc cl brillant envahit la pierre, laissant seulement 
pointer j>ar endroits des laines de schistes noirs ou de minces pvramides de cristal 
de roelie. 

L'or inclus dans ce:^ pvriles ei^t le plus souvent ituisihle à l'œil et parfois même a 
la loupe dans les rehaut illon s : il faut hrover Ir ruinerai cl concentrer, par des pro- 
eé<lês que m»us ludiqueroiiis, les lines [h>ussières dVir pour les apercevoir. Lorsqu'on 
trouve des jMilleltes. elles sont Jaunes, rouyes nu brunes. e| dans ce cas. couvertes 
d'une sorle de rouille qui les erupèclie de s'amalganier a\ec le mercure, tandis que les 
pépites venues à même le quart/ ou les |kaillelles <ies subies s'amal^ment très faeile- 
nienl. Pour rendiv po>sible Ta m a I^m ma lion de ces paillt-1le?< d'or rouillé, ou « niine- 
r«i relielle « {^rvjhirtory tn-iA, d laut les i:mtter au canif pour enlever la pellicule 
protectrice, qui doit être un sulfniv. Quant à Li quantité d'orque l'on ne ^od pas du 
loul et que l'on peut cependani e\lr;nre de> p\rile*, on discute sur la question de 
si^oir si c'est de l'or libiv, siinpli-uienl englobé dan^ les "iillun"*, eomme une amande 
dans le sucre d'une dra^'ce. ou bien * il tonne a^cc eu\ une vérilnble combinaison 
cbimique. 

Le quart/ que nou^ a^oii?- clun?-i comme |iremier éelianlillun ^cn.ut dune partie 
assez pioloiiilc de la mine et n'clail que peu altéiv. Le-^ sulfuiv* \ son! restés à peu 
près partout intacts sous fonne de p\ntes, Mair ïi uihjs a\iuns clii»isi un échantillon 
plus \fnsin de la surface, dans la /oiie où circulent facileiifeul les eauv chargées 
d\i\]kï:tMu\ l'aspect du quart/. >erail tout autn'. L'eau a owdc et eulrainé les sullures 
de fer. les a|\éole< se Mnit toute'* \idee-i : seul l'or, pbi-* hniid cl peu altérable, est 
n-Slé dans la ea^ilé- parfois s,ni> forme de petite?- pépil'". parfois soii^ furrne de cri-^ 
1au\ ; comme s'il H\ait Mdti. lui >ui»i. une action cliimii|iic de d^^^ilutioii. à la suite 
de bu|iie|le il se serait ivpr\vipilé sur pLiee. K\- qinrl/ de^ ,illlcunL*meut?- pivsente 
donc un as|h'ct c\trèiueineiit carie, per^v de |H'til> lrou> cuhiijue**. partiM^^ couiplète- 
meiil évacues. |iitrfois eoutenaol une petite ma^>e d\*i- \i'-ible cl t'.iiile à détaeber. 

On Inune aussi, fvir cvenqde en Vu^liatie mviderilalc. l'or d.in> un quart/ très 
foncé, ):ris \ei>làln^. taebé de poiiit<> et .mii.i> «luu L>i.mo brillant, lu.ùs d un blanc 
lîtux. à retlels plomlx^iv et iioiiàln'^. <Vc«t de L calèue H du tclhiTc aurilT-re. Il sutïît 
lie Imiter le caillou à l'acide mtnquc j^our elumiicr. en .qq\irencc, h' plrMuh \il en or 
pur : du moins tout le phuuh et le tellure >e di><>ohenl . et la |Mr1ic mcl.dlique. do 
plomlvêo qu'elle étnit. devicnl d'un jaune éelalaul. 

PuilloUCï*, |H*pitt>. p\ri(es. or de divoinpo>ilioii des >iilfuiv<. >.d»lc- aunlere* cl 
i|uarU aurifoces. telles éLùeul \v- >euU'> t'ornics île minerai^ d'^^i connues d ^ a encore 
4|urU|u<-s nuiuVs. 

Cosi v%\ iSSl qur |>our Itl pn^mieiv toi^ im uiincur du Tr.in^\aah AnioM. 
«oitT^Ala U prtWmvde l'or dans lesii)'h;,^.-.r'-,:'f du \\it".ilei^r.md, et c\M en iS:^(> 
aruttmMïl qm*, |Hmr la pr»*niièn* l'ois, tc^ fr^'^iv^ Sirulvn >oimnivnt It nu Ir-aitemont 
Ùiduslnrt eelle nndir, nujounl hui célèl^rv^ dan< te monde entier, cl dont |HTSoune 
tian lie fou|i(o»iMil la valeur. 



Lon ïtkMi u TinmiE 



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Qii'<^>i'r linriri^uF ve con^Ui migrai? CVnt hik^ roHir rnrmi^f tlt |*d1^ln mi-iitir»! 
|ii»f^ uti inwii* routât. miuiI^ ntlro i-ii\ fior uii i:im«wl >ilirt>ti\ ol irnCrrrriNnl dn 

ii*îrio» lie- pvfilf^. lje% 






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il'uiKi-«u\. il'uuIroR br-nu- 
cvNip pliH (ri»«- i[iicli}tip> 
Un^ iU Knnl iirranilif. 

i|ij>-li|i|rri]iT< i|i|^'i|li-ill : 
i|ijr|i^tirr<>i^ ilttH^l^. <|tH'I- 

i|ijrri>i><ri»ori^*.<Hiii»^iikt- 

frndith 1^1 pliihinir?» im»r- 

MWtntkts v\ rrninuilii w 

l<*iiu<nl- Siiur^hni 1<-k |Hirlir* tupt^rï^tin^ft oir roxv<lntùni t\e* p)rilf4 fi déiap^^ lu 
raclM*. IfH {fiil«i[H vl \f riinont koiiI rurlrrmiit «ujikI^ r<i4i>mblr. Sî l'on «ttifW un 
inoTiTAii dr i^nn^litmrml, dit M, ilf Lnuiiiky, jr >;iiIH^ 4-1 riiiir^riU *^ cn^H<<iit 4'n^intili-, 
sULiniil uni* iiki>iiic viiirtLc^ pUm-. rfii lc*\ ^nM^ w 31* (U'nMitiriit iUmc 4|iie |iar U^tir 
«Li:ljikn cii'culairii ou rlU|>li(|ijCp Uiilol plua cUîn?, Unlùl plii> Jf>iK-^ (|fji^ In mii&co 

rntdoppunlv n. Ti^ri^c- 

^^_^,j^— ^^r^x ïous lu IraiH'lwd'un Dua> 

,__, --Hr-r^r7^^^^?^'''^'*'t^\.^rV r*"' ''""'^ piwMing ou 

' ^^^>J, --Ttr^"- ''^ ^^^" '!\.'Jr^^^^ "" *ï*'ï nuniit IniMi- lo9 






■fâ^ 






<•>- 



I ArriipK: 4Tiiillr6«rn<iiMU 
fl'iin ^Alrnti âv ce ^tirc. 
«pi'ilK nppHlrnl ^aAW, 
ûuïfli t»l-tT *ui» (Mî iiorn 
de '«■'«Ai'r (]u<.' F>û4il uni' 
Vtr.*rllrmrnl nirmii* le* 
ronfcUiMiE^ralF» auril^rct 
l!ii Tnin^vAiii. 

MnU Aallt ItiLlI Ci>li|, 

4 D'une r^cnfi (rfïi^r.»l<*, IW 'iVx* ^lu i-ûi/Jr dori» le tiiincini du Tniii*viwl. « C'c«t 
1n<it À fait |Nir otf^ptxm «prnn |iru d'or libn* ft i^mLalli»^ diiii% une lu-tiU" rriiic, 
A Mik». h Kimni iïi\n TiiiTjril i|r m jt4*tir<.\ «n |iraf |inmuinr kiUh le> rluhlior^ di" 
mÉtie^du ^ViiMjimijiid mu^ y voir une Lmce d'ur> v lûl-ce pour cda que CMUinra 



IW U -* CBa^liwir*! Jti ^ïvlL n^'N'iipM ^ l#ciJkr«. oifif m.\Kf t^f^. 



ja ton [>A\S LA NATCllK 



|>'rfi<»imps cmii-iiL f'nroro anjounl'lMii. (ju^il n'v a jkis d'or au Transvaal- Il v en o. 
liwi* oii <*sl'il-"' nan:^ lï^:^ galHs ttu dan* le c-iiiÉcnl,"' Li's ^alM^ « ni' contii*nnpnt jamais 
'V"r «^ sjuf iliiii* les |n'tiU's lîssiirrs oit a pu m- (h'pdsrr, nminic Jious le disions 
l*»ul à l'hiHïre. un |ii'ii d'i>r ^i'^ihU'. Kn rrplo géuï'ralo. l'iir rst dans la silice ou les 
^\\nl<*s du rimnd- l'.v^ |nriu-* snul Irî-s jî('lilr>; cllc^ formt^nt. duns le voisinage 
do.* j^.kleU, do? li-.iiin'fTi de petils [loinl'i niiir>: cï eVf^l de ees pelils points noir» 
^ju'il fjul taire s.>rlir le inriai |niVieu\ i|u'i]^ renfrimeiil h iVilé du siilfurc de fer. 
I.e plu* ou mmuâ de jini^iseur des pjilels. <pri]s soieul ^n>s comme une noisette ou 
i-^MiiMïe MU anifde poulr, ne parall pas a^oir d'influenre sur la teneur du minerai. 
iKiii^ une même eoiiclie i e|M'iidajil. les ^^^rll^'s aiirifi'ies smil généralement eoneen- 
ïrtv? jiiti>ur des i;alets ïi's plus ^iilummeux- Mais dos pdels identiques pris dans 
deux eimeheï iinsiiu"* pen^eul a^oir dey teneurs Iri's difl'érentes. 

Kn si^mme, \'or se présente à nnus. dans la nature. *ous trois aspects bien difTé- 
ronts : 

a» iir r^-tn 4t'iits iti sifii-t'. soit sons furme di' |Kïdlelles roulée^i dans les sableSn soit 
sou:? t'orme de p»^pilrs tondues en nu senl |iK»e uvee les qnart/ proprement aurifères, 
{k-< <euls ipii^n devrait appeler am>i : 

l" "r f n'.Vf '/'j'** ir's stitj)iiv}!. soil dan^ îe* ipjarl/ p^rileu\, soit dans le ciment 
do'i ^vn;:l"'nn'r.its : 

^" Or ■'■' '''■•■•'infwisitiifi 'h-s .-.ofj'nn-.K, |H'|uIi"^ lai-n^-ées dano les ahéolcs du quartz 
altort' |Mr -"Uite de la di-xpanUmi de<< p> vtU-:-. 

[\m< quelle mesure Vor que Ton trouxe dans la tinlure C'^l-il eliimiquement pur> 
jnaloiZue à l'ov du lafK^ratoire!* ï>'une Uyon irénôralr. il r^\ très rare qu'on rencontre 
dan^ la nature im métal ;i Télal a]i?.i»luiurnt i?<o)é. il e>t prosque toujours associé h 
d aiitir^ LUi:Lm\ : le-< e<ui<>e> qm. rn iyu point donné, ont aniL-né la rnélalHsalion d'un 
eorpsonl .\^i, eu même lenqis, sur d autre« eoipK, \ous aiou'; parlé ri-dessUS surtout 
de l or um au\ sidliir^"; dr Irr. do /iui\ «lo ploTidi. do rnnre. il antimoine, d'arsenic. 
p.nvo que o'o>l le oa^ le plu'* fn-quont. Mai'- l'or quo I ou n-lir^' de ces px rîtes contient 
liÙMnôuio tou|oiLrs une oorlaine quantité il ar^-ont. i>n Iroij^e livs souvent l'or dans 
le^ minorai'" d'ari^oid propronioul dit>. l\u^ ovomplo le lilon Oidirornien de CoiH' 
slook, eousidôL^' surtout ;iutrofois oommo un minorai d ar::on1. eoniient en réalité 
"iTi pour loo d'or, t^>uanil oes alliaiios naluioK no oonlionnonl que m à i^ |>our ïoo 
d or. allMiîo'i Ivô^ Inon oonuns do* anoioris, on leur di-nno lo uoin dé/oe/ry/v». Mais 
mémo dan* ic- [^lu* liotlos péptlr<> il t a tonjonr< un pou d'ar^jent. On peut donc 
allirmor que l'or ^ tertio, ^auf r.insvinu'> l'xoopliou". n'o^l jantai> de for absolument 
pur. 

|."oi<''mut écalomont a>oo lo moron^'1^ aieo lo hi'^unïtli. surtout avec le tellure (i) ; 
il Unuio atoo oo dernier troî* muIo" irallia:;e'' oom|do\T''. : 

I" Le tellure imro arnontitore Hip[n'lé s\hamlo ou or i;raplu'[ue. très répandu dans 
loh mino^ di' llonk;ni< . 



, I I I << h lu '*m,Mi.ia y. I. I, .i,Hn. ,^| ,1- .-. .. ^■.* ' ■■. ; Il j ,pA|u« iv»*cmti]inf« 



L on DATES LA NATURE 



93 



a" Le (cllure ouro-plombinïi'c ou Icllurr gris- 

3" Le lellure plombo-auriflTC (plus riclif en ploinii qu'en or) qui se présente en 
masses feuilletées. 

De m^me on lrou\e l or uni It envlroii iiioiliù île rliodium dans un niinerni appelé 
rhodiie. on le Irouve axcc '\ pour uio d'argent el lo pour loo de |mll,idium diins In 
porpézii*'. Au (lo|inad<i juirexiMOple fol prosijue urii<|uenïenldes nîineiîojs complexes. 
contenant de TargeTit el d'aiiln'â nit'taux, tpio l'or esi rrtiré. 



Si a. LKS CISEMEMS 



>ous avons ï^numéré non pas tous, miii« les principaux minerais d'or. On trouve- 
l-on ces minerais, dans quels terrains, dans des ferraïus de quel ûge!' 

On a ern longtemps que l'or ne pouvait se trouver en quanlil*- corï^idéralde que 
dans les terrains le.* plus atioicns. Les mines les mieuv connues se trouvaient ton les 
dansées lenains: d'aulr^' ]»arl, une sorte de pi'éjngé alcliimiquc poilalt à croire que 
le roi des mélau\ ne p<iuvail T'Ire conleniparam que dc> preriucrs jours du globe. En 
réalité l'or se trouve en relalion avec les tenants de tont \\if. de l'archéen au quater- 
naire, MiJI que chacun ilcs plissements successifs ipii ont inodilié la plaïu-le ail i-levé 
vers la surface une certaine quanlilé il or, soit plutôt ([uc U-s causes qui ont amcnù le 
dépôt de 1 or dans les temps primitifs et primaires aient eonliimc d'agir dans tes âges 
suivants. 

On trouve li^r. uni au\ anq>1n)rolites, darc" les rides ilc l'iincicn conttJient hnronicri. 
au Dakota. On le Iniu^c <luiis le plissement CLdéilonicii, en Nocvcf-'C, dans le pa^s 
de Galles, dans 1 Onral et la Sif>éric. Du nicmc à^^-c à |>en près Mint les con^-Unncrats 
du Transvaal e( U> gicrnicnts du Itrrsil. L'or >c> tii>uve clans le terrain carUoiiilcrc de 
la \onvelle'Kei>sse* du Nou^cau-lSrunsvMrk. île la Nouvelle-Zélinnle, de riude méri- 
dionale. En France, un peut s ratlaclier les traces d'or qui se trouvent à \\\ (lanletlc 
en Oisans, à lilmjd {Ihmte-^ renne |, à lîmde/.MC ((iard), à Uodièrcs (|>rès Nantc.'^), 
Los mines du (JnccnslamI sonl dans le jurassique. L'or n'est pas moins aliondant 

dans le crétacé et In tertiaire, parlicnlière- 
menl dans les roches volcaniques tertiaires, 
telles que le li-oclule, an nord du l)akota, 
dans une parïic de la Californie, à Otago 
(Xouvelle-Zélinule), dans les ■jrannlilea ù 
élain du Plateau ceniral (on phi^ieurs 
ïilla^e*. centr<'« d'anciennes exploitations, 
]>orlent le nom i\\\ut-i^rvs). en Transvl- 
vame, en Sibérie* dans les serpentines de 
la Sierra IN'evada, 

Dans lc> roches, l'orse présente en filons. 
C'csI-à-fine que la roche qui contient l'or, 
la 'jntujtie (jjénéruleincnt du quart/.ï, n'est pas disséminée an hasard à Iravera toute 




Vin. l 'i. — Ot ^f lilan en rormi' ^If T'iiLllo 4 Eifio^lllnr 
iiitfiirjih''nn'', J^irii, \\>-"-) — It^'^ducMon . l'i. A 
nolrr t In foriDr* rEiiLAlIlnea tiir tcit feuille». 



a^ L OR DA>S LA SATLBE 



Tëpaisseur d'une montagne. Elle remplit les vides produits par quelques disioca- 
lions de l'écorce terrestre. Elle forme une hnnde plus ou moins épaisse, plus ou 
moins large, plu9 ou moins longue, plus ou moins i^onlinue, souvent interrompue 
par des mouvements du sol qui Vont plissêe, refiressée, rassée. rejetée plus loin, 
parfois pUis haut, parfois plus lias : souvent aussi elle csl traversée par des poussées 
éruplives, ou dykes. qui la coupeni de bas en liaul. Kllc présente ainsi Taspect d'un 
grand mur vertical, généralement un peu penché, encaissé entre des parois 
rocheuses, appelées éponies, formées de granités ou de scliisles qui contiennent parfois 
des traces de métal, mais qui plus souvent sont stériles, c'osl-à-dire dépourvues de 
métal, L'éponte la plus voisine de la surface <]u sol s'appelle Uùi. l'autre s'appelle 
mur. Entre l'éponte et le filon court parfois un lit argileux ou soUnin'lp- Il arrive 
aussi que deuv filons courent l'un à c*>1é (ou au-dessous) de lautrc, séparés seule- 
ment par une couche de stérile, qu'on appelle un trafcr^-ba/tc. On appelle orjllortien 
ou or de montatjrie le métal que Ton relir** de ces gisements. 

On peut citer, comme types de mines d'or filoujennes ; lïerczovsk près d'Ekate- 
rinenbourg. dans l'Oural, où Tor se trouve dans den schistes ; les mines du Tessin et 
du Piémont, à (londo, à Macugnana au ]iie<l du iMont-Hose. à Peslorena ; celles du 
pays de (ialïes (\terionclshire) ; celles de Hommeln en Norvège, dans le llordan- 
gerljord. En Australie, dans la province de \ idoria. <iii cumple plus de ,'t ono filons 
jHJuvant alteindie de ^Ti ù .'îo mètres de pni'^sanec. En Californie, un grand fdon 
court parallèlemenJ au plissement de la Sienu Nevada, sur le liane ouest de ces mon- 
tagnes entre ,17' et V'" de latitude, divisé eji drux faisceaux, le Volhfr Me, qui va 
de Mariposa à ï^onora, l'autre plus à l'est, le Conistinh h<h. 

1,01 sque les liions s'enfoncent dans le sol suivant Va verticale, d n est possible de 
les atteinili^ ipjVn parlant de leurs lignes d'allleui^nient. (JuaniL au rontraire. ils 
présentent une inclinaison assez forte et phingriit soU'» les couelies plus récenl^'S, il 
est alors po^^sihlr de les retrouver en loranl des puiïs de plu< en |iliïs profonds à 
mesure qu'on s'éloigne de la ligne d'iiineurrnieiit. A Hciidi^'o (<'n Au^lrahe) et en 
i\ouvelle-Ecos>e, nous tmuverons des séries de filons superposés les uns aux auli^s 
jusqu'à de trè> grandes proforideiu's. 

L'or 'illiiiitit est ceHainemenl sorti, à l'origine, îles liions auriïï-rrs anciens. Tantôt 
c est un gisement anïéneinquia été remanié pardi-s nioii>enu'iits réeenfs du sol, cl dont 
les éléments désagrégés ont été atta(|ués par I éi'osioji et entraînés iiiéeaniquement par 
les eaux lUniales : hintôl ce son I des actions cliîini(|ues <pii oiil opéré, l'ar exemple une 
partie de lV»r <les fdons a pu être dissoute par le eliliHc. <'t (^nlrahiéc dans un hiissin 
où, mise en présence de réducteurs <uganiques. elh-s'esl |iréeipitée. N'oublions jamars 
en effet ijue les choses se passent dans la Jiature eviiclenieiil comme elles se passeraient 
dans un laboratoire où seraient l'éalisérs les conditions mêmes de la nature. 

Ces alluïions anrïR'res se présonteul d'abord le long des rivières actuelles. C'est 
aux sables qui se trouvent dans le fond même des vallées le long do cours d'eau que la 
Californie a d'abord dû sa ncbesse. Le llhin, enïre lî^le et Mannhenn. mais surtout 
de Kehl aux environs de Karlsrubc, forme de nombreux bancs de sable, ù l'aval des 
îles de gra>ier, oi!i l'or n'est pas rare ; il provient évidemment, connue le gravier lui- 



L'db I>4?ie LA ^AT^RE 3^ 



mémo, des rorlics des Alpes. Dauhrêc ûvalnuît h iCo millions de franco h i^uaTiEilé 
d'or, le nfieinffofif, qui est encore enfouie aclupllcincnl dans ies sablos du fleuvc- 
ï'iesque toules les rivières Françaises oui été, en leur temps, des cre^h californifns : 
TAricge doit vraisemblablement son nom (.Ir/nV/^r//) à ses placera. Avec elle, la 
Garonne et le Salât fouiiiis^saiertl encore au wjn" siècle ù TïnMel des monna[es de Tou- 
louse près de !Jooooo livres en paillettes par an- 
Mais aujourd'lmi les alluvions modernes, à découvert, des vallées actuelles, silnées 
an niveau ou trèî< peu au-desïsus du niveau du Heuve, ne représentent qu'une pnrt 
infime des ptacers c\ploil^s. On s'est atla(|ué égalenienl aiiTc alluvions aiuiennos des 
rivières aetuellcs. 

Chacun sait que nos rivières, iHlea cpie de nos joïirs elfes coulent sijus "<»s veut, 
ne sont que de maigres rei^tcs de.-* pni>sants cours d'vyu qui extsUiicnl aux époqrics 




e s C c T u 



JKiiuy 1 At 




OoLci 




Fi>^ I-' — InvriftllLPn fur^nrO d" priLrrf iVl^ilr* rt irn.^nl 
une d«4 niirini-t Ak \'y.i\-i'^it\oii il« '•_i^'u. fUr il'dllu- ïn.. ir*!, — ^ j'<'pit« ir.ilUi^lnn -ie rAn'Ir^Un^ r-ccklFiilAlfi. 

Tlon de r^uflr^Eln ocidcnLili?, ) c^p-i-fi- i l'Arii i"li l•_^l•l^ | rL-ii u<'i ïuq e^ i) 

aniérieiires et ipii enqïlis^aleiil jusqu'aux liords li-s vallées dotit elles n'oeenpent plus 
que le fond. Il l'ul un temps on la Seine coulail. largement étalée, entre Monlmartrc 
cl le M<int-\ aU'rion. I*eu à peu ees immenses loiienls sont devenus nos rivières 
actiirlics- par urie série de retraits tuecessifs dont les traces Jifïut parlaileiiienl vTsildes, 
sous forniC de terrasses éla^ées snr les lianes de leurs >aMécs. l'n vous pnunenanl le 
long d'une rivière, vous pouvez fiicilenicnt \oir ces lerroî^ses, (jCs terrasses, ce soni 
les alluvions anciennes dépoM'Cs par hi rivière entre ebaque période de retrait, à 
mesure qu'elle s'enfonçait d.iwmiage <laus sa vallée, e( que le nive^ni de .son étia-^e se 
rapprochais insensiblement du niveau de son emboueliure, à mc^nre qu'elle devenait 
à la fois plus étroite, moius voluniineiiae, plus lente et plus régulière, ^(yis ecs allu- 
vions se sonl dépOï^iées suivant les mêmes l(ds et de la nième façon que les allu\ions 
actuelles ; il n'y a pas. en elTel, de dilTérenee ejilre les temps géologiques et les temps 
géograpliiques. la nature est clernellemeut la même. Aux temps tertiaires ou quarter- 
imires comme dans la période actuelle, les rivières qui sortairni d'une montagne riche 
en quartz aurilere roulaient des sables aurileres et les déposnionl en allu\ions sur 
leurs bords. Delà, une seconde série de phcers ou gisements d'or alluvial, disposés 
en terrasses sur les flancs des vallées actuelles. Xous verrons plus loin comment, en 
Californie, on appliqua à ces terrasses la méthode dite liydraulique. 



aO ' l'oh DA>S L\ NATUnE 



Il y a plus. Ce n'ost pas seulement comme puissance, c'est comme nombre que les 
cours fl'eau actuels ne rappellent ijue de loin le riche réseau hvilrograpliîque des 
temps disparus. Sous les plaleaux Ciilifornteni^H que les éruptions des volcans lerliaircs 
ont recouverts de nappes dv liasalie> onreïrouve Irts bien le-i vallées pliocènesel plcis- 
tocènes, vastes di^prcsisions coinMées de salilcs cl dont on peut, par des forages, rclrou- 
ver et dessiner le cours. On peut é^lemcnl, de place en place, en dessiner la coupe, 
entre la roche dure qui encais?init la vallée (/Wroc/rl (i) et le hasallc qui la protège. 
Ces aïluvions recouvertes, qui ont parfois de loo à i5o mètres d'épaisi*cur, ne sont 
naturellemenl pas partout riches en or. Les grains d'or s'y (roulent surtout au fond, 
où leur poids les a maintenus, et près des coudes ou des barrages, qu'ils n'ont pas pu 
franchir. Parfois on trouve plusieurs couches de graviers aurifères superposées et 
séparées par des coucbes stériles. Ce qui n'est pas étonnant ; les rivières plioccnes et 
pleistoccncs ont nécessaircmeni suivi la même évolution que les rivières actuelles, 
obéi aux mêmes mouvements de reirail, formé des lenasse». etc. Pendaiit cerïaincs 
périodes, elles onl roulé de l'or: pendant d'autres, elles ont déposé sur leurs bords 
des alluvions non aurifÏTCs, 

A ce^ trois espèces de gisements : alluvions modernes découvertost alluvions an- 
ciennes en terrasses des vallées actuelles, alluvions recouxerles des rivières anciennes, 
il faut, depuis la dccouverle des mines du Triui?i\aid. en ajouter une quatrième. Au 
lieu de filons, c'est-îi-dire d'illeru^talion^ \crtieales postérieures à lu formation des 
terrains encaissants, on reiie<»nlrc Ici des couches sédintcntaires qui ont dû se dé- 
poser horizontalement, poslérieurcmenl à la couche stérile qui leur scrl de base, ou 
mur, antérieuremeuL à la coucbc sléiîle qui les recon\ re, ou toif. Si le sol de l'Afrique 
du Sud n'avait pas élé reniaïiié depuis l'époque "le ces dépôts, un puils creusé a uue 
grande profondeur y rencontrerait succssivement pliisu'urs couches borizoïitales de 
conglomérais, isolées pai des couches également bori/onlales de stérile. Deux puils 
forés suivant un même degré de longiludc dcvraicnl percer, à des nivuauv également 
dislanls. la même série de libins parallèles. 

Il n'en est pas tout à fail ainsi, parce <[ue îles mouvements postérieurs au\ dépôts 
aurifères ont plissé et incliné les cnucbes : tes surfaces hori/.uiilah's sont <lc venues des 
fonds de euvelle, dont les bords afUeurent â la surface du sol. (Jn donne â ces alUeu- 
rements. que l'on peut suivre sur de longues distiinccs, U' ikm» île rrrfs (hancs 
de rochers ) cpie Ion a fort improprement étendu au\ courhes elles-mêmes dont ils 
constituent la hor<lure d'atïlciiremeut [otitci-op'). 

l*our se rcndri- lui i oni[île exact de celte djs|ii>sitioiï, il fnut se i-ajî[>elcr les traits 
essenliels ilc la géologie du Sud de r.AI'nqui.' {a|. Le soubassement du cimlineMl est 
formé par dei* lenaïus anciens, émergés dès l'é|iti(|ue [irimairc. el qui dès l'épiMiue 
earhoniR'ie cousïituaienl un grand continenl s'élenilant vers ]\->i. (*es Inrrains enve- 
loppaient la gninde conque du Karrou où se sont déposées loujes les couches sédi- 

(i) /.a rt'rti/' du Ht. L'jm|iorUnrp iIpï iiiinM iL or '-iluiV* m |hiï* an>:l4i-x^iou fl iqlirimtk, Afriipir lin Sml, 
Aijî<trKlir) p?l cûu*<? i{\\c U- kn^'Q^v cici EiiincLir», ilvt irigi^ikijrï. . •.-{. do- <ip^C4i|ali-Mn' t^l Imil fard i!c na/ii 
Biiiflai». N'iMi lo? fvgiliiiMt^npiis un gidifAg^'- 

(i) \y ûprii'» M- de Ljima* . ies Mines d'Or du Trnn^vitoL 



L on DAnn la native 



^7 



méritoires ju^qu a la Plu delà période sccondairo- Depuis lors, le pays nu plus bougf^, 
n'a suhî aucun plissement, m aucun retour de la mer, Jl s'est seulement produit, 
^ur sa bordure orientale, un efTondremenl qui l'a séparé de Madagascar e( de l'Inde. 
et il 3 vXé soumis au lenl travail de 1 érosion. Mais tandis fjue les lorrains du Karrou 
^terrains lacustres) sont restés presque horizontaux, avec leurs couches de houille 
Iravej'&ées de cheminées éruptivcs (où sonl les mines de diamant, les fameuses mines 
de Kîmberley), les couches marinci? des hords de la conque sonl légèrement incli- 
nées. C'est dans ces couches que se trouve la série aurifère. Dans le Rand (i). fl au- 
dessus du soubassement grnnitjquo vient immédiatement... une série de schistes 
gréseux et de grès à magnétiïe. puis une épaisse formation de quarlzitea et conglo- 
mérats dans laquelle est concentré l'or (de Launay)», Celte formation se retrouve, 
au moins théoriquement, sur tout le pourtour de la cuvette du Karrou, dans le Soua- 
ïiland, leZoulouland, la montagne de la Tahle, Celte formation est souvent surmontée 
de colcaircs dolomilic|ues aux formes bizarres. 

Surfoce plane à l'origine, le Karrou est devenu une cuvette, La formation aurifère, 
au lieu d'être horizonlalc. présente ce que les géologues appellent un syncfinaf, c'esl- 

iVdire que les couehes for- 

«WimrK'nh.iiTf ""'"' "^^ '"'^"^ "" Pl' concave, orienté 

TMdribiîT'q; *l'i rioi-d-cst au sud-oucst. 
Dan^ toute la partie nord 
(Johannesburg), les couches 
plongent uniforménieEit vers 
te sud: dans le sud (lleiileb 
hcrg). elles plongent vers le 
nord. Ces ileuv plongemcnis 
doivent se conlwjucr dafls l'épaisseur du sol et se raccorder par u[l tbuhvog ou fond 
de vallée à peu près hori/onlal. Ou peut trouver ù peu près la preuve de cette 
bypolhcso dans le reef le plus voisin de la surface, ou Black rcff. Il est très vraii^eni- 
blahle qu' elle se vérifierai! égalemctil si l'on pouvait atteindre le fond des autres 
reefs. On cojislale. sur chacun d'euv, que la peiile va progressivement en s'atlénuant- 
Cette penle est moins brusque dans le Kimifriey /îcp/'que dans le ^ïain fteef. Elle 
diminue 1res rapidement à mesure que l'on pénèlre dans les profondeurs. Tandis que 
certains reefs sont 1res redressés et presque verticaux, au point d'alïleuremenl, ils 
prennent bientôt une inchnaison très ilouce de aô à '^q" seulement. 

Il ne faudrait naturellement pas s'exagérer la régularité de cette disposition, Théo- 
riquemeiil, lei^i lignes d'ailleureToeiit forment autour du Karrou une série d'anneaux 
concentriques que 1 on devrait pouvoir suivi-e sur toute la longueur du pourtour. En 
réalité, les couches sédimentaire<4 présentent une remarquable continuité sur une 
ligne de 5o à fio Itilomèires de long, dont .lobanneshurg occupe h peu près le milieu. 
Puis. apr<;s une inlen iqition vers l'ouest, les oufcrops forment un demi-ccrcle se diri- 
geant vers le sud. où ils se pcitlent dans des dislocations. 




- -■,.., ■^. 



Fi6. 17. — Co4ipf irdDDVcruTQ tEn^orli^u? tfu «yacrinil du Wilndl^nrand, 



(1] .\brjgi^ do Wi1nal?r»ranil, co i|L]i icnt dire en hollandais » la ctiainc des eaiii blanchei x 



s8 



LOB DANS LA NATURE 



Thduri que ment aussi. Ir conglomérat rlcvraitcxisler, sans interruption, sur loulo 

retendue d'un synclinal imriiere. On aurait oin^^i, dans la cuvellc. comme une série de 
feuilles d'or li-fjèrement conravcs iaoli'-es enlrc ellei* par des feuilles de schistes égale- 
ment concaves. Or, bien que, relativement à d'antres r^-gions. le* r^efs du Rand 
présentent une i-égularité très remarquable, c^ependani, dans les reefs comme dans les 
liions, il existe des zones particulièrement riciies, en forme de lenlilles ou de colonnes, 
séparées par des zones pauvres. La conlinuilé d'un re^/" est souvent rompue par une 
faille: c" es I à-dire que. lirusqiienieni, touli-s les eonelies descendent à un niveau plus 
ou moins inférieur à ccKn quVdles oecupuîenl de l'aulre eolé de la faille. D'autres 
ftiis le recf a été traversé de lias rn liant par un tfyf>r. cest-i-dirc par une mjeelion 
érujilive ; il faut donc, pour retrouver le rfef. j>ereer ou tourner une aigudle de gra- 
nîl ou de poipliyre. Derrière le dyke. ou relïouve parfois le reef an [nème niveau: 
parfois aussi l'intrusion des matières volcaiiiques Va déjeté plus haut nu plus lias. 
Certains r^rfs bifurcpïenl en deuv veines qui von! se réunir un peu plus loin, quel- 
<jucfois des bancs gréseux s'interposent dans le cojjgloméral. H esl donc très dinîcile 




Fi8. iW — r->"pB rf'on jljka (d'ûpr^* 




it^mmUoiTarim 






de suivie le tracé d nii m-f ni»n seulemcTit sur loul le pourlour du Ltssin du Karrou, 
mais souvcjit ménie >tir les (îo kilonu^'lrcs du Itand, et très difîicile aussi de réunir 
deux tronçons ditVéreiits d'un iiicme vrrf. Quelquefois même «in n'arriverait pas a dis- 
tinguer neltentent un reefd un autre, si le^ nnigloniérats n'aviiiï'Lil dans chacun d eux 
une composition un peu parlnidièic (i). 

J/épai>stur des rfefs est aussi iiTégulière que celle des fiions. A la mine dite du 
C/ifimp iViir. par exemple, <in rencontre d'itlifird un reef, mince veine à gros galels 
qui ne mesure que o",ol à <ï*,o5 d'éjwisscur. H e^t séparé par i m^lre de stérile du 
A'oWA Iiecf[-i) tbranclie du Main Uecf)(:î^ t.ii les conglomérais ont une épaisseur 
moyenne de <y",7o. allani en cerliiins endroits jusqu'à 2"\<tD. Lue couclie de 



(i) D'apK* M de Lsiinav. \q Stnilh ncpf» do* vi'inc minCt" d pslrls nplali!- , le Mnin lifef Lrader c^l 
j:^iioralcmcnt lupcrpn^,' à mi lil ari^ilem a^cc u'ie voine ih (|MarTi : V Main /Ojpf ■> i mMic à a mclres dp 
eonglnn"ra(ft à palclï onondi* et j;rri> tnmme dt"- nuLi . It Itiiit /U'-f a -le* palets j^n-'. roiiii ne ile^ wuRd m^eaui, 
le Kiil\Uf'!-'\ di-^ falela cnirme-4 avec SiesuCitui] di- nuarOJle*. le ///nf.-* eil Iri-t. rielie eu ^i^nLrî 

(a) Banc dn Nord, 

(S) iianr |)TJncipal, 



L OH DA\S LA NATURE ^Q 



7 mèlres de <|uarlzilG le sépBrc (l'un autro rccf très mince, donL l'épaisâour varie entre 
d cl 5 cenli mètres - 

A la Bonanza, le Main ïleef (qui variait nagu^i'e de C^.yô à 3".5o) a de ©""^ôo à 
5 nnètres, ïl esl séparé par o'",70 h r",5o de stérile du Main Re^f Leader {i). qui 
mesure souvent i mètre d'épaisseur. Environ 5o mètres plus loin on rencontre le 
Souifi fi^f*f (^}> qui mesure i^.yo, mais qui est souvent divisé en lr*us veines isolées 
par des grès. 

Nous nous trouvons donc ici en présence d'un gisement sédimentoirc. c'osl-S-dire 
de eouclîcs qui se sont déposées de la même manière que la meulière de Une ou la 
craie de Meudon, probablement sur les bords d'une vuste la^'une aux eau\ tran- 
quilles. Cet exemple» le seul (jul ail une haute inipoitanee industrielle, n'est yyas 
absolument unique. Par bypotlièse. on pcul admetti^ que certaines couebes |)ritni- 
lives, b's gneiss aurifî-res de Siliérie et de> Alle^'liaiM». ies scbisles irislrtllins de 
Géorgie (Éliils-Lni.'') et de lu (liindino du Nord sont des gisemenlîs sécliinentaires. de 
même que les itiieoluuutes du lirésd. Les poudmgues du (Jurenalariil (Australie), de 
la Tasmanie, sont très conq>;ua)tles a ceu\ du Tnuisvaal, 

On trou\e même des gisements aurifi'res dans des Icrrams |ibis récents, dans les 
eoucbes carbonilères de la Nouvelle-Zélande et de la N'iuvelle-Leossc ; il \ a des 
traces d'or dans le eonglomérat tiouiller du (jardon. Les gisements du (jtindwana 
(Inde méridionale) sont également <)édimen|aii^<i. 



1^ 3, — msioiBi' DKS i;isKMt:>TB 

Comment se sont forniés ces di\ers gisements.^ l*our les gisements ui1u\iaii\ la 
réponse, nous f'a\oiis >ti, est relativi^uiirit laeile. Ils Jie mhi\ é\idenïmeiit que k'H 
résultats de la déromposjtiiiri di'> liions uiirK'i^>^ Les niiiirui's le .siveiit bien : chaque 
fois qu'ils i>iit trousé un itliict'i', ils esMiieut de rcmimlcr l-i \a|léo iiifidei iir ou 
ancienne où ils ont Imé des sabU's aurileres, ils ont toute elianee de rencontrer, ^oil 
dans le (ififrork soit près des si>urees. le lîlon originaire. Dans le cas des conglomé- 
rats sédimentaiies, on lencontre te lîlon quartzeux dans les mo[itagnes granitiques du 
pourtour. 

Mais comment se sont formés les liions eux-ini^mes, et d'où ^ieiit l'or qu'ils 
contiennent? Ici l'on ne peut (|u'émettrc des bypolbcscs, ine seide ebohc est 
certaine, à savoir ([ue l'or est venu de <iuelque pari, qu'd e?(isUul dans les prol'ondeurs 
de la terze. Les anciens croyaient à la reproduction prompte et pour ainsi dire auto- 
matique des gîtes niélallileres : v Dans un court espace, disaient-ils, lo temps rem- 
place ce que I liomme a evtrait. et continue à nourrir le métal inépuisé,. . » 

liiqiic brevi spalitK qiiac sunt cHossu ri^|ionit 
Tcnqius. inciliaiLsli svr^ans alimenta mctalli,-- 

(0 Guide du Mdin n«r 

(ï) Banc du Sud. 



3o l'or d*ns la. wtlhk 



Nous nr* croyons plus ù celle gc'iirralioo .'^imntiJtu'e ilos mélaui. Nous savons i|u iU 
cxislQtcnt, l'or comme les ûulres, dans le ^lobe en fusion que fui d"ul>ord noire 
planHe. Lorsque l'cjï^orcc de ce globe se solidilin, puis se refroidit, le reirait causé par 
ce refroidisse m en 1 amena des fissures. Ces fissures tendaienl a se l'emplir ; en \erlu 
de la pesanieurH toutes les masses encore pileuses ou liquides qui existaient à la 
surface ou dans les profondeurs fendaient à les combler. Est-ce le métal en fusion qui 
n'est, comme une lave, introduit directement et eristallis»^ dans ces fissures? Ne 
faut-il pas croire plutùl que Tor a élê dissous ii de liantes températures, j>ar de puis- 
sants liquides, des eaux tliermales. à base de eliJore par exemple, et que c'est à 1 clat 
de chlorure d"or qu'il a été entraîné dans les fissures^ où il s'est précipité pour donner 
naissance aux filons? Ne faudrail-il pas oclmellro les doux liy|ïolhèses à la fois, croire 
que certain» lîlons oui été cristallisés par voie de fusion et de refroidissement, d'autres 
par voie de dissolution et d\'vaporation ."^ Cette liypotlitse eoncilialrice est liien la 
plus vrairicnihlable. 

A lu question de l'origine dos f-iscmcnts se ratlaclie celle de leurs variations en 
pi'ofimdcur- 

Cerlains nûiiours croient h la chance, h ta bommza, comme disent les Californiens : 
pour eux, un gîte pauvre doit forcément h'em'ichir en profondeur : «force de piocher 
courugensement. <m linini bien par Irouvei' la veine cpii fera de vous un milhar- 
diiirc 1 tletle espérance n souvent élr sui^ir^ d'elFct, mais d'autres fois elle a abouti à 
une amère déMllu?<ioïK l\ir rcactimi ctintiT cet excès de coiîfiance, les minenis d ex- 
périence en sont souvent venus à croire que tous les gisements s'upfKiuvrissaienl en 
profinideur d'uur fu<;on eontiime. 

DarH heuucoup d'exploilalions, aprè^ ries rêsullats ines|K'rés dans les débuts, on 
a vu peu ù peu 1rs teneurs se réduire: les uiineurs attirés par les succès de leurs 
devanciers ont éprouvé déboires sur déboires. On coiLnaït par exemple un fdon 
d'Australie oij 

Jiiic|u'h lut"' de praromlcur le mîncnî donne So" drir à la loiine. 

A pcTlirUc t lit"' — — Soff — 

— \iui"^ — — -i^f " 

— iHiii" — — i5p' — 

Duni rOund, un n trouvé des mines qui donnent ^,"ï L;raninies à la surface, cl 8 
ou î> seulement îi \ii mèlres. 

On n rappnH^lié re^ fuil^ actuels de ci* faiï historique hieu ccïunir : a savoir que le 
monde untiipie a faliriqué si's nunuiaics el ses hiimtx ;nc<' des uiini^ais extraits 
uniquement de rKuro|ïe et d'une petite pariic dr l'Afrique et de I.Vsie. Or les 
mines anciennes, mid^ïn^ bi Hupérim-itc imnicnsr ^Xt:' notre i>nlifla<^\ ne nous donnent 
plu»» en f^nt^rnl, que «les résullal^ 1res iLu-diiK^rs, Ou en a eimehi que les gise- 
mcnti ëtaîciit riches surtout itans leurs piulîes bautcs : tors(pje 1 homme en a, pen- 
dant un temps iuvorsenient proportion m-l li \-.\ puissance île ?^esniinens d^oxlraetion. 
gratta la superlieie, il ne laisse à ses sitrcesseurs que des minerais de plus en plus 
piuvrea* Et cette conclusion on l'a finiuulée en une loi. la hi intp/mu irissement des 



LOU DANS LA >AT[.'Ke 



3l 



{fisctiifiitu : dans un gisomcnl donné, filontcn ou alluvial, la teneur du minerai 

décroît avec b profondeur. 

Ou seloit un peu lro[i liù(é de fornuiler celle loi. Elle esl loin de se vérifier 
partout : on esl arnvé, n<jlaTTimcnt en flidilornie, h de très grandes prtifondcuri* sans 
noter la juoiiulre déeroissancc- En fuit les unnes proHn^des onl été souvent ahan- 
dojmées nnn pas parce «jumelles devenaient pauvres, niius ù cause de raugmeiilation 
des ïVais et de l'impuissance où l'on se trouvai!, avec les anciens proeédés de tratle- 
meiil, ù tirer parti des minerais sulfurés non altérés, a A richesse minéralo;^ique 
égale, dit beaucoup plus Justement M. de Lannav(i), un gisement devient indus- 
triellemeni plus pauvre a>cc la profondeur par suite de l'accroisse ment des frais 
d'cxtruclionn d'épuîseincnl, des travaux de recherches pins délicats et plus coi'ileux^ n 

Ce qu'il ne faut pas oi^blior, c*usl que l'aspect du minerai est tolaiemcnl différenl 
suivant qu'on se trouve au-dessus ou au-dessous du niveau des eaux permanentes. 
c'est-à-dire dans la zone d'alléralion et d'oxydation des pyrites, ou dans la zone où 
les sulfuT'Cs se sont conservée. Dans la zone d'altération, les minerais apparaissent 
sous une l'orme qui les rcod plus faciles à Ira i 1er : ils ont subi un enriclnssemenl 
chimique pjir siitic de la décomposition des sulfures, qui a permis à l'or hbre de 
s'agglomérer dans les cavités, et même noe eonccntriitjoii méeaniqïie jxir suite de 
l'érosion. Il ne faut pas oublier en eifel qu un plateau comme la Norvège ou le 
Coloi'ado n'est que le reste d'une haute chaîne de montagnes qui dépassait peut-ôlrc 
les Alpes ou le Caucase et dont les sommets ont été u.sés par les agents almosjthé- 
riques. Si ces sommets conleruneiil de Tor, cet or grfice à son poids doit natuix'lle- 
n»cnt se retrouver en grande partie dans les co\ïehcs f-upéricures du plateau actuel, 
où il est venu nourrir, pour ainsi parler, les cristaux prinnlifs. Le haut de la mon- 
tagne a été, pour ainsi dire, décapé ; l'or qu'il contenait est tombé sur la base. Bien 
de pareil au-debsous du niveau hydrostatique, où l'on ne trouve plus le métal natif, 
mais les sulfures. On aperçoit très bien cette dilTérence dans les filons à grande 
altitude. Par exemple dans le Comslock» qui monte jusqu'à a 800 mètres, on a 
constaté un appauvrissement notiible le jour où Ton a pénétré au-dessous du lunnel 
de drainage, c'cst-à-dne du mveau des eaux courantes- En Europe et en Asie. 
connue les gisements ont été exploités depuis des époques très anciennes, ils ont 
généralement perdu leur couche superficielle oxydée, c'est-à-dire exceptionnellement 
riche. 

En s'appuyant sur ces faits. M. de Launay a modifié comme suit la formule trop 
Simple et trop absolue de la lin des gisements : 

y Dans les gisements d'or, on a, à la surface, des oxydes de fer provenant de» 
pyrites avec lesquelles l'or est hahituellement associe en profondeur, des quartz pleins 
de cavités résultant de la disposition de celte pyrite: puis une zone, remarquable- 
blemenl nclie en or, dans laquelle cet or semble avïiir été déplacé chimiquement et 
concentré par les eaux de manière à venir nourrir les cristaux antérieurs ou à se 
déposer, comme une sorte de végétation aurtJerc, dans toutes les fissures du quartz- 

(1) lie^'ue générait des St:ienùes du 3o avril iguo. 



^•1 l'oh iïans la satire 



dissiiiiiilr en i!e*n'oiniïinîiiftiiïts dilliriles ^ Ir.iiU'r im-lalKiv^'iqiioincnl ol rc?lcsou\cnl 
iiivi'^ililo. i> 

Oi-Mv i)!!^!^^ n'sîiiii*' adiiiiraliK'menl loiil vv (|iti prrtv<l<'. 11 fiinl on icïcnir ceci : 
les cJiiLFres ilr ivikiU'ineiit. pniTois trè^ i^|evé>, les furililés d e\[>li»ilutiiiii (|iie l'ou 
remiinlii" diins une mine h .m*s <!rlin1s lu- dinvi'iil jinnajs faire |îi-éjnp''r l'a^enli'. V!!n 
cette miklière, il ariïvu Hiuveril <ju\>[l nuiiige son |>ain Manc le pLeiitiiT. 



Sî r<iii jede lin entiji «rieil <<nr nue ejirle île Jii ivparlilion de l'or h la sniTaee (In 
^Kilie, le |ireiLiier liiil i[ni lVji|i|ie. r~r>l I iiiliiiii' ilis|h'rsMiji iln iiirtal |iriVieiJ\. KMoiiis 
|);ir 1rs iiicil^ nia^'ii|Urs iri\lilni\i<]n, ili' l]ali1'iM iiu'. île TraitssaaL ilr ^^ esIeni-Aiislmliu, 
«le KIondikr. rmuN sdumu"* |kh(i's à eriïire ipie l'or est eoneeniré presque iini^pie- 
iiiiTit dans nu ]ie(i( ncunUir île ré^îniks |invilr,>>iiVs. C'v^\ loni \v eoiilniiii' <]iii est 
vrai. Si mms j{ii<*iii>iis iin\ r\|ttiiihi|ii>iis iittiii-lles Ions 1rs ^is<-inenLs aiteieiirt déjsi 
l'pnisi's, iiitu> tiitiis ji|u-ei-eviins ipi'il \ ji <lr l'i>r à pini ]>i'ès paehml. Kiieorx' ne l;iiit-il 
pas nims ilissinniler tjiir ni^ns sniiniirs |i»iii ili> nMiimihi' li>us les- pseinenl'^ d'or 
r\isliniJs. \i»ns iiZNoinii'" tjn'niv Kï eiMiipo-^iliiiï» (l'uiu- i;rande p^rho, penl-t^lre de Ui 
iiiaji'Lire parlîr de l'iVorre leiivshe. Il esl à lemaiipier i|ne c'est snilemenl depue* un 
ileim-su'ili'. depuis |S'|S i-u\ iruii, ipie se soni l'aile'' les ■:e«iLdesdiVoiiverlrs de leennnft 
iiurilèies. 

I.es anciens piin\iijenl eri'iri' à \a eDiieeiiliation de l'i^r daris des iv^nons ndalive- 
nienl pen rHnuhiensrs, Ils ['e\ha\iMent |H'eM|ne e\elnsî\,'inenl de l'Kspa^'iii', des 
llcnvr-i jj^aiilms. delà halnialie. tle h Tr:ins\t\anie : ils reei'^au'iit les pnulnils de 
rUnrid. et cliMjnt'Iijnes ndiies de l'Asie et de la llaule-K;r\pJe. *.>n u'enl jn-riiMeiiieiil, 
dnnuîl liMil le niciy<'n à<îi'. snr les mines ♦■\]di»iti'es |Kn' les aneu'ns. on nlilisjî leurs 
pinis H Imn* galeries. ( ]V>I à |iriiir si on \ ajiujiii ijni-lipn'<^ Inm^adlis nifn\rlli's en 
Allennijine, en l'Vaiiee, nn pi'ii |i:ivlniil, \ii xi'siiVli-, Ir nmovenirnl de-^- ^^eandes 
découvertes etil [mur ell'rt d aupurnli'r daii^ ile> proporliuns ini|N'é\in'S la superlicke 
uurilere île la planèle. Les «juanlilêsd'or lron\<'es an IVrnu vl dans les f iny.uies |irc>- 
dnistrent sur riuia^nnalinii di-s peu|ilr> — i{ sur rellr de^ iu^:îjji'urs eux-nirnu's — 
u»e ni puisïunile inipLi-ssion. ipi'rlles doini^n^ul uaissaïue au ru\(ln' t\hll-ihv'iiUt. ti \\^ 
doiT B, le pavs dr I nr. Ou [dav^nl iréuéialemnil tii-lhii'i'l" enlrr l Auiafline e| 
rOn'noipie. c'esl-ft-din* dans le [dali-au de- lîu;iau<'s. \n Imrd d nu lae s l'-lrvail. 
ilÏHiîl-nu, nne \ille nuT^eilleuM* demi li"^ h>il''. n>u\erl> dr luite-. ir^r. l'tiinvlaieul 
au «rtïpîl eoiieliaiit, dmil le^ leiupli's élairnl lailk-s dau'- di"> ^rolle-i d'ur. hU-tktrwîo, 
c'était eneon* pour lu fonle nn Imuukki' 1<»nl diuè, dont li"'< i fii-\en\ e( la peau uiènio 
^tnîoiit eminils de pnnilre d^)r. Kn tô.'Ui. lM-oi><r de Spjn', en i5'ii. Philippe de 
Hiittcn. pniï* Wnller llaleiffli. v\ riieon- en i 7 m», ilnr'-nian. enliejnireul des voyages 
dîna la diWvanIr rsprraner il ani\er en lU-lhwnfht. Il Tanl loiv dan^ \i\ prrsistaniv 
de cctlc lé^t'iule le uiélau^e de denv laits \rai> : l'imporlance des nchessi^s anriièivs 




% k' ^ 




IUli^r. — LOr. 



34 LOn DA>a LA NATURE 



delà (.iiivani^, la présence de roches inicacï^cs que l'on prenail facilement pour de 
l'or. (î'est dans de? firolles ù mica que se Irouvaienï les leniples des indigènes. 

Dans le monde actuel, on pt?ul représenlcr a peu près oiusî la disliibulion dos 
terres h or: 

Dans l'aneion continent, on trouve en Europe non seulement les traces des placers 
de la TurdétQuie^ de la Lusitanie, de ta (àaule, des Alpes, de la Dalmatie, du Tvrol, 
du Rhin, liw points nnrilï'ros du pavs de Galles et de la Norvège, mais les gisements 
encore assez im|HU'tnnls de la Trjinsvivauie et de la Serbie. Vers TcsL on rencontre 
les importants distriels miniers de l'Oural : puis, le long des montagnes qui séparent 
lo grand pl;ileau asiatique de La plaine sîLénenne, le? mines de TAItaïn du Baïkal, de 
TAmour et, au tiord de chacun de ees gisements, les plaeers alluviaux étendus le 
lon^ lies rlvièreî*, de TOb, de riénissei, de la Lena cl de leurs allluenls. Au centre, 
la Chine recelé des lielieïJscs aussi eonsid érables que mal connues: dons les pénin- 
sules du Sud on trouve l'or dans le llaul-Tonkin. dans TAunam central, dans le 
Laos et le Siam, dans le Maïssonr cl le (iondwana, L'Afrique possède, dans son pla- 
teau nii'ridional, une prodigieuse accumulalion de terrains aurifî'res. Mais on en 
lnm\e également au nord du jj:olfe de Guinée, en arrière de la CiUe f/e t'Or. dans le 
Foula^Djulfui et snr h- Sénégal : il y en aeu au /î/u th Ouro. Les anciens en tiraient 
de ri']^Mph' connue de l'Arabie cl les caravanes eu apportent de l'intérieur du Soudan. 
Madagascar, la i^niude île, a quelques placers. 

Kn face des placer!* de la mer d'Okhotsk s'étendent ceux de TAlaska et du 
Klondike. Puis, le louf; ilcs Montagues llocbeuses, à la fois vers le Pacitiqoc cl vers 
les plaines, tout le Tar-AN est {^i) américain est terre à or: Colombie britannique. 
Calilitrnie, Dakota, I lah, (.^dorado, Siuiora mexicaine. D'aulres -fisenients appa- 
rairiseni au nord des ■■rHn<l> lacs et dans la \ouvelle-Kcosse. 

[,' Amérique sud, e'esl la lene ïlassic|ue, la terre dch périodes héroïques. Les mines 
de lu Colombie, de IKipiateur, du Pérou, de la Itolivie. du Itré^il soûl bien décliues 
do leur antique renoni : celles du (ïbili, de II rngua\, de la Patugonfe. de la Terre 
de Feu n'ont qu'une iinpdilaiice sen^rulaire. Mais le> tiiivanes : brésilienne (ou 
plutôt en territoire i onteslé cuire Urésil et KruiiccV fraiivaisc. liollanduise, anglaise. 
vénéiîuélienne ont de riches f.'iscn»ents dn quart/ sur le plateau des Tumuc-Hamac, 
de» plaeers dans les valléex qui en deseendenl, 

1^ dernier né des nouveaux mondes. l'Australie, réservait aux cliercheurs d'or 
bien des sui^prises. A l'est c'c^l un grand cmissanl. nue laucille d'or qui borde Tin- 
térieurdes Alpes auslrabeunei' : à l'ouest ce sont des champs d'or qui sont peut-^lrç, 
h l*lieure pn'M'ute, les terrains les phis riclies du jzlolie. L'or ^e l'etnuive en Tasmanie, 
dans l'Ile sud de la ^onvefle-/élande, en .\oii\ellc-(jalédunie. Kn Nouvelle-Guinée, 
un Ta trouvé déjii dans la parlie sud-est. Mai> il u'cst |ws douteux que cetle île 
immense, la plus grande de toutes les îles, nVii recèle ailleui> des quantités eonsidé- 
nblcs, 

(l) EilTOiitd^lkrcitiimt Ou iit>nm' iv iiimi mu ihj*^ ihi P,ioilîi|Uf Lo.'oUh* rljiMi* tiir r\llanlâL)uc Appr^U'ronl 
■■liinllourtDl l'Oiml Kl |>nirii-> i|ii Mi>^i«>ijM |j>|-H|Li'H^ri » rufL^ii^-,! j^lus loin, nu Av\à i\v^ Mi>iil«gni4-t\i>cli?iiH«, 
U hliul donner un tiiln nojii ï »s Icwtvt nouwUn. 



L OR DANS LV NATUFlE 



35 



Noua croyons avoïr passé ainsi une revue rapide clo tous les U^rrains aurifères 
ancicnnemenl ou actuellement connus. Nous reviendrons en détail sur les principaux 
UVnIre eu\ ; il n'était pas mauvais d'en donner dès à présent une vue d'ensemble. 
Mais, il importe de s'en souvenir, celle énuméralîon eal certainement Irca incom- 
plète : il y a certainement de nombreux gisemopU que nous ne connaissons pas 

ur. 

ire montre que Tor est presque 
Iiord des Ilots commç à l'intérieur 
ncicns, témoins des Ages disparus, 
lays qui ne possèdent pas. ou qui 
:urs sables, dans leurs inonlagjies 
Cor, 



UbniriB NONY et C^', 63, boulevard SsiaT-Gernuin, Prrrls, 5*. 



LES ENTRAILLES DE LA TERRE 

par £. CiiraTiER. -^ Un ToLuoe grand ia-4- {il"" X ^^"), iUuBlrt, 
br. : 10 Tr. ; reli6 loib, fera apéciflui : 14 f r, ^ reliure ainnLtur, 18 IV- 

■— NousïTDns peosé qu'uujnurd'ttMl, nua jeunes gtinf. donl i'UïpcU i^riU'iue 
iViarce TOlotUen, 14 dev^ium pJu^ ■« unN'niEjr 'U-- r4cii~ imaginairuH al blco 
■gCDcâi qu'ila u>ieDL.. C'eaL ^lOiLrqiiûl, abandùnoanl Tes clii-mm^ aiysLérieui priur 
losquiill DOuBXriOnfidu reïiv un htpQ mauvais fiuide, noua Emm^nvroiis nu^ luc- 
teon Hilv n>ui« i^lircMecLi [dny^ufufï p^r □c>ii'<i>u par d'âuirt^ < cuneui ie 
Û DAtore ■, Au aurçlus, les mer^'ciJlri c|ug rdch yLrouveronsKroiLisuUlsjniDKial 
DDmbRuKi eEHpUvsiiU'v mitr'lttnner a mtouvrjg? un r^l ■□IFcét,. ° Uilairv, 
a-I-on dit, Hl comme ud« enarmc oran^^ que le trâvuiJ }iumaLrL preueel donl le 
Buc coule iHola le long dts conlinenu percha el déchiras. * C'esCcelie [lenï^ qui 
domine c« ]iTiç;r'rt4ellHquflnoLi^vnijJrnin3 |j,ire pâmer dan-H r<!Apriidii leciflur. 
ScmitiHEr 

jKfrotfiuïiDn. ^ LA lam vîLdu 1:^ i^rre. Rappori d« l'hocaraeflL da Iq lerre. Les 
rlcïHuea iniR^nlea el J'avcntrd?^ iiâliuji^. 

Pnimtfcrp pafiit ■ U Tnt* 

Le globe terresErCr — u^ esKit »uif minEs. — Le hv »ul«rarii : volcms ; 
gcjMn^ nunxs ihecmale?: Ereintrltunciitt) dEli^rre- 

Deuiième parlle : LnlUia tl ]■■ OurUntr 

Lti cumbialiblea. — [^ hûuillf. ^ La mine ci les mineurs. — Autour de lA 
mina- — Là ym du mineur. — La mines d^ns L'jnliiiuttu. — Le charbon noir et 
Ta bouille blincFie. — Le ik^ItdIc. — AuLivs?ODibuïEi1j]''s; 

La nUiau^- — Le miinH^ iii4lallil!^fi* ' li^^ uii:lau.\ pc^laut- les mflaui u-^ucl-d 

Lêt pitira. ^ la dlAmanleL leB pierres précieuseSr — \jis pitrifit d'om^mun- 
utlDualdecooscruciioi], — Le sel gemme- — Lss nchpsaaa minrtale- i^i IJ.*cnir 
dBi ulioni. 

Troiflltme |>srue : Lai SraUfi «l I» ToBolIt- 

GroUOFlcaieEiie^ itaEiLi^lLEii. — iiruiii^set iMifinei ^■rtiflciell'^. — Les Eunnrls. 

Dins la ntéi'ie collection ; 

A TnAVERS L'ÉLKCTRICITÉ 

pir G, Daut, — Un Toluma grand in-V (21" X^1'"J. -" ^Ition rlOOl), 

illntti^, brocbÔ : 10 fr ; relié loilc, fera apéi:iau\ : 14 fr.; 

reliure aniJileur, 16 fr. 

CiabeJouTrBf[flsanlDBTidemenlpu-louteilnpCi40DneKdâiTeu»sdefl'iDlLicr 
un ploB beLI« ipp1latiori4tB la »fl?D4A. il oITre ï ce poini <lc vue un Inlâi^t 
Uul pailkiibEr pourlH candidaLs — et mCnKlei élèves — 'ivi hcoIp» d'Allé fL 
■^tn '. en mËntr lempaiiu^un livre de l?ciun!«:iiién'enipiii aitachdut. Il sera 
poarm un galde pc^eui qui l?ur permtim de ie, faire une id^ Lieih neiie du 
mvnvlikui puil qu^on a LirI de l'Aleclncilé eEquI les melEra ai^émenE ï lotmP 
deHlTTtBvec rruJil'Enwi^nemenlqu'iiissoriL appela irtce^oir^ur miejoailâre. 

L'ouvrif?, doal la Iw^urE Eai facile el jiirayanLe, ciLenricln d'un nombre un- 
tldtntladâ (naB"'"*^"^ lllusiraiioaH. 



L'OR 



parB. HiiT»tn.— Un très beau ïoLume gr. in-4'(il" X31'"sillTi«r^^ 
br., 10 fr.; relia loile, fera ip^laux, lï fr,; reliure b dp leur, 16 tr. 
AMutatar, — Ou'di-r«queE'Ort — L'or dan-i la naluFc, — L>),L[ac!LDndal'ur. 
— Le tnlLamenl dei mlnpiilJi.— La [aflaLlurglû de l'or. - De quelques rtglom 
iDloIftna. — A quoi wit l'or? — i^ monnaie d'or. — Jf blet el l« mal qu'on d|| 
de ror. 



Jll 



i; EXTRACTION DE LOR 



§ I. — l'orpaillacr 

flomm(*iit riiomnic |)rocïî<k'ra-l-il pour sVmparer de colle énormr quanfilé J'or 
qui v^i itisht'nkinéo a\i pou parUml ii la surfiitr du globo ? 

Los anciens lumimcs oui d'alionl roohcivlié l'or d,-tiih le sahlc des rlvièros. Pour le 
H<jpiiirr du sidile. ils onl jiri>fiLr do la forle <loiisilr de Vtn- iialiT. t|ui ost au miiiimuin 
de i4,8, Irès supéncnro à cello tli'a pailloJlo^ ilo inieu. dos quarl/, niômo dos autres 
minéraux avec lesquels ]| se li'ouve nuMô. i.c |UoMènie de la ix?clici^lie dos paillcllc» 
d'or, <ju orpallhi/e , élail doue Irès simple : si'jjaroT iiiéoanîquemenl, par une série de 
mouvomenlîi bien eoinbinés. l'or des uiûtièros plus légères, el concentrer le plus pos- 
sible de pailietlcîi en un point doiuié. 

Dana certaines n'|,'ions de l'Orienl, en Arabie i>n passait le^ sables aurifères sur un 
van comme le blô et on oliurge^iil un durant d'air d'entraîner le^i niatitres légères. 
On le fait encore on Australie (iï^. ;îi)- Mais dai;s les pHjs où l'eau courante est 
aullîsarnmenl abonibmte. lu iiiêlliode du Lavage s'imposa de Imnno lieure eomme plu;;; 
rapide, plus éconnniitpie et plus sinr. Elle s'applu[ua d'abord au\ rivières qui rou- 
laient avec leurs oau\ uno <pianliU' ajiprociable de pépites, do crains ou de paillettes. 
On déposait siinplonienl au tond du lil des claîos ou dvn tuisons sur lesquelles l'or 
s'arrrïail. Cette métUiidc jinmilive, eticore usitée ou ce siècto dans la Sonora mcii- 
eainc par des mineurs ^agabotids. était celle de> babilants du (Caucase aux temps 
lointains do re\[K'dilion dos Aryonaules : la fabuleuse toison d'or (juo Jasou allait 
cborcbci' en Colclntlc. celait li* l^uson dv brebis dont la laine épaisse relient au pas- 
sade les paillolles. On vannait d'adU'urs aii^si Tor en tlolcbide. 

Ln autre procédé de ciiucejitraliïin est indiqué par Hérodote (IV, g5) comme 
usité dans une île de la L^bie : u II \ a dans celle Ile un lac. d on les jeunes filles du 
pa\s, avec dos ailes doisoauv enduites de ^Hiiv. retirent de la ^a&e des paillettes 
d or w . 

(hi trouiii njïeux : dès une très hante antlqnilé on sut laver dans un vase de bois 
non seulement les boues du ilenve inajs le sable do ses bords el mémo le sable aurilère 
ivcou^erl do terres slérdes. I^luie nou-* rapporte inénu' le mim que l'on donnait en 
Espagne aux len-es caractcrialiqucs qui recouvrent les gisements» le nom de ségulle. 



M 



h%\Tn\nttn hr i.on 



il' \fr!r|ur, h M^icluLMïcar. c*! creu&otr rli f"i rue Jt- côin' daos un blot- ili; boîn ; Ait a 
iiDi- »ï'Llioii cJrvvilaii^ *ic 5o  fio ^^lltim^^^^.* i!n di.im^ïrt*- V»*i^ p^^B du Clôt d'trïu. t|ui 
louil>Pi:l.'iri*. In halcr. nu hirn Iïn dmix |>inl^dan^ In riviw. ïr (Hirpt jiln\ In bnlf^dait<i 
l>rm, k'uùjipur k louriw» A la relauriic, fui iru|miiLu utw Bwicde miMi^rnit'iiU gîn- 
liiin*a el du sctoo^t*. jiiM|ii"h rr (|u'«fn>nrkii*»rnl !<■* fOH/rirjf. fV*l-ft-dii'e lot Guv& par- 
c^lW d'or. Il fjkiil L|iic K^ coiiratil, miuliiitt' asvc Il's uioiiM'Tiieitlv de l'oip^JiHrur. *oîl 
a»aO£ nijûdt' |)fîur rnrrntnrr \a nmlirrr* rlranyiVr^, nssrv Ifnt irjirndnnl porir iif^ im* 
crminirirr IWlioii di< la drnMU- pi UÎmoc Jr» cuahrim tv déporter nu fiunl ; un cmjrnnl 
Imp vjuIrrLl k-a l'iiliuium'uil a^er 1^ ro«td. 

L^*» miiK^iir» de i\ut jnunt', nu lieu de l.i haific» rruploîenl «ouvciil uni? ciugcltr, ^n 
Inrmtf de toîf lyniforté, ^l■^?^ rvu^é et Ir^* a[>latî. Comuic il» iic? peuvent lui donner un 
nK"Uïom**nl tcirid<nrp. ds prnrrHmt pnr *cooiis*r» nlf^rnftlivrs 

lAi% CulitoniîuiitKjriL perr<'L^liouui' hi buU^i* en iuvt>iilaiit )o/'f;rr (H)^. Utl). Ia* pnn i*«l 
tout AiDjplfmcnl une poi^lc à rrii'<^ »ai» (jtime. Cet u^kiisilo en fer httWu a l« Irîplc 



„* - ■ -* 



■fK^ » 



m^^ 



oiviktugi' dVire lé^er. solide ol di- [winoir. àwr* Iilviiob, ticrvir îilt ciuBÎtipdu mineur, 
ce uuï diuiiuu^ d'uuUrnt k inlumo fl Ir poid-^ li>ln) dn hagAgr. CV»! donc l'inAlrumcnl 
(d^al pour lu txt}»gtA do dcciiuvcilc eu ju'i>j»|iecût]]j3. ll'cM une liassinu oÂreubûn 



L*EXTH.\CTION DE l'oB 3i| 



ëvBsée â fond'plat (cl non plus conique comme lu badîc du nè;^re) ; le bord mesure 
8 il lo ccnlimèlrefl de haut, l'ouvt^rture a ,'to ou \q cetilimèlres de dioni&lre. Voici 
comment M. Cumenge, qui a eu maintes fois l'occasion de s'en i^ervir dans des pro- 
speclions, déerit le maniement de ce très simple ap|>areili i) : 

■' Le pan est rempli aux deu:t tiers de Aîihlc aiiriftie et on le plonge soit dans une 
cuve, soit dans un tiou rempli d'eau, soit dans la p^irtie lrani|uille d'un cours d'eau. 
Le contenu est d^bourbé à la mam, puis le pafi. prrs à deuï mams cl inciiin5 légère- 
ment vers rextérieur. est agile de façon à donner un mouvement giratoire au contenu. 
De cette façon on eitpulse d'abord les matières fines. Au bout d'un certain temps les 
pierres sont enlevées et les rognons d'argile écrasés ù la main. On alïaisse alors le ccMé 
extérieur du pan et. par une série de mouvemcnis assez difl'icdes à expliquer el par des 
immersions graduées et successives, on par\iciit à fiiirc enlever par l'eau, qui j»'inlro- 
duit dans le pon pour s'en échapper ensmie, (ouïes les matières légères de la masse..- 
Ce n'esl que par riiabilude que l'on arrive îî bien exécuter les secousses qui classent 
les matières par ordre de densité dans le ftan. . ., ji juger de la quantité d'ean à intro- 
duire... et enfin à n'avoir plus qu'un mélange d or plui* ou moms lin et de pvriles. a 
On imprime à la masse un dernier mouvement giratoire et l'^m voit alors les coiifriirs 
se mettre à \i\ suite de la traînée sableuse ou, eoinine <lisenl les mineurs.^im^ lu tjupur. 
On laisse sécher^ puis im cbasse les pvrites el le sable noir en soulllynl dessuîi. 

Celte opération est. on le voit, plus compliquée qu'on ne croirait . KUc laisse forcé- 
ment écbappei un peu d or ^r^s fin. Aussi, quand il s'agit d'une prospection, c'csl-à- 
dire quand on veut savoir eoriibicn d'or le sable d'un gisement dnnne aupitit. ce pro- 
cédé n'est ([u'ii moitié parfait, lleureusemer»l, certains prospecteurs, par une très 
longue piatique. arrivent asr.e/ bien à séparer du gravier les coiiti'U/\-s el mérne à 
apprécier, d'après le nombre et le \oluine des couleurs, la ricbcsse appru\imati\e du 
giscmenl ; quelques-uns vont jusqu'à é\aluer la teneur en francs par mètre cube, 
qui se trompent rarement, La couleui' est e^scnlKdlcnient léclair qu'un a-il très 
evcreé aperçoit dans le &able noir sur le Ixird in teneur de la ffueue. el qui révèle la 
présence de grains d'or impereeplibles. (-in(| coufeurs équivalent ù i/a gramme par 
mèlre cube. Tn (ïuvane un appelle au contraire fiUe (a'il) les petites traces d'or ana- 
logues à la couleur américaine: i5 ou ao eîllcs font « une couleur faible » soit 
1 gianiine au mètre. .Au-dessus de la « couleur forle », on compte par i, a, la sous, 
etc., à la bâtée: l n homme seul peut faire environ vingt lavagespar jour. 

Pour plus de aùrelé, ou pcul reeomir à lu propriété que possède I or de s'amal- 
gamer avec le mercure. On peut, pour éviler les pertes d'or 1res fin. laisser inlcn- 
lionnellement un résidu dans le ptm ou la balée, et le porter ensuite au laboratoire- 
Mais on peut aussi amalgamer dans la balée même ; on verse un peu de mercure dans 
la luïtée après le débourbage ; on le di^isc en promenant le doigt sur le mercure 
jusqu'à ce que toutes les cmifetirN aient disparu. Il n v a plus qu'à rassembler toutes 
ces goultelelles de mercure en une goulte unique ; il suHit pour cela de recommencer 
un lavage avec mouvements giratoires. 



(i) Entyclopédif chimi*jue 6t ^tèiO) , p. 307. 



LmiiACTio!^ ttr: unm 






Ir'iivnill^int iKcilrmrnt \i\'^. % 



brge : elle rrj^o*!^. *i In ûçon J'un lii'rcrflii, *ui^ JriJv ^vippiirU |iotiv:tnt tulrv iMinciik. 



T^ 



riv ■; ^ t:i>ti.,it. iMHllUiil «Il tiPnHii iJ)<<j«n ■* ^i*i j -y*gÉ ^ .V tr^ 



(trii^ i,-mtiiW ininii?! lnitf*ilijilii)nli?.< l'almî^^riLl gi'fljlin'llrnic-iil vi-i^ Vid\f <iciii-rinn% ri 
Mir li^ ftjrifl Miiil rlmii.-* li',in^ii'i^L'Tii*^nl iL'uv tuKïi.MUt ilt^ lioih. .\u'ili'»>iih ilu 1ht- 
d'4U, on iii^Ulli' iiiu- iHilIr ojirnV ilpnl ]r fond r»! I<.>i'mr |virtinc tiMc iwrTTf ^c j^liu 
Irou*. ^uiif cHI^ tôte on tond ol>lii|iioriwii1. 4*p la f|irip*un1 vcn l^* fuiirl, unir Ibrir 
lAÎto, <Ki (n^mc un<^ rntivn liirv ilfT hinc »ini tvmjibcL' îd li totinon ilt-A AtKiiEMiilm. 
I-"» tniViiiMt^iir *<-!■»'* 1t' iEr.iti>-i «ir \v rviUr ; it'unr- main il puiir IWii din* un <ix>u 
|)ruFi>liM^ ^ ci^(^ >lc^ r.j|i|Mii-il 4-1 o» :>U^\^\l{ aiti conrhiit il^iliriirtilaliaTi, ot it ^cim* i«tle 
eau «kir le ^v)<-r : ilr l'uiilrv mnin il ïniprimf nu hr-rtr«ii un tiuuiiirm^nl dr hin- 
«uliP' l-tTH yr(if«M>4 |>ii.'rtv^ KiTil iT^miir^ |Kir Ir ctiIiIp. t*l nu lir^niii n'jrlém nii i||*hor*> 
\^ fu\\\f. (Erb\i< p^ir Ir \a H-t irtit, l'hl rnlmlnt^ tlun> lu hoMr înlî^nrofr : l%>r lïn ol 
aiYi^h'T an puwa^i- pur frs |u>il!i Ji- In louxcrlurv, IW iïiim p*I n*rrf^k\ et» ïci1u Jr-xin 
|>oîd4, |Wi !<■* IjiMi^nt <cn aijgini» rijyU's), lânrlih que li» ^\Av e*l wnpoiti- uu «Hwjrs. 
Df» li^mp> rn Irrnp* nn tmirillr Vttr ilf-^^UitM^i» el nn rnl^»'** U c»iivorlii(¥ pour In 
rîiirvr ilnn-t i^ri ^vwi. 



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Lt\T^^CTK»'' m l.on 



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Vin-' 



t'» *i'ul imin^ur p**ul Inv^r ftin*i i mHrr nihr «ij infmï* i"" î.'i parjoiif S'il n iin 
ïtUKillûTiV. iintiiitrxnrnt i^r^fiipi' à jujimit H ît vn'^rr rli^ i'ruii. ivUr i|uiiti1lI<^ lU'Uf ulti'L' 
jiMifiin .Snk-Ur'^. XUi? i.Tt4fi|i^nvit run«-oiJkiuvlftniK.'itu[iiiViiii-i-tiMrii'i Imio Toit julniil 
iiui'li.'|>E>îilï«io^rjiiter^oiiinUn«J Inva^r : il n'e^l (Kinrpruli(lu4'quc->i roiic>lù|iri^XHiiîl<^ 
d'iMi4.otii> dVao. KiiRn il liii«e|ïeriîr*uncf]«ar»lili'os*MCfin»id/p«l>l(-d'(wlr^* fin 

Au l>or<^rau, 1^" (Inlifî^rnîf'iiL m^t MiK^litiir di-jtiii^ un jk|){mri'jl <|iii Lii rj^^^rmldo 
pur lii prr*prn-r dr la lôlc p<Tfoirc, mais ni'i le iiïou\t'nii.'nl. U^ JusriiU' i-til rTuiitbc^ 
pnr le simple ti]i>Uïi.'int<ul (k Tea» coiimnlr ; Î1 a donr di^jà un cm-trthc îiiiïuHrîrl 
pluH ucc«iilué, cW k ^i'j'tom^ Lu long-tom iDg^ aS), l'ocore uiilf mijourd'liuï eii 

AnMi^lic cl cil Gu_van<>. <?il 
mil* iiugf' ilr ï m^lrr** d** 
lui^» uu'd4-H^ii* iliî 1iiijui*Ue 
nboulîl un carijil d'arjîvfe 
ifc IWu: clic rM lemiinëe, 
fi M purtifi inlL^nfiirr. pui' 
uiu^ tAl[* Ji fr*ïii)(, inrltni^' \ 
i&': ati<deMauhdc^ceU«UM« 
»^ tixiuvc uiicr bollc înctîn^ 
don' le foni) Mt pnmi de 
La-?H.'nu\. l/uuïC a iiiir lar> 
gciir c|ut VA croiAMJitl orpui« 
le poînl drdrvcrïciitcnt dti can^l Juf(|u'ft la li^lc tir «ortiu. hf %iiU\v. ^rr*^ cbiit i'uuge. 
c%\ Arli\y6 tri rnludm^ h lmtn« le* TriHiit di' In tiVlr, rotniTir ijiirii^ k berceau : IVir (**t 
lu-rélf |Kir Ia Id3^^|»%. l^iiur i-^îlc-i' It^ pi'itvH dur lin. on iiko( un prii dr mrrc-uir m 

{irn^ri.' di' ctnf|ur l^ftst^u cl 
i4vn4i T^l tl<^ icmpâ cil (cmp«on roclt? Ir- 
rviidii-Cct nppijrril fut r>li£' 
l^m|ït r*"ni»Bdi.'rc C[>mmi" le 
drrnipr moi du proj^rê^. 
Din^ \y.\t ilcu\ outn^r4i 
l'un tjiii [l'Ile le ^rnvirr lUii* 
l'ati^. r»u1iy t[iii le dc- 
lïourhc au rAlo^u. rn^tr le» 
iHonNtAui d^1l'f:ilc. rvjrllc 
Ira grosftt pieric»» il [ïenl 
Uvw lie 7 î» A m^ln>* ruhr* 
pnr jdur. 

l>uii>'li'^pliicr'ï»hilïL^nfii», 

ipuidilrft alxinilnnlcii, rà Von n (|iji-Upi«^r<»it> nlTuiiP ù une popubliun 

'*i-liifrcdiluin\ cl par *llil<^ Irt» ImIhIp, k t'>t9y''Him c»l n^mpUc*^ 

'^- »<)), l/upjKiml »r ranipoM*. (rrnr'rjlcriicnl Ki)^ d'iinf^ 



1*H»- ^ 



ï»^ 1«H> 




, A. 



■•'^■t'tB* T^ V* It^M^* <<»r** M 4 |itell 



iI^IhI Afv^wlU* jr iiWtn |v 



l'ë:1 TRACTION DE LOR .^3 



cai&ac rectangulaire ouverte en liaut et sur un c6l6: ellt est recouvcrLe h \a partie 
supéneure pur un crîïïle, placi? au-dessous d'un lobincl fie réservoir. Sur \q c^Vlé, 
elle s'ouvre sur une tahle inclinée, qui commence iKirlois avec le Ibnd mi^me dr 
la eaisse : mais celle-ci présnnle, h la sortie, un ou parfois deuK sr-iiils de lims. 
La table, qui a environ at\ mèhes de tong, eut divisée en p!n>ieurs seotions pur 
des tasseaux, non pas idoués. mais mobiles, el simplcmenl lî\és par tlt*s taquets. 
L'ouvrier, en ou^rani ic robinet, débourbe le minerai sur le eribb- : il a piéalablemei^l 
mélangé ù h boue un peu de mercure. Les sabler passent an fond, mnis sont arn^tés 
par le seurl- L'ouvrier les agile avec une raclette en bois à long manche el les fait 
passer peu à peu du caisson sur la table. En réglant savamment la venue de Teau. il 
amène les matières lourdes à s'airèter derrière le hi«seau du milieu, seules les plus 
légères arrivent au lasseau terminal. Il enlève le tasseau du milieu, remonte les 
sablca vers le courant avec sa raclelte, el ramène vers le baul de la table ceuï qtiï 
étaient arrivés jusqu'au lasseau terminal, jusqu'à ce que les sables ne conlicnneiil plus 
guère que des pyriles, ou scfitirfis giis^ Kn prolongeant eette opération el en aug- 
mentant la venue de l'eau jI débarrasse les sefiliebs de leurs dernièn'^ pureelles de 
quarU, plus lourdes que les sables, plus légères (jue les mélaux, jusqu'à ci' qu'il n'ait 
plus cpjc (les sc/i^f/is noirs, c'esl-à-dire ilr i'or ou d*' l'amalgartu' et drs crains «le 
pvrile et de magnélite. Il étale ces scblicbs sur la tabi-^ avrr ^l\^<• brosse, continue 
à les travailler a^cr une petite raclette, jusqLL'à ce i[u'i] ne l'esté plus, a^cc l'ainat^arne, 
qu'un peu de fer Oïv^I*'^*^ qu'il enlève avre un aiiojint. l n ouvrier i>o!é i^eutn s'il e^l 
1res liabile (la dernière partie de l'oiiénition est pjulunbèn'ment délicate), marner 
l'auge sibérienne el ^ laver a'|0 kilogrammes à la fois. S'il esl aidé |>ar Irois auxi- 
liaires, généralement des remnics. d peut laver environ 5 toniLes par jour. 

Tous les procédés que nous venons d'étudier ^'appliquent an travail indL\ iduel ou 
quasi-individueU Ils <^jJiviennent au mineur isidé ou à bi petite bande i[ui son va, 
dans une région auritcru, prospecter pour son compte un pbicer nouveau et v établir 
une inslallation rudimcntaire : à peu ilo l'raisH si h clianee les favorise, ils pourront 
rapporter à la ville, à la saison procbauie, qncl'pirs ix'pites el des llarcms de pondre 
d'or. Ils sont également applicables au\ pays où la population est dense et la niaui- 
d'œuvre à bon marcbé ; la facilité du travail permet d'employer, par exemple pour le 
lavage à la batoe, des femmes et même des enfants aussi bien que des liommes. Enfin 
ces procédés conviennent à toute exploitation commenvante, mrrue si elle doit se 
transformer plus tard en une exploitation mdustrîelle. Il luiporle^ dans la périmle des 
lâtonnemenls, de réduire au slrict minimum les frais généraux, d'attendre les pre- 
miers résultais ; les mélliodes de Iravail iiidividuel permettent de vivre, et c'est seule- 
ment après quelques années d'evpériencc qu'on remplace ces procédés rudimenlarrcs 
par une installation coùlcuse ou du moins qui exige une grosse mise de tonds. Eulin 
ces proeédés restent toujours les seuls a employer pour la prospection, c'est-à-dire 
pour la recliercbe proprernent ddc- 

Mais il esl évident que. dès que Toit veut faire les cboses en grand, les conditions 
économiques du travail individuel deviennent déplorables. Le travail de l'bommc 
coule clier et il ne peut traiter à la fois que de faibles quantités. Forcé de creuser le 



jj l'extraction d& L*on 



sable * de le piocher, de le porter au cours d'eau, de le lavera la bat^c- l'orpailleur ne 
réussÊlpasà laver plus de aoo liires de gravier par jour. Avec le long-tom, l'appareil 
qui donne les résultats les plus rapides, 3 mètres cubes, avec l'auge sibérienne, moins 
espéditive mais plus sûre* un seulement. 

Encore faut-il ajouler que Vimporlanee des résultais tient beaucoup à Thabileté de 
louvner, qui est plus ou moins travailleur et intelligent, et qui laisse perdre plui^ ou 
moins d"or. Cette infériorité du travailleur isolé ne frappe pas dans les régions excep- 
tionnellement riches ou du moins très aisément exploitables, par exemple dans les 
placera nouvellement découverts, tels qu'était la Californie vers i8i8; l'orpailleur 
peut y faire des gains très considérables en peu de temps; il se soucie peu alors de 
perfectionner ses procédés, d'éviter les pertes minimes, d'utiliser les résidus- Mais les 
procédés industriels permettront de traiter — et avec de sérieux bénéfices — des 
sables et des minerais qui, avec lea procédés individuels, n'auraient donné que des 
résultats insignifiants, insullîsanis pour payer le mineur de son travail. 



^3- EXPLOITATION INDUSTHJELLE DES PLACERS 

L'exploitation en grand des placers ou gisements de sables aurifères comprend 
plusieurs phases, plus ou moins compliquées suivant qu'il s'agit de placers décou- 
verts (jA^ïZ/aïU-Zï/rtcers), de placers recouverts {dfift-mmirnj) , ou de terrasses (deep- 
teads). 

La première de ces phases, aussi importante d'ailleurs dans le cas d'une exploita- 
tion isolée que dans une exploitation industrielle, c'est la prospection. Avant de foire 
des travaux sur un placer, avant même d'y acquérir des droits de propriété minière, 
il faut d'abord savoir si le terrain en vaut la peine, s'il est payant, comme disent les 
Américains. La prospection consiste d'abord à creuser des trous dans le sable jusqu'à 
ce qu'on allci^nc le hftlriirf>\ et à faire, un peu au hasard, quelques lavages d'essai 
à la bntéc- Si les cfuilcurs sont en nombre sulTîsanl, il faut alors dresser, d'une façon 
iipproxiniiiti^e. 1^ levé lopograpliiquc cl onigraphique du plai-cr: les diflerences de 
niveau, la pi'nle. la direction cl Taliondaure des eaux auront une importance capitale 
pour le succès hilur de l entreprise- l^nsuile le prospecteur fera une élude géologique 
^omn>aire du sol. de th^'on à bien délimiter les alluvions, à les dishnguer des terrains 
enciiissanls, Pour \ arriver, il fera des tranchées à travers la couche végétale qui 
rerouvre le Wt^iIch et à traders le sable hii-int^me jusqu'au lit rocheux [bcfrock). S'il 
s'agit d'alluviims pnd'ondes, recouvertes pur une végétation épaisse, par des tour- 
bières, puis par des cmiclies stériles, comme en Sïbi'rie, d faudra déblayer la surface, 
puis foncer des puits tous les 5o ou au moins tous les aoo mètres jusqu'au ftcfrock. 
puits d'environ S mî-Ires. Dans les mines de gravier recouvertes par des lavi's, les 
puits soiil trop dilTtciles :■ creuser ; ou eherclie alors a alteindic le fond ou thalweg 
de l'ancienne valh^e par des tunnels, 

'l'ous 'V^ travaux permettent de dresser une carte de la vallée recouverte, de fixer 
\\\ (lireclitm et les rives des anciens chenaux. De pair avec cette recherche marche la 



LSlTAAfïTlQK DE tiOB 



4^ 



«lVcliaiillU<iniia[çi^; un JiMÎii^uv collt-v tjul VM^rtiiml «lu (lialneg on <lc« rïvCA. de lu 
bnïT fKi ifns pnrlira hnirlPA, 

I^u>r|iio 1^1 priif-pri'Unti i."tl iioliovi^f. î1 Huit rriniiife fuiiv ?ur IViimiiiMi^ ilu }ilduei' 
e** L|utT l on A fÈjil jU"d*'ïi)Uh dt?» li'uti* lit" |jro*||["i:lioii, pr<*ri'(Jii 4iu JL^U>Urmt!iU ^1 uu 
dp broUïMÎiU-ïiicnr. Mnî* dan* le» aUuvîona humide», lir 4>ii bord de ^IvJ^^e*. une opé- 
ration doit [jrWd^r celle-là. c'eM rftssri*hi.*in*^nt Si le »fil €*l «Tnjilemrnî, hiNrkîdr-, 
<in innl'dlr drt ii|ipnrHU ilVpiiiiririrnl ; si Ir.i iMilil:-* oiinf^rr^ m' l|■llu^^'lll thtus li- 1il 
rut^tiir du Hi-ii^i-, fiiria* taL iIi.' Io (.U'Iounitr ( i )• I^ii Oïlifontîi' k'h mlriï'iJi^ vIuiluÎ^ i^nl 



frv .,, 



ftt ^ — Pomp» iaUTnrnJNint 4u Irtifil 



,;g|^ n l'ii^unlji)!!.* de jirtnvon- Ain' fujlfinenl cniiMniil hiir plm^e. Il *o vompopc iriini- 
ééurriiir hJkiih lift \ Li l iHjrroit.- |ie*uI iMti^ irTnptacL'c |iiir ilci^ pliicjUi^LJeh dv boin ;iik%p:iTi- 
Uv» un iiiojrcii ilv c]i:irnlviv4) ^lUr Imjticllc iont fi^i^l't pH|M.'itdiouluifeiLiciild«spalcltC> 



(i) Di] luuiuv. fore* éujl. ««ml I «pjiliatïon du |vgcHdi d* UJmhuc, >oji J 3' 



46 l'kxtiiactio> nE l'or 



de bois. Celli- courroie passo h la partie supt^rieuro sur un lambour en bois, mis on 
mouvement pav Toau courante. Dans sa partie inlV'neorc, clic plonge dans une augo 
inclinée Uout une extrémité tiescend jusqu'à la Tossc a ii^iséolier. tandia que l'autre 
[X-nnel à l'eau de se décliar^er au dehors- Les palettes de bols, h chaque tour de 
tambour, pouâsetit une certaine quantité d'eou, la Ibi^ent h remonter vers la partie 
supérieure de l'ange, d'où eile s'éebappe en raison de son poids. 

On a quelquefois recours aussi à d'immenses siphons, ou h la perche oscillante qui 
porte un seau » l'un de ses bouts et un contrepoids à l'autre, ou à des travaux de 
terrassements avec ranau\ de décharge. Sur les grands placcrs atbi^riens, on conduit 
le travail de cicuscnienl par f^n'adins d'aval en amont, en sorte que l'écoulement des 
cau\ se fait naturellement. Dans la (loUimbn.' nrtglaisc, on détourne le lit même de la 
rîvicre au moyen de barrages v.i de canaux <lc dénvatron, vrais fleuves artiiiciels : une 
roue Hotlanle, actionnée par le courant de dérivation, actionne a son tour une pompe 
calil'ornicnno qui assèche le lit primitif. 

l.orsijue tous CCS travaux préparatoires ont été faits commencent Ica travaux de 
terrassement. Dans les placers do rivii'rcs, amas d'alluvions de i a à tio centimèlrea 
d'épaisseur, à peu près à Heur de sol, le travail se fait comme dans les carrières, à 
la pioelie ; si l'on rencontre un obstacle ix'sislant, on le fait sauter avec un coup de 
mine. S'il s'agit d'alluvions reciuvertes» il faut naturellement procéder non plus 
comme dans une camère. mais comme dans une mine- Aprrs avoir foncé les puits de 
prospection, et reconnu raneienne vaUée. on creuse une galerie partant du flanc 
exicricur de la ravine à la hauteur du ftedrock, qui \a déboucher un peu au-dessous 
du thalweg de celle vallée. On ouvre ahirs, perpcinliculaîrement â celte galerie, des 
puits verticaux de bas en haut pour atteindre la couche exploitable. On réunit ensuite 
ces puits par une traverse qui suit aulant que possible le lit ancien. Lorsque ces tra- 
vaux serajcnl impossibles, on se contente de forer, parallèlement aux puits de pros- 
pection, un certain nondjre de puits d'extraction. Kn somme, il n'v a rien là qui 
dillere d'une mine de houille ou d autres minéraux. La pioche, le pic, ta dvnamlte y 
peuvent également jouer leur r*"ih\ 

Le gras ler une foîs e\li-.iil ilu placer ou de la mine, il fatil pi\)eéder au lavage, non 
plus avec le procédé lent et délicat de la balée, mais avec un prdcédé largement indus- 
IrieL qui pcnnellc de ïrailcr de h-ès grandes ipianlilés à lu fois, et qui n^exige un per- 
sonnel m très nombreux ni 1res intelligent : c'est le xfuife (i) ou sftiice-hox califor- 
nien, usilé aujourd'hui dans les régions les plus diverses, aux Élaïs-Lnis, dans la 
Uuvane française, en Australie. C'est tout simplemcnl un dérivé industriel du hng-iom^ 
Le sluiee (lig- 3i) est un canal fail en planclu-s grossières, (oui à fait analogue à ces 
aqueducs rudiinenluires qui, en Suisse ou en Savoie, conduisent l'eau du torrent à la 
roue du mouhn ou de la scierie. Trois planches sufTiscnt à faire un itlnice-box de 3"", 60 
de long, de ao. .'|0 ou .'|5 cenlimèlres de large, de aa centimètres de profondeur. L'un 
des Imuls de chaque boj^ est un peu plus élroit <pie l'aulre, de fa^'On que deux, trois, 

(1) Pr. sitaucf. I.i'i t^Blirunii^n^ Jispiil sine. .sVn/ec iml «tmplumcht àin cûunnL, un couranl réglé p4r 
doa vAiinc?. \a' sliiii-f-in/x- c«t une caisse où [ta^ic un cc>iiitii^l Je ce gcniv. 



LCXtIlACnOA us LOIL 



4? 



itkCMirrnI jiluTiîrar! kil<iniL^lrr«{lc long, f,o nliiiiv c*U MitvAuL In* rji«, [hi«c viir k* Hit 
oti) coiiiiiLo II'^ uquciluc* jil|it*^lr<r? Jonl iioui purlion^ loitl à Hil'UI'o- *ur ili-f tiTlfOux, 
ou rn^orr- siii-priLdu it t\i*i- piqurU pur dt*t> rorilt:^ nn rlrn c^iothols. M rliomiiic j>ni'f(>i4 

flUr 1l*»fluiHT9(Ubl'UptB l] 1111 VitMliv 

[/inrlînciisoit qu'oii lui tloiit»r ilépeiicl de h nature H <lt.- la quanlil<^ du lEmvicr & 
Irai ter. 

L^ lioHc pnAA^dr un (aux tonti ïfttmv t\e fa^sojJUTC- Lu iri«illt-iiTe dlripi^-fîtioii consiste 



^^J 



Fia. 3r. — Un alHli* valUbrrU'ii ^ Trumui ilttiÉ It lu 4*11110 ini^^ 



va 1ilp)^e^1l^ ltii|çifuilitui(i^ vl it\ïn^\vr>^nu\ i-iitr^'Cmi)^ nnii oIoiii^a nu fi^iid nmÏK 
niAiiil<.*<iu«» Ir» une p-ir Irn miiIil^s . on p'^ul 0111^1 li-s Mirer fudlL^iif^tit ptnir piiK ï^d<?r 
iku ilctlovQffE'. On intipluci' |ijilTi.iiï ii> l:»■'^(';^u^ |*iir <k"9 i.(nitA. *lp4 tût*** pn'rirtfcfrt 
aie., rîr Uan% In kliii^rt irH ïnti^*.. oiï Ini vnl» cioi'lnrur* piir nt'tl«>Hp" t'lHi»ti-*liu 
Mraienl ii r-nitriihv. It* fonil <lii ^rfLT rtl p;ivi^ de <^iis ciiIh'h (If* lifii» ou m*^iiu* dv lilooa 
(1<T pipcTP. (!VMA Vnhrl <le-* lnv^^iiit nu rbui^ Irsrjuilrf^* <|Uo l'or <It>tt »c iJép<}«cL' oa, 
bUÎvâal IVxprt'^wini liïlifornif^iiiK', '^tiiT sniai*'. 

Pour «çtvenir iTi- rH|)|u)i'iMl. ou ehav^e le i^ravîi^r a hy pelle ^er« In l^lr^ i^i t^ltiieo. 



ad 



u v\'i-nAcnt>^ vK Loii 



On wvAo du in^rciiro ^i l'iiùlc â'tuM' pàwoh-v ou on h |»i'>jHuiit en ^tniib^Uliv^. di* 
façon il le dUii^i'i' Gni^tnc<f>t , H on laiur ngir \c rour.iiil il'rnii (rHji). Jj^ fVHintnl 
nitinTiiL' li'ft &tfLi|t'a, ù ri'ïi.'i-|i[i'iii dt- iW^"ri>* i[m, m niiiM'U dr smi poïd^. mU'. vi'rs b 
UHodu «liiîrc- Lrn><-iviu(^ qui « ^rrî-tt- derrière Icn lag^t^aiii ou danh lc% liiou». ainul- 
Ifttme ;iu pAHJige l'or pïm Un. 4>it pi^ul f^tnmriil impri^giiE^r les Uiiicftax dn mer* 
c«rc fn IcfnUnnl pfinMn-r pi\r^trrmon don» lo» pore» du l>ob, ou Tn^iii« (|>our le« 
«iibir* Iri'.i tin») iJrpii«rr duh^ li* l>nîddr* plniyiirt dr ruivrp ^imnlgnm^^K, 



».. a* -tmlnijT — IJuiiy^r «mfc. iVilin (<;ulûnJiliL brJliDiil^iJii i(.JKfltf Jf J« McoJ.fï Wcii/-] 



l^^uttiid I rr;iu V^i de^^mte HuJrr. i>El ciilô^r i*li uiikuiI i|u:i||'i- iiti i'lim{ nknglV'f< di* Ijla- 
«rniii, 1*1 l'on r^'curiHr l'ur vi l'uMiulgaiiLt-. Oii ('urittiiiK.' uiiiïï îi l'dI^vim' an tureik 
iiR'SiirT \e^ mn^LV-i HtiivniilP* jiMfjiiVn Imi* l/«infll^'Eimp recueilli e*l Hhrr dnn» luip 
p<viii <lf dniiii, ïpir Ton UïrJ '-'>if'ri^U"eitu<iLl dr lii^on îi rxpriïiwr louty l'mu : îl ivsic 
uiK- masïc- pilLeUïC (|iiir l'on di^Lille. 

Prndfiril fo run. tiri« ^tirlit- de 1 unulf^ficLii* u pifii^lri- ilitii» 11-» pu 11.-1 du buîv. maiv il 
ii'lvhI pus pri'iJu : i^ijund im thùcf pti drvcriii lri:ip vicii\, on {e brùlc, H Ic-v ccndrc< 
rn «mt, liiiïtiV» niinfiu- lU^'* ^nlll'"^, liu y^fw. pniir i^ii n'inr?" l'iir 'pi'c<lJr^ t^dnMï^iiniriil. 

Î4'iiiU'r^allL- i?nlii* drii\ nclïnviws rnns^ruiifh diflT r*- huivimt In iiilIiiii^- du griiHi<T- 
Lc Iravnilde rlidij^tjiK'iil ftc Hul dU jour, luufiurïi^ui' hx metiutt d'uiio rriic ou d'utic 



I, KXTnicri<n oc luh 



'ifl 



|knr liriirr- 

II HMit h iiijp Miilt' Jir f»u^eir ufl MirvnUriitl. [jluBitur^ (l/'l>hi%rura. m\ ù rl<)ij2t< pîo- 
chfuih (jui c%li>iii'i>L U' ^i-tvior. iiii Ijoiiiriic p^ir itt'ux ^ixintL^irgi;' il*- iT-jt^lrr iitj ilHioni 
le* frtn* liiillc.ux. Jru\ liunniït'sà Imucuo du sluîtr |irjur il^^^j^i^r It» ynivicr» vl fairu 



i// «< 



r«, JtS ^ l!fc Juiiir r«]i'viitl«n (An— l»«<i» •ii Tmlir* J» ïmmrH J* l« mit» »!• ^WiH» iKwHfclwIrf.J 



Le t_\p« (jtic jiuuB wikoiiï lie di^L-nir tublt tiuUirL'lKnicrtt bk-n t3<r» modillcâtiotii. Eil 
pftj* rorliriix, Hui-lout ni le hoi» mnni^iip, ri «i l(* nr\[ r*l pc-u |n*rn3Pulïlr/ on r^mplArc 
le! vftiiVi?>/Hxri*J par tin miml erE^itii! It lU^m*^ la ruc^ht* (^nrfi/f /-v/mr^ ) : te!4 iiii^^ilîtdv 
MilFihf-ul A ri'lfJitr I or, J#u lî^iiri' ît) i-i-jiprN rnnnli^ iiri hliijrr (1c< irLJi- iiiitiii'c : il i?«t 
^îiEip1i>riu'iil. <Wni ccMr. pDil^v par uni' pLiiitrlir cimlit^ h diuU»ili^s ik-IrbiiH. Pour 
In nrlto^Agr-, on iii.-tO(inir l«ci.>iii-uiit v\ «jii Init- uuyxin k?t »uhWAi:riiiiii>1i;ï «Lm lui» 
rreiit. Parfi-iî^i ufi br^ HlLiiif" 1^-4 iIîvîh^ en ilciit pur iinc |inrni lon^liutitialo ; imi 
uugmerilo aillai Il^h rîianonft de c^iuliid tle l'or avecr Ir mercure. Celle dibpobilîoii 
iiiiivîent ^pilr^jur^iil ^1 ilt'on mniiiLi^nir- tïonl Irv ««liiirv^ jift^Tiil »ijr Ir iiirinc It^riniii- 

I>diLï U'ï pbccr? ^LU:ri<-ii>. Il'» i-triiJiliuriK luilumllc:» <Ili \tii}* "fil cuiiiluîl îi ailiifik-r 
irinilro* mi'^lliodon. I>aii« ct'a vullé^-» longue» à |JcnU* tti» faible, tioni le fond ?«< 
lUvtn. — I.Uf. i 



&0 



L*Ic\t«4i:tio?i dn l'ob 



»|uic«9 cil (fri'niik ti>li<ji\ lior* dti nnmit, rr- qui rJïKgj' Ù ^ nnuilcr le* prâv'tpn. 

sluicr^s Èi ;i]i^1i> di'ott uv^ Iv ynvttiit^i.' vi i|iji. d'uLonl |>[ (.'«quo |mrjilî*lvH, convL-i^i*ul 
eittiiito ver* un puiiit ct^mnunu l^f gniiitl &luîc<> lonimi^ucr a \"'.09 au-dx^tt^u* d» »ol ; 
il a .S mï-lre» Je lonj;. o*'.^" Je brpp H sa pirtil-? i??il Hp i*ii'î. Lf> sliiitv^ï ^iM:t^k<lu)fC» 



?:^ 



Li* 



l'uiijiareli <jiii. p^iir .ivoir IVjiu il .iliniciilnliim ri l'cjiu molniT. nr peut iVtnblîr Iimh 
dr I" riviïTr 

{ n ii|i|tur^'jl Hu^H iruiirt ui- prmrrjit iiiiir'iki'r riii-ili-iiiiiit 1^ f-r|mnil]i>» iiu^ciiniqiiv d\i 
mtricnû «iirMin purciïiiiv^M aV-l^iil ai-iiH-<|uiT du 1;i*»caux, Ati3*î le futiO Uu ^uîce 
r-ït'll 0<:cupi.- |>iii iiiio ^uili^ <lo i:ji^Ii^> fj;rtll(i^*i^x rn yr-r. l|i]j doivent miillïplicv 1o nom- 
bre il" poini* lir rrtuniil du l'ciunni!. Vii'dtrs^us di? Tcirilito df i-hiit'uri dt*?. tiluirra 
SL<L-«>iiduiri-i 1r ftind vs\ Uu-uiô pjir un ttiiiÛ8> Li-^ f^ruvifr^ «i>iil rJi^voref*«. 6ur uno lAle 
perri>vi'-r, û lu li^lc du «lutir : rcuii vfi M'vtée fNirlîc un i-i< poinl, partie vc^rt Icr rtûlï^u. 
Li*(i ïubltf* dt'ïa^n^tî*'*! ri>uK"nl sni' le* rniier* , une portit* pa^^f par le faïuis ftur le pi'^ 
uiipr uluire vrcnidair** 1** rr*U' ngiliimc j r^mlc'r %nr dv* ça*ii-r% U muill*** plu» lar^va 
<juc i;cu\ de \a pn-iuimr .-ic-cUuu- ^ er? le milieu, iln ifui^ouLriiitL le d(iu-\u<ine tumU ; 



I. E\TnA(mo?r l)K Lan 



5i 



lc« riLutif-ivcs In^ plus 1t-rçrrc*4 oualiiiMenl junquau Iroï^iciiiti. Le» «uMes qui •util|iQMd« 
Hur les bliiîce» Hocondairc» achèvent de s'y Inv^r, lU y rencontrent d'nlKirJ uue tévlf^ 
i\r Lntorniix irrtii'iVi'r.suin, pui- ik's compnriiiiipriU longilmlirmiiï ^inii* tic ilrrip* *ur 

M'^L'ilcfr iêc/thtitiiu). ijiic ilr»counw»i h nugc»oii nonas l'cl^vonl HclvvoiinîJil dan* ilo» 
wd^onnclf- Cr<ï Wuca. quî ti« coiiiicitacnl pLu* i|uc S cctlli^mel dt.^ ^rainmi< d'ur par 
Umiir, *itni rfupKwiV* |*oiir le hnlInHi 

Lr. filiit-r sjl>i>iirn r>r pi-Dt pii^. ri>iiimi; U< ^raud nhiiiw dilifi-irriii-ii. diïimrr ilirrL'U^ 



-fct^* 



T^; 



incnl «Ir^ pKktliiîljt auinl^jitriéf. (^l* (lu'ori ri^uiieJUL* li^ fioîr en enlevant Ic)^ gniingi*» iJir 
gnind »luùx? rt Wa drap* dr» nluit^i-» «rcoiidnirr». ce titniï ùen xMîcfts j^m. c cM^à-dtrc 
un tni^tmk^<' de pi'pil^- et pjjilotli'tf vl df tuak-^ Ici dulrcï muri^re« loi.iHe«. p}riu*s, 
n\)dc df' Vrr, «piLtrU. L^i li'nfi<lormj1iori du «rhlirli grin m «rhlirh miii' ^i Inmiulgn» 
mntûïii ?tc fiiil »ur li'ï IfiMe*! dr irnrkecnlrJition que iioiirt nvitriH di^rriu^â nt |Kirkkfil du 
Tnugiî «il>6ncniiG, 

PiMir W|;nivu'i-4 Inipi'iiinpnH». fin a rci^nii> eu SAiénv h un appua-îl |ilii« cumpli* 
i|UiT. Ir \n\uW ?i Injftimei. 

Lr Jrrvmmr/i 1} ('«l un Iran^ do cAnc en lATe de 3'^.ljo de l>^ii^. nyunl l'alto do dJa* 



(l) E* «lltiDUvI» Idtfihuvr 



03 l'evthactio^ de l on 



m^lre à une exln-niilé et {"^fioa l'aulre. La tôle, quia <) millimètres d'épaisseur, 
eat percée de Irous dont le diamètre varie, suivant la nature des graviers, de t) à 17 
niillimùtres. l/inlérieurdc la tûlc est garni de lames de fer dentelées. Le frommel 
CEt mù par une roue li^drnulique^ Soua le irommel est uru/mreà trois comparljmeiits- 
Lcs saldes pa^iiCnt dans le Irommel, où jks sont désagrégés par les lames, avant d'arri- 
ver au sluicG et de là sur les tables de lavage. 

Pour les sables très argileux, on o recours au lavoir à cuve. Lue eu\e en fonte, de 
3'",5q à ^i nif-tres de diamètre, a son fond formé par un tamis en fonle composé de 
a5 secteurs. Au centre de la cuve passe un axe vertical qui |M>rte siii 'a huit hras liori- 
zontuux munis à leurs extrémités de sobols verticaux en forme de socs vers le milieu 
du bras, d'ailes vers le centre et le Iwrd do la cuve. Les sables sont versés dans la 
cuve, où ils sont délajéspar les aabols. Ces appareils exigent une 1res grande dépense 
d*eau. 

On emploie aujourd'hui, dans certaines exploitations, des appareils k cuve perfec- 
tionnés appelés laveurs Bazin. Ils se composent essentiellement d'une euve immobile 
remplie d'eau, quj contient une cuvette héuûspbérique mobile autour d^un axe 
vertical. On verse les subies mi'lés ù du mercure daris celte cuvette et on lui imprime 
un mouvement de rotation de plus en plus rapide, A mesure que la vitesse augmente, 
la force centrifuge contraint les malières légères à s'élever aunlessus des bords de la 
cuvette, tandis que l'or el le mercure, à cause de leur poids, restent au fond. Ces 
laveurs ont le double avantage d'éti^ facilement tra[ importable s et de dé|>enî«er peu 
d'eau. Mais ce sont des instruments de précision ; il faut en graduer la vitesse avec 
le plus grand soin, sans quoi le mercure et l'or lui-même seraient entraînés bors de 
la cuvette par lu force centrifuge. 



§ 3. LA MÉTHODE HYDRAUUQUE 

Toutes les métbodes que nous venons de décrire supposent, uu point de départ, 
une ml)me origine : une équipe de terrassiers qui, dans le placer même, piocbent le 
gravier, le ramassent h la pelle, le cliargent sur des wagonnets et vont le déverser à 
la tî^te des appareils de lava<^e. L'idée devait venir de sîuq^bfier cette opération, 
de substituer jju lent travail de I bomine une force motrice jilus puissante, surtout 
quand on se trouvait en présence non plus d'une couclie aurifère de quelques 
centimètres d'épaisseur, mais de ces gi'andes masses que présentent les terrasses 
californiennes. Au dîre du Pline, les llomaina employaient déjà, |Kiur désagréger les 
ûlluvions. la force de l'eau ûinonéc par de longs tnjaiix, 

La métbode californienne a été Mncnléecn i8j'2.à Yankee Jim, l'iaeer Counly, 
par un mineur inconnu. On sait seulement i|u'i1 était Frait^^ais, Elle se réduisait 
d'abord ù peu de cbosc : l'eau était amenée par urt aqueduc de bois monté sur 
cbevalets jusque un tonneau situé à un niveau plus élevé que les sables à altaquer, 
ËlEc s'cubappuit avec force du tonneau par un tuyau de cuir, et le jet allait fitipper 
les subies et les désagi^ger; il les entraînait ensuite dans un conduit eu pente, où 



l.HtrnAt.iinii hk Lnn 



13 



li^ji n)ilJmi>Hl«irc rnrnrf, mnît iMjti lit jinhripo i-uîl po«r: iJotinrr h loftu Ip K4<' 
tin jri dWii ^iir de* »Mcs A ili'-hijïn^fïor. L'ïiknmiiiij ijui Ttii Ir |*rpiiiicT à te [ttt»fr 



i-' 






éil «nn upiiarîti-^n rn 1857. ifoVti nutiWnîr. On rnupl^K» \v Uixan <ln ruïr pr un 
ttiynu tir fDÎIc: ^n nugm^nlrj Inji^bîl i-t hi |irr'^hi(i«i ilr rrwiit: t^nWn on lîx-i h IVilrC' 

tnil^ doft tuvnu^ lie fîmlo «JUi Jr^tr^rulnuTit fir r;i(|LlOililc tlev djejUi^t* *|Blirrii|iit.'i 
|i^rtitcllanl ilr itinprr \v jrl ;i lotjlct» W ImuIvut* vI *i&nh Ioup Ich wm INt« U>r« U^ 

itn ^rnirfi'ft iruililliitiAnk h^vltniiliqiit* nctui^llm pn??^nl*!nl quulqiio rliofc <lé 
roniiutuhlr: dlc^ ronvri^iit afin r5^imt« omU^iva. iKiit^ lo ^nllrri^ hnule*. itc« 
lurni^cf-ri^feriûîrâ rclwiinenl le» Miix : relui <lf TuolumiHî ni CjilifWmc a coâl^ plu» 



lia 9 DiiUiuiis, Du riWr^iklr pnrl un ntjiicilur dp Htt. d<> ino. [mrltn^ de ^ ou ïjoo kU 
liïmMri'A- Uiitftl i\eu\u JililKÎL^lciou-/- <l<iii» le nu'. XaniM lauiil iN- Ihii? i|mJ ii*i.'iiiim' 
acci'ocïkt auit llario;* '1*^ raviiii** ou \i-a\cvAr Jo' ^«Ilre? il i|ui ilc-btuiclip pdilojb h 
10O mMrfs ciu |uiml {latUifijo a\et* um- |u'L<uiiiii i^iiQ^mr*. fourni ^Haiit loo ou 
jiMi mMirn |iai' iiiijiulf. A Huii puiiiL liWtivifo. lui JinhUiuN-iji' (iiiitii clr vaIvrK 1Tk^n^ 
l'eau e^u^ tu^^^iui jccomlnirci* Icrniiiip^ p.ir k* iijiilngt* f|ui portent \vh noitiH rimil^iilï 
ilp g^nntt ^i Ui' moffiVfU'y. Cfimi'nc" un couonnior à »u pii'c*^. Ip minfiip c>il h suii 
njuluge: il l'orirnlr him rti fiifM? dtj Inlii» vrriiml [|irTl vrui nriik(|T)Oi': l'JI n'a^l d? 
Iprrr» Irnp n^nisluiili--^. îl l<w a [m'alaLleiiittil JvNi^T^^*tT« îi bi iJ\nnTiiilr. tl oiivrv h 
iimiL't-t \eb t-o\nnoU- Lmiin plu» fiuiunniincDl Urtrrr i^n'nn jrl de potiipc' ù intri-ndiu^ 
rM|>pr IV^rnqHTmptil avec violence, cl rft<>m!n* eu Ijoixillonnml, enlrniiiftiil le if^hh 
{r^imiijttitc PU hrtue, Inl^flnnt rlrrrii-rp f\U* cuir pmnindi^ cïcûvùtioji. Li.- miueiir. qui 
mnnrpitvriï H>n njutiigt* djiTj» tnuk le* ttiiiv eoriiue un bnU'bkijif^» |inii)iMl h iy\{'h\\w 
i]ï*liincr mur «econclu PXoa\tttJijn> puis if atldr|iJt- Tiuleivalk ciiln? le» deiiit: Ï1 ne 
lûnlc pHS à iini^ner, k t^wr- de *ni»rr Hin^i Ui Im»»^ de In (en'jiasc. la clnil".' 'lu l>aiic 
supérieur: l"nniJi?> di' dëp>iiTiliM.'H ril ù sou lintr. juïr tui jet piiiuunl. Irnnurnnniî t-n 
unr f.nMiT^ lluido. A ipM-l<[uc dislniice- diui» Li iiif-iiii' vallër-, dvuji, irot^. quiiljr* inilreh 
njijln^frh hiiul m lui^mo k-mpï à Tu-u^^v. acUoiiii» pur Veau du niT-iih' dl-trîlniti'iLr. 
(_l"esl. au init!<TU d uit IVûCft' ^|ïOuvnTilrtlilr, loiil un |»h\* ipii fc'eÛi>urlfv. qui penl tit-^ 
ligTir*. fjiii jw* fiiumlbrmp en un eli[iiuji de drljin. 1*uHiji» plu*irur*H mottitivfi Iraviiillenl 
eiiF«euil>|e ^tir dùcme» |Mii1irH iriuwiii^uiP c^enrpi'uii'iif : rei» jt^tH d'enu qui fii- tTitîïent 
en l'iiir H qui rrU>rii]>i-iiL l'u UjrrciiU t\p Imuc, di''ruidi«»<juiL t\i^^ fâbi^c"* pnti^^ef<. oui 
ulur» ijuelqiu' cliow d^ vi'iitafilerueiil dîulxdîqufr On eji jm^^pi'h pJir b in|M'rlfr' jinnure 
(lit;, "ï^ ) qiu ftee*>nipn^ur rHIt* |"r»;ii- eï fjEii reprï^-^rnli^ fpinfrv rjtfinît'uf en Helion. 
(lu diriil que I iKiniuu*, iruvir df wx pLiiftnniiee. iriil miidrc la lenï* ^ld obiio*, 

MuÎh ru?u>rt' lîv iie»iliu<:Lioit i/t'?il ipj'iiiip préliio^T fl faut évuciitpr LT^ ilébrît». el en 
fûirn de Vnr. I\iur ccln, au poiut le |du> Ivin de lew^arpemcnl on a creii*!^ un lunuet 
qui dt'tïomlu* diiUS In fcnllrr înii'eiruic: rVsl dou^ co liuuirl qiif l'on il plact' k'S 
i^liiiees. pour les cniilipuïer Im'U >iu del» de I iirilinfr de siiitu', lU miuÏ pjivi^s i*n pieiTo*. 
(*l le-t inU^rsUi^T's mu1j'« W Mol-h puni ffdinÎH uvt'C du h'riivÏPi" Tn, Cniurne Ir niuiant 
U\r\} %iL»leMl piinrr4^it :-u(i<iWr I ur Pui. on dic'iiJkgr^ de pinte i-n pWc, le long ilu ■■bfir^, 
*Kr» dé* ermJii :» "u hifsiii'lïlit'îelft. Bp^>f'l/-fi hi^dH-eounint' | rtruIrr-fnrrrnU). uû se di-pi.i«^iil 
iiite pjirrie iif^ wililr* K qui in"i>*'ul \it lorrr du enurJuU priiiripul (li^. '.\i^). On réptiud 
diiiih Ip hluite et diiiiK le» an'IiTciirreuis <\^* ^niïAHW.* de? Mic^ii:Eim. rnvh'ou ^ ou 
^^ûcj ki|o|;riiiiineï tk* nit-ivurc poui' 1 5f>0 n1^lre« do lon|j;ueur, Lor^i^ue luuT eM pivl. 
lo joL du mnnitor enlndiir W déjections diiii> Iji diroclïon du tunnel, et AU-ik m |jri> 
ripilFiit diui» [en nliiree». PendiUil Iji diiif^o du It'jivuiI 'w iijnufe peu îi peu du inermre: 
j)ctidiiid *ii\ rnni*. Mir une- liuj^iur'tjr dr i Utm nii^lii*, \a qui^nliti- u-iiiée idlcinl. on 
inoyeafit ^ jgi» iLÏlojrmmtii». 

Avec <;e4 ^({(ânlcïijue» ep|>njviU, il nV>t plu* question de cueillpllca rré<|iicnte«. 

I,e nrtlovnge gi'mVftl tir M' fiiil qu'une ou iicu\ fnJi p.ir an : on di^plnre nïor» loti» 
k*3 puvii^LTQ, Oeun fuip pur niuii? envin^n i>ii biit di'^ lu'lln_vll^e^ puiltefs en iTiMullunt 
de« baiiBge» lou« le» Jq iiiviie*. On cnlf^^e le* ^la^îer^ 5 la |>ellc ol on les lave au 



&fS 



L BtTn^cTio> rir. l or 



pon. Au tli^^i t\^ TUjvi^ rn pirri'^?, mn |i^ut <HU|il'>vr^r <\i^ii Mort ilr lïf^n au c\ir viPUx 
raiU- h*? ^TiiEiiIcH fioirlii-p-, |)lac"iV* ùmt (^■'4|iori'lirM iliinor ]c Inrudii H/wfV'\ pemirlli-nl 

CerUkhu tunni-'l^ nii^:4iiî'^itl yXiiH dcr ^ Ljlojrii-lreu (k lorij;. let plijii ooiirla ont j$ ou 
5oo nitlfM, lipa fcluirc» i\n\ oui i «^ w m^lml <t<*lijr^riir «ir iV^.Tmi mi n">7?î dfr prfi- 
fiindnir. |iri]ïi'ril :il|i-ijiiln- ilrK |«n^iu'ur» rirriifiiii'mltW. Au-lIv^s1.l^ Ooïi fJtt/hrrvnvniK. 

Ut>t-fiin\ pI IVot j vtrtf (lu mcrcun?. Lpûi» de VnivifTcirtyiit rpjnjiil le fjr^itd *luicç 
rn avnl. 






^'^ 



>. 



Wm 1^. - I II Jr»4r<-.-iF^r"iJ I ^illM' |»>iliaul*i|^' '1* ^■■p<LJl |lli pi un ^r>lt] , liHilfoiKL' J 



Iji iiH'thoilr h>4)roijlii|u^ prvmH dr linilor flr* <jMntilih^s riiormcii dr (fi-nvior. Kilo 
n prrmÎA jiiix ininr» i-jili(m'iitoikiJi*H il^Mi^iiiiIrt^ pi'iicljiitl fiiio C'Tlaiiir' jK'mHlc* iïc8 
inidf*iiirn1.h r\lrL^or'tiri^iii'rrLi'iil <^li-xi-^, \\i\i> rlli* r^»^'o dr 1ii'« ^r«>'« njipiUiux cl de* 
ipi^julili^h dViiu it U J'uù iri* ^-rurult*» t^l liv? M-^-idicivr», Parfit» c"t&l Li <joiiipu^iiît* 
iDÎuièrt^ <*lle-nirtiie i|uî fûil \q9 liaïaiix d'<iddficlioiL do IVnu Mni« il rti»lr doi nom» 
{ingiiir* *p**einlc<, ijiiî »'o(^nipcril ^xcliinîvfîniC'iil de b (^onslniclii-iii dc^ mjurduca 

Ï/A gt'Lri<^><i' ([utrf'lioii KoiilrM'i- pnr fc^iLipUn rir- lu iiK-lJiodr Uvdruult[|Ui*. vv:%i la 
4jtt<:»lluiL dc9 Jvbliiîi, Des iuiUii'i-9 de mëli^eï fid>es de graviers »oiil jOTirncUomcnl 



I. KtTnACTfo?r [le l on 



57 



ib t>? dêpuuîIlL'tit vu l'Oiili? eU" li'iir or, tiihl^ leur vi.>Im[iio nvn i^M |m« ïf<ii»i|}li*iDrTil 
Himînii/ \ ri-\Lri'nMl[' <Jii sliiirr irmit/il^iimnliori, on Irh dîn^r^ i^iir (lf4 ^luiro% ilv 
diVlmn^'E^ t\m viHil tM^ ilt'icnitj ^lull^ uik' ruvîni' mi il^iii^ udc riiiiVa: nmin tr^riu le* 
JiïuiB ilr> iiL>u^olki^ i]ijaiilîl6» ùrrivcjjl, ijuî CîriJabOiil pui^ L'iitiottilj[i*i- teb valtéi^b luH- 
rif-iiron, par ccmiblor le lil «Jr» lliHivc», amm^r de» inondiilion», Ijoviloicr*cr Tn^iifi-t 
et IrHOOiufiliiMiH r»ntiifc>ll*'« du yuyi. 

î<n mit'rr TiLnliiiiino, igiii u>«if. aiilrrrrii* 17*» m^ïfp» ilr Inr^ï^ ri ii*,5n rJp priv 
rcnidt^ijr^ fui mluîu- ru i\tiuinj an» A m mhtrE^ii ifF< fm'^i* t?t «Mti rr'nliiiiMjvH df? rond- 






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K<i> 1^. l'utttl iIjj *jeL>C cI'iJTj ililtui de ilr>]ui(^« 



On rnmirif d'ahorti 1rs vidli-L^' U*t< plu» hniilPA. W rM^riT,i»ni^ monUi|ElLPi)x qui n'onl 
pîi» ^.iiidr i^leiir ai^iculo. Miii* fvrct' mt Inrn |>ru J [it<u de dr»crndrc ilaiL« lr<^ 

\^ miil iiV*l [wi» îrmnd l-ini t\\tc Ir pLiyt **< aa py* nt^iil", ilù rindimlric mini^rr 
r^t mci>n- l;i vulr foriiir du liu^^iil tiTiUL»iii. itit hOiilf"^ Ice n^jrmTi'^ iiiirnèr'L>K tiniil 
^liiliilri-UH. 'IVllo i^l;til In Cnlifornic OUK prT^tnîi-m Icnip* flr l'iippIienUmi rh- In iripOioilt^ 
li%dniiilïi]ijc^ Mais dL-|iLii» le |H)i s'l■^l iMrifforiTi^: riiidiiïlrif [iiiitl^L'tf n'eut pIuK 

dn luiiicx à or Mitii d^\vu\ti. des :ip-juull<iui'!t, t|tu «c noiil éLdil» pri-(ii:ii!fiiL-nt 1J41U 



58 l'ettbagtio» de l*ob 



ces vallées inférieures oii se déversaient les débris des deep-leads(i). La perturbation 
apportée tlana ces vallées par l'arrivée incessante des déblais y rendait le travail 
agricole impossible et amenait souvent la destruction dos parties cullivces. Les colons 
protestèrent avec vigueur contre celte invasion des l>oucs. 

Les compagnies minières, qui avaient engagé dans les mines un capital de 
700 millions et qui faiftaicnt vivre i^oooo personnes, résistèrent à ces attaques. Le 
pouvoir fédéral interviul. et, en 1887, interdit le déversement des débris dans les 
vallées inférieures. Seules ont pu continuer leurs exploitations lijdrauliques : i" les 
compagnies qui se trouvent asseï près de la mer pour y déverser ditectcnienl les 
tailings ; a" celles qui peuvent créer, à l'aide de burrages, de grands lacs d'épuration 
dans les montagnes. D'autres ont essayé d'employer la force de l'eau pour remonter, 
à l'aide d'élévateurs hydrauliques (fig. /|0 et ji), les déblais dans les excavations 
m^mes d'où ils proviennent. 

Ce sont donc de nouvelles installations hydrauliques qu'il a fallu créer à cùlé des 
premières. A côté des mortitors. les élévateurs. A cOté des fleuves arïificiels voués à 
une œuvre de destruction, d'autres fleuves artificiels, d'autres aqueducs de hois, 
d'autres tuvauv de fonte, également énormes, passant au-de.ssus et au-dessous des 
rivières, enjambant les montagnes, et poussant li'oi's boues liquides, ïi cent pieds au- 
dessus de la vallée, jusqu'à uji grand canal iicrien qui les déverse au-dessus de la 
falaise d'oii elles ont été arracbées. 

Grûce à ce prod]gieu\ et double effort, certaines compagnies californiennes ont pu 
continuer leur exploitation. La mctJiode hydraulique est également pratiquée en 
grand dans la ^Nouvelle-Zélande et dans la Colombie britannique. 

Depuis quelques années, on Ti souvent recours à une méthode qui présente ii peu 
près les mêmes avantages de rapidité et d'économie que la mclhodc hydraulique, 
Bans avoir l'inconvénient de bouleverser la fuee d'un pays, c'est le dragage (2)- Le 
dragage est né de cette idée que, dans une vallée où les alluvions des bords de la 
rivière sont aurifères, les allumions du fond du lit doivent rèlre également. L'orpail- 
leur était donc condamne à n'extraire que la plus petiîe partie de l'or, quand il ne 
pouvait détourner le lit de la rivière- Il devait tout naturellement songer à eidcver les 
boues auri^res du lit par le procédé qui sert à enlever les boues ordinaires, dans un 
chenal navi^^able ou dans un port. Mais jusqu â une date toute voisine de nous, ce 
procédé passait pour peu pratique. Jl fonctionne depuis longtemps en Nouvelle- 
Zélande; on l'a essayé aussi en Ltyuïiardie dans le lit m^me du Vu, on l'applique 
courammentcn Californie, et un de nos compatriotes, M. David Levât, l'a introduit 
plus récemment en Sibérie et en Guyane. Nons empruntons îi une notice dont il est 
l'auteur les détails qui suivent. 

La drague à or a été d'abord une simple pelle emmanchée au bout d'une perche, 
qui permettait & l'orpailleur d'aller chercher le sable dans le lit du ruisseau. Celle 

(1) Gond uile» profonde!. 

(i) D, Levai, KrploitatiuH lie» piacfrs au moyen dfis âragitfi à ur (Congres intem. des mine*, et de la 
mèlBllurgip) Sl-Elirnne, igon. M. Levai abkn\oul" m'niïrir celle ni>lïce ctrmu^ lulnrivr fe reprcHlnin? iineli^iif?- 
iineE d« planche» qu'elle conLienL 11 &vail eiipotén au MaLériel cdonifil, deux peliEs moiMea de dra^uca a or, 



'fio 



Lr^Tvicrimi n u<in 



(/<>r t^ Mm|l1tr>li- m<mr df I m^lrnmrnl. 4|Tit rpiïrmblf cir^ toin à iio rmli-dii orili- 
ivin*. Inir pontirl ilf gliwrr filt:ririrnp«ni<nil Mir le>f Omvr« «1 ilr se Ji<uMtiulrr 
<l<minf le» lmj»»ofi» d» fîifaj^; iU arriviMil « twollrr juM^u'Ii \oo grainniCVi |i«r 
jour. 

Sur lii (lJi»1hr. flJr« ilfBiiiuirnl |tlii« ■l'* -t ViUi^raujnu'^ i\\ir iitir m^nuMu'. \lai< binilAt 
l«H ^nilinf^t tni rinUhi* r^imif^ |iew In» CKplrriUliitUA rî««nÛQOft. npkiîblintip par 
twiftiUtft, IniiMW^rri)! l<^ Joitil du fil A\t%^ caim-Iip m i^niMc c|ii*uii «jiprril nti»i |v-ii 



fKb 4r ^ ritjva* d'an ^ff«l«n' i1«ti> u-tv iii"*! l4f*lr*iiTi^idP T^lrraviviaun' 



]t»ip>an1 Mr Tul jJim rtt|Mfik «Va1lt-!tii1ir l'jiHit^ïoh pn\aiil&. On irmi^iiiA nlor^ d'ac- 
lîiinmtr 1*' i^tnil, nitii pl«^ |>iir Ir* Imi-*. miji-* pJir di-* rinirn |"*rnhitil.'?i iIjmïh It* non- 
inid, liT ntdrnii v\.-\\\ tiLiiiii ib div^ilr ri '<\ p^nurtirn dr drux iintiiï'nM'* niiLr\ a jiubi>n: 
ni«itiiM* il l'Iiiil iniMii(a-iiti iriiiiLr>)M|r «tir «i** tiiiciea, rr* roiir* iiu sunuirrit |iti*Û ï(! fAirc 
diniKrr lUiiM Ir M'iit du euiii^ul. amî* ù faiiv nuDa^uirvi VarU^ »ui' lequvl s'i-nrou* 
\u\\ Il conlr, |>^ 1^70 lin Tikiiioiit r>'rn|dn^ 1;^ mur priulnnlr [Kir tihf' prtilc mnrhîno 
\ la^iTiir, H lf^4 lort Iji dfti>;iH' d r^r iMiiil rr<niviV, 

Mm* IViiijilfM i->ii)iiiiii lU- Li iiii*il)iit|L' li^dninlii|ur «ur Iri^ \\:ivi\>. iitnrniU on Pn\^- 
lii*H'Uii'iit vniÎMjiiil do In ri^i^lv |nr In fmtifi^«. Eu l^8a. i»ii iHablil unp piinJv 



I. nTnA<:Ti4}M iiv riw 



ni- ktrdu |)uh ù riuiiitror ijiiUI vuIjII inicux 1 L*Uililii' ?ur Ul'ux [Hitdmin. Li tlialric pswiit 
tljin» IViklrcMlciU. 

Lc^ réiullnU furent iouvi-nl c^xcrlU'iils: «ur \c Sticitftvi-T. un |itaccr Inivailli^ ilt-UK 
To\* pnr ]t^t Kiirojïi^oriii i^l iirir foift por 1<-* (Ititnnî*, fui r>>iinW èi In dfn^up «fi iS8q 
Pi j doniu- dr'puiFi plij-^ dr in inillùtn^. On m- tiiil nnliiiTllrninii ^'i ilni^irrr un pf-u 
[Hirli.iuL, «u Imtaixl, ri Iil^ju^'hu^i di< crh l'iiLri'pnM-^ rHx-ril I^Mllik'. 

ponnHImt d'^tarupr U^ ktifinfft kiir î<--^ ltiinV«. Avrr ifi-'^ dr»^ii4^ dr criLi* rialiinr. mm 






P» |p — llr^:^» caliSh-nli'iHir' ■'!- fU'tli''i* ■!• d#|iUï> 



ftr-iili^mrot un [vui Imvtiïllt^r Ir- lit d'unr l'î^if-rr «in* hrt- cticfjinhré |wr If-* Iflilînjr*, 
tiKi» If luiiri- im jM-iit Ini^adliM' m i'ulfr \\\^. \..\). rr^vl-àiliiv rimnllit \t>i Iht^*<^ ilt> U 
n^i^^': imi |H*iif ni^iiir, cfi i|iii pjiniU pnriidmalt ttr'irfii^r m if rr^ J^rme, \%t>v% \\v Inalu 
rivière- Il vuHil d'iUïluMir lu dta^-iir duiiH uiio «tcatalivn cittilciMnt logl juste u^boj 
dV^iii pi>ui^ i|iiVllc ili^Uo, o' 'Ir' 1a Xasvi- hui.tillci pour iitumÏ dirv^ fï àt'r. comiii^ ont 
Imt^iilh', par cvrtiipli\ l*-* ilcvigiu^* ijui iml iTrmii^ h^ ciiiul lii? Sui'f- I j-?* Liiliu^M sont 
rei^L^ t-ii tlL-bliiiPÙ rairi^nv Dunnot? dvrhîf-r luih, un n'inpla<M-iiiift»<i Ijulnigur pur de* 

On p^-ul iMlurclli^rii^nl n-nipWiV Tm luiicliîne Ji rupi-ur d*? la Jitigue par uit molcvr 
élcrlnqiio, Kh\ s uagoc lic iM>uvi)ir insIrjlWJi Irm^ Iriun lr« or^nr* mronihnmUiH 
lourd». rlinudJ^ir-< rt uuiduur^; un liiuplr Ul Ir^uiniii^lb finct-à burd. nu Iv cbd'de 



«> 



LEtTHAimn^ IVK t. OH 



dru^rio mxm Ta maîit h diri^iLinn iJif loi'» Ir^^ niouvcmonlp^^ J)o jilu?. un ^ï/^uf itttirs 
li-nvatllt^ iW iiiiiL. A lu luiiùrrr i-U*c(ni|u<.'. 

Lc% dr^^uor» roi>»>lrULlr? par M , Lcvjkt |>4>ur lu Oinani^ cl la Ti-iio^ilu'iLalio ^onf e^m- 

Vit [lUit-ivum culîs iJv i.'io LilojjnurLiiir?. |,a tli^iriti à ^uiTt-li? (on i^lîriije^ jmapo t'tilrv le» 
dciiK jionloriK, Au iKiinl ilu r<*ii>ï*r»t*iitrul f\ç^* ^oiIpU i^n Iroiivr un tnunmft pnr^ <l^ 
trotii. îrrj>ftiv |iiir une |i(iin|iL', iluii^ k'i^un'l ^iip^rr la br|mr;itkO[| i|i*h cîiilfuuk fi iîe 
l'or d Ir rlr^tiriiirfil (Ii'a yrvf.i ri il^'^yj^/M, SuiinuL Iri^ rm, il Iniil Onrr vm'icr «Iuhk ilm 
niji|inrth ïlifft'ji'iilï II" [Uiinbn' lU- Umi> du l.n«miir-l rj lu «iU-H<ti? ili*n giïilL-tH. A b sin'Ufl 



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[lu Iniininrl «i« lrt>i>vr iiii nfiù^'bùr, tt\i-*]cmmt^ diiqnrl «'cmbrOEicIie un duubk- jihht; 
|KiU[' lc*i lU'^lilni^, niKiiiT un ^luiLv* rli- ^orlir i rrliii tlu tlvusnni*). il rmulnif li un 'c<:ijnj 
«Iniro. îi hi LiMi- 4lni|iirl c^l <lih|M>M- un nnih-rriu-rfuj, fiiiiNr « clMni.' I^ihirr a iliiij}k|<-- 
penlf-doitl W lMin't'^ii\ B'ïnt t'curk-^'Ut' 'i milliuu-ln'» i>. {'.*■'• Imnvjiui rrlirnnrul li»uk> 
Icn |uiillNlr» <jui ont ]iln« i\r ' nu *j milJiiik^tn-*, $<rnlvtk le» prrcllr* W pUiM lînr» 
pa^crtt sur Ir ^luit^p ili* ^oHic. mnni di' nllV-* d'uM^ ^i-nndr pnis^orH-*- d'uliBOrplion ; 
|mr i-xi'iiijilc âvf. hi[)^k m film-w ilo cni-i- (rrnuvcrl- il ntu* [ihitiiM- nirlnUîniip prrfiïrr'c 
^u tl un l'éïLMu Ae lils tic iVr, \m t}\ii^t\it jirut v'It'c nnJiiJc ^I un ^'li.-\Jiti<nr iH^iir fEiilîfiLpt 
Ol fttjwi d'une pompe Ik conipreii»iun uiialoguiî uux « inantli>r« x» calirornicua. Un dVoL 



tETtTIliCTlOK ni: LOTI 



a 



|j4jQi' le IrJ^aïL h vn bulle » i-luin Ion Ikt^its ou \e^ |>1ncL*i> 'm-cs. un cvmfjuic suuvi-ril 
tpnr ni*mj4r t'ïi flnyjinr) If ririign^i' H ïn miMimdr fi^'Ir-Tulii^nn : un jet i\f liiirc (Ir»*»- 
|jri>[î^ If' iWml il'alUn|itiV H 1*-^ hoiu'.' ;iih^i l'urnu^f'^ M»rU msuili' ili-ji^'iuV-i, Il riiillil m 
nioji-niic iJv 5 liojjtii^ebiiJoiilijnod^rmr luvvur) pout iitatiii.'r lu iliii^-^uti. aaim i-iiuipler 
l<4 liûcli<?nint pïtur te cIudITii^ dt- lu nuihinc, clc, Lnc Jritg^ui* pont enlever, »tli^anl 

On t'rtîl é^lrrntïit ilrnliii^'Urnlf pm*|»i^rhr»n. l^rllrn tir M- l^vjit *p rumpoflrnl 
uiijquuuieijL J'uui- clijiju^ù f^iji^laf^t il'utit^ iiiji^liîatf ù vap4!ur ifu il fuut |j]j[»|iui'tci' 
ftvcc •oî. Ttiij( te l'CJ^Ic (tciiUHio fftît rn lioii *urpLicr. La diMgucwt în»Uilï6j sur 3 ou 



('■4 \ï — iffOMuo j fpT JU If«f0kl iliiii 4i? l't diind rlVlTR. 



1 piri>^iu(-H uccmipl^o-i. Au rt'rivi-i'fit'ntrTit ùf^ j^Jl-Ih iïii plucr une ^nllo ilr ii^ljnui' 
Ijujift- lie H> irril}iiLti!'[n*' & In Miijlr ili< lLii|iirllr ir Ifuuiiî tiii %1ijitM*' Ou t^i>m|>rc?iid les 
ttervîcr» ijij'uiL ii|»[iiirri1 iIIMm *itiipU'' |>i'ul ri'iiJri; tlauf Jv?< p-i\^ iieul'h. à ooiiiinuiiirn- 
lion* ilinkile^. M pïTitK'l *it' ftL' l'CfnIre l^^'l vile mniplr t\t* \a lf\H-iiT tVnur JilluMon. 
1 j.-T\ Ji-n^iirt nJilfiinifnnc* nr m|tpri>rlu-iil snmbli^tnriil <lu iinnK-li'^'Ujaii""» i^uoiious 
vi?rfOi^<^ île fliVrliv. Ellci «itiit k* plii>t siiiiveiit '-lorlmpjOR- 

Uno foiit f ik plnrtf. In ilnigiii' fto/n/hnnr : \mi» nv Miuv nllciidîcjt ^uèi'e à voir com- 
paivr h mi pnpHltm c^t^lti: lounli.- et ilïs^i'urLf.'u^L* mucliinr, Kllc^ |)i3pi1|tinnr niilnnr de 
l'or. i.lV'l'i'diti: iju^ I^M-f ïi dnu p(ini\ i'nfi*nr/* t\.ini. |p lil dr- hi rnirfj. . ello m* lil">ul 
de tlmilc il j^iiutJu' nvrc IVIï^^'ntice d'iiti niiiunl *\ui Itnrbikli.' ; n dia^pR- pii|]illorTiiûgo. 




Haduh. — L'Or. 



m 



H:XTn-lCTIOK DIT Loll 



( îriVr ît *^ (fiHiMp TPumVi'inï-nl li-s^dlfl* *'nilmjU''nï j»dr-« vcIimM loiij<rrn-> imiivt'llr*, 
liiAUi'ci de <.vHr ivH'tif pniïfiiil roMli^tiii". .V1l^^^ nvail-on chmlié il tt^iiiiil»c:cr len 

iiiuuw! d'an liijuu qui iiipirjil \iolpmmpiil 1c ibiJ i3l- lu livii'iv, Mtiiï du IjuuI Jy 



- wim 



lf"L"- _ 



-V^*'"- 






quclipic t<rmp«, un lioiirMH tie '^rav'ievt te formoil auloiir dti hm* suci^ur. vl le 
|ioLi[|ii- ^nvJlÉ[ t?|K'tvliniL''Ht (If \'*\in f\i\ivv. thi ont ih^nr n'\i?fni it\i\ tWnyiiiC^ ;i jjiulMi 
ri aii\ 1-^t'a^<Hr'lJ^K. Ou >i|I|jUi|up iiujounl'liui l^i muvîiuj. [iini« l(i aiucioii tm iiiowu 
il'L'iioiiïits lii^4ni\ Ji- (\ntW. à rtlvvttliuii Ocs biliij^-9 dutis k'* phitcm Indrauliquei» 

do Cnliiornir. 

moililK'ïiIJuii jitu iilliihii:iri>< rt.'L-ouw^i'le« finr unr Iniji ^i'4iitdr liunli'iir iJjdlnuoJH 
ftlf^i'ili'^ i>ii pur Liiu- LuuU'^r l^tii|iic- Il fui il aUir* »-\tt\ui^tivv Ài lu ina>M^ |jji}uit1>' piir dct 
tiiJtUux iiiliiic'rv, Cc'» Iruvaux «uni éfEuWnK^nt iiéct'sïiuiri.'ï iluii* !« 4:d> des U>rruMe4 
AliiJvionnjiirfH Kn'«|iriïii n^ p^'iit W Imiti-r pjjr In mtfllimlc IhMlranliqiLc. «nit pnrcc 
i|ur IruiL t'sl ruvL*. M»iï luiit'i' i]ui< iv Jt^JuuL de uvnlr ou de pluci^ ou ll^^ nruitibilîcilit) 
Ugulc^ t<^.>ppot<L^nl il 1 i^Vtt(:iialio(L <K-^ di-Luï. 



L EXTItACTlO» DC LOR 



6- 



oW- 









Cr* lrTt>aiix minif-n, tii>n* en nvon* diWit le lU^biit m [>nrlnnt de \n pmtttu-çïîon. 
LW ri|iicnt4ilhin <lr ftrifJ-mùiînff >•[' (<oiiij>"m- <-<tt(.'nTivllriiifi]l d'un fimnrl Jini «nît 1^ 
cbi-'iiiil (lu Ili'ti\u iiai^L'èui' uu pliucùiK'. il (iJi piiils vrilicul {tfin;r} uu il une iJE'^rrrKlfv 
rio îiirlînt^ arrîvnnl n» grii^MT. tlv gii.\crm ir^n%M'Vta\n yf/nnt/witif») |iniiiquéL*s il(f 
dit PTi dix uiètrc;!. pi^rpi>nilicialuir^iii<^Til au tunnel, dun^ IV|iJkiA«cnrd« lu couche, ouï 

di'pns*c rurcmciil 
d*.'ut inMïTfl. ï>s ^ft- 
Imcs dtilvriil i^Irp 
Twîs^'^'n |i*>«r éditer 
les (.'houlriitiMiU, nauf 
i|iiLimI 1-11^4 i^uil prjt- 
ti4{utW junlr MitH [e 
ffiir Ail gllo H 4|uc<re 

t.ïi*lr, iVi*^i Hur le 
Tioul dL< lailIrdiT tii^t. 
^.i\fr'wH <|iie ïO fuit 
Ttihuln^ du gcAti^rp 
iM>it âu |)ir. !(uiL JKi 
uniïirn dit perforn- 
Irîcrfi niuvï fïAi' l'air 
rnin|»rinn- ou l'^lrc- 

Iru'iti^- Lu liynaïuiti* 
''«l Jii>ii>i-iili-ni|>l>jvi^e 
jmiir pri?|Mii»r t-l ia-' 
rilitrr c*^ Irovail, 
L L'i^biitigv t'sl dunm- 
"iil jkir flo^ Ittnipfi 
<!<■ niiuctir. uni par 
In liimi^r'^i^Wlnfiuo 
Lo ruulM^ v Tnil nu 
inovcii lie \%nj^i>fiiicU 
^ur rnîlti qui mènent 
îe minerai ù Ijj den^ 
*:tr>drt'ie, dVfi îl le^ 
monte pav le* ten- 
nis D'nulreu hrnue« 
•erveiil ù ileïft^ndre 

et ^ remcnirr Itfm minturs eui-tiiruim- \wï pjir £-ïem|klG une ^uij)« — ou iJimil 

un boui|uel dans une ei*rbejlle — «lo iuine[iri^ euliroriueaiH rpii detccuileni au fond 

du |>uîl« (fig, '|if), uni< nutre r|iiî T^rmunte iiu jour^fiiï, riri). 

I^;>ur éviter de sortir et di^ Iraîlet de ^Taude» i|uanlik-i de Mi'iilo9. on ni'^'iia);^ v>U' 

^C^nl h rînU'rieur m^mc d<- la mine un rt^ftcrvoîrcû l'on cnla»^ le>gni(ier« etuii on 



«e 



i, fxtu^ctïok dk i-on 



\c* lavi* pur In riti''tLi>i!c' Ii\fli';iiiti<|ii4>. imn [>lii4 awc Ira f'>rrtiJiIuljlt«H jifr'xHiiifiH tluiil 
fioiln pirhi>ii4 riMil ^ l'Iirnir iiuii'> >'ii tliri^i^llt Mir f^HX iiil Eiiti|)li- jrL à'vaii i|tii 1L'^ 
di^-Ni|rri'^c, Lc< biMLOK «oui crihUiLc tJii ;i/uicr. 

Lt's OxvcrîL» lTlé1}|Olic^ (l'e^ploîlaiion <k'5 plûe*rH vit'nn*^nl ilV-lir pns&ërs pu rfîviif 
dans leur c^rrliv lo^îoiir-, c'ri^M-<1îrn fit nlhiiil ilr lu |ihi« Miuplr h Tu plti^ t'iiiii|4ii|iu<^< 

la |>lQt «citant ifîi,|Ui(, 

l'L'otti^i 1 1 it| u i' , Ce t of ' - 

louL ror^lrt'rliri.ino» 

1711 ccLlc matière 
oiMnrikf^ en ïoulP 

|i«i' lirn piin^^d^» ni- 
iiiiiioiiUji]V!»i|iJi oxi- 

li'iiivrnliinii , mtiÎH 
iitir ^iiJïFtt* dépL'iirti^ 
ili- fïiJTi'fc; peu û pmi 
il ji mtusti-'niUvé son 
triLivnil II N 11 intro- 
(luitlf |tniiripoilL-U 
riivisii>ii du labcui- 
On a chercha b iv* 
lin^enlcJ' ), dr- In 
liiçiiii ^lUitaiiU?, l'tï' 
voltitiou dt' tou» le» 
placrr» : 

sjildc-% iilltniounui' 

lesnmk'nantdoror 

rnilif en yi'diïi* i>ii 

[K*|)ll4<?!^ di^ vuKrmeb 

viinid>lrh t|ijî l'nrn- 

puArnl \vi ^'itetitvui^ cuiiitu* *>im^ \v innu ^Cnvi-n^MV de pltJK'ers^ cuhkIIuil' Ijj pii^iiiiî^j'e 

|>hji*e fir 1V>|i|i»ilaltiiiL ilr l'or «lan* Ir* mnlriV*.* fnv*iri**V» |Mir In prrsrnrc du prtf- 

tricDX mi^Liil- 

ti Lu lliriltlr uviv Iiit[iii11i* l'iïr jjrilrr îi [ihkU upi'iifiijiifl âfov^, no »^perD 



.1 



l»^L i^- — UfiPtLJia'-*- ■( ""!■' i-^tii|i« I V m |ij i*t it ] !th nih^ i|ii |iriiEi'Hiiii'iM 



A\ SalJOchiiiLïH' vt Lu<Al. J'Iacua avr^fére de U SiA^nr arrfa'af^. Pah*. x8y^. p, g-l«t 



l'extraction de L'on 69 



des stériles qui l'occompagnenlH permet d'opt^rcr le lavage avec les inslrumenls les 
plus rudimcnluire^ : baice en IkïÎs. long-1*>m ou sluice porUlif- tous ces appareils, 
ingënieux somme loule, qu'emploie le prospecteur d'or, il les emprunte à la for^l 
voisine. 

<( Celle période qu'on peut qualifier d'héroïque lanl par les elForls cl les privations 
qu'elle exige de la pari des aventuriers chercheurs d'or, que par les gciins inespérés 
qu'elle procure, est généralement courte. Hienlùl la ru'cessilé de s organiser, de dé- 
fendre les biens acquis, conduit les expl<iiUmls à délirnilcr les n elaims » occupés ou 
vacanU et pousse des camps miniers h s'chNir dune façon slublc. Des magasins, 
des cabarets., , auxquels vient aluni h r le soir la récolle de la |Ournée. s'élèvent comme 
par enchnnlemenl : l'ensemble se complèle dans les pavs anglo-saxons |>ar un Bureau 
do poste et une Banque, peu après par l'Ëglise et parl'Lcole- Celle période est de 
courte durée, généralemcnl marquée par quelques Irouvailles reten lissantes- Celles- 
ci entretiennent la fièvre jusqu'au moment où, les nids riches a%ant été vidés, l'an- 
nonce de la décou\crte d'un nouveau champ aurtR-re amène l'exode en masse des 
chercheurs d'or-,. C'est alors qu'on entreprend sur les placcrs « écrémés « Texploi- 
lalioft des sables plus pauvres, avec des moyens teehniques moitis primitifs, q;iou|uc 
eoùlenx encore. On relavc les déhhiis des premiers prospccfeurs, en alteudunt qu'une 
troisième couche d exploilanls, de rnoins eu moins gtiuimands, vienne rc h» ver le 
résidu des résidus. On v<iit sur les aTicicns plaeers ealif'irrïiens des déblais qui ont 
été lavés avec profil pyv quinine e\ploirants successifs.,. Les procédés, dès ces pre- 
mières reprises, sont déjà mnms barbares; on ne cnmple plus uniquement sur la 
gravité pour séparer l'or de ses gangues. On s'aide du mercure pour amalgamer I or 
fîn que les moyens purement un'caniques soraieut impuissants h retenir, à n sauver » 
suivant Texpressicm imagée des Anglo-Saxon*. Cette période* que j'appellerai ra- 
lionnelle- de i'exploilatîoii des placcrs, est celle qui donne à la fois les plus grandes 
quanti lés d or el les profils les plus beaux et les plus sfirs,. . 

« L'exploïla^iiui rationnelle des placcrs evciul l'emploi de lahalée. qui reste le pro- 
totype, Imslrumeul classique des Icmps héroïques. Ou \oi| alors apparaître les mé- 
ihodes permcUanl d'écomimihfr la mjln-d'a'uvrc huil en opérant -sur de grandes 
masses h la fois- C'eal ainsi ipie les Américains onl inventé la mélhode hvdrauhque 
pour l'afjalage el le lavage de leurs allu^ionspliocènes de k Californie,., A ce mrme 
ordre d'idées se ralliiche le dragage des placers situés enconlre-bas des rivières ou des 
marais qui prennent mamlenant une place importante, en Nouvelle-Zélande et uux 
Llots-ÏJnis, dan."* les régions où le procédé hydraulique est rendu impossible par 
Buile de la position même des placcrs, ou inferdil par les lois,. . » 

Ce (abicau en raccourci s'applique aussi bien à la Californie qu'à la Nouvelle-Zé- 
lande, à l'Australie occidentale qu'à la Cuvaiie, à la Colombie anglaise ([u'à la Sibérie- 
El celle histoire, déjà cent fois répétée, sera demain celle du Klondike et de 
t Alaska. 



V 



LFtTlVlCTm\ D> LOlt 



^ à' l-ITW riLOMlEns 



Ndus fi'avoas L'imlic jii^|ii'd [>ri^en1 qui? k-« eus le» plun fj^v^nUk?, ceux où le niï' 

Tu^rui c*t rrhfiftli[in^ nrirfhi .*nblr, (iVsl « pi'irir»i. oM'.v Irn filliivjixiiE rrcoiivprlc*, ttous 

k bOHiniet eiilrâ» iliiiis la v^i4^ 

i)ri trAi-nuximnJcr*,(|iii lont 

lie tpiJirLr JiDrifÏTPii- 

ï^viclï>nin*fnt- nViit pus Jû 
■'lie Torl ré|Mudu» <hii> ki. 
piytiii^rh âfïOK ilo I fium^uit^- 
0[L a ri)inriirm'<^ b luvirr W 
ïiihlrh de* rjvî<>rc». i prottur 
li*» Ei||iivîf>nt nvani rfp ji'hUu- 
<|UL<r h lu HK^Iie. I.U |>urp|i' ilti 
iLii'iiil lianh lo4 «itiji^U d'or 
Liiilu|uc* fH^rU- Il rri>ir? fju'il 
t*^ l(iiii\.iil *tii-toul â l'élal 
luilif. fl |]|-<>kLl)lrmmt fi fleur 
tic* ierte- Les reMi^'-i rjup noii» 
Avon» cormcrvés (Je* Ir^mut 
irtiTiierAde^ unrÈMiii nmuvonl 
ijii'iU i*tfttrn1 «oTiv^Til dann 
I if^iiorJJiHV Mntivi'mrnl fi la 
njiiliiiuitiï «1 tt lu diivi^lùin 
de» ptrtiirnl». On eiploîUïti 
un hjkHikfil di? b di^ciiutcrlc. 
ïinp pnehr fr(*lnlljR»r<' ou un 
lil'iii. i|uil|f! A urr^tnr l'f-xploi- 
Iftiioii hjrKjtiQ K'H n'viilLuU 
f^f-ï^nïf^dl A'Mtv ^a\nî«.ir-iMiia. 
fiilte tvvpItiilAljcin ne bUnnl 
iJiLJipir-ini-nt h hriLH d'hoci- 
miîB. forcp élnit di^ nVn Iciiir 
nui iM<.MIooi-m prufondour». 
(^cpondjint i] y ûvaii d<^jà 
de* mine* dW pmprrmcHi «liu-*. iNiftidorîii^ ^IWtîI ïcuigucnirnt — r>M Stmhon qui 
noiiï nipjKii-k' ta deMrhplian — W mine» d'l'>pa|Eue : il v c-ii avait «n Urande^Bretagni;, 
pr^6 de Tor}>cs<. dic/ le* l'iM'ti^^ngï» (nnnit doiiliî crlk^* clu Gnrtlun), rhn Ie« ïl»aU»ie§ 
dp* Iliiiilrs'Alpt?». ilai^i b Citjlpint'. lîti h^tptc> Dindoïc ïk'OnI «riç eipluïtiitiiifL dnn^ 
ie (juâf UiU. 



>-'. 



PlB &it - Vfe minrur 



1. K^TIlJLnTlUX DU LOB 



f)r' It^pi^iulf"^ cirrnUieriL ïur i-^eï iiiijic^ d or^ il L«r, [lisait le fntM^ciii \^rvc Qlcsiui^ 
Exïtie au*M bî^it cjuo IW^rt dinns 1c« l>nv« tic Tlndc : o]i ni- \c Iniivr pnh ifnrt% les 
nvi^icsct on ne lo lave pas, roninie t\nnv le (l«uvf IWl^jk : rrmi^ il v ii dp nom- 
hrcTJArs ot i^nnili'^ moiiUi^tiea». hjiLiik^A jiiu' d» ^rilRui», oÎM^aux ù t|i.i;i1re |ûtiJfi, 

cmjvcrL de iiliim^* iiofit^f , !iflurioi;r|joiliTiii: <]iji 1 Vhl dr |iliifikf.> tom^i^h. A rnu*r d'eux 
IVir qui o«1 Ir^^ iïlt')ndnnt rljinn i^rA innnljifçnr^, r»! dinînlrfiirnl r^plnitiihlf^ » llrro- 
dotc ptnçort rc« ^nltbiH. ^urdieit? Jl- J'or. duri^i 'c^n ré^Hnin h)|ii7rlii»riJf<» ; innïs ÎU 
rLtrmiUirnl ijui^ di'n humiikOh Ji (Til iini^ti'*. ïet ArîmiiApOft. leur dvuiviil l'uvl Icura Iré- 

Plîno ,1 nntiirclUmt^iil reciicïUÎ luules ce» l^gend*». Mui» il nom décrit uus« de* 
puiU creub^t jii^u" on^ fti'ind on dans liti i^hoiiliK Hr^ mouingnrft- Il noiii Mgimlf dc9 
veinp* trfniV(^fK h fl^'ur d^ ti-rnï : pur viumi^t! ut-lli? nup Wni di^i'iminl ru Diilrnatii* 
«nUK Xrnm ri t|iij fuuL'tii>iAuîl ^o livrer par jour. îl <iou« dit ijui/o tlapuifiii^ on trouve 
Tur ftijtit^L- dmi!^ ilii mnrlïi^ : il a «nni tlnnlr ronfuiulii itv<-c Ir mm hi<^ Irih ijimrU Idnti- 
chiklrctt i}ui ci>nlirnTiriil l'or- U parlr< dr* irLilenrH ^nutemiii^ tm l'on InivniJhil il Ia 
ÏJÉnipo> 

LVvanii'ik des i{ui*lt|ii<<A ^cJ^lipl■» *lv mîncîv jmlii|ijw moiiliv un uri as^vâ pru iivnncé. 
Cc BiJtil lie ^U!>t(.'!} cliHiLiL[^«. iruiiioi par dos galcrif« ïinur^u^o». coinaïuiiiiiudnl au 
jour pnr dc-.^ piiiu ropproclié* pI irr*?gulicrs- 

liïitdtur idlîrini.' i|iii? »oii\o[il le^ ^ul^ric» rataient garnich d'tjri 1jni-<ii^e. te qu1^ 
lumrf rie pinivonfi vt^iilirv, Si Tcni rlrjil jiniUi^ pur un? mrlir duir, m\^\ on ^nniit, 
cunimr tm unMi'tt pas d'eiploîiiB, on jlliuttiiil dcv^itif le fi-oul de taiJIc un Tto violent 
el on anvîsail cnnnil*^ Ifl pierre nvrr dr IVnii on du linoigro : on l'amcnaîl nîiibi îi « 
rrndillri', rr cpii Im'ilJUiit rfiJfriUijfo, En cud d'i^cUetf. un tmnnntL l'ok-ilnHir. In iKk«. 
Pour évilcr» eu ralBon d^» îiiipi^rrcclioTi» du roulflge. le IruiiBporl i}ea terrée 3i Te^lé- 
rio\ir. on npi^rjdl 1r Ijv^ifj^f' diiiu la mine inffme. tomme «boh lo flrifUmi/iïft^ califcny 
nï**n : dc-i rî^rok^'i d"iK|TK'diics rinnonaîcnl l'eau iitrcwuîr<?. 

1^ plm f(''IM»re dr n*ji^ riEpInitnficini nnrii^nnn*, c-'mI crll*' fpii » *?lf* i^ignnlr^. par 
le viiyuKriii' lilleumrul Kiiil Maucli, en il^"!. prèv de ï^imlmlivi-, «nr le plalrnii du 
Uunii'iu Dvfc le \x r Mrcli-. le v:''«iM'""pli'* pcirlii^al»' J»iSo de Ikimte. d'.trirrunl la dpHenp- 
tion du rrt^uunir du Munomi-ihip^i. iiK.'nliunne *iiu» tr niitii d^- /.imU'itifHf Aç< eoii«truc- 
tioo* IrpT aïK'ii'Vinemlf'Sliiir^ri». d'upriHIrs Maurcfti^u |mi\'ï. HprrjU'^rdr* inino'* d'<*r, 
Kii I*l5fi, •nr une curlf du Th^iifrrdu \totfir de? Jnnwmiu*. on lil» au \. du l^riiptip»: 
u ZMf'im : iiiini^ d''»rdt Mur*.»; MiiMÎt'iKoii il j a unr mine tlor ** eï, la rni'li^ |>i»rlo on 
noie '< Te i«»i du lluhJL». piiv*' rii.lio m luîric* d'or, esl ^ujel du Monomotapa : on y 
voit ïitir miifïniliijiir Tiiai^ïii noninii^c Z'tmf'nt^ de pCi)digiru*e ginudour* cl <iui ^h\ liJlîe 
de Tort ^andein pierre*» a. 

De IJiil, à {ïr'ini]-/iuiL^1i\ët ^ 4ï'i Liloniètrei* du loN ^ itirinu, >I existe, i\ % ouu m^ 
Irei ilflllilude. 4ijr un pliEiMU graiiiriipu\ d'IinpitMiiile^ riiii>tiijeti<inh fw bl<K-ft de 
^mnîl brut UK^em^lét «au^ tiiurnL. et de» pilier? du iiuiine dt; ,'i ini'ln.'^ dt^ liaul, orii/-^ 
de deuinf géfimt^U-irpiei ride tijiun-it d'oiinisiUK, i)n « cru reeoiMialtre. dan» cG^ cun* 
alnifUuii». uunoivl une ffutlo d'aerupule. au ^iid uneenreînlcdrlcuditc par deux lour* 



L tr\Ttni-Tio:» rn 



rrtniifUf'4. \ii-i?r-«*ou«. de nomhrnit lrAt>u)t tir mïtir*, *in fiMirnniii âc mînfrurrn 
nnK'itl, (k'x rnMiM*U rf'ûrçîl^ hli lïrJlièirnl <<ririiri* 'K"* [KirrHlr*^ il'or. imu liri^rulii^rp. 

l 11 peu pl"s nu noTil, le kng do la mîoir Sjjbin. i>n rcn^^onire (raulrr* nunM, 
pcllr* t\i\ pi'ht ZiflJi^iUrô pni'ici'llï?"' ilo MjtîiïcIHâ. ovct-ilonlforyMil*^ Ir-iv^iii mmii^r^. 
A 1 mlali nitlmt uni* niulliliirin '\r- piiiU i\t* irj h iTi mî'fn** nvpr ^ilrrir* mj'im- 

De In À Hi^cirirci que lob rui(Le>ï de ZiiiilraUvr élairiM jjh^jiKii>iiriob el ipie )<* ^tanîca 

nVlaitiiulrct'Iii^ïccpirlr jiiiy* 
(i'Opliir. d*oîi l\in Mpportnît 
A Sii]f>mfin 4|ntilrr irnl vingl 
(u|unU<riir. il II') nvuU(|ii'mi 
^uiil \n>ur Y'utiJiônaiit'n M«ei>- 
llirru«i> iti^ K«vl Mnurh ri iln 

l't'IMïfU cljJlSMlUl' TllL'Vjditr 

Di'nl. 

Pas mm ii]«i-npliL>n d'aîl- 
lours, phvfiic'îcniic on auIiy-, 
qui tkiitni'iVil t'L-tk' TanUiiaic 

ikoriirin<*iiUliiJti)L clninit lrii|i 
rudîiiieii luiras jiuuri^u'unpûl 
U-ar Ai*»igni"r umo fiHginr ou 
um- ibli' t|i]rkLiiii|ui':*, Mai» 
dirpui- < plu 11 il ltf8 vimgfure 
inVuiLkn^DkioiiT-iU i1i< pureilK 
scriipiiIeH > Td riiiri'i' Saino 
tiF^ lin-|'i*1|[- pii», iJc CmiliT 
iWjiIciicv.Mtn minidi.- lu ri'înc 
de SoW ? ■< i^l elle cuira ilaus 
Ji^rumlcm 4VTf un fort ^ntntl 
Iniiu, ài*A oliainojuix i:pu iinr- 
Uii^ril iIp^ tiL'i>mulr« rï urir 
gruiulc {piiinlilu' d'or ^1 du 






''^" - ' ^^^^^^^B^i«-n| diiiiim ju i\ji <:puI y'iu^ï In- 

iWHi«rit \ij.uiu. |«. i4 iui-u.k . Wj", rium Vfrrj /v,^,i^j ^j,i i.in -^11 .1 * '"^ '!"' |Mirnii \rai, i: n« 

■ lurltp U l<nori.hir'i#ii do oioianl. II»*-- «u ('»«' n*i <i<i» ■!*■ i,ri(iij"* r-n*— ,,,,_ 1__ i^,, .,,1, ,L, 7; trilibtlkt.it 

du «iwttKi \ r.,j(rr.n>iicMi >LiN|><ii.li.'^ ■■^<>iK-«L^,^i,i.i(,i^„'».i,h<>'<ii>a* ^1 "'^ *" ira\4U\ u». /-imimo\B 

l'inUrLim du F'"'^> l'' luinnriii» Ai^fwti^ »ui I* xifl* prii<4[<nQriiiiJir U utiu »|,f ^i^ fn[\* MUr df-t SriiiilCt 
qui *i|um;i 11 «fil'lr ' ' 

probnld<'ni*iTl pur Jf» Ambea 
(*! (Inn« h }>i>riiKlo pri^islâuiiijuo. îl ri'e«t donr piMalHi^JuLuinl Jm[Hi»^iMi' ilr sitpp<isi>r 
fju i[ V ait <pK"l*|Uc iviiilion cntriî er* niiiiCA f l cpIIo rcim* ^■tiMtigriT, allii^* du Tjririu 



L«mov DR I, on 



-^ 



IliriiTit [|iJi !^'eri vitit. ollii'4^ pitr ^ti n'|M]T/itiori i\t* ^i^psmv trouver le niî Sulommi 
H Tii jtiiMT ries ijLfeMiiuiis ('/tpli1Ml:«r^^ Mjiii? *i ikiiijï ti'jiviiii^ |Mit^ >lc riiJKr*!]^ iiinir 
fL'puuïHT tyllf iilt*Hlî(Î4dlîiju. u*»u& u'cn uvons pu» Jatdtilnjjt'p ju^'^u'ù pri^n'tïl, iioiir 

^'p^p^'1^i^»M il'iih i^iilU^ itij ^ti^luil. rî- il* k'H lintntt iln \u' -m lIii *r m^pIï? *iTimt 
iKjtri* tir. 

Le» procéiJrï UBilf'» à Ziiulmhv^ et dan» \vf mine?» g^[vi;«»»ronï»ihc» ne fuiviil ji>htc 
pcrrwÏTrtnrK'* jn^ipiji nn* jiuir*. lU étaient l'nonrf *tjivts, a pt-u <1<^ cfioHc prt*. daniB 
Irt tritio* niurrk'* nu \vr w^clr rii Vin*-ri*|Ui' pnr Ir* [^Kpii^rmU, i'X nfi il* fnijiairiil 
Ir^tiiilliH' k-Ti iiuilli'^'uii'ii\ liïOir'iie^^ 















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P^K^'^ji 



Fv a — Clarvalfluiriil ilr [iHÎUki -i4«ii>Jliji4HPh« du jiw »lp 1* Miii>f- iLolHiTvib l>v|» i tmiwtHli 



Au proljl.^'mr. I,jî ^i^olng^ip » prrrni^ fit' iixrr U-i liinil('« v{ rimjmrlJkiive «Ipr filonrï. Inip 
ilirf^cjinn. Jrnr iinliniiitu/n. <lo iioW leur* intcrniijtifiiifi, ilo b* lvl^m^Vflrnp^^* une 
r1J4|i»riliEin iinitiirnlaiior. Iia piàï^iEicc dvA lauvrui iti<Viii]K|V)i>a de Vinttuflùr iiioOvrnc 
A |iiTri]ki« cit* foiPJ' (IcB puils plu» piofoiid». 'ï'^puïscr IVnu iTc^». g.ilorir*, A'a^Ftr rt 
d'^cbirr^r îi «J*** nivrotïi jiiiu|ij'nhr« ri'piilr* iiiiicrrsMhlr»- lui Viuïralip, Hurii lu pm- 
vint"*" ilr VirUn'Ki, * inini-s h'WiI à plu* *lr i *i<'it niMivn inj-iU.*^iiijH *[i' hi niri h runi? 
il'elW Jk plu* ik' 1 '1nc>' Il luiil ith'rr. iairv dejt lni\ciiiK gi^iulr^fjucii |iour iibnU*c-r U 



?4 



LK.\TAACn»^ JJft Lon 



t^mpi^ratutr pur une triUilulioii t'iK'rgî[|iio , on mÎI en offcl (ju^ la t(.-in|>éraliirc* 
uuginctilc f:t[ïJd''Tnrnt a tncmrr. i|irnii « cnlonrt^ dans 1p 4oL i^t cjui^, Ttni<«i^ unt' nru* 
londcur qui vnrir Miîvonl W tieui. \e Iruvail liitriimii itevienl iiiipi>'^sil>lr — - rdï-cc 
puur *ieh 2ou1uuft» 

Uft qu'on it dépa^K^ î^ iilvcAu hydif^ifUTiqu^ (\e h n^ion. Il îiiipivlr ^gaWieiil 
cl'Jpaïï'^r l'ftiii. ruin Hr>nlci»i?nï pour fpikIiv lo trttvail <l Ir s'/jour des ouvriers 
pn»ihlf^«, mnix pour tiillrr r(>ikïn< un ikiignr qui Tni-nni-^ pripi^liicllrm<'n1 la mînr> 
rinotidilioti. Lva ïiiidtMi? 9v hervait-nl *le la vi» d"An-'huin>di-. tm do M?au\ 4pm Ic^ 
e»i.'lu^04 ^0 pJth»4kirnr do mnia rn mnin, 11 Ci fallu diiii^ iini^ iL)riM.'6 ivcourir d dcf» erium.K 
autrement puu9a1)t^. fvurralfrmciil âdi^api^nipi^s à vupcur. Il ulallu Snuppli^crd rinMif- 
l'iAuncp dj* lji Inmpr du luindir. t^Hnirrr h IVTr<^lrtrîti^ dr^ {çal^rie^ ittLirieriirs. Dci» 
iiuu-hin<-ï piùtflunUh tuil nr-rvt h ihsaHxàre vi h mimWr diitin W poiU ri fre dr^rrudr- 
l'îrfr Icb boiitiofe rlurguo» dir idhicj'uI H iViUiMim-h, W «ugoiiii^h ipjï (.-lit-uli-nt dait% lir-i 
çulrrir*. IV Ui tiiiiir jitii ii«]Mr4 i\c Iroilcrncnl. Ii; minrrnt nVi^l pliii^ ^iirri^ conduit pur 
dt'« churioti (jtir foiil hulhi^^tij' I limniiir oir Ivs iiiiirimux ; i-i- «ont de?* Irumn dr rhi*' 

iiiui d« fer. (M bien, ai la 
mlnr i*kI mIiht ImnL donf< 
lu fooiiU^ie. un oûbU acripii 
tendu xur dr* p^lAn», eu* 
ijiwl suiit Mi^pi'ndiiH le» wii». 
^ipnelJi> V«ioi pnr oiemplo 
(fig* j5ï Itf lrani«'a\ ai^rif-iJ 
d^ In tjfimpifrffiir frtiii';ftTge 
lUs pfai'rrif hytr^uiliqurt df 
Culifuriiîv. 

tVtirfbui'nli 1.1 force aîni<i 
reipuM* il a AtlKi iiiilaller. 
><ur Ir f-nnraii <k' L> [nhio. 
d'iiiiiiif<n!»rs rjpjHimln do 

rirc'irilitô- Pour rtciii^nnpf 
Ir-tdvtmm'^H. it a failli) rupT^r 
Us rivière», \a\tc dft lnirrftgc^, v idtlulltr di-* turlnni.'5, Dnn* le» |HkVK Miti.< rivière, 
il n fallu ix>n"ifi(iioi' (II* fînind» npproTlMionn^nienU de iRtuîlltr. ou cixSiT di-s wlr^mit-» 
iirtîlïrii''l]i-v dViiiin d^* l'-ljjr»^* iliud une vjiniip ptTmrl «If r<^,^lrr IVroulemcnt. l-'oriDcc 
d'un puil» pïUfilt^rr^ ii ili' \v\^ jniii*! l'iiH|H-H d'i^iie u^mr ^ii^MiiEfr^tiiuf (lîi*. ^'t), 

Toulo* k* di^poMliouK (|T;e mms avun» M^iL»]r:rft d^inK Ir* idlii^infit^ rupnuverlcft 
nonl irtd'iifi iiw^r rdmtlnmrTtl gh\vf'\\ . 

I)un^ l:( mine, U'« «rulcriv* «omI liniM^'t *i lr> Tni( n'r«L po« lr^» solide. L'abaLaj^ >c 
f^iit d'ulmid » IhJ dwLiiiEiiU*H |iMi* liJ*\jull(» î;i prrfonilriiT. :-l i?nfin k iuIié^hc liit-m^mf^t 
Cufir, Cliiitoi^. AiiiMiiiilroii hhnt-, Tirtlrtl il lr;iuidl*Mlniii dovnrïl lui. Uitiir»! pur iVIll*- 
lorm ori suivant rjnclinai^on du fîlori» Idntôl iiimit? |Nir i<clitdi}iit rcnvvrA(<A. Il piikrtio 
hUh"* iiu-dir-iïui i!i' *■ l^lr, r^'j^lanl dcrrirTi^ lui le» d*^f4ui^. iieuïu^il |>olii aXtai diiç le 



fj'W' 



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''*< 



_-*«' 



1i)nJnitlk^VH d4 Califiirllr, 



L8xtvucTro-i xns L on 



-B 



ric**cu* d'un fâcolicr; lout en enlevant !e minerai, il ouirtç ûinM peu h peu un** 

de'CcrKJcrK' iuclintV qui va rejoindre le puil*. 



V - 



Co»<:i>ndîlion«do travail 9<]\\i rt'tirlur* |Nirtîcutîèt«iii«'iil fuvorablcft parla HiH|H)»îlir>ii 

Kii |in*mirr lieu lu Mjlidiu^ ttii ktit ï*t l'iibsi^nrc d'utin cJati* Ip?» h^^^mui'iiU ont rmd« 
|i« ll-avail ilaluilu^i* JivaiKHfUfi y\vth fudk' «[u'uilloLir^t Lu rr^utanlr!' jclaliv» dtM bjiiu» 
d'afincnmnirnr u primi^ «IViaMiv {nul h r<Mf l<*i uni de?* mitre* un Ir^ès griind n^^mbre 
<rri|il(tihdL<tii-« riniiir'rr»*. |»la<'A<H IiimU^h i^aw* dvn mr^lilinriH à pt^n p^^^ aiiato^ueis. 
^Imipi la l'iii'oiihLirin- la [>luh li^vitraliU', rtrriMihlfini i; incoTinuc dr«H prciiLiit^rM r^ploi- 
tiiiib. sW Iruuvéy i^Ire J'iiiolJuaisuii doH couLhi'îi. Ces pi^mii-n «.'Kplullatitncriijaiunt 
& l'rxîhlcriiMï d'un Hlon vcrticiil rm prrji<^ij^ vrrijcol; i\% compl^îrni l'exploiter eu 
profondeur ji]V|u'atj piuitt on la U'rript^rhtuî^ rviidraiL m^me pour i^ev (M^rrst. 1r^ 
travail impo^^^^^llc. \tit-M ne i^Vlaienl-il* JifcMird (jur h proprî^-t/- d'miïi niinro btinde 
de tDrrnin KupurRcict uu Warm ( i). Ih ne Uinlùmil |iaik «^ i^'.tpt'rctîx uir i|ue la i^ïurlitî 
«ortail rapidrmenl du »ou»^^)l i\v Uur rohiT<»iun. lU prjntuîeid Incn. il e»t vi^aî. 



(i) 7ï«u» itrrDii» plu» loi» la hd* d*<4 mot. 



r<i 



L EXTntfinoN lîB i.tm 



l'eEnpIorcr W Irnndi^^f • nu W ptiit^ vertk'niii pur dt*ii puilrt inoliru'i». Mui:^ lU i/uvuif>nl 
pft* Ir* ilmït lit' pour*[iîvic louff^ triivikiiiL a» (lcli\ *i'iiii pïiiii vrrlh^nl pjifcfiiiiit |iiirl» 
Ihiiilf Miporliciclk 'tt* Irur» roncr^sions. Cp fdf, pour W jneriK-rs conccft»ii*riniiin-"». 

Mai» H'aotrM jvhnrrAfiirin':. un ÏKtnUtre cni mdmr. h unr rpHiiiiic itifilninr rW 
|ï^cmi^^^s, fiiri^nt uinrf» iicqiiÎHrï. par W iiH-meii pi-opriélaiiffl uu pur d'uuLrUh. Il 
rliiif JtiiprTHfîlïlt* li'^ iilli'inili'r b rourlic niini^rf juiv Hrif IranrUôp ïnjvortr , mnî», en 
iiirrtnl <!<** pintu iprûcnu\, mi b rf;frouia, toujours uvet- (.tIIc ui''linui*on (juî, uu 
litjut i1l< iiUïOiiui' ti*iTips. 1/1 fnip^nit «i^rlir [Irm limîtrs <lc In ri>nrn«Rlon- Kn n^r'i^rr 
de f^ea limiïrs ff-'rtl-îi-clirt*. pour lu r'^DU Jo JuluniH'^lmr^- nu suil) un*? ii»uvi*Ui< 



N<>ïtl) 



f-.,- W^U tti-KK 



tM^h4 t^Ui 



J«l 



C-.— DEEI' UVËL 



StD 



fl>',i|4if^ Il liuj«»»t^ li<* Uiin rf'cj- ifi t ijtifMi Au y^il t ^ 



un pni p)ii* ïm*. et ain^i tli; MiiU". l)i.lu^-"rjML- iiii\ jn'<'ini':rs i:i>nLf i.iîifjiniiireï. 
rH\e LnriiiiHt?<»n iIm pfnmhpn o <*tï^ riffc^iir-mcnt licurfïïBL* [lour le di-vi'lopp*?- 
inenl ^rn^-rnl i[(t rirnliL^îrii- riiiiiîrri'. (^inunf Ir» tmvnm :1e mincA ne peiiviMil 
juniiïîi» lU'iMift'vr inu' mUimi' |in>loin!i'ur, le* i^rjjt. »'iï** utu(i*iiI 6\fi tiMil onlii/rs 
E-oiiU'ïi"h rhn* W lîiiiîks ili'-. riaimx tViaiiemp. iruurnicnl pu Hv^. ^^|^l^^ïtr^ fmr 
puiH vrrljcniiv ijur dnn* loiir parlîe HUjïêilentt', (JnW' uin cfaUns de ikfff-trvf^l, on 
M [Kl au ocinliair*' le* vui^Te WnnHjp pin* loin. Si mi^mr In penl<' primiTîv^* uvail 
|irrMii1i^ If» iWnir-rf* c<iiiot'h»<i*»it* dr <'rr/>-/fri('/ n'unniiiTil pu fuînr li^urs In^ÎH : W 
i-oiji-liet» n\> jur*iir-iil pnW' «jii'ik iln^ |inil'ui)rloni> rot1r>> ijuil jinrnil riMii liiirr drA 
Imvnnx imincnhfi piiui' k» ulli'ûnli^, Muîkoiiu *u ijut- l'-k i-oiji'lic* mil uiit k-nJunce 



L EXTRACTION DE L OR 



77 



uniforme à se rapproclier de llionzonlaLc. Il en résulte que, dans un dtiim donné, 
une couche donnée se retrouvera, relativement, à une prolbndeur d'aulanl moins 
grande que ce claïm est plus éloigné vers le sud de la ligne d'alllcureincnt. 

Corlams ckitns se sont trouvés parliculièï'emenl favorisés : ceux qui eonlenoiont a 
la fois, prc>s de la surface, l'afUcjirpmonl d'nn des r^f/v les plui^ mêridionau\ el 
ensuite, ù des niveaux variés, le possagc incliné des repfi du .Nord, ïlcservc faite, 
nnlurcJleTnenl, de la reiiconlre des djkes el des fadlea qui ont souvent bouleversé 
les prévisions les mieux élablies. Certains daims so sont l[x>uvés n'avoir que des 
parties insîgniliantes ou fortement inclinées (et par conséquent très courtes) du rcef 
que Ton comptait y rencontrer; dans d'autres le reef est beaucoup plus liaul, ou 
beaucoup plus bas qu'on ne pouvait le croire tout d'abord. 

La principale série de Hecfs. celle dite du Main Reef, contieni, du mur au tott^ 
c*est-*i-dirc du Nord au Sud, les couches anivantes : 

n) Le Main /îc^^propi-enient dit, banc très c|«iîs, mais d'abord négligé à cause de 
sa faible teneur; 







Fic J7. — Cuufifl Ihëùrif^uc d'un bicr Ae itiim» d'aulcrop al de deep Icvel, d'ipr^i M àc Lauqa^, 



h) Le Mtiht iùpf Lemier cl le Soulfi lieej, idHeurant plus au ï>ud. plus minces et 
plus riches. 

En dehoi-s de colle série de rccis à peu près réguliers, on en trc)iive d'autres qui 
u'c\islcnl (|ue ï^ur des parties du pourtour : le Hietfontein lleefn qui est au-dessous 
du mur du Mam îlccf, el qui allleurc par conséquence plus au Nord, le Kimberlej 
Ueef, qui est uuiIohaus, avec aïHeurement plus au Sud. 

Si Ton pouvait dêeouper à travers ta masse du Witwatersrand un bloc cubique, 
limité par des plans verticaux orientés vers chacun des quatre points cardinaux, on 
aurait à peu près la di^^posilion représcntéo, d'aprî-s M. de Launay, par la ligure 
ci-dessus. D'abord, cou Ire la limite Nord du bloc, dans les claims ù^outcrop, les 
lignes parallèles d'affleurement, orientées E--0.. des trois principaux reefs. Sur la 
face occidentale, ^>ar exemple, on apercevrait C6a trois couches incliu^es, passant 



^8 l'extraction de l'or 



sous les daims de deep-Uvel, rejetées vers lo surface par un dyke, puis reprenonl 
ensuite leur penLe. de moins en moins accentuée. L'n puits vertical les alletndrail 
successivement toutes les trois, La coupe méridionale montrerait les trois coucljes 
parallèles, horizontalement superposées. 



_^ 5. LÉGISLATION DE8 MINES d'oH 

Nous avons eu l'occasion, tout h l'heure, d'employer à plusieurs reprises le mol 
de daim: ceci nous uiiiène tout naturellement à parler de la légiftlutiim des mines 
dor. 

En tout pays, et depuis l'antiquîté romaine, les mines d'or sont considérées iliéori- 
quement comme propriété de l'Htat, Un placer alluvial, bien qu'il ressemble plus, k 
première vue, â une can'ière qu'à une mine, n'est susceptible de devenir propriété 
privée qu'après autorisation de TEtat. Pour les mines proprement dites, il est eutendu 
que le prnprii^tûirc du sol n'est que propriétaire ûu fonds, c'est-à-dire rlu sol super- 
ficiel, susceptible d'utilisation agricole; le tréfonds, ou sous-sol» appartient à l'Ktat, 
qui peut le concéder soit au propriétaire foncier, soit h tout autre concessionnaire. 

A ces priuci|)es générnu\ s'ajoute, liurtout en pays anglo-saxons» l'idce de l'utilitt' 
commune : l'utilité commune veut que les mines d'or, là où elles existent, soient 
exploitées; par conséquent il faut rend [-e aussi facile que possible leur appropriaiion 
par les hommes qui sont capables de les exploiter, et inversement les enlever ù ceuv 
qui ne les exploitent pas. D'une façon générale, les cfioses se passent à peu près 
ainsi : le mineur achète d'aboi*d b TËtat, moyennant une taxe peu élevée, le droit de 
prospecter, c'esl-à-dire de chercher des mines d'or, tantôt dans l'ensemble du |îays, 
tantôt dans un périmètre déterminé. Il part avec son/>nn, il fait ses essais; s'il rencontre 
un territoire où les essais donnent des résultats satisfaisants, il le délimite grossièn*- 
ment, il piaule au milieu un piquet, à ee piquet il aeeroelie un papier sur lequel il 
écrit son nom, au crayon s'il n'a qu'un crayon. A dater de ce moment, le territoire 
ainsi marqué est son clnim (i). H ne lui reste plus qu'à aller faire sa déclaration au 
bureau le plus voisin. Si son dmtn a été délimité d'une façon légale, si \e mineur se 
conforme aux lois et règlements en vigueur, son titre devient immédiatement valable. 
Il est dès lors garanti, pourvu qu'il travaille sur son claim, contre toute revendica- 
lion ultérieure, contre toute tentative d'un tiers de s'établir sur le daim qui lui a été 
ainsi attribué. 

Les législations australiennes se rapprochent toutes de ce type, maïs elles diflrrent 
suivant les colonies. Dans New-Soutb-Wales, d'après une loi de 1874, le gouverneur 
aie droit de déclarer terres de la couronne (crown-tands) tous les terrains aurifères 
ou diamps d'or (tjatd-fidds) . A ceux qui veulent se rendre sur eea terrains, pour prt>s- 
pecter et travailler, il vend un droit de mineur {miner's right^ au tarif de 10 shillings (2) 



(1) C/aim VËuL dm liinptemenL prit«nLion, drolL ou IJtre b quelijuc choH. 



L EXTRA CTIOFÎ DE L OR 



79 



par an sl lii demande csL faîle de jatkvier ii juin, de 5 shillings i^oulemoni si elle est 
fai(c pendant les six derniers mois de Tûnnée, à une ^|>oque où il L-st lard \mut com- 
mencer les travaux d'une fQ4;on rruclueusc ; ces droits ont mt^me ^t^ réduits de nioîiid 
(5 sh. et 2 sh, 6 pence) en iSqC. Le mineur qui a négligé d'acquitter cette formalité 
paie [O livres sterling en plus des droits. 

Les titulaires d'un mîncr's rîgfit peuvent obtenir la concession d'un clnim aurifère 
de I à 3^ acres moyennant le paiement d'une rente annuelle de i livre par acre. Il 
peut i}lre fait des concessions extraordinaires mesurant de 20 ù 100 aci'es. Les baux 
de concession sont au plus de 10 ans, mais peuvent être Tçnouvelés. 

Victoria concède aux titulaires d'un miner's right de 7t sh. des licences pour un an, 
renouvelables, portant sur ao aei'Cft au pbii*, contre une rente de 5 livres par acre. De 
plus le gouverueur peut concéder, pour une durée qu'il fixe lui-même, des claima 
allant jusqu'à 100 acres. 

En AVcslerri'Auslralia, le miner's ritfiif. refusé impitoyaLlenieLil & tout Asiatique 
jaune ou à tout noir africain, est de 10 shillings: de plus le mineur doit acqudrir 
une permission de Iravailler (hitsiiteas licence) de 4 livres (i). 11 est ensuite tenu de 
travailler sur son claim, sauf aulori.^alion spéciale du gouverneur qui peut suspendre 
momentanément le travail pour inipossibilité. altâcuce jusiinéc, uïanque d^eau. Hors 
ces cas, le mineur oisif est menace de perdre sori elaini. H sufïît au premier venu de 
constater, en psisp^anl clevant nu clidni, qu'il n'v a personne un travail, d'ècri*'e cette 
conslalûlion sur un papier qu'il cloue sur un piquet au nulieu du claim, cl d'aller 
faire sa dcdaralion au poste voisin pour s'approprier la mine vacante. Il n^a pluSn pour 
ainsi dire, qu'às«fv/er dçsau^ {jumping ofinine). — Les découvreurs de goldJîeliJs peu- 
vent obtenir à titre gratuit un ilaim de récompense. 

Au Klondike, les claims mesurent aSo pieds (7h'> mctrcs) de longueur daiis le sens 
de la vallée ol. en largeur, l'espace inclus entre le lliahveg et la base des collines. 
Celui qui trouve le premier un gisement auriiere dann une vallée met. sur le piquet 
de son daim, claim île découverte, le numérii û : les suivarMs seront, en amonl ol eu 
aval. piqueti?s 1 , y. ,H, etc.. ou-dessuji. i . -2.3, etc., tifi-dessoti^f . Los cluims doivent 
f^tre enregistrés au bureau voisin dans un délai de 3 jours., plus un délai supplémentaire 
d'un jour par i u kilomètres de distance. S il s agit d'une « découverte d, le rumeur est 
tenu de présenter au bureau l'or qu'il a trouvé, (-baqiie claim pave un droit minime 
de i5 pêncc. plus une dïme ou rovalty de 10 pour 100 sur la récolle annuelle d'or. 

La Icgislalion sur les claims est facile a édicter et à appliquer dans des pays où le 
terrain supcHîciel u'eat pas ou est encore peu approprié. Lu question se posait difle- 
remment au Tiansvaal, où le sol était divisé en grands domaines agricoles oufermes, 
dont les propriétaires ne voulaient céder leurs droits qu'à descondilions avantageuses. 
Il était cependant nécessaire d acquérir tout ou partie de ces fermes pour y creuser 
les puits et y établir les appareils. L'Etat lui-mèmen pn)priétaire Iréfoneier, a voulu 
tirer bon parti de ses richesses et vendre le plus cher possible aux étrangers le droit 
de les acquérir. 



(i) Un peu plu« de lûu fraocB- 



8o L*FXTRAf:T10% DE l'oH 



Kii i8H(J. drs (ni'on hï* fui uper^u tic iv <|ui; vjilaieiil les conglomérais, le gouver- 
hfrnrnl Iïckt jinH lainîi pulitie tl'ujijiiKjs (mijit'<i nationales) les fermes de Langlaagle, 
Dridaiileiii» V(}^e[>*lruiM|î*nleiri, lliiotlejuirt, Hînijjeslaagle, IJoomfoiitein, Paarcle- 
plitalH, Tnrlfoiiteuti Klaiidisfmifrin. Le propnétuire loncier, dmil la ferme est déHai'éc 
iriiiir |)ijNi(|iic. dillè^ne su pntprîéEé l\ 1 Klut ; il garde sculeriient les habitntion^ et 
1111 diiièine ilii terrain : ee dixième, i\\ù |>ei]t rontcTiir des claims de son elioii, lui 
est jioiir ïiinst dire corirédé en fermage (mynpuchl)', il peul l'exploiter lui-même ou 
\i\ revendre îiune eompa-^nie. 

\a: eliiirn alluvial, au Trarisvaal, est uti eariV- de i7\o piods de eôté. Pour l'exploi- 
talion lies pierres précieuses, les elaims ru- soutcpie dr ,'îo [nrda (o^yio) tlecôté. Dans 
les n'els auvifci'ï'rt, ils uiesitrenl i ^ct pmds sur ^|O0 ('17'", lo X iari'",Go)- La rede- 
vaiire est de Tj hIi, |iar elaîiiL et jmr moi?<, dont morllé esl |>u^éû an propriétaire foncier ; 
elfe lie vient de 1 livr<' nlerling pat an dès tjuc le travail a eomiuencé. 

i.i'A elaiiJis FuniU on le voit, très peu étendus. Sullîsants |>our la reclteielie, iU ne 
le s{)ELt pas jioiir lexploilution. lionne |iour un lenips où l'i^n ne |M'é>oyait (|ue 
rexixlence d'une organisation rudimeui^ire d'orpfMlleurs, eetle législahon est |ieu 
propice au travail industrie^ i|ui exige une giundo c<»neentrulion de eapMaux et des 
înstullalLOJis roùleuses, (In a iliï. pour en duuuiuer les niconvêiueriLs, i^unir les 
elaims par groupes de i^^, rusicinner les petites eompagnies en i|uelques grandes 
scteiélés. Le gouveLueinent a inème été jusi|u'à vendre les tilres de daims à Johan- 
nesburg, et El les im'ttre en loLerie, Il a dû retLoncer à app]ic|uer rarlicle qui frapparl 
de déchéance le non-paiement de la redevaiu'e <m, eomme erk Au.^fralie, la nort- 
explotUlion. 

Dans les coloiiies françaises aurilt'ii's, la législation est plus ou rnouLs copiée sur 
eelLe des colonies anglaises mais toujours, liélas I un peu plus eompliifuée, A la 
(iuuiiLe, le piquetage de la concession est remplacé par une déclaration au bureau 
des domaines : dans les ^8 beures qui suivent la délivrance du récépissé de la décta- 
ralioii, le dennmdeur 11. est tenu de se faire délivivr ii le plan de son lerraio. qu'il 
déposera ensuite à la diirelion de 1 inlérieur. Le [lermis de reeherebe, qui ne peut 
jHkrter sur plus de ô tic ai lieelarcs, v&i valable pour uii an, renouvelable rnovetmanl 
une redevanee de o''. m Ji l'heclare. mais pour une seconde aimée seulemenl. Sous 
peine de déeliéance, il doiL avant rexpli-iiliun des deux ans, demander un permis 
dVxpUùbdionn qui wesl délivré [lar le gouvcruour. en coiised privé, dans le délai d'nu 
mois i> : les fïi-o-orines sont ainsi respectées. Ce permis, accordé pour neuf aunéc?;. 
ost îndéJiiiLiiieut renouvelable. Ion jours n en conseil privé n. Leconcessiomiaire diïit : 
I" une redevance par lieclare: a- une lave ireutrée eu ville: 3" un droit de sorlie. 
qui sont lïxés chaque aiimk' [Kir le conr^oil général. Le défaut de paiement ou d'exploi- 
tation entraîne la déchéance. — \ Mada^^asoar, un a jusqu'à pR'sent l;Monné. hésité 
entre le s^sléuie de la concession à quelques giundes compagnies et celui de la liberlé 
mini^r^^ — ' Le régime de riudo-C.hine est caraclénsé, comme celui du TransvauL 
par la succession de deux phases distinctes: 1° la concession d'un pénmclre de 
rt>eherehes : -à" la concession du pei mis dVxploiler. 

En Sibérie, le.s formalités de déclaration durent de i^ mois à a ans ; et pendant 



L*FÏTnACTTON T>E l'oH " 8i 



ce laps de tempg, la socié\è qui a fait faire les prospections n'a pas le droit de oom- 
mcnccr l'exploitation. 



§ 6. — Rendement des mines ook 

Une question reale encore u poser au sujet des mines. Combien une tonne de 
minerai fournit-elle de grammes d'or. Et jusqu'à quelle teneur à la tonne peut-on 
descendre sans que le travail cesse d'être rémunéraleur ? 

Il est très difficile d'évaluer le rendement moyen d'une mine. Dans un placer il y 
a encore, relativement, une cerlaine liomogénéilé des sables d'une couelie identique. 
Aussi, en opt'rant sur un très grand nombre d'essais à Iei bâtée, on peut arriver à 
déterminer h pe^t prï's une Icneur moyenne du gisemenf. Mais, dans un fdon ou dans 
un gisement sédiinonlaîre à conglomérats, les Iccleurs qui ont co ia patience de lira 
les paragniplies qui procèdent comprendront stniiî peuTC que l;i teneur vunc h cliaqne 
instant. Toutd'aJiord il y a, proporUonrïclIcmenl au volume des roclies, beaucoup 
plus d'or dans la partie o\yd*'e. supérieure au niveau des eau\, que dans les parties 
profondes. Il en ré<<ulle cpi'iHi a sonvcnl. et pas tiuijoui's de mauvaise f<u, annoncé 
pour nne mine oon\ellrmeiil ouverte des teneurs très supérieures ik celles qu'elle a 
données pnr la î^iiilc. 

Mèioe quuml oji est arrivé au-dessoiis de la /oni^ d'cnricliisscmenl et de concentra- 
tion dcft pépites, mi a vu que for n'est |»as uniformémejil répandu dans la masse 
quarliteuse. maïs qu'il existe îles poebes^ des colonnes on des lentilles ricbes. isolées 
dans des roebcs pauvres, sans parler <lcs dykes, des failles, des bancs stériles que la 
pioche peut reneimtrer. 

Les grandes entreprises minières otiJ un itilén^l évident à faire croire au public 
que la tt-nem^ de leurs minerais est à peu près consbinlc : en ciTel, des \arinlioiis trop 
brusques dans les ix'ndemenïs iiiipressiomn'rd un pidtbe ignorant et monlonnier, et 
amènent îles bausses on des baisst^s injusliliées sur les valeurs anrilT'res. Maifi rien 
n'est plus facile, pour un directeur de nnne plus lia)>ile i|ite sorupulen\, ijue d'arriver 
artificiellement à une certaine constance des rendements. Il lui suflît. pendant les 
périodes d'e\ploi|atiini prospère, de faire réserver quelques massifs exception ne lle- 
menï ricbes. qu'il fait attaquer dès que l'on rencontre dans le gisement une réj^'ion 
pau\re. C'est aijisj que, dans les télégrammes de Ikhitsc, ccrlames nnr»es nelies 
paraissent produire cliaque jour presque la même qnutitilé d'onces (i) d'or. 11 n'y a 
ta qu'une trompeuse apparence. 

On ne s'est pas toujours eontenlé île ces demi-supercbencs. On a vu des aventu- 
riers venir en Liurope proposera des iirLanciers ull cbainp d'or situé aux antipodes. 
Les financiers envovaieni un ingénieur; l'aventurier le conduisait aux bons endroits, 
lui faisait ramasser des cailloux que l'on passait au pilon et qui donnaient des rende- 
ments superbes, Hnpporl favorable de ringénreur, constitution d'un syndicat, mise 

(l) L'once. roeiui-B anglaise gcn^ralvro^nt mïiét en inaLiÈro de niâUut précieux, pèie Sa ^mma. 
H.tL-aiD. — L'Or, ' 6 



q h uni n il'uiH^ rOTiqin^iii' pur nt-Hîotis, biL-fnt'Iml ùv In mutv cimlt*.' <|uoli]ijo^ mil- 
lionii HVcu*. ('1, lelcndrmftjn, pjin |ilo» d'or que flau*. h pljiinr Sniuf-lî^^nit ' 

(|i>iii DupTiupL >»u joua un juui' d(*H iruiiiMijucn d'jTih'qiiîU* ; îl les ooiiijuîti'It faire Je^ 
ibuilli^tt tïnniv un cci'in <\^ Itomr ; It^ jirrniiiT cimjji ili^ pioctti^ mil nu jour une mptrlte 
ntntut* ilo iiiurTtiv. ri.Hii|ili-N'riirht inl^icEi^ ^ il n'y miir]'|Uiti1 cpii.^ K' prliL tlui^l T'.hiï li*.' 
ftVvliisin', ïl<* s'rlciidrf' sur Ir*. nirrito* iroompiïi'HJJt'H <\e h hlnliinirr^ iir^lirpir o\ Mir 
riiilirriiïnUT im^tni^iliiiJjk' Jrs iiKuJfmo-i. tl ulLrilmrr In kliittir i|iij ^^i Tmilc ilc SfiïimSi 
qui ?i cHlo <k' lV.^\ilM<*. l,v^ loiL;inh dt!8 di^uTt LWk-A ;rllaîi'i»l t'ii vfuîr aux iiiAin«, 
lnr*i]iie lUpïmi-l Ir* mil d'arrurii iri «oL'Unl ilî- «n [»rirlif an |>plil doii-t i!i^ mtiibrc, 1^ 
[tclir ijoi^i tjiii rtiiiii<|iuMl ù l-i i!^hiluo T ()V<»1 lui ijui ii\;iir «(.'ulpU- o rjiiilii[iic i» oT f|iii 
r^iïiiir niloui U \n pfnrr nirmr oii, roinnir^ |tfir Ir- ptu^ ^rnnJ drs litiK^riN, il nvfnt 

MoÎeih Jiinocc-ntr. moi» auitTo^uo au Tniut. l-M la a l>oiine fîirco n (pie nri» IliliiiH* 
1ii-r> jiiuf nt [iii\ pain tv^ jirliontHtïi'c'^, M^ %nfrfit lit miiii', l'itmaur <Ji»c-nt É^iu'^ririiiurTiirfil 
11"* An;;ljii*. IU"i'inrnl hiiv |i^ l'ïuiiiip d lU' dt's pi-piU's lui i|i*« hluo rirlu'iiK'Ul arnv 
f^rc■A. Dun* uue ^LliTif dc^ iiiirif, il» lirr^iil ii IjonI jimbinL hiir Ir front t\f. luîllfî. un 
coup d<* (u^iL d'un fi-ihil diarf^ti non de |eios sel. luaia iU- jHPuUrj.^ d'or- L'ol~. ^[Al'i? h 
«1 mnlIrJiïïilEli' rxliV-ni**. »') ivnMi* en «'ïoilo : il pi^Wnlf Utit\ ^ IViil Tm-pf-rt do <'iri^ 
Liiijii.'?t pi.'|iih'«. NitiiploH ImvniVH \ijiiii*h ll nti^Tiif' ie f^unrïi. ipj[' l\ku Iniuvo dunn la 
imturr, 1^^ >ihîlriJr, i^uj xuiE L('ji piiriiiA dt^ la galorîr i^lirin-lcv d l'Ioîlir^ ilor ^{Jiih Iji 
Lâu]|)^ riinii.-u»p- c'vt pOhjr.Lxr-nivnL ifMojî. Il rcmi>iiLi* m luUr pour Iv^lï^^rvipliirr à 
jAïndcr-fi: ii îjiiim riil1/ii*v. jTri^/**: Ifi mtiif rf. El n [wur «pi^iii CJ»ntijrrfnt ue vionnï* 
lui *<ui(l1iT irllr h jU'ait'r t|'i)r », - l)'nulrc.'4 foi'i, ni^<* pin* hiilul'' i'uroro rt pit'HpIi* 
iin|ïois*<iLt(' fi dLguiti'i'. ïi' ^fjtdi.'Lj] nihudtnl ? libre pLjL'i-uii'nt df Li puiidn' d ur ilaiit W 
cai'tûUcWi( dn dynamiti- i^tjf Vnn îrilroiluil Aan*i W Irou» cit^u^i.')} piir ltrf< pcrftJm tri 04^4 
ù air coinpiiriK^ Aile/ dorio voir ce miï «^ pa!»t^ dntii une carloiicIiE.' de t\\i\ain\le\ 
Kllf iVlali^, H pllf u rni'iflnl « If hhir (^nr* l'iir» rclîir dn r}i:>iili''i d'iilndiigi'' llJïl'^a 
l't-tploMon. f iitiv fi riiif^Ofiit'iii' fjiJi n a |iu? eu lu pnk'auLiun d'rM^'cr di-5 (^i; h a util Ion» 
pri^ûu pîc. 

Adlvurs. r'cif clan» le* [ulon mrSnc^ oii »r hrmt* le tpjjirU cjuVi llru Iri frnudo : nn 
i-ollr *iiut l(' tni>rtirr' un lanïpun d'jiriïîk* ;:iÉnij lU- pnudr? (l'iir^ poivlani k' lïmvHgt, 
cclU* [Moudre »'iriv(irpiiri' h Ut Ifuv iju^irtM-UMv l >ri \i\ yi^i\M'îi inrllrr dr hi poiidiv dW 
BcHt? te* oiifrlv» ilc^ oiiM'itTï rluirai-î du luva^^cf- 1^» udUc ot unt^ ruspi dr» friiudeui'* 
dci^ doiinne* cl de IWtroî ur «ont rien h ci^lt* du a «aUige He b min? n. 

Mai» nt nouH ori'up^uiK u'i ipir dfri diltiiullé» où la iruiuMiinit' f<ii n'rtl pour rirn. 
tl IVfli? ipii^ IVi/ihution '\e ïii li'iirur d'une Tnine caI une elinhe Irr- niutiinro. 

Kl» n-alilë, iMi ne jirul nninT ii nue i-i-rl;nMe iippro\uiudii»n di' la léiilé rpiVri 
iliM^mt rcfiiif l'i^n appelle dr* fttnfiM (reuiiîa. ihinti \u\ lUtrnr puilï. u de* dî^tancv» 
iitr». de dix en di\ iiiHirn p^r r\eniple, nu pri^lrïe liti éeliaEiTdli>n de mAme |Kildj|, 
l'I ou ru dr-Uruniie lu fciieiN ; on rrpcirli- lo rlidfre de r-ejle leiir'iu' sur \a li;^ne rpil, 
dari« unv oiupe *.\v la mine, eonripoud au iiixcuu rlnuvi. lii' ineiiu- dauk |l.'s ^^ijune^ 
élûblicfi h c«t dîvcr» niveaux, ou pr^l^vo d'aulii;» ëcharilillonï à du (brluiicc» 



L EXTRACTION DE L OH 



83 



égolement Hies et on reporte leurs teneurs sur les trooéa des gulerîes- Ou a aiii3L> en 
ûddilionnant cea chiQreB et en lea divisant par le nombre total de« chirTreâ reïevt^s. 
une idée senaiblement exacte de la teneur moyenne de la mine, du moins pour lea 
parties actuellement ouvertes à Texploilation- 

On peut m^mc figurer ces réâullat?i de façon graphique. Sur une coupe en pro- 
fondeur de la mine, on trace, à cliaque niveau, une courbe dont l'épaisseur est, en 
chaque poini, proporliormelle à la teneur relevée en ce point. On ohtienl ainsi une 
repn'sent^ilion de la variation des teneurs pour un même niveau et de la différence 
de& niveaux entre eux. 

Les seules teneurs moveimes dont il soit, scientifiquement, possible de parler sont 
celles que nous révèle le pbm d'essais, et aussi la nmvcnnc réelle des teneurs olitcnues 
dans une mine pendant un assez grand nombre d'années consécutives. 

Ces teneurs ^ont lr^s variables. On parle, au Transvaal, de mines tpii donnent 
liCtif grammeri par Uiiiiic de nnnci-iH, mais ees cliiiri~c'ri sont-ils sérieux? Ou cite, 
couranimenL des ntincs «LiisIralîrTnie^ i[ui donnent environ '|0 grammes. 

Olle quanlilé peut païaîlic ;*sse/ peu Cfuisidriablr \i riin.iginatiiin : i ooo kilo- 
pmmnie'i de ntebes qni ne ilmMient i[in' \ti ^r:mimei* d'avl C'csl eejicinLiiil un 
rcnciemenl tn'-s élevé. On a allnnl ~7t giainmes (l:ins 1 Ourjil, ruais seulement dans 
les parti''s superficu'lles. Au ciMilniire. cerlaîiis plarers de'i Alpes ne dniirienL que 
S grammes. 

Quant à la finiftt' d'cj^ptoifithdilé, c'esl-îi-dire le rendement au-dessous du(|uel on 
ne peut descendi'c sans travailler à perte, elle e>t également très variable. Elle dépend 
en ciTet étB'oilemenl d une quantité qui ilillvre >ui\anl les lieux^ à savoir le montant 
des fniis d'exploitation- Celte qiianLÎlé c^l elb- -mi^-me une résultante du prix de la 
maui-d'a?uvrc, de la capaeilé de travud des ouvriers, du prix des denrées et des 
facilités de logement, du climat, de leloignement de la mer ou des voies ferrées, de 
l'éloiguement des forces motrices, eau courante ou bouille, des procédés de travail 
employés, enfin de l'importance de Toulillage et des capitaux engagés. 

Plus le procédé est rudimentaire, plus la limite d'exploitabibté peut tftre basse. 
L orpailleur qui Iravaille seul, sans autre instrument que la bâtée, peut se contenter 
d'un rendement très jteu élevé. Les Chinois qui reprenaient les résidus des exploi- 
tations californiennes étaient contents ai, à la fin de leur journée, ils avaient recueilli 
un peu plus d'un gramme d'or : il faut déjà au moins le double pour faire vivre un 
nègre sur un placer guyanais. La eonslruclion des appareils de lavage entraîne à des 
frais et, sur les placers organisés industriellement, on ne peut guère descendre 
au-dessous de 6 grammes [»ar mètre cube(en\iron i*',5 par tonne), soit 20 francs 
dans la Guyane fraiifaise. I''n Californie, où les communications sont plus faciles, les 
approvisionnements plus abondants, la main-d'a'uvrc plus active» on descend 
jusqu'à 3 nu a grammes par inMre culie. Près d'Iékaterinenburg on va jusqu'à 
un demi-gramme par tonne, 

La limite d'exploitabilité se relève considérablement dans les mines ou l'on applique 
les procédés mécaniques que décrira le cfiapilre suivant. 

Ou calcule que le traitement d'une tonne de quarts» dans ces conditions nouvelles, 



8i l'bxtiîactïon de l*or 



rcvicnl au moins a i.\ francs. En d'aulrcs lennc!*, pour (|ii'iino tonne renilïourHe 
seulement ce (|u'l-)1c coùLo, sons parler (lt!s Irais do premier éluMis^crnent. il fuut 
qu'elle contienne au minimum pluH de fi grammes el demi d'or. Dans certaines 
ii'gioiis CCS frais voni jusqu'i ^5 francs. A Calïao(Véndzu(^la)ils montent h 70 francs. 
Si l'on peul CYploilcr en Victoria des filons qui ne donnent que G grammes par 
lonric, on moyenne on estime que seule nne exploitation de quartz qui doimc 8 ù 10 
grammes peul *)tre rémunératrice. 

l\ s'ensuit que lou^ les gisements ne se prêtent pas à une exploitation industrielle 
à grande éehelle. On peut très bien, si bigarre que cela paraisse, mander de l'argerif 
dans une rniiie d'or et se ruiner en retirant du quartz le métal précieux. Avant d'établir 
une instillation cofiteuse. il faut s'assurer que le gisement est payant, que sa teneur 
moyenne est francliement au-dessus de la limite d'exploitabilité. C'est pour avoir 
méconnu celle vérité que tant de compagnies ont dfi cesser loul travail. C'est pour- 
quoi, dans des régions récllemeiït anrilercs cl qui pourraient donner des résultats 
assez séneux si on y appliquait les procédés peu productifs mais peu coûteux de 
l'orpadlage ou même du lavage au sluice, on voit si souvent d'immenses usines aban- 
données, qui attestent par leur ilélabrement Terreur de ceux qui les oui construites. 
On a voulu y appliquer trap toi les procédés industriels. Si l'on avait attendu 
davantage, si l'on s'était contenté dans les premii^res années d'une production mé- 
diocre mais régulière, si l'on avait constitué avec prudence un capital d'exploitation, 
la même mine aurait pu. à son lieure, passer h la seconde phas.e, celle du travail 
industriel, Vieime une compagnie sérieuse, cl elle fera peut-être fortune sur ce même 
terrain où des impatients se sont ruinée. 



IV 



LE TRAITEMEiNT DES MJ^EUAIS DOK 



Les procèdes d^e.xploitalïoii décrits diiiis 1rs paragiaplics i-.'f du chapitre précédent 
ne sullisent que si l'on se trouve en présence de l'or en pailictles, grains on pi^piles 
lllïi^a dans le sable : il n'y a (m'a opérer mécaniqui^menl lit séparation de l'or el des 
sables, ù l'amolgamer, à séparei' l'or du nieicnre de l'amalgamo el aussi des antres 
métaux auxquels j1 peut élro ossocié, ménii' ii I éhiL iiiilif, el ensuite h le cfiuler en 
lingota. Mais nous nous Ironvums là ou présfnce<ruri ras e\eeplionrre!lcTnenl .srmple, 
celui où il sullît, pour aîu-*! dire, a de se baisser pour ramusser des pépites ou du 
sable d'or qu'un traitement immédiat jieut eojnertir en pièces de monnaie (i). » 

Mais, dans les glles filonicns ou dans les ronglomérals, l'or est inclus dans une 
gangue de quarU, et souvent mi^mc enrobé daiLs des p\rite». Mémo dans les parties 
liantes oxydées où Tor est visiblcn il faut, ponr dégager les pépites, briser le cristal qui 
les entoure. La dilTioullé augmente lorsqu'il s'agît de polils points d'or impercepti- 
bles, disséminés dans un cimertl siliceux, 11 no suffît plus de broyer la gangue, il faut 
encore concentrer le métal. Enfin cet or des sulfures est souvent roiiilU, ré- 
fractaire à l'amalgamation ; il faut lui rendre ses priipricLés natives- Il faut a faire 
subir à ces roches brûles sorties de terre, dans lesquelles l'or est souvent à l'état invi- 
sible, une succejision d opéralions métallurgiques très complexes, afin de concentrer 
peu il peu les parcelle:^ d'or éparsca et presque microscopiques en un lingot à l'estam- 
pille de lu mine (a), » 



§ 1. — HISTOHIIJUE 

Les anciens ont senti de bonne lieurc la nécessité de ces opérations, les unes méca- 
niques, les autres ebimiques. Le vase de bois, lu toison de biitie leur ftont. de bonne 
lîcurc, apparues comme insuilisanles, et d'une ru(;on rudîmentaire cncoreils ont pra- 
tiqué la mélalifirgie de l'or. 



(i) Dû Launav. Mines d'ur du Tratiiniiiif, ['. ï'i8. 
(a) IM ibid.' 



86 LE THAITEMENT DES MmEHAia d'oh 

Les Egjptiena connaissaient déjà (ils ont fait celte découverte h une date encore 
inconnue, dans l'intervalle douze foî^ séculoire qui sépare la lâ' dynastie de la 
conquête pcraane), pour séparer l'or des bas mélaux, le pRjeédé de h coupcl- 
lûtion (i)- AgatarcKide décrit tuul uu long ectle opération, que l'on appelait 
ohrvssa ; il dit qu'on cnrermoil le métol dans un vase bien luté uvec du plomb, de 
Tétain et de l'orge ; on appelait argenlam le métal recneilli et on le faisait de nou- 
veau fondre dans un creuset appelé tasconium. LVir ainfti obtenu s'appelait obrvzum 
ou ohniattim ; on avait remarqué qu'il perdait de son poids pendant l'cipéralion. Job 
(ch, xx^ni} parle déjà de l'aflinage de l'or qu'on retire de la terre. Les (îreca et les 
Romains donnaient à Tor nalif le Jioiii de yjiu^i; à-jp**;, or f/ui n'apa^ suf/i h feu. 
indiquant cfaiicmeni par là que Taulre avait besoin d'étœ pasgé au fi^u. 

Polvbe{\\\iv. X, lo-ia), en nous décrivant une mine d'or découverte de son 
temps dans les Alpes ^o^ique&. près d Aquilée, fait cette réflexion : h De l'or qu'on 
y liouve, iinL: partie est tout auasit6t pure; cet or est de lu grosseur d'une fève ou 
d un lupin, et ne perd à la cuisson que le huitième de son poids : le reste a besoin 
d'une fusion ou creuset plus considérable, maïs très rémunératrice, u \ous a>ons là 
l'indication de deux procédés appliqués l'un à la p\rite ox\déc. Tautie à la pyrite 
intacte. 

Pline entre dans plus de détails. Il décrit ainsi le traitement des minerais ïi gangue 
quartzL'usc en Espagne ; a On but, on lavi-, on brùU;, cm moud on jioudre grossière, 
enfin on triture duus uu mortier, h C'est exactement la série des ojitiations actuel- 
lement usitées- « La scorie de l'or subit un second balUigc el un second ebuuiïugc » 
et va au creuset. Pline crmnaissaiL ranialgume el la ehloruralion uprès gnllage- Pour 
t'aflinage. les Espagnols procédaient de la façon suivante : ils mettaient l'or dans un 
vase de terre avec J ]>arties d'un sel appelé mysi (sulfate de fer ou de cuivre), une de 
schiste, dcu\ d'un autre sel (P). On suppose que ce second sel ét^iil du salpêtre (azotate 
de potasse), dont le mélange avec le mvii aurait donné l'eau régale. 

Les alcliimisles firent nuturellement friire des progrès à la métallurgie de l'or, 
Geber ciinnaissail la cou|iellutiï'n sur un fonds tVns pulvérisés. Au w" siècle. |*aul de 
Canotouto nous dmine une desiTiplion du mou fie à coupeller. Mais c'est au wi* siècle. 
dans les mines du Me\i<|ue et du Pénni. que fut faite lu découverte capitale de Tamal- 
gamation au ptitio. qui réalisa un grand progrès sur la ma Iga ma (ion directe des Ro- 
mains. Avant cette découverte, il fallait bri>yer la gangue ù la main, ou avec un pi- 
lon d'apolbicaire, pilons en bois, avec mortiers couverts de tois<ins ou d'étolTew à 
longs jHjJls : les concentrés étaient ensuite lavés à la hâtée et amalgamés. 

Dans le procédé au patio, le nunerui csl d'abord concassé et broyé au pilon. On le 
porte ensuite sur une aire pavée, appelée arrmtra, entourée d'une rnurclte en pierre, 
Sur celte aire on faisait, à l'origine, piétiner la boue de minerai par des bêles ; on ne 
tarda pas à y faire traîner une lourde pierre attachée à l'extrémité d un brus horizon- 
tal dont l'autre eitrérailé est mise en mouvement jiar une bêle do Irait. Pois on 
augmenta le nombre des bras et des pierres ; Tuu d^eux dépassant les bords de lu 



(l) TioiM reviendrang plus tonguemcnl auT ccLLfr opcralion iIbiiï [o paraynt'Ui' ?, 



a4N.'tiu[] \i 



LU riLiiTKtir.iir drk hi'^iïuaia poil 



8? 



ft^;^ 



Oii verw Ir miinTiii hioyé sur li» chilLi»-.', i^ri 1^ nirhinp^L» irt'Hij i^n qtMiirîti^ h yirti 
|ir^tiV|f;ile ('l,;i[i('f'M.|iji.'l^uet9 licuLebtluLtmufEc, on iijouti'du rtU'iTurt^. IJuJud Ir^i-Muist 
|ï{^i iiii^ltriil de cn'\rf. i[iic l'AnbilgiiJiivilîon r^t crimpkic^ <~in iiilriHjitil de Tran |iuiit 
ciilniîiicrlcâ fijii'lir.'^ K'g^-irH L'in.^ I^U piir n>rji<t. im rxjyliinv \arrui\i-ii vn f;raILuiit le» 
(luîtes rt W Irnlnjir'tlM: l'uiriJil^inr rU \nvé ri ih-*\i[\6. I^ct nppnrril prinitir Pnoorc 
uaÎI^ ûmis [va ]niy» liibiKiiLEHUiiérkiiinn. ili^titii- tU^ Irès iim^ ir?tiill;ilN, îtVf prrlc^ en w 
<Tleii iiK^rcui-c Hnil l."rjjii('iïm*ïiiiii(i» foii^iilrrjMt'p cgu'iiwi; It"» |irL»i.'inît'»i iJinfï-'Cliomit'». 
\tU Gtrcp nnitnaLf? pciiL tui Eu relier m eut (Hn^ ii'mplnt'cc yntr Ia forcer lL\iIrauti<|ur' \ i ). 

Pur l(* |M^8HjïO 11 rrir/vw/ivi, l'or lilnT j éU' nviieîlli M^lÎt, |ijiniii kw liouos t-iilraî- 
nt\i'* nu mirlirdr l'nrrnvïm ilnrit drj> Iw^Min* d« df^jhM, il prui, (*\JKlf>r dr* iniiirinf» 
niiiij)lr\«u L|ui nul r^fiFilr- û l'^umili^'ariuil.iurt. l >n k'H U'iiîd? ului-n u\i fintîrt. Lv |iîili(j <^aI 

luimiMi, une aii-e pavi^o oi"i Ton droluirgc Ir* Jir t. Ilti \ «Joiilc du *ol mitriii. cl. 

lipi^i qilt-li|l(rs jour*, on y llul pai*or ilr» ullrb^^v^^ dr muli**, ilr' rlicvjiu, i^u ITM^mt^ 
ilr« li(imriT(*«. 1^ piL^lifK'iiu-nl pc*ut èlre rt-uiplnrif |)ur J'iiclîou d'un Ai^tirffîon. cVfl-è- 

dîro tic tl^'Ut i»ij pliiMPui'A muci loi^rdot 
tiïm." pur desmuli'?.. Limniiilsur liiMiifacy 
du putui- On iiiroquïi-c li \a bnur* du mn^ 
ijhtJr'it. i''vsi'lt-À\T\} i\u ttulfulo acide* dt* 
(iiîvppr cl de rpFt Ce «ïnt U-* rfeliiui» du 
ddtirun- de eh»Uuqi \:i du nin^'îilral qui 
duivrnl iWililT l'a mnlp:ûni/i lion. C'f:*l 
M'ulruirnf plii*ic'ur* jiïur;* w^vH i|«nn 
ji?|r»:Kl k> iuf*ix'ui'i.' t'U ^outlek^ltrrb bui' Li 
kiuric- hiiiirliruec, fl on rcc commence tvi* 
>uiU' 1'' ]ii(-tirmiivti1. Api^'*»do ni^ulir^ufi^*» 
alleriiiiiivr)! ilo rrpiiF^ H di- trA^nil pr-n- 
dnul l[?M{ui-lli-h nti hu^nit'uli? iiu uti di- 
iuÎjiuu. Mjiiaiil hi tii;ituljH ik' lopi^titioi*, 
Ili }>r»|iortîor> àx- uuygf*Xri\\ on dt- ii><*r- 
ruiv, ;iprL'4 un uu <|UrkjtivfoiN df^ui ninîft, 
(iu 1/1 vr Ir"^ hrnit')^ et i>n |iltn\ rt on iliAtdlu 
^■l^l<dg^JlU^ 

^ ^U* A i:^li- <lii ptîo. Il Hiul nippolr-r 1v 

Mm pic liïUTK-nu d'iimulgiïmwliiwi. fork! 

vjulIuI, ipai Irituru io luiJirnii pNr ^rm 
iiiiuj\rnifuL uiL'ini> cl !<■ inel i.'ii coulud ovcr I<t nn-niirp. On le reiiipbirt' iKiifoi* 
pr h tiiirf/f ïnïnivkumc, uiir i' »\r de a Tnt.'tiç* dt* dîumrlr^ ■ur n'",î)0 Je fond 
duiiB lai|udk »i? nit'ul un ujiitalfui' nit^c;inii[ur. 



'/' 



Oï Vo|, plui l«ld L'urrair^ |wf<iillainiii^r Hrtii«lloJu*ii1 en wâgv 



88 



LE TH4ITEVE.NT MEH MI\ERAIS D OR 



On essaya égiilcmcnt de pcrreciionner les pitons. di; les Iransformcr en engiii:4 inér'a- 
nLf|iieH puisî^ants. Le plus parfait de ces engins anlérieurs nux moulin* à or ncluels est 
Icmoutin tyrolien, encore usité jiujourcl'hui dnns i|uel<|iics mines de Transylvanie, 
maiA deslniê à disparaître. 

Le minerai, eassé à la matn et au marteau, est porté souk les pilons ou fjoctirifs. 
Ces pilons se composent d'iitie poulre de ï»ois de li'".'jo de liant sur o"', i i de large. 
A sa partie inférieure, le pilon porte un sabot en fonte. La poutre présentr au milieu 
de sa course une saillie en luns ; en face lounic un arfirc à ci/Hir^, rV'st-ù-dirc un cylin- 
dre en biiBA armé de j^ailUes ; cc!^ j^aillicH simlèven( au passage la poulre du hoeard, et 
la laissent ensuite reti»nd>er sur les Iniues : ces ln>ues sont enlassées clans une cuve 
reelangulairt'H étroite et |>rofoni[c, riù l'eau arrive d'un coté par un canal, pour ne 
sortir de l'autre rpje |»ar un petit orîlicc à la partie supérieure. 

Les bocards sont giMupés entre euï par batteries. Aprrs le bocardage, on 
porte les Loues dans an numlin, formé par une envctle cirenluire c<mlenant du 
mercure; dans celte cuvette se meut un coursier en Ihiis uH;irlié â un axe vertical. 
Il raut[faii'(î passer successivement les boues à travers plusieurs moulins pour 
recueillir Tor. 

A certains égards, le moulin tyrolieii est en retnrd sur Tarrastra, puisque l'amal- 
gamation ne s'y l'ait pas en même temps que le bivivage. C'est de la condnnaison des 
avantages de l'arraslra et du bocard que naîtra le moulin à or califomicn, universel- 
lement employé aujonrd'liur. 



§ 2. MÉTHODES DE TRAITEMENT ACTi;tLLE«l:NT K^i (J&ArîE 

Cette rapide introduction liislorique a fait comprendre au lecteur les conditions 
essentielles ilu traitement des minerais auriieres. CeseonditionsdilU'renlsuivant qu'il 
s'agit d'or libre, ou du moins de minerai directement amal^amoble {frei'm'dlitujQre^ 
minerai à moulinage libre), ou bien d'or rouillé (refraciory ore) cl de minerais com- 
plexes sulfurés {satpharcts). Tliéoriquemenl on peut admelli'O que l'or se relire des 
minerais par quatre procédés distincts : a) le simple lavage* b^ la voie sêelie, c) la voie 
humide, dj la voie électro-métallurgique. 



A) Ti-afteinetU pfir simple lavnffe. 

Le lavage, destiné à amener !a simple préparation mécanique des galets et des 
sables, a été étudié ci-dessus à pi'opos de» alluvions. U ne peut guère s'appliquer aux 
filons. Un peut, il est vrai, k la rigueur, brover le minerai en sable lin qu'on traite 
ensuite au sluîce comme s'il s'agissait d'un gravier ordinaire. Mais cette mélliode exige 
un travail oxlrèinemenl pénible et entraîne des perles considérables ; elle ne s'emploie 
plus que dans les pays arriérés, dépourvus de moyens de communication, cl on l'éla- 
blissemenl d'une installation mécanique serait trop coûteuse. 



pM 



Cpih' iin'lli'xJ*- i(*n«-î*-li^ vi Inîri* «'Ulrpv Toc* ïlnn* iin dllingi*, ilonl «mi li* n^'iian* [<iiM)iUv 
mir *',ipplî<|m' iMrliciilir^ri.'iiic.Mit aux mîiivruî» ïi'iirlrçs i-i»iiipl("tc'i, ilnn« Ir'^iiurU I or 

ol rai*j:i.'nl »o U ifJïl riKiiliim^ nvri.* (Ii^ Un* ini^tnnv. l*iir c^ompU*. aux tiiiiio* de 

Znliiliiii ri de \ngynhnnii m ll'irignr. il TEint ivliivr Tni-ri^:' pyrilrt Hr- |iliiiiib i|iji roii- 
tiriktii-nt t|tp,i1 t}v |ïhi[iilj r'I HL'i;UriJ»niL o.^'îj d^ur^uiiL t'I û,3i J'ui'. Il en r-.*t ii pni prî-* 
«II" nu" Il M" h nL'H\<'* (<-oltHN»cfu)rl a StAi Lkik*' Cilj> 0/i 9 i».rfmr* jlora d la cfiaptllititiirt. 
pnicï'ilv r|iii *rii l'^j^fdi'fticul. <|jnf lo* |H'iM|it't;liijrÉ». ^ fiin- l'o^iui di'n iLkiiK^ri.ii^ iJ'oi, 

Daiii ce cas VII iHtmriH-itru |ini- ^rilloi' U-* TiiiiborAÎA fKiur W (frbuii'nsst-r tlL< leur 
HOuiW^, ilatiik ilrA Initr^ h ^ril. Ihi 1rs TojiJ i-nMiih' h [>lijsiriir% rrprJAr-.^ ilrv i'^çi>n h iJjt^r- 
iiir. piir li' ri'rf^uli-^ïfiiirfiL. i'l* tpjT- IHii jippi^lli^ 4.111e lU'ttlf, cVAt-ii-diri' iirir fonlr ili? 
iikiiKTui ilcjïi ôpiin-, cl tpii nr c'onticikl |iliiii guïiv »|iio d^'s riicIiio\. C'cbI ik-cL-lli- iiiutlc 
nu pfrtmLff'vufrt' qu'il Hiiil rriïuilr H(?pnrt'r lo^ nu'lniit pr&.'i<'ii% par rniipi.'-llnlion. 

Kzi llit^oric Lk couMi'Il/ilirm mi rriluil it Tripifralion ^yjtaiilc : 011 prcuJ tme rupMili* 
pitriMiiM*. foriiiiV tï'ttt. ntirini'ft rt pulvt'rîh^s, i|u'»4i a coiitpriim*» tïmiy un niouli' puur 
If^ur ifin]i:rT U rorpue d'uiiv t^oopef/e. d'ujK* fx^lfk' ««.'blli.', On tnhWull l<i tni la% cnit- 
[N*||i.'>i dikii> itii ioiir il TticiiilTo Ir fi^ii brrjluiiL i^il ilr«tri«. rri ilrh*oiJ4 cl <>if ln>i«< i-t)li^4 
di; lii t'hiiinlm' nô wml k-^t'<iu|M'lh'!< I^orwpit' It* ihiujUc* vul ïiii rttu^r^rmitr' cmï u%H dnna 
la <M]ii|jrllp lin ciiliit iti' filïHiili muilÏMV ilnnl le pi»iilh di^iil rlro li^g^r'^riK'iil irifri-icor 
5 rrliii <](* ht onïiprlîr i«**inr, \a* pUiinb, l'M fi»îiUjint. s'oxvdiî et sl* Crjlihri'i iiir eu 
Ulhur^o , loua lo rLiL-tuu\ jrjliL'y i|iio k^s iik'Uij\ piL-cioiii, i.^tarU i)\Mlubloï au-<lL'SbOus 
rie In loiTip^rnlrirn do fuiiioit do or» lirrnirr*. sont rnlriiÏJirs pnr lu lilhnrgp rt pi^^Jr^nt 
piru jipïUJ HVf'f-rUr (lun* lit HMasni'\liT^iuriii(*nl |wh(?iimmIcIm LimfH'lli' : I<< IfiiitHJr fu»Èim 
(lîiilîniiC r^piiluiiRiit, drs h' lit pi IL -I |*rM r<rn\r\i' H ilo plil^ ru plu>< Imllujtl, piiiilijiLl 
f|ur <lc* liipeijr* d'injdc d<^ jïlomi" ïôlî-^i-iiL mi* lu voCIr Un Tour, Oj» pt^uL suivre 
lu iiiuirlkt; »!i' rop-'ralîijn, rflr ftpr?'* lo mi*»* m fmin *ïii » cnh'oiivci't la pork* du four. 

On voil \cs pjii'ItrnU-H i\r lillmi'^'i- Imimi-r lrr?i iiti-, paih lii^ppiriillrr. tir? Inii^nnl nii 
Cimll'i^ di:* la ti.mpL']k- qu'un IjihiEoil à \n'u prè-ï «pliûnipii'. ijul i.'al Piicmtv cuit^crl tU'. 
bofiHcA infi;c*i. r-xlM'mcmcnt moNilc*L ilrrniiTf* li',ircs <!<'■ litharg^^. ï'ui* j"u1nt<^inctil, le 
bouUm j^Uv ujLi.^ \ive Imiii^rL- ou. puur i-tnp)<>viT le: Uingu^o îles i*Uii\i*arf- uu échiir. 

Lnriipir t^fldlr a pnirsi* îl Hullll ifp ff^lir^r In rmipctlE' i^n In rapproHiont Icnlcmcfil 
lier U [Hiiir, L'n iTr^oidiMniii-'iiL trop briiMpjt? rvndmil Ir iitélnl rnriiitli'ui. [Jria f<M« 
rf^Wiidi l« buuton pri^^ioiik* iiiit> Burfai.-? uirundiv. il ^rtt à ptfîiic ultarhi? uu fniid du l.i 
r4>iipcllc, doni on pml It^dOt^iclicrn^ir iint' pinrr^. Nui\';ini ta colonilion. on juge de 
«L (Miiii|inBiLiun^ S'il roiilji-nt d^ Tart^nL on fiiit \e di^p^rl pnr b vmi* burnûl*'- 

IVIIc- que nou» VGnoii» ilc )n lUrciro. In rniipoMnlion no iMinvicTiL t\uh im culot du 
prlitrï dînidi^ioriA, Wti'i* pi>ui' lo Ir.tvail l'n ^t.iihI le prmnpr dr 1 oprraliini rcv<lr l» 
mrinc. La coupelle, du lieu ciV'liv {'^liU' en w» puUtnViT's. c^l en nuiino ou on cîiiicnt 
l'ortlnnd, ou qiie!qiipfoi» en pfict^plulc de clinux pulw'risi?- Kl UndJt que Im 
COUpflIcHd t'TiNii, fi lu Muniinitr pur ('Xi.'inptt\ nul Yen dinii/nHirmï d'une? pi'LÎk M^hite, 
ciïlic» d'tiiiM f^r.iiulc u»i»c. ^untdcit cuvu«> 



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Fn fnîl. In mr^lhoKr In |i1iii ^H^n^riiTf'nintl iipplir|Lii^dan4 

inlh C6l uuc coEiiIjiiinivtli ilr Jti voiv ftM>«- i-r, <Jo lu vnïi* hii- 

iikitli^, pnrroi« m^inc ik^ b voir él^clix^mi^^UklIitr^îi^uu. I,i- 

bitl |>ûiM'ftii)vie»lilf-rfiinîrifnni^uiic mi^nitr wrîcil^opij^- 

iMli<»ns lu ppr|miMÏi'm tiuVriiTiqnr. rjimnli,:ï»nmlioii. In 
lïtiilo cl Li iljp?ij|ulioii ilf JW. It^ rii'ptiH rt In pii^i-ipi- 

lailoii du mt^Ut. NciiK «il1on« donc, e>i> purhuit i]i*% 
muuUrtH h or. revenir nur de» opi^r:ilii>iiti mii. 
Icigi'iurmi-nï t-on\ d*** pmctfdi^ï dV\lractioii, 
]iini--t i|iii ïicinl inLiiiH-îiu'nr xn^li^r-^ nvrr Ity Iraî- 
kurifiit i'liiiiiii|iie ilii nniirroi. 

Huulljx à HT. ^ Le rtiouliji h ur iiilifor- 
inen. uiijimrrl'litiî B't^|))iiitlii pRrlûuU tt 
|iiitJE' olijrî un )in>vu^i' n^sr/ lin pour n^- 
purrl' ilu i|Ui]rU li?^ |]JiJTrl1rA flV»!- Iil>it: H 

le« |knit«lleb (l(? sulfure»; In ini»e 
i-n «"«MiUicE tir l'or libi« uv^^c li? 

nn'iruiL', L^rtr niiic- m rorldcl se 
proiliiJMijiI, nutnjil ipjrpos^ililc-^nfn- 
0;i:il l(ï iirovngc m^iiu- ; 1(> traî* 
tcnii>iil ck"» mlphurrl». Il *f 
coinpn»edo loiiU' une wrîe île 
irnn^l.riirLifm« rn hoi^i «piîdoi- 
wtA èhv v\A^vi'-t li-^ iitu'?i Jiij- 

ifui? k miiicrrai. drpo«i$ À la 

pnrfir ftiipJrit^uri? du bilï. loît 
riiLrnlnr pnr si^ii poiiU m^mo 
ÙHuivrE- Umlt In M^rit- di<»<)pé- 
nlioiiik MU'^CiJ^biitïfi. Un c^un- 
^Iruiï ïiiHivi'nl pour *'oH(> rfliifcoil 
It^ iii<)uliii>i à iliuir d^ riiUmu : 
H le iiïïl ne pfruu'l pti^ ri-^LIc 
rEilirifllrmciLl en ifln^iEi-nrit W app.iiriU iiir de« 



i1i!kp<])jifjihn, Il fnul In ri^nlmT ii 
diurpriik*. 

],k'% vi*ilL"ur»dr ri'Api>-i|ii.io niiivcr^clU lïiil piJ vitir, jiii TnfCûdi^ro, ii 1'l^^|K>aîUoD 
minier» ilc In ïîc-puliliipxc SudArrinuinr, un luodtOp gnindriir naturr dr fcn inklulla» 
liormi-n c-tMrjjeTiteb t^tu^t'o«; Itr^ 4-oiiea«K0ijrH en haul, «risiiilo 1t<4 pilous. iin'tI<'-t[»on« 
le« cuiieciilrnli'ut», fU t'ii aurïiitrit lintiv*^ nu uuErL' nuïEU-IOr i^u jK'tîL ^lig. l)i)), au 
Chnnip Je Murs ^i). îï riîi|iottilii>i) iu<^Udlui'Ki([ut- ilt?? hlnli-tii». 



(i^ U«1^ H pDlilAM* (il ieiidil lur iiud libtv) eu mudùlc, ulionml pMr un oinLmir tUffClrii|iiv , liHialûnaiH 



9^ 



LE TBA|TE?aE\T DES l*l>eR-iTS D OR 



Lorfqup rélai:piïicnt des Hkarpcntesire»! pas possible ou menace d'atteindre des 
proporlionË danifercuses p<Hir la soJidilé de lusine, il faul faire relever les minerais 
pirun élévateur à godets ^fig. Go) ou par une roue élévalriee. 

Quelquefois même, la disUnee esl lelle entre les di\erses jvirties d un moulin (i! 
peut être utile de ne pas eneonibrer les abords de la mine, si elle s ouvre sur une 




F*. È» _ 


c*^*<r.. 


v«ln 


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i:^ii«-T« 


,. ■ t^VAT* 


\«fcr- 


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f*^«« k «tfnvr 





poebe trè^ riebet que le mmerai, pour ^^ rendre d un atelier À Tautfy', des eoncas- 
»<vrs «ui pions y^r e\^tnple, d\>iî rouler dans des ita^tnrtel^ sur une sorte de tram- 
«■v fuiiKTilaire. ^>»iiiim" i' o| le ra* à la trrrvtrti tfrri' ^lic- t*^*- 

I^ chjirpi'tile d^Ml it^tur^^llem^nl ôlrv \xv^ résistante et d fatit app^^rter le plus cr^nd 
foiu au\ t^bndath>ns, si I \iii ne >eul qut^ les e^^ups tvjWi^^ \\k^ UH^'inls ébranlent lédi- 
fiée. L^ f<.ti\v inolniv est donnée ^^r I oaii ^tii |tar I éUvlHeilé. ^nérJilenveiil par une 
d^Ehimo J-. Ii-'iin^v pir I <mu. S» ) o:i a une casi-ad^ djus \<c avisihjo', eomn>e e'e>t le 
e**- djns W> iiiiH<-- rjlif'^nneunes on ju\ mines aiin^iintr^ de IV^if-Uiik * i *, rien 
n ir*l plu'- «mipl-'. il >uffit \\ ln^lal1ef une turbine. Si 1 on esl en |m\s s*v. jiu Trjnst^at 
par eieni|>le- il tiul o^n^lruire de^ Ktrrji^^ et evm>tiluer. |ieiidjnl L siis^w îles ptui«^ 
inoiembfy^Atnl ilinr U* Sud- VfmMÏnt. d immenses relentH^ dVju \\kH>\ l\>>Hi1enkent 
rëiulier .ïe1k«nera le iihMibn. tn deb<>rs Je L forxv molrioo, une in~Jnde qiuntité 






Oi 



i> rH4iTi^vr>T i>Bf Hi^rmiit n cm 



dVau cii iiéceAsaîrc puni' nui viirr. ibii« ]r»i murljer» tmHiio«p ]a Inifi-^fornialàuii ilt-ft 
minorai» eii botiei 0» ctikuto t^m^ lUm^nv ]>ilori exige ^ï lilrv« |ioi' nûnulo. 



"TïTR^^fiL 



Fia. tU^ ^ Tr>(UnJ% llu Ijl Fr^rtt'r" lÈrtfK d* l'tltllfr dv C0PCIM9f(« & ^l IhIUh-LiI A ilfulki una naUn <L ra(f i 



ï)iVrivf>nM tnnînton^mt Ion divrrara pha^c^* dr Vfip^vnilon. Kn prf*ïHÎor lieu s'tetii le 
triw/e{[i^. fiiï, Lï- ttiiiH-Tui. juil-iih? iIo hi iiiiiif pnril*'> lM"nnï*-i l^ï l'ii^mr rM in^l;ilMr 
Mir le ojirrt-nu «lAmo de lu niiïji*), ii(.>i wu^uriin^lpi on un cdUU- ii^rit'ii t^l ru.-^inï^ i-^L prft* 
do lu rhii'H' H ï<"» mifiP* chm* Iji iinmlfl^iir). r»u iint* ro«o i^Mvulruv, p4l yert<^ sui' «le* 
gi'iUes, sur tiurr pf^tr-furino ou Kur \ii\o hiMi* lutirnunlfv oii il vtX Irii^ fi In mnin, pciw 
dnnt C|ue ta InJilr riil nrm^i'r jinv h no |iriHr il'nni. l)tt wy-it*^ \c^ ganguet!-^ v\ i>n rtWrve 
Ufl parlîea ikUn. CVit Li dcriiiir^i-c crpi-mtiou i|ui «i- fira A iiiniii rriii^miiir. J.e 
minr-rnï ireornu bon va ^Irc c^nfir d^» lor* à une *<?rii; d'.ippiirv'iU ijui- l'IiuiuTne 
H'aum jiliiH (|i/ii -tiirveillf-r- 

II laiil rl'jilmril lo l'i^ilriire en pravipr pnr Ir ffÉfiJvww^/i*. Il enl vï'C'ié dur** un ffï«" 
vtiHCiu' Ci ntûrhinri'H f Ti^. (ifil : i^r ronniKM'ur jKirIr il<-iix inLlrluïiivH h rjiinuiVH. Tune 
fiie A. I auliv inobîk' 1*. jcliuinn-t- par ui».- Inidk* i-t ipii \wu\ tVL,'uiiôri'ii»-nL IViippi^r 
contrv In prrmi.^rf. \ In parlif inli^r ir'niv. une feiiL- longihidiimlc bit^e ci-fuipper le 



LK TVtTftfUlt?!? MU UI^HAlf D Qll 



Le conwiMi?, tf-iilrjlr»^ pur «>n poid*, ilfjfpml 'Jj* lni-mAmc. pur iino Iri^mir, «ux 
iii'trhrn nL- ftrM''ir'f*.\tfr (iîp. tjj). |j* |iilcin {stamp) *st on 
liinU\ jl |it^e onvitvjji ouo kilu^rîmiiiie^: il l■^t fumi^ p:ii' 
une ^^1ll(^ vorlicnl^ cl< Ti li lintc, |iAr tin «aboi IrvK dur. Ce 
<thi.A lt\in\w non [ui» «lîrorlcmrnl Hur J<r fond du mcirlicr, 
tnnh ^iiE' nn ilt'- ftii liU»^ dWiiT <lr^ mi^inr ifirik^ii^ion- Trfl 

(lîfZ< ft'^ï <bnK un mi^iiic mnrlîcr- V.çot t^ixiiiiiee pi?u\cnt Mit* 
^tU'mfrite* Oïiifri'K-* en bjillorîo* (J*? :to pilon* ou dnvnnlnge; 
i^f'i'Lfiini'b nninru t^ti mil itîo, Tf m^irtîrr <<h1 Rirmô nui' uiiu 
Ljniiiilr iMTMr i|l' iîtnU', ilu pouJi ili* 'j fi .^ *niii kiloj^mnimr*, 
îiialullLV sur iltr nnlnlis foiiihiltuuï vu bvUttt- Ïa* tlvMtni il» 

[^ ZB] morlirr c*l reriiH' ntm pnt' une pnroî «oliflc. Oinî* par «iir 

pu \•^^ — iBi*r>-Hra'uBU"rd loilt' nT''-Ui1lit|ijr inrliiu'r rlf ïiLiiil iHi hn>. 

|jt lln^u" lin piliMi pnrli- un fiii|uH, A ^i^iilcnr *!& cr* 
luijUi'U, f>upp(jrlo par un Jiùti i-n bi>i». Uvuiiir un aibiv l'i i^tinn-'K <'ii lonlc. 1a'> 






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iruiM>i'». i-l. liM'fc ri l'iirliiv. J^' 
buul libx't' Ju in'[)i*»iuil lL>urlio au 
pnji«.i^, h rhnniir lour iHoi roue, 

iHrjiii)»L<r Jr Luill miii |>i»jii<- Mil' 
Ir lit-. jii*i|ii'ÀM'r (|Uc h? aTii«4ïml 
Ptt. t'iif ' t>*i4ii hf-uf **ii>». (lîiiniî'h'îilLMiH'til o|t|v>-ii.- vii^MMfr 1^ 

«ai^ir h k/>îi Imtf. Si loiilr^ lr« 
<<rtiti4'« j^Uii^'ïM Ji^pos^rt ilf l^t iti'mp fuçtïu sur 1 urbrc. Ii-s t'inq r. ^-j 

pil'jit^ J'iiii fiiiirlii'r ?iï»i'UiruL rouleic^ l'iiftCQibli' H H't*^nt»br- [j 

mîftnt on^t^niUo. c(< i^ui prorin irait un 4?hor Tormûlnhlr Kl)c<< '^J!^:' 

winl (lom- pLW<i* (%. 71} lin iîiv<»ii » Hoiilcvor 1p- pilons i|an» 
l'iinlir 1 , li. h v\ ^. '1. 



( 



Jj'A i^iliinM ToTitUnit il'inir Imiilna' ilr lô il iS {vriliiuMm. 
«l vvivîi'Oii jji> fuî» |rjr m in El K'. l 11 di^-jH^Mlif h|iri inl Imi^ |)ri'mcl 
de faire, Ïl clia(|ijc roup, une n^Tolulimt mir rux-iti^ni<«, cl* 
ipiî iriiJ 11' bnivugr pliiK iinrHiit. IViur i^iitur Jû\ùii' tri>|> ou 
To»p |H'ij (.Ir iiMTiiTJiî lïnrift Ir nn»rtiiT, r*ri imtnilt* nim^mL «mi* - _^^ _ f-^ 1,-^^,, i,^,, 

|p tTi^Maunrui-. un <ii>|nut-il *\v rt-eldi-c ^fir^ "l-x)' v'v^k uiir Iroiiûi* '""^ ,'■' "**' *''"l"^ ^" 

quî l'ouifL" ftur uiif iiluuuf* île li'ïir, mmiMi- â in» lirr»ir tk nm^lc "■-• \rfr«ii'-.iD|ip*r-.i-]j» 

nus II I rii^prt : rnlï^pliujiirrsf iij:ilrrpiir Of^siu'nido* ri";î«nHV* 

i|iti tuiriM^uL loruliL-r If- lUMn-r^iiibiia k< luurtk-r ; le ivbburl t\\jt lunifliMliuL» c4-h AdcCoduH 



■^*>u^ 



Fia. 71 — \rhr 4 rsDi't il\iiip kitllm" Af 'Hiij IvmnU tmiEib'êiil T* 'J**|BnllirMi ufltriitllvr rtv cum 



i-^l nii^ rri itiiMrvi-riic-iil |>iir «iri hii]iir1 il-' In IK'rlir ili> piti>ri : ri* LiuurI rir |iri»t Inui'li^r 
Ir |w*,i>i'L fiiir ]iii-xipjt^ tr y^ilinl clrvivini l^r^i uir> du Jr, r r^f-'inlm- li>r*(pir I i*piiïh^rrir 
tk btnic ci>uipiL»L' ciiLrr Iv île vl \v talhtï d<'\ivii\ ijihuIIÎmiijIP' Uu L-vilcr uîniti iJr liiiA^LT 



ut tii«itBvevr 0f3« wiint^i* Doii 



nniroii lî Ioiimm |birjour^ 

L'umulgji nia lion *<v ît\\i fn purlîr |>cn- 
danl le brovAgV'. A In Imulnii' iJii dt*. 1^ 
iiiiïHic'j' r.tl rf'\/^h] iiihTi'UMirt'LiU'iil <k' ilrus 

nf^kl \t» paillcltri ri nnr juirtJr nti niaîn« 
du /rf^'ijâlliny Wv k rûîiuitv (ruriiï^o 
il^ JViin. ailiiA^ fi l'iinihv' iln iHiirtTrr. rm 
înlri>iluiE 1iiu1ir?t W ilt-ini-lu'utvH tiiir 
ctiillffL-i: ilu tihtrrruiv, «|ui ^khiI »p mi-^ 
Inn^r 1 U pitl|ir. nliviiU* ilr* ^iliivi^IW 
ilVir ol •%t^, 9r Rxfrr «ur lo4 |)lui|ur4. 

Toul<^> l(*>^ t(<tiijimp« oii nirir l^« phi- 
i|UL'3 ititériL'iiri^ uiiH; lira ritrlnirs l'ii 
raoutcht>uc; 

1^ hoiic <|iii nn pa« rl<- nm^l^^nniiV 






dnnf le morlî^T ft'^li.ippr îi Imr^ra bi 
Imk mébillîi|uv. Kllr (tsI /■Tilnlnée par 

'jitmiithn. 4-'i'nl utip liilili' Ui' cxnvm 
{ir^-^iil^, fruitôc di- irkci'euro. doiil la 
Ijir^iir (i^,{»)r»l lu iii^^mr qiir fï-llc 
ilr Li srilli-H l'I E[iji il u"'.V» *\^ l**"^' 
CrUr |»liH|iit.' Oïl tfMiv rorU-iEit^iit tii» 
ctiitrc |Il^, 75)- L'itc cri'laino qii>intîlc 
H'ar»\v ari^to. \arîuUlr «uîvuiU la (|ita- 
lilr^ du niin^^ivi. Ant l\1;Lh'l r>U, m 
Aualndji>. au V^ii^/iii'-la, d:iii^ di^H 
iniiiviL riti l'of pfcl Lrv" |iiir d <.-» ^lUMis 
RMc^ vnlLimiiH^iix. un «ilinir ntic li'« 
libiiiK'Hikli'^orlipfiIdo 75i Sfi (rfiiir 100 
de l'ur cojilrim don* la pulpiï; au 
Tran*\fl;il col(<? |ti\>p^irlîoii m* dcji.i^*^ 
j'JM r>ri |)i* |riri|>t m Ir-inp* on rrcurillr 
I^Miml^}irii0 4*ii{;iulMril lu |iLM|ttr. Ploik 
!<■ rrm|dnrr pir du nicTCun* fnii». Ia 
|>t.'rLe on iTiercuiv «?ii |duA uu muïn* 
^mndr MjivAnt iiu'oii Iraîk' \v^ p^nlos 
iiiili'4iniiivnii9o>vd^ilrlmirfji(.'i.vKlle 
c*l environ do ïi*grjimnii't- pîir tonne. 



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II. 


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«11. ■ '^Ê 


' ^ ^iff-^'^fll 




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F«4 7^ ^ rv Ip4ll*rii d* Iri'i» ]ril'jni cl i»i4 nicitrikh 4 ^^iMiitrF» aiit minn Jti Di>nf MiA f ^diud> — Vw ilt c^l? 




FiCr 2^ * tli>iftlt <lf fflluiK t1 ]4lq»jikn *|'>iiiiili4ii'alJMn. 



)0£1 



j-i ^ntlrE1Hl:^T [>i:« i4i\E)tii!) non 



J/limalgamprccuollli oui addiiïojiiié d'unja'u di- inercuro. «fio ite rt'nJrp le niL^lari^^i- 



Pia. 71- - Pr«iw li^draa)r(|u« ii Mma\0mt 



t*\ Clmlrrii'i'M. phI lui rylindir fx^rrinr ihnis Jri|ii('l nit iiÉitiiiliiil Ir tiQl' tir I*ii1u ipit cv^n- 
liL-nl l uiiiiil^niiir. I, n Im'Iiii iiulrjiiÉliijfiir nu j air in)nt]ii'imi' rrn|)|M' «tir le hiic. On |>v>til 
E?ii»uil(v en rcïvMkiii It* lit''IJi-r, ii-lîiiM' k' kic du cv|jiidt'^> Lcj fîllrjge*pi>«sxi};i^ ^lîmiiic? 
l'cxci-â de iik^fciiff rt donnr- un itmiil^nio «ce, qu'on dïMillc h U ttinHû. Lcr qoî 
rftilr dnni b nlmir i*>l fundu d-ini un i^rru*<*f ïL- [dihiidiLiu'itir. nir^hiti^'é nvcc un pMi 
dr Imitt^, dr* iiilnr. dp l'm'boTMk' de mjimI*- l nr l<ii- vu iVisiittij II ottï rouit: duns dts 
linjï<itiNrej+ en ftiritr, Jl rit g^m^deiiicnl roulé vu linj^ot* de 'j8 kiltJgrnnmic*, iiior- 
c|u^« nu Umbri< iJu lu niïn<<^ Li-uv IjIr- lit- drjMiac- j^ut^iv, fij ijL-néiu]. 800 ^ 835 mil' 
lî^Pie«, cariU'uDtî^Jil lotijoun de rnrgonlel d'autre> m^lniu. 



U TftAlTCUI^T Diri miriLii' bOK 



101 



rjurlqur Iz-m^is. I Uli'niHgiir c£*mni**nr'r h iri Jliirr Ji snn Imir. Ils nnnl ennhU-Mtls iIt- 

queute (ilch vL uhot^i, peuvent «11 t^'Uc IWik^ihej]liciji[i1a^Jt*«. H poursAtnMâlrf^ »am 
UTÎkr la ni^rclit; do l'appareth 



I*. 



"^^ 



■1 



lîjin* rrrlniinH minr», t>n pinH?ir niijniiiil'hnl nu\ .itumftmîfh ili'^ nimiliii' n rrliii- 

lire» ^Jjru^cui'p lie Kixitu, du 
riirin dr riuvrnlciir amt^rî- 
Cttin. ol moulina cUilîe»*): 
iU fti^ Dnm|tiifi^nt i^tmlifU 
U'ini'iit df dL-ii\ rUïitdrf's 
qui luiiiiiad Tun de%afil 
l'Autrr à 1^0 ou A 100 loiin 
pjïi' tiiinulf i,iig. 77 et 78). 
IU vint pliiï t^iv»tif>niiqu4^.« 
i|ut.' Il<9 Ixii/artl». 1_hj i.-:ii]do](.< 
i^gnlonmir doAiLpp.niHU i^iii 
ulilîit'nt Ifi forri- t'i.ulrjru^i* 
MUiMilirih llmiftnj^lii^i. lïg. 

Il usT iï**f* i-urii'iix dr vïfcîr 
I in^lij^hio morl^mc, uu 1i«u 
*l «rnihlincr Ir mntilîn ù or, 
re^i-iiiri|uelqui^lin»aij vipui 
o^uu*. prcicëdé de* û^^it [téi^ïi|ues. 



hL ;!. — Hri^Ki 



I 'ur «Cb4»trt|4N. 



109 



Ut miirrvrxr rir* tit\icn«ift non 



l'arraslra. mats une nrra^lra mise â 1^ liuut(*ur df Ioim W pmgi^it. Noun donnonv îd 



fL 



I 



3 



Fia- ^ — ftwj#«i * r«^iv<TeiiiiiDif« tLrk iDDuKi] Uh' 



force Ij^dmiilîtiiu*. Jmiï Lu Colonil^tt* |>iil^iititquL- (1ï|i. So). \otjH \ joi^fiioa^i I» rtkuni? 
{6^. 6l) dr in ^Eniidr nrmitri doulili* dt-. \a floi»wo*iorr tfmr en CnlifoniirT» uuî. tx>i^ 
duïlr par d<!U.^ lionuiiE'4 «uufoiiKiiL IratU' /» Ictjirif* ilc ritîiii^E'uï «tli ^/j Wrir<4. L'ufr 
gramif mur (! mi'^ rn nmiivriiiriil ptir J'rnrj c'i^immuiirqLtn pnr rl<-A rri^rrnn^i*» D avec 
lojt dr.nx uxv* Il qui i.-titni1ni*iil 1i*ï Irrnq G. C|iu(|uv bruti [ftvlv <h<u\ IriiïnnnU A, 
i-<rl«jiub \mr dv*. rij^tivr». el qui loLiracnt h Tïnt'^ncur d'une mur^tt^ circuluira H ; \tt 
p,tvc"mrnl csï Wni*' df pi-os ïilc)t't i^{>o«-.fnl *iir une ccmclie do «Me fin, «ou» la<|uf^UL> 
»* tîonvt iirir courho d'ni^jrilc oï une londalion en picrri.-» I*, Le rninej'fti, drcliavgi^ 
Mir deiiv |.i1iit^H-riinnr-f. iikHiiireji K» eut vvrtô mv L'uiraftlru, 1^» tnlnnrdK. ijiiî jti^^r^rit 
r>fK>kili>f|!nnnm'-"!<cliaciiD. mmt dis]ïosJidr lelle fa^ouetuut unvWjl*ur1cllr <|u';i c^ii\ 
lieux il» |«uvetil foulorcn un ïour oomplrt Içiite» le»pnrlie»dc la w^rfacc : 00 n^mor- 
(iiicrn en Hiet aar* Vnn den d<ii\ t^ït bcunrfiiip pIviM r.'li.iii^rK^ do t'aie que l'mjlre, H\iii€ 
dULini.4? épie â Hu likr^eui', IiV bititi fuit iT^Imnl ilorue hiui> pur minute Aprf'H Imil 
IjonrpA de hrnvnge (Ir niiiirm a i^lit vînipfnnviil inAli^ dViiu^l imi vente du Tiierrure, ù 
ntivtiD dt- 0<r grdiïiineb pi.iur kio IVciric* rfi^irïtn dW eoniciiil (i|ua«lîlF prvïuinëfr 
d'ûpK'9 Iy^* eMflii^k apn'-* d'^MX nnïivtdlt* liruiv-i. o» nVlnil In vi(p!tif' h qnnïre lonti 
par minute. I>rii\ hoLiee-i pluH liirâ. lu lionr pn^w dun« dfw i!>luicj.'4 d^* >(c>rtie, qt)i 
»*uutrent duux lu lUurcUepuf unt? ^oiinc< le IïjimI de du* »4iiirr^ e»l gnnii de Uf^eaux 



toi 



t.B TBilTV10S?ïT tma vnrH^lH i> DH 



|ieu prc>t le %ctt\ ptvvi'ilî' çùnnu de 1fuîk*iii^iil tl^ (|iiart£' £il jiri^wnc^ des Itctln 
l*n<'UrH fl^infljV^* .^11 H<^M(| pur l^^i mînot lï^ ('ntiroriite, on /Uil phi* pr*^cn'riip(' do 
fnirr vilr ryuc iJVtfrjin- loul l'iir niiil^^iiii iJiiin li* piinrrat. Ou bii>;:iiL le luul-vi-iwiil, 
du |Klil liorilK'iir» vi on reji>taîl kf nr^Hlii^ ou InUm'js, Cv Jr^t-miiUng ne doimaïl <\\i^ 
Jo i Oo pOLij loo i\c IW contenu ; on j>ivii,>îl IW Ir^* lïn fjur Ici i?au\ mfrnlriAÎrnl 
r-n p4i^vii)1 ■•iir U Libl4* iranial^iimntioTi, IW cvjtnllé non ^rrml^inahlr, l'or t^nnlrnu 
rlnii^ W p^i'ilriv rrjrli^rL, |>i^ ^tfiinortî^nlA* riiAni^nl Irnr fnriiihc m virnanl tmaïUi^ 
tLini- ir* tiiHmipi Ac^ lignes trijrit|HVjjrH-ï ri v\\ j-rJd\di)t Ir^ «illi'^. 

On iir «o [iiTtTci. jp;i ik* vv\ L'ial dv cïiofitv* <jwr Ir.>it>iju«, Xn» couctic* dVx vdalion vu* 
porficîrlle imr foin OpuiM-r*. Li prx^orlion dp l'o* dircrlrmcdl atnslgumoblo [fi^r-imt~ 
tin/j) d*nînl liv^ fuil)!»» t^ïlo Ir fui lir* rHpîdc-rnrnI uii\ minz-i dn Trflntviinl. Cïn «- 
rli:ri<)A dlnr^ fi ti^jitri' Ir^ iiui>M^<f t'noriiU'i- dr ln'ihtt^it. m\*-W^ Uf^ cl<' ivmhldiï <piî eii- 
E-umlimiciil lf!9 alpjiUuifh lic I'iliïiïi- : un leur dp|4u|uu It- ï^sl^nie dti ^rill^g^ au four 
M dif lu L'Iilonirulh.Mi par liiir Iminidr cm H^itiiliou, Mui* on nr*r boi-nn prt* h linilcr 
(rtir ce prvWdô Irt ivhiduiL d>-jîj lirnimulé?» ; cm 4'np|dii[iJil d''*'»rTiiJii* ri mi'llit- à \iaH 
H Ti <^om'i'ntriT- â hx Mirlîc du l)iK'4irkl. Irtii^ k'^ l'itiinrf^ ipji ji^uiunl ir^iAli; Ii J um^ilfïa^ 
mikli'fji l't ipriiii |ii>usjit M'Htr^'-r |)nr hi ■ liioi-iirnlimi. 

PiïUr lit |k]'it|Kiolîoii WniNii|ur on pulrofoiii'itàiineM*i'lpdiT vu* t ii]i\jAî'^fntcvaniur. 
ilu mnu d(? riitictilnir /'Viip), qui duîl joimt \îf»-à-tl# dv* Uiilrrij;^ k rtMi- du \an <fjii 
«ôpuro k^ >iMtndo l.i |*iiilk, 

\^ /riirv'i/mfr (lïp- Hi» 4*'*l nni* i-niirmie van* fin l'n f/nl(* eiMMïIrliintlrt- t\v l'.ao 






Tm. Hj- — fmi-TiiDhrf tfmêt dt CbâlrflHi)- 



do liirfjc niir 3".<jfï dr l"ii>.'. pirnic do IiouiitIiIh hut m'i hnid*, li^^iTymciil înriindp, 
KIIp c^l ti?n<lnc h r.ivjinl fl ^ Vjifi'ïi-i'c [im-dr'dï r^lindrc^'*. Dciia iiiilro* r\lifHlrpfc fur- 
Cf-nt %n fKllii^ infi-noun* h ploiif^^r dm»» iim- c-ftiMt^ pk'înt' d'i<«u (non (î^'tirév k-i)* 
Is loik e^t ftiiimrr. pr Ii'n L'%ïtndri.*<, d'un rnOïi\L"'(iii^iiri:"mlinii en seii* invcMO do ta 



LE tHAITEHENT DES MINERAIS D OE lOD 

On. place généralement le fruc-vanner transversalement à la partie infërieure de la 
table d'amalgamation. Le broyé mêlé d'eau est amené à i motrc de la tête delà cour- 
roie : il remonte lentement vers la télé de la couitoîOh en suivant le sens du mouve- 
ment, mais il est relaidiS par le mouvement inverse de leau qui suit la pente, et pré- 
paré mécaniquement par les seeonsses transversales. Les parties les plus lourdes, ou 
concentrés, résistent à Tai^lion de l'eau el remontent dans le sens du mouvement de la 
courroie : les boues et sables (tnilittffs et slimes) deseendont au contraire la pente et 
vont se dépoî^er dans 1 eau de la caisse inférieure. 

Les concentrés ne dépassent gut're en poids ,1 pour loo du total des résidus; mais 
ila sont très riches en or el tiennent de i5o ù a3o grammes par tonne. Ils sont 
d'abord sdcbcs, puis grillés avec dti sel marin sur une sole tournante ; ce grillage a 
pour effet d'o\\dor ïes parties puileui^cj*, qui sans cela absorberaient inutilement 
le cblore, el d'éliminer le siudVe, l'arsenic, raiilnnomo, etc. Cette opération a lieu 
dans un long four à réverbère. 

Le usinerai grillé ne contient plus alors que de l'oxyde de fer et de l'or libre. On 
le verse dans des cuves en bois doublérs de plomb, à double fond perce de trous. Ces 
cuvos sont généralement au nombre de trois, communiquant ensemble. Cbacune 
conlienl 03 tonnes de concentrés. Le courant de cblore est coiïduit entre les deux 
fonds et pénètre ainsi dans le minerai Inmieelé. lï traverse snccessivemcnt les Iroia 
cuves pendant dcu\ jours- lï se forme alors du eblorure d'argent insoluble qui reste 
avec l'oxyde de fer sur ujj lilln- en pierres au fond de la cuve* el une liqueur do 
chlorure d'orqui s'e filtre. En augmejilant ïa quantité d'eau, on entraîne le chlorure 
d'or dans irois antres cuves, un <in le précipile par du sulfate de proloxyde de fer ; le 
dépôt se fait très lenicment. \\i bout de -i^ heures, on décante el le précipite est 
fondu an ereusct. 

Cyonuration. — Nous avons vu (pie les concentrés ne repré^entaieul qu'une très faible 
partie du total <lcs ivsidiis. Le resie, recueilli ilaus le bac placé à la base du ly^ifiner, 
est enlrairié sucressi\emcn( dans deuv cn\es ; les tables les moins légers [iaiUntfs) se 
déposent dans la première ; ils cojitieimeni environ Go pour lOO de Tor qui restait 
dans les boues, soit 78". 5 à IO^^ô la tonne. Les parties les plus hnes {siimcs) 
vont jusqu'à la seconde cuve. 

C'est aux laitings que l'on a d'abord appliqué le procédé de la cyanuration. expë- 
rimcnlé à Glaseow par Mar-.Artbur et Forrest, en i^r^i . Les ladings sont mêlés à une 
solution de cyanure de potassium dans de grandes cuves cojjtenant 70 à 100 tonnes 
de minerai ; on utilise an moins deux cuves, dans chacune desquelles va successi- 
vement le minerai : la première est remplie d'une solution trc^'s forte en cyanure, la 
seconde d'une solution |>lus faible. On emploie cn\rron 900 granunes de cyanure par 
lonjic de minerai : cet (io fois envinm la quanhté qui deviatL il'aprrs les expériences 
de laboratoire. Atre théorique inenl néccssïiire. parce qu'il existe dans les minerais beau- 
coup de subsliuicesanlresquc Torqui agissent pour décomposer inutilement le cyanure. 

Les cuve>i soni coiiî*lituées à leur partie inférieure par un bltre : un châssis de bois 
avec canexas de libres de noix de coco. 



loG 



LB TliLlTRMRhT lïtl» Hl^RIlMn D OR 



L'or t^m cninct nvcc li< c^^iiurr i]jii> la iliiMilutioii dniiiK* Ika h 1a nlfictioii t.ui- 
voitle : U ve ï''ivïav uik' ■lî^'^uTution île cv«nui^ iJouUi:- dur cl H^ |>o(aAbîuin . Cvïïe dl^ 

|irlilo-i raÎN-.L^'v L*it h'*ïn l'U I ihi iiii.'l ilu û\tv vn to^nnrifa : rlU-^ ^flul divi^L^u-k m ruin- 
|juj'limtiitfi ]mr de** cl^i^on^ mojik» haiilc» i\nc W paro», co <|tii TaÎI tpie Li «oIuIîut» 

|j*- iond di* la nnjwr vM un Irnlii* tnoltilr, hW *p dr|Ki>r m jinncltr Mir Ir /inr. 



Fil. ^1. -- Cii»f> il" <j»ThV(ali(Mi Ja b r«rniln|l'nuiuli Tnkltmfnl Jr* «Jinb 



en rDÎ*cm dï^s adK»nn ^leHrol^ lîqiics aim|iRdlys dnnnr lîpu Ir nonlncl des deiiit iii^- 
1nUK< Il MifTtI r\\'-»r*. nii-drssn^ d'un îavth i|ur l'on |iIomjzc dan- \a t\[p>ttAu\um. d'ngî- 
lc<r If rit\i- |uiiii' cjiif- [u ptmilri' dW «Vit drLirhf* cf IciinltL' h irmi^t* U* Icf^tllU di^ T^rid. 
*ur NM|ikl le /Jiir ïii'jil iv[»rwvr. !>** [)r^i'i|ïiU'*' M)rd roc^urdliH fnUK ]^^ ijoinyL' jimr* ow 
loilK IcA moix. Iu^1--»ù IVaii- iiii^tir^ d'un peu dv ttilrnk de pcitii^tic, i^jdchu^ti. fonduit 
au crçuBL't avec dti Inrflclionnlfde *oudc, du hori\, do h milice H du h|iLi11i (luor, <•{ 
roLilï^i on Un^ols. Iji ^olnTion de c y/murt t**l t'idndm^iT drtfiM «no rlknic. de fiivori à 
pouïtiir tt^uervir ; U fcullil dt- 1b lei^furuer. 



tK TTlAlTIÎMrXT |i£8 HINEHArS IWJ« 



l'on c-jnhkl^rail fliilrcl'oîn conirn* |ic«'<fii* vi do reprendre, avoe de% rt^mlrat* hî"'* 
nVAnUgriii. ff'nneirns t'iiUrifjn iihauiintiti^t- Kllr mlniil. rnvirnn Sn ?i 85 pour 1£M) Hn 
) «r cnrtli'ou- KUi' i^sL tiv^ aiitiplL- i^uijf II- diiuger d'fiiiiiuiriujiiietut'al. tjui unt ivl'^ re- 
doutabk H de* iiii|iiinlencc*»ï>nl commise*) et Ir'-i» jie» cin"ilciJ»c- On vend ù GIôïicow 
le cyanufe \ 7011 8 rr^rilime-i le Lilojiiumme, eX viv? lonur rk- r^aiiuiT p^riiiet d<? Irai 1er 
pr^'iie ion Ir^onf* rir minernJJnndift ijurpjirohïrinirnlirtnil fpni! iinr tnnni'dr pmdiiil:^ 
(■fiirinf[ij{^> pfïiir I '1 ilf miiicTiii- ihi ii'uviiil d'iilinnl apjiliipji- le protï^dir Mmt- Arthur 



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cpî'tiiiH itfiiufjH : (III ■■iiiiKJdi^mîl I E>r Ji'^ nHmrx i\ h ~ jiraminp-*- \n Uni ne i i?ommr no 
[Hjiivjiikl flre iuuri\ Un Ifiiitc aujt>uiil'hiii Ir* slitne» eui-riK-iiioA, uini* iivtt du* jK'rle» 
plun ^raadei^ On L-oiiinieiicc ni^iwp îi appliijner direelrmrnt laryinumlion.iii ininr- 
niï bpov^ rtpfT^* l'a mftlgii malien - i^'eBl-ft-dir* qu'on *rip[»rime le fnn*'Vunner cl que 
lot» leji n^-iidiii. ?iHM dÎNlineiiiiii (»nlrc rotn'onlr^'*. bûlintjM et rtlUin-n. ^onl |i(iflit* 
dirooleiu^Ell â U c^uve, Ojt >>i niMr^ juft(|a*N ('«niver du rt^mmcei' ii 1 mnal^nmalion vl 




I(iW<* révolution ifidusUirlIc *'occon*plirrt Hun* la mt^Uilhïrgii* dr l'or ; It- riMe dévolu 
uu mermvv di^^uÎK Ir.-i IrrnpA de l'Hiiriprir»' Kfryptf' smi iiftiirpi' pur lo rynnnginr. 
Jutiiu*?! prâfruil» >-'t<Uv nii^lliudc iit^ rvutiMl Uvh hivu qu'uvi-r diib iiiiiic.<iu^H tr^ puni, h 
grïiîni Irôt fins, mpidrmcnt Koliildc*. 

Kllr n rir |>f rr^rrJi-tNm'r pi>r Ir pnxi'dr Slcm*'H--llfttMii\ cpiî ^iili^lilnc Si la pr^ripi- 
tiilum dp Tiir iiir If.* rï>j>raïi\ dr> /inr Ifi pn'Tipilnliïiti pur l'^Irrl.ffdyKr rnirr mit* 
|dâ<(iii*dt-r<>r (au |k)Ii' po^itïnH uiiu jd^iur il*- p]t>mli {\iù\i' mV^l^O- l»'^'" "^l Vui'Renl 
îH? il<'poi<*nl nwr If* minrr-» ffiiillo* de plnn»h. tl'i^iJ on le"* retire ïou* le* moi* pour lc« 




fondro tl ]v^ couler en IJu^oU : âu prSk' pr>Hitif> !1 3v furnif du krrcHC^uiiuir d^ potâft" 
WIJiHh <pii •<'rl /i r^riiiir lo* ndulinn*. O* soliititMi» pfinfnl Ain* lir-nneoiip pl»i* flpn- 
i|iir4 'pj'attv Lt' ^iiir. i*L l'iVnnj>iitif i'-<l d'ojivti'Lin 'J ^nllltr^ lu loiiiiiv Lti lu'iliidioTi dtv 
TiiHiulr 1 OH Ti j(*iir». C.'vpI re pruordi* (jui p*l o[iijil"i;»i" lijinii l'îiiiriitmAO >^dk d'iixlnir- 
tîoii d'uni.< u*iiK' ïitd-arnoiLÎiir i|U(.' iw* k-clvur* ont ikjuii Io« vctii (fig, S^ f. I.urvqu'on 
uittiiquc de plftcc prïni' jiixtftpo>4or i^iir une *iirrftoo planf' Ipm iimnciifte?» cl t^ncotnhranU 
nppnrriU iIp rynniirJilîon, on jirond Ir pftrli dr \&% fiXtij^r a fiant- de cnlniti, rommr 
Li.-\u ptrirl fli? \iiii' diuiH |ji tri-h pJIfnrt'SLjuo |i1iol4ii;nipliir ili.< Iji ininr cïHudit^iinr- Di^iîitIiu 
(tig. ÏJ^); IcK cuvo* gnrnprnt a Linx^i* W ^upiniiï. I,c rIics ok'inoiil ifu piiitH ^-tniil plm 



|£ TRAirt^E^tT DT;» ÏIIMKAII^ tUtR 



109 



élo^è i^iji* li*H tiiilinpB il t\'y ii, punr atnai dire, i^u'i le* tersi-r il<itis W cuves. .Srvon. 






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kat lailivi* J'jii|u'« b bauTiui ■!« rQiju*Li>c,cJ*où ih ■« tUrKHAldov l»» tu««^ r^ut l'un ap«r^l • dirrilï iTt !■ ouûoii 

îl îui|Hirl{' Ji< k'ï t-ek'ii:»'. uu iLiuireii ^'ujii.' ^ruuUt* i'tiLi4?> juKjii'â la ImuleUL* du iiî^eau 
dVuvcrlurc de» cuvc«> 



D) Voit* ^ircirt>m^tnfirirfjûfiif*. 

>c»u» \iMions Je voir» avec lu iiaHliode Sit^iuviis'MulftLiLS uii exemple de r;i|>|iîicalioji 
àfj* proci^dt^m élcolrivmi^tatliir^iipir* an tmir^mcnt dcit minerai* d'or. MnU on cm- 
|klorj> i^fjçaliniieril l'éln^troKcie porir IraïU'r lu luliic-rui Hilurur<^, Dfr^ l^75> Bj-TEitif-ii'l 
Ijiifjiil don risjïls tlarih ro Ht>Ti*i 1» |>riiiliirliiMi dr ri'li^i-lriiili^ i'-\uh iiVxm lr<»)) i:oi!ï- 
l^uir piiur i|UL- i:i'3 lc'iitaliVL-« |iLi--vK'ril |ijit>n dan» le Juiiiainc du Jjj piiiti(|iic, Cca 
procM^ï oui ék- peifiTtioiiii^» ilt-puî^ : l'électroly»? uglt U'abord puur iliïïouclre lu 
minorai linm Ir tdilon- W oii«uUc pour réduire l'or, 

On M> tei't Jiijssj it<; Ti^lc^L'Irolv^f' po»r HirililiT l'n ma l^^i million de Trr iintif^ Par 
GU«i)plc. tlaiis Ir Inveiir Llozin, uti (mi euiiiiiiii[iir|ULT la L'u^elU* ù iiiercuiv avue lu 



110 



LB TtlAITF!^lE>T DE^ »l>EnAlïl D OR 



pùlc ni^galir, le pulc positif plongeant dans l'eau. Le prorédé Molloy. tl'amalgama- 
tion ù ]' hydrogène, donne des rt-sultals ariulogueft. 



.§ 3. - L 



AFFILAGE DE L OR 




Fia. ^7. — LinijoU A^ot ronuin» du Cablnrl d#i UrdaiIlH. 



Vous avo/ fonct^ un pnita de dsi'p-levet. là-bas, ipri^s de Jï'lianhosburg. Un Cafre y 
est descendu : A la dynaraiïc. il a fait suulrr lu roche, il la nbattuc avec une jicrfï'i-a- 
triee dloctriqtie; h la pelle, il a charge le ininerui dans nnc }>enne ; sur le rarrcau de 
la mine, le^ pr<?OLenx eaillouiE ont été trié^^, }>orlés au eonoasseur, soumis au iMiear- 
da^e ; ris ont passé sur lu table d'umulj^uualion : le fnie-imrtner a secoué et ^anné les 
conecntrës, les liiiUng:sel Ich sliiues; les l>arnqiif!* de clilore, les cuves de cyanure 
ont trlomplié des résistances du niineraî <pii n'éfôil \m^ fioc-milling. De l'usine , les 
boules d'amalgame cl les précipilés sont passés au luboraloire, ù lu rclorle, au four à 
coupeller, au creuseJ de plombagine ; on les u l'iifui eoulés dans les lingolièrcs- Les voilà 

(ninsfonnés en belles briques d nn 
jaime brillaul. un peu IniLgucs, d'as- 
pect un ]ieu mou, picsipie onctueux 
— on dirait îles briijurs *le savon — 
timbrées à l'esÊainpillc de la mine (i)- 
Vous croyez que tout esl lim^ tjuc ce 
lôigtilpeut parlir tel quelpom la Mon- 
naie ou clic/ l'orltivre? Pas encore. 
C'est de Tor que vous avez sous les 
yeu\. ce n'est pas de l'or pur. Tous les lingots conlienneiLl une proportion plus ou 
moins considcrubic d'autres mélaux et en parlimlier d'arjjenl ; leur titre, pour em- 
ployer l'ex pression lecbnique. Ciil souvent assez Ikis, parfois uu-doss*ius de yoo mil- 
liî'ines. c'est-à-dire que dans un kilogramme (\c. lingols il n'y « pî"^ toujours 
()00 granmiesd'or, 11 faut dune se livrer à une dernière opération, celle de 1 (ijjhtatje. 
qui consiste à relever le litre du méïaï jiiMpLîi un uiveaiL diurne, un besoin jusqu'à la 
purelé absolue. Cette opci-iilion, hès délieaU', Lie se fail généialenicnt pas au labora- 
toire de la mine, ni même ilans les pa>s devlraclion. Il *'sl plus économique de ne 
pas multiplier les usines d'allinagCH de coULcnlrer rullina^e d^.^s mcluii\ jiréeieuv du 
monde entier dans un [>elil nondirc trétablif^semejils. silués dans île* iégi<in'ide 
culture indïislrielle inlen^ic. iJu Truns^aul. de lAushulic, les lingols. cburyês t*^U 
quels sur les paquebots, s'en \onl ù Londres, daris les muiMiii> HotïïscbiUL Jobnson. 
Musé, à Clascow, dans les environs de Paris, où existent plusieurs petites usines. 

Avant de procéder à raïlinagc et pour déterminer les roudilions mêmes dans 
lesquelles lopéralion devra se faire, il faut d'abord faire Vi-sxai des matières d'or» 
savoir quel est le litre réel du métal à afTîner. 

(1) On conurv« tu Cabinet dn M^ailles d<riii lihf;^)* d'or r'tmain^ : j9cLile}< Ijarrcs ilv la rornie àm Ifiloni ^^p 
cïro à cacheter, qui portonL le pi^in^n des nisgiï'tratk du Ttlcitcr morttluïrt lic Sirniioiii. ^ut k'rLi'urs tcTont 
bcunui de I» rotrouiQT ici (£f . fi7)- 



LE THAITKMFM DES WNRH.\JS n OU III 



l/artde Vessnyeur remoiilc au\ lemps les plus reculJs. ï/cflsoypur ancien procé- 
dait la pierre de iouette. Celte mélhodo univcrseHooicnt répiiiidue a laissé des Iraccs 
dans toutes les langues modernes; la « pierre de louche i>, Tinslrument délicat qui 
dislingue l'or pur des métaux de Las aloi, c'est aussi révénement, la eirconstanco 
imprévue qui met k l'épreuve les caractères. 

La méthode de la pierre de louche repose sur la comparaison de la couleur des 
Iraccs fi-alches que laisse le métal à essayer a\ec la couleur des traces d'un ou de 
plusieurs alliages de titre connu. Après la découverte des pixjpriétés dissolvantes de 
l'eau régale, on a perfectionné la méthode par la comparaison des réaclions que ces 
traces donnent avec l'eau régale. 

Cette dernière méthode est encoi'c aujourd'fuii employée à la Monnaie de Paris, 
au bureau de garantie, pour la fixation du titre des bijfiuv. Les pierres Je touche sont 
des pierres de 0"'^ 1 5 sur 0,08, dressées et non pohes, simplement doucîes sur la face 
qui doil servir aux essais. Klles doivent être de couleur loncée, aussi noire que pos- 
sible, assez dures pour n'être rusées, non seulement par l'ur, mais par aucun alliage 
d"or avec cuivre ou argent, el un peu rugueuses, de fac^n ii|M>uvciir arraclier par 
frottement des parcelles d'or. I-cs essayeurs italiens employaient autrefois une pierre 
de marbre. Mais le marbre esl un calcaire qui fail clh'r>escciu'e sous les acides ; it 
faut donc, cjuand on fait inter\enir l'eau rég^dc. rcoounr à une pierie inattaquable, 
à une pierre siliceuse; on cLuploie généralement le quart/ résLikite ou le silex 
schisteux. 

L'essai se fait au mo\en de lofuficfiiu-. On appelle ainsi des lames étroites de laiton, 
de o'",!^ sur 0.01, nmnics m une de leurs evtréimlés de lames d alliage de titres 
connus. Les touelieaux sont réunis à leur evti'émité supérieure j>ar une goupille. 
L'essaveur a généralement sou^ la niain trois séries de loucheaux, correspondant 
aux alliages pauvres, moveris et 1 iches, toncheaux verts, luueheaux rouges et tou- 
cfïeauv jaunes. 

11 fri>l(e vivement la jiièce à essayer sur la pierre de touche, de façon à laisser une 
trace d'or ntesurant au moins i5 ou >.o millimètres nur li ou à- Il l'encadie ensuite 
de dcu\ Iraces sembl^diles faites avec un Ifiueheau: la comparaison des couleurs lui 
permet déjà <le situer la Irare à Cî'Sayer sur l'échelle des alliages, au-dessus im dessous 
du toucheau employé. Pour plus Je sfireté^ avec utie hagnelle de verre il jKisse de 
l'eau régale >ur les louches, t-i il compare la ictloralioii donnée j>ar cette réaction sur 
la touehe d'essai et sur les dcu\ autres. Cette coloration dcv ieï»l foncée avec d'autant 
plus de rajïiJité que l'alliage esl |dus Ihis. 

Cette méthode ne peut gucie seivir que pour l'essai des pièces fabrnjuées ou 
fucore des petits lingols: par exemple de.* |ieïils culoïs aurileres que, dans les mines 
où r<in est encore à la période des preiuim's Icnlaïives, on a laissé simplement re- 
iVoidir au fond du creuset. Pour les griis lingols. on procède [>ar pÉ-iï^cs d'essai régu- 
lières- Avec un forci et un vilclïrci|uin on fait un trou sur chaque face, cl mi recueille 
les copeaux, X\çt) des alliages élevés, le métal est assez homogène pour que deu'C 
prises d essai snllisenl : on mélange les résultais de its prises. Si les lingots sont 
riches en argent, il împorle do les percer de part en part, de façon ù avoir des 



tl*l tE TRAJTEMENT DES MlNERAId O Oh 

rognures provenant de lous Tes ntvoaux, car les deux métaux, au 1!ou do se niéhiiger 
iiklimemetit, ont ym se classer par denstlé. A la Monnaie, où les lingots sont dV'Lroites 
et minces bandes du poids d'un kilogramme, on emploie des diïconpoii's à rcm|iorle- 
plè<;e. 

Les prjseis d'essai sont ensuite traitées par la eoupellation; les t^as métaux dji^^pa- 
raissent dans la lilharge ou forment une scorie, l'or et l'aigenl se concentrent en un 
Ijouton; [a diflercnce entre le poids de \a prise d'e<4sai e| celui du bouton donne la 
proportion de métaux précieux contenue dans le lingot. Il Tant ensuite faire le départ 
de Toi" et de l'argent i>ar la voie liumîde. 

Or. Vcxpérionce a appris aux anciens essayeurs que ce départ ru* se faisait dans de 
bonnes conditions que si Talliagc renfermait en^ iron trois parlies d'argent pour une 
d'or. Il importe donc, avant coupellalion. de porter aux trois quaris la proportion 
d'argent dans le métal à coupeller ; c'est ce qu'on appelle \ if lif lia r talion. On adïuet 
généralement aujoiird'lmi que l'uHiagc doit cootcnir, aprtsiuquartalion, non ps exac- 
temetil Icn .'î/i du total, mais 2,0 d'argent p<mr i d'or- 

Pour déterminer la quantité d'argent â ajouter afin d arriver à celle proportion, on 
commence par fixer approximativement le litre de railiaj-e. soit à la pierre de touclïC, 
soit par une première eoupellalioii rapide. t^>uand le titre est connu, on prend un 
domi-gmmmc de l'alliage, on y ajoute le pnids d'argent nécessaire à l'inijuartation. 
et on coupelle avec a ou i grammes de plomb. Le liimton est laminé et enn^ulé eji 
spirale autour d'un fd de fer- Ce cornet ifov est ulois i-ecuit, puis soumis \\ l'aclion 
a/otique dans un vase à long col qu'on cbauH'e jusqu'à l'ébullilion. On déeanlc el <uï 
remplace à deux reprises la liqueur enlevée, qui contient de l'a/otale d'argent, jiar de 
Taeide azotique frais que l'on fait encore bouillir. Après plusieurs lavages à Teau 
bouillante on a entraîné tout Tazolale d'argent et le cornet ne contient plus que de 
l'or- On le chaulTc au rouge dans un creuset de porcelaine pour le rendre plus solide. 
On le pèse ensuite, ce qui donne, avec une e\aelilude à peu [nés alisolue, la teneur 
en or de l'albfige mquarlc- Il est cependant certain qu d resie encore des traces 
d'argent, non dissoutes par l'acide azotique; mais celle quantiJé ne >ane guère 
qu'entre o,ooou et 0,0001. 

Le mtrate (ou azotate) d'argent est ensuite précipité par le chlorure de sodnmi s 
on recueille un corjis blanc, floconneuf, celui qu'on oblieul, poi' exemjile, lorsqtic 
le médecin, après vous avoir brftic à la pierre infernale, s'empresse de \erser sur la 
partie malade un peu d'eau salée. Du chlorure d'argent on retire, par le cuixre rouge, 
de l'argent On qui sert indélîniment aux inquartalions. 

La voie liunude est également nécessaire pour séparer l'or du platine, du rbodium, 
de 1 iridium. Pour le platine, que l'acide azotique seul n'attaque pas, il faut employer 
l'eau régale: on précipite ensuite d'abord le platine, puis l'or. Ou bien, comme on 
sait qu'un alliage d'or, d'argent et de platine est dissous même par l'acide azotique 
seul lorsque l'alliage contient en or 10 fois le poids du platine et *'n argent 3 fois le 
total des deux autres métaux, on fait une inquartation suîvanl cette fnrmide. et on 
procède comme pour les alliages d'argent, 

La voie mixte consiste à fondre la prise d'essai mélangée à du cuivre antimonial. 



I,E TIIAITEVÏÏNT TIKS MnETUÏS D <m 



Le cuKu est disROuft à VcA» n'^'ale avec un peu d'acMle UkHm|iie- ïj^iirgent se pri^oipile 
en chlorure insoluble- On préc'ï[Htc ensuite l'or par rueide sulfureux et on soumet 
ce prt.'cipilc' à lu coupellalion. Ce proeédéflonue tlea réaiillata du ne grande exactitude. 
On remploie surtout pour essayer les minerais, pn ri te u librement les minerais très 
complexes. 

En somme toiis les pmeiM^'s d'essai, auli^s que celui à la pierre ilc louclie, arrivent 
tous au même résultat : produire une certaine rjuantilé d'oi' pur. Aussi ces proct^dés 
d'essai sont-ils onalogues» proportions gardées, aux proc^îdés d'allînagc proprement 
dits. 

Dans les usines d'afnnago> nous retrouverons la fusion prdliminaïre du lingot 
dans des fours à creusets, iivec mélange de borax, nitrate de potasse cl bicarbonate 
de soude. Celte refonte du fmllion est surtout nécessaÎTe avec les lingots des usines 
de cbloruration, (pii sont cassants, ù cause des ipianliU's de plomb, d'antimoine, 
d'arsenic ou ite bisinulb ipiils conliennent souvent : on jkrojeltc alors dans le creuset 
en fusion un jten de sel iimmoniae et <le sublimé. 

Le mêlai est ensuite in"|nHirli', r'esl-îi-dirv fondu de nonvenuoveo 3 à a i/a d'nr^yeitt 
jïour 1 d'or, pour opéi-er le départ, on proeède îi une nouvelle fusion suivie de 
tjrtrnaUhuje ; e'esl-à-dirc i|u à l'ouverture {lu creuset le i<'t du métal en fusion est lancé 
dans un bassin <le cuivre percé île trous: on oblient ainsi de petites boules de métal. 
plus attaquable qu'une grosi^e mn^i^e |iar 1rs acides. On Iraîle à Taride nitritpje, 
comme |"mr les essais. On Uive l'or dans un liltre et on recueille le inlrate d'argertt 
qui est |ïL'écipité au sid miuin : le cldoi uie d argent est ensuite réduit par le /inr. 
On fuit ensuite bouillir l'or à l'acide sull'urique pour enlever les dernières ti'acos 
d'argent. 

Cette métbode est souvent remplacée aujourd'hui par le départ à l'ucide 
sulfurique. 

Le procédé, déeiin\er| dt's le \ï li' smVÏï! par Kunckel, a élé appliqué en grand dès 
i8oa par d'Arrel, Or» peut arriver par ce procédé à idilenfr de l'nr ne conlenanl pas 
plus de h millièmes il'ariicnl. I/opéralion se fait dans de* ajipareils en platine, on 
m?me en fonte- Les sapeurs s'érbappcnt par des tnvaux de jdornb cl sont con>er|iett 
en acide sulfunque, de façon \\ pouvoir resservir. L'acide sulfurique concentré bouil- 
lant transforme l'argent en sulfate d'argent: pour obtenir un résultat favorable, 
il faut procéder d'abord à rinquarlation et au girnaillage de l'alliage^ Après <( i»u ^ 
heures dV-bullilioii, on laisse refroidir et reposer; Vor se dépose dans le fond- 
Gomme il contient encore des cristaux de snlfnle d'argoril, on le soumet à une 
seconde ébullition dans l'acide eourentré. on précipite à part l'argent dissous dans 
Tacide sulfuriipie. 

Le départ par le cblore gazeux (|uoecdé Tbomps^ïn, trouvé en iS.'ÎS) est ap|j|iquc 
surtout dans les pays où l'acide sullurique est très cher et où l'argent manque pour 
les inquartotions, |iar exenqile a la Monnaie de Sydney. 

H est fondé sur celte donnée que l'or, combiné avec le chlore, s'en sépare sponta- 
nément à la température rouge. Il ne reste gu&rc que a pour loo de l'or en combi- 
naison avec le chlore et le chlorure d'argent. Ce résidu est fondu dons un creuset où 

Uxuiu. — LOr. % 



llA LE tRAlTEME.NT DES MINERAIS dW 

ïl se forme, aux dépens du chlorure d'or, du chlorure d'nrgent et un liouton d"or. 
L'or que l'on oblienl par ce procédé est au titre de {ï!),3 environ : les pertes sont 
minimes et, faite en grand, 1 opération peu cof^leuse. 

A Paris, les affîneurs reçoivent dea mines les hngots de bullion cl. après Itaile- 
menl, remettent an clietit l'or et l'argent recueilli ; ils gardent le cuivre et reçoivent 
de plus 5 francs ou 5 francs 5o par kilogramme Irailé: si le bullion est un alliage 
inférieur à i/iod'or, ils conservent, en plus du cuivre, i/aoooo de l'or contenu. On 
eslimequeles aHineurs parisiens trai tent pour aoo millions de francs de métaux par an. 
Les plus grosses maisons daHïnage sont en Grande-Bretagne. 



DE QUELQUES RÉGIONS MINIÈRES 



Tliï^oriqiïcmoht, nous avons essaya (IV\pïir|ncriï nos Icrlciirs ce fjiio c'csl rjuc l'or» 
Oii on le Inmvp. rorriiin-nl cm li* Irom c, pui- cjuollos ^^l'rit^s <]'i)p(^m|ions i>n fjiil jailïir 
(lu sahle ou du riiillou lo Im^nl r[)louiss:iii[. iSoiis If s avons inoiu'f^ ilans le jilaror, fait 
Joscondrc ïliins la ruin<!, fornlnils (hns rnsinc Mais i:Vilniont un lïlacnv une mine, 
une HHÏnc <|npÏron<]n<"i : i^i noii^ nvon;^. ronTinenl, jini* nO!< <'\pin|ilefl dans \a rdalilé 
vivante, ici on lÈi, notre <]<''irii|>lion n'i*n ^anlc pas moins nii caracli-rc gêiiL-ral (*l 
vQf^uf, sans (|ir*ni \o'\c les rap|>oils ciroits 4|ui ('\islont cnhc l'r\ploiTali<ir» rt le 
pays où ollc foni lionne, les populations i|ni s'y livrent, la civilisatiork ilan» laipioïle 
elle esl ineliisr, sans qu'on voie éi^alt^menl quelle rêpeienssion la <!ëcou\crlc el l'ex- 
ploitation ilos mines il jin avitir sui' le pays lui-même. (le ipji luarupie jusipi'à juéhfont 
à notre livre, r'esl uni" l'inïe f)ase géograplnipie et humaine. 

Aussi allons-nous mauilc'iiant pinuienor nos lecteurs <lans diverses régions auri- 
fiîies aeluellement eu e\plot|;ilum, thius ilef< plaeers à lleur de lerrc ol dans des mines 
auï puits pn*fonds, si>ns le ln>pM[iie et près du pôle, elie/ les noirs et chez les jaunes, 
dans de grandes régions uuuières et aussi dans de pdilrs, diins relies i|ni oui déjiî 
donné leur niaxinmiu de rendement el dans eelLes qui naissent à peine. Ajirès avoir 
vu on quoi toutes les régions à av se ressemMont, nou:^ allons MJir en qn<ii elloij dif- 
l>renl. 

îj l . CAL[FOa\[E (l) 

A loul seigneur, tout l*onneur. Parmi les grandes déi'ouverles de ierres à or dans 
le temps aelueK celle-ei est la première en dale. el elle est liniglenijis resTée la pre- 
mière en imporliinee. (VfM vers la (iHilil'ornie ipie ji'esl produit fe premier grand mou- 
vement de peujdes, la ponssée. le ftish : la Ikèx re eiilirornienne a élé la premièi'e eriso 
de ee qne l'on si. assez spiriliiellemeid. a|ïpelé la lii'nv jtiiini'. Jusqu'au l'ond îles 
campagnes etrrojiéi-iuies, le mol de (Californie (nos pay>aLks «lisent (>alilouruie) esl 
reslv. do nos j'mrs eueorc, sj non} me de rirhe.si^e. l l'est l:i i'a^on nmdenie de pronon- 

(ï) DUtionn . de Géographie ik Vivit'n de Suiiil- Merlin au mut Californie. — De Virignj, mrliclcs pirua 
dam la Bévue des Deux-Moadei. m iHS^. 



1* ^'^■•^ï'^*''"' ïlf-«tiVHI Vl^lî^HM 



i-rr lï% rrmU Umi^* iÏp l*i>ïiïi*i. tir Pi^rou ri irKI-Doniiïo, l-iri lU'^nir Uiiip''. l'Age rrEilirnr' 
nîen. c"u»l IVi^t Ih-rxjTi^ïJc- do riiiiioiir ilf» miiiv*. l'fl^ lic» ïivi*iilurW«. rcfiriB Ji* 
jii4lirr ON r^LulrH <|r lu i^i\j|ï-]irickii, Jii iiiîniiii' un ri:tMT»1mi rnr'xii'ikïii r^f J>ii %nAlf^ 
jiumfifri-ti. \o pir ihiu iiiir iiuuii. U\ rjniibtnc* ibn.t l'aufri'. \a i-i-m\uvv guull^' iln 
TVvoUci'K i-'L i]i> fiart» ilu |it-[>iff*ti. uii |)(^Li bariOîL uit jn'u Mirc'KT. jirurur. buiiriir t*! 
liLtlnilIrur. cli'voiv |tJir dr bri^LtriLi^* pnH«lonii f t <*-npfilil<^ ilo grnnilr* ctjt)«<r#, l/imjtginn* 
['wn |v>|iiiliiirr: ji iM^oinrnl oiin!i<.-rvé vt* t\pv- uivlintijiio <li.^ii. ilu t:ltorolif*ur tl'ur. 
Ln l'piïrl'iiniir', rVvl lu pôï/- *lr 1" Vri»rrh]iir-\<ii"*l Mir In Pririlïijri<* ; rV*!, rntrc* In 

Mohtinn p4jf.n' Ir I.ibun ol l'Ahlililturi^ 



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fil, AA ^^ Ii>rh*-I1 ii^M'i i-ii»rH>4iril*lii»i $»■■ |^fa'H'Jii''i| itt iir-'iliiiiit'* il' ■'^Iji ■l'aiv^ «'^ ^Lm^»!* Ai* Itoiiii^ 

Sun rlimîil i"r|>pHlf^ <K' mL'nu* ct'Kiî île la S\n<' i-l. en ^^n^iTlIn i\t^& région» tw^tWter- 
roiii^t^nnr'h, Vi^rs Ir iinlit^u. In rluilno L-nlJ^^^ h'MuiiuAi^ pniii' hiJH^rr 1r Lfi^^in iiiti'rii'iii' 
ÔL-oulrr Vin» hi iiht Iuh ci\u\ ilu Si»rr«iiii'-nUj i-l ilu Sait Jo.unun . uiir liijv .lui iiutn- 
firt'uwjsïlcïilrlurfs ^"oijvrp por la IVrU-d'Or (GoKk'ii Ga^') on t'i'kvuicul on iM,"{^ Ir* 

roi'4i|i|(' Ir \Miy fil! i-i^ili' jmr Ir^^ Ktiih-rnî-i HtlMr\û|itr fin î^rviicr i^\^. il ne *'iiirip- 
lail pli» ii>iifii> ImhiliiLtlH ni InuL, u lli's [niJi<iii* ^ \rudiiiriil ii 0^' l'uii*» rxpi>Hatrui^ 
de» |ïoaii^, dL>Bijir>iH doT> fouinuL'» ; do» clit'irWiirH d'or Jt^i'nlnrf^ii^ rrtmfiir-ïiçnicnl îi 
découvrir lo pivririiï nii'lnl n liw ATigrlo^tO- IV* colmn pf'a nmiLhri'nv fiiinniimt du 
l>k^. c]iJeli|n(>H Ljjl(.'ijâfri> vmuuonl choiolifr lA doa It/gnincH fr/ii» rt di' Iji \ianilr^ » 



(j) L» Aei^'Îvi val tiirb <^tï 11 ï dugrj* wi-nufi au tuJ Jv Sa» PtahciKo, prA> rjv U (inotiftne moiinin*. 



T*it lîmoiTT» FCniOHfl unrtlrnT* 



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Vi*rhn lltionft rljitï ilfioniir Shii Fiiiii-i'ico. lrf*s gravures dt* cv N'm|ïA-ïîi PMïr^rMl(*nl 
iiru- iini(|ii(- ^-rîimlr iin' |iiiiMll/'lr ji \n iijrr, ilfii\ mv^ Uiiu^sfvi^uhh , mim Irw L*>r(l» 

ri (|ue|t|cii.'^ Iitilk'i. Lu %r11c ti\uU fioo ImbtrHiiK. 

Urii^ni^riiTil mùam-, 4-lrvrtif fk Itf-.sltnii^. Uj![|^ii^lr SiiKi^i'. nvail f^lnlili Jnrih In [i<ginn 
lu L'iiUititi- ilo l:i Voiivt'tli' lli-KL~li<\ L c-■^1 a lllll]1■^l*- aimrii'i's, un rlMi'|irik1ii'r iiiortnim. 
JutiK> \\\ \Km-ImII. i|iJi.' ir^ Il ni I lioiinriit iTiiM^r, |iHi' tin |nir li<ibJiii|, (k-i.uuvL'il [va 
ncUvi^w^ (LiWïitriùmiti^s. ¥aj ïnivmlhiiil fi éUblir um- nckno sur rcmpluci.-iiionL de \a 



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villp ■rlurlloïloCulom.i, il Iroinn un nûiluii nm^r hnin '|n il |>ril Uu1h>lU |h>iip iÎii 

ciiûrï' ; nmisrpïin^tilicri'uivrt^ |itv-uil Irtï I «1 A no iv-nlÎMtuU |m* a» critiIncL tUt 

\\im'if£\v. il rt'^HfniltUiil iHriifi>!Cinrnt h ïJr» |ïi'|nlo? d'tir <[Mf Mnnlinll nviiil vue* 
Éiil|oiii>. Ton* U'% iiiitrirr* w iuîn-nL à rorHCillii' t* niiU*^u\ : un iii^itrli<l, atu-'tr-u 
miiii*iir |;<.'f»r^k-iï. kiit nMitn'iiui i^K r'i'Jftit i\v l'in\ vi ktir ji|)|inl l'i fiiinî un rm'trr. 
lliiÉin m unii'» i'*^^, il" tiijoulkr cir Siiii |-"mnn*rii |Mi>n lo rr*incaruncuaiixiiûri<-un 
Wlir ik'nii-tî*ri* ïl"r»r; rVljiil A ïh'u |iii-* \a uïijiïkmIïi |in\ ri?el. 

AiwiliM, nminir iiTip imiiuVili" jiouOnv *c iv|iii«ilTl tliin* h>ut k Icrril^ùn* Ir ïirmt 

fl<> b iK'i-iunorlt'- Tuul l: rnlc *.■ Ill minmr. l-ir» li"< unlir»* lnivjii\ fïmiil im* r- 

■|M)4 |,(' tf| miii. Ir joiirnul di' Stm rnnn'în'»». !<■ OdiJ'N'Hmn .Jiiniui^.iîl i[u il 

iilljtd crt^MT no puhljniljoii fiiac iliiiivrior»; tuui u^^îcnl il^wrl^ lui' lirr jumr 



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)rMrr>rir'|ilL'. Oti J'ïtriMJUÎI i|Ui^ li'l Jilim^Mf 

iitnil HTUrilli jiiAi{ii'A iTiim It^iiirii pur 

►amodi, i)n n» juflttfçrjiJL uu ^<*1m.'|".-|. ïd 
i-iK-ilMlL^ (It* la ïiritiaiiir, Toli* Ir* KbU <lo 
rOiirhl i*liii<"iil pi."!' ît ^ic'U *;iij;n(?n jtur lu 
a lîrvri' juuhi' «. »i Inoii nit'ù hi Hn rir 
l'ijiniét- iS'iH jj j iitiiîl i!<'jù finrin iîJipi'- 
ilii-iJI> iii^Uiltrv i-ijr U's liunlh Jwi niih- 
*tuu\ ilc la ^ou^i-llc'l[vKt;lJC. ÏV* uftr»i- 

iiii^i"iiirii^im'j«, InivrntniriUH "U |>n\ iK- 
ruli|,ïu<-< L-I t\v jiL'iiU iiiiHJÏti. Ic^v tm>ii' 
Li^iic^ llcirlimjtf* et }*• 'li."*<Ci E ïliJ <-fpUi' 
rtilo. Kii<li'iiVLiriiit en vint|nxrïilo ^4>iM>f>. 
Kn iS iiirMH) b [ii)|JNliiti<ni (lu Ii.'l'rtl4>ii-r 

rnin»i.-im (le liSi»| v(tv;Ml tV'jlt ïr* fimi- 
Ai>ih» r»i.;ilitil('r r;Hit|>liillu-ijln- ijui ilo' 
itiiiti' \.i l'Unir, où «* |nrHt«iir<ril W }^rn<iiLt 
lii^rlk*»; fii<r In |t1nf{<î i^VIcvjiii'iil dm iiiit- 

lU- irtU' lillr i'd Hji iruilidil »<VirvuirJil 
inimiv l(^ ïpuïr* (Ir* i^tiii^rrjiiU, 

C^oL iif11ii\ Mtbil i]i.' |>n|Miljjii<Jii. j<*Jii( :i 

l;M(ii:r (!<■'' ^jiMr^, fiiinjul fixmk-r II- |H'»\ 
Af l>iiilt'> fliuM's il iJrfi Liii^ cvli'JUK'iti- 
lUiJi'L'îi; [a Hiriiir v^bil 't Imiio lu I]%r4'. 
U- bi»rurl -iîiti Ifimc» Iv (jiniiliil, \v vîu 
V* fruiirs b LiiutfHllLv Li:i IjoÏï ilr citil* 
^Irnrtiiin 1rs «niIiU, los >L'1f?iiitnl5 d^.VL*- 
lj<iioi]L dr* (ihjfiU Ur |u\p, l<ii> |miiTnii-iiU 
ij( (w- r^ii^îiiûjit fMH l'ti tiunimiic*, lu niiMi- 
iMÏrrlfmr itirr. mnïfl en |M'|Mle^ >mj |»»u(lt'9 
il'cir. il ht ImliiMi'r. 

4Jijiriiiii|iji:* tiHirtunI il rtr ânl UiiHoirvt^ 
i^lihil prî» ili' lu 1ï<i'rll]]i^ (îf'irr^ On v<»)uit 
Iticii l(!t iijvîiu»(<[|iroi'viL rude parb ûfV- 

Jfff (l'i/r ; nul ne Ir» ^n vovuîï ««ilir. \ 

■ 

|H'iiH"(lôl»in|Hi'^. \r% riHvilvsrUnrnl iiliun- 
iliMifiéH [MIT ti:jj(-f-n|iii|i;i^'i'^, |>jkr1i!urs iiHÎ- 



xovKtt iifr;ionn Miftir.iu:» 



n'éljiit IjirtitiM jjijn Imiii t]ii'à brùlr-r. I^^t'^ipilninr-i nr iriMniiirrit nirriif jxi^ili: Inu/til- 
leMTtt (KHir dcLunjtiiT'Iob iiiun'iiuiiiii«e!i. UoplK'tircuMli! f>i>uvt)tratTrpUT li.-ïMri'vKTh d<? 
leur» p)i«n^c]-«, et i\c le* pnypr irH cJiftr : cciu-ci. oMVji^ij^ du jin\ iK' louiez» lv»flf u- 






IVll 11 |i4^ii. c-V'kI <|iiiH |r^ Klitl> ilr' rVli|- i'Vnt i^ti Kuitijif^ c|iifr -tr rr|miuluit \^\ griimli' 
rK)ti^i-llr, M- ^n>}iif>i>ihLiiil. nicori- iii timj4l'. l/l\iiri>|K* ^c lY-iiiHliul ji jm-ijh? dr Li Irii'ilik 
i-i>i]inhU](iii lie iS'if*; rorEiinrïiK'^lmhi'i.. mtrit-rrjihriMV*. ^'omLiintinlinii5|KiliLHnn-**i» la 
morl, h In |ii-itnn, b IViil, t'>iil|ii)LiF<rjil\oitilf- iinuvcl Kllorudci ik^f inuMCtd'Iitïtnmoii 
ife Lfrijlr nirr. Jr hiiitp oonleiii , dr tnijlf rrTif<i<>n (ti^tlr UliIiM n^iiiiv^ntL* ly IniW 
fommo Nimmir hi iJivcrtiîiif iti|iriii.< ilt'n noiri? Lo|tii^r;(jjhii|ijf- o tiroir ri^ik'fr l'ii (^iilJlîir< 
nie: Frvrtch Itar. Amcrii^an /?iî?**r. Cltinrur 0\mp. Smliun 'tif/fjiiitjfi, SU/rmuit'â SfUUmeni, 

Cti1ïl<))'iiL0 T CLi1iT<irjiîo f irVluil V". im»l iiiM^iqtic (]ul i-nlratnult ce? riit^ileiTiCfi '^*'|ï'^ 
naiilf*. l'imr ciller {^i> itMirornit^. iU n'hrhitniont |m« li frnvrorr rn M^ii V\lhiiilii|Ui*. 
^ ilixililer Ir m]i llnm. firlile ro rc-rii|iiMr!h, h »iiivr[\ daw^ itnr r^mrM.' l^l^^^llirM1l1l^> 
Italie hi i:iHo ili' 1 AiiK-rii|UriIu ^lai k\ de l'IitK'riijiMr t-t-ntruk' : uv€C lu OJui^Jilîou U 



lao 



DE QUELQUES UEO IONS BlINlÈBËS 



voiles, le vojoge demandait environ acpt mois. On hien on &o remiait h New-York ci 
de ià. par terre, en â ou G mois on giignail péniblemonl la Ciiiin»rnÈe à travers Uiulc 
l'épaissscur tic l'Améni|uc-N<)R], a pied ou ù niulel, eu traversant des savanes immen- 
ses, en rranelii.s<iunt des cois de pins de 'i uoo mètres. De ccnv(|ui |KLrLirenL, rombion 
restèrent sur la mute, maigre proie pour irs vaulour&P De eeux t|nÉ arrivèrent, 
combien, mal favorisés par le sort, piut'Lèrent en vain le s<»l de leurs daims sans y 

trouver les préeicux eaîl- 
loux, et moururent de 
latm, douloureusement, 
un b<jrd du ereek solj- 
liiirc. Californie ! (îuli- 
fornie I le mot vainqueTir 
n'en retenli,'*.sait pas 
moins dans ttiiite TAmé- 
ri<pic, dans toute l'Eu- 
rope, en (llnne même. 
t>lmipie jour des een- 
taines d fiommes quit- 
taient un gagne-pain ;is- 
sriré pour aller tenter 
là-biis la rlianif aléatoire 
d'uric brus(|[ie fortune, 

Celte population très 
mélanyéc, surexcitée pur 
des passions f o 1 1 e s , 
fL avait plus rien de la 
régnlai'ité, dcH liabitndei^ 
(roiïbc. de re?'j)eet d'au- 
trui et rfe Tantorité, de 
moriiiilé riilih ijue nous 
ont peu à nen ineulipiées 
des siècle:^ dei i^ilisJilion. 
(l'était Tanarchie priini- 
li\e, c'éUnt la brute des 
jours anciens qui se décbaitiait de nouveau. Cette population, tout d abord, se eorn- 
posait presque e\elusivement d'hommes adultes ; devant les dangers du vijaye, on 
n'osait emmener avec soi ni les femmes ui les enl'ants ; donc pas de fannlle, rini 
qui put rendre l'honime plus sédentaire, adoucir ebcK lui la rudesse des inshnels 
grossiers, et faire de ce troupeau de mAles en délire une soeiété d'èlivs liuniains, 
Nulle distraction que l'ivrogncnc la plus violente, gin ou whisky, et le jeu- l.a 
recbei'clie même de for irétait-elle pas une sorte de jeu, où la soudaineté, T imprévu 
des gains formidables secouait ta nervosité de rorpailleur ■" I.e samedi soir, il quiUail 
le placer — respecliint religieusement le repos dominical — il descendait vers San 




FiOr 1J7. — Cror]uJi dcï placîn cL ^iwinuiil» d'ur de i']ù\al du C.ilirQvnH 



«F f^rrlÇHM liKtllo^^ VITviftnO 



131 



li^ |>i:'|ïit(*$ iiU IjI iKiulrillf )il[-iiir' liv |>i>iLilr<- <t iir^ M |iiihïiiil. ili-vjiit un tatl'tri/i, Mih|i^ 
Nilli'i.-!! cli;ir|»L'utL-*. ju ii'Jin roiifijul, ("4in:vl- ln|nil cf. Iiuufffv Min-llr liiiUtinn il'v 
i!oij!}lrr, il'y tHpl**c en r|iir|i|ijfa tirui-r*! l» r<Fr'!iiTn- |ii'iiil»lt'inoiit ruiii|iitor pii une 
MUiuûnu. Atilurir ili* Ih Uihli- ï^'»->i7.r^jitrnt lr& iiLiiu-iirs : mu- In Uiltlr s'cti Ï4iïii.n îrril , 
comme triiji'ijx, lin ^uÎm.' itt' iMIarK. Jl'ï jH-pili^ i.<l iIok f];IElll'j|l<^. Kl sou i mil Im iK»- 



1*é1*.|»Iii* ijhp Iji vio d'nLitn» nn iio jv^ïï^tl^il Sii Ti'rlunc- N"»n siMilri«^»l Ir» viiU 
î>«flf-^. \i>l>i <lo itùnnii'^ iilIvinU'f sur Ilm ritiilc*^, %tt\* ih^ mttfiat''tnii. rln'wnl ivri^iftii»^ 
mots iiiic ti^rtifi' (ir^iiiUHL'i*, uuo vfinLnlilo nfihnrijilion «Ir tMiridtU. n'rliiil finiiwi* h inil 
oiiTrrl pixir mrUiv Jn vilk' en ci:»a|)o ré^lOt?- U» ni* ri.-u[iiiitriit <lj|i< au til'u'rfi ap|>oIi^ 
TTJwmi'iJiv If'iif i i). jU (»'uji|H'1nit'iït rux-nï^ruc* Ir* Ihiiittris v»u lÏTiûrn*. lin jcnir, 
*tir rnnJn^ dr Irur» chor^, I(H n litiuiTH » sujrluirr»!, ;lt'rur''^ jiihijui'h uii^ clriilH hur ijti 
i|UJirLior ijc b \t\\'- iH <'it 4i|iri'j|Ji^r)l ir |iilU^i: M»Lt-uuLlii|iH< ; uuo aiitri^ fvi%, v'éiaii li? 
ti>ur d'un ;uitj-L» i|iMi-lici'. I.ll Icnrur i^LiU f^ciiéi^lo. vl l^iulorîk- ItHlt'nik' îiii|KÙ»uiiti.-. 
Elli* uuît liifu i.'tiïii\t' un \.<iî)ivi.'jiu i]r |(ii4^rro pixii' (''Uihlir Timlrr ; muiA Ic^ r^MTUuo'Iiiir 
n«oil «lu «c cMiiU'Eitcr de cruWr tu niiU< : > jI n%i\ii mis ù IfM-m iiur oinipit^Tiii* ih^ 






Ida 



tïf: oci:L<)i:va mÏgloka MiNrhnR 



^ttM 



(li-lijiitpjritif^iiL |ijiH lin hurmnfT ne nrn»l t^^l»rll^^ Inn» isrrnicnl [wr\\t^ |iiiur Im 

Oi unr «iicii-k' III? pi'ul ^îvi'C li>iTglmip<( <Iuîi> ranarrliir 1^>n»(|iiVllc n'^^t plu^ 
di'ic-ttilur nar niif iinr niilnriti^ n-;<iiti^iv, Ira i^fi'nij'iiU taia* fiiiVllr jviLicrmr nr ninli- 
ariil Pl iluiis li'ur M-in m' coNwtilmv ^wir uni" Mirl"" »li' ^<?nn'rtli<(ii --iKiriliiNvw. »iii* aiilo- 
lil*' iiointllc i^'itlK' Ir lniiic|iti>iia-Liti-tii|»liuiil, k> (Iiilinniiiiit> liitini^li^^ ivc-uiirurr-nl 
*i h lui ilr i-VJitli. Li [Hilici^ ri'<»*Hinl |"»timiii\iv, nî Li jiiïlict' cuiiiijiuiiKT. Je « jujçe 

l.jiirh 'Dh itViil-Ji^iii- |(r 
fHMjfiK-. MT irliai';^^i?ji i|i! Ijijre 
td |n>lii.'C ci *j jii'lîi:** lui- 
rTu^iiK*, il ntrcHiT U'* coii- 
|hiiUli'**, i.l<'fi>jiip.'r. cl t1V\<?'- 
rulf-r M'niicvlrimnlr sn e,ni' 
iettcie. he iG juilM i^lg. 

iiil iii\-rffiiif iJi'rl'i'iii l'I <'ïl^ 
rtJil rdi1TiT>|lltloll et le JU* 
f^'Mii^nl »1r« rtidft <lc« 
{) IIihiihU u. 4irtl4' jnrriiij'rv 
|c<vi'ii iio i»ij|1il |MH. Autit4. 
If as fi'viirr i&5ï, on vil 
3iitHi 4'itovi^iiK 9v n^uiiir. 
iir^'iitnwiTwaiHiiiÉik' iJp vigi- 
Ijiii-i;, tin^U-r un luIiMir. le 
|ui!'^r *■! Ir |ii-riflrf'. I.c«- mi- 
(*iiilrs iv^ulrrn'.* rurrnf le 
[Tt'ibiilLFiiiir iK- cliînnier c» 
roiiLilr i^yti iw IvMJiil hou 
nuifiilal t'i'v4>lijlïiiriii;ilrr> qu« 

iJ> riii^r^liliiic ili' \i\ fViiiLr : 

rir (JlKil ^V |i|||ïf-|iuil<ril vMvm 

i^ri n''( ilr, piM-iiiu'flk'»' ii« 
hLi\4ii'[il |ilij« « ^rifiiiriri' t\^ 
\iu\- r?M<itlir|]r* rniK'fîOii ) 
(iniilrtf U'A rliinjjii'k. mliiii* 
rlïnlrull1V^. Sun Fr:iiu'iiH.HJ 
Mtud'iit \ji1luiiimt'iit lif co< 
Tnih', iiiii iir' iviKni^'a u scH 
|i(>uv.>M> If uc \ nloriinirr- 
riciil, auri't- nvoir, |hii' kwMc. dtfii\Utvo Av «uliil (nililu-. lOfTorW W bniidils. 1^1 ix-r- 
«iitiic lùisu iiourmiiivn' pour v ewràv-v tUOpA >i lv> Lrrnvc^ gi;a* ijiii- ilnii* le «ilcnc« 
*lr* ioî*. -Vliiîoiil nïiM'iipï'iihv-nioiît iiKpnjiÎM's «W'fL'riM-uis ili" l^ jii^tK'ï?: \t^ peu^Av 
i^'iuo\'^\M ilo ■•u rvcrikiirMi.t^iiEK'ï' en pm IjinL U-^ut* rliclh U \u inniiii'i|WLli|t'. Ln n<>iJvoaii 
cuuittO (!(.' vjj^iUincij l'une liun 11 ji i[nL'li|iic loniiin ni j800. 



h'tu 'j'i- ->- lUiaibif -mai un |)f»itr !>* ml-'^vmc-NL àvi UiUaK* 1 Li ij*;uD ^ imii 
((^lir'kiHli'h. 



DE QL'^O^IS II^UICIIS HMIjlnKï 



123 



l'eu A |)ru fl'iiillr'iirv lu I iHililïiriiic iv»>u!l i[Vli'(' un f^y*- *iiinvogr. t*i)e rouli? uiivrrlc 
h lnivf'i> rÎHlhtrLritr l'iïiiuiiM. un ^^ijiiMirtli' INihihiki a Snti Krïtiifiu'ii \u r^iiliivirlk^iirn} 
ijo I tiu'i>|K-. IK^F- fK'tifhre i^1<}. un V4ijii!ut' i.'hii1 I;mil'L' Aur lir S;i<-i'uiik'iiU>- Lv m nuût 
iS5o, le frmiDirv ralîritntiïri i^tjkit ôirn^ n lu fli^iiïh^ i\'J'î/itt. MiiiiVi^lli- t^Loilc 4iii c\v\ 

rlnisr |»liit TMinvt-llc niPinv, il y nvfiil ilct ffiniurv — «l'UnEiiirlc^i* ffiiiTuri^, *Viïlfliw!, 
1ui-«mniici>l : il !H;i[Ll>hiîl ijuc (hiti* k> pli» tk- «a n^lv. cr« rxik^> L'cvoriii:» â h rïe «au* 



■■'?*. V^ 



11- r^tii In «|i.iirt1jiiii irindP4ii|ik* «lit 1*4 »f ii\m -t ilp for \\*i 



\agt, ni'-M-iA «^u puMfr Imiti^ lu civilî«nliiiii eiirtipécnnc, l"iJb k"* rki?r» «oit^emr» iguî 
k'-t raU^icfiiiii^nniii vtrux innndo- Ikrtnr, ver* Li lin ilr i^5<k il]frutJi Sm Kmnci«CO 
tlM^ jiïi|uiblir>M r<'iiiiMMH" flHHn MT»|nii1inili' |»nir «in'iinr fi'iiiTnr rj**><rtt "l\ Mil* fr;:unî(?i' 
ii\rc un ('[i>iLi)rriu'ii1 i|Nji»^Hii|ii'i>filKfu\ — ni kiriilùl, il \ vti\ ilri^ înmillr» L-^hri>r- 
iiîeimotf. Li^' iMfmbiv ï'ijn accrut ii\itvs U n^Eiitrui-liuii <lii clu'iniu da ïf-r ik- E'^ntiitiia 
(iSôî), qTii mil Shîm l''rnnci*CO i S3 jour» ncnk^nient d<* N^»-York, 

A nipîiirr i^iTHli- dc'ït^rmit pkm nlîilïi?. pkii ri'^'uliMt*, pliu ïL"ml>lnï»lc* A fl'ntitrrs 

ftnHiMrh, juaii-viir ili' liiv<>i>. 'U* iti<i-iii'^ fl ili' Ini^. U krH-irt>' ritlJininËriiiir ifi<t.iit 
iti'iiiMri iiuiiit» Mmui^iiLiir >itjx 4vrtilijrji-r^ Hinm^'lii'ï, <1jk'<-» i^liriTlunir* ili; lijivi \ê ilii- 



ffl 



riB qurijquïïh n^Kws uim^cs 



miï^ir milaiU c|in' iIk itlir-iio JW, t\tu' \r* pimmÎMjU fY'tilîniMÏi-nf à i!i-lKiri|t]i>r 5 Sun 
l'raiiui-tu. An R'sk^ <li.'|kuiH i^.'?^. Il- Li.'rKlciiirfiI iI^-'h (tLc^iii cuiijriii.-jiçull 41 ItiiiMcr'. 
EVmJiinL Ic.t rîiir] pirniir-ivK iintitVx ikii K't4»it rniitmU- ^Ir grtklIiT )i- ^Jililr. ou mail 
pour itUm dur iH-n-inr li umi' uxytl^e où Tiir ar Uiiuvc [nijuItiik^ <"it i|iiJiri|iU-K ioiihi- 
il^raMrt; «ut li".^[»rlîi. 1.» jilt.-alcpMi:'^ riMJF iiiiiiK-ii»e>T fijurrii* jui Icr* [WJthc-» rîrho* *p 
iiili^lilijuîl IVtfiloilfilZon rrpi*l'î"'V- rt'pulK rmitnl nnmni^i'ali'ii'i' l ririilui^ïni? ^I^- IVir 
«InvrniLJt nui- iiiflrihlric ^mniiic iino nuire, cl imn jiIin un jrii, imi* lîrlli^ H rnivijiiilr 



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Km u^l — IloiWlB rJ'uLia «If^ih A oi. 



l^'ti'vu- [\ti ri'in-iiiltkiti li> iri'i-K^, in[ n\jjL |Hir iiirr m^I'ui ik- Iuisjjii|>. InxiM- l'or ï!;iiift 
ir i|iiiir1/'.: r L'hul Li Uilli' lia TuAil J'iiii iiiricur, i^VUil Tin l'iMiji i|p linrlie mLi1tiilri>il ijiiî 
uvuil ik-r^'itiL' hi rtn^liir H IimI jjiîlltr IVji' vÎmM<', M:mh celle nouvelle r*xfiioîlaliun (Jr.'nuin* 
i^^iil iinr iiisUlhiliuri Tïiôi'iiriiqijf* niVilniïU'. iIm <'H|iiïHn\. doft jii-mi^f* irodvi-ier»: Tît^ 
Iéi-ivï*)!!*' ï'Iiiil liriir. KV*1 l'^'n' liylmiiln|iU' ipW i'<>riiun-iirr. < >n m* fnmvoni |ili)s pirn» 
iJ(-Miriiikii^p Viiirli'f^ |ibn*i« ;ikiiKliiiiiti.'ï, ■[iii' i|IJc'Ii|ik''« l^huioU ÎmiIe<«. ijui liivrikt vl rrln- 
vent Ju IrCi'LTau \vk /rrrViW/ff ilt'iljtjjjirubriiiriil oiilt|i('*j»orlviiijr|iuîlloiji'MJl! rucc^Muiiilii-, 



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b lî^ifr aie fur mvI wm IvttB le» am««BlB^ iH W |go^ili ^'îU cooM^Bmcnt. 



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Ir* AiiiMiJiiin j|iitnr*ltf|iir« ikn n'^miiï nii^ilîlrn^iii^i-iiiii<«^ Ij- Mi*, le puiK b tijIlk^, 
I tv ■ MtJJiMiii] liiii. It^h trunch rir* srmt pliin Lmri l'im rliM r|r^irii*riN. ri i>'ti< fi- i»lii* iantNii^ 

lan(t, |)lnk ilr Imin rmi uL po|kiiUliork iJr i^^Vi. liV-,t lui iJiiJ a ri^tck* nii (iionitr In 
l^iilir>ruK-, i|iit il |i(iti»pij svi-^ Frisi-ti \i- '^ra\tt\ raxh rlc* priiplct; moi» ce auiil *«9 
iiit}U«imii cl Tici u«iiic« i|ui ru HpiiI aujuui-J'hin uno puiMunce- 



HE r>i;Bi<^fr« hfim»^^ ?iiiMÎ;nr» 



07 



et 4l'r.'niLtliftiis iik.'iivrif. nLj<'i lU'uv Kiviiivait, deux J(miik*% tU]b^'^ 11 )a Li^Ii' J'iiiir finiiilr 
tic rT>Tn|i[ilciorr.'i uvrticnl rw.ivr. riiii npiv- rnulrf. *li.' rvimuvelt.^c lo< rxnloitï ik-i 
cwi'/iujthutoTYK v\ iIhiIIi-i' ^ rfti|ijiri*r tU'J» tiimr* lii' In SmwJi'n iiifiirainr \fi** i8.%8, 
C4^M hi (loloiiiMi* liLitaiMiii|ijc'. lu lalltr l'Oi'hi'iiHi' Au Fi-jslt i]ui mnla loi iiiku^irm^ 
horit : on > lriHi\;iil. fl|^lllt-o|^ pln« ^1 nr i|i]r iiVii nxolf jiiinjiii^ ijoriiir- U (I^ilirornîc, 11 
^ fiif nli~>r4 1111 ^l'Jiin) rii-ifi. ituit>< iiM rfiv/i i|\in iirtinmjj ;^ini^. Ji^ (Iiiljr<M'liU^lM <|iii 
atlaivuL rhcrrJiLT U^rhinr pli» ikti noril, ilnns rr*. nniivrvni l'nivWf^i Y,n ijiinlri^ nioif^n 



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ao ooi>prlirriiL ih* San Fraocîscn [loiir Vanci>uver H ViVïorïa Cilv. i*1 lo |inx îles 
priïj>ri<'l<"* ilf S!iï> rmnriwo îini*v,-i »!■■■ >ti> pour ino. Kii [Vtil It** pUcrr» rnlomliif-n* m' 
iliiiitiï'mLl |Hi^ hiij^ [ri n'^iill-it>t npm^H. l'I liivMirinip rrvinrr-nl ;i f<Vmvt iji'-ri>iii'.|i^'L^ 
cl ruIrirM. Jjjitit |kf nliJ ^1 Nn vo^ngiT îuiilili' ioul rr ipj'il'^ ptiuriljilrrjl. Ivn 1 ^ri[|, r'c^t le 

lojxj; lie* lii Siï-rni Ntiuilfl ïpjo Von trinitii un îminpi>«* ïtXon «le "|uj»H*. iioiiini^- flu 

nom <lo «^OM » flr!v^<MiVLTrir ïf \r i'fitnAhiffi hyh. Oit tnI il^lïonl Ti un pui lîlrm Aurï- 
iï-rc' ; lr< Yilli-<«iir Wii^liDo, i.|r ^i^^irltM (>ilv ^VEnliliririil pruir IniiU^r Inr Kn fuit, il 
rontiTnnil -Jurlnut de 1 iir^oiil l'I, |>i'mliiiit m» «ir-i-iiîtiVA uhnwH. iiV*! (iroM|ijr' iiiii4|ue- 
muiil i^iniiKT iiVm d'ur^jcul igiit? I<; iAèumUtch Inde u ûié cKpWti!-. Aulri? vrrc'ur : le 



rtv iyvwÀtjUK*^ ii£i;rf>.M *ii^n.nvv 



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tuttiovm tlu ri»iiï*li«"k ci\ îiiirfïnrîîPiilifT-n* H, i1[*pni?t In Irni^ir Jm |»n\ dr Tnrirnil. on 
If Iniih' Mirliiul |HiiLi- or, ri li"* ri/Mulblf* buuI Iith irinurn-nitrnr**. 

Oti liiiil ]ur ^ /t|irn^r^iilr iju'^il y ni/iït ih- Toi il.nih tixit 1<' iit.ilr.iti onnr^irih mlri; 

ciirr-i mpiInliHUia, diipU par dcA rlirvnlir^i^ d'inilii^ti'li' iioi jnAÎrril nrlïJirirEInnocil 
i-tif*i'tiu*nrr ï'ii iiiiilh-Lli'H \\'in- 1'( vu [ttcrvrt^ riin'* U» «Irsï^rl du Ciilorsidii. il y n dr. Vitr 
diiri* II" {](>l'ir.idfi ; il ^ on a il.iii* l'Illid». i lu*/ Ich Mnniirhirs. il j rii ii diin* I'Oiv^mii. 
U-% dtHu U'ikola. duii4 11- Muiil;iUii, t{au% Mdiiho, dnn* VAmmin. (^nllfoniir cM 
niijourH'hiii li^ nom p^nrrii]uo di* loi:lo Une vnMo t^^îi>ii ùiiriRrit*. donl W liriiilr<» 





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kit ifo -» iJfflalli d'un njiivri'tl iLr itji^rknn mllli'i-'n'ni 



il^|ui>ut(iiil ilr |jr:jkji i>ii[i irlli'i ili- ri-.tal mlifuniii-'ii, tiui« ilutil Frîmo CkIIq mLHr»|io1e, 

Celte id»tr k'^Îi^ii fM. ilcpiii* l^ti'l. iitju< li N^\V'\nrk, îi lravtT« It^i Ii4irlmi«c«, 
pur If- Pjirîllr llnilninv. le [inuiiirr rn >1jiU' di<H ^miidK li'nii-ritnliii>'ikt:ii.i\. I^iivi|iie 
ri-rjiii]>r cliîiMtKe. hCNiiir de Siiii l''iNTicîhrij. reiii^'Hilrn iVifuipc* irlaiidjiiïr vernir île 
Nftt-^uiL. !'■ dernier i'jid fui fixé uu\ Inm-r^Oîi au mc-vcn d'uu ticfuhni d\^r ; *vinUiltT 
de» riclu'*ni'ï i|uelu noa^ellt* *oîe forriJe oltaïl meUre ii U i>orte fie rAlIftnlinne. 

On pctiliUalticrîi Koo kilomMrni di? loii^, «ur 8o i^ laiido lar^e, In rf^nmi iiurifi^ri! 
da Fnr-W<^ft a l'Hue:!! dt^ iiiunUi^nes Ktichouaoïi ; or le versant urîetibil o^t ]>r4*M|uû 
auvïï rida-. Du i^^t* à ib^o, eu csUiiie (|uu la bCulcCalircirnk' a donu^- 5 milliaidu 



DE Qta.ijt:K« ii£tJio:iB viMÈnr* 



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tVoT (i): ^n trt55, în prmJnrii<in nnnnrllr monUiît h ^';Ti milltoriK. FÀ\f Kif^ifi lors- 
que»! ultt'ipnil thtn* 1l< ijii^rk du \folhcr tfttU Il'4 [tiirtu"i ^jlfitréos : vu iK^o. U Cnli- 
&>rTkio iLO Joiiimil |jluk que iSn'i millioN», vt ^H on i^ji- Mniii dans Ii?h |jarlicfl ^u|i<^- 
riciiTVA, rarifcr une veine dc*8 ?k i<»ccnlimrlir« drhrg*? adonné jusqu'ïi i<i 980 fr- 
la loiin^^ Le Coroaioc/c. qui a i5ti^ rf>connu «ur 7 kîEomrtrpA de longueur. n« peut 
Irr r\|il(wlf^f'niîijiJMi"tnrril ^ rHiwil' s;j jiriiroiitlrur : 11 ir drfwr, rnlrr *\c\ix rorho», 
ciitiLfEii^ iitiL' niiacr- WLl- iJi? criblai ^ui h (^iiluiict.- prf*bt|ui< vl'i UcLili^inml. (>E l'aciniÙTt- 
<cmcnl de In tompi^rahirp 011 profondeur j rut loïiLi Tnil nnormnl; ïh 55o mètien le 
tlitrniomètrt' in!irï|Uf ".léjà 1<) cenlîjrrude». ù O70 niMres fÎ7. Malgn' It^H iom» apportés 
A Iji vcrlilnljon on n'n pu v orrimi^r *lr piiil» nu dcir» i!f g<»n m^lron, 

hiy'irïi» iTiilltutiTt ipt rllr rUiit i<ri iH:n>, \-a ^ir'nUii'\\itu imni^yo d-- b CnlifnrTiir e^t 
l4.<iijlri:i' en lf^$9- H eaitïu Ji* VLiik>rJii'LLOa do \n iiit-llioiie iLidrauliifiKv ù (î4^ ^ûo uoo 
fntnr*. Ihiit Ir.^ doiiiEE? ,-)iini?i>ft anléricuro*, cllt^ n^ijnmui« dcpLk»c 1110 millions. Kn 
1898, grOct^ h In rr'pi'i'^f ilc IVipIcnhiliuri «ur Ioh plarrrr^ IndniLilitpir'^ qni tm* ïunt mifl 
PTi r^g\r nvffr In lr>i Mjr IV-^Amnliim ilo»- l.jiîlin^*, cllr p»I mnrtnliV l\ 7 S i<|on<in franoSk 
Miijf <]<r clijlTi'ir c!»l iui'jji-iianiL (lé|iuii!H.' pi»r U"* iiO r»illiifii>i do l'Lbt voisin du Colo- 
rndo. aujifiinrhiti le (du* grc* fonmiEiinjf d'or do l'Iinlon; l'anDi^c pnvriionlo. le 
i'olfimdo nr doh^uit t-ncnrc t\m' yi nitllïoiiit. lAir *e Iniuvc dann »1 Kints ou 
f|.■r^i^■i^'''^ ik'H KThIh-1 i;ih. nii-^'i liini dnnh !<■ «ud ((^nrolino^» (î^orffii:-) et h rvnlrv 



§ a. — Tbassvaal ta) 



Xoiu av<»iia déjh eu l'oii-nxinn (J[ § a tt III ,^ ^) do parlf>r »i.^z longuement Jm 

minrc du Trnniivnal. Nous 
lia rt-vifrndrniiA juik mir rr. 
'pic Tioijp- uvoiiH dit du puys 
cl Ul'i coridiLinnu f»j]f^cial«« 
d^ IVt(rii-(i4iir NouiilAclie^ 
mil* KruIom<-nt de fnîrr 
Vln-.liMrL* il^- re\pli>ibilmii^ 

S'd f*l im piivs lEui nv 
i\'\.i\\ |iïiH alhri-y l'hummc. 
cVlnil iiifii fflui'là. l'oitr 
l'oLUfîndrr^. lt> vo)7jgcur {pji 
sfiinir tUt i'.np devjil Ira- 
vn-ii^f rirÉ|t4'mififtlil<' ■■l-^pc 
du knrniir h Fcnduni ilpi 



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|dibMii»i)ii d'4iii* r^iuiik lW lukHui lui bruipi iW !■ jAcnn>«clff 



(*) fil HnirimE, Ituimandt iind Uttîd tu Soulh-jp^vu- Vv lj*vrkaj, iii Mtte* dut du frunai^uai. 

UttHK- — L'Or. f 



Ml o«Tcti)rit4 nfAMt* iniiHïi»* 



^TÏl M, cil' rjiiiriD> <|i|j l'ai si*i|r l\Tr<iiiiiirrkl. n Or lie >>Mnr.. *|IJ*^ oJrtTTwÏÏÎ^w Af 

|>uUH>riï éj>m«\ii <li.' |>larp <*n jiW-i'. >ui(i>i iiii iirbri-. Kiri% uit In'îii iriifilN-, un |»|jilrjif 
nuinrif*, sur lr4|iirl «VlJ^vrnt »<njlnikrnl t]i>rli|rirh i^ilh'ïiirllr.^ dr rolltiti-^ iiti% forfiirn 
^éomi^lriqut'!*. fntjH-mCfbln. lotitr?» IjiuiUW eu buii( |Htr iiur Ijviu' hi>rininlul4< H» Kur 
li>t< côtrti. ]iur «kfl Jrtfîti^h U '^'t iJe>/ri'h MJÎ^aiit la |k<liIi- iit'>' IjIui^ «IVInmU'iiLi'iil. Pttt an 
^ire ririinL.. « i-V»! l'ospcrl Ju puis ru é|i-. »li- hotniibiv U jinllcl. Ii'lr dr l'Ii^t- 






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H nri pay» nu a \a Irrrr rougoAlPP, ûvcc Je* t"*[>ûco» jaune* ipii *<ïnl df l'iiorhc mûrie, 
dt' gtundt'Pi i^irniliii"» fioin'u. mU'im^m pnr Ir r<ni ri, »iir ro» ccTidw*. irnïTiii* un pi'O 
iriirrlif verlc, om fiirih fjitjt 1rn|i LVhiliiiilH. (jui rriMiniiri»i'L* n fii>fiii.lrr. . . t'a)>ji^r nu 
Ion d'orip rmjj^r. j'ixjgr il<- hi pon^^i^ir IVti Li^'iimjhO ([iit roiiA rr Lont, f|tij ^aupouilrp 
tout. li^i!i arljr^'»4 h**- toîu r| k'H iimiïijnh p Kl ijuLriul II-? |]liiir4 loiiitKrnt- ati fU'Iiul 
<lr iVï^ nu*lrfil, r'i'ïl ],i liuup. In Iwme rrrngr, jïprfcUir, gliAGLiulc ol vÏRijnNl*!* qui ft 
IahI iTlardi' UuiiH Iritr itiLiirliir ii-^ luihiilInriH jiti>:luii 

(Jk'llc |ilLitnr, re /v/r^/, K'gnr ibii^ l"ii< J'IvUil iH ïi'niige <*t Ju^iik* rhnt |i> snd dil 
Trjn»i«iul. C\'»l n^^idt'jnvol un in?nl cl h y'r*i Ut? li Ui-pnbliqiur Suti-AlVii'inm' 411c 



IlE Ol'^l'Ql'^^ H^IMOY^ HIStËllKfl 



i3i 



a fi6o m^l^c», i^t du Zoiil[nir»hherji (i ^^~o niMrcs), 

Avnnl lu liiViin^rrlr des iiliij>'«, it*. |mvs t^biit PKdtisivpmrat niriip*^ pnr d*?9 frr- 
itiiLTï tï uri^jnt^ liuiliirrduÎMv nir'k^Adi' fuiti^ Iru^^uviiul fruii^uj^ dp|miri Ul rrTiii-ulton tir 
rCtltl d? Xnnirit. il^nluïixl rtnlilii ^iti Cayi. ^l qui ont pni îi p<^ii fui \fir» lo Nufd, pur 
une 9i*m- de ffr^/^fti rtptl^. \Ktur Mtappt^r à ta doiiniiutlott un^'bjive. lU vivaient 



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r. J. LKaMEft 3 D, t BOTIlA » I PaÊTORll'4 

l^Uvul, ni ait' l'aDfdul, l^ «m l'Ikumicv falln ^.^ ■■» 



(Iah^ d" hn^Eo^ foriLU^b, un niJlù'u d idiritr^Eksi^s tn>i]|>c(iiiiL do hiruTih ; i|iia»il iU )ic ikiplo- 
çiiicnt [loitr un voyaijït* uu fiinjt un ^rf^A/ï (itiîgnitîon pu rna^so), iU t hnrj^c^^ient 
l«n- bmdlc- H loiir fttw »iir de» n wngrtn* ïi, gmnds chorioU couvrrt» <lft Iwclifn, 
Imtnêtt pftr mx. huit pûiivt ilo Ui-n1'^, aux rcmi"^ jik^ox liufilri fmiii' jtEktui' n jn,'»^ 
U"* riiioivn. L-J uu'iï h"» rïiiulnfj ili'U'lr*, niii^^* fii rrrrU- niiU>U(- drs fcw\ idli»- 
Qlc»« foriimiciit \c Kvaal ou caiLk|Jciuiînt' IL* 9'fi|ipvLuii:Eil cux-tu^tnvï les jkiv«uiii, 



ou Barra (i). UoIpi du niutiUr JrpiiU pct^* itr Unix c-pnl* nu%, ÏU a^afriil ^ai\\ô Vvt- 

|^nc^'i^^p>J. 'Ir-A cmyimcps rrlign*ii*i'i nnli-nlcs, IVsrhiAUismr ('Iroil *lr* *rrlirirr.*H 
hi rliircl<i, 1(r im^fir» ili- rîhJipl'iïO i-l b tiR'HuiicLMlf- ri^li-jn^-i-r; Joî^ik'jc-v I*' mr-n'onli- 
Umill> ru0(< du pjMfiiii, U f>a»>«ii>h irîiKiqirrithncrr du 11i)llnn<lAii( et ilii tkii>^iii-iiol vi 
■^ venu «atii douli? imi clik de fjueUpjof ^*lf>Lulcr« (\e »uitg TniiKais — In goût dn 

<> prij[ili* ^i^iiit lir-iirt-iu--. au \1niiciiii()Ui|i^i- t<V^l lii i8f^^-6ri r|iir< r\llc-nmiiil 
kai'l M:iii<'[t dt'iroiivriL lui |irt'iTiter, len ch{iiiL[jf d'ov de Tûli. ihiiiti le Miiluliî-1^, un 
|H'ii Hii nonl ilu Limpo|Hi, H du Mn^hniift, Oitr iltWmvrrlp ti cul |i<i« d nbonl un Irî^ 
irruiid If Tr'MlU^it'riM'Tif ; \r^ Aiitrkn^ dn Cn|> i^fnii^iil id^niM'lt/- jinr k^^ rlinTiipit d^ diamunl 
df Kinilirrirs : ri pui^ TjiIl i^l/iil \ii\ii. h Imih inr»!^ di' il n ii^on ^^ tli' l'irtrrm^rilihijrg» 
e\ Ir rédl di- Maurb Irouv^ut bâ-ii dv« îiicmJuU-ï. Ku i8l>S li- tiii^mu oiplfinl^ur 



l'u .u4, » Cptll UMttt 



fut lAâ, ^— l*Alll hlLI^H 



«îgxiulu IW ù l,\d»^til]ur^. ou pî^d de la monlngnc qui jmrli' nujiïiird'huï nmi nom, 
(]V!rtil pnrorr df Tïir lilonirn : jiprMmtiP iir ^ïHl|^^'^lIÉtlilil mêiiu' rfiUU'iife df Vor 
djiiB le ron^K^UM^ral, L(Jr«4|u'L-ii iSl>ij Tliintiu^ liuiin> rmiduL^il l'iiHn nnr? rip^ditlnn 
de ilui'lïJjii j(i \liiUbrli-. il |.iflfc*ii *ur !i- *ili' «fh^id ili" .lnLiiunr'*bi>i'|i, nnn< im>ni(' ne 
douter qu il foulait uux |>iedf dm milliards et dr4 nidluirils, C'eHt l'ur ulliivjnl quvi, 
dan» Wûrim^ef-Huivimtcn. oti «i^nnloit A MjirjdmAt^d H ù Vct-l tîv Lxdi'idmi'^^. On y 
li'<una<|uel<]ur*tîr"MOK [H^[>iLn> et viivli'on I ùoominçuit- AuhIi-uIîcu» H Califomicii*, 
vinrent fl'vtfiblii' it Lydeiil>ur^, 

Aprt* In giiprre unglo-bfw^r. tV-it te quiivli jiurilT-re que l'on w mit B eï|jlciiter 
(vers iSS^-l^ï^fi) diHis la ^ufl(^e <Ie î>e Koa|i, l^i's belles prpito leou^ét-^ dnn* le* 



(il I.i- U-rli-itr f*\ li-M In^lammrhl [irî^ dtpnniKHpr Jfllif^. ïM cr'iv «u iifi d'un Hodr ; c Vi^i'iiL Ivi Bo-ln! t. 



i>K cuKLQU'Kf mlcioït» >iix:^nint 



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j)urJtf-% supfrficidie» ex* 
ejlrrrnl un fui mthou- 

r/rtW ntîninij Cy, faniide 
iiucupibl «le il7-ïi'mufr,; 
k'ti ui'lii^n? ii][>i]U-rriil rn 

l'i r ^ôo frani'ïi; un ^ ville 
ni>iJvH1r, liarlK-rli)», se 
i-vC^a funimv pur niirrkrlr: 
uiJ pi't'ink'i' \v\\\ ih^ folju 
<Viiv t-cc<ma l'\rrh|i*o ilii 

Sud. i*uî!* 0*? fui riiîs* 

bul^ ilqiriihr* (."VL'i-'a- 
■îvi-*, nppiaivn"i*riTii'iil 
ni iinjfomk'Urp iiHiilr- 
iMiTil ih'^ m-'liiriiiinjii"». 
cbuti: Jl'» jclioikh a ôo fr. 
(Unilc i|ijiJ*1ilïc^r tï»\ï~ 
|i*iu>. t'1 tIuiU CL'ft rjorih 
nu tr M)i»l j»o* eiici>iO rc- 
Icvt*. 

Mai 4 rli^A L'i^n nvnit 
Irciiivi^ iBU Tniittvaal 
ijiit'ux i|UL' \g fUoo cfii^ 

(lu l'iilifornit'fi. 

\e pr<?micîr truuvp ik- Tui" 
flurii un eunjul'^MiKVAt du 
\\ iïï\ntrr*riirnl , sur k 
fiTiin' ik< fM'Mrnliuis: 
iikuif »n ntiltorliu [Kih ù 
crtie d^uiiïcrii? une 
)franitr iniporfnncf^ : on 

<k'^ piw.^li<'>> *uprHii:'ii*llp*. 
{Vv*i ptmr \e% ifuuvlc ol 
non pour \c9 conglomd- 
tdUr|4ic (W^ mineur* ci- 



i31 



DT QtrrLOi^* nitr.io3i« vixtjzitr* 



pi^rim^nli^s. lei* ^^^^o^ Siruben. îiislullficerit sur lo fltind ItHir pi-r^nni-iv WLcne iê 
ciiiif hiic'flnU, Pfi iS8."i . it» î-r riiiilriil^iTiil i\'\ br(i^\rr. pnr funositis ([iitli|ufr> ^rlian> 
lilloïk^dc LanM. ICn i^^^.i un ili? k'uri cniplft^t:^ Irou^o 1o Muîii Itcef Li'^idtT. à ^1 Lîlo- 
mitres & L'otic^t rl<' iVndroit nîi fl'(^l^ve nujoiinf hiii JohnnnrKhnrg, lin iVlinnlillon 
àf In roi'Ut? fui iiimjjh^ ù kinl^^rlf*v. m juiJIrL l&ï^t. jhjui' y rlw yt^ft-. ;iii /mi//. Irf? 
Cri^UA riefc iiiinvh tli' tliEniikinl. h<>hJnfLiifj. fui ^i Mlihfjil <lit i-^'*mIIuI *\\è"\\ parlil bo 
lottdomaÎTi pïur l<» Hiiiul, Cr u'rtiïïl pn^ uno iiiînc^ fari^-ui", cïii" il ii"ï n»dil pa> un 
ruil àf cliT^Mïin rfr irr rlnns un rnjon ilo ,'iiMi hiiIIpa niiMiir Hrn r|t»r|f]tio» inin<^rflbW 
Irnir* i^UihhrA mir Ir IWf, Mut» lUibiiiMiii u'IiiUiLii p«> : il udioLn \i: fymijhtn'jtr 
Eslntp |Hmr 7000 livrer bU-rliu^, On Ic^ crul fou: pavi-r at cIkt unir t!iiiiif>io ft-ruit- 



■"î*, 



in, ii.^ -m. Vu ^Tfiuût ïLiP ^l'P<iiniir>l<iircil '^Itrol f it J t^t] q ti Iii-jIiU r j ou i'<^i. ['Ivj|n^ri|l[itp d'flpr^- ailiiie 



bocr. clnns le arïu^sr»! ric LqiielL<^ il n'y avait f\\\it ilr^ cnilloux. il Inium dîrr. nchrln 
eo icptcmbrr giauc 1 1 oo» tivri^» lu uinïlii^ tic ft'ifjînsrtfi. riiutrt* iimilît? vu nurrmbn- 
poiir laooo. En janvier 1888 il lunçoil lu Lafitjhugtc EsiUiii- mul fJot/t Mrm'rnj 
Company, uti c^jipÎLnl cir .^"kOïJno iivrr^H '^'«it 1 1 35oooo fiarn-î, 

[)<\i litr'H, Ir niiL^liimc'i'HÏ fui h lu riiuili-, pt v^r* 1SS7 IVipIr^iLillo» r^ommeiiça 
d'une UiC""" In*-» inlivr, Un \il>,fMHiii*liliirr|i-t ^œiE^ti'^i \Virmmft\ Sulishiry. tiMaton, 
Frnwu. Crovmi*^'/. Grlikithuis. JaLltec, (jui uuvtirc-JiI dr» puils dim* liniU? la parlio 
rnôdiJiiKMJr* [ji lij^nr-ilti Jknd. f:'^lairiiiil(^s]Kici^l^4n petit* c^iillaui. fonuL'c-» punk* 
gi^ttA Ai* kiiEiltr'i Vv, ilu Onp on 4[i< ^Jl^ll. \a'-< prrmif-rt rt^MjlLulit fuinil ]iri»iiiï;iciji : 
dèï 1S87. Juljitu'- pjna un (liviilc-iiili: dr 3»~i piiui luii j'i m.ih urliunnutros tblonis, cl 
depuis elle a rciuboiirsé Iroî» i'ijîsaoïi capltul. \lVmmer iloinmil jy pom- lot? tu l837> 



nv t^i-Pj^tiVR^ nËnio?t4 viMfinefl 



i35 



Cw gnîns HirniMahles. prrois un peu firti<'P8(\V<*miTiï^riin (loiinrro qim iJj on 188^), 
|KPUMti'4-iit A U 3|ii'cruU»li(m- h un jpti ulFivtir iluiiin le» UouruL-s [«utupr-f^iiDi'H, En 1888 
cT i?*Hj), nn lofiçuil i>u, commit ^II^L'iif Irs AiigUii*. iwi 1- mollftir ù. floï », uu Slock 
K\cbjiripi< ilr l^mlro-1, (1i< nouvM1r« toaî^ltli fin rnpibil iioniimil de !JI, fi, (î imllion*: 
biMuuuLjp de cvtt tiucJut^H uv |]0?ih!h]uii^iiI L{Ltv |jcni i>u point du tiûiit^i'uiH dW; li^ 
pr<ïn]iorii< nr|if>niiviuT^)L. nvf 1 Lia. ri^alii^^ît'u! prtidrmmoiil l^'iir» nctmii» npr^s la Uauuo 
di.'f»prcitiK-rï jouv-i; fiKiî* uiulliciii uuï uailV (juï (-ardui^nl *in porLef«ruiUe uii papî«T 
hirnt/hl suirih vninjr. 

Aussi un kntHi m-> pniiliii?til un 1881^-^11, Toiii ruÎKLÎL mir l'iivoriir hi)u?i th i^iiiiibrrA 
couWr». A ni^ura 4|a'uji ï'eoroiiV«iU. r^KploiUIioii di^t (riiail p]ii« i.-oûtouHe> ks coucliea 



l*!* Hii^ — L« iJjlktnnn ijui tnP"»(l iln Joli» n nv«l m» j « J'firl-iTx '■■■ ■^*.* rimln^^fl^i^i-' pr4|>r>-» >u1i 



pKi> pjrîleij*t'i. In propnrlion tU?» laliùigK, i[u'oil im «uvoîl cju** i*j<*fcr *ur le Irrrï do 
h niiiie. pluH <-mmrilrniïilt'; hieii pliiN lo IHoii ««< [H*rdjiit MpîdrmoiU i'n dt*U<tn ilca 
Ijiiiitoii <lii rt^lni. Ou ijf IrtfiivjiL iLiitt In [ki^'« ni IïiiÏk m rtiu : pour-un u|jpt>rlrr. pour 
upp'Mlfr Ip» niui'liîiicfl înilî^fR'n'^fiMr-H à IVxplollalîon <lii C'.Hï^Uinu'rtit, le* mo^rn* de 
commimirnliorïHiifcjiiT'nï HrfiniL (iC^innnpriifinrnl lini']',iinïrnc'cl'iJc'i-»Jitili'imJii^tï"H'llr'*. 
rji'hi 1^ iliin nntr*- xi^v. tir i'tvjiil ihiiM [n |m'H|iniic do lor ijij'uil iTuijcn «le hVriricliîr 
au\ dr|ifiii^ iW ^tnm^erA. fte ifoimnil \r ritiinri|iiiUt <\v* r-tpliwiL't< vï \i-t> Ui%uil b dc'* Uux 
LK'« i*lm l'i . tlûfiuLipjiiL li< »al en cixiceHÎun? rldk'ulL^iiietil petik'», ce tyû anj^riienUiit 
lo* frai*- rr:»ei'v*iil. k i'tUil i>l iin\ i)nricn* If-rmî**!» {\c-* privil*'^» e^orliîtonl*, frnppuit 
1c- Imaïl li'imp'M^ iVri'innl-i. l.i iiiJiui'tl'tMivi'e, ritfiT. r'Ut\i mit* et iriantaiM*. ]«e prix 
lie Li tir iiiikiilult Ji di.->*1>in\iniiui?i. t|ni mpfioI/iK'nl li-^prcmiertjounideSunFnnKiïûw: 






mK 



¥m <» — Çgf J> If ■m*» f^PV «t buiivrai 4n «livv, «*«? It^MK-w (I-hv-mIj 



l,iT Toii»ïii4l, «^oiiiprtiriî». fui Util/- fhK un<- M<rî^ di^ i^îi-oAiuUnrM limirtiA**. r\ 

vrrli! ib- Ili liouillr, (]t«'(ifi Iroijia rri Irf* grandit ijitimliU^ rt |iarniÎA jiutlr uii-dosii» 
ilM fitifir* d'iir. lï* d'Am»! |iii4 M'ulcmrtil, à ilirrjul d'cuu, lu ffjj-cc motrûx* us«ur^ 
fniiir !*-• IfHOMM fiiiiiïrr», t^V'loîï •hiÏmiï h jinuiliilil^^ do pi.Mu.1riitiv Ho» rl»rmin* i\f 
frr . i^ti fmi* itiib Toi miifciriiilr U li^'iir ilu tlap. rti rim| ntin i.r:lU*4 ilu \ntiiE ri A^ 
XMaptù \^ i-\\v%\i\t\ <ln Trr irtiiKuil on j»Eif'tir f» i|ij(-f-lic>ii <lo hi iiiutn-d iruvr^?: h Ih 
i|t(iJilA fil n*doil iMutitai*Pt il inolLail tTuviiu (^iirv» fi h tlï<^|}i>?iti4jn 4l<,-v miciél 
inini^iv*. Iliîiijf«>^c In niillr ilili^piicv, ut^lr jiu1»cEir on rvruK de cairo^fc l<jiiÎM|iift- 



nn QUELQUES hAcION» MlMtKPK 



iSj 



tonîeti, <^ui *oiili'\aJl In roupe |iouf^*j<^ix' thx Vcltll rt Innçjill h Ions les VPiiU !p* *f>n- 

A co im^fiH- motm'iil rmununvnil l'rxploitrtlinn t[f*. ilfi-p k-veU. On n'anoircvotE 
(|uc lo* CoucliL-tp fl^iboiil |ji'i*Mfuu ïeilifukB. iU'\riiiiH'nl. mpiilrmnnl înolîitdvs et |iou- 
vdÎMit «utkimlrc par dr» jihîIa rcinlivnnohi [wu prufuEidp. Kl jusif nu iii<*mï»nl où 
l'fjn rcnronlr»tf t^*>- itiim'rj>i>> Ifî-» pvnl^m <|Tit le* iimicnnc* m^-IhuJeti ne |mii^ni(-nt 
U'ULlrr. tH\ iJïViMi^riiîl In r^nniirnlion . Il h" IfVMOuîf que i-o |>njet*cJr ï'jij>|>]ii|ue ^iluii- 
roLlfinciil ativ i:oiLglijn]éru(B Jii fland : nn mpn'nniï Ir.^ (tiifJnifA amimuléB ^h (as dp 



^■j- Il i. — IfïKrndGnc imliit'^ ^ U '^— •- i-<^'\'•>^'<-ii^ j^iluuni'^Jiiir^ 



d^^LIfltt» a \n pirik' ilf« iiMnr'*» tiii ii iniiVmL n IW qu'îU/Toiil^aniiMil uDcutv, «lîl ^o à 
jo pour i<H) du loluL cl les l]i?u^nc«i> de Topéralion ppruivllait'iit de rfprrodfp W« 
«■luloîtutîi-inN, d'ullcr rlinrrhi*r juaqu^h 3oo nWrlri?» de fond do* rorlir» i|ui' k t'yunurt* 
rf>nvfrEîi-nit rn nv '> fuï le ?udul. 

Ilrpuiri K^L'H It^^pliiiUilli^n a Iti^o i-n ^rjoil. f ^ d_MHiriiil<-. h |iiTfiinihic« â uir coni- 
prîiiic tii-rnl leur iiilirn dnii* !<'» ^ûlri'ir» c^iduiréi'* h l'éJcclncité. D"îfHuK»n»ï'fîinUlU* 
liutiï firent éliiUit'i Mir \e crarieau lie^ imnef>. On cÀlr, par rxrmple. I^ ohamiirr dcf 
iTinrliirn-* dr- *.V/*''\"«/ji/f7Fiui, »v<^c ui jj;rntid(* lunrliinr irrtïrnlc- de ^fir» rht'^Jiui, <iii 
irinrliirie pi>ur pritduiro Tuir l'iinipriitK'. iu nvJi'liîiu' dV^lnirlinu. hi^Kpinln* dtnaiiiuh* 
clc. A la tjji de i^()5, il v u^uil d^jù daub Je^ liuud ij ÏJo^ bijcurd» eu aeiïvilc (duut 



i38 



DR QVKLi^uitK »i(cij(ns timtni:» 



rii t-nn*lriiciicHi. *É»il vu loiit H \-nt. plut un tiiillii-r <l'n»ilr™ donl IV-ivriii>n f'ljii( diVi- 
d*«. Sjiijs |i;*iibi-r ù la ^rutint! niiï|j;i vaille, im i-sljiiuiil t\uv vcr^ iguiili- lUiiO i.'i>riipli-nu( 
7011 S oon pitoiL». cl (jiic Ir* il» ou ii^otMJ irlicvaui dv forer krmiïîoyi^c iia^M-raicnl 
ï 3o ou -looOC- Cirs ptxWî»ioD« puiin^nl *c Imuver vruioa b jimr uc li- Tran;»- 
vnnl. lihrn on nii^loist, iiiini r^tmuvt^ In «Inhiltlr'- ni^oi^uoirr h loiilc iniliiHlnr'. i^t- rli^vp- 
Iii]ipi-riif>nl Aumit <fU* jilu:^ iii|iitjt' i-iictirt' m If* ïit'Ii-tliiMf^s piariifii^'i^ fîim»oJi^rr» di? 
1 Klat \iv'!\- vi k> l^iir^ viOL'bîlwiklfr dv \u ouiipuyiiK» <iii chuinî/i û*^ Ivr ri t:n dï^îciil 
cdiiriltÇ le* nrïïg^i+». 



fit iM —In f^mpitimJ ««frt * l'Utura •■H U *in\t, 



A côlô <1i* la iiiiicliLiiL-nc ïVU'^c. jtu j<-rtiT', Ir roir/xDrJori. eD^runblr.' Jo bùtïtiionU tic? 
Cliailt Oïl dr liriimo- «iirlo de- viljftgc j^iv^iruHriquc ih'i iùiiI Uii^T^* |o* {'rtrn-*. IK 
%'UM)nont fil mujoritL^ i\*.- Iji rolimU* |ii>i'lij^i'iUi.' dr Mi»v"">1ii(|<ie'' l'^'^J dc^ IrinpH 
uVHrit U ^uon^o. on r^tiliuiit cuviixin -i Huuuti I? nuiiihitt dn ur» (jij'nriH i^taliUn 
iiiQiiiridaiic<iiti.Hit lin Trdn>»«:tal, ICiivîixiri ij5ooo vcndiriJ i.'li<'K|iir ;it)iic<r »'i-n{;;k|jcr 
i\iânit k'H iniiii.-* ; iU y n^nlj'itl ms uti. ilrii\ «mit. \fm-< uw* ut! |>lii». iNiv^iiIbnl Jn^k* aMOE 
nmir poinon- nV-tii^riT ft. iitn* Imi* irnli>;Mclic«cii\, Htn'hL'iiT iiuoniM- l'I ufii' friiiiniv 
Avec k'UL'b puiJldtfiiH liunc». leur» IricuU ni\i-t en cutoDit^idc >u4i)o-ijidR-iiiiir. tcura 



ce OttijQVBfi ft^io^s ui^thiK* 



39 



|>lr<)> niiR> Du ilr&cciulriil cïinqup jrtur. r-mpiirl(':t p.ir \r-t briinrip nu loiid tic* puïu. 

Inlic^n irhi' lôvf^iv l<^iil ritir 1^111 jirrivr nu 'IViin^v^Lnl ifnît ^c fîiîrr ili^lhirr un jrinn (Ip 
TiirUiK ?orlp Ji- pJiMr|MJt1 \niur k (UnliKt uiitiiTTilaiifi li-4Ui'l il dp^inr liainilW. M'il 
ii« trouve [mh t\v tjvituit lUiu tin ^éliii lUi^, il doit riuîlkr l*" ili»(rict el |MVfiiJr<* »iie 
autre patte. Ln jcionn voiiil rcmï» pur le« coin|ia^at» au comun^fairf des mines, 
Avec la li'^Te ilr^ Ckrivrr4^rx : Umï tir>ir -pjj f]iiilli* In mmt^ Miftien n^i^r te elief d i^iMJrie 
v%l tinniétUidcuund Mgnnlr pr mhi iiuniéro el nrrfli^ (-'rsi pi7si|ur< le ri^|i;ime d*^ 



ï-'r'« 



fffi 



Wn iil. ^ L'hfun 4t ^i*mr tu ■■^{■i* n i> rC^ U AhIh 



Irtvaut foTC^ t coiiH itrtuc- Toute L-oriIrjvi<iifiû»F4l punie d'umpftdfi el, eii casibr 
réridîir. ilr \ii prison vt du fouet. 

(^)uJiiil Ji lii popubliiin UoiM'lLi-du Itdiid^ elle ne »u corapOft« plin aiiii|ueinonl <lc 
Uovtt. maiï en mapnk- dVliungc*'»., d Anglm* de la mêlJHïpoU^ on du Cd|i. d'Alle- 
nunilv, d'AnM^nrainj^, dr FMU^ni't, Iri^îi^nieTtr'*. af^eiiU itf?« hu'iM'h riiîiii^rr8. Imnimef 
d^iflâireii v4^reiii. ii»ireliînni*, elc. J*a grande puiuanee, à J(i|iniwio>bur^. ce n't-*l |uiil 
1*" giMivernement Iïiht, tpii ri^nïdr plunuu \.. à PréliTrlii, v'enl Lu Cf\ftm*>ev ftf i1/r'w«. 
CV*t à ta rr^iiiûlr iiue lev dêui Hartd* un? \o|^ la loi txiv Ir IfTLiBÏI df^ ilalW^. ('<* 
«ont ees i.^tr^i^jft^r«. rc« nrifAui(&-r>(jui. d'oeeurd atocCeeil Ulirrde». i>iil prvjjuié (nrai'i 



DK offfiCtîKS ni^nio^« vm^nïT 



JuiWP*(rfu Cr Htiai tpur* r<?fl« m niions, ru pnrtîc Ii^^Iïttim, en pitrlSr iniii:'f'cplal)W. tpiï 

Sou» Iriir* muiii*, J'»1i,Éiiuv»lkjrg a vu OitjNiralIn; kc» iitiiiMin» clc lAlc gjiKariU^c 
roiiverle^. ^'Ti |EUÎBC liui'ioîw*». Je vicîH** boîtes b N3i^iii?4, C'€*l cIc*^ou lUie jolie 
villr liv *is\*' nn^hiiK. niix rura droilrn, nux lnrgr.> plnrrii. BÎMonrit^rfi rir Iramwn^'K, 

ilv la lïrivc, uvix »o»< ci.»llii^i^ï i|ijj ! aLrr ik'iiL tlaiis lu Ti'iduiT. ^trb iHiJiqut'^. ta Duutm*. 
v?"! ^undi ma^a»mK. tc% chih*. m riir alTAiréc fl bru^^anti?, frommûjtrârtfr tireel^ le 
[irîiiinpiil mnrrUi^ d or du riioiidf îl y o (pielquo^ itioÎ^^, niunl f|u'unc gucrro erimi- 
Hcllr y ;ii1 Ciut le M^tirr \n* lorlmr* |n>nrmrit. de Inirn jrvix, wimprdrr li' Jnlmn* 
n^hbur^ d'il t a iUmtv nm H Iti JalB»iiiii-sln)i|i ^J'Lii-r. 



V'*- it ^ — Cifïw* *ni^D>hi|AHiln nAoo' «lu Iran-VHl j'wlmal #u Uofdmbtiiuc •pisfartUDï f4llt 



Ly ville, lr>ute cil brïqKCH ri en pieire», sVkiid loiil rn loiigiiPiir dun» le wnh du 
lî.it»d. .'{ tiiillc» »iii' 3 aiilIc-JL (ô**" i; a «jr mt>in* dcu i;u). eUea plus de Ijooot) Ames. 
Oij/iTuI iiii % iii-rnr du ci^ïi^ lUi Snd. un volI au %', d<> In vilïr, >ijr utic luîijfueur do 
Tmi lrlill^'^ ilniiÉ JiitMiitK'?hui'^ i«riipiî fi pni p^^î^ le nnlieu, di- di^roulcr unf njnp 
d'^ifïCfs bufli-n-ft, cIiL*Vfdciiii.*DU de [>uiU d'cUriiLlioiM:UarpcnlrK i^lcvd» dri iiltlreis 
do lM»rnr<i>"ii'i*, iitiiilrij rlieniMiri>H crMujt'HiniU bl«nr* dr* dilrt's. ToiiU>^ W niinç* du 
Kiind siinl Ili. ir»U' ii riMi\ lu J'iM-r. Ut Stifi.-ifitiry. I» U>r»iwr, Frn^r'fVn. Habinsori, 
Cr(ti/'ri ifrrf, i,iiff'/I"fr'/k\ Deii'irn" t'JJr^ on aiJi'r(,'(>il Ich i^iiïip-< Idi-^iifs dea juoniflgnc* 
— à inoïjiï i|u\iij lie \m%! rltn du loul< cl qu'uii »ubit uuriij^uii de |>oi]»^i^i'c, trover* 



UB OCELOLES HÉcïtOSS «IMÉuES 



m 




ISuoUmUI cui-opveui\e a L^ii^ juâ' 
qu'h modifier quelque peu l'as- 

pett géographique du paya. L'eau 
manquail: 0[k a établi, duns les 
ilistricis minîer<4, d'immenses ba:;- 
sins de retenue, qui recueillent 
les eaux de pluie et qui, vroisi 
lacs arïificiels, dis|)eii3enl onsuite 
au\ pilons le liquide que leur 
gipïiiilcftquc flppélil réclame. Ces 
Itkis nppurlienumt ^éitéralemcnl 
Ti de4 compagikirs spi^cialc^'^, qni 
onl ptiur clioiilos les compa^Niifï* 
iMiuièros, Il n'y «vail pas d'ar- 
bres ; nv. quoiqui* le toit des reefs 
soit très résislant, que l'eau soit 
rare d;uis (es galeries, if fallait 
quolquefoi-i boiser ; le Imis^ \Rnu 
du dehors, alleignuil dos priic 
iiiabordublos : ou a réu^'^si à plaiilar 
des biisqi^els d'euealyplus. El, 
depuis que le pays commence ù 
se couvrir d'omhï'e, les terribles 
leiiqïclL's de poussière rouge sonl 
moins i'réquentes. 

Tel élait le Itand uvant lu fu- 
iiesle pucrre qui y a arrMé lout 
travail. Les graphiques ci-couLre 
peruietlront au lecteur de se 
i-euihe compïe du prodigieux dé- 
\eloppomenl de la production 
d'cir du Traiisvaul de 188" à 
E8i)G(elle a fléchi depuis les in- 
cidents Jameson et pendant la 
période troubli^e qui a suivi). A 
l'Exposition de la République 
ï>ud- Africaine, c'eât urie im- 
mense pyramide de iV"''^'>7 *"^' 
2'", 00 de cûLé de l>ase> qui étuil 
i'biiv^ée de représenter le volume 
<h' l'or fm produit nu Transvaal 
de 188O a i8()(). Ce volume 
pèserait le poids énorme de 



i4i 



DE QUELQUBa RÉGIONS MIPflÈRES 



TABLEAU MURAL 

^FFICH^ A l'eXPOSITIOI UIMËRZ DE L% nÉPL'BUQL'E SCD-tFllICtIKB X PARI! p:4 'O^O 



£dïwAv 



^î^*î 



ff,/^' 






Tl-iago 




Brc^gc AiDalgninatioEi 



Or 35% 



%d'orfoiol 
52. tS^ 



Or ^SXFùlpe 



rSÙMg 






Classificadon 



10% 

or <*^Tff7 



IhUiftgs 






C^atuin^kst 






JViic 



ftAî? 






i 



O. «J 



CysinB'iitian 






TWip 



3.XIZ 



o.sia9 



'/.dorMal 



â:ttr^i>A»W 



»W« 






Vvmiuratian 



4 0-JJJ 






ffNoumm 



cr^M 



t. ^9 






^-J)f' total «*//«// 



Or t'ftai permit 



Or perdu /tour cent. 



S.4S5 
tS,S30 



Fie M p. — Tdblfju monlrant « i^ua doioot, hui Fh piUioi cl dAD» Ih cu^ei» uns launo cr>ovenne da ron^lQTnrrul, ol 
qu'cllA doQDD comme or ïmalgamalrle, curLC«Dlr^«, UiUi^t. iUmri (tn Allemand nhitmais). or ^rdii, 



^6 



DE QUELQUES BtGIONS MIMKHES 



Cîi 786 kilogrammes Co4, ce qui représenic une valeur de 2i!\ï 70*) titS J'rancs. 

Ijc Rand.avec ses conglomûraU, a de beaucoup fourni et fournit do plus en plus 

laplus grossi;^ parlie (le CCS tolaux- Sur ^10 millions 07(1 produils par la Képublique 

en 1898, les mines dont Johannesburg est le ceulre figuraient à elles seules pour 




Pui, 131. — L'or JtDf t'Afrki^qv du Sud, «l'ajir^ do Ljiudj]^ 



383 millions 781. On *5 value au clnfTre colos!*at de rft^-s^pt miUinrfis H demi la quan- 
lilé d'or qui reste encore à extraire de la i>ailie eenlrale des champs d'or du Wîl- 
wûlersrand ; cheore a-ton supposé, en faisant ces calculs, que jamais k's puils tie 
minea ne descendraient au-dessous de i 5oo mèti'es. Je sais hten qu'il faut se di-fier 
do CCS évaluations un peu fanlasmngoriques: elles ne tiennent comple ni des varia- 
Itons possibles dans la teneur, ni des faiiles ou des djkes que les puits peuvent rcïi-' 



DE I^UELQUER R^fiTONS MI\ïÈnEfl 1^7 

contrer. Ce qui csl certain c'est que le monde possMe, dans les thcp-ievch du 
Witwatorsrand* une réserve d'or qui n'cal pas près d'i^lrc i^puîst^c. 

Jl faul y joindre les aulrcfi giscmenls, alluviaux, sédimcntaircs ou quorlzeux de 
rAfrique du Sud. Sans sortir dn Transvaal, nous en trouvons de nombreux, dont 
rexploîlation a quelquefois prt'cc'dé celle dn Itnnd, Dans les monlugnes dn N.-E., 
Lydenburg, qui d donné plu» de lo million? en 1S98 : un peu plus au S-, près du 
cliemin de fer de Lourenço-Man[uès <» Pn'lorisi, le districl de De Kaap, avec ïîarber- 
lon cl la Slieim (7 y^C 000 francs). A l'extrénnU' Ouest du bassin ellipliqne formé par 
le Itand, Klei'ksdorp (5 millions), à l'extrémité orienlale, Ueidelberg ('îù f\ millions). 
Tout h fait au iV. de la liépublique, Tor reparaît daus le Murcbison Uangc, à Klein- 
LeIaUa, à Mnrabastad. 

Hors du Transe nal. on le trouve dans la colonie du Cap» îi Knysma,dans TOrangc, 
prtfl du Vaal. dans le ÎNiilal, sur b 'fiigcl;i. dans le Mainbélé, h Tali, dans le Sona- 
Kiland, dans le Damaralartd alleinsmd, sur le plateau de Manica, sur le terriloire por- 
tugais, à Macéqueeé, près de Tété. Toute l'Afriqucdu Sud est, pour ainsi dire, un 
vaste bloc aurilei^. 



Ï5 3. — AUSTIIALIK (1) 

L'Australie ne fut longtemps qu'une colonie pémlenlioirc. En 1788, fut fondé 
Botany-ïïay, et d'alwn'd TAusIralie fut peuplée jtar des « convicta 0. Maïs bientôt 
IV'levage du moul^m y développa la coloLiisation libre, \ ers i8<{o, TAustralie étaitun 
pays de civilisation pastorale au Sud-Est et à TKst ; le reste clait un désert de sable, 
où Nuncbissoicnt les os des rares explorateurs qui avaient eu la liardiesse de s'y 
enfoncer, au milieu des lagunes Sidc'es et des buissons dVpines. Elle a gardé ce 
caractère jusqu'à l'époque de l'expUutiitjon des mnies d'or, en i85i. 

Dès i8ii, l'or avait été trouvé par les convîcts quî construisaient la roule de 
Sydney à llalburst à travers les Montagnes llleues, mais le gouvernement* danft une 
pensée paternellement moralisa Elle, tint cette découverte secixrtc. Une nouvelle décou- 
verte, faite vers iS-^ïj, fut encore ignorée. 

C'est seulement pendant la gramie épidémie calirornienne, le la février i85i , que 
Edward Hargreavc trouva l'or dans laNouvelle-CallesduSud. En juin i85i oji le trou- 
vait à llallaratH dans Virtoria. 

I>? s*>l y était d'une ricbcsse extriUM'diiiiurc ; on y eonslatiiil bientôt, contraire- 
ment à ropinion couramment répandue* que les Cïiuclies profïHidcs recélaii'ul des 
dépôts l>eaucoup plus opulents que ceux de la surface, (Test à 180 pieds qu'on 
Irouvait l'une des plus grosses pi-pitea du monde, la W'ehome. qui pesait 70 kilo- 
grammes, et qui fut vendue ^G'4 5oo francs, puis la pé[nte Itufy Utitimm de <So kilo- 
grammes. A ces nouvelles, le ntsh fui aussi considérable que le runh californien 
de 18^8; mais les mineurs, beaucoup moins mélangés que ceux de Californie, 

(1) Auttralian Utiitàbùùtc. 1900. 



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nji[fLki-ti^riuioiiL vn i;vinM\tr iimjfTvik- ii la 
ntcv jinglu-£comoî«r. lU rf>rmnîcnl one 

Juj^'iMieiit illi-pilir» mir f'ttllîriîftn uvuit 
lîri], .1^ miiu'ur>i uL ^ M>ltJuU ctuiont 

iVii fi j>fn l'i»!- fui (fiV<tiJ%vrl ihn* 

l'Aimlrjilir ilii Su<J. un»* piMj»Ai-o W 
J>nl'Ilu^it ru iK^fj \rnt (jtnnrfAclin. li 
Hloniilli*5<rAJL'luïJv. L"or fut dt^couv^-rr 

U Ti'rtuljm il'uiif fiivoii |iitri-jiu-nl in'f.'t- 

v<>vftgoui> vïivnl li."?>|h-|Mlf.> lirïiWtldJia 
ivt krtfA ii('lr^i|HVA, hnn* lt*A Icrri' 

ii'rli'i' (nivriï rjiiloH tlr^ tHiit}. iiunni A 
I AuHli'iilm «H'riJriilLiti*, rllc mil plun 

jiijnfÎTf, î-'or y fui liin» 4rrmivrrl ver* 

taitv une cttqurlo *ur la rolonîe. m* 
lima que l'or in- n'y trouvcniîr j*»moîs 
m ijTinnlitj' rAmnm'rnlriri'. Ij** prO' 

llklLT^h k'IilJllKi-*. UJB pi'U tl^M~K'U?lt.*^. MTé 
l^iuj. ah*y%diti-iti a (IfM LVlicr»; Ica mi- 

iit'iiri ilm>ur£i)çôv [1()tl1l^lv|ll niJiuvJkîiAC 

n^|m1fili<ui tt In t^ilonir II fiitliil Iji ilf^- 
c'iiimTlr cin KinilM-rli\\ UiiUlK-ld. en 
i8iS^. piiur lui l'uiMi^rK'i' la fuvvur du 
|>ij|f1ir 

l/ur Kn ti-ouvL- âurloul «-n AtzAlralio 

diin^ |<<h rurlK-A |>ji|rii/iiïi|iJt'S di^ Vhga 
lamljririi. J-o^ M?int'» > loiuviil en ^«5- 
tk^ial dun? Ir vcn* Hii jiw^ndifrn : lur le 
tiT^firil K^r du cortînenl idtrw soid 
diiiii- |nirjdJMpB iiH\ t^^tnUw*: a l'Oiicsl, 

l■||^:^f■Jird^?«L It-lli* iut'»ihc' dm*flii»u N.- 
s,. inil.'|ïorïdfluU' t\e Ui foni>c ncrurllp 
du j"i\». Jjei vciiip* orî(*nlâeH K.-O. 
îuut bi^uuf^oiijt inoiiu l'Jdttii* Lu |;ro- 



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tlijfili^tn tninir iln r\ii«trnlîr, (Te fRI^i 

\nf*. Vfklnnt prt-^ i1i> ifi millMirrl^ <|i* 
Tmir»: lu tn^uh: arinc'i- t%K ii donné 
kjG5j3 kllu^rjirriniL^F) t^t ^Itf4 iiiîUîoiJ^ 
cJp Tninc*. 

n«H-* fji NmivolWjiillt's liu Sud, l'or 
H' Imiivo Aiir rxiiJt Ir VH'i^'iiil (hirHt rir» 
iiMiiihi^tit?B, d;j»H li-H (lisIm'LH ik* Etu- 
lliiir«L, di- (■inii'g^tiiki. tir Muj'iiiv^ lA^f> 

ifi- IfriIfLiti'^l ri au \. dnTii Im innnlugnOA 
iru^iH«v: il V ru u E^^^iilriiirut [lnii> hi 
|>i-jirî<^, Onu ivtijiiini iiii ïr-ji] -jrBU-liniikpï 
ij'itrnii Sdd, il û iDiirîil, lit itu Nmij, 
n^iM^Litt ik|i|>rik\iiiL;ilivt-iiii-ii( tint* vtir- 

i3ï)a, une iVulr d<'» nîîiio» fil rlJiMif il 
ri i)iv(*rsi|i' di^Stilfii'w <|tii iluniir ii iVt- 
|tl<iiUifii>nt ^iii[iii-iL dr|iiiK J^ijH. une- id' 
Iniv jilrih h\MijiriHlîi|iJir, Ià^h niii|j?i^rh 
*inA i^nvirim ^nooo. duitt [Aut du 

ihin^ 1r qvinrt/, S(hmi dnii* L^s nllutinru. 

Viirtoi'iu d(wl h VoT tfoii ilévrtop* 

f>oiui.'rit citmoi-dÀnuirt'uiont rapide. On 

lidi. n}r <|ti'iit1 tire? du Kil I^jI»! di^ Iji cCK 
lonic pruï. v\rf i-i'itiyit\i'i-^ <*o[iïmr nnri- 
^în-- IjÙ, ranime ailli'Uin, li' trpi\*nl de 
Ectlii-'LX'I IV udJMiHirfiK.r par le» jiIIu%iuji^. 
nidi» l'rii *'LL|iorçtit vile fjiiVlIc-ft n'cfiiif^nt 
p;i>i iTi(.'puiHaNi"4 . l.ô'Mrv ù mio pi-odi' 
j;ion*i' rïknaion tU" lii rnnrhiiiorir ri do* 
i-jifiiiaiit rn^nt^vh, tVt|ili>iT;klû>n lIl:^ recj* 
di- i|u^iU u prï» un tr^« grofid f4»or. 

fht a iWiU'iTil prolilr dr la riirli<'**c 
i*xti';ii.>ri}LiKiiri' dr lu Mirl^icc, MftJ^ i^n un 
lanhi pAh fi ronj^titlt^r. ro»liiniviiitHitnij\ 
prunuïliVï dvi vicuv mineur», que It** 
dirpi'lf^ i^tnirnT. h^nuriiup plut rït^lif^*! t?n< 
Citrc" t\:ta% U-^ rouolu^!^ prolomlt'*^ Vu- 
jiii;iiriLni U-L niiiie^ d'or do Vir^lonu ^imi 
uUHiî pri^fondc» qnif ilrc minch de 



DK çvKM}tnt)i u£i;tijn» wiMirvUts 



i5i 



Kotiîllc, cl il y fftiit ïlr* [wimjïfs U vn^ciir pnur rjiiii^rr l'cflii 4cn nivrawji mft-riour». 

(ji) >'i |iLuï il(- I iicjij iriî.'UeH, H ei.^|j( 
iiiîne» Iniv^illrnt (JLi-ilc«M>iiR(li^r|oo, 
lj(* iMiiihri' ilc*i TTiineur^ t^L ■!(.' ^O 5 

Le» ilrux ilistricls le» [ilu^ ini|ïrtr- 
IkiiU «not <^€iiK de KjiIIai'uI ft de 

Hi'inf]^'*!, (n'i lr,t jmiu f)r*ri<ndrnt 

Si Ion y n tmiiv^ don pE^pitrAda 

(>(> à 7<) ki1j);;r'unitLi<<H. un v i4ii*rrlii< 

Hudiiut il <4ilfriir un ivxoriii na\\>,- 

l'iLsiiit nii/iut Je- tilojiit |BHivn'». Vitr 

= vvi^mjifo. cri i^Qi^. d'iipri-» k K-eré- 

S Uîrc eiiloiiiiil Jt^v rnini-i. In Cnm* 

-J paf;iti<* SUmnrI ù ftt'ndi^ni n u i-ti^ i*ii 

^ jiir-Mjri' dr pLivri' au dJ\l<J['iMJr- Hir 

^ un iwciiïi dt" 't"'.ii pdi Uiiiiii; II. 

i tiriicp 011 lïc-HW'tionnrmciildf'» pru- 

i i-iM(^* mt^i-atiiifiii-H tfl idiliBLHjiu'â:» \t^ 

1 ccUc crintiction «i^'u un luEnrniï dt^ 
^ luiul df^:ié nV-^t |Hi4 îndi«p^ M saille 

2 poiirlV^ptitiLikltiin frnrliif-nfif' d'unn 
iiitni', |V'^ L'i'jdjlilieH l]iT lNlm~^ di< 
L|iijit« aiijiiiird'liuî drUi^M'^ bcmut 
ippmct r\p|oilç-i avctnurct*». 

L"or e«l l'clïlivrJiwtil o#j-oi nii-e 
rn Sfïiil.li-Auslr^lm- lhm% Ioh Nor- 
tJi4-i'ri TiTriloriro ;iu (.'ontniii^^- il 
[Ninill »^>cr ahuu^niii, *[vî'chiWim-i\i 
Éiii Hiid dr la plaine d~ \d('fnTilc. 
L'uutcrL^ dVaii dnii^ lu niÎhiui di^H 
l»fiii<-«, ri-i|iii a jiiMir l'ticl J'aiiuHkrr 
iiii^,- iirqiai'taioEi ul une 4.i.iiKculni- 
lîr>n mm)nif|itr> imlurdlo* (\ch 

|)|tïilflti<3- VlM»î «-t-nti IroUTï^ des 



(■) Sur lci|«l4ilUtaii Je lïvnitifa. ^^^J. u 'pH f»m JUon» fliM laifi b i^ro]!»* «ta In ?t4ui«U4 Ëc«i«a 



Eiii la iimtii'il it^ivtf rt U-> 
»iliritiriLl> fiijtt ilrCmlH Ju 
périoJi^ d'f\|>biilaliijn in* 

'IV'itiiJAifn Wuudb rt'Aijtiki! 
ain» tl^i i88ô »c» îm- 
|)rc«»iotia aur c€» terri' 
tnirm: » l.n nûn<^ni> 
duilFt Ititl IrilUCH [|iii rtiil 

6ié oxploiti^, ef^t râ-br H 

!(: Irnnîl ilnn^ (iiul |wi_\s 
nutir qiiLMM-'Jiii-cip où W 

I.'nr r»it rji p<?iioral d'un 
JiaiiL doj^r^^. lif totiil i*\- 
puilc dt'|Hii!i ^'jLil 1880 

4!Aldc ,X*<j)?i kdii^'niinirK'». 
Cn i nVtl |Mi duilleur? 
Iir li»liii loillpIcL tie l'ov 
rcrnciflï rfoTH le l^rri- 
litirr u. ¥,n iKç»^ MU- 

IrnlM oL Ich .NurlliiTri T^i^ 
nl4>rii^s <iTil pnKluîl va» 
svmblv I tirïfi kiJogmm- 
■ui^. On t'Ht fiL-rsuJiild : 
]* qii'itucuiic niiiie ei* 
|itcn1i^t* ti'tisi i-piii«^ : 
9" {{Il 'on n'n prm i^ncoro 
i*xpkijlé un (\uiivl do« 
bhrit^* ciUUnl», Lu pro* 
apt^i-ttciii Ht- Tait rncorf UQ 
pou uvi liUbunl, cl Jon* 
i|ij'iHï l'Mihpfrlour. au 
prL'jiiiiT iJUiiitT dt' pif'i'ïr* 

liciil pua lin lion mullat. 



DR fjirBLQrEB B^oroK8 MijrifttiBa 



ifr3 



il comlrtitine UnA \r di.int[i iniih i-x:imiii<'r fiitantiigiV L'on*»! m ^riuVjl 1res jimt. 
îrk* |>cu nirlô ïk soufru oo ir*iriïO"JVT Pour li;'* iEi)iirr^ïi« U^*^ «^tilfiiroiii, <Hinnnc II 
nVtîflr pjiit ^riiMurK dr rlilummlion, oh l'Iiiirp*' b iinlim' <li^ ïituv U' Lriiv^jl : im 

boiit île clrLix anh Ic" [ivriLc* «nnl nx^cfco* et Lc qu^irU |)ciil i^trc; Imilé nu iiiifulîn t<tinf. 

Wrfilf I n AijttrjilJn (!' ^M'ilrvilio rhopidnittlrl rsi Vniif des pliî"; jpiiTiiw pnrmî î<« 
rc^^iirriï iiuriiiTi'!» du iiuMnir-. (^iiiLMitt'V Uit :iJl:iK ilaU< d'il ]t u (|i|t-1i[i|r'^ aiilK'i'n h [ii^llJr . 
VOU6 \ lrt>uv^;r£ tiiu- ^ji^hl' miliiMlioiL de lu |;i'^ft(-iK'j: (le l'or au N. et au Ï>.-U. de la 



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enlofijp, iiiiiifï vi>n» v etinrrtioivz ^Jtncmnnt le^ li^in«< llfî Knlp:i<irlir H iIp Huol^nlffs 

Il t'iicïiiri? ikL-turllc pmL[Ui,- auuj ci^l^brvs (|u? ceut de Juliunoeabur^ ou de Giillural. 

AujounfliuT .HïJ 1 1 J mille» enrrt^^i un <icr* dr la «nrf^ce tol^le de In colonie. »onl 

CniJverU rtur t\f* finftifirtth. ^riind't 4?Hp;irrH rTrlitiiilr^ pJir dr-« It;|;ne4 j^i^oitiifrrïniie-t ef 
ré^ei'VL^aii tr'jiviiil rlt'H iiûiiet<. A rexlr-^iiie \,-K.. lu lirti^ de- lu iVriiilirre d<:> \iirllirni 
Territi^rif» r e*l le kuwl>rrli.\v tînldlield : «ur lacMe \.-0. jnè» du pi>rt d« Riieb<mrne, 
IciidL'tit cliatiipi d^J^ di^ I'îIImitû el Plllvuini-U e^l. Tout Ii< cenlrv eU occupé yuv den 
Huiniii!* dVir : ViihSurlnn, (.inxeovne. IVnk Mill, Vliiri^hi»nn«V-i1^o. M*)i.inl Mnr^rvl. 
t(*4nUJlrf t<lMTri|>^ de (liH>l^{irilïe Yd^uni, eL UntX au Sudt Dundii». Il Hiul v cijrtirler 
ciioinr di!b dûlrkta luiuivrti {iluï p«lit«.q>4Lrtp pèt deLi ei^U<, au >, vIau 'S- lii'l^i^itlK 









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& Vî'". li' Vllr^uv. On i-Klîm* qac 
uui'jlïyivs uni li^ iliiulili' àt' b 

iiri^lnitiriificï ». r\uslralîp 
iiiT[d<'iiljilr p(th>nil pitiir ww 

rijlllrei' Jr^lLf-nUH-. FUlfindVi'lltr. 

. Dr iH'tti H iKGH ollo n<^ Tnl 
i|u\m« niUniJn dr ritit^trU. 
l^ilo tio rt^ul tjuVii t^i|Tv itiii' 
i-oiiiLi tii lîtin |mrlrmr 1 1 \a\rf. 

ilïV.iHYiMlp Je iVir r»! lo Lftlift- 
iii^ri <|iji ;ionini|>lîl en moin* 
lir' dix rtii"H i:<* i|Lio Vfr ((rnlalîvc-n 

K'^'r (li-|iaiiMin ^r«i'iii rr ^f'nute. 

[rlusd'rjii dnikî-MurK*, DirTub»- 
rui ih- pl dr In jHHurrlr iV ?»i"in 
jnïK^i^ muni, Il i:idï'llit* Il lintldl 

jiiocjiu' il'tjji «jiil ^ iiiR> |>Lire 
i)i- (ii-Muirr itrilri- parmi le* 

jmtiini'* (t r\'U'ii\ \r mt»"dp [irtf 
1)1 >pi('ndrui- <l[' wx ni'lH'joM'ï* 
:tijijirre&, a <Mi\eH an crm- 
niori^p et â Ia |>ni>|N;nl^ do» 
|K'i>«|ieehvr« qu'un n'iivnîl 
fih^iiip pMii r^vr^ns.,. MjiirltLinl 
ù I Kïl il Irjivn'B k'n |d<iilli<A sIp 
riWn «uiviinl IO0 Inci-* tir» 
r-ipIni'LiTi'iir? do lii friHiliôrr* di^ 
I' \ii>ili'iihit iiii'i'idîtiiiaLrH InlFT^- 
\niiv> d^.\a\tt it-h jh'jiIk Ju In 
ln'i>u^qC îtili[fh|>ÎLiittovc. IfVf 
/our* di'*idi*pii du Inr îWiIi' »*t 

l'fiinoijx). 1('^ f^iKK-f* i^ii*^oftn 
du di'Arrl ili* »4iMi- pl )t'* tiiMin» 
lii-6Wb d'jji btdc'ilàdL-mi Irij- 



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itirir?, un itiiUÏ(T(jL< (llii- ^^| 








Inihintobirtk .InkCHio t^n ^^| 




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li-iil k' i^r^ix^ rWi tvtli- ^^| 
fumikik. rjif-rrr>ikHi^iiiriil ^^| 




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ti 1JIH- pni(;teȕc)i1 ^^1 
vi^nik lu |M)piiktii>n ^^^k 




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Aijgiiicnla ck ni) poiji 1(1» ^^^k 




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cil itSri.'t. ilr j3 4*11 i8j>j. ^^1 
di- .^'i i?n 1^^9l» Kn iHr)* ^H 
rlk^tfri^llJilki'lirflri'Jr ^^| 


MM 


■ f^ 








(i) Wntim JmUitait0. Paru àrhifi'tton. t^fjo. 




1 Jt ouuArTiCb.JfTiKiiiïbro ^^| 



55 



i>E 0^1101:11 ftâciocift iciMiMta 



dcfrChinoi», <|uiélAÎ|ilr i^-fim i^f\^, ïrtïdrfipûlï»inriil ver* /^r^: ru rlliHlM nouvctlf^ 
foin nii]iliiilicrnn^-i tic [iiTiiirrii'iil fl|ll^ 1 iiTiuii^niIrriti ilr lu |iit|uiliitKiii JiMiiki*: v\ïe ut* tw 

ile 11 Vil |iti«- cït"!! Iic^rpiii lie le <lin*P >nn* t\é^(H-(hv^ H tQnn dêsa*trvi c|iie »Wl 
o|»îrét Lvïte niiKîlo «a^H^iri:!? il^iii iiriiivr^ii |>h'(I|>Ip, Sniïvdil Irt iV-MiIlnU lrnnr|iri¥hl 
lc« r^nfrtintTfi ri <li'Iriium*'rrril iiuoinJr- 4iitiitilliir'ii\. cl l'<iri Liuii^^ul !«iir li'^ roiilr* 
Ir» cWhri» d« vinliin-i» H lus |ïrovi>ioiisaJ]Jndoiui^vi. Mai^ un gniiid iiutubir dm 
fogllils deKiiriticrl^ir «e tciict^ront^iir b centre. oii îU oïLvrîrrnldc nouv^nux chAinp» 



d'or, vn rli^pil ilr l(i -^oir, ili^ In IIiliii ri tif ti lh'>n'- Rn iSi)ii.lu |irnïlur|h»ii dW 
iJi<|)UK?^i ^ tinUam? l'idt-'mî <li' fr^^m'^. |nvM|tj4.' k iKitjhk' ilu r^iiinV |)i'vL^'dt<tiUv l~!n 
nt^inc torap^H liiilov, d'un liciirciit coup ilc harltr-. Ttluit Mirlir Tor dfr^ pirriv* 
de (loolpftwlip : h ccHc ikiijvtIIi*, h* piipiilfilion* i\c lu cAtt*. ci-llf de TKat. pnîs TAinfi- 
rû|ui', ['Kiiriiiie. aVInTiiiUVcnl : les dri.itiiLtïhiîirTi. '|im hroiilenl hn fciiillnh t*u\C-r* de U 
Mrppr, fK>i'ïi-iviil U-* pro\ Dhioiii. df* l'IirHnnii' ; li'* kult'v. I1-* hultr» ccnivntriil lo p<i*f* 
Ci cfi (|iK-l(|4Jr.T iLifii^ ^'î-1o\ll il;kii*i tiEi diWrL Li villi- t\v Cuulgui^lJL'. (|ui A jtujoitni'liuî 
i5 initlo IwiImUmI*. cl qu'une, voio fi^mV rrljr. ïlrf>iii& i8i^rt. ou p^^ri de Frceinnnlli:- 
l^L \illr Je (InoljïurilLi' poML'do iiK^uif* iiiif* {m ri i ru lu ri II' qu'un iw ix'troiivi'rriîl crlar- 
nrntrul ilitri* uurunr uuln* villr ilii i^lidic : Ir liAEÎim^rjl i>ù lirul. ^i-uricr hJi iriiumbrv 
i\v UuM-h Hîf;, iltirk c*l lui-iiiôiui; iintt mine d\ii . Il a^i «xr^mlruit un lt1it->pfitlt 
aurittrv vi. u lu niuiii-d'a^uvjv ùU^il im-tlleur luurché. il V aur-ul in|ifrt^( ^ le ilénioUr. 



i58 



m Ql-ZLQCBA B^KKtt WIHlImM 



ail \ord Jii*tqii'ji \1ri]/ir*>>, il i^l c|iii^'-I?iiii rie Ir prii^mpiT tlmt au StkI jrLïqiiTi lii 

niitii'H d'or. JVîmmriiio» travaux tuA M HiiN vl |ir'yH<'» p-iur Hnuiùr i!r Ycam 
aux viUt'ï u^^uvfM ilo riiiU'riour. V.n iS<|!i, Ir- Hriiu dVnu jHirv, îi 1k)<>Jji:]inlir, vhIuÎI 

V^n imi«F»Hti(.'e iiM[ii^re di' WcvIfiTi Aii»li^1in, ri t'eilr.kord^iiiîj'i* il(?\f<lo}»prim^ril <li- 
la cot'juio» f^r «ort ;illïrin<*ï djin** VExpiïtitioii ïulrrnntiixinlr ou^riU* ji C ]rH^lg;krdii' 
fiï if^îJO Ci^lk' fM|ivi*ili'>n, en ee i\u\ runarar l<"s nilur'». a At' piv^^ijo»- îxi|i-yT;di.*rm"tif 
lraiMp*»rl''e Ji Pnri* <*n ii^cHi. l-'lIrrUut lUsfidW h riMéilc rrll** liu 4^'tnndn. An prrmior 
l'iAgr nVfjYÏl» diiiM c|V'|j.'^HntL'-i ulriueK ,î Umk- lii'uio iMîtuJn-oH [mr iïir?i lfiin|H'H rlrrlri 
ï|«r«-Uïi ïtVîlaMriiùhfcdlrmrnl tliH^irnoMiu^i' |»'jiftr* dontime |»r"Mfl 10 kitir^iiurinK> 
S4.5 ^i-nnimcfcd'rtr Dl :('*,^<uï di't|uaru, 1*! c|iji\a1iiit pluKdi'J^^ inîofrJîuc*, nur|ïppiUTti 
fruilli* d'uni* v^iWr <lo u 5<tfi fmncëp vl \a (Irfiit-pi'pîti* f|ir«iri rtxiiivTr iTaii» li jf-x-hc 
d'un mirrifur nrtyfi : pniidrr d'or tjuï fti'nJiÏL h d^Hinrr lir r-jr^nr. rnm'nia nvmlrnliigut* 
d<' rOitr>ji,(-Auïlfalk' ; or eii^a^* il-in* 1v i|ii]irbi ou dniii l;i culcil^. ui<»ul:ird^ d'iir. t*1(7>. 
lïref U>ule«i !<■* foiinr!» dr l'nr ïi»îli}^- Aii i'rx-Hl(M.-|i[inwiV. cV^nïrnl Ir-M IrlUirUlnt d'or, 
c'c^1*JL-dîri< W mi lierais mi fur i"il nHHticit^ ù don Ni]]rurr% iiu''[allic|iios, |ivriU't, ifJil^nn*. 
tpUiLn* ('t nicrcuti^i Mulfurru iirHfrkicaui. Pnrtout nu mur fin* iiludo^n^ihirh iiuî ^ht- 
miHUii^'rU i\c voir Ir di^'Uiil di^!( clBU(n|H d'ur : lo pimiiLif viiiiiinp: l\ ^-c dc^» alluviouv, 
u(i t'uuraiit d'uîi'i Knl^jf^oHif ot le ff Tnillf* d'or )i, le (lot'k'n Mik. Um^iie kindo 
ronligiir Jï h ville* v% rWj spHiim infernipliim !"ii'il r*<t nrn*li- pnr 1<'* iMinrii dr- loTin^n- 
truUcjii tfl 11? rlii^vjdttiiefit don puite : on apui^olL «ur cdIU* m<u|c [ditituf^niplûir, It'n 
ziiHUillations dcï ludl mine* dilTi-rcnlr* tcir™ lo* unnii coulro le* ûuti'Cfc dan» un u 
i^ii'i>îl t-ïiuifrr fi) licrt^luir*») ijij'im ><c doinande ei:tniin('iil plact'r le« nifiliip^'^ Ksw-t cmu- 
prouii'Ure l'avrnîr- df IVuploitLJiiïn ilen allleiirr^iiieiili^: \v^ Hitjin-lic-^ |J]uliJ^rjL[d»ir<t dn 
la mine indy SUr^niim. *ur lewjfioïles tm pciilHuî^re Ii»lI le Imiriil d'i-ilnjetinn dan» lu 
UMiiQ iti^Eiie. tout ItT Iravafl de pri'poiRlimi d^rih I'umuo : W lilleï iil'uvoh de Cue el 
dr Coolgnrdie, etc. (1) 

On ^iippoie tjue f|ooooo lonneu de Tniiiernî {i\\} d(.^?i (-\C- eulriiiU-H fie Li /nnt\ de 
eintj milles d« Ifui^. de K;ilgcM>rlie, avee une U^nmi' nuiycntie dï' |ilu«i de lingnimme* 
prii'liiMiie. On n'a pre^pje eix-uKé eii<;i.ii'e que d^im la |>ar[ie nxsdtV, cpiî uiettuie pui-fiiit» 
[>lui5 de cent pinU dVpjiî"e«r : cel nv ffvr-intiftti^ e*l en gvn^itil iiK»olîfi*' it\i Initinr^, 
el lei ri'^idu^ lrait/-H an evaimiv : eepeiidjiiil len tnineH Han rtan'«, Hioun IMI 4^1 \vio- 
t'iJitud upfilitpJL-ul. iivei' *.rUTè* Ir* |iri»erd('fr pjir l.i i mr M-ieîi*" (f'ciriji(.'llwlmiij, On e^^Tl^ 
mener Hi-idinieJil à f;*itLUitpier uux ptivU» nidruri^eH^ l.e iniiieniip uni; fou «ikljt^ nu 
Hiur, IrÏLur^ dinib de» inoulniH îi rvliudrov ou ù l>oii1elA. |>ui3 iJ^'-uIfuré pjir le grîlliajiiei 
r*l linili- par le f yamire, he* ri^*nllJil*. (in |n>inf de \ne «^cotiomiïpie, *out loin, jus- 
*pi'îi pri'Keul, <! É^lre an'^m |ir*irifiiMr-s ipii' piiui ]'• fier /nifUi'f/. On e.K'^jiie iTujHimJ'hnr 
de (lOumeLti'e dirreUimeiil Ji la i^vctiinruliiMi l<' Miirieml paW an iHienrd vl an ituuihmi- 



^1) yif CΫTpr? i\jlùiiM n A. <1. Holnirrï «1p 1<i fîomTnifli™ rojilp Je niii'Miitûii, ojil bÎPfi koiilu non* 
^it^Ut un allHLtn d «ù nauii«iln)nMi i|uc'|L|im luck 



DiK fjllBî,i7t-lc* B^r.iofi!! «iMJ^MM 



l59 



lH>iiif , iloiiKc tlVxrrlIriiU n^i^ulLtl» h \-.i ioiv cutntiic' iriMÏntii'iiL ri roniiiir 4lr|ti^rii^- : 
%[ ces rr^Milljit* vr ;:ôiR-itili.4i-ii! , il [wui y nvi^îr lii, pioiar Ic^ rlhiniji^ fl^r il*^ Ciml^irijîc, 

l.'Oiirsl-Ai»tnilir ilnriEHirt pu iHSG puur ni oins dr ^8701» Tmin-* <h>r — unr 
|]iig7iMl(<. ^ En I^1J(|. nnti 18 L-ljLiiLt|)M il'or onl toiinii la bonimtr L^Ll|u^plulL■ Je 
l'r'f 3.^7 9r>o Tiniici-H — 3 :tgi) mctulin- y *oiit en activité, -ifiocrci luKumc* v KOnl 
ciii|fcltiyi?ii dntîï lc« niïiio*. — I/oc ;ï ji>uo 
riict>ri^ un r6Ic |)n.^|iOM[1i?ruiit, prCH^jui^ 
eirtuftîf, tlann In vie crkUminlf^. Siir iinr* 
rtjiiTrbtioii liiljiK* ilf* inoîrH di* 7 tniltintitt 

litin* et iVnii: U Fntit ^ AJoatcr IW É^Pt^'^' 



iTmIi 



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^ -^ir- 



:''f 



ii;*« 



IW i3> — Cualprdbivn it^ 



rDiuonimé vtir |)kri< rt r^'Iui 4|iii rnl luonniuit ^ In Muiinnm rlr iWlIi |kmii' I(><i4 
liiT^oins lûCliu\. A cW* «Ir 4v<> r> iimIIm^iï^^ I L'\|mrUtî(>ii dr l.i litJnr < V''<(^hjii), <1i'« 

flgutv. L'iiii|iiirNilMTti THl, Hit* aiir«M. m ntppitil. l'Imit avi*<' W iniiirn ir^ii' t au 
limnirr fviiig liguimt W nk^rliînr* ^ it i^I Ii- iiuiUVÎi^l iÎca vikir^i frrriW, 'niïidi« iiuir 
lUn» ^ îrli^riii tri Nmjvi.'U'.''Ualli'? du Sud \\n- tiVnl jdu* di^ji'i iju'uii i-irnit'iil de i-Hif>ifW 
hgrî^ole cl indiiulrii^llr dti piv*, ici il nlutorïio cnr""»ic |iiy-*(|iio cuiiiptrloinvtil lu vîo 
ruioninir. 

l>nEiA k- Qurc-fiilndir si» Nord-l'^At dn rohlini ni »ii>itrii1. un ;:r«il<^'iic Irinivn l'nr 
iIè* iSri.1. Miii* Il iN'i^riMC'if diM-'inivi-rU' nirricnjH* ru* <Lil<^' i|Uiî de i^rift, h ViUtHMtna. Il 
p'j( t?ul d ttbui\l f|u'uiT a«W£ iLK^liuL-nr «iilliuu«fa>iiiic- jHtur ct-t mtricn cl. vu idtij, U 



f<f<1 



DK Qtn^LKB htfii|0>* M^^lil*Uf■ 



TiC^% 



I"®^ 



vre: pluai^urs cliniiip« furonl il^couverU ilnna l'aiiiR-c^ et I'oti trouva !i Gvmpiotiiii^ 
|>q>îU- vïibnl [Oo<>oo frani'i. Il y a aujourd'hui diin% In colomc a5 cham|» d'or, 
oirijïlo^ijirl plij»<1& Toooo minoifrs. 7 ooorluTin lo ijoarU. .*toao dans W>itLM<^4: il } a 

rncttrt* un millirr ilo (llii- 
iioîft. Li- ivmli-iiu'iil. en 
i8[|^.n (-1^ do 9931U kilo* 
ip-:iti]nic«, t<fn\ plu* tl« 
i)0 (Hilliniia t\f i'rnnrt. i'/csl 
^t ,ïK" liihij^nuniMi"* lïr pUi^ 
i|u(* luTiii^e prvi.'f-deiile< 
^33 compngiiiri inmi^n?» 

|>h.'H t'ljJirU^r>< '1 iiun. (liov 
don. Kllf* rqir^ïrnlwd un 

l'.^plal iirHiiiiuiT lie 7 miU 
Lonn *lrrlin^', Sjin^ ut' 
li'in-lri' \n ]iivKli|iiViihi^ ri- 
l'IirKst* ijr rOm>t"ATi*lr*liïî. 
lo QuoL'iiFiluiid di^p^iïhO di^jb 
Imilr» lo» nulrr» <ti)onii^ 
MiiFilnil]L9kiiiu!H. im^nii< \i^ 

J*ni ilil ûu*lrab*iL'nni?*. 
cnr Tor ft'ctwle poj* scid©- 
iiirnldntiA Ir nmliiirnl au^- 
IruI |>i opiviiieiit dil L 011 le 
li'oijvp ^■jîol'*mpiil dun* Itf» 
^ruiidc's tht qui en d^|ir-i>- 
driiï 

l>iiii-i lu T^Hitmiiii% l%>rMr 
IririiYt' Hurloiil iLint le \im'J 
cl VOii^ft H. <fii iiLoindrr 
<|ii;kul.ilf'', h TEel ri oti Nord- 
)>t- Ixî |irinct|ml ^-î^naCTil 

sur la rûle t)tteHl. L'or al- 
luvial i.<hI li'jiik- |ior U Dii*- 
ihudo |Mdniti|M]i>c-, tnni» it«n* ^'rnml nmrî'*. Lr* r|»nr[* drht'iiiiU'rïl â d'a^Ac^ )înijid«?i 
pmrondiiir^, |mHiji* i a5o iiKliri. Le* |)>rilVa dr i:uitrij Ju Muni Lvtll cunticAncpt 
i^gïdifiuont de lor. 

Daiia la NouYvlle-/i?lundr, l'or ftil dccouvcri dt» i85a, dnm Tilc Nord, sur li cûle 



fit -II. — l-« >"*^«<' *ii^l.i<-ï Tti Vi..i-,iU /.■knnir l.|ii||--.]i- M 1,i»bI, 

otviLrapU* irataLl ill?cr'i< |«i L,t ^li.i.u. il.ii# k lll Je tu il*i*i« ) 



DB QLKLQCKS a£oiOlH6 ■LIIM^iFf; 



ttil 



dt* joo liirc- nu iJtk'i.HiM'1-iii- lin iH'^mii'v jn^rni^ril, Kri iSôy, nn fo fnjuva un fiet'imO 
pPi^a dr Collingvtr'Otl. Miiis f^f;' ^iscnu'iil^ fuivnl u \witw i'\^y\ittU'^ i-l. Tr^*!.!' i3r l'iit- 
(luslrir iinrilT't'i' riôiJ'ïi'biniluÏHi* iljik' ^nrloul ile^ dvcouht^i W Jt.^ Ilt^jiil daiih I Mo Sml.à 
\\ (liljliunH «1 à riiii|irLit fil I AOi . \ la «iiîlc de ctHr d^'cnuvprlc. îl «o [frr>duiKÎL un 
tdHui de rninnur* iriius d'AuNliulir Inu- oriii rpir In nt^iIrlMTR'i.' n\ui\ |ioursijivi* Mir 
\c rr»nlîiiriîUinhïiTil vinrfi^l d«ii* If* i\v^ laisitir* rJuTcluT mic nirilli-»Mr Inrlitnr. |ji 
mIIi' dr- Dnninliri |.-(iruc'<< ^in S.-T^ dû Til^? iiKTidJunjtr) ^'iircrul d'uiir i;tv^'" sulnlr. \:n 
cinq moi-', rUi^ t'ev>iL dfrs niiiirLir»< pour 18 millions de fi-Hinrh dur- S<jui^ l'iiiiiiulKioii 
dt cr-* *iic(*^*, on rcpril W Ir^-huiiv ul>uridonTij^ bur la côU' de lliïromnndfil cl, en 
t86(i. rf\ti>.>r(;tfîun *]•• Toi' ^iionliiîl Jrjji \t plii'j do l'fwto kilogrnmiil''^. 

l.>ïpUiiljilinn i'*l ■iiJi'ti'nl ]tn»|«'ïv dHJi?^ b dislrii-l d'Olii^", J/cir nlln^ ml v vfA |u»r- 
liculiL-rE^nierU n-c-ulfr à lu dia^^uo ; tn\iroij cent dnij^nv* ImvftillirLjI udurlUiut'rjl diiui 
lo dJAtrict^ Un prnlii^nr toiijonrn, d'nîlbtir*. \p 1nvj]}:c dcji «nltlf!^ nurifT-rc^B , oti Irouvo 
dr Tiir rri riiumltU* noIjiliU- djinn l<r voUIr dos ^l'Avf". H purEim di'^ jiurhcx d'nr »iu!t 
Ira ^iffh du l'tbu^i^, Un Irii^^ilii' rpilnni-itl li^ tjujid/. pnr li'4 prinVidi^ï onritr^i* 
lioiu. |iurlicijUî*]'fnjcnt pur ]r cvuiiiiiv. iVur di-Milfnivr k- nilncm nu LVntahM' dnn» 
la foftie inèiiic on couche» liurî/onlAlfu, tf^p>ii6> |iiii' dci cciucht<>i df buis (l« pji^> 
est couïvrl tlVpnî*«r* for^li) qm^ IfHi \ut\ hifiW- 

l)i.'pniïi r^ïi'ipnk' jiiM<pï'^in ."Tt iii;jr- i<'^<|ij. lu N'Miktlle-ZtUûndo a eï|ïOi't<* pour 
I milliiinj 3r>o midioiis d'i>r- Im ^ndi- iiniiL'i- ijni \u dn .ti ninr^ l^^ n^' 3l niar» 
|8<|9 aduinié [) 713 kilvjgi-uniun:'^ . 

DniM In iVonvfîlr'-IîinniV. d«*ft Irae^i» d'or oui ^ir. rrlcviV** rn dl^orii poîrilï, noïam- 
inmiLinj Sud E^l, où (irtlinii'* ^'ÏM^mitir^ st-InuMrii1 11 V*"> "U'In^smiMlefifruadn nivron 
d^ lu Lnt^r, Quoiipie b rupi»»! i.'t^)li on i-^!}7 puJ' rin^fjnt'ur Mji~ (tiv^î^n nv suïl 
pa> U'ÔK rncoiinif^ranl. dr* pn>r<poclcurH, |>»r Widr** de du ou douirr. h'hVL-^Dtnrenl 
don** rinl/wiïr cl omploicnJ. f^amnie onvripr* doa l^ipnituH. Il efcf iiiulik d'întibler 
Biir U'* ihiit'^fi-* <p3** pr<'«'ntiîrHlr pi-m^nihoti i*ri!rr. Auin nri |wiv* cTirnrr inronnn, 
Uiia vuu jHir endruiN. nu ftillîtriL dr ]<opidiilioti'? «uuvhjîi.'^. pujfui* iJtilliTupiiplM^'i'^- 
Qiielijuc» pi'4>i>prctrni* poiUïrul Tni^iuc l'qiidiice jiittpi'ii *Vnt'mK<-i' thm^ lu bruntM* 
par jcroi.ipt?« i\e cini^. on iiti^tne de lroi!i : un duiili^, rlmcpir ToÎt «pj'îl» pjiricut, de le« 
vnîr revenir vivuul». L'jidmitiicti'nliiiu rjn^lnine niulltplir rf^pr-ndiiril tr« qvoHIiim^- 

Mi«iiLitilTM'ii?l> : ne pu< jMi'lîr i.ni» ih't pniiUir>iii al Linfei. d:'* inédie;nnenU, dit* 

indigène* recmlé* 11 rji**iin.-e, Mhj*. ilévcti'r'k ^mr U HdifdrlMi, les piiiiitiim ïiwprî- 
«CTiL re* pri^CHiihon*. — Il *•*! vi-ai^etnblddr <jue IVir »p Irtmv^ t^gid^mcnr àan» Ui 
parties de hi Nuuvclte-fïtijni^u i|ui iippnrlionni-nl 11 rAflcnm^'iic el jmi\ Pji_\<i-lk«. 



Lv DïMuinion eiimidirj» atntîeikl th l'or dun» prcMpin IiïuIok w> pro\jm-e*, n<m 



Hàe*a> — L'Or, il 



6a 



DB QUELQUES REGIONS MINIËUBS 



seulement dnns le dUtrIct du YuLoii ou Klondikc et dans la Colombie brîLinniquc, 
dont nouB avons raconté Les débuts aux temps du grand rush californien, mats aussi 
dans la Nouvelle- Ecosse, la province d'Ontario, celle de Québec, et dans les rivières 
qui sortent du flanc des Monlagncii Roclieuscs. Quoique le pays soit très riolie en 
minéraux de toute sorte, charbon, fer, argent, cuivre, plomb, zinc, nickel, man^- 
nèse, mercure, platine, arsenic, amiante, gypse, mica, phosphate, l'or h lui seul 
représente les ^X centièmes de la production minière totale en iSijg, contre 35,03 en 
1898. 

Dans l'Ontario, la Nouvelle-Ecosse, et pour partie dans la Colombie (un tiers de 
la production de cette province)» l'or est extrait des filons de quartz: de ces fdons 




Kiu.in'S'i — GlHniOnli fturlfïrCB du C>DB<ïa. 



viennent environ 18 centièmes do l'or produit. Le reste, cVst-à-dire quelques gise- 
ments dans h province de Québec et presque tous ceu\ de l'Ouest et du Nord-Ouest, 
est fourni par les alluvions. La |>art contributive de chacune des provinces aurifères 
est comme suit : 

District du VuVon -.---.,,-,.,. 7J,55 pour cenL 

t^olombie ■[■iflaiso. . .. ^ ^ ........ ^ .. ^ i^.SA • — - 

?<(tuvcllf-Eiosse. . . . . 3,53 ■ — ' 

OriLario. l.gS ^— 

]livit''r[' Saskalclieuaik 0,08 — 

fJii^iN'c o,o3 — " 



f'atiititgup dencriplifde h cnlUetion drs Utiurmux du Canada à VRjcpoêUiùtt unii-emetle igoo (Ind p«r 
Th. [>eniï). — ]e doi^ ^ei remercierncnla lout parliculien A M. E, B, PanbauH, du Gfùtogical Survey d'Ottawa, 
ijui a Lien voulu mv icr^ir de guide ï Iraven I eipoiltion minière caïudienne. 



r>H lîUULQirtrt |itor>v« ailSlfdvi:» 



lia 



Au Itrfnl If DiMnininn ii Fourni pour Ti*5 y^S Woi'>rp«ncsd'i>f, mu- \vf^{\ivU lo di^lnot 
du \uVon fî^uvo u lui iciil |>ïiurS"i mitliuiis, 

du Suiiil-Ijmrrut, r r.sl lagirrJj^ii kli!iirlii Npuvi'lir-KnnMoiAovnSrollAJ, uoIj-'^ Uîici<*iiii(? 

AcadJe. rLîtlt^MÎHt.' jUBljuVlL i-ji^. 

L'or > fui d^-couvcil dN it^^8(0. |>ni le liculi^nuiit L'E^tmii^e. ijui cliûbvmt diiriH 
lc«]jmiprc-f d<îTungii"r, «irUicilii*au nnrd d'HAUfa^t, I^»,iutoriiM fuient frolordli'^4 
Încn-dulc9, maigri: h \\r\rt^ t\ii\ h'cin|inni th^ UobiUinU. »uiri>uL jprès \ev oouvdlie» 



Pm 1^5, — UoiiHn d* U mlht VvwJind illfl1lbt,Nda<vll* fîn^) 

mvcrira fnîlrs p^r un fi^vmî^r, John PuUïvcr. i^n iSfi». Cp^f ficuli^mviitcn i^î 
ijnr Ir fEutivi-nii-iiirtil torhl iittiiLirui tui ('itiiHiiiH^ûïrir df l'itr H dnriim <iuv dîilHcl^ 
niîilii^rh MUf r\i«lrim' It^^lr- ^ l.i-h pii'mi4'i> rlaiiiiA aHntrnl di- li-r^ riii^diitm* {•Irn- 
dutv \vi ptocédi-ï ilVitrucliun tt do mouliiM^* Ii'T'ei rudiiiiciiUircA. 0|jrriilarkl. \vt. 



(•) Jobo 'til^in. Om of/iuva -^ealia. Ihlifti. iSgH. — M, ^V^r M^rtnalM <lf Xoi-n Sroha. Ilnlifti, tgtfa. 



et 



DK QUKlrQLT^^ ll£fllO>»l HPtlfcneg 



|kri^mtrr» n-^ulLila rnrtnl c^tilIrnU. Bciividup de iiiiiii-'urs t^iiitrliJï ci^diTi-iiJ Icuiy 
i:Uîmti ù ilv^ 4^oiii|T0fCiiios <|ui ommliliirivrii ilr ^ri»tiJh iIoiimiiiob: u\a'\i vv% loTiijm* 
gni'^^, pnWriiprrh nvitrit loiit ik- ilir^ilTihiKT ù li>iirs urliniutiiifrfl *\^ ^i^ iliviHrndri^. 
tir Tic iirc'cn.^i'ij|n>n"iil fii tir- m- rrm" Ui-s iviones pour W auiii^t's ilr vdc-Iu*s inLtt]|ïiV9, 
Eli lie ptTf'(?i.-lii>i]iii^r l^i>r oulrllogc pnnr l'hcori^ oti IV^li-.iclù»! deviriidniit plu^ dîf- 
fîcîlo, D'iititrr pjtrt. rci compati ïk'v iToyniE'nt avoir uilvîrr^ ù dn veines ordîaaîr». 
Limitera h rlroito ol u (çaui'fio par dft rprH-il*-*! *M ^Viifiïnçniil plus on fiiftiri'i vodiculi'- 
numl dniti 1r toi. u 1^]i'«<|ti'iiu n c>\p|r>i1['- ^ \uml un puni nrfio ri ipir Ifi x'inr »i^ 
CuitiCH^. dÎMuil ru îS\]H un ruppoii oflirirL un ^u^jjufk' i|ul« Lj mîfii* r^»J ^'puiK^O. lu 
grand nombre de minoa pDvniit^* ont i^li^ nfKindoim^c;! h une piofoiidcur on 1o iovcc 
de l'li<miiiii^ cl dvt chv^unx iiV'hkit plu» rupublc d cxl^ciik*!' ]v-i \[-a\.tux de- IiÏ^ïji^* cl 
iri^pLilHrnifiil, rur iin n fiihlrihiii' U-a lu'nZ-licvb «Jins mrlhr dr r^tM/ un r-^ipiOil pniir 
piirrr mit t.-irt'oii^bnccjf. Ci- Tul une giotiu orrtrur dV-bblir iv* lu'mpt^ «ur un r^paoc 
l'edlivûiL '>1 îl BCiuLle 4^u'on ait en j^onr Ic4 j>u>tfi une «oiUr de Mi«. Par e\i?niple, 
-lo pnît* dnurï-jidrr»! dun* xtnr ^pulr ^ciiip Mir iinr dîftUini<r dr iS pied-* (6 niflr*'») M 
Uk'1 purl?» ^iir [^ pti'dsdjMK unr \v\tu^ ipii ij'i'hL jia-^ t^1iiif:ni^i< ilr Lu pnniiî'rc de 5i>pted:f. 
11 y 11 rgidi'iiii'nl nii |}iiiiid ilt^'lLuil d^lrg(lni«a|]nn i-l d UaliJlrlt' |iiinr v^jinver l'or Ihi. 
i?l l'on cïtiniL- i|u'iiii vn perd uu luuînii 3o pour loo djiis les Uilîiijfi. fin cunK^qiL<-ncc. 
c'esl uno croyance gi^n^ cal cernent n-pandue. m eelle ann/*^ :>tCK, <pie diwji ou IroL» 
nn« iLiml lit ilunV nnnntde d'iriie veine iién-^eiitLenni^ i>- MOjti eepciidiinl t'nuLeur de 
VI' npporl L^nlctii^iiit lu vrrih.'. h Mivolr i.pjc le <jiiart/ uurtfî'rv, iI^liin [li Noriiellr* 
l'^^n«Vi<^4 n'enl paiv u dinpn*^ m v<iim?i. muï« en liU ». 

Celte vtnfe u «Iri uitw v\t Itinilèro v\ «.oniplirlt^e par I04 Leau.x (ruvaui d'un Cuiilb- 
dien français, M, Kariffnnlï, l>f^l iiii peu dr pi^nloffi*^ ennnver no* leetr-ur*, noua 
deuinn r^sutuei- iei mpidcnn-til I ylal Je lu <|ueKtKin, iJutie. k-s roelieH aurd^r™ 
forineiit une luige ACiiie, di'nl la laideur \arie de 10 à 70 iiidlv»i H qui eouiL puuUMu- 
menl à U tôle Jil1anii<|i.ie, lur une loi>^ueur de sfio mille*, Cçi rocher, des wliiile» 
bien» ni>inllres fi la poflic Mjpi'rienee, det rpiavl/iteù ght ftn»de*i*ou!*, *ont inleiTOin- 
]>ue.« an Sud rl'Maldiu par un ^iiinil 4pii lr!( n'cnn^i'' par rnrlrnits : mais tu neiilr 
burHiee luimée pai I jllltrtirenienl des Bebi^les el (juart/ileB aurderes peut i^lje i^ialmV 
h 5 000 nkil[<rt carnft, Cea roclir» ont /le, h l'ongine, dê|>o«ëe» lioruontalemcnt- Mu«, 
plus tAtxl, L-llei oui 'ïubi do4 prevMonft loU^ralufi qui len ouf fortement plîssdeï, en plî* 
parnllMf^'< an lillfindr 

\)iiiit un pli de^ euutUe* lerre^lrea, comme dam U pli iI'uik< ('toffe, on djiftiii^o 
deu\ puilie>9 ; e^lle où \e pli sv eif^ube cx>nime une vulLëe enlri^ deu% tuuntti^net. celle 
oîi dem pli* VQisinii ae raccordent pour rnrmer un trli^^f. II fxi*{ç oînF.i une «uccc»- 
^ion d'ïiiey en ereu\ H rrji\rH en relief, louf parallèles U la côle. La NouveU**' 
Hc[>*sL- de^niit donc p^'h^'iil^r à l'.viî iijli- sueeesMou ti'j^idif'fv de (ilî^ lntifj;itudinun\ 
et de volli-es lou^iludiiialei, a peu pr^ïcomme nolrt' Jnra, Maïs les glociore dundee- 
roi§oiil rsbol^b surface delà prci^qn'ilo, ollacê Le^ relief-t. ensuite la pluie ïet tx dé- 
cupé*. enlevant, *ur dï'iiorme?i ^|aiiBïeur!i. les jmi'tie* *upéricure3. meltant Ù nu le* 
partioM rr^HÎ^ianU-^, peiidanUpje le» a11usiun« remplissaient Le ereuK de?i pU>f. Au»i 
iv *oJ r%l-j| uuji.»xiniliui |>ref juo huiij'^i^lul; iiiui-^. ^oij>» ceiteliuii'^iuLaULe uppu^ide. 



DE gi;ELqi~ES RÉGIONS CHIMÈRES 



65 



les plis subsiitenl dans les couches du sol, avec leur alternance régulière d'a\es en 
creux et d'axes en relief. 

Les géologues, qui ont un goCii déplorable pour Tes mots à vUage rébarbatiF, don- 
nent aux bandes originairement creuse» le nom de synclinaux, à celles où les couches 
plissées se raccordaient en formant un relief le nom A" anticlinaux. Or les anticlinaux 
de la Nouvelle-Ecosse présentent une particularité, A certaines distances, tous les 
55 milles environ, les plis anticlinaux, au lieu de rester absolument horizontaux, 
plongent un peu dans tous les sens, vers le N. et le S. comme vers TE. et TO., les 
plus anciens s'enfon^anl sous les plus récents, de façon à former de petits dômes 
elliptic|ues (fig. i3C). Si Ton suit un anticlinal, par exemple celui qui passe par Tan g ier, 
loul au bord du rivage, on rencontrera successivement quatre ou cinq de ces dômes. 
Mais entendons-nous bien, il ne faut pas que ce nom de dôme vous trompe ; ne voua 
représentez pas nécessaire ment un mamelon uni, régulièrement composé de couches 







FiQ. l3ij. — E>»dpfl dfls lerrulnt aurlfrrv <]« In NonTflUp-Bcoïkg (d'après M Facibiult) 



de plus en plus anciennes à mesure qu'on s'enfoncerait dans un puits creusé à son 
sommet. Non, s'il en clait ainsi, où donc auraient pu se concentrer les filons auri- 
fères ? Mais il s'est produit des iissures dans l'axe de ces dômes, et c'est dans ces 
fissures que se trouve Tor. Il y forme donc ce que Ton appelle des veines-selles: le 
nom dit assez clairement ce qu'il veut dire. Dana presque chaque dôme, on 
trouve, sous le sommet, une assez grosse poche auriRire, qui se continue, a 
droite et â gauche, par des filons de plus en plus petite. 11 ne sufht donc pas, pour 
épuiser une veine, d'y foi^r un pujis jusqu'à ce qu'on rencontre la roche stérile. Il 
faut, iiprts en avoir exploité la partie médiane, la partie de la selle qui repose sur 
Técliine du cheval, atteindre les côtés, les parties qui couvrent ses Flancs, par des 
deseenderies inclinées, ou hien par des puits tracés de la surface à droite et à gauche 
du puils cciilral. C'est faute d'avoir su cela que les premières compagnies ont 



ecnoue. 



Mais la constitution des anticlinaux entraîne une hîen autre conséquence encore. 
et singulièrement heureuse pour t avenir de la Nouvelle- Ecosse. Par suite d'une 



i6S 



me <}vruivr:* nitiio%it viKif^nvA 



x\ 



(li^OHilioii ()iiî 114^ flc folrou«4^ |çu^^l; qu'n llendigo- I^h vmnPs no «r Imuvrnt pM 

W In^uic cri ^'irnt'ral mtic- *uccc^itiiTn de vrincft Buril^» 
■u|MTpnR^A. liikA^ini^z-vouH uH^ i1ouuiîn<< (>u tiiie <|nill' 

(Hg. 137}. Cuiiiiïuruipiïu rMli^rel Ici ( 11*11 1 un prij luùlruir : 
d*)ilior'fl \-tatvt* t^ui: |r* tp\\oi^ H.*iif M.^|wivi-ft !*??- utitf* dt-s 
aulir?i pur Joi [rav^rvliiinc» *l^nl:'» : m»iiîtc pnrce qut' l^^ 
jiilr* lïp ftoiïl pn» LihholiiniotTl vr>Hi«ile». 

A rF.KjHiMEiiin, M. PiLrihiidt ^ivnil r^nilii inlMIî^îble 
cctLr (li*|Hihlli<]ti Ji*M \i>iiit»-nt-lU<n m f>L'oriiidi.-iii' pur im 
di*jM*»itil' Itv» ingrfiIt'iiK : un prtt^ p^lllIk^jpip^dl* ivpré- 
ti«riiUi'Ll iiïi W'M" dr cUimn ; lu juirli*- Hi|>rric*jrr donnail lo 
plan dvt> mînG§; lue fnri<b lal^i-alti'< doiiauîpnl c[ualn! 
i!utipi<ï du ^fA^ Cu griiï ïtUtc rlnil Wim' 1iii-iiii^n>r di? U 

iiielldil d'r^purlpr danv Imu Ir» *pns t*l df r^ipprorhcr Ir*» un* de* jiuIivh, n- i^iii pcr- 
imHNjJI d'apr^i'Cctoir fa coiipv t]e h i»u»hr riuitiuil 'li pIs'H \rrLifvux iliirr^rnih^ Sur 



/ 






11 a a 



«iCff' 



fih i3« ' Ihbv 1>ui|.in4|l*^ Om U»!^ UnUr^f,! 



t>r. Qvtht^vtA iiÉui"^* ^iimPbw 



167 



îo|îl(in liiipeHir-icl nt sur Ira rnN|>(^i(. uiir Iciiiln Mruflliv uiili(|iimt ïo* r6gionè lilo- 
nicnnr». O» lotislutail ainix que îles \frîn<^»-p>f4U"fi ptuinaif iil î-tr* rt^cijupfo», à peu 
pris îi loutir** li> luui'OiM'*, pnr ili** jïiiiT* vi^'Urtnl Je la ^iiHftrr. 

Fninont Li jmrl dv rr *jur ri'Ilr ivpi'i'M'iiUilii'iï tlu'ïH-Hiur ri Hr trcip ^ihsiiJu, J.V*Kftn- 
btfl L-Vat (|i»< le» mini-'B uvu-ïCoLK<i]iLL>b> l|uI ne fmi |jj* eifiloil^ea at-Iur lie ment nn- 
dchMiii* de :>Ilo m^lrc*. poumient l'^lrc Ix-tiucoup plus Im», pcul-cHi'c a 1 aoo ni&trc* 



•>*. 



^'iii I \|. — I'uïEb 4tv l« f ■■Jii'iiiiilir Il4i|l*i \u luinMii (lit I» «fn md> ^{înlvïûjb 



«Rp cpHi?^ il»* Heiuligït, Il Len «pllofi *p surr^^nTif, l'imr nu-drwoii* dp l'outre. 
pr^rtiteninU JiuxdLVi-i'i Ma'ficj*. dc*ipnrinl>nniJiiMrim'rilCii!ulpsà i^cUwdcluniirfncr: 
ee4 £0110^ pLivunles pcuM^nt lUre fucilcmcnt d^teriJiWe» a ravoDce, peu- un lrav«U 
mi^thodi^Jiir ri luMi romiuit, » 

\liiliçr^ ])'? irnpt^rJerlîciriH df* I l'^pli^il^tiori arlucllf* (IVijttriJtatioh de* voîneH-vll» 
hii|>i-rfKi<Hi^Oh nVsl f^uiTO fnilr en ;^niEKl i|u~A In inirit< Hitirrriiin pri^F^ d'Unlifiixi le» 
rê^ulLuU donl ilcjh cnnMdéjTilïk's. firÛce ù dvs pnïrédL'j écoriuniiquc*, on e*l arrivé h 
1nilrrav«c bénj^fîoe» de» <|uai'T./ i|ui neconticiincnl qti<- «i gmrnme^ d'or par lonnc« 
r/or r^?'ell^iMi f*\ rrmcjrcpmblciîietiT pur. — Lr prndutl loiaï ^tuil déjJi de 3 million* 
'^"1 0'"* frûiH'H L*n i8i)o. t'I de .Ifi^f^fï-ju lmi iJSjji). l/ii]iplJcfltJo» du tlt^ef/'minÎMr/ niim 
pour cil'ol d JicciallL'c confidrrnblcmciil ce* <|iMiitilc». 



DK gi^nij^ti;» uAnios» viMfiMRK 



La province île Qiii^!>cc{i\ t<^ vrni CoitiirlA frjncw"*. <>*l l">i^i de ^'jpjjrvchtr Jr kvUv 
riclic*>r. [-Vir y eïiali*, k JVlaï /illiivml, ikni li- <'-im(r €|i' In IWiiri\ nu »ii'JilrQtn*hrr, 
furliriili^ri^Tiir.'iit (lan^ le tïill^^t' iJi.' lu (Ihaiiffi^rL' i.'l di* khi ;i[nit<.'iir hi n^K-n- ItLlIirrt- 
[m <h'iNjiiicrïi* KTuonU* à i8:t.'t nu i ^^a^i i*ï |r* |iïPmifJ'* trriïgijx ïi i^iitr». Moi* r'cM sur- 
tout ilcpuÏA 187^ <|U« le^ trElvjiiii ojil iit-qiiH une r^^rtniiie îiii|jtirlaiiee. On a trnnvi^ i\fi 
pfp\ii*»i\c I lîiHi gnmimos, dr jiUis flo y kiln^rjimnîr^- Mais rmploiljil ion ftV*ï Jifirn*V h 
dc^ hki^^*i:>< Ocn ?ab1(.'? -ij|i(^rri<.'ii.'lï. 0|»7LV^ ]J!i]' tlo» rtiJi|T-ur^ |K*u Jiu|iiliiril\^ De-- \\tf\]- 
i-u\{{it li^i^iklet el riii^iiiïisiiKP (K-^ c.i|*ïlfln\ onipliJjê* oui «ilravr \c i\(-\ t:\umwii\vtii Uo 



■ -.? 



l'ja, iVi- ^— R"»Uiki|, 



cetle iiKliislriiv Li prtïduclion de i^fij} n'a pns rKEpri«>k^ aifiPîo frnnr*, CrpriKlmit oa 
tniuvo de» M ooiili'iir* ft dnna piyv^nue loult'H li"* rîvitre* du S.--E> df h pro^inoo; on 
n'a i»a» r\plnil<^ Ir* c^ouclirs tiifr-rfriin^* dr* i^ablci. H > n qui-liinr* veines do L|ULirli à 
TKsI ik' In pni^ \ncv. wr^ \hii\*>v^v\\. 

C'oft le LjuiuU i^ue uou« Irouvona dan^ In pinvincr ct'Ontatio. dans \c% rochca Er(« 



(1) J. ObtbVî. Or dott3 ta firouitiee ^4 ^^t», juin 1S9BL — U, 7fi.4u*/rtv§ nî/iérahi dt to prunfie4 Jr 



f>B ^iL'KMjI'f^ ll£itilEA>^ ïllM^Ufl 



anoienni?!^ niJi<fuHlcri 1r loliitia^ rlii Inr Hititm ^ valu k* nom du racla'» humnr^nni'M^ 
iTirlid inipri'tn^ubk'ti put lrii|uirLli<4 t'rlL-ri<knl If lac ileh Bum> le Itaifiv LuLe. le Lukci 
Mittiiiolfiliir» 11* Wnfii^iirtn LjiLf . Ir M^itiiliot l#nLr, Kn ^i^ni^ml I or y mt frrr-njiftin^. 
WiniUi^iiic amtïi*Tr y n'fimnTr j nnc- Iri'iiUiiit'd atinrus. mais iwv'y cril. tliWrlopptk? 
ï|Ue ilqjuis |>vu ili^ lorn|iii<. \uioiint'litji, environ ^5 comjtognîc« soni inuiili-^ d'un 



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fi floiinenl dp» dîvî- 
ilrhili-^- l.ii prnduo- 
1Jo;i, t|ui ne d(.^pH^tait 
pft* m ™hi TrAoc** cii 

iSi)i . Vl'Ii*4" !i ptun 
iIp h iooiw.io francB. 
Sur le liic-iW lUiif, rn 
'!i'lit»r* ilr hi mînvSul- 
IaiiMh il i'jiul rilrp «rir 
i'\|i|iiLLllKhfl des pllI^ 
l'LirM'ii^r'L. iaMnlU^ 
d:iJJi W W Iui*nïï%K*; 

lr>' trAii» du chovor 
It'iiif ni Vrliurnl. rnm- 
nio uiu^ Ile. »u milieu 
du \ac. vi 1c puiu» 
j>rt)fi?p.- par de» boî* 

Lr fond nu^rnr dr la 

ti;i|)]ie dVau^fi^. i3(|]. 

A rO. dOnUiîo, 

klan* loH IrTriluir^* du 
Nuril f )in'>l. b ^i*i^^l' 

;t]11ij»'iii^. kiril îitiUiur 
rl'Kdinonlon. donnent 
[ic I or ile|uiik« une 
Lrt-tiUiukr dWjiK'e*. Jl 
V l'UiU recueilli en 
[ïoudi'c oKli/monienï 
lînr pjir dd iii'rniilW-niï 

îwilé". Iravjulliinf ^ni mrh'r. hi'jiiii» i]Uf'lipjr'« afiniu"^ mi \ t* \nnli\iU' deM dni^ui'? à 

^ajmir i^\ii ^tHoiiilkiiL It- lil [[L^nii^ dr^ riv1^l'cu. 

L'IiÎMluire de lu (^ulomW i>nUinnJ4fiit?4 j) ■^''1 di*n plii^ ouriL'ui»eï> Eu purlunt de la 
CnliCornie, dou* avon* vti qu'elle l'ut d'alxjfd un pii*"* ilf placer», lin f^ilol k on peut 



Itê- iK'Jm — UkiK lfj<dfBuliitiii d«n> k CfllDubin brir[ii]rj[qii*(dij|jL?i Jtt C*HIad) 



(tj diwAua^ rtf/itTl 'il tkf mimaUr d/ Xineg..^ m the prûvuitc MiiÙâh Ci/të/lthta. VïcUri* D.'C . if^ 



niE ^rcLvUF» u&iio\§ «tir^iimBâ 



.;S 



iVtVP i\u<' Loua 1<!» ci>ui> JViitJ ili? lu pitivînci? f<»titîc>jini*n[ ilt^ Tor n- Kri iSCri. lu 
pt'Oilut-'tîuii hVT4->j |.iri>4(.|iio ^ hj iLitllîoTiï; riiiiiK rcl j|ii>^i'i.< fut 1i^ coitititciioutiLi^nt ilo 
b ïlA'nïl^nrr ■ Ir^ zonc^ jlVnrirlii^^rinrnL ri r^r IrniJitl IJnJlt* vjiirf iiÉ ii ^Vpuisrr. iiiArno 
le» jiiTiK-m |i|[Éi'in's ilr (!unl}iiu- t*i vu ï%,'i, nuilfîrt^ \v^ diViïuvprlt's fïÉïk-Tt h Utimu'v.a 
vi k l^HbHor, le idJideui«iH uVloit \m* ilc: a lïiïlb'ont- 0|irMKlâril lV\|j|oîbLîori do» 
nlluvuini na pa« i^U' alKimlonn^, vi vn iS\)[} In [midiidiuii du «t-ul cr alluvial clnît 
rcniOiiU'i.' a 6 'on non fi-jim-x, I.^V^I «jii'niit piiM-i'Hi^h riuTiinrritnin'4 ijii |mri et ilu 
mrLrr, drs nnnp^ijfïiij^s |ïiji-k<<jiE)lL';« uul Mjlïïdiur Lt nn'lliinl*' lijilniMlù|iii* : TAgririiU 
lurc vi U* iiriiiiU-UK'rLl de tu |»ruviu('C ia> auiit paH triK'ûre ubaex ^ivufK'^ft |ii»ur i|ui> 
<Mrll€ m^'llio^lir prri^r^nlc ifi il^** îiif^nv^itîi'iiU gr4vc«> Sur dc« jilnrrr» jitjjiiLdoiiii^ï. i|ui 
It'trlLiIrnt \*hi^ traxuîlTrH i|ur i>ar <Il-4 iniiTKii>i ihJ.d<'«, n v^lUAiili di< t''>ulii^u«r ^ jj|[rallrr 
uiirk'^o n|»r^4 miiiiiV djiiiv \c* ^ir^iv di-libifi n, nu |>/ir ifiKdf|itr>< Inrlrnift. m\ u iiittiilLi- 
<J;^ fnnniiJcdilrA n Ttionilnji'it » c|ui «l- li\ivhl li Irur hesu^uo di< Of^ïilnRtitJU, ù VjjU^ 
Miv lu rivirrc (Jne^riellr*. ù Cni-li>ooH oï mmnlonnnt ln?aucoiip plunnu S-, »iir lu IVaie 
Hivrr, h Allin, iiri^"* clt lu riviiilirri' du klondîtc. Ij* vrti^nnp' du uoiivpI Kldonido 
u duurir ti rrs iniiio» -r|th<ittrjoiuilr^ uu ri'^itiii de |io|>idun1'\ lji>i-M|ur Ich L^ri'^'^ i>iil 
Al'' i|iW^> ri'^tVï |mi' Ir j<-l d'iuii. dr^ i'ijui|i<-.u di^ liMiutili:'ui^ ja|tuiiLiit<, dm Jci/iiv «'y 
inécipilitiBl a^t'L' de» [ûorlii'B pwur iuî«ii\ IçsdîvÏBLT- — On t-Hiuio aubuid'i^xplt^ilcruiec 
des dmguc* Icfl lits dr* riviriT* oinîtîrc» : cv% c^iiî» ont iHc lîitU «urioiil. ovcc de* 
«iccf* dnt*r^- lur Ir rrii'*4*r. 

tjir dt-r^id dr noiiLiMiuiictiriaii'- n>jd il'ultkird etiiprVIu- l'oxplititaliou th'b IîIdii^ d'où 
pm vieil unit It'n nllu\i[>ni> uurîn^iV)i. Mai* dcpu» iS-SO \*; Cunadiun Pftcir>L' HiiilitLi^v 
ttMv tt rA(lunlLi.|uc le ï^ud de la iinivînoe: des li^ne« Roneica cl de>* ^irvicoa de 
l»drniiii myonnrnï \rf* Ir* -\nn], Aii'-'i U-» di^l.riHs di' UV^l Kc*ol*'n*i> i-\ d'ivu»! Kon 
Ivuu) suut-iltidL'hf^imF) dva |iji;<h iLiiruL*»?. doul W ct'ulit- L-til ù NtdFi.i>ri pi^ui Itre uiiiie' 
rnîh huîk^i^ pur L voie Ikumido ^ Lm^nulagr. amnl^nmnlton de l'or libro, concm- 
Iratïon d<^!<Mi[tui?îi. cvtuiuralion. Mui» I>ivn plu* iinporlnntH ^vtii Itr^ rniiierui^ [jivrite^ 
4lc ruivri* uu urbr^nin-tLiiHniv-^ i\^ ïov) ipir l'on l.rj]itr pur In Irtnlr m Kir^nLuid, pr^^ di^ 
lu l'ivifiLi^ri' Sud dr lu Ciilundu*'. (îji U'vmc jutT n-s ntint^uU uul* mulk" do cuîinj 
aurirm*. truiU'f; cuKuit»' [lur rouptOLiliun. Cire niîueruj^ vonlttumeul cii |irt^[H)rlioti» 
plu* ou mnim cotisid^^roldr* de l'argctii ou du cwîvre. Lv* prociVlêt u»itta u Uosiluiid 
dofinrni, puralt'iL. i^S â f|8 pour loo de l'or catd^nu J/or filonirri n doiinr rn 
Oiïlond)ii<, [Hiur iHjpi|. phj^ d(< i i 'jSy So» fruiic^<, »cul |duf^ du diMjfdi' de lu prudue- 
liuii de? phiL-L'i-. Li* dêieluppt-ijH'ul d*^ li-^ijluilaùuri di.'» iruiir.'[uiï di:^ r<j[ito et d« 
l>i~irnr{lu^e, tu repi t«e- pnr de-' |irrH^^k']i A-nnrtnkirpi^i^, tlcji uneicufi plfirer* n»iir4Tonl 
rupjdeiiiefit h lu G(>lund>ii' brilucmiqur' une proiliictîon utirilTTe fr^-i cunMÎdi^ruhle, 

^<nlh uirivr^TiA fuftu jiu kluii<likei r ). \r miuii-l Kldor^dn iloiil tr uonin depuiv 
deui aUK. e»t Mjr Uiuk-s le> lêi iv», i<l ifui. |inr ta »l.uuUuti prè* du p<^k'. leu êlraii^et^* 
d« «u nuluie, lu rjpidâlé de m eioîn^uriee. n luit pûlîi' le** Pi^rout, U^ CAlifornies» 
le* Tr*n»vuLkU ri Ich Vtixtrniic-*- A li \\n Au \t\' M^ele, il n de luiuvtviu iirenué b 






174 



DB QUELQUES nÉGIO^â MINlËDBa 



monde du frisson des grandes aventures, rameni5 le Icmpa ht^roïque de» chasseurs 
d'or el des joueurs de pépites. 

Voici la dcscriplion que donne du pays Thomme qui le ronnotl le mieux, le célèbre 
directeur du Gcotogical surviy canadien. G. -M. Dawson ; « Au N. de la pi'ovincede 
Colombie bnlanniquc, à l'cxtR^me N.-O. du Canada, entre la rivière Mackenzie et 
le district américain de TAlaska, s'étend le district Ynkoi». Il ei^t pour la plus grande 
partie drainé par Les aflluents de lu grande rivière d'où lui vient son nom. Jusqu'à ces 




Fia. 1^3. — CrfN^ula de I4 rt^^n du KLondlk* d'jprDi les Lrivaui do fA. Diwun. 



derniers temps, c'était une des régions les plus reculées et les moins fréquenlées du 
monde, ù peine hobitéc par une i>oiiulalion indigcnc ebirseuKv et Jic produisant 
qu'une faible quantité de peaux et founurc?^, I3cs postes de la compagnie de Ja baie 
d*Hudson avaient été établis dans ce district il y a plusieurs années, mais bienl<U aban- 
donnés pour la plupart- On leregardoit en général comme un déaeit arctique, bien que 
les faits recueillis depuis longtemps eussent pu contredire cette croyante, car Tété e^l 
assez long pour la maturation des céréales presque jusqu'au cercle arctique et Tliiver 
n'est pas beaucoup pJuâ dur que celui du Manitoba i? . 



DK ^ffttt ^ W f nlr.io?t!i ni?ttïiu:ii 



175 



On vnil par cr« i]ijr1c|ii<-f U^i"'* (^ <■" ^m Mivitiit uiuntnrn i-ljàt'iit r\u^*ôrL-i.-h te* 
dcHiTÎptuuiH (Ire proiiÛHrt ^ojB^enrfi. A licnu mt'iilir ipi tiriil <ir loin. Celu vou» 
(loiiïiuît |(iHii(l uii ^Jï* |>u[ivnîr nicoHlrr mi"'in uviiil rli" rlnrcln^i' *!"* I'i>i' J» ïlnu |iii* clu 
pûlp. *|u'i>n j^Hit pi'x'hr.' Iji Ic-rrt' j;lat't'r. ipfuïj n\i»il m !<'* pit-J^.-rrlrfi Ti lu puw»- Oc 
CtiîIkiKit, r-l ijii'nn nvnil fnilli Iniwrr smi tit-j itniia uil riaini di.' I*i llniMU/Jr Irf* 
Irrlnirs rri at^iiriil lu cUair i\v pi>ute> Cvtle iiiipi<^!ihion d^ Ipinrur »? Hl joui' Tiic'mo 
iJjinB lies di.*ouij*viiU oiTîarK. |>4ii' oxrhipÏL* ihns le pjilln'liipir^ nvcrli*M'mi-n< |Mr 
Injucl notre minislro de rînlérieiir, it _\ a livii* of»h, di^Lniuhml im* <ni%na-ï oi nus 
pa\>tuii? «rnUfr chercher ou Kinndikr \i\ iorUuir ini b iiUffL 



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Fiu iï^, ^ Viu ilu JbiiH» (^l^-l^uliï aup lu fi>i>Ir ili» hl^Atlrkf kianl Ski^ abj 



Coft i>\o^(^rn<ii>nh vV\plû|uj|ic»iil d'uillrtJni pur vv. ïati ipi'il y n dpu\ ou troi» au* À 
fHrîni-- lï^ Kliïiidiki' iijiirdair jiiUmscnwnl »eft TréîOn*- C'c*l ver» 187H f|uc le* pvcmi^r» 
proFiuocleur? at>iîvTit fâît l^iir appnnlimi liant- I0 di<lricL mai* r'r^l viniltnirnl <^iilrr 
i)4^] H i8H.t qu'un vil ^'r'-uhlïr fluclqnen iinneur?< ^ll^ Ic*^ liutit'n dv ^Llr doM rJvirvoM 
Li'we?! ri Siiiiiimi. Li i)i.Voiiit.*rk' dy IVir pm* cr» iJ*J*6ni groupa i|iudijLi<-A t-criluirm 
autour de l\>]-l)-rnîltï ItiTcr, rt pi-u ù pou lU »'élL-Dilircn1 \cr» h Sud, sur la n\î{?r6 
GUy Mile^ Lt^uv» Irouvaillot ruii>nt inci-veîlkutea ot, ik l'aolomno t6{)41, lo hmil ro 
COUruI pnv l'- mniuif': 01» rnconla ^rnii *ful pun avnîl donrn? ftim dollant ; di- hiu* 
Im n*ntre» miiiii-'r^ i>h iwpnk<i|Hla \l'1'3 li- kioiidike: eu i|ilcli|U^ï fiCiuuJiitffe auij cbuuv 



178 



ME CtTKLOlKft hËoio^]! Mi'iiËiit:* 



df* ^tiiiihW M>iil1nitK'r«i fiirprit ('fhniiiviff^<< tisr linn nombre t\v en ^rtis 4IL)Î. vin* <^\vê- 
rtotiLT, hj]ith II1DV0IIK ;i|ï|u-(i|iiir'i, ^<-v]iuiirijl «If *<"cïutnr t\v forer IcKr i-^ub' \4"i> n* 
iiouvr^l FUI<irac]ii. 1 u \f€-U\ in'iuhrt* OVntrr mix Oirril l<ir[iiii:^H iMMuroup n'pitrlIn-riL 
I}n»r4 r| if/'^'it*, iimjj> !<■ mmrir'jir rulnKn-iliriaîr'ririfiil rïcli'.* <lr- pl-ii'i-T"* (le U r^^^'ûifi 
du KlimiJiLir fut rrridd nppcirrnl jiiir ir trctiaîl ijii'on ^ fiU ri iirtr lîllr ai-livi> fut 
fortdrr |H:iiir r\t vUv Ir t'i-iili'i.v ir f>ii duiin^r ù ih'ILl' ^itlc }o miui du IjuriLÏ ^^ulogui- (|irî 
avfiil rtudit'- W jthfiVh : IXin^^iii i'À\\. cri l^J)^^ Jiviiil di'^r» l Imkio lMlïilniil«<H drml 
l3r»fj<^ iim\''' ilr-|>rrH t*- firiiifi-tui» 



Fm. ti\ ' liH iLnpji^ndii Cliii<«l-tllina 



Kr <|Ut* de dilllrull^* aïnn pour nllHndre celle Nillu ivvi'c. oii k'* Kiaimidu i-l;tiriit 
tlffi \uAiea i'I 1p5 rui-H d<?^ imrf^L'ïi^î»*» 1 Ti"oi^ jour» d*' vnprur. do \irli>riLi (Vancomer) 
»u di' Srïiïïlr \oiJA nir-nuiriit t^idiv \ck 11^ pI les fjm-da, jiLst|r]'fi Dyt-n nu Ti Siapvav, 
l)ï- I» dt"u\ ruiiU-fi de ivrr*^. i-n un j<3Lir nu un jinjr fl ili^nn, v«iift ini'iiMÎnil de 
Skngwii^ [iiLi In VMiile pji*» ou de SLiig\v*i_v |Hir ki (Ihdknul ji.im. juwpj",m\ liic% 
d où Ml ri U- ^uLoL). TerriliLo vu\ii^ lliUcr. UjiHt|ui- Irn pente» «TjrL»|i ■*.-■< de« pa»»» 



fa MiMÉHi^a 



rr- - 



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Im- 



^~^-^. 



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iiiu mi étaient koijs Lji ni-ii;''. Ij-f. mîiti^ijiv. arrivd}^ en Ui\t\o par le vnjiriir. ii^onliih'Ml 

s<.'iTr» IrK Miiï (ii'iTïèrt' !?■» iiutrt"*, 
^ In llli^ jnilirnnr, m louait' 
h-iilriiH' iioin* Mjr Jn rufititiifin* 

liliiru'lik', (Ui^iLiiii f;iisin(. îU 
li<^Lirlaii-'til (II'» 4' j]'i\i^»c* tit* i'Ik'* 

ijm^Viviil''. ci rju'nti n^iiit nlmti- 

<■*! <1p l'or. Ce fut nn inimcnw 
|>iTf^fr* Lii'tiiu'iin iTiinin ay avncti 

Imi^fjrM'i *jin' il-* iTiInMjr» nVu- 
i^'iil \4uh h fmri?|kiirlrr ^piViiv- 
iiit^incjt. Arrni- au lac flrrinrtV, 

[ii(»p-rt\i jiii"!. rjir anlriicuivuK^rU 
il ii\ iWftti i|ih- (k^t 4'rmoLi) iiiii. 

\tHi9 tiii-'iiuinMil (<ii Iriii» mj i|iiMiv 
ynit-A par \r ^ukoii, m |)u^v>lOl| 
{'.i\y. J/hiKT. jHi UfU tir vjijinin, 
L'L'Imi-nl ^l'Fi lruiiitdii\> urinée iK< 
voiW comme ilr« lïatt*nu\« Allrlc« 
rir Imil 4tii itit j^iirf.'>t ik' cliîi;»* 
[jui iiiolUiirntfjuinz^ jour* A fmn'^ 
ulïir l'uUt^ dislaiiro. Pour Ifs riiur 
^'hjitiili»i')L LiinHlca, ou les «i- 

it IVrkti<^iichLnr ifu ^ukon en 
hijil jour*, cl rlir« ri^numtjiïrnl 
L'tibullr W H^'uio en oiue jouM. 

A UrLwson, pAt GY dc> IntilTidc 
\ . itfi Inrfivujt \v^ j<iin> <lr 'j'j 
h^'iin-h VM, lo^ iiiiitH hitrnuW 
i]r |i4n.'illc longueur- Il falluît 
coinpli'li'i" w-* proviiions, pn^rr 
on piûU rir lor !<■« riMifiL*r>t>i, 
1(1 vin, 11- i»ojM, le* riouw, w pro- 
cun*rdc»rTK'Vrtiit nu tlrirlnrnHliJiIiii-'nfî.: puit on «Vn ■Unit le Um^ d un Je«cn.<vk» 
hllluvrilf^ th\ KliindiLi^ ; lu Uonuai/a <ji bon ninucnl l'EMotJito, le lit-ar Crecl d lo 



\ 



j. ■ ^ -— 



r^ iM- — litdtl* t^hilUflt Pia* It i?MuÙk*il»<h»«iii 



im Qtn^iTfîA n:A{;tOKft MiM^nnA 



ISI 



/À 



car lu vv^t-Ulinn tMchiùï W jiWpr». |>iiÎk enlrvrr l-"» gra^UT» non junlr-Ly«. ïpii 
■vfti^nl sQiivriit loi I jOf?nliiiK'trt'» (rqiaUïpur. L'Iu^ei. il rjUnil rr^-i^r lo *ol gcW îi 

'M'i i>\x lin i<rnliinf<lrf*!â 
iIl* profoudt'ui Cl[i fuj- 

l'aile 1» PirtiH^-r, tf Mi\ 

ceiiliiuètie» ; «*IU' coU' 
clifî rnlevêc, on altii* 

rL on rrcumif. riirnJVî. 

OfipUUVuitUUHM.lJdllA 

et'» Iroui. »pr»cr de- 
l>nu i|acin Midtillait 
r-n^uîlti l'n _\ jctiml (!e8 

Qii4ud on avolt r<^n- 
conU"^ U rrhucho 

(li^h ^iilrrirh: iLinh bi 
liHTn dun*. leb »oûîe« 

h pi'inï" si, rn pr^vi- 
sioii Ut.- lu r<>nU* prinU- 
uîtrc, îl fnlbit rrier- 
vor ^ ot lu iiiiMquoB 
pilinra, Lr ^nvirr nii- 
l'ifi-rL't si.iHt ù U |H'lle 
tpii au Ilclm), rr pou- 
vflil *'tr^ lraH<5 Thncr, 
ffiiiIrUViiii, OiiHrciin- 
li^riUiît iK- II' mvllre l»ti 
Ili^ soi Ii^ rLiim, juv 
ejUÏi féU". 

1/M venu, on f»- 
liriqu^iit U** mlïiioysftoi» 
iiM-mr. avec li* lMii*ïl^ 
Il forêt, car ib «^luinit 
niro>s et ehcre. On »o 
itco-vjiil (IcK vinux vx\^ 
Irumcab, li' pic. I© 
|>nri. le nïrkcr. On revi-n^iil iiim priïml*^» prîmilir?» Ac rnr[<eillngc'. i)n tmplovnil juni 
le iitorcurc. »i bleu <pi~uii li^rb environ iIl- l'or ïVn iilhiil thns k^ tiilin^-i. MiiIh ilt^vuiil 



tf9%r 



Iw lï;- — Ubo UTiAHf iT* |La0i^ «nr U UiUWol j'iw 



nn oi^'f^i'Q^îi" nili^f^t* Mrmïnr* 



j83 



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Tff%^. 



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(le 1» Wliilr Vti^>, il Hilt pliiez ^ un rlirrujii flo ft^r ijui su i\c ]a cAlr ^iiiv hiv*- il'irû 
4orl lj l^-\tiMf EU%~<.'r^ \ri wiignii« 1.-11 sont tu^ar^uK vl l'nii pml riwilFnipW f^iii lu 
roii'f. ïinil ronimf ïin liigî. '!*■» ri^clrtnift Irnrrc* ■^iir Ir mf rn Irllrrt ifr go pioJs do 
liiiiil- Ia<h LniVTim iI'lHijiW, cimiinrmïr.^ au ili'lint th^ t^\)^ pui' liHif sudrlû aiiglms»*, 
ont luit roiioLR'trr ïlu Uh^v D\tM Clii!kiK»t t*ij faneur do t'olul ilc Sknj^nj^ ot AMtiLu 
Pn^ft ; it ntl^int dqxiï» le dôb Jt <lc CC(tc milice Dcniidl-City. «ur li rïvc^ uriMiLifc du 

luf Ik'ririoU: c'est iinjourd'liui 
lu muUt lu pins c^mirtr non 
M-idoiuT'Lil vor* Dji"so:i **! li- 
Klc»idîk<^. inJii« ver» Alliii cl 
Il pdiiiL' N'.-O- do lo ColoTn" 
liTo. Le*< ilinicull/» ilii Irnvnil 
t>Til r>li^ rnoi^ni?!. On n, il c»t 
\ijii, iroiivi'" uncnuiin-dViivro 
iihiindimlr ptirnti lot niilliorik 
tU- th'-vUtH^vH ilo Iniil (lav- ot (lo 
IdUt inni; (|uî niiXimbL'iiiriit In 
coiiti-tV: il il'> 11 |ia4 au mond« 
dr *<iip IWn'r (jiii kiit ntmpli^ 
|itinrii ?u? DtJvncrH pluH dt' 
Ltrlio]lor>, de [icoiiL:i<ïs rt dit 
doc'lcurK^ L*rs grè>*'* Furent 
fivipn-'rïlf* ol plu* li'imi^ fni< 
un ruj(/i «ida Jo^ oImuIiotï, 
\n\ 177 kilomMir» di'jfi cx- 
nlcfili^i, il Hiudr». pour ai- 
loi imIio Mit i^ -on. ru njonlrr 
•^■nt. nuiis W ditlH-ull*-îi portïiil 
iiitl^ijinanli'9, At:luollriiU'iit il 
fuut c-nooi'p prendre It ÏMilonu 
ù lîrTmoTI-Cily. De nombreux 
^nppuiv, pinruLlrriMil itin- 
Ldk's. ^rnUhlt"* liAk-liorîc) 
lloltaiilr», frllloniïrut Ia rivîtiv 
Lvwe» el 1p Yukoo et c'osl par un vnyagc de plni'ir d'une «■mnin« fin'ou vn do 
Vanroiiier '» ï>in^*nn-ni[y, fpir Ir li'lr-jmpltp rrlir uMiulonutif ?i SKj^jj^av H ivlû-i'/i 
Imou^M, pr niioHri«4. uu iL-tcdii nioitdo, l)4/truito vu l^jji) j»lm^ iiu inrriulio. h ville a 
(•{(• rorikiihlnjJIo nvec i-ncrgn-, 

Lo vA j;o|çt"»l IniU' aujtmrd'liui* soil par Ioï \ioiM proctfd<^». ■oi( nn moyori il"iipri>- 
fioir* Jl wipciir- flo *oui do prtiii^i ^■^lnlldi^r^J^, d'où h vapeur fKïrJ juir un hivnu df 
OJKkulrdioMo: rr\livii»ilt^ <U' fi-i h)\;ui\ rsj fonm'i- pur un lidïo d'iu ut jntiiiliL d'* i*.3« 
df L^ig< uu Mjj i'ur«piK'<' i-hiu* le ^i;iMvr ^elô; ki iLijHiir l'^t -hum injoctôo dju» I1? v>l 



*.& 



i 



l't. ii> — hirburtinifii-hvpïrUnl Lk>uM r«qupttHi Dtign.ibpiiiug4 lU la M*k^r* 



i86 



1>K VLU^-VtH n£<i>iJK4 Ht^lfiHi;« 



cjiiî rrrnplar^-nl pi^ti h pcii le» pompr't h miimn **l \p* pcimp^n i\")hif>rnif nnr» ; mnïs lu 
tiiu{.'l|]rici'ie Cbl «im^ro pen (|4^vi.'li>pp^i\ On narlo L'i^p^ntl^Mit ili'j^ Ok <lni|nit*r 1*^ 



rlviiW*. 



do 5i> milIfA. fttcruikir largotir nioyi-itno ik Koâ loo m^lr^; f>r Cdlc-ult* que suruoo 
iDn^rrrnr do ^n cvnLiiiMHrr:<, Irii vnlIiW Iok plus rirhrs priivcril rirndfc environ 

contrnir plu» tU: ô inillîoiLh ijr fjMiK> il Vt- 

DuiJB lo fond «ir* valltW. le.-» pnivi*^r* flimflrp» oiU uni- ^puÏMcur <le i"*hG(î h 3*,3f> 



it^ 



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.ï: 



F»! ifii> — Uiaaun <l tai«i'r*aiL hrht^it din> une 4iiru«>«i *n liriA—m idIjibi tin c<'i|»ii, di \fïan ink'jnliiun' llltll 
A jjiucLr, nu Latbor ttH un |iicniJi'' njuliïiailjftf mi Lfltjtfi. 



rlmt^ bpm'lÛMiiri-rimn'irimj^Htult- i KK'Iri'oij i^.vfin)iJt'>^-i-nviorit ctjtii»ld;miiln poriic 
^ijpri'ii-nrv (riivîriili titj nviLiiitriM-n) d/ci»iM(>iWi? ilu huiliMrk i|iir Hr FniiivOi la filiit 
p^mmlL' ijuanlitr d'iir, IW t-xcruplc, i.Ijiib h obim rr :<7 ili- I1i»ruiii/ti Cin^'W, on Lrmivo 
d'nktrtl w ï'iivii^jii .Ho ccnlîrtiJ'Iii'fc f\f f]rp^^U noîrutjtr^, \mU une i^'pulBF-cui- dr< 3 mc?li'v« 
de tîfïufhi"."* du nif^mi' ili^pAl jjlIcnÉiml nvt^c dt* dr^pAU dp gnivM^r et de *oMc, nt^ 
conlvimnr, pti^ df' i|iiiiiiliL"* piivunLei» d'm-. \ ^<"h*14> de la nurfru^t* du mA on ivnconlre 
lo vcmdiL'^ pLi\imU'* iloid l i-piiï»'*pur t*KÏ di* t'*.'jïï rmiiou: rollrjA-ri mml f^[iloiTiîe&, 



i>r. ijtjnji)i-K* n^'itiH* ui^ifaiiiM 



187 



de» IrrniMi"* dr grnvirr nifir^nnnl rnnfir-n liL ilr In rivière {icrrfice ^ravett^. Plus liutiL 
ill'.liiri KHI iiiMn** ail'cli-wusili' lii viiJ|(W\ mi lr.»iivr i\i^^ |ilj|ti'niii foiifn^* dur** \f rnr. 
reririneiLt iJu iK'jRit^ v\m\b \*j'!'rr/; tlrïj'ts) qui |)Lij\it*r:iii'iilil'uiii'ii'iwit'K t;ilW». Aii-%ït. 
en cMiorA (1^9 nliûiiift ttr \jill^. on cnnc^dv i\^*< v\a'iii\*< lUi vtTUinl {fiiïfaùir cï^fimjt) utio 
Toi) c'oinmriR'r îi ttinl^r yM lu inf'itioilf Ii>i]r4u1ii]tic, 
Ij:; ]>m(liirTJf}i) {lu «liiïl.rirf. n M^' umirrixirnjilfvnncnt.- 



Iji l'^UT lin 

En t^^ au 

Snjl 'n bjnit iiciurci'* ]irL*«iiiiVo9 amt6v^,Ar 



1 1 ^Oit ouo 



li)A<io«vi> 



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Via ifîA, ^ Tr*>«iji «III uh >hjJii» Jr i^tr'^u^nil' au luluik l'îiiU llill). U4^i«**>t »l «ririr* 



jriiir^eï Ui \Auccrr' iK^iuAlftuvn\ *'%[Àtn\^*. Maî* il n^ fiiul j«ifc ouHiyr. piur w- n-ndnj 

<^fimplf lif l'imprirïnniT' Hr or ili^lml. 01 l'on (ic «'VM onrnr**, jioin' ftinsi cllrr, Mlfunié 
t\tt'îi Vitr jiil^is iLi) Mn <i Uirii ri'niit^ <|rl'nrilnh« tli rnrlir-tihtVr. nU'iji-^tftii» lif-^ ^'riit irrs. 

inni^ il ii'chI |im»> (li>nl4*ii\ qu'on cii 4roiiv<-ru âii^^i ikrtA lc>^ nri:ho^ «IVii'i Kirl«<fil loft 

ci'Ci<k«, cL i|iJj l^ifmnil un plutciiu <-li^vi^ u(>[)rl»'^ 1r fïc'tiitP. fier ^ôci iiiHrr» »iii<di:»tiii iJii 
jiîïï'flw dvn ïiOltr^, C<^ Bi.itil »l["- M"lit?<U"* niii.'jiVB m-lif* i.'n vrmt> lit.' (juarU. Ol dapp 
CT» veine* on Irowvc de» pyrite^ et pnifois de 1 or lilirc. Il csl v^^^ta^n ([lU' l'or de*- pU- 



4SS 



M Qceu>iTr« lijoio'if i4i^il.n« 



c^r» pn^irtil <It* rt^n v(<iiiri!ï. pt il nVst jkm |irikl!»lt1i' t^vu* loiil l'rtr iju oll<^« lYtrilf^rtnir^rLl 

irsl coïivrtlr d'un l'pnis Injii» dr niou%vv 

Le KIontliLo jiriïpLt'iiKMil ilil u Irop oicliiHrvciiifiLl uhMjrl».' l'ulli^otjori. mat» touL )c 

ilij Klonililir. i-t 1r U'u^nil rli- li[.-jiiK'rj[||f il'tioniiiir» im-X|>i^['iiiii-ii((.'F>i|iil uni |jui-rouru ui*e 
f;rjml<t l^arfir rlii |inv» diirniil !*"• deux (Irrtiitt'Oi »ftjvm!t a M pirxjuc (-'mplêlcmrnl 



v^«5^» 



d^|icri»(^ en pnrr perle. lU oui, en Tiule, If* itii^ derrière les Atttrf><k. deserndu ou rp- 
inoikti^ Ira ^rnndc^ci vok'e» lluviiiW, uiain pn^Juif. peu de Irnvjiil edectir- l'>ii laîl, tm ii fuit 
moinB de pr'JH|)eetionA orîgiiijW depuis 1p» décuu^pHc* du Klitndik;! tpiu dnti# les 
anii<*e]| priVëdcnfr». en dï^pit du ninfi l>e* millier* de cour» d'eau. âauH lu /ane auri- 
ffrc ipii ^\^h.-iid Hur des eeiilïrineH ilr intUrfi d'Allin an KIrindikn eï pTii* loin ver* le 
iNord, *i.iid eru'ure A e^plurer, ri 1 (ruue dti priJspt'Hi'ïir ir' HVt'ti paa adwvéc uvaut 

Au Sud du Kl'.mdîLe. daiia la uiiiice blinde cftliiirc* qui iippiiiaioit «us ^1^1^-l'lLÎ!t. 
& Jiinrjiu, prrfc dr Sk^^rt ny,nnrip!oiif urteiiiin^' deipiml^ aufiord d« la mer ; la veine 
ploiij;r î\ iiH^TTu* djiii^ l'out-Jin. U- minerai cM île tfiu'ur ûsach bnwc, ïnnU il existe 
uti quuntit^» éiioriiK'» o\. grJÏci- h lu djïpuhilîou de lu veme. un pL*ut ]Vxpl<ûU<r à del 



DE OL'KLQt'ES Bf<lION« MIMijLHH 



'8fl 



^ -*1 



nuTi'rt, en f^rriJ-rc: 1o i]ïïcM;niulrfiroinniunif'ntK»n!*nV\Ut^pu*iri,hd*'vi\ pn^tluport 

i\'* .]\i\\imn ititn lilmm 
oï 9*1 liiiJjt^iH ont cilrnilH 
itr litjj i^<i7 ù mai i8i)8. 
p1ij4 ilf» nôi ooo lonnes 
iU- TninM<niK: 5V> pî^n* 

it i\" l'iariot pur lunnr<. lo 

il un rnillioii jiiir oiu On 
ôviiliio Ti io iiiillMiiiK Ijl 
ni|iiu'i(i* df i-ptir mina, 
(|iii^' .iLtlm Trojitlwt'U n 
|i4i]^^^ dctix mitîe frnwn 

Tout o'trxIraordînoiiT 
{ljrii:4(.'rfi ri^-gîun^ |vi|uiivs. 
KItni I10U8 avnit^iil i\6ja 
doïint le placer geltv 
voifi f^uVIIcH nou* doii- 

ni'iiL Ir^ liliiirrr-phi^v, an 
l\>n ruiTiUHu lut }ri^<|iIleTi 
comme un mr^til. ^ 
nî^ppi* ou îi Sainl-Al^lo. 
riininui^r iIpk roipiillagc^. 
pt iii^iu(< le pItiL-tir muw 
mnrin- 

mi -*^c\jf'o<h:'* KlulH-Lni* 

InA^, |ÏOIJ\ TtlOLA pllJit 

n-h i-Iuii'iit piiitirU-n lui 
cLnuj, ci cti i|ij(^iquf.» 
jtiiir» le* premier» mi- 
nnin t'xlratnk-'nl pnur 
I l'jiioiHj fruiicH dv p^- 
|ulr». MjiU \mi-\ ([uuu 
nkint^ur [auUtlfl. au ino- 
iri<*i(l lïr pnrl.îr, *'jI|m-i\hP i^w |r ^alili' d*" U ^r&*i? il» l'flp \onjf* rtmli^nil <l/'* pflil- 
]«Uea il ot. l>uux QLilLc iiicrcbvur* J'i>i viuieiil ilu Uuwmhi Cilv ri lie Saint MirhurI 



«r - 



^*r 



Fi« lA; — lladp* da >• tuaa Tro^its*! 



n* j^rsT-çrE* mGr*to\* WMÎnK* 



191 



(pinlunioliupo itu Yukon) ol, en IroU moi*, on Invunt tim|i|i'inent \f *-a\i\e h IVuii <io 
mer, iU ri:-ciii'îlliivri1 lumr |ilij^ ih ic» TlùUi■>l|^4l'c>r. La j^rr^vc ^tfiil jjurîl^jv -tur imp 
lAO^ieur di* t3 iiii|]i.-9, *^i.ti lui purluj;:L't' en t:lj^jrri>( île 10 ntrfrc« cnniN, Do^ rinvur^ 
qui nvnir-nt. ohnrgi^ Hu i^nhfr pour I^M trouvi^iriU A li' vrnilrr h tTio fmm^Jn Uimu^: 
jk rc prj\ li>tilr<4 h^s v^iemlr Fr.iru'i' ^i'imii'iiI vlIi* ciJitvtTlir'^ irn 4jililii''ivh. MjiIh il t u 
|4it* , un cuiiiIhU' aujoiinl'hiii ^jui.' Ii- wilili' .lUitlT-iv ^Vlfnil II iTin nù'Irr* *n»i» Ic-micnir 
iti'KlloU i npïi* If «Iragji^ drf nt-u^t'^. riiMluïlrio <\f IW vûconiiiiîlrf li- <lnipn^<* <lr'* 
niera. — Onrin l'inlrifi-ur. iï 15 tilom^trf^ïli^ h «^tl'. Hr* innnifljiiira dr t oouTiiî-Irrs 



V», 1O9. — Un gu* BiV I0 lUuva bjH t^UahAj- 



i 



d'nllihhlo flnimrrciii iln 4|mirLR u1Il'i^'^^* ^ \cn rîvirrr* ijtii rn rii^icmliMil nmirnt niilnnï 
lie |ii.'|itle'« (jtiiM-rhe«, tuiJl«iF4 voÎHiiie4> du \iiL<iiM-iiTimlif-n. On y tx ln>iivi^ un moi-oi^uu 
ilVtr iIp I Tk)» iV^inc-ï. Oit Irom^^ au»! ili- In pomliv il'or li^iiiii Ir iiinriVu^ ^Hi^ nu 

f !rt. rl'>niijnLlr!k nini^rllc» inil fl<^li*rnùné tiiiP mnivHli' |"«i«*i?r il'hitnimr* v^r* le 
In'riliiiri*. jiii?i|i]'uliii'« <l^-^lit^nlt'\ Jr I' \1iiihu. Hi'*! ioiiilTiîiirA pniîrifs titt Hii^f-tlfiiiufïn. 
on Q Vil <Jr Itinvi-A r<<riiiirnh tnl^hrr \h Wi> clmmpiï cl ]fuit li^U'^ pr^ir venir lover du 
lUiUle au lioiil tl vint- phigc- Kii jiiLii dernît^t (.^|>o<^ii(^ ili; Iji diUjjlrti- de-i ^lac^.-* [if>|.i]r<<i. 
IcH CE>iiw»^iiir« >]i' imvi^Li|ii>n niitrrir;kmr-B nnt clù cnvci^ry T5n vjipciir» aucaj» .Ni>itie, 
le cninprnu'iil i\c% triiTtrurK u |ius-ii^ Miliiti'rnrnt ilu ta fi ^jniio Uoimripj» : In ^it^rrr du 



tVK «.HlIlLVlTElt ll£<iCUA« MUTlètltf» 



Tvrtnnvnnl, lnÎMJdT inrirciip*?* lo* cli^rrlioinj;. d'or, en 4 Iniï jiHlupr un flr.infl (Membre 

*ur iH^Ut^ ^-n-vr, It* lin-nirr rn 
eLtIo (lf<s iiKnloriit-^ EldoniJiiF^^ 
t'iic nllr. i|iil comptAJl tlt^jii 1-1- 

(j|y- ï'i^li'^vp *iii' \n mr il*' tn 
Tiirr Jt* Bi-liriiig. un pi'ii pliir» 

jM^iiif- J'inninrrrif! pT>iir iiiuiirrr 
!(.- iLMliiiirN «11.- LiirLlre. t^oiitlruiL 
utir rcHiir mililfMi-L- df St^nw (liiy 
nii ^ulifiTT. iJMf- rnni^ Irnnhjilii' 
«Lii-iiiH* fie- \alJrf il Kjjjfir ilti\* 
i^?llrlullt. lefl fondîlio»» du 
Inivnîl «(itit |i^ii ililrn , Ln «nî«nTi 
iji'* n-rlirrclii'i tk dini* mi'> plus 
ili* trtjjh luiilft. LoHli'ijiivtJic^iil â 
co {|»i (*^ÎF»lr* Jii Klifiiilîkf . al ii v 
a pri* il^ fon^tf, ximiB u-idrmrnl 
ili*? (*«mit!rLi3 fri^iu^?tui1lt-iin'^; Ir» 
minriJOM' rhLtiill'i-hl j^^ot^clu Lotit 
l1ii[l<v vn utIfMidutd i^uViti leur 
iiiM;iil<^ im dt^|iAl dr rhnrliim- 
Mnin I4 ii*;riij<i i<3d vulir*. blvii 
iirniM'-i^. cu|«IjU- dt^ |irirlw v^' 

rnilïs l4 U^uiiio. cl >l nr fauUr>iît pat » V 1 1:11 k lier d<< vW TAbilut. Mtc le Kioii' 

diko, pn^sirr fin l'an^ de^ ^rand«-i rcj^iunt Hiinl^r^i do l'avriiir. 

I^« lKi)8, il doriimil iirjh m ^jv'iorHi Injm'^d'or. I.r» lUi^ir» irndli^un. im kuiip» 

OÙ l'AloaLu k'ur a|ipii-lr<imil. y uvmt-nL déjà jnslullé (|U(>lqui'H Id^mr^i uhfti-x proe^wre-j. 



\.S-?>^c: 



lu- ifi^ — J'W lodpfimr tl^ l'Aiaiàtt 



^ f>. Rtoo^fr MlCHëKtl 



fiaflOH- 



|ierduc, H qti« Tor u saiiv^i^. DqtuU r^tabli^fenkcid dE<% Kran^w n tn tin du wni* 
»ièc*]c, rllp Htoit U ri^juklotiim d'un fiinclif^ir ; 1«- l>In*cli>ln< fii ;»> ail rait-ii u kïuiUolûiv 



El4ttu — LUr. l3 




Fid- f^i - \f»iiA'H lI •Itbll*>*ll|*n1 ^if» -liil't ii\i ilhii. Il ij tn- 



iicuiculs »ui^uiiL4 un Imi' 

)'»-« rLiiïi itiin mlHviui*, 

sur rAji|ir<»iju^ije. cl dirs 

^5. itno Sociiftiï Htt 

rA|>|>rfMin^u(? w ntit à 

itxlifirbon euiixil lîi^i 
4I.1114 1(> IxiK^tii île lu 
Oitiiit^: cijiattu- il arrive 
iluiii les |ia^ï où Cûiii* 
ninicf û »<?*ir la m-vrc 
4lf* iVir, li*H |i|[k(.'i-^nrfi9 ili* 
rA|i|>rouague ^1* prfriiâ- 
U'iirtiliMiruulc KurluiUHi' 
\ r<llc \alkH>. Puis» rit 
i8y^. au î^ijil de SinQ'* 
Minr^^. la placei' SuinU 
Eli^ donnait di'ji *lGo kî- 

lui «r griiii|iaîf*iil Ifi^ pin- 
cun» Uirïi Mrii'i, Eldw- 
lado, Coui-i^ire . i>ii iltr- 
c-ciavrail coux de la Moiu. 
1.0 Icmp» dc4 ru^tfs ^laîl 
vMiti |kuiii- b (iiiy^iric*: 
d;iiiF uti \W» dont I4 po- 
publioii ii^Utrîitl pià* 
:i£<jo(} liabiliiiiLt, doril 
l'jQQo don» lu capiult-, 
la dtWuvt'i'le d'uiï non- 
vo.'kii placer n ihiiii- rr- 
Fiullur ilr J]imU'\i?r*ri' rwfi 
fiarlinii iiii|MiHanlf d? la 
|Mipuluiii)ii. iNùgrrs, fut' 
s'iif'i ltl>i^rr.-i. 4iK'ieii9 toU 
da I» . r iiloiift in a II1 curru t , 
iiiotdaîciit ttur de» inro- 
gupt. emportant un peu 




rivî^rts, prirraî^nl Iruti 
|ûivj^uim |iuur rroiirhii' 
le* xitiih. eX i-'i^u ullairtil 
i-ri'u»ot de» Iroii* iIit 
i",!»!!. ilViti iU M* 
LrLi\itirtil. nt liNiiiii'lmTf'r'. 

tlf *i>uirr;iiiîL"U' int'cr- 
Uinc, limilnïpTkrfl lio In 
Ifollniuk an du Ltrt^siL 
oi'j il it'v n^AÎI iki jKifj- 
tv, ni doiinni-^. »i li^gi*- 
Inlioii miiijrro, ni ïawtt 

tCAt/' JTDIU'ii-lliklI.-lDdnU, 

eiiln? la rivr ^auolii- do i 
l'Ana ni \e Ta|miMlKinî, 
5 ou 6000 in>hi*H ïcnïJ-' 

ïfr (lOvcnnf H *lc Su- 

- 

riiijiin , f. i-Uildiirnl ni 
i|uir1i|iicïitima. Kti t^^S. 
»ur le Carid^^iic. dan% 
U* d>tili.>lr fnin''o-l»r<'*i- 

fl^l'VUλ. lil (JlMlï iiioJb. 

rrcut'jllirrril .loo kilo- 
^rniiunt-* d'or An»*îli"iL 

|H>ii|l>1i« |mrtirriil. de* 
Xioin tijiiLMl de \n Mj 
tînit^ac^ eIc" la liuaftpe** 
loii|tr» lïrs Et^trlitiJrv, il<* 
Siiiiilr-LiiCM'. Jlrniiroiip 

IH^rîrmlrii fouir. ïicaufc^ 
dcf. liifllcidU'^ dt* Ia iin^i- 
iraliun. H e^i\ rfiii nrri 
irn"tilMilno'ij(dVfl'ni\M' 








4iir fjiirU|iit^4 Lilimu-ln^A «k 
|:^iai-Jl.'HitirH la Grandi? 

[Kji <v» |ila<-<-(» onl 
fiiil jinrif-r il>ut tiai» le 
fmiitiliv {iiunii^ itrii rom- 
I ) 1 K^^ l ion mJi |>li jm:i lii|ut'», 
|ir<'%ï|HP tic* tf^ijj'jj VMf. 
A lu. utir •<<'iiU'nL'4- urbi* 
liTilr-, rrnilur j^nr tr Iwir 
AK'^unilrt' \\l. tmWiihité 
U !n lfr>lliiiidc li-n |)lAr«ni 
ilr I Vna: pi ■ tir amener 
if» plori-jm'ii" Jr H>iiiiii><- 
tion. W «Iruv gmivor- 
ncmi^nl* ataif»1 dâ «e 
fiiclliv [l'firroni pour U» 

t/i*iiJ'X. jinur Kc |>iii<'iim 
cIm pi'ovtUiinB. ilf-cif»- 
vritvtit Tinr- rmttr liou- 
ip!Ii'. a IT-. pfïlri' ri>y4i- 

|}ock H r.\riï^ujn, Iv* 

itiJEcuTiL-v Tun-nl plu* 
grnvrs: fVut lïi (ju'un 
jiiwihjt'jMi rcfin^'iiJN uvuit 
rliiMi ^d it>|iuNii|ue Ot? 
Couiioni ; i^Vit Ui (|ijcdc4 
nvrn|iii'jf<ii«1>ri'Hiliriiion1 
h'iiUrriisfnif'lil aMOMini^ 

lo Lliefd utj dL-tuchLnia'nl 
de i\n% rn/ii-irift. Lt* Hn^«iJ 
Hi* inorilrnîl ni^mt* loul 

ivu'ir set |i[^1niitjnn« par 
In n>rcis JIa Ijin |mrccjji- 
•rf-nlir 411) url^itrugrr, A 
l'IïciiK" iHi jfi i-<j[Tifff les 

'fiilcui'C lioiil d'î-trt- i'i-fj- 
ilijo |ifir Ir pr^ïidi^nl d^ 
Jtf CoririMi^rutJoit ïiiÎmi*, 






t!)8 



Di QL«i'QtTV8 nftaiofia ia?titeKi 



ûftsezd'or piïm' pmiirllm unr t^iiU'ni'Lioti fnjchïrufhr. Cri rir. «lïiivrril vUlhlr*- parfbffL 

55 lîtn-it, avoil-ollff- ^l^ pri*r rrnlH>H pmir iin hlnc d'oxxdv f!r frr. {Jrtcc au |)C« do 
diirrt^ di^ In rot'lit^ ^ nivi^U. nii p<-itl hi iRiilrr [Hir ilt>« tiionliriK dv% yii^i\ ln'ld^l(St 
tii?!!*!!)!^!!))^!'!^^^!!)^, MiiHii 11'* '* Htiil^ 1» Ar^ t\\\*^\v> Mtnt ffL^i 11^ NI 1 ij 1 1 m I furriii^n |ar 
<lr> ^rilu'' ili' (|tj>irL/ ;mj|j]'^Ivï- Ijhiljc iaïk-iix \ttt ^ri« l>lnj : cLitih Ir iiii^ijingr di'S 
d^'kot. un > u IriHiié (Iti^ tiritriir^ rlir -jo fiu 3Ô lErHtrLin*^. dir iVi cl inônii.' {vn >^7^ 
àe*Jl,*i* ^rnmmt'itiV nrit \j\ titnnr («ir ifp liiiihi** dr In niinr \ Dini'^nn. ^Iaib Iji dilli- 
nitti-Wlrrt lnltnllllll1ic-ilïf(>lt^ i*l il» 1niiih|ï'jj'l »Ir- ïmcHrjK lia ^\u-\-r [u-riiiis jiiM|ii';i prf- 
M-fil ik- It'ï i'V|i1iHln . *jLifù 1^1 inirri^ Itiiiiitin liiiii* lu liti^jino iiii^l-iiM- (rloiiiir; itu Go 
n i55 gjTimiiir* à ht huxuv) cl iitj ^i4riiii<nL i'r.inv«M>^ li'A I3jirii'\ nX. <jiiî .i|ipjirli<*nl h In 
rumpa^^nto do ^uinl-Klîc: \r ti^ihitiogeilii Stnanury. (|ii[ o?il iiutî};itMi.^ fiiir chjl<Hi|>r 
!t v^pi^tir. ) |H*fmf-l rc\jtloiUiliiin. liPi ;ttitnT« rh«nifi ont mib^ndilniunl Mumi^- 

\i^lurl1t'iiU'ikt \a i'r^i\a[yt> vn\ un p>ivi do |il;i(~ci>. \ji^ trj\nî1. ^luLoul nii (#Hr*i.^uîvi<>. 
M' fjilH"ornl pji' fil"» prini'iii'fc hv» ( iidiiunnUiirc*, ri la pcll*- l'fjvllc vrt dt'hlnîs. à 
droilouti pnui'lir iK>1rt Ininrlif^c, pirsiiucluut l'ur lin. p^ul^-^tv* lam^iiliL- dr« Icncitn. 
I*c« tiutrvi w» nSff ïi-nl Ia h JVlilr M^ïnc 1» : cc"*^t-è'din> i\tn\ lormjui* 1j journto d« 
Trr<Viîîl "'»l rli»T lii 1 h*'!.»!*:™», ili tnriliimrnf ii liiiïi*c-r. jlJ*i|ll'h 7 lirurru <lu iliatili. 
liMu ciitiL'i- «Iji» II- hlidrr tlu propt iLl:iiii^ ; hmU rll^^ \ txiult- k luur LrrR'Ili^o. Le 
dimanrhrv \ti m iVlilr M^irir- u cmlc pour tuix lotitr la jnurruV, Inutile dr dire que ir» 
wnvTt ii't.*\[wriri}Cv tvsi-rwiti pi.mr tt'ur <« l'HiIi* \hir]t< u \i*^ purlir^ \t*^ pluh riclti'^ du 
rliniilitT iliihiiUi^r - 1<'ft tiîbU'» lrnmi> mtihiI pimr l- piiLniu, 

IjT itlllii.'i' iMlvniiiiih ni.' ^tf omiiipu-kf- Ofi ^ëii'^r'fll ipjr dt- 1 ï IjoÎW oii dtilh'^^ »4iîl tfttl^ 
tiif^lif ^Ti ln^f^'k. ipiî MdIoMp'rir, îi Iiviv<t^ \y- Imih-^ dr Iji fm^r li'n|ijfvi!i-, rmrimc mi 
\t \oj1 thtn* U'y liHli-^ |ilM>tir^']Mpliii-A i-\p{K(rt<f fv-iU- imniV piir M. (ini'hrl iin pMvillim 
di* lii culoiiiv kI i|u'i.1 û lïirii luulu in.tijh ci^^iifier. f/jiiJtiit'i]L-riiK*ri' ilMlIr eat pirim' au 
fond d'une plnipie Je frr jKUTLVdo Inm*, et \a tU-rnu'tv d'un liilli* de fond ipii icïïcnl 
l^dmul^JiiTlo. Dl*iiï fciniiic^ on iHIm^iiI coii^liLinniuiil lo ^n^? railluiiï on k-^ tiK^llo?*. 
nni Honl itIiivi^pk riiHuili*. On ppriî'rlîonnt* rrl, «ippnrril ruHiinntUûiv pnr I rniplni d^ 
i-dllL^ù litsmi^i-ï t'n fiT, c'esl-à-dirL' do ce-i pùJlc-Ti nnr k^pii^lloi li- vîsilmjr ^'msuu" lo» 
pa^Jtt ù lu [H^rtr d'nni' fiuî^uji ik^ imiuj/li^ho, Ilnlin. di.-|ruî^ ipu't4|u(.'s ;niirti.>. lEi'âcv 
Mir^'iil AUX tmvaux lîc M. Levait, quf^lqur^ compagnies pnipl<Mcnl avec >ucc^s W 
dtdgiioH ci Icsficftvoloina^pnr fxcmplf aur Ip |îl:u''^r MHri])a i:'^. Han? I<? CarHi^winc) : 
l'nclinn lU'f- tlm^'ues i!bl i^nnipklro par 1 rniplnl de- lu inrilioilo liMlrniilh^iic- 

Atajil iJSfjo, lu prodnL-tîoïi aniik-r^ dt' noliv Lol^nic C'tuil liop [wij iinimrbjiilo jujur 
H^iUT djinA l<-Jâ st»li»li4:pio« unlvnj^ellr* V.n tt^*}0 irii^li ik r\vv.iiH elk fui de 
I <]n(i kilci;.!ntn)itic^ (5 iriillionTi i<l donii do fruiiL'^). Tn i?^il'i iriMli du t^urw'rwtfu?) 
elle l'ijcintnil nn rliill'n^ ron^iln-jdrltMk (inrxi Ldo^rJuninef», miÎI oiivîron 18 iniliionB» 
Ci: rliiiïn: n'a pU4 vie >j|lf<in( <kpijih. l I h |inidui:ltnu tmcilk cuire 'iX Ocx> ci 'À 6oa 
Vilo^-idinnic» pur an : clk- a ét^-. r^iii d^rniur. do 7 Soo 000 Thiikti. Chîflrr» officiel», 
rcvck--* poï' les rôli^j do prircplitm dn duiil de ^'jrlio, MaU Ip conti^lc c*l Irt» imptir- 
fniL : l'âli^vâliun dn di-oît du ^nrlJu ( ^ |imir 100 : d n'i^l tpjn ilo «'i pour irjri djiti^ Tn 
colnnir; liollmiduijc voitino) a [tuw riinn."<jnfnotf de* fr^ndo nomïifoiHïCft. ol k p*»- 



DB QITEtQLl» a£0TDP(8 WXIÈRU 



ÏIO 



Kij|î<^ <]c cri1uîm'« riiMulitOu iVor pr \v k-rrïloirc luifin^ En adOJllunajinl Icf qtiaiiittét 
dur |ii-o«<-iuiiil *\r h t.\ti\nitt^ rninçiiïsc qui orrîv^nt fhnquc »tmv^ dann l^h tisîno* 
dalTiijri^ lir rHrisrl II"-* rin(iia«i<ir fiiii* îi l'î'Inin.L'iT |iiH' \cs n<T^dn»U iIp Cn^rnnr 
m \tiitvijwii\ ilu Ifrui'B duliulA» fW Uuijvt* luju luu^irtim' uiinut-'lk' k\v iTt ù i8 iiiÎ1|liiii&. 

I.n (ïiivftni* iVrtiivnî*^ c*l *^p^^ilîhrulfnT, iivpr TAn^K-i] Conïeslé Iin'iUiPti, U |>l*j» 
rîclit< dcï lp^^tlt>1;^ Put <vDnii>K^ ilun? lu <.ill_v:l^kt^ ni^irrUiidaÎM*, oij ci^pErridi»! l'indue' 
trie ric l'nr i*f^l pliJi nnrirnn^. In prnilitrlt^in nYr.oil (|ii^ilrT t~'i Litng^r»iiirnr«ni i^77< 
plir cii*t miinldc- i*ci i^[)\ ii i i**>. Muis dbn iSj|r> rlli- leUituUiil « tj-ii, vï di^puiti. 
iiiLil^r'f» l'oniK'xîurL rîr l'Aiwi. clic n'a ccMii ïlodt^iollrr, ju*([u'h Sflo kïlijgramiiic» 
ru i8y8. 



fi<^ lAe — ?^||™ E>i*fi<" Cb^hkL Im ptmiMa tunHOiiisn •Tinr lid |«f(U- pvdi ^ |rf«Ht*, (ClwV ^ Jf, ImbI) 



D*ii^ ri»*t p_\^ *iù rEurDp6i-it im prul Iravailkr. la nwiii-d'u'u* rr e*l encore ïûïuf- 
lïhitiEr. Ln iiiLiin-du-nvri^ pi'nnlr btancW n'n ifontii^ iiiirii» ri^^ultnt toliirnîuiiil : Ivt 
fuiXuH Ii1k'^i'(^<i inii-tiirmo^ n'uEil Hiil rjiii' |HirU^i' lo IntiiUr iIeiiii Ici |>1<irrr- Ail t^un- 
Iruirr. W wrvirf* ri-inln^ |>Hr !•'*• for^'*!* imiiuimlrt nwnirpnt V- pili nu** l'on pï^iit 
lirei" <U* «rlU* nirr- On pourrait IVmpK>\^r «urhjul Zl ik'-» Ir.ivaux pubUr* tn(IÎFipfi»a- 
h\<-*. » Il roll-'ïnirlii.iî dvH ^l^îr.'^ TviT^Fv ifiii ]>rriorllronl Willc* lVxpKiif*liim df* 
qijjtfU- On y'icji\ iJf fl<^<-îilrr hi r'tnMnir|ii>n d'iiiir li^iii* f|ui jKUlini do (]H^miiL\ 
Irav^rMrrn W pUtvni du tluul-Xjifinuju^uo ntitcjui^t». «JL^puib <furlijuc^ nriii^^, Vftt 
rvvcjiKo In rnvvuf d nulivJoih. IV Iji. un« InuiiclH' ^iign«rri W pbrfm« holhiiiddiv. mai» 



JOO 



M ^'BtQvn n^Gio^ft vniiHU 



ITKflpfM-kH pi^^iornU' Cui^i'ftf'oo ; du iumi>fcrV-lniil It' Iracf ui)i>plé<iMiat l'ijmir\iifiinu 
Utr^ihlrlfl ri^giwrMlii (-Arw^wine, Ai'Cf colli* *cic fcrr^i'*lunel^>rîJ*lioii plii^lili^rak» 
\a liuvAricEidrvAtil elT'^ uh Ir** M .ivi-tiir Un n'y ï**t pmir nin^i iliir pns f nnirr snrh 
lit In pr»?niitrr p^rio'lr «k^phi^Tv, dr rrllr mi t'misr- rnnU-iiiiMlVrfii'/fl^r |i*^ |Mtrli*^ 1*^* 

alluvitin» i elle ot »Vis1, iiwur ftir>*i <lii-c. |uiii m#mr iillacjun* ù l'iv riloriit<ii> 



UiiilAgjiMaf^ 
Madag!is(.'ar, a^Jiril Iji f-iiTU]i***lc. avait «veilli^. au pï^inl de vu** de Tcwr, d*iïnm**ntp^ 



S 



*> 



i -. 



— ritikiiiiiiiiL ilr ^iilii'i l44«iil^ti 4 4" fiir|i< 






* & l«fa» 



éul(?iit vxiik^vtvt'?, uu (lu tituîiis priïmnluive». Afr»urviikenl. îl y iMÏt \\n' a Mndagatciir- Il 

bii^^in di' I Ikti^w r'I du lliL-dioku : il _\ u ilr^ ifiuiH^ durifiif^ loul uufuur tlu iiM^^if 
Jf Tiirïuiiunvr, |Kirhe<diL-rrtiK(il U- lon^f rfii pîi.'«l Ki-l di- cr nia^Hr: il j a il*- l'or près 
du Fiirl'Duupliiu, 4-1 dv tout tcinp* k<t^ Mnlpiclu'i mû ti'uviiillti au\ [>Wol> à lu bslcc. 



oK QtitLQ«7Di it^iov» unnksKs 



Maî^ In li'iiip^ ilrs priiiulrs r^p1uil;itîiirL« n€f*i pû*> en(v>r<* vnnft pour la Kranco 
au^Lrulc, L'jitu-Jvtino MiciiHr SuJR'j-Lio. l'biblir *ur le hcloiliiikii. » \1;j;>!hin£inri 
tSiilirrhifvilIrK ''ivoif voulu (iller froj» »iU' vn t»tftr»giie il), Klli- uvuit T^ijL ^cnir de* 
di'ii^'ui-î'. dos i^M'avditc'iirn. siiiiit songri- i[m: poTir pniivojr « servir d\\u ii\i^amï, i\ 
fÀul il'tihonl i^vfiivmr \v 1rauh|jt>r(L-r jnM|u^itj v:liautiri\ Eh niiiu:iii de In di^îridlr den 
nimnuutKAiioti:». ivrl^iitiK di* ri^* tipp^kiriU ii imlyrra nK-o/v ipii([i" ^|Ltj»iM;;ri. Li ik*ii- 
^-■llr torh'r,i% jiliifl vjp'. nr iiu-l |iii^hii-U;in-ur d< vatii Ui hiniJ* VAW j [iii* li? tiUo Irèh 

\Mitt^iiM''ir. Cuui-t'HiiiuiLiTHin.'' i\Ktr un diVrpf itii i^mar* iHi^r^ïd'iin funnA hiuii^-lt^do 

1 .**rnfc*irxi Liliimrli"-* fjiiri'h. i'i>iii|ir»'iMid l.i lallt-r du nrl-IlN'kn i\** \luhpk«nniinn h 
Mikliulo 'A \a |urhc- (nft'riuon- d*^ >HdltV' Lihliuid^>. tilc j IliiUL l'L'«|d-Ml;iûiJii a-îri- 




40i1 



ne QVttQirxi B^MOatt auniMit 



Cppernljinl li*p* voIp *nnl fir>mhrfu\, r^r In «iirvi^tllnnc*- i**il nahjfrllcnwtil iii^uflïfAnlr 
tiiir ïlf* [ihjriT» Uv* rlfiniil», nvri: Ir piir»onin-'l iri-> iiiimhii'iiv i|u'i<Ai]iïi' (MF iialuiv ^ 
li'amîl à la Iwl^c, 1.0 jjn.rtlotl iiiovun v^i ilV^iviiun d kil<>giiiEiiiiK'« pjr moi», mai» 
IcA n^nt& tir b ronipjignir Kiip^iKi^nl tfat^ Veximelinn n'HIr nii In^a^-r' r%i âp -jn & .%) 
kilci;,ri'«ii>litK-ri. trVnl fi-iJirL« ipir l»i irKMlïiM-m îimt irraît t»k*i^ 

Uji coniint-iircii ririii-Lniiic iIl-i^ l>jjfa}ic* \tanr aiiIiMiIikt ^ U bnl^r le »hn''«.(rui»c 
Mirvnllnnn? plukracrik-- cprUins teiTiiin» r^sittanb ^ont ravftiïihlri à IVulili^cinfiil 
de grmiiïd-*ïntf*e*. f-implpin.*nl crcu*<?'* Joim Ip *ôI. i^ïtinnl au hmvwgp m^rnntjnir rfoa 
qiinrl/» on nr I ii jms rrirmi' r^myr, l>ïcti f|nf iTrlftinrnu'nl le* Itlfui^ rxislmt ; tnni* lo 
trMi)h|H»rt dc^b [hIoiif^ iJv Mdjuiigii aux tiiiiie» iL'iii^iiffrail acluHk'iii(.'nl bt'aucuuj» 1ri>p 

TpU i[uH» »onl, le» plftcors SutierliP oui donit^ ou i^^<!. nu Içudcnioîii <le U 
cooqoi^le. î'ï",j.iti : 

vn iî*îî7. IS , Tiao; 

VII i^[)^ <léjïk. log . €(19, Hoil |4uf< du double : 
en i%(>> i.^r» . 097. 

Dp 1^88 h lS^jf| lu |ii-oilLictiiiik filiale* pfil i^valuv^â 1 578''.7i7, soîtÔ flUl oi>ofrancB. 
CVbl. pf^M. M«l^ on rvfi^iir<]urm ijiir tpKp pn^diii^fion n progrcsM^ rtïH^Uinairhl i*l l^'^» 
rapuleui<-]it- nuil i|uit k- Iravud uït v[^ plu4 atiîL euil qucU^Linpillatici^ df^ik^niirpluft 
eflàcacc. Kn dclioi-» fie Siil^erbic, le* hiilrr* fï pi ol (niions sonl <"nP0ï'p dnn» l'pnfiincc ; 
Hle* noulTrofil. commp loulc? Ip-ï pnlnrprivfrt nialpic^hps, àtr V'utiuiMvancii do Ia m«n- 
d'ii'uvio. Il est donc Irop loi poitr purlor 11» jugenionl ^ur lu valeur aurilïïre d* 
Xlndnga^car. 

Irtdeet Indo-Chmi;- 

ï/liiilr ^Mjjixird I114 nuplfliT n vn duiif li- pji»fH' unr l'unnup producllou auri&t* ; 
|pt fcj<'*j di- poudriL' d iT > stTvjirnl de iiioriiiuk', \i.'Turllnin^ril <«i o\[»l**ilr iWdiin* I** 
Maïvfoun il \V \nn^kd. ri h t\ny\^rrilhùd cl V-hitU \ii^poiir. l'rr* <lr Imil t'onipj^mv?! 
y Irovjidlonl H lu ï»nKlitHi"ii s'occwll n?jfulj^rpim»nl depuis (picT^pirs rtiin^r*. Kllr 
tnniitp au cliitlVi- rr^^pni'liildr il*' lo ù Vi nLlflinn^ dr ïrnnr%. 

S<' Mia^LuiiL-iMi <.'pm]rr- iloa plui^JlMlml■^ *\\iK djns iiiu^ i";.'ilaii]e piir&*e, ocïJeillii'pnt 
cri te nnii'iuuTMXL i|ti il \ Jitkill île l'-n' nu 'l'oiikin.'* I^- » IVpllioT m. IcUc o^l I injure 
iiiipiviiLr: donl on c*»âvair île mIIt l'Iioniiiic qui noii< n tiomt^ l'i plii^ prupl'^ d 
hmiiM h ptuh i-klit* de ivo§> rolmi[«i^- Hh ! hjpn. ri <iu di^plni^p tiii\ ]i1>ellir<tpK> il y n 
dp Tor en Indo-dhinc ; iLv rn ji mi^me nu Turikîn ^ (fiii. parfiiik'iiit^nL im Ti^nkîu! 
- — dan» la IljiuU* région : niiùs pf>ii[ (|ut' IVupluilaïîon de ee** pi*ein<*nl* *i»il n^rminé- 
ralric, il iHiit nll/'ijdrp qur W rommnniriilioiis nicnT cUr rphduen |)1iifi furika piir lu 
t'OriHlrnt-ti(ki] duHifimindt' fer de Ijiokuy 1) y eu :i daii» k v alliée du \F-koijg, jj 
Altiipru. Miiib Miu'Ioul d y *^n a en Annum, îi deux pn^ de ht mei. par con«dqiiPJil 
dutiA dcH ^*U<'* ijui ficriil, dî'K ù piV-tvnl. tr^« ruolï^ni^Mt iriplufCahli-^. 

Le priiuipftl de ce* gitts p*1 celui iJe Ifoiig-Miù 1 ij, à J^j kilînnilrw *cxilemcnl au 



fr) M, liDibvit iltrtrlAur h Uwi^ Mifl, nutlheurrumnient d^r^M d^piilin UM, L'ifi^u^t ri Dxii. iiwinlarv* du 



DK rjL]U.iJl^K« nâiUD^Ti HIMiEllWl 



Aofi 



$ut]'K«l<lii poiidoTour^iiir, ?4 ^ît kilomrlrcE du Inci^d'uiir fuliin' voir fiuiV-t?- Up. \\\\a^ 
ûvci.'ti'inii Oftl ilauduii foiïd dwulKV, »urleSoii(î-VaTi(4înainiamiU' rivière di] Tar), û'tnl 
L4^.4 4olilr-4 ^onl itiii-iJrrrv; en Amont. Ir Snng-Xnn fnrmr Jn rjmro'l^t piiî^Aniilr^ eiiiÎ 
rmrniisi-Jkt \a l'oi'cr' rlivhiiUlr. Vrn It' SikI sV^l^vctlI. Ù .'( <iU \nit mi-Urn dUlhtUilr, 
\i*K tiioiJlj^fit» dv Nui'Ki'iii 4111. Cil ex^jloîtuiU dv lj gulèiKj. on Lniu\a Jv- ^iniiiH d'rjr 
]il>rf?, ci d(?i Iruvnut do mine .innamït» almiiUoiui<5« dcput» un dcnii-MÎ^cl/'. I^i 
mllitii'i soril, comm* un*^ ^cumoirc. |»fpf*^e6 di- |>uils cl <ip gul^-rir^. Mai* cï^-i truvuiu 
nn lii^pAMrnl gii^ir ^ïo in^ln-?* ilr pr'<>riiriiiruiv l.r-s .\iiiinrnilr>?i *r trimîrnï i\an% Iti itcmi* 
pnrii'Uie. v\lruvjk<iil \n ijurlie? frùiJili-'s (»I ij*t-rm'U5<."i, li*h coudj^suit'iit à hi innin. 



Plu. là) — Donir^ïliAiJptiuk Je rnipldllalkcni t — O^kti itit S"r-iu mn^n 

piiiï lo4 1)ni}Jii4-nt un niaHiVEiiJH lo lu^ijh^nl ^ la liali'i.-. P*>Mr Ira parliez A iv^ In'v lîii. 
oii \p* triJunijl hur liiir |ijï^mî \aT^v rt dun? 411 Mh>^oji d'iinr iiuttr pii.<rrc h hK|UL-)k> un 
i»i[jriintitl un tnr>uM*riLrii( di^ vj-vl-vît'iiL |>uli i»ri laruit. 

[1 l'^i^h^ ilfiix lil<iii« jiniu,'ip.iu\, formi^i dr irliitlri^ plu* numoimt impri-^iK^c i\c py- 
rJEi^ï, diiiniK^ cp Hirhiïk' l*^t Ji'^nv piTiiii^uMr, I» pyrllr* vd «mjvrtd «iivlrv*, Ir icliinlr 
euMThi^ij^. \t'y nUtWi\i^s 1n|)ibnW d'lii''iniitiïr^, ri l'or rmiifïilr^ ■*» jH'ïil*-* pi^ptlrv. Lr* 
i^iiiirlv a iviii[jli If» ïjJi-ï dï-i lîu di* scliisU- , «n 11} (mim- pa» dt' lur i-oiliâ^sé ri 

Cnri«'-ïl c)'i-lmmi<lrvEJ"t> i Vtti*- ni'iml fmiiMiiiriii^ii^ In n|>|Ki|1k^lr M [>rrfmitin. «nu dt^ ing^iiivui* J» U 



goS 



ni: QVFl.cji Fr< n^ii>\]( um^tfl 



En fleli'tr^ do llmi^'Miû. on a ri^^lrouvr m Aniiuri d jutrf<tanrîf iiih** i^ifiliiilulj<»ii!i. 

i>n pciurruiL tnitirr Jp lixirr au f<luK"ir, ni |jnif-iMiv iiii^ni- iriarullrr ^ titi .'i horuiiJ^. m 
ulili'^iit tn rurn- iiiiitnio dtj loï^iiui^r. \ ']'Uïxtt-\ïow {no kil<iiiii^li<'v % \'V,. ik- Iltrti^- 
Hïft], [tvi^t de l:i c*»lr. <>ti laïr Ir MiLk' de» nti««c«iu\. 

iyi\ aiTtriiif^ (jiif* b provinrf' i-fiinojito du Yunnnn, liruilT'iphr- ilii TnuLtti. n ntU^nd 
qii'unr dfrrrLïfin si-ifiildlifur poLir itrtmiT' iiiir ^ntTid<^ prui1iif-li'irrd'i»r. l.i- îuibirdu 



N-J- ^ >,^ 



,--/■' = 



,^^^;^-. 



) jiiL^fUi'- t'oiilif^ndniil timl d'or (jur-, diins In |>rii^ irii-(< lUi Sst' Ti'linijrr^ mi 1r il^«ifrnP' 
mil ïuiis |p iioiii tït.' \f llc-ini" dr mUc d oi'i». M:(i!v laiisiuil dt' <.'ûlr la CUiIil- i:iiL-c)n< ill- 

conniK-, non» iîg/n»li^i"on*. rommf rf'ldrr (i k Iq d<!couviM-ic , au \,-0. do rurcliipi<l 
JupoïKiÏH. thin* lu pmviiii'i- ik kilami. df^-i Hintiipt d'nr dr Hakkaïdn. <|m couvrfiit 

*lii kiloiurlri"- riirrrn un S dhljjr th' lofi Ii^iIhIjimN \ r^l df^^rhu, i.'{'lfi" nrmiV. imi* 
\i[\i' dr E4 t>mj .^iiic'i, (liloi^^ r^iUHirr la lIciri^'H d'iiù Jc« ^ .niLi^r^ riiiimii'ni'rul l\ n-lin^r 
doH ijuaiillli^ft d*oi' 1if-h up|Nrc.'ijbk*B» «oît ^\ itiJllionif dv dulUri» l-ii i^<jcj. Et Duut 



(i^ Vmtt C^tiitM. juin igmi. 



Ms ttVVAAiVr^ iirf^iroNS ^iisiiiiK-* 



aog 



Sibtfii*. 



îii\ llviHïtir <rRun>|ti.- (L*\t'(r|tlt(ji] l'utli.- <le l'OiMiilf iitr iI<jriiit-^iit-L't< iJ'im\ Tfiiuftitk* ili- 
^djiK' dr tivrc<^ ivcuctllîi'*< nnuNf'Ilf'iiK'iil l'ii FinbiiO^. \m* la inor lUnnifio une mijw 
exploitée Je r*.îoîi 179 'i ^rnï jnijmiiil'hui «lnniiIiJï'nrV. Ite* coni'L'-iioni onl i?l^ accOl"- 
d^e§ flikrk» lo (lauriM^, p'M^ rli' Tii ItiiAori ilOr. truM-t rllrn nr «tml [i»!i f-rirorv r-vp1oi- 
liW. Il iti f*t ili" Mït^thL- de tflk'^ Ju Tuike^tuLi ruBse i lyul le Ji^lntï dr Si^itiin-I- 
clietL&lk lV>ui iiîl dt' jH.<Ulct ifuftnlltcu. 

l.'Oiirnr t|iii donni" d".' i ûlhj ù 1 irioLilo^âinnivi [luran. U4?<é loii^lcmpil'ijiiîcfuc 
oi'TiTrt' iloiploilnliioi IKïn^ Li Sibi^nr propmnmï. n*inti(|iic. l'inilnaliii^ jniripFy dali* 
Jo if^îy. *"i dr» lfi>u\.ull'*> fiArt'iil l'aik'» :i Murùu^k, un S. di' T'Jiii!»k, Kii i<Sj{o ■>» 
oiitiini^ii^^u Ivs rtfchrfrcbeti doii^ Ici ri^gioim de V \lUi [|iii foui |inrlio du domulne privé 
«le rKm[)ciTiir, ou lorrridii t'uhinf^. vu i83a h \c-rteh[n«k prfc* dr l'Ainoiir. (^cprn- 
diiDl U jmidiirlîiKi l'iiT frttldr iii'*»piV|i lï^.'tS, diiK' di" Ift dri'ijiivLTlL' rlr» ;^«r<iiiciil4 (l<? 
KuTiA H d~JiTiiiu>i-i«k, piiih ^uiruaL ck^u\ de \a Lifon en iti^y, ru l^ljîS cou« de 

Actudleni(ritl. CCI pincer* sunt n^pnrlî* «'ïilro fleun grjindc» rjrccn*criptiO[rt mi- 
nl^rc«. ToriUnt û l'U., IrLoulf^k a VE. : djiii* rr? iT<rn\ ïÎII^h 4(.' InmvnnL Ici <|c:iu «citU 
hd>onih>iiTH d'iinniug4<dit ITloI où, li-giiti-iiiLTiL. U^*. r\pli>iLfiii|> ^i^riL (rriti^ il^Hppurli>r 
InuliT li-Ljr ivi^4)t(r. 

Dt* Tom*k drptndf^iïl : le orviirs Mip^iinir de riilyc^i. les trîbiifflirc* rlci* lues l»vk- 
Koiil et llnlkjirh: tinn* IWiiit lt^^ fil11uL-nt^ Mipi-ripurn dr l'Obi: dnti» le» moDt» 
Z^fkïniiKk If* cimiA MLp^i'irurdL' la T<jii|;uuAa, 

D'IiL-julak . TAtigui-nH h Seleng», le Vilim, la Uiilka, l'Oûon, la Nertcha, l'in- 
godo^ 

L«H irt«t^iiK'iil?4 eiploil^f^ «ont. pirJif|i]rï Ion* nlluvîniiï, l.'eiploitttîorj c»t J'mlIcurH 
toiil H fiîil rmlïim'iiliiin'- On ;i (^tmiMitiité \mii- i'pu]?i-i- b? |>iirlit'î* nrhrt snjl de loul 
utt urroiidiïM'nLt'iil. hoiI iiiOiiie il'utt m'iiI plnifi- Quand 0:1 «u^uit diuimu^r Li urn- 
ducLîoii, 011 clicrcLfiitù l» it'-kvc-t' pav la ilëf ouverte d*.^ phtccii nouveaux ; cV>iïL iiiiiMt 
L|uc Us ccnWvi de Iû produclion^nl Ic^njonrt ^1^ se dt^pln^nitr ver» l'K^t. â mcniro que 
a'uvûnviiîl dnrih cetlf iliiTrIùiik L i'i\ili»nljiïii roluiLiialrki'- 

Ccn pWiîrs HT- Irouu'iil sml dans lu xotie de ki )irHrnle Curr-i f'ihértrnur (Mg^) qui 
IwjixIp U"* ini>iilagiie%, *L"iL mriiu' pliii nu \ord. djin* l.i Mirppr rev^^luo d'uuv éjjuih^e 
*'i?gélj"lî**n hr<nï*«iillc*iïOH sorte dy Idurtitrc n'roiivniTil nn ïtil jj^eU- i^^/M/frn)^ L'oh- 
prrt du \taMt ne ilojtiK- ilojic luienn rerj^eigJiement mii In ricUeiSi* auriRrr d^in Ueu. 
ri l'iiih chI. idili^i' di-dj^riii'iior vi de cix-iuei' ijiir «érjt* di- puîla un peu nu liiihard. 

\.r% plucvjï m: liou^tnl en gt-nérjl jiu-^le^son^ du niveau de* rivière* acludlev, uusii 
1 euii «dl-ell^ le grand ennemi, Dnn» le» plneen de k IjSnn, Je «ol i)M ^ctuteiit geM. 
comme dnntrAlMkJi: nï(.''im'eïi éU^. lu eongt^lutio» eomnience à au ml ^o i^cntîmèli«« 
dr |irid'i:»ndoiir ; dl'-i lurv il l'jniL jllnmer de% f[?ni, 4Ïr£M>U|>i-*r de pelit^N ^trinijni'Elc» dp 
î<o L-eiilinL&tiv« d'cpniï^eiir. d laJMer dé^i^ler un soK-U- Mais lu lerre tlv^olùu luintte cti 



lïï giJïLiji'r* Ti*<iH)M* MiMtnrs 



flil 



lioiic 9Wi^ luclion lit' 1n diulr^iirrl. llllh^it(^t i|iir le ptiil* d^vic-nl un jic-u iirtirmid, A util 
driiiiraïc?! boi)L0^(.*« pour U ptul^cr, 

l/allllvioii a. Oii mcurniif. (ini' «^[iiiiH^r'iir lîc i^V Tm ?i i*,riri rf *H<- r'»! ri'rnnvfrl/- 
(l'iinr roiirltp >ti^rilr ilr '«"'hIO a ^'.m. Il but ilnlHULl riilt'^i-r, h l^i ptiirlu- ih^i h 
|M.'lle, lu (rOLii;lit> lupi.-i'nL'ît.'Ilv, |iutif l'L-lirirr, |mi' Iruiiolu-i tikiitct-?^» r^HuMoii uiinlVri'e. 
1)nLiit<M^ jtbc'f'O xan» ponti- t>n rip pouL » onmic ni <^aiil<:irijic. i^tagrr h jloiic de co- 
It'uu I?!» înilullalioni^l Ic^ rléLluî*. LVn cliariTlIf'f. Iriiiii^n |>ûr ilt-» cbi^vum. <k'T rerï' 
nc4, ilci^ f'hnmrniix ilr^ Mnii^olir. pirirni rnlinvion nii lorrain hoc oi'i «ani im^ljillr'-t W 
luimr* (^»)<*ï: un L^lmpitiv li'i>iML<nkr \a itr^criphoii Jd Livmr «iWii-til Hîriiilt-ï tuU 
dur uiit lit'u puziilûiil ce tninbrvrU 4|ut'K|iKti tJitiivui's mut jusqu'il ai'fttifr Av* péjjitr* 
«juNIpi »<i:u|ktmkl rnfuîlc par... la voîc naturelle- Aprèi învngc. I«a «oblc* toot re' 
chargeai dai]* \^H rlifliTelli-^ H pi*rl<f'* uu Ij* Ho ^lt^l":'. On rt*inpljicc imi'fol'i ce» oïini^ 

I^ Itïn^ iIt^ l'Eilluvion. un ciiik*Utlo K^n<<ralrrni-nt qur Ir fonil m^inti Ov rhiiâeime 
vâlMe. ou iï/ r/nrttfur. it^D^eniif 1e« |>lu^ liautc lericum, de i3 â ao grammcv par 
rniMrc riiljp «Ir t\e-ii\ iatiiic*. AdrcâW ri îi ^iiin^hr df «"p lil mineur, l'jilliivion ii*tfl<?pd, 
t\iin* lir /rV maji'ur. n\fc dt'H lf'imjr'4 M tinr pui^^uiiRv di^'crui'tHariU'i. («ntiiTiKr l<ï lit 
mnjoijr tmI Wjiiii^i>iJp phM br^fe^ 1i*f< qniiiiliLi^^ O'or i'milonu^ti diirih rbaruit dot Uctix 
UU >onl à peu pi'è* ûijui\»lL-uU-it, Maîa. pour ûcoiiuitiiic-r Irs fniî? d'uliala^ et «cc^- 
l^rff In prodiiclion, l« soeù^ti"» n1im^n'■» se corlenl^nl tr^* houvonl ilVtpli>ili*r jim- 
iju'ù r'ptjiïeitu^ril le Ut muieiic: ^lle* lii^feiiUi- lil innjiMjrîi (te^nrpnilIf^iini-niiijiriitiHe, 
i|iiî lt*ur pavi.<iil 1111 (uni |)iiiJi' r<riil, l't i]i)i iiLtlarrlIi-ineiil ^niUi*iU Ir «ni JILj liiisjird. 
fiant »e »qwl<'L' tramcnci' de* ^boiilemenU. Quel^iieroi* Jr* ?jiploiUinl« (^m'Oirinn» 
pour ^«itiT K-ï luri^i (runapdrU pur clmrrcll(.\ prwtdent comm<? [v* (ju^ûnais, rt 
tl^vcrufnl le* d*^lïlflj« fiiir If* l'Mt^i- du lil niiijrur. er <pii remi lonh^ rxpiniljilum itti- 
|iijA?<ddr djiiiT l'Hicnii", Olti- di-niière piutiipii- rsl il'ailJeui> illéïiilr>. 

L;t pi\j^peclLU]i eftl CIL Sibérie une o^viâticiti »iri^iiliËre[iieijE ilitllule. cluijhi^ au 
Klondike- Lc-« cmiipagmc^* i^omm(!iiccnl par în»ullt;r rn éié itei a Tfùdcncc* v an 
di'pAU de pi'o\i?ioriï dann lu rc^gîon à pri^siicckr Kii noii^niW. jjui-loitl de* tnpf- 
ditiiiniimi ii pnrlie*. u ^ni xe r»tviluillr-ront jilu r^^^iilrnee», el <|iil InivtiillemoL {il 
iaut h l<)ul prm i-MEi'rre:iu^|iuL' .^t> uu Jo de^^l-^ uu-desnijuï de 2Ûri>, Dut» lu |jjrf^L-iir 
de la \M^ le* pfu*|ieeU^tii» cvcii»^rortl une ni^^rie d:* pull* «irri» (chourfi) tic l^.ho 
n 'J mèliv* de **iMt?. *iiin'» « \ii ou un ln^lpe^ 1^* tl^l^deH nulm. dL*?ieendïtnl jiMqu'tm 
hedntcii. el m^^nie reiiluin.nil de \nii bo cm\\'tmHrtA. Mue tw*' pii*^fK?rti>yl ciïHeH^d^. le 
placrr ^crrriivrjra dcbai'uijucnki.'nlhetdemEt^Ltirih: ul l'on eiiiploiLTbtriu^cE'. rVttù'dire 
k f^bcp i|uî poi'le let lr&ltic-au\. ù i;iviUiUci 1e« r^^idcnci^. CVM TéLt!' i|ul' vv^ndn^nl 
Ir.ivjiilW ]r« mineur*, un étfi de Tonà l'jojnurAde Imvnil, r)<< juin ^ lu titi^irplf^ mitre, 
rar le^i pretiiic'ren ^li^enuppuriM^M-itl tin mtfkl. Lu grtm'^' i|ije^hon eM le ru\)|jttllL'Mieri( : 
iiiec dcH eljc^diti. [<•* pim rih m- pou\en1 {ïiiï're i^trrû pluiL do if>o kili>t)irlri% df^ rvM- 
denc«»- l>jini li^ bLinMnde la/é^a inuX. de TAmutiri, d làul itue In dciirijeB jim^iml 
d« r»:in<]iur à Itlnfcovrrlclienfk . tir lïlagovelrticttfk on peLil lc« condiiii^r, par kAfcjUJX 
ou ImlitCAut. jit44p/itui iï'>iilf'nee« irot'i Ir^ rtiLintmrjv !<-« pi>i't<*nl au\ phicr^r*. Clilii|uc 
Inniie |Ki^e. piiur urn^er ;tii\ uu^jt^iiis du pluter, ^e 3,toù ^-20 frauco. 



DE V^ELvl^l» ^£ulU>li )tJ>U,llS9 



ai2 



liVi|i]iniutmn r^ft rjf>nr dos plu-t rijilim^iihHrr«- ï.r lavngr rviltrornirn. ati?r jimalgR- 
niulion iïa»6 [*^ t-luict- mi^ciii^. noul guî*r« liBÏii? <jik* liuri» lOunil : uillt*ur* l'nr lin est 
IK-rdii- Lo pcr«oriMt-l trclinîijup niamiiir- î-r** |»rc>ridr« iiî^raiiiijUf» dVxtrucLîuLi des 
vable», dil M, d*^ ï^i^ui'fnuv , 4oril Auwi îiiruiuiuï ijue li* Iraïkitirtit t<himïi|uc dcM r^ 

AanM. bk'ii i|tiï' 11*» n-V^"'"f* aiirifï*rL'fi uU'ni-nnt'A a'i^IrmU-nl d'une? irtç^n |irrM]ur: 
coiiliaii^ do l'OiLcaL au l'iunliijito. il i\\ j tiiiH^n- *\\tv \ ouo Ltlufuï'Li'eH runi^» do \\v- 
claréji* M u/r *fuorf »oulciii<^ril do ootto »Liprr(;L^ic c*l on i^xjJoiUlioii. Co» plûco-rt r«n- 
deiil oiiviron :>looo kilo^Tornmrbpor au et einplrnccl 7& ooo uuvrlor^^ DopuU i83o. 



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Fia. t^i — ^ JUiua» «Itarfrit de 4meW pandn d'cr- <,<.'hAj .b .t/. ^ahI,} 



on évalufr kur pr^ut-lion tulaTo ï i million ^(\ii nùiy LîlofrmmnLM. C« (|UÎ brait 
HOC roloiinr Ar i mClre ojrrr €\r !w»vr H do "^ inrUr* dr liantrur. 

Quanlilôn li-f%iimn<<nl riiriiiiM'*i, ptirl^o^i mj\ bhoratoïroti do l'ËLilt i|iii W jMiie nn 
piï|lk'f*ouf«ur* du loiddo, nvot une rctrhMC dft i<j |iiiriri<H> ("iiir Li l^iu. de r>pt)iu' 
rAinciur ri 11- lilUiinl. de 3 |iour W iinliv* amMidiniriuonlfl. En t8Si>, L'iuipûl m«T>- 
Uiil a rtj pour J<M). Il «0 xiiiKTiio'o d'udli-ur* âi riiti|iiVL liim ier p»\<^ pnr le» rï»mp«- 
pni«M. IjH din-olJ droT'Hr<«idilKm»fiÉvi>n^o IViipl'nlfllum f4andr»tirir, ^urh^ut ïïun* la 
TruiifWkoho ul t'Aniour ofi Irs iriuniuilnir» iliir rmptoîoni dt^ )ji-litrh drngnoK ii linis 
(voy. p. 63), On rvtJmc <|u'îl faLiIrnil, pmir lc'nlr<»)rnplo de cotl«acli*X!Conln;b*ndc 



fli 



MC çtiLQifCS itdaim« w^itnc* 



dt< p(»uOi'e d'ûr> hiiQMLT iVun rjtmi'i ou ûu nuiiikft d'un t-iiii|Uihii^ Im cliiflVeH i^nri^ 
gi^lri^4 à U Monnaie de Pi^tfi-«tH»urg. 

(Te* condition» «>iil d aillfum loute? Lranviloire*. A ttH-*m'i' <^i>p le* coridllioii* éco- 
r'>rnti|ii'*«> ^l'nt^niloi* 4^1 It^s M>\r^ Af r'^mmiiniiMliou «^im/linrrnt, rinrlu^trir de l'or tn 
Silii'nc- h-iuJ» i-riljTr dui»v In ph;isi> iiti^rntiifjinv Dï'jii. ïiir l|»l'.^ll|u^^ pluirr*, ilnt tna' 
cUiuttt iviiiplacrril K'ï itHuit^ï à cbi^iaiii puuL' IVpmbt'Uiciil dvn va\i\. Ld ilrugue ti 
vapMir f nlm i^n lifinn- LVr fîli>nlcit. t^ui it'nv^ît junftj'â piv^cnl été txlrMi i|uc cUdji 

tniil }p Ukhif'nii niir iiotin vmonv rir Irncp.r vn Hvf. a brH' ilN^ii, hduU^vcTM tiâr la 




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Fm jf|i. ^ Clwar&ub InvAiJUnL ddm tt ftdiftt^ i'.i«b A iJ ^w | 



grande ri>lrcpri»trii|ui cLinngc h I lionir ;ti'rtii.'tK' hi jiliV'Htiirïiriio géri^'Lt]ihii|Ne d<> la 

Dr; d f}iL'><eiit le iMil |)JH*?i.' jnr^ (.Il-p» ^jsriiuvuLii les plus (diiriiii. non loin do ceuK 
d** Kciklt'lirlnv ijUTiviniv dVVLin'iliiiik), Iniit pT»^* dfr rfux de Marii^k, de krA«> 
noÏJii'.fk. ilr K^ini^k. rie lu SrltTi^ju, i\v Ni-rU^hin^k ; lotit Selon;? d& \a ll^iu'. 
v'v-l uni* Intiiêr il'nr. 1)e Xrjhliirihk l'i KlMlMrt'l>^hk, iiiir ^tiir m eitiih- 
liTJLiioiï di^iBvniru Ich platrin de U Zv^u v\ t\v rAïuoui, liiudi» t]ixv celle de 
Tchîlu H Vbidivi»trtk |HiiiiirrEi juir Akriin et ouvrira h\ MuiuMiourio- La vcitc 
Terif^f*. c*u»t le blr^ iirnvuiil à Jkui maivlié duns \t-* rentre* de riivihiîllemeiit. 
c'esl Is moîti-d'iruvre .divjnduiH^.' . c'eut lu |iupMMIik< di.- [.[Miibporler de^ mu- 



Dc gtKLVLtA uiii;ii>Mi «iMinuB 



aie 



chines, bocnnU» cuvet^, ctC', c'eti la «iih^tîUilion i\^ l'c\p\'>i\Mton infiittlri^lle ji 
IVt|>lr:iititiiïii jiInri^rKiino^ cc%i J'ouvci'turr t\i^ ^ie* liUmif iih, cVm Li ltii»«ïc |-mi»fmt 
suliilf^iiiLmt du i^uutririLK? lj l'un rio |nnLjïi.-i>> |iriitHHrt' Jii pi^juior i-aiig diM tvji^innH 
auitl^rG«> I>*n8 cim^ .in*. fljaa«H lfoî> nn* i>pul-<^lrc, noun rt*wftç40ïM it op plit^ii^ 
mène. 

IVjA lc4 i^ludrH pri'jimLiiiiirn^ i)n Tmiiiiiiîlirnril ont friil ili^riiuvrir ifr nonvpunx 
^ia^mr*nU- [>(? tSij^ù 181)8, riii}^«riiK-itr lli^^'iLitiovildi ailii-i^(^ tiiir t'%pt^Oilioii sur la 
cùl<^ Vattn;ïijlkj(*iiin\ viilrt* \iL<iluïi'*»'k »>! < )ki^ijthL ; tl .^ ii"Um' lu |ir"?s<.'[K"i? de Tor 
dan* [xx^i^ur toiitr» W riviçtv», <■ OImiiuc-iu^i^ dv wiMç hvi- çoninmif «le» îiidic^i 



> 



Ju 



.i- 



Fia >[tï- — OrpuUau» lEiiMltaliii- n*iiviiir»4E un* <ti«|w k Ltw. |<Jbài A Jf, £«■■[-) 



d'ur. u A un ou dcut inMrc» d« profuri^lrur. i\ tixru^a du laUti' aunl^re. d uiic |>ui»- 
tOii<^ dr tah Mi rt'tiihnMvt^. «iir d» gr.mil d^coTiipoiL^. ]^ u>l oj^I, eit crrUiin» en- 
drcitU. FiniïfuiiiiiX'nl fiM i iiiLiiK à rrni^i: du voiFiiiku^.fr«k- U mer. Il** conilî^uiM aoid 
biin dVtir auuj iLi''<^f-n'H tjiiP ^ur L l/-iiit. Km j^m^irr, li- f|u-niiirnH-tr<T nVhl ili-^criiiifu 
qu'il !fC\ i-l ù îVm déri-nibrv. M, Itoj^iliiiiJtilrli it:<miu^ «îiifi l.i ^ilauliuii : ti l ti tU'* 
|i]-l(ir)jiAU« dcMinuljigf* f[»r lo riVl<' iitirlfr rv^dr-ja tiwr il'(>Llit)t^L offrit* aux rx|itt>î- 
btùiriH. cV*t Ln iu}<N*t4iti^ d'iiiic-ri^r \>nv nit-r 1^ vivrcft^ Je-* nialcridiiK. Lu aiain- 
d'tpijvrt*, Of . la mfr u«< ili^i^C^lc h \ïau i]ti[> Hri juin^ vi rllr fi W liltri.- ipuT jux^in'hii 
lo ou |5 ncUilirfi- « I/»bf<iic** |»rr>^uc Ciimplête d*- poputilitm ri Ip iimnbro rc*- 




3lG S>£ (JVELQVBt néciarSH UIMÙJtES 



Ircîrjt des tennea que |iosscclcrnL Icti Tougousea tic saiirateEit être un ob&lacle aéneux, 
car il y a toujours po&sibililn d'«mencr dea IroupeDUi suHUnnU de rennes de la ré- 
gion de ^nkoiilsk- On pinjrrH auesi, avec le temps, or^nniser un servi^p de Irnns- 
ptirl [ïLir ciîiejis. que les ress^ouires dir la conlrée p(?nntdlent d'approvitiioauer en 
abondance, o Paui' les dievau:i, le fourrage manquerait. 

Depuis i8jj8, les Russes se sonf. inj^lnllés en Chine, dann ta pre^qu'llo de Lino- 
IciurifT. ?i Purl-Arlhur, m'i iiliniHirji une Lratidio du Tninssib(^rii.'n- Ils s'aperçurent 
aut^f^ilôt qu'jl eMr^t;ul à Porl-Arlliur tin petit commence d'or. M. Bu^dimovilch trouva 
dÈtn» la presqu'île et dnn^ toute la province du Kouang-loung de» alluviona modernes, 
qui conlinuenl h ^<? furniev de nos jours par désn*; légation des roehefi, et qui sont 
luvées cliaque année \vm' les Cliinuls ; des dépùlh anciens de plaleuux et do cïolltnca» 
CAploJli^s par piiils ; des alluvions de voUéefi ancieimcs ; eiifiu et surloul des fiépôls 
arirîj'ères itcowfrU pfir lu mer, comme ceux du cap Nome. Les Chinoia oui l'iiiiiïi- 
ludc de les exploiler à l'époque des g;randa rellux ; â la mi-nr>vembre, la pingo &c dé- 
couvre Bur environ loo mèlrea et. en aoulevajit lei^ galets, on y trouve lor grog en 
pêpiles ou giaîns arrondis, La récolle de deu\ rellux a donné une fuis i(iO grammes 
d'or, dont une pépite de oTt grammes. Deâ liions quarlzeux existent également dans 
lo kouang-Ioung. 

f\tibsi, londo-t-on do grandes espérances sur la Mandchourio tout entière. Les 
Russes, sous couleur de cliemîu de Ti^r. y main tiennent, le long de \a voie, une oecu- 
palion qui n'est qu'un protectorat déguisé. Des que Li lounnente chinoise sera un 
|H.'u iipiisée. nul iJoute que dcis kilojjrunimei dur mirtiiojit de tWL-Arthur pour la 
Monnaie de PtHershourg, ^ 



EN Et;ttOPE 



La HongriA. 



Ces promenades k travers l'exotisme ne doivent pas nous faire oublier que noire 
vieille Europe, elle uussr, contient de l'or. I^videmment, si, aujourd'hui, deuxhérauts 
étaient chargés de débattre, devant une eour d'arbitrage, les mérites i-espectifs de la 
France et de l'Angleterre, le liéraut de France dirait bien encore, comme au milieu 
du vv siècle (i) : n INous a^ons les meilleurs joailliers, qui plus plaisamment oncbàs- 
sent leurs ou^ rages qu'on puisse savoir», mais il n'ajouterait plus : a Si vous avez des 
minières en Angleterre, aussi en avons-nous en France, le plus beau métal qui soit : 
c'est *u\ de quoi les afiincurs en trouvent en la rivière du llbônc, de Vienne, et en 
autres rixicres de France n. Ces jours dorés sont passés pour notre pays. Et la société 
qui s'aviserait de <i floller » deh actions pour exploiter les « minières y> de quartz de 
lu Car<lelle-en-Oisans ou pour laver en grand les sables de l'Ariège s'exposerait sans 
doute à la faillite. 

(j) \oy. \e ffélat iicx Ué^aitlr, comjuju entre 1^53 cl lilîi. aprèi 1h fin de Li guerre de Gonl \nt. 



nit Qirij^TM llltr,1o^4 viiTittnM 



Le hàtiuf (inglni» ni* wriiil. d'jiiltciirs pin rnir-iin Jintir pour mm* rt^pomlnr. Il 
iljmîl nn ht^rniif (le l-V^nrr i|un 1i' iiii^Lil rnrIiiA iJniiA Ir- Wtiniti «iluririi du ^(>>nl (In 
pûjfcdr (Jnllc>^ A Oolgollyol Bjirmotiih, c*l <l<r Tur. loul comme Tor fK-* pur «intcnu 
thxn* ]v% quart/ de U Curdt'tk' i^l t\itu\ on pt^iil voir Hr Li*'!^ hrnit\ (^rhiirttillon» h noire 
hrnlrdcH Mi(ii-fi- Il lit! rilr'init \r* t\i^\ifiU ]i1lii\|[Liix ilr WicLloM i-n trlniiJt-. du Su- 
IhrrIiimMikrt.' eu Tm-'iimc . Il M.'ruil uULigi^ d'a^ouLT i|ue cr^ di-|>ôLt huiit lirvp iiT^guli^^rï 
pour tiUp[>iirU<i utir f'iploil^ilif>n intluMjii'llr 

Mjiît r\U?ma^nc. ie ^iiï\t <]<?« Kt>bolil<>. ûvro 4C« mincH dn Hniv et de In Sil^sî^ H 
w^ plo(TPr4 rhi^noTiA, prixliiil rnrorv nnniirlIrinniL \a tiunttUU- non né^ligrjihlc df^ 
f|8oo{K»ii IVnnrs. plti» que K- Cliili- D'uiHi^urB vîc*i}iiLnit de ptUk'n t|iiuiitiléB. df*a 
intia-ï îlulieiuitfH du Mi>id-IV»fcC el do*- (iWcn do lu ILiurr^-l^mbaidlr. de- 1T>|Hkgni?. 



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iix 



.iSiiff 



fm 19Ï. — Vïnii J'or ^ Ibvvli CT/nl) 

de Li St'T'Ijii*. di? la Sutdr, (jiii r\trnt1 l'or dos rôhidiia dVi£lrvn*tton (Inthngjt^ d*^ 1 ftr- 
gcul tl du cuivir dus itiiiipadc Kiilun. nu lucivrii li'nne siAulwu d'\i\ptivh\nviir di- 

dinui ; Tor dÎHouK c^it «[T«iiiLc pr^upîtJ^ a\ï \vn de furro-bullnL^ i>t ii*ut^luU- du 

pluiidi. Ollf prodfirtluii. m iftyf*. JiUrûil |ïi'6« d^ lîili kilo^rnmmr*, CV*l ^ IK'U 
|lr^* <ii\ liii* ri- ijue pi-tiiluil Lt Nïirvt'^r. 1^ pnxJurliitik df ii- drmirr p«v* ïn ^ïrp 
at^eruL- cirpt-riduul pur »uilr dr b fliViiiMt-rlr dr plnciTh i^n Lufioitipp où Iv^ Iuvimi^a 
gngncnl do ÏS Ji io TrAnc^ ]>tir jour- 

li^i palme p*i nniif iM)iiU<str A rAiihirW-lloii^n^. IXiiif k* T>ri>l aiili Ichtf^n, !>«- 
]i]i>tlJ4liiin de Vtir n'iuiioir .jiik lomjw nHunin*, 011 l'nr) n MUinu^ le» w-itirH d'n0lMirc- 
mriiL A pL-u piT« irilerroiiipo<- rn><uili:\ leh lmuii\ iic lurr^iil fi<pnfid'»iiefnv*»» it^^lé- 
iiMli^ueipj'ou \t' ehiu \m' «mVIuï, fuirlT*4n^<*i)U lUt ^'iiijkU hnriquier» jio^*lN>iuf^w, 
le* FufTger, f|iLi HVnienl tiev}jii de Im^oU pour leur* îfiinioi»»eFi ti^nitloiipi, Mùi Ir» 
^iiirrrr" fir j»«v«iuii« a IV^ioqur- 1^ lu Ui-rormr, le» per^'eutionit i'eligi*-n*r* ilonl rr^rel»^ 
de ^Ithourg iVil Je Uiéi^tre, la ^uvriv do Trviilr nn* ani-nnlirritl tx-s elRirU. Crcsl 



ïi8 



Mt Ql^LOTE» RÉOtO^S WMiBIfl 



i.eutrm€Jit de oo* j«urs qur Ir gotjvcni&meut nulrïoliirn a Ming*. d'iilmrd snn» icrainl 
«lot^s. fl ri^tUuror vcLk'iuduklnc, i-n pmitîprlirit h lïïrcksU-iii. prè» drin L'^IMïtr ville 

iliilliLucIr. IJr ?iiot 1rs miiirs d'or W |>liis liaiiLrt ilumciiulonpi^j^rrlln^ dii Unnl'ltnMt. 
lvM|iiflli'ft b'él^veiilli 3 tûG n^lpL-^ aunlcfr^u» ilu ni>vuit îles flitlo. Nuits uvi>i» p^Hé 
dcvplucrrf gciù« dr Ttla^kitcL di* In Ijiun. de* |dnciM'« trnpirAiiiL dc« (*u)iki»cs: nous 
Bonim<.'>i dt'ïrr'rdij* o bt^ndi^o. dam dd puiU dfî i qii'j ni^n*« auK paniit brùl-intcV' 
Il nmik iTi^lnil ^ nllrr fhTolij'r l'<^r dnii^ In rt^^lj^m drt iiH^c ^l/rnrll'^, «oitf^ un rîîmul 
t\ut nï|ip(!lk t-flin lif r>aviMiii-('itr- — l\>m' «rrivi-r jn»*|u'ii Itjiiiri*, nu ilii moin» 
ju<-qii'à 1a hoiii]zndv do Kolm^^ui^uiir. iiu [ilod d«r4 montfl^iK-t, il faliuîl un elieniiii du 
frr. L'Kl4l nulricliicn rvcuLi devant I.1 i(rpou9>r ri j)r<^ri-ru rrnottrcr aux mitiCK. Mui* 



.-p«tS! 



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J>>. '>p'', — hJifului* >l |iL.p|ir iJ" ki>liii TiLi^Lii n lu f>40j J#» ai4n1lj4M i1« lUciIrt 



un «oumiAMoiitiniri^ w |ii-ée<>i]ta, un «iinide iiiint'urH l^n«j! ItiïJHrhrr. #*» iSjSh fl 
CE>n»(ruÎKit le clii*rmii do frr 5 »» frai*, |iTji« uohyïa li> droil de- |>n>pr)i^l^ poiii- 
i 5oo iWiitf». Il Hl uno honno jiffmri*, l,n tnint! mïjiloû* ccnl ouvriers qui. Vliiier. 
pDA^rnt dun> Ip « fun'lfi i> linili-- li-iir* lifinrh dt* Idiflir tt vivrni dr rii(i*rfv-Ai pendiinf 
do* *einaitn's viilièvL'*i> L^ur Irjvnil iu'iiamr 11 ponliiil t\!:^ Li |ii"ciiiirn* «iniKt- *J kilt»- 
f:rainnic"*d oriin, <*l *j en lHj<l. Li' iniucrui tsl di'actmdii par un luiiiruliiirr nrjxmua- 
lûih ily Sdi^uni. L'iiflinu;:t' w \a\i tn \llrmngnr aa% n*.in*H buxoiuLr*» ilo Fivilirrp, 

Ct^lli* rni ii'iiM' miiii- iiVtl nui jiMprvK di*H ^'rnndsi^l inn^-inn!* ginnn^rl* de lu Hon- 
grie. Im llyiiprif ptiMluil idi;Li]iir Hiinrc rnvifi»ii loù 1 1 niiltium iVvv. ijui pntvÎ4*nni-n| 
furloiil de In Trgion moutujcncuu? de tu TiunH;tUnnir. Cilnni^ le* inint** d'or cl klluri^ 
de %H|ïfu^, le-» mïars tW. l'Klnl hon^mi^ Ik AlirudUnvu vi -t Vere»paUk. le* minr» do 
Di^vUh Miliir la j!i'undr Sor;W »A'* /Jomv iifHilrrA de lludn. |ir<% de lliad. dm* Itî 
cuiint;il de lluii>i;idc- t-olW ft^Kir'*' r*è i-Ue-nK^rne la piupnr'lf' il une imuxoii nllcmando 



OE QUELQUES RÉGlOna UmiËRES 



aai 



de Gotha, au capital de i3 militons. Elle possède d'immenses puits et galeriea où 
les appareils d*exlraclion eont actionnés par rétocLricilé, un funiculaire de i u6o 
mèlres de long, une liallerie de 190 pjlons et une laverie pour les schlich^^ un labo- 
ratoire d'essais. Elle emploie i a5o ouvriers el 1 535 chevaux de force h^'draulique, 
électrique et de vapeur. De juillet 1S89 à juillet 1^99, elle a produit C970 kilo- 
grammes d*or, soit C97 en moyenne par an, ce qui fait tout près de a millions. On 
voit donc qu'il n'est pas niîcessairc de passer les océans on de brû\er les rigueurs de la 
steppe pour étudier sur le vjf une grande exploitation aurilere. Quelques vues édi- 
Ûeronl nos lecteurs sur rimporJance des mines trangylvaines. 



§c. 



L^ PEU DE STATISTI9LE 



production comparée de l'or dans le monde. 



Le petit voyage que nous venons de faire autour du monde ne serait pas complet 
sans un peu de statistique. Il est bon, pour interpréter les chiffres que nous avons 
donnés chemin faisant, de les rappi^ocher les uns des autres* de les comparer. Il ne 
suffit pas de savoir combien de lingots peut produire, bon an, mal an, le Canada ou 
l'Australie ; il cal bon de se deniandcr ce que cela représente dans Tensemble de la 








trry 



^f9S 



Gompir» ■ rcllf doi Ifon Bulrti gnodi cenlm da pru- 





fSi^ 



iras 



Kl" iinj -— J'rodiiLllan c^jmptraUwH du 
Kand cl du mi»ndff edtler (en miaioni d« 
rriDct). 



production aurifère du monde. Il est bon aussi de réduire tous ces chiffi-es en francs 
et en lonnes mi-lnqucs, car comment se reconnaître à travers le chaos, cher aux 
porteurs de valeurs minières, des ounees, des pcnnyweighls. des tons, des livres iroy 
et des \\\v<!^ slertinij? 

Il y a quelques années, M. de Launay (1 ) représentait par les ligures ci-dessus la 
production comparée {en 1889 cl iSgj), en lonnes, du Transvaal, de la Russie, des 



(l) Minei d'or du Traiisvaai. \i- ^ij^. 



939 



iw ijtrti^fr* M^nio:** ui^iftun 



Elat9-l uU r\ ïlfl l'Aublrnlic, M In piodudiivn cnmpri^ (h t^*. tf\f-mn ^a\n). en mil- 
lions tir^ /'raii'^ÏH Ju H;inii fi du ivAf du niwiliv Ce f|ui r^-^orl île cï» lU-ui Pigiin**, 
iTÉ-sl, ^n r>*^jj. b |>ri:|»oiMli:rinii:t-dt' J \iHi jIlc^, m iSj)5, cellv du Uaiid, lÙn i^Sï*. 
lu |iK-iIui'liiiri <ln lUiid o j^Ukil pua \f dj^-itvuviéinv *lc orllo ilii globo; en lî*j)&, rllo 
llaii plu» dji rtiMjiiiï'imv Ci-IJi' pn^|)<ind(^rnnrr »V*i ron*cr*rL' «ii 1^97 et vu 181^8. 
1*rtiir *-''llf' iltriiM i<v <|iM- itotih iMMi»iid^în»iiT vfJonîirrs romnir un*» nnriA'-Kn^. pui*- 
c|u rlJr i'»l (in|/i iciirt ù la i-arnc du TfUMhV^Ml. mm l« L^IiIimu Îi |iïmj |>K*% r<imf>lr'l 
(Jl- ta }in>iiucùrin aiinfî:r<? iJnna lo mond^ailicr (pBV« prodijiniftl |;Iuf< di' :iiiiiïLiuiji 
d'or){iK 

TnTi»ul. . . 

tiiil« lirïU|Tni>|iip> 

Ch'mi: 

Si Tim ujtniLr- \ ce* djîlfr'ira lu praUurlion ib* f entre» miniers f-ecoii Juiws on urrî\r, 



<■ «IILUn* 




Ea i«ak«a 




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Urili . 


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fia ]■»». ^ PiwiuiIJith •Hititeif ilii fri44vta «D'^'f vn il^u" 



I 

pour liï monde miwr. à une |iindiicliori d {'n^irviii m miUûmt vl licrni tff f/'aitcx. Sî ]_, 



y 



rilMB VfltTV' 






DK QnrujrTM M£»it>\K vT^itnM 



993 



Ion t'iTav-^îl LJe v^Xiv \if\je \o Tijiimi J141I. \v^ bluln-L 11», rAuitiulît*. lu Uii^iii.'. It? 

CnnaHn, !r Mcxicjor, l'Imlr nngbi^o, i\ n^ rr*tcrflil plu*, j>oih' If ir*lr i\u mondo. 

rgiir 1-1^ millions il tlnni- On vtiit liuiir \u pjii'l l'Honiic nm» prrliHi'nL a <^\I■f sruli'*. 

ceï «riiL ^râikJe» ii'^îoiih iiurirt'ro^- .Sî l'on ^ii}j|tiiiiiuîl trru'itir l<i 4>liitK<. irii>i^K? Li 

Chine riii^orc întpruiliu'li\c que nou» connuit^oiif . il ne n^Mlt^raîl |)ii» 100 millions» -^^ 

\"rnif>lî(*ï |>UH. <>n lisanl tf» cliîf- 
rrs. r|ur rr »nnl drs chiflVr.'i ilc 



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sUlisJû[ur: ti'i^i a-dire i\»'ïh pm- 
vïirmiciit tlWj^tni'b diver»«», 
4|imU n'oni |ia« tou» b ^l^^l^ 
v*i1l^ui\ (i'fl_\flrit pu* tous i^li^ sou- 
mit DU m^mr r:oTilriMo, <|u'iU iir* 
ïdtil pas loua J'LKjcord (>iilre 
rm (1). ot c|u'tl V o dcfi cTioncci 
|]niAi' r|ij4> rhncun dVuv injl, «lunti 
ilc.H |ini|jin'liijnH *[iriables. l6g^- 
ivti^i^nl i»rETi<^iir h In rJnlî!^. Kn 
f-nVl. il y u. por tout p»>*. ^I^* 
<xlraclion>i cUndettliir* : il Tmil 
niimi rtimpli^v avec 1rs vuU t'I It'i 
ft-mjEJt-K , erifih h'ÎI c«it taoth. dnn» 
1111 piiy» ilnniir. ittT mesurer U 
cjiunlîlf^ d'ur ex[Hirl^. il IVtl 
i|iii^1i]iirroit miiiïi* dVvnliirr cHlo 
ipii ri-'lc- ilun* le |la^^, innuubi- 
lifti^- |nii U> In^HOin^ dr Tin- 
du»lne cllo-m^me. ()c4 cUilFrcs 
rr^pr^><L<iil(?nl doii(< plnlAl uji nï- 
nimiim i|u'iin mnMiTium. 

luniL pAMf^ger» i?l [Dr^ilulç* ; mO' 

f rt JoL. — piiABkHJQj'vr'dB nt4tDnqflltcliAf>1aIrflilDn*rl4 lian.T>«i rnppiïrh dit H' h% ilivrrf l^y^ 

«ni>n pn^ilucLciir*. Ul' I ?w(i il iHf)7, 

lu iiiujvurit* onouolk doiinnit le 
pri'mirr i^ng niix KlnU-tinîi (avec tr^l^ millimiii). Ii* if^onrl \ V\n%\rn\\<^ H7V^t 
Ir Irm^it^irio l\ \u IIu^hu- |L1*). Iv <firLi|rÉr-Mir sciilcinonl ii In lli^[»uMi(|iii' Sud« 
Afi'icuinr l;f>H' '^ ■'^'^ dix nnii^Vu. il ■unît ml i\ eu ujiiulri' utii' on/i^inr |)uiir iTioitî|l<'r 
ou nui^rniior* vt Imulf'tT'i'kc^r i^Mt^ lUk'- lii^rtviTtiiciil, l«n cliliïros do l^<lS oikt c^^^ 






d'être vrais l'an dernier. La première place appartient actuellement à l'Australie, 
dont la production, grâce aux merveilleuses découvertes de W'estern-Australia> s'est 
accrue subitement de au pour icK>. Elle monle à Aoa millions. Klle est donc infé- 
rieure encore de 8 îTidlionâ ù ce qu'étml Tuiinée précédente la production trani^- 
vaalicnne. Mais celle-ci a été presque coinplètemenl arrêtée, depuis octobre î8[»9. pa*" 
une guerre qui n'est pas encore finie : elle n'a pu dépasser 3^^ millions. CliilTre consi- 
dérable pour UQ temps si court : on calcule que ^35 millions ont été produits pendant 
les six premiers mois, ce quiaui'ail doimé environ ^70 pour l'année entif^re et assuré 
au Transvaal, pour cetle année encore, le premier rang. Les Klats-Unia ont passé de 
338 à 37G, la Itussic est momentanément descendue de laS à laô, le Canada est 
monté, par »uite de la découverte du Klondike, de 71 à 9^ ou 100 millions (1). La 
production totale du globe a dépassé le milliard et demi, elle atteint au bas mot 
1 milliard 6a5 millions. On estime c^ue lorsque la guerre du Transvaal sera terminée 
— ai jamais elle se termine — celle production s'acheminera rapidement vers te 
deuxième milliard. Malgré cette guerre, le chiiïx'c provisoirement donné pour 1900 
est de I milliard a3o millions. — Actuellement, la production de lor du monde 
représente à peu près, par an, an franc d'or par t^le d'homme dans l'bumanité entière. 



(i) Noa Icpleurs peuvent vitir ici iur le vîT ce que \a\eiH Idx KtaLi<itKfUt«- Le chiiïre do g4 (comme ien aulres 
chiETrea ci-donaus) csl cntpnmlé i Sell'$ Cofim^rciai latelUgsnce. Or les docurDenEs caiiadieni (yoj- % 4) 
»ctu«eikt une production de loô niiUinnB (3 1 inLlIioii» da dolL^n). Commo ci-\ documenta cininenl de M Dtivwn 
luî-m^nie et a'appuicnt sur lea rapporta d«s comniiHeJrc» de l'or d«» divers dislricls, il?, me paraitsenl tout h Tait 
dignes do Eoi- 



VI 



A QLOI SERT LOIl? 



Demandez h quelqu'un : A quoi serl l'or? I! y a ccui h parier contre un qu'il vous 
rëpontira : A faire ilea pièces de monnaie. — Or. s'il est x i^i que les liolels dos mon- 
naies absorbent la plus grande pallie des lingots qui sortent dos ateliers dailinage, 
ils n'en absorbent pa^ la toliitilé» et Jes usages judustrielf de Tor en réclament une 
quantité bien plurt considérable (|u'oii iio le croirait généralement. Ce n'est pas une 
fraction inlime, un di^jèine ou un centiènie df la production totale qui est réclamée 
par rinduslrie, c'est uti tftitjrl, soit près de '|00 mdlions ; il ne reste donc plus guère 
que I aoo millions pour le monnayage, cl le débouché indur^lnel s aeerolt d année en 
année. En France Tinduslrrc a consommé l'an dernier au moins seize tonnes d'or, 
en Angleterre, i 5 et demi, aux blats-Unis i \, en Allemagne ]3 Qoo kilogrammes, en 
Suisse 8 5i)6> en Italie fi ooo. 

Dès i88C. M. Ccrnuschi disait même que, sur o mètres cubes d'or produits annuel- 
lement, a et demi servaient aux industries diverses ; il y a\oit là une grosse exagé- 
ration, mais Texagération d'un fait vrai. 



S I. L*Ofl DA?*S L\>TlQUlTi 

Cet emploi de l'or pour des usages industriels est, pour ainsi parler, vieux conime 
le monde. Nous avons déjà cité, dans le premier cbapitre, quelques traits relatifs à la 
place que tient Tordana les légendes et les littératures primitives. C'est une brebis 
d'or dérobée par Thjestc à Atrée qui est à l'origine des épouvantables malbeurs de 
la famille des Airides. c'est pour un collier d'or qu'Kripbyle trahît son mari. Dès le 
temps d'Homère on consacrait aux dieux des objets d"or, des statues, des trépieds, 
des coupes. Cet entassement d'or darts les temples avait même une baute importance 
politique. Comine on manquait de banques et même de corfres-forts. on coulait le 
trésor de TÊtat en lingots ou en objets d'art que l'on déj>osait dans des sanctuaires 
respectés. l]n cas d'urgence, on fondait et on monnayait ces objets pour les besoins 
de la cité, quitte à les remplacer ensuite quand revenait la prospérité. Par exemple, 
Torateur athénien Lycurguc fit faire des Victoires d'or que Ton déposa au Partliénon 
Hauh^ji. — LÛr i^ 



aaC A i>ior sert Lon. 



pour remplacer celles qu'on avait fondues pendani la guerre du Pt^iopontao. C'est 
aih^i que Iliéron Je SvrucuHe. pendant la guerre d'IIauiiibal. envoya au\ liomains 
non pas un subside inonnuyi", niay* une \ ielorre dor prisant .'^ao Inrcs, évidemment 
extraite d'un temple sicilien. 

A Alliènes. les lliesmotliètes ou magistrats chargés de faire respecter les lois, pi"o- 
nonçaient, eu prenant possession de leur charge, un curieux serment ; si l'un d'cuï 
conlrevenait lui-m?me à la loi, îl s'engageait à consacrer h Delphes une statue d'or 
d'un poids égala celui de son propre corps. Bonne précaulion à prendre, mtlme de 
nos jours, contre les magisti'ats înlidMcs. 

On avait quelquefois doré les infi>rnies blocs de Lois à t^le humaine qui servirent 
d abord aux Grecs à représenter les figures de leurs dieux, plus tard idéalisées par uik 
nrl vraiment divin- llénidnte nous dit qu'il y avait à fiabylone une grande statue d"or 
d'un dieu qu'il assiunlo •ni Zciis lu'lli'nr. ï ] e-it un Zens colossal m or martelé que le 
tyran de Conntïie. l^y|isc]os, uiVrit «ni lenipli" crOlympie, On sait que les chefs- 
d'œuvre de Phidias, l'Alhi-na Poliai^ du rarlliéiion et le Zens d'OiNmpie. étaient des 
statues chr\&éh"plianlines, c'est-à-ihir faites d'nr et d'ivoire. 

. Pline raconte que lorsiju Antoine arri\a die/ les Partîtes, les soldats mîi^nt en 
pièces une statue en or nia'-sif de la déesse s) rienne Anaïlis. 

Ue iii^me que la li^m-e des ilieuv, leur ch-meme de>>n| l'irneeler d or^ 

\nusuv<»ns cité en parlie (ji. ^) le curieux texio de TKvodc relaliT a lii eonstruclioii 
de rarelie. Les versels suivants ne |iîïrlc>iil que d'or : u Tu feras aussi un ejiandelior 
d'or pur : le chandeher sera fav*'nnc au marteau ; sa li^e et ses branches, ses plats^ ses 
ponimeaux et ses Heurs en sortiront t>. Sur le pectoral du grand prêtre, il y aura des 
a agrafes d'or et deux chaïnetteA de lin or h bouts, en fa^'on ite cordon y* et tout 
autour des elocliettcs d'or. Sur son fronl. il portera w une lanie d'or pur. sur laquelle 
lu graveras, de gravure de cachet |c'esl-à-dire au hurin[ : ffi S'iiitfctt^ l't i'Etentel ». 

Plus lard, le hi\e tlonl les Ilébreiiv entourèrenl le eulte de Jéhovah devint |>lufi 
éclatant encore. L'or d'Ophir respleiulissail dans le lernple de Snlomon. Le taber- 
nacle était couvert d'or lin, el l'crnié par un vuilc au'<* des chaînes d or, « et il couvrit 
d'or les chérubins,,,, le p,néde la maison, tant en dedans (pi'cn dehors ». L'or était 
anuKipjé sur les nioidurc-i i\v'!\ lainhns. i\ Sabnnon fit aussi loi]> les ustensiles du 
temple de l^teincl : l'aulel troc, e[ les l;d)les d'or >iir lesquelles claifjit les ])ams de 
jiropi^silioii : et cin<| ebandehcrs il'or (in à main droite, cl eini| à main gauche devant 
Toracle. et les Heurs el les lampes, et les mouelielles cl'or : et les coupes, les serpes, 
les bassins, les lasïies el les eneen^iMvs d'or lin. Les gonds nn^me des portes du lieu 
très .sairït rt ceu\ du lenqile élaienl d'or a. 

Semblables étaient les habitudes des [mens. 

Le Capitole était tamhrissé d or et ses tuiles de hronze étaient dorées. Antiocbos 
Kpiphane construisit \i\\ temple dont les murailles étaient rexélue.^ de plaques d'or. 

Les barbares iivaienl des usages analoguci^ et c'est avec une faucille d'or que, dans 
l'épaisseur des forêts celliques, les druides dclacbaienl du clicne le gui si*cré. Srul 
le métul pur pfU" cxccUcuee était digne de servir aux dieux. 

Comme aux dieux» on donriail de l'or aux morts. Les tombeaux anciens sont pleins 



irobjel» d'or- \ Mv^nw. le vîm^iimIp»* roi» cil ifccm^rH iVnu ina**\uv finiK^ A'anf} 
plnqiiC'crnr^ On \iiïkljkilvbitrj'aîikiîÀi^ri>rii)^t1i4 (t^iiiv^ riu>ririiriWlniK^i-om[kU¥i{ion i*f 
ilii ^i|(ii^lï-IU-. \<^ ipyiiM' tiM'L' ll'^ a|>|iuietKn^ (|f^ la >îr. IU witl couivi'U J~<M'iiem<>iit8 

m 1^lrl»^l.^ on a ini^mr- Irouir' un c<ii|ittt.-om}ilî.'Epini-iiLi-iurlti|i|}(^il'un vrl/^rrcnl <l'or. 
Il f^^ ïi rrrnncqnLT i|iU' cyr^ onu.'iiiciil'ïol <^oi- |Mrr)Ohito viMmit-rih. horil Inil* Jc|Lhqiir:4 
^vlnHitr-Tiii »l MiiiK-i'K vi K'^l'ir*, *|ui irmiuit'iil |»ii tcvwr nux \iMitkU; ils oui tlifuu 
«lit iHrt- ljbnqii^»< rxcluw\Ptrt'nl |îour l(*s uwjro* r»iiL^iarre«- 

CW njjrmloulc Ifl li^iiri* iiia*<|in^f* (l'iir, \k ror|w hrilhiiif dr hijni)\ i^uv W roxs 
.iïn<lir5 'i'ni Hllirir-nt. jhij L^'* |mr iW fjiJi'miT^. i\v Inir |mIuU îi Inir Itmjhf^uii. loii^domt 
limhrJMi^ il'or. ]< itc roitlîiiua tli' jifucr uu grsiiJ iûl« ilâJi^ lu luw dijs ruti^iaillr*. 
Li ili^luiuiUi' tïnirUlk .rAlovnnilrf* fut tttw Jan»» un rt-rciïfîl JW, [doci." mu im vhur 
i^cbljiil dur r-r ilr jiinjrpro t aii-<k^siifl hVkvntl tin/* vof]|i-d%^r, a1->rîlniil un hVjtic iJW. 
onii' dt' ijualn.' ^ k'Iftirrn, H iiiw otiurortur U'olit ici' ru or : li*» i'imii^h lin rlmi' ^Ijiirril 
d<>r4*L»'» H li'fc i'i't mulrl-' i{nî Irnïnaicrnl K* ïtèroi Duivdoiiît^ii iiïiiitul itir la liUr dm 
(iinroniirï d'or. 

Pour le» \tvanU niiMt. un jiroilî^'unil IW. Lt>i lni>T]>|ihut'^ui-«. W \)iîncpi<-uni ai» 
ji>ii\ dii cirqiir* lïu ilu llK-Alrc. Ip*^ (^nintU cilnymn^ '|iil .ivnirnt rcnJu t\v^ M'r\ic^a étu'i- 
nonl-i h \ii nir r'ci'tLiii-NE ^n i<.^(oni|it*ii4ir uck- <-onionikvri>LTnfk< ih f^tiilli'^d'oi iniit^nl 
lii.-^ fi^Lilli^^ dr Lturicr, di^clu^nt^. d'i^livicrr L'im <l«-'i^iUid(t^«'r^{k- I.K'rLio^}ièiK-;ipi»ur 
objet lu M>uri>utie qui lui fui flrirprni^ û lut-inihno : tin aatr<^. h l//r6'i-Ajir. rouk 8ur 
le* cout'onii^A i\ç* charraiv^ ijui n^liaitltitcnl daii« U-^ clururfi Ira^rjura. — l^r* liabi* 
ItifînnH dm ^r^mlH rluicÉil oni^f» ")*' |il-iqiiï'* d'iir. \iiiip a\ on* di^jJi cili- f»l«9 Imut la 
|3r>rlr du fubÎ!? d'AILinoc». Ci'luî d*.' Mi.'rK'Iui t^lincf^fail d'or ol dnr^'cnt: NnT>n, le 
(t.*u couroiuii- i|ui briilLi lionif ji^itir In Tniciii rrrnii«tniiri-, «r- tîl t'airi' un polaîi lucr- 
vritleuv, vraie ninîiu>n de r^VI^ 4|ii'jl uf>|>i-|ji \a Mui^oii dur. 

Ifpfi iiiriililt"« «'Liic^nt unit'^ uoiuiiiir lf>- jiuliki* ; I47 Itf i^LK^m* riûlX iricruolc^ d'i^r^ Du 
niï^mt' \f^ an\n.->-. de» ^rand*. Ir* IwiucUcrs d'ArhîlJp. d'UcriikU-tn ilr %p»lor, ilc CtUu' 
l'Ut. iK* lUti-^i'i-r [a-** va*ri h parfiiut^ di^ 1ji Nondp ptînrt-H^c <|ii» IjiïuÎI M>tk lîn^i* ;i U 
«AUrce fUi^ut d'or, ri drt nilnmlii^d d'or runiiiiii-'tiE U'^ aiiurt dr In r»iipr dti vif*i)^ 
>r*ilor, l>p* lihnli^ ii'iït nitUrtidii'iil nui- IVpiiuîe lie» AlIu^iiifiuiL'^ U-s |di^ du in'rplnii, 
ri ilrs rt;^nli'** J'or brîlluicul dnu* W rlii'*pu\ ilc-* li-^llunlA, A lït»mi\ W rlip^iilir-i-» 
(iiWul fiMur Iti^i^nc un anneau dW. f>l Ihiiiujfml eu ruiiiu<»a tlpi boîf*i^nux *ijr î*? 
Hi,un|> di' ImtLiiltr dr^f^uune». I^ur) fîU porUit'ul iiu cou h bulle dW- Quuril ii li-uiii 
fi-niirmH il Tnllut ïuir loi |>uui- k-ur défendre dï^ porlrr sur elle* plu* d'uno demi* 
onee de en rniH^b loi qui ui' fui iink iijïjtiiqn^, 

Qu(^ fjiul-il iH-TMci' de UmU^ ce* *jileuib'ur* ? Frtiir il prrmïre le» poiMr» nii pioif <le h 
leCliv? HiuuLil il* \uni* di^'^iil que 1^1 objel ^lniL m or, tut CioI-jI pun lîn' iiiiHuiiernlh 
dor^ou pbfpiû d'or? LehHlnLiiefi d'oi du tublil (torfEiA* H de ri^bloniii**iulo Plirvu^ 
éUi«int'4*l1e» en ur inn»if? Si lu Grèce en parliculier a\uîl viv a^tcx ridie p>ur iuimIi' 
giier l'iït i^n o-u^res ni eoiitidrrnblr*, comment e\plî*|nrr *jui* Ir* Ijiei'dt^invriîcrifi. ii« 
|K>u\MiL ln.»u*er ^-n (ir<Vr ii*spï ilr métal jmurdifrrr un<- nlnlur d' \pol^>n, »e soient 
ndrc«ji^Ali Cn^uH^ llit^mn cul ^rnnd'peinc h recueillir, d^in*- In riche l^unnlhe, <lo 



7:t\ 



'A QiTOi nniT tTciii f 



^ti i;raiikriit-s D';iTjlri- |mi1. otiiirii*.'iil \fi aim'^its liïivjMlUiriil'îli TiT? Clumntvtil fuî- 
Anirnl'iU (^ffc |iU[|i]i'i« qui litVomîrnt W miirt iIpk jhJjiîb nii rrrriuv rnicnl Ir^ <t|j|IUir«, 
tpA miirciiinr'B. rl■^ Ijijomj* 

4-n jinitir di' i V'iïoiul ii\ En partir M'iikrncnlH «"nr i\t plu» graiiclo rpiLiiilit«- *ctnt ïî^Hitrdc 
ccsùbji^tsurfi^jiarit: il>>i'^rilliiii'nl Iropdo c-onvollî^Q» Ub* (ju'urt Ifiiipirf éluîl non paA 
At^iilrmf'ikt liVTV> Jkii pïllugr, m^kU ^implMiirnl ulianiïnnni^ ou mnl timril1«^, dh*- iju'an 
liitiiljeLiLi -^'tiin l'nÎL 1l'^ uK'liiuit prrrîouY rii ?i4irLiieti[ jMJur n'y pïtis rTViuiir^ Oii -^iMif li^^ 
ftUlucî rlii\vrl['|JijMliui^*? OÙ *i>(»t kh ^oo < inironni^p iiu'rtpivh mui triuiii^liL- J**ij1 
Km ik- couine ni il*n» lo C^ipiiolc-.^ Oi't>cmt lis-* ]iU[|in**U'oi'il'Hif Wlrxnjinle >erlliMni<iil 
9C \o\<^nl t^xcor*- nnx iiuir» r\rlop'f ns Jr Myci^noM? Où i*nr( \c* Iréiiu-tU. If* M^ûnn*?. 
loik vUttiirn. Ir> Imuctii-r» <fi] ti'iii|>li- Jr l)i-lplio.«? Krili^vt'-k pni' W tUiitoi* piDunlKn |wi* 
lt?> i>iit ;j1ii*?»(.-ui's ucriiuiti*, ou ^impk'itK-iil juir lo*i niaiaTxdi-uin, |Kir \vv Wr^i^n (|iiî 
» înErt^iluihJiicnl ïi In lïuil eht%c iliins IfW «nulrirain* mal Jrriiif^. iU «o :»onl. df-pUMi 
rurilir|iiilf^. tniriïnm^* irti pif^-vi ilf* TiiurmuHv Kt peiil-^lro )r irii^tal d^ c^ «au dor 
inL^ro^tn^irn. îi IVn'i^îi? df TW'tnlAwrl oii ilt* iMtitjit'-rir, virnl-il do IVf^idr nu tUi 
ci\ttj\ic (U- P;ilhii^AlUi'tiLi. l\-ut-t*^Err «i-t-tl tit' rtrrtK'illi d<inï k'rt c-i'iiilri*^ d iiim* ^lolTr 
li\j:j:ihliiK\ \'M-Hir «le Hit il'ni', i]iio d'iii^<^iiMHi\ rtlrliimJtïfH oui Hiil IhOUt jiMir cii 
ivtir^r le nu'Inl |irtVii*[iï. 

Il roïlr i.i-pi<iirjaiit iliuir^ rio« lutJti^os, il Ulirtir^, à \\i*um\ ù 1>ni-ip4. fi hiTlin, ii Saint- 
Pt'UTnÎKHjr^ ji*j"*'/ d'idij'^U d'or pour i|ii'uii(.* Inntiïiiv d<' l'or^ï-^n^no nnEiipit^ tmi 
pOH'tthlL'. Ct'tE^ liiïliurL:. rimi? iiu^oii» |ii^>> ii IVcrJrt? ou n la ircrlrr. Noiu v^judrioiiA 
iiimpIriEK^ni ilniiitrr ici mirUpirw ]'rii»ri^''rif<TDontA «ur Iji trrlinîqi»^ dC4 niiri<*n« 

\a*», plnt|4ir« lir ri^vi^tr-Tiïi^nl ilt-t nicublf^jt nu d^A hIjjLijo* i^lnirnt ImMiioA an maeir-itUt 
ilvcmi^ivvs. ^1 ciiiiiilf ]ii-ivr:t'« Jrr ti'ouï |ujr l^4i|tti'U [JAMUii-nt Ici ri«cl>< 4|ui «m'i^lciI 
A mihruihlrr Ir^ pfji^nrii, ou r|ui ftor^ninil a lrf^*i roudrc ^ui do* ^l'Ir^fricnlH. 

Les dimv lïiiliU i-»mitii"ln OliiirriL ti' tiuirlKUii i-l If iubl'Ic-I {cnrfam). I*ïî pn^mufr 
ti'ivoil ruii^iqlLiil h l^llcu l'or nu mort<*nu et :i 1 r-tojidi'r- i^ri fiïinlli*y^ Eii!^ulI«i ou 1^ 
tnnaill.iit au rcpoiitii^, I^ ci4{>f<r(, ïi-fi*^ df nu'liil ri^id''. vlah» pour ci- ir^iviiiL lonmné 
nnn jm^ r-n poînli^ mai^ par nu buul rond ou cai-i-r. I.e Hhrlrur appn^ail ro rîs^lH 
■ui' \p uiHiti H. rrniiptknt Kl lAIr de l'oulil u\cc wn marto^iti, il t'ffaataii ]v iiit'ljd ili^ 
Hjijoii h lui Ijirr pivudio. t*ri n.'lif>r, loll^ ou Italie fotmi^. l.Vi;(iL^rii<> fuulli'ubîlîtë du 
nic'lnl-or p*( ïriil <l(' l'tniur hrutv* d'nn'ivfT- |iflr ot- ^vovM^. h de* n'wdïnl* nrlUlitjur* 
('nfri^nii'uirril n'iui;npï:iMt>, Dr* IVijjc ipn:' l'on jip|ii.dl(< iiivrvnu*» |Kirrr ipi'îl oui cou- 
Irmpomui d*.-* Iurnilimiiv dinjoii^nl» 4 My^i^ncs par Srldit^nintiu» rVsl-à-dîrp une 
hoiine (\ui»j:A\nc i\c ïi^cle^««vaul notri* L*rr*, lu cîielure uu i-opou«4i? dorme. cIlGi hsn 
llrccs. un l'hrrd'd'uviv ■ li^» dcut vn^n d'or Irouvf^ û \ Jilio rn l-acouir rn tSS^. 
<'iiii^*'r\i^H ijujouril fini uu Mum'O d' Vllii'iifti. \i*s lecleurâ pru^i'ul vuïr ii-roiilre di*it 
rrprodut'Iiouh iUt vt>s \\in-f. IU pr'u^iMil. niL^mi.^ lui vHudirr a Wi*lv la di'rnndioit, 
d'aprèb uni^ LeUi* pluncbe iju« M^ Hoiiiolli?, dïn^i/teur d« nciU'e ËcoTc d'AUiênv*. a 



93o 



A iftm SEMI L'(»n ? 



Iimi vQiilii iioUK aiilrifispr il cnipriinlcr ait tSalIrlinJ^ cnrrttpondantr ùcIfMv^ ( ifi^i . 
{j|. \lî]-NtV t, o(i îl^ ont, lïli^ flutlt(^« a forul pnr l'ccnincnl arrMologue M. Uour|$e9 
Vftml. 

Chacun d>? TL-^ «difte» <.'M t'i>riiti^ ik< fltriit IVviîll^e 41*01 . l/iirlMo !\ ciniiti^nrr fi niar* 
toliT tiiic lie OT fnjîlîr* |>'n»ï' lii tivu»ci rn fiifnip di? tïiu|H\ puur en (îiiio le rcï^^lc» 
n»cnl initfnetir, !o iloulïluro du taw. Il a i^nliiiirt eii^uîU* cç*le douMore d'une seconda^ 
f'pijilff^ â'or. f|ri'il n nrniV dr. rplici* nu r<*p'>ii!«fi^. rrlnucbi^» rnviit^* iiti burin. Il Ji 
rvpliii Id liuiit dr 1» cuupi- Ènfi'^rirunv n>iniiii< un i>u]-lrl. aur lu feuilït? rn^rtoppinti^- Il 
\e*> a toute* deut tixcft^ ■■ l'unie jiur tU^ rît»>U- 

Lsd^cortlioo dcrr» vu^ci est ■^xt^^tiirniciit curiciue et ti^tnoigne it'un ■aliment 
nrlifilicjtir' âfjTt ir[nnrf|iiahle, Hiirlout d'un^ mrrvei1lou«« aptitude Îl robaervslî<»i de 
Lt iiatnrr. \}ai\f iiil |Hi^\!Tn;ïr ondim^^r pnr lir-^ pLilmirtn, ne «n«ir rin c^net pii^lnmlrit 



.' - ^ 



i\ V- 



Fia. luri^ — l'bMo^rtydiit d*uq diw tini ils A aiia i^irl la bj n--' dtut<r k pjurlfiur ikflofipij, 

OÙ iijiiirt^tit des Lommt^s t^l dv* tïiurt^jiuv- l/uii ili' cr^ ^Ufos. 1^ plti« piirHiit dVii^cu- 
lioii, reprr^rntr une <'l>n(«r an l/iiii'ruu «niivii^i'. I>e trf>i4 hlnl'ellll^ , \'un Vt:A prii au 
pi^ge : ît vM fonilu^ d'iiiit un lilrL dt gio^e corde. IniJu r'iitrddruv tniMcjt dr^polntier. \jn 
iTialh«iureu^c IW^te. enipi'ifruriiH'i-. vai tvulv replï^^o aur ellf-iin^nieet de von cmigcinflé 
fin rroii rnlrndiv norlir ut^ fien^^li^monl Jï* dniiliMic. l.r* rlruv kiuIrrK ont «'l'Iiuppé ;iu 
Mirt quo riiiiiiiitii* riiHr leur ivMT^nit. l/ui> dViiK '«'eiifiur. d'tiu Imuil ; il ï^emhtr qu'ît 
ai', r^iivsi a *Aiiit*r nu drti\Uh iW ronln^eK, l/niitr<T riVloiu-tr. tr^te lioin^i?. eii.intrr sa 
miuemif ; d en a vnvové un en L'iiîr. 4|u« iiuue» vo}un» n^iondirr Kujriirnif^nt vri4 In 
lerre oîj il vn ne f>rivr le* rein*, l-c InnrM» trnnï<|îeree l'flïitrc hotiime d'un fornu^ 
duble fSïUp de wirne. 

1^ «teiHind vuM- repixWnle ila» iHureiruiL ijui pLMHHtMit tivtii(|ijillomoTil l'hf^rln^ ati\ 
pied» de» urbren. is^niruir f^ï l'arlivU' .itjul mulu tx^itunier eu rfVi di'^uv Inldcnui Tun 
d^« TaïU le* pitii convidérabln dr l'hi^Euiie pHiniLîtc de la atilivalion : U di>in««lU 



1 QiL'Ot SiËbT LLlh? 



9l| 



rntîon de l'csiircc liuvînc^ l^r Ih>iivit po^r une rttlmvir Jii pîrJ rlr run di* cr« luiU 
inaut: il bcLijçlc. ttini^ jl c^tlr, L'Iioininr ii viiinru hi linilr. 

11 c»t ciiripu* dr IroiivïT clnn» c^ Ufux m-igniliiiuo'* j>iôcrt unr ïimbllon dîrrcU* cl 
minriri* tk la iiûïori:, iirn' Incirr-nf d<* «Uli^, im +ini dV\*Viilhm quï> J'oil ^rtr (J^éDB Iji 

ikniv «irlifLitpir ijui Miitîl rtiit^jTiît}!! iliirii'iuu\ Il Ji^uiiiu ont' i^iildlJi' |irjidit^dt)ri\ 
uiM^r^ en futriir *4JMi^ dr> inPiirtiri^* <jrjcn1hU'«> |Hj jr icnilrc Ti l'iirlV>rrnr liHIctiiiiuo 
non ivlftl d<;* pn^mitTï jodfï. 

('o* rn[l»i<"ni'r** ru JrnliJr* wjri» mimI iillr*trr^ prir lr> por-tiir^ lnifii<*n<|ur*- <!'osl dr 

ni|»pMrlô la LOrlH*ïlk' lïW cl"l^■l^nc- l<o «îi(îtr<T dVir r|ii'il vmil "flrir j IVl^maqvie vimjl 
dcSîdon. La piruvi' cpi;? li-»i>UjeL"*d'orlt"vn!no ^loi devenu» plu» r4rt-'M*n Hiùcc, c'cat 



»v. 



^^ 



FkO H»; ^ Aoln [iliiiliv^ri>»i*<U 'H pAMbni. 



<|ijVii {çÉn^ml lloinrr«H lorMju'il pArlr d'un morceau d» premier ordr«. ralIribiirSi 
un dîciu i< Ih'pUnrMn^ Ir riir^rfïni, oïl bi^n mu l*lii-rni-irn*, 

Kn fnil. Ic'^ fiiiiillrf l^tlri ù ll}i<Nir-k oui niiii*né 1^ dtVuin r^iit^ do iioriibreiix Injcnit 
npparVnnrd 2l inrl phi^iiîrtdi- Tri un i^dlirr i|iiî <vl nu I^ïiivr^, forint! ilt^ pInijucA 
li?g^rr» d'or paie: cr» plncjiice nrprL-ïriilriil !iltvrnalïvotiif>Qt un ct^ntuui-v coiffé a 
Vé^yyXictitt** i|iki «ni»il imc hirlir. ri iinr rrmiiir- niW firtiAnl tiii linn dnriK rlijxni^ 
ni'iirr l^> Ïtijutix ^riH'^ i|i* la iih^iiii- |H-riiiilL* nl^ Miril qui- d(*4 ïmiLilim» plim ou 
iiiuiiiA nmlHilruJLt'h di* c-c^^ U^io^-^ft^pUi-phriikHi^ini. îrvn Mî-tk'UiVH aui pr'xluîh du 

Ij' pri^rjdë li nrtUli'pi^. hi îiidividii<-1 du matteU^* Jiu r<^|H»u4ié fi*c»l |>af te «eiil 



93a 



A vi^i>i uni LtM } 



vu\]tiiiyv. On marlMe auMt l'or mr un modt'lo ^o rdiefcn ter ou «it kroiue. Plu» 

C4t fiirloEULMil prE'4B<'-4- i-riLr dvux IVjtqm-a ilurwi. iJrfiwrrtr, <lt' hntiiw ovt iJr fi^r» (|iii 
piMlt'iil Ir imnKlo fii ri'lK'f «riiii c^tlé. cii ctru* ilr l'aiilrc- OUr U-fIi»iqti« appnralt 
dvjii liiinh Icii tomlxaux de M)cèuc« poux k-rt |iiai|ut;« d'or ijtiï ëuîcnl c<>ij»uc» Mir le* 

ÏJi friiiUc. w. Miult-Tniil ri n'élinint uitm »* iir^r-hirrr. ilrvnil n-nin-r rhini fn <-mix 
{|p |ji iiiLitritv rt rf-priKliiirr rti ivlîi-f K-ï Imili du iiiuJêlr!. Pour l'ivutiiT H tî^ulrr Ui 
mmlèk< il^iia un un^'tul plu^ «ïiir. rnrli^l^ iïo in* *prvnil plïJ» <lu rjtclpl « Tout moUM«. 
mdUd'un cî«cqu poinlu à tranoliadlulTîti;. aDulc^iïut? k iLulrr^ burîfi. qui luî penupllaît 
uuBsî Je Courier Xc-- itlai|ii<% i) or. ilr \f^ poivor. de li^rih^lrr, LVilnnipng^ m* puDVAtl 
dnnncr n rrïi^rulinn hi iiu'-mr liii«.tr. bi fiiï>itir grîoi" que le n-puiiH^. Miiis îl [ht- 
nic'tlaït drf^iitv vi1t\ de [iiuilqdîer kaotiiem^filï, v\ àe \t» ('«produire ti l'inlMii- 

CV*l d* rv><Liiii|ia^o f[ur |îroc^dcld m ^n'ral le* pnrorr^ Irnuvrcs dan« Ip* U"ti- 
tKVnin, I*r* motif» il ornc-mciiUitioii mmiI d'uluml fri"* fiimple-^. jkrMdi>^uo»> h cent tjvi 
Win ïrouire Mir Iph vnftOï en lorrc cgil*! diif In Tui'mf i-fMjqur- : p«inth. lïgnr». ccfvleii, 
hj^m-H crnu-lï^pt. Puifc on r-^pio l^** ^rrnt** urienloU» à aalniaui : h f*-TUYnr pwi»tdc 
un biincLcau au dî^idênie Lii>Tité ù Albi^nct», uilnce feuille d'or eiUitipéc (|iii rrf>r&icnlc 
de* cerf» tl dvh bielie* avec de» Itonii, 

l,rft pinnim 4on1 ?>i>tiv^^nl ri^urir^a ijitn.* Hïvh p>ur former une «rcirilurv. tin etillîer 
mi iIl'h ui'ndeliHiues. A IVrigiitt? vu ne eriiinm«Kalt qu'un mtuI jiriH^édû |>ouf W 
nfcfteiuhliT : li-'i [irrirr df lr"U» rt ^imiJ' re.* In»a» du rî^i.1»- Orùcc à •*! mitliniï*il»tïf, 
IW fiiï il"ul"»|i| Ir'iivaillé A frxHd, ïjiup» iiiU<rveiilion du ti'ii île Iji fi»rge- \\ni% |>lu* Uni 
les jdntjiirn floni «oud^fJ enlie elle», o» liirn tiniex pjir dr-n uiimiiux tttud^ft uu& 
pU([ne*. 

Pour n>tnpi^i.'i' h vuAuiv. Wn'tt'xi*: f<Miii.iil on peu iloi' tiveedc In ehrysùcfAU : Ofl 
doniJiiil L'L.^ nuii» j un liidrufarinnu»!*! de tuivi'c nulTin^l i |»nir-*^tre de In mnhi^ili^) 
niéhiigé iitct' dïT Tuniif- «l du inh-e. Ce m^^lange, pdi* el fondu, servait il noudi*»' lor 
allii^ & Targent, L'<>r ollii^ de euivrr «• eiinlm^tiil el pii^iMil ilillicileniont ; U fallaîl 
dnnii re*?ns inrhingern b rliTVvic-oIlL' un peu d'tii>'t'nl. 

1^- li-.iviiit di'H pbqueB [imrlcl*je* \j\à e*liimprc> ne tarda p»» d é\T<^ eomplii]ni* pnr 
liib^ge du illigriui. . tpn fui porlc par lc^ Crée* cl Ir» ÉlruAque^ A un Irè» limit puini 
de perlWlifïn vl indl^ ensuiie pur len Uiirniiina. 

Lctnivnil du lili^'Hine oïI iiitn upplîmlmn de lu tTmanjunbk duetilit^d'^ l'or. 1^4 
nncienri élirnu'jil Vnr un niiirleiin. nu iiu-^iin.- di!Jiî 7) li filière, c"e»l-?i-dîiv en fin^nnt 
litmaer le* ftlu duiis di-î pU^ue* pLnYa> de Irou» plu* petit» ^i \\\ M>rlie (|u"i l'entM^. 
Le i\\ lre»**> on eord^^l^ nv^n un outre Ul forme le fdipMne ; il |ii-iU Lioinicr 1rs enlri'la* 
DrmenU Ie*plu5 varii^n. flen |^lnud?^> drn rholiio», det^ tl(^uretle*H i?tr, Il cbI déjn question 
rlnnti lo iîen^fiie de eel or Irjivitilli^ en fitçon di' eordon- 

Pour ddeorer nnr jduqLie. on In reLOuvrait d'inie ronche de g£«nme. «n ei^upoit le 
Itifgranc on \iv\\i^ ujoulouï cl, nvei- un pineenii <le plnuïes. on di»i|ioMil eeui-ri »ur 
Ih plnque «uLVnnl un dr*rtin eonvenn, ICnfuile, pcmidnrnier nu Injou plund^ Ié|ïèrelé. 
on pciMviiîl jijcnirrr le eeiilre def l'Obetku en (K-rcmil Ih plnqu* ou ciiekl- Au idi^rane 



^ZX A QUOI SERT l'or? 



propremonl iIlL les nncien^ ajoutaient liea perles d'or : ils les oblenaieDl soîl en pro- 
jeUnl sur {le fliifs pnrrelle^ d'or la flamme du chalumeau, soil par grcnaïllage, en 
Jolant le mêlai en fustun daus un ^asc rempli de charbon pilé. Les perles une fois 
préparées, restait la parlîc la plus délicate <le I opération : souder les cordelettes et les 
perler ;i la plarjuc- Il rollart poser la M>udure sur le bijou el souder à la lampe. Le 
malheur est que. pour ne pas alourdir cl enip^^tler. d Tallait mettre très peu, trop peu 
de soudure, ai bien que «nu\rnt, sur les bijou\ antiques, clés granules sont tombéFf. 

f^ettc question de la ^u>udijre des granules est d ailleurs la -grosse difficulté que les 
orlevres romains modernes — ceux qui travaillent aujourd'hui à Kome — ont ren- 
contrée lorsqu'ils ont voulu imiter les bijoux étrusques. L'un d'eux écrit: « Nous 
^>mmes ccmvaincus que les anciens ont eu quelque procédé chimique pour lîxer ce-s 
méandres, procéflé que nous if^norons, puisque. inal|K'ré Liius nos efforts, nous ne 
sommes pas arrivés à la reproduction <le rertanies <euvres cl'unc exquise finesse, 
auxquelles nous désespérons! d'altcnidR' à moins de nouvelles découvertes dans la 
science o. 

Pour la ciselure proprement dite, c'est-à-dire le travail d'une masse d'or au movcn 
d'un poinçon ou d'un ciseau tranchant dont on frappe b tétc avec un marteau, on ne 
l'emplovait que pour de peliles figures, taillées ii mémo dans le métal. On l'appliquait 
aussi aii\ piècei^ fondues, de fa^on h elTacer les eoutore^*. les bavures, les traces du tra- 
vail, à donnerai! métal une netteté niiroitunte. etaus^i pour refaire et parfaire les détails 
mômos du visoge. La pratique do la fonte de Tor dans un moule remonte à une haute 
antiquité. Le veau d'or aiail été fondu de cette façon avec les anneaux des Hébreux. 
On a trouvé en Egypte et à ^inivo des objets fondus en or massif ou autour d'un 
noyau - Les plus anciens travaux de ce genre ont été fondus à la cire pen lue : le procédé 
qu'on employait dans I antiquité n'a guère \arié. On modelait en cire la statuette, on 
le vase ; ce modèle était placé dans un moule de sjible* où l'on ménageait tle minces 
canaux, Puis, ou hieii l'on fondait la cire, si bien que le creux formait rnatrice : ou 
bien l'on versait simjilemi/nt s*ir la cire le mêlai en fusion : In cire fondait, et la fonlc 
d'or prenait sa place- Pour employer une moins grande quantité de métal, on modcUit 
souvent la cire sur un novau de terre euit*?, qu'on lai^îsait enfermé dans la fonte et 
qu'on en retirait après refroidissemenl- Lnsuilc la pièce fondue était livrée au ciseleur, 
— Enfin on se servait aussi du burin pour graver en creux, soit des des>ins, soit des 
légendes, comme on gravait (es pierres fmes : c est ainsi que l'Lternel, s adressant à 
Moïse, parle d'ttr ^^ruvé cti t/ruritri' tle vue fn'f. 

La combinaison de ces divers |ivocédés. repoussé, estampage, ciselure, fonte el 
filigrane, gravure, a produit des liijoux d'une gL\lee o\(|uise et légère, surtout chez les 
(jrees et les Etrusques, L'antiquité nous parle d'un cliar, alfelé de i[uatie cbevaux. 
avec leur conducteur, le tout asse^ petit poiir être couvert par une nnniche aux ailes 
i^ployées, d'un vaisseau que cachait une abeille. Mais il snllit de parcourir nos 
musées pour y voir de semblables merveilles, d'tine linesse inouïe : <lcs ligurines où 
les granules nnilcnt les poil^ de la barbe ; des bracelets formes de pièces à charnières, 
ornés de fieurs en c^iïdelé et en granulé : un pendant d'oreille forme d'un cygne en 
émail blanc; une figurine ailée, liavaillée au repoussé puis eisidée. puilant dans sa 



A omu MUT l'oh? 



935 



mJiîii fine couronitr, S dt'mi pii¥Mi>ppï"i> irun v^i^m<^til fnit ft'unc Tmillf^ dW rcpJk'e. 
A lUiJique. uik u tmuvû unv orînluru (.ùiv *i'uu rubun iJ ur ii^ui: uu tuirucl |>i:mr fi^r- 
inoir; de chaciuc t'Mc du n<r"d, IroU rordnMlcui cic* Silènç« cl do» gteïiadi.ih, V,\i 
Crîmçc, <laii* ljr*anfîeiint»ï coloui(?<( utliî*nLi>nnc9. une mulltttide de collîor». brucr-lclu. 
titiiili^K, brigiirt Jr nïi ritf* rjiir pour nn^moirp In r/lrhr:* limite rlilr dr Snïlnphcrni!», 
qui TTiL 4iii Louvi'ri ; f^r \v» ûrutlit-t ill- iin\l |>Lk-i tl'ai-'dn'd aur lu 1|uv^tJntl (Ji< vivoir m 
noti'o ruubi^D a fml on ^eUr ocruncnce l'scquî»ilion d'un cli^f-J'ceuvio» ou %i\ a i^i^ lu 
dupe é'un îiigénïcut fauvioire. 

Soi»» »oHiv Hc noire ( Jibînrt dpf mr^doillo*, qur d*t mrrvcîtlctiv petit* jovouï nou* 
prtiivriii.4 uiIrnin^T^^ D(*vHni uni- siuilr vilrmr ( n" l\ 1 nous pournm* oiïWiit If-s bn^rc^^ 
**( i't*rd.Li't< en taL-CLtijici l'IilhloirL- i\v l'uiR^rt^uti aiilit|iic. LVïI ilub^^rJ lint' ^f-li(i< 
»tAtuott«r («nvrloppôrdnniiinrJVLiilIc d'or. i^amm(*C-cUei|iicnoniidi^crlvtoTi»plui haut» 
|iuia tinr rninn!!i<.'ii1i* (>l fk'lirioMiAi' AjiiirufliLr*. »or1»ril i\r M l'uncjuc rtiEr'om^rlf-V nn 
b^ncrlfl iiriti^ dcb diviiiili^^ t\f» ki-pi jonin. M. nnlii^nn, Iv *-avur\i vftiiMrrMth'tw 1)11 
CabiiK-l. di-cnl ain^ilv ir 58^7 ; o ilii^'ur d't^t iiM^Mf. inir rlitiloii. gravie m ciru*; 
Apoflon liiAnt IHilr^vo* h coiip^ dr ll^be* : )c dieu c^t lur «on cbjr Iralni.^ pur deux 
dirvntiK oili?»: ItHrorliitiô p^rc-d^? Cortims loiim^ h l^lr ilu ciil<5 d'\pi»11ikr, ItMil t-n 
Hitrrbaiitâ so «^mMraJrf h hir» Iruit^ : mm^ Ii^h dio^JiiM, lji:bip*. cbirn 'rAffilUm. 
Demi ip Ir rhiïr. jrunr pnpn'îrr o- Tmd cr\a mr tinn *urinrr de qin'b|iji'* iiiillirnt^lmi 
('Ul'tp^. Le n" ^r|^^ e^l uu?^i uik' Ija^ut.' « J'oi fiuiMld^'f-iri'*:. au Jl^'u lîc clmlun. de 
Iroi» biislpK rotjlJA i*t ciftcM* *n rrlipi". rcpuWolnut I» l'cindi' i^lcnfcinipnnc; ('^rfrs 
roiffiV du mo'Iius ( l) cuirnie IhI?; IVikrirrpint' *m l)iuin\ uK^JniibV :i UuhriAlit, ilia 
dén^r ri portait (K'n\ |>Iijmk>i ^*tt lu Irlr , biccbiih l'^jjnTi.' du /mrJit?/it. iowntv fltrni» 
ou Hmp^ornlc- Aillruia c'r*^ un pL'ndunl dV^rcilk* c|iji poHr deux colcnibf* rn 
niigranc» d** bandraiu mi Hpiirr-nl dpj* l»^ie, de f ji*rgone on tepou^sén dw couronne* 
df rpiûllt^» de vignr rï dr pHUiptr* \ 11 roljirr r».l liinnr fie plaqnr* nlïrrnnlivoTiw-nl 
d'irr pAle cl il'iti' juuiie . tur ivv umvs on vuil Hî'r:ikh^^. aur les aulri-<( diu duiisi'ï. 
D'ntjlrrf^ ci.'l1îeift d orj^inr ôtnuqnr «ont ronm'H de bijoux JîbgroïK.'i'. 

A f-'àié do l'idôuk linesto tl«"* «.t-tivri*» l■|vc<|ue^et irii^ii»i* d^f ii'iivM'» cLruMiut:^, In 
HornnJn«)ir difilingiit^iir pur 1r poidn i\cs pi^^t^■, Ir rrlii^fib-A lîgurcH. 1^ I>iic<k9 pî^rro- 
rii'i. 1,1- pluH ((^ïrdïni inomHutiitd<'i.'i*^eiirr*™i bi jmU"xtMti>;. "*"!;) ïniuv^Vii lirniit^Ac-ii 
l^y.f* pur ilo> (iuvMii> qui ili-mnli^^iMicnl urir niJiî'iun ;ippurk<i}urif ju ulupiliv iitvtnj- 
polilptin. it\t^v une l'bnïnc il <ir. di".-* iiH'duilliK utipc^ml--* ilr Ni'ron Ii Viifr^lirn, qiinli'c 
in6<tai1li'«ileroBluimi» irl une HUdu d'oi-. Le diuin^lec de lu piilèie t'Ht do o*.^5. r-llc 
JJ^jW }**'.*i%7}: cWu vnl iidcmKkblcmrut con^crviïr* Ion* Ica frliefA, timitvi \c* U^o/idej) 
€iut ïa iiK^tiir- nrllelv que 91 vWv i'IjÎI anrlîe liû-idot rnums dr roiTt'vre. La bordure 
de b coiipr ont drron'c de nuMnillen romninr* fucatlirr* t\a\t* l'or footn^if^ Iccculre 
»locfupï^|Kir un vnsli' rnotil' dcVomUf. ee fjne le* niirieiiH appetnirîol un ^mLJI'rn'-. Ici 
enc^ïre, nou» c^doronn l/i pnnjlr ri ^L HnMou- Il r^inniUt Irop îï Tond lu pat^R' de 
Itcnnr». il D Irop u^jicli'iiicnl l-1 liop tiimuliru^cuictil dtîcril cd IiVmiî |>fiur t]ije iirnDi 
H^oiiti lu pL'ti4f!-e de l'ivaliaer uvoc lui 1 



(1) Ou boiMnii- 



a36 



1 i.>l ■>« îiHl 



r'oft ? 



Hoiaik- ôu ^lipT'UcVftl nnp f'oiTi|>o*ilïnn fllIf^içoTÛiiic Jonf Xi' ««* i**t k inumpli^ du 
vin Kiir In forrr. ftnrrltu^, r^nronrn^ ilr lirrrri p( i]<^ pnmpn'i*. rntniiri* «!c ImrrfiAiila 
nt dr? Iwt'i'lMuttH, t-sl dïM^frurMifi Ironie, utj imihI t|ui|nL-t t'?*t imt- imnlb^w; Ir ilJni IïphI 
lie la main gauche «on llitr«f , et de In dcf^iti:- un j-hOon {i\ m furini* d« povol f|u'il 
l^vc fièrement pour muntr^^r ^u'%\ Ta vîdt ju4<{u à la di^rnï^-ir g<uiïrc. Ufid» i|u"HcT- 
culo, ft*fii8pi"ta Hp Lui 'Lir un porlicr, rif^jft i^ drmi vainrn pnr le vtn, iicmMc yiH s 



^/^ 



^;^ 



Fm iflQ — Pal^nda npFiDn PU ui 1>^i ^kIm- Hoi.hut r* Tlflr<iLlc fllnMft'l ^UMAin») 



lni»rr ifriinpper cln 9f^? main» Tittu cniitliurfi (aV » A i^ufiirh^* di^ Hucctiriï< un jcuii(^ 
hiktiime jouo (lo In ilftlo, el drmèrr lui \\\\ \\vm\ nii-ni? coi>lem|>lr In n;<^»c; tU^rrièro 
W% djvinit^A fiVt Irouvciil ilniï bnct-hniilt?» til un Imrohniit c|iji joui- dt lu svnrix. Le 
wt^^r ù pîeJtf l(ni['n*?s Hiir Icnuf-I csl a**!" IJarehun. In peau do lii>n donl llrrouli?ii 
recouvert «on roclici . U>u» ec* dctaiU f.QUi Irniléi uvcc uncï pcrrcclion lulmic. « l nt^ 

Tr) On ippluil «iiiM tjn «iu4 fjH i1p ïvIK' furTM qu'uno t^n \tU\r\ U ftilkiï le *Wflr juii|U>u Inul •**!►* iNi 1" 
rtpwr i g*n*rilsmaii» I* fh*lnn 'luit »ti fvrm* dg forri*, 
(«) tMwhrl A Jinta 



s ij«:i>l HRHT l-'<M<P 



a37 



Vr^V 



>. 



friw ptirnilrc Ir *ujpI principal ot complèlt K- *l'I» de lu conifiOMtion : cV»t ffafchra 
ifiifmfifi'trif trUffciil*-. lUcchu*. rcj»i>->-r(ili-' mu' *mi diai Irnliir par d^-ui paiUliôrt'». 
r*l pnVWi' |>ni'llrrruU, ivr^. <|Uf ï'avmuri' 4'ndinnMniir. 4oulf-nupiirdi*UT f»nrrhnnU, 
itoriL l'un inniv lu iniLAaut.' tlrwiiiio Ln}|i Lnunlf* [tour lu dîou. Enirû lu Hiar ilc IIjkv 
uliuh €l h groojir d'Ilrrciilo, l'on, 1'^ firtiiim[t) h U mnin : iuilour du rlmr, WcJinnU 

ol luicrliunk!), dont l'un joue de 
|j) drMjhIc IIûIp^ Un di«lin^ue en- 
core-. inm>li^ «ir tin rlinnir^fiu, 
Sîl^rir uuifUL'l uni' bucclmnti^ 
pri^H-ntt? un c^nnlluirv ; pliin loin» 
i^itr LMt^^luiiik'. juoanl (1^4 c^m^ 
lial^ji : iJf'fl rrtfiiiir* foulnnl Jo4 raj- 
Mii«; il'iiuli-i*» ctifiduihuul tm iihn- 
rioi rempli dr rflî'înh, Ir^iu^ par 
■iriiï hoiir* r un uitMvlulUnt n^ci- 
un Ih>ui: ; urifln dr^ }wcL-huiild ft 
dc4 bjj(^<:hnntci^ daiiHRiiL cljoimnl 
de diV4-i> ir»4ti'umr.'ittï. Lu dtrcu- 
mlion du lionl înt^rirur de In 
4^u]K^ vat cmT||i]t!Li^ pur ie\re nté- 
daitl?» cnrnfcli^ï'* ou milieu dp 
courooui-n dV'UdElie H <lr lau- 
rier i>, flux fIligîciH ijpt H^ulonirm 

IJue Ir UtU'uj' i5(ud^t> ctfïl** 
4M>upo Mir In photog^niptiic cî- 

t\c o'^.^h ciivirtin lir lour, cl doiil 
|j| burfurt' Ji"tf«l couvyile cjuUuk 
ilr^ui lier* |uir le IravntI onginul 
i\a c'trni]t^ur. il complcrJ huit 
graiidrA Ei|]^urr4 d'hnmmc* ri iiiïf. 
il'uiiituul duuï Vt^uitlf^rrta, v\ d«UH 
r» iiv. - iiu-i» iTa <;oq4v>ua lUtémt ^- yi*Junu^i Urriiw ju^uÀ>iug1-iicurtïgurr< 

d'lïnnim<'s ï*l itrpl lijîuivïï d'atii- 
mjiuï ; il aihiiiiTni Iri ittiK-* ilt^i cli^ir^, lu jifiiu turlii'kV iIch p»iilli<Tt."«H lu peiiu vidti« 
df^^ Li>U(r«i, fl juhtjLi'ititi ^*iiippL'« il<< niUtti «ur le cliar et dan» la nivc, 

Si nous n'^iiuuv pan «viiik^rtr Ir» «laUK'K rlinï^lf|])iuutii>«f dont 1 uii1ii|uilc i^laic si 
Urti noua |Kïiivon>i nouitrr fnirr uiir faitile iiIrepAt le huMc de ConiitaDlin [fig. ^lo), 
qui a «i-rvi ilr liAlon ranloral df lu Saiiili--Chuprlli< : Ir liiifil^ esl en on\<t. lu draperie 
OAI eu arf:t<nl d't\{\ U"^ uiaïUH ^Hit ru argent. 



rjL 



(i) ItHitalla fia bcrçtr 



^^ A fJtOt «EBT L*im y 



rfkire 4tm d^ m^^Uui divertefnent coloré». Dan» ce:i mélangea, m bcllr rootor a$4ii- 
raït â !''>¥ un T^Àe importanL Homère parle d'ohjel^ décorée de mélaux WDpleiDenI 
joitaposéA, el noo^ «n trouvons ù M>f^neâ. Maid Ie4 E^ptiefU cofifkaûaaienl TiDcnu- 
talion propremenl dite, l'or coolé ou enfoncé an mariran dan« noe raiDore préalalit^- 
ment (^r?rjAé« dan^ un antre mêlai. .\u Memnoninm, dea bft^reUef» de eunTp sont 
încrviAl^ d'or l>ana le lomlieari de la reine mère dWhmèï. qui remonte à 1700 ans 
avant Jéta^-ChriM, on a lrou\é tin poignard à lame de bronze, demi le Irancbant e^l 
d'or, avef^ de^ fij^ure^ el de^ in^riplioni d'or. L'Aîïvrie et llnde nouA Coumi^ïAefil 
de^ nvmnmenlA anal'^ueii. 

fie m^me les Chinois, qui avaient pousié si loin ] art do brome, aimaîenl h 
rehau^fter l'^lal de leurs bronzes par des incruslalions d or- dès les temp» les plus 
reculée- ParToin ils enfonçaienl simpiemcnl dan» le Irronie évidé des cordcms d'or en 
lorme de laeis ; parfois \U y enfonçaicnl de* lâches d'or, dessinant dn nuages on îles 
dragons. IJ^ ont donné ainsi à certains bronzes une variélé de e^doralions qui lenr 
permet de rivaliser avec la porcelaine la plus riche. 1^ pièee la plus parlaile de ce 
genre »e Irfruvc au mu^iëe Cemuschi : c'est un vase dont la panse est lout incnistée 
d'or : les dessins en sont reproduits sur le couiercle. que surmonte un lion en or- 
Hn flon^riK également on connaît un va^ en cuivre pbqué et damaaquiné d'or el 
d'ar^nt. î^ouvenl les objets mobiliers aniique» portent des dessins tracés en or, dans 
le fer ou le bronza. 

1^ lrt>» lionne beure aunsi on a cherché à colorer Tor en l'émaillanl : du verre 
pulvérisé, lif^ avec de l'eau, du miel el de la résine est étendu sur la plaque de métal: 
fondu h un feu doux, il la recouvre d'une niasse vitreuse, translucide ou opaque : 
nous avons vu par exemple que certaines parties des bijoux étrusques, des cv^es ou 
dcN colombes, élaient émaillées. 

l/ft (intw^ i\ i'Ttiu't] ^tÈV iir \u plus aiit'ienncmeiit connue, qu'on Irouve au Japon 
l'timuii*^ en Plg^plr, parail t-ïrr Irnunl t-loixjnni-. celui on le> surface* coli^récs sont 
JiinilrVH piir <lc linr*i blindes il'fir. l'^ifciis les serres colort-Ti sonl partiellement ou 
In Ir^ ru binent rrinplnc^'^ pur tlt-* rn.'^iuux nalurHs. oeci ôhn l'aiicicnnc Kjfvple. De 
Tnt^mr' U"* \ti[r<tf tU* l.y vtm^n* du roi tlhosnirs II ilî^. mi) u muiI Inrnu'Cï d'un réseau 
rn or. n'yun*'. UhmiiWv nri ruurli'jiu. ipii sert dt' rfiiïitsis h tU-a iucd;ulloris f^ii cristal t^l 
i-it trrM- t\*' i'<iiib-ur u. t'hi-z les lïaulnis. niiur^ trciriïi)M> uitc plaque dr l>oui-1ici' 
li riirnii'e d'uu disque dr Lmii^ti' rr-vrMj d'um- l'eu i Me d'cir ornée fl eiuoulenirrds s^nJé- 
Iriques ^nii'* de xr-rrolirii-s ». (lotie bHIe lus>e, dormiV par (Ifiarles le Cfiauve ù 
l'ahlMM- de Siiiut-Deiiis. |nii\efiait. d'sipn-s \v< naïves explications du nioven âge. 
du plus rirhe roi d^»Jit parle Iji |tibli>. et on l'appelail le hana/r Snhiini/i — Dans li' 
tn-H(ir Intuvt^ à (îonrdori eu iS'^ri- ligurenl ut» caliiT d'or inah^ir décoré de li^is 
cTUif* viy verre grenat el de trois l'euiHes de ^igne CTi turquoise, mec, |>our anse. 
4t<-N tiUen d'iuglcH diiTit IrM >eux sont en grenat — - et une patène rectangulaire en 
or rr»a''sif (de 1 y eentiujètres sur •Aty). encadrée de filigrauc- décorée au centre d'une 
eri'in latine 11 ornemeniK carrén en verre rouge, d'une Iwrdure de losanges, en verre 
ronge, ri île quaire Irèlles cti turquoise (tig. -j 1 :i). 



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goi\l pruiioacé j>our ccft ïi*r['Ol4*ni>a viiotiJ^Wc^^ ^hiis IVv. A cet «ri M»fii|ituvux «t 



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roi», elr. On ^Uî eu purliculïcr It* Uiml>ooii «iii rot Chilik'vk'p pèn* ^r CIotîh, trmivt^ 
à Tournai. v\ un Li»iiibojiu <lr Hirf liHiilmnl f|ui eM h liiiidhriiok. A rr nlvli* «« ralbi' 

jiar lp ^uuvcint'iiiïîul louuiaiii- lïf^ox ïouju'n ctj ffïrmt' iJi? rotticilU'.'» c*iil pcjur Jiiïoa 
<kf grilTon* c( i)o4 |>oiilli«iVi i Je coqtfl dv i<eti uiiiuwu\ e^t formé U^uw.- nmlltludL' ilv 
|wlilo« clcii»i>nft, ilonl rpiolqiiri^iinr* ont gnnir Irui' ornrmontntion de picrN-rir* ''t do 



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A Qt4JI suif L'on? 



vriTC* oilorr*» l-r* oorlicillt* rltt«-ni#ni^ >ont fiiitc* d"i>ri n^^ir-ftii <r«f , tlnni 1*"% vidr» 
fl.-jîrnt n<rn|ili-i pur dr» pirrmU. Co niAiiic M*4iv cnuxlrnl uti^ni i|iir'lf|iw-^ lii'flrfi |i»èrr9 
tjiii «r iiilljti'liriil ti riii^lfûi^ iJo lu rjn'lurr H (iu nuiricUge, indummrnl uiir ^iitdc 

CVït dr lt>juiiiLi- cijticitiiriiriil (|UL' \ioiiiii.'ii1 cvï ilvriùt^nt tnuiveuui, où rv^îvonl it^ 



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Ptt 111 ^ LiLk* nL [if4t*jtii >r« d* IVpj'tU" r>ivifi^tBFtpi', ifvhVH t l«ui'nl*n, |Llibta»l ilo* UMi>)1b*') 



cIoÎboihu'* duiil iicjiis ^tfiioii» di' iHïi-lm fausti'iinT»! ji|)[k4<^ tiu-i'iJiïij^iciiB. lUcarm* 
nvflit tÉ ini liMiit poiiil li^ goftï d*^ l'or. Elk» «^jitjdrivaîl dr pùlik'» fL'iiillf'» d'or *nu* iU'% 
vtihe-i tU' irrre [ïoiir fonaer lo Tond* i^^liiipplai»! «le *rs nicrvfillcii«'s niowÉÏtiiK'*. Siip 
le* |ilnrvfc |iMi)lii|ttOH Ht* dii'amijyiit d(?ï* itiiliit-s d'or. r(*|iir^mhiiLl li'* i'iM|>rrinirfc »■! lo* 
impôniIiKi'^, ]ai i Mhôdrxtlp di' Sidnlr-Scipliir rlaïL lonlr' ii>|drnili!^hit]ilr d'or vt d'itV' 
g4^iil , 1/autel l'UiIl fii oi , dtvoi'L- d\<iii;kU« i!t dti [iJvn'L'rK\'i : U- dôinc qiiï K' rtîcoutiitit 
élAÏt xurmoTktt^ d^uno grande rroiic (Por- l'!t h^r^foCn dan* lr« niiïH do fittcuH IVglîio 
^ïlftil illumitiik^, 4j ooo cund^bibrci dort^^ ^idlniimicnt *ous le» neS* eouvMlcft de 



liiotiulijlich au\ UiiuU d\*\: l.i'^ uiilir-s i-[;hb-h ri>|>iAiiiil l;iil liirik tjiti' mat n- luu* 
ijr^aii*; lie lui iiik ilAiiiiv i\'iù\ hVlnn^vul uTir ^ Kirnrr friMiil h In innin rflr% Ltitrîrrf^. 






pnrdrfl p| ilr^ |Kiii1iL-'« polir Ir» »iKili-*i'r Jf* ubk-u. K^irMju'uii \' *\h-\e Vi'\èi\v^ 
liiiii|jkiri.l Lijil[)«;itl(] fui t'MX<ixv à (Ii^imUiritiriUftlc pm ri-rii|iririir (ÏIIhti, i| fui |iu4ilt' 
tcmvfit ébloui : ti Uf4 \a*n |)i^îi^ii\. rljhil. «uijn-Tiduik ïi ilr« rhAliio4 JW, a^'nlMii*- 
«^irnt i)r« ikLifitriilï unu^i de priiiltin.*». .- Di*tunl U* trîitw iitijK'ruiï h'^^IovuÎI un arhvt' 
duré, Hvtr itiIFéreuh ai>^(?jux i|ui îuiiLuK-nt le cliani (Wt oi^coui dr» btne : deiiï llom 
IIiitftL. — L'Or. lï 



a.îa \ ot'ii î*rnT i.'pn ? 

soinblaient rugir,., » LVmporotjr el ceux qui roiitnuraient étaien! vètua d'étoHes 
brochées (l'ïir, 

T'uilrs ces splemleuis furciiL dispersées i>ai" la moin brutale ot avide de»* croisas 
de i3o/|. Heurcuseniortt tout no péril |>as et Ton rein>u\e dau:^ les tiifaor» des égliaes 
d'Occident des débris de 01' grand pillage, des croix, de!4 cabees, de» cbâssea, dea 
tissus d'or, des bai^-rcliefs il'nr fails au rrpoussé. 

Le plus célèbre de l'i's triontiuienls bwnnliiis tjuï sont aujourd'hui en Occident est 
la grande plaque d*or, la Pulfi f/'O/Yï, couscrvi.'ediir(s le trésor de Saint- Marc ùVcniae- 
Ello mesure 3'",ir> sur ■t'". lo. et pirle quatre- vir»fït-lrois Tiguiva d'email» qui ae d6ta- 
ehent îtur la plaque et qni son! encadri''es <lc |»oliles c^olonnolles dW el surmontées 
]>ar des arceaux, le tout obargi^ de i 3.'b) pierre» bues cl de i 300 f>erles. Cet ciiseoible 
merveilleux n^esl iialurellemeut jKis d'une date unique. Il paraît que, dans son dUl 
priniilir la Poh il'Orn aurait été acquise u (loiislattliuople parle doge Orseolo dès 976' 
Un autre doge, au début du \ii' siècle, aurait ojoulé de nouvelles plaques émaiUées. 
Deux autres enrieliissenienls auraient eu lieu en 1 aoi) cl i3^5- 

Moins grandiose que la Pfiln d'Oro. mais lonl â l'ail analogue comme travail est le 
l'cliquairc de Limbourg, exécuté enli'e tjiH et <)0f). Les émaux du couvercle, au 
nombre de neuH représeulenl le Cbrir*l sur son li-Tnie. enlouré de la Vierge et de saÎDt 
Jean-Baplisle. des archanges (rahricl et Michel, et des douze a|>dlres. La eélèlire 
couronne de saint I"] tienne, conservée à lîuda-Pe*! et que ceignenl encore au jour de 
leur couronnement les rois de Hongrie, est aussi un travail d'orlèvrerie h^zanline : 
elle a été faite, enlre 1071 et 1078, pour l'empereur Michel Duras el son frère 
Constanjin. 

L'église de Limbourg eonscr^e encore la eroîx de ^ leloîre île Constantin Porpliy- 
rogénète, du x" siècle. \ lïalberstadl. un calice rcprrseiite le Christ en croiK entre 
Marie v\ Jeun, le boni C'^l l'ormé de dou/r di-mi-f'ereles, •.i\ ei- les buf^te^ des apûtrcs. 

C esl sans ilo»li' aussi de TKzanee que pro\ii'nl U- p<u'enienl d'antrl en or donné 
à la L'atbédride di' liùîe par l'empereur Henri le SaînL t-l aujoind biii au musée de 
Cliinv (ti^. ^ïW. 

\uiis ne pouvons ([uilli'r l aniiquilé sans parler d<'> \t'rrc> dures el dcï lettres d'or 
— on diiniie le innn de verre; ehrélu'nî*, en r;M'<on i\v< sujets qu'ils représeulenl. à 
des iigiires iléeoupée'^ u dan< de unnci^s li'uillc^i <l or maintenue^ entre deux plaques 
de verre ïoudéi-s au feu l'une >ur l autre ( 1 |. u — t.bj écrivait a\ec des le lires d'or — 
sans doute de Vor :i l étal liquid--. di»iiu< ^lan^ l'eau régab- — >ur des peaux pré]>u- 
rées ïi eel eiVet. Lii Bible <les Septante étail écrite <le vflio favou. ^éron dédia ii 
Jupijcr Capilolin >es pi>ési<'s en raractèns d"in\ i'.i^Uc lialtitude devait être assez 
ivpandue jmîsquc Gaïns soïil<'ve pavement Tespcce juridique sni^iuile : A qui appar- 
tient Uti manuscrit écril en letties d'ur '^ur du |irnrlieioiii d^uitiui, à l'éernain ou au 
propriétaire du parcbemiri ? — A pûilir du m' siècle, on éeriT i-\i or sur des éloft'es 
pour|in'- par evcmpïi' rilonièn* di" rcnq)erenr MaMinrn, Le> Kvan^ilcs sont siiuvenl 
reproduils île cette laçon, bien que les Pères condamnent ce luxe. An movcn âge les 

(1) nabelon, fiUidi^. p. içjj. 



a5i A QLOI SERT l'oR ? 



miniatures seront pctnlc?* sur fond d'or: it Grond-mùre, iï disait Viclor Hugo. 
Yetijant snUiine : 

\li ! rnonlre-jioM't La BiLIc- pI Ers bcllra ima^i, 
L'i^nreriL J^iiv U crècliB, «1 le Umf p1 !« magi*?.,. 

Si Ekous nous somnirs siirtonl roufn rm's dans ranlitjuitt; otassiqur, i\ ne faut pas 
oublier i[ur Unis ics \tcu[i\fs otil Iravailli' l'or- les (Jliihiiis ol les Mexicinns eonime los 
V'gvptieiiPi. Lt's iiauldis aiiiK'iU la passion des liijou\ d'oi* colliers. lïQgues et brace- 
leU. Kti Irlaiidi;, ou (L'ouïe fu quuittitt- des eroissanl< dur. Dans la Hussic méridio- 
nale. SI Ton relrouve de ravissaiils bijoux lieHèiies dans [en anciennes colonies mi- 
Idâienne;^ el atliéniennes de la ctjlc, les loml>eau\ des rois scythes, ancéires des 
lietmans cosaques, ne lenrerinent pas moins de ricliesses. Elles sont aujourd'hui au 
musée de Pétersbourg, Toutes les populations primitives qui possèdent de l'or, les 
nègres de la Côlc d'Ivoire, par exemple, ou eeu\ du Foula-Djalon, font des bijoux 
d'or- 

D'une façon générale, on peut dire que l'emploi massif de l'or caractérise les âges 
el les peuples barbares. Le barbare veut immobiliser sa fortune en bracelets» en col- 
liers, en ebaincfi, dont les clémenls n'ont pas de valeur arlislique. mais dont on peut 
détacher des maillons en temps de pauvreté el qu'on allonge en temps de richesse. 
Au contraire à mesure que la onilisatiou se développe, la valeur artistique acquiert 
plu» d'importance, le travail l'emporte sur La mutitie. Ce que l'on recherche, c'est la 
parure, et ce que l'on apprécie dans Vor, c'est moins son prix que sa finesse, sa légè- 
tet^p ^ ductilité sous la uiaiu de Tortisan, sa propriété de pouvoir s'appliquer sur la 
|feau humaine sans être oxyUd par elle. Le bijou cesse d'ôlre un trésor portatif pour 
devenir un objet d'art. 



J> a, L Oh AL MOYEN .U!F FT l>\NS LES TEMPS MODERNES 

Nous avons vti qu'à peine élablifs dans l'Hinpiie- les harljares avaient manifesté le 
poùt le pluhi ^ if pour K's (jIi)i.'1h d'or. On s Vu roncira compte en admirant au musée de 
(]luiiy (lî^^ 'a I Ti) et à Madrid 1*"^ l'itnrnnnes Mitnes des rois \ isigolhs du \n' siècle. — 
L'orle\ re est d'adleni'^ uri persuiinaije lerlienlié. La ïoi des Rurgonde'^ lixe à loo sou a 
le priv Èi [}a\er pinir le meurtre <J'nn serf orfèvre : i 'e*'t le welirgeld le plu;^ élevé pour 
les artisans ; un serf forgeron ne coûte que la moitié. Daii-^ h loi des Alatnans. la 
composition pour un orfè\ re ou un fai^eur d'épées est de 'lO sous, soit le prix d'un 
cnisinier. d'un |ii1lissier, d'un maréchal. 

Enliii tout le monde connaît rori^-inede la foi lune île >Lnnl Llnî : n Le toi Clolaire 
voulait se Caire faire un sirge élé^-anl en or et en pierres hues, mais il n'y avait 
dana son |>alais personne qui jiût exécuter cette tenvre telle qu'il Lavait connue. 
Comme le trésorier e<ionaiss!iit l'Iiabdelé cLLloi, il se mil à lui demander s'il pouirail 
accomplir le travail désiré... Le roi lui remit avec joie une grande somme dor.,. 



9^6 > QL'OI SERT L'on ? 



geronfl, des orfèvres et de» argenliers. Les grandes abbayes, comme Saint-Pierre de 
Corbie, avaient également des orfèvres dans leura ateliers de serfe- 

Au \f BÏ&cIe, a t'abbaye de Saint-Bertïn, on place au rang des actions méritoires 
d'un abbé le fait a d'avoir fait faire deux images de buis, couvertes au martelé d'or 
et d'argent avec des pierres n. En i i4o Suger « fait dorer h grands frais les portes de 
Saint-Denis, comme il convenait a un noble porlail ». Il se vante d^avoir « rassemblé 
la matière la plus précieuse qu'il a pu trouver en fait d*or et de pierreries et les arti- 
sans les plus babiles de tous les pays o. Il a employé n environ 3 j marcs d'or de 
lingot » â lairc « une colonne, ornée au pied des quatre évangélistes, et sur laquelle 
était assise la Sainte Image, émailléé d'un art 1res subtil ». On y voyait Thistoire et, 
sur le chapiteau, la mort du Sauveur. « Plusieurs orfèvres lorrains, tantôt cinq, tanlôl 
sept V avaient travaillé sans relâcbe pendant deux ans. 

Un manuscrit du chapitre de Lucques, du iv siècle, donne les recettes de ces ate- 
liers pour la fabrication de la feuille d'or, du fil d'or, etc. 

Mais la technique de l'ort^vrerie médiévale, aux âges suivants, s'inspirera surtout 
du livre de Théophile (i), moine allemand du milieu du \n' siècle, qui avait vécu 
dans des cloîtres orientaui. Il enseigne la manière de fabriquer un cubce.de faire des 
émaux cloisonnés et des filigranes, « soit des cercles, ou des nœuds, ou des fleurettes, 
ou des oiseaux, des bôtcs, des ligures )>. Uans son cbapiti^ sur la fabrication d'un 
encensoir fondu, il décrit avec un soin minutieux toute ht suite de l'opération à la 
cire perdue : la fabrication du moule, des novaux en bois, le modelage de la cire» les 
figures d apôtres t]ui doivent garnjr le pied de l'encensoir, la préparation du métal 
(alliage d'or et de cuivre). 

A ce procède, qui ne permet que de faire une pièce de chaque modèle, on en ajoute 
un autre : le modèle en bois est enfoncé dons l'argile humide : on Ton relire quand 
la matrici' est faite. On inticiduit alors un iio\au et cVf^l dans l'intervalle entre re 
novau et la matrice qu on couli' une mituc courbe de [U^lal. Plus tard, surtout en 
Allemagne, oti fera des moulages en fonte d'oKjels naturels, fruits, feuilles, lézards, 
insectes. On entourait Tolget de sable, puis on le hrftlail, de façon que le creux for- 
mait malricC- 

Plus souvent qu'en or, \o? objets du moven ùgo sotU en argent doré. La dorure se 
fuit an moyen de niînces fcinllcs il'or marU'Ii^rs sur l'oljjeï même. 1^ diminution de 
vidrur du rnctiil niïncide souvent avee un tra\a]l plus arlisliquc. I /or ftvrcrie s'est 
émancipée clés ateliers servilcs pour entrer dans des communautés d'arli&ans> placées 
généralement î^ous le vocable de saint Eloï, et soumises à ses règles sévèues, « Nul 
orfi!\re ne peut ouvrer d'or à Taris, dit au xm* siècle le Lit're des mé-tiers^ qu'il ne 
soit à la touche de Pans ou meilleure» laquelle touche passe tous les ors de quoi on 
ii'uvre en nulle lerre >'- 

l*our *^lrc iiiailrc orfèxi'e à Paria, il fallait subir un long apprentissage, ijui durait 
di\ ans au mu" sii-elc- Aus>i leur réputation était universelle. En ia5i. le moine 
( luilliMime de Uubrouck. passant k Karakorooni. ta capitale du rirand-Khan des Mon- 



(ij Siliriialu lii.vrs'irii't uttiiim. 



À OCOl «Mt LOB 



d>EU- do Af'vnnaiM rt pr^nW ?** rhrfd"*riivir. nhrn|ïir in--iltrp «Irvail Av^r *oti 
ptiirtçiiiK ini|mn>f^ -tif deux [tbiirîir> iJr rtriir^, (JrjKiNr<*' l'uii^ fi U \Joniuir ilii 
roi. I AltUv iiii bumiu Ji-t< «irlrtn'h, flkii|iic fui» ipi il nvnit iMmi^lir une |>i6c<\ il 
4l^i»aîl la pttrier ;iu huiY«ii. r^i^lii^iltr i-in |Kiinc<Hi jK'nmnrtH. On \\ XmUnîi Jnfi 
%tiitt poinçnri. dil fioi»c<^n île Hiitr^i-, |j)TM|i*r \a [titxr ^Iwl ai^bci^p Cl qiN* 
Mm fiiH^ur iiv4il nu\v lr_% itnnb ruftl1^ [lar Ii-< i^laruU. tm \ in pnnMil uo poiii^>n 
tti* déi'tiJigt* [|ui pernit-U^iT iJf Jj iirrllic i.'ii iviilr^ Il Ullail *wtr viv utHtXrr an 







moini t\\\ aus puiir |>i>ii\mr ^tn- I un iK> df^iii fC^nl^n ik' U i-i>iikmijntkiil<^ ilo^ 

dî^'riilf^ (l« gruiid'^unlr, 

i»ù ne litiKir JinpiinlEitii le fiiuii ili'?* Orlï-vrr!*. vl ijttAi^tii.-'- tfrrH'VtVH % IniiNilU'iil 
rn(<un\ De* le n^^'iio lii- Jk-hw Ir ItdJi, Ijj citnriwio di'> iirlî'\i'4-t .niiil «u cliaitL^Ilt-, Hktit 
Je mcable d<? MÎtit tloi. Etl(> t-ul H.'nariui>in(*9(rtg< ai(ij. qui irnlii|iii^nt Ij cue^islunuc 




K Xtivî fcERT i.'omi* 



aiô 



aci^ampugn/f* Ht 4rnx t^aroaws cf tic tl^tLe caapca d'or, iV h l/finnîère et Franct tn 

A LVulri.'-Duine \v jK'tit imi dii^lui- lltriiit \ I. lt'> L>mjijfr<ui*> rjiji h'4 m ï j icii L Inip rDni^ri' 
Id dUlribiilinn il<- pl^c^*- <1^ iii<^i|irwïK (*ÎW au prijpli\ ilî^^Jcnl pu niiitigrnihl t|ii'oii irii 
ouruitnj rU^jtilii^' aux rioce4 d'un orl^i'n*. 

I^n vnipiir irirAliinnhlpd<'H rmi tii^fY-s prï^mtf'fC* in^nii^r* pjip|ps nrlï'vrp* rnuluil iir'rrt- 



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1' m, ir" ^ KtliiHiaH'- d" ("-pni d limlûln» — kiMtit'tm* 



Mtre une uii->c\\\aace trtft Ai'oit^ île Wr li^vail. Aum! m^ine daim 1c* «ïltn où, 
d*im^ fnçon jïi-nri-ntf , Ir tr»)vinl étiif Ifhm*, If'k *i(ii'» ip» Tii^niM»! rxrrplMin ^ Ij r^i;l^*, 
\ r^tHi. pMr ^xriiiplr, iU rl^iicfit I 1111 r|i-« rtitnlri' nirlioi'v <riiU rnii^litui-n rn mm'- 
ti]ijik^ititr« de «nr-ïirr, ri Lniintik À di**i i-l^itijU IH'* M"\^rea. 

Tr» irrfîïvrL-ï du mij;iciiô^- li^^^iilti^iil lurlTiuE |iLfiii l'K^tUiT. lU iiiûtr:il In former 



)Ka 



K QtxM imr ton? 



porUili el \f [>i1ior* dc^ c^lbvdrjJoa. 1^ France eu |hu1îcuUer inuttiplic en c« geon? 
W rliffu-ii'^uviv, <!lijnv In |En1erie <rA]>oUoi». ito* mu^i^cf-H non l'glïM'*, m formonl 
mu? ciillecliaD iiii-mnpiirablc, clic l'Hit l'ubi< r.n itumXiMi ri-Ùv ^tinée qunlijur» mirr- 
veUifTux eieaiplaîi^, 

Nou* nrofl* k bnnbcur d'en prÔH-nlor à m»* ledcur» ni» ri^rfain iiombrf . d"ajw^» 

rcuï dr rvtniu^i-r »ei di- ^ ii-iUi'?' cutirmihHiiK'i-^. 

C'r#l. du 1^* »•^cI«, lun'lîqumrv dr IV|nfi d'.\f|ititainv, île rûfzlôcdeCi>iii|iMv<<fif;. 
317 H 3i8)> en tir îiv«<c émnut cloîioniiv» ri pro* t^nbciduinB. ■«rc les drux gramtR 
aigin qui ««mMeiil vcner de» larme» sur k-n r chlrt d» |irh»e« raruU)ri«»» 



V 



c-« 






C'wfl le c*1km^ h In piitènc ri" \' *îc^lc. eu digtJiit duré, urm- ilu pien^n pr^euve» 
<'l d'c'fnjiïtx prinl», qnî [irovioniifiil di* Vv^Uno i\e Snmi'CtuurAln cïquî *ont Ii \a mllif- 
dmlr île ^lHli1v ^li^. -JM)!. 

Du V e-iitori-, el jiruvi-nant de teUr iii^'ine i^^'IÎki- tic Oinqurs qui n^nfenne \v n*lî- 
quaire ilf IV|Mn, la «Ulue d'or de »ninte Fo\ ^Jî^, aaol, reOVû^^nk- idole fiuï vou^ 
regarda, commr um iiiîihuui- rî(* tlli>^l^^ d<- wh ^^riiii de grmmr*, rr*nlrndi**anlr t*ti 
Ht iitUp nfiniV de piriTfi ir» . d'iiUiiillr^. t\v minia'*' iinfiiiur'*. ^tf^M^c ni nïm fmne dW 
ilonl W bn»> s<inl ïUi-jnuti|rh<!Viimiiii^ï buulcs dtîvrii^La]. LWldebienl. iniuntluiikiri?. 
plu» df^licAl dnTDi iVmptdi df^« mJlli^ml, pliiA hoiiciciax de IVl^Lîajicr^ de Ui furnie un 
tu* !ti^clf^. aver fo ruitre di* la Liiilhi-dinTc ije l(rii[i!i, ilt( de «aint Ht^mv nis- ^3l)> où 
le4 lîli|Frnni-fi ht* Joije'IiI liHiriiintlicuii'inr-ill ;iiiliiur rit-.» i^itiii<j\ i-T i|r>^ pi<^rrei, 1*^ niAmC 

H^lc non» diïiMic l'adiniiahlc Injou leligieux de Sdiul-Outci-, un pit*il do u'oix couvert 




K'kitj*) riiiiltit il* ri-'/'-»*'"" 

Cl uncua-. rfdn* i^i'Mr t^riiidr m ne «mibirr rli? Tari fitinv"^*' couil'i'-n mAni|ïUiriil 

*in*. Un n'u jni y iiiiri* li^^iirrr {cur lu ItriotutHm Vu ilHmll) Ir urJlutl bi**lfl ivlî- 
r]iijijn' \\v Hujril lrf>ijiN. c-^ii or ri |iïi-iTi> Cinv*^. tpio wifi JH-Ul-Iil^ l*Lili|b|ii^'lr'hi-l iivdil 
ifi'pon' à lii S,iiiïli*-Clwi|M"jlr ri doui i\ ik- n^u* rwl*- fjuï" ïlr* ri'|H'c»i|Lic|i<'nî pni I ç^ 
tariipe (fif^. juJ>. UtliorH^k' rrviiR'f> qui; iJ'utovrt» pdifulU'» in^prr^f^ par I'afI fni)Lç»id: 




a50 



A QUOI SERT L*OB ? 



profane pokal devient, dans ['Eglise, une navette à encens. Ou bien le pokal 
est une petite statuette de femme en or. Les collections royales de Mumcli et de 
Dresde contiennent en ce genre des milliers de petites merveilles, dont le travail 
fouilli?, ingénieux, tortilW, lourd h foi-cc de riclietise, contraste avec la simplicité 
gracieuse et sobre du style français. 




Colllur dft la Tolvin J'or 



La Flandre, pays des grasses ^ îlles drapièrea ijui drainaient l'or de l'Europe, la 
Bourgo^e uu^ villes pbnlureuses, ulaieut aussi dv^ pays d'orfètrfs. Lorsi^ue Ip roj 
Philippe le Del alla visiler la Flandre: l^s liourgeoises de Uru^es se parorfnt> pour le 
recevoir, de tous leurs bijoux : k Je crojais 0(rc seule l'cini' en rranue* dit avec dépit 
Jeanne de Na\arre, je vois qu'il y en a ici plus de âix cents. y> 



A gitoi fVBT l'on? 



V. 



Au flMlfrli (\il W Hi6<"|o. ÎP lïlii" Pliïlîppi' L* llnn rii'*' l'onh'p rïr Ifi Toînon J'Or, iiliï 

ToiiIk' TrH nuUe de l<i iiiaiMiti il't^ijMgnv. conféré wiiiriiuiil a uu UH |»etit ii^jULbre 
Hp clirvnli^i^^ souvprnin»* ou d»ff* ri'Klal. 

Xini'î li< It^xli^ itr^ lHhVfi-[Milc-tiii-s{|m mil vM rpCtiTtln^; |>nr iiiif* giilaolc alknilîon, 

Kliiiib^lh ou [gabelle tïv> Vot- 



■I Philippe par la fiUwC *An 
Dieu. [>iic de Hr»urgoignc. ^c 
Li'ïliior. tk lÎMbam, & de 
Lcmbfliji^h; Conilc de Hatt- 
dfc^, J'Anhois ^* *lc Bourpoï- 
^ikc t'uEaiin, d'IUvnaii.d'HoI- 
Undc. de Zelandc, 5; Je Na* 
mor; Mnr^uf'i du S Empire, 
Sti^iK'ur de ('Vi/'T, dt S.ilÊns 
\ de MdlJncï. 

S^uoir EailbnK, A Toaiprc 
knso[ j^diit^nir^ qu^|v)ur icire^- 
^rând et parfatci Ao^our, 
quaudr» au noble hltlài Ik 
Ordre df (Ihcunk-ric, di*ni rfc 
trcs-ordcmc, & ïin;;uiicfc aiîtc» 
lion, ddiroHN l homieu: ^^ 
nccmâlfcmcnif poriiiicty U vmyc 
ioy CathoUcquc, l'KlUtdcnoflrc 
Mcrc;U S;iinav KglilCf & lu 
Trflnqiiillii^ cl profpcnté de Ifl 
choie puHicquc, Toicni, comme 
dlic pcuueni, ddrcrdiii;^, ]^f- 

dcc5& mainicncics Nous A la 
gloire du Tom puillgnt, nolhv 
Crtai^^u! X: Kedemitcur: en 
ïtt:u<rruncf du la |*i[>Tieule 
Vie-^c et Mcfc ; & A Ihonneur 
de Mtinlcigncur S' Andrivu, 
glorieiK Apollre ^ M^riyr; à l'KiAliAiion de b foy ^ de b SaJTïCic Kj^IIhc; k evainnun 
dcï vertu* et bonne» ineurs; Le dixielmc jour de Januicr. Tan de nollrc Sci^^iKur 
mille quAii\^ cens vinghi & neuf, qui fui) le \oaT Je Itikmnitaiton du manAf;?! de itous & 
de noflfc Trcï-cberc ^ Trc^-aytm^'c Compaigne riiùbeih, en noûrc ViWt: de Itriifte^, 
Auun.s prin*, créé, & ordonne, K por cei pTtfente-% prcnoii*. <rcons. & ordonnojïï, 
un Ordic & Praicmicé de Chcualeric ou afniablc Compagnie, de ccriAln nombrirdc 

tUvktcL ^ L'Ut. 17 



Tia »«n ' ?^iaiM«i Jt L^lNt;rP|- 1* Un «i Cl-irti> It Tiivnîp* 4 lna^Bik. 



« ^TB 



toa 



^^ <r" ^ 






On |>ml voir pluï hiul tlîg. 
ï«5) un dr»*iii de- lotxlrr ifl 

Iur4 fir bninu* nui, dnn^ r<^|î«-r 
il'ltiii?ijrui^k. nM>nlrfil Li f^ardc 
4iiiout duUmilHVUiJc rvm|«rviir 
Mcitiiiiiliml «t onfr« tn^me 
|>i«lrpfir »iin rmidalvurH pnr U* 
lîU <Iu n^nilak-ur. Clkirln lu 'IV- 

flan rnllîi-r d'or. DlU-malivrtnrfit 
T'iriiir il'un fi«giii«i1 ilfr loi^on vi 
t\r Ivnurlr* 4hi m* rHrituvriiU nn- 
Ijrfji:!,^!. liriJk E. inîlûlc Ju nom 
<1 KIJMbolh Aiir^llirr w )iu«pmd 
In UiWtrt. b poau il« licier cgiir 
Mrtlt'o rctuil ù Jown, radcjni 
r.fUl i|iii i-iiUKi Uni lit- miv^rea^ 

Jasuii c(iiii|ii(.'i'mil la î'aisoo 
iJTIr i^Uiîl irpnWnté ùntm In 
proJi^iou^ u i-nlreiii^H n i|uï d^ 
<-iir;iii.-iil le^ LnbW au% grancli'* 
Pu-» Je Lilloi^n liôî. Uir**[tir |« 
dur ri )e^ clir-vAlirr* jur^rviil atir 
li^ fnthnii itnif d'un collier d'or, 
jinrlê pur Tortoii d'or, héraut 

»crnJcnt pu» uiani d'nvoir rLusw^ 

iiprrfc ij»m niili|>p« Pf»U cImtï 
lui. ï^tl^rnil tl'ftvoir M.-T\i h «?« 
luilt' ii quuruorp-lïiiii Miiini^rf»» 
d*? ploB, cf i^Tnifnl 1" pUl* du 
rûl Eli4in<]|hiHiïflVï d"or ir». Spltn- 
doiiiï- mniiït^ï q"i »eriînl i-HCore 
oiïacï'r?, au niMï* MiîvHnl- pjr 
\v- riiisdr|-"riÉHCCcl d'Aii^letL'rrv, 
uu Unnipdii dnip d'or. 






A Q<M>I »tllT L on y 



aSg 



l>fr* le xv mWp, Toi-Jîivron*^ iiJilirnTj<' j*rllo \^ jjIuh AÎf MjiI. ft ]/|i»liiirc ilp |d vie 
jiTiMi{|iu' t't priitV i]i^ ritolip nti xv* «itiUr «lit \L Kug, MutiUi i ), lif mirait A krigurnr 
ilutJH riiîbkHJ'C de rorfrvterît" *>, l'îit riTi (lL-ii»imlLiit â l^r *\v coniirr^rr |»> Hinvouïr lÏL- 
tou* |p» gmiuli ou pHiN i^\rnfmfril*r A Itomr, « le |iMi.*rîn ijiit ^'u|ï|>n'^tjitl ^ nrni'U'rr 
dun» in bnhiliipir rli? Saint-Hriinv ti<i]]nrt|imil liiV l'L^iitr^r* tii [tiiutii|ii^4 J'orli^vT^H, 
rrmplioB t\p Inu* U*» objH» Oc Jévolicjn qu'un IÎcIl-U' ii'iI souUrtlrr dVrn^ujHrr djinn 
su |Kil['ic-.,. I-** Jonuiir»!' dr Tor/Ï'* r-^vir •Vïmil ji]i'[u'fiii nrmi, iiiiliH|jriiviMi? ù ^nil 
prrbt, jii]»|u\iux rrliiirct donl Meolii? \ tii\t «.iikt ?<-'* niaiiuncriU- jii*i|ii'j»x iv^cllï"* 
iiicrail^os JuriH le* [lorïra ifc in biIiliothJ*<|iif* pnr orrlrp *!.*■ Siilo I\ . Juïcpj'im litinia* 
cfirinenl \Ip h linijnrn^V (|i]i junlr l(f suu\i<rain |iorili6-, Uriji foi-k par nn. hi rv^cnHO 
lir I» n>«r (l'or l'i iH'tii' <]<> rû]ii.V iriiriiiiK-if' iliTiin.iiirnl lît^i ^ irniipiiisjiiilL"i ri^iY-ino- 
iiWH. LVpâc <jilVOV^tr |j;ii' Innooriit \{\[ au J.iiii]i;r;ivc de Mi^k^o i>1 urK* v<'t'il;i|>Ti- 
mrrvoillo T^ piipi' nr |M»nît [wifi unf picrro d'un t'ilïlJr'? rniuït^uj ions mnnti^r iirn^ 
trui^lk* il'or. fft [juufid il vtriiail fmpprr iiux |tortr»< dr L linhiKipif* pour mtvnr r»tiii^« 
«uiiilo, il LiTiifiil eu nmiri un niuHi^au ilc mirUl durfî^ 

n Quoi tuxr*. (^uvli^rïitlîhciik^ril^ ibn* la ^^t^tollo ilov Mt'dîi.i-i. «J^^puii le» ooitlcnux. 
les rourchcttcip \r* riûllrru cimiîlk's (j'^J. ci*H<^. dntnakcpLijjrt. IiKniftc*» de itucie 
ou de Ijipi'i'ïnïtili. dqiuin Uw «ulièi^tvt, les «onipoljur*. lo^ Ûnroiiai. It-s W«iii«. Ip.» 
ut^oi^rBS. lo» rjihd^lohrc iTionuiuriiLiuv cL liv »i^iui il jvrroidii! u 

Non» vriKinjt dr c-Jloi' rii puA^unl L ri.gf ifor. Il enl ctM^iilï^l d'<'lijdLk^i d"ni» jm*u pr^s 
M j^racleii\ tliapitip de l'orR'Mviir ndigiru*r, Lr qij^lru-iij<- dinuiK-iie dv i^Jii^iui'. 
cchù q'^î répond vu UiUu an joli nuiti dr? {jif^Uirr i a lU-j<m»i-1oï ! », rii«>rïgc élail i|Ui* 
\t phpn ]jL^ri)t uni-< ruir : tUiiï lu i>iibili<|ue di< SuÎliI^IVvtij. il ûti-Tuit dtiatit l'uuk'l 
t'Ullt- Hvur, a_vmbo}e du *nng du Clirlxl. •^nibol'* iiii**i, pur v>^ épîiieq» dt* tne* bouf- 
fnincc*. ijmbolc encan-, pur »a «plendeiir *-f *ofi piirruin. df TK^'IiAPlnompInDlc. de 
lu joLL-cjut doit r«o»plir îi \t\ IVit» l'iinr cl l'uulrp Jrnmtlorii. reïle do hi l^rre H celle 
ilrB rieijx- Kniuilt* il l'i-mti>aiLik ([uclipie tvn uu mixv priner <iu grnnd, li an tfdtuj' 
irut iTupiluine défeiisf^w de l'KglUc. eritmiie Gt>rL^Hliv< dir Curdi>uji^. uu marre ù uii^ 
\ille. ù une n'puMîipie .lUïi^e ro[iiii>t.< \riïi»f. \ï L vîlk* <i/i If pnpn rlnit in^. Sienne. 
Bcloj^ne ou Savoiie, ù »ii« rgli-r, S]inUi-\lftriu'\f;ij^jçiLiro, Xotrr-Dumc-de-Lort'Ilt', 
lYgl^*e de JAon, nii mr^me h uitu irnnjfn rrvi^r£r, 

Cd Ufln;;r' purull rcfnonter ù use hunlt; dntîtpiiu- jiujjii|uVm voit déjfi. ni MigC. 
L'ilïttîn n, le pr^diojaïeiir ilf L premîiire rroUivIr, donner une nwe^ roidipiLHdWiîjou, 
On pnHrnd tinVne([Mt* Lcnw l\, en mmi. ni Jiurait doitn*' nnr uii\ 4>i>iiii pnm- le* 
lenuTEierde^ senice^ pur cm reruliD^ A l'Ë^li^e. J-]n w^ teiiip* hiinljiinH lu rrj<ir iHud 
une simple llrm' dW. éniuilU'c dt* iNxdenr niM.-. Depni» tm la Pt uinipieiiu-nl il ur> 
ut ce U11 rubis uu itiLlIea '. la lîgf' rluît iiiiHf diifl» un tjsi* d'ur «m d'jir^til du do buin 
dorf. l'eu ïi |ïeij l'nrldc Tiïrlevre *Viirrçu mir re 4\iid>o1e, l,:i n.i»e dnTMn?^|ioi" <'!*'- 
Tiii-nl \ nu pntiei^-i'ti^ijue dr llâUv et rpii trrX uu niUMfV itr 4^|ijn\ llje. 'J^7l- ^(' min- 
pose di^ji dr &ii lironcheM i-puieiiw* dr iWer ; ehm-une de eei Itranehen e?^l lerininée 
pr une l\euriiu un Ijoulun de rt>»e. ou pluUM dV^dunlinr. Le nianeuu cetilml i'>t Mir- 



(l) But- deTAfl pradant U Jbixiiiv.» L J, p, Uyi H «uîv. 



aCt 



« tfwm 



tf» 



aiô<ilifiruij/'l1f'iir|h1ua ïRiiiilr. |i1ui> Linri^ni'ril ^|iafHicitr. Ri lion HiEt« raî«<on : fanlaiitt 
1^ t«lirr ili- n'M*^ n'*4- W' SjjdI Trn- <lè|>.r»4jl ilu Jmuiiiv |wnitiiiit U bcfi^Uclion. 1^ 

V-Hlf* §nrmt^ A ver quelque» 
vatiarttj^ tlw» A rïnu^niilîoii do« 

4r.vltlionnolU'. Li llgi' i>.'|iu&iîl lis 
|ilo» BcHivefil ifitr ua pied d'argctil 
dor^, IrùngiiUirr, f«n^«>u octo- 
pH>r<. limlirv ée Véeti du pa|W 
ir^ii4ol^ L41 ntt<e, lot>4|iir baii 
liluliirT- itVuil pj« h Itomtv lui 
^lail IrnnsiniM- |Mir uii amba»* 
Hidrur. (-Vhl niniii <|ih- lu roçu- 
iviil Jrauiic^ dr Sicile, \l0riin 
d'\nigi>n. J(^'Mi U do CnMJtlo. 
Sigi-inM>fid Je Midi^mr. Mriu-î V| 
d'AnglHtrrf, rrïji|NTriii Frt^ 
dvtic rtr CiMrlii. Ml. J^n 11 
d' \iiijf'ni. |ilutii-im do^'Co do 

4*iirT2jdir, nifli|ipv )<■ linii €l 
Jt-ktniir II l'^dk. di'ii Mriiiuc-1 do 
Piirlii;:<it cl Ferdinand d*Aii* 
ïîi.-ln^, l>c|){iî»> lifVîo \ olI« est 
{iiiiïiV pr dtf» nbl^nU. i>acn^ 
rtt^n* ou |H'ulofiutaîn«< Uefiuîtt 

M:ih\'\ d/- nVK'Imvor lu hw* ^u'à 
il<-'« l('iuiiu-4, fi if*"* prinrrKw» (je 
Ht' purlc {lUB den vi|li*ii. oi^Iiïin ou 
liiuij^r*, i|iii o>nlîf>iiÎTfTi1 h lu 
rcrrvijir) . Anne il' iutrîclie . 
(vmttiiV de PliJli|i|ir M. l<;ïbeMp i-t 
Catlioi'iiif d l>fiugn('. Mar^ui-rîtO 
ri Viilnrlko \i\ <^llic>Uqitr liimdfc 

irifiit m [liJi'l di.' ce* librndil^i 
l>i>niirBcuk<ï«^ Duiis tea dvrjiierif 
li'EiijiK lu rrjM? u m^im; élt' révrriiïi' ncWIi r<iiifrji1 ii dc^x rciiK.'», ^oio [tar exemple 
<lïiî, ïjSï celle (jrjf l,i-i»n \HI a cnïov.'c, on rtfS^i. Ti MLino-fllin^lme, mnc rt^p^nlc 
d'^Apn^nr^. I^lu'nn lu r^injnire li l'ïdlc d<i CllriEi4*tit \ . on VfTiii L^unJiioii II* K^mliol'^ 
primilirir-^l niijounriiiij flnulTë [lur une flf>rjiUori ftÏMihdahlo: *v (i'i'»t |>lu« queUpirin 






A Qtui uikf l'iiii ? 



9$3 



s: 



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hruneUrt i\t rn^i^n rpirn^uv*. c'phI tout un v^wr qiir Ir papr cti^oû* à b «oiivcvDmc^ 
Lr* iJipti' fini Ir xMllitiirti^ f-l rt\ liv-îh Joi'i'. 

Miiih <lc roiiC en j'pinc. nnurt r»t)ij!( «ommci lai»^^ ritlrnln^r un peu loîn- Ftcvonon^ 
ù n-ïlrcx*" *i&cle. l/orl^nvrii? *e niJlo m-^m**! lûi'chîlPCliin;. A Venise, uir le Onol. 
s'rï^vf rnrnrr nigoiiH hiii un «^1»lni]i.t»Hi1 pnIntK, mi^Liiigi^ âc ruorthnnt* H di* BOthî- 
t|u '. iIl- guli'rti'^ uét'U'unE'? rL O'un'LMiit lo'pïrr?, do rciii'lm npiv^iK'n f-t tlt' mcmi^lMrabb 
i^ur laijiidlo iiii vcUmi\if, tràs \îûblc*, cltr* Lmcc^ *Io |>rinLnrp ri tl'ijr . on rjp|]i-lk* la 

. Ci tfOrn^ la MnMïn d'Or 

(Itg, 3ir)|, Mkfiilpcinir 1^1 
[|nr^ i<D I \^ \ pnr un nili^lr! 
fj.in^'jiîti. i">in7ïiji^iiuii '-iins 
iJxrjli'. <lu nom il c' Jt^Hin Iton, 
!,>' ini>nic |ii'i>traMriii{'DL 
U\i rUmgi^ (l«T [tm^r nui^vi 
I i^nc i!r% |H'rlo ilii |i»]jni 

i>rt4K Cvt Pnhh. ilJt l'tii- 

|t|t]iriii'Cirni>l1C». C4tn U>Ol 

ilr tnarbiT Wn (.iilt<\ a\oc 
l'.4ul ItMk^unlct le lioul "!(** 
I^irnos rlnfifrs an la lur;ii.-ur 
d'un pouce, <■ Kï le HiWn» 
Ijibkirieik n^iininii], r|Lii uraïl 

M»ri premier inJiïirf (I^nrlf* 
d<' iimn-^nçnr, i'«t i-blnuî 
|ijir IVcIut il™ tlriiK-ui-Cfr po- 
Inrii'nri^* : « Aa dcilAn» 
iint |H*ur Jp ifloiiM ilrint 
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clir< ilitri^r*. Ich tliAlik l]iï» 
lit.t ilnt>> irl lo« {dictent* 
priiil* H Hiir^,.. n 
fn btun ]<'iir r*nchirlut' IVi'-ti-i-io irAnliidio f.Vnnii.«* dr îtVjiU-mlri* ji|t|ictcr Kn*- 
(Mric n i In pnchr vidp w, Mnii* wi lionitr tï1li> <riiiTi»briit-k il fl^vn \iiw. prliU' 
roh»tniclinn nmci i^lr'-pinlc une M>rlo ilr f<>;^gia Mimtunlcr <run luîl ijK'lîni: : cl. 
|Mhin' irumlirr ijm* u\ p(nl«- i*U»il [rli^inr. il n)uivil cr \'n\ d».- l<iiîr* <*n mivTi* dcri^. 
i|ui lu^ vuîiU'rt'nl 3t>ijoudiH-Ml[». LoT"'Juroi-oi»6"f>Wfl^ /*iji-ft/0"'K- ''■!'>> p"'*'* riinno 
nujonid'iiiii d^* rt<9lo« ii[«jf.iiTiiU dr dnnirr. \ nW dcn liijrnix dt- pîcrrx' donfp de 
Venitie, cV«l In nnVfi'lnljt^r d'un |iiin\ri- 4|ui i«iil biro li* nt^Uu i*l ijui ji'lk aiii ^«iix 
de Li |)OU<]i-r< dVjr,^ 

Pru à peu Ip^ pmcAJé' »c parfit: limiwnL IK** Anilirh l'KnKipf iivnil a|)|iri« Ip 
t3^ni.AH(ji;inugi,* : on {:ij\r pM>r<-ndi'iiu nt i^ii di »f<ili « »r uni- |d;]i|ur d mit \ dam le« 



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Oiimr an nuHf>i*ii jiiH|u'â » «[ur b lur&rv «oïl p«Hiûlrn»mt tih^U^, %ii iUrnA«i|iiï* 
mtpf. Ir* |Lilirti4 rlii %t- 4tr<:lr ajiMttmi»! If n»f*llr , ilaiH Ir- rmt« dit tlosain iti ^CC^ 
»rnl un nUinfif^ t*ii ]»}ijiltrr ri k fiHitii-til d un ku ttiMr . il »<- n-«li- piti* nk^uilr <|ii*i 

iriaU <rn noir. 

I Ji viriltr dnnirp ^ U rmillr d'or r«l d<^lKiD«-. prflr-r ntii tm Jitl dr« «Lriiimiiilr*. 
|iur In itoruiF dO fru. ijéjd rotttitir tir* Jiiinrfia« ri «jur PhiM a diVntr. Ou |rrr|iijtra tiii 
iitiMl^juic d'or rt tir nirrcurc* on Télrod rn niiiirr conçlir plIriMir vur l ohJH Si 
dur^T, que r<jdi clMullr ^AMiilr, An Icu. k* m^rcurt* «V^vjk'i^. b c^^iK^lkpd'or «cIMrr- 
li-^n bilidofnml >0 mT|i4, ^all1^1^tlrln^ll1, rpil<< m/lhndr i)'r*t |H»&ihtr i|a'«vro 1rs 



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P». kSt. «> AlDhu «l'i^llfin* if* IduJir, Lirl'f 10 rf piivtut Jfl k»!* hlHTc d'apcti «bi? <!« •« ««Unjwi. 



ii]i|i^luit l« x^rmfil . on rpiïipïoii- au'ii ii*oi: lo ruîvii:. llMi' n l'incouvi^iiiMil d"i*fn- 

ivlic^r», «ont ii*i^i>iiv(^r1rh d'nnr rmn ho |>Uii iiiitinv Aiiuï, liin<pi un olfjel en ^trmr^îl 
iwt un pi'ii Enii:jpn, il l-^I ^aijvi-nt Ui-<)i>nr mit ^es purlif^ti MillanlfA : unr rnfclièrc fiir 

Aver l<» xvi' »i*cle, l'url <li- lordi^frav* t\r kiiB wb infiyeii* Il l'trnl oinplovcr W 
liii|ïoU i|i)i iillliir-nl dofr iinnc->i iln >i>irvcini-Mondn. I/Ktpngnu et li* Portugal. (|uî 
ntv^ïi^riit l''» ^LiUorin, pi-iH^Liiienl il<'» criiirtri ni^sïivt'ï. d*uïi^ rîchc**C inoiiïp- L« 
Kniiivuii btii^uiu'di? IfAuW \a U'a^akllcr !i ï^llU6l>ou^g çX \ Aii^boiirg: uiie vieille 



1 Q^Ql fLKni L'on? 



le bnnc' il'orfKre, priiril 1» celui iim- Tnn funïserve h IïJiim\ IWivrmitï l^dlinî <lonne 
h r»r1 Ou l'î^rleni' nr** luriilèW. Il t fhMi.-. !l duiLv jI <LiriuiM|uiiu'. il l'iiL^ille 1.-1.^ ijik- Ice 
roiï (li^ hiviiico (m Ici- nohlcj^ îblicJii^ parlent dnn^ los touinnï» ou daii» le* f^lc*. il lîiil 
<^xécu1cr cclk inprvcilleu»e ^rïc île |iLa(t d or. iTprt'fCnUinl k-n moî* et lîoul n^iui* 
4lonnin« tfiifi'mf'rv {\ï^. 'm'\A). Il \t4*nl ït \*an%. il y formp clr« lM^vrJ^, il înilii? Ii^s 



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Pv >U. ~ Ëilfiil 4'uii* iUrt> dp iliwt >i»lfLiH 4'ur vlidi. ds IWqIb ^ U, C«lltiil, {PalUB ?WU t llov^af* } 5^J#.«bn 



î\t»Tt\lit\A'OrrJlr^ *\f lirmirinl iJr' Vîrïrî, ^uî tnump PiilfiP sr* ^Ini^ln Ir ili^licîrifX liijolJ 
il i^iiinrl (|rril \t^ni d'ncht^vrr ili^. 'j.f'i r. un pf^lîl i^^^iif iiiiK inlrt hhnriirh P 

le célcbi'O porlrail île la lïHlf p:itnVicnrn*4* Vciii»*.^?A'<lcln»W*iwïm<' IWpuHiqii*, 
1a ilurhr^i* dr- Viottw^c» Itiarmi ('npf]l<> (fiç. Q;^J). iVmoin» iiii**i r« hijoiit itfr la 
K^nniiAHinri.' Timi^'^^'^^'- ^i^ '^>' r^iTinill^> i|"> ^^>H In pniLirr^ ili- In ^nl^rio il' Xj^ollon €t 




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<ri) arpi-ul cl^iré ri iSttumt 
lr'4ii«1t»cîHf-«.. lie U cjtlié- 
(Itnk- <|c N»c«f%. tS^h ^9i 
MIL Htor-irii-uvrr, iiiuî» un 
rh(?r:r«>Tiivrr in-uOim-, \\t^i. 
k*^ )<|'Uiiit )E;nk(^vui i|ui m 
fJiVornil \a Im»^ cl l** hh |<-, 
le- joli cuoiilrvrnrril i|iii Vi^n- 
liïiirc fi ïr* l1ron-lt4*j| nU) 
Ir i-MiiuniKnit» il nu nen 

[ >ii 1^ prrnJmïl |iîi)l Al po<ir 
It- iiiirttir liuiir Mv'ulidri ou 
ii'uno ^fllnî». fti Ir |iclil la- 
filr^u ilv la DeiH^cnio de 
1 ^1 i^i( n\ rt^nipTuviiil la 

^1fl(-e jiliTrrite. tii \rfk vmkciv 

du itii^ilAiltori i^ leCliml du 
nomiDvt n'iivcrli»iiïi^iil qiM 
cV'r UlK*p^^c^^ (IV'^liw. 

Ln fiïiit prnrpvMnimrllr 
d'unv jiulilr éj£Ut« du |Ja>i 
lïAMguf, iiv*c «i" grclpl», /»^ 
riili'i.4;ii'4. «ra nuMAÎIIon* 

fiiiriun^H <r»inc vi^gfUtîon 
c-lijimi£mk<. HOU C^bri^t 
itH^Liie li\>p 411'UMrnHTiil iiH>- 
drlr cl vraimttil Irop hu* 

ilii IVliniti. Il quHqui' vïuijtr. 

elumÎ de Irup joU et d'un 
lieu prc'Cknc (fig^ ^^d)' 
ilV*l inifuiy im ïirjoii, bijuii 
dV-gliM-hi loti \eiiT. mui^un 
bi|ou > ri^iluil à i\p* dniicn- 
siojiïplu^ peliki. <]o'il fc* 
mil bini mi hit* d'un co\- 
lirr. on |iei](lrliM|Ui>» ^ir bi 
gorgr Llijnrhp d'une Msr- 
jjuerlte uu d'uue Dîdiie. 










Jybt in h mivrir Ir jiitiîlr «Ir iTrTtn. pI ti |i"îi:n4^ ifi nr ^nnilM H dM*lë rJr !V|>^* 
allfiiuiiilc du XM' "IMc, Sur «tllc r|M-r d'un Milir -urrô lî^un'iil. 4>ii ^uluMk iiiîiiM 

fjiiii'jit»* «Wc4»iQlit>fi vs\ l'a-uvj*- de 

Tidjtjrli^ 4'oiii|i;ir% de celle 4t[i^ 
cti t;!|S. 

}f ii'i-ti pitii'.ii- )ius -r jo ^oii^ 
luj^ |MLlcr dr iLMit ci> i|mjQl |m- 
dnil U' ^v(i' et le xnn' siWM< 
de ce* fiidllrre de U^lirr* de 
iikuiilri--ï. dr labulièn-s demi lr> 
fiiu(-iuf:-tjl9 ont élt tm^îllf^t U b 
liïiipt'. dr ç-tr* Kiirloul* ilt^ UiMr, 
d« ee» iiPc^iMiij'CA de lodcllc en 
ur uii en vei'nieil. romnji* ftàul 
dr VI"- df ï\ïin|HnUïur. de re» 
iriPit»Tii!>idlde« liijQiiX <|iii ont 
êchiippé un erfuii-t du fonili'Ur. 
UatiH TMiti-0 hifcle m^e, In 
l'Vtnir hLiiLifUt a gurdi; Ick 1r0- 
ditiûtis des ^ïcux msîlrr«, le 
«Ulo (1e« )çi-nndrA pièevs dnla- 
n^iïi aui Uibk's HMâleft, el «rite 
fïei'fcclûmtir de joui' «ri jour 
I il ri de IWi^vre : or* de cou- 
leun rlin't^renleKt or» i'iTiui]|^?(p 
nm mAlt^i nuv pierre^ piAteubCt*. 
h l'ivoîn*. uu liOLs luêm»: Heur* 
dW ,iu\ leînlc* vcrdJIreseï iiifi- 
liidivii, K^. ivU ou f<reliMli'p^, 
piMîl^ fltiimauK en or- GrAt''^ uu 
riivbn^e dftt Mn^* on arrive» 
dan^ Trfrf mm/er^iv», ù Oiirr rtsu- 
\\*cr \'ov n>iv- b cftideur. L'or* 
l>*n» di?|Hi^e J'iiue ricW (lalcKe. 

toute eu nuanevy doutée* et rii^'ilive*», d'iiiir Hijve liEiiiiioiiie- (>» jH^tiles iiienfillc*. 

cnlO'^eft il Li dernière C\[HjMtion. lïjEurï.'ivjul u» E<e buiineuriiuiiti le* titillée* do l';itrmr- 

El di?jù Vui'l nou^f^.m a le* hnnnriiefc de l.i runlieriiçon, ,\on *eatrm(MU lei muft^e* 

* nllemnndx troH ili'ritnklifixLt Jtdiel/: ipiel(]ii<^^ hniiii nuidèlet, nuiî^h un ^ lent de putiUer 

^ Slult^nrt une rtrlIerliDn, en \ingt-i}untriT \Aauv}tt^, ilct\vt*tfit- à' nrt fioirivnu: fttgtit^ 



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A QtHTi Mcn-t i/on? 



171 



h rlilfijikoit irti limirtr* ilr l'riiilnri-ft fini* tic cïn^urHcoU. 4;|»ingt<*» il clir\cut *»rn)onl/cft 
d'un puoti II \a <^uc'UL' i^ptuMJO, boudât iloroîHc* 011 Loi le d'^mi^nt^o» i^en i]<rMÎi^B UiunK 
fi Mn* grArr i^m»! lin^* ïi dr* milliers cl'cïirniplniri'* «i^ina les nRirinr» (\f Munir h K 
de iSiii'i'inliPijiî, <li' Leijifi^ ri di» OoHin. ilamb*iui|i i-l l^rt'nio tin inondi'iiiiit h' irinridr. 
cil fri'OJil Id piiruro dw liO^aiiliJie^ <-l ïlr*- in'^rr*K"», Un If» sendra conuiic o \'6'î- 



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Fhi, t\i ^ MmIh» d'^rgvnl fiari'4*f< rn|HiiL IhIh lil auir^t Ja (niiil Jiiblk *n i-'ùi t UihM nalloiiii J* Uaodch-J 



pn* »r vrndrj^ nii'mr rn Fraiw ! Xliii* tcuU Ir* ^ru* mnl f'ïcrrif* pouiTonl le* con* 
foTirliv iivrr l<^ fr^iiTH nK^r^eJlloH d'un I<a1ii|ur ou d'iiu |jciut<|iH. 

A ce ((ofti M i>Ari|ui cnrocifîriso Tni-I finntin^ j«M|nr ilan*i ftc'J linTdîr-.fljics et ilaii» w» 
truHirrnili^K. k rt^i;o*M ijEti doniir à U forim* <*l tu rsnil^'iji IwMUionp pin* d'îinpc>Tliirtci? 
t|n'ii hi iiiJili^iv. i>N Li b^jiuU- l[iinn|)Lf dv \a iiclicni-. d^uutre* pu^^» (>[)|iu\^ikl une 
orf^vrcrit' plu* lounlr-. pin» hifilaIvc. pliiA uimpliiniic-. ofj li< mt^nl j>rvi:ir-iix. détmr- 
ibiiit ri i-oiniiir rj>uTioui, rIoulTé »o^^^ fui »plr[)Jirur un peu liurliurt* \tt *c-iilimc-Dl iii-Jiciit 



A Qtm twrr i,'oiiî 



cr ^^iVh l't l'un lU't plEi^t br'Jiat irtiv|rlr?i ilr r.-r ar' |inmt>mt n^mit ml ilofim^ jwr la 
maison TîlEinv. ilaiif le i^tuiHl saw oîi, |iur une uUégonr Asuez 0Dai|iliqii4tr, larlnt^ > 
»yTiih>1î«i^^ Ir irii^inpti? dii iH>U»n. le gntïà pri>iLiiit i1i-a I^Ul» ilu SikI-E«I de l'Union- 
D(-vantc<f ^loh«;j1 liijou(fi^.'jS{i). hi |trf!mKT<rc|r]«'ttî<:>ii (^ui^îciil uni IHre^ r«l erllc^ 
ri : rvimliii'n ])r4i^l-it? rt In n-jH«nv oMigi-i-ml In «ntilvont^ : ïi l^iil rir- iliklUr^ l^i U%r(<, il 
vaul laitl- Li iMiiuii<-nilii>it dort usl ici trùs «.'L'iMixloirt;, cUit djv|iai'till diMiiil l'orgiiril 



P-.-*.- 



iTia »\t — fpfp <l'l4ûBrihir 'J»i gT«nil>«nninr*< il* Util*, Anr f^p^ <!•• U Hvt^likB , nr ^iruilU. ii<«|lda. 

Ollilwl 'In 1tlMill|r4,| 



d'un p^upk- i|ui poWiiv fi?4 nitiie« de Cuf!foi-jii« M du Color-aUn. (|uî fi^urnil ït lui 
urui un <^inl]ui^m^ i]t h produc^itiin ir<ir du mond<*- l^iur i|ul* nul uVii ii>»un'. ce 
»uio. ofi r**r fuJ<^>H*llr, « m'i liinl il 'ir m» rol^vr» m Imiiwo «. i-<'|io*ict 8iir do*' IïIiïi^j^ tl"**!" 
nnlir On nr pruï arrii»rr |>lui forlcim-nt l^i liuiioii ciili^» h mine cl l'uit'liL'r itu 
i-ï-^eli-ui, ni clu^ HMtjtj^f* inal<^ri/ili*rr l'nrl, InndiiL qur no^^ orrtïrrt< dr I'aiI nrmv^na 
«.c^niblrntH a\ff ïenr rpcht^rche di.'<( jcitv dr roitlnir pI Wr ^iif^I di.*a ritiiiim'^ riigLliV4>a, 



ayS A Qfoi BRRT l'or? 



bourg; SOU-'* h couche d'émail qui le recouvre, l'or est si intimement pénétré pnr 
la lumiJl'ro i|u'(in dirait qu^il devient tranaparent- 

L'emplot de l'or dans l'architecture, dont les Vénitiens ont donné un si brillant 
esemple» nu |ias disparu. 11 noua suffira de citer, soua Louis XIV, la somptueuse 
décoralioM ilu dôme des Invalides. Il est probable que les groupes de bronze épars 
dans les j;inlii^ de Versailles étaient dorés, et qu'on avait projeté de couronner le 
toit bah^kiruL-n du ch&Leau de trophées également dorés. C'est à cette tradition que 
se ratlachent Ita pégases dorés du pont Alexandre IIE. 

Comme procédés purement techniques, les modernes orlïvres, du moins depuis 
la Benabsanco, ont très peu innové. Aux anciens procédés de gravure au burin et au 
pointillé. If \\m* siècle a seulement ajouté le guiliochage. Cette opération consiste à 
graver l'orauiiioyen d'une machine qui dessinedes lignes régulières, spécialement des 
cercles 1res flu^» 1res rapprochés les uns des autres, de façon à recouvrir complètement 
le fond d'un bnîtier de montre ou d'une tabatière. On a quelque peu perfectionné la 
gravure an burin; on frotte généralement les creux, pour les rendre plus visibles, 
avec une i^oukur noire, ou l'on y fond un colorant qui donne au dessin plus de 
'vigueur. 




Fia. ihfj. — Ij lingoUirs Ht la lingot d'or Ipotdi goo à I A» gr.) 
pour limlaigA »t hmUwgt. 



Mais tout le reste a peu changé depuis Benvenuto Cellini et Hlioiine de Laulnc. 
Méme le vieux métier ch batteur d'or, quoiqu^il ail per*lu do sctn iiiiporlituee, n'a pas 
encore dispani. .surtout à Paris, où certaines maisous liibriipK'nl des jiroduits qui 
dëfienU gnlce à leur porfeclion, toute concurrcnee. Ces miiisims si>nl les lu-rilièrcs 
directes de Tuneienne eoniimmaulc des batteurs d'or, réunie en ^77!'! à celle des 
orlêvres. Une de ces maisons, la maison Vjéville. qui emploie actuellement ïiô 
ouvriers, succède à une lurnille qui exerçait déjà le métier eu iH^JC ; cl elle avait 
réeemmeuï pour eonlremïiitie le descendant d'un autre bulteur d'or de i636- 

Uiuis une industrie de ec ^-enre, qui exige de la part de l'ouvrier une grande habi- 
lelé inamulle, les procédés n'ont pas varié. Le problème est le même qu'au temps 
loinlaiu iiù 1 orièvre m\cénieii batluit les feuilles destinées à couvrir le visage des rois 
morts : j| s'a^^it de réduire l'or à la plus petite épaisseur possible sans le déchirer. 
L'or, allié à une Irès |ietite quantité d'argent et de cuivre> est préparé dans la maison 
même, gunéralemenl par son chef, puis mis au creuset et fondu en lingols (fi^, aiji) 
\Aii\s cl longs par un <.uvrier spécial, [p.Jwid''iir-lhrfftir{ri^. i*5o). Ce lingot est laminé 
en un ruban, puis coupé en peliles baiides de 8 ïi 9 centimètres do long sur 3 de large- 



A «JL-OI HWAT L*jn? 



»79 



le» auUn pur ^j'uu|>i- di* cciiU im vattchei^ 

lo|>[t^ JiiiiA un fourivau ifig. 35 1 troiitK' \\v ilcii\ IaiiiiIo^lU- jnipiov parclieniiiL.rl phr^ 
lur un Itloc dr marbre (lïg. 3r>r>j; «ur le fuiini^u <ici bal ^vvc un m^rleAii j>Ut 
(11g. %hi) de A 7Lflf>gramini^%. 



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\ii Ih-iijt ilo (jTK"b]i»<^* miniktn ili* Irnvnil, î»* Tirg^^ur vîd^ *tin mïtil rn pnpirr i>t en 
rmiifl le iMaln-nu a mic (»u^nt*nL\ r^j^/^i/Wr/Mv- Crllr-cî il^i'inijif b-^ b'nilb'H |m[- iiiiâltû 
en liiintld toTkgijPii. piiif« i^lh' <i^L'^>ii|>i? rfiiiniiie tïv. iv* liNnJrs ni ilriit |inrliw Jf^en, 
l*e» lO(j pièten tlii c4i)rbt-t suni lït'itrnuc*» \it*9. Elks ttjul bulEun d*- nouveau c* de la 
m^'mr faci'np moi? nvoi^ un inAilfikii <lont L MirfAiL^ l^«1 «rmndir t lig ?r>H'K ri d^in^ un 
raurlmt en piipiri' pliJ'^ miiiEV l.'jipjir'Mru^i* en Hiit i {\iMi iii»u'1i<n''«. puîn mi Irv mli'U 
daiih UN rhtuuii'ei . iiuLd rri liuiiilrLii-ltr l'urU: an/ib>f^iir nu raiirliH- Oii coii|>r rnRuiU* dt? 
Hou^Oliii U-.*- pi^L-r* en <|uurlier«. |iijur \*?.t lïfitlrr ilurih l.i maair, <hjIII (Mi buiidrurbr 
exIr-.^ruL'iLiipiLt tliie. Ixr bull^^v fLii* li moukcht r<'|>iVMliiiii bi p|ij« dt-liinU". rllr iiVkI 
nuilJjV i]ii'[iiit mrdlr-iii« <iu)nrr>. l'Jilîn \f* t't'uilltv, i[ui u'oitt plu» <|ue hi trïti" p^uiiu 



aAn 



A QVOl SERT L O^ ^ 



<|ii iV|iijihhrMr (Ic'jt ji'kiiflrM hiriiiiicVs, himt liingi'os par lu vitfeuse dana un pclïl livret 
fiïrrtLi^ (Ir iViiilIc^n ilr |Mi|iiiT ihirirr. (]|ia<}uo livrcl d<iiL l'imlcnir 2~i feuilles, maU on 
n'y riingr i[Mr rrlIi'H (|iii ne |HVM'n1nit jms lii niciinflre iniporrtrrLii>ii- Suîvaitt la nature 
t\n VtiW'm^**. ri I^k rliver^ili-^ île riihririiliuji. I nr 0!«l île couleur cl de force 1res difTé- 
l^'liti" ; on riirn|ile on iiMiln^ t-vut cjnalités ilr fenille^ d\ir. du rou^e Torkci? iiu blunc. 








Pi£ iT>], — ^r«rlnu |iIa1. 



(lu jmno^ eih^tn mi \iTt. IV dëlitMlt^s «ipërtiliiin^ diitis lo dèlarl tlcs^cjnelles nous n cn- 
Irt't^tns iv:»> |H-nue1lenl irnliliserà non^oim le* nnlils en Ikiiudrurlic. Pour ce travail 
ovli^iHemt^iil nnunlien\, le>*»u\rien^ — ^ fi>ndeiirs-fi»rj^'iir^ ou killenrs — Mint installés 
M(r iHie Aiûv en l>iMM|nT iv.>ni\i>* le |ïlaiu'lior. de r.ie<>n ^ iv* ueillir le> nmindresdéltris 
d\*r \\m |H'«\eul t^lr^^ del.ïilié* |\»r le uiartean, l-e ballenr p"sc le eliuudrel ou le 
CAUt'Kel sur un M«v de uMil^rt^ ^^vllê eu lem* Ji:;. ^0^11. i:;inn de (rt«s côtés par un 



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j^ni^rn? ^Ut\\ rliVlfin^r- «Icpiii* de» MèoUt^H V»«i* [>cn«(Jt liion ijue k* Lntlrur» d'or 
n'jklhiiriil |ifis n^liHcr tU-^ pr-nux dr niniUon ncinc^, Non. iU prcnnirr»! tmii cr qnî 
ItTur l<jriilrdil wfUFr lu luujfi tl I'^unuuijI iK^tlit- de li^ul Lirjis uu plulôl Itrurivïm du Imitr 
pcmi. Kvang^lÎALi 1?^ tJu |\- mMp on (ïnindr* Icltrr* r^imlîiii?^, gnrikoit*'». jE-ilhitjue» 
dti iriuvendge. chuit^i. iTiujm«-"tïl# pnVicux. utlei imUn<?i, loul ]>uHail, non pti* nu 
pilon du pnprtirr, innit iij<ii]4 lo piV>n du linlU^ni- il'cir. f'lii4 d'un l<^xtc dîgrir de vivro 
Il fliflpnrij dr i'r1U< rj;iin. I;1llcli^ qnr d'^uiliT>, toiiK 1» rmiitiK liv^ uii^iMgËrrji, ■Vu 
ulluît'til cftuvrir det pi>Ia Èi niriHluri'?. 

Aiij**urd'lixû In pnix r»l frtîlc friUv If* nnioktirf tk ^rlln «\ le* IjnUcurftd'or. Mni* 
c'cat avec la nobk curjiurulîun ili^ï bti-ufi i[itc k* liovIilirrH wjiU out^Ttir^^ En efit^l lu 
fkniidriirTkP. ijiii u rrm|dijnVii jmrlï^ Ifr fiVMiri'Tir»ir'r|iiiiv'li^iiiîti .»n Ir^ \Vlin pidî. t>i|raît 
dv li-nloiiiuc Ou linnil', (j|i»rim tïv rri iitdrs uriirnuiii rn J'oT^nul utie' in-'ulainr dcf 
feuiUcï. CV*t uii beau cUifTir, Main un r/ufrV de j ctullïlll^[r(?» ilV^iwfrur ci,>uLî^il 



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K>* .^i. — Vlanr» '^ )m»>p I'm, **•■ 1* btiUov fii<olKt0ur «A a»\r. 



\ 600 rt^ujlkadcbiiudrurlr 4|da% dr l'inqimtiti- irstuiiiuc^ ÎK ci- t|uî mel ftsnt |>rii i 3 un 
/|0o frftne«^ Au«fri cvriiuiil^^u ù PurU ui>i< luuiaoji t]uî, \wuv giarnir i^e* oulllu. varrific 
rhnqii^ anité^ au venu dW 'tl ooo Wur^^! liiC^t Grer» ue le* uninf>1uient <|ue pnr 
ri^nUune&. 

K»t-i.<c la pitié |ïuur no» fr^ros iiittrinirH. rst-cï* Jr tlé^W dr manager U Imvuil d*î 
l'IiMmrneqtit Avnil prmi-n^ en |S&5, In iiuiiMin tlhr-rliii n ripu»pr uni* l>a1Tm»v in^ca- 
nf(|ue? Hicn 4|iiVUe Im^iûlUl avi'C îicnucuup tir- rû^iilarilc. «■Ilr n<* *emlilr p(i* nvoir 
diiriiié dr r^^ijJUN pmli<]w-A el, îi nm eunnnif^^wncr dii nmins, l'exifinplr ri'u pD« ^té 
fiii\î drput<» li»r-. 

On Vt*l i-ffidemenl ndn*W n Tt^lrc IrtHdiTmk. et iinr Aidritirm irr* i^l^fçitittf du pro* 
Wme û éW dotinéi; par \a M"<»iini<* di* Philml'ipliu*. <1ïi v ircuvivre dW. au moveu de 
b gdvnnnpInAlk. uni^ fcujlk-iJt^njiiTi- di-Ti mîllinu'lrv» dV^paî«^iir, Otipjongr riuuile 
relie fenilN- tUut IVftu-f^Hle; U- ruiirc «'évanouie l'^jr r*^lr. on uni' rriiilird iiiii^ p.if - 
Twlc ti'onï|uirv»t:i-, tfuin:^ mille J'ftU plu» tnînw qiir Ir |iupter aur Iciiuel <^' li^rr <-»[ 



a8îl A <.»L"*Ï1 SEBT l'oH ? 



imprimé. Enfoncf.'» les batteurs d'or ! Maîâ. dans noire vieille Europe, le l>ain galva* 
nirpie el l'aride n/uliijiie n'citit pa^ etkcore détrôné le mEirleauel le ehaudreL Au rc?le, 
nou.^ dit M, Viévillc. oelle fcuilto quinze milita l'oiis ptii;^ mince que le papier sérail 
inuhlmaMr, car elle seraîl tieanroup Irop mînee pour la dorure. D'aulrc part. le 

prii de revient d'une feuille Iraik'e dans eeâ conditiona serait faulasEique, eu raison 
de la quantité de cuivre qu'il faudrait employer. Il v a donc — et réjouissons-nouâ 
en — de beaux jours cnrorc pour les hullcurs au lalïlicr de cuir. 

i'*jur fabriquer 1 <ir rn jniudrc. on procède de la même façon, mais au sortir de la 
iTKMile la feu die d'or est mise sur une |{[aee, où elle eaL retenue par un mélange d'eau 
gommée et <iù on la broie au mo>en d'une molette en verre. La pale obtenue est 
ensuite délayée dans l'eau : l'or tombe au fond en vertu de son poids et, une fois séché, 
il ent tamisé à Iravrrs plusieurs tamis de soie. 

ï^s usages de l'or en feuilles ou en poudre sont très nombreux : les belles lettres 
donnes rpn décorent le.-* enseignes sont faites en feuilles d'or, de même que celles qui 
s'inscrivent au dos des reliures; c'est l'or battu qui décore les tranches des livres; 
c'est l'or en poudre qui. dissous dans la gomme, sert à fabriquer les belles couleurs 
d'or dont on souligne les moulures des salons ou des meubles. On appelle cette 
dorure dorure ù la pâte ou or en coquille, parce que la couleur se prépare générale- 
ment dans une coqujlle de moule; on l'emploie en particulier pour les réparations 
d'objets dorés, pour les dessins sur bois ou sur étoffes: on l'étend sur l'objet à dorer 
soit au chiffon, soit au pinceau, soit même au bouchon ou avec le pouce, tantôt 
à mi^me l'objet, tantôt sur une première couche de minium. La dorure dite aa sauté 
s'applique aux petits <ibjcls, statuettes minuscules, bijoux ou médaillons d'argent, 
de cuivre ou de bois. Oïl immerge l'objet dans une dissolution de poudre d'or el 
d'eau )fommée, on fait sauter cette dissolution comme une omelette dans la podie à 
frire; on retire l'objel recouvert d'une mince couche de poussière dorée. 11 ne reste 
plus qu'à le livrer h In bninisseuM' : avec un objet «lur, une plaque d'acier poli ou 
simpb'iucnï une jicaii (■i>ii\i'rle df idnlre. elle le frollera jus<]u'à te <|ue toutes les mo- 
buiilr* lie |i(Mnlii' d'i'v TU- lonin'ol [ihi'- (pi'uiie <'nn\ crture ïiomogène, adhérant forte- 
ni''n1 >'i l'ohji'l. 41'i-^t ainsi que 1rs (Jiinois et b's «fapoiiais dorent leurs laques : ils 
rternb^nt la puudrc d'ui au infi\eii d'un ïi>m|ifm: elle a été préalablemenl délayée dans 
du verni? mrK' île iaïn|din', Hiiaïul ih veulent produuc des ri'licf^, ils font les dessous 
avet- des |iaillrHr> d'nr. 

La dorure rn f('uill<'s csl cinplnvrr surïiml pour les cadres des glaces et des tableaux, 
ri jïouf d<M('r 1rs aiilri'-H ^l'iiii^, p^u' evcniple li' broii/e des slalues ou le fer des 
fijrdles, l jii-p'nl dr** ohjcis en viMiueil. \j- plus jiiu'icn pctcédé de dorure eu feuilles, 
toujours a|>pli4|ué au\ objeh v\\ lnus qïii ne [>cint'ril stip^v'ilr-r une haute tempéra- 
tiire, rnnsisie ;i li\er la l'euillr <r<ir iiu uiuyn dr bi i:iA\c et d'un brunissage éin'rg:iquc- 
l'oui bi ilonire au l'<'u. ecuuiui' des (ihînois comme des Kuropéeii>. d faut d'abord 
i|érii|ier Ic.s dbjet'^ dans im aeîde, pMiinliM'menI ini élendjiit ensuile une couclic de 
nirrrure sur hupulb' nu faTs;u! adbéivr une IVuille ilnr : les ( Ibmuis prorèdenl ainfii. 
Il rst pi II'* siTii|ile el |»lus l'cmm inique de [nèpai l'r, sur une pierre [ilale, nu amalgame 
d'in , on l'éleud eiismle a\ec un j^ialle-lRiësse sur l'objet bu-mème. On lave la pièce 



i ^roi SMT l'or? 



483 



}ii graniIt*oou. puis on Ij chnafTo «ur un Tpn tl'f' cUarl>oii ju^ju'ù cv iju'tiiir |£(jullc 

iivn* k fin'H'Mrt* r^t pi-i**i|ui^ rriiuplr|iMiii>iil i'vjpm<". Il n'ï ji plii' ipiii hrii>-«i"r lu piiVt* 
pouv r^tilthrr Il'k ^pujhHCurf OVir, piiit^ 5 lu liirer aux l>riiiiisb('ii»i^«> Co IruvuJl d« la 
Jortirc au Tru vti Irf-t iJiiiigrrcu\- tJ cnui^r du caracU'rr loiiqur dot vnprun m^rcu^ 
rif'Hi^fa. Swfsî Dun-'L^t u l-îi ïnmi-irir un? Tor^t? de ilf)n*irr, aie<c des hoUc» dont 1e^ 
rotininU ti'a\r [n^vmrVotii dV^vilrr lo* nrridcnU. 

La iJlirurf" au iifaip^. t\m mnsiMi* fi plon^rr h piùt'i* *lrm* un Imin ïlr cliloruro ol de 
c^taiiure d'or, dotuîl U)\i\ iiulan'lk-itieiil coiiJuIrir ù la fMlvuiiii|>ldtfiv- J^ iii^ m'étendrai 
pu* sur et" *uj<'t C|ui n clr li bien li.iitc par M. ïicoigrji I>jirv dftnn non bmi» li>Te 
^l ffQvt'n f Él*^t.'trUifé ElLin^Loii. vt*r» i8V^ ti'ouvn Iv» procéda» de dôruro acinelle- 
m^Tiil rn u^jigf^- Ln Hftnirr- nr- ùit Ji rlinnrf, d^nn un hnin A ^o", fnrmf^ dWu. dtfr 
chlinuri^ dW. de cvanuiv dp p4>ri»iurn> itt' hiMjltïk- ^i di* phiJt|dMte de »iude, {js% 
dcui iflectrode« nLouliueiil à drti Irîn^W de cuivre l|uî repurent sur le* boixl» du 
vnw. nue rnvoï-n lonlr i^tiiiiill'^r'- \ run**di?e" Irîrglrs, In ni^^ftlivr, «ïut niflpendus 
le^ i>l]j(rf ^ k doi'tT, piir L'\fiiiplir i|t"< «ou^ nr-urn i]u iiti ^i^ut liuliillrr en i>r uituit ili^ W 
Linnrr dnn* lii «'irrulnlion, \ Toulri' Iriugl** sont accivcMc* de* pbipics d'or. I^i«|iiï* 
l'ubjel tx dorer V9X irn frr. il v.^\ uécn^t^iu^ de l<^ euivri.*r Mvaul dr b mcltre uu bain de 
donire. — Si Ton couvrr In pièci» J'uu verni* isolant duue lequel <yii giixve îi In p^inle 
dei driHiii», on nhti^nl dm inrnwlfltion* et dm dnmniiquinji^c*. Kn vrrniManl cl rn 
ikWrmi'^tMiJif tour i\ lutir rerluini^ pu['lL<<i dr In |ut-Cf. e| L-n vijruiiit lu eoiTi|iO'?Ttion (I« 
IV'lrrlrnde im^nitive. on peut nMfuir uii^me, *ur nup |iirce unique, dw or» de colo» 
ralioiii diviTie», cnniespondanl uui tiiulliple» or« rnuffc». jdimc*, gn>, vert« de la 
hijoulprie. ou tuf-nie miiri^i- l'or 5 rarj|;<?nL 

1^ ça1vuiu»phiMjf^ pr^trnl*' rr'l nvnnljig*^ qur lo eoijrhe d'or *e rrpnnd pnrUiut *iiij!» 
une épuihseur prLW|ui< uiiiWuir. D'iiuliv piirt il cimvirnt dr dire i^ne le» plus ln'l1e« 
jïii'OM prodiiilch |wir b di>ruie r^lt^^tni-ctii inique oui qudrgue cbo^ke de Irop lirillnnt, et. 
Ht \\3W Jirt- ct^Wv ^uorinik'. dr trop nu'lalliqup : rllfl* n r>nt jamaï» U douceur de ton, 
la pnlinrolLQUivantr' de* pî^cev dori-Ti un ieu uii à In renilie. 

Ccinimt! niïUBL nvnnKf^ludir^ le bnllagedi? l'or, nnua di^rnoni^i^lmlier, lînnuftnceiiiî- 
^uiouH de bihtter la patieniv dr? mï% leeteun. hi tr^lî|pri<* d W. lei encore len prucéd^-9 
ont peu varî^- Le» lîU d'or jouent un l'oie cunaiJtWbîe daii- toute» ce* indu*lfir* dr 
lu^equi Honll» pnrutrrt quîronlriburnl \\ la rjrbe**cdc la France, En lor*ade?» iN ser- 
vent fi Taifr W ■■^luiueq dVpiiiatd^ n de* ép,iuLell<?H s'eni-fiev^trenl fLur W manebe* 
dp» ollicierï' MaÏk te» f^alonK ne «erveni |vi^ qu'iiut idTieiorf : qu'ils ont lio» air au»i 
fur un coi<sftge. vur uue ndje. au boni du njb.in qui %r cliitToune. Madame, autour 
de tolrr cbiip''aiJ, V.\ qunod ori prend du f;ul<>n, ii'nl-il piiv vtdî } OU nVn «aurait ïro|) 
juvndro, Aii-?-i ee% (^aUun lAnl-iU lerriblcmi^nL ^ l:i mode, \ la mmlf aus->i lu den* 
kdte il* or, qui iutib^, en TiU d'or, te gujlient lufH'ur den d'<r1b'Lli^re^. Li's fîlh <l or inM^« 
À la Kiîe, qui uccupaierjt di^jii iiotjsxaini Liiui« unecolUIllur|aulA{^ouvli^re1■.^fl'fVTMrK 
tCaf W <fi* «oiV. M?-ivrri[ i fjïre. ^ Ltiju. br* nd^n da b^l de mm finindet loquelt** 
r.'inme le* ïn>«'^i'q>lii>n* di^ n»^ <lru|>L'uuiL- Quant 7k\i\ iviîllHtr* d'or, rllni jouent 
un li'Tb ({rujid rôli? duua bi jia.tikiuiuiulr^rie- — Hrgnrdex. drpniis eiiiq ou dix ojm, ce que 



itÈi 



A QL<ii Hmr ton? 



clïlï* pnilj<-i iliin-s: vi>)rji |>n<*rr ju bi!, nu iM^Vrr. m*nir *lnni \a nip, ni» t'I**^^""!*"* 
tiiulc?^ riJibti-biik'K ij'tir: cl iltU'^uiiïi m l'Imitifiiiit^ tw >it.'iiL |iuk d'rntrvr «Liub un 
li(iikVL-| !t-^ii iVof. 

Ilt^b* ! lovl c<' <|ui WiHr rfr»! pi* or. cl îl nv HiLKliail |m» croire (|iic Uraïe dunirr 
rï*nïifTir Ih'.iïïi -*iij» iVtw: rrrloifWA nVd ri>nlî«rii>i<nt |m*ïIii 1o«!. Il v a fîls <!"r»r ri HU 
fl'iii'. l,f-\ ^allllll^^ «lu sprint, — <-l nir'-mr i^rllrs du hiM-gr lit -major "- i;r mmiI |a^dii 
iiii?tiK* fil i\xiv lu liirn^rutH* du lioutf'iïuuL Uwn *U'^ filh uu Il^^ p.iîUi^UcQ d'or ne tMtti 
(|Oi* dn f>rou/p dor^. Lo* Wlrp» d'or i|rM s'iuijirîmeul «ur ccrtoini^ pru*prrlu*. p*r 
eif^mplir »ur kv L'lû|urll«3 <lr» LrjulriUrt Jf C^liumpaf ui?. ii'i>nl m^mc. U plu» tiouit'nlp 
rll* r*tr rjiir rn|in4imir.i^ : idli^- û*>nt inilo? on bronïc, en uo tt-^»- Sfviu liron*** cjui n** 
n'iJitvdf' i\iu' livj l(*iilr-itiP«jL Sirnili'Or. tiiniltrihnrl, lircïU'p d'^lunûiHUiiiH miUnl ili* 
|H(<duJh t\ui r'lh\^\'lttctA ûioc l'or. C<>rlaipoH jii'îiilures dWiiuu Vvit fccod pour réparer 
\t-t Inqum ou Je» lutin doi^ nr rnnlionitrrtl p/i« plu» d'nr rjuc n'en conli^nl li poiidrv^ 
liW rpiî ifî'l A h^'hiT IVcrifuriv Si l'ou fjiil ilt^^ plumr^ ^ ^rrirr. n^arru»^rn(?iit iiui]- 
li^ralileM. qui njnt vu vr fi peti prx^a |>ui\ roiiiliien do h pltimof d or ■> qui tunl tu 
aluminium ! 

M'^uie quunJ jKitt bijuui bi^il eu or. y Iriilrt^'l-Ll uov tàrifi proporlîoD \iv m^ljl \H^ 
ttrnx y 1^* hijoiix d'or d**» nin-im» i^f.iinil d\ibiir*i d'un lilrc h****/ ha*, i/or y i^inî( 
ritrk^rtiL^ut nii^lt' rl'nr^iil. d utio rolonilioii tiHAtv pâlt* : c'vs\^ uimir l'avuiii vu. rcqii'fMi 
appdnil IVli'i'lrum. Kl ri'lfl Vc^pliqui^ forl liif «. J/or, d-iri* U nnturif . te pr^40«U? l<> 
p\un aouvrul ukM(.< â ra['|ii7Ut; or. 1^ pn^mirrA in^billurj^ivlci. ifçuomni l'uiag^ dos 
nrîdc*. n'arrivaii^nl pa» îi faUt- k d^|î.»rl d** lu^ut préuî^nt ; da *e r-rfnXr^nlMful de 
fimdrr 11? minrnii rn If di^h,irrns*juil de ses siilTjirr». cl dr* mi^Uiu^ In phm Ir^^r*. t»l 
iU cLiuldieiiI uu iTL'UHHt uiJL' iitfi(lt- dur f{ d'urfirtHit- 

M, Bcrlhrlol r*t arn>i^ u d^l^rmiiii^r ttutv* i^xnctriiirnt- il une dynntttfî pr^K, 1*^poi|UC 
où. doii<f Il*>i turrdjt'dux dp ['uriririint? h^]rptt*. t<?« Mjoux d'or h peu prt'4 pur a|>|ianuA- 
srnl ÎJ ('<M<^ [fi'fi liijinn dYlnrlrum (vov. p. Xfï), (l'csl In ddiv d'un Hrt prfmii*rs prn^^^s 
dv lu l'hiinÎL'. b iUiIl" ù liiL|UL'llt- k's KpvpUcn^ nul *u i'uipl<'\iT lu nulp^lrt.' i^u'lU 
rocueillaiorit daji» le do»ert l^liicu pour vu faire ilv l'acide iiitriijUOr A la belle ^|>oqui; 
d* rorfèvrerit" (.'n-cque i-l clruiKjue. djris l'crc du fdi^r^ue. Im bijoux »ont ç« or 
prraqu<^ ]nu' Son* rKnqïûv rirmitïu on imn d'^lli^igz-H d'or ri de ruJvrr* ; Ifl lilrr. 
d'jduinl Uvs iHrVL-. dcvii-ul di- plun vu pbu hiin à mt^^un- qu un aviirict? dana le lias 
Cmpite. 

Le moyen Aj^'ir revint nux nlliai^n lii-bei. l/unit^- dr poidi de L'or était nlon. A 
l'urifi. k' 'riarr di* liuît onocH (^ ^r> ^rumuic-ik. Lr tuiirc 4r.' divinuît (.'ii ni |inrliM i^^âl^. 
iqipol^^c.i ctiftiU. H 1 V»n rupiiuirtit m mnil* Iim irdu'li»ui& d'or ri Ij-* rr^L'Iloii» dr fluvial 
p;iuvre cuulruuL>ï d^iU^un jIIÏj^i.' . k-i'ikidl nt^ dî^i^uit ù 4t>ii Tour «.^u i^n parti r» ^'jf^ilct. ou 
gnairiK. L'orlr plu.» lin Mail dit îl ^i rnrai» : *i bi^nqn'ù rru\ qui pr^^nic-llrnl, . . la lune» 
on rr^puudoit : a Vauâ iiouk piirlux d'or it ^5. h 3(ï carula o. commn OD dirait tt de Vmî' 
cm il il [Au*- dr- Mku d<-^i'i'<« o. l/or dr-j^ i>rf<^>ji'> m<- drstiit Jlimiluil ilrs^r^ndrc au-des^ouA 
th 17 tarais, ut ÎL mt t<:?[iaît g^uurulemuijl au-icBsuï. La loudie du Paris uu moye» Age 
dfpaMAil t^ carnlf, m,m Ici objeLn rdigcicm i^liîcntd'un litre pluit Ut». 



A Qt'Oi imnT Lon 



AujoiiLd'Iiuî IW d(>^ urfèvro^ o*»t roinpost? d'un allm^o lr^tt irtri^ricur uti liU'C <1<; la 
momiaio, rt qui ne d^po^sr gf^n^mlrmcnl jwi» ^Tïh mi1ll^l1l4^Jl : r'ml dr l'or <î iK rnraU, 
qui sp vtmd !ï 700 fmntN Ir kih>;n'^ktitini\ Uiudifvqiu- Tcir ^ *ji1 triiriU* \;nil 3 1 V'i Tr ^1 

Plufl rirh^ l'u uiyt'iit quand on wu\ W rendro j^uni*, |duth iîcl]i> «jl l'uivro quand i^a 
vcul le lUîrc^ r^ugc. rcl nllia^r dr^ccnd ù 6i>o mdlirmr* ^pmir 'in'> d'urgciin d<i[i^ l'nr 
vorl dVau !ii einpiovr pur t l'urf tKMivfuu n. 

L<^» bijr>i]lici'K i^mpIriu'Hl i^gnlf-nirnl dr Tlii' It 'ti rarut* nilii^ ft dm\ rnenU ilo plntint* : 
irrL nlliogr juuni< ^h^ i-»L riiii lir-^ plvjn ri^i^luntH di- lou». |i]im rc^hïflluriL ipir IW pur. 
inubiB euauirptiblo dfi b'uber pur Trolls 11 1 du l. Auml lVinpluJt/-tHïJi |>oul \notégvc Jl-h 
objcU de grnndr vnlrnr. 

L'or ù i'A cQrnt» in^^lû uu fi'i- d4>iin<- un ulli(i|:r rroiii.li''nK'nt jaune. LW ^îoLt pAlo 
^'ohliont nvrr 'J rnni1« iI'jI In minium, 

J^< u»nlr(Mc?du liln?. e\|ii'iitii^ cii milliÙLiLrï. m- îml utijourd'hul en Kraiicc» un 
bui^an àv guninlîc de lu Moniiaîi.*, I/orfïiri^ comuionoo |)8r fori^or une |>loque e|u'il 
timhrr do son p-jinv*"» ; il If" pi>rlc nu crtoltiMc, nn rll*' rc-toiï It poirifûn dr I rïol- Il 
liiil rnniiili' lit' rrtlt.- [iLiipir ui> IÙ)imi qurlioiiqni.*, piiî» hi rL'|itirlt.< nu limruii. où un lu 
pLiiiiçiintir fie nonvruu. SruU li*h (ibjrU n'^Mn^ lU* rx-s diiï-rA ]KMni;(>nii pruvrni i^ti^ 
vrndni pcmr w. Tliéont|m-"ni<"ril nK^mi-. les diJunneH lu- Unt jiaisfr aM\ fruiitièi-i?* 
i^ue W bjjon\ Tormi^^ d\iii nllin^^ Ail Ti>riiri« l'^nl an tïtre iiiininium de In bijouterie 
rrancni:u>- 4>IIï* exi^'ni.'f* n'r»! pn» *an% iiu'^invrnirnls au poml dt' vut- JirlJMiqiif- l*f*s 
pa^H iLt-ufpf. en |>mlirn1ier iii> oulmii^H d'l'Ali'^ini.--l>nent |iriidijihOTd <Ii-h bijouTt îridi- 
g^Eu^ cnllii^r» ou bmci-di^U pi\ lor>ad['« dr lîU« ou in^nic cUidi''» duh!^ In tnnAiccotnrntî 
dei ivoin:-4. d'un or tirn ivtu^ 5 i^I1e<U l^tivet. lU OoîveTit eette eotd^ur rbuudt.' ;i leur 
riebetse en rnivir : ■ lU n'oni pns Li vnlenr inlrinn'qnf île r*»r de bon nioi, ils n'on 
ft^ruiral (l^l^ nii'nt^ de* jhinuv^ i('<'*M=duiiiiaït"^; inaî?* d»ïoQlnnpiI<i>ublriui-til nrn^hSi 
ù Mur^M*ilk' tl u'eiitifiil qi.ir p;ir l'rjude. Il y duuîl pi^ul-è(re Ucu d'nceordrr lint* |du(» 
large toli^innceâ t^eut di? ce* bijoux qui ont une vnîcut d'art, quitli? ik \c* marquer 
rrnii pt^mvon "«[M-ntil. 

Son* lit- pouvoiiit terminer 1*0 rhnpitir Anui dii'e i|ne loitt Tor qui »ert h Tnin* ilea 
bijoux jL'i-rvt pas vi<iiu diri.-cU<nir>jt de*t miiu-i. Diiii* Ips leitiiis inodentt^ii ctiuiiiie danH 
rduUqiiiti^, ifutT d'objtrU ma^nifiqiion, dv ^pk^udidf^h ijpiqfterif^ li^^^tA *\'fit. de robo« 
do four. di- inrubk* nu\ m-b<^* orncmenl» dun*» ont di»piifu. brfll^». viclim*'* de 
leur fidiraMe UK^mel Co vEmiitdÎHTi^ &>\ri'(.v ^Ul'loul nur los -■ibjrlvnncieti*, dont le^ 
dorures «oiLt eu grni^r^l livi^ rpnii^M'A. Et J u qui-lquerni» itilt-ri^l, [tour qui 11 'n pnK W. 
rtTïpecI di'ï Ut'lle» clm**"». i Tnin? brAUx un lieux faulcuil doré ou une pièce de bro- 
cart, oomrnc on fait brrder un \lcuii slttîf^, nfin do reliriT de* cendre* un peu d*or- 
H ne fiiut pnH croire que tout le« ItarbartM ont v^u ou lemp* d'Attibi. 



§ .1. — AL'TiLt» LïAtiiH PK lW- i:VeMU Df% W.i.% d'oK 



L'or t^vi minore îi nuire cbose qu'à In pjiruve H ml mobilier ijno drvieiMlrjïcilt. 
Du*m|ile. b*H tl^ritixlejt inutile niiîUl inoxydable, cta\aur«it-Upaa on bvrt à ûcnn 



sS6 



A QPdl ilElir t'iift ^ 



ftifr « IW cl l'nrl drntJiirr ?t <rHVfr¥ W A^cn n? Car, n'en it^plui^o aui Int^ngt^rv ilu 
|iaHié. I«fi uiK;itf tkk ruivtil- luul i:oriimf' mmt, \e* niLkh<»irvii ni |itMa< i-bit^ f ^-uri J«ii> 
li4le>< cojïnnitMflJntl T^kri Jo (H>n<".ilJiliT uij.c tin (il d'or une 0«til liniiilanUv l^ii^ittl 
Ci^Mr vriit niliniliATT rmnrîcr hrir|mgniinr)U]ijr t\n \\cni (lalnn.i) \c mxintrr' viinnant 
uii l'Hblr liVT L'Onilri'4 dt^ Bori Tivi^i* [jour > ruIruiiviT riiril^si*s4]i*iiU : lel un rlirn-'hrur 
d'orrf*'Ur*ïfrr)-Au*lr.ilîii pr^^iruunl Ir-'t^blr* rturil^n-t- piirli.']>rou^lf du ■//Y-WoN-tnj, 
Vvr. ap^\'u\ttvvu rcuilWoii |tar la ^'ahnrui{itnitjr. vri rucuri-. cotumck' |fUtiri«<, 
h ^1-nir tU-« riniM'l*. «le cornilo* ou Hc* tu^io* f|ui ilom'ikl rofiCirtiJr <lrH lii|iiiHoA uift 
»x}'tUnU. — NcHit ii'jiinniÀ i?ïU-ri|iji<p<jiirrn<^nifiii'rrr-jnplmilprordniiH rborlo^rie. 
Sa duLiblL' ptLiprîvIé dv «e dilater Ii'^b yvu svw* riiiAiteucc de lu HMlmr ri d'i^nf pn- 
tîqrirmcnt innttiT.iMc^ le irrid lotil À fnil |ïrrcr4*ti\ j)i>ur t^ ronfi^clKin tJp». ancro^ et dcA 

Noni^ HvonA port'' fin Itl il'or. lysi onjoiird'liui f'ONinio aulreToia f>'i>mploH* pour 
filin? W fn&loit!!, ol ifuVin iU*.e a\C€ In hiÙp |umr faire de* ltrocârUii|u'oiJ rntrc^laco en 
llrif» ilf^i^lr-lli-s, 

Muiv cr :«oiil iitrlout Im atU <r^i' qui ont un emploi i^lrnilu dan% In indiiAtôcf^ — 
De noa jours, t-hactin v*i un ppu pholofrruphi^ \ il n'eml por«ninf, |ioiir uirixi dirr, cjitî 
n'ait broqu^T^ur i^t^* <-i>(iii-rupi>r>iitiH. Hiir h luitiro i»i] >ur !<■» ivuiioh do» limumo* un 
Kodak, un M?ruscropp ou urir pluit<i jiJinrIlr. \LiIk il n'ml p1ii)lo>{i'nplii< i|Liî nu lirnï^u? 
I^' eldoi'iiri^ d'or, k liîctihf-uroux K'ducU^ur iguï fjtl pjiSfhrr le* éprpuiv^ du tîo1i*t 
pinirprt' au hruti l'cuigc, \ynï% du bnm nmgp au nnir hlruAlrr- l^lr le m^ln»^<- iivrc 
riivpohullito de bOitdi.', \e Irichlorurir d'or fr^u»* un h^punulfilL' ilW H dr sodiuiit. 
ci>nL]jii*i' Irè» *tal»lp. cl ItiUi**' en (im-iV du chlorure d'argent in^jt^Iiible, C'c*l encore Ip 
trie) do ru 10 dVir — nuiii r:i\<hii>i Jil pluft bjut ru |iji riant i^hitaïf' {p. km — ^ uut icil ?i 
roloirr If-A tf-rrr^ r{ fi fournil' Ir^ roulnirn > i(rilMihli-«. i^tnptovi^cti non «culi'uienl par 
la verrL-riL\ main uus-<i par lu ct-nimi(]n<<- Iji pr^rcrlninr dr- LirmijL^-i*:^ r^i pnrticulier cvt 
toujours dt-orêp de bif le d'orn 

L** cliloniir d'oi lrriu\r cncori^non cin|doI rii !Ïirrnp**iJtî<]u<', l iir Aololîon dv chlo- 
turc li or rciiiJ iuoUViisivch Ios niornurfi di-* st-rptut» : il hhHÎI JVu iiijeob^r qiiMi^uc» 
gi}iilb'!« *t»i' In praii nii-HrAMii rli* la pljiic, DnnA rrrLiiurt niulatlim iJr la ninrlk- i-pî- 
ujur*-» l'or s~aduii>ii?tlre ïU plu[iit-ui> TiH-un*, l'our l'u^aj^^e iuU>rnc> un «uipluâ' dm 
diMololioi." df jïOiuliT (l'or, d'oxvd^.' d'or, do* L-blorur*-* d'or, en poi lirubrr un cldo- 
ruri- doulilr* d'or <*! d'ainmciNÎuru. L^t rnï^Ne^ pri:"pL»Tiilinn». eiiii\rrbri en pommade*, 
Krveul li rii^ftiji.' tTilrrur. On II** proud (hjkhî hou^ fornn- il'lïijrtilîonK ^ou^-cuUirKVs. 
Ltri pix^paralïoiiH d'or prociirmldi?» ■Hl^C['<^{ioIl^ pliih a blindai] tes, irt iuiv:itiL[?nL toutcn 
lo* fonflàons- 

Ne non» voîlA'l-il jia* revi-niw, rn v^rlïfi n» tcmp» nfi Ij^ bnn roî Lniii^XIl buvaïl. 
pijur ^i' iTiidri' ih'H forti-s, l'ur polublt' dt.*? alcbirnialCB? 



§ 4- ^ U COHlfERCC VÉ ton 

l^H la plu* banli- anli<|nili- nmi» Ironvuiu nnn nCid^m^-iiL dr» «bjvt;* dW, m»« tUiit 



A o<rcn «RUT L'on? 



»«: 



ntirlierfi il'orCiV\rp»i dan» ilos pav» h *\iii In nnlure n'a pni^ dorin^ dVir. CV«l donc que 
l'or a i5lé de Ijoimi.' lit-un^ un objcl di- coniint'irr, f|iril u jotu^ un rûlr inififirlant 
iknh k'S Iran^ufliLiii'*. <ju'>kri I'li Irmi^j^orlé fie? ]'wti\ *\i.' yiritduci\ù\t ilaïkn 1<.>4 coûlrûs 
ijiii l'iÉ i^lniriil itrjHiïïr%n>"M ittnir^F* «oiivrnt fori lmiiljii»r», nii ijnr ïb* harclik nt^go- 
danlft uni vU\ le vhvroUvr \h mi i\ rUil. LW il ihuM' iiintrl dr'.i vuic* iiuutHlrA. 
6|ui|ic df^rjfiJi^/iiii-', nriiiK-di.'ft lunirf" vi dcs(K>Urfl, olulilîdo* ret^iïlftriH tiiiln" pt-uple» 
tl rate* cjul ï'igTniraionL Pf>urpPîvCT U^ pqiitf* c^u U pruidri' juuiip, W |joijplr* «air* 
or mil ilfi liavoilL^r, |K'rrt<L-lioiinri' Ifhr M^i-Lmliurir fi Inif industrie. A rt'i* deui 
fguixJit. riimtiir p^Tm/r dr voie* {Hahrthrvrh^r. liintïrnl le.» Alîr^Tn^imUk, c-omini< 
e\L'Ilttirt *lv lu |irijdijr|]t>i], l'ur u cli^ l uji lU'*!i ]jr]LK~J|Ktiu furloura «l*' lu L^i^îttïuliuijH 

n \r»îri. <lil fl^mdnli^. cf <|iir r-iL.-[>iiTi-iiI l^« (Iiirlliagîiifn* , il \ n i|iic1i|iir |inrl rn 
LiJ)\o unr [>ru|>lac]L' iiui ItJkluIr un dc-lâ d<-'4 t:L>lonrj4*ï dUlrr<:uU. Quand iU urni^nl 
en ce pnyh jiour y Iraflqiier, los (.!ârtliQginmfï /hli^nl loiir^ niarcboniJiM^^ lixil ou lonjr 
du n\{igi\ |iiiin n.-mi>iili*nt diint Iri^nt t»iH(nflii«. H Ami ilr Li Tunït^i*. Lpa iiidi|i;^ii<'^' 
d 1» vucile la fffniL'r. ^îi-iitirnl %i*ri Li rtit-r, d^jiotteijl tJt* Tor i?ii Tuoe de* tuarclisn- 
djtri, piiU iVloi^ont t-f^i^ f tiirllLAginoiL ilrhnit^iiciil, rxnmini;n1 : "i In qnan|il<^ d'or 
(rnr wrinbltr i^ui^uloir nux mmrlmndi*e?<, îN \e prtnincril cL ï'tn ïont: «inon, ita 
irrnonlcnt duri» Ifurs \ai7f«eeiji et iillrifdrnl Mï^j'h If* îiMli^èiiM rovieniionlH nppor- 
Init dr nomiMii de l'ur A cii^Lr de n*liji 4|tji _> i-ii drjti. jiiifju'ù c^c qu^ iv* Cni'llifi^iiuii* 
li'ouv^iil ifu'il V vu a atM*/. lit* nr nv fruudenf pu!^ Ir^s uitb \t*i uMti'e'i ; ct^ui-cÎ ne li^u- 
flirixl pniL il l'or ovnnt i\uc ic pn\ nr Inir [mvniui^ ^4lloi]' W nxonhnnElîwA, ni rrux-là 
uu\ MiMrtdiuniii^r-K n\unl que If^s (Itirthn^inoit» n'jiieiil pH^ ïrtr \t. 

Ccl €adix)il do lu Libye, situé aiiiii?ïà do» cj>tonni?« d'Ifercule» cVat fiant doule 
ftftle nMo Uf (;uîn<'c où Itmiinti. i|t]itre tenU ati* avjiii J^sus-CUiÏjiï, conduUii une 
oioudif pTjnijjuc. L'ur qut' 1<^* iodigtne» «p[K>r|ui(-ot -iir Ir hiiSge, r'éluît ttltii du 
hoiilji'l)JHl<kO. Kt In fni^on rtorLl *p i'nxmil J'i^Uniigr, rV»t rnt<<krr In jjii^n «IemiI. jHfii- 
dujil des Mèi'it'i, li'i Dii<|>|)oin t-l W Porluf^niitt prulîi^uei'uiil. duna K'ù fuclotL-m'H de bi 
cûtc, l<T Iroc de* vorfol^not-, de* colon riHid*^* i>ii dr IVun-dv-vic conlr^ la poiidir dW^ 
Cette cxpoiilion iuv le «nble, ee Uixur tu plctn venl. c'eit I Wi^iif- du ^r^nd com- 
nïfrrf rolnninr 

On «[- rnp|Mdli- cjnr nous «vcniv pnrlr pluin Imtil. Inujuurs d'apr^H ]|ér>di>l«, dt^ 
ArnituApOï à un «enl u^d <|mi 4^&trd]iui<-'ML <lvs iTir>nLi^iiM un or c|ni Wav rlult toujoure 
volt". *out ilf» pii'lr'\lr« j'rtîjjicijv, pur Ir* Ai'^î|»p<^n»- Wnc.t rorniuenl M- <le \\ot%' 
rhuiid nilerpivlr ee[[i- frgrik4l<' : u |j*h AritiKi4pe-i >'■ im itenl iirîl dnaiopLl ^Ire le^ inî- 
nrni» do l'IIinvti rpii tmn><nii-ILinenl le«M> rm^lnu^ pc\ViiTu\ nux n^i'fïtpiH^iMiH. Iidku d'iiii 
CJiactère «aciv. à lm|UcUe »eudde avoir appd rien u le pri^iU^gvUe fi^urnir W cliainan« 
|oij firr'lrr»|tli* IfUï* voisiri' de mAroc hm».. . ï^^ (ïr^r* d** roloni^-* milrHmnr* n^i:^ 
ï/iiciil l'or lie* \r^*ipp4Vn» H tia t^iiêdim*. onirr ptnpte -it'viheH huliiUinl tU- lu Sibérie 
ni^râditirialr Coh dmiior? tinitent lor iW fCÎ<tfrn«Tnl^ lit- l'IJijrrd nu de l'Allaï. Uii«r 
rriiile Irutin? p^ir kn l'unie aik^a nu ÎSmil ilu l^imrivuxjTi et de b mer C»«pienoe inutlnil 
fr^ pa\»«*ii l'ïippiirl -'iter la tvlunie inilt'ïipnrn^ d'OUiin ii. 

Sui- re niAme l'onl-l'utm le- nnvire \rgo, \t ]\iuhr t\r rhiitolrr drs cxdoniAiilûkn^ 
jRdli^iiii|ucAf avait ntlVonl^ len lirtuptlles pour niter t^h^re-ln'i' (<u (.'o|c}jide l'or i|iic 



rûulaî^^nt W li>i'rfrnt?i ilti ('ûtiCH^tv CVM |kOjr avoir ilo LW uiiUiil qtic p»iir avr>îr rlu 
bl*, qn'Allitnrt, rcpril *i *ïîn niïïiiplr W ciJonir-t iiiiK-fticniii^iî. l'I <]ij'i-lk- tu fuinla lie 
nouvelle* irn (-riiiKH-- vri Tlti^i.f. en |j.pirt>. vu Tliirs^Tir. cii M-jc^Uoiiic, ù Tti«MM> 
Kll^ |K>4»^iluil (fcH min<^4 (l'or A i'nngi^r, îi Va|tI*' M^ff. oti l'Iiiilom-Fi Thucvtlïdc 
nvnil iinr (Mint^nuiniL. ICIIir ri'pnnilml nur Irs li^inU iJii Pont un Jrndiin» H'«r|ÇODt. 
w>rlii-ï lît'ï iiiUKv du L^urluri. elk l>"' l'i tMii^ruit L'untn' l'i-r ïIp l'Diml cm Ji* In 
î^ik'iïr. avec tftjufl HIe fontliiît la i-^mïnunk lir ]>riiOïllirrR> ci l'AlItéita i-lirj arli?- 
^ilianlitir di' PbuUft*. Le uoniukiTti* d« IW faisuil. nu v^nl de b mer F^^c. w go>i- 
fW |j>4 vnili?' lilnnrlirn drA ll'i^^Ilkn«H ntlitpif^t- 

J/«r r»l A I un^ritHMloi i:t.i|otiir'4 plirnit ifiim<« i-n Tunl^ldnir ri pn J.nMtnntc^ l^fl 
riLéiktrîeiin le i7i|r[H]iL£iîi>iit eu ^^vrlr. vl ]i'9 'ïyru^uiiv- tui^uiftil cniquer h ïfunt %-hi*- 
\i|lt^«^ t^o* nniiPAuik i|tM «ciiiiilaUi^ijcnl it furl li^ biin pioj}}u-tc IC/i5rUîrl, ]U le reeevuieiil 
des t-am^'nneH anilH-'H, i^ui IravL-rsainit le di'serl ovw iIm e)imnenuK, ÏU nlluirnllc 
i-Ki^riluT' uu Su<l df ri'>î:;*[>U*. puj* mj |>;l;l^d'(>]llli^t iieiil-^ïi'i'i Zimlrahvi^ «l c'est pn 
triH|mxnl dr plavf eu pIuiH- leur* <'ïiïirt"% »lr poui^ire H Ipui> voriïitrrio-* qu'iU ijou- 
bJèroiU. tlrl-uEi. dv?» imlli^r- <raiiiiiV« At^nt f.ïnma. le i-up île DotijicICs^ji-iatMV. 
T^ÎMM, Sidniiît^ni et (!nrlliu^im>j» vendau<nl mj»i l'or d'Kupngno it ce peopk de 
iikiHidliiriçisie^. de rorgei^iiB vt d'orP-virH. Ie*i r!trit-i;]rieit. ijui le liïtiiifonnuteiU rn déli* 
i^jiU filJ^niiM^^, fji |iij<iti\ ;jnti'u-ii\ H i'Ioiik'U- IU le %<^fiditiriil ikii\ tt^iiilniH, aiidef* (l'or 
ctminn' loul pL'uplr Imliuiv. IVïn' iiL'l»*!».! un peu dVr 4ur !*■» iii;irL'ln-f. pbi-nldciu «u 
grec« de lu llrdîknoniVr It \hv%vi\\f. â \iililie*, & Kr^jui^. puiir parer leur» brM «I 
leiiTTi jamhe.s de ln-ueeU-N dans W UiInjHe?!, len ntulier^ gnulftîii Im^'irr^aienl a%cc 
leui'ti luui^B eliaijutpi. sut- do^ pislex ù pt-in<- i.'rilt'dt'uuL.»b. k'ï^ qiiii-.ieH Jm^ls de lu Cvl- 
lî«|nc : puLi îl« p:ifif nient b M fini' lie, il» albinit rn liraode-liiebfEoe clierelipr relain 
dft C;i1titt^nde^ <>u. pins loin, l'^rnltir dr Ut [tultî<]U'.\ Co fut pi>iir eus une auliaïiie 
ipi'' le pilb^e d/* Home, i]iinnd le hrenn »)onln nui poittu, dnn» b hubn^p. o tinnxle 
l'-pri- dL* Çov. Meillr^urenfiii'i' fui U^pilb^u d\t teiuptedc* IMplie* m\ b pirlé ïie Vltrlbd^. 
dr hi Ciiund4*-(lirr(.* e| lii' l'Avie JUiol oii|ii*m- Liril ilr lri!^pii;di. de liLHieliL'i->. de tM- 
l'iinioï, de ^UJue» d'iïc niii*»if- Ut'pui* lor» |*-s Tt^LÏoia^r*, prï-» deT<»nlwii''C. gArdateiil 
flu fond i\i' leur* étftfig* aoeri'h de* ipinritilr''' (^iioirno» d'or m l;un-«*«. Ln coiiaul 
mninjn [rntii ilr ftVri fiiipnrnr: il en riKiuniL L'or dL< l'cnilon^e ne partitif pn^ bnnheiir- 

Au mu\(.'n A^e, k* eoinnieirt* de Tur fut loin ilutoirb nii^nir inipotlnnee ijue dan» 
rimtiqnil^', Cumm^ Lon>< L^a Ltuln^in, il ni^ binait huriont pji ^cliibi!, (/est ovoc te» 
j;riiiult>* dtVouverU'î du xs* îii^-L'Ie. eellc tU lu Clôle d"Or en Arrupie, crib de l'tfid^, 
relU^ de l'KIJorndo Lpj'il ri-prit bori essor, l^n ce letiipi-lii, l'or fut mi >;raud ^éo^iU' 
pluv hii Mr\iifiir. du Pi^ruu, du l^i-fj^îl. <.iù le« Indien» M-ndainil kt pondiv d'or 
dans doH Lulien de pluniE'ï d'uïe, Ic^ gdlioii^ e^ipa^nols ou porlugnîs jpporUieol r)M4|iie 
année h Sc'ville cju A liihbonnr- de» mn»^(^» ciiorniri de lin^oU. cjue l'on nmonnyail 
en ducuU et en |iislifk's. Mjiîh Vttv ne f^elikil p-is ibn^ la pt^ninsnlL? ïhi^rîiiue- GomnbC, 
depuis l'e^puUioik des M.iunï* et dea Juifs, l'K*'|iiigne el li' l'orlugal uevaienl plu» 
ni ngrieultuie id iudnttrio. Vur df.-» i^liuiif iie Aai;iit i|U'.' lilerviilre W doï^'t^ di-si 
n^got'jUTil» jH.'innsulairL>> (.oiinoo »')l eut <fLé lji[uidi.'; il leur «ii:'r):iil à payor à 
IVtriiiiger lcnr« nlmirnt* H It-un v^lenirml*. cl juMijunux ouvriei-s tjui venntciil 



aSj) 



HuppU'er chez eux ù la jwressc (1er leurs hidalgos eldrOeur^ iiirridÎDiLts : il jilbil s Vn tasser 
dans les coiïres des matefiands de Psu'is, de l.yoïi, de Bordei'kuv, de Tciufouse. de 
Loiidros, d' Vnialcrdam mi d'AngsJjour^", il fj;(»nniiil le has dr lidne de iio^i Auver- 
(<uals el de iuih Limoitsiuj*, que cljaqiit' sais<»n ruiïieniiil au Sud îles Pyrénées, cliaii- 
dniiiriters, eolpoHcurs, mDi;on:4 ou cliai peuliers. Pour attirer elioz elle te^ millions 
d'Espagne, la Frauee n'avait pas liesoiit de eaplnrer sur les mers 1rs ^akiiiiis cl les 
Afifitittti.s : il lui sulTisait de dévefitpper ses cultures de blé, de |>aslel, Li production 
de ses uiarai>-salanlft, d*.' ses fabriques dcdraji el de soir. l/orélai( a|i|i(ïi(é en Europe 
pur V^'i (hscfihfiitofes ci les cfnnfniutntlor^s iliériqui"?*, luflis le tnuimenr dï' l'ur enri- 
clussait tous les peuples de TOeerdi'ut. A leur tour ils voulurent allrr eliercber l'or 
dans les régions ii]er\eilleuses d'uù le liraienl les calions : l'i>ligii\ iMi^o^a des liu- 
gueuols à Kio-de-Janeiro, Ualeigb parlil jiour l'Kldoriido. i-t <tiusi eoimiieii^a IVxpart- 
sion eolouLale de la Krauci" el de T Auglelei re. 

De nos jours eiieore, ipioiipie riir^iiis \i<>ilde. le nMe de l'or eomme <dijrl de tndîe 
e>L eouaidérablo. 1)e<v ern1re> de pindurlion auv ln\e['s d'appi't. un double r<»uriUil 
sélalilit, Le^ pa>!^ à placers ou à nuiirs i-ii\nieiil Irurs iniiierai!> plus on iuoui-< riin- 
ddiés >ers le.s pa\s in<lu>lriels un se lniu\riit les ■■Muidcs umui*s d'alliuag'^ f\ de 
monnayage el les grainls reuln's île distribution du métal, les ^'rauils mairbés de l'or, 
Londres, llandiourg, \e^\-^ork. {llileago, Pjuis. [>e <'es eentres dn monde risilisé, 
les \a|ieur^ et les loeouiolives cm portent \ers les région <^ d'e\lrjic-1iou d'à boni le lonrd 
attirail. Il's m^truiiienl.'^, le^ oiarbines pUEssanles et eotiJeii'>es ><kus IrMpielles I ex- 
ploitation ludustrielle cle lor u est pbjs |}o<>Mlile ; p»iis lotit ce ipi jI l'anl au miikeur 
pour vivre, les M'tcmenls. les l)oiles de consene-i, et ee ipi'il Un l;ujl jiour tuer el se 
luer. les arnies, h-^ uiunilions et les s[iiriliieuY. Tout eeLi sert à paver les |>épiles, les 
fioles de poudre d'or, les lingots o^slrails du ipiarl/ qu'à m>u lonr enverra le uiiueur. 

Cc double courant, e<* inouvenu'iit mverse de loi- et îles produits agricoles ou 
industriels, ne s'aperi,'oit pas toujours, dans le iiioimIi' moderne, u^ee la inAme sini- 
plieitt^ que dans le motide aiili{|ue. I^i ci\ ili-^alion moilcriie a rendu sin^-iilièrejuent 
complexe la l'ormule di' ces éclunge*'. Klle a établi. iLni> des pavs de mines et de 
placera, des Klals rpn se livrent à d'autres indu'^lrii's i|im" celle de I or, qui >e payent 
à eux-mêmes une partie de leurs |ïé[tites avec leur |iro|ire blé, Iruis fruits, leur ^larule, 
leur laine, leur vin et leur travail. i|ni fondent eux-nii^mcs et monnayent ebcz eux, 
pour eux, une [larlie de leur métal, et qui en voient dans les pays aiu'iennemeut civi- 
lisés autre eluise eneore que de l'or. Cle serait, aujourd'fmi. représenter d'une ïni^in 
très inexacte le r<inuneree de la Califinnie. ou celui de la Nouvelle-! ïalleâ. que de 
Iraccr entre Sydney et IJverpool, entre Tristo ri NewAork, une minée ligne dorée, 
et. entre Liverpoo! el Sydney, .\ev^-Vork et le Pacjlique. un gros trait sur lequel se 
profileraient des sacs de blé» des moutons et des pores, des balles de loi ne et de coton, 
des locomotives et des boeards. Dans une ville comme San Kraneiseo, qui distin- 
guera, à rbeuro actuelle, le centiT minier du centre agricole et industriel, tic la grande 
ville moderne? Autant rccfierclier les buttes cle |8'|8. les cabanes toiluré<ïs en boites à 
sardines au milieu des palais, des banques, des bôtels à dixOtager^i des<i bloeks » et des 
avenues. Mt^mcunc ville relativement neuve, comme Perlb (Western-Austraba), a déjà 
UAi.-t£ii. — LOf. [9 



ago A QUOI flEHT L'un? 



fton Hôtel des Monnaies, cl consomme aur place une partie de l'or produit dans la 
région. 

En gros cependant, et pour les paye aurifères qui en «ont encore au premier âlade 
de leur développe meni, la repr^«enlalion Hchëmalîque que noua avons donnée de 
leur cûminerce est encore eitacte. Qu'est-ce que Lourenço-Marquta, sinon le pûrl par 
où sorLenI les lingots transvaaliena, par où entrent l'outillage des mines et les denrées 
nécessaires aux mineur»? Qu'était-ce que Loui^nvO'MarquÈs il y a quinze ans? un 
poste mililairc sans importance et. croyait-on, sans avenir. El que dcviendraîl Lou- 
rcnço-Marquès sr les mines du Transvaal drsparaiaâaient P C'est l'or et non pas la 
houille, qui pousse de Lourenço u Hambourg lc!4 ^apeui-a de la Deufseh-Ost-A/rika- 
/t/zfV, et ce que ren ^apcu^s rapportent de Hambourg û Lourenço, c'est tout simple- 
ment le prix de cet nr. Dans le cliapitre qui vient, nous verrons al ce prix est tou- 
jours constant à hii-nki^me« s'il ne varie [wis, ail n'y a point & Londres, le grand 
marché ijifernalional de Tor. un cours du métal précieux, comme il y a un cours du 
blé, du pétrole ou du rrurnege. 



\\l 



LA MONNAIE D'Oïl (i) 



S 1. ÏII^TOITIR r»E y\ MONMIF Tï OU 

î^*i (liialîlt'S t\f Vnr : son îunlï+'ralnlili", son jïoitïs ftOlt^^ un fiiililc volume, sa valeur 
le d^'HlMiairnï à devenir rinslrnnierit [lar r\fo|InhC(* dos l'diangt*^, la coninmno me- 
sure des priv. Mais ce n'est pas en un jriuri|Ui" l'Iiumanilé a traversé I Vlapc qui sépare 
Ifi pronjier bijou d'or de fa preiuière ]>ière Je niojmaip. Il a fuliu, pour en urnver à 
celle conceplion qui nous parait si srm|de : a\oir tni loui^ dans sa poche, des siècloii! 
el des siècles cle lenls progrès êconoini(|ues el soeiauv — peul-ètre aussi longtemps 
qu'il avait fallu au\ pasleur* des premiers âges pour dcveiiir de» forgerons. 

H csl vraisemblahle (|u'ou a loul d'abord employt^ l'or eomme une simple mar- 
chandise, ([lie l on (roijuail lonlre <raulres mandiandises. L instrument doi^ éelianges 
u 'était pa« \i\ niounine, eVlail la Iwdanee. LU bmifsécliangeail contre un Irngot d'or 
de tel poids, poids \arîable ï^uivanl la valeur de la b^le el le cours du marché. C'est 
en leur poids d'or, en sicti's, que les objets sont i5\alués dans les parités anciennes 
de la Bible. 

A mesure que te commerce s étendil el se perreelioima, on éprouva te besoin de 
fabriquer, non plus des iingoLs de forme irrégulière et changeante, mais des mor- 
ceaux de métal d'une forme constante, d un poids evact el five. En Kgjpte c'élaienl 
des anneaux, pesant exactement l'unité de poids, ou outnnn, soil qi gruninjes. Le troc 
des objets se faisait dès lors contre un chilFre déterminé d'outnou de uiélal : une outre 
de vin fin valait 3 outnou d'or. Sur les peintures égyptiennes qui représentent des 
marchés, on voit des écuelles pleines de ces anneaux, ou de grandes balances dont 
un plateau porte un moulon et l'autre 3 outnofi, tandis qu'un scribe fait les comptes 
sur une tablette. Mais rien ne gai-antissail ni le poids ni le titre de ces anneaux. Pour 
le poids on pouvait encore le contrôler en faisant La tare avec uji outnou dont on était 
sûr, mais pour le titr« ? On ne pouvait faire Tessaï de chaque oufnou. « Des individus, 
trop intelligents et trop peu scrupuleux, dit M. Maspéro (a), se permettent de fausser 



(i) Ele nième que lefhïpilre préccdenl iréLtil pas unïhiïtoire de t^orfèvrerie, de m^me eetui'Ci d'rit pu une 
jjbloirc de h monnaie, maii une npide e»i|ubH du r6Lfi d« Vht dam le* ^hangei- 
(ï) Lectures hiatori^ues, p, aZ- 



ar^a la monnaie d or 



les mélauK pt^cicux, eL d^introduiro dans les lingots autant de cuivre qu'ils peuvent 
en contenir sans en paralti^e altérés. Le commorçanl do bonne foi qui croit recevoir, 
disons 8 oufnoti d'or lin, et ù <|nt Ton passe 8 oittnnii d'un alliage en tout semblable 
ù l'or, muis où loi' n'cnlro plus que pour les !)/-{, perd alors sans le savoir le i/3 de 
SQ inarcliundise. N'élaîl oe danger de fraude donlehacuh s'effraie à bon droit, le troc 
c<>nLrc mêlai aurait déjà cliassé des mai'cbéa le troc contre des objets divers. Il de- 
viendra d'un usage universet le jour où ï'on aura découvert un procédé qui délivre 
le public des pesées continuelles et lui garantisse la pureté des lingots ». 

Ce pï'ogrrs sera dû à l'euprit subtil des llellriies, ces commerçants de premier 
ordre. Ifs Tatlcignirent au début du v ir sii-rie, à l'époque on leurs colonies couvraient 
les nves européennes cl asiatiques de la mer Kgée, où la multiplicité et la vuricté de 
leurs Iransacîiinis leur faisaient sentir lu nécessité d'un inslrumenl universel des 
écbanj^es. Ils devaient auv t^bénierens, des conunerçants eux aussi, l'alphabet; ils 
donn^^ent an monde l:i ukoimaie. (>e furent deuv grandes révolutions, plus fécondes 
en conséqueiicei^ que les plus retentissantes victoires et les plus sanglantes eatas- 
ti-opfies. 

Doit-on riinenlinn de ce prorédé auv (ji'ccs d'Kuroj>e ou h ceux d'Asie, à Pliîdon 
d'Argos i|ui frappa I0.4 premières pièces d'arj^ent, aux Lydiens qui frappèrent la pre- 
mière momiaie d'en- ? Arrh'ifth'ji cr/nrif. ]a' lexicograplie Pol]u\« à liyiance. s'était 
déjà pnséceïle question. I''r- Lenormant (1 ) n'hésite pas à la résoudre en faveur des 
rois lycbejis cle la d^ nastie des Mernmades. La monnaie fa plus ancienne serait donc 
la moimaie d'or. 

Monnaie, c'est beaucoup dire. Imaginez-vous ' — car nous possédons quelques-unes 
de ces monnaie?^ vénérables, antvtres de nos Itiiii.s et de nos siouverains - — des lingots 
non pa"* d'or, mais de cet alha^ d'or et iTargenl (|ue les (trecs appelaient e/ccfrrfm, 
a liniïol*. ovoïdes un peu ajdutis '^ur les ci'ités, qui n'ont pas encore de Ivpe au droit, 
mais seulemeïïl une Hii'face >ti'iéi' ej diHit le lexirs iiMVe, profondément marquée c\\ 
crenv, remjin-inte de hois poineons ré^ulièrcMiriil disposés, dans l'un desquels on 
disliit^iLC le lenaril dn ;;raiid dieu de hi L\ilie. H;issarru-; ». I^videnuiient. ce n'e^t pas 
enrore ïl^^ commode fi l'ourn'r ilaTi'- ^.\ lioin^'C, Mais que di' elioses di>enl déjà ces 
petits »iule|s tWif ! ^^ Je |>è>c îid [mids. ni innins m daxiuita^e. Je conlu'iw (clU' quan- 
tité d'cir lin, et telle d'aiytut. e\ar|iMnent. et tons me^ pn^eils sont Ihits de même. J'ai 
été fia[i|h' à Sji'des, v\ v\'>\ le roi hdien v\ m>ii peiijtle ipii. sur leur liontkeur de iLé>!o- 
riaiil-1. ^■ai;m|i-:si'nt niori pnids el rMi>ii ïiln', \ ous |n>iive/ donc m'aceejiler en toute 
('onli;m<'(> [hilïv lel pn\. ui'éc ii;m;;er cmitrc tant île liieufs, de moi^tons, de blé ou de 
vin, sans avoir ftesoin de me j'cser à niin\ean, de m éprouver à la pien'e de louche u. 
Dès lors, si l'udimenlaire qu elle fi'it, lii niomkiiie était née. 

Non*' a\on^ |>i'rlé :i cette iuiliqur monnaie ue hn^-age: u (^'est le roi l\dien el son 
peuple qui ^alimlI^sl'llT mon poid-^ et titre ii. Nous ra> oris d'Uii- eoiisidérée comme la 
première monnaie d'tlat, t.lertains archéojo^'ues trouvent que c'cht aller un peu vite 
en besogne. Ils l'ont oJiserver que ces lingots d'élcclrum ne portent pas toujours la 



(1) ¥t. L'^normaiil. Xïannaies el Médailles, y. ?o-3i. 



LA Ho^^AlE d'ob 3^3 



même manjue : lantôl c'est le renard, lanlol le lion, le bccuf, etc. On en conclut que 
ces premières monnaies étaient des monnaies privées, des monnaies de /xmquiers, 
émises par lel ou tel négociant : on [os acceptail en raison de la conliarice qu'ins- 
pirait la maison de banque dont elles portaient l'estampille. Ce qui donne h celle 
hvpothèse une trcs grande Force, c'est que Tune d'elles pnr/e. sans métaphore cctie 
fois : aulimr d'un cerf qui broute, on lit ces mots : « JcsuU fn irtarr/iie de Phanès n. 
Celle-ci au moins est doue cerlaiuemcnl un lingot frappé » rcsiampille du banquier 
Phanès. quj on garantit la valeur^ e\aclomont comme, fait une signature au bas d'un 
chèque, 

Certaines nations n ont jamais dépassé ce premier stade de la uioiuiaie d'or : la 
monnaie privée ou monnaie de commerce. Par exemple les Chinois, qui forment h 
eux soûls près du quart de l'espèce humaine cl qui ont créé une cfvilisaliou originale 
cl puissonte, n'ont jamais n*onnii_\é e( ne mouna\ont pas encore les métauv précieux ; 
ils ne connaissent que la monnaie tie cuivre. Anciennement ils n'emphn aient l'or dans 
les transactions, comme les anciens l^g'* plions, qu'en le pesant : un certain poids d'or 
était considéré commeréqui>alenl de lantde pièces de enivre. » Lorsque les Hait arri- 
vèrent au pouvoir (i), dit l'histoiirn chuiois Sema la'ieu, traduit en français par 
\L Edouard Chavannes, .,, l'unité d'or jaune valut un*; livre h et dix mille pièces de 
monnaie en cuivre étaient l'équivalent d'ime livre d'or. De nos jours rneoro, Iojî 
Chinois ne connaissent, en dehors de la sapèque de cuivre, d'autre monnaie que des 
plaques ou petites briques d'or ou d'argent qu'on pèse pour les paiements, el dont 
le poids s exprime on t'trïs. La xah-ur moyenne du ftief, qui est d'cnviioii 58 gram- 
mes, varie suivant les villes ; au Itosom, pour les petits pajenieuls^ on coupe le 
Imgol. Pour rendre Jes transactions plus rapides et les pe^^iées moins fréquentes, le.s 
banquiers sérieuv cl les riclu'S marchand*! s'arrangent généralement pour donnera h'Urs 
lingotsdcs poids exacts, qui varient pour l'or de i îà lo lacis, et pour faire doi* lingots 
qui conlionuent toujours la mémo quantité de iin. Ils impriment sur ces lingots leur 
poinçon individuel, et lorsque ce pompon est avantageuscmenl connu sur une place, 
tous acceptent le lingot sans je peser m To^isaver. Ces lacla sont donc exactement les 
frères du lingot l\dien qui disait : ii Je suis la marque de Phanès ». Ils disent : a Je 
suis la marque de Tcheng-Siou-Sien, de Chang-hai n. Quelquefois les commerçants 
entre les mains desquels passent ces laels, après s'être assurés de leur valeur, les 
marquent à leur lour de leur propre poinçon, plus connu sur la place. 

Ce qui est 1res curieux, cVsl que toutes les sociétés eommerçanlcs procèdent 
d'abord comme la tvdicnne et la chinoise. En Californie, au début de la découverte 
des placées, le seul instrument d'échange élail la poudre d'or, et l'unité moné- 
taire, la quantité qu'or» en pouvait saisir entre le pouce et Tindex. Le besoin d'une 
monnaie proprement dite se fit bientôt sentir, et comme les dollars des pa\s de 
l'Ouest n'arrivaient pas en quantité suffisante, des compagnies fmauoières frappèrent 
des pièces à leur jnar<juc. Ces monnaies privées circulaient encore en i 85i . 

De la monnaie de banque à la monnaie d'Llal, il n\ a qu'un pas. Les souverains 

(i) <J'e!>l.m-dirc ïu ik' Hwh t\9<nl noir* èrf. 



39^ LA MONNAIE d'oR 



peuveni, comme les négociants, timbrer Tor à leur rliilTr'?, Le Ir^aor des empereurs 
d'Annam, que nos troupes ont enlevé de la ctladcllc de JIuc en 1666 et qui depuis 
lors est passe à lu Monnaie* se compost? (k- briques rectangulaires d'or el d'argenl, 
dont les poids \nrient de 5 a «(80 grammes, poinçonnées au nom des princes qui se 
tïonl succédé sur le tn^ne d'Aniiani, Cr^-at par une opérdlion du inôine genre que les 
rois Mcrmnadcsde Lydie s'approprièrent l'inxenlion de» banquiers: ils frappèrent 
des lingots â leur timbre. Peu de temps, aprè* Crésus remplaça l'électrum par l'orpur. 
Ses monnaies, qui représerilent au droit les bustes aiTrontés d'un lion et d'un taureau 
et an revers deux carrés creux, sont les plus anciennes monnaies d'or pur. IL frappa 
deux espèces de statères d'or: l'un pesait 8"', 17, l'autre lo'^8jJ. Ce dernier était 
considéré comme équivalent au statèrc milésicn en éleclrum» de [4*'. Sa. 

Cette décou\ortc répondait à une nécessité itrjçenle ; elle se répandit avec une 
încrovable rapidilé, Quand les l'ersfs s'emparèrent du riïvaume de Crésus, ils ne se 
contentèrent pas de prendre aux rois Ivdiejis leurs trésors, ils leur prirent l'usage de 
la monnaie d'or. Ils frappèrent leurs tfiiriffi/es. ainsi nommées du Jiom de Dariu». qui 
portaient rcHigie du roi en arcber occupé à bander son are. « Dix nulle archers 
perses, disait uu Grec, me cbassenl de VAsie n ; comme plus lard, pour dési- 
gner les subsides anglais distribués sur le contmenl. on parlera de la cavalerie de 
Saint-Georges, La danque pesajt Hi',4i et valait autant que ao siclcs d'argent, à 
5", 60 le sicle. 

r^i monnaie d'or cl la monnaie d'étectium se répandirent surtout en Asie, dans les 
pays soumis à la dominalifin perse, landis que la monnaie d'argeni était plus usitée 
dans la Grèce d'Europe, riclie en mines de ce métaL Lu Asie Tor était le métal- 
étalon, le seul qui eut une valeur conslanle. Les Grecs gardèrent au contraire IV/n/on 
d argent : la monnaie d or avait chez eux des valeurs variables, déterminées par le 
rapport momenlané de Tor à Targenï. Le liïre de ces monnaies étail 1res élevé. Les 
dariqucs rontenaieni t)-o poni' i orin d *ir : les sliiïèivs d <ii d<'S (ïrers ii\aî»'nl !)<>" d'or 
pour 3 d'argcuT : ( c >nnï dr? îilrcs dont n approrbrjil pas, même de huii, nos 
monnaies aeluelles, L'or moimayé rchlail donc iraiinenl une marchandise, écban- 
geable, à quelques nidhèmr* piès, pour su xérilable valeur marchande, La valeur 
fiduciaire de la monnaie, e C^l-à-dLre la valeur immalérielle qui lui esl conférée par 
le poinçon olRciel, élaLÏ donc réduite au miniLnum. On peut Luème dire qu'elle tendait 
vers /ém, car la très faible marge laissée entre la valeur i-éellc et la valeur légale ne 
faisait guère que couvrir les frais de fabrication ; elle repiésenlail le Iravad humain 
incorporé dons la pièce et l'amortj^.semenl du eopiïal industriel. 

Il est vrai que certaines villes d'Asie Mineure, Cyzique, rtïocée, ne pouvant frap- 
per des monnaies d'or pur, — le grand roi s'était réservé ce privilège — continuaient 
à frapper des monnaies d'éleclrum. Mais ces monnaies en niétal intermédiaire ne 
circulaient que pour leur valeur, d'un quart inférieure à celle dcf^ monnaies d'or de 
même poids, el ce monnayage oc'^sa même eojnpièloment à partir du v*" siècle. 

Comment les aneiens t'rappaïenl-ils les monnaies.'' Ntnis le savons non seulement 
d'après ce que nous révèle l'aspect même des monnaies antiques, mais parceV|ue cer- 
taines de ces monnaies représentent les instruments de monnavaye, renclumc, le 



U nC»^M< V*J9i 



marlt'Aii. In miu'r, 4-iinn Ir /7"n ri (r- eriin. l,r* ni'ititinïrs ;iii1v|irr» rtaifUi fi'*ipji^ rt 
atïit rtM^.'* \\\\i \i\fm^ \r-* llli^tl^h1M-^ ïl or il iltiPi^riiO : rllf»» ^^Nm^nl i\-.\\^\yC■r^ tftt rrwr- 
ff-uu ; untiii L'Ili'B t^lui(^ii( rru|>|>éeF< <f ttttiwî ^iimu a froid commit nujL>uiii'iiui- 

Lo |>ivmjî-r<- opcr.ilînii ci^nfti>ljll ^l^ui T^i |irL-|){ir^lii>n ilu ^t/j. knitillo Un inrUi 
rouk'i' H1J iti<JuU\ un peu |>Iu>« ^[>uÎmf uu oviilrv ijuv mit Ic4 t)orrl4. C^ IcntîllcHiJu^iijeul 
l'Xn.' lit" [Ktiiln ri *\f litrr piii<"l». J^ llnn rpIVnirh i^tnil rriKiiiEr rh^iillî'- nii rrmjrr, puït 
snl^i nirr tfi pinri' ri |ï<ïrli* ?»nr rniiliiinr. l'cmc U'?i |ï(È!i'r"5 hiirieniiiM, imrn<'iIiali^riK-[H 
|Hj-ilL-rit'iii^'h a\\\ \\%i)i\À- ImI[i*iih. ui (JIM |H]Llriit turoiiTuti mci9 mi cam'nnix. \v II«~lji 
triait I'im' f<iir iinr pnilic MÎllnnlr île lVn<-liiniP- Sur le Ifcin r»n piiviït le cotn-nutlrtce. 
SM^tv d'itKÎev ^^^t *\e vui^iv ftiir Ici|ui0ori Hvuit|rrjiv^ciicrvu« I^Iv|m: ijiitifri.iil H" lYimv 
(hiirc iTi rcliff mu (ei IWc lIm llnii, Kr »''iiTî nHull rncn*liV' dnn* iinr «Kir ilf hrinllrt en 
fïrmijfi" im rn fï-i', ^lUinU Ir luin .'ïiul liif-ti [mW -lur le- flaii. k- tinuitiii}trur fni|ipuil ii^eu 
»ua iiiurU'au nur If* deêbu? «lu LiiillH. Il lûlluit «\ reprrfidrc Ii plu^ipui'» foi^» et 
ctilrc rhoqtir roiip Hr mnrlerko fairr ri-cuirv Ir fbin. piuir n-mlm h l'or IniiU' «iin ^tnn- 
hdl^- Il ï^'lrtit li'ï-* ililTîr'dt' <li' ivplin'ix II? i-oiii riM'lt'iriL'ril Mir Ip'h relirf* j>r(^**Mli*nniit*nl 
i^htenuA. vl c l'^l LK'ur i'nt|i4'rlu-r Ir IIjiii rir ^li^^^r pL^mlinl l'i*|>mL|iitii qu'int Ir piïi^nit 
d'ubfirti Mir une tnillir canirc «Ir iVncluim'. (|ut rii< i.ln«itMil rii nuuv an nwn. MaM 
IWl SI* perr<M:lioEinuH et oii m ntrlia a fiiippri- W Ifuii r-niri: 4cu% coîn^, pi^riant cliâ- 
ciin an lypc crcut, qui nfî rii;|ii>iiliit«tr(<Jkt Uiu< deux m rrlirt. Vuii nur la rjici-\ Tntili'i* 
sur le rover*. 

On lei? rnnipH*llmijuiir»d"jipH>ft Ir iin^ine proci^Jf , n^ce rrnppo* cl ivrtiiï"»«>i«.*>ic- 
cokkÎvc«. Le fionthiv Hc* frnppi'saiiinik^'nluit uvcc l'épAiMeur de la piècc^ Pour quct- 
quei-uites U frdppe a éié i^prirte ns^ex de fctU pour qu^, dunw rinicn'allo onlr^ deux 
IrnppTK. Irertiii nit W gravi^ îi noiivrnu ri pour qn'oii pnisjr iV'Irnuver "ir In piJ'i^r in 
lruf:i^ lie 1 ri miulîticuhuns. IJiK-li|urfc)i[t k tlun ;i kIÂmi- 4ju .1 et*- rt-pliitÈ â êiuï : imMi 
«IL cerlaîiitt e^empljireh Ir» liuils litr» «lll^^ic^ jjdL->iitistiiril<iU doubli^», CetâCCidmIduraU 
^U la règle i-ân« rcitm>idmaÎTi> lubiletê clet monntiyeur* Antiquri: on lui <l<>j3ne 
aujourd'hui le nom de ti^Jfnge. 

f.ii ninnnnir nVl.iit qu'un înMrijrnrnl dVrh/ingr : le Ivpe înirrit ^iir le IIjiii n'f^liut 
qij iiii i^tiiv^'n dr jj;ir;irilir. MatUn pt>"i' li^ [f yiiie nrUah- des <itt'r* Ja IrnblicHi r-Uillmp 
forlc dv faire uji elief-d\vutr«: U l>e--iul« el I'ét«mlv du métal, le> propoilioiiA rw* 
Ireintc* du cli^mp. la viiHétc poétique de« légende» propres â chaque eitê. U bcilil^ 
de i^raver un eoîn pniir le ifrpruditirf A di?^ miltiiTi dVxe[nplaires. luut lea Aollieiraïl 
îi îmnireduuptce». pi"titi>fccinoiif<.^ioîior*d"or dir poritehincrvrille»<. QudijuesgiiJiveui-*, 
Né^auti» de Ciriiunip ri Tliéndvle de Claxoiuène. de nombreux ^i-nveuti de Tiiande- 
(îrj^e H dr Sicile. UjEiiaîciil inénie leuri monnaie», <xjinriic le» !tcu1pk-iirf MguaieJil 
leurf ftlalti'^, Jnloiit d'ininioi-hililé- Mais de 00» <'hef*'dVii\nr^, comme imiuh l'ovtiji» 
ilit, leM |i|u?i nrii:'if'ii>i fnrt-Lil eti argent, 

[j*-A jireniifTri-^ uupiin/iie?t d'or [|iji eurent m Gr^c-e UTir Ucgc diflu^ioti. cefitrenL le» 
fjftiiippL'r. uu «tat^rcH d'or fr«ppéeA piir Philippin de \Uci^loîtie, loisqu'il «e mil h 
cxploilcrpour «on compte les nd>e» mines du Slrvnivii. rpii fui «ei-^iratl u p#)tr le* 
i-oii%eiener!% tlr'll^ll^ft et h |»r'|inri'r IVxp<^ditioii d'Al^tandrv, 

ixi bbtèrv'-* d'AJi-^Liiidie, frdi|i|kéo-ï d'apK-n II- luèuir 5%9lrnic, pùcDt S'^iImï' iM 



9r)4î 



vo^vAiK i»om 



pi^p« m- ï*Olil po* roolrmpiirninr* tU- hi plu* h<"ll<* rp*mijr d<ï T^rl )idt«-nii|w-. Hl*'* 
nr viiti-ut |ïft' Ir-* ïrrilhililr* rlif-r^Hruinrr' fi'jppr^ m ^it^i-ttt T» SvmtiiM', îi ^pri^T*»!!*- 

Koi^iii^», pjir rtrmplp le» ttiit^rr* <k Tïirciibv <pit r^pri^iciiU'itt tt'un cAlû Iji ir|>ii' 

Tos pf]ili|]|ir> jMirlnirnt ^iii firnil b h^lr du rm muri^lni^ii^ii, aii ri^irr* tan ritnr 
i^iill-nirjr^ pur drii\ rluniiiiv^ VMrry i.'tiri-nl 1i- |»liJ- jîiîitui *iii'ri->> rllni)rtiiin-llf U llloii 
ii;iiiT J'irr roNijcilc ju^ifiir rltr« b> burlmrv^, Kii iimUl-iv tiv tiioniiaïF, Ira |ii*|iiiIjIi<>i)ï 
b^rhiuVA niinr^iil h rr^Wt lï^Uk-s nax Upr* fioul dln <iiit l'Iinbiliitto, tjuï leur în*|*îrriii 
riinfiuncc : nfftMÎrK-* pitpitlL^ionK iJv V Stntyit^ urWitiaXv itr inJnil t\uo Hc» llial^rn do 
Mlt^lr-TlM'l'^v^ Oiuiml h^t piiVr> nti\ipjc-lk!t iU «niil ]Mliihii'.i> iirEinrhl h mjifit|<>r'r. b*ft 
huil>tiiv> W iinilriil Uiit likii ifur^ iimI. jiluliVl trul ip»^ Irifii. Viiui h:r< p1u> unckiuii^ 
inuiMJiiu'^ tl'tir ^aalui^r> ^oiil ilcK iinilL-^tion», Ijni-lvirvmriil ^rortMvr^?. àfi blal^re» de 
l'Jiilïpp*', rrippi'rn chrx In Vrvi-rncï, Ip* Kilucn^i rt Ir* Hitiirip-*. 

\pï'r< Vli-Miinln" l'iriiip' fir rni|»pr'lMitl "ll'till '^nït I rlfi^K* du h"'-iiH m^i^duiiM'ii (i<l 
do Min pr-rr. uni iillc iJu >i}ini-niiji n'^'imtil t-^ l'f-piiiiilil «Uriii Efml K^ iiiitiiilr grrc, 

A la prfiiiMVf^ c^itr^imi' uppurlit-unotit li^iU tU-? ;^ii;i1i'? iEK-ikiJ[)ii|«i (lï^, ïôG à 9r»8. 

ri i6»l trtunrf- j'i THr^p- rn 4'îlirirH pctiln^lrr le» duTfc-d'ïPiivrc Ict pluh ri^M»*i» lie* 



rifl> <**< - \l»»«J/aleGr»Bri, 



Fia, kS^. — \ExtfiiJjp \i l,ttiiA, 



fit* d Mnmndt^ 

WldllHopa An Ti^nr dt Tina flntim «n iM", acti«i«k {tai ^'H*^■> "^ «Hiiktir^nin^L «.j C«Lqrf*t iIm UMullf, 



iimiiimyi!i»ri^(ror ru fï^^^l■ : «n «dmin-ni rinrUmlln nidiciiA^ figuirjut^uil^irAlexaiHlrep 
asix ^nl^^ H»ripii\ Ijniiclr^k «pio i'Oi-cii.ivi(?i un inuïlr d** lion ; iiiir te* druic autrv^, 
Alt'xandiv rt ><riri |»èjv «niU roijlni iln diarkiitr. 

A In ^iM^ondc fnlï-piiir. crWr ilr* i.%k> ro>ab'», iipparlii?ril un df> Ir^-^iii d*» fu>liv. 
( Jtbfnrt dvH itirdijjIkH, Li pln^ grumi^^ monnnk dW qui noti% volt pnrvcnar do Tantî* 
quitt. ri fitii rrpri^vcrjlo lûirrulNlp, rr>i dr bi Hadmnr vrr* l'an îoo utjiil Jv^u»- 

Clirl»! l'Illi" \»w -Ht >l«tr^*r!< mj i(tSi-r riKM ; i-ljo vjïiil d*inf-. vn pnîd», pli^dt^etfKi 

crut ïiiHuninlr fruots. Lllr p.»rtr, au lUiïit ( lî^*, ^''jO- 1-" lipirr d« mi dr <N'| l^nl 

j-n'C. fumlt^ pur lc*< *[icrt«curfl d Al^xandie daru le* »lpppt> hiikritiia^ ; uollc %uri?. 



voontAtff fiOft 



Ȥ7 



fH* >^' - ^riAiUiin tl'y.ui>i*Uiit 



h nii>illé iirpriiuï-. h iimîlii^ hiirWp, d^iii «diiiîmlilp n^îîrt c»! ^ouvcrle d'un ro^ijuo 
eurinorilé d'iiuv uJgtrUc vi cnluuivr d'une cl^i'iiiMlluit lirculmre^ Lr rcïriv irpnf^vnt» 

1^4 DioïOuiVï a't\éit. ^ur lettre clket4U\ biiv^^ nu ^<k]up. }n 
U\ivr. rn oinnL Iji M^rnilr, [|iii nvnit iT'nhnnl i5l^ finpiM^ 
rii |j;:iii<!« lujri/i)ri1tilr-<. ij iHi^ ri-;friiv(^-i< puur liu Hiirr Iniri* 

A Konu*. le monnntngfî de I nr fut oi[<:rpUnniirl jiui^ti'îi 
I ^i*nir: liHuloij. ^tiî uvail d'uljopd <5lé II- Ivrorurc, ét^il l'or* 
f/i^ril : AttiM^î li*A m)rk[iii^a numimir^ HVir i^tnirnl^r^lfc^ de 

L'«|jt'L't'a du piï^ui^n dur. l unir iJL^aaut io*\^i^, ïuil i Jij di* 
livrr. ThiiIiv pr«jint J)''- 1'>. *<*ît i, «Iti- C^nnr avqil rf*- 
mamtit- Iji |mii'I pr^jK>iid<^r.iiile prl^r en Urèce rt m Orient 
perlea »1;it&i>-» {i\fl H'-,V>) *i*>r. rmntrK- w^^ i'J*fiHMjfiir*. «rllo d*- Moniifc, dr Sylla el 
ilr Pomprr uvujf^nt appnrlé à II»itic de-* «{imiiIlIA» rixirrnr» dr niiUal jaune, il vtjiilut 
iHrtbIir uuv lUijitMAK* d'or li\T.\ d*.' jioid^ ri di' ^idi-ur îii^aiMblr??. ipji vr mppixrcbât 
dr-ft ilAl^rr» tout rn i^tanE un «oanL-miihipIr rxnci de rnnit^ di- poirU rori»ine rt un 
nuihipk riurt tlv Triinfi.- t\i: ukoiinuio <i iirirenl. Il lll donc frufi[H'r le dénier d'or 
\iii'ii{tii'in 'itirrfifi lin tiHtfti^ mimrmif.), ipii pi^vut i '|i> ■)<* l*i livn* |H'',ilV| vï ^jil-iit 
imï .leile-rre?» de IkiHijCi" «u ^iTnleuiert il^n'^^i-uL Les ïo iioo icslcrcr» *p> d lii^lrîïiUU 
Il »v« »i)libl«- rn '|l) nvjiut ^lofrc h^ nVxigrrc-ul ipie Qor» rmrrr l^« iluuiaiiih e^iruiit. 
!i jHirlii' du phnripnl il' Xiiffii^le. ri-Ujilim d\ir 

Le poiiin Je InurruA nt* rrnlu |km rt^uKlaiiL kou-^ lf*s Bueecr^^'urï>< drr m pfi[irc : H lut 
r(-diiif  I 1^ d<' |ji livre i"^".^}- S^ii* Xcrtm, îl nç pr«[ip1ti><ipie 7". 600. puï^ 7'", îon. 
\|al;iri' Ifi vflort-idc: t-ei1;iinkpriiK?t pmir<Mi rokver le pouU. il tniiilmiou^C^tricjUa 
JiiH<pi'A fi''.5rif). Il >'ii fui tit^ inAm<^ d\i liln\ Solév iii^fu^lr îl ^Inil rir ti,^f|H, un mit< 
lîHne tU- plitit que les hUlèieïi. Suu* VeNp;LMc<u il n'Hjiit plu» que rU- a.fpit. tanili^ 
i[ui' le pind> ili-'^eeudiiil. dii lu* «I^L'Ie» jit^rpj j 3*', )<.>, Ia* pfu^ izr.inil drsorilio ^'uiln>' 
■luJ>oil iJiJn» le.« djvifîonikdc l'iurru». le frinîs. i|uî était rrunc en Hjv U moitié, le 
fnftu. «|ui ou repr^wnfMÎr U li^r», «1 fbn» Te« pièr«4 He a ou 3 nvr^r Afn#04^jt ^t Ur^ 
tvtvica, XYuwM'Uvxi . pnr exempte, fiiippjitr de,% pic-ii'* tic m nnrrî de 53'\fi7«, et de* 
tittrfi ijgi pî^'-eul UmtAl rj«',ij;t. |;uiUM M-uIcmenl 'i''.^"*"( 1 '*- T.e dnuriUe almutiL dit 
Muiunifteti. Il ù une «oric d« <l^mollèti^^til.'n lirt^ivlle del'or ij. I>« ri«m uYbiiejit 
ptiit <yiTuîdéivs i^ae rnrnme dn lingoU. que Ton pe-mit ri eWpie I m nui ri ion Vi\r lu 
fjnult:] iff^« tnuiif^luirf? inip<^nun\H I luinuntiU' cl^iîl n'btiitil>ée k In imUli'rile pninilpedo^i 
firil/iiiu de l'nncirnue h^j^ph^. \ parlir de (luDKlaiitinr l'iijiiti^ fut Ir »/tU rTfïr (Wf'/iif)* 
petJiit I 71 de U li\iT, 

!-*■* iniinélairfîi. de* r*clfivn nnprrinni, Irutaillairnl iion pn* &ciiU<menl i Itnme, 
ninÏFtdnii-i dv« hAfidn def» uiotinuieï dont rhiienu uMfipanil i^'« produit* il'un signe 
fr]K'cJul. Voici lu li^le tte^ UàU'U pmviucinux dvitt h-h vytnliule^ he rcifou^f-iil sur t\v% 
uiiinu.iie* dW nimujne^ nu Ivkjunliiie* : MjIoji, St^iKeia. fkiOhUintint^lc. Tr^vcn, 



^r) ÏM MO}«uAtdc* du/tfi ik nt ciiiperaurM 5i'.t5 ^ iT**'?^' 



3oO LA MONNAIE d'oR 




Carthage, Aquilée, Arles, HëracléOn Londres, ^a^^onIle, Lyon. Alexandrie d'ÉgypIe, 
Aniiochc, TlicssaloniquCr Sjiinmm (d\»n Menuont lea lingots de la p. i lo). 

Inutile d'ajouter qu'à mesure que les temps s'avancent, l'art des mon na y eurs fai- 
blit ; il sulfil, dans le Trésor de Tarse, de comparer aux figures de Philippe et dW 
loxandre celle de l'empereur Alexandre -Sévère pour mesurer celle 
dccadence- \lieu\ vaut se délourner de ces productions d'un arl 
vieilli et passer frauctiement à la sér'ie des monnaies bvzanlines. 
qui ont au moins le mérile de la sévérîlé hiératique et d'un sincère 
accent religieux. 

Le^ ateliers impériaux ne frappaient pas uniquement des mon- 
naies, mais aussi dtys méthilhns. c'esl-a-dirc des nièces à Teffieie 

do rBrapuiflur Ssicra dc I empcreur. beaucoup plus grandes que les monnaies, et qui 
Ai«ind«Cî.^nip J . . .^ . . , ■ . - , Z 1 

C] Tri^wr da Tir»P n oul jamius scru de monnaies, bien que ceux quj sonl en métal 

précieux représentent un poids monétaire exact. C'étaient sans 

doule dos décoralions, des cadeaux remis par les empereurs à leurs tîdèlea. A partir 

du ni" siècle, ils furent souvent frappés en or. et pesaient jusqu'à go solidi. lia sont 

généralement encastrés dans un riche encadrement d'or et munis d'une bélière qui 

permettait de les suspendre après ses vêlements (fig. ali3). 

Grégoire de Toiirs(i) raconte que Cliilpérielui moulra des médailles d'or du poids 
d'une livreque lui avait eni<i>ées l'empereur. D'un côté, elles portaient l'effigie de 
l'empereur, avec celte inscription à l'enlour : ti Tibère Constantin perpétuel 
Auguste »: de l'aulve un quadrige et son conducleur avec celle inscription « Gloire 
des Homaius ». 

Les rois barbart-s imitèrent les types romains et byzantins. Leurs monnaies étaient 
même frappées un nom et à l'edigie (combien grossière et peu reconnais sable) de 
l'empereur répianl. Le premier, TUéndcberln roi d' VusIiîimc. osa mettre, sur ses sous 
d'or. NI propre lii,:uie, lasquce cl coumniu'e, la pique mm' I épaule : son exemple fut 
sui^ I. Le sou. un peu inlV' rieur au sou de ïlon^lauliri, se di\isaiL en petites pièces d'or 
d un ilemi {seniia] el d'un iivr^ {tfieii};). avec redipie du roi sur h face, la croix ou le 
monogramme du roi au revers. 

L'étalon d'or l'ut rcmpliH-é par l'argent suuj^ !'■> Carolingiens. L'or ne serait plus 
que ponr frappei' des |ni'ces t\i- circonslimce ; l'urore csl-d emploM-, non plus en len- 
tilles épaisses à ^orl^ reliefs, ruais en inmces plaquelirs. On alla plus loin en Allema- 
gne, où Ton frappa des hi'nh'fiti'm. cVst-à-diro des feuilles d'or [lorlanl d'un côtelé 
type en relief, di? l'autre le même t) pe eu creux. 

Au xiii" siècle, deux graii<ls événements se produiseiil dans le monnayage de Tor. 
Deux république^ iudiennes, i une en idaïiini'' rommerciales avec le Le\aiilH véritable 
entrepôt^ entre I P'urope el i'A'^re, l'autre grande \illc <rinduptne et de Ixuique. trou- 
vent deux s^stèincs rnonétaucs qui auronl le plus grand succès, qui se répandront 
dans tout le monde ci \i lise, que I on copiera paitoul, et dont les noms, au moins, st>nl 



(l) D^aprcs Lenormaul, p. ^71 



,S0î Ï'A MO\>ATR î/oft 



f ru'iiio iisilés dans 1rs ïriups rrnid^riifs, A la Zeri-n ( Monnaie) de Veniso on fiappo en 
lao^ les promifr* zrcchiiti (sequins). av^^i' saint Marc remellanl au doge r*5[cndor(l de 
la cilé des lagunes- Florence, en ia5a, frappe .sa pièce d'or ù la grande fleur de Us, 
synrabfile de la répulïlitjue, d'on le nom (V'Jiormi (florins); sur l'autre faee, saint Jean- 
BaptistOn le protecteur de la Cité di'^ Heurs. Ces deu^ untialives rétablissent l'or dans 
son rAle de monnaie par excellenee. 

En même lemps Frédérir II, le curieux empereur sicilien qui rêvait de realaurer 
l'empire des Trajan (et peut'èlre aiis?ii des Julien), fail graver à AmalR, d'après le* 
procédés antiques, des lUtgusUiles direclemenl inspirées des aurei, frappées à plein 
relief dans l'épaisseur du tlui». avec d'un cAté le profil de l'empereur, de Taulre ua 
aigle auic ailes ouvertes. 

Colle lenlalive de n renaissance » resta d'abord isolée el c'est sur le type inïnc« 
des florins el des scquins que saint Lonis fi-appe ses royaux d'or, deatînéa fa ayoîr 
cours non seuleinenl dans le domaine royal, maiï par tout le royaume : d'un côlé Ift 
couronne et rinsrriptiou Rt'^ttis mn-fan: de Taulre um^ erniv eonlournée de fleura 
de lis; les légendes circulaires sont des prières. 

pins tard la couronne fui remplacé-e par leflîgie du roi assis sur son Lrâne, tel 
qu'il figurail sur les sceauv. Jean fît frapper \e^ francs i) cheval, on le roi était repré- 
senlé en cavalier armé de pifd en cap, Pen à i>eu la ligure du roi fut remplacée par 
l'écu de Trance, d'i^n le nom d'écrit donné à ces pièces. — Depuis Philippe le Bel, 
on sait que mallienreusement le titre de ces pièces fui singulièrement variable. On flc 
faisait les idées les plu^ fausses sur le rûlede la moimaie ; on cessait déconsidérer l'or 
comme une marchandise d'une valeur réelle, pour ne considérer que la valeur fidu- 
ciaire qui lui est nnposéc par l'ompreinle. La théorie de la Aaine monnaie, relrouvéa 
dans .\rislole, fut hieii mise en lnmiic [>njsi" française par Nicole Oresme bous Charles V; 
mais, en rail, c'est scuh'rnent ;netf Ir ht'so^neuï et enlre|>renanl Louis \I que repa- " 
rail la monnaie d'or de lilre élevé. 

L'triiiffi.st'itr d'itv de Frédéric 11 devait avoir des héritières; tout d'abord ce ne 
liirent jkis drs niorinaii."". niais des iiiédailk's. L(.'s médailleurs toscans du xv* siècle 
apphqnèivnl à leiu> elli^ies le sl\le anUque { siiHoul a\cc le f^ronze): mais ils ne frap- 
paieiil |>as leurs inédadle^, ils les <'tiu1aieul lïans un moule. 

l-c^ liriez rc^ de .\nrend>erg el il'Augsljnurg ne se l'nilenlèrenl pas découler des 
médailles à rilalienne, ils perfeelionnèrent aussi les procédés de la frappe ; ils inven- 
tèrent le mniiHii on lamiiinh\ qui ériasiiil le lingot en lame* de l'épaisseur voulue. le 
biinc à /irer qui achevait de l'a^^souphr, \v 'fi'co(ip"ir. qui découpait à lemportc-pièce 
des llaiis d'éi^'al diamètre. Enliri lU remplacèrent le marteau par le (^'ilaiicier ; le llan 
fol placé entre les deux coins, l'un d'eux immoLile et fermant enclume, Taulre 
midiile et fmnianl marTean ; ce dernier. fi\é à la partie inférieure d'une vis analogue 
aux \is de pressoir, esf oii'* en mouvemenl [lar un long bras d'acier armé de boules 
pesanics ; ces houltvs sont, au tii<i>en de enides. lirées jku' boit on douze hommes, 
elles fcml retiMnl>i'r a\ec fniec le cmn ino)>ile sni' le coin li\e : celui-ci, pour qu'il 
lie glisse pas pendant la frappe, est enfernu- dans une xir^de circulaire. Le l>alan- 
cier, grâce à sa puissance, permit de frapper à frotd et rendit bien plus rapide la 



1A ifoitfiitit Don 



3o;i 



juMir [a frappe Jr« inriluillp*, inai« Ira lirait dct UoDimcs 






roitrrciii-Ji dr* IrunntiiiiMon, 

l.ti Frdiice jViiît (a\\ <W iimbillea. c'««l-ji-cln^ J<>a pï^rp^ non ml>I14'!|jltTl>^. «>uiit 

I cxpiilHÎ'^»!! i.lrïi Vii^Lii, l'Ile 

iiioiiMt* doK écus; j| «Il esl «le 
iiir^nr 'ip b |il^<^^ TrApp^-i- par 

IjiMlJ* \| ?* 1 'irrn^iiM» *\fr VC-lahVn' 

H^Drtil (IrroriinTlrSjiinï-Micli^l, 
Oït ïi LvufL. bii ti^iflh qar Tu^ 
mil roiili^r'»^ rilQ]i«nii«1c-i prr* 
iiiirrri iiuMuill« frqnçftîwn. Son» 
l^iiiih \ft itn ^tl ptirtLltir 11 iiR^- 

tih:jii|i^i>%. m«i^ frapper u\^i' di^B 
i--iiin pruvi^» : fil i'\riiipTjiîiy* eit 
fi*nj:l hri-1 m «r, cn^t- lo priiljt 
ijr Ixntift il'iiii cAIp. h di? l'nrrlre 
\v purv-^pic, Cr* iH'rfrrrtfiJiiH'- 
rn^TiU (ip Innïtront pno à êlre ap< 
|i|ii[iiT'-* miï f-put, donl Gonnaîn 
IM-iii gratta W poiti^nna, |>e- 
pni» llriii» lion nfail inlnidtiil 

rtiiiitdrft rï Allbiii Oliï ire AVdit 
EJii^inc- iii\rnli^ bi ij'n'A' /«i^fjrvV «itiî 
priiiijl d'impi'iiiipr di^n rtnnr- 
lu ii'ï ri df * l^endcb mj r lu Imm-lie 
ilii Mni> Ia^ niuiitidmjM au mm'- 
l™«, ;iTkiiEir( *\v IV^pril c\clijiiil 
tïtrh ^tttwuuiatilê* dr ni^lior. cl 
b riinmhrc' Jet nxmTinîra rlW 
mi'mr rr"ii»t*'rMil dr^'për'itiiMil 
l'i l'inlrodtiftio» de In ri monnaie 
DU tuoiiliri i>, fhk tiuilul d'uliont 

fit lui 4i4^eoi-drr <|iic 1d frJpp^ t\t* m^bilk^. inak clh* Iriompitji *\an* In d'rbivirirm 

rc^vnlrdr iGi», Kii mAin^^ trni|» /^Uit di^tiiiifivMncnt rn^fc b inoiinaie frAiMfjm- d« 

tum'irti n'i^f"'» 1^* tf^uin ''V*r. 

Avec \n lUSoliilioïk. l<rf<)*l4'tiii>d(Viitial lui Jipplîipjr^ ù k iiuiittmtr d'oT^ Ce n« (u| 

fuà*, er-prutbiH, i lUi* d<^ loQgiin lïi!^ifalia<u. I.i' l^pcde I7(|i » tjiii^ervnîl oiKorelncr i 






Vm. jil - BtlMAn I •v4hIIm de !• HoBbiu J« ^im 



3oi L.V ÏL0\?4AIE d'or 



nos pièces de ao francs, — le géme de la Liberté écrivant sur la table de la loi, entre 
le coi] gaulois et le faisceau républicain que surmonle une main de juairce — ce type 
avait été giavc originairement par Dupré pour un louis de a.'i livres, Le'décrel du 
7 ocl<ibre i~^S presenvil la faliricalion d'une pî^ce d'or pesant un gruvp. e'esl-à-dire 

lo erftmmesH ûu titre de '-- , < appelée //'"/ic d'or. Cette piree ne fut jamais frappée, 

non plus tju'une auti^ pi<>ce de lu grammes dW, sans désîgnaEion de vateur, décrétée 
par la l*>i du a8 Ibermidor an III. 

C'esl seulement [a liji des 7-17 germinal on XI qui établit définilivement la mon- 
naie décimale d'or : elle décida la frappe de pièces de ao francs, à la taille de 1 55 pièces 
au kilo^i'umnie. el de V> francs, à 77 pièces et demi au kîloj^iamme. Peu à pou ce sys- 
tème se compléta. La République de Février créa la pièce d'or de 10 francs. En i855 
ou créa celles de 1 Wï francs et de Tkï francs, et la pièce de 5 francs en or. Notre système 
actuel, qui a renoncé i lu pièce de .'la francs, est striclement décimal. On a plus récem- 
ment renoncé à la frappe de la pièce de 5 francs, trop petite cl trop légère: on ne 
Irappe plus guère les gros modules de 5o et 100 franca. En pratique notre monnaie 
d'or est constiluée par la pièce de ao francs, que la force des traditions fait encore 
appeler le hui'! (on Tappelait, sous l'Empire, le napotéon) el par la pièce de 10 francs, 
que nos pavsans nomment le huis de tfix fiftncs ou encore (surtout dans les foires 
à bestiaux) lo pisloie. 

Il est assez cui'ieux que la première nimmaio d'or frappée d'après le système Jéci- 
mal français Tait élé hors de Fi'Dnce, el anléneuremenl à la lot de l'an XI (i8o3). En 
Italie^ dès 1 800, au lendemain de Marengo, on frappa une pièce représejilant, sur la 
face, un buste de TEridania uvcc cette légende « TUalie délivrée à Marenco n et por- 
tant an revers celles-ci : a an IX, 20 francs, Eridania, Liberté, ?^galilé », entourées 
d'une couronne de lauriers. 

Le lype iïu p'nîe a îdierné dari'i ce siècle, au gré de nos n'\olutions, avee les efTi- 
gies lie nos ilivers souïeraiii". Il est défmilivement l'emjiUu't-, depuis celte année. j>ar 
la belle pièce d^? ('liaplain au coq gaulni^. a\ec, sur la face, une llépublique coilYée 
du Ijonnet de liberté (li^. 5tiô). On a repnxlié à ee t^pe d'élre par trop un tvpe de 
lanlaiâie, de ressembler moins à une nionniiie, instrument d'échange, qu'^ une 
médaille de cidlectinimcur. ('Cs orilicp^es passi.TOii[. et il résilia u Cbajiiain 1 honneur 
d'avoir rendu à notre monnaie d or quelques-unes des qualités d art qui font le mérite 
des momuiie* ■grecques l'I nfniaine-^. Sans eonkslation possible, notre nouveau louis 
est la plus belle des pièces d'or uetuellemeni en circulation dans le monde enlier. 

Mais.. . il \ a un maiï^ Le coq qui i liante si riair au revers de la monriiiie es|-il Lien 
jjauloi'*;' Les Caulois Lon^idérjieiil-ils ïi" ('n(|. iui lurnic litre que l'alouelle. connue 
uri Oiseau national'* tlra\c que-^ïmii. qui occupait Iner les séances de la 1res grave 
.Vcadéinie des seionees morales el politiques, O scainlale. ô douleur! il paruiti'ait 
que le coq L'auloLs n'aurait de gaulois que le nom. Il tourne, il est vrai, ù tous les 
venta sur les clochers de nos villages. Mais il n'e^t de\enu un emblème national 
qu'en i83o. L'Empire avait eu l'aigle, il l'avail promené du Tage à la \olga. de lu 
merde Tarenle à la Baltique; quand l'Angleterre cul pri^ Talglc cl rAulriehe l'aiglon. 



L\ UO^KMN DOR 



lu itioiiurrliie lîf Jtiïllrt ^m\ le ooij, rinimnl •i^/îi*nlftîr^, qui pîoorc IraiicjuilUmeiit à 
floinirilr »nnin:liorrki:r Il'?i himfiiïiti>vtnrnliirt'H. IV IVpïji.'i* h in jiroiK*, <lr Vatvf a h 
lukEi^i^-raur. Ii^l |:ouL'i'aiL êli^ If (iM'o tfo ce ruiii cl liiMoire iiiumHiiive. «t Kiii'jc^hi.tti^jr- 
VOU4 »H ilihiiil (MiixoT, QUI voblili^i i|i]l vi^uir^ni Itcvuii^mlscmciU da»^ I<t CuinJcir 
iiaUil. Mai* ulors t^ ïurrîiri^'cf ît'* nkoririiiK-a th- la lti?|ïiiljlii|ui' aiiruienl pIc dvctw^os 
w\n \>ns il'itn f-rnlil^inr ^uul'iis, mut-* iVuw vtytUU-tnr orli^jniiAliO \ij lioi Je niUtt" 
cher b l'niiui' rmurrllr à iiots |>lna vieilli'- Irjdilnjiii ii:tli'>TM!r5. l^ivliiti', vc-nitu aut 
irOiU^uiiTi. TtiuiTiLl bOurnoî«enn?iil fait dc«?«n(liv 4I11 |»hili|i|>i^EiK'? Prott ptutorl 11 
n'avAÎI pluii, pour piirlaîit? »on triivrc do liatiiwn, qii7i rotnpUriT \p faitt-cun ijui 
n^'iiif- fiir li^ î\\w de I7[)l j>»r... un panipltiii^ ri 1» u^e d<- lu Jlqmblîigiio pur tinc 

CiiliiiunFi un |HHj ci^ti iiiimi^iiuilûitiL'ï ufi^mtïUH. Au fuitil ritnin ne hu^otia pn^. rn 
elVel. M le coq éluït un oUeoM rlier a»iOno1(M«i et \\ oM il^^ ooqb de clotlierv L*n Allô- 
Lgnc: uno proui'tfc. au lïr-l» ilu llliiii, ^ ujipolb nu^me 1111 cm] à ninrifurr le trmpv 



fu. rOfi — Hviivallf pieca d* v1a|V fraftEdh 



( IVtfrfiffrA^ïAftl : <?l, pulft<|u*il httX avoir le coum^ [r>]lw jtnqu'nii \nm{ Je «h horri- 
bles aveut, eli ^ bit^ii oui. J<rt foïji, ÎU eii ont Jiut^j 4f? Imilie oAh' ihi di^ïmil, et nniis 
Aiiririii« tnri lie l'h.inlrr : iUa'i^n oni paît rtt Snt/frfrrr^l NViup'VU^ ipip, ïi iinHuA ve*il 
dirL- iMulifîs rri luliti. ijalhiv uii^m ;eLil itîri' t'i.<i[. i-L le rulrmliuitr elnîl iiioii tetiluul. 
Oji ri'j p-k4 ^ilii'u'lii, [H 11 II' Ir fiiii^, tu rt'iii1i>ljit[i de Juillet. Dï'* ^'i/ll- 1^ ^'"^| rifïun' «iir 
iin<' iTH-ibille ï'nri^iur IVuiMt-hi*' de lu l'VniKr, awv celle lép'iuL (rri luliii ) : n Lr 
coq lo4 prol^^^j^ r<iui1>re de 4f4 aîlett »). .\'ebUce jia^ iui<^ jolie Ir^nideH ijui, |iurfoi>. 
«D»! tixiuvi^e %1'Tiii?? PitiK le eni| Ttit «iu'IiiilI enijihr^O pur no« ennemi» ; WuiUeur, 
tjufrrrlkur, un peu rnnfikr'»»- Jl li^'unnl pijur eux lt(>^ défnul», H <|ue1i|iJ0>-iin« d^ 
reux de l,ouj« XH , IVniIiiitt b jiiii^iiv de lurrevtion df^pii^ne. on (rji|)|mit en 
niéiiuilln un rtK\ nvnlanl. ifun?< n^t i^loulmin^rii*. m>i huiuei'i»r <kj bi^ii enouiv le cim| 
ganfoiA fij^anl devnnl le \ii%%\ lH-t)/i< ou le Mopnnl hriLinniapir. le coq ili^pliiiiir a rou|M 
df Ih'c v\ di- ^rridi'i piir l'aiple iniprrinlr, Lr» î'V.Mivnf* irtnw*ï^f€nl rin^iollr» t^l »'vn 
lîiviil uti Muibule; il lî^uiv, :iiM pi^'d* du ^i*nie «Je lu liherl^. «ur le Ivpr de 1791. 
U elrinlf il pU^ihc gor^- lu imiieii^e aurtjie de b lUSnlulùtii. Il u durij' pleineintriil lo 




3o6 LA MONNAIE d'oH 



droît de Ilgurev «ur uo^ [nvcv^ LV|ml)licatnes. S'il csl la turbulence ci la ranfaronnado 
— défauts frajiçoU» liôlus ! — il c»L aus^i lu vi^iLincc et le coui^gc ; il se l&ve t6t, avec 
l'aube, et puiâ surtout, il cliaule, il olkaiitc saii^ peur dans la uuit sumbre, il cbante 
au-devant du péril : licureuv ou malheureux, gra^ ou rnuigrc, il soutient aon âme el 
celles des uuircs eu lauçant a Unis les voril^ sa cUansou d'alldgrcssc, li!t ce sont \h des 
vertus. 

Et puis, après tout, que nous importe? La pièce de Chaplaln est-elle belle P L'oîeeau 
se détache-t-il bien sur le champ d'or? Oui. ii'esl-ce pas? Alors, laissons rioslitut à 
ses controverses et le coq aux Gaulois. 



§ a, COMMK>T SE KAIT L\ LOVIS d'oR 

Aucune de nos monnaies n'est |itus frappée au balancier- Elles l'ont élé Bucceni- 
vement h la presse ou béhor hvdraubque ^les médailles seules sont encore frappées 
au balancier) puis à la presse à vapeur, inventée par Llhorn et perfectionnée en l845 
par Thonneher. 

Les amateurs de monnaies et médailles regrettent ces perfectionnemeats méoa- 
niques, « L'emploi de ces machines, ^'exclame douloureusement Fr- Lenomaanl, a 
produit une économie importante et une augmentation considérable de rapidité dans 
lu fabrication... Mais Tart y a perdu. .- Le marteau, frappant moins rudement que le 
balancier ou la presse, n'écrasait pas le llan de la mt^nie manière et permeltail ainsi 
d'éviter fa dureté et la séclieressc des contours. — Le marteau, tnanié par un ouvrier 
habile, était d'ailleurs un instrument ausïi intelhgcnt. aussi obéissant h la volonté que 
le ciseau du sculpteur; le nionétuire pouvait régler la force de son eoupcomme il 
l'entendait.., de manière à duruier plus de riailhe et de valeur ù certaines parités du 
flan ». L'inrérii>rilé des monnaies modrriies, c'est surtnut ([u'elles sont frappées aur 
des flans absiilument plans, au lien d être tenliculaires, lé^èrenienL renllés au centre. 
On arrive ainsi ^ empiler les luui^ les uns sur les antres, ce qui est très commode daus 
une banque, mais les monnaies y perdent en modelé et en finesse^ 

Laif*sons lu ee^ regrets et cnirmis à la Monnaie de Paris, pour y suivre un lingot 
apporté des usine> (4'aniii:i^Tc| qur iloii ru ■'Ortii' eu piccfs île 30 franCi-t au type du 
coq n clianti' clair n, i'^- lingot ol d alnud |il:ué. a\ee des fomlants et l'argent d'al- 
liage, dan-^ un gianil creusit roini|ne en trrie léfrartaire. po>é dans un feu de forge. 
Ln con\ercle métallii[ue. iju'un pi'ut <iiiiik-\er a\ee des cliaïnes, permet de suivre la 
fusion 1 lig. '.tliC}. Lnrsijn rHe est eoinpièhv du xer^e le eontrnu du creuset sur une' 
lin^otière formée <le [>lat]in's île fimli' V('rtieale> ; eiitii' ces deiiv pUupies> l'or se rc- 
Iroidit en lanu's liHigue^ i-\ nmici"^, exjrèmeim'iit Miuplcs cl lle^ihle^. A les voir plier 
et manier par l ouvrier, on dirait drs lames <!e /me teinté de jaune : mais chacune de 
ces lames pèse i kilogranmie et vaut pins ili- .'i ooo franrs, Klle n'est pas encore suf- 
lisamment éla^liipie. ^oii épaisseur el s!i deie-ilé ne >oii1 pris absolument homogènes : 
on la fEiit passer alors jilu'-ieurs lois au laminoir^ entre den\ cylindres d'acier, cl on 
la fait recuire une ou deu\ foi^ (lig. :^*37j. 



âio 



LA j»4mMit non 



ïii!t\ 



i 



f'-l 



cl le» loiïfilï. Le* l^gt^r* "-oui irfoHilii», Ir» I'>iji'l* fcont mliolë*. 

ÏJ^ ttoii* fnol -HiiM» |Mr h lifinHu' rltin \v.^ rmu|iniiir enlrc «Ir-iit cciu«^nc|s rn k» 
fuirijMl lourarr de» Iroia qiuirlB : t'es! le r'nxiiïitrwgff^ i^ui a [mmit Hït* t\f n^guInn^iT 
lu Ufincfir cl, m rrlcvnnt un fwu li'» Utnd*. rlr fiicillfor rioijirt'MÎori dra tUtrU ri ilc* 
^cy-iirl!» (|ui cnlouirronl Iïi p<-t'r. Piii'oii k-s hiunrhii- api™ unr dernit-rt^cuî^MMi. nu 
W plongr une di/iitnr <lc iitiniitra dnj^n dr Ttiku mt^lf^r dVndrr nitrique, piii* i>ii ]c4 
lav« A Trati piirr jtiM|u'à n- «fii'îl ii n ht! plus 1r»i-c d ^irûlr. On peu( envuilc ]r< 

On Y n prï^liMiTijoiii fixé li** coji». -— \^ giiivcur cfi iimhI.vIIU'i a iVa\mx%\ ptA-nli 
UTi niTiiIî-lr vn\ r\.\\*'i f*^ rirr |iT*r« jrmnd ipn^ ur «riii lu iiKniiuLir; n\%\^ il a cikiUt ujKf 

fonlo de ce nkfxIMr cl «i rc|"ti>- 
diiïl rctU- fojitr Mir un liloe 
JWi^r du iiiiiilfiU- o\u4<t tir 
fn moiinnîp. Il ivCimrlir nii 
liuhn cHtr rv^diHitoii ci \a 

ipii rrh>4^fiddc etftct<^ini>nl à 
ri« tpic ^L-ni lit ffiiS^' f|l|u^■^ 
1,1- liiil-iiirici nu In |rn*«#« 

b i<jdî>iii«r li^ dr^uiii <lu |H>îfi> 

Ç'ifi, *■» itrui. (Jan.i »n w- 

roi»il lli)^ fl'amr, i|uî scm kt 

c^iii'iiiutri«r. Ce ti^t^t nu^ 

d ti II nriil cniip, p«r une 

orni|Mv»-J[iii vïoliïiilr, <|u*oii 

p^il mi-îti-i à ce rr^iiltJil Ip* 

l»ioi-» d^hin »o liri.'Oi-airnL 

«ouf» 1^ rlt'ic. Il r^ttit & |»lu- 

ïîciir* nrprï*r» rcnroncvr 

pclil i< pHÎL (>pi!'rii1iiiik iiFuiijUTk' ïoiivimiI d'^rridc-i»!? t'I <|<* ili^Urtiri!*. il fuiil »ti4^n;r 

de m^mr \Mj\.ix k coin du rcvcr». Loi'*i^uc le» ^oîii« «ojit rt-u»û», il ti\ n |ilmi uii'lh 

le* (rt^mjicr. 

1^ I>it-««i* ii'cM nuire A\f*^^f i\n'\\M iriaH<-nii pîliHi ru irLiiiMttJnr. Ce iiiirtro onuircii 
t*\ uriv^j. fi'1'1 |ii>ui' riiiLrri-'W. d MU m^uI o>iip. un di>ipi<< J'ttr, u^^i fli-lit^nl iiour «'ar- 
ri^ler ^ VL>Li>iik'. à Jrit\ ruiTliriKliiH du dol^l «li.' l'uuviior- Ktil-ia^tr^ daiin liiio pf-lîtr 
colonnr oiviMt" *'n im'Iul. 1er» IVim* maM »£' pn*rr un ^ un, au fni rï A m^sun-, Mir Ir 
i^oîn du rQVcr», dnnf^ la vîrrjki qm Ktiisil Iciir Ir^urln* ; iriiii riiiip «ce. \^ ct/îti «le \m 
fi«H', fiu* lui Ini* J'uu ïrvù-r jU'lioiilr. ^'jdml Mir le- llun, Kt c'c^l Mit : le ttuii^ <I'ih- c*l 
Ial[. avec ^ lU'pulïlMjuc^ Ht'HNiiH^ ,ori cu<| i]i-ï!tou%. nou iu*i<nplîon «ui.b IniMcho, purvil 
h lnn« ^f* fivtr* ; "I u'> njMn* «pin'i IcjeCcr t\m\>- une pcLilec'jrlKÎUc-flo^ïcr fui <lnii9 
un tttJïiu de l>»ii*t où rronl lo rf?jiiirnlre irniilrr* louî». 



-C 



liauM droii* p.||»a EiMhUik|<lin' \'tw tlntlm Mit*. U> I^ur<lr> rtritnl 
>Jant ritfijijiii'bl 



I.L «OK^ilB Don 



fil plu* OH rn mnin» île ino mî!lî^mf■*^ nVi( qii^ dr / miltt^mr if iikmriil [loiir loiitr» 
Iri piiVri il'or l^or?tqu'iiEM- livrni^un do j>it'(X«4 pnivi'nuni du iiK^iiie linptt, ru U'rrtioa 
in [iriLi|ijrs ijiLtr '/r^rv, jiii»ïie au lïurouu de ^amnlii?. ou \ préU'vc au Itahaiil «jiioltjucft 
k'diunlilloim c|ot X'ow «««Aie, pour ^"oMUrcr qu'il» ne ilcpii**t'nl pas tr» limiks^ Lu 
lalcruncedu poid* (le in>mWdo iiiilli^ruinmev^ue U pi^pcul pr»cr en plu^ ouf^rt 
fiminfc du |"^id- lï^gal) m'o^I ijiic de ï mîlU^mr pdiir 1r* griïwr-s pî^^r* df nnn-l di? 
Tia Ihinri*: i-llc iir*-! fnt'orr ijiu'dr -J nullu^'iric* jumi- 1rs piiïi'eo do ^o l'I dï- m frjm-^ . 






¥^ 



^^f 



<«^«*i 



tt'y »;i — L< ■nll' *•' ili'>''Bl^l4 _ I" Il Mi'nri»Jj Jb l'ufl' 



mu' jiituedo 'jo fruiic* \w\\\ dwR' pïr»i-"r cnln- fr'.V^'^J^ i^l C<',Wjïn. Ptnjrlï-* piri-c* 
dr ô rjvnc|i, la tolrronrc ^lait de 3 millième»» 

haiif eu fni^Lc LiTuj^rammc d'r^r liu i]iiî iiaiil Hirj nou* 3 jjA fr. d1* Crt uuraîL 

\ iTÏU' d*' Lmdrr*., , i3<i lou^vriuiit Jl.iS iMJlJi^iiici. 



LA UONNAIE d'oR 3i5 



Autres équivalents exacts de notre louis d'or et de ses multiples et divisions : 

Pièces ilalicnnps, bplgoa. stJisws de 30 frimas: pièces grecques de ^o dmchmei: 

Espagne: pif!ce5 de 35, lo et iape$efns: 

Roi^U: impériales de lâ roubles (io francs) pi de ^.5 roubles (îo franc*) ; pièces finlaridaisea 
de ao el lo marks; 

Pièces gerbes de lo dinars (30 TTancs) et de ro, pièces bulgares et roumaines de 70 ievas ou Uy 
(ou 30 franc»), de 100 et de 10 Levas. 

A côté dea pièces du système Français ou analogues, les pièces qui sont également 
au titre de 900 millièmes sont : 

l^es pièces allemandes de ao inarLs (ou gtiillaumea). pesant 7"<j|6^i) et \alant jft^'tGij. 11 existe 
des pièces de lO et 5 marks ; 

Les pièces austro-ïiongroi^os de ao couronnes ou to florinsH ^>esant G'^.'j'jô ^ 1 1 francs, et les 
pièces de locouronnps; 

Les pièces américaines de lodollars (ou aigles)^ pesant lG'^7l8 ^^ âi^.ëiG. Il eiiste uo dnubU- 
aigle (ao dollQrs)^ un demi-tttglf, un <janrt d'aigU cl un dollar d"nr : 

Lc^ pii'ci^ néerlandaises de lo Horin^ (<^ulden). d<> d^'.ii^ soit ]o^.83a, à eâlc desquelles sub- 
sistent le double âiicat (a3''.G6) et lo ducat : 

Les pii'ces Je l'union Scandinave ; ao couronnes (S*"",*)©*!) ou a?''» 777 et lo et â couronnes : 

La pièce argentine de ^ ^£ûs (a5''') et celle de a i/a (■a'^'^ljo): 

[jH pièce japonaise de iQ yen (8*'",333) valant a5'',833. H J a des pièces de 30 et 5 yen; 

Les pièces |X!rsancA de ï lliomans (17''", 66), 1 el i/a. 

L'n troisième système est earacléiîsé par b livre sferfln^ ou souverain d'or anglais, 
qtri pèse 7'',f)88 au titre de j)iG.CG millièmes, ce c[ui équivaut à un poids de S'^'^iJô 
au litre de f) dixièmes. Celte pièce vaut ^o filiillings, soit ^5 fr. aai^î. On frappe des 
domi-souverains et des pièces de a et 5 livre?. 

Au lilre anglais sont monnayées tev litres turques (ou [lirces de cent pi^islres). qui pèsent 7^^.316, 
ce qui rtpirvavidrail à 7"", 35 à notro litre. On frappe des pièces d'or de [Joo, aôo, 100, JO et a5 
piastres, La li^re turque vaut aa^^7ti, Les pièces cf|;v plie nues sont seulement a 0,875. 

An tijre anglais soni également : les pitci-s indiennes d'un m«Aur(rjrnupicî>) valant 3fi'',8a,de lO 
roupies et de 5 roupies; le m^fr^Ef portugais (^'^6o) avec ses multiples, el enfin les pièces brésiliennes. 

Les poids que nous indiquons s'entendent dn poids de la pièce au sortir de la pi^ssc 
mcnt'Iairc. Mais cette pièce circule, elle va de bourse en bourse» elle s'enlassc avec 
d'autres pièces dans des rouleuu\ de papier ou des cylindres de métal^ elle passe 
(quelquefois entre bien des mains, brefelle s use. elle perd de son poids ; dans lea 
banques» où l'on pèse les rouleau\ de pièces de ao francs, on s'aperçoit souvent quo 
ces rouleaux» composes de pièces usées» n'ont plus tout à fait le poids qu'ils devraient 
avoir. On donne à celte perte le nom de/ro/. Ce frai est plus considéraWe qu'on ne 
le croirait, nif^me pour For, qui perd cependant environ si\ fois moins que l'argent. 
Chaque année, on estime que nos pièces de ao francfl perdent en moyenne rS cent- 
miUiètnes de leur poids. Ce frai était beaucoup plus élevé autrefois, quand les pièces 
d\ir circulaient davantage ; il va en diminuant depuis que se développe l'usage des 
hillclfi de bajHjue» des ciièques, elr. Cepeiidant, l'Hlal est obligé à des refontes pério- 
diques, car sî un trop ^rand nombre de nos pièces dcvenuîcnt légèi^s» on verrait 
s'appliquer la loi de Gresham. qui peut s'énoncer ainsi : ta mauvaise monnaie chasse 



Sl8 LA UQKSAIE D on 



ia bonne, c'est^-dire que nos pièces lourdes s'en iratent à L'éli'angcr. Iji Commiâtion 
da contrôte de ta cirealation monétaire Toit vérifter chaque ann^e des pièces extraites 
de la circulation ; si le frai lui parait trop considérable, elle fait demander aux Cliam- 
bres des crédits de refonte. La Banque, les caisses publiques retiennent alors toutes 
les pièces d'or légères et les renvoient h la Monnaie» où elles sont reconverties en 
lingole. La dernière opération de ce genre a coûté environ 3 millions- 

Pour cbaque année, on peut évaluer comme suit la perte que subissent par Vusure 
nos diverses pièces d'or : 







PVHIt mmBraniiLLU 


KBTB iLBUl<U> 






mdii BuUlèiun du 


paldà brut. 


tar 1 iMilloadB Fm 


Péa^ d« 


lOQ fiïna- 


i/i 




i5 rtvttDi. 


— 


5o — 


ifb 




4o - 


— 


4o - 


>/3 




67 - 


— 


70 — 


1 




lOO ^^ 





lO — 


3 




ïoo - 


, 


5 — 


5 




600 — 



Cominc on pouvait s')' attendre, ce sont surtout les petites pîèce8(cellea de 5 Troncs 
par exemple) et les pièces les plus largement représe niées dans la circulation qui 
perdent le plus. Les pièces de 100 francs ne sortent guère des tiroirs où elles sont 
enfermées, et leur masse les défend contre l'usure. — Pour te nourrir » un milliard 
d'or, il faudrait chaque année dépenser 100 000 francs- 

Aux causes normales du frai, il faut en ajouter une autre- Quelques banquiers ou 
changeurs malbonnêiea passent rapidement dans Teau régale les pièces d'or de bon 
poids qui circulent parleurs mains ; lorsque leur solution s'est sufllsamment enrï- 
cbie, ils précipitent l'or qu'elle contient. Mais ceci est crime de fausse monnaie. Cca 
rognears d'écus auraient été, jadis, mis h bouillir en une chaudière. 

On eslime 5 environ G milliards 3oo millions de francs les pièces d'or en circula- 
tion en France et en Algérie. L'Angleterre, où l'usage du papier et descompensotions 
en banque eslheaucoup plus répandu, n'en a pas 3 milliards, les Elatâ-Unie à ntUliards 
et demi. L'ensemble de la cireulalion-or du globe n'était pas^ îl y a quinze ans, 
supérieur 5 iG milliards. L:» démonétisation de l'argent en Itussic cl en Auli-Jchc a 
dû relever ce cbiffre. 

Lcs hôtels des Mo[inaies frappent autre chose que dos monnaies^ ils frappent aussi 
des médailles. Depuis i|ue la Monnaie de Paris a élu inslallée quai Conli. l'anctciine 
rnoTttiaie des médniltes esl venue s'v joiridre à la monnaie des monnaies. Elle contîeul un 
musée inonéttiircilotii la série bistoiiquo eoinpreml non seulement toutes les monnaies 
et médailles de I ancienne France el de ta Kiance aciucïlc, mais encore, le plus sou- 
vent» les coins qui ont servi à les frapper. Quand ces coins sont en bon état, on peut 
s'en servir pour frapper à nouveau les anciens modèles. \ous pouvez, h votre choix, 
faire frapper à votre usage une médaille de François I"" ou une de ces plaquettes de 
Cliaplain, de lloty, de Uupuis, qui racontent, en or, l'histoire contemporaine (i)- 

{■) Vnu? iwiivfii auhbi bien vous procurer une nipciBilIt de François 1" «ii or ou en argent, que laut pourrioi. 
tu CtLincI des iiiédailU'?, ohEeiilr Je i^vlU- \iitte un muiilagc en plaire ou, mu Archives Nalioiules, un moula^ 
on uufre du acoiu Je ce roL 



«MSÂÏtFd» 



pn'»ic1eiitirllo«, tic,, «uni trL'« iiiHiiiiiid>'t.'- i<l |>iikciijTnl à ];i VIoiiiLtic ui> uppn^- 
rjulilr iH^iii^llri'- \<H\h diirinon^ iri [Wv^. irfî<)l]> rnril/iillr «l'iir rrn|i|>r-r U \'(iccn*îfi» t]t* la 
vîsîltt fiiik' pur .NïL'ijbi IJ cl AIrxaiiOi'u h h MontMit*, It* 7 oflnbro i8iï*î. Sur le 
ri^^cr* figuTf uno pr^^^tc iiioiiiîLiirc- On ivrLi;irt|>ifrj i^uo V-- aniiot do In Pruricv. uu 






lin: rlVlro titi AirLkj^lo i^ru)(Mifi limhr^ (k* Lniiiilrs httn-h K F. ^inl IjguriV^ par un 
fuisL^uu^ Li' TiiiMciii]. »vmlMjlc dV^^'.iUk^ H autal dv. riiiItTiiitL-p Ll ti;iclii*, HÏ^iit: dr la 
iouvorninelé d« la loî : le» voîVa Im jniie* de notr<> lliJpiiMiiiuc. ^vs anikoi t|ije l'on 
chtrtîho liin» Ir^ jnnr*, rommr «i r-Wr* nr iiMrqiinirnl pns ili'jJi le» dï^rimr* dr In Hrvfj- 
lulîoïi. Aur^iil int \ivuv. vn If* iv»biur*iril. tle tl-wum à hi Ir.idJIÎiiij rvttiliilîifntmiri'? 

L rinl fcVfrl rt^BfTvt' juïi|u'(Mt l8g3 Ia lâhruniimi iîr> iii>'(liiilic* ♦?! ji^toiibtù lV\tr|>- 
tîûn df% mMiiWht. rominutin dite» fée tai/iM/\ comme colle de» monuiiir*. Mai» son 
droit 4? bornail ù Iti frappe Le premier %citu p4*ul, »oil clioifirun d«»4^oti»du niunée 
iTiin^ï^luirn, toit ^-mvpr mi iiiim ^-rn^Mr dn* niina rpi'il rf'mrf ft Li Mimmiiiv 11 j«*nlnî^ui** 
l'ouriiii' l'or ii^L-eatLïiri? a la fabrkiilitJti- puursu t|u"il l'àl :éu liUv llxi'. Cti lilru, f?antnlj 
|jar VappoiiUon «iir la tiMiirho de U iiinfaille d'tJiio conie d'aboridniice- avec le mot 
(jHh C4t de 916 inilJi^iiici. «upt'rirur pur ir(mi<<i[i»onl h cdni de* mùmmlcn, H bien 
plm j^lo^J^ (jiii> If titre rrtunirir i\v h hijinilrric, 

\a' kdo^rumiLir d'or A ijili tiidh^'-iiK's vnni \\ t^X IV. 'A[\- J^rs l'niÏK de fahnnillon 
tutîil v\a\uinj ^t|i fraricrt U< liilo^riiiiLiuv *i l'un ute dvs cuïn^ de ludaiiiiUlnili 1:111, h 
3SvE Trenc» «i W coïrih «ppnrlioniionl n do» portîtruli^rij. hiiiiH Ir prcmW en», uiie lué- 
djiîlled'or de rtSmitlirnî-tr^, pr^nril 'jiV>jrn»mm»*». tou* roulera ^^tj te. i«- N'nublJM 
piii!LfiHte ptlilr rornittli- *\. d'airiilure, \'tu* idH'rtitv uiif* iiKÎluille d'or h une Kx[Ki«â> 
tiori i^iiii>rr><i<llrv N'jdli-/ |m». cri elUl, vou^ imnginfr i|u'au jour dp lit iliihlnbiilioii des 
rtWmfieiiBO» ]t^ mÎJiMLre >a \iHi4 ri'uiellfe une fiulk- m^d^iillp d*or. Ciïiiime va reinci 
de» prit aux bona <^l^¥f■« dnn> U^ rtillc^e*. Il vnui* diH)ii<-ra tonl bnimeinï-ni uii jjtr- 
rheiiiin, ino\rinmiiï i|i*oi voii» |WHirrr/, r^niii Cofili, ki vn* Tmi* ri au prix du Inrîr, 
taii-e frapiiei' xitn- iiiL'^duitk* ni vidre liuitiintr VA rien ^i pai^ iftij ^^ul, 

CcUc iii^:Jaillc d'or, du module de 03 millimétré», du poîd» do 300 giMiniuefi ii 



t^iC millît^mc*. V4>ii« cviûlcfa ^utirnw*' Ajouta/, m tmib ^l<-«iin iWIfliin^tn *\v ti}^"*. 

l~lî^> ^IhlV CV«t l'orrctir 4'uif ^r^intl 
nilUlr. \f>Iro h/|tnl)lii|iir rsl hrri» nuit 

\iT«, mîrut t.tiil II 011 |i4i> jurlrr, 
1^ niLricnltoM , el tturUiul la voiïtc 

F« iw- — U4u>ii< !&• ii4kfik4Jiv ■■«•«^i» •!« 1^.4. un lirVu^lîrj- Urïsnc tuVii-tii- In-^Uiiil )iar 
(kVidcr l'mkvi'riUfV ou qtiji Côiitî (riin Imri^it dîn^ct <lr milr «u puMio oii vuti4 



^ 3. — i>v TaLkIH lie i"on 

Çiio vtiïil iiti** piiVi' <k- irn^'ï fiuiR-ï."' — Kli 1 |ïJuM'ii, *Mi,tf1 fiii«c*. ^ Cirtu i*-il 
blt'iit(*l liif. MjiU, âlnir Imir i|ijt< \ .ili-iit i iii^t fr'ani^^? Allr/-MJiu.r<^ tï gr>iiibinrK i'iqud- 
i|U^a uiUU^tiiinmL'» il'ur. Irscoumimaic^r l'ii iiaUiiY. v<iija un ttoojrrir. ]r« tîsM«r i^ii 
VrlciurnU, vu Iwlir vnlrc tiinUon. mi frthrjqiirr vn» niffuhlCA ? ^Q(l. vow» ï»i-rej£ oMîgit 
i!(* W l'iiinrHiirii lilt'' ri cil viutitli-. l'ti liiiiK' l'I l'olo». irn |HtTre vi VU |ilâln-\ m Ïkm* 
ei tin ft.'iML'( ^uitaiil t|u<* ct.<h ai\ ^r;]iiiiiLi> d'ur «uii« jn^ri^^iirrroiil jflij*«>u utoirin tk- l-^ï 
ilrnrdfît nccct^ïtiivii. on <liia i|ui? votre Ihuik d'or VLiut plru <iu moitu^ Il n<; ^aul <|u'«u- 
tant <iai\ voua acri. cL duim h mcsurf>oC] il ^ouaaerl, Sinon, ta voij« dp 1i> |>oaeéd«> 
f|ij(' ponr l>nfrriiirr dnn^ Ir Iuik ■]<> Ininr oii \a mnrmiLc l1<? tuvarc, c« ii>aI jilus 
i|u'u[) luxi; ùiuLilc? -, ^luliiril Uin- L-uinitii- li< Suveliei' : 

Ikiicfp; nioi ina cLtonuiUï tl mon Miiinw. 
Kl rt'] nciir* in» ci'iil rçutr 

CVït U1H' if|iinii>ii UML<i! iv|)iindL»* i|uu la valeur U(^ l'or ï**l rofi»Ufil4', lifujiiairw 
i-goTe 1 rllrr-iiiénir, Lr« i-bot** i^ïi'nn jicIiùI«t nvw l'or miil piuvou ntoÏDs rT|^|-(■8H 
mah rnrnv4*r l<*f|nflon le» ach^1E^ ofri:liuii^|iiM (le prii, t'iMÎrim. |kiiiN|itu lir ^runirnr- 
â't>\- iiHiiirNiVL^ tiii rîlir <lr i), io. vaut loiijoiir^ i-l iii\^ir'lMlih nirjil 3 U\ lo- TouL 
i:lMn^f<, LoLjt4!i>»|i- DuliiLii'ilt' l~<ir : «riillc im'UiIjuuiiei-^l ÏLnmUijblr i.'l w (j:luiïn(< i)o Ti*ni 
imiiiubtiilLk', « U f»l l'ni'ure VïIii, îVcriu'I-on an-c ull^gri^^rfi-, Ir jour où »oU-« loiiih 
(l*or tocnbcrn iidî:^ frMiif4 (t) p. 

U y u lïi un*' il!ii-*ion iro|ilii|tir pririlk a rv\U^ de IViiOiid quj, sur le ponl d'un 
li.iU'iMj. sv rïihjl iriiiiii]lMlt\ oT Hri.ni>*i.' Ir* iirtirr-- tlii ri^njre df *n hjjuvL*r ^ riN^nlitiiv \ 
vu. %'i l'nn vc-iil iiiii^ i:vitiparuL>i;in plus ii[>)jU\ Liniili'^ui? à celltr di^^i uiicuii^ 4|ui lÎMiiriil 



(i) Lf^ Rolllol, ^rtjr niipff* rf'or iVtf KionMf. Parii, iJl^^, p, lOo^ 



Lt uojt:f,«iK i>on 



3a i 



îft Irrri' nu rmln' ck IV'^iHifrP. pllllrfni^^ uuU^ir dVIÏ<>. p^vilrr m nn<- ronde ma- 
jpHluaitw It* snlcil r't Ir^ i^lrxW, Il n jilit jui\ iKiTitmc"- <li' iliir' un ^rjmiiui- d'or mon- 
nnji.'; « Tu vaudras "S fr. lo cpnUiiu'ït m. Kt msiiltc lo*v«iUi ifui t-VtoiJLLL'iit . » Uiablu 
d(? (^utiimt d'or, ou a bt'uu fuir*?, diun^'r h |>i'ix ilu }>U', tlii vin» dr h toîJci, il vmil 
toujours 3 fr. ta! d OV»l oiiMirrqii*- lo pri\ du hl/, ilii vin, de In Iode s'exprime 
tiiiijoitrw rn fîrnmiTH'ft d'or- ijur l'ijr i-M i-Ihhm adiilnirrf-mrnt l'iimuir rtimniuiir mrsiirc 
d^ lifiili'Ti ï'ïnjM>, SVluritiei sprt^ft fvlji iju'il vaille luujijui's ."t ri", lo. t'VM r<V|<iuiirr 
qij(^ te mt-trr. di^puU cent fin» ci plu» cju'il nniit icrl. unit toujouvi^ com|JO(]^ du ctul 
c(rniiinètr<^ : n'auraïUd |iaHdù, îiVuhû^. n'ullongor ou w rétrécir? 

Kn rfohUS i'''^' vnnl ^VxphnKT [|4]o dr diro : Ic^ grnmme d'or vaut «^ fr lo. El ne 
vïMil un-* .t fr. PI. rV n'apprUtr ; /r, ro- l'un' quonlitm di- *0(^fd"idL»Î!'r, \oiw lui nviina 
iiiipofl»!' ft-IU.' val(.'ur. cl eV*l ci ccUr vnletir ïjuc: inM\'r ijifie^Kuiï tuuU"?' lo» aulro*i, e lbI 
rioirc mMfc Hrx rai^un. On deninndr' rjuand nolrr l«id» d'or vaudra lo fr.inr*? Quuiid 
on uum itiotiiiu^é iiiL ttulrv iit^lul j^rtVit-tit , Ir pUitiTii* |jur r\eitipLrî. dixit li valeur 
HCniit d<iiihle lU' rMlt^ di* l'oi\ Si Ir gr^trniup d^ ci^ ihiiiviTEiu mrUil riakjii s''tprtfffnt 
é1 Ir, i«, d v*l clair i\\iti le g^-auiine dW ik' vhudi'aÎL plus tr- jour-là i|uc i ir, î»5 en 
plaliric. Mai», tn deh'ir* de celle hjjï(ïll»4-*e, h (nte*lit>n (ie *ftvoir quand I* Liuiîi dur 
vfliidn» m l'ninen enl puremefit nh»iirdr. et M- de In Puliet" pcmmiil *rul y ri'pondrc t 
cVsl i|tijiiid i]'\)5i(; ne jirwrunl [\Ui* qijo ^".33^9- Jii«i|ue'lÂ. «oyeK Iranqtaillr. \-n» 
luuii d'or vnudmnt vin^lfruni^- 

Miii», itvpc un louWd'cjr wi j>oclir, «IW diuis un vilta^ie perdu de» [lauU'^-Aljir*. 
l*uï* uvoc le mfïnr loui* d'or, d^-hjirijue* wr Ir» quAih de %ew-Yoik. tliibdji^i. je! *l 
]h, dp v'iUR pri>eur<T le* eliuwH ufi remuai iv» h h\ vie. ri dik* moi si \a% ti gramme» H 
doini d'oi' i-<ul Li int^iui^ ^ jk'ur dau* II- liniiiUHU *ïvt. tnoiilH^ue'? ou d;iiLt Li fliU- Knipin^ 
AlleA dcii^rinitei nu journ.ilïrr lUilioii qui irnvnillc en Amérique fi un dollar, Ih'buî. 
ne lilû pas plus «ilf onliv fie^ doigU qti'un^ fira au |iA^ft nalar 

L'or. CTï ejVet. O-iit uiir înnrrlinnili»!', 4Iouinn^ h^iitet li^« innrrhnnifiHeA, colte-ct etit 
«ouinÎMt nu\ luis fie Vitffn- vi Je la deniande. S'il j eu n |wu »ur le mnr^dn^, ^i rWr etl 
lr^s n^chavliét'» ellc^ e^l clirie ; *'il en eii*tc^ do ^roi*rA qiianlil^> dîhjioniLk-?. tlle eal 
Ixjij morelii^^ Sculc^mcnt ce» vhmiiun» du prix de lor ii? s'e\prïmenl pa» en fjujif^, 
«die» »V\prîinenl en quinlnni de lil^. en tonnes di? ptflrolc, en Italleij dt ccitun. on 
lieclolifrefn de vin. It r»l |inrr»ilement vmi que Tnn m- dil pnA, lïunit le langage cuu* 
rani : a hv jjnunine d'"r *aul t-e utulin. an t-nur» de lu Ui>ui-iit', InnI di? LLlri^»raiEnne« de 
Lié a. iiinis un dit ; a \ In llnllr nu lil^, le Ldogmmme dt> lixjmeiit saut ti.- lunli^i 
Uni de gmniniesd'or n, e1 otlu r<-v]'ent nu nn^uir. Ijt vnWr de l'or, c'eut «iniquement 
»on pnnvfiîr iftichnL 

Toutv^ elio^r» é^tili-» irnillirurv. le priv de Vur e*t invvriirnu'nl |irtipor(*i>iinel h la 
qiinntilé d'ur di*pombUr> J'ai dîl, oouïtnc le* pJjV4Îci<'[ia : a Toute» <^lio»e* é^fllea 
d'ud1eiiT4 11. CV^il qu'en rlTrl lu \(yi% i^eonnrniqne». eommo 1^ Ioïil pliv>iqiK*«, «te dt<' 
vetopprnt non pLin enire len niui'ï niib du l/ihiti'ulofre. uiui^ rlnn>> un mdrru iormimcnt 
ennipie\fl quî i^>it )a nolnre- Si le^ di»fHunbditi^ en \\\(\ eti pi'<lr(de, en 4wton, en van, 
en Urtilrh ii»ri<liiindi»r?i qut »'éi:)Mnp^jl omtre \'ft\\ f'iaieiil eon*fnnlr<. et i|ue »enle 
In quauti|i?d~ur fdl tarihlil^, ulor« don» ev UlHinUoirr «V^uiomîqtte on puurriil Mnc- 



3a3 LA UON%AIE D OH 



tementdïre <]ue le [louvoîr de l'or est en raison iaversedeaa masse. Mais Tor est une 
marchandise <]uî s'échange contre d'autrea marchandises, de quantité variable elles 
aussi. Que la quantité de blé augmente par le perfection nement de l'agriculture, ou 
par l'abaissement du prix des transports, et subitement le pouvoir de l'or sur le blé 
augmente, môme si la quantité d'or est restée constante- Mais c'est seulement si la 
quantité d'or est restée constante que son pouvoir augmentera de toute la dislance 
entre l'ancienne et la nouvelle quantité disponible de blé. Si la quantité d'or s'est 
accrue, son pouvoir s'augmentera d'une quantité moindre qu'on ne s'y attendait, et 
cette augmentation pourra môme disparaître. Si la quantité d'or avait diminué pen- 
dant que la quantité de Lié augmenluil. le pouvoir de l'or aérait plus grand que ne le 
faisait prévoir la seule abondance du blé. 

On peut donc exprimer ainsi la loi des variations du pri\ de l'or : Le pouvoir de 
l'or à un tnotnenl donné est le rap^jorl entre lu tnane de Vor disponible et la rruisse des 
marchandises ifui s'échangent contre t'or. 

Ge rapport a naLurcllemcnl cliaugé à travers les âges. Sans posséder pour ces épo- 
ques de données statistiques précises, nous pouvons affirmer que l'antiquité gréco- 
romaine* du moins entre Philippe de Macédoine et les Sévères, fut assez riche en 
métal jaune. Au moyen âge, au contraire, le ralcnlLMsement des Lravaui miniers» le 
peu de développement du commerce extérieur amenèrent certainement une raréfac- 
tion de l'or. C'est seulement dans les dcrnjci'cs années du xv' siècle que les grandes 
découvertes maritimes des Espagnols et des Portugais, l'ouverture des mtnes du 
Mexique et du Pérou, amenèrent une augmentation subite^ inouïe du stock d*or 
européen. Ici nous commençons à y voir un peu plus clair: durant le xvi* siècle par 
exemple, il est vraisemblable que l'extraction donna plus de 3 milliards etdemi de francs 
d'or (en poids), quantité sans doute égaie à celle que le moyen âge avait léguée à TEu- 
rope. Le stock d'or se trouva donc doublé en cent ans. AusAÏt^t le prix de toutes choses 
monta (0. Avec la mi*nie monnaie, avec le même nombre déçus soleil ou de francs 
à cheval, on ne pouvait plus, sous P'rançois 1" ou sous Henri IV, se procurer le 
même nombre de cliiijion^^ de seïicis de xm, le même cliaud vcHement de drap que 
du temps de Louis XI, La tioblessc, qui liruit de >ies terres une rente fixée en écus, 
livres, sols et deniers, se Irouviiit ruinée sans avoir eu le temps de s'en apercevoir ; 
l'ouvrier, dont le salaire ne se relevait pas propoitionnelloment à la hausse énorme des 
demies, cfiercbait dans lu révolle et dans la ^N^ve un f^oulagementà ses misères. Seuls, 
le paysan, dont les rcnk's l'iaient cliaque jour tuotiis lourdes à payer tandis que chaque 
jour son blé se vendait pbis cher, et les marchands, les manieurs d'argent, trou- 
vaient leur compte à ce redoutable phénomène. 

Mais persoime n'y comprenait ricEi, rois, ministres, savants, grands ot polile, 
nobles, peuple et bourgeois- Un accusait le malheur des temps, la décadence des 
moeurs et de la religion, l'hérésie, b fai[iéanlise. le luxe, les étrangers, le gouverne- 
ment, les variations de la momiaic, que sais-jc encore 1' C'est seulement en i568 que 
Jean liodin déciara simplement : ti La cherté vient quasi pour quatre ou cinq causes, 

(j) La m^DLD çiiin': ^ pïAuU pour i'trgenl. 



LA 1lo:tnUU XI <>K 



sHs^t 



d'ar fi H'irr^t*nl. f|iiï c*! Aiijriiiivrtitii i^n cc royniim*? phi* gmndc qu'elle n'ft ^1^ il y a 
(jUAtiv ceiil- aiiii, ». Jl est iiirri)\Jibk< vi luiilf^fnj?! lônluMu qu'U (!Kt vi'iiu du fi^r^ïu 
dcpuii^ l'jin i5'{3 plu» drr «loiil ntîlliuue d'ur. u I^ii i >7it. l'auteur nit;uiiim il'uu 
DiJtcourt sar r^j^trùne cherté repril le» opînîcïni de Dodin : preuve que oc* îdfo» «m- 
plt^K n'Avniont pna, i\H Vah^^fcl. «U' i-f^ufï par louo oomm« de^ îd^L*^ vnu<^9, «t qu'on 

Il fulUitru^euit^ Li ctMrjjt--- u l<u Porlux^tn el rE^pii^-iud qui lie priitr^iit, dil nnïrti 
ainjTMnie, vivre «air» tiom4 vomr luriitlû-r le païii. »onl alk'» r^cLi'ivlier 1h Pt'ruu. lu 
^Uocl«l\-r«e,lc»lmk<».rArovnqucf?taulrcii terres, et Ifioiit fouilla le* cnlraiDoïdc la 
IrriT prtiir nn tirfr Toi' pt nnnh ri»pjioir^r luiia le» ans. en Iwaui lîn^uls. eu porlu- 
jiflJM^fi, m dinil^W dunil-', Pli pis!»>li^ fï nuXrt-rt *'Jp^m*t. pour nvnir nos hUn, loîlo», 
drapï. pii^teU, piipjura eï iiutifs iiMn^liuiidJ^es^ L'Aa^lui». puur avuir uha vuik, no« 
jifiRlrli ot noire ko!, nouii p'>rt4^ hp4 boftux iiL}blt4 ht In rosfv et h lu nef ut aes Bn|çel(>t« ; 
r\fK-iii;iiiil noii-< pr>rt<? Tur de<ptot rtoiM f^t^arir» uo« ht-atiit ik^u».,, » et dcedteabou- 
dii/in- lîW fcicrïl II' r[:'noln^rï»'^iiruc.'nl dr loutr- i^tiiifff*^. 

De Ai&i^le en aliVIit, Li [iroductioii di^n uiiniih d i>r nii^mmliï oji progrMsion géoiii£< 
trique : plu» de^ mîllWdrï au lïii'. |iLi«d« 6 au wiif. plus de la de iSoi ù i8Co. 
Mdiii il«r i^lîi hi 1900, il «0 produit tinr inlliilioii hutiile,, comparable à eullc du 
XVI* sïWu : cl. d.in* crila pi^Hude dt' .^u uu». ou i-xïrn'it pmlmhlcîmrnl du toi nuLnnt 
d'or que pciiidauL k> f^uatrr eenUi arts ipii uiit priinmbv M>it pluK d'uno viii^ine do 
iTiilliartU. I)e i85t à iâ7ri. eVst 4 77^ fï(>o kdu^niiumoï (piui- dr i(î milliards). M>it 
cinq inlllîard't déplus ijue de Il^^S A iJ^oi , l^t d» 1876 h i897,«n vîtigtan!t.c*cit â 337 
■foop vninni îi prinn moina de i5 milliurdi. Depuis 1MK8. In prcKluelion u'ac^asé de 
3.'uirer»ttre iluna dr* prupinliiinri rorniidjibli-H. duiiip^il d'aih»rd 571 nullif^n^ pnr jin. 
puiH tJ4o, (fih (eu i^ijo. buuIl! ujiuvV dt' IrtiihBi;)» (>77. 7(30, E*i6, ^.'ïy- utti'i^itatit lo 
milliard (1 o33) en 18^^. puî» I 00a nûtlîom en l^^O, l 3<to en 1^7, t luIUIind 
et demi «il 189S. 1 635. tnidi^ la guerre du Tran^vaal. en 18^9. Celte ann^ a 
donc Hr>nni^ au luondr plii:« il^t 5imi Inriurn d'or. Kt>unA Inj^iir^m'. eVqtd^iiK milliards 
lie friinu. rVsl pr<^i Je 7(kj tuiineb i[u'U aurait lallu Jiix'. Mi^me pmu- iek"". e* 
quoîijue lu ti'a>ail uît k pi'iiie icprih dc|iuih quoique» mcrïa dans U Itaud. le Uiid 
probable cM de 1 milliard 'j3c> tniUi(7nv. 

a El itiajatenarit. dit fui anleur que uouH avons di^jli eil^(l), une question ae pote: 
collo de Nivoir ^i ee «ureridt di^ pri^Hiurliou rj^l de iiaturv à diminiu-r lii valeur de Tor 
<'u ^'i-riêiMlel du numénuiv en paHiL-ulirr ? Oau? U-s ïièi;lea ptvcÉdcntu» iiumiA l'or 
^tait ulHJudaut. plus il avait do v^nleur, lU nos joars. êv^m wyyont te phénvmhtc ttin* 
tra/rr »c pradnirt- : i'omtd^ phu fu plitji aftfiwiitnt Aarts tiimmaer df naîcur. » I^cearri^ 
va^eit du l'nuinvouL dit'il ciieon». n'oitl \m& u ]>ijrli.^ atteitito il lu xtahiliié de ta ivtUur 
de for. i> 

C'cMt eneore ta vieille illusioa que uoua »î^;uJii>iu tout à l'Iieure. TÏUauiMi du 
aoletl ttHiruaiit autour de lu terre. S< le prix de roraaulrerot* liaihK-. il baïue encore 



<«) Lton Itulkii- 



33 j Uk. HO?INA1E DUR 



tous les jours. Il suffît, pour 8*en rendre compte, de constater combien depuis un 
siècle a est accru le prix de la vie : c'est là un fait d'expérience vulgaire, sur lequel 
les cuisinières, les mères de famille, les locataires, les contribuables pourront vous 
fournir d'amplcâ renacignements- Encore le prix de la vie aurait-il augmenté dans 
des proportions lïîcn plus sensibles, si les progrès de l'industrie n'avaient répondu à 
cette colossale augmentation du stock d'or par une colossale augmentation des pro- 
duits. Si nous ne payons pas nos chaussettes, nos chapeaux, nos souliers plus cher 
que .lOs grands-p&rea, Et quelquefois nous les payons même moins chert c'est parce 
que la maclune a multiplié par milliers les souliers, les chapeaux et les chaussettes, 
plus vite encore que la presse à vapeur n'arrivait a multiplier les louis d'or. 

Une autre mesure de la haisse du prix de l'or, c'est la baisse de Tintérét. Tout 
rentier sait que l'on tire d'une somme d'or, en 1900, un revenu beaucoup plus faible 
qu'il y a 30 ou 3o ans. L'Etat, qui empruntait sous l'ancien régime à plus de 
10 pour 100, empruntait encore à ti il y a un demi-si&cle, à 5 au lendemain de la 
guerre. On a vu ce taux descendre à ^ t/^, fi. 3 i/a, 3 et même parfois à 3 i/a- 
On avait été un peu vite en besogne, et, par suite d'une raréfaction momentanée de 
l'or disponible, ce tau\ a légèrement remonté. Mais d'une façon générale, l'or, depuis 
cent ans, n'a cessé de rapporter de jour en jour à celui qui en prête à l'Etat une plus 
mince rémunération. Pareil a été le sort du métal engagé dans le commerce ou dans 
l'industrie, ou prêté h des particuliers. D'oii cela vient-il sinon de ce que l'or, de 
jour en jour moins rare» plus offert sur le marché, est moins cher de jour en jour? 

Certains auteurs ont prétendu établir, avec une précision minutieuse, la courbe 
des variations du pouvoir d'achat de l'or h travers les âges. C'est là une entreprise 
séduisante- Il serait trës agréable, pour savoir exactemenl par quel chiffre il faut 
multiplier un prix du xni' ou du xv* siècle afin d'obtenir son équivalent en monnaie 
moderne, de n'avoir tout simplement qu'à ouvrir un répertoire. Mais la constitution 
d'un pareil répertoire est quasiment impossiiiîe. Nous connaissons déjà fort mal les 
variations des monnaies ancienncH, cl surtout il nous rsl impossible de savoir ce 
qu'on pouvail aehetor avec ces monnaies- On a cssjivc de dresser, année par année, 
des moyennes du prix du blé; nn»ycnnes singulii^rcmont fragiles, qui reposent parfois 
sur des chiftres trts nombreux, piiifois sur un ou deux olidlres seulement ; moyennes 
singulièrement lï-ompcuseSi car le pri\ du blé, uu\ époques de communications 
difTiciles, variait d'un point à un autre, d'uiL [nois à un autre, dans des proportions 
énormes (1). Enfm on ne vit pas que de l)lé ; le pouvoir d'achat de l'or est une résul- 
tante de U)us les prix sans exception : il faudrait donc, pour dresser la courbe des 
variations de ce pouvoir, cotmaïtre le prix de loni le nécessaire et de tout le 
superllu. 

Sans nous lancer dans cet océan d'inconimes, nous dirons qu'on admet génërale- 
mentquc le pouvoir des métaux précieux, relativement faible aux beaux temps de 
l'empire roniain, se releva au moyen âge et jusqu'au xvr siècle, pour décroître asse^ 



(1) Je mo |>frinL-l$. ^ur cci cueillons JcIImIps, di- Ti!ii^-ojor à mon livro Otmriers du Temps passé Alcan 



u. MONîuis & on 



3fl& 



r^piïlièw'ini'iir. dc^ptm lors. Kii iV^y, [ini- otoruplt*, il ^tJiil i^ jicïi prf-» 1^ ilouhift dr- ce 
qu'il D^l uujijurd'tiui, el c W par a qu'il faut multi|>ticr loâ prîi dt- co Iviti^is-IA p»iir 
iLoiift rendre coniplc do cp que |>ouvaiI ulors coAtcr la «îc (^)nniki] oji uuu» dîl par 
trxcinpl^ï que lu livrr? dr; pulri coritnîl. on I7<^9. ^ iolb. ïl futit. pour iiotl* rc^prv^cnt^r le* 
S(Mdrrnn(X"a HtrluVa *<(i\\>- *'<* Hiifl'rp liniUd, imnginrr flr qu<* «icrnit, îi l'houi-c at-luidU. 
U- fiftui â fît) i>uiitiiii(>s Il< LiUi^ruLUtuif, U jiVn Hiut pu& ijji\uuUl^i* pour rxpliqnrr la 
llévulullou. 

11 rc*tciju^. dnni notrMiU!c1c. commi? non* 1«- diMc^m plu» hjiul. In d^pn^ialio» de 
Vce u é\é. ttouimo t^^uto. rc:luliv«nioiil lento 

I /jiiiginonlnfJon nipiilc t\r \n priirlurliim dr lor nV^I itnnr pns cncoiT uu point 
d'uiiu'iu-r un** nVlli? rlrpiwuLÎoJi do l'or, uoi* dt-ijnrifjulmlc do Tor irt im<? <^mpli»n 
dvt^ piU awjluguo ^ ct^lk- du XVI' fel^cJo. Et c'ctt en cr «eut aouioineut i|ue Ton pt'ut 
pHrW d'une oprlninc a itnlnlili^df- Iji viileur df- l'or ii îi noln* t'poquo, f Irltr slnlïîNl^ 
rirljitihL- 114*1:1 on piirEic à i.r fuîl ipii^ le Mock iiioni.'tuîit* iiUf<;ujonlr uioin^ i|nt< h- «Uirk 
nii^UdllipitT Lolul : hUr no dtvJiîrr. m dIVt, nui» ntoru vu ^uc 1» ruijdoîh jndu»lrii?ffi 
prÈlËvent uae |>arL connîdérablc «t croîaeanle. Cç (lëb»ucU« iion^iiotiélairc ira on 
ii'^U^rgU&nnt de plu* ^n p1ii« mvçc \r* pnlg^^« cl \n dilTuinifin du luic (l)- 

D'aiilrr {Nirt 11' mondr i'hI l'oroix* loin dV^trc r^^liirr'- de niunnnu' il'or. Kn drLor« 
de hi Friirn*4". de t'AiiffMern', do l;i I1uȔp, dt- l'Allr^iiui^ne. de> rItAl^rni!>. Iieini- 
cniip d rlulx ont nu Mock d'or inn iuruHiîur ît leum \tcinni>% v6vU. lU utiïortiemni jirij 
& peu l'cxc^'diïnl de Ta production, CW seulemcnl lo jour où cvUe piviJuctiou 
drvîrndm rr'f Ilfm<*nl ^urLilMitÉdiinte qnt Ivf bomniei d{'vn>nt. nous ppîiir de porlcr 
sur rux di's kilit^'raïuun-'t dW. ln>u*er un iiou^iviu iitêlal^Lulun. \Ûms nire vl pur 
eon»équoul ptub pr^ricu^quc Tor. t^n» doute le- pbline. 

MnU rnclîvit*^ ficîv refuse dt* minett d'or dâu* c*?* dernière* anu^oi n'a pn* MuWmenI 
fnil iiaUri? la r-rnini^^ pri^mnlin^r. d'unr mpide di^piVvîaïioo de lji nionortîe d'or. 
Flte a doiiin^ miA'^i îi f'erUMIl^ pidiUdolf-ï Li entirdiT pm-i M'entent învrrMv L'rLUliqiiit^. 
fio Minl'il» dît. u tnjt» dca aU'i^lfï, tx^t:*.- le* moventi rudinn^ntuiit*» dmd elle dirpuaiiil. 
h 4^piii»er W gîfemenl» de TlCuropt* el de l'Ane, Il a fallu beaucoup inoim tir temps 
aux EsirtfjnoU el aux Pc^rlngftk pour réduire presque h rien Ich Kldorvdoï du Nou- 
venti-Moudr Au Iraui clnnl vduI !<■■ c^îiosm*, aM*v. lis prrfi<eliiiiiJieutenU ini~iiiTe de 
riiuLilhi^ el ^ileerl>i^y4.■uLelll d^ïi^ixloujiv.^ de IV^Inielioi]. to jour esl prutlie ini Uhih 
le* iriM-monl» aui'onl donnt^ leur defnifn* pépite, oh la plantte inuni|nei-a d"or, — 
comme de tiouille. 

Tliéonqur-nii-dl, eo raiHoniirrnrol Hi-uildr^ irrt^fiitaMo, Il e-*l eei-l;iin que ta qnanlil^ 
d'or inriuhi- diiuit 1 ccorve ({^riTvIi'e esi. tumiue Ion te» dLc)i>e^. liniilre. tir il ne ^auroil 
OUe qucntiuri d'aller chc-rvJi<T l'or en fuHon djuif le» profondeur-* do ^lobr> Mue lAl 
OU pin» tiird, te jour doit ifom^ veiiîi- ou (nul IW exi'tiunt nnm ^1(^ Lmn^furW en Un- 
l^otH, nii Î1 n'jf Auni ^i/iu «/'rir dan? In nalore. 

Mais que Wh ataiiuîMeH »e ni>»uivnt! — Kji premier lieu h ou admet trop fAeîtement 
ijjM in ita}-% ancieuncnieiit conuui doivvnt (fU« i<puÎBés> ECïploilvn il'apj^s le« 



(t) 13* Lwnnj, Mia*9é'*rdt* Tr4Jnynii. p. fiifl. 



3a6 LA MOlT^AIE D*On 



méthodes anciennes, ils ont. depuis longtemps, cessé d&payer; mais iU peuvent rede- 
venir ^<i^nn/j avec de nouveaux procédés, La Colombie britannique, après le grand 
rush de i85o, éloit tombée dans un marasme absolu, cl les anciens moyens d'eiploi- 
tntion des placers nVn pouvaient plua rien tirer : le dragage, la méthode hydraulique, 
le bocardage en ont fait jaillir des richesses nouvelles. Les taitings du Transvaal, 
considérés d'abord comme sans valeur, ont iait vivre, depuis ]s découverte de la 
cyanuralion, des sociétés entières : d autres pourraient picorer dans les déblais qui 
suivent, li droite et h gauche, les dalles de la Guyane ; des Chinois lavent et relavcnt 
de vieux placers californiens. 11 n'est, pour ainsi dire, pas une ancienne exploitation 
où il n'y ait quelque chose à gratter, et quelques-unes pourraient être reprises avec 
succès. La Hongrie, par exeniple. a pouri-ait redevenir» comme dans l'antiquité, un 
des grands centres de production de Tor >i (i), les Romains et les mineurs transyl- 
vains du moyen âge n'en ont enlevé que la surlace. 

D'autre part, nous sommes loin de connaître tous les gisements d'or existants. 
C'est d'hier seulement que nous exploitons ceux du Transvaal, et qui donc aurait 
pensé h en chercher d'antres à nh degrés du pôle? Pendant des années les mines et 
les placera sibériens vont alimenter nos hôtels des monnaies, en concurrence avec 
l'Alaska et l'Afrique du Sud, Aux dcruiÈres nouvelles. c'élaîL te Japon qui s'éveillait 
h la vie aurifère. De la Chine, nous n'avons encore eflteuré que la bordure, el nous 
savons seulement par ouï-dire que cotte immensité contient de Tor. Qui sait ce que 
nous livreront ces Eldorados de l'Empire du Milieu, d&s que la civilisation européenne 
aura enfin ouvert de larges brèches dans les murailles qui les entourent, dissipé l'armée 
jalouse des génies qui en défendent l'entréeP Avant que l'humanité manque d'or, qui 
sait si elle ne trouvera pas le moyen de s en passer ? Elle est bien en train de trouver 
le moyen de hc passer do charbon. 

Et puis, qui suit? — \<in, nous n'irons pas chercher l'or jusque dans les entrailles de 
[a terre, ie puiser au gnmd creuset intérieur. Cependant nous ne nous contentons plus 
de laver ou de gniller Li siirlace de la minre crofiïe sur laiiuclle nous vivons, indus- 
trieuv éphémère?. Nous allons chercher l'or à looo, à i aoo mètres ; qui sait si une 
niachiuerie plus complii|uée, une \enLilatiou plus inlense, ne nous permettront 
d'idlrr phi> Ims eiiciïre? Te n'est pas seuleuienl en superficie, c'est aussi en pro- 
fondeur que s'accroll le cube d'or doiït nos arrièi*-neveu\ tireront leurs louis et leurs 
dollars. 

Qui sait, ciirore. si !c feu coulni nous a <\vjli donné tout lor qu'il nous doit, si 
les phf'rtoiiièot'> d'iio|nv^n:ilion des roches ne se poursuivent pas à noire époque 
coïiiiiie ïlans les cre?- anUTicures, sj les sources chlorurées- venues des ïntimeT^ pro- 
loiideurs du ^lohe. ne c<uiliiiueiit pas à im ruâlerdcA pyrites auriïères dans les Ossures 
de Técorce ? (Jui sait, enfin, s il n\v a\ail [ws une pari de vérité dans les vers du 
poMe (0^ 

liki|iii^ lirrïl sjt>-|fio, ihmo >uiil clfos^i rppoiiil 
'lVoi|ius. ïn^'\h;iiMi mt^.id^ jïlimriLLi iiirLiLlï, 



1^1^ 1 (''"[I, W ■'lil \'Ur i|ir('(in'(' 'W- M t.i ^ {Piiitii\ 



LA MONNAIE I> OR 



Sa? 



I 4. — l'or et l'argent 

Mono et bimétallisme. 

A la queslîon de la valeur de Tor ae mêle une question différente, celle des rap- 
ports de l'or et de l'argent. Depuis des temps très reculés, les hommes, pour leurs 
échangea, ont usé de deux métaux précieux. L'Egypte avait des oatnou d'or et des 
oatnoa d'argent. A peine les rois de Sardes avaient-ils frappé les premières monnaies 
d'électrum Jaune, les tyrans d'Argos frappèrent les premières pièces de métal blanc. 

Le» deux, mëlaui auraient, depuis lors, toujours vécu en parfaite intelligence, si 
la relation entre leurs quantités respectives avait pu <^tre maintenue toujours iden- 
tique à elle-même. S'il y avait eu, h toutes les époques, deux fois plus d'argent que 
d'or dans le monde, un gramme d'argent aurait valu, partout et toujours, tout juste 
autant qu'un demi-gramme d'or. Mais il n'en pouvait Ctre ainsi ; suivant les temps, 
l'extraction des mines d'or élait plus ou moins active que celle des mines argenti- 
fères, les usages industriels absorbaient, et par conséquent enlevaient h la circu- 
lation monétaire une plus grande quantité de l'un ou de l'autre métal. Dès lors le 
pouvoir de l'or sur 1 argent montait ou descendait. 

Dans les lois de Manon, le rapport de Tor à l'argent est de i/3,5, c'est-^i-dire 
qu'un gramme d'or valait autant que 3 gr. 5o d'argent. En Egypte, ce rapport a 
constamment varié, il a peut-Mre même quelquefois c/iangé de signe, pour parler 
comme les matliématicicns» c'c^f.-à-dire que l'argent, à certaines dates, a valu plas 
que Vor. \}t\. papyrus du musée de Boulaq ne donne è l'or que le coefficient de 1 ,67 ; 
une inscription de karnak, de la XVIII" dynastie, lui donne i3,33. Ce rapport parait 
s'fHre maintenu sans modifications à Ninive, puis en Perse pendant toute la durée de 
la dynastie achéménide, Hérodote dit que les Indiens payaient au grand roi, trois fois 
paran,3CotalcnU pesant de pépites d'or ; et *( comme l'or, dit-il, vaut i3 fois plus », 
cela fait /| C80 talents euboïques. Platon n'évalue pltis ce rapport qu'à i/ia. Les 
grands lravHu\ de mîncs d'or accomplis sous Philippe et les conquêtes d'Alexandre 
Jiugmentèrent la circulation du 'métal jaune et abaissèrent ce rapport à 1/10. 

Les Etoliens, nous dit Polybe, doivent verser au proconsul d'Acliaïe aoo talents 
euhoïques d'argent ; mais a. ils peuvent, s'ils veulent, remplacer par de Tor le tiers 
de cette somme d'argent, à raison d'une minod'or pour dix d'argent, » Chciï les Ptolé- 
mécs et les Séleucides, le rapport remontait à ia,5. A Rome, en 307, quand on créa 
les premières monnaies d'or, le métal était encore assez rare pour valoir i/i3»7i 
d'argents Les victoires de Marins, de Pompée et de César, les quantités énormes 
d'or asiatique qu'ils distribuèrent à leurs soldats firent descendre le rapport à 
ii,ir)/3i : c'est sur ce pied que furent monnayés les premiers aarei (i), valant 



(i) ChinVpii établi» d'aj^i^a !■ valeur rolalivo d«i monnaicB oUes-m^mc*. ftl qiîft je prélîr*, pour rptlo niion, 
■11 ciiilTiT dr 9,90 dû}ini^ gnr Sabalipr et rophi par Fr^mjr. 



3aS 



LA MONNAIE DOH 



a5 denier» d'argent. Sous Ni^ron. le rapport dlaîl de ia,5o; à la fin de l'empire 
romain de ij ou in. Au moven Age, il semble avoir oscillt^ entre lO et la. Au 
xvï' fliècle, il fiuit les HuctuntioMs minières, plus élevé quond c'esl l'orgent. plus bas 
quand c'est l'orque les galions di-vcrsctit surtout Sïir le marelié monétaire ; en lofïo» 
en Espogne, il est de i/io. en i505 au\ ludoH il descend ù i/i i. Il se tînt entre ces 
deux diillres pendant la fin de Taiicien régime. 

Ces nuctuations du rapport entre les deux métaux posent forcément la question du 
mélal-étalon. Des deux métaux, il s'agit de savoir auquel on imposera arbitrairement 
telle valeur constante, tant de francs cl centimes, et c'est par rapport à celle constante 
qu'on fait varier la valeur nominale de l'autre méLaL Le métal dont le prix est censé 
fixe s'appelle étalon: le prix d'un gramme de Tautrc métal s'exprimera donc en 
grammes du métal-étalon ; le gramme, ou un muittpic du gramme, du métal-étalon, 
s'appelleront écu, livre ou franc; on dira donc qu'il faut, pour un écu, une 
livre ou un franc d'étalon, tant do grammes du métal secondaire. Seul, le métal- 
étalon aura, dans les éclianges, valeur îiftératoire, c'esl-à-dire que seul il sera 
accepté dans tous les paiements, pour la totalité de la valeur inscrite sur la mon- 
naie par l'autorité publique, valeur sensiblement égale ù sa valeur commerciale, 
addition laite des frais de monnayage. Le métal secondaire ne sera accepté que comme 
appoint, pour compléter une somme du premier; en grandes masses, il ne sera pria 
que pour sa valeur commerciale, toujours dilTérente de sa valeur légale ; il ne jouera 
pas le rôle d'une véritable monnaie» mais d'une simple marchandise qui s'achète, au 
cours du marché, à tant le gramme. 

Les anciens, qui avaient des idées aitsez justes en matière de monnaies, ont parfai- 
tement saisi cette différence entre le métal-étalon el le métal complénkentaîrc- Ils 
n'ont jamais eu l'idée saugrenue d'avoir deux étalons, d'établir artificiellement un 
rapport fixe enlre deux cpiaiililés cpii vaiii'nt iiidrpt'iulainment l'une de l'autre- En 
Asie, sourt la domination persiine, l'or était élîibm : les diverses monnuios d'argent 
ou d'élcrtrum iurinna>écs par les (.ités de la eote égéenno s'évaluaient eu dariijues des 
liotcls du grand roi, Kn (îièce, au c( m Ira ire. l'étalon étiiit d'argent ; (a dracliino athé- 
nienne, a la figure d'Aliiéna et à la chouette, ulait i'é[ïan(lue (iar le commerce hur 
toutes les rives de l'Arcliipel et du Punl-Euxin, et c'est en dracliines que s'évaluait le 
pn\ variable des statèivs d'or. Xémipfum explique fort bien que seule la valeur de 
l'argent est constante, tandis* ipio <'eile de l'or \nrie perpétuellement. A Iloïiie, l'étalon 
fut d'abortJ de brorixe : ee fut Vtu's ijrarc. w rairaiTi lourd n, amsi nommé parce tiu'il 
avait réellement un pouls éqtinalent à sa valeur légale, à peu de cliosc près. Puis ce 
fut largcnl, et les preinii^res monnaies d'or, frappées o la lin du m"" siècle avant J.-C, 
ne valaient que par rapport à l'argent. Avec V'ttircux de (Icsar s'étoblil l'étalon d'or, 
qui régna jus<ju'à Cliarlemagne, pui*' disparut de nouveau ; la monnaie commerciale 
de ia Haubc et de^ poris angUtis, Vi^sIcH/n (anci'fre de la li\ re sIcHiittj), était d'argent. 
C'est ati xiii" siècle seulemeni, avec les MVjuiiis de \enise, les llonns de Florence, 
les royaux de saint Louiî* que repamît l'éJalmi d'or. 

Il n'a guère été détrôné depuis, maiii on ne is'est pas toujours fait du rôle de l'étalon 
une idée aussi nette que les Giees, que Xérioplioii ou Arislole, 11 est de mode, à ce 



i 



1^ MONTrAlfi n i>h 



^1^ 



ftujet, dv jckr h pîiTrc? aux l^ivIalctLrx <1f Tau W ; vmi nV^t plun triju»le> Lu luû du 
a8 Uieniiîdor an lU (iSaoût 179?^) avait Ji^iicticmcnf uccopli^ rélal<>n d'argirnl: 
cllr pï^nnil pour iiniti^ non pan un rrrlnin pnidï^ dW, mjiU un p»i<J^ iti' ninq 
^ruiiiini-H(]'urj{cnt; les piiVefid'ur «u ij<<^mi;jBl. à VurîgUK', poiltrr auiiuDO iiitlK-ulioii 
de leur \iiluur en fiancb. iimh biiii]»ltriiieiit l'îixlicalion lIo Irui [loiiU, 10 grammes 
d'or «î ïfrnirnt vrndiin plu* ou moin», au coun* fin innrtln-', C'élaïl, puremont cl 
^imploinoiiu If-'ulori J'uigdnl. 

!>■> M^'ijtLit^nirs <î(* l'nn \l l'npiTçiirrnt fpu>, tlr^ iriir (rfnps, )r mppnrt cninini^rcûil 
unlru U'n *Iliii\ iiif^bui *îUiit niirlL^diriil du l5 l/a» Un di^ridi-reiil t\ua \e JrtinG d'or 
(<ïii lu *iii^tit»(iK' punît" d\ine \nrvv dtr ao fianc-^) |ïè»»i^riiil iTi foi» cl dï'mj*^ iiK»în» que 
Ll' fi'anc d'ftrgcnU L<: Ltlo^rauime d'ur^rut h 9/10 vuliuil alort 'JOO fiuncn» lo {ii'ii <lu 
kilagramn^c* d'or iVil <\e 3 100 franca. Ma»?* les liommoA de l'on M nf pr<^tfndnipnl 
iiulttunctil IUt?r rnlra Ir-x deux tn/^Uiui un iiip|wrl flrnicl. ïnimualdr, L'tîrnmr a 
cLiutiidliï h prrndi'L* pour une toî absolue ce ipû ii'avuil iHt? iju'uut; déiTisiou de cîiccin»- 
Inncr"- V,n Van \[, l'or^ient, on «ommc. rt-ilail éinlnn; inurniiblemcnl on poicui h 
IV'ljiluii dW, t'I l'on voulut mJiBDk'nir i^nlrr! les drui in^laiii \e ruppurt niiclen. 

I,i>» nu-^iuiiiïonî* do fv roppoH m* furrul jiah |4iLiJoiirf» A rovuiHagi' lUi rnéuA tibni-. 
De i5>li0 4rn iSikI, cl.' nip[hu-t, i^ntir i$,3t fL i8:V>- monli- â lît,Cy puï», de lë^i cl 
i850h Îi iC.Sn.Moih. loul d'un coup, lewmineïd'orde Califoriiic jeltrcntMïi' lo mnr- 
crhé fiottiiiMi kiïogruumr»d or pnr nn mi lieu de. hît (mïo: IW ne Nnlul plït* ipie iÎj,j5 i 
doEi poid» li'nrj^^nL. De iS^&ti ù i8tin. lr< rapport |omf>uil à tr).3o. (l'e^t \'<iv qui ^tuil, 
nî\ iv temp^-IA, In ninuvor^c luounnie t^t, Huivanl unit loi gi^m^rali*. il idiii»»Hiiit Li lumue. 
Il V avait a^aul-if^^- a fairp luonua^ver l'or, «juï vou» éUit pavé ru pîèel■^ dWiOnil pL»ur 
une valnir auptW jonr-e n h:i talcur cociunereiflle. et fieïporlcr Torgeiit, J/hvip alwor- 
Ijiil rîne<in< unr partir iU- nu* piiSecs d'argenl en tJiKiS, le rapptirl iri^lnnt i;uieui'e <pu! 
de l5,âo. 

Il e»l awe* eurleu» de O(»n*lol«r que Whioft uionétoirr hUnf. eonsiilirée aujour- 
d'hui eomuiF une arme de dêfenje ermUc la d^pix^ciûlitin eroÎMante do rargeiiE. 11 
M fond/e. A l'origine. pm»r lutter eonfre les HleU de I0 di^priVinfion de l'or, ft une 
^p^u|ijeiiù Tardent fnt-t^nl prime. 1^ "àW ilé^temlifr il^fîâ. h Fnmre, lu M^-iipie, la 
Sui^kOh I lUilie (plu>i lani la Grëei-) n'eu^Miïèi'ent à aliaiAtiur dr (j.j uiillri'tucti lu laleur 
de Umteit leur* pî^re^ d'argi-iit auUv^ que eelleh dç 5 franc. Il eM probable que le» 
iViH eui-iii^neï auxtuenl Jù ^\tv vef^udutt au litre de S3û aiULièiuCD «, subitemenl, 
le ra|ipo['L nYtiiit ri^deveiiu fa^iuulrle A Tor. 

De 1866 b 1370, il reinoEilaili ifj^ââ» Dcpui* ifÏ7'i, d'immentcs mine» d'ar^^unl 
on|i't^<lreouverle<<. beaucoup plus aetiven que le^ mûies d'or: d^ï 187^ le rapport /lait 
de ir>,i|7. K(i iHt^i. laproducliodi aimurlie de l'argent, au lieu d'^lrr de 1 tooomi lili> 
li;raMirne>i. luonlait A 9HG1 ^hh) H îl Tiûfïoouo eci tH^3. I) «'euMiîvîl uik- di^^nn- 
goldde rerli^încuiMT de^ i^iarh. Ajouteji A cela qu«r, A la »iiJlo de ta prime >ur l'i>r> les 
btaU priri'ul den précnulioiK pour urr^^ti^r la déiDnm^tûulicjn de Tariçent- Les VÀhU d« 
rtnion latine n'aperçureril que ka npL'cul^Icurft jclielaienl de l'ai^nl en lingnU îfc 
l'jofr. le Lilogr, Im purlaiml aux HAlrUdrs Mortuni» r^we la U\\ nblipCûilh eouvirlir 
l'ar^r^nl & 9/10 en ao^ï franes de tii^uiniiir. Len pi^ee'l i!iran|f^n.*M ««naienl ibn« ces 



<13a 



LA KO^lTTAIfl D OR 



vcllt^fl qu*Qvec 1c consentement des quatre autres. En revanche, lea caisses publiques 
de chacune acceptent cl Changent les ^cua des quatre autres pour cinq francs d'or, 
bien qu'ilii ne valent pas en réalité a fr. bo. Le» écus seulement, et non pas les pièces 
divisiiinnaircH. ù H3b milli^mes de fin, qui n*ont qu'une valeur d'appoint, et qu'on ne 
peut t^lrc tenu d'accepter au delà de j fr. 99. 

Supposez un rentier qui t^c prrsentc aui. guichets du Trësor français pour toucher 
i<)5 francs de renie. On lui remettra i5o francs en billets et, pour ne pas diminuer 
Ica riîservea en or, way grammes d'argent en neuf pièces de cinq francs. C'est un gros 
volume et un lourd poids dans sa poche, mais avec cesa35 grammes il pourra voyager 
en SuisHC, en Belgique, en Italie, en Grèce et s'y procurer les mêmes choses qu'avec 
l/\'',biÙ d'or. En apparence le» pa^s de l'Union latine aont donc bimétallisles ^ en 
réalité ils sont niontuni-tallL^tes-or, puisqu'ils évaluent leurs prix en francs d'or, aux- 
quels lU s'accordent ponr substituer une monnaie fiduciaire considérée comme le 
quart du louis. La situation ne deviendrait dangereuse pour CC9 paye que si la liquida- 
lion de rUnion venait à se* faire : ceux qui auraient à cette date un gros stock d'écus 
verraient leur fortune dûprûrit^e. Un système analogue a été appliqué en Russie, où 
le roubli^papicr {i»u argent) a éié fixé à a/3 du rouble-or (soit ^ fr. CO). Aux Indes, 
le gtiuvcrncmcnt briloniiiquc a fait fermer les hôtels des monnaies ; la roupie conti- 
nue h circuler, mais elle n'est plus soumise, comme la piastre indo-chinoise, aux 
vunutioiii4 di) l'argent : elle est reçue dans les bureaux d'Ltat pour un quinzième de la 
llvn^ sterling (1 fr. GS). De nit^me Le yen japonais vaut exactement, au Japon, a fr. 58- 
Qu'il s'agisHc du bimélalli^iiie inorganique de l'Espagne et des républiques Sud- 
ainériciiiiies, ou d'un bimi'iallîsmc organisé comme celui de l'Union latine, îl est bien 
évident que le liimébillisme n'a qu'une action extrêmement restreinte. Il ne peut 
s'exercer qu'A rinléricur du pays ou des pays contractants. Si notre rentier portait 
ses ya5 grammes dVcus en Anglelcrre ou en Allemagne, on ne lui donncrnit pas, en 
pièces de 10 iii!irk> on en slHl^^'r;liM^. l'i-quivaleul monétaire de i5 francs d'or. Si 
la Traiiiv MinLiil xi^iulri- h l'élran^er les i:x milliiuis de kili^grammcs d'argent qu'elle 
a en cirriilalioo, un ni' 1rs lui jmientil pas -t milhaids '|Oo millions, mais environ la 
riKiilii' : <'\'s| pounpioi i'IIt* f;itl sagernenl di" nr pas augmenter celle quantité. 

V.ti réalilé^O, il nVxisIe qu'une monnaie iutt'rii'iti'intilc, et une seule, le kilo- 
grimmu' li'or. I.e< [H'U[ïle> oril iienu. en a|)|>arcn<.'e. èhr mono ou biniélallisles, à 
élaUm ^l'argent ou à rialmi d'ni\ t'oinpler en tiaues, en livres, en marks ou en dol- 
lars, lï' inoiidi' l'sl ru véalili' intufo'in-l-itlistr-'if. Si \ous arrive? <i Londres avec des 
bi]|i'l> dr I.* lUmnii" de l'Vance ou cii-srlicqur* il'uu éïa[)lis>emenl de cn'-dil cl que vous 
di^maiidir/ à |i ^ i'ch;mi:f'r conlre d*"- |Mnk!iiile>. le ilt-rL de Lombard-slrccl commen- 
cera \k\i c;dciiKr le pouls d or que ri'préMTiti'iil \o-> billels de cent francs, et il m>u* 
doriorra dr^ |idU'(^ iv|uv''eulhml le même pouU d'or en li\res sterling- A ous atire/ eu 
l'îiir dVehanp'r de*' billels contre vU-< billets : en ivalilé ^ous n'aurez pas cesse de por- 
ter dans \i>liv poilie de^ ^'vaniïTïe^ d'or. Vus^^i pn>pi"M'-l-i>n d'adopter comme unifé 
m<fit-t<iirt^ iiit'fn'rtii"i'iit^ it- ^/r-iinrut' tl\tr ù i| 10 ift- Jiii. ce qm faeihlcrait singulière- 



LA ldO^»AIE D OtV 333 



mcnl les échanges et f^con omise rail le Icmps perdu en longs calculs. Comme mesure 
transiloirts les Ktats pourraient garder leur-^ pièces uctuclles, mais à condition d'ins- 
crire sur ces piccea leur poids dccimalcnor au litre cïc fl/ïO' Nos louis d'orrcsieraient 
une mon [Laie nationale, avec lu Uépubliquc. le coq gAulois. et Iq l>cllc, flèrcct humaine 
devise de la France moderne. Mais au-dessous de ces mots H 30 francs ». ils porte* 
raient cette indication : « Gy^oiCi ». Les souvei'ams seraient toujours frappf^s à VcSCi- 
gic de la reine d'Angleterre, mais avec eelte addition : «. 8,13.*) u. On continuerait à 
écliauger ces monnaies les unes conlrc les autres, mais on saurait à quoi s'en tenir ; 
aans calculs coiupliqui^s. on saurait ^i l'on en a \raiment u pour son or o- 

Déjà le Vcnéituela happe des pièces d or, équivalentes à notre louis, qui portent 
cette indication : a Gr- G,.^5i6, liti^ o.f)00 ». Celles de l'I'lquBteur disent : R Gr. 
8,i3(i, titre 0,900 »- Pour une fois l'exemple des répuLlii^ues sud-américaines serait 
bon à suivre. 

Les bimétallisles ont souvent prétendu qu'il y avait aviinlagc. pour un Ltat. à se 
servir d'une monnaie dont la valeur réelle Cf^t inférieure à sa valeur légale. D'après 
cu\, pour une nation qui exporte des produits agricoles, « la perte au eliange 
constitue pour les produits la subissant une prime à l'exporta lion (1) » 1 plus mauvaise 
est sa monnaie nationale, plus elle s'enriclut de l'or des nations assez naïves pour 
frapper une monnaie honnôte, et pour payer en cette monnaie ses blés, ses lainea, 
ses vins. 

Thicrs avait une façon amusante de soutenir ce paradoxe, sous forme d'apologue : 
Il était une fois — disait-il ou à peu près — un paysan du Dnieper, qui n'avait pour 
tout bien (ju'un elieval et une cliarrettc ; il aehet^iit dans la Pctite-llussie du blé qu'il 
payait en roubles d'argent ou de papier ; il le trans|>orUïit i Odessa, oij les marchands 
do Marseille lui payaient son blé en monnaie d'or, et il empocbail la différence. 
Ainsi feront fortune les nations agricoles à monnaie avariée. 

tl est facile de percer à jour ce joli sopbismc. Tl ne s'agit pas en eOet de savoir ai 
le Petît'ltussien faisait fortune rien qu'en roulant sur de mauvaises routes, mais si la 
Russie, dans son ensemble, était plus ricbe avec ses roublee-argeulct ses roubles-papier 
qu'elle ne l'est aujourd'bui avec ses roubles-or. Evidemment un exportateur isolé. 
qui est |>i*yé en or, et qui achète sur place en urgent, peut faire des bénéfices tempo- 
raires assez considérables, parce que les prix locaux ne s'élèvent pas tout d'abord aussi 
vile que l'exigerait la différence entre le (aux de l'argent et celui de lor, surtout 
dans les pays arriérés. Le Français qui va en Espagne avec lOO francs d'or se pro- 
curera pour le môme prix licauconp plus de jouissances qu'en France; car il aura 
en poche i 'a-j pesetas, et les prix des denrées, des transports, du travail ne sont pas 
en Kspagne de ay pour 100 supérieurs à ee qu'ils sont en France. De même un 
exportateur de vins d'Espagne ne paiera pas à Barcelone, pour ses vins, un nombre 
de |>csetas wj pour loo plus élevé que le nombre de francs qu'il mettra sur sa facture 
à Marseille; il Jiénéficiera donc delà différence- 
La lenteur que les prix des pays argontistes mettent à se niveler avec les prix des 



(i) SemaiiiP finniivièrc ifu jcrtimiL Le Temps du 3ï jniUeL 190U. 




33S 



du 
le commtnt t mn fêm wm gili^tiftiawl L> m|M i l1 gT rarapéea, 
^ ■'adrCÉte aa a^oont cUboï*. fve mm yroUb «■ ft^MS, on ilii maûifl «a |ài- 
Iraénloéni Icnrconn cobbcrs^ parnfiport isfi^wfiar; «« ooolrairc k GU- 
■oHt Initaiil dUmt Menl ane FiadigèBe, I» pue ca |mIrs, m lads d'argadt 
Mpèqne* dcdDTTv, povr le* iiyfiiw ea or. lÛi, nr ba HMicliéa indïgèocsi pcs 
înAoéivcà par les gnii<l> CMtfuib éeoaomïfaes, la coan fc râ, do ifaé. de h «oie, 
de réuîn oe moole paa cfaeqar Im qn'îl j « aae fcaÎMe dhi ooon da la pnstre, m 
wrioutdeaa la mêfoe proportioa : 3 rnle lo^ovnqaelfBM aapèqnca aux oii^e«loagi 
et fiât du Cderie. 

Uaû il «'a^l U de h é u é ùœ t pamaent iadmda di , al alnfagairenmit lanqMNaini. 
T6l ou tard, lei prix inténeun leadcal 1 m amler «r ka pns mtemalionaa^. Ui 
loU de Vé(|iiilibre écononiîqae toni analopMS h cdiei de l'ApâKhoi dea liquides ; les 
prix de deux pava voiiina se coaiparienl comme IcaB daaa des yaBe.! cotnmimîqaaiib. 
Méone pendant lei périodea où lei prii mlénean ne ae lalèvooi pas, le bénéfice d» 
I exportateur a 'exiale que b'îI cooiomme eidonvemenl daa pix»dnila locatas, s'il fût 
appel cxoluaîvement i b tnoïiHd'ceuvre locale. Sinon il dena sa ocrvîr de la leala 
monnaie interoatîoiuJe» qui est Tor, et son bénéfice ksidra vaia aéro. 

Pour l'enHcmble de la nation ce bénéfice n'eiisle pas même lemponùrvnMnL Sî 
elle vend, il but siubî qu elle achète» ne aeraiC-ce que poor amAiorer son oolïn^ 
agricole ; or «ea uiachinea. elle lea païen en or, ou en argent colé an cours du mar- 
cbé, Sî elle emprunte dea capitaux à l'étranger, elle devra en payer las revenus en or. 
ou hauiaer en proportion le taux de Tintérét, 1^ renie exlérieare o^mgnole Tant, k 
certain jour» 77.00 k Madrid, où cUe est payable en peaelas; mais n, le m^oejour, 
le gouvernement espagnol veut vendre des titrea à Paria, on no les loi paiera que 
07,95, en lrancs-or_ 

Le iM-'nôlîcc réstillanl t\e la porte au change est donc une pure apparence. La maa^ 
mise monnaie ctnuse In Ufime. Danâ tous les pava où existent la frappe îllimitée de 
l'arf^cikt et une valfttr iiiohélaire de l'urj^eiil tK-s supérieure k sa valeur commerciale, 
on verra l'ar^fenl utTlui-r et l'ur purlir. la nation ^'appauvrira de jour en jour. 

En tiérniitive, puisi|ue ir ftifm'li*. est aclaeiUment mottométaUUte-or, Fîntér^t de 
t<mtes les niitionït est d'aviur uiio moiinule qui échappe aulant que posaîble aux fluc- 
tuation!» du change, qui vaille en tout temps ce qu'elle parait valoir. 

Ksl-ce à dire qui^ toute nation doive et puis^ refaire pour »od compte la colossale 
ojfT-ration que i-éiili>a IVinpire atlernuud à sa naissance, lor^u'il vendit A tant le kito- 
griirninc bcs lloiins et m-^ lhaler!>i' Au prix actuel de Targent, lopëration serait désas- 
tri;u>e, plus désastreu>e mr[uv qu'on i\G pourrait croire, car le wul bruit de cette 
dnnutLétisulion ainènei'ait un nouvel eflbndrcmcnt des cours du métal blanc une 
nouvelle hausse dt; l'or. 

Kniln n'oublions pas que, si le monométallisme- or est la vérité d'aujourd'hui, 
p<jut ne paa étro la \érilé de demain. La prime sur l'or a déterminé un prodineux 
esMjr des entreprises mimcres et des procédés scientifiques qui ont pour objet Tei- 
tractioa de ce métal. 11 peut y avoir, à un uiouicnt donné, surproduction d'or comjne 



LA. uonriME d'or 335 



il y a eu fiurproductîon d'argent. Le rapport commercial entre ce^ deux métaux peut 
un jour, — si improbable <jug parai^^sc h l'heure actuelle cetli; liyputhèae, — tendre à 
se rapprocher du rapport légal de i à i5 i/a. 



^ b. LK H&LE DE hX MONNAIE Jï'ub 

La pi'euve qu'une circulation monéUiirc-or c?t, h Tlieurc actuelle, un immense avan- 
tage, e est que les Ktats argenti<ites font tout leur possible pour druincr chez eu\ le 
mêlai de» pu j s à or. Qu'une erisc se produise, la Hanquc de Fraueo et la Banque 
d^AnglcteiTG sont assaillu's de demandes de paiements ou ilrniprunts en <ir ; ni ce» 
Banques ne se défendaîent pas, les nations européen nés verraient leur encais^se rnûlal- 
liquc d'or diminuer au profit de la Plala, du Brésil, du Pérou. Pour éviter ce danger, 
les Banques recourent à la hausse du If luj^ de f escompte ; au lieu de prêter à 3 pour loo, 
elles ne prêtent plus d'or qu'à /|, 5 ou (> pour loo ; elles découragent aînaî les eni- 
prunleurs el relèvent le chiffre de l'encaisae-or. 

Cea Banques conservent dans leurs caves, en lingots ou en espèces moimayées. des 
quantités énormes d'or, Immobilisées en apparence, mais qui circulent en réalité sous 
forme de billets de banque payables en or. et par conséquent acceptables partout pour 
la totalité de leur valeur fiduciaire. Detu^ miîtîurds deux cent cinquante-cinq miilions 
étaient ainsi, en août dernier, enfouis dans les caves de la Banque de France, préser- 
vés contre le vol et Tincendic par un formidable appareil de ferrures et de serrures et 
par une canalisation qui permet de les submerger. 737 5oo kilogrammes d'or! On 
a calculé que cela pesait autant que ^^ locomotives. La Russie qui, depuis la réforme 
du rouble, s'est constitué une importante réserve d or, entassait dans sa Banque impé- 
riale une somme à peine moindre, a 07.^ millions. L'encaisse réunie des grandes 
banques européennes représentait à la m^me date 8 38o millions. Ces cbifTrcs sont 
d'ailleurs très instables. 

Cet or est en monnaies nationales ou étrangères, ou en lingots. 

Nous avons bien vu comment un lingot d'or se transformait en belles pièces neuves. 
Mais pourquoi cette opération? Pourquoi le lingot d'orne reslc-t-il pas lingot? Quel 
Intérêt a-t-il à aller se fondre au creuset de la Monnaie ? Ne roprésenle-t-il pas, pour 
son détenteur, lu niéinc valeur en brique ou en barre que tout h l'heure quand il sera 
monnayé ? 

La question ne se posait pas autrefois, ou du moins la réponse était trop facile. Les 
autorités pourvues du privilège régalien de battre monnaie prélevaient non pas seule- 
ment un droit de firtusaye^ montant des frais de fabrication, mais encore un droit de 
seigneuriuije, représentation de la valeur nouvelle qu'ils conféraient au métal précieux 
en le marquant de leur eillgie. A la valeur vraie de la monnaie ils ajoutaient de leur 
propre autorité un élément plus ou moins considérable de valeur nducialre. Leur 
monnaie était toujours, dans une certaine mesure, de la fausse monnaie, puisqu'elle 
avait une valeur nominale supérieure à la valeur réelle du métal employé, plus les 
frais de fabrication ; le droit de fieïgneuriage était égal à la diiTérencc entre les deux 



336 LA StONNAIB d'or 



valeurs. Ily avoit donc, pour le souverain por^^ïc^scur d'un lingol, un inl^rêt de pre- 
mier onire k le monnayer : il en augmenUiil la valeur, par une inraïllîble alchimie. 

Il en est encore ainsi de la monnaie d argent, qui doit à l'estampille de l'État le 
plus clair de an valeur» et qui est donc une fausse monnaie. Mais ao kilogrammes d'or 
en monnaie valent tout juste autant que 30 kilogrammes d'or en lingoU, plus les 
frais de fabrication. CeuK-ci sont très minimes. Avant i835, ils étaient de 9 francs par 
kilogramme d'or au litre monétaire. Depuis lors, par suite des perfectionnements de 
la presse, ils ont étd réduits à fi fr. 70. On remet donc au particulier qui appnrte h 
la Monnaie son lîngol. juste le prix de ce lingol diminué de ces frais, pas un sou de 
moins, pas un sou de plus. Alors revient notre question : quel inlt^r^t a-t-il à mon- 
nayer ses lingots ."^ 

Car, ne nous y Immpons pas. ce iifst p/ts l'État, ce sont ifS particuliers qui Jont 
la manfiaie, du moins la monnaie d"or. Le rôle de l'Etal se borne à vérifier le litre du 
lingot, h le couler, h l'aplatir au laminoir, à le découper en Hans, a timbrer ces dans 
d'une tête do République et d'un coq cbanlant, nvoc ces mots : a ao fr. yj. Mais il 
ne faut pas croire que le diiecteur de la Moimaie fasse venir son or du Tmnsvaal, 
ou de la Calilornie, ou du Klondike, (ju'îl envoie des commib-voyageurs lui acheter 
Ki'bas de la poudre d'or ou des pépites. Paisiblement assis dans aon cabinet, il attend 
que Tor arrive. 

En effet, eu Fmnce. la frappe de l'or est libre. Le premiervcnu, vous, moi pouvons 
porter un Lingot d'or ù la Monnaie de Paris; si ce lingot est sans autre alliage <|uc le cui- 
vre, et au titre minimun de 91) V ^*^^> ^'^ pèse de à 7 kilogrammes, vous pouvez exi- 
ger qu'on vous le transmue en pièces d'or. Voua me direz que ni vous ni moi n'avons 
l'habitude de nous promener avec une brique jaune du poids de 6 à 7 kilogratnnies 
sous le bras ; nous laissons cela au\ llolhachiïd, et nous nous consolons en disant : 
a Ils sont trop lourds ! i>. — D'acoord : mais vous pouvez avoir des monnnies d'or 
étrangères, des s*iu\eratns, îles dollars, des dueal?* de Hollande, Sont-elles inscrites 
au tarif de nolrx' ^b)nnaie ? * lui du, car <■<.• s(nil pièces de bon poids et de b<in aloi, 
Nous pouvons donc demander, exiger qu'on ies refonde pour en faire des lotiis. Peul- 
i^ire aussi possédez-vous une iiu'diiiUe d'or» une médaille qui \ous aurait été décernée 
comme |ii'csidcjit de la socirlé de sccoui-s mutuels des sa peu r.s- pompiers de FouiUy- 
les-Sarcelles ? ilevenu drs ^rjindeiirs de ce mondi', ou tombé ilariH la noire uiisèrc* 
vcïus souvene/vous <|ue celle médaille csL au titre de r^iCt nnllièrnes (il sulîlt aux 
a objels d'art rt de dé[ïHsser le titre monétaire) et voudne/-vous vous en défaire? 
Une tante d'Ainénque vous aurait-eïle. d'aventure, envo>é sa statue en or niussif!^ Si 
celle précienselioireur csttriiri lilre supérieur à ^^nii millièmes, [lâtez-vous de la porter 
ù la Miïtïuaie a\ci' volie mé<l;ullc, N'ouhlie/ jias cjue si la frappe de l'or est libre, elle 
est iiuhsi Ullmiti^''. Tout l'or que vous apporlere/ vous sera fondu et rendu. 

Miiis v<ius ne tenez pas essculidlcmenL n'est-ee (>as? à recevoir tout juste les 
pièces provenant de la /-W-fv qui sera fondue a^ec \olrc or à vous. Donc» vous passe- 
rez d'abord au contrôle, où on essaiera votre or. Ensuite vous irez nu bureau du change, 
oô Ton vous fera subir, ^ur le jiied de t^oo millièmes, la retenue au change, ou frais de 
brassji^'e, soit fr. 70 par kilogiaiume, ce qui fait 7 fr. !i.\ par kilogramme d'or fin. 



337 



L'or mondlaire valant (ù la Laîllc de i55 louïs) 3 loo fmncs, voua recevrez donc par 
kilogramme 3 098 fr. 3u ou, si vou» avez apporté de Tor pur, 3 ^37 francs au Heu 
de3 WUr. ^^. 

Les recevrez-vous en monnaie sonnanlc? Pas encore, puîsc|uc l'administralion n'a 
pas encore entre le» maîns les pièces qui seront fondues avec votre brtvc. Le bureau 
du change vous délivrera simplement un boa de monnaie, d'une valeur égale a votre 
créance. Ce bon de monnaie est payable à une date fixée, d après les délais de fabrica- 
tion, dans di\joun( ou dans un mois au plus. Vous pouvez d^ailleurs immédiatement 
le vendre ou le négocier, vous en servir pour régler votre compte cbez votre banquier, 
J allais dire pour payer votre tailleur. C'est une traite que vous tirez sur la régie des 
monnaies, à div jours ou à trente jours de date. Irniiile d'ajouter que si vous allez à 
la Itanque de France pour erL toucher tout de suite le montant, cette vénérable insti- 
tution vous retiendiii — vous n'en doutez pas ? — un petit escompte représentant la 
jierte d'intérêt de votre somme pendant iû> i5 ou 3û jours- 

Alors, pourquoi diable ! mon ami, vous ^Ics-vous fait monnayer? Qui vous obli- 
geait à augmenter la circuiatioik monétaire } Ne pouviez-vous garder l'enîgie de votre 
tante sur votre cheminée, et sur votre poitrine la médaille offerte par ces braves 
sapcnrs-pompiers qui joignent à l'héroïsme du soldat les discrètes vertus du père de 
famille? Ah! mon ami, vous avex jeté au creuset vos souvenirs de f;nnille. vous 
avez conlrislé le ca-ur de vos eoncitoyeuSn ^ons uve/ fait une mauvaise action, et j'ai 
bien peur que, par-dessus le inurelié. vous u'uycz fuit une sottise. 

Voire, dit Panurge. — Pour savoir si c'est ou non une sottise, il importe de péné- 
trer plus avant dans les hoiTinques mystères de la circulation monétaire, dans les 
labyrinthes du change et de resconjjite. Je n'ai déj^ que trop mené mes lecteurs 
dans ces dédales infernau.v. Il me faut les faire descendre plus bas encore^ Divinités 
du Sty\. soyez-moi secourahles et donnez-moi de rendre clair ce qui ne l'est 
guère. 

Nous avons dit que les paiements internationaux se faisaient en or. Cela est vrai, 
mais il faut s'entendre, La France vend chaque année à TAngleterre pour 1 milliard 
3oo millions de marchandises et lui en achète pour 63 5 millions. Voit-on ^4o tonnes 
d'or, en louis et en lingots, passant chaque année le détroit dans un sens et a 10 autres 
tonnes, eji souverains et en li[»gots, le passant dans le sens inverse ? Dangers de nau- 
fi'agc» de pillage, précautions à prendre pour escorter ce précieux convoi, tout cela 
5e solderait en une prime d'assurance qui, m^ine à noire époque de communications 
sûres, monte à 1 pour 100 de la somme transportée. 

Pour éviter ces frais. les conimerçants des dcuv nations ne se payent [>as en or, 
mais en papier. L'impoilatcur anglais qui a vendu des laines d^Vustralic à un tila- 
teur de Houen tire sur lui une lettre de obungo. payiiUe en or, à un ou trois mois. De 
son cûlé, te propriétaire du Médoc tire sur son acheteur de Londres. Mais cet ache- 
teur de vins pourra acheter îi son tour la lettre de change tirée sur Houen par le 
man:1iand de laines et payer avec ce papier son vendeur de Iktrdeaux. Tous les com- 
merçants anglais acbèleront ainsi du papier français, tous les commerçanls français 
du papier anglais; il n'y aura lieu de faire passer de l'or en travers du détroit que 
IUlula, _ L'Or. ta 



.^38 LA MONNAIE d'or 



loiaqiic rôquilibrc sera ronum entre l'ensemble des créances françaises sur VAiigle- 
lerrc et reiisemblc dos oréoncoji anglaisci* sur Paris. 

Kn Hiit, les elioscs ne sont pas aussi ^simples que cela, parce que la France et VAn- 
glclcrrc ne sont pas seules dans le monde. L'une et l'autre font des affaires avec I Al- 
lemagne, le Porlugol, les Etats-Unis. clc. Le Houennais pourra donc, pour payer sa 
dette, aciïeter du papier pajable en milreis, cl rochelenr de vins dn papier payable 
en dollars- C'est l'ensemble delà circulation de ces papiers divers qui déterminera le 
nombre de kilogrammes d'or qu'il faudra, en définitive, envoyer de France en Angle- 
terre ou d'Angleterre en France. 

Quand les deux, masse?» de papier en circulation seront sensiblement égales des 
deux porta, c'eKt-ù-dire lorsqu'un envoi d'or ne |>araltra pas Jiêcessarre, uike promesse 
de paiement d'une livre sterling vaudra ù Paris exactement autant que son c<juiva- 
lenl en or, soit liit fr, n^. On dii'U alors que la livre sterling est /tuptxir. Le souverain 
ne sera, sur nos places, ni plus ni moins recberclié que son équivalent en papier. Si 
au contraire l'Angleterre î*e trouve créancière de grosses sommes sur la France, le 
papier anglais se trouvera rbe^ nous très rcelicr^lié, comme moyen d'éviter un envoi 
d'or en Angiclorrc : il montera au-dessus du puir, il se vendra 20 fr. a5 ou ^5 fr. 3o. 
ISupposons uu contraire qu'il y ait sui'ubondance de j>upior anglais en France, la livre 
tombera à 25 fr. 18, par exemple. 

On arrive ainsi à ce rësullat bi/,arre que l'or-mélal, monnaie lliéoriqucnient inva- 
riable, peut varier de prix à Paris par rapport au papier, c'esl-à-di^^ par rappoi^l h la 
possibilité de se procui"er une siïinme d'or nionnayë en Angleterre, ou invci-seinenl. 
L'or peut Hrc ou pair, il peut faire piimo, il peut Otre en perle. 

fies varialiona ne sont pas cotées eji francs et ccntjnics, les francs el ccntînies 
n'étant autre chose que des parcelles de métal, mais en millièmes de priinc ou de 
perle par rap[toi't au pair, c'esl-Èi-diie par I écart (.'litre la valeur du métal lin et la 
\aleiir coinnierciaie dn liïui^s. Pour élaidir le prix du fin. on déduit la valeur de l'al- 
liage : un lingot ik" l Kilo^-rLunnii- à iï8,'> millirriies c^\ eciif^é peser *jS^ griinnues. On 
déduit rguloiiiCTtE les fijiis de fabi ieEitiDii : li- kib>gi'Jiniiiic de lin est e>liino à <S ^37. le 
kilogiîinitiic uu litre miuiétïuic ;i .1 ojp'i, i'.'vy-\ sur ces prix que jouent k-s iikillièines 
de prime ou clc pi'rte, 

Queli* vont étr<'H sur les enlréc^ on ?iorlies du inéïal-or, les elFels de ces varia lions ? 
Sl la prime sur Tor ^itleignait 1 pour mo, montanf des frais de Iransptirt oL d'ussu- 
rance. il y aurait un é-.nil avuiiliifre, pmjr le tlébilcur, à j^aycr en |»apier ou à payer en 
or ; au delà de ce pi}int, h pnini d'or m ou 'jùlfi-fntiiit de: sortie, il y aur^iit avantage 
à pa\er en niélal, el l'or soiUrait, Il y aurait nu^jne sortie excessive de l'or et aj>pau- 
vriî'semorU du s|i>ck méudliqu*' du [)ays si. à ce moment, les bampics n'intervonuient 
en ri'lc^jril le tanv de l esoomjile. Au lieu de prendre ,'( pour 100 au coniinorçant qui 
vient éclun^er ebe/ elles des ]ia[>iers du eomnieree contre de l'or, elles lui prendront 
^■\ \j)>. ou \ : elles rendront ainsi, de niru\c(in, cL ai lijieiellemenl, le paiement interna- 

ti d CIL papier plus iw wnhv^iux ipit! le |i!ncmenl en or. Un a vu, vers le milieu dn 

suVie, le (aux de rcrtcomplc 11 ion 1er en ces cas à \) ou lo pcmr 100 : gricc â l'amélio- 
l'uliuii de la cireuladoii, \\ ne dépasse plus guère jamais '\ un 5 pour 100. C'en est assez 



LA MONNAIE d'oH SSq 



pour que l'or dcvieniit! i-aro Jutis la circulation, pour que vous Approuviez, par exemple, 
une rOcUe diflîculté à changer cIïOï volrc cliungeiir un bilfel do loo francs. Ce pliëno- 
inènc se propsige (le nalion ii nation, â }a manière d'une dépi^ssion barnmciriquc. Si la 
I langue d'Angleterre, pour se défendre contre des appels d'or excessifs venus des 
exportateurs de la Plata, d'Aujilralie ou des Elals-Lnis, a liausâé le luux de son 
escompte, la Danque de France csl obligée, plus ou moins vile, avec plus ou moins 
d'ampleur, de suivre le mouvement- Smon la l'aréfuctLon de l'or en Angleterre atlire- 
rail â Londres l'or français. 

Le <( point U'or n d'enlrée n'est pas le nu^nie porjr les diverses formes d'or : mon- 
naies naliiinules. or en barres, monnaies étrangère?. Dès que la baisse du change est 
assez forte pour couvrir les frais de transport des monnaie», dès qu'elle dépasse 
i pour ccjit, les moimnù's nalioiiides onl tendance à se rapatrier- Pour que les lingots 
suivent, il faulque cette baissi- noit ussez élevée jionr paver, eu sus de ce centième, 
les frais de monnayage, soît G'^',70 par kilogramme ; sijiori il n'y a pas avanlage h 
faire venir de l'or i[ue l'on ne pourrait, J^an^* perle, transformer en moin»aie nalionale- 
Pour nue les monnaies tlrangères arrivent à leur tour, la baisse du change doit 
couvrir: T les frais de transport : a" les frais de i^fonle ; .'i' la perle an fraî. 

Le conimei^-ant qui fait l'entrer de» mojmaies nationales (ou des moiniaies étran- 
gères admises comme monnaies nalionaies) n'a qn'û -s'en senir pour ses paiemenls. 
Celui qui reçoit des hiigols doit, au contraire, se demander ce qu'il va en faire. 

Si le nn'tiil est au pair de .'î V'ÏJ fi'ancs le kilogranniie de fin, sans prime ni perte, 
il peut soit le porter à la Monnaie, soit le vendre à la Ltanque de France, qui achète 
au(>air, soit le nielire en gage dans cet élabhsscmeni, qui fait des avances sur les 
métaux précieux- Kvaminons ces Irois combinaisons, 

La Banque [wie comptant, en pièces jaunes ou en billets hleus. La Monnaie au 
contraire délivre un bon payable à 10 jours on un mois : mais ce bon est négociable 
immédialemcnt. Si rcseonqile prélevé sur ces bons est plus foible que le taux 
général des billets de commerce à celte date, il y a avantage à faire monnayer votre 
lingot. Si ce lanv est égal ou taux général cje l'escompte, il y égal avantage à vendi'c 
ou â faire monnayer. Si ce taux es! supérieur, il vaut mieux vendre. Enfin si le 
négociant prélêre garder sou liitgot en pir^ismu d'une pracbaine prime sur Tor, îl 
l'engage à la Banque contre une avance. 

Mettons maintenant que l'or soit an-dessons du pair, qu'il fa.sse i millième de 
perle, c'est-à-dire que le kilogramme île lin penle -^''.'i^-j. Tant que l'escompte des 
lioiij de monnaie ne dépassera pas i pour 1 000. jI y aura avant-ige à faire monnayer, 
puisque la valeur nominale de la monnaie ne change pas: votre bon de monnaie 
vaudra dottc le prix comnieirial de ï or plus <"t''",Vt7 par kilogramme. Si le taux 
des avances de la Banque était inférieur k i |)our 1 ooû, il y aurait avantage à attendre 
pour vendre plus tïinl- 

On voit donc quel est le rôle très délicat joué chez nous par la Banque de France. 
Si elle ii'exiatait pas, les variations du change et de l'escompte des effets de commerce 
seraient seules à précipiter on a ralentir le nkouvemcut vers les presses des lingots 
ou des moiniaies non admises. En faisant varier le taux de l'escompte des bons de 



3^0 l'A MO^^AlE DOti 



monnaie ou celui des avancos. cIIl- est maîtresse de contrarier ce mouvement. Pour 
augmenter son encaisse, elle aUire h elle tout Tor imporlr, elle n'en fuit monnayer 
qu'une partie, elle j^anie le icj-le en ([O^ols ou eu UïOnuuies t'InmgiTes jusqu'à ce que 
Yélixl des chauj^es lui permette de le»ï réeK|torler : elle ne perd rïen â les garder, puis- 
qu'elle peut, sans frai-i, les luonuaver eu billelr^. 

Cette action de la liauque est niodéj'atriee et régulatrice, mais elle n'est pas sans 
ineonvénient. En l'ait elle a^-it surtout pour raleulir le monnayage. Par exemple, de 
iSyc) a t88*), on n'a pour ainsi dire pjis lahriqué de pièces de ao frnnes. De 1886 à 
i8î)3, on en a frappé iK>ur ibïi millions, rniiis refontes comprises- Or ie petit 
nombre de pièces en circulation contribue au frai ; nioiits il y a de pièces, plus elles 
s'usent vite- 
En Angleterre, la Banipje est l'iiilerniéduiirc fcircé entre le public et lu Monnaie. 
L'unité de poids de l'or est Von/ifi^ ti-oy au litre sia/nlard de (jitJ.GÔG, 1 ooo. ao livres 
troj doivent se tailler on j}.'i'j i/a souveraiiïs. L'once vaut par suite 77 shillings 
10 pence 1 ■^- La llanque est lenue <lc l'aclieter à 77 shillings 9 pence, lu différence 
représentant les frais de fabriialion. (/cal elle ijui va C[ïsmte le porter à la Monnaie. 
La Moimaie de ivuidrc^ a liM*! tii iH|ï8 pour 5 870 V'iO livres sterling de pièces 
dor, auxquelles il faul ajouler la pmdurliiïu des Mojmaies de Sydney, Melbourne cl 
Perlli. 

La fnbnealion universelle di's nionnan'hi d'eu*, refontes comprises, oscille entre 3oo 
et (iooooo kili>gramiiiOri par iUk. 

Nous avons parlé à nos lei.'tenrs, i|ui ne doivent jias n<tus le pardonner, de billels h 
ordre, lettres de cliEuige, elièqucs, etc. Nous leur montrons même un clique 
comme on en voit peu, le plus gros clièque connu (flg. <loo\ émis par la Banque 
du Cup, succursale de Ki[nlicrley. c'est-à-dire en réalilé par la Société des mines de 
diamants b 'fr lirrrs. Celle ïiiiiicc feuille de p^kjkîci' rr|»ivsenle la somme rondelette de 
5338(Joo livres î^lrrllng. ce ipii. au tiuiv de .i^t i'i . -i-i la livre, fait i-t'i'i.V>7^3 francs. 
Voil^ une forluno ipu nVîJiil pus Infp lourde à poiler. 

Panni ces papiers tprrnu^lU'ut les bainpie>, le* plus coiinu est le bdicl pu>ab1e à 
vue, au porteur, sans liTtuli' dv leinps ni li\alion de lieu, .Nnus avoni- dit que ce billet 
était une délégation ^nr l'eiKai^^'-i'-or d'une banque : pourtant la valeur lidiiciuire des 
billi-ls en lirrulation déjiassr loujniiis, à un UMunent di^inié, le hital de celte encaisse. 
Au I Ci iU'iii diM'iuer, la banque di- FraiiCi' avail '.i 555 millions il'ur, |»lus i 1 ."ï/j mil- 
lions d'argenl. soiï iTi loiil ,'i .'iS*j : ikT- dli' ii\iM| fn ruriilaliou pour .'i ;}'j(j millions de 
|»elits papiers bleus, soit 557 i]nlîion'>i t\o |)bjs, ( iliaque billrl t» est donc pas rojïréaenté 
i!an> les farneos<"s cjims p;M «m ri[unalenl rii nw Mais Ks Hanques ont d'autres 
soui'c<'s ilr riuhe-'srs qiir l'or <|ui ikirl ebr/ elles : elles prêtent an\ |>arliciiliers, aux 
Klal>. auv ^illes. et ees eréariees edustilueut |toui' clk"^ une richesse aus*i pcOcicuse 
cl |>bis iviuuiiéiaïriee ([ue W^v. 

L'or, l'ii olTcï, n'esl ]ki> Ili riehe^^e — pus plus qu'il ne fait le l^ïiibeur. De cç une 
!i' t'ormidalde ent■;li^st■ de la Itaitijne de l''riinee LilÏL'iiil ceuv de l'Aiigleleire, dtj l'Alle- 
luagne. de I l'^sp^c^'in-. drs l'a\>^-lta^ el de 1 lUibe |lkn^ eM>etu)>le, hiul-il eu conelLii'c 
que nous sommes, à nous >culs. au^M iielio que ces enu] Jialioits l'éuniosP llélas, 



3^2 LA ?d071^AlE d'or 



non- On pourrait plutùt dire> saiiA trop fort pjiiadûxo, que la concentration de lot 

C9t lout le contraire de lariclkei^âc. L'or dormant, l'or paresseux, l'or du bas de laine ou 
delûcave n'est pas une richesse, du moins il nW qu'une riclie«sc virtuelle; pour passer 
à l'acte, il attend qu'on le verse dans des cnlreprispsagricolesouinduslnelles. qu'on en 
fasse du blé. des bateaux, des locomotives, etalors, sans plaisanterie, i\ fera des petits, 
puisqu'il grossira» sous forme de t'cvcnus, le copilai de la nation. La fortune de la 
France, elle n'est que partiellement enfouie sous les pavés de la rue C roi x-des-Pe lits- 
Champs ; elle mûrît en épîs dorés dans la Deauee, la Drie ou la Limagnc: elle verdoie en 
manteaux de sapins ou de hêtres aux lianes de nos montagnes : elle escalade en grappes 
noires ou doréesles coteaux de la Bourgogne ou piqueté d'échalas surchargés les plaines 
du Languedoc ou de la Gironde ; elle sort des sahncs de Guérande ou de Celte, des 
tonnes infectes de harengs ou de morues que les vents de Terre-Neuve ou d'Islande 
poussent Ycr."* Dunkerque ou vers Paimpol ; elle ornve, en ballots de riz, de laine ou 
de coton, en sacs de ibé ou de café, en houille, en minerais, en graincFî à Marseille, 
a lloucn, â Hordeaux, ù Alger : elle court sur nos rails, sur nos canaux, sur les mers ; 
elle germe, elle fructifie en riches moissons partout où des mains françaises ont semé 
l'or de France, l'or fi-condan t. l'or qui travaille, Tor qui vit et qui répand la vie, non pas 
l'or endormi au fond des caves. Entreprises coloniales qui founiissenl à notre com- 
merce des denrées et des débouchés, olivettes de Tunisie ou rizières de l'Indo-Chine. 
chemins de 1er payés avec notre or et dont nous percevons en partie les recettes, en 
Busâie, au pied des Andes, en Gbine, tout cela fait partie de la fortune de France, et 
cela dépasse de beaucoup la valeur de ^\ locomotives toutes en or. 

11 a existé dans l'histoire deux pays qui ont cru que Tor était la ricbesso ; c'est 
l'Espagne et le Portugal. Nous avons vu que de celte erreur ils sont morts. Supposez 
que l'Espagne et le Portugal oient été habités au xvj" siècle par une population active 
et industrieuse, capable de Inivail et diinenlinii : e'cst dans la péninsule ihéritjiK^ nue 
seraient restés les galiuns du Nouveau-Monde, Alhnjon bien faisan te, ils auraient IVr- 
tilisé le sol. ils en auiiiient Htit lever une épaisse nioisson d'hommes, ils unraJLUil 
placé les niiiitres dr l'.Vrtiériqne li la Irtc des natio»?*, ILs mit jiassé e<irnnie ces Inrrenls 
qui dévastent les monlai^iU's déboisées, eniraiuaul uver cii\ les ga/ons. ta Jerro végé- 
tale, les rochcES et pisqu'an^ drmeurcs des pâlri's. p-ucr que le*? racines des certes 
forets ne sont plua là [iinir arrêter au |»assagc h'urs eanv furieuses et se nourrir de 
leur limon. 

Le |»a\s h- |>his ricbe ^c^ail relui dont loi', volitliUïé ptiur ain^i dire, serviriiil 
partout au\ (tiimts de pjii\. Miiiheureiisernenl. riiuniauilé n a p;is encore remificé 
eoiuplf'tement auv jeux sanglants de la guerre ; r! e est ce ipii uhlige certaines nations 
à conserver, à enté de leur capilril vivant <•{ frueldianl, d'imporlanlci réserves en tn\ 
yi la Erance et la lînssic enfcrmeïit dans b'urs Hanipies d Etat des null[ar<ls : si 
rAlIcinagne, en cleliois <le rencais'ic de sa Hanque d'Empire, conserve à Spandau. 
dans la Juliusthunn, un hi'.-i'irili' f/ni'rri' de jH millions d or. c'est pour |>arer k ces 
éventualités redoulidilcs. 1/ Viiglilerriv daii>. smi île. peut sn rire de nos (erivurs, Muîs 
les imTioiis coiiïmeiil;iles peinent s du jour au lendcmLiin, nioir bescun d'etnpl<>ver plu- 
sieurs ludbuns pjrjour li fondre des ciuious, à ^étir, à chausser, à armer, ù iiuurrii- 



LA MONItAlE nOH 3j3 



des millions d'hommos, el surloul à clLaulT^^r des inilliorH de locomotivos, car ia 
vjctoîrc sera au plus rapide. Ces millions, troiivcraîont-otics à les emprunter» à une 
Ikcurc où leur crédit sera ébi"anlé paria guerre ellc-mt'mc î* Il faul qu'elles les aient 
soua la main, en mûlal jaune, qu'elle» puisseiilles jeler sans compter: tel le père de 
famille avisé, qui place on rentes sur l'LUit el en valeurs industrielles la fortune de 
ses enfants, mais qui garde toujours, dans un coin de son tiroir, quelques beaux louis 
d'or pour les jours de famine. 

Un temps viendra- t-il où l'oi'. cessant d'cire une pluie sanglante qui tom}>e d'un cjel 
de feit sur les champs de carnngc, ne sera plus que la rosée féconde quî fuil lever 
dans les gucrels le pain des liommes? 



CO\CLi:S!0\ 



LE BIEN ET Lli MAL QL ON DIT DE LOU 



îVous avons pic deinanclpr l'or niix cnïroill<'s de la lorrr*. \ini*i l'avons vu hrinlillor 
dans \o sablo des rivières ou litcii reluire^ cncimssc i^omine un joyau dans les murs de 
quartz au fond dcri mines. Nous l'avons arcom|>agiir dans ses mêtaniorplior^cs. depuis 
les acaraliécs dos lombe;iu\ égyptiens jusqu'au! vitrines des joail1ii?r?4 de la rue de la 
Paix, depuiH [es lingots ovoïde» poin<;onnës par les rois de Saido^ jusqu aux louis 
gravés par Clïaplain, depuis l'or potable des alelnmisles jusqu'au ehlorurc d'or qui 
teinte en bleu les épreuves pholograplnquus. En même lemjiii que nous le suivions 
au travers de rhisloire, non?» l'avons aus?ii rerherelié ii la hurfiico du plohe, au[}rès du 
pôle, en Sibérie eu diuis 1' \laska, sous l'Equaleiuv dans les TorMs épaisses, luunides 
et (cnêbreuses de la (iuvane, aux .inhpodes. ifnns les montagnes duTran.svaiit ou tes 
saharïkS australiens, darks les puits |i[ofouils et sous les neigea alpeslrei^. Il nous reste ij 
nous poser celle question : Le rôle de l'or a-l-il élé bienfaisant ou néfasle p<uir l'hu- 
manité? 

On a dit de l'orn dans tous les temps, lieaueoup de mal et benueoujï de bien ; on Va 
béni, on l'a adoré, on Ta njaudit- Mni.H il faul reuiarqi^er d'abonl que l)eaucoup des 
jugements portés sur l'or s'adre^^sent en réalité h lu riehosï^e, donl l'or est le sjmlnile. 
plus qu'au métal jaune lui-même. Lorsque \ irgdc stigmatise « la faim maudite de 
l'or n, lorsque le fabuliste s'écrie : 

M l'or lu les Ircanrs iir iioii^ miilriil lipurpiii. 

ce n'est pas au métal qu'ils en oui, c'est à i'appélit des jouissancoA, cVsl a la sensua- 
lité, c'est à ravaricc, c'est à l'iriégalilc des conditions, toutes choses dont l'or n>al 
que le moyen et l'iustrumenL Les bomnies n'auraient jamais connu que l'argent, ou 
encore ils auraient choisi pour étalon le platine ou Taluminium. qu'ils n'eii auraient 
été ni moins avides, ni moins avares, ni moins égoïstes, nî moins durs aux petits. 
Le procÈs de la ricliesse et le procès de l'or sont deux procès, il ne faut pas les plaider 
ensemble. 

Ce que nous devon.>< nous demander c'est si le métal lui-même, ce métal lourd. 
brillant, presque inaltérable, qui s'allonge sous le marteau eL qui s'étire en file tcDua 



3.^G LE nrEN ET LF MM, QC'OS DIT DE l'or 



a i^lû un oulll de civilisalion ou un inslnimcnt do barbarie. L'antique habitant dc8 
cavernes ou dos pulaHllcs lacustres qui, iVun coup de sa hacbc de silex, a fnil jaillir 
la première pépite et l'a allacbéo au cou de sa sauvage compagne, ce mineur priîhis- 
lon(|ue a-t-il élé un bienfaiteur ou dcvons-jious maudire sa mémoire i^ 

Il csl certain que l'or, iudi'pendauinienl de sa valeur même, par son seul éclat et 
ses seules qualîti's plivî^iques, a exercé sur les bommes une élrange rasoinalion^ Si, 
dans Tépopée sanglante des Mbelungen, les nains assassinent Iraîtreii sèment les 
héros, si les fiommes \olenl les dieux et si les dieux volcnl les hommes, ce n'est pas 
seulement l'amour de la richesse qui engendre tous ces crimes, c'est l'amour de l'or, 
de l'or aux rayons fauves, de 1 iir qui flamboie comme un feu vivant sous les Hols et 
(. dont l'tuil tour ,'i tour s'éveille et souimcillc it. Kcoulczle prélude célèbre par lequel 
s'ouvre la télralo;^ie wa^nériennc -. vous erilcndreK d'abord lu majestueuse cliaoBOn 
des vagues, Ja sourde et puissante voix du grand lleuve qui emporte jusqu aux mers 
brumeuses les glaces des Alpes éliucelantes, le roulement ininterrompu, manotone, 
sans haleine et sans variations, de Ténorme masse mouvante. Puis, sous ce gronde- 
ment sonore, vous percevez une noie claire, claire comme le rayon du ^aî soled, 
claire comme la narnmc rouge qui voUige. claire comme un tintement de mëtal ; 
celle noie graudil et s'enrto,elle se mêle au murmure des vagues, comme si ù travers les 
eaux laiteuses on vo>ail par instants» et de plus en plus, «cinliller une chose brillante : 
elle monte, elk- gonfle, elle éclate en fanfares joyeuses, elle finit par dominer la grande 
voix du Ubin, par emplir nos oreilles, par faire vibrer tout Jiotre corps, et i\ nous 
semble maintenant qu'à travers le Uhin profond, nous Tapercevons elairemeiil« lui, 
le briUanl, l'élincelant, le précieux, l'adoré, le maudrt, le dîeu et le démon : l'Or ! 
a Hhciii*joUt\ fihern;/ol'l] joie resplendissanle ! que Ion rire est cbir et sublime!.,. 
n/teiritjoM ! Or pur, conmie brillant et clair tu luis en noua sourianl ! )> 

C.qIU'. mt'rveillcui**' cMicalion ilnn ^riunl musicien cï d'nu f;iaud poMc, c'est le 
symbole de lûcn des pages de l'histoire huniainc. Si la ricbesse n'avait pas élc rendue 
visible, coucrérisée pciur ain>j dire, r^ou^ la forme d'un métal éclatant, benii par lui- 
même, les hunuucs l'auraieul lont île mérne recherclu'c\ il<^ ne l'auraient pei]|-i>lrc pas 
poursuivie, prr fus et ncfon. aM'e l:i même infali^-Jiblr àprelé. 

Qu'on découvre de l'nr quelque pari, qu'im onlende reïcnlir ou i|u'<in lise dans 
les gji/e(K's ces mots llaudjloyaut'* ; ^'hlvmp^ d or, Tuiiics d'<»r, des pupulaJi^uis eiilièios 
s*uit secïmécs A'\\i\ fns'^oii morJiide. la Ju-frr j'iiuw tes saisit. ^è^TO'' aux oIicvcuï 
cré[Mi.s, t!liinois ou Annamiles wn\ dmls noires, Pciuix-Unugcs de lAmériqne, euro- 
péens au\ visiip's pi'di^>, dnis se préripitent \ers les Kldoriidos : religions, nici^s, natio- 
nalités, tout dispitralt, tnul se confond devant la soif de l'or, cl hi tour clo llalxd 
s édilîe an joui'd liiii dans tel 'ht'it-frri't du '1 raiis\a-il, ù A oori pieds sous Ki terri? . La 
rasciiialioii ile Tm' e>l m Inen (!i>lmcli' de l'attraiï ilrs nehcsses, que les hiTinrnrs 
4|niltei»t songent, pimr W'f. de vraies ricbes';e'n. I ii professeur de TL niv<Tsili.' de 
Toronto me racontait clenuêreinent ipje. depuis les découvertes du Klondîki-. i| était 
à [H'u près iinjuis^ihle de retenir *'hr/ eu\ les |)a\saus canadiens: ils >en<lent h vil 
pri\ ee ipi ih pi)>%^èdeiit. iU peiih-nt eti un jour nue liilies^e poyiti\e, i[ne lenrs niiri"-- 
lirs ont mis des Mèches à cicerH uiaïf^ <|U ils ne \oteul pa:s. qu ils ne peim-nl tenir 



ht tUKf et Lft M». 4^rmr jmt ne ton 



3Sj 



^M 



duiift Irur iiuiîn. tli^uL îU ne prutr-nl aHliiiirrr Iw n'Cli'U, iju'iU ne |irgvrni [ii-u-r fluuf^ 
uiw btttar»<^iv lis rVii vont ^hm^li^r une nctir«»f? al^AUiiro. <<l |imT<iî» mi>î<i« tiittMiJ^ 
mhk. AU i^rix drbonflVnnrr-^ inmiTriL, Il \ a flniitirt*, i-r* mnihriiri'iii morifiicM ifn 
VuLoii iuitr»! iiur 1c poiot <Il< uuMirir rti- lîimi- IViur ll<^ mviluillrr. U- ^-uuTrnii-tnrrLl 

éra tUU-L iiiaavait i^ic 
^' ~ " ~^ jumm'cr» Nor%rgp 

AoliiTlcr de« n?nnn et 
il asaii itrgam*if- nnr 
t'anMturtto Iminiaui : 
la uarfttanoftttiï Iim-ii 
nwnée i|uV1li' n'urrU ■ 
jainAÎfi 4 d^hlinalioii 
rt4|uc In nfluniéh rlu- 
rrnl nlleiidrir \v Ittî» 

moijniivrtl mibti uTant 
irnvDir^ll^iul IciipiirU 
ilf* I>v«tt on ilo ^k>^- 
lia) ? nv« srnitikur 
^jn« «rnipiikt. \rai« 
lurlinnpi. diar^Mu'iil 
Ir» dirrdM^ErvU'tn pur 
<^ciiljiîi>cv fritr do* bois 
iwitirnï. Kiir de irirti% 
vni»t-AUi hiir» il'u- 

roinmr ilaiiit Ivdfnmc 
«rilvMrTi. /^^ Sitnti^ng 

■ f^ffi Snri^t/. Ir Kiitirr 
j,Li-i»it rmufra^r . l'^ir- 
iiMtnir rii»ait du^ilJv 
fH-nijlîiv. il gunttiit le 

il rEti|ioHiail l"ji*Mi- 
:-ini:i-. Mm* i|ii'îiii|Hir- 

rlu nwini^ili|iii\ lUn* 
1111 crtt^Â. tW li^Mi- 
mioiil uti ]irii ilr |iuu(lrr il'nr? On Iriir anrnti pnipnf^ fraliittiiloimcr Inir dianiji 
pour Mîii aUer. par un Ini^ail riégulirr H «Miin^, ^Nijjinrr hm» un dîinjil Mipfin»' 
Ubic Oi' t|ti« («ul o'M« pouMwrc jdtiiH*. bui iIuuU- aumiciil-ÎU nfutc, lU ofil hml 
qutlIi^piinritlUrrhprrbrr b rïchrw* liiiMc 

Eii iHv'Ci, «fUL-i, d'aprért b ooJi>nic cUc-mtoc. ■jadir avnit i^lr rinfltmuxf 4k l'or 



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3iS LB BIEN ET LE MAL QV*Q^ DIT DE L^Dft 



aur l'étal social de In Guyane française (i) : « Les vieilles gens, dit-on iri, sont k 
MiabitntioiL, les jeune? a }a mine d'or. L'indigène défriche un ahalis par le feu, cons- 
truit une case, plante du tnanioc el laisse l^i les vieillards, les femmes el lesonfants. .^ 
Cette désertion des iHémenU vigoureuit de lo population, cette disparition des bras 
valides, est la perte de lu culture.,. Uorn lue Va^jncttUare . Sans vouloir attribuer ù ia 
découverte de l'or une inlluence funeste sur le povs, reconnaissons que, sî la Guyane 
produit de l'or, elle ne nourrit pas ses liabitanfs.,. Si l'on retranchait l'or brusque 
ment« il ne reslerait plus ù Cayennc ijue des fonctionnaires et leurs fournisseurs ». 

Ce que l'on dit de la (juyane. on pourrait le dire de bien d'autres régions auri- 
fères. Pendant des di/aincs d'années, les Culifcimiens ont été les tributaires de l'Eu- 
rope et de l'Esl-aïuéricain ; ubsi^rbés par les placers, ils ont pjijé û des prix exorbi- 
tants, en grammes de poudre d'or, les conserves, les vêtements, les matériaux, sajia 
s'apercevoir qu'ils liabitaient un des plus beaux pays du monde, un des plus 
ricbes el des pins fertiles, et que, i>our y faire lever toute une moisson de vraies 
ricliGsses, il suiTîsait d'eidever quelques l^ras aux mines d'or et de les employer aux 
travaux de b terre : ils y auraient trouvé, suivant le vieux mol de Sully. « leurs 
Indes et leur Pérou » aussi sûrement que dans les clairns. 11 en u été de mcmc en 
Australie. 

La découverte des mines d'or a toujours, dans le pa}S ou elle se produit, une 
inilucnce morale et sociale néfaste. Nous avons assez décrit, au courant de la plume, 
la vie agitée et fiévreuse des pluccrs pour qu'd soit inutile d'y revenir ici, le rôle du 
jeu, le gont des gains foudroyauls, les passions violentes, le mépris de toutes les lois, 
l'oubb de tous les devoirs et de toutes les u^'ections. <f Ces gains faciles, dit le 
document guyanais que nous citions tout à l'bcurc, ces gages élevés détournent la 
population du travail des cbamps. La vie du placer n'est ni saine ni paisible, nu phv- 
siquc comme au moraL (-es reclierches liévreuses, ce jeu luiîsardeux de l'Iioiiune qui 
peut ^-agnor ^[i fortune ou poiflre sa santé ne sont point faiïs pour donner le goi^t <lu 
travail calme r( des plaisirs tranquilles des cultivateurs... L'ou\rier des placers vient 
dépenser à la ville ses ira^'cs île si\ mois on il' un an. Ce Mhut di's orgies, un gaspillage 
inoiiL. Il s en n^tomne idiirs à la mine, le> niiinis \ ides^ piiur iuiia>ser Targent néeeti- 
saire à des plaisirs l'oi'ileux qu'il n'aurait pas connus sans l'i}i'. » 

La psveliologii' (tinte parliridière des placériens s'ciltcstr ilaus b> imms méiTies 
qu'ils duimcTil aux gisements, fies iiiiins res|iircLif la superstition la plus puérile ; ils 
soni clioi>is ile favon à attirer sur la niiuc la protection de Dieu ou clés s^junls, à 
porler ebarn'e au mineur, Mu (ïu\ime. c'est 1 tJh'U rat. hfeu mrrci, lùtjiit. fjrmii'ty 
cfiancp, /'-/s tntp h't. Vax Sibérie, r>sï Boniif \tmi^t'th- (Blagovietclieiisk). h'sp*h-tincc 
(\inViM\di\), .Ii'yfii.r (\ i'ïsinly), Tr"iisJfij'ir/ii''ni(V\vAtr:\']f\\:-]^\) el louk' la k\ liclle des 
fêtes de l l'église orlb<»tM\c, V.n pa\s auglo-^atoii. c est l'etenu'lle iiini'fnia, nu le non 
moins éternel Ehlonido. nu les riMercs qu'on )^apll^c à I avance (iolihfefh, dans 
l'espoir que I'iit' y xieinlra. i>n «les iiorns de ullïle^ célèbres, (^aiiboo, lten<ligi>. 
Soiiora* donué.'ï à des pays neufs. Autour de ces nom> porte-veine s'enlacent les 

(i) jVu^u'fi i-'iU'iiUitfj,. cilL ]'Ar u. I.c^aL, /. (ir fii 'iwiiiie fidii'^'iis':. p. S. 



Lr «m rt » Vkt Qeom ntr dk ton 



>49 






T^-» 



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ftakri<^H cllcn tfjdotctil au «Mior», en fi^rmr de U-rtn**, de* inn».»" de *iibk oirriR^ff 
uù hnllniuiil \t^ pr-plU'»- On d'^iifc plut uiiini^ du t^nl d IU'iDtli>ic de|)iiis t^ite 
MM- SoItiirliiiiLoirrl |j!\flt mitis nul m|»|K>rtL' <|iBf* len tm^iiiPA cuntrft — founiiU k 
pirl, ICI cte i^nl ilr» nU — dn'ulnMnU m Stbt^Hif : ii t n ncUc placrr en TmmluilLilîo 
A ^tr ilfcou^crl ^t^cv ou eimuounuuïAÏ ^ruluît i|trîiivolou|airû dc« « lafb*gai>r^ d, 
nirU^iltgmiTtkliiïù pruirîen, i|ui l'iuriuillcnt dou* kpnv«, crcti*at»l (W^ iMriefiiprc^ 
fÂ'iidadout iUrrlirvnt tin c^vc de difliUi,.. In rhercbeur uuï «boit^^' prtiul un Je 



350 LE BIEN ET LE MAL QU'OTi DIT DE L*On 

cos dyhloia pour oreiller, s'v endorl» rôve qu'il couche sur une poillaase de roubles, 
se réveille en sursaut, lave son oreillor, e[ découvre le Irésor, » 

A eulé de la découvcrie miraculeuse, la légende de la mine mlraculeuâcment 
perdue, de la mine-funlôme qu'on a vue un jour, et qui disf>arul pour ne plus jamais 
reparaUrc. En i85o, dÎL-on encore aujourd'ltui dana TOrégon, des émîgrûnls, de 
simples fermiers qui gagnaiciil la Califoritie, passèrenl sur les bords de la Snake 
river. Le soir venu, ils ëlablîrrnl leur bivouac près de la rivière, les bommes allèrent 
à la chasse, les femmca se mireni ù iavev leur linge, les enfants coururent ù la cueil- 
lette des imVcs^ Ils voulurent transplanter une ronce et la mirent dans un seau : le 
seau devint terriblement lourd et on y trouva, mcléjs a la terre, des morceaux d^un 
métal jaune. Les enfants les gardèrent pour jouer au cochonnet. A Yreka, on constata 
que c'était de l'or, L'n nat/t se précipita vers la Snake river, des mineurs y moururent 
de misères, mais personne n a retrouvé le placer mystérieux. Dans le Sud de l'idaho, 
c*est une veine de quart/ découverte par un porteur de bagages pendant la construo" 
tion du chemin de fer, une ïcinc de ao pieds de large, d'un |iied de haut bors du sol, 
de loo yards de long : efiaquc coup de pioche en délochait des |K'pites. Le décou- 
vreur confia son rteeret â un vieux mineur ; ils parlnent, mais ni eut» m les oxpédi- 
LÎona qui furent équipées dans ta suite n'ont pu dire où était passé « le bassin 
perdu >i. 

Dans cette atmosphère de su pe est il ions, de h'gcndeâ, de chances subites et de 
brusques infortunes, la délicate machine humaine se détraque, les nerfs, surexcités 
sans velùche, n'obéissent plus a la raison, l'h<innne n'a plus de volonté : il dcîvient lu 
proie de ses instincts. Placer îi sa portée une fiole de poudre d'or, il vole : mettez-lui 
à la main un couteau, il lue. 

Que de crimes ignorés, dont la brousse et la foret gardent à jamais le aecrot ? Que 
de mineurs égorgée ou miyés sur la roule parce i|ue leur pocbc parairtSiiil trop 
pesante ! Que de naïfs enlraînés le samedi soir <lans les Sfilooii-s de la ville, dépouillés 
de leurs pépites par des joueurs à caries iTuquées, on dé|K'cliés d'un coup de revolver 
daiiJi une rive prcpuréo d'aMuice! Que de houo. et que de s^ng, dims les lingolr^ que 
fonilent les grands éïahlih'^euicnts d'allinage ! Pour uiettre un terme li ces crimes, à 
ccHe vie antisociale cl anarchîque, il a fjlhi tjue de Toxcès du mal sortit le reiiit-do, 
<"omités de \igilancc et luis de Lynch (ju liien <pj'une autorité préMiyanle. (■ï>iiiine 
aujourd'hui au Kiondikc, |}rLt sur elle, dès le jucmier jour. Je mainlenir l'ordre |>ur 
la turcc. 

A côté de.s crimes indi* idueis. les crimes eolle.tifs. L'or a jeté des peuples les uns 
coriln: lesautres et les a fait s'eni regorger. !^i Tlnca Atuhuatpa ^»'a^ail rté assis sur 
un tr(>ne d'oi' pesant ■".riooo ducats, si ce Irùne n'a\a)t clé porté par une litière on 
latne^ d'ur. on n'auriul pas vu Vizarre l'atlaqncr tridlreusemcnl, et ne lui rendre su 
liberté qu^à la condition k de donner aujjint dur qu'une des suites de ses paluis pou- 
vait en contenir jusqu'à la fiaulenr de la main, iju'il éleva en l'air au-dessus de sa 
tète : ce qui n'cnqiécha jias, d'ailleurs, l'i/urre de [[• inrllre à mort. (Tcsl pour leur 
prenJre leur or que les Kspngimls torlun^renl les uijilhenreu\ Indiens, brùloTit les 
botnuicsùpetit feu, éventranl le;? femmes, lançant en l'air les enfants pour les rattraper 



LE DIE^ ET LE MAL QU'ON DIT DE l'oR 35i 



AU lioul des pii^uos, si liien qu'aux rnissiot maires qui les pressaient de se couverliv, les 
Ami^rirsiMia rëponduîenl : ii Pcis de Paradis, si hous y Uo>0)kS rencontrer des Espa- 
gnols yt, et cjue la (raite des noirs, cette plaie de 1 huinaniLd, fut d'ut>ord un e:ipédient« 
imaginé par un évrque philanLlirope, pour adoucir les eoun'rances des Ineas et des 
,\/lèqucs. De nos jours encore, au crt- pu se nie de ce siècle si fier de sa civilisation, 
l'or n'esï-il pas la cause d'une guerre injuste el sauvage ? Si les Bocrs n'avaient eu 
que leurs fermes, leur veldt caiïlouteui, leurs bœufs et leurs cïievaux, croye7-vous 
que lord UoJktIs de kandaiiar. lord Kilchener du Caire, aooooo hommes et toutes 
les forces du plus grand Empire du monde se seraient coalisés pour leur enlever leur 
peLkle pairie? Leurs cailloux rontierLucril de Tor, el de là aoiil venu? leurs malheurs. 
On leur prî-lail, il y a quelques mois, le projet de détruire leurs mines ; mes lecteurs 
iiavent ipje ces mots « déti^uirc les [nînes i> ne soitt qu'un vain hruit vide de sens. 
Dctruii'C les usines du Jour, soit, inonder les puils ; mais qui donc im retirer Tor des 
conglomérais '.^ >'imporle, si insensé qu'il fftl, ce projet avait une valeur svmlwlique. 
Il dénonvait dans L'or le grand <:<iupaljle, le poison qui a souillé T^me d'une des plus 
nobles nations de rKuiv>po, des plus soueieuses de moralité et de justice, el qui Ta 
fait rétrograder vers IVigc des antiques Ijarbanes. C'est l'or qui, depuis plus d'un an, 
tient CEI écfiee le progrès et fuit i^culer la civilisation. 

^ oilà les crimes de l'or. 

Mais il est juste de leur opposer les services qu'il a rendus à riiumanité. Du mo- 
ment que l'iiomnie avait le goût des richesses, il ^tait lion qu'il eût ti sa disposition un 
métal ù Li fois Iri-s louixl sous un j>etit volume, très précieux sous un faihie poids. 
A oit-on l'Immanité civilisée obligée de traîner derrière elle, pour tous ses échanges, 
un stock immense de fer ou de cuivre i* nous plions déjà, dè^ qu'il s'agit d'une somme 
importante, sous le pouls écrasant de nos écus d'argent. Tant que la République 
romaine n'a cc^imu que la lourde et encombrante monnaie d'aîrain, elle n'a eu qu'un 
commerce restreint, des transactions peu étendues; dès qu'elle a voulu dominer sur 
la Méditerranée occidentale. Il lui a fallu des pièces d'argent, el clic ne serait pas 
devenue une puissance moridiale, l'entrepôt cl ia reine des peuples si elle n'avail, avec 
César, adoplé l'étalon d'or. ^ oît-on, sur les quais du port d'Oslic, le» blés de Sicile. 
d'Afrique, d'L^vpte. les étoffes précieuses, les parfums, les pierreries de l'Asie 
Mineure, de Tlnde et de la lointaine Sériquc» les laines de la Gaule et de l'tlspagne 
s'éclianger contre de gros as de cuivre, timbrés du bœuf ou de la louve? 

Monnaie pour monnaie, il valait mieux qu'elle fût en un métal inaltérable, qui 
garantit à son possesseur la propriété perpétuelle de son capital. Si l'avare enfouit 
dans sa marmite des pièces de eiiivî'e, que restera-t-ii ù ses héritiers? Un peu de vcrl- 
de-gris- Tandis qu'on pourrait encore se servir des monnaies romaines d'or, enfouies 
avec ceux qui le.^ |>ortaient sous tes avalanches, dans les routes du Saint-Dernard ou 
du Cenis. ou rie ces monnaies aiitonines qu'on u trouvées jusqu'en Chine. — - Mon- 
naie pinir monnaie, j'aime mieu\ qu^elle soit belle, que l'éclat de sa couleur oit 
séduit les artistes, que la docilité du métal sous le marteau les ait incités à y frapper 
de |ïetitîi cbefs-d'onui'e. — Puisque les hommes ont besoin de bijoux, puisque les 
nègiC!^ ^v mettent des amicaux do picriv dans le nez et dans les oreilles, je préfère it 



359 LE BIEN ET LE MAL QU'ON DIT DE l'or 

ces amulctlca borbaros les plaque» mycéniennes, estampées ou repousâéc^'f qu mar- 
teau, leâ filigranes étrusques, [es frêles merveilles de nos orl^vres- 

Si l'amour do l'or a trop fiouvent ensanglanlé la face de la terre, il a aussi donné à 
l'ikomnie une connaisâunce plus complète de »oti domai[te ; nous le trouvons, pour 
ainsi dire, à la racine de toute» les grandes découverlea géographiques, de toutes les 
entreprises qui ont dlargi sur notre glolH? l'aire de la civilisation. Au crépuscule de 
La légende et de l'histoire, le navire Argo part pour lu Colelude ; il va y cherelier la 
poudre d'or. Depuis des siècles il ri*y apliis guère d or dans lea torrents du Caucase: 
n'importe, Argo a ouvert aux Hellènes la route de TKuxîn ; dans son sillage passèrent 
cusuile Icfi colonies miléHÎcnnes, puia les colonies atliénicnnes, les galères romaitics, 
lesgalêacos vi^niticiines et génoises. C'est Tallrait de l'or qui conduisait Colomb tou- 
jours plua il rOuost, a la recherche des trésors de l'Inde, lorsqu'au passage, et comme 
par mégarde. il découvrit Icj* Amériques, C'est aussi en cherclianl l'or que Vasco de 
4iuma, suivant le beau vers de Mistral, d pcVfia les Indes avec ses cai'avclles ». Ft 
c'est pour trouver l'Eldonido que 1ns Cortcz et les Pizarre effacèrent peu h peu de la 
carte du monde les ternt? incofjnitiP. De nos jours encore l'Australie, la iVouvelle- 
Zt-lande, rOue^t-amérîcain, l'Alaska sont sorties du néant, elles sont nées ù la géo- 
graphie et à l'histoire, dès que les a louchécs la bagui-lle d'or du magicien. 

L'or Ji'a pas seulement, comme nous le disions dans un autre chapitre, pousse sur 
les (lots des novrrcs et Iransporlé des denrées, il a transporté la plus précieuse des 
marcliandisc», l'iioninic, il a rvéé des sociétés neuves et vî\anies. Trois millions 
d'hommes \ivent aujoui-vl'hut en Australie, près d'un million en Tasmanie et en 
ÏS'ouvelle-Zélande, des millions dans les Etats américains du Pacifique, qui n'y seraient 
pas, qui lutteraient péniblemenl pour rexistcnce dans les faubourgs empestés des 
villes européennes, sans la découverte des placers et des mines, sans les rushes gigan- 
tesques qui mil balaye des peuples et h'S ont jetés -iur des plages désertes. Sous nos 
ycuv l'or crée chaque jour des sociétés nouvellc^^ : il est en train, sous l'équaleur, de 
jieupler la (ru\ane ; il enirahie l'fiomnie, le plus soujile des animauv, le plus eapnble 
de s'adapter à dos milieuv Iniijiiurs chaïigeants, Ix créer des cités, des familles, des 
foyers, à ahnler sons des luils ses amours, ses travaux, ses pensées, jusque dans 
les solitudes placées où le soleil a tout juste le temps de mûrir les moissons. Sur le 
gigantesque riibar» (l'aeicr qui va de Moscou à Pékin, il sèmcn marqués sur la caiic 
en tncfLcs d'or, les villages où vi^ roui les moujiks, désormais tro|i à l'étniit dans les 
steppes d'Europe, où les anciens fori^als respireionï eiduL l'air de la liberté, il Iiii( 
lleurir les villes de Imis, au\ toits multicolores, a^oe leurs églises auv hull>es (l^:»r, qui 
répandront dans la hiubarie asiiiliquc un peu <le eivilisaliciii^ 

Ces SU! iélés créées p;ir ri)r el autour de Vov. nous a\ons vu qu'elles étaient sini^rii- 
lièreiLinet Irouhles, agitées, ilés^ordoriiiées, soumises à la loi du plus fort et du plus 
habde* adormées aux ÎTistincIs \iolenls cl grossiers, très proches de la sauvagerie de 
\ homme des cavernes. Klles marquent donc^ Iri-s souvent, au moment où olles se 
rorruont, un vérilabh- recul de la t-i\ilisalion, bien plus un saut prodigieux dans le 
l^ssé, un retour sini.stre jusqm- vns les é|>oques prîmitixes où l'homme était un loup 
pour riiommc. Mai> e'csi là une cri,sc pass^igère. Les instincts qu'ont développas en 



LE BIEN ET LE UAL QU'OK DIT DE l'or 353 

noua des siècles de culture ropreunent bioiitâl le desMUi< et lrioru|)liriit de ranima' 
lité unoestratc- a L'Komme. di^it Aiislote. est un animal soHable i>, et nulle ancl^té 
d'iminmes, fùt-eUe eoniposée de cheictkeur» d'cir, ne peut vi^ie longtemps sans lois, 
sans institutions privéei^ et publiquoîs, ^ns auloriti5. î^ans moralité . Tout se lan-iedaus 
les Tranâvaala et les Califoruîes. les éléments untîisociaux s'éltniinenl. le^ lois r^ler- 
ncllcs de la farmfllion des soeiélc's s'appliquent là comme ailleurs, et la Fsiidélé <|ui 
naît de ce fécond mélange des rjceset des conditions nVst hicntot ni pire ni [neilleure 
que les autres- Elle cotilient> comme les autres, à peu prcs dans Us mnucs pL^ipor- 
lions, des lionni^'les ^ens, de* canailles el des faillies, elle recèle la lucme quanlilé ilc 
vertu cl d*inlelligence. de Mce el de crime. (Jui se souvient aujourd'liui. à Saji 
Francisco, du temps où les « ctiiens si1ll^;l^l.■s a terrorisaient la population el ineltaient 
lun aprt'S l'autre, tjnis les rpiurliers au [>illa^e? On s'y promriie tout à Taise, comme 
ii Ne^v-York ou à liOndi'cs, sous \\A\ liieri\ cillant des [»iliceinen. et sans avoir a y 
redouter plus (juailleurs les ruses audacieuses dos pick|H>i*kels. 

Ou lit quelquefois dans les jourtiaux rinstono d enfunlj;; qui, grisés par la lecture 
de Fenimore Cooper ou de Mavne lleîd, ont déserté un l>cau matin la maison pater- 
nelle et sont partis, un écu dans leur pocfie. pour tenter les grandes aventures. Celui 
qui, sur la foi des récits de iS'iS, partirait |>our (ioldcn-fiate avec l'idée d\iller mener 
sur les plûcoi-s du Sacrauietilo lu vie enivrante et liévrcnse des premiers chercheurs 
d'or, celui-là s'exposerait à une aln^rc décc|di(}n. L'n Pullman-car, servi par des 
ntgres au fau\-coi blanc, le mènei'ait au pbeerde ses rêves ; il y trouverait des claims 
éliquetês, parquetés, délimites, fort proprement enregistrés au cadastre, et sur chaque 
daim une hounétc figure de propriétaire, fort de son di^oiL et de la prolcction que 
lui assurent les lois de son pa\s. Que noire inlrus s'avise, avec sa pioche et sa balée. 
d'aller prospecter le long de la nvièi^ : d sera immédiatement arrêté pour alleinle à 
la propriété el il ira. dans la prison du toicnn/iip voisin, méditer ^ur les transforma- 
tions rapides des sociétés <( auriit'rcs i>- 

Pcndanl la première période de leur existence, les sociétés « auriiïi'es n ne vivent 
que pour el par l'or. Elles coinmcttenl toutes l'erreur qui cousistc à confondre Tor 
avec la ricliessc Mais cela aussi rTa qu'un temps. Files se fatiguent d'échanger éter- 
nellement de h poudre d'or conire des boites de Cfirneif-U'i-f ou de romkixxpd milk \ des 
hommes avisés, à qui le placer nu |ius souri, se disent qu'on peut faire fortune en 
nourrissant, en liahillant. en logeant, en meublant Les ebereheurs d or, plus sûremenl. 
plus paisiblement, jwirfois plus rapidement même qu'à cberchcr l'or de ses propres 
mains. Les sociétés w aurilïrcs n deviennent alorsdcs sociétés agricoles et tnduslrielles. 
stables, attachées au sol, prospèi^s et progressives^ La Californie se couvre de raisins 
dont les grappes rappellent celles de ^ioé, d oranges énormes, d'un multicolore tapis de 
moissons. Au Transvaal comme en Australie orientale, en cherchant Tor on trouve 
la houille, bien plus précieuse que Tor, ta bouille qui répand sur les régions neuves 
les chemins de fer et les usines ; la houille qui. vendue à Singapour el à llor»g-kong, 
rapporte à Sydney plus d'or qu'il n'en sort des mines mêmes. Ici» pour pouvoir lïoi- 
ser les minesn l'homme a fait sortir des cailloux stériles du vcidt toute une frondaison 
d'cucal\plus : pour a|>aiser la si>d'dé\orante des hoeards. il a créédet; étangs artificiels 

HAUHtIt- — L"Ot, s3 



35^ LE BIETS ET LE MAL QL'*0> DIT Dfi L*OH 

qui répandent la vie et la force motrice: il a presque moJiné le climat, diminué la 
fréquence des Icmpêlc» ctc sable rouge, A côtr^ de leurs minca, les Australiens ont 
mainleûant leurs troupeaux, donlies bines encombrent les quais de Londres, de Liver- 
pool, du Havre. d^Anvers, de Hambourg. Que l'or disparaisse, qu'urt catacl^'smc 
engloutisse Bendigo ou Ballarat, les Nouvelles-Galles ou Victoria n'en continueraient 
pas moins leur marche vers le progrès. Mais c'est à lor qu'elle» doiveul ce qu'elles 
sont, et l'or a éi6 le père de celle grande Fédéralion australienne, de ce Common- 
weaUh oj Austrii/ia, qui Rcra demain l'une des grandes nations du monde, qui en est 
déjà l'une des plus prospères, des plus audacieuses, el peut-^lre la plus complètement 
démocratique et républicaine. 

Noire Guyane, endormie sous ses lianes el sous ses fièvres, semblait condamnée 
au sommeil lorsc|ue l'or, tel le prince qui réveilla la belle au boîs dormant* est venu 
lui rendre la vie- Nous avons entendu les plaintes du Conseil de la colonie sur Tarrét 
de l'agriculture, la désertion des plantations, la course folle vers les placers. Mais, 
soyez sans crainte : le rus/i ne durera pas toujours ; la fièvre de l'or aura son lende- 
moin : la Guyane, pour nourrir ses mineurs, augmentera sa production en nianioc : 
pour payer ses dragues et plus lard ses moulins, elle fera du café, de la vûnillc. du 
colon: les chemins de fer placériens lui ouvriront la roule de ces bauts-plaloauK où 
l'Eurapéen peut vivre, où les piaules européennes peuvent croître. Désormais, grûce 
à l'or, c'est une colonie liors d'afluire. 

Déja l'on fait à Dawson-Cily autre chose que de peser des pépites. Déjà l'on songe à 
profiler des courtes semaines de l'été boréal pour y faire pousser le blé nécessaire à 
la population du Klondike. Lejour où une nouvelle sociélé liumaine sera installée h 
demeure entre le Canada el l'Alaska, c'est h l'or que les hommes devront d'avoir 
ajouté il leur domaine ce morceau de la plan^ïe. 

Le rtjle ci\ ilisaleur de l'or u donc été imuiense. Avoir percé des roules iiouvelloâ 
dans le ténébrenv iucumtu des géogra[>liii-s auliqucs. aM^ir aiJé la prise de pussession 
de la leire par l'homme el orée des ï*ociéU's daiii^ def< déserts, ce n'esl |ïas Ih un mince 
service rendu à l'[iom;unlé, Ginilous-uous d adorer le \ean d'or, niûis saluons duns 
l'or un des insli umeuls qui nous oui ser^i à con(|nérir le ijlobe. L'arlislo iniromin qui, 
i-n frappant do m)h iiiurleau sur son HselrL ([essinn sur une fi^nille d'or le relief des 
l!iuri.-an\ rt de» jKihiMrrsde \a1ici, t-chii-Là Iravaillail •fan», le f^a^oir ïi ta colonisation 
du Farwrst aLuéiicain, de 1' \fi'ii|ue ihi Sud. df l'Austialasif . || esl impossible^ de se 
rï'présenler iv qu'aurait été l'Iiisloiio du monde, --i l'or n'a^ail pas attiré, dès les pre- 
Luiers âges, k-s rrgards ji^ ides ilrs hnmines, 

Kaul-il croire qu'd jouera toujcmrs le nMe qu'il a joué jusqn à pré^enl el qu'en parti - 
cnïier il restera Idiéjoui s le régulateur siiu^erain des Iraiisactiona, la commune mesure 
des éc'|uiii^:t's? On pont, ir im' s£'int>h', ima^inei' um' société meilleure, où la jusliee 
srra pins ipio hi nchosse, un ie travail bumain s'éeh:uïgora non plus contre un'nu'tal, 
fut-il uiallrrable. mais ctmire du Iravuil im contre lei^ priHlnils du travail. Dans colle 
sociélé idéale, ehacun Iravaifleraît de ses mains on de son cerveau, non 'pas seule- 
ment pour assuri'i sa \if. miiis pcTur Ironxer dans un tra\ail utile à lu société tout 
cnlii're. le plus noble el le plus jojeu\ exercice de l'aclivilé bumaine. Ce travail 



LE DlE<l ET LE MAL QU'ON 1>IT l>E l'oh 355 

serait payé en hillcls d'un nouvenu genre, non pluH en htllefs de banque hypolliéquôji 
sur tics mtllion:^ de kilogrammes d'or, mais en hona garants par le travail de lout* W 
citoyens. Ri chacuih avec les bons qu'il aurait ainsi ga^jnéa lovalement. a la fueur 
de ses mains ou de son front, se procnrernil les objels nécessaires ù l'esistenoc, 

Kt CCA pinïfiir» (('gcr^ qui l'ont aLinrr b vip. 

Dépossédé de so» nilc de monnaie, l'or serjiil abandonné aux arlip^les. Ils en 
feraient d'élintclanls biiou\ pour cl-ux, de jour rn jour plus nombreux, (jui sY-veil- 
leraicni à la vie île Tart et nullraji'iit à radmMMfion ilrs belli"i rfio^es. Surtout, ils 
l'emploieraient au\ grandes tntvres e<illeelives. à la dé<'oralion des édiliues on s'abri- 
teraient les foules ; ils en fondniienl Irri staînes où h iiicarncraicnl. eomuie dans d'im- 
mortels symboles, les pensers nouveaux des jieuples. 

L'or ne serait plus TainiHinl mystérieuï de toutes les ronvoitises. Comme il n'au- 
rait plus guJ'ie de valeur luatérieile, il ne serait plus aimé que pour luî-ineme, pour 
son éclat, pour sa couleur, jKiur sjï quasi-éternîlr. jmur sa lacililé à prendre louti.'s les 
formes et à traduire toutes le^ idées. U ne serait plus tacfié ni de })oue ni de sang. 
On ne l'emploierait plus à rien de vil cl de bas ; il ne servirai! plus qu'à des <i.'uvres 
de beauté. 

Mais ceci est In part du rêve. 



I _ 



''J 



INDEX 



AnticllDal, partie (ymvcxo d'un pli4)eni«nEgoo!i:>pqii«- 
Arrastra, a ira pav^c. Aiir la<|iii'tliï un ou pliisit'iin 

lourds iTiiliiards de piarrc LcrasoxiL k minerai mC'U'' 

d« mercure , 



It 

Baakct C'^" hiri}/iiidain : giife/m tiu.r aui/i'idfs). 

nom donné aw\ conf^laniénl^ HurlR'iTi^ du Traii'tiûal. 
Bfdrock (ruch^ dti li/). rwlie siluéc au'deswius d une 

tlliniun euriltrp. 
Bocard, pilon, origirairoincnt ^n Ldl^. Bujourd'^iui en 

fer, c[ui écrase dann le morlier le ntinerai E^ico^^é. 
BOcardagf, pHSHge du minerai cneas^é v>us IcA 

pilon «. 
BrèW, Il Id Minnaio, ijuïnliEé de pièces 4|ue Ion peut 

faire iM-e uil mi-mu lin^'cil, 
Bnllloa (mot fliiftiiix). niéLal fnndu. pr cxem[tk' ; le 

lingot d or & Il Kirlie du crtu#t. 



c 

CArat- 1' l-'nilé lie \tfnil^ ]iDUr pr«er 1e« pierres pré- 
civutot; v»iilfi«',fl-ïjjï cl if. djiiH- en \ prains. 
ï, Unilé -|ui aerl k t^talucr Ip lilTO des ohjeta d'ar. 
L'échL'Ilrdj litre de I or (Britrff»i''iliiiitèe en ïJ earaL»i. 
la p>roléal)fi]|iie de IVri-Linl l'iiiriméc par ït caril^), 
CQJiipri'jianL khni partie» dans le n^strine iltTimal, Iv 

l'ïlXl , 

caral tauL — ;-, »iL environ ij millu'inci, c est-à- 

dire ^rt d'or fin pour hhhi d'alUiiife. 
Canchat) oulil en l>aLjdrn[:lie du halteur <l'oT, 
ChandrCt, "ntil iiTmlii^nii- au caucliel. 
Cbonrfa, |"iil^ eam-i duiit II') ^ilueeiï «ifxTiens 
Claim ('''J iiiifliiis : pri-triliaii. dtnit). C4|4re nm- 

cédé A rliaipi'' iiiùieur p'»ur \ faire ui tra^aui de 

TTclkcrclii- 'Hi d r\p|4tiluLii>n. l<fl superfirlo du elaini 

*Brir jnn^ le» n'^iJ'iii-. 
Compoand, Lunirguemenls mis \tar h-'^ <.'.'iw[«\^n\ûh 

iriiriir-n'3 "iLd^africoiEH'» è la 'li~pii«ilion <lc leurs mi- 

neiin' fal'ri'». 
Couleur, Irac*' ItiWe Jans la hhlit.' ou le pan |ai- de 

tr^ |H;Ulf> ptfillvtU'H d ijfr 



Creek, peiïi cf^iir^ d cini. 



Dalles, n"ni doTiin' aux f|uiir-i en Guyane. 
Dftftp-leadB (•■'! nujiinin -■ f'Hiiuilvs jrtafnntfes). 

■Jluiion'ipn lfrTa»eSr 
Dccp't&rel (''!( 'iri^t'it* : uU-i-nu prt'fimd'). an Tmin- 

«aal : k-s prTiea du {ilon C[ui, ^InipiuV^ de la ligne 

d'QffleurHi'nienl, ne jieu\cnt îïrc ellcinles ijuc par dea 

puili proToudï- 
Deep-mining, minet pmrcndes, 
Dry-blowing {••!* nuphib-. b'tujflpse -r ier)> ^an- 

nsf île» «flljlra aiirlri-rea ^'ar un f/nirant d air 

(Aiiïlralie), 
Dfift-ratntDg (r*» anglais: ttiiaen d'alluviatt). bIIei- 

ïifun Tpcouverlpir 
Dyka, proj4>4^1inn de lermin volcanique à Lmen nno 

niïïsir de terrain^ scdinirn1aire:fb 



Elcctrum, alliap' iialiirel ou artificiel d'or et d'drgenl, 
EpOntCA) parniï rocliiru^Ci^ viicaibUiil un Hlon, 



r 

FaLlla, rupture dans une eoiieïie féolo^ique. 

Flanie (■'" anglais: flvuvf'), «^iiedue jHiur iiLtCallalioiia 
hidcauli^ju». 

Frea-milliDg {''n anginis : niimliuagf tiùre). mino- 
rai rrirE^cleiueut ainiil^aniiLle, 

Frnfl'VaUD&rf '^an in^eul^ |>ar M, t'rije ; a|ipareil 
furm^ <rnne courroie' >aiis liii, aninii>e do h'ouirea 
qui auu-nenl la tépatalion dci roncenln'i vt dci 
IjoueSr 

ti 

GofdfiBlda (l'i <i"fiftiiy ; rhiim/'n d'or'), 1errilnin."i 
daiL*! If-quetï de« jin»F<|ieeli4)jiB 'ml r^^f'li' la jiréiienru 
di^lor et I] ni M ml n'ieoi''^ à I «iplpilaliMJi iiiinii.TC. 

Ground-sluica, jXokv cix'iisv i lut-me la nrclic. 



,^58 



IMJEX 



H 



HillBidc-cIsÏQlS, Icrniiii» turiff-rc» iilTii'a %nr If^ vcrKiiil 



Inqaarter, runJrc un p^Mi ilor >\vc -a b i/j J'ar- 
ItacolQmitC, luiii^rdi aiirifi'rc iIm Itri'ail, 



LlxiTiâtioa, iFailpnn'nl ilu niiiwrai jiur la ii>ii^ 

Fui III] ri rv 
Long-tOEU (''" 'inalfiis : louf; Thiiii}tis). nugi' hIImiI' 

fFi'-o, imiiiiiMJc lBi<h'aM\, gkour la jin'irïrdLlrkn nnVajii- 

4|MC du niiitrrHi. 



u 



HODitor, appart'il iiAiInml^ui- fx*iir U 'Ii~,i^n'p1i 
Vnr, Tin'tn- ûUlie'i^ aii-ilr'ssduft il'un ^\\-m. 



i* 



f]<tM/i>^i1ll' lie |di fiiTr Irt-y. ili^i^r-l- i-ll '►fl fn'IIIH'- 
•wif-lits. rliiii|iir |ii'iiri\ Ai-j}jLl 1-11 'I I fifiiits. Id'ori- 
rii'iiTii- "lu-i- f"rurii;iiiM' w- |H'^jiil i-^wc '.\-\J* .î>i^. 

OutCrOp i"i'-> 'Hr-'loi'-}. 41IÏI -iiriTiii'iff il un \i\-iti i^un 
i'.'-rr 

OutnOU, iiulli' ili' imiii'' {iji UTiiiuuM--) x.'\y.'t [i-^ •Minni- 
K^"»|i)"ii*. 



Pan {'■'! ii'i^li"'- : {'•"'/•' -i f'itii'f. iii^Li iJ4iii-jil H'ii li'ili' 

jÉfiiir I»' lii'rfj/i' <!<■:' *"IJ^- juirifiTH'-. 
Patio, il In- fi-i*i'i' Mil l,ii|inll<' "N ti'hih' ]•- iiiJiM'm 
Pépite, iLM~~' il'iT Niilit [ilii^ iiLi iinriii^ ^riK-'', tr'Pii\M- 

hI,mi^ ti' -^iljl»j h|h'- r iiiLTH''- "Il ii,ui^ le- ^rn■ln:^. 
PLacer ^l'f'l ti'i^fm'-), jjlliiinni mird'Ti' 
Pokal \"t-'l "il''Hfir"i). ^t.ijhI idsi^ik ^llirL^ uAU- d-iu- 

\i ■- |pi1J|i|ll''l~ 

PsCbâilt, ''ikilTiiri' Ji-: iiiiH^i'Pix hirv|pliLii*. 

|iTri<iu> iiiiim i> |Tn4iiMii'sjjrii[iiii-li'- •}■' I'l]!a1 ( IV^ii^- 



R 



Raid (''" iin/'ii- : iiirin-ÈÎint)--, i^n appeLlo raid Jhidp- 

Foii lu Irnralivi' ^riiirursiari fait'' par k' \}' Jimesori 

en iSiiIî IN Traiib^aal, nri{,'int' Ao la ^iiorrc jacLui^IIp. 

. Rand ("n IfiriK-titiT^tmid. — hii ktillamlaîs : fif;t^ 

■ Rsef i''ri 'iii^Jain : tturic ifr mehru'). fil^iii. 
RofrACtory Ore {ru an^lnin : mint-rui ri'frnvtttircy. 

itiiiriin-* Ti'iii din'rlciiif'iil tunalgiiniBblet. 
RetortO, canine, en purlii? ppparpil & di^lillfr L'aniol- 

fijiiiiP. 
HOClur (''" ail ^f 'lis : liTCPati). apjiartrjl a Laaculp 

|>niir la «i'|4nilinn Ei^'^taniiiiic iIck hLIpi' auririToii. 
Rnsh (''" piigUiii : f"U/'- fui -■>'■ prfripiti''). \v\mi\v- 

inrrjl d'Itommvp rau»)'' pr la Ji'-cou%rrtc «L^iiic min? 

• V"i- 



Salbande, lil ar^'iWx cuire un (ilon ot In rvicho ciicvia- 

^KJlIC. 

Saler nûâ taïaâ, IVuri^'liir ;iriilirti-llciiir-riL i-n «^r, duni 

Il II ImiE 'h-s]mrihi*'t<' 
SctatlchB, miIjIi- p^rih'ii\, ^tt^ ou ii'iirs. ijiii rcsLcnl 

mLT la Ifi])Ii' Jf' InLi^i^e. 
Shallow-ptacera (ni nu-iifti'^ : ftl/ii-fr-i jtru /trO' 

f'iiidy): alliiviitiix 4lr-tr»imTE<.':i. 
SiClA, kiiiJli' Av [i'»id<> ii^llrr 4^11 \*\-'. iii>l;iiiiini'r*l ckc 

|.s lk]-r'ii\ ( .'(^Mi.h}. 
SHmeS (>-" nniiiuî-^- — l--n nll--'i"i"'f : y.-ht'imm^ 

\ii-w— ;lim iIith'- \t't m \\\i'"* -i lit xiiiln' 'lu irur « ^lËir» r r 
Sluice {•■" 'l'i^ltiin : 1 -ihi-hiiI). miy-i] ''ii |jhui<'k''S iLiri-^ 

1> l[L|l'l l'illL] H'Ulr^lÎFIr' |l-~ ^'iHltll^T'^ HilllilV'r|,->, 

Slaice-box {('•'!'■■ n •'/fiif--.). siilic di- «•Uaifv*. 
Stamp-mill, ^"•-' ii"iiT^. 

Standard (titn-') liin' Ii-i.mI .niL:l,iis ih' <ji*\ Vi*\. 
Stream gravels, Mikiil'ui-- iln ["juI rl-^s ijiUi'-.'^. 
SulphureU U'H'I tnr^Ui'^). Liiiiiri'-u* ^pll^■■n■t|\, 

Syncliual, i-iriii- '..111,1».' -i uji |.ll- MinTit t''-<-[.i-j.jji,... 



r 



Tailings <i'i"( •i"i:!ui-~). n'-Mus 'lu irjiiLi'uiiiii ,\,-^ 

iikliii i.ii^. 
Terrace gravcLa, jiKu^J^ii'. ,11 ir'riii-r. 

Toit, r.iili'' '^ilm-r' I<-".lit. il un lil<iii. 

Tons, (iTii"- .niL'l:hi"" '!'■ I iii(k^''.oi,'<. 

ToUCheaUX, Lilih.-- A-' l-ilt'm mTOHI \i IV>^J|^■,p^' Jp 



1?<DE]C 



359 



Toundra, »l>?j>pe glacde du nord de Id SibiTic. 
Trann-banc, ptrlie atirile entre Jeux Hiom. 
TfeUt (mat holhad^is : pttii. : ttttike'i). di?|tbco- 

mcnL on maaac dci Uoçn, 
^OIDIDB] (ft afleuiaiid : tambour^, appareil Ironco^ 

itii|ue «n tOlo cmploiù ]>oiir \c \w^a^t^ dc^ i^nvien. 
Troj (iiV/-f). poida itngUii de 373i".aii9lS <la Ihre 

anf[ïiiH nvnirduuois |>è»e 453^', ^93), Ji\JB>^PD jg 

fmceï. 



« 






UndercBireot (''ui^f anglaU : aouê-courani']. lEuicc 
■econdtire dam loque] te dcpoto une partie dcw ma- 
tjùrtt «atratnéat par le counnl principal. 



Teinu-aelleH, PiIods aiinf^re» en forme de bcIIeb 
Aupcrpoicci (Ausiralic oL Nou^cLlD'Ecofl»). 

Tfidt {inot hotlaiidais -' plaine), grandes ^lendues 
planer dans IWlriquc du Suri. 



ADDmO\ ALI CHAPITRE V 



Encorr une oouvdlf rôginn uimim- \ 

Aui ilomic-rc^ iioiiscUts, \e^ llnilitMk^ jiiiiLOJicriit cl'JinpiïrlaDtea d^couvorlcit dW Jann ti'ur colonie 



1 



* 



1^ 



TABLE DES MATIERES 



I^thoductioi ; Ça'eal-ce qut l'or? La saifde t'ar. i 

CHAPITRE ï 

L'or dans le laboratoire, 

1. PhjiL[|Lie de l'or — Son poids. — La feuille d'or — Le RI d'or — L> chaleur et l'élecLnciLi en 

prè»pce de Tur- ^ L'or Tondu ; l'or qui ^'en va en Tumée 1 

2. Chimie de I ot. — Lo mêlai intLténble. — L'c:(L-il traimeTit ? -^ L'eau régale. — Conpoï^s do Tor- 

— L'or pur — Ce qu'il a^lvient d'une bague d'or quand an 3i plonge dant un bain do mncuro. — 
Amal^mea et alliegefl. .................. ^ 6 

3. L^alcliimic. — La pierre pTiiïosophalCr — lioim^i Tii?m^giïte, lo ^nd ceuvro «I le grand irL. — 

Lo )>rince de» alcbiniisLes. — CommenL pcrit le dernier de» alchjmblet. — L^aJchimie de l'ivenir^ . lo 

CHAPITRE 11 
L'or dans la nature. 

I. Comiïionl Irouie-Lon l'or? — La minerii. — PailLeltc*!, pépUe* et pjrileA — L'or qu'on voil cl L'or 
qu^on no luil pa>. — - Sable» et quirti aurilïreir — Conglomérais, — Composition chimique dci 
ml^iCT^iï- r . ...... là 

3. Les giienientv -^ dcologic de l'or — Filom et or TilonieR. — Or alluvial ïUuvIonB dccouvïrtcs, en 

Irïrrafve» ol Tccouvcrlc». — (ïiHmcnU sédimentairrd- ,,....- a3 

3. Histoire des gi»menlii. — [jeun variation! en profondeur. ... - 3g 

i. Géographie de l'or. — Répartition ancienne et actuelle de l'or à U lurface du globe . 3^ 

CHAPITRE 111 
L'extraction de l'or- 

I . L^orpaillige. — Lt Toiion d'or. — La bâtée. — Le pa*t- — Le berc^a*!. — Le ioftg-toni. — L'auge 

>ib^rierine, — Le Iraiail inifi^iduel diiii le^i plaeen 36 

1. El pi ni talion iridnalrielle de» plactr^. — La prii»pcctH>i^r — DébnJBcmfnt qi aiièchenienl- — Tnvaui 
île mine». — Sluice eL j/air^-hûr. — Le sluire hibfritn, — Troinme/, lavoir à rn\fl — l^aveur* 
Baii» ii 

3. La milhode hydraulique. — Se* incom^nicnli. — Son interdidion en Caliromic. — La drague en 

Nouvel le -Zélanda, on Eibérje, on iïujane ..,.,,. 5j 



.^6:1 TABLE DER MATIÈRES 



.\. (iltct lîlanipni. TnvEiii minirn ; a) Dîna r*nLif|nilé. Ruinc« He Zïmbibir. fr') Chee lef «nodemei- — ■ 
Mnvpni méc*niqijc*i. Condition! Au Iravtil 6e* min<^ au ^^ itwiterarinH : rfaims d'outcrap tl ils 
/ieep'ievel - , , 70 

5. L^giiEtlion Att minpt d'or. — En Austniie, au Klondika, m TnnsvBal, dans le» colonî» françsiaet- , 7W 

6. RendcmcnLdet mino* d'or, — Tonoun mojcnnei. ^ani d'eutir — Limilci d'eiploitobililp. . . . Si 

CHAPITRE IV 

Lb traiUmcDt dei miaeraiS' — Lh métallargie d« Tor. — PréparAtlon mécaniqDa 

et traitement chimiqae- 

I. Historique. — là'oOfUBia. — T.c mvai. — Lf patio d ï'iirruafra. — hp lonncau d'unialgamBlion. — 

Lo ptoufin ty-foUea ^ ..... . 85 

3. Mfthodea de tralLcmcnt acludllomi-nL on U4gi!- .,,,..,. 88 

A) Traitement pat «impie lavage. 
D) Vois Hflie. Onpellation. 

C) Voie humi<lc et voie mille, — Moulini à or- -^ Lei conniteun. l.m broieun : bocarda. Plaque* 

d'amfigamaLïan. — {:hWunitiin. CoTicc'iLtretcnr-i : frue-vaniifr. ConconLr^, tailiitga pI Kiiiii^t. 
— CyanuraLÏon. Proctdé Mflc-\rlliur et l'orrcit- — HcductïoM par Lu liiic. l'roeédé Siomonit-IUIilc : 
rcdnctlon par l'éLecIroliïo. 

D) Voie élecLrO'niélallurgiqiie. 

3. L'afËiiagD de 1 OT , . , . , - , 110 

fJlAPITBE V 

Dfl (pialqnai régiûiu infnièru. 

t. Californitr — La découverte r l/^gû hfroiqut Lo Far-Wesl. ...... ^ . ^ .. . nS 

3, TranavMïl. Lo baiikei. JohannciilHirg cL Le Rand. Lea defji-lci'els. Les CaTrva- Aulroa giienii^nl^ dn 

l'ATrique du Sud. i^q 

3. Auslralit'. Nnim'llc-tialïr''. \ icioria : Hallnrat rL l^ndipo Tcrriloirr"» du Nfiril — Onrr,1-.\u'»iralic' 

Coolf-ar'lie d Kalgintrli*'. '^^urpii-laïuL Tii^nianip- V(ni*r>||c-j'Irlûii'!*' ... 1 1- 

'j l^naiJa t'I Ktrtiidili''. — /t'-ej'-niiiiiii^ en .^o■l^ollc-Ec)i:>p. — (Jin-btT. — OnlArù', OilomM'' VuLtiit. 

1^ cap Nome et l'Ala^^^q iIm 

5. Ui'^jont rliknr'M^s. — liinaïkc, — Madaga'x^ar. — Indo vl Iiiil4i-(>liinr. - — ï^ilx'rie. — lluu^ri'^. . i^i^t 

ti. Lu peu rie NraliilirjMf. — PruEtucli<u) compirvc rie l'or d^UH Ir mirud<\ . , . jji 



CHAPITRE VT 

A quoi sert l'or? Des nsafea iDdnatriels de l'or, 

r, Lnr rhc/ Ir?. anrinis. — Frn|rhkis rrriplruï. fiiui'rHlrrs H diimr^lLqiii'ï. — [^ triMiii^fr. Ir niBTlelr. Ti'*. 
lanipa^^o. \f lili^Tarit.'. in ri-fliirr — La ii'ulf k cite ix'rdur. — I »■■ \Lsi|r- nu tlaltijinl 'Ic^ ^IrilaJUr». 
— Hijoui ^ri.'Cï 4'lrM'-']iii'*i cl nirnain^. ^ -- l^a jialrrp 4lc Upiinp:^. — [^^'rnai] \.'-* i-maui iIjIk mvnt- 
«iit^'ipriïi. — l.rs verri"" •■iifrïfus. [<(■» ietlr^'» lî'ir. ........ ... -tj^'i 

■À }.'t}Z nu inni4'ih Afir \'\ daii« ]i'>^ Ifinp*' nuxli^nicH — SajnE l'U'". — \m lorluilijiii' 'lir iiin>cii it^.. — 
L Étrfi'ïrerii" n'Iifiiru^r l'iirl fraurni^. — l^r* 'trfrircç nrAu^^JuMirp il ili- NurriulNTj^ — rfai^ia-^iiii- 
rugi:. Mii'llr. dnrun' A14 fi^ii. I^i^ rirK'Irur* de la Iti'uai^'^aTii-' — Le- In^ix di-niiET^ -tP-clc^ — iWl - 
teur- d "f ri liitmirs, — l.a piLsimpla-IJi- -jj '^ 

^. Aidre* u*Bp'> dp Wu. ?Irupl-iT di'»! ^rln d or : pu pliDlrhj^iipliie y\\ \\i6T^\n'\\\\i\w- :tSiï 

i, Lp f"mi"prc'; de T^r g8t( 



TABLE DES UATIËHEB 36.^ 



CirAPlTHE vu 
La monnaie d'or. 

t. H»Lûirc Jo U monnaie d'or. — L'or-m*rchaiiditt. Ld proini^K mniijulo d'or. Monnaie» <t'oT grccquct 
eL roniainon :1b frappe â cliajd. Médaillons imppnami- Monnaie Hit mojcn A^, Kcus i-l louU dur, 
MarLcBU, balincipre et prctu sgj 

ir Commonl on faiï un louia d'or à La Monnaie di- Pari*. -^ Phncipalo* monnaie» dof- — M^killn. 3o6 

3. La valeur dvJ^or, — Varialion? de c? Itc valeur, pouvoir d achat de l'or. — L a^c^nir Ae la monnaird or. 3^0 
^. L'or et l'argenl, mono cl }iiin^Lallisni4?. l1i^Loin> dpa rapport? de Targenl et de lor. La d^pr^iation 
coiislanlp dp l'ar^nt. [^ «jtlr'mc du dofilili' êtaiort. Le« aifvrmrfi. 1^ 'union laLirio. — La oionnaio 

inMnulionab : Lu ^Binme dW. — Le litEnclallismo a^iro S37 

5. Lo rAle de Ea monnaie d^or. — Lp? l)Bni|OPS p1 Ipur pncaiïïe méuiliqup. — Pojrqiioi un linf^ot d^or 
doviPnl-il monnaip .' — PaipmcnL» pu or pI pn paplpr ; \c change inLprnaliorial l le billet, — LW 
fi*.l-i] la richpup ' Or parcfïcui pE or Tpcond. — Le Irésordp giiprro ^ r 335 



CO?nCLL'SÏO\ 

Le bien el la mal qu'on dît de l'or. 

I/or du Jthiii. — Tj pï^rc^iologip du minpur, l^^ncLea pI auperslilion». Lp» crimea Ap Vor, CTÎma indj- 

viduclt «t collecLifi. L'or cl li dviliuliun. L'or dans la lociét^ fulur« 3^5 

Innrjh 35^ 

Al*DlTJU\ XL URAPITHi; V ...,..,.. ^ 35^ 



CUlBllIlll, — IHCniHEIltl DUhAflb, AUI ttLUlJIT, 




r:iitRïliK^' 



lui'iii MiiTur r>i II iMi. m ■-: rt mii-^iit.