(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Magasin de Zoologie : d'anatomie comparée et de palaeontologie"

kl 






ts&^^^KJL, 



éZ&mc&é 






(?/^*/eS /& * '/' • 




//3é. 



Classe IX, Pl. i3p, el i4o. 

SCARABÉE. Scarab/eus. Linnêe. 
S. Anltbis. Chevrolat. 



S. niger , pube cinerea omnino indutus. Clypeo bispinoso ; in 
capite , cornu longitudine thoracis , bifurcatissimo apice ; 
in medio thoracis , altero cornu, subito fur cato. Thorace 
angulis anticis productis. Tibiis anterioribus extus tri- 
dentatis. 

Longueur : 6 centim., t> millim. Largeur : 38 millim. 

Voisin des Scar> Typhon d'Olivier et Goliath • de Voet ; 
mais plus petit que ces deux espèces , entièrement couvert 
d'une pubescence courte, cendrée. Tête noire , munie d'une 
corne élevée , luisante , à pointillé distant , bifurquée lar- 
gement au sommet . Chaperon ayant une petite pointe ai- 
guë sur chaque côté. Antennes noires, premier et deuxième 
articles couverts de poils d'un roux vif, les cinquième et 
sixième un peu comprimés , massue de trois feuillets. Yeux 
d'un jaune d'ocre , maculés de noir. Corselet d'un tiers 
plus large que haut , arrondi faiblement sur les côtés, et au 
delà du milieu , angles antérieurs avancés ; son milieu offre 
une corne noire, finement ponctuée , avec une ligne longi- 
tudinale en dessus ; elle est fourchue , large, et se dirige en 

1 Johann. Euseb. Voets, tab. 1 7 , iig. 1 14. 

Herbst a copié cette planche clans l'ouvrage intitulé D/alursis- 
icm, etc., von Gustav. Jablonski. t. 1 , tab, 4 , fig. 4 : on a changé 
sur la planche le nom d'Esaiï qu'il y avait en celui de Gyas , t. 1 ', 
p. 263 , n" ati. Ces trois noms de Goliath ; Esaû et Gyas ne sont donc 
employés que pour la même espèce. 




Cl. IX, Pi.. i3«j et i4o. 

avant. Ecusson grand, presque arrondi en arrière, rugu- 
leux , si ce n'est aux bords postérieurs. Elytres larges , 
arrondies régulièrement vers le sommet de la marge , rec- 
tangulaires sur le dedans de la suture ; vues avec un verre 
grossissant , la ponctuation paraît fine , rugueuse par pla- 
ces ; chaque étui a cinq séries de lignes étroites et sca- 
breuses. Les deux callosités se rapprochent de l'extrémité 
de la suture. Marge mince, sillon étroit peu après. Pygi- 
dium rétréci , alongé, arrondi par dessous. Cuisses larges, 
aplaties , très velues. Jambes noires , antérieures munies 
de trois fortes dents ; la première est plus espacée ; les mé- 
dianes et les postérieures ont quatre dents vers le milieu, 
disposées par deux. Huit segments abdominaux ; le qua- 
trième seulement laisse voir un stigmate sur le côté. Le 
huitième est très petit. 

FoEMINA. (PI. l4°0 

JSigra, nitida. E ly tris pub e cinerea tectis , corpore subtus , 
pilis aureis. Capite in medio subcornuto. Thorace punctis 
confertis. — Thorax differt marginc production et anguli.s 
anticis brevioribus* 

Longueur, 5 cent. 7 millim. : largeur, 35 millim. 

Presque aussi forte que le mâle. Tète noire , finement 
scabreuse, ayant au milieu supérieur une petite corne ob- 
tuse. Chaperon comme dans l'autre sexe. Yeux noirâtres. 
Corselet noir , un peu convexe en dessus , abaissé sur les 
côtés , plus fortement rebordé , chargé d'une ponctuation 
arrondie et serrée , scabreuse près des côtés ; angles anté- 
rieurs rapprochés des yeux , peu avancés , bord antérieur 
d'un marron jaunâtre ; il a en dessous une saillie trans- 
verse qui suit la marge. Ecusson noir, lisse , légèremenl 
ponctué en avant, Elytres d'un cendié pubescent , excepté 



. 



Ci.. IX, Vl. i3«) et i4o. 

à la base , qui est noire , et laisse voir quelques séries de 
points et de lignes scabreuses. Pygidium caché en partie 
parles élytres. Jambes antérieures plus courtes. Les pattes 
et le dessous du corps sont couverts de poils d'un roux ar- 
dent. Sept segments abdominaux, le premier et le dernier 
très petits. 

J'ai conservé à cette espèce le nom que lui a imposé 
M. Beské, entomologiste de Hambourg , résidant actuelle- 
ment au Brésil ; voici ce qu'il dit sur son habitat et sur ce 
qu'il a pu observer de ses mœurs , dans une lettre datée 
de Morro-Queimado , aux frontières de Minas Geraës , 
mars i835: « L'année passée , j'avais trouvé, dans mes 
chasses , quelques têtes de ce Scarabée , que je me per- 
mis de nommer Anubis ( voisin du Typhon ). Au commen- 
cement de cette année, je me rendis à l'endroit où j'avais 
trouve les fragmens , et je fus assez heureux pour prendre , 
au tronc de l'arbre nommé Berroba , un individu frais, et 
ensuite plusieurs mâles et femelles ; ces dernières sont plus 
rares ; on les trouve sur la pente d'une montagne sablon- 
neuse. Vers le soir, ils sont très vifs et volent près de 
l'arbre berroba. Quoique j'aie examiné soigneusement les 
environs de ce lieu , il ne m'a pas été possible de rencon- 
trer d'autres individus ; ils sont réunis sur un point très 
peu étendu. » 

Aug. Ohevrolat. 
Murs i83G. 




iS 



IX 




Searabœus anuSùf (Yievrofat 
f Femelle.) 



\'-./>(ioucfve se 



Remond >/»/> 



TrACIIYDÉRIDES , l ,c PARTIE. CLASSE IX, Pï,. 1 4 I il iC>4. 



MONOGRAPHIE 



DES 



TRACHYDÉRIDES, 



PAR M. DUPONT JEUNE. 









Cerambyx et Callidium auctorum veterum 

Les insectes qui composent cette tribu se distinguent fa- 
cilement des autres Cérambycins par leur écusson tantôt 
large et en triangle rectangle , et tantôt en triangle allongé , 
très rétréci et presque ensiforme, mais "jamais demi-circu- 
laire; par leurs pattes généralement plus courtes et plus ro- 
bustes ; par leurs ély très plus dures , ordinairement glabres 
et comme vernissées et dépourvues de refiels métalliques. 

Cette tribu se divise en seize genres , dont le tableau sui- 
vant indique les principaux caractères : 



836. i5 



TrACHYDÉuIDES, I l ' e PARTIE. 



TABLEAU DES TRACHYDERIDES. 



large , aplati , et s'unissant an mésnstemum par une échancrure demi- 
I circulaire I. Megaderus, 

( large et coupé transversalement, pattes antérieures 
médiocrement large I notablement plus longues et plus épaisses que les 

et entièrement se- j autres 2. Lissonotus. 

paré du mésoster- » 

num , celui-ci i terminé en pointe assez aiguë , pattes antérieures 



moins longues et à peine plus épaisses que les autres. 3. Itachidion. 



offrant une 
pointe plus 
moins 
longue en- 
tre l'arti- 
culation 
1 des pre- 
mières 
cuisses. 
Ecusson 



en triangle raccourci , élytres fortement rebordées et s'é- 
largissant à leur extrémité 

une fois seulement plus long que large .... 
' Extrémité latérale des élytres nni- 



triangle 
allongé et< 

presque 

ensi- 

forme , 



deux fois 
au moins 
plus long 



épineuse; antennes de onze articles 
également dilatés 



J Extrémité des élytres tout à faitmu- 
que arge < t jq ue . an t ennes de douze articles 
\ graduellement dilatés 



tressaillant / 

avec une i des mâles très avan- I Bords latéraux du corselet armes 

éthanerure 1 cées , bifides et cour- \ d'une longue épine 

transver- J bées à leur extrémité, < 
sale plus ou\ menton entièrement J Bords latéraux du corselet armes de 

moins pro- \ corné. I deux larges épines 

fonde. i à peu près semblables dans les deux sexes , menton corné à 

Mandibu- f la base et membraneux vers la languette 

les V. , .. 

)fliant entre l'articulation des premières cuisses une proéminence médio- 
crement prononcée 



! Extrémité des cuisses inter- 
médiaires et postérieures, 
ainsi que l'extrémité laté- 
rale des élytres munies 
d'une épine- Presternum 



écliancré profondément ainsi que le second 
article des antennes 

Sans écbancrure apparente , offrant une 
saillie peu notable entre l'articulation des 
premières cuisses 



4. Nosophleeus. 

5. Desmoderus. 

6. Phœdinus. 

7. Charinoles. 

8. Dendrobias. 

9. Dicranoderas. 

10. Trachyderes. 

11. Xylocharis. 

12. Ancyloslernus. 

13. Oxymerus. 



3 ( offrant une saillie cunéiforme et comprimée entre l'articulation des pre- 

•2 S l m ' eres cuisses ; antennes grêles , une fois au moins plus longues que le 

? g J corps , et de douze articles 14. Stenaspis. 

S - { 

g S J arrondi et faiblement creusé , ainsi que le mésosternum , l'un et l'autre 
">&» | entièrement mutiques ; antennes courtes de onze articles , à peu près 
« égaux , moins le second 15. Crioprosopus. 

rétréci en avant et tout à fait mutique. Presternum aplati et coupé nettement en 



16. Sphœnothccus. 



Cl. IX, Pl. i4i à iG4. 3 

i 

I. MEGADERUS. Dejean ) V. p. 5. 

P/'eiZerwMmlatissimumjinterfemoraanticarotundatumjinesosterno 

semi-circulariter adfixum. 
Mesoslernum latius, haud prominens. 
Caput sat validum, pone oculos emarginatum. 
Anlennœ n-articulatae, maris corpus aeq liantes, feminœ multo bre- 

viores. 
Thorax deplanatus,quam latiorsublongior, antice angustatus, late- 

raliter rotundatus, utrinque subspinosus, angulis humeralibus 

emarginatis. 
Sculellum triangulare maximum. 

Elytra deplanata sensim ad apicem subangustiora , mutica. 
Pedes longi , solitu graciliores j antici posticique œquales , medii 

brevioresj tarsi longi , leviter dilatati. 

Ce genre ne renferme que deux espèces. 

i. M. Stigma. Dejean, Pl. izj-i, %. 1. 

A ter, elytris fascia obliqua lutea ; pedibus nigris. 

Cerambyx stigma, Lin. , Syst. nat. , 1-2 , p. 635, n° 7a. 

— stigma, Gmel. , i-4, p. i84, 110 72. 

— stigma, de Geeiu, Ins., tom. v, p. 119, 11. 22, tab. i4, 

fig. ,3. 

— stigma, Herbst., Borows. naturg. , tom. vi, p. 129, n. i5, 

tab. 16, fig. 3. 

— stigma, Lat., Gen. crust. etins., tom. ni , p. 3g, sect. 3. 

— stigma, Schoen., Syn. ins., tom. m, p 362, n° 72. 
Callidium stigma , Fab. , Syst. eleut., tom. n, p. 338 , no 38. 

— stigma, Oliv. , Ent. , tom. iv, n° 70, p. 7, n°4, tab. 2 , 

fig, 21, a, b cf. 

— stigma, Voet.,Co1. éd. Panz.,tom. iv, p. i,n° i34, tab. 25, 

fig. i34. 

— stigma. Illic, Mag. , tom. v , p. î4o , no 28. 
Megaderus stigma, Guér. , Icon. du règne animal, Ins., pl. 43, f. 2. 

— stigma, Dej. , Cat. , 3 e édit. , p. 344. 

Longueur, 8-1 5: largeur, 3-5 lignes. 
Cet insecte varie beaucoup pour la taille et la couleur ; 



4 Trachydérides, i 1c partie. 

tantôt il a huit lignes de long depuis la tête jusqu'à l'extré- 
mité des élytres ; tantôt il en a quinze , et quelquefois da- 
vantage. Ordinairement il est, en dessus et en dessous, d'un 
noir plus ou moins profond , et quelquefois d'un brun- 
marron plus ou moins clair : la partie supérieure de la 
tête est rugueuse ; l'arcade qui reçoit l'articulation des an- 
tennes est entièrement lisse ; un peu en avant de celle-ci , 
on voit de chaque côté une petite impression ronde et assez 
profonde. Les antennes sont d'un beau noir, et leur extré- 
mité est quelquefois brunâtre ; le corselet est rugueux sur 
toute sa partie supérieure , et plus lisse postérieurement ; 
l'écusson est finement pointillé et paraît lisse. Les élytres 
sont couvertes d'une ponctuation très serrée sur toute leur 
étendue avec deux fines élévations longitudinales ; ^lles 
offrent chacune une tache assez large d'un jaune fauve , qui 
varie de grandeur, et qui se dirige obliquement de la 
pointe de l'écusson au milieu du bord extérieur. Assez 
souvent cette tache n'est indiquée que par un petit trait 
oblong , et quelquefois même elle a disparu .entière- 
ment. Tout le dessous du corps est entièrement noir ou 
noirâtre , quelquefois cependant il offre deux taches rou- 
geâtres entre l'articulation de la seconde paire de cuisses , 
et deux autres plus petites sur le premier segment de l'ab- 
domen ; les pattes sont noires avec les tarses brunâtres ; 
chez quelques individus les jambes sont rougeâtres. 
Brésil , Cayenne. — Coll. Dupont. 

D'après M. Lacordaire {Mémoire sur les habitudes des 
insectes de V Amérique méridionale , Ann. des Sciences natu- 
rel/es , toni. xx ) , le Megaderus stigma se trouve commu- 
nément à la Guiane et aux environs de Rio-Janeiro sur 
les feuilles de plusieurs arbres ; il vole bien , fréquemment 
à l'ardeur du soleil ; il est surtout remarquable par l'odeur 
forte qu'il exhale , et qui ne ressemble en rien à aucune 
de celles des autres Coléoptères de la même famille. 



Cl. IX , Vl. i ii ;i iO'i, 



2. M. bifasciaïus. Dejea/i. PI. 14 1, f. 2! 

Atcr clytris fasciis duabus laleis , pcdibus aigris , tiùiis tar- 
sùquc dilulc testaccis. 



DahuN, Cat. , 3 e edit. , p. 344. 

Longueur, 1 1 ; largeur, 3 i/a lignes. 

Cette belle espèce est plus parallèle que la précédente ; 
la tête est de la même couleur , proportionnellement plus 
petite ; les antennes sont noires , ainsi que le corselet ; celui-ci 
est rugueux à sa partie supérieure et aussi plus lisse pos- 
térieurement ; il est un peu plus arrondi sur les côtés , un 
peu plus plane , et la pointe qui est à chaque bord latéral , 
près de l'étranglement postérieur r est notablement plus 
saillante et plus arrondie. L'écusson et les élytres sont éga- 
lement noirs ; ces dernières offrent chacune deux bandes 
d'un jaune-fauve assez vif : la première a la base interrom- 
pue par l'écusson, qui est noir; la seconde', qui est inter- 
rompue par la suture , et un peu oblique et moins large , 
est placée vers le milieu. Les élytres ont en outre , à l'angle 
humerai, une épine assez forte ; leur surface est légèrement 
chagrinée et offre , comme dans le Stigma, deux petites élé- 
vations longitudinales, mais plus lisses. Le dessous du corps 
est entièrement d'un noir obscur^ avec les jambes fauves 
ainsi que les tarses. 

Mexique. — Coll. de M. le comte Dejean. 



6 TrACHYDERIDES. , l' e PARTIE. 

IL LISSONOTUS. Dalman. 
Cerambyx et Callidium auctorum veterum. 

Presternum deplanatum , transversim bisulcatum. 
Mesosiernum latum, antice quadratum, a presterno remotura. 
Caput brève, latius. 
Antennes serratœ, maris corpus sequan tes, feminœ breviores, n-arti- 

culatœ ; articule 10 majori, 2« brevi, sequentibus gradatim dila- 

tatis , ultimo acuto subarcuato. 
Mandibula brevia. 

Palpi œquales , vel sub-œquales , articulo ultimo obeonico. 
Thorax levis, lateraliter rotundatus, muticus. 
Scutellum sat magnum, triangulare. 
Elytra cuneata. 
Pedes validi, incrassati , antice longiores , postici mediis breviores; 

tarsi maris valde dilixtati , feminœ minores , su! œquales. 

Ce genre a beaucoup de rapports par le faciès avec les 
vrais Trachjderes , mais il en diffère complètement par la 
forme du presternum et du corselet. 

Il peut se subdiviser en deux sections , selon que l'ex- 
trémité des élytres est arrondie ou armée d'une épine. 

PREMIÈRE SECTION. 



ttrémi 


té des élytres arrondie ou mutique 


i. 


flabellicornis . 






2. 


spadiçeus. 






3. 


cruçiatus. 






4. 


flavocinctus. 






5. 


multifasciatus . 








DEUXIÈME 


SECTION. 




Extrémité' des élytres armée d 


une épine. 


6. 


equestris. 






7- 


corallinus. 






8. 


abdominalis. 






9- 


bisignatus. 






10. 


biguttatus. 







Cl. IX, I»j,. i4i à iG4. 7 

PREMIÈRE SECTION. 

i. L. flabellicornis. Gemiar. PI. 142, f. 1. 

Aterrimus , nitidus , immaculatus, 

Ccrambyx flabellicornis , Germar. , Ins. spec. nov. , vol. j , p. 5q'i , 
n° 670. 
Lissonotus morio , Dej. , Cat. , 3° édit. , p. 345. 

Longueur, 8-9 ; largeur, 2 1/2 à 3 lignes. 

Il est entièrement d'un beau noir luisant de part et d'autre . 
Les six derniers articles des antennes sont d'un noir ve- 
louté , plus profond dans le mâle que dans la femelle. Le 
dessous du corps et les pattes sont parsemés de petits poils 
roides également noirs. Le dessous des tarses est un peu 
fauve. Avec une forte loupe on voit, en outre, une ponctua- 
tion peu serrée sur tout l'insecte. 

Brésil. — Coll. Dupont. 
r 

2. L. spadiceus. Dalman. PI. 142, f. 2. 

Nitidus niger, thorace supra fer ru gineç , elytris modo ferru- 
gineis f modonigris macula magna Jerruginea. 

Lissonotus spadiceus, Dalman. , Anal, entom., p. 65 , n° 52, mâle 

et femelle. 
Ceramby pc purpuralus ', Germ, , Ins. spec. nov., vol. i , p. 5o3, 

n° 6Gç } , 
Lissonotus rotundipennis , Dej., Cat. , 3 e e'dit., p. 345. 

— spadiceus , Aud. Ser ville , Annal, de la Socie'te' Ent. de 
France, tome 3 , p. 5;. 

Longueur, 5 1/2-75 largeur, 2-3 "ligne?. 

Cette espèce , moins grande que la précédente , varie 
beaucoup pour la couleur et la grandeur. Tantôt elle est 



8 TlUCHYDÉMDliS, | w l'AHTIE. 

entièrement d'un brun-marron foncé plus ou moins clair 
et luisant, et tantôt presque entièrement noirâtre. Le 
plus ordinairement la tête et les antennes sont noires ; le 
corselet est d'un brun-marron assez foncé. Les élytres sont 
noires ou noirâtres, et offrent chacune près de leur base une 
tache ovale plus ou moins grande de la couleur du corselet. 
Le dessous du corps est ordinairement d'un noir obscur ; 
les pattes sont noirâtres , quelquefois rougeâtres. Tout l'in- 
secte est, en outre, couvert d'une ponctuation peu serrée à 
peine apparente. 

Brésil, rto Coll. Dupont. 

Nous avons reçu de la Colombie un individu de cette es-r 
pèce , dont la forme est notablement plus étroite , le cor- 
selet plus long , plus rétréci en avant , et dont la ponctua- 
tion générale est moins distincte. Du reste , ces différences 
ne nous ont pas paru suffisantes ppur en faire une espèce 
particulière , et nous nous bornons ici à les indiquer comme 
une modification purement locale. 

5. L. cruciatus. Dupont. PI. i43, f. i. 

Minutissimus ater, elytris luteis sutura fasciaque média 
ni gris. 

Longueur, 3; largeur, i i/4 lignes. 

Cette espèce est jusqu'à présent la plus petite du genre, 
La tête est noire et entièrement couverte de points enfoncés 
assez gros. Les antennes sont d'un noir mat dans la femelle, 
le seul sexe que je connaisse , et elles sont assez grêles jus- 
qu'au sixième article , avec les suivants courts et très dila- 
tés. Le corselet est d'un brun obscur, assez fortement ponc^ 
tué, avec une tache noirâtre au milieu. L'écusson est noir 
et parsemé de quelques points. Les élytres sont d'un jaune 
un peu testacé , légèrement bordées de noir , avec l'angle 



Cl. IX, Pl. i4i à i64. ;> 

humerai et la suture de la même couleur ; elles sont , en 
outre , traversées un peu au delà du milieu par une bande 
également noire , plus large vers la suture et qui ne touche 
pas les bords latéraux. Le dessous du corps est roussâtre et 
couvert de poils grisâtres. La moitié antérieure des cuisses 
est roussâtre ; leur extrémité , ainsi que les jambes et les 
tarses , sont d'un noir profond. 
Cayenne. — Coll. Dupont. 

4. L. flàvociinctus. Dejean. Pl. i43, f. 2. 

bpaaiceus nitiaus jjasçia tnoracis geniculisque mgris j co- 
leopteris medlo flavo cingulatis. 

Dej v Cat., 3e e'dit.,p. 345. 

Longueur, 5 ; largeur, % lignes. 

Il est entièrement d'un beau marron assez clair , tant en 
dessus qu'en dessous. La tète est ponctuée à sa partie supé- 
rieure ; les antennes sont d'un brun plus foncé , sans reflet, 
avec le premier article luisant et l'extrémité des autres noi- 
râtre. Le corselet est moins long que large , ponctué sur 
toute son étendue et traversé dans son milieu par une bande 
noirâtre qui s'arrête aux bords latéraux. On voit en outre, 
à sa partie postérieure , une impression transversale assez 
marquée. Les élytres sont traversées dans leur milieu par 
une bande régulière , jaune , bordée de noir, mais plus vi- 
siblement du côté de l'écusson. Le dessous du corps est 
d'un brun rougeâtre ; les pattes sont de cette couleur, avec 
l'extrémité des cuisses , des jambes, et les tarses d'un beau 
noir. 

Colombie. — Coll. Dupont. 



io TiuciiYDÉninES, i re partie. 

5. L. multifasciatus. Chevrotât . PI. 143 , f. 3. 

Rufo-castaneus , thorace medio nigro transversini fasciato ; 
elytris parallelis , humcris prominulis , fascia média sinuata 
flava, antice posticeque nigro latius limbata. 

Longueur, G ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Ce bel insecte s'écarte un peu des espèces congénères par 
ses antennes un peu plus longues et plus grêles à leur ex- 
trémité , comme cela a lieu, du reste, chez toutes celles qui 
nous sont connues du Mexique ou de la Colombie ; mais il 
s'éloigne en même temps un peu des espèces de ces der- 
nières localités par ses élytres un peu plus parallèles et 
moins déprimées, avec les angles huméraux plus saillants. 

Il est entièrement d'un brun-marron clair en dessus ; la 
tête est de la même couleur et fortement ponctuée à sa par- 
tie supérieure , et noirâtre en dessous. Les antennes sont 
d'un noir mat avec le premier article luisant. Le corselet est 
court , arrondi , et fortement ponctué en dessus et en des- 
sous ; traversé dans son milieu par une bande noire inégale 
qui s'arrête sur les bords latéraux ; l'on voit aussi , de 
chaque côté , mais presque en dessous , une tache de cette 
dernière couleur , qui s'unit plus ou moins à la bande 
transversale. L'écusson est noir et à peine pointillé. Les 
élytres sont presque parallèles avec les angles humera ux 
assez saillants , et traversées dans leur milieu par une raie 
jaune irrégulière , rétrécie vers la suture. Cette bande s'ap- 
puie antérieurement et postérieurement sur une bande 
noire. Elles sont, en outre, fortement ponctuées , ainsi que 
le dessous de l'abdomen , qui est d'un brun-noirâtre ; au 
milieu de celui-ci , on voit une tache d'un brun-marron 
clair qui varie de grandeur ; la moitié antérieure des cuisses 
et les jambes sont de la même couleur ; la moitié posté- 



Cl. IX, Pl. i4i à i64. n 

Heure des premières et l'extrémité des secondes , ainsi que 
les tarses , sont noirs. 

Mexique. — Coll. Dupont. 

Cette espèce a été découverte par MM. Vasselet et Salle \ 
à Soleda , en terre chaude , sur une plante appelée dans le 
paysjlur-vage. 

DEUXIÈME SECTION. 

6. L. equestris. Dejean. Pl. i44> f». *• 

Nitidus ater y elytris paulo ante médium rubro succinclis. 

Cerambyx equestris, Linn. Syst. nat. Gmel., i-4, p. i848, n°254. 
Callidium equeslj'e , Fab., Syst. el., tom. 2 , p. 339, 110 3i . 
Cerambyx unidentalus , Ol . , Ent. , tom . 4 , n° 67, page 20 , n° 22 , 

tab. 19, Cg. i45. 
Lissonotus cinctus , Sciioen., S t yn. ins., tom. 3 , p. 364, n° 91 . 
Lissonotus equestris, Dej., Cat., 3e ëdit . , p. 345. 

Longueur, 6-8 5 largeur, 2-3 lignes. 

Il est ordinairement d'un beau noir luisant, tant en dessus 
qu'en dessous; les antennes, moins les cinq premiers ar- 
ticles , sont, ainsi que les tarses, d'un noir mat. Les élytres 
sont traversées , un peu avant leur milieu , par une bande 
régulière assez large , d'un beau rouge de corail très fine- 
ment découpé sur ses bords. Quelquefois cette bande est 
séparée dans son milieu par la suture. Le corselet est moins 
ponctué que les élytres. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 

7. L. corallinus. Dupont. Pl. i44> 6 2 - 

Ater nitidus, elytris dimidiatim antice corallinis ; pedibus 
corallinis tarsisque nigrisy abdomine obscure rubro. 

Longueur, 6 1/2; largeur, 2 2/3 lignes. 

Cette belle espèce est de la grandeur de Y Equestris , seu- 



12 TrACHYDERIDES , l' e PARTIE. 

lement elle est notablement plus longue. La tète , les an- 
tennes , le corselet , tant en dessus qu'en dessous , le méso- 
sternum , l'écusson et la moitié postérieure des élyires sont 
d'un beau noir luisant ; la moitié antérieure de celles-ci , 
l'abdomen et les pattes, sont d'un beau rouge de corail - r les 
tarses sont noirâtres en dessus et un peu fauves en dessous. 
La ponctuation du corselet est assez éloignée , celle des ély-r 
très est sensiblement plus rapprochée. 

Colombie. — Coll. Dupont. 

Je dois ce bel insecte à l'amitié de M. Barthélémy , di- 
recteur du musée de Marseille. 

8. L. abdominalis. Dejean. PI, i45, f. I. 

A ter nitidus , elylrorum macula basait , femorum basi ab- 
domineque rubris. 

Dej., Cat., 3 e edit., page 346. 

Lissonotus unij ascialus , Gory, Icon. du règne animal, pi. 43, fig. 1. 

Lissonotus femoralis , Chevroi,at, Coll. 

Longueur, 8-1 ij largeur, 2 1/2-3 i/3. 

Cette espèce est jusqu'à présent la plus grande du genre. 
Elle est d'un beau noir luisant ; les antennes, moins les cinq 
premiers articles , sont d'un noir velouté ; les élytres offrent 
chacune , à leur base , une tache oblongue d'un rouge de co- 
rail qui s'étend de l'angle humerai à la pointe de l'écusson. 
Le dessous du corselet , les pattes antérieures et le mésoster- 
num sont entièrement noirs. L'abdomen , ainsi que la 
moitié des cuisses intermédiaires et postérieures , sont d'un 
rouge un peu obscur ; l'autre moitié des cuisses , ainsi que 
les jambes, sont entièrement noirâtres. Tout l'insecte est, 
en outre , couvert d'une ponctuation fine et peu serrée. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

L' unifasciatus de M. Gory ne diffère point de cette espèce. 



Ci.. IX, Pl. i4i à iC4. i3 

9. L. Bisignatus. Dupont. PI. il v 5 9 f. 2, 

A 1er nitidus , elftris basi macula lutea; abdominc femori- 



busque posticis et mcdiis fulvo-rubricantibus. 



Longueur, 7; largeur, 2-2/3 ligues. 









Il est un peu plus petit que Y Eqilestris et d'un beau noir 
en dessus. Les huit derniers articles des antennes sont d'un 
noir mat; le corselet est finement pointillé; les élytres sont 
très finement ponctuées , et elles offrent chacune , près de 
l'écusson , une tache fauve un peu oblique et assez éloi- 
gnée du bord latéral et de la base. Les pattes antérieures , 
ainsi que le mésôsternum, sont noirs; l'abdomen, les cuisses 
intermédiaires et postérieures sont d'un rouge fauve avec 
la base noire ; les jambes sont aussi de cette dernière cou- 
leur. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

10. L. biguttatus. Dalman. PI. izj.5, f. 3. 

Spadiceus , antennis nigris , elytris macula subrotunda paulo 
cwte médium fulva. 

Lissonotus biguttatus, Dalman., Schoenn., Syn. iris., tome 3, 

page 109, n° 219, tab. 6, fig. 4. 
Callirfium bigultalum , Hoffmatssegg. secundum Sclmeid . 
Lissonotus biguttatus , Dej., Cat., 3 e e'dit., page 345. 

— eqiieslris, Ki.ug., Coll. 

- ^^^u,,CHEvnotAT,Coll. 

Longueur, 7 ; largeur, 3 lignes. 

H est un peu plus grand que YEquestris et entièrement 
d'un brun-marron luisant, plus ou moins clair ; les antennes, 
l'extrémité des jambes et le dessous des tarses sont noirs. 
Les élytres offrent chacune , un peu avant leur milieu, une 



i4 Trachyi>éi\ides, l re PARTIE. 

tache d'un jaune-fauve, presque rouge , plus rapprochée de 
la suture que du bord extérieur ; cette tache est en outre 
largement et inégalement entourée de noirâtre ; la ponctua- 
tion qui couvre le corselet , les élytres et le dessous du 
corps est à peu près comme dans VEquestris. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

III. RACHIDION. Serville. 

Presternum minutum, interfemora antica angustatum, dentiforme. 

Mesosternum minus angustatum , dentiforme. 

Caput angustum , postice deplanatum . 

Anlennœ serratse, trunco vix longiores, ii-articulatœ , articulis ba- 

silaribus subcylindricis , sequentibus compressis gradatim dila- 

tatis. 
Mandibula subarmata. 

Palpi graciles, subsequales, ârticulo terminali subcylindrico. 
Thorax longior quam latior, antice angustatus postice inedio sub- 

productus, lateraliter submuticus. 
Scutellum triangulare elongatum. 
Elytra subparallela, apicemutica, bumeris plicatis. 
Paies médiocres, postici graciliores et longiores; femora antica 

mediaque clavata ; tarsi postici alteris longiores minusque dila- 

tati. 

Ce genre ressemble au premier coup d'œil aux Lissonotus ; 
mais il en diffère beaucoup par les caractères génériques. 
Dans les Lissonotus la tête est courte et large , ici elle est 
étroite et avancée ; dans les premiers , les élytres sont entiè- 
rement lisses et rétrécies à leur extrémité , chez le Rachi- 
dion elles sont plissées à leur base et presque parallèles ; 
chez les uns , les pattes sont fortes et robustes avec les pos- 
térieures moins longues ; dans l'autre , elles sont moins 
épaisses avec les postérieures plus longues que les autres ; 
enfin , chez le Rachidion , l'articulation des premières et 
secondes paires de cuisses est assez rapprochée , tandis que 
chez les Lissonotus elle est notablement plus écartée. 

On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre. 



Cl. IX, Pr.. i4i à i64. iS 

R. nigritum. Serville, PI. 146. 

Aler, elytris subnitidis , subparallelis humeris plicatis;fe- 
moribus ferrugineis. 

Audinet Serville , Annales de la Société Entomologique de France, 

tome 3 , page 65. 
Dejean, Cat., 3 e édit., page 335. 

Longueur, 7 1/2; largeur, 3 2/3 lignes. 

Il est entièrement noir de part et d'autre ; plus cylindri- 
que et moins rétréci postérieurement que les Lissonotus. 
Les palpes sont ferrugineux ; les antennes sont d'un noir mat 
avec les trois premiers articles d'un noir luisant. Le corselet 
est finement ponctué , plus abondamment sur le disque , 
avec deux petites élévations transversales et un petit tuber- 
cule qui les sépare à sa partie postérieure. L'écusson est à 
peine pointillé et un peu convexe. Les élytres sont parse- 
mées de petits points à peine visibles , et l'on voit à leur 
base , près de l'angle humerai , deux petites élévations assez 
saillantes. Tout le dessous du corps est noir et couvert de 
petits poils serrés sur la poitrine , qui lui donnent un aspect 
velouté; les cuisses sont d'un rouge ferrugineux avec la base 
et l'extrémité noires; les jambes sont de cette dernière cou- 
leur avec les tarses brunâtres. 
Brésil. — Coll. Dupont. 

IV. NOSOPHLOEUS. Dupont. 

Presternum integrum , tuherculo valido inter pedes anticos pro- 

ducto , instructum. 
Mcsosternum a prcsterno remoLum, spina producta inter femora in- 

termedia armât um. 
Cnput minutum , oblongum , posticc punctatum , inter antennas ca- 

naliculatum. 



l(i TRACHYDERinES, l rc PARTIE. 

Antennœ graciles , u-articulatœ , subfiliformes , trunco longiores, 

articulis primo tertioque in mure punctatis , infemina breviorcs , 

crassiores. 
Mandibula parva , graciliora , in utroque sexu parum arcuata. 
Palpi , articulis brevibus, cylindricis, difficile conspicuis. 
iWe/^Hmangustumremotepunctatum,transversimlevitersculptum. 
Thorax latior quam longior, valde gibbosus , octo tubercula gerens, 

quadriseriata , medio linea elevata divisus, in cavitatibus punc- 

tatissimus, postice coarctatus, ad angulos elytrorum fere pro- 

tensus. 
Scutellum minutum, quam longius paulo latius , leviter postice ro- 

tundatum. 
Elytra parallela , elongata , subcylindjica, postice rotundata, sin- 

gulo apice bispinuloso. 
Pedes graciles gradatim longiores , femoribus postice spinîs duabus 

brevissimis instructis. 

i. N. concinnus. Dejean. PI. 147. 

Anthracinus , elytrîs dimidiatim antice , thoracis tuberculis, 
scutello mcsosternoquefulvis', antennis graciliorib us , cor- 
pore multo longiores. 

Dejeaiv, Cat. 3° édit., page 345. 

T V / i i- * / 

Longueur, 7 lignes 1/2 ; largeur, 2 lignes 1/2. 

La tête est très lisse , d'un noir-d'ébène luisant en dessus , 
ainsi que les antennes , avec la bouche et la partie infé- 
rieure d'un fauve tirant sur l'orangé. Le prothorax est en 
entier, tant en dessus qu'en dessous de la première de ces 
couleurs ; les intervalles compris entre les tubercules dont 
il est couvert paraissent finement pointillés. L'écusson et la 
moitié antérieure des élytres sont aussi d'un fauve-orangé ; 
ces dernières sont assez fortement rebordées latéralement 
et légèrement ponctuées. En dessous, le mésosternum est 
d'un fauve-orangé ; l'abdomen d'un noir luisant et très lisse ; 
les pattes sont également noires et finement ponctuées. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 



Classe IX, Pr.. i4i à iC>4. «- 

V. DESMODERUS. Dejean. 

Pvesternum transversim leviter subcmarginatum, ad inscrlioncm 

maris pedum autieorum spina obsoleta instructum. 
Caput médiocre. 

slntennœ glabrœ, jermhbè corpus aequatites \ maris illo longiores, 
îi-articulatre , articule- primo subpyriformî , secundo parvo, cya- 
tbiformi , alterissubcyliudricis, subcompressis , apice incrassatis , 
interneque spina brevi instructis, ultime ad apicem coarctato et 
articulum dnodecimum mentiente. 
Mandibula arcuata , parum externe tuberculata- 
Palpi brèves subsequales. 
Thorax lateraliter dilatatus bitubcrculatusque , disco tuberculis 

quinque aspero. 
Elytra subparallela, ad apicem sensim angustiora , huraeris promi- 

ïiulis. 
Scutellum triangulare angustum. 
Pedes brèves, femoribus clavatis, basi gracilibus. 

i. D. variabilis. Dupont. PI. 148. 

A lithr admis ely tris concoloribus , velanthr admis elytris lo- 
tis apiceve testaeds , sutura dimidiatim postice déhiscente 
albida ; antennarum articulis mediis fulvis , apice nigris , 
tribus basilaribus atris, quatuor ullimis fulvis . 

Longueur, 12 a i4 \ largeur, 3 i/a à 4 1/2 lignes. 
, Variété : D. eximius. Dej. 

Cet insecte varie beaucoup pour la couleur ; tantôt il est 
entièrement d'un noir luisant ; tantôt le corselet , la tète , 
Fécusson et la base des élytres sont d'un roux testacé , et 
quelquefois la totalité des élytres est de cette dernière cou- 
leur. Dans tous les cas, F extrémité de ces dernières est un peu 
déhiscente , et la moitié postérieure de la suture est liserée 
iS36. *6 



18 TlUCIlYUERIDES, I re PARTIE. 

de blanchâtre. Outre cela , l'angle humerai est saillant et 
précédé, du côté delà sulurc , d'une crête élevée qui s'obli- 
tère avant d'atteindre le milieu del'élytre. Le corselet offre 
sur son milieu, sans compter les pointes latérales , cinq 
tubercules aigus disposés sur deux lignes transversales. Le 
corps est lisse. Les trois premiers articles des antennes sont 
noirs , les quatre suivants sont d'un jaune testacé , avec le 
sommet noir; les quatre derniers sont entièrement d'un 
jaune testacé. Les pattes sont noires, souvent avec la base des 
cuisses d'un roux testacé. 

Coll. Dupont et coll. de M. Dejean. 

VI. PH^DINUS. Dupont. 



Presternum canali transverso tenui signatum, anlicc marginaturo , 

spina porrecta verticali ad insertionem pedum anticorum in- 

structum. 
Mesosternum liastat un acute antice productum. 
Caput minutum, inter antennas rugosum , postice crebre puncta- 

tum ; oculi minuti. 
Antennœ femimv conprossao , coipr>re longiores n-articulata? , ai li- 

culis subœquaKbus, ulliino brevissirno. 
Mandïbula brevia , subarcuata , subinermia. 
Palpi maxillares subcompressi , articulo ultirno altëiis longiore vix 

ultra mandibula protenso ; labiales subbreviores. 
Mentum transversum, rugosum, siibplicatuTi. 
Thorax nodulosus, tuberculis ultra médium transversim locatis 

alteroque laterali in spinam desinente, instructus. 
Sculellum triangulare , lons-ius , angustum , in medio impressum. 
Elytra elongata, sensim ad apieem angustiora, mucronc tenui ar- 

mata. 
Pedes longi subcompressi, antici et intermedii œqualcs, postici 

autem longiores. 



Cr. IX, Vt. i4i à i€4. î S 

ï. P. tricolor. Dupont. PI. i4g. 

Elongatus, subparal/elus, citer ; thorace supra rubro, tuber- 
culis transi'crsim biseriatis, lateribus subspinoso ; elylris 
tenue punctulatis, antice dimidiatim sulphureis ; scutello 
nigro. 

Longueur, t4 ; largeur, 4 lignes. 

Cette espèce est entièrement glabre et luisante. La tête 
est petite , noire , ridée entre les antennes, avec une 
fine élévation longitudinale entre les yeux, et la partie pos- 
térieure couverte d'une ponctuation assez forte et assez 
serrée ; les mandibules sont vaguement ridées à leur côté 
externe ; les palpes sont noirs , avec la base et l'extrémité 
de chaque article brunâtres. Les yeux sont petits, noirs et 
peu saillants. Les antennes sont en entier d'un noir mat, à 
l'exception du premier article, qui est luisant, ponctué et 
marqué d'une impression longitudinale assez prononcée. 
Le corselet est d'un rouge-carmin foncé , avec le prester- 
num et les bords antérieur et postérieur d'un noir plus ou 
moins profond ; il est rugueux en dessus et en dessous, à 
l'exception des tubercules, qui sont très lisses et luisants. 
L'écusson est d'un beau noir, également luisant. Les ély- 
tres dans leur première moitié sont d'un beau jaune soufre, 
et d'un noir luisant et comme vernissées dans le reste de 
leur étendue ; elles sont entièrement couvertes d'une ponc- 
tuation assez prononcée. Le dessous du corps et les pattes 
sont noirs et parsemés de petits points rares et peudistincts ; 
les jambes intermédiaires et postérieures sont garnies à leur 
côté interne de poils courts et très serrés ; les tarses sont d'un 
noir brunâtre en dessous. 

Ce bel insecte paraît très rare; je l'ai reçu de Cayenne et 
je n'en ai vu aucun individu ailleurs que dans ma collec- 
lion. 



20 Trachydéiudes, i 1c partie. 

VIL CIIARINOTËS. Dupont. 

Prestcrnum spina brevi obsoleta ad inscrlionem pedum anticorum 

instructum, mesosterno avcte jnnctum. 
Mesoslernum longitudinaliter slriatum. 
Caput médiocre. 
Menlum antice marginatum , rugosum , tenue transvcrsim cxoa- 

vatum. 
A 'nte/inœ Je mince 12-articulatœ , corpore longiorcs, articulis corn- 
prcssis gradatim dilatatis, primo crassiori, secundo minutissimo , 
tertio , quarto , quinto , sextoque suboequalibus , sequentibus etiam 
œqualibus, sed magis dilatatis , ultimo prœcedentibus breviori. 
Manclibula brevissima , sed valde arcuata , subinerraia. 
Palpi maxillares mandibulis vix longiorcs. 

Thorax non longior quam latior, tuberculis duoluis minutis semi- 
circulo elevato cinctis instructus; spina laterali utrinque sat 
valida. 
Scutellum acutissimum , clongatum , subulatum , elytris quasi li- 

berum. 
FAytra subparallela, sublongiora,subconvexa, lateralitermarginata. 
Perfes antici et medii subœqualcs, femoribus tenue incrassatis ; pos- 
tici longiorcs et graciliores, 

1. C fasciatds. Dupont. PL i5o. 

(Femina.) Niger, thoracevelutino,punclulato, dorso rubi- 
ginoso quinque tubcrculato , lateribus tuberculo magno 
subspinoso ; elytris castaneis , apice , sutura margineque 
pallidioribus , medio fascia lata transversa lutea ; antennis 
basi nigris, apice luteis ; femoribus castaneis basi rufis , 
tibiis tarsisque luteis. 

Longueur, 7; largeur, 1 3/4 lignes. 

Je ne connais que la femelle de cet insecte, qui est entiè- 
rement glabre et luisant en dessus. La tête est d'un brun 
noirâtre, ainsi que les quatre premiers articles des antennes ; 
les autres articles de ces dernières sont d'un jaune testacé. 



Cl. IX, Pl. i if à iG4. ai 

Le corselet est également noirâtre , luisant , avec les inter- 
valles des tubercules un peu mats. L'écusson, ainsi que les 
élytres, sont de la même couleur ; l'extrémité de celles-ci 
est beaucoup plus claire que le reste , et presque d'un jaune 
pâle ; elles sont traversées dans leur milieu par une bande 
commune , d'un beau jaune , assez régulière, et finement 
dentelée sur ses bords. Le dessous du corps est d'un noir 
rougeatre , à l'exception du dernier segment de l'abdomen, 
qui est ferrugineux. Les pattes sont brunes, avec la base 
des cuisses et des jambes ferrugineuse ; les tarses sont de 
cette dernière couleur. 

lia été rapporté de la province de Minas Geraes, au Brésil, 
par M. Auguste Saint-Hilaire , et fait partie de ma col- 
lection. 

VIIÏ. DENDROBIAS. Dupont. 

Preslernum transvcrsim emargtnatum , spina brevi , obtusa , juxta 

collare tuberculoquc cuneiformi subprominulo inter femoraan- 

tica, instructum. 
Jl/esosternuni subconicnm. 
Caput productum in utroque sexu crassnm , subquadratum , an- 

tice perpendiculaire incisum , foveolisque longitudinalibus sat 

profundis , inter antennas sculptum, intcrstitio elevato striato. 
Menium transvcrsum , angustum, antice rugosum , inœquale, m 

utroque sexu eanali transvcrsim exaratum. 
sinlennœ maris corpore duplo longiorcs : arliculo primo brevi va- 

lido, secundo minuto , sequentibus elongatls, subacqualibus, ul- 

timo longiori apiee acuto. 
Oculi médiocres, valde emarginati , infra rotundali. 
Mandibula maris producta , apicc bifido , supina , arcuata , basi 

dente crasso munita subtus tantum saliente, subrecta ; feminœ 

brevissima, apice simpHcia. 
Palpi subcompressi; maxillares vix labialibus longiorcs, omnium 

arliculo ultimo prœcedenlibus una sumptis rcquali. 
Ikorax capite major, elytris angustior, supra tuberculo transverso 

ii régulai iter siuuato bipartitus , spina sat valida in utroque latere 

armatus. 
Scatcllum clongatum triangulare , lateralitcr sinualum. 



Th 



ACUYDLKIDtS, 



Elytva subelongata, sensim ad apicem angustiora , apicc quadrat» 

absquc emargiuatura , angulo humerali impressa. 
Pedes subsequales , médiocres femoiùbus incrassatis. 



I. D. QUADRIMACULATUS. PL l5l, f. 2. 

Niger, angustior , tibiis , antennarum annulis , ely troque 
singulo maculis duabus , una antica subquadrata , altéra 
postica elongata, luteis ; mandibulis maris subcxsertis brc- 
vioribus arcuatis. 

Trachyderes quadrimaculatus.Yi.LVG. Collect. 
Trachyderes sartorius. Hopfx\er. 

Longueur, 12 5 îargeur, 3 à 3 1/2 lignes 

Il est au moins un tiers plus petit que le Mandibularis r 
auquel il ressemble beaucoup au premier coup-d'œil. La tête 
est un peu plus petite , plus fortement rugueuse ; les man- 
dibules sont proportionnellement beaucoup plus courtes , 
un peu plus arquées et plus rugueuses. Le corselet est 
notablement plus long , un peu moins rebordé en avant 
avec l'élévation transversale beaucoup plus sinuée et 
comme interrompue. Les élytres sont proportionnelle- 
ment plus longues , plus étroites et moins dilatées aux an- 
gles numéraux ; la tache jaune située entre la base et le 
milieu n'atteint jamais le bord latéral ni la suture , comme 
du reste cela a lieu dans quelques variétés du Mandibu- 
laris. 

Il se trouve au Mexique, et il pourrait bien n'être 
qu'une variété du Mandibularis. 

Coll. Dupont. 



Ci. IX, Vi. i4i à ïGi. »3 

2. D. MANDIBULARIS. DlipOUt. PI. 1 5 1 , f. I. 

Niger, interdum rufo-piceus , tibiis , antennarwn annulis , 
ely troque singulo maculis duabus , zm« cuitica transver- 
sale , altéra postica elongata , luteis; mandibulls maris 
ex s crûs apicc arcuatis. 

Var. A, rufo-piceus, elylro singulo fascia lata longitudinali lutea. 
Puncto ceotrali rufo-piceo. 

Longueur, i4 1/2 ; largeur, 4 1/2 lignes. 

Les deux sexes sont ordinairement d'un noir peu brillant, 
quelquefois d'un brun rougeâtre, plus clair sur les côtés de 
la poitrine et de l'abdomen. La tète est légèrement ponc- 
tuée et rugueuse , surtout sur les côtés ; les trois premiers 
articles des antennes du mâle sont de la couleur du corps ; 
les suivants largement annelés de jaune à leur base , ou 
plutôt jaunes avec l'extrémité noire. Le corselet est lisse , 
coupé carrément à sa partie antérieure et à sa base, qui 
sont toutes deux légèrement rebordées ; l'élévation trans- 
versale est interrompue à ses extrémités, et forme deux tu- 
bercules placés obliquement en avant de l'épine latérale ; 
la base est précédée d'un enfoncement parallèle qui se 
perd sur les côtés. L'écusson est lisse et brillant. Les élytres 
offrent deux grandes taches , d'un jaune- testacé clair; la 
première placée à quelque distance de leur base , et n'allant 
pas tout à fait jusqu'au milieu, grande, presque carrée, 
sinuée à sa partie inférieure , et touchant quelquefois , mais 
rarement, le bord extérieur; la seconde, large, placée au 
dessous de celle-ci , plus près de la suture que du bord ex- 
terne , et atteignant l'extrémité de l'élytre. Ces deux taches 
varient beaucoup pour la grandeur ; le plus ordinairement 
elles sont séparées entre elles par un intervalle notable , et 



ïl TrACIIYDiÎkIDLS, I "* l'ARTIE. 

alors le noir domine sur les élytres ; quelquefois elles sont 
réunies par une partie de leurs bords , et alors le jaune 
occupe presque toute la surface des élytres. Les cuisses 
sont noires ou rougeâtres ; les tibias presqu'entièrement 
fauves, ou mi-partis de cette couleur et de noir. 

La femelle diffère du mâle , en ce que les caractères de 
la tête et du corselet sont moins prononcés chez elle que 
chez celui-ci , et en ce que les taches des élytres sont cons- 
tamment plus petites ; quelquefois même la seconde dispa- 
raît presqu'entièrement. 

Var. À. — Elle ne diffère de la précédente qu'en ce que sa 
couleur est constamment d'un brun rougeâtre , et que les 
taches des élytres sont réunies de manière à former une 
bande longitudinale , marquée à sa partie centrale d'un 
point assez gros, touchant quelquefois la couleur de la su- 
ture , ou d'une petite bande transversale à peine marquée. 
Cette variété paraît assez commune. 

Mexique. , — Coll. Dupont. 

5. D. TESTACEUS. DlipOUt. PI. l52, f. I. 

Tcslaceo^ferrugincus , tibiis antennarumquc annulis luteis ; 

elylris luteis basi marginequeferrugineo-tcstaceis ; man~ 

dibulis maris exsertis, apice arcuatis. 

Longueur, i4; largeur, 4 lignes. 

Cette espèce n'est peut-être qu'une variété du Mari- 
clibularis, et se rapproche extrêmement delà variété A, 
dont elle diffère par la teinte plus claire et par l'absence 
complète du point noir du milieu de chaque élytre, qui, 
chez cette dernière , est le vestige de la bande transverse 
qui , dans le type de l'espèce, sépare les deux taches jaunes. 

Cette différence s'étant représentée fidèlement chez un 
certain nombre d'individus, j'ai cru pouvoir provisoirement 
en faire une espèce particulière. 

Mexique. — Coll. Dupont 



Cl. iX, Pl. mi à iG'». 25 

4. D. maxillosus. Dupont. Pl. l52, f. 2. 

Teslaccus , thoracemaculis tribus nigris • elftris Iwidis im- 
maculatis , nervis tribus longitudinalibus pallidioribus y an- 
tcnnis rufo fus coque variegatis ; femoribus obscuris apice 
ni gris, tibiis tarsisque testaceis. 

Trachydcrcs nigtwentris. Chevrolat. Coll. 
Longueu-, 8 1/15 largeur, 2 3/4 lignes. 

Il est d'un jaime-testacé clair en dessus, plus foncé sur la 
poitrine , avec l'abdomen , les cuisses , la base des mandi- 
bules , les trois premiers articles des antennes et l'extrémité 
des suivants d'un brun-rougeâtre clair. Dans le mâle, les 
mandibules sont proportionnellement plus courtes que dans 
le Mandibularis. La tête est lisse avec l'excavation du front 
plus prononcée. L'élévation transversale du corselet offre 
une tache noire à chacune de ses extrémités ; l'enfoncement 
placé entre elle et la base est moins profond. L'écusson est 
plus allongé et plus étroit. Les élytres sont plus étroites et 
plus arrondies en dessus. On voit sur chacune d'elles trois 
lignes plus claires que le fond , partant de la base et se di- 
rigeant vers l'extrémité, où elles sont plus prononcées. Les 
jambes et les tarses sont testacés. 

Martinique. — Coll. Dupont. 

IX. D1CRÀN0DERES. Dupont. 



Pveslerntim transversim vaMe emarginatum, pixta collare processu 
perpentliculari, inter pedes anlicos linea cruciformi, instructum. 

Caput validum, paulo longius quam latius, antice semicirculariter 
impressum, fronte inter antennas quinque-sulcato foveolisquc 
duabus linea clevata divisis, signata. 

Anlennœ 1 1 - articulata' , corpore longiores , articulis primis , brcvi- 



26 TrACIIYDERIDKS., I 1 * PARTIE. 

bus, obtusis, secundo minimo, sequentibus ocqualibus , ultime 

duplo longiore antennœ ferma oe breviores. 
Mandïbula maris brassa, valida, producta ,fenûnœ miuora , supra 

rugosa, subtus lœvla, singulo apice biildo. 
JMenlum latissimum , transversim profundius impressum, laterali- 

ter ultra mandibula protensum. 
Ihorax latior quam longior, subpli.natus, utrinque bifide emargi- 

natus. 
ticii/e/Ziim magnum trlangulariter elongatum ; modo subsinuatum. 
Elytva elongata , deplauata , subpaiallela , irregulariter sinuata , 

marginal a. 
Pedes médiocres, femoribus ultra basin incrassatis compressisque. 

i. D. annulatus. Dejean. PI. i53. 

Dcprcssits, niger , capitc brevilcr quinque-suleato , linea cle- 
vata postica ; thorace incequali transversim bisulcato lateri- 
bus dilatato ; elytris impariter bifoveolalis apice truncatis ; 
antennis nigris , apice annulisque luteis ; pedibus nigris. 

Longueur, i5 ï/3 ; largeur, 4 1/2 lignes. 

IL est de la taille du Trachyderes succinctus, entièrement 
glabre et d'un noir profond et luisant tant en dessus qu'en 
dessous. La tète est forte, beaucoup plus grosse dans le 
mâle que dans la femelle , avec deux impressions assez 
profondes sur le vertex , séparées par une petite élévation 
longitudinale , bifide antérieurement, et deux autres à la 
base de chaque antenne ; les mandibules sont robustes , 
surtout dans le mâle, et bifurquées à leur extrémité. Le 
menton est très large ; les deux premiers articles des anten- 
nes sont noirs , les suivants sont d'un jaune clair dans leur 
moitié antérieure ; le dernier est entièrement de la même 
couleur. Dans une femelle que je possède, les quatrième , 
cinquième , sixième et septième articles sont entièrement 
noirâtres. Le corselet est court , une fois aussi large que 
Jong, et les tubercules latéraux sont bifides. L'écusson 
est de grandeur médiocre et concave Les élytres sont pa- 



Cl. IX , Pl. i4i à 1 04. 27 

rallèles , fortement et irrégulièrement sinuées , et elles ont 
chacune, près de l'angle humerai, deux petites lignes sail- 
lantes et une assez forte impression. Le dessous du corps 
est finement ponctué, avec la poitrine revêtue de poils 
courts et grisâtres. Le dessous des tarses est d'un gris-jau- 
nâtre plus ou moins obscur. 
Brésil. — Coll. Dupont. 

X. TRACHYDERES. Dalmàn. 

P resternum valde transversim emarginatum , s pin a plus miuusre 

longior juxta collare , tuberculoque longitudinal! valde promi- 

nulo inter pedes anticos instructum. 
Caput médiocre. 

Mandibula in utroque sexu fere consimilia. 
Mentum basi corneum , apice membranaceo. 
Antennœ n-articr'atœ ; articulis maris longis subcylindricisji'wmre 

deplanatis. 
Thorax nodulosus srepius longior quam latior, rarius latior quam 

longior. 
Scutellum magnum triangulare. 
Elytra lacvia , subcuneata modo apice mucronala. 
Pedes sat validi modice elongati, fcmoribus apice clavatis. 

Ce genre , établi par Dalman dans le tome 3 de la Syno- 
nymia insectorum de Schonherr , est sans contredit l'un 
des plus naturels de la nombreuse famille des Longicornes. 
Tous les insectes qui le composent se distinguent au pre- 
mier coup d'œil par leur corselet couvert de tubercules en 
dessus et muni en dessous de deux pointes saillantes sépa- 
rées par une gouttière profonde , et par le dernier article 
des palpes , qui est obconique. Ces caractères n'avaient 
point échappé à la sagacité du savant Dalman ;- mais nous 
croyons qu'il a commis une erreur en disant que les mâles 
avaient les antennes composées de douze articles , et les fe- 
melles de onze : en effet , les mâles ou ^tu moins la plupart 



28 TnACIlYDÉlUDES, l lc TARTIE. 

paraissent avoir douze articles , mais c'est le dernier qui est 
très allongé et qui présente dans son milieu un petit renfle- 
ment transversal que nous regardons comme une fausse 
articulation. 

Ce genre , propre, comme tous ceux de la tribu, au nou- 
veau continent , renferme aujourd'hui une assez grande 
quantité d'espèces provenant , pour la plupart , des décou- 
vertes faites récemment par les voyageurs français; aussi 
n'en trouve-t-on qu'un petit nombre de décrites ou de fi- 
gurées par les anciens auteurs. 

Pour faciliter l'étude de ce genre , nous y avons établi 
plusieurs divisions basées sur la forme générale de l'insecte 
et principalement sur celle du corselet. Nous eussions pu 
prendre également la disposition des couleurs , mais nous 
serions arrivé à des rapprochements moins justifiables et 
moins naturels. 

Ces divisions , au nombre de sept , nous paraissent assez 
tranchées , cependant plusieurs laissent encore beaucoup à 
désirer, et il est telle espèce qui semble presque appartenir 
autant à l'une qu'à l'autre , comme du reste cela a lieu dans 
les genres les plus naturels , où tous les individus se lient 
intimement les uns aux autres et forment pour ainsi dire 
une chaîne non interrompue. 

PREMIÈRE DIVISION. 

Thorax muni de chaque côté de deux tubercules à peu 
près égaux; fortement ponctué en dessous dans lesmâles. 
Extrémité des élytres mutique. 

i. T. elegans , G. — interinediua. 

■2. — Reichei , 7. — rubripes. 

3. — succinctus. 8. — subfasciatus. 

4. — cayennensis. 9. — interruptus. 

5. — traiisversaUs. lo ~ -^ot-cLu** 

DEUXIÈME DIVISION. 

Thorax transversal , entièrement couvert de poils courts 



Cl. IX, Pi. i4i à iG4. 29 

et sevrés ; premier article des antennes très gros dans les 
mâles. Elytres plissées irrégulièrement dans les deux sexes. 

10. T. thoracicus. 

TROISIÈME DIVISION. 

Thorax notablement plus large que long. Un peu aplati 
avec les deux tubercules des bords latéraux plus saillante. 

ii. T. Germarii. i4. — striatus. 

12. — strigalus. i5. — lineolatus. 

i3. — proximus. 

QUATRIÈME DIVISION. 

Thorax manifestement plus long que large. Extrémité 
suturale des élytres , ainsi que celle des cuisses intermé- 
diaires et postérieures , .armée d'une dent aiguë. 

iG. 1\ Tœnialus. 19. — confortais . 

17. — icapulavis. 20. — notatus. 

18. «— dimidiatus. 21. — bicolor. 

CINQUIÈME DIVISION. 

Thorax plus large que long, rétréci en avant, plus 
aplati , ses deux premières pointes latérales à peine appa- 
rentes ; les secondes au contraire notablement plus grandes, 
plus obliques et plus aiguës. 

9». T. Fabricii. 29. J — Lalreillei. 

?.3. — gloriosus. 3o. — Lacovdairci. 

2 4. — vaviegatus. 3i. — nigvipes. 

25. — Audouinii. 3a. — ebeninus. 

26. — nigrofasciatus. 33. — ruftpes. 

27. — Boisdiu'alii. 34. — testneeus. 

28. — zonalus. 

SIXIÈME DIVISION. 

Thorax plus long que large et plus convexe , offrant près 
du col , à ses bords latéraux , un tubercule de plus , et très 
prononcé. • 

35. T. signât us. 



3o TltACHYDÉMI>ES, I rt TARTIE. 

SErTlÈME DIVISION. 

Thorax à peine tubercule , aplati et plus ou moins cha- 
griné. Elytres longues , parallèles et toujours arrondies à 

leur extrémité. 

1 

36. T. Dejeanii. 43. — Dorbignyi. 

'6 m t . — Solieri. 44. — . nigripennis. 

38. — Duponlii. 45. — signaticollis. 

3<). — Olivieri. 4G. — omoplaLus. 

4o. — puncticollis. ki. — cvuentatus. 

4i. — bilineatus. 48. — cardinalis. 

42. — Vauilderi. 49. — shnplicipennis . 



/ Première division. 

I. T. ELEGANS. Klug. PI. l54, f. 1. 

Rufo-castaneus dilutior, capite antice in medio f os sulœ punc- 
tato, tuberculo transverso lœvigato ; elylris subparallelis 
posticc sensim sub-angustioribus , apice truncatis, in medio 
fascia transversa , pallide lutea , latiori , sinuata , utrin- 
que nigro limbata , latcribus dilatata ad basin excurrcnte, 
signatis; ab do mine castaneo pectore obscuriori • articulo 
primo antennarum maris basi punctato subrugoso; pedibus 

y ut in sequeiitibus. 

Longueur, 8 à i5; largeur, 3 à 4 lignes. 

Il a beaucoup de rapport avec le Succinctus ; mais il en 
est bien distinct. Sa couleur est d'un brun marron beaucoup 
plus clair; les antennes sont proportionnellement plus 
grêles , notablement plus longues , annelées de rouge , avec 
les trois premiers articles noirs, finement ponctués dans 
les mâles , plus lisses chez les femelles; l'extrémité des ar- 
ticles suivants est de cette même couleur, excepté celle des 
derniers , qui quelquefois prend une teinte brunâtre. La 



Cl. IX, Tr. 1 4 1 à »64. 3i 

tête est plus forte , plus rugueuse en avant , fortement 
ponctuée au dessous des yeux. Le corselet est sensiblement 
moins sinué , entièrement velu et ponctué en dessous, dans 
les mâles, lisse chez les femelles. Le tubercule latéral est 
aussi plus long et plus aigu que dans le Succinctus. La 
bande jaune qui traverse les élytres est toujours moins 
régulière , de largeur plus variable , atteignant de même le 
bord marginal , mais se prolongeant en un filet de sa cou- 
leur , qui remonte jusqu'à l'angle humerai. Les pattes sont 
à peu près semblables , seulement le noir qui couvre l'ex- 
trémité des cuisses est moins profond. 
Commun au Mexique. — Coll. Dupont. 

2. T. Reichh, Dupont. PI. 1 55- 

Nigro-castancus , ihorace transvcrsim carinato , lateribus 
tuberculis duobus inœqualibus maculaque Jlaea signato ; 
elytris sulparallclis postice sensim subangustioribus , in 
medio fascia latiori transversa maculaque communi apicali , 
pallidc luleis; abdomine rufo segmentis nigris ; antennis 
nigris testaceo annulât is , articula primo valde incrassato ; 
pedibus nigris femorum basi tibiisque testaccis. 

Longueur, avec les mandibules , i3 1/2; largeur, 4 1/2 lignes. 

Cette belle espèce ressemble , au premier coup d'œil , au 
Succinctus , niais elle en diffère beaucoup par des carac- 
tères très prononcés. 

Comme le Succinctus , celui-ci est en dessus et en dessous 
d'un brun marron foncé. Les antennes sont annelées de la 
même manière , mais leur premier article est extrêmement 
court, déprimé et gros, de forme irrégulière, avec une impres- 
sion longitudinale profonde à la partie supérieure et une 
cavité presque ronde avoisinant en dessous le bord posté- 
rieur ; il est , ainsi que les deuxième et troisième , entière- 
ment rugueux et noir. Les mandibules sont plus avancées , 



oi TrAOUYdÉI'.IDES, 1 * PARTIE. 

plus droites et surtout moins courbées à leur extrémité. 
La tête est notablement plus forte, plus large et plus creu- 
sée en avant, entre les yeux. Le corselet est moins large 
et n'a pas , comme celui du Succinctus , le premier tuber- 
cule latéral aussi saillant , tandis que le second , au con- 
traire , l'est beaucoup plus. On voit, à sa partie supérieure, 
trois sillons transversaux très prononcés , qui se trouvent 
séparés par ses irrégularités , tandis que chez le Succinctus 
il n'y en a que deux. Chaque bord latéral offre en outre, 
près des angles huméraux , une grande tache d'un jaune 
pur qui le horde jusqu'à l'articulation des premières cuis- 
ses. Les élytres sont à peu près de même forme; seule- 
ment la bande jaune qui les traverse est moins large , i\ tré- 
cie dans son milieu, et leur extrémité est terminée par 
une tache d 'un jaune plus obscur , qui recouvre l'angle de 
la suture ; celle-ci est assez bien indiquée par une ligne de 
la même couleur. Tout le reste du corps est à peu près 
comme dans le Succinctus. 
Para. — Coll. Dupont. 

3. T. SUCCINCTUS. PI. l54, fig. 2. 

Obscure castaneus, thorace transversim carinalo , lateribus 
tuberculis duobus inœqualibus instructo ; cl/tris subpa- 
rallelis , postice sensim subangustioribus , apice truncatis 
in medio fascia lata, transversa pallide lutea, in marginem 
utrinque excurrente, singulatim signatis ; abdomine nigro, 
ano rufo ; antennis nigris testaceo annulatis , articulo 
primo maris tuberculato ; pedibus nigris, femori bus basi 
tibiisque medio pallide lestaceis. 

Longueur, io à i4 ; largeur, 4 à 5 lignes. 

Cerambfx succinctus. Linnee, Sfst. nat. , p. 627, n. 3a. 

C. succinctus. Fab. , Syst. el. , t. 2 , p. 274 , n. 4o. 

C. succinctus. Oliv., Eut., t. 4 , tab. 7, fig. 43, A. B. 

C. succinctus. Voet. , t. 2 , p. 9, tab. G , fig, iG, et tab. 7, fig. 17. 

C. succinctus. Druuy , Insectes, t. 1 , tab. 3g, fig. 2. 



Cl. IX, Pl. i4i à i64. 33 

\ 

Trachyderes succinctus. Latreille , Gen. cr. et ins. , t. 3 , p. 3g. 
T. succinctus. Dalman. , Analecia Entomologica , p. 03. 
T. succinctus. Schoept. , Syn. ins. , t. 3 , p. 364 , n. i. 
T. succinctus. Dejean, Cat. , 3 e c'dit., p. 345. 

Cette espèce, la plus commune du genre, et la plus abon- 
dante dans les envois que l'on reçoit du Brésil et de 
Cayenne, varie beaucoup pour la taille et la couleur. 

Le plus ordinairement , elle est d'un brun-marron foncé, 
quelquefois plus clair et quelquefois presque noir. Elle 
est toujours entièrement glabre , luisante et comme ver- 
nissée. Les trois premiers articles des antennes sont noi- 
râtres , ponctués dans les mâles et plus lisses dans les 
femelles. Ceux du centre ont les deux tiers inférieurs 
d'un jaune testacé, et le sommet d'un noir terne. Sou- 
vent les septième, huitième et neuvième sont entière- 
ment noirâtres, et quelquefois, dans l'un et l'autre sexe, le 
noir s'efface plus ou moins, et n'offre plus qu'une teinte 
brunâtre. La tête est rugueuse , ponctuée en avant et plus 
lisse en arrière. Le corselet est ponctué en dessous dans les 
mâles, et entièrement lisse dans les femelles. 

Les élytres sont très finement et à peine pointillées , tra- 
versées à peu près dans leur milieu par une bande d'un 
jaune pâle plus ou moins large , finement découpée sur 
ses bords ; cette bande est plus ou moins transversale et 
quelquefois un peu oblique. Tout le dessous du corps est 
d'un beau noir luisant ; les pattes sont ferrugineuses , avec 
l'extrémité des cuisses noire et renflée. 

Très commun au Brésil et à Cayenne, plus rare aux 
Antilles. 

J'ai reçu de mon excellent ami, M. le docteur l'Hermi- 
nier', de la Guadeloupe, une variété de cette espèce venant 
de la Colombie , chez laquelle l'abdomen est roux. 

' Naturaliste instruit, auquel on doit plusieurs travaux, entre au- 
i83G. «7 



34 TnAciiYnÉuiDEs , i re partie. 

D'après M. Chevrolat, les individus qui viennent de la 
Guadeloupe (Pointe-à-Pître) devraient former une espèce 
particulière; il se fonde sur ce qu'ils n'ont pas la même 
manière de vivre et qu'ils exhalent une odeur différente. 
Malgré l'opinion de cet entomologiste , je n'ai cependant 
pu me résoudre à l'admettre , et un examen attentif ne 
m'a pas permis d'en faire une espèce distincte. 

La seule différence que j'aie remarquée dans les indi- 
vidus provenant de cette localité, c'est qu'ils n'ont jamais 
les septième, huitième et neuvième articles des antennes 
entièrement noirs , et qu'ils sont au contraire presque tou- 
jours annelés de rouge comme les autres articles. 

4- T. CAYENNEISSIS. PI. I 56 , f. I. 

Obscure castaneus vel rufo-castaneus , thorace antennisque 
ut in Succincto; elytris subparallelis, poslice sensim sub- 
angustioribus, apice truncatis , in medio fascia angustiori, 
transversa , pallide lulea, tenue sinuata, suturam non 
attingente , singulatim signatis ; abdomine pectoreque di- 
lute rujis , pedibus rufis, geniculis nigris. 

Dej., Cat., 3'e'dit.., p. 345. 

Ceramhyx succinctus. Oi.., Entom., t. iv, n° 67^ pi. 7, fig. 43, a , b . 

Longueur, 7 a ia; largeur, 2 1/2 à 3 1/2 lignes. 

Ce Trachydère, que beaucoup d'entomologistes regar- 
dent comme une variété du Succinctus , c'est à dire de l'es- 
pèce à large bande transversale jaune, et à abdomen noi- 
râtre, nous paraît, ainsi qu'à M. Dejean , constituer une 
espèce bien caractérisée. 

La figure du Cerambyx succinctus d'Olivier semble se 
rapporter à cette espèce , mais la description qu'il en donne 

très clés Recherches sur l'appareil sternal des oiseaux. Paris , Des- 
beausseaux, 1828. 



Ci.. IX, Pi.. i4i à »04. 3f> 

ne lui convient qu'imparfaitement , puisqu'il dit que le 
ventre est noir, tandis qu'il est constamment roux dans 
le Cayennensis. La plupart des auteurs ont évidemment 
confondu ces deux espèces , et Dalman lui-même , dans 
ses Analecta , a décrit le Cayennensis pour le Succinctus. 

On le distinguera constamment du Succinctus par les 
caractères suivants : la bande transverse jaune des élytres 
est deux ou trois fois plus étroite , généralement moins 
régulière , presque toujours bordée de noir antérieurement; 
l'abdomen est constamment d'un roux-marron très clair, 
tandis qu'il est noir chez le Succinctus. Outre ces diffé- 
rences constantes , on ne rencontre jamais d'aussi grands 
individus de Cayennensis que de Succinctus. 

Ils se trouvent communément, l'un et l'autre, à Cayenne 
et à la Guadeloupe , et plus rarement au Brésil. 

Les individus de la Guadeloupe diffèrent de ceux de 
Cayenne et du Brésil , en ce que les anneaux des antennes 
sont d'un rouge testacé plus obscur ; du reste, ils sont con- 
formes en tout avec l'espèce typique. — Coll. Dupont. 

5. T. trawsversalis. Dupont. V\. l56, f. 2. 

Castaneus , thorace capiteque ut in Succincto ; elytris sub- 
parallelis, postice sensi/n angustioribus apice sublruncatis, 
in medio fascia transversa, angustiori, pallicle lutea , te- 
nue sinuata, nigro marginata, marginem lateralem non 
attingente , singulatim signatis; abdomine pecloreque di- 
lute rufis, pedibus testaceis , geniculis fuscis. 

Longueur, 5 ; largeur, i 3/4 lignes. 

Il a beaucoup de rapports avec le Cayennensis, mais 
nous croyons, avec MM. Dejean et Solier, qu'il offre des 
caractères assez constants pour pouvoir constituer une es- 
pèce propre. 



M> TRACHYDÉniDKS, l re PARTIE. 

La couleur n'offre pas de différences notables ; le cor- 
selet est un peu plus étranglé postérieurement , et son élé- 
vation transversale est un peu moins prononcée ; les ély- 
tres sont plus longues , sensiblement plus rétrécies à leur 
extrémité ; la bande jaune qui les traverse est encore un peu 
plus étroite , et n'arrive jamais jusqu'aux bords latéraux ; 
elle est souvent , en outre , bordée de noir. Le dessous du 
corps est comme dans le Cajennensis ; les pattes et les an- 
tennes sont aussi à peu près semblables. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 

6. T. iintermedius. Soliei\ PI. i5y, f. I. 

Dilute castaneus, capite thoracequc ut in Succincto ; elytris 
subparallelis vix apice subangustioribus , apice subtrun- 
catis , in medio fascia trans versa liaud sinuata , subangus- 
tioriypallide lulea , nigro limbata, singulatim signât is ;ab- 
domine pectoreque pallide testaceis , pedibus testaceis , 
geniculis nigris. 

Longueur, 8 1/2; largeur, 2 1/2 lignes. 

Nous l'avions primitivement confondu dans notre collec- 
tion avec le Cayennensis ; mais , après un examen attentif, 
nous lui avons trouvé des caractères assez constants et assez 
tranchés pour former une espèce particulière. 

Il est toujours beaucoup plus petit, moins rétréci posté- 
rieurement, plus cylindrique , plus parallèle et d'une cou- 
leur beaucoup plus claire. Les antennes sont à peu près 
semblables, sauf le premier article qui est plus court, ru- 
gueux et ponctué ainsi que tout le devant de la tête. Le 
corselet est proportionnellement plus allongé , plus étroit , 
plus étranglé postérieurement , et finement ponctué en des- 
sous dans les mâles. Les élytres sont visiblement plus ponc- 



Cl. IX, Pi,. i4i à i64. 37 

tuées dans toute leur étendue, légèrement chagrinées vers 
la base ; la bande qui les traverse est tout à l'ait droite , nul- 
lement sinuée , nettement coupée sur ses bords et bordée 
de noir, au moins antérieurement. Le dessous du corps est 
d'une teinte rougeâtre , plus claire que dans le Cayennensis. 
Les pattes sont comme chez cette espèce , sinon que le 
noir de l'extrémité des cuisses occupe moins d'étendue. 
Cayenne. — Coll. Dupont. 

7. T. rubripes. Dupont. PI. 1 57, f. '2 . 

S ubelongatus , parallelas , dilate castaneus y thorace obscu- 
riori^postlcc valde angustato; elytris impunctatis <mx apicc 
truncatis , singulo in medio macula transversa pallidc lu- 
tea notato ; ab domine pectore que fuscis, pedibus tolis tes- 
taceis. 

Longueur, n ; largeur, 3 i/a lignes. 

Il a beaucoup d'analogie avec le précédent , mais il offre 
des différences bien tranchées. Il est proportionnellement 
plus allongé et plus parallèle que les autres espèces du 
même groupe. Les anneaux noirs des antennes sont moins 
larges que dans les espèces voisines. La couleur est à peu 
près comme dans le Cayennensis , mais elle devient insen- 
siblement beaucoup plus claire à l'extrémité des élytres. La 
tête et le corselet sont plus étroits et plus allongés. L'écus- 
son est proportionnellement plus petit. La bande jaune qui 
traverse les deux élytres est remplacée par deux petites 
taches transversales de la même couleur , à peine sinuées , 
qui ne touchent ni la suture ni les bords latéraux. Le des^ 
sous du corps est d'un brun-noirâtre ; les pattes sont entiè- 
rement d'un jaune-testacé très clair, ce qui n'a lieu dans 
aucune autre espèce connue de la même section. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 



38 TiuKiiïDÉniDr.*, i rr I'aktie. 

8. T. SUBFASCIATUS. PI. 1 58, f. I. 

Rufo-castaneus , capite , thorace , antennis, pedibus, pectore 1 
abdomineque ut in Succincto ; elytris postice sensiin an~ 
gustioribus, subtiliter punctatis , apice subtruncatis , in 
mcdio fascia transversa nigra singidatim signatis. 

I>ej., Cat., 3 e edit., p. 345. 

Longueur, i3j largeur, 4 1/2 Jignes. 
Cette rare espèce ressemble par la forme au Caycnnensis. 
Sa couleur est à peu près la même , sans cependant être 
aussi luisante ; les antennes ainsi que la tète sont sembla- 
bles ; le corselet est notablement plus long et moins sinué; 
les élytres se rétrécissent plus brusquement à leur extré- 
mité , et sont traversées dans leur milieu par une petite 
bande noire interrompue , qui ne touche ni la suture ni le 
bord marginal , et qui remplace chez cette espèce la bande 
jaune qui existe dans les autres. Cette bande noire offre, 
comme chez YInterruptus , deux petites taches transversales 
détachées. Le dessous du corps diffère peu de celui du 
Caycnnensis , mais les cuisses sont proportionnellement 
plus renflées. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 

9. T. INTERRUPTUS. PI. l58, f. 2. 

Obscure caslaneus, thorace, capite, ut in Succincto ; elytris 
subparallelis, postice sensirn subangnstioribus , apice trun- 
cotis, in medio fascia angustiori transversa, pallide lutea, 
sinuata, medio interrupta, in marginem utrin que excur rente, 
singulatim signatis ; ab domine fus co, pedibus testaceis, ge- 
niculis ni gris. 

I)ej., Cat., 3 e e'dit. , p. 345. 

Trachyderes succinctus,ysxr. Latr., Voy. de Humbolillet Bonpland. 
t. I, pi. 22, fig. 5. 

Longueur, 1 1 i/Y; largeur, 4 i/3 lignes. 

Il se rapproche, par sa forme , du Cayenncnsis et des es- 





Cl. IX, Pr. 1 4 1 à iGi. 8fg 

pèces voisines , mais sa couleur est un peu plus foncée. Les 
ti'oispremiers articles des antennes sont noirâtres ;lepremier 
est rugueux, les suivants sont annelés par moitié de noir et de 
brun marron. Le corselet est plus allongé, plus étroit, avec 
l'élévation transversale qui avoisine la tête beaucoup plus 
sentie ; la cavité située sur chaque bord latéral , près l'angle 
postérieur, est notablement plus profonde et plus évasée. 
L'écusson est proportionnellement plus petit ; la bande 
jaune transverse est tout à fait irrégulière et semble être 
formée par deux petites taches transversales , inégales , tou- 
jours séparées , ou interrompues à peu près au milieu de la 
largeur des élytres ; la ponctuation de celles-ci est un peu 
plus prononcée, et paraît aussi plus éloignée; le dessous 
du corps est semblable à celui des Trachyderes Cayen- 
nensis et transversalis , c'est à dire d'une teinte rougeâtre ; 
les pattes n'offrent pas de différence , mais les antennes dif- 
fèrent en ce que les septième et huitième articles sont an- 
nelés au lieu d'être entièrement noirs , comme dans les deux 
espèces citées. 

Cette espèce , qui paraît être assez rare, a été rapportée , 
par M. de Humboldt , de l'Amérique équinoxiale. J'en 
possède plusieurs exemplaires, trouvés par M. Isa bel , à 
Sain t-Léopold, province de Rio-Grande-do-Sul. 



4(» TfUCUYDBIUDES, I rt PARTIE. 

l)ErXlÈMF. DIVISION. 

ÎO. T. THORACICUS. PI. i5g. 

Ater luteo-velutinus , thorace rugoso sub-bispinoso ; elytris 
levibus viridibus , apice truncatis ; antennis ferrugineis , 
m'g/o annulatis. 

Cevambyx thoracicus. Oi,., tf/i/., t. 4, pi. 12, fig. 85. 

— morio. Far., 6y.s*. Eleut,, t. 2, p. 273, n e 34. 
Tracliyderes morio. Schoen., Syn. , t. 3, p. 3G, n° 3. 

— thoracicus. Dej., Cal., 3 e e'dit., p. 345. 

— Beskii. Gekm. 

Longueur, 10 à 1 4 5 largeur, 3 à 5 lignes. 

Il ressemble assez, pour la forme, au Succinctus , mais il 
est ordinairement un peu plus grand. La tête est noire et 
couverte de poils fauves , avec une impression longitudi- 
nale; la lèvre supérieure est fauve dans le mâle, et noire 
chez la femelle. Les antennes sont d'un jaune ferrugineux, 
avec les trois premiers articles et l'extrémité des autres d'un 
noir obscur ; le premier est très gros , très rugueux , aplati 
en dehors et sensiblement creusé en dedans. Chez les 
femelles , les antennes sont d'un jaune plus clair , et 
leur premier article est notablement moins gros. Le cor- 
selet est noir, déprimé en avant, muni de chaque côté de 
deux petits tubercules coniques peu saillants , et recou- 
vert , tant en dessus qu'en dessous , d'un duvet fauve très 
épais. L'écusson est noirâtre , et recouvert d'un duvet jau- 
nâtre dans le mâle , glabre et luisant chez la femelle. Les 
élytres sont vertes , tronquées à leur extrémité, avec trois 
impressions longitudinales très peu marquées. Le dessous 
du corps est d'un brun marron plus ou moins foncé, recou- 
vert de poils soyeux , d'un jaune luisant. Les pattes sont 
d'un brun- marron , avec l'extrémité des cuisses et des jam- 
bes noirâtre ; les tarses sont fauves. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Yl. i 4 1 à i64. 4i 

Troisième division. 

ii. T. Germarii. PI. 160, f. i. 

Luleo-ferrugincus, ihorace tuberculato, nigro punctato ; an- 
tcnnis pallidioribus ferrugineo annulât is ; elylris levibus , 
nigro quadrilineatis ; ab domine geniculisqne nigris. 

Dej., Cat., 3e é<.lit.,i>. 345. 
Tntchydei'cs oèt6lirrealus ) Schoes, 

Longueur, 9 à 12 ; largeur, 1 1/2 à 4 lignes. 

Il est ordinairement un peu plus grand et plus parallèle 
que le Succinctus, et sa couleur est, de part et d'autre, d'un 
jaune ferrugineux luisant. La tête est ponctuée antérieure- 
ment, lisse postérieurement, et marquée d'un point noir; 
l'extrémité des mandibules et les yeux sont également noirs. 
Les antennes sont d'un jaune plus pâle que le reste du 
corps , avec le premier article et l'extrémité des autres 
d'un jaune ferrugineux. Le corselet est aussi large que long, 
un peu arrondi en avant , marqué de deux dépressions 
transversales , et de onze points noirs , dont un sur le 
milieu, et cinq de chaque côté, placés chacun sur un petit 
tubercule saillant. L'écusson est noir à l'extrémité , avec 
une petite impression triangulaire à sa base. Les élytres sont 
presque parallèles , marquées chacune de quatre raies lon- 
gitudinales d'un noir profond et luisant , commençant en 
pointe vers la base, et s'élargissant un peu au milieu. La 
seconde de ces lignes est souvent interrompue, et vient 
s'unir en angle aigu à la première , un peu avant l'extré- 
mité ; la troisième est un peu plus courte que les autres ; 
enfin la quatrième est parallèle au bord antérieur, et arrive 
au même point que les deux premières ; l'extrémité des 
élytres est tronquée. Le dessous de la tête est marqué d'un 
point noir ; celui de la poitrine de deux taches noires trans- 
versales séparées par un point de leur couleur. L'abdomen 



is Tka</.hydÉtudi;s, i" partie. 

est noir, avec le dernier segment roussâtre. Les pattes sont 
de la couleur générale de l'insecte, avec l'extrémité externe 
des cuisses inarquée d'une tache noire allongée. 
Brésil. — Coll. Dupont. 

12. T. Strigatus. PI. 160, f. 2. 

Fusco-ferrugineus , anlennis concoloribus , thorace tubercu- 
lato nigro punctato ; elytris levihus ferrugineo obsolète 
quadristrigatis ; abdominc geniculisque nigris. 

Dej. C/f.,3 c t'»Ht.,p.345. 

Longueur, 9 à i3 ; largeur, 3 à \ ligues. 

Il a la même forme que le précédent , et se rapproche 
du Striatus f avec lequel beaucoup d'entomologistes le con- 
fondent. 

Il est d'un jaune ferrugineux un peu plus obscur et moins 
luisant que le Germarii. Sa tête est comme dans cette 
espèce, mais sans point noir à sa partie postérieure en 
dessous; les antennes sont de la couleur générale , avec les 
trois premiers articles ponctués dans les maies, et seulement 
les deux premiers chez les femelles. Le corselet est à peu 
près de la même forme que dans le Germarii, mais nota- 
blement plus rétréci que dans le Striatus , et marqué de 
chaque côté de trois taches noires , dont une beaucoup plus 
petite et ponctiforme. On en voit souvent , en outre , une 
septième, très petite, placée au milieu de l'impression 
transversale postérieure. L'écusson n'offre aucune tache. Les 
élytres sont un peu moins parallèles que chez le Germarii, 
mais sensiblement moins rétréciesquedansle Striatus; elles 
sont inarquées de quatre raies longitudinales d'un ferrugi- 
neux obscur, commençant au tiers de leur longueur, 
réunies, ou plutôt confondues à leur extrémité . et se- 



Classe IX. Pi.. i4i à if>4. i* 

parées dans toute leur longueur par quatre lignes d'un 
jaune plus pâle que la teinte générale , de sorte que l'on 
pourrait dire que les deux tiers postérieurs des élytres sont 
d'un ferrugineux obscur, avec quatre lignes parallèles d'un 
jaune ferrugineux , qui , du reste , sont beaucoup moins 
nettes que dans le Striatus. Le dessous de la tête est à peu 
près comme dans le Germarii, sauf qu'il n'y a pas de point 
noir ; celui de la poitrine est marqué de chaque côté d'une 
grande lâche noire interrompue. L'abdomen est noir, avec 
le dernier segment roussâtre , et la base inarquée d'une 
grande tache semi-lunaire, d'un jaune ferrugineux. Les 
pattes sont comme dans le Germarii. 
Brésil. — Coll. Dupont. 

i3. r f\ proximus. Solier. PI. 1 6 1 , f . i . 

Fusco-ferrugineus , antennis pallidioribus, thorace tubercu- 
lato nigro punctato ; clylris levions, flavo quadristrigatis ; 
genicidisfuscis ; pectore nigro variegato . 

Longueur, 6 i/ï ; largeur, 2 i/a lignes. 

Il a beaucoup de rapports avec le Striatus , et à la pre- 
mière vue on pourrait le prendre pour une variété de 
cette espèce. Il en diffère par les caractères suivants : la 
tète est proportionnellement plus petite; le corselet est 
aussi plus petit, proportionnellement plus étroit , avec les 
deux pointes latérales moins saillantes , et il n'offre que 
onze points noirs au lieu de treize ; ces points sont notable - 
ment plus gios que dans le Striatus. L'écusson est plus court, 
plus large à sa base, marqué de même de deux points 
noirs. Les élytres paraissent un peu plus parallèles , moins 
rétrécies à l'extrémité; les deux lignes jaunes extérieures 
ne se réunissent point à l'extrémité, comme dans le Striatus .. 
mais la troisième se réunit à la seconde vers sa base. 



44 TRACHYDÉniOliS, I 1 * PARTIE. 

Le reste des caractères est à peu près connue chez le 
S triât us. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

l4» T. STRIATUS. PI. l6l,f. 2. 

Futco-ferrugineus, antennis pallidioribus , thoracc tubercn- 
lalo nigro princtato ; elytris jlavo quadrilineatis ; pectorc 
abdomineque nigro variegatis. 

Ceramhyx slriatus. Fab. , Syst. el. , t. 2 , p. 276 , n. 42. 

C. strialus. Oliv., Ent. , t. 4 , tab. 5, fig. 3i, et tab. 10, fig.71, A. B. 

Trachyderes stviatus. Schoén., Syn. ins., t. 3, p. 365, n. 4 . 

T. striatus. Dej., Cat. , 3 e e'dit., p. 345. 

Longueur, 8 à 12 ; largeur, 2 1/2 à 3 1/2 lignes. 

Il est un peu plus grand que le Rit/ipes, auquel il res- 
semble assez pour la forme. Sa couleur est d'un jaune fer- 
rugineux assez foncé de part et d'autre, avec les élytres 
sensiblement plus obscures. La tête est rugueuse en avant , 
presque lisse dans les autres parties, avec une ligne longi- 
tudinale noire sur le vertex : l'extrémité des mandibules 
est de cette dernière couleur; les yeux sont d'un brun-noi- 
râtre ; les antennes sont un peu plus pales que la teinte gé- 
nérale , avec les trois premiers articles ponctués , mais plus 
fortement dans les mâles que chez les femelles Le cor- 
selet est un peu moins long que large, marqué de treize 
points noirs de grosseur inégale , placés pour la plupart sur 
les parties saillantes , et disposés ainsi : un sur le milieu et 
six de chaque côté. On voit , en outre , dans l'échancrure 
présternale, deux taches de la même couleur ; l'écusson offre 
à sa base , et souvent aussi à son extrémité , une petite tache 
d'un brun-noirâtre. Les élytres ont chacune quatre lignes 
longitudinales d'un jaune pâle, savoir : une oblique suivant 



Cl. IX, Pl. i4i à i64. 4. r > 

la direction de l'écusson , les trois autres presque parallèles , 
et allant de la base presqu'à l'extrémité , où les deux exté- 
rieures se réunissent ; le rebord marginal de chaque élytre est 
aussi d'un jaune-pale dans sa moitié antérieure , et semble, 
comme dans les espèces voisines, former une cinquième ligne. 
La poitrine est marquée de cinq taches noires , une au mi- 
lieu, etdeux de chaque côté. L'abdomen est d'un ferrugineux 
roussâtre , avec une série de taches noires placées de chaque 
côté , près du bord latéral des élytres. Le premier segment 
est ordinairement marqué d'une tache noire de la même 
couleur, mais qui manque souvent chez les femelles. Les 
pattes sont de la couleur de l'abdomen , avec la base des 
cuisses et l'extrémité des jambes plus claires. 
Brésil. — Coll. Dupont. 

i5. T. lineolatus. Dupont. Pl. 161, f. 3. 

Rufo-ferrugineus, antennis pallidioribus, thorace tuberculalo 
nigro punctato ; elytris castaneis levibus ,flavo dùnidiatim 
basi quadrilineatis. 

Longueur, y ; largeur, 3 lignes. 

Il a aussi de grands rapports avec le Striatus , mais il me 
paraît bien distinct. Il est toujours moins grand , avec les 
élytres d'une couleur beaucoup plus obscure, qui approche 
du brun-marron foncé. Les antennes ont les premiers ar- 
ticles moins scabres , et les trois derniers d'une couleur noi- 
râtre , mais seulement dans les mâles. La tête est un peu 
plus longue et plus étroite. Le corselet est beaucoup plus 
allongé , moins large , avec les tubercules moins saillants , 
la ponctuation moins serrée; l'impression transversale an- 
térieure est droite , et non sinuée en arrière , comme chez 
le Striatus. L'écusson est sensiblement plus long et plus 
rétréci à sa base , marqué de deux taches noires un peu plus 



4(i lltACHÏttÉlWDES, l" PARTIE. 

grandes , niais dont celle de la base manque souvent dans 
les femelles. Les élytres ont chacune quatre lignes longitu- 
dinales jaunes, un peu plus fines que dans le Slriatus, et qui 
disparaissent ordinairement vers la moitié postérieure de 
chaque élytre , ou au moins deviennent à peine visibles. Les 
taches de la poitrine sont comme dans le Striatus. L'abdo- 
men est d'un brun-noirâtre, avec le bord des anneaux d'un 
jaune-roussâtre. Les pattes sont de la même couleur avec 
l'extrémité des cuisses d'un brun-noirâtre. 

Missions du Brésil , Kio-Grande. — Coll. Dupont. 

QUATRIÈME DIVISION. 

l6. T. TiENIATUS. PI. l62, f. I. 

Palllde testaceus, thoracc tuberculato mgro punctato ; elytris 
vitta laterali nigrà. 

Ceramhyx tœniatus, Germ., in nov. coleojtt. Spccies, p. 5i2. 
Iraclnderes tceniaUts, Df.j., Cat. , 3 e édit., p. 345. 

Longueur, 10; largeur, 3 i/4 lignes. 

11 est entièrement d'un beau jaune testacé de part et 
d'autre : la tête est marquée de deux taches noires au des- 
sous du menton, à demi cachées par le col, et d'une ligne 
interrompue de la même couleur sur le vertex ; l'extrémité 
des mandibules est également noire. Les antennes sont en- 
tièrement du même jaune que la teinte générale, avec le pre- 
mier article marqué d'une tache brune en dessous. Le corse- 
let est un peuplus long que large, et marqué de treizepoints 
noirs, dont un sur le milieu et six de chaque côté. L'écusson 
offre à sabase une petite tache noirâtre. Les élytres ont cha- 
cune une bande marginale, d'un noir luisant, assez large, très 
régulière , n'arrivant qu'à environ une ligne de la base , et 
ne touchant pas tout à fait le bord latéral. La poitrine est 



I 

Ci.. IX, Pi.. i4i à iG4. 4; 

de la même couleur que les élytres , avec trois points noirs 
placés en demi-cercle, de chaque côté. L'abdomen, moins 
la moitié du premier segment , qui est jaune , est d'un noir 
luisant. Les pattes sont de la couleur des antennes. 
Brésil. - Coll. Dupont. 

17. T. SCAPULÂRIS. PI. 162, f. 2. 

Testaceus , thorace tuberculato nigro punctato; elytris vit la 
laterali sutura coeunte nigris. 

Dkjean, Cat., 3' e'diL, p. 345. 

t racliydnves mililaris, Mannerhf.im. 

Longueur, 85 largeur, 2 1/2 lignes. 

Il ressemble un peu au Tœniatus , mais il est constam- 
ment plus petit et proportionnellement moins allongé ; les 
antennes sont de la même couleur, avec les deux derniers 
articles noirâtres ; les points noirs du corselet sont notable- 
ment plus gros. 

La bande marginale des élytres est plus large , plus poin- 
tue à sa base , moins parallèle , et elle se perd , vers le 
quart postérieur, dans le noir qui recouvre toute l'extré- 
mité des élytres. La suture est largement noire depuis la 
base de l'écusson jusqu'à l'extrémité, où elle s'élargit de 
manière à couvrir entièrement les élytres. 

Les pattes sont d'un jaune testacé , avec la moitié infé- 
rieure des cuisses noire ; mais seulement aux deux dernières 
paires. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



■48 ThachydÉiudls, i r ' partie. 

l8. T. D1MIDIATUS. PI. l63, f. I. 

7'estaceus , thoracc tuberculato nigro punctafo, clylris vit fa 
laterali extremoque nigris. 

Cevambyx dimidialus. Fab., Syst. eleut., t. 2, p. 27G, n. 45. 
Cerambyx dimidialus. Oliv., Enlom., t. 4, tab. i4, fig. 9(1. 
Tvachydcres dimidialus. Sciioen., Syn., t. 3, p. 36G, n. 8. 
Trachyderes dim'diatus. 1>ej., (?«/., 3' e'dit., p. 345. 

Longueur, 8 1/2 ; largeur, 2 3/4 lignes. 

Il a à peu près la même forme que le Rujipes, mais il est 
généralement plus petit. Sa couleur est d'un jaune testacé 
de part et d'autre. La tête est marquée, sur le vertex, d'une 
ligne médiane noire interrompue. Les antennes sont d'un 
jaune testacé , avec les quatre derniers articles d'un brun 
noirâtre dans les mâles , et seulement l'extrémité du der- 
nier chez les femelles. L'extrémité des mandibules et les 
yeux sont noirâtres. Le corselet est à peine plus long que 
large , et marqué de treize points noirs inégaux , dont un 
sur le milieu. L'écusson offre une tache noire à son extré- 
mité, et souvent aussi à sa base ; mais cette dernière est or- 
dinairement moins marquée dans les mâles que chez les fe- 
melles. Les élytres ont toutes l'extrémité d'un noir pro- 
fond , comme chez le Conformis, et cette couleur remonte 
de même de chaque côté , pour former une bande margi- 
nale ; mais elle remonte beaucoup moins haut sur la suture. 
La poitrine est marquée , de chaque côté , de trois petites 
taches noires. La moitié postérieure de l'abdomen est d'un 
noir profond , avec l'extrémité du dernier segment d'un 
jaune roussâtre. Les pattes sont d'un jaune testacé, avec 
l'origine des cuisses noire , et une tache de la même cou- 
leur sur leur côté interne. 

Brésil. - Coll. Dupont. 



Ci.. IX, Pi.. i4i à iG4. 4 9 

Olivier considère cette espèce comme étant peut-être une 
variété du Cerambyx bicolor de Fabricius , ce qui n'est pas 
admissible , car elle ne s'en rapprocbe par aucun caractère 
spécifique. 

ig. T. conformis. Dupont, PL i63, f. 2. 

Ruber, thoracc tuberculalo y elytris abdomineque nigris , aa- 
tice rubris. 

Longueur, 7 1/2 ; largeur, a i/4 lignes. 

Il est intermédiaire entre le Dimidialus et le Notatus , 
et d'un jaune testacé de part et d'autre. La tête est 
marquée , sur le vertex , d'une petite ligne noire et d'un 
point de la même couleur en arrière de chaque œil. Les 
antennes sont de la couleur de la tête , avec l'extrémité 
plus obscure. Le corselet est plus long que large , marqué 
de onze points noirs plus petits que dans le Scapularis , 
dont un plus gros sur le milieu. L'écusson est triangulaire , 
noir à sa base et à sa pointe. 

Les élytres ont l'extrémité d'un noir profond , et cette 
couleur remonte de chaque côté , pour former une bande 
marginale , comme dans le Tœniatus et le Scapularis , et 
qui de même n'arrive pas tout à fait jusqu'à la base. La 
couleur remonte aussi pour former une bande suturale , 
comme chez le Scapularis ; mais ici cette bande ne dépasse 
guère la moitié des élytres, tandis que , dans le Scapularis, 
elle monte jusqu'à la base de l'écusson. La poitrine est 
marquée de quelques petites taches noirâtres. La moitié 
postérieure de l'abdomen est d'un brun noirâtre , avec le 
milieu de chaque segment d'une teinte peu claire. Les 
pattes sont delà teinte générale, avec l'extrémité des cuisses 
noirâtre. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



iS3G 



5o TuACIIYDIÏIllUISS, l Tf PAUT1E. 

20. T. NOTATUS. PI. 164. f. I. 

Fulvus , thorace tuberçulato, uigro punctato ; elytris abdo- 
mineque nigris; Mis basl scutelloque fulvis. 

Dej., Cat., 3 e ëdit.,p. 345. 

Longueur, 9; largeur, 3 lignes. 

Il est notablement plus petit que les précédents. Sa tête 
est d'un jaune ferrugineux , avec une ligne noire sur le 
vertex , et deux points de la même couleur près du menton 
en dessous. Les antennes sont de la couleur de la tête, ayec 
les deux premiers articles marqués en avant d'une tache 
longitudinale noire. L'extrémité des mandibules et les yeux 
sont d'un brun noirâtre. Le corselet est aussi large que 
long, d'un jaune ferrugineux départ et d'autre, et mar- 
qué de treize points noirs inégaux , dont un sur le mi- 
lieu ; il offre, en outre, deux petites taches noires delà 
même couleur en dessous , dans l'échancrure présternale. 
L'écusson est d'un jaune testacé , avec le bord de sa base un 
peu noirâtre. Les élytres sont d'un noir luisant , avec l'ori- 
gine de leur base d'un jaune testacé. Le dessous du ventre 
est noir, avec le milieu de la poitrine varié et ferrugineux. 
Les pattes sont d'un jaune ferrugineux , avec les jambes 
postérieures d'un brun noir. On voit , en outre , une petite 
tache de cette même couleur, à la base et sur le milieu 
des cuisses antérieures. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. i4i à «64. 5i 

2». T. BICOLOR. PI. l64, f. 2. 

Testaceus, thorace tuberculato nigro punctato ; clytris viila 
laterali, sutura dimidiatapostlce coeuntc , nigris. 

Cevambfx blcolor. Fab., Syst. Eïeul., t. 2, p. 27G, n. 4G. 
C. blcolor. Voet., Col., part. 2, tab. 8, fig. 24. 
C blcolor. Oliv., £»{.., t- 4 > tab - 9» fl g- Gr - 
Trachyderes bicolov. Schorn., 8yn.,t.Z, p, 36G, n. 9. 
7\ Sfoofa*. Dej., Cflf . , 3 e e'dit., p. 345. 

Longueur, 9 i/4; largeur, 3 lignes. 

Il est un peu plus grand et plus parallèle que la plupart 
des espèces précédentes. Sa couleur est d'un rouge briqueté 
un peu obscur. La tête est dépourvue de lignes droites sur 
le vertex. L'extrémité des mandibules et les yeux sont noi- 
râtres. Les quatre premiers articles des antennes sont de la 
couleur générale , les trois suivants sont d'un jaune testacé , 
et les quatre derniers noirâtres , mais seulement dans les 
mâles. Le corselet n'est pas plus long que large ; il est tuber- 
cule, entièrement dépourvu de points noirs. Les deux tiers 
postérieurs des élytres sont d'un noir luisant. Les pattes 
sont de la couleur du corselet, ainsi que la poitrine. L'ab- 
domen est noir. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

J'ai vu un individu de cette espèce avec les deux tiers au 
moins d'un rouge briqueté , et l'autre tiers seulement d'un 
noir profond. 



MN DE LA PREMIERE PARTIE 



/.//. 





MeçracLerus 

M . Stigma . Un 2 . M . bÙàsvÙU*iS 4 De/'etm 



YJUrnond 



IX. 



142 





Lis sono tu s 

J . 1 *./lahef/{cor/us, Gémi . 2. h. <rpat/zceu<r , Bain 



IX . 



24, 






Li^sonolus 
1 . L . crucuttus , Dup . 2. . L . /tavecinctus, Dey 

3 . L . m// ////(A rCUZ&éf . C/ieor. 



NHèmond i/>i/> 



IX 



J44 





Lis sono lu s 



TùrrtK se 



y /{<;,,,,„,</ „„,, 



^•âteîS? 1 



IX 





Lassonotus 

i . A6doï7itsia//.s, De/. 2 . Bisu/natiis Jh cp . 



A ' .Renwnd tmp 



TX. 



U6 




Rachldion /vcyrùurn*, Servie 



N.JtemonÀ imp. 



IX 



U7- 




\ 



<*à 



No s o p lil ae a s coceùteus , /)<>, 



tn/u'</i>ttc/ie ,<v . 



3 ■ /temond trop 



IX 




Desmoderns variabihs Dupont 



liint^/oiu/w ,iv 



N.Âénwnd unp. 



IX 



H9- 





Phœdimis frîcolor, Pu. 



tponl 



iV. Rérrwru/ //>//> 



lÔQ. 




C h ar ino t e s fasciatus , Dupont. 



. innedoucfm se . 



jy.Jîé-rnorid isrip. 




Denclrolnas 

"i.D. mandibuLzrw , Dupont. 2 .1^ , 4 ■ r ^^ct^Uus , 7<2u^ . 



N.J'ornond imp- 



X0® 



■:): 



S4k«Aw^ 



IX 



1Ô2. 





. Denclrobias 

î.D teftàçeus, Dupont. a^-rruMcil/osus , Dupont. 



IX 



M. 





? 



& 



1)] cranodere s anrudatus ,J)e/e<i 



IX 



it) 4 




fc 



Wh 




Trachyderes 



■\-touohe 



JV.J?drrvond vmp 



IX 



iSâ. 



Tr achyder e s Reichio, Dupe 



terre se 



NJiérnond cmf> ■ 



l'âô. 





Jraolr^deres 
Ox/en/iMuris , Dgf. 2 . T. IrarurverfalÀf , Dupent. 



N.ltemond imp. 



jSf 





Tracliyderes 

1 .T. tfbfcrrrwdius , SoUer, 2 X ru6ripe# ; Jhtpott». 



A' .Jldmond , 



IX 



i5ô. 





L<-/> 



lrachyderes 



iriui ,«• 



.1 /ù'/nons/ tmp . 



IX. 



i5p . 





Trachyderes tfwracicus, De/eœn 



Nltémorid 



IX. 




Trachyderes 

, T .qertnarii , £y 2 .T. striqatiur, D&e*ui 



in,/,f 



W.Jiémond 



IX 



iSi 




i.T pro.ru 'nus, SoUer 



Trachyderes 

*X strÙUUS, Faô. 



3. T. Imeû/atus, 7Ja/?o/ t / 



Ëflgâtâ 



SîtfllAV.^ 



IÔ2 





Traoliy dore s 

L T. taeniatUS , Cermar. '2 T ScapidarÙ, Df/ean 



JV.Jù>*?io/i</ imp 






STOSï» 



IX. 



y//;.. 





Trachyderes 

T. dun /////////s, 7-'aùr. si .1 \ conformer , Dupont 



"'"///' 



fiJïémand is>ip. 



IX 



i64 




Trachyderes 

l.T. noâUllS, 7Je/easi 2. T. hicolor , Dupont 



A ? Rén lond imp ■ 



Classe IX, Pr . i65. i 

STAPHYLÏN. Staphylïnus. Linnée. 
S. odorant. S. oleus. Lin, Fal>. 

Larva. Corpore longo angustoque ; capite lato , fusçQ-nigvo 
fulgente ; antennis flapis ; corporis quatuor primis minuits, 
colorem capitis habçntibus ; octo annulis extremis cinercis 
villosis ; ultimo parvido ? supra duos tubos villosos , iiifra 
tuberculumfcrcnti, quo insectum siciM pede utitur. 

Nympha. Corpore omriino jlavo-nitenti. 

Larve : longueur, 28 à 3o millimètres; 
Nymphe : longueur, \S millimètres., 

L$rvc (fig. 1 ). Le corps est long et étroit ; la tête est grande, 
large,trèsaplatie, çt\w brun-noirâtre brillant, presque carrée 
antérieurement çt arrondie postérieurement ; les mandibules 
sont fortes , un peu plus pâles que la tète et peu arquées . 
Les palpes sont d'un jaune-grisâtre très pale. Les antennes 
$ont composées, de cinq articles, dont le premier très petit ; 
leur couleur est la même que celle des palpes. Les quatre 
premiers anneaux du corps sont de la même couleur que la 
tête, et d'apparence cornée \ le quatrième est un peu moins 
foncé que les précédents; le premier, beaucoup plus grand 
que les autres , est plus étroit en avant qu'en arrière ; les 
huit anneaux de Ja partie postérieure sont d'un gris cendré 
et un peu velus ; le dernier est très petit et porte en des- 
sous, un tubercule qui sert de patte à l'insecte , et en dessus 
deux tubes très minces , un peu velus r dont on ne connaît 
pas l'usage. Le vaisseau dorsal est apparent dans les huit 
anneaux postérieurs > et paraît d'un gris clair. Les pattes 
sont longues, très propres à la course et légèrement velues. 
Les tarses sont munis de quelques épines. 

Nymphe (fig. 2). Le corps est épais à sa partie antérieure , 
mmee à # sa partie postérieure et d' un jauneiégèrement orangé . 
La tête est repliée contre le thorax ; on aperçoit les élvtves 
et les ailes , qui sont fixés sur les parois du mésothorax et 



i Cl. IX, Pr-. i(>5. 

du métathorax . Les pattes sont intimement repliées contre 
l'abdomen , qui est arrondi en dessous. La partie supérieure 
du corps est très déprimée , le dernier anneau tant soit peu 
bifide. Sur la région dorsale on aperçoit une raie longitu- 
dinale de couleur un peu plus foncée que le reste de la 
nymphe. 

Cette larve est essentiellement carnassière ; elle est sou- 
vent errante pour chercher sa proie et ne se réfugie jamais 
que sous les pierres. Elle est très courageuse ; car, lorsqu'on 
la prend , loin de chercher à fuir, elle s'arrête , redresse sa 
tête et l'extrémité de son abdomen , ouvre ses larges man- 
dibules, et cherche ainsi à pincer celui qui veut s'en saisir. 

Ces larves se dévorent quelquefois entre elles : l'une at- 
taque l'autre , la provoque et la saisit , non pas à telle ou 
telle partie du corps , mais toujours à la jonction de la tête 
avec le premier anneau , de manière que la victime ne 
puisse faire usage de ses défenses ; alors elle la perce de ses 
mandibules acérées , la suce ensuite , et ne laisse qu'une 
dépouille inanimée , pour revenir quelque temps après , et 
manger les parties les plus solides jusqu'à ce qu'il n'en reste 
plus aucun vestige. 

On rencontre ces larves très communément depuis le 
mois de novembre jusqu'à la fin de mai , époque à laquelle 
elles subissent leur transformation. Peu de temps avant 
cette époque , elles deviennent entièrement stationnaires , 
creusent sous une pierre un trou oblique , et placent la tête 
du côté de l'ouverture. Peu de jours après , elles se chan- 
gent en nymphe , pour rester dans cet état quinze à seize 
jours : au bout de ce temps , l'insecte est parfait ; mais , 
en sortant de son enveloppe , il est jaunâtre , et ne devient 
entièrement noir qu'au bout de vingt-quatre heures. 

On ne rencontre jamais ces larves l'été , et on ignore où 
elles passent cette saison , puisque , comme je l'ai dit plus 
haut , on ne les voit qu'à la fin de l'automne , époque à la- 
quelle elles sont presqu'à leur taille. 

Emile Blanchard. 



IX 



j€6 




) 



Staphylinus olens, Foi. 



TZ. Blanchard* p un 



y./u>'mor>d imp 



Classe IX, Pi.. iGG et iG 7 . 

MONOGRAPHIE dil genre Pambork 
Par M. H. Gory. 



Lorsque le célèbre entomologiste Latreille établit le 
genre Pambore, il ne connaissait qu'une seule espèce; 
plus tard M. le comte Dejean ne décrivit que cette même 
espèce dans son Species et son Iconographie ; M. Brullé , 
dans son Histoire naturelle , n'augmente pas non plus ce 
genre ; ce fut M. Boisduval qui publia une seconde espèce, 
sous le nom de Morbillos us , dans le Voyage autour du monde 
de Y Astrolabe. M. de Laporte , dans ses Etudes entomologi- 
ques, décrivit en même temps le même insecte , qu'il dédia à 
M. Cunningham ; enfin dans le Magasin de zoologie, je fis pa- 
raître une troisième espèce, que je dédiai à mon ami M. Gué- 
rin. Dernièrement je me suis enrichi de deux nouvelles 
espèces , et je me décide à publier la monographie de ce 
genre ; mais je crois à propos de rapporter en tête de ce 
petit travail tout ce qui a été dit jusqu'à ce jour. Je com- 
mencerai par énoncer les caractères assignés par Latreille. 
Voici comment il s'exprime , dans son premier volume des 
Crustacés , Arachnides et Insectes , p. 4°8 et 409. « Les 
mandibules sont arquées, fortement dentées dans toute 
leur longueur , et l'extrémité latérale et extérieure des 
deux premières jambes est prolongée en une pointe. Le 
dernier article de leurs palpes extérieurs est demi-ovale , 
longitudinal , avec le côté externe arqué ; les palpes maxil- 
laires internes sont droits , avec le dernier article beaucoup 
plus grand que le premier et presque ovoide. L'échancrure 
du menton est peu profonde. Tels sont les caractères des 
Pambores. » 

i83G. G 



Cl. IX, Pr. 166 et 167. 

Dans le Species de M. le comte Dejean , t. 2 , p. 18 , les 
caractères des Pambores sont : « Tarses semblables dans 
les deux sexes ; dernier article des palpes fortement sécuri- 
forme ; antennes filiformes ; lèvre supérieure bilobée ; man- 
dibules peu avancées , très courbées , fortement dentées 
intérieurement ; menton presque plane , légèrement échan- 
cré antérieurement ; corselet presque cordiforme ; élytres 
en ovale alongé. » 

« Le genre Pamborus a été formé par Latreille sur un in- 
secte de la Nouvelle-Hollande , qui se rapproche un peu des 
Carabus par son faciès , mais s'en éloigne beaucoup par ses 
caractères génériques. La tête est assez alongée , plane en 
dessus et rétrécie postérieurement ; la lèvre supérieure est 
bilobée antérieurement , à peu près comme dans les Cara- 
bes ; les mandibules sont peu avancées , très courbées et 
très fortement dentées intérieurement ; le menton est assez 
grand , presque plane , rebordé et légèrement échancré en 
arc de cercle ; les palpes sont très saillants ; leurs premiers 
articles vont un peu en grossissant vers l'extrémité , et le 
dernier est très fortement sécuriforme , un peu alongé et 
un peu ovale ; les antennes sont filiformes , et un peu plus 
courtes que la moitié du corps ; le corselet est assez grand 
et presque cordiforme ; les élytres sont un peu convexes et 
en ovale alongé ; les pattes sont à peu près comme celles 
des Carabes; mais les jambes antérieures sont terminées 
par deux épines un peu plus fortes, surtout l'intérieure, et 
l'échancrure entre les deux épines se prolonge un peu sur 
le côté interne ; les tarses sont semblables dans les deux 
sexes. » 

Enfin , dans Y Histoire naturelle des insectes de MM. Au- 
douin et Brullé , t. 4 bis , Coléoptères, p. 436, voici ce 
que M. Brullé dit des Pambores : « Les beaux insectes qui 
rentrent dans ce sous-genre nous offrent une particularité 
qui leur est commune avec les précédents (les Brachygnates), 
c'est que les tarses des mâles paraissent être semblables à 



Ce IX, Pi,. iGG et 167. 

ceux des femelles. Celles-ci ne différeraient des mâles que 
par leurs proportions un peu plus larges. Les Pambores ont 
le dernier article des palpes conformé à la manière des Té- 
flus et des Brachygnates ; leur lèvre supérieure , courte , 
large et échancrée au milieu , n'est séparée du chaperon que 
par une simple suture , ce qui pourrait faire croire qu'elle 
est grande et avancée ; leurs mandibules sont munies de 
dents aiguës et acérées , et leur extrémité est plus recour- 
bée que dans aucun des autres groupes de cette famille; 
leur menton est tout à fait sans dent et presque sans échan- 
crure. » 

Les cinq espèces composant ce genre n'ont été trouvées 
jusqu'ici qu'à la Nouvelle-Hollande ; ce sont de fort beaux 
insectes, qui ont un peu l'aspect des Carabes, mais sur les- 
quels je ne possède aucun détail de mœurs ; je pense cepen- 
dant qu'ils doivent vivre à la manière de ces derniers. 



P. viridis. Gory. (PI. 166, f. 2). 

Niger ; elytris viridibus , sulcatis ; interstitiis granulatis ; 
mandibulis antennisque ferrugineis . 

Nouvelle-Hollande. —Cabinet de M. Gory. 

Largeur : 3o millim. Longueur : 1 1 millim. 



D'un noir brillant ; palpes labiaux , mandibules et an- 
tennes d'un brun obscur ; tête aplatie , peu rétrécie en ar- 
rière des yeux ; ceux-ci noirs et peu saillants ; corselet le 
double plus large que la tête , un peu plus long que large, 
très peu rétréci postérieurement , un peu échancré anté- 
rieurement et plus en arrière , couvert de petites rides 
transversales , seulement visibles à la loupe ; il offre une 



Cl. IX , Pi. iGG et 167. 

ligne longitudinale au milieu et une autre un peu oblique 
et plus élargie , de chaque côté de la base , qui atteint 
presque le milieu ; à sa partie antérieure se trouve une pe- 
tite côte transversale dans laquelle prend naissance la ligne 
longitudinale du milieu ; il a ses bords latéraux relevés et 
rebordés ; écusson large , court , en forme de triangle très 
obtus. 

Elytres d'un vert un peu noirâtre , plus larges que le 
corselet, ovales et alongées, avec sept côtes élevées sur 
chacune, sans comprendre la suture et le bord externe; elles 
se réunissent à l'extrémité , elles sont lisses et d'un vert très 
foncé qui les fait paraître noires ; entre chacune il y a une 
petite rangée longitudinale de points assez élevés ; mais , 
entre la dernière et le bord externe , ces points sont plus 
nombreux et irrégulièrement placés. 

Cette espèce est facile à distinguer de YAlternans, d'abord 
par sa couleur et la forme de son corselet , et ensuite par 
ses côtes non interrompues. 

P. elongatus. Gory. (PI. 166, f. 2.) 

Niger^ thorace nigro-viride , elytris nigris , marginibus sub- 
violaceis sulcatis , sulcis granulatis ; interstitiis elcvatis , 
postice interruptis. 

Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. 

Longueur ; 34 millim. Largeur : 10 raillim. 

D'un noir brillant ; tête aplatie , assez rétrécie en arrière 
des yeux; ceux-ci assez saillants et roux; corselet plus 
étroit et plus alongé que dans le viridis , assez échancré 
à sa partie antérieure , allant en se rétrécissant sans 
être en forme de cœur , très échancré à sa partie posté- 
rieure , avec les côtés très fortement rebordés , surtout aux 



Cl. IX, Pl. iGG et 1G7. 

angles postérieurs ; il est couvert de petites rides transver- 
sales , a dans son milieu une forte ligne longitudinale et 
une impression un peu oblique de chaque côté de la base ; 
et celle-ci a les bords latéraux d'un vert bleu ; écusson 
court , large et couvert de petites rides ; élytres presque 
parallèles , arrondies à l'extrémité , avec sept côtes longitu- 
dinales moins arrondies que dans l'espèce précédente , sur- 
tout les deux dernières , qui sont très faibles ; la deuxième 
eSt peu interrompue , la quatrième l'est un peu plus , la 
sixième l'est dans toute sa longueur ; les intervalles de ces 
côtes sont criblés de très petits points rangés longitudi- 
nalement ; elles sont d'un noir violet très foncé , plus clair 
et plus brillant aux côtés externes. 

P. alternans. La treille. (Pl. 166, f. 5.) 

Niger ; thorace nigro-cyaneo ; clytris nigro-œneis, sulcatis, 
sulcis granulatis ; interslitiis elevatis , postice inter- 
ruptis. 

Pamborus allemans. Latreille, EncycL méthod., t. 8 , p. 678 ,n°i, 

— — Latreille, Crustac. et Insect. , 2 e édit. , t. 1 , 

p. 4o 9 . 

— — G nérin, Iconographie du règne animal de Cu- 

vier, Ins. , pl. 7, fig. 4. 

— » Dejean, Species génér. des Coléopt. , t. 2, 

p. 19, n. 1. 

— Dejean et Boisduval, Iconog. des Coléopt , 

d'Eur. , t. 1 , p. 268 , pl. 29 , fîg. 4. 

— — Boisduval, J^oyage autour du monde (l'As- 

trolabe) , Entom. , t. 2 , p. 26 , 11. 1 . 

— — Audouin et Brulle , Hist. nat. des ins. , t. 3 

bis, Coléopt., p. 436. 

Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. 
Longueur : 3o millim. Largeur : 11 millim. 

Tête noire , alongée , plane en dessus , lisse , avec deux 



Cr.. IX, Pi. 166 et 1O7. 

enfoncements entre les antennes, rétrécie en arrière; yeux 
brunâtres ; les quatre premiers articles des antennes noirs, 
les autres obscurs et pubescents ; corselet une fois plus 
large que la tète , un peu plus long que large , presque en 
cœur , peu échancré à sa partie antérieure , un peu plus à 
la postérieure , couvert de petites stries transversales ; sur 
le milieu , une ligne longitudinale et une autre un peu 
oblique assez élargie de chaque côté de la base; il a en outre, 
près de la partie antérieure , une impression transversale 
dans laquelle commence la ligne longitudinale du milieu ; 
les bords latéraux sont rebordés , un peu relevés , et les 
angles postérieurs se prolongent un peu sur les élytres ; il 
est d'un noir bleuâtre , surtout sur les côtés et à la base ; 
écusson large , court , en forme de triangle très obtus ; ély- 
tres d'un rouge cuivreux , verdâtres près de la suture , 
ovales , alongées , avec sept côtes élevées sur chacune, qui 
se réunissent à l'extrémité ; les deuxième , quatrième et 
sixième interrompues , les intervalles de ces côtes entière- 
ment couverts de petites aspérités. 

Dessous du corps et pattes d'un noir brillant. 

P. morbillosus. Boisduval (PI. 167, f. I.) 

Niger; thorace nigro-cyaneo ; elylris cupreis , sulcatis , 
sulcis granulatis ; interstitiis elevatis , postice interruptis ; 
antennis testaceis basi nigris. 

Pamborus morbillosus. Boisduval. Voyage autour du monde (l'As- 
trolabe) , Entom. , t. 2 , p. 27, n. 2. 
P. Cunninghamii. Delaporte , Etudes entom. , p. i56. 

Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. 
Longueur : 3o millim. Largeur : 10 millim. 

Cette espèce est voisine de la précédente ; cependant on 
la distinguera facilement par sa taille plus petite, son cor- 



Cl. IX, Pl. 16G et 167. 

selet moins long et beaucoup plus en cœur ; tète aplatie et 
lisse ; corselet d'un noir bronzé , très élargi antérieurement, 
se rétrécissant beaucoup à sa partie postérieure i avec une 
forte ligne longitudinale dans son milieu , une impression 
profonde de chaque côté de la base , et ses bords latéraux 
très rebordés et relevés. 

Ecusson petit , large , en forme de triangle obtus. 

Elytres d'un rouge cuivreux brillant , ovales, avec sept 
côtes élevées sur chacune , qui se réunissent à l'extrémité , 
dont les deuxième , quatrième et sixième sont interrom- 
pues ; les intervalles de ces côtes entièrement couverts de 
petits points élevés. 

P. Guerinii. Gory. (Pl. 167, f. 2.) 

Niger ; elytris viridi-obscuris , sulcatis , sulcis granulatis . 

Pambnrus Guerinii. Gory, Magasin d'entom. , i83o, cl. IX, pl. 26. 

Nouvelle-Hollande. — Cabinet de M. Gory. 

Longueur: siomillim. 1/2. Largeur : 8 millim. 

Noir ; tête aplatie, assez avancée, rétrécie en arrière; cor- 
selet deux fois plus large que la tète , plus long que large , 
un peu échancré à sa partie antérieure et très fortement à 
celle postérieure , les bo'rds latéraux relevés et rebordés ; il 
est couvert de petites rides transversales , a une ligne lon- 
gitudinale au milieu , et une assez forte impression de 
chaque côté de la base , les angles postérieurs très prolon- 
gés ; écusson petit , en triangle très obtus ; élytres striées, 
ponctuées , avec trois côtes qui se trouvent régulièrement 
interrompues par des points enfoncés ; elles sont d'un vert 
obscur sur le disque , et qui passe plus ou moins au vert 
doré à mesure qu'il se rapproche des côtés latéraux. Tous 



Cl. IX , Pi,. 1O6 et 167. 

les points qui interrompent les côtes sont d'un vert doré. 
M. Hope a formé dans sa collection , sur cet insecte , un 
genre auquel il a assigné le nom de Callimosoma; mais 
comme il n'en a publié nulle part les caractères , et que le 
seul individu que je possède a les parties de la bouche bri- 
sées , je le laisserai jusqu'à plus ample information dans le 
genre Pamborus. 

Gory. 
Février i836. 



i66. 




1 amborus. 

1 . P. UiridfS , (rory 2 , P. e/o/H/dlUS , Gory 

3. P. alternons Laà-. 



/.('on in .rc . 



jY./}émo/n/ Ùnp ■ 



IX 



iâ/. 





Pamborus 

î.P. morbillosus , AW, 2. P. Gitermu, Gory. 



NJlënicnd ùry? 



&■* *1B* 



it-«*v.jiS 



Classp. IX , Pi.. iG8. i 

NOTICE 

sur les Métamorphoses des Coléoptères du genre TéUphore. 

La Mormologie coléoptérique est réellement une de? 
branches de l'Entomologie qui sont encore les plus incon* 
nues , à cause des difficultés que l'on a pour étudier et éle- 
ver les larves. 

Les insectes , à leur premier état , sont beaucoup plus 
intéressants par leurs mœurs , que lorsqu'ils sont parve- 
nus à leur état parfait . auquel ils ne semblent arriver que 
pour se reproduire (terme de leur vie) ! A cet état de larve , 
ils se construisent des terriers , des galeries et des cocons 
pour défendre leur vie, qui est continuellement menacée par 
des êtres plus forts , parce que leur enveloppe est générale- 
ment peu consistante , et que la plus légère blessure , si 
elle ne les fait pas périr sur-le-champ , cause inévitablement 
leur mort , à l'époque de leur métamorphose ; aussi ces in- 
sectes sont-ils très curieux à observer, à cause des moyens 
qu'ils mettent en œuvre pour conserver leur existence , tan- 
dis qu'à leur état parfait, revêtus d'une enveloppe solide, 
ils se trouvent naturellement préservés des atteintes de 
leurs ennemis et n'ont d'autre occupation que de dévorer 
les insectes plus faibles qu'eux lorsqu'ils les rencontrent sur 
leur passage , ou de se nourrir des plantes au pied des- 
quelles ils éclosent. D'ailleurs leur vie ne dure que quel- 
ques jours , tandis que leur premier état avait duré quel- 
quefois plusieurs années. 

De Géer, Latreille, et de nos jours les Anglais, ont décrit 
et figuré les larves de quelques espèces de Coléoptères; 
mais la plupart ont échappé à leurs investigations ; aussi 
nous nous proposons d'ajouter des larves encore inconnues 
à celles qui ont été signalées par eux , au fur et à mesure 
que nous pourrons en trouver et les élever. 

i836. 9 



2 Cl. IX, Pi. 168. 

G. TELEPHORUS. Schœf. De Géer. 

Lame. Corpus crassum; caput deprcssum atque quadratum ; 
palpi graciles ; mandibulœ robustœ , parum curvalœ , an- 
nuli injlati ; ultimo , prœcedentibus brcviore r tanquam 
pedc insvclum utitur. Pedes parum longi , licet tainen ad 
cursum aptissimi. % 

Larves. Corps épais ; tête déprimée, carrée ; palpes grêles , 
allongés ; mandibules robustes , peu courbées ; antennes 
minces , anneaux renflés ; les onze premiers égaux entre 
eux , le dernier seul plus court , plus épais que les 
autres; l'insecte s'en sert comme d'une septième patte. 
Pieds peu longs , quoique propres à la course. 

Telephorus fuscus. Lin. (Fig. 3 et 40 

Larva unçiam longitudinis habet , corpus omnino nigrum * 
villosum , fereque glabrum. Caput ejus quoque nigrum , 
parvum est , fulgens , depressumque, Mandibulœ robustœ 
atque parum curvatœ , fusço-nigro colore. Antennis fuhis , 
primi undecim aiinuli similes , solus ullimus brevior. Pe- 
des fusci et non,nihil longi. 

In terra larva vii'it , ubi parvulis insectis vescitur. Hœc in 
nrmpha mutatur, circa quindecim maïum. . 

Nynipba vu vcl vin lineas longi tudinis habet; omnino mi- 
nio colore. Oculi nigri ; insectum xn au,t xv dies post 
primant metamorphosim , condilioncm perfectam asse- 
quitur. 

Larve. Elle a environ un pouce de langueur; tout le 
corps est d'un beau noir velouté et complètement dépourvu 
de poils. La tête est, petite çt déprimée , d'un noir brUUnt 



Cl IX, Vl. 168. I 

intérieurement , pins, mat postérieurement. Les ttiandibu- 
ies sont fortes, peu arquées et d'un brun noirâtre ; les palpes 
sont d'un fauve clair, les antennes courtes et de la même 
couleur. Les onze premiers anneaux sont à peu près sem- 
blables entre eux ; le dernier seul est beaucoup plus court, 
plus étroit et plus massif. 

Quelques lignes longitudinales, tant soit peu plus claires 
que le reste de l'insecte , se font très faiblement apercevoir 
sur la partie dorsale , depuis le premier anneau jusqu'au 
onzième inclusivement. Les pattes de couleur brune ne 
sont pas très longues. Les cuisses et les jambes sont lisses , 
et les tarses épineux. 

Ces larves se métamorphosent vers le i o ou 1 5 mai ; 
dès le mois d'août , elles sont parvenues a leur maximum 
d'accroissement. N'ayant pu me procurer ces larves en sor- 
tant de l'œuf, il m'est impossible de déterminer le temps 
■de leur vie; mais il est à présumer, par le long intervalle 
qui existe entre la fin de leur croissance et, leur métamor- 
phose , qu'elles restent fort long-temps sous cette première 
forme. 

De Gêev , qui a connu ces larves , en a donné une bonne 
description , histoire des Insectes , tom. 3, pag. 63 à 70, et 
une figure grossière, quoique exacte, />£. 2,y£g\ Sa 11. 
"Cet auteur ayant vu à différentes époques ces larves répan- 
dues sur la neige , il s'égare dans des conjectures de la 
plus grande invraisemblance , car il présume que , par un 
phénomène inexplicable , ces insectes étaient tombés avec 
la neige, et il se refuse à croire' qu'ils étaient précédem- 
ment dessous ; Latreille pense qu'ils étaient transportés au 
loin par les vents. Mais ces deux versions paraissent égale- 
ment erronées. 

Ces insectes , qui vivent dans les entrailles de la terre, 
viennent rarement à sa surface ; cependant il est certain 
que, lorsque de grandes pluies inondent leurs terriers , ils 
seraient infailliblement noyés s'ils n'en sortaient au plus 



4 Cl. IX, Pt. iG8. 

vite. On peut en dire autant de la neige qui , en recouvrant 
la terre , les priverait d'air ; de là vient qu'à ce moment on 
peut en apercevoir un plus grand nombre que de coutume. 
J'ai eu l'occasion de vérifier ce fait ayant déjà élevé beau- 
coup de larves. Elles forment un trou dans la terre , tou- 
jours sous une pierre qui en masque la présence , et creu- 
sent ainsi irrégulièrement jusqu'à une grande profondeur ; 
elles viennent placer la tête à l'orifice pour épier les petits 
insectes au passage; elles se dévorent quelquefois entre 
elles, et mangent indistinctement tous les insectes ou an- 
nelides qui se trouvent sur leur chemin ; mais pendant 
l'hiver elles demeurent dans un état complet d'engour- 
dissement et sans presque donner aucun signe de vie , tant 
que dure le froid ; ce n'est qu'au commencement du prin- 
temps qu'elles recommencent à manger pour pouvoir se 
métamorphoser à l'époque ci-dessus indiquée , ayant soin 
de pratiquer une ouverture pour que l'insecte parfait puisse 
facilement sortir. 

La nymphe (fig. i) est longue d'environ huit lignes, d'une 
couleur minium tendre lavé de jaune. Les yeux paraissent 
noirs surtout quelques jours après la transformation. Les 
anneaux de l'abdomen se font apercevoir. Ces nymphes se 
remuent et se retournent très vite lorsqu'on les touche , 
éclosent environ douze ou quinze jours après leur première 
métamorphose ; les insectes , lorsqu'ils en sortent , sont 
beaucoup plus frais et plus brillants que lorsqu'ils ont 
long-temps erré dans les champs. Ils sont très pâles et 
très mous pendant vingt-quatre heures , alors ils prennent 
insensiblement la consistance et la couleur qu'ils doivent 
conserver jusqu'à leur anéantissement. 



Ci,. IX, Pl. iGS. 5 

Telephorus lividus. Lin. (Fig. i et 2.) 

Larva x lineas longitudinis habet ; corpus fusco-violaceo co- 
lore , glabrum atque viUosum est , capite parvo , depresso, 
fulgente-nigro. Mandibulœfuscœnigrœ; antennœ fulvœ ; 
forma simile primi undecim annuli ; solusque ultimus bre- 
vior est ; in omnibus annulis aliquœ maculœ nigrœ sparsœ 
sunt. Pedes parum longi. Sicut species prœcedens <vivit y 
atquc transfigurât. 

Nymplia vi lineas longitudinis ferc habet. Omnino minio 
colore. 

Larve. Elle a neuf à dix lignes de longueur et deux 
lignes de largeur dans la partie la plus large, qui est le mi- 
lieu du corps , car elle s'amincit un peu tant antérieure- 
ment que postérieurement. Tout le corps est lie devin noi- 
râtre et velouté. La tête est petite, très déprimée , carrée, 
d'un noir très brillant antérieurement , et d'un noir mat 
postérieurement. Les mandibules sont de même couleur, 
un peu plus rousses à l'extrémité, fortes et un peu arquées; 
les palpes sont grêles et roussâtres , et les antennes de la 
même couleur. Sur tous les anneaux sont répandus des 
petits traits minium , et sur le premier anneau deux petites 
lignes noires longitudinales et deux autres transversales ; 
les second et troisième portent chacun deux taches noires 
en forme de larmes. Les pattes sont roussâtres. 

Cette larve vit de la même manière que l'espèce précé- 
dente , se nourrit de même, se métamorphose à la même 
époque. 

La nymphe (fig. 4) est de couleur minium, un peu 
plus petite que celle du Telephorus fus eus , mais tellement 
semblable qu'il est presque impossible de les distinguer. 

De Géer n'a pas connu cette espèce et elle n'a même pas 
encore été décrite ni figurée. 



(5 Ct.. IX, Pfc. 1C8. 

M. Watlierouse a publié la larve du Tclephoriis rufus , 
dans The transactions of thc entomological society of Lon- 
don , vol. i , part the Jirst , pag. 3, plate 3 , fi g. 3; mais 
cette larve a encore échappé à mes recherches. 

E. Blanchard. 
Février 18&6U 



IX. ^*- 



2. 



f 



/ 



Té le pli or es. 

i . 2 . T . Iwidus 3 . 4 T fit s eus . 

i'.BIimr/uird pi/hr. ]V Jiénw/id imf> ■ . l/metJouehe 



Cusse IX , H. 



MÉLOES. lMixoe. L 



ii mec 



M. collégial. M. çotiègialis, Audouin 



Nitida nigra , elytris brevissimis maculis , i baseos citrei.t 
et altéra apicis aurantiaca; abdomine utrinaue vit/a latiori , 
aurantiaca nitida. 

Longueur : a3 millim. Largeur: 6 niillirti. 

Je réunis depuis long-temps des matériaux pour une mo- 
nographie de la famille entière des Cantliaridies, et je n'en 
aurais pas distrait , afin de la décrire isolément , l'espèce 
nouvelle dont il s'agit , si cette espèce , qui offre des parti- 
cularités curieuses , ne m'avait été donnée dans l'alcool, con- 
servant encore ses vives couleurs; j'ai craint qu'un plus 
long séjour dans ce liquide ne les lui fît perdre , et je me 
suis décidé à en publier le dessin. 

Description . 

La tète , les antennes , le thorax , la poitrine et les pattes 
sont d'un beau noir de jayet brillant , et ne tirant pas sui- 
te violet ; les élytres , qui ne dépassent pas en longueur le 
premier anneau de l'abdomen , et qui sont assez étroites 
pour ne pouvoir pas se croiser sur la ligne moyenne , 
présentent cela de remarquable , que leur fond noir est 
orné de deux taches d'un jaune-citron à leur base, et d'une 
autre tache , beaucoup plus grande , orangée , située à leur 
extrémité. 

L'abdomen est mou et d'une belle couleur orangée , 
principalement sur les côtés , où Ton remarque la série des 
stigmates, d'autant plus visibles que leur péri trème (c'est 



Cl. IX, Pl. iG(). 

ainsi que j'ai nommé le petit anneau corné qui les entoure) 
est d'une couleur noire foncée. 

Tout le long du ventre et en dessus , sur la ligne 
moyenne , il existe une bande d'un beau noir, et la même 
bande se retrouve à la même place en dessous ; seulement , 
elle est plus large. 

A ces particularités frappantes , et qui ne permettront 
pas de confondre cette espèce avec aucune de celles qui 
ont été décrites et figurées , j'ajouterai quelques autres 
caractères. 

Les antennes sont assez longues , filiformes , grêles, et on 
ne voit pas qu'aucun de leurs articles soit renflé plus que 
les autres ; sous ce rapport elles ont de l'analogie avec celles 
de notre Meloe autumnalis , et avec les Cantbarides propre- 
ment dites , ou les Lytta ; elle se rapproche encore de ce 
genre par la gracilité des pattes. 

La tête qui est petite , mais cependant plus large que le 
prothorax , offre plusieurs impressions qui sont encore plus 
sensibles sur celui-ci ; les élytres sont minces et sans aucun 
enfoncement ni pointillement; elles recouvrent deux moi- 
gnons de petites ailes très courtes , mais qu'il est facile de 
reconnaître à l'aide d'une loupe, et à cette occasion je 
ferai remarquer qu'on s'est trop avancé en disant que, dans 
les Meloès , il n'y a aucune trace d'ailes postérieures ; le 
fait est que celles-ci existent dans un état plus ou moins 
rudimentaire , suivant les espèces , ainsi que cela se voit 
chez les espèces de Carabes aptères. 

Cette nouvelle espèce offre quelques traits de ressem- 
blance avec le Meloe çxcavatus que M. Leach a décrit et 
figuré dans son intéressante Monographie (i). 



1 Mem. de la Soc. linn. de Londres , t. xi , p. 35 et p. 242 , pi. 18. 
fig. 3. M. Leach observe qu'il est très douteux que cette espèce soit 
d'Allemagne, ainsi que l'indique l'étiquette de la collection d<» 
M. Francillon , où elle se trouve. 



Cl. IX, Pl. 169. 

Notre espèce est originaire de l'Amérique méridionale; 
elle m'a été donnée par mon savant ami M. Boussingault , 
qui a occupé pendant plusieurs années , en Colombie , le 
poste important de directeur en chef des mines ; elle pro- 
vient des Cordillières de Quito et a été trouvée à une petite 
journée au sud de cette ville , à la hauteur de 3, 160 mètres, 
par une température de 1 3 degrés centigrades , au pied du 
Cotopaxi et dans Y Hacienda de Callo , localité célèbre par 
les restes d'un ancien temple des Incas qui s'y voient en- 
core ; elle marchait lentement sur un sol sablonneux. 

Les habitants dupays , qui prétendent qu'on la rencontre 
rarement , la nomment Collégial , à cause de la ressem- 
blance que la couleur de son abdomen lui donne avec le 
costume que portent les enfants qui fréquentent les col- 
lèges , et qui consiste en une sorte de tunique orangée avec 
une banderolle noire sur le dos. 

Nous lui conserverons ce non caractéristique. Le Méloès 
Collégial , Meloe Collegialis , le seul individu qui m'a été 
donné , est déposé dans la collection du muséum. 

EXPLICATION DE LA PLANCHE. 

Fig. 1 . Méloès vu en dessus ; — a , de profil ; — 3, en dessous ; 
— 4, élytre détachée ; — 5 , tarse avec les ongles profondément bi- 
fides j — 6 , palpe maxillaire isolé } — 7, Antenne. 

AuDOUIN. 

Novembre i835. 

Nota. Depuis la communication qui a été faite de cette note à la 
Société d'histoire naturelle (en septembre i83o), quelques entomo- 
logistes , et entre autres MM. Brandt et Erichson , ont fait connaître 
plusieurs nouvelles espèces de Méloès. Ces deux savants en ont décrit 
une , entre autres , le Meloe Klugii, qui se rapproche à quelques 
égards de notre espèce. Nous en connaissons aujourd'hui plusieurs 
de l'Amérique méridionale qui se font remarquer par la vivacité des 
couleurs répandues sur les ély très ou qui ornent l'abdomen. Elles ont 
été rapportées par M. d'Orbigny. 



ix . *h- 





^r 





M cl oc colle^ùtlcà', AhJoi 



ffJUmond m>p. 



#& 









X/JtA' *M« 



Classe IX, Vl. 1G9. 

DESCRIPTION 

d'un CxuABts tle Porto-Ricco 
par A. Chevrolat. 

Les auteurs rapportent au genre Carabus , nettement 
distingué par Bonelli , le Splendens de Fabricius ' , insecte 
qui, d'après ce dernier, a la Jamaïque pour patrie. La 
découverte présente prouverait , jusqu'à un certain point , 
que l'on a pu faire erreur en transmettant ce nom à l'espèce 
des Pyrénées. Souhaitons que des recherches bien dirigées 
nous mettent à même d'éclaircir ce doute , et que d'habiles 
naturalistes puissent explorer toutes les Antilles, dont les 
produits entomologiques sont encore peu connus. 

L'espèce nouvelle a plusieurs singularités , i° d'appartenir 
à la division du Carabus auronitens ; i° d'avoir le corselet 
de VHispanus , et enfin les élytres du Splendens de Dejean. 

CARABE. Carabus. Fabricius. 
C. royal. C. basïlicus. Chevrolat. 

Jjjinis lineato Dejeanii. Elongatus, nigcr, supra viridisplen- 
dens. Caput longum , antice longiludiaaliter elcvatum 
et bisulcatum. 'Thorax subquadratus , lateribus postice 
sinuatus , rimulis transvcrsis , linea dorsale impressa , 
marginibus nigris. Eljtra elongato ovala, punctulata, sex 
Uneis nigro-azureis . 

Longueur, 23 millim.; largeur, 6 millim. 

D'un cuivreux doré très brillant en dessus , noir en des- 
sous. Tel e allongée , aplatie en devant ; le milieu antérieur 
élevé longitudinalement, d'un rouge cuivreux ; un sillon sur 

1 Fabricius , dans la description de cette espèce , dit que les e'Jy tics 
ont la suture rouge, caractère que je n'ai remarque sur aucun des 
individus yenant du midi de l'Europe, que j'ai été à même d'examiner. 



2 Cl. IX, Pl. i6 9 . 

chaque côté ; crevasses irrégulières, fines et transverses. Pal- 
pes allongés, dernier article des maxillaires en cône renversé, 
celui des labiaux sécuriforme. Mandibules noires, grandes , 
planes, contournées en dessous, unidentées à la base. Labre 
transverse , déprimé au centre , et comme bilobé , un point 
profond sur chaque extrémité. Chaperon ayant en devant une 
échancrure luniforme déprimée, un point enfoncé de chaque 
côté , et le rebord qui est au dessus des antennes , noir. Les 
quatre premiers articles des antennes d'un noir foncé , les 
suivants pubescents , noirâtres ; elles atteignent le milieu de 
Félytre. Yeux petits , saillants , ronds, livides. Corselet de 
forme presque carrée, cependant plus large au dessous des 
côtés antérieurs, rétréci et sinueux par derrière, ayant la base 
droite au milieu , avancée en s'arrondissant au dessous de 
l'angle; presque droit sur la tête; rebord supérieur renflé, 
très abaissé près de l'angle antérieur , ligne dorsale régu- 
lièrement enfoncée ; il est aplati et il a des crevasses trans- 
verses ; toute la bordure est noire , assez élevée , ronde ; 
un point enfoncé sur le milieu latéral de la marge. Ecus- 
son noir, en forme de triangle transverse. JE If très en 
ovale long , élargies au delà du milieu , assez planes , quoi- 
qu'un peu convexes , à peine sinueuses au delà du sommet 
extérieur de la marge, à pointillé épars peu profond ; chaque 
étui avec trois lignes d'un noir bleuâtre , interrompues , 
surtout vers le bout , par quelques points enfoncés ; l'extré- 
mité est noire , mince ; rainure interne d'un cuivreux plus 
brillant, au fond de laquelle sont des cannelures transverses 
à points impressionnés à leur base. Epipleures noirs , larges 
et obliques , minces par le bout , et à plis transverses à 
partir de l'abdomen. Dessous du corps et pat tes noirs. 

Je dois ce précieux insecte à mon ami , Ferdinand L'Her- 
îninier, qui a déjà enrichi ma collection d'un si grand, 
nombre d'insectes ; il l'a reçu de Mavagnès , dans l'île do 
Porto-Ricco. 



IX. 



ijo. 




Car abus èasiàeus, ûn>vrofa/ 



ffàmwnd imp. 



Classe IX, Vl. 171. 

BRYAXIS. Bryaxis. Koch, Leach, Jubé. 

Monsieur , 

Pendant mon séjour dans le Daghestan ( ' ) , en i83/{, j'a- 
vais ramassé un Bryaxis plus grand que ceux qui avaient 
été décrits par M. Reichenbach, et comme ce Bryaxis avait 
entièrement le fascies du Psel. sanguineus , Reich. , je 
présumai qu'il n'était qu'une variété climatérique ; plus 
tard, à mon retour à Saint-Pétersbourg , ayant reçu la 
Monographie des Psélaphiens de M. Aube , je plaçai mon 
espèce avec son Br. longicornis t Leach., et c'est sous ce 
nom que je l'ai reproduite dans une brochure insérée dans 
les Mémoires de la Société impériale des naturalistes de Mos- 
cou. Une chose seulement me frappa alors dans mon indi^ 
vidu du Daghestan , c'est une forte excavation longitudi- 
nale placée sous le ventre , que je ne trouvais pas mention- 
née dans la description de M. Aube. Enfin , pendant mon 
séjour à Berlin, cette année, M. le professeur Erichson , 
attaché au Musée royal de Berlin , voulut bien me confier r 
parmi d'autres Psélaphiens , une espèce découverte par lui 
dans les environs de cette ville , et qu'il avait nommée Brya- 
xis laminatum , à cause d'une forte lame qui devait se trou- 
ver au dessous de son abdomen; mais comme l'individu 
était collé sur du papier , je n'ai pu rien apercevoir, si ce 
n'est qu'il avait une excavation sous le ventre, comme l'in- 
dividu du Daghestan , et qu'il était un peu plus petit ; et 
comme je n'avais l'intention de publier mes observations 
qu'à mon retour en Russie , je ne l'examinai pas de plus 
près , et le renvoyai à Saint-Pétersbourg , avec d'autres Co- 
léoptères destinés pour ma collection. 

Arrivé à Paris, je fis quelques petites excursions dans les 
environs, et je fus assez heureux pour retrouver, non seu- 
lement mon Bryaxis du Daghestan , de la même taille et 
avec la même excavation au ventre , mais encore d'y dé- 
couvrir la lame citée par M. Erichson. C'est cette décou- 
verte qui m'oblige , Monsieur , à vous prier de vouloir bien 
insérer dans votre Magasin zoologique la note ci-jointe , 
avec une planche dans laquelle j'ai tâché de démontrer , 

1 On donne le nom de Daghestan à toute la partie montagneuse du 
Caucase, vers l'orient, du côte de la mer Caspienne, 



Cl. IX , Pi. ifi. 

autant que possible, les différences entre le B. sanguinca , 
le B. longicornis et le B. laminai um. Pour cette dernière 
espèce , je conserve le nom donné par M. Erichson , jus- 
qu'à ce que j'aie examiné plus attentivement les individus 
du Musée de Berlin et celui du Daghestan. 

On sera peut-être surpris qu'un étranger vienne à Paris 
pour décrire les insectes indigènes ; mais on le sera plus 
encore en apprenant que c'est un des Bryaxis les plus com- 
muns des environs. Si cette découverte a échappé à MM. les 
Entomologistes de Paris , c'est que j'ai remarqué chez eux 
un procédé fort vicieux de récolter les petites espèces, c'est 
celui de les piquer avec des épingles ; car , en les perçant , 
non seulement on est obligé de détruire ou de déformer 
une partie du corps de l'insecte , mais encore l'épingle em- 
pêche souvent de voir en dessous ; il arrive aussi que, par 
l'influence de l'acide et de l'air , le métal s'oxyde et détruit 
entièrement l'insecte. 

Celte lettre n'ayant d'autre but que celui de vous faire 
connaître la cause qui a fait naître la Notice ci-jointe , je 
laisse à d'autres les débats sur les moyens de récolter les 
insectes. 

Je suis, etc. T. Victor de M. 

Paris, 11 août i8.36. 



Notice sur les Bryaxis de M. Aube, par T. -Victor de M. 

Les difficultés qu'on a eu de distinguer le Bryaxis san- 
guinea du B. longicornis m'ont obligé de faire figurer en- 
core une fois ces deux espèces avec toute l'exactitude pos- 
sible, et de leur en adjoindre une troisième, très ressem- 
blante au premier abord aux deux précédentes,. 

Mes lecteurs auront toujours à s'en tenir à la planche et 
u la Monographie de M. Aube; la description ci-jointe 
n'étant qu'une diagnose très courte destinée à mieux faire 
ressortir les différences qui existent entre ces espèces, si voi- 
sines entre elles. 



Cl. IX , Vl. i 7.1 . 

B. sanguinea. Reich. (PI. 171, fig. I.) 

Longueur, 2 millim. ; largeur, 3^4 millim. 
Nigra, subpubescens , elytris rubris , antennis pedibusque 
rufo-ferrugineis ; palpis tards que testaccis ; antennis di- 
midii corporis longitudine ; tibiis anticis planis . 
Il est très commun clans presque toute l'Europe. 

B. longicornis. Leach. (PI. 171, fig. 2.) 

Longueur, 2 millim. 1/2; larg., 1 millim. 
Subelongata , convexa , nigro-picea , elytris rubris , antennis 
pedibusque pallido-castaneis , palpis pallidioribus ; abdo- 
jnine subtus elongato-impresso ; tibiis anticis in medio 
injus excayalis $ antennis dimidio corpore multo longio-* 
ribus. 

Il est un peu plus grand que le précédent , plus lisse , 
avec le corselet un peu plus bombé et les impressions moins 
marquées. Assez rare aux environs de Paris. 

B. LA.MINATIM. Ericksoït. (PI. \<ji , fig. 3.) 
A prœcedente tantum , sed abdomine subtus valde excavato ; 
metathorace lamina recurvata , depressa, bidentata af- 
in ato. 

Longueur, 2 1/2 millim. \ largeur, 1 millim. 

Cet insecte est un peu plus grand que le précédent , au- 
quel il ressemble du reste ; mais l'excavation très pro- 
noncée de l'abdomen et la lame du sternum l'en distin- 
guent suffisamment. Il se trouve communément aux envi- 
rons de Paris. Peut-être est-ce la femelle du B. longicornis ; 
mais ce qui en fait douter , c'est que cette espèce est fré- 
quente à Berlin , pendant qu'on n'y a pas rencontré le B. 
longicornis. 

Comme les impressions du corselet varient beaucoup 
dans les Bryaxis , et que les épines aux cuisses ne seraient 
qu'une différence sexuelle, si l'on juge par analogie avec 
le Tyrus mucronatus , il me semble qu'on pourrait les ran- 
ger dans les deux divisions suivantes : 



Cl IX, Vl. i 7 ï. 

i . Ceux qui ont le corps bombé , le corselet pres- 
que aussi long que large , ce qui le fait paraître un peu 
sphérique ; avec une tête un peu petite , relativement au 
corps, et aux espèces de la division suivante ; les yeux sont 
moins saillants ; les pieds sont un peu plus longs et plus 
courbés , et les antennes presque filiformes ou d'une cons- 
truction toute particulière. Les espèces de cette division 
préfèrent les lieux humides , non loin des marais ou des 
eaux stagnantes , et vivent dans l'herbe au pied des arbres, 
quelques unes se trouvent même sous l'écorce des vieux 
troncs d'arbres. 

i. Bryaxis lamirtalum, ErichsoTu 5. ris hœmatica, Reichb. 

2. = longicornis, haxch. G. ssz antennata , Aube. 

3. = sanguinea, Reichb. 7. = impressa , Panz. 
\. z=z nodosa , miiii 1 . 8. = juncorum, Leach.. 

2. Ceux qui ont le corps plus ou moins déprimé , le cor- 
selet plus ou moins transversal , à peu près comme celui 
des Necrophorus , avec une tête à yeux bien saillants , les 
pieds plus courts et les antennes plus fortes. Les Bryaxis de 
cette section aiment plus les lieux ombrageux au pied des 
arbres. 

g. Bryaxis spinicoxa, m\hi. iS. = Lefebvru , Aube.] 

10. s=| fossulata , Reichb. 16. = Gorji, Aube'. 

11. ts abdominales, D«ej. 17. = tomentosa , Dej. 

12. = furcata, mihi. 18. = gallica, mibi 2 . 
i3. = xanthoptera, Reichb. 19. = depressa, Aube'. 
i4. = rubripenniS) Aube. 20. = ? aresetensif , Iflig. 

Du reste , les Bryaxis en général sont plus lents et plus 
faciles à trouver que les Bythines. Je voudrais bien aussi 
dire quelque chose de ces derniers , mais la difficulté qu'il 
y a d'obtenir des types de cette famille me force d'y 
renoncer pour le moment. Je regrette infiniment que les 
types des Psélaphiens décrits par M. Reichenbach se soient 
perdus. 

' M cm. de la S ne. imp. des IVat. de 31 os cou. 
2 II sera de'ciit dans une prochaine livraison. 

T. Victor dv; M. 



IX 




IVrvaxi 



1. «brun se 



N.JUmond i/np 








^ /y 



(fae^/eS. //2.X /If 






Ci.assk IX , Yl. 172. 



CALOGNATHE. Calognathus'. Guéri/i. 



L'insecte qui constitue ce genre est , à notre avis , l'un 
des plus curieux de l'ordre des Coléoptères , car il offre en 
même temps des caractères propres à trois familles diffé- 
rentes , quoiqu'il appartienne bien certainement à celle des 
Mélasomes. En effet , si l'on considère sa tête large , plate , 
armée de deux grandes mandibules crochues , on ne peut 
le comparer, au premier coup d'œil , qu'à un Lucane ; ses 
mâchoires , dépourvues de ce crochet corné qui caractérise 
les Mélasomes dans la méthode de Latreille , le feraient 
classer parmi les Hélopiens, si l'on s'en tenait à la rigueur de 
la méthode ; mais ses antennes , ses pattes , l'absence d'ailes 
sous des élytres qui embrassent les côtés de l'abdomen , le 
plus grand nombre de ses affinités enfin , le rapprochent des 
Zophosis et des Erodius , et nous ont déterminé à le placer 
immédiatement à côté du genre Leptonychus' } ', fondé par 
notre ami M. Chevrolat , et qui offre , comme le nôtre, des 
mâchoires dépourvues d'onglets , et des tarses très velus 
terminés par deux crochets très longs et grêles. 

Caractères génériques. 

Antennes filiformes , de la longueur des mandibules , 
plus longues que la tête, de onze articles ; le premier article 
un peu plus fort , grand , le second petit , obeonique , le 
troisième presque aussi long que les deux premiers ensem- 
ble , presque cylindrique , les suivants allant et diminuant 

1 De Kcthùç , beau , et de yvciScç, mâchoires. 

a Mémoire sur un nouveau genre de Cole'optèrcs de la famille des 
Mélasomes, par M. A. Chevrolat , Revue Entomologique , publiée 
par Gust. Silbermann , t. i er , p. 20 . pi. i re . 



2 Cl. I Vl. 172. 

de longueur ; l'avant-dernier plus large , formant un petit 
bouton arrondi, et le dernier très-petit, étroit et arrondi 
au bout. 

Labre saillant , un peu plus large que long , tridenté en 
avant , inséré sur un chaperon un peu avancé et fortement 
bidenté. 

Mandibules avancées , plus longues que la tête , cro- 
chues au bout , ayant une forte dent dirigée en dessous à 
leur base. 

Mâchoires terminées par deux lobes membraneux , ar- 
rondis et tronqués en dedans , fortement ciliés , inégaux , 
l'interne étant le plus petit. 

Palpes maxillaires insérés à la base externe du lobe 
extérieur , de quatre articles , dont le premier très court , 
les deux suivants grands, filiformes , obconiques et égaux, 
et le dernier plus court, plus épais , tronqué obliquement 
au côté interne et en forme de hache. 

Lèt>re inférieure en forme de carré transversal , un peu 
plus large que longue , velue , avec la languette terminée 
par deux paraglosses membraneux , courbés en dedans , 
velus et formant la pince. 

Palpes labiaux courts , filiformes , à peine plus longs 
que les paraglosses, de trois articlespresque égaux, le der. 
nier un peu plus épais au bout et tronqué. 

Pattes minces , longues ; les quatre tarses antérieurs 
très velus, composés de cinq articles, dont les quatre pre- 
miers grenus , égaux , le dernier presque aussi long que les 
quatre premiers réunis , cylindrique , terminé par deux 
longs crochets peu courbés , un peu moins longs que le 
tarse. Ceux des pattes postérieures , de quatre articles à 
peu près organisés comme aux pattes antérieures. 

Corps aplati , rétréci à l'extrémité postérieure , avec les 
élytres grandes , embrassant les côtés de l'abdomen. Point 
d'ailes. 



Cl. IX, l>r.. 172. 3 

C. de Chevrola/i. C. Chevrolatii. Guérin. 

C. subdepressus, ater , capite thoraceque subœneis, lateribus 
albis. Elytris acuminqtis , lateribus rugosis ; supra vittis 
duabus lateralibus et sutura albis. Pedibus ni gris , tarsis 
fulvis villosis. 

Longueur, avec les mandibules, i5 millim. 1/2; largeur, 7 millim. 

La tête est un peu arrondie , deux fois plus large que 
longue , aplatie et garnie de petits tubercules en avant , 
noire et couverte d'un duvet soyeux très fin à reflets mé- 
talliques. Les mandibules sont noires, luisantes. Les an- 
tennes sont également noires. Les yeux sont ronds , assez 
saillants , et entourés d'un duvet blanc argenté , qui s'étend 
en dessous. 

Le corselet est de la largeur de la tête en avant , un peu 
élargi au milieu , puis rétréci assez brusquement en arrière; 
il est au moins trois fois plus large que long , noir , couvert 
du même duvet soyeux et métallique qui garnit la tête , 
avec les côtés munis d'un duvet blanc brillant , qui s'étend 
aussi en dessous , et lui donne un aspect un peu argenté. 

Les élytres sont un peu rétrécies à leur base , arrondies 
sur les côtés , atténuées à l'extrémité , et assez aplaties et 
lisses en dessus ; les côtés , qui embrassent l'abdomen , sont 
garnis de tubercules et même d'épines assez saillantes di- 
rigées en arrière. Ces élytres sont noires , assez luisantes , 
avec une large bande de chaque côté et au bord externe , 
et une autre bande plus étroite à la suture , d'un blanc ar- 
genté produit par un duvet très serré et très court. L'écus- 
son est très petit . triangulaire et noir. Le dessous est noir , 
lavé de blanc argenté , surtout au bord des segments de 
l'abdomen. 

Les pattes sont noires, avec la tranche externe des 



4 Cl. IX, I l. 172. 

cuisses et surtout des jambes, garnie d'un très fin duvet ar- 
genté , et terminée par deux épines fauves et assez longues. 
Les jambes antérieures ont , au côté externe , quatre 
petites dents aiguës. Les tarses sont plus courts que la 
jambe, d'un roux' assez foncé , et garnis de poils très longs 
et fauves. 

Cet insecte remarquable a été trouvé au Cap de Bonne - 
Espérance; nous l'avons dédié à notre ami M. Chevrotât, 
qui a bien voulu nous le confier , et nous mettre ainsi à 
même d'étudier ses caractères. 

EXPLICATION DE LA PLANCHE iG5. 

Fig. 1. Calognalhus Chevrolat'ri , de grandeur naturelle. 

2. Le même, grossi et vu de profil. 

3. Le même , vu en dessous. 

4. Sa tête très grossie et vue en dessus. — a , le labre. 

5. Ici. vue en dessous, 
(j. L'antenne grossie. 

7. Mâchoire et son palpe grossis. 

8. Lèvre inférieure avec les palpes labiaux. 

9 et 10. Tarses antérieur et intermédiaire grossis. 
11. Tarse postérieur grossi. 

E. Guérin. 

Juillet i830. 



Nota. Au moment où nous corrigeons cet article , 
M. Clievrolat nous apprend qu'il a vu la femelle du Calo- 
gnatlie chez un marchand de Hambourg : elle a les mandi- 
bules très courtes ; mais elle ressemble , du reste , au mâle. 
Cet insecte est encore si rare , que le marchand en ques- 
tion a refusé de céder l'unique femelle qu'il possédait , 
quoique M. Clievrolat lui eu offrît un prix fort élevé (4<> 
ou 5o fr.). Il n'a pu se procurer que le mâle soumis à 
notre examen. 



IX 




Calognathus Chevrotai H ûutr. 

Lebrun se, ]\ .fiétrwnd' wip. 



tfïTU 




Cl.AS.SK IX-, Pi. I-& Ci 17'i. 1 

FULGORE. Fulgora. Linné. 

Ce genre, quand il a été établi par Linné, comprenait 
un grand nombre d'espèces de formes diverses \ qui ont été 
réparties depuis dans plusieurs genres bien distincts, en 
sorte que celui des Fulgores proprement dites ne renferme 
plus , à présent , que les espèces auxquelles nous avons assi- 
gné les caractères suivants '. 

Antennes ayant leur second article globuleux , hémisphé- 
rique, aussi large que long , couvert de granulations assez 
fortes , avec la soie terminale insérée au milieu de l'extré- 
mité ; cette soie précédée d'un petit article punctiforme ; 
deux yeux lisses , placés un peu en avant et au dessous des 
yeux , entre eux et les antennes ; front plus ou moins pro- 
longé en avant ; labre terminé par une pointe aiguë ; bec 
composé de trois articles, son extrémité atteignant au 
moins la base des pattes postérieures ; élytres moins large s 
que les ailes , beaucoup plus longues que larges , ayant une 
coloration différente ; pattes allongées , propres au saut 
épineuses extérieurement ; prothorax un peu moins large 
que le mésothorax , un peu échancré au bord postérieur. 

On connaît un assez grand nombre de vraies Fulgores , 
et plusieurs d'entre elles sont des insectes de grande 
taille, ornés de couleurs assez belles, et surtout ayant des 
formes très bizarres; quelques unea, et principalement 
la plus grande, ont long-temps passé pour répandre ? 
par leur tête , une lumière phosphorique analogue à celle 
des vers luisants ou Lampyres ; mais si d'anciens voyageurs 
affirment ce fait, pour la Fulgore porte-lanterne du moins, 
d'autres , plus modernes et plus instruits , ayant élevé cet 
insecte dans le pays même où on le trouve , n'ont jamais 

' Voyage de M. Bélanger aux Inde s- Orientale s , Zoologie, 
pi 45o. 



i Cl. IX, Vl. 173 et 174. 

vu aucune lueur sortir de sa tète, et pensent , dès lors , que 
les premiers s'en sont laissé imposer par les rapports 
mensongers des habitants ; en sorte qu'il n'est rien moins 
que démontré aujourd'hui que ces insectes soient lumi- 
neux , quoique les noms qu'on leur a imposés indiquent 
souvent cette propriété. 

Parmi ces derniers , on distingue , comme étant la plus 
grande espèce connue , celle que tous les auteurs ont nom- 
mée Fulgore porte-lanterne ( F. laternaria ) ; cette belle 
espèce vient de Cayenne et de Surinam, et se trouve 
dans presque toutes les collections un peu complètes. 
Dernièrement , ayant reçu du Mexique plusieurs indivi- 
dus d'une Fulgore à grosse tête globuleuse , nous avions 
pensé qu'i's appartenaient à la même espèce, et que son ha- 
bitation s'étendait plus loin que Cayenne et Surinam ; mais 
ayant étudié comparativement nos individus et des Fulgores 
porte-lanterne de Cayenne , nous avons reconnu qu'ils en 
différaient notablement, quoique formant une espèce très 
analogue , et nous nous sommes décidé à en publier la des- 
cription. Pour bien faire ressortir les différences qui exis- 
tent entre deux espèces si voisines, nous les avons repré- 
sentées ensemble de face et de profil , pour bien montrer 
la différence de grosseur de leur tête; nous allons de 
même donner en regard , et comparativement , un exposé 
sommaire des caractères qui distinguent ces deux espèces , 
et nous terminerons cette notice par une description plus 
étendue de celle qui est encore inédite et nouvelle. 

F ulgora laternaria, Lin., etc. Fulgora Castresii , Guer. 

(PI. i 7 4, fig. 1 et 2.) (PI. i 7 3, et i 7 4 , fig. 3 et 4.) 

Tête plus large que le-corselet, Tête moins large que le corse- 

n'étant pas deux fois plus longue let, étant plus de deux lois plus 

que large. longue que large. 

Élytres d'un brun roussiUre , Elytres d'un jaune veruâtré , 

varie'es de noir vers le bout seu- variées do noir dans toute leur 

lement , avec un grand nombre surface, 
de petits points blancs, faiineux. 



Cl. IX, Pl. i 7 3 et ^4. 

F. de Castres. F. Castresii. Guérin. 

F. lutea, fronte rostrala, subcylindrica, recta, thorace angus- 
tiore ; clylris luteo-wirescentibus , nigro-variegatis ; alis 
brunneis , nigro-variegatis , apice ocellatis. 

Longueur de 7 cent, à 9 cent.; enverg., isà i5 cent. (PI. 173.) 

Sa tête est de moitié moins longue que le corps , à peu 
près de la même largeur dans toute son étendue , vue 
en dessus , avec une forte bosse vers la base , en des- 
sus, et quelques dentelures dessous ; elle est d'un jaune- 
verdàtre, marquée en dessus de taches et raies longitu- 
dinales noires , variées de taches rouges ; elle présente , 
sur les côtés , une série de six grandes taches carrées et 
blanches ; le prothorax est verdatre et caréné au milieu ; le 
mésothorax est plus jaunâtre , marqué au milieu de deux 
taches brunes et sur les côtés, de quatre gros points noirs ; 
le métathorax offre deux taches noires sur les côtés et 
une marque brune au milieu ; l'abdomen est noir , varié 
de jaune , et garni, ainsi que le métathorax, d'une matière 
blanche et farineuse ; le dessous est jaune , varié de rous- 
sâtre et de noir , et garni de la même matière farineuse qui 
s'observe en dessus ; les pattes sont jaunes , avec des an- 
neaux noirs ; les ély très sont d'un jaune verdatre, piquetées 
de blanchâtre, avec des nuances brunes ; leur bord supérieur 
est lavé de rouge, et leur surface marquée d'un assez grand 
nombre de taches noires en forme de petites raies transver- 
sales , irrégulièrement placées ; les ailes sont brunes , avec 
des taches et stries d'un beau noir; leur extrémité offre un 
grand œil, composé d'abord d'un cercle noir, puis d'un 
autre cercle jaune, avec le centre occupé par une grande 
tache ronde et noire , dilatée vers le bas. Le côté interne de 
ce point présente une tache blanche, farineuse, fondue sur 



4 Cl. IX, Pl. i 7 3 et i 7 4. 

ses bords ; l'extrémité de l'aile est pale. Le dessous est sem- 
blable au dessus , mais il est saupoudré de la matière fari- 
neuse q;ii revêt l'abdomen. 

Ce magnifique insecte, qui nous a été envoyé du Mexique, 
est encore fort rare dans les Collections : nous l'avons dé- 
dié à M le colonel Castres, gouverneur du cliâleau des 
Tuileries , comme un témoignage de notre gratitude pour 
le zèleécl aire qu'il met à encourager les sciences et les arts 
en général , et nos travaux en particulier. 

E. Guérin. 
Août i836. 



Nota. Nous avons vu, dans les collections du Muséum, 
une troisième espèce , très voisine des deux précédentes , 
chez laquelle le front est étroit, mais beaucoup plus al- 
longé que dans la F. Caslresii. Cette nouvelle espèce sera 
décrite par M. Brullé, dans les suites à Buffon publiées 
par le libraire Pillo t. 







F nie? or a Caur/r&ru fittnn 



ffl Retnond unp. 



TX 



l?4 




Fulq-ora 

1.2. Latorn/u^ia/ 3. 4 • (hj très us Guér 



. \ A\>/>u>n</ tmp 



Classe IX, Pi.. 1 7 5 . I 

HELOPS. Helops. Fabricius. 
H. a pieds haineux. H. Lanipes. Fab. 

Larva. Corpore jiavo-rufo ; (intennis brevibus , Jîavisque ; 
mandibulis robustis , brevibus , nigris ; pedibus fiauis acu~ 
Us ; ultimo et penultimo annulis nigro punctulatis, et ul- 
timo duabus hamis nigris acutissimisque , ad caput recur- 
vatis. 

Nympha. Corpore albo-flavo , ejusque lateribus denticulatis. 

Larve : longueur, 3o à 32 millimètres ; 
Nymphe : longueur, 18 millimètres. 

Larve. Le corps est filiforme , arrondi et mince dans toute 
sa longueur, d'un jaune clair luisant , tirant tant soit peu 
sur le roussâtre , avec quelques poils rares qui se font à 
peine apercevoir. Les palpes et les antennes sont grêles, 
un peu plus pâles que les autres parties de l'insecte. Les 
mandibules sont courtes , assez robustes et noires; le 
premier anneau du corps est un peu plus long que les 
autres, les neuf suivants sont égaux entre eux; le onzième 
est plus gros, et semble être boursouflé ; l'on y remarque, 
ainsi que sur le dernier, des petits points noirs enfoncés , 
assez rapprochés les uns des autres ; ce dernier anneau est 
très court et terminé carrément ; il porte à ses angles laté- 
raux deux crochets acérés , et recourbés du côté de la tête. 
Ils sont de couleur noire, avec la base jaune. Les pattes sont 
courtes , très acérées , de la couleur des antennes ; l'ongle 
terminal seul est noir. 

Nymphe. Le corps, est d'un blanc-jaunâtre sans taches ; la 
tête est repliée contre le thorax ; tous les anneaux sont mu- 
nis d'une pointe sur chacune de leurs parties latérales ; le 
dernier seul les porte à son extrémité ; une ligne roussâtre 
se fait apercevoir sur le milieu du dos. 



, Cl. IX, Pl. i 7 5. 

Cette larve se trouve au pied des arbres , souvent entre 
l'écorce et l'aubier ; elle se nourrit également de l'un ou de 
l'autre, et n'habite que les endroits très humides , s'enfon- 
çant quelquefois longtemps dans la terre , pour ne pas 
succomber à la sécheresse, qui la ferait périr promptement. 

Je nourrissais quelques unes de ces larves depuis le mi- 
lieu d'octobre 1 835 , plusieurs périrent dans l'hiver; mais 
une seule prospéra , grossit lentement jusqu'aux premiers 
jours du mois de septembre i836, époque à laquelle elle 
se métamorphosa en nymphe : cette dernière demeura un 
mois dans cet état. Lorsque l'insecte parfait eut rompu ses 
langes , il était entièrement d'un blanc sale , et il ne prit la 
couleur qu'il devait conserver qu'au bout de quatre jours. 

Cette larve, au mois d'octobre i835, n'avait guère que 
vingt millimètres ; elle a donc augmenté d'environ un tiers 
dans l'espace d'une année. 

Nota. J'ignore à quoi lui servent les crochets dont elle est 
armée; car je ne l'ai vue creuser le bois qu'avec une de ses 
mandibules. 

E. Blanchard. 



I\ 





Eelops ùmàteg' Foi, 



1 Rettiond urtft 



Cul» IX, Pjl. 176. , i 

STEIRA. Steira. Westwood. 

Or do Coleoptera. 

Scctio HETEROMERA. 

Subsectio Melasoma. 

Genus novum inter Eurychoram et Adelostoinam quasi 
intermedium. 

Corpus depressum brève latum subquadratum. Caput 
médiocre , thorace multo angustius et in sinu ej us antico im- 
mersum , transverso quadratum angulis anticis lateralibus 
acutiusculis; oculi subreniformes dorsales; antennœ (a) decern 
articulatae, articulo primo longo, octo sequentibus parvis fere 
aequalibus , ultimo majori ad apicem mamillato , sub maiv 
ginem lateralem capitis insertae ; trophi supra haud conspi*- 
cui; subtus etiam lateraliter genubus dilatatis absconditi, 
Labrum (b) parvum transversum membranaceum antice 
ciliatum. Mandibules, (c) parvœ haud exsertae , ad apicem 
bidentatœ margineque interno subtus médium late incisae , 
incisione membranacea. Maxillœ (d) parvae, lobis duobus 
instructse, lobo supenore majori ciliato , inferiori ungue 
corneo instructo. Palpi maxillares parvi 4 _art iculati, ar- 
ticulo primo minori , ultimoque majori. Mentum (e, i) 
magnum corneum antice latius late emarginatum, lobis an- 
ticis rotundatis. Labium ( f ) parvum transversum ultra 
marginem anticum loborum menti vix productmn. Palpi 
labiales brèves 3-articulati , articulo primo minuto vix 
conspicuo. Thorax ( seu Pronotum) planus longitudine 
multo latior, antice angustior margine antico pro receptione 
capitis inciso, postico vero in medioproducto, lateribus ixh 
tundatis angulis posticis acutis ; in medio dorsi bicostatus. 
Scutellum parvum. Elytra lata subquadrata, angulis anticis 
acutis, posticis rotundatis, fere plana, sutura elevata, et 



2 Cl. IX, Pl. 176. 

costa laterali utrinque instructa. Pedes brèves sat graciles. 
Tibiis anticis (g) ad apicem obtuse productis. Tarsis hete- 
romeris. 

Obs. Inter Heteromera Melasomata gênera perpauca an- 
tennis 10-articulatis gaudent, scil. Eurychora, Thunb. , 
Adelostoma, Duponch., Salax , Guér. (Magasin de zoologie, 
pl. 107), etgentts novum supra descriptum. Haec pro sec- 
tione distincta (Erodiis et Pimeliis afïini) constituerunt bea- 
tiss. Latreillius (Règne animal, 2 e édit., v,p. 10) et Cel. 
Solierius (Act. Soc. ent. gall., ann. i834, p. 5oi) ; et facile 
distinguuntur magnitudine menti et partium lateralium in- 
ferorum capitis trophis obtegentium ut et numéro articulo- 
rum antennalium. 

Adelostoma et Salax corpore oblongo et Eurychora man- 
dibulis exsertis angulisque elytrorum anticis rotundatum 
e Steira facile dignoscuntur. 

Steira Costata. TVestw. 

Nigra, opaca forte punctata , capite linea elevata centrali 
longitudinali, thoracis disco tenuiter punctato, et in medio 
costis duabus postice divergentibus instructo ; antennis pe- 
dibusque piceis. 

Long, corp., lin. 3 3/4 — 5. 
Hab. in Africa australi. 

S.-O. Westwood , 
Hammersmith near London. 
Aprilis 1837. 



K 



lyâ 





b <l 





f 




Steira costatœs, Westwood. 



Wejtto . jrtmâB 



X/fr/no/ii/ i/ii/i 



Classe IX, Pl. 177. 

LUPÈRE. Luperus. Geoffroy. 
L. a nez. L. Nasutus. Westwood. 



Testaceus, elytrisfulvo-fuscescentibus, viridique mtentibus; 
antennis pedibusque albidis ,facie intuberculum nasiforme 
producta. 

Long., 2 3/4 lin. 

Caput cum oculis thoracepaulo latius, testaceuin tenuis- 
simepunctatumnitidum,interpartem inferiorem oculorum 
impressum tuberculoque nasiformi ad apicem bifîdo {a b) , 
subtus originem antennarum prodeunti instructum. An- 
tennae corpore fere dimidio longiores, compressa? albidae ; 
articulo primo ad basim nigro , et interno nigro-piloso , ar- 
ticulo secundo parvo , tertio sequenti longitudine sequali. 
Oculi nigri prominuli. Mandibulae (c) dentibus 4- Maxillae 
(d) lobis duobus distinctis , exteriore graciliori , ad apicem 
ciliatis. Palpi maxillares 4-articulati articulo ultinïo minuto 
conico. Palpi labiales (e) brevissimi 3-articulati. Thorax 
longitudine paulo latior, postice angustior, testaceus niti- 
dus, impressionibus duabus discoidalibus subrotundis. Scu- 
tellum rotundatu m testaceuin. Elytra thorace multo latiora, 
longitudine latitudinem e tertia parte superanti postice ro- 
tundata subdepressa punctatissima , sulco humerali fidvo- 
fuscescentia , coloreque viridi nitentia. Pedes albidi sat 
brèves. 






Cil IX , Pl. 177. 

Habitat in lndia orientali. 

In Musaeo dont. W.-W. Saunders, F. L. S. , etc. 

J.-O. Westwood, 
Hammersmith near London. 

Aprilis 1837. v , 






IX 



1 77 . 





Luperus n/isuàis , Westmood 



/""■'' 



N.jimtèoiwi un/' 



Classe IX, Pl. 178. 1 

FORFICULE. FoRFiciLA. 
F. parallèle. F. parallela. WeslwoocL 

Fusca, elytris rufis , abdominepiceo,forcipe longissima gra- 

cili parallela. 

Long, corp., lin. 12 ; forcipis, lin. 9- 

Caput fuscum, palpis antennisque lutescentibus , hœ in 
specimine nostro mutiles ? videntur articulis 1 4 , relictis et 
apicem elytrorum attingentibus ; articulo i°crasso, 2 et 4° 
parvis, reliquis oblongis. Thorax subquadratus, posticero- 
tundatus, fuscus, impressione utrinque antica ovali, lillea- 
qile parva dorsali. Elytra rufa , margine interno ad apicem 
paulo producto. Alae fulvse : abdomen piceum, marginibus 
segmentorum fulvescentibus , tenue punctatum , serieque 
tuberculorum parvorum ad marginem posticorum segmen- 
torum , segmentoque tertio supra tuberculis duobus latera- 
libus ordinariis , segmentum octavum anale articulum 
sequentem omnino obtegens. 

Forceps longitudinem elytromm et abdominis aequans , 
linearis, parallela, sensim attenuata, ad apicem intus in- 
curva dente, parvo interno versus basim interno posito :pe- 
des lutei. 

Obs. E structura antennarum et segmenti octavi ven- 
tralis , hoc insectum ad genus Forficulam stricte sic dictam 
appertinere videtur. 

Habitat in Mexico. -«— In musœo nostro. 

J.-O. Westwood, 
Hamniernùtz, near London, 1837. 



IX 



j jS. 




Yorfieula paraZlela/, Weatwootl. 



W,\fhi>. />' 



N. J&JTiond imp. 



fîffïïi^ 



' *• 






Classe IX, Pe. 17c]. 1 

Insectorum nonnullorum exoticorum e familia Cympidahitm 

descriptiones, 

auctorc J.-O. "Westwood. 

leiopteron. Perti. 

Inter insecta Hymenoptera a celeberr. Pertio in suo De- 
lectu animalium articulatorum Brasilia; descripta, genus 
novuni, cui nomen Leiopteron constituimus , cum observa- 
tione sequenti : « Genus valdememorabile, quoad situm na- 
turalem rnihi adhuc dubium ; aculei prsesentia , petiolus et 
pedes elongati, sicuti habitus, propinquitatem cum sphegidi* 
busindicant, cum trophi brèves, occulti, abdomen compres- 
sum, subtus deliiscenset alae pêne énerves, affinitatem cum 
Chalcidibus et Gallicolis ofFerunt. » In opère laudato arti- 
culorum antennarum numerus non indicatur nec structura 
oralis describitur, inde de affinitate vera hujus generis non 
possumus judicare, quare descriptionem fuscorem, cum fi- 
guris illustratam , entomologis bénigne accepturum spero. 

Sp. 1 . Leiopteron campressum. Perti, 

Nigrum , capite thoraceque asperis , abdomine lœvigalo , ahs 

infuscatis, stigmate nigro-brunneo . 

Long. , lin. 5; Jat. , lin. 9. Perti. 

In Musaeo regali Berolinensi individuum hujus generis et 
speciei conservatur, antennas habens graciles filiformes , 
fere longitudine corporis et i4-articulatas, articulo primo 
brevi crasso , secundo brevissimo , reliquis longitudine 
aequalibus (a); maxillae ( b) lobo unico magno ovato mem- 
branaceo, externe piloso; palpi maxillares brèves , 5-articu- 
lati, articulis 2 et 3 subaequalibus , quarto minuto , ultimo 
maximo obovato , longe piloso ; mentum (c) elongatum cor- 
neum compressum ; labium brève subovatum ; palpi labia- 
les 3-articulati , articulo secundo minori, ultimo majori ob- 
ovato. Collare arcuatum , ad originem alarum anticarum 
extensum. Alae cellula unica par va marginali, duabus sub- 
marginalibus nervis validis (d). 

Individuum Pertianum , e figura , fœmineum estimetur , 
insectum vero supra descriptum e longitudine antennarum 



5 Ci.. IX, Pi.. 179. 

masculinum videtur. E descriptione praecedenti affinitas 
Iiujus generis cum Cynipidis, et prsesertim cum génère Dal- 
manniano Anacbari ' distincte exhibetur, et vix nisi analo- 
giacum Hymenopteris aculeatis consociari potest. 
Peras, Westwood. 
Genus novum Anachari et Leiopteronti affine. Caput 
transversuin , antennse p i3 articulatae, longitudine capitis 
tboracis cum dimidio abdominis, articulis apicalibus sensim 
dilatatis, lateribus compressis. Scutellumad basin a-excava- 
tum. Abdomen compressum, magnitudine médiocre petiolo 
tertiam partem ejus longitudinis a?quanti , oviductu subex- 
serto ut in génère Eurytoma. Alae cellula marginali i , sub- 
marginalibus 2, nervo brevi transverso divisis, nervis (nisi 
costali et anali) fere obsoletis. 

Sp. 1 . Peras nigra. 

Nigra , thorace rugoso , ah domine nitidissimo ; alis pallidis , 

costa et basi fuscis. 

Long. corp. , lin. 4; expans, alar., lin. 7. 

Habit, in Cayenna,D. Lacordaire. — In Mus. régal. Berol. 

Ibalia scalpellator , JVest. 

Ferruginea, antennis fulvis, abdomine piceo 3*. 
Long, corp., 6 1/2; expans, alar., 11 \/-i. 
Habitat in Georgia Americae. — In Mus. régal. Berolin. 
Caput fulvum, vertice obscuriori punctato, antennis fui- 
vis, basi obscurioribus, apice subtus nigro; thorax fusco- 
rufescens, transverse striatus, antice cumscutello rufo, hoc 
rugoso, collari arcuato ; abdomen piceum , nitidum com- 
pressum , segmento basali , dimidio postico segmenti se- 
cundi, marginibusque posticis segmentorum reliquorum 
pallidioribus. Pedes 4 antici lutei ; coxae postica? ad basim 
fuscae, femoribus luteis macula magna, centrali nigra; tibiis 
posticis obscure luteis : aise fusco tinctœ. 

J.-O. Westwood. 
Hammersmitz, near London, 18 '7. 

1 Antennae J hujus generis sunt i4-articulatœ. V. obs. nost. in Mag. 
nul. hist.. t. VI, p. 4g4, tabul. synopticam Cynipidammexhibentes. 



JX 



J 7,9- 




î.Leiopteron compression J>*# 

2 . reras nigra He&mood. 



ïfpj-tto p} 



JV. Jit>nxt>/> d i/> i/> 



Classe IX, Yl\ i8o. 



COINURE. Cojnura. Spinola. 



Cuisses de la troisième paire renflées, ovato-lenticulaires. 

Tibias de la même paire, fortement arques et coupes obliquement à 
leur extrémité tarsienne. 

Front profondément sillonne , à partir des ocelles jusqu'à la naissance 
des antennes. 

Abdomen subsessile, ou à pétiole non apparent, en cône allongé, le 
deux derniers anneaux dorsaux faisant à peu près la moitié de sa 
longueur totale. 

Ocelles disposés en triangle. Angle antérieur du triangle oceïliiire 
très obtus. Ocelle antérieur plus petit que les deux autres. 

Antennes insérées près de l'épistome , de douze articles : le premier 
assez mince à sa base pour se lo^er dans le sillon frontal, grossis- 
sant ensuite insensiblement, et dépassant les ocelles et le vertex i 
les autres cylindriques, peu distincts, et presque égaux entre eux. 
Le second est le plus court. Le dernier est arrondià son extrémité. 

Ce genre se place naturellement à Ja suite du genre 
Chalcis, tel que je l'ai circonscrit autrefois, après en avoir 
détaché les espèces à abdomen pétiole qui appartiennent à 
mon genre Smicra; il a de commun, avec les Chalcis, la 
forme de la tête, des parties de la bouche, du corselet , des 
pattes, et le dessin des ailes; mais il en diffère par l'abdo- 
men conique et allongé, qui lai donne un faciès propre des 
plus remarquables. Je ne vois pas pourquoi on négligerait 
l'emploi d'un caractère aussi commode et aussi tranché ; 
M. le docteur Nees-Von Esembeck en a tiré un grand 
parti, en dressant le tableau synoptique de ses Ptéromalins 
à cuisses égales, et s'il n'eu a pas tenu compte dans sa clas- 
sification des Ptéromalins à cuisses renflées , ce n'est, sans 
doute, que parce que le petit nombre des espèces lui a per- 
mis de s'en passer. 



i Cl. IX, Pr.. 180. 

Conure jaunâtre. Conura Jlavicans '. Spinola. 

Flavicans, capite thoracequc nigro Uneatis ; scutello mutico ; 
femoribus posticis subtus denticulatis . 
P Longueur, 5 lignes; largeur, i ligne i/3. 
Du Brésil ; envoyée par M. Buquet. 
Antennes noires , dessous du premier article jaune ; tête 
jaune , fortement ponctuée , points enfoncés , piligères ; une 
ligne longitudinale occupe le creux du sillon frontal , et se 
prolonge sur le milieu du vertex : on voit une petite tache 
de la même couleur entre ce sillon et chaque œil à réseau ; 
ocelles rougeâtres : thorax jaune , dos et flancs plus forte- 
ment ponctués que la tête ; points enfoncés , également pi- 
ligères ; une petite tache sur le bord antérieur du protho- 
rax, le bord antérieur, et trois taches longitudinales et 
linéiformes du mésothorax , une ligne médiane sur l'écus- 
son, deux taches étroites et obliques sur les flancs , noirs ; 
écusson renflé , à rebord épais , mais arrondi et mutique ; 
métathorax jaune , sans taches : abdomen lisse et glabre ; 
premier anneau dorsal ayant une bande transversale rouge 
ferrugineuse près du bord postérieur ; second , troisième et 
quatrième anneaux rouges-ferrugineux , base noire , bord 
postérieur jaune ; cinquième et sixième anneaux ferrugi- 
neux , base noire : ventre jaune ; tarière noire ; pattes des 
deux premières paires jaunes; pattes postérieures de la 
même couleur; une tache longitudinale au côté extérieur 
des hanches , le contour inférieur et les denticules des fé- 
murs noirs ; denticules courts , serrés , aigus , de vingt à 
vingt-quatre; point de pelote apparente au dessous des 
crochets des tarses; ailes hyalines, sans taches, nervures 
noires. — Mâle inconnu. 

Maximilien Spinola. 
Gênes, le 4 février 1837. 

EXPLICATION DE LA FIGURE. 

a. Conura flavicans , p grossie. — b. Sa grandeur naturelle. 

ç. Abdomen vu en dessous. 

(h Fémur, tibia et tarse postérieurs 



IX. 



Sa 



r^- 




Ç quitta flœoùuuur. j-pùwh 



fpinola ptn.i 



y. Jiémond im/rr. 



(riliUttf .(<■ 



Cl. IX , Pl. 181 à i83 i 

DESCRIPTION 

de huit espèces nouvelles de CARABES du Bosphore, 
par J. de Cristoforis et G. Jan. 

Ayant l'intention de décrire une partie des espèces nou- 
velles de notre collection, et principalement les Coléoptères, 
nous commençons par le genre Carabus. Nous ne pouvons pas 
donner des renseignements très exacts sur la patrie de ces 
espèces, qui nous ont été envoyées en partie de la Romélie , 
et en partie de l'Analolie , et nous avons préféré indiquer la 
localité commune du Bosphore, d'autant plus que quelques 
espèces faisaient partie des deux envois. 

i. Carabus mestus, De Cr. et 7. Pl. 181, fig. i. 

Niger, thorace elytrorumque margine violaceo micante ; tho- 
race subquadrato , lateribus rotundatis , postice parum 
coarctato, angulis posticis vix prominulis ; elytris basilœ- 
vigalis, postice scabris punctis raris parumque profanais , 
tuberculisve parvis prope marginem apicemque versus inter 
se confluentibus. 

Cette espèce est intermédiaire entre le C. glabratus, F. , 
et le C. Calleyi, Fisch. On peut facilement la distinguer du 
premier par sa forme plus aplatie , par les élytres parsemées 
postérieurement de tubercules , par le corselet moins élevé , 
et les angles postérieurs moins proéminents. Cet insecte est 
plus grand que le Calleyi, et en diffère principalement par 
le corselet, plus élargi postérieurement. Nous ne possédons 
pas le C. Hemprichii de Klug ; mais le dessin qu'il en a donné 
dans les Symbolœ physicœ ne convient pas à notre Carabe 
par ses proportions et ses couleurs : du reste, la description 
qu'il en donne ne serait pas assez détaillée pour nous donner 



s Cl. IX , Pl. 181 à i83. 

une certitude , si nous n'avions confronté notre individu 
avec le C. Hemprichii , conservé dans la collection de M. le 
comte ûejean, toujours ouverte avec tant de générosité à 
tous ceux qui s'occupent de l'entomologie. 

2. Carabus jethiops. De Cr. et/. Pl. t8r, f. 2, 5. 

C. ovatus niger, thorace quadrato postice truncalo , elytris 
punctorum impressorum triplici série magis obsoleta et in 
uno sexufere inconspicua punctis disseminatis profundio- 
ribus et interdum confluentibus. 

Il ressemble au C. kungaricus, F., et principalement au 
C. grœcus, Dejean ; il diffère de Yhungaricus par le corselet, 
plus arrondi et en proportion plus petit ; la base en est plus 
tronquée , et les angles postérieurs moins prolongés en ar- 
rière. Les élytres sont plus convexes , et postérieurement 
plus allongées ; elles sont couvertes de trois séries de très 
petits points enfoncés , beaucoup moins marqués que dans 
le C. hungaricus, et dans la femelle on a beaucoup de dif- 
ficulté à les reconnaître, même avec la loupe. La ponctua- 
tion des élytres s'approche davantage de celle du C. hun- 
garicus, au lieu que, pour les autres caractères, il a beau- 
coup plus de rapports avec le C. grœcus ; en conséquence, 
il nous semble que sa place naturelle serait entre ces deux 
espèces. 

5. Carabus chevrolati. De Cr. et /. Pl. 182, f. 1. 

C. ovatus niger ; thorace subquadralo , plus longiore quant 
latiore, angulis posticis rotundalis vix prominulis , elytris 
triplici série punctorum impressorum, punctis serierum ma- 
gnis profundeque excavatis , interstitiis punctatis, punctis 
parvis rarioribus , série unica punctorum minimorum inter 
suturam et seriem interiorem punctorum majorum. 

Cette espèce, qui doit être placée immédiatement après 



Cl. IX, Pl. 181 à i83. S 

le Ce perforai us , Fisch. , en diffère principalement par la 
forme plus svelte des élytres, qui sont plus fortement ponc- 
tuées, et dont le maximum de largeur est plus éloigné de la 
base que dans le C. perforatus. Les antennes sont pubes- 
centes, excepté les quatre premiers articles , qui sont d'un 
noir plus foncé ; le corselet est presque carré, et arrondi sur 
les côtés , principalement en avant ; les élytres sont un tiers 
plus larges que le corselet et très convexes : outre six ran- 
gées de points très enfoncés, elles sont irrégulièrement 
parsemées de points noirs profonds. Entre la suture et la 
série intérieure des points enfoncés, il y a une seule rangée 
de petits points, ce qui contribue aussi à le faire distinguer 
du C. perforatus. 

Nous dédions cette espèce à M. A. Chevrolat, qui nous a 
toujours montré la plus grande complaisance, en nous ai- 
dant de ses connaissances et de sa riche collection. 

4- Carabus assimilis. De C. et /. Pl. 182, f. 2. 

C. elongato-ovatus ; niger, depressus, thorace subquadrato ; 

elytris punctatis ; punclisque majoribus triplai série im- 

pressis. 

Il ressemble beaucoup au C. Chevrolati, Nob. ; mais il 
est plus aplati ; les élytres sont d'un noir plus luisant , plus 
parsemées de petits points , qui sont plus irrégulièrement 
disposés que dans le C. Chevrolati. Du reste , pour les au- 
tres caractères , il ne diffère pas de ce dernier. 

5. Carabus Wiedmanni. De Cr. et /. Pl. 182, f. 3. 

C. niger, elongato-ovatus ;thorace plus longiore qua/n latiore 
marginibus rolundatis , basi emarginata, angulis posticis 
prominulis rolundatis ; elytris inœqualibus e punctis ma- 
gnis excavatis irregulariter disseminatis , série triplici 
punctorum duplo majorum profundiusque impressorum , et 
linea longitudinali dévala concatenatorum. 

Il est plus petit que les C. assimilis et Chevrolati, Nob, ; 



4 Cl. IX, Pl. iSi à i83. 

le corselet est plus allongé que dans ces deux espèces ; les 
angles postérieurs plus arrondis, la tête plus lisse et propor- 
tionnellement plus petite ; les élytres sont couvertes de pe- 
tits points plus irrégulièrement disposés que dans les autres 
espèces de cette division ; les six rangées de points enfoncés 
sont moins évidentes que dans les C. perforatus , Fisch. , 
cribratus, Bœb. , et les deux autres espèces que nous avons 
déjà décrites. Ces points sont réunis entre eux par une ligne 
longitudinale élevée. Le dessous du corps, les antennes et 
les pattes sont d'un noir plus brillant que le dessus. 

Nous avons dédié cette espèce à M. Wiedmann , duquel 
un de nous a acquis à Saint-Pétersbourg les insectes qu'il 
avait récoltés pendant son séjour dans la Natolie. 

6, Carabus saphirinus. De Cj\ et/. PI. 1 83, f. i. 

C. niger , supra cyaneus ; elongato-ovatus , thorace cordato , 
angulis posticis prominulis subacutis ; elytris série triplici 
punctorum majoruni profundeque excavatorum interstitiis 
inœqualibus e lineis elevatis interruptis prope apicem in 
tuberculis desinentibus . 

Cette espèce ne peut être confondue avec aucune de celles 
qui ont été décrites ; elle fait le passage de la onzième à la 
quinzième des divisions proposées par M. Dejean, dans son 
Species. La tête est petite, noire et parsemée de points ains 1 
que le corselet, qui est plus long que large , d'une couleur 
bleue foncée ; les bords en sont fortement élevés , principa- 
lement à la partie postérieure , où ils forment , avec la base , 
un anglejtrès marqué. Les antennes sont plus longues que la 
moitié du corps ; leurs quatre premiers articles sont noirs , 
les autres brunâtres et pubescents ; les élytres sont d'une 
couleur bleue sapliirine, plus claire que le corselet, princi- 
palement vers les bords ; elles sont couvertes de gros points 
enfoncés, rangés en six séries, et séparés par de petites lignes 
élevées, régulières, interrompues : d'autres points plus petits' 



Cl. IX, Pl. 181 à i83. 5 

qui couvrent les élytres , se changent , sur la partie posté- 
rieure, en petits tubercules. Le dessous du corps et les pattes 
sont d'un noir très brillant. 

7. Carabus Mariettii. De Cr.etJ. Pl. i£3, f. 2. 

C. ovato-depressus ; supra splendide cupreo- met allie us, subtus 
nigerj thoracis linea longitudinali conspicua j elytris cre- 
nato-slriatis 7 striis sœpe confluentibus punctisque impres- 
sis tripliei série ; pedibus nigro piceis. 

Il ressemble au C. Loschnikovii, Gebl. ; mais il est plus dé- 
primé et plus allongé, la ligne du corselet est plus marquée , 
latête d'une belle couleur métallique aulieu d'être noire, et les 
jambes noires, tandis que, dans le Loschnikovii, elles sont 
rouges. Le corselet est plus du double plus large que la tête, 
moins long que large, antérieurement arrondi , légèrement 
rétréci postérieurement, très plane, et couvert de points peu 
enfoncés. Les élytres sont comme celles du C. Hoppii, mais 
d'une couleur bronzée plus brillante, et les trois rangées des 
points sont moins profondément marquées. 

Nous avons dédié cette espèce à notre ami M. L -A. Ma- 
rietti, qui s'occupe avec beaucoup de zèle de l'entomologie. 

8. Carabus SpinoljE. De Cr. et /. Pl. i85, f. 3. 

C. elongato-ovatus, supra smaragdinus , subtus niger , capite 
crasso, thorace quadrato, angulis posticis nullo modo pro- 
minulis ; elytris lœvigatis punctis raris partim profundis, 
série una interiore punclorum profundiorum apicem versus 
obsoleta. 

Cette espèce n'a quelque ressemblance qu'avec le C. 
Stiernvalli, Man. ; mais il est plus large et plus convexe, la 
tête est beaucoup plus grosse , la couleur du dessus d'un 
vert émeraude plus foncé ; les angles postérieurs du corse- 
let ne sont pas du tout proéminents , ce qui s'observe rare- 



6 Cl. IX, Pl. i8i à i83. 

nient dans ce genre. Les antennes sont noires , leurs quatre 
premiers articles sont luisants , les autres couverts de poils. 
Les élytres sont parsemées de très petits points enfoncés qui, 
vers le bord extérieur et à l'extrémité, se changent en points 
relevés ; le dessous du corps et les pattes sont d'un beau noir 
luisant. Il doit être placé entre le C. splendens , F. , et le 
Stiernvalli. 

Nous dédions cette magnifique espèce à notre ami M. le 
marquis Spinola, naturaliste très zélé, auquel l'entomologie 
italienne doit plusieurs ouvrages très intéressants. Elle a été 
trouvée seulement dans l'Anatolie par M. Wiedmann. 

Milan , mars 1837. 



IX. 



!( 



Si. 








C ara dus 

G . Mce<rtzùr.y 



3. C . .Œf /lions. I 



de Cri.rt, et Jan 



■ 'êbin 



WRétnand, irnpr. 



--«•>.> ï* vJ 







IX. 



iâ*< 




C arabus . 

/. C . Chevro/atv\ 
2 . C . Assimilur . > <& <Kr6 «*■ •&*: 
J". C . Wieama/uu 



i£ehin J'c . 



^■Jiéinontl ' ,i/n/'r. 



usée? 



v 






IX 



M. 




CaraoTLs. 

/. C . Saphirmuj. j 

2 . C . Marièiàt . } <fc Owe. «? .;& 



J. C. Spifiolœ 



ifêbin Se 



X. Ih'iiiotui, unp' 



Classe IX, Pl. 181. x 

XIPHICÈRE. Xiphicera. Latreille. 
X." de Caternault. X. Catemaulti, Feisthamel. 

X. obscure viridis ; capitis tkoracisque lateribus flavo-ma- 
culatis. Eljtris apice fuscescenlibus , maculis quatuor lœtc 
viridibus. A lis jlavis apice brunneis. Tibiis posterioribus 
spinosis, spinis anlerioribus foliaceis, approximatis . Abdo~ 
mine brunneo supra flavo. 

Longueur, 46 millim.j enverg., 8 cent. 

Ce bel insecte diffère entièrement des deux espèces de 
Xiphicères décrites par M. Serville , dans les Annales des 
sciences naturelles, t. 22; sa tête est verte, plus foncée à 
la corne, avec les côtés et quelques petites taches sur le 
front d'un beau jaune. Lesantennes sont deux fois plus lon- 
gues que la tête et le corselet, d'un vert obscur à la base jus- 
qu'au milieu, brunes ensuite, et ayant les trois derniers ar- 
ticles jaunâtres. Les yeux sont très grands et très saillants , 
bruns, ovalaires. Le corselet est d'un vert très foncé, coupé 
de trois sillons transversaux, finement rugueux, aplati en 
dessus, terminé en pointe en arrière , avec deux lignes de 
tubercules disposés longitudinalement sur la partie dorsale, 
lesquelles laissent un espace presque lisse au milieu , allant 
de la tête à l'extrémité postérieure : il est orné , sur les cô- 
tés, de deux grandes taches jaunes; l'une placée à son bord 
antérieur, et se continuant avec le jaune de la tête; l'autre 
placée à son angle inférieur et postérieur est de forme triangu- 
laire, et, se continuant avec une grande tache qui occupe 
une partie du mésothorax et du métathorax , va se terminer 
obliquement à l'insertion des cuisses postérieures. Les ély- 
tres sont étroits , parallèles , avec l'extrémité tronquée ; ils 
sont d'un vert assez frais , un peu brunâtres au bout et 



a Cl. IX, Pi: i8«. 

ils out chacun quatre taches arrondies, disposées longi- 
tudinalement, d'un beau vert clair , entourées d'une bor- 
dure noirâtre. Les ailes sont d'un beau jaune orangé vif, 
avec une ligne longitudinale transparente vers leur tiers su- 
périeur, et l'extrémité largement bordée de noirâtre. Le 
dessous du thorax , et le dessous et les côtés de l'abdomen 
sont brun varié de verdâtre; le dessus est jaunâtre, plus 
clair à sa base. Les pattes sont d'un vert foncé mélangé de 
brun ; les jambes postérieures sont armées, au bord externe, 
de fortesépines vertes, à extrémité brune et à pointe noire, 
diminuant de longueur vers l'extrémité de la jambe ; les deux 
premières, celles qui sont le plus rapprochées de la cuisse, 
sont contiguës entre elles , foliacées , aplaties dans le sens 
de la longueur de la jambe ; Içs deux suivantes sont un peu 
dilatées seulement à leur base, assez distantes entre elles ; 
enfin les autres sont simples et plus courtes. 

Cet insecte curieux a été trouvé à Cayenne. Je l'ai dédié à 
M. Caternault, adjudant-major au bataillon de Cayenne, 
qui a bien voulu enrichir ma collection d'une grande partie 
de l'entomologie de la Guiane. 

Baron Feisthamel. 
Paris , 10 mai 1837. 



IX. 



,8j. 





X ip 11 ic era ( uêernauUvL /«:, 



■t/iamt'/ . 



iraiiil .r 



A ■ Rémoiut inipr ■ 



ClàMK IX, Pi.. 182. 



XIPHICERE. Xiphicera. Latreille. 
X. de Pierret. X. Pierretiî. Blanchard. 



X. capiteviridi, linea flava ; thoraceviridi, duabus lineis ai- 
gris et unaflava; elytrisviridibus ; alis abdomineque flavis. 

Longueur, 46 millim.; enverg., 68 millim. 

Cette espèce est voisine de la Jriimea^ 7 Serv. La tête et le 
prolongement commun à ce genre sont verts sur les côtés , 
avec une large bande jaune sUr le sommet. Les antennes, 
déprimées et élargies , sont d'un vert foncé à la base , et 
brunes vers l'extrémité. Les yeux sont bruns, très grands et 
de forme ovale. Le corselet est vert sur ses parois, jaune en 
dessus et bordé de deux lignes noires, un peu granuleuses. 
Les élytres sont d'un beau vert tendre ; ils ont une bande d'un 
jaune rougeâtre séparé du vert par la dernière nervure , 
qui est d'un beau noir , et qui semble prolonger un filet 
noir qui borde l'extrémité des élytres. Les ailes sont d'un 
jaune orangé très vif, seulement-un peu transparentes, vers 
la partie supérieure, et du reste complètement mates ; 
l'extrémité des ailes, depuis la nervure costale jusqu'à la 
suivante, est bordée de noir, et le bord légèrement lavé de 
verdâtre. Le sternum est brunâtre, les pattes vertes ; les pos- 
térieures seulement sont légèrement lavées de rose ; les épi- 
nes des jambes sont jaunes à la base, et l'extrémité d'un noir 
brillant. L'abdomen, entièrement sans taches, est en dessus 
du même jaune que les ailes, et en dessous de la couleur du 
sternum. 

Je ne connais de cette espèce qu'un seul individu 7 que je 



Ch. IX, Pl. 182. 



dois à l'obligeance de mon ami, M. Alexandre Pierret, qui 
l'a reçu du Brésil. C'est ce qui m'a engagé à la décrire . 



Mars i83-;. 



. 






Emile Blanchard. 






IX. 



lâô. 




Xypliicera Pierrefw, Jilanchard. 



lVJ?t'nio/i<l wi/i 




Te* fa 




^sTu* à '-&m*. éc u^ttC^. 






m$. 



MONOGRAPHIE 



TRACHYDÉRIDES 



FAMILLE DES LONGICORNES, 



PAR M. H. DUPONT, 

NATURALISTE DES PRINCES DE I.A FAMILLE ROYALE , 

MEMBRE DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE , DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 

DE LONDRES , DE LA SOCIETE IMPERIALE DES NATURALISTES DE MOSCOU, 

DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES DE LA VILLE DE DOUAI , 

DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES ET DES LETTRES DU HAINAUT, DE LA SOCIÉTÉ POLYMATHIQUE 

DU MORBIHAN , DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE BOSTON 

ET DE PLUSIEURS AUTRES SOCIÉTÉS SAVANTES NATIONALES ET ETRANGERES. 




PARIS, 



ARTHUS BERTRAND, LIBRAIRE-EDITEUR, 

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE , 

23, RUE HAUTEFBUILLE. 
1859. 



ainq 



8aawàaYHbAflT 



• 



Imprimerie de madame Huzard (uëe Vallat la Chapelle), 
rue de l'Eperon, 7. 



INTRODUCTION. 



Depuis un certain nombre d'années , le goût des sciences natu- 
relles a acquis un tel développement , que l'on compte maintenant 
peu de villes qui n'aient leur muséum public. 

L'entomologie surtout, qui est une branche compliquée et difficile, 
est cependant celle qui a le plus peuplé le monde savant d'un grand 
nombre de prosélytes. En effet , l'entomologiste n'est jamais seul ; 
partout où il porte ses pas , il est à même de se livrer à ses investi- 
gations; des objets que d'autres regardent à peine sont pour lui des 
sujets qui exercent à la fois sa patience et son jugement. Grâce à 
cette agréable occupation , son isolement dévient un plaisir ; et si 
quelquefois il cesse avec regret de s'abandonner à des réflexions qui 
captivent son esprit et son cœur, c'est pour faire partager sa félicité à 
ceux qui l'apprécient ; car les sectateurs de la science sont frères et 
aiment à se communiquer le fruit de leurs recherches pour agrandir 
par ce moyen le vaste domaine qu'ils ont à parcourir* 

Afin de ne pas s'égarer dans la route qu'on veut suivre en entomo- 
logie , il est bon d'abord d'en faire une application pratique sur des 
collections dont la classification méthodique guide mieux que le 
meilleur traité sur la matière , puisqu'il est vrai de dire que nous 
manquons entièrement d'ouvrages généraux en ce genre. 

Bien que les collections les plus riches en espèces soient d'une uti- 
lité incontestable, puisqu'elles placent sous les yeux de l'observateur, 
non seulement les insectes qu'il cherche , mais encore ceux dont la 
rareté est telle qu'il ne les aura peut-être jamais , certains ouvrages 
ont aussi leur mérite et doivent être consultés par celui qui veut con- 
naître d'une manière précise la nomenclature des espèces ancienne- 
ment découvertes ; mais le plus ordinairement les ouvrages sur l'his- 
toire naturelle, ornés de planches, pour peu qu'elles soient passables, 
sont la plupart fort chers ou souvent incomplets. Il est facile d'en 
concevoir la cause. Le temps que demande toute publication impor* 

i838. . 8 



.j Trachydéiudes. 

tante est presque un signe certain qu'elle ne pourra s'achever. Com- 
ment ne serait-qji pas convaincu de l'obstacle matériel qui empêche 
de la mettre à fin, lorsqu'on jette un regard sur le nombre incom- 
mensurable d'espèces inédites qui sont actuellement disséminées dans 
toutes les collections , et celles qui viennent encore les enrichir chaque 
jour au moyen des envois considérables qui sont faits des différentes 
parties du globe. 

En présence de tant de matériaux , l'entomologiste le plus dévoué, 
le plus persévérant, voit s'affaiblir son courage, reconnaît toute 
son infériorité auprès des productions de la nature , et quiconque est 
de bonne foi n'ose plus entreprendre un ouvrage général sur toutes 
les espèces connues, comme quelques amateurs en manifestent lé- 
gèrement le désir. 

Un pareil projet serait donc inexécutable , et l'on peut affirmer 
d'avance qu'un ouvrage annoncé comme tel et entrepris par un seul 
n'attendrait certainement point la dixième partie de son étendue. 

La superbe collection de M. le comte Dejean et celle dont nous 
sommes nous-mème en possession suffiraient pour venir à l'appui de 
notre assertion. En effet, comment espérer jamais de décrire et de 
faire connaître tout ce qu'elles renferment? La vie d'un seul homme, 
quelque laborieux qu'il soit , s'épuiserait avant qu'il ne parvînt à la 
moitié de sa tâche. Le seul parti qu'il y aurait à prendre pour obte- 
nir un résultat à peu près satisfaisant serait de ne s'occuper que de 
monographies, de familles ou de genres. A cet effet , tous les ento- 
mologistes du même pays devraient s'entendre pour se distribuer les 
genres dont ils se seraient le plus occupés , se livrer à un travail in- 
dividuel , et concourir ainsi à la formation d'un ouvrage général qui 
deviendrait un monument impérissable de leur zèle et de leur capa- 
cité. Une monographie , de quelque importance qu'elle soit, se com- 
mence et se termine ; elle peut être , en définitive , une œuvre plus 
ou moins bien conçue ; mais jamais elle ne sera dépourvue totale- 
ment d'intérêt. 

Si les sociétés entomologiques , au lieu de livrer à la publicité 
des remarques pour la plupart insignifiantes sur des espèces sé- 
parées, ne donnaient que des monographies, assurément la science 
y gagnerait davantage. 

Depuis longtemps, d'ailleurs, toutes les parties de l'histoire na- 
turelle réclament des trajtés spéciaux ; l'avantage qui peut en résul- 



Tkachydéiudes. iij 

ter est évident; les notions que l'on voudra acquérir seront, de cette 
manière , simplifiées et réduites aux proportions de l'étude particu- 
lière qu'on aura l'intention d'embrasser. 

Pénétré de cette pensée , et consultant moins nos forces que notre 
amour pour une science qui a fait l'occupation de toute notre vie , 
nous nous sommes déterminé à lui payer notre faible tribut en met- 
tant au jour ce travail sur les Trachydérides , que nous avions seu- 
lement préparé pendant nos heures de loisir. 

Ce genre a été , de préférence à tout autre , l'objet de nos recher- 
ches, parce que ces insectes, assez nombreux dans la nature, sont 
très peu répandus dans presque toutes les collections. 

M. le comte Dejean , lors de l'impression de son premier catalo- 
gue (l re édition, 1821), n'en possédait que dix espèces, y compris 
celles qui entrent actuellement dans notre genre Oxymerus, c'est à 
dire les anciens Trachydères, Lineatus d'Illiger, flivulosus de 
Germar, etc. Aujourd'hui sa collection en renferme environ trois 
fois plus. Les collections de l'Angleterre et plusieurs autres étran- 
gères que nous avons visitées sont fort pauvres dans ce genre. Celles 
de Berlin, si riches d'ailleurs, offraient, il y a plusieurs années, le 
même exemple , selon ce que le savant M. Klug , l'un des directeurs 
du musée impérial , avait l'obligeance de nous écrire. 

Ayant acquis en 1833 une collection des plus étendues, recueillie 
par M. Lesueur au Mexique , une autre de Guatimala, à laquelle 
sont venus se joindre postérieurement des insectes que nous avions 
également reçus de Cordova, dans le Tucuman, nous eûmes par là 
plusieurs espèces appartenant au genre Trachydères. Mais en pré- 
sence de ces matériaux , nous reconnûmes bientôt une confusion cho- 
quante , nous vîmes que tous ces genres, les uns faits, les autres à 
faire, avaient la plus grande analogie avec les Trachydères propre- 
ment dits, soit à cause de leur faciès, soit à cause de différences 
génériques assez importantes pour être conservées, et nous avons été 
amené tout naturellement à la création d'une nouvelle tribu, à la- 
quelle nous avofis donné le nom de Trachydérides. Nous avons en- 
suite pensé qu'en faisant connaître les espèces que nous possédions 
et celles que nous pouvions recevoir en communication , notre travail 
offrirait quelque intérêt, jusqu'à ce que des découvertes postérieures 
vinssent alors le rendre insuffisant et le réduisissent au sort commun 
de presque toutes les monographies. 






iy TttACUYDÉHlCES. 

Malgré les recherches que nous avons faites pour compléter autant 
que possible ce travail, nous n'aurions certainement pas pu lui don- 
ner autant d'extension , sans l'officieux empressement des entomo- 
logistes de Paris à nous faire part des espèces de leur collection dont 
nous pouvions avoir besoin , et qui devaient accroître le nombre de 
celles que nous avions dans la nôtre. 

Nous citerons particulièrement M. le comte Dejean , dont l'obli- 
geance pour nous ne s'estjamais démentie ; M. le docteur Boisdu- 
val, savant connu par ses nombreux ouvrages d'entomologie, 
et qui nous a généralement aidé de ses conseils. 

Nous devons encore des remercîments à MM. Audouin , profes- 
seur au muséum du Jardin du Roi ; Lacordaire , professeur de zoo- 
logie à l'université de Liège ; Serville et Chevrolat de Paris , pour 
les communications qu'ils ont daigné nous faire. 

L'essai de classification méthodique et le système que nous avons 
choisis d'après l'appareil présternal, pour établir nos coupes d'une 
manière simple et facile à saisir, paraîtront peut-être , pour certains 
naturalistes , un peu hasardés ; mais nous pensons , avec MM. le 
comte Dejean et Audinet-Serville , qu'il est réellement impossible 
de ne pas s'attacher, avant tout, aux formes extérieures ; les Longi- 
cornes, surtout, semblent en imposer la loi. D'ailleurs ces disposi- 
tions anatomiques comportent toujours avec elles les caractères spé- 
cifiques les plus clairs , et nous ajouterons que cette méthode nous a 
conduit à des résultat» tellement satisfaisans , que désormais nous 
n'en choisirons pas d'autres si , comme nous l'espérons , nous entre- 
prenons quelque nouvel opuscule. Il vaut mieux, selon nous, ex- 
poser aux regards des observateurs ce qui peut se distinguer aisé- 
ment, que de les embarrasser par une complication superflue de 
caractères indécis, comme le font souvent d'imprudents nova- 
teurs, qui indiquent avec assurance des caractères qu'ils n'ont jamais 
vus ni découverts. 

Pour simplifier autant qu'il était en notre pouvoir de le faire la 
synonymie des espèces , nous n'avons pas cru devoir imiter certains 
auteurs dont le plaisir est de mettre au néant les noms de collec- 
tions. Nous nous sommes attaché, au contraire, à les reproduire dans 
cette monographie , et nous pensons avoir rendu un grand service 
en consolidant ce qui était établi depuis longtemps. Chaque entomo- 
logiste reconnaîtra donc ses noms , à moins que des motifs puissants 



Trachyderides. v 

ne nous aient positivement engagé à ne pas les admettre. Dans 
tous les cas , nous avons regardé comme un devoir de les citer en 
synonymie : un tel exemple si naturel devrait trouver plus d'imita- 
teurs parmi les entomologistes de France , une telle probité scienti- 
fique serait du moins appréciée par Tes savants étrangers , et nous 
n'aurions plus la douleur de voir paraître de temps à autre des mé- 
moires comme ceux de M. le comte de Mannerheim , sur l'énumé- 
ration des Buprestides , et ses observations critiques sur quelques 
ouvrages entomologiques. Assurément le blâme que lance un tel 
savant devrait être une grande leçon. 

Nous terminerons ces considérations, qui servent de prolégomènes 
aux démonstrations qui vont suivre, en déclarant que nous nous 
sommes appliquée mettre nos nouveaux genres en rapport avec ceux 
de M. le comte Dejean; nous laissons toutefois aux entomologistes 
le soin de décider si, en établissant des coupes différentes des nôtres, 
on pouvait faire mieux. Les encouragements donnés à nos premiers 
efforts par M. le comte Dejean , qui a toujours bien voulu nous ser- 
vir de guide, ont été pour nous un puissant véhicule d'émulation. 

Sous l'influence des principes qui nous ont dirigé , nous allons 
maintenant passer en revue les différents genres de notre nouvelle 
tribu, et définir succinctement les principaux caractères qui les dis- 
tinguent ; nous donnerons presque immédiatement après la publica- 
tion s de l'ouvrage un supplément qui comprendra les espèces qui 
nous sont parvenues depuis son commencement. 

Origine des Trachyde'rides. — Leurs habitudes ge'ne'rales. 

Les Trachyderides , propres au nouveau continent , sont répandus 
depuis le Mexique jusqu'à Buenos-Ayres inclusivement; ils parais- 
sent néanmoins habiter les Antilles, Cayenne et le Brésil. 

Pendant longtemps aucune espèce du Chili ne nous était parve- 
nue ; mais nous avions toujours eu beaucoup de peine à croire que 
ce pays n'en fournissait pas également ; car, à celte époque , nous 
en possédions plusieurs de Cordova , dans le Tucuman , contrée qui 
a les plus grands rapports de sol et de climat avec les précédentes , 
et notre opinion s'est trouvée justifiée depuis par un nouveau 
genre que nous avons reçu du Chili , et qui paraîtra dans notre 
supplément. 



vj Trachydéridbs. 

Le peu que l'on sait des mœurs de ces insectes est dû au mémoire 
de mon savant ami , M. le professeur Lacordaire, sur les habitudes 
des Coléoptères de l'Amérique méridionale , publié dans les Anna- 
les des sciences naturelles 1 . 

Suivant cet entomologiste , les Trachydères vivent sur les troncs 
d'arbres, s'y tiennent collés, les antennes ramenées sur le dos. Quand 
on veut les saisir, ils s'enfuient avec assez de rapidité, et quelquefois, 
pour ne point se laisser prendre, ils se laissent tomber à terre. On 
les voit fréquemment rassemblés en grand nombre autour des plaies, 
occupés à boire la sève décomposée qui en découle. Ils volent ordi- 
nairement le soir, plus rarement le jour, et tous, comme beaucoup 
d'autres Longicornes, produisent , par le frottement de leur corselet 
sur Pécusson , un bruit assez aigu. On ne les rencontre jamais sur 
les fleurs ou sur les feuilles. 

Un de nos correspondants de Cayenne nous a dit en avoir vu réu- 
nis en très grande quantité dans des creux d'arbres, à une certaine 
élévation , et tous les renseignements précieux de M. Lacordaire nous 
ont été confirmés depuis par plusieurs naturalistes voyageurs. 

M. Lacordaire indique aussi le genre Trachydère comme n'étant 
pas bien nombreux. Effectivement , à l'époque de l'émission de son 
mémoire, il ne connaissait tout au plus qu'une vingtaine d'espèces 
qui se trouvaient en grande partie dans la collection de M. le comte 
Dejean ; mais aujourd'hui , quoique ce travail ne compte pas encore 
beaucoup d'années d'existence , ce nombre est presque quintuplé 
dans notre collection et se trouve encore fort augmenté par quelques 
espèces éparses dans les diverses collections que nous avons consultées. 

Avant de passer à la description des espèces, nous aurions bien 
voulu détailler leur métamorphose et leur manière de vivre dans 
l'état de larve, si l'absence de renseignements positifs , à cet égard , 
ne nous avait forcé d'y renoncer, en attendant que les observations 
des vovageurs nous éclairent un jour sur ce point important et trop 
négligé jusqu'à présent. 

1 Tome XX, i83o. 



Trachydémues. VI] 



Analyse des genres. 

Le Genre Megaderus, établi par M. le comte Dejean (pi. 141 et 
221, 1 ) , fait bien le passage naturel des Prioniensaux anciens Tra- 
chydères. H tient aux premiers par la forme généra'e , surtout par 
la largeur de son corps aplati de même que par sa tête relevée , et 
aux seconds par la grandeur démesurée de son écusson également 
triangulaire. Avant M. le comte Dejean , presque tous les ento- 
mologistes lui avaient assigné une place différente parmi les Céram- 
bycins. Fabricius , et , à son exemple , Olivier , Yoët et Illiger en 
avaient fait une Callidie; mais il était impossible de ne pas reconnaî- 
tre bientôt que cet insecte devait former un genre distinct et placé 
immédiatement après les Prioniens , par conséquent en tête de notre 
nouvelle tribu des Cérambycins à grands écussons. 

C'est par un raisonnement conforme , et d'après cette règle, que 
nous n'avons pas cru devoir admettre ici le genre Distichocerus de 
M. Kirby, que MM. Dejean et Audinet-Serville ont jugé à propos d'y 
faire entrer. En effet , nous ne pensons pas que ce genre, propre à la 
Nouvelle-Hollande, ait été bien placé entre les Megaderus et les 
Lissonotus, puisqu'il n'a, selon nous, aucun des caractères que 
nous avons pris pour guides ; ainsi , par exemple , tous les Trachy- 
dériens doivent être pourvus d'un écusson triangulaire , presque gé- 
néralement fort grand , tandis que celui des Distichocerus est plus 
court que large, et de forme demi-circulaire. Nous pouvons signaler 
encore une foule d'autres caractères aussi positifs : outre la dispo- 
sition présternale, qui est bien différente, les tarses postérieurs sont 
longs et grêles , et n'ont aucune analogie de forme avec ceux de nos 
genres : les antennes surtout , au lieu d'être à articles simples , ou 
seulement épineux au bout , offrent des articles doubles en forme de 
fourches dans la plus grande partie de leur étendue. Sans vouloir 
mettre beaucoup d'ambition dans notre manière de voir, nous pen- 
sons donc que le genre Distichocerus pourrait être placé plus con- 
venablement parmi les genres Rhinotragus, Odontocerus, Stenop- 
terus, ou même Leptocera , avec lesquels il a certainement quelques 
ressemblances de formes, pour ne rien dire de plus. 

Après le genre Megaderus vient se placer tout naturellement celui 



Vlij TftACUYUBRIDES. 

des Lissonotus (pi. 142 à 145 et 221,2), créé par Dalman. Ce genre 
peu nombreux , qui ne comprend guère que des insectes de petite et 
moyenne taille , presque uniformes dans leurs couleurs , est si tran- 
ché, qu'il serait , pour ainsi dire , inutile d'en développer les princi- 
paux caractères ; il a beaucoup d'analogie, sous le rapport des formes, 
avec celui des Megaderus ; mais il n'a pas , comme lui , le préster- 
num , qui s'unit au mésosternum par une échancrure demi-circu- 
laire ; ceux-ci sont, au contraire, éloignés l'un de l'autre , notable- 
ment plusavancés et coupés carrément. Dans le premier, les antennes 
sont à articles longs et cylindriques , tandis que , dans le second, les 
antennes sont composées d'articles courts , larges , comprimés , et 
vont en augmentant de largeur du milieu à la pointe. Les pattes des 
Megaderus sont, à peu de chose près, de la même grandeur et 
assez grêles, tandis que les Lissonotus ont les antérieures, sans ex- 
ception, beaucoup plus longues que les autres, avec les cuisses bien 
plus renflées. 

Le Cerambyx scapularis d'Olivier (Frit., t. iv, pi. 21, fig. 162 , 
n° 17) aurait, sans contredit, trouvé sa place dans ce genre, s'il 
n'eût été une espèce composée. En effet , l'individu fort ancien , qui 
a servi à la description de cet auteur, et qui est encore dans la col- 
lection du Muséum d'histoire naturelle du Jardin des Plantes, n'est 
autre chose qu'un assemblage assez mal fait d'un Lissonotus propre- 
ment dit , et que nous supposons être PAbdominalis , autant que 
son état nous a permis de le reconnaître , avec une tête et des an- 
tennes de Trachyderes succinctus ; le Cerambyx scapularis doit donc 
être considéré comme une espèce qui n'a jamais existé , et, par con- 
séquent, retranché comme tel de l'ouvrage d'Olivier. 

Le genre Rachidion (pi. 146 et 221, 3) présente , au premier coup 
d'œil, de grands rapports avec le genre Lissonotus, et pendant 
quelque temps M. le comte Dejean les avait confondus. C'est 
M. Audinet-Serville qui , le premier, le fit paraître dans les Annales 
de la Société entomologique de France (t. h, p. 638). Ses princi- 
paux caractères consistent dans sa forme , qui est bien différente, et 
notablement plus longue et plus parallèle que celle des Lissonotus. 
Dans ceux-ci , le corselet est lisse et arrondi ; dans le genre Rachi- 
dion , au contraire , il est chagriné avec deux cavités transversales. 
Chez les premiers, le mésosternum est , comme nous l'avons déjà 
dit , large et coupé carrément , au lieu que., dans les seconds, il est 



Trachydérides. IX 

très étroit et se termine en pointe. Les antennes sont absolument 
semblables dans les deux genres. 

Le genre Nosophlaeus (pi. 147 a 6 et 221, 4) a quelques rapports 
avec les Lophonocerus deLatreille; mais il ne peut être placé ail- 
leurs dans notre tribu naturelle qu'auprès du genre Desmoderus , 
auquel M. le comte Dejean l'avait rapporté. C'était bien certai- 
nement la seule place qui lui convenait , en n'en faisant pas un 
genre distinct. Le principal caractère qui l'en sépare est la proémi- 
nence très remarquable qui existe entre l'articulation des premières 
pattes; elle s'avance en carré comprimé, tandis que , chez les Des- 
moderus , cette saillie est oblique d'avant en arrière , et ne présente 
dans cette direction qu'une pointe peu visible. Dans ce dernier genre, 
les antennes sont épaisses et quelquefois armées d'épines, tandis 
qu'elles sont , dans le genre Nosophlœus , notablement plus longues 
et surtout beaucoup plus grêles. Dans celui-ci, l'écusson est assez 
court ; il est plus allongé et plus étroit dans l'autre; les pattes , qui 
sont longues et grêles chez les Nosophlaeus et d'inégales longueurs, 
sont, au contraire, à peu près égales et beaucoup plus renflées chez 
les Desmoderus. 

M. le comte Dejean créa le genre Desmoderus sur un insecte de 
l'intérieur du Brésil. Ce genre (pi. 148 a & et 222, 6) offre des an- 
tennes absolument semblables à celles des Dorcacerus. Une nou- 
velle espèce du Chili , dont on a fait un genre que nous adopterons 
et qui trouvera sa place ici , en diffère surtout par ses antennes mu- 
tiques , son corselet moins tuberculeux , la base de ses élytres dé- 
pourvue d'élévations, et la moitié postérieure des cuisses moins ren- 
flée. La disposition présternale de ces deux genres diffère de celle 
des Nosophlaeus , en ce qu'elle offre une pointe plus ou moins sentie 
entre l'articulation des premières pattes , au lieu d'être en carré com- 
primé. L'écusson est étroit, plus long, et les pattes, à peu près d'é- 
gale longueur , sont beaucoup plus épaisses. 

Le plus joli genre de notre tribu des Trachydérides est, sans contre- 
dit, celui des Phœdinus (pi. 149 a b et 222, 6). Outre la grandeur qui 
le favorise, il offre encore une disposition de couleur peu commune 
et une certaine anomalie de caractères qui sont respectivement propres 
à plusieurs genres; ainsi les antennes des femelles sont parfois tout 
à fait analogues à celles du Lissonotus mâle. Le corselet, quoique 
entré dans la base des élytres , est à peu près tubercule de la même 



X TlUOIIïDÉRlDES. 

manière que celui des Desmoderus. La saillie, oblique en arrière, 
qui existe entre l'articulation des premières pattes du genre Desmo- 
derus , est remplacée dans les Phœdinus par une longue pointe ver- 
ticale. Le mésosternum, qui, dans le genre précédent, présente un 
angle à peine saillant , est, dans celui-ci, en forme de pointe tout à 
fait avancée, et se dirige vers le présternum. L'écusson , également 
étroit, est beaucoup plus long que celui des Desmoderus. Les ély- 
tres, dans ce dernier genre, sont mutiques , au lieu qu'elles sont 
armées d'une forte épine latérale , et tronquées à leur extrémité dans 
les Phœdinus. Les pattes de notre genre Phœdinus sont aussi nota- 
blement plus longues. 

Le genre Charinotes(pl. 150 ab et 222,7) est très difficile à recon- 
naître au premier abord. Mêlé aux Trachydères succinctus , eayen- 
nensis et autres espèces dont les élytres sont traversées par une 
bande jaune , il n'est pas surprenant qu'on le confonde ; cependant 
c'est un genre bien tranché qui se reconnaît aux caractères suivants : 
sa forme est raccourcie, sa tête petite ; les antennes de la femelle, seul 
sexe que nous possédions, ont douze articles graduellement plus larges 
du milieu à l'extrémité; le présternum est court, avancé; il offre 
entre l'articulation des premières pattes une petite pointe , de même 
que le mésosternum ; l'écusson est très étroit et très long ; les élytres 
sont notablement plus courtes que celles de tous les autres genres 
des Trachydériens , et les pattes postérieures beaucoup plus longues 
que les pattes intermédiaires et antérieures. 

Le genre Dendrobias (pi. 151 ab, 152 et 222, 8) a les plus grands 
rapports avec les Trachydères proprement dits ; mais il en diffère 
parla disposition présternale, par les fortes mandibules avancées 
dont les mâles sont pourvus; par leur menton entièrement corné, 
et enfin par le corselet , qui n'a pas la même forme , et qui offre à 
chaque bord latéral une forte pointe avancée ; quant aux formes du 
corps et des élytres , elles sont, à peu de chose près , semblables à 
celles des autres Trachydères. 

En voyant le profil du genre Dicranoderes (pi. 153 a b et 223, 9) 
on reconnaîtra facilement les motifs qui nous ont déterminé à 
l'établir. De même que dans le genre Dendrobias, les mâles 
sont pourvus de fortes mandibules avancées ; mais il en diffère par 
l'échancrure présternale, qui est chez lui plus profonde, et par la 
dent beaucoup plus forte qui avoisine le collier. Celle-ci , au lie» 



TilACHYDÉRlDES. XJ, 

d'être en pointe , comme chez les Dendrobias , offre au contraire 
tme saillie cunéiforme avancée , et une autre saillie beaucoup plus 
prononcée entre l'articulation des premières pattes. Le corselet est 
aussi bien différent , il est plus large , et offre , au lieu d'une seule , 
deux fortes dents égales qui laissent entre elles une échancrure assez 
profonde ; les élytres sont notablement, plus longues , plus apla- 
ties et sinuées irrégulièrement, ce qui ne se rencontre dans aucun 
autre genre. 

Les vrais Trachydères (pi. 154 a b à 164, 186 à 200, 204 et 223, 
1 0) , tels qu'ils avaient été indiqués par Illiger, Germar, Dejean , 
Schcenher, et, depuis, par beaucoup d'autres entomologistes, deman- 
daient à être révisés. Plusieurs auteurs avaient cru devoir y rapporter 
un bon nombre d'espèces qui n'en devaient certainement pas faire 
partie. Leur opinion s'était sans doute basée sur la grandeur de leur 
écusson ; mais ce caractère ne pouvait être suffisant, puisqu'il est com- 
mun à plusieurs genres. On verra, lorsque nous parlerons de notre 
genre Oxymerus , les différences génériques qui nous ont fait une 
loi de le créer aux dépens des anciens Trachydères; pour le mo- 
ment , nous dirons que ceux-ci ont toujours une échancrure prés- 
ternale , plus ou moins profonde , mais toujours bien sentie. — Dans 
chacune des divisions que nous avons établies, les mâles n'ont jamais 
les mandibules avancées; le menton n'est point corné , le corselet 
est généralement plus long, et n'offre jamais, comme dans les genres 
qui le précèdent , une forte dent ou pointe avancée à chaque bord 
latéral. 

Le genre Xylocharis (pi. 205, 206 et 223, 11) tient beaucoup à 
celui des Trachydères proprement dits, mais n'a pas, comme lui, une 
échancrure transversale au présternum , et, par conséquent, est dé- 
pourvu de la pointe- qui avoisine le cou. Il n'offre qu'une saillie 
cunéiforme entre l'articulation des premières pattes. Le corselet est 
à peu près sinué de même, mais les élytres sont plus cylindriques , 
et les pattes plus grêles. 

En voyant le genre Ancylosternus en dessus (pi. 207 et 223, 12), 
on dirait que c'est un Oxymerus. L'échancrure présternale de ce 
genre est absolument la même que celles de la troisième division des 
Trachydères, mais son corselet n'est que faiblement sinué. Les 
élytres sont longues , rétrécies, et armées d'une épine latérale à leur 
extrémité. 



xij Tbaciiydérides. 

Vu en dessus , le genre Oxymerus (pi. 208 à 215 et 224, 13) res- 
semble beaucoup au précédent , c'est à dire qu'il a le corselet absolu- 
ment semblable , ainsi que la forme des élytres, seulement il n'a point 
d'échancrure transversale au présternum ; c'est ce principal carac- 
tère qui nous a naturellement conduit à former un genre de ces 
anciens Trachydères, On voit par là que les Oxymerus n'ont point 
de saillie aiguë ou cunéiforme, auprès du cou , tandis que les vrais 
Trachydères en sont constamment pourvus : ces derniers n'ont jamais 
d'épines au bout des élytres , tandis que c'est un caractère principal 
chez les Oxymerus. 

LesStenaspis (pi. 21 6, 217 et 224 v l 4) ne peuvent être confondus 
dans aucun autre genre de notre tribu. Le corselet n'est point sinué , 
il est plus large que long , avec une petite pointe oblique un peu 
relevée à chaque bord latéral , et le présternum n'a point d'échan- 
crure transversale ; il offre seulement une petite saillie transversale 
et comprimée entre les premières pattes. Les élytres sont longues et 
parallèles. 

Le genre Crioprosopus (pi. 217, 218 et 224, 15) , comme le genre 
précédent, a le corselet beaucoup plus large que long ; l'épine de 
chaque bord latéral est plus droite et non relevée , le présternum est 
faiblement creusé en travers , et la saillie qui est entre l'articula- 
tion des premières pattes , au lieu d'être transversale et comprimée , 
offre au contraire un petit avancement conique. Le mésosternum 
n'est pas, à beaucoup près , aussi aigu que chez les Stenaspis, 

Les Sphœnothecus (pi. 219, 220 et 224, 1 6) n'ont aucun des carac- 
tères des autres Trachydériens , si ce n'est leur grand écusson. On 
ne peut donc les confondre ni les rapporter à d'autres genres ; ils ont 
le corselet long, cylindrique et sans échancrure présternale. La 
saillie qui existe entre l'articulation des premières pattes est à peine 
prononcée , et le mésosternum est nettement coupé entravers, comme 
celui des Lissonotus. Les pattes sont médiocrement fortes. 



TfUCHYbÉRIDBS. Xlij 

Notai Plusieurs espèces de Cérambycins ayant été mal à propos 
placées par M. Schœnherr dans les Trachyderes (Styn., t. 3, p. 363), 
tious croyons devoir les rappeler ici , afin qu'on ne puisse pas nous 
adresser le reproche de n'en avoir pas fait mention. 

Trachyderes hirticornis : Lophonocerus hirticornis, Dej. Cat., 3e éd., 

p. 346. 
Trachyderes bicornis : Ceragenia bicornis, Dej., Cat., 3 e éd., p. 346. 
— — — — Sekville, Ann. de la Soc. 

ent. de Fr., t. 2, p. 537. 
Trachyderes abbreviatus '• P ter opter us , Mac-Leay, Stenoderus ab- 
breviatus , Dej. , Cet., 3 e éd. , p. 38o. 



Comme les planches des Trachydérides ont paru dans les années 1 836 
et i838 du Magasin de zoologie , leurs numéros ne se suivent pas, 
car il a fallu donner des numéros intermédiaires à des travaux qui se 
sont faits dans l'intervalle. Voici un petit tableau des soixante 
planches qui accompagnent la monographie, afin qu'on ait la faci- 
lité de vérifier si on les a toutes, pour qu'on les classe convenable- 
ment en faisant relier l'ouvrage , et pour qu'on puisse les citer sans 
craindre d'erreur. 
Les vingt-quatre premières planches portent dans le Magasinier 

numéros i4i à 164 

De 25 à 39 186 à aoo 

De4oà6o 2o4 à 224 

Le mémoire a été divisé en deux parties. La première comprend 
les pages 1 à 5i des feuilles iô, 16, 17, et du premier quart de la 
feuille 18, toutes appartenant à l'année i836 du Magasin. La 
deuxième partie comprennes pages 1 à 5g des feuilles 4, 5, 6 , et des 
trois quarts de la feuille 7 de l'année i838 du Magasin , classe IX. 

L'introduction est contenue dans la feuille 8 de l'année i838 du 
Magasin de zoologie . 



Trachydbmdes, 2* partie, Cl. IX, Pl. 1 86 à 200. I 

MONOGRAPHIE 



DES 



TRACHYDERIDES, 

PAR M. DUPONT JEUNE. 



DEUXIEME PARTIE. 

CINQUIÈME DIVISION. 

'di. T. Fabricii. PL 186, f. i. 

Corallinus , scutello tenue nigro-marginato , elytrisque dimi- 
diatim postice nigris. 

Longueur, n 1/2 ; largeur, 3 i/4 lignes. 

Cette belle espèce ressemble beaucoup, pour la disposi- 
tion des couleurs, au Bicolor ; mais , malgré cette ressem- 
blance apparente, elle n'appartient pas à la même division. 

Elle est d'un beau rouge de corail de part et d'autre; la 
tête est comme dans les espèces précédentes ; les yeux et les 
mandibules sont noirs ; les antennes sont à peu près du 
même rouge que le corselet; mais cette couleur s'affaiblit 
insensiblement, en arrivant à l'extrémité , et devient d'un 
jaune-fauve. Le corselet est , comme dans les autres es- 
pèces de cette division , lisse en dessus et ponctué en des- 
sous dans les mâles , et entièrement lisse chez les femelles. 
I/écusson est de la couleur du corselet , liseré de noir laté- 
ralement. La moitié antérieure des éiytres est d'un beau 
i838. 4 



2 TrACIIYDÉRIDES, 2* PARTIE. 

rouge de corail ; l'autre moitié est d'un noir luisant ; l'on 
voit , en outre , sur chacune d'elles , trois fines élévations 
longitudinales. Les quatre derniers segments de l'abdomen 
sont d'un bran -noirâtre. Les pattes sont rouges, avec les 
tarses d'un jaune testacé pâle. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 

25. T. Audouinii. PI. 186, f. 2. 

Ater nitidus , thorace tuberculato , elylris macula humerali , 
fasciaque ante médium commuai , interrupta , pallide lu- 
teis ; antennis luteis nigro annulatis y pedibus nigris , fe- 
moribus tibiisque luteo annulatis . 

Longueur, 121/25 largeur, 4 lignes. 

Il est à peu près de la taille du Succinct us , d'un noir 
profond et vernissé départ et d'autre. Les antennes sont 
d'un jaune pâle , avec les deux premiers articles et l'extré- 
mité des suivants , jusqu'au septième seulement, d'un noir 
plus ou moins profond ; les derniers sont d'un jaune un peu 
plus pâle. Le corselet est parsemé en dessus de petits points 
à peine visibles. Les élytres sont également légèrement 
ponctués, et offrent chacun trois taches d'un jaune testacé 
très pâle , savoir : une assez grande, près de la base , entre 
le bord antérieur etl'écusson, les deux autres un peu avant 
le milieu, alignées transversalement, dont une avoisinant le 
bord marginal, et plus de moitié moins grande que l'autre , 
qui est assez grande et quadrangulaire. Le bord marginal 
est, en outre , liseré de jaune vers la base. Le dessous du 
corps est d'un beau noir. Les pattes sont de cette dernière 
couleur, avec la base des cuisses et une grande partie des 
jambes d'un jaune testacé; le dessous des tarses est rous- 
sâtre. 

Brésil. — Muséum national. 



Cl. IX, Pi. 186 à 200. .1 

24. T. variegatus. Pertj . PI. 187, f. I . 

Niger, thoracc tuberculato ; elytris dilute testaceis macula 
obliqua ad basin alteraquc magna communi ovala fuscis ; 
pedibus fuscis , femoribus libiisque luteo annulatis. 

Trachyderesvariegatus. Perty, Delect. animalium nrticuf. , tab. 17, 

f. 10, p. 88. 
T. nigro-fasciatus. Gory, Icon. du règne anini., ins., pi. 43, Çg. 3. 

Longueur, i-3 1/2; largeur, 4 i/4 lignes. 

Il est un peu plus grand que le Succinctus. La tête est 
noirâtre ; les antennes sont d'un jaune testacé, avec les deux 
premiers articles noirs et très rugueux , et l'extrémité des 
suivants noirâtre. Le corselet est d'un brun foncé, presque 
noirâtre de part et d'autre, fortement ponctué sur les par- 
ties latérales et vers le bord antérieur, plus lisse dans son 
milieu. L'écusson est lisse et d'un brun noirâtre. Les élytres 
sont d'un jaune testacé pâle, et elles offrent chacune , vers 
leur base, une tache oblique noire, qui se lie légèrement à 
l'écusson par un petit prolongement linéaire de sa couleur. 
Un peu au delà du milieu, elles ont, en outre, une grande 
tache commune , cordiforme-ovale , d'un brun-noirâtre» 
s'éclaircissant sur ses bords , et se prolongeant le long de 
la suture jusqu'à l'écusson. Le jaune testacé de l'extrémité 
des élytres est, en outre, d'une teinte plus obscure. Le des- 
sous du corps est noir ou noirâtre ; les pattes sont d'un 
jaune un peu ferrugineux; l'extrémité des cuisses, des 
jambes et le dessous des tarses sont noirs 

Cordova. — Muséum national. 



4 TrACHYDÉRIDKS, 2 e PARTI*. 

25. T. GLORIOSUS. PI. \8j, f. 2. 

Nigro~fuscus , thorace luberculato ; clyîris testaceis macula 
obliqua adbasin ait craque magna, communi, ovata, obso- 
leta, fuscis ; pedibus fusils , femoribus tibiisque luteo an- 
nulatis. 

Longueur, 1 4 5 largeur, 4 1/2 lignes. 

Il ressemble beaucoup au Variegatus , et il serait possible 
qu'il n'en fût qu'une variété. La tête et le corselet sont en- 
tièrement d'un brun-noirâtre ; les deux premiers articles 
des antennes sont de la même couleur ; les autres sont d'un 
jaune testacé, avec l'extrémité brunâtre. Le corselet est plus 
allongé que chez le Variegalus, moins arrondi antérieure- 
ment avec les deux premiers tubercules latéraux plus ar- 
rondis et moins saillants ; la ponctuation est un peu plus 
apparente ; l'espace lisse situé près du col est plus long que 
chez le Variegatus. L'écusson est brun , lisse, avec une im- 
pression transversale dans son milieu. Les élytres sont d'un 
jaune testacé un peu terne , de même forme que chez le 
Variegatus. Elles offrent de même , chacune vers leur base, 
une tache oblique d'un brun-noirâtre, mais beaucoup plus 
grande; elles ont, en outre, un peu au delà du milieu, une 
grande tache commune , cordiforme, ovale , brune , plus 
grande que chez le Variegatus, et se fondant insensiblement 
avec la couleur testacée. Le dessous du corps est d'un brun- 
noirâtre, avec le premier segment d'un brun-marron. Les 
pattes sont de la même couleur, avec l'extrémité des cuisses 
et des jambes d'un brun-noirâtre plus ou moins foncé. Les 
tarses sont noirs en dessus et roussâtres en dessous. 

Cordova. — Coll. Dupont. 



■Cl. IX, Pl. 186 à 200. 6 

26. T. BOISDUVALII. Pl. 188, f. I. 

Fusco-castaneus, thorace tuberculato ; elytris rufis, sculello 
fusco; pedibus rufis femorurn apice nigris. 

Longueur, 12 1/2; largeur, 4 i/4 lignes. 

Il est plus grand que le T. rufipes, auquel il ressemble 
assez pour la forme. La tête est d'un brun-marron assez 
obscur, avec les mandibules et les yeux d'un noir assez 
profond. Les antennes sont d'un jaune testacé un peu rou- 
geâtre, avec les deux premiers articles notablement plus 
courts que diez le Rufipes, et d'un brun-marron clair ; 
l'extrémité des autres est d'un brun-noirâtre. Le corselet 
est plus court que large , lisse dans son milieu , avec les 
bords latéraux et le dessous fortement ponctués. Chez les 
mâles, l'écusson est proportionnellement plus petit , tout à 
fait cordiforme et d'un brun noirâtre. Les élytres sont no- 
tablement plus larges et d'un roux-cannelle luisant, sans 
aucune tache. Le dessous de l'abdomen est d'un brun-noi- 
râtre , plus foncé sur les bords latéraux , avec la poitrine et 
le milieu des premiers anneaux d'un roux assez obscur. Les 
pattes sont de cette dernière couleur, avec l'extrémité des 
cuisses noire et armée d'épines beaucoup plus fortes que 
chez les autres espèces de cette division. ' 
Brésil, San-Leopoldo. — Coll. Dupont. 

27. T. equestris. Dejean. Pl. 188, f. 2. 

Niger vel nigro-fuscus, thorace sub-ferrugineo , inœquali, 
spinoso ; elytris apice truncatis , fiascia submedia latiori 
testacea ; antennis jidvis . 

Dej., Cal., e etUt., p. 345. 

Longueur, n 1/2 ; largeur, 3 î/i lignes. 

Il est un peu plus parallèle que le Rufipes, et d'un brun 



6 TlUCHYDEIUDES , 2* PARTIE. 

noir plus ou moins obscur. La tête est comme dans la plu- 
part des espèces. Les antennes sont à peu près comme celles 
du Rufipes, proportionnellement un peu plus fortes, avec le 
premier article sensiblement plus rugueux , et l'extrémité 
des suivants annelée de brun plus ou moins obscur. Le cor- 
selet est d'un rouge très foncé , souvent un peu plus clair 
dans son milieu. Les élytres sont d'un brun-marron foncé, 
traversées un peu avant leur milieu par une bande testa- 
cée, large, occupant presque le tiers de leur étendue, et si- 
nuée irrégulièrement sur ses bords. Tout le dessous du 
corps est noir ou d'un brun-noirâtre. Les pattes sont d'un 
jaune-fauve assez foncé , avec l'extrémité des cuisses noire 
ou noirâtre. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

28. T. cinctus. Dejean. PL 189, f. 1. 

Niger, thorace inœquali spinoso, medio tenue sub-ferrugineo, 
spina lateralivalidioriy elytris apice truncatisfascia subme- 
dia, latiori, testacea, ad sutiçram dilatata; antennis nigris. 

Dej., Cat., 3 e e'dit., p. 345. 

Longueur, 8 ; largeur, 2 i/3 lignes. 

Cet insecte ressemble beaucoup, au premier coup d'œil , 
à une variété de XEquestris ; mais , outre qu'il est plus pe- 
tit et proportionnellement plus court , il offre plusieurs ca- 
ractères qui le rendent bien distinct. La tête est à peu près 
-munie dans cette espèce; les antennes sont brisées dans 
ie nous avons sous les yeux. Les quatre articles 
t . sont entièrement noirs. Le corselet est de cette 

couleur, un peu rougedtre dans son milieu, sensiblement 
plus court que celui de YJEquestris, plus fortement tuber- 
cule, avec l'épine latérale beaucoup plus saillante. L'écus- 
son est noir ; les élytres sont de cette dernière couleur, tra- 



Cl. IX, Pi.. 186 à 200. 7 

versées un peu avant leur milieu par une bande irrégu- 
lière , testacée, plus large que dans la plupart des individus 
à'Equestris, et beaucoup plus dilatée postérieurement sur 
la suture. Les élytres offrent , en outre , trois petites côtes 
élevées , peu saillantes, mais cependant bien sensibles, dans 
la bande testacée. Le dessous du corps est d'un noir pro- 
fond. Les pattes sont d'un jaune-fauve, avec la moitié infé- 
rieure des cuisses d'un noir luisant. 

Brésil. — Coll. de M. le comte Dejean. 

29. T. EBENINUS. PI. 189, f. 2. 

Perniger, thorace tuberculato, spina laterali valida; elytris 
concoloribus nitidis ; pedibus nigris basifusco-ferrugincis ; 
antennis nigris, articulis ultimis sub-fucescentibus . 

Longueur, 125 largeur, 3 1/2 lignes. 

11 n'est probablement qu'une des nombreuses variétés du 
Rufipes. Il est entièrement d'un noir profond de part et 
d'autre , et ses élytres me paraissent un tant soit peu plus 
allongées. Les antennes sont entièrement noires, avec le pre- 
mier article un peu plus grêle et un peu plus allongé. Le 
corselet est à peu près comme celui du Rufipes, avec la ponc- 
tuation un peu moins serrée. Le dessous du corps est garni 
d'une pubescence grisâtre un peu moins prononcée. Les 
pattes sont noires , avec la moitié antérieure des seconde et 
troisième paires de cuisses d'un roux foncé presque noirâtre ; 
les tarses sont de cette dernière couleur en dessus et fauve 
en dessous. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



8 TrACHYDERIDES, 2 e PARTIE. 

3o. T. rufipes. Fabr. PI. igo, f. i. 

Niger, thorace tuberculato; elytris concoloribus nitidis ; pedi- 
bus r lifts femorum apice ni gris. 

Cerambyx rufipes. Fab., Syst. eleut., t. 2, p. 269, n. 29, 

— Oliv., Entom., t. 4, p. 1, fîg. 3, et pi. i3, fig.Sg. 

Trachyderes rufipes. Schoen., Syn., t. 3, p. 365, n. 2. 
— Dejean, Cat. , 3 e édit., p. 345. 

Longueur, 11 ; largeur, 3 1/2 lignes. 

Il est généralement plus petit que le Succinctus, un peu 
plus allongé , et surtout notablement plus rétréci posté- 
rieurement, ce qui lui donne une forme tout à fait différente. 
Sa couleur varie du noir d'ébène au brun-marron plus ou 
moins clair ; mais, le plus ordinairement, elle est, en dessus et 
en dessous, d'un noir profond. La tête est d'un brun presque 
noirâtre, avec les mandibules et les yeux d'un beau noir. 
Les antennes sont d'un roux-ferrugineux, avec les deux 
premiers articles plus obscurs, et l'extrémité des suivants 
noirâtre. Le corselet est de la même couleur que la tête ; 
quelquefois cependant il est d'un brun-marron assez clair , 
avec les bords latéraux noirs ou noirâtres. Tout le dessous 
de l'abdomen est couvert d'un fin duvet grisâtre. Les pattes 
sont d'un jaune fauve, quelquefois un peu rougeâtre, avec 
la moitié postérieure des cuisses d'un noir assez prononcé. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

Variété' A. 

J'ai , pendant longtemps , cru que cette variété pouvait 
constituer une espèce particulière , et je l'avais indiquée 
dans ma collection sous le nom à 1 Axillaris . 

Elle diffère de l'espèce typique par les antennes, qui sont 
annelées, à l'extrémité de chaque article , de brun moins 



Cl. IX, Pl. 18G à aoo. 9 

foncé ; par la tête et le corselet, qui sont d'un brun -marron 
beaucoup plus clair, et par une grande tache de la même 
couleur, qui couvre entièrement la base de chaque élytre. 
L'écusson , la plus grande partie des élytres , ainsi que le 
dessous du corps et les pattes, sont , du reste , comme chez 
Rufipes ordinaire. 

Je crois que la seconde figure qu'Olivier donne dans son 
Entomologie, pl. i3, fig. 89, doit se rapporter à cette va- 
riété. 

Brésil. - Coll. Dupont. 

Variété B. v 

J'avais également indiqué dans ma collection cette jolie 
variété sous le nom de Brunnipennis; mais je ne pense pas 
qu'elle puisse être séparée du Rufipes. 

Elle en diffère par sa taille beaucoup plus petite ; par les 
antennes d'un fauve plus foncé, avec les deux premiers ar- 
ticles noirs, et l'extrémité des suivants, jusqu'au huitième, 
brunâtre ; parla tête, le corselet et l'écusson d'un brun-noi- 
râtre ; et enfin par les élytres , qui sont entièrement d'un 
brun-marron très clair, avec une petite bande marginale 
noire à l'angle de leur base. 

Tout le dessous de l'abdomen , ainsi que les pattes, sont 
comme dans l'espèce typique. 

Brésil. — Coli Dupont. 

5l. T. FULVIPENJVIS. Pl. igo, f. 2. 

Niger, thorace tuberculato ; elytris dilute rujis ; antennis fe- 
moj'um basi, tibiis tarsisque lateis. 

Longueur, 8 ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Il serait possible qu'il ne fût aussi qu'une variété du Ru- 
fipe's ; cependant il offre des différences si remarquables , 
que je me suis décidé à en faire une espèce particulière. 



10 TllACHYDÉlUDES, 2 e PARTIR. 

Il est beaucoup plus petit que les individus ordinaires du 
Rufîpes, et ses élytres sont sensiblement plus parallèles. Le 
corselet est un peu plus court que celui du Rufipes, et en- 
tièrement noir de part et d'autre, ainsi que l'abdomen , la 
tête, l'écusson et le premier article des antennes ; le reste 
des antennes est entièrement d'un jaune un peu fauve, avec 
le sommet de chaque article un peu plus obscur. Les ély- 
tres sont entièrement d'un roux testacé très clair et bril- 
lant. Les pattes sont d'un jaune testacé très clair, avec la 
moitié inférieure des cuisses d'un noir profond. 

Brésil intérieur. -- Coll. Dupont. 

32. T. lacordairei. Dejean. PI. igi, f. i. 

Niger, thorace longiori quam latiori, lateraliter spinoso; ely- 
tris subparallelis apice truncatis, in medio fascia transversa 
pallide lutea signatis ; antennis nigris articulo quarto 
basi rubro, articulis ultimis luteis. 

Dkj., Cal., 3 e edit., p. 345. 

Longueur, il; largeur, 3 i/4 lignes. 

Il est de la même forme que le Latreillei, auquel il res- 
semble beaucoup pour le dessin ; il est de même d'un noir 
obscur de part et d'autre. La tête est comme dans le La- 
treillei; les antennes sont noires, avec la base du quatrième 
article rouge, et les quatre derniers articles jaunes. Le cor- 
selet est comme dans les espèces de cette division. Les ély- 
tres sont traversées à peu près dans leur milieu par une 
bande médiocrement large , d'un jaune-pâle et très légère- 
ment sinuée sur ses bords. Le dessous du corps est comme 
chez le Latreillei. Les pattes sont d'un fauve rouge , avec 
les genoux un peu plus obscurs. 

Cayenne. — Coll. Dejean. 



Cl. IX, Vh. 186 à 200. 11 

55. T. LATREILLEI. PL IÇjI , f. 2. 

Niger, thorace longiori quamlatiori, lateraliter spinoso ; elj— 
tris subparallelis apice truncatis, paulo ante médium fascia 
lata transversa pallide lestacea signatis j antennis nigro 
luteoque annulatis, basi nigris apice luteis. 

Longueur, 11 ; largeur, 3 i/4 lignes. 

Il se rapproche beaucoup , au premier coup d'œil , du 
Succinctus ; mais par la forme de son corselet il appartient 
à une tout autre division. Il est d'un noir foncé de part et 
d'autre. La tête est assez petite , un peu moins sortie du 
corselet que dans le Rufipes; les antennes sont d'un jaune- 
fauve, avec les deux premiers articles , l'extrémité des qua- 
tre suivants et la totalité du septième noirs. Le corselet est 
d'un noir un peu moins profond que les élytres, plus long 
que large, et muni, comme dans toutes les espèces de cette 
division, d'une épine latérale assez forte. Les élytres sont 
traversées, un peu avant leur milieu , par une bande d'un 
jaune un peu testacé , assez large, presque régulière, lé- 
gèrement sinuée sur ses bords. Le dessous du corps offre 
une très légère pubescence d'un blanc-grisâtre. Ses cuisses 
sont entièrement noires, sauf la base des postérieures, qui 
est d'un fauve roux ; les jambes et les tarses sont fauves. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

Nota. Cette espèce paraît avoir les plus grands rapports 
avec le, Zonatus décrit par Dalman (Analecta, p. 63; ; mais, 
comme la description de cet auteur ne convient pas com- 
plètement à l'individu que nous avons sous les yeux , nous 
avons cru devoir en faire une espèce nouvelle. Chez le Zo- 
natus de Dalman, les cuisses sont jaunes à la base et noires 
au sommet , tandis que dans le Latreillei elles sont entière- 



iî Trachydérides, a e partje. 

ment noires, excepté la base de la dernière paire , qui est 
d'un rouge ferrugineux obscur. Dalman dit aussi que le 
Zonatus a le premier article des antennes roussâtre en 
avant , et que les articles, de trois à sept, ont tous la base 
jaune et le sommet noir. Notre individu a, au contraire, le 
premier article d'un noir profond , et le septième entière- 
ment noir. Nous ajouterons encore que Dalman dit que le 
Zonatus est notablement plus rétréci que le Succinctus, ce 
qui n'a pas lieu dans le Latreillii. Cependant , comme nous 
n'avons qu'un seul individu , il se pourrait qu'il ne fût 
qu'une variété locale. 

34. T. NIGRIPES. PI. 192, f. I. 

Niger, tkorace longioriquam latiori, lateraliter spinoso;ely- 
tris subparallelis apice sub-truncatis , in mediofascia trans- 
versa angustioriy margincm externam non attingente, lutea 
signatis ; antennis nigris articulis quarto quintoque basi 
rubro-fulvis , ultimis luteis. 

Longueur, 10; largeur, 3 lignes. 
Il est beaucoup plus petit que le Succinctus, et d'un noir 
profond de part et d'autre , comme le Lacordairei. La tête 
est plus courte que celle des deux espèces précédentes. Les 
antennes sont noires , avec la base du quatrième et du cin- 
quième article d'un rouge fauve , et les quatre derniers ar- 
ticles jaunes. Le corselet est, comme dans les deux espèces 
précédentes , seulement un peu plus convexe et un peu plus 
court. Les élytres sont traversées dans leur milieu par une 
petite bande d'un jaune testacé , légèrement sinuée sur ses 
bords , et n'atteignant pas , à beaucoup près , les bords la- 
téraux. Le dessous du corps est garni d'une légère pubes- 
cence d'un gris blanchâtre. Les pattes sont d'un noir pro- 
fond , avec le dessous des tarses d'un cendré roussâtre. 
Cayenne. — Coll. Dupont. 



Ct. IX, Pi.. 186 à aoo. i3 

55. T. TESTACEUS. PI. 192, f. 2. 

Dilate rubro-testaceus , thorace tuberculato; elytris, antennis 
pedibusque concoloribus , abdomine subtus nigro-fuces- 
centi. 

Longueur, 8 ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Il est plus petit que le Rufipes, proportionnellement 
plus court et beaucoup plus parallèle dans la femelle , le 
seul sexe que je connaisse. La couleur est entièrement 
d'un jaune testacé à reflet rougeâtre. La tête est , comme 
dans les espèces ordinaires , avec l'extrémité des mandibu- 
les et les yeux d'un brun noirâtre. Les antennes sont delà 
couleur générale , avec l'extrémité de chaque article un peu 
plus foncé. Le corselet est plus fortement tubercule que 
celui du Rufipes, avec les épines latérales moins saillantes. 
L'écusson est proportionnellement un peu plus petit. Les 
élytres ont une nuance un peu plus rougeâtre vers leur 
base que dans le reste de leur étendue , et elles offrent cha- 
cune , à partir de leur base , trois petites côtes peu sail- 
lantes , qui forment trois lignes un peu plus claires que la 
teinte générale , et qui disparaissent insensiblement avant 
d'arriver à l'extrémité. Le dessous de la poitrine est recou- 
vert d'une pubescence blanchâtre ; celui de l'abdomen est 
d'un brun noirâtre , avec le milieu de chaque segment 
d'un roux obscur. Les pattes sont d'une belle couleur tes- 
tacée rougeâtre , avec les genoux un peu plus obscurs. 

Brésil intérieur. — Coll. Dupont. 



TraCHYDERIDES, !&• PARTIE, 



SIXIEME Division. 



36. T. signatus. TViedemann. PI. 193. 

Subfuscus, thorace tuberculato, luteo<variegalo; elytris luteo 
subfuscoquc variegatis ; pedibus luteis clava femorum ni- 
gro-fusca. 

Wied., sfpp. , ap. , ri. 247 . 

Schoen., Syn. ins., t. 3, p. 366, n. 12. 

Dej , Cat. , 3 e edit., p. 345. 

Longueur, 1 1/2 ; largeur, 2 i/4 lignes. 

Il est l'un des plus petits du genre , et forme seul jusqu'à 
présent une division à part. Sa couleur est , en dessus, d'un 
brun marron, tantôt très clair, tantôt presque noirâtre. La 
tête est petite , assez raccourcie , jaune en avant et brunâtre 
en arrière des yeux ; ceux-ci sont noirs ainsi que les man- 
dibules. Les antennes sont brunâtres , avec les deuxième , 
troisième , quatrième et cinquième articles ordinairement 
d'un rouge briqueté dans le milieu. Le corselet est plus 
long que large, marqué de quatre taches jaunes, dont 
deux sur le milieu et une de chaque côté. L'écusson est 
noirâtre , avec une tache médiane jaune. Les élytres sont 
jaunes, avec deux bandes transverses, flexueuses, irrégu- 
lières, d'un brun marron , dont une près de la base, inter- 
rompue par la suture, et l'autre un peu au delà du milieu. 
Le dessous de l'abdomen est jaune, avec les parties latérales 
noirâtres. Du reste , il varie pour la teinte, et il peut deve- 
nir entièrement noirâtre. Les pattes sont d'un jaune testacé 
pâle , avec la partie inférieure des cuisses et l'extrémité in* 
férieure des jambes d'un brun noir. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. 186 à 200. i5 



SEPTIEME DIVISION. 



Sy. T. DEJEANII. Pl. 194, f. I. 

Rùbro-testaceus , thorace plicato sub-tuberculato ; elytris atris 
basi late s cutelloque testaceis ; antennis luteis, apice fusas, 
basi rubro - testaceis ; pedibus rubro-testaceis geniculis 
fus ris. 

Longueur, 7 1/2 ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Il est d'un jaune testacé clair de part et d'autre. La tête 
est également fauve , avec l'extrémité des mandibules et les 
yeux d'un brun noirâtre. Les antennes sont d'un jaune tes- 
tacé très clair, avec les trois premiers articles sensiblement 
plus obscurs , principalement à leur sommet ; les deux der- 
niers articles et la moitié du neuvième sont brunâtres. Le 
corselet est plus long que large , et plissé en travers comme 
dans les espèces de cette division. Les élytres sont presque 
parallèles , d'un jaune testacé fauve dans leur tiers anté- 
rieur, et ensuite d'un noir luisant jusqu'à l'extrémité ; la 
portion testacée est dentée postérieurement et marquée sur 
chaque élytre de deux petites lignes saillantes d'un jaune 
plus clair. L'écusson est de la couleur du corselet. L'abdo- 
men est noir, avec le milieu de la poitrine du même jaune 
que le corselet ; les cinq derniers segments sont aussi bor- 
dés de jaune ferrugineux. Les pattes sont d'un jaune tes- 
tacé fauve , avec l'extrémité des cuisses noirâtre. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



rô Trachtderidks , 2 e PARTIE. 

38. T. SOLIERI. PI. I 9 4 ; f. 2. 

Rubro-testaceus , thorace plicato sub-tuberculato y elytris atns 
basi rubro testaceo radiatis ; scutello rubro testaceo; an- 
tennis luteis apice fuscis basi rubro-testaceis ; pedibus ru- 
bro-testaceis geniculis atris. 

Longueur, 9 1/2; largeur, 3 lignes. 

Il est un peu plus grand que le Dejeanii , dont il se rap- 
proche un peu au premier coup d'œil par la disposition des 
couleurs. Il est, de part et d'autre, d'un rouge testacé un 
peu ferrugineux. La tête est un peu plus forte que celle du 
Dejeanii, avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un 
brun noirâtre. Les antennes sont d'un jaune testacé très 
clair, avec les trois premiers articles et le sommet des sui- 
vants d'une couleur plus obscure ; les deux derniers arti- 
cles sont brunâtres. Le corselet est proportionnellement un 
peu plus large et plus rugueux que celui du Dejeanii. La 
base des élytres et l'écusson sont d'un rouge testacé ; cette 
couleur envoie sur chaque élytre trois petites lignes paral- 
lèles qui disparaissent brusquement dans la partie noire, à 
peu près au tiers de leur longueur ; la partie noire , qui 
couvre au moins les trois quarts des élytres , est luisante et 
vernissée comme chez le Dejeanii. L'abdomen est noir, 
avec quelques taches fauves sur la poitrine. Les pattes 
sont d'un rouge ferrugineux , avec l'origine et l'extrémité 
des cuisses noires. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. 186 à 200. 17 

5g. T. Duponti. PL 195, fig. 1. 

Rubro-testaceus, thorace tuberculato, nigro-punctato ; elytris 
atris'j scutello,basi lineisque tribus rubro-testaceis ; anten- 
nis luteis basi obscurioribus apice subfuscis ; pedibus ru- 
bro-testaceis , geniculis atris. 

De.t., Cat., 3«edit., P . 345. 

Longueur, 10 1/2; largeur, 3 i/4 lignes. 

Il est un peu plus grand que le Solieri , et d'un fauve 
testacé un peu ferrugineux de part et d'autre. La tête est à 
peu près de même forme , avec les yeux et l'extrémité des 
mandibules noirs, ainsi qu'une ligne médiane sur le vertex. 
Les trois premiers articles des antennes sont d'un fauve 
ferrugineux , les autres sont d'un jaune plus pâle , avec le 
sommet un peu plus obscur; les trois derniers articles sont 
noirâtres. Le corselet est marqué en dessus de dix-sept 
points d'un noir luisant, dont plusieurs se réunissent. L'é- 
cusson est fauve, avec la base et la pointe d'un brun noi- 
râtre. Les ély très sont d'un noir luisant, avec la base fauve ; 
outre cela , elles offrent chacune trois lignes fauves , dont 
une marginale touchant à la partie fauve de la base , et 
expirant insensiblement vers le milieu* de leur longueur ; 
une seconde beaucoup plus longue , mais ne touchant ni la 
base ni l'extrémité ; enfin une troisième plus courte , tou- 
chant à la base, et allant à peine jusqu'au milieu. L'ab- 
domen est noir, avec le bord des anneaux ferrugineux et 
quelques taches de la même couleur sur la poitrine : le 
dessous du corselet est marqué de plusieurs points noirs. 
Les pattes sont d'un rouge testacé, avec les genoux d'un 
brun noirâtre. 

Brésil. — Coll. de M. le comte Dejean. 



iS Tr.ACHTDÉf.IDFS, a e PARTIE. 

4o. T. Olivieri. Dupont. PI. 196. 

Ferrugineus ; thorace tuberculalo nigro-punclato : ely tris fus- 
as, basi sensim ferrugineisflavo trivittatis ; pedibus anten- 
nisque testaceo-ferrugineis , his apice nigris. 

Longueur, 8 2/3; largeur, 3 lignes. 

Il est plus petit que le Ruftpes, et sa couleur est d'un brun 
noirâtre en dessus et en dessous. La tête est d'un rouge tes- 
tacé, ponctuée à sa partie supérieure, avec une ligne longi- 
tudinale et une tache noires entre les yeux, ainsi que l'ex- 
trémité des mandibules. Les antennes sont d'un jaune testacé, 
le premier article et l'extrémité des suivants jusqu'au neu- 
vième sont d'un testacé ferrugineux, et les trois derniers 
noirâtres. Le corselet est de la couleur de la tète, un peu 
plus long que large, chagriné dans son milieu comme dans 
les espèces voisines, avec onze points noirs. L'écusson est 
d'un fauve testacé , avec l'extrémité noirâtre. Les élytres 
sont de cette dernière couleur, assez planes, presque paral- 
lèles, à peine ponctuées, avec la base d'un jaune testacé, 
et trois lignes longitudinales d'un jaune assez clair, dont 
deux se réunissent à l'extrémité, l'autre plus petite, longeant 
l'écusson ; le bord latéral est liseré de jaune, surtout vers 
la base , et forme uij£ quatrième ligne. Le dessous du corps 
est noir, avec le milieu rougeâtre. Les pattes sont du même 
rouge que la tête et le corselet. 

Bahia. — Coll. Dupont. 



Cl. IX j Pt. 186 à aco. || 

4l. T. SCABRICOLLIS. PL 1^5 , fig. 2. 

Rubro-brunneus , thorace subtuberculato , nigro-punctato ; 
elylris nigris margine, lineis tribus scutelloque rubro-tes~ 
taceis; antennis pedibusque ferrugineis nigro annulatis. 

Dalman. , Analecta entomologica, p. 64. 
t)EJ., Cal., 3 e edit.,p. 345. 

Longueur, 9 i/4 ; largeur, 3 i/4 lignes. 

Il est d'un rouge brun de part et d'autre. La tête est d'un 
brun ferrugineux , avec une tache noire sur le vertex ; les 
yeux et l'extrémité des mandibules sont de la même cou- 
leur. Les antennes sont d'un brun ferrugineux , avec les 
trois premiers articles un peu plus obscurs , ainsi que le 
sommet des suivants; les quatre derniers sont d'un brun 
noirâtre. Le corselet est marqué de onze points noirs, 
dont cinq sur le milieu et trois latéraux. L'écusson est fer- 
rugineux. Les élytres sont noires , et elles ont chacune trois 
lignes longitudinales et bord latéral d'un rouge obscur ; la 
première et la seconde de ces lignes commencent à la base et 
s'étendent jusqu'à l'extrémité, où elles se réunissent à angle 
aigu ; la troisième est beaucoup plus courte , placée près de 
l'écusson et à peu près moitié plus longue que ce- dernier. 
L'abdomen est d'un brun noirâtre, avec la poitrine et l'é- 
pine du sternum d*un ferrugineux testacé. Les pattes sont 
d'un ferrugineux testacé , avec les cuisses annelées de noir 
un peu avant leur extrémité. 

Brésil. — Coll. de M. le comte Dejean. 

Nous ne sommes pas très certain que cette espèce soit 
identiquement la même que celle de Dalman : la des- 
cription de cet auteur s'y rapporte parfaitement, sauf qu'il 
dit que les lignes ne vont pas jusqu'à l'extrémité, tandis 
que dans l'exemplaire que nous avons sous les yeux on 
observe précisément le contraire. 



20 TraCHYDËRIDUS, i* PARTIS. 

/ f 2. T. PUNCTICOLLIS. DupOJlt. PI. 197, fig. 1. 

Rubro-brunneus, thorace subtuberculato nigro-punctato ; ely- 
tris nigris , margine lineisque duabus fulvis ; scutello ni- 
gro; antennis ferrugineis nigro annulaiis; pedibus nigris 
basi tarsisque ferrugineis. 

Longueur, 8 i/a ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Il ressemble au Scabricollis pour la forme et la grandeur. 
La tête est d'un rouge-briqueté obscur , avec les yeux et 
l'extrémité des mandibules d'un brun noirâtre. Les anten- 
nes sont d'un rouge têstacé , avec les deux premiers articles 
et l'extrémité des suivants d'un brun-noir foncé, jusqu'au 
septième ; les quatre derniers articles sont d'un brun noi- 
râtre. Le corselet est d'un noir mat , avec trois grandes ta- 
ches d'un rouge briqueté , marquées chacune d'un point 
noir dans leur milieu ; la pointe du présternum est aussi d'un 
rouge ferrugineux ; l'écusson et les élytres sont d'un noir 
luisant ; celles-ci sont marquées de deux lignes longitudi- 
nales parallèles d'un rouge testacé , qui commencent à la 
base , où elles sont légèrement interrompues, et qui se ter- 
minent un peu avant l'extrémité ; le bord latéral est égale- 
ment d'un rouge testacé et forme une troisième ligne paral- 
lèle. Tout le dessous du corps est noir, avec une tache 
ferrugineuse entre la seconde paire de cuisses. Les pattes 
sont noires, avec la moitié supérieure des cuisses d'un 
rouge briqueté ; la partie interne des jambes antérieures est 
aussi de cette dernière couleur; les tarses sont roussâtres. 

Cordova. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. 186 à aoo. ?i 

43. T. BILINEATUS. Pl. I97, fig. 2. 

Rubro-brunneus thorace subtuberculalo, nigro variegato ; ely- 
tris nigris lineis duabus fulvis , scutello rubro; antennis 
ferrugineis nigro annulatis ; pedibus nigris, basi , tibiis 
tarsisqueferrugineis . 

Cerambyx bilineatus, Oh., Ent.jt. 4, tab. 21, fig. 161. 
Trachfderes bilineatus, Schoen., t. 3, pag. 366. 

Longueur, a/3; largeur, 2 3/4 lignes. 

Il ressemble beaucoup au Puncticollis au premier coup 
d'oeil. La tête est d'un rouge briqueté avec une tache irré- 
gulière noire à sa partie supérieure , et une autre tache de 
la même couleur sous le menton ; les antennes sont d'un 
rouge testacé, avec les deux premiers articles noirs, ainsi 
que le sommet des six suivants ; les quatre derniers sont 
d'un brun noirâtre. Le corselet paraît un peu plus long que 
celui du Puncticollis , il est plus rétréci antérieurement , 
moins large que long , avec les tubercules latéraux moins 
saillants; il est d'un rouge obscur de part et d'autre , avec 
plusieurs taches noires irrégulières réunies entre elles à sa 
partie supérieure, et d'autres plus grandes et de même 
couleur couvrant en dessous le bord postérieur ; l'écusson 
est rouge, bordé de noir. Les élytres sont noires, luisantes , 
avec la base d'un rouge testacé , et chacune deux lignes pa- 
rallèles d'un rouge également testacé, naissant vers la base, 
et se terminant un peu avant l'extrémité ; le bord latéral est 
noir, comme le reste des élytres. Le dessous du corps est d'un 
noir brun , avec trois taches ferrugineuses entre les cuisses 
postérieures ; les pattes sont ferrugineuses , avec la moitié 
inférieure des cuisses noire, ainsi que l'extrémité des. 
jambes. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont 



aa Tiuchydbuidbs, a* iartib. 

44* T* Vauthieki. Dupont. PI. ig8, tig. i. 

Nigro-fuscus, capite thoraceque subtuberculato , ferrugineo 
variegatis ; elytris nigris marginis basi lineisque duabus 
fulvis; scutcllo nigro basi ferrugineo ; antennis pedibusque 
ferrugineis nigro annulatis. 

Longueur, 6 1/2 \ largeur, s i/4 lignes. 

Il est à peu près de la taille du Scabricollis ; mais sa forme 
es v t sensiblement plus étroite, à en juger par l'individu 
mâle et unique que nous possédons ; il est noir de part et 
d'autre. La tête est également noire , avec la partie qui avoi- 
sine les yeux d'un rouge assez obscur ; les antennes sont 
d'un jaune-testacé rougeâtre , avec les trois premiers articles 
entièrement noirs , ainsi que le sommet des suivants et la 
totalité des deux derniers. Le corselet estun peu plus allongé 
que dans les espèces du même groupe , avec les tubercules 
plus saillants ; il est , en outre , marqué en dessus de trois 
taches rouges , l'écusson est d'un rouge briqueté , avec l'ex- 
trémité noire. Les élytres sont d'un noir luisant, avec 
la base d'un rouge briqueté , et elles offrent chacune deux 
lignes parallèles d'un rouge testacé, naissant à la hauteur du 
sommet de l'écusson et venant se réunir à angle aigu à l'ex- 
trémité, vers l'angle suturai; le bord latéral est aussi légè- 
rement bordé de rouge testacé dans son tiers antérieur. 
Tout le dessous du corps est d'un noir profond. Les pattes 
sont d'un ferrugineux obscur, avec les cuisses antérieures , 
la moitié des autres et l'extrémité des jambes, noires. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. 186 à 200. -io 

45. T. d'Orbignyi. Dupont. Pl. 198, %. 2. 

Nigro-fuscus, thorace subluberculato , ferrugineo bimaculato; 
clytris nigris basi\ margine, Uneis duabus lituraque prope 
scutellum luteis ; scutello nigro ; antcnnis nigris luteo an- 
nulatis ; pedibus nigris basi ferrugineis . 

Longueur, 10 ; largeur, 3 1/2 lignes. 

Il est plus grand que les quatre espèces précédentes, pro- 
portionnellement plus court et plus large. La tête est petite, 
noire à sa partie supérieure , d'un rouge-briqueté obscur 
en dessous, sauf une tache noire sur le menton; les anten- 
nes sont d'un jaune testacé avec les trois premiers articles, 
l'extrémité des suivants jusqu'au sixième , et la totalité des 
quatre derniers d'un noir assez foncé. Le corselet est à 
peine plus long que large, presque carré , avec les tubercules 
saillants ; il est d'un noir profond , marqué sur le milieu de 
deux petites taches rouges ; l'écusson est noir, cordiforme , 
proportionnellement plus étroit que celui des autres espèces. 
Les élytres sont d'un noir luisant, avec le bord de la base d'un 
jaune fauve ; elles sont, en outre, marquées chacune de deux 
lignes parallèles d'un jaune plus pâle , n'atteignant ni la 
base ni l'extrémité , et d'un point allongé d'un jaune fauve 
situé vers la pointe de l'écusson. Le bord latéral offre une 
troisième ligne de la même couleur, mais qui expire beau- 
coup avant l'extrémité. Tout le dessous du corps est d'un 
noir profond , à l'exception de deux petites taches fauves 
placées un peu après l'articulation des secondes cuisses et du 
bord postérieur de chaque segment abdominal. Les pattes 
sont noires , avec la moitié antérieure des cuisses d'un rouge 
briqueté; les tarses sont d'un rouge testacé. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 



24 Trachïukridus, a* partie. 

46. T. mgripennis. Dupont. PI. 199, fig. 1. 

Obscure ruber, thorace capileque nigro variegatis ; elytris 
aigris, scutello rubro; antennis luteis nigro articulatis; 
pedibus rubris,femorum tibiarumque apice nigris. 

Longueur, 9 ; largeur, 2 2/3 lignes. 

Il est un peu plus grand que le Bilinealus, et sa forme est 
un peu moins aplatie ; il est d'un rouge obscur de part et 
d'autre. La tête est marquée d'un large collier d'un noir 
profond qui forme sur le vertex une ligne longitudinale qui 
s'avance entre les antennes ; celles-ci sont d'un jaune tes- 
tacé clair, avec les deux premiers articles noirs , ainsi que 
l'extrémité des suivants, jusqu'au huitième; les trois der- 
niers sont entièrement noirâtres. Le corselet est marqué 
d'une tache noire de chaque côté de l'échancrure préster- 
nale , et, en dessus, de treize points de la même couleur, 
dont deux à peine visibles, près du bord antérieur; il 
offre, en outre, une petite bande transversale noire près du 
bord postérieur ; l'écusson est rouge , faiblement échancré 
antérieurement , cordiforme , liseré de noir sur les côtés. 
Les élytres sont noires , avec l'angle interne marqué d'un 
peu de rouge ; elles offrent , chacune , deux légères élé- 
vations longitudinales assez saillantes et aussi finement cha- 
grinées que tout le reste de leur étendue. Le dessous du 
corps est noirâtre , avec deux taches rougeâtres entre l'arti- 
culation de la seconde paire de pattes ; celles-ci sont égale- 
ment rouges , avec la moitié inférieure des cuisses et le des- 
sus des jambes postérieures noirs. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Vl. 186 à 200. i5 

47. T. signaticollis. Dupont. PI. 199, fig. 2. 

Niger , capite thoraceque rubro maculatis ; antennis obscure 
luteis nigro articulalis ; pedibus rubris femorum apice 
nigro. 

Longueur, g; largeur, 2 9./ 3 lignes. 

Il est un peu plus petit que le Nigripennis , auquel il 
ressemble un peu. La tête est d'un rouge obscur, avec un 
collier noir qui forme , comme dans le précédent , une 
bande longitudinale qui s'avance sur le vertex , entre les 
antennes ; celles-ci sont d'un rouge obscur, avec les deux 
premiers articles ej l'extrémité des suivants noirs. Le cor- 
selet est noir, à peu près de même forme que celui du Ni- 
gripennis, avec plusieurs taches d'un rouge obscur, dont 
deux sur les parties latérales , et les autres dans les impres- 
sions. L'écusson est entièrement noir, ainsi que les élytres ; 
celles-ci offrent chacune deux élévations longitudinales assez 
saillantes. Tout le dessous du corps est noir, légèrement 
pubesçent, avec deux petites taches d'un rouge ferrugineux 
entre l'articulation des secondes pattes, et une sur la pointe 
du sternum. Les pattes sont d'un rouge briqueté , avec la 
moitié inférieure des cuisses noire, et les tarses d'un testacé 
roussâtre. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 

Nota. Nous avons vu une variété de cette espèce dont le 
corselet était presque entièrement noirâtre. 



aC Trachvdbrides, 2' partie. 

48. T. HOMOPLATUS, VlipOIlt. PI. 200. fig. 1. 

Obscure j'uber, elytris nigris basi corallinis ; scutello nigro ; 
antcnnis vivide fulvis nigro articulatis ; pedibus rubris fe- 
morum apice nigro. 

Longueur, 8 1/2 ; largeur, 2 i/4 lignes. 

Il est un peu plus petit que les précédents. La tête est 
entièrement d'un rouge briqueté assez cjair, avec l'extré- 
mité des mandibules noirâtre ; les antennes sont d'un rouge 
testacé qui s'affaiblit et devient plus clair vers l'extrémité , 
avec le sommet des sept premiers articles noir. Le corselet 
est d'un rouge briqueté, un peu obscur de part et d'autre, 
à peu près de même forme que dans les espèces précéden- 
tes. L'écusson est entièrement noir. Les élytres sont de cette 
dernière couleur, et offrent chacune à leur base une tache 
numérale d'un rouge clair, qui s'étend du bord marginal 
jusqu'à l'écusson. Le dessous du corps est noir, à l'excep-^ 
tion d'une tache longitudinale d'un rouge briqueté entre la 
seconde paire de cuisses ; le dernier segment de l'abdomen 
est d'un jaune roussâtre. Les pattes sont d'un rouge un peu 
obscur, avec l'extrémité inférieure des cuisses noire et les 
tarses d'un jaune testacé. 

Brésil méridional. — 1 Coll. Dupont. 
49. T. CRTJENTATUS. Dupont. PI. 200, fig. 2. 

Niger capite rubro variegato, thorace rotundato supra im- 
presso et in impressione rubro maculato ; elytris nigris basi 
late rubris mar ginatisque ; antennis fuîvis nigro articula- 
tis ; pedibus nigris femorum basi tarsisque obscure rubris. 

Longueur, 8 à 10 ; largeur, 1 1/2 ou 3 lignes. 
Cette espèce , ainsi que les deux suivantes , est d'une 



Cl. IX, Pr,. 186 à 200. 17 

forme un peu plus allongée et plus cylindrique que celles 
delà même division ; cependant cette forme n'est pas assez 
tranchée pour former une division propre. 

Elle est presque entièrement noire de part et d'autre : la 
tète est rouge, avec une raie transversale noire sur sa 
partie postérieure ; les parties de la bouche sont de cette 
dernière couleur ; les antennes sont rouges , avec les deux 
premiers articles et au moins la moitié postérieure des sui- 
vants noirs. Le corselet est arrondi , à peine sinué, forte- 
ment ponctué, presque rugueux sur les côtés et en dessous ; 
il est noir et marqué sur son milieu d'une tache rouge ; le 
bord antérieur en dessous est aussi de cette dernière cou- 
leur. L'écusson est noir, ainsi que les élytres ; ces dernières 
sont marquées à leur base d'une large tache rouge qui se 
prolonge le long du bord extérieur jusqu'à l'extrémité , de 
manière à former une bordure de la même teinte. Le des- 
sous du corps est noir, avec une grande tache rouge qui 
couvre la poitrine. Les pattes sont noires, avec la base des 
cuisses et le milieu des jambes d'un rouge briqueté j les 
tarses sont roussâtres. 

Cordova. — Coll. Dupont. 

Nota. Parmi les individus que nous avons examinés , il 
s'en est trouvé chez lesquels la bordure marginale était très 
large , et d'autres où elle était , au contraire , notablement 
plus étroite que dans celui que nous avons fait figurer. 



aS Trachtderidks, î* tartie. 

5o. T. CARDINALIS. DlipOTlt. PI. 2C>4 , fig. i. 

Rubro-corallinus, thorace tuberculato, nigro bi-punclato ; scu- 
tello nigro; elytris rubro-corallinis , singulo macula nigra, 
oblonga, postica, notato ; antennis rubris nigro articulatis ; 
pedibus rubris geniculis nigris. 

Longueur, 121/2; largeur, 3 1/2 ligues. 

Il est à peu près de la taille du Succinctus , et presque 
entièrement d'un beau rouge de corail. La tète est sans ta- 
ches, avec l'extrémité des mandibules brunâtre; les an- 
tennes sont un peu plus courtes que dans les espèces congé- 
nères , rouges , avec l'extrémité de chaque article noire. Le 
corselet est rouge de part et d'autre , avec deux petites ta- 
ches obliques , d'un noir luisant ; les bords antérieur et 
postérieur sont aussi liserés de noir ; l'écusson est noir. Les 
élytres sont rouges , très finement ponctuées , et elles offrent 
chacune , vers les deux tiers de leur longueur, une tache 
oblongue , noire , qui , chez quelques individus , se dilate 
de manière à couvrir en grande partie la moitié postérieure 
des élytres , tandis que, chez d'autres , elle tend à dispa- 
raître , et devient ponctiforme. Le dessous de l'abdomen est 
rouge, avec les côtés de la poitrine et le bord postérieur 
des trois premiers anneaux noirs. Les pattes sont rouges , 
avec la base et l'extrémité des cuisses noires ; les tarses sont 
d'un jaune roussâtre. 

Cordova. — Coll. Dupont. 

Nota. Nous avons vu une variété de cette espèce dont les 
élytres étaient presque entièrement noires , et n'offraient 
qu'une bordure carminée. 



Cl. IX, Pi.. 2û4 à aa4. 39 

5ï. T. SIMPLICIPENNIS. Dupont. PI. 20/f, %. 2. 

Nigro-piceus ad apicem elytrorum sensim dilutior , thorace 
rotundato supra impresso; antennis rubris nigro articulatis ; 
pedibus rubris. 

Longueur, 9 ; largeur, 2 3/4 lignes. 

Il est à peuprès de la taille du Cayennensis , et pres- 
que entièrement d'un brun-marron tirant sur le noir ; les 
antennes sont beaucoup plus longues que dans les espèces 
précédentes et que dans les Cayennensis et Succinctus ; mais 
pour la coloration elles sont absolument semblables à celles 
de ces deux dernières espèces. La tête et le corselet sont 
d'un brun noir ; celui-ci est beaucoup plus globuleux que 
chez les autres espèces , et il n'offre dans son milieu que deux 
impressions transversales irrégulières. L'écusson est pro- 
portionnellement plus petit que chez les espèces congénères. 
Les élytres sont allongées , assez parallèles , d'un brun-mar- 
ron foncé. Le dessous du corps est à peu près de la même 
couleur que le dessus , sauf les segments de l'abdomen , 
qui sont rougeâtres , bordés de noir. Les pattes sont ferru- 
gineuses. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 

XL XYLOCHARIS. Serville. 

Presternum haud transversim emarginatum , tantum inter pedes 

anticos prominulum. 
Mesosternum subconicum . 
Caput rainutum, abbreviatum. 
.Antennœ vix trunco longiores. 
Palpi graciles articulis ultimis subovatis. 

Thorax mediocriter tuberculatus, inaequalis , longior quam latior. 
Scutellum médiocre, triangulare, ensiforme. 



3o Tr.ÀtHYUÉRIDES , 2 e PAhTIE. 

Ely ira parallela , cylindriea, submarginata, laevia vel subcostata. 
Pedes graciles; femoribus apice muticis. 

Ce genre conduit naturellement des Trachyderes aux 
Oxymerus : il tient aux premiers par sa forme , par son fa- 
ciès, en un mot, et il se rapproche des seconds par l'ab- 
sence d'échancrure présternale. 

Il se compose, jusqu'à présent, de quatre espèces que 
nous partagerons en deux sections, selon que les élytres sont 
lisses ou marquées de côtes élevées. 

i rè section. — E ly 1res lisses, 

i. Oculatus. 
2. Elegantulus; 

2 e section. - — Élytres marquées de plusieurs cotes* 



3. Richardi. 
4 Costatus. 



I 



PREMIERE SECTION. 

i. X. oculatus. Dupont. PI. 2o5, fig r. 

Niger thorace tuberculato ; ely tris rubro-testaceis , macula 
nigra , rotundata, ultra médium signatis, articulis primis 
antennarum fulvis apice ni gris. 

Longueur, 7; largeur, 2 1/2 lignes. 

Cette espèce , ainsi que les deux suivantes , est plus pe- 
tite que le bilineatus d'Olivier. La tête est entièrement 
noire , un peu ridée postérieurement , avec les yeux bru- 
nâtres ; les antennes sont d'un rouge ferrugineux , avec les 
deux premiers articles, l'extrémité des quatre suivants et 
les cinq derniers d'un brun noir. Le corselet est d'un noir 
profond , marqué çà et là de quelques petits points et quel- 



Cl. IX, Pi, 2o4 à aa4. 3i 

ques rides transversales assez prononcées près du cou , en 
dessous. L'écusson est de la couleur du corselet , légère- 
ment ponctué et marqué à sa base d'une impression trian- 
gulaire. Les élytres sont d'un rouge testacé, finement 
pointillées , et elles offrent chacune , vers leur milieu , une 
tache arrondie , un peu irrégulière , d'un noir luisant ; 
elles sont , en outre , légèrement liserées de noir sur la su- 
ture et les bords latéraux. Le dessous du corps et les pattes 
sont entièrement d'un noir profond , avec les tarses gri- 
sâtres. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 

2. X. ELEGA.NTULUS. DllpOTlt> PL 2C>5 , fig. 2. 

Niger, thorace subluberculato , elytris luteis, ultra médium 
fascia latairregulari fusca signatis ;antennis palliais, ar- 
ticulis apice fuscis ; pedibus ferrugineis abdomine luteo. 

Longueur, 6 3/4; largeur, 2 i/4 lignes. 

Il est à peu près de la taille de YOculatus; la tête est 
noire , avec le milieu des mandibules ferrugineux ; les an- 
tennes sont d'un jaune assez clair, avec les deux premiers 
articles, l'extrémité des suivants, jusqu'au sixième, d'un 
brun obscur ; les cinq derniers manquent dans le seul in- 
dividu que je possède. Le corselet est noir, moins lisse que 
dans l'espèce précédente ; il est chagriné dans presque tou- 
tes ses impressions , principalement vers le bord postérieur. 
L'écusson est comme dans YOculatus, seulement l'impres- 
sion triangulaire qu'on aperçoit à sa base est remplacée dans 
celle-ci par une impression circulaire bien indiquée. Les 
élytres sont jaunâtres, avec un léger liseré noirâtre, et l'on 
voit, aux deux tiers de leur longueur, une large bande com- 
mune , transversale, irrégulière , d'un brun violâtre , qui 
laisse entre elle et leur extrémité un espace semi-lunaire de 
la couleur des élytres. Le prothorax est mélangé de noirâ- 



3a Trachydkp.ihes , a» partie. 

tre et de brunâtre ; l'abdomen est jaunâtre , avec les pattes 
brunes, à l'exception de la base des premières cuisses. 
Brésil méridional. — Coll. Dupont. 

5. X. Richardii. Dupont, PL 206, fig. 1 . 

Niger, thorace tuberculato maculis tribus rubris; ely tris fus- 
cisfulvo quadrilineatis. ; antennis nigris. 

Longueur, 7 ; largeur, a 1/2 lignes. 

A la première vue , cette espèce a les plus grands rap- 
ports avec les Trachyderes de la septième division ; mais il 
suffit de l'absence totale de Péchancrure présternale pour 
démontrer qu'elle est étrangère non seulement à la sep- 
tième division , mais encore à tout le ge«re. Elle est de la 
taille du T. bilineatus d'Olivier, et est entièrement noire 
de part et d'autre. La tête et les antennes sont également 
noirs ; le corselet est de cette dernière couleur, avec une 
tache rouge triangulaire au milieu , une autre de la même 
couleur de chaque côté , près de l'épine latérale , et une 
petite bande également rouge de chaque côté du bord 
antérieur. L'écusson est noir, creusé longitudinalement et 
plissé à sa pointe. Les élytres sont noires , finement chagri- 
nées , et elles offrent chacune trois lignes longitudinales 
élevées et d'inégale épaisseur , d'un rouge testa ce, indé- 
pendamment de la ligne marginale, qui est de la même 
couleur ; on voit , en outre , une petite ligne oblique qui 
borde un peu l'écusson , et qui est réunie antérieurement à 
la ligne interne. La seconde ligne se réunit à la troisième 
un peu avant l'extrémité de l'élytre; elles deviennent 
toutes les trois , en cet endroit , légèrement sinuées ; le des- 
sous du corps est noir, ainsi que les pattes , saufl'extrémité 
postérieure , qui est brunâtre. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 



Ci. IX, Pl. 2o4 à a 24. 33 

J'ai dédié cette espèce à M, le professeur Richard , de 
l'Institut. 

4- X. costatus. Dupont. PI. 206, f. 2. 

Niger , thorace tuberculato , rubro , ««^ro maculato ; elftris 
aigris rubro trilincatis antennis nigris. 

Longueur, 6 3/4 ; largeur, 2 i/4. 

Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente pour la 
taille et les couleurs : elle est noire de part et d'autre et lé- 
gèrement couverte de petits poils grisâtres, courts et peu 
serrés. La tête est un peu plus petite , noire , ainsi que la 
totalité des antennes. Le corselet est moins long , d'un 
rouge bri quêté de part et d'autre , avec plusieurs taches ir- 
régulières noires , tant en dessus qu'en dessous ; sa forme 
est assez différente de celle du Richardii; les tubercules 
sont plus gros , plus saillants et plus lisses. L'écusson est 
noir et creusé longitudinalement. Les élytres sont noires, 
proportionnellement moins allongées, et elles n'offrent 
chacune que deux lignes longitudinales élevées , de couleur 
rouge brique tée, au lieu de trois qu'on aperçoit dans l'autre 
espèce, sans compter la bordure. Le dessous du corps et les 
pattes sont noirs. 

JNous avons examiné un individu de la collection de 
M. Guérin-Méneville , dont le dessus du corselet est pres- 
que entièrement noirâtre. 

Brésil méridional. — Coll. Dupont. 

XII. ANCYLOSTERNUS. Dupont. 



Prœsiernum transversim prof unde emargiaatum , inter pedes an- 

ticos tuberculatuin. , 

Mesosternum, subproductum, oomplanatum , antice semi-circulare 
i838. S 



34 TftACIlYDÉllIDliS, 2 6 PAIITIE. 

Caput magnum , rugosum longitudinaliter bi-impressum; mento 

latiori, transversim canaliculato. 
Antennœ elongatae , articulo primo robusto , secundo solito lon- 

giori. 
Thorax non longior quam latior, lateraliter spina brevi armatus. 
Scutellum magnum triangulare. 
Jïlytralonga , sensim attenuata , apice truncata et spina brevi ter - 

minata. 
Pedes médiocres; tarsis anticis dilatatis; femoribus mediis posti- 

cîsque apice spinulosis. 

î. A. SCUTELLARIS. PI. 2QJ, f. T et 1, 



Modo nîger, modo rubro-ferrugineus , capite nigro , antennis 
flavis apice fusas ; clytris ebeninis nitidis. 

Cerambyx scutellaris,Onv., Entom., t. 4, pi. 21, fig. 1G0. 
Trachyderes scutellaris . Schoejs., Syn, ins., t. 3, p. 36G, n. 10. 
— Jlavic0rnis.D1uv.kTi , Cat. y 3 e e'dit., p. 345. 

Longueur, 10 à i3 ; largeur, 3 à 4 lignes. 

Ce bel insecte, décrit pour la première fois par Olivier, a 
tout à fait \e faciès des espèces qui composent le genre O.rj- 
merus; mais il ne peut appartenir à ce genre, puisqu'il a 
une échancrure presternale très profonde, caractère qui 
n'appartient pas aux Oxymerus. Ii est de la taille des grands 
individus du Trachyderes succinctus , quelquefois un peu 
plus petit. Sa couleur varie , comme l'indiquent assez fidè- 
lement les deux figures que nous donnons. Tout le corps, 
la tête et le thorax sont d'un rouge obscur, ainsi que la 
plus grande partie des cuisses, les deux premiers et le der- 
nier article des antennes ; les élytres sont d'un beau noir 
luisant, ainsi que l'extrémité des cuisses et les jambes. 
C'est sur un individu semblable qu'Olivier a décrit cette 
espèce ; mais nous en possédons une variété qui est entière- 
ment noire, avec les antennes jaunes depuis le troisième ar- 



Cl. IX, Pl. 2o'i à 22L :!f, 

ticle jusqu'au septième. Chez tous les individus il existe 
une ponctuation générale plus marquée en dessous. 

Colombie. — Coll. Dupont. 

XIII. OXYMERUS. 



Presternuvi sub-prominulum, vix productum. 

Mesosternum conoideura antice rotundatum. 

Caput minutum, maris magis, fœminae minus productum. 

Antennœ maris corpore duplo longiores, fœminae vix corpus supe 

rantes , i i -articulât» ; ultimo longiori. 
Mandibula minuta, sub-arcuata. 
Palpi valde compressi, vix mandibula superantes, maxillares labia- 

libus longiores. 
Thorax longior quam latior, antice angustatus , sub-sinuatus , late- 

raliter spinulis duobus minutis praeditus, postica longiori. 
Scutellum magnum triangulare elongatum. 
Elylra lama, postice attenuata, apice truncata, spina lateraliacuta 

alteraque saturali arcuata. 
Pedes médiocres, femoribus mediis apice spina unica, posteriori- 

busqué spinis duabus armatis. 

I. 0. BASALIS. PI. 208, llff. I. 

Rubro-ferrugineus , elytris abdomine pedibusque posticù 
aigris ; elytrorum basi scutelloque rubro-ferrugineis. 

Trathyderes basalis, Dalman. , An. entom., p. G5, n. 5i. 
Oxymerus basalis, Serville, Ann.delaSoc. ent. de Fr. t. 3, p. \b\ . 
*m Dej., Cat., 3 e e'dit., p. 345. 

Longueur, 7-9 ; largeur, 2 i/4 3 lignes. 

Il est plus petit que le Trachyderes rufipes de Fabricius, 
et il est, de part et d'autre, moitié d'un beau noir luisant , 
et moitié d'un fauve testacé. La tête est de cette dernière 
couleur, avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un 
brun noirâtre ; les antennes sont de la couleur de la tête, 



3G Ï'rACHYDÉRIDES, 2 e PARTIE. 

avec les deux^ derniers articles d'un noir mat. Le corselet est 
d'un fauve testacé, plus long que large , rétréci en avant , 
sinueux à la partie supérieure, ponctué en dessous dans le 
mâle, entièrement lisse dans la femelle, et offre de chaque 
côté deux petites dents ou épines bien distinctes dont l'an- 
térieure est la plus courte. Les élytres, à leur base, sont de 
la même couleur que le corselet, ainsi que l'écusson; le 
reste de leur étendue est d'un beau noir luisant ; elles sont , 
en outre, finement ponctuées sur toute leur étendue. Le 
dessous du corps est aussi de la couleur du corselet, avec 
quelques taches noires près des articulations et sur l'abdo- 
men. Les pattes antérieures sont rougeâtres, et offrent cha- 
cune un point noir au milieu postérieur de la cuisse. Les 
autres ont seulement la base rougeâtre et la moitié posté- 
rieure des cuisses ainsi que les jambes d'un noir profond. 
Les tarses sont noirâtres en dessus et pubescents en dessous. 

Brésil. — Coll. Dupont. 
2. 0. Chevrolatii. Dupont. PI. 208, fig. 2. 

Riibro-ferrugineus, elylris dimidiatim postice abdomineque 
nigîis ; thorace nigro punctato, antennis apicc fuscescen- 
tibus. 

Longueur, 6; largeur, 3 lignes. 

Il est beaucoup plus petit que le Basalis , et sa couleur 
est, en dessus, d'un roux un peu testacé. La tête est de cette 
dernière couleur, avec les yeux et l'extrémité des mandi- 
bules d'un brun noir. Les antennes sont aussi d'un roux 
testacé jusqu'au sixième article, et entièrement noires dans 
le reste de leur étendue. Le corselet est de la même couleur 
que la tête, à peine plus long que large, médiocrement ré- 
tréci en avant, avec sept points noirs à sa partie supérieure, 
et une tache de même couleur près de l'articulation des 



Cl. IX, Pl. 2o4 à 2^4. 37 

premières pattes. L'écusson , ainsi que la moitié antérieure 
des élytres, est d'une couleur fauve testacée, tandis que la 
moitié postérieure de celle-ci est d'un noir luisant. Les ély- 
tres sont, en outre , finement pointijlées , et l'on voit \ sur 
chacune d'elles, et seulement sur la partie qui est fauve , 
trois lignes longitudinales un peu élevées, très distinctes, et 
d'une couleur plus claire. Le prothorax et l'abdomen sont 
noirs, sauf quelques taches rousses près la naissance des se- 
conde et troisième paires de pattes. Celles-ci sont entière- 
ment d'une couleur testacée, avec le dessus des tarses noir. 

Brésil. — Coll. de M. Chevrolat. 

3. 0. ABDOMINALIS. Pl. 209, fîg. I. 

Testaceo-ferrugineus, elytris nigris antice testaceis ; thorace 
nigro punctato; abdomine nigro ; pedibus fulvis, geniculis 
atris. 

1 

Dej., Car,., 3 e édit.,p. 345, 

Longueur, 7 i/3 ; largeur, 2 1/2 lignes. 

Il est de la taille du Lineatus est d'un jaune-testacé assez 
foncé de part et d'autre. La tête est de cette couleur, avec 
les yeux , l'extrémité des mandibules et deux petites taches 
oblongues noires à la partie supérieure. Les antennes sont 
testacées, et s'obscurcissent vers leur extrémité. Le corselet 
est d'un jaune testacé, avec onze points noirs assez gros sur 
sa partie postérieure, et deux points de même couleur près 
l'articulation des premières pattes. L'écusson et environ la 
moitié antérieure des élytres sont de la même couleur que le 
corselet. L'autre moitié ou presque les deux tiers sont d'un 
beau noir luisant. Ces deux couleurs rayonnent l'une dans 
Vautre de manière que la couleur testacée forme des lignes 
jaunes sur le noir, ou , si l'on veut , la partie noire forme 



38 TrACHYDERIDES, 2 e PARTIE. 

une irradiation de sa couleur sur le jaune. Le prothorax est 
jaune et bordé postérieurement de noir. L'abdomen est en- 
tièrement de cette couleur. Les pattes sont fauves , avec 
une tache noire oblongue , et assez grande en dehors des 
premières cuisses. 

Coll. Dupont. — Du Brésil, 

4. aculeatus. Dejean. PL 209, fig. 2. 

Rubro-testaceus , coleopteris nigris luteo bilineatis ; thoracc 
nigro punctato; abdomine nigro ; pedibus fulvis femorum 
apice tibiarumque basiatris. 

Dejean , Cal. , 3« édit., p. 345. 

Longueur, 7; largeur, 2 1/2 lignes. 

Cette espèce est d'un beau noir luisant de part et d'au- 
tre. La tête est petite, d'un fauve assez clair, avec les yeux 
et l'extrémité des mandibules noirâtres. Les antennes sont 
de la même couleur que la tête, avec les deux derniers ar- 
ticles d'un brun obscur. Le corselet est fauve, à peine plus 
long que large , et offre treize points noirs, dont les plus 
gros , qui sont vers le milieu , se réunissent quelquefois 
d'une manière irrégulière ; l'on voit en dessous , près des 
articulations des premières cuisses, quelques points noirs. 
L'écusson est fauve , avec son extrémité noire ou noirâtre , 
selon les individus. Les éïytres sont d'un beau noir, et fine- 
ment pointillées, avec une bordure d'un jaune testacé à leur 
base, qui se prolonge sur le bord marginal ; chacune d'elles 
offre , en outre , deux lignes longitudinales de même cou- 
leur, dont une petite voisine de l'écusson, et une autre plus 
grande, atteignant presque les deux tiers de leur étendue. 
Chez quelques individus on aperçoit souvent les traces in- 
terrompues d'une troisième ligne , d'une couleur plus in- 
tense, mais que nous n'avons jamais rencontrée autrement. 



Cl. IX, Tl. 20 i à -r>\. 3q 

Le prothorax et l'abdomen sont noirs. Les pattes sont 
d'un roux fauve, avec l'extrémité des cuisses intermédiaires 
tt postérieures d'un brun noir ou noirâtre. 

Brésil. — Coll. Dupont. 

5. 0. confusus. Dupont. PI. aïo, fig. i. 

Rubro-testaceus ; thorace nigro punctato ; coleopteris nigro- 
fuscis , margine tenui lineisque sexfulvis ,duabus scutello 
parallelis abbreviatis j abdomine nigro ; pedibus testaceis. 

Longueur, 6 1/2 ; largeur, 4 1/2 lignes. 

Il est plus petit que le Lineatus, et sa couleur est d'un 
fauve testacé de part et d'autre. La tête est petite , un peu 
plus saillante dans les mâles, et d'un jaune plus clair vers 
les mandibules que sur le sommet. Les antennes sont fauves, 
un peu plus claires vers leur extrémité. Le corselet est à peu 
près semblable à celui du Lineatus, et offre , comme lui, 
onze points noirs à sa partie supérieure. L'écusson est jaune 
et liseré de brun foncé. Les élytres sont finement pointillées 
d'une couleur fauve assez foncée, et offrent chacune, à par- 
tir de leur base, quatre lignes longitudinales jaunes, dont 
la première ne dépasse pas le bout de l'écusson, et les trois 
autres n'atteignent pas leur extrémité. Le dessus du corps 
est brunâtre, avec quelques taches noires sur les parties la- 
térales du pro thorax. Les pattes sont brunâtres, avec la 
moitié antérieure des cuisses jaune ; les tarses sont pubes- 
cents. 

Brésil. - Coll. Dupont. 

Nous avons reçu de Bahia plusieurs individus de cette 
espèce, dont les couleurs étaient beaucoup plus vives , mais 
qui ne diffèrent en rien par les autres caractères. 



4o TrACHYDEKIDES, 2 e l'ARTlE. 

6. 0. nigricornis. Dupont, PI. 210, flg. 2. 

Rubro-testaceus , antennis nigris ; thorace nigro punctato , co- 
leopteris nigro-fuscis margine tenui lineisque octo fufois , 
duabus scutello parallelis exlernisque abbrevialis ; abdo- 
mine nigro-, pedibus nigris basifulvis. 

Dej., CaL, 3eedit., p. 345. 

Longueur, 2/3; largeur, 2 3/4 lignes. 

Il est plus petit que le Basalisy et sa couleur est d'un 
noir profond de part et d'autre. La tête est d'un fauve 
testacé, ayec les yeux et l'extrémité des mandibules noirs. 
Les antennes sont noirâtres. Le corselet est un peu plus 
long que large , d'un fauve testacé plus ou moins foncé , 
avec onze points noirs assez gros , et le bord postérieur 
également noir. L'écusson est de la même couleur 
que le corselet, et finement liseré de noirâtre. Les ély- 
tres sont d'un beau noir luisant , avec la base jaune , et 
offrent chacune quatre lignes longitudinales également 
jaunes , presque droites. La première de ces lignes 
suit la direction de l'écusson et le dépasse à peine; la 
seconde , qui est la plus longue , se courbe un peu vers 
son extrémité, et les deux suivantes sont presque droites ; 
les bords marginaux sont également d'un même jaune et 
forment une cinquième ligne. Le dessous du corps est noir 
ainsi que l'extrémité des cuisses et la totalité des jambes 
intermédiaires et postérieures ; la moitié antérieure et les 
jambes des premières pattes sont d'un rouge fauve. Tous 
les tarses sont brunâtres. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pi. ao4 à 224. 4i 

ft 0. lineatus. Illiger. PL i\ i , fig. i. 

Luteits elytris saturation bus lineis duabus margineque tenuis 
pallidioribus ; thorace nfgro punctato ; abdomine medio in- 
fuscato ; pedibus antennîsquefulvis. 

Dej., Cat., 3 e ëdit. , p. 345. 

Longueur, 9 5 largeur, 2 3/4 lignes 

Il est de la taille du Basalis et d'un roux testacé de part 
et d'autre. La tête est de la même couleur, assez forte], 
avec les yeux , l'extrémité des mandibules et la cannelure 
qui est entre les antennes d'un brun noirâtre. Les an- 
tennes sont fauves , avec l'extrémité plus pâle. Le corselet 
est un peu plus long que large , rétréci antérieurement et 
marqué en dessus de onze points noirs inégaux et de deux 
taches de cette dernière couleur près l'articulation des pre - 
mières pattes. L'écusson est du même jaune que le corselet, 
et liseré d'une couleur plus intense, qui est celle des ély— 
tres ; celles-ci ont chacune trois lignes longitudinales d'un 
jaune clair, outre une quatrième ligne plus fine, à peine 
sensible, près l'écusson. Les bords latéraux sont également 
liserés de jaune ; mais cette bordure n'atteint pas l'extré- 
mité des élytres ; la ponctuation qui couvre celles-ci est assez 
forte. Le dessous du corps est noirâtre , avec les anneaux de 
l'abdomen bordés de roux testacé ; les pattes sont de la 
même couleur, et l'on voit sur le milieu de chaque cuisse, 
en dehors , une large tache noirâtre. 

Brésil. — Coll. Dupont. 



42 TraCHYdÉiUDES, î* l'ARTir. 

8. 0. RIVULOSUS. PI. 211 , flg. 2. 

Luteo-testaceus; thorace nigro punctalo, coleopteris obscure 
ferrugineis margine tenui lineisque octofulvis , daabus scu- 
tello parallelis abbreviatis ; antennis fulvis ; abdomine medio 
nigro ; pedibusfuhis. 

Cerambyx rivulosus r Germ., Coleopt. species , p. 5i2. 
Oxymerus rwulosus^ Dej. , Cat., 3eédit., p. 345. 

Longueur, 6-7 j largeur, 2-2 i/4 lignes. 

Il est généralement plus petit que le Lineatus, et d'un 
jaune fauve un peu clair de part et d'autre. La tête est pro- 
portionnellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité 
des mandibules noirâtres ; les antennes sont à peu près de 
la même couleur. Le corselet est d'un jaune moins foncé, 
plus long que large , avec sept points noirs à peu près égaux 
à sa partie supérieure, et deux autres de même couleur vers 
l'articulation des premières pattes. L'écusson est de la cou- 
leur du corselet et bordé de brunâtre. Les élytres sont 
finement pointillées, d'un jaune fauve plus ou moins 
obscur, avec la base et quatre lignes longitudinales d'un 
jaune testacé plus ou moins clair. Le dessous du corps est 
à peu près de même couleur que les élytres , avec quel- 
ques taches noires sur le prothorax, et la presque totalité 
de l'abdomen d'un brun noirâtre. Les pattes sont d'un 
brun ferrugineux , avec la base de toutes les cuisses d'un 
beau noir. 

Brésil. —Coll. Dupont. 

Nous devons dire que la description de Germar diffère 
un peu de celle que nous donnons ici. Cet auteur ne parle 
pas de la couleur de l'abdomen , qui devrait alors être tes- 
tacé comme le corps, tandis que tous ceux que nous avons 
examinés l'avaient noirâtre. Du reste, tout est conforme 



Cl. IX, Pl. 204 à 2î4. 43 

à l'espèce que nous venons de décrire. Une faute d'impres- 
sion aura peut-être été la seule cause de cette différence. 

9. 0. NIGRIVENTRIS. DupOJll. Pl. 212, fig. I. 

Rubro-testaceus\ thorace nigro punctato ; clytris margine te- 
nui lineisque duabus luleis ; abdomine nigro ; pedibus fui- 
vis ad genicula infuscatis. 

Longueur, 8 i/4 ; largeur, • 1/2 lignes. 

Cette espèce ressemble beaucoup au Lineatus ; mais nous 
ne pensons pas qu'elle puisse en être une variété, attendu 
que nous avons été à même d'en examiner un certain 
nombre d'individus des deux sexes. 

L' Oxymerus Nigriventris est de la même taille que le 
Lineatus, mais un peu plus étroit et d'une couleur plus fon- 
cée. La tête est plus petite et surtout plus étroite ; elle est 
d'un roux plus obscur, avec l'extrémité des mandibules 
noire. Le corselet est de la même couleur que la tête , pro- 
portionnellement plus long et plus étroit que chez le Linea- 
tus, et il est surtout sinué plus profondément , avec les 
épines latérales notablement plus longues et plus étroites à 
leur base que celles du Lineatus; mais les trois lignes longi- 
tudinales sont disposées de la même manière, et leur cou- 
leur est à peu près semblable. Le dessous du corps est en- 
tièrement noir, ce qui n'a pas lieu dans le Lineatus , et les 
pattes sont absolument semblables. 

Bah».- Coll. Dupont. 



44 TlYACIlYDÉllIDES , 2 e PARTIE. 

10. 0. APPROXIMATIF. DupOTlt. PI. 212, fig. 2. 

Fusco-tcstaceus\ thorace dïlutiori, nigro punctato , sculeilo 
fulvo ; elytris fulvo trilineatis, linea interna nitida, alteris 
obsoletis; antennis pedibusqueferrugineis. 

Longueur, 6 ; largeur, i 3/4 ligne. 

Il est plus petit que le Lineatus, auquel il ressemble 
beaucoup, et est , comme lui , d'un roux testacé de part 
et d'autre. La tête est à peu près de même forme, propor- 
tionnellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité des 
mandibules noirâtres. Les antennes sont d'un roux ferru- 
gineux et plus grêles que celles du Lineatus. Le corselet 
est plus long, plus rétréci en avant, et d'un rouge ferrugi- 
neux plus vif, avec onze points noirs notablement plus gros, 
quoique cette espèce soit plus petite. On voit en outre , en 
dessous , auprès des articulations des pattes , deux grandes 
taches noires qui se réunissent près du cou. L'écusson est 
d'un rouge testacé, avec une fine bordure brunâtre. Les 
élytres sont de cette dernière couleur, finement ponctuées, 
proportionnellement plus étroites à leur extrémité, et elles 
offrent chacune trois lignes longitudinales souvent presque 
effacées, à l'exception d'une, qui est d'un rouge testacé et 
un peu sinuée, entre le milieu et la suture. Le dessous du 
corps est d'un rouge obscur ; les pattes sont de la même 
couleur que les élytres. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pi.. ?.o4 à 224. 46 

II. 0. ELONGATUS. DlipOTlt. PI. 2l5, fig. I. 

Obscure teslaceus ; thorace nigro punctato ; elytris lineis dua- 
bus luieis ob soleils ; anlennis luteis ; abdomine nigro ; pe- 
dibus testaceis ad genicula late infuscatis. 

Longueur, 6 1/2 ; largeur, 2 lignes. 

Cette espèce est notablement plus allongée que toutes ses 
congénères, et sa couleur est, en dessus et en dessous, d'un 
roux ferrugineux assez foncé. La tête est petite, de la même 
couleur que le corps, avec les yeux d'une teinte plus foncée 
et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les antennes 
sont également du même roux que la tête, et s'éclaircissent 
un peu vers leur extrémité. Le corselet est d'un roux plus 
vif, notablement plus long que large, avec les pointes des 
bords latéraux plus saillantes que chez la plupart de ses 
congénères, et onze points noirs inégaux à sa partie supé- 
rieure, ainsi qu'une tache de même couleur, vers l'articu- 
lation des premières pattes. L'écusson est d'un roux assez 
vif, sensiblement plus étroit à sa base , et finement liseré 
de brun obscur. Les élytres sont beaucoup plus longues 
que chez les autres espèces, finement pointillées d'un roux 
obscur, avec une petite bordure jaune à leur base, et trois 
lignes longitudinales grêles d'un roux ferrugineux , dont 
les deux premières seulement sont distinctes. Tout le des- 
sous du corps est d'un beau noir. Les pattes sont de la même 
couleur que le dessous du corps, avec l'extrémité des cuisses 
postérieures noirâtre, et l'on aperçoit en outre, au milieu 
des cuisses antérieures, une tache également noirâtre, mais 
peu tranchée. 

Cayenne. — Coll. Dupont. 



40 TrACHYDEIUDES, 2 e PARTIE. 

12. 0. Klugii. Dupont. PI. 2i5, fig. 2. 

Luteus , thorace palllde nigro 11-punctato ; scutello luteo ; 
elytris fuscis, margine nittisque quatuor luteis ; antennis 
ni gris, pedibus fulvis , tibiis posticis nigris. 

Longueur, 6 i/4 ; largeur, 2 lignes. 

Il est de la taille du Rwulosus , et ressemble assez, pour 
la forme, au Lebasii. Il est d'un beau jaune testacé de part 
et d'autre. La tête est de cette dernière couleur , avec les 
yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les 
antennes sont entièrement de cette dernière couleur, et 
proportionnellement beaucoup plus grêles. Le corselet est 
de la couleur de la tête, notablement plus long que large , 
marqué de onze points inégaux et d'une tache de la 
même couleur près de l'articulation des premières cuisses. 
L'écusson est jaune et liseré de brunâtre. Les élytres sont 
d'un jaune testacé , très légèrement pointillées , et offrent 
chacune quatre lignes longitudinales bien nettes , comme 
chez le Lebasii. Le bord marginal est également jaune , et 
forme une cinquième ligne. Le dessous du corps est d'un 
brun assez obscur, avec le milieu du prothorax séparé par 
une ligne longitudinale noire. Les pattes sont fauves , avec 
la moitié postérieure des cuisses et la totalité de celles-ci 
d'un noir foncé. Les cuisses intermédiaires ont, de chaque 
côté, une tache oblongue noirâtre; mais cette tache ne 
s'aperçoit guère qu'en dehors des cuisses antérieures. 

Para, — Coll. Dupont. 



Ci. . IX, Pi-. ao4 à f.'i4. 47 

i5. 0. Lebasii. Dejean. PI. 214, %. 1. 
Vittatns. Klug. 

Luteo-fulvescens\ thorace pallidiori nigro septem-punctalo ; 
scutello luteo ; elytris fuscis, margine tenui, vittisque qua- 
tuor luleis ; antennis pedibusque ferrugineis \ 

Longueur, 7 ; largeur, 2 i/4 lignes. 

Il ressemble beaucoup au Lineatus , et il est de même 
d'un roux testacé de part et d'autre. La tête est proportion- 
nellement plus petite, avec les yeux et l'extrémité des man- 
dibules d'un brun-noir; les antennes sont d'un roux 
ferrugineux , avec les derniers articles du mâle plus 
obscurs. Le corselet est d'un jaune-testacé pâle, plus clair 
chez le mâle que dans la femelle . et il se rapproche beau- 
coup, pour la forme, du Lineatus; mais il n'offre que sept 
points noirs au lieu de onze , et ceux-ci ne sont pas , à 
beaucoup près, aussi gros que ceux du Lineatus. L'écusson 
est un peu plus petit, de couleur jaune; les élytres sont 
plus parallèles, et offrent chacune quatre lignes d'un jaune- 
testacé clair ; les deuxième et troisième, qui sont les plus 
longues, se courbent un peu à leur extrémité , tandis que 
la première , qui est la plus fine , suit à peu près la direc- 
tion de l'écusson, et s'arrête environ au milieu de la lon- 
gueur de Pélytre. Le bord marginal est également liseré de 
jaune , et forme comme une cinquième ligne. Le dessous 
du corps est noirâtre, avec le milieu du prothorax et les 
pattes de la même couleur que le corselet. 

Colombie. — Coll. de M. le comte Dejean. 



48 TraCHTDÉRIDES , 2 e l'ARTIK. 

l4. 0. DISTINGUENDUS. Dupont. PI. 21 [\, fig. 2. 

Luteus , thorace panctis undecim majoribus nigris, signato, 
scutello luteo ; elytris fuscis margine tenui vittisque qua- 
tuor luteis interna subconfluenti; antennis nigris\ pedibus 
ferrugineis tibiis posticis nigris. 

Longueur, 7 1/2 5 largeur, 6 i/3 lignes. 

Il est de la taille du Lineatus ; mais sa forme est plus 
large, et il est en partie d'un jaune testacé de part et 
d'autre. La tête est à peu près de même forme, avec les 
yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun noir. Les 
antennes sont d'un noir mat , avec le premier article forte- 
ment ponctué. Le corselet est un peu plus long que large, 
rétréci en avant, d'un jaune testacé, marqué de onze 
points noirs assez forts et d'inégale grosseur, et deux taches 
de même couleur en dessous. L'écusson est du même jaune 
que le corselet. Les élytres sont brunâtres, insensiblement 
plus claires et presque testacées à leur base , et elles offrent 
chacune quatre lignes longitudinales d'un beau jaune-tes- 
tacé clair. La première de ces lignes est moins visible et 
presque fondue avec la teinte pâle de la base des élytres ; 
la seconde se courbe à son extrémité en dehors pour s'unir 
à la troisième, le bord marginal est du même jaune, et forme 
une cinquième ligne , comme dans les espèces voisines. 
Le dessous du corps est noir, avec le milieu du pro- 
thorax de cette dernière couleur. Les pattes sont aussi de 
la même couleur, avec la moitié des cuisses postérieures et 
la totalité des jambes de celles-ci d'un brun noir. On voit , 
en outre, de chaque côté des cuisses intermédiaires, une 
tache oblongue , brunâtre , et cette tache ne s'aperçoit 
qu'en dehors des cuisses extérieures. 

Démerary. — Coll. Dupont. 



Cl. IX, Pl. 20'* à aî4. 4g 

i5. 0. pallidus. Dupont. PI. 2l5, fig. I. 

LwiduSy pallide luteus ; antennis fulvis ; thorace nigro-punc- 
tato , coleopteris lineis octo margineque tenui leviter sinua- 
tisy duabus scutello parallelis abbreviatis', abdomine pedi- 
busque luteofulvis. 

Longueur, 5 i/a ; largeur, 2 lignes. 

Cette espèce, qui ne peut se rapporter à aucune de celles 
du même groupe , est d'un jaune pâle et livide de part et 
d'autre. Elle est à peu près de la même taille que le Rivu- 
losus, et sa forme est plus parallèle. La tête est de la même 
couleur que le corps, avec les yeux et l'extrémité des man- 
dibules d'un brun noirâtre. Les antennes sont d'un jaune 
testacé. Le corselet est d'un jaune plus foncé que la tête , à 
peine plus long que large, marqué en dessus de quatre 
points noirs placés transversalement, et à peu près de 
même grandeur, avec les tubercules ou pointes latérales as- 
sez saillantes. L'écusson est d'un jaune pâle, avec une teinte 
plus foncée dans son milieu. Les élytres sont du même jaune, 
assez fortement ponctuées, et elles offrent chacune quatre 
lignes longitudinales un peu sinuées , d'un jaune très pâle ; 
la première de ces lignes est parallèle à l'écusson, et se réu- 
nit à la suture, et les autres s'étendent jusqu'à l'extrémité. 
Les bords marginaux sont du même jaune , et forment une 
cinquième ligne très distincte. Le dessous du corps est jau- 
nâtre, avec quelques taches brunâtres sur le prothorax ; les 
pattes sont d'un jaune fauve un peu terne. 
Cordova. — Coll. Dupont. 



i838. 



5o Trachydérides, a e partie. 

16. 0. deletus. Dejean. PI. 2ï5, %. 2/ 

Luteus , thorace impunctato ; eljtris fuscis basi diluiioribus 
vittisque tribus obsoletissimis sub-lutescentibus ; antennis 
iuteis ; pedibus testaceis tibiïs posticis nigris. 

Dej., Cat., 3e ëdit., p. 345. 

Longueur, 6; largeur, 2 lignes. 

Il est de la taille du Rwulosus et d'un jaune ferrugineux 
un peu intense de part et d'autre. La tête est de cette cou- 
leur, avec les yeux et l'extrémité des mandibules noirs. Les 
antennes sont de la même couleur que la tête, avec les trois 
derniers articles d'un brun assez obscur. Le corselet est 
d'une couleur jaunâtre plus claire que celle de la tête, un 
peu plus long que large, avec ses pointes latérales plus sail- 
lantes, et n'offre pas, comme ses congénères, des points 
noirs à sa partie supérieure. Les élytres sont , ainsi que 
Pécusson , d'un roux-testacé obscur, avec leur base plus 
claire , et elles offrent chacune trois lignes longitudinales 
jaunâtres effacées et à peine distinctes. Tout le dessous du 
corps est d'un brun noirâtre. Les pattes sont d'un roux 
ferrugineux , avec les jambes postérieures entièrement 
noires 

Brésil. — Coll. de M. le comte Dejean, 

XIV. STENASPIS. Serville. 

■.; 

Presternurn convexum, latius , inter perles tuberculo compresse) 

praeditum. 
Mesosternum vix prodactum, antice truncatum. 
Caput robustum , punctatum. 
AnVermos 1 2-articulatae corpore duplo longiores; articulis cylindri- 



I 
Cf.. IX, Pi,. 2o4 à nfc 5i 

cis, sub-îequalibusi primo crasso, sequentibus gradatim gracilio- 

ribus. 
Thorax latior quam longior, valde punctatus lateraliter sub-ro- 

tundatus et tuberculo acuto sat valido armatus. 
Scutellum longum ,' triangulare, angustatum. 
Elytra mutica, longiora, cylindrica, postice sub-angustata , angulo 

humerali valde impresso. 
Pedes sub-sequales, postice sub-longiores; tarsis latis crassis aequa- 

liter articula tis. 



i.S. vERTicA.Lis, Dupont. PL 2 1 6, fig. I. 

* 
Niger capite utrinque, thorace postice, rubro maculatis; elytris 
cyaneis tenue rugulosis, immaculatis ) abdomine rubro ; an- 
tennis rubrisy nigro arliculatis ; pedibus rubris geniculis 
„ airis. 

Dej. , Cat. , 3 e c'dit., p. 346. 

Serville, Ann. de la Soc. entom. de Fr., t.. 3, p. 5i. 

Longueur, i3 ï/S ; largeur, 4 lignes. 

Ce bel insecte est d'un beau vert métallique en dessus et 
d'un beau rouge-briqueté assez vif en dessous. La tête est 
rouge à sa partie supérieure , noire en avant et sur les 
côtés, avec une large bande longitudinale de même cou- 
leur en arrière du menton. Les yeux et les mandibules sont 
également noirs, avec les parties de la bouche ferrugineuses. 
Les antennes sont absolument comme celles des Trachy- 
dères, d'un rouge briqueté, avec les deux premiers articles 
et l'extrémité des suivants d'un noir foncé. Quelquefois le 
premier est d'un rouge obscur, mais tellement foncé , qu'il 
paraît noir. Le corselet est noir, à peu près aussi long que 
large, fortement ponctué, plus lisse en dessous qu'en des- 
sus, avec une bordure postérieure rouge à l'endroit où il 
s'avance sur l'écusson ; celui-ci est noir et finement ponc- 
tué. Les élytres sont longues, cylindriques, chagrinées, 



5a TràCHYDKHIDES, i e PARTIE. 

ponctuées, surtout vers leur base, et d'un beau vert métal- 
lique. Le prothorax est noirâtre , avec une tache rougeâtre 
sur le mésosternum ; l'abdomen est également rougeâtre. 
Les pattes sont d'un rouge assez vif, avec l'extrémité des 
cuisses et le dessus des tarses d'un noir profond. 

Mexique. — Coll. Dupont. 

2. S. CASTANEIPENNIS. DupOftf. PL 2l6, flg. 2. 

Capite thoraceque nigro rubroque variegatis; elytris lœvibus 
dilute castaneis; antennis rubris nigro articulât i s ; pedibus 
rubris tarsis femorumque apiee nigris. 

Longueur, i5 i/a ; largeur, 4 1/2 lignes. 

Il est plus grand que le Verlicalis. La tête est rouge, ru- 
gueuse entre les antennes , avec les parties latérales , le 
dessous du menton, les yeux, le pourtour de l'insertion des 
antennes ainsi que les mandibules et les parties de la bou- 
che d'un brun noir ; les antennes sont , comme dans le Ver- 
ticalis, avec l'extrémité plus obscure. Le bout postérieur de 
chaque article et la totalité des trois derniers sont noirs. Le 
corselet est à peu près semblable, pour la forme , à celui 
du Vcrticalis, d'un rouge assez vif, avec deux bandes laté- 
rales, le bord postérieur et le bord antérieur en dessous , 
d'un noir foncé ; l'écusson est également noir. Les élytres 
sont d'un roux très clair, plus longues et plus parallèles que 
chez le Vcrticalis , moins fortement ponctuées et plus lui- 
santes. Tout le dessous du corps est noirâtre et couvert 
d'un fin duvet grisâtre, avec le milieu du prothorax et le 
milieu de chaque anneau de l'abdomen d'un roux briqueté. 
Les pattes sont de cette dernière couleur, avec la moitié 
postérieure environ des cuisses , l'extrémité des jambes et 
le dessus des tarses noirs ; le dessous de ceux-ci est fauve. 

Mexique. — Coll. de M. Chevrolat. 



Cl. IX, Pl. îo4 à ï-A. 5!i 

XV. CRIOPROSOPUS. 



P resternum latissimum , vix transversim canaliculatum postico 

truncatum. 
Mesosiernum muticum modice prominulum. 
Caput minutum, deplanatum, inter antennas rugosum. 
Antennœ fœrainœ vix corpore longiores, hirtae, 1 1 -articulât»; ; arti- 

culis sub-œqualibus, apice sub-incrassatis; pineo multo crassiori. 
Tïiorax laevis, elytrorum latitudine, postice marginatus , lateraliter 

tuberculo acuto instructus. 
Scutellum médiocre triangulare. 
J'Jlytraelongata. , sub-plana, parallela, marginata. 
Pedes antici médiocres , alteri gradatim longiores; femoribus com- 

pressis; articulis ultimis tarsorum alterislongioribus. 

i. C. Servilii. Dupont, Pl. 217. 

Niger, thoracc supra fuho, maculis tribus marginc que antico 
nigris; elytris luteis, basi, apice f as ciaque média sinuata 
nigris; antennarum apice tafsisque rufescentibus . 

SÉRviLLÈ, Ann. de la Soc ent. de Fr. , t. 3 , p. 54. 

Longueur, 17; largeur, i5 i/3 lignes. 

Ce bel insecte , le seul que nous ayons vu, est de la lon- 
gueur'd'une femelle de Prionus Coriarius; sa couleur est 
d'un beau jaune en dessus et d'un noir profond en dessous. 
La tête est de cette dernière couleur, rugueuse et plissée 
avec un sillon transversal à sa partie supérieure. Les man- 
dibules sont noires ; les autres parties de la bouche man- 
quent dans l'individu que nous possédons. Les antennes 
sont noires, jusques et y compris le sixième article, garnies 
de poils assez rares ; les cinq derniers sont d'un brun roux 
foncé, avec leur extrémité noirâtre. Le corselet est beau- 
coup plus large que long, entièrement glabre, d'un fauve 



54 TrACHYDERIDES, 2<? PARTIE. 

testacé, avec trois grandes taches noires placées en triangle 
à sa partie supérieure, dont la postérieure, de forme ovale, 
est la plus grande ; le bord antérieur est, en outre, bordé 
de noir, et cette bordure s'élargit davantage au milieu : la 
presque totalité du dessous du corselet est noire. Les élytres 
sont jaunes , finement pointillées , avec trois. larges bandes 
transversales d'un beau noir ; la première, à leur base, forme 
un triangle renversé, qui couvre l'écusson et s'étend jusque 
vers les angles extérieurs ; la seconde, vers le milieu est si- 
nuée irrégulièrement et s'élargit notablement vers les bords 
marginaux ; la troisième forme aussi un triangle renversé , 
mais dont le sommet regarde la base des élytres. Cette der- 
nière bande est un peu sinuée et couvre toute l'extrémité. 
Le dessous du corps est noir et couvert d'une pubescence 
grisâtre. Les pattes sont également noires et garnies de 
petits poils roides: les tarses sont brunâtres. 

Mexique intérieur, r*- Coll. Dupont. 

2. Ç. VIRÏDIPENNIS. PI. 21 8. 

'Fhorace fusco capite nigro , antennis obscure ferrugineis , 
elytris lœvibus nitidissime viridibus; pedibus obscure ru- 
bris; pectore lateraliter rubro maculato. 

Cerambyx viridipennis ,La-ikv\ll&, J^oyage de Hif.mboldt e t Bon- 

pland, p. i63, n. 18, pi. 16, fig. 8. 
Stenaspis vividipemiiSyDv.3. , Cat., 3 e édit ., p. 346. 

Longueur, i3-i5; largeur, 4 \/i lignes. 

Ce bel insecte, décrit pour la première fois par Latreille, 
dans le Voyage de MM. de Humboldt et Bonpland , dans 
rAmérique équinoxiale, est plus grand que le Trachydercs 
Succinetus. La tête est noire, fortement ponctuée, sillonnée 



Ci.. IX, Pl. 2o4 à 2î4. 55 

longitudinale ment dans son milieu, avec la lèvre supérieure 
d'un jaune fauve, bordée de noir ; les antennes sont d'un 
brun-ferrugineux obscur, avec le premier article creusé 
longitudinalement et criblé de points enfoncés, et les sui- 
vants garnis de quelques poils noirâtres. Le corselet est 
brunâtre, à reflet ferrugineux, plus large que long, marqué 
de petits points enfoncés , assez distants les uns des autres 
en dessus , et plus rapprochés en dessous- L'écusson est , 
comme chez l'autre espèce, médiocrement grand, mais un 
peu plus étroit, et de couleur noire. Les élytres sont d'un 
beau vert-doré brillant, à reflet cuivreux, lisses et très fine- 
ment ponctuées. Le dessous du corps est d'un brun noi- 
râtre, avec les anneaux de l'abdomen d'un rouge tirant sur 
le brun. La poitrine est d'un noir assez foncé, et marquée 
de chaque côté, près de la bas*e des élytres, d'une tache 
allongée d'un rouge fauve assez vif; les pattes sont d'un 
rouge brunâtre. 

Il se trouve dans les montagnes de Quindiu , à la Nou- 
velle-Grenade. — Coll. De jean. 

XVI. SPH^ENOTHECUS. Dejean. 

■ 

Preslernum haud transversim .emarginatum , vix inter pedes an - 

ticos prominulum . 
Mesosternum vix productum, deplaoatum, transversim incisum , 

inter pedes medios impressum . 
Caput médiocre, brevius, supra punctatum. 
Palpi crassi, articulo ultimo sub-ovato, alteris longiori. 
Thorax cylindrico-ovatus , longior quam latior, antice angusuor, 

postice transversim impressus. 
Sculellum triangulare, minutum. 
Elytra elongata, cylindri.ca, apiee sensim angustiora. 
Pedes longiores, sat graciles, femoribus apice vix spinosulis; arli- 

culis tarsorum latis anticis prœsertim. 



56 TraCHYDEUIDES , 2c TAKTIE. 

Ce genre , dont nous connaissons quatre espèces, est 
propre au Mexique. 

i. S. tomentosus. Dupont. PI. 219, fig. I, 

Niger; dense lutescenti-cinereo- tomentosus ; thorace supra ni- 
gro dcnudato; elytris vittanigra, linea tenui longitudinali 
cinerea divisa; antennis, tibiis tarsisque nigris denudatis . 

S. Jiigricornis, Chevrolat. 

Longueur, 4; largeur, 3 lignes. 

Cette espèce est à peu près de la taille du Trachyderes 
Rujipes , noire de part et d'autre, et couverte d'un duvet 
très serré d'un gris roussâtre. La tête est noire , ponctuée 
en dessus , avec une impression transversale en avant , et 
couverte ici du même duvet roussâtre ; les antennes sont 
noires et garnies de poils de même couleur, jusqu'au cin- 
quième article seulement. Le corselet est un peu plus long 
que large, criblé de points enfoncés, et couvert également 
d'un duvet roussâtre, avec un grand espace noir au milieu, 
représentant assez bien la forme d'un fer à cheval dont la 
convexité regarde l'écusson. Les élytres sont tomenteuses 
comme le corselet , ponctuées et de la même couleur, et 
elles offrent chacune une bande longitudinale assez large , 
d'un beau noir, divisée dans le sens de sa longueur par un 
filet tomenteux du même gris roussâtre. Tout le dessous du 
corps est tomenteux comme le dessus , avec le milieu de 
chaque anneau de l'abdomen noir. Les pattes sont de cette 
dernière eouleur, avec les cuisses couvertes en grande partie 
du même duvet que le corps. 

Oaxaca, au Mexique. — Coll. de M. Chevrolat. 



Cl IX, Pl. 2o4 ;i 2î4. 57 

2. S. ÏRILINEATUS. DlipOllt. PI. 2IC), fig. 2. 

Supra rùgery subius cinereo-tomentosus ; thorace puncto 
postico lineaque laterali cinereo-lomentosis , coleopteris 
vitta laterali suturaque cinereis ; antennis îùgris. 

Dej., Grt. , 3 e édit., p. 346. ' 

Longueur, 125 largeur, 3 1/2 lignes. 

Il est à peu près de la taille du Trachyderes Rufipes, et 
d'un beau noir de part et d'autre. La tête est également 
noire, proportionnellement plus allongée que chez le To- 
mentosus, et couverte, en avant, d'un fin duvet grisâtre et de 
gros points enfoncés à sa partie supérieure ; les antennes 
sont à peu près semblables à celles du Tomentosus et d'un 
beau noir. Le corselet est notablement plus long que large, 
moins arrondi à ses bords latéraux, et d'un beau noir lui- 
sant, avec une impression transversale près du bord posté- 
rieur, et une raie latérale assez large, formée par un duvet 
d'un gris roussâtre. Les élytres sont proportionnellement 
plus longues que celles du Tomentosus, noires et criblées de 
petits points enfoncés très serrés, avec la suture, l'écusson, 
et chacune une raie longitudinale tomenteuse d'un gris 
roussâtre. Tout le dessous du corps est couvert d'une pu- 
bescence grisâtre, avec le milieu du mésosternum jusqu'au 
dernier segment d'un noir luisant. Les pattes sont de cette 
dernière couleur, avec toutes les cuisses et les jambes anté- 
rieures garnies d'un fin duvet grisâtre. 

Mexique. — Coll. Dupont, 

\ 



58 Trachydéridks, 2 e FARTIE. 

3. S. B1VITTÀTUS. Klug. PI. 220, flg. M 

Obscure ferrugineux , sublus niger serieeus ; thorace linea 
laterali flava ; elytris luteo bivittatis; antennis, libiis, tar- 
sisque nigris. 

S. argentatus, Chevrolat. 
Dej., Cat., 3 e édit., p. 846. 

Longueur, 6 i/a j largeur, 2 lignes. 

Il est à peu près de la taille de Y Oxymerus Lineatus , et 
noir de part et d'autre. La tête est petite, noirâtre, avec les 
yeux d'un brun obscur et garnis de petits poils roussâtres. 
Les antennes sont entièrement noires et très grêles. Le 
corselet est d'un brun ferrugineux , quelquefois noirâtre , 
plus long que large, à peine rétréci en avant, fortement 
ponctué, avec deux petites bandes longitudinales d'un jaune 
soyeux à sa partie supérieure. L'écusson est petit , un peu 
ridé en avant, et de couleur noire. Les élytres sont de cette 
dernière couleur, et offrent chacune deux bandes longitu- 
dinales , lisses et un peu saillantes, de couleur jaune, dont 
la première est beaucoup plus large , vers l'écusson ; les 
intervalles noirs qui les séparent sont fortement ponctués , 
et ont dans leur milieu une petite élévation longitudinale, 
lisse, d'un noir luisant; l'angle externe de l'extrémité des 
élytres est, en outre , armé d'une petite pointe. Tout le 
dessous du corps est d'un brun très obscur et couvert d'un 
duvet soyeux jaunâtre. Le milieu de chaque segment est 
lisse , ou à peu près. Les pattes sont d'un brun ferrugi- 
neux, couvertes de poils grisâtres, avec l'extrémité des 
jambes postérieures et tous les tarses d'un noir profond. 

Mexique. — Coll. Dupont. 



Cr,. IX , Pr se4 à 22*. 69 

4. S. CYANICOLLTS. DupOTlt. PI. 220, fig. 2. 

Cyaneus, ely tris ni gris , flavo unwittatis; antennis pedibus- 
que totis nigris. 

Longueur, 5-6; largeur, 1 1/2- 1 i>/3 ligne. 

Il est plus petit que Fespèce précédente , et d'un bleu 
assez foncé de part et d'autre. La tête est petite, ponctuée , 
de couleur bleue , avec les yeux et les mandibules noirs. 
Les antennes sont de cette dernière couleur et garnies de 
poils également noirs. Le corselet est bleuâtre , ponctué, à 
peine plus long que large , et faiblement rétréci en avant , 
avec une légère impression lisse et arrondie vers le bord 
postérieur. L'écusson est de la même couleur que le corse- 
let, et paraît lisse. Les élytres sont d'un bleu presque noir, 
criblées de points enfoncés, avec chacune une bande longi- 
tudinale d'un beau jaune pâle, lisse et élevée, mais qui 
n'atteint pas leur extrémité. Le dessous du corps et les 
pattes sont du même bleu que le corselet , et finement 
ponctués. 

Mexique. — Coll. Dupont. 












'rroj 



iSS 




Trachyderes. 
T. Fabriai , o«/><»u. 2H..Audouùuv t Dupont 



Y. iï.-monj i/np. 



IX. 



iBj. 





Tracliyderes 

i.T. variegatwr, IWy . ïl.ylonosas, J)u P ont 



. 1 . /'c/nond irrif) ■ 




r\ 



IX. 



iSS. 





Trachvdorcs 
i T. Boùr<ùwaIii, Dupont 2 . T. e ( jiu\rtrf\r , P ff 'mn 



ihnedoucfu 



ir.Jtmm«d, 



<&*!&$ 



"%Z 




JX. 



iSg. 





Trachyderes 

l.T. anclus, Dejean 2.1 * abeniflUS, Dupont 



/YJtemond im/>- 



K 



igo. 





Traoliyderes 
T . / 'u/i/H\r, y<tbr a T fub xpenn ù , Dupem t 



Tf.IbtnumA) imp 



!\ 



im. 





Tracliyderos. 

J T ' J.acordairii . Dupont. '2. X .J.aOri///( , Dupont 



£B2 





Trachyderos 
j .T /ut/ ripes , Dupont 2 T. éetrtetceu*r, Jhiporu 



Mu. 



IX 



ig3. 




Trachyderes signatus, Wudemi 



Sébin .rc 



N.RémowL wy> 



i\. 



J<?4 





Tradhvdcsrc». 

i . T . Dfjeaniv, Dupont . 2 . T . . PoSterus, Dupont 



,\ . ttemand im/> 



fr 







IX. 



jçà. 





Tracliydercs 
1 . T. Dupont*/, De/ . 2 . T. sca&rieolàs, Daim 



IX 



i 9 6 




Tracliyderes û& 



OtCii. , Dupont, 



IX. 



J .97- 





Traeliytleres 
^..pimcdcollis. Dupont . 2 . T. bUùu>alzis, ou 



\ ./térnond- i/nf> 



4# 




v>. 



K 



jq8. 





Tracliyderc s 
î.T .Vaut/ùeri Dupont 2.T.d'0rbùjnyi ,J>uponi . 



Seiui jt ■ 



ffTT*. 



*$ 



IX 



J <).9- 





Trachyderes 

1 T. fliûrip en/US, Dupont. H.ï. SU/natico/Ùs , Dupont . 



Je/un 



X.jfe/iwnd' im/>- 



IX 





Traehyderes 

. T. homopLitior, J)up 2, T cruenMfus, J)«p 



Jicmonil ///>/> 



IX 



204 





Tracliyderes 

î.T. car^dina/ù- , ])up. 2. .T. simplù'ipetvnis, Dup. 




«r^ffs*^ 



IX. 



20Ô. 





Xylooliaris 

i.X. OciùUUus, J)up 2.X. ehwtrUuàùf Bup . 



drmàd&uche 



A ■ /ïftno/tJ trt)f 





Xylocharis 
i.X. Mcàardiz, Du P . *■ X costatus, flup. 



AwwdoueAf 



. V. Jtémo/id i/np- 



IX 



20f. 





Aiicylo s t enm s 

i. A. scule/Zarù- , Oliv. . 2 . id.var. 



AnrwdoiuJie- . 



A T Jtèmond i 



IX. 



2ùS. 





Oxymerus 



i . . basaiis fie 



0. Chevrolaliù.fiup. 



H Jimxmd m>fi 



IX. 



*o$. 





Oxymerus 

i.O. abdom ùialùr 2, . . acit/eatus. De/. 



iVJlémorid imp ■ 



IX 





QxymemiB 

. . c-on/iùfuj; Jhtp . '2 . . njfrieenw, Dup . 



XJiemond iinp. 










$2 



IX 





Oxymerus 

i . lùieaius, BUtf. 2.0. rivulosii*?, Cm 



A JifTiioru/ imp- 



IX 





Oxymerus 

1.0.» içriv en/rù, Dup. a . . approcrimatuà-, M 



IX 





O xv m or u s 

i.O. t>/o/> ça /<<<•>-, Du?. 2 . O ..Kh«/i( ,J>uf> 



IX 



2l4 





Oxymerus 

X.Q.AeDrt.rfï, Dupont 2,X).dd<S'{mgu.e4ldlUV t Dupont 



X.&inuir<..l />.l 



IX 



2l5 





Oxymerus 

i . O .paUidzùr 2.0. tlelMus 



1 ■ /îe/nond, i/np ■ 



IX 



2l6. 



Stenaspis 

i . S. oerliettùs, J)up. 2 . S . castancipc/uu's , Oup 

An/u'<li)uche ,rr . N .HérHOTid irnp- 



JX 



21J. 




Crioprosopiis SérviUev ê J>*p+M 



/i/irn'douehe t /v 



2l8. 




( 'riopTOSOpu s -oiridipen/Us, J)e/ 



N Âe'nwnd i*np . 



IX 



21Q. 




Sph aenotlie eu s 



i . S. temeritvsukr, Dup . 



2 . S . (ri/(ne<t(7CS, Dup . 



y J/ernorid i/>i/j . 



'-,'■ ■"- 




K, 





Spli aen o th e eus 

i. S . bivitùttus, Klfjg 2. S. cyanicoUis, J)up. 



v?^ 




^ 



IX 









î.Me^adrrus 
3.Rachidion 



2 Lis sono tu s 
4-Nosopnlaeus 



Jrmëdouche ./•<>. 



JY.Jlèmond imp. 



IX 














5 Desnioderus 
7. Qiarinotes . 



6 FhaediiiUB. 
8.Dendrobias. 



. huuufoucfur .)■/■ . 



N'.lté/nond' imp- 



IX 



223 











() . Dicranoderes 

ii.Xylocharis. 



10 Tracliydere s 
12 . Anoyl o s L erniis 



.hifiiufiHirhe jr . 



m 






IX 



224- 










i3.Qxymerus 
i5 . Criopro sopus 



j4 . Stenaspis 

îG. Splieiiolhecus 



i/ifiedoucAê se . 



N-Sé/nonif 



Ci.. IX, Pl. 101. « 

PETALURE. Petalura. Leach. 

Ce genre a été établi par Leach dans son Zoological Mis- 
ccllany {Petalura gigantea, fig. g5) ; mais cet auteur lui a 
assigné des caractères tirés des appendices de l'abdomen , 
ce qui , suivant Latreillc 1 , obligerait à établir presque au- 
tant de genres qu'il y a d'espèces. Vanderlinden , dans sa 
Monographie des Libellules d'Europe % quoique n'adoptant 
pas ce genre pour sa nomenclature, le reconnaît nécessaire 
dans une note à la suite de sa deuxième division du genre 
$]shne ; il critique les caractères assignés par Leach, et qui 
ne s'appliquent qu'à la Petalura gigantea, qui est exotique ; 
mais il assigne à sa coupe d'autres caractères qui y font en- 
trer YOE. tricolorde Palisot-Beauvois et les OE. Jorcipala, 
unguiculata et tetraphylla d'Europe. En définitive , Van- 
derlinden propose de convertir sa deuxième section des 
OEshnes en un genre auquel on conservera le nom de Pe- 
talura assigné par Leach. Suivant les vues de ce savant en- 
tomologiste, nous adoptons ce genre et nous allons en faire 
une nouvelle espèce trouvée près de Paris. 

P. de Selys. P. Selysii. Guéri n. 

Pi lutea, thorace supra strigis sex obliquis, rectis aigris. Ab- 
domine nigro , linea dorsaliflava apice attingente. Pedibus 
jlavis nigro lincalis ,femoribus poslicis immaculalis . A lis vi- 
treis , nervibus omnibus nigris. Stigmalibus magnis , jlavis , 
Longueur, 5 cent. 1/2 à 6 cent. ; enverg. ; 7 cent. 3 mill, à 9 cent. 
Cette espèce est très voisine de la Petalura flavipes 3 , pu- 

' Règne animal, 2 e e'dit., p. i%i, note. 

2 Monographicc Libettularum europœarum spécimen, Brux.,1825. 

3 M. de Selys nous annonce que celte espèce est la même que 
1 1 (JE flavipes de Toussaint de Charpentier, espèce dont M. de Selys 
n'avait pas connaissance lors de la publication de son mémoire. Un 
hasard heureux fait que ces deux naturalistes ont choisi le nom de 
Flavipes, ce qui au moins n'ajoutera pas de confusion à la synony- 
mie si embrouillée de ces insectes. 

i838. 3 



3 Cl. IX , Pi,. 201 . 

bliée par M. de Selys-Longchamp clans un mémoire inti- 
tulé : Catalogue des Lépidoptères de la Belgique, Liège, 1 83 n , 
p. 1 1 et 1 2 ; mais elle en diffère par sa taille qui est plus 
grande, par ses pieds qui sont encore plus jaunes , n'ayant 
qu'une seule strie noire et très étroite aux quatre cuisses 
antérieures ( fig. 1, a) et ayant les postérieures sans au- 
cune strie (fig. 1 , o), ce qui n'a pas lieu dans la P. jlavi- 
pes , où toutes les cuisses ont deux et trois stries noires 
occupant toute leur longueur (fig. 2,0); elle diffère en- 
core de la P. Jlavipes ( fig. 2) par les lignes noires 
du thorax qui sont plus larges et disposées comme celles 
de la P. unguiculala de Yanderlinden (fig. 3), quoi- 
que n'étant pas courbées comme dans cette dernière 
espèce. Enfin elle diffère de la P. unguiculala , qui a le 
stigmate des ailes noir (fig. 3, Z>), tandis que, dans notre 
espèce , il est d'un jaune pâle , comme dans la flavipes 
(fig. 2 b ) , mais plus alongé. Les nervures de ses ailes 
sont toutes noires , tandis que , dans les P.jlavipes et un- 
guiculala, celle de la côte est jaune. Nous ne pouvons dire 
si les appendices du mâle offrent de la ressemblance avec 
l'une ou l'autre de ces deux espèces , car nous ne connais- 
sons que des femelles ; mais, d'après la grande ressemblance 
de notre P. Sclysii avec la flavipes, nous pensons, avec 
M. de Selys, qu'ils doivent plutôt ressembler à ceux de 
notre dernière espèce. 

Nous ne pousserons pas plus loin la comparaison de ces 
espèces , si voisines et pourtant si faciles à distinguer ; nous 
pensons aussi qu'il est inutile d'en donner une plus longue 
description. Notre Petalura Selysii a été prise par nous et 
par M. Serville aux environs de Paris. Nous nous faisons 
un plaisir de la dédier au naturaliste zélé qui nous l'a signa- 
lée, et qui a déjà rendu des services importants à la zoolo- 
gie, par la publication de plusieurs mémoires pleins d'in- 
térêt et d'observations consciencieuses. 

GUÉRIN MÈNE VILLE 



JX. 



2.b 




2, .& 







Petalura 

J . P. Sehjsu Giteria Menevi/Ic 2 .T. flaoipes 

Dîu?ietul se 



3 . P tuig luailata 

JïdtemtndL itiip 



('las&e IX , Vl 202. 



JVIAMISPE. Mantjspa. Illiger. 



M. a ventre doriL M. aurivcntvis . Guérin 



Rufo-casta/iea,J roule lulco. Abdomine flavo y jasciU quatuor 
anoque brunneis, Alis hyalinis, anterioribus et margine in- 
ferioribus luleis ; anticis macula exigua apicali obscur -iore , 

Longueur, 18 niillim ; enverg., k'i inillini. 

Après la Manlispa grandis que nous avons décrite dans la 
partie zoologique du T^oyagc de la Coquille , cette espèce 
est la plus grande que nous connaissions. Sa tête est petite, 
fauve , variée de jaunâtre en dessus, avec le front et le bord 
des yeux en arrière d'un beau jaune. Les yeux sont gris. Les 
antennes, aussi longues que la tête et le corselet pris en- 
semble, sont d'un fauve pâle , surtout à leur base. Le pro- 
thorax est fauve, un peu plus étroit que la tête à sa nais- 
sance, plus rétréci en arrière, et faiblement plissé , à peine 
deux fois plus long que la tête. Le mésothorax et le méta- 
* thorax sont entièrement fauves, bombés en dessus. L'abdo- 
men est très gros , plus épais au milieu , d'un beau jaune 
doré en dessus et en dessous , avec trois grandes bandes 
transverses près delà base, une plus étroite près de l'extré- 
mité. L'anus est d'un brun roussâtre. Les pattes sont en- 
tièrement fauves : les antérieures sont ravisseuses, mais ne 
paraissent pas si fortes que celles des autres espèces ; l'épine 
qui occupe le milieu de leurs cuisses est assez forte ; mais les 
autres sont très petites; les autres pattes sont grêles, avec les 
crochets des tarses simples, crochus et assez longs. Les ailes 
supérieures sont transparentes, légèrement lavées de jaune 
fauve, lequel va en augmentant d'intensité jusqu'à la côte % 
qui est bien plus foncée , ainsi que les stigmates ; elles sont 



2 Cl. IX , Pl. ?.02. 

terminées par une très petite tache brune fondue en dedans. 
Les ailes inférieures sont incolores , avec la côte seulement 
d'un jaune un peu fauve. Les nervures des quatre ailes 
sont d'un brun fauve. 

Cette belle espèce vient d'Egypte ; elle nous a été donnée 
par M. Latreille. 

GUÉRIN MENE VILLE. 






IX. 




Mailtispa auriventrùr, ûuérUvM. 



Thunenâ 



A Jtémofid ihip . 



Classe IX, Pl. îo3. i 

OBSERVATIONS 

sur les genres 

DOLICHODERUS et NYCTEROPUS de M. Klug , 

et réunion de ces deux genres en un seul sous le nom de Nycteropijs 1 ' 

Par M. F.-E GUÉRIN MÉNEVILLE. 

Quand un savant dont la réputation est européenne et dont 
le nom forme autorité émet une opinion même hasardée , 
cette opinion est de suite adoptée sans discussion, et le nom 
d*un homme qui a rendu d'éminents services à la science 
par la publication d'un grand nombre de travaux remar- 
quables vient faire passer une assertion qui aurait été com- 
battue et ne se serait pas propagée , si elle était le fait d'un 
naturaliste moins connu. Telle est la circonstance qui se pré- 
sente au sujet des deux genres Dolichoderus et Nyctcropus;et 
nous croyons remplir un devoir en combattant leur forma- 
tion , devoir d'autant plus important que leur auteur est 
plus célèbre dans la science et que son autorité est plus 
grande. 

Les deux insectes qui vont nous servir d'exemple , et que 
nous avons représentés avec leurs détails caractéristiques , 
ont été rapportés de Madagascar par M. Goudot ; il les a 
trouvés tous deux, en même temps, sous les écorces d'un 
arbre nommé tacamacha } dans les environs de Tamatave", 
et quand nous avons examiné sa collection avec lui , et 

1 Nous avions commence' un travail sur ces insectes, bien avant 
que M. Goudot ait vendu sa collection au muse'e de Berlin ; mais, 
comme nous ne l'avons pas public' de suite, nous avons e'te' prévenu 
par M. Klug, ce qui a annule le nom de Nyclosomus, que nous avions 
propose pour le genre que nous formions avec les deux espèces iigu- 
re'es sur notre planche. 



2 Cl. IX, Pl. 2o3. 

en lui faisant beaucoup de questions sur l'habitat et les 
mœur§ de ces insectes , nous avons trouvé un grand 
nombre de ces deux espèces piquées ensemble et réunies 
dans la même boîte, et M. Goudot nous a affirmé les 
avoir rencontrés ensemble, en famille, sous les écorces du 
même arbre et dans la même saison. 

Comme ces deux coléoptères différaient beaucoup de 
forme, et que l'un est aptère et l'autre ailé, nous nous som- 
mes trouvé fort embarrassé pour les classer ; carie premier, 
celui qui forme le genre Dolichodcrus, a des affinités avec les 
Blaps , comme le dit fort bien M. Klug, tandis que l'autre, 
ayant des ailes, pourrait se rapprocher des vrais Tenebrio. 
Mais ni l'un ni l'autre n'ont le caractère qui distingue la 
famille des Mélasomes , telle que Latreille la caractérise , 
c'est à dire que les lobes de leurs mâchoires n'offrent pas 
ces crochets , ces épines cornées qu'on trouve dans la plu- 
part des Mélasomes ; au contraire , ces mâchoires , iner- 
mes et tant soit peu ciliées , viennent placer ces insectes 
dans la famille des Sténélytres , et il faut avouer que leur 
faciès et la forme de leurs antennes et de leurs palpes ne 
s'opposent pas à ce rapprochement , et que , abstraction 
des élytres soudées du Dolichoderus, caractère qui , seul , le 
rapproche des Mélasomes, on peut et l'on doit même placer 
ces insectes dans la famille des Sténélytres, près des Hélops. 

Si l'ensemble des caractères ne réclamait pas l'introduc- 
tion de ces espèces dans la famille des Sténélytres , npus 
n'hésiterions pas à les laisser dans celle des Mélasomes, 
quoique leurs mâchoires soient inermes, et nous avons 
prouvé ailleurs que nous n'attachions pas une importance 
exclusive à ce caractère'. Mais ici il n'est pas nécessaire de 
s'écarter des règles artificielles fondées par Latreille , et la 

« Mémoire sur un nouveau genre de Coléoptères de la famille des 
Mélasomes par M. A. Chevrolat, suivi d'une note de M. F.-E. Guéiin. 
Dans la Revue entomo logique de Silbermann, t. i, p. 25, pi. i. 



Cl. IX, 11. io3. 3 

présence d'un individu privé d'ailes, dans une famille où la 
majorité des espèces en est pourvue , n'a pas plus d'impor- 
tance qu'elle en a dans la famille des carnassiers, dans celle 
des Malacodermes, des Macrodactyles , des Lamellicornes ', 
et même des Sténélytres (G. Sphœrotus), où l'on trouve des 
espèces du même genre, et souvent la même espèce , com- 
posées d'individus ailés et aptères ou presque aptères'. 

Quant à la réunion des deux genres en un seul , nous 
pensons , en nous appuyant des considérations qui précè- 
dent , qu'il est impossible de ne pas l'admettre. En effet , 
ces insectes ont les mêmes organes buccaux , les, mêmes 
antennes , les mêmes pattes ; ils vivent ensemble dans les 
mêmes lieux , aux mêmes époques, et ne diffèrent entre 
eux que par l'absence ou la présence d'ailes , différence si 
peu importante. Nous proposons donc de les réunir sous le 
nom de Nyctérope , Nycteropus , donné à l'un d'eux par 
M. Rlug. 

Nous ne reproduirons pas ici les caractères assignés par 
cet auteur aux insectes qui nous occupent ; car ils sont 
suffisamment développés dans son mémoire 2 , et traduits 
dans la Revue entomo logique 3 . Nous copierons seulement 
la phrase diagnostique au moyen de laquelle M. Klug 
a distingué ces espèces. 

i°. Nycteropus acuminatus (pi. 2o3 , fig. i), Dolicho- 
derus acuminatus , Klug, Bericlit, etc., p. 175, pi. 4» f« 2. 

D. niger capite thoraccque punetalis , elytris striatis. 
Long., 7 1. 1/2 -—9 1/2. 

1 Tels que les Lampyris, Diylus, Macronychus, Pachypus, etc. 

a Bericlit uber eine auf Madagascar, etc. Rapport sur une collec- 
tion d'insectes de Tordre des Coléoptères, faite à Madagascar, par 
M. le docteur Klug. Berlin, i833. 

3 Revue entomologique, par Siibermann, t. 3, p. i32. Strasbourg 
»835. 



4 Cl. IX, Pr,. ao3. 

2°. Nycteropus ebeninus (pi. 2o3 , fig. %) t Nycteropus 
ebcninus , Ring, Iîericht, etc., pi. 177, f. 2. 

N. antennis thoracis longitudine , thoracc subquadrato , 
acute angulato, obsolète punctato, elytris thorace plus duplo- 
longioribus , obsolète punctato-striatis , glaberrimus, nigcr. 
Long., 1. 10 — 10 1/4. 

M. de Castelnau décrit sommairement six espèces nou- 
velles de ce genre , dans les suites à Bufïon publiées par 
M. Dumesnil, Insectes, t. 2, p. 202 et 2o3. Ce sont les 
Dolichoderus striatus, Klugii ; Nycteropus anthracinus , ru- 
Jîpes, resplendens et ovalis. 

GUÉRIN MÉNEVILLE. 

Paris, 10 décembre 1887. 



IX 



2û3. 




Nycteropus Kky. 

y . N . acutmtuitu<r % ■ N • eberunua 



N.Rômond uiifi 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 

INSECTES 

DU VOYAGE DE LA FAVORITE , 

PAR 

M. F. E. GUÉRIN-MÉNEVILLE. 



COLLYRE DE CHEVROLAT. 
COUVRIS CHEVROLAT II. Nob 

(Pl. 225, fig. 1.) 



Cette espèce est longue de 1 7 millimètres et large aux 
épaules de 3, et au bout de 4 millimètres. Sa couleur géné- 
rale est un beau bleu tournant un peu au verdâtre , surtout 
sur les élytres. Sa tète (1 . a) est globuleuse , très-lisse et lui- 
sante , très-bombée en arrière vue de profil , avec un col 
très-étranglé et plus étroit que le bord antérieur du corselet. 
Les yeux sont très-gros et très-saillants, d'un brun foncé. 
Le front, entre les yeux , est profondément creusé : il offre 
deux sillons longitudinaux très-marqués et une petite fos- 
sette peu profonde. Le labre est grand, très-bombé en des- 
sus, armé en avant de sept dents assez fortes, arrondies, dont 
1838. 14. 



2 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

les deux latérales sont reculées en arrière et les deux sui- 
vantes plus saillantes que les trois intermédiaires. Lesman- 
dibules et les palpes sont d'un bleu noir. Les antennes 
ont leurs quatre premiers articles d'un bleu luisant, les 
suivants sont noirs et ternes 5 on voit à l'extrémité des 
second et troisième articles , en avant et en dessus , une 
tache rougeâtre très-limitée. Le corselet ( 1 . a ) est deux 
fois plus long que large , cylindrique , très-rétréci en 
avant, mais un peu évasé pour recevoir le col , brusque- 
ment élargi aux deux tiers de sa longueur, parallèle en- 
suite , extrêmement globuleux en dessus , très-lisse et 
luisant, un peu comprimé latéralement en arrière, avec 
une faible trace de rebord-, son extrémité postérieure est 
rétrécie, et le bord, qui est sinué, offre une double bor- 
dure en bourrelet : il a , sur les côtés et en dessus, ainsi 
que la tête , des poils blanchâtres raides et assez longs , 
mais peu nombreux. L'écusson est noir, ovalaire, saillant 
au milieu d'un espace enfoncé laissé par les élytres. 
Celles-ci ( 1 . b ) ont trois fois leur largeur moyenne dans 
leur longueur ; leur base est de moitié plus large que le 
corselet , arrondie ; elles restent presque parallèles jusqu'à 
la moitié de leur longueur, mais elles s'élargissent en- 
suite un peu , se rétrécissant en arrière en s'arrondissant, 
et se terminent en formant au milieu et par leur rappro- 
chement une faible échancrure postérieure. Leurs bords 
latéraux sont un peu sinueux , surtout en arrière : leur 
surface est couverte de gros points enfoncés ronds et assez 
espacés sur le tiers antérieur, plus gros , transverses et 
réunis entre eux , au milieu , et plus petits , allongés lon- 
gitudinalement et plus serrés en arrière , où ils vont en 
diminuant de grosseur. Tout le dessous est bleu lisse , 



« Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 3 

luisant , garni de quelques poils blanchâtres. Le dernier 
segment abdominal est rougeâtre et rugueux. Les deux 
armures copulatrices , dans le mâle que nous décrivons, 
sont armées chacune de trois fortes épines relevées et en 
forme de râteau. Les hanches et les trochanters sont 
noirs. Les cuisses sont allongées , lisses , d'un rouge fer- 
rugineux , à l'exception des postérieures, qui n'ont que la 
base de cette couleur • l'extrémité de celles-ci , les jambes 
et les tarses ( i. c) de toutes les pattes sont d'un noir bleu 
luisant • les jambes et les tarses sont garnis de poils blancs 
assez serrés sur les tarses , et surtout à leur surface infé- 
rieure. 

Cette Collyre diffère de celle à laquelle M. Dejean a 
laissé le nom de Longicollis deFabricius, parce que celle-ci 
est un peu plus petite , d'un beau bleu pur, et parce que 
les points enfoncés de l'extrémité de ses élytres ne sont 
point allongés comme dans la nôtre. On« ne peut la con- 
fondre avec la C. Horsfieldii de Mac Leay, parce que 
celle-ci a les élytres moins élargies en arrière , plus paral- 
lèles, que leurs points enfoncés sont plus réguliers, et 
parce que la moitié postérieure des jambes de derrière est 
blanche , ainsi que les tarses , qui n'ont que le bout du 
dernier article noir • caractère qui distingue aussi de 
notre espèce le Colfyris lugubris de Vander Linden et 
Audouini de Laporte , qui pourraient bien n'être que 
la même espèce. Enfin la C. purpurata décrite par 
M. Klug ( Jahrbùcherder Insect* , etc. , p. 46), quoique 
paraissant avoir de l'affinité avec la nôtre , s'en éloigne 
certainement par une taille bien plus petite. 

Notre Collyris Chevrolaiii vient de Java. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



FÉRONIE (Créobie) D'EYDOUX. 
FERONIA {Creobius) EYDOUXII. Guer, 

(PI. 225, fig. 2.) 



Cette belle espèce se rapproche beaucoup par ses élytres 
de celles qui forment le groupe auquel on a donné le nom 
de Perçus } et que M. Brullé * sépare par le caractère 
pris de l'absence de carène à la base des élytres ; mais on 
pourrait en faire un petit groupe à côté de celui-ci, à 
cause de la forme plus allongée du corps, et surtout parce 
qu'il est élargi en arrière , tandis que dans tous les grou- 
pes des Féroniens la plus grande largeur est a'u milieu. 
Quoique nous n'attachions aucune importance à cette pe- 
tite division , nous lui avons cependant donné le nom de 
Creobius ; peut-être d'autres espèces viendront- elles s'y 
joindre et lui donner une certaine consistance. 

Tout le corps de notre insecte est d'un noir à reflets 
verdâtres ; mais les reflets sont plus vifs sur la tète et 
sur le corselet. La tête (2 a.) est un peu plus étroite que 
le thorax , plus longue que large , assez inégale en dessus, 
et surtout en avant, où elle semble comme ridée et plis- 
sée. 4 Le labre est transversal, très -saillant, faiblement 

* Histoire naturelle des Insectes, t. IV bis , page 370. 



Cl. IX. Pl. 2-25 à 258. 5 

échancré au milieu , avec quatre ou cinq points enfoncés 
au bord antérieur. Les mandibules sont noires, peu sail- 
lantes , peu arquées, sans dents en dedans, lisses, avec la 
base seulement marquée de quelques rides longitudinales. 
Les palpes sont d'un noir brunâtre, terminés par un ar- 
ticle allongé et un peu ovalaire. Les antennes sont un peu 
plus longues que la tète et le corselet , noires , à articles 
obconiques assez fortement renflés à leur sommet. Le pre- 
mier article est assez allongé , plus épais ; le second , 
quoique plus court, a la moitié au moins de la longueur du 
premier et du second, lequel estlui-mème un peu plus long 
que les autres. La lèvre inférieure est très-profondément 
échancrée au milieu , avec une forte dent médiane arron- y 
die au bout et creusée au milieu. Le corselet est plus long 
que large , en cœur fortement rétréci en arrière, assez 
convexe en dessus , rebordé sur les côtés , avec quelques 
petits points enfoncés en avant et en arrière , dans le re- 
bord : il a au milieu une impression longitudinale qui 
commence très-près du bord antérieur et va se terminer 
au bord postérieur ; sa surface est lisse et luisante ; son 
bord antérieur présente un assez large bourrelet aplati , 
garni de quelques stries longitudinales -, il n'offre pas de 
fossettes bien marquées en arrière , où il est coupé presque 
droit ; toute sa surface est d'un noir à reflets vert-cui- 
vreux , avec les bords et la partie postérieure d'un beau 
vert luisant. L'écusson est tout à fait caché. Les élytres , 
d'un beau rouge métallique à reflets vert-cuivreux , 
paraissent soudées; elles ont presque deux fois leur 
plus grande largeur dans leur longueur. Leur forme est 
ovalaire , allongée , et leur plus grande largeur est vers le 
tiers postérieur. Elles sont à peu près de la largeur du 



6 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

corselet à leur base, sans repli transversal- elles s'élar- 
gissent insensiblement sans former d'angles huméraux 
saillants, ce qui indique qu'elles ne recouvrent pas d'ailes : 
leurs bords latéraux forment une courbe régulière jusqu'à 
leur extrémité , qui n'est ni tronquée ni échancrée ; ce 
bord offre une petite bordure au-dessous de laquelle 
les élytres se dilatent un peu pour embrasser les côtés de 
l'abdomen : au-dessus de la bordure latérale on observe 
une côte peu saillante , très-lisse , qui part de l'endroit 
où devrait être l'angle humerai, et va se terminer près 
de l'extrémité , en faisant là un petit crochet. Cette côte 
latérale donne aux élytres un aspect particulier , car elles 
semblent former trois pans distincts , l'un supérieur peu 
bombé , et deux latéraux presque perpendiculaires au 
supérieur. Il y a , sur ces côtés penchés , entre la côte 
latérale et le rebord, une série de huit gros points enfon- 
cés et verts , plus rapprochés entre eux en arrière. La 
surface supérieure des élytres est couverte de stries irré- 
gulières peu profondes, à intervalles subgranuleux, dont 
quelques-unes se réunissent , vers le milieu et près de 
la suture , pour former deux lignes de trois gros points 
lisses et noirâtres. Le dessous est lisse , d'un noir luisant 
à reflets verts ; l'abdomen ne parait formé que de quatre 
segments , dont les deux intermédiaires plus courts et le 
dernier grand , en demi-cercle. Les pattes sont de la cou- 
leur du dessous , fortes , luisantes , avec les jambes et les 
tarses garnis en dessous de poils roux assez courts. Les 
tarses antérieurs du seul mâle que nous possédions (2. b. 
c. ) ont leurs quatre premiers articles dilatés et de forme 
subtriangulaire. 

Cette espèce curieuse, que nous dédions au voyageur 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 7 

zélé qui a exécuté le voyage de la Favorite et celui de la 
Bonite, a beaucoup d'affinités avec le Carzhus suturalis 
deFabricius, si mal figuré dans Olivier, n. 35, pl. VI, 
fig. 71. Mais, suivant M. Chevrolat , qui a vu le Cara- 
bus suturalis de la collection de Banks citée par Fabri- 
cius , notre insecte en est fort différent. La Feronia Ey- 
douxii a été prise au Pérou , près de Lima 5 elle est unique 
dans notre collection. 



■ 
dofi.foV 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



Genre CNÉM ACANTHE. 
CNEMJCJNTHUS. G. R. Gray. 



Ce genre a été établi par M. G. R. Gray dans l'édition 
anglaise du Règne Animal, sur une seule espèce provenant 
de l'Afrique et très-bien figurée, avec des détails caracté- 
ristiques, par M. Westwood, aux planches i5 et 34 de 
cet ouvrage. M. Brullé a adopté ce genre dans l'Histoire 
Naturelle des Insectes (édition de Pillot, t. IN bis, p. 3^5, 
et pi. 1 5 , f. 4 ) > et il y a rapporté des espèces propres au 
Chili, qu'il a bien fait d'y réunir, mais qui n'offrent pas 
complètement les mêmes caractères. En effet, dans le ta- 
bleau qu'il donne ( page 343 ) des genres de la famille des 
Féroniens , il distingue les Cnémacanthes des genres sui- 
vants par ce caractère : jambes antérieures avancées en 
dehors et plus longues qu'en dedans. (Voy. notre pi. 34, 
fig. i et 2 b.) Mais ce caractère essentiel ne se trouve pré- 
cisément pas dans l'espèce figurée par Gray , comme on 
peut le voir à la planche 34 , fig. 5 du Règne Animal an- 
glais , où M. Westwood a représenté une jambe anté- 
rieure de l'espèce unique servant à établir le genre , 
jambe qui n'est pas plus avancée en dehors que celle de 
tous les autres Féroniens connus , comme on le verra aux 
fig. 2, pi. 35, figures que nous avons copiées de la planche 
anglaise. 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 9 

Nous avons sous les yeux le Cnemacanthus obscurus de 
M. Brullé et une grande et belle espèce nouvelle que 
nous allons décrire : ces deux insectes offrent bien le pro- 
longement extérieur des jambes antérieures, lequel sert de 
caractère à M. Brullé 5 mais une troisième espèce, plus 
petite et provenant du Pérou , s'éloigne des précédentes 
par ses jambes antérieures, qui n'ont pas ce prolongement 
ou lobe externe, et vient par conséquent se ranger exacte- 
ment à côté du type de M. Gray. Nous ne pensons pasque 
cette légère différence soit suffisante pour motiver l'établis- 
sement d'un nouveau genre ; nous nous en servirons pour 
diviser les Cnémacanthesen deux sections, ainsi qu'il suit: 

■ 
I. Jambes antérieures prolongées ou lobées à l'extré- 
mité et extérieurement. (Cnemalobus.) 



CNÉMACANTHE DE DESMAREST. 
CNEMACANTHUS DESMARESTII. Nob. 

(v\. 29.0.) 

■ 

Le mâle est long de 26 et large de près de 10 millimè- 
tres , et la femelle est longue de 3o et large de plus de 12 
millimètres. Les deux sexes sont d'un noir luisant ; mais, 
chez le mâle , il y a quelques reflets verts sur les bords du 
corselet et des élytres. La tète ( r. a) est lisse , aussi large 
que longue , moins large que le corselet , avec quelques 
petites impressions au milieu du front et une ligne trana- 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



verse enfoncée entre les antennes (2. c-d), qui sont moins 
longues que la tète et le corselet : les mandibules sont 
fortes , avancées , peu courbées , avec une très-faible dent 
à la base de la droite } elles ont en dessus des sillons lon- 
gitudinaux assez forts. Le labre est saillant , assez échan- 
cré au milieu. Les antennes sont d'un noir brunâtre, un peu 
plus longues que la tète , en y comprenant les mandibules 
ouverts. Le corselet ( 1 . a. ) est un peu plus large que 
long, arrondi et rebordé sur les côtés, plus étroit en ar- 
rière , beaucoup plus large que la tète, coupé droit en 
avant , un peu échancré au milieu en arrière , très-lisse et 
luisant avec une faible trace de sillon longitudinal au mi- 
lieu. Celui de la femelle ( 1. b. ) est un peu plus large et 
plus arrondi : sur les côtés , chez les deux sexes , il y a 
quelques petits points enfoncés dans la bordure latérale , 
vers le haut. L'écusson est grand, beaucoup plus large que 
long, et placé sur le col ou étranglement qui sépare le cor- 
selet des élytres. Celles-ci sont un peu plus larges que le 
corselet , un peu plus longues que larges , à épaules assez 
saillantes , de forme ovalaire , mais ayant les côtés un peu 
parallèles vers le milieu. Elles sont assez bombées , lisses, 
luisantes , garnies d'un rebord assez fort , avec une ligne 
de points enfoncés et assez serrés près de ce rebord, une 
autre ligne à points plus distants , un peu plus haut sur 
le côté , et quelques plis et rides à l'extrémité : on voit 
en dessus deux faibles traces de côtes très-effacées et qui 
ne s'aperçoivent qu'en faisant glisser le jour obliquement. 
Tout le dessous est d'un noir brun presque rougeâtre 
chez la femelle -, les deux avant-derniers segments de l'ab- 
domen ont une rangée de points enfoncés et placés trans- 
versalement vers leur milieu • le dernier a des rides ar- 



Cl. IX. Pl. «2-25 à 258. n 

borisées vers la base et quelques plis à l'extrémité. Les 
pattes sont d'un brun noirâtre chez le mâle , rougeâtre 
chez la femelle ; elles sont fortes , à cuisses renflées , avec les 
jambes garnies de poils fauves peu serrés. Les jambes an- 
térieures ( 1 b. et 2 b. ) ont leur prolongement extérieur 
au moins aussi long que le premier article des tarses -, 
ceux-ci ont les trois premiers articles plus dilatés que le 
quatrième dans le mâle. L'échancrure interne de ces jam- 
bes est très-profonde et armée de deux forts éperons, l'un 
en haut, l'autre près du bout de la jambe. 

Nous avons consacré cette grande et rare espèce à la 
mémoire de Desmarest , dont les naturalistes déplorent la 
perte récente. Il l'avait reçue de Cordova. 

A cette première division se rapportent les Cnemacan- 
thus obscur us et cjaneus de M. Bru lié. 
• 

| 






VOYAGE DE LA FAVORITE. 



II. Jambes antérieures n'étant point avancées ou lobées 
à leur extrémité externe. ( Cnemacanilius propre de 
Gray. ) 



CNÉMACANTHE PARALLÈLE. 

CJSEMJCJNTHVS PARJLLELUS. Nob. 

(PI. &£ \ fig. i.) 



Il est long de ia et large de 5 millimètres , noir, un 
peu terne, assez cylindrique et allongé. Sa tête (i. a) est 
un peu plus longue que large , plus étroite que le cor- 
selet , lisse , terne , avec un sillon transverse entre les 
antennes ( i. b) et des plis assez forts entre ce sillon et 
le bord antérieur. Les mandibules sont peu arquées , 
sans dents • le labre est un peu échancré , transversal ; les 
antennes sont noires, grenues j les palpes sont noirs, avec 
la base brune. Le corselet est un peu plus large que long, 
rétréci en arrière , faiblement arrondi et rebordé sur les 
côtés, avec quelques points dans la bordure, donnant in- 
sertion à de longs poils raides et blanchâtres. Il a en ar- 
rière et de chaque coté une très-faible fossette, et au 
milieu une ligne longitudinale peu enfoncée. Ses bords 
antérieur et postérieur sont coupés droit. L'écusson est 
large, court, arrondi en arrière, lisse. Les élytres sont 
soudées , ovalaires , parallèles au milieu , arrondies en 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. i3 

arrière, à angles huméraux assez saillants, mais arrondis, 
avec une bordure latérale ; elles ont trois ou quatre petits 
points enfoncés en arrière près de la bordure , et leur 
surface présente de faibles côtes presque effacées et que 
Ton n'aperçoit bien que lorsqu'on fait glisser la lumière 
obliquement sur elles. Le dessous est noir, un peu luisant, 
lisse -, les pattes sont assez fortes , noires , à cuisses ren- 
flées et comprimées, avec les jambes et les tarses garnis 
en dessous de quelques poils fauves. Les jambes antérieu- 
res ( i . c ) sont droites , fortement échancrées en dedans 
avec deux forts éperons aux deux côtés de l'échancrure. 
Leur extrémité est tronquée un peu obliquement , mais 
sans saillie notable en dehors. 

Le seul individu que nous connaissions est une femelle 
un peu mutilée; il a été pris au Pérou, près de Lima, et 
il fait partie de notre collection. 

La seconde espèce de cette division est le Cnemacanthus 
gibbosus. Gray, The Anim. King. Ins., 1. 1 , p. 270, 
pl. i5, fig. 1, et pl. 34 , fig. 5. Use trouve en Afrique. 
Nous avons reproduit (pl. 227, f. 2) les figures de son an- 
tenne (2), de son labre (2. a) et de sa patte antérieure 
(2. b ) , pour mieux faire sentir ses affinités. 






14 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



FÉRONIE (Trirammatus) DE CHAUDOIR. 

FERONIA {Trirammatus) CHAUDOIRIL 

Nob. 

(PI. 22? , fig. 3.) 



Le genre Trirammatus a été fondé par Eschscholtz 
dans sa collection , mais caractérisé pour la première fois 
par M. le baron Max. de Chaudoir, dans son tableau 
d'une nouvelle subdivision du genre Feronia. (Bulletin 
de Moscou, i83^.) 

Déjà, en i835, dans les Annales de la Société Ento- 
mologique de France (t. 4, P- 44^)? M. de Chaudoir 
avait décrit une espèce de Triram m atus^ son T.fulgidus. 
et il avait annoncé que ce genre comprenait les Pœcilus 
Peruvianus , Dej., et P. unistriatus d'Eschscholtz. A la 
suite de son tableau des Féronies , il donne la répartition 
des espèces dans chacun de ses genres; mais nous ne 
trouvons dans les Trirammatus que les P. unistriatus 
elfulgidus. Quant au P. Peruvianus \ l'auteur le place à 
la fin de son travail , avec un certain nombfe d'autres es- 
pèces auxquelles il n'a pu assigner exactement de place 
dans sa méthode , ce qui nous fait penser que cette mé- 
thode n'a pas encore acquis lé degré de perfection con- 
venable. 



Cl. IX. Pl. 225 à 258. i5 

Notre Feronia Chaudoirii appartient à ce genre et en 
constitue la troisième espèce ; elle est très -voisine du Pœ- 
cilus uuisfrialus , mais elle est notablement plus grande, ce 
qui la distingue aussi du Trirammatusfulgidus, qui est 
plus petit que le P. unistriatus . Notre espèce a plus de dix 
millimètres de long et quatre millimètres de large (4 li- 
gnes 1/2 et 1 ligne 3/4). Tout son corps est noir luisant, 
mais le corselet offre quelques reflets bleus , et les élytres 
sont entièrement d'un beau bleu indigo. La tète est petite, 
aussi large que longue , avec une forte impression trans- 
verse en avant entre l'insertion des antennes. Celles-ci et 
les palpes sont fauves. Le corselet est presque aussi large 
que les élytres , beaucoup plus large que long , lisse et 
luisant , offrant de très faibles traces de rides transver- 
sales , ayant au milieu une faible strie longitudinale , et 
deux fossettes en arrière près des angles postérieurs. L'é- 
cusson est noir, triangulaire , lisse 5 les élytres sont allon- 
gées, parallèles, arrondies en arrière, de moitié plus 
longues que larges , très-lisses et luisantes , rebordées 5 
elles ont chacune huit stries peu enfoncées, finement 
ponctuées , dont les trois ou quatre externes et celle qui 
borde la suture sont un peu plus enfoncées ; la huitième 
strie , celle qui longe le bord externe , offre huit ou neuf 
gros points enfoncés plus rapprochés et même confondus 
eifsemble en arrière. Le dessous est très-lisse et luisant. 
Les pattes sont noires avec les jambes et les tarses d'un 
brun un peu fauve ; les cuisses sont fortes et renflées. 

Cette jolie espèce a été prise à Lima , au Pérou 5 nous 
l'avons dédiée à M. le baron Maximilien de Chaudoir, à 
qui la science doit de bons travaux , surtout sur la famille 
des carabiques. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



FÉRONIE (Platysme) ERRANTE. 

FERONIA (Platysma) ERRATICA. Nob 

(PI. 226, %. 3. ) 






C'est près de la Feronia cordicollis de M. Dejean qu'il 
faut placer cette espèce ; elle est longue de 1 1 et large 
de 4 millimètres , d'un noir luisant , un peu aplatie. Sa 
tète est plus étroite que le corselet , aussi longue que 
large, avec les yeux saillants et bruns. Elle a, au milieu 
et en avant , une petite fossette peu marquée , un sillon 
assez allongé et longitudinal de chaque côté depuis les 
yeux jusqu'au bord antérieur, et un sillon transverse en 
avant. Les antennes sont noires , au moins aussi longues 
que la tête et le corselet réunis -, les palpes sont bruns. Le 
corselet est cordiforme , plus étroit et un peu échancré 
en arrière de chaque côté, rebordé , très-lisse, avec un 
sillon longitudinal et deux fossettes profondes , allongées, 
placées en arrière ; son bord antérieur est tronqué, droit ; 
le postérieur est légèrement sinueux. L'écusson est lisse , 
triangulaire. Les élytres sont plus larges que le corselet 
à leur base , en ovale allongé , arrondies en arrière , lisses 
et luisantes : elles ont chacune neuf stries bien marquées, 
lisses au fond , s'anastomosant vers le bout ; la troisième 
strie offre , au milieu et en arrière , deux gros points en- 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 17 

foncçs $ il y a une rangée de douze ou quatorze très-gros 
points enfoncés près du bord externe , entre les huitième 
et neuvième stries •, ces points se réunissent entre eux vers 
le milieu et en arrière } en observant les élytres avec une 
forte loupe, on aperçoit quelques petits points enfoncés et 
épars sur le sommet des côtes , mais seulement vers le mi- 
lieu et du côté de la base des élytres. Le dessous et les 
pattes sont noirs , lisses et luisants ; il y a quelques poils 
bruns sous les jambes et les tarses (3. a. ). 

Cette espèce a été prise au Chili. ' 









838. 15. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



STIGMODÈRE ALIÉ. 
STIGMODERA CONJUNCTJ. Chevrolat. 
(PI. 22 8,fig. i.) 



Ce joli bupreste , que nous possédons seul à Paris , 
vient d'être décrit par M. Chevrolat , à qui nous l'avons 
communiqué , dans un mémoire intitulé : Centurie de 
Buprestides. (Revue Ent., vol. V, pag. 4'x>) 

Il est long de 16 et large de 5 millimètres 1/2 , al- 
longé, parallèle, velu , d'une couleur métallique cuivrée 
avec les élytres vertes , le sternum du prothorax et les 
bords latéraux , les bords des élytres et une bande longi- 
tudinale sur chacune , d'un jaune un peu orangé. La tête 
est plus large que longue , ponctuée , tronquée et garnie 
en avant de poils jaunâtres très-serrés et assez longs. Les 
antennes ( 1. a. ) sont en scie , plus courtes que le cor- 
selet. Le corselet est plus large que long , plus étroit en 
avant , arrondi sur les côtés et un peu sinué en arrière , 
avec les angles postérieurs assez aigus. Il est couvert de 
gros points enfoncés et de poils gris-jaunâtres assez longs 
et assez serrés , avec un large et profond sillon longitu- 
dinal au milieu et une fossette profonde de chaque côté , 
près des angles postérieurs. Son bord antérieur est un peu 
avancé au milieu ; le postérieur est un peu sinueux, avancé 
en arrière et un peu rebordé. Ses côtés, en dessus et en 



Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 19 

dessous , sont d'un beau jaune ; i'écusson est de forme 
triangulaire , à côtés un peu arrondis ; il est cuivreux et 
très-lisse. Les élytres sont au moins deux fois plus lon- 
gues que larges, arrondies au bout , sans dentelures , d'un 
beau vert brillant à reflets bleus -, leur bord est sinué un 
peu avant le milieu : elles sont bordées de jaune depuis 
l'angle humerai jusqu'au bout, et elles ont près de la su- 
ture une bande longitudinale de la même couleur , élar- 
gie vers la base , et venant se réunir en arrière avec la 
bordure marginale. Cette bande médiane est située sur 
une forte côte élevée , presque droite , à sommet lisse • il 
y a une autre côte près du bord externe, mais dans la 
partie verte ; celle-ci est également lisse à son sommet , 
mais elle est fortement courbée en dedans près du milieu ; 
partant de l'angle humerai , elle va se terminer assez près 
de l'extrémité. Entre ces côtes il y a des points enfoncés 
très-gros et rangés en séries ; ceux qui avoisinent la su- 
ture et la forte côte jaune sont plus petits , les autres sont 
séparés par des côtes moins élevées. Le dessous et les 
pattes sont couverts de petits points enfoncés et serrés , 
et garnis de poils blanchâtres assez longs et couchés. Le 
sternum du prothorax est d'un beau jaune ; celte couleur 
s'élargit en avant et se termine près de la tète en forme 
de cœur. 

Ce bupreste vient du Chili et nous a été donné par 
M. Gay. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



TAUPIN (Semiotus) A ÉLYTRES JAUNES. 

ELATER (Semiotus) LUTEIPENNIS. Nob. 

fPl. 228, fig. 2.) 



Cette belle espèce est longue de 26 et large de 8 mil- 
limètres. Tout son corps est noir, lisse et luisant, à l'excep- 
tion des bords du corselet, dessus et dessous, et des élytres, 
qui sont d'un beau jaune d'ocre. Sa tête est plus large que 
longue, ponctuée, avec une large impression occupant tout 
le front. Les antennes (2. b.)sont plus longues que la tête 
et le corselet , un peu en scie , d'un noir terne. Les pal- 
pes sont noirs, courts, avec le dernier article sécuriforme. 
Le corselet est plus large que la tête , un peu plus long 
que large , à cotés parallèles , ayant les angles antérieurs 
arrondis, les postérieurs prolongés en une pointe aiguë 5 
son bord antérieur est un peu avancé et un peu écbancré 
au milieu *, sa surface est lisse , luisante et parsemée de 
petits points enfoncés assez distants entre eux 5 l'écusson 
est noir et arrondi. Les élytres sont lisses , allongées , de 
la largeur du corselet à leur base , un peu élargies vers 
le milieu , terminées en pointe et ayant au bout une pe- 
tite échancrure qui les fait paraître bidentées 5 elles sont 
lisses et luisantes, et offrent chacune neuf stries ponctuées 
et assez profondes. Les pattes (2. a. ) sont assez grê!es , 



Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 21 

noires , sans poils. Le dernier segment de l'abdomen est 
terne et garni d'un fin duvet noir. 

Ce beau Taupin, unique dans notre collection, nous a 
été cédé par M. Fontaine comme venant du Chili ; nous 
pensons plutôt qu'il est du Pérou. 



TAUPIN (Alaus) ABDOMINAL. 

ELATER {Alaus) JBDOMINALIS. Nob. 
(Pl. 228, fig. 3.) 



Il est long de 26 et large de 7 millimètres , allongé , 
parallèle , noir terne et tomenteux, avec le milieu du mé- 
tathorax et l'abdomen rouges. La tête est plus étroite que 
le corselet , plus large que longue , couverte de gros 
points enfoncés , avec une impression large et peu pro- 
fonde sur le front. Les antennes sont plus longues que la tête 
et le corselet, un peu en scie, à articles aplatis -, les second et 
troisième articles sont plus courts (3. c), et le septième, dans 
l'antenne droite , la seule qui soit entière dans l'individu 
unique que nous possédons , est un peu plus large et offre 
au milieu du bord interne une forte échancrure (3. d.). Le 
corselet est de forme carrée, à peine plus large que long, un 
peu rebordé et presque droit sur les côtés , avec les angles 
postérieurs aigus , prolongés en arrière et fortement ca- 
rénés en dessus : toute sa surface est rugueuse et couverte 



22 VOYAGE DK LA FAVORITE, 



de forts points enfoncés et très-rapprochés , à l'exception 
de deux espaces élevés et placés un de chaque côté , un 
peu en avant du milieu , lesquels sont lisses et luisants. 
Ces deux espaces lisses sont situés sur deux élévations lon- 
gitudinales qui produisent trois larges sillons peu pro- 
fonds. L'écusson est arrondi , finement ponctué , avec une 
petite côte longitudinale lisse en arrière. Lesélytres sont 
allongées, plus de deux fois plus longues que larges , pa- 
rallèles , fortement rebordées sur les côtés, arrondies au 
bout, ponctuées, couvertes d'un duvet noir très-court et 
très-serré 5 elles ont, près du bord externe, une côte 
élevée et arrondie partant de l'angle humerai, se dirigeant 
d'abord en dedans et parcourant ensuite la longueur de 
l'élytre, parallèlement à son bord externe. Chaque élytre 
a en outre neuf stries ponctuées. Le dessous du corselet 
est noir, ponctué , sans sillons pour les antennes. Le 
dessous du mésothûrax et du métathorax , également noir 
et ponctué , est presque entièrement occupé par une 
grande tache rouge. L'abdomen est lisse, luisant, fine- 
ment ponctué et entièrement d'un rouge vif (3. a.). L'anus 
est terminé par une pointe assez aiguë. Les pattes (3. b.) 
sont toutes noires. 

Ce bel insecte est indiqué par M. Fontaine, qui nous 
l'a cédé avec une grande collection, comme venant du 
Chili ; mais nous pensons qu'il l'a pris plutôt au Pérou. 
Nous l'avons rapporté au genre Alaus de Eschscholtz, 
parce que le plus grand nombre de ses caractères l'en rap- 
prochent , mais il n'a pas tout à fait le même faciès. 



Cl. IX. Pl. ii5 à "258. ^3 



TMJPIN (Dicrépidie) VENTRAL. 
ELATER (Dicrepidius) FETSTRALIS. Nob. 

(Pl. 229, fig. 1.) 



Il est long de 10 et large d'un peu plus de 4 millimètres, 
d'un brun noirâtre dessus et dessous, à l'exception du ven- 
tre, qui est rougeâtre. Sa tète est de la largeur du corse- 
let, fortement ponctuée, avec une faible fossette en avant 
du front. Les antennes (t. a.) sont d'un brun tirant sur 
le fauve , un peu en scie , plus longues que la tête et le 
corselet , avec les second et troisième articles , mais sur- 
tout le second , beaucoup plus petits. Le corselet est à peu 
près aussi long que large , arrondi sur les côtés , un peu 
bombé , ayant les angles postérieurs aigus et prolongés 
en arrière ; il est fortement ponctué et couvert de poils 
jaunâtres assez serrés , ainsi que la tête et les élytres , ce 
qui donne à sa couleur noirâtre un ton verdâtre , produit 
par le mélange du jaune des poils. L'écusson est un peu 
oblong, un peu rétréci à sa base, terminé en forme de cœur, 
mais à pointe arrondie-, il est couvert de petits points en- 
foncés. Les élytres sont deux fois plus longues que larges, 
parallèles , de la largeur du corselet , effilées et arrondies 
au bout ; elles sont couvertes de points assez serrés et 
très-marqués , et offrent chacune neuf stries de points en- 



24 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

foncés plus forts et très-rapprochés entre eux. Le dessous 
de tout le thorax est de la couleur du dessus, à l'exception 
du bord postérieur du métathorax , qui est fauve, ainsi que 
les hanches et les tarses • les rebords des élytres et l'abdo- 
men sont également fauves ; les cuisses et les jambes sont 
noirâtres. Tout le dessous et même les pattes sont ponctués 
et garnis d'un duvet jaunâtre. Les second et troisième ar- 
ticles des tarses antérieurs et intermédiaires (t. b.) ont 
une palette assez allongée. Il n'y en a qu'une située au 
troisième article aux tarses postérieurs (i. a), ce qui 
pourrait autoriser à former avec cet insecte une coupe 
générique liant les Monocrepidiiik aux Dicrepidius, 
coupe que nous proposerions de désigner sous le nom 
d' Heterocrepidius \ 

Cet insecte curieux vient du Pérou, 



TAUPIN (JEole) A JOLIES ZONES. 
ELATER (M dus) CALLIZONUS. INob 

(VI. 2*9, fig. 2.) 



Ce joli Taupin est long de 6 à 8 et large de i 1/2 à 2 
millimètres; il est de forme allongée, assez aplati. Sa tète 
est noire , finement rugueuse , couverte de poils jaunâtres 
assez longs , avec les yeux bruns. Les antennes et les pal- 
pes sont jaunes ; les antennes (2. a.) sent beaucoup plus 



Cl. IX, Pl. ni5 à 238. i5 

longues que la tête et le corselet , filiformes, un peu ve- 
lues , avec les second et troisième articles courts , égaux , 
moins longs , réunis, que le premier ou le troisième. Le 
corselet est plus long que large , un peu plus étroit en 
avant, arrondi sur les côtés, avec les angles postérieurs 
très -aigus et très- prolongés en arrière. Toute sa surface 
est couverte de points enfoncés , de forme un peu oblon- 
gue ; il a des poils jaunâtres assez clair semés et offre au 
milieu une large tache longitudinale noire , dilatée au mi- 
lieu et qui touche aux deux extrémités. L'écusson est noir, 
allongé , à côtés presque parallèles , arrondi en arrière. 
Les élytres sont au moins deux fois plus longues que lar- 
ges , arrondies en arrière , d'un beau jaune vif, luisantes, 
avec neuf stries assez profondes et finement ponctuées au 
fond : ces élytres sont marquées de trois bandes trans- 
verses noires, ondées -, la première, au tiers antérieur, re- 
monte jusqu'à la base et entoure l'écusson , la seconde est 
située au tiers postérieur, et la dernière termine les élytres 5 
elles sont en outre couvertes de poils jaunâtres , assez peu 
serrés. Le dessous est brun, plus ou moins noirâtre , avec 
tous les bords jaunes. Les pattes sont entièrement jaunes 
et peu velues. 

Pris à Callao , au Pérou, 



^6 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



TAUPIN (Cardiophore) DU PÉROU. 

ELATERiCardiophorus) PER UFUNUS. Nob. 

(PI. 229, fig. 3.) 



Ce Taupin est long de 8 1/2 et large de près de 3 mil- 
limètres , assez allongé , d'un jaune un peu fauve dessus 
et dessous. Sa tête est de la largeur du corselet en avant , 
arrondie au bord antérieur, aussi longue que large , très- 
finement ponctuée, un peu velue, avec les yeux grands et 
de couleur grise. Les antennes sont plus longues que la 
tète et le corselet , un peu en scie , avec le second article 
seul plus court que les autres. Le corselet est presque 
aussi long que large, rétréci en avant, arrondi sur les côtés, 
un peu bombé au milieu, avec les angles postérieurs assez 
prolongés en arrière , mais un peu arrondis au bout. 
Toute sa surface est lisse et luisante; mais il est couvert 
d'un fin duvet jaune assez serré. L'écusson est assez cor- 
diforme , avec une fossette au milieu. Les élytres sont à 
peu près deux fois plus longues que larges , rétrécies en 
pointe en arrière, lisses, tomenteuses, avec neuf fortes 
stries fortement ponctuées au fond. Le dessous est lisse, 
d'un fauve un peu brunâtre, tomenteux , avec les deux 
derniers segments abdominaux plus rougeâtres. Les pattes 
sont d'un jaune pâle avec les tarses de la couleur du des- 
sous du thorax. 

Des environs de Lima au Pérou. 



Cl. IX. Pl. 2-35 à *9£ 27 



TAUPIN (Cardiophore) DE CLÉRY. Nob. 
ELATER (Cardiophorus) CLERYE Nob. 

(Pl. 229, fig. 4.) 



Cette petite espèce ne peut être comparée qu'à YE. 
equiseti de Herbst, mais elle s'en distingue d'une manière 
suffisante. Elle est longue de 5 et large de 1 millimè- 
tres , d'un brun marron plus ou moins noirâtre. Sa tête 
(4. a.) est petite, arrondie en avant, finement rugosule, 
avec des poils gris peu serrés. Les antennes et les palpes 
sont d'un jaune testacé un peu fauve \ les antennes (4. b.) 
sont à peine de la longueur de la tête et du corselet, velues, 
composées d'articles obconiques , faiblement dentées en 
scie au côté interne. Le corselet est un peu globuleux , 
aussi large que les élytres , rétréci en avant et en arrière, 
et ayant les angles postérieurs assez saillants , mais non 
aigus : vue à une forte loupe, sa surface supérieure paraît 
très-finement chagrinée -, il est couvert de petits poils 
gris, très-serrés et couchés. L'écusson (4- c. ) est en 
forme de cœur, velu. Les élytres sont allongées, terminées 
en pointe ; elles ont chacune neuf stries formées par des 
points enfoncés et oblongs , et elles sont couvertes de 
poils gris très-serrés et couchés , formant des stries grises 
au sommet des côtes. Le dessous est d'un brun plus foncé, 
peu velu sous la poitrine et sous le corselet, mais ayant 



28 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

les segments de l'abdomen couverts de duvet gris très- 
court et très-serré. Ses pattes sont de longueur ordinaire , 
avec les cuisses un peu comprimées -, elles sont entière- 
ment d'un jaune fauve , très-peu velues , avec les tarses 
(4- d. ) simples terminés par deux crochets ( 4. e. ) grêles 
à peine dentés à la base. 

Cet insecte ne parait pas rare au Pérou , nous en avons 
des individus pris à Lima, à Guayaquil et dans la petite 
ile de San-Lorenzo ; nous les devons au zèle de M. Cléry, 
à qui nous dédions l'espèce. 



TAUPIN (Cardiophore) A QUATRE TACHES. 

ELATER (Cardiophorus) TETRASPILOTUS. 

Nob. 

(PI. 23o, fig. 1.) 



Il ressemble beaucoup pour la forme et pour la taille 
à VE. Cleryi; comme lui, il est long de 5 et large de 
près de 2 millimètres, peu allongé, un peu ovalaire, 
noir luisant; sa tête est petite, rétrécie en avant , lisse 
et noire, avec des poils courts et gris*, les yeux sont d'un 
brun fauve ainsi que les antennes, qui ont à peine la 
longueur de la tête et du corselet, et dont les articles 
sont assez courts , un peu dentés en scie en dedans et 
velus. Les palpes sont de couleur fauve \ le corselet est 



Cl. IX. Pl. -225 à 238. 29 

noir, lisse et luisant , à peu près aussi long que large , 
velu , assez bombé au milieu , arrondi sur les côtés , 
rétréci en avant et en arrière , avec les angles postérieurs 
peu saillants et peu pointus, un peu fauves. L'écusson 
est en forme de cœur, aussi long que large , brun noi- 
râtre terne. Les élytres sont de la largeur du corselet à 
leur base ; elles s'élargissent un peu ensuite et vont en 
s'arrondissant en arrière • elles sont noires , très-fine- 
ment ponctuées , avec neuf stries profondes dont les 
quatre premières prennent naissance assez loin du bord 
antérieur. Elles sont couvertes d'un duvet cendré assez 
serré et offrent chacune une grande tache oblongue 
rouge, partant de l'angle humerai et se terminant au 
milieu, en se dirigeant un peu vers la suture, et une autre 
tache de la même couleur, située au tiers postérieur, ar- 
rondie en dedans , mais n'atteignant pas la suture. Le 
dessous est noir luisant , tomenleux ; les pattes sont entiè- 
rement fauves. 

Nous avons sous les yeux une variété de cette espèce 
chez laquelle le corselet est d'un brun fauve et dont les 
taches jaunes des élytres occupent un plus grand espace, 
de manière à ne laisser qu'une croix noire formée par la 
suture et une bande transverse au delà du milieu. 

Cet insecte a été trouvé aux environs de Callao , au 
Pérou. 






3û VOYAGE DE LA FAVORITE. 



TAUPIN (Oophore) DE SAULCY. 
ELJTER (Oophorus) SAULCYI. Nob. 

(PI. ^30, fig. 2.) 



Il est long de 10 et large de près de 3 millimètres , 
allongé , rétréci en arrière, peu convexe et noir. La tète 
est arrondie en avant, de la largeur du corselet, forte- 
ment ponctuée, velue , avec les yeux bruns ; les antennes 
(2. a.) sont plus longues que la tête et le corselet, filiformes, 
fauves avec le second article plus court que le troisième qui 
est presque égal aux suivants $ les palpes sont de la même 
couleur -, le corselet est noir , plus long que large , élargi 
en arrière , un peu arrondi sur les côtés , fortement ponc- 
tué , couvert de poils courts et jaunâtres peu serrés , 
avec les angles postérieurs très-aigus et très-prolongés en 
arrière, d'un rouge fauve dessus et dessous, couleur qui 
s'étend assez haut de chaque côté du corselet. L'écusson 
est ponctué, de forme un peu ovalaire subcarrée. Les 
élytres sont un peu moins larges que le corselet, plus de 
deux fois plus longues que larges , rétrécies et effilées en 
arrière, d'un noir vif et un peu luisant , fortement ponc- 
tuées , couvertes de poils jaunâtres assez clair-semés et 
courts, avec neuf fortes stries ponctuées et très-mar- 
quées ; elles ont à la base une tache fauve qui ne touche 



Cl. IX. Pl. 29.5 à 238. 5i 

pas tout à fait l'écusson et se prolonge un peu oblique- 
ment sur les côtés, une autre grande tache triangulaire 
de la même couleur, occupant le bord externe , un peu 
au delà du milieu , et enfin une petite bordure rougeâtre 
au bout. Le dessous est noir, fortement ponctué. Les 
pattes sont fauves et un peu velues. 

De Payta, San-Lorenzo et Callao, au Pérou. 



TAUPIN (Oophore) DE LAURENT. 

ELATER (Oophorus) LAURENTII. Nob. 

(Pl. 2 3o, fig. 3.) 



Il est long de 8 ou g et large de 3 à 3 millimètres i/4 , 
d'un brun marron terne et velouté dessus et dessous, avec 
les antennes et les pattes d'un jaune un peu fauve. Sa 
tête est plus large que longue , arrondie en avant, à front 
plat, finement chagrinée et tomenteuse. Les palpes et 
les antennes sont d'un jaune fauve ; celles-ci ont leurs ar- 
ticles obconiques, peu en scie, avec le premier très- 
long , arqué , le second beaucoup plus court, le troisième 
un peu plus grand que le second, et les suivants encore 
un peu plus longs et presque égaux entre eux. Le corselet 
est de forme carrée, un peu plus large que les élytres , 
assez épais, un peu aplati au milieu, arrondi sur les 
côtés , avec les angles postérieurs assez prolongés , aigus 



3l VOYAGE DE LA FAVORITE. 

et surmontés d'une carène assez forte 5 il est finement 
chagriné , avec quelques reflets soyeux produits par le 
fin duvet brun-jaunâtre dont il est couvert. L'écusson 
est arrondi, soyeux. Les élytres sont à peine deux fois 
plus longues que larges , d'un brun marron avec le bout 
un peu fauve dans l'un de nos individus • elles sont très- 
finement chagrinées et couvertes de duvet comme le 
corselet , avec neuf stries fortement ponctuées. Le des- 
sous est finement chagriné et tomenteux \ les pattes sont 
d'un jaune un peu fauve. 

Nous avons reçu cette espèce de Lima, au Pérou ; 
nous la dédions au savant anatomiste qui a concouru avec 
nous à la rédaction de l'histoire naturelle du voyage de 
la Favorite. 



TAUP1N (Oophore) DE GAUDICHAUD. 

ELATER (Oophorus) GAUDICHAUDII. Nob. 

(PI. s3o, fig. 40 



Il est long de 5 à 6 et large de 2 à 1 millimètres 1/4, 
jaunâtre , avec le milieu du corselet et la suture occupés 
par une bande longitudinale noirâtre , et plus ou moins 
large suivant les variétés. La tête est un peu plus large 
que longue , finement ponctuée , velue. Les antennes sont 
jaunes, de la longueur de la tête et du corselet, un 



Cl. IX. Pl. 11S à 238. 33 

peu en scie et composées d'articles courts et égaux, à l'ex- 
ception du second, qui est plus court que les autres. Le 
corselet, un peu plus long que large, est finement ponc- 
tué et tomenteux , arrondi sur les côtés , plus étroit en 
avant , ayant aux angles postérieurs une forte pointe 
dirigée en arrière et carénée au côté externe ; son milieu 
est teinté de brun pâle ou de noir qui occupe presque 
toute sa surface , suivant les variétés ; mais les bords et 
les pointes postérieures sont toujours jaunes. L'écusson 
est petit, ovalaire, brun. Les élytres sont de la largeur 
du corselet, un peu arrondies sur les côtés, finement 
ponctuées, velues, avec neuf stries enfoncées et ponc- 
tuées 5 elles sont d'un jaune testacé , sans tache, dans 
quelques individus $ chez d'autres, !a suture offre une 
bande brune un peu dilatée vers le tiers postérieur, et 
chez quelques autres, cette bande suturale est encore plus 
dilatée et occupe presque toute leur surface. Le dessous et 
les pattes sont jaune fauve ; cependant , chez les individus 
où le noir domine, il est d'un jaune brun plus ou moins 
noirâtre. Toute la surface inférieure du thorax et de 
l'abdomen est couverte de petits points enfoncés. 

Cette espèce, que nous dédions à M. Gaudichaud, voya- 
geur et botaniste , a été prise aux environs de Lima au 
Pérou. 



j 



1838. 



ni. 



34 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



TAUP1N (Adraste) PALE. 
ELATER (Jdrastus) PJLLIDUS. Nob. 

(PI. 2 3o, fig. 5.) 



Il est long de 4 ou 5 et large de i à i millimètres 1/2, 
étroit et effilé , peu convexe, jaune et finement velu. La 
tête est de la largeur du corselet , très-finement rugosule, 
jaune avec les côtés bruns, ou entièrement brune, 
suivant les variétés. Les antennes sont un peu plus lon- 
gues que la tête et le corselet, jaunes , filiformes , un peu 
velues, avec les deuxième et troisième articles égaux, un 
peu plus courtschacun que le quatrième, mais plus longs, 
réunis, plus étroits et moins velus. Les palpes sont jaunes. 
Le corselet est un peu plus long que large , de forme 
carrée, assez parallèle et peu arrondi sur les côtés, pro- 
longé en une pointe assez aiguë aux angles postérieurs , 
finement ponctué et garni de poils jaunes assez courts-, sa 
couleur est jaune sans taches dans quelques variétés , mais 
le plus souvent il a deux taches oblongues brunes , n'at- 
teignant pas ses extrémités, séparées au milieu par un 
espace étroit, droit, et un peu convexe aux côtés exté- 
rieurs. L'écusson est oblong, à côtés parallèles, arrondi 
en arrière , jaune et un peu velu. Les élytres sont plus de 
deux fois plus longues que larges, parallèles, très-fine- 



Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 35 

ment ponctuées , velues, garnies de neuf stries assez pro- 
fondes et ponctuées. Dans quelques variétés, ces élytres 
sont sans taches-, dans d'autres, elles ont la suture assez 
largement bordée de brun jusqu'aux deux tiers de leur 
longueur-, et enfin il y a des individus qui ont cette bande 
suturale plus large et terminée, avant le bout de l'élytre, 
par une dilatation brune qui touche les bords. Le 
dessous et les pattes sont jaunes et finement velus. 

Cette espèce a été trouvée près de Callao , au Pérou $ 
elle est voisine de X Adrastus limbatus de Fabricius. 



■ 






36 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



TYLOCÈRE A ANTENNES NOIRES. 
TYLOCERUS ATRICORNIS. Laporte, 



Cet insecte est remarquable par ses grandes antennes 
épaissies vers le bout. Il a été découvert par Eschscholtz 
dans File de Manille , et il avait reçu de lui le nom de 
Cantharis alricornis. Il forme, avec quelques autres 
espèces analogues , le genre Tylocère de Dalman , et 
c'est nous qui avons le premier signalé ce genre aux en- 
tomologistes de Paris , dans notre texte du Voyage autour 
du monde de la corvette la Coquille (Zool. t. II. part. II. 
I er div. pag. 77). Voici le passage en question: «Lorsque 
nous avons fait graver notre planche , nous n'avions pas 
encore pu nous procurer l'ouvrage de Dalman {Analecta 
JEntomologica ) 5 et ignorant qu'il avait fait un genre 
Tjlocerus avec un insecte de la Jamaïque analogue 
au nôtre , nous en avions formé notre genre Cordy- 
locère. Nous adoptons actuellement le nom donné par 
Dalman • l'espèce qu'il a décrite diffère de la nôtre d'une 
manière notable, tant par la couleur que pour le lieu d'ha- 
bitation. Nous avons vu , dans la collection de M. Gory, 
deux espèces indiennes appartenant à ce genre , et qui lui 
ont été envoyées de Londres \ l'une d'elles porte une éti- 
quette sur laquelle est inscrit le nomd 1 A llocoiy nus Hoppe. 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 37 

Il est probable que ce naturaliste a aussi établi un genre 
avec ces insectes sans connaître l'ouvrage de M. Dalman.» 
On voit clairement par ce passage que nous avons 
le premier reconnu le genre Tylocère dans Dalman. 
Est-ce par inadvertance , ou pour s'attribuer cette dé- 
couverte , que M. Delaporte , dans le Buffon de Du- 
mesnil (Insectes, I. p. 2^5), place notre nom de Cordy- 
locerus en synonymie du genre Tylocère , sans dire que 
nous avions déjà fait nous-mêmes cette rectification • ce 
qui pourrait faire croire qu'il nous a corrigé et que nous 
ne connaissions pas le genre de Dalman. Cependant, en 
citant notre Tjlocerus antennatus du voyage de la Co- 
quille , il cite bien notre texte, pag. 77 , ce qui prouve 
qu'il a fait usage des bonnes feuilles que nous lui avions 
communiquées. 

Ce genre, outre l'espèce type décrite par Dalman, 
celle dont nous nous occupons , et celle que nous avons 
fait connaître dans le voyage de Duperrey , en contient 
actuellement deux autres provenant des Indes Orientales, 
ce qui fait un total de cinq espèces. M. le comte Dejean 
mentionne quatre de ces espèces dans son catalogue ^ mais 
il donne au genre un quatrième nom , celui de Xan- 
thestia. Voici la description abrégée de notre insecte. 

Tjlocerus atricornis. — Long de 1 1 et large de 4 
millimètres, jaune dessus et dessous, sa tête est aplatie 
en avant, un peu prolongée en museau. Les yeux sont 
très-saillants, noirs. Les antennes sont plus longues que 
le corps, noires, avec la base du premier article jaune. Le 
corselet est de forme carrée avec les angles arrondis et 
les bords un peu relevés et transparents. Les élytres sont 
allongées, rebordées, avec deux faibles traces de cotes 



38 \OYAGE DE LA FAVORITE. 

et les angles, huméraux très-relevés 5 leur extrémité est 
tachée de noir. Les pattes sont d'un jaune un peu fauve 
avec les genoux noirs. L'extrémité des quatre jambes an- 
térieures , tous les tarses et les jambes postérieures sont 
noirâtres. 

Cette espèce habite Manille; M. Dejean lui a donné 
le nom de Xanthestia terminata, montrant ainsi qu'un 
nom de collection ( car le nom de Cantharis atricor- 
m's, Esch., n'a pas été publié par cet auteur) ne doit 
point faire loi. 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 3 9 

DASYTE BLEU. 
DASYTE CYJNEUS. Nob. 






Il est long de io et large de 4 millimètres, allongé, 
d'un beau bleu luisant , avec la base des antennes et les 
patles fauves. Sa tête est aplatie en avant, finement ponc- 
tuée , avec une petite bosse au milieu du front ; le labre 
est fauve. Les antennes sont un peu plus longues que la 
tête et le corselet un peu en scie, noirâtre, avec les quatre 
premiers articles fauves. Le corselet est un peu plus large 
que long, luisant , très-finement ponctué , rebordé, garni 
de longs poils noirs et raides, et ayant de chaque côté une 
large bordure grise produite par un duvet court et serré. 
L'écusson est arrondi en arrière, noir, velu. Les élytres 
sont d'un beau bleu , allongées , fortement rebordées , 
couvertes de gros points enfoncés très-serrés , ce qui les 
fait paraître rugueuses , garnies à l'entour de longs poils 
noirs et raides. Le dessous est d'un noir bleu , garni d'un 
duvet jaunâtre assez serré 5 les pattes sont de grandeur 
moyenne, fauves et couvertes de poils jaunâtres. Cette 
jolie espèce a été prise au Chili. 



40 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

Genre ÉPICLINE. 
EPICLINES, Chevrolat. 

(PI. a3i , fig, i.) 



Ce genre , dont nous avons publié les caractères dans 
notre Iconographie du règne animal (texte, Insect., p.49), 
est ainsi caractérisé par M. Chevrolat : labre transver- 
sal, un peu échancré en avant : mandibules arquées , ter- 
minées en pointe ; mâchoires terminées par un lobe très- 
allongé, cilié, arrondi au bout ; palpes maxillaires filifor- 
mes , avec le dernier article le plus long , cylindrique 5 
lèvre inférieure assez élargie , ciliée ; palpes labiaux ter- 
minés par un grand article fortement sécuriforme 5 an- 
tennes de onze articles , le premier un peu plus épais , le 
second le plus court de tous , les suivants plus longs , cy- 
lindriques et Un peu obconiques, égaux en longueur jus- 
qu'au neuvième , qui est beaucoup plus épais , un peu 
plus long , ainsi que les dixième et onzième -, ce dernier 
est encore un peu plus long, arrondi au bout ; tarses allon- 
gés , ayant quatre lamelles en dessous \ corps allongé , 
étroit. 



Cl. IX. Pl. 2î5 à î38. 4i 



ÉPICLINE DE GAY. 

EPICLINES GAYI. Chevr. 

(Pl. a3i, fig. ..) 



Cet insecte est long de 7 et large de 2 millimètres 1 \i ; 
il est noir, couvert de forts points très-rapprochés et de 
poils noirs assez longs. La base du corselet et l'extrémité 
de la suture des élytres ont des poils plus courts et plus 
serrés , de couleur grise. Les élytres ont quatre petites 
lignes non réunies , transverses , obliques , d'un blanc 
jaunâtre, disposées en X \ les deux antérieures sont si- 
tuées près de la base , et les inférieures placées vers le 
milieu. Les antennes sont ferrugineuses , avec les trois 
derniers articles plus pâles. 

Cet insecte a été trouvé au Chili -, il est unique dans 
la collection de M. Chevrolat. 






4'^ VOYAGE DE LA FAVORITE. 

Genre CRYPTORHOPALE. 
CRYPTORHOPJLUM. Nob. 

(PI. 23 1, fig. 2. 3.) 



Nous avons fondé ce genre , voisin des Anthrènes , 
dans notre Iconographie du règne animal ( texte , In- 
sectes , page 67). Voici les caractères que nous lui assi- 
gnons : corps arrondi , épais ; tête enfoncée dans le 
corselet ; antennes terminées par une grosse massue ova- 
laire , aplatie en avant, de deux articles égaux , se logeant 
dans des cavités courtes , pratiquées sous les angles anté- 
rieurs du corselet 5 premier et second articles gros , glo- 
buleux , égaux • les six suivants beaucoup plus étroits , 
très-courts , transverses , peu distincts entre eux ; le neu- 
vième un peu plus large et les deux derniers formant 
seuls la massue y pattes contractiles, aplaties. 

Ce genre se distingue assez par ses antennes pour qu'il 
soit inutile de faire ressortir ses différences ; il diffère ce- 
pendant encore des Anthrènes par un autre caractère : 
c'est qu'au lieu d'avoir le corps couvert de petites écail- 
les , ce qui caractérise toutes les Anthrènes proprement 
dites , il n'a que des poils courts et couchés. 



Cl. IX. Pl. -2-25 à -208. 43 



CRYPTORHOPALE A QUATRE POINTS. 

CRYPTORHOPJLUM QUADRIPUNCTA- 
TUM. Nob. 

(Pl. s3i , %. 2.) 

Long de 3 à 4 et large de 2 à 2 millimètres iji , noir, 
finement ponctué , couvert d'un duvet très-serré noir, à 
l'exception des côtés du corselet, de lécusson et de quatre 
gros points ronds, placés, deux au delà du milieu et deux 
à l'extrémité des élytres , qui sont formés de poils ferru- 
gineux 5 côtés du thorax et abdomen , en dessous, garnis 
de poils ferrugineux peu serrés ; antennes et pattes bru- 
nes. — De Callao. 



44 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



CRYPTORHOPALE DE CLÉRY. 

CRYPTORHOPJLUM CLERYL Nob. 

(PI. 23i, fig. 3.) 



Long de près de trois et large de deux millimètres ; 
noir, très-finement ponctué , couvert de poils courts ser- 
rés et couchés*, ceux de la tête et du corselet jaunâtres 5 
élytres à poils noirs, ayant trois bandes transverses for- 
mées de poils jaunâtres ; dessous garni de poils jaunâtres 
peu serrés \ antennes et pattes ferrugineuses. — De Callao. 
Nous le dédions à M. Cléry, officier de la marine royale , 
au zèle éclairé duquel la science doit un grand nombre 
de découvertes intéressantes. 

Il y a , dans la collection de M. Chevrolat , deux au- 
tres espèces du même genre qui viennent du Brésil -, elles 
sont encore inédites. 



Cl. IX. Pl. ii5 à 258. 45 

Genre PSAMMOTRUPE. 
PSAMMOTRUPES. Nob. 



Nous avons indiqué ce genre dans notre Iconogra- 
phie du Règne Animal (texte v Insectes , page 74 )* H est 
très-voisin des Pachysomes , mais il s'en distingue surtout 
par la massue de ses antennes et par ses tarses, qui n'ont 
point de crochets au dernier article ; voici les caractères 
que nous lui assignons : 

Corps court et large , avec les élytres à peine plus lon- 
gues que le corselet, ovales, transverses j antennes de 
neuf articles , le premier allongé , formant la moitié de 
leur longueur* le second très-petit, les deux suivants cha- 
cun plus de deux fois plus longs que le second , presque 
égaux 5 les cinquième et sixième, courts, transverses, 
égalant à eux deux le précédent -, les trois derniers formant 
une massue allongée, et à feuillets égaux en épaisseur, au 
moins aussi longs que les cinq articles précédents ; mé- 
diosternum allongé longitudinalement , avec les hanches 
des pattes intermédiaires portées fort en arrière , de ma- 
nière à ce que ces pattes s'insèrent très -près des posté- 
rieures , qui sont elles-mêmes très-reculées 5 pattes anté- 
rieures sans tarses , les intermédiaires et postérieures 
ayant des tarses assez allongés, fortement ciliés des deux 



46 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

côtés , et dont le dernier article n'a pas de crochets ter- 
minaux. Des cils très-allongés et dirigés en avant , de 
chaque côté du corselet. 



PSAMMOTRUPE A FRONT DENTÉ. 
PSAMMOTRUPES DENTJFRONS. Nob. 



Il est long de 18 à 23 et large au corselet de 14 à 17 
millimètres ; noir assez luisant ; tête finement ponctuée , 
deux fois plus large que longue, terminée en avant par 
deux cornes placées au milieu du chaperon , dirigées en 
avant , un peu divergentes et relevées vers leur extrémité, 
d'une longueur égale aux deux tiers de celle de la tète ; 
côté du chaperon , en avant , offrant trois petites dents • 
corselet transversal , plus de deux fois plus large que long, 
arrondi et cilié sur les côtés , tronqué droit en avant, 
avec une petite échancrure au milieu pour l'insertion de 
la tète, anguleusement échancré en arrière, finement 
ponctué, avec une impression longitudinale au milieu , 
partant de l'angle intermédiaire postérieur et n'atteignant 
pas le bord antérieur ; élytres en ovale transverse , plus 
larges que longues, à angles huméraux arrondis, situés 
en arrière de la base, à bord externe un peu rebordé , 
embrassant l'abdomen sur les côtés , avec de fines stries 
ponctuées , un peu effacées en arrière ; pattes grandes 5 



Cl. IX. Pr.. 11S à 238. 47 

les jambes antérieures armées du côté externe de quatre 
dents arrondies , ciliées au bord interne ; les quatre sui- 
vantes minces , point élargies vers l'extrémité , ciliées , 
quadrangulaires, avec la saillie anguleuse externe fine- 
ment dentée en scie 5 tarses aplatis de cinq articles allant 
en diminuant de longueur, fortement garnis de poils fau- 
ves de chaque côté , sans crochets au bout. 

Nous possédons un individu qui nous semble être une 
femelle , chez lequel les deux cornes antérieures du cha- 
peron sont plus courtes, qui a le corselet un peu moins 
large et les pattes moins longues', avec de fines stries de 
points sur les élytres , séparées par de très-faibles éléva- 
tions qui ont l'apparence de côtes effacées. C'est peut- 
être une variété ou même une autre espèce. Cet insecte 
se trouve dans les déserts sablonneux de l'extrémité de 
l'Amérique méridionale, dans le Tucuman, d'où il a été 
rapporté par M. Lacordaire , et en Patagonie , où 
M. d'Orbigny l'a observé. On nous a assuré que nos 
deux insectes ne sont autre chose que YEucranium arach- 
noïdes du catalogue de M. le comte Dejean. Voulant 
vérifier ce fait , nous nous sommes présenté plusieurs fois 
chez ce général sans le rencontrer, et ayant appris enfin 
qu'il était en voyage pour plusieurs mois , nous n'avons 
pu retarder l'impression du présent ouvrage pour l'at- 
tendre, et nous avons passé outre, ne pouvant acqué- 
rir la preuve de l'identité de notre genre avec le sien. Du 
reste , si nous n'habitions pas Paris , il nous serait impos- 
sible de connaître ces genres , et nous ne pourrions pas 
plus les adopter, malgré l'envie que nous en aurions. 

Il est probable que cet insecte se rapporte aussi à la 
deuxième division des Pachysoma, établie dans le Buffon 



48 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

de Dumesnil , Insectes , II , p. 68 ; mais la description 
donnée par M. de Castelnau est si vague que nous n'en 
sommes pas sûr, d'autant plus qu'il donne le Chili pour 
habitation à son espèce. Ne pouvant voir l'insecte dont s'est 
servi M. de Castelnau , nous avons été obligé de consi- 
dérer le nôtre comme différent. 



GÉOTRUPE A DENTS LATÉRALES. 
GEOTRUPES LATERIDENS. Nob. 



Cette espèce a beaucoup de rapports avec le Geotmpes 
typhœus de notre pays , mais elle s'en distingue parce 
que les cornes de son corselet sont situées au bord anté- 
rieur, très-bas et tout à fait sur les cotés de la tête. 
Cet insecte est long de 17 et large de 10 millimètres, noir 
luisant • la tête a un petit tubercule au milieu du front , 
avec les bords du chaperon un peu relevés en carène, se 
prolongeant de chaque côté et au-dessus des yeux ; le cor- 
selet est large , rugueux : il a , au milieu du bord anté- 
rieur, un petit tubercule assez saillant, et de chaque côté 
une corne avancée , courbée du côté de la tête, dont l'ex- 
trémité atteint au-dessus des yeux , à la hauteur du tu- 
bercule de la tète , ces deux cornes ont , au côté externe, 
une petite carène assez tranchante : elles semblent em- 
brasser la tête 5 Técusson est arrondi , lisse ; les élytres 
sont lisses, avec d'assez profonds sillons; les jambes an- 



Cl, IX. Pl. 225 à 238. 4 9 

térieures sont armées au côté externe de six ou sept dents 
arrondies, plus fortes à l'extrémité. 

Ce Géotrupe a été trouvé au Chili. 



ATHYRÉE RECTICORNE. 
ATHYREUS RECTICORNIS. Nob. 

(Pl. 232, fig. I.) 



Il est long de 19 et large de 10 millimètres , d'un brun 
rougeâtre , avec les élytres plus foncées 5 la tête est avancée 
et allongée , avec le chaperon terminé en avant par une 
corne dressée, un peu dirigée en avant, moins longue 
que la tête-, il y a un petit tubercule de chaque côté en 
avant des yeux •, le corselet est lisse et luisant , un peu 
ponctué, coupé brusquement et verticalement en avant, 
avec une petite fossette au milieu et vers le haut de la 
coupure , en avant de laquelle on voit une forte corne 
droite, dirigée en haut , et dont l'extrémité dépasse à peine 
le sommet du corselet ; les élytres sont lisses et luisantes , 
avec des stries assez enfoncées et ponctuées; le dessous, les 
antennes et les pattes sont jaunâtres , velues (mâle) ; il y a 
cinq dents aux pattes antérieures. 

De la rivière des Cygnes à la Nouvelle- Hollande. 

1838. 17. 



ÔO VOYAGE DE LA FAVORITE, 



BOLBOCERE DE RE1CHE. 
BOLBOCERJS REICHIL Nob. 



Cette grande espèce est longue de 22 et large de i4 mil- 
limètres , d'un jaune fauve très-luisant ; sa tête est fine- 
ment rugueuse 5 le chaperon est court, un peu échancré 
en avant avec une grande corne sur le front, à la base 
extérieure de laquelle il y a une petite carène transverse ; 
cette corne est dirigée en haut , presque droite , un peu 
renflée au milieu et un peu courbée en arrière , dépas- 
sant assez notablement la' hauteur du corselet 5 le corselet 
est lisse , un peu plus large que les élytres , rebordé , 
rugueux de chaque côté , avec une impression placée près 
des angles postérieurs ; il y a , en avant et au milieu , 
une forte excavation longitudinale, et de chaque côté, au 
milieu de sa hauteur, et aux limites de cette excavation, une 
forte dent un peu courbée en haut au bout ; les élylres 
sont très-lisses, avec des stries fines et ponctuées ; la su- 
ture et les contours sont bordés d'un très-fin liseré noi- 
râtre ; le dessous du corps , les antennes et les pattes sont 
d'un jaune plus pâle ; les pattes ont les genoux et l'extré- 
mité des dents noirâtres 5 les antérieures sont armées de 
cinq dents petites à là base, et devenant très -fortes à 
l'extrémité (mâle). De la rivière des Cygnes, à la Nou- 
velle-Hollande. Nous dédions cette belle espèce à M. Rei- 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 5i 

che , qui la possède seul à Paris , et nous profitons de 
cette occasion pour le remercier de l'obligeance avec la- 
quelle il nous a communiqué sa riche collection pour nos 

divers travaux. 

I 



BOLBOCERE FRONTAL. 
BOLBOCERAS FRONT JLIS. Nob, 






Il est long de 22 et large de i3 millimètres, d'un brun 
rougeâtre foncé. La tête est rugueuse , avec le chaperon 
transversal, très-faiblement sinué en avant 5 le front a 
une carène transversale un peu élevée , quadridentée ; les 
dents latérales un peu plus fortes que les intermédiaires, 
qui sont plus arrondies , et une impression arrondie der- 
rière cette carène ; le corselet est arrondi , rugueux sur les 
côtés et en avant , lisse au sommet , ayant au milieu une 
petite dépression transversale , en avant de laquelle on voit 
une petite élévation transverse et un peu échancrée au 
milieu -, les élytres sont assez fortement striées , à stries 
ponctuées avec les intervalles lisses -, le dessous , les pattes 
et les antennes sont d'une couleur rougeâtre plus pâle , 
à poils jaunes assez serrés (femelle). — De la rivière des 
Cygnes, unique dans la collection de M. Reiche. 

Cette espèce est assez voisine du Bolboccras Australasiœ 
de Kirby (Descr. of Ins. New-Holl. , Trans. Lin. Soc, 
tom. 12, p. 462 , pl. 23 , fig. 5) 5 mais elle est bien plus 
grande, et la crête de sa tête l'en sépare suffisamment. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 

Genre ORYCTOMORPHE. 
ORYCTOMORPHUS. Nob. 



Nous avons établi ce genre dans le Voyage autour du 
monde du capitaine Duperrey, pour un insecte voisin 
des Oryctés ( Zool., t. 2 , part. 2 , I er div., p. 79, pi. 3, 
fig. 3). En voici deux autres espèces. 



ORYCTOMORPHE VARIE. 
ORYCTOMORPHUS VARIEGATUS. Nob. 



Il est long de 18 et large de 10 millimètres, d'un noir 
luisant -, les antennes ont la massue très-grande, noirâtre -, 
la tête a son chaperon rétréci en avant , bilobé et un peu 
relevé, avec une très-petite corne ou tubercule sur le ver- 
tex ; le corselet est transversal, finement ponctué, un peu 
excavé au milieu, avec une grande tache rouge de chaque 
côté • les élytres sont lisses , très-faiblement ponctuées , 
avec une grande tache près de l'écusson , une ligne obli- 
que vers le milieu, envoyant un rameau en arrière, 
d'un jaune d'ocre \ les pattes et le dessous sont noirs ; le 



Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 53 

bord postérieur de l'avant-dernier segment abdominal est 
d'un beau jaune. — Du Pérou. 



ORYCTOMORPHE A CORSELET TACHÉ. 
ORYCTOMORPHTJS MJCULICOLLIS. Nob. 



Il est long de 1 5 et large de 8 millimètres. La tête est 
noire , rugueuse; la massue des antennes est grande, plus 
longue que la tige; le cbaperon est rétréci en avant, 
un peu relevé, arrondi avec un petit tubercule sur le 
vertex ; le corselet est couvert de gros points enfoncés , 
d'un jaune d'ocre, avec les bords, quatre grandes taches 
en avant et un peu au delà du milieu , et deux grandes 
taches confondues avec le bord postérieur, noires; l'é- 
cusson est triangulaire arrondi , noir avec le milieu jaune ; 
les élytres sont jaunes , ayant des côtes un peu élevées et 
de très -gros points enfoncés entre ces côtes-, elles ont 
chacune une tache noirâtre et longitudinale , placée au 
milieu et n'atteignant pas les extrémités; le dessous et 
les pattes sont noirs ; les cuisses sont aplaties ; elles ont 
toutes une grande tache allongée jaune au côté antérieur. 
— Il habite le Pérou, près de Lima. 



54 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



CALLICNEMIS REMARQUABLE. 
CALLICNEMIS EX1MIUS. Nob. 

(PL 23 2) fig. 2.) 



Cet insecte curieux pourrait bien appartenir au sous- 
genre Temnorhynchus de M. Hope. Mais iL nous semble 
devoir prendre place dans le genre Callicjiemis fondé 
par M. Delaporte, dans notre Magasin de Zoologie , i83'2 , 
cl. ix, pi. y3. 

Il est long de 20 et large de 10 millimètres , d'un jaune 
roussâtre 5 sa tête est de forme carrée , brusquement 
tronquée en avant, avec cette troncature prolongée ver- 
ticalement en une petite corne de la longueur de la tète , 
et ayant de chaque côté une dent assez aiguë 5 au bas de 
cette partie antérieure aplatie , on voit le chaperon qui 
est étroit et un peu bilobé 5 la partie antérieure du front 
offre en outre deux petites fossettes latérales ; le corselet 
est un peu plus large que long , presque carré , rugueux, 
avec une grande excavation transversale en avant, sur- 
montée au milieu d'une protubérance dirigée en avant et 
brusquement tronquée au bout ; derrière cette saillie on 
voit une carène élevée , qui part des bords de la cavité 
antérieure et va former au milieu un angle dirigé en 
arrière 5 les élytres sont lisses, luisantes, avec un fort 
sillon de chaque côté de la suture , de gros points enfoncés 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 55 

et presque rangés en lignes , et quelques faibles traces de 
côtes effacées j les jambes antérieures ont trois fortes dents 
au côté externe , les intermédiaires sont fortement dila- 
tées à l'extrémité, brusquement tronquées, avec deux 
forts éperons aplatis et des rangées d'épines sur le côté 
extérieur et au bord de la partie tronquée ; les tarses an- 
térieurs sont grêles , les autres aplatis , avec le premier 
article très-dilaté au côté externe- le dessous est pâle et 
velu. Il y a une forte épine droite, placée à la base du 
sternum du prothorax , comme dans le Callicnemis La- 
treillii (mâle). 

La femelle diffère parce que la troncature antérieure 
de la tête n'est pas prolongée supérieurement en corne ; 
elle est seulement un peu avancée et légèrement échan- 
crée ; le corselet est simplement arrondi et rugueux ; du 
reste , tous les autres caractères sont les mêmes que chez 
le mâle. 

Ce curieux insecte vient de la côte de Coromandel. 



RUTÈLE TRICOLORE. 
RUTELA TRICOLOR. Nob. 



Nous donnons ce nom à cette belle espèce', parce 
qu'elle est noire , avec des taches jaunes sur la tête', sur 
les côtés du corselet , à l'écusson , aux pattes et au-des- 
sous du corps , tandis qu'il y a du rouge ferrugineux sur 



56 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

le milieu du corselet et des élytres. Elle est longue de 20 
et large de 1 1 millimètres ; sa tête est avancée , rétrécie 
et échancrée en avant, rebordée, finement ponctuée, 
noire , avec une petite bande longitudinale jaune pla- 
cée au milieu et interrompue sur le vertex. Les mandi- 
bules, les palpes et les antennes sont noirs. Le corselet est 
bombé, d'un noir très-luisant, lisse, très-finement ponc- 
tué , vu à la loupe. Ses côtés sont arrondis , largement 
bordés de jaune avec un gros point noir au milieu de 
chaque bordure. Le dos offre trois taches d'un fauve fer- 
rugineux, deux à la base et une au milieu , vers le bord 
antérieur. L'écusson est grand, triangulaire, lisse, d'un 
beau jaune bordé de noir sur les côtés. Les élytres sont 
noires , luisantes , très-finement ponctuées , vues à la 
loupe , avec une très-grande tache d'un jaune fauve ferru- 
gineux occupant toute leur surface supérieure, mais ne 
touchant ni à la suture ni aux bords 5 cette tache est un 
peu dilatée au côté externe. Les élytres ne recouvrent pas 
entièrement l'abdomen , qui est noir en dessus et offre 
deux taches jaunes obliques. Le dessous est noir luisant; 
la base des cuisses antérieures, le sternum du prothorax, 
celui du mésolhorax , le bord supérieur des cuisses inter- 
médiaires, le bord supérieur et inférieur des postérieu- 
res, et les côtés des segments de l'abdomen, sont tachés de 
jaune. 

Cet insecte a été pris à Guayaquil, sur la côte du Pérou. 



Cl. IX. Pl. ii5 à 2 38. 

Genre AULACOPALPE. 
AULACOPALPUS. Nob, 



Ce nouveau genre vient se placer près des Amblyte- 
rus de Mae-Leay. Il offre des palpes maxillaires analo- 
gues, ayant aussi le dernier article plus grand que les 
précédents; mais cet article est refendu au côté externe, 
ce qui fournit le nom du genre que nous établissons. 

Corps ovalaire , peu bombé ; chaperon arrondi , cou- 
vrant entièrement le labre-, antennes de dix articles, le 
premier allongé, plus épais au bout , fortement cilié; le 
second court, globuleux et aussi épais que l'extrémité du 
premier ; les suivants plus étroits , cylindriques , assez al- 
longés, diminuant de longueur jusqu'aux sixième et sep- 
tième, qui sont les plus courts, transverses : les trois der- 
niers forment une massue allongée , ovalaire , aussi lon- 
gue que les six articles qui précèdent ; palpes maxillaires 
aussi longs que les antennes , ayant le dernier article plus 
long que les précédents réunis, plus épais , ovoïde allongé, 
pointu au bout , et offrant au côté externe une fente lon- 
gitudinale très-profonde ; palpes labiaux très-petits , ster- 
num sans pointe; crochets des tarses simples, inégaux. 



58 VOYAGE DE LA FAVORITE. 



AULACOPALPE VERT. 
JULJCOPJLPUS FIRIDIS. Nob. 



Long de 14 et large de 8 millimètres. Il est d'un vert 
glauque et luisant -, sa tête est rugueuse , fauve en avant , 
avec le chaperon rebordé. Les antennes et les palpes sont 
d'un fauve plus foncé ; le corselet est ponctué, garni an- 
térieurement de longs poils fauves dirigés en arrière ; les 
éiytres sont ponctuées, avec des sillons longitudinaux bien 
marqués et ponctués ; le dessous du corps et les pattes sont 
d'un jaune à reflets verdâtres, couvert de duvet jaune 
assez long et très-serré ; les jambes antérieures sont ar- 
mées de trois dents noires au bout. 

De Lima , au Pérou. 



Cl. IX. Pl. 2-25 à 238. 59 

Genre ANOPLOSTERNE. 
JNOPLOSTERNUS. Nob. 



Ce nouveau genre vient se placer près des Anoplo- 
gnathes, dont il diffère surtout par le sternum du mé- 
sothorax , qui n'a aucune pointe entre les pattes intermé- 
diaires , et par sa lèvre inférieure , qui est garnie en des- 
sous d'une brosse serrée, formée de soies courtes et égales 
en longueur, comme dans les Géniales. Le chaperon est 
arrondi, fortement rebordé. Le labre est dirigé en ar- 
rière et vient toucher à l'extrémité de la lèvre , comme 
dans les Anoplognathes. Les palpes maxillaires sont aussi 
longs que la mâchoire , à premier article petit , en cône 
renversé \ second, deux fois plus long, cylindrique 5 troi- 
sième, de la grandeur du premier, obconîque, et le der- 
nier presque aussi long que les précédents réunis , plus 
épais, ovoïde, un peu aplati et un peu concave en dehors. 
Les mâchoires sont terminées par un lobe corné, courbé 
en dedans , un peu creusé en dessous, avec deux ou trois 
petites dents au sommet ; elles ont , au côté externe , une 
profonde excavation longitudinale. Les mandibules sont 
élargies , épaisses , fortes , avec le bout crochu. Les an- 
tennes ont dix articles : le premier est assez allongé , for- 
tement dilaté à l'extrémité ; les quatre suivants sont pres- 
que égaux, plus longs que larges, cylindriques et un peu 



60 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

plus épais au sommet ; le sixième est encore aussi long , 
mais très-dilaté à son sommet ; le septième est beaucoup 
plus court , transverse , de la largeur du précédent , et 
les trois derniers forment une massue aplatie, ovoïde, 
assez allongée, mais moins longue que les six articles qui 
la précèdent. La lèvre inférieure est élargie, comme celle 
des Anoplognathes , avec de très-petits palpes placés aux 
angles latéraux •, elle a, en dessous et à sa base , une large 
brosse arrondie , formée de poils raides, très-serrés, tous 
coupés à la même hauteur. Le sternum est inerme. 



ANOPLOSTERNE OPALIN. 
JNOPLOSTERNUS OPALINUS. Nob. 



Long de 27 et large de if\ millimètres. Le dessus est 
d'un vert pâle à reflets bleuâtres , rougeâtres et blanchâ- 
tres , comme s'il était recouvert d'une couche transpa- 
rente de lait. La tète est ponctuée, avec le chaperon large, 
arrondi, nettement séparé par une suture transverse, for- 
tement rebordé en avant. Le corselet est en carré trans- 
verse, rétréci en avant à partir du milieu, finement 
ponctué comme la tête , avec un sillon longitudinal au mi- 
lieu. L'écusson est triangulaire, ponctué sur les côtes. Les 
élytres sont allongées , lisses , luisantes , couvertes de 
points enfoncés plus forts que ceux du corselet, dont quel- 
ques-uns sont rangés en séries , et présentent ainsi quel- 



Cl. IX. Pl. ii5 à s38. 6i 

ques lignes longitudinales peu marquées. Le dessous et 
les pattes sont d'un vert plus vif, moins lacté , garni de 
duvet gris, avec le bord postérieur de i'avant-dernier seg- 
ment abdominal d'un noir luisant. Les tarses sont grands, 
ayant le dernier article fort , presque aussi long que les 
précédents , armé de deux forts crochets un peu inégaux ; 
les articles de la base sont garnis en dessous de cils fauves 
assez longs et assez serrés. Les jambes antérieures sont ter- 
minées par une dent assez forte , courbée en dehors et 
précédée de deux faibles traces de dents externes. 

Ce bel insecte est unique dans la collection de M. Rei- 
che ; il a été trouvé près de la rivière des Cygnes , à la 
Nouvelle - Hollande ; il est surtout fort remarquable par 
la brosse de son menton. M. Gory en possède aussi un 
individu. 



BRACHYSTERNE FULVIPÈDE. 
BRACHYSTERNUS FULVIPES. Nob. 



Nous avons établi ce genre dans l'Entomologie du Voyage 
de la Coquille, p. 8r. Le type est notre Brachj s tennis 
prasinus y auquel M. le comte Dejean a donné le nom 
générique de Epichloris dans son catalogue. 

Notre Brachj s tennis fulvipes est long de 19 et large 
de 10 millimètres. D'un beau vert luisant et vif, sa tête 
est assez large , rugueuse, avec le chaperon arrondi et re- 



6l VOYAGE DE LA FAVORITE. 

bordé en avant, ayant le bord antérieur rougeâtre ; les 
palpes et les antennes sont rougeâtres, la massue de celles- 
ci est presque noire ; le corselet est un peu plus large que 
long , couvert de poinls très-serrés sur les côtés et en 
avant , moins serrés sur le milieu ; Técusson est triangu- 
laire , couvert de poils jaunes 5 les élytres sont ovalaires , 
un peu élargies en arrière , très-lisses et luisantes , avec 
des lignes longitudinales de points peu enfoncés et peu 
serrés , entre lesquelles on voit quelques autres points 
assez distants ; le dessous du corps et les pattes sont rou- 
geâtres , à reflets verts et garnis de duvet jaunâtre. 
Du Pérou. 



SCHYZOGNATHE VERT. 

SCHYZOGNJTHUS PRJSINUS. Nob. 



Le genre Schjzognathus de Rirby est très-voisin de 
celui qui précède, et surtout des Anoplogiiathus ; mais il 
a les mâchoires terminées par un fort lobe corné et re- 
fendu en plusieurs dents arrondies et profondes ; son 
sternum est avancé en pointe comme dans ce dernier 
genre. 

Notre Schyzognalhus prasinus est long de 22 et large 
de 11 millimètres, d'un beau vert clair 5 ses antennes 
sont fauves -, les bords du chaperon , du corselet et des 
élytres, la suture et les tarses sont d'un fauve clair; la 
Cete et le corselet sont lisses , luisants , finement ponctués ; 



Cl. IX. Pl. 29.5 à 9.38. 63 

les élytres sont des stries longitudinales ponctuées ; les 
pattes sont vertes ; le dessous est fauve et vert , garni de 
duvet. 

De la Nouvelle -Hollande. 

Le Schy zognathus Mac-Leayi et une autre espèce que 
nous avons disséqués, nous ont offert des mâchoires 
terminées par un lobe beaucoup moins épais, point re- 
fendu , mais avec quelques petites dents. 



HANNETON (Oplosterne) DE LA CHINE. 

MELOLONTHA (Oplosternus) CHINE NSIS. 
Nob. 

(Pl. 232 , fig. 3.) 



Cette espèce curieuse vient se placer près du Hanneton 
vulgaire ; elle nous a été rapportée de Macao par M. Planel. 
Cet insecte , avec les antennes , la bouche , la forme du 
corps, et tous les caractères du Melolontha vulgaris , 
s'en distingue par une forte pointe sternale partant du 
milieu antérieur du mésothorax, et s'avançant jusqu'à l'in- 
sertion des pattes antérieures. On pourrait en faire un 
genre particulier, que nous proposons de nommer Oplo- 
sterne , Oploslernus. 

Le Melolontha (Oploslernus) Chinensis est long de 
34 et large de 16 millimètres ; d'un brun noir, plus foncé 



64 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

en dessous ; ses élytres sont d'un jaune foncé , entièrement 
couvertes d'un fin duvet blanchâtre et très-serré. Si l'on 
se bornait à donner cette description sommaire , il serait 
difficile de distinguer cette espèce de quelques variétés du 
M. vulgaris ; aussi allons-nous en donner une description 
comparative quoique abrégée. 

Le corps de notre M, chinensis est plus aplati que 
celui du M. vulgaris , et moins cylindrique \ sa tête est 
un peu plus large, avec le chaperon très-faiblement échan- 
cré en avant. Les antennes sont noirâtres -, celles du mâle 
sont parfaitement semblables à celles du même sexe du 
M, vulgaris; il en est de même pour la femelle. Les par- 
ties de la bouche que nous avons disséquées sont égale- 
ment semblables pour la forme. Le corselet est bien plus 
large que long, simplement arrondi sur les côtés. Les 
élytres ont les côtes longitudinales moins bien marquées; 
le dernier segment de l'abdomen du mâle , quoique pen- 
ché, comme dans \eM. vulgaris, et terminé en pointe 
saillante , n'a pas cette pointe si allongée -, elle est beau- 
coup plus courte chez la femelle. Le dessous et les pattes 
sont noirs , garnis de poils blanchâtres plus serrés et plus 
longs sur le sternum *, la pointe slernale est droite , diri- 
gée en avant, arrondie au bout ; les tarses sont allongés, 
terminés par deux crochets simples. 

De la Chine. 



Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 65 

EUPHOLE DE TUPINIER. 
EUPHOLUS TUPINIERII. Nob. 
(PL 233, fig. i.) 



Nous avons établi ce genre dans l'Entomologie du 
Voyage de la Coquille pour quatre magnifiques Cha- 
rançons de la Nouvelle-Guinée et des Moluques. En 
voici une cinquième espèce , non moins belle , provenant 
de la Nouvelle-Guinée , et qui diffère des autres d'une 
manière si notable qu'il est inutile d'établir une compa- 
raison entre elles. Nous dirons seulement que notre 
Euphole de Tupinier est voisin de Y E. Schœnherru. Il 
est long de 22 à 24 millim., et large de 8 à 9. Tout son 
corps est d'un beau vert très-brillant et comme piqueté 
de points métalliques -, les élytres sont garnies de points 
enfoncés, rangés en séries longitudinales • elles ont labase 
et trois larges bandes transversales d'un noir vif-, la der- 
nière bande est interrompue au milieu. Les yeux, le 
sillon médian de la tète et la massue des antennes sont 
noirs. Les genoux sont d'un beau bleu tournant au violet : 
le dessous des tarses est garni de duvet jaunâtre ; 
les segments de l'abdomen sont bordés de noir à leur 
base. 

Nous avons déjà dédié trois des plus belles espèces 
de ce magnifique genre de Curculionites à Cuvier, 
Geoffroy- Sain t-Hilaire et Schœnherr, savants qui ont tant 
reculé les limites de la science. Il est juste que nous con- 
sacrions celle-ci à M. le baron Tupinier, qui lui a rendu 

1838. 18. 



66 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

des services non moins signalés en encourageant les voya- 
ges d'explorations , et en employant le pouvoir que sa 
haute position lui donne pour faire faire au départe- 
ment de la Marine ces belles publications, si utiles à la 
science et si honorables pour les marins instruits qui en 
procurèrent les matériaux. 






STÉNOPTÈRE MOLORCHOIDE. 
STENOPTERUS MOLORCHOIDES. INob. 

(PI. 233, fig. 2.) 



Cette espèce est très-intéressante par la brièveté de ses 
élytres, beaucoup plus courtes et plus rétrécies au bout que 
chez les vrais Sténoplères; elle semble établir le passage 
entre ces insectes et les Molorchus , et c'est cette considé- 
ration qui a motivé le nom que nous lui assignons. 
Son corps est long de 20 millimètres et large de 5, 
d'un noir à reflets un peu bleuâtres; sa tête et son cor- 
selet sont finement chagrinés , velus. Ce corselet a quel- 
ques petits tubercules saillants. Les antennes sont à peu 
près de la longueur du corps , à peine un peu plus 
épaisses vers le bout ; leur premier article seul est jaune. 
Les élytres sont de moitié moins longues que l'abdomen, 
larges et gibbeuses aux épaules , brusquement atténuées 
au premier tiers de leur longueur, linéaires, diver- 
gentes et un peu dilatées en cuillère au bout. Leur base, 
ou presque toute la partie large, est d'un beau jaune 



Cl. IX. Pl. ii5 à 238. 67 

d'ocre. Les ailes sont couchées sur l'abdomen , d'un brun 
roussâtre à reflets bleus et violets. Les pattes sont de 
grandeur moyenne ; les cuisses sont jaunes, à l'exception 
de la base. Les jambes sont comprimées , noires, avec la 
moitié antérieure jaune. Les tarses sont noirs avec le 
dessous garni de duvet grisâtre. — Du Chili. 



HISPE GENTILLE. 



HISPJ PULCHELLA. Guérin. 
(Pl. 233 , fig. 3. ) 

• 
Cette espèce a été décrite dans le Voyage autour du 

Monde de la corvette la Coquille ( Zool., t. II, part. 2, 
i re div., p. .; 1 4 ;i ) ? mais elle n'avait jamais été figurée. 
Elle est longue de 10 millimètres et large de 4 i/ 2 ? d'un 
rouge carmin vif, avec les élytres jaunes, bordées de 
rouge , et ayant au milieu , sur la suture , trois taches 
carrées de cette même couleur, dont les deux antérieures 
se touchent, tandis que la postérieure est assez reculée en 
arrière. — Ce joli insecte a été trouvé à Rio-Janeiro. 



68 VOYAGE DB LA FAVORITE. 



GALLÉRUQUE SMARAGDIPENNE. 

GALLERUCA SMJRJGDIPENNIS. 
Chevrolat. 

(PL *33, % 4.) 



Cette belle Galléruque a été décrite par M. Chevrolat, 
dans la Bévue zoologique, i838 , p. 288 -, mais elle n'a 
jamais été figurée. Elle est très-voisine de la Galleruca 
aïbicornis et de quelques autres espèces , et M. Che- 
vrolat l'a réunie à celles-ci pour en faire un genre propre 
qu'il propose de nommer Aplosonyx, Cet insecte est long 
de 1 7 millimètres et large de 1 2 \ tout son corps est d'un 
jaune fauve luisant 5 ses yeux et l'extrémité des mandi- 
bules sont noirs \ et les ély très sont d'un beau vert éme- 
raude brillant. — Cette Galléruque a été trouvée aux 
îles Philippines. 



1 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 69 

CHOERADODE LOBÉE. 
CHŒRADODIS LOBATA. INob. 

(Pl. 234.) 

- 
Cette grande espèce ne ressemble à aucune des trois 
Chœradodes décrites par M. Serville -, car toutes celles-ci 
ont les cuisses simples, et la dilatation de leur corselet a 
d'autres formes. Il en est de même de la Mantis strumaria 
de Linné. Notre insecte est long de 6H millimètres, et la 
dilatation de son corselet est large de 25 millimètres. Tout 
son corps a dû être vert ou d'un brun verdâtre; mais, 
desséché , il est d'un brun couleur de feuilles mortes , 
surtout sur les élytres. La tête est transversale , triangu- 
laire , aplatie en avant • les antennes , dont il ne reste que 
les premiers articles , ont été filiformes et minces. Le protho- 
rax est presque aussi long que les élytres , renflé en avant , 
caréné au milieu -, il offre de chaque coté une large dila- 
tation trapézoïdale , dont la plus grande largeur est au tiers 
postérieur du corselet , ayant les bords antérieurs sinués, 
et le postérieur assez profondément échancré. Les élytres 
sont allongées, à marge antérieure presque aussi large que 
la postérieure, sinuée, brusquement penchée sur les cotés. 
Chaque élytre a, sur le coté, un peu au delà du milieu 
et antérieurement , une petite tache blanche en forme de 
rein. Les ailes sont un peu plus longues que les élytres ; 
leur bord antérieur est large , noir, avec une bande trans- 
verse blanchâtre vers le bout, et l'extrémité brune 



70 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

comme les élytres -, la partie plissée est également noire , 
mais traversée par un grand nombre de petites stries 
blanches. L'abdomen est très-élargi au milieu, brun, à 
segments bordés de noirâtre , pointu en arrière. Les pattes 
antérieures sont brunes en dessus , jaunâtres dessous , avec 
une grande tache noire au milieu des cuisses. Les hanches , 
les cuisses et la jambe sont fortement dentées. Les quatre 
autres pattes sont brunes , carénées , avec les cuisses gar- 
nies au bout et en dedans d'une large membrane plate et 
dentée sur les bords (femelle). — Nous ne connaissons 
pas la patrie de cette espèce curieuse. 



PYGIDICRAINE PEINTE. 

PYGIDICRANA PICT A, Nob. 

(PI. 236, fig. i.) 



Cette espèce est voisine des Pjgidicrana V ~. nigrumel 
marmoricrura , seules espèces encore connues , publiées 
par M. Serville -, mais elle diffère de la première par sa 
tête bordée de noir et ayant une ligne de cette couleur 
au milieu, et de la seconde par ses élytres autrement 
peintes. Notre nouvelle espèce est longue de 24 ? et 
large, aux élytres, de près de 5 millimètres ; elle est 
d'un jaune pâle et terne avec l'abdomen brun. La tête 
est plate , tronquée et un peu échancrée en arrière , 
bordée de noir sur les côtés et au bord postérieur j 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 71 

elle a au milieu une bande noire qui commence au 
milieu du chaperon , s'interrompt un peu au milieu du 
crâne , et se continue ensuite jusqu'au bord postérieur. 
Les yeux sont bruns. Les antennes sont presque de la lon- 
gueur du corps , filiformes ; leur premier article est grand , 
jaune ; les suivants , très-courts , très-nombreux et effilés 
vers le bout , sont d'un brun jaunâtre. Le prothorax est 
un peu plus long que large, arrondi à ses quatre angles, 
à côtés presque parallèles, d'un jaune pâle, marqué de 
deux bandes noires partant du bord antérieur, arquées et 
dentées du côté extérieur, se rapprochant ensuite en ar- 
rière. L'écusson est jaune , un peu taché de brun sur les 
côtés. Les élytres sont d'un brun soyeux, finement bordées 
de jaune \ elles ont une bande étroite au bord interne , 
une autre bande plus large, oblique, partant de l'angle 
humerai, et arrivant aux deux tiers de leur longueur,' et 
une autre bande jaune longeant le bord externe, plus large 
en arrière et ne touchant pas le bord postérieur. Le dessous 
de la tète et du thorax est jaune , sans taches. L'abdomen 
est d'un brun terne et soyeux , avec les pinces grandes , 
droites , brusquement courbées au bout , finement dentées 
à la base interne, et d'un brun ferrugineux. Le dernier 
segment abdominal est assez bombé et fortement rugueux 
en dessus. Les pattes sont jaunes , avec les cuisses aplaties 
et rayées de brun (femelle). Elle habite Madras. 



7 2 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

PHASME OBSCURE. 

PHASMA OBSCURUM. Nob. 
(PI. 235.) 



Cette grande espèce a beaucoup d'affinités avec la 
Phasma necjdaloïdes , mais elle est plus grande , la lon- 
gueur de la femelle que nous décrivons étant de 98 mil- 
limètres (3 pouces 7 lignes). Tout le corps est d'un brun 
foncé , couleur de sépia , avec le milieu du métathorax 
et de l'abdomen noirs en dessus. La tête est plus longue 
que large, saillante en arrière, couverte de tubercules 
grenus et plus foncés, presque rangés en lignes longitu- 
dinales. Le prolhorax est de la longueur de la tète, tu- 
bercule comme elle , un peu aplati en dessus , un peu 
plus large que le mésothorax, qui est comprimé sur les 
côtés , de la longueur de la tête et du prothorax réunis, 
également couvert de tubercules très-saillants et luisants 
au bout. Les élytres sont ovalaires, un peu plus longues 
que le mésothorax , d'un brun d'ocre , à nervures noi- 
râtres -, elles ont près de leur base et du bord antérieur 
une élévation arrondie , d'où part une assez large bande 
blanchâtre, dirigée obliquement vers le bord posté- 
rieur. Les ailes sont de la longueur de l'abdomen • leur 
bord antérieur est large , de la couleur des élytres , taché 
de noir près de la base , et ayant quelques petites taches 
noirâtres dans sa longueur 5 la partie plissée est très- 
large , d'un brun enfumé , à nervures noirâtres, et ayant 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 7 5 

un grand nombre de petites taches transversales blan- 
châtres et transparentes. Les pattes sont grêles , caré- 
nées, brunes et un peu tachetées de noirâtre-, les an- 
tennes sont brunes. Cette grande Phasme vient de Bahia, 
sur la côte du Brésil. 

• 


ACANTHODE CHOUETTE. 
ACANTHODIS ULULWA. Nob. 

(Pl. 236, fig. 2.) 



Cette espèce ne peut être comparée qu'à X Acanthodis 
rugosa de Linné , mais elle en diffère d'une manière 
sensible; elle est longue de 4^ millimètres, y compris 
Foviscapte, qui en a n, mesuré en dessus (5 lignes). 
Le corps , les antennes , les pattes et les élytres sont d'un 
grisâtre pâle et presque blanchâtre. La tête est de la 
même couleur, avec les yeux très-saillants. Il y a une 
bande longitudinale noirâtre de chaque côté , derrière les 
yeux. Le vertex est faiblement taché de brun -, en des- 
sous le front est large , aplati , jaunâtre , brun au milieu, 
avec une faible bande de la même couleur de chaque 
côté. Le bord antérieur du front est avancé en une 
pointe creusée en dessus, et terminée par une petite 
bifurcation. Les antennes sont très- longues, annelées de 
brun et de jaunâtre. Le prothorax est de moitié plus 
long que la tête , aplati et inégal en avant , brusque- 



^4 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

ment relevé en arrière en une crête médiane un peu den- 
telée, comprimée latéralement. On voit en avant du pro- 
thorax des tubercules assez saillants, qui forment presque 
trois petites carènes au bord antérieur ; les côtés ont une 
rangée de tubercules blancs, au-dessous desquels il y a 
une large bande noire qui se continue avec celle de la 
tête. Les élytres sont allongées , ovales , élargies au bord 
antérieur; elles sont ornées d'une large bande longitu- 
dinale , d'un brun noir , à bords irréguliers , rétrécie 
vers le bout et n'atteignant pas l'extrémité • outre cette 
bande, il y a des taches linéaires transverses, dont plu- 
sieurs touchent à la bande intermédiaire , et des petits 
points bruns. Quand les élytres sont fermées , cette 
grande bande fait suite avec les bandes latérales du cor- 
selet et de la tête. Les ailes sont grandes , à nervures 
jaunâtres , avec de petites oncles transverses d'un brun 
pâle et enfumé. L'abdomen est noirâtre , avec la base des 
segments jaune. L'oviducte est droit, très-aplati , un 
peu ferrugineux à la base, noir au bout, avec le bord 
supérieur, jusqu'à l'extrémité , finement denticulé. Les 
pattes sont assez courtes , grises. Les cuisses sont apla- 
ties , bordées intérieurement d'une petite membrane fran- 
gée et ciliée. Les jambes sont quadrangulaires , tachées 
de noirâtre ainsi que les tarses. Tout le dessous , jusqu'à 
la base de l'oviducte, est d'un jaunâtre ocreux. Nous ne 
connaissons pas la localité de cette espèce , mais il est pro- 
bable qu'elle vient des Indes orientales. 



Cl. IX. Pt. 225 à 238. 7 5 

Sur quelques espèces de Cigales que Von peut consi- 
dérer comme une division particulière dans ce 
genre. (Pi. 23 7 .) 

I .1 
Dans un travail assez récent de M. Germar, ayant 

pour titre : Observations sur plusieurs espèces du genre 
Cicada Latr., et publié dans la Revue Enlomologique , 
t. II, p. 49 (i834) , ce savant entomologiste a établi 
plusieurs divisions dans ce genre, en prenant pour carac- 
tères la consistance des élytres et leur coloration. On 
trouve dans sa seconde division , celle des Cigales 
d'assez petite taille , à étuis colorés, coriaces et opaques, 
quelques espèces indiennes qui ont l'abdomen rouge et 
qu'il dit, dans une note, devoir constituer une division 
particulière dans cette famille. C'est sur la synonymie de 
ces Cigales que nous avons fait quelques observations en 
étudiant une espèce de ce groupe, espèce que nous 
croyons inédite , et dont nous donnerons plus bas la 
description. Nous allons passer en revue les Cigales que 
l'on peut rapprocher par le caractère commun des ailes 
opaques et de l'abdomen rouge , en commençant par 
celle qui a été décrite la première. 

î. Cicada sanguinea. De Géer. (PI. 23^, fîg. i.) 

Nigra,f route sanguinea immaculata ; mesothoracis 
maculis duabus abdomineque sanguineis . Elytris ob- 
scure fus ris y nigro-venosis ; alis diaphanis , margine 
et lobo postico infumatis. Hab. China. 

Cicada sanguinea. De Géer, Mém. Ins., t. III, p. 221, 
pi. 33, fig. 17. 



76 VOYAG.B DE LA FAVORITE. 

C. philœmata. Fabr., Syst. Rhyng., p. 42, n° 47 • 

— — Germar, Arch. de Thon., vol. II , 

fasc. 2, p. 3, n° 26. 

— — Idem. Revue Ent. de Silbermann , 

t. II, p. 7 5, n° 52. 

La Cigale chinoise à taches rouge de sang. Stoll. Cig., 
pi. i3 , fig. 63. 

On voit par cette synonymie que nous ne partageons 
pas l'opinion de M. Germar, qui a adopté l'espèce que 
Fabricius nommait C. philœmata , et qui n'a pas re- 
connu que c'est exactement la même espèce que De Géer 
avait décrite depuis longtemps. Il n'y a qu'à jeter un 
coup d'œil sur la description et la figure données par 
De Géer, sur la figure de Stoll et sur la description de la 
C philœmata deFabricius, pour être convaincu de ceque 
nous avançons-, nous n'insisterons donc pas sur ce fait. 

2. ClCADA SANGUINOLENTA. Fabr. 

C, nigra, J route sanguinea , antice nigra; mesothoracis 
maculis duabus abdomineque sanguineis ; eljtris ob- 
scur e-j lus cis , nigro-venosis, Alis obscure- fuscis , irn- 
maculatis. — Hab. in China. 
Cicada sanguinolenta. Fab., Syst., Entom. p. 681, 

n° i5, et ses autres ouvrages 
(moins la Synonymie). 

— — Oliv., Enc. Méth., t. 5, p. 766 , 

n° 45 (moins la Syn. de De 
Géer). 

— — Germar, Arch. de Thon, vol. II, 

fasc. 2 , p. 3, n° 25 (moins la 
Syn. de De Géer). 



Cl. IX. Pl. 11S à 238. 77 

Cicada sanguinolenta. Germar, Revue Ent., t. II, p. ^5, 

n° 5o (moins la Syn. de De 
Géer). 
Nous n'avons pas vu cette espèce, qui pourrait bien 
n'être qu'une variété de la précédente -, mais la description 
de Fabricius est si précise , corroborée par celles qu'en 
ont données ensuite Olivier et Germar, que nous n'hési- 
tons pas à la distinguer de la précédente. En effet , si les 
descriptions sont exactes , comme il y a tout lieu de le 
croire , cette espèce en diffère par son rostre taché de 
noir, et ses ailes obscures et de la couleur des élytres. 
Ce dernier caractère est si facile à saisir, que nous ne 
concevons pas comment les auteurs ont pu confondre cette 
espèce avec la précédente , si bien décrite par De Géer, 
qui a dit de ses ailes en la décrivant : a Mais les infé- 
rieures sont transparentes , avec une teinte de brun et des 
nervures noires. » 

-. 
3. Cicada incarnata. Germar. 

C. nigra,fronte sanguine a , ontice nigra ; mesotho- 
racis maculis duabus abdomineque rufis ; alis omnibus 
albis , nigro-venosis. Germ. — Hab. in lndia orien- 
tali. De Haan. 

Cicada incarnala. Germ., Revue Ent. , t. II, p. 75, 
n° 5i. 

Cigale sanguinolente. Brullé , Hist. nat. des ins., t. x., 
pl. 5, fig. 2. 

Simillima praecedente (Sanguinolenta), et forsan ejus 
varietas ; differt tamen elytris albis , nigro-venosis , venis 
apicalibus anguste fusco-circumdatis, et alis albis venis 



78 VOYAGE DK LA FAVORITE. 

nigris , latius fusco-marginatis. Prius varietatem C. phi- 
lœmatis existimavi. (Conf, Thon, arch., II, 2, n° 26. 
Animadvers.) Germ. 

4. Cicada Germàiui. Guér. (PI. 237 , fig. 2.) 

C. nigra , fronte sajiguinea _, antice nigra; mesothoracis 
maculis duabus abdomineque rufis. Elytris aïbis nigro- 
venosis ; venis apicalibus auguste fus co-circumdatis ; 
alis nlgro-fuscis , lobo postico sub-hyalino. — Hab. 
in lus. Java. 

Cette jolie espèce est bien .distincte de la précédente par 
ses ailes entièrement d'un brun noir, et il nous semble 
inutile d'en donner une description plus étendue ; car la 
diagnose et la figure ci-jointe suffisent pour la faire recon- 
naître facilement. 

5, Cicada phoenicura. Germar. 
C. nigra, fronte tota , mesothorace abdomineque san- 
guineis , alis omnibus nigris , posticis marginis inflexi 
disco hjralino. Gem., Rev. Ent., t. II , p. 76, n° 53. 

— Hab. in India orientali. 

6. Cicada testacea. Fab. 
C nigra y ab domine sanguin eo\ elytris alisque testaceis , 

venis nigris. — Hab. Tranquebaria. 
Cicada testacea. Fab., Ent. Syst., 4» 2 4> 2 9« — $Y st ' 
Rhyng., p. 42,n°45. 

— — Oliv., Enc. méth., t. V, p. 756, n° 43. 
La cigale ensanglantée. Stoll., pi. VIII, f. 4 1 ? C» 
Cicada testacea. Thon., Arch., IL, 2, p. 3, n° 2^,-;^ 

7. Cicada trabeata. Germar. 

C ferruginea, collaris thoracisque maculis duabus pur- 



Cl. IX. Pl. 225 à 238. 79 

purascentibus,alis omnibus fuscisj'errugineo-venosis. 
— Hab. in Java. 

Germar, Arch. de Thon., vol. II, fasc. 2, p. 3 , n° 28. 

...... 

8. ClCADA CROCEA. Guél\ ( Pl. l'^ , fig. 3.) 

C.flava , capite brunneo-obscuro, maculis rubris, thorace 
flavo, prothorace , mesoihorace cluabus maculis lads 
rubro-brunneis , abdomine croceo , colore obsoleliore 
infra , pedibus flavis , tibiis tarsisque aigris. Eljtris et 
alis hjalinis , nervulis flavis , anticis cummembrana 
ad nervulas proximataflavo-pallido colorata. 

Guér., Voy. de la Coquille, Zool. t. II, part. 2, 
1" div., p. 182. Hab. Bengalia. 



■ ■ ' 






9. ClCADA SPLEJSDÏDULA. Fabl\ 



C. ely tris fus co-aureis , tibiis anticis incras s ato-denlatis 
rufis. - Hab. in China. 

Fab.,Ent. Syst., t. IV, p. 25, n° 33 , et Syst. Rhyng., 
P- 4 2 > n ° 49- 

Oliv., Encycl. méth., t. V, p. ^56, n° 47. 

Germ., Arch. de Thon, vol. II, fasc. 2, p. 45,n° 102. 

Telles sont les espèces que nous rangeons dans cette 
petite division , qui nous semble très-naturelle , mais qui 
n'est pas tellement tranchée qu'elle- n'ait pas de contact 
avec d'autres groupes. En effet , notre C. crocea passe 
aux espèces à éiytres transparentes-, car ce qu'elles ont 
d'opaque est produit par le jaune qui s'étend de chaque 
côté des nervures , et ne laisse qu'un espace transparent 
très-étroit. 



80 VOYAGE DE LA FAVORITE. 

CIGALE A SAC. 

CICADA SACCATA. Fab, 
(PL a38.) 






Nigra, thorace testaceo , lobo postico nigro maculato _, 
abdominis basi utrinque sacco testaceo. 

Tettigonia saccata. Fab., Syst. Rhyng., p. 34, n° 9. 

Cicada saccata. Germ. , Arch. dé Thon , vol. II , fasc. 2, 
p. 5, n° 57. 

Cette magnifique espèce , que Fabricius indique à tort 
comme venant de la Chine , est parfaitement décrite par 
cet auteur - } mais comme elle n'avait jamais été vue depuis , 
nous avons cru devoir figurer l'individu que nous avons 
sous les yeux , et qui vient authentiquement de la Nou- 
velle-Hollande , comme nous en avons eu la certitude par 
l'examen de plusieurs individus que M. Reiche a reçus 
d'Angleterre. 











j.b 



z.b 








1 Collyris Chevrolatiù 

2 Feronia Eydouœii . 
3 erraiùxiy. 



IV.Jtémend irnp 



IX 



J22Ô 



2-d 







l.b 




C liemac ailtlïll S /)e<r»iare<ylii 



4 



«ïfc* 




IX 




M- 





i . Cnem a c an t h u s para&àor 



çibbt 



2.b 



. tnnedmiehe j-c 



S.Feroni a €hœudoirii 



li ' À'e/no/iJ imp 



IX 228 



I 




,ï.d 





■2.6 






3. a 
3.6 






î . S tipTri o dera con/uneta . 
2. E la t er Udeipennis. 
3 . abdonùfutlîs. 




à A TU«* 



*Sr 



IX 



22Ç. 





l.b 






4-CL 





4-e, 



r 





4.b 




E la ter 
1 E . VeniraUr. . 2 . E . Cà&ùconufi 

3 E Perûvùautiï* 4.%. Clerui '/. 



. 'x 



LX 



23o. 






4-a< 






Elater 

j.Yj . teJraspilolzur 2. E . Sauleyi/ . 

3 . E . Laurentiô 4 ■ E . Gaudichaudii 

5 . E . PalUdus 



JVltésno/ïcl ù?ip . 



2 3j. 



L^J 





î.Kpiclines ûayi 

2 Cryptorhopalum i/uadripunettUutrv... 



r>. 



eu 



yt 



y.llémond' irnp 



& 









IX 



2?>2. 




2.6 

7, 







1 Athyreu s recticornis. 
2 . Callicneiuis éœùmas. 
J.Meloloiitha cktn&urùr 



NJlé/nond ùrip 






■ 



■% 






K 



' 






1 ..EupJiolus Tiipinieru. 
2 . S t en opt cru s Molorc/ioide<? . 
3.Hispa pulcfwUa . 

4- vraJlei'uea smaraqdipennùr . 

Dumetiil se . 



-NlJtémeru? 






I.\ 



*24 




Choeradodis lobata .. 



^us/is-ml , 



ffJlêmpnd, u?i/>. 



^«rpna 




P 11 a s m a obscur um 



Dummal .>;■ 



1 /{cinond inip . 



IX 



>,36\ 




i • Pygidicrana/w&z 
2 . Aranthodi s uàdùia 



NJÎémond imp . 



^^ 3 



K 



:3 7 . 






.( ' . . tanmanea. , ])e 6* 



Cicada 

a . C . Get vf tara, Nob . 7* . C . cro cea , Nob. 



S ' Jtemoml ii>i/> 




et 

— 
•S 



a 



MYRIAPODES 

DU VOYAGE DE LA FAVORITE , 

Par MM. EYDOUX et GERVAIS. 
Genre POLYDÈME. 



Dans une note sur les espèces connues du genre Poly- 
dème (i) , l'un de nous a décrit brièvement deux de ces 
animaux , en annonçant que celles des espèces recueillies 
pendant le voyage de la Favorite seraient figurées ici. 



POLYDÈME MARGARITIFÈRE. 

POLYDESMUS MARGAR1TIFERVS. Nob. 

(PI. 2 3 9 , fig. i.) 



Ce Polydème, recueilli à Manille par l'un de nous , a 
3 pouces de longueur totale } ses antennes sont petites , 

(1) Note sur le genre Polydesmus de la classe des Myriapodes , 
par M. P, Gervais , Ann. Soc. Entomoî. de France, V, p 373, 
1836. 

1838. 20. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



et son front est sillonné sur le milieu. Il a le corps brun 
en dessus, avec les carènes latérales des anneaux de cou- 
leur fauve , ainsi que les pattes ; les antennes sont de la 
même teinte que les carènes et les pattes - : ces dernières 
sont un peu velues, surtout à leur face postérieure. 
Chaque anneau du corps présente en arrière une petite 
rangée transverse de tubercules fauves , comparables , si 
Ton veut, à de petites perles, ce qui justifie le nom de Mar- 
garilifère que nous avons proposé pour désigner ce Myria- 
pode. D'autres tubercules plus petits sont en avant de 
ceux qui viennent d'être signalés 5 mais les premiers, for- 
mant une rangée unique , existent seuls aux anneaux 
antérieurs. Le premier segment du corps, ou la cuirasse, 
est régulièrement bordé, dans tout son pourtour, d'une 
série de ces petites aspérités 5 le dernier a son avance 
terminale très-élargie , spatuliforme et demi-circulaire. 

L'individu qui a servi à cette description est une fe- 
melle , ainsi qu'on peut facilement le reconnaître par 
l'inspection de ses pattes , au nombre de trente et une 
paires. On sait , en effet , que les mâles n'en ont que 
trente , une d'elles étant transformée en forcipules copu- 
latrices. Une partie de son corps était remplie de cor- 
puscules brunâtres de la grosseur d'un grain de millet , 
et qui étaient certainement des œufs. 

La figure 1 représente le P. margaritiferus de grandeur 
naturelle : 1 . a. sa tête -, 1 . b. l'un de ses segments : i» c. 
derniers segments; 1. d. une patte. 






Cl. IX. Pi. i3g à ifa. 3 

POLYDÈME DE BLAINVILLE. 

POLTDESMUS BIAINVILLII. Nob. 

(PI. 2 3 9 , fig. 2.) 

On n'avait encore indiqué comme africain que le seul 
Poljdesmus granulosus (Pal. Beauv. ) , que Fauteur 
donne comme de Guinée. Celui-ci est aussi un Polydème 
d'Afrique ; l'un de nous se l'est procuré sur la cote de 
Barbarie , et il a été depuis lors retrouvé en Egypte , 
ainsi que nous nous en sommes assurés par l'examen d'un 
individu recueilli par M. Al. Lefebvre. Voici quels sont 
ses caractères. 

La couleur générale est d'un roux ferrugineux , lequel 
règne aussi sur les pattes ; le dos est marqué de points 
rougeâtres 5 les anneaux , dont les carènes sont assez sail- 
lantes , sont peu écartés , légèrement bombés en dessus , 
et lisses si on les voit à l'œil nu , ou très-légèrement gra- 
nuleux quand on les examine avec une loupe. Les an- 
tennes sont grêles , plus longues que la tête , à articles 
étroits et non poilus } leur couleur est celle du corps , 
mais elles sont un peu plus pâles près de leur articulation. 
Leur dernier article est fort petit et comme emboîté dans 
le sixième ou pénultième , qui est en massue allongée. 

Ce Polydème a 1 pouce 5 lignes de longueur dans le 
mâle , qui est un peu plus gros que la femelle. 

La figure 2 a. représente sa tête grossie 5 2. b. segments 
vus de profil-, 2 c. id. vus de face 5 2 d. anus de 
profil; 2 e. id, en dessous ; 2 g. id, en dessus 5 2 f. or- 
ganes générateurs mâles. 



VOYAGE DE LA FAVORITE. 



SCOLOPENDRE D'EYDOUX. 

SCOLOPEDRA EYDOUXIANA. Gerv. 
(PI. 240.) 



Gerv., Ami. Se. Nat., Janvier iS3j ; sp. 7. 

Cette jolie espèce, qui vient du Sénégal, a été dé- 
nommée , mais non encore décrite. Elle se distingue très- 
aisément de celles qu'on a déjà signalées. 

Voici , d'ailleurs , ses caractères : 

Teinte générale verdâtre , légèrement nuancée de bleu 
sur les pattes -, une double série de lignes droites sur le 
dos et sous le ventre, depuis le troisième anneau jusqu'à 
Tavant-dernier inclusivement. Les mandibules de couleur 
ferrugineuse à leur base, ainsi que les appendices du der- 
nier segment (fîg. b.) , sans doule ceux de la copulation 5 
les anneaux quadrilatères allongés. Les épines du premier 
segment de la patte postérieure nombreuses : sept écar- 
tées au côté interne , et trois au bord inférieur externe. 

Longueur du corps , 3 pouces 3 lignes. 
Antennes , 1 — — 

Pattes postérieures , — 11 — 













J.d 



(?^^ 



2.d 











2lt 











H 



^7 

1. PolydçsmUS n\ar(jarili/eriu\<^ 





KS 



% .Pol . Bfai/wifhi , 6 



Vaillant <M 



X, liront! un f > 




4 -\- : ' 



IX 



2//û 





Scolopen dra Eydouœiana. 

Jf.Jtmnnitd tmp. 



%*»• 



.../