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Full text of "Magasin de Zoologie : d'anatomie comparée et de palaeontologie"

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ClASSB m. Tl. 1. 



ABLEPHARIS. Ablepiiaris. Fi/zinger. 

L'on rencontra dans la famille des Scincoïdes des indi- 
vidus qui se distinguent par un caractère anatomique bien 
sensible , par l'absence de paupières mobiles : chez eux 
l'œil est protège' par une lame épidermique mince, transpa- 
rente, en forme de segment de sphère, fixe, et adhe'rente 
par tous les points de sa circonférence au pourtour de Tor- 
bite. Sans doute cette disposition particulière de l'appareil 
palpébral doit entraîner quelque modification dans lenxe'- 
canisme de la vision et dans la structure des voies lacxy- 
males; peut-être aussi cette conformation des paupières, 
qui rappelle, au moins en apparenc^, celle des Onhidiens, 
coïncide avec quelque particularité' dans les habitudes et 
la manière de vivre des espèces où elle s'observe; mais 
l'histoire de ces animaux commence, et l'on n'a pas encore 
pu examiner les divers points qui se rattachent à l'étude 
de ces considérations. 

L'on doit, à ce qu'il paraît, la découverte de l'espèce de 
<;e genre qui a été connue la première à Kitaibel, profes- 
seur à Pesth (Hungarn), et célèbre dans la science , surtout 
par la publication de la Flore de sa patrie. En 181 3, il 
adressa, sous le nom ^e Lacerta niticla, deux individus vi- 
vants de cette espèce à Schreibers, directeur des. musées 
de Wien, où l'on put les observer pendant plusieurs an- 
nées. A l'envoi étaient joints vin croquis et une légère des- 
cription de ces aninjaux ; mais ils n'ont pas été publiés. 

M. Fitzinger, à même d'examiner aussi cette espèce in- 
téressante, en fit depuis le sujet d^un mémoire inséré 
dans le Recueil des travaux de la Société des naturalistes 
de Berlin, et la désigna sous le nom plus caractéristique de 
Ahlepharus Pannonicus. (Voir pour les détails Verhandlun- 
gen der gcselschaft natiirJbr^^^i^^ejS^flçamd in Berlin, 111-4", 




Ci.assk11L PL 1. 
1824, p. 297 , fig. pi. XIV, et Eduard Euersmann Reise 'Von 
Orenburg nash Buchara, in-4% Berlin, i825.) 

. A. Leschenault. y^. Leschenault. Cocte.iii. 



Un scincoïde du même genre sous le rapport de la dis- 
position des paupières, mais fort différent du pre'cédent 
sous beaucoup d'autres points, existe depuis plusieurs an- 
ne'es dans les collections du Muséum national d'histoire 
naturelle de Paris, auquel il a été envoyé par M. Lesche- 
nault, sous la désignation de Peté, nom qu'il porte à Java , 
où il a été recueilli. 

Oppel, qui pendant son séjour à Paris, en i8i2-i3, 
avait obtenu la permission d'examiner et de décrire les rep- 
tiles diY^lîuséum , inscwvit sur l'étiquette de cet individu le 
nom dé Scincus aureus. La mort empêcha Oppel de publier 
ses travaux; mais a-t-il voulu , en donnant à cet individu le 
nom de Scincus aureus, le rapporter à l'espèce déjà désignée 
par Plumier sous celui de Scincus terrestris aureus , ou bien , 
oubliant qiierépithèteaMreM.y avait déjà été donnée à une es- 
pèce précédemment décrite, a-t-il voulu signaler par cet 
adjectif une espèce qu'il regardait comme nouvelle, et dont 
il se promettait vainement de pubUerplus tard la descrip- 
tion? voilà sur quoi je n'ai pu obtenir de renseignements. 
A en juger d'après l'indication de Schneider, fasc. II, 
pag. 188, alinéa 1 , seules notes que j'aie pu me procurer 
sur le Scincus mentionné par Plumier, l'individu envoyé 
de Java par M. Leschenault serait assurément une espèce 
distincte '. 

Quoi qu'il en soit , le nom que ce Scincoïde porte à Java 

' « In codice Blochiani piclurarum Plumierii , folio 1 42, juxfa Stellionis spe- 
ciera piclam reperio speciem Scinci , quetn titulns adscriptus Scincum ierresirem 
aurfeMTO indigiiat. Hic caudam corpore mullum longiorem gerit , corpus Ipsum su- 
pra pluribus laeniis flavescentibus oinalum ; infra oailos et pedes anteriores linca 
nigra lata ad médium laterum excurvit. • 



Classe III. PI. i. ' " , 

n'est probablement pas spécifique , et s'applique sans doute 
dans le langage javanais à tous les reptiles sauroides qui, 
comme lui, ont des e'cailles et quatre pieds; il ne peut 
par conse'quent être conserve avec avantage. Dans tous les 
cas, la désignation à'aureus n'est pas caractéristique dans 
une famille où un grand nombre de membres peuvent, 
avec autant de titres, obtenir la même qualification, et 
peut n'être pas sans danger au milieu d'individus auxquels 
on a déjà attribué confusément l'adjectif presque synouy- 
mique à^auratus. Il serait donc convenable de donner à 
cet individu un nom plus spécifique, et je proposerai de 
lui attribuer celui du savant et laborieux voyageur auquel 
nous sommes redevables de sa découverte. ' A 

L'Ablepbarus et mieux l'Ablepbaris de Leschenault a les 
formes sveltes et élancées; la tête courte, députmée en 
dessus; le museau effilé et légèrement aplati comme ce- 
lui du caïman ou du brochet; les yeux proéminents, très 
grands, recouverts d'une plaque épidermique transpa- 
rente, hémisphérique, adhérente au pourtour de l'orbite, 
sans replis ni rainure d'insertion à sa circonférence; les 
narines petites, ovalaires, dirigées en dehors et en arrière, 
placées près de l'extrémité du museau et sur ses côtés; 
le tympan simple , petit , enfoncé , entouré de petites écailles 
de la même forme que celles du reste du corps ; la bouche 
peu sinueuse, étendue un peu au-delà des yeux et près de 
l'orifice du tympan. 

Des dents très petites, coniques, simples, uniformes, aux 
mâchoires seulement; anus transversal, semi-circulaire, à 
convexité postérieure ; sexe non apparent; point de pores 
à la partie interne des cuisses , ni au-devant de l'anus. 
Tronc légèrement déprimé en dessus, un peu aplati en 
dessous; queue arrondie, conique, très effilée, plus* longue 
que le corps. Pieds peu écartés, bien développés, doigts 
grêles et assez alongés: ils offrent cette particularité, que le 
quatrième des pieds antérieurs est, comme pour les posté- 



Classk III. PI. 1. 

rieurs, le plus long de tous, ce qui n'apaslieu dans la ma-, 
jeure partie des Scincoïdes. 

Longueur totale q cent. » millim. 

de la tête » 8 

— — ' de la queue 5 »> 

du membre ante'rieur. . i 3 

dumembreposte'rieur. . i 8 

Distance d'un membre à l'autre. .2 » 

Largeur de la tête . » 4 

Le dessus et le dessous- dit; corps sont d'un jaune pâle 
(sulfure d'arsenic\ brillant, à reflets irise's et me'talliques , 
le'gèrement roussâtre sur la partie postérieure de la queue. 
A la partie moyenne du rachis, une raie noire d'un à deux 
millimètres de large, atte'nue'eàses extre'mite's, étendue en 
avant u^peu au-delà des membres antérieui'S, et en 
arrière à quelque distance au-delà des postérieurs , sur la 
naissance de la queue. De chaque côté, et à un millimètre 
environ de cette première raie, s'en trouve une autre moins 
arrêtée, d'un à deux millimètres de, largeur: ces deux raies 
naissent en pointe sur les côtés du museau; là , elles se 
trouvent à peine séparées l'une de l'autre ; elles passent au- 
dessus de l'œil; arrivées au cou, elles s'éloignent l'une de 
l'autre , marchent parallèlement sur les côtés du dos , et 
se terminent insensiblement vers l'origine des membres 
supérieurs. Sur les côtés .du n\useau naît une autre ligne 
noire qui s'élargit bientôt, passe sur l'œil au-dessus du tym- 
pan et des membres, s'étend sur les côtés de la queue, et se 
perd vers sa partie nioyenne; l'on trouve encore sur les cô-r 
tés du museau une petite ligne noire qui borde seule- 
ment la partie supérieure des premières plaques labiales; 
au-delà du tympan, et sur chaque côté du. corps , l'on voit, 
à quelque distance de la grande raie noire , une série lon- 
gitudinale de points noirs, plus ou moins distincts les uns 
des autres sur les flancs, et se confondant sur l'origine de 
la queue avec la ligne noire qui se trouve au-dessus d'elle. 



Cl. m. Pl. 1. 

Les taches qui semblent constituer cette dernière raie par 
leur réunion, se disséminent et s'unissent plus ou moins 
sur la partie supérieure des membres. 



Synopsis Characterum, 

ABLEPIIARUS (sin meîius AblepJiaris). Fitzin- 
ger, 1824 ( f^erhandlungen der geselschaft , nat 
fors.freund in Berlin). 

S cincoïdeorum dispositio gêner alis. — Palpebrae mono— 
phyllse , immobiles , pellucidse , poris femoralibus nuUis. 

I. Ablephaiiis PANNOJNicus. Fîtzinger, 1824 (» p. cit. 

descript. p. 29;^, figur. pl. XIV); 

Lacerta NiTiDA. Kilaibel , 181 3 (manuscript.). 

A. dentibus in maxillis et palato : scutum frontale majus, 
interparietale minus ) prœanalibus scutatis. 
Hab. Hungaria. Mus. Yindobonense. 

II. Ablepharis Leschenault. Nov. spec. 
PetÉ. Javanensibus, 

SciNCUS AUREus. Oppel, 1 8i 3 (iiianuscript.). 

A. dentibus in palato nullis : scutum interparietale majus y 
frontale majus; prœanalihus squamosis. 
Hab. Java. Mus. Parisiense. 



J. Th. Cocteau, D. M. 



Cl. 111. Ti;. i. 

Explication de la planche. 

, L'animal de grandeur palurelle. 
5 La tête grossie, vue en dessus. 

3 La lêie grossie, vue en dessous. 

4 La tête grossie, vue de profil. 

5 La région préanale grossie. 

6 Forme apparente des écailles du do». 

.7 Forme apparente des écailles de l'abdomen. 

Voir pour la description des plaques et des écailles : Elu^. sur les Scinco^des. 



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Classe III. Pr.. 2. 



NOTICE 



Sur le genre de Reptiles Ophidiens nommé Uropellis par Cuvier , 
et Description d'une espèce de ce genre ; 

Par m. Th. Cocteau, D.-M. P. 

« Les Uropeltis, Cuvier, sont un genre nouveau, voisin 
« des Tortrix , dont la queue , encore plus courte , est obli- 
« quement tronquée en dessus et a sa tronsature plate et 
« hérissée de petits grains ; leur tète est très petite , leur 
« museau pointu ; sous le ventre est une rangée d'écaillés 
«t un peu plus grandes que les autres , et il y a sous le tron- 
« çon de la queue une double rangée. 

« Uropeltis Ceylanicus , Cuvier ; 

« Uropeltis Philippinus , Cuvjrfer. ^ 

« Deux espèces nouvelles semblables aux rouleaux pour 
H les couleurs. » 

A cette indication succincte se borne , à ce qu'il paraît, 
tout'ce que l'on sait sur ce genre intéressant de reptiles ophi- 
diens que M. Cuvier a établi en 1829 ( Règjîe animal, t. II , 
p. 76) , et qu'il a rangé à la suite des Rouleaux dans une 
première subdivision de la tribu des serpents proprement 
dits, non venimeux. Les naturalistes verront avec intérêt, 
sans doute , les détails que j'ai recueillis sur les individus 
d'une des espèces d'après lesquelles a été fondé le genre 
Uropeltis. 

Uropeltis Ceyla.nicus , Cuvier , Bèg. u4n. , t. II , p. 76. 

L'on trouve dans la collection du Muséum national 
d'histoire naturelle de Paris , deux individus de cette es- 
pèce envoyés de Ceylan par M. Leschenault de Latour , au 
mois de juillet 1822 , ainsi que l'indique l'étiquette du 
bocal où ils sont conservés. Leur taille est à peu près la 
même , et ils sont tout-à-fait semblables sous tous les autres 

i833. 3 



Cl. III. Pt. 1. 

rapports; les dimensions du plus grand, figure dans la 
planclie jointe à cette Notice, sont les suivantes : 

Longueur totale 17 centim. « mlllim. 

— de la tête « 5 

— de la queue « 7 

Largeur de la tête « 4 

— du tronc « 7 

Longueur de la troncature caudale. . . « 8 

VUropeltîs Cej-laniciis est, comme on le voit, petit et 
grêle ; sa tête est courte , convexe , garnie de plaques ; le 
museau pointu , la lèvre supérieure prolongée d'un milli- 
mètre environ au-delà de l'intérieure ; la bouche petite , peu 
ou point dilatable; son contour peu sinueux; les dents petites, 
courtes , qg^niques , égales , simples , à peine recourbées en 
dedans , nombreuses , opposées , disposées en série continue, 
croisée à la mâchoire supérieure et à l'inférieure ; point de 
dents palatales ; langue extensible , terminée par deux filets 
alongés , moins grêles que dans les couleuvres , rétractiles 
dans un fourreau charnu à sillon médian ; narines petites , 
placées sur les côtés du museau, près de son extrémité ; œil 
à fleur de tête , sans paupière ni trace de repli d'encadrement, 
et sans saillie surciliaire ni fossette lacrymale {asserculum 
Wagler ) ; tympan non visible ; cou nul ; corps alongé , à peu 
près cylindrique , de volume uniforme ; anus transversal , 
très étroit ; queue très courte , continue avec le corps , brus- 
quement terminée en cône mousse , obliquement tronquée 
en dessus^ sa troncature plate , ellipsoïde , hérissée d'aspé- 
rités : c'est cette forme et cette disposition particulière de 
la queue que rappelle le nom générique de Uropeltis , 
formé des deux mots grecs ohfoL , queue , et ttsàttî , bouclier. 

Le sexe n'est apparent ni chez l'un ni chez l'autre in- 
dividu. 

L'on ne possède aucune donnée sur Içs habitudes de ces 
petits Ophidiens inermes ; leur mode de vivre et de se re- 



C... III. Vl. i. 

piotluiie n'est pas positivement connu. Leur structure inté- 
rieure paraît avoir été examinée par M. Cuvier; mais ses 
ob.servalions n'ont point été communiquées, et les princi- 
pales particularités de l'organisation des Uropeltis peuvent 
seulement être soupçonnées par la place que ce célèbre na- 
turaliste leur a assignée dans son système de classilication. 

Les parties supérieures et latérales du. corps, de la tète et 
de la queue sont d'un brun olivâtre, uniforme ; le dessous 
du corps est blanc, jaunâtre , semé sur les côtés de deux 
séries de taclies brunes noirâtres , irrégulièrement quadri- 
latère^, d'un à deux millimètres de diamètre, nettement 
découpées et à côtés légèrement arrondis , placées à des dis- 
tances presque égales l'une de l'autre, généialement con- 
fondues en dehors avec la couleur brune des flancs, parfois 
réunies sur la ligne médiane à celles de la rangée opposée ; 
sous la queue , les macules rapprochées , confonçJ^^es, consti- 
tuent une tache plus dilatée que les autres , aussi nettement 
découpée , mais de forme moins régulière ; l'iris paraît avoir 
été noire. 

Le système des plaques de la tète est composé comme il 
suit. ( Yoir pour la détermination des plaques Etudes sur 
les scincoïdes, ) 

Rostrale .-conique, comprimée inférieurement, terminée 
en avant par un sommet tranchant , en arrière par un bord 
à quatre pans ; les inférieurs articulés avec les premières 
labiales supérieures ; les supérieurs en rapport avec le bord 
antérieur des nasales ; ces derniers pans se réunissent en 
formant sur la partie supérieure de la tête un angle assez 
saillant en arrière. Nasales : irrégulièrement pentagonales , 
grandes , portant en avant la totalité de la narine ; leur bord 
supérieur court est articulé avec le bord correspondant de 
la plaque congénère ; le bord antérieur ai rondi reçoit le pari 
supérieur de la rostrale; le bord inférieur droit s'articule 
avec la première labiale ; les bords postérieurs sont en rap- 
port , l'un avec la fronto-nasale , l'autre avec la seconde 



Cl. III. Pl. i, 

labiale. F ronlo- nasales : grandes, irrégulièrement hexago- 
nales, articulées entre elles par leur bord interne ou supé- 
rieur, par le bord antérieur avec la nasale , en bas avec la 
deuxième labiale, et en arrière avec la frontale, le disque 
oculaire et la troisième labiale. Fronlale : la frontale est 
ici la plus grande de toutes les plaques , sans pourtant que 
ses dimensions dépassent de beaucoup celles des autres; 
elle est en forme de losange , à bords inégaux ; les anté- 
rieurs, légèrement concaves , sont articulés avec les frouto- 
nasales, et se réunissent en formant un angle aigu assez 
saillant en avant ; les bords postérieurs sont légèrement 
convexes, et sont en rapport, en avant avec la post-orbi- 
taire , en arrière avec les pariétales ; ces bords se reunis- 
sent en formant un angle obtus peu saillant en arrière. 
Pariétales : de grandeur moyenne ,alongées, étroites, incli- 
nées en dehors le long du bord postérieur de la frontale , 
et de forii('<*c pentagonale irrégulière; elles sont articulées 
entre elles derrière la frontale par un bord assez court ; leur 
côté interne s'articule avec la frontale , l'antérieur avec la 
post-orbitaire , l'externe avec la mastoïdienne , et le posté- 
rieur avec les seconde et troisième séries des écailles du 
corps, et avec partie de la première ou dorsale moyenne , 
et partie de 4a quatrième. Premières labiales supérieures : 
petites , quadrilatères , articulées en avant avec le pan infé- 
rieur du bord postérieur de la rostrale , en haut avec la na- 
sale, en arrière avec la suivante. Deuxihnies labiales : plus 
grandes que les précédentes, pentagonales régulières, un peu 
inclinées en avant , articulées en avant avec la nasale et la 
première labiale , en arrière avec la troisième labiale, en 
haut avec la fronto-nasale. Troisièmes labiales : elles sont 
ici placées sous l'œil, et font partie du contour de l'orbite; 
leur forme est à peu près quadrilatère ; le bord antérieui- 
est en rapport avec la labiale précédente , le postéiieur avec 
la temporale , le supérieur est échancré, et est, en avant, 
en rapport avec le disque oculaire ; en anière , il est en 



Cl. m. Pl. 'X. 

connexion avec la post-orbitaire ; l'angle supérieur antérieur 
est tronqué, et s'articule avec une portion du bord posté- 
rieur de la fronto-nasale. Le disque oculaire, est petit, cir- 
culaire , convexe ; en rapport en bas et en avant avec la 
troisième labiale , en haut et en arrière avec la post-orbi- 
taire, en haut et en avant avec la fronto-nasale. Post-orbi- 
taire : peu considérable , de forme irrégulière ; l'un des pans 
est articulé avec la frontale , un autre avec la fronto-nasale, 
un avec la pariétale , un avec la temporale , un avec la troi- 
sième labiale ; enfin , en avant, elle est échancrée pour re- 
cevoir les côtés supérieurs et postérieurs du disque oculaire, 
qu'au premier abord elle semble entourer davantage. Tem- 
porales : grandes , de forme irrégulièrement quadrilatère ; 
leur bord supérieur est articulé avec la pariétale , l'antérieur 
avec la troisième labiale supérieure , l'inférieur termine en 
arrière la lèvre supérieure, le postérieur est^rrondi et se 
trouve en rapport avec les cinquième , sixième et sep- 
tième séries d'écaillés du corps et partie des quatrième et 
huitième ; l'angle supérieur antérieur est tronqué et s'ar- 
ticule avec la post - orbitaire. Mentonnière : anguleuse en 
arrière. Premières labiales inférieures : alongées d'avant en 
arrière , plus grandes que les suivantes ; leur bord interne 
arrondi, uni en avant avec celui de la labiale opposée, sé- 
paré de lui en arrière par une sous-maxillaire moyenne ; 
elles sont articulées en avant avec la mentonnière, et en 
arrière avec la suivante. Deuxièmes labiales quadrilatères : 
alongées comme les précédentes , moins dilatées , articulées 
en avant avec la première labiale , en arrière avec la troi- 
sième , séparées l'une de l'autre par les écailles jugulaires. 
l^roisièmes labiales : petites, arrondies à leur partie interne 
et en arrière , passant déjà à la forme des écailles communes. 
Sous-maxillaire moyenne : petite , rhomboïde , reçue dans 
l'angle rentrant formé par la portion postérieure du bord 
interne des premières labiales. Jugulaires: petites , de même 



Cl,. IH. Pi,. 2. 

forme que la sous-maxillaire moyen Jie, et passant peu à 
peu à la forme des écailles commune;. 

Écailles : en général , petites , égales, lisses , à bord pos- 
térieur libre, arrondi, disposées par séries longitudinales, 
imbriquées, alternes, ce qui leur donne une forme hexa- 
gonale apparente : l'on compte vingt séries, dont une im- 
paire racbidierine ; la quatrième , de chaque côté , répond à 
l'angle rentrant que forment en arrière la pariétale et la 
temporale ; la série impaire abdominale se dilate légère- 
ment dans son sens transversal à la région du cou , et se 
continue ensuite d'une manière égale jusque vers l'extré- 
mité de la queue , où elle finit en se rétrécissant progressi- 
vement. Je n'ai pas renmrqué qu'il y eût dans cette espèce 
Une double rangée d'écaillés , ainsi que M. Cuvier l'a indi- 
qué dans les caractères communs du genre ; la région préa- 
nale n'est pgis marquée , et les écailles qui constituent le 
liinb& de l'anus ne sont pas distinctes des voisines. Les 
petits grains qui hérissent en dessus la troncature de la 
€|ueue , sont des écailles imbriquées , alternes , à bord 
libre , arrondi comme les autres , mais leur champ , au 
lieu d'être lisse, est surmonté de «deux petites carènes 
écartées l'une de l'autre en arrière , réunies en avant , et se 
terminant en pointe avant d'atteindre le limbe de l'écaillé ; 
l'impaire terminale , plus grande et plus forte que les au- 
tres , est un peu plus rugueuse , et présente deux carènes 
proportionnellement plus marquées. Après avoir laissé en- 
tre elles un certain espace , ces carènes se rapprochent au 
sommet de l'écaillé plus que cela n'a lieu dans les autres 
pièces du bouclier caudal , qui , par sa disposition en iape , 
semble destiné à creuser, dans la terre, une retraite que 
le faible museau de ces petits Ophidiens ne saurait peut- 
être pas pratiquer. 

Je n'ai pas pu rencontrer YUropellis Philipiniius dans 
la collection du Muséum. 



Cf.. ni. Pl. 2. 



EXPLICATION DE LA PLANCHE. 



Fig, I. L'animal de grandeur nalurelh 
Ci. La tête vue en dessus. 

3. — vue de profil. 

4. — >'iie €n dessous. 

5. La queue vue en dessus. 

5 a. Écaille de la queue grossie. 

6. La queue vue en dessous. 



Th. Cocteau, D. -M 
i5 mars i833. 



} 



Lii 




Uropcltis C(y/a/u/ru^\ Ciwu'j^. 



Giraïui j-c. 



If.Eémffnd vmp ■ 



f 



Classe Ilï. Pr. 3. 

PLATYDACTYLE. platydactylus. Cuvier, 

P. cÉPÉDiEN. P. cepedianiis. 

[Gecko cépédien^ Per. Cuv. , ^f'^. ^n, , 2* éd. , p. 52. ) 

On a souvent signalé comme une des difficultés les plus 
graves de l'erpétologie, l'impossibilité où l'on est trop 
souvent de connaître les couleurs des reptiles ; couleurs qui 
disparaissent après leur mort avec une extrême prompti- 
tude , ou ne se révèlent du moins à l'observateur même le 
plus attentif , que par des vestiges imparfaits et insuffisants. 
Une occasion favorable ayant mis en notre possession un 
Platydactyle Cépédien dont lesAcouleurs avairent conservé 
leur éclat , nous avons cru utile de le faire figurer , quoique 
la détermination spécifique de ce Saurien ne laisse aujour- 
d'hui rien à désirer. 

Cet animal est d'ailleurs particulièrement remarquable 
par la beauté de ses couleurs, qui , opposées aux formes hi- 
deuses qu'il présente comme tous ses congénères , forment 
un contraste frappant. Pourquoi la nature, en rendant l'as- 
pect général des Geckos désagréable et presque repoussant , 
s'est-elle plu à parer quelques espèces de couleurs riches 
et éclatantes ? C'est une question qui pourrait embarrasser 
beaucoup les partisans trop absolus de la philosophie des 
causes finales , mais qui à nos yeux n'a qu'une faible im- 
portance , et sur laquelle nous ne nous arrêterons même 
pas '. 

Le Gecko, ou Platydactyle Cépédien , ou du moins l'indi- 
vidu que nous avons fait figurer , est en dessus d'un beau 
bleu varié de taches d'un rouge aurore dont j'indiquerai 

' Ou peut consulter sur les formes de ce genre , la description que j'ai 
donnée de deux espèces dans le grand Ouvrage sur VEgypte. 



Cl. m. Vt. 3. 

tout à l'heuie avec soin la disposition. Sur les flancs, ce 
bleu passe peu à peu au vert , de même que sui les mem- 
bres. Enfm , les parties inférieures du corps et la région 
interne des membres sont d'un blanc-verdâtre. 

Les taches , dont notre planche exprime bien la couleur , 
offrent une disposition remarquable. Il existe sur le museau 
une tache embrassant un espace triangulaire bleu, et qui 
elle-même a la forme d'un triangle isoscèle ayant son sommet 
en avant et sa base en arrière, dirigée transversalement de 
la partie antérieure d'un œil à celle de l'autre. 

De cette base partent trois séries de taches , l'une mé- 
diane , les deux autres latérales. La médiane se compose 
d'abord d'une ligne presque continue, les taches qui la 
composent étant très rapprochées. Cette U^ne s'étend en ar- 
rière jusqu'aA-delà de l'insertion des membres antéiieurs; 
mais , depuis ce point jusqu'à l'insertion des membres poste- 
rieurs , elle est bifurquée et forme deux séries de taches ir* 
régulièrement arrondies, peu éloignées les unes des autres, 
mais bien distinctes. 

Les séries latérales vsont aussi , dans la première portion y 
composées d'une ligne presque continue ; mais les taches 
deviennent ensuite bien séparées. 

Enfin , en dehors de ces séries latérales , on voit encore 
de chaque côté une série commençant derrière l'orbite, et 
se continuant vers la partie supérieure des flancs jusque 
sur le premier tiers de la queue. Cette série est composée de 
taches presque toutes liées entre elles, et ne formant par 
conséquent qu'une seule ligne continue. 

Enfin, sur la face supérieure de la queue, ou remarque, 
au lieu de lignes longitudinales, des lignes transversales 
dont la disposition est assez clairement exprimée par la 
figure pour que je n'aie point à m'arrêter sur elle. 

A cette description de couleurs du Gecko Cépédien , j'a- 
jouterai seulement qu'il existe chez notre Gecko une série 
de pores plus apparents que chez aucun des individus que 



Cl. 111. Pl. 3. 

nous lui avons comparés. Ces pores sont, en comprenant à 
la fois les deux côtés , au nombre de vingt-un. 

Notre individu , que nous avons fait figurer de grandeur 
naturelle, vient, non pas de l'île Maurice comme presque 
tous les sujets décrits jusqu'à ce jour, mais de l'île Bour- 
bon, dont, comme on le sait, les productions sont géné- 
ralement les mêmes. 

Il vit dans les maisons , où on le rencontre grimpant le 
long des murailles comme le Platydactyle du midi de 
notre Europe , si connu dans la France méridionale et en 
Italie, sous les noms de Tarente, Tarentola, Terren- 
tola , etc. Il ne passe pas , comme plusieurs de ses congé- 
nères, pour venimeux, et n'inspire de la répugnance à 
quelques personnes que par la sensation de froid que pro- 
duit toujours son contact ; les enfants s'en sen-vent même 
fréquemment comme de jouet. ïl est très facile en effet de 
se procurer ce Gecko, très commun et si peu farouche 
que les créoles le saisissent quelquefois grimpant le long 
4e leurs vêtements ou même de leurs jambes 



I. Geoffroy Saint-Hilaire. 




?latydaclyl\i s Cepodiaiui, 



N. JièfnonJ 



Clamb III. El. 4, 5 et 6. 

NOTICE 

Sur le genre GERRUosAtjRus et sur deux espèces qui s'y rapportent. 

Le genre Gerrhosaurus a été proposé par Wiegmann en 
1828 (Isis, t. XXI, p. 364); ses caractères étaient les 
suivants : 

<• Caput pyramidatum scutis multangulis tectum ; tym- 
panum apertum detrusum; dentés niaxillares subrecurvi 
denticulati , palatini parvi conferti numerosi ; labia scutis 
quadrangulis marginata ; nares latérales; palpebrœ duae 
squamosa3 ; corpus elongatum supra subtùsque «cutis qua- 
drangulis verticillatum plica lon^itudinali int;^^ squaniis 
minutis alutacea in utrinque latere cauda teres verticil- 
lata, pori fémorales ; pedes pentadactyli. » 

Ce genre était alors fondé sur une seule espèce, le G. Fia- 
vigularis de Wiegmann. 

« Supra fusco olivaceus , linea flava pone oculos inci- 
piente , nigro emarginata in utroque latere , subtus albidus , 
mCnto gulaque et scutis marginalibus labii superioris laete 
vitellinis , palmarum digito medio caeteris longiore , plan- 
tarum digitis valdè inaequalibus , quarto longissimo. 

Hab. in Afiica merid. >» 

Wagler ajouta en i83o ( Naturalisch Sjst. der Amph. , 
p. i38) quelques nouveaux détails à ceux que Wiegmann 
avait donnés sur le genre Gerrhosaurus. 

«« Gerrhosaurus. Nares , nota'i pholidosis, trunci, habi- 
tusque gerrbonoti margo aurium nnticus scuto semilunari 
auctus; plica colli lateralis scutata , femora subtùs squamis 



Cl. III. l'i,. 4 , 5 et 6. 

cylindraceis aucta , cauda gerrhonoti {idest loiiga teres , sen- 
sim acuminata , intégra ) sed verticillata , squamis prorsùs 
carinatis ; dentés niaxillares numéros! conici subrecurvi an- 
teriores simplices posterioies denticulo antico subapice 
aucti. Palatini 8 simplices obtuse conici. » 

Mais Wagler n'indiqua non plus qu'une seule espèce , 
c'était celle de Wiegmann , le G. Flavigularis. Wieg- 
mann n'avait donné de synonymie à cette espèce que le 
Scinciis Se-piformis de B. Menem ; J. Wagler la rapporta 
également. Or le Scincus Sepiformis de Merrem ( l^ent. 
Sjst. Amphib. , p- 70) n'est établi que sur la description 
du G. Flavigularis de Schneider , que Wagler cite aussi 
dans la synonymie du G. Flavigularis. Le ScinCus Sepi- 
formis deySchneider se trouve décrit ainsi dans cet auteur. 
{Hist. ^phiù. , fasc-'ÎI, p. 191.) 

« Se. Sepiformis. 

M Sutura ab angulis oris supra pedes anticos per latera in^ 
fraposticos excurrens. 

« ExemplumMuseiLinckiani, auctor descriplionis Musei 
Linckiani retulit ad lacertam sepem Linnœi inter quani 
et niloticam médium animal suturam lateralem laxam 
gerit ab angulis oris utrinque supra pedes anteriores 
per latera et infra pedes posteriores excurrentem. Caput 
scutis ut in génère sepum tectum ; nares statim supra scu- 
tum triangulare labii superioris patent ; menti, guise collique 
squamœ latai, larves , sexangulae ventris usque ad omnes 
magnae , rhombese ordinibus transversis positse ; hume- 
rorum et crurum superiores et anteriores magnge sexanguls& 
ferè rotundœ ; femorum pori magni , peduni posteriorum 
digitus penultimus longissimus quartus et reliqui deinceps 
introrsum versus gradatim minores : ultimus a reliquis longe 
disfidet secundo longior. Corpus supernum cum cauda 
tereti conica, corpore plusquam duplo longiore squamis 
niagnis quadratis ordinibus transversis positis tegitur ; qua- 



Cl. III. Pl. 4, 5 et 6. 

rum carina plana in fine tantum eminet et conspicua : faciem 
superiorem et posteriorem pedum squamae minores rotun- 
dat3e tegunt , quaruni ordines aliquot in pedibus poslicis ca- 
rinam manifestam geiunt. Pedes crassi, pro ratione corporis 
circiter poUices 6, longi et ultra poUicem lati , brèves , ut 
in reliquis hujus generis speciebus , ungues flavi, parum 
curvi : aiin'um foianien oblongo rotundum verticale. » 

Cette description trace assez nettement les principaux 
caractères assignés au genre Gerrhosaurus par Wiegmann 
et Wagler ; mais Schneider n'ayant pas parlé du système de 
coloration de l'individu qu'il a signalé, il serait difficile, à 
moins de retrouver l'échantillon sur lequel sa description 
repose , de savoir s'il offrait les mêmes caractères spécifi- 
ques que le G. Flavigularis que nous ne. connaissons 
que par ses couleurs. Si l'identilïë d'espèce ét'^^^robable à 
l'époque de Merrem , de Wiegmann , de Wagler , elle peut 
être mise en question aujourd'hui que l'on connaît plusieurs 
espèces de Gerrhosaures. 

Au reste Merrem , il faut le dire , avait pressenti que ce 
Scincus Sepiformis de Schneider ne pouvait rester con- 
fondu avec les autres membres de cette famille , et , en le 
rangeant dans un groupe à part , il avait dit en 1 820 : 

« SciNCI. 

« Porisfemoralibus. 

«< Forsan generis diversi. 

« Se. Sepiformis sutura laterali. 

« Habitat... 

« Caudse corporis duplo longions squamae carinatae , cor- 
poris lœves in cute guise et coUi sexangulae, abdominis 
rhombeœ , dorsi quadratae. Digitus quartus plantarum lon- 
gissimus. » 

A cette synonymie , Wagler ajouta encore le Lacerta 
Seps de Linnœus, ainsi que l'avait fait jadis l'auteur de la 



Cl. III. Pl. 4, 5 et 6. 

description du Muséum de Linck. Schneider avait vu dans 
la réunion du Lacerta Seps de Linnaeus avec le Scincus 
Sepiformis une erreur qu'il avait relevée , ainsi qu'on l'a 
vu. Merrem et Wieginann avaient , à ce qu'il paraît , adopté 
la pensée de Schneider ; car Wiegmann n'avait pas parlé 
àw. Lacerta Seps dans la synonymie du G. Fla^igularis , 
et Merrem en avait fait une espèce distincte qu'il avait 
portée avec doute toutefois parmi les Takydromes ( Tent. 
Sj-st. Amphib.y^. 69). Wagler ne s'explique pas sur les 
motifs qui l'ont porté à contredire la proposition de Schnei- 
der , et pourtant, si les observations de Linnaeus et de Mer- 
rem sur le Lacerta Seps sont exactes , des caractères assez 
tranchants le distingueraient du G. Mavigularis. Ainsi 
Linnaeus dit : 

« Lacert^Seps, l'j. L,cauda vertlcillata longiore, su- 
tura latea^U rejlexa, squamis quadratis. 

« Amœn. Acad. , p. 298. Lacerta cauda verticillata , pe- 
dibus subpentadactylis , squamis quadratis. 

«t Habitat in meridionalibus. 

.« Pedes brèves remotissimi, cursorii ; abdomen planum. 
Corpus tectum squamis omnibus quadratis truncatis adeo- 
que striis longitudinalibus transversalibusque tam supra 
quam subtus cauda corpore sesqui longior verticillis cir- 
citer 5o. Femorum carina verrucosa. » 

Et Merrem indique le Lacerta Seps par cette phrase : 

« Takydromus. 

Dentés maxillares in palato nuUi. . . . 

Poris femoralibus . 

« Takydromus Seps, Cauda hemiola. 

« Habitat... 

« An hujus generis ? » 

n faudrait peut-être des données plus circonstanciées et 
de plus amples informations que les phrases aphorismiques 
de Linnaeus et de Merrem citées ci-dessus pour décider 



Cl. llï. Pt. 4, 5 et 6. 

sûrement cette question d'identité ou de différence du La- 
certa Seps et du G. Flavigularis ; faute de documents 
suffisants , elle restera peut-être en litige jusqu'au jour 
où l'individu , type de la description de Linnseus , pourra se 
représenter à l'examen plus rigoureux des natumlistes ; 
néanmoins il est difficile d'adapter au G. Flai>igularis les 
Pedes brèves remotissimi suhpentadactjli cauda sesqui 
longior, et ces Dentés in palato nulli de Merrem. Aussi 
Cu^'^er rapporte-t-il le Lacerta Seps de Linnseus à une es- 
pèce de Chalcide ( Règne animal, ii , p. G6 ) , à laquelle il 
paraît effectivement mieux convenir. 

Déjà en 1825, Gray { Annals of Philosophj , t. X, 
p. 193) avait, avant Wiegmann , réalisé la division indi- 
quée par Merrem , au sujet du Scincus Sepifarmis, et de 
cette espèce il avait constitué un genre distiwjt auquel il 
avait imposé le nom de Cicigna; mais ce nom , sans signi- 
fication propre, se trouvait défectueux dans son application , 
puisqu'il était déjà connu dans la science conime servant à 
désigner vulgairement en Italie le Seps Tridactjlus, espèce 
de Saurien fort différente du Scincus Sepijormis de Schnei- 
der et de Merrem ; c'était sans doute pour éviter la confu- 
sion que le nom de Cicigna pouvait jeter dans l'Erpétologie, 
que Wiegmann avait substitué au genre celui de Gerrho- 
saurus, composé des deux mots grecs ^sppov scutum, et 
o-aupoç lacerta , pour rappeler l'espèce de cuirasse à deux 
panneaux que forment les écailles dorsales , d'une part , et 
les écailles abdominales , de l'autre , réunies par le pli ou 
suture latérale. M. (rray , dans son genre Cicigna, qu'il ca- 
ractérisait ainsi : « Body fusiform with a distinct latéral 
line, head shielded, feet four ,' fémoral pores distinct, 
toes 5-5 unequal , » n'indiqua alors qu'une seule espèce. 
Depuis, en i83o, M. Gray, dans le Sjnopsis of the 
species of the class Reptilia , que l'on trouve à la suite 
de l'histoire des Reptiles, dans la traduction anglaise du 



Cl. 111. Pl. 4, 5 et 6. 

Règne animal de C\x\\er, par Pidgeon et Griffith, conserva 
le genre Cicigna , et y rangea trois espèces , savoir : 

1. « Common Cicigna. Cicigna Sepiformis , Scmcus Mer- 
rem , Lac. Seps. Gerrhosaurus Flavigutaris. Wiegmann. 
Olive brown, beneatli white, cliin, throat, and upper la- 
téral scales yellow ; fore , middle , and liinder toes longest. 

2. « Smootli Cicigna. Cordflus lœvigatus Cuvier. Brown, 
with four black and yellow lines on eacli side the back , 
and two séries of black and yellow spots ; scales obliquely 
four sided. Keeled (perhaps the same as former ). 

S. « Madagascar Cicigna. Cicigna Madagascariensis. 
Gray. 

Green , with yellow lines each side the back; back and 
sides brown spoted ; scales smooth ; vthen young , scales 
keeled ; var^iety f. Ornala. Back with fire yellow and six 
black lines J'^nd sides bla*èk , yejlow spotted. Madagascar. 
Mus. Brit. » 

Ed. Gray croit devoir grouper le genre Cicigna à la suite 
des Cordylus , ou Zonurus proprement dits ; mais les Ger- 
rhosaurus présentent des particularités d'organisation qui 
ne permettent pas de les laisser dans un rapport semblable, 
et réclameront leur rapprochement des Lézards et des Sciu- 
ques dans une classification qui voudra représenter sévè- 
rement Tensemble des connaissances de l'organisation : c'est 
ce que Merrem et Wagler surtout n'ont pas manqué de 
faire. Quant aux espèces indiquées par Gray , on ne sait sur 
quel fondement le Cordjlus Lœvigatus de Cuvier figure ici 
sous le nom de Smooth Cicigna. Je ne connais pas, il est 
vrai , ce Saurien ; mais déterminé par l'auteur du Règne 
animal, qui avait examiné des Gerrhosaures , bien qu'il 
n'en ait pas parlé, il doit être certainement reporté dans la 
classification d'Ed. Gray, parmi les Zonurus.M. Gray rapporte 
au Common Cicigna la synonymie adoptée par Wagler, 
sans motiver davantage la réunion du Lacerta Seps de Lin- 
nœus , dont pourtant il fait aussi mention avec doute au 



Cl. III. Pl. 4, 5 et 6. 

sujet du Takydrome, ( Is this Lac. Seps of Linné. ) Lors- 
que l'on ne connaissait qu'une espèce de Genliosaurus , 
l'indication des couleurs, quelque vague qu'elle fût, pouvait, 
peut-être suffire ; mais en introduisant des espèces nouvelles, 
une description plus précise des caractères spécifiques de- 
vient nécessaire; sous ce rapport , les phrases diagnostiques 
de M. Gray me semblent laisser à désirer, et la détermination 
de ces deux espèces m'a paru , je l'avoue , pour ainsi dire . 
énigmatique. 

Le Muséum national d'histoire naturelle de Paris possède 
plusieurs individus du genre Gerrhosaurus ; ils paraissent 
se rapporter à deux espèces distinctes. Dans l'indécision où 
m'ont laissé les descriptions de M. Gray, je les ai désignées, 
ne fût-ce que provisoirement , par des noms particuliers : 
j'ai nommé l'une Gerrhosaurus Ocellatus, rappelant par 
cette épithète le système de coloration des écailles du dos 
et son analogie avec celui du Scincus Ocellatits ( Lacerta 
Ocellata Forskal), et j'ai désigné l'autre parle nom de Ger- 
rhosaurus Lineatus , à cause de la disposition de la colo- 
ration du dos , et par opposition à celle de l'autre espèce. 
A celle-ci se rapporte probablement la variété que M. Gray 
indique sous le nom de Cicigna Ornata ; le Gerrhosaurus 
Flavigularis de Wiegmann et de Wagler est peut-être un 
individu de la première espèce , âgé , ou plutôt dépouillé 
d'épiderme. 

La collection du Muséum renferme cinq individus de la 
première espèce , c'est-à-dire du Gerrhosaurus Ocellatus ; 
ils ont à peu près la taille du Lacerta Viridis de nos con- 
trées ; leurs formes sont sveltes et élancées ; leur tête pyra- 
mydale quadrangulaire , obtuse, à côtés presque égaux ; le 
museau est mousse, arrondi, légèrement saillant au devant 
de l'ouverture de la bouche ; les narines sont assez grandes, 
latérales,.à orifice simple , libre, dirigé en arrière ; la bouche 
est fortement fendue , curviligne , légèrement sinueuse , 
prolongée au-delà des yeux; l'œil médiocre , garni de deux 



Cl. III. Pl. 4, 5 et 6. 

paupières inégales , l'inférieure plus grande ; le canthus 
rostralis est peu marqué ; le tympan enfoncé , à ouverture 
extérieure ovalaire, à grand diamètre vertical, garni en 
avant d'une lèvre en forme d'opercule incomplet ; la langue 
large , plate , mince, légèrement extensible , un peu incisée 
à sa pointe , recouverte en dessus de petites écailles molles, 
arrondies à leur bord libre qui est dirigé en arrière , et im- 
briquées alternes , comme cliez les Scinques et les Lézards ; 
les dents maxillaires sont au nombre de vingt-deux à vingt- 
huit de chaque côté , petites , peu inégales , les antérieures 
simples, coniques , à peine recourbées en arrière, les posté- 
rieures légèrement comprimées de dehors en dedans, peut- 
être denticulées à leur base. L'on compte sept à huit dents 
palatines , petites , coniques , discrètes , simples de chaque 
côté de l'ouverture ptérygoïdienne de la mâchoire supé- 
rieure ; le cçj;i est un peu vnarqué, sans collier ni repli gut- 
tural ; le tronc est allongé , arrondi , légèrement comprimé 
en dessus et sur les côtés , plus plat en dessous , et presque 
quadrilatère ; le ventre est peu développé ; les pieds déve- 
loppés comme ceux des Lézards , et les doigts , dans une pro- 
portion à peu près égale, tous terminés, comme ceux des 
lézards , par des ongles égaux , courts , comprimés , laté- 
ralement recourbés en crochet, libres et non rétractiles; 
les doigts des pieds antérieurs sont implantés sur une ligne 
circulaire assez prononcée : ils sont peu inégaux ; le pouce 
est proportioimellement très petit , le cinquième est un peu 
plus long , le second l'est davantage , le quatrième tient le 
milieu entre le second et le troisième , qui est le plus long 
de tous ; aux pieds postérieurs , les doigts plus longs , plus 
effilés , sont plus inégaux en longueur , mais insérés sur 
une courbe du métatarse moins prononcée , à l'exception 
du cinquième , qui est implanté fortement en arrière des 
autres ; le pouce a deux phalanges , et est le plus court de 
tous; le second a trois phalanges et vient ensuite ; puis le 
cinquième, qui en a cinq ; le troisième, qui en a quatre, et le 



Cl. m. Pl. 4,5 et 6. 

quatrième qui a cinq phalanges et est le plus long de tous ; la 
queue est ronde , longue , grêle , conique , terminée par une 
pointe assez aiguë ; elle a plus de la moitié de la longueur 
totale de l'animal; l'anus est transversal, semi-circulaire ; 
le bord interne des cuisses est garni de douze à dix-huit 
pores écailleux de deux ou trois pièces. 

Dimensions. cent, millim. 

Longueur totale du plus grand individu i3 i 

— de la queue ; la 6 

— de la tête a 4 

Largeur de la tête i 5 

— du thorax i 5 

— du bassin en ayant des cuisses i 5 

— — en arrière « 6 

Longueur du membre antérieur a x 

— du !*•■ doigt J « 6 

— du a* doigt ^« 7 

— du 3« doigt I a 

— du 4* doigt « 9 

— du 5" doigt «c 8 

Longueur du membre postérieur 4 ^ 

— du !<='■ doigt « 7 

— du 2* doigt. . I » 

— du 3** doigt \ 3 

— du 4° doigt I 7 

— du 5^ doigt I I 

Différence de l'insertion « 5 

Distance d'un membre à Vautre 4 4 

Plaques. /?05^ra/e mousse à son sommet, triangulaire à sa 
base , à angle nasal obtus en arrière , articulée en haut 
avec les plaques nasales en bas avec les premières labiales ; 
Nasales triangulaires , petites , articulées en avant avec la 
rostrale, en dedans avec l'internasale , échancrées en ar- 
rière, et formant la partie antérieure supérieure de la na- 
rine, articulées parles angles avec la postnasale et la première 
labiale; tantôt les nasales sont contiguës par leur angle su- 



Cl. III. Pt. 4, 5 et 6. 

périeur , d'autres fois elles sont disjointes et séparées l'une 
de l'autre par l'angle antérieur de l'interpariétale ; Interpa- 
riétale assez grande, rhomboïdale , régulière , articulée en 
avant avec les nasales , en arrière avec les frontonasales , 
plus ou moins contiguë par son angle antérieur avec la ros- 
trale , par le postérieur avec la frontale ; Frontonasales pen- 
tagones irrégulières , articulées en avant avec la précédente, 
en arrière avec la frontale, en dehors avec la première, 
la seconde maxillaire et la première surciliaire; Frontale , 
grande, hexagonale, régulière, allongée d'avant en arrière ; 
ses deux côtés antérieurs articulés avec les frontonasales 
réunis entre eux à angle peu aigu , ordinairement contigu 
avec l'internasale; les côtés orbitaires légèrement inclinés 
en dedans et en rapport avec la seconde susorbitaire et une 
partie de la première et de la troisième ; les bords posté- 
rieurs, réqjjiis à angle très obtus, s'articulent avec les fronto- 
pariétales'; jPro«f6>/?«ne7«/e^ assez développées , pentagones 
irrégulières, articulées entre elles en dedans, en avant 
avec la frontale , en arrière avec l'interpariétale , et les pa- 
riétales , en dehors avec la troisième et la quatrième susor- 
bitaire ; Interpariétale petite, rhomboïdale , à bords anté- 
rieurs plus courts que les postérieurs , réunis à angle plus 
obtus , articulés avec les frontoparié taies ; les bords posté- 
rieurs plus allongés , réunis à angles plus aigus , s'articulent 
avec les pariétales et les séparent l'une de l'autre ; Parié- 
tales pentagonales , irrégulières , assez dilatées , séparées 
l'une de l'autre par l'interpariétale, avec laquelle elles s'ar- 
ticulent en dedans ; en avant elles sont en rapport avec les 
frontopariétales et la quatrième susorbitaire en dehors avec 
deux écailles temporales ; leur bord postérieur est droit et 
répond aux écailles des trois premières séries dorsales ; 
Postnasale petite , triangulaire , articulée en haut avec l'in- 
ternasale en arrière avec la première maxillaire, en bas avec 
la première labiale ; l'angle antérieur est échancré et forme 
la partie postérieure de la narine ; les Maxillaires sont au 



Cl. ni. Px. 4 , 5 et 6. 

nombre de deux , l'antérieure , plus petite , est quadrila- 
tère , articulée en haut avec la frontonasale , en arrière avec 
la suivante , en avant avec la postnasale , en bas avec la 
seconde labiale , et contiguë par son angle antérieur supé- 
rieur avec l'internasale, et par l'inférieur antérieur avec la 
première labiale ; la Seconde maxillaire , plus grande que 
la première , est pentagonale irrégulière , et articulée en 
avant avec la précédente , en haut avec la frontonasale, en 
arrière avec les premières surciliaires et avec la sousorbi- 
taire, en bas avec.la troisième labiale ; les Susorbitaires sont 
au nombre de quatre de chaque côté : la première, peu 
considérable , est triangulaire et articulée en dedans avec 
la frontonasale et une petite portion de la frontale , en 
dehors elle est en rapport avec les surciliaires et en arrière 
avec la suivante ; la seconde Sitsorbitaire est plus grande , 
quadrilatère, articulée en dedafts avec la ffcntale, en 
avant avec la précédente , en arrière avec la suivante , en 
dehors avec les surciliaires ; la troisième Susorbitaire est de 
même forme et à peu près de même grandeur que la se- 
conde; elle s'articule en dedans, partie avec la frontale, 
partie avec la fontopariétale correspondante, en avant avec la 
précédente , en arrière avec la quatrième susorbitaire , en 
dehors avec les dernières surciliaires ; la quatrième Sus-' 
çrbitaire est petite , quadrilatère , articulée en avant avec 
la troisième, en dedans avec la frontopariétale et la parié- 
tale , en dehors elle surmonte une série de petites plaques 
postorbitaires peu notables ; les Surciliaires ^ décroissantes 
d'avant en arrière sont peu remarquables ; la Sousorbitaire 
est petite , quadrilatère , articulée d'une part avec la 
deuxième maxillaire , d'auUe part avec la première surci- 
liaire , en bas avec la troisième labiale et en arrière avec la 
quatrième ; les paupières sont bordées d'écaillés granulées 
auxquelles succèdent , pour la paupière inférieure , trois 
séries longitudinales superposées d'écaillés molles hexa- 
gonales ; la série moyenne est plus dilatée que les deux au- 



Cl, m. Pl. 4, 5 et 6. 

très ; en arrière de la série des postorbitaires on trouve trois 
Temporales pentagonales allongées , placées l'une au-des- 
sus de l'autre, et surmontant la quatrième labiale ; derrière 
celles-ci cinq plaques Mastoïdiennes pentagonales .irrégu- 
lières et à peu près d'égale grandeur , recouvreht l'espace 
qui s'étend jusqu'au tympan , et précèdent une grande 
écaille semi-ovalaire qui sert de limbe à la lèvre antérieure 
du conduit auditif. L'on compte six Labiales supérieures : 
la première est quadrilatère, articulée en avant avec la 
rostrale , en arrière avec la suivante , en haut avec la post- 
nasale , légèrement échancrée et formant la partie inférieure 
de la narine , contiguë par l'angle antérieur supérieur avec 
la nasale , et par le postérieur supérieur avec la première 
maxillaire ; la seconde Labiale est quadrilatère et s'articule 
en haut avec la première maxillaire et la seconde , en avant 
avec la pré^dente , en arrière avec la suivante ; la troisième 
Labiale est un peu plus grande et en rapport avec la seconde 
maxillaire et la sousorbitaire par sa partie supérieure et les 
labiales contiguës par ses côtés antérieurs et postérieurs ; la 
quatrième Labiale est quadrilatère comme les précédentes ; 
elle s'articule en avant avec la troisième , en arrière avec la 
cinquième , son bord supérieur est écliancré et forme le 
bord inférieur de l'orbite ; la cinquième est plus dilatée 
que les précédentes , pentagonale , presque régulière ; elle 
s'articule en haut avec les postorbitaires et les temporales , 
en avant et en arrière avec les congénères contiguës; la 
sixième est moins grande , de même forme que la précé- 
dente , s'articule en haut avec les temporales et les mas- 
toïdiennes, séparées seulement de l'écaillé operculaire du 
tympan par une ou deux petites écailles. Mâchoire infé- 
rieure : Mentonnière grande , arrondie en avant , à bord 
postérieur droit, articulé avec les sous - maxillaires ; les 
bords latéraux inclinés articulés avec les premières labiales ; 
point de Sous-maxillnireïmjiahe ; Sous -maxillaires laté- 
lales au npmbre de deux de chaque côté; les premières 



Gï.. m. Pl. 4, 5 et 6. 

quadrangulaires , articulées en avant avec la mentonnière , 
en dehors avec la première , la seconde labiale et por- 
tion de la troisième , en arrière avec la suivante , en de- 
dans avec celle du côté opposé ; la seconde , pentagonale 
irrégulière , son bord antérieur s'articule avec la précédente, 
en dehors le bord s'articule avec la troisième et la quatrième 
labiale , en dedans avec celle du côté opposé d'une part , 
et de l'autre avec les bords antérieurs de la première ju- 
gulaire moyenne ; son bord postérieur est en rapport avec 
les premières écailles des séries moyennes inférieures ; les 
troisièmes Sous-maxillaires latérales passent déjà à la forme 
générale des écailles de la région jugulaire ; les Labiales in- 
férieures sont au nombre de six de chaque côté : les deux 
premières sont très petites, quadrilatères et s'articulent 
avec la première sous-maxillaire latérale , la rostrale et la 
suivante ; les Secondes labiales s^nt à peu prè|jjde même 
grandeur et de même forme , et se trouvent en rapport avec 
la première et la troisième labiale , et en dedans avec la 
première sous -maxillaire latérale correspondante ; les troi- 
sièmes sont plus allongées, quadrilatères, en rapport avec 
la première et la deuxième sous-maxillaire latérale cor- 
respondante , et en avant avec la seconde , en arrière avec 
la quatrième labiale ; les quatrièmes sont encore plus allon- 
gées que les précédentes avec lesquelles elles sont en rap- 
port; en avant, en dedans, elles s'articulent avec la deuxième 
sous- maxillaire latérale, et la première écaille de la seconde 
série inférieure ; les deux labiales suivantes passent insensi- 
blement à la forme commune des écailles de la région ju- 
gulaire ; la Première jugulaire impaire moyenne est rhom- 
boïdale , peu dilatée et s'articule par ses bords antérieurs 
avec la partie postérieure du bord interne de la deuxième 
sous-maxillaire. 

Les écailles des gerrhosaures sont à compartiments comme 
celles des scincoïdes ; leur grandeur et leur forme varient 
selon le point où on les observe. A la partie inférieure de la 



Cl. III. Pt. 4, 5 et 6. 

région jugulaire , elles sont presque rhomboïdales ; elles 
s'arrondissent peu à peu , et s'élargissent davantage en 
passant à une forme carrée ou sous-bexagonale. Sur la 
partie supérieure et inféiieure du tronc elles prennent 
en dessus une disposition tricarénée ; de telle sorte que la 
carène moyenne , plus saillante , vient tomber sur l'angle 
libre de l'écaillé légèrement inclinée en dedans, de ma- 
nière à diviser l'écaillé en deux parties inégales dont l'in- 
terne est la plus petite ; leurs diamètres sont à peu près 
égaux , et sont de deux à trois millimètres ; sous le ventre, 
les écailles sont un peu plus dilatées transversalement et 
entièrement lisses comme chez les scincoïdes ; les écailles 
du dessus et du dessous du corps et de la queue sont dis- 
posées par séries longitudinales ; à la région rachidienne dor- 
sale , il n'en existe pas d'impaire ; quelquefois l'on en trouvé 
une impaire à la région»» abdominale plus ou moins inter- 
rompue. .Sur la queue on en rencontre constamment une 
impaire en dessus et en dessous comme chez les Lézards. 
L'on compte huit ou dix séries longitudinales d'écailles 
au plastron dorsal , huit au plastron abdominal , ou neuf 
lorsque la série jugulaire impaire moyenne se continue plus 
complètement. Ces séries d'écailles du dos , du ventre et 
de la queue sont encore disposées chez les Gerrhosaures en 
verticilles ou bandes transversales, comme chez les Cor- 
dyles , et c'est, avec la présence des plaques sur la tête , les 
seuls caractères communs qui existent entre ces deux fa- 
milles de Sauriens. De ces deux dispositions des séries 
d'écailles il résulte que sur la queue des Gerrhosaures , 
comme chez les Lézards, la série rachidienne impaire se 
trouve revêtue latéralement par les voisines , et les écailles 
qui la constituefit prennent une forme apparente lancéolée, 
tandis que l'impaire sous-caudale revêt les deux séries la- 
térales , et que ces pièces ont une forme presque rhomboï- 
dale. Sur le côté extérieur des membres , elles ont une 
forme hexagonale carénée ; elles prennent sur le bord an- 



Cl. nr. Pl. 4, 5 et 6. 

tërieur plus de développement et une forme rhomboïdale , 
tandis qu'en dessous elles deviennent carrées, lisses; en ar- 
rière elles deviennent granulées ; leur grandeur décroît à 
mesure qu'elles approchent de l'extrémité des membres ; 
les doigts sont couverts en dessus et en dessous d'une seule 
rangée d'écaillés étroites hexagonales , imbriquées entre 
elles sur les côtés ; les dernières ont leur bord libre , ar- 
rondi; les palmes et les plantes des pieds sont garnies 
d'écaiiles granulées , coniques , obtuses , couchées et diri- 
gées vers le bord digital du carpe ; les plis longitudinaux 
des côtés du corps sont remplis d'écaillés petites, polygones, 
irrégulières , lisses ; le limbe antérieur de l'anus est bordé 
d'écaillés peu différentes des autres ; les pores fémoraux 
sont revêtus de deux ou trois petites écailles d'égale gran- 
deur , à bord libre arrondi, juxtaposées , protégées en avant 
par une grande écaille lisse arroadie. j^ 

Le dessus du corps est d'un brun olivâtre assezmniforme : 
sur ce fond , l'on voit de chaque côté du tronc une raie 
jaunâtre longitudinale, large, de deux millimètres environ, 
qui commence presque sur la paupière supérieure, s'étend 
en passant successivement sur les postorbitaires , le côté 
externe des pariétales, au dessus du tympan et des mem- 
bres supérieurs , puis sur la quatrième série des écailles ç 
au dos elle se trouve imprimée sur le côté externe de la 
quatrième et l'interne de la cinquième , passe au-dessus des 
membres postérieurs , et se perd sur le côté de l'origine de 
la queue ; le côté interne dé ces lignes est semé de tache» 
noirâtres, carrées, irrégulières, souvent réunies entre elles, 
et constituant une ligne plus ou moins continue qui relève 
la couleur des lignes jaunâtres. L'on trouve encore de ces 
petites taches quadrilatères parfois pupillées d'un trait blanc 
linéaire longitudinal, disséminées irrégulièrement sur les 
écailles des premières séries ; ces taches noires oculées sont 
plus ou moins distinctes, plus ou moins confondues, mais ne 
constituent jamais des lignes en zigzag comme cela a lieu chez 



Cl. m. Pi. 4, 5 et 6. 

le Scinque deForskal Lac. Ocellata. L'on retrouve de pareil- 
les taches disséminées sur les parties extérieures des mem- 
bres. L'on observe sur les flancs deux séries superposées de ta- 
ches noires également oculées de blanc , mais plus dilatées et 
fréquemment confluentes , de manière à donner aux flancs 
un aspect ondulé verticalement de noir et de blanc. Ce 
système de coloration se prolonge sur le premier tiers en- 
viron de la longueur de la queue, qui au-delà conserve 
seulement la couleur uniforme du fond ; les parties infé- 
rieures du corps sont comme chez les Scinques en général 
d'un blanc argenté mat uniforme. 

-Les organes sexuels ne sont pas apparens. L'on ne pos- 
sède aucun renseignement sur les mœurs et les habitudes 
des individus de cette espèce. 

Tous ont été rapportés du Cap de Bonne -Espérance : un 
par Delalai^e, en 1822 ;Hun par MM. Quoy et Gaimard; 
les deux aiiJtrés par MM. Véreaux , en i83i. 

L'individu de l'autre espèce , celui auquel j'ai appliqué 
le surnom de Lineatus , ressemble à ceux de la première 
par tous les caractères de forme , de grandeur , de pro- 
portions. Il leur ressemble pour la disposition, la forme, 
la grandeur et la proportion des écailles. Il en diffère 
seulement par la disposition , la forme , la proportion de 
quelques-unes des plaques de la tête, et par le système 
de coloration. Ainsi , pour les plaques qui entourent la na- 
rine , la Rostrale est échancrée à sa partie postérieure infé- 
rieure un peu au-dessus de la labiale , et forme ici le quart 
antérieur de l'ouverture extérieure des fosses nasales. La 
Nasale est échancrée aussi à son côté inférieur , et forme le 
quart supérieur de la narine ; la Postnasale forme le quart 
postérieur par son bord antérieur , et la première Labiale 
complète la narine par la partie antérieure de son bord 
supérieur. La première Maxillaire est pentagone , taudis 
qu'elle est quadrilatère dans la première , ce qui entraîne 
d'autres rapports : aussi ici elle correspond en haut et en 



Cl. ni. Pt. 4 , 5 et 6. 

avant avec l'inter-nasale, et la fionto-nasale en arrière. L'on 
trouve deux sous-orbitaires petites superposées au-dessous de 
l'angle antérieur de l'œil , tandis qu'il n'y en a qu'une dans 
l'autre espèce. Il n'existe pas ici de plaques fronto-parié- 
tales. Les Pariétales sont plus grandes et plus développées, 
et cette disposition entraîne une légère modification dans 
les rapports réciproques de la frontale et des pariétales , 
et par suite dans ceux des plaques sus-orbitaires. Vlnler- 
pariétale n'existe pas non plus : à peine en trouve- t-on un 
léger vestige enclavé dans la suture des pariétales ; l'on di- 
rait qu'elle a été englobée dans la fusion qui a réuni les 
fronto-parlétales aux pariétales. En dehors des pariétales , 
on trouve de chaque côté une pariétale accessoire , étroite , 
allongée d'arrière en avant , pentagone , articulée en avant 
avec les postorbitaires , en bas avec la temporale, avec la 
pariétale par son bord supérieur, ef par l'inférielSi^ avec 
les mastoïdiennes. La temporale , plus dilatée que^dans 
l'autre espèce , est pentagonale , régulière , et s'articule en 
haut avec la précédente , en bas avec la cinquième et la 
sixième labiale supérieure. Des deux Mastoïdiennes , l'une 
est pentagonale , à peu près régulière , et est en rapport 
en bas et en avant avec la sixième et la septième labiale 
supérieure , en haut avec la pariétale accessoire et la 
deuxième mastoïdienne , en arrière avec la plaque oper- 
culaire du tympan. La deuxième Mastoïdienne est qua- 
drilatère et articulée en haut avec la pariétale acces- 
soire , en avant avec la première mastoïdienne , en bas 
avec la plaque operculaire du tympan , et en arrière avec 
quelques petites écailles qui la séparent des premières de 
la cinquième et sixième série. Les Labiales sont au nom- 
bre de sept : les cinq premières quadrilatères , petites , 
peu inégales; la première en rapport par son bord supé- 
rieur avec la post-nasale, la seconde avec la première 
maxillaire, la troisième avec la première et la seconde 
maxillaire , la quatrième avec la deuxième maxillaire et la 



Cl. m. Pr. 4, 5 et 6. 

sous-orbitaite ; la cinquième un peu plus allongée que les 
précédentes , écbancrée en haut pour former le bord infé- 
rieur de l'orbite. Ces deux dernières sont pentagonales , et 
la dernière s'atténue , s'arrondit en arrière , et arrive à 
être en rapport avec la plaque operculaire du tympan. A 
la mâchoire inférieure , la jugulaire moyenne rhomboïdale 
s'articule par ses bords antérieurs avec une partie du bord 
interne des premières sous -maxillaires paires; rapports 
qu'elles n'ont pas dans l'espèce première et par leurs bords 
postéiieurs un peu l^plus longs , avec tout le bord interne 
des secondes sous-maxillaires latérales ; les Labiales infé- 
rieures sont au nombre de cinq petites , presque égales , 
quadrilatères allongées ; les premières se trouvent en rap- 
port en dedans avec la première sous-maxillaire ; la seconde 
s'articUjle partie avec la première , partie avec la seconde 
sous-imxillaire ; la troisième s'articule avec la seconde sous- 
maxiflaire et les premières écailles des quatrième et cin- 
quième séries inférieures, et son bord postérieur passe de 
là à la forme arrondie des écailles de la région sous-maxil- 
laire. 

Coloration : la couleur générale des parties supérieures 
est, comme chez l'autre espèce, d'un brun verdâtre. Sur 
chaque côté règne , comme chez l'autre , la hgne jaune qui 
commence sur la quatrième susorbitaire et la première post- 
orbitaire , passe sur le côté externe de la pariétale , et s'in- 
sère d'abord sur la troisième et la quatrième série d'écaillés 
du dos. Les flancs et la partie supérieure des membres sont 
marbrés d'ondulations assez semblables à celles de l'autr;! 
espèce ; mais ici l'on voit , dans l'intervalle des deux lignes 
jaunes dorsales, naître à la nuque et par des taches allon- 
gées , plus ou moins confondues , une ligne noire moyenne 
insérée sur le bord interne des deux premières séries. Cette 
ligne se divise bientôt en deux branches qui occupent la partie 
moyenne de chaque écaille de ces séries ; plus en dehors, et 
le long de ]§i ligne jaune latérale une ligne noire de même 



I 



Cl. m. Pt. 4, 5 et 6. 

largeur, c'est-à-dire d'un à deux millimètres, et espacée 
par un intervalle égal à celui qui sépare les deux autres 
lignes noires l'une de l'autre , s'insère sur la partie moyenne 
des écailles de la deuxième et de la troisième série. Au- 
dessous de la ligne jaune des côtés du corps , l'on retrouve 
encore une autre ligne noire, imprimée sur une partie des 
écailles de la quatrième et cinquième série. Les lignes 
moyennes du dos se perdent sur l'origine de la queue , mais 
la ligne jaune des côtés et la ligne noire qui se trouve au- 
dessous d'elle se prolongent plus loin et ne s'éteignent 
guère que sur la partie moyenne de cet organe. 

L'on ne possède pas plus de renseignements sur la struc- 
ture intérieure et sur les habitudes de cette espèce que sur 
l'autre. 

L'individu que le Muséum national possède lui a été 
adrejssé de Madagascar par M. Goulot. , 

Synopsis characterum, 

GERRHOSAURUS. WiegmanxN, 1828 ( Isis. , t. XXI , 
p. 364). 

CICIGNA. Gray, 1825. (AnnalsofPhilosopliy, t. X, 
p. 193.) ( Animal Kingdom of Cuvier, addit. , p. 63.) 

Lacertarum dispositio generalis, — Squamis dorsi ab- 
dominis caudœque quadratis subœqualibus , supra cari- 
natis ; sutura laterali ; Poris femoralibus. 

Sp. I. Gerrhosaurus ocellatus. Mus. Paris. 

Lacerta Seps? Linn^eds (Amœnit. Acad., p. 293 ). 

Scincus Sepiformis? Schneider (Hist. amphib. , 
fasc. II, p. 191 ). 

Scincus Sepiformis ? Merrem ( Tent. Syst. Am- 
phib. , p. 70.) 

Takydromus Seps? Merrem, 1. c, p. 69. 

Gerrhosaurus Jlai'igularis?W iEGMA^îi , l. c. 



Cl. ni. Pl. 4, 5 et 6. 

Gerrjiosaurus flavigiilaris ? Wagler , 1. c. 
Common cicigna? Gray, 1. c. , i825. 
G. Scutis fronto-parietalibus et interparietalibus maculis 
nigris albopupillatis , passim disseminatis. 
Hab, In Promontorio sud-africano Bonœ Spei dicto. 

Sp. II. Gerrhosaurus lineatus. Mus. Paris. 

Madagascar cicigna. var. ornata? E. Gray, i83 i , 
1. c. 
G. Scutis fronto-parietalibus et interparietalibus nuUis. 
Lineis quinque nigris in dorso longitudinalibus. 
Hab. In insula Madagascariensi. 

EXPLICATION DES PLANCHES. 

Pl. 4* Gerrhosaurus ocellatus. 
Kl.. 5. Gerrhosaurus lineatus. 
f. yt» 6. I. Gerrhosaurus ocellatus. 
2. ■— lineatus. 

a. La tête vue en dessus. 

b. La même vue en dessous. 

c. La même vue de côté. 

d. Région préanale. 

e. La queue en dessus. 

f. La queue en dessous^ 
g. Pores fémoraux. 

Th. Cocteau, D.-M. 
Paris, 1834» mars. 



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1 . G . Ocellaàu^^. 2 . G . Lineaàu<' . 



Lclyrun J'C . 



M.Bétnond Inip 



K 



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' Ct. 111. Pr.. 7 et 8. 

décrits et figurés parSpix, vérifia (i83o) la disposition 
tridactyle de tous les pieds chez le Bufo ephippiiim , et 
conserva ce batracien comme type du genre particulier établi 
par Fitzinger sous le nom de Brachycephalus. Wagler 
ajouta en même temps quelques renseignements sur ce- 
curieux animal : ainsi il nota que la membrane tympginique 
est , comme l'avait dit Fitzinger, cachée par la peau ; il dit 
que la langue est entière et qu'il n'existe pas de parotides. 
La petitesse de l'individu ne lui permit pas de se prononcer 
positivement à l'égard du système des dents ; cependant 
l'on voit qu'il pencha à croire que le Bufo ephippium n'a 
pas de dents , puisqu'il le range à la suite du genre Bufo ou 
des Crapauds proprement dits , qui en sont privés, et qu'il 
dit , dans les remarques générales annexées à sa classifica- 
tion , que les dents lui ont paru manquer entièrement chez 
le genre Bivichycéphale. JVagler indiqua enfin que sous les 
taches dorsales noires qui , à cause de l'analogie de leur 
forme avec celle d'une selle , avaient valu à ce batracien le 
nom spécifique que Spix lui avait imposé , se trouve une 
série de lamelles osseuses, de la longueur et de la largeur de 
ces taches ; ce qui lui fit donner au Bufo ephippium le 
nom allemand de Schild-Frosch , grenouille à bouclier. Il 
avança avec doute que ces lamelles étaient divisées dans 
leur milieu , mais il ne put pousser plus loin ses recherches 
à ce sujet. 

Le hasard m'a procuré trois petits batraciens anoures dessé- 
chés provenant du Brésil , qui présentent tant d'analogie de 
forme , de proportion et d'organisation avec le Bujd ephip- 
pium de Spix, qu'il serait difficile de se refuser à les rap- 
porter au même groupe ; mais comme leur système de 
coloration est tout-à-fait différent de celui du Bufo ephip- 
pium , je crois devoir les considérer comme une espèce 
nouvelle du même genre. En effet, le Bufo ephippium est , 
d'après la description de Spix , d'un jaune d'ocre bleuâtre 
ou olivâtre en dessus et en dessous, avec une tache noire 



Cl. III. Pl. 7 et 8. 

en forme de croix sur la tête , et une très grande tache de 
ménie couleur, et de la forme d'une selle , sur le milieu du 
dos ; les mâchoires et les yeux sont bordés de noir, et le 
tympan est noir ; tandis que les trois individus que je pos- 
sède sont, en dessus et en dessous, d'un jaune orange 
uniforme et pur, au point qu'au premier coup d'œil je les 
avais pris pour de petits exemplaires de la rainette décrite 
et figurée par le prince Maximilien de Neuwied, sous le 
nom de Hj-la luteola. 

Mes petits batraciens brésiliens présentent tous les trois 
les dimensions suivantes : 

cent. mill. 

Longueur totale du museau à l'anus i g 

— — de la tête à l'occiput » 6 

Largeur de la têie au niveau du tympan. >, ^ 

Largeur du thorax .j^ .H^^. » f. 

Longueur du membre antérieur X » -j, 

— du hras », 5 

— de l'avant-bras » ^ 

— du carpe et de la palme réunis » 3 

— du premier doigt „ » '/» 

— du second doigt » 1 

— du troisième doigt a u 

Largeur du bassin aux extrémités antérieures des iléons. » 5 

Longueur du membre postérieur 'i j 

— de la cuisse » 7 

— de la jambe » 8 

— du tarse et du pied réunis » ^ 

— du premier orteil » i 

Longueur du second orteil )> u 

— du troisième orteil : . . » 4 



Ce sont à peu près , comme on voit, les dimensions du 
Bujb epliippium et les proportions de chacune de ses parties. 
La tête est déprimée , plane, comme Spixet Wagler l'indi- 
quent pour leur Brachycéphale , uniformément aplatie en 
dessus , encroûtée d'une couche osseuse , granulée , irrégu- 



Cr,. JII. Pr. 7 et 8. 

lièrenient triangulaire, à angle antérieur tronqué , abord 
postérieur légèrement sinueux , les côtes échancrés légère- 
ment au niveau des narines , plus fortement au dessus des 
orbites ; la tête est fortement élargie en arrière , terminée 
en avant par un museau mousse et très obtus; la bouclie 
n'est pas très grande pour un batracien anoure ; elle ne m'a 
pas paru non plus petite, comme Fitzinger le dit duBracby- 
cépbale, mais proportionnée , selon l'expression de Wagler, 
au même sujet. Les narines, pratiquées aux côtés du museau, 
sont assez grandes, dirigées presque en avant et à orifice 
libre ; les yeux , assez grands , comparés à ceux des Bréviceps 
et des Rliinelles , se rapprocbent , pour leurs proportions , 
de ceux des vrais crapauds et des grenouilles proprement 
dites : l'on voit une paupière inférieure, grande, mince, 
et une paupière supérieure, étroite et plus résistante , sans 
appendice ^hccessoire. La»,. membrane tympanique est pro- 
tégée , non seulement par la peau, comme Fitzinger et 
Wagler l'ont dit pour le Bracliycephalus , mais encore par 
un disque osseux, granulé à sa surface, qui , par les progrès 
de l'âge , se soude avec le bouclier rugueux du dessus du 
crâne. Il n'existe pas de vestige de parotides ; la langue est 
entière , comme le dit Wagler pour le Bracbycéphale. Les 
individus décrits ici ont des dents nombreuses, petites 
(coniques^simples ?) , inclinées en arrière , sur le bord de Tos 
maxillaire supérieur, et un groupe de denticules sur les 
vomers au côté interne de l'orifice buccal des narines; c'est 
seulement avec doute que je donne la forme des dents et 
d'après ce que l'on en connaît sur des batraciens de plus 
grande taille, car la petitesse de ces dents et leur transparence 
ne m'ont pas permis d'analyser, même à la loupe, leur forme 
à Vétat frais, comme disent les anatomistes , etellesont été 
arrachées malheureusement en enlevant la membrane gengi- 
vale , comme cela arrive très souvent dans la préparation du 
squelette des batraciens. C'est aussi avec doute que je donne 
la pre'sence des dents vomériennes, et seulement d'après la 



Cl. m. Pl. 7 et 8. 

sensation incertaine que fait éprouver la pointe d'un instru- 
ment passé sur le côté interne de l'ouverture buccale des 
narines. La présence des dents maxillaires supérieures et 
vomériennes est la seule différence notable entre les batra- 
ciens, sujet de cette notice, et lesBracbycéphalesde Wagler. 
Mais si l'on fait attention au texte de ce naturaliste, on 
pourra présumer que ce savant n'osa pas risquer d'altérer les 
exemplaires, en petit nombre, de la collection de Munich 
qu'il avait sous les yeux, et qu'il craignait sans doute de 
briser les mâchoires en ouvrant leur gueule assez pour s'as- 
surer , à la ioupe , de l'existence des dents ; car la petitesse 
seule du Erachycéphale n'eût pas été sans cela un obstacle 
pour Wagler, qui, comme on le sait, en a surmonté bien d'au- 
tres du même genre. Au reste, les naturalistes de Munich 
pourront dissiper les incertitudes que Wagler a laissées sur 
le chapitre des dents du Brach^céphale, et ^ire jusqu'à 
quel point ma supposition a de la valeur. Le corpsxies batra- 
ciens que j'ai examinés ne m'a pas paru devoir être bien 
élargi et déprimé dans l'état frais; il est, comme Spix le 
dit du Bufo ephippium , lisse et sans verrues ni granula- 
tions sensibles; le dos est, comme Wagler l'a remarqué 
pour le Erachycéphale, revêtu d'une sorte de carapace 
osseuse dont la pièce la plus grande a exactement la forme , 
la longueur et la largeur de celle du Bufo ephippium^ c'est- 
à-dire qu'elle est oblongue transversalement, irrégulière- 
ment quadrilatère , à angles mousses et arrondis , réfléchie 
sur le côté , en un mot , connue le dit Spix , semblable à 
une selle ; son diamètre antéro-postérieur donne cinq milli- 
mètres , le transversal six à sept miUimètres. Cette carapace 
est formée par l'épiai ou apophyse épineuse des six der- 
nières vertèbres dorsales , épanouie à peu près comme cela 
s'observe pour la carapace osseuse des tortues. Les côtes 
rudimentaires, ou plutôt les apophyses transverses de la 
quatrième et de la cinquième vertèbre , se soudent seules par 
leurs extrémités excentriques avec cette cuirasse ; celles des 



Ci,, m. II.. 7 «t 8. 

autres vertèbres ne lui sont que contiguës. Il résulte de 
cette disposition , que la carapace de ce crapaud laisse entre 
elle la face supérieure des apophyses transverses, les côtes 
rudimentaires qui les suivent et les côtés des épiaux ou apo- 
physes épineuses des vertèbres, un espace triangulaire al- 
longé transversalement , dans lequel passent les faisceaux 
des muscles lombo-costal (Cuvier), sacrolumbolis {Carus , 
Zencker, etc.), ou transverso-spinaux (Dugès), comme 
cela a lieu dans la carapace de plusieurs tortues. Wagler 
dit avec doute que la plaque an Bufo epJiippium est di- 
visée longitudinalement dans son milieu , mais il ne s'est pas 
assuré du fait par la dissection ; et si cela était effectivement, 
il serait peut-être permis de supposer, chez les individus 
qu'il a observés, une fracture accidentelle ou une ossification 
imparfaite. Au-devant de cette grande pièce en est une autre 
plus petite ^n forme de tièfle, séparée de la première par 
un sillon ^iroit que remplit un tissu fibro-membraneux , et 
peu distante , d'autre part , du bord postérieur du bouclier 
crânien. Cette pièce est formée par les apophyses épineuses 
de la première et de la seconde vertèbre dorsale , qu'elle 
réunit complètement. Si je ne me trompe , la figure de Spix 
semble indiquer que l'on pourrait trouver une petite pièce 
disposée de la même manière , au-devant de la grande tache 
noire du Bufo ephippiitm. Celte carapace , formée de deux 
pièces inégales, est rugueuse à la surface supérieure, comme 
celle dubouclier crânien, et confondue avec la peau. Le bas- 
sin est entièrement indépendant de ces pièces osseuses qui 
s'étendentpresque jusqu'à lui , et. n'offre rien de remarquable. 
Le sternum est conformé comme chez tous les batraciens : 
il en est de même de l'omoplate, qui offre également les deux 
pièces brisées l'une sur l'autre des grenouilles , des crapauds 
et des rainettes. Les membres sont assez bien développés et 
offrent à peu près les proportions de ceux des grenouilles ; du 
moins les membres postérieurs sont plus longs que la tête et 
le tronc reunis. La peau quiles recouvre est lisse comme celle 



Ci.. III. Pl. 7 et 8. 

du dos et du ventre : la disposition des doigts à chacun des 
pieds offre seule quelque chose digne de remarque : comme 
au Bufo ephippium , on ne voit que trois doigts aux pieds 
antérieurs, dont l'interne est extrêmement court, le second 
assez développe , et le troisième du double plus long que le 
précédent, proportion et disposition indiquées par la figure 
de Spix. Aux pieds postérieurs , l'on ne voit aussi que trois 
orteils plus longs généralement qu'aux pieds antérieurs , 
comn:ie c'est l'ordinjaire chez les batraciens ; le premier est 
le plus court , le second à peu près le double de la longueur 
du premier, et le troisième, le plus long de tous, a le double 
de la longueur du précédent : ces doigts des pieds antérieurs 
et postérieurs sont simples à leur extrémité terminale, en- 
tièrement libres, et non palmés à leur base, comme Spix 
le dit pour le Bufo ephippium : mais en disséquant avec 
soin mes petits batraciens, ou trouve que ce nombre, pour 
ainsi dire anormal des doigts , n est effectiveuîi^t que le 
nombre apparent , et qu'il existe réellement quatre doigts 
aux extrémités antérieures, et cinq aux pieds postérieurs, 
comme chez tous les batraciens anoures connus jusqu'ici ; 
seulement aux pieds antérieurs , le quatrième doigt , le plus 
court de tous, mais presque aussi long que le premier, est 
maintenu , par la peau qui le recouvre , étroitement ap- 
pliqué le long du bord externe du plus grand doigt. Le 
premier orteil apparent à l'extérieur se trouve composé 
d'un métacarpien surmonté d'une phalange terminale , 
le second doigt apparent d'un métacarpien et de deux 
phalanges , le troisième doigt d'un métacarpien et de trois 
phalanges, le doigt dissimulé par la peau, d'un méta- 
carpien et d'une phalange terminale presque rudimentaire. 
L'on voit par conséquent que l'anomalie se trouve pour 
ainsi dire seulement déplacée par l'examen du squelette , 
puisque le premier doigt n'a qu'une phalange , tandis qu'il 
en a deux chez la plupart des batraciens, et que le cin- 
quième doigt , qui est ordinairement le plus long après le 



Cl IIÏ. Pl. 7 et 8. 

quatrième, est ici le plus court de tous et se trouve n'avoir 
qu'une phalange au lieu de trois que Ton rencontre à ce 
doigt chez les autres membres de la famille. Aux pieds 
postérieurs l'on trouve un doigt complet également couché 
sous la peau le long du bord interne du premier doigt ap- 
parent , et un doigt dissimulé appliqué au côté externe du 
troisième doigt apparent. Le premier doigt engagé est com- 
posé d'un métatarsien assez long, et d'une phalange termi- 
nale qui atteint à peine la hauteur du métatarsien du second 
doigt; celui-ci, le premier des doigts libres, est composé 
d'un métatarsien et de deux phalanges ; le troisième doigt , 
ou second doigt libre , est composé d'un métatarsien et de 
trois phalanges ; le quatrième doigt , le plus long de tous , 
est formé d'un métatarsien et de quatre phalanges; enfin , 
le cinquième doigt, qui est dissimulé, est composé d'un mé- 
tatarsien etid'une phalange rudimentaire qui atteint à peine 
aux deuxj^^ers de la longueur du métatarsien du quatrième 
doigt. L'on voit qu'aux pieds postérieurs aussi , l'anomalie 
ou plutôt la particularité dans la disposition des doigts se 
transporte , pour ainsi dire. Le premier doigt, ordinairement 
composé , chez les batraciens , de deux phalanges , n'en a 
qu'une ici; et le cinquième, qui compte généralement trois 
phalanges, n'en a qu'une ; le cinquième doigt , communé- 
ment plus long que le second dans la famille des batraciens,. 
et du double plus long que le premier doigt , n'est ici guère 
plus long que le premier doigt, et dépasse à peine la lon- 
gueur du métatarsien du second doigt. 

Peut-être dira -t- on que le Brachycéphale , ou Bufo' 
ephippium de Spix , peut bien n'être pas dans le même 
cas que nos individus. Il n'a pas été disséqué : l'on ne peut 
donc rien affirmer pour ou contre cette assertion. Prévenu 
du soupçon d'un quatrième doigt aux pieds antérieurs ,^ 
d'un premier et d'un cinquième aux pieds postérieurs, et 
de la place qu'ils peuvent occuper, on pourra s'assurer de 
kur existence sans avoir besoin de les dépouiller de la peaa 



Cl. III. Pl. 7 et 8. 

au dessous de laquelle ils font une légère saillie. Mais , en 
attendant, il est une remarque qui , avec les autres analogies 
d'organisation rapportées ci-dessus , me porte à croire for- 
tement à l'identité générique des individus décrits ici 
avec le Brachycépliale ; c'est la proportion relative des 
doigts des pieds antérieurs sans analogue , au moins à 
ma connaissance, parmi les batraciens anoures, pourvus 
d'une langue mobile. Cbez tous , en effet , le second doigt 
est constamment plus court, ou tout au plus de même gran- 
deur que le premier, tandis qu'ici , et cliez le Bufo ephip- 
pium figuré par Spix , ce second doigt est du double plus 
long que le premier. 

Peut-être objectera-t-on aussi que cette disposition par- 
ticulière des doigts, tant des pieds antérieurs que des pieds 
postérieurs, n'est que l'effet du jeune âge et du développe- 
ment incomplet de l'individu maj, observé, aiiiy&i que Spix 
et Cuvier paraissent l'avoir soupçonné. Il suffirait de ren- 
voyer à l'observation du développement des batraciens 
anoures, pour se convaincre delà faiblesse de cette objection. 
Chez tous , aussitôt que les pieds se dégagent de l'enveloppe 
cutanée dans laquelle ils étaient d'abord emprisonnés, Ton 
voit les doigts des pieds postérieurs et antérieurs se mon- 
trer au nombre normal et avec la proportion relative qu'ils 
garderont toute la vie. A défaut des sujets eux-mêmes , les 
planches de Rœsel, de Stenheim, de Dugès, de Martin Saint- 
Ange , etc., pourraient démontrer le fait. Mais en suppo- 
sant encore que ces individus soient le jeune âge de quelque 
batracien plus grand, ce ne serait guère que de quelque 
grenouille cornue ou à paupières appendiculées ; car jus- 
qu'ici ce n'est que parmi ces batraciens que l'on a observé 
des plaques osseuses sur le dos. Je n'ai pas pu examiner, 
il est vrai , la grenouille à écusson de Spix , Rana scultata, 
type d'un des genres formés dans le groupe des grenouilles 
dont il est question : les dents en croc , signalées par Wagler 
à la partie antérieure de la mâchoire de cette grenouille , 



Cl. m. Pl. 7 et 8. 

pourraient la séparer des batraciens , sujet de cette notice. 
Mais, enadmettant encore que ces dents ne sont peut-être 
qu'un apanage de l'état adulte , on voit , par la description 
de Spix, que la tète seule de cette grenouille est revêtue d'un 
écusson ; et Wagler, qui a eu l'original entre les mains, 
n'aurait pas manque de signaler un bouclier dorsal, s'il en 
avait vu des vestiges. Wagler ne parle pas non plus de 
traces de carapace cbez le batracien qu'il décrit connue 
type du genre Megalophrys de Kulil. J'ai examiné par moi- 
même plusieurs espèces de Ceratoplnys à tympan plus ou 
moins visible, ou à tympan plus ou moins cacbé , circon- 
stance qui, selon Wagler, ne dépend que du degré plus ou 
moins grand de dessiccation de la peau qui recouvre le cadre 
osseux de la caisse : ce qui est exact dans bien des cas pour 
certaines espèces , mais ce qui est indépendant de cette 
cause-là cbo^ les espèces de Ceratopbrys qui , par exemple , 
ont le tyjp^pan protégé en avant par une sorte d'opercule 
osseux analogue à celui des individus de cette notice. J'ai 
pu examiner, par exemple, trois individus du Ceralophrjs 
Boiei, Pr. Maximilien de Neuwîed {Ceratophrys gra^ 
nosa, Cuxïer, type du genre Stombusde Gravenboist adopté 
par Fitzinger); ces individus, qui font partie de la 
collection du Muséum national d'bistoire naturelle de 
Paris , n'offrent aucune trace de carapace dorsale , et sur 
la tête seulement on voit un léger vestige des crêtes si dé- 
veloppées cbez la Rana margaritifera. J'ai examiné aussi 
avec M. G. Eibron , sans toutefois les disséquer, d'autres 
Ceratopbrys à vestiges de carapace dorsale osseuse de la 
collection du Muséum , tels qu'un individu du Cerato- 
phrys varia , Cuvier , (C dorsata, Pr. Maximilien de Neu- 
wied ) , qui avait sept à buit pouces de longueur, et d'autres 
Ceratopbrys de taille presque aussi considérable, parmi les- 
quels se trouvent le Ceralophrjs cljpeatade Cuvier, et une 
espèce énorme provenant, comme les précédentes , de rAnié- 
rique méridionale , et tout-à-fait indéterminée , que je me 



Cl. III. Pl. 7 Cl s. 

contenterai de noter ici par le numéro 3. Aucun de ces batra- 
ciens, certainement adultes, n'offre de carapace analogue 
à celle des individus de cette notice ; tous présentent de 
petites pièces osseuses minces, en plus ou moins grand nom- 
bre , disposées symétriquement sur le racliis et sur les 
côtes , à une certaine distance les unes des autres , sans dis- 
position à converger entre elles pour former un tout solide 
comparable à la grande pièce dorsale de nos batraciens; or, 
il est peu probable qu'une carapace osseuse aussi compacte 
que celle de nos individus s'affaiblisse et se disjoigne pour 
tendre à s'évanouir par les progrès de l'âge ; cette suppo- 
sition serait tellement en opposition avec ce que l'on a pu 
observer dans la marche de l'ostéogénie en général , que 
l'on ne peut s'y arrêter avant d'avoir une preuve positive 
et directe en faveur d'une telle exception. On est donc 
obligé, au moins jusqu'à nouvel o^dre , de regajî^er nos in- 
dividus comme des batraciens adultes et parvenus à leur 
état parfait. Je ne possède aucune donnée sur leurs mœurs 
et leurs habitudes ; tout ce que je puis dire, c'est que j'ai 
trouvé un cloporte dans l'estomac de l'individu que j'ai 
disséqué. Je ne puis pas non plus dire de quelle province 
du Brésil et de quelle localité ils proviennent. Si , comme 
je le suppose , le Bufb ephippium de Spix a des dents aux 
maxillaires supérieurs et aux vomers , une carapace dorsale 
solide , et , enfin , quatre doigts aux membres antérieurs 
et cinq aux postérieurs, comme les individus de cette no- 
tice , ils formeront , réunis , un genre particulier auquel le 
nom de Brachycephalus , imposé par Fitzinger à l'espèce 
décrite par Spix , ne saurait convenir. En effet , ce nom 
formé des mots grecs Ppocyyç court , et Yîfoà.-h tête , répond 
au mot latin breviceps, et semble annoncer une analogie in- 
time de forme et de disposition de la tête avec les batraciens 
décrits sous ce nom par les auteurs , tandis que leur tête 
distincte du cou , leurs yeux et leur bouche , proportionnés 
comme dit Wagler, les en différencient notablement. D'ail- 



Cl. in. Pl. 7 et 8. 

leurs les Bréviceps n'ont pas de dents, et n'ont de commun , 
avec les batraciens en examen , que l'absence d'un tympan 
apparent : c'est ce qui m'a porté à proposer de remplacer 
le nom de Brachycépbale par celui d'Ephippiphère , qui 
rappelle la singulière disposition de ces batraciens à cara- 
pace. Les Épbippipbères se diviseront naturellement , d'a- 
près le système de leur coloration , en deux espèces , l'E- 
pbippipbère de Spix décrit et figuré par cet auteur sous le 
nom de Bufo epMpphmr, et l'Êpbippipbère décrit ici, et que 
je désignerai sous le nom d'Epbippipbère orangé. Les ca- 
ractères du genre et des espèces pourront se résumer de la 
manière suivante : 
Ge/i.EPHIPPIPHER. {Brac}ijcep}ialus7Y\\n:m^<àx , 1826. 

N eue classification der Reptilien , p. 89.) 
Characî. gen. Batracoïdeorum ecaudatorum dispositio ge- 

neralis. -^Lingua ponejurcata ; dentibus in maxilla supe- 

riore ejÈCpalato ; tympano recluso. Bombinaioribusaffinis. 
Charact. Essetit, Pedibus pseudo-tridactylis ; se uto dorsal i 

epbippi forme osseo. 
Sp. I. Ephip. Spixu (?). 
Bufo ephippium Spix ( 1 824 Species noi' . Test, et Ran . p. 48. 

— Icon, tab. XX, fig. 2.) 
— — Wagler(i83o, Nat. Sjst. der Âmphih. , 

p. 207.) 
Olivaceo ocbraceus capite supra crucis instar nigro fasciato ^ 

fascia dorsi medii nigro-epbippio similis; maxillis oculis- 

que nigro marginatis; tympano nigro. 

Longitudo corporis , 1 8. 

Habitat Brasilia in provincia Bahiœ. 

In museo Monacbii. 

Sp. 2. EpHIP. AURANTIACUS. U. S. 

Supra subtusque aurantiacus iinmaculatus. 
Longitudo ut supra. 

Habitat Brasilise ? In provincia de Rio fiequentissiinus. 
In museo Parisiensi. 



Cr.. m. Pf . 7 et 8. 



RAPPORT 



Sur le Mémoire précédent, lu à l'Académie des Sciences dans 
la séance du 29 juin 1835, par M. Duméril. 

Nous avons été chargés par l'Académie , M. Isidore 
Geoffroy et moi , de lui rendre compte de ce mémoire, qui ne 
concerne , il est vrai , qu'une seule espèce de grenouille ou 
de crapaud du Brésil, sur les mœurs ou les habitudes de 
laquelle il n'est même parvenu jusqu'ici aucun renseigne- 
ment ; mais cet animal présente , dans la structure de son 
échine, une particularité si curieuse et si intéressante pour 
les naturalistes , qu'il devient un jalon très heureusement 
reconnu sur la véritable voie d'une méthode zoologique. 
Dans cette espèce , en effet , M. Cocteau a reco|inu que la 
plupart] des vertèbres du dos sont aplaties , élar^es , sou- 
dées entre elles et à plusieurs côtes, enfin tout-à-fait sail- 
lantes au dehors. Ce qui établit une transition naturelle des 
grenouilles aux tortues comme pour justifier la dénomina- 
tion vulgaire donnée par les Allemands , qui nomment les 
tortues , schildkroten , ce qui signifie crapauds à bouclier. 

L'auteur s'élant procuré trois individus desséchés d'un 
très petit crapaud du Brésil , d'une couleur orangée uni- 
forme, remarqua de suite que le dessus de leur dos était 
recouvert et protégé dans toute sa partie antérieure par une 
demi-cuirasse osseuse. La portion la plus considérable de 
cette espèce de bouclier , coupée carrément en arrière , 
semble être articulée en avant avec une plus petite pièce 
osseuse à trois lobes, dont l'un se dirige vers l'occiput. La 
surface de ces lames osseuses, qui probablement dans l'état 
frais étaient recouverts d'une peau très mince, est pointil- 
lée de trous et creusée de petites sinuosités semblables à 
celles qui se voient sur tout le dessus de la tête , qui est 
comme rugueuse et chagrinée. oiii» cii .. 



Cl., m. Pr.. 7 <t 8. 

M. Cocteau s'est assuré par la dissection et par la prépa- 
ration du squelette , qu'il a mis sous les yeux de vos coui- 
inissaires , que cette sorte de rudiment d« carapace est 
certainement produit parles apophyses épineuses des ver- 
tèbres dorsales : d'abord et pour la plaque en trèfle , par 
la première et la deuxième , et la masse carrée par les six 
autres vertèbres , élargies dans cette région supérieure', et 
unies entre elles de manière cependant que, parmi celles-ci , 
les deux premières seulement sont soudées aux apophyses 
transverses qui représentent les côtes, comme cela a lieu 
dans les carapaces des tortues , tandis que les quatre autres 
apophyses transverses sont écarries, et laissent passage aux 
muscles de l'échiné. 

Tel est le point le plus important de ce travail toUt-à-fait 
nouveau pour la description anatomique , les préparations 
et les figi^es qui l'accompagnent. Cependant ce mémoire 
renfermt^ en outre des recherches curieuses et des rappro- 
chements très intéressants pour la zoologie proprement dite. 
La description et la comparaison très détaillée que l'au- 
teur a faites de ce petit crapaud démontrent qu'il ap- 
partient à un genre tout-à fait distinct et qu'il est très 
voisin de l'espèce que Spix a décrite et figurée parmi les 
reptiles du Brésil à la planche XX sous le nom de Bufo 
Ephippiiim , à cause d'une grande tache carrée , en forme 
de selle, que ce petit crapaud porte sur le dos. C'est avec 
cette même espèce que Fitzinger a constitué le genre 
Brachycéphalus, adopté depuis par Wagler, qui lui a donné 
le nom allemand de Schild-Frosch, c'est-à-dire grenouille 
à bouclier , auquel M. Cocteau propose , en réformant et en 
rectifiant les caractères , de donner le nom d'Ephippiphère, 
€t il désigne l'espèce nouvelle sous l'épithète à!aiirantiacus, 
pour indiquer sa couleur uniforme orangée. 

Sans entrer dans les autres détails zoologiques que con- 
tient ce mémoire, c[u'il est à désirer que l'auleur publie, 
nous dirons qu'il en résulte : que M. Cocteau a trouvé 



Cl. in. Pf.. 7 et 8. 

ainsi l'occasion de démontrer par des observations anatomi- 
q lies un fait déjà énoncé par plusieurs naturalistes, et en 
particulier par l'un de nous, qui , pour indiquer les rapports 
qui existent entre les Batraciens et les Cliéloniens, faisait, 
depuis plusieurs années, observer dans ses cours publics 
une espèce de crapaud, le même qu'il fait placer dans ce 
moment sous les yeux de l'Académie, crapaud qui porte 
sur son doS'un véritable bouclier osseux {l'espèce indiquée 
dans la notice sous le numéro 3 ). Mais comme cet animal 
est desséché , que probablement il n*a que la peau , et que 
c'est un exemplaire unique , il n'a pu être étudié. 

Cependant nous disions que « parmi les Batraciens 
<< anoures , il y a quelques genres , tels que les Pipas , les 
V Hémipliractes et les Ceratophrys , qui , par la nudité du 
« corps, la forme de la bouche et des narines , les plaques 
« osseuses qu'on observe sur leuj dos , otTrenjj^ une sorte 
« de rapport avec les espèces de cliéloniens q^i appar- 
u tiennent aux genres Chélyde et Trionyx » {Erpétologie 
générale ou Histoire Naturelle des reptiles, par A.-M.- 
C. Duméril et G. Bibron (suites à Buffon) , Paris, in-S*», 
)834, tome I, page 35o. ) 

Nous proposons à l'Académie de reconnaître que ce 
mémoire est important pour la zoologie, et d'engager l'au- 
teur à le publier avec les figures qui l'accompagnent, 

Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire, Duméril, 
Rapporteurs. 



EXPLICATION DES FIGURES. 

Pl. 7. Fig. I. /i/>7tfj9pi/>Aère o/a/z^e, grandeur naturelle. 

3. La carapace dorsale isolée et grossie, vue en dessous; 
a, la grande pièce; b, la petite pièce; c, coupe transversale, 

3. Charpente du pied antérieur grandie. 

4. ih. du pied postérieur grandie. 



Pl. 8. Fig. I. Éphippiphère de Spix , Qrandeuï nsitureWe. 

2. Croquis du bouclier dorsal du ceratophrys varia , 
Cuvier. 

3. id. du. crapaud indéterminé, mentionné par M. Du- 
méril. 

4' ^^' ^" ceratophrys clypeata, Cuvier. 



Note. Depuis la rédaction de cette notice , les pacotilles 
d'insectes que l'on expédie du Brésil à Paris ont offert une 
certaine quantité d'Ephippiplières, piqués pêle-mêle avec des 
coléoptères, etc. Plusieurs provenaient certainement des 
environs de Rio-Janeiro ; tous appartenaient à l'E. orangé. 

Récemment aussi , M. G. Bibron a retrouvé , dans la col- 
lection du Muséum de Paris, un individu exactement co- 
loré comble l'exemplaire figuré et décrit par Spix , et qui 
semble confirmer la distinction spécifique et la réunion gé- 
nérique établies dans cette notice. 



ni 




Ephippiplier Auranharii.f , foc/eau 



IVHémonc/Inij 



y 



I 



ni 




\ / . 



^J V 



f1^- 



E phippipli cr i ^})ivu' . ùcie4iii 






A 



Classb m. Pl. 



NOTICE 



Sur un genre peu connu de Lézards vivipares {Zootoca, 
H^agler) , et sur une nouvelle espèce de ce genre ; 

Par Tu. Cocteau, D.-M.-P. 

L'on s'accordait généralement à dire que tous les lézards 
proprement dits étaient ovipares, lorsque J.-F. de Jacquin, 
fils du célèbre botaniste M. J. de Jacquin, publia en 1787 
( Acta Nova Helvetica , t. I , page 33) l'observation d'un 
lézard qui , selon toute apparence , donna des petits vivants. 

Il est remarquable , ainsi que l'observe M. H. Lichten- 
stein, qu'aucun erpétologue ne semble avoir fait, jusqu'en 
1823, attention à cette observation curieuse ». Kn effet, Ra- 
zoumouski , qui a donné une Faune du Jorat, paHe de cette 
observation assez légèrement. « Le lézard , dit-il , est ouovi- 
« pare ( la plupart des lézards proprement dits et les sa— 
« lamandres aquatiques), ou vivipare (la salamandre 
«« terrestre et peut-être quelques espèces de lézards) ; on 
« en voit un exemple dans les Mémoires de la Société pliy- 
« sico-médicale de Bâle, Acta helveiica , tome IX, page 33, 
« pi. I. » (le X est par erreur.) (Histoire naturelle du 
Jorat et de ses environs, tome I , page 102.) 

Depuis même , im très petit nombre d'auteurs en a fait 
mention. G. Cuvier n'en parle nulle part. Milne Edwards, 
qui a publié une monographie des lézards , ne la cite en au- 
cune manière. 

Peut-être mit-on en doute l'exactitude de l'observation de 
de Jacquin? Pourtant cette observation est rapportée de la 

• « Valdè miror hanc observationem inexpectatara hue usque a nullo 
« amphibiologo esse comniemoratam ; nam usque ad hune diem Lacota 
« unica omnium Sauriorum species est quae nonoya parit. » (Verzeichniss. 
der doublett. des Mus. zu Berlin, p. gS. ) 

i835. a» 



Cr,.Iir. Pl. g. 

* manière la plus propre à porter avec elle une entière con- 
viction. 

Peut-être les naturalistes pensaient-ils, comme le présume 
Lichtenstein , qu'il est peu important, chez des reptiles, de 
voir des individus ovipares ou vivipares ». 

Néanmoins , bien que ces deux modes de parturition s'ob- 
servent, dans celte classe d'animaux, chez des genres assez 
voisins d'ailleurs , il ne peut être indifférent pour le physio- 
logiste de voir dans un cas l'enveloppe de l'ovule douée 
de la faculté de sécréter une substance calcaire plus ou 
moins abondante , destinée à protéger le petit imparfait que 
la mère abandonne à une incubation solaire plus ou moins 
prolongée , et dans un autre cas la membrane extérieure de 
l'œuf, privée de cette faculté de sécréter une substance cal- 
caire , rester molle et diaphane jusqu'à l'éclosion du petit , 
et Tembryoîl acquérant, dans l'intérieur même de l'oviducte, 
le degré de perfection qui le rend libre et indépendant et 
des soins maternels et de l'incubation solaire à Tinstant 
où il quitte sa mère. Lors même qu'une philosophie trans- 
cendante ne verrait dans ces deux ordres de choses qu'une 
simple nuance du même fait et un plan uniforme et iden- 
tique, quant au fond, dont l'étude offre moins d'importance 
dans la classe des reptiles que dans les autres branches 
du règne animal , il est certainement encore curieux et 
intéressant de chercher quelle cause amène cette diffé- 
rence d'exécution et des eff'ets si disparates chez des indi- 
vidus du même groupe ? 

Et d'abord cette différence dépend-elle des circonstances 
extérieures , et n'est-elle dès lors qu'accidentelle et va- 
riable? ou bien dépend-elle de l'organisation particulière 
des individus , et est-elle constante et invariable ? 

G. Cuvier a dit en parlant des reptiles ovipares : «« Il en 

■ a Minime cnitn niagni momeiiti esse in amphibiis disciimen intei* 
ova vel puHos vivos {5ff>nentia qnisqiiescit. »> (Loe. cit.) 



Cr,. III. Pr- 9 

-K est même des espèces que l'on peut rendre à volonté 
« vivipares, en retardant l^ur ponte ; » ( et en note) « par 
« exemple , les couleuvres lorsqu'on les prive d'eau , ainsi 
<« que l'a expérimenté M. Geoffroy. » {Règne Jlnimal, etc. , 
t. XI , page 4 , 2*= édit. ) 

Si cela est , il ne pourrait être surprenant que le même 
fait se répétât dans la famille des lézards comme dans celle 
des couleuvres. 

Mais le fait est-il constaté d'une manière irrécusable? 
On voit d'abord que G. Cuvier ne paraît pas avoir examiné 
les choses par lui-même , et qu'il n'avance cette proposi- 
tion que sur l'assertion de M. le professeur Geoffroy Saint- 
Hilaire. Or, je tiens de M. Geoffroy qu'il n'a pas suivi ri- 
goureusement toutes les circonstances du fait, que les 
expériences ont eu lieu au laboratoire de zoologie du Mu- 
séum national d'Histoire naturelle "de Paris, et'^a'on lui 
en a seulement montré les résultats. J'avoue que flès lors 
cette assertion perd pour moi beaucoup <ie son poids. Le 
fait soulève une question assez grave de physiologie ; il est 
en opposition avtc ce que l'on observe chez les autres 
animaux. D'un autre côté , les expériences de ce genre sont 
si diflicultueuses , il est si facile en examinant les habitudes 
des reptiles de se laisser induire en erreur, que je serais 
tenté de dire à ce sujet : «t 11 n'est pour voir cjue l'œil du 
maître , » et que je prie l'amitié dont m'honorent plusieurs 
des personnes du laboratoire de zoologie de vouloir bien 
me pardonner le scepticisme que je garde sur des expé- 
riences que j'ai répétées sans obtenir de résultats sembla- 
bles , et dont je ne m'explique pas les phénomènes. 

11 paraît que la parturition des reptiles peut être plus ou 
moins retardée dans certaines circonstances. C'est sans 
doute à des observations de pareils cas qu'il faut attribuer 
la dissidence remarquable que l'on tiouve dans les rela- 
tions des observateurs et des expérimentateurs sur la durée 
de la gestation des reptiles , de ceux même que nous avons 



Cl. m. Pl. 9. 

pour ainsi dire tous les jours sous nos yeux ; mais les cii con- 
stances qui peuvent retarder la parturition de ces animaux 
n'ont pas encore été bien appréciées. Dans l'observation du 
laboratoire du Muséum , on particularise la circonstance 
dans laquelle on a agi: c*est lorsqu'on les prive d'eau que les 
couleuvres peuvent devenir vivipares; malheureusement 
on ne spécifie pas l'espèce qui a servi aux expériences. 
Un fait ne détruit pas l'autre; mais, je le redis, j'ai ré- 
pété l'expérience sans obtenir le même résultat ; j'ai con- 
servé des couleuvres à collier pleines en les pi ivant d'eau , 
et je n'ai pas eu de parturition vivipare. Je ne m'explique 
pas cet effet de la privation de l'eau chez les animaux : si 
les couleuvres, comme les batraciens, faisaient leurs petits 
à l'eau , je concevrais encore que l'absence de circon- 
stances favorables pour la parturition retardât cette fonc- 
tion excrétôîie, et même^ue la nature prévoyante pût per- 
mettre au petit , lorsque des circonstances fâcheuses se 
présenlent et se continuent , de parcourir les phases de son 
développement dans l'intérieur de l'oviducte, jusqu'au mo- 
ment où il pourra se passer de l'élément destiné dans les 
temps ordinaires à le recevoir pendant les premiers jours 
de son existence extérieure. Mais les couleuvres pondent 
ordinairensent leurs œufs à l'époque de l'année où la sé- 
cheresse est habituelle. Elles déposent leurs œufs dans des 
lieux secs plus ou moins éloignés des eaux , dans des sub- 
stances sèches , des tas de fumier, des meules de foin , des 
amas de feuilles tombées. L'eau et l'humidité ne parais- 
sent donc pas des circonstances favorables pour leur par- 
turition , et l'on serait tenté d'admettre une proposition 
inverse de celle qui a été donnée. L'on peut, jusqu'à 
certain point , concevoir qu'une suspension de l'alimenta- 
tion , la captivité dans laquelle parfois les reptiles refusent 
opiniâtrement toute espèce de nourriture, en diminuant 
la nutrition , puissent ralentir ou suspendre l'accroissement 
du fœtus , et retarder par suite l'instant de la parturition ; 



Ct. m. Pi,. 9. 

que l'élévation trop considérable de la température qui 
amène la torpeur estivale chez quelques reptiles, que ra- 
baissement de celte température f[ui détermine chez un 
plus grand nombre l'engourdissement liyémal , en sus- 
pendant les fonctions , et en particulier celles de l'assimi- 
lation cliez la mère , arrêtent consécutivement la nutri- 
tion du fœtus. Quelques observations me semblent même 
confirmer ces inductions et les rendre plausibles. L'on con- 
çoit encore que par l'effet de la privation de l'eau , la cou- 
leuvre ne pouvant réparer les pertes qu'elle fait par l'ex- 
halation cutanée et pulmonaire , l'accroissement du petit 
puisse éprouver <|uelque entrave; mais toutes ces circon- 
stances ])euvent tout au plus retard<îr l'époque de la par- 
turition sans en changer le mode , et en admettant l'in- 
fluence de ces causes sur le produit de la conception , bien 
qu'une dépendance aussi rigoureuse du fœtu^jî ne soit pas 
toujours aussi absolue chez les animaux su^rieurs, et 
qu'elle soit ici d'autant plus surprenante que souvent chez 
les reptiles des lésions majeures et des mutilations plus 
ou moins considérables aient lieu sans réaction apparente , 
et sans que les autres fonctions en aient pour ainsi dire 
avis , l'on pourrait seulement dire que l'on peut, par l'in- 
fluence de circonstances extérieures, retarder leur ponte, 
mais non les rendre à volonté vivipares. Pren<i-on acte 
de l'indépendance du fœtus pour expliquer counnent la 
parturition étant retardée par une action inappréciable , 
quant à présent , dans son mécanisme et dans son cOet , le 
petit a continué de croître? Mais si chez les autres animaux 
la dépendance de l'œuf n'est pas rigoureusement absolue, 
il s'en faut aussi de beaucoup que son indépendance soit 
complète , à quelque époque de la gestation que ve. soit , si ce 
n'est sur les derniers instants , et alors la privation de l'eau 
ne peut pas avoir plus d'influence que toute autre cause. 
Quanta moi , j'ai examiné des reptiles de divers genres , 
et en particulier îles couleuvres à collier, chez lesquelles, la 



Cl. ni. Pl. ç). 

parturition paraissait avoir été retardée par la privation d.e 
raliineiilation ou par toute autre cause que ce soit, et je 
n'ai pas lionvé les fœtus plus développés c[ue dans les œufs 
venus à ternie. Je n'ai pas vu les enveloppes de l'œuf plus 
minces, moins coriaces et dans tin état plus voisin de celui 
des enveloppes fœtales des vipères. Mais plusieurs fois j'ai 
rencontré quelques-uns des petits, ceux qui étaient les plus 
éloignés du cloaque , et , par conséquent , qui étaient moins 
avancés, moins indépendants de la nutrition maternelle, 
morts et déjà rentrés en partie sous l'influence des lois de 
la circulation, c'est-à-dire atrophiés et comme desséchés 
par l'absorption , comparables à ces embryons humains que 
l'on a vus dans certains cas de grossesse tubaire. 

Quelques personnes assurent avoir observé la parturi- 
tion vivipare des couleuvres dans des circonstances diffé- 
rentes, et^j^xpliquent le^phénon\ène d'une autre manière. 
En effet/ on dit que c'est à l'époque des chaleurs que la 
parturition vivipare de la couleuvre a lieu, et l'on ajoute 
qu'alors la circulation de ces animaux étant plus active , le 
petit parvient à sa maturité avant que la membrane de 
l'ovule ait eu le temps de sécréter la substance calcaire. 
Mais en admettant cette circulation plus active par l'effet 
de l'élévation de la température , et par suite cette nutrition 
plus rapide, la cause ne doit-elle pas agir sur la membrane 
de l'œuf aussi bien que sur le fœtus? et ce qui doit résulter 
dans cette supposition , n'est-ce pas que la membrane et le 
fœtus parcourent également leurs phases avec plus de rapi- 
dité , sans modification d'ailleurs, et sans une différence 
pour le contenu , qui ne serait pas pai tagée par le contenant. 
Comment concevoir une accélération de développement 
pour le produit de la conception, et un arrêt d'accroisse- 
ment pour les membranes protectrices? On voit parfois, chez 
les oiseaux domestiques qui donnent ordinairement des 
œufs à coque dure et solide , que , par l'effet de cer- 
taines circonstances, ces œufs sont enveloppés d'une mem- 



Ci,, m. Pi.. 9. 

brane molle et simpleiuent coriace : peut-être au premier 
abord serait- on tenté de trouver un trait de similitude entre 
ce fait et celui de la couleuvre vivipare. Mais, dans ces cas de 
suspension de la solidification , Ton voit l'arrêt de développe- 
ment de l'enveloppe se répéter sur les fœtus, et cesœufs bardés 
sont toujours , comme on le sait , des œufs stériles , et loin de 
provenir d'une accélération de la nutrition , et d'un surcroît 
d'énergie de la vie par l'effet de circonstances extérieures , 
Ton sait que ces œufs sont donnés par des poules sur la fin 
de l'âge ou de la saison de la ponte, ou lorsque les femelles, 
devenues trop grasses, deviennent inaptes à une conception 
parfaite; en un mot, quand l'activité de la fonction de 
la génération commence à s'éteindre cliez ces animaux. 
Dans la supposition que les circonstances extérieures peu- 
vent influer sur les reptiles au point de les rendre , selon les 
temps , ovipares ou vivipares, la parturition \ivipare ne 
devrait-elle pas , ce semble , avoir lieu bien pluto^ dans l'ar- 
rière-saison, alors que le froid peut être préjudiciable à l'in- 
cubation solaire?La nature, pour la conservation de l'espèce, 
harmonise, pourrait-on dire, les choses de telle sorte , 
qu'en pareil cas la progéniture peut se développer sûrement 
et ne se séparer de la mère que lorsqu'elle est arrivée à un 
point de perfection oii elle est capable de braver la rigueur 
du temps. Or, l'observation n'est pas d'accord avec cette 
prévision , et c'est au mois de juillet en particulier que 
de Jacquin a observé son lézard vivipare : « Circa Jinem 
Juin. » 

Si aucun fait direct bien authentique , si aucune induc- 
tion spécieuse, ni même une prévision légère ne peut étayer 
cette assertion d'une parturition vivipare ou ovipare selon 
les circonstances extérieures en opposition avec tous les faits 
connus , n'est-il pas rationnel de laisser la question dans le 
doute jusqu'à nouvel informé , et de ne voir provisoirement , 
dans les circonstances extérieures, que des agents capables , 
seulement chez les reptiles , d'abréger ou de prolonger la 



ct. m. Pt. 9. 

durée de la geslation, sans influer sur le mode de partu- 
rition ? 

Si cette parturition vivipare dépend de circonstances 
individuelles, il est probable qu'elle est constante et in- 
variable chez les individus où elle s'observe ; car il n'est 
pas vraisemblable , malgré la mobilité des lois de l'erpé- 
tologie à d'autres égards, que l'organisme produise in- 
différemment deux modes normaux de parturition si di- 
vers dans la même espèce , et il s'agit de savoir chez 
quelle espèce la parturition vivipare se rencontre, pour 
tâcher d'arriver ensuite à saisir la cause organique proba- 
ble de cette particularité physiologique. De Jacquin , frappé 
de la singularité du fait , donna , il est vrai , un nom spécial 
au lézard qu'il a observé ; mais il ne paraît pas cependant 
avoir prétendu par là regarder ce lézard comme une 
espèce particulière et distincte : il dit qu'il n'ose pas déter- 
miner à qiielle espèce le tézard doit être rapporté. 

» Ad quamnam lacerta hœc nostra referenda siL spe- 
« ciem determinare non ausim ; frustra quœsivi apud Lin" 
« nceujn cui etplures aliœ lacertarum Auslriœ nostrœ spe- 
« des non innotuisse videntur, » 

Leuckart de Haies paraît avoir envoyé à Nitsch , sous le 
nom de Lacerta crocea de Wolf, des lézards qu'il surnomma 
-Lacerta vivipara , parce que plusieurs individus de la 
même espèce lui avaient fait, assurait-il , des petits vivants. 
Lichtenstein s'éleva contre cette détermination » de Leuc- 
kart , disant que Leuckart avait été induit en erreur par 
la couleur rougeâtre du ventre, et que le Lacerta crocea 

' « Falso banc speciem a Lacerta crocea Wolf non discrevit , in hanc 
(c errorem inductus ventre fulvo... Idem vitium perpetravere Merremius 
« etplures alii recentiores... Nostra L. crocea omnino ovipara est; in 
« fœininis enim quatuor gravidis ova ponendo pœnè matura invcni sine 
« uUo embryonis vestigio. » 

Cette observation donne au moins quelque poids à Topinîon de Mer- 
rem , qui rapporta le Lac, crocea de Wolf au Lac. muralis. 



t 



Cl. III. Pt. 9. 

de Wolf était certainement ovipare ; que dès lors le lézard 
vivipare de Leuckart devait être rapporté à une autre espèce, 
parce qu'une différence aussi notable dans le mode de ^',é- 
néralion devait coïncider avec des différences extérieures 
qui ne s'observaient pas entre le Lacerta crocea de Wolf 
eiXeLacerta agilis,({\ï'\\ regarde comme identiques». Conduit 
par cette observation , il rapporta le Lacerta crocea^ dont 
Wolf avait fait une espèce à part , au Lacerta agilis de 
Linnaeus (non deDaudin) , arenicola de Dandin conmie va- 
riété , et le Lacerta vwipara de Leuckart et de de Jacquin 
au Lacerta muralis de Linnaeus , agilis Oi\ gris des murailles 
de Daudiii , ajoutant au sujet du Lacerta vivipara de 
de Jacquin, que la ressemblance était manifeste par la 
comparaison de la figure '. 

Mais on peut à cette nouvelle détermination objecter que 
notre lézard gris des murailles, qui d'ailleurs, ainsi que le 
dit Liclitenstein , peut aussi avoiria teinte rougeâtre du£a- 
certa crocea « quiutriquc speciei est communis n , ce que 
démontrent les observations de M. Gène sur le Caliscertula 
ou Tiliguerta de Cetti ^ ( que l'on a à tort rapporté au Lac. 
viridis) , est assurément aussi ovipare : «« Les œufs que j'ai 
«« souvent trouvés dans le corps même de l'animal sont 
«< oblongs chez l'ocellé, le vert, et celui des murailles ^^ 
( Dugès , Ann. d'Hist. nat. , t. XVI , p. 365) ; et qu'ainsi l'on 
pourrait retourner contre elle l'argument de Liclitenstein 
contre la détermination de Leuckart '« certe enim taie gene- 
rationis discrimen. » 

Si le.mode de génération et la teinte rougeâtre du ventre 
du lézard vivipare de de Jacquin ne peut étayer ladétermi- 

' €c Certe enim taie generationis discrimen semper conjunctum esse 
(t cum differentiis externis quae autem dcsunt intra Lac. croceam Wolf 
« et Lac. agilem Linn . » 

« Haec est Lacerta muralis in Auslria maxime vu){];aris patet hoc 
• illico ex icône quae matrem adullara et pullum cxhibet. » 

' « Mem. délia Academ. délie stienzedi Torino. • (t. xxxri, page 3o3.) 



Cl. m. Pl. 9. 

nation de M. Liclitenstein ,.on ne voit pas , dans la planche 
jointe au mémoire de de Jacquin , ce qui peut faire dire à 
Lichtenstein que l'identité du lézard vivipare avec le lézard 
gris des murailles devient évidente à l'inspection de la 
figure. En effet, les ca«actères anatomiques que Lichten- 
stein tire de l'analyse des écailles, du collier, du dos, des 
flancs , de la queue , des plaques abdominales «et des pores 
fémoraux n'y sont pas indiqués , et les taches brunes dis- 
posées en séries longitudinales * sont trop imparfaitement 
représentées dans la figure noire de de Jacquin , pour servir 
d'autorité en l'absence de l'individu quia servi de modèle. 
Elles sont, au reste , trop peu significatives par elles-mêmes 
pour pouvoir asseoir, d'après elles seules, une détermina- 
tion bien sûre. 

Wolf, en effet , indique aussi sur les côtés du dos d'un 
des deux Lacer ta crocea qu'il décrit (Deutschland Fauna 
von Sturnv^ùrnberg, ih-i8, 1789, 1820) une ligne formée 
de points bruns foncés : u oberleib glanzend graubraun ; an 
« den Seiten miteinem kupferrothen schiller und siner aus 
« dunkelbraunen und weissgelben puncten bestehenden 
« Unie von den ohr bis an den schwanz fortlauft. » 

A cet égard , les figures assez grossières du Lacerta crocea 
de laFaune d'Allemagne peuvent aussi bien s'accorder avec 
le Lacerta vivipara de de Jacquin qu'avec toutes autres. 
La détermination de Lichtenstein, à en juger d'après les 
seuls éléments qu'il en a donnés, ne paraît donc pas incontes- 
tablement établie, et plus arrêtée que celle de Nitsch. 

J. Wagler (Naturlisches System der Amphibien , in-S", 
Mùnchen , i83o , page i55) fit du Lacerta vivipara de de 
Jacquin une espèce à part, et, fondé sur la particularité de 
son mode de génération , il l'érigea en un genre particuUer, 
sous le nom de Zootoca ( du mot grec Zootoxoç , vwiparà) , 
lui attribuant pour caractères distinctifs ; 

' <t Maculis in dorso fuscis iu séries longitudinales dispositis. » (de 
Jacquin., loc. cit.) 



Cl. III. Pl. 9. 

« Nares, lamina supra 01 bitalis, pliolidosis gastraei caudœ- 
« que Lacertaî ; tempora squamulis appressis ; squamse 
« notcei longiiJae ( emprunté peut-être au Lacerta crocea 
« de Wolf) distincte hexagonae, obtusEe carinatee ; collare; 
« (dentés palatini nuUi). M 

Mais Wagler ne dit pas s'il s'est déterminé d'après sa 
propre observation d'un lézard vivipare , réunissant les 
caractères indiqués par de Jacquin, ou seulement par induc- 
tion et sur le seul examen comparatif de l'extérieur des 
espèces qu'il croit devoir réunir au Lacerta vivipara. Car 
Wagler, sans en donner non plus les motifs , rapporte au 
lézard vivipare de de Jacquin : 1° le Lacerta crocea de 
Wolf, ainsi que Nitscli l'avait déjà fait , et malgré l'asser- 
tion de Licbtenstein qui le dit ovipare; 2° le Lacerta montana 
de Mikan (Deutscbland Fauna von Sturm), que quelques 
auteurs ont regardé avec Mikan comme une espèce à part, 
mais qu'il est toutefois difficile* de détermine^r d'après la 
description et la figure qu'en donne la Faune d'Allemagne. 
(Je me rappelle avoir vu , dans la succession de M. Latreille , 
un dessin de cette espèce fait par Oppellors de son séjour à 
Paris ; mais malheureusement il n'était guère plus précis que 
celui de la Faune de Sturm , et je ne puis en dire ici davan- 
tage sur son compte.) Licbtenstein le réunit avec le Zac. cro- 
cea au Lac. agilis Linn. , Lac. stripium de Daud ; 3° \e La- 
certa pjrrhogaster àe Merrem, que l'on ne connaît, je crois, 
que par l'indication certainement trop succincte duTeut. syst. 
ampbib. , page 87 ( « bac. pyrrbogaster, n°i6. — L. scutis 
«« caudse bemiolae resectis, collari adnato scutellis octo inter- 
« mediis quadratis ; bab. in Germania lapidosis et sylvis r 
« pori fémorales , » ), et que Merrem regardait comme identi- 
que avec \eSeps Muralis de Laurenti (Teut. med.,p. 61 , 62, 
tome I , f. 4 ) ^t avec le Lacerta crocea de Wolf, mais 
qu'il distinguait du Muralis, Merr, agilis de Daudin , auquel 
Licbtenstein le rapporte ainsi que le Seps Muralis de Lau- 
renti , et du Lacerta agilis Lin. , stirpium de Daudin. 



Cl. m. Pl. 9. 

4** Enfin , Wagler rapporte encore au Lacerta vMpara , 
comme un adulte décoloré de cette espèce , le Lacerta uni- 
color de Kulh (Beitraege , page 121 ' ), ce qui ne peut certai- 
nement avoir été provoqué que par rexamen de l'individu 
décrit par Kuhl : car sa description est, comme on peut le 
voir, à peu près énigmatique et au dessous rie toute critique. 

Il résulte, ce me semble, de cet exposé, que l'histoire du 
lézard d'Europe signalé par de Jacquin comme vivipare 
est loin d'être bien connue , et qu'il reste encore à savoir : 
1° si ce fait d'une parturition vivipare dépend chez lui de 
circonstances extérieures ; 2** s'il est propre à une espèce et 
quelle est celte espèce, ou s'il est comnmn à plusieurs, 
comnïe Lichtenstein semble le prévoir *. 

Malheureusement le hasard fournit , pour ainsi dire, seul 
l'occasion de faire des observations sur l'histoire des reptiles, 
et surtout l'occasion d'assister au spectacle de leurs habi- 
tudes; carr ces animaux semblent se plaire à entourer de 
secret et de mystère le détail de tous les actes de leur vie. 
Aussi est-il à craindre que les questions soulevées ici soient 
long-temps encore sans être résolues. Si l'observation sui- 
vante ne les éclaircit pas , elle pourra du moins appeler 
l'attention des naturalistes sur le fait, et mettre sur la 
voie d'un travail plus complet. — Le lo juillet i835, dans 
le cours d'une excursion entomologique à la forêt d'Eu , 
M.' E. Guérin aperçut, au milieu des clairière^ d'un 
plateau bas et argileux, une douzaine de lézards qui, à 

' Lac. unicolor. 

Patrie ? 

Figure... 

La forme et la grandeur sont tout-à-fait celles du Lac. ptychodes ; la 
couleur est gris de perle ; il existe sur le dos quelques taclirs hlanchâlres \ 
les pieds sont courts, la tcte petite, les côtrs sans pli. 

Dans ma i-ollection. 

* « Sed acturatior Lacerlaruni externarum observalic» fortasse hrevi 
« lempore dcmonslrabilcliam plures Iiuju8generissf>eci<s viviparas o.sse. »• 
( Loc. cil, ) 



Cl. ni. Pl 9. 

son approche, s'enfuirent avec promptitude sous les touftes 
d'iierbages qu'une mare à demi desséchée avait laissées à sec ; 
M. E. Guérin parvint h en prendre un, et le lendemain 
lorsqu'il voulut l'examiner il s'aperçut que l'animal rendait 
un petit qui se dégageait rapidement des débris d'enve- 
loppes fœtales qu'il avait entraînés avec lui, et se mita 
courir aussitôt avec la plus grande vitesse. INI. Guérin ap-, 
pela l'attention des personnes présentes , entre autres de 
M. le docteur Destres , et en moins d'une heure et quel- 
ques minutes d'intervalle, ce lézard donna six à sept petits 
vivants; le ventre de la mère, distendu fortement auparavant, 
revint au fur et à mesure sur lui-même, et la parturition 
parut terminée. Ce lézard fut conservé et vécut pendant 
une quinzaine de jours , refusant de manger les mouches , 
les fourmis et autres insectes qu'on lui donnait, lappant 
seulement à sa manière un peu^de lait qu'on^ lui offrait 
dans une petite cuillère ; mais il s'amaigrit biemôt à vue 
d'œil et finit par mourir dans un marasme assez prononcé , 
les premiers jours d'août. Les petits vécurent quelques 
jours, se refusant à toute espèce de nourriture, rejetant 
même le lait que leur mère lappait avec plaisir, et mouru- 
rent d'inanition. 

De Jacquin n'avait pas assisté à la parturition de son 
lézard , et l'on pouvait objecter encore , quoique avec peu 
de vraisemblance, que son lézard avait pondu des œufs 
peut-être , et que ces œufs avaient seulement mis beaucoup 
moins de temps qu'à l'ordinaire pour éclore. Ici , c'est à la 
vue des spectateurs que ce lézard a fait ses petits : c'est, au 
reste , comme dans le cas donné par de Jacquin , au mois 
de juillet , que la parturition a lieu ; dans les deux observa- 
tions, c'est le même nombre de petits domiés dans une 
seule fois. Voudra it-on objecter qu'ici la peur a provoqué 
la parturition vivipare qui , sans cela , aurait pu être ovi- 
pare I Mais les naturalistes qui savent quel est le degré de 
développement du fœtus dans les œufs de lézards qui 



Ci,, m. Pl. 9. 

viennent d'être déposés , ne pourront pas s'arrêter à cette 
supposition. Liclitenstein dit qu'il n'y avait pas de vestiges 
d'embryon dans les œufs d'un Lacer ta crocea qui étaient 
sur le point d'être pondus. La peur, la contrainte, ont pu tout 
au plus ici , et dans le cas de de Jacquin peut-être, avancer 
l'époque de la parturition, comme on en voit des exemples 
chez les animaux supérieurs et surtout chez les animaux 
inférieurs , les insectes lépidoptères par exemple , mais sans 
modification dans le mode de parturition; et il serait diffi- 
cile de croire qu'un fœtus dont le système nerveux central, 
les yeux et le cœur sont seuls développés dans les cas ordi- 
naires, lorsque la mère abandonne son œuf à l'incubation 
spontanée, acquiert en quelques instants, et sous l'influence 
de l'émotion à laquelle la mère est soumise , le degré de 
perfection qui lui manque habituellement au moment où il 
se sépare 4*blle. Voici donc un lézard incontestablement 
vivipare: ï'est-il toujours? l'est-il seul? l'est-il par l'effet 
de circonstances accidentelles ? C'est ce que cette observation 
isolée ne saurait résoudre. Je tâcherai seulement de décrire 
ce lézard avec le plus de soin possible. 

Le lézard trouvé par M. Guérin est d'une taille un peu 
au dessous de la moyenne de la lamdle ; sa forme géné- 
rale est svelte , élancée , sa tête petite , courte , déprimée , le 
museau médiocrement pointu , la lame sus-orbitaire légè- 
rement saillante , le canthiis rostralis peu tranchant , \ as- 
serculum-^eu. profond, marqué jusqu'à la narine. On trouve 
dix-neuf dents à la mâchoire supérieure , dix-sept à l'in- 
férieure de chaque côté, point de dents palatines ainsi que 
Wagler le dit aussi ; le cou est légèrement marqué ; le tronc , 
qui a dû être renflé à sa partie postérieure , est plissé par le 
anarasme et la rétraction des muscles de l'abdomen, mais 
n'offre pas précisément le sillon latéral enfoncé que Ton 
observe chez quelques lézards ; la queue est assez grêle , les 
membres peu allongés , et les doigts assez courts , proportion 
gardée, et peu inégaux. 



Cl. Iir. Pt. 9. 

DIMENSIONS. cent. mill. 

Longueur totale 1 3 3 

de la tète du bord antérieur du tympan à 

l'extrémité du museau i » 

delà queue du centre du limbe de l'anus. . 7 8 

Largeur de la tête au niveau du tympan » -j 

— du thorax d'une aisselle à l'autre » 7 

— du bassin d'une aine à l'autre » 4 '/^ 

Longueur du membre antérieur i 4 

— du premier doigt »> i i/a 

— du second doigt * a 

— du troisième doigt » 3 

— du quatrième doigt » 4 

Longueur du cin(|uième doigt » 2 i/:i 

— du membre postérieur 2 » 

— du premier doigt. *> 2 

— du second doigt » 3 

— du troisième doigt » 4 ^/'-* 

— du quatrième doigt.. . . j» \ " 61/2 

— du cinquième doigt ^,11 4 

Distance de l'insertion du cinquième doigt » 21/2 

Distance d'un membre à l'autre 3 » 

Plaques. — Rostrale pentagonale , anguleuse en arrière. 
Ses bords supérieurs plus longs , inclinés en arrière et en 
haut, articulés avec l'anténasale; les bords inférieurs plus 
courts , droits , articulés avec les premières labiales ; le bord 
buccal droit , Tangle supérieur postérieur contigu à Tinter- 
nasale. Internasale hexagonale irrégulière , allongée trans- 
versalement; les bords antérieurs articulés aveclanténasale; 
les bords externes courts , articulés avec la première zygoma- 
tique; les postérieurs, les plus longs, légèrement inclinés 
en dehors , articulés avec les frontonasales ; l'angle antérieur, 
peu aigu , contigu avec l'angle de la rostrale ; le postérieur, 
plus mousse, distant de la frontale. Frontonasales , irrégu- 
lièrement quadrilatères, articulées en avant avec l'inter- 
nasale, en dehors avec la seconde zygomatique , en dedans 
avec la frontale , en arrière avec la première susorbitaire ; 
contiguës par l'angle antérieur avec la première zygoma- 



Cf.. ni. Pc. 9. 

tique, par langlu interne avec l'opposée , par l'angle poslé- 
rieur avec la seconde susorbitaire. Frontale très grande , 
hexagonale, irrégulière, allongée d'avant en arrière, aussi 
élargie en avant qu'en arrière , articulée par ses bords anté- 
rieurs avec les frontonasales , par ses bords latéraux avec la 
seconde susorbitaire , par ses bords postérieurs avec les fron- 
topariétales , contiguë par ses angles latéraux postérieurs 
avec la troisième surciliaire. Frontop arîé taies , pentago- 
nales subrégulières , de grandeur médiocre , à angle dirigé 
en dehors, articulées par leur bord antérieur interne avec 
la frontale , par l'antérieur externe avec la troisième 
susorbitaire , par le postérieur externe avec la pariétale , 
le postérieur interne avec l'interpariétale , et par leur 
bord interne avec l'opposée ; contiguës par leur angle 
antérieur avec la seconde susorbitaire , par l'externe avec la 
quatrième. Interpariétale , petite rbomboïdale, inéquila- 
térale ; lès bords antérieurs plus courts , articulés avec les 
frontonasales; les postérieurs plus longs, légèrement courbés, 
en rapport avec les pariétales, l'angle postérieur plus aigu que 
l'antérieur, contigu avec l'occipitale. Pariétales grandes, 
hexagonales, irrégulières, articulées en avant et en dedans 
avec les frontopariétales , en avant et en dehors avec la 
quatrième susorbitaire, en dedans avec l'interpariétale 
d'abord, puis avec l'occipital ; le bord postérieur est droit 
et en rapport avec les premières écailles nuchales ; l'externe 
est légèrement convexe en rapport avec deux petites pla- 
ques temporales. Occ//?77<2/e, très petite, rhomboïdale, équi- 
latérale, articulée par ses bords antérieurs avec les interpa- 
riétales , par ses bords postérieurs avec les écailles rachi- 
diennes de la nuque , contiguë par son angle antérieur avec 
l'interpariétale. La. première susorbitaire , i^etite , enclavée 
entre la frontonasale , la seconde zygomatique , la première 
surciliaire et la seconde susorbitaire. Seconde susorbitaire , 
grande , quadrilatère , irrégulière , en rapport par son bord 
antérieur avec la première susorbitaire , par l'interne avec 



Cl. ni. Pi. 9. 

la frontale, par l'externe avec la seconde surciliaire, en 
arrière avec la troisième susorbitaire , contiguë par son 
angle antérieur supérieur avec la frontonasale , par l'anté- 
rieur inférieur avec la première surciliaire , par le postérieur 
supérieur avec la frontopariétale , et le postérieur inférieur 
avec la troisième surciliaire. Entre la seconde et la troisième 
susorbitaire , une petite wormiene contiguë à la seconde 
et à la troisième surciliaire. Ici aussi l'on voit, à droite, la 
seconde susorbitaire divisée perpendiculairement en deux 
pièces dont la postérieure est un peu plus étroite c{ue l'autre. 
Troisième susorbitaire , de grandeur médiocre , quadri- 
latère , subrégulière , contiguë par son bord antérieur avec 
la secon.de susorbitaire , par l'interne avec la frontonasale , 
par l'externe avec la troisième et partie de la quatrième 
surciliaire , en arrière avec la quatrième susorbitaire , con- 
tiguë par son angle postérieur supérieur avec la pariétale. 
Quatrième susorbitaire , subtriangûlaire , petite , ë^ii rapport 
en avant avec la précédente , en arrière avec la pariétale , et 
en bas avec partie de la quatrième et la cinquième surci- 
liaire. Cinq surciliaires , petites , allongées, situées en cha- 
pelet le long de la lame orbitaire. Anténasale ^ grande, 
triangulaire , articulée par son bord antérieur convexe avec 
le bord supérieur de la rostrale, par son bord supérieur avec 
le bord antérieur de l'internasale , et par une partie de son 
bord postérieur avec la première zigomatique ; le reste de 
ce bord constitue l'ouverture delà narine {naresin margine 
postico infimo scuielh\ Wagler); l'angle supérieur estcontigu 
avec l'anténasale opposée , l'inférieur est contigu avec la 
première labiale. Postnasùle ^ petite, triangulaire, con- 
tiguë par son bord antérieur avec une languette de l'anté- 
nasale qui contourne en arrière le bord de l'ouverture de la 
narine, par son bord postérieur avec la première zigomatique, 
et par son bord inférieur avec la première labiale. Première 
zigomatique , petite, subquadrilatère, en rapport par son 
côté supérieur avec l'internasale , par son coté inférieur avec 

j835. ■"' 



Cl. III. Pt. 9. 

la première labiale, à gauche avec la seconde, en arrière 
avec la seconde zigomatique , en avant avec Tanlénasale 
en haut et la j)ostnasale en bas, contiguë par son angle in- 
férieur postérieur avec la seconde labiale , lorsque le bord 
inférieur n'est pas en rapport avec elle (comme cela a lieu 
ici à droite). Seconde zigomalique, grande, pentagonale, 
irrégulière et légèrement variable en arrière et en bas ; arti- 
culée d'ailleurs , en haut avec la frontonasale , en avant avec 
la première zigomatique, en arrière avec la première susor- 
bitaire , la première surciliaire et une sousorbitaire qui Tin- 
fluencent plus ou moins , et en bas avec partie de la troisième 
et de la quatrième qui paraissent aussi réagir sur elle d'une 
manière variable. Sousorbitaire, petite , quadrilatère , irré- 
gulière, en rapport en avant avec la précédente, en bas 
avec la quatrième labiale , en arrière avec la cinquième , en 
haut avec les écailles granulées de la paupière. La région 
temporalf^ est recouverte de dix-huit à dix-neuf plaques 
polygones , irrégulièrement disposées entre elles ; au-dessus 
et en avant de l'oriGce du tympan se trouve une plaque un 
peu plus grande que les autres , de forme ovoïde , dont la 
petite extrémité est dirigée en bas. Les quatre premières 
labiales sont à peu près de même grandeur et également 
quadrilatère. La troisième et la quatrième sont ici confon- 
dues à droite ; la cinquième plus développée, quadrilatère, 
allongée d'avant en arrière , constitue le bord inférieur de 
l'orbite par son bord supérieur ; son angle antérieur tron- 
qué s'articule avec la sousorbitaire , le postérieur tronqué 
également est en rapport avec une des temporales. La 
sixième laibiale supérieure est peu développée , coupée car- 
rément en avant , arrondie en arrière , et séparée du tympan 
par tiois à quatre écailles granuleuses. La mentoniere est 
grande , à peine anguleuse en arrière ; les labiales inférieures 
sont au nombre de six : la première quadrilatère , la seconde 
et la troisième subpentagonales ; les suivantes s'allongent 
et se perdent insensiblement. Cinq paires de plaques sous- 



Ct. m. Pl. 9. 

maxillaires : les deux premières pentagonales , contigiiës 
entre elles par tout leur bord interne ; la troisième quadri- 
latère, coiitiguë à celle du côté opposé seulement par les 
quatre cinquièmes de son bord interne ; la quatrième 
quadrilatère a son bord interne arrondi , distant de la 
sous- maxillaire opposée; la cinquième est arrondie en 
dedans et en arrière , et séparée du bord antérieur du collier 
par deux ou trois rangées de petites écailles. 

Les écailles à bord postérieur carré qui concourentà former 
le bord postérieur du collier sont inclinées sur les moyennes, 
et lui donnent une disposition légèrement denticulée. 

On trouve six rangées de lamelles ventrales carrées ; en 
avant la série interne est formée de lamelles un peu plus 
étroites que les voisines , elles ont leur bord postérieur plus 
arrondi , mais en arrière elles acquièrent à peu près la forme 
et les dimensions de celles qui lesi touchent ; \&i^r diamètre 
transversal donne 2 millimètres, rantéro-postérieurJ/2, celles 
de la deuxième série 2 m. 1/2 _, pour le transversal ; celles de 
la troisième série offrent les mêmes proportions que celles 
de la première. L'anus est bordé en avant par une grande 
plaque dont le contour anlérieur est à six pans inégaux. 

Les écailles du dos sont presque égales et uniformes, 
subgranulées, hexagonales, allongées d'avant en arrière, 
n'atteignant pas 0,001 m., à carène peu marquée, lé- 
gèrement inclinées en dedans sur les écailles des côtés sans 
série rachidienne impaire bien distincte , et verticillées 
assez nettement. 

Les écailles de la queue ont la même forme et près de 
deux millimètres de longueur sur un millimètre de large , 
à carène légèrement inclinée en dedans pour les écailles du 
dessus, et en dehors pour celles de dessous où elle est peu 
ou point prononcée : une série dorsale impaire s'observe à 
la partie moyenne , on ne voit pas de série impaire à la ré- 
gion inférieure. 

Les membres sont revêtus d'écaillés granulées en dedans. 



Cl. III. Pt. g. 

Sur le bord externe on voit de grandes écailles rhomboïdales 
accompagnées d'autres écailles moins grandes , lisses, hexa- 
gonales 5 allongées transversalement , à bord postérieur plus 
ou moins arrondi , imbriquées réticulées entre elles; les 
doigts sont recouverts de petites lamelles hexagonales allon- 
gées transversalement. 

Les plantes sont garnies de tubercules granuleux , les 
ongles petits , courts , recourbés en bas ; légèrement com- 
primés sur les côtés. 

L'on compte 9-11 pores fémoraux rangés sur une seule 
ligne, percés au milieu d'une écaille conique, obtuse, et 
protégés par une des écailles marginales des membres. 

Coloration. Toutes les parties supérieures de la tête, du 
corps, de la queue et des membres sont d'un brun marron , 
uniforme ; de la plaque occipitale part une ligne brune , 
foncée, étraite, continue,, qui s'étend le long du rachis et 
se terminée vers l'origine de la queue d'une manière insen- 
sible ; des angles postérieurs externes des pariétaux , part de 
chaque côté une ligne jaune, bien arrêtée, large à peine d'un 
demi-millimètre quicourtle long des flancs , imprimée sur 
la cinquième et la sixième série d'écaillés dorsales , et s'éteint 
vers le tiers antérieur de la queue ; au-dessous d'elle une 
large bande brune, foncée, occupant les six séries d'écaillés 
suivantes, commence plus ou moins distinctement sur les 
côtés du museau, passe sur l'œil et le tympan et se termine 
avec les écailles qui la portent vers la moitié de la longueur 
delà queue. Yers les cinquièmes labiales commence insensi- 
blement , et fondue plus ou moins dans la teinte des parties 
inférieures , une ligne jaunâtre , étroite , qui se dessine plus 
nettement sous l'orifice du tympan , passe au dessus des 
membies antérieurs le long des parties basses des flancs , 
imprimée sur les écailles de la treizième série, passe sur les 
membres postérieurs jusqu'à ce que , enfin, ses éléments se 
dissocient vers le tiers antérieur de la queue. Au-dessous 
d'elle , la teinte brune des parties supérieures se marie insen- 



Cl. III. Pi,. 9. 

siblement avec la couleur des parties inférieures. Les parties 
inférieures sont d'un blanc jaunâtre uniforme sans vestige 
de points ou marbrures ; le dessous de la mâchoire offre une 
teinte légèrement verdâtre, tandis que le reste des parties 
inférieures a une teinte orangée assez prononcée qui s*est 
affaiblie dans l'alcohol ; les confins des parties supérieures 
et inférieures , sur la queue et les membres , sont légèrement 
porphyrisés par le mélange des deux teintes. 

Les petits donnés par cette femelle sont d'une teinte 
noirâtre foncée en dessus, grisâtre en dessous, on aperçoit 
à peine sur le dos les traces de la ligne jaune supérieure des 
flancs , ils n'ont pas tout-à-fait la même propoi-tion générale 
que l'adulte, la tête est comparativement plus grande et 
le museau un peu plus effilé, ils donnent les dimensions 
suivantes : 

,. cent. mill. 
Longueur totale ^ 3 9 

— de la tête » 5 

— de la queue i 6 

Largeur de la tête » 3 

— du bassin » i i/a 

L'on voit que les petits sont semblables à ceux du lézard 
vivipare de de Jacquin , mais que la mère en diffère notable- 
ment ; en effet il dit qu'elle était roussâtre , avec des taches 
brunes, disposées en séries lon^'itudinales. 

«c Erat subrufa , maculis in dorso fuscis per séries longitu- 
« dinales dispositis. » 

Et la figure jointe au mémoire offre effectivement une 
série rachidienne de traits bruns allongés, plus ou moins 
discrets , une autre série plus marquée bordant une ligne 
jaunâtre supérieure des flancs, mal arrêtée, deux autres 
séries de point bordant une bande brune latérale , et enfin 
une autre ligne de points bruns limitant , en bas , une se- 
conde ligne jaune , latérale inférieure, peu arrêtée. On peut, 
il est vrai , concevoir que ces deux systèmes de coloration , si 



Cl. m. Pl. 9. 

différents au premier coup-d'œil , puissent ne pas être in- 
compatibles, et qu'à mesure que la teinte brune foncée du 
lézard vivipare de M. Guérin se sera affaiblie pour arriver 
à la teinte roussâtre du lézard de de Jacquin, les lignes 
jaunes, latérales, supérieures et inférieures auront pu s'af- 
faiblir , et en envahissant sur les teintes voisines elles auront 
pu laisser plus distincte la couleur brune de quelques écailles 
des bordures, et donner alors ces lignes longitudinales de 
traits espacés que de Jacquin a signalés. Mais je ne connais 
pas d'individu adulte et de la taille de celui que de Jacquin 
aâguré , qui puisse par la modification de sa coloration jus- 
tifier ce soupçon d'une variété fugitive , tandis que le lézard 
figuré par de Jacquin ressemble si bien à certains échantillons 
du lézard des souches de Daudin , chez lesquels les taches 
brunes pupillées de jaune sont interrompues en avant et en 
arrière et^, réduites a de petits traits allongés, et , par 
exemple ,'à un individu de la collection du Muséum d'his- 
toire naturelle de Paris , que j'ai signé d'un astérisque , 
que l'on serait assez tenté de le réunir comme variété à 
cette espèce, malgré l'opinion opposée de M. Lichtenstein. 
Il n'en est pas de même du lézard vivipare de Guérin ; 
car, en supposant même chez lui un mélanisme plus ou 
moins prononcé , l'on trouverait alors cinq ou sept lignes 
jaunes , ce qui ne s'observe pas à moins qu'on ne sup- 
pose encore l'extinction des trois séries médianes de points 
jaunes avec la prolongation de ceux des deux autres sé- 
ries : la chose n'est pas invraisemblable , sans doute , mais 
bien que l'on n'ait qu'un seul individu du lézard vivipare 
de Guérin , son système de coloration est si bien arrêté 
qu'il semble avoir une couleur type , et bien que les carac- 
tères tirés des autres signes extérieurs ne puissent offrir 
aucun argument contre cette assertion, il est difficile de s'y 
rendre sans un fait positif ou au moins sans un exemple de 
nuance plus ou moins rapprochée , et je n'en connais pas. 
Quant à la réunion du lézard vivipare de Guérin avec le 



Cl. m. pl. 9. 

Lacerta muralis , que rassertion de Liclitenstein pourrait 
porter à proposer, elle est impossible : l'absence d'un disque 
mastoïdien entouré d'écaillés granulées et la disposition 
dentelée du collier s'y opposent entre autres formellement. 
M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaiie a rapporté du Mont- 
d'Or deux lézards qu'il a trouvés sur la montagne du Ca- 
pucin , et qui , si je ne me trompe , pourraient bien se rap- 
porter au lézard vivipare de Guérin. Les renseignements sur 
leur mode de parturition manquent , il est vrai , mais les si- 
gnes tirés de la disposition des plaques et des écailles s'y 
rapportent assez bien , et leur taille , leur système de co- 
loration semblent devoir être la livrée du jeune âge de notre 
lézard vivipare; en effet il sont d'une taille moitié plus pe- 
tite , et d'une teinte noirâtre assez foncée uniforme en 
dessus ; l'on voit sur les points correspondant aux lignes 
jaunes latérales de notre lézard , des points jaunâtres assez 
rapprochés qui semblentannoncer l'apparition prckhaine des 
lignes , le dessous du corps est grisâtre avec une surteinte 
orangée, manifeste, mais qui s'est altérée dans l'alcohol , 
les écailles abdominales portent une quantité de points noirs, 
derniers restes , sans doute , de leur coloration congéniale. 
Ce qui me confirme encore dans la pensée, que les lézards 
apportés par M. Isidore appartiennent à cette espèce, c'est 
l'identité de leur habitat avec celui du lézard de M. Guérin ; 
en effet, c'est, comme me l'a dit M. Isidore, dans une 
prairie fraîche et herbagée située au bas de la montagne du 
Capucin, non loin des bords de l'Aveyron naissant, qu'il 
a trouvé, vers la fin d'août, ces lézards, et comme on l'a 
vu , c'est aussi dans un endroit bas , herbage et humide que 
M. Guérin a rencontré le sien. Or, cette circonstance est 
remarquable et me semble caractéristique dans l'histoire 
des lézards , dont les espèces connues jusqu'ici habitent 
presque toutes dans des lieux secs, arides, sablonneux , et 
elle fait même pressentir l'harmonie de la nature qui a 
rendu ces animaux vivipares afin que leur progéniture fût 



Cl. III. Pt. 9. 

parla à l'abri de la submersion , suite d'une crue brusque 
et imprévue des eaux voisines de leur séjour , à laquelle 
les œufs auraient pu être exposés pendant la durée de l'in- 
cubation spontanée. Cette observation conduit à penser 
aussi que le Lacerta crocea de Wolf pourrait bien être 
aussi un jeune âge , seulement un peu plus avancé , de ce 
lézard vivipare de Guérin, cette opinion justifierait assez 
bien la manière de voir de Nitscli et de Wagler, et donnerait 
à penser que dans l'Allemagne on a pu , par erreur, faire un 
Lacerta crocea d'une variété rembrunie , et à ventre rou- 
geâtre du. Lacerta muralis^ voisine àxxCaliscertula ou Tili- 
guerta de Cg«/(Licbtenstein) , ce que les caractères mieux 
connus aujourd'hui du Lacerta muralis doivent décider; 
mais comme ici les matériaux positifs manquent , je dois 
m'arrêter. C'est aussi comme simple présomption que je 
serais tenté de rapporter le Lacerta montana de Mikan 
à une variété rembrunie du Lacerta slirpium de Daudin ; 
mais également sans preuves directes, et seulement sur la 
description et la seule inspection de la figure de la faune 
d'Allemagne. Quant au Lacerta unicolor de Kulh , je reste 
dans la vague incertitude où la description de l'auteur laisse 
le lecteur. 

En résumé, je crois qu'il faut considérer le lézard vivi- 
pare de M. Guérin, comme une espèce distincte de celles 
qui ont été décrites jusqu'ici , et voisine du Lacerta stirpium 
de Daudin , pour les caractères généraux , mais distincte 
d'elle par le système de coloration et le mode de parturi- 
tion , voisine aussi du Lacerta vivipara de de Jacquin , dont 
elle se rapproche par le mode de parturition, mais dont 
elle se sépare par la disposition de ses couleurs , et que le 
lézard vivipare de Guérin doit, par conséquent, constituer 
une seconde espèce dans le genre Zootoca , établi avec raison 
par Wagler, dans lafamille des lézards privés de dents pala- 
tines, et à écailles dorsales subgranulée^. Les caractères des 
deux espèces pourront se formuler delà manière suivante : 



Cl. m. Pl. 9. 

Gen. ZOOTOCA. (Wagler naturliclies sysJem der am- 

pbibien, page i55-i83o.) 
Charact. gênerai. Lacertarum dispositio generalis; plioli- 

dosis Lacertae; Dentés palatini nulli. 
Charact. Essential. Vivipara. 
Sp. I. Lacerta de Jacquin (nova acta helvetica 1787, 

page 33 , Icon tab. i . ) 

Supra subfuscus niaculisin dorso fuscis per séries novem 
longitudinales dispositis. 

Hab. In moniosis Eitropœ centra lis. 

Mus 

Sjj. 2. Lacerta Guérin. n. s. i835. 

Supra fuscus , lineis quatuor flavis longitudinabbus. 

Hab. in pratosis Europaî centralis. 

Mus. Parisiense. 

Variet. ^ 

A. Lacerta Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. /jw//. ? V 

B. Lacerta crocea Wolf ( Nitscb ? ) Jun. ? 

Th. Cocteau, D.-M.-P. 
1" Septembre i835. 

EXPLICATION DE LA PLANCHE. 



FiG. I. Le lézard vivipare de Guerin grandeur naturelle. 

2. Plaques de la lête grossies. 

a. En dessus. 
h. De côté. 

c. En-dessous. 

3. Ecailles grossies. 
n. Du collier, 

b. Du dos. 

c. Du ventre. 

fl. Du limbe antérieur de l'anus, 
e. De la queue cn^dessus. 
y, — en-dessous, 



^ 




3.6^ 




n 





ZOOlOCa ûaerui , (hctean^ 



LeSn/fi sra/ji) 



Fi-éfre pinx 



N liéryiorul im 



\ 



r 



Ci,\ssr. ni . Pr, lo et II. i 

AMPHISBÈNE. Amphisboena. Lin. 

NoTiCK sur deiix rspfVes afrirairips <1e re 2;enrt\ 

Par m. p. GERVAIS. 

Le genre des Amphisbènes , dont les auteurs modernes 
font une famille distincte de l'ordre des Saurophidiens , et 
dont ils rapprochent , à l'exemple de M. de Blainville ', les 
Chirotes , qui ne sont réellement que des Amphisbènes 
pourvus de membres antérieurs , ne comprenait encore 
que des espèces américaines et une seule de l'ancien monde, 
laquelle n'avait encore été observée qu'en Portugal. Cette 
dernière, qui est VAmphisbœna cinerea de Vandelli, existe 
aussi au royaume de Maroc, ainsi que nous le prouve un 
individu qui lui appartient , et que M. F. Eydoux a rap- 
porté de Tanger. De plus , on trouve encore dâhs cette 
contrée , ainsi que dans les îles Zapharines , qui sont si- 
tuées sur son littoral, non loin de la province d'Alger, 
une autre espèce d'Amphisbène plus semblable aux Am- 
phisbènes proprement dits , et que nous avons nommée , 
à cause de l'élégance de ses couleurs , Amphisbœna cle-y 



' Bull, Soc. philom. ,1816. '<>^ 

' Amph. punctata , Neuwied. Les espèces d'Amphisbènes dont la 
patrie est inconnue, sont l'-^m^j/i. ri//«, Hemprich, p^erhandl. der 
naiurf.freunde in Berlin, i, 2, p. i3o, iSa4, et le TmgoHophis JVieQ-- 
manni, Kaup, Isis, i83o, p. 880. 



97*rrr ?•> ! 



1837. ^a 

/ ■ 



•}. Cl. m, Pi., io et ii. 

I. Amphisbène cendré, Âmphisbœna cinerea 
(pi. IO, a, b, c,d), Vandelli, Mem, Acad. 
real dus scienz, de Lisbona, i , ij8o; Jinph. 
oxjura , Wagl. apud Spix , Serp. du Brésil, 
tab. 25, f. I. 

A. cinerea , luteo-canescente interdum varie gâta , inferius 
prœserlim ; oculis sub scuto trianguLari obteclis ^ poris 
analibus plurimis ; corpore gracili, laieraliter et superius 
longitudiiialiter exarato ^ caiida acuta. 

Ainsi que nous l'avons dit , cette espèce a été décrite 
pour la première fois par Vandelli , sous le nom que nous 
lui conservons, et caractérisée assez exactement d'après des 
individus recueillis auprès de Lisbonne. Wagler l'ayant re- 
çue plus tard dans une collection rapportée du Brésil à 
MunicJ^par les soins de Spix et Martius , la fit connaître 
sous tin nouveau nom , comme provenant de cette partie 
de l'Amérique méridionale ; mais il ne tarda pas à recon- 
naître lui-même son erreur , et dans son Systema amphi- 
biorum, il rétablit la synonymie de VA. cinerea^ et fait con- 
naître sa véritable patrie. C'est dans le même ouvrage 
(p. 197) que ce savant erpétologiste propose d'établir pour 
VA. cinerea une coupe générique distincte , à laquelle il 
donne le nom de Blanus, qui signifie aveugle. Voici les ca- 
ractères qu'il lui assigne : 

Diifcrsus a prœcedente (gen. amphisbœnaj : cauda co- 
nica^ front e scuto unico cont'exo , reliqua parte pilei scutellis 
quadratis tectis (Europa) ' . 

Notre A., cinerea présente tous les caractères que Wagler 

' Les autres genres (Chirotes, Lepidosternon , Amphisbœna) aux- 
({uels il réunit, je ne sais trop pourquoi, les Chalcis et les A contins , 
dont il se'pare uéamnoins les Anguis par cent quatorze genres, sont 



Cl. III, Vt. lo et II. 3 

assigne à cette espèce dans l'ouvrage précité sur les Serpents 
du Brésil; les squammes du corps , les plaques de la tête 
(fig. ù c), offrent en effet la même disposition , et la seule 
différence qu'ils nous aient présentée consiste dans les pores 
préanaux (fig. </), qui sont au nombre de six seulement, et 
non de huit , comme chez celui qu'a observé le naturaliste 
bavarois ; mais nous ne saurions considérer une si légère 
différence comme spécifique. 

Les dimensions de l'animal que nous avons fait repré- 
senter (fig. a), et qui est maintenant déposé dans les collec- 
tions du Muséum , sont les suivantes : 

Longueur totale. . . o,45ocentim. (9 pouces o lignes). 

— du tronc. . 0,220 (8 » 2 » ). 

— de la queue. 0,026 (>» « 10 » ). 
La présence de VA. cinerea se trouve donc maintenant 

constatée dans la péninsule ibérique' et en Barbarie, au 
Maroc ; c'est une nouvelle preuve de la similitude dés pro- 
ductions de ces deux contrées. 

2. Amphisbène élégant, Amphisbœna elegans 
(pi. 1 i^a,byc), Gerv., Bull, se, nat. de France, 
i855, p. i35. 

li^ftïif »>lîah 

A. capite branneOf corpore cinereo-virescente, quadratis ma- 
culis eleganter ornât o ; oculis scutisque Anipliisbœnœalbœ, 
poris prœanalibus nullis : cauda bret^issima, acutiuscula... 

Nous pouvons ajouter à ce qu'on sait de positif sur la 

tous d'Amérique, excepte celui des Acontias, lequel comprend deux 
espèces très peu différentes des véritables Anguis ou Orvets (Anguis 
meleagris , Linn., Acontias cœcus , Cuv.). M. Wiegman ( Archw.fav 
naturgeschichte, i836, p. lô;) fait de VA. rufa, Hemprich , dont la 
partie est inconnue, une seconde espèce de Blanus. 

' M. Rambur nous a dit avoir trouve' des débris de VA. cinerea à 
Malaga, et il nous a montre' un bel individu de cette espèce recueilli 
par lui dans l'île de Cadix. ^ 



4 Cl. 111, Pl. io et II. 

patrie des Ampliisbènes', que M. Kaup décrit connue for- 
mant un nouveau ^enve {Trogonophis TViegmanni ^ Kaup) 
un animal de ce groupe, dont il ignore l'origine, mais que 
les caractères qu'il lui connaît, coniparés à ceux de quelques 
Reptiles de l'Ancien-Monde , lui font supposer appartenir 
aux mêmes contrées du globe. Toutefois, c'est une liypo- 
tlièse que rien n'est venu confirmer non plus qu'infirmer, 
puisque personne que nous sachions n'a donné sur le Tro- 
f^onopliis de nouveaux détails. Ce reptile a été décrit assez 
brièvement ; mais , quoiqu'il semble , au premier abord , 
avoir quelque ressemblance avec VA. elcgans^ il est néan- 
ïMoins facile de s'assurer qu'il est d'une autre espèce , si l'on 
fait attention que les caractères et surtout ceux de la nature 
des dents et des proportions de la queue que lui attribue 
M. Kaup sont assez différents. 

L'Ampliisbène que nous croyons inédit est donc la se- 
conde je^pèce qui soit- positivement de l'Ancien-Monde, et 
elle se trouve, de même que VA. cinerea, en Afrique; plu- 
sieurs individus que nous avons pu étudier provenaient 
de Tanger, au royaume de Maroc, d'où M. F. Eydoux les 
avait obtenus, et des îles Zapbarines, situées près du même 
empire, où elles ont été recueillies par M. Bravais, officier 
de la marine royale ; M. Guy on en a envoyé au Muséum 
qui sont de la province d'Alger. 

Ces animaux ont cela de remarquable, que les plaques de 
leur tête (fig. b) reproduisent à peu près exactement la dis- 
position que l'on connaît aux espèces américaines du même 
genre, et auxquelles seules le nom dCAmphishœna a été 
conservé par divers naturalistes de nos jours. VA. alba 
peut être considéré comme le type de ce petit groupe. 
Toutefois VA. elegans s'en éloigne par la forme de sa 
queue (fig. c), qui, au lieu d'être obtuse et moyennement 
longue, est courte et brusquement aiguë , ainsi que par 
l'absence totale des pores préanaux, caractères qui ^nous 
feraient croire que l'animal qui nous occupe est un Trogo- 



ï 



Cl. lil, Pl. io et II. .k, 

nophis, s'il n'avait pas les dents des autres Aniplùsbènes. 
L'A. elegans , après avoir été conservé quelque temps 
dans ralcool, est d'un blanc jaunâtre, quant au fond, et 
marqué de taclies quadrilatères plus ou moins régulières, 
d'un brun plombé ; sa tête est aussi de couleur plombée, et 
le dessous de son corps présente plus de parties jaunâtres 
que le dessus ; les taches carrées , qui y sont à peu près 
aussi nombreuses, sont d'une teinte roussâtre sale. 

Une note communiquée par M. Bravais à M. de Blain- 
ville, et que nous devons à la bienveillance que ce savant 
illustre veut bien nous témoigner, nous apprend que la 
couleur de ces Amphisbènes vivants est d'un vert clair ti- 
rant sur le rougeâtre , plus pâle en dessous qu'en dessus, et 
que les taches nombreuses dont elle est variée sont d'un 
brun rougeâtre clair. Le vert et le brun des jeunes indivi- 
dus sont d'une teinte plus foncée. 

Ainsi que nous l'avons dit , les plaques céphaliq<|€S sont 
celles de VA. alba (fig. b)\ les yeux sont visibles et de cou- 
leur noire , selon M. Bravais ; il n'y a point derrière la tête 
de rétrécissement en forme de col chez les espèces de' la 
section des BLanusetAes Lepidosternon ^ il n'existe point 
de pores préanaux, et l'opercule anal est de plusieurs piè- 
ces ; les squammes du corps sont quadrilatères , en carré à 
peu près régulier sous le ventre, mais plus longues que 
larges sur le dos ; on en compte cent cinquante-cinq séries 
environ ; la queue en a de douze à quinze , et il existe, sur 
la longueur du tronc, quatre plis plus ou moins prononcés, 
l'un médio-supère, l'autre médio-infère, et deux autres bi- 
latéraux : le second est surtout sensible à la poitrine. 

Dimensions du plus grand individu : 

Longueur totale o, 245 c. (9 p. » 1.) 

— de la queue 0,018 ( « 7 »^ 

Circonférence au tiers antérieur du 
corps o?o47 ( I « 9 »j 

L'Amphisbène élégant vit sous les pierres , et n'est pas 



G Ci,. III, Pl. io et ii. 

rare aux localités indiquées ci-dessus; sa démarche est 
lente ri tortueuse, il ne cherche point à mordre lorsqu'on 
le saisit. , 

A 

Nota, Depuis que cette descripfâon a été livrée à l'impri^ 
merie, nous avons vu à Paris M. Kaup , qui nous a dit re- 
connaître dans VAmphisbœna elegans l'espèce qu'il a nom- 
mée Trogonophis Tf iegmanni ; nous avons dit plus haut 
pourquoi nous étions d'abord arrivé à une opinion contraire. 
Nous devons toutefois, quoique nous n'ayons pu comparer 
l'individu qu'il a étudié avec ceux que nous décrivons, 
changer en Amphishœna IViegmanni \ A, elegans. Le ca- 
ractère des dents aiguës que signale M. Kaup , et qu'il re- 
présente dans son mémoire de \Lns^ n'existe pas chez les 
animaux que nous possédons ; ceux-ci ont les den^s obtuses 
des autres Amphisbènes. 

^ p. G. 



-^;:i^*" 











Ainpliistœna (Blanus m^^) Cùverea/ . Vand^m. : 



m 




l'h. l'Yanke, piniy ■ 



Amplii s b œi 1 a ele<jcuhs Q^mau^ 

m N .liéniond :ni/) 



<r 



VOYAGE DE LA FAVORITE 



. Cl. m. Pl. 11 à i5. 



REPTILES 



PAR MM. Fortune EYDOUX et Paul GERVAIS. 



DRAGON SPILOPTÈRE. 
DRJCO SPILOPTERUS, 
(Pl. 12.) 



V 



Draco ( Dracwiculus) spilopte rus ^ Wie^man , Nov, 
Acl, Nat, curios. xvi, Suppl. I, p. '218, pl. i5. 

Notre planche était gravée avant que le mémoire de 
M. Wiegman ne fût venu à notre connaissance, et pro- 
bablement avant qu'il ne fût publié- nous avons donc dû 
remplacer le nom de Pardalis que nous avions proposé 
pour ce reptile par celui qu'a employé ce savant erpéto- 
logiste. 

Le Dragon spiloptère appartient à l'île Luçon , et 
se distingue surtout par sa couleur d'un bleu verdâtre, 
marquée en dessus et principalement sur les ailes de points 
brun-noir. Les ailes sont soutenues par six rayons cos- 
taux , le goitre est de forme triangulaire quand on le dé- 
ploie , et la longueur totale du corps et de la queue de ce 

1837. 10 



1 VOYACK DE LA FAVORITE. ^ 

reptile mesure 6 pouces (0,1 62) ; la queue en particulier 
a 4 pouces (0,108). 

Les individus de cette espèce que nous possédons ont 
été recueillis auprès de Manille. 

UROPELTIS PHILIPPINIEN. 

UROPELTIS PHILIPPINUS. 

(PI. i3.) 

U, Philip p. y Cuv. Règne animal (2«édit.)II, ^6, 
note 3 ^ Muller, Zeitschrift fur physiologie von Tre- 
t^iranus , i83i, page ^48. 

Le petit groupe des Uropellis a été fondé par G. Cuvier 
( loco citalo ) , mais très-brièvement caractérisé par cet 
auteur : les deux espèces qu'il y place ne sont point dé- 
crites dans son ouvrage ^ l'une d'elles, U. Ceylanicus , est 
de Ceylan, ainsi que son nom l'indique- la seconde est des 
Philippines et a été indiquée d'après un individu rap- 
porté de Manille. Nous nous occuperons principalement 
de cette dernière, l'autre ayant été parfaitement décrite, 
par M'. Th. Gocteau , dans un Mémoire inséré dans le 
Magasin de Zoologie , classe III, pi. 2, année i833. 

Le genre Uropeltis a été placé par G. Cuvier, et par 
M. de Blainville, qui l'a depuis indiqué, dans son Sys- 
tème d'Erpétologie et d' Amphibiologie (Nouvelles An- 
nales du Muséum, t. IV, p. 263 ) , parmi les Tortrix ou 
Rouleaux. « Les Uropeltis, dit le premier de ces célèbres 
naturalistes, sont un genre nouveau, voisin des Tortrix, 
dont là queue encore plus courte est obhquement tron- 



Cl. m. Pl. 12 à i5. 3 

qaée en dessus, et a sa troncature plate et hérissée de 
petits grains. Leur tête est très-petite ; leur museau pointu 5 
sous le ventre est une rangée d'écaillés un peu plus 
grandes que les autres , et il y en a sous le tronçon de la 
queue une double rangée. » 

Les plaques céphaliques de VUropeltls Philippinus 
sont comme celles du Cejlanicus décrit par M. Cocteau, 
et avec lequel , grâce à l'obligeance de M. Bibron , nous 
avons pu le comparer ; sa rostrale est avancée , ses oculai- 
res passent au-dessus de l'œil , ses frontales sont de même 
au nombre de deux. Il y a une inter-oculaire et deux 
occipitales (Pl. i3, fig. 2, 3). Les squames ou écailles du 
corps sont lisses, hexagonales, rangées en vingt séries • lès 
plaques ventrales sont au nombre de cent quaj-ante-cinq , 
plus larges que celles qui les avoisinent, etjl y a six ran- 
gées de plaques sous-caudales ^ celles-ci sont un peu plus 
évidentes que chez XU. Cejlanicus ^ qX. l'opercule anal 
est, de même que chez celui-ci, composé de deux plaques. 

Le disque ou bouclier caudal (pl. *ï3, fig. 4? 5) est 
très-différent de celui de l'autre espèce-, il est plus 
abruple, d'une seule pièce ovalaire,et hérissée d'aspérités 
assez régulièrement disposées et au milieu de chacune des- 
quelles apparaît une petite pointe cornée pyramidale. 

Le corps de ce reptile, dont nous ne connaissons qu'un 
individu, est plus gros que celui de 1'^. Cejlanicus : \\ 
est également varié de brun-bai en dessus avec quelques 
taches jaunâtres ; inférieurement il est d'un blanc jau- 
nâtre avec des marbrures qui rappellent la teinte générale 
du dos. W?l ë;i9î;piîft| (à^y 

La longueur totale du corps est de 8 pouces , sur les- 
quels la queue n'entre que pour une très-faible portion. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



UROPELTIS DE CEYLAN. 
UROPELTIS CEYLANICUS. 

U, CejL, G. Cuv. (loco cit,)'^ Th. Cocteau, Magas, de 

Zool. , cl. m , pi. 2. 

u Uropeltis dont il est ici question est surtout facile 
à distinguer de celui des Philippines, par sa queue plus 
longue , tronquée moins brusquement , et dont le petit 
bouclier terminal , situé plus obliquement , et plus allongé, 
est composé de plusieurs squames bicarénées ; les écailles 
du corps, également lisses chez ce reptile , ne forment que 
dix-sept sérjes , et sa longueur totale est seulement de six 
pouces j le' diamètre de son corps étant proportionnelle- 
ment plus petit que chez YU. Philippùiiis. 

COULEUVRE SPILOGASTRE. 

COLUBER {Tropidonotus) SPILOGASTER, 

(PI. 14.) 
Tropidonotus spilogaster , Boie, Isis, t. XXI, p. 55g» 

La Couleuvre que nous avons fait représenter dans 
notre planche i4» d'après un individu rapporté de 
Manille , a déjà été indiquée comme se trouvant à Java, 
mais elle n'avait point encore été figurée : elle a quatre 
(2-2) plaques frontales -, 2-3 oculaires (un côté présente 
anomalement 2-4 par suite de la subdivision de la post- 
oculaire inférieure en deux ) ; et i lorum : son museau 



Cl. III. Pl. 19. à i5. 5 

est obtus, les écailles de son corps sont carénées, plus 
étroites sur le dos que sur les flancs ; les ventrales de 
l'individu observé sont au nombre de cent cinquante-trois, 
et les caudales de quatre-vingt-quatre*, la longueur totale? 
du corps est de ^3 pouces (0,62 ) , sur lesquels la queue 
seule compte 7 pouces (0,19). 

La couleur de ce reptile est d'un plombé bleuâtre en- 
dessus avec des taches peu marquées, brunes, et deux 
taches blanches sur le cou -, le dessous du corps est jau- 
nâtre et présente une double rangée de points noirs (d'où 
le nom despilogasier), sur le bord des écailles ventrales; 
la queue et la dernière plaque de l'abdomen ne présentent 
de chaque côté qu'une seule ligne de points au lieu de deux . 



COULEUVRE PREVOSTIENNÊ. 



■ tlYA- 



COLUBER (Homalopsis) PREFOSTUNUS. 

Nob. 



ton n 



(Pl. i5.) 



C. corpore plumbeo supra saturatiore ; pholidosis 
homalopsidwn , squamis lœvihus ; sentis frontalibus 3 
(1-2), ocularibus 1-2 , pro loro 2. Habitat Manille, 

L'espèce de Couleuvre que nous avons dédiée à notre 
ami, M. FI. Prévost, chef des travaux zoologiques du 
Muséum, et auquel on doit d'intéressantes observations 
sur la parturition des Couleuvres, appartient au genre ou 
plutôt au sous-genre que les Erpétologistes modernes 
ont appelé Homalopsis avec Kuhl. Nous l'avions d'abord 
prise pour V Homalopsis plumhea, Boie (qu'il ne faut pas 



6 VOYAGE DR LA FAVORITE. 

confondre avec le Coluher plumheus, Maxim ilien, qui est 
du Brésil); elle a en effet la couleur de V fiomalopsis 
plumbea, cesi-h-d\re qu'elle est d'un brun plombé, ainsi 
que la dénomination de celle-ci l'indiqu^' Cette couleur 
règne de même sur tout le dessus du troùc , de la tête et 
de la queue ; mais les parties inférieures sont moins foncées 
et entremêlées de jaunâtre, nuance qui existe seule sur 
les cotés et sous la gorge. 

Le Coluber Prevosdauus a les écailles lisses , ce qui le 
ferait ranger, ainsi que ï Hoin, plumhea et le Coluher aer 
d'Oppel, parmi les Hjpsirhina de Wagler {syst, p. 169), et 
ses plaques céphaliques que nous avons représentées avec 
soin (pi. i5, fig. 4î 5 et 6) présentent deux occipitales, 
deux sourcilières et une inter-orbitaîre, comme chez toutes 
les couleuvfes ; trois frontales (1-2, c'est-à-dire une ant. et 
deux en arrière comme chez la plupart des Homalopsis); 
deux nasales (une de chaque côté) ovalaires, percées par les 
narines et séparées par la frontale antérieure; deux ocu- 
laires postérieures, une oculaire antérieure et deux lo- 
rum*, V Homalopsis plumbea et le Coluher aer n'ont 
qu'un seul lorum. 

C'est des deux espèces que nous venons de citer 
que le C. Prei^ostianus se rapproche le plus ; mais il 
s'en distingue par ses proportions plus élancées et par des 
caractères importants , ceux de la disposition des plaques 
céphaliques. Merrem et M. de Blainville ont depuis 
long-temps indiqué que les squames des reptiles, c'est-à- 
dire leurs écailles, fournissaient pour la distinction des 
espèces, des genres et des autres groupes, d'excellents ca- 
ractères^ et ce dernier en a donné la preuve dans la classi- 
fication qu'il a établie en 18 16 de ces animaux et qu'il 



Cl. m. Pl. 12 à i5. 7 

vient tout récemment de perfectionner dans un mémoire 
inséré dans les Nouvelles Amiales du Muséum ^ t. IV,, 
page 233. '{}iÀiûMmii>imt 

Dans le mémoire précité , page 267 , M. de Blainville 
fait une subdivision particulière du genre Coluher pour 
les espèces qui n'ont que trois %c\iXq\\q?> frontales , une en 
avant et deux en arrière, et il les distingue suivant qu'elles 
sont avec ou sans lorum. Les auteurs ont proposé plu- 
sieurs genres pour les quelques espèces qui rentrent dans 
cette catégorie, à laquelle on pourrait réserver le nom 
sous-générique d'ffomalopsis. L'étude de plusieurs de ces 
espèces nous permet d'en donner la distribution que voici : 

A — Plaques occipitales petites ou décomposées. 

a) — oculaires en periopsie. Colube/^^cerherus. 

h) — oculaires régulières (1-2, c'est-à-dire une anté- 
oculaire, deux post-ocul. ). C, molurus, 
B— Occipitales régulières 3 (1-2 ou une ant. et deux post.) 
c — oculaires 1-2. 

I ) lorum 2. C. Prevostianns, 

1 ) lorum I . 
■** Ecailles lisses, C. aer. 

ff, plunihea. 
** Ecailles carénées, (genre Helicops , Wagl). 

C, monilis. 
C, carinicaudus. 
3 Jorum o. C porphjricus 

(genre P s eu de chis). 
d — oculaires 1-3. C.ùiornatus (genre 

Xenodon). 

Nous ferons remarquer que si Ton veut dans cette dis- 



8 VOYAGE UK LA FAVORITE. 

position suivre les principes de la méthode naturelle, 
c'est-à-dire rapprocher davantage les espèces qui se 
ressemblent le plus , on devra placer les Homalopsis après 
les PeriopSy qui sont , de toutes les couleuvres , celles qui 
leur ressemblent le mieux par la disposition de leurs écailles 
oculaires, rangées à peu près en cercle autour des yeux. 
Les C, cerbenis et molurus^ qui commencent la série des 
Homalopsis , sont en effet deux serpents qui sous ce point 
de vue paraissent offrir le plus de rapports avec les Periops. 
Le mot de Peno/?5fe^que nous avons employé plus haut, in- 
dique la disposition particulière de leurs plaques oculaires. 

Les Periops ( Coluber hippocrepis ) ont quatre pla- 
ques frontales (2-2) : les C. cerberus n en ont ordinaire- 
ment que trois 5 mais nous avons observé un individu de 
cette espèce qui en avait quatre , la plaque unique anté- 
rieure des autres Cerberus étant chez lui partagée en 
deux. 

Maintenant que nous avons assigné la place que l'espèce 
de couleuvre que nous décrivons doit occuper parmi ses 
congénères , il nous reste à indiquer quelques autres ca- 
ractères moins importants que ceux qui précèdent , obser- 
vés sur l'animal recueilli par l'un de nous. Celte couleuvre, 
qui est déposée présentement au Muséum de Paris , a 20 
pouces de longueur totale (o,54) ; sa queue en particu- 
lier mesure 2 \ pouces ( 0,07 ) -, ses plaques ventrales sont 
au nombre de cent soixante-cinq , la dernière , celle qui 
forme l'opercule anal, étant subdivisée en deux ; les plaques 
caudales du même individu sont au nombre de trente-cinq. 

Cet animal a été pris à Manille. 



Cl. m. Pl. 12 à i5. 



COLUBER {Homalopsis) PLUMBEUS, 

Un individu de cette espèce , originaire de Java , que 
nous avons examiné , diffère surtout de VHnwnlopsis 
précédent par ses proportions plus lourdes , sa léte plus 
épaisse, et par la disposition de ses plaques céphaliques, 
dont voici la formule empruntée à Boie : 

C, scuto froutali anteriori iino triquelro , 'verticali 
quinqiiagono , loro rotundato ; orhitalibus posrerioribus 
duobiis, lahiali simplici; mentalium quatuor colubrinis, 
( Isis, t. XX, p. 56o -, 1827. — Voyez pl. 1 5 , fig. i . ) 



COLUBER ( Homalopsis) AER. Oppel. 

De même que la précédente , cette espèce a^été décrite 
dans Xlsis (t. XX, page 56o) ; nous en avons fait re- 
présenter une tête dans notre planche i5 , fig. a et 3 : ses 
plaques céphaliques sont assez sensiblement les mêmes 
que dans notre Homalopsis ; mais les nasales sont con- 
liguës au lieu d'être séparées par la frontale antérieure, 
et il n'y a qu'un seul lorum -, les plaques oculaires sont 
de même 1-2, et les écailles du corps lisses^ la couleur 
est d'un gris d'acier foncé , passant en dessous à une 
teinte plus claire : on remarque de chaque côté , au bord 
des plaques ventrales , l'indice d'une raie plus foncée. 
Ventrales de l'individu observé, cent cinquante- neuf 5 
caudales, quarante- neuf ^ 

Longueur totale. . . 21 pouces (0,49). 

Queue seule 3 pouces 9 lignes (0,10). 

Ecailles du corps lisses. 

Cette espèce est de Java. 



10 VOYAGE DK LA FAVORITE. 

Nota. Nous joignons à notre planche i5 la représen- 
tation de la léte d'une jolie petite espèce de Calamaire : 

CALAMJRIA PTJNCTATA, 
Boie, Isis y t. XX, page 54o. 

Le genre qui comprend cette espèce et plusieurs autres 
également peu connues paraît devoir prendre place après 
les Hornalopsis , dont il se rapproche^ ses scutelles fron- 
tales sont au nombre de deux seulement. La figure 8 
représente la tête du C. virgulata vue de profil , n vue 
en dessus , 9 vue en dessous • la fig. i o est la queue du 
même individu , montrant la double rangée de plaques qui 
la garnissent en dessous et les dernières plaques ven- 
trales qui sont simples. M. de Blain ville (iVo//t^eZ/e^ ./^z/- 
nales du Muséum ) a distingué en un groupe particulier 
les Ophidiens de la famille des Couleuvres qui n'ont 
qu'une seule paire de plaques frontales , comme les Cala- 
maria et les Xenopellis; Wagler les place assez loin les 
uns des autres puisqu'il les sépare par les Eiyjc y Gon- 
^ylopliis , Aspidoclouiou , Elaps , Jlysia , Uropeltis y 
Catostonia , Elapoidis ; nos deux groupes doivent sans 
doute être placés , comme nous venons de le dire , après 
les Homalopsis qui ont trois plaques frontales , et qui les 
lient, par conséquent , aux espèces chez lesquelles il existe 
quatre des mêmes plaques disposées sur deux paires. 

FIN DES REPTILES 




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HomalopSi-S J^rer)OstianUS. Ei/doiur e/ Ûert?. 



l^rétri' pi/hr 



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3 ib. 











Keptiles 

WJif'moTiJ ùn/> ■ 



I 






V,-.,-.W.i.f!.;i.U^:ilil,Si 



Classe III. Pl. i. 



OBSERVATIONS 



Sur les Poissons du Nil , et description de plusieurs 
espèces nouvelles; 

Par m. de Joanms, 

Lieutenant de «vaisseau au corps royal de la Marine. 

Les Poissons ont présenté jusqu'à ce jour, malgré les 
efforts de l'illustre Cuvier, de grandes difficultés dans leur 
classification et dans la distinction même des espèces ; Ton 
se trouve donc trop heureux de pouvoir grouper un cer- 
tain nombre de ces êtres autour d'un point qui permette au 
voyageur d'être fixé sur ses découvertes et par-là même de 
distinguer les espèces nouvelles. Aussi doit- on s'empresser 
d'accueillir la méthode suivie par quelques icîityologistes 
de décrire collectivement tous les poissons d'un même fleuve, 
d'une même rivière , d'un même lac , et d'en faire ainsi 
de petites familles dans lesquelles il est bien facile de recon- 
naître les nouveaux venus. Les poissons du Nil se trouvent 
dans ce cas. Mélangés d'abord par Hasselquist, Forskaël, etc. , 
avec une multitude d'autres des mers Rouge et Méditerra- 
née, ils furent de notre siècle bien séparés par M. Geoffroy 
Saint-Hilaire ; puis leur nombre fut augmenté par M. Rup- 
pel , qui publia deux opuscules en 1829 et i832. 

C'est ce nombre que nous allons encore accroître par la 
publication que nous présentons ; elle se rattache à l'expé- 
dition duLuxor, dontnous faisions partie. Tous les dessinsont 
été faits d'après le vivant ; on aura par-là l'avantage , chose 
assez rare en Ichtyologie, de joindre la couleur des indivi- 
dus à des lignes exactes de leurs contours. La nuance des 
poissons vus en dessus étant ordinairement uniforme , on 
a regardé comme suffisant de donner un trait de l'animal 

«835. > 



Cl. III. Pt. I. 

dans cette position. De plus , pour se conformer à un même 
format , Ton a agrandi les petites espèces et rapetissé les trop 
grandes ; un numéro a été placé à côté de chaque nageoire 
pour donner au premier coup d'œil le nombre des rayons de 
chacune d'elles. 

Outre les espèces nouvelles que nous livrons au public , 
l'on trouvera aussi les figures de plusieurs espèces bien con- 
nues, mais dont on n'avait que des dessins en noir ; nous y 
avons joint des documents nouveaux venus à notre connais- 
sance pendant notre séjour en Egypte , et , quoique en petit 
nombre , nous espérons qu'ils ne seront pas inutiles à la 
science. 

Bien que tous les poissons cojaiposant cette publication 
fassent partie de la nombreuse collection par nous donnée 
au Jardin des Plantes , ce n'est cependant pas au sein de 
cet établissement que nous avons trouvé les documents in- 
dispensables à notre travail. Il nous a été impossible de 
nous procurer à la bibliothèque du Jardin les ouvrages trai- 
tant plus en particulier des poissons du Nil ; un professeur 
les avait enlevés. C'est à la complaisance et aux lumières de 
M. Desmarest , homme assez connu dans la science pour 
qu'il soit inutile d'en faire réloi;e , que nous devons d'être 
parvenus entièrement à notre but ; non seulement sa biblio- 
thèque nous a été ouverte, mais encore il nous a puissam- 
ment aidé de ses conseils. Gloire soit donc rendue à ces 
hommes qui font de la science par amour pour la science , 
et non à ces monopoliseurs qui se croient le droit exclusif de 
tout publier, bien qu'ils ne pubhent rien I 



Classe IV. Vt.. ï. 

MALAPTÉRURE. MALAPTERURus. Lacép. 
M. ÉLECTRIQUE. T^J. clcciriciis . Is. Geoff.-Saint-Hilaire. 

Le Mâlaptéiuie du Nil a déjà été décrit avec tant de soin 
par M. Isidore Geoffroy-Saint- Hilaire , qu'il est difficile 
d'ajouter à ce qu'il en dit. Je crois cependant devoir détail- 
ler un peu plus la coloration de ce singulier poisson , et 
consigner quelques faits électriques que j'ai observés et ré- 
pétés sur deux individus différents pendant mon séjour à 
Luxor. 

La planche du grand Ouvrage sur l'Egypte représentant 
le Malaptérure donne , à mon avis , une transparence à sa 
chair qui n'existe pas dans la nature. Le dosiest gris noir, 
assez foncé ; cette teinte va en diminuant de vigueur jusqu'à 
la moitié de la hauteur du corps , où alors elle se divise en ta- 
ches faibles et irrégulières , mais tellement iàpprochées que 
de loin toutes semblent se toucher; enfin le ventre est blanc, 
légèrement lavé de rose. Sur cette robe sont parsemées, à par- 
tir du bout de la queue jusqu'à environ la nioitié de la lon- 
gueur du corps, des taches irrégulières, arrondies et noires ; 
elles occupent particulièrement la partie inférieure du corps 
et disparaissent en s'approchant du dos : de ces taches, il y 
en a de beaucoup plus grandes les unes que les autres ; elles 
couvrent du reste en grand nombre la caudale et l'anale, qui 
sont, ainsi que les autres nageoires, d'un beau rouge légè- 
rement éteint ; cette coloration se prolonge, tun peu de la 
caudale sur le bout de la queue , et modifie dans cet endroit 
la coloration générale que nous avons donnée tout-à-l'heure. 
La^tête est tout entière de la couleur du dos. Les premiers 
rayons branchiostèges sont d'un rouge noir, ainsi que les six 
barbillons. La ligne latérale, qui est rose , part de la par- 
tie postérieure de l'opercule et se rend au bout de la queue 



Cl. IV. Pt. I. 

en s'inflécliissant en bas. J'ai même trouvé qu'elle avait 
assez de courbure pour qu'il soit difficile de dire qu'elle est 
sensiblement droite. 

Le premier Malaptërure qu'on prit pendant mon séjour 
à Luxor fut tiré sur la plage par uapêclicur qui se garda 
bien d'y tôuclier, et qui nie dit plus tard que , quand le 
Raad tombe dans un lilet , il .est toujours seul. Ce fait sem- 
blerait indiquer que les autres poissons savent parfaitement 
combien son contact. esjL redoutable, et se tiennent toujours 
hors de son atteinte. J'envoyai , pour le chercher et l'appor- 
ter chez moi , sixjiiatelpts qui ne comprenaient pas qu'il 
fallût tant de inonde pour porter un poisson de trois à 
quatre livres ; l'expérience leur prouva bientôt qu'ils n'é- 
taient pas aasez, car tous six le lâchèrent aussitôt qu'ils 
l'eurent saisj. J'arrivai dans ce moment, et. commençai plu- 
sieurs ex|?iiiencès qui me coûtèrent quelques bonnes se- 
cousses. Je trouvai toutes les parties de son corps susceptibles 
de dotmer la coinmotion , mais plus fortement et plus sou- 
vent sur le inilieu du corps. Je le saisis alors par les diverses 
nageoires; aucune ne jouit de la propriété électrique à un 
grand degré , à l'exception de l'adipeuse , qui la possède 
autant que le reste du corps; quand on tient donc le Raad 
par une nage6ire.il reste quelque temps sans faire sentir sa 
détonation i- on dirait qu'il accumule pendant ce temps 
une masse d'électricité assez forte pour que son action , sur 
ce point bois de l'appareil électrique, y soit aussi redou- 
table, ce qui 31 'a cependant pas lieu. J'entourai alors un des 
barbillons autour. de mon doigt et enlevai le Raad ainsi ; 
je n'obtins ^aiicune commotion. Le contact direct ne me 
suffisant pas , j'interposai entre mon doigt et l'animal un 
corps non-condueteur : ce fut du verre ; dès lors les phéno- 
mènes ne inè furent plus sensibles. Je substituai au verre 
deux pièces de nionnaie , et ils reparurent avec toute leur 
force. Voulant savoir jusqu'à quelle distance le fluide se 
propagerait dans un corps bon conducteur, je touchai le 



Cl. IV. Pl. I. 

Raacl avec la tête de la baguette en fer d'un fusil ; ce ne fut 
qu'en tenant mon excitateur à une distance d'environ six 
pouces de lui que je commençai à sentir quelque chose , et 
naturellement de plus en plus à mesure que je me rap- 
prochais. Là se terminèrent mes expériences: avec la vie, 
l'intensitédu fluide s'éteignit, ce qui donne à penser que 
ces manifestations électrico-animalés ne sont que de la vie 
mise à nu; propriété qui, je crois j existe plus ou moins 
chez tous les êtres , avec cette différence que la grande ma- 
jorité ne possède pas un système approprié à la concentra- 
tion du fluide électrique. Un être serait-il donc une pile 
dont un gaz ou un liquide mettrait les plaques en jeu? 

Un fait très remarquable dans le Malàptérure , c'est 
qu'au moment où on le saisit, tout mouvement cesse chez 
lui; il s'arrête court, et ne bouge plus. Qu'en conclure? 
que le courant vital, irradié dans son système mï?.sculaire , 
se tait alors pour venir se porter sur un point où sa présence 
est plus nécessaire , et produire une commotion protectrice. 
Aussi tant que le Malàptérure remue, l'on a rien à craindre 
de lui ; s'il s'arrête , deux ou trois secondes suffisent pour 
accumuler la quantité voulue d'électricité , et l'on éprouve 
alors la commotion. 

Ce' fait physiologique m'a paru très remarquable. 

De Joanms. 



■o 



Classe IV. Pi,, a. 



TÉTRODON. TETRODON. Lin. 
T. FAHAKA. T. plijsa. Geoff.-St-Hil. 



La description du Tétrodon Fahaka est tellement belle 
et complète dans le grand ouvrage , qu'après l'illustre Natu- 
raliste auquel nous la devons , il ne reste plus lien à faire 
qu'à en donner une figure coloriée. 

Le sujet d'après lequel j'ai fait le dessin représenté par 
la planche, fut pris à.Luxor au mois de janvier. A peine 
sorti de l'eau, on l'apporta chez moi, on le mit dans un bas- 
sin turc en métal, puis je versai itn verre d'eau dessus; à 
peine en contact avec le liquide, il le huma avec tant de 
force qu'en un instant il ne resta presque plus rien : un se- 
cond verre fut versé , puis un troisième , et tout xela dis- 
parut ; l'animal avait , comme l'on conçoit , beaucoup grossi 
( fig . a)] puis tout d'un coup , comme s'il eût cherché à 
nous inonder, il lança cette eau avec assez de force pour 
qu'elle fût tomber à trois pieds de distance. C'est le seul 
fait que j'aie pu remarquer dans cet animal, qui, pendant le 
temps que je l'ai gardé dans le bassin plein d'eau, s'est 
constamment tenu sur le ventre, les grandes pectorales et la 
caudale exécutant sans cesse des ondulations tout à fait gra- 
cieuses. 

Tout le corps est couvert de six à sept bandes jaune-vif 
longitudinales et d'autant de bandes vert-noir ; cette der- 
nière couleur est celle du dos. Plusieurs des bandes su- 
périeures se prolongent jusqu'en avant des pectorales et là 
se recourbent en arrière de manière à aller se raccorder 
avec les bandes inférieures. L'œil a la pupille noire et l'iris 
jaune-rouge, le ventre est jaune très vif, le dessous de la 
gorge est couleur de chair. La caudale est d'un beau jaune ; 



Cl. IV. Pt. a. 

les pectorales sont jaune-orangé , lavé de glauque ; Tanale 
et la dorsale sont d'un vert jaunâtre. 

Le sujet naturel avait i5 pouces de long. En Egypte, les 
Arabes nomment ce poisson Neffak ou Neffek, qui signi- 
fie soufflet , Fahak ou Fahaka , qui souffle. 



^ 



JoANNIS. 



^ 



o 
c 



^ 




Classk IV. Pl. 3. 






ijj„„ ABLE. LEUCiscus. Ciwiev. 
A. iNiLOTiQiiE. L. nilotlcus. Joannis. 



La lêtc forme lequari de la longueur lolale ; ellti est pyra- 
midale et pas plus large que le torps , qui est mince ; œil 
' assez gros, à iris jaune avec la pupille noire , et beaucoup 
plus près du front- que de la gorge; narines larges, tou- 
chant presque la partie antérieure du museau, et en même 
temps assez près de l'œil. A partir de ces narines , la ligne 
supérieure de la tête descend tout à coup sous un angle 
de 45". La fente de la bouche est très oblique par rapport à 
la ligne du dos ; cette fente fait presque un angle droit avec 
la ligne antérieure et supérieure du museau , et se prolonge 
jusqu'au dessous du milieu dé l'œil ; la mâchoire inférieure 
est mince, linguiforme, et est munie d'une petite éminence 
à sa partie antérieure; le préopercule est composé de trois 
écailles , l'antérieure très allongée borde la lèvre supérieure ; 
l'opercule est couvert également de trois écailles dont la pos- 
térieure est sub-seniilunaire, les inférieures beaucoup plus 
petites et allongées. Cet opercule est très ouvert en arrière , 
sa fente s'élève presqu'au niveau supérieur de l'œil. 

Oorps allongé , dont la hauteur est presque le cinquième 
de sa longueur. Cette plus grande hauteur se trouve un peu 
en avant de la dorsale; au bout de la queue, le corps 
n'a plus que la treizième partie de la longueur totale; 
l'épaisspur du corps est à peu près le tiers de sa hauteur; 
la convexité du dos est presque nulle, tandis que celle du 
ventre est bien plus forte ; écailles moyennes , un peu plus 
petites sous le ventre ; on en compte huit sur une ligne ver- 
ticale passant à l'insertion de la dorsale ; l'anus est environ 
au tiers postérieur du corps , et près de V anale) les pecto- 
rales ont 12 rayons articulés; leur forme est triangulaire et 
très pointue ; leur longueur est environ la hauteur du 
corps ; les rayons ne se bifurquent qu'à l'extrémité ; l'inser- 
tion de cette nageoire est en arrière près de l'opercule et à 



Ch. IV. Pl. 3. 

peu près au quart de la hauteur du corps en cet endroit. 
Les ventrales sont petites, ont 9 rayons articulés , se bi- 
furquant un peu à l'extrémité ; leur insertion est à deux 
longueurs de tête en arrière du bout du museau et tout-à- 
fait sous le ventre. 

La dorsale , composée de 9 rayons articulés , se bifurquant 
à l'extrémité , est insérée un peu en arrière du milieu de la 
longueur du corps ; elle est de peu d'étendue et rhombdidale. 
L'anale^ composée de i3 rayons fins et bifurques, a son 
premier rayon égal au dernier et moitié du second ; à partir 
de celui-ci ils vont en diminuant. Cette nageoire touclie 
presque l'anus. , 

Caudale de 28 rayons , dont quatre dessus et dessous beau- 
coup plus courts que les autres ; les extrêmes sont niênie 
presque nuls ; l'écbancrure a environ la moitié de la lon- 
gueur de cette nageoire ; les rayons extérieurs peuvent par- 
venir à angle droit dans leur plus grand ëcartement. 

Ce petit poisspnestblanç d'argent, à reflet d'or sur le ventre; 
le dos est d'un vert un peufaiive en dessus ; une ligne bruri^', 
médiane, y règne dans toute la longueur; deux lignes latérales, 
partant de la partie supérieure de l'opercule , vont se rendre 
au bout de la^c^ueue; la supérieure y va presque en ligne 
droite , l'inférieure descend subitement jusqu'au niveau de 
l'insertion des pectorales et se rend à un point voisin de 
l'arrivée delà première; la tête en dessus est d'un rouge 
fauve ; les ioues sont nuancées de blanc d'argent avec qu^I- 
nues rellets laune de cuivre. ,^ .' , ,, 

Ce petit poisson est constamment par troupes près des 
rivages; c'est surtout à l'époque de l'inondation qu'il arrive 
en grande quantité : on le prend à la nappe; il est, fort bon 
en friture. 

C'est à Tbèbes que je me suis procuré cette jolie petite 
espèce,; l'individu que j'ai observé et qui était ;de laiïfe 
ordinaire ,, avftit 2 pouces et 1/2 de longueur. '[" 

Féyri,^^.t835,^ uoit 



Cr.ASsB IV. Pt. 4. 

A BLE. LEuciscus. Ciwier. 
A. BiBiÉ. L. B ibié. Joiihms. 

ilKiîiiiâV' - 

Cette espèce a beaucoup de rapports avec le Leuciscus 
niloticus : même proportion dans le rapport de la tête au 
corps; même bouche, même œil ; opercules et prcopercules 
semblables; nageoires en égal nombre, et présentant peu 
de différence dans leur position ; mêmes lignes latérales , 
même grapdeur enfin. Cependant cette variété a des parti- 
cularités qui la distinguent bien sensiblement du Leuciscus 
niloticus. La dorsale est plus en arrière , et insérée au tiers 
postérieur de la longueur du dos ; elle a , du reste , 9 rayons 
comme elle. 

L'anale est de même forme , a la même position , mais 
elle contient 18 rayons au lieu de i3. Elle suit l'anuii. 

Les ventrales n'ont que 8 rayons au lieu de 9, et sont 
plus petites que dans l'autre espèce. Leur insertion est la 
même. 

Les pectorales ont de même 12 rayons, mais sont sensi- 
blement plus longues, à tel point que leur extrémité va 
rejoindre l'insertion des ventrales , tandis que dans le Nilo- 
ticus les pectorales sont loin d'y atteindre. 

La ligne du dos est droite depuis le haut de la queue 
jusqu'à la base de la tête, puis là se relève au-dessus de 
l'horizontale , et va se terminer sans s'abaisser au bout du 
museau. Cette disposition donne à ce poisson l'apparence 
d'être recourbé en l'air. La ligne du ventre est aussi d'une 
courbure beaucoup plus forte que dans l'autre espèce. Cette 
courbure présente , à peu de chose près , un arc de cercle 
parfait, qui aurait pour rayon la distance du bout du mu- 
seau à la naissance de l'anale. Le lobe inférieur de la cau- 
dale, qui contient le même nombre de rayons, est aus i 



Cl.. rV Pi.. \. 



un peu plus lon(^ que le supérieur, cnrnctère que n'a pa>' 
Niloticus. Dans la caloralioi» , la ijjjne^Vii' le tlos persiste, 
mais la couleur des flancs et du ventre est d'un blanc d'ar- 
gent pur à reflet b!eu célesle ; l'épaisseui' du corps est aussi 
un peu moindre , e( !e bas du ventre un peu plus tranchant. 
Les habitudes de ce petit poisson et sa patrie sont les 
mêmes que celles du Leucisciis niloticus. On I0 prend éga- 
lement près des rivages : les deux espèces se trouvent 
mêlées; mais le Bibié est plus rare. - 
^ ' La longueur de l'individu observé étai^E de deux pouces 
et quelques lignes. '" ' "<>*J*«ofj nM euBi>^9.nî'j'i:)fiiJ> 9b- 

Février,,, ^^^,,Vui 
-b lijui'îtii^oq 
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Ma .€ï al) iT^}' sjF. ?rîo7r' 8t in'dbifOj ^îf'> 

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Classe IV. Pl. 5. 

SCHILBE. scHiLBE. Ciwier. 
s, DORE. s. auvalus. Joannis. 



D'après les lignes extérieures de la figure de ce nouveau 
Schilbé, on pourrait le confondre àXQcVUranoscopus de 
M. Ruppel ; aussi ferai-je ressortir dans la description les 
différences qui existent entre eux. La tête du Schilbe auralus 
est arrondie en avant , mais son sommet n'est point horizon- 
tal ; il est au contraire incliné, et va rejoindre insensiblement 
la courbe du dos. La bouche est petite , fendue moins obh- 
quement que dans TUranoscope. Les yeux sont très voisins 
de la commissure des lèvres , mais ils sont complètement 
latéraux , et nullement tournés en dessus ; ce qui , je pense , 
a fait donner son nom au Schilbé de M. Ruppel. Le plus 
grand diamètre de Tanimal se trouve aux épaules et non 
derrière les yeux ; les barbillons sont courts , répandus au- 
tour de la bouche , et disposés comme dans ce genre de Si- 
lures , c'est-à-dire , deux voisins des narines , deux aux 
commissures des lèvres , et quatre sous la mâchoire infé- 
rieure. A la hauteur du préopercule le dos s'élève et forme 
une courbe bien marquée jusqu'à la naissance de la dorsale, 
qui est comme chez l'Uranoscope pour les dimensions , mais 
au tiers de la longueur du corps , et non au quart ; c'est là 
aussi que se trouve le plus grand diamètre du poisson ; mais 
cette hauteur est le quart de la longueur totale , et non le 
cinquième. Le dos se continue en ligne droite jusqu'à la 
caudale , où le corps n'a plus alors que le onzième de la 
longueur, et non le quinzième. L'anus est placé six lignes 
en avant de la moitié postérieure du corps , et non au tiers 
antérieur. Immédiatement après commence l'anale, dont 



Gt. IV. Pt. 5. 

près des rivages , et vient presque jusqu'à terre manger les 
ordures qui s'y trouvent : cette espèce n'est cependant pas 
très commune. Les Arabes la connaissent et la distinguent 
sous le nom de Schilhé arabi. 

La longueur de l'individu observé était de 3o centimèt. 

De Joannis. 

!;o } : Février i835. 






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Classe IV. Pi.. 6. 

RAIL MYLETES. Çui^ier, 

R. Bahemozé. m. Baremoze, Joannis. 

Tête pyramidale , le cinquième de la longueur du corps, 
ayant en largeur, à la partie postérieure de l'opercule , la 
moitié de sa hauteur en cet endroit ; narines au-dessus des 
coins de la bouche , qui est très peu fendue ; les mâchoires 
garniesantérieurement de grosses dents, arrondies sur leurs 
arêtes, et disposées comme celles du genre auquel ap- 
partient cette espèce ; lèvre supérieure plus courte que l'in- 
férieure ; œil à iris jaune et à pupille noire, situé a deux 
lignes de la commissure des lèvres , et à peu près à mi- 
hauteur de la tête en cet endroit ; préopercule formé de 
quatre écailles , se prolongeant dans toute la partie infé- 
rieure de l'œil , et allant rejoindre le coin de la bouche ; 
opercule formé d'une grande écaille postérieure semi-cir- 
culaire , et de deux inférieures , longues et éjfroites ; mem- 
brane branchiostége soutenue par quatre rayons lamelleux 
et tranchants en avant; ouïes très ouvertes, leur fente se 
prolongeant jusqu'au niveau de la partie supérieure del'œil, 
et à environ trois lignes du sommet de la tête. 

Corps allongé; sa plus grande hauteur, qui est environ 
à l'insertion de la dorsale , est le quart de sa longueur to- 
tale ; les courbures du dos et du ventre sont à peu près 
égales et faibles; la plus grande épaisseur du poisson 
est environ les y de sa hauteur ; les écailles sont assez gran- 
des ; on en compte douze sur une rangée oblique, partant 
de l'insertion de la dorsale, et se rendant à l'anus. Celui-ci 
est à trois longueurs de tête du bout du museau. 

Les pectorales ont quatorze rayons articulés ; elles sont 
courtes , pointues et implantées à une ligne en arrière de 
l'opercule , et à peu près au quart inférieur de la hauteur 
du corps en cet endroit. 

i835. g 



Cl. IV. Pt. 6. 

Les ventrales ont neuf rayons articulés ,• et sont encore 
plus courtes que les pectorales , pointues, étroites comme 
elles , et insérées au f antérieur de la longueur du corps , et 
à une ligne au dessus de la courbe du ventre. 

La dorsale a dix rayons articulés : elle est pointue, étroite, 
et insérée un peu en arrière des ventrales. 

L'anale porte trente rayons articulés : elle commence 
immédiatement après l'anus , et finit à environ neuf lignes 
de la caudale ; le premier de ses rayons est égal au dernier , 
et n'est que la moitié du second en longueur. Les six pre- 
miers rayons de cette nageoire diminuent assez rapidement, 
ce qui lui fait former un peu le croissant à son bord exté- 
rieur et intérieur. 

La caudale porte vingt-six rayons articulés : son échan^ 
crure est les deux tiers de sa longueur totale. 

Sur le dos se trouve une petite adipeuse , à environ dix 
lignes de la caudale , et par conséquent opposée à la ter- 
minaison de la nageoire anale. Tableau du nombre des 
rayons des nageoires. 

Pect. 14. Vent. 9. Dors. 10. An. 3o. Caud. 26. 

La tête est nuancée de remets d'or et de cuivre jaune , 
avec des lavis de vert cuivre et de bleu céleste ; le ventre est 
légèrement doré avec des reflets vert de mer, passant sur le 
dos au vert plus foncé et au brun ; le dessus de la tête est 
d'un vert rougeâtre ; la ligne latérale part du quart infé- 
rieur de la queue , et va, en suivant le ventre (environ à un 
tiers de la hauteur totale), rejoindre la partie postérieure 
de l'opercule , où elle remonte subitement pour aller 
rejoindre presque le sommet de la tète , et comme se réu- 
nir à la ligne de l'autre côté. I-es nageoires sont d'un jaune 
pâle s'éteignant , et plus brunes vei*s les extrémités. 

Les habitudes de ce poisson sont inconnues. Il paraît 
seulement qu'il habite les rivages , car c'est toujours là qu'on 



Cl. IV. Pl. 6. 

le prend. Il se pêche surtout à la ligne ; il est assez difficile 
de se le procurer. Pendant un an de séjour à Thèbes , je 
n'en ai guère vu plus d'une douzaine. Il est bon à manger. 

C'est à Thèbes qu'ont été pris tous ceux que l'on m'a 
apportés ; j'ignore s'il habite plus bas ou plus haut de pré- 
férence. Les Arabes le nomment baremozé. 

La longueur de l'individu observé était de dix-sept cen- 
timètres , la caudale comprise ; il y a des individus de quel- 
ques centimètres plus longs. 

De Joannis. 



Cr.AssE IV. Pl. 7. 

\, LAVARET. coREGONus. Cuvïer. 

....If;, . -A ..... •.......■:...?;.,' ; 

C, ï»iitoi;iQiJF/. Ç. niloticus. Joannis. 

' ' feM'tiêfe' de? ^îâ*rtè ' jolie' 'jifelite espèce est à peu près le cin- 
quième de la longueur du corps. Bouche petite et un peu 
proboscidiforme ; elle est fort peu fendue ; la lèvre supé- 
rieure est un peu plus longue que l'inférieure ; la tête est 
de forme conique; les dents sont nulles ; les ouïes sont as- 
sez ouvertes ; l'œil touche presque le sommet de la tête ; 
l'iris est jaune pâle et la pupille noire. Corps fusiforme ; 
chair transparente ; la courbure du dos est très faible , et 
la ligne inférieure tout-à-fait droite jusqu'au dessous de 
l'ouverture operculaire, où elle devient courbe , et se relève 
pour former la partie inférieure de la tête. Le rapport de la 
hauteur la plus grande du corps à sa longueur est comme 
i est à 6 ; l'anus est à peu près au milieu de la longueur 
du corps , et environ à égale distance des ventrales et de 
l'anale. Ecailles très fines. Les pectorales ont dix rayons; 
elles sont triangulaires, étroites, insérées de manière à 
toucher l'opercule et tout près du ventre. Ventrales de neuf 
rayons ; le troisième est le plus long : ces nageoires sont 
sous le ventre et opposées à la dorsale antérieure. Dorsale 
antérieure de treize rayons ; le troisième est le plus long : 
cette nageoire est triangulaire , transparente , et insérée à 
un peu plus du tiers de la longueur totale , à partir du bout 
du nmseau. L'anale a dix rayons , le troisième et le qua- 
trième étant égaux et les plus longs ; elle est à une distance 
de l'anus égale à la distance qui sépare ce dernier des ven- 
trales. La seconde dorsale est une petite adipeuse opposée 
à l'extrémité postérieure de l'anale. La caudale a vingt-six 
rayons; les trois extérieurs, dessus et dessous , beaucoup 
plus courts que les autres : son échancrure est moitié de sa 



Cl. IV. Pl. 7. 

longueur. La couleur du corps est d'un gris jaunâtre ; le ven- 
tre argenté, ainsi que les joues. Le dessus et la base de la tête 
sont d'un rouge fauve. On voit dix losanges verdâtres à 
cheval sur le dos , et six taches quadrilatères sur le milieu 
de chaque côté, réparties depuis la dorsale jusqu'au bout 
de la queue , et de même couleur que les losanges. Ce pe- 
tit poisson , qui passe pour délicieux à manger , ce dont on 
ne peut guère juger , à cause de sa petitesse , se prend sur 
les rivages avec les autres petites espèces. Il n'est pas très 
commun. C'est à Thèbes que je me le ^uis procuré ; on le 
prend l'hiver surtout. Les Arabes le nomment ^qf^q^r^l- 
maieh, >)'f»iviio V) 

La longueur de l'individu observé est de deux pouces. 



/AH^b iiSi'iprJil 'AffOlb jic;-j;-HJ( 



De Joanms. 

Mars i835. 



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Classe IV. Pr.. 8. 

MOCHOK. MOCHOKUS. Joannis. 

Le nouveau Silure dont nous allons décrire les carac- 
tères est non-seulement remarquable par sa seconde dor- 
sale rayonnée , qui doit le faire sortir du groupe Maclioiran 
pour en faire un genre à part , mais encore par la disposi- 
tion de ses dents, dont il n'existe qu'une seule rangée à 
la mâchoire supérieure. 

Nous croyons donc que le genre Mochok {Mochokus) , que 
nous établissons, doit trouver place entre les Machoirans, 
les Doras y compris, etlesPlotoses, dont la seconde dorsale 
est rayonnée , mais va rejoindre la caudale et former une 
pointe à la manière des Anguilles. 

Le genre Mochokus sera donc composé des Silures' 
dont la dorsale antérieure rayonnée ( qui est seule dans les 
Silures proprement dits et accompagnée d'une adipeuse dans 
les Machoirans ) sera accompagnée d'une seconde dorsale 
rayonnée aussi , mais courte , et non comme dans les Plo- 
toses , où elle va se réufiir à la caudale. 

M. DU Nil. m. Niloticus. Joannis. 

La tête , ayant à peu près le cinquième de la longueur du 
corps, est fort large vue en dessus, et sa plus grande largeur 
est à l'insertion des pectorales. Elle est terminée en avant en 
forme de museau, et porte dessus et en son milieu un sillon 
assez profond et large , qui se rend en pointe au bout de ce 
même museau. Il existe en outre deux cavités en avant de 
chaque œil : la cavité antérieure contient la narine; les yeux 
sont presque en dessus. 

L'iris est d'un vert jaunâtre , la pupille noire ; la bouche 
est un peu fendue latéralement ; les dents sont très petites, 
et n'existent qu'à la mâchoire supérieure , où elles forment 
Un simple rang sur le bord de cette mâchoire ; l'opercule 



Cr,. IV. Vl. 8. 

est un peu ouvert en dessus; l'os sur lequel s^articule la 
pectorale porte en arrière une forte pointe couchée sur le 
corps , qui défend pour ainsi dire l'entrée des ouïes. 

La tête est aplatie en dessous ; la bouche porte quatre 
barbillons à la lèvre inférieure , et deux à la supérieure , 
près de la commissure des lèvres ; je n'en ai pas trouvé 
près des narines. La longueur de ces barbillons ne dépasse 
pas celle de la tête. 

Le corps , complètement dépourvu d'e'cailles , est cunéi- 
forme vu en dessus ; sa plus grande largeur est à la base de 
la tête : à partir de là , il diminue rapidement jusqu'à la 
caudale ; ia courbure du dos est presque nulle , si ce n'est 
en avant de la première dorsale, où le dos se relève un peu 
pour redescendre ensuite et former la ligne supérieure de 
la tête. La ligne inférieure est;sensiblement droite. 

Les pectorales , composées de quatre rayons , sont accom- 
pagnées d'une très forte épine , ou rayon épineux ^ armée de 
forts crochets en arrière et de plus petits en avant. 

La dorsale antérieure , composée de six rayons , a pour 
premier une forte épine dentelée assez finement antérieure- 
ment. 

La seconde dorsale a dix rayons articulés , son anale huit, 
les ventrales six. La caudale, un peu échancrée , contient 
dix-huit rayons , dont les deux extérieurs , dessus et des- 
sous , sont beaucoup plus courts que les autres. La dorsale 
antérieure est située environ au tiers antérieur du corps ,- 
tandis que la postérieure est à son tiers postérieur. Couleur 
du corps d'un gris blanc , avec une teinte rosée et marbrée 
d'un brun noir ; la tête plus chargée de cette marbrure 
que le reste du corps ; l'extrémité de la queue est rouge ; 
la caudale et la dorsale postérieure sont couvertes de ta- 
ches noires. 

Cette espèce a quelques rapports SLvecVabouréal; mais sa 
seconde dorsale rayonnée l'en éloigne. La piqûre des épines 
de ce poisson passe pour très dangereuse parmi les Arabes de 



Cr,. IV. Pi.. 8. 

l'F'gypte : aussi lui a-t-on donné le nom des Mouchchouéké , 
qui veut dire , ne t'j- pique pas. Ce petit poisson habite 
ordinairement le fond des eaux et les rivages ; il a constam- 
ment le ventre appliqué contre terre , ce qui, joint à sa cou- 
leur , le rend inaperce vable dans l'eau , à moins qu'il ne 
remue. Les pêcheurs de la Haute-Egypte ne le chassent 
jamais ; il n'en vaut pas la peine , outre le danger qu'il y 
a à le rencontrer dans les filets. C'est en péchant du petit 
iretin qu'il s'y trouve mêlé , encore n'y est-il que rare. Il y 
fait l'effet d'un chardon qu'on rencontre en prenant une 
poignée de foin ; aussi les pêcheurs regardent-ils bien à l'a- 
vance s'il ne se trouve pas sous leurs mains. 

Les Arabes ne comprenaient pas comment je ramas- 
sais , exclusivement à tous les autres , ce petit poisson , qui 
est pour eux un être d'exécration , et auquel ils ne man- 
quent jamais de casser les épines sitôt qu'ils le trouvent, 
pour l'enterrer ensuite aussi profondément que possible. 
Sans être rare , il n'est cependant pas des plus communs. 
Ainsi , dans une dizaine de livres de petits poissons , on ne 
peut guère trouver que cinq à six Mouchchouéké. Sa pa- 
trie est Thèbes , où on le prend à toutes les époques de 
l'année. La longueur de l'individu observé avait dix-huit 
lignes , du bout du museau jusqu'à l'origine de la caudale. 

De Joannis. 

i5 février i835. 



Classe lll. Pr,. 9. 
RAII. MYLETES, Cu{f. 

R. GuiLÊ. M. guilé. Joannis. 



La tête est à peu près le quart de là longueur totale du 
corps , elle est pyramidale. La bouché peu fendue latérale- 
ment. Les mâchoires garnies antérieurement de fortes dents, 
armées chacune de plusieurs petites pointes dentées. Lèvre 
supérieure plus courte que l'inférieure , qui s'allonge et laisse 
à volonté les dents à nu , tandis que la première recouvre 
les dents jusqu'à leur pointe. L'œil bombé, brun en dessus, 
blanc en dessous , a l'iris jaune doré, la.pupille foncée ; il 
est situé très près du coin de la bouche et un peu au dessus , 
de sorte qu'il est plus près du sommet de la tête que de la 
gorge. Préopercule composé de six écailles entourant pres- 
que entièrement l'œil ; elles vont aboutir au coin de là lèvre 
supérieure. Opercule composé d'une grande écaille demi- 
circulaire et postérieure, et d'une autre, étroite, inférieure. 
Narines situées aU dessus de la commissure des lèvres. Mem- 
brane brancliiostége , supportée par quatre rayons lamel- 
leux et tranchants. 

Corps allongé. Courbure du dos à peu près égale à celle 
du ventre. Les écailles couvrent toute la gorge et le dos 
jusqu'à la tête. Elles sont grandes. La ligne oblique par- 
tant de la dorsale et allant un peu en avant de l'anus con- 
tient dix écailles. La plus grande hauteur du corps est à 
l'insertion de cette dorsale ; elle est le tiers environ de la 
longueur totale. Le dos prend une convexité assez remar- 
quable à partir de la base de la tête jusqu'à l'adipeuse. 
L'épaisseur du corps est à peu près le quart de sa hauteur, 
et va quelquefois jusqu'au tiers. Anus aux | du corps , à 
partir du bout du museau. 

i835. »^ 



Cl. m. Pl. 9. 

Pectorales insérées à toucher Fopercule , et à peu près aii 
quart inférieur de la hauteur du corps ; en cet endroit elles 
portent quatorze rayons articulés , se quadrifurquant , à 
l'exception du premier qui est le plus long de tous. 

Yentrales insérées à 2 lignes environ du bas du ventre , 
et un peu en avant de la moitié postérieure du corps. Elles 
contiennent neuf rayons articu lés qui se divisent en huit à 
leur extrémité , à l'exception des deux premiers, le pre- 
mier étant très petit , et le second un des plus longs. Elles 
sont , comme les pectorales , assez courtes et aiguës. Dorsale 
directement opposée aux ventrales , et par conséquent insé- 
rée à peu près à moitié de la longueur du corps. Cette 
nageoire contient dix rayons articulés , se quadrifurquant , 
à l'exception des deux antérieurs ; le premier étant moitié du 
second qui est le plus long de tous. Anale , immédiatement 
après l'anus. Cette nageoire, qui est petite , contient cepen- 
dant seize rayons articulés , se quadrifurquant , à l'exception 
des trois antérieurs, le premier très petit , le deuxième un peu 
plus long , et le troisième , enfin , le plus long de tous. Elle 
se trouve à un peu moins du tiers de la longueur du corps. 
Caudale de vingt-deux rayons. Elle estéchancrée de plus de 
la moitié de sa longueur. Une petite adipeuse occupe la partie 
du dos opposée à la terminaison de l'anale. La couleur gé- 
nérale de ce poisson est d'un jaune un peu vert , surtout 
sur le dos ; le ventre assez blanc , les nageoires jaune doré. 
Sur chaque flanc Ton remarque trois taches noires , rondes, 
d'environ une ligne de diamètre. L'une est située à 9 li- 
gnes environ en avant de la dorsale ; la seconde sous la 
dorsale ; la troisième enfin, la plus en arrière, est au bout 
de la queue. Ces taches noires n'existent pas toujours tou- 
tes les trois; quelquefois il n'y en a qu'une ou deux : c'est 
celle de la queue qui manque le plus communé^nent , et 
celle de la tête qui persiste la dernière. J'ai même trouvé 
des individus qui n'en avaient pas du tout. Est-ce à l'âge 
ou au sexe que sont dues ces variétés? La ligne latérale qui 



Cn. III. Pl. 9. 

part du bout de la qUeue, se rend, en s'inflécliissant légè- 
rement dans son cours, à la partie postérieure de l'opercule, 
où elle remonte subitement , et semble aller rejoindre le 
sommet de la tête. La base de cette dernière est d'un 
fauve un peu rouge. Ce joli petit poisson est très commun 
à Thèbes , surtout en hiver. Il se tient près des rivages, 
dans lesendroits à sable fin; on le prend à l'épervier ou à 
la nappe. Il est fort bon en friture , et n'a de défaut que ses 
arêtes nombreuses. Les trois points noirs qui le décorent le 
font remarquer parmi les autres petits poissons auxquels 
ils se trouve mêlé dans les filets. Je ne l'ai jamais vu dans 
la Basse-Egypte. — Les Arabes le nomment Guilé. 

C'est à Thèbes que je me suis procuré cette jolie espèce 
du Nil ; elle habite probablement toute la Haute-Egypte. 
La longueur de l'individu observé était de six pouces. Bien 
qu'on trouve de très grands rapports entre les caractères 
du Mylètes que nous publions , et ceux du Mj-Vetes Nurse 
de M. Ruppel , on ne peut cependant guère confondre ces 
deux espèces. Prenons d'abord le tableau du nombre des 
rayons des nageoires , et nous verrons que déjà il se trouve 
dans les pectorales et les ventrales de fort grandes diffé- 
rences. 

P. 9. V. II. — Nurse. 
P. 14. V. 9. — Guilé. 

Un caraUère,en outre, bien tranché, et auquel personne 
ne peut se méprendre , est celui tire de la coloration du bout 
de la caudale et de l'anale; rouge-carmin dans le Nurse, 
tandis qu'ils sont jaunes dans le Guilé; une autre différence, 
enfin, qui me semble établir victorieusementle Guilé comme 
une espèce distincte de celle du Nurse, est que ce dernier a 
des taches bleu d'acier à la suite de la dorsale , tandis que 
le Guilé u'a que trois taches noires , disposées presque en 
ligne droite dans toute la longueur du corps , et comme 
nous l'avons décrit plus haut. J'avoue que j'ai trouvé , quoi- 



ct. m. Pi. 9. 

que bien rarement, des Guilés sans aucune tache , mais ils 
n'avaient point de taches bleu d'acier à la suite de la dorsale. 
De plus , le Mylètes ]N urse est, d'après M. Ruppel, extrê- 
mement rare à Thèbes ; au contraire , le Guilé y est par 
milliers. 

De Joannis. 




\ 




«Classe III. Pl lo. 

CHARACIN. characinus. Artedi. 
C. BESsÉ. C. besse. Joannis. 

Bien que le Characin que nous allons décrire ait quel- 
ques rapports avec les Hydrocins , il présente cependant 
assez de différences notables pour que nous noUs abs- 
tenions de le classer parmi eux. Nous nous contenterons donc 
de le placer dans la section des Salmones , n'ayant que quatre 
à cinq rayons branchioste'ges , compris par Artedi sous le 
nom général de Characins. 

La tête est à peu près le quart de la longueur totale du 
corps ; elle est cunéiforme , terminée en arrière par une 
grande écaille qui recouvre l'opercule. OEil assez grand, si- 
tué tout au haut de la tête, et à peu près à moitié de sa lon- 
gueur. Iris jaune orangé; pupille noire. Bouche fendue du 
quart de la longueur de la tête ; les lèvres sont bordées de 
noir. La mâchoire inférieure, garnie de chaque côté de qua- 
torze dents courtes , aiguës , assez fortes , légèrement cou^ 
chées en arrière , porte à son extrémité antérieure trois 
forts crochets ; celui du milieu se loge dans une cavité de la 
lèvre supérieure ; les deux latéraux remontent de chaque 
côté du museau. La mâchoire supérieure , recourbée en ar- 
rière , et garnie de chaque côté de dix -neuf dents sem- 
blables aux précédentes , est également terminée en avant 
par deux forts crochets , recouvrant le bout de la mâchoire 
inférieure, quand la bouche est fermée. Cette dernière ne 
peutprendre qu'une petite ouverture. Dans l'état de repos, le 
museau est pointu. L'opercule est très ouvert. Sa fente pos- 
térieure se prolonge plus haut que le niveau supérieur de 
l'œil. La membrane branchiostége est soutenue par quatre 
rayons lamelleux. Les narines sont au bout du museau. 

Corps mince et très allongé ; sa plus grande hauteur, 



Cl. m. Pl. lo. 

qui esta la base de la dorsale, ne forme que les | de la 
longueur totale. Au bout de la queue, le corps n'a plus 
que la douzième partie de cette même longueur. Cour- 
bure du dos faible , celle du ventre plus faible encore. La 
ligne latérale part de la partie supérieure de l'opercule , et 
se rend avec une légère courbure au milieu du bout de la 
queue. Cette ligne divise le corps en deux parties iné- 
gales ; la supérieure plus étroite que l'inférieure. Le rap- 
port de l'épaisseur du corps à sa liauteur est celui de deux 
à cinq. Anus un peu en arrière du tiers postérieur du corps. 
Ecailles très fines : on en compte quinze sur une rangée obli- 
que. Celles du ventre sont un peu plus petites que les supé- 
rieures. Pectorales de douze rayons articulés , courtes , poiri' 
tues , insérées à toucher l'opercule , et dans sa partie infé- 
rieure. Elles sont élevées au-dessus de la courbe du ventre du 
cinquième de la hauteur du corps en cet endroit. Ventrales 
de dix rayons articulés, à peu près de même longueur et de 
même largeur que les pectorales. Elles sont insérées un peu 
en avant delà moitié du corps , et peu élevées au-dessus de la 
ligne du ventre. Dorsale de quatorze rayons articulés, poin- 
tue , rhomboïdale , et un peu courbée en avant. Elle est im- 
plantée à la moitié delà longueur du corps, sur le point 
le plus élevé du dos. Anale de dix-sept rayons articulés , in- 
sérée au tiers postérieur de la distance qui existe du bout 
de la queue jusqu'à l'œil. Caudale profondément échan- 
crée en deux lobes arrondis à la pointe , et portant chacun 
dix-huit rayons , diminuant à mesure qu'ils s'approchent 
du ventre et du dos. Une très petite adipeuse est implantée 
au sixième postérieur de la longueur totale. Dos coloré en 
brun jaunâtre ; corps jaune de cuivre un peu éteint. Une 
ligne plus brillante accompagne la ligne latérale ; le bas du 
ventre a un reflet de bleu léger. Le dessus de la tête est de 
la couleur du dos; les joues sont blanches à reflets irisés. 
Les nageoires sont jaunes. La caudale est marquetée de cinq 
bandes de taches brun-noir , suivant la direction des rayons 



Cl. m. Pl. 10. 

de cette nageoire. On retrouve encore quelques taches plus 
légères à la dorsale et à l'anale , et même aux ventrales. 

Les habitudes de cepoissonme sont tout-à-fait inconnues. 
Son extrême rareté à Thèbes , où je ne m'en suis procuré 
que deux du même coup de filet , m'a empêché de pouvoir 
rien recueillir à cet égard. Le vieux pêcheur dont je me 
servais , m'a assuré qu'on n'en péchait pas tous les ans , et 
que lorsqu'il tombait dans les filets , c'était toujours deux à 
la fois. Ce fait semblerait établir que ce poisson quitte le 
Nil supérieur à l'époque des amours, et s'accouple pour 
descendre. Ceux que je me suis procurés furentprisau mois 
de mai. 

Les Arabes le nomment Bessé. 

De Joanîvis. 




iS 





\ 



Classe III. Pl. ii. 

ABLE. LEUCiscus. Klein, 

A. THÉBAiNE. L. THEBENsis. Joannis. 

La tête forme les deux neuvièmes de la longueur totale du 
corps. Sa forme est pyramidale. Le museau est assez point'i 
et mousse. La fente de la bouche, qui est très oblique, se 
prolonge en arrière , jusqu'au dessous du milieu de Toeil, 
Le préopercule est formé en ariîère de deux écailles qui 
forment autour de l'œil presque une demi-circonférence, 
et en avant de deux petites écailles plus allongées qui vont 
border la lèvre supérieure, et entourer l'œil en avant. L'oper- 
cule est bordé inférieurement par une longue écaille , et re- 
couvert postérieurement de deux plus grandes , dont la su- 
périeure se termine en dessous par une ligne oblique et est 
déforme triangulaire. L'œil a l'iris jaune et la pupille noire ; 
il est beaucoup plus près du dessus de la tête que du des-' 
sous ; il est en outre un peu en avant de la moitié de la lon- 
gueur de la tête. Les deux mâchoires sont sensiblement de 
même longueur. L'inférieure est linguiforme et très mince. 
Les narines sont en avant des yeux , à mi-distance de leur 
partie antérieure au bout du museau. L'opercule est très 
ouvert ; sa fente se prolonge supérieurement au niveau de 
la partie supérieure de l'œil. Membrane branchiostége, sou- 
tenue par deux layons longs et lamelleux. Corps allongé et 
écaillé. La hauteur est à peu près le quart de la longueur 
totale. Rendu à l'extrémité de la queue, il n'a plus là en 
hauteur que le dixième de la longueur. La courbe du dos 
est légère ; celle du ventre un peu plus forte. Ce poisson est 
mince , son épaisseur est à peu près égale à la hauteur du 
bout de la queue. L'anus est situé à peu près aux \ posté- 
rieurs du corps. Les écailles sont de grandeur moyenne. Sur 
une rangée oblique, prise sur le milieu du corps, on en 



Cl. 111. Pl. II. 

compte neuf à dix. Dorsale un peu en arrière de la moitié 
antérieure du corps ; elle compte dix rayons articulés ; elle 
est de forme rhomboïdale. Pectorales de moyenne taille et 
pointues ; elles ontdouze rayons , et sont toutes insérées pres- 
que à toucher l'opercule , et à peu près au tiers inférieur de la 
hauteur du corps en cet endroit. Ventrales de neuf rayons , 
insérées un peu en avant de la dorsale : elles sont petites , 
étroites et pointues. Anale insérée une ligne ou deux en 
arrière de l'anus ; elle porte treize rayons à peu près égaux 
entre eux. Caudale de vingt-quatre rayons ; son lobe infé- 
rieur est un peu plus long que le supérieur. 

Ce petit poisson se tient près du rivage avec tout le petit 
fretin qu'on y prend. C'est à Thèbes que je mêle suis procuré; 
il est surtout commun à l'époque de l'inondation. La longueur 
de l'individu observé, qui était de moyenne taille , était de 
•^5 millimètres , sa hauteur de 8 millimètres ; longueur de 
la tête, i5 millimètres; distance de l'anus au, bout de la 
queue, 20 millimètres. Le corps est doré ; la tête est à reflets 
blanc d'argent à reflet doré et bleu ; le dos est d'un vert 
rougeâtre ; les nageoires , transparentes , d'un jaune pâle ; le 
dessus de la tête est rouge-brun. Cette espèce , ainsi que le 
LeMciscus Niloticus , publié précédemment , se rapporte à 
la seconde division d«s Ables de Cuvier ; tandis que le Leu- 
ciscus hibié se rattache à la troisième. Ces trois espèces 
d'Ables sont du reste nommées indistinctement Bibié par 
les Arabes. 

De JoANi?{rs. 



H 

^ 




CiiASsi; 111. Pl. 



SCHILBÉ. scHiLBE. Citvier. 
Silure schilbé. Silurus mystus, GeofF.-Saint-Hilaire. 

ï.e genre Sdiilbé , établi par Cuvierj ne contient encore 
aujourd'hui , d'après les ouvrages publiés en Fi ance , que 
deux espèces , dont la description, due à M. GeofFi oy-Saint- 
Hilaire, se trouve dans le grand ouvrage sur l'Egypte. De- 
puis cette publication , le nombre des Schilbés connus dans 
le Nil a sensiblement augmenté , surtout en y comprenant 
les Hypoplitalmes, qui ne sont que de véritables Schilbés 
portant une petite adipeuse. 

Ainsi, au Silure Schilbé ( ^'//wrw^ mjstus ) et Silure Oud- 
ney {Silurus aurilus) de M. (reoffroy-Saint-Hilaire , Vou 
doit ajouter : 

1° Le Schilbe uranoscopus de M. Ruppel , publié par 
lui, en allemand, en i832. 

2° Le Schilbe intermedius du même auteur. La descrip-r 
tion de ce Schilbé laisse beaucoup à désirer; elle contient 
même deux erreurs sur les rayons de l'Uranoscopus et de 
l'Auritus, ce qui la rend presque inintelligible. 

3** Le Schilbe auratus , que nous publions dans ce re- 
cueil (pl. 5), et dont nous établissons bien la différence 
avec le Schilbe uranoscopus de M. Ruppel , et qui a encore 
moins de rapports avec son intermedius , dont la tête est 
celle de VJuritus. 

4** h'Hj-pophtalmus Niloticus de M. Ruppel. Cette es- 
pèce , dont la description est bonne , comme nous l'avous 
vérifié, a été rapportée par nous au Jardin des Plantes. 

5" Je signalerai comme existant dans le Nil une septième 
espèce de Schilbé , qui est un Hjpophtalriius pris par 
moi à Thèbes , que le temps ne m'a pas permis de décrire 
sur les lieux , et dont le mauvais état de conservation à no- 



Cl. III. Pl. la, 

tre arrivée en France ne me permet pas de parler. Je dirai 
cependant que cet Hjpophtalmus est très petit , plus petit 
même que le Schilbe auritus, et que les Arabes de Tlièbes 
le nomment Kchita^ il ne paraît qu'à l'époque de l'inonda- 
tion. Il y aurait donc quelques probabilités pour que cet 
Hj-pophtalmus habitât le Nil supérieur. Je donnerai ici 
la nomenclature arabe de tous les Scbilbés que j'ai ob- 
servés. Cette nomenclature est celle de Luxor. 

Schilbe auritus , se nomme en arabe Schilbé Oudni. 

— mystus t id. Schilbé Chérifé. 

— auratus , id. Schilbé A-arabi. 
Hypophtalmus JYitoticus, id. Schilbé Ezérégué. 

— ? signalé par moi , id. Kchita. 

Je n'ai pas vu VUranoscopvs de M. Ruppel ni son In-r 
termedhis. Oudni signifie à mon oreille , ou plutôt litté- 
i^alement mon oreille. Chérifé veut dire respecté , prisé ; 
je crois qu'on veut donner par ce nom une bonne idée de 
la chair de ce poisson. A-arabi signifie arabe . Ezérégué 
signifie bleu ; V Hjpophtalmus de M. Ruppel a effective- 
ment le dos très bleu et des reflets bleus sur le ventre. 
Kchita est un nom propre; les Arabes appellent cette espèce 
simplement Kchita, tandis que tous les autres Schilbés sont 
appelés Chilbi Zérégué , Chilbi Chérifé , etc. ; Zérégué, Ché- 
rifé , etc. , ne sont évidemment que des adjectifs , tandis que 
Kchita est un nom propre. Nous joignons à ce petit déve- 
loppement sur les Schilbés une figure coloriée du Silurus 
mj-stus de M. Geoffroy. Cette figure, prise sur le vivant, 
donnera , j'espère , une idée assez exacte du faciès général 
de cette curieuse famille des Schilbés. 

De Joannis, 



^ 




Classr III. N' i3. 

MORMYRE. MORMYRus. Linn, 
M. oxYRHYNQUE. M. oxrrhyiichus, GeofF.-St-Hilaire. 

L'intérêt qui se rattache au Mormjrus oxjrhjnchus, à 
cause du rôle qu'il a joué dans l'antique Egypte où on l'ado- 
rait , et où il avait donné son nom à l'une des villes du nome 
Thébain , la forme extraordinaire de son museau , qui a 
porté quelques naturalistes à le regarder comme l'analogue 
du fourmi Hier chez les mammifères, ses mœurs intéressan- 
tes enfin , nous ont engagés , malgré la description du grand 
ouvrage sur l'Egypte , à en donner une figure coloriée prise 
sur le vivant. 

Nous avons pensé en cela apporter une notion de plus à 
l'histoire de cet être bizarre , et compléter, s'il est possible , 
les détails précieux qu'a reproduits M. Geoffroy - Saint- 
Hilaire. Nos observations nous ont , du reste , fait trouver le 
même nombre de rayons que lui aux nageoires ; aussi les 
marquons-nous sur la planche comme on les trouve dans 
sa description. 

L'individu que nous avons dessiné avait fait le voyage où 
l'entraînent tous les ans ses amours , et l'on reconnaissait 
qu'il était de retour parles écorchures qu'on remarque sur sa 
joue et sur son flanc droit. J'avoue qu'au sujet de ces 
blessures , je ne partage pas en tout les idées de l'illustre 
naturaliste qui a commenté Hérodote. Je crois que , lors 
de la première phase des amours , ce poisson, comme tous 
les êtres , pense peu à autre chose qu'au sentiment impé- 
rieux qui s'est emparé de lui et se laisse , tout en poursui- 
vant sa femelle , entraîner au courant , sans aller chercher 
un rivage dont il n'a point besoin pour se guider : que , 
parvenu au milieu favorable à son frai , milieu qui n'est pas 
aussi bas que l'embouchure du fleuve , car on n'en prend que 

i835. i8 



Cl. III. N'» i3. 

très rarement à Rosette ; que, parvenu dans ce milieu , dis- 
je , il y accomplit le grand œuvre , et songe alors à remonter 
vers les lieux que ses amours lui ont fait abandonner. C'est 
à cette époque , à mon sens , que l'Oxyrhynque sent le be- 
soin de se tenir près des rivages pour vaincre un courant 
qui est devenu de plus en plus rapide, et qu'il rechercbe, 
dans ce but , les contre-courants et les eaux stagnantes ; que, 
ainsi réduit à se tenir sur les rives , et dans les pierres où il 
cberche sa nourriture, il devient tout naturel qu'il s'écorche 
du côté présenté à la terre. Pour ma part^ j'ai souvent vu 
prendre des Oxyrhynques à Luxor, et il y en avait autant 
d'écorcbés à gauche qu'à droite. — J'en conclue rai donc 
qu'à leur retour, les Oxyrhynques se tiennent autant sur la 
rive gauche que sur la droite. 
L'individu observé avait environ un pied de long. 

De Joannis. 



10 aao 



Cl. m. Pt. 14. 

TABLEAU DES POISSONS DU NIL. 

J'ai émis , dans mes préliminaires , l'idée que je crois 
bon de rassembler par groupes les poissons d'un même 
fleuve , lac ou rivière. Je vais la mettre à exécution en 
donnant ici la liste de tous les poissons du Nil connus jus- 
qu'à ce jour. M. Riippel en avait déjà dressé une dans sa 
publication faite à Francfort, en 1829. Je la compléterai 
€n y joignant les poissons que ce naturaliste a donnés en 
i832 , et ceux que je viens de faire paraître. 

POISSONS DU NIL. 

Perça lates, GeofF.-St-Hil. {Lates niloticus, Cuv. Perça 
nîlotica , Hass. , p. 4o4' Kischere, Sonini, p. 22, 3 ) 

Chromis bolti , Cuvier. (Labnis nitolicus ,' Hass. , p. 3q2. 
Boltiy Sonini, p. a.'j.) 

Cyprinus lepidotus , Geoff.-St-Hil. (Barbus lepidotus, Cuv. 
Cj-prinus binni, Forsk, p. 71, n° io3. Êenni , Sonini, 

Cyprinus niloticus , GeofF.-St-Hil. ( Labeo niloticus, Cuv. 
Cjpriniis niloticus, Forsk, p. 71 , n** 104.) 

Labeo Coubié , Riippel. 

Leuciscus niloticus, Joannis. 

Leuciscus bibié, id. 

Leuciscus thebensis, id. 

Mormyrus oxyrhynchus , GeofF.-St-Hil. ( Morm/rus nilo- 
ticus , Cuv. Monnjrus caschive , Hass. , p. ^t\o. Mormj-— 
rus hannumé? Forsk, p. 'j^.^w'' m. Ceniriscus nilo- 
ticus^ Schneid, tab. 3o.) 

Mormyrus cachifé , Geoff.-St-Hil. 

Morinyrus labiatus, id. [Mormyrus labiatus , 

Cuv. Hersé.) Sonini, p. 22, i.) 

Morinyrus anguillaris , Geoff.-St-Hil. 



Cl. III. Pl. t4. 

Mormyrus dorsalis, Geofl'.-St-Hil. (Mormjrus dorsalis , 

Cuv. Kachouë , Sonini, p. 21, 3.) 
Mormyrus cyprinoïdes , GeofF.-St-Hil. ( Mormjrus cjyri^ 

noïdes , Cuv.) 
Mormyrus longipinnis, Rùpp^l. 
Mormyrus elongatus , Rùppel. 
Silurus auritus , GeofF.-St-Hil. { Schilbe aiiritus , Cuv. 

Siluriis mj-stus , Hass. , p. 419) 
Silurus mystus, Geoff.-St-Hil. {Schilbe mjstus , f^uv. 

Chilby, Sonini, p. 23.) 
Schilbe uranoscopus , Rùppel. 
Schilbe intermedius , id, 
Schilbe auratus , Joannis. 

Hypophtalmns niloticus, Rùppel. . ^ 

Hypophtahiius kchita , Joannis. ( Espèce seulement indi- 
quée.) 
Pimeloduslaticeps, Rùppel. 
Pimelodus biscutatus, GeofF.-St-Hil. 
Pinielodus auratus , id. {Pimelodus auritus ^ 

Cuv. Silurus clarias ^ Hass. , p. 4^2.) 
Pimelodus clarias , GeofF.-St-Hil. {Sjnodontis clarlasy 

Cuv. ScJiall, Sonini, p. 21, 2.) 
Pimelodus synodontis, GeofF.-St-Hil. 
Pimelodus membranaceus , id. 
Sinodontis serratus, Rùppel. 
Sinodontis maculosus , Piippel. 
Sinodontis batensoda , id. 

Porcusbayad, GeofF.-St-Hil. {Bagrus bajad^ Cuv. Si- 
lurus baj ad, Forsk., p. 66, n° 93. Bajatte, [Sonini, 
p. 27.) 
Porcus docmac, GeofF-St-Hil. { Porcus docmac , Cuv. 

Silurus docmac , Forsk. , p. 65, n" 94.) 
Mochokus niloticus, Joannis. 
Heterobranchus anguillaris , GeofF. ( Macropteronotus an- 



Cl. III. Pt. 14. 

guillariSf Cuv. Silurus anguillan's , Hass. , p. 4i5. 

Kaimout, Sonini , p. 22, 2.) 
Heterobranclius bidorsalis , Geoff. ( Heterobranchus bidor- 

salis , Cuv.) 
Malapterurus electricus, Geoff. {Malapterurus eleclricus^ 

Cuv. Raja torpédo^ Foisk. , p. ï5, n" 14.) 
Char.acinus niloticus, Geoff. (Mjletes Hasselquitii, C\i\. 

Salmo dentex , Hass. , p. 437. S nlmo niloticus, Forsk. , 

p. 66, n» 97, 6. 
Cliaracinus nefasch , Geoff. (Citharinus nefash , Cuv. Salmo 

niloticus^ Hass.) 
Cliaracinus bessé, id. 
Characinus dentex , Geoff. {Hydrocion dentex , Cuv. Salmo 

roschal, Forsk, p. 66, n° 97.) 
Myletes nurse, Rùppel. 
Myletes baremozé , Joannis. 
Myletes Guilé , id. 

Serasalnius citharinus, Geoff. {Serasalmus citharinus, Cvly.) 
Coregonus niloticus , id. 
Clupea nilotica, Geoff. {Alosajlnita, Cuv. Clupea alosa , 

Hass., p. 43o. Sardine , Sonini, p. 25.) 
Sudis niloticus , RiippeL 

Polypterus bicbir, Geoff. {Polfterus bichir, Cuv.) 
Tetraodon pliysis, Geoff. ( Tetraodon lineatus , Lin. Te- 
traodon Faliaka , Hass., p. 44 '• Tetraodon lineatus, 
Forsk. , p. 76, n° 1 14.) 
Gymnarchus niloticus, Cuv. 
Murœna anguilla , Lin. 

NOTE. 

Avant de terminer cette publication , je dois revenir sur 
quelques faits que j'ai avancés dans mes observations préli- 
minaires. J'y reviens surtout parce que l'on a dit que mes 
expressions y étaient obscures, et semblaient compromettre 



Cl. III. Pl. 14. 

à la fois tous les professeurs , ainsi que le bibliothécaire du 
Jardin des Plantes, ce qui n'a nullement été dans mes in- 
tentions. Pour lever donc toute espèce de doute et rendre 
justice à qui elle est due, je déclare ici que le professeur 
dont j'ai voulu parler est M. Valenciennes. Oui , le fait que 
j'ai avancé est vrai ; en quittant ce professeur pour me 
rendre à la bibliothèque du Jardin, il m'avait assuré n'a- 
voir aucun ouvrage à elle , et puis , lorsque j'y demandai 
ceux qui m'étaient nécessaires pour la publication de mes 
poissons du Nil, un des employés me répondit que M. Va- 
lenciennes les avait pris depuis deux jours. J'arrête là mes 
récriminations, car si c'était une vindicte particulière qui me 
fît parler, je pourrais beaucoup en augmenter le nombre. 
Mais non , dans cette circonstance j'ai vu quelque chose de 
plus qu'une affaire d'homme à homme , j'y ai vu un plan 
arrêté d'entraver les publications des voyageurs par tous les 
moyens possibles; M. Valenciennes me l'a du reste naïve- 
ment avoué un jour : « N'est-il pas ridicule , me dit-il , de 
voir le premier venu s'ériger en auteur, et publier ce qu'il 
a rapporté de ses voyages! » C'est à dire, monsieur, qu'a- 
près qu'un voyageur aura dépensé ses soins , sa peine et son 
argent, à ramasser des objets rares dans des pays éloignés, 
après qu'il les aura peints lui-même , décrits lui-même , puis 
donnes gratuitement au Jardin , il faudra que ce soit un tiers 
qui n'a pas bougé de son fauteuil qui retire l'honneur de la 
publication , publication que ses affaires ou sa paresse l'em- 
pêcheront peut-être même de faire. Oh I non ; cela ne peut 
pas aller ainsi. « Nous ne sommes pas les étiqueteurs de ces 
messieurs », ajouta M, Valenciennes. Non, sans doute ; mais 
si vous nous refusez les étiquettes, au moins laissez-nous les 
livres, et nous saurons très bien nous passer de vos offices. Je 
dirai cependant que M. Valenciennes a fait une exception à 
la règle en ma faveur; il a mis de ses fameuses étiquettes sur 
mes bocaux. Le malheur a voulu que deux poissons qu'il a 
nommés, un Curimate et un Chalceus ^ soient deux Myle- 



Cl. ni. Pl. 14. 

tes. Je sais , du reste , de très bonne source , que ce n'est pas 
la première fois que M. Valenciennes donne des noms fort 
hasardés à des objets qu'il ne connaît pas. 

On a dit que j'avais compromisle bibliothécaire ; mais eh 
quoi? Est-ce pour avoir déclaré qu'on m'avait indiqué M. Va- 
lenciennes comme celui qui avait pris les livres? Mais, au bout 
du compte , quel grand mal y aurait-il ? Il me semble même 
que c'est la seule tnanière de pallier l'absence des ouvrages 
de la bibliothèque, car il me reste encore à savoir jusqu'à quel 
point un professeur du Jardin a le droit d'y prendre un ou- 
vrage et de le garder chez lui quelquefois des années en- 
tières , et je puis citer des exemples de ce fait. 

Oui , si les hommes studieux qui garnissent chaque jour 
les tables de la bibliothèque du Jardin restent privés des 
ouvrages qui leur sont nécessaires, ce moyen sera infaillible 
de les empêcher de parvenir au but de leurs recherches. Ce 
sont tous ces faits et bien d'autres , qui , rassemblés , m'ont 
fait dire qu'il y avait monopole ou tendance à monopole ; et 
je le signale, entre autres choses, parce que cela est fort vilain 
et fort injuste. Si donc je condamne M. Valenciennes dans sa 
manière d'agir, ce ne peut être qu'à lui que je m'adresse, 
et non aux autres professeurs dont je n'ai qu'à me louer. 
Par là se trouvent détruites, j'espère, toutes les interpréta- 
tions fausses que certaines personnes intéressées ont données 
à des paroles, qui, loin d'être malignement obscures, ne 
l'étaient que par un reste de procédé que je suis forcé d'a- 
bandonner. 

De Joannis. 



Note du directeur. 

Destiné spécialement à publier des travaux de Zoologie , 
notre journal ne deviendra jamais une arène de récrimina- 
tions personnelles. Cependant lorsque, en nous donnant son 



Cl. m. Pl. 14. 

travail , un zoologiste fera quelques observations d'un inté- 
rêt général pour la science, nous les accueillerons. Si les per- 
sonnes désignées dans ces circonstances pensaient avoir une 
réponse à faire, nous nous ferons un devoir de l'insérer dans 
un de nos numéros suivants. 



Classe III. Vl. i4- 

HÉTÉROBRANCHE. heterobranchus. Geoffroy^ 
Saint-Hilaire, 

H. HARMouT. H. angulllaris. 

Le genre Hétérobranclie , établi par M. GeofFi oy-Saint- 
Hilaire , présente dans la grande famille des Sijuroïdes des 
particularités si reinarquables , qu'on ne saurait faire trop 
d'observations à leur sujet, jeter trop de jour sur ces singu- 
liers poissons. 

Les développements que je vais donner me sont suggé- 
rés par un Hétérobranche recueilli à Rosette où son espèce 
est excessivement commune. Cet Hétérobranclie , dont pres- 
que tous les caractères sont ceux del'Harmout, aie dos et 
le ventre d'un vert-noir (ce dernier d'une teinte moins 
foncée). Il porte sur la caudale , la dorsale et même le 
bout.de la queue, quelques taches plus noires «ncore €t 
éparses. Les ventrales , le bord supérieur de la dorsale et le 
bout de la caudale sont rougeâtres. La dorsale a 72 rayons , 
l'anale 54, les pectorales 9, les ventrales 6, la caudale 21. 
Cette différence sensible dans le nombre des rayons ( de la 
dorsale surtout), avec les nombres indiqués par M Isi- 
dore Geoffroy-Saint-Hilaire pour l'Hétérobranche Harmout, 
m'avait d'abord fait penser que l'espèce en question, beau- 
coup plus petite que cette dernière , pouvait bien être 
nouvelle. 

Avant cependant d'établir un semblable fait, j'ai voulu 
vérifier moi-même si rilétérobranche Harmout avait bien 
effectivement à ses nageoires le nombre de rayons qui leur 
est atfecté. La vérification fut faite sur un Harmout de trois 
pieds de long que j'ai rapporté de Thèbes. Dans cet ani- 
mal, les rayons sont si gros et si distants, qu'on ne peut 
guère commettre d'erreur, et je trouvai un nombre de rayons 



Ci. III. Pl. 14. 

aux nageoires sensiblement identique avec ceux de la petite 
espèce noire de Rosette. J'en ai donc conclu : 

1° Que le tableau des rayons de l'Harmout, au lieu d'ê- 
tre comme il suit , c'est-à-dire : 

P. 9. D. 60. P. 10. V. 6. A. 5o. G. 19. 
doit être adopté de cette manière : 

B, 10. D. 7a. P. 9. V. 6. A. 54. G. 21 ; 

2."^ Que la petite espèce noire , si commune à Rosette et 
qu'on apporte au marché par liasses énormes , n'est autre 
chose que la jeunesse de l'Harmout , dont le ventre foncé en 
couleur deviendrait blanc dans l'animal adulte , chez qui 
les grains du casque crânien , très faibles d'abord , se déve- 
lopperaient avec l'âge , etc. ; 

3° ï)nfin, que l'observation de M. Isidore Geoffroy-Saint- 
Hilaire, sur les taches des jeunes mâles, observation qui, 
d'après lui, n'est que hasardée, se vérifierait complètement, 
avec cette différence que les taches n'occupent que l'extré- 
mité postérieure des nageoires et de la queue dans la jeunesse 
de run et de Vautre sexe, tandis que dans les femelles 
adultes les taches sont répandues sur tout le corps , comme 
je l'ai vérifié sur le vivant. 

Mes observations sur la jeunesse de l'Harmout m'ont 
aussi , je crois , fourni la raison qui a fait donner à VHe- 
terobranchus anguillaris le surnom de poisson noir. 

La couleur de cet animal adulte n'est guère que foncée; 
le ventre est presque blanc ; et cela ne semble pas mériter 
un surnom particulier, surtout celui de noir. Mais l'Har- 
mout jeune est d'un vert très brun en sortant de l'eau , et 
devient tout-à-fait noir par la dessiccation. Or l'attention du 
peuple a dû se porter principalement sur l'Harmout jeune; 
car on en prend une immense quantité à Rosette et à Daniielte, 
pour le faire sécher, saler et livrer au commerce. C'est donc, 



Cl. III. Pl. 14. 

je crois , à rHarniout jeune qu'a été donné le surnom de 
poisson noir ; nom qui s'est ensuite étendu à tous les indi- 
vidus de l'espèce, grands ou petits. — L'on peut attribuer 
la grande quantité d'Harmouts jeunes qu'on trouve près 
des embouchures du Nil à ce que le frai vient s'y faire, et 
que les petits vivent dans le lieu où ils sont nés, jusqu'à 
ce qu'ils aient acquis assez de force pour remonter le fleuve. 
M. Geofïroy-Saint-Hilaire , après de savantes reclierches , 
a émis l'idée que l'Harmout était probablement le poisson 
nommé alabes par les anciens. Je crois cette supposition d'au- 
tant plus fondée qu'il n'y a d'insaisissable dans le Nil , ou- 
tre l'Harmout, que V Heterobranchus bidorsalis , qui est trop 
rare pour que les anciens s')- soient arrêtés, etleMalaptérure, 
qu'ils connaissaient bien, et qu'ils ont bien caractérisé sous 
le nom de Tj-phlos (aveugle). De plus alabes donne l'idée 
d'un poisson qui échappe des mains par sa visquosité , 
tandis que le Malaptérure par ses secousses électriques force 
à le lâcher plutôt qu'il n'échappe. — Sans remontera des 
temps aussi anciens, nous émettrons ici quelques idées sur 
le poisson du Nil nommé Barbote par Joinville, et au- 
quel les Croisés attribuaient le scorbut qui fit de si grands 
ravages dans leur armée à l'époque où elle occupait Damiette. 
i« Il pourrait bien se faire que le noinGarmout ouKar- 
mout , ou Karmot , que les Arabes donnent à ce poisson ait 
été transformé par nos conquérants de la Terre-Sainte, 
s'occupant peu d'arabe et d'histoire naturelle , en un 
nom approchant francise et se rapportant un peu aux ha- 
bitudes du poisson qui est sans cesse à barboter dans les 
roseaux et la vase. 

2*^ Pour qu'une armée attribue une maladie à un pois- 
son , il faut qu'il soit assez commun dans le lieu pour qu'un 
grand nombre de personnes en aient mangé , et il n'y a réel- 
lement que l'Harmout d'assez commun dans le bas Nil pour 
faire un article important de nourriture. 

3« Enfin les Croisés, dit Joinville, attribuaient l'insalu- 



Cl m. Pl. 14. 

brité de ce poisson à cette circonstance qu'il mangeait les 
corps morts qu'on jetait clans le fleuve ; or il n'y a encore 
que l'Harmout d'assez grand , et dont la grande gueule 
vorace soit propre à un semblable repas. Nous pensons 
donc , d'après cela , que le Barbote de Joinville est l'Hété- 
robranche Harmout. 

Je ferai observer, en passant , que dans la Haute et Basse- 
Egypte je n'ai jamais entendu nommer par les Arabes le 
poisson qui nous occupe, que Karmout, Karmot , Gar- 
mout etCharmout; ce dernier nom est principalement af- 
fecté aux jeunes. Quelques localités disent Khharmout, ici 
je remplace par Klih la consonne gutturale qui commence 
le nom , consonne qui est à peu près le % des Grecs et \ej es- 
pagnol. C'est sans doute cette consonne que M. Geoffroy a 
voulu rendre par Yh seule de Harmout. — H y a cependant 
une manière particulière au Caire de pi ononcer le nom de 
ce poisson ; mais cette prononciation ne peut guère se ren- 
dre que par A-Armout , encore imparfaitement ; cet a initial 
est affecté de Y esprit dur, et très difficile à prononcer. 

Dans la figure de l'Harmout jeune que nous donnons, on 
remarquera des écorcbures sur le ventre ; elles proviennent 
certainement de l'habitude qu'a ce poisson d'être sans cesse 
dans les tronçons de roseaux où il cherche sa vie , et qui fi- 
nissent par user la partie de la peau en contact avec eux. 

Je ferai remarquer aussi que la ligne latérale n'est pas 
droite , mais descend subitement à partir de l'échancrure 
de la tête où elle prend naiiisance , puis après se rend en li- 
gne droite au bout de la queue. Les tubercules du casque 
crânien sont encore trop faibles pour soulever la peau et être 
apparents , aussi ce poisson semble-t-il avoir la tête lisi!e 
quand il est jeune. 

I)e Joannis. 



Classe IV. Pl. r5. 

TETRODOIN. tetraodon. De Joannis. 

T. PETIT. T. pawus. De Joannis. 

La tête forme le tiers de la longueur totale du corps et elle est 
plus large que toutle reste. Sa plus grande largeur est un peu 
en avant des pectorales qui lui sont contiguës. L'ouverture des 
branchies est comme dans les Tëtrodons , en avant et à la base 
de ces mêmes pectorales qui contiennent 18 rayons minces ; 
Tceil est situé à peu près aux 2/0 antérieurs de la longueur de 
la tête et au i/3 supérieur de sa hauteur : cet œil est sur- 
monté d'une arcade orbitaire assez saillante , qui donne , en 
dessus , à la tête une assez grande largeur en cet endroit. 
L'iris est rougeâtre , et la pupille noire. Deux fortes dents 
arment chaque mâchoire : ces dents ont la base brune et la 
pointe blanche. Les supérieures dépassent les inférieures, 
elles sont toutes légèrement courbes de telle sorte qu'en re- 
levant les lèvres qui les recouvrent, le système forme un 
bec de perroquet (fig. 2). A partir du bout du museau, la 
ligne supérieure du corps remonte assez rapidement jus- 
qu'au sommet du vertex , puis de là descend presqu'en ligne 
droite jusqu'à la dorsale ; là , cette ligne descend subitement 
pour aller former la queue dont la ligne supérieure est 
encore presque droite. Comme l'individu qui sert à établir 
l'espèce actuelle a été pris gonflé , et n'a été vu que sous cet 
état, nous nous contenterons de dire que le ventre est sphé- 
rique, et que cette sphère embrasse depuis le bout du 
museau jusqu'à l'anale. Cette dernière nageoire , qui con- 
tient 8 rayons minces , est située fort près de la caudale et 
un peu en arrière delà dorsale , qui n'a , elle , que 7 rayons , 
et qui occupe le tiers postérieur de la ligne supérieure du 
corps à partir du bout de la caudale. La caudale contient 

i835. a6 



Cl. IV. Pl. i5. 

^ rayons épais ; elle n'est point échancrée , mais coupée droit 
en arrière ; les deux rayons extrêmes , dans leur plus grand 
écartement, ne font pas plus de 45 degrés entre eux. Toutes 
les nageoires en général sont épaisses et charnues. La cou- 
leur générale du corps est d'un bleu ardoisé , à reflets rou- 
geâtres. Toute la peau est couverte de petites aspérités 
longues de 2 à 3 millimètres, et ressemblant à des crins 
faibles ; l'extrémité de la queue , la partie supérieure et an- 
térieure du museau et les nageoires sont les seuls endroits 
complètement nus; les aspérités sont extrêmement courtes 
sur tout le dos du poisson. L'anus est situé à quelques 
lignes en avant de l'anale , et se trouve caché par le gonfle- 
ment de l'abdomen. 

La longueur totale de l'individu était de i3 centimètres , 
ce qui est une fort petite taille comparativement à celle 
des autres Tétrodons connus. Du dos au-dessous du ventre 
enflé il y a 1 1 centimètres. 

La patrie de ce Tétrodon est la mer Rouge ; il a été pris 
à Cosseir. 



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OYAGK DB LA FàVORtTK 



POISSONS 

MM. FosTutis EYDOUX s 



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ne signaler' )oissons recueillk jpêî 

ttc espèce et ceîî 

du gurire i>yti^ii-i.i 

ques autres nous ont . ^ 

ci sont sans contredit les plus inte 
Le genre Uonéen d«s Echèm 

" m plus '^ 



VOYAGH DE LA FAVORITE. Cl. IY. Pl. i6 Ct I7 



POISSONS ^'"'-^"^ 

PAR MM. Fortuné EYDOUX et Paul GERVAIS. ^^^^^^ 



,,a.li'« ÊCflÊNÊIS A .6 LAMES;,.^„;^^,^,,,„,^ 

ECHENEIS SEX-DECIM LAMELLATA 4 
Nob. 

(Pl. 16.) w fil 

£". cute coriaceâ, disco ceplialico sex-decim lamellato; 
pinnis dorsaîi radiis 28 , pectotalibus 2 1 , ventrali- 
bus 5 , anall 2 5 , caudali 18. U,) 0iio9g«« isè 

Habitat Indicum mare ? 



Nous ne signalerons parmi les poissons recueillis pen- 
dant le voyage de la Favorite , que cette espèce et celle 
du genre Syngnathe dont nous parlerons ensuite. Quel- 
ques autres nous ont également paru inédites , mais celles- 
ci sont sans contredit les plus intéressantes. 

Le genre linnéen des Echeneis ne renferme encore 
qu'un nombre fart restreint d'espèces ; la plus connue est 
Y Echeneis rémora, Linn, , qui a huit lames au disque. 



2 VOYAGE DR LA FAVORITE. 

Les autres sont ÏE. naucrates L. , qui en a vingt-deux; 
r^", lineata Schn., qui n'en a que dix, et l'^*. osteochir 
Cuv. , Règ. anim. II , 34^ : ï^ous ne connaissons pas les 
lames céphaliques de cette dernière -, les rayons de ses pec- 
torales, comme le fait remarquer G. Cuvier, sont osseux, 
comprimés , et terminés par une palette légèrement cré- 
nelée. 

Ajoutons que M. Bancroft a décrit et figuré dans le 
ZoologicalJounial , t. V, p. 4i3 , pi. i8, un autre 
Echénéis qu'il considère comme nouveau, quoiqu'il se rap- 
proche beaucoup de YEcheneis naucrates , et qu'il appelle 
Ech. lunata. L'espèce que nous avons nommée Eck. 
sex-decim lamellata se distingue surtout par son disque 
céphalique composé de seize lames (c'est par une erreur 
du graveur que notre planche lui en donne dix-sept ) ; 
la couleur de l'individu , conservé dans la liqueur , que 
nous avons étudié , était d'un brun lavé de roussâtre -, 
sa mâchoire inférieure s'avançait un peu au delà de la 
supérieure, et sa longueur totale était de ^ pouces et demi -, 
sa nageoire dorsale nous a présenté vingt- huit rayons ; 
les pectorales vingt-un chacune ; les abdominales cinq 5 
l'anale vingt- cinq et la caudale dix-huit. 

Nous supposons que ce poisson provient de la mer des 
Indes. 



a. IV. Pi. i6 et 17. 3 

SYNGNATHE BLAINVILLÉEN. 
SVNGNJTHUS BLAINVILLEANVS , Nob. 
(PI. .7.) 

S, appendiculis nullis ; pinna dorsali ano apposita; 
thoraco-abdomine elci^ato, punctis asperso; sqiiamis 
radiads. Habitat mare Indicum, 

Nous proposons de dédier à M. de Blain ville la 
curieuse espèce représentée avec soin dans la planche de 
cet ouvrage , que nous devons à l'amitié de M. Joannis, 
qui a fait récemment sur les poissons du Nil d'intéressan- 
tes recherches consignées dans le Magasin de Zoologie, 
Le Syngnathe Blainvilléen lie d'une manière plus intime 
les poissons de ce genre à ceux qu'on en a séparés sous 
le nom d'Hippocampe , et il fournirait, s'il en était 
besoin , une nouvelle preuve à l'appui de l'opinion sou- 
tenue par le célèbre naturaliste dont il rappellera le nom, 
que le nombre des genres a été trop légèrement multiplié, 
et qu'il est peu de groupes qui ne soient liés d'une manière 
plus ou moins intime les uns aux autres ; aussi , la série 
zoologique que quelques auteurs justement célèbres ont 
néanmoins refusé d'admettre devient-elle chaque jour 
plus évidente. 

C'est surtout par l'élévation de sa partie thoraco-abdo- 
minale que ce Syngnathe se rapproche des Hippocampes : 
mais sa tête et sa queue ne prennent pas les mêmes 
formes que chez ces derniers 5 la nageoire dorsale est 



i VOYAGE DE LA FAVORITE. 

opposée à l'anus, les membres pectoraux sont petits et très- 
rapprochés des opercules-, la région thoraco-abdominale 
proprement dite est privée de nageoire et présente six 
lignes qui la font paraître hexagonale; la ligne médio- 
supère résulte de deux autres lignes naissant en arrière 
des opercules , et se divisant de nouveau non loin de la 
nageoire dorsale; l'arête qu'elle forme est mousse; une 
autre ligne nait de chaque côté des pectorales et se pro- 
longe sur chaque flanc pour aller à la queue former une 
des arêtes supérieures de celle-ci qui est quadrilatère; mais, 
avant de s'y rendre, elle forme une courbure dont la 
convexité est en haut; les arêtes latéro-infères résultent 
de chaque côté d'une ligne assez semblable aux précéden- 
tes, et qui, naissant au-dessous de la dorsale, se continue 
de chaque côté avec l'angle inférieur du carré de la queue; 
enfin, l'arête médio- infère commence sur la ligne mé- 
diane à la hauteur des pectorales et se termine à l'anus. 

Les lignes que nous venons d'indiquer sont le point 
de convergence d'écaillés radiées; la région thoraco- 
abdominale est brunâtre , plus foncée à la crête dorsale et 
aux deux angles de la crête inférieure ; elle est pointillée 
de petites taches blanches rondes , mais de deux diamè- 
tres , les unes étant plus petites que les autres ; ces taches 
sont entourées d'une auréole plus foncée. 



FIN DES POISSONS. 



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^/a^c^>/c 



Y. 



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r 



CiASSE VI. Vl.. I. 



NOTICE 



Sur un fi;enrc (î'Annélidcs éti»l)li rcceniment sous le nom de Sigamo?? , 
et Descn[»tion du Sigalio» d'Estelle , espèce nonvdle des côtes 
de France 5 

Pau m. F. E GcÉRiN. 

Ce genre aété établi par MM. Audoiiin et Milnes Edwards 
dans leur travail sur les Annélides de nos côtes {Annales 
des Se. nat. , t. 27, p. 4^9), et mentionné par Cuvier, 
dans la 3* édition du Règne animal (t. 3, p. 207). Il 
diffère des Polynoés par un corps très allongé , vermiforrne , 
et surtout par la présence de cirresetd'élytres sur un même 
pied , circonstance qui n'a encore été observée sur aucun 
autre genre de la famille des Aphrodisiens. Les auteurs que 
nous venons de citer ont fait connaître deux espèces de ce 
genre ; l'individu dont nous allons donner la description 
offre avec elles des différences si notables , que nous n'avons 
pas hésité un instant à en former une espèce distincte : 
nous regrettons que notre échantillon soit mutilé , et que 
la partie postérieure de son corps manque , ce qui nous 
empêche de donner le nombre de ses segmens , et de faire 
connaître si son extrémité postérieure est terminée par deux 
tentacules stylaires , comme dans Tune des espèces déjà 
décrites {S. Mathildœ) ^ ou s'il n'en porte pas, comme 
cela a lieu dans l'autre {S. Herminiœ). Nous allons pré- 
senter les caractères distinctifs des espèces du genre Siga- 
lion , afin d'y introduire la nôtre et d'en mieux faire res- 
sortir les différences. 

1'" Espèce. SiGALioN DE Mathilde. s. Matldldœ, 
Aud. et Edw. , Ann, Se. nul., t. 27, p. 4^1. PI. 9^ 
f. I à 10. 

Point d'antenne impaire. Corps recouvert en dessus par 
des élytres qui se croisent sur le milieu du clos. Cirre inlé- 



Cl. VI. Tt.. I. 

rieur des pieds de la seconde paire beaucoup plus grand 
que dans les autres pieds. 

2* Esp. S. d'Estelle. S. Eslellœ. Guérin. PI. i , 
%. I. 

tJne antenne impaire très développée ; corps recouvert 
en dessus par des élytres qui se croisent sur le milieu du 
dos. Cirre inférieur des pieds de la seconde paire pas plus 
grand que dans les autres pieds. 

3* Esp. S. d'Hetimtkie. s. Hermhdœ, Aud. et Edw. , 
Loc. cit,y p. 44^- P^- ^» f* 1 à 6. 

TJne antenne impaire très développée ; corps n'étant pas 
recouvert par les élytres , qui sont étroites et laissent à dé- 
couvert la majeure partie du dos. Cirre inférieur des pieds 
de la seconde paire beaucoup plus grand que dans les au- 
tres pieds. 



On voit, par la comparaison de ces caractères, que notre 
alnnélide diffère bien évidemment des deux espèces décrites 
dans les Annales ; nous allons donner quelques développe- 
ments à ce premier ^signalement. Le corps du Sigalion 
d'Estelle {Jig. i ) est allongé ; la portion qui est en notre 
possession en forme environ la moitié : elle a près de deux 
pouces de longueur. La tête est tout-à-fait inférieure, 
comme celle des deux autres espèces; elle porte, à son extré- 
mité antérieure et supérieure , une antenne mitoyenne 
grande [fig. i , A , D , «), à la base de laquelle on aper- 
çoit deux petits appendices rudimentaires , que nous croyons 
être les supports des yeux. Les antennes externes ( Z») s'in- 
sèrent latéralement , et à la partie inférieure de la tête ; 
elles sont presque trois fois plus longues que l'antenne mi- 



Ci.. VI. Vu. I. 

toyenne ; on aperçoit à leur base une incmbraiie iniace (e) 
qui embrasse une portion de leur contour. Nous n'avons 
pas pu voir la troilipe , qui avait été contractée par l'action 
de l'alkool. Les pieds de la première paire sont dirigés en 
avant comme dans les deux autres espèces ; leur pédoncule 
est garni de soies déliées et nombreuses , et de trois cirres 
{c, c, c) d'inégale longueur, dont les plus grands dépas- 
sent un peu l'antenne mitoyenne. Les pieds de la seconde 
paire (^g. i , C ) et les suivants sont composés d'une rame 
supérieure {g) et d'une rame inférieure {h). La rame su- 
périeure donne insertion à un faisceau de soies fines, su- 
bulées et très finement dentelées. La rame inférieure est un 
peu plus grosse , et offre deux sortes de soies : les supé- 
rieures {Jîg. i , D) sont un peu plus épaisses et dentelées 
au bout ; les inférieures ( fig. i ^ E) sont formées de deux 
pièces , un peu renflées près du bout. Le cirre supérieur (/) 
est court, et n'atteint pas la longueur de la rame supé- 
rieure ; il s'attache au-dessous de l'élytre , sur le côté externe 
du tubercule basilaire de cette élytre. Le cirre inférieur {d) 
est inséré fort en arrière ; il est à peu près de la longueur 
de la rame inférieure , et n'est pas plus grand que dans les 
pieds des paires suivantes. Les élytres sont arrondies , fran- 
gées sur une portion de leur bord ; elles se croisent sur le 
milieu du corps, et recouvrent entièrement le dos de l'ani- 
mal; leur surface paraît lisse. Cette annélide nous a été 
envoyée de La Rochelle , par M. d'Orbigny père. 

Nota Nous avons reproduit une, portion des figures des 
deux autres espèces de Sigalions, pour qu'on puisse mieux 
apprécier les différences que nous venons d'exposer. 



Cr,. VI. Pr,. 



EXPLICATION DE L\ PLANCHE. 



F. 3. Sigalion Malhildœ. 

1 A. Extrémité postérieure. 
Q B. Extrémité antérieure grossie. 
h. Antenne externe. 

c. c. Cirres des pieds de là première paire. 

d. Cirre inférieur des pieds de la seconde paire. 
3 Sigalion Herminiœ. 

3 A. Extrémité postérieure. 

3 B. Extrémité antérieure grossie. 

a. Antenne mitoyenne. 

b. Antenne externe. 

c. c. Cirres des pieds de la première paire. 

d. Cirre inférieur des pieds de la seconde paire. 
3 C. Un des pieds avec son élytre. 

c. Cirre supérieur. 

d. Cirre inférieur, 

GuÉRIN, 
Mai i833. 



1. A. 



l.B 




Gtraud Se ■ 



1 . Sio^cllioil Ej'teJIœ . Guérùv. 

2 . S . Mat/uldœ -.^ . S . Fermmiœ 



Finot Lnp 



'» 



Classe YïI, Pi., i à 5. 

m 

OBSERVATIONS 

Sur les Crustacés du genre Mithrax 
Par M. H. Milne Edwards. 

Les crustacés qui ont servi de type pour l'établissement 
du petit groupe générique des Mithrax ont été pendant 
long-temps réunis aux Majas ; en 1817, M. Latreille les eu 
a séparés, et il se proposait de donner à ce nouveau genre 
le nom de Trachonite, lorsqu'il apprit que M. Leach, ayant 
été conduit de son côté à établir la même coupe, y avait 
appliqué celui de Mithrax ; ce motif détermina le savant 
entomologiste français à abandonner la première de ces 
dénominations, et le genre Mithra^, mentionné d'abord 
dans le Règne animal de M. Cuvier *, et décrit avec plus 
de détails dans le Nouveau Dictionnaire d'Histoire natu- 
relle ^, a été depuis lors généralement adopté. Enfin 
M. Desmarest en a traité plus au long dans ses Considé- 
rations sur les Crustacés ^. Mais l'état de nos connais- 
sances sur ce sujet laisse encore beaucoup à désirer, et le 
genre Mithrax, de même que la plupart des autres divi- 
sions de la classe des Crustacés, réclame une étude plus 
sérieuse. 

La place que les Mithrax doivent occuper dans nos 
méthodes ne donne lieu à aucune incertitude. En effet, 
quelle que soit la manière dont on divise les Décapodes 
brachyures, on est toujours conduit à distinguer parmi 
eux une famille qui correspond auxOxyrhinques de M. La- 

ï Règne nnimal, première'ëdilion, t. 3, p. 23. (1817.) 

2 Nouveau Dictionnaire d' Histoire naturelle (Délervilîe) . Tom, 21, p. a 2 4. 
(.818.) 

3 Considérations générales sur la classe des Crustacés ; p. 149. (iSaS.) 

\6 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 
treille, et c'est évidemment dans ce groupe que les Mitlirax 
doivent être rangés. Si l'on rejette de la section des Bra- 
cliyures les Pactoles et quelques autres crustacés ano- 
maux *, on ne trouve plus dans la famille des Oxyrliinques 
que trois tribus : les Macropodiens, les Majens et les Par- 
thénopiens; et c'est parmi les Majens que le genre dont 
nous nous occupons ici se place naturellement, car la 
disposition des pattes et des antennv^s ne permet pas de 
le confondre avec les Macropodiens ou les Parthéno- 
piens ^. 

Il est quelques espèces de Mitlirax qui, par la forme 
générale de leur corps, établissent un léger passage vers 

1 Voyez notre mémoire intitule : Becherch.es sur l'organisation et la classifi- 
cation des Crustacés décapodes. Aun. des Sciences naturelles , tom. aS. 

* Des recherches que j'exposerai dans une autre occasion m'ont conduit à 
diviser les Brachyures proprement dits en quatre familles naturelles, savoir : les 
Oxjrrhinques,\e&Cjrclometopes, les Catomelopes et les Oxjrstomes. La première de 
ces divisions peut être caracle'risée de la manière suivante : Orifices copulateurs 
du mâle creuse's dans l'article basilaire des pattes postérieures, et ne se continuant 
pas avec un canal transveisal du plastron steroal (comme chez le» Catomëtopes) ; 
cadre buccal à peu prés quadrilatère, très large en avant et n'arrivant jamai» jusqu'au 
front; e'pislome très grand, presque carré, et occupant avec lesfossettes antennaires 
un espace presqu' aussi long que le cadre buccal; carapace rétrécie antérieurement; 
front avancé, en général en forme de rostre ; orbites dirigées en deliors - régions 
branchiales très développées et occupant presque toutes les parties latérales de la 
carapace. 

Les Oxyrhinqnes me paraissent devoir être subdivisés en trois tribus que Ton peut 
distinguer à l'aida des caractères suivants : 

• § Pattes grêles et très longues; celles de la seconde ou delà troisième paires 
toujouis beaucoup plus longues que les antérieures, et plus de deux fois aussi 
longues que la portion post frontale delà carapace. 

Tribu des Macropodiens. 

§§ Pattes de grandeur médiocre ; celles de la seconde et de la troisième paires 
n'ayant jamais deux fois la longueur de la portion post-frontale de la carapace, et 
ayant ordinairement moins d'une fois et demie cette longueur. 

* Article basilaire des antennes externes très développé, constituant la majeure 
partie de la paroi inférieure de l'orbite, et «liant toujours se {souder au front au- 
devant du canîhus interne des yeux. Pattes antérieures souvent plus longues et plus 



Gu y II, P». là 5. 
les Crabes proprement dits, &r la carapace de ces crustacés 
est quelquefois notablement plus large que longue; ainsi, 
dans le M. Verruqueux, le diamètre transversal est au 
diamètre longitudinal *, comme 120 est à loo (=6:5), 
et dans les espèces où la carapace est la plus e'troite, dans 

fortes que lès suivantes, mais n'ayant jamais plus de deax fols la longueur de la 
]portion post-frontale de la carapace. 

Tribu des Majcns. 

** Article basilaire des antennes externes presque toujours peu de'veloppé, point 
soudé au front, et ne contribuant que peu ou point à former la paroi inférieure de 
l'orbite. Pattes anle'rieures très grosses et ayant chez le mâle, sinon dans les 
deux sexes, deux ou trois fois la longueur de la portion post-frontale de la 
carapace. 

Tribu des Parthénopiens. 

* L'inspection des animaux eux-mêmes ou de bonnes figures destine'es à les 
repre'senter, donne mieux que toute description la connaissance de leur aspect- 
ge'ne'ral; mais lorsqu'on est privé de ces objets, on peut jusqu'à un certain point y 
suppléer par l'indication des proportions des diverses parties du corps et de la di- 
rection des lignes les plus remarquables. Si la grandeur des individus varie très peu 
(comme dans les înscctes), il suffit pour cela de donner les mesures réelles de ces 
parties; mais, pour les animaux dontla taille varie beaucoup, il faut procéder autre- 
ment, car les indications ainsi fournies seraient en g(înéral inapplicables, à moins 
d'un calcul assez long. La marche la plus simple m'a semblé être de prendre une 
partie déterminée du corps comme objet de comparaison , et d'exprimer sa longueur 
par le nombre i oo auquel je rapporte proportionnellement toutes les autres dimen- 
sions ; ainsi, la partie servant ainsi d'unité de mesure étant représentée par loo, 
et celle que j'examine comparativement étant représentée par iîo,je saurai tou'- 
jours qu'elles sont dans les rapports de 5 à 6, quelle que soit leur longueur réelle. 
La partie servant ainsi d'objet constant de comparaison m'a paru devoir être celle 
qui offre le moins de variations d'une espèce ou d'un genre à d'autres, ou bien celle 
dont les changements entraînent le plus de diflérence dans l'aspect général de l'ani- 
mal } or, le diamètre longitudinal de la carapace, le rostre non compris, est dans 
ce ca«, et je l'emploie par conséquent comme unité de mesure-. la longueur du 
rostre varie trop pour ne pas en être exclu. Quant à la direction des lignes qu'il im- 
porte de signaler, on peut la faire connaître en indiquant les angles qu'elles for- 
ment avec d'autres lignes déjà connues, telles que la ligne médiane du corps ou la 
ligne transversale, perpendiculaire à celle-ci, et ces angles sont faciles à déter- 
miner en appliquant sur la carapace de l'animal un rapporteur transparent. On 
trouvera la définition des termes que j'emploie pour désigner les diverses parties 
dont je parle, et des limites que j'y assigne, dans l'explication de Ja planche 3. 



Cl. VII. Pr. 1 à 5. 

le M. Dichotome, par exemple, ce diamètre transversal est 
encore e'gal aux ^ de la longueur du diamètre longitudinal. 
Les bords late'ro-ante'ri eurs arque's, les late'ro-pos teneurs 
obliques et le rostre à peine saillant de quelques-uns de ces 
crustacés, sont aussi des dispositions qui constituent un des 
traits caractëns tiques des Cyclome'topes ; mais le plus ordi- 
nairement la forme des Mithrax ne s'éloigne que peu de 
celle des autres oxyrhinques de la même tribu et suffirait 
pour les faire distinguer des autres Brachyures. Leur 
carapace est toujours peu bombée en dessus et assez for- 
tement rétrécie en avant, et Tépaisseur du corps, mesurée 
de la base de la seconde patte au bord latéral de la ca- 
rapace (immédiatement en dedans des épines), est pres- 
que aussi grande que celle du milieu du thorax, mesu- 
rée du centre de la région cordiale au niveau de Tarti- 
culation des pattes de la troisième paire, ou bien du 
centre de la région stomacale au niveau de la base des 
secondes pattes. La carapace est aussi assez fortement ré- 
trécie en avant, et son diamètre, derrière l'épine formant 
l'angle orbitaire externe, dépasse à peine la moitié de la 
largeur du diamètre transversal ; enfin , de même que chez 
les autres Oxyrhinques, les régions hépatiques antérieures 
sont très peu étendues, tandis que les régions branchiales 
offrent un grand développement; le sillon qui les sépare 
est en général très marqué, et se porte obliquement de la 
région génitale vers l'angle orbitaire externe, en formant 
avec la ligne médiane du corps un angle d'environ 3 o degrés. 
( Yoyez pi. 3, fig. i , ^. ) La région stomacale est ordinaire- 
ment très étendue et à peu près hexagonale; l'espace oc- 
cupé par cette région et par la gt^nitale forme toujours 
plus de la moitié du diamètre longitudinal de la carapace 
(5i à 64 centièmes). Le rostre est bifide, en général très 
court ( environ un dixième de la longueur du diamètre 
longitudinal); et séparé du canthus interne des yeux par 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 
un espace assez conside'rable. Les orbites sont presque tou- 
jours armées de deux ou trois e'pines à leur bord supérieur, 
d'une grosse dent spiniforme à leur angle externe, et d'une 
ou deux épines à leur bord inférieur. Les bords latéro-an^ 
teneurs de la carapace sont épineux ou du moins dentés; 
ils se dirigent en arrière en formant avec la ligne médiane 
du corps un angle ayant jusqu'à 5o degrés d'ouverture, et 
ils se continuent avec les bords latéraux sans former de 
coude notable. Enfin le bord postérieur de la carapace ne 
dépasse guère en longueur le quart du diamètre antéro- 
postérieur de ce même bouclier dorsal. 

lues yeux sont gros, se reploient en arrière et rentrent 
ainsi en entier dans la cavité orbitaire. 

Les antennes internes ne présentent rien de remarquable ; 
elles se reploient un peu obliquement en dehors, et la poi- 
tion frontale de la cloison qui les sépare est armée d'une 
épine recourbée en avant comme chez les Majas. L'article 
basilaire des antennes externes est grand et soudé au bord 
inférieur du front et aux parois de l'orbite d'une manière 
si intime, qu'il est difficile d^ le distinguer des parties 
voisines de la carapace * ; il est presque toujours armé en 
avant de deux fortes épines (pi. 3, fig. 2, e) ; le second ar- 
ticle est au contraire grêle,, cylindrique et mobile ; il s'in- 
sère sur les côtés du rostre, plus près de la fossette anten- 
naire que de l'orbite ; le troisième article est presque aussi 
gros et aussi long que le deuxième ; enfin, la tige terminale 
multi-articulée est en général assez courte. 

Les pattes mâchoires externes ne présentent rien de 
remarquable, elles ressemblent à celles de tous les Majens 

, Celte soudure a lieu après la naissance, et dans le jeune âge il est facile de 
s'assurer que la portion de l'enveloppe ge'nerale comprise entre la fossette an- 
tenoaire et l'orbite n'est autre chose que l'article basilaire de l'antçnne externe 
qui prend chez tous les Oxyrhiriques un très grand de've!oppeincnt ( Voyez mon 
Mémoire sur les cliq.n§emen(s de forme que les crustacés éprouvent pendant le 
jeune âg'e.) 



Ci. VIL Pl. 1 à 5, 

(pi. 3, fig. 2, g, et pl. 4> fig. 2 ). Il en est de même pour les 
autres appendices de la bouche et pour le cadre buccal, 
dont la largeur est en ge'ne'ral aussi grande et même plus 
grande à sa partie antérieure qu'à sa partie postérieure 
(pl. 5, fig. 3). Le plastron sternal est presque circulaire 
(pl. 3, fig. 2,W). 

Les puttes antérieures sont en général, chez le mate, 
beaucoup plus longues et plus grosses que celles de la se- 
conde paire; elles ont quelquefois plus du double de la 
longueur de la portion post-frontale de la carapace , et la 
main qui les termine est presque toujours forte et ren- 
flée; enfin, les pinces sont écartées à leur base, élargies 
au bout , profondément creusées en cUiller , un peu re- 
courbées en dedans, terminées par un bord tranchant 
semi-circulaire (pl. 5, fig. i et 2). Les pattes de la seconde 
paire ont environ une fois un tiers la longueur de la portion 
post-frontale de la carapace, et les suivantes se raccourcis- 
sent graduellement ; les tarses sont courts, crochus et sou- 
vent armés de quelques pointes à leur face inférieure. Enfin, 
l'abdonven est en général formé de sept articles distincts 
dans les deux sexes ( pl. i, fig. 3); mais quelquefois on n'en 
voit chez les femelles, pendant le jeune âge, que quatre; les 
second, troisième, quatrième et cinquième segments étant 
soudés entre eux ^ 

Quant à l'organisation intérieure des Mithrax, elle nous 
a paru (autant que nous avons pu en juger par des indi- 
vidus conservés dans de l'alcool) très semblable à celle du 
Maja squinado. 

Si nous comparons maintenant ces crustacés avec les 
autres genres qui prennent également place dans la tribu 
des Majens, nous verrons d'abord qu'ils se distinguent de 
nos Leucippes par la forme arrondie de la face supérieur 

1 Ce fait seul suffirait pour montrer combien les bases adoptées par MM. Leach 
el Desmarest pour la classification des Oxyrhinques ont réellement peu de 
valeur. 



Cl. vu. Pl. 1 à 5. 
de leurs pattes '. La disposition de leurs pédoncules ocu- 
laires les e'ioigne des Percères, des Me'ne'tliies, des Epialtes, 
des Paramicippes, des Halimes et des Sténocinops ( où ces 
tiges ne peuvent se reployer en arrière, et où il nlexiste 
pas de portion posWoraminaire de l'orbite). Leur rostre 
presque horizontal ne permet pas de les confondre avec 
les Micippes , et la position de la tige mobile des antennes 
externes les distingue nettement desMajas. Enfin, la forme 
de leurs pinces les sépare des Pises, des Libinies , des 
Lissa de M. Leach, de ses Hyas et de ses Chlorines, où ces 
organes s'amincissent vers le bout et ne sont pas creusés 
en cuiller. Du reste, c'est e'videmment avec les Majas et les 
Pises que les Mithrax ont le plus d'analogie, et c'est immé- 
diatement à côté de ces deux genres qu'ils doiVent prendre 
place dans la méthode naturelle ; analogie qui n'a point 
échappé à M. Latreille. 

Les Mithrax appartiennent pour la plupart aux mers 
d'Amérique, et quelques-uns d'entre eux parviennent à 
une grosseur considérable; ce sont en quelque sorte les 
représentants américains des Majas de l'ancien cori7 
tinent. 

Ce groupe se laisse diviser en trois sous-genres faciles à 
distinguer à l'aide des caractères suivants :" 



I Pattes des 4 dernières } 
paires non épineu- > mithrax triamg claires. 
ses, J 

Pattes des 4 dernières 1 
paires hérissées d'é- > mithrax transversaux. 
pines. f 

Bord supérieur de l'orbite dépourvu) „. 

p . . * * y MITHRAX DEPRIMES. 

d e|nnes. / 

I Dans notre genre Leucippe , les pattes des quatre dernières paires sont 
surmonlçes d'une crè le tranchante et longitudinale qui s' e'iend jusqu'à l'origine 
du tarse. ^ 



Cl. VM. Pl. I à 5. 

I^f Sous-genre. 
MITHRAX TRIANGULAIRES. 

Dans les espèces qui composent ce premier groupe na- 
turel, la forme gëne'rale du corps se rapproche beaucoup 
de celle des Pises ; le diamètre antéro-postérieur de la ca- 
rapace est au moins d'un dixième plus long que le diamètre 
transversal, et les bords late'ro-antérieurs forment avec la 
ligne me'diane un angle de 3o à 35 degrés; aussi ce bouclier 
dorsal est-il presque triangulaire dans ses deux tiers anté- 
rieurs, et arrondi poste'rieurement. Le rostre est formé de 
deux cornes assez grosses et bidentées ; le bord inférieur de 
Torbite n'est pas épineux, mais les côtés de la carapace sont 
armés d'épines très fortes. Enfin, les pattes antérieures 
sont moins longues et moins fortes que dans les deux 
sous-genres suivants ; elles n'excèdent que de peu la 
longueur du diamètre antéro-postérieur de la carapace. 

Nous ne connaissons que trois espèces de Mithrax trian- 
gulaires, que l'on peut distinguer entre elles à l'aide des 
caractères suivants : 



iCoraes du rostre très divergentes, 
terminées par 2 dents presque 
égales et guère plus longues 
que larges. 
Cornes du rostre très divergentes, 
armées de 3 dents spinitormes 
(i terminale et a externes), et 
plus de 3 fois aussi longues que 
larges. 
Carapace granuleuse ei hérissée en dessus de pe-^ 
tites pointes. J 



'M.DICHOTOME. 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 

ï. M. DICHOTOME. M. Dichotomus. Latr. (Planche i). 
M. Dichotomus. Desmarest. op. cit. p. i5o. 

Dans cette espèce, le diamètre transversal de la carapace 
est e'gal aux -f^-- de son diamètre longitudinal, et les ré- 
gions stomacale et ge'nitale n'occupent que les -^j^ de cette 
dernière longueur; la largeur de la carapace, mesurée \ 
devant les orbites, est de 5o (le diamètre longitudinal de la 
portion post-frontale de la carapace e'tant toujours pris 
pour loo), et le rostre a 3o de long; le sillon qui borne 
de chaque côte' la région stomacale fait un angle d'en- 
viron 20** avec la ligne médiane, et le bord latéro' antérieur 
se porte très obliquement en arrière ( en formant un angle 
d'environ 32° avec la ligne médiane). On y remarque 
7 grosses dents spiniformes, dont une forme l'orbitaire 
externe, et dont 5 sont situées sur la région branchiale y 
il existe aussi 2 petites pointes sur le bord postérieur de 
la carapace ; et sa face supérieure est plus bombée que dans 
la plupart des Mithrax. (Epaisseur à la région stomacale, 55; 
au bord latéral, 37.) Les orbites sont armés, à leur bord 
supérieur, de 2 épines triangulaires et sont parfaitement 
lisses en dessous. Les fossettes antennaires sont très larges 
en avant, et ne présentent pas de tubercule saillant à leur 
bord postérieur; l'épistome est deux fois aussi large que 
long, et les bords latéraux du cadre buccal sont droits (f. 2). 
Les pattes antérieures sont médiocres et hérissées de pointes 
sur le 3® et 4*^ articles ; la main (chez la femelle) est de la 
grosseur du bras, et les pinces sont faibles; les pattes de la 
seconde paire sont à peu près de la même longueur que 
les premières et guère plus courtes que les troisièmes ; de 
même que les suivantes , elles sont grêles , munies d'une 
petite dent à l'extrémité du 3« article, et garnies de poils 
crochus ; les tarses sont unis ( fig. 4 )• ied^8«lori|) 

Le M. Dichotome est de couleur jaunâtre et habite lest 



Ct. VII. Pl. 1 à 5. 

côtes des îles Bale'ares ; il est repre'sente' de grandeur na- 
turelle. 

2. M. DAIM. M. Dama. 

Cancer Dama. Herbst, ,pl. Sg, fig. 5. 

Ce crustace' ressemble beaucoup à l'espèce pre'cédente, 
et ne nous est connu que par l'ouvrage de Herbst. On 
ignore sa patrie. 

3. M. RUDE. M. AspER. 

Cornes du rostre deux fois aussi longues que larges, ter- 
minées par une grosse e'pine aiguë, et armées en dehors 
d'une seconde dent beaucoup plus petite; une petite dent 
au milieu du bord orbitaire inférieur. 

Cette espèce , qui existe dans la collection du Muséum, 
mais dont on ne connaît pas la patrie, ressemble du reste 
beaucoup au M. Dichotome. 

11^ Sous-geni'e. 

MITHRAX TRANSVERSAUX. 

Dans ce groupe, caractérisé comme nous l'avons déjà 
indiqué, le diamètre transversal de la carapace est au moins 
à peu près égal à son diamètre longitudinal, et quelquefois 
l'excède de beaucoup. Le rostre est formé de deux petites 
cornes spinif ormes, sur les côtés desquelles on remarque 
d'autres épines presqu'aussi fortes, mais appartenant à 
l'article basilaire des antennes externes ou à l'angle interne 
de l'orbite. Les bords latéro-antérieurs de la carapace di- 
vergent beaucoup (angle de 4o à 5o°), et sont armés, ainsi 
que les bords latéraux, de fortes épines souvent bifurquées. 
La grosseur des pattes antérieures varie suivant l'âge et les 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 
sexes, mais les pinces sont toujours très fortes chez le mâle 
adulte. Toutes les espèces de ce sous-genre appartiennent 
aux mers des Antilles. Celles qui sont suffisamment connues 
pour être détermine'es avec quelque certitude, peuvent 
être distinguées par les caractères suivants : 

iCaparace couverte d'épi- 1 
nés plus ou moins aloa-) M. très épineux. 
Caparace couverte de era- \ 
nulations aplaties qui! _^^ , 

1 ^ ' >M. AlGUILLOirifE. 

y donnent un aspect r**' 
framboise'. ) 

^ I Bord supérieur des ( Caparace couverte de cra- \ , „^ 

i\ mainf parfaite-! nulations. "" }m. verkuqueux. 

meut lisse. ( Caparace lisse en dessus. m. htspidb. 



4. M. TRES ÉPINEUX. M. Spinosissimus. (PI. 2 et 3.) 

Cangrejo denton. Parra. Descripcion de diferentes piezas de 
historia natural,-p\. 5i, fig. 1; Maja Spinosissima. Lamk., 
Hist. nat. des Animaux sans vertèbres, t. 5, p. 241* 

Ce crustace' est remarquable par le nombre des e'pines 
et des poils raides dont sa carapace et ses pattes sont he'ris- 
sées. La forme géne'rale de son corps le rapproche un peu 
d-es espèces du sous-genre pre'ce'dent , car le diamètre trans- 
versal de la carapace est seulement e'gal à son diamètre 
longitudinal, et dans le jeune âge il est même un peu 
moins long (=g4 : 100). Le rostre est formé de 2 grosses 
épines très écartées entre elles, mais dirigées en avant, et 
n'occupe qu'environ la moitié de la largeur du front. Les 
bords latéro-antérieurs de la carapace sont arrondis, et 
s'écartent de la ligne médiane en formant un angle d'en- 
viron 40° ; ils sont armés de 5 ou 6 grosses épines, dont les 
deux premières sont bifurquées, et ils se continuent sans 
former de coude avec les bords latéraux, qui à leur tour 
se confondent avec les bords latéro-postérieurs ; ces der- 



Cl. VII. Pl. i à 5. 

niers se portent brusquement au dehors en formant avec 
la ligue me'diane un angle d'environ 5o°. Le bord anté- 
rieur de la re'gion cordiale est situé un peu en arrière de la 
moitié de la portion post-frontale de la carapace, et les 
sillons qui séparent la région stomacale des branchiales 
forment avec la ligne médiane un angle de 3o ou 35" 
seulement. Enfin la carapace n'est que d'environ ^ plus 
élevée au milieu que près des bords latéraux. L'article 
basilaire des antennes externes est terminé par 2 épines 
dont l'interne est très longue ; le 2* article grêle et alongé; 
le 4*^ est extrêmement court, et la soie qu'il supporte est 
assez longue. Les pattes antérieures, à peu près de la lon- 
gueur de celles de la seconde paire chez les femelles, et les 
inâles dans le jeune âge, mais beaucoup plus longues et 
très fortes chez le mâle adulte, sont hérissées d'épines sur 
les 3'= et 4° articles et sur presque toute la longueur du 
bord supérieur de la main; les pattes suivantes sont très 
épineuses. Ce crustacé atteint jusqu'à 6 pouces de longueur; 
sa couleur est jaune mêlée de rouge, et les côtés du corps 
ainsi que les pattes des 4 dernières paires sont poilus. 

Habite la mer des Antilles, et est connu à la Martinique 
sous le nom de Cahouca. 

' 5. M. AIGUILLONNÉ. M. Aculeatcs. 
Cancer Aculeatus. Herbst, pl. 19, fig. 104. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente ; mais 
la carapace, au lieu d'être lisse entre les épines dont sa sur- 
face est hérissée, est toute couverte de petites granula- 
tions circulaires et aplaties qui lui donnent un aspect 
framboise. Les proportions des différentes parties de son 
corps l'en distinguent également. Elle habite aussi les mers 
des Antilles, et atteint une longueur de 4 à 5 pouces. 



Ce. VII. Pt. 1 à 5. 

6. M. VEBRUQUEUX. M. Verrucosus. (PL 4) 
Cangrejo j««<oj«? Parr a op. cit. Tab. 44* 

Diam. longit., loo; diam. transv., 120 ou même plus; reg. stom. et génit., Gq; 
longueur du front, 3a ; — du bord antérieur, 53; angle du bord lalérp-ai^^ç- 
rieur, 5o; — 'du bord late'ro-post., 60; — des sillons stomacaux, 40. 

Rostre dépassant à peine les épines terminales de l'ar- 
ticle basilaire des antennes externes ; tige terminale de ces 
antennes courte et grosse ; régions branchiales à peine 
épineuses en dessus; pattes antérieures très grosses chez 
le mâle ; main tuberculeuse sur le bord antérieur du 
carpe, mais parfaitement lisse dans le reste de son étendue ; 
8 à 10 petites dents en scie sur la partie antérieure du 
bord de la cuiller formée par les doigts, et un petit paquet 
de poils noirs au fond de sa concavité; doigts des pattes 
suivantes présentant à peine quelques traces d'épines en 
dessous. 

Sous les autres rapports, cette espèce ne diffère pas no- 
tablement de la précédente. Longueur, environ 3 pouces; 
couleur rouge plus ou moins intense. 

Trouvé sous les pierres dans la baie Robert, à la Mar- 
tinique. 

7. M. HISPIDE. M. HispiDus. ' 2\^ ■ 

Cancer hispidus. Heub. pi. 18, fig. 100; Majaspîui-cincta. 
Lamk., Hist. des Animaux sans vertèbres, t. 5, p. 241 ; 
Mithrax spini-cinctus . Desm., p. i5o, pi. 28, fig. i et 2. 

Bord supérieur des mains parfaitement lisse ; carapace 
lisse en dessus, non verruqueuse, mais armée de quelques 
épines. Rostre ne dépassant pas l'article basilaire des an- 
tennes externes^.qui n'est armé que de 2 épines; 3® article 
de ces antennes notablement plus long que le 2* ; filet ter- 
minal très grêle ; troisième article des pattes antérieures 



Cl. VII. Pu 1 à 5. 

entièrement lisse, sans tubercules ni épines sur le bord ; 
environ 20 dentelures s'étend ant dans presque toute la 
longueur des bords externe et antérieur de la cuiller 
formée par les pinces; point de bouquet de poils au fond 
de la cuiller. Doigts des pattes des 4 dernières paires arméis 
en dessous d'une rangée de petites pointes. Du reste, très 
semblable à l'espèce précédente. Longueur, 2 pouces et 
demi; couleur jaune verdâtre; pattes poilues. 
Habite les Antilles. 

III^ SoiiS'genre. 

MITR/VX DÉPRIMÉS. 

ÎDans cette subdivision, la carapace est à peine convexe 
et encore plus large que dans les groupes précédents. Nous 
ne connaissons encore qu'une seule espèce qui y appar- 
tienne. 

8. M. SCULPTÉ. M. Sculptus. (PI. 5. ) 

Cancer rugosus. Petiver, Petrigrapliia americana, pl. 20, 
fig. 6. Seba, t. 3, pl. 19, fig. 22; Maja sculpta. Lamk. 
Hist. des Animaux sans vertèbres, t. 5, p. 242. 

Diam. longit., loo ; diam. transv., ia4 ; reg. stom. et génit., 65; larg. du front., 
40; — du bord antérieur, 76; angle du bord laléro-ante'rieur, 40°; — du 
bord latéro-post., 60*' ; — des sillons stomacaux, 3o**. 

Carapace couverte de petites bosselures lisses ; rostre 
formé de 2 petites dents arrondies et n'occupant qu'environ 
le tiers de la largeur du front. Orbites avec 2 petits replis 
à leur bord supérieur, et 2, petites dents à leur angle 
externe; bords latéro-antérieurs de la carapace comme 
festonnés, garnis de 4 à 5 tubercules arrondis ; article 
basilaire des antennes externes armé en avant de 2 petites 
dents obtuses ; pattes antérieures très fortes chez le mâle , 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 
deux fois aussi longues que la portion post-frontale de la 
carapace ; 3* article arme' de dents spiniformes sur le bord 
antérieur; carpe et main parfaitement lisses; extre'mité 
des pinces sans dentelures ; pattes des 4 dernières paires 
très épineuses en dessus et garnies de poils; longueur, 
environ i pouce ; couleur jaunâtre. 
Habite les côtes de la Martinique* 

APPENDICE. 

ESPÈCES DOUTEUSES. 

I. CANCER SPINIPES. Herb.,p1. 19, fig.94. 

Cette espèce paraît être très voisine du Mithrax hispide^ 
mais en différer par l'existence de tubercules assez nom- 
breux sur la face interne des mains. 

2. CANCER HIRCUS. Fabr. Ent. Syst., t. 2, p. 58, etc. 

Il nous paraît probable que ce crustacé est une des 
espèces de Mitlirax transversales décrites ci-dessus, mais 
nous ne pouvons affirmer qu'il appartienne même à ce 
genre. 

Il habite la Jamaïque. 



EXPLICATION DES PLANCHES, 



Planche 1". 



Figure 1 . Mithrax dich ome vu en dessus. 
Fig. 2. Portion antérieure de la face inférieure du corps du même, 
pour montrer le cadre buccal, etc. 
Fig. 3. Abdomen du mâle. 
Fig. 4- Tarse de l'un des pieds. 



Cl. VII. Pl. 1 à 5. 

Planche 2. 

mlthrax très épineux. 

Planche 3. 

Fig. I. Carapace d'an jeune Mithrax très e'pincux. La portion de 
la ligne longitudinale a b, comprise entre les ligues transversales 
f et e, représente le diamètre longitudinal de la portion post-fron- 
tale de la carapace, qui se termine antérieurement au niveau du can- 
thus interne des orbites. La ligne c d représente le diamètre trans- 
versal ; la portion de la carapace située entre cette ligne et la ligney 
est celle occupée par les régions stomacale (R S ) et génitale. La li- 
gne h correspond à la direction des bords latéro-antérieurs de la 
carapace, et l'arc de cercle hb indique l'ouverture de l'angle formée 
par cette ligne et La ligne médiane. La ligne i correspond au bord 
latéro-postérieur, et la ligne g au sillon qui sépare les régions sto- 
macale et branchiale (R B). Région cordiale R C. 

Fig. 2. Face inférieure du corps d'un Mithrax très épineux, a épis- 
tome; b tul)ercule auditif; c rostre; d fossettes anlennaires; c article 
basilaire des antennes externes ; g pattes mâchoires externes ;ycadre 
buccal ; m plastron sternal ; n abdomen. 

Planche 4- 
Fig. 1. Mithrax verruqueux (mâle) vu en dessus; de grandeur 
naturelle. 
Fig. 2. Patte mâchoire externe. 
Fig. 3. Antenne externe et rostre vus en dessus. 
Fig. 4» Abdomen. 

Planche 5. 

Fig. I. Mithrax sculpté. Grandeur naturelle. 

Fig. 2. Doigt immobile de l'une des pattes antérieures grossi ; 
b articulation du pouce; a tubercule dentelé; c bouquet de poils 
placé au fond de l'excavation en forme d'écuelle. 

Fig. 3. Portion antérieure de la face inférieure du corps,pour mon - 
trer le cadre buccal, etc. a rostre ; b fossettes antennaires ; c deuxième 
article des antennes externes; <2 article basilaire des antennes exter- 
nes confondu avec les parties voisines du test]; e cercle auditif ;yor- 
bite; g région ptérygostomien ; h portion des régions ptérygoslo- 
miens qui recouvre le canal respirateur. 




Mllhrax dichoiomiu^ . J.a(r 



Cfiraud t ^\'uif> i 



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Ci.ASî^K VIL P(.. 6 à i3, 



MÉMOIRE 



Sur l'Organisation extérieure des Phyllosomes, et Monographie de ce 
genre de Cruslacés, 

Pa R M. F. E. G u É R 1 w ; 

Lu a rAcadémie des Sciences, et ayant obtenu un rapport favorable de 
M. Latreille a cette Académie. 

Quoique rétablissement du genre Pliyllosome ne date 
que de peu d'années, on en avait décrit et figuré depuis 
long-temps une espèce sous le nom de Cancer cassideus, 
dans le journal allemand intitulé Der Naturforcher. C'est 
long-temps après que le docteur Leach , publiant une notice 
zoologique insérée à la suite du voyage de Tuebzey dans 
les mers d'Afrique , institua ce genre et en fit connaître qua- 
tre espèces. vSoit qu'il ne possédât que des individus altérés, 
soit qu'il n'ait pu apporter tout le soin nécessaire à ses re- 
cherches , il est certain qu'il n'a fait connaître que bien im- 
parfaitement les organes de ces crustacés. 

Après Leach , M. Latreille a observé les Phyllosomes avec 
plus de succès , et quoiqu'il n'ait pu s'en procurer des échan- 
tillons assez grands et assez frais pour examiner tous leurs 
organes de manducation , il a cependant reconnu , avec le 
tact que lui a acquis sa longue expérience , qu'il y avait la 
plus grande analogie entre ces crustacés et les squilles , 
quoique plusieurs des appendices antérieurs qui , dans les 
squilles, sont très développés et concourent à la manduca-. 
tion, soient ici tout-à-fait rudimentaires , et semblent ne 
pouvoir nullement être propres à cet usage. Les observations 
détaillées que nous avons pu faire sur ces crustacés viennent 
servir de preuve et confirmer les vues ingénieuses qui ont 
déterminé ce célèbre entomologiste à les placer, dans sa mé- 
thode naturelle , à la suite et dans l'ordre des Stammapodes. 
H en forme une petite famille , les Bicuirassés {Bipeltata) ^ 

i833. 4 



Cl. VII. Pl. 6 à ij. 

qui est distinguée des squilles et genres voisins , ou de la 
famille des unicuirassés , parce que ceux-ci n'ont qu'un 
seul bouclier formé de la tête et du lliorax , et supportant 
les antennes, la bouche et les pattes, tandis que les pre- 
miers ont les antennes et la bouche portés sur un bouclier 
antérieur , qui représente une véritable tête , et les pattes 
insérées sur un second bouclier représentant le thorax. 

M. Desmarest , dans ses Considérations générales sur 
l'ordre des crustacés j a reproduit la description que les 
auteurs cités plus haut ont faite des Phyllosonies, et ne pa- 
raît pas en avoir vu en meilleur état. 

Tous les auteurs qui ont décrit et figuré les Phyllosoines, 
les ont repréî^entés munis de pieds inégaux , soit terminés 
par un appendice analogue au fouet ou flagre que l'on 
observe à la suite des pieds-mâchoires des crustacés déca- 
podes, soit prolongés beaucoup au-delà de cet appendice, 
et terminés par un crochet articulé. Aucun entomologiste 
n'avait décrit un Phyllosome entier et muni de toutes ses 
pattes dans leur état complet. Leur bouche n'avait jamais 
été vue et décrite ; elle n'était coniparée à celle des squilles 
que par induction , puisque M. Latreille dit à l'aiticîe 
Phyllosome de l'Encyclopédie : « La bouche est placée vers 
les deux tiers de la longueur médiane de ce bouclier ( le 
premier) , à partir de son sommet , et ne présente au pre- 
mier coup d'œil qu'un groupe de mamelons disposés en 
rosette, et qui sont probablement les analogues des organes 
composant la bouche des squilles. » Plusieurs autres orga- 
nes, tels que de petits appendices qu'on observe à la base 
des pieds-mâchoires ou des pièces qui en tiennent la place , 
des poils dentelés en peigne qui ne se voient qu'au bout des 
troisièmes pieds-mâchoires ; dans plusieurs , les appendices 
natatoires du dessous de leur queue et beaucoup d'autres 
particularités de leur organisation , n'avaient pas encore été 
observés; enfin, on n'en connaissait que cinq espèces, et 
actuellement ce nombre est porté à douze. 



Cl. vu. Pi,. 6 à i3. 

Nous avions entrepris cette i{iono>>iapbie, en préparant 
la publication des crustacés recueillis par M. ]^esson dans 
son voyage autour du monde, publication que ce natura- 
liste distingué nous a conliée dans la partie zoologique du 
Voyage de M. le capitaine Diiperrey Outre le grand nom- 
bre de Pliyllosomes qu'il a rapportés, nous avons pu exa- 
miner plusieurs espèces conservées dans les magnifiques 
collections du Muséum d'bistoire naturelle , et que M. La- 
treille nous a communiquées. Enfin, M. Raynaud a bien 
voulu nous permettre de décrire une espèce provenant de 
son voyage dans les mers de l'Inde ; en sorte que nous avons 
eu à notre disposition des matériaux suffisants pour bien 
observer ce genre curieux de crustacés. 

Le corps des Pliyllosomes se divise en trois parties dis- 
tinctes , la tête , le tborax et l'abdomen ; il est formé de 
deux lames arrondies, minces, plates et transparentes comme 
deux feuilles de talc , auxquelles M. Latreille a donné le 
nom de Boucliers. La premièie lame, ou le boucber anté- 
rieur représentant la tète , porte en avant les yeux et les 
antennes ; il s'articule au-dessus du second bouclier , n'y 
étant fixé que par la ligne médiane , et pi ésente vers son 
milieu dans les uns , et le plus souvent au tiers postérieur , 
à l'endroit où il commence à se joindre au second , un petit 
tubercule qui est la bouclie. Le second bouclier, représen- 
tant le tborax , donne attacbe aux pieds-mâcboires , à dix 
pattes , et à la queue ou à l'abdomen : celui-ci est formé de 
cinq segments , dont les quatre premiers portent chacun 
deux appendices natatoires divisés en deux lames de forme 
variable , le dernier donnant attache à une nageoire com- 
posée de cinq feuillets. 

Le bouclier antérieur est toujours de forme arrondie , 
quelquefois plus large que long , d'autres fois échancré en 
avant ; mais le plus souvent il est alongé , rétréci en avant 
et terminé en pointe. Les yeux et les quatre antennes for- 
ment un groupe situé sur la ligne médiane , à l'extrémité 



Cï,. Vlï. Pi,. 6 h ï.l 

antérieure de ce bouclier; ces organes sont placés sur une 
même ligne transversale chez les uns et à des hauteurs di- 
verses chez d'autres. 

Les yeux ( pi. 6, fig. a ) sont msérés fort près l'un de l'autre 
sur une petite éminence ; ils sont assez gros , globuleux ou en 
forme de reins , et portés sur un pédicule composé de deux 
articles , dont le premier est fort long et le second beau- 
coup plus court et élargi pour donner attache à l'œil. Cette 
tige est articulée à sa base , et semble jouir de la faculté 
d'être dirigée à la volonté de l'animal. L'œil est toujours 
d'un beau bleu dans l'état de vie. 

Les antennes sont au nombre de quatre , deux intérieures 
et deux extérieures; les antennes intérieures [b) prennent 
attache très près des yeux , immédiatement à leur côté ex- 
térieur ; elles sont toujours composées de trois articles dont 
les longueurs relatives varient suivant les espèces , et ter- 
minées par deux filets ciliés , égaux chez quelques espèces 
et inégaux chez d'autres ; nous n'avons pu découvrir d'arti- 
culations à ces deux filets , ils semblent formés chacun d'un 
seul article cdié en dedans. Ces antennes sont composées du 
même nombre de pièces dans toirtes les espèces du genre , 
et sont plus courtes que les pédicules oculaires ; mais il n'en 
est pas de même des antennes externes (c) , celles-ci varient 
beaucoup : ainsi , dans les uns , elles se composent de six 
articles , et sont au moins aussi longues et souvent plus 
longues que les yeux , fdiformes ou terminées en massue , 
-tandis que dans d'autres elles semblent n'être formées que 
d'une seule pièce plus courte que les yeux ; dans cette cir- 
constance , elles sont aplaties comme le corps du crustacé , 
et présentent , vers leur milieu, un lobe ou une dilatation 
pointue, et dirigée en dehors. Ces antennes prennent nais- 
sance immédiatement à côté des intermédiaires et un peu 
plus bas. 

La bouche présente à la vue simple et à l'aide d'une 
loupe , un mamelon globuleux , diaphane sur les bords , 



Cf.. vu. Pl. g à i3. 

obscur au centre et assez saillant ; ce mamelon est composé 
de plusieurs pièces très rapprochées les unes des autres , 
que nous sommes parvenus à isoler , et dont nous allons 
donner une description. 

A la partie supérieure du mamelon, on observe un tu- 
bercule membraneux {d) très saillant, globuleux, s'élar- 
gissant vers le bas, et presque tronqué dans cet endroit; 
ce tubercule , par sa fonne et sa position , rappelle assez 
bien le labre des squilles; à la suite de ce labre, on trouve 
deux mandibules (e) assez grandes , très crochues, et dont 
l'extrémité paraît être d'une consistance plus solide ; cette 
partie est plate, contournée comme une aile de moulin , et 
coupée carrément : à l'angle supérieur, on voit une forte 
épine, et il y en a trois plus petites à l'angle inférieur ; la 
partie tranchante et presque droite qui forme l'intervalle 
entre ces épines ^ est armée d'un grand nombre de dente- 
lures aiguës , spiniformes et disposées en dents de [jeigne. 
Ces mandibules sont appliquées contre le labre comme dans 
les squilles ; seulement nous n'y avons pas observé de 
pulpe. 

Au-dessous de ces mandibules est située la languette au 
lèvre inférieure {f) ; elle est membraneuse , formée d'une 
seule pièce , arrondie sur ses bords ; njais elle est si pro- 
fondément échancrée au miUeu , qu'il faut la détacher pour 
se convaincre que chacun de ses lobes n'est pas isolé de 
l'autre. Le bord interne de ces lobes est armé de très pe- 
tits cils. 

On trouve ensuite , comme appliquées sur cette lan- 
guette , les premières mâchoires {g) qui sont membrar 
neuses et transparentes ; elles forment le coude comme les 
mandibules ; mais leur extrémité courbée est divisée en 
deux lobes assez longs, ciliés, et dont le premier ou le 
supérieur est terminé par trois fortes épines dentelées , 
tandis que le second n'en a que deux. Jusqu'à présent nous 
avons retrouvé les mêmes parties qui composent la bouche 



Ci,. VII. Pr,. 6 à i3. 

des squilles , et ces parties scuîblent bien destinées à la 
manducation ; mais nous ne voyons pas les secondes ma 
choires de ces derniers, celles qui terminent leur bouche, 
et qui sont foliacées et divisées en quatre articulations. La 
bouche du Phyllosome est complète et semble avoir une 
paire de mâchoires de moins ; mais on retrouve cependant 
des parties qui les représentent cpioique ne remplissant pas 
les mêmes fonctions : ces pièces sont situées un peu au- 
dessous des premières mâchoires, sur les bords libres du 
second bouclier , précisément à l'endroit où il commence à 
se distinguer du premier. Ce sont deux petites lames {h) 
en forme d'oreilles, aplaties, quelquefois entières, d'au- 
tres fois échancrées en avant et en arrière , et bordées de 
poils très fins ; ces James ne nous ont pas paru articulées , 
elles ressemblent à des prolongements du deuxième bou- 
clier. Immédiatement après ces deuxièmes mâchoires , on 
observe deux autres pièces semblables (i) , mais plus pe- 
tites , que nous comparons aux pieds-mâchoires de la pre- 
mière paire qui , dans les squilles ^ forment les deux pre- 
mières pattes terminées par une main en crochet. Ces pièces 
sont suivies des deuxièmes pieds-mâchoires (k) analogues 
aux grands bras en pince des squilles ; ils sont portés sur 
une petite hanche , et se composent de trois articulations 
dans quelques espèces , et de quatre dans d'autres : le der- 
nier article atteint ordinairement la hauteur du labre; il 
est toujours terminé par un crochet recourbé en dedans, 
qui représente parfaitement le grand ongle des mêmes pieds 
dans les squilles , et il y a à la partie interne et en opposi- 
tion avec ce crochet de longs poils raides qui s'agglomèrent 
quand l'animal est desséché, ou quand on l'a tiré de l'alkool , 
ce f[ui a fait penser à plusieurs entomologistes qu'il y avait 
un doigt opposable au crochet. Une chose digne de remar- 
cjue , c'est que ces deuxièmes pieds-mâchoires sont com- 
posés de quatre articles dans les espèces à antennes externes 
multiarticulées , et qu'alors il y a à l'extrémité du premier , 



Ci.. VII. Vl. 6 a ^'i. ' 

comme on le verra aux pattes, une pièce composée d*uu 
pédoncule d'un soûl article , et terminée par un fouet divisé 
en ungrnnd nombre d'anneaux ciliés intérieurement ; tandis 
que chez les Pliyllosomes à antennes externes courtes et 
d'une pièce , ces deuxièmes pieds-mâchoires n'ont que trois 
• articulations , et sont jn'ivés de ce fouet ; on aperçoit seule- 
ment vers la base du premier article et à sa partie externe , 
un petit appendice court et obtus , qui semble marquer l'en- 
droit où auraient dû se trouver une articulation et un fouet. 
Une particularité remarquable que l'on observe aux pieds- 
mâchoires de tous les l'hyllosomes , c'est que la partie que 
je compare à la hanche est toujours munie extérieurement, 
et un peu en dessous, d'un petit appendice aplati et divisé 
en deux lames, analogues à celles du dessous de la queue. 

Les troisièmes pieds-mâchoires (/) sont insères beaucoup 
plus loin des seconds que ceux-ci ne le sont de la bouche ; 
ils dépassent de beaucoup la hauteur des yeux , et ressem- 
blent aux pattes proprement dites , au premier aspect. Chez 
les Phyllosomes à gjrandes antennes extérieures, ils sont 
composés de cinq articulations ; il y a un petit appendice 
foliacé au-dessous de leur hanche , un fouet à l'extrémité 
du premier article , et le dernier est velu ainsi que les pré- 
cédens : chez ceux qui ont les antennes externes courtes, 
ces pieds-mâchoires ne se composent que de quatre articles ; 
il y a toujours l'appendice foliacé à la hanche , mais le flagre 
est remplacé , comme dans les deuxièmes pieds-mâchoires , 
par un petit appendice court et obtus , placé vers la partie 
inférieure du premier article ; enfin l'avant-dernière pièce 
présente à son extrémité interne un groupe de poils plus 
courts que les autres , terminés en massue dentelée inté- 
rieurement, ce qui n'a pas lieu chez les premiers. 

Les petits appendices que nous avons observés à la han- 
che des pieds-mâchoires , et que l'on retrouve aux pieds 
proprement dits, nous paraissent être les analogues des 
corps vésiculaires placés à la base des mêmes parties chez 



Cr-. VII. Pt. 6 à i3. 

les squilles, et que l'on croyait être les organes de la res- 
piration; cependant des observations de M. Cuvier prou- 
vent que ces corps vésiculaires ne doivent pas servir à cet 
usage , puisqu'il n'a vu aucun vaisseau y aboutir. 

Les pattes proprement dites (m, n, o , p, q) , au nom- 
bre de dix , sont distribuées à des distances égales autour 
du second bouclier ; elles sont toutes composées de quatre 
articulations , outre la hanche , et terminées , à l'exception 
de la dernière paire, chez quelques espèces, par un crochet 
plus ou moins grand, recourbé en dedans^, et armé de cils: 
elles ont à l'extrémité du premier article un appendice fla- 
gelliforme semblable à celui qu'on observe aux pieds-mâ- 
choires de quelques espèces , et il n'y a que les postérieures 
qui en soient privées quand elles sont très petites. Dans 
cette circonstance , on observe à la base de ces dernières un 
appendice prenant attache sur le devant de la hanche , de 
forme conique , et comparable à la tige inarticulée placée à 
la base des derniers pieds des squilles , et que l'on présume 
être les organes mâles de la génération. Ces petites pattes 
dépassent rarement la longueur de la queue , tandis que 
les autres sont toujours beaucoup plus longues que le corps, 
quelquefois armées d'épines et de poils aux articulations et 
dans toute leur longueur. 

La queue , ou l'abdomen , est composée de cinq segments 
(r, s, t, u, K>) bien distincts, transversaux et légèrement 
dilatés à leurs bords extérieurs ; les quatie premiers ont 
chacun en dessous deux appendices natatoires composés 
d'une tige et de deux lames foliacées, arrondies, entières 
dans les uns , et dont l'interne est appendicée dans d'autres ; 
on ne voit aucun vestige des branchies qui s'observent dans 
les squilles au-dessous de ces appendices. l-.e dernier seg- 
ment est terminé par cinq feuillets (x), dont un impair 
placé au milieu et immobile, affectant diverses formes , et 
deux de chaque côté portés sur un article radical, et ayant 
la faculté de se glisser l'un au-dessous de l'autre , comme 



Cl. VII. Pl 6 à u3. 

cela a lieu chez les squilles , les homards et autres crustacés 
macroures : le feuillet externe semble divisé en deux pièces , 
dont l'antérieure, très petite, est terminée par une légère épine 
rpii fait saillie, au bord externe. Cette queue ou abdomen 
est quelquefois bien distincte du thorax, beaucoup plus 
étroite que lui et de même largeur à ses deux extrémités; 
d'autres fois elle est aussi large que le thorax à sa base , et 
va en diminuant vers l'extrémité. 

Quoique nous ne nous soyons pas proposé d'examiner les 
organes intérieurs des Phyllosomes d'une manière détaillée , 
nous avons cependant eu occasion d'observer leur canal 
digestif; il nous a paru formé d'un simple tube régnant 
depuis la bouche jusqu'au dernier segment de l'abdomen , 
où on observe l'ouverture anale : il présente , un peu au- 
dessous de la bouche, un œsophage assez marqué, et se 
rétrécit ensuite dans le milieu de sa longueur, sans pour 
cela montrer de régions bien distinctes. Les individus que 
nous avons observés , étant déjà depuis long-temps dans 
l'alkool, avaient tous leurs organes intpieurs plus ou moins 
altérés ,et nous pensons qu'il sera impossible de donner une 
anatomie satisfaisante de ces crustacés , si on ne les dissèque 
pas à leur sortie de la mer , ou du moins si on n'en a pas 
des individus mis récemment dans l'alkool. 

Nous n'avons rien pu observer relativement à leur cir- 
culation ; cependant nous soupçonnons qu'elle pourrait se 
faire au moyen des innombrables canaux que l'on observe 
entre les deux lames composant les boucliers. Leur respi- 
ration nous est tout aussi inconnue : ne se ferait-elle pas 
par toute la surface de leurs boucliers? Dans cette suppo- 
sition, l'air serait mis en contact avec le sang contenu dans 
les canaux dont nous avons parlé , et porté par eux à d'au- 
tres vaisseaux faisant l'office du cœur. 

Le système nerveux est très facile à observer ; il suffit 
d'enlever une des deux lames qui composent les boucliers , 
et on le met à nu ; on en voit même la plus grande partie à 



Cl. VII. Pi. 6 à i3. 

travers les tc'guuieiits. lia été décrit par MM. Audouiii et 
Milne-Edwards , dans les Annales des sciences naturelles ; 
la seule difFéreiue qu'il y ait entre leurs observations et les 
nôtres, c'est que les j»anglions placés à la partie antésieure 
du premier bouclier, sont plus gros et forment une seule 
masse nerveuse d'une forme transversale un peu rétrécie 
au milieu. Cette masse fournit antérieurement les nerfs d<*s 
yeux et des antennes que ces anatomistes ont très bien 
observés, et il part de sa partie postérieure deux longs filets 
qui descendent jusqu'à la bouche, et endjrassent, suivant 
les auteurs cités plus haut, l'œsophage avant de se réunir 
à la première paire de ganglions thoraciques : ces derniers 
sont au nombre de neuf, composés chacun de deux petites 
masses médullaires réunies entre elles par un filet court et 
assez épais ; les quatre premiers ganglions envoient plu- 
sieurs filets nerveux aux parties de la bouche; les cinq au- 
tres fournissent chacun deux rameaux aux cinq paires de 
pattes. A la suite de ces ganglions thoraciques, on observe 
une série de noyaux nerveux destinés à envoyer des filets 
aux appendices de la queue; nous n'avons pu les observer 
tous bien nettement , mais nous pensons qu'il doit y en 
avoir un pour chaque paire d'appendices , ce qui les rédui- 
rait à cinq, tandis que les anatomistes précités en ont 
compté six , et ont figuré six paires d'appendices à la 
queue du Phyllosome brévicorne , sur lequel ils ont fait 
leurs observations. 

Les organes de la génération des Phyllosomes sont tout- 
à-fait inconnus , surtout ceux des femelles : comme nous 
l'avons dit plus haut, nous pensons que le petit appendice 
conique cjue l'on voit à la base des dernières pattes pourrait 
être l'organe mâle; mais aucune preuve ne vient appuyer 
cette supposition , et nous n'avons rien observé qui puisse 
ressembler à des vulves , chez les espèces dont les pieds 
postérieurs sont aussi grands que les autres , et dépourvus 
de ces sortes de verges. 



Cl. VIÏ. Pi., f) à i '5. 

Les mœurs des Pliyllosomes sont tout-à-fait inconnues f 
on sait seulement, par le rapport des voyageurs, qu'ils se 
trouvent à la surface de la mer, et qu'ils y nagent lente- 
ment en agitant les appendices flagelliformes de leurs pattes. 
Ils sont transparents comme du verre , et on ne pourrait 
les apercevoir dans l'eau , si leurs yeux d'un beau bleu ne 
les décelaient pas. 

Ces crustacés se rencontrent dans toutes les mers des pays 
chauds ; ils semblent y être dispersés indifïéremment , 
car on trouve les mêmes espèces dans les mers d'Afrique , 
des Indes et de la Polynésie. Nous avons eu occasion de 
constater ce fait par la possession d'un assez grand nombre 
d'échantillons rapportés par M. Lesson , qui avait noté soi- 
gneusement les lieux où il les avait pris. Il paraît cependant 
que les Pliyllosomes sont plus communs dans les meïs de 
la Nouvelle- Hollande et de la Nouvelle-Guinée, que par- 
tout ailleurs. 

Nous terminerons ces observations en rapportant la dé- 
couverte que M. Risso a faite d'une espèce du genre Phyllo- 
some dans la mer de Nice ; la figure et la description que 
ce naturaliste en a publiées, dans son Histoire naturelle de 
l'Europe méridionale , laissent beaucoup à désirer. Il assure 
avoir découvert ce genre en 1 81 5 , et lui avoir donné , dès 
cette époque , le nom de Chrysorna ; quoiqu'il n'en ait 
jamais rien publié , il se croit fondé à conserver ce nom 
et à se regarder comme le fondateur du genre. 

Il résulte des observations que nous avons consignées 
précédemment que l'on peut. exprimer les caractères du 
genre Phyllosome de la manière suivante : 

« Test divisé en deux boucliers minces et transparents , 
« dont l'antérieur grand, de forme arrondie ou ovalaire , 
« donnant attache en avant à deux yeux pédicules, à 
M quatre antennes , dont les intermédiaires terminées par 
« deux fdets et les extérieures de forme variable , et en 
« arrière à la bouche. Second bouclier portant à son pour- 



Ci. VII. Pi,. G h i3. 

« tour les deuxièmes mâchoires, les pieds-mâchoires, les 
«« pieds proprement dits , et l'abdomen ou la queue. Bouche 
« formée d'un labre globuleux , de deux mandibules tran- 
« chantes et un peu coriaces p dépourvues de pulpes , d'une 
« langue bifide et d'une première paire de mâchoires bifur- 
« quées , et armées d'épines denticulées. Deuxième paire 
«« de mâchoires et première paire de pieds-mâchoires, rudi- 
« mentaires , aplaties et de formes variables , plus ou moins 
«« éloignées de la bouche proprement dite. Deuxième et troi- 
« sième paires de pieds-mâchoires en forme de pattes com- 
« posées de plusieurs articles , et portant à leur partie infé- 
« rieure et externe un appendice flagelliforme , ou un petit 
« corps oblong et rudimentaire en tenant la place. Pieds 
«< fort longs , composés de quatre articles , terminés géné- 
« ralement par un ongle crochu , et portant vers leur base 
•< un appendice flagelliforme. Abdomen ou queue de forme 
M et de longueur variables , composée de cinq segments , 
<« dont les quatre premiers portent en dessous une paire 
« d'appendices natatoires divisés en deux feuillets , et dont 
H le dernier est terminé par une nageoire composée de cinq 
n feuillets. » 

Nous distribuons les douze espèces connues de ce genre 
dans deux grandes divisions , ainsi qu'il suit : 



î. Antennes externes cylindriques, plus longues que les pédi- 
cules oculaires , composées de six articulations ; pieds posté- 
rieurs très courts. Deuxièmes pieds-mâchoires de quatre arti- 
cles; les troisièmes de cinq, avec un fouet; point d'épines 
dentelées à leur avant-dernier article. 

A. Bouche située au tiers postérieur du premier bouclier. 

î. P. LONGicouNis. JVob. Antenncs extérieures quatre fois plus longues 
que les pédicules oculaires , terminées légèrement en massue ; 
bouclier antérieur plus large postérieurement. 

a. P. CLAVicoKMs, f.each. Antennes extérieures presque trois fois plus 



Cl. vu. pf.. G à i:{. 

lonf^ues que les pédicules oculaires , renflées légèrement à Tcx 
tréinité ; bouclier antérieur aussi large en avant qu'en arrière. 

.3. P. coMMUMs. f.each. Antennes extérieures deux fois plus longues 
que les pédicules oculaires , n'ayant pas leur dernier article renflé; 
bouclier antérieur très rétréci en avant. 

4. P. AFFiNis. Nob. Antennes extérieures aussi longues que les pédi- 
cules oculaires ; bouclier antérieur plus large en bas. 

B. Bouche située au milieu du premier bouclier. 

6. P. J^REYCiNETii. A'^ob. Anlcunes extérieures presque deux fois plus 
longues que les pédicules oculaires; bouclier antérieur élargi en 
avant et terminé en pointe postérieurement. 

IL Antennes externes pointues , , aplaties , plus courtes que 
les pédicules oculaires , ne paraissant formées que d'une seule 
pièce, et ayant au côté externe de la base un appendice en 
pointe. Deuxièmes pieds-mâchoires de trois articles ; les troi- 
sièmes de cinq ; sans fouet ; des épines dentelées à l'extré- 
mité interne de leur avant-dernier article. 

A. Pieds postérieurs aussi grands que les autres. 

6. P. LATicoRNis. Leach. Antennes extérieures très larges ; corps dia- 
phane , incolore. 

n. P. BREVicoRNis. Leach. Antennes extérieures très étroites ; corps 
diaphane , incolore. 

8. P. puNCTATA. Less. Antennes extérieures très étroites ; corps dia- 
phane, criblé de points rouges. 

B. Pieds postérieurs plus petits que les autres. 

g. P. DupERREYi. Nob. Antennes externes larges ; bouclier antérieur 
presque rond , échancré en arrière. 

10. P. Reynaudii. JYob. Antennes ex'ernes étroites; bouclier anté- 

rieur plus large que long , et point échancré en arrière. 

11. P. MEDiTERRANEA. Miss. Antcnues externes plus longues que les 

pédicules oculaires ; bouclier antérieur ovale en travers , pattes 
tachées de rouge. 

12. P. LUNiFRONS Xrt/r. Antennes?... bouclier antérieur ayant la forme 

d'un carré arrondi à ses angles , avec une écliancrure au bord 
antérieur. 



Cl. VII. Pl. g à i3. 

PHYLLOSOME. phyllosoma. Leach. Latr. Desm. 
CHRYSOMÀ. Risso. 

PREMli:«E DIA'ISION. PKEMIÈRE SUBDIVISION. 

M. P. A LONGl ES CORKES. P. loilf^lCOruis . PI. I. Fig. I. 

Anlennœ exU-riorcs quadrupla longiludîne pediculorum 
oculan'um, leuiter in chwaruni modo desinentes. Clj- 
peus anterior largior inferius. 

Phyllosoma longicornis. Guér., Vojaga autour du mon de. 

Cette espèce est longue d'environ i5 lignes depuis Tex- 
tréinité du premier bouclier jusqu'au bout de la queue ; sa 
plus grande largeur est de près de sept lignes ; ses antennes 
extérieures ont près d'un pouce et demi de longueur ; elles 
sofit légèrement renflées au bout , composées de cinq arti- 
cles portés sur un avancement du test. Les deux pre- 
miers sont presque égaux en longueur , plus épais ; le 
troisième est très court, et les deux derniers sont très 
longs, surtout le dernier. Les antennes internes sont beau- 
coup plus courtes que les pédicules oculaires ; le premier 
article est le plus long ; les deux suivants sont courts , et 
n'égaient pas le premier à eux deux ; le dernier porte deux 
filets légèrement courbés en dehors , presque aussi longs que 
les trois articles réunis de la tige ; l'externe est de moitié 
plus court que celui-ci. Le bouclier antérieur est de forme 
ovale , un peu plus étroit en avant et terminé en pointe ; 
sa partie postérieure est arrondie ; les mâchoires de la 
deuxième paire offrent un petit lobe au bord antérieur ; 
elles sont très prolongées postérieurement , transversales et 
arrondies. Les premiers pieds-mâchoires sont insérés au- 
devant et sont posés au-dessus des mâchoires; ils sontcom- 



Cr. VU. Pi,. G à i3. 

posés de trois lobes , dont rintermédiaire , assez étroit , 
aiuimi à l'extréiiiilé et dirigé en avant, dépasse un peu au 
delà du précédent. Les deuxièmes pieds -nicichoires sont 
composés de quatre articles , dont les deux premiers sont 
égaux et forment les deux- tiers de la longueur; les deux 
derniers sont plus petits et égaux; le terminal porte un 
crochet recourbé, et des poils raides et longs qui se diri- 
gent vers sa pointe. Le premier article donne attache à un 
appendice flagelliforme de sa longueur. La petite lame de 
la hanche est de forme ovale, et porte à sa base un petit 
appendice foliacé; enfin on voit encore plus au-dessous un 
autre rudiment d'appendice en forme de petit bouton. 
L'extrémité de ces pieds-mâchoires dépasse un peu la hau- 
teur du tubercule buccal. Les troisièmes pieds-mâchoires 
sont beaucoup plus longs, et leur extrémité atteint la hau- 
teur des yeux. Le premier et le troisième articles sont les 
plus longs; à l'extrémité du premier, on voit un appendice 
flagelliforme; la hanche j)or te aussi les petites lames que 
nous avons observées aux deuxièmes pieds-mâchoires , et 
tous ces articles sont garnis de poils longs et minces. Le 
second bouclier est plus étroit que le premier, un peu 
plus large que long , anguleux dans son pourtour , et 
ayant, outre les pieds - mâchoires , cinq petits prolonge- 
ments de chaque côté , qui forment les hanches des dix 
pattes proprement dites. Celles des quatre premières paires 
sont composées de quatre articles , outre la hanche ; le pre- 
mier forme à peu près le tiers de la longueur ; il est termine' 
au côté externe par un appendice flagelliforme de deux 
pièces, dont l'une inarticulée forme la tige, et l'autre, 
contournée en dedans et composée d'un grand nombre 
d'articles ciliés , forme le fouet. Les deux articles suivants 
sont courts , surtout le troisième , et forment à peu près 
ensemble la longueur du premier ; enfin le dernier est 
presque aussi long que les trois précédents , un peu renflé à 
son extrémité , qui semble ainsi représenter le poignet àes^ 



Ci.. VII. Pl. 6 à i3. 

paltes des squilles; il est terminé par un ongle articulé^ 
assez court , et qui peut se couclier le long de ce poignet. 
Ces pattes ont quelques cils le long de leurs articulations ; 
elles sont plus longues que l'animal , surtout les secondes, 
qui sont les plus longues de toutes. Toutes ces pattes ont 
à leur hanche les petits appendices foliacés semhlables à 
ceux des pieds-mâchoires extérieurs. Les deux dernières 
pattes sont très petites , et atteignent à peine le commen- 
cement des dernières nageoires caudales; elles sont aussi 
composées de quatre articles , dont le premier est presque 
aussi long que les trois autres réunis, l^e second et le qua- 
trième sont les plus courts. On voit à la base de la hanche 
un petit appendice conique que nous comparons à la verge 
des crustacés supérieurs. La queue esta peu près delà lon- 
gueur du deuxième bouclier ; elle est presque de la même 
largeur dans toute son étendue , ayant à peu près le tiers 
de la largeur du deuxième bouclier. Elle est formée de cinq 
segments diminuant un peu de largeur de chaque côté , et 
au bord postérieur des quatre premiers s'insèrent des fausses 
pattes natatoires portées sur un pédoncule d'une seule 
pièce , et terminées par deux lames foliacées , oblongues , 
arrondies au bout , très minces , et dont l'interne est pro- 
fondément échancrée et présente un petit lobe étroit au côté 
intérieur. Le dernier segment donne insertion aux lames 
natatoires semblables à celles des macroures, au nombre de 
cinq, dont l'intermédiaire , plus étroite que le dernier seg- 
ment, a trois fois sa longueur, et va en diminuant et en 
s'arrondissant à son extrémité. De chaque côté de celte 
lame médiane on voit un article court, festonné , qui donne 
attache aux lames latérales arrondies; la plus extérieure 
présente à sa base une articulation terminée en pointe , qui 
déborde un peu à son tiers postérieur. 

Ce crustacé est entièrement diaphane, ses yeux sont 
bleus; il a été trouvé par M. Lesson dans les mers de la 
Nouvelle-Hollande et de la Nouvelle-Guinée. 



Cx.VII. Pi.. 6 à i3. 

2. P. CLÀVICORNE. P. clas^icomîs. PI. 'j, 

Antennce exteriores fere tripUci longîtudine pediculorum 
ocularium, leviter in clavarum modo desinentes. Clj-- 
peus anterior sitperîus et inferius eâdemfere latitudine. 

Phyllosoma clavicoinis. Leach , A gêner notice of the 
anim. tak. hj John Cranck , append. n« 4* 

Phyllosoma clavicornis. Leach. Journal de Phy s. y ï8i8, 
avril, p. 307, f. II. 

Phyllosoma clavicornis. Latr. , Dict. d'Hist. nat, , art. 
Phyllosome. 

Phyllosoma clavicornis. Latr. , Enajclopédie méthodi- 
que , t. X , p. 1 19. 

Phyllosoma clavicornis. Desmarest , Considérations sur 
V ordre des crust. , p. 254 > P^» 44 ? ^g* 4* 

Il est long de près de quatorze lignes , et large de six 
lignes et demie. Ses antennes externes ont environ neuf 
lignes de long ; elles sont renflées au bout , et sont presque 
trois fois plus longues que les pédicules oculaires. Le bou- 
clier antérieur est de forme ovalaire , presque aussi large 
en avant qu'en arrière ; toutes les autres parties de son 
corps ressemblent à celles du précédent , à l'exception des 
premiers pieds-mâchoires qui ont le lobe intermédiaire un 
peu moins long et plus arrondi au bout. Les pattes sont 
aussi un peu plus épineuses, et l'extrémité des postérieures 
descend un peu plus bas que le bord du dernier segment 
de la queue. 

Ce phyllosome a été trouvé dans les mêmes localités que 
le précédent. Leach l'a reçu des mers d'Afrique , et nous 
en avons vu un individu venant des mers de l'Inde. 



i833. 



Cl. Vil. Pl. 6 à i3. 
3. P. COMMUN. P. commuuis. Pl. 8. Fig. i. 

Antennœ exteriores duplici longitudine pediculorum ocu- 
lariiim , extremiis articulus non tumens. Cljpeus an- 
terior minimd latitudine superhis. 

Phyllosoma communis. Leach. A gêner, notice j etc. 
Phyllosomacoinmunis. Leach. Joiirn. de Ph/ys., i8i8, 
avril, p. 3o7, fig. ii. 

Phyllosoma communis. Latr. , Dict. d'Hist. nat. 
— Latr. , EncjcL méth. , t. X , p. 119. i , pl. 354, ^- ' ♦ 

Il est long de près d'un pouce , et large de cinq lignes 
et demie. Ses antennes extérieures ont près de sept lignes 
de long , et sont environ deux fois plus longues que les 
pédicules oculaires , filiformes et non renflées au bout. Le 
premier bouclier est ovale, un peu plus large en arrière, 
rétréci en avant. Les secondes mâchoires et les premiers 
pieds-mâclîoires diffèrent un peu de ceux des espèces pré- 
cédentes; les premiers pieds-mâchoires surtout sont beau- 
Tcoup plus petits , et n'ont qu'un très léger lobe de chaque 
côté. Les appendices du dessous de la queue sont plus 
courts , leurs deux lames sont moins alongées , et l'interne 
ne présente aucune échancrure. La nageoire postérieure est 
semblable à celle des espèces précédentes. 

On trouve ce Phyllosome dans les mers d'Afrique et de 
la Nouvelle-Guinée. 

4. P. SEMBLABLE. P. {ifftuis. Pl. 8. Fig. 2. 

Antennce exteriores pediculis ocularibus œquales. Cljpeus 
anterior largior inferius. 

Cette espèce est toujours plus petite que la précédente , 
et lui ressemble beaucoup au premier aspect : elle a près 
de dix lignes de longueur et environ quatre de largeur; 
ses ai^tennes externes ont un peu plus de trois lignes, 



Cl. VII. Pi,. 6 à i3. 

et ne dépassent pas la loii(>iieur des yeux : elles sont 
terminées en pointe sans aucun renflement. Le bouclier 
antérieur ressemble entièrement à celui du Pliyllosome 
commun ; toutes ses autres parties sont aussi semblables , 
mais les deuxièmes mâclioires sont à peine écliancrées au 
bord antérieur , quoiqu'elles soient très prolongées en 
arrière, et les premiers pieds- mâchoires sont tellement 
petits et rudimentaires , qu'on les aperçoit à peine au-de- 
vant des deuxièmes mâchoires : ils sont entiers et sans 
lobes ni échancrures. La nageoire du dernier segment de 
la c[ueue est beaucoup plus courte ; sa lame intermédiaire 
atteignant à peine deux fois la longueur du segment qui la 
précède. 

M. Lesson a rapporté plusieurs individus de cette espèce 
des mers de la Nouvelle-Hollande et de la Nouvelle- 
Guinée. 

DEUXIÈME SUBDIVISION. — BOUCHE SITUEE AU MILIEU 
DU PREMIER BOUCLIER. 

5. P. DE FREYCiNET. P. Frejcûietu. PL 9. Fig. I. 

Antennœ exteriores fere duplici longitudine pediculorum 

ocularium. Cfypeus anterior majori latitudine supe- 

rius , in obtusâ acte inferius desinens, 

Phyllosoma Freycinetii. Guérin , Voyage autour du 
monde du capitaine Duperrey. Zool. , t. II, part. 2, 
p. 43; pi. Y, fig 3. 

Cette espèce remarquable est longue de près de dix-sept 
lignes et large de sept lignes et demie. Ses antennes externes 
ont six bgnes de long , et dépassent les yeux de plus de la 
moitié de leur longueur. Le premier bouclier est plus large 
antérieurement, arrondi à ce point, et terminé en arrière 
en pointe. Sa bouche est située dans le milieu de la lon- 
gueur du premier bouclier ; elle est très éloignée des 
deuxièmes mâchoires et des pieds-mâchoires , et semble 



Cl. VII. Pl. 6 à i3. 

isolée et tout-à-fait séparée des autres pièces. Les premiers 
pieds-mâchoires sont assez grands , divisés en trois lobes , 
dont l'intermédiaire plus long et les autres égaux , ce qui 
lui donne à peu près la forme d'un trèfle ; l'extrémité des 
deuxièmes pieds -mâchoires atteint à peine la bouche , 
tandis que , dans les espèces précédentes , elle la dépasse 
toujours. La queue est presque de la longueur du second 
bouclier ; les angles postérieurs de ses segments sont ter- 
minés en pointe aiguë, surtout ceux du dernier, et les 
feuillets externes de la nageoire ont une petite épine en 
dehors et vers l'extrémité postérieure. 

Ce crustacé a été trouvé par M. Lesson , dans les mers 
de la Nouvelle-Guinée , en août 1823. 

DEUXIÈME DIVISION. 

PREMIÈRE SUBDIVISION. PIEDS POSTERIEURS AUSSI GRANDS 

QUE LES AUTRES. 

6. P. A LARGES CORNES. P. laticoniis. PI. 9. Fig. 2. 

Antennœ exteriores lalissimce. Corpus decolor, 
dlaphanus. 

Cancer cassideus. Der Naturforcher, caliier 1 7, pi. 5 . 

Phyllosoma laticornis. Leach. Journ. de Phjs. 

Phyllosoma laticornis. Leach. Fojage de Cranch. 

Phyllosoma laticornis. Latr. , Nouveau Dict. d'Hist. nat. 

Phyllosoma laticornis. Latr. , Encyclopéd. méthod. , 
t. 10, p. 119, pi. 354, fig. 4. 

Phyllosoma laticornis. Desm. , Cons, sur les Crust. , 
p. 255, pi. 44 V H- 1- 

Phyllosoma laticornis. Guérin. Wojage de Duperrej, 
Zool. t. II , part. 2 , p. 44 ; pi. 5 , fig. 1 . 

Cette belle espèce , la plus grande que nous connaissions , 
a plus de deux pouces et demi de longueur ; sa plus 



Cl. VII. Pl. 6 à i3. 

grande largeur est d'un pouce neuf lignes ; ses antennes 
externes ont à peine cinq lignes de long : elles sont aplaties 
coinine le reste de son corps, d'une seule pièce, large en 
bas , se dilatant extérieurement en une pointe qui remonte 
vers la tige principale ; celle-ci est un peu élargie à sa base , 
et se termine en pointe. Les antennes internes sont de la 
même longueur ; leur pédoncule est formé de trois articles 
égaux , et le terminal porte deux filets de même longueur, 
dont l'externe est plus épais et courbé en dehors , mouve- 
ment que suit l'interne. Les yeux dépassent de beaucoup 
la longueur des antennes; ils sont de forme ordinaire. Le 
premier bouclier est plus large en avant qu'en arrière ; son 
bord antérieur est presque droit, et le postérieur finit en 
un lobe arrondi. 

La bouche est très saillante, et située comme à l'ordi- 
naire au tiers postérieur du premier bouclier. Les deuxièmes 
mâchoires sont grandes , bilobées en avant , et ayant le lobe 
postérieur un peu plus long que le premier. Les premiers 
pieds-mâchoires sont assez grands : leur lobe antérieur est 
peu apparent ; le médian est long , de la même largeur 
dans toute son étendue et aiTondi à l'extrémité ; enfin le 
lobe postérieur est de même longueur, mais plus de deux 
fois plus large , et dirigé en arrière. Les deuxièmes pieds- 
mâchoires sont longs, et leur extrémité dépasse la hauteur 
de la bouche ; ils sont composés de trois articles , outre la 
hanche : le premier article est long , le second le plus court 
de tous , et le troisième , un peu plus long , est terminé , 
comme à l'ordinaire , par un crochet recourbé opposé à de 
longs poils raides. Ces pieds-mâchoires n'ont pas de fouet 
au premier article, comme on en a observé aux espèces 
précédentes ; on voit seulement vers le tiers postérieur de 
cet article un petit appendice arrondi au bout , et qui sem- 
ble articulé à sa base ; c'est cette petite pièce cjui semble 
tenir ici la place du grand flagre des précédents. Les troi- 
sièmes pieds-mâchoires sont très grands , et leur extrémité 



Cl. Vll.^ Pl. g à i3. 

dépasse la Iinuteuv des yeux. Ils sont composés de quatre 
articles, dont les trois premiers sont presque égaux et le 
dernier beaucoup plus court ; comme dans, les deuxièmes 
pieds -mâchoires, ils sont dépourvus de llagre, et celte 
pièce est remplacée par un petit appendice semblable à celui 
que nous avons décrit plus haut. Ces quatre articulations 
sont munies de longs poils dans toute leur étendue ; mais 
Textrémité interne de l'avant dernier, en face de l'articula- 
tion du dernier , donne attache à un groupe de sept à huit 
poils plus gros et plus courts que les autres, terminés en 
massue , et garnis à leur côté interne c(ui est en regard 
avec le dernier article , d'un rang de petites épines recour- 
bées et raides : cette particularité , que nous n'avons pas 
observée aux espèces de la division précédente , existe chez 
toutes celles qui vont suivre. 

Le second bouclier est deux fois plus large que long, 
profondément échancré en arrière , ce qui lui donne la forme 
d'un croissant renversé. Les pattes ont près de deux fois la 
longueur du corps ; les premières sont les plus courtes et ne 
dépassent pas de beaucoup les troisièmes pieds-mâchoires. 
Mais les quatre autres paires sont d'égale longueur : les cro- 
chets qui les terminent sont d'inégale grandeur ; ceux 
des premières pattes sont petits ; ils sont quatre fois plus 
longs aux trois paires suivantes et petits à la dernière. 
Toutes ces pattes sont munies d'un grand fouet partant 
du premier article, et nous n'avons pas observé de ces 
petits corps lamelliformes à la base des hanches , comme 
il en existe aux espèces de la division précédente. 

La queue est large à sa base , et va en diminuant vers 
l'extrémité. Son premier segment est deux fois plus long 
que les suivants ; ils sont tous transversaux , dilatés en 
pointe arrondie à leurs angles postérieurs. Les quatre 
premiers donnent attache à deux lames natatoires qui sem- 
blent formées d'une seule pièce , divisée en deux lobes à 
l'extrémité, et dont le lobe interne a une petite échancrure 



Cl. VIÎ. Pl. 6 à i3. 

en dehors. La laine intermédiaire de sa nageoire terminale 
est presque carrée , un peu plus large en haut et légère- 
ment échancrée en arrière ; les lames sont conformées 
comme à l'ordinaire. 

Ce bel individu a été trouvé par M. Lesson, dans les 
mers de la Nouvelle Guinée , le 3 septembre 1828. Leach 
l'a reçu des mers d'Afrique. 

7. P. BUÉvicoRNE. P. breuicor/iis. Pl. 10 , etPl. ir. 
Fig. .. 

j4ntennœ eœteriores angustissimœ brei^issimœ ; corpus 
decolor diaplianum. 

Phyllosoma brevicornis. Leach. Voyage de Cranch. 

— Leach. Joiirn. de Phjs. 

— Latr.", Die t. d^Hist. nat. 

— Latr., Enc. métlu, t. 10, p. 1 19, pl. 354, ^g* 3. 

— Desm. , Cons. sur les Crus t. 

Phyllosoma australis. Quovet Gaym. , Vojage de Frey- 
cinet. 

Il a environ un pouce neuf lignes de longueur; sa plus 
grande largeur est de quatorze lignes. Les antennes exté- 
rieures sont minces , sans élargissement à leur base , et 
ayant le lobe externe très petit et peu saillant; leur lon- 
gueur n'égale pas la moitié de celle des pédicules oculaires. 
Les antennes internes sont un peu plus longues que les 
externes , et conformées comme dans l'espèce précédente. 
Le bouclier antérieur est presque semblable à celui du 
Phvllosome laticorne ; seulement il n'est pas tout-à-fait si 
transversal en avant. Les parties de la bouche sont con- 
formées de même ; seulement les deuxièmes mâchoires 
sont très petites , entières , sans aucuns lobes , et leur forme 
approche assez de celle d'un trapèze dont les angles seraient 
arrondis. Les premiers pieds-mâchoires sont insérés plus 
bas ; ils sont très petits , de forme conique , et ayant leur 



Ce. VU. Pl. 6 à i3. 

pointe dirigée en avant. Les autres pieds-mâchoires sont 
semblables à ceux de l'espèce précédente , il en est de même 
de tous les pieds. Le bouclier postérieur est à peu près 
semblable ; seulement son écliancrure postérieure , qui est 
aussi profonde , est moins large. La queue est très petite ; 
son extrémité postérieure n'atteint pas le bord de l'éclian- 
crure du bouclier : les cinq segments qui la composent 
sont peu distincts , ainsi que les appendices du dessous que 
l'on voit à peine, et qui sont réduits à l'état de petits tuber- 
cules épais , transversaux et légèrement lobés au milieu ; 
la lame intermédiaire du dernier segment est petite , arron- 
die postérieurement ; ses lames latérales sont très petites , 
n'atteignant pas la moitié de sa longueur : elles sont arron- 
dies en dedans , ne paraissent formées que d'une seule 
pièce, et semblent légèrement échancrées extérieurement. 
Cette espèce varie pour la taille ; nous en possédons de 
plus petites , et d'après la figure donnée par MM. Quoy et 
Gaymard de leur Phyllosome austral , qui n'en diffère pas , 
on voit qu'elle atteint une plus grande taille. Elle est assez 
commune ; on la trouve dans les mers d'Afrique , de la 
Nouvelle-Hollande et des Grandes-Indes. 

8. P. PONCTUÉ. P. punctata. Pl. ii. Fig. 2. 

Antcnnœ exLeriores angustissimœ. Corpus diaphanum 
nibro pimctatum. 

Phyllosoma punctata. Lesson, Journal manuscrit de 
son voyage. 

Nous ne connaissons cette espèce que par le dessin que 
M. Lesson en a fait en mer. Elle a plus de treize lignes de 
long ; son bouclier antérieur est large de cinq lignes , et ce 
qui n'a été observé dans aucune de nos espèces , le bou- 
clier postérieur eèt beaucoup plus large , ayant au moins 
neuf lignes dans sa plus grande largeur. Une paraît pas échan- 



Cl. Vn. Vl. 6 à i3. 

cré postérieurement, et la queue est petite. Le premier bou- 
clier est oblong , presque aussi large en avant qu'en arrière; 
le second est ovale , transverse. Les yeux paraissent avoir 
leur pédicule aussi long que le premier bouclier, et les 
antennes sont représentées très petites. Tout le corps est 
transparent , d'un blanc satiné ; il est couvert , dans toute 
sa surface ,' d'une infinité de petits points d'un rouge carmin 
assez vif. Les yeux paraissent être d'un jaune orangé. 
' Cet individu a été pris dans l'Océan Equatorial, à deux 
degrés de latitude sud, par M. de Blosseville, officier de 
la corvette la Coquille , et dessiné par M. Lesson. Nous 
reproduisons fidèlement cette figure, tout en regrettant 
que l'individu n'ait pas été conservé. 

.DEUXIÈME SUBDIVISION. PIEDS POSTÉKIEURS PLUS PETITS 

QUE LES AUTRES. 

g. p. DE DuPERREY. P , ^ Dupcrreji, PI. 12. 

Antennœ exteriores lalœ» Cljpeus fere roiitndus , 
posticâ parte emarginatus . 

Phyllosoma Duperreyi. Guérin , T^ojage de Duperrej-, 
Zool., t. II , p. 2 , p. 46; pi. 5, fig. 2. 

Il est long de seize lignes et large de treize. Ses antennes 
externes ressemblent beaucoup à celle du Laticornis ; mais 
elles sont un peu moins larges à la base ; leur extrémité 
atteint presque la hauteur des yeux. Les antennes internes 
sont aussi longues que les yeux ; leurs filets terminaux 
sont recourbés en dehors , et l'interne , beaucoup plus étroit, 
est plus long que l'extérieur. Le bouclier antérieur est pres- 
que aussi long que large , de forme cariée , avec les bords 
arrondis et la partie postérieure échancrée. Les deuxièmes 
mâchoires sont très grandes , avec le lobe externe antérieur 
prolongé et pointu , et le lobe postérieur grand , recourbé 
en dedans. Les premiers pieds-mâchoires sont assez grands, 



Cl. Vil. Pl. 6 à i3. 

divisés en deux lobes , dont l'antérieur pointu et le posté- 
rieur presque carré, l^es deuxièmes pieds-maclioires dépas- 
sent la hauteur de la bouche ; et les troisièmes sont d'une 
longueur presque double de celle du premier bouclier, 
qu'ils dépassent de beaucoup. Les premières pattes sont 
moins longues cjue ces pieds-méichoires ; les trois paires 
suivantes ont à peu près la même grandeur ; toutes ces 
pattes sont armées d'épines aux articulations, et leurs divi- 
sions sont garnies de poils de diverses grandeurs. Les pattes 
postérieures sont petites ; elles dépassent un peu la longueur 
de la queue. Le bouclier postérieur est beaucoup moins 
large que le précédent, presque carré; la queue est de la 
même largeur à sa naissance : elle diminue d'une manière 
très sensible postérieurement, et ses segments sont trans- 
versaux. Les appendices des quatre premiers sont assez 
longs, bifides à l'extrémité, et ne présentant pas de traces 
d'articulations ; leurs deux branches sont accolées l'une 
contre l'autre. La lame intermédiaire de la nageoire termi- 
nale est plus large que longue ; ses côtés descendent pres- 
que droit , se terminent par un petit angle aigu , et son 
bord postérieur, circonscrit entre ces deux angles , est 
arrondi et sinueux de chaque côté. Les lames des côtés 
sont grandes, de forme carrée et à angks arrondis. 

Cette belle espèce a été trouvée au port Jackson , parles 
naturalistes de l'expédition commandée par M. le capitaine 
Duperrey. 

10. P. DE Raynaud. p. Rajuaudii. PI. i3. Fig. t. 

Aniennœ exten'ores angustœ. Clypeus anterior non 
postice emarginatus , latitudmc longitudinem maxime 
superans. 

Ce Phyllosome ressemble beaucoup au précédent; il a 
dix lignes de long et environ huit de large. Ses antennes 
externes sont presque aussi longues que les yeux , assez 



Ct. VIT. Pl. 6 à i3. 

larges à leur base, terminées en pointe, et ayant le lobe 
externe assez développé , mais dirigé en angle droit. Les 
antennes internes sont de la longueur des yeux ; leur filet 
terminal interne est plus long et plus mince que l'extérieur. 
Le premier bouclier est beaucoup plus large que long, 
de forme ovale , sans écliancrure au bord postérieur. Les 
mâchoires de la deuxième paire et les premiers pieds-mâ- 
choires sont assez grands , composés chacun de deux lobes. 
Le second bouclier est beaucoup plus étroit que le pre- 
mier ; il se rétrécit insensiblement en arrière et forme la 
queue, qui n'est distinguée que par ses segmens. Les appen- 
dices du dessous sont assez alongés, bifurques; leurs lobes 
sont inégaux en longueur et vont en divergeant. La lame in- 
termédiaire du dernier segment est presque deux fois plus 
large que longue, de même forme que dans le P.Duperreyi; 
mais ses angles extérieurs sont terminés par deux épines, 
ayant presque sa longueur. Les lames latérales sont sem- 
blables. 

Cette espèce a été prise dans les mers de l'Inde , à Ran- 
goun et à Pondichéry , par M. Raynaud , médecin de la 
corvette la Chevrette. \ 

II. P. DE LA Méditerranée. P. Mediterranea, 
Pl. i3. Fig. 2. 

Antennœ exteriores pediculis ocularibus longiores. Cly- 
peus anterior oi^alis , transversus; pedibus rubro-macu- 
latis. 

Chrysoma mediterranea , Risso. Hist. nat. mérid. de 
VEur., t. 5, p. 88. pl. 3, tîg. 9. 

Il est long de près d'un pouce , et large de neuf lignes ; 
il' ressemble beaucoup au précédent pour la forme. Nous 
allons reproduire la description de M. Risso, en observant 
toutefois qu'elle est bien inexacte , car il est impossible 



Cl. VII. Pl. 6 à i3. 

qu'une espèce qui ressemble autant à des individus que 
nous avons sous les yeux , en diffère par des organes sem- 
blables dans toutes les espèces du genre : ainsi M. Risso 
donne six articulations aux pédicules oculaires, six segniens 
à la queue, etc. : chose qui nous paraît de toute impossibi- 
lité. Voilà sa description. 

« Le corps est ovale en ^travers , mince , très aplati , fo- 
liacé , transparent , lisse , traversé de lignes à peine appa- 
rentes , qui s'étendent de la circonférence au centre ; les 
antennes extérieures sont solides , bi-articulées , ornées 
d'une pointe en dehors ; les intérieures , moins longues, ont 
chacune cinq articles inégaux ; celui du sommet a deux 
fdets inégaux. Les yeux en massue sont facettés , noirâtres, 
situés sur un support étroit , à six articulations presque 
égales ; la bouche est arrondie , jaunâtre, située au bas du 
disque ellipsoïde avec un petit pied-mâchoire bifide de cha- 
que côté. La queue est subcordiforme , plus étroite que le 
corselet , diminuant insensiblement vers l'extrémité réunie 
au corps , traversée vers son milieu de six segmens dont le 
dernier terminé par cinq petites nageoires arrondies , les 
deux intermédiaires armés d'une pointe ; elle est munie en 
dessous de trois paires d'appendices latéraux , avec cinq 
pointes aiguës de chaque côté. Les pattes, au nombre de 
cinq paires , sont subtiles , translucides , tachées de rouge , 
composées chacune de cinq articles inégaux , les deux pre- 
miers garnis d'un aiguillon ; entre le troisième et le qua- 
trième article , se trouvent de longs appendices plumeux , 
ciliés , très mobiles ; le dernier article finit par un seul cro- 
chet; la dernière paire de pattes courte, quadri-articulée. 
Longueur, 0,024 ? ^^l'S' > Oj03o ; séjour , surface des eaux , 
juin , juillet. 



Cl. VII. Pt. 6 à i3. 
12. P. A FRONT ÉCHANCRÉ. P. luuifrOllS. PI. l3. Fig. 3. 

Antennœ? Clypeus anterior qiiadratus , angulis obtusis , 
anlich emarginatus. 

Laïreille , Nom'. Die t. d'hist. natur. , 2® édit. , t, 26. 
p. 36. 

Latreille, Encjclopédie méth. Entomologie, t. lO, 
/,. 119. 

Ph. cunifrons, Desmarest, Cens, sur les crust., p. 255. 

Il est long de huit lignes et large de six ; le seul individu 
conservé dans la collection du Muséum est desséché et n'a 
plus d'yeux ni d'antennes. Son premier bouclier est de 
forme carrée , aussi large que long, échancré en avant et 
coupé presque carrément en arrière. Le second bouclier est 
beaucoup plus étroit , élargi dans son milieu et diminuant 
insensiblement jusqu'à la queue ; les segmens de celle-ci 
présentent, sur leurs côtés, des dilatations en forme de 
triangles , et la lame intermédiaire du dernier segment est à 
peu près aussi large que longue à la base , légèrement ré- 
trécie vers l'extrémité qui semble coupée carrément. Les 
bords latéraux de cette lame présentent dans leur milieu 
une petite dent peu visible. Les lames des côtés sont plus 
longues et de forme arrondie , avec leur bord postérieur 
comme tronqué. Les pattes sont épineuses. 

Cette espèce a été trouvée sur la côte de Coromandel , 
par M. Leschenault. 



Cl. VII. Pt. 6 à i3. 



EXPLICATION GENERALE DES FIGURES. 



a. Yeux. 

b. Antennes internes. 

c. Antennes externes. 

d. Lèvre supérieure ou labre. 

e. Mandibules. 

f. LcTte inférieure ou languette. 

g. Premières mâchoires. 
h. Secondes mâchoires. 

/. Premiers pieds-màchoires. 

k. Seconds pieds-màchoires. 

/. Troisièmes pieds-jnâchoires. 

m. Premières pattes. 

n. Secondes pattes. 

o. Troisièmes pattes. 

p. Quatrièmes pattes; 

q. Cinquièmes pattes. 

r. Premier segment de la queue et ses appendices. 

s. Second segment, etc. 

t. Troisième segment , etc. 

u. Quatrième segment , etc. 

v. Cinquième segment , etc. 

X. Lames terminales de la queue. 

Les figures marquées de lettres majuscules sont très grossies et vues 
sous d'autres aspects. 



ERRATA, 



Pag. I , lig. 12 , Tue^^zey; lisez Tuckey. 
Pag. S , lig. 20 , pulpe j lisez palpe, 
Pag. 12, lig. 4, pulpes; /«ea palpes. 
Pag. i4, lig. 6, PI. I; lisez PI. b\ 




Pliyllosôllia lonçieorn^ , le/ui/i. 



NlUrnond i/np- 



vu 



rri' ny 




PliyllosoTiia CIiiuœvr?te-, LeacJv. 



ûûutière J'ct 



IfJipfnonJ imp ? 



nam^nllfil^l 




l.Pliyllosoilia conimiirus, Leu^h. 
2 afflfll<f Guêruv. 



JVSémond inip . 





Pliyllosonia l^rt^ic/frne. 



7^e/wÂ/ 



ûirau/f .i-r . 



N^.J?/'niond inipr . 




/.Ptyllosoma brevir^rney, Leac/v. 



pUflCÙltay, Lca-sorv. 



Giraud . 



JSf.Jfémond 



jX 




1 . Ptyllosoma Re^nandii/, CnJr. 

2 . P. Tne^itcrraneunv , Mifso. 

^ . P. liinifrons , Latr. 



Girau/i se. 



JV.Âfv/MnJ inipr 



■^^ 



Classe VII. Vl. Ï7. 

GÉLASIME. GELAsiMus. Latr. 

G. DE TANGER. G. Taii^eri. F. Eydoux. 

G. thorace quadrato ^ depresso, supra piano , granulato ; 
brunneo-virescente cjaneoque diluto, Clypeo lato , ro-' 
tundato; angulis lateralibus oblusis.Pediculis ocularibus 
cj^lindriciSf angulos latérales non attingentibus. Chela 
dextra maris validissima , lutea ; carpo granuloso , di- 
gitibus angustiSf depressiusculis, arcualis, intra subden- 
tatis. Chela sinistra , minima , rubra ; digitibus obvertis, 
cochlœare terminatis. Pedibus depressis, villosis, sub- 
tuberculatis , brunneo viridibus pallidioribus ; geriubus 
rubris. 

Long, de la carapace, 33 mill, ; larg., 44 mill. ; long, de la grande 
pince, 10 centim. ; long, de la queue, 30 mill. 

Nous décrivons sous ce nom une espèce entièrement 
nouvelle de Gélasime , qui se distingue au premier abord 
de toutes celles connues par sa carapace granuleuse et la 
forme de ses pinces , dont les doigts sont très longs , étroits 
et courbés. 

La carapace est de forme trapézoïde , un peu plus étroite 
en arrière , assez plate en-dessus , épaisse , avec les côtés 
coupés carrément , ce qui la rend cubique ; elle est d'un 
brun verdâtre assez foncé , lavé de bleu , avec quelques 
teintes jaunâtres en avant ; sa surface supérieure est forte- 
ment chagrinée dans toute son étendue ; mais les petits tu- 
bercules qui la hérissent sont surtout abondants sur les 
régions branchiales , lesquelles sont séparées des régions 
moyennes par des lignes enfoncées longitudinales , repré- 
sentant assez bien la lettre H. Le bord antérieur a ses angles 



Cl. VII. Pl. 17. 

peu saillants ; le chaperon est de largeur moyenne , et placé 
entre deux petites écliancrures qui correspondent aux points 
où les pédoncules oculaires prennent naissance; ceux-ci 
n'atteignent point les angles de la carapace , et ne sont 
point terminés par une épine. Les parties latérales infé- 
rieures du thorax , celles qui sont en rapport avec les pieds- 
mâchoires , sont fortement granulées. L'abdomen est étroit 
( nous n'avons observé que les individus mâles ) ; il se com- 
pose de sept articles, dont les deux premiers sont de moitié 
plus étroits que les autres. Les pieds sont de la couleur de 
la carapace , mais plus pâles à l'extrémité ; ils présen- 
tent quelques points granuleux disposés en lignes à la face 
inférieure de la jambe , et leurs tarses sont comprimés 
et garnis à leurs bords de poils assez longs et assez serrés. 
La grande pince , qui seule en est dépourvue , est placée , 
ainsi que nous l'avons vérifié, tantôt à droite, tantôt à 
gauche : elle nous a fourni quelques bons caractères pour 
la distinction de notre espèce. Les doigts sont très longs , 
courbés, étroits , et ne présentent de tubercules qu'à leurs 
bords correspondants. Le doigt fixe dépasse le mobile , et 
est un peu plus large que lui ; il n'a sur son poignet que 
quelques points en saillies assez rares. On ne remarque ni 
sur ses bords , ni sur la jambe et la cuisse , ces dentelures si 
caractéristiques qui existent sur le Gélasime Maracoani. 

Nous ne pouvons dire si la femelle a ses pinces égales, 
comme cela se voit chez quelques-unes des espèces connues. 
Nous ignorons aussi quelle est la forme de son abdomen ; 
nous ne possédons présentement que le mâle : c'est celui 
que nous avons figuré. Les dimensions que nous en avons 
données sont celles que nous a offertes le plus beau de nos 
individus. 

Les caractères du Gélasime de Tanger une fois établis , 
nous devons dire maintenant en quoi ils diffèrent de ceux 
des espèces décrites qui l'avoisinenL : c'est ce que nous es- 
saierons de faire en peu de mots. 



Cl. VII. Pl. 17. 

Parmi les Gélasimes , il s'en présente seulement trois qui 
pourraient être confondus avec le Gelasimus Tangeri : ce 
sont les Gelasimus maracoani ^ vocans et pu g i la torde La- 
treille. Les deux derniers ont la carapace lisse ; ce premier 
point suffirait pour les faire distinguer, si la forme des 
pinces, celle du chaperon, etc. , ne venaient s'y joindre. 
Les doigts sont plus courts et plus courbés chez le Vocans 
et plus larges chez le Pugilalor, et ces espèces sont amé- 
ricaines. 

Quant au Gelasimus maracoani, que M. Desmarest (Con- 
sidérations générales) indique comme ayant la carapace 
fortement chagrinée , nous avons vérifié que ce caractère 
n'est point exact ; et , en admettant qu'il existe quelques 
aspérités , il est certain qu'elles sont fort peu sensibles. 

D'ailleurs , si cette considération estassez peu importante, 
nous avons la forme de la pince , celle du chaperon et la 
longueur des pédoncules oculaires, qui nous permettent 
d'établir une caractéristique différentielle certaine. Les doigts 
sont très élargis et fortement tuberculeux chez le Mara- 
coani ; ils sont longs , grêles et presque lisses chez le Tan- 
geri : celui-ci ne présente point de dentelures sur le poignet , 
la jambe et la cuisse , et ses yeux n'atteignent point, comme 
chez le Maracoani , les angles externes de la carapace. Ces 
mêmes angles sont assez obtus sur le Tangeri , et son cha- 
peron n'est point rétréci comme celui du Maracoani. Enfin , 
celui-ci est encore d'Amérique. 

Nous avons trouvé notre Gélasime sur la côte de l'empire 
de Maroc, dans la rade de Tanger. Cette ville, comme on 
le sait , est située au détroit de Gibraltar, à l'entrée de la 
Méditerranée, localité qu'il importe de noter, car jusqu'à 
présent aucun Gélasime n'a été mentionné provenant de la 
mer Méditerranée ; tous ceux que l'on possède viennent de 
rOcéanie, de la mer des Indes, de celles d'Amérique ou 
de la mer Rouge. C'est dans cette dernière , et non dans la 
partie de la Méditerranée qui borde l'Egypte, que M. Ruppel 



Cl. VIÏ. Pl. 17. 

a trouvé le Gelasimus Telragonon de Herbsl , que M. Gué- 
rin a mentionné et figuré dans le voyage de la Coquille y 
lequel , soit dit en passant , existe également dans l'Inde. 

Nos Gélasimes ont été pris , à marée basse , vers le fond 
de la rade de Tanger, à l'embouchure d'une petite rivière. 
Ils se trouvaient en très grand nombre dans la vase que la 
mer, en se retirant , laissait à découvert. Ils sont bons à 
manger, et tellement abondants , que , dans l'espace d'une 
heure, les matelots de la frégate la Victoire y sur laquelle 
nous étions alors embarqué , en avaient rempli deux grands 
paniers. 

F. Eydoux. 
Novembre i834. 



DE L'ORGANISATION DES CIRRIPEDES 



DE LEURS RAPPORTS NATURELS AVEC LES ANIMAUX 
ARTICULÉS; 

Par G.-J. Martin-Saint-Ange , 
Docteur en médecine , chevalier de la Légion-d'Honneur, etc. 

(Extrait «Vun mémoire inséré dans le Recueil des sabrants étrangers.) 



Si l'on cherche à résumer ce qui est relatif à la simple 
classification des Anatifes, on voit combien les auteurs ont 
été partagés sur la détermination du rang que ces animaux 
doivent occuper. Sans le moindre doute on aurait évité 
toutes les confusions qui en sont résultées, si l'on avait 
voulu établir par des comparaisons et des rapprochements 
convenables , les rapports qui existent entre les organes des 
Anatifes et ceux des autres animaux articulés. C'est cette 
lacune que nous avons cherché à remplir dans notre mé- 
moire et dont voici le résumé. 

Des téguments des Anatifes. 

Suivant les espèces , la première enveloppe est tantôt 
solide, tantôt formée de plaques ou de coquilles, tantôt 
enfin elle est entièrement dépourvue de parties écailleuses. 
La fente qui existe entre les valves , et par où sort en grande 
partie le corps de l'Anatife , se ferme lorsque l'animal ren- 
tre dans son manteau ; les bords des valves se joignent alors 
très exactement dans toute leur étendue , sans laisser aper- 
cevoir au dehors la moindre partie du corps de l'animal. 

Le pédicule des Anatifes n'est jamais garni de plaques 
écailleuses : on y remarque toujours des duplicatures ; des 
rides transversales indiquent sa nature contractile et les 

i835. 3 



'j Ct. vil. Vï.. .5 et 16. 

changements de dimensions qu'il peut éprouver suivant 
certaines circonstances. Au-dessous de cette première enve- 
loppe générale , on trouve une seconde membrane peu ad- 
hérente à la première, mais d'une nature différente, suivant 
qu'on l'étudié dans la partie renflée ou dans le pédicule de 
l'Anatife. Dans le premier cas , la membrane qui tapisse 
l'intérieur des valves est translucide , mince et noirâtre ; 
elle se porte vers le pédicule, d'une part, et s'étend, de l'au- 
tre , jusque sur les bords libres des valves ; là elle adhère 
fortement pour se replier ensuite sur elle même , comme 
le font les Séreuses, et forme ce que l'on appelle la cavité 
du manteau , la membrane réfléchie étant le manteau pro- 
prement dit. 

Les parois du second tube cylindrique , renfermées dans 
le pédicule à enveloppe cornée , sont musculaires ; on y re- 
marque des fibres longitudinales très prononcées, et des fi- 
bres transversales qu circulaires moins fortement dessinées : 
toutes ces fibres s'arrêtent au point où le pédicule commence 
à s'élargir pour former le renflement qui contient le corps 
de l'Anatife. On voit clairement que la paroi du second 
tube cylindrique du pédicule se continue avec celle qui 
constitue le manteau, et cependant la structure anatomique 
est différente , du moins en apparence ; car en examinant 
plus attentivement , on aperçoit que les fibres musculaires 
sont comme surajoutées à cette seconde paroi du pédicule. 
Malgré la continuité de ces enveloppes membraneuses, il 
n'existe point de communication entre la cavité du man- 
teau et celle du second cylindre du pédicule. Ce fait im- 
portant n'a pas été signalé par les anatomistes qui ont admis 
une communication libre'. 

' Les belles préparations en cire que l'on voit dans les galeries d'ana- 
tomiç comparée, au Jardin des Plantes de Paris, montrent précisément 
les œufs cheminant du pédicule vers le manteau , comme s'il existait une 
communication libre entre ces deux cavités , ce qui est anatomiquement 
inadmissible , d'après nos recherches. 



tinuipèu-Es. 3 

Il y a plus, c'est que la cavité du second cylindre du pé- 
dicule n'a même point d'issue dans l'arrière- cavité du 
manteau , c'est-à-dire dans l'espace compris entre les deux 
feuillets réfléchis de la même membrane; car une cloison 
excessivement mince, mais visible , existe au point où le 
pédicule se renfle , ce qui intercepte évidemment toute 
communication. D'après cela , on doit conclure que ce qui 
se trouve logé dans le pédicule ne saurait passer dans une 
autre cavité. Cependant nous avons remarqué que la sub- 
stance bleue du pédicule se retrouvait dans le manteau , et 
que la quantité de grains ovoïdes renfermés dans le pédi- 
cule est très variable , suivant qu'il y a plus ou moins de 
substance analogue dans le manteau. Cette circonstance re- 
marquable, qui fait voir qu'il existe réellement une voie de 
communication autre cependant que celle admise générale- 
ment, méritait un examen anatomique particulier. Les re- 
cherches auxquelles nous nous sommes livré à cet égard, 
paraissent nous avoir fourni une explication satisfaisante. 
En effet, nous avons trouvé qu'il existe, dans la seconde 
membrane qui tapisse la partie renflée de l'Anatife , un ca- 
nalfort long , qui va du pédicule à l'extrémité des valves , 
et qui longe tout le bord postérieur de l'animal. C'est par 
ce canal que l'injection poussée dans le centre du pédi- 
cule est parvenue souvent jusque dans la cavité du man- 
teau. Nous y avons plusieurs fois aussi aperçu des grains 
bleus, surtout dans la partie la plus évasée qui corres- 
pond au pédicule ; c'est donc par cette espèce d'oviducte, 
et non par une communication directe , que les granu- 
lations passent du pédicule dans la cavité du manteau : 
elles ne peuvent pas y arriver par un autre conduit, car nous 
savons qu'il n'y a pas de communication possible entre 
les deux cavités. 

Les enveloppes que nous venons de décrire ne sont pas 
les seules destinées à recouvrir le corps de l'Anatife : il 
existe une troisième tunique propre , qui est appliquée 



4 Cl. VII. Pl. i5 «t 16. 

immédiatement sur ie corps de l'animal , et qui se con- 
tinue même avec la partie cornce des cirres. Cette troi- 
sième membrane (JJ, fig. 2, pl. i5) isole entièrement 
le corps de l'Anatife , et ue laisse pour toute communi- 
cation avec la cavité du pédicule , qu'un vaisseau longi- 
tudinal {b) destiné à nourrir ce dernier et les œufs qu'il 
contient. Ainsi , le corps de l'Anatife est recouvert immé- 
diatement par une enveloppe propre , puis par une seconde 
membrane qui forme la cavité du manteau en se repliant 
sur elle-même, et enfin par les coquilles ou une enveloppe 
cornée. Toutes ces membranes s'insèrent sur le bord de 
l'échancrure des valves et sur le muscle qui sert à rappro- 
cher les bords libres de l'ouverture du manteau. 

Le corps de l'Anatife , retiré de sa cavité , présente sur 
les côtés plusieurs sillons qui correspondent au nombre des 
pieds : chaque segment ou anneau du corps soutient une 
paire de pattes (Pl. 16, fig. 6, 16, 17). Chaque pied est 
composé d'une partie cylindrique non articulée et garnie 
de soies, sur laquelle se trouvent deux prolongements cor- 
nés , de forme aplatie , articulés un grand nombre de fois, 
et se terminant en une pointe très fine et garnie de soies à 
chaque articulation. Ces prolongements , que l'on a appelés 
cirres , sont tantôt plus longs, tantôt plus courts que la partie 
cylindrique qui les supporte , suivant les espèces d'Anatifes 
que l'on examine. Ainsi, l'espèce la plus commune (Pl. 16, 
fig. 17) a les cirres beaucoup plus longs que le corps cy- 
lindrique qui les supporte ; l'inverse a lieu chez l'Anatife 
sans coquille , nommée improprement Triton. Le nombre 
des branchies varie aussi suivant les espèces; l'Anatife com- 
mune en a quatre seulement ; celle à oreilles ( Lepas au- 
rita, Gm .) en a seize; l'Anatife à enveloppe cornée jaune , 
ou le Triton , en a quatorze, dont quatre à la base de chaque 
pied-mâchoire , etc. , etc. 



ciRiurèDES. 5 

Description des muscles. 

Le dos de l'Anatife est recouvert par un muscle peau- 
cier qui l'enveloppe entièrement : les fibres de ce muscle, 
en se portant vers les pieds , se divisent en autant de fais- 
ceaux qu'il y a de membres articulés (PI. i6 , fig. 16 ) ; les 
petits tendons qui en résultent se croisent au devant de 
la ligne médiane , et de manière que les tendons provenant 
du côté gauche du corps font mouvoir les pattes droites, 
et vice versa. 

Le muscle peaucier envoie en outre des prolongements 
de fibres qui s'attachent sur le pourtour des muscles 
transverses des valves , lesquelles servent à porter le corps 
de l'Anatife hors de la cavité du manteau. Au-dessous de 
ces muscles larges , on en trouve deux très petits ( jj ) , 
longs et étroits , placés de chaque côté de la ligne médiane, 
et servant à relever la lèvre supérieure et les mandibules. 
Immédiatement au-dessous de ces petits muscles, se trou- 
vent les deux ganglions nerveux qui entourent l'œsophage 
et qui constituent ce que l'on a nommé le cerveau. Vien- 
nent , après cela , six autres muscles , trois de chaque côté , 
destinés à faire mouvoir les trois paires de mâchoires. Ces 
muscles prennent leur point fixe sur un tendon à extré- 
mités charnues qui traverse de part en part le renflement 
supérieur de l'Anatife , dans un point libre situé entre la 
bouche et l'estomac. Enfin, le gros muscle (S) qui sert à 
rapprocher les deux valves , est aussi le point où convergent 
la plupart des fibres musculaires de l'Anatife. 

Organes de la digestion. 

Bouche. — Cette partie est dirigée en bas , si l'on admet 
la position constamment renversée de l'Anatife. Elle est 
au contraire dirigée en haut , et placée au-dessus de l'esto- 



r» Cl. VII. Pi.. i5 et i6. 

inac, si l'on fait attention que le pédicule peut rendre cette 
position possible en se contractant fortement d'un seul côté, 
ou bien en supposant que l'Anatife soit implantée sur un 
morceau de bois flottant. Dans tous les cas , la courbure 
que présente le corps des Anatifes pédiculées fait que 
l'extrémité buccale se rapproche beaucoup de l'orifice 
anal. 

Lorsque la bouche est isolée des parties environnantes , 
elle présente un renflement considérable que l'on pourrait 
regarder comme étant la tête; cependant on n'y distingue 
qu'une lèvre supérieure , des mandibules , trois paires de 
mâchoires et une petite langue. Toutes ces pièces ont de 
l'analogie avec celles qui composent la bouche des Crustacés 
en général , et plus particulièrement avec celles des Phyl- 
losomes (PI. i5 , fig. D''). La bouche des Anatifes est sou- 
tenue par un pédicule étroit , cylindrique , long d'environ 
une ligne , et entouré d'un muscle constricteur à fibres très 
apparentes, qui représente parfaitement un œsophage. Dans 
sa cavité , il est garni d'une membrane cornée , analogue à 
celle qui constitue les mandibules : cette membrane se con- 
tinue d'une part avec la lèvre supérieure , de l'autre elle se 
termine dans l'estomac en s'évasant comme une cloche. 
Cette singulière disposition de la membrane interne de l'œ- 
sophage rend compte de la forme toujours bombée que pré- 
sente l'estomac , puisque ses parois se trouvent appliquées 
sur l'évasement corné du tuyau œsophagien qui sert à bou- 
cher les sinus de l'estomac. 

Immédiatement après l'œsophage , vient un renflement 
considérable d'une forme un peu conique , hérissé d'é- 
minences comparables aux globules pulmonaires des gre- 
nouilles. La coloration de l'estomac, à l'extérieur, res- 
semble beaucoup à celle du foie ; elle est due en effet a une 
couche de substance glanduleuse que l'on a comparée à la 
substance grise de ce dernier organe. En admettant cette 
analogie , il faut aussi admettre que la sécrétion biliaire 



CIRUIJ'EDKS. 



n'est point comiiiite dans le canal digestif par un appareil 
particulier; on ne retrouve ici aucun vaisseau , aucun ves- 
tige de canal hépatique ; de telle sorte , que si la sécrétion 
de la bile peut s'effectuer dans la substance grise c[ui en- 
toure l'estomac , ce n'est que par transsudation ou par une 
infinité de petits conduits imperceptibles. Outre la partie 
renflée que nous venons de décrire , il existe encore une 
espèce d'appendice stomacale , un véritable prolongement 
renflé et bilobé , communiquant avec la première cavité 
de l'estomac par un pédicule étroit et fort court La struc- 
ture, la forme générale , la coloration et la disposition ma- 
melonnée de la surface extérieure de cette paitie sont 
tout-à-fait semblables à celles de l'estomac , et doivent être 
regardées comme faisant partie du même organe. La cavité 
de l'estomac et de son appendice est parsemée d'une mul- 
titude de petits enfoncements ou poches , qui correspondent 
aux saillies mamelonnées de la surface externe. On ne dis- 
tingue aucune espèce de tunique interne oU de membrane 
muqueuse , èi ce n'est un feuillet excessivement mince que 
l'on peut détacher par la macération : encore ii 'est-ce ^(jue 
partiellement que l'on obtient ce résultat. 

L'intestin qui fait suite à l'estomac est très évasé à son 
origine ; il se rétrécit bientôt en forme de cône , se con- 
tourne de manière à décrire une S italique , et , avant de 
se terminer par l'anus, il se dilate pour fornîer un petit 
rectum. Toute- la cavité de l'intestin présente des parois 
lisses, sans aucune espèce de valvules ni de replis : seule- 
ment la membrane interne est plus distincte que dans 
l'estomac. Mais ce qu'il y a de remarquable dans cet in- 
testin , c'est la présence d'un second tube en forme de cor- 
nue , évasé par le haut , rétréci et terminé en cul de sac 
par le bas. Ce second tube ne paraît pas avoir de con- 
nexions immédiates avec les autres parties; il est libre de 
toute espèce d'adhérence et comme flottant dans une 
autre cavité. Son extrémité supérieure , qui correspond à 



8 Cl. VII. Pi.. i5 et \6. 

l'estomac , présente la même disposition que le bord IVangé 
du pavillon de la trompe de Fallope chez les vertébrés ; 
chaque prolongement est terminé par un renflement plus 
ou moins volumineux , et va se loger dans l'une des petites 
cavités stomacales. C'est par ce seul moyen que cette cor- 
nue membraneuse, à parois minces et transparentes, se 
soutient dans la cavité intestinale, quoique toujours rem- 
plie de matières alimentaires qui la rendent plus lourde 
(PI. i6,fig 5). 

appareil de la circulation du sang: 

Depuis Poli , anatomiste italien , on a répète que les 
Aiiatifes ont un cœur et des vaisseaux ; cependant , malgré 
la plus grande attention et le plus vif désir que nous avions 
de découvrir l'organe central de la circulation , il nous a 
été impossible de retrouver un véritable cœur. Toutefois 
il existe sur le dos de l'animal une espèce de vaisseau dor- 
sal, renflé irrégulièrement en plusieurs points, et abou- 
tissant aux conduits vasculaires qui existent dans cliaque 
pied. Ces conduits ne sont pas de véritables vaisseaux à pa- 
rois distinctes; ils sont creusés dans la substance même des 
organes, et peuvent être comparés aux trachées des insectes. 
Les branchies semblent aussi traversées par des ramifica- 
tions vasculaires , mais elles n'ont aucune espèce de tu- 
nique propre , et rentrent dans les conditions des doubles 
conduits existant dans les pieds. Enfin, le canal antérieur 
du pédicule est le seul que l'on puisse nommer vaisseau , 
à cause de sa forme cylindrique et de son isolement. 
Cuvier , qui le regardait avec raison comme le vaisseau 
nourricier du pédicule, l'a décrit et figuré avec soin dans 
son Mémoire sur les Mollusques Cirripèdes. 



CIRUIPIÎDES. 



Du sjsteme nerveux. 

L'illustre auteur du règne animal a comparé la dispo- 
sition des ganglions nerveux des Anatifes à l'appareil sen- 
sitif des Articulés. En effet, une série de renflements nom- 
més ganglions est située par paires sur la partie antérieure 
du canal digestif. Leur nombre, leur forme et leurs rap- 
ports méritent d'être indiqués avec soin, à cause de plusieurs 
inexactitudes qui se rencontrent dans les planches qu'on a 
données. 

Les deux premiers ganglions, que l'on a nommés cer- 
vicaux , se réunissent sur l'œsophage par un petit cordon 
nerveux très court (PI. i6 , fig. 7 ). De ces ganglions et de 
la partie nerveuse qui les réunit, partent trois branches, 
une de chaque ganglion, et la troisième, très mince, du corps 
nerveux médian. Ces nerfs se distribuent à tous les muscles 
de l'Anatife ; de l'autre côté , les ganglions représentant le 
cerveau donnent deux grosses branches qui , en se portant 
vers la ligne médiane , entourent et circonscrivent le canal 
alimentaire. Dans ce trajet d'environ 1 lignes 1/2 , ces nerfs 
fournissent un petit fdet pour chaque glande salivaire , et 
un ramuscule qui va à l'œsophage. Un peu plus bas , ils 
donnent une branche anastomotique , allant toujours de 
chaque côté à un ganglion non encore indiqué , et qui est 
situé plus profondément sur les côtés de l'estomac et au- 
dessous des vésicules salivaires. D'après leur position , on 
pourrait nommer ces ganglions cervicaux. Ils envoient une 
branche assez forte qui se dirige vers les pattes, se rap- 
proche de la ligne médiane et se réunit avec les branches 
provenant du cerveau , en formant un ganglion de chaque 
côté. De cette seconde paire de ganglions , partent plusieurs 
branches , les unes internes, allant à l'estomac, les autres 
externes , au nombre de deux , allant aux pieds-mâchoires. 
Il faut ici remarquer que de tous les pieds des Anatifes , la 



lo Ct. VU. Pl. i5 et i6. 

première paire, qui représente à elle seule les six pieds-niâ- 
clioires des Crustacés décapodes, a au moins deux branches 
nerveuses pour un pied , tandis que tous les autres pieds 
n'ont qu'un rameau nerveux qui se subdivise en deux filets, 
un pour chaque cirre. Environ une ligne et demie au-des- 
sous de la seconde paire de ganglions, se trouve la troisième 
paire, dont les renflements nerveux, très rapprochés les uns 
des autres, sont presque confondus, et donnent une branche 
assez forte aux pieds qui leur correspondent. La quatrième 
et la cinquième paire de ganglions se forment à des dis- 
tances plus rapprochées. De tous ces ganglions naissent , 
outre les branches destinées aux pieds , de petits ramus- 
cules qui se distribuent aux organes de la digestion et à 
ceux de la génération. Enfin , la sixième paire de ganglions 
se confond presque avec la précédente. Les deux renfle- 
ments qui la constituent sont entièrement réunis, et don- 
nent naissance à quatre grosses branches destinées aux 
deux dernières paires de pieds ; ce qui n'avait pas encore 
été indiqué. On a aussi figuré et dit que le prolongement 
proboscidiforme qui existe entre les derniers pieds ne re- 
çoit qu'un filet nerveux , tandis qu'il y a deux branches 
nerveuses pour les prolongements qui se détachent du mi- 
lieu des deux branches destinées à la dernière paire de 
pieds. Ce fait peut être de quelque valeur et devient ici 
important à noter sous le rapport de la disposition symé- 
trique du système ganglionaire et de sa dualité complète. 

Appareil de la génération. 

La substance granuleuse , de couleur bleu de ciel , qui 
se trouve dans le pédicule des Anatifes , se voit aussi dans 
le manteau. Or, tous ces grains, vus au microscope , offrent 
une forme régulière ovoïde, d'un volume plus ou moins 
grand , suivant l'époque de leur développement. Ceux con- 
tenus dans le |>édicule sont toujours plus petits que ceux 



CIUK1PET)ES. 1 1 

renfermés dans le manteau '. Cette difïérence est surtout 
lemarquable lorsqu'on examine le tissu lamineux d'un 
|)édicule en apparence vide ; les ovules sont alors très petits 
et enveloppés dans quelques replis membraneux très min- 
ces et de forme variable ( PI. i5 , fig. i). 11 n'y a donc aucun 
doute que ce soient là les œufs des Anatifes , et que le pé- 
dicule soit la partie de l'animal correspondante à la queue 
de certains Crustacés. Quant à l'appareil générateur mâle 
de ces animaux liermaplirodites , l'étendue considérable 
(ju'il occupe , et sa structure remarquable , sont tellement 
extraordinaires, qu'il a induit en erreur tous les anato- 
mistes qui ont cru y reconnaître les œufs. Les testicules des 
Anatifes sont placés de chaque côté du canal digestif, de- 
puis l'estomac jusqu'à l'anus, et depuis le dos jusqu'à la 
base des pieds. Toutes les granulations blanches qui les 
composent sont soutenues par un pédicule , et réunies en 
groupes par des ramifications allant toutes aboutir à un 
Honc commun très apparent. Pour bien étudier cet appa- 
reil glanduleux, il faut couper. l'animal en deux parties 
égales , et sur la ligne médiane ; on relève ensuite la moitié 
de chaque paroi intestinale , et l'on voit alors une prépara- 
tion des plus achevées (PI. «6, fig. 6). Un gros tube serpen- 
tin, dont la grosse extrémité est située sous l'estomac, se 
contourne plusieurs fois , diminue de calibre à mesure qu'il 
approche de L'anus , et, lorsqu'il y est arrivé, se réunit avec 
celui du côté opposé. Le canal qui en résulte va s'ouvrir à 
l'extrémité du prolongement en î,rompe. Dans tout son 
trajet , le tube serpentin i^e reçoit ;^uti%p^ branche ; le ren- 

' Lamarck dit ûu contraire , page 38ï de àoïi Histoire naturelle des ani- 
maux sans vertèbres : « Les Anatifes reçoivent dans leur tube les œufs qui 
« se séparent de leur double ovaire. Ils s'y perfectionnent, et comme ce 
« tube n'est pas simple et qu'il a des parties musculeuses à l'intérieur, 
((' les œufs remontent ensuite dans la coquille et sont rejetés au dehors, » 
Dans tout cela il n'est poitet dit par quelles Voies le« teufs cheminent , ni 
où sont placés les ovaires. , ^^ ' 



j-i Cl. vil Vî.. i5 et 16. 

fleiiieiit supérieur seulement reçoit deux ou trois troncs 
provenant de la réunion des pédicules glanduleux. Il est 
si facile de suivre ces branches jusqu'aux granulations , que 
l'on a peine à croire qu'on ne les ait pas observées avec 
exactitude. Cependant on a dit que tous les troncs blan- 
châtres offraient des orifices béants pour recevoir les œufs. 
Cuvier a même dessiné plusieurs de ces troncs principaux , 
ouverts du côté des granulations, qu'il avait prises pour des 
œufs, parce qu'il lui importait alors de les faire sortir de 
ce lieu. Mais il suffit, pour se convaincre de la non-exis- 
tence de ces orifices béants , de faire macérer une moitié 
de la préparation ; alors on voit plus distinctement encore 
que tous les grains sont soutenus par des pédicules, comme 
une grappe de raisin. 

D'après cela , il demeure bien établi que l'appareil glan- 
duleux dont il vient d'être question est le véritable tes- 
ticule , et que le tube serpentin représente la vésicule 
spermatique. Cela est d'autant plus exact, que nous avons 
souvent remarqué que cette vésicule séminale est vide à 
certaines époques , et que cette vacuité ou cette atrophie 
ne coïncide ni avec la disparition , ni même avec la dimi- 
nution sensible du volume des granulations. 

Des rapports naturels des Cirripedes , et du rang quils 
doivent occuper dans la série animale. 

Avant de discuter et d'établir les rapports qui existent 
entre certains Articulés et les \natifes , nous allons assigner 
les caractères généraux des Cirripèdes. 

Toutes les espèces de cette classe sont fixées, les unes 
par un pédicule ( elles constituent les Anatifes proprement 
dits), les autres s:ins pédicule (ce sont les Balanes). Une en- 
veloppe nommée manteau renferme le corps , qui présente 
des traces évidentes de divisions circulaires ou anneaux. 
La bouche est composée de mâchoires latérales ; l'estomac 



CiriRIPÈDES. l3 

est boursoufïlé par une multitude de petites cavités qui pa- 
raissent remplir les fonctions du foie ; l'intestin simple , en 
général , présente une cornue membraneuse , renfermée 
dans la cavité intestinale. Il existe , le long du ventre , des 
filets nommés Cirres , disposés par paires /composés d'une 
multitude de petites articulations ciliées , représentant des 
espèces de pieds ou de nageoires , comme celles qu'on voit 
sous la queue de plusieurs Crustacés. Entre les deux der- 
niers cirres , est un long tube charnu et annulé qui sert à 
porter la liqueur spermatique sur les œufs ; à la base de ce 
tube , et vers le dos , est l'ouverture de l'anus. La disposi- 
tion du corps fait que les cirres sont toujours placés à l'ori- 
fice de leur enveloppe , et la bouche dans la cavité qui les 
renferme. Le système nerveux forme sous le ventre une série 
de ganglions bien symétriques. 

La circulation se fait dans des cavités sans parois dis- 
tinctes ; il y a un vaisseau dorsal double , mais point de 
cœur proprement dit. Les branchies sont toujours situées 
sur les parties latérales du corps , et fixées à la base des 
pieds. L'ovaire est situé dans le pédicule (chez les Ana- 
tifes). Les testicules sont placés sur les parties latérales 
du tube digestif ; leurs glandes , séparées et granuleuses , 
versent la sécrétion spermatique dans un double canal 
serpentin , qui est le réservoir, ou l'analogue de la vésicule 
séminale ; ces deux vésicules se terminent en se joignant 
par un petit canal très mince qui se prolonge dans le tube 
terminal pour s'ouvrir à son extrémité. 

Nous devons maintenant , eu nous appuyant sur les faits 
précédemment exposés , rechercher avec quels animaux 
les Girripèdes offrent les rapports les plus multipliés et 
les plus intimes, et par suite déterminer quel rang ils 
doivent occuper dans la série animale. 

Lamarck, en cherchant leur classement, les rejetait évi- 
demment des Mollusques, parce qu'il y voyait un système 
ganglionaire, des pieds articulés à peau cornée, et plusieurs 



^\ ' Ct.. VIÏ. ri.. i5 et i(). 

paires de mâchoires ; d'un autre côté , le rapprôcliemeut 
qu'il en faisait avec les Amiélides ne lui paraissait pas natu- 
rel. L'existence du manteau , l'absence de faisceaux de soies 
et d'anneaux transverses qu'il ne retrouvait pas sur le corps 
des Anatifes, en étaient la cause. Enfin, il pensait que des 
animaux qui n'ont point de tête , point d'yeux , et dont le 
corps se trouve enfermé dans une véritable coquille , ne 
pouvaient être non plus des Crustacés. 

Cependant, malgré l'exactitude de ses vues, le célèbre 
auteur de l'ouvrage sur les animaux sans vertèbres n'a pas 
cru devoir placer les Cirripèdes dans la grande classe des 
Articulés; cela tient, il nous semble, au peu de valeur 
qu'il a donné aux différentes analogies , surtout à celles qui 
existent sous les rapports anatomiques et physiologiques. 
Ainsi , un point de départ plus stable acquiert plus de va- 
leur que toute configuration extérieure. 

- Le système nerveux ganglionaire , symétriquement placé 
sur le canal digestif des Cirripèdes, conduit déjà à un 
changement d'organisation qui sert à généraliser la classe 
des Articulés. La disposition articulée des pieds , celle du 
corps qui, quoique moins évidente , est cependant assez 
sensible , montre aussi que la nature passe ici d'un de- 
gré d'organisation à un autre ; la disposition de la bouche 
offre une analogie qui s'étend non-seulement à la forme , 
mais qui va même jusqu'au nonibre des pièces que l'on 
retrouve chez quelques Crustacés ; la ressemblance de la 
circulation avec celle d'un grand nombre d'Articulés, 
l'existence de branchies à la base des pieds , comme chez 
les Crustacés, et enfin quelques autres rapprochements d'une 
importance secondaire , forment les caractères propres aux 
Anatifes et communs aux Articulés. Il est presque superflu 
de dire que ces caractères sont tous en opposition avec cewx 
assignés aux Mollusques. Chez ceux-ci le système nerveux, 
par exemple, est composé d'un certain nombre de masses 
médullaires dispersées en différents points du corps , au lieu 



cinnirEDES. 



de présenter la série régulière et symétrique des ganglions , 
comme cela a lieu dans les Anatifes et les Articulés. La circu- 
lation est toujours aidée au moins par un ventricule charnu , 
aortique, tandis que les Anatifes n'ont point de cœur pro- 
prement dit. Quant à la disposition articulée des pattes et du 
corps, il y a encore bien moins de ressemblance. Il est donc 
très facile de séparer les Cirripèdes des x^ollusques. Toute- 
fois cela ne suffit pas pour retrouver l'ordre de classement qui 
leur est le plus convenable. Placés dans l'embranchement 
des Articulés, ils ont des rapports variés avec chaque classe de 
cette troisième grande division établie dans le Règne animal 
de Cuvier. Or, il s'agit de connaître et d'évaluer les rapports 
qui les lient plus intimement avec telle ou telle autre classe* 
Pour y parvenir, il est nécessaire d'exposer brièvement les 
caractères les plus généraux que Ton a assignés aux animaux 
articulés. Sans contredit le systèmie nerveux est celui par 
lequel ces animaux se ressemblent le plus. Leurs mâchoires, 
lorsqu'ils en ont, sont toujours latérales; elles se meuvent 
de dehors en dedans , et non de haut en bas. En6n , la plu- 
part de ces animaux peuvent changer de place, soit par la 
marche, la course, le saut, la natation, le vol ou la reptation. 
On voit d'après cela , et au premier abord , qUe les Cirri- 
pèdes sontpjivés de la faculté locomotrice ; qu'ils ont moins 
de rapport avec les deux dernières classes , les Arachnides et 
les Insectes , qu'avec les deux premières , les Annélides et les 
Crustacés. En elfet , parmi ces derniers on trouve quelques 
espèces qui , comme lés Cirripèdes ^ sont privées de loco-^ 
motion , telles que les Crustacés parasites et certaiiies Anné- 
lides. C'est donc avec ces derniers qu'il faut actuellement les 
comparer, et arriver, par déduction, ^ ^li. Jiang.qwii Içur ap- 
partient. , '• •- ;.;;;: <'^: -i^or , 

Sous le point de vue du système nerveux * ily â uiié égale 

* La dualité du système nerveux des Anatifes , la Segmentation évidente 

du corps et la présence d'une série de ganglions correspondant au centre 

. de ces divisions , sont des caractères si iaiportanls, qu'à eux seuls ils de- 



16 Cl. VII. Pi,. i5 et 16. 

analogie entre celui des Cirripèdes et le .sy.stème nerveux , 
soit des Annélides , soit de certains Crustacés inférieurs ; 
mais leurs circulations , leurs pieds articulés et leurs bouches 
surtout, ont beaucoup plus de rapport avec les Crustacés en 
général. D'un autre côté , les organes de la reproduction sont 
toujours réunis , et constituent l'hermaphrodisme , tandis 
que chez les Crustacés ils sont séparés; il manque aux Cir- 
ripèdes des soies sui- les divisions qui établissent le premier 
degré de formation des anneaux du corps , mais ce caractère, 
d'une importance secondaire , ne se retrouve pas chez tous 
les Annélides. Quant à l'enveloppe externe des Cirripèdes , 
qui est tantôt cornée, tantôt univalve, tantôt multi valve , 
elle aurait plus d'analogie avec l'enveloppe de certaines es- 
pèces de Crustacés ', notamment avec celles des Cypris et 

vraient fournir des bases solides de classification , puisque le système 
nerveux est toujours , selon nous , le régulateur et le véritable représen- 
tant des degrés divers de Tanimalité. Toutefois il ne faut pas confondre la 
disposition symétrique des ganglions œsophagiens avec la dualité du sys- 
tème nerveux, offrant des reriflements de distance en distance , et cor- 
respondant aux divisions du corps , sans cela tous les Mollusques se trou- 
veraient indistinctement avoir le système nerveux symétrique. C'est donc 
d'une série de ganglions sur la ligne médiane qu'il s'agit; or cela n'existe 
sur aucun Mollusque , d'oii il résulte en définitive que la place que doivent 
occuper les Cirripèdes reste déterminée sur des bases et des données analo- 
miques non encore infirmées, H existe sans doute des rapprochements à éta- 
blir entre ce système ganglionaire qui est semblable à celui des annélides, et 
celui du grand sympathique ou des ganglions rachidiens des Vertébrés ^ il 
peu t aussi y avoir quelques rapports entre les ganglions épars des Mollusques 
et ceux de l'appareil viscéral des Vertébrés ; mais ce sont là autant de ques- 
tions à résoudre et qui ne trouveront de solution satisfaisante que lorsqu'on 
aura établi rigoureusement à quelle série du système ganglionaire des Ver- 
tébrés correspondent les nerfs des Invertébrés. Cette appréciation des faits 
n'aura pour résultat que de faciliter la détermination des diverses es- 
pèces; détermination qui restera toujours basée sur la nature et les fonc- 
tions du système nerveux. 

* M. le professeur Bunneister établit , dans un savant mémoire en- 
voyé tout récemment à l'Institut , que la coquille des Anatifes a plus de 
ressemblance avec l'enveloppe extérieure des Crustact'^ qu'avec celle de 



cirripÈdes. lij 

desLimnadia , qu'avec celles de quelques Annélides. Ainsi , 
à part la circonstance de l'hermaphrodisme , caractère qui 
les rapproche des Annélides , les Cirripèdes ont plus de rap- 
port avec les Crustacés. C'est donc entre ces deux classes 
qu'ils se trouvent naturellement placés , en terminant la 
série des Crustacés et en formant le passage de cette classe à 
celle des Annélides , que nous regardons comme la dernière 
des Articulés. 

Nous proposons donc , comme dernier résultat de notre 
travail , de placer la classe des Cirripèdes à la suite des Crus- 
tacés , afin d'établir le passage naturel entre ces Articulés 
supérieurs et les Annélides. 

Mollusques. Ce fait important détruit le rapprochement qui existait, sous 
ce rapport , entre les Mollusques et les Cirripèdes. 



.835. 



j8 Cl. VII. Pl. i5 et 16. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 



Pl. î5. Fig. 1. Anatife jaune sans coquille. A est une production gélati- 
neuse ou une continuation de l'enveloppe cornée , qui sert à 
fixer le pédicule. B est la première membrane du pédi- 
cule. B', une petite Anatife de grandeur naturelle qui s'était 
développée sur le pédicule même de l' Anatife mère. C , la 
partie convexe et le renflement qui contient le corps de 
l'animaL DD, la fente de l'enveloppe cornée , par laquelle 
sortent les pieds ou Cirres F. Le point E indique la ter- 
minaison du pédicule et le lieu où les œufs s'arrêtent. 
G sont les œufs arrivés dans le manteau. 

Fig. 2. La même coupe que la précédente , représentant toutes 
les membranes qui servent à envelopper le corps de l'A- 
nalife. BB, le tuyau cylindrique musculeux ouvert, et dans 
lequel on aperçoit les œufs, ee , le trajet du canal oviducte 
pratiqué dans l'épaisseur même de la deuxième enveloppe 
ggg' Cette enveloppe ouverte se réfléchit sur elle-même , 
à la manière des membranes céreuses , pour contourner le 
corps de l' Anatife et l'envelopper de toutes parts. JJJ , la 
membrane propre du corps de l'animal ; c'est dans cette 
cavité que le canal b communique, et c'est entre cette 
membrane propre et celle de la seconde enveloppe ggg 
réfléchie que se trouvent les œufs : d'oii il résulte que la 
cavité du manteau n'a aucune communication avec le pé- 
dicule , si ce n'est par le canal oviducte e. 

Fig. 3. L'un des pieds grossi ; FF, les Cirres et leurs nombreuses 
articulations garnies de soies. L le canal dorsal , m le canal 
interne des pieds, KR une des branchies. 

Fig. 4- La même figure représentant une coupe verticale des 
Cirres pour montrer le double canal qui les sillonne -, 
f , le canal dorsal qui communique avec le conduit plus 
large h',f', le canal interne de chaque Cirre communiquant 
' dans le conduit m : la petite flèche indique le cours du 
sang. 
Pf.. 16. Fig. 5. La cavité du canal intestinal. T', le sac membraneux qui 
se trouve dans sa cavité. Ut, les appendices frangés du bord 
supérieur du sac qui se logent dans le& cellules de l'es- 
tomac , lorsque les organes sont en place. t\ l'extrémité 
inférieure du sac membraneux. 



CIRIUl'ÈOES. 19 

Fif;. G. Cette préparation laisse voir la continuation de la vésicule 

séminale jusqu'à l'extréniité du tuhe U'. 
Fig. 7, Disposition du système nerveux. N'^ 1 , le premier gan- 
glion œsophagien , qni a été désigné sous le nom de cer- 
veau. De ces ganglions réunis partent les branches vi>^u" 
destinées à tous les muscles de la partie dorsale, et deux 
fdets extrêmement minces qui vont , le premier, de chaque 
côté , à la vésicule salivaire V ; le second a un ganglion 
nouveau Z. Le n° 2 est le second ganglion envoyant deux 
branches nerveuses à chaque pied-mâchoire F, et des ra- 
muscules à l'œsophage. Les n*»» 3, 4» 5 et 6 correspondent 
aux autres ganglions. Le n° 6 fournit aux deux dernières 
paires de pieds. C'est des rameaux qui vont aux derniers 
pieds , et non des ganglions mêmes , que se détachent deux 
fdets jy- et g^ qui vont jusqu'à l'extrémité U' du tube. Le 
point X correspond au centre de l'œsophage qui a été 
enlevé. 

Fig. 8. Partie impaire de la coquille ayant une bifurcation à son 
extrémité c'. 

Fig. 9. La même pièce , vue du coté opposé. 

Fig. \o. La petite valve supérieure, vue de son côté extérieur. 

Fig. 1 1 . La même , vue en dedans. 

Fig. 12. La grande valve latérale , vue de son côté externe. 

Fig. i3. La même, vue en dedans. 

Fig. 14. Le bord dorsal et inférieur de la grande valve gauche, 
offrant une petite charnière C. 

Fig. 1 5. La valve droite sur laquelle on remarque un prolongement 
C de la coquille ; c'est sur cette pièce que s'appuie le 
bord correspondant de la valve gauche, et au moyen de 
laquelle il peut s'exécuter quelque mouvement. 

Fig. 16. L'Anatife vue de côté pour montrer ses muscles qui se ter- 
minent par des tendons J''', en même nombre que les pat- 
tes. J', le muscle peaucier qui recouvre l'estomac • J, deux 
petits muscles releveurs de la lèvre supérieure. KR les 
branchies, h l'anus, U' l'extrémité du tube articulé et 
garni de soies. 

Fig. 17. L'Anatife vue par la face antérieure pour montrer la dispo- 
sition véritablement articulée du corps, dont chaque an- 
neau correspond à une paire de pattes. S , le muscle qui 
sert à rapprocher les valves. U', le tube articulé qui con- 
tient le canal spermatique. 



Cr-. VIF. Pi,. i5 et 16. 



RAPPORT 

Sur le Mémoire ci-dessus , fait par M. Serres, à l'Académie des 
Mm* Sciences, dans la séance du 14 juillet 1834. 

DE l'organisation DES CIRRIPEDES ET DE LEURS RAPPORTS NATURELS 
AVEC LES ANIMAUX ARTICULES. 

Les Cirripèdes forment un groupe d'animaux dont l'or- 
ganisation anomale explique l'embarras des zoologistes pour 
leur assigner un rang dans la méthode naturelle. Si , d'un 
côté , leurs membres articulés et cornés , si la position de leur 
système nerveux , une bouche garnie de mâchoires et de 
lèvres , les rattachent aux crustacés , la coquille qui les re- 
couvre , le manteau qui les enveloppe , et l'incurvation de 
leur tête , les ramènent , de l'autre , vers les mollusques ; en 
troisième lieu, enfin, la nudité de certains d'entre eux, 
l'absence d'un véritable cœur dans l'appareil de la circula- 
tion , la division médiane de leur axe nerveux , et les ren- 
flements qui correspondent aux divisions de leur corps , 
permettent également de les rapprocher des Annélides. 

C'est aussi ce que vient de faire, après d'autres zoologistes, 
M. le docteur Martin Saint- Auge dails le mémoire que nous 
avons été chargés d'examiner, M. Duméril et moi. 

Avant d'apprécier les motifs sur lesquels l'auteur fonde 
ce rapprochement , nous devons faire connaître à l'Aca- 
démie les études anatomiques qui lui servent de base, et 
qui forment la partie la plus étendue et la plus utile du 
travail que nous examinons ; nous présenterons en outre un 
aperçu rapide des recherches dont l'organisation de ces ani- 
maux a été l'objet , afin de faire apprécier le mérite et la 
nouveauté de quelques-uns des faits contenus dans le mé- 
moire de M. le docteur Martin Saint-Ange. 

Ce n'est que de Poli , anatomiste de la fin du siècle der- 



OIRHIt'EDES. 



nier, que datent les notions précises acquises sur l'organi- 
sation des Cirripèdes; Everard Home, qui vint ensuite, 
ajouta peu de chose aux rechei cbes du savant Napolitain ; 
il est même surprenant qu'ayant consacré spécialement des 
figures à la description de l'estomac et des intestins , la 
disposition singulière de ces parties , que nous ferons bien- 
tôt connaître , lui soit complètement échappée. 

Au mémoire d'Everard Home succéda celui de M. Cuvier 
sur l'anatomie des Anatifes et des Balanes ; mémoire si re- 
marquable par la nouveauté des faits qu'il renferme , par 
la précision des détails et la clarté de leur exposition , qu'il 
a servi de point de départ à tous les zoologistes pour justifier 
les vues qu'ils ont émises au sujet de la classification des 
Cirripèdes. Mais ce travail n'a pour objet que l'organisation 
des animaux adultes ; on prévoit néanmoins tout l'intérêt 
que doit présenter l'embryologie des Cirripèdes , les méta- 
morphoses que doivent subir leurs organismes avant de s'ar- 
rêter, comme ils le font , à un état embryonnaire. Une partie 
de ces transformations curieuses nous est dévoilée par un 
mémoire de M. le docteur Thomson , publié en i83o. Le 
peu qu'il renferme sur ce sujet est déjà si intéressant , qu'on 
entrevoit les découvertes auxquelles eût été conduit ce chi- 
rurgien habile , s'il eût appliqué à cette recherche les mé- 
thodes sévères qu'exige l'étude de cette nouvelle branche 
de l'anatomie générale et comparée. Plusieurs de ces dé- 
couvertes sont mises en évidence par M. le professeur Bur- 
meister, dans un opuscule qui a paru long- temps après la 
présentation à l'Académie du mémoire que nous analysons. 

Après ces travaux on eût pu croire épuisée l'anatomie 
des Cirripèdes adultes ; ce n'est donc pas sans intérêt que 
nous avons trouvé dans le mémoire de M. Martin Saint- 
Ange des perfectionnements ajoutés à des descriptions déjà 
bien faites, des faits nouveaux échappés à de si savantes 
investigations, et qui ajoutent beaucoup à l'histoire natu- 
relle de ces animaux. 



22 Cl VII. Pi,. i5 et i6. 

Comme l'anatomie des jeunes embryons, celle des Cir- 
ripèdes présentant des difficultés qui quelquefois font pren- 
dre pour la vérité ce qui n'en a que l'apparence, nous 
avons désiré vérifier par nous-mêmes ce que l'auteur avance, 
et qu'il a représenté par des dessins d'une exactitude par- 
faite. 

C'est donc sur ce que nous avons vu et disséqué nous- 
mêmes que repose l'opinion que nous émettons , opinion 
que nous allons essayer de justifier par quelques citations. 
On sait que, d'après des vues particulières que partage encore 
son disciple Délie Cliiage , Poli avait omis le système ner- 
veux des Anatifes ; on sait aussi que l'une des découvertes 
de M. Cuvier fut celle de ce système , qu'il représente par 
une chaîne ganglionaire unique , placée sur l'axe abdo- 
minal, et étendue d'une extrémité à l'autre. Cette disposi- 
tion , qui rapprochait les Cirripèdes des arachnides et des 
crustacés supérieurs , pai'aissait en désaccord avec l'imper- 
fection de développement des autres organismes. 

Or, M. Martin Saint -Ange a trouvé cette chaîne ner- 
veuse complètement double , et cette dualité permanente 
du système nerveux , importante comme fait , le devient 
surtout si dans les théories récentes des formations orga- 
niques on la compare à la dualité primitive de l'axe ner- 
veux que l'un de nous a constatée chez les larves des in- 
sectes et sur diverses Annélides ; Hérold , sur l'embryon des 
arachnides ; M. Rahké , sur celui de l'écre visse ; et MM. Au- 
douin et Milne-Edwards , sur divers crustacés adultes. La 
symétrie du système nerveux devient ainsi une règle géné- 
rale commune aux vertébrés et aux invertébrés. 

L'auteur a découvert en outre , chez les Cirripèdes, un 
petit appareil nerveux placé sur le flanc de la tête , lequel 
avait son tronc principal dans un tubercule qui occupe cette 
région. Au premier aperçu , nous avions pensé que ce tu- 
bercule était le débris de l'œil observé dans le jeune âge par 
M. Thomson , à l'époque où ces animaux sont encore libres , 



CIRRIVKDES. 'i3 

et ce petit appareil nerveux le reste de celui de la vision ; 
mais une dissection faite dans l'eau et avec le microscope 
n'a pas justifié cette opinion. A la vérité, notre recherche 
a été faite sur des animaux qui avaient séjourné long-teinps 
dans l'alcool ; il serait important de la renouveler sur des 
Cirripèdes à l'état frais et à divers âges , afin de constater 
si la perte des yeux est complète et absolue , ou bien si , 
comme l'a observé M. Milne-Edwards chez le cimothoé , ces 
organes se cachent dans l'épaisseur de la tête , où ils finis- 
sent par s'atrophier et disparaître. 

Après le système nerveux, une des questions les plus 
controversées de l'organisation des Cirripèdes est celle re- 
lative à leur appareil génital et au mode selon lequel s'opère 
la génération. Nous ne nous arrêterons pas à l'idée de Home, 
qui fait germer les Anatifes de leur pédicule , à peu près 
comme le feraient des bourgeons sur une tige. Cette hypo- 
thèse , qui réunit contre elle la disposition des parties , est 
d'ailleurs détruite par un fait récemment découvert par 
M. Thomson, celui de la liberté primitive des Cirripèdes. 
Si d'abord ces animaux sont libres , s'ils se meuvent dans 
tous les sens à l'aide de leurs pieds, qui leur servent de 
rames , on voit qu'une hypothèse qui les suppose adhérents 
et fixes à toutes les époques ne peut plus être l'objet d'une 
sérieuse réfutation. 

Il n'en est point de même de l'opinion de M. Cuvier; elle 
mérite d'autant plus de fixer notre attention qu'elle consti- 
tuerait , si elle était fondée , une espèce nouvelle d'herma- 
phroditisme. 

Sur chaque côté du canal intestinal des Anatifes, se trouve 
une substance composée d'une infinité de granules; ces gra- 
nules, réunies en grappe, se rendent dans un pédicule creux ; 
ce pédicule débouche à son tour dans un canal plus large 
ployé en zigzag , lequel réuni à son congénère se prolonge 
dans le tube proboscidiforme. D'après M. Cuvier, ces gra- 
nules et leurs grappes sont les œufs et les ovaires , les pé- 



24 Cl. vil Pl. i5 et 16. 

dicules des canaux déférents et le canal en zigzag une sorte 
de vésicule séminale. Dans cette hypothèse , les œufs se dé- 
tachent de leur grappe , cheminent le long des canaux dé- 
férents et de la vésicule séminale , en se fécondant dans leur 
marche ; ils sont déposés ensuite dans la cavité du manteau 
par le tube prohoscidiforme , qui termine cet appareil. D'où 
il résulte , selon notre illustre anatomiste , que le même 
ippareil organique produit et féconde les œufs , ce qui* se- 
ait , si cela était , la génération animale réduite à sa plus 
.impie expression. 

Mais, selon M. Martin Saint-Ange , tout cet appareil ne 
constitue que l'organe mâle; l'organe femelle ou l'ovaire se 
trouve renfermé dans la cavité du pédicule , par lequel les 
Anatifes se fixent aux corps qui doivent les supporter. C'est , 
comme on le voit , le renouvellement de l'opinion de Poli 
et de M. de Lamarck , dont M. Cuvier ne tint pas compte , 
par la raison que le pédicule d'implantation lui parut com- 
plètement fermé du côté de l'animal. 

Pour donner à cette opinion le caractère positif qui ap- 
)artient à l'anatomie, l'auteur devait donc trouver une voie 
|ui mît en communication l'intérieur du pédicule avec la 
:avité du manteau où les œufs viennent se grouper en forme 
de plateau arrondi. Cette communication lui fut dévoilée , 
en effet, par la découverte d'un petit conduit , qui de la ra- 
cine du pédicule longe le fond de la gouttière de la pièce 
impaire de la coquille , et vient s'ouvrir dans l'intérieur du 
manteau vis-à-vis du point où , comme nous venons de le 
dire, les œufs se trouvent rassemblés. 

L'existence de cet oviducte fut mise hors de doute de 
trois manières: premièrement, les œufs étant sur le vivant 
d'un beau bleu d'azur, l'auteur les trouva engagés dans 
le conduit ovarien , se rendant du pédicule dans le man- 
teau ; secondement , en insufflant de l'air par le pédicule , 
il souleva le manteau en forme de vessie ; troisièmement , 
à la place de l'air il injecta du vernis coloré, et fit saillir 



ClRUirÈDES. 25 

ainsi l'oviducte , à peu près comme dans nos injections fines 
nous rendons apparents et visibles des vaisseaux qui nous 
échapperaient par leur ténuité sans cette préparation. 

Ces expériences exigent des animaux frais : on conçoit 
que nous n'avons pu les répéter aussi exactement que l'au- 
teur; mais en disséquant plusieurs Anatifes, avec le micro- 
scope , nous avons trouvé des œufs décolorés dans divers 
points de l'oviducte ; sur quelques-uns nous avons mani- 
festement soulevé le conduit ovarien par l'insufflation de 
l'air; et sur deux ou trois préparations remises par l'auteur, 
nous avons pu le suivre tout injecté du pédicule dans le 
manteau. 

L'opinion de M. Martin Saint - Ange nous paraît donc 
réunir en sa faveur tout le degré de certitude désirable en 
anatomie. 

A la vérité , on pourrait objecter que l'ovaire se trouve 
bien isolé de l'appareil fécondateur ; mais sous ce rapport 
les Cirripèdes sont dans les mêmes conditions que les lo- 
phjropodes , chez lesquels les œufs sont renfermés dans une 
poche particulière placée au bord supérieur de la coquille. 
D'ailleurs, l'observation directe prouve que les œufs à 
l'état d'ovule dans le pédicule présentent dans le manteau 
les premiers linéaments de l'embryon , fait qui concorde 
avec les recherches modernes sur l'ovologie des vertébrés. 
L'auteur a représenté dans des figures ce développement 
comparatif de l'œuf, dont nous nous sommes assurés no us- 
même par un grossissement d'environ cinquante diamètres. 
La détermination de l'ovaire et la découverte de l'ovi- 
ducte chez les Cirripèdes sont donc des faits nouveaux acquis 
à la science , lesquels , en sortant ces animaux de l'espèce 
d'exception où les avait placés M. Cuvier, les font rentrer 
dans la loi commune relativement à leur mode de géné- 
ration. 

D'un autre côté , ils retombent dans une condition ex- 
ceptionnelle par un fait d'un autre genre , dont nous con- 



26 Cl. Vif. Pr.. i5 et 16. 

naissons peu de semblables dans l'anatoniie comparée ; 
c'est celui d'un second intestin emboîté dans l'intestin or- 
dinaire. Ce second canal , que l'auteur a découvert , et qu'il 
nomme cœciim , est flottant dans le canal alimentaire et 
l'égale presque en longueur. Il* est fermé à son extrémité 
inférieure , tandis que par son extrémité supérieure , évasée 
et ouverte, il se trouve enchâssé par des dentelures dans 
les lacunes aréolaires de l'intérieur de l'estomac. C'est dans 
ce cœcum que sont déposés les aliments pour y subir le 
travail préparatoire à la nutrition ; de telle sorte que selon 
nous , et d'après la disposition des parties , cette dernière 
ne peut se faire que par endosmose * ou que par une espèce 
de rumination qui viderait ce second canal dans le pre- 
mier. 

Nous ne connaissons dans l'organisation animale que le 
ver de terre , parmi les Annélides , qui ait ainsi un second 
intestin emboîté dans son tube alimentaire , encore en dif- 
fère-t-il : car chez l'Annélide cet intestin surnuméraire est 
fermé à ses deux extrémités ; c'est un cœcum double , dis- 
position qui l'a fait nommer tjphlosole par M. Charles 
Morren, observateur d'une sagacité rare , qui, après Willis et 
MM. Home et Carus , s'est occupé spécialement de son étude. 

Indépendamment de ces faits , que nous avons cru devoir 
présenter avec quelques détails , il en est d'autres d'un in- 
térêt moindre pour lesquels nous renvoyons au mémoire de 
l'auteur. Nous nous réservons , pour terminer ce rapport , 
de dire un mot du rapprochement qu'il établit entre les 
Cirripèdes et les Annélides. D'accord en cela avec la plupart 
des zootomistes ,M. Martin Saint-Ange reconnaît que , par 
le plus grand nombre de leurs caractères, les Cirripèdes ap- 
partiennent à la classe des Crustacés. Discutant ensuite la 
valeur des caractères par lesquels ils en diffèrent , il pense , 
avec l'un de nous ( M. Duméril) et M. de Blainville, qu'ils 
doivent servir d'intermédiaire ou de passage d'une classe à 
une autre. 



CIRRIPÈDES. '2^ 

Mais tandis que M. de Blainville les considère comme 
des mollusques crustacés , l'auteur les regarde , au con- 
traire, comme des crustacés annélides. L'auteur fonde cette 
détermination sur la dualité du système nerveux , sur la 
segmentation rudimentaire du corps , et sur la présence de 
ganglions nerveux au centre de ces divisions linéaires. 

Nous ferons remarquer d'abord que les mêmes disposi- 
tions du système nerveux existent en partie chez le cimothoé, 
le cloporte , et en totalité chez le pliylostome et le talitre , 
sans que MM. Audouin et Mdne-Edw^ards , qui les ont fait 
connaître , aient songé à rapprocher des Annélides ces Crus- 
tacés. 

Nous ferons observer en second lieu que s'il est bien vrai , 
comme le dit M. Martin Saint-Ange , que , sur le plus grand 
nombre de mollusques, le système nerveux est réuni en une 
ou plusieurs masses d'où irradient les nerfs , il en est d'au- 
tres chez lesquels le système nerveux central est double : tels 
sontl'hyale, l'aplysie, le buUa aperta, la tritonie, lesdoris , 
le clio boréal , etc. 

Ce qui montre , comme l'un de nous (M. Serres) en a fait 
la remarque , que le système nerveux des invertébrés ne 
saurait fournir des bases solides à la distribution métho- 
dique de ces animaux. 

Le système nerveux mis à l'écart, les caractères secon- 
daires des Cirripèdes le plus en rapport avec les bases de la 
classification naturelle sont la coquille et le manteau. Sous 
ce rapport, ils se rapprocheraient incontestablement des 
Mollusques , si ces parties étaient analogues à celles qui en- 
veloppent ces derniers animaux. Mais, selon M. le professeur 
Burmeister, ces parties sont tout-à-fait différentes; elles ont 
plus de ressemblance avec l'enveloppe extérieure des Crus- 
tacés qu'avec celle des Mollusques : d'où il résulte en défi- 
nitive que la place que doivent occuper les Cirripèdes est 
encore indéterminée. Quoi qu'il en soit de ces dernières 
observations , le mémoire de M. Martin Saint-Ange est d'un 



28 Cl. VII. Pl. i5 et \6. 

grand intérêt. Il renferme , comme on a pu en juger par ce 
qui précède, une multitude de faits nouveaux présentés avec 
clarté , et rendus évidents par des dessins d'une grande per- 
fection. Nous pensons donc que ce travail mérite tous les 
encouragements de l'Académie , et nous en proposons la pu- 
blication dans le plus prochain recueil des savants étrangers. 



Martin Saint-Ange, D.-M.-P. 








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CiAS-B VII, II. 17 et 18. i 

DESCRIPTION 

<ic quelques geures nouvtiaux de Crustacis appartenant à îa famil'.c 
des Hypéuines, 

par M, F.-E. Guérin. 

Les Crustacés de celle famille appartiennent à Tordre 
des Ampliipodes , et sont très voisins des Crevettes ; mais ils 
s*en distinguent principalement eu ce que leurs premiei-s 
pied-smâchoires forment , réunis , une sorte de lèvre infé- 
rieure terminée par trois lobes triangulaires, tandis que ce 
même organe , chez les Crevettines , est terminé par quatre 
lobes. Beaucoup d'autres caractères distinguent entre elles 
ces deux familles ; mais ils ont été exposés en détail dans 
les ouvrages de Latreille , ce qui nous dispense de les énu- 
mérer ici. 

La famille qui nous occupe a été fondée par Latreille , 
sous le nom d'Uroptères , dans son ouvrage intitulé : Fa- 
milles naturelles du règne animal; il la composait alors de 
deux genres Phronime cIPhrosine {Dactylocère, Lat., ma- 
nuscr. ). On retrouve cette coupe dans la deuxième édition 
du Règne animal , mais elle se compose de quatre genres 
( Phronime , Hypérie , Phrosine et Dactylocère ). On voit 
que Latreille , tenant à introduire son nom de Dactylocère , 
n'a trouvé rien de mieux que de couper le genre Plirosine 
de Risso , composé de deux espèces , en deux , et de donner 
le nom de Dactylocère à l'un de ces genres. Presqu'à la 
même époque où Latreille publiait YEntomologic du 
règne animal, M. Milnes-Edvvards fit paraître , dans les 
Annales des sciences naturelles, un mémoire intitulé Extrait 
de recherches pour servir à l'histoire naturelle des Crustacés 
Amphipodes ; dans ce mémoire, Fauteur forme une famille 
pour les Uroptères de Latreille ; mais il lui donne le nom 
de famille des Hypérines, la compose des quatre genres 
de Latreille, de sept nouvelles coupes génériques , et y 
i83i]. 4 



2 . Cf.. VII, Vî.. 17 et 18. 

joint, avec raison, le genre Typhis de Risso , que Lâ- 
treiilc plaçait fort loin de là, à la suite des Crevettines et 
dans la section des Hétéropes. Enfin Latreille^ dans le 
premier volume de son Cours d'entomologie , adopte la 
dénomination d'Hypérines, et compose cette famille des 
mêmes genres que dans le Règne animal, en y ajoutant 
le genre Typhis de Risso, et notre genre Thémisto. Il n'a 
pas fait entrer dans ce cadre les sept genres fondés par 
M. Edwards , probablement parce que son mémoire n'est 
qu'une esquisse, et ne contient que les caractères sommaires 
des genres, sans description des espèces qui leur servent 
de types. 

Voilà où en était la science, relativement à cette famille, 
quand nous avons entrepris de faire la planche de V Ico- 
nographie du règne animal qui doit représenter les genres 
des Hypérines ; nous possédions plusieurs petits Crustacés 
pris dans l'Océan, par M. Gaudichaud et Gay, et nous avons 
été à même de reconnaître quelques uns des genres de 
M. Edwards , et d'en observer d'autres entièrement nou- 
veaux ; ce sont ces derniers que nous allons faire connaître ; 
118US y ajouterons la description de deux espèces nou- 
velles appartenant à des genres déjà établis. 

PRIMNO'. Primivo. Guérrn. 



Caractères : Corps alongé, de quatorze segmcns, non com- 
pris la tête. Tête ovale, très bombée, perpendiculaire et 
terminée en pointe. Deux antennes plus longues que la 
tête , subulées , composées de deux articles , dont le pre- 
mier court et le second efHlé vers le bout, et n'étant pas 
articulé. Pieds de la première paire , les plus courts de 
tous , à article cylindrique , dépassant la tête de presque 



Pjùmno, nj'raplic , fille de fOcéan, 



Cl, YII, Th. 17 et 18.- 3 

toute sa liauteur, et terminés par un petit ongle pointu. 
Seconds pieds un peu plus longs , avec le premier article 
large et aplati ; les deuxième et troisième très courts , les 
quatrième et cinquième plus longs et égaux entre eux , et 
le cinquième terminé par un petit ongle pointu ; troisième 
et quatrième pieds encore plus longs, simples , à articles cy- 
lindriques ; cinquièmes pieds de plus du double plus grands 
que lesprécédens ; le premier article grand, un peu aplati, 
presque aussi long que les pieds qui précèdent ; le second 
court, armé d'une épine en arrière ; le troisième également 
court, très étroit à la base, renflé en demi lune, et aigu 
à ses extrémités; quatrième article presque aussi grand 
que le premier , large et aplati , armé de fortes épines à 
son côté antérieur ; cinquième , grêle , plus long que le 
quatrième , cylindrique et un peu courbé , terminé par un 
ongle assez long , très aigu et un peu courbé ; sixièmes 
pieds beaucoup plus courts , à premier article large et plat ; 
deuxième court , inerme ; troisième deux fois plus long ; 
quatrième aussi long que le premier , étroit et armé d'é- 
pines en avant ; cinquième aussi long que le précédent et 
terminé par un ongle aigu ; septièmes pattes encore plus 
courtes ; à premier article large et aplati , ayant les autres 
articles cylindriques et grêle, et la griffe du dernier renflée 
et arrondie, au lieu d'être aiguë comme aux autres pattes. 
Trois premiers segmens de l'abdomen grands et arrondis 
en arrière, portant chacun une paire de pattes natatoi- 
res conformées comme dans le Phronèmes; les suivants 
courts , plus étroits, et donnant attache à des lames nata- 
toires simples , larges , un peu lobées au bout , mais n'é- 
tant point terminées par deux petits appendices, comme 
dans les Phonitnes. 

Comme on le voit par ces caractères , ce genre est très 
voisin des Phronimes, et doit être placé immédiatement 
après ces Crustacés. 



Cl. VII. Pt. I- et i8. 



V. A GRANDS PIEDS. P. Mcicropa, Guérin. 

Cette espèce est longue de douze à quatorze millimètres ; 
son corps, conservé clans l'alcool , est d'un jaune transpa- 
rent. Il n'est pas d'un couleur bien difTérente dans l'état 
de vie. Il a été trouvé dans les mers du Chili par M. Gay. 

Ce petit Crustacé se distingue facilement de toutes les 
Hypérines connues par les lames simples et larges de sa 
queue. 

Pi, 17, fig. 1 , Prhnno macropa gros$i. — i a, létetrès grossie pour 
montrer les rudimcns des antennes inférieures situées enf. — \ b , 
premiers pieds mâchoires. — i c , milchoires de la première paire. 
— 1 </, mandibule. — i e, extrémité' delà dernière patte, — i/, ex- 
trdmilé de l'abdomen. 



HIERACONYX. Hieraconyx'. Giiérût, 

Caractères : €orps court et ramassé , composé de treize 
segmens non compris la tête. Tête pvale , très grosse , 
perpendiculaire , occupée en entier par les yeux ; quatre 
antennes inégales; les supérieures de la longueur de la tête, 
cachées dans une fossette; les inférieures un peu plus lon- 
gues ; ces quatre antennes composées d'un support plus 
épais, court, et d'une tige multiarticulée. Premier et second 
segments du thorax réunis , et portant les deux premières 
paires de pattes; les deux segments qui suivent égaux entre 
eux et plus étroits que le premier ou les deux premiers , 
soudés; cincjuième segment plus large et dilaté en arrière 
et en bas ; les deux derniers étroits , cai hés en bas par la 
dilatation du cinquième ; pieds des deux premières paires 
assez courts, simples, égaux entre eux, à articles peu 
aplatis, troisièmes et quatrièmes terminés par une petite 

* Da léfci^y ci.KOÇ ., tlpevNier, bVu^ .^ ongle. 



Cl. vu , Pr.. 17 et iS. â 

main iaiparfaitement didactyle , ayant le doigt mobile 
formée du cinquième article et de l'ongle aigu qui le 
termine ; cinquièmes pieds les plus grands de tous, ayant 
le premier article très large et aplati, les deux suivants 
coui'ts et transversaux ; le quatrième grand , épais , denté 
au côté antérieur ; le cinquième de la longueur du précé- 
dent , cylindrique et terminé par un ongle assez grand, 
aigu et un peu courbe ; sixièmes pieds plus courts , à pre- 
mier article aplati , les deux suivants petits , le quatrième 
renflé, inerme; pieds de la septième paire encore plus 
courts, ayant le premier article grand , plat, et les suivants 
cylindriques, moins longs ensemble que le premier, recour- 
bés et cachés sous celui-ci dans le repos; les trois premiers 
segments de l'abdomen grands , diminuant de grandeur , 
portant chacun une paire d'appendices natatoires, sembla- 
ble à ceux des autres genres de la même famille ; les trois 
segmens suivants courts, portant chacun une paire de lames 
plates , ovales , un peu échancrées au bout , mais d'une 
seule pièce, comme dans le genre précédent. 

Ce genre se rapproche beaucoup de celui que nous avons 
établi sous le nom de Thémisto , tome 4 des Mémoires de 
la Société d'histoire naturelles de Paris y et c'est près de lui 
qu'on doit le placer ; mais il en diffère par plusieurs carac- 
tères importants, que la description et les figures font suffi- 
samment ressortir. 

H. RACCOURCI. H. ahhres>iatus. Guérin. 

Corps long de sept millimètres, ovalaire , court tiapu et 
transparent; couleur jaunâtre dans l'alcooi. 

Ce petit Crustacé a été trouvée par M. Gaudichaud pen- 
dant une traversée des îles Malouines au port Jakson. 

l'I. 17, fjg. 2, Hieracortyx abhrei>iatus , grossi. 2 a, AnteàDe su- 
périeure, — 'X I) , antenne inférieure. — ac palte de Tavant-Jeruièr» 



e Cl. VIÏ, Vi.. 17 et 18. 

paire. -— 2 d, patte de la dernitre paire. — 1 e , extrémité de cette 
patte. — zj", extrémité de l'abdomen. 

PRONOÉ. Pronoe'. Giiériii. 

Corps aloiigc, étroit, composé de quatorze segments, en 
n'y comprenant pas la tête. Tète grande, occupée par les 
yeux , arrondie , avancée , ayant le front très bossu , creusé 
devant pour recevoir les antennes supérieures , avec le tu- 
bercule buccal peu saillant. Antennes plus courtes que la 
tête, plates, paraissant composées de trois articles, dont 
les deux premiers très courts. Antennes inférieures insé- 
rées près de la bouche , grêles , cylindriques , sétacées 
et formées de cinq articles se reployant l'un sur l'autre. 
Pattes simples et monodactyles , allant en augmentant de 
longueur depuis les premières jusqu'aux cinquièmes; les 
quatre premières paires ayant tous leurs articles cylin- 
driques ; premier article des trois dernières paires large, 
aplati et arrondi ; sixième paire beaucoup plus courte ; 
septième, composée seulement du premier article et d'un 
petit tubercule qui semble le rudiment des autres. Les 
trois premiers segments abdominaux grands , arrondis et 
portant chacun une paire d'appendices natatoires , confor- 
més comme dans les autres genres. Les trois segments 
suivants ayant des appendices étroits , plats , alongés et 
terminés par deux petites lames arrondies au bout; le der- 
nier segment court et triangulaire 

. Ce genre est très voisin des Typhis , surtout à cause de 
ses antennes ; mais il en diffère notablement par les pattes. 
Nous avions d'abord pensé que c'était un jeune âge de Ty- 
phis, mais nous avons eu occasion d'étudier un véritable 
Typhis fort jeune , qui nous a offert les deux paires de 
pattes antérieures didactyles, comme dans les adultes , seu- 
lement les pattes des cinquième et sixième paires n'étaient 

» Pronoe, nympbe , fîîle de Nérée. 



Cl. vu, Vl. 17 et iS. 7 

pas si développées. On peut voir une figure de ce jeune 
Typhis dans notre Iconographie du règne animal Crusta- 
cés , pi. 27, fig. 9. 

P. A GROSSE TÊTE. P, cupito, Guérin. 

Corps long de douze à quatorze millimètres , jaunâtre, 
comprimé, avec l'abdomen un peu plus épais et plus long 
que le thorax. 

Plusieurs individus de ces Crustacés nous ont été donnés 
par M. Gay ; il les a trouvés dans la mer qui baigne les 
côtes du Chili. 

PI. 17, fig Z,Pronoe capito grossi. — 3 «, le même vu en dessus et 
aplati 5 poui' montrer les segmens du thorax et l'insertion des pattes. 

— S b , idcvi vu en dessus , mais sans être aplati. — Se, tête grossie. 

— Z d, antenne supëiicure. — 3 e, antenne infe'rieure. — Zf, ex- 
tre'mite' de l'abdomen. 



PHRONIME ATLANTIQUE. 

P. ATLÀNTicA. Guérin. {Ico/iog. du règne anim» , 
Crustacés, pi. 25, fig. 40 

Corps oblong , composé de quatorze segments, non com- 
pris la tête, sept thoraciques et sept abdominaux. Thorax 
plus long que l'abdomen , ovalaire , un peu renflé au mi- 
lieu , à segments inégaux. Antennes petites , styliformes, 
composées de deux articles, dont le basilaire est très petit. 
Deux gros yeux saillants, placés a^i dessous des antennes , 
dès gros points renflés, et semblables à ceux qui constituent 
les facettes des yeux , placés sur le sommet de la tête. Sept 
paires de pattes attachées aux sept segments thoraciques : 
les deux premières courtes , grêles , dirigées en avant et 
appliquées contre la bouche ; les deux suivantes le double 
plus longucv'? , dirigées en arrière , ayant une épine aiguë à 



8 Cl. Vil, Pt. 17 et 18. 

rextréinité et en arrière du premier article, et une autre 
épine au milieu et en arrière du second article ; pattes de 
la cinquième paire encore plus grandes , plus fortes ; leur 
premier article armé d'une épine à son extrémité et en 
arrière , le second en ayant une au milieu et en avant ; le 
troisième renflé et aigu à l'extrémité postérieure; le qua- 
trième plus grand , renflé au milieu , prolongé en avant, 
en une grande épine courbée et armée à la base d'une forte 
dent bifide. Le cinquième article s'attache à l'angle posté- 
rieure du précédent ; il forme la pince, en venant s'opposer, 
comme un doigt , à la grande pointe avancée dont nous 
avons parlé. Cet article est courbé , faiblement renflé en 
dedans et au milieu , et son extrémité dépasse de beau- 
coup celle du doigt qui lui est opposé. Les pattes des 
sixième et septième paires sont un peu plus courtes que les 
deuxième et troisième ; la sixième a les deuxième et troi- 
sième articles inégaux ; le deuxième étant armé d'une épine 
au milieu et en avant , et le second étant deux fois plus 
long et cylindrique , tandis qu'à la septième patte les 
deuxième et troisième articles sont courts et armes tous 
deux, en avant, d'une épine; le segment du thorax qui 
porte cette septième paires de pattes est très grand , ré- 
tréci en arrière Les trois premiers segments de la queue 
sont presque égaux , assez grands , terminés en arrière par 
une pointe assez aiguë, et portant chacun une paire d'ap- 
pendices natatoires à tige renflée , terminée par deux la- 
nières ciliées, aussi longues que la tige. Les trois segments 
suivants sont plus étroits, et vont en diminuant de longueur; 
ils portent trois paires ^'appendices à tige grêle, plate ^ 
terminés par deux petites lames pointues et beaucoup plus 
courtes : ces appendices sont dirigés en arrière, et consti- 
tuent une espèce de queue dont le milieu est occupé par 
le septième segment, qui est très court et triangulaire. 

Celte jolie espèce difl"ère de la Phronime sédentaire^ par 
)a main de la cinquième paire de ses pieds, Dans la Phro^ 



Cl. VII, Pt. 17 el î8. 9 

ni me sédentaire , le doigt immobile est armé à sa base 
d'mie dent simple, et le doigt mobile en a également une 
très forte située au milieu. Nous avons observé un jeune 
individu de notre Pli. Allantica bien caractérisé, mais 
ses antennes sont beaucoup plus grosses etplu.s longues que 
dans l'adulte. 

PL 18, fig. 1 , Phvonima atlantica grossie. — i a , exti'émité de son 
abdomen. 



OXYCÊPHALE. Oxycephalus. Edwards. 

Le petit Crustacé que nous allons décrire appartient bien 
évidemment à ce genre ; voici les caractères que lui assigne 
son auteur : 

n Ces Ampliipodes s'éloignent de la plupart des Hypérines 
» par la forme grêle et alongée de leur corps , par leur 
» tête aplatis et lancéolée , etc. Les antennes sont sembla- 
» blés à celles des Tliypbis ; les pattes de deux premières 
» paires sont terminées par une main dydactyle bien 
» formée; les autres sont grêles , cylindriques etnonpré- 
» liensibles ; celles de la septième paire sont très courtes. 
» La disposition de l'abdomen et de ses appendices est 
» assez semblable à ce qui existe chez les Hypérines. » 

« O. PECHEUR. O. piscatorius . Nob. » 

Voilà tout ce qu'on sait de ce genre : ses caractères géné- 
raux conviennent très bien à l'individu unique dont je 
donne la figure ; mais je ne puis savoir s'il appartient à 
l'espèce indiquée par M. Edwards , ou s'il n'en constitue 
pas une nouvelle. J'ai été porté à avoir cette dernière idée , 
en observant que mon individu n'a pas la tête aplatie , 
comme cela est indiqué dans les caractères du genre, et 
surtout qu'il n'a pas l'abdomen terminé comme chez les 



lo Cl. VII, Pl, 17 et 18. 

Hfpéries , puisque le dernier segment est très grand , aussi 
long que les appendices latéraux. J'ai donc cru devoir en 
former une seconde espèce. 

0. OCÉANIEN. O. océaniens, Guérin. 

Corps alongé , assez grêle , un peu comprimé , long de 
quatorze à seize millimètres. Tête grande , formant pres- 
que le tiers de la longueur totale de l'animal , trois fois plus 
longue que large, terminée en pointe en avant, triangulaire 
avec le dessous aplati. Antennes supérieures plates, ova- 
laire, terminées par un petit article aigu, insérées en des- 
sous et près de l'extrémité de la tête ; les inférieures placées 
près de la bouche, et composées de cinq articles égaux. 
Segments tboraciques presque égaux ; ceux de l'abdomen 
diminuant graduellement , terminés en pointe aux angles 
postérieurs ; le dernier plus long que le précédent , plus 
long que large , et pointu en arrière ; les appendices 
de ces segments semblables à ceux des autres Hypérines, 
ceux de l'avant-dernier segment à peine aussi longs que ce 
dernier. 

Ce Crustacé curieux est entièrement transparent ; il a été • 
trouvé dans les mers du Chili. 

Pl. 18 , fîg. 2 , Oxycephalus océaniens grossi. — - s rt, antenne su- 
pe'ricure très grossie. — 1 b, extrémité d'une patte antérieure. — 
a c, extrémité de l'abdomen. 

Guérin. 
Avril i836. 



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. hl/li'dollt'/li' 



Ct.\S5E VII, l'i. . 19. 



PHLIAS. Phlias . Guérin, 



Le singulier Crustacé , sujet de cet article , ne pouvant 
entrer dans aucune des coupes génériques établies par les 
auteurs qui ont traité des Ampliipodes , je me suis cru 
fondé à proposer , pour lui , le nouveau genre dont les 
caractères vont suivre : 

Corps court , comprimé latéralement , composé de qua- 
torze segments, non compris la tête ; tête petite, en grande 
partie cachée dans le premier segment. Yeux saillants. An- 
tennes supérieures grandes , ayant un pédoncule renflé et 
composé de trois articles ( la tige est détruite, et il n'en 
reste que la base. On voit qu'il n'y avait pas de petit filet 
supérieur comme dans les crevettes ). Antennes inférieures 
très petites , insérées sous les précédentes , composées de 
deux articles égaux et d'une courte tige multiarticulée. 
Quatorzepaires de pattes fdiformes ; simples, monodaclyles ; 
les quatre premières paires égales entre elles , plus cour- 
tes que les trois dernières, qui sont aussi égales entre elles. 
Appendices natatoires des trois premiers segments de l'ab- 
domen de forme ordinaire; ceux du quatrième un peu 
plus petits , mais encore semblables , c'est à dire termi- 
nés par deux lames plus longues que la tige qui les sup- 
porte, ciliées ; ceux du quatrième s^nt composés d'une tige 
plate , terminée par deux petites lames ovalaires et plus 
courtes , enfin ceux de l'avant-dernier segment ont leur 
tige plus courte , large et arrondie , et terminée par deux 
petites lames ovales et un peu pointues. Dernier segment 
abdominal très court , transversal et un peu arrondi. 

Ce genre est voisin des Amphitoés et des Crevettes, mais 

' Phlias, riin des Argonautes. 



Cl. YII, Pt. 19. 

il diffère des uns et des autres par des caractères trop fa- 
ciles à saisir pour que nous cliercliions à les faire ressortir 
ici. 

P. EN SCIE. P. serratus. Guérîn. 

Ce petit Crustacé est long de cinq à six millimètres; tous 
les segments de son corps ont leur tranche supérieure très 
saillante , ce qui le rend fortement dentelé quand on le 
voit de profil ; il est d'un jaune brun opaque. M. Gaudi- 
cband a trouvé cette jolie petite espèce pendant la traver- 
sée des lies Malouines au port Jakson. 

P], 19, fig. I. P/2//<75 5e/r<i/zf5grossiet vu de proTl. — 4. le même, 
vu sur le dos. — 3, Têle et antennes. — 4. Extrejnitc de Tabdomen. 

E. GuÉRIN. 

Mars i836. 



3^ Il 




^ Plilias serralzis , ûnenn 



i9 




^. 




X.Brnuvul u„. 



Ci. Ah SE VII , Pl. 20. 



PTERELAS. Ptekel as , . Giœrin, 



Le nouveau genre dont nous allons donner la descrip- 
tion , appartient bien évidemment à la seconde section des 
Crustacées isopodes , que Latreilie a formée dans la dernière 
édition du Règne animal, et qui correspond à la famille do^ 
Cymotlîoadés de son Cours cT Entomologie et de plusieurs de 
ses ouvrages antérieurs. Ce genre vient se placer à côté de 
celui que Leacb a nommé OEga ; il offre la plupart de ses 
caractères ; mais , si la description que Leach donne de son 
genre OEga est exacte , nous sommes fondés à en distin- 
guer notre Crustacé; car dans les OEga il est dit que les 
deux premiers articles des antennes supérieures sont très^ 
larges et comprimés ; mais on ne dit pas que les qua- 
trième et cinquième articles des antennes inférieures le;, 
soient. Les figures données par Leach représentent ces an- 
tennes comme formées d'articles cylindriques, simples- et 
égaux en longueur, tandis que dans notre, genre , il en est 
tout autrement. Ce qui nous a encore décidé à établir 
cette coupe, c'est que, dans tous les genres dont elle se 
rapproche , les trois paires de pattes antérieures sont ar- 
mées d'ongles crochus , simples , et les autres pattes sotot 
plus alongces , avec un simple onglet peu courbé au boiit ,• 
tandis que, dans notre Crustacé, les deuxième et troi-^ 
sième paires de pattes sont terminées par une espèce Ûê 
pince à deux doigts opposables, formée par un prolonge- 
ment interne du dernier article de la patte , et par l'ongle 
crochu terminal. Toici les caractères que nous assignent 
à notre genre. ' • 



Pttrelas , (ils de Neptune. 



Cl. VII, Pt. lo. 

Yeux très visibles , composés d'un grand nombre de fa- 
celtes , antennes supérieures plus courtes que les inférieu- 
res, insérées sur le bord antérieur de la tête, ayant leurs 
deux premiers articles g'rauds , aplatis et larges , et le fde* 
terminal inséré en arrière du deuxième article, composé 
de plusieurs petites articulations. Antennes inférieures deux 
fois plus longues que les supérieures , insérées au dessous 
de celles-ci, ayant leurs trois premiers articles courts, 
transversaux, les deux suivants grand, aplatis et larges, 
et le fdet terminal composé d'environ dix articles cylin- 
driquej et allant en diminuant ; mandibules alongées, ter- 
minées par un lobe triangulaire et portant un palpe plus 
long qu'elles , de deux articles cylindriques. Pattes de la 
première paire terminées par un ongle fort et très' cro- 
chu. Celles des deuxième et troisième paires en pince dy- 
dactyle. Les quatre paires suivantes plus grêles , à articles 
plus alougés et terminés par un simple onglet peu cro- 
chu. Abdomen composé de six segments distincts , appen- 
dices latéraux du dernier segment composés de deux feuil- 
lets aplatis, et ne dépassant pas ce dernier segment en 
longjueur. 

P. DE M^EBB. P. TFebhii, Guérin. 

î.ougueur : 22 millim. Largeur: 8 raillim. 

Corps oblong, trois fois plus long que large. Yeux 
grands, obliques , presque contigusen avant. Premier seg- 
ment thoracique plus large que les trois suivants , rétréci 
et échancré en avant , pour recevoir la tête. Les cinquièmes 
et sixièmes , au moins aussi larges que le premier. Tous ces 
segments ayant leurs angles postérieurs un peu prolongés 
en arrière , en pointe obtuse , et offrant sur les côtés une 
petite impression longitudinale , qui les fait paraître rebor- 
dés. Abdomen ayant les einq premiers segments très courts, 
teiTOinés en pointe de chaque côté , et le dernier aussi long 



Cl. Vil, Pc. to. 
que les cinq premiers , un peu rétréci en arrière , tronqué , 
et offrant une très faible échancrure au milieu et une 
légère impression sur la ligne médiane. Appendices laté- 
raux presque égaux , l'extérieur ovale alongé , l'interne 
triangulaire , tronqué obliquement de dedans en dehors à 
son extrémité. Pattes assez courtes , les antérieures ayant 
leur premier article aussi grand que les suivants ; le se- 
cond court , le troisième encore plus court , beaucoup plus 
large, le suivant plus étroit et à peu près de la même 
largeur , et le dernier plus long , terminé par un grand 
ongle crochu dans les premières seulement , et par le même 
ongle et un prolongement de son angle antérieur et infé- 
rieur dans les deux suivantes. Les autres pattes ont leurs 
deuxièmes, troisièmes, quatrièmes et cinquièmes articles 
cylindriques un peu épineux presque égaux , et plus longs , 
pris ensemble , que le premier. 

Ce Crustacé a été pris sur les côtes de Portugal par 
M. Webb , qui a bien voulu en disposer en notre faveur ; 
nous nous sommes empressés d'exprimer publiquement 
notre profonde estime pour ce savant , en lui dédiant cette 
espèce curieuse. 

PI. 20, fig. I. Pterelas ^eèi« de grandeur naturelle. — 2. Sa tète 
grossie et vue en dessus. — 3. Tète très grossie et vue en dessous. — 
4. Mâchoire. — 6. Antenne supe'rieure. — G. L'une «îes pattes poste'- 
rieureS; 

E. GuÉRTN. 
Février i836. 



VII. 




Pterelas llcôùit , oWn 



Aniu'Joiic/ii' jr 



. 1 . /u'l>l()ll({ l.'/l/l. 



Classe VII, Pl. i4. Ç/ i 

DETO. Deto'. Guérin, 

Ce nouveau Crustacé appartient à l'ordre des Isopodes 
de Latreille , et rentre parfaitement dans la sixième et der- 
nière section de cet ordre , section qui correspond à la tribu 
des Cloportides ', dont il a formé la huitième famille des 
Isopodes dans son Cours d'Entomologie^. En suivant la mé- 
thode de Latreille , on le placera dans sa première division 
des Cloportides , près des Tylos , qui ont neuf articles aux 
antennes. Si Ton suivait la méthode de M. Brandt ^, on de- 
vrait le placer entre ses Ligiea et ses Oniscinea , et en for- 
mer , avec les Tylos , que ce naturaliste n*a pas connus , 
une tribu intermédiaire que nous proposerions de désigner, 
en suivant sa méthode de nomenclature , sous le nom de 
Tylodea. Cette tribu contiendrait alors deux genres , les 
Tylos et les Delo. 

Les affinités de notre nouveau Crustacé étant bien établies, 
nous allons présenter ses caractères génériques ainsi qu'il 
,suit : 

Antennes (fig. 3) de neuf articles , dont les quatre derniers 
forment une tige beaucoup plus courte que le précédent , et 
composée d'articles inégaux (fig. 4)- 

Corps ne paraissant pouvoir se contracter qUe très im- 
parfaitement en boule. 

Appendices ou stylets postérieurs s'avançant au delà du 
dernier segment (fig. 5). 

Au moyen de ces caractères essexitiels, on ne pourra con- 
fondre ce genre avec les Tylos , qui ont les appendices pos- 

' Déto, nymphe maritime de la Grèce. 

* Règne animal de Cuyier, t. 4 , p. i4i (182g). 
' Cours d'Entomologie f etc. j p. 4i2 (i83i). 

* Conspectus monographiœ crustaceovum oniscodorum Latreillii , 
par J.-F. Brandt, dans le Bulletin de la Soc. imp. de Moscou, etc. 5 
et e'dition française de la partie entom. de ce recueil, inse're'e dans la 
Bibliothèque Eniomologique publiée par Lequien , p. 364 , pi. xm. 



y. Cl. VII, Pl. i4. 

teneurs très petits et entièrement cachés, et les quatre der- 
niers articles des antennes égaux en longueur. D'un autre 
côté , quoiqu'il ait plus d'affinités avec les Armadilles et les 
Cloportes , on ne peut le confondre avec eux , parce que 
ceux-ci n'ont que sept ou huit articles aux antennes , et que 
ces articles vont en diminuant graduellement de longueur 
et d'épaisseur. Il est superflu de faire ressortir les différences 
qui le séparent des Ligies , elles sont trop saillantes. 

D. A ÉPINES. D. echinata, Guérin. 

Oblonga oi^ata^ luteo-virescens , capite thoraceque rugosis 
poslice bi-spinosis. Cauda lœ^'igata , lamellis bi(iis produc- 
tis, lanceolatis {û^. i et 2). 

Lon<5ueur, i5 millim.; largeur, 7 millim. 

Il a la forme des Armadilles de nos maisons ; son corps 
est assez aplati , ovalaire , d'un jaune verdàtre , avec les 
bords un peu transparents. La tète et le milieu des sept seg- 
ments thoraciques sont couverts de tubercules assez saillants. 
La tète offre deux saillies latérales et une intermédiaire , ce 
qui laisse en avant deux échancrures dans lesquelles s'in- 
sèrent des antennes, qui ont à peu près la moitié de la lon- 
gueur du corps. En arrière , la tête offre deux courtes épines 
un peu divergentes. Les sept segments du thorax ont, en 
arrière et de chaque coté , une forte épine conique, dirigée 
en arrière et un peu en dehors. Ces épines sont à peu près 
aussi longues que la moitié de l'espace qui les sépare sur le 
même segment . L'abdomen est lisse , avec le dernier seg- 
ment court, ne dépassant pas le support des deux filets 
terminaux , lesquels sont de moitié plus longs que ce der- 
nier segment Les pattes sont courtes , déforme ordinaire, 
vm peu épineuses , terminées par un simple crochet. 

Ce Crustacé curieux a été rapporté d'Orient par Olivier j 
\\ est probable qu'il vit au bord de la mçr, comme les Tylos. 

E. Guérin. 
Octobre i83u. 



YD 





De to e<-/unû/ïz , ù't. 



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. Classe VII , Pt. 21. 

NOTE MONOGRAPHIQUE 

sur le genre LIMNADIE, et dcscriplion d'une espèce nouvelle 
PAR M. F.-E. GUÉRIN. 



Le genre Limnadie a été fondé par M. Adolphe Bron- 
gniart , dans le t. 6 des Mémoires du Muséum. Il l'a établi 
avec la Daphnia gigas de Hermann fils , qui en avait donné 
une description fort courte et incomplète. 

Depuis la publication du mémoire de M. Ad. Bron- 
gniart , un naturaliste russe , M. Jean Rrynicki , de Char- 
kow , a observé, dans les environs de cette ville , une autre 
espèce assez semblable à la précédente , mais qui offre des 
caractères suffisants pour qu'il soit facile de l'en distinguer. 
Dans l'espèce parisienne , on compte vingt-deux paires de 
pattes branchiales , et la queue est terminée par deux filets 
mobiles et simples, tandis que celle de Charkow offre vingt- 
sept paires de pattes , et qu'elle a une queue terminée par 
quatre filets bifurques , divergents et presque égaux. Chez 
la Limnadie de Paris , toutes les pattes sont à peu près 
semblables, tandis que , dans l'espèce russe, IVI. Rryuicki a 
vu que les quatre pattes antérieures des mâles sont termi- 
nées par une sorte de main à trois doigts. En examinant la 
figure publiée par M. Krynicki', on voit très bien cette sorte 
de main ; mais les figures qu'il donne des pattes de son 
espèce sont incompréhensibles, car elles montrent des lobes 
ciliés aux deux extrémités , en sorte qu'on ne peut savoir 
par quel point elles s'attachent au corps. Cet inconvénient 

' Bulletin de la Société impériale des naturalisées de Moscou , 
tom. Il, pag. 173, et e'dition française de la partie entoniologique 
de ce recueil , inse're'e dans la Bibliothèque Enlomologique publie'e 
par Lequien , p. 367, pi. lî. 

Ï8.37. » 



^ Cl. VII, Pn. 9.1. 

n'a pas lieu dans les figures données pav M. Ad. Bron- 
gniart; elles sont suffisamment exactes pour faire bien com- 
prendre commentées pattes tiennent au corps de l'animal. 

Nous avons dit plus haut que M. Rrynicki a vu quatre 
filets bifurques et presqiie égaux à la queue de sa Limna- 
die ; en examinant la figure qu'il en donne , nous sommes 
porté à croire qu'il s'est trompé , et qu'il a pris pour deux 
fdets articulés deux pointes assez longues qui terminent 
l'extrémité supérieure de cette queue. En effet, dans la 
Limnadie de Paris , et dans une nouvelle espèce dont nous 
p,£»rlerons pjus bas , pn trouve ces deux pointes , mais elles 
sopt plus couvtes que les f)le|;s iidobiles qui s'attachent en 
dessous, et s'en distinguent très bien; M. Ad. Brongniart 
ne les a probablement pas vues , car il ne les figure pas et 
n'^n dit fien dans son mémoire ; il ne parle pas non plus 
des rangées de dents aiguës que Von voit eu dessus de la 
queue et devi'ière ces deux pointes. Il est probable que 
l'espèce de M* Rrynicki présente ce caractère , que nous 
ayous vetrquvé au^si ^^xi^ notre Limnadip nouvelle , car 
1^ HgUre semble indiquer i^aguemeut quelques petites 
dentelures. 

Ces observations préliminaires nous ont été suggérées 
pav l'examen comparatif que noqs avons fait de la Limna- 
dia Hermanni et d'une espèce nouvelle que notre honora- 
ble çonfrèje, M. Desj^rd^ns, a découverte à l'île Maurice. En 
ét,udi£fnt notre nouvelle L^ni^adie , et en cherchant si elle 
ajvait des caractères suffisants pour être séparée de celle de. 
Paris, nous avons v^ q^e ^ description faite par M. Ad. 
BvPïîgP^^^'^ ' 4^ ^^ Z/iVrt««c?fa Hermanni , quoique bonne et 
ass^z détaillée , nq pouvait nous dispenser d'observer la 
pâture. Ce naturaliste nous ^vait remis un petit bocal con- 
tenant les Limnadies qui ont servi à ses descriptions, et 
cette heureuse circonstance nous a permis de mieux voir 
certaines parties sur lesquelles il a moins insisté, et de nous 
faire une opinion , par analogie , sur celle de M. Rrynicki . 



Ct,. vu, Pr. 21. 3 

Nous allons présenter les caractères essentiels des deux 
espèces connues, et de celle que nous y ajoutons. 

1, LiMNADiA Herihanni. Ad. Brong. 

Antennes extérieures ayant presque la moitié de la loir*- 
gueur du corps , à filets composés de onze ou douze arti- 
cles. Antennes intermédiaires un peu en massue, dentées, 
de la longueur du support des antennes extérieures ; pattes 
branchiales simples , au nombre d« vingt-deux paires ; 
queue tronquée obliquement , et n'ayant en dessous des 
épines terminales que deux faibles tubercules ; deux filets 
terminaux insérés au bas de la troncature , d'une longueur 
au moins quadruple des épines supérieures. 

2. LiMNADIA MAURITIANA. Guéritl. 

Antennes extérieures ayant beaucoup moins de la moi- 
tié de la longueur du corps , à filets composés de neuf ar*- 
ticles ; antennes intermédiaires en massue , plus courtes 
que le support des extérieures; pattes branchiales au nom- 
bre de dix -huit paires , simples ; queue terminée en des- 
sus par deux fortes épines , tronquée obliquement et ayant 
en dessous deux épines saillantes assez fortes ; deux filets 
terminaux insérés au bas de la troncature , et d'ime lon- 
gueur à peine triple des épines supérieures. 

5. LiMNADiA TETRACERA. Krynicld. 

Antennes extérieures ayant plus de la moitié de la lon- 
gueur du corps , à filets composés de seize à dix-huit ar- 
ticles ; antennes intermédiaires , grêles , dentées, le double 
plus longues que le support des extérieures ; pattes branchia- 
les au nombre de vingt-sept paires, les quatre antérieures 



Cl. VII, ?L. 21 



ayant une sorte de pince tridactyle dans les mâles; queue ter- 
minée par quatre fdets bif u rqués ,divergents et presque égaux . 



Au mayen de ces caractères comparatifs , il est facile de 
distinguer nettement ces trois espèces et , en supposant , 
comme nous le croyons , que M. Krynicki se soit trompé 
au sujet de la queue de sa Limnadia tetraceru , on pourrait 
encore séparer son espèce , en admettant que les deux filets 
mobiles de sa queue sont à peine plus longs que les épines 
terminales supérieures. 

Le i¥tode de génération des Limnadies est encore peu 
connu. M. Ad. Brongniart , qui , sur plus de mille indivi- 
dus qu'il a observés, n'a vu que des femelles pleines d'œufs, 
est porté à croire que , dans les Limnadies , comme chez les 
Daphnies , une seule fécondation suffit pour plusieurs géné- 
rations. M. Krynicki a été plus heureux; il a trouvé des 
mâles et des femelles et a pu voir leur accouplement , mais 
il n'a pu reconnaître avec exactitude où sont placés les or- 
ganes générateurs, parce que ces animaux, pendant l'accou- 
plement , sont dans un mouvement continuel. Du reste , ces 
observations prouvent incontestablement que ces animaux 
»e sont point hermaphrodites, avec fécon(Jation propre dans 
îe même individu. 

M. Krynicki , à la fin de son mémoire , émet Topiniou 
que son espèce , à cause de la structure de la queue et des 
antennes , pourra devenir le type d'un genre particulier ; il 
dit que la formation de ce genre deviendra indispensable , 
quand de nouvelles observations montreront que la Limna- 
àle d^Hermann est un animal hermaphrodite ; nous pensons 
qu'il est , pour le moment , inutile de fonder cette coupe 
générique, et qu*en admettant même les quatre filets bifur- 
ques à la queue de la Limnadie de M. Krynicki , on devrait 
encore s'en abstenir. Quant à l'hermaphrodisme, nous ne 
croyons pas qu'on le constate , il faut plutôt penser que de 



Ct. VII, Pl. 21. b 

nouvelles recherches feront découvrir le mâle de la Limna- 
dia Hermanni. 

Parmi les individus que nous avons reçus de la Lim- 
nadia Mauritiana , nous n'avons pu distinguer aucun signe 
extérieur indiquant les sexes. Quelques-uns avaient des 
œufs plus ou moins développés ; ceux qui les avaient 
moins développés les portaient tous attachés aux filets des 
pattes ; ces œufs étaient parfaitement ronds. Dans les indi- 
vidus où les œufs étaient plus gros , on les voyait répandus 
dans le test et attachés aussi aux pattes ^ ceux-ci étaient 
ronds , mais ils offraient des pointes saillantes au nombre 
de quatre ou cinq. Les individus qui n'avaient pas d'œufs 
ne différaient en rien de ceux qui en étaient pourvus , mais 
cependant ils pouvaient être des mâles. 

La différence observée dans le nombre des pieds des trois 
espèces connues forcera de modifier un peu les caractères 
du genre de Limnadie ; mais cette modification ne l'empê- 
chera pas d'être très distinct de tous les genres qui l'avoi- 
sinent. Voici la description de l'espèce nouvelle que noas 
proposons d'y joindre. 

Limnadie de Maurice. Limnadia Mauritiana, 
Guérin. 

Son test est ovale , un peu pointu aux deux extrémités , 
long de6 à 7 mdlimètres et large de 9 à io(fig. i et 2). t'a- 
nimai contenu dans ce test est placé vers le haut, un peu 
au delà de son milieu. La tête (fig. 3), qui ne se distingue 
pas du reste du corps , est infléchie en bas ; elle offre en 
avant une éminence tronquée , au milieu de laquelle sont 
placés les yeux (fig. 3 a) , qui sont ronds et très rappi-ochés 
sur la ligne médiane. Sur le bord supérieur, au dessus et 
un peu en arrière des yeux , on voit un petit appendice glo- 
buleux , arrondi et faiblement éehancré en avant (fig. 3 /»), 



6 Cl. Yir, Pl. 21. 

dont on ne connaît pas Tusage. Les antennes extérieures 
(fig. 3 , c, c ) ont chacune un pédoncule commun , plissé 
transversalement, velu en dessus, et terminé par deux filets 
presque trois fois plus longs que lui , composés de neuf ar- 
ticles presque égaux , qui sont garnis de cils beaucoup plus 
longs en dedans qu'en dehors. Les antennes intermédiaires 
(fig. 3 , d) sont à peine de la longueur des pédoncules des 
grandes antennes ; elles sont un peu en massue , et nous 
ne leur avons pas vu de dentelures. Les mandibules (fig. 4) 
sont attachées sur les côtés de la tête , leur extrémité libre 
offre deux petites dents inégales ; les mâchoires (fig. 3 e) 
n'offrent rien de particulier. 

Les pattes branchiales (fig. 5, 6 , 7, 8) vont en diminuant 
de longueur, à partir des huitième ou dixième paires ; elles 
sont fendues presque jusqu'à leur base , ce qui produit deux 
pièces principales, dont l'antérieure (a) est la plus large; 
cette partie forme plusieurs lobes très ciliés, qui se replient 
en arrière dans le repos (comme on le voit à la fig. 5) , 
et sont terminés par un filet palpiforme et cilié (c) ; la pos- 
térieure [6) est plus mince et toujours plus longue , elle 
porte à sa base deux appendices (r/, e) , dont l'un est vési- 
culeux et l'autre cilié ; l'appendice cilié est assez court 
dans les pattes antérieures (fig. 6) et postérieures (fig. 8); 
mais il est fort long dans les cinq ou six paires du mi- 
lieu (fig. 7). C'est ce long filet qui est plus spécialement 
destiné à supporter les œufs , d'après M. Ad. Brongniart; 
cependant nous en avons vu aussi beaucoup d'attachés aux 
cils des pattes antérieures('yoj.y?^. 5) et postérieures. Toutes 
ces pattes sont attachées au corps, et ne diffèrent entre elles 
que par la grandeur ; leur diminution, étant insensible , ne 
peutservir à indiquer où commencent l'abdomen et la queue. 
On ne voit pas aussi nettement les segments du corps , €t 
quoique sa partie supérieure offre des dentelures garnies 
de quelques cils , on ne peut dire avec certitude que ce 
soient de véritables segments. 



Ci. vif, Pi. ^i . 7 

La queue (fig. 9, 10, n) forme une continuation du 
corps ; elle n'en est séparée par aucune articulation, et forme 
cependant un segment bien distinct, en carré long, tron- 
qué obliquement à l'extrémité, fendu en dessus (fig. 10, 1 1), 
ayant les deux bords de cette fente (à) garnis d'épines aiguës 
et les extrémités de ces côtés terminées par une forte épine 
courbe et dirigée en haut (^, b). Le bord tronqué offre 
au milieu une petite dent fort obtuse (cj, et au bas deux 
dents assez fortes {d , cl) ; immédiatement au dessus de ces 
dents s'insère , de chaque côté , une pièce mobile , cour- 
bée en haut , ciliée seulement au bord antérieur , et qui , 
lorsqu'elle est dirigée en haut, dépasse les deux épines 
terminales antérieures de la moitié de sa longueur. 

Cette Limnadie a été trouvée dans l'île Maurice, par 
M. Julien Desjardins, naturaliste distingué, secrétaire et 
fondateur de la Société d'histoire naturelle de cette île. 

Nous donnons, sous les n°' 12 et i3 , les figures de la tête 
et de la queue de la Limnadia Hermanni , pour faire mieux 
ressortir les différences que nous avons indiquées dans le 
cours de cette notice. On verra surtout que les deux pièces 
mobiles qui terminent la queue dépassent les épines laté- 
rales supérieures d^au moins les trois quarts de leur lon- 
gueur , et que les filets terminaux des antennes sont com- 
posés de onze articles. M. Adolphe Brongniart en figure 
douze dans son mémoire ; mais, sur plus de dix individus 
observés , nous n'avons pu trouver ce nombre d'articles. 

Paris , 20 février i836. 



vn 




Liranadia 
i.kii. \.JIauriùaji^ i^u^- y^.jSh. llernuinjiu . Ad. Brong. 



N.liémond inip ■ 



Cl. YII. Pl. 23 à 26. 



CRUSTACÉS 





I 




i joiqqm. 




Mf57 




-. ^-..^-^ .^Oh 


f. 


. îo-uT'ir. .*'^'.>g 



DU VOYAGE DE LA FAVORITE ,, 

'"''!' Par m. E.-F. GUÉRIN-MENE VILLE. 

MACROPHTHALME A PIEDS PECTINES, j 
MJCROPHTHALMUS PECTINIPES, Nob. 

(Pl. 23.) 



Celte belle espèce se dislingue, au premier coup d'œîl , 
de toutes celles qui ont été décrites jusqu'à ce jour, par 
ses pattes de la quatrième paire qui ont, au bord interne 
du métacarpe, une rangée de 8 ou 10 fortes épines co- 
niques et perpendiculaires. Sa carapace est peu bombée , 
beaucoup plus large que longue, en carré transversal, 
ayant l'angle antérieur des bords latéraux armé de trois 
dents aiguës , dont les deux supérieures très-fortes , et l'in- 
férieure fort petite. Les bords supérieur et inférieur 
de l'orbite sont très-fortement dentelés en peigne. Les 
pédoncules oculaires sont fort longs. Les régions sont bien 
marquées et nettement limitées par des sillons assez pro- 
fonds. Tout le dessus de la carapace est lisse, mais couvert 
de gros tubercules ronds , lisses , clair-semés en avant, plus 
J838. 19. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



rapprochés, plus saillants et comme spiniformes, presque 
rangés en deux lignes longitudinales, sur le bord externe 
des régions branchiales. Les pattes antérieures des mâles 
sont grandes, à bras et carpe trigones , armés d'épines sur 
la carçne interne» ha. main est grande, lisse, aplatie, for- 
teftiënt velue en dedans 5 les doigts ou pinces sont presque 
aussi longs que la main , brusquement infléchis en dedans 
vers leur extrémité, armés de petites dents jusqu'à l'en- 
droit où ils se courbent. Le doigt mobile a de plus à sa 
base un gros tubercule denticulé. Chez la femelle, les 
pattes antérieures sont très-courtes, et les doigts plus 
longs que la main , sans dentelures ni tubercule. Les 
secondes pattes ont quelques petites dents au bord infé- 
rieur, de légères granulations au bord supérieur , et une 
forte épine près du sommet de ce bord. La jambe a une 
carène supérieure denticulée, et les deux autres articles 
sont simples. Les deux pattes suivantes , les plus grandes, 
ont la cuisse plus aplatie , garnie en haut et en dessous , 
sur deux rangs , de fortes épines. La jambe a trois carènes 
dentelées ou épineuses. Le métacarpe est épineux au bord 
externe , et n'offre que de petits tubercules au côté inté- 
rieur. Le métacarpe des pattes de la quatrième paire a en 
outre , au bord interne , une rangée de fortes épines. Les 
dernières pattes sont beaucoup plus petites , inermes et 
garnies de longs cils. 

Nous avons vu un assez sjrand nombre des deux sexes 
de ,ce crustacé curieux. II; a été trouvé à Bombay et sur 

d autres points des Indes oriexi taies, 

■ • .'j .■,.'■ ■ 

Ji9ViiO'> «siiim ,0 

<trlfr ,, j»;"7;' "" 



Cl. Vil. Pl. 23 à 26. 5 

MACROPHTHALME A PATTES SIMPLESl '^'^ 
MJCROPHTHJLMUS SIMPLICIPES. Nôbl 



(Pl. 2I, fig. ..) 



Cette espèce est voisine des Ocjpode (macrophthalmus) 
japoiiica et dilatata décrits dans la Fauna Japonica de 
M. de Siebold , et , si les descriptions de ces deux crustacés 
sont exactes, elle en diffère suffisamment. On ne peut non 
plus la confondre avec celle que M. Ruppel a nommée 
M. depressus y ni avec les M. transversus^ cariuimauus 
^X parvimanus de Latreille. Sa carapace est beaucoup plus 
large que longue , assez aplatie , à régions très-marquées , 
lisse , avec quelques gros tubercules ronds et très-saillants 
sur les côtés , et rangés en lignes longitudinales aux bords 
externes des régions branchiales. Les angles antérieurs de 
ses bords latéraux sont armés de trois dents aigués , dont 
les supérieures sont beaucoup plus fortes , à pointe dirigée 
un peu en haut. Le bord antérieur est armé d'épines aiguës 
assez grandes et très-serrées. Les pédoncules oculaires 
sont très-longs et atteignent les angles latéraux. Les pattes 
antérieures des trois individus mâles que nous avons vus 
sont grandes et fortes , lisses , sans épines , avec la main 
grande et les doigts un peu plus de moitié plus longs , 
dentelés en dedans jusqu'à l'extrémité , n'ayant pas le 
bout brusquement infléchi en dedans ^ le doigt mobile a , 
vers sa base, un fort tubercule tronqué carrément et den- 
telé \ le côté interne de la cuisse, de la jambe et de la main 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



est garni de longs poils très-serrés. Toutes les pattes sont 
simples , lisses et velues au bord supérieur, un peu granu- 
leuses aux bords inférieurs • les cuisses ont toutes une 
forte épine près de Textrémité supérieure , à l'excepliotn 
des dernières. La forme de l'abdomen du mâle est très- 
différente de celle qu'on observe dans notre Ma- 
croplithnlmus pectinipes. 

Ce crustacé a été trouvé dans les mêmes lieux que le 
précédent, 

^oire M acrophlhalmus affij lis (p\. ^4, f. 2) a beau- 
coup de rapports avec le précédent , et pourrait être pris 
pour le jeune âge 5 mais sa carapace finement granuleuse 
et sans tubercules , ayant deux fortes dents tronquées et 
denticulées aux angles antérieurs , l'en distingue suffisam- 
ment. Il n'est pas aussi facile de le distinguer des Ocj"- 
pode ( macr.) japonica et dilaiata de M. Siebold ; car il 
y a un peu de confusion dans la nomenclature des planches 
et du texte de cet ouvrage. En ne s'en tenant qu'au texte , 
c'est près de VO. japonica que notre espèce va , si elle 
n'en est même pas un jeune âge. Cependant, comme 
aucune partie de sa carapace n'est lisse , ce qui a lieu dans 
l'espèce à laquelle nous la comparons ^ comme elle n'a ni 
le côté interne des bras granuleux , ni le milieu du doigt 
immobile lobé , nous l'en distinguons jusqu'à ce que de 
nouvelles observations soient venues nous démontrer que 
ces deux crustacés ne font qu'une seule et même espèce. 
JVotre petit Macrophthalme a été trouvé à Bombay et à 
Pondichéry. h)a*à> 



imn: lîl ab Vx ^dtoiîj H\i ôiô.) :>1 ; 



Cl. VII. Pl. a3 à 26. 

PORCELLANES DU CHILI 



Ce genre , composé actaellement de plus de quarante 
espèces , est répandu dans toutes les mers du globe 5 mais 
les côtes du Chili sont , jusqu'ici, celles qui en produisent 
le plus d'espèces. Notre collection en contient neuf, pour 
la plupart de grande taille, et qui ont été prises à Valpa- 
raiso , Payta , Talcahuano , Coquimbo , etc. Ces neuf 
espèces ont été publiées par nous dans un pelit tableau 
synoptique imprimé dans le Bulletin de la Société des 
Sciences naturelles de France , séance du 28 décembre 
i835 , page ii5, tableau que nous allons reproduire ici. 
Comme nous donnons les figures des espèces qui n'ont 
pas encore ëté représentées, nous ne ferons pas de des- 
cription plus détaillée de nos Porcellanes -, nous n'ajoute- 
rons que quelques notes pour rapporter à nos espèces 
quelques-unes de celles que M. Milnes Edwards a publiées 
dans les nouvelles Suites à BufFon , crustacés , t. II , 
p. 25o et suivantes , ouvrage qui a paru en 1837 , deux 
ans après le tableau que nous avions inséré dans le Bul- 
letin de la Société des Sciences naturelles de France. 



i . I 
I. Pinces aplaties. 

A. Carpe presque droit au bord antérieur, sans angles ni dents. 

a. Front saillant et arrondi, n'oflfrant point d'échancrure 

pour recevoir les yeux. 
Corps et pieds lisses. 1. Violacea. G. 

b. Front saillant et arrondi, offrant de chaque côté une 

échancrure bien marquée pour recevoir les yeux. 
1. Carapace, pinces et pattes lisses. 2. Lœvitçnta.ij. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



-; les pattes antérieures plus développées , constituent l'es- 

' pèce que M. Edwards nomme P. lobijions ( Nouv. 
Suites à Buffon, t. II, p. 266, no i^). Dans cette va- 
riété , les tubercules de la moitié antérieure de la cara- 
pace sont un peu moins saillants que dans les autres 
individus. Elle a été prise à Valparaiso. Sa carapace 
est longue de 20 millimètres. 

Les autres n'ont pas les pinces tout à fait si 
grandes 5 leur carapace n'a que i4 ou i5 mil- 
limètres de long ^ les dents du bord antérieur du carpe 
sont elles-mêmes très-denticulées , et les tubercules de 
la carapace sont plus forts. Nous avons représenté 
un de ces individus pi. 26 , fig. 2. On les a trouvés 
aussi à Valparaiso. 

8. Porcellana tuhercuîosa. Edw. JNous avions donné , 
à tort, le nom à'affinis à cette espèce; mais comme ce 
nom a été employé pour une autre Porcellane dans le 

, Zoological Miscellaiiy de M. Gray, publié en i83i , 
nous avons dû adopter celui de M. Edwards , tout en 
regrettant qu'il ait trop d'affinité avec le nom de tuher- 
culata de l'espèce précédente. Nos individus viennent 
du Chili. 

^. Porcellana grossimaiia, Nob. Espèce bien distincte 
de toutes les autres et trouvée à Valparaiso. Nous en 
donnons une figure au trait pi. 26, fig. 3. uto?. mt 



Vii^s:è^^y\o^\ .^ 



24. 





vil 



25. 






1 P. qranrdosa 



Porcellana 
2. P. vio/acûa 



.5. P. angu/os(t 



■ Ht'nioruJ irnp. 



VII 



26. 






1 . P. Deif/nxirecftiiy 



Porcellana 
.P. lubercufata 



J.P. arosj'inut/ict 



N.Jirmonil ifnp 



\ 



Classe VIII. Pl. i. 

SEGESTRIE. Segestria. Latreille. 
S. A TÊTE iiouGE. S, riificeps. Guéri n. 

S. thoracc pedibusque brunneo rufis, thorace apice coccineoy 
mandibulis nitide viridibus^ apicc rubris ; abdominefusces-~ 
centi. 

Long., 20 mlllim.; ^^''éî? ^ millim- 

Cette belle espèce ressemble beaucoup, pour la forme et 
pour la taille, à la Ségestrie des caves, si commune en 
Europe; mais elle en diffère par la belle tache rouge du de- 
vant de son céphalothorax, et par la couleur rouge-brun de 
tout son corps. Ses pattes sont grandes,- velues, plus obs- 
cures que le céphalothorax, avec les articulations rougeâ- 
tres. L'abdomen paraît brunâtre, soyeux ; il est trèsre'duit 
par la dessiccation ; ses mandibules sont fortes, d'un beau 
vert brillant, avec le bout rouge et la griffe noire. 

Cette espèce a été trouvée à Sainte -Catherine du Brésil, 
■ en octobre. Dans son Journal, M. Durville la note comme 
ayant été trouvée sous des feuilles. 

GuÉRIN. 



■fe^jguo't anoiJefxî:; 




i« ®l 



See^eslria ru/îee/hp , Cmcr 



iraud Jcu^' 



h 



Classe VIÏI. Vl. ^. 

ANDROCTONE. Androctonus. Emprich et 

« 

Ehremberg. 

A. VARIÉ. A. variegatus. Guër. 

Â. oculis duodecîm^ manibus elongatisy sublœç>is, corpore 
pedihusque obscure fiavo, brunneo maculads, cauda corpore 
longiorCy lineis granulosis eleç^atis. 

Long., 4 centim.5 larg., 7 mill. . 

Ce scorpion appartient évidemment au genre Androc- 
tone de MM. Empricli et Ehremberg. Nous avons très bien 
vu les cinq yeux placés dans chacun des groupes latéraux : 
on aperçoit aux environs de ces yeux de petits tuber- 
cules luisants, ce qui a fait penser à M. Latreille que les au- 
teurs ci-dessus cités auraient pu prendre de ces tubercules 
poui' des yeux lisses (Voy. Cours d'Ent. t. i,p. 481)' M* La- 
treille dit plus loin ( p. 482 ) qu'il n'a jamais vu de scor- 
pion offrant douze yeux. Celui que nous venons de dé- 
crire , présentant ce caractère d'une manière évidente , 
pourra détruire tous leis doutes du savant français, et 
servira à démontrer toute l'exactitude des observations de 
MM. Emprich et Ehremberg. 

Le céphalothorax estalongé, de forme trapezoïde, plus 
étroit en avant, échancré au bord antérieur, ayant un sil- 
lon profond au milieu et inégal sur toute sa surface. Les 
deux gros yeux du centre sont situés un peu en avant du 
milieu, sur une éminence, et dirigés sur les côtés. Les. au- 
tres yeux sont placés tout-à-fait aux angles antérieurs et 
latéraux ; chaque groupe est composé de cinq yeux dont 
les trois plus gros sont égaux, placés tout-à-fait au bord 
du thorax, sur une élévation ovalaire : en dedans de ces 



Cl. YlII. Pl. 2. 
trois yeux et sur le bord interne du tubercule qui les sup* 
porte, on observe deux autres yeux de moitié plus petits, 
situe's un peu plus bas, le poste'rieur plus près et au-dessous 
du dernier des trois gros ; l'autre plus loin et entre Favant- 
dernier et le dernier des précédents. Les segments deFab- 
domen sont transverses , et présentent une petite carène 
au milieu. Le dernier, ou celui qui précède la queue_, en 
présente trois. Les anneaux de la queue vont en augmen- 
tant de longueur jusqu'au dernier; ils sont creusés en 
sillon au milieu; leurs arêtes latérales supérieures sont très 
saillantes, crénelées et terminées en arrière en une petite 
pointe saillante. Les deux premiers anneaux ont sur les 
côtés et au-dessous de Farête dont nous venons de 
parler, trois petites arêtes longitudinales. Les anneaux 
suivants n'en ont que deux, et le dernier n'en a plus qu'une. 
Nous n'avons pas vu la copule à venin, Findividu unique 
recueilli par M. d'Urville en ayant été privé par accident. 
Les pinces sont un peu plus longues que le corps, grêles ; 
Favant-dernier article est un peu élargi au milieu; il 
porte en dessus trois côtés lisses, et en dedans plusieurs 
petites dents. La main est grêle, avec les doigts courbés en 
dedans, ayant presque deux fois la longueur du poignet. 
Les pattes sont alongées, aplaties. La couleur générale de 
ce scorpion est d'un jaune obscur; tout son corps en des- 
sus est marqué de petites marbrures noirâtres; les pattes et 
les pinces sont comme annelées par des taches de la même 
couleur. La queue est plus uniforme de couleur ; enfin, le 
dessous est plus pâle et très peu tacheté. 

Ce scorpion a été trouvé au port Praslin, dans la Nou- 
velle-Irlande : il était sous des pierres. 

GuÉKIN. V 





% 



Androctonus variéi/aUuf\ 



Finot Inip '.' 



Classe VIII. Pr,. 3. 

iroms , . ÉPÉIRE. EPBIRA . WalcketiHèfP""''''^'^ 

ivnmy?, «mkI) '>^(fJ «niq ; 'i riJinoir. a J3 



Le genre le plus nombreux en espèces , dans la classe des 
Arachnides , est sans aucun doute celui des Èpéires, malgré 
les démembrements qui ont été faits et les genres qui ont été 
formés à ses dépens : aussi est-il le plus difficile à connaître ; 
cependant je puis encore , malgré cette grande quantité , 
en augmenter le nombre par la description d'une espèce que 
je crois nouvelle cru non figurée ; j'ai reconnu qu'elle était 
inédite , par les recherches que je me suis vu obligé de faire 
non -seulement dans les ouvrages, mais encore dans les 
Arachnides décrites nouvellement par M. Walckenaer, et 
qui ne sont pas encore publiées. Cette espèce est remar- 
quable par la forme singulière de son abdomen et par les 
tubercules qui l'entourent : ces caractères ne permettront 
pas de la confondre avec les autres , et ceux que je lui 
assigne serviront à l'en distinguer. ■ ,^\ 

E. MEXICAINE. E. moxicnna, Lucas. • 

E. maxillis elongatis , parte antériori macula fuse a in- 
dutis; eephalO'thorace crasso , sua basi truncato. Ah- 
dornine elongato , tuberculato , inaculis Jlavis ornato. 

Palpes alongés, ayant le premier article de couleur jaune, 
tandis que le second et le troisième sont entièrement noirs , 
couverts de poils de même couleur. 

Forcipules brunes , dilatées à leur naissance, noires à 
leur extrémité qui est de forme étroite et couverte de quel- 
ques poils bruns ; crochets des Forcipules rougeàtres. Cé- 
phalothorax de couleur brune , épais, couvert de quelques 
poils bruns à sa partie antérieure , incliné à sa base , qui est 
d'un brun plus clair. Abdomen remarquable par sa forme 
inégulière , tronqué à sa partie antérieure , qui est de cou- 



Cl. VIII. Pl. 3. 



leur brune tachetée de deux points jaunes, et terminé pos- 
térieurement par deux tubercules, jaunes antérieurement, 
et noires à la partie postérieure ; plus large dans son mi- 
lieu , cjui e^st terminé de chaque côté par un tubercule 
brup en avant et, jaune en arrière ; couvert en dessus 
d'une tâche jaune ^âiit là forme d'un triangle , dont la 
partie antérieure serait très alongée , et remarquable dans 
son milieu par deux points stigmatiformes ; cotés de l'ab- 
domen entourés de tubercules moitié jaunes et moitié noirs ; 
dessous de couleur noire , sti ié , couvert de quelques points 
jaunes ; fdières de couleur brune. 

Pattes alongées, ayant la seconde et la troisième paire 
plus longues que la quatrième ,, qui a 'ses premiers articles 
jaunes à leur naissance,, couverts de poils de même cou- 
leur , et entièrement noirs à leur extrémité. 

Cette espèce, ayant ses pattes alongées, peut avbir un 
pouce de longueur; elle est originaire du Mexique , et 
m'a été procurée par M. Florent-Prévost , d'un envoi qu'il 
a reçu de Guatimala. 



Lucas. 






e j 



, Hiio/i iiiiiimnéïUib iaoa bméizicni si Jd bnois?. ^1 sup / 

iiiîifuo:> î»i(tôm r ' : ant»7jJo> 

*i 8:'ito jf ;. ,H^)lÊÎih ^ g,.. . jqbio*ï 

-^^ :ol sB Jas iup àîirtièilx'j ni'J 

■ ^^ o'» gt>iL/qi:3f>o'l >'ji' 

'<^>- risvifo) ,aiwjTi , 

ii'3 rxfp , aefid ^ ^ hmhai . 5iiii,q Bit, é biitnd eltoq 

ânnol BaiBq didr ' ' ' . " 

-no > sb l^9y iup , 



VIII 




îlpeira meancana , Li 



N^. lii'tnonii i/iii) . 



ClASSK VllI. Pi.. 4. 

ÉPEIRE. EPEIRA. Latr. 
E. pouTE-LANCE. E. liasiifeva. A. Percheron^ 

E. thorace quadrato cotwexo , rubro-castaneo ; ahdominc 
ovato y depresso , nigro ; hasta , villisque tribus pos- 
ticis irajis^ersis luteis. 

Long. 5 millim.; larg. 2 1/2 au corselet. 

En jetant un coup d'œil sur le tableau des Aranéides 
de M. Walckenaër, on reconnaît facilement la place où cet 
insecte vient s'intercaler : c'est dans la neuvième famille 
de son genre Épeire, à la race des aplaties, division b , 
dont le caractère est d'avoir l'abdomen arrondi entier, 
qu'il faut la classer, à côté de l'unique espèce qui jusqu'à 
présent formait cette coupe , V Epeira scutiformis , rap- 
portée de Timor par Pérou. Je ne suis pas assez heureux 
pour pouvoir indiquer positivement la patrie de l'espèce 
que je vais décrire , l'ayant reçue sans indication , et avec des 
insectes de différents pays ; cependant je crois avoir un sou- 
venir confus qu'on me l'avait indiquée comme venant du 
Mexique ; je ne donne ce renseignement que pour bien 
peu certain , et je crois qu'il vaut mieux regarder sa patrie 
comme inconnue. 

Cette arachnide est de petite taille , puisqu'elle atteint à 
peine trois lignes de longueur ; son céphalo-thorax est carré , 
très bombé , légèrement arrondi sur les côtés , excepté sur 
le postérieur, qui est plus plat que les autres, et plus in- 
cliné. Les chélicères sont grandes, en forme de poire ren- 
versée, avec le crochet petit ; les yeux , au nombre de huit , 
sont disposés sur deux lignes transverses , plus rapprochées 
à leurs extrémités; les yeux des extrémités de la ligne 
inférieure sous les plus gros. Les palpes ont cinq articles 



€i.. VIII. Pl. 4. 

disposés dans l'ordre de grandeur suivant, i , 4> 3, 5, 2, 
Le dernier, ou le cinquième, est coniforme comme dans tous 
les mâles d'arachnides. Dans l'individu que je possède, 
les pattes antérieures manquent tout-à-t'ait : de sorte qu'il 
m'est impossible d'établir leur comparaison avec les au- 
tres, qui vont en diminuant de longueur à partir de la 
seconde paire , laquelle se trouve la plus longue f la qua- 
trième ensuite , enfin la troisième ; mais la différence avec 
la quatrième est peu sensible. L'abdomen est méplat, 
cordiforme ; on y remarque plusieurs impressions : l'une 
près de la base au milieu , et deux autres sur une ligne 
transverse vers le milieu de l'abdomen ; dans la figure on 
a fait paraître l'abdomen dans son entier ; mais dans la na- 
ture il serait impossible de l'apercevoir ainsi , étant beau- 
coup plus incliné, comme on peut le voir dans la figure 
de grandeur naturelle représentée de profil. 

Le céphalothorax , les chélicères , sont brun-rouge ; les 
palpes , noirs. L'abdomen est noir, avec une grande tache 
dans son milieu, figurant assez bien le bout d'une* lance; 
trois bandes Iransverses postérieures , et des taches sur 
les côtés, jaune foncé. Les pattes sont noires; les deux 
paires postérieures sont tachées de fauve à leur base ; la 
seconde paire a les tarses fauves. (Mâle.) 

Patrie inconnue. 

EXPLICATION DE LA PLANCHE. 

Fig. a. L'insecte vu de profil et de grandeur naturelle. 

b. L'insecte grossi , l'abdomen relevé. 

c. Le céphalothorax vu de face. 

: ; K A. Percheron, 



vin 



■■^f^ 





Epeira Jlûstifira , Fcrc/ieron 



Ierr/i,'rc 



7^ff>fi 



M/. Jlt'/noiu/ i/np . 



Cjlassiî Vlil. Vl, 5. 

GALÉODE. GALEODES. Olmei\ 

Le j^enie Galéode , établi par Olivier, l'orme , dans la 
nouvelle édition du Règne animal de Cuvier, la première 
taniille des Araclinides trachéennes, les Faux Scorpions, 
Pscudo-scorpioiif's . Ces Aracbnideis sont peu nombreuses en 
espèces , et leur organisation est encore peu connue; cepen- 
dant nous sommes redevables à M. béon Dufour de quel- 
(jues observations très curieuses sur l'organisation et les 
mœurs de ces animaux. H a remarqué c[ue l'extrémité du 
dernier article des palpes de ces Arachnides était pourvue 
d'un organe très curieux. Cette extrémité, dit-il, paraît 
lermée par une membrane blanchâtre; mais lorsque l'ani- 
mal est irrité , cette membrane , qui n^est qu'une valvule 
repliée , s'ouvre pour donner passage à un disque arrondi. 
Il a vu ce disque sortir et rentrer au gré de l'animal , comme 
par un mouvement élastique. Il^it qu'il s'applique et pa- 
raît adhérer à la surface des corps comme une ventouse. 
Son contour, qui semble en être la lèvre, est marqué de 
petites stries perpendiculaires ; et l'on voit par la contrac- 
tion cju'il exerce, que sa texture est musculeuse. M, Léon 
Dufour se demande si cet organe ne sert aux Galëodes c{ue 
pour s'accrocher, s'il est destiné à saisir les petits insectes 
dont il se nourrit, s'il est \e réceptacle d'inoculation de 
quelque venin , ou bien s'il appartient à l'organe cppula- 
teur mâle. De nouvelles observations peuvent seules con- 
firmer ces diverses suppositions; cependant on est porté à 
adjnettre c[uelqne usage analogue à la dernière. 

Les Galéodes sont des Arachnides très agiles , et lors- 
qu'on veut les saisir, elles font face à leurs ennemis ? se re- 
vhessent sur leurs pattes de derrière , et semblent me- 
nacer de leurs palpes. Ces Arachnides, quoic{ue répandues 
dans une grande étendue de pays, sont très peu connues, 
non seulement sous le rapport de leurs habitudes , mais 
oncorc des espèces ; on s'accorde cependant à en admettre 
quatre bien caractérisées. L'espèce que je donne comme 



Cl. VIII. Pl. 5. 

nouvelle aux entomologistes est originaire du Mexique. 
Je la dois à l'amitié de M. Florent-Prévost , aide-natura- 
liste au Muséum d'histoire naturelle de Paris , qui a bien 
voulu m'en réserver la description. 

G, A BANDE. G. limhata. Lucas. 

G. palpis elongatissimis , pilàfitli^is hirsiitis. Cephalotho- 
race piano, extre-mitate truncatoqiie angusto. Abdo- 
mine elongato , parte anteriori truncato , posteriori ro~ 
tundato ,medio macula fuha induto. 

Long. 16mill. Larg. 3 mill. i/2. 

Les palpes sont très allongés , formés de quatre articles , 
dont le dernier est un peu plus gros à l'extrémité. Les 
mandibules sont filiformes , couvertes de poils bruns , avec 
les crochets rpugeâtres à leur naissance, et noirs à leur base. 

Le céphaïodiorax est plat , allongé , tronqué et étroit à 
la partie antérieure, où sont placés les yeux , plus large dans 
son milieu, et arrondi postérieurement. 

L/abdomen est brun , hérissé de poils de même couleur, 
très allongé, étroit antérieurement, plus large et arrondi 
postérieurement; le dessus de l'abdomen est remarquable par 
une bande d'un brun très clair qui le traverse dans toute sa 
longueur, avec les bords latéraux de l'abdomen entourés de 
larges raies d'un brun plus foncé, et hérissés de poils fauves. 
La quatrième paire de pattes est la plus longue de toutes ; 
le premier article est d'un brun très clair à sa naissance ; les 
suivants sont bruns , à l'exception du dernier article qui csl 
entièrement blond. La troisième paire de pattes est plus 
longue que la première ; la seconde est la plus courte ; 
elles sont toutes de même couleur que la quatrième paire. 

Le dessous du céphalothorax est blond ; le dessous de 
l'abdomen est brun , hérissé d'une quantité innombrable 

de poils de même couleur. 

Lucas. 

Août i8,ri 



I 



AIll 




(ialcodcs f{/n/f(i/a , / 



Fon/ef .,v 



/ienu//i (i i/>.yi 



ce 



Classk VIII. Pl. (k 



SCYTODE. scYTODEs. Latreille, 



Les personnes qui s'adonnent à l'étude de l'histoire des 
Vranéides , savent combien est peu nombreux en espèces 
î genre , qui a été établi par M. Latreille dans son His- 
toire naturelle des Insectes , tome VII , page 242 ^ sur une 
petite Aranéide qui jusqu'à présent semble être propre 
à Paris et ses environs. Cependant on est redevable à 
M. Savigny d'une seconde espèce qu'il a représentée, dans 
son grand ouvrage sur l'Egypte , sous le nom de Scytode 
blonde, et qui a été observée par M. Léon Dufour dans le 
royaume de Valence. Telles étaient jusqu'à présent les deux 
seules espèces connues, et qui composaient le genre Scytode 
de ce savant. M. Florent-Prévost, dans un envoi qu'il reçut 
du Mexique , me communiqua un flacon rempli d'Ara- 
néides, dans lequel je trouvai plusieurs espèces nouvelles, 
entre autres quelques saltiques très remarquables que j'ai 
décrits dans les Annales de la Société entomologique de 
France , et d'autres espèces nouvelles appartenant au genre 
Epeire et Galéode, que j'ai insérées dans Je Magasin de 
Zoologie de M. Guérin. Dans ce flacon, je trouvai une 
Aranéide qui au premier aspect me sembla être une 
Dysdère ; mais, après les avoir comparées, je in 'aperçus 
bientôt que cette Aranéide appartenait au genre Scytode , 
de l'ordre des pulmonaires, famille des Aranéides', section 
des Dipneumones et tribu des Inéquitèles dû Règne animal 
de Cuvier. Les entomologistes qui se sont occupés des 
Aranéides , n'ignorent pas sans doute combien sont petites 
les espèces qui composent ce genre. L'espèce nouvelle que 
je décris est remarquable par sa taille, qui est au moins 
juatie fois plus grande que celle des espèces connues. 



(,i.. viH. Pi.. (; 

8. A PIEDS iioiJGEs. S. /liji/jes. Lucas. 

S. max'illis eloiigalis , parte aiiLeiiori macula riija indun^^^ 
cephalolhorace gibbo^p, porte antcviorl crasso , sua 
basi tnincato. Abdoniine ovato , elongato , tuberculL^ 
ru fis ornalo. 

Les palpes sont allongés; les pieiiiier, second et tioi- 
siènie articles sont jaunâtres , le quatrième est rougeâtre', 
le cinquième est de nième couleur, et hérissé de poils 
jaunes à rextrémité. 3H1 

Les mandibules sont rôugeâtres , un peu arrondies et^^ 
dilatées à leur naissance , et étroites à leur base ; quelques 
poils jaunes couvrent les parties internes de ces mandi- 
bules ; les crochets sont très petits , de couleur noire, di- 
latés à leur naissance, et très acérés à leur extrémité; les 
mâchoires sont allongées, un peu inclinées sur la lèvre, 
cylindriques et élargies à leur base ; la lèvre est triangu- 
laire , couverte de, quelques poils , et dilatée dans son 
milieu. 

Le céphalothorax est rougeâtre , un peu gibbeux , de 
forme arrondie, un peu épais à sa partie antérieure , qui 
supporte les yeux qui sont presque égaux entre eux. 

L'abdomen est globuleux, ovale, de couleur jaune, 
parsemé en dessus d'une quantité innombrable de tuber- 
cules rougeâtres imperceptibles à la vue simple ; le dessous 
est d'un jaune sale ; les filières sont de même couleur et un 
peti allongées. 

Les pattes sont fines , roussâtres; les quatrième et pre- 
mière paires sont les plus longues ; la troisième est la plus 
courte. Ces pattes sont toutes munies à leur extrémité d'un 
crochet double. 

Cette espèce 5 avec les pattes allongées, peut avoir un 
poiuc de longueur : elle habile le Guatimala ( Mexique V 

LUCAS. 

Août i83î 




* cP / 




Scytodes Jlufipe^ ii 



Clàssb VIII. Pl. 7. 

SALTIQUE. SALTicus. Latreille. 
8. JOLI, s. lepidus. Guérin. 

S. thorace brurmeo , paîpis , mandibulis margine antico 
thoracis viridi-œneis , nilidis. A b domine parvo aiireo. 
Pedibus anterioribus validibiis , brunneis , ni tide vires- 
centibusy subtus nigro-fasciculatis , tarsisquejlavis. Pe- 
dibus posterioribus Jlavis , brunneo-maculatis ; cœteris 
pallide brunneis , nigro-inllosis. 

Long. 8 milL; larg. 3 mill. 

Cette espèce remarquable est du petit nombre de celles 
nui sont ornées de couleurs métalliques ; elle est longue 
<renviron huit millimètres ; son corcelet est brun , très 
bombé; vu en devant, il présente une forme carrée; les 
yeux forment un arc au-dessous duquel on voit une belle 
bande d'un vert métallique des plus brillants , formée par 
des poils courts , dirigés en bas , colorés en vert , passant 
au bleu ou à l'argenté , suivant le jour. De chaque côté des 
deux gros yeux mitoyens , et sous les yeux qui suivent et 
qui sont placés un peu plus haut , on voit une bande de 
poils verts métalliques plus étroite que la précédente, et 
qui en est séparée nettement par une ligne noire. Les 
mandibules sont également garnies des mêmes poils verts 
brillants , ainsi que le devant des palpes. L'abdomen est 
très petit , arrondi , d'un jaune soyeux , garni vers les bords 
d'écaillés métalliques d'un doré verdâtre à reflets argentés. 
Les pattes antérieures sont beaucoup plus épaisses que les 
suivantes , presque aussi longues que celles de la troisième 
paire, d'un brun rotigeâtre à reflets cuivreux et dorés. Les 
cuisses sont garnies en dessus de poils noirs , raides , assez 
longs; la partie interne des articles suivants ofl're des fais- 



Cl. Vin. Pl. 7. 

ceaux des mêmes poils noirs , ainsi que la moitié inférieure 
et antérieui^e des tarses; le reste de ces tarses est d'un 
jaune pâle avec les crochets noirs. Les pattes suivantes sont 
grêles; celles de la seconde paire sont rougeâtres , plus 
courtes que les précédentes , garnies de poils noirs , mais 
plus clair-semés; leurs tarses sont plus pâles. Les troi- 
sièmes pattes sont les plus longues de toutes ; leur couleur 
est la même que dans les précédentes. Les quatrièmes sont 
les plus courtes de toutes, pâles, tachées de brun. 

Cette charmante espèce a été trouvée à Dory, dans la 
Nouvelle-Guinée, 

GuÉRIN. 

Septembre 1834. 



VIII. 





s ait] eu s /efcdifs, OuJ/- 



Lehri/n 



N. Ré/no/id unf> 



Classb Vill. Pl. 8, 9 et lo. 

m ■ 

ESSAI 

Sur une Monographie du genre Thélyphone. 

Encore peu connu des personnes qui se livrent à TEn- 
tomologie , science qui depuis les De Géer et les Réaumur 
a fait tant de progrès , ce n'est pas sans quelques craintes 
que je me hasarde à présenter la monographie du genre 
Thélyphone; je ne sais si mes faibles efforts réunis au désir 
que j'ai de me rendre utile à l'Entomologie seront parvenus 
au but que je me suis proposé. Si dans ce travail il se trou- 
vait quelques omissions , j'ai l'espoir qu'on voudra bien 
me les pardonner, et je prie les entomologistes qui le liront 
de vouloir bien l'accueillir avec indulgence , et de le re- 
garder comme un essai , et comme une preuve du désir 
que j'ai de rendre service à l'Entomologie. 

Les familles naturelles de M. Latreille , Règne animal de 
Cuvier, tome IV, page 266, renferment un genre bien re- 
marquable sous le nom de Thélyphone. Ce genre , qui est 
vraiment curieux par ses formes anomales, avait été con- 
fondu par les auteurs sous différents noms ; Linné fut le 
premier qui le désigna sous celui de Phalangium cauda- 
tum , espèces d'arachnides qui n'ont aucun rapport avec lui, 
non seulement par leur conformation , mais encore par les 
caractères qui composent ce genre , et qui sont tout-à-fait 
différents. Cependant plusieurs auteurs l'ont reproduit sous 
ce même nom dans leurs synonymies ; enfin , vint Fabri- 
cius qui changea le nom de Phalangium caudatum pour 
y substituer celui de Tarantula caudata. Cette erreur 
exista long-temps , et ce n'est que sur ces derniers temps 
que M. Latreille, qui appréciait si bien l'importance des 
caractères, le retira des Phalangium de Linné et des Ta- 
rantula de Fabricius , avec lesquels il avait été' confondu , 

x835. ir 



Cl. Vm. Pc. 8, 9 et 10. 

pour en établir un genre et une famille à part'. Quoique 
ce savant, premier entomologiste de notre époque, l'ait 
cité dans plusieurs de ses ouvrages , les caractères géné- 
riques qu'il lui assigne sont si restreints , que j'ai cru devoir 
m'étendre un peu plus sur l'étude de ces caractères , et 
présenter en même temps une série d'espèces ; car, depuis 
celle connue sous le nom de Phalangium caiidalum , Linné , 
elles se sont augmentées par les voyages entrepris de tous 
les côtés, principalement dans l'Amérique méridionale et 
septentrionale , position géographique qui a fourni quel- 
ques espèces plus ou moins remarquables. 

Ce genre, qui prend place après les Pulmonaires fileusespu 
les Aranéides, forme la seconde famille des Pulmonaires, j j^t- 
c'est sur lui que M. Latreille a fondé une famille à laquelle 
il a donné le nom de Pédipalpes, qui a été ainsi dénommée 
à cause de ses palpes , qui sont en forme de pieds ou de bras 
avancés , sans aucun appendice relatif à la génération ni dans 
l'un , ni dans l'autre sexe ; bien distincte de la famille qui la 
précède , par ces mêmes palpes qui sont terminés en griffes , 
parles chélicères qui sont en pinces, ou ayant la forme de deux 
doigts réunisjdontl'inférieur seulement serait mobile et sans 
aucune ouverture propre pour le passage de la liqueur véné- 
neuse, et qui, de même que chez les Aranéides, sont en forme 
de crochet ou de griffe; l'abdomen est toujours composé (Jje 
segments très distincts, sans filières au bout ; les organes 
sexuels sont toujours situés à la base du ventre. Le corps 
est ordinairement revêtu d'un derme coriace assez ferme; 
le thorax est toujours d'une .seule pièce , et présente , près 
des angles antérieurs , trois ou deux yeux lisses rapprochés 
ou groupés près de ses extrémités antérieure et posté- 
rieure , mais, dans la ligne médiane, deux autres yeux lisses 
parallèlement rapprochés. Le nombre des sacs puhnonaires 
est quelquefois de quatre ou de huit ; l'abdomen e»t atta- 

^|^v«c les Phiynes et les Scorpions. 



Ct. VIII. Pt. 8, 9 et 10. 

ché au thorax par un pédicule ou par une portion de son 
diamètre transversal , et ne présente pas sous le ventre , 
comme chez les Scorpions , ces appendices composés d'un 
grand nombre de dents , et qui sont nommés peignes , 
ni d'aiguillon à l'extrémité. Les stigmates sont au nombre 
de quatre, situés près de l'origine du ventre, et recouverts 
d'une plaque ; les antennes sont en pinces ou en griffes, oU 
terminées simplement par un crochet mobile ; la languette 
est en forme de dard et cachée , ne présentant que deux 
mâchoires formées par le premier article de leurs palpes; 
les yeux sont au nombre de huit , dont trois de chaque 
côté , disposés en triangle , et deux près du milieu , au bord 
antérieur, et portés sur un tubercule commun , ou sur une 
petite éminence, un de chaque côté; les palpes sont très 
épineux; les tarses des deux pieds antérieurs diffèrent 
des autres en ce qu'ils sont composés de beaucoup d'ar- 
ticles en forme de fil ou de soie , et sans onglet à l'extrémité. 
Tels sont les caractères les plus saillants qui empêcheront 
de confondre cette famille avec la précédente ; maintenant 
que nous connaissons ces caractères d'une manière assez spé- 
ciale pour pouvoir distinguer ces deux familles entre elles , 
nous allons passer aux caractères proprement dits du genre 
Thélyphone. 



Ct. VIII. Pl. 8, 9 et lo. 

Genus Thelyphonus. Latr. — Phalangium. Linné. — 
Tarantula. Fabr. 

Duo palpi , robusti , brachiorum forma , terminanlibits 
duobus uncinis , quorum inferior tanlum mobilis. Man- 
dibula cornœa , squamosa , forcipiformia ; maxillœ 
duœ connwentes ; oculi octo quorum, duo anteriiis et in 
communi tuberculo proéminentes^ tresque conserti in 
utroque latere. Abdomen novem annulis conjlatum , 
stigmatiformes fissuras gerens ; posteriiis terminante 
caudâ filiformi , articulatâ ^ fusi nulli ^ veneniferum 
organum nullum; sexualia organa ad imum ventrem 
posita. 

Le céphalothorax , sous la forme d'un quadrilatère, est 
toujours plus long que large , termine' en une pointe ar- 
rondie à sa partie antérieure , et tronqué brusquement à sa 
partie postérieure , qui présente ses angles arrondis ; les 
bords latéraux, antérieur et postérieur, offrent toujours 
un petit bourrelet ; à la partie antérieure de ce céphalo- 
thorax , est située une paire d'yeux qui est portée sur une 
proéminence commune ; un peu plus en arrière , et sur ses 
parties latérales, on aperçoit trois autres paires d'yeux, 
dont deux paires sont dirigées antérieurement , et la troi- 
sième postérieurement. Sa partie supérieure ofl're ordinai- 
rement sur le milieu une raie longitudinale , qui antérieu- 
rement semble partager le tubercule en deux portions , et 
qui se termine en s'effaçant peu-à-peu postérieurement ; 
les parties latérales présentent aussi quelquefois des lignes 
transversales. La bouche se compose inférieurement d'une 
paire de mâchoires formées par l'article radical de leurs 
palpes, et supérieurement d'une paire de crochets mobiles, 
Servant, avec les mâchoires, à triturer les matières animales 



Cl. Vin. Pi.. 8, 9 et 10. 

«dont se nourrissent ces arachnides. Les palpes sont très 
allongés , composés de six articles , le radical formant une 
espèce de mâchoire très large , partagée en deux parties , 
et qui antérieurement est terminée en une pointe aiguë : ces 
larges mâchoires semblent, avec les poils nombreux et très 
serrés qui garnissent cette bouche, la protéger. Le second 
article est assez court, plana sa partie supérieure et très 
épineux sur ses parties latérales ; le troisième article est 
gros antérieurement, de forme arrondie, et présentant à 
ses parties inférieure et supérieure une assez forte épine ; 
le quatrième article est un peu moins gros que le troisième, 
étant aussi long que large , et présentant à sa partie supé- 
rieure une forte épine ; le cinquième article est petit, un 
peu allongé , plan intérieurement , un peu arrondi exté- 
rieurement , et armé d'une forte épine à son extrémité; 
ce cinquième article s'articule , à sa partie inférieure , 
avec un sixième article , qui est un fort crochet mobile , et 
qui sert sans doute à l'animal, avec le crochet supérieur, 
à saisir et à porter à sa bouche la nourriture qui lui est 
propre. Ces arachnides présentent toujours huit pattes, 
dont les première et quatrième paires sont les plus longues , 
les troisième et seconde paires les plus courtes; mais ce 
qui rend ces animaux remarquables, c'est la différence 
qui existe entre la première paire de pattes et les sui- 
vantes : en effet , tandis que les uijes , fortement articulées , 
composées d'articles robustes, qui sont tous terminés à 
leur extrémité par deux fortes épines , ayant la forme de 
griffe, annoncent , par cette conformation , des dispositions 
propres à la marche, les autres, au contraire, au lieu 
d'être robustes , sont grêles , très allongées , et semblent 
avoir des dispositions plutôt propres au toucher qu'à la 
marche : aussi ces longues pattes ont-elles plutôt le faciès 
de palpes que de pattes. Comparées avec soin , voici les 
différences que m'ont présentées ces pattes avec leurs coi^- 
génères : elles sont composée? dé quatre articles , dont le 



Cl. VIII. Pt. 8, "9 et 10. 

premier est très court , le second un peu plus long, épais à 
sa partie antérieure , qui est légèrement courbe ; le troisième 
est un peu plus long , grêle , et plus gros antérieurement 
que postérieurement; le quatrième article est long, très 
grêle , s'articulant avec un autre article qui est composé 
lui-même de huit autres articles très courts , mousses , et 
dont le dernier est arrondi , et sans crochets à son extrémité. 
Les pattes ambulatoires ou celles qui sont propres à la 
marche , ont toutes leur premier article très court , très 
épais ; le second deux fois plus long et plus large antérieu- 
rement que postérieurement; le troisième très court; le 
quatrième très allongé , moins épais que les précédents ; 
et le cinquième très court, armé de fortes épines à sa 
partie inférieure. Les articles des tarses sont au nombre 
de trois, très épineux inférieurement, dont le dernier ar- 
ticle est terminé par un onglet en forme de griffe; ces pattes 
généralement sont garnies de poils clairement parsemés , 
mais aux derniers articles, comme les tarses , ces poils de- 
viennent touffus et très serrés. J'ai essayé, mais vainement, 
d'établir une comparaison en comptant le nombre des ar- 
ticles des pattes et des tarses ; mais il m'a été impossible 
d'admettre cette comparaison, en ce que les articles de la 
première paire de pattes sont supérieurs par le nombre. 
D'après cette assertion, je crois donc que ces longues pattes 
, servent plutôt à l'animal pour remplir les fonctions de palpes 
que de véritables pattes. N'ayant aucunes notions touchant 
les habitudes de ces animaux, et les mœurs m'en étant in- 
connues , je ne puis m'appuyer sur aucune autre observation 
que sur celle qui vient d'être énoncée ci-dessus. La partie ster- 
«ale, ou le dessous, est divisée en trois parties segmentaires. 
r L'abdomen est gros, allongé, de forme ovalaire , composé 
y^e neuf anneaux, dont un demi qui sert à attacher l'ab- 
- 4oï^en au céphalothorax ; cet abdomen à sa partie supérieure 
présente sur chaque anneau , à partir du second jusqu'à 
l'avant-dernier, deux points stigmatiformes très profondé- 



Ci.. Vin. Pl. 8, 9 et lo. 

nient marqués , et se termine postérieurement par une 
queue en forme de soie , dont les deux premiers articles 
sont très courts ; le troisième, gros et allongé ; les autres , 
au nombre de quarante environ, sont petits , courts, cor- 
diformes , et hérissés de poils ; cette queue à son extré- 
mité ne présente aucun organe vénéneux. Le dessous de 
l'abdomen diffère du dessus, en ce que son premier anneau 
est très large et arqué postérieurement , tandis que les se- 
cond et troisième sont beaucoup moins larges , et en ce qu'il 
ne présente que six points stigmatiformes ; les suivants sont 
de même largeur que ceux de la partie supérieure. Tels sont 
les caractères qui empêcheront sans doute de confondre ces 
arachnides avec les Phrynes et les Scorpions. 

J'aurais désiré pousser mes observations jusqu'à leur 
histoire ; mais ce manque de notions historiques sur les 
mœurs de ces arachnides et leurs habitudes est un em- 
pêchement qui m'oblige de m'arrêter à une détermination 
spécifique ; cependant , je vais dire en peu de mots tout 
ce qu'on sait sur leursr mœurs. Ces arachnides habitent 
l'Amérique méridionale ; les habitants de la Martinique les 
désignent sous le nom de vinaigrier, à cause de l'odeur très 
prononcée de vinaigre qu'ils répandent, quand on les in- 
quiète ou qu'on cherche à s'en emparer. On les trouve 
ordinairement sous les pierres, à terre , dans les lieux hu- 
mides. ivw^»y^})i 

Ces arachnides ont toutes une forme générale ou un fa- 
ciès qui les fait distinguer aisément de leurs congénères , 
car leur test est plus ou moins crustacé. Les espèces qui 
composaient le genre Thélyphone étaient peu connues, et 
en même temps peu nombreuses, et la seule espèce qui ser- 
vait de type au genre est celle qui est connue sous le nom de 
Thelyphonits caudatus , et décrite par plusieurs auteurs 
sous différents noms ; cependant M. Latreille, dans ses fa- 
milles naturelles , Règne animal de Cuvier, nouvelle édi- 
tion , tome IV, page 267, cite deux autres espèces : « L'Ame- 



Cl. VIII. Pl. 8, 9 etio. 

rique méridionale , dit cet auteur, fournit une autre espèee 
décrite et figurée dans le Journal de Physique et d'His- 
toire naturelle , 1 777 » ; et plus bas il dit : u Une seconde es- 
pèce plus petite que la précédente , et dont les pattes sont 
fauves , habite la presqu'île en deçà du Gange. » Dans un 
autre ouvrage du même auteur , Cours d'Entomologie , 
première année : « On a observé , dit-il , trois espèces , Tune 
de Java , qui est le Phalangium caudatum de Linné ; la 
seconde du Bengale , et la troisième de la Martinique. » Cet 
auteur ne citant aucun ouvrage dans lequel ces espèces ont 
été décrites, je n'ai dû reconnaître , comme espèce, que 
le Phalangium caudatum de Linné. Après avoir visité le 
Journal de Physique , il m'a été impossible de faire une 
espèce de l'individu qui est décrit dans ce journal : à la 
figure qu'il en donne , on reconnaît bien que c'est un Thé- 
lyphone; mais, d'après sa description, il est de toute im- 
possibilité d'assigner un nom d'espèce à cette figure. 

> T. GiGANTEus. Lucas. (Pi. 8.) 

Çephalothorace granuloso , elongato , rotundato , ante- 
riiis angusto, posteriUs latiore. Chœlis elongatis , ro- 
bustis , pergranulosis, Pedibus elongatis , spinosis , 
ultimis articulis rubescentibus, Ab domine ovato y fissuris 
stigmatifonnihus valdè distinctis. 

Long. 2 pouc. 6 lig.; larg. 6 lig. 1/2. 

Le céphalothorax est allongé , arrondi et étroit à sa partie 
antérieure , plus large postérieurement ; il est entièrement 
granuleux, surtout antérieurement, où sont placés les yeux. 
Sa partie supérieure est plane , déprimée postérieurement, 
et présente à la vue quelques raies transversales. Les yeux 
sont portés sur un tubercule , et placés sur ses côtés latéraux ; 
ils sont rougeâtres, lisses, de forme arrondie. Les yeux 
postérieurs , au nombre de trois paires , sont portés sur une 



Cl. VIII. Pl. 8, 9 et lo. 

petite eminence ; ils sont jaunâtres. Ceux qui sont placés 
sur la partie supérieure de cette eminence sont très petits, 
ceux qui sont placés inférieurement sontgros; enfin, ceux qui 
sont placés postérieurement sont les plus gros de tous. Les 
chélicères sont allongées , robustes, très granuleuses; le pre- 
mier article est très gros, et présente à sa partie inférieure, 
ou en dessous , une forte épine hérissée de quelques poils 
rougeâtres ; le second article , moins gros que le précédent , 
est plan supérieurement , et présente antérieurement cinq 
épines , bien apparentes , et inférieurement deux épines : 
quelques poils se font apercevoir entre ces épines ; le troi- 
sième article, plus long que large , est armé de deux épines 
seulement , dont une plus apparente est placée supérieure- 
ment , et l'autre très allongée est placée inférieurement ; 
le quatrième article est aussi long que large , et est armé 
supérieurement d*une forte épine très allongée ; le cin- 
quième article est un peu plus allongé : il est terpiiné par 
une forte épine ; ce dernier s'articulp avec une espèce de 
4oigt qui est mobile. Les pattes sont allongées , surtout les 
antérieures et les postérieures; les antérieures diffèrent des 
autres pattes , comme je l'ai déjà dit plus haut, en ce que 
leurs extrémités ne présentent point de griffes ; toutes ces 
pattes sont généralement épineuses , leurs derniers articles 
son^ roiigeatres et hérissés de pojls de même couleur. L'ab- 
domen est ovalaire ; les points stigmatiformes de cette es-»- 
pèce sont remarquables , en ce qu'ils sont marqués pro- 
fondément , surtout au second anneau ; les autres anneaux 
présentent aussi ces points , mais ils sont bien moins mar- 
qués. Le dessus de cet abdomen est entièrement granu- 
leux ; le dessous diffère du dessus , en ce qu'il ne présente 
aucune granulation, et en ce que les premier, second , troi- 
sième et quatrième anneaux sont striés transversalement. 
La queue est allongée , filiforme et hérissée de poils rour- 
geâtres. Cette espèce est remarquable par sa taille , car elle 
est la plus grande de son genre ; ayant ses pattes allongées, 



Gt. VIII. Pl. 8,9 et lo. 

elle pourrait avoir cinq pouces de longueur. Elle est ori- 
ginaire du Mexique , et elle lait partie des collections du 
Muséum d'histoire naturelle de Paris. 

T. cAUDATus '. Latr. (Pl. g, fig. i.) 

Fiisco-rubescenii. Çeplialothorace longo et angusto ; chœ- 
lis subelongatis , fusco-rubescenlibus. yibdomine sub- 
elongato , anleriUs quàm posteriUs latiore, Pedibus 

_^ elongatis , sursiim fusco et deorsum fulvo-rubescen- 
^ tibus. 

Long. 15 lig. ; larg. 5 lig. 

Celte espèce est entièrement d'un rouge-brun en dessus , 
d'un rouge clair en dessous, avec des granulations bien moins 
apparentes ; son céphalothorax est long et étroit , les raies 
transversales sont bien moins marquées. Les yeux anté- 
rieurs sont noirs et entourés d*un cercle rouge , les yeux 
postérieurs sont entièrement jaunes. Les chélicères sont peu 
allongées ; le premier article est armé d'une longue épine 
antérieurement; le second présente cinq épines supérieu- 

""* Quoique cette espèce soit déjà décrite dans plusieurs auteurs, j'ai 
cru devoir la décrire de nouveau , afin de lui assigner des caractères qui 
permeUent de la distinguer facilement des autres espèces de Thélyphones. 
Lat. Règne Anira. de Cuvier, tome IV, page a66. — Guér. Iconogr, du 
Règne Anim. de Cuvier, Arachn. , pl. 3, fig. 3. — Lat. Thelyphonus 
proscorpio , Gêner. Crust. et Insect. , tome 1 , page 129, ibid, — Hist. 
Nat. des Crust. et des Insect. , tome VII , page iSa , pl. 60, fig. 4« — 
Gronov. Zooph., n° 952. — Phalangium caudatum , Linn. System. Na- 
turae, tome I , partie 11, page 1029. — Mus. Lud. ult. , page 426. — 
Pallas , Spicil. Zool. , fasc. 9 , page 3o, tab. 3 , fig. i et a. — Tarantula 
caudata , Fab. , Entom, Syst. , tome II, page 433. — Herbst. Naturg. 
Phalang. , tab. 5, fig. 2. — Seba. Mus., tome I, tab. 70, fig. 78. — 
Rœs. Gêner. Insect. , tab. 29, fig. 11— Sulz. Hist. Insect. , tab. 29, 
fig. II. ib «SttiMf' aô^* 



Cl. VIII. Pt. 8, 9 et îo. 

rement, et deux inférieurement , dont une à peine appa- 
rente ; le troisième article est entièrement lisse à sa partie 
supérieure , et présente inférieurement une petite épine ; le 
quatrième article, de forme arrondie, est armé à ses parties 
antérieure et supérieure de deux épines , dont une très 
longue , et une un peu moins longue postérieurement ; le 
cinquième article est terminé comme dans l'espèce précé- 
dente. L'abdomen est peu allongé ; il est presque aussi large 
antérieurement que postérieurement ; ses anneaux présen- 
tent des points stigmatiformes à peine marqués ; le dessous , 
qui est d'un rouge plus clair que le dessus, présente un large 
anneau peu arqué postérieurement ; le second , qui est étroit 
et strié, est un peu en croissant postérieurement ; le troisième 
est très étroit : ces anneaux présentent des points stigmati- 
formes , un peu plus marqués que ceux des anneaux de la 
partie supérieure. Les pattes sont allongées , d'un rouge- 
brun en dessus, et d'un rouge-brun clair en dessous. Cette 
espèce , qui se trouve à l'ile de Java , fait partie des collec- 
tions du Muséum d'histoire naturelle de Paris '. 

T. RUFIMANUS. Lucas. (PL IO, flg. I.) 

Cephalothorace angusto, nigrante. Chœlis hrevibus ; pe- 
dibus elongatis^ tenuibus, primis articulis rubescenlibus . 
Abdomine ovato , depresso , nigricanle ^ fissuris stigma^ 

. .tijbrmibus vix distinctis. 

Long. 1 pouc. ; larg. 2 lig. 1/2. 

Le dessus du céphalothorax de cette espèce est noi- 
râtre, avec sa partie antérieure terminée en une pointe 
arrondie ; le dessous présente une raie longitudinale légère- 

• Je présente ici mes remercîmens à M. Audouin , professeur d'ento- 
mologie , qui a eu la honte de me laisser décrire les espèces nouvelles 
de Thélyphones appartenant aux collections du Muséum d'histoire na- 
turelle de Paris. 



Cl.. VU}. Pt. 8, 9 et 10. 

ment marquée. l»es yeux de la partie antérieure sont 
rougeâtres ; ceux qui sont placés sur les côtés latéraux 
et postérieurement sont d'un jaune clair. Les chélicères 
sont courtes , assez grosses ; le premier article est remar- 
quable par sa couleur, qui est d'un roux clair ; il est ter- 
miné antérieurement par une épine assez aiguë , pré- 
sentant à son côté interne et à sa base quelques poils 
rougeâtres ; le second article est noirâtre, très court , armé 
de deux épines inférieurement , et de cinq supérieurementj 
le troisième article est allongé , épais , de même couleur 
que le précédent, et ne présentant aucune épine j le qua- 
trième article est d'un roux foncé , armé d'une forte épine 
à sa partie antérieure ; le cinquième article est d'un roux 
clair, terminé antérieurement par une épine , s'articulant, 
avec un sixième article qui est de même couleur , et hé- 
rissé de poils rougeâtres. Les pattes sont allongées , grêles ^ 
les premières sont rougeâtres, les suivantes d'un roux foncé. 
L'abdomen est ovalaire , déprimé , de même longueur que 
le céphalothorax , noirâtre en dessus avec les points stig- 
matiformes à peine visibles ; le dessous est d'un roux très 
foncé , et diffère du dessus par son premier anneau , qui est 
très large , un peu arqué postérieurement , par ses second 
et troisième anneaux , qui sont très étroits , et par les points 
stigmatiformes, qui sont un peu plus apparents. Cette es- 
pèce , qui se trouve à Java , a été donnée au Muséum d'his- 
toire naturelle de Paris par M. F. de Laporte , comte 
de Castelnau ; elle fait aussi partie de la collection de 
M. Guérin. 



:/! tnt dum. 



Ct. VIII. Pl. 8, 9 et lo. 

T. RUFiPEs. Lucas. (PI. 9, fig. 2.) 

Cephaloihorace subelongato , fusco-rubescente. Cliœlis 
bî^evibus, rotundatis ^ fusco-rubescentibus, Abdominc 
depresso , sursUmJkscO''rubescente, deorsumrubro. Pe- 
dibus bres^ibus , rubris. , ^ . . . y , ,^ 

Long. 1 1 lig. ; larg. 4 lig. 

Le céphalothorax est d'un rouge -brun en dessus, peu 
allongé , arrondi à sa partie antérieure , plan supérieure- 
ment, et de forme arrondie postérieurement. Les yeux sont 
entièrement jaunes. Les chélicères sont courtes , arrondies ; 
leur premier article est d'un rouge-brun en dessus , d'un 
rouge plus clair en dessous avec une épine très aiguë à sa 
partie antérieure ; le second article est arrondi supérieure- 
ment , avec cinq petites épines , et deux petites inférieu- 
rement; le quatrième article est court , arrondi , armé d'une 
forte épine supérieurement ; le cinquième article est sem- 
blable à ceux des espèces précédentes. L'abdomen est dé- 
primé , d'un rouge-brun ; les points stigmatiformes sont à 
peine apparents ; le dessous diffère du dessus , en ce que le 
second anneau est très large , terminé en une pointe arron- 
die postérieurement; les second et troisième anneaux très 
étroits avec leurs points stigmatiformes visibles. Le dessous 
de cet abdomen est entièrement rouge ; les pattes sont 
courtes, entièrement rouges. La queue est de la même 
couleur. La patrie de cette espèce est inconnue. Collection 
du Muséum d'histoire naturelle de Paris. 



i'IiiiiiU \.i'i.il4<.ii 



'.IS 



Cl. VIII. Pt. 8, 9 et lo. 

T. AWGusTus. Lucas. (PL io,fig. 3.) 

Cephalothorace plane fusco , superne rotimdato. ChœL 
brevibus y sursùm fiisco-rubentibus ^ deorshm nibescen 
tibus. Abdomine elongnto , fuscescente. Pedibus tenui- 
bus , elongatis , prioribus articulis rubescentibus. 

Long. 8 lig. ; larg. 2 lig. 1/2. 

Le céphalothorax de cette espèce est étroit , entièrement 
brun, avec sa partie supérieure arrondie. Les yeux antérieurs 
sont d'un noir brillant, entourés d'un petit disque rougeâtre ; 
les yeux postérieurs sontrougeâtres. Les chélicères sont cour- 
tes , d'un rouge-blanc en dessus , et d'un rouge plus clair en 
dessous ; le premier article est armé d'une épine à sa partie 
antérieure ; le second présente cinq épines supérieurement, 
et deux inférieurement ; le troisième est entièrement lisse 
supérieurement et armé d'une épine inférieurement; le qua- 
trième article présente antérieurement une forte épine , qui 
elle-même est hérissée en dessus et en dessous par d'autres 
épines très petites ; le cinquième article est court , sem- 
blable aux autres articles des espèces précédentes , excepté 
qu'il est hérissé intérieurement de petites épines. L'ab- 
domen , d'un brun un peu plus clair, est très allongé ; les 
points stigmatiformes ne sont visibles qu'aux trois pre- 
miers anneaux ; le dessous diffère du dessus par la couleur, 
qui est d'un brun plus clair, par le premier anneau , qui est 
un peu plus large que les autres , et par les points stigma- 
tiformes, qui ne sont point apparents. Les pattes sont grêles, 
allongées, avec les premiers articles bruns , les suivants un 
peu plus clairs. La queue est entièrement brune , et sans 
apparences de poils. La patrie de cette espèce est inconnue. 
Collection du Muséum d'histoire naturelle de Paris. 



Cf.. VIII. Pl. 8, 9et lo. 

T. spiNiMANus. Lucas. (Pl. lo, fig. 2.) 

Cephalothoi^ace brevi , fuscescente , anterilis rotundato et 
posterius sitblruncato. Chœlis tenuibus , fuscescentibus, 
subelongads. Abdomine elongato , rubescente , an- 
nulis marginejïavescentibus. Pedibus validis , depres- 
sis , plané rubescentibus. 

Long. 10 lig. ; larg. 2 lig. 1/2. 

Le céphalothorax est d'un rouge -brun clair, court, 
arrondi antérieurement , et à peine tronqué postérieu- 
rement. Les yeux antérieurs sont d'un jaune clair, les 
postérieurs sont d'un jaune terne. Les chéUcères sont grê- 
les , un peu allongées , d'un rouge brun clair. Leur pre- 
mier article est termine' comme dans les autres espèces par 
une longue épine ; le second article, qui est court et arrondi 
supérieurement, présente à sa partie antérieure six épines 
bien distinctes, et inférieurement deux épines ; le cinquième, 
qui est terminé comme dans les autres espèces, présente 
sur son épine antérieure , et sur sa partie supérieure , de 
petites épines : la suivante, qui est mobile, est seulement 
dentelée intérieurement. L'abdomen est allongé , d'un rouge 
clair, avec le bord de ses anneaux jaunâtre ; les points stig- 
matiformes se voient très bien sur chaque anneau. Le des- 
sous diffère du dessus par son premier anneau , qui est très 
large , et arqué postérieurement ; les second et troisième, 
très étroits, et les autres semblables entre eux. Le dessous 
de cet abdomen est entièrement jaune ; on aperçoit aussi 
sur les anneaux des points stigmatiformes. La queue 
est rougeâtre , et présente quelques poils jaunâtres. Les 
pattes sont courtes , déprimées et entièrement rougeâtres. 
Patrie inconnue. Collection du Muséum dliistoire naturelle 
de Paris. 

H. Lucas. 
Janvier i835. 



MIL 




Thcly[)h()nus f//</(ui/r'(/s , 



VJII 




Thelyphonus 

j . T. caïa/nùis, Lat7-. 2 . T. r /////) es, L, 



J 



VIII. 





Theijphonus 

J .T. ru/àrut/iu^, Zu^M^. 2 . T. spf'ru/mznas, Zu^-^ij- 

3 . T. û/l^US/Ué\ J.ur^d- 



A ■Ji'e/rto/i.f/ If ne/. 



Cl. VIII. Pt. II. 

paire est la plus longue de toutes , avec son premier article 
court , robuste , d'un brun *'oncé à rextrémité ; les second , 
troisième et quatrième articles sont courts , de même cou- 
leur ; on aperçoit à l'extrémité de chacun de ces articles , 
un poil très allongé et dont la couleur est blonde ; la troi- 
sième paire de pattes est plus longue que la première , qui 
est très grêle, presque filiforme, entièrement blonde ; la 
seconde paije est la plus courte de toutes ; ces pattes sont 
généralement d'un brun clair; le dessous du céphalothorax 
est d'un jaune sale, couvert de poils courts de même cou- 
leur. 

Cette jolie espèce , qui m'a été procurée par M. F. Pré- 
vost , a été trouvée dans l'ile de Cuba *. 

H. Lucas. 
Avril i835. 



' M. Ph. Poey, entomologiste distingué, qui habile actuellement La 
Havane, dans l'île de Cuba, m'avait envoyé plusieurs individus de 
cette espèce 5 il la considérait avec raison comme nouvelle pour la science. 

(E, GcÉR ) 




G aie odes ûd>c&, Lucas 



N .Rétrw/iJ int/>. 



Classe VIH, Ti.. 12 et i3. 



HERSILIE. Hersilia. Sm^ignj. 



Obsrrvation» sur les Aiant^ides du genre Hersilia, et description de 
deux espèces nouvcllcsappartenant àce genre, par M, H. I.tjcas. 



C'est à M. Savigny que rentomologie est redevable de la 
création du genre Hersilia. Ce genre, qui est représenté 
dans la Description de l'Egypte, pi. i, fig. 9, est sans con- 
tredit le plus remarquable de la famille des Aranéides ; en 
effet , il se distingue de tous les genres qui composent cette 
famille, non seulement par la forme, qui est bien différente 
de celle des autres genres , mais encore par une anomalie 
vraiment remarquable , et que l'on peut même dire 
unique ; car elle n'a encore été trouvée que chez le genre 
Hersilie. Les personnes qui se sont livrées à l'étude de la 
famille des Aranéides n'ignorent pas sans doute que les ca- 
ractères distinctifs des animaux qui composent cette famille, 
et la rendent si distincte de la suivante , sont d'avoir 
toujours la tête confondue avec le tliorax, à la partie an- 
térieure duquel sont placés les yeux , au nombre de Imit 
chez les uns , de six chez les autres, mais jamais ni plus 
ni moins ; que l'abdomen est toujours attaché à ce thorax 
par un court pédicule , et que l'extrémité de cet abdomen 
est toujours terminée par des fdières; que les mâchoires 
sont toujours nues ; que les palpes sont simples et au 
nombre de deux ; que les mandibules sont d'un seul article, 
et toujours terminées chacune par un onglet qui se replie, 
et qui est percé, près de son extrémité, d'un petit trou pour 
le passage de 4a liqueur vénéneuse; et, enfin, que les pattes 
sont au nombre de huit, et toujours onguiculées. 
i83r>. 2 



2 Cl. VIII, Pl. la et i3. 

M. Savigny, dans la Description de V Egypte , voulant dési- 
gner les articles de ces derniers organes par des noms parti- 
culiers, assigna à ceux qui composent les pattes dans la classe 
des Arachnides une nomenclature plus ou moins en rapport 
avec les organes locomoteurs chez l'homme ; ainsi, il appelle 
hanche ce petit article qui est toujours adhérent au céphalo- 
thorax; la cuisse, qui se compose de deux articles, il la dis- 
tingue sous le nom d'exinguinal et de fémoral; la jambe, qui 
renferme deux articles, il nomme le premier article le gé- 
nual et le second le tibial ; et enfin le pied, qui se compose 
aussi de deux articles, il le désigne sous le nom de méta- 
tarse et de tarse. Cette nomenclature, pour désigner les ar- 
ticles des pattes, est bonne et n'est certainement pas à chan- 
ger; mais la nature, qui se plaît à renverser ce qui nous a 
coûté tant de peines à établir, est venue ajouter un article 
de plus à la méthode de M. Savigny , sur la distinction des 
articles qui composent les pattes dans la classe des Arachni- 
des, ce qui me permet de dire alors que le nombre des ar- 
ticles qui composent les pattes , chez la famille des Aranéi- 
des , n'est pas toujours absolu , et que ce nombre est plus 
ou moins susceptible de variations. 

C*est le genre Hersilia qui présente aux tarses ce nou- 
vel article , et l'on peut dire que c'est une anomalie étrange , 
car jamais les tarses, dans les Aranéides, n'avaient présenté 
jusqu'à présent plus de deux articles ; mais si cette anoma- 
lie paraît extraordinaire dans la classe des Arachnides, elle 
n'est pas moins remarquable dans l'ordre des Orthoptères ' ; 
car dans un genre de celovAYe{Heteronftarsus, Alex. Le- 
febvre) , c'est tout le contraire , c'est à dire , au lieu de 
présenter un article de plus , comme chez le genre Hersilia , 
il n'en présente que quatre aux pattes antérieures et trois 
aux intermédiaires et aux postérieures. 

' Voyez le Mémoire de M. Alexandre Lefebvre , aynnt pour titre : 
xYoïweau groupe d'Orthoptères de la famille des Manlides {Annales 
de la Société eniomologique de France , t. 4 , p. 468). 



Cl. VIII, Pf.. 12 et i3. i 

Cette anomalie chez le genre Hersilia m'avait paru au 
premier abord si étrange, que j'ai été tenté de croire qu'il 
y avait erreur dans la figure de M. Savigny; mais après 
l'examen que je fis des espèces que possède le Muséum 
«l'histoire naturelle de Paris , examen que j'ai communiqué 
à M. Walckenaër , qui m'avait prié de vérifier ce fait , afin 
de voir s'il n'y avait pas illusion , je me suis aperçu , non 
sans étonnement , que la figure donnée par M. Savigny , 
pi. î , fig. 9, sous le nom à^ Hersilia caudata, Sav., était 
exacte, et, qu'en effet les tarses , chez ce genre, se compo- 
saient de trois articles. 

Ne voulant pas m'écarter de la méthode de M. Savigny 
sur la distinction des pièces qui composent les pattes 
dans la classe des Arachnides , je propose de désigner sous 
le nom de mésotarse le nouvel article qui se trouve dans 
les tarses du genre Hersilie ; les pattes, alors, chez ce genre 
se composeraient de huit articles , qui sont : 

La hanclie, un article i 

La cuisse, deux articles, l'exinguinal et le fémoral. 2. 
La jambe, deux articles , le génual et le tibial. . 2 
Le pied, trois articles , le métatarse , le mésotarse 

et le tarse. 3 

Total des articles 8 

Ce genre , outre cette anomalie , présente encore un ca- 
ractère qui est bien remarquable et qui semble, jusqu'à 
présent , lui être particulier ; on sait, sans doute, que, cliez 
les autres genres, l'extrémité des pattes est toujours pourvue 
d'un onglet ou griffe , et que cet onglet est toujours armé de 
dents ou de peignes ; chez le genre Hersilia , c'est tout le 
contraire ; ainsi il présente bien un onglet ou griffe à 
l'extrémité de ses pattes , mais cet onglet est entièrement 
dépourvu des peignes ou des dents, caractère qui démontre 
que son industrie doit être bien différente de celle des 
autres genres qui composent la famille des Aranéides. 
Enfin , l'anomalie de ce genre m'a paru si curieuse, que 



C Cl. VIII, Pl. 12 et i3. 

vergentes , petites , très inclinées sur la lèvre . oblongues , 
rétrécies et contiguës à leur sommet , plus larges à leur 
partie inférieure qu'à leur partie supérieure , qui est légè- 
rement arrondie (fig. 5),; les palpes sont alongés, compo- 
sés de cinq articles ; le premier article est très court , le se- 
cond très long, le troisième peu alongé , le quatrième moins 
long que le cinquième , qui est terminé à sa base par un 
crochet simple (fig. 5). La lèvre est petite , plus large que 
haute, et un peu arrondie à sa partie antérieure (fig. 5); 
la partie sternale est courte , transverse , arrondie sur les 
côtés, tronquée à sa partie antérieure, et très faiblement ré- 
trécie à sa partie postérieure. Les pattes, au nombre de 
quatre paires, sont très alongées, à l'exception de la troi- 
sième paire; les première, seconde et quatrième paires sont 
successivement un peu moins longues , du moins chez les 
femelles ; la troisième très courte , dépassant à peine , lors- 
qu'elle est étendue, le premier article tibial des précédents ; 
ces pattes sont toutes à tarses de trois articles , le second 
de ces articles bien plus alongé que le dernier , qui est 
muni de deux ongles bidentés ' à la base, d'un ongle infé- 
rieur simple , et de deux soies plantaires qui ont des den- 
telures en scie (pi. 12, fig. 7)'. L'abdomen est ovale, peu 
alongé , légèrement déprimé , attaché au céphalothorax par 
un court pédicule. Les filières sont au nombre de six, co- 
nico-cylindriques , saillantes en arrière , dont deux très 
alongées et distinctement tri-articulées. 

• Les Jentelures que présentent ces ongles ne sont pas en assez 
grand nombre pour pouvoir être compare'es aux peignes qu'offrent 
les ongles des autres genres d'Arane'ides j je crois qu'on peut dire que 
ces ongles ne sont point pectines. 

^ PI. i3, fig. 2 d, on a représente le dernier article des pattes, 
qui se compose lui-même de trois articles : le premier , ou le plus 
alongé, est le métatarse; le second, ou l'intermédiaire est le raéso- 
tarsej et enfin le dernier ou le plus petit est le tarse. 



Cl. VIII, Pt. 12 et i3. 7 

I. Hersilie a queue, Hersilia caudata, Savigny* 

(Voyez notre pi. 12). 

Longueur : 9 millimètres. 

Cette espèce est rousse , avec le tlioiax marqué de deux 
bandes dorsales et bordé de la même couleur; l'abdomen 
est varié, sur le milieu, de deux rangées contiguës de taches 
annelées brunes, et sur les côtés, de traits, bruns obliques ; 
les pieds sont annelés de brun. 

Trouvée aux environs du Caire. 

II. Hersilie indienne, Hersilia indica , Lucas, 

(Voyez notre pi. 13, fig. 2). 

Longueur : 8 millimètres. 

Cephalothorace ad médium et posterius fuluescente , ad latera 
fusco-maculato et anterius nigresceiite ; mandibulis ful- 
vescentibuSi basi nigrescentibus; maxillls lab roque fulçis; 
pcdibus exilibus , elongatis , obscuro fiihis, fusco nigro- 
que annulatis} abdomine brepi, posterius quam anterius 
latiore, obscure fusco-fulvescente , duobus punctis nigris 
distinctissimis ; fusis fulvescentibus , elongatissimorum 
ex tréma parte fus ca . 

Chez cette espèce , le céphalothorax est d'un jaune sale 
dans son milieu et postérieurement, tiqueté de brun sur 
les côtés, avec sa partie antérieure noire. Les mandibules 
sont petites, jaunâtres, hérissées de poils de même couleur 

' Pour qu'on puisse, au premier abord , distinguer les espèces (]ue 
je décris d'avec celle qui a déjà e'te de'crite par M. Savigny, je repro- 
duis ici la description de cet auteur, 



8 Cl. VIII, Vl. 12 et .3. 

avec leur base légèrement noirâtre ; les crochets de ces 
mandibules sont très petits , roussâtres , peu en croissants 
et très acérés à leur extrémité. Les mâchoires, ainsi que la 
lèvre , sont jaunes , couvertes de poils de même couleur. Les 
palpes sont alongés; le premier article est d'un jaune 
sale foncé, le second d'un jaune très clair, le troisième tirant 
sur le brun, avec sa base légèrement noirâtre, le quatrième 
d'un jaune clair avec une tache légèrement brunâtre à sa 
base, enfin le cinquième jaunâtre avec son extrémité de 
couleur noire. La partie sternale, qui est de l'orme arrondie, 
est mélangée de jaune et de brun. Les pattes sont grêles, 
alongées, d'un jaune sale, plus ou moins annelées de brun 
et de noir. L'abdomen est peu alongé, plus large à sa partie 
postérieure qu'à sa partie antérieure ; sa couleur est d'un 
jaune sale mélangé de brun ; on aperçoit sur les côtés laté- 
raux une raie légèrement arquée d'une couleur brune fon- 
cée, ne se réunissant ni antérieurement ni postérieurement ; 
sur le milieu, on aperçoit encore une autre raie d'une couleur 
brune moins foncée, partant de la partie antérieure, etabou^ 
tissant au milieu de l'abdomen, qui présente une tache plus 
ou moins ronde de couleur brune ; de chaque côté de cette 
tache sont deux points noirs profondément marqués ; en 
dessous, cet abdomen est d'un jaune clair, avec son milieu 
tiqueté de brun et de jaune plus foncé ; près des filières sont 
des petites taches brunâtres. Les ouvertures pulmonaires sont 
de couleur noire. Les filières , au nombre de six, sont d'un 
jaune sale, peu foncé; celles qui sont très alongées sont 
brunes à leur extrémité , et couvertes de poils de même cou- 
leur. 

Il y a des femelles chez lesquelles les caractères spécifi- 
ques que je viens d'indiquer sont beaucoup moins mar- 
qués. 

Cette jolie espèce, qui fait pai tie des collections du mu- 
séum d'histoire naturelle de Paris, a été rapportée de la 
côte de Malabar par M. Dussumier. 



Cl. Vni, Pc. la et i3. 9 

Le mâle diffère de la femelle en ce qu'il est beaucoup 
plus gièle et plus alongé ; le céphalothorax est d'un fauve 
foncé sur ses côtés latéraux , avec son milieu d'une cou- 
leur fauve moins foncée , et sa partie antérieure toute 
noire. Les palpes sont moins alongés que chez la femelle ; 
le premier article est très court, de couleur noire, le second 
est très alongé, mélangé de noir et de brun, le troisième est 
court, plus renflé à sa base qu'à sa naissance, le quatrième 
est un peu plus alongé et légèrement courbé , le cinquième 
est alongé, très renflé dans son milieu, et terminé en pointe 
à sa base (pi. i3, fig. ib). La figure 2c offre le même palpe 
d'un jeune individu. Ces articles sont d'un fauve foncé, 
couverts de poils jaunes, et hérissés d'épines , surtout le 
dernier article. Les mandibules sont noirâtres , couvertes 
de poils fauves ; les crochets]sont entièrement noirs. Les mâ- 
choires, ainsi que la lèvre, sont d'un jaune sale foncé, et hé- 
rissées de poils de même couleur. La plaque sternale est 
d'un jaune clair et couverte de poils de même couleur. 
Les pattes sont très alongées , bien plus robustes que chez 
les femelles , d'un jaune sale, et annelées de fauve foncé. 
L'abdomen est d'un fauve clair , avec les raies et les 
taches qu'on aperçoit en dessus et sur les côtés, bien moins 
marquées que chez la femelle; en dessous, cet abdomen 
est d'un jaune sale, avec deux raies longitudinales de cou- 
leur fauve. Les filières sont d'un fauve peu foncé, et an- 
nelées de brun. 

Ily a des individus mâles ' chez lesquels les caractères 
que je viens de décrire sont bien moins apparents, et sont 
même presqu'entièrement cachés par la couleur fauve, qui 
est très foncée ; il y en a d'autres , au contraire , où cette 
couleur fauve est très claire , ce qui permet alors d'aperce- 

' Je n'ai pu voir d'une manière bien distincte le mâle de cette es- 
pèce à cause du mauvais état des individus qui e'taient alors à ma 
disposition. 



lo Cl. VIII, Fl. 12 et i3. 

voir ces caractères plus facilement. Ces individus mâles ont 
été envoyés de Bombay par feu P. Roux , et font partie des 
collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris. 

TÎI. Hersilie de Savigny, Hersilia Samgnyi ^ Lucas. 
(Voyez notre pi. 13, fig. 1.) 

Longueur : 9 millim. 

Ccphalothorace fuho , ac anterius nigrescente; mandibidis 
fuli>is^ ad basiin rufescentibus^ maxilUs labroque fuhis; 
palpis falvis , elongalis , pilis fuli^is nigrlsque hirsutis 
ad exlremitateni nigrescentibus ) pedibus exilibus , maxime 
elongalis , fusco nig roque annulât is ; abdomine latiorc 
quam longiore, sex punctis rufescentibus valde distinctis- 
fusis fulvis , rufo'annulatis . 

Cette espèce, au premier aspect , a beaucoup d'analo- 
gie avec VHersilia indica ; mais , après en [avoir fait une 
étude comparative , vf)ici les caractères distinctifs qu'elle 
m'a présentés. 

Le céphalothorax est entièrement jaune , couvert de poils 
de même couleur, avec la partie antérieure, où sont placés 
les yeux , légèrement noirâtre. Les mandibules sont d'un 
jaune sale, avec leur base légèrement roussâtre et hérissée 
de poils jaunes ; leurs crochets sont légèrement jaunâtres; 
les mâchoires, ainsi que la lèvre, sont d'un jaune sale, avec 
leurs parties antérieures couvertes de poils jaunes. Les 
palpes sont jaunes , alongés , hérissés de poils jaunes et 
noirs avec l'extrémité du cinquième ou dernier article noi- 
râtre. Les pattes sont grêles , très alongées ; les premiers 
articles , ou la hanche et la cuisse , sont entièrement jaunes 
avec le fémoral roussâtre ; la jambe ou le génual et le tibial 
sont annelés de jaune et de roussâtre ; le pied, ou le tarse, le 



Cl. VIII, Pl. iîs et i3. ii 

mésotarse et le métatarse sont entièrement roussâtres , cou- 
verts de poils de même couleur , avec l'extrémité du méso- 
tarse et du métatarse un peu noirâtre. L'abdomen est entiè- 
rement jaune , plus large que long ; sur ses côtés latéraux 
on aperçoit une raie noirâtre, en feston, et hérissée de longs 
poils jaunes ; supérieurement cet abdomen est couvert de 
poils d'un jaune clair, avec six points roussâtres , arrondis 
et assez profondément marqués ; ces points forment un 
carré plus long que large , et ceux qui sont dans le milieu 
sont bien plus marqués que les autres; le dessous est d'un 
jaune entièrement sale , avec les filières de même couleur, 
annelées cependant de roussâtre , et hérissées de poils jau- 
nâtres. 

Cette jolie espèce , que j'ai dédiée à M. Savigny , auteur 
du genre Hersilia, a été rapportée de la côte du Malabar 
par M. Dussumier , et fait partie des collections du Muséum 
d'histoire naturelle de Paris. H. Lucas. 

Janvier i83G. 



VIII. 







Lebr 



llersilia caud/i/^ Sm>içru/. 



.NJfér)io7i--^ irnp 



Mil 



jj. 





2.â. 




lier si lia 

il . SûOU)/l)Jl . 7. unis. 2 W ■ h)(IlC(t , J.iira.r 



A^.J{Jn:pnJ 



Classe VIII , Pl. i4. i 

PACHYLOSCELE. Pachyloscelis. Lucas, 

Lorsque, dans rannée i833, je publiai un nouveau genre 
d'Aranéide sous le nom de Pachyloscelis^ , je ne possédais 
alors qu'une seule espèce provenant d'une collection du 
Brésil, envoyée au Muséum de Paris par M. Sylveira. 
Quoique cette Aranéide me présentât une grande analogie 
avec le genre Missulena , cela ne m'empêcha pas d'en faire 
un nouveau genre que je plaçai entre les Atypes et les Erio- 
dons de M. Latreille , ou les Olétères et les Missulènes de 
M. Walckenaër , genres d'Aranéides de la tribu des Théra- 
phoses. En effet, la conformation delà bouche de cette 
Aranéide, la disposition des yeux, et la différence qui exis- 
tait entre les premières paires de pattes antérieures et les 
paires de pattes postérieures , me fournirent des caractères 
suffisants pour l'établissement de ce nouveau genre. 

Peu de temps après avoir terminé mon mémoire, et l'avoir 
lu à la Société En tomologique, le Muséum reçut de M.Gaudi« 
chaud un envoi considérable du Brésil, contenant plusieurs 
Aranéides, parmi lesquelles j'en distinguai une qui me pré- 
senta, au premier aspect, les caractères principaux du nou- 
veau genre que je venais d'établir. Je n'hésitai pas alors , 
toutefois après l'avoir bien étudiée , à la regarder comme 
une seconde espèce de mon genre Pachyloscèle , à la suite 
duquel je la plaçai en la désignant sous le nom spécifique 
de Nigripcs. 

Cette nouvelle Aranéide, outre les caractères génériques 

' C'est sous le nom de Sphodros quç ce ijouveuu genre a ete' de'si- 
gné par M. "Walckenaër, dans un travail ayant pour titre Mcwoire 
sur une nouvelle classification îles Aranéides , insère dans les yîn- 
nales de la Société EnLomolo inique de Fvan.cG , t, ii , p. i44 , et je jne 
serais empressé d^adopter le nom de ce cclèbre entomologiste , si, 
dans son mémoire, il avait indiqué des caractères géncriciues (lui 
aient pu permettre de le distinguer. 



a Cf.. yill, P*. i4 

qu'elle m'avait présentés , m'en offrait encore d^autres avec 
lesquels j'aurais pu établir plusieurs sections dans ce genre } 
mais je n'ai osé le faire , à cause du petit nombre d'espèces 
qui étaient alors en ma disposition. 

Dernièrement , dans un envoi de Bahia fait au Muséum 
de Paris par M. Bardoux, je trouvai une Aranéide entière- 
ment semblable à l'espèce qui m'avait servi de type pour 
l'établissement de mon ^enre Pachfioscelis; elle différait 
cependant parles crochets des mandibules , qui , chez cette, 
dernière, sont très allongés, par le céphalothorax, qui est un 
peu plus étroit , et par les palpes , qui ne dépassent pas en 
longueur la première paire de pattes. A l'aide de cette nou- 
velle espèce, je me suis décidé, afin de rendre ce genre plus 
naturel et pour qu'il fût en même temps plus facile à l'é- 
tude , à le partager en plusieurs sections. Les caractères qui 
m'ont servi de base pour distinguer ces sections entre elles 
ont été pris dans la forme du céphalothorax , dans la posi- 
tion des yeux , et dans la longueur relative des organes de 
la locomotion et de la manducation. 

Avant d'entrer de suite dans les caractères distiuctils de 
ces sections , j'ai cru devoir faire connaître la description de 
l'espèce nouvelle qui provient de Bahia , et qui m'a servi 
de type pour l'établissement d'une troisième section. 

P. A PIEDS FAUVES. P.fuMpeS. LuCHS. 

P. cephalothorace fali>o , anterius truncato et posterius de- 
pressa. Mandibulis elongatis , compressissimis , ad basin\ 
gibbosis f latcri interno spinosis. Maxillis elongatis simis 
paidulum laterl externo lunatis y adbasim dilatatis ', labro 
laliori quam altiori. Palpis brci^ibus , ultimis articulis 
taiitum lateri interno depressis. Pedibus breç^ibus^ robustis. 
j4bdomine oi'ato , globoso ,jiavo-piloso. 

Cette espèce remarquable diffère de ses congénères par 
son céphalothorax , qui a la forme d'un carré plus long 



Cl, VI ir, Vh. i\. 3 

que large et dont les angles antérieurs et postérieurs se- 
raient arrondis. Ce ccplialothorax est tronqué , peu épais , 
et, en arrière, il présente une éminence en forme de triangle 
(fig. 4 et 5), dont la partie médiane est saillante, avec les 
côtés latéraux et postérieurs déprimés. Les yeux soiit pla- 
cés sur cette éminence; la première paire est située sur la 
partie saillante et assez rapprochée ; la seconde est placée 
sur les côtés latéraux de cette éminence ; elle est plus grosse 
que la première paire et très écartée ; la troisième est pla- 
cée au dessus et un peu en arrière de la seconde paire, elle 
est très petite ; enfin la quatrième , qui est un peu plus 
grosse , est placée tout à fait en arrière et au dessous de la 
troisième paire; les yeux , qui forment les seconde , troi- 
sième et quatrième paires , sont très rapprochés , et sem- 
blent, à la première vue, être réunis ensemble (fig. 6). 

Les mandibules (fig. 3 «) sont allongées, plus longues 
que larges , très comprimées ; elles sont saillantes au delà 
de leur naissance , arrondies en dessus , et présentent à leur 
extrémité quelques poils d'un roux clair; à leur côté interne, 
filles sont dentelées et hérissées de poils d'un roux clair. Les 
crochets des mandibules sont noirs, en croissant, très al- 
longés , saillants au delà de leur naissance , et très aigus 
à leur extrémité. Les mâchoires (fig. 3 ^ et 7) sont très al- 
longées , amincies à leur partie antérieure , où elles sont 
terminées en une pointe arrondie ; ces mâchoires sont légè- 
rement courbées au côté externe ; et au côté interne elles 
sont hérissées de poils de même couleur que ceux des man- 
dibules. La languette est très petite , plus large que haute , 
un peu concave antérieurement,. où eile présente des poils 
de couleur fauve. La plaque sternale est grande, un peu 
ovalaire; postérieurement, elle se continue pour servir 
d'attache au pédicule de l'abdomen. Les palpes sont peu 
allongés , insérés à la base des mâchoires ; le premier article 
est allongé ; le second très court , le troisième un peu plus 
long et légèrement élargi; enfin le quatrième, de même 



4 Cl. VIII, Pl. i4. 

longueur, est terminé en une pointe mousse à son extré- 
mité : ces palpes sont remarquables eu ce que, à leur côté 
interne , ils sont très déprimés et arrondis à leur côté ex- 
terne. Les pattes sont courtes, robustes, surtout les troi- 
sième et quatrième paires ; la première paire est grêle et 
moins allongée que la seconde , dont les premiers articles 
sont robustes ; la troisième paire est plus longue que la 
seconde ; les articles qui la composent sont très robustes , 
surtout les premiers ; la quatrième est la plus longue de 
toutes , avec ses articles un peu moins robustes que ceux 
de la troisième paire. Ces pattes ainsi que les palpes sont 
hérissés, à leur extrémité, de poils blonds. 

L'abdomen , dont il né restait plus que la pellicule , m'a 
paru être ovale , globuleux et couvert de poils blonds ; cet 
abdomen est attaché au céphalothorax par un très court 
pédicule. La couleur générale de cette Aranéide est d'un 
fauve clair, avec les palpes , les pattes et les mandibules 
d'un fauve plus foncé. 

Cette espèce a été trouvée à Bahia par M. Bardoux , elle 
fait partie des collections du Muséum. 

Division du genre Paciiyloscelis en trois sections. 

Première section. — (Type, Pach. rujîpes. ) 

Palpes surpassant en longueur les deux premières paires 
de pattes antérieures. Mandibules robustes, peu allongées, 
pourvues, à leur coté interne, de deux rangées d'épines, et 
terminées antérieurement en une pointe aiguë. Crochets 
des mandibules peu allongés. Yeux placés sur trois hgnes , 
les première et seconde paires assez éloignées l'une de 
l'autre, les troisième et quatrième très rapprochées , se tou- 
chant presque. 

Mâchoires plus longues que larges , arrondies à leur partie 
antérieure. Languette assez allongée , terminée en pointe à 
ses parties supérieure et inférieure. Céphalothorax très épais 



Cl. VIIÏ, Pl. i4. 5 

antérieurement et très déprimé postérieurement. Plaque 
sternale de forme ovalaire, tronquée postérieurement. 
Abdomen ovale. 

Je ferai connaître incessamment une seconde espèce de 
Pacliyloscèle , appartenant à cette première section : voici , 
au reste, le résumé des caractères de cette nouvelle espèce. 

P. d'Audouin, P, Audouiniiy Lucas. 

Céphalothorax plus long que large , très épais antérieu- 
rement , avec les côtés latéraux et postérieurs déprimés ; 
mandibules très robustes ; palpes allongés ; pattes robustes, 
peu allongées, surtout les première et seconde paires, 
qui sont courtes et plus grêles que la troisième , qui est un 
peu plus allongée , et qui est remarquable , en ce que son 
cinquième article est très étranglé à sa naissance ; la qua- 
trième paire est très robuste , et la plus longue de toutes. 
Abdomen allongé , ovalaire , couvert de poils peu serrés ; 
filières peu saillantes , très robustes. 

Envoyée de l'Aniérique du nord , par M. Noisette. 

Deuxième section. — (Type, Pach. Julvipes) 

Palpes ne dépassant pas en longueur les première et se- 
conde paires de pattes. Mandibules allongées , très com- 
primées , saillantes au delà de leur naissance, présentant, à 
leur côté interne, une rangée d'épines. Crochets des man- 
dibules très allongés, en croissant. Yeux placés sur trois 
lignes , la première paire assez rapprochée , les seconde , 
troisième et quatrième très éloignées les unes des autres 
(fig. 9). Mâchoires très allongées , terminées en une pointe 
arrondie antérieurement , dilatées à leur base et légèrement 
arquées au côté externe (fig. 8). Languette très courte , plus 
large que longue , tronquée à ses parties intérieure et pos- 
térieure. Céphalothorax peu épais à sa partie antérieure , 
déprimé dans son milieu, et épais postérieurement, ayant 
la forme d'un carré plus long que large, avec ses angles an- 



r> Cl. Vin, I'l. i4. 

téiieur et postérieur légèiemeut arrondis. Plaque sternale 
ovalaire , se continuant postérieurement pour servir d'at- 
tache au pédicule de l'abdomen. Abdomen ovalaire. 

Jrnisicme section. — (Tjpe, le Pcwh. nigripes.) 

Palpes grêles , plus allongés que les première el seconde 
paires de pattes antérieures. Mandibules robustes, assez 
allongées , dentelées à leur côté interne. Crochets des man- 
dibules allongés , légèrement courbés. Yeux placés sur trois 
lignes , presque égaux entre eux, formant un carré plus long 
que large (fig. lo). Mâchoires plus longues que larges, s'a- 
mincissant et se terminant en une pointe arrondie antérieu- 
rement (fig. II). Languette allongée. Céphalothorax épais 
antérieurement, trooqué postérieurement et légèrement dé- 
primé sur les côtés latéraux. Plaque sternale ovale, à peine 
tronquée à sa partie postérieure. Abdomen de forme ovalaire. 

Cette dernière espèce, à la première vue^ paraîtrait appar- 
tenir à un tout autre genre ; mais, si on Tétudie avec soin, 
on verra qu'elle présente les mêmes caractères génériques. 
Je ferai remarquer aussi que l'individu observé est un 
mâle, et que, dans ces Aianéides, ces derniers sont toujours 
bien plus grêles que les femelles. Je rapporte à cette sec- 
tion une Aranéide qui appartient évidemment à mon genre 
■Pachfloscelis , et qui a été décrite et figurée par M. Perty , 
dans le Delectus animalium du Voyage de MM. Spix et 
Martius. Cette Aranéide a été désignée sous le nom géné- 
rique à'Actînopus ; M. Perty n'aura sans doute pas connu 
mon travail , car il aurait vu que ce genre avait déjà été éta- 
bli sous le nom de Pachfloscelis. 

Pachfloscelis tarsalis , Lucas. Actinopus tarsalis , Perty , 

Delect. anim. du Voy. de MM. Spix et Martius, tab. 89, 

fig. 6. Voici la description decetauteur. l'olas nigro-fuscus, 

vix ititidus. Oculijlai^icantes, pellucicli. Palpi fusco-îiigri ^ 

articula ullimo brunneo. Pcclès omnes fusco-nigri ^ tarsis ru- 

fis. Sabtus castaneusy nilidulas. Habit, in prov. Piauhiensi, 

H. Lucas. 
Octobre i83ô. 



Vlll. 



">S^^ 




racliyloscelis 

10 . 11 . 1* niç ripes, L ucm-. 



'fhnui ,rc . 



N J^émonei i/?tp. 



Classe VIH, Pi.. iS. 



ATTE (Saltiqiie, Lat.). Attus. Falckcnaèi\ 



L'Aranéide que je décris ici coinuie espèce nouvelle ap- 
partient au genre Atte de M. Walckenaër et fait partie de 
sa tribu des Voltigeuses. Par l'analogie qu'elle présente avec 
V Attus formicarius , elle se place après cette espèce et fait le 
psissa^e kV Attus formico ides , du même auteur. Afin qu'on 
ne puisse pas la confondre avec ces deux espèces, j'ai pensé 
qu'il serait convenable d'indiquer auparavant quels sont les 
caractères qui l'en éloignent. Elle se distingue d'abord de 
V Attus formicarius, en ce que, chez cette espèce, le céphalo- 
thorax est noir, relevé en forme de bosse , au lieu que , 
chez notre nouvelle espèce, le céphalothorax est bronzé, avec 
sa partie antérieure plane et sa partie postérieure déprimée; 
les mandibules, au lieu d'être rougeâtres, comme chez le 
Formicarius , sont, chez le nôtre, d'un jaune sale; mais un 
caractère qui le rend bien distinct et qui empêchera toute 
confusion, c'est que l'abdomen, chez le Formicarius, a la 
moitié antérieure d'un fauve obscur, la moitié postérieure 
d'un noir uniforme, plus deux bandes brunes qui se cour- 
bent l'une vers l'autre , comme pour se rejoindre en che- 
vrons , tandis que , chez notre nouvelle espèce , l'abdomen 
est étranglé dans son milieu, avec ses parties antérieures et 
postérieures noires et une raie roussâtre transversale , sur 
laquelle est une autre raie d'une belle couleur blanche. On 
ne pourra non plus la confondre avec V Allus fonnicoides, 
car, chez cette espèce, les mandibules sont d'un vert cuivré 
luisant, au lieu que, chez la nôtre, elles sont d'un jaune sale ; 
elle en diffère encore par son abdomen, qui , au lieu d'être 
rouge à sa partie antérieure et postérieure , comme chez 
le Formicoide , est noir antérieurement et postérieurement 
avec une raie roussâtre, sur laquelle est une belle raie blan- 
che. Tels sont les principaux caractères qui, au premier 



Cl. VIII, Vl. i5. 
aspect, servent à l'en distinguer ; maintenant que nous les 
connaissons, nous pouvons passer à ses caractères spécifiques 
proprement dits. 

A . CHASSEUR. A. venator. Lucas. 

j4. cephalothorace anterius œneo, posterius nigrescente ; man- 
dikidis brei^ibus, fuU'escentibus; palpis paulum elongatis, 
fuli^escentibus] ultimo articula tumescente yud basim spinoso; 
pedibus bre{>ibus ^fuhescentîbus , exterius nigro-fasciatis ; 
abdomine elongato y fusiformi, o{>ato, anterius nigro, ru- 
fescente ad médium, transversim alba fascia coarctatum ; 
ftisis brevibus y JuU'escentibus . 

Long. , 4 millim. 

Chez cette espèce, le céphalothorax est bronzé antérieu- 
rement , avec sa partie postérieure légèrement noirâtre ; vu 
au microscope, il paraît très granuleux, hérissé de poils 
supérieurement et presque pas sur les côtés ; la forme de 
ce céphalothorax est celle d'un carré alongé qui , antérieu- 
rement et supérieurement , serait entièrement plan avec sa 
partie postérieure arrondie et déprimée. 

Les yeux, au nombre de quatre paires, diffèrent entre eux, 
en ce que la première paire est la plus grosse, la seconde 
ensuite ; la troisième est très petite, et la distance qui la sé- 
pare de la seconde paire est moins grande que celle qui la 
sépare de la quatrième paire, qui est un peu plus saillante 
que les autres au dessus du céphalothorax, et semble, au 
premier aspect, être portée sur un tubercule. Les yeux sont 
entourés de poils noirâtres assez longs, surtout les première 
et seconde paires. 

Les mandibules sont d'un jaune sale , peu alongées ; les 
crochets sont courts, de couleur noire. Les palpes sont peu 
alongés , d'un jaune clair , avec le dernier article légère- 
ment renflé et hérissé d'épines , surtout à la base (fig. 2) ; 
les autres articles sont aussi d'un jaune clair et couverts 
de poils de même couleur. 

La partie sternale est entièreinent noire, trèsalonjgée, tei- 



Ct. VIII, Pt. i5. 
minée en pointe postérieurement et légèrement arrondie 
à sa partie antérieure. 

Les pattes sont peu alongées ; la quatrième paire est 
plus courte que la première, la troisième ensuite ; la se- 
conde est la plus courte de toutes : ces pattes sont généra- 
lement d'un jaune très clair 4 le premier article ou la hanche 
est jaune, la cuisse ou l'exinguinal et le fémoral sont d'un 
jamiesale, avec une raie légèrement noirâtre sur le côté 
extérieur; la jambe ou le génual et le tibial sont entièrement 
jaunes, avec le pied ou le métatarse et le tarse de même 
*:ouleur : ces pattes sont hérissées de poils jaunâtres. 

L'abdomen est alongé, fusiforme, ovale, de couleur nohe 
antérieurement et postérieurement, roussâtre dans son mi- 
lieu, qui est étranglé transversalement, et sur lequel étran- 
glement on aperçoit une bande blanche se rétrécissant dans 
son milieu, mais s'élargissant à ses deux extrémités ; en 
dessous, cet abdomen est roussâtre antérieurement et pos- 
térieurement , ensuite d'un jaune clair au milieu. Les fi- 
lières sont jaunâtres , peu alongées, hérissées de poils de 
même couleur. . - 

Le mâle (fig. 3) diffère de la femelle ( fig. a) «îi.*ce 
qu'il est un peu plus alongé et plus étroit , avec les pattes 
antétieures beaucoup plus robustes; les second, troisième et 
quatrième articles étant très élargis, la couleur des quatre 
paires de pattes est d'un roux foncé, sans aucune bande noi- 
râtre comme chez la femelle. Les palpes sont moins alongés ; 
le premier article est très court, le second est très alongé , 
légèrement renflé dans son milieu ; le troisième est court, 
plus gros à sa partie antérieure qu'à sa partie inférieure ; 
le quatrième article est très court ; enfin le cinquième 
est plus alongé que le quatrième, très renflé à sa partie 
antérieure et terminé en pointe à sa base : ces palpes sont 
de couleur jaunâtre , hérissés de poils plus ou moins longs, 
surtout le dernier article, qui a tout à fait la forme d'une 
poire. 

L'abdomen est plus alongé et plus étroit, et la bande 
blanche qu'on aperçoit dans son milieu est bien plus mar- 



Cl. VIII , Pl. i5. 
quée et rétrangleiueiU bien plus apparent que chez la fe- 
melle. 

J'ai tiouvé cette espèce, qui était une femelle, aux envi- 
ions de Paris, dans les îles de la Marne , près Charenton, 
en octobre i835 ; je l'ai prise depuis sous les écorces des 
pins, au Jardin des Plantes, en novembre : c'était encore une 
femelle ; elle était renfermée dans une coque de soie très 
blanche , ovale, assez alongée : aussitôt que j'eus touché 
la coque, elle la quitta en se laissant tomber à terre par le 
moyen d'un fil de soie attaché à sa partie anale. Sa démarche 
était très vive : je l'ai prise avec beaucoup de difficulté, à 
cause des mouvements très prompts qu'elle exécute : quand 
on l'inquiète elle remue son abdomen en tout sens , comme 
certains Hyménoptères. Quand elle marche , elle tient sa 
première paire de pattes levée en l'air; elle ne saute pas : 
d'ailleurs ses pattes, parleur disposition, sont plutôt propres 
à la course qu'au saut, caractère qui me l'a fait ranger dans 
la tribu des Voltigeuses de M. Walckenaër, c'est à dire Ara- 
néides épiant leur proie et la saisissant à la "course. Peu de 
temps après, je pris le mâle sur les treillages qui bordent les 
allées du labyrinthe : ses mouvemens étaient encore plus 
prompts que ceux de la femelle, aussi c'est avec beaucoup 
de peine que je m'en suis emparé; au premier abord je 
l'avais pris pour une fourmi , ce n'est qu'à ses mouve- 
ments brusques et prompts que je me suis aperçu que c'é- 
tait une Aranéide. 

H. Lucas. 
3i (.lecfmhro »83 5. 




Al tu s vena/vr, Li 



./ù'numd m.-/'. 



i 



k 



Cl. VJII. Pl. i6 et 17. ï 

''"^*-- "ARACHNIDES" '■'■■ 

x;?«2fi \i')::- : 

DU VOYAGE DE LA FAVORITE j : 

Par m. E.-F. GUÉRIN-MÉNEVILLE. f 
rj ooiUg ii£i nf>q mjjrn^i*! tii) t)fiu;»j*iil 

-.oqqoe .,11.. Genre ACANTHODON. ,;,^ • ^ ,^,^ 

Nous avons donné sommairement les caractères de ce 
nouveau genre dans la Revue zoologique par la Society 
Cuviérienne (ï838, p. 10), nous réservant de le pu- 
blier ici avec figures. Notre genre Acantbodon appar- 
tient à l'ordre des Pulmonaires , et vient se placer entre 
les Mygales fouisseuses et les Ériodons de Latreille , ou 
Missulènes de M. Walckenaér. Voici les caractères que 
nous lui assignons. iXmkth) 

Céphalothorax allongé , ovalaire , rétréci et élevé en 
avant (fig. 2) , aplati sur les côtés et en arrière. 

Yeux au nombre de huit (fig. 3 et 5 ), disposés dans 
deux groupes séparés ^ le premier de ces groupes placé 

1838. 19. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



au bord antérieur du céphalothorax , composé de deux 
gros yeux très-rapprochés , dirigés en avant et un peu 
de côté , et portés sur un tubercule assez élevé ; le second 
placé beaucoup en arrière , porté sur une éminence assez 
forte , formant un ovale transverse et très-étroit , com- 
posé de six yeux plus petits que les deux* antérieurs , 
presque égaux , les deux postérieurs étant un peu plus 
'petits. .'i[,rîîV>^:'*:^H-.'^};M/f;f:, ,y ^r^: 

Lèvre petite , un peu plus longue que large , de forme 
carrée , un peu plus étroite au bout ( fig. 4 ) > dis- 
tinguée du sternum par un sillon étroit. 

Mâchoires peu larges , semblables aux hanches des 
pattes , à peine plus larges que le palpe qu'elles suppor- 
tent, garnies de forts poils à Jeur côté interne (Ji^. 4). 

Palpes allongés, pédiformes, insérés' à l'extrémité des 
mâchoires, presque aussi grands et aussi épais que les 
pattes , ayant les deux derniers articles un peu aplatis , 
et armés en dessous d'épines fortes et courtes formant un 
râteau (fig. 6, 6 a). 

Mandibules ou chélicères avancées , armées en avant 
d'un râteau composé de fortes épines , et ayant chacune 
ùri<:r'ôchet courbe et assez allongé (figl ^ «et ^ypii^iWiO 
"'Pattes fortes, assez allongées -, les quatre prettiîêrés 
â'jfkht le dessous de leurs deux derniers articles armé 
d'épines' Courtes et fortes coïnme on lé voit aux palpes, 
téyinliiëèfs' ' par deux crochets très^courhés , ayant unie 
forte dent au côté interne vers la base, et àu-devànt des- 
qdelâ on voit un crochet plus Jietit , unique et médian 
(fig. 7 et 6). Pattes de k troisième paire les plus 
cburteâ , beaucoup plus épaissjesJ ^^ aidiooii i 

Abddthen ovalaire, terminé par quatre filière* ifié- 



Cl. VIII. Pl. i6 et 17. 3 

gales, et ayant de chaque coté deux ouvertures pulmo- 
naires de forme allongée. ^ .l 'jfjis dJtîru 
Cette aranéide a, comme nous lia vous dit, beaucoup 
d'affinités avec les Mygales et les Eriodons -, elle offre 
aussi des ressemblances avec les A types et les Pachi* 
losceà's de M. Lucas, ou Acdiiopus de Perty j mais la 
disposition de ses yeux et plusieurs autres caractères l'en 
distinguent d'une manière nette et bien tranchée. Nous 
ne savons rien de ses mœurs ; mais , d'après son organi- 
sation , elle doit élre fouisseuse comme certaines Mygales 
et comme les Atypes. 

: ; . ■ , \ 

ACANTHODON DE PETIT'.''*'"^ *"""" 

'"''''' ACAf^ÉODON PETITII. Nob. ""*^ 

(Pl. i6, %. I à 8.) <\m\ 

'<*"' '^iM h ^>i>: -i îTl/p f!|9|d0 «9I 

-»q : ' ; :" -,1 . ' , ->' •' ■■ .::i')!().^ 

Il est long de 36 millimètres , et son céphalothorax pst 
large de 9 millimètres. Celui-ci , les pattes et les mandi- 
bules sont d'un brun marron vif, luisant et comme 
vernissé. L'abdomen est d'un brun pâle , terne et velu. 
Les palpes et les pattes sont lisses , garnies de poils noirs 
assez longs ^ elles ont quelques lignes longitudinales plus 
foncées. Les côtés de l'abdomen ont , au-dessus des ou- 
vertures pulmonaires, des taches jaunâtres assez grandes. 
Le milieu du céphalothorax , en avant , est assez élevé ^ 
les côtés et la moitié postérieure sont aplatis ^ toute sa 



/^ VOYAGE DK LA FAVORITE.. 

surface est lisse et luisante. Il y a quelques sillons rayon- 
nants sur les côtés et une assez forte impression de chaque 
côté au milieu. Les pciltes postérieures sont les plus lon- 
gues ; les premières viennent ensuite, puis les troisièmes, 
et enfin les secondes qui sont les plus courtes. Les palpes, 
de la même épaisseur que les premières pattes et au 
moins aussi longs que les secondes , donnent! a -.^î^tle 
espèce l'aspect d'une araignée à dix pattes. ":3i-^'ûi^lh 
-iiNous avons dédié cette Aranéide remarquable à M. Petit 
de la Saussaie, qui a bien voulu nous en donner un i nd 
vidu unique dans sa collection et provenant du Brésil. 
Nous ne saurions trop engager Messieurs les officiers de 
la marine à lui remettre les animaux mollusques , arti- 
culés et zoophytes qu'ils peuvent recueillir à leurs mo- 
ments perdus , car il en fait un noble usagp en les com- 
muniquant , dans l'intérêt de la science , aux naturalistes 
vraiment travailleurs qui s'occupent plus spécialement 
des diverses branches de la zoologie. M. Petit fait tou- 
jours connaître les noms des officiers qui ont découvert 
les objets qu'il communique ainsi, pour que ces noms 
soient cités honorablement par les personnes qui pu- 
bUeÎQt ces matériaux. iim dÈ ab gnol Jgs lï 

V nû 

d 



■^v^ 



ii[bo uh umVim «^Jl 



Cl. VIII. Pl. i6 et 17. 5 

^iîU'Mi'U^-.'^' MYGALE ROSE.» ^^^^^ \^g. ^^, 

; (PI. 17 , % ii'>^ iîifia iffrMfiéYM 
j'j' .1 ; lû/iijni uxj t)yijoi) fî 115 

Celte espèce remarquable était réservée dans notre coU 
leclion pour être dédiée à M. Année, jeune voyageur ^at- 
taché au consulat français au Chili , qui nous avait donné 
généreusement l'individu unique qu'il a trouvé. Désirant 
contribuer autant qu'il était en nous à la perfection de 
l'histoire naturelle des insectes aptères que M. Walckd-^ 
naêr rédigeait pour les nouvelles Suites à Buffon , nous 
nous fîmes un plaisir de lui communiquer cette belle arai- 
gnée , ainsi que plusieurs autres arachnides provenant du 
yoyage de M. Webb à Madère, et de la collection de 
M. de la Sagra, espèces que nous nous disposions à pu- 
blier dans notre Magasin de Zoologie ou dans le grand 
ouvrage de M. de la Sagra sur l'ile de Cuba. Nous avions 
seulement mis pour condition de notre communication 
que M. Walckenaèr voudrait bien adopter les noms que 
nous avions assignés à nos espèces, surtout à celles de 
Cuba appartenant à M. de la Sagra , afin que ce savant 
ne fût pas en droit de nous adresser le reproche d'avoir 
laissé déflorer les collections qui servent de base à son 
ouvrage. M. Walckenaèr a sans doute oublié la prière que 
nous lui avons faite alors -, car nous voyons , dans le pre- 
mier volume de son ouvrage , qu'à la page 21 3 , notre seule 
Mygale nouvelle de Cuba , que nous avions dédiée à M. de 
la Sagra , se trouve décrite sous un autre nom , ainsi que 



6 VOYA«B DB LA FAVORITE. 

notre Mjgale Anuei ^ qui devient sa M, rosea; à la 
:>age 291 , nous trouvons notre Lycosa JVebbii décrïle 
♦ous le nom (JeZ. ^adeviana; à la page 576 , notre Olios 
Capensis est devenu V Olios provocator^ etc. Comme notre 
Mygale du Chili n a pas été figurée , et que M. Eydoux 
en a trouvé un individu semblable , nous la représentons 
ici en reproduisant la courte description de M. Walcke- 
naêr. > 

« Très- velue (long. : i pouce 9 lignes). Abdomen et 
corselet couverts de poils d'un rouge tendre tirant sur le 
rose luisant. Fértioràl garni de deux crochets. — Nouveau- 
Monde, i— ^ Amérique méridionale. -— Chili. -^ Colleetioo 
de M. <juérin. Envoyée par M. Année. 

«Cette espèce est voisine de la versicolore ; mais elle en 
diffère surtout par la couleur du corsetel, semblable à celle 
de l'abdomep.^ii^'^ni! uar^iiff] îi/p îîîtiii 

c»i' Quoique cette description soit peut-être un peu trop 
courte, puisqu'elle ne fait nullement mention des poils 
fauves qui garnissent les pattes et les palpes, nous n'y 
ajouterons rien et nous nous contenterons de notre fi^ire 
pour donner une idée plus complète de cette Mygale. 

i') ù ytsoV\i\^. ,fî'J!>9q?iM goa k thn-^nzB giioivc goori 
jo/îvr.^ 90 oup fiôfi . fiTtjij<5 iîl ah .M A îiifinslifiqqs BàùÙ 
lioiRÏi adaoïqdi el lO^êaibB a«on eb ûoih a» iÊq J0Î oft 
fK)8 k ^Kf rth în9'/if:»8 iop feiioil'^>lKn iÇf^/l TJlolî^î) ëaeîfif 
9up jyi^tq jjî ^iduo gJnob «niié b iMi^nfoafolcW .M .ogfiT/uo 
oiq o( «TAb\ r-JK^Yor iii^fl;74*9\*;^f« ôliii* zfro"7r. iul ^îiion 

•jb .M B îjoibàb gnoi/B guon 9«p , iidi;3 ab oll'jn ' '. 

uip ianin mon nU;»'- ':rr ^f!0 ''• ■^' ../../><' " ' ' 



Cl. Vni. Pi. i6 et 17. 7 

SALTIQUE A QUATRE TACHES. 

SALTICVS QVADRIMACV LATUS. Walck, 
(PI. .7, fig. 1.) 



Cette jolie espèce a été décrite par M. Walckenaër 
sous le nom ai Atlas quadmnaculatus ^ dans les suites à 
BufFon , éditées par M. Roret (Insectes aptères, t. I, 
p. 4^2 , n« 5 1 ) ; mais comme elle n'a jamais été figurée , 
nous avons cru bien faire en la plaçant dans nos planches. 
Voici la description faite par M. Walckenaër : 

<c Long de 5 lignes ; abdomen ovale , plus renflé vers 
sa partie postérieure, d'un noir velouté en dessus , avec 
quatre grandes taches d'un rouge orangé , disposées en 
carré ; corselet et pattes noirs 5 mandibules d'un brun 
marron rougeâtre. — Du Brésil -, collection de M. Buquet. 

« Les taches antérieures sont rondes, les postérieures 
plus grandes et ovales. Le corselet et les pattes sont noirs, 
revêtus de poils jaunes , qui ne sont pas assez épais pour 
couvrir la couleur du fond. Les yeux de la seconde ligne 
sont plus rapprochés des yeux antérieurs que des posté- 
rieurs. Les pattes sont dans l'ordre suivant : 4, 3, i, 2. » 

L'individu que nous avons figuré est celui qui a servi 
à la description précédente. M. Buquet a bien voulu 
nous le remettre avec quelques autres espèces non moins 
intéressantes. 






r\* - ^ . 



crîtoVù M^iitolnië ; «aiâ^ii o 'Ai giîv).i >» 



iioq eicqb S38«fi «eq îJt , •' 

♦. .« ,1 ,{; fî : îfljr/îjj* 9îbio'i 201^' * 

uloov nsid « Isopiifl J/î loiJqi'!-)- 

8fûoin apfl 88:fâqi» aaii ^^j 



VIII 



i6- 




AcanthodoFi Peii/ù'^ 



1) umenil 



Jf.2lé-mond r'/n/> 



\"lll 




1. Mygale rosea/. 

2 . SilltlCll.s (fuaJriniacidaùis. 



^J^ume^ii/ , 



Jl J{èf7iand 



Classe X , Pï . i et 2. i 

RECHERCHES 

SUR LA CAUSE ORDINAIftE DE LA PHOSPHORESCENCE MARINE , 
ET DESCRIPTION DU NOCTILUCA MILIARIS , 

PAR M. SURIEAY, D. M- P. 

'•-•■' ^^,v .., ,.,„j /.ju/i rsJieiy '•"•' 

Le mémoire qui suit a été présenté à TAcadémie des 
sciences en avril 1810 , et n'a point été publié depuis; aussi 
le genre des animaux qu'il fait connaître n'a-t-il été adopté 
par un petit nombre de naturalistes, et connu seulement que 
par quelques renseignemens fournis, d'après nous, par 
de Lamarck , dans son Système des animaux sans vertèbres. 
Les naturalistes qui se sont occupés du Noctiluque n'ont 
pas tous été d'accord sur la place qui devait lui être assi- 
gnée dans la série des animaux, et plusieurs de ceux qui 
l'ont observé après nous lui ont appliqué des noms nou- 
veaux que nous ne croyons pas devoir adopter. 

M. de Blain ville , qui a donné les renseignements les plus 
exacts sur le curieux animal qui va nous occuper , en parle 
en ces termes dans son excellent Traité d'j4ctinologie ^ 
pag. i4i > et Dict. des sciences nat. , t. 60, p. 128. 

u Quoique je range provisoirement le Noctiluque dans 
cette section (3*= section du groupe des Dipliyes), je suis 
loin de croire que ce soit sa véritable place ; il me semble , 
en effet , avoir beaucoup de rapports avec le zoophyte dont 
MM. de Chamisso et Eysenliardt ont fait leur genre Fla- 
gellum , et que MM. Quoy et Gaimard ont aussi désigné 
sous une dénomination particulière. 

» Ne serait-ce pas un animal voisin des Cucubales et des 
Capuchons , dont les organes natateurs seraient réduits à 
l'enveloppe membraneuse ? » 

Depuis la présentation de mon mémoire à l'Académie , 
i83G. ^ 5 



■>. Cl. X, Pl. I et i. 

j'ai constamment observé les mêmes phénomènes de phos- 
phorescence générale et particulière dans nos mers pendant 
la saison , c'est à dire en été; Cependant , il y a eu interrup- 
tion dans les eaux de la Manche , qui nous avoisinent , pen- 
dant que le choléra-morbus régnait au Havre et aux envi- 
rons (mai, juin, juillet). 

Plusieurs naturalistes de la capitale J qui viennent de 
temps en temps visiter notre port , n'ont plus remarqué cette 
phosphorescence qui attirait précédemment leurs regards , 
et qui , depuis , s'est produite de nouveau. 

A Ift inème époque , tous les habitans de la ville owt été 
témoins de la mortahté subite et presque générale des pois- 
sons letenils dans nos triples fossés d'eau saumâtre. Tout^ 
les Angiiilles et les Pleuronectes venaient mourir s^r le^ 

; J'ai scHUiliis ^t\ microscope 'qtlél^ttés gqtitteàiie '€<^të -éèft 
devenue un peu putride , et j'ai reconnu que sa coulear , 
légèrement sanguinolente , dépendait d'un développem^i^t 
d'infusoir es de diverses espèces. < 

Je laisse ailx savants physiologistes le soin de nqu s expli- 
quer cette interruption dans la phosphorescence de nos Êas- 
sins et de notre rivage , ainsi que la mort presque générale 
dès poissons des fossés, coïncidant avec le choléra dans les 
environs. ' 

Les jaunes Noctihiques que j'ai pb^ervés depi^is la rédac- 
tion 4^ mon tmvail, et au printemps seulement ,' ne sont 
que le quart ou le tiers des adultes ; leur tentacttle est 
proportionnellement plus long , plus épais ; la membrane 
externe plus remplie de nervures, et beaucoup moins claire , 
ce qui est le eontraii^ dans les animaux microscopiques 
des eaux douces et salées : plus ceux-ci sont jeunes', plus 
ils sont transparents et faciles à étudier, ^-j-jd, • 

L'intérieur du Noctiluque n'est pas constant , 'quelque- 
fois on ne rencontre que peu de gemmules ou corps roiids ; 
d'auti^s fois il y en a tant, ^eTondii^it des grappes près- 



Ci.. X, Pl. I et a. 3 

sées les uuep contrp legautres (pi. 2 , fig, 10 ). Des natura- 
listes dont ropinion est d'une grande prépondérance, pen- 
sent qu'il y a dans ces cas un mélange d'estomacs remplis 
de nourriture un peu opaque , et d'ovules plus ou moins 
avancés vers leur maturité. 

Constamment on observe , à la base du tentacule , un ru- 
diment d'œsophage , et ensuite une cavité stomacale plus ou 
moins enfoncée , qui se remplit en quelque temps de li- 
queur colorée. 

La fig. 1 1 de la pi. 2 , indique un estomac et quelques 
uns de ses vaisseaux annexes , remplis d'encre en peu 
d'heures après que l'animal fut plongé dans cette liqueur , 
qui n'avait pas tardé à le faire périr. 



RECHERCHES 

mhtA CAUSE ORDINAIRE DE LA PHOSPHORESCENCE MABINK , 
PRÉSENTÉES A l'iNSTITUT DE FRANCE, 

PAR M. SURIRAY, D.-M. , le 1- avril 1810. 

Ita cum natura humana oomparatum est 

rationes phœnomenorum explicare satagemus , veram eo 
rumdem etdistinctam notitiam acquirere superseden^es | 
facilius enim mirari et commentari, quam vera dignos- 
cere et d«fîtiiKc. (Mnti^iSU. ) 

De tous les phénomènes de la phosphorescence , en gé- 
néral , celui qui nous occupe maintenant a le plus piqué la 
curiosité des observateurs, d'autant plus multipliés, qu'il se 
reproduit très souvent et sur toutes les mers : on dirait 
que la nature , qui cache la plupart de ses secrets dans une 
profonde solitude , aurait eu dessein de laisser étudier et 
pénétrer celui-ci, en le multipliant sui' une aussi grande sur 



4 Cl. X, Pl. 1 et a. 

face de notre globe. La plus grande partie des navigateurs a 
été saisie d'étonnement , en voyant s'étendre la lumière ou 
plutôt une espèce de feu sur un élément qui lui est si con- 
traire, et s'est contentée d'admirer ; un petit nombre a voulu 
expliquer ce qu'il n'a point approfondi , quoique pourvu de 
tout ce qu'il fallait pour parvenir à la vérité. 

Cependant, je ne sache pas que les physiciens se soient 
occupés sérieusemement de notre phénomène avant le der- 
nier siècle , depuis ils ont présenté des mémoires ou anno- 
tations , fruits de leurs recherches , mais que des circons- 
tances particulières ne leur avaient pas permis sans doute 
de pousser jusqu'à leur nec plus ultra. 

C'est pourquoi , du conflit de leurs opinions , on ne voit 
qu'incertitude, et, après le résumé de leurs systèmes , on est 
encore réduit à se faire les questions suivantes : 

Première Question. 
L'immensité de l'Océan est-elle imprégnée d'un fluide 
lumineux sui generis plus ou moins apparent , suivant l'état 
de l'atmosphère ? 

Deuxième Question. 
La phosphorescence de la mer est-elle due seule aux 
animaux ? 

Troisième Question. 

Y a-t-il deux phosphorescences combinées , l'une due à 
des animalcules phosphoriques , l'autre aux influences de 
l'électricité ou de quelque autre agent qui nous est inconnu ? 

Quatrième Question. 

La putréfaction des êtres organisés ne fournit-elle point 
une espèce particulière d'huile phosphorique qui vient brû- 
ler à la surface , et se régénère continuellement ? 

Ayant plus été à portée de consulter la nature que les 
livres , j'ignore si les naturaHstes ont proposé d'autres 



Cl. X , Pl. I et 2, 5 

systèmes; quant à moi , je ne présente que des faits aux- 
quels j'ai donné toute l'attention possible , et seulement 
ceux qui sont les plus concluans , et dont l'harmonie peut 
éclaijer ce point de la science en litige depuis long-temps.. .. 
quelle est la cause ordinaire de la phosphorescence de la 
mer? 

Pour parvenir à la solution de ce problème, j'ai suivi 
une marche qui m'a paru nouvelle; l'idée m'en a été sug- 
gérée par M. Péron , dont j'ai eu l'avantage de faire la con- 
naissance lors de son excursion scientifique sur nos côtes 
maritimes , et dont les avis ont été pour moi des traits de 
lumière. . . Voici le plan. 

i'^. Tenir un journal exact de la phosphorescence qui 
avait lieu dans les bassins du port et sur le rivage. 

2*>. Comparer celle de l'été à celle de l'hiver. ,ît, 

3". Noter les influences atmosphériques , électriqueSî^f 
celles des vents et du calorique, 

4°. Suivre les grands phénomènes de la mer lumineuse. 

5*'. Etudier comparativement la phosphorescence en dé- 
tail et en petit. 

J'ose me flatter que cette méthode , quoique la plus lon- 
gue , m'a conduit au but, et je me trouverai bien dédom- 
magé de mes peines , si je puis espérer offrir quelque chose 
de neuf, après plusieurs années d'observations et d'expé' 
riences. 

J'omets de parler des phosphorescences particulières, 
telles que celles des Pennatules , des Néréides , des Aphro- 
dites et des petites Méduses ; diverses macérations des par- 
ties de poisson m'ont aussi présenté la production lumi- 
neuse ; mais tous ces phosphores diffèrent de celui de nos 
Polypes noctiluques , dont la réunion plus ou moins grande 
ainsi que le degré de force vitale suffisent pour expliquer 
tant de résultats divers. 

Je considérerai d'abord la phosphorescence en grand , et 
puis en petit , afin que ceux qui n'ont été témoins ni de 



6 Cl. X, Pl. I et 2. 

l'une ni de l'autre puissent s'assurer que les expériences , 
faites en petit dans mon cabinet , sont en rapport a^^ëc celles 
faites eii grand et au large. 

Phospliorescence en giaud. 

Il ne faut pas que l'énorme quantité de nos animalcules , 
nécessaire pour expliquer la phosphorescence qui s'étend 
sur le vaste Océan , soit une objection ; quelques natura- 
listes modernes conviennent que les Polypes en général 
Sont les êtres les plus nombreux de la nature , ceux qui ont 
le lîîëitis de facultés , et qui, cependant, offrent des phéno- 
mènes de la plus grande importance. 

D'après le rapport unanime des navigateurs, il paraît 
que la phosphorescence est la même sur toutes les mers , 
plus considérable dans celles de la zone torride , où elle se 
présente quelquefois avec un tel éclat qu'un vaisseau semble 
passer au travers des flammes ; en y plongeant un nfiôii- 
choir, on le retire tout gluant et scintillant. Il est rare que 
l'on observe sur nos côtes cet appareil phosphorique aussi 
développé. Dans la saison du maquereau , nos pêcheurs ren- 
contrent, à cinq ou six lieues au large, la mer, recouverte dans 
une très grande étendue , et par sillons ii réguliers , de cou- 
ches de iliatiëre jaunâtre et gluante qu'ils prennent pour le 
frai de cfe poisson ; ils m'ont assuré que la mer n'est jamais 
plus lumineuse que dans ces endroits et à cette époque ; 
elle le devient beaucoup moins dans le courant dé l'année , 
et il faut qu'elle soit agitée par une cause quelconque. 

Je sais que des physiciens, tout eil accordant que lié 
meï" peut être scintillante par l'effet des petits animaux 
phosphoriques , ne veulent point confondre cette lumière 
avec celle dû sillage d'un navire , ou les apparences lai- 
teuses produites quelquefois à trois ou quatre pieds de pro- 
fondeur , sous une surface tranquille et que l'un attribue à 
la diversité des couiants ; plusieurs d'entre eux pensent que 
c'est uft phénomène électrique ou dépendant d'itn autre 



Cl. X, Pl. I el 2. 7 

fluide de la nature, qui nous est inconnu jusqu'à ce jour, 
Reuiarquez que les observateurs, du moins ceux que j'ai 
pu consulter , regardent comme condition nécessaiie pour 
le développement des nuances lumineuses les frottements 
ou l'agitation de l'eau ; un léger mouvement ondulatoire 
suffit ^ le plus souvent , ce qui coïncide avec des faits qui se 
sont reproduits fréquemment à mon examen : en effet , 
qnoique le concours des circonstances fut le plus propice , 
j'ai, toujours observé que l'eau prise dans la rade conservait 
une grande obscurité lorsqu'elle était dans un repos parfait , 
exempte de petits animaux capables de la troubler. Il me 
paraît donc du plus grand intérêt d'éclaircir la troisième 
question , pag. 4- J^ rapporterai les expériences qui pour- 
ront y avoir du rapport , afin que l'on juge si une seule 
cause préside à plusieurs phénomènes diversement modi- 
f^s , mais nullement contraires. 

_; Lorsque la température est élevée de 18 à 20° (tlierm. 
de Réaumur) et que le temps est très orageux , j'ai aperçu 
distinctement , en nageant ou en plongeant dans une eau 
très limpide et dont le fond était sablonneux , une quantité 
considérable de globules brillants ; les uns roulant sur la 
surface , les autres se précipitant de plusieurs pieds , et for- 
mant une masse d'un faible éclat , semblable à celle de la 
fumée d'un morceau de phosphore qui vient de brûler len- 
tement. 

En agitant brusquement, après une heure de repos, un 
grand bocal rempli d'eau , et ne contenant que sur la sur- 
face des Polypes en pleine vigueur^ la lumière pénètre toute 
la raïasse du liquide et fait même appercevoir le fond du 
vase ; si l'on met à sa partie supérieure une bordure opa- 
que , l'œil placé de côté ne verra point d'étincelles , mais 
seulement cette clarté qui s'évanouit bientôt lorsque l'a- 
gitation cesse. Cette même eau filtrée conserve son obscu- 
rité naturelle , quoiqu'on l'agite et qu'on l'imprègne à plu- 
sieurs^ reprises du fluide galvanique , n'ayant pas plus de ra]i- 



8 Cl. X, Pl. I et ?.. 

iwrtavecla phosphorescence de la mer que l'électricité , qui 
m'a paru agir sur l'eau douce distillée comme sur l'eau salée. 
Ces deux espèces de lumière ci-dessus sont bien moins tran- 
chées lorsque l'eau est vaseuse et sale ; que dis-je? on n'en 
voit même qu'mie qui ne se modifie qu'à la surface ; il 
faut aussi la réunion de la chaleur , du calme et de beau- 
coup de Polypes : alors la chute d'une petite pierre ou de 
quelques gouttes d'eau fait naître à l'instant de larges 
plaques irrégulières , dont la lumière peu durable approche 
de celle du soufre dans sa combustion lente. Si des in- 
sectes ou des petits poissons viennent à traverser horizon- 
talement cette couche d'animalcules , ils tracent un sillon 
brillant , souvent tortueux , tel que l'on croirait voir nager 
des anguilles phosphoriques : le dégagement spontané des 
bulles d'hydrogène n'est pas moins agréable à la vue. 

Chaque partie d'un grand bassin offre des résultats di- 
vers , suivant la quantité et la position de nos globules ani- 
més : sont-ils éparpillés sur une surface calme , une très 
légère secousse produit un effet analogue à ceux de quel- 
ques tableaux de l'appareil électrique. En effet , l'équilibre 
étant rompu par la chute d'une ou de deux gouttes d'eau , 
les étincelles s'étendent instantanément du centime à une 
circonférence de dix à douze pieds de diamètre , sous la 
forme de portions de cercles concentriques ou de rayons 
irréguliers. 

J'ai vu quelquefois survenir des bouffées d'un vent mé- 
diocre qui recouvraient successivement les parties qu'elles 
touchaient d'une faible lueur toute particulière et ressem- 
blant à de la gaze ; mais, si le vent devient plus fort et con- 
tinu , les vagues se résolvent en bandes argentées plus ou 
moins larges , qui changent de dimension selon les obsta- 
cles. Pour que ces observations se présentent avec le plus 
d'intérêt , il faut que le spectateur profite d'une soirée très 
ôbScUrë , là iner étant pleine, et les autres conditions réu- 
nies : lorsque les vents favorables changent tout à coup et 



Cl. X , Pl. I et 2. 9 

passent au nord ou nord-ouest, et sont accompagnés de 
pluie, la mer cesse peu à peu d'être lumineuse , soit que nos 
sphéroïdes s'enfoncent assez profondément pour n'être plus 
aperçus , soit qu'un ballottement continuel ait épuisé mo- 
mentanément leur phosphorescence , qui se ranime cepen- 
dant un peu, en vidant sur la vague un flacon plein d'un 
acide concentré quelconque : je présume que c'est la der- 
nière cause qui contribue davantage à rendre à l'eau ma- 
rine toute son obscurité. 

On sera peut-être surpris de retrouver, pendant la saison 
la plus froide , la mer quelquefois étincelante , mais à un 
moindre degré. L'abaissement de l'eau et de l'air diminue 
peu l'irritabilité de nos Polypes , puisque je les ai vus luire 
par la percussion ; le thermomètre de Réaumur marquant 
à l'air -5 , le même , plongé dans l'eau de la mer , montait 
à ~. J'observe que, d'après mon journal, la température 
moyenne et ordinaire , pendant l'hiver , est de 5 à 6* 
au dessus de zéro. La plupart des Mollusques , testacés ou 
nus , la classe des insectes comprenant les plus volumi- 
neux , disparaissent à l'approcbe des premiers froids, s'en- 
foncent dans la vase en gagnant le large , tandis que plu- 
sieurs Polypiers , presque tous les vrais infusoires , les plus 
petits insectes, parmi lesquels se trouvent abondamment les 
^Cyclopes, vivent et paraissent pleins de vigueur, même sous 
la glace de nos bassins : ainsi Fabricius , dans sa Faund 
groenlendica , a trouvé la mer phosphorique dans le détroit 
de Davi , ce qu'il attribue à des myriades de Cyclopes 
brévicornes : pour moi , quelques recherches que j'aie 
faites , je n'ai rencontré aucun individu de cette famille 
nombreuse qui jouisse de cette propriété. 

Après avoir exposé ce que j'avais observé de la phospho- 
rescence étendue dans de grandes masses de son liquide 
natal , je vais la considérer circonscrite dans de petits vases 
transparents , même dans une goutte d'eau , les yeux armés 
d'un bon microscope. 



10 Cl. X , Pl. I et 2 

Phosphoi-esccnce en ptlit. 

Gon vaincu qu'elle ne provenait que d'une multitude 
considérable d'animalcules s'agitant diversement et confon- 
dus , il s'agissait d^ç 4^teruainer^ pa*' une espèce d'analyse 
de cette masse animée , ceux à qui l'on devait attiibuer la 
principale cause de la scintillation. Après avoir filtié la plus 
grande partie d'une eau très lumiaeuse, je »'ai puiy rc-r 
connaître , avec une forte lentille , que des Monades et 
autres très petits infusoires qui avaient traversé le papier. 
Malgré la plus grande agitation , cette eau est toujours 
restée obscure ; il n'en était pas demême de celle qui restait 
sur le filtre ; je la versai dans un verre à vin , et après demif- 
heure de repos , le plus léger souffle me fit apercevoir , 
seulement sur la surface , des points scintillants : je recon- 
nus, à la faveur d'une loupe et d'uïie forte lumière diri- 
gée de bas en haut , des globules aussi diaphanes que le 
plus beau cristal, paraissant immobiles, et plus entassés 
vers les parois que dans le milieu du vase ; daJis le reste 
du fluide , je découvris facilement des Monocles , des Bra^ 
chions, des Vorticelles et autres infusoires qui me paraissent 
inconnus j j'en pris quelques uns avec un tube capillaire , 
moyen très simple par lequel on les obtient individuelle- 
ment ,^ et je le mis dans une eau marine parfaitement fil- 
trée ; malgré l'irritation du vinaigre ou d'un stylet , aucun 
ne me parut phosphorescent, tandis que, réitérant les mêmes 
essais sur nos globules , j'obtins autant d'étincelles qu'il y 
avait d'individus ; je m'empressai d'en soumettre quelques 
uns aux numéros 3,2, i de mon microscope Delbarre , 
je vis des Sphères animées, hyahnes et pourvues d^tin 
seul tentacule. ( f^ojez nos planches. ) -:'> •iuf^y,.<tjuti\. 

J'omets de parler de plusieurs tentatives qùiné-m'aTaiefift 
point réussi , et q«i ne peuvent oftVii' d'intérêt ; si j'aVais 
différé mon travail de quelques mois , une circonstance 
Imprévue et assez rare m'aurait épargné des essais aussi 



Cl. X, Pl. I et a. li 

difficiles que délicats , je veux parler de la phosphorescence 
extraordinaire du 7 juin dernier et jours suivants; par le vent 
sud-ouest et un temps pluvieux , l'eau du petit quai et celle 
d'un bassin furent recouvertes par de grandes plaques, d'une 
teinte semblable au mélange de lie de vin et de cidre ; je crus, 
avec plusieurs personnes , qu'elle provenait de vidanges 
de quelques cuves de teinture , j'y donnai d'abord peu d'at- 
tention ; mais le lendemain au soir , vers le crépuscule , 
outre cette couleur permanente , j'observai que le choc des 
rames et le sillonnage des nacelles développaient de larges 
zones bleuâtres qui avaient près d'une minute d'existence : 
la chute d'une grosse pierre produisait un centre lumi- 
neux d'où jaillissaient des gouttes phosphorescentes quï 
s'attachaient aux corps voisins. Je n'avais jamais eu occa- 
sion de jouir d'un appareil de phosphorescence aussi lumi- 
neux , même dans la nuit la plus profonde : je crus qu'il 
fallait profiter de cet heureux hasard , pour me livrer aux 
détails d'observation. Des matelots enfoncèrent plusieui^ 
seaux dans un giand banc de ces animaux marins , banc 
épais de trois ou quatre pouces sans compter ceux qui se 
trouvaient éparpillés inférieurement : en transvasant le plus 
doucement possible , on ne voyait pas d'eau, mais une masse 
phosphorique ; si on y plongeait la main , on l'en retirait 
toute gluante : en froissant légèrement le pouce contre l'in- 
dex , on éprouvait la sensation d'une friabilité sui gene- 
ris, approchant de celle produite par la crevasse d'une 
membrane vésiculeuse élastique. La propriété glutineuse est 
assez forte pour que ces animalcules se collent aux doigts e^ 
aux parois du papier à filtrer , au fond duquel on ne pour- 
rait parvenir à les concentrer ; ils peuvent encore donner 
des traces de lumière vingt-quatre heures après la fdtrà- 
tion , quoique le papier ait conservé ti^ès peu d'humidité ; 
mais il faut les écraser avec les doigts , " ce qui m'a fait 
distinguer la phosphorescence passive de l'active. 

Le 8 , à= di* heures du soi'r , le vent avait fôriïié , dâftf^ iin 



j2 Ch. X, Pl. 1 et 2. 

angle du bassin , un grand banc en forme de trapèze , sur 
lequel une douce pluie développa une belle phosphores- 
cence étoilée; les autres parties du bassin, quoique leur 
équilibre fût rompu par la même cause, restèrent obs- 
cures. Je remplis , au centre de la lumière même , un 
long tube de verre de deux pouces de diamètre , et le portai 
dans mon cabinet ; bientôt les trois quarts supérieurs 
furent occupés par une masse rougeâtre , demi-opaque et 
paraissant tout enflammée dans l'obscurité , chaque fois 
qu'on lui communiquait une légère secousse. Après une 
demi-heure de repos parfait , la surface était seulement re- 
couverte d'un anneau lumineux de deux lignes d'épaisseur , 
dont le brillant était entretenu par le mouvement plus libre 
et plus prompt des tentacules à la surface que dans les 
parties inférieures : le lendemain , cette masse inanimée se 
précipita au fond du vase, et avait perdu toutes ses pro- 
priétés : si une moindre quantité de Polypes avait été dissé- 
minée dans une plus grande étendue de liquide , elle aurait 
pu luire pendant dix à douze jours , en ayant soin de l'a- 
giter rarement. 

Le 9, un vent nord-ouest souffla fortement, et dispersa 
nos globules, qui reparureutle 12 , presque en aussi grand 
nombre , mais ce fut pour la dernière fois. Je voulus exa- 
miner de plus près comment se comporterait cette lumière , 
dont l'intensité augmente selon la réunion de plusieurs cir- 
constances. 

Après quelques instants de repos dans une parfaite obs- 
curité , afin de disposer mes yeux à être plus sensibles à 
une faible lumière , puisqu'une partie devait être absor- 
bée par les verres, j'examinai dans le champ d'une len- 
tille de deux lignes de foyer plusieurs globules très scin- 
tillants , et je reconnus deux lumières très distinctes : la 
première était faible , annulaire et presque permanente ; la 
deuxième, plus vive, plus fugace et centrale , pouvait être 
comparée à une étincelle électrique ; lorsqu'elle était simul- 



Cl. X, Pl. I et 2. i3 

tanée dans plusieurs individus , elle pouvait seule faire re- 
connaître leur forme ; mais il fallait que la force vitale ou 
l'irritabilité fût portée au plus haut degré , soit par la cha- 
leur , soit par l'irritation mécanique ou chimique. 

Après ces observations ténébreuses et microscopiques, 
je soumettrai à l'examen celles qui ont été faites au grand 
jour , et donnerai une anatomie oculaire de notre animal- 
cule , la plus satisfaisante qu'il m'a été possible ; mais , au 
préalable , je crois utile de donner un parallèle succinct 
de mes expériences avec celles de quelques auteurs , et de 
diviseï' la propriété phosphorique de mon Noctiluque en 

, I . ) annulaire et faible; 

phosphorescence active J ^^„j^^,^ ^^ ^j^^. 

j par une forte irritation ; 
phosphorescence passive r par froissement , quelques 



heures avant la mort. 



JExpéî'iences et opinions 
de quelques observateurs. 

i». Vianelli, qui a ete suivi de 
M. Nollet et de Griselini , a pre'- 
tendu que les points lumineux de 
la mer sont des vers luisants dont 
il a fait dessiner et graver la fi- 
gure. 



20. M. Leroy, médecin à Mont- 
pellier, n'ayant jamais pu décou- 
vrir sur le filtre de trace d'ani- 
maux, ne pouvant d'ailleurs con- 
cevoir comment ils ne pouvaient 
être lumineux que par la percus- 
sion, en nie l'existence, 

30. Il croit que c'est une ma- 
tière phosphorique qui brûle et 
se détruit à la surface en se régé- 
nérant continuellement j qu'un 
grand nombre de liqueurs l'a fait 
déflagrer \ qu'elle est de nature 
huileuse ou bitumineuse , et que 
ne pouvant passer au traversées 



Les miennes propres. 

1°. N'ayant pu consulter ces 
gravures , j'ignore si elles se rap- 
portent au dessin que j'ai tracé; 
ceux gui ont étudie sur le rivage 
maritime savent que les vers 
luisants sont en trop petit nombre 
pour expliquer un phénomène 
général. 

20. Si ce médecin avait eu oc- 
casion de les observer dans la sai- 
son la plus favorable , il les aurait 
vus briller quelquefois spontané- 
rnent sans la plus légère percus- 
sion. 



3°. La phosphorescence que 
nous examinons a lieu sans le con- 
tact de l'air atmosphérique , 
même à plusieurs pieds au des- 
sous de la surface de l'Océan; il 
n'est pas facile , je crois , de dé- 
terminer jusqu'à quelle profon- 
deur. 



Cl. X , Pl. I et t.. 



filtres , elle n'est que suspendue 
dans l'eau de mer. 

4°. D'autres physiciens non 
moins recommandâmes ont aussi 
adapte' la phosphorescence aux 
animaux d'après les deux faits 
suivans : loen mettant difie'rents 
poissons dans de l'eau de mer qui 
n'était point lumineuse, la putré- 
faction commence dans les vingt- 
quatre heures, et la surface de- 
vint sensiblement lumineuse pen- 
dant six à sept jours; 20 on re'- 
pe't^ l'expe'rience avec le même 
succès avec de l'eau douce dans 
laquelle on avait fait dissoudre du 
inuriate de soude dontlesprppar' 
tions sont indique'es. 



40. Ces expe'riences sont très 
positives , et méritent qu'on les 
discute. 11 eût été' important d'a- 
bord de savoir si l'eau avait été 
bien filtrée; celle qui ne l'est 
point perd souvent sa qualité 
phosphorique par un ballotte- 
ment plus ou moins long, et ne la 
recouvre qu'après quelques heu- 
res de repos , lorsque l'irritabilité 
de notre Polype est régénérée. 
Des faits multipliés m'ont appris 
qu'il y a une distinction très es- 
sentielle à faire entre la phospho- 
rpscence produite par la putré- 
faction des poissons dans l'eau sa- 
lée naturellement, ou artificielle- 
ment, et celle qui fait le sujet de 
ce mémoire, La première est per- 
manente pendant plusieurs jours, 
d'un aspect laiteux; l'eau qui la 
contient est louche, fétide ; pas- 
sée au filtre ordinaire, elle con- 
serve encore sa clarté, ce qui 
n'arrive jamais à l'eau de mer. 
La deuxième ne peut coïncider 
avec cette première, qui tue en 
peu de minutes , et détruit la 
qualité phosphorescente des po- 
lypes les plus actifs. 

Pour peu que Ton veuille examiner ces deux phospho- 
rescences , Ton verra facilement qu'elles diffèrent autant 
dans leurs causes que dans leurs résultats. 

Description du Noctiluque marin. 

Sa grosseur est à peu près celle d'une tête de petite épin- 
gle, son tentacule est invisible ; vu leur grande diaplianéité, 
quelques individus peuvent échapper à l'œil le plus clair- 
voyant ; il est nécessaire d'en réunir un grand nombre au 
moyen d'un long tube de verre que l'on remplit d'eau ma- 
rine dans les jours les plus avantageux , alors nos Polypes 
se réunissent à la surface , d'où ils descendent quelques 
lignes, et où ils remontent bientôt après une légère secousse : 



Cl. X , Pr.. I et 2. i5 

c'est dans ce déplacement qu'on les distingue facilement 
avec une loupe ordinaire. Le tentacule ne sert point au 
mouvement d'ascension , mais seulenient à celui du léger 
balancement que l'animalcule exécute quelquefois. Je me 
sais si l'on doit attiibuer la faculté de descendre ou de mon- 
ter à la modification qu'il pl^end souvent ; tantôt il est 
spliérique ou elliptique, tantôt cordiforme ou bien ovi- 
forme. 

Il est rare de trouver deux individus dont l'organisation , 
tant interne qu'externe , soit la même ; ils n'ont de resseï^- 
blance que dans leur tentacule et leur membrane externe 
remplie de nervures apparentes : lorsqu'ils sont en contact 
avec de l'eau douce ou celle qui est salée et putride , ils 
se dépouillent en peu d'heures de cette membrane , qui 
commence par se rider, et disparaît entièrement avec le ten- 
tacule ; c'est alors qu'ils deviennent tellement diaphanes , 
qu'on a peine à les distinguer de l'eau ; ils perdent toute 
leur propriété phosphorescente. 

Les parties internes de ces corps hyalins, qui se sont con- 
servées dans leur intégrité , offrent des différences : tantôt 
ce sont de petits globules isolés, jaunâtres et renfermant un 
point brun ou d'un rouge intense^ tantôt des grappes dont 
le pédicule se confond avec la base du tentacule. 

Je ne dois pas omettre de faire observer que , dans une 
profonde obscurité, la Néréide phosphorique, étincelant vive- 
ment, peut paraître ronde comme notre Polype , et que l'un 
et l'autre , dans cette circonstance , paraissent beaucoup plus 
volumineux : il suffit d'examiner l'eau contenue dans du 
verre mince , pour reconnaître l'origine des étincelles , et il 
faut avoir recours à une bonne loupe et à un jour convenable. 

Les animaux dont je donne le dessin , ont été vus au 
n« 2 du microscope Delbarre ; un seul , représenté par 
la fig. 3, a été dessiné à la lentille n« i^% la lumière tra- 
versait directement le porte-objet. Si on rend celui-ci noir et 
opaque , et que l'on se serve du miroir métallique de ré- 



i6 Cl. X, Pl. I et 2. 

flexion, alors les parties intérieures paraissent blanches 
pour la plupart, et les ovaires ou les œufs sont tantôt de cou- 
leur d'ambre , tantôt de beau carmin : ce sont ces derniers 
qui donnent à une couche épaisse de ces animalcules , une 
légère teinte de vin , à la vue simple , tandis que quelques 
individus séparés de la masse ne paraissent que blancs et 
diaphanes. 

EXPLICATION DES FIGURES. 

Pl, I. Fig. 1,2,3, Noctiluques miliaires pourvus de leur mem- 
brane externe, 
j )j;iuoj%^> le'gère de'pression 5 b , centre demi-opaque , d'où part 
>[i Fih* la tentaculejt , tentacule. 

a. Individu cordiforme ayant le tentacule abaisse'. 
' "ï^ '■ * a. Norctiluquc grossi à la lentille d'une ligne de foyer 5 on voit 
-ii^l t)i O') les nervures de la membrane externe , et au milieu du ten- 
, ?.r)nfviff' tacule une ligne longitudinale qui peut servir de canal. 
. , , , Fig. 4, 5, 6. Noctiluques offrant seulement les parties internes. 

4. Individu offrant plusieurs cavités qui contiennent un ou 
deux points opaques , communiquant au centre de l'ani- 
" malcule par des tubes plus ou moins gros. 

it ; 6. Individu offrant en e une espèce d'œsophage qui se voit 
ni! .hîr;ii rarement , et qui se réunit à la base du tentacule. 
tîo^» P,.,p,., Autre individu pre'sentant un organe oviforrae, d'où par- 
tent les ovaires ramific's 5 le tentacule ne de'passe point le 
limbe. Le Polype paraît sphe'rique. 
■TiV II. 'Fig. 7,8,9. Polypes morts depuis quelques heure» , et de- 
-')/i V >iir pourvus de leur membrane externe et de leur tentacule. 
luTi >Ui5' » ^' 0^"^s ^^ gi'^PP^ ayant un pédicule commun. 

, 8 , O. OEufs réunis, plus volumineux que les précédens , 

^ ^ chacun contenant un point très opaque. 
Dl> «iH^ï^y j V. Vésicule diaphane renfermant un globule rouge demi- 
ii là , goliojpaque. 

. î - Fig. 10. Nouveau dessin d'un. Noctiluque , accompagnant 
l'addition de juin i836. ..j^ ,• ^^., . 
1 1 . Ibiil. , offrant un individu mort et ayant les organes di- 
' ' gestifs remplis d'encre. 

" •■ -'''-- . Paris, juin 1 836. 

}'> \ ion i )-.rjji9D bu^'i a<' 'TSffïOJ,-)'! • 

upiOfiJ^fii , 



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Noc n 1 lie a nu/zaris, Sumrcu 



*' J II i;-l /■(!!/ t/i'/. 



Pierre 



X./{e,>wn</ inip 



Ci.,xs.sr. X. Pi.. 3. 

MEMOIRE 

Sur une seconde' espèce vivante de la famille des Crinoïdes 

ou Encriues , servant de type au nouveau genre 

HOLOPE {Holopus); 

lu à rAcadémie des Sciences dans sa séance du 27 février 1837, 

PAR M. Alcide d'Orbigny. 

La famille des Crinoïdes renferme , parmi les animaux 
rcdialres , ceux qui sont toujours fixés au sol, et, par consé 
quent dépourvus de moyens de locomotion , quoique La- 
marck les ait décrits comme des animaux libres, nageant 
vaguement dans les mers. Ce sont eux qui , par leurs for- 
mes , ont , plus que tous les autres animaux rayonnes , mé- 
rité le noni de Zoopliytes. En effet, qu'on se figure un être 
formé. d'uue' tige d'ime longueur quelquefois démesurée, 
.souvent verlicellée, composée, presque toujours, d'une mul- 
titude d'articulations, dont la base est fixée aux rochers par 
une racine pierreuse , et au sommet de laquelle se trouve un 
corps généralement divisé en pièces sur cinq faces , conte- 
nant les viscères. Sur ce corps s'épanouit une jolie fleur, 
formée de cinq ou dix bras servant à la préhension ; ceux-ci 
souvent dichotomes , divisés et subdivisés à l'infini ; et l'on 
aura l'idée d'une Crinoïde, offrant si bien l'aspect d'une 
plante, que Parra, dans son Histoire naturelle de Cuba, a, 
très à propos , donné , à l'espèce qu'il a rencontrée sur les 
côtes de cette île, le nom de Pnlma marina. Palmier marin. 
Les restes fossiles des tiges de cette famille ont, pendant 
longtemps , occupé les géologues , qui les connaissaient 
sous les noms à'Entroque , de Trochite et de Pierres éioi- 
lées , et ces restes, avant qu'on ne s'occupât, comme on l'a 
fait de nos jours , de l'étude comparée des corps organisés 

' Nous devons à M. Thomson l'observation que lo Pentacrinus eu- 
vnpœus n'est qu'une jeune [Comatule , et cela nous paraît d'autaut 
plus certain, qu'une espèce fossile que nous avons cte' à même d'ob- 
server présente aussi ses jeunes individus fixes à l'extrémité' d'une 
tige , tandis que les adultes sont libres. 

«837. 17 



1 Ci.. X, Pr. 3. 

fossiles avec leurs analogues vivants , devaient paraître un 
jeu de la nature d'autant plus singulier, que des couches 
entières en étaient composées. Ellis, le premier, a rappro- 
ché son Lilium lapidcum' de l'Umbellulaire du Groejdand', 
qu'il décrivit en i^SS. Plus tard, en 1764, il fit connaître, 
sous le nom de Vorlicella , l'analogue vivant des Pierres 
étoilées , des Entroques. La même espèce , retrouvée dans 
les mers des Antilles, fut, quelques années après (1-^87), 
figurée par Parra sous le nom de Palma marina^ et Lamarck 
en a formé son Encrinus caput Medasœ. Il existait donc, 
jusqu'alors, un genre Encrinus, et deux espèces seulement, 
Tunevivante, et l'autrefossile ; mais bientôt, Miller (1821), 
s'étant trouvé à portée d'observer un grand nombre de débris 
organiques de ces animaux dans la grauwacke , le terrain 
houillier et l'oolite du sol britannique , créa , à la place des 
deux seules espèces décrites par Lamarck , une famille en- 
tière, qu'il nomma Crinoidœa, et c^u'il divisa en neuf 
g;enres, autour desquels vinrent encore, plus tard, s'en 
grouper plusieurs autres , décrits par M. Goldfuss ; de sorte 
qu'aujourd'hui les espèces de cette famille , qui s'élèvent à 
quatre-vingt-deux , de même que celle des Mollusques , 
offrent au géologue de nombreux moyens d'étude et des 
caractères certains pour reconnaître les diverses formations 
de terrain dont chacune paraît appartenir exclusivement à 
une époque déterminée. Me proposant , dans un ouvrage 
spécial sur toute la famille des Crinoides, de faire connaître 
beaucoup d'espèces nouvelles de la formation oolitique' et 
tout ce qui a rapport aux couches dans lesquelles se trouve 
spécialement chacune des espèces , je dois me borner ici à 
rappeler succiuctement l'âge des différents genres , afin d'ar- 
river aux espèces encore vivantes de nos jours, et en parti- 
culier à celle qui m'occupe aujourd'luii. 

' Ellis Coral, pi. 37, fig. k. 

' PI. 37, fig. « , A, n, C, D, E, F, G, H, I, 

^ Ces espèces appiirtieiincnt en partie aux terrains des environs de 
la Rochelle, et sont le résultat de dix-neuf anne'es de recliercln.'s 
faites, en commun avec mon prre, dans le dep«irtement de la Clia- 
vente In (c rieur e. 



Ce. X, Pl. 3. 3 

Les plus anciennes des Grinoides qui parurent sur notre 
îdobe sont contemporaines desTrilobites, des Orthocératites, 
tlesLitliuites , et antérieures à la famille des Ammonacées. 
On pourrait même dire qu'à l'époque où s'est formée la grau- 
wacke ', ces animaux l'emportaient en nombre sur tous les 
autres. On s'étonne , en effet, de reconnaître que, sur qua- 
torze genres de Grinoides , huit existaient déjà dans le pre- 
mier âge du monde vivant , et d'avoir trouvé , dans cette 
formation, plus du tiers des espèces connues jusqu'à nos 
jours. A cette époque vivaient les genres Actinocrinites , 
Gupressicrinites , Gyatliocrinites , Eugeniacrinites , Mélo- 
crinites , Pentacrinites , Platycrinites et Rhodocrinites. Il 
est remarquable que, dans le groupe du calcaire carbonifère 
([ui a succédé à la grauwacke , de tous les nombreux genres 
(le cette formation , on n'en retrouve qu'un seul , celui des 
Actinocrinites. G'est même , dans ce terrain , la dernière 
époque où l'on en rencontre les nombreuses espèces, qui 
disparaissent ensuite pour toujours. Mais bientôt, dans la 
formation houiilière , se présente une nouvelle génération 
de Grinoides moins nombreuse en espèces que celle de la 
grauwache, et pourtant peu différente, car les mêmes 
genres subsistent encore, à l'exception, cependant, de celui 
des Actinocrinites et des Gupressicrinites, qu'on n'a pas re- 
trouvé, tandis que celui des Potériocrinites et celui des 
Pentremites viennent les remplacer, en se montrant pour 
la première fois. Si l'on passe à l'étage supérieur, aux grou- 
pes des terrains du grès rouge , on verra que , de tous les 
genres mentionnés dans les formations précédentes, il n'en 
reste plus qu'un , celui des Gyathocrinites , tous les autres 
n'ayant pas survécu aux causes qui ont occasioné leur des- 
truction , tandis que la nouvelle génération d'êtres propres 
aux grès rouges n'a produit qu'un seul genre différent do 
ceux des formations inférieures, celui des Encrinites. On 
peut même dire que c'est la période la plus pauvre en es- 
pèces de cette famille , puisqu'on en connaît à peine cinq à 

'J'ai adopte, dans ma Nomenclature des terrains, la division de 
iM. delà Bèchr. (3f<i/iue/ gcolnffiqne.) 



4 . Cl X, Pi.. 3. 

six. Nous arrivons enfin aux groupes des terrains oolitiques, 
si riches en fossiles , surtout parmi les coquilles cloisonnées. 
Dans ceux-ci, les Crinoïdes reparaissent en grand nombre, 
mais sous des formes encore différentes ; de tous les genres 
dontnous avons parlé, il ne s'en présente que trois: lesEugenia- 
crinites , les Pentacrinites et les Rliodocrinites , tandis qu'il 
naît une foule d'espèces de genres inconnus jusque-là, ceu'x 
des Apiocrinites et des Solanocrinites , surtout du premier, 
qui, paraît propre à cette formation, et dont les espèces do- 
minent en nombre. En quittant la formation oolitique 
pour celle de la craie, on s'aperçoit que les espèces de 
Crinoïdes disparaissent entièrement , et il ne survit plus au 
naufrage , ou , pour mieux dire , il n'échappe à la destruc- 
tion complète de toute cette belle famille des Crinoïdes 
qu'une seule espèce , V apiocrinites cllipiicus , la seule qui 
vienne encore témoigner, au sein de cette masse imposante 
des couches crétacées , del'existence antérieure de tantde gen- 
res qui ne reparaissent plus qu'en vestiges dans les terrains 
tertiaires , si répandus sur le sol terrestre le plus rappro- 
ché de notre époque. 

Dans ce que nous venons de dire sur la naissance et la 
destruction successives des espèces et des genres de Crinoï- 
des , on a pu remarquer trois grandes époques , où , cou- 
vrant le fond des mers, elles ont souvent laissé des mon- 
tagnes entières formées de leurs débris : i" celle des terrains 
de la grauwacke , où l'on a découvert huit genres et vingt- 
six espèces ; i"" celle du groupe carbonifère , qui contient 
encore sept genres et dix-neuf espèces ; 3" celle du groupe 
oolitique , où l'on retrouve encore cinq genres «t trente et 
une espèces. On pourra, dès lors , juger que, pendant la 
première époque , les Crinoïdes étaient bien plus variées en 
î>^enresque lors des deux autres formations , tandis que celle 
des trois qui contient le plus d'espèces est celle de l'oolite. 

Au milieu de ce remplacement successif des genres et des 

espèces , il est à remarquer que le seul qui fût de tous les 

terrains, depuis le plus inférieur jusqu'à l'oolite, celui des 

. Pentacrinites , qui a survécu à ces destructions simul- 



Cl. X, Pl. 3 5 

tanées, est aussi le seul qui vive maintenant. Semblable 
au NaïUiliis poinpilius et à la Spirula fragilis , qui vien- 
nent prouver l'existence de cette multitude de coquilles 
cloisonnées , pullulant au sein des mers , lors de la forma- 
tion oolitique , le Pentacriiiites cap ut Medusœ est seul resté 
sur notre globe, comme débris de cette nombreuse fa- 
mille que nous retrouvons surtout dans les terrains anciens. 
Le géologue qui a besoin d'arriver, par des comparaisons, à 
connaître la température des mers à l'époque où vivaient 
les êtres qu'il trouve dans les couches terrestres, et le zoolo- 
giste qui a beîioin d'observer les diverses modifications de 
l'organisation animale, sont donc intéressés à posséder un 
moyen de plus d'étudier un second étie vivant dans une 
famille qui a joué , comme on l'a vu , un si grand rôle à 
certaines époques de l'âge du monde. C'est ce double inté- 
rêt qui nous a déterminé à jeter en arrière un coup d'œil 
sur cette génération perdue, propre à bien démontrer l'im- 
}3ortance relative de l'espèce que nous avons l'honneur de 
faire connaître à l'Académie. 

Celle qui nous occupe a été découverte à la Martinique 
par notre savant ami M, Rang, qui l'a vue encore vivante et 
à l'état de contractibilité. Il est curieux de reconnaître 
que les seules espèces de Crinoïdes qui soient venues à la 
connaissance des zoologistes appartiennent, t -utes deux, aux 
mers chaudes des Antilles , oii sont si nombreux les animaux 
rayonnes , les polypiers pierreux et flexibles. Ne pourrait-on 
pas conclure de ce fait, qu'aux époques où les Crinoïdes 
vivaient en si grand nombre , la mer était à une tempéra- 
ture au moins égale à celle des zones équatoriales actuel- 
les , et qu'il faut aux animaux de cette famille des eaux 
profondes et tranquilles , indispensables à l'existence des 
Crinoïdes à tiges si faibles et si délicates , qui ne peuvent se 
maintenir qu'au sein des cavernes formées entre les coraux 
ou les rochers. 

L'espèce dont nous allons parler doit former un nouveau 
genre auquel nous imposons le nom (VHolopus ', tiré 

' D'OKoç , e;Uier, et de trcu? , pied. 



('» Cl. X, Vl 3. 

<lu plus saillant de ses caractères. Comme tous ceux de la 
famille, c'est un animal fixe; muni, à son sommet, de 
branches articulées, dichotom es, pourvues, de chaque côté, 
d'autres petits ramules alternants, qui aident, sans doute, les 
bras dans la préhension des petits corps ; mais deux carac- 
tères tranchés le distinguent essentiellement de tous les 
autres genres de la famille : i° celui qui lui a valu son 
nom, et qui consiste en ce qu'il a le pied entier, non di- 
visé , tandis que , dans les genres connus , il se forme d'une 
foule d'articulations ; 2° celui d'avoir ce même pied court 
et creux , servant de réceptacle aux viscères , tandis que , 
dans les autres Crinoides, celui-ci est toujours très allongé, 
à peine percé d'un étroit canal, et muni, à sa partie supé- 
rieure, d'un grand renflement qui , protégé par des pièces 
pierreuses , contient l'estomac et les autres organes de la 
vie. Ce sont ces deux caractères positifs qui nous ont conduit 
à le séparer entièrement des autres genres connus. 

Nous le caractérisons ainsi ; 

Animal fixé au sol par une racine prenant la forme des 
corps solides sur lesquels elle s'attache ; de cette racine ou 
base, part un pied ou corps entier, court, épais, creux, con- 
tenant les viscères, et s'ouvrant en une bouche qui rempht, 
en même temps, les fonctions d'anus , placée dans le fond 
d'une cavité irrégulière, formée par la réunion de bras di- 
chotomes , épais , pierreux , extérieurement convexes, creu- 
sés en gouttières en dedans , divisés en articulations nom- 
breuses et munies alternativement, sur leur longueur, de 
petits ramules coniques fortement comprimés. 

H. DE Rang. H. Raiigii. d'Orb. 

Description. — Parties externes. Racine élargie, non ra- 
meuse , lisse ou légèrement marquée , en dessus , de lignes 
d'accroissement , irrégulière sur ses bords , et prenant , en 
dessous, la forme des corps sur lesquels elle est fixée ; pied 
ou corps gros , court , subquadrangulaire , couvert de petits 
tubercules arrondis, plus marqués sur 1rs angles ; sa surface 



Cl. X, Pi.. ?. 7 

et celle de toutes les parties extérieures des bras, considérées 
à la loupe, montrent, partout, un tissu finement strié ou ré- 
ticulé , même sur les tubercules ; bras au nombre de quatre' , 
formés, à leur base, chacun, par une pièce pentagone, 
épaisse , concave et irrégulière en dedans , convexe , et for- 
mant un gros mamelon tubercule en dessus, dont les bords, 
aplatis dans leur jonction avec les trois autres pièces sem- 
blables , s'unissent de manière à former un ensemble bien 
joint. C'est sur la partie supérieure de cette première pièce , 
montrant deux facettes , que chaque bras devient dicho- 
tome , en se divisant en deux , ce c{ui en forme réellement 
huit; ils sont gros, forts, coniques , à peu près deux fois 
aussi longs que le pied , arrondis et tubercules sur leur 
partie médiane , comme festonnés sur leurs bords externes , 
alternes, et comprimés à leur extrémité, composés de pièces 
calcaires , épaisses , au nombre de quinze à vingt-cinq , por- 
tant, chacune , alternativement , tantôt à droite , tantôt à 
gauche, un ramule conique, allongé, fortement comprimé, 
rugueux en dessus, un peu concave en dedans, formé 
de beaucoup de pièces quadrangulaires articulées ensemble 
par des surfaces unies. 

Parties internes. Cavité du pied ou corps occupant toute 
la longueur de celui-ci, contenant, sans doute, les viscères', 
lîouche (et anus en même temps) protégée par quatre pièces 
pierreuses mobiles et anguleuses , qui en ferment l'entrée, à 
la volonté de l'animal ; celle-ci s'ouvrant dans un vestibule 
élargi delà partie supérieure du corps, séparé^ par des ex- 
croissances ciliées et irrégulières de la base du bras , d'un 
large entonnoir formé , d'abord , de quatre gouttières pro- 
fondes, chacune se divisant en deux , qui, tout en étant 
moins marquées , se continuent sur toute la longueur de la 
partie interne du bras. 

' La division paire tles bras chez les Crinoïdes est une anomalie 
t'Irange, ceux ci étant toujours au nombre do cinq, dix ou vinî^t. 
On ne trouve d'exemple de cette division, chez les animaux rayonné-, 
(|iie parmi les Acalrphes. 

=■ Comme nous n'avons vu cette espèce qi:e desséchée ; il nou* a été 
impossible d'en étudier la conformation intérieure. 



8 Cl. X, Tl. 3. 

Couleurs. La leinlo (générale qui couvre toutes les parties 
de l'animal desséché est un verdatre presque noir sur le 
corps , plus pâle sur le bras et sur la racine. 

Dimensions. L'individu que nous décrivons a , dans son 
entier développement, huit centimètres de longueur; pied, 
vingt-deux millimètres ; hauteur de la racine , un centi- 
mètre ; diamètre de la racine à sa base , dix-huit niillim. ; 
diamètre du pied , treize millimètres. 

Habitation. M. Rang, à l'amitié duquel nous devons 
cette espèce, l'a obtenue à la Martinique, à l'instant où, 
encore fraîche , elle était à l'état de contractibilité. Elle 
venait d'être pêchée depuis quelques instants seulement. 
Elle doit être bien rare ; car, depuis le temps qu'on observe 
les productions marines des Antilles, elle eût, sans cela, été 
plusieurs fois décrite par les naturalistes. 



EXPLICATION DE LA PLANCHE. 



Fig. I. Holopus Rangii, en entier, dans sa position naturelle, ayant 
les bras contractés, et offrant alors un contact immédiat 
entre toutes ses pièces. 

Fig. 9.. Coupe longitudinale de l'Holopus, montrant a, le sillon pro- 
fond qui se prolonge sur toute la longueur des bras; 
h, Tespèce de vestibule intermédiaire entre les bras et la 
bouche ; c, l'intérieur du pied avec sa large cavité qui, s;ms 
doute, contenait les viscères. 

Fig. 3. Un bras vu de profil, ayant les ramulcs intérieurs un peu 
contractés. 

Fig. 4. Un des ramules grossi. 

Fig. 5. Une pièce d'un ramule montrant son peu d'épaisseur et sa 
facette articulaire. 

Fig. 6. Une des pièces des bras, sur laquelle, en a, on voit la con- 
vexité extérieure ; en h, la cavité interne ou sillon longitu- 
dinal ; encjla partie par laquelle clic s'articule avec la pièce 
suivante. 




r 



V /' 





^ 




llolopns Ram/ a . ,]'Orhujni/. 



/. fi'Orhipni/ pm<r . 



N.RpmonJ iftip 



l/.ff/^ 



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DE 



ZOOLOGIE. 



PARIS, IMPRIMERIE DE DEGOURCHANt 
Rue tl'ErfuHh , n<^ i, près de l'Abbaye. 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



Saurnal 



hr.SllNE A ETABLIR UNE CORRESPONOANCE ENTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PATS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'lLS POSSEDENT j 

PUBLIÉ PAR F. E. GUÉRXKT , 

AUTEUR DE l'iCONOGRAPHIE OU REGNE ANIMAL , 

Membre de la Société d'Hisioire naturelle de Paris, et de plusieurs autres Sociétés savantes; 
l'un dea auteurs de la Zoologie du Dictionnaire d'Ilistoire naturelle , du Voyage autour 
du mondée de M. Duperrey, etc. , etc., etc. 



DEUXIEME ANNEE. 



A PARIS, 

CHEZ^ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DES AlIGlISTINg , N» 47. 

1832 



îli)0J(30S 



SUR L^ ANNEE 1852. 



Aujourd'hui nous faisons enfin paraître les ' 
11^ et 12^ livraisons du Magasin de Zoologie. 
Ces deux livraisons, qui ont été retardées par 
des circonstances indépendantes de notre vo- 
lonté, forment le complément de Tannée i832. 
Nous donnons avec ces livraisons le titre et 
la table des matières : ainsi se réalisent les pro- 
messes de notre prospectus. 

L'année i832 contient les cent planches 
promises, savoir : lo Mammifères; 9 Oiseaux; 
i Reptile; 18 Mollusques; 5 Crustacés; 2 Arach- 
nides et 55 Insectes; sans compter un grand 



a 



VI SUR L'ANNÉE 1832. 

nombre d'espèces décrites et non figurées, plu- 
sieurs observations sur des rapports généraux de 
Zoologie, etc. 

Nous faisons paraître en ce moment un nou- 
veau prospectus pour Tannée 1 855. Nous avons 
fait quelques modifications aux conditions de 
l'abonnement, le temps et Texpérience appor- 
tant toujours avec eux des améliorations. En 
effet, le nombre de cent planches fixe que nous 
avions annoncé pour i852 nous a souvent 
gênés, quand il s'est présenté des mémoires qui 
avaient peu de texte et beaucoup de planches , 
ou. beaucoup de texte avec peu de planches. 
Les intérêts de nos abonnés ou les nôtres pou- 
vaient en souffrir, et nous avons cherché à nous 
mettre à même de ne rien refuser de ce qui pou- 
vait intéresser la Zoologie. 

Selon les promesses que nous avions déjà fai- 
tes, nous annonçons, pour l'année i855, trois 
volumes, c'est-à-dire un tiers de plus que dans 
l'année i852. Le même choix dans les maté- 
riaux, la même exactitude dans les dessins et 
le coloris, seront apportés dans Tannée où nous 
allons entrer. Notre plus douce récompense des 



SUR L'ANNÉE 1832. vu 

sacrifices et des soins apportés à cette publica- 
tion sera de la voir se répandre dans le monde 
savant, et acquérir l'importance qu'elle nous 
' semble destinée à avoir un jour. 

Il ne nous reste plus qu'à témoigner ici toute 
notre gratitrude aux personnes qui ont eu la bien- 
veillance de soutenir notre opération, soit par 
leur souscription, soilpar les mémoires qu'elles 
ont bien voulu insérer dans notre journal. 
Nous leur avons d'autant plus d'obligation, que 
nous espérons que leur exemple engagera tout 
ce que la science compte d'illustrations à nous 
enrichir de leurs travaux , et à assurer ainsi le 
succès d'une entreprise dont on a reconnu l'u- 
tilité. 

GuÉRIN. 

Lequien fils. 

Paris, mars i833. 



TABLE MÉTHODIQUE 

DES ESPÈCES ET DES GENRES DÉCRITS OU INDIQUÉS 
DANS l'année i832. 



^o«4H 



i^e Classe. — MAMMIFÈRES. 







Nolkc. 


PI. 


Stemtor seniculus. 


Geof. St.-H. 


VII. 




— chrysurus. 


Is. Geof. 


VII. 


7 


— ursinus. 


Geof. St.-H. 


VU. 




— niger. 


Geof. St.-H. 


VII. 




Ateles hybridus. 


Is. Geof. 


I. 


'i 


Plecotus auritus. 


Geof. St.-H. 


II. 


3 


— peronii. 


Is. Geof. 


id. 


3 


— cornu tus. 


Is. Geof. 


id. 




— bre\fimanus. 


Jenyns. 


id. 




— barbastellus 


Geof. St.-H. 


id. 




— timoriensis. 


Geof. St.-H. 


id. 




— Maugei. 


Desmarets. 


id. 




— velalus. 


Is. Geof. 


id. 


a 


Vespertilio Hilarii. 


Is. Geof. 


id. 




— polythrix. 


Is. Geof. 


id. 




— le^is. 


Is. Geof. 


id. 




Genetta pardina. 


Is. Geof. 


VIII. 


8 



I Les espèces décrites sont en caractères romains ; celles qui sont seulement 
indiquées sont en italique. Les genres nouveaux sont préce'Je's d'un astérisque^ — - 
Le chiffre romain indique le numéro placé en tête de chaque page d« la notice; le 
chiffre arabe, celui de la planche. — Le nom de l'auteur qui a nommé l'espèc© 
«l en capitales seulement lorsqu'il est auteur de la notic». 



TABLE MÉTHODIQUE. 



SciURUS variahilis. 

— auriventer. 

— pygerythrus. 

— flavimanas. 

— grîseiventer. 

— hippurus. 
Lepus crassicaudatus. 

— ruficaudatus. 

— arenarius. 



Is. Geof. 
îs. Geof. 
Is. Geof. 
Is. Geof. 
Ts. Geof. 

Is. Geof. 

Is. Geof. 

Is. Geof. 

Is. Geof. 



Notice. 

IV.V.VÏ. 

id, 
id, 
id. 
id. 
id. 
IX. X. 

id. 
id. 



2« Classe. — OISEAUX. 



rEOF. \ 

m. \ 
lil. } 



Ceblepyris phœnicopterus. 

— Tur dus phœnicopterus 

— Èchenilleiirjaun'-. 
TuRDUS imporlunus. 

1 rutila (mâle). 
dentata. 
Bloxami. 
rara (f emell e) . Molina . 
ÎGuifso-laliio. Daudin. 
Loxia tridactyla.Grmûxa. 



Is. Geof. 

ïemm, 

Levail. 

Vieillot. 

Vieillot. 

Azara. 

W. Jardin 



^ Rhinomya lanceolala. 

Xenops rufosuperciliatus. 

Anabates aradoïdes. 

* EuDROMiA elegans. 

Parra albinuca, 

Phoenicopterus ignipalliatus. Is. Geof. 

— ^ antiquorum. Geof. St.-H. 
^ ruber. W^ilson. 

— minor. Geof. St.-H. 



IX. 

IV, 
V. 



III. 



Is. Geof. 

Delafresnaye. VII. 
Delafresnaye. VIII. 



Is. Geof. 
Is. Geof. 



I. 
VI. 
II. 

id. 
id. 
id. 



3e Classe. — REPTILES. 

Ablepharis Leschenault. Cocteau. 

Îpannonicus. Fitzmger. 
Lacerta nitida. Kitaibel. 



TABLB METHODIQUE. 



XI 



5e Classe. — MOLLUSQUES 







Notice. 


PI. 


NuMMULiTES millecaput. 


N. Boubi5e 


XV. 


i5 


Pleurobranchus reticulatus. 


Rang. 


L 


I 


Atlanta Keraudreniî. 


Lesueur. 


IV. 


4 


FiROLA caudiaa. 


Rang. 


m. 


3 


Melania aurila. 


Mûîler. 


xn. 


12 


— tuberculata. 


Rang. 


XIIL 


i3 


PiLEOPSis pilosus. 


Deshayes. 


IX. 


9 


Calyptroea rugosa. 


Lesson. 


IL. 


2 


— araucana. 


Lesson. 


XIV. 


4 


SiPHONARU Sowerbyi. 


Michelin. 


XVII. 


ï7 


Marginella lielraatina. 


Rang. 


V. 


5 


Mitra aurantiaca. 


LamarcV. 


VI. 


6 


— bacillum. 


Lamarck. 


VIT. 


7 


Cancellaria imperialis. 


Michelin. 


XVI. 


i6 


Buccin UM sepimentum. 


Rang. 


XVIII. 


i8 


Fusus mandarinus. 


DUCLOS. 


VIII. 


8 


Venericardia squamigera. 


Deshayes. 


X. 


10 


Cybena papua. 


Lesson. 


XI. 


II 



7» Classe. — CRUSTACÉS. 



[iTHRAX dichotoinus. 


Desmarest I 


àV. 


— 


dama. 


Herbst. 


id. 


— 


asper. 


M. Edwards. 


id. 


— . 


spinosissimus. 


Lamarck. 


id. 


— 


aculeatus. 


Herbst. 


id. 


— 


verrucosus. 


M. Edwards. 


id. 


— . 


hispidus. 


Herbst. 


id. 


— 


sculptus. . 


Lamarck. 


id. 


~ 


spinipes ? 


Herbst. 


id. 


. — 


hircus? 


\ Fab. 


id. 



XII 



TABLE METHODIQUE. 



8« Classe. — ARACHNIDES. 

Androctowus variegalus. Guérin. 

Secestria Tufîceps. Guérin. 



II. 



g»» Classe. — INSECTES. 

COLÉOPTÈRES. 









Notice. 


PI. 


CiciWDELA qaadrimaculata. 


Sturm. 


XVIII. 


18 


Ahthi. 


A max'dlosa. 


Fab. XXXVIII à XLl 




.:.- 


thoracica. 


Fab. 


id. 




— 


cinclipennîs. 


Dupont. 


id. 


38 


— 


sexguttata (larva). 


Fab. 


id. 


4i 


— 


venator. 


Fab. 


id. 




— 


homoplata. 


Dupont. 


id. 


39 


— 


Burchellii. 


Hope. 


id. 







Nimrod. 


Fab. 


id. 




__ 


sulcata . 


Fab. 


id. 







ssxmaculata. 


Fab. 


id. 




— 


marginata. 


Klug. 


id. 







duodecim-guttata. 


Bonelli. 


id. 







decem-gnttata. 


Fab. 


id. 







villosa. 


Thunberg. 


id. 




__ 


higuttata. 


Bonelli. 


id. 







limbata. 


Dejean, 


id. 






i sempiem-giittala. 
\ sex-notata. 


Fab. 


} ia. 




•"■ 


Thunb. 







rugosopunclata. 


Tlmnb. 


id. 


40 


_ 


tabida. 


Fab. 


id. 







macilenta. 


Olivier. 


id. 







gracilis. 


Dejean. 


id. 




"^ SxENOCHEiLA Lacordairei. 


Laporte, 


XII. 


12 


Peric 


;alus gutlalus. 


Chevrolat. XLVI. 


46 



TABLE METHODIQUE. 



XIII 



£uRYDERA siriata. 
Helluo biguttalus. 
ScARiTEs Goudotii. 
Procerus Duponchelii. 
BupRESTis aureopilosa. 

— cassidoïdes. 

— coUiciata. 

— complanata. 

— erapyrea, 

— exophtalma. 

— opulenta. 

— Rogerii, 

— rotundata. 

— scapularis. 
Elater Goryi. 

* Dryophilus anobioïdes. 
"^ Htpocepiialus armatus. 

* Calicnemis Lalreillii. 
^ Oplopus atriplicis. 

* Pachydema nigricans. 

* Heterosternus bupresloïdes 

* Trochalus rotundatus. 
'^ ÊuciRRUs Mellyi. 

* Cetonia episcopalis. 
TRIC4TENOTOMA CWldrenii. 
Callipogon senex. 
Anacolus maculatus. 
Hamaticherus suturalis. 
AcANTHOCiNUS Boryi. 
AcANTHOTHORAx longicomis 
Anthribus pygmœus. 

^ Calodromus Mellyi. 
Paussus cornulus. 
Sagra Boisduvalii. 
"^ Metopias curculionoïdes. 



Notice. PI. 

GUÉRIN. XXIÎ, 22 

GORY. VI. 6 

GuÉRlN. V. 5 

])ejean. IX. 9 

GcÉRm. XIII. i3 

GuÉRiN. XXIX. 29 

GuÉRiw. XXVII. 27 

GuÉRiif. XXV. 25 

GoRY. XIX. 19 

GuÉRiN. XXVI. a6 

GoRY. XVII. 17 

Dupont. XLIII. 43 

GuÉRm. XXVIII. 28 

GuiRiN. XIV. 14 

DUFTSCHMIU.XXX. 3o 

Chevrolat. III. 3 

Desmarest.XXIV. 24 

Laporte. VII. 7 

Laporte. XX. 20 

Laporte. XXXVII. 37 

. Dupont. X. 10 

Laporte. XLIV. 44 

Dupont. XLVII. 47 

GuÉRiN. XXI. 21 

Gray. XXXV. 35 

Dupont. XXXIII. 33 

GoRY. XXXI. 3i 

GORT. I. I 

GoRY. XLV. 45 

Gaede. XV. i5 

Robert. XVI. 16 

Gu^RiN. XXXIV. 34 

Chevrolat. XLIX. 49 

Dejean. XXXII. 32 

Gory. XLII. 42 



XtV TABLE MÉTHODIQUE. 

HÉMIPTÈRES 

Noiice. PU 

Derbe haeraorrhoidalis. Fab. XXXVI. 36 

Derbe pallida. Fab. XXXVF. 36 

*Cephalelus infumatus. Percheron. XLVIII. 4^ 

HTMÉ^OPTÈRES. ^^ 

, * Cerocephala cornigera, Westwood. IV. 4 

MegAChile sericans. Fonscolombe. L. 5o 

LÉPIDOPTÈRES. 



ARGTNins raoneta(mâI.,var.). Hubner. Xî. ii 

Stntomis Khulweiaii. Lefebvre. XXTII. 23 

FiDONiA spodiaria. Lefebvre. VIII, 8 

* Desmia raaculalis. Westwood. II, i 



TABLE 

DE QUELQUES MÉMOIRES GÉNÉRAUX 

AYANT RAPPORT AUX PLANCHES. 



RAPPORTS NATURELS des Hurleurs, et Considérations générales 
sur les principaux genres de Singes j par Is. Geoffroy S.-Hila.ire, 
Cl. I, pi. 7. 

ESSAI MONOGRAPHIQUE sur le genre Oreillard j par Isid. 
Geoffroy S.-Hilaire. Cl. I, pi. a et 3. 

ESSAI sur le genre Sciurus, et Description de six nouvelles espèces j 
par Is. Geoffroy S,-Hilaire. Cl. I, pi. 5, 6. 

REMARQUES sur les principaux caractères des espèces du genre 
Lepus, considérés dans leurs rapports avec les circonstances loca- 
les ; suivies de la Description de trois nouvelles espèces ; par Isid. 
Geoffroy S.-Hilaire. Cl. I, pi. 9, 10. 

CARACTÈRES d'un nouveau genre {Polyodon) formé sur une es- 
pèce de merle; par Delafreswaye, Cl. Il, pi. 4- 

MÉMOIRE sur le genre peu connu Phj-totoma^el Détermination des 
espèces de ce genre; par Delafreswaye. Cl. II, pi. 5. 

RAPPORTS NATURELS des genres Corms, Coracias, Paradisœa, 
avec les passereaux conirostres et les passereaux denlirostres; par 
Isid. Geoffroy S.-Hilaire. Cl. II, pi. 3. 

REMARQUES sur Timportance de la forme des pieds, comme carac- 
tère générique, chez les Passereaux, et en particulier, chez les Pi- 
cucules, Siltines, etc.; par Delafreswaye, Cl. II, pi. 7. 



XVI TABLE DE QUELQUES MÉMOIRES GENERAUX. 

SUBDIVISIONS établies dans la famille des Sutèles,- par Delafres- 

IfAYE. Cl. II, pi. 7. 

MONOGRAPHIE du genre Mithraxj par Milne Edwards. Cl. VII, 
pi. I à 5. 

ESSAI MONOGRAPHIQUE sur le genre ^nthia, renfermant la 
description de deux espèces nouvelles, la description d'une larve, 
etquelques rectifications dans la synonymie; par Lequiejv. Cl. IX, 
pi. 38, 39, 40,41. 

ESSAI sur une nouvelle classification de l'ordre des Hémiptères, ren- 
fermant les caractères de plusieurs genres nouveaux et la descrip- 
tion de beaucoup d'espèces nouvelles j par F. De Laporte. Cl. IX, 
pi. 5i à 55. 



MAGASIN 



ZOOLOGIE. 



PARIS. — IMPRIMERIE DE CASIMIK, 

RU» ns lA yiHlIJ^E-MONNAlE , W" 1*2. 



iirXlJOO^ 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



2onvnal 



SDKSTINE A ETABLIR UNE CORRESPONDA^•CE EMRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PAYS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'iLS POSSEDENT ; 

PUBIiIÉ FAK F.-E. GVÉHIN, 

ACTEUR BE l'iconographie DU REGNE ANIMAL , 

Membre de la Société d'Histoire naturelle de Paris , et de plusieurs autres Société» 
savantes ; l'un des auteurs de la Zoologie du Dictionnaire d'Histoire naturelle , d« 
Voyage autour du monde de M. Duperrey, etc., «te, «te. 



TROISIEME ANNEE, 



A PARIS, 

CHEZ LEQUIEN. FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DKS AUGUSTIINS, N» 47. 

1833 



i'W 



SUR L'ANNEK 1833. 



Il nous a été impossible , malgié le désir que nous eu 
avions témoigné , de publier plus de deux volumes pour 
l'année 1 833 . Ce n'est même qu'à une époque assez avan- 
cée de 1834? que nous faisons paraître la dernière livrai- 
son. Pour nous remettre au courant , nous ne donnerons 
qu'un seul volume en i834; ^^ ^^ ^^^s espérances ne sont 
pas trompées, ce retard sera réparé en i835. 

Nous allons donner par avance un aperçu des travaux 
qui composeront le volume de l'année i834, et qui seront 
continués dans l'année i835. 

M. Is. Geoffroy-Saint-Hilaire , membre de l'académie 
royale des Sciences, aide-naturaliste au Muséum à^ Histoire 
naturelle, etc., fera connaître plusieurs espèces nouvelles 
de mammifères et d'oiseaux. 

M. Valenciennes , professeur au Muséum d'Histoire na- 
turelle de Paris , collaborateur de Cuvier pour la grande 
histoire naturelle des poissons , etc. , décrira un grand 
nombre de poissons , mollusques et zoophytes inédits ou 
non encore figurés. 

M. de Joannis , officier au corps royal de la marine , se- 
( ond du Luxor , continuera ses Mémoires sur les mollus- 
ques qu'il a pris et dessinés sur le vivant pendant ses voya- 
ges en Grèce et dans la Haute-Egypte. 

M. Rang décrira aussi un grand nombre de mollusques 
dont il a lui-même dessiné les animaux sur le vivant daiis 
ses voyages en Afrique et en Amérique. Rarement les con- 
chyliologistes peuvent donner les figures exactes des ani 
maux des coquilles qu'ils recueillent ; nous saisirons donc 
avec empressement toutes les occasions de publier les obser- 
vations de ce genre qui se présenteront, car ce sont ces tra- 
vaux qui manquent le plus à la science des mollusques. 

M. d'Orbigny, arrivé récemment d'un voyage dans l'in- 
térieur de l'Amérique, nous a promis d'enrichir notre Journal 
de descriptions d'espèces nouvelles d'animaux de toutes lej; 
classes , et d'observations curieuses sur leurs mœurs. 



vt SUR L'ANNEE t833. 

Nous donnerons la description d'un grand nombre de 
nouvelles espèces d'insectes rapportées, par M. Goudot, de 
Madagascar, pays si riche et encore si peu connu. 

M. Guérin va publier très incessamment un travail sur 
la famille des Mélasomes , dans lequel chaque ^genre nou- 
veau sera accompagné de nombreux détails au trait , dessinés 
par lui-même. 

M. Chevrolat , qui dans un voyage récent a été à même 
d'examiner les principales collections entomologiques du 
Nord, et notamment celle de Fabricius, a recueilli un grand 
nombre d'observations qui le mettront à même de recti- 
fier beaucoup d'erreurs de synonymie. 

Enfin , nous possédons un grand nombre de descrip- 
tions d'insectes nouveaux et extraordinaires , données par 
MM. Gory, Percheron. De Laporte, Westwood , etc. 

Cet aperçu , extrait des travaux qui sont à notre disposi- 
tion , peut donner une idée des richesses qui nous sont 
offertes : il convaincra ncs souscripteurs que noug ne né- 
gligeons rien pour mettre notre Journal au premier rang 
dans la science, tout en conservant le plan de l'ouvrage, qui 
est de donner des descriptions de genres et d'espèces nou- 
velles. 

Le grand nombre de classes diverses que renferme le 
règne animal , l'ordre irrégulier que nous sommes obligés 
de suivre dans cette publication, enfin la facilité que nous 
laissons de souscrire à chaque partie séparée , ont empêché 
quelques personnes de bien saisir le mode établi pour la 
publication du Magasin : nous avons donc cru devoir don- 
ner un détail exact sur le plan de l'ouvrage , sur le contenu 
des trois premières années, et sur la manière dont les abon- 
nements à chaque partie séparée sont composés. 

Nous terminons en renouvelant ici nos remerciments aux 
naturalistes qui veulent bien concourir à la publication de 
ce Journal; il doit sans doute à leurs travaux l'accueil 
favorable qu'il a reçu dans le monde savant. 

Guérin. 
Lequikn fils. 



PLAN DE L'OUVRAGE. 



Le lègue animal est divisé en dix classes, ainsi qu'il 
suit : 



Classe I. 


Mammifères. 


Cl. 


11. 


Oiseaux. 


Cl. 


III. 


Reptiles. 


Cl. 


IV. 


Poissons. 


Cl. 


V. 


Mollusques. 


Cl. 


VI. 


Annélides. 


Cl. 


VII. 


Crustacés. 


Cl. 


VIII. 


Arachnides. 


Cl. 


IX. 


Insectes. 


Cl. 


X. 


ZOOPHYTES. 



Le chiffre romain placé à gauche en tête de chaque 
planche indique la classe à laquelle elle appartient; le 
chiffre arabe placé à droite indique le numéro d'ordre dans 
la publication. Le texte porte en tête de chaque page le 
numéro de la classe et de la planche à laquelle il se rapporte. 
Chaque planche ne contient qu'une seule espèce, et chaque 
description ou mémoire est imprimé séparément , de ma- 
nière qne l'on peut les classer dans l'ordre que l'on veut 
adopter. 

Les personnes qui veulent faire relier les années à me- 
sure qu'elles ont paru, peuvent classer le texte dans l'ordre 
méthodique qu'elles ont adopté , €t ajouter à chaque des- 
cription la planche qui s'y rapporte ; ou laisser les plan- 
ches en un volume séparé : dans ce dernier cas , elles doi- 
vent être placées d'après leur numéro d'ordre ; chaque 
texte portant en tête le numéro d'ordre , il sera facile de 
recourir de suite à la planche. 



VHi PLAN DE L'OUVRAGE. 

PREMIÈRE ANNÉE. — 1831. 

Cette année parut d'abord sous les titres de Magasin de 
Conchyliologie , et Magasin d'Entomologie ; elle contient : 

1ère Parlic } Classe V [Mollusques) j planches i à 4». 
Il» Partie ; Classe IX ( Insectes ) , planches i à 4©. 

Ces planches ne portent pas le numéro de la classe. 
Chacune de ces deux parties forme 5 livraisons de 8 plan- 
ches , à 2 fr. 5o c. ; en tout lo livraisons. 25 fr. 
Chaque partie se vend séparément. 12 fr. 5o c. 

DEUXIÈME ANNÉE. — 1832. 

C'est à partir de cette année que le journal a donné des 
descriptions de toutes les classes du règne animal. Une nou- 
velle série de numéros a été mise aux classes V et IX {Mol- 
lusques et Insectes ) , de chacune desquelles il avait paru 
4o planches en 1 83 1 . 

Cette année se compose de loo planches avec leur 
texte. Ces iqo planches spî^t divisées ainsi qu'il suit : 



Classe I. 


Mammifères , 


PI. 


1 à lo 


lO 


Cl. 11. 


Oiseaux , 


PI. 


i à 9 


9 


Cl. III. 


Reptiles , 


PI. 


I « « 


I 


Cl. V. 


Mollusques , 


PI. 


I à i8 


i8 


Cl. YII. 


Crustacés, 


PI. 


I à 5 


5 


Cl.VUI. 


.Arachnides , 


PI. 


I et y. 


'i 


Cl. IX. 


Insectes, 

Total 


PI. 


I à 55 


55 




lOO 



Nota, Les planches 5i à 55 se rapportent à l'Essai sur une classi- 
iîcation des hémiptères par M. De Laporte. 
Le prix de la deuxième année est de 35 francs. 



PLA.N DE L'OUVRAGE. ix 

TROISIÈME ANINÉE. — 18'^3. 

Nous avons annoncé qu'à partir de l'année i833, le 
Magasin de Zoologie serait divisé par volumes contenant 
chacun la valeur de 4^ feuilles de 16 pages d'impression. 
Les planches coloriées des animaux vertébrés comptent pour 
une feuille entière , ainsi que celles qui donnent la figure 
d'un mollusque , ou d'un insecte de grandeur extraordi- 
naire : les planches en noir, celles qui contiennent des ani- 
maux invertébrés d'une grosseur ordinaire, comptent pour 
une demi- feuille seulement. Nous avons adopté cette mesure 
pour n'être pas astreints à un nombre de planches fixe dans 
chaque Mémoire. 

Le prix de chaque volume est fixé à 18 fr. 
L'année i833 contient deux volumes , ou 84 feuilles, 
savoir : 
Classe I (n°* 1 j à i4),4 planch. représentant 4 feuilles. \ 

Le texte représente 1 — 2 pag. i * P" 
Cl. Il (nos 10 à 19), 9 planch., dont 1 en noir, 8 feuilles 8 pag. ) 

Le texte 5 — «_— ) •'-l* 

Nota. Le no i5 n'a pas de planches. 
Cl. III (n^* 2 à 6), 5 planches, dont i en noir, 4 feuilles 8 pag. 1 

Le texte c» - « _ î ^^"^P- 

Cl. V (n°* 19 à 37), 19 planches. . . . 1 3 feuilles 8 pag. | 

Le texte 2 — 12 — J • 't P* 

Nota. Les nos 21, 22, 26, 28, 3o, 3i, 36, 37, sont comptés 
pour une feuille entière. 
Cl. VI (n°i), I planche « feuille 8 pag. 1. 

Le texte « — 4 ^ | " ^- '^l'- 

Cl. VU ( n*'* 6 k i3 ) , 8 planches 4 feuilles « pag. j 

Le texte i — 14 — j ^*"- •4P" 

Cl. VI II (nos 3 à 4) » 3 planches 1 feuille « pag. \ ' 

Le texte « - 4_ | '^- 4P- 

Cl. IX ( n""* 56 à 100), 4^ planches. . . 2^ feuilles 8 pag. | 

Le texte <) _ ,2 >. j34f.Vn'. 

Nota. Les n"'' 56, 63, ^^ 74 comptent pour une feuille 
entière. 

Le titre, les taMcs et la jiréfacc. ., t f. a p. 

Total 8^f. 8p, 



PLAN DE L'OUVRAGE 



DIVISION DE L'OUVRAGE. 

Le Magasin se divise en 4 sections auxquelles on peut 
souscrire séparément. 

La I" section comprend les classes i , 2, 3 et^- 
La 2' section comprend les classes 5 et 10. 
La 3* section comprend la classe g. 
La 4* section comprend les classes 6, 7, 8. 

Les abonnements aux sections séparées se prennent pour 
5o planches a vecleur texte. Le prix est, pour les cinquante 
planches : 

Pour la i" section 3o fr. « c. 

Pour la '2" section 22 5o 

Pour la 3« section 18 « 

Pour la 4" section 18 « 

On peut souscrire séparément à chacun des ordres de la 
classe IX ( Insectes ) , au prix de 22 fr. 5o c, pour cin- 
quante planches. 

D'après le détail ci-dessus , il résulte que les souscrip- 
teurs ont reçu : 

Pour la 1'^ section 39 planches. 

Pour la 2" section 37 

Pour la 3* section 100 

Pour la 4" section 18 

Les abonnés aux ordres séparés de la classe IX , ou troi- 
sième section, ont reçu : 

2« Ordre , Coléoptères 82 planches. 

4'' Ordre, Hémiptères 8 

5« Ordre, Névroptèues 2 

6* Ordre , Hyménoptères 4 

7"^ Ordre, Lépidoptères 4 

par le tableau ci-dessus , il sera facile à chaque souscrip- 



PLAN DE L'OUVRAGE. xi 

teur de voir combien de planches il a à recevoir pour com- 
pléter sa souscription , et l'époque à laquelle il devra pren- 
dre un renouvellement , pour ne pas éprouver d'interrup- 
tion dans l'envoi des livraisons. 



OBSERVATION. 



L'ordre et la division indiqués ci- dessus fixent d'une 
manière définitive et irrévocable l'ordre de publication du 
Magasin de Zoologie ; et les conditions énoncées dans les 
prospectus antérieurs sont annulées. 



TABLE MÉTHODUQUE 

DES ESPÈCES ET DES GENRES DECRITS OU INDIQUES ' 

DANS l'année i855. 



i^< Classe. ' 


- MAMMIFÈRES. 




Notice. 


PI. 


Macacus arctoides. 


Is. Geof. 




XI. 


1 1 


Cavia australis. 


Is. Geof. 




XII. 


l'A 


SoREX flavescens. 


Is. Geof. 


XIII, 


XIV. 


x'j 


— personatus. 


Is. Geof. 




id. 


'4 


a^ Classe. 


— OISEAUX. 








Lanius arcuatus. 


Geof. St-H. XII, 


XIII, 


XIV. 


l'i 


MtsciCAPA luteocephala. 


Delafresnaye. 




id. 


i3 


— vîridis. 


Cuvier. 




id. 




— rufo-olii^acea. 


Delafresnaye. 




id. 




Myotuera caudacuta. 


Delafresnaye. 




X 


lO 


Dendrocolaptes rubiginosus. 


Delafresnaye. 




XVI. 


16 


— cuneatus. 


Lichtenstein. 




xvn. 


17 


UicoEUM pardalotus. 


Cuvier. XII 


, Xlil 


, XIV. 


'4 


CiNNYRis Adelberli. 


Gervais. 




XIX. 


»9 


Dacelo fuscicapilla. 


Delafresnaye. 




XVII [. 


18 


ToDus viridls. 


Gmelin. 




XL 


II 


3« Classe. 


— REPTILES. 








Gerrhosaurijs ucellatus. 


Cocteau. 


IV, 


V, VI. 


4 


— lineatus. 


Cocteau. 




id. 


5 


Platydactylus cepedianus. 


Péron. 




III. 


3 


Uropeltis ceylanicus. 


Cuvier. 




II. 


a 



' Les espèces décrites sont en caractères romains ; celles qui sont seu- 
lement citées sont en italique. Les genres nouveaux sont précédés d'un 
astérisque. Le chiÉfre romain indique le numéro placé en tête de chaque 
page de la notice; le chiffre arabe , celui de la planche. — Le nom de 
l'auteur qui a nommé l'espèce est en capitales, seulement quand il est 
l'auteur de la notice. 



TABLE METHODIQUE. 



5"= Classe. - 


- MOLLUSQUES. 










Notice. 


PI. 


Ammonites Velledie* 


MlCHEMN, 


XXXV. 


35 


Carocollà eolina. 


DUCLOS. 


XXX. 


3o 


BuLiMus olorinus. 


DUCLOS. 


XXIV. 


H 


Solarium monilifcrum. 


Michelin. 


XXXIV. 


34 


Delphinula adamanlina. 


DCCLOS. 


XXXI. 


3ï 


Helictna zephyrina. 


DuCLOS. 


XXI. 


21 


Melanopsis Clementina. 


Michelin. 


XXIX. 


29 


ToRNATELLA lacryma. 


Michelin. 


XXXIII, 


33 


Natica glaucina. 


Lamarck. 


XXXVII. 


37 


Tylodina citrina ( slphonaire). 


De Joannis. 


XXXVI. 


36 


CoNUS elventinus. 


DuCLOS. 


XIX. 


19 


CoN«s hieroglyphus. 


DuCLOS. 


XXUI. 


a3 


CYrRJEA tremeza. 


DOCLOS. 


XXV. 


25 


— esontropia. 


DuCLOS. 


XXVI. 


26 


— eglantina. 


DuCLOS. 


XXVIII. 


28 


PuRPDRA sangninolenta. 


DuCLOS. 


XXII. 


22 


— . truncata. 


DuCLOS, 


XXII. 


22 


Oliva polpasta. 


DcCLOS. 


XX. 


20 


Strombus scalariformis. 


DuCLOS. 


XXVII. 


27 


Catillus pyriformis. 


Michelin. 


XXXII. 


32 


6' Classe. 


— ANNÉLIDES. 






SiGAi.ioN Maihildœ. 


Aiid. et Edw. 


I. 


« 


— Estellœ. 


GcÉRIN. 


id. 


I 


— ■ Hevminice. 


Aud. et Edw. 


id. 


R 


"/ Classe. 


^ CRUSTACÉS. 






Phyllosoma longicornis. 


GuÉRipr. 


VI. h XIII. 


6 


— clavicornis. 


Leach. 


id. 


7 


— communis. 


Leach. 


id. 


8 


— afBnis. 


GuÉRIN. 


id. 


8 


— Freycinetii. 


GuÉRiN. 


id. 


9 


— laticornis. 


Leach. 


id. 


9 


— l)revicornis. 


Leach. 


id. 


10 1 1 


— punctata. 


Lesson. 


id. 


1 1 


— Duperreyi. 


GuÉRIN. 


id. 


12 


— Raynaudii. 


GuÉRIN. 


id. 


i3 


— inédiLcrranca. 


Risso. 


id. 


i3 


— 1 un lirons. 


Latreille. 


id. 


i3 



TABLK METHODIQUE. 
8« Classe. — ARACHNIDES. 



Epeirà mcxicana. 


Lucas. 


— Il asti fer a. 


Percueron. 


9" Class 


5. — INSECTES 


COLÉOPTÈRES. 


CiciNDEi.A lepitla. 


GORY. 


— dives. 


GORY. 


Trigonodactyla terminala. 


Dejean. 


ENCEriiALKS complicans. 


Kirby. 


BcpRESTis analis. 


Chevrolat. 


— Buquet. 


GoRY. 


— Goryi. 


GuÉRIN. 


— Luczotii. 


GuÉRIN. 


PoLYBOTRis Crœsus. 


Dupont. 


* Malacogaster Passerinii. 


Bassi. 


Onthophagus undatus. 


Olivier. 


Leucothyreus kirbianus. 


Mac-Lcay. 


BoLAx Zoabhovii. 


Fischer. 


* LoxoPYGA bicolor. 


Westwood. 


Passalus Goryi. 


Melly. 


Meloe OliTieri. 


Chetrolat. 


— Saulcyi. 


GuÉHlN. 


Aterpus pipa. 


GuÉRIiN. 


* AsiALnoroDES scabrosus. 


Lequien. 


• Prionaptercs staphylinus 


GuÉRIN. 


— flaYipennis. 


GuÉRIN. 


Xestia elegans. 


GoRY, 


[ridion aniœnum. 


GORY. 


* Trochalonota badia. 


WESTwoon. 


Pselaphus (Monographie). 


AuBÉ. 


HÉMIPTÈRES. 



Anisoscems alipes. 



Myrmeleo libelluloïdes. 
Raphidca ophiopsis. 



GuÉRIN. 

nÉvroptÈres. 

Linné. 
Linné. 



Notice. 


PI. 


HL 


3 


IV. 


4 



XCVL 


9« 


xcvn. 


97 


Lxxin. 


7-î 


LXIX. 


60 


LX. 


Go 


LXI. 


6i 


Lxn. 


Q^'x 


LXV. 


G'-) 


LXXVH. 


77 


XCIX. 


99 


LXVII. 


67 


LXX. 


7« 


LXXI. 


7 ^ 


LXXH. 


72 


LVI. 


56 


LVIL 


57 


C. 


lOO 


XCVIÎI. 


98 


LXXIV. 


74 


Lxnr. 


63 


id. 


63 


LXIV. 


64 


LVHI. 


58 


XGV. 


95 


:^ 


à 94 



Ï.XXV. n5 



LLX. 
.XVI. 



66 



TABLE METHODIQUE. 







Notice. 


PI. 


— notata. 


Fabr. 


LXVI. 


GQ 


— ophiopsis. 


Schummel. 


iil. 




— crassicornis. 


Hartl. 


id. 






HYMÉNOPTÈRES. 






Urocerus Lefebvre, 


GuÉRIK. 


LXVIII. 


68 


AsTATA Vanderlindenii. 


Robert. 


LXXVI. 


76 



TABLE DE QUELQUES MÉMOIRES GÉNÉRAUX. 

MEMOIRE sur la réunion prolongée des doigts interne et intermé- 
diaire chez plusieurs espèces de Passereaux; par Dklafresnjiye. 
Cl. II. pi. 12, i3, 14. 

ESSAI d'une division de Tordre des Passereaux en trois groupes prin- 
cipaux, d'après la forme des pieds ; par Delafresnaye. Cl. II. pi. i5. 

NOTICE sur le genre Uropellis, et description d'une espèce; par Coc- 
teau. CI. III , pi. 2. 

NOTICE sur le genre Gerrhûsaurus , et sur deux espèces de ce genre ; 
par Cocteau. CL III, pL 4» 5, 6. 

NOTICE sur un genre d'Annélides établi sous le nom de Sigalion , et 
description d'une espèce nouvelle, par GuÉriiv. CL Vï , pL i. 

MEMOIRE sur l' organisation des Phyllosomes , et monographie de ce 
genre; par Guérin. CL VII , pL 6 à i3. 

PSELAPHIORUM MONOGRAPHIA, auclore C. Aube. CL IX, 
pL 78 à 94. 

MÉMOIRE sur les Raphidies; par Percheron. CL IX, pi. 66. 



ERRATA. — Classe IX, pL 67. Ontophagiis undatus Guérin, 
lisez Ontophagus undatus Olivier. (Guérin.) 

Classe IX, pi. 74. Amallopodes scabrosus. — Cet insecte vient 
d'être décrit par M. Hope , sous le nom de Prionus Cumingii. (Transac- 
tions de la Soc. zool. de Londres, v. i, part. 11 , p. io5; planche XIV, 
fig. 7. ) M. Hope propose d'en faire un sous-genre sous le nom de Acan- 
thinodera, CLkquien, ) 



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PARIS. — IMPRIMERIE DE CASIMIR 

RUE DR LA yiEILLE-RlONNAIE , ^*' 12, 



t/^^ 



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DE 



ZOOLOGIE 



3ournal 



DESTINÉ A ÉTABLIU UNE COURESPONUAKCB ENTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOOS LES PAYS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'iLS POSSEDENT ; 



PUBLIE FAR F.-E. GUERIN, 

ACTEXJR DE l'iCONOGRAPHIE DU REGNE ANIMAL, 

Membre de la Société d'Histoire naturelle de Paris , et de plusieurs autres Sociétés 
savante» ; l'un des auteurs de la Zoologie du Dictionnaire d'Histoire naturelle , du 
Voyage autour du monde de M. Duperrey, etc., etc., etc. 



QUATRIEME ANNEE. 



A PARIS, 



CHEZ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DES AUGUSTIN S, N" 47. 

1834 






MTJ'^ 



SUR L'ANNEE 1854. 



Ainsi que nous l'avions annoncé dans notre préface de 
l'ajanée 1 833 , nous ne faisons paraître qu'un seul volume 
pour cette année : nous serons ainsi au courant de notre pu- 
blication , et les premières livraisons de i835 paraîtront avec 
le commencement de l'année 

Le volume formant l'année 1 834 est composé ainsi qu'il 
suit : 

Classe I (n° i5), représentant i feuille. 1 

Le texte 6 pages, j ' P* 

Cl. II (nos 2Q ji 32^^ i3pl., dont 5 en noir, lo feuilles 8 pages. \ 

Le texte ^ - 4 __ jiaf.i^p. 

Cl. V {n°*38à54), 17 planches.. . la feuilles m — | 

Le texte. ..... 2 feuilles 2 pages. ) ^^ ^ P' 

Nota. Les nos 38, 3<), 4^1 4^' 49 1 ^^^ ^3, comptent pour 
une feuille entière. Le n° 38 a été omis sur la table de ranriée 
i833, et n^a pas été compté aux souscripteurs. 

Cl.VIII (n'^s 5 à 7) , 3 planches. . . . i feuille 8 pages. 1 

Le texte » — 6 — if. i4p- 



Cl. IX (nos 10 1 à 121 ) , 22 planches. . 1 1 feuilles 8 pages. 
Le texte 2 feuilles 12 — 

Nota. Le u* 109 est double, et le n" I2 compte pour une 
feuille entière. 



4f. 4P. 



Le titre, les tables et la préface. »f. 12p. 

Total 45 feuill. 



VT SUR L'ANNÉE t834. 

Nous avons promis quarante-deux feuilles par volume ; 
nous en donnons cette fois quarante - cinq ; on nous verra 
toujours dépasser nos promesses plutôt que de rester au- 
dessous. 

Les souscripteurs aux parties séparées ont reçu : 

Pour la i""* section 53 planches. 

Pour la 2^ section 5j^ 

Pour la 3* section,. . 121 

Pour la 4' section 21 

Pour la Classe IX, 2« ordre i.o3 

4" ordre 8 

5" ordre. ..... 2 

6*^ ordrf 4 

"j^ ordre 4 

Pour de plus amples renseignements , les souscripteuTS 
consulteront l'avis qui est en tête de l'année i833. 

Nous ferons paraître en i835 deux volumes, divise's en 
six livraisons publiées tous les deux mois. Cette année con- 
tiendra la suite des mémoires de M. Isidore Geoffroy 
Saint-Hilaire , dont l'intérêt est garanti par le nom seul de 
leur auteur ; lès descriptions de poissons , mollusques et 
zoopliytes promises par M. Yalenciennes ; les observations 
faites par M. de Joannis sur les poissons et les mollusques 
pendant un séjour de plus d'un an à Luxor dans la Haute- 
Egypte. Les travaux de cet officier distingué ne contribueront 
pas peu à enrichir notre Journal , car ils sont faits avec 
conscience et talent ; et les recherches auxquelles il s'est li- 
vré dans les bibliothèques de la capitale , jointes aux dessins 
qu'il a exécutés lui-même sur les lieux avec une rare per- 
fection, et d'après les animaux vivants, nous donnent la 
certitude d'offrir à nos abonnés des mémoires du plus haut 
intérêt. 

Les mémoires de M. Rang sur les Mollusques et les 
Zoophytes ne seront pas moins bien accueillis des Natura- 



SUR L'ANNEE i835. vu 

ports d'entomologie , l'un relatif à M. Pictet , l'autre à M. La- 
cordaire, et qu'il avait remis en mains propres à MM. les 
rédacteurs des Annales des Sciences naturelles , en les priant 
de les insérer dans leur recueil. Ces messieurs nous font 
savoir qu'ils se seraient empressés de donner également 
place au nôtre s'il fût venu à leur connaissance. 



SUR L'ANNÉE i834. vu 

listes : les articles qu'il insérera dans notre Journal seront 
d'autant plus intéressants qu'il est placé de la manière la 
plus favorable pour les observations qui font le sujet de 
ses recherches ; en effet , les devoirs de sa place l'ayant ap- 
pelé' à la résidence d'Alger, il pourra faire connaître aux 
concbyliologistes les animaux des Mollusques de cette partie 
encore si peu explorée de l'Afrique. 

Un ouvrage qui était attendu impatiemment par les Géo- 
logiiei et les Concbyliologistes , V Histoire des Céphalopodes 
microscopiques, préparée depuis plus de dix ans par M. Al- 
cide d'Orbigny, sera publié dans notre Journal. Ce magni- 
fique ouvrage n'est encore connu des Naturalistes que par 
une petite brochure contenant seulement le catalogue des 
espèces , par quelques modèles en plâtre d'un petit nom- 
bre d'individus remarquables, et par un rapport très favo- 
rable fait à l'Institut en i825. Il contiendra la description, 
la synonymie et les figures de plus de trois cents espèces , 
réparties dans cinquante-deux genres ; il sera complété par 
les espèces découvertes pendant un voyage de plus de sept ans 
que l'auteur a fait dan s l'Amérique méridionale. Ce travail est 
appelé à fixer les points depuis si long-temps controversés 
par les Géologues sur la nature des terrains tertiaires , de la 
craie et même des calcaires jurassiques. Il présente d'ail- 
leurs toutes les garanties d'exactitude et de conscience que 
promet le nom de son auteur déjà si avantageusement connu 
dans la science. 

Nous donnerons aussi la description d'un grand nombre 
d'animaux recueillis pendant le voyage autour du monde 
de la corvette la Fm^orite, un extrait du beau travail de 
M. Martin Saint-Ange sur la classe des Cirripèdes, une re- 
vue critique des ouvrages publiés aux Etats-Unis sur les 
Mollusques fluviatiles de ce pays , p ir M. le baron de Fé- 
russac, quelques autres mémoires de ce savant, une Mono- 
graphie du genre Trachjderes ( Ins.) par M. Dupont jeune, 



TiiT SUR L'ANNÉE 1834. 

une Monographie du genre Helîconia, par M, le baron de 
Feistliamel, etc. 

M. Dujardin, qui depuis plusieurs années a recueilli de 
nombreuses observations |)our la plupart microscopiques 
sur les Zoophytes et les Mollusques, -et qui chaque année 
continue ses recherches sur différents points du littoral de 
la France , pubUera dans notre journal les espèces nou- 
velles ou mal figurées qu'il a étudiées sur le vivant : les 
dessins qui accompagnent ses travaux sont exécutés par lui- 
même avec un talent qu'on désirerait rencontrer chez tous 
les naturalistes. 

Sans faire l'énumération des autres travaux que nous 
avons en portefeuille , ou qui nous sont promis , c^u'il nous 
soit permis de dire que MM. De Lafresnaye , l'un de nos plus 
habiles Ornithologistes , Martin Saint-Ange , si connu par ses 
beaux travaux d'Anatomie comparée, Gervais, Chevrolat, 
Gory, De Laporte, Percheron, le baron de Feisthamel , 
Lefebvre, Boisduval , entomologistes qui ont fait leurs preu- 
ves , et plusieurs autres naturalistes qu'il serait trop long 
de nommer ici , veulent bien nous promettre la continua- 
tion de leur concours pour la publication d'un journal qui 
doit être de la plus grande utilité aux Zoologistes, puisqu'il 
leur donne réunis des travaux qui iraient se disperser dans 
des recueils généraux dont l'acquisition leur serait trop oné- 
reuse. 

Nous publions le Prospectus d'une seconde partie du 
Magasin de Zoologie , qui , sous le titre de Bulletin Zoolo- 
gique, donnera l'annonce et l'analyse de tous les ouvrages 
et mémoires qui se publient sur la Zoologie , et de tout ce 
qui a rapport à ces sciences dans les travaux des académies 
et sociétés savantes. Il sera rédigé par des hommes connus 
par leur mérite spécial dans chacune des parties qu'embras- 
sera le Bulletin. 

Au moyen de notre Magasin de Zoologie et de son Bul- 



SUR L'ANNÉE i834. ,x 

letin , l'on aura , dans un seul journal , les travaux neufs qui 
nous sont apporte's tous les jours, et une connaissance 
suffisante de ceux qui se publient isolément ou dans d'autres 
recueils , et l'on pourra se dispenser ainsi d'acheter beau- 
coup d'ouvrages dispendieux, contenant souvent, en grande 
partie , des Mémoires tout-à-fait étrangers à la Zoologie. 

Le but de la première partie du Magasin de Zoologie 
restera le même, c'est-à-dire qu'il est toujours destiné à la 
publication , avec gravures, de Mémoires ou Monographies, 
et à la description de genres et espèces nouvellement dé- 
couverts. Tout ce qui appartiendra à ce domaine, dans 
les renseignements qui nous seront communiqués, entrera 
dans cette première partie , et tout ce qui ne sera pas des- 
cription et mémoire sera mis dans la seconde. 

Paris, 29 décembre iSS^. 

GuÉRiN , Lequien fds. 



Nota. Nous aurions désiré donner à la suite de cette préface 
le rapport veibal que M. Duméril a bien voulu faire à l'Aca- 
démie des Sciences sur l'année 1833 de notre Ma^azin; mais 
quand nous avons demandé le manuscrit à son auteur, il nous a 
répondu qu'il avait été pris , avec d'autres rapports lus à la même 
séance , par l'un des rédacteurs des Annales des Sciences natu- 
relles, pour être publié dans ce recueil. 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



PARIS. — IMPRIMERIE DE CASIMIR, 

RtE DE LA VIEILf.E-MONKAIE , ><> 12. 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



Journal 



DESTIKE A. ETABLIR UNE CORRESPUIyDA^CE EtNTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PAYS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CON^UES Qu'iLS POSSEDENT ; 

PUBI.ZÉ FAR F.-E. GUÉRIlff, 

ADTECR DE L^tCONOGRAPRlE DC REGNE ANIMAL , 

Membre de la Société d'Hbtoire naturelle de Paris, et de -plusieurs autres Société» 
savantes ; l'un des auteurs de la Zoologie du Dictionnaire d^Histoire naturelle , du 
Voyage autour du monde de M. Duperrej, etc., etc., etc. 



CINQUIÈME ANNÉE. 



A PARIS, 



CHEZ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DES AUGUSTINS, N" 47. 
1835 



SUR L'ANNEE 1855. 



Nous faisons paraître la sixième et dernière livraison de 
la cinquième année du Magasin de Zoologie. 

Les deux volumes formant l'année i835 sont composés 
ainsi qu'il suit : 

Classe I (n*»* 16, 17), représentant 2 feuilles» 

Le texte i feuille I ^ *' « P* 

Cl,. II (no* 33 à 48), 16 planches. ... 16 feuilles n — \ 

Le texte. . . 3 — 4 pagesi^Q*- 4 P- 

Cl. III (no* 7 à q), 3 planches 3 feuilles — ) ^^ 

w . ^ J 5f. lop. 

Le texte. . . % — 10 pag. ) *^ 

Cl. IV (n°* I à ij5) , i5 planches. . . i5 feuilles » pag. j 

Le texte. . . 3 - 4 _ j ^«f- 4p- 
Cl. V (n^'SSà^o), 12 planches. . 7 feuilles 8 pages | 

Le texte. . . 6 - 12 - i »4 f- 4 P- 
Nota. Les iio» 57, 63, 64, comptent pour une feuille en- 
tière. Les n**s Sg a 62 n'ont pas de plajiches. 

Cl. VII (n°* i5 à 17) , 3 planches 2 feuilles 1 

Le texte 2 — J 4 • »P* 

Nota. Le u« 17 compte pour une feuille entière. 
Cl. VIII (nos 8 à 11), 4 planches. . . . 3 feuilles 8 pag. 1 

Le texte , _ ^ - j ^^'^^P' 

Nota. Les n^* 8, 9, 10, comptent pour feuille en- 
tière. 
Cl. IX (n"* 122 à 1 38) , 17 planches. . 10 feuilles » pages, i 

Le texte. ... 4 feuilles 10 — j >4 f- 10p. 

Nota. Les tt»w; 122, 128 et i35 comptent pour feuille, 
entière. 

Le titre, les tables et la préface »f.iap. 

To(al . 84 f. 6p/ 



VI SUR L'ANNEE i835. 

Nous n*avons point , dans cette année, donné plusieurs 
des travaux annoncés par notre préface de i834, e* q^^i ont 
été retardés par leurs auteurs. 

Nous ferons remarquer, comme travaux principaux 
publiés en i835, la notice que M. de Férussac nous avait 
adressée peu de temps avant sa mort (classe V, pi. 65et66 ), 
ainsi que sa lettre sur les coquilles bivalves de l'Amérique 
septentrionale; le Synopsis des mollusques du voyage de 
M. d'Orbigny ; l'intéressant mémoire de M. Martin Saint- 
Ange sur les Cirripèdes ; les Notices ornithologiques de 
M. de Lafresnaye ; un genre nouveau dans les oiseaux , par 
M. Dubus ( Leptorhynchus pectoralis) ; les poissons du Nil , 
décrits par M. de Joannis , etc. , etc. 

L'année 1 836 contiendra la monographie des Trachjderes 
par M. Dupont, travail que nous avons préféré retarder 
plutôt que de le couper dans deux années. 

M. d'Orbigny donnera le tableau synoptique de tous les 
oiseaux nouveaux qu'il a découverts dans son voyage. Un 
genre d'oiseaux des plus remarquables , découvert récem- 
ment à Madagascar, sera publié par M. Isidore Geoffroy 
Saint-Hilaire. Enfin nous commencerons à donner à nos 
souscripteurs la partie zoologique du voyage de la Favorite. 



Nota. Nous nous empressons de faire une rectification 
à la note que nous avons insérée à la suite de notre aver- 
tissement pour l'année 1834. 

N'ayant pas trouvé au secrétariat de l'Institut le rapport 
verbal qui avait été fait sur notre Magasin à l'Académie des 
Sciences, nous le réclamâmes à M. Duméril , qui nous ré- 
pondit qu'il avait été remis à MM. les rédacteurs des 
Annales des Sciences naturelles; mais ce savant ayant été 
interpellé à ce sujet , et par suite de la publication de notre 
note , s'est rappelé qu'il avait fait confusion avec deux rap- 



SUR L'ANNEE i§35. vu 

ports d'entomologie , l'un relatif à M. Pictet , l'autre à M. La- 
cordaii*e, et qu'il avait remis en mains propres à MM. les 
rédacteurs des Annales des Sciences naturelles , en les priant 
de les insérer dans leur recueil. Ces messieurs nous font 
savoir qu'ils se seraient empressés de donner également 
place au nôtre s'il fût venu à leur connaissance. 



TABLE MÉTHODIQUE 

DES ESPECES ET DES GENRES DECRITS OU INDIQUES * 

DANS l'année i855. 



1" Classe. ■ 


— MAMMIFÈRES. 










Notice. 


PI. 


Melogale fusca. 


Is. Geoffroy. 


XVI. 


16 


Hyena fusca. 


Geoffroy St-H. 


XVII. 


17 


a« Classe. 


— OISEAUX. 






AsTUR Kienerii. 


G. S. 


XXXV. 


35 


TiMALiA hypoleuca. 


Franklin. XXXIX et XL. 


39 


— hyperylhra. 


Franklin. 


id. 


40 


— chatarœa. 


Franklin. 


id. 


» 


— Borsjieldii. 


W. Jardine 


id. 


M 


— Malcolmi. 


Sykes. 


id. 


» 


— Somervillei. 


Sykes. 


id. 


» 


PiiOcus fringilloides. 


De Lafresnaye. 


XLVIII 


48 


Fringilla Cubœ. 


Gervais. 


XLIV. 


44 


PicA mystacalis. 


G. S. 


XXXI V. 


34 


PicoLAPTES zonatus. 


Lesson. XLVI et XL VU. 


)) 


— scolopaceus. 


Spix. 


id:. 


46 


— brunneicapillus. 


De Lafresnaye. 


id. 


47 


Ornysmya Ricordii cf. 


Gervais. 


XLI et XLII. 


41 


- id. J^. 


id. 


id. 


4. 


— cinnamomea. 


Geuvais. 


XUII. 


43 


BucEROsgaleatus. 


Ginel. 


XXXVIII. 


38 



' Les noms des espèces décrites sont en caractères romains • ceux des 
espèces seulement indiquées sont en italique. Les genres nouveauxsont pré- 
cédés d'un astérisque. Le cliifRe romain indique le numéro placé en tête 
de chaque page de la notice ; le chiffre arabe , celui de la planche. — Le 
nom de l'auteur qui a nommé l'espèce est en petites capitales , seulement 
quand il est l'auteur de la notice. 



TABLE MÉTHODIQUE. 



YlI^x pectoralis. 
ScYTunops Norœ Hollandiae. 
* Leptorhynchus pectoralis. 
A>'AS tadornoides. 



3« Classe. 



* ZooTOCA Guérin, 
Ephippifer auranliacus. 
— Spixii. 



Vigors. 
Lath. 

DOBDS. 

W. Jardine. 
- REPTILES. 

COCTBAU. 

Cocteau. 
id. 



4« Classe. — POISSONS. 

Lbucisctjs niloticus. Joaknts. 

— Bibié. JoANNis. 

— thebensis. Joannis. 
MoRBiYRus oxyrhynchus. Geoff. St-H. 
ScHiLBB auratus. Joannis. 

— mystus. GeofT. Sl-H. 
* MocHOKus niloticus. Joannis. 
Heterobranchus anguillaris. Geoff. St-H. 
Malapterurus electricus. Is. Geoff. 
CoREGOKUS niloticus. Joannis. 
Myletes Baremoze. Joannis. 

— Guilé. Joannis. 
Characinus Besse. Joannis. 
Tetraodon physa. Geoff. St-H. 

— parvus. De Joannis. 

5' Classe. — MOLLUSQUES. 

LoLiGOPSis Veranii. Férussac. 

Cranchïa Bonellii. Férussac. 

AMMONITES Lacordairii. Michelin. 

Cryptella canariensis. Webb. 

Hemx marginata. MûUer. 

— nucleola. Rang. 

— lanuginosa. De Boissy. 
Succinea depressa. Rang. 
Helicïna Ainbielîaiia. De Boissy. 
Buccinum inaculosuiu. Lainarck. 

f * Gyrenoida Duponlia. Joannis. 

'^ Cytenella Deshayes. 



No lice. 

XXXIII. 

XXXVII. 

XLV. 

XXXVI. 



IX. 
VII et VIII. 

id. 



LXVetLXVI. 

id. 

LXVII. 

LXIII. 

LVI. 

LVII. 

LXIX. 

LV. 

LXVIII. 

LVIII. 

LXIV. 

LXX. 



m, 
33 
37 

36 



HI. 


3 


IV. 


4 


XI. 


T I 


XHI. 


i3 


V. 


5 


XII. 


\'i 


VIII. 


8 


XIV. 


t4 


!. 


I 


VII. 


7 


VI. 


6 


IX. 


9 


X. 


10 


n. 


2 


XV. 


i5 



65 

67 
63 
56 
57 
69 
55 
68 
58 
64 



TABLE METHODIQUE. 



;« Classe. — CRUSTACES. 









ÎVolice. 


PI. 


Gelasimus 


Tangeri. 

8« Classe, 


EYnoux. 
— ARACHNIDES. 


xvn. 


'7 


Thelyphonus giganteus. 


LrcAS. 


VIII hX. 


8 


— ^ 


caudatus. 


Latr, 


id. 


9 


— 


rufimanus. 


Lucas. 


id. 


U) 


— 


rufipes. 


Lucas. 


id. 


9 


— 


angustus. 


Lucas. 


id. 


lO 


^- 


spinitnanus. 


Lucas. 


id. 


lO 


GALEODESGuhœ.. 


Lucas. 


XL 


1 1 



9« Classe. — INSECTES. 
aptères. 
Geophii.us Walckenaerii. 

— (observ. sur divers) 



Cicindela guttula. 

Graphipterus femoratus. 

OxYCHEiLA acutipcnnis. 

Lebia quadrinotata. 

OziENA dentipes et al. 
Melisodera piceipennis 
Basoi,eia bra&iliensis. 

* Narycics opalus. 

— olivaceus. 
MotuRis Plerreti. 

* Dysides obscurus. 

* Malloderes mlcrocephalus 

* Olenecamptus serralus. 
*■ Ceroegidiok horrens, 
Megamerus Ringii. 



Mantis ciilorophœa. 



Cakopus obteclus. 



Callituea Lepricurii. 



Gervais. 


CXXXIH. 


i33 


ers). Gervais. 


CXXXVII. 


i37 


COLÉOPTÈRES. 






Fab. 


CXXXI. 


i3i 


Ghevrolat. 


CXXXVIII. 


i38 


BUQUET. 


CXXX. 


i3o 


Chevrolat. 


CXXXVl. 


i36 


„ 


CXXXII. 


)) 


Westwood. 


id. 


l32 


Westwood. 


id. 


l32 


Dupont. 


CXXVIII. 


128 


id. 


id. 


128 


Serville. 


CXXIX. 


129 


Perty. 


CXXIII. 


123 


IS. DUPOKT. 


cxxv. 


125 


Chevrolat. 


CXXXIV. 


i34 


BOISDUVAL. 


CXXVIl. 


127 


Mac Leay, 


CXXIV. 


124 


orthoptères. 






Blanchard. 


cxxxv. 


i35 


hémiptères. 






Fabr. 


CXXVI. 


126 


lépidoptères. 






Feisthamel. 


CXXII. 


122 



y m TABLE METHODIQUE. 

MÉMOIRES GÉNÉRAUX. 

OBSERVATIONS sur les poissons du Nil, et descriptions de plusieurs 

espèces nouvelles , suivies d'un tableau de toutes les espèces qui vivent 

dans ce fleuve, par de Joannis. Cl. IV, nos j à i^. 
OBSERVATIONS sur la synonymie des coquilles bivalves de l'Amérique 

septentrionale, par de Férussac CI. V, nos 5g et 60. 
SYNOPSIS terrestrium et fluviatilium moUuscorum in suo per Americam 

meridionalem ilinere,ab A. d'Orbigny, coUectorum. Cl. V, no^ôi 

et 62. 
DE L'ORGANISATION des cirripèdes , et de leurs rapports naturels avec 

les animaux articulés, par Martin Saimt-Angb. Cl. VII , noM5 et 16. 



ERRATA. 

Classe I, PI. 16. — Uyena fusca , lisez dans le texte et sur la planche : 
Classe I , PI, 17; le numéro 16 étant déjà consacré à la des- 
cription de la Melogale fusca. 

Classe II, nos ^^ et 42. — Au lieu de Ornysmya Ricordi, lisez Trochilus 
Ricordi, Gervais. 

Classe II, n» 4-^« — A.U lieu à''Ornysmya cinnamomen , lisez Trochilus 
Jernandensis , Kin^. 

Classe IV , PI. i . — C'est par erreur que l'avant-propos de M . de Joannis , 
et les no* 9 à m\, portent dans le texte Classe III, au lieu de 
Classe IV. 



MAGASIN 



DE 



ZOOLOGIE 



IMPRIMERIE DE M»* HUZARD, nëe Vaxlat la CuAPBtLE, 

rue de l'Epei on , n° 7 . 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



Journal 



DESTINE 4 ETABLIR UNE CORRESPONDANCE ENTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PAYS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'iLS POSSEDENT j 

PUBLXÉ PAR F.-E. GUÉRXII-MÉXVEVII.I.X:, 

Professeur d'histoire naturelle , Membre de diverses Sociétés savantes nationales et étran- 
gères } Auteur de l'Iconographie du règne animal ; l'un des Auteurs du Traité élémentaire 
d'histoire naturelle , de la Zoulogie de l'Encyclopédie méthodique , du Dictionnaire clas- 
sique d'Histoire naturelle, du Voyage autour du monde de la Coquille, de l'Expédition 
de Morée , du Voyage aux Indes par Bélanger, etc. , etc. , etc. 



SIXIEME ANNEE. 



A PARIS, 



CHEZ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DES AUGUSÏINS, JN" 47* 

1836. 



H.>J.I»t>,V 



;'ffi 



SUU L'ANIVÉE 1856 



En terminant la sixième année du Magasin de Zoologie, 
nous donnerons aux Sousciipteuis, comme par le passé , le 
tableau des matières qui la composent. 

Classe I (n. i8 à 21), 4 \à, rcpiL' sentant 3 feuilles 8 pai:;es. ( ^ r ,. ^ 
Le texte. . 1 — 1 4 pages ) ** * *' 

Cl. II (n. 4«) à 7G), '28 planches 27 feuilles 8 pages. (o.,f , , _ 

Le texte.. 5 — 4 pages. T^*- " f* 

Cl. V (n. 71 à 77), 7 planches G feuilles y ( f «n 

Le texte.. i — 8 pages. ( '^' ^' 

Nota. Les numéros 71 , 72, 74, 76, 77 comptent pour 
une feuille entière. 

Cl. VII (n. 17 à 21), 5 planches. .. . 2 — 8 pages. ^ ,j ^. ^^ 
Le texte. .1 — 2 pages, j ' ' ' 

lYoLa. Dans Tannée i835, la planche et le texte du 
Gelasimus Tangeri portent le n° 17, au lieu du n° i4. 
Dans Tannée i83G, la planche et le texte du DcLo eclil 
iiata i)ortent le n** i4, au lieu du n° 21 . 

Cl. VIII (n. 12 à i5), 4 planches... 2 feuilles » / g. .. ^ 
Le texte. . i — 6 pages. J ' '^ 

Cl. IX (n. 139 à 171), 33 planches . 27 feuilles 8 pages. / ,. r 

Le texte. .5—2 pages. { ""^ * ' " l*' 

Nota. Les i)ianches 1 Î9, i4o, iGG, 1G7, 1G8, 1G9, et 
toutes celles de la Monographie des Tracliy clé rides, (jui 
représentent plus d\irie espèce, comptent ])our une feuille 
entière. 

Le texte de la planche 170, Curabus busiùcus, |)orte j)ar 
erreur le n'' iGg. 

Cl, X (n. 1 et 2)^ 2 planches i feuille >j i 

Le texte.. 1 — » ( ^'^ 

Le litre, Ui table et la préface .,.,.,. w 12p. 

Total. , , . . 8!î feuiU 
i836. a 



■VI SUR l'année i836. 

Il résulte du tableau ci-clessus que les Souscripteurs out 
reçu quatre feuilles au delà du nombre de quatre-vingt- 
quatre que nous avons annoncé devoir former les deux 
volumes de chaque année. 

L'année iSS^ contiendra: 

i*'. Le Synopsis de tous les Oiseaux recueillis par M. A. 
d'Orbigny dans son voyage en Amérique; ce Mémoire, qui 
formera près de i oo pages , est presque terminé. 

^o. Une Monographie dugenre Littorine ^ ■çdiV MM. A. 
d'Orbigny et Cristophori. 

3*^. La suite de la Monographie des Trachy dérides , par 
M. Dupont , qu'il nous a été impossible de donner en en- 
tier dans l'année 1 836. 

4°. Les nouvelles espèces d'insectes Coléoptères recueillis 
par M. Cristophori , dans son voyage en Turquie. 

Les Souscripteurs doivent s'être aperçus que nous n'a- 
vons reculé devant aucun sacrifice pour apporter chaque 
année à notre Journal des améliorations importantes dans 
toutes ses parties. L'empressement que les zoologistes de 
tous les pays ont bien voulu mettre à l'enrichir de leurs 
mémoires en a assuré la réussite , qui se trouve d'ail- 
leurs garantie par une existence de six années. En effet, 
possédant actuellement une collection de plus de cinq cents 
planches relatives à des travaux quelquefois assez étendus 
sur toutes les classes du règne animal , le Magasin, de Zoo- 
logie est devenu l'ouvrage périodique à figures le plus im- 
portant qui existe aujourd'hui dans la science. 



TABLE METHODIQUE 

DES ESPÈCES ET DES GENRES DECRITS OU INDIQUES ^ 
DANS l'année 1854. 



CoLonus guereza. 
VivERRA indica. 
PiEPHAGOMYs atcr. 
Orvctomys (Dcntr.), 



tre Classe. — MAMMIFERES. 

Ruppel. 
Geoffroy St-H. 
Fr. Olivier. 

2e Classe. — OISEAUX. 



Notices. 
XVFIÏ. 
XIX à XXI. 

ici. 

id. 



F^ANïus mclanoleucus. 
Tyrahnus gutturalis. 
MusciCAPA regia. 
TuRDUs cinnamomeiventris. 

— (femelle) . 

— albo-specularis. 

— (femelle) . 

— occipitalis . 
Sylvia miniata. 
Orthotomus sepium. 

— BeniieHii. 

— (le nid). 
Anthus variegatus. 
PiPRA Laplacei. 
Certhilauda albo-fasciata. 

— rufo-palliata. 
Emberyza luctuosa. 
Passbrina gultata. 
Fringilla diuca. 

CoRvus Beecheii. 
Falculia palliata. 

— (de'tails). 
Alcedo vintsioides . 
Barbion sulphuratus." 
Pteroglossus ulocomiis. 
Col u MBA boliviana. 

— viridis. 
Ibïs lamellicoUis. 



Smith. LXI. 

EYD.etGERv. LXIIàLXXVI. 
Buflon. id. 

Lafresnaye. LV et LVI. 

id. id. 

Eyd. et GERv. LXII à LXXYI. 



id. 


id. 


ïemminck. 


id. 


Lafrisnaye. 


LIV. 


Horsfield. 


Lia LUI. 


Sykes. 


id. 




id. 


Vieillot. 


LXII à LXXVI. 


Eyd et Gerv. 


id. 


Lafresnaye. 


LVIIIetLIX. 


Lafresnaye. 


id. 


Eyd. et Gerv. 


LXII à LXXVI. 


Meyen. 
Molina. 


id. 


id. 


Vigors. 


id. 


IsiD. Geoff. 


XLIX et L. 


id. 


id. 


Eyd. et Gehv. 


LXII à LXXVI. 


Lafresnaye. 


LX. 


Gould. 


LXII à LXXVI. 


D'Orb. etLafresn. id. 


Linn. 


id. 


Lafresnaye. 


LVII. 



PI. 
18 

H) 

20 
21 



Gi 
G3 
73 
55 
56 
64 
G5 
6G 
54 
5i 

52 

53 

G7 
G8 
58 
69 
7» 
70 

% 

72 

49 
5o 

7* 
Go 
G2 

7^ 

76 

57 



' Les espèces décrites sont en caractères romains; celles qui sont 
seulement indi({ue'es sont en italique. Les genres nouveaux sont prè - 
céde's d^un aste'risque. Le chiflre romain indique le numéro place' en 
tête de chaque page de la notice ; le chiffre arabe, celui de la plan- 
che. — Le nom de Fauteur qui a nomme l'espèce est en petites capi- 
tales , seulement quand il est Fauteur de la notice. 



VIIl 



TABLE METHODIQUE. 

ô*" Classe. 



Paumacllla Vaient'icnnii. 


Webk ei YANrr.N. 


LXXV 








et LXXV. 


7^» 


— (délaiJs anatoinh|nes). 


id. 


îG 


^ DuEPAWiosroMA iKUitilironnis, 


PORRO. 


LXXL 


7' 


Melix Poyci. 


Petit. 


LXXIV. 


7^ 


Api.ysia Brugu ilellii. 


Webb et Va\be\. 


LXXVII. 


77 


— Webbii. 


Vanbex et RoBB, 


id. 


77 


Marciivklla Cleryi. 


Petit. 


Lxxni. 


73 


UosTELLAuiA occïdcn tali:j. 


Beck . 


LXXII 


72 


7*^ Classe. 


-CRUSTACÉS. 






HypEniNEs (diverses). 


GuÉRiiw. XVII et XVIII. n et 


18 


Phlias serratus. 


GUÉRIIV. 


XIX. 


*9 


Pterelas Webbii. 


GUÉRIX 


XX. 


20 


Deto échina ta. 


GuÉRIlV. 


XXI. 


21 


8^ Classe. - 


-ARACHNIDES. 






Pachyloscelis fulvipes. 


Lucas. 


XIV. 


i4 


Hersilia caudata. 


Savigny. 


XII et XIII. 


12 


— indica. 


Lucas. 


id. 


i3 


— Savignyi. 


Lucas. 


id. 


i3 


Attus venator. 


Lucas. 


XV. 


10 


9"^ Classe, 


. — INSECTES. 






('arabus basilicus. 


Chevrolat. 


CLXX. 


170 


Pamborus viridis. 


GoRY. CLXVI 


etCLXVII. 


i«() 


— elongatus. 


GORY. 


id. 


iGG 


— altcrnans. 


Latreillf;. 


id. 


16G 


— morbillosus. 


Boisduval. 


id. 


,G7 


GUEKIIVII. 


GoRY. 


id. 


16^ 


Staphylijvus olens. 


Linn . 


CLXV. 


iG: 


Telephords fusons (larve). 


Linn. 


CLXVIII. 


1O8 


— lividus {id.). 


Linn. 


id. 


1G8 


ScARAB^us Anubis. 


Guevrolvt. CXXXIXetCXf.. 


139 


— — (feMKlle). 




id. 


.40 


Meloe collegialis. 


Auf>ouii\ . 


CLXIX 


.69 


Briaxis sanguinea. 


Reich, 


CLXXI. 


171 


— longicoi-nis. 


Leach . 


td. 


171 


— lanjinata. 


Kru-hsou . 


id. 


171 


10'' Classe. 


— ZOOPHYTES. 






NocriLucA miliaris. 


SURRIRAY. 


I et II. 1 et 


' 



MEMOIRES GENERAUX. 

DESCRIPTION de c[ue!qiies genres nouveaux de Crustact.'s apparte- 
nant à la famille des H^yperines, par M. F, E. Guérix , Cl, VII^ 
pi. 17 et 18. 

MONOGRAPHIE des Trachyderides , par M. Dupo.^i jeune. — Pre- 
•iiière partie, Cl. IX, pL lii à i64. 



i.:3k:.\ 



liHAJ^ 



MAGASIN 



DE 



ZOOLOGIE 



k 



IMPRIMERIE DE M««« HUZÂRD, née Vallat la Chapelle, 
rue de l'Eperon , np 7. 



MAGASIN 



ZOOLOGIE 



Journal 



DESTINE A ETABLIR UNE CORRESPONDANCE ENTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PAYS , ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'iLS POSSEDENT j 

PUBLIÉ PAR F.-£. GU£RI»r-MÉlVEVII.I.E, 

Professeur d'histoire naturelle , Membre de diverses Sociétés savantes nationales et étran- 
gères ; Auteur deTIconograpliie du règne animal ; Tun des Auteurs du Traité élémentairo 
d'histoire naturelle , de la Zoologie de r£ncyclopédie méthodique , du Dictionnaire clas- 
sique d'Histoire naturelle , du Voyage autour du monde de la Coquille, de l'Expédition 
de Morée , du Voyage aux Indes par Bélanger, etc. , etc. , etc. 



SEPTIEME ANNEE. 



A PARIS, 

CHEZ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, 

QUAI DES AUGUSTINS , N° 4?- 



1837. 



ni^:hi)hy 



[lOOJOOS 



JuniîmC 









« î/i/i/ awama?. 



.BIIIA^ A 






SUR L'AWMEE 1857. 



En terminant la septième année du Magasin de Zoologie, 
nous donnerons aux Souscripteurs, comme par le passé, fe 
tableau dès matières qui la composent. 

Classe I (n. 22 a 29), 3 pi. représentant I feuille 8 pages. ( r 

Le texte.. 5 — i4 pages J "î^' ^P' 
Wota. Les 5 planches des Recherches sur les Marsu- 
piaux paraîtront dans Tanne'e i838. 

Cl. II (n. 77 à 85), 6 planches 6feuilles w \ ,ç 

Le texte.. 8 — 12 pages.} ''**' ^^ P- 
JYota. Les numéros 77 à 79, Synopsis avium, n'ont pas 
de planches. 

Cl. m (n. 10 à 16), 7 planches 7 feuilles m l qc 

Le texte.. i — » \ ^^' 

JYota. C'est par erreur que le texte des numéros 12 à 
16 porte en tête pi. 12 a i5, et qu'il renvoie à la planche 
1 5 pour les de'tails de divers reptiles : ces détails for- 
ment la planche 16. 
Cl. IV (n. 16 et 17) 2 planches ... . 2 feuilles " ) î? 

Le texte.... — 4 pages, j **•'»?• 

Cl. V(n. 78 a 109), 32 planches 27 feuilles 8pages. /otr- 
Letexte.. 7 — 8pages. i^*^*' 
JYota. Les planches 80, 86, 89 à 109 comptent pour une 
feuille entière. 

Cl. YII (n. 22), i planche — 8pages.( 

Le texte.. — 8 pages. ^ * 

JYota. C'est par erreur que la planche et le texte por- 
tant le no 21 au lieu du n* 22. 

Cl. IX (n. 172 à 186), i4 planches.. 10 feuilles ^ i r 
Le texte.. 2 — ,, ('^f. 

JYota. Les planches 172, 173, 181, 182, i83, i86 comp- 
tent pour une feuille entière. C'est par erreur que le texte 
des n°* ï84 et i85 porte en tête 181 et 182. 

Cl. X (n. 3 et ), i planche i feuille 8 pages. ( 

Le texte. . — 8 pages. \ * *• 
Le litre, la table et la préface w lop. 



Total. . . . ■ . 82 fcuiU. 



Il 

Il résulte du tableau ci-dessus que les Souscripteurs ont 
reçu deux feuilles de moins que les quatre-vingt-quatre 
que nous avons annoncées devoir former les deux volumes 
de chaque année ; mais comme ils en ont reçu quatre de 
plus dans l'année i836, il y a compensation. 

L'année i838 va être promptement mise au courant; 
elle contiendra ; 

1°. La suite du Synopsis des oiseaux du voyage dans 
l'Amérique méridionale de M. d'Orbigny ; 

2". La suite de lai zoologie du voyage autour du monde 
de la Corvette la Favorite ; 

3". La suite de la Monographie des Tracliydérides. 

Des Mémoires importants de MM. Isidore Geoffroy 
Saint-Hilaire, d'Orbigny, Em. Rousseau, Kiener, ainsi que 
plusieurs descriptions d'animaux des plus curieux seront 
publiés dans l'année iSSg, dont la première livraison pa- 
raîtra le 3o janvier prochain : les autres livraisons se suc- 
céderont régulièrement de mois en mois \- car toutes nos 
hiesures sont prises pour cela , et , comme on le voit, ce ne 
sont pas les matériaux qui nous manquent. 

Il est impossible, dans la publication d'un ouvrage 
aussi compliqué dans ses divisions, qu'il ne se glisse pas 
quelquefois des erreurs dans les numéros des planches 
et du texte : nous engageons nos abonnés à corriger à la 
main les erreurs que nous avons le soin de leur signaler à 
la fin de chaque année : cela leur rendra le classement de 
l'ouvrage plus facile. 

La publication de l'année iSSy a été retardée à cause de 
la liquidation de notre société avec M. Lequien , qui était de 
moitié avÈc nous dans la propriété du Magasin de zoologie ; 
nous avons enfin acquis la propriété entière de cet ouvrage, 
te qui nous permettra de le faire marcher avec la rapidité et 
la régularité que nous avons toujours voulu lui donner. 

GUÉRIN-MÉNEVILLE, 

Psiris, »'"■ septembre i8S8. 



TABLE METHODIQUE 

DES ESPÈCES ET DES GENRES DECRITS OU INDIQUES 
DANS l'année 1857. 



ne Classe. — MAMMIFERES. 

Notices. PI. 
Marsupiaux, recherclies anato- 

mùjues et zoologiques. Laurent. XXII à XXVI. 22 a 26. 

Pachydermes fossiles. Jacquemin. XXVII à 

XXIX. 27 à 29. 

2* 67a«e. — OISEAUX. >.!•«.- 



Synopsis avium. 

Rhamphocelus dimidiatus. 
^GOTUELEsNovœ Hoilatidiit. 

CAPRIMULGlDiE (dc'tails). 

Paivus flavo-cristatus. 
Trogon antisianus. 
^Edicivesius vocifer . 

.3e Classe. — 

Amphisboeiva cinerea . 

— elegans. 
Draco spiloplerus. 
Ukopeltis philippimis. 

— ceylanicus. 
GoLUBER spilogaster. 

— Prevostianus. 

— plumbeus. 

— aer. 
Galaharia punctata. 

¥ Classe. — 

EcHEtvEis sex-decim lameilata. 
Syngnathds BlaÎDvillianus. 



d'Orbicny. lxxvi; à 





lAXlX. 77 


à 79- 


Lafresnaye. 


LXXXI. 


81. 


Vig. etHorsf. 


LXXXII 






et LXXXIII. 


8-;.. 


Lafresivaye. 


id. 


8!. 


Lafresnaye. 


I.XXX. 


80. 


D'Orbigîw. 


LXXXV. 


85. 


L^Hermiivier. 


LXXXIV. 


84. 


REPTILES. 






Vandelli. 


XctXI. 


lO. 


Gervais. 


id. 


1 1 . 


"Wieoman . 
Cuvier. 


XII à XVF. 


12. 


id. 


i3. 


Cocteau. 


id. 


id. 


Boie. 


id. 


i4. 


Eyd. etGERv. 


id. 


i5. 


Boie. 


id. 


16. 


Oppel. 


id. 


16. 


Boie. 


id. 


16. 


POISSONS. 






Eyd. et Gerv. 


XVI. 


16. 


id. 


XVII. 


«7- 



' Les espèces décrites sont en caractères romains ; celles qui sont 
seulement indiquées sont en itali([ue. Les genres nouveaux sont pré- 
cédés d'un astérisque. Le chiffre romain indique le numéro placé en 
tête de chaque page de la notice j le chiffre arabe, ce! ni de la planche. 
— Le nom de Tauleur qui a nommé l'espèce est en petites cnpitales , 
seulement quand il est l'auleur de la notice. 



IV 



TABLE METHODIQUE. 



5e C/a55e. —MOLLUSQUES. ^ 

AncoNAUTA argo. Linné. LXXXVI à 

LXXXVIII.8G 

OcTOPus velatus. Raxg . LXXXiX. 

OcToi'DS ntacropus. Risso. XG. 

OcTOPUs moschatus. Lamarck. XGL 

OcTOPcs hyalin us. Rang. XCIÏ. 

OcTOPUs renustfis. id. XGIII. 

Cranchia perliicida. id. , XCIV. 

SopioLA Rondeletii. Lamarck. XCV. 

LoLiGO vif.reus. Rang. XCVL 

OEuFS de Calmar. XCVIL 

Sepioteutuis biaugulala. Raivg. XGVIH. 

SEPiAclegans. D^Orbigny. XCIX. 

Sepia hicrredda. Rang. G. 

Sepia oriiata. id. GL 

Hélix lima. Michaud. LXXXL 

Hélix hcmispliserica. id. id. 

Hélix Arnoudii. id. id. 

PuYSA gij»antea. ' iJ. LXXXII. 

Gyclostoma Arnoudii. id. LXXXII I. 

Paludina aspcrsa . id. LXXXIV. 

— SLil.ningulata. id. id. 

— rimai a. id. id. 
Unio trtincatosa. id. LXXXV. 
Douisrubra. d'Oubigny. CIL 
Tekgipes coronata . id. CIII. 

— ailinis. id. CIV. 
PoLYCERA Lcssonii. id. CV. 

— piinclilucens. id. GVI. 

— ornât a. id. GVII. 
'fCALLiopoEA bellnla. id. ^ CVIII. 
* ViLLiERSiA sculigera. id. ' CIX. 
Helix nemoralina. Petit. LXXX. 
Paludina varicosa. C. d''0rbigi\y. LXIX. 

— Cjciostomœformis. id. ici. 

— elongata. id. id. 
Anodonta Gordierii. id. IXXVHI. 

— anliqua. id. id. 



89. 
90. 

9'- 

92. 

03. 

a^<- 
95. 
96. 

97- 
98. 

99- 
100. 
loi. 

81. 

81. 

81. 

82. 

83. 

84. 

id. 

id. 

85. 
102. 
io3. 
io4. 
io5. 
106. 
ro7. 
108. 
109. 

80. 

79- 

79. 

79. 

78. 



7c Classe. — CRUSTACES. 
LiMNADiA maiiiitiana. Guérin. 



xxn. 



CARABUsmœstus. 



)e Classe. 



1N3ECTES 
D 



/Etbiops. 

Glievrolali 

assimilis. 



Cr.isroriior.i GLXXXI 

à GLXXXMI. 181. 

id. id. i8i. 

id. i<l. 182, 

id. id. 182. 



TABLE METHODIQUE. 



— Wiedemajoi. 

— sapliirinus. 

— Mariettii. 

— Spinolae. 
^Calognathus Chevroîati. 
*Steira costata. 
Helops lanipes. 
LcPEP.us nasutus. 
FoRFicuLA parallela. 
Xyphicera Caternaulti. 

— Pierretii. 
Fvlgora Castresii. 

— lafernaria. 
'^Leiopteron compressum. 
^Coivura flavicans. 



id. 


id. 


182. 


id. 


id. 


i83. 


id. 


id. 


i83. 


id. 


id. 


i83. 


GUÉRIN. 


CLXXH. 


172. 


Westvvood. 


CLXXVL 


17G. 


Blanchard. 


CLXXV. 


176. 


Westvvood. 


CLXXVn. 


177- 


id. 


CLxxvin. 


178. 


Feisthamel. 


CLXXXIV. 


,84. 


Blanchard. 


CLXXXV. 


i85. 


GCÉRIN. 


CLXXlIIet 






CLXXIV. 


173. 


Linné. 


id. 


n*. 


Perti. 


CLXXIX. 


179. 


Spino^la. 


CLXXX. 


180. 



HoLOPVS Bansii. 



10* Classe. - ZOOPHYTES. 
d'Orbigny. 



III. 



MEMOIRES GENERAUX. 

BEGHERCHES anatomiques et zoologiques sur les Mammifères mar- 
supiaux, par M. Laurent, Cl. I, pi. 22 à 26. (La suite et les planches 
paraîtront dans Tannée i838.) 

MÉMOIRE sur les Pachydermes fossiles connus jusqu'à ce jour, et 
description du nouveau genre Dinothevium, ipar M.E. Jacquerain, 
Cl. I, pi. 27 à 29. 

SFJYOPSIS ylVIUM Skh Alcide d'Orbigny, in ejus per Americam 
meridionalem itinere, collectarum et ab ipso viatore nec non a de 
Lafresnayein ordine redactarum. Cl. II, pi, 77-79. 

M OTICE sur la famille des Engoulevents (Caprimulgidce) et les dif- 
férents genres dont elle se compose, par M. de Lafresnaye , Cl. II , 
pi. 82-83. 

VOYAGE DE LA FAVORITE. Reptiles, par MM. Eydoux et P. Ger- 
vais, Cl. III, pi. 12 a 16. 

DESCRIPTION de quelques espèces nouvelles de Coquilles fossiles de 
la Champagne, par M. Michaud, Cl. V, pi. 81 à 85. 

DOCUMENTS pour servir à Thistoire naturelle des Céphalopodes 
Cryptodibranches, par M. Rang, Cl. V, pi. 8G à loi. 

MEMOIRE sur des espèces et des genres nouveaux de l'ordre des 
Nudibranches, observés sur les côtes de France, par M. A. d'Or- 
bigny, Cl. V^ pi. 102 à 1 09. 



^ii^^v^UÂ^ 



MAGASIN 



DE 



ZOOLOGIE 






IlxXUOOX 



Imprimerie de madame Huzard (ne'e Vallat la Chai^elle), 
rue de l'Eperon, 7. 



MAGASIN 



DE 



ZOOLOGIE, 



30«ntal 



DESTINE A ETABLIR UNE CORRESPONDANCE ENTRE LES ZOOLOGISTES DE 
TOUS LES PAYS, ET A LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES 
ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES Qu'iLS POSSEDENT; 

PUBLIÉ PAR F.-E. GU]É:RIM-MÉIV£VII.I.E, 

Professeur d'histoire naturelle , Membre de diverses Sociétés savantes nationales et étran- 
gères i Auteur de riconographie du règne animal ; l'un des Auteurs du Traité élémentain; 
d'histoire naturelle , de la Zoologie de l'Encyclopédie méthodique , du Dictionnaire clas- 
sique d'Histoire naturelle, du Voyage autour du monde de la Coquille, de l'Expédition 
de Morée , du Voyage aux Indes orictttales par Bélanger, etc. , etc. , etc. 



HUITIEME ANNEE. 



PARIS, 

ARTHUS BERTRAND, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DE lA. SOCÛït DE cioGRAPHIE , 

23 , RUE HAUTEFEUILLE. 
1838. 



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X 



SUR L'AIVNÉE 1858 



Cette année i838 termine la première série du Magasin 
de Zoologie} voici le tableau des matières qui composent 
ce volume. 



Classe I(n. 22 à 26), 6 pi. représentant 3 feuilles 8 pages. ( r 

Le texte. . 7 — 2 pages, J '°^' '^P* 
Nota. Le commencement du texte de ce me'moire a 
paru dans l'année 1887. 

Cl. II (n. 77 à 79 et 86), i planche. -- 8 pages./ r Xp 

» Le texte.. 2 feuilles G pages. Ç ' "' 

Nota. Les numéros 77 à 79, Synopsis awium, n'ont pas 
de planches. 

Gt. V (n. iio à 1 19), 10 planches. . . 9 feuilles » fiof 4n 
Le texte.. i -^ 4 pages. ( * ** 

Cl. VII (n. 23 à 26), 4 planches 4 feuilles » J 4f 8 « 

Le texte. . — 8 pages. \ * 1 * 

Cl. VIII (n. 16 et 17) 2 planches. . 2 feuilles » 1 f q „ 
Le texte — 8 pages, j ^^-^P- 

Cl. IX (n. 201 à 24o), 4() planches.. 4o feuilles » } r r n 

Le texte.. 10 — 8 pages. }^^'' ^P* 

Titres . 4 pages. I 

Tables de i838 et fin du synopsis (2 pages). ... 8 pages. \ '^ '^ P* 
Tables générales af. 8 p. 

Total. .... 84f. 8 p. 
i838. ' - 13 



»g«.î mÈ^mA\l iiases 



iup feoïéilcfii t'jb vèbidf^ 






TABLE METHODIQUE 

DES ESPÈCES ET DES GENRES DECRITS OU INDIQUES 

DANS l'année i858. 



t. Classe. — 


■ MAMMIFÈRES. 










Notices. 


PI 


Marsupiaux. 


EYDOUxet Laukent. XXI f à 








XXVI. 22 à 


26 


ECHIDNÉ. 


ici. 


XXX. 


3o 


?.* Classe, 


— OISEAUX. 






Synopsis avium. 


D'Orbigny. 


LXXVlIà 








LXXIX (s. 


pL) 


Phytoïoma Bloxami. 


Eyd. et Gerv. 


XLXXXM. 


86. 


5e Classe . - 


-MOLLUSQUES. 






Hélix Tupinievii. 


Eydoux . 


CXIV. 


m4. 


— Lassalii . 


id. 


CXV. 


ii5 


— Valencjennii. 


id. 


id. 


id 


— cinnamomea. 


Eydoux . 


CXVI. 


116. 


Hélix labyrinthiis. 


Chemnitz. 


ex. 


IlO 


— plicata . 

— bifurcata. 


Knorr. 


id. 


id. 


Deshayes. 


CXI. 


III. 


Cabocolla uncigera. 


Petit. 


CXIII. 


ii3. 


Margikella Kienerîana. 


Petit. 


CXII. 


112. 


BuLiMus Costerii. 


Eydoux. 


CXVI. 


116. 


Cyclostoma gibbum. 


Férussac. 


CXVJI. 


117. 


— ortyx . 


Valencienives. 


id. 


id. 


Uxio Keraudrenii. 


Eydoux. 


CXVIIÏ. 


118. 


— Gerbidoni. 


id. 


id. 


id. 


— Gaadichaudii. 


id. 


id. 


id. 


— Bonnaudii. 


id. 


€XIX. 


119. 


Cybena recurvata. 


Vaiekcieixxes. 


id. 


id. 



' Les espèces décrites sont en caractères romains ; celles qui sont 
seulement indique'es sont en italique. Les genres nouveaux sontpre'- 
céde's d^un astérisque. Le chiffre romain indique le numé'ro place en 
tète de chaque page de hi n(ttice ; le chiffre arabe, celui de la planche, 
— Le nom de Fauteur qui a nommé l'espèce est en petites capitales , 
seulement quand il est Fauteur de la notice. 

i838. i3 



TABLE METHODIQUE. 

7e Classe.-^ CnUSTACÉS. 



Macrophthalmus peclinipes. 


GUÉRIN M. 


xxm 


. 'i^. 





simplicipcs. 


id. 


XXIV 


ai. 


__ 


affinis. 


ici. 


id. 


(s. pi.). 


PORCEtI.AlV;1 


, Tiolacca. 


id. 


XXV. 


25. 


_ 


granulosa. 


id. 


id. 


id. 





angulosa . 


id. 


id. 


id. 





Desmareslii. 


Eyd. et Gerv. 


xxyi 


. 26. 





tuberculata. 


GUÉRIN M. 


id. 


id. 




grossimana . 

8^ Classe. - 


id. 

- ARACHNIDES. 


id. 


id: 



AcANTHOroN Pelitii. 

Mygaie rosea . 

Salticus quadrimaculatus. 



GuÉRIN Mêneville. XVII. 17. 

Walckenaer. XVIII. 18. 

id. id. id. 



9e Classe. — INSECTES. 
Myriapodes . 



PoLYDESMis margariùferus. 

— Blainvillii. 

ScoiopENDRA Eydoiixiana, 



XYtocHARis (4 esp.). 

Ancylosternus scutellaris , 
OxYKERCs (16 esp.). 

Stenaspis (2 esp.}. 
Crioprosopus (n esp.). 

Sphoenotdecvs (4 esp.). 

Nycteropus et Dolichoderxjs 
CoiLYRis Chevrolatii. 
Fêronia Eydouxii . 
CivEMACAivTnts Desmarestii 

— parallelus. 

Feronia Chaucloirii. 

— erratica . 
Stigmodera ccnjuncta . 
Elater luteipennis. 

— abdoiuinalis. 

— venlralis. 

— callizonus. 

— pernvianus. 



Eyd. et g 


ERV. CCXXXIX. 


289, 


id. 


id. 


id, 


Gervais. 


CCXL, 


24o 


Coléoptères. 






Serville. 


CCV etCCVI. 




-- 


2o5 et 


20G. 


Olivier . 


ccvn. 


207. 


Serville, 


CCVdIàCCXV. 






208 à 


2l5. 


id. 


CCXVI. 


216. 


id. 


CGXVII et 






CCXVIII. 217 et 


218. 


Dejean. CCXIX etCCXX. 






219 et 


220. 


5 . Gvérin . 


CCIII. 


203. 


id. 


CCXXV. 


225. 


id. 


id. 


id. 


id. 


CCXXV I 


226. 


id. 


CCXXVII. 


227. 


id. 


id. 


id. 


id. 


CCXXVI. 


id. 


Chevrolai 


. CCXXVII I. 


228. 


Guérin m. 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 


Guérit* M. 


CCXXIX 


229. 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 


id. 



TABLE METHODIQUIÎ 



EtATEU Gleryi. 


Gdériî^ m. 


id. 


id. 


— tetraspiloliis. 


rd. 


CCXXX 


9.3o. 


— Saulcyi. 


id. 


id. 


id. 


— Laurcntii. 


id. 


id. 


id. 


— Gaudicliaudii. 


id. 


id. 


id. 


— pallidns. 


id. 


id. 


id. 


Tylocerus atricornis. 


Laporte. CCXXX. (s 


. pi.). 


Dasytes cyaneus. 


GUÉRIIV M. 


id. 


id. 


EpicnivEs"^Gayi . 


CnEVROLAT 


CCXXX I. 


23l. 


Cryptorhopalum quadripnnrta- Gutriiv M . 


id. 


id. 


tu m . 








— Gleryi . 


id. 


id. 


id. 


PsAMMOTRUPES dciitifrons. 


id. 


id. . (s 


;. pi.), 


Geotrupes lateridens. 


id. 


id. 


id. 


Athyreus rtcticornis. 


id. 


CCXXXII. 


232. 


BoLBOCERAS froiitalis. 


id. 


id. 


id. 


Oryctomorpous variogat us . 


nf. 


id. (s 


. pL). 


— niaculicollis 


id. 


id. 


id. 


Callickemis eximius. 


id. 


id. 


id. 


PiUTEtA tricolor. 


id. 


id. 


232. 


Adlacopalpus viridis. 


id. 


id. (s 


. Pl.). 


AiwopLosTERivus opaliluis. 


id. 


id. 


id. 


Brachysterncs fulvipes. 


id. 


id. 


id. 


ScAYzoGNATHus prasinus. 


id. 


' id. 


id. 


Melolontha chinensis. 


id. 


id. 


282. 


EupuoLcs Tupinierii. 


id. 


CCXXXTII. 


233. 


Stenopterus molorchoides. 


id. 


id. 


id. 


HispA pulchella. 


id. 


id. 


id. 


Galleruca smaragdipcnnis 


Chevrolat. 
Orthoptères. 


id. 


id. 


Pygidicraiva picta. 


GCÉRIN M. 


CCXXXVI. 


236. 


Choeradodis lobata . 


id: 


CCXXIV. 


234. 


Phasma obscurum. 


id. 


ccxxxv. 


235. 


AcAKTHODis ululina. 


id. 

Hémiptères. 


CCXXXVI. 


236. 


Cicada sanguinea. 


De Geer. 


CCXXXVII. 


2.37. 


— sanguinolcnta. 


Farricius. 


CCXXXVI I. (s 


pl.). 


— incarnata. 


Germar. 


CCXXXVII. 


id. 


— Germa rii. 


Guérin m. 


id. 


237. 


— phocnicura, 

— testacea , 


Germar. 
Fabricius . 


id. (s. 
id. 


^;i- 


— crocea . 


GUÉRIN M . 


id. 


237. 


— splendidula . 


Fabricius. 


id. (s. 


pl.). 


— saccata. 


id. 


CCXXXVI II. 


2-38. 


Petalura Selysii. 


GUÉRIN JM . 


CCI. 


20 ! , 


Mantispa aurïventiis. 


id. 


CCII. 


y. 02, 



MEMOIRES GENERAUX. 



DE L'OS MARSUPIAL, du bassin des Didelphes et Ornithodelphes, 
et de la signification des pièces du squelette des Verte'brés en ge'- 
ne'ral, parMM. Eydoux et Laurent. Cl. I, pi. 22 à 26. 

VOYAGE AUTOUR DU MONDE de la corvette la Favorite, zoologie. 
(Suite et fin.) 

MONOGRAPHIE des Trachy dérides. (Suite et fin.) 



ERRATA. 



A toutes les tables, aux articles Unio Keraudrenii, Gerbidoni et 
Gaudichaudii, lisez n. 1 18, et à TUivio Bonnaudii, lisez n. 119, au 
lieu de 62. 

BuLiMus Costerii , Zi^sez i838. 

Cyiiena recurvata, Val. , lisez i ig, an lieu de 11. 

Carocolla uncigera, Petit., n. ii3, i838. 

ClVEMACAlVTHUS (î CSp.), 22G Ct 227, l838. 

Feronia (2 esp.), 226 et 227, i838. 

OcTOprs microstomus , au lieu de 26, i832, lisez 23, i83i . 



Nota. La nouvelle se'rie du Magasin conliendra la suite du Synop- 
sis aifimn de M. d'Orbigny, ct le supplément à la Monographie des 
Trachydérides . 



TABLE ALPHABETIQUE 

DES ANNÉES 1851 A 1838. 



Hlaitimifères * (Classe 1). 

Ateles hybridùs, îisiD. Geoff. St-Hilaire. 
Capromys Furnieri, Desmarest, Guériiv. 

— prehensilis , Pœppig, GcÉRiiv. 

— Pœyi, Gtjérin. 
Cavia australis, Isid. Geoff. St-Hilaire. 
CoLOBUs guereza, Ruppel, Gervais. 
ÉcHiBNÉ (recherches anatomiques), et Eyd. 
GENETTApârdinû, Desm., Isid. Geoff. St-Hii.,,; ,. 
Hy/ena fusca, Isid. Geoff. St-Hilaire, .niO'ii 
Lepvs crassicaudatus, Isid. Geoff. St-HilaisS . 

— ruficaadatus , Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— arenarius , Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Macàccs arctoides, Isid. Geo^f. St-Hilaire. 
Marsupiaux (recherches anatomiques), Laurent. ; 
Melogale fusca, Desna., Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Oryctomys (dents) , GerVais. 
Pachydermes fossiles, Jacquemin . 
Plecotus auritus, Geoff. , Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— Peronii, I«id. Geoff. St-Hilaire. 

— cornutus, Faber , Isïd. Geoff. St-Hil. 

— brevimanus, Jenyns, ïs. Geoff . St-Hil . 
•y^ barbastellus , Daub. , Is. Geoff . St-Hil . 

— timoriensis, Geoff., Is. Geoff, St-Hil. 

— Maugei, Desm., Isid. Geoff. St-Hil. 

— velatus , Desm., Isid. Geoff. St-Hilaire. 
PoEPHAGOHYS atCF, Fr. Cuv., Gervais. 
SciURUS variabilis, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

• — auriventer, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— pygerythrus, Isid. Geoff. Saint-Hil, 

* Les noms des auteurs des notices sont en petites capitales; ceux 
des auteurs cite's sont en caractcrc romain. 

i" se'rie. D. 



N"». 


Anh» 


I. 


18^2. 


i5. 


1834. 


15. 


1834. 


i5. 


i834. 


12. 


i833. 


|8. 


i836. 


3o. 


i838. 


. 8. 


i832. 


/.- ï7- 


i836* 


9- 


i832. 


9. 


i832. 


10. 


i832. 


II. 


1833. 


a à sG. 


1837. 


10. 


i835. 


21. 


1836. 


27 à 29. 


1837. 


2 et 3. 


i832. 


2 et 3. 


i832. 


2 et 3. 


i832. 


2 et 3. 


i83a. 


2 et 3. 


i832. 


2 et 3. 


1832. 


2 et 3. 


ï832. 


2 et 3. 


i832. 


20. 


i836. 


4. 


i832. 


5. 


1832. 


5. 


i832< 



2 TABLE ALPHABETIQUE. 

jyiaiiiiiiifères. Tr/"* ^»»- 

Sciunus liavïi^anus, Isio. Geoff. St-Hii,aire. *î v l«l 5. 1ï832. 

— griseiventer, Isid. Geoff. St-Hilaire. 5. 1882. 

— liippurus, Isi». Geoff. St-Hilaide. c. i832. 
SoREX flavescens, Desm., IsiD. Geoff. St-Hilaip.e. i3. i833. 

— personatus, Desm., Isid. Geoff. St-Hil. i4. i833. 

Stentor seniculus, Geoff., Isid. Geoff. St-Hilaire. -j. 1882. 

— chrysurus , Isid. Geoff. St-Hilaire. j. i83a. 

— ul'sinus, Humb., isiD. Gkoif. St-Hilaire. 7. 1882. 

— niger, Geoff. , IsiD. Geoff. St-Hilaire. 7. 1882. 
VivERRAindica, Desm., IsiD. Geoff. St-Hil AIRE, jg. i836. 

' ^ Oiseaux (Classe II). -v^*^ j 

Aglàia (i3 esp."), D'Orbigny et Lafresn. (s.pl.). -j^ à 7g. 1887. 

Alce^o viiïtsioicles , Eydoux et GervaIs. 74 . i83G. 

i^li-i (3esp.), D'Orbigny etLAFRESN. (s. pi.). 77 à 79. i838. 

AtECtCRUS(4 esp.),D'0R6lGlVYetLAFRESlV. (s.pl.). 77 à 79. 1887. 

Amblyramphus bicolor, D'Orb. et Laf. (s. pi.) 77 à 79. 188^. ' 

AMi»Etis{3esp.), D'ÛRBiGivYetLAFREsiv. (s. pi.). 77379. 1887. 

ANABATEsaradoides, Lafresnaye. 8. 1882.' 

AwABATES (7esp.),D'0RB. et Lafr. (s. pi.). 77379. i838. 

Anas gambensis, Linn . , Lafresnaye . 29-80 . 1 834 . 

— tadorboides , W . Jardine , Lafresnayè . .36. i835. 

— coscoroba, Molina, Eyd. et Gerv. (s. pi.). 62376. i836. 
Anthùs vaiiegatus , Vieillot, Eydoùx et GervaiS . 67 . 1 836 . 

— (5 esp.), D'ORBiGNYetLAFRESiv. (s. pi.). 77 à 79. i836. 
ANCMbius (5esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 77 à 79. i838. 
AsTUR(3esp.),D'0RBiGNYetLAFRESx. (sanspl). 77379. 1887.' 
AsTBRKienerii, G. DE Sparre. 36. i835. 
.ffiDicNEsitJS vocifer, Lherminier . 84. 1887. 
.^GOTHEtEs Novae HoUandiae, Vig. et Horsf, Lafr. 82. 1887. 
Barbion sulphuratus, Lafresnaye. 60. i836. 
BÀTARA (19 esp.), D'Orbigny et Lafresn, (s. pi.). 77^79. 1887. 
BuBO magellatiicus, D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 77379. 1887. 
BucERos galeatus , Gmelin, Lafresivaye . 38. 1 835 . 
Bbteo(4 esp.), D'ORBiGNYet Lafresnaye(s. pi.). 77 à 79. 1887. 
BrachypI-eracias leptosomus , Lafresnaye . Zi . i 834 . 

— pittoides, Lafresnaye, 82. i834. 
GiERÉBA (3 esp.), D'Orbigny et Lai^resn. (s. pi.). 77 à 79. 1888. 
Cal YPTORHYNCHCS funereus, La th., Lafresnaye. 24. i884. 

— Baudinii, Lear., Lafresnaye. 26. i&34. 

— Banksiî, Lath., Lafresnaye. 26. i834. 



TABLE ALPHABETIQUE. 

Oiseaux. 

Calypiorhyncbus Temminckii , Kulh., Lafrksjv. 

— galeatus, Lath., Lafreskaye. 

Caprimulgid.*: (détails), Lafresnaye. 
Caprimulgus (5 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pL). 
Gabduelis (2 esp.), D'Orbigny et Lafresk. (s. pi.). 
Cassicus (6 esp.), D'Orbigny et Lafresiv. (s. pL). 
Cathartes(2 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Ceblepybis phœnicopterus, Isid. Geoff. St^Hil. 
GERTHiLABDA(3esp.), D'Orb. cILafr. (s. pi.). 

— albp-fasciata , Lafresiv AYE. 

— rufa-palliala , Lafreswaye. : jO <1. 
Chersima cœrulea, D'Orbigny et Lafresn. (s.pli)v^ 
GiNivYRis Adelberti, Gervais. 

CiRCyETus coronatus , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
GiRccs 2 (esp.), D'ORBiGNYCt Lafreswaye (s. pi.). 
GoLvuBA boliviana , Eydoux et Gervais. 

— \iridis , Linn. , Eydocx et Gervais. 
CoNiROSTRUM cinereum, D'Orb. et Lafr. (s. pl.)« 
CoNOPOPHAGA (3 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
CoRvus Beecheii , Vigors , Eydocx et Gervais. 
CuticivoRA (4 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Cymindis, cayennensis, Linné, Lafresnaye. 

— hamatus, Illig., Lafresxaye. 

— uncinatus, ïemm., Lafresnaye. 
Gypselus (2 esp.), D'Orb . et Lafr . (s . pi . ) . 
Dacelo fuscicapilla , Lafresnaye . 
DeivdrocoI'Aptes rubiginosus, Lafresnaye . 

— cuneatus, Lichtenst., Lafresn. 

— (9esp.),D^0RB. etLAFR. (s. pi.) 
Dicoeoi pardalotus , Cuvier, Lafresnaye. 
DioDON bidentatus, D'Orbigny et Lafresn. (s. pL), 
Donacobius vociferans, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Eribernagra (4 esp.), D'Ôrb. et Lafr. (s. pi.). 
Enberyza luctqosa , Eydoux et Gervais. 

— (26 CvSp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi). 
£vDR03iiA elegans , Isid.. Geoff . 

EcPHOMA (4 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.) . '■ 
Falco (2 esp.) , D'Orbigny et Lafresnaye (s. pL). ' 
EAtcutiA palliata , Isid. Geoff. 
— (de'tails), Isid. Geoff. 
Fi-uvicoi-A (8 csp.), D'Orbigny et LafAesn, (s.pl.)= 



N"\ 


Ann 


27-28. 


i834 


27-28. 


i834 


88. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


.837 


77 à 79. 


i838 


77 à 79. 


1837 


0- 


1832 


77 à 79' 


1837. 


Ô8. 


i836. 


,(.^^:'> hg. 


'ï8«6î. 


TT à 79- 


-1837. 


i<). 


i833. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


75. 


i836. 


76. 


i836. 


77 à 79- 


i838. 


7T à 79- 


1887. 


72. 


i836. 


77 à 79. 


1837- 


22. 


i834. 


20. 


i834. 


• a*,. 


i834. 


TT à 79- 


1837. 


•18^' 


ï83^. 


16. 


i833. 


17, 


i833 . 


77 à 79. 


i838. 


i4. 


i833. 


T7 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


i83t. 


77 à 79- 


1837'. 


^l. 


i83G. 


77 à 7g. 


ï837. 


1 , 


i832. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


49. 


i836. 


60. 


i836. 


77 à 79- 


1837^ 



TABLE ALPHABETIQUE. 



Oiseaux. 

fftinfGiLLA cucuUata, D'Orb. cILafk. (s. pi.). 

— Cubae, Gervais. 

— ■ Gayi , Eypoux et Gervais. 

— diuca, Molina , Evdqtjx et Gervais. 
Fornarivs rufus, D'Orbigny et Lafresiv. (s. pi.). 
Garri}lvs(4 esp.), D'ORBiGwyçt Lafresw. (s. pi.). 

GUBERNETES ypera,D'OEBIGNYetLAFRES!V. (s. pi.). 

HALiiETUs melanoleucus , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
HARPYiAdestructor, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
HiRUXDmEA bellicosa, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
HiRVKDO (8 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
IfiicTERgymnocephalus, D'Orb. et Lafr. (s. pL), 
Ibis lamellicollis , Lafresnaye . 
IcTERCs(i2 esp.), D'Orbigi^y et Lafresn. (s. pi.). 
IcTisfiA plumbea, D'Orbigny etLAFRESN. (s. pi.). 
Laniagba guyanensis, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Laikio (6 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Lanius melainoleucus , Smith , Lafresnaye . 

— arcuatus, Gepff. St-Hilaire, Lafresnaye. 
laEPTORHYNCHUS pectoralis^DuBus . 
LïNARiA. analis, D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
Macagva cachinnans, D'Or», et Lafr. (s. pi.). 
Megalonyx (4 esp.), D'Orb, et Lafr. (s. pi.). 
MfiftiiLAXis ater, D'Orbigny et Lafresn. ;,s. pi.). 
MiLvius (2 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
MoRPHNtis urubitinga, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
McsciCAPA regia , Buffon , Gervais . 

— luteocepbala, Lafresnaye. 

■ — viridis , Cuvier, Lafresnaye . 
— : rufo-oliracea, Lafresnaye. 

— (|4 esp.),D'PRB. et Lafr. (s. pi.), 
MusciGRALLA brcvicauda, D'Orb . et Laf. (s. pi.). 
Mcscipeta(ii esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
MusciSAXicoLA (4 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Myoithera caudacuta, Lafresnaye . 

. r— (3 esp.), D'Orb. et Lafresn, (s. pL). 
Nei|Osia (3 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.) . 
Nisiîs (5 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (sans pi,). 
NocTUA (3 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
Myctibius cornutus, D'Orb. et Lafr. (s. pi ). 
P|»yssiYA ciïinamomea, Gkavais. 



NO*. 


Am 


77 à 79. 


i83- 


44. 


18S. 


23. 


i83^ 


69. 


i83( 


77 à 79- 


i83 


77 à 79- 


i83 


77 à 79- 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79, 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79- 


i83 


67. 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79. 


i83 


61. 


i83 


12. 


i83 


45. 


iS3 


77 à 79- 


i83 


77 à 79- 


i83 


77 à 79 


i83 


77 à 79- 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79- 


i83 


73. 


i83 


i3. 


i83 


i3. 


i83 


|3. 


i83 


77 à 79. 


i83 


77 à 79. 


i83' 


77 à 78. 


i83 


77 à 79- 


j83 


10. 


i83 


77 i 79- 


i83 


77 à. 79- 


i83 


17 à 79- 


i83 


77 à 79. 


iS3 


77 à 79. 


i83 


43. 


i83 



TABLE ALPHABETIQUE. 



Oiseaux. 

Onni-vsMYA Ricordii <? et ^ , Gkrvais. 

ORPHElJS(Sesp.j,D'ORBIGNYetLAFRESN . (s. pi.). 

Orthorhvnchus(32 esp.),D'ORB. et LAF.(s.pL). 
Orthotomus sepium , Horsfield, Lafresivaye. 

— Bennettii, Sykes, Lafresnaye. 
ÛTOsbrachyotos, D'ORBiGKYet Lafresiv. (s. pi.). 
Pachyrh YivcHcs marginatus, D'Orb. et Laf. (s . pi . ) . 
Parra albinuca , Isid. Geoff. 

Parus flavo-cristatus, Lafresnaye. 
Passereaux, Lafresixaye (s. pL). 
pAssERiNA giittata, Mejen, Eydoxix et Gervais. 
Pepoaza (9 esp.), D'Orbigny et Lafresi». (s. pL), 
Phaicoboenus montanus, D'ORB.etLAF. (s. pi.)* 
Phoeivicopterus ignipalliatus, Isii>. Geoff. St-H. 

— antiquorum, Geoff. St-H. 

— ruber, Wilsoiï. 

— minor, Geoff. St-H. 
Phytotoma rutila (mâle), Vieillot. Lafresnave. 

— Bloxami, W. Jardine, Eyd. et Gerv. 

(3 esp.), D'ORBIGlVYetLAFRESlV.(s.pl.). 

PiCA my^tacalis, G.Sp,arre. 

Piccolaptes zonatus, Lesson, Lafresivaye, 

— scolopaceus, Spix, Lafresnaye. 

— • brunneicapillus,LAFRESNAYE. '■-' .'?ii> 

— scolopaceus, D^Okb. et Laf. (*.^l.). 
PiPRA (2 6sp.), D'ORBiGWYet Lafresnaye (s. pi.)' 

— Laplacei , Eydoux et Gervais . 
Plocus fringilloides, Lafresrtaye. 
PoLyBORiJs(3 esp.),D'ORB. et Lafr. (s. pi.). 
Priorités brasiliensis; D'Orb. et Lafr. (s. X'I-)* 

PSARIS (5 esp.), D'OrBIGKY etLAFRESWAYE (s. pl.). 

PxEROGiiOSSus ulocomus, Gould. Eyd. et Gerv. 
Pyranga (2 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pl.) . 
Pyrrhula (9 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pl.). 
Pyt^luç (3 esp.), D'Orbigky et Lafresn. (s. pl.). 
QoERut A cinerea, D'Orbigny et Lafresn. (s. pl.). 
HamphoCélvs dimidiatus, LafresnayE. r^Sîi» . ?rt/:j 

— atro-sericeus, D'Orp. et hÀ¥ii\ ■ • '^^ 
{iHiK'oittYA, D'Orbigny et LafrEsnaye (s. pl.). 

— lanceolata, Isi». Geoff. Sr-Hit. 
riosîflRAMiJS sociabilis, D'Orb . et Lafr. (s- pl.) 



JSo. 


. Ann 


4i et 42. 


i835. 


77 à 79, 


1837. 


77 à 79 


i838. 


5i 


i836. 


52 et 53 


i836. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79 


1837. 


6 


i832. 


80 


1837. 




i833 


70 


. i836 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79 


1837 


2 


. i832 


2 


i832. 


2 


i832 


2 


. i832 


5 


i832 


86 


i838 


77 à 79 


1887 


34 


i835 




i835 


46 


i835 


47 


i835. 


77 à 79. 


iS38. 


77 à 79 


1887. 


68. 


1836. 


48 


i835 


77 à 79 


1837. 


77 à 79 


1838. 


77 à 79 


1887. 


62. 


i836. 


77 à 79 


1887. 


77 à 79. 


1887. 


77 à 79- 


1887. 


77 à 79- 


1887. 


s>h 81- 


1887. 


■tr â'tg- 


1887. 


77 « 79- 


1887, 


3, 


1882. 


77 à 79 


^83T. 



TABLE ALPHABETIQUE, 



Oiseaux. 

RupicoLA peruviana,D'ORB. et Laer. (s. pi.). 
Saltator (9 esp.), D'Orbignv et Lavresn . (s. pi.) . 
Sarcoramphcs (a esp.), D'Obb. et Lafr. (s. pi.). 
Scops choliba, D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
ScYTHROPS Novae Hollandiœ , Lath., Lafresivaye. 
Serrirostrum (3 esp. ) , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Setophaga (2 esp.),D'ORBiGNYet Lafresn. (s. pi.) 
Strix perlata, D'Orbigixy et Lafresnaye (s. pi.). 
Stcrnella militaris, D'Orb. et Lafr. (s., pi.). 
Sylvia mînîata , Lafresnaye . 
. — (4 esp.), IVOrbigny et Lafbesn. (s. pi.). 
Synmallaxis(i3 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Synopsis avium, Lafresnaye et D'Orbigny. 
Tachvris (2 esp.), D'Orbigny et Lafresiv . (s. pL). 
TiMALiA hypoleuca, Franklin, Lafresnaye . 

— hyperythra, Franklin, Lafresnaye. 
ToDvs viridis , Gmelin , Lafresnaye . 
Troglodytes C7 esp.) , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Trogon antisianus, D'Orbigny. 
Tordus importunas , Vieillot , Lafresnaye . 

— cinnamoraeirentris, Lafresnaye. 

— albo-specularis, EYDopxetGERVAis. 

— occipitalis , Temminck, Eydoux et Gervais 

— (besp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Tyrannus gutturalis , Eydoux et Gervais. 

— (i4 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. p}.). 
Uppucerthia (6 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
ViBEO virescens, D'Orbigny etLAFRESN. (s. pL). 

— (i4 esp.), D'Orbigny et Lafr. (s. pi.)- 
Xenops rufo-superciliatus, Lafresnaye. 

— (aesp.), D'Orbigny etLAFRESN. (s. pi.). 
YuNX pectoralis, Yigors, Lafresnaye. 

Reptiles (Classe III). 

Ablephabis Leschenault, Cocteau. 
Amphisb^ena cinerea , Vandelli,EYD. etGsRV. 

— elegans , Gervais . 

Calamaria punctata, Boie . Eydoux et Gervais. 
Colubeb spilogaster, Boie , Eydoux et Gervais. 

— Prcvostianus , Eydoux et Gervais. 

— plumhcus et acf; Boie et Oppel , Eyd . et Gerv . 



NOS 


. Ann 


77 à 79 


1837 


77 à 79 


1837 


77 à 79 


1837 


77 à 79 


. 1837 


37- 


i835. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79 


1837 


77 à 79 


. 1837 


77 à 79 


. 1838 


54 


i836. 


77 à 79- 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 » 79 


1837 


77 à 79 


1837 


' 39 


i835 


4o 


i835 


II 


i833 


77 à 79- 


1837 


85 


1837 


4 


i832 


55 et 56. 


1,836 


64 et 65 


iS36 


66 


i836 


77 à 79 


1837 


63 


i836 


77 à 79 


■ 83t 


77 à 79 


i838 


77 à 79 


1837 


77 à 79 


. 1837 


7 


i833 


77 à 79 


. i838 


33 


. I.Ç35. 



I.. 


i832 


ÏO. 


1837. 


Ji. 


183.7 


16. 


ï837 


i4. 


1837 


j5. 


1837 


16, 


i837 



TABLE ALPHABETIQUE. 



„,,/ Reptiles. 

DuACo spiloplerus , Wiegmann, Eydoux et Gervais. 
E^HIPPIFER aurantiacus , Cocteau . 

-r- Spixii, Cocteau. 

G ERROSAUBCS ocellatus, Cocteau, 4 à 

— . lineatus , Cocteau. 
Pi.ATV»AÇTYi-usCepedianus,Peron , Is. Geoff. S. -H. 
Uropeltis ceylanicus , Cuvier , Cocteau . 

— philippin us, Cuvier, Eyd. etGERV. 
ZeoTpCA Guërin, Cocteau. 

ï*oissons (Classe IV). 
Characinus Besse, JoANKis. 
CoKEGONUS niloticus , Joannis . 
EcHENEissedecim-l^mellata, Eydoux et Gervais. 
Heterobranchus anguillaris, GeofF. St-H., Joannis. 
LEuascus niloticus, JoANNis. 

— Bibie', Joannis. 
thebensis , Joannis. 

Maeapterurus electricus, Isid. Geoff., Joannis. 
MocBOKus niloticus , Joannis . 
MoRMYRUS oxyrhynchus, Geoff. St-H., Joannis. 
Myletes Baremoze , Joannis . 

\— G uile', Joannis. 
SçHiLBE auratus , Joannis. 

— mystus, Geoff. St-H., Joannis. 
Syncnathus Blainyillianus , Eydoux et Gervais. 
Tetraodon physa, Geoff. St-H., Joannis. j. ;. 

— parvus, Joannis. ,»ri^ . 

jflollusques (Classe V)l 

àcasta sulcata , Lamarck, Deshayes. • 

— tuDulosa , Deshayes. 
Achatina Saulcydi, Joannis. 

— Marminii, Deshayes. 



Nos. 


Ann; 


12. 


1837. 


7- 


i835. 


8. 


i835. 


j 6. 


1833. 


6. 


i833. 


3. 


i833. 


2. 


i833. 


i3. 


i837.- 



9. i835. 



oleacea, Fe'russac, Deshayes. 



!i)U 



.i^ï 



^ , , — . yr,w;ifî.nu ,'• 

AiMPULLÂRiA (la esp.) , C. D'Orbigny (s. pl.)^ ufiO u tA 

Ammonites Velledœ, Michelin. iriuddî" 

.^ — *Lacordairii, Michelin. in/ tyJ^io 

Ancillaria volutella, Deshayes. ^ r ^ ^^ j», 

AtÎ[cyi.us (3 esp.), D'Orbigny. ^>iri(î n\ 
Ai^oboNTA Cordierii, C. D'Orbigny. 



— antiqua, G. D'Orbigny. 



)iia , 



10. 


i835. 


7 • 


i835. 


16. 


1837. 


i4. 


i835. 


3. 


i835. 


4. 


i835. 


II. 


i835. 


I. 


i835* 


8. 


i835. 


i3. 


i835. 


m^. 


i835. 


9- 


i835. 


5. 


i835. 


la. 


i835. 


17. 


1837. 


2. 


i835. 


i5. 


i835. 


24. 


i83i. 


39. 


i83i. 


60. 


i834. 


19- 


i83i. 


>3. 


i83i. 


84. 


1837. 


35. 


i833. 


67. 


i835. 


3i. 


i83i. 


6a. 


i83i. 


-78. 


1837 


78. 


i837 



8 TABLE ALPHABÉTIQUE, 

mollusques. 

Ai^tYSiA Briignatellii , "Webb et Vaivbeiv. 

— Webbii , Vaivbeneden et Robb . 
Argoimavta argo , Linnë, Ranîg . 86 
AsciDiA papillosa, Gmelin, Rakg. 
A^TARTE cordiformis, foss., Deshayes. 

— striatula, foss., Deshayes. 
ATtAivTA Kcraudrenii, Lesueur, Rang. 
AoRiccLA angiostoma , Deshayes. 

— labrella, Deshayes. 

— (5esp.),D'OKBiG*Y.. , j,^,^^^j^.. 
BucciNUM sepimentum , Rang. 

-i^ maculosum, Laniarck , JoAivNiJi. 
BvLiMcs CoSterii, Eydoux. 

— oldrinus, DccLos. 
CALLioPi£A bellula, D'Orbigky. 
Calyptraea rugosa, Lesson. 

— araucana , Lessoiv. 
Cancellaria imperialis , Micheliiv. 
Carocolla grata, Michelin. 

— eolina, Dcctos. 
Cassis sulcosa , Lamarck, Joannis. 
Castalia (3 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Catillus pyriformis, Micheliiv. 
Gerithium vulgatum, Lamarck, JoANNis. 
Clavsilia maxima (foss.), Grateloup, Des&àyes. 
Cleodora balantium, Rang. 
G0LUMBE1.LA rustica, Lamarck, Joannis. 
GoNVS Orbignyi . Audocîn . 

— elventinus, Ducros. 

— hieroglyphus, Dvclos. 
Coquilles biv. (obs. sur la synôn.), Férùss. (s. pî.). 69 à 60 
Cranchia Bonellii , Férussac . 

— perlucida , Férussac. 
Cryptella canariensis, Webb. 
Cycias (4 esp . ), D'Orbigny (s, pi.) . 
Cyclôstoma Arnoudii , Duclos. 

— gibbum,Fe'russac, Eydoux. 

i— ortyx, Valenciennes, Eydoux. 

•i— (3 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 

CtïRjBa tremeza, DocLOs. 
-^ esontropia , Duclos . 



No». 


Aiin. 


77. 


i836. 


77. 


i836. 


88. 


1837. 


43. 


i834. 


8. 


i83i. 


10. 


i83i. 


4. 


i832. 


II. 


i832. 


i4. 


i83i. 


i4. 


i83i. 


18. 


i832. 


68. 


i835. 


116. 




24. 


i833. 


108. 


i837. 


2. 


i832. 


i4. 


i832. 


16. 


i832, 


9- 


i83i. 


3o. 


i833. 


45. 


i834, 


62. 


i835. 


32. 


i833. 


62. 


i834. 


i5. 


i83i. 


44. 


1834. 


Si. 


i834 


20. 


i83i. 


ï9- 


i833 


23. 


i833, 


à 60. 


i835 


66. 


i835, 


94. 


1837. 


63. 


1835 


62. 


i835., 


83. 


1837. 


117. 


i838, 


117. 


i838. 


62. 


18.3^. 


25. 


i833. 


26. 


i833. 



TABLE ALPHABETIQUE. 

IVKollii^fliies. 

Cvp«^A eglantina, Duclos . 
Cyrena papua , Lesson . 

— recurvata, Valenciennes, EvDorx. 

CYREAELtÀ , DeSHAYES. 

Cyrekoida Dupontia , Joannis 
Delphinula adamantina , Dcclos . 
Doï-ijDM galea , Lamarck, Joannis. 
DoRis piirpurea, Risso, Gbérijv. 

— villafranca , Risso, Guérin . 

— rubra, D'Orbigny, 
Drepanostoma nautiliformis, Porro. 
Etheria Carteroni, Micheiiiv. 
Fascioearia tarent.ina, Lamarck, Joannis, 
FiROiA caudina , Rang . 
Fusrs laticostatus, Deshayes. 

— inconstans, foss., Michelix. 

— mandarin us, DucEOs. 
Heeicina zepbyrîna, Duclos. 

— Ambieliana, De EoissY, 

— (i 2 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Heeix Arnoudii, Michacd. 

— auridens, Rang. 

— bifurcata, Deshayes. 

— cinnamomea , Eydocx. 

— Gaymardi, Deshayes. 

— hemispbaerica , MiCHAUD. 

— labyrinthus , Chemnitz , Deshayes. 

— lanuginosa, De BoissY. 

— Lassaiii , Eydoux . 

— lima , MicHATJD . 

— marginata , Muller, Rang. 

— nemoralina, Michau». 

• ^-i^ nubeculata , Deshayes. 

— nucleola , Rang, 

— plicata, Knorr, Deshayes. 

— Poeyi, Petit. 

— Poulzozii, Payraudeau, Deshayes. 
■^ Tnpinierii, Eydocx. 

• l — Valenciennii , Eydocx . 

— vitrinoides, Deshayes. 
Iridina (2 esp.) , D'Ôrbigny (s. pi.). 

!*• série. E. 



N°», 


Ann. 


28. 


i833. 


II . 


i832. 


1 1 . 


i838. 


70. 


i835. 


64. 


i835. 


31. 


i833. 


S3. 


i834. 


n- 


i83i. 


27- 


i83i. 


102. 


1837. 


7»- 


i836. 


I. 


i83i. 


46. 


i834. 


3. 


i832. 


21 . 


i83i. 


33. 


i83i. 


8. 


i832. 


21. 


iS33. 


68. 


i835. 


62. 


i835. 


81. 


1837. 


49. 


i834. 


III. 


i838. 


116. 


i838. 


29. 


i83i. 


81. 


i836. 


IIO. 


i838. 


69. 


i835. 


ii5. 


i838. 


81. 


1837. 


.56. 


i835. 


81. 


1837. 


28. 


i83i. 


67. 


i885. 


IIO. 


i838. 


74. 


i836. 


3o. 


i83i. 


ii4. 


i838. 


116. 


i838. 


26. 


i8âi. 


62. 


i835. 



lO TABLE ALPHABETIQUE. 

Mollusques. N*V Ann. 

LoLiGO vitreus, Rang. c)6. 1887. 

LoLiGOPSis Veranii, Fébussac. 65. i835. 

LYMNiEcs Lessonii, Deshayes. 16. i83i. 

— rubiginosus, MiCHEtiN. 22. i83i. 

— (5 esp.), D'Orbigny. C2. i835. 
Mabginella helmatina , Rang . 5 . 1 832 . 

— Cleryi, Petit. 78. i836. 

— Kieneriatia, Petit. 112. i838. 
Melania inquinata, Defrance , Desh ayes . 1 5 . 1 83 1 . 

— helvetica , Michelin . 87. i83i. 

— aurita , Muller, Rang. 12. 1882. 

— tuberculosa, Rang. i3. 1882. 
Melanopsis clementina , Michelin. ag. i833. 
Mesodesma Jauresii, J0ANNIS. 64. i834. 
Mitra Peronii, Lamarck, Desh ayes. 35. i83i . 

— semifasciata, Lamarck; Deshayes. 36. i83i. 

— MichelmiijGïJÉRiN. 3i . i83i. 

— aurantiaca, Lamarck, Deshayes. 6. i832. 

— bacillum, Lamarck, Deshayes. 7. 1882. 
MoLLuscoRUM tcrrcstr, etfluviatil., D'Orb. (s. pi.). 61 et 62. i835. 
MoNODONTA fragarioides , Lamarck , JoANNis. 47. i884. 
Mycetopoda (2 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 62. i836. 
Natica glaucina , Lamarck, JoANNis. 87. i833. 
Nusimulites millecaput, N. Boubée. 26. 1882. 
OcTOPXJS microstoma, Reynadd. 26. i83i. 

— velatus, Rang. 89. 1887. 

— macropus, Risso, Rang. 90. 1887. 

— moschatus, Lamarck, Rang. 91. 1887. 

— hyalinus. Rang. 92. 1887. 

— Yen ustus. Rang. 98. 1887. 
OEuFS de Calmar, Rang. 97. 1887. 
OiivA polpasta , Duclos . 20. i883. 
Ovula punctata, DucLOS. 7. i83i. 
Paludina cyclostomœformis, C. D'Orbigny. 79. 1887. 

— elon gâta et varicosa,C. D'Orbigny. 79. 1887. 

— aspersa, Michaud. 84. 1887. 

— subangulata, MicHAUD. 84. 1887, 

— rimata, MiCHAOD. 84. 1887. 

— (7 esp.), A. D'Orbigny (s. pi.). 62. 1887. 

— varicosa , C. D'Orbigny. 79. 1887. 
Parmacella Yalencieniiii(cle't. an.),"WEBB et Yanb. 75et 76. i836. 



TABLE ALPHABETIQUE. I i 



IfloUusquegi. 

Patella pyramidata, Lamarck, Joannis. 
Physa rivalis, D'Orbigivy. 

— gigantea, MicHAUD. 
PiLEOPSis pilosus, Deshayes. 
Plaivorbis (ii esp.); D'Orbigny. 
Pleurobraivchus aurantiacus, Risso, Guérik , 

— reticulatus, Raxg. 

Polycera Lessonii , D'Orbigny. 

— punctilucens, D'Orbigny. 

— ornata, D'Orbigny. 
PuRPCRA sanguin olenta, DccLOs. i 

— truncata , Duci.os . :4h^*mrr]^ 

— hœmastoma, Lamarck, Joannis. 
Pyramidella ventricosa, Guérin. 
RosTELLARiA pcs-pelicani, Lamarck, Joannis. 
Rosteelaria occidentalis , Beck. 
ScALARiA terebralis (foss.) , Micheliiv. 

— australis, Lamarck, Guérin. 
Sepia elegans, D'Orbigny, Rakg. 

— hierredda. Rang. 

— ornata, Rang. 

Sepiola Rondeletii, Lamarck, Rang. 
Sepiotecthis biangulata, Rang. 
SiPHONARiA bisiphites, foss., Michelo. 

— vasconiensis, foss., Michelin. 

— Sowerbyi, Michelin. 
SoLARiun moniliferum, Michelin. 
Strombvs scalariforrais, Doclos. 
SccciNEA rubescens, Deshayes . 

— depressa, Rang. 
Terebratula bivulnerata, foss., Michelin. 
Tergipes coronata , D'Orbigny. 

— affinis, D'Orbigny. 
ToRNATELLA lacryma , Michelin. 
Turbo rugosus, Lamarck, Joannis. 
Tylodina citrina, JoANNis. 

Unio truncatosa , Michaud. 

— (i2 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 

— Keraudrenii, Eydoix. 

— Gerbidoni, Eyboux. 

— Gaudichaudii, Êydoi'x, 



JN**. 


Ann. 


38. 


i834. 


6a. 


i835. 


82. 


1837. 


9- 


i832. 


62. 


i835. 


18. 


i83i. 


1. 


i832. 


io5. 


1887. 


106. 


1887. 


107. 


1887. 


22. 


i833. 


22. 


i833. 


4o. 


i834. 


2. 


i83i. 


4i. 


i834. 


72. 


i836. 


34. 


i83i. 


4o. 


i83i. 


99- 


1887. 


100. 


1887. 


101 . 


1887. 


9Ô. 


1887. 


98. 


]836. 


6. 


i83i. 


52. 


i83i. 


»7- 


1882. 


34. 


i833. 


27. 


1887. 


4. 


i83i. 


66. 


i835. 


12. 


i83i. 


io3. 


1887. 


io4. 


i887. 


33. 


i838. 


39. 


i834. 


3e. 


1833. 


85. 


1887. 


62. 


i885. 


62.- 


i838. 


62. 


i838. 


62. 


i838. 



N"». 


Ann, 


62. 


i838 


02. 


i835. 


6. 


i83i 


10. 


i83i. 


42. 


i834 


lOt). 


1887, 



12 TABLE ALPHABÉTIQUE. 

UnioBonuaudu, Evdoux. 
Vaginulds (2 esp.),D'ORB. (s. pi.). 
Vewericardia flaramea , Michelin. 

— squammigera, Deshayes. 
Vemus rosalina , Rawg. 
YiLLiERSiA sciUigera, D'Orbigiv y . 

Aiinelicle»* (Classe VI). 
SiOAiioN pstellse , Guériiv . 1 . j 83? 

Crustacés^ (Classe YII). 

CiRRiPÈDES, Martin-Saint -Ange. i5 et 

Deto echinata , Guérin . 

GELASiniTJS Tangeri, Eydoux. 

HiERACONYX abbreviatus, Guérin. 

Hyperines (diverses) , Guérin . 1 7 et 

LiMNADiA mauritiana , Guérin. 

Macbphthalbius afEnis, Guérin. 

— pectinipes, Guérin Méneville. 

— simplieipes, Guérin. 
Mithrax aculeatus, Herbst, Edavarrs. 

— ' asper, M. Edwards. 

— dama, Herbst, Edwards. 

— dichotomus, Desmarets, Edwards. 

— hircus, Fab., Edwards. 

— hispidus , Herbst, Edwards. 

— sculptas, Lamarck, Edwards. 

— spinipes, Herbst, Edwards. 

— spinosissimus, Lamarck, Edw^ards. a et 

— verrucosus, M. Edwards. 
OxYCEPHALUs occanicus , Guérin. 

— piscatorius, Edwards Guérin (s. pi.). 
PnnAS serratus, Guérin. 
Phronyma atlantica , Guérin . 

Phyi-losoma fi2 esp ) , Guérin. 6 à 

Porcellana (9 esp.) , Guérin . 36 et 

Primno raacropa , Guérin . 
PaoMOÉ capito , Guérin. 
Pterelas Webbii, Guérin. 



16. 


1835. 


21 . 


1836. 


i4. 


i835. 


n- 


i836. 


18. 


i836. 


22. 


i838. 


24. 


i838. 


23. 


i838. 


24. 


i838. 


2. 


i832. 


1 . 


i832. 


1. 


i832. 


I. 


i832. 


5. 


i832. 


4. 


i832. 


5. 


i832. 


5. 


1832. 


: 3. 


i832. 


4. 


i832. 


18. 


i836. 


18. 


i836. 


»9- 


i83G. 


18. 


i836. 


i3. 


i833. 


26. 


i838. 


n- 


i836. 


n- 


i836- 


30. 


i836. 



TàBLF. ALPHABETIQUE. ï3 

APttelmlde» (Classe YTII), No*. Ann 

ACANTHODÔN Petitii , Gt'ÉRIN MÊKEVII.LB. 

ANDROCTOKts vaHcgatus , GtÉRinr. 
Attus venator, Lucas. 
ErEiRA mexicana , Lucas. 

— hastifera , Percherosi , 
ÛAtEODES Cuba?, Lucas. 

— limbata , Lucas . 
Hersilia caudata, Savigny, Lucas. 

— indica , Lucas . 

— Savignyi, Lucas. 
Mygale rosea, Walckenaer, Guériw. 
Pachvloscems fulvipes, Lucas. 
Sai.ticus lepidus, Guerin. 

— quadrimaculatus, Walckenaer^ Guérix. 
ScYTHODES rufipes , Lucas. 
Segestria ruGceps , Guérin. 
Thei-yphonus angustus, Lucas. 

— caudatus, Latr., Lucas. 

— giganteus, Lucas. 

— rufimanus, Lucas. 

— rufipes, Lucas. 

— spinimanus, Lucas . 

Insecte» (Classe IX). 
AcANTHODis ululina, GuÉRiK. 235. i835. 

ACANTHOMERUS (8 esp.), GuÉRlN. 112. 1 834 . 

AcANTHOTHOHAX longicomis , Gaedk . 1 5 . 1 83s . 

AcHiAS oculatus, Faôricius. -y. l83l. 

Agrio fulgipennis, GuÉRiN. i5. i83i. 

Akjs reflexa, GuéRiN, 109. i834 . 

Amaluopodes scabrosus , Lequibn. 74. i833. 

Ammophorus (îésp.), GuÉRiN (s. pi.). 112. i834. 

Anacolus ïnaculatus, GoRY. 3i. i832. 

Ancylosternus scutellaris, Olivier, Dupont. 207. i838. 

Akisoscelis latifolia, Serville . 1 8 . 1 83 1 . 

— alipes, GuÉRiN. 76. i833. 

Anoplosternus opalinus, GuÉRiN (s. pi.). s3a. i838. 

A^THIA (monog. des) (21 esp.), Lequien. Sg à 4i. 1882. 

Akthrasomcs Chcvrolatii, GuKRiN (s. pi.). 117. i834, 

1" série. E'^ 



«7- 


1 838 . 


2. 


i83*. 


i5. 


1836. 


3. 


iB33. 


4. 


i833. 


1 1 . 


i836. 


5. 


l834; 


12^; 


i836. 


l3. 


1836. 


l3. 


i836. 


18. 


i838. 


i4. 


i836. 


7- 


1834. 


18. 


1838. 


6. 


i834. 


I . 


i832. 


10. 


i836. 


9- 


1835. 


9- 


i835. 


10. 


i835. 


9- 


i835. 


10. 


i835. 



l4 TABLE ALPHABÉTIQUE. 

luscete». 

Anthiubus pygniaeus, Robert. 
ArgYi'vms tnoneta (mâle, var.), Hubner, Poky. 
Articerls armatus, Dalrnan, Aube. 
AsTATA Vitnderlindenii, Robert. 
Athyreus recticornis, Guériiv (s. pi.). 
Aterpus pipa , Guérim . 
Attelabvs suraptuosus, Gory. 
Aut^AcopALFUs viridis, Guérin (s. pl.)« 
Basoleia brasiliensis , Westwood . 
Batrisls (8 esp.;, Aubé. 
BoLAX Zoubkovii, Fischer, Westwood. 
BoteocEUAS frontalis, Guérim (s. pi.). 
Brachysterivus fulvipes, Guériw (s. pï.). 
Bbyaxis (i4 esp.), Aubé. 

sanguinea , Reich, Victor M. 

— lougicornis, Leach, Victor M . 

— laminata, Ericlison, Victor M. 
BupRESTis Percheronii, Guérist. 
BupRESTis analis, Cuevroeat. 

— aureopilosa, Guérin . 

— Biiquet, Gory. 

— cassidoïdes, Guéri» . 

— colliciata, GuÉRiN. 

— complanata, Guérie . 

— empyrea, Gory. 

— exophthalnia, Gléria . 

— Goryi, Guérin. 

— Luczotii, GuÉBiK . 

— opulenta, Gory. 

— Rogerii, DuPOXT. 

— rolundata, Guéria . 

— scapularis, GuÉRiîv; . 
Bytiii.ms (i2 esp.), Aubé. 
Calicse'Uis Lalreiliii, Laporte. 

— cximiiis, GuÉRiK (s. pi.). 
Callipogox scnex, Dupoiwt. 
Calmthea Lepiieurii , Feisthamee, 
Calodromus Mellyi, Guérin. 
Calogaathus Chevrolatii, Guéri.n. 
Caxopcs ohlectus, Fabr., Lefebvre. 
Carabis >Elhiops, De Crisiophori. 



iv. 


Aon. 


iC. 


i83». 


1 1 . 


i832. 


9^. 


i833. 


76. 


i833. 


a3?,. 


i838. 


98. 


i833. 


119. 


i834. 


,332. 


i838. 


l32. 


i83ô. 


«9 9«- 


i833. 


7'- 


i833. 


232. 


i838. 


232. 


i838. 


1 à 84. 


i833. 


171. 


i836. 


171. 


i836. 


171. 


i83G. 


10. 


i83i. 


60. 


i833. 


i3. 


i832. 


61. 


i833. 


•^9- 


i832. 


27. 


i832. 


26. 


i832. 


«9- 


i832. 


2G. 


i832. 


62. 


1-833 . 


i4. 


i833. 


n- 


i832. 


43. 


i83t. 


28. 


i832. 


i4. 


i832. 


Ô à 87. 


i833. 


7- 


i83?.. 


282. 


i83S. 


33. 


j832. 


I ?. 2 . 


i83Ô. 


34. 


i833. 


172. 


,837. 


116. 


i83ô. 


i8i. 


.8:^7 . 



TABLE ALPHABÉTIQUE. l5 

Inisecteii. N*'. Ann. 

Caaabvs assiinilis, Du Cristophoki. 

— basilicus, Chevrolat. 

— Chevrolati, De Cristophori. 

— Wiedemanni, De Cristophori. 

— Mariettii, De Cristophori. 

— mœstus, De Cristophori. 

— saphirinus, De Cristophori. 

— Spinolae, De Cristophori . 
Cassida tricolor, Guérin. 
GfiPHALELvs infumatus , JPercheron . 
CERiEGiDiON horrens, Boisdcvai.. 
Cerocepuala cornigera, "Westwood. 
Cetoivia episcopalis, Guériiv. 
Cbarinotes fasciatus, Dcpont. 
CaEKxiL'iH bituberculatum, Latreille, Aubb. 
Ghoeradodis lobata, Guérim . 

CiCADA (8 esp.), GuÉRIN. 

— saccata, Fabricius, GvÉRiN. 
CiciNDBLA quadriinaculata , Sturm, Audouix . 

— lepida, Gory. 

— dives, Gory. 

— guttula , Fab., GuÉRiM. 
Ci.A$siFiCATiO]v des Hémiptères, Delaportk. 
CLAOopuoRUslateralis, Gvérin. 
Claviger (2 esp.), Aube. 
CoLLYRisChevrolatii, GuÉRiM, 
CoMiATUS nigropunctatus, Gory. 

— rubro-vittatus, Gory. 
CojvuRA flavicans, Spinola . 
CoRDisTEs 4-maculatus, Gory. 
Crioprosopus (2 esp.), Serville, Dlpokt. 
Cryptorhopalum quudripunctatun», Guérin. 

— Cleryi, Guériiv. 

Cteivistes palpalis et Dejeaiiii, Aube. 
Dasytes cyaneus, GuKRiN (s. pi.). 
Dendrobias(4 esp.) , Dupont. 
Derbe hœmorrhoidalis, Fab., Pkrcherok. 

— pallida, Fab. 
Desmia maculalis, Westvtood. 
Desmoderus variabilis, Dupom . 
DicRAXODEnts annuKitus, Drjefijti , Dupom . 



i8a. 


i«87. 


170. 


i836. 


i8a. 


1887. 


182. 


1887. 


i83. 


1887, 


i8f. 


1887. 


187. 


1887. 


i83. 


i«87. 


3i. 


i83i. 


AS. 


i63ii. 


127. 


i836. 


4. 


i88>. 


21 . 


t88s. 


160. 


i836. 


79- 


i833. 


234. 


i83S. 


^7. 


i838. 


238. 


i838. 


18. 


1*32. 


96. 


i8â3. 


97- 


i833. 


181. 


i»36. 


5ià55. 


188a. 


1 1 . 


i83i. 


94. 


i833. 


226. 


i835. 


120. 


i834. 


120. 


i834. 


iSo. 


1887 . 


4i. 


i835. 


3 1 7 à 2 1 8 . 


1888. 


23l. 


i838. 


a3i. 


1888. 


79- 


i833. 


228 à 23o. 


1838. 


i5i-i62. 


i836. 


3G- 


iS32. 


.36. 


i832. 


2 . 


r83i. 


j48. 


i83«. 


i63. 


i836. 



l6 TABLE ALPHÀBKTIQUK. 

Inaerte*. 

DoiYPHOHA 3i-punctata, Cbevrolat. 

— Dejeanii, Guérin. 

Dryophilv» anobioides, Coevrolat. 
Dysides obscurus, Perty, Westwood. 
Elater Goryi.'Duftschmid, Gory. 

— (ir esp.), GuÉRiN. 
Elenophorus americanus, Gvérin. 
Eleodes dentipes, Eschscholtz, Guérie . 
Encephaius complicans, Kirby, Westwoo». 
Enicotarsvs viridipennis, Laporte. 
Ephippiger macrogaster, Lefebvre . 
Epiclines Gayi, Chevrolat, Gdérin . 
ErciRRUS Mellyi, Dupont. 
EoPHOLus Tupinieri, Guérim. 
EuptECTUS (i4 esp.), Arei. 
EvRYDERA striata, Guérin . 
EvANiosoHVS Orbignyi, Guérin . 
FiDONiA Duponcheliaria, Lefebvrk.- 

— spodiaria, Lefebvre. 
FoRFicutA parallela, Westwood. 
FcLGORA Gastresii, Guèrin . 

— laternaria, Linn., GrÉRiN. 
Gallervca smaragdipennis, Gbevrolat. 
Geophiltjs "Walckenaerii (obs. sur divers), Gkrv . 
Geotrcpes lateridens, Gxjérin (s. pi.). 
Graphipterus femoratus, Chevrolat. 
Gynautocera papilionaria, GuÉRiif . 
Gyriosohus (5 esp.), Guérin 

Halys spinosula, Lefebvre. 
— - hellenica, Lefebvre . 
Hasiaticrervs suturalis, Gory. 
Hegeter (3 esp.), Guérix. 
Heliofugvs (2 esp.), Guérin. 
Hellvo biguttatus, Gory. 
Helops lanipes , Fabricius, Blanchard. 
Heterosterncs buprestoïdes, Dupont. 
HisPA pulchella, Guérin. 
Hyboma rubripennis . Gory . 
Hylithus tentirioïdes, Gviérin. 
Hypocephalus armatus , Desmarbts-. 
InDionr amœnum, Gory. 



N«*. 


. Ann. 


i3. 


i83i. 


i4. 


i83i. 


3. 


i832. 


iîi3. 


i83ô. 


3o. 


i832. 


îaS à 23o. 


i838. 


109. 


i834. 


Ti7. 


i834. 


69. 


i833. 


36. 


i83i. 


5. 


i83i. 


î3i. 


i838. 


4?. 


i832. 


u33. 


i838. 


91 à 93. 


i833. 


32. 


i832. 


1 09 bis . 


i834. 


32. 


i83i. 


8. 


i832. 


178. 


1837. 


173-174. 


1837. 


,,4. 


1837. 


233. 


i833. 


i33 et 137. 


i835. 


23l. 


i838. 


p38. 


i835. 


12. 


i83i. 


ïo3. 


i834. 


21 . 


i83i. 


24. 


i83i. 


I. 


i832. 


106. 


i834. 


ii3. 


i834. 


6. 


i832. 


175. 


1837. 


10. 


i832. 


233. 


i838. 


37. 


i83i. 


108. 


i835. 


24. 


i83?.. 


68. 


1833^. 



TABLE ALPHABETIQUE. ij^ 

Insectes. N*'^ Ann. 

Lasipyris madagascarieiisis, Guérin . 
Lebia quadrinotata , Cuevrolat. 
Leiopteron compressum, Perty. 
Leucothyreds Kirbyanus, Mac-Leay, Westwood. 
L1S8ONOTCS (lo esp.), Dalman , Dupont. i42 S. 

LoBOEUERUS monilicornis, Guérin. 
Loxopyga bicolor, Westwood. 
Macroneris splendida, Lepelletier de St-Fargeau. 

— violacea, Lepeliletier de St-Fargeav . 
Malacogaster Passerinii, Bassi. 
Malloderes microcephalus, Dupont. 
Mantis chlorophsea, Blanchard. 
Mantispa auriventris, GuÉRiN. 
Megachile sericans, Fonscolombe . 
Megaderus (2 esp.), Dejean, Dupont, 
Megameru^ Kingii, Mac Leay, Boisduval . 
Melapuorus Reichii, Guérin. 

MEiiASOMES, Guérin. ioi à 

Melisodera pic eipennis, Westwood. 
Melolontha chinensis, Guérin. 

I^Ietopias curculionoïdes. Gory. 

— curculionoïdes, Gory, AuBÉ. 
Meloe Olivieri, Chevrolat. 

— Sa ulcyi, Guérin. 

— coUegialis, Audouin. 
MiCRORHiPis Dumerilii, Guérin . 
MisoLAMPus Goudotii, Guérin. 
M01.URIS Pierreti, Serville. 
MuTittA senegalensis, Guérin . 
Myrmeleo libelluloides , Linn., Percheron. 
Narycius opalus, Dupont. 

— olivaceus, Dupont. 
Nkmatopus elegans, Sebville. 
NosoPHLOEus concinnus, Dejeau, Dupont. 
Nyctelia (4 esp.), Guérin. 
NycTBROPUS acuminatus , Klug. , Guérin . 

— ebeninus, Klug., Guérin. 
Nyctobates tibialis , Guérin. 
NYCTOZoïtus obesus, Guérin. 
Olenecamptus serratus, Chevrolat. 
ONTB&PHAGus,undatns, Olivier. 



aa. 


i83». 


i36. 


j836. 


179- 


i833. 


70. 


i833. 


i45. 


i83(J. 


9- 


i83i. 


72. 


i833. 


29- 


i83i. 


3o. 


i83i. 


99- 


i833. 


laô. 


i835. 


i36. 


i83ô. 


202. 


1838. 


5o. 


i832. 


i4i. 


i836. 


124. 


i83à. 


109, 


i834. 


118. 


1834. 


I32. 


i83i). 


282. 


i838. 


42. 


i833. 


79- 


i833. 


57. 


i833. 


108. 


i833. 


^«69. 


i83». 


i . 


i83i. 


ii4. 


i834. 


129. 


i83ô. 


(€.. 


i83i. 


69- 


i833. 


12B. 


i835. 


128. 


i835. 


27. 


i83i. 


147. 


i836. 


10'^. 


i834. 


203. 


i838. 


2o3. 


i838. 


119. 


i834. 


io4. 


i834. 


i34. 


i835. 


67. 


i833. 



j8 table alphabétique. 

Insectes. 

Opaxbvm (a esp.), GuÉRiN. 
Oplopus atriplicis, Laporte. 
Oryctomorphus variegatus, Guékiiv (s. pL) 

— maculicollis, GcÉBijv (s. pi.). 

OxvRA psammodioides, GrÉRiar. 
OxYCHEii-A acutipennis , Buquet . 

— distigma, GoRY. 
OxYMERus (i6 esp.), Serville, Dupont. 
OzAivA dentipes, Chevrolat. 
Pahborvs viridis, Gory. 

— elongatus. Gory. 

— alternans, Latreille, Gory. 

— morbillosus, Boisduval, Gory. 

— Guerinii, Gory. 

— Guerinii, Gory. 
Passalus Goryi, Meli-y. 
Paussus cornutus, Chevrolat. 
Pediculus phocae, LtJCAS. 
Pelecitj»! refulgens, Gijérin . 
Pentatoma segyptiaca, Lefebvre. 
Pericalvs guttatus, Chevrolat. 
Petalura Selysii, Gtiérin. 

— flavipes; Charp., Gbériiv. 

— unguiculata, Yand., GuÉRim . 
Phaleria ephippiger, Guébin. 
Phasma obscurum, Gcérin. 
Phoedinus tricolor, Dupont. 
Physogaster (2 esp), Guérin. 
PiMPiiA atrata, Fabricius, Gujérin. 
PoLYBOTRis Crœsus, Dupont . 

PoLYDESMus margaritifcrus, Eydoux et Gervais. 

— Blainvillii , Eydoux et Gervais. 
PoiYOMMATus ottomanus, Latreille, Lefebvre. 
Prionapterus staphylinus, Gujérin . 

— flavipennis, Guérin . 
Proacis (5 esp.), Guérin. 

pROCERus Duponchelii, Dcjean, Brullé . 
PsABfMETicus piHpes, GUÉRIN (s. pi.), 
Psammodes longicornis, Rirby, Guérin. 
PsAMMOTRUPES dcntifrons, Guérin (s. pi.). 
PsELAPBioRUN (monographia), Aube. 



No*. 


Ann. 


118. 


i834. 


20. 


i832. 


282. 


i838. 


242. 


i838. 


III . 


i834. 


i3o. 


i835. 


«7- 


i83i. 


208 à 21 5. 


i838. 


i36. 


i835. 


166. 


i836. 


i66. 


i836. 


166. 


i836. 


167. 


i836. 


167. 


i836. 


26. 


i83i. 


56. 


i833. 


49 • 


i832. 


121. 


i834. 


23. 


i83i. 


20. 


i83i. 


kG. 


i832. 


201 . 


i838. 


201 . 


i838. 


201 . 


i838. 


2. 


i83i. 


235. 


i838. 


149. 


i836. 


101 . 


i834. 


28. 


i83i. 


77. 


i833. 


239. 


i838. 


289. 


i838. 


19- 


i83i. 


63. 


i833. 


63. 


i833. 


io5. 


i834. 


9- 


i832. 


110. 


i834. 


m . 


i834. 


33l. 


i838. 


78 à 94. 


i833. 



TABLE ALPHABETIQUE. ig 

Insectes. N°'. Ann. 

PsELAPHus (4 esp.)> AuBÉ. 80. i833. 

PsEUDOBLAPS (2 esp.), Gdériiv. ii5. i834. 

Pycidicrana picta, GtÉRiJV. 286. i838. 

Rachioicm nigritum,Serville, DupoKT. i46. i836. 

Baphidia ophiopsis, Linn., Percheron. 66. i833. 

— notata, Fabr., Percheron. 66. i833. 

Rtjtela tricolor, GuÉRiN (s. pi.). 282. iS38. 

Sagr A Boisduvalii, Dejean, Dupont. 02. 1882. 

Salax Lacordairii, GcÉRiN. 107. , i834. 

SATYRtisantelea, Huhner, Lefebvre. 3. ï83i. 

ScARABiEts anubis, Chevrolat. i3g et i4o. i836. 

ScARiTES Pyracmon (monstruosité), Lefebvre. 4o. j83i. 

— Goudotii, GuÉRiN. 6. i83i. 

ScHYzoGNATrs prasinus, GuÉRiN (s. pi). 282, i838. 

ScoLOPENDRA Eydouxiana, Gervaïs. 24o. i838 . 

Scotobïus (12 esp.), Gcérin. 110. i834. 

Sphoenothecus (4 esp.), Dejean, Dupont. 219 a 220. i838. 

Sphex Latreillii, Lepelletier de Saint-Fargeau . 33. 1881. 

— Thunbergii, Lepelletier »E Saint-Fargead. 34. i83i. 

Staphyiinus olens, Linn., B1.ANCHART. i65. i836. 

Steira costata^ "Westwood. 176. 1887. 

Stenaspis (2 esp.) , Serville, Dupont. 216. i838. 

Stenocheila Lacordairei , Laporte . 1 2 . 1 882 . 

Stenopterus molorchoides, Guérin. 288. i838. 

Stigmodera conjuncta, Chevrolat, GuÉRiN. 228. 1888. 

Syntomis Khulweinii, Lefebvre. 28. 1882. 

Telephorus fuscus (larve), Linn., BtANCHAR». 168. j886. 

TELEPHORUslividus (fc?.), Linn., Blanchard. 168. 1886. 

Tuerates javanica, GoRY. 89. i83i, 

Tingis dilata ta, Guérin. 8. i83i. 

ToxopHORA Carcelii, GuÉRiN. 16. i83i . 

Trachyderes (5i esp.), Dupont. i54ài64. i836. 

Tkachyderes (5 1 esp.) , Dupont. i86à 200 et 2o4. i838. 

Trachyderides, Dupont. i4i à i64 ; 186 à 2005 2o4 3 224, i836. i838. 

Trictenotoma Childrenii, Gray, Dupont. 35. 1882. 

Trigonodact YL A terminata , Dejean, Guérin. 78. i884. 

Trimium brevicorne, Reichembach, Aube. 88. i833. 

Trochalonota badia, Westwood. 95. i838, 

Trochalus rotundatus, Laporte. 44. 1882. 

TROGOssiTAsplendida, Gory. 38* 1881. 

Tychus niger, Paykull , Aube . 88 . 1 883 . 



2{) TABLE ALt>HABETÏQUE 

Insectes. 

TvLOCEtttîS atricornis, Guériiv (s. pi.). 

fYRtJS mucroiiatus, Panser, Aube. 

UfioccRcs Lefebvre, Gbérin . 

Xestia elegans, Gory. 

XYI.OCHARIS (4 esp.)j Serville , DrponiT, 

Xyphicera Caternaultiî, Feisthamei, . 

— Pierretii, Elanchard. 
Xysta (2'esp.), GrÉRiiv. 
ZttpHiuH fuscum, Gory. 

Zoopliytes (Classe X) . 

HOLOPCS Bangiî, D'Orbigny. 3. i836. 

WoèTitccA miliaris, ScRWRAY. i et 2. i837. 



No^ 


Ann 


5î8 à 23o. 


i838 


79- 


i833 


68. 


i83r 


64. 


1833 


2o5 à 206. 


i838 


i84. 


1837 


185. 


1887 


116. 


i834 


26. 


i83i 



FIN DE LA TABLE ALPHABETIQUE. 



TABLE METHODIQUE 

DES ANNÉES 1851 A 1838. 
Haitimifères ' (Classe I}. 



CoLOBUs guereza, Ruppel. Gervais. 
Macaccs arctoides, Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Stentob seniculus, Geoff. Isid. Geoff. St-Hilaire, 

— chrysurus, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— ursinus, Hiimb. Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— niger, Geoff. Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Ateles hybridus, Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Plecotus auritus, Geoff. Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— Peronii, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— cornutus, Faber. Isid. Geoff. St-Hil. 

— brevimanus, Jenyns. ïs, Geoff. St-Hil. 

— barbastellus , Daub. Is . Geoff . St-Hil . 

— timoriensis, Geoff. Is. Geoff. St-Hil. 

— Maugei, Desm. Isid. Geoff. St-Hil. 

— velatus , Desm. Isid. Geoff. St-Hilaire. 
SoREX flavescens, Desm. Jsid. Geoff. St-Hilaire. 

— personatus, Desm. Isid. Geoff. St-Hil. 
Melogale fusca , Desm. Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Viverra indica, Desm. Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Genetta pardina, Desm. Isid. Geoff. St-Hil. 
Hv/ENA fusca, Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Marsupiaux (recherches anatomiques), | Laurent ; 
EcHiDNÉ (recherches anatomiques), I et Eyd. 
SciURUS variabilis, Isid . Geoff . St-Hilaire . 

— auriventer, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— pygerythrus, Isid. Geoff. Saint-Hil. 

— flavimanus, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— griseiventcr, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— hippurus, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

' Les noms des auteurs des notices sont en petites cajiitales; ceux 
des auteurs cités sont en caractère romain. 

l'^'se'rie. A. 





No« 


Ann. 




i8. 


i836. 
i833. 




7- 


i832. 




7. 


i832. 




7- 


i832. 




7- 


i832. 




I. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 


2 


et 3. 


i832. 




i3. 


i833. 




i4. 


i833. 




i6. 


i835. 




»9- 


i836. 




8. 


i832. 




»7. 


i835. 


2 


à 2G. 


1837. 




3o. 


i838. 




4. 


i832. 




5. 


1832. 




5. 


i832 




5. 


1832. 




6. 


i832. 




G. 


i832. 



i6. 


i834 


i5. 


i834 


i5. 


i834 


20. 


i836 


21 . 


i836 


9- 


i832 


9. 


i832 


10. 


i832 


12. 


x833. 



2 TABLE METHODIQUE. 

llaiiiitilfères. N°^ Ann. 

Capromys Furnieri, Desmarest, Guébin. 

— prehensilis , Pœppig, GoÉRiN. 

— Pœyi, GuÉRiiv. 
PoEPHAGOMYS ater, Fr. Cuv. Gervais. 
Oryctomys (dents), Gervais. 
Lepus crassicaudatus, Isid. Geoff. St-Hilaire 

— ruficaudatus, Isid. Geoff. St-Hilaire. 

— arenarius , Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Ca^ia australis, Isid. Geoff. St-Hilaire. 
Pachydermes fossiles, Jacquemin. an à 20. i837 

Oiseaux (Classe II). 

Synopsis avium, Lafresnaye et t>'OBBiGNY. 
Sabcoramphcs (2 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi). 
Cathartes(2 esp.), D'Orb et Lafr. (s. pi.). 
ÎBiCTEBgymnocephalus, D'Obb et Lafr. (s. pi.). 
Phalcoboenxjs montanus, D'Orb et Laf. (s. pi.). 
PoLYBORUs(3 esp.),D'ORB. et Lafr. (s. pi.). 
RosTHBAMts sociabilis, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
CiRCiETUs coronatus, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Hali^etus melanoleucus , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
HARPYiAdestructor, D'Orb. et Lafr. (s, pi.). 
MoRPHNUS urubitinga, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Nisus (6 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (sans pi.). 
AsTUR (3 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (sans pi.) . 
AsTUR Kienerii, G. de Sparre. 
Macagua cachinnans, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
MiLvius(2 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
IcTiNiA plurabea, D'Orbigny cILafresn. (s. pi.). 
BuTEO (4 esp.), D'Orbigny et Laéresnaye (s. pi.). 
CiRCUs 2 (esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
Falco (2 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
DioDON bidenlatus, D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
NocTUA (3 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pL). 
Scops choliba, D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
OTCsbrachyotos, D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Strix perlata, D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
BttBO raagellanicus, D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Cymindis hamatus, Illig. Lafresnaye. 
— i uncinatus, Temm. Lafresnaye. 



77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79. 


1837 


77 à 79- 


1837. 


77 « 79- 


.837. 


77 à 79. 


1837. 


35. 


i835. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


1^37. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1887. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


1887. 


20. 


i834. 


21. 


i834. 



TABLE METHODIQUE. 



Cymindis cayeiinensis, Linné. Lafbesnaye. 

Passereaux, Lafresnaye (8. 1>1.). 

Lanivs melanoleucus , Smith . Lafresnaye . 

— arcuatus, Geofï'. St-Hilaire. Lafresnaye. 
Laniagra guyanensis, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Vireo virescens, D'Orbigny etLAFRESw. (s. pi.). 
Batara (19 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Tyrannus gutturalis , Eydoux et Gervais. 

— (i4 esp.), D'Grbigny et Lafr. (s. pi.)- 
Hirvndinea bellicosajD'ORB. et Lafr. (sTp!.). 
Mcscipeta (ii esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
McsciCAPA (i4 esp.}, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Setophaga (2 esi).),D'ORBiGivYet Lafresn. (s. pi.) 

AtECTURUS (4 esp.), D'ORBIGNYCtLAFRESIV. (s. pi.). 

Tachcris(2 esp.), D'Orbigivy et Lafresîï. (s. pL). 
CuticivoRÀ (4 esp.),D'ORB. et Lafr. (s. pi.). 
GvBERNETES ypcra, D'Orbigny ct Lafresn. (s.pL). 

FliCVICOIiA (8esp.),D'0BBIGNYetLAFRESlV. (s. pi.). 

McsciGRALiiA brevicaudajD'ORB. et Laf. (s.pL). 

PePOAZA (9 esp.), D'OrBIGNY etLAFRESN. (s. pi.), 

MusciSAXicotA (4 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
MusciCAPA regia , Bufibn. Gervais. 
•— luteocephala , Lafresnaye . 

— Yiridis,Cuvier. Lafresnaye. 

— rufo-olivacea, Lafresnaye. 

PsARis (5 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 
Pachyrhynchus marginatus, D'ORB.etLAF.(s.pl.). 
Gassicvs (6 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.) . 
IcTERus (12 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Amblyramphcs bicolor, D'Orb. et Laf. (s. pi.) 
Stcrnella militaris, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Gebi^epyris phœnicopterus, Isi». Geoff. St-Hil. 
Ramphocelvs dimidiatus, Lafresnaye. 

— atro-sericeus , D'Orb. et Lafr. 

Nemosia (3 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Lanio (6 esp.), D'Orbigny et Lafresn, (s. pi.). 
EuPHONiA (4 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.) . 
Aglaia (i3 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Pyranga (2 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.) . 
Embernagra (4 esp.), D'Orb. et Lafr. (s, pi.). 
Saltato» (9 esp.), D'Orbigny et Lafresn . (s. pi.) . 



NO- 


Ann 


22 


. i834 




i833 


61 


. i836 


12 


. i833 


77 à 79 


. 1837 


77 à 79 


. 1837 


77 à 79 


. 1837. 


63 


. i836. 


77 à 7i; 


. 1837 


77 à 79 


. i837 


77 à 78 


. 1837. 


77 à 79 


. 1837. 


77 à 79 


. 1837. 


77 à 79 


, 1837. 


77 à 79 


. 1837. 


77 à 79 


. 1837, 


77 à 79 


1837. 


T7 à 79 


1837. 


77 à 79 


1837. 


T7 à 79 


1837. 


T7 à 79- 


1837. 


73, 


i836. 


i3 


i833. 


i3 


i833. 


i3. 


i833. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


77 « 79- 


i838. 


77 à 79- 


i838. 


77 à 79- 


i838. 


77 à 79 


j838. 


9- 


i832. 


81 


1837. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79- 


1837, 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79 


1837. 


77 à 79 


1837. 


77 à 79 


1837. 



4 TABLE METHODIQUE. 

Oiiseau:x. 

Tordus import unus, Vieillot. Lafresnaye . 

— cinnamomeiventris, Lafresivaye, 

— albo-specularis, EYOouxet Gervais. 

— occipitalis , Temminck. EydouX et Gervais 

— (5esp.), D'Orb. etLAFR. (s. pi.). 

OrpBEUS (5 eSp.j,D'ORBIGWYetLAFRESI«. (s. pi.). 

DoNACOBics vociferans, D'Orb. etLAFR. (s. pi.). 
MvoTHERA caudacuta, Lafresnaye. 

— (3 esp.), D'Orb. et Lafresn. (s. pi.). 
CoNOPOPHAGA (3 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Merulaxis ater, D'Orbigivy et Lafresn. (s. pi.) . 
Megalonyx (4 esp.), D'Orb. etLAFR. (s. pi.). 
Rhinomya, D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 

— lanceolata, Isid. Geoff. St-Hil. 
Timalia hypoleuca , Franklin . Lafresnaye . 

— hyperythra, Franklin. Lafresnaye. 
Sylvia miniata , Lafresnaye. 

— (4 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Synnallaxis (i3 esp.), D'Orb. etLAFR. (s. pi.). 
Troglodytes (7 esp.) , D'Orb. et Lafr. (s. ï^l.). 
Orthotomcs sepium , Horsfield. Lafresnaye. 

— Bennettii, Sykes. Lafresnaye. 

Rupicola peruviana-, D'Orb. et Lafr. (s, pi.). 
PiPRA (2 esp.), D'Orbigny et Lafresnaye (s. pi.). 

— Laplacei , Eydoux et Gervais . 
^Egotheles Novae Hollandiae, Vig. et Horsf. Lafr. 
CAPRIMCLGID.S (détails), Lafresnaye. 
NYCTiBirs cornutus, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Gaprimulgus (5 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
Hirundo (8 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Cypselbs (2 esp.), D'Orb. etLAFR. (s. pi.). 
Ci:BTHitAODA(3esp.), D'Orb. etLAFR. (s. pi.), 

— albo-fasciata , Lafresnaye. 

— rufo-palliata , Lafresnaye. 
Anthus variegatus , Vieillot, Eydodx et Gervais , 

— (5 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi,) 
Parus flavo-cristatus, Lafresnaye. 

Plocus fringilloides , Lafresnaye. 
Fringilla Cuba?, Gervais. 

— Gayi, Eydoux e^ Gervais. 

— diqca, Molina. Eydoux et Gervais. 



Nos. 


Ann. 


4. 


i832. 


55 et 66. 


i836. 


64 et 65. 


i836. 


G&. 


i836. 


77 à 79- 


1887. 


77 à 79. 


1887. 


77 « 79- 


1837. 


10. 


i833. 


77 ^ 79- 


1S37. 


77 à 79 


1887. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79. 


1887. 


77 à 79. 


1887. 


3. 


1882. 


39. 


i835. 


4o. 


i835. 


54. 


i836. 


77 à 79. 


1887. 


77 « 79- 


1887. 


77 à 79. 


1887. 


5i. 


i836. 


52 et 53. 


i836. 


77 à 79- 


1887. 


7.7 à 79. 


1887. 


68. 


i836. 


82. 


1887. 


88. 


.887. 


77 à 79- 


1887, 


77 à 79- 


1887. 


77 à 79. 


1837. 


77 à 79- 


i83t. 


77 3 79- 


1887. 


58. 


i836. 


69. 


i836. 


C7. 


i83G. 


77 à 79- 


i836. 


80. 


1887. 


48. 


i835. 


44. 


i835. 


23. 


|834. 


t59. 


i836, 



TABLE METHODIQUE. 

Oiseaux. 

FRiifGii.LA cucullata, D'Orb. cILafr. (s. pi.). 
Gardvelis (2 esp.), D'Orbignv et Lafresn. (s, pi.). 
LiNAKiA analis, D'Orbigimy et Lafuesnaye (s. pL). 
Pytyhjs (3 esp.), D'Orbigivy et Lafresx. (s. pi.). 

PYRRHULA(9eSp.), D'OrBIGNY etLAFRESlV. (s. pi.). 

EuBERYZA luctuosa , Eydoux et Gervais. 

— (26 esp.), D'Orbigny et Lafresiv. (s. pi.). 
Passerina guttata, Meyen. Eydoux et Gervais. 
Phytotoma rutila (mâle), Vieillot. Lafresnaye. 

— Bloxami, W. Jardine. Eyd. et Gerv. 

(3 esp.), D'ORBIGlVYetLAFRESN.(s.pl.). 

CoRVUS Beecheii , Vigors. Eydoux et Gervais. 
PiCA mystacalis, G.Sparre. 

GosACiNA ornatus, D'ÛRBiGNYet Lafresiv. (s. pi.). 
QuERULA cinerea, D'ÛRBiGivYet Lafresiv. (s. pi.). 
AnfPELis (3 esp.), D'Orbigny et Lafresw. (s. pi.). 
Chersina caerulea, D'Orbigny et Lafresiv. (s. pi.). 
Garrulus(4 esp.), D'ORBiGWYet Lafresiv. (s. pi.). 
Brachypteracias leptosomus , Lafresnaye. 

pittoides, Lafresnaye. 
Xexops rufo-superciliatus, Lafresnaye. 

— (2 esp,), D'Orbigny et Lafresn . (s, pi.) . 
ArvABATES (7 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
PiccoiAPTES scolopaceus, D'Okb. et Lav. (s. pi.). 
AivuMBius (5 esp.), D'Orbigny et Lafresw. (s. pi.). 
FuRNARics rufus, D'Orbigny et Lafresiv. (s. pL). 
Anabates aradoides, Lafresnaye. 
PicotAPTES zonatus, Lesson. Lafresnaye. 

— scolopaceus, Spix. Lafresnaye. 

— brunneicapillus, Lafresnaye. 
DEivDROcoiiAPTES rubiginosus, Lafresnaye. 

— ■ cuneatus, Lichtenst. Lafresn. 

— (9 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.) 

DicoEDM pardalotus, Cuvier, Lafresnaye. 
Uppucertbia (6 esp.), D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
G.XREBA (3 esp.), D'Orbigny et Lafresn. (s. pi.). 
Serrirostrum (2 esp. ) , D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
CoNiROSTRBM cinereum, D'Orb. et Lafr. (s. pi.). 
GiNNYRis Adelberti, Gervais. 
Orthorhynchus(32 esp ), D'Orb. et Laf.(s. pi.). 
Ornysmya Eicordii cT et ^ , Gervais. 



Nos. 


Ann 


77 à 79. 


1887. 


77 à 79- 


18.37. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79. 


1887. 


71- 


i8:îG. 


77 à 79. 


'837. 


70. 


i836. 


5. 


i832. 


86. 


i838, 


77 à 79. 


1837. 


72. 


i836. 


34. 


i835. 


77 » 79. 


1837, 


77 3 79- 


1S37. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79- 


1837. 


77 à 79- 


i838. 


3i. 


)834. 


32. 


i834. 


7- 


i832. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79- 


i838. 


77 à 79- 


i838. 


8. 


1882. 




i835. 


46. 


i835. 


47. 


i835. 


16. 


i833. 


17- 


i833. 


77' à 79. 


i838. 


i4. 


i833. 


77 à 79- 


i838. 


77 à 79- 


i838. 


77 à 79. 


i838. 


77 à 79. 


i838. 


19- 


i833. 


77 à 79. 


j 838 . 


4i et 42. 


i835.. 



b TABLE METHODIQUE. 

Oiseaux. 

Obnysmya cinnamomea , Gervais . 
Falculia palliata , Isid. Geoff. 

— (détails), Isid. Geoff. 
Alcedo vintsioides , Eyboux et Gekvais. 

(3 esp.), D'ORBIGNYCtLAFRESlV. (s. pi.). 

PRiONiTEsbrasiliensis, D'Orb. etLAFR. (s. I>1.). 

Dacelo f uscicapilla , Lafresnaye. 

ToBUS viridis , Gmelin . Lafresna"^ e . 

BncEROS galeatus, Gmelin. Lafresnaye. 

YcNX pectoralis, Yigors. Lafresnaye. 

ScYTHROPS Novae HôUandiae , Lath. Lafresnaye. 

Barbion sulphuratus , Lafresnaye. 

Trogon antisianus, D'Orbigny. 

PTEROGI.OSSCS ulocomus, Gould. Eyd. et Gerv. 

CALYPTORHYNCHtis f unereus , Lath. Lafresnaye. 

— Baudinii, Lear. Lafresnaye. 

— Banksii , Lath . Lafresnaye . 

— Temminckii, Kulh. Lafresn. 

— galeatus, Lath. Lafesnaye. 
ËUDROMiA elegans , Isib. Geoff. 
Goluuba boliviana , Eyboux et Gervais. 

— viridis, Linn. Eybocx et Gervais. 
^BiCNESius vocifer, Lherminier . 
Ibis lamellicoUis , Lafresnaye . 
Leptorhynchus pectoralis, Dcbus. 
Parra albinuca , Isib. Geoff. 
Phoenicopterus ignipalliatus , Isid. Geoff. St-H. 

— antiquorum, Geoff. St-H. 

— ruber, W11.SON . 
— ' minor, Geoff . Sx-H . 

Anas gambensis, Linn, Lafresnaye. 

— tadornoides , W. Jardine. Lafresnaye. 

— coscoroba, Molina, Eyb. et Gerv. (s. pi.). 

Reptiles (Classe III). 

Gerrosaubcs ocellatus , Cocteau . 
— lineatus, Cocteau. 

Ablepharis Leschenault, Cocteau. 
ZooTOCA Gue'rin , Cocteau . 

Draco spilopterus , Wiegmann. Eyboux et Gervais. 
PiiATYDACTYtus Cepedîanuô, Peron , *Is. Geoff. S.-H 



Nos. 


Ann. 


43. 


i835. 


^9. 


i836. 


5o. 


i836. 


7^- 


i836. 


77 à 79- 


1838. 


77 à 79- 


i838. 


18. 


i833. 


II. 


i833. 


38. 


18.35. 


33. 


i835. 


37. 


i335. 


60. 


18 3a, 


85. 


1837, 


62. 


i836. 


24. 


i834. 


26. 


i834. 


26. 


i834. 


27-28. 


i834. 


27-28. 


i834. 


I . 


i832. 


76. 


i836. 


76. 


i836. 


84. 


»837. 


57. 


i836. 


46. 


i835. 


6. 


i835. 


2. 


i832. 


2. 


i832. 


2. 


i832. 


2. 


i832. 


29-30. 


i834. 


.36. 


i835. 


62 à 76. 


i836. 


4 à 6. 


i833. 


5. 


i833. 


I . 


i832. 


9- 


i835. 


„ 12. 


1837. 


3. 


i833. 



TABLE METHODIQUE. 

Reptiles. 

AMPiiisBiEKA cinerea, Vamîelli.EyD. etGERV. 

— elegans, Gervais. 

UROPEI.TIS ceylanicus , Cuvier. Cocteau . 

— philippinus, Cuvier. Eyd. etGERV. 
CoLUBER spilogaster, Boie. Eydoux et Gervais. 

— Prevostianus , Eydocx et Gervais, 

— plumbeus et aer, Boie et Oppel . Eyd. et Gerv. 
Calamaria punctata, Boie. Eydoux et Gervais. 
Ephippifer aurantiacus, Cocteau. 

— Spixii , Cocteau . 

Poissons (Classe IV}. . 

Leuciscus niloticus, JoANNis. 

— Bibie' , JoANNis. 

— thebensis , Joaiwivis. 

MoRiHYRUS oxyphynchus, GeoiF. St-H. Joanivis. 
ScHiiiBE aiiratus, Joannis. 

— mystUs, Geoff. St-H. Joanms. 
M0CBOK.US niloticus, Joannis. 

Heterobraivchus anguillaris, GeofF. St-H. Joannis. 
Mai-apterurus electricus , Isid. Geoff. Joanivis. 
CouEGONUS niloticus , J oannis . 

Myletes Baremoze, Joanivis. 

Guilë , JOANNIS. 

Characinus Besse, JoANlvis. 

Tetraobon physa, Geoflf. St-H. Joaivms. 

— parvus , JoANNis. 
EcHENEissedecim-lamellata, Eydoux et Gervais, 
Syncnathus Blainvillianus, Eydoux et Gervais. 

mollusques (Classe V). 

OcTOPUs microstoma , Reyivaud. 

— velatus, Eang. 

— macropus, Risso, Rang. 

— moschatus, Lamarck, Rang. 

— hyalinus. Rang. 

— venustus, Rang. 
Argon AUTA argo, Linné', Rang. 
L01.IG0 vitreus, Rang. 
OEuFS de Calmar, Rang . 
Sepioteuthis biangulata , Rang . 



Nos. Ann, 



86 



ÏO. 


1837. 


11 . 


1837. 


.2. 


i833. 


i3. 


1837. 


i4. 


1887. 


i5. 


1837. 


16. 


1887. 


16. 


1837. 


7. 


i836. 


8. 


i835. 


3. 


i835. 


4. 


i835. 


II . 


i835. 


i3. 


i835. 


5. 


i835. 


la. 


i836. 


8. 


i836. 


i4. 


i835. 


I. 


i835. 


7- 


i83ô. 


6. 


i835. 


9- 


i835. 


10. 


i836. 


2. 


i835. 


i5. 


i835. 


16. 


1887. 


n- 


1837- 


25 


i832 


89. 


1837 


90 


1887 


91- 


1887 


92 


1837 


93 


1887 


88 


1887 


96 


1887 


97 


. 1887 


98 


1886 



8 ; TABLE METHODIQUE, 



mollusques. No^ Ann. 

Sepia elcgans, D'Orbigny, Raivg. 

— hierredda. Rang. 

— ornata, Rang. 
LoLiGOPSis Veranii , Férussac. 
Granchia Bonellii , Férussac. 

— peiiucid;i , Férussac. 
Sepiola Rondeletii, Lamarck, Rang. 
Ammonites Velledœ. Michelin. 

— Lacordairii. Michelin. 
NujiMULiTES millecaput. N. Boubee. 
Cleodora balantium . Rang . 

MoLLUscoRUM tcrrcstr. etfluviatil. D^Orb. (s. pi.). 
Vaginulus (2 esp.). D'Orb. (s. pi.). 
Parmacella Valeuclennii (dët. anat.) ,Webb et Yani 
Cryptella canariensis. Webb. 
Heli^k vitrinoides. Deshayes. 

— nubeculata. Deshayes. 

— Gay mardi. Deshayes. 

— Poulzozii. Payraudeau, Deshayes. 

— desidens . Rang . 

— auridens. Rang. 

— marginata. Muller, Rang. 

— nucleola. Rang. 

— lanuginosa. De Boissy. 

— (121 esp.). D'Orbigny (s. pi.). 

— Poyei. Petit. 
' — labyrinthus , Ghemnitz , Deshayes. 

— plicata, Knorr, Deshayes. 

— bifurcata, Deshayes. 

— Tupinierii, Eydocx. 

— Lassalii, Eydoux. 

— Valenciennii, Eydoux. 

— cinnamomea, Eydoux. 
Drepanostoma nautiliformis . Porro. 
Hélix lima. Michaud. 

— hemisphaerica. Michaud. 

— Arnoudii. Michaud. 

— nemoralina. Michaud. 
Garocolla grata. Michelin. 

— eolina. Duclos. 
BuLisius Costerii. Eydoux. 

— oïoriniis. Duclos. 



^9- 
100. 


1837. 
1837. 


ICI . 


1837. 


66. 


i835. 


66. 


i835. 


94. 


1837. 


95- 


1837. 


35. 


i833. 


67. 


i835. 


25. 


i832. 


44. 


i834. 


61 etGi. 


i836. 


62. 


i835. 


B. 75. 


i836. 


63. 


i835. 


26. 


i83i. 


28. 


i83i. 


29. 


i83i. 


3o. 


i83i. 


48. 


i834. 


40. 


i834. 


56. 


i835. 


67. 


iS35. 


69. 


i835. 


61. 


i836. 


74. 


i836. 


1 10. 


i838. 


IIO, 


i838. 


III . 


i838. 


n4. 


i838. 


ii5. 


i838. 


ii5. 


i838. 


116. 


i838. 


7ï- 


i836. 


81. 


1837. 


81. 


1835. 


81. 


1837. 


81. 


1837. 


9- 


i83i. 


3o. 


i833. 


116. 




24. 


i833. 



TABLE METHODIQUP, 



SuccfNEA rubescens, Deshayes, 

-^ depressa, Rang. 
Clausilia maxima (foss.), Grateloup, Desb^Xes. 
AcHATiNA Saulcydi, Joanivis . 

— Marminii, Desdayes . 

— oleacea, Ferussac, Desiiayes. 
Avricvla angiostoma , Deshayes. 

— labrella, Deshayes. 

(6 esp.),D'ORBIGlVY. 

Amcylus (3 esp.), D'Orbigivy. 
hvxnJEvs l.essonii, Deshayes. 

— rubiginosiis. Michelin. 

— (5 esp.). D'Orbigsy. 

Planorbis (ii esp.), D'Orbigny. * 

Physa rivalis, D'Orbigny . 

— gigantea, MicHAUD, 
DoRis purpurea, Risso, Guéri\ . 

— villa franca , Risso, Guéri x . 
^— rubra, D'Orbigny. 

TcRGiPEs coronata , D'Orbigny. 

-^ afïïnis, D'Orbigny. 
PoLVCERA Lessonii , D'Orbigny. 

— punctilucens, D'Orbigny. 

— ornata, D'Orbigny. 
CALLioPiGA bellula , D'Orbigny . 
Villjersia sciUigera. D^Orbighy. 
Pleurobranchxjs aurantiacus, Risso, Guerin. 

— reliculatus, Rang. 

Aplysia Brugnatellii , Webb et Vanben. 

— Webbii , Vanbbnedeim et Robb. 
FiROLA caudina , Rang . 

. Atlanta Kcraudrenii, Lesueur, Rang. 
Solarium moniliferum, Michelin. 
Turbo rugosus , Lamarck, Joannis. 
MoNODODiTA fragarioides , Lamarck , Joannis. 
Delpbindla adamantina, Duclos. 
Cyclostoma Arnoudii , Dcclos. 

— gibbum, Fe'russac, Eydoux. 

— ortyx,Valencienncs, Eydoux. 

— (3 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Palopina varicosa , C. D'Orbicw*. 

i'* série» 



Nû*. 


Anu. 


4. 


i83i. 


66. 


i836. 


i5. 


i83i. 


6o. 


i834. 


^9- 


i83i. 


3. 


i83i. 


II . 


i832. 


i4. 


i83i. 


i4. 


i83i. 


62. 


i83i. 


16. 


i83i. 


32. 


i83i. 


68. 


1836. 


6». 


i835. 


62. 


1835. 


8î. 


1837. 


n- 


i83i. 


37- 


i83i. 


10». 


1837. 


io3. 


i837. 


io4. 


i837. 


io5. 


1837. 


106. 


1837. 


107. 


1837. 


108. 


i837. 


J09. 


1837. 


18. 


i83i. 


I. 


i832. 


77. 


i836. 


77- 


i836. 


3. 


i832. 


4. 


i832. 


34. 


i833. 


39. 


i834. 


*7- 


iS34. 


31. 


i833. 


83. 


1837. 


117. 


i838. 


117. 


i838. 


62. 


i836. 


IQ- 


iS3x. 


B 





lO TABLE METHODIQUE. 

IfloUiisques. 

Paluvina cyclostomœforinis , C. D'Orbigny. 

— elongata et varicosa , C. D'Orwgny. 

— aspersa , Michaùd . 

— subangulata, Micdaud. 
— • rimata , Michaud . 

— (7 esp.)j A. D'Orbigky (s. pi.)- 
Ampvllaria (la esp.) , C. D'Orbigny (s. pi.), 
ScALARiA terebralis (foss.), Micbelin. 

— australis. Lamarck, GiÉRiiv. 
Helicina zephyrina, Dcclos. 

— Ambieliana, De Boissy . 

— (12 esp.), D^Orbigny (s. pi.). 
Melania inquinata, Defrance , Deshayes. 

— bel vetica , Michelin. 

— aurita , MuUer, Rakg . 

— tuberculosa, Rang. 
Melanopsis clementina, Michelin. 
ToRNATELLA lacrjma, Michelin. 
Pyramidella ventricosa, Guérin. 
Natica glaucina , Lainarck, Joannis. 
Patella pyramidata , Lamarck , Joa\nis. 
CalyptrjEA rugosa, Lesson. 

— araucana , Lesson. 
PiLEOPSis pilosus , Deshayes . 
SiPHONARiA bisiphites, foss., Michelin. 

— vasconiensis, foss., Michelin. 

— Sowerbyi, Michelin . 
ÏYLODiNA citrina^ Joannis . 
CoNus Orbignyi. Audocin . 

— elventinus , Duclos . 

— hieroglyphus, Ddclos. 
CyprAa tremeza, Ducr^os. 

■'-^ esontropia, DucLOs. 
' — eglantina, Duclos. 
ChuLA punctata , Duclos. 
Oliva polpasta , Duclos. 
Marginella helmatina, Rang . 

— Cleryi, Petit. 

— Kieneriana, Petit. 
KosTBLLARiA occidenlalls , Beck. 
Coldmbella rustica, Lamarck , Joatvnis. 5i. i€34. 



il . 


AIJB, 


79- 


1837. 


79- 


i837» 


84. 


1837. 


84. 


1837. 


84. 


1837. 


62. 


1837. 


84. 


1837. 


34. 


i83i. 


4o. 


i83i. 


21 . 


i833. 


G8. 


i835. 


62. 


i835. 


16. 


iS3i. 


37. 


i83i. 


12. 


i832. 


i3. 


iS3i. 


39- 


i833. 


33. 


i8â3. 


2. 


i83i. 


37. 


i833. 


38. 


i834. 


a. 


i832. 


i4. 


i832. 


9- 


i832. 


5. 


i83i. 


52. 


i83i. 


»7- 


i832. 


36. 


i833. 


ao. 


i83i. 


'9- 


i833. 


23. 


i833. 


a5. 


i833. 


36. 


i833. 


28. 


i833. 


7- 


i83i. 


ÏO. 


i833. 


&. 


i83a. 


73. 


i836. 


12. 


i838. 


7»- 


i83C. 



TABLE METHODIQUE. 

IHollu^queiS. 

Mitra Peronii, Lamarck, Deshayes. 

— semifasciata, Lamarck; Deshayes. 
. . — Michelinii , Gvérin . 

.îjî;.;i;^ aurantiaca, Lamarck, Deshayes. 
' — bacillum , Lamarck, Deshayes. 
Gancellaria imperialis , Michblin . 
BocciNUM sepimentum , Rang. 

— maculosum, Lamarck, JoAKNis. 
Cerithivm vulgatum, Lamarck, Joannis. ,j^,<j, 
AxciLtARiA volutella, Deshayes. 

Dolium galea , Lamarck, Joaknis. 
Purpura sanguinolenta, Ducios . 

— truncata , Puctos . 

— haemastoma, Lamarck, Joanms. 
Cassis sulcosa , Lamarck, Joannis. 
Fusus laticostatus, Deshayes. 

— inconstans, foss., Michei.iiv. 

— mandarinus, Duclos. 
Fasciolaria tarentina, Lamarck, JaAivivis. 
Strombus scalariformis> DuçLOS. 
R0STEI.1.ARIA pes-pelicani, Lamarck, Joaivivis. 
CoQuit.i.Esbiv. (obs. sur la sjnon.), Fiîrvss. (s. pi). 
Etberia Garteroni, Michelin. 

Catillus pyriformis , Michelin . 
ÀNODONTA Cordierii , G. D'Orbigny. 

^ antiqua, G. D'Orbigxy. 
Unio truncatosa , Michelin. 
. — (i 2 esp.), D'Orbigny (s. pi.) . 

— Keraudrenii, Eydoux. 

— Gerbidoni, Eydoux. 

— Gaudichaudii, Eydoux. 

— Bonnaudii, Eydoux. 
Mycetopoda (2 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Gastalia (3 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Iridina (2 esp.) , D'Orbigny (s. pi.). 
Yenericardia flammea , Michelin. 

— squammigera , Dbshayes. 

Gyrena papua , Lesson . 

— recurvata, Valenciennes. 
Gyclas (4 esp.), D'Orbigny (s. pi.). 
Cyrknoida Dupontia. Joannis. 





ê^ 


N-"»*. 


Ann. 


35. 


i83i. 


36. 


i83i. 


3i. 


i83i. 


6. 


i832. 


7- 


i832. 


i«. 


i832. 


18. 


i83a. 


68. 


i835. 


« ^>- 


i834. 


3i. 


i83i. 


53. 


1834. 


22, 


i833. 


22. 


i833. 


4o. 


i834. 


45. 


i834. 


21 . 


i83i. 


33. 


i83i. 


8. 


i832. 


46. 


i834. 


27. 


1837. 


4i. 


i834. 


5g à 60. 


i835. 


I . 


i83i. 


32. 


i833. 


78. 


1887. 


78- 


i837. 


85. 


1887. 


G2. 


i835. 


62. 


i838. 


62. 


i838. 


62. 


i838. 


62. 


18S8. 


62. 


i835. 


62. 


i835. 


62. 


i835. 


6. 


i83i. 


10. 


i83i. 


1 1 . 


i832. 


1 1 . 


i838. 


62. 


i835. 


64. 


i835 = 



^0» 


Aun 


70. 


i835 


4i. 


i834 


S. 


i83i 


lO. 


i83i 


&4. 


i834 


48. 


1834 


11. 


i83i 


a4. 


i83i 


39. 


i83i 



12 TABLE METHODIQUE. 

Cyrenella, Deshayes. 
Venus rosalîna, Rang. 
AsTARTE cordiformis, foss., Deshayes. 

— striatula, foss., Deshatbs. 
Mesodesma Jauresii, Joaxkis. 
AsciDiA papillosa, Gmelin, Raxg. 
Terebratitia bivuinerata, foss., Michelin. 
AcASTA sulcata . Lamarck, Dësbayes. 

— t\tbulosa , Deshayes. 

Annelides (Classe VI), 
St€Ai.ioi« Estellse, GvÉRiii. 1. 1837, 

Cruâtacës (Classe y it). 

GcLAsmts Tanger!, Eydoux. 

IfiTHi^AX dichotomus, Desmarets, Edwahuc. 

— dama, Herbst, Edwards. 

— asper, M. Edw^ards. 

— «pinosissimus, Lamarck, Edwards. 

— aculeatus, Herbst, EDWARfts. 

— Terrucosus, M. Eàwards. ' 

— hispidus, Herbstj'EowARDS. 

— sculptus, Lamarck, Edwards. 

— spinipes, Herbst, Edwards. 

— hircus, Fab., Edwards. 
Macrphtbalmvs pectinipes , Guérin Mé ketim. 

— simplicipes , G vérin . 

— affinis, GcÉRiN. 

PORCELLANA (9 CSp.) , GuÉRIN . 

Phvllosoma (12 esp ) , GtÉRiit. 

IIyferines (diverses) , Gvérin . 

pRiMNo macropa, Guérin. 

IIiERACONYX abbreviatus, GvitM. 

Pronoé capito , Gvbrin . ' ^ '^/ '*''' * 

pHRONYMAatlantica, GuÈRiw. ' '^^ " 

OxYCEpHALVs piscatorius , Edwards GtÉRiw (s. pi.). 

— oceanicus , GcÉRiit. 

Pblias serratus , Gitérin. 
Pterblas Webbii, Gvérin. 
Dbto echinata , Guérin. 
Limnadia mauritiana, Guérin. 



«7- 


i8a5, 


i. 


i83s 


1, 


i83a 


i. 


1832 


3 et 3. 


i832, 


?.. 


i832 


4. 


i832 


4. 


i832, 


5. 


iSSs 


6. 


i633 


5. 


i832, 


a3. 


i838. 


a4. 


1^38 


44. 


i838, 


a6 et «6 . 


i838. 


6 à i3. 


i833. 


17 et i8. 


1836, 


ït- 


i836. 


17- 


iS36. 


»7- 


iS3^. 


18. 


i836. 


ï8. 


i83€. 


18. 


i836. 


»Ô- 


i«3«. 


20. 


i836. 


11 . 


i836. 


ni. 


i838. 



TABLE METHODIQUE. 



Walckenaer, Gv£«iiv. 



Crustacéii 

CiRRiPÈDEii) Martin-Saint -Ange. 

Araelmldeis (Classe YIII). 

ACANTHOCON Petitii, Guérin Méneville. 
Pachyloscelis fulvipes, Lucas. 
Mygale rosea , Walckenaer, Guérii*. 
Hcrsilia caudata , Savigny, Lucas. 

— indica , Lucas . 

— Savignyi , Lucas . 
Attvs venator, Lucas. 
Salticus lepidus, Guérin. 

— quadriraaculatuî , 
ScYTHODES rufipes , Lucas. 
Segkstria rufîceps, Guérin. 
ËPEiRA mexicana , Lucas. 

— liastifera , Percheron . 
THELYPHonus giganteus, Lucas. 

,,r.i — r'^ caudatus, Latr., Lucas. 

.^Hi — »r3. -^ rufimanus, Lucas. 
iftRi— wCiff rutîpes, Lucas. 

;,8i — •K<. angustus, Lucas. 

— spiniman us, Lucas. 
Gaieodes Cul)», Lucas. 

— limbata , Lucas . 
Anvroctonus variegatus, Gubrin. 

■ ^^ Insecte» (Qasse IX). 

PoLTDESMVS margaritifcrus, £t»ovx et Gervais. 

— Blainvillii , Eydoux et Gervais . 
ScocopcNDRA Ëydouxiana, Gervais. 
Gsophilvs Walckenaerii (obs. sur divers), Gerv . 
Pediculxis phocse , Lucas. 
CoLLYRiS Chevrolatii , Guérin Ménevillb . 
CicmoELA quadriraaculata , Sturm, Aubouin. 

— lepida, Gory. 

— dives, Gory. 

— gottula , Fab. , Guérin . 
OxvcHKn.A acutipennîs, Buquet. 

— distigma, Gory. 
TaëRATÇS javanica , Gory . 
GitAPHiPTERUs femoratus, Cscvroxat. 



N" 


Ann. 


i6et i6. 


i835. 


«7- 


i838. 


i4. 


i836. 


18. 


i838. 


la. 


i836. 


i3. 


i836. 


i3. 


i83&. 


16. 


isae. 


- 7- 


i834. 


18. 


i838. 


6 


i834. 


I . 


i83a. 


3. 


i833. 


4. 


i833. 


9 


i835. 


9' 


i835. 


10 


i835. 


9- 


i835. 


10 


i836. 


10 


i835. 


II 


i835. 


5 


i834. 


3 


i833. 


»39 


i838. 


239 


. i838. 


aie 


i838. 


i33et 137. 


i836. 


121 


i834. 


885 


i835. 


18 


i83». 


96 


i839. 


9t 


i833. 


i3t 


i835. 


i3o 


i83S. 


«7 


i83i. 


39 


lUt, 


i38 


i835. 



l4 TABLE MÉTHODIQUE. 

Insectes. N*"*. Ann. 

Anthia (monog. des) (ai esp.), Lequiew. 89 à 4i. 1882 . 

ScARiTES Pyracmon (monstruosité), Lefkbvue. 4o. j83i. 

— Goudotii , GifÉRm. 5. i83i. 

CoRDiSTES 4-maculatus, GoRY. 4i. i835. 

Trigonodactyla terminata , Dejean, Guérik. 78. i884. 

Lebia quadrinotata, Chevrolat. i36. i835. 

OziBXA dentipes, Chevroiat. i36. i835. 

Melisodera piceipennis, Westvvood. 182. i835. 

Basoieia brasiliensis , Westwood . iSa. i835. 

Stenocheila Lacordairei , Laporte . la. 1882. 

Pericalvs guttatus, Chevrolat. 46. 1882. 

Etjrydera strîata, Guérin . 31. 1882. 

HEtirobiguttatus, Gory. 6. 1882. 

ZupHiuM fuscum, GoRY. 25. i83i. 

Pahborvs viridis, Gory. 166. i836. 

— elongatus. Gory. j66. i836. 

— alternans, Latreille, Gory. 166. 1886. 

— morbillosus, Boisduval, Gory. 167. 1886. 

— Guerinii, Gory. 167. i836. 

— Guerinii, Gory. t6. i83i . 
Pelecium ref ulgens, GuÉRiN . 28, i83i. 
PmocERUS Duponchelii, Dejean, Brulle . g. 1882. 
Carabcs basilicus, Chevrolat . 170. i836. 

— mœstus, De Cristophori. 181. 1887. 

— ^thiops, De Cristophori. 181, 1887. 

— Chevrolati, De Cristophori . 182. 1887. 

— assimilis, De Cristophori. 182. 1887. 

— Wiedemanni, De Cristophori. 182. 1887. 

— saphirinus, De Cristophori. 187. 1887. 

— Mariettii, De Cristophori. i83. 1887. 

— Spinolae, De Cristophori. i83. 1887. 
Staphyunus olens, Linn., Blanchart. i65. i836. 
Encephai-ws complicans, Kirby, Westwood, 69. i833. 
PsEiAPHiORUM (monographia), AcBÉ . 78894. i833. 
Bryaxis sanguinea , Reich, Victor M. 171. i836. 

— longicornis, Leach, Victor M. 171. i836. 

— laminata, Erichson, Victor M. 171. 18I6. 
Metopias curcuHonoïdes . Gory . 42. 1882. 

— curculionoïdes, Gory, AoBÉ. 79. i838. 
Tyrws mucrouatus, Panser, Acbé. 79. i833. 
Chenwium bituberculatum, Latreille, Au BÉ. 79. i833. 



TABLE METHODIQUE. 



l5 



Iiiseciei§. 

GtENiSTES palpalis et Dejeanii, Avbé. 

PsEiAPHUS (4 esp.), ACBÉ. 

Bryaxis (i4 esp.)> Aube. 

BvTHiivus (12 esp.), AUBÉ. 

Tychus niger, PaykuU , Aube . 

TaimiuM brevicorne, Reichembach, Aube. 

Batrisus (8 esp.), Aube. 

EuptECTUs (i4 esp.), Aube. 

Claviger (2 esp.), Aube. 

Articerus armatus, Dalman, Aube. 

Stigsiodera conjuncta, Chevrolat, Guérin. 

BupRESTis Percheronii, Guérin. 

BupRESTis aureopilosa, Guérin . 

— cassidoïdes, Guérin. 

— colliciata, Guérim . 

— complanata, Guérin ^ 

— empyrea, GoRV. 

— exophthalma, Guérin . 

— opulenta, Gory. 

— Rogerii, Dupont. 

— rotundata, Guérin. 

— scapularis, Guérin . 

— analis, Chevrolat . 

— Buquet, Gory. 

— Goryi, Guérin. 

— Lu czotii, Guérin. 
Polybotris Crœsus, Dupont . 
Elater Goryi, Duftschmid, Gory. 

— (i I e«p.), Guérin. 
LoBOEDERUS monilicomis, Guérin. 
MiCRORHiPis Dumerilii, Guérin. 
Dasytes cyaneus, Gukrin (s. pi.)* 
ËPiCLiNES Gayi, Chevrolat, Guérin. 
Lampyris madagascarieusis, Guérin . 
CLADOPHORUsIateralis, Guérin. 
Tylocerus atricôrnis, Guérin (s. pi.). 
Telsphorus fuscus (larve), Linn., Blanchard. 
Telephorus lividus (ic?.), Linn., Blanchard. 
I^Ialacogaster Passerijiii, Bassi. 
Dryophilus anobioides, Chevrolat. 
Hypocepbalus armatus , Desmarets . 



N". 


Ann. 


Î9. 


1833. 


80. 


i833. 


81 à 84; 


i833. 


85 à 87. 


i833. 


88. 


i833. 


88. 


i833. 


89 90. 


i833. 


91 à 93. 


i833. 


94. 


i8â3« 


9*. 


i833. 


228. 


i838, 


10. 


i83i. 


j3. 


i832, 


29. 


i832. 


2T. 


i832. 


25. 


i832, 


19. 


i832, 


26. 


i832. 


ï7- 


i832, 


43. 


i83». 


28. 


i832. 


ï4. 


i832. 


60. 


i833. 


6r. 


i833. 


62. 


i833. 


i4. 


i833. 


77- 


i833. 


3o. 


1882. 


228 à 23o. 


_i838. 


9- 


i83i. 


I. 


i83i. 


228 à 280. 


i838. 


23l. 


i838. 


12. 


i83i. 


II . 


i83i. 


228 à 23o. 


i838. 


168. 


j836. 


168. 


i836. 


99- 


i833. 


3. 


i83s. 


24. 


ï832. 



\6 TABLE METHODIQUE. 

Insectes. 

Cryptoruopalum quadripunctaturn, Gdérin . 

— Cleryi, Guériiv. 
PsAMMOTRUPES dcntifrons, Guérin (s. pi.), 
HirBOMArubripennis. GoRY. 
Onthophagus undatus, Olivier. 
Emicotarsus viridipennis. Laporte. 

ScARABiBus anubis, Chevrolat. 189 et 

Gbotrvpes lateridens, Guérin (s. pi.). 
Athvreus reclicornis, Guérin (s. pi.). 
BoLftocEKAS frontalis, Gvériiv (s. pi.). 
Oryctomorphcs variegatus, Guérin (s. pi.) 

— maculicollis, Guérin (s. pi.). 
Hbterosternus buprestoïdes, Dupont. 
RuTELA tricolor, Guérin (s pi.). 
TrochaiUs rotundatus, Laporte. 
AutAcopALPUS viridis, Guérin (s. pi.). 
Anoplosternus opalinus, Guérin (s. pi.). 
Brachysternus fulvipes, Guérin (s, pi.). 
ScHYZOGNATus prasiiius, Guérin (s. pi). 
Leucothyreus Kirbyanus, Mac-Leay, WestWôod. 
BoLAx Zoubkovii, Fischei', Westwoo». 
Loxopyga bicolor, Westivood. 

EuciRRUS Mellyi, Dupont . 
MEtOLONTHA chincnsis, Guérin. 
GAïiiCNEMis Latreillii, Laporte . 

— eximius, Guérin (s. pi.). 

Opiopus atriplicis, Laporte. 
Narycius opalus, Dupont. iao,s ,<» 

— .^ olivaceus, Dupont. 
Cetoni A episcopalis, Guérin. .^f«'J/»> 

Passalus Goryi, Meily. "^^ ' 

Trictenotoma Childrenii, Gray, Dupont. 
Melasomes, Guérin. ioi à 

Physogaster (2 esp.), Guérin. 
MoLURis Pierreti, Serville. 
Calognathus Chevrolatii, Guérin. 
Steira costata^ "Westwoo». 
Nvctelia (4 esp.), Guérin. 
Gyriosomus (5 esp.) , Guérin 
Nyctozoilus obesus, Guérin. 
PrOacis (5 esp.), Guérin. 



N-. 


Ann. 


î3i. 


i838. 


«3i. 


i838. 


23l. 


i838. 


37. 


i83i. 


67. 


i833. 


35. 


i83i. 


i4o. 


i83G. 


!j3i. 


i838. 


tiZi. 


i836. 


2 3s. 


i838. 


232. 


i838. 


24?,. 


i838. 


10. 


1832. 


232. 


i838. 


44. 


i83a. 


a3a. 


i838. 


232. 


i838. 


232. 


i838. 


»32. 


i838. 


70. 


i833. 


7»- 


i833. 


72. 


i833. 


*:• 


i832. 


232. 


i838. 


7- 


i832. 


232. 


ï838. 


20. 


iS3s. 


128. 


i835. 


118. 


i835. 


21 . 


i832. 


56. 


i833. 


35. 


1882. 


n8. 


i834. 


101. 


i834. 


129. 


i835. 


172. 


1837. 


176. 


1887. 


102. 


i834 


io3. 


i834. 


io4. 


i834 . 


io5. 


i834. 



TABLE METHODIQUE. f] 

Insecteii. 



Hegeter (3 esp.), Guérik. 
Salax Lacordairii, Guérin. 
Hylithus tentirioïdes, Gcérin . 
Elenophorvs ainericanus, Guérin. 
Akis reflexa, Guérin. 
Melaphorus Reichit, Guérin. 
EvANiosoMrs Orbignyi, Guérin. 
ScoTOBius (i2 esp.), Guérin. 
Psammeticus pilipes, Guérin (s. pi.). 

OxuRA psammodioides, Guérin. 
PsAHMODES longicornis, Kirby, Guérin. 

Acanthomerus (8 esp.), Guérin. 

Ammophorus (2 esp.), Guérin (s. pi.). 

Heliofugus (2 esp.), Guérin. 

MisoLAMPUS Goudotii , Guérin. 

Pseudoblaps (2 esp.), Guérin. 

Xysta (2 esp.), Guérin. 

ËLEODES dentipes, Eschscholtz, Guérin. 

Anthrasomus Chevrolatii, Guérin (s. pi.), 

Opatrum (2 esp.), Guérin. 

Nyctobates tibialis , Gué rin . 

Phaleria ephippiger, Guérin. 

Helops lanipes , Fabricius, Blanchard. 

Nycteropus acuminatus, K^lug. , Guérin 
— ebeninus, Klug., Guérin. 

Meloe Olivieri, Ghevrolat. 

— Saulcyi, Guérin . 

— coUegialis, AudoUin. 
AcANTHOTHORAX longicomis , Gaede. 
Anthribus pygmaeus, Robert. 
Atteuabus sumptuosus, Gory. 
Calodromus Mellyi, Guérin. 
Aterpus pipa, Guérin. 
EuPHOLUS Tupinieri, Guérin. 
CoNiATUs nigropunctatus , Gory. 

— rubro-vittatus , Gory. 
Paussus cornutus, Chevrolat. 
Dysides obscurus , Perty , Westwoo» . 
Tbogossita splendida , Gory , 
Caulipogon senex , Dupont. 
Amaluopodes scabrosus , Lequien. 
i" se'rie. 



Nos. 


Anu. 


106. 


i834. 


107. 


i834. 


108. 


i835. 


109. 


i834. 


109. 


i834 . 


109. 


i834. 


1 09 bis . 


i834. 


110. 


i834. 


IlOi 


i834. 


m . 


i834. 


III . 


i834. 


112. 


i834. 


112. 


i834. 


m3. 


i834. 


n4. 


i834. 


ii5. 


i834. 


n6. 


1834. 


117. 


i834. 


117. 


i834. 


118. 


i834. 


119. 


i834. 


2 . 


i83i. 


176. 


1837. 


203. 


i838. 


2o3. 


i838. 


07. 


i833. 


108. 


i833. 


269. 


i832. 


i5. 


i832. 


iG. 


i832. 


119. 


»834. 


34. 


i839. 


98. 


i833. 


233. 


i838. 


120. 


i834. 


I20. 


i834. 


'<9. 


i832. 


123. 


i835. 


38. 


i83i. 


33. 


i832. 


74. 


j833. 


G. 



l8 TABLE MÉTHODIQUE. 

luseeteii. N»*. Ann, 

AIallodkres microoephalus, Dupont. 
Anacolls maculatus, Gorv. 
PiuoNAPTERVS stapbylinus, Guérin . 
— flavipennis, GtÉRiw. 

Trachvderides, Dupont. i4i à i64 j 186 à apo j 2o4 à 2 24 
Megaderus (2 esp.), Dejean, Dupont. 
LissoMOTUS (lo esp.), Dalman , Dupont. 
Rachidium nigritum , Serville, Dupont. 
NosoPHtoEus concinnus, Dejeaii, Dupont. . 
Desmoderus variabilis, Dupont. 
Phoedinus tricolor, Dupont . 
Charinotes fasciatus, Dupont. 
Dendrobias (4 esp.) , Dupont. 
Dicranoderes annulatus, Dejean, Dupont. 
Trachydep|::s (5i esp.), Dupont. 
Trachyderes (5i esp.), Dupont. 
Xyeocharis (4 esp.), Ser"ville , Dupont. 
Ancylosternus scutellaris, Olivier, Dupont. 
OxYMERUS (16 esp.), Scrville, Dupont. 
Stenaspis (2 esp.) , Serville, Dupont. 
Çrioprosopus (2 esp.), Serville, Dupont. 
Spboenothecus (4 esp.), Dejean, Dupont. 
Cer^gidion horrens, Boisduvau. 
Hanaticherus suturalis, Gory. 
OtENECAMPTus scrratus, Chevrouat. 
Xestia elegans, Gory, 
Ibidion amœnum, Gory. 
Stenopterus molorchoides, Guérin. 
Megamerus Ringii, Mac Leay, Boisduval. 
Sagra Boisduvalii, Dejean , Dupont. 
HiSPA pulchella, Guérin. 
Cassida tricolor, Guérin. 

DORYPHORA 21-pUnCtata, ChEVROLAT. 

— Dejeanîi, Guérin. 

Trochalonota badia, Westwood. 
Galleruca smaragdipennis, Chevrolat. 

Orthoptères. 

FoRricuiA parallebi, Westwood, 176. 1837, 

FïtinicRANA picta, Guérin. a^^, i838. 



125. 


i835, 


3i. 


i832 


63. 


]833 


G3. 


i833 


2o4à224. i836. 


i838 


i4i. 


i83G 


i42 à i45. 


i836 


i46. 


i836 


147. 


i83G 


i48. 


i836 


Hg. 


i83G 


160. 


i836 


i5i-i52. 


i836 


i63. 


i836 


i54ài64. 


i83G 


iSGà aoo et 2o4. 


i838 


2o5à aoG. 


i838 


307, 


i838 


208 à 21Ô. 


i838 


21G. 


i838 


ai7 à 218. 


i838 


219 à 220. 


i838 


127. 


i835 


I . 


i832 


l34. 


i835 


64. 


i833 


68. 


i833 


233. 


i838 


124. 


i835 


32. 


i832 


233. 


i838 


3i. 


i83i 


i3. 


i83i 


i4. 


i83i 


95. 


i833 


233. 


i833 



TABLE METHODIQUE. 19 

Insectes. — Orthoptères. No». Ann. 

Mantis cbloropLaea, Blanchard. i35. i835. 

Choebadodis lobata, GuÉRiN. 234. j838. 

Phasma obscurum, Guérin. 335. i838. 

AcANTHODis ululina, GuÉRiN. 235. i835. 

EpHiPPiGER macrogaster, Lefkbvre, 6. i83i . 

Xypbicera Caternaultii , Feisthamkl . 1 84 . 1 887 . 

— Pierretii, Blanchard. 185. 1887. 

Hémiptères. 

Classification des Hémiptères, Delaporte. 61 à 55. i83a. 

Anisoscelis latifolia, Serville . i8. i83i. 

— alipes, GvÉaiN. 75. i833. 

Halys spinosula, Lefebvbe. 2t. i83i. 

— hellenica, Lefebvre. a4. i83r. 
Nematopus elegans, Serville. 27. i83i, 
Pentatoma aegyptiaca, Lefebvre. 20. i83i. 
Ganopvs obtectus, Fabr., Lefebvre. 126. i835. 
TiNGis dilatata, GvÉRiN. 8. i83i. 
CiCADA (8 esp.), GuÉRiN. 237. i838. 

— saccata, Fabricius, GuÉRiN . 288. i838. 
Fulgora Castresii, GuÉRiN. 173-174. 1837. 

— laternaria, Linn., Guéhin. 174. 1837. 
Perbe haemorrhoidalis, Fab., Percheron. 36' i832. 

— pallida, Fab. 36. 1882. 
Cephalelvs infumatus , Percheron . 48. i832. 

jyévroptères. 

Petalvra Selysii, GuÉRiN. 201. i838. 

— flavipes; Charp., GuÉRiN. 201. i838. 

— unguiculata, Vand., GcÉRiN. 201. i838' 
Agrio f ulgîpennis , GvÉRiN . j5. 1881. 
Myrmeleo libelluloides, Linn., Percheron. 5g. i833. 
Rapbidia ophiopsis, Linn ., Percheron. 66. i833. 

— notata, Fabr., Percheron. 66. i833. 
Mantispa auriventris, GuÉRiN. 202. 1838. 

Hyniénoptcves. 

Urocerus Lefebvre, Gdérin. 68. i83i. 

PiNPLA airata, Fabricius, GuÉRiN. , 28. 1881. 

LsiopTEHON coinpressum, Perty. 179. i833c 



-, u 



f 



^O TABLE METHODIQUE. 

Iiitseetes. — Hyménoptères. N°\ Ann. 
CoNVRA flayicans, Spinola . 
Gerocephala cornigera, 'Westwood. 
Mbtii-la senegalensis, GxiÉRijr. 
Macromeris splendida, Lepelletier de St-Fargeau. 

— violacea, Lepelletier de St-Fargeau . 

5pbe:x Latreillii , Lepelletier de Saint-Fargeau . 

— Tbunbergii, Lepelletier de Saint-Fargeau . 
Megachile sericans, Fonscoiobibe . 
AsTATA YandeHindenîi, Robert. 

Lépidoptères. 

Argynms moneta (mâle, var.), Hubner^ Poey. 
CAiiLiTBEA Leprieurii, Féisthamel. 
Sattbus antelea , Hubner, Lefebvre . 
PoLYOMMATus ottomanus, Latreille, Lefebvre. 
Syntomis Khulweinii, Lefebvre . 
Gynautoceba papilionaria, GuÉRiN. 
FiDONiA Duponcheliaria, Lefebvre. 

— spodiaria, Lefebvre. 
Desmia maculalis, Westwood. 

Diptères 

AcHiAS oculatus, FABRicits . 7. i83i, 

ToxoPHORA Carcelii, GcÉRiN . 16. ï83i . 

Zoopliytes (Classe X). 

NocTiLCCA miliaris , Svrriray. i et 2. i837 

Hotopus Rangii, D'Orbigny. 3. i836 



i8o. 


1837. 


4. 


i832. 


0. 


i83i. 


29. 


i83i. 


3o. 


i83i. 


33. 


i83i. 


34. 


i83i. 


60. 


i832. 


76. 


i833. 


Il . 


i832. 


122. 


i835, 


3. 


i83i, 


19- 


i83i 


23. 


i832 


12. 


i83i 


32. 


i83i 


8. 


i832 


2 . 


i832 



FIN DE LA TABLE MÉTHODIQUE.