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Full text of "Maistre Wace's Roman de Rou et des ducs de Normandie"

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MAISTRE WACE'S 

ROMAN DE RÔÛ 

ET 

DES DUCS DE NORMANDIE. 

Nach den Handschriftcn von Neuem herausgegeben 



von 



DR- HUGO ANDRESEN. 



ZWEITER BÀIÎD. 

m. Theil. 



HEILBRONN. 

VERLAG VON GEBR. HENNINGER. 

1879. 



F. ViEWKG, Librairie A. FRANCK. 
Pabis, 67, Rue Richelieu. 



tl.. 



Vorwort. 



Der £fweite Bond der Wace'schen Chranik erseheitU 6e- 
irdchUich spàier und in umfangreicherer Gestait, ois ich nach 
FertigsteUung des Teodes glauhte annehmen eu durfen. Dies 
liegt vomehmUch daratiy dass ich hemuht gewesen bin der 
kistorischen Seite des Werkes in etwas atisgiebigerer Weise 
gerecU zu werden^ ois es beim ersten und sweiten TheUe 
geschehen, und es mir eugleich habe angelegen sein lassen, 
dort Versàumtes, so weit es moglich war^ nachjBnûwlenj unter 
(hunlicker Beriichsicktigung der ineunschen erschienenenArtikd 
von Fôrster und Suchier. 

Von einem Versuche, die trotz Kôrtings verdienstUcher 
Schrift noch der PriJifung bediirftige Frage, welche Qudlen 
Wace bei Abfassung des dritten Theiles benutet hxt, in 
einigemunssen befriedigender Weise zu lôsen, musste ich vor 
der Hand absehen; hoffentlich finde ich jedoch bàld GeUgen- 
heiit dièse anziehende Arbeit dort in Angriff zu nchmen, wo 
gie aUein AussuM hat mit Erfolg gèleront zu werden: in 
London oder Paris. Nur ouf eine bedeutsame Thatsache 
glaube ich schonjetzt hinweisen zu miissen. Es ist dies die 



fwv Wr 



t *. t o / c -i. 



ift^ii mag maessen liiernndda t 
sc/micrdirh cmpfnnden iverdoi aïs der Uni 
trotz des S. 554- 563 gelieferten Nachweise 
gewesen bin die von Wace hefolgten Det 
une sie sich atis einer Durchsicht der Reim 
dos Innere des Verses auszudéhnen. Wer jec 
Frage, wie man bei Herausgabe alifrane'ôsisi 
sichtlichderNomincdflexion eti verfahren hat, un 
uber triUy unrd mir hoffenUkh éher Bank wis. 
vorgeeogen habe auch in diesem Pufikte den 
Handschrift so vid wie moglich zu wahren. Ai 
dass eine strenge Durchfuhrung der Begd von 
in gereimten Denkmalem nickt séUen die gré 
heiten veranlassen kann^ dUtikt es mich auch wefi 
lichj dass der AnstosSy den ungenaue Formen, 
S. 663 erwahnt sind, dem Léser erregen, nickt 
den werden konnle, wenn ihm anderseUs in Foh 



Nun die ArbeU sich ihrem AhsMuss nàherty er- 
ivmere ieh mich dankbar der grossen Bereitmlligkeity mit 
tcdcher die Konigliche BïbliothéksverwdltHng in GôUingen 
mir auf so lange Zeit dos fast unentbehrliche Werk von 
Duchesne uberUissen hat. Nicht minder fiihle ich mich ge- 
drungen der Kôniglichen Bihliotheksverwaltung in Berlin hier 
ôffenUich meinen Bank dafiir ausjmsprecheny dass mir durch 
ikre GiUe die wicktigen Jahrgànge 1846 und 1862 der 
Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie eu- 
gànglich gemacht worden sind und ich so mit Leichtigkeit 
mèhrere Ortsnamen habe klarstellen konnen, in Betreff deren 
mich auch die ausfiihrlichsten geographischen Wôrterbucher 
stets im Stich gdassen hatten, 

Bonn, Anfang Juli 1879. 

H, A, 



Einleitung. 



Dos Lében des nùrmannischen Dichters Wace und sein 
grosses unter dem TUél ,jBaman de Bou^^ hehmtdes Werk sind 
zuerst, und swar tnerkwurdiger Weise fast eu gleicher Zeit, 
von Bréquigny und De La Rue eum Gegenstande einer ein- 
gehenden Untersuchung gemacht worden. Bis dahin waren 
nur eimdne Fragmente der Dichtung hin und wieder in die 
OeffenilichJceit gedrungen, so durch Dumoulin in seiner Bx- 
stoire générale de Normandie (1631), durch La Bogue in 
seiner Histoire généalogique de la tnaison de Harcourt (1662), 
durch Montfaucon ^) und Lancelot *) in ihren Beschreibungen 
der Sticierei von Bayeux, durch Bouquet ^) u, -4., àber mit dem 
Verfasscr hotte man sich so gut une gar nicht beschàftigt Der 
Artikel von Bréquigny erschien in den ^Notices et ext. des mss. 
de la Biblioth. du Roi" t. V (an VU) p. 21-78. Nach einer 
eiemlich ausfiihrUchcn Betrachtung der Pariser Handschrift 
375 (ait 69S7), die békanntlich nur den dritten Theil *) des 
Werkes efithâlt, und einer hurzen Erwàhnung der Copie aus 
netierer Zeit, in wdcher uns aile drei Theile aufbewahrt 



1) Monum. de la Monarchie franc., t. I (1729) p. 371—382 
und t II (1730) p. 1—32. 

2) Acad. des Inscript, e^ B.-Lettres t. VI p. 739—755 und 
t. VUI p. 602—668, 

3) Becueil des historiens des Gaules et de la France. 

4) Wir werden im Folgenden immer von drei Theilen des Werkes 
rcden, da nur Bréquigny, wie wir sogleich sehen werden, zwei Theile 
und eine Einleitung annimmt. 

1 



II 



sind y, tcendet sich der Yerfasser eu Wace seîbst. JEr kann 
sich nicJU mit der Ansicht hrfreunden, dass Wace ^ Wtstace 
oder Huistace set, wie La BavaUière und Andere behaupten: 
teenn man dièse beiden Namen durcheinander viûrfe, so 
Icôrmie man eu dem Gîauhen kommen, dass Wislace, der 
Autor des Borna» de Brut identisch sa mit Wace, dem 
Dichier des Roman de Rou. Dos letztere Werk wurde 
1160*) begonnen; es eerfâlît in ewei Theile; der eweite Theil 
ist erst nach dem Bekanntwerden des ersten entstanden. 
Wace lebte noch nach 1170, in loelchem Jahrc Eeinrieh H. 
von England seinen Sohn krmen îiess, und selbst noch «ocA 
1174, tceil er von der Bdagerung von Rouen durck Lud- 
wig y II. sprichi, welche in diesem Jahre staiifand. Er war 
„clerc lisant" unter drei Heinrichcn, also auclt unter Hcin- 
rich l. Ba es sich vermuihen làssty dass cr, als er nach 
Caen kam '), ung^àhr 10 Jahre ait war, und Heinrich I. 
1135 starb, so folgt daraus, dass er um dos Jaitr 1124 gr- 
boren ist. Biese Berechnwng stimmt vortref/lich mit dem 
iiberein, was teir sonst Oher dos Lcbcn unscres Bichters 




- m - 

liekj dctôs er sein WerJc eu Lehmten dièses Fur sien heendigt 
hotte. Im Jahre 1183 war er demnaeh 60 Jdhre ait Wir 
wissen nicht, ob er noch lange nachher lébte. 

Indem Bréquigny nun naher a/uf den Inhodt des Roman 
de Bou eingeht, stéllt er jsunàchst die Vermuthung auf, dass 
die EinieUung eu der Spccicdgeschichte des Hereogs RoUo, 
in wdcher Wace die frUlieren VersucJie der Nomiannen er- 
eâhUj sieh in Frankreich niedereulassen, erst nach Vollendung 
des Werkes eur Vervollstàndigung des Ganeen verfasst wor- 
denj und ewar deshalh, weil sie in AcMsilbnem gedichtet 
sei wie der eweite Theil, und weil der Dichter nichts von 
dieser Einleitung im Prologe eum eweiten Tlmle verlauten 
làssty unewoJd er die Absicht gehabt eu hàben scheint, hier 
noeh einmal den ganeen Inhcdt des ersten Tlieiles Jcure eu- 
$a$nmemufassen, 

SchrUt fur Schritt dcm Berichte des Dichters folgend^ 
eeigt Bréquigny im weitem Verlaufe seiner Untersuchung, 
wie Wace^ was den ersten 9 Theil seines Werkes anbetrifft, 
m ausgieèigster Weise cms Dudo von S. Quentin und Wil- 
hdm von Jumièges geschopft hat; er macht namentlich auch 
darauf aufmerksam, wie ein grosser Theil des historisch 
Fàlsehen, dos bei Wace begegnet, schon bei den beiden 
latHnischen Schriftstellem aneutreffen sei. Einige intéres- 
sante Punkie, die sich nur bei Wace vorfinden, sowie 
etliche wichtige Stellen, an welchen der letztere von seinen 
Fiihrem abweicht, werden noch ins Besonde^e von dem fran- 
zosiscl^en Gclehrien namliaft getnaeJU; es wir d u. A. erivdhnt^ 
dass nach der Ereàhlung des Diclders der Norniannenhereog 
Rollo spïbst bei Gclegeftheit der Iluldigung dnrch den Fuss- 
kuss den Kïmig von Frankreich umgeivorfcn habe, wàhrend 
es nach den beiden lateinischen Schriftstellem einer seiner 
Leuie gewesen sei. Ankniipfend an die Schlnssi^erse des 
ersten Theiles, in wdchen Wace sein Anrecht auf Belohnung 



1) D. h. ersten %md ztteiten Tlieiî nach unserer Bezeichntwg. 



- IV - 



geîtead macht '), bemerkt Bréquigny : Der IHchter erhieîl 
die Belohnung, wn wdche er bai; der Zweck des BpUogcs, 
der sich am ScMtisse des ersten TheUes fîndet, ist der, dem 
Kànige eu verstehen eu gâen, dass er den Roman de Sou 
nur verfasst habe, um diesem Fursten seine Htddigung dar- 
zubringen, der in mannlicher Linie von Rollo abstammte. 

Der Verfasser schliesst seine Setrachtung des ersten 
TkeHes mit der MitiheUung, die Herausgeber des BecueU des 
historiens des Gaules et de la France hâtten die Absicht 
gehabt, den Roman de Sou eu vcrSffentîichen; als sie sich 
aber i^terseugt, dass das Gedicht im 13. Jahrh. in Prosa 
aufgelôst worden sei, hàtten sie, nachdem aie dièse prosaische 
Ghronik sum grôssten Theile pubîicirt, das Gedicht hei SeUe 
gélassen, das nach ihrer Aussage nicht méhr darbôte, (Us 
die Ghronik, deren Original es sei. Troiedem, urtheilt Sré- 
quigny, sei die Scrausgabe des Gedichtes iciinschenswerth, 
besonders deshàlb, weil die Ghronik nicht weiier eiaiickreiche, 
aïs Us auf die Zeit Sollo's, und auch sonst das Originaî 
nichi so genou wiedergcbe, dass sie sich nicht biswéîen, und 




- V — 

langer als Fùhrer dietien Jconnteny fur seine detaillirte Dar- 
skUung einedner Kàmpfe des Normannenherjsogs mit seinen 
rebeUischen VasaMen sowie mit dem Konige Ueinrich L von 
Frankreieh benutzt worden sein mag; ébenso wenig sagt er 
etwas dariïber, wer dem Dichter tooM den Stoff eu der 
SchUderung der Schlacht von Hastings sowie der ihr un- 
mittèlbar vorhergehenden Ereignisse geliefert hahen Jcônnte. 
Wir beschràhken uns daher darauf, die mehr den Dichter 
dis den JHxstoriJcer Wace betreffenden Bemerhungen Bréquig- 
njfs hure aneufUhren: Die Anékdote von der Unerschrocken- 
heii Bichcards 9 sotde die von dem verliebten Manche *) hàtten 
von Wace nicht aufgenommen werden sollen, weil sie kaum 
verdienten, von einem Schriftsteller ereoMt eu werden, der 
seine Ehre darin sucM, AUes bei Seite eu lassen, was den 
Anschein des Fabelhaften tràgt. Die Geschichte von dem 
Abenteuer Richards mit dem Ritter, der dem jungen 
Màdchen den Kopf abschlagt und dafiir sdbst vom Hereoge 
mit dem Tode bestraft wird^), saune die von dem Loffeh 
did>stcMe ^) seieii wahrscheinlich interpolirt^ weil sie sich 
nicht in der àltesten Handschrift vorfinden. Auch die Hi- 
storié von dem Lombarden Bemhard^) sei vermuthlioh un- 
âcht, Zum Schlusse giebt Bréquigny sein UrtheU Uber 
Wace's Poésie dahin ab, dass sie nichts sei als eine An- 
haufung von Reimen; ebenso arte sein Stil meistens in ein 
langweiliges Getràtsch aus, 

Der Aufsate von De La Rue, dessen Inhalt wir eben- 
faUSy so weit es nôthig erscheint, hure darlegen woïlen, findet 
sich unicr dem Titel ^,An cpistolary dissertation upon the 
life and unitings of Robert Wace''^ in der Archeologia t. XII 



1) III V. 273—336. 

2) ib. V. 337—510, 

3) ib, V, 511-560. 

4) ib. V. 1867—1978, 

5) ib. V. 1983—2132. 



VI — 



(1796) p. 50—79. Indem er àOe Notizen, die sich ûher dm 
Dichter in dm Schriften von Fauchet, Huel, La Eavcdlière, 
Laborde, TyrwhiU, Warton u. A. vorfindeti, au sammèln 
suchte, kam es dem Verfasser àieser Arbeit sunâchst dorauf 
an, einige handgreiflicke IrrihUmer und icillkUrliehe îfypo- 
thesen £u beseitigen, die einige von den genannten Oeîehrten 
i9}er Wace und seine Werke aufyesteïlt halten. Mit Becht 
bcmerht er, dass e. B. die AnsicM, wclche den Boman de 
Bou fUr einc Fortseteung des Jioman de Brut hidt, eine 
Ansicht, die sowohl von La BavaUière aïs auch van Warton 
ausgesprockcii worden war, nur einer gdneliehen Vnbekannt- 
schaft mit bciden Dichtungen entsprungen sein konne. Bc- 
soiiders (Aer weist er darauf fnn, dass Fauchct's Mcitmng, 
der Name Wace soi îdentisch mit Eusiache, scfwn deskedh 
auf einem Irrthume heruhe, toeil da, too in der Schlusssciîc 
des Boman de Brut der Ictutgenannte Ncane stehe, der Vers 
zu lang sci. Was im Ucbrigen rfen Boman de Brut anlange, 
sa wiisste tnan durch Lagamon, dass Wace ihn der Kônigin 
Flconore, der GemaMin Heinricks IL, geividmct hahe. 




- VII — 

AufmufUerungt die ihm su l'heïl wurde, sein WerJc forizu- 
seteen^ hat Wace, toie es scheint^ mehrere Jahre defn dich- 
ierischen Schaffen entsagt. Wie manche mittelalterliche Dichter 
richtete auch er sein Streben nicht nur darauf, Ruhm zu 
emten; er Jdagt die Mâcenaten jener Zèit an, dass sie sich 
mit unfruchtbaren ComplimefUen begnUgten und ihm nicht 
eifwud so vid gâben, dass er einen Monat lang die Ausgabe 
fur einen Schreïber bestreiten Jconne ^). Alldn mochte die 
EnUàuschung auch noch so bitter sein, die ihm in diesem 
Punkte eu Theil wurde: als er erfuhr, dass Kànig Hein- 
rich IL Benoît mit dcm Juftrage beehrt haibe, die ganse 
GeschiclUe der Normannenhersôge su bearbeiten, wurde er 
von Eifersucht und Ehrgeis angestachélt, sich aufs Nette 
ans Werk su geben : der Eifersucht auf Benoît hat somit 
der dritte umfangrdche Theil seine Entstehung su verdatikai. 
Am ScMusse seines Werkes ertheilt Wace diesem seinem Nébeii- 
buhler den Rath, er solle sich nicht swecklos abmuhen^ sein 
eignes Werk forisusetsen; er giebt ihm su versteheti, dass 
er an seiner Stelle gedichtet hahe, und dass, da der Wunsch 
des Konigs nunmehr erfiilU sei, er von einer Auf gobe àb- 
stehen môge, die man ihm iiberlassen habe. Benoît aber, 
weit davon entfemt^ diesen Eath su befolgen, beschloss^ 
sich auf demselben Felde su versucJwn und seinem Nébeii- 
buhler mcJUs su lassen als den Rtdim sein Vorgànger ge- 
weseti su sein. — Ueber. dos Leben des Dichters ist wenig 
bekawUy bemerkt De La Rue femer. Wir wissen nur, und 
sicar aus seinem eigcnen Munde, dass sein Voter bei der 
Schlacht vofi Ilastings sugegen gewesen ist So berichtet er 
dctm auch die tiaJierc^h Umstdtide dersdben, die ihm jener 
mitgetJècilt. Eine so reiche dichteriscJie TJuUigkeit^ wie 
Ware sie mUwickelt^ konnte nicht verfelden, die Aufmerk- 
satnkeit des Konigs auf sich su siehen, der ihn denn auch 



î) Tari truuerai, tant seit curteis^ Ki tant mo duinst ne mette 
en mcin, Dunt ieo aie un mois un escriuein III V. 154 — 156. 



- VIII - 

in Anerîcentuing sàner Verdienste mit eincm KcmonUcate an 
der Kathedr(de zu Bayeux bélohtiie. — Dièse seine Âtmchtm 
hat De La Rue spâter, der Hauptsaclie nach unverândert, 
in seineti bekanrUen Essais iistoriques sur les bardes etc. noch 
Hnmal kure eusammengefasst. Doch spricM er dos eweite 
Mal deutlieh aus, dass Wace nach 1174, und cds er im 
Besitse der Pfriinde tvar, den Roman de Rou fortsetete. 
Nébenbei machl er darauf aufmerJcsam, wie tmpassend es aei, 
die gercimte Chronik der Normannenhereoge Soman du ') 
Rott eu ncnnen, und àussert sich schliessîich hOchst aner- 
Jcennend iibcr Wace àls Dichter, meirU auch, die historischen 
Irrthiimer, Anachronismen und falschen Data in seiftem 
Werke brauchten nichi nothwendiger Weise vom Verfasscr 
sdber hereurithren, sondem kimnten cben so gut avf Rech- 
nung der Copisten kommen. 

Werm wir die Untersuchungcn der beiden franedsischen 
Gdehrten, die wir dcshalb, weil sic die Grundlagc fUr die 
Kennlnis von Wace bilden, dwas ausfiikrlicher dargelegt 
kabcn, mit einander vergleichen, so bemerkcn wir auf den 




- IX - 

schweren Irrthum hat er sich dadurch zu Schulden komtnen 
lassefij dctës er Hemrich II. mit seinem Sohne verwechselt, 
wenn er jenen im Jahre 1183 sterhen làsst. Kônig Hein- 
rich IL starh bekanntlich erst im Jahre 1189. 

NicJU minder verhàngnisvoll ist De La Rtié's Versehen 
Jnnsichttich des Bathes, wélchen Wace am JEkde seines Bo- 
mon de Rcu seinem NébenbuUer angeblich ertheilt y. Dos-- 
sdbe ist nur so su erJdàren, dass er die Schlussverse 
Die en auant qui dire en deit, J'ai dit por Maistre 
Beneity Qni cest onre a dire a emprise, Gom li reis Ta 
desor lui mise; Quant li reis li a roue faire, Laissier la 
dei si m'en dei taire •) gans fcdsch ver stand. Atich darin 
irrt er, dass er behauptet, dass Wace uns selber ersàhie, sein 
Voter sei bei Hastings eugegen gewesen ; wir tvussten wenig- 
siens nicht, wo sich eine derartige Âeusserung vorfindet, 
Ebenso wenig ist etwas davon bckannt, dass Wace in schmei- 
chélhafter Weise sur Fortsetzung seines Werkes ermuntert 
worden sei. 

Sehen wir nun eu, in wélchen wichtigen Punkten Bré- 
quigny und De La Bue tibereinstimmenj so ergèben sich 
nur dièse beiden: 1) der Boman de Bou ist im Jahre 1160 
begonnen worden; 2) der Dichter Icbte noch nach 1170, 
weil er von der Kronung Heinrichs IIL redet, welche in 
dem genannten Jaftre stattfaiid. Wâhrend nun aber De La 
Bue sich an diesen kargen Nachrichten geniigen làsst, sieht 



1) ,yHe aUo in conduding it (scil. his rcork) recommends the 
paei Benoit to avoid fatigtdng himself to no jmrpose in the conti- 
nuation of his own work; he informa him, that he has sung in his 
stead and that, tlu wishes of the mo^iarch being fulfiUed, he may 
gix>e up the task, which had been aUoted to him.^^ An epistoîary 
dissertation p. 72. 

2) Wir eitiren die SteUe, wie sie sich in der Handschrift des 
British Muséum vorfindet, wdche De La Eue benutzte; unser Text, 
hier nach d. Hdsehr. 718 hergesteUt, weicht in den beiden erstcn 
ZeHen nieht uhbedeutend, und zwar vortheUhaft, ab. 



* - ^ - 

Bréguigny «l'cA um, oh der DIchter denn Iteine anderm 
Aeusserungen getliati haie, wdche einigc weitere SchAUsse 
a»4 seine Leleiisdauer i/ewinnai lassen. Er fîndet eunâehst, 
dass Wace von der Bélagcrung von Rouen spricht, wdche 
im Jahre 1174 statlfand, also lehte er nock in diescm Jahre; 
ja, weil er nirgendwo von dcm Tode Heimichs II. (l. Hein- 
richs des Jungen) redet, der im JaJire 1183 erfolgte, so 
vermtUhct cr, dass er auch 1183 noch am Lcben gewesen 
sei. Wàhrcnd De La Rue es fenicr ganz unbestimtnt îàssf 
— teeràgstens in sciner ersten Untersucfiung — wann und 
tvofUr Wace die Prâbcnde mi Bayeux erhaltcn, àvssert sich 
Bréquigng dahin, dass der Kmig sk ihm ftach Beendignng 
des in Aîexandrinem gcdichfetcn TImles des R. de Rou sur 
Bdohnung verheJicn liabe. Nur ineincm tvichtigenl'unktebielet 
De La Rue mehr ods Bréguigny. Letzterer liât die Frage, 
waram der Diehter nicht auch den grosseren, dritten Theil 
seines Werkes in AJe-candrincm verfasst iiobe, gar nicht 
beruhrt; De La Rue sucht dièse Erschânung zu crUaren. 
Andrersats hat Bréquigng Hber das Verhàltnis der Ein- 
leitung — so ncnnt er die 750 ersten Achhilbner — eu 
dem gamen Werke einc schorfsinnige IlgpoiJiese géliefert. 
Dass Bréquigny von detn Auftrage, mit dcm Kimig Hein- 
rich IL Benoit heehrte, nicht spricht, hann nicht uberraschen, 
da er keine Kenntnis davon hahen konnte, indcm der Schluss 
des R. de Rou in der Uandscltrift 375 (ait 6987), welchc 
cr einsah, fc/dt. Wàrc iJim abcr auch wie De La Rue die 
Handschr^t des British Muséum su Gesiehte gckommen, so 
iuUte er dentiochsehwerlich eine so willkUrlicfte, durch ntehts 
gerechtfcrtigte llypoiltese Ober die Entstdiung des dritten 
Thcilcs aufgestelît, toie sie uns De La Rue in so bestech- 
licher Weise darbietet. 

Weniger cds kurz und Inapp denn als oberfldeldich 
und ungcnau muss der von Brial geschricbcne Artikel iiber 
Wace bescieknet werden, welcfwr sich in Band XllI (1814) 
S. 518—530 der Histoire litléraire de la France vorfmdet. 



- XI ~ 

Als ob der Verfasser von De La Rue^s Schrift niemcds ge- 
hôrt hàtte, wirft er zunàchst die Namm Wace und Eustache 
toieder durcheinander ; cds ob Bréquigny nicht von einer 
àUen vùrtrefflichen Handschrift des HaupttheUs der Dichtung 
gesprocheny werden sodann fur aile Citate nur Copien der 
Handschrift Duchesne^ hesonders die der Arsenalhïbliotliékj 
zu Grunde gélegt ^). Im Uehrigen ist das, was iiber Wace's 
Leben und den R. de Rou (mit den andem Werken des 
Dichters haben toir uns nicht su heschaftigen) mitgetheilt 
toird, nichts dis ein noch daeu wenig befriedigcndes Résigné 
dessen, was schon von Bréquigny gesagt worden ist; ncu ist 
nur die voUstàndige Wïedergabe einer wicMigen Stelle^ an 
wdcher Wace sélber Einiges iiber sein Leben erssàhlt ^), was 
Bréquigny und De La Rue versàumt hatten. 

In den Jàhren 1817—18 gab der damalige Prof essor 
an der Universitàt eu Kopenhagen, Brôndsted^ mit einer 
gegeniiberstehenden metrischen Uebersetsung in dànischer 
Sprache 454 des ersten und 664 des zwdten Theïlcs des 
Roman de Rou heraus, welcJie er wàhrend seines Âufen/mltes 
in Paris ahgeschriében hotte ^). Brôndsted hattc leider nicJU 
die Handschrift selbst, sondem nur Copien derselben, die 
Copie Lancdot und die der Arscnalbibliothek sur Verfiigung, 
was um so mehr eu bcdauern ist, ods er mit eiemliclter Ge- 
nauigl'eit abschrieb utid fast gafie darauf verzichtete, an 
dem iMfulschriftlich Ùéberlieferten zu ànde7'n, so dass nur 
ein geringer Theil der Fehler, die sich in diesen 1118 Versen 
vorfifidefiy auf seine Rechnung homnU, Eine Vergleichmig 



1) Die Citate S. 519 sind noch dazu an mancheti Stellcn un- 
richtig. 

2) Se Ton demande qui co dist etc. III 5319 ff. 

3) Bidrag tU den Danske Historié og tïl Kundskab om Dan- 
marks œldre poUtiske Forhold. Kjobcnhavn. SchiUtz. I hefte 1817, 
II hefte 1818, Besproehen von Baynouard Journ. des Savans Màrz 
1820 S. 174—182; vgl weiter unten S. XXI 



XII 



aher diestr Virse, une sie von dem dânisclien Gelehrten ver- 
ôffènâickt stnd, mit den entsprechenden bei Pluquet, dem die 
Handschrift Duchcsne zu Geboie stand, failt in jeder Hm- 
sicht eu GuHsten des Ersteren aus. Die IrrtMmer, die bâ 
Srdndsted bcgcgnen, crUspringen seiner gur damàligen Zeît 
sicher nichf tcunderbaren Unkenntnis der (ûiframôaischen 
Sprachc; e^jer er hat sich fast gane vor soîchen wttlMrlichen 
Enisleîlungen und ungcrechtfertigten Âendenmgen des hmtd- 
schrifllichen Textes gcscheut, teie wir sie weiter untm hà 
Betrachiung dcr Phtguetscken Publiccdion iennen lemen 
werdcn. Wir woîleti, um dies eu iaeeisen, die Brôndsted- 
schcn Fragmente mit der Handschrift, d. k. der Q^e Lan- 
cdot, verglcicJten und die hauptsàcMichen Abioâchungen nam- 
hafl maciien: Brondsted S. 40 Zeile 5 poenée, ffandachr^ 
poanee; — Br. S. 44 Z. 5 que le ver disant, Hdsckr. que 
le vet (l. qne l'en vet) disant; — Br. 8. 62 Z. 10, S. 90 
Z. 12 for meut (!) i), Ildschr. forment; — Br. S. 68 Z. 8 
Ne par force la prendroit, Hdschr. Ne par force ne la 
prendroit; ~ Br. S. 86 Z. 14 Qu' Esmout (?), Hdsckr. 




- xrn - 

aiol; — Br.. S. 184 Z, 4 devendront, Hdschr, devendroit; 

— Br. S. 210 Z. 8 ewei Verse mit einander vertauscht; — 
Br. S. 212 Z. 6, S. 248 Z. 2 comme, Hdschr. com; — 
Br. S. 214 Z. 6 Je, Hdschr. Ne; — Br. S. 220 Z. 5 tolu, 
Hdschr. toUoit; — Br. S. 226 Z. 2 Rou (woU Drucifehkr), 
Hdschr. Bon; — Br. S. 232 Z. 1 Quant Rou fu de Fran- 
ches, Hdschr. Quant Rou fu a Roem ') ; — Br. S. 238 Z. 7 
Rou fist de grant justice, Hdschr. Rou fust {l. fu) de grant 
iostice; — Br. S. 244 Z. 6 parcreux, Hdschr. par creus; 

— Z. 8 Rou li fist son heir, Hdschr. Rou fist son heîr de 
lui. Richtig oder fctët richtig verbessert ist von Brondsted 
S. 182 Z. 8, S. 200 Z. 7, S. 224 Z. 6. 

Wir bemerken noch, dass diesen von dem dânischen 
Gdéhrten verôffentlichten Fragmenten des R. de Rou eine 
giendich ausfuhrliche Einleitung (von 35 Seiien) beigegeben 
ist. Der Verfasser stéUt in ihr sunàchst die wesentlichsten 
Ergébnisse der Untersuchungen Bréquigny's und De La 
Bue^s susammen (S. 1—23) und verbreitet sich sodann tiber 
die GrUndCy die i/in bestimmt haben, an der Orthographie 
der Handschrift so wenig une môglich eu àndern (S. 24— 
26). Nachdem er femer gezeigt, dass Wace noch andere 
QueUen benutzt hat dis Dudo von S. Quentin und Wilhehn 
von Jumièges^ erklàrt er den Wechsél des Metrums im dritten 
Theile dadurch, dass der Dichter selbst gefUhlt, dass das 
Versmass des Alexandriners fiir seine Darstellung auf die 
Douer nicht geeignet gewesen sei (S. 30). Zum Schlusse 
hemerTct er, dass das IfUeresse des Werkes weniger darin 
bestehe^ dass es uns historische Facta aufbewaJvrt hat, als 
darin, dass es uns ein getreues BUd der Zeit vor Augen 
fuhrt, in welcher der Verfasser lebte. 

Sechs Jahre spàter als die so eben betrachtete Publication 
ersckien Pluquefs ,jNotice sur la vie et les écrits de Robert 



1) Merkumrdiger Weise findet sich hei Pluquet deraelbe FMer; 
8. seine Amgàbe F. 1931, 



- XIV - 

Wace", cine ArbcU, in tcelcher sehon aie gante OherflUMicWieU 
des Verfassers su Tage tritt, der es tm Jàhre 1827 untenuûim, 
den Roman de Eou eu veroffentlichen. Zunâchst muss es hrfrem- 
den, dass Pluquet, dem dock nach seinem eigenen Zeugnisse 
Bréqiiigny's und De La Rue's Arbeiten nicU unbékataU ge- 
hîieben waren, die Namen Wace und Eustacite wieder durch 
einander wirft. Femer bringt er iiber Wace tmd sein Werk 
nieht allcin nichts Neues bei, indem er sich daraufbescfirànki, 
die Untersuckungen der genannteti beiden Gdehrten hure £u- 
samntcnsufasseti, ohne iibrigens seine Qucllen eu nermen, sondem 
gicbt auch eine }tôcks( mangdlioftc und ungenugende, eum 
TJieil unrichtigc Besckreihung der Handschriften. Wcnn 
er baspiclsweise bchaupict, die Cc^ie des R. de Mou, teelche 
sich auf der ArsencdbiblioOick befindct, hiUte Sainte-Pedai/e 
mit eigcner lland g&ichrieben, so Uegt drr Verdaefd nahe, 
dttss er dièse Copie gar nicht in Augcnschcin genotntnen hat *), 
denn es kann ieinen grosseren Unierschted grben als sieisclten 
der lland, welcJie die Copie angefertigl, und dcrjenigen, die 
,Ur linmUHwrrhmuni diun, i/rJhlhi. Nu,- .lir I.L-hrfV 




— XV - 

er aie nach dieser angeferiigte Ahschrift Lancelot henutzt 
hat. Diesdbe ist so gross uml deutlich geschriehen^ dass es 
fast unmôglich ersclteint, hei der Wiedergabe des Textes 
Irrtimmer zu begehen. Wir brauchen jedoch nur etliche 
Verse heraussmlieben, um eu edgen, dctës Pluquet dennoch 
die grôssten Fehler maclU und besonders hàufig ein Wort 
oder mdirere forUàsst Es lautet in der Copie Lancelot Blatt 
30' ZeUe 23: Quer ja li roiz de France ne s'en entreme- 
troît, dagegcn bei Pluçtiet: Quer ja li roiz de France ne 
s'entremetrcit; ib. Z, 34: Maint gentil homme y out et 
maint vassal prove, dagegen bei Pluquet : Mult gentilhom i 
ont et maint yassal prové; ib. Z, 36: Qui proux estoit et 
sages et de grant parente, dagegen bei Pluquet: Ki pros 
esteit et de grant parenté; ib. Blatt 31^ Zeile 25: Bonne 
est donc la contrée et bonne la cite, dagegen bei Pluquet: 
Bone est d'ilau la cuntrée, bone la cité; ib. Blatt 33'' Zeïle 
36: Les barons du pais touz a euls allèrent, dagegen bei 
Pluquet: Li baronz du païs à els toz s'alierent; ib. Blatt 
61' Zeile 7—8: Vit le duc, vit la court et vit le grant bar- 
nage, Moût le tint a cortoiz et a noble et a sage, dagegen 
bei Pluquet: Vit li dus, vit la cort è vit li grant barnage; 
Mult le tint à cortois à noble et à sage; ib. Blatt 79" Zeile 
23: Moût auoit par la terre plors et dcmentoisons, dagegen 
bei Pluquet: Mult a par la terre plors è dementoisons. 

Es mag an diesen Beispielcn genug sein, um das Ver- 
fcJiren Plt^ucVs zu kennjseichnen. Ucberblicken wir dieselben 
noch einmal^ so srhen tvlr, dass aile Abiveichmigen, die sich 
bei ihm vorfoulen, lediglich in Nachlàssigkeit oder Willkiir 
ihren Grund haben, da auch nicht an einer einzigen Stelle 



nutzen kôfinen. Zu hcmerken ist, dass auch Brcquigny sich dièse 
Copie fiach seiticr eigermi Aussage nicht versclMffen ko7inte und ge- 
zwungen var^ mit der Ahschrift auf der ArscnaXbibliothék fûrliéb zu 
nehmen. Ebenso crwafint Brmdsted, wie wir gesehen, als seine QueUe 
nur Copien der Hdschr, Duchesne. 



- - •» 1 V, / t- « 



aie aie ((es British A 
Pariscr Handschrift 370, (lie. rr fur die Ai 
irittrn Thcilc whI spdter fiir seine Ausya 
Werl^es sur Verfugung hatte, doch sind, im\ 
meder z, JB. les a& Accus. Flur, Mascul. und 
loch hinter diesen Fof-men ein Fehier verlorgen 
Wingt sodann làngere Stellen aus dem Thei 
%ir wélchen ihm ausser den vorher erwàhnte 
veiner eigenen Aussage die von De La Rue g^ 
ichrift der Hdschr. des British Muséum soun 
376 eu Gehote standeny und jswar eunachst « 
welcher Wace tiber die geringe pecuniàre 
Uagt, die ihm zu Theil werde, sawie uberhaupt 
mhme des Interesses der Vomehmen fur litt 
Urebungen. Nehmen wir nun auch an, dass 
^)on De La Rue sehr ungenau gewesen, woran 
ibwoKl uns diesélbe leider nicht zu Gesicht g 
ieshalb zweifdn mochtenj weU die Verse d 
Handschrift, die dieser Gdehrte in seiner Arbe 
nittheUt, einige Kleinigkeiten abgerechnet^ con 
jeben sindy so hotte Pluquet doch zur Berichti 
hafter Stellen den reinen Text der Hdschr. 37 
p4ng. Séher^ wir nun sm •'«'» --- - 



/• ■» 



LE ROMAN DE ROU 

ET DES DUCS DE NORMANDIE. 



DRITTER THEIL. 



Die Handschriften. 



Von dem dritten TheU des Roman de Rou sind hisjetet 
folgende vier Handschriften hékannt: 

L Hdschr. des British Muséum, Bîbl. reg. 4, C. XI. 
In diesem aus dem Anfange des 13,, fmm TheU vieUeicht noch 
aus dem Ende des 12. Jdhrh. stammenden, 286 ElàUer 
starken Pergamentband sind folgende Stucke enthalten : 1) die 
lat.Schriften des heïl. Hieronymus iiber die Propheten Danid, 
Hoseay Jod, Amas, Obadja, Jona, Micha, Nahum, Habakuk^ 
ZephcmjOy Haggai, Sacharja, Maîeachi; — 2) die Historia 
BriUmum des Gaifrid von Monmouth — Bl 222r; 3) der 
Roman de Rou — Bl. 249r Sp. b, ohne Veberschrift, von 
vier verschiedenen Hànden geschrieben. Die erste geht bis 
BU 251v^ die sweite bis Bl. 255^. Sodann beginnt wieder 
die Hand, die die ersten Seiten redigirt hat: sie geht bis 
Bl. 258r. Bl. 258^ fàngt die dritte, Bl. 270v Sp. b die vierte 
Hand an. 4) ebenfàUs ohne Ueberschrift eine recht fehter- 
hafte Bearbeitung der unter dem Titél ^Miracle Nostre Dame 
de Sardenay'^ besonders durch Gautier de Coincy (s. die Aus- 
gabe vofi Foquet S. 647) bekannten Geschichte — Bl. 278^ 
Sp. b; 6) dsgl. ohne Ueberschrift eine altfr. Veberseùjsung der 
dem Erebischof Turpin fàlschlich eugeschriebenen Geschichte 
Karls des Grossen — Bl. 280^. Vgl. iiber diesdbe Gaston 
Paris' Schrift De Pseudo-Tutpino, Parisiis 186ôy p. 65. 
Wie schon von dem d)en genannten Gdehrteti beUàufig.be- 
merkt worden ist und hier auf Grund einer nochmaligen 
Vergleichung bestatigt werden kann, ist die Einleitung 



diesétbe toie die der Hdschr. der Nationalb^l, eu Paris 
2464, von wehher Paris ein Bruchstuck mitiheitt, und die 
sick auch in dcm Codex der Bibl. des Arsenal (B.-LeUres 90) 
vorfindel. Wir bemerken noch, dass auch unsere Hand- 
schrift teie die der Nationalbibl. 834, welche Paris ebenfatts 
at^vhrt, dm Bcricht einer Eeise Karls naeh Jérusalem ent- 
halt; auch sic ereàhlt femer, une Sanct Jaeobus dem Kaiser 
im Traume crschiencn sci und ihn aufgefordert hahe, nach 
Galieicn eu kommcn und seine Leiche den Heidett eu ent- 
reissen. Der SciUuss îautd also: Uoirs est qne Tarpins 
Desqui poi de tcne après Karl, e trespassa det siècle a 
Uiane. Sea cors fa mis es nne iglise inete la cite altre le 
Rodne. LuDg tens après in troue en char e eu os en ann 
sarca, aestnz de euesqaal nestement, si cam il fa testimo- 
niez d'altre escriptore e de plasars anciens clere ki cei^ 
teinement le senrent; par qai il est mis en escrit e en me- 
morie. Ainsi trespassa li arceuesque Tnrpins apr^ snn 
scignnr, le bon roi Karl., la qai aime est par la mérite de 
sa déserte conîainte a la celestiene compaîgnîe ouecDens. 




— 5 — 

le mennr. Dagoberz li mendres engendra Tbeoderique; 
Theoderiqaes engendra Clotaire. Et enpres le trespasse- 
ment de eele lignée engendra Amberz Arnold. Arnolz en- 
gendra Anchisey qui les laies genz apelerent Anseis. Cil 
Anseis engendra Pépin le graignor ; Pépins engendra Earlon 
Martel. Earles Marteals engendra Pépins qui puis fa 
rois. Pépins engendra Karlon le grant. Karl, li grant eng. 
Loois le pin. Looys li pius eng. Karl, le chaînez. Karl, 
li chaînes eng. Looys qui fu pères Karl, le Simple. Karl, 
li simples eng. Looys le tierz. Loois li tierz fu le derain 
roi de ceste lignie. Et quant il fu morz, li barun de France 
establirent roi sur els Huon le duc qui fu filz le grant duc 
Huon. Huon li rois eng. Robert le trespiu roi. Robert eng. 
treis filz: Huon le roi e Henri le roi e Robert le duc de 
Burgoigne. Henris eng. Huon le grant e Phelippe le roi. 
Phelippes eng. Loois le duz roi. Looys eng. Gustance la 
cuntesse de Saint Gile, Perron de Curtenai, Philippe le cler, 
Robert le conte, Henri l'arceuesque de Rains, Phelippe le 
roi e Looys le roi. Looys li rois engendra de la roine 
Elienore dons filles e de roine Constance, fille le rei d'Es- 
paigne, dous e de la sorur le conte Thebalt dons e Phelippe 
le noble roi. Philippe engendra Looys le enfant ki uiue 
e vaille. — Aufder erstenSeite des Codex stékt unten: Liber 
Monasterii SancH Martini de Bdlo Cicest. Bioc. 

U, Hdschr. der Natianalbibliothek zu Paris fr. 376 
(aU 6987)^). Dièses Jcostbare Manuscript ist schon melhrcre 
Maie, zum Theil séhr ausfuhrlich beschrieben worden^ nàmlich 
jsuerst von Bréqtiigny (Notices et ext. des fnss. de la biblioth. 
du roi t. V p. 21 ff.; vgl Band I S. I), sodann von 
Francisque MicJid (Chron. anglo-nonnandes t. III p. VI 
— XXXVI) und endlich von Paulin Paris (Les manu- 
scrits français de la biblioth. du roi t, III p. 188—238). 

1) Von dieser Hdsehr. befindet sich eine schon gcachriebene Co- 
pie auf der Arsenalbibiliothek, wie wir schon frûher encàhnt hahen (s. 
Band I S. 6 Anmerk). 



_ 6 — 



Wîr fiihren die m ihn enthaUenen Stùdce noeh einmal der 
Reihe nach an: 

1) Dw Apocalypse, lateiniseh. 

2) ErUàrung der Apocalypse, franeôsisch — M. JS"". 

3) Mn kureesStuch ohne Veberschrift, heginnend: Sé- 
biles generaumeut sont apelees les femes prophetians \md 
seldiessend: eneamble ses sains par les siècles des siècles. 
Amen — Bl. 27^. 

4) Cest de Seneke — Et. 28^. Dieser Tractai ist audi 
békannt unter dem Titd „Mor(dite3 des phUosophea" oder 
„l^eignem€ns des philosopher^ 

5) Analyse in Versen (Bl. 34^ Sp. a) der in derHdsekr. 
enthaltenen Gedichte No. 14 (Flore et Blanceflor), letatere 
unvdastandig, 15 (Slancandin), 16 (Cliget), 17 (Erec), 18 
(Vidlae), 19 (Ysle et Galeron), 20 (Theophaus), 21(Amadas 
et Idoine), 22 (Castelaine de Vergi), 23 (S. Estevene), 
24 (Vers de le mort), 25 (Loenge Noslre Dame), 27—34 
(Mirades Nostrc Dame). Von iUe.scr Analyse '), ah di-ren 




— 7 — 

îl) Généalogie der Qrafen von Botdogne — Bl. 216r 
Sp. a; gedruckt durch Michel^ Chron. anglo-nonn. III p.X 
und P. Paris, les ntss. frç. m 201. 

12) Boman de Bou — Bl. 219r Sp. a. 

13) CM commence dd roi Guillaume d^JEngleterre — 
m. 240^ Sp. b; verôffentlicht von Michel a. a. 0. in39—172. 

14) Cest de Flore et Blanceflor — Bl. 247^ Sp. a; 
herausgegeben vofi Bekker in den Abhandlungen der Berliner 
Àkademie der Wissenschafien vom Jàhre 1844 und eum 
gweUen Maie von du Méril^ Paris 1866. 

16) Chi commence de Blancandin — Bl. 264^ Sp. a; 
herausgeg. von Michetant, Paris 1867. 

16) Chi commence de Œiget — Bl. 267^ Sp. d. 

17) Chi commence d^JErec et d'Enide — Bl. 281^ Sp. a; 
verôffenUicht von Bekker in Haupts Zeitschrifl Band 10. 

18) Cki commence de le VieUete — Bl. 296^ Sp. a; 
gedruckt durch Méon a. a. 0. m 163. 

19) Chi commence d' Ysle et de Gàleron — Bl. 296^ Sp. a. 

20) Apres de TheophUus — Bl. 309^ Sp. d; verôffent- 
Ucht von Jubincd in semer Ausgahe des Ruiebeuf Band II 
S. 269-327. 

21) Et ci après d'Amadas et d'Idoine — Bl. 314^ 
Sp. d; herausgeg. von Hippeau, Paris 1863. 

22) Et ci après de le Castelaine de Vergi — Bl. 331^ 
Sp. a; gedruckt durch Méon a. a. 0. IV 296. 

23) De Saint Estevme — Bl. 333^ Sp. b; verôffentlicht 
von Jubindlj Mystères inédits, Paris 1837, 1. 1 p. X—XTF. 

24) Et ci après des vers de le mort — Bl. 334v Sp. d. 
Vgl. iiber dièses Gedicht und andere es enthaltende Hand- 
schriften vor AUem Mussafia: Ueber dne dttfr. Udschr. der 
Vmversitàtdnbl. eu Pâma S. B. 

26) Et ci après est li loenge Nosire Dame — Bl. 342v 
Sp. c. Von diesem Gedichte hat Michd die erste und Utzte 
Strophe bekannt gemacht (s. Chron. anglo-norm. t. III 
p. XXXV). 



26) Chi commence de le Vielîele — Bl. 344r Sp. a = 18. 
27—34) Neun miracles Nostre Dame: 

1) D'un aie por cui Nostre Dame oitra d'en tuer — 
Bl. 344v Sp. a. 

2) Chi commence d'un petit enfant — Bl. 344b Sp. b. 

3) Chi commence d'un moine -— SI. 344'' Sp. d. 

4) CM cotnmence d'un clerc — Bl. 346' Sp. a. 

6) Chi commence d'un soucrestain — Bl. 34ôr S}i. c. 

6) Chi commence de le soucrestaine — Bl. 345i> Sp. a. 

7) Chi commence d'une grosse fente — Bl. 346v Sp. a. 

8) Chi commence d'une ymage Nostre Dame — M. 
346v Sp. c. 

9) Chi commence la nattuite Nostre Dame — BL 
34S^ Sp. d. — lÀne eingehende Unfersuchung uber dièse 
Miràkeln versparen toir uns auf eine passendere Gelegenhett. 

m. Ildschr. der NationalbibUothek eu Paris fr. notw. 
acq, 718. Dièse Hdschr. hefindet sich erst seit ânigen Jahren 
in dem genanntcn Besitee vnd gehôrtc friiher der KSnigl. 
Bibliothek zu Stodholm (vgl. George Stephens, Fôrtechning 




9 — 



Spraehe. Nach ihm ist sie mcischen 1380 und 1400 ab- 
gefasst. 

IV. Hdschr. Duchesne 79, von wdcher Band I S. Iff. 
die Bede gewesen ist. Der dritte TheU des Roman de Rou 
umfasst hier die Blatter 32t>—83r. — 

Vm uns nun die Losung der Frage eu erleichkrn, oh und 
in wdcher Weise sich die vier Handschriften^ von wdchen wir 
die des British Muséum mit A, die Hdschr. 375 mit B^ die 
Hdschr. 718 mit C, die Hdschr. Duchesne mit D hezeichnen 
wollen, gruppiren Ictësen, stéllen wir im Ncichfolgenden aile 
Lucken jsusammen, die sich in denselben vorfinden. Es fehlt 
von Versen des Textes: 



B 


C 


D 





— 


20-22 


35—36 





35-36 


— 





37-38 


— 





41-42 


57-58 





57-58 


149-50 





149-50 


159-60 





159-60 


-i^ 


~— 


175-6 



— 258-9 



253-4 



376-7 



- 511-610 



— 403-4 



— 557-610 



667—8 



- 674—5 



682-3 
602-3 
667—8 

757 



— 941—2 



879 
941-2 
947-8 



^^^^^^H 




!■ 


^^^m 


^^^^^^^^^^^^B 




mm 






— 




A 


B 


c 


D 


997-8 


— 


997—8 


— 


_ 


— 


— 


1136-41 


— 


— 


— 


1183-4 


— 


— 


1338-9 


— ■ 


— 


„ 


_, 


1351—2 


1404-5 


— 


— 


1404-6 


1619-20 


_ 


1619-20 


1619-20 


— 


1672 


— 


— 


_ 


_ 


1729-30 


_ 


— 


1867-1978 


— 


— 


2013-8 


— 


— 


— 


^ 


— 


— 


2048 


— 


— 


„ 


2145-86 


— 


2165-72 


_ 


— 


_ 


2293-4 


— 


— 


-_ 


— 


_ 


2344-5 


2373 


_ 


2373 


— 


2370 


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2376 




^M 



— 11 — 



A B 

3235-6 

— 3273-4 
3277-8 - 

— 3318-23 
3367-8 — 

— 3415—3600 



G 
3234 



— 3776—92 

— 3813-4 



D 

3235—6 
3239-40 

3277-8 
3296-9 



— 3357-8 

— 3505-6 
3750 

— 3805 

— 3955—6 



3985-8 



4129-40 



4061- 
4111 

4143 
4156 



■74 
2 

6 
■7 



- 4129-40 



- 4157—8 



— 4159—60 

— 4195—6 

4301-2 — 

— 4463-4 

— 4529-30 
4541-2 — 

— 4591—4636 
(umschriebeti) 



4297—8 

4301-2 

4371 



4541-2 
4589—90 



— 4629-30 



A 


li 


C 


D 


— 


4658-0 


_ 


_ 


— 


— 


— 


'1685-6 


472U-1 


— 


_ 


— 


— 


4729-32 


4729-32 


— 


— 


4845-6 


— 


— 


— 


4919-2U 


— 


— 


— 


— 


— 


4931-4 


— 


5043-54 


_ 


— 


— 


— 


5184—5 


— 


— 


— 


5277-80 




— 


— 


— 


5316 


— 


— 


5401-2 


— 


6400-10 


— 


— 


— 


5421-2 


- 


5421-2 


— 




— tô — 



B 



6611 



6517—8 



6517-8 



- 6525-6 



6649-'60 


— 


— 





— 




— 


6661-96 


— 


6559-96 


— 





— 


— 


— 


6667-8 


— 


6717-8 


— 


6717-8 


— 





— 


6749—50 


— 


6771-4 


— 


6771-4 


— 


6777—6862 


— 


6777 6862 


— 


6883-6922 


— 


6883-6922 




— 


— 


6947-70 


7023-4 


— 


7023-4 





— 


7077-8 








— 


— 





7092 


— 


— 





7094 


7149-50 


— 


7149-50 




— 


— 


— 


7161-2 


— 


7273-4 




7273-4 


— 


7281-2 


— 


7281-2 






— 


7307-8 


7316 7 




7316-7 





7388-9 


— 





7384-7435 


7413-8 




m— 


(urnsch-ieben) 






— 





7418-9 




— 


7420 








— 


7437-48 








— 


7459 62 










7486-8 








— 





7486-7 




— ^ 


7559—64 


— 





a 

7580-1 



— T61S-4 

- 7719—10 



- 8001-10 





_ 


— 8013-4 


_ 


— 


„ _ 


8oiô-e 


— 


— — 


— 


8032 


- 8039-40 


— 


„ 


{-2 - 


— 


8081-2 


— _ 


8088-9 


— 


- 8095-6 


— 


— 


_ _ 


_ 


8138 


_ — 


— 


8164-5 


— — 


— 


8171 


_ — 


— 


8196 




— 16 — 



A B 


C 


D 


— — 


— 


8631 


- 8663—4 


— 


« 


— 8663-8 


— 


— 


— 


— 


8599—8600 





— 


8632 


— 8648 


— 




— 8650 


— 





— — 


— 


8666 





8668 


— 


-4 — 


8701-4 


8701—4 








8720 








8722-3 





8726-7 


— 








8769 





8789—90 











8799 




8856-7 


8857 








8990 








8992 


— 9063-4 











9098-9 





— 9120 


9120-3 





— 9122 














9169-80 


— 9419-48 





— 


- 9449-56 







(umsehrieben) 






— 9569-70 





— 


— 9603-4 







— 9613-20 





— 


(umsehriében) 






— — 





9623-4 


— 9633-8 





— 


— 9773-4 


— 


— 



A 


B 


C D 

(DbricktabmiSTSO) 


— 


— 


9860-1 


— 


— 


9886-7 


9905-6 


— 


— 


— 


— 


9980-1 


' _ 


— 


10041-2 


10077-8 


— 


100177-8 


— 


10J27-8 


— 


_ 


_ 


10405—8 


10568 


10568 


— 


10573-4 


— 


— 


10597-8 


— 


— 


10621-3 


— 


— 


10626 


_ 


— 


10739-40 


— 


— 


10747-50 


— 


— 


— 


— 


10749-50 




- 17 — 

fukmen àber jmgleich femer wàhr, dassA und B einerseits, 
CundD andrerseits so gut wie gar keine gemeinsamen LUcken 
haben^ dass B und C ébenfalls nur ganz séltm in diesem 
Punkte Hand in Hand gehen; sehr oft àber A und C einer- 
seUs^ B und D andrerseits; indessen auch A und D eu 
wiederhoUen Mcden. Schon dièse letztere Beobachtung mackt 
es unwahrscheinlichy dass eine Absonderung in ewei hand- 
sehrifUiche Gruppen, ein paarweises Zusamfnengéhen von AC 
gegen BDsich dos ganee Gedicht hindurch werde durchfUhren 
lassen. Aus einer genaueren Vergleichung der Texte der 
vier Handsckriften folgt nun in der Thcd, dass der Gedank^ 
einer soUhen Annahme aibgewiesen werden muss. Diesélhe 
fuhrt vidmehr eu folgendem uberraschenden Ergébnis: F. 
i— 27S3 hciten AC eusammen gegen BD 9, V. 2783-6400 
(ungcfahr) dagegen AD gegen BC. In dem ersten dieser 
beiden Abschnitte ist aber weder C eine Copie von A^ noch 
aueh D eine Copie von B, ebenso wenig in dem etoeiien D 
eine Copie von A, C eine Copie von Jî, weil jede Hdschr. 
fur sich mehrfache LUcken aufweist, welche von den drei 
andem ergànzt werden konnen. Bald nach V. 6400 gehen 
wieder AC Hand in Hand gegen BD, ohne dass auch hier 
C eine Copie von A (aus demsdben Grunde wie oben), D eine 



130 Verse toeniger, von 11502 abgezogen, giébt 11372, dam 11 oZZ^'n, 
maàii 11383 Verse; B hat 1024 Verse weniger, von 11502 ahgezogen, 
gidfi 10478, dazu 22 aUein, macht 10500 Verse; C hat 570 Verse 
wemger, von 11502 ahgezogen, giébt 10932, dazu 30 aUein, macht 
10962 Verse ; D hat 2499 Verse weniger, von 11502 ahgezogen, gûht 
9003, dazu 9 aïUin^ macht 9012 Verse, Berûcksichtigt man, dass 
die 486 letzten Verse desGedichts, von denen uns nur die 28 8chlusS' 
zeHen erhalten sind, frûher in C vorhanden gewesen (VgL zu V, 11016 
de» Textes), so folgt daraus, dass dièse Handschrift ursprûngîich die 
umfangreichste war. 

1) Es braucht haum hemerkt zu werden, dass wir nieht he- 
haupten, dass genau bis V. 2783 AC gegen BD zusammengéhen, 
Sekon etwas frulher vieUeiéht wurde dies VerhaUnis erschSAtert : F. 2783 
ist es àber erst deutUch toahrzunehmen. 

2 



— 18 - 

Copie von B ware (vgl. weiter anten). Naeh emer bedeu- 
tenden Lucke in D (V. 7384—7436) winl dies Verhâltnis 
noch Hnmcd gestort, indem ewar A und C sich nUM mdtr 
von einandar trennen, nach V. 7476 àbtir D sich von S los- 
ÎÔst und an A anschliesst. Auch hier i^ aber D keine Copie 
von A (vgl. teeiier unten). 

Dos Zusammengehen von AC gegen BD fur die Verae 
1—2783 làsst sich schon daran dettUieh erkennen, dass jede 
der beiden liandschriftlichen Gruppen fur sich mekrfMhe 
Liiclien aufweist. Mon vgl. femer: V. 129 AG si, BB cil; 
V. 140 AC la, BD lor; V. 141 ^ ne est, C n'est, BB 
D'estoit; r. 270 ^C Dnnee in, £2)Donee eo France; V.364 
AG gaiees, BD coses ; V. 679 A sur, G sna, BD vers; 
V.7nAC riche, BD haute; V. 847—8 stehen in BD erst 
naeh V. 850; V. 918 AC aidanz, BD sacans; V. 1151 AC 
tuit, BD malt; V. 1226 AC mimele», BD aissele»; r.1274 
AG mer, BD iaoe; V. 1488 AG manda, BD del Mans; 
V. 1569 AC retorner, BD trestorner; V. 1590 AG s'en par- 




— 19 — 

âid^aàhl (1867 --1978) enthâlt, woU aber 2), durfte itn Siande 
«et», das angegébene VerhcUtnis eu erschuttem. At48 einer 
nâhem Betrachiung von B ergiebt sich nândich gane un- 
sweifdhaftj dass der Schreiber dieser Hdschr, oder der Copist 
deyenigen Manmcripts, ouf wekhes B jsuriickgeht, absicJUlich 
nieht nur îàngere Episoden des Gedichtes ausgélassen, sondem 
aiteh niehi sdten in eigenthundich sélbstàndiger Weise gewisse 
StéUensemer Vorlagegekuratoderumschriebenhat Ausgélassen 
hder 8.B. V. 2166—72, sodann F. 3415—3600 (ErzàUung 
des Kampfes des Herzogs Wilhdm mit WUhelm von Arques), 
r. 3093—8, 3127—32, 4061-74, 5043-64, umschrieben 
r. 4591—4636, 7413—8, 9449—66, 9613-20. Besonders 
in die Augen faUend aber erscheint die redactiondle Thdtig- 
lét des Copisten von B, wenn er Iàngere Stéllenauslàsst, 
und dann, damit der Faden der JErzàhlung nicJU unter- 
hroéhen werde, mit etlichen resumirenden Versen an das Vor- 
hergegangene wieder anknilpft So iibersctdàgt er F. 6766 — 
6544, 6777—6862, 6883-6922 und verbindet in ubngens 
sehr geschickter Weise F. 5845 mit 5754, 6863 mU 6776, 
6923 mit 6882. Néhnien wir nun an, dass in der Vorlage, 
qm( welehe B und D sfuruckgéhen, die Verse 657 — 610 schon 
niehi mehr vorhanden waren, wohl aber noch V. 611—656, 
<o làssi sich, unter BeriicksicJUigung der so eben dargelegten 
SehreibenciUkUr, die in B eu Tage tritt, die Abweichung 
iwischen dieser Hdschr. und D dadurch erldàren, dass der 
Schreiber von B dies dritte Abetiteuer Richards, wer weiss 
QHS wdchem Grunde, absichtlich ausliess, wàhrend der von D 
es cqpirte. Ebenso iïberscKlug der erstere V. 1867—1978, 
nicht aber der Copist von D. Nicht minder absichtlich er- 
teheint die Lucke von B F. 2165—72; doch durfte es frag- 
lieh sein, ob es Zufall ist, dass sic einen Theil der Lucke 
tm D r. 2146-86 bildet. 

Gegen die Annahme der Oruppirung AC gegen BD 
liesse sich aber ein anderer Einwand geltend machen: die 
reniel404—6 ftIdenAD, die Verse 1619 20ACD. Allein 



— 20 — 

toas dm erstm FaU anbetrifft, so honnie m Folge des vier- 
faehen glàehen Reimes sotoohl der Sdireiher von A àls oiuA 
d»' von D die beiden Zeilen leiehi ausîassen, wàhrend der 
Umstattd, dass die Verse 1619^-20, die fast unaUbehrîich 
sind, rmr von B gehoten werden, daarin viétteicht seine Er~ 
ilarung finden àiirfle, dass weiî V. 1617 und 19 banaite 
gîeich anîauten, der Schreiber der Vorlage, ai^ loelche AC 
euriickgeJien, und der von D, nachdem sie Y. 1617—8 nieder- 
gesehrieben, gleich eu V. 1621 hinubersdtwe^len. 

Betrcuhten «nr non aber die Fortsetevng des Oedit^tes, 
80 bemerken wir ein gans anderes Verhàltnis. Nù^ ntehr 
AC geken Iland in Hand gegen BD, sondem AD gegen SC. 
Dos Letetere weniger Mar, dos Erstere séhr deuiUich erêeKen 
wir schon aus der wiederkoUen GetneinsanUceit in den lAiehen; 
Beides aber ergi^t sich mit unleugbarer Ihidene aus der 
iextîieken Vergleichung der Uandschriften: Die Seheide bUden 
dû Verse 2783—4, die in AD laulen: Robert e Ëadward 
(Ewart D) en Gesui Furent lungee a grant ennui, m BC 
dagegen: Co est la terre ou io ne fui, La fu (fÀU C) H 
duB. Kuwars ^Ewrad C) nd lui. iJu vgl isl fermier V. 2823 




— 21 — 

nul compaignon, BC De l'ostel mut tôt a larron; F. 3724 
AD enditees, BC deuisees; F. 3745 AD afi, BC pleuis; 
(wf r.3776 folgt inBC gleich V.3792; V. 3945— 6 stehen 
in BC nach 3948 \ F. 4296 AD trespas, BC granz monz; 
F. 4306 AD faire, BC clore; F. 4420 ^D garnir, BC 
tenir; F. 4472 AD E li coart, BCIA coart volent; F. 4687 
AD Sauon nos assez que retraire, B Sot bien Maistre Wace 
retraire, CSai ie Mestre Gace Testraire; F. 4926 AD Ont 
Normanz pris arme tôt uif, B Ont pris Normanz sain et tôt 
vif, C Ont pris Normanz tout sain et vif; F. 4978 AD 
estent, BC i sont; F. 4988 A Trop a, co dit, que doloser, 
DTrop a celuy que doloser, £(7 Assez auoit que dolouser; 
F. 4995 A li coroz granz, D le corre est grant, B li mau- 
telans, C li maltalent; F. 50iO JZ) E li dus les prisons 
rendi, BC Li dus les eheualiers rendi; F. 6i37 -42) lar- 
gesce, BC richesce; F. 6i78 AD aler, JÎC errer; F. 5181 
AD sa gent; ^C son oirre. 

In dieser 2!usammensteUung ist der Betveis enthalten 
nmàchst dafur, dass A^ was den zweiten Ahschnitt afdangt^ 
nickt aus dersélben Quelle geflossen ist tvie C, sondem eine 
gawB andere Ueberlieferung repràsentirty weil im entgegen- 
geseUien Folle àngenommen werden mOsste, dass der Schreiber 
wm A a/itf eigene Faust die sèltsamen FeKler berichtigt habe, 
Hé sieh Hbereinstifnniend in B und C vorfinden, dass er also 
die beiden Verse nach F. 3002, weU sie spàter folgen, aus- 
ffdassen; nach F. 3216 nickt noch einmal die Verse 3167 —8 
eapiri ; nach F. 3775 nickt sogleich F. 3792 gébrachi, son- 
dem die richtige Reihenfolge wiederhergestellt habe. Dass 
eine seiche Hypothèse méhr ois unwahrscheinlich ist, braucht 
hmm bemerJct ssu werden, Beriicksicktigen wir nun eugleich, 
dass A und C F. 2783 — 5400 nicht eine einzige gemeinsame 
Liicke hàben, so sind wir berechtigt aneunehmen, dass die 
Hdschr, A fur diesen Theil des Gedichtes auf eine Vorlage 
zurOekgéhe, die nickt zu dersdben Familie gehôrt, wie die^ 
wdche ihr bisher àls Quelle diente. 



..c, .«r/ (fci((c7i Mannscr'ipfc crsch( 

cm 'nuiHji yos al s friiJirr, ircll Ih'kIc (lr> 
treu OletbcHj ivdhmul A skh an eine neu 
Im Uebrigen geht jede der heiden Handi^ 
Weg; die getneinsamen Liiclcen und Feh 
als jsahlreich. Aher grade darum die vor 
Masse hedeutsamy so dass mr in der 
geheny dass schon in der Hdschr.^ at4j 
euriickgéhty von welcher B abstammt, 
wéleher A in den ûbrigen Theilen des 
flossen sind, V, 3183—4 nickt minde 
mangélten, dass schon sie die IrrthUmer 
BU gleicher Zeit in B und C wahmehmi 
Als ein seUsamer ZufaU muss es ang 
fUr den Theil des Gedichtes^ wo sich A vi 
nickt mehr mit B densdben Weg geht, 
ansctdiesst, une unr aus der Uébersicht ii 
aus der 2!usammenstellung einer Anjsahi 
nehmen konnen. Wir ersehen aher auc 
genannten Uébersicht, dass die Verwandi 
doch keineswegs eine solche ist, dass der 
hier eine Copie von A, aufkommen kofi 
merken wir, dass A einige LUcken bie 
(im Verein mit B und C) ergànet werdi 
eroiebt a*^^ '* — ^ 



- 23 — 

m diesem Abschnitt B tmd D eine gemeinsante LUcke haben, 
nàmlieh F. 3235—6. So seUsam dièse Uébereinsiimmung 
isi, 80 sind wir doch genôthigt, sie fur eufalUg eu halten^ 
wenn anders dem gamen Verhàltnis der vier Handschriften, 
wie wir es dargdegt haben , nicht der Boden enteogen 
wtrden sdU. 

Es ist schw&r eu sagenj wo der dritte Abschnitt, in 
wdchem AC wieder eusammenhcdten gegen BD, beginnt^ da 
es hier an àusseren Anhaltspunkten mangdt. Doch konnen 
wir ihn fUglich mit dem Verse 6400 anfangen lassen, und 
in dem Umstande^ dass V. 6421^2 AC fdden, einen ersten 
Beweis dafUr erblichen, dass A uneder in den Schooss der 
alten FamUie euruckgékéhrt ist, um nunmehr fUr immer in 
ihm eu bleiben, Aus der Uebersicht ùber dieLUcken erhelU, 
dass in keinem Theil der Dichtung wenigstens die Uéberein- 
siimmung von B und D so gross ist ah V. 5766 — 7384. 
Aber auch die von A und C ist bedeutend: beide Hand- 
schriften haben 6 gemeifisame LUcken. Dasjm ersten Ab- 
schnitt wahrgenommene Verhàltnis der vier Manuscripte ist 
atso wiederhergestetlt. Man vgl. femer: die Verse 6765— 
58^, wdche den Tod Eduards des Bekenners ereàhlen, 
feUenBD\ die Anknupfung geschieht daraufin beiden Hand- 
schriften in dersétben Weise (s. Varianten eu V. 5846). 
Sodann bietet V. 5847 AC Rei a règne aneir estoueit, 
BD Car roi a règne auoir estuet; V. 6848 AC deit, BD 
puet; V 5986 AC grant, BB tel; V 6186 AC 40 nés, 
BD 80 nés; V. 6276 AC S41 s'aie uoleit aueir, BD S'il 
Toloit bien s' aie anoir; F. 6334 AC riche, BD cier; 
F. ffô54 -4C mains, JBDcols; V. 6546— 6 steheninBD erst 
nach F. 6548; V. 6616 AC E li dus respont, BD Li dns 
respondi; F 6646 AC aueir, BD prendre; schon nach 
F. 6640 stehen in D und schon nach V. 6668 in B die Verse 
6735-64'); F 6676 AC par, BD a ses; F 6678 AC 



î) Die Verschiedenheit zwischen B und D in der Reihenfolge 



— 24 — 

Fnst tort fu8t dreit, BD Fast droi» v tore; V. 67^ AC 
Tant, BD Moult; V. 6736 A Mais io ne aai dire son non, 
C hat le fiir son, B Ne sai dire com anoit non, D Ne sai 
dire comment oat non; — die Verse 6777—6862 fehlen 
BD; die Anhmpfung ist wieder in beiden Handschriften die- 
sdbe (s. Vananten eu V. 6863); nach V. 6866 haben beide 
Handschriften 2 Verse, die sich weder in A noch in C vor- 
finden. Es feJden beiden, B tmd B, ebenso die Verse 6883 
— 6922, und beide hiUpfen wieder mit denselben Versen an 
(s. Var. zu V.6923); V. 6955 ^C nendreient, BD iroient; 
r. 7082 AC ses dons, BD il ses; V. 7093 AC chenals; 
montèrent, £J> destriers; salirent; V. 7102 A doua, C Aexdx, 
BD quels; V. 7113 AC bien, BD bel; V. 7132 AC Hardi 
e proz e combatanz, B Vassal et fier et combatant, D 
Vassaax mont fier mont combatant; V. 7147 AC ocirreit, 
BDvaintroit; F-Ziré^^Cdite loe, BD anduc loe; V.7262 
AC lairra, BD dorra; V. 7339 A plus n*i firent, C plus 
ne firent, BD s'en partirent; V. 7375 A Giffrei euesqaes, 
CGuîffroyI'eiTCSquc, WRaols li vesques, Z>Rool l'eucs^iue.- 




— 25 - 

nkhi mehr mit B Hand m Hand gékt. Wàhrscheinlich fond 
âer Copist von D die Varlage, der er Usher gefolgt war, auf 
dieDauerdoch zu versiUmmélty sa dass er sich fUr die Fort- 
seUung des Gedichtes eine andere Handschrift verschaffte. 
Die leMere aber hat in nahem Verhaitnis eu der Hdschr.A 
gesUmdeny wiewoKl sie nicM deren Copie sein Jcann, und jswar 
Qus fûlgendem scheihbar unbedetdendeny aber dennoch eni- 
seheidenden Orunde: Die Verse 8381—2 stehen in A nach 
V. 8402, sind cdso vom Schreiber nachgehoU worden, in D 
aber heinahe mit BC ubereinstimmend vor V. 8380 y. Dass 
D aber hier mit A ans derselben Quelle geflossen ist, ergiebt 
sich daraus, dctss hdld nach einer bedeutenden LUcke in D 
(V. 7384 — 7455^ die heiden Handschriften in eigenthUm- 
Ucher Weise Ohereinstimmen, Auf V. 7476 folgen nàmlich 
in AD sfwei Verse, die sich in BC nicht vorfinden: E cil 
(s'ilD) comencent a crier: Ja n'en nerreiz un coarder, und 
Aenso auf F. 7478 zwei weitere Verse, die auch in den beiden 
anderen Handschriften nicht stehen: Il lor respont: Les uoz 
merciz Qz lonr merci D), Por Dea ne seiez esbahiz^). 
Femer ist eu bemerhen, dass die beiden eineigen Liicken von 
A F. 8081—2 und F. 8701—4 (letetere mit C gemeinsam) 

1) Weim D dis direct auf A eurûékgehend betrachtet wûrde, 
80 mAtsU man annehmen, d<iS8 der Schreiber von D dièse beiden ZetUn 
an Qire fasi riehtige SteUe zurOckversetet hotte, naehdem er in irgend 
einer Weise auf den Irrthum aufmerksam getoarden; unter àUen Um- 
stânden mmsste er aber die auf V, 8378 folgenden 24 Verse vorher 
êur^gesehen haben, 

2) Dièse Abweiéhung der Hdschr. A von BC ist gemss sehr 
grosSy kann aber die Annahme, dass A und C aus derselben Qudle 
stammen, niM wankend maehen. Die Verànderung, wie sie in A 
vcrUegi, nArt sieher von einem Schreiber her, der zugleich ein Versi' 
fex war. Denn dass A hier niclU die latttere Ueberlieferung reprà' 
êentirty wird dadurch bewiesen^ dass B undC ubereinstimmend einen 
bessem Text darbieten, Wie die Abweichung entstanden, ist freilieh 
meht mdir erkentU)ar. Anders verhàU es sich s, B, mit foigender 
8tdk: FVagen wir, wie es kommen mag, dass D anstatt der Verse 



- 26 — 

sieh auch inS vorfiruten. Mcm vgl. Mtsserdem V. 7683 AD 
demander, BC cnseler; V, 7679 AD Alain Fcrgaot, B ira 
Fergans, C ira Fergant; F. 7693 AD orent, BC de fer; 
V. 7793 AD liinces, BC haches; V. 7800 AD i vînt, BC 
veneit ; V. 7907 A Sort nn altre conrei plus grant, D hat 
Ist fiir Sort, B Sorat .1. conroie v plus ot gent, C Sort an 
conrez oa plas on gent; V. 8048 AD forment, BC faire; 
V. 8131 AD coronez, BC ordenez ; V. 8160 AD soaent, 
BC forment; V. 8170 A descesdreient, D descendoient, 
BC reucnroient; V. 8196 AD traite, BC faite; V. 8268 A 
asome, D assomme, B eesme, C easme ; V, 8276 AD cols, 
BCgens; V. 8315 AD Doaa, BC Lon\ V. 8361 AD maont, 
BC el front; V. 8466 AD rompi, BC saiBi; V. 8498 A 
fièrent demanei, D fièrent demanoiz, B fisent maint desroi, 
C fièrent a desroi; V. 8632 AD crenerent, BC ont crene; 
r. 8649 AD qni ert, BC el pis; V. 8746 A A Normanz, 
D As Normanz, BC a noz Normanz; V. 8834 AD Por co 
qu'il li esteit crenez, BC Qui li anoit este creuez ; V. 9054 
AD maintenu. BC Bscoara; V. 9280 A Ouert cnoint e en- 




— 27 — 

V. 9605 AD longues, BC pose. — Es ist kaum nothig eu 
hemerkenj dass atês dem Zusammengehen von BC an den vor* 
Uegenden Sieïïen ebenso tcenig wie itn eweiten AbschniUe 
geschlossen eu werden braucht^ dass das Verhàltnis der beiden 
Handsdtriften eu elnander sich geandert habe : es eeigt wiederum 
ntir, dass die beiden Manuscripte darin einig sind^ dass sie 
gdegentlich eine guie Lesart bieten gegen eine minder gute 
ader scJdechte von A; im Uebrigen ist die Verschiedenheit 
Beider unter sich die aller grossie, die man sich denJcen hxnn^ 
wie schon aus der UebersicM iiber die LiicJcen hervorgeht. — 
Fassen wir nun das Résultat unserer VfUersuchung 
Sber das Verhàltnis der vier Handschrifien eu einander hure 
eusammen, so ergiébt sich Folgendes: 

1) Bis ouf einen Theil des Gedichtes, der ungefàhr die 
Verse 2783—6400 umfasst, sind A und C aus derselben 
Quelle (x) geflossen, verschieden von der, aus welcher B her- 
vorgegangen ist (y), x und y bilden eine Familie (a). 

2) Fiir die Verse 2783—6400 hat A eine Handschrift 
henutetj die von einer eu einer gane andem Familie (b) ge- 
hârigen Quelle (t) abstammt. 

3) D ist auf Grund dreier Handschrifien entstanden. 
Dièse sind: 

1) fur den ersten und dritten Theil des Gedichtes, 
d. h. ungefàhr fiir die Verse 1—2783 und 6400—7384, 
eine Handschrift^ die mit B auf denselben Ursprung euruck- 
eufuhren ist. 

2) fur den eweiten Theil, d, h, fur die Verse 2783— 
6400, ein Manuscript, das aus einer Quelle (u) herruhrt, 
wdche mit t eine Familie bildet, 

3) fur den leteten Theil des Werkes eine Hand- 
schrift, die in nahem Verhàltnis eu der Vorlage (s) gestanden, 
auf wdche A bis auf die Verse 2783—6400 euriicJcgeht. 



Dièse VerhàUnisse îassen sùA durch fdgende Figur 
veranschaulichen: 

M 



s 'C 'S *D„ 



♦A,*, «a 



I 

•A 



I 



D, 



1} Die ZahleH beteidmen die 4 JbschiUtte dei Gediehtes, die 
Mit Stem^ien wr»ehenea Bu<Ast^>m detOen Mittdglitder an, die 




P?r remembrer des ancesnrs (249i^Sp.c) 

Les feiz e les diz e les murs, 

Les félonies des feluns 

E les bamages des banins 
5 Deit Tum les liures e les gestes 

E les estoires lire a[s] festes. 

Si escriptnre ne fast feite 

E puis par clers litte e retraite, 

Malt fussent choses ubliees, 
10 Ki de niez tens snnt trespassees. 

Par Iting(s) tens e par Inngs eages 

E par muement de langaages 

Ynt perdn lor premereins nons 

Viles plosors e régions. 
15 Engleterre Bretainne ont nnn 

E primes ont non Albion, « 

£ Londres ont non Trinovant 

E Troie Nooe oot non aoant; 

Eoerwic oot non Eborac, 
20 Ki primes fo Eaer Ebrac; 

2 Dos erste e fekU AC 6 on B lez vers et les regretes, 

âanèben stdU wm anderer Hand registes D 6 estoires] esteot C 
7 Se estoires ne fussent faites D 8 Et par clers porliute et re- 
traite Bj Et puis par clers lire et retraire C, Pourpalees laites 
retraites 2> 9 fust de choses D oublies C 10 del viel B, de 
TÎelC, de loncD 11 long aagesCD 12 muemens B 18 perdus 
lonB premiers C 16, 17 u. 18 ouC 18 outnunjenD 19 Ewri- 
wie B, Ewrarac C, Et Yeruic D Ebrauc A Eboras C 20 fèhU D 
Et «n primes fb Caer Ebras C Ebrauc A 



tj l*arjsie out nun T^utece, 
•iO \] Pelasge terre de Grèce ; 

Itaire Puille e Lumbartlie, 

Coustantinoble Besancie ; 

Effrata out nun Beethleem, 

£ GebuB fu Jérusalem, 
35 Burguinne fud Allobroga, 

Et esfun out num Cacua, 

Judea fud Palestina, 

E Sebaste Samaria. 

E Orliens ont nun Genabes, 
40 Yaluinnes out nun Aiantee, 

E Roem out nun Rothoma, 

£ Auerancbes Ausiona; 

France Guale, Ghiales Gambrie, 



21 feMt D ditte Mercia danehen stéhi De 
22 fehU D Nocegales C 28 jadis out non 
F. ^5 u. 26 vertauscM C 26 Morice C Ain 
manie D 27 £ fMt C 28 Terimane C, Terso 
Paris si C 80 Pelage BCD 81 IUlie CD 
stentin noble C 86 féhU BD fud fehU C 

in C naeh 38 86 £t Ostim out non Ethia C 
Juoka B Palemia C 38 fehU D Sabate C 
renches 7) OfinftT»lA« n v oa â/% «*-i.— -•- 



— SI — 

E Normendie oui nan Neostrie, 
45 E Neustrie perdi snn non, 

Si 11118 dirrai par quel reisun. 

Ovanque ad uers septemtriun, 

Qae nus char el ciel apelum, 

Seit ciel, seit eir, seit terre ▼ mer, 
50 Tat soelent gent north apeler^ 

Par ^orth un aent ki snrt e uient 

De la ▼ li ciels le char tient. 

Engleis dient en lur language, 

A la guise de lur usage: 
55 En north alum, de north uenum, 

North fumes nez, en north manum. 

Autresi dient de est un vent, 

De suth e de west ensement. 

Man en engleis e en norreis 
60 Hume signifie en franceis: 

Justez ensemble north e man, 

E ensemble dites Northman: 

Geo est huem de north en rumanz, 

De ceo uint 11 nuns as Normanz; 
65 Normant soelent estre apele 

Cil ki la dunt north nient sunt ne, 

44 ont nun felden CD 45 E feMt ACD sun] cest A 

47 Qaantqu'a envers CD setentiou B 48 Qui nos chat C du 
ciel charD 49 Soit ciel soit terre soit air soit merD 50 TuitD 
seorent B 51 Par north viuent B, North est vn vent D 58 lan- 
gages D 54 la] le B vsages D 56 En north D en] et B 
57 fèhUBD Autre dient d'est C 58 féhUBD su C 59 MantD 
Man en norrest et en engleis C 60 Doit home soner G 

Bons D 61 mant D 62 Ensemble dites donc Normant 2> 

63 home ^ Et ce est hom G C'est homme D. Nach F. 6à hietet D 
fdlffenden: Ainsi le dient auquans 65 seurent B 66 Cil de la 
donc B Cil qu'il la donc y nort C Toit cil qui en north furent nez D 



— 32 



E de Normuiz est apelee 
Normendie que il ant poplee. 
NeuBtrie aueit Duu anceie, 
Tant cnm ele fud aa FraDceia, 
Meia pur la gent ki de Dorth oint 
Normendie cegt nun retînt, 
Pur ceo que NormEtnt la poplerent 
Ki en la terre camneraerent. 
FranceiB dient qae Normendie 
Geo est la gent de north mendie: 
Normant, ceo dient en gabant, 
Snnt uena âe(l) north mendiant, 
Pur oeo que il nindrent d'altre terre 
Pur mieux aner e pur mielz querre. 
Des tresturnees de ces nune 
£ des gestes dunt nus parlnns, 
Poi V nient seuaBum dire, 
Si l'uni nea eust feit cscrîre. 




— 88 — 

E Ninine fud lange e lee. 

Ei ore irreit querant les places 

A peine i trunereit les traces. 
95 Reis fud Nabagodonosor: 

Yne image fist faire de or, 

Seisante entes de hautnr 

E sis entes ont de lanr. 

Ki or(e) unldreit snn cors neer (b) 

100 N*i trunereit, al mien espeir, 

Qui mnstrer ne dire senst 

y os de Ini ne pndre enst. 

Meis par les bons ders ki escristrent, 

Ki les gestes es linres mistrent 
105 ' Sannm nns del nies tens parler 

£ de[s] oenres plnsnrs cnnter. 

Âlisandre fud reis pnissanz, 
Dnze règnes prist en duze anz; 
Mnlt ont terre, mnlt ont aneir, 
110 E reis fdd de mnlt grant poeir; 

Meis snn cnnquest poi lui ualnt: 
Envenimez fud si mnmt. 

César, ki tant fist e tant pont, 
Ei tut le mnnd cunquist e ont, 
115 Ynkes nuls hoem, puis ne auant, 

92 lunge] grrande JB, grant C 93 or BC irreit] iert C 

94 trouaerent C traces] places C 96 Yn D d'or BCD 97 hau- 
tear A, haat tour BCD 98 E sis eûtes] Sies coûtes i C 

100 Ne D 101 Que A ne] dunt A 102 De lui y que os v 

pudre feust A 103 les] le C 104 E les A es] as A, et C 

108 print C 109 terres B 110 mult de grant ^2>, de très 

grant B 111 sun] sul A, cis B, si C cunquist AC lui] li BCD 
112 isfi A 114 monde C 115 Onqae D nuls] mes D m C 

denant SD 

3 



— 34 — 

Mien escient ne cunqnîfit i&at, 

Paia fud osois en trabun 

El capitoile, ceo sauum. 

Cil dui aaasal, ki tant cunqaiBtreat, 

Tant eurent terreo, tanz reis pristrenlt 

Enpres la mort <le Inr onor 

Ne ont cheecun ne meis sa longor. 

Quel bien lur feit, quel bien lur eat 

De lur pria e de lur cunqaest? 

Ne maia tant que l'um ueit disant, 

Si cum l'um ad trane lisant. 

Que Alisandre e Ceear furent. 

Tant i ad de eus que lur nana durent, 

E si refossent ublie. 

Se il ne enasent eecrit este. 

Tnte rien turae en déclin. 

Tut chiet, tat moert, tut trait a Rn; 

Tur fnnt, mur chiet, roae flaistrist, 



— 86 — 

£ que mnlt ad cnrte dorée 
140 Enpres la mort lor renomee, 

Si par clerc n'esteit mise en linre : 
Ne poet par el dorer ne oiore. 

Mvlt soleient esire onore 

£ malt preisie e molt ame 
145 Cil ki les gestes escrioeient 

£ ki les estoires faiseient. 

Sooent aoeient des barons 

£ des nobles dames beaos dons, 

Por mettre lor nons en estoire, 
150 Qoe toz tens mais fost de eos mémoire. 

Mais or(e) pois ieo longes penser, 

Liores escrire e translater. 

Faire romanz e seroenteis, 

Tart trooerai, tant seit corteis, 
155 Ki tant me doinst ne mette en mein. 

Dont ieo aie on meis on escrioein, 

Ne ki noie aotre honor me face 

Fors tant: molt dit bien Maistre Wace; 

Vos deoriez toz tens escrire, 
160 Ki tant saoez bel e bien dire. 

A ceo m'atent e a ceo mos: 

Ja de plosors ne en aorai plos. 

189 Que que C 140 Apres BCD la] lor BD 141 n'esteit] 
ne est A, n'est C mis AB 142 Ne peuent C el] eulx C dorer ne] 
dnreement A 143 soelent AD onare] ame D 144 e malt ame] 
malt honore 2> . 145 escrisoient B 146 esioirent C faiseient] 
treiteient^ 148 de noies I> beauD 149 ftUiBB 160 fehUBD 
Et ions temps mes d*eulx memore C 151 ieo fehlt C 155 dainst] 
doitC, dont D ne] e A mette en] tent sa D 156 i'aie B aie nn 
meis] aloe D 157 nule autre honur] nul autre bien A, nulle ho- 
nor aatre D nul C 158 dist B rouit] n'i out D bien fehlt D 
159 fekUBD deaezC 160 fékU BD 161 m'atent] me tienc^, 
m'atende CD 162 n'en arai BD^ n'en auurei C 



— 88 — 

Jeo paronc & la riche gent, 
Ki ont les rentes e la argent, 
Kar par ens flnnt H linre fait 
£ bon dit fait e bien retrait. 



Morte est ki iadis fdd noblesce, 

E perie est od li large«ioe; 

Ki Bea leia ait De(l) pnia traner, 

Tant ne pois Ining ne proef aler: 

Ne trais gaaires ki rien me dnnt, 

Fors le rei Henri le seoant: 

Cil me fist duner, Dens loi rende, 

A Bueves nne pronende, 

E meint antre don me ad âane; 

De tnt lui sace Deus bon gre! 

Nies ind al premerein Henri 

E père al tierz, tuz trois les vi, 

Treis reia Henriz ri e onnnî 

E clerc lisant en Inr tens Aii ; 




— 37 — 

Ei del lignage Roui nasqui, 

Ai ieo de Roui langes cunte 

£ de Bon noble parente, 

De Normendie que il cunquist 
190 £ des proesces que il fist. 

£ de Gnilleame Lnnge Espee 

Anura Testoire anant menée, 

Tant que Flameng came felan 

Le tuèrent par traisun. 
195 De Richard Bun fiz auum dit. 

Que 8un père leissat petit: 

Malt le traneillat Loewis, 

Puis que Guilleame fud oscis. 

Loewis di ieo Transmarin, 
200 Biais unkes n'i pout mettre fin: 

£n £ngleterre fud nurriz. 

Pur ceo fud il Transmarin dlz. 

£ puis que Loewis fud morz, 

Ki lunges fiid puissanz e forz, 
205 Reprist Loier sun filz la guerre 

£ a Richart uolt tolir terre. 

Richart, ki uolt sun dreit tenir, 

De Danemarche fist uenir 

Daneis e bons cumbateurs, 

210 Ki lui firent sîgrant sueurs, 
Que al rei e as Franceis fud tart 

186 nasqui] issi D 187 Ai ieo] Ânon G longe C 188 noble] 
riche A 189 que il] qu'il B, qui C 190 que il i fist A 

192 menée] contée I> 198 Flamec C cume felun] par traison D 
194 par traison] comme félon D 196 Ki A 197 Lois C 

199 Loey B Loewis di ieo] Lois di père C 200 n'i peut onc- 
ques C 201 En fehU C 208 que fehlt C Lois C 205 Ne prist 
Leheir C, Si prist Loier D fil B 206 sa terre C 207 Por 

cou qu'il yaut B 209 oumbaturs AC 210 lui] li BCD 

211 K'au BC 



Kt: paeis euaa«[it de Richsrt. 

Puis tint Richard tuta bu via 

A ioie e en paeiB Normendie. 

Mult fud de grant afaiteroeot 

E de riche cuntenement; 

De oifleaufi e de chiens out grant cure. 

Si l'en auint meinte auenture. 

MuH sout de leia e de raiaun: 

PlusuTB des terreB enuirun 

Kn sQD iugenient se metteient 

E pur cunaeil a lui ueceiont. 

Fille al duc Huom out a femme, 

Sorur Huoii Cliapet, dame Emme, 

Ki mult fud bêle a auenaiit, 

Hais il Dti eu pont suer enfant; 

Morte fu, que il n'en ont nul eir ; 

Et il duua tut sud aueir, 

Or e argent, dras e denierB 

As poui'OB geuz et h[s] rnuBtiers. 

Mult out grant duel de sa muillier, 

Mais en due! n'a nul recourier: 

Li uif al ni)', te mort al mort, 

Al uif puet l'um prendre cunfort. 



El pais out nue pucele, 



— 89 — 

Bien afstiie e bien curteise, 
De père e de mère Daneise, 
De nobles Daneis eeteit née, 

240 De dooz parz bien enparentee; 

De bon aire iert e amiable, 
Large forment e honorable; 
De ouraigne de femme saueit 
Qnantque femme saneir poeit. 

245 Li quens Tama s'en fist sa amie: 

Malt fu bêle lor dmerie. 
Cinc filz ont de li: le premier 
Glaiment Ricard, malt Torent chier; 
Par le conseil (xonnor sa mère 

250 Ont li premiers le non son père. 

Li second fa a letres mis: 
Robert out non, bien fii apris; 
Arcevesqoe fo de Roen 
Enpres rarcheoesqoe Hoen. 

255 Enpres Robert fo ne Maogier; 

Des autres numer n*est mestier. 
Treis filles ont: Emme la einznee 
Fu molt preisie e honorée. 
En Engleterre fo menée, 

260 Al rei Alred fo mariée. 



287 alattie] afiune C 240 doaz] lels C aparentee C 241 Dé- 
bonnaire et bien àmable D 242 Forment ert large B e] en C 
243 D'ooraigeB, D'oauraigne CD 244 saaoir famé D poeit] 

deaoit B, pourroit C 245 si en C s'amie BCD 246 Mut A 
fu] iert 2> 247 Yn fiz D li] lie CD 249 costeil C Gunnor e sa 
mère A Gonnee C 250 san] an BD 251 a letres] a l'autre B, 
«UL letres C, a leitre D 252 fu bien apris D 258 féhU C fu 
puis de Buen^, fu longementB 254 fehUC Apres BD 255 
Apres B2> 256 numer n'est] n'est mie i> 257 EnneD PaisnceB, 
rainsnee C, Fasnee D 258 féhU B Moût fa prisie C 259 fehU B 
EafMtC 260AhvredC, Hared D marie C 



— 40 — 

Donz ûz en out li reia AIred: 
Li un Edward e l'antre Alured. 
L'autre fille out nua Hawis: 
Par le conseil de sea amis 
Fu dunee Bulnno la lei 
Âl duc de Bretaigne QefFreî; 
De li out Alain e Ywua, 
Andui furent riche banm, 
La tierce fu, Mahaut ot nuo, 
Dunee eu France al conte Odun, 
Ki tint Chartres e tint Chartain 
Ë Turs e Bleia out en sa main. 



Richard ama clers e clergie 
Cheualiera e cheaalerie; 
Par nuit errout cume par iur, 
VnkeB de rien nen out ponr; 
Maint fantoame ait e troua, 
Vnkea de rien ne s'esfreia; 
De nule rien que il ueist 




— 41 — 

Cam uns autres par ior faiseît. 
285 Gustume aueit, quant il errout, 

A chascun mustier k'il truuout, 

Se il poeit, dedenz entrout, 

S'il ne poeit, defors nrout. 

Vne nuit uint a un mustier, 
290 Orer uoleit e Deu preier; 

Luinz de sa gent alout pensant, 

Ariere alouent et auant. 

Sun cheual aregna defors: (b) 

Dedenz trouua en bière un cors; 
295 Juste la bière auant passa, 

Deuant Tautel s*agenuila. 

Sur un leitrun ses yanz ieta; 

Mais al partir les oblia. 

Baisa la terre si ura: 
300 Vnkes de rien ne s'esfreia. 

N4 aueit gueires demure 

Ne gueires n'i aueit ure, 

Quant el mustier oi ariere 

Moueir le cors, cruistre la bière. 
305 Tuma sei pur le cors ueeir. 

„Gis tei'', dist il, „ne te moueir! 

Se tu es bone u maie chose, 

Gris tei en peis' si te repose!" 

Dune a li quens sa urisun dite. 



284 Comme C 286 K'a cascon B 287 S'il A 288 Se 
il poueit C 290 dieux C 291 Lono B de féMt C 292 aleent C 
L'td arrière et Tautre auant D 298 aregna] ataka B, ardua C, 
aresna 2> 294 bière an cors] bire mors C 295 bire C 297 Soubz G 
leitmn] siège B gesta C 298 Au reperier lez oublia D 302 Ni A 
are] eëteAD 308 el] le C arire C 304 Le cors mouoir B la] 
le ^ 806 Beete dist il i9, Giest toi dit il C, Je te di bien D 

307 bona D 809 s'orison B, son orison CD 



— 42 



Ne Bai se fu grande u petite, 

Puis dÏBt, quant il seigoa san uis : 

^Pei' hoc aignum saDct« crucie, 

Libéra me de malignis, 

Domine Deus salutis!" 

Al turner d'iluec dist itant; 

„Deus, en t«B niainâ m'aime cumiwt.'' 

S'oapee prist bï e'en tuma, 

E li deables s'eadreca, 

Eacuntre lui fu en eetant, 

Brau estendua s'estut deuant, 

Cunio s'il vonsiat Richard prendre 

Fi l'eisaue de l'us défendre. 

E Ricard a le brand sachie; 

Le bu 11 a parmi trenchie; 

Trauers la bière l'abati. 




— 48 — 

E as marchiez dire e crier, 
335 Qae mais n'i ait oors sul guerpi 

De si que Ven Teit enfui. 

AHre auenture li auint, 

Que gent a grant merueile tint, 

E ki a peine fust creue, 

340 Se ele ne fust de tanz sene. 

Dire Tai oi a plusurs, 
Qui le oirent des ancesurs. 
Mais mainte feis par nunohaleir, 
Par perece e par nunsaueir 

345 Remaint maint bel fait a escrire, 

Ki bon sereit e bel a dire. 

En Tabeie Seint Oain 

Out a cel tens un secrestein; 

Tenuz esteit pur leal muine 

350 E mult aueit bon testimuine. 

Mais de tant cum li hoem plus uaut, 
De tant deable plus Tasaut, 
Tant le uait il plus aguaitant 
E de plusurs grises temptant. 

355 Le secrestain, que ie uns di, 



834 E fehU B 385 oors sal] son corps C 336 Des que A onB 
reii] ait D 337 lui C 838 Que la gent a merueile tint A 

Et gent C .Que l'en a JD 389 paines B fu AB 340 S'ele B 
Se ne le fastC de tanz] par tans^, de tantC, tanii) 341 Gan- 
ter Toi a plusurs A a] as B 342 Qu'il le oirent de lur ance- 
surs A Poirent BD, Touient C 343 maintes C 344 e féhU C 
345 maint bel fait] mainte coseB 346^ Ki moult boine seroit a 
dire B bel] bon G 848 secrestein] S. crestien B, crestien C 
351 oum] ke B li fMt AD homme D 352 De tont plus deables 
plus Pasaut D 853 aguaitant] poursiuant B, aganant C 854 
goiset] ooses BD 355 que] dont B 



— u — 



Par aqu internent d'«nemi 

Atout im ior par le mnatier, 

Pernant garde de ann mesUer: 

Vne dame nit ai l'ama, 

A memeileB la coneita; 

Hort est, se il hod bon n'en fait, 

Ne remaindra pnr rien qu'il ait. 

Tant li diat e tant li pramiiit, 

Ke la dame tanne li miat, 

Que la nnit a l'oetel alaat 

£ par la planche treapaasut, 

Que desna Boobec eateit, 

Vne eue ki deauc onnàt. 

N'i poeit par aillura paaaer 

Ne altrement a li parler. 

La naît, quant bien fu aaeri, 

Ke moine furent endormi, 

Li secreatain fh en ùicon. 

Ne nout ne ne quist cumpûnnn. 

A la plttpcho uint. sue niunta. 



w 




— 46 — 

En enfer la noleit raoir, 
Mais nns angles li uolt tolir; 
Chascnn uolt traire Palme a sei, 
£ chascnn dist reisnn pnr quei. 
385 Deables dist: „Tn me faîz tort, 

- Ki me tonz Talme qne i*en port. 
Donc ne sez tn ke Palme est meie, 
Des qn'ele est prise en maie neie? 
En maie neie esteit entrée, 

390 E en maie onre l'ai tmnee; 
En neie de mal s'esteit mise, 
E en ueie de mal Pai prise, 
lloc n ie te trunerai, 

Ilaec, dist Dens, te ingérai. 
395 Le mnine ai tmue en maie enre, 

La neie n il iert le desconre : 

N'i estnet aneir antre pmene, 

Des qne Pun al mesfait le tmene; 

La neie on il iert de pechie, 
400 Qnant il chai, Pad ia ingie*^. 

Li angles Deu li respnndi, 

„Tais tei*^, dist il, ^^^ ^^^ P^ îsoi. 

Li muines fh de bone nie. 

Tant cnm il fn en Pabeie; 
405 Bien e lealment ad nesqn(n) 

381 la] l'en A, le B 882 angue li vint C 383 l'ame 
traire BD 384 dit ACD 386 Ee A l'en] ie C Quer tu me 
ioac Pâme que port D 387 Donc ne sez tu] Tu ses moult bien B, 
Donc dire C 388 Quant ele B 389 esteit] est A 890 mal D 

391 estoit D 392 ueie de mal] maie voie B 393 Illeioo C 
395 mal ACD. Dieser Vers steht in D naeh dem foîgenden, 896 iert] 
eut C, est D 897 estuet aueir] esconuient C 398 Puisque B 
on B al] a A, féhU D mauffait C 399 il fehU D de] del B 
400 Quant il cha Pai tost jugie D 402 Tais te B, Taitei C 
n*ert BC pas] mie A il n'iert pas si D 403—4 feMen D 405 
eféhU D 



— 46 — 



N'annm de lui nul mal non. 

Ceo testimonie l'eacriptora, 

£ raisan est bien e dnitnre, 

Ke tut bien iert gneredone, 

Ë chascun mal sera pêne. 

Cil doit aneir le gnerednn 

Dm biens qu'a fait, que nna un 

Ke aent le bien denenua 

Que il ad fait, a'il est perdu? 

tlncor n'ad il fait le peohie, 

Dnno tu l'as la pria e in^e. 

De l'abeie eateit eissus 

Ë a la plancbe eateit uennz; 

Vnoor(e) se peust il retraire, 

S'il ne ohaist, del pecbîe faire. 

De la malice qu'il ne âat, 

Ne pnet cel eatre ne feist? 

Pur sulement enn fol pense 

E pur un poi de uolunte 




— 47 — 

Qu'il ne fait nal fans ingénient. 

A oeo qu'il dira nuB tenum, 

Senz contredit e senz tenceon." 
435 Dist li deables: „ie Potrei, 

Si seit Talme entre mei e tei.*' 

Sempres sunt a Richard venu: 

En une chambre en sun lit fu, 

Dormi aueit, mais dune ueiUout, 
440 De plnsurs choses purpensout. 

La parole li unt cuntee, 

Si cum ele iert entr'eus alee, 

Del moine ki par tel folie 

Esteit eissuz de sa abeie; 
445 En la ueie esteit de pechie, 

Mais n'i aueit uncor(e) tuchie; 

De la planche esteit trebuohie 

E en l'eve desuz neie. 

Jugement face e die ueir 
450 Qui deit Palme del moine aueir. 

E Richard lur ad dit briefînent, 

,^lez,'* dist il, „delinrement 

Metez al moine Valme el cors 

E de Père le traies fors! 
455 Ne seit deceu ne supris: 

Desur la planche reseit mis 

Iluec tut dreit^ dunt il chai, 

Quant il trébucha e péri. 

492 Que il C 488 que il C 484 tecons B 485 Dit D 
437 Sempre C 488 en] a AC fus C 489 dune fMt C 440 
parpentoot] te pensoot D 442 coma BD el D iert] est BC 

444 s'abeie BCD 446 de] del BC 449 voier C 451 ad dit] 
dist B 452 deliureement C 454 traiez] metez A, trais C 

455 decea] oeus C 466 Dessus CD la] \e B i resoit mis D 

467 dunt il cfaai] v il estoit B, ou il obai C 458 Quant il la folie 
quaroit B 



48 



£ BÏ il luit plein pie anant. 

Ne pie ne pu, ne tant ne quant, 

Ant 1i diablea ri le prenge 

Senz contredit e lena ohalenge. 

Ë se li moinea se retrait 

Ë cort ariere, sa paie ait." 

Le iugement, que Siobard fist, 

Ne cil ne ciat ne onntredist. 

L'»lme nnt ariere el con portée, 

E li moynea l'ad reoonree. 

Donc leoa ans e reneeqni 

Ë mis ta la dont il chai. 

Des qne li moineB s'aparout 

E BUT la planche en pies s'estot, 

Âriere traist pins tost sun pie 

Ke hoem ki a serpent marchieî 

Deliorement fu el retor 

Game huem ki a de mort ponr. 

E cil kil tindrent l'ont l 




— 49 — 

Quant Richard leua al iur cler, 

A Saint Oain ala yrer, 
485 Le cnaent fiât tat asembler 

£ le moyne fist demander. 

Li moines oint, ses dras mailliez, 

Nés aueit pas encor séchiez. 

Li quens Tad a sei apele, 
490 Venir le fist deoant l'abe. 

„Frere,** dist il, „ke uns est uis? (b) 

Cornent fnstes uns entrepris? 

Gardez nos mielz a Vautre feiz, 

Quant a la planche passereiz. 
495 Guntez a Tabe uerite, 

V uns auez ennit este." 

Pur sun abe e pur le cunte 

Ruui li moines si ont hunte, 

£ nequedent tut regei, 
500 Cument ala, cument péri, 

Gument diables Penginna, 

Cument li quens le deliura; 

Tote la uerite cunta, 

£ li quens tut testimunia. 
505 Issi fu la chose seue, 

£ la uerite cuneue. 

Lunges fu puis par Normandie 

Retraite ceste gaberie: 

Sire muine, suef alez, 

485 tut] tost CD 487 ses] les D 488 pas encor] encore pas J., 
mie encor B Encore n'esioit pas séchiez D 489 a] as D 

491 dit C ke] com B est] en C 493 a Tautre] vne autre C 

494 la] le B 495 la uerite A, la veritez D 496 a nui A^ 

en nuit C estez JD 498 si] et A 500 ala] a las D 601 

l'enginna] le greua B, Pengraua D 504 testimunia] li tesmoigna B, 
iesmoigna C 505 Ichi C seue] ueve A 506 cunue AG 

507 Lonc temps fu D 508 Retraire C 

4 



^^^^^n^j^j^l^^g 






^ 




— 50 — 


1 


610 


 passer plftDclie uns gardez 1 
Vne Undo a, Corcers a non, 


1 


f 


Près de k foreat de Linn ; 


■ 


En la lande ad une ualee, 


m 




Ki n'ert niult longe ne mult lee; 


■ 


ÎS15 


En U forest ad une plaine, 
Enuiron est granz la champaine. 
Ja iert li meia de finst p&Bses, 
Qne li dux fu matin lenez; 
Ses foroBtiers ad fait uiser 


1 


520 


V il purreit grant cerf truuer; 
ArCB aaetcB fiât porter 
E chienz a sanc si ala beraer. 
As ueneure e as uatlez 
Fiat mener aeuz e bradiez 




535 


E liemiera ; par altre neie 
Lea fist aler que l'en nea ueie. 
S'eapee a snti coate portout, 
Kur nule faiz sanz li n'aient. 




^1 



— 61 — 

Bien afnble e bien nesty; 
535 Lez lui sur Terbe esteit s^espee, 

Bien enrengee e atnmee. 

Lez lui fa une dameisele, 

Si gente fa forment e bêle; 

Bien ert nestae e atamee, 
540 Sa gnimple sur son chief ietee. 

Li eheoaliers ne pot fuir, 

Qoant il oit le conte aenir. 

Deus, qael pechie, que od s^espee 

Ad la mesohine decolee! 
545 Li qaens cria: „mal faiz, mal faiz! 

Femme deit aueir partut paiz." 

Donc ad sor loi esperune: 

Le cbief li ad del ba seore. 

Pois s'arestat e esgarda, 
550 Lot dons beaatez ait e mira: 

Vnques meis, .dist il, ceo li semble, 

Ne ait si bêle gent ensemble. 

Al qaart iar les fist enterrer; 

Mais il ne pont ynqaes troaer 
555 Qais coneast ne ki seast, 

Dant li ans d'els ne l'altre faat. 

Par le pechie qae li dac fist (c) 

Del cbeaalier ke il ocist, 

Ne fa ceo pas mis en escrit, 

« 

635 estoit] ester A Lez lai est sur Terbe s*espee D 686 
enrengie CD atamee] aree D 637 fu] est D 639 ert] 

est A 540 La guimple soabz C, Sa guimple a sar D 542 conte] 
coup D 543 qu'il out s^espee D 544 Ala meschine D 546 
par tout auoir D 648 del bu seure] desus coupe C bu] bru D 
549 arestut A, s'aresta C e] si D regarda C 650 Les C mira] 
mua C 551 oeo dist A, ce dit D ceo li] se lui C 554 peut G 
555 Qui les conneost C, Qui congneust 2) 556 Donc l'vn dez deus 2) 
557—610 félUen D 559 ceo pas] pas ce C 



Mua li père le ont u fili dit. 



Vne antre anentan malt gnude 
Auiut al chîef de cele landft 
A un des ueneun le onntâ; 
Gardez, se Ai honnr t himtel 
Vn cerf aaeient retenu, 
Pris l'aneient e abatn, 
Le cerf aneient eBcorobie 
E fait aneient te forchi*. 
Vd des nenenra ae faaata, 
Aler s'en aott si s'en tnma; 
A Bun Bfiignor aler aol«t 
Par une neie ke il sandt 
Vne pncele ad tronee 
Dedenz le bob, près de l'entrée; 
Bien iert aentue e bien ohandee, 
Bien afublee e bien liée. 
A li uint si l'at salnee, 
E ele lui ai s'est lenee; 




— 53 — 



590 



595 



600 



605 



610 



Mais ceo dient ke il la prist 

Et a terre lez loi Tasist. 

£le esgarda tut e suffri, 

Noie rien ne li de£fendi. 

Pnrpensa sei ke il li fereit 

Ceo ke huem feire a femme deit. 

Quant li ont fait ceo ke li plout 

£ releuer de li se nont 

E il quida de li partir, 

Ele Tenpeinst de tel air, 

Ne sai y od piez y od meins, 

Parmi branches e parmi reins 

Le fist haut contremunt uoler 

E el fxirc d*im arbre encroer. 

Quant il nolt celie regarder 

E il quida a li parler, 

Ne sont k'ele fn deuennei 

Ne Tad oie ne ueve. 

Veneurs ki le cerf portouent, 

Qui par celé sente passovent, 

Lur cumpaignun en Tarbre uirent, 

A grant peine le descendirent. 



Ricard tint Gunnor lungement, 
Geo dient tuit cnmunement, 
Ainz ke il espnser la uousist 
E einz que a femme la preist. 

589 print C 592 li] le C 593 qa'il lui G 594 a femme 
feire deit A 595 Quant il oui fait ce que il lui pleut C 596 
u. 597 li] lie C 598 l'enpeinst de] le print par C 599 Je ne 
scay C aux piez C 600 Parmi vue branches C 601 haut 

feklt C uoler] leuer C 602—8 fMen C 604 li] lie C 605 
sent C 606 Ne ne l'a ouie veue C 607 Nencor C 610 des- 
pendirent C 612 communament £, communalment D 618 qu'il 
BCD la] le B 614 k'a BD la] le B print C 



» 



64 



Mmb par preiere de! ulergi«, 
Ki l'on out metiite feiz preie, 
£ par cuaseii de ses baniOB, 
Qui mainte feiz t'en vnt somona, 
Ad Ricard Gimnor espuaee; 
Ânc«ia e puis l'a bien amee- 
Quant Gunnor primes se cucha, 
La nuit enpres qoe il l'eapau, 
Lez le GUiite a'eet el lit mise 
D'autre manière e d'autre gnise 
Que ele ne se aoleit cachier, 
Cume Be ele i feist dangier. 
Le dos li ad auant tome 
£ des espaudles l'ad bute. 
nCument," diat il, „te cuntionz tu? 
Mainte feiz ae od mei ieu, 
Unkea mais ceo ne me feis: 
Tu seuz uera mei turner tun uis." 



(251r) 




— 65 - 

Sur quel coste ke ieo uoldrai. 

Dame sni si gîes en man lit 
640 Si me gernd a mnn délit. 

Ca en arier fa le lit nostre, 

Mais ore est il e mien e nostre. 

Vnkes mais aseur(e) n'i iui, 

Ne sanz pour od nos ne fui. 
645 Or(e) sni aokes aseyree/ 

A ces paroles s'est tnmee; 

L'on a Tantre tnma son ois 

Si ont asez gabe e ris. 

Asez fd puis lunges retrait 
650 Ceo ke Ounor ot dit e fait. 

Gunor fu dame bien prei8ie[e], 

De bones murs, bien enseignée; 

Glers e obeualiers honora, 

Mult despendi e malt duna. 

655 A cel terme murut Lohiers, 

Ei de France iert reis forz e fiers; 

N'ont fiz ne fille ne autre beir, 

Ei deie en fin le règne aueir. 

En Lobier faili la ligniee, 
660 Qui longement fn bien preisiee 

Par tut le mund de Gbarlemaine, 

Qui tint Seisuine e Alemaine 

E Rume e France e Lumbardie 

E d'Espaine mult grant partie. 

640 me] mi D 641 Canariere A, Ca arrière B, Cha en 

arrière CD fu] ert D 642 or BCD il e mien e] miens et si 
est Bj il mien et C 643 mais féhU G Onqmez a asseur D 

644 Ne a ma volente n'i fuo B od] a C 646 ces] sœs C s^est] 
oeat C 661 bien] mult A 665 A fMt C ces termes C 666 
estoit rois moalt fiers D 667 filles B ay autre C 661 de] 
des D 664 mult] bien BD 



Par defaute de bon lignage, 

Od le cmiBeil dcl grant barn^ige, 

E pcir la force de Richait, 



Par s 









Fa Hugo ChapeB i 

E en Franoe par rei teouz. 

Chapes fu fiuz Huun le Maigne, 

Duc de Paris e cheuetaigne. 

Par Richard e par sa valur, 

Qui ev nueit sa Burur, 

Par SUD cuDseil e par sa amur 

Firent Franceia Huvn soignur. 

Flamenc le uoldrent euntredire, 

N'orent cure k'il fnst lur sire: 

E HuvD BOT els chevavcha, 

A Ârraz nînt ei l'asega. 

La cite a estur asise; 

MatB n'i eiat guaîreB, toat Tout prise. 

I.i (juena Aeriiolf uit iju il perdreit. 

Ne défendre iic au porreit : 




— 67 — 

Bons homoB e bons cheualiera (h) 

E bons clers ama e tint obiers. 

L'îglise de Parcenesquie 

De Ruen, Bun plus rîcbe sie, 
695 Fist abatre e faire grainur 

A la mère Nostre Seignur; 

Plus lange la fist e plus lee, 

Plus baute e miels enpauentee. 

Le Munt Seint Micbel estera, 
700 Moines i mist, mult le bonura; 

Al compasser mist grant entente, 

Ghrant aueir i mist e grant rente. 

A Ruen mist grant manantie 

A Saint Oain en la abeie, 
705 E mult i repairout sunent, 

Pur neer lur contenement. 

De plosnrs parz fist père atraire: 

Le mnstier de Fescamp fist faire, 

Ki est de grant anctorite 
710 £1 non de Sainte Trinité. 

Bien le garni e riobement 

De qoantqn'a baute iglise apent, 

De liures e de uestemenz, 

De cruiz e d'autres gamemenz. 
715 Clers establi ki seruireient, 

£ prouendes dunt il uiureient. 

Les euesques de Normendie, 

Dunt il aueit la seinurie, 

Fist uenir al dediement 

691 Quens C 692 Bons ama et lez tint obiers D 693 
Le iglise A 694 son] de son C, du D ricbe] haolt C aie] fie A 
695 faire] fist A 696 A feMt G 698 enpaaentee feJUt C 699 
Le fehU D 700 Tonera BC, lez ama D 708 manancie D 704 
l'abaie BCD 705 repaira D 707 traire B 712 baute] riobe AC 
715 qui y seruirent D 716 prebendres C il y viaent D 



58 — 



Sis cuarea mult noblement. 
Vn sarken fist apareilier 
Lez ïa, meisiere dol mustier, 
A nietre enpres sa mort aim cors 
Snz la gntiere de defors. 
Puis le fist chascan aeodresdi, 
Tant ctim il unqnea paie uesqui, 
Emplir a curable de funnent 
E départir a poure gent, 
Ouec ciuc souz de romeisiiu 
A[b] malades e &[«] frarine. 



A Baienes eamaladi; 
Vieaz huem iert ia si afiebli. 
Quant uit ke mûrir li estDueît, 
Ne que par mi rie ne garreit. 
Ne que maia ne poeit lener, 
A Feacamp se ruua porter. 
Entretant manda ses bannis, 
FiuB e filles e cumpainmiB 




— 59 — 

E de sa terre lor dunast 

Dnnt chascun se penst garir, 

E a eus se feist semir. 

Otreie fd quantqae il qnist, 
750 Richard de rien nel contredift. 

As eueskes e as abez 

E a plosurs clers ordenez 

Se fis[t] canfes si cam il dat, 

Guipe bail, Dea recnnnat; 
755 Le cors Nostre Seinur reoeut, (c) 

£1 lit se restreinst ou il iat. 

Oranz fd li mais, marir li estnt, 

Oranz fd li dénis, qnant il mnmt. 

Dnnc oissez e plnrs e criz 

760 De bnmmes, de filles e de fiz. 
£1 sarken nnt le cors pose, 
Qu'il ot grant pose aînz apreste. 
Mult oissiez a l'enterrer 
Humes e femmes dementer. 

765 Bon seignur deit Fum bien plurer, 

Ear grief chose est a recuurer. 
Desus unt fait une cbapele 
De Saint Thomas, ki mult fu bêle. 

Mil anz quatre meins ont passez, 
770 Puis que Deus fn en terre nez. 

Quant li premier Richard murut, 

748 fiât C 749 quanques il dist B, quanque il dist C 

750 nel] ne C 752 a] as £ 753 comme D deut C 754 
dieux reqaemt C 756 s^estraint v il se gui B, s'estent oa il se 
jut D 767 fehU C l'estat BD 758 li féhU A 759 Donc y 
oissiez plasors criz D 760 D'omes B, Donnes C, De dames D 

761 sarcleul C pose] porte A 762 il grant pose C pose] 
tans B 766 Kar fehU D est a] est del B, en a C 768 fu] 
est A 769 oat] a B 770 en terre dieux fu nés C 



— 60 — 

E le BBcund l'onur receut. 
Richard fu pore, Ricliaril fia, 
Chascun fu mult pruz e geatilz; 
Do Norme □ die chascun dua; 
Bon fu li père, U fiz plua: 
Pur sa bunte, pur sa noblece, 
Pur sa uaJur, pur sa largece 
Fd cist li bons Richard clamez ; 
Mult fu preisiez e mult amez. 
Mult s'entremist de Deu seruir 
£ del Beruise Deu oir. 
Gent ama de religiuu 
E mult mist grant entencîun 
A clers e a muines amer; 
Mult se pena de eae honaror. 
Venir Sst muines de Digun, 
Des plus preisiez de la roaisun 
De une abcie de Burguine, 
Que dune iert de bon testemoine 
Del mngtier ke ais pères fist 




— 61 — 
Tat li pueples s^esmerneila. 

Ne nofc mestier de sa meisan 

Duner si a gentil hume nim. 

Gentil furent li chapelein, 
800 Gentil furent li escriuain, 

Gentil furent li ounestable 

E bien puissant e bien aidable; 

Gentil forent li senescal, 

Gentil forent li marescal, 
805 Gentil furent li butteillier, 

Gentil furent li dospensier; 

Li chamberleno e li ussier 

Furent tuit noble oheualier. 

Ghascun iur orent liureisuns 
810 E as granz festes dras e duns. 

Einsi iert la curt bien seruie 

Endreit cbascun par curteisie: 

Ghascun se pena de noblece 

E de honur faire e de largece. 

815 N^aneit encor(e) gueres règne 

Ne guaires n^aueit duc este, 
Quant el pais surst une guerre, 
Ki dut grant mal faire en la terre. 
Li paisant e li nilain, 

820 Cil del boschage e cil del plain, 

Ne sai par cui entichement, (25 Iv) 

796 Ck)n C, Tuit D s'en merueilla D 797 mestier] mestre D 
sa] la ^ 798 s'a BCB 801 steht in G fMch 804 802 E 

fehU CD 809 leur liuresons C 810 as] a D 811 seruiee C 
813 penoit BD de] par B 814 d'onor BCD 816 gaires 

encor BC 816 gaire D 817 sourt CD 818 deut C grant 
fehlt D en] a il 819 Le C 820 dol] de beide MaU D 

821 coi] quel BD enditement B, entendement CD 



- 62 



Ne ki les mat premiorcment, 
Par uijiz, par trentaines, par cenz 
Vnt tenu pluBars parlemenz. 
Tel parole uuot cunaeilaot: 
S'il la poent mètre en auant. 
Que il la puissent a olûef traire, 
Ei SB pins liauz fera contraire. 
PHueement ont pnrparte 
E pluaura Vunt eutr'eals iure, 
Que ia mais par lur Qolunte 
N'aurunt «einur ne auoe. 
Seignurs ne lur funt ai mal nun, 
Ne pitet aaeir a ela fuisun 
Ne lur guainz ne lur labors; 
ChascuQ iur uunt a gr&nz dulurs. 
En peine aunt e en hahan, 
Ântan fu mal e pis awan: 
Tote iur Bunt lur bestea prises 
Pur aies e pur Beiuisces; 
Tant i a plaintes e ((uerelea 




— 68 — 

Plaiz de defautes, plaiz de toates, 

Plaiz d'agaaîz, plaiz de graaeries, 
850 Plaiz de medlees, plaiz de aies. 

Tant i a prenez e bedeans 

E tanz bailiz, niels e nnnels, / 

Ne poent aneir pais nne hnre, 

Tantes choses lor mettent sure, 
855 Dnnt ne se poent derainier. 

Ghascun nuit aneir son Inier. 

A force font lor aneir prendre: 

Tenir ne s'osent ne défendre. 

Ne poent mie issi gnarir: 
860 Terre lor estnnra gnerpir; 

Ne pnent aneir nul goarant 

Ne uers seignnr ne uers sériant; 

Ne Inr tienent nul cnuenant. 

„Fiz a putain,^ dient anqnant, 
865 ffPar quoi nos laissnm damagier? 

Metum nus fors de lur dangier! 

Nus sûmes humes oum il sunt, 

Tels menbres annm cum il unt, 

E autresi granz cors auum 
870 Et autretan[t] sufirir poum. 

Vers rnid der folgende stéhen in B und D nach F. 850. 848 dé- 
fiantes] faates^ plaiz] e^ 849 d'aguaiz] de gas B, de guais C, 
de gaing D granieries^y gaberiezC. Dieser Vers stéht inB naéh 
dem folgeiiden. 860 d'aies BCD 861 preuours C. Naeh V. 852 
finden skh in B die beiden Verse: Et tant serians et tant barriers 
Tant grauerens tant forestiers 868 poons D pais auoir B une] 
noie A 854 Tat en iur lur carent sure A Tant C lur] H D 

metent enlz sore C 865 Dant fèhU A Ne s'en porroient desrais- 
nier B, Qu'il ne s'en poent desresnier D 856 uult aueir] de- 

mande C 857 aueir] bestes A 868 ne s'osent] nos assenr D 
859 mie f^iU C 860 Terres A estunra] estera £, escoara C 

Loor terres leur estent guerpir D 862 N'enuers B beide Mole 

866 lur] ces A 869 grant C 



64 



Ne nns fant fors cuers snlement. 
Alium DUS par écrément; 
Nos aueirs e nus defendam, 
E tuit ensemble nua tennm. 
E s'il mia uelent guerrier, 
Bien annm cuntre un cheualîer 
Trente v quarante paisanz, 
Maniables e cnmbatanz. 
Malueis serunt e uil li trente^ 
Bacheler de bêle iuuente, 
Ki d'un ne se porrunt défendre, 
S'il se n vêlent ensemble prendre. 
Âa raacues e as granz peua, 
As saietes e aa tîneos. 
As haches, aa ares, aa gisarmes 



E B 



) ki I 



Od la grant gent ke nua au 
Dea cheualiere nus defenduii] 
Einsî porrum aler el bois, 
Arbres trencbier e prendre a choî 




— 65 — 

E par antres encor(e) plus foies 

Ynt toit cel cunseil graante 

E snnt entreseremente, 

Ke toit ensemble se tendmnt 
900 Et ensemble se defendrnnt, 

Eslit nnt ne sai qnels ne qnanz 

Des plus qnnintes, des mielz parlanz, 

Ei par tut le pais imnt 

E les seremenz receumnt. 
905 Ne pot estre lunges celée 

Parole a tante gent portée. 

Fnst par hume, fust par sériant, 

Fust par femme, fnst par enfant, 

Fust par iuresce, fust par ire, 

910 Asez tost oi Richard dire, 
Ee uilein cumune faseient 

E ses dreitures li toldreîent, 

A lui e as autres seinurs, 

Ki uilains nnt e uauasurs. 
915 Pur Raul sun vncle enueia, 

Geste busuine li mustra. 

Quens iert de Eureues mult vaillanz, 

De plnsurs choses bien aidanz. 

^Sire,** dist il, „en peis seez, 
920 Voz paisanz a mei lessez; 

897 Ont ent'reuB cel consel grae B 898 Et sont entr'eulx 
asermente C 901 Eslut B, Esleu C, Esleus D ne sai 

quanz et qaanz D 902 parlanz] vaillanz D 904 sermenz AC 
receaerontC 906 pxxeiB, pouetC longue D 906 tantes gensJBD, 
tant de gent C 907 homes B sériant] seruans C 908 enfansC 

911 cumune] qnemuens C 914 Que CD 915 Par C 916 
buiiaine] parolle C mustra] cunta AD 917 de Eureus A, 
d'Ewroes B, d'Euroors C, d'Eureuos D malt] bien D 918 
bien] moult D aidanz] sacans BD 920 Les A^ Vous D meij 
roi B 

5 



i 



Ja V 






i uos chenaliertt." 
E Richard li dist: „iio1entiers. 
Bnnc enuein eo plaaurs lïoua 
Ses Gspiea e ses cnrlieas. 
Tant nia Raol espiant 
E par espies enqaerant, 
Que par niaJadea, ke par seins 
K'il ateinst e priât les nileins, 
Qui ioBtoent lea parlemenz 
E perneient les Bereineiix. 
Ranl fu malt de mal talent, 
Nés uout mener a iugement ; 
TuK les liât tristes e dolenz: 
A pIuBura fiât traire les donz. 
Les antres fist especier. 
Traire lea oilz, les piiins co 
F. ti:la i ont lea garez (juirt 
Nti li chaut gnoires qui qii' 



per, 




— 67 — 

945 Ne furent puis en lieu uev, 

E^il ne fassent bien cnnev. 

La comune remest a tant: 

N'en firent pais nilain semblant. 

Retrait se sant toit e demis 
950 De ceo k'il aneient enpris 

Par la pour de lur amis, 

E'il uirent defaiz e malmis. 

E li ricbe le campererent, (c) 

Mais par lur burse s'aquiterent; 
955 Ne lur laissa Tun rien a prendre 

De tant cum Pum les pont raendre. 

Tels plaiz firent uers lur seinnrs 

Cum il porent faire meilurs. 

Richard ont frères e sururs, 

960 Bons cbeualiers e beals plusurs: 
Asquanz fist cuntes e baruns, 
Dana lur terres e maisans. 

A GuiUeame ad Oismes dune, 
E cil Ten iura fealte; 
965 Fei li pleui, ses huem deuint, 

Pais dat tenir, mais poi la tint. 
Ouilleame fu mult orgueilus, 

946 puis] inie D 946 Que D bien feUt B 947 fém D 
cumune] commuen C 948 fehit D 'Se A 949 se] 8*en D se 
sont fehU C tuit] tout B 950 aueint A 951 lur] leurs C 

952 deStLiiB 953 compcrentC 954 les bourses B, laboursseC 
955 l'un rien] on riens B, Richart D 956 De quanque on les 

peut raimbre B Vnm les peut] l'en les pcust C, ne lez pooit D 
957 Les plais B, Tel plet CD firent fehU C seignor D 958 

Tant com il porent les millors B, Com lui pourroit faire milleurs C 
Comme D meillor D 959 -e sururs] ou scurs C 960 Biaus B 

961 Auxquans C 962 lur feklt BD maisuns] mansiuns ABD 
968 Oismes] Huines D 964 cil] il A l'en] li en D 965 ses] 
si CD 966 deut C la] en C 967 Villaros C 



Pur coo k'il fu cbeunleriia, 

Ë par losengiers que il crei 

Richard aun frère mefisenii. 

FeluDB atraiat e cunsenti ; 

Lfi guère ama, la peis hai. 

A. ccus des marches a'alia, 

Les hommea Richard gnerreîa. 

Richard auuent le chaatîa 

E mainte feiz le maneca; 

E quant pur lui nel uolt laisaer, 

Par autres le fist chastier. 

Mais il n'en uolt parole oir, 

De pais ne de triwes tenir. 

Quant Richard uit que pais n'aureit, 

Ne que pur lui rien ne ferait, 

Tant le démena qu'il le priât, 

En la tur de Ruem le miat; 

Ses fols cuuseiliers fist deafaire, 

Tolir les membres, les oilz traire. 

Cinc anz tint GuiUeaume ea la tur. 




— 69 — 

995 Al bois se mîst coin il ainz poui, 

Le iar dormeit, la nuit ueillout, 
Par iar el bois se tapisseit, 
Par nuit errout a grant espleit. 
En datance iert, o il ireit 
1000 E en quel lieu gnarir porreit. 

Tant iert Richard de grant puissance, 
E tant Tamout li reis de France, 
Ne se uoldreit, pur lui saluer, 
A Richard sun frère medler. 

1005 Ne s'osereit en lui fier, 
Ne il nel uoudreit receter. 
En Bretaigne ne en Angou 
N^osad aler ne en Peitou. 
Purpensa sei que il fera: 

1010 A Richard sun frère ira, 

Mult umblement merci querra, 

En sa maneie se metra. 

Mielz se ueult mètre de sun gre 

Es mains Richard sun auoe, 
1015 Ke autre li mette, uuile o nun: 

Plus tost en quide aueir pardun. 

Arestez s^est a cest pense: 

Tant a que iur que nuit erre, 

995 El A com il ainz] plas tost qu'il B peut C 996 

ueillout] erroit B 997 fM% AC El boiz le jour D eï] y B 

998 fehit AC Ia D 1000 lieu fehU C 1001 iert] est B 

1002 l'ama C 1005 s'osereit] se poeit A, n'oseit 0» s'osèrent D 

1006 nel] ne CD voudrent D 1007 en feMt C 1008 N'osast D 
ni C 1009 Pensa C que il] quel le B, quel la C, que la D 
1010 A sun frère Richard ira A en ira D 1011 humelementB, 
hublement C 1012 maneie] manainsnaie B 1013 Moût C se] 
s'i 2> 1014 As D 1015 K'autres BCD uuile il o nun A, ou 
Yoille ou non D 1016 en fehU D 1017 s'est] oest C 1018 
que nuit que iour BC erre] a erre A, aie V 



— 70 — 



A Uernei niât, ceo fa Ia fin, 
Vae foreat de Beessin. 
En SB chape s'est enbuschîo, 
K'il De fust pris ne entercie. 
Li qaens esteit aie ch acier, 
£1 bois e'aloat eebanier. 
Guilleame l'a tant parsui 
Par la forest k'il deacendi. 
Al pie li chai sudement. 
Merci cria mutt humblement. 
Richard demanda: „ki ea tu?" 
E des ke il l'eut cuneu, 
Manter le fist ai l'en mena, 
Sun maltalant ti pardona. 
Mult le tint honoreement 
Ensemble od set bien longemeut. 
Par conseil le conte Raut, 
— N'out al conseil ne mnis lui su 
Li dona Ov e la conte, 
I l'en jura feaite. 



(252r) 




— 71 - 

£ celé fu de grant saneir, 
1045 De grant pris e de grant bonté 

D^amones faire e de amer De. 

Sur Dine estora l'abeie 

De Ma Dame Sainte Marie. 

Treis uadlez ont de snn seignor: 
1050 Robert clamèrent le grainor. 

Cil fa qnens d'Ov enpres snn père; 

Johan nnmerent l'altre frère. 

Johan fîi ders e coronez 

Et euesques fn ordenez 
1055 De Lisewis, croce portant; 

Bien fn letrez e bien Baaant. 

A cel terme snrst une guerre 

Entre Alred, le rei de Engleterre, 

E le seignnr de Normendie, 
1060 Ne sai par ire v par enoie. 

Ne remest pas pur sa soror, 

Que Alred aneit a oaxsur, 

Ee il ne volsist Ricbar[d] greuer 

E destmire e deseriter. 
1065 Son nauirie fist asembler, 

Baruns e cbeualiers mander. 

Grant fn la flote a Portesmne, 

Quant la gent fu tote uenue. 

Li reis parla a ses baruns 

1046 d'amer BCD 1047 Soubz C 1060 dament A 1061 
Et il fn queos de Eu D quens fehU A après BD 1066 Lisies B, 
Liseux C Lixuies D 1066 sauaDt] sacans BB 1067 surst] 

sortit C, Bourt B 1068 Alred] Aluure C, Ared B le fMt B 

d'Engleterre BCB 1061 remaint CB sorur] seur G 1062 

Qui AB Auurey C, Ared B ouxsar] signer B, ce iour C 1063 
K'il BD, Qui C volist A 1064 deseriter] desbarater A 1065 8e 
nauie B nauire GB 1067 Portemue GB 1069 parla a] apela A 



72 



E as uasals k'il out i 

nCeste mer," dist il, , 

E Noriuendie deatruirez. 

Peruez Richard, si uub poez, 

Pris e lie le ra'anienez." 

Sua comand, oeo dient, fenint 

AI inislz que faire le porrunt. 

Si cum !i rei Tout coraande, 

Dca que U oreiit bon ore, 

Sont es ners îgnielment entr^. 

En Costeutiu sant arinez, 

La tut dreit v SaiTe en mer chiet, 

El nuage v Barbetlo siet. 

Des nefs sunt ki aiuz ainz isauz, 

Par la uiariue suot coruz, 

Plis unt la robe « la uitaille, 

Los borbia pernent e l'almaille, 

Les inaisuns ardent e destruient, 

Femmes plurent, uilains s^en fuient. 

I''uijint s'en snnt aie pluaur 




— 73 — 

Neis les ueilles i sont curues 
Od pels, od tinels, od macens, 
Escorcîes e rebracies, 

1100 De bier ferir aparaiUies. 

Les Engleis uunt mnlt manacant: 
Mar i uindrent, ceo uunt disant; 
Si a terre les poent trouer, 
Mult î qnident granz colps doner. 

1105 Engleis estaient al terrain 

Par le boscage e par le plain, 
Robes perneient e portoent, 
Preie acoilleient e chazoent, 
Vilains bateient e tuoent, 

1110 La terre tnte aneir quidoent. 

Mais tost fait hom a sun espeir, 
Malt pert tost ceo qu'il quide aueir. 
Eis uns Gostentineis atant, 
Qui nés uunt mie maneiant: 

1115 Fièrement les unt enuaiz; 

Dune oissez e colps e criz: 
Li un cuntre les altres crient, 
Meis ne seiuent que il s'entredient. 
A rassembler out.grant criée; 

1120 Ceo fu doleruse asemblee. 



1097 Nia B Les villes ilz sont accrues C 1098 A fur Od 
die drei MàU B' pels] pies D tinels] mâches D 1099 Secor- 

chiezC, SescorchiesD 1100 ferir] fere D 1102 Mal D i] il C 
1103 S'a terre BCD poous D 1104 grant D 1106 al] eu C 

1107 perneient] pemoent A, prineiont C portoent] portooent D 

1 108 acoilleient] coilleient J. chazoent] cacheoient 2) 1109 taoent] 
looientB, liouentD 1111 hom] l'on ^, homme D 1112 Mult 
Ton tost que l'on quide aueir ii tost ceo] ce tost C 1113 Et CD 
Costentins A 1114 Ei ne les vont pas manecant B nés] ne C 
maneiant] manecant ACD 1116 colps] brais B 1118 que il] 
qu'il B, qu'eulx C, que D 



— 74 — 



Puis que il ftirent ( 
Ne peurent eetre deseuro. 
Tuz les unt mont e detrenchiez, 
Tant cum Eugleis i out en pîez. 
Vnqnos un sul n'en eschapa, 
No honi KB nefs ne retuma, 
Fora un sul, ki grant mal aueit, 
Ki aur nn tertre ae giseït. 
Pur la dolur quo il aueit grant 
Ne pout mie estre aie aunat. 
Cil uit la grant mesauentnre 
E la inortel{e) deacumfiture: 
De marrement e de pour 
Vbtia tote sa dolnr. 
Fuiaat s'en est curnz as nefs 
A cela ki eateieut remea, 
Ki deueient lea nefs garder. 
Dea que il pout a ela parler, 
De mûrir les miat en aospeis, 
i il partout en englei 




— 76 — 

N*i aoreit ia hom raancaii. 

Mort sunt cil ke nus atendez; 

Grarisez uos, se uns poez: 

Trahez uos a parfîmde mer, 
1150 Se nus nolez uos cors saluer. ** 

Cil furent mult espoente, 

Quant il sorent la uerite. 

Forment pensèrent d'els guarir, (c) 

Ear nuls ne uelt de gre mûrir. 
1155 Des meiUurs nefs unt sis choisies 

Des plus prestes^ des mielz garnies; 

Grant pour unt e mult s'esmaient, 

Saillent es nefis, lur ancres traient, 

Cordes desmedlent, ueiles tendent, 
1160 A la terre esloîgner entendent. 

Mult se uont souent regardant, 

Ee Normant nés augent siwant. 

Tant unt que nuit que iur curu, 

En Engleterre sunt uenu. 
1165 Al rei cunterent tels noueles, 

Ei ne furent bones ne bêles. 

„ Perdu as** funt il, „tuz tes homes, 

Fors solement nus ki ci sûmes. 

A martire les enueias; 
1170 Ja mais nul d'els ne reuerras.** 



1146 N^i aaereit hom ia rançon Ay N*amoit ia homme raan- 
chon D ia] nus B 1147 ki ii 1148 aos] uos meimee A 1149 
a parfunde] a la parfunde^, on parfonde B, a parfont deC 1150 
saluer] garder B 1151 Si C mult] tuit AC espante C 1152 
veniez D 1155 meillures A sis] si C 1156 plus] miez D 

1158 es] ta A lur ancres] lur ancre J., les ancres C, les autres D 

1159 ueillesJ. 1160 De J. entendante 1161 souuent se vontD 
1162 augent] uiengent A, voisent B 1163 que ior que nuit B 
1164 K'en eu Engleterre A 1165 roiz D tels] teles A, cels C 
1166 ne bones ne bêles AB ne bêles] et belles C 1167 Perdus CD 



76 



,Sunt il," dÎBt il, ,en mer neez?' 
„Ainz 8unt a glnîue detronchiez." 
^Cornent," dist il, ^out il medlee?" 
„Vnko8 ne fn plus effreeo. 
Bataille î eut, ncire mult duro: 
Sur DUS oint la meafluenture." 
„Quel gent i out?" „6ods cheualiers, 
Bons paiatiQZ o bons arohiers, 
£ granz nielles escheuelees, 
Ki eenililoent femmes deaueea." 
QuRDt 11 rets sont ke ueîr dia^eat 
Cil li altre ki ueneient, 
Grant duel ont o grnnt marrement 
Dq ses baruns e do aa gcnt; 
Repeiiti soi de sa folie. 
En peis laiass pais Normcndie. 
Grant duel Crent par le pais 
De filz, do perça o de amis; 
Filz e lilles plurent lur pores, 
MeroB lur fiîz, s 




— 77 — 

Ke nul ne pont les morz esmer; 

Mnlt en remest a enterrer. 

En Engleterre erent Danois 
1260 Comunement od les Engleis; 

Des Englesches femmes perneient, 

Fiz e filles asez aneient. 

Tant i aneient demnre 

E tant i aneient este, 
1205 Que mnlt erent multiplie 

E mnlt esteient esforcie. 

Li Engleis forment les haeient, 

Mais deliurer ne s^en poeient, 

Ne s'en poeîent deliurer, 
1210 Ne a els ne se osoent medler. 

Par felun conseil que il pristrent 

Tuz a un terme les oscistrent. 

Le inr de celé occisiun 

Fn a la feste Saint Briceun. 
1215 Si fn la parole menée 

E la traisun si celée, 

Tuit forent a un terme ocis 

V que il furent el pais. 

Od granz cnlteals e od cuignees (252v) 

1220 Lur unt les gargates trencliiees; 

1197 esmer] nombrerB 1198 en féklt A remaint D 1199 
erent] eurent C 1200 Communalment BD 1201 Des Engleis 
leur femmes preneent C, Des Englciz ces famés prenoient D 1204 
ia este A 1205 Moult estoient montepliie J3, Que moût eurent 
moût esploie C 1207 haieent J.C7 1208 deliuerer^ s'en] se^ 
1209 s'en] se A deliuerer A 1210 N'a aus BC s'osoient BC, 

s'ossent D 1211 Mais par félon £ qu'il BC 1214 Fu la feste 
de Saint Briceun A 1215 Se C la féMt C 1216 fu si celée A 
1218 Tuit cil qui furent B, Quancque il furent D el] en A 1219 
A B grant AD e od cuignees] e od granz cuignees A, a grans 
cnignies B, et a ceigniez C 1220 les] lor B trenchies A 



— 78 



Lea enfanz fors des berz traeient, 

Ab poz des mnisiuiB les fereient, 

Ke IcB cemcles lur noloaent, 

Et asquanz en esbueloent. 

Les dam es c lea damaieolea 

Enfuieient iuRque as aisseleg ; 

Puis amenoont les guamuns, 

Ora eucbaones e brohana, 

Ki lur traeient les cenieleH 

E denmipeient tes mameles, 

N'i laissèrent Daneia uiuant, 

Home tie femme ne eofant, 

Fors doua uadlez qui s'en eroblerei 

E en Danemarche passèrent. 

Al rei Swein alerent dire 

Le tueiz e le martire, 

Ki aueQnz iert de lur gent: 

Swein en out grant marrement. 

Swein fu reia mult poestia, 

Mult out boraea, mult out t 




— 79 — 

Swein fd malt de grant poeir. 
Malt fa iriez, malt li pesa; 
Ja mais, ceo dist, ioie n'aara, 

1245 Si aara les Engleis haniz, 

Ki ses Daneis lî ant mardriz. 

Mult out grant gent, e malt out aefs; 

Tant od aairans, tant od trefs 

£1 Hambre uint Swein siglant, 

1250 Vers Euerwic tarna wastant. 

Li baran de Eaerwicschire 
Ne se aoldrent laisser ocire, 
Viles gaster, maisans ardeir, 
Ne de sucars n^orent espeir. 

1255 Li reis ^ilred esteit trop laing, 

Ne peut uenir a lar bosaing; 
E ie kaid bien, se il i fnst, 
Ee ia mestier ne lar eust. 
Tel(e) pais firent, qae faire porent, 

1260 Pais parchacerent e pais oarent; 

Tant pramistrent e tant dunerent 
Ee a Swein pais afermerent. 
Des plas poissanz ostages prist, 
En Danemarche les tramist. 



1242 Soen B Suein fa de moût C Soen si fu de grant sa- 
ooir D 1248 iriez fu A 1244 dit CD n'auera A 1246 li] 
lui C 1248 od] ad beide Mole A, a C tant od trefs] tant a de 
très B, et tant a trez C, et tant aneff D 1249 En B Swein] 

BuetA, Soen BDt Suen C 1250 Evrewic B, Ewrewac C, Euer- 
mut D wastant] walerant A 1251 d'Evrewice sire By d'Ewrewic 
sire C, de Euermut sire D 1252 ocire] destruire A, desdire C 
1253 gastes C; die letztere Hdschr. vertauscht diesen Vers und den 
folgtnden. 1255 Alred £, Alured C, ArcdD 1256 Ni il 1257 
kuid] coi D se il i] que s'il i B, se il C, quer s'il i B 1259 
que faire] cum il A, comment il CD 1260 pais] il C 1262 

Sweis A, Soen BD, Suein C afierent A 1263 print C 



Empres est del Humbre turnez, 

Tant est de port en port aies, 

Od sa flot« uiat en Tamise: 

Sur celé ewe est Lundres osise. 

Deaers l'ewe Swein l'asist, 

E la terre enoirun purpriat; 

Tut le marche li ad toleit, 

Ki par terre uenir soleit. 

Cil de Lundres airent la guerre, 

Que uint par mer e uint par 'terre: 

Swein souent les aaaillJ 

E la uitaille lur toli; 

Ne ^Ired succurre nea pout, 

Ki a Winceatre seiornout. 

Lundres unt a Swein linree, 

Par pais ki fu entr'ele iuree. 

Alrcd, ki eateit a Wincestre, 

Vit ke eu la terre ne pout estre; 

Eu Normendie trespasao, 

Sa femme e ses dous filz i 




— 81 — 

Cil ont pitîe de sa soror. 
De ses filz e de son seîgnnr: 
A honor les fist conreer, 
1290 y que il uoldrent soiumer. 

Swein ala par Engleterre, 
Ne fn mie griene a conquerre, 
N*i ont ki li cuntredeist, 
Ne ki a lai se combatist. 

1295 N'i aneit gueres fortelesce, 
•Ne tar de piere ne bretescbe^ 
Se n'esteit en nielle cite, 

El close fost d'antiqnite. 
Mais li bamn de Normendie, 
1300 Qnant il orent la seignnrie, 

Firent cbastels e fermetez, 
Tnrs de piere(s), mnrs e fbssez. 
Swein fist mal a mainte gent: 
Coneitns fn d*or e d^argent, 

1305 N'aneit de nnl bome pitié, 
Ne de pale ne de dergie; 
Les bomes alont raemant 
£ les églises destruiant. 
Swein fist mal e plos feist, 

1310 Se il plas langement uesqnist. 

Mais ueirs est qae li ailain dit: 
Cbien esragiez langes ne ait. 
Swein failli, marir Testât, 
E a ceo aint ov aenir dut. 

1291 Soen BD, Saein C 1292 gries B, grief CD 1293 
li] le D contrediflt C 1294 Ni B 1295 fortereces B, fortresce C 

1296 breteskes B, bretelece C, ricbesce D 1297 Se ce n'estoit 
Tile ▼ cite JB Si C 1303 Soen BD, Suein G mainte] poure G 

1306 pule] moigne A, poure CD 1307 aloient ranchonnant C 
1809 Soen BD Suein fist de mal 1313 Soen BD, Suein G 
1314 E fMi AG ov] que BD deut C 

6 



83 



Ceo dient cil de Saint Mànmad, 
Ei en lar linret escrit l'ont, 
Ke Saint jËdmund le flaela 
Par ses terres, que il grena. 
Le cors en ont D&neis porte 
E en Danemarcbe enterre. 
Li reis j£lred, qa<mt il l'oi, 
En Engleterre renerti, 
Emme sa femme en ad menée, 
Ki mult iert preisie e amee; 
A Richard laissa ses dons Ëlz, 
Ki aolentiers les ad Dorrii. 
Enpres Sweia régna Kennt, 
Danemarcbe ont, nnls ne li nnt; 
De ses Daneia prist les bomagu 
Si tur rendi lor héritages. 
Qnanqae(z) Sun père Swein tint. 
L'an e le inr ke sa fin nint, 
Volt Eenat aaeir e tenir. 




— 88 — 

En Engleterre oint Biglant; 

Amnnt Tamise Bigla tant, 
1340 A Londres uint a flot montant. 

La cite ad defors asise: « 

N'en oolt torner tresqoe il l'oot prise. 

Li reis .£lred, ki ert dedenz 

Od grant masse de ses parenz, 
1345 Eoida défendre la cite, 

Mais il chai en enferte: 

Ne sai qoe fo, mais li mais crot; 

Morz fo li reis, goaires ne iot. 

Por ceo ke al terme morz esteit, 
1350 Ee Eenot la oile asaiUeit, 

Qoiderent e disfrent plosor (c) 

Ee il esteit mort de poor. 

Londreis oirent lor seignor mort 

E Eenot oirent fler e fort,' 
1355 Conseil pristrent qoe pais fereient 

E a seignor le receoreient. 

Eînsi com il distrent si firent, 

Eenot en Londres recoillirent, 

Qoe il n'i ont lande ne trait, 
1360 Ne a home dedenz mal fait. 

.Sldmond, filz le rei, s'en parti, 

Vers Glooecestre s'en foi. 

1338 fém C 1839 fem C Amant J7 1340 Ee a Londres^ 
1342 tresqn'il BC, desqu'il D oniAC 1343 Alred^D, AluredO 
1844 Ot B, Oui D 1346 enfermete A, enferre C 1847 Ne sai 
quels fa li mais mais tant crnt^, Ne sai qoe ce fa li maulx cratC7 
1848 gaers C 1349 c'au terme BD, qu'ai a terre G 1860 

KnutC 1361 fMt wie auch der folgende Vers D Quident e dient 
H plusur A 1858 Londres C 1854 Que Eemut C 1856 a] 
Ifa B receuereient A 1357 il féhU C Et si com D 1858 

Knat C 1359 Qu'il n'i D 1860 mal dedens C 1361 E Ma- 
mund^, Emons B, Ealmont C le rei] au rei B, Ahred D 1862 
Gloecestre B^ Olocestre C Et vers Glouoestre D 



— 84 



N« ans pnU ne ne nnil cnnter, 
Me ieo ne m'i nuil demnrer. 
Cornent ^dmnnd, le gentil ber, 
— CoBte de Fer le oi nomer — 
Eennt e sa gent gnerrea, 
E cornent a lui Be acorda, 
E cornent puis par traiaun 
Le ociat uns hom en sa maùnn, 
E cornent le cbief li colpa, 
E a Kenut le présenta, 
E il en out tel goeredun, 
Cum l'otn deit rendre a tel felan. 
Kennt ad la reine amee, 
Sun pesant d'or l'ad achatee; 
Malt la tint chiere e mult H plont, 
Vn filz e une fille en out: 
Hardekenut e puis Ounnil, 
Vue damaisele gentil. 
Gunnil fu dunee a mari 
i de Alemnigne Her 




— 85 — 

De la noblesoe al niel Richart, 
E cornent sa gentil lignée 
Fn honuree et eshaucie(e): 
Emme sa fille fa reine, 

1390 A li fil Engleterre encline; 

iEdward sis nies reis des Engleis, 
E Hardekenut des Daneis; 
Gnnnil fa a Rome menée, 
E a Rome fa mariée, 

1395 Femme fa a Femperear, 

Ne poat aueir plas hait seignnr. 

Ricliard fa malt de grant afaire, 
De bone gent ont grant repaire. 
Oiffrei, ki qnens ert des Bretans, 

1400 Plosors od lai de ses barons, 

Vint a Richard en Normendie 
Prendre amistie e compaignie. 
Sa sorur li ad demandée, 
Hawis, qae il aaeit amee. 

1405 Cil li a volentiers danee, 

Ear bien i esteit aloee. 
N'i ont mie langes fermailles, 
Sempres firent les espasailles. 
Richard enaeia par sa terre 

1410 Cheaals e dras e bêlez qaere. 



1387 coment] corne A sa] la C 1388 honuree] encore D 

1890 lui il, lie CD acline £ 1891 EwarsJB, Ewrad C, EwratD 
1392 Hardeknut C 1893 amenée D 1894 mariée] coroneo S 
1396 hait] grant S 1898 oui] ou C 1899 ki] li A iert quens C 
1400 E plusurs A lui] il D 1401 en] de D 1408 sorur li] 
seur lai C 1404 fehU AD Haui B Hais qu'il C 1405 fehU AD 
li a] ia 1406 Qui D aloee] alosee A, auee D 1408 firent] 
furent AD les] leur C 1410 bêlez] bestes B, vêlez C 



— 86 — 

E uaisaeie d'or e de argent, 
A GîeSrei fiat de tut preaeat, 
Âsez li don a beaua destriers, 
Or G argent, dras e deniers. 
Pais doua a aee compaignuiu 
Cheuals e dras e altres duos ; 
N'i out nul si petit Itretun, 
Eaquier, aergant ne garoun, 
Ki de Richard san duu n'eust, 
Dras V deniers, que que ceo fust. 
Besque a CoienuD les conueia, 
A Damnedeu lea co manda. 
Gieffrei ala en san pais. 
Sa muillier od toi Hawia; 
Dous filz orent: Alein le aiuzns, 
Johan clsimerent le puiane. 
£d semble uesquireut maint iur, 
A grant ioio e a graut honur. 
Richard out une altre aorur, 
Ki n'aueit [las encor(e) seignur, 



(253r) 




— 87 — 

Li quens de Chartres la mua, 

E li ducs Richard li dona, 
1435 £ de Drewes une partie, 

Ei apartient a Normandie, 

Si cnm Arue Tewe deuiBe, 

£ Odes Ta uolentiers prise. 

Mult Tama e malt la chéri, 
1440 Mais poi dora e poi nesqui. 

Ne fil mie od le cunte tant, 

Qne ele penst aneir enfant. 

De sa mort orent gruit pesance 

Cil de Normandie e de France. 
1445 Li ducs Ricard se repenti 

De ceo qu'il out Ode(s) saisi, 

De son chastel e de sa terre ; 

Par plusars feiz Ta feit requerre 

Que ceo li rende de sun gre, 
1450 Que il out a sa sorur dune. 

Bien deit, ceo dist, sa terre aueir, 

Quant sa suer est morte sanz eir. 

Odes n'en uolt pur lui rien faire, 

Orguîl respondi e contraire, 
1455 Drewes, ceo dist, tendra e tient, 

1484 ducs] quens 2> 1485 Dreus 0. In der Hdsehr. B, 

die hier 2 Verse mehr hai aU die andem^ lautet dièse SkMe: E de 
Droees l'vne moitié Ei a cel tans ert de son ûe Et de la terre vne 
partie Ei apartient a Normendie 1487 Si cam l'ewe Arue A 

Si com Ame l'eue le deuise C, Si comme Arue le deuiae D 1438 
Ode C, Hode D 1441 mie] pas D 1442 E*ele eust de lui .i. 
enfant B Que le peust C Qu'ele D 1445 se] s'en D 1446 

Oedon £, Hode D 1447 ses chastels A 1448 l'a feit] le fist B 
1449 rendist B, rendre C 1460 E'il BOD a] od B sorur] 

seur CD dune] sonne C 1451 ceo dist] ceo dit A, dist il C, 

ce dit 2> 1452 suer] sorur A 1453 Cèdes B, Ode C, Hode JD 
rienz por loi D 1455 Droees tenra ce dist et tient B Drois C 

^tACD 



Ses manacea ne loi ne orient 
E Richard manda sea baruns 
E tnz BCB homes ad somani, 
Oent a chenal e gent a pie; 
Près de Drewea a oheaalchie. 
Juste l'ewe, ki Ârae ad nun, 
Firt e ferma nne maisnn, 
Tant i ad fait e tant oare, 
Ee de paliz, qne de fosae, 
Que de mortier, que de qaarel, 
Ke il i ad fait nn fort chaatel, 
Ne crient mangonel ne perrieres, 
Mètre li fist cest non: Tnillierea. 
Qaant Ricard dot d'iloec partir, 
K te chastel ont fût gnaniir 
De ble e de cbar e de TÎn, 
Neel i mist de Goetentin, 
Ranl de Toeni od lui, 
Hardiz e pruz furent andui. 
Od Ranl fu sis filz Rogiera, 




— 89 — 

Trop li sembla Tnillieres près, 

Mnlt le haï, mult li desplout, (b) 

Volt le destruîre, mais ne pout. 
1485 La gent de sa terre asembla, 

E tuz ses bons amis manda, 

Galleran manda de Menlent, 

E Hnnn del Mans ensement. 

Cil uindrent efforciement 
1490 Al ior ke il dist celeement; 

Tnillieres noldrent asaillir, 

Mais mal Inr en dut auenir, 

Ear cil dedenz les aparceorent, 

Venir les nirent sis conurent. 
1495 Conseil prÎBtrent que fors istreient 

E fors al plein les atendreient; 

Honte serreit e cuardie 

De tant noble cbenalerie, 

Corne li ducs mis i aneit, 
1500 Se a tel bosnigne n'i pareit; 

Ja mais n'aùreient pris ne los, 

Si cam en falde erent enclos, 

Ee a descunert ne s'en ississent, 

E que pmesce ne feissent. 

1482 TuiUiers A, Tiolieres B, TiUieres 0, Teolieres 2> 1484 
mais il ne poat A 1485 asembla] manda B 1487 Gallarin A^ 
Walerant B, Walerein C, Valeren D Uiullent A^ Mellent £, 
Mellenc 1488 del Mans] manda AC 1490 qu'il BCB dist] 
mist B 1491 Tuilliers A, Tiulieres B, TiUieres C, Tulieres D 

uoldrent] uolent A, voalloit C 1492 en ftm A\ i B deut C 

1494 sis] ses B^ sies C, se D conçurent A 1495 fors fûSi^ C 

istereient A 1497 Hontes B couardise B 1500 Que a A, S'a B, 
Qu'a CD bosuing A^ besoing D n'i] ne B n'i pareit] n'i perroit C, 
ne s'aperroit D 1501 ni auereientil, n'auroitC 1502 comme D 
falde erent] falde fussent A, feude eurent C, fraude erent D 1508 
K'a B, Qui C issusent A, issent D 1504 ne] n*i B 



90 



Eagarde unt quels ramaindraiit, 
E qui les portes gardomot, 
E qai aa kernels munUmat 
E les breteskes défendront, 
Ë ki dedenz les recenront 
AI repairer, si meetier unt. 
TretB conestables establireut 
E treis compaignea d'armes firent: 
Neel fu un des obeaetaineB, 
En garde ont une des oompaignes; 
Raul ont l'altre oompaignie; 
Rogîer SUD filz la tieroe gnie; 
Cil tret orent trms gnsfiuuuis 
A ralier Inr compaignnoa. 
En treis conreiz sont fors issu 
£ en treis liens sa sont tenU) 
Sur les cheuals, halmee laciec, 
Escus ae cols, gleines dredez; 
Lez les seignurs les esquiera, 
E par les haies les archiers. 




— 91 — 

Vn petit allant cheualoa, 
1530 Lez une haie se aresta, 

Son conrei fist iloeo tenir, 

Lances reddeS; prez de ferir, 

Si que a traaers Franceis ferreient. 

Quant a Neel se cumbatreient. 
1535 Eis uns Mansels, eis uns Franœis, 

Gels de Chartres e cels de Biais, 

Cels de Meulent od Galeran, 

Ki en Testur ont grant haan; 

Cil de Chartres siwent Odun, 
1540 E li Mansel uunt od Huun. 

E Galerant sa gent conduit, 

Lances leuees uienent tuit. 

Quant près furent d'itel endreit 

Com hom pierre ieter porreit, 
1545 Laschent les règnes si s'eslaissent| 

Lieuent escuz e lances beissent, 

Sur le conrei Neel tumerent, * 

Granz colps e granz buz lur dunerent; 

Vitre s'en guidèrent passer (c) 

1550 E les altres conreiz ultrer; 



1580 Liez A s'aresia BCJ> 1581 ilecqaez G 1582 

reddes] rondes C prest 2> 1583 Si qu'a BCB Franceis] 

Neel B ferreient] uendreient A^ ferient 0, verreent 2> 1584 

a Neel] as François B se cumbatreient] asemblereient A^ se com- 
batoient Q Qu'a Neel se combatreent D 1585 Et D Man- 

seis A eis] et CD 1536 e {à^ G Blés C 1537 VaUerain C 
1588 ont] nnt A 1589 Oedon B 1540 aunt od] uunt siwant^, 
anoec B 1541 conduist B 1542 ueneient A 1548 furent] 
erent A d'itel] de cel A^ de tel D 1544 Comme home A, Com 
on B pierres D pooit D 1545 les] lor B ses laissent B^ les 
laissent C 1546 e fMt AB abaissent B 1547 Soubz 1648 
6 bous grans C lur fMt D 1549 s'en] se B 1550 coures C 
ultrer] hurter D 



— 92 — 

Mftis Normant a cgtnl a'esturent, 

Es fera des lances les recourent, 

No rusèrent ne tant ne qaant, 

Ne il ne alerent mie auant, 

AScheement ee escus 

Tnt colps e bnz tiiz receaz. 

Quant Ro^er uit Franceia iustar 

E al cunreî Neel hurter, 

Ne pont tenir ses compaigaons, 

De bien ferir les aA somnm. 

Cil cheualchent communément, 

Tiiît ensemble serreement, 

 tranerae Pranceis suspristrent, 

Jus a la terre maint en miatrent 

Cent ueire v plus en trebacherent, 

Ki plus le iur ne cheualcherent, 

Si cum it cbeent e auuinent, 

E esquiers les entrainent. 

AI letumer que Franceis firent, 

Quant il Itogier e sa gent uirent, 




— 98 — 

A Rogier san filz s'asembla, 

Et as Normanz k'il mnlt aina. 
1575 Danc ueissiez dores medlees, 

Colps de lances e colps d'espees, 

Freindre lances e pechier, 

Baruns chaer^ seles uaidier; 

Malt neissiez uassab iuster, 
1580 Les uns les altres encuntrer, 

L'nn chenal a Faltre hnrter, 

E trauerser e trestnrner, 

Les trus de lances hait noler, 

Feu des healmes estenoeler, 
1585 Homes a terre iambeter, 

E chenals rednes traîner. 

Tant i ont François abatnz^ 

Tant morz, tant pris, tant retennz, 

Tant des cuardz, ki s'en fuirent, 
1590 Tant des malueis, ki se tapirent. 

Huit sont li bon e li hardi 

Amenuise e afiebli. 

E Normanz tuz tens s'esuertnent, 

Maint en ocient, maint en taent. 
1595 François se qniderent retraire, 

Mais li plus pmz ne set que faire, 

Kar Normanz de si près lur nienent, 

1574 as] 08 Z> 1575 veissiees C dore C 1576 oolps 

fMt D 1577 Freindres C e pechier] escas froissier B, et de- 
pecier C, et pechoier D 1578 chaer] cacier B^ choier C 

seeles A uuidier] voler C 1579 naissais A 1580 entrecuntrer A 
1582 traueser C 1588 Tronçons de lances B, Et estros de 

lances C, Retrons de lances D 1584 de heanme D 1588 

Tanz A 1589 Tanz des cnardz A des] de CD ki] si A 1590 
Tanz A des] de D se tapirent] s'en partirent AC 1592 Ame^ 
nose A, Aroalnesi C 1598 tut AD 1594 e maint A 1596 
set] sont A 1597 Kar li Normant B Que D de si près] si de 
près A, si près B, de si preus C 



— 94 — 

E si près d'ets serre se tienent 
Ke cil tte s'en poent partir, 
Na il ne s''! poent tenir. 
EIh uus ataot une criée 
Des paisaoz de la cnntree, 
Qui furent acunt al cri, 
Qu'il orent de bien luzng oi, 
£ de cela ki dedenz esteient, 
Kî le chaater garder deneient. 
Pur le guain, qu'il unt ueu, 
Sunt a l'estor ensemble eiasu; 
A granz uoiz crient: „Deu8 aie 
L'easeigae al duc de Normandie!" 
Pur U pudre, que cil eamorent, 
E pur la geot, qui si tost crureot, 
E pur renseigne, ke il oirent, 
Duterent France is e cremirent, 
Ke Richard uenist od grant oat, 
Que prea d iloec eust rppoJit ; 
Aa NormaYiz unt turne le doa, 




— 95 — 

E puis entrèrent es galopa, 
1625 Pois 8*en iront a col e8tenda(z), 

Kar trop i ourent atenda; 

£ Normant les unnt enchancant, 

,,Dea8 aie!" sonent criant; 

De bien ferii* pas ne se feinent 
1630 V qne il nnques les ateinent. 

Li qnens de Chartres s'en fhi, 
E Galeran fist altresi. 
En Drenes se sunt embatn. 
Mais grant damage i nnt en: 
1635 Lnr caes furent retaillées 

Del mielz de tntes lur meisnees. 

Hnge s*en tuma d'altre part, 

Ki de Testur tnrna pins tart, 

E li Mansel le nunt siwant, 
1640 E il s'en nait anant fniant. 

Chenal ont bon e bien cnrant, 

Mais del cure le hasta tant, 

Ke il l'a fait tnt recréant; 

Ne pont ariere ne anant. 
1645 A un tertre deinste un nal 

Crena le quer al bon chenal, 

1624 entrèrent] se misent BB 1625 conl C 1626 

Que D i oarent] l'earent C 1629 Du C ferir fOOt pas fém A 
1681 de Chartres] d'Arches C 1638 Droes B, Dreas C abata A 

1684 Par poi ke trop n'unt atenda A^ Car trop i orent atendu C 

1685 Les testes i furent taillies D 1686 Des AB Des miealdres 
de tous lor lignies D 1687 Hues B, Hue D tame A altre 
part AC, Dieaen Vers und den folgenden vertauscht C 1688 de 
l'estar] de lor C 1689 le] les B 1640 Cil s'en nait C 1642 
del] de BD le] se C 1648 recrant C 1644 puet B 1645 
deiaste] iuste AC, de joust D 1646 de son chenal A, a son 
chenal D 



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98 — 



Mort trebacha taate un fosse. 
E Huge ad Bun baufaerc iete; 
De molo terre l'ad cuuert; 

Ceo peise li que il le pert. 

Les eaperaoB des pioK ieta, 

A nu pastur s'acompaigna, 

En aun cotiu od lui entra, 

Des dras al paatur ae afubla. 

De paures fardrea se uesti, 

Del chaperun buq chief cnuri. 

Pur saluer aun cora de priann, 

E pur pour de raanceun 

Se intBt en guise de paatur 

E se uegtî de poure atur. 

La chape al col, prist le bastun, 

Aa oaiilea uait enuiran, 

Deuant lui lea alout chazant, 

Celés que chaient uait butant; 

Tute iur iid iloec este. 

Quant cil quil diaceut l'unt troue, 




- 97 - 

Ceo qui n'ert mie neirs, oeo crei, 

Par cels enueier luing de sei. 

Sa voiz e sa parole mue, 

E les berbiz chaoe e remue. 
1675 Quant cil s'en furent repairie, 

Ki celé part orent cbacîe, 
» Al seir, quant bien fu anuitie, 

S'en est li quens aie a pie: 

Nuz piez, a g^se de pastur 
1680 S'en eschapa a deshonur. 

Dolenz fu Odes de la prise 

E de la bunte e de Podse, 

Ee Normanz nnt de Franceis fait; (b) 

Tume li est a grant desbait. 
1685 Mais ia ne remaindra pur perte 

— Tant est la ire entr'els descouerte — 

Ki ke sefire puis la barate, 

Que il TuiUieres nen abate. 

E Ricbard iure e aficbe 
1690 Ee ia pur poure ne pur riche. 

Ne pur perte ne pur manace, 

Que il ne altre pur lui face, 

Nen iert Tuillieres abatu[e], 

1671 qui] que AD n'ert] n'est A ueirs oeo orei] oe oroi 
voira JB, voir ie oroi C Geu que crie n'est pas voir ce croi D 
1672 fèhU B cels] enls D enueier luing] envoier plus loig 0, 
eiloigner bien D de sei fMt C 1673 yoiez 1674 E fMt D 
1675 s'en féhU A 1677 bien fMt A] û CD fu] est D 1678 
S'en est aile le duc puie C 1679 Nupiez D a] en il 1681 

Oedes J?, Ode C, Hode D 1683 de] des B Francoit C 1684 
li] lor BD Tome i li est C 1686 l'ire BCD 1687 Et que 

seuffre C ke] qu'en D 1688 Tuilliers A, Tiulieres BD, Til- 

Ueres C 1689 si jure D 1693 Ne iert C, N'iert D Tuilliers A, 
Tiulieres B, Tillieres C 



— 98 — 

Si lî aeira Drewea reiidti[e]. 

D'ambes parz ont belea maigDees, 
Ei Boaent firent dienalcbees: 
Richard chenalcha en Cbartein 
E prent qnanqne il trene a plein, 
MusuDs abat, niles destrmt: 
Li paisant s'en fuient toit. 
En Normandie Ode repaire, 
En plnsnrs liens i fait contraire: 
Les uilea art, les homea prent, 
A dolnr met la poore gent. 
Forz Bunt de cea, fori eont de la, 
Tnt le plus pmz grant perte i a. 
Richard fu mult annant peneis 
De tranaillier ses enemis. 
Pur nen^er seî de Odnn de Bleis, 
E des Manseb e des Franceis, 
E par celB de Chartres laîdir, 




— 99 — 

N^esteient mie cristien. 
Par els e par lar adintorie 

1720 Oat des Engleis Eennt uictorie; 

Or e argent lar ad dune 
E altre aneir a grant plente. 
Vassals e bons combateurs, 
De lur cantrees les meillnrs 

1725 Orent mené od grant naoie, 

Âler noldrent en Normandie; 
Mais on granz uenz les traaersa, 
Dreit en Bretaigne les mena. 
Breton orent d'els grant poor, 

1730 N'orent cure de Inr soinr. 

Si distrent ke il se combatmnt 
E del pais les cbacenmt. 
De tûtes parz se entr'asemblerent, 
Veintre e destmire les qoiderent. 

1735 Cil ne s'en porent mie aler 

Ne cantre aent lar nefs mener. 
Par toz les champs, ki près esteient, 
Par ont Bretim aenir deueient, 
Firent fosses, pariant cbanees, 

1740 Desos estreites, dedenz lees; 

La terre qne il ant fors getee 
Ynt tnte en altres camps portée; 



1720 Knut la vitore C 1724 De leur contrée des millon C 
1727 granz fMt A tranesa C 1728 Ki en B 1729—80 fMen C 
1731 qu'il BD combaterunt A 1738 se entresemblerent A, 

s'entr'asanblerent BD, s'entreassemblerent C 1784 Die eweite 

SiBte von qaiderent ist venoischt B 1736 s'en] se A poent D 

1786 Ne encuntre A nef D 1787 près] preuf CD 1738 Par 

y BCD 1789 parfons cauec B, parfons caaesC 1740 Deseure 
estroite dedens leeJ?, Desus est estres et dedens lesC 1741 qu'il 
BCD unt fèhU A 1742 en] as A aultre CD camp D 



100 — 



De uerge e de herbe qne il cnillirent 

Les TosaSB tntes recunrireDt, 

Quant Breton uindrent oheoalohtuit, 

Prez de ferir, paens qnerant, 

Par les campa uindrent trébuchant, 

De an[e] fosae en altre cheant; 

Chaent aadenz, chaent enaers, 

Cheent sur coate e de traners. 

Paen curent al relener, 

A maint en funt le chief noler. 

Mnlt i out de Bretons ocis, 

Malt de nafrez e malt de prû; 

Descumfiz furent malement 

£ mult perdirent de lur gent. 

Salomon, ki de Dol iert sire, 

Out grant marrement e grant ire 

Des Bretuna que païen tuoent, 

Ei par lea fosaea trebachoent. 

A Dol sun chaatel s'en foi, 

E paeus l'unt enprea siwi, 




— 101 — 

De grant pose ne forent lie. 

Ë li paen, cum il ainz porent, 
1770 Des que bel tens e bon aent orent^ 

Siglerent ners soleil lenant, 

Terres e porz aoironant. 

En Normendie en Seigne uindrent, 

Lnr eire amunt ners Roem tindrent. 
1775 Richard les ad malt honorez, 

Kl malt les aneit desirez. 

Des paens e de lar aenne 

Fa tnte France commene: 

N'i a baran ne aaaasar 
1780 Ki des paens n'ait grant pour. 

Ei chastel oat bien le ferma, 

Ei aneir oat sil trestama. 

Robert, li reis de France, sont, 

Dire Toi, malt li desploat 
1785 Qae dai rei a Roem aeneient, 

£ en France nenir deaeient, 

E tate France destraireient, 

Od les Normanz qais candaireient. 

Parler oi de Salomon 
1790 E de la grant destractian, 

Qae paen orent a Dol fait: « 

Se il en France aenir les lait, 

Altresi li ferant, ceo crient, 

1768 lie fehU D 1769 li féfdt C E li fehU D 1771 

des vers solleil D 1772 aaironnoient D 1774 aers] a D 1777 
De D 1778 commue C 1780 grant fehU A n'ait grant] nen 
ait B 1782 Et qui auoir sel trestoma B sil] le A, si cl C 

178S le Bout A 1785 Qui C 1786 Ei en ^ 1787 E iute la 
destmereient A 1788 Et D quis] qu'il BD, qui eulx C cundu- 
ereient A 1791 a Dol orent A Doel B 1792 S'il BD^ Cil C 
1793 U fehU A 



102 



Ou eDcore noftiu dénient. 

Li reis ait le mal ki aendrût, 

£ que la terre s due] irreit, 

S'il ne faseit a Ricliard pais 

DeB torz que Odes li ont fais. 

Les bamna de France manda 

E les eueeqnes asembl», 

lUchard e Odnn acorda, 

Si que chascun le graanta: 

Par couenant e par eaguard 

Remist Tuillierea a Richard. 

lasi firent le acordement 

— Ne pout eatre fait altrement - 

Que Odes Drewea ret«niat 

£ le rei de France en seraist, 

£ TailliereB Richard «net, 

E tnz tens mais a ses nrs fnst 

Od la terre qu'il ont purprise: 

Si fnat entr'ela certe devise. 




— 103 — 

Tnz les ad a Inr gre paiez, 
Et aler les en fist toz liez. 
Robert, ki arcevesque fa, 

1820 Ad le peple paen nev: 

Malt se pena d'els connertir 
E de atamer a Den seroir. 
Tant a dit, tant a sermone, 
Ee il ad Olaf crestiene; 

1825 D meimes le baptiza, 

San nan H mist si le leaa: 
Baptize fad, en Den crei 
E en Norwegae reuerti. 
Pais Tant martirie et oscis 

1830 Par amar Dea èil del pais. 

Richard prist mallier e compaigne, 
Sorar al conte de Bretaigne, 
Juete oat nan, saer fa 6iefi&ei; 
Richard l'ama par dreite fei. 

1835 Treiz filz oat de li: a Tainzne 

Fist san nan mètre par ohierte: 
Richard fa apele sar fanz, 
E Robert ont nan li secanz; 
Willeame li tierz name fu: 

1840 A Fescamp a Tordre tena. 



1818 en féKU D tuz] tut A, tost B 1820 paienz D 1822 
de] a C d'atomer BD dieux C 1828 Tant dist et tant a ser- 

mone By Tant dist tant lor a sarmoune D e tant A 1824 

Qu'il BB Que la Oslaf G Golan A, Clef D 1825 mesmes C 

1826 si le] e «lAC, s'il le D 1827 et dex orei D 1828 Nor- 
werge B il reuerti D 1829 martire CD 1880 l'amour CD 

1832 Seur G del Maigne A 1888 Judith D suer fu] soror D 

1834 par] en C 1885 li] lie CD a Painxne] U ainznez A 1886 
Oat nun sun père par chiertez A 1889 nume] moines B 



104 ~ 



Treis filles out od les trais Ûht: 
La premiera ont nnn Aelis, 
En Burgoigne fu mariée 
E al cunte Raînald dnnee. 
Li premier filz ki d'el* nasqui 
Fa Willeame, puis fa nés Gai. 
Baldewin ki Flandres tenait, 
Ki par lignage quens esteit, 
Oot a femme l'altre soror, 
Ei mult la tint a grant honnr. 
La tierce saer fu la ploB bel«, 
Mais morte fa ioefne pncele. 
Juete en sa bone aigur 
Munit el nioant san seignar; 
La neie ala que tuit irrunt 
Cil ki suât ne e ki nastruut. 
E puis que ele fu trespasaee, 
Ad Richard Pauie espnaee, 
Si en out Willealme e Malgier: 
L'un Est clerc, l'altra chenalier. 




— 105 — 
Malt fait ke saine ki Den sert. 

A Baieues iert a soiar, 

Ne sai mie dire a quel inr: 

Li dacs fa al disner asis, 
1870 Asez oat homes e amis. 

Ne sai qaei orent a mangier, 

Mais de coilliers orent mestier. 

Vn chamberlanc oat les cailliers, 

Vint en liara as cheoaliers. 
1875 Yn cheaalier noble e naiUant 

Si8[t] al disner, snuent gabant, 

Pose ont este en la maisnn 

Si seraeit par la garisan. 

Cil prist les cailliers e bailla, 
1880 En sa manche Pane en bâta. 

A oel tens aaeient granz manches (b) 

£ aesteient chemises blanches; 

Par les flancs a laz s'estreneient 

E dras bien trainanz feseient. 
1885 Cil ki la caillier oat emblée 

Desaz ses dras Pad tost batee; 

Nal fors le dac ne l'ad aev. 

Mais il l'oat bien aparcea. 

Bien l'aparoeat, mais mot n'en dist, 
1890 Ne ankes nal semblant n'en fist. 



1866 sages B, sage D dieux C, dex D 1867—1978 fehien B 
1867 Baieas AC, Banx D 1868 dire féhU C a fehU C 1870 
Asez i oat A 1871 qu'il ourent C, c'oarent D a] au 1872 
de] des CD 1874 Huera A 1875 e fMt AC 1877 ont] a D 
1878 seruet D la] sa il garnison C 1879 print C si lez bailla D 
1880 sa] ien C une CD en feMt A 1883 estreigneient C 1884 
fesient C 1886 l'ad] Tout A 1887 foz A vene C 1888 

<mt C 1889 n'en] ne C dit D 



106 



Cil ki out les cuilliers liureee 
Al recoitlir les ad cuntees, 
Les coilliers par nombre ootJliî 
E quant il n l'une failli, 
Aaez la qaiat e demanda, 
E cil ki l'out mot ne suna. 
E li ducB ad dit: „lai enter! 
Tu meflcnntas a Taporter; 
Tais tei, ia mar en parleras: 
Jeo eai bien que tu mescuntaH." 
Cil n'en osa nient plus faire, 
Des que li ducs le roua taire. 
Lu nuit, quant il ta auespre, 
Ke cheualier orent supe, 
Vn chamberlang ad apele, 
Le oheualier li ad UDme, 
Ei la coillier ont treatnrnee, 
Ki encore esteit celée. 
„Y» tOBt," diat il, „nB te targier, 
A l'ostel a cel cheualier; 




— 107 — 

Ke il aueit al super sumuns. 

Lnr afmire a oil eflgarde, 
1920 Mais n'i ad gaeires demore: 

A SUD seignor ad reconte 

Tat ceo ke il ont la trave. 

„PreB,^ di[8t] li dues, „de mes deniers 

Si conseille a ses esqoiers, 
1925 Fai tei a ses gaages mener, 

Si di qne tu nelz aqniter. 

Celeement si te contien, 

Que lur sire n'en sace rien.*' 

Le chamberlang mult qnointement 
1930 Fist al duc snn comandement: 

As seroanz oint, a els parla, 

Les guages prist sis aqoita. 

Entre les goages ad uene 

La coillier qu'il aaeit perdue. 
1935 Le chamberlang se merueilla 

De la coillier que il troua. 

Al duc reuint si li cunta 

Cument les guages aquita. 

Puis ad dit al duc en Toreille 
1940 Ke il ad uev grant merueille 

De la coillier ke il ad trouée, 

Ke il ont al mangier adirée. 

1918 Qu'il CD al] a D 1919 cil] tout C 1921 ad ré- 

cente] l'aaoit conte D 1922 qu'il anoit troue D 1924 a de 

•ez D 1925 tai C gaajes D 1926 tu les veus C 1927 te] 
t'en A 1928 tire] seigneur D 1931 Der Vers, den Pluquet 

naeh diesem fclgen làssi, findet sieh in keiner Handachrift 1932 

print C sis] si es C, s'ez D aquita] porta A 1934 que il ad il 
1935 se] s'en AD 1936 que il] qu'il i C 1937 reuint] uint AD 
li conta] reconta C, li raconta D 1940 Qu'il a veu moût grant 
meroeiUe C, Que il a eu moût merueille D 1941 cuillie D 

qn'il CD 1942 Qu'il CD 



loe 



„Me te chant," diet lî dncs, „tfiù teit 

N'en parlez ankes fora a mei." 

Li eaqaier furent malt lie: 

A Inr aeignnr nnt consttlle 

Ke Inr gaagea Bout aqnite 

E a l'ostel sntit &port«. 

,Fu la coillier{e)," dirt il, „trou6e?" 

,Ne pout," dÏBt il, B^tre celée." 

„Hiiiii(z) m'as," dist li chenaliers, 

„Ja mais nul inr cist repronîers 

Ne me cbarra,-qnel part irrai, 

Ja maia al doc ne renendrai, 

Vnkea mais n'oi ai grant hnnte; 

Ja mais n'irai deoant le cont«." 

Li chenalier se demento, 

Petit dormi, matin lena, , 

Cungie prist a cels b'il ama, 

A cbaBcun dist k'il s en irra. 

Vnkea n'ont ai bon oompaignun 

K'il nolsiat dire la achaisnn; 




— 109 — 

Se il meismes ne i alast, 
1970 Ja par altre ne retomast. 

En la sale le ramena, 

Veiant ses homes li dona 

Tant dnnt bien se pont pais garir, 

Senz Taltrai prendre ne tolir. 
1975 Pais fa malt bien de san seignnr, 

Malt oat entrels dons grant amar: 

Ne li fa pais oele folie 

Beproaee par ailaignie. 

De Richard e de sa bante 
1980 Fa par tote crestiente 

Orant parole e grant reparlanoe. 

Malt iert de riche cantenance. 

A cel tens iert en Lambardie 

Maistre Bernard de grant clergie; 
1985 En maint liev ont tena escole, 

Si iert de lai malt grant parole. 

Del dac Richard saaeir aoleit 

Se il esteit tels^cam Tom diseit. 

Ne sai dant d'altre Lambardie 
1990 Vint a Roem en Normandie; 

Od an bargeÎB se herberga, 

E li bargeis malt le honora. 

La nait, qaant il orent sape, 

Bernard ad san hoste apele. 
1995 „BeI hoste," dist il^ „ie aoldreie 

1969 mesmes C n'i CD 1970 ne] ni C 1972 Yoiant sa 
gent ri li donna D 1973 puis se pont bien A peut puis garir] 
se poet garnir D 1975 malt] il D 1976 entres^ dons] puizD 
1977 li] lui C 1978 Reproce A 1988 En A en] de B 1985 
main B lieu maint C 1988 Se o'estoit voira que on disoit B 

9'û C esteit] iert D comme D 1991 A B 1992 Ponora BCD 
1993 Et quant la nuit orent soupe B 1994 son este a BJ) 





^^^^^^^^^^^^^^H 




2000 
2005 
2010 


~ 1!0 - 

Parler al duo, si îoo pooie: 
Vn buaoig li ai a miutrer, 

Si m'estuureit a lui parler. 

Jeo sui cea uenn de bien Ining, 

Pur mustrer loi nn grant bosning.' 

„Par fei," dist il, „oe sai cument 

Vus i puissiez parler briefuient; 

Deuant wit iurs, mun escient. 

N'i puirez uuB parler nient. 

En celé halte tur suiume, 

Ne nuit ne iur d'iloec ne tnrne: 

Ne puet nuls en la tur entrer, 

Se il nel fait par nun apeler. 

Venir ad fait de cest pais 

Tuz ses prouoz e aen baillis, 

Ses grauerdns e ses vescuntes: 

Ses tailles ot e ses acuntes. 

Empres dîsner, quant lui enuîe, 

A une fenestre s'apuie. 

Qui est deaers Seigne tumee: 


1 

(254V) 








1 



— 111 — 

DesoB la chape se fist ceindre 

E od une ceinture estreindre; 
2025 Vn arc prist en sa main senestre 

E nne saete en la désire, 

Que li bargeis li aaeit quise, 

Desnz sa ceinture Tad mise; 

Sur ses oilz treist sun chaperun^ 
2030 Cnm hom ki deit passer bnsson. 

Jnste Seigne ala tant mnsant 

E donc ariere e donc anant, 

Ke Richard fîi a la fenestrci 

A la guise que il sont estre: 
2035 Sur un cheualier s'acota, 

Sun chief mist fors, l'ewe esgarda. 

Quant Bernard Pad aparcev, 

A sun genuil ad l'arc tendu, 

Vue saete ad encocbie, 
2040 Que il aueit aparaillie. 

Dune ueissiez home uiser, 

Piez afiirchier, arc enteser, 

£ paume mètre sur sun frunt, 

E uers Richard uiser amunt; 
2045 AgenuiUier e redreder, 

Teste leuer, braz aloignier. 

A la fiée auant alout, 

2028 la] sa 2> 2024 D'une caintnre bien estraindre B 

2025 prent C 2026 saete] seste C la] ta ^ 2027 Et C lui 

looit C aueit] eut A 2028 sa] la CD 2029 sun] le A 2030 
Comme D bissom C 2031 Joust D 2032 E fékU A Primes 
arrière et puis auant B 2033 Le duc qui fut a la fenestre C 2084 
qu'il soloit BC 2035 Soubz C cbevalierz C 2086 mis C hors 
mist D 2087 l'ot B 2039 eus cochie B 2040 aueit] ont A 
K'il ot de la torque sakie B 2041 uiser] aviser C 2042 en- 
forkier B 2048 sur] a C 2045 E genuillier A 2046 esloi- 
gnier AD 2047 fie BD auant] amunt A 



112 



A la fiée retamont, 
E tûtes ueîes sus guardout, 
Les braz leuoat, l'arc entesont. 
Quant il out lungement niae, 
E In âge ment l'arc entese, 
Li qnena garda si l'aparceut, 
Vit la Bftete, l'arc cunnt. 
Bien quida ke a in! trusiat, 
E que mal faire li uolsist. 
Baissa aei si se inist ariere 
Si se traist endreît la maaiero, 
^Alez," dist il a ses seraaoz, 
Dant iloec nueit ne sai quanz, 
„Anienez mei un paltenïer, 
Si est loens en cel graner ; 
Tute iur nise a traire a mei : 
Ferir me uelt, ne sai pur quei." 
Cil dietrent les il le tuoreient, 
E li ducs dist que nun fereient, 



— 118 -. 

Tant que il unt Bernard aev, 

Le chaperon li unt oste, 

Mult l'ont enpeint e debote, 
2075 Molt li donerent colps e boz, 

E li bons hom clinoot a toz. 

El nel paet ferir sil manace. 

Mais ne li chant qoe Fen li face. 

Ne de qoel part Fen le retort, (b) 

2080 Mais qoe il seit mis en la cort. 

Deoant le doc fo amenez, 

Lores fo Bernard defoblez. 

Richard demanda qoe il qoereit, 

Cum aoeit non, qoels hom esteit, 
2085 E por qoei ooleit a loi traire, 

E por qoei li ooleit mal faire. 

E Bernard ad tôt reconte, 

Ke por le los de sa bonté 

Esteit oeno a loi de loing, 
2090 iTi oeneit por altre bosoing. 

Ne fist mie semblant de traire 

Por ceo ke il li oolsist mal faire, 

Mais por faire sei tant mener, 

2072 yens D 2078 li] lai C 2074 enpomt D 2075 
fehU m der Hdêchr. 2>, die àafwr^ aber erst nach V. 2076 stehendy 
folgendm Vers bietet: Menachie Pont entr'eals trestouz 2076 a 

toz] toB jon B 2077^^ot A sil] sel B, si el C Qu'il ne 

feroit si le menace D 2078 ne li] lui n'en B^ loi ne D l'en] 

ne 2> 2079 Ne que de C Ten] ne D le féfdt A retort] retar A^ 
detort D 2080 Ne mez qu'il D cari] tur A 2081 li dus C 

l'ont amené D 2082 Apres C fu] ont D 2083 demande D 
que il] que B, qu'il CD qnereit] estoit C 2084 Comme 2> 

quels hom esteit] et qu'il queroit C 2086 li] lui C uolt A 

2087 ad tut recunte] li ad tuit cunte A 2089 a lui venu CD 

2090 Et yenoit C, Ne venoit D 2091 mie féfdt C 2092 ke 
il] qui B, que C li] lui C, fehU D 2098 Mais Unt pur faire sei 
mener A 

8 



— 114 — 

Ke il peust a lui parler. 

l)es buz BC plaÏDst ke il out eus, 

E ilea colpa k'il out receuz; 

Mais mieh uelt il estre batuz, 

Ke il ne seit a lui uannz. 

Li ducs le tint n grant neiadie 

Si li tuma a curteisie: 

A grant honur l'ad recev 

K en sa maisun retenu; 

Mult le clinri e mult le ama, 

K mult fist ceo que il conseilla. 

Tant que la mort les départi, 

Kî maint home part de altre ami. 

 Chiereabiirc en GoBtentin 
Vrnut li ducs a an matin. 
Maifitre Bernard li uint deunnt, 
Mult humlilemcnt li dist itnnt; 




— 115 - 

En celé place, ov ans vrez, 
E OY uns tant Deu reclamez 
Faites mnn cors ensenelir. 
En terre parfnnd enfnir, 

2125 Kar ieo dei al tiens inr mûrir. 

Si nnil iloec endreit iesir: 
A ma aime en serreit mielz, ceo crei.^ 
^Amis," dist il, ^e ie l'otrei/ 
Ne sai cum ala ne que dut, 

2130 Mab al tierz ior Bernard murut; 

E le cors fîi porte e mis 
La y il ont al duc requis. 

Li quens Huge de Ghaalnns, 

Forz hom entre les Burguinuns, 
2135 E li quens Reinald orent guerre: 

Ne sai pur aueir v pur terre. 

Reinald ert quens ultre Sevne, 

Nen out entr'els pais ne commune. 

Mais en guerre ad mainte auentnre. 
2140 Par aguait v par suspresture 

Fu retenu Reynald e pris, 



2121 place] pièce A vreez A 2122 oy féhU D deu tant A 
dex D 2125 le doi au tierc ior d'ui morir B 2127 m'ame BCD 
serra de mielz A ceo] se C. Ver Vers, dm Plu^uet naeh diesem 
foîgm làssi, findet sich in heiner der mer Handsehriften. 2128 

Amis fait il iel yob otroi B e fehU A 2129 comme D ne] etD 
que] cum A 2131 E fMt A 2182 al] le A 2183 Huge ki 
iert quens de Chaluns A, Hue qui iert quens de Chaalons C Hue 
quens esteit de Challons D Hues B 2135 oreni guerre] ont grant 
guerre D 2136 Auch den Vers^ der nwh diesem hei Pluquet steht, 
bietet keine der vier Handschriften. 2137 d'outre C Li quens 

Renant ert d'outre Saune D 2188 Nen entres C Mez n'out 

entr'euls 2> 2140 aguait] agais B, arguetCJ y] etB par] pourC 
souspresore B^ souspristure D 2141 Fust C, Ont D 



116 — 



E HugQ l'ad en priaun i 

Lungenient le tint eo pr 

Ke U nel uolt mètre a r 

Ne il nel uolt quitement rendre, 

Ne raanoun rednabte prendre. 

La femme Roynald, Aeliz, 

Perdeit sun seignur a. enniz : 

Âl duc manda en Normandie, 

Ke il lur face, ae il puet, aie. 

E li daca manda a Huun, 

Par amur e par gueredun 

Sun gendre quite li rendist, 

V a dreit fuer le raensist. 

E cil diet orguillusement 

Ke il n'en fereit pur lui nient. 

Richard uit ke plus estuet iaire, 

S'il uelt Rcynald de prisun traire. 

Serganz manda e clieualiers 

— Ne sai quaaz cenz ne quanz mill 

En BurgiiigDE 




— 117 — 

2170 En fieu a lui e a ses eirs: 

Geo fil Oellebuef e Ganbai; 

Langes les a ev, ceo sai. 

Robert, ki dune ert reis de France^ 

En qui Richard ont grant fiance, 
2175 Les fist par sa terre passer 

E qoitement partat aler, 

Tant que France orent trespassee. 

Al fner de chascane cuntree 

Âchaterent fuerre e niande, 
2180 Tant qne il nindrent a Mirmande. 

Sanz perriere e sanz mangunel 

Pristrent par force le chastel; 

La terre Huun eissiUierent, 

Fors la V il se herberg^erent. 
2185 En la terre al cnnte Hnun, 

Ki teneit Reynald en prison, 

Ne laissèrent chame arant, 

Maison entière, coc chantant; 

Viles destniistrent e maisuns, 
2190 Puis asaillirent Ghaalans. 

la esteient as portes freindre 

— N'i pœit pel ne mur remaindre - 

Quant a Richard uint li qnens Hue, 

Vne sele a sun col pendue: 

2171 Wellobof C Ghambai C 2172 a] oui A 2177 

passée AC 2178 Au fueur C 2179 Aohatoent A ferre C 2180 
Tant qo*il AC, De si qu'il B 2181 perriere] piere A^ périra C 
2182 Priai A, Pristre C par] a B 2184 la]; celé A 2186 

Reynald] Huon B 2187 N'i AB lessorent D arant] errant B, 
atant D 2188 Messons D entière] estant A, en tertre B^ a 

terre D ne coc D 2189 Yillent C destruient CD mansiuns A 
2190 £ puis eissillerent Ghaluns A essillerent C 2191 esteient] 
s^eetudent D 2192 Ne D poet C, peut D ne pel D 2198 
Hues B 



— 118 — 

Sun don offri a cheualchier. 
Ne se pout plus humilier. 
Ceo esteit custume a cel inr 
De qneire merci a 8eignur. 
Sun surnrge a Richard rendi 
E humblement cria merci; 
De dreit faire doua sud gnage, 
E de pais tenir miat ostage,- 
P. iura que a Roem uendreit 
£ a Roem dreit li fereit. 



Qvant li queoB Rejnald fu renduz 
E a aa forome fa neaua, 
Richard o sa gent par iurnees 
Kepairerent en lur cuntrees. 
Mult ueiasiez a lur repaire 
Par N orme n die ioie faire. 
De 863 filz e de lur pruesce 
Out li ducs Ilicliard grant leeace; 




— 119 — 

2220 £ as barons parla après. 

„Vas m'auez/ dist il, „mult ame 

£ mult m'auez serai a gre^ 

£ ieo uns ai malt tenu chiers 

£ honore mult uolentiers. 
2225 A Richard, par uostre cunseil 

— Mais ke uns li seez feeil — 

Voil doner ma terre e ma honur: 

Faites de lui uostre seignur, 

Si uns penez de lui amer, 
2230 Kar il est mult gentil e ber. 

Oismes duins a mun filz Robert; 

£ si il bien fTun frère sert^ 

Si cum sun seignur seruir deit, 

Ieo uoil e lo que mielz li en seit.^ 

2235 £ cil distrent: „nus Totreinm, 
la de uostre plaisir ne istrum." 
Quant li ducs out fait sa deuise, 
£ a cels rendu lur seruise 

Ei en sa cort Forent serui, 
2240 L^alme del cors se départi. 

Vint e noef anz terre maintint, 

£ al trentisme a sa fin uint. 

A grant honur fu cunreez 

£ a grant honur enterrez. 
2245 Le cors de lui e de sun père, 

Si que iel ui, kar ieo i ère, 

Furent de terre releuez 

2220 empres C 2228 tenus moat G 2224 honore} encore CD 
2227 m*onor BCD ^230 e fMt A 2231 Huismes D 2232 
en sert B 2233 Si cum il sun A serair deit] seruiroit D 2234 
£t je voil que de miex l'en soit D Ten soit BC 2235 cil] si C 

2236 ne isterum A, n'istrons B, mestron C, n'iestron D 2238 
rendus D 2242 A cel terme a sa fin uint A, A cel termine la 
fin vint C 2243 couronnez C 2246 iel] ie le C, ie D kar] e AC 



E triea le maiatre autel portez. 

La furent portez e Ift saut: 

Li moigne en grant chierte les unt. 



Quant li bons Richard fn feniz, 
Li tierz Richard, ki fa bIb filz, 
Al rei de France Gst homage 
Si prist de loi sun héritage. 
 Robert, eun firere pnisne, 
Si ciim li perea l'ot roue, 
Dana Oismea e altrea fieus, 
Que il li nunia en plnsars lieaa. 
Mais ne se uolt a ceo tenir, 
Faleise li quida tolîr: 
Dedenz le chaatel s'enbati, 
De homea e de armea le garni. 
Mais n'i fii mie Inngement, 
Kar Richard nint detinrement, 
Ki li fiât le chaatel guerpir, 




— 121 — 

— Ne sai k*il manga ne k'il but — 

Mais il engroissa e mnrut. 
2275 £ plusurs de ses compaignuns 

E des meillurs de ses barons 

N'en sorent onkes ki reter (b) 

Ne ki hair ne ki blasmer. 

Mais ceo diseient e iuroent, 
2280 E Franceis le testimoignoent, 

Ke onkes mais de sa oalur 

N'oot en la terre ev sei^nor, 

Se longement dorast sa oie; 

Mais ocis esteit par enoie. 
2285 Doos anz ont le pais tenu 

Pois qoe sis pères Richard fu. 

Cist Richard out un filz Nichole, 
Ki petit fo mis a escole; 
A Fescamp pois moine deoint, 
2290 Le moniage ama e tint; 

Pois fo eslit pur sa bonté 
A Saint Oein a estre abbe. 

Robert fo docs enpres son frère, 
Ki alkes traist as mors son père: 
2295 Religiose gent ama, 

Clercs e proueires honora, 

2273 k'il] que heide Maîe B que il menga C beut C 2274 
engroissa] eng^uta J, e] sil C II engrouta ainsi morut D 2277 
Ne AD cui B 2278 ki] cui beide Maie B ' 2279 ceo fehU C 
2280 Que C tesmoignoient B, testimonient C 2282 ev] vu 

2285 Et .xn. ans B 2286 Richard sis pères A sis] si CD 2287 
Cius B, Cil C 2288 Pescole BD 2290 Moiniage ama et main- 
tint B 2291 Puis fu esUs a estre abes B eslist par A, esleu 
par CD 2292 A S. Oen por sa bonté B 2298 fehUB apresCD 
2294 fefiU B as murs] a mort D 



— 12S 



De poures fu mult onrioB, 

£ meismement ds Jiepnu, 

Des lieprns Beruir ont gntnt cure. 

De uiande e de uestenre, 

De largesce e de nobles nmn 

Surmunta tnz ses anoesun. 

Ses seruanz fist treitai dabler 

E liureîeans a tnz dsiier. 

A Ceresî(e) fonda maiaon 

E mustier de raligiim. 

Moines i posa et abe, 

Bores e ailes lur ad dune, 

£ tel franchise lur dtinat, 

Cnme li dacs en sa terre ad: 

11 nnt le murdre e le lamn, 

Le rap, le homicide, le araon. 




— 128 — 

Vn chamberleng ad apele, 

Cent lîores li fist aporter, 

Par Dun d'ofiErir li fist duner. 
2325 Cil ki les deniers recoilli, 

A Taltel nint, tnz les ofiEri. 

Quant Tom demanda ke deneit, 

Ke tant deniers ensemle offreit, 

Kar asez meins li suffsist, 
2330 Li chenalier parla si dist: 

Danez li furent pur offrir, 

Si n'en .deueit nul retenir. 

Tume li fn a grant noblesce. 

E li ducs refist grant largesce: 
2335 Cent Hures li refist duner, 

Que il feist a sun oes guarder. 

De sa largesce e de ses duns 

Fu grant parole e grant raisnns. 

Li ducs ama gieus couenables, 
2340 Déduit d^esches, gaain de tables. 

Vn iur se seeit al tablier, 

Entre lui e un cheualier; 

Ensemle od els un clerc seeit (c) 

— Ne sai se al duc parler uoleit — 
2345 Al giev esgarder entendeit, 

2323 li] lui C porter C 2824 d'offrir] d'offrende A U] 

lui C 2827 l'om] ne li D 2328 Qui C 2829 meins] mieubL C 
li] i D 2330 si] et D 2331 U] me B, lui C pur fehU C 

2332 Sil C nul] mie C 2334 largesce] prnesce A 2335 refist] 
fist C duner] dombler C, doubler D 2336 K'il BCD euls D 
2387 sa fehlt C 2338 raisuns] renons D 2339 amout C co- 

uenables] enviables B, quemunables C, communables D 2840 

Déduis B gaain] e Aj gaains B, et gieu D 2341 seeit] seientC 
2343 Et auoec aus B, euls ensemble D seiet C 2344 féhU D 
se al] s'a B 2345 fehU 2> A mie C 



124 — 



Des poioB cunter s'eQtremet«ît. 

EiB uus iloec un dameiael, 

Uoe ÎDat« suz aun montai. 

Morz est sis pères nonelment, 

Releuer uolt Bim tellement. 

Ln iuBte eateit mnlt bone e cbûre, 

N'iert mie a achat«r legiere; 

Tote iert d'or mnlt noblement faite. 

Cil ki la tînt l'a auant traite, 

 presant al duc la tendi. 

Li ducs li dist: „uostre merci." 

E al clerc dint: „dan clerc, pernez, 

Lb iuste est uostre, receliez !" 

Or oez quel meruelle anintt 

De8 que le clerc la iuste tint, 

E il a sei traire la dnt, 

Eatendi sei e si miu^t, 

N'il ne [farla, n'il ne se mut, 

L'aime en ala e le cors iut. 




- 125 — 

Si cum de ires grant marrement 
Sont maint home mort sudement, 
De très grant leesce ensement 
Puet hom mûrir renablement. 

2375 Quant très grant duel home suprent, 

Li quors se serre e delt forment, 
E quant test ne se poet ourir, 
Deliurement Testuet mûrir; 
E quant très grant ioie le prent, 

2380 Si s'oure le quor e estent, 

£ se clore ne se repuet, 
Deliurement mûrir Testuet. 
Pur la grant ioie del présent, 
Que li clers eut tant sudement, 

2885 S'eslaissa li quors tant e crut, 

Ne pout restreindre, quant il dut. 
Li ducs fist le cors remuer 
£ le tablier roua ester. 

Al duc uint uns hom de Beauueis, 
2390 Ki dons culteals k'il aueit faiz, 

Mult bons e beals li présenta, 
E il cent liures li doua. 



2371 comme B très fehU B 2372 sadeement A 2378 
fehU AC 2374 Puet hom] Repot B, Bien peut C, Peut l'en D. 
Diesen Vers und den folgenden vertauschen AC 2375 très] de B 
2376 fehU AC 2377 E fehlt A test] il B se poet] repuet B, 

te pout C, peut D aouurir D 2378 l'estuet] Pestoit A, en puet B 
2879 grant feMt C 2380 fehU B wie auch die dret folgenden 

Verse, Si cure At Se eure C s'estent D 2881 E se reolore 

ne se puet A 2382 Deliureement C 2383 Par la grant ioie 

del grant présent A^ Par la ioie du grant présent C 2884 tant] 
Bi D sudeement A 2385 e tant crut A creut C S'es leescha 

le cuer et crut D 2386 estraindre D deutC 2889 Beaueis^, 
Bernais B 



tu 



Li hom flâ tint pnr bien pse, 

A l'ostel aint, mnlt ae fiât le, 

Deuant aei numbrout ses deniers j 

Qnant un mes aint ot dons destriers, 

De par le duc li ad douée, 

Ne BU ki li oui présentez. 

Cil ki out les deniers enz 

E les doaB cbeuals recene. 

Sur l'un mnnta e l'altre prist, 

A la ueie mult tost ae mist; 

Tart li ert ke ealoigne ae fust, 

Ke alcune rien ne li neuBt. 

A grant ioie e tost a'en alout 

Od les cbeuals ke il en menont. 

Atant out li queuH un preaent 

D'une cupe chiere d'argent. 

Dea qne il en sa main la tint, 

„V est," dist il, ^e que deuint 

Cil ki les culteala me duna?" 




— îii — 

Sa gent tote bien le saneît: 

Qaant hom présent li aportont, 
2420 Se il a home le dunoat, 

la puis le inr présent ne east, 

Si ceo chose a mangier ne fast, 

Ke cil ne Teust maintenant, 

Ki Taltre aneit ey deuant. 
2425 De tut se poeit sanler, 

Ceo diseit il, fors de dnner, 

Ne ia si grant dnn ne donast., 

Ke asez petit ne li semblast, 

Ne si grant dan n'east dnne, 
2430 Ta fust puis par loi reprone. 

A cel terme, sulonc man esme, 

Garni WiUeame de Belesme 

E quida tenir Alencun: 

Tenir s'en fist pur mal felun, 
24 «S5 Kar li ducs Robert par chierte 

Li aueit en garde linre. 

Li dncs manda tntes ses genz 

£ ses amis e ses parenz, 

Le chastel de Alencun asist, 
2440 De tûtes parz ses gardes mist, 

Ke Willealme ne pout partir, 

2418 La gens bien toute le sauoit B 2419 hom] vn D 

presens B 2420 S'il a vn homme le donuout D 2421 féhU C 
n'east BD 2422 fehU C ceo féhU D feust A 2424 Que C 

aueit] eust C deuant] auaut B 2425 poeit sauler] poeit il sauler 
A, pouoit soeser C, peut il saoller D 2428 K'asses BD^ Que 
trop C li] lui C 2429 Ne si grant ne l'eust dune A, Ne ia si 

parant n'eust doane C 2430 puis fust A Que ia par lui fust re- 
prenne C 2431 cel] ce C 2432 Garin Will. B 2434 s'en] 
se ACD 248G Lui C liuere A 2439 d'Alenchon BCD 2440 
pan fehU C ses] les D 2441 ne] n'en B 



128 



Ne del chastel ne pout eisair. 

Tant le deatreinst e asailli, 

Ke Will. uint a merci: 

Nnz piez, une sele a ann col, 

Lores Be pont t«nir par fol. 

De Will. out li âaaa pitio, 

Ki ta sele portont a pie 

E merci quereit humblement, 

Parduna lui snn maltalant; 

Puia li ad li ducs comande 

Le chastel par sa fealte, 

Par sa fei e par seremenz, 

E cil miat ki il uolt dedenz. 

Maia uokea /ei ne li porta, 

Des que il pout le corec^. 

Par Will. e par sud lignage 

Out maint tranail e maint damage 

En Normendie fait Bouent, 

Vnkea n'i tindrent serement. 

Miiint nml i aut par '|uatre fih. 




— I2d - 

Tut premiers nint a maie fin: 

Gohier, un malt bon cheualier, 
2470 E ki mnlt faseit a preisier, 

E ki ert un de ses amis, 

Ad Garin sudement oscis, 

Si qu^il ne Taueit défie, 

Ne de hair semblant mustre. 
2475 E deable tut erralment 

L^estrangla tut ueiant sa gent. 

Robert e Fulcun, li dui frère, (b) 

Par le comandement lur père, 

Od grant force e od grant meisnee 
2480 Que il lur aueit purcbacie[e] 

Cheualcherent en Normandie. 

Grant preie aueient acoillie, 

Le grant gaain unt coueitie. 

Si unt auant bien cheualchie. 
2485 Bien aueient pleine[s] lur mains 

De robe e de preie as uilains, 

Quant les maisnies al duc uindrent: 

Plai ne parole altre ne tindrent, 

Desqu'en Blauon les parsiwirent 
2490 Sis descumfirent e uenquirent. 

Fuloon fu sempres abatuz, 

Parmi le cors a mort feruz: 

2468 vint premier 2469 Gohiet C, Thohier D bon] 

beau B chcualiers BC 2470 E fMt C 2471 de ses] des C 

2472 Et Garin C sudeoment A 2474 Ne de samblant noient 

monstre B Ne ne de C 2476 sa] laC Lez estrangle toutTeant 
la gent D 2477 Faucons B Foaque C, Fouques D 2478 le 
fthk A lur] son C 2479 A heide MaU fût Od BB 2481 en] par C 
2482 cooquellie B 2483—4 fehlm AG 2485 lur] les A 2486 
as] a C Des robes des proies as vilains B 2488 tindrent] prin- 

drent C, distrent B 2489 Trez qu'a B Blauov A, Bleuon B, 
Beauuez D 2490 Si BC, Se z B 2491 Fouques BB, Fouqne C 

9 



130 — 



El camp remùt Fnfte ^aant, 

E Robert e'eo ala ftiiant, 

E nepuroec bien fu tiofrez, 

A grant peine s'en est aléa. 

Kî fuir porent si fuirent, 

La preie e la robe gnerpirent. 

Willealme malade giseit 

E pose ia geu aaeit. 

Quant il oi la uerîte 

Del filz oscis e del nafre. 

L'aime del cors li est senree; 

Ne aai se est bien t mal alee, 

Kar mal uesqnî e mal fina, 

Ne pais ne quist ne pais n'ama. 

Dune remeBt a Robert le honnr 

E a Will., le meaar. 

Se li perea fu fel anant. 

Cil furent plus v altretant. 

Mais Robert fu puis a Balun 




— 131 — 

Ne s'eo pont mie lie tomer, 
2520 Sa lanrn ne pont eschaper. 

De malice e de cmelte 

Passa cil tut sun parente. 

Toz tens furent roalicins 

Cil de Belesme e orguillns; 
2625 De grant orguil les abaH 

Cil ki Belesme Inr toli. 

A cel terme ke ieo uns di 

Li reis Robert enmaladi: 

Comner fist snn filz Henri, 
2530 De tote France le saisi, 

Ë a Robert, le iuuenur, 

Dona de Btirgoigne Ponur, 

Ki apartient al dnchee. 

Li frère Tunt issi grae, 
2535 Mais Cnstance, ki fn Inr mère, 

Empres la mort le rei Inr père, 

Hai Henri, snn filz l'ainzne, 

E Robert ad forment ame. 

Henri hai cnme roarastre 
2540 Het e ennie sun fiUastre, 

N'i pout aueir acordement, 

Ne pur ami ne pur parent. 

2519 pout] peu C 2520 S'a a larron C ne pout eschaper] 
ne se pout aler A ne pout] n'en puet B, ne peut C 2521 et de 
toute cruauté C 2522 toute sa parente C 2523 Contcmps D 
2525 les] ses C 2527 ccl] eu C terme] tans B 2528 amaladi I) 
2532 Dona Burgoigne e l'onur A 2533 apartint B al] a ABCI) 
duchie A 2534 Le J) l'unt fehlt C grae] graie A, grante 0, 

graee D 2536 Apres BD le rei] Robert BD, du roy C 2537 
Henri] Robert B ainsno C 2538 ad feMt C 2589—44 féhlen A 
2539 fehlt C 2540 fehlt C envie D 2541 Ne C 2542 ami] 
auoir B 



133 



Henri uolt del règne seurer 
E a Robert le nolt duner. 
Par leH chasteala k'elo gardout, 
E par le grant aueir k'ole out, 
E par les barima, qui l'amerent 
E qui deuers It se tarnerent, 
Mult out uerB Henri grant iinnr, 
Totc France mist en errur. 
Henri fu n 
Ke il ne fust à 
A Robert uint en Normendie 
Vn iur deuant pasche flarie, 
A Fescamp ad le duc troue, 
E li ducs l'ad mult honore. 
Od duze sei'ianz eulement 
Vint li reia eicberiement. 
AI duc nd Min bosuing muatro 




— 133 — 

Li reis ad wit iurs soiome, 

A grant ioie ad iloec este; 

E H dncs li fist tel honur, 
2570 Cum il dut faire a sun seignor: 

Mult le honora, mult le serui, 

Malt li dona, mult li oSn, 

Mult li dona dras e deniers, 

Riche ueissele e bels destriers. 
2575 lesque a Gisorz Tad conueie, 

En France Ten ad enueie. 

Venir fist totes ses meisnees, 

Ki tost furent aparaillees, 

Par les marches fist guerreier, 
2580 V que il pout France apresmer; 

E il fu od le rei en France 

Guntre la reine Cnstance. 

Tant fist li ducs, tant fist li reis. 

Tant guerreierent les Franceis, 

2585 Ke Henri out sa poeste 
E remist en sa dignete. 
Pur Tonur e pur le seruise, 
Qu^il li out fait de mainte guise, 
Ad fait li reis, al départir, 

2590 Robert de Vegueisin saisir, 

2567 wit] tos B seioumez C 2568 estes C 2569 E 

fehlt B lui fist C tel] itcl B, celé D 2570 deut C Com ferc 
dut D sun] tel AC 2571 Ponera BCD 2574 Riches vai- 

sseaulx CD 2575 Dusc'a B, lusques C, Jusqu'à D 2576 En 
France Tenvoia tôt lie B 2577 ses féhlt C 2579 la marche A 
guerreir C 2580 V qu'il vaut François aproismier B, Oncquez 

France aproismier C 2581 en] de C 2582 Encontre D 2584 
les] li I) 2585 sa poeste] le dignité B out en sa pooste D 

2586 remaint C sa dignete] la poeste B 2588 Ke il out BC, Que 
li ont D de] eu C mainte] maie D 2590 Yelguesin B, Yegue- 
sin C, Veuguesin D sisir C 



K (lu Puiituiso b de Cbaumunl 
l^t d 'al très uiles ki i sunt, 
Que Robert tint tot« sa nie, 
Uunt Franceis orent ^Ant enuie. 



Li duuB Robert tint bien Ba terre, 
Partut uolt bien sun dreît conqaerru: 
Entrer uolt par force en Brataigae, 
Ne uolt ke Alain en pais remaigne, 
Ei a sa curt ne nelt uenir, 
Ne a lui ne deigne obéir, 
Come ses anceianra feseiant, 
Cil ki Bretaigne enceis tenaient. 
Cusin esteient mnlt procein, 
Chascun fîlz de uncle e filz d'anteiii. 
Pur ceo k'il erent d'uu parage, 
D'une haltesce e d'un ligoage 
ÂlaiD Robert seruir ue deigne; 
lesi munta eutr'els la greigue : 
Alain ne ae deigne abeiasier, 




- - Uj — 

Ceo seiuent bien li paisanz. 
2615 Quant il oui fiarme le chastel, 

Sil liura en garde a Neel, 

E a un cheualier uailant, (256r) 

Ki ont nun Avuere Oigant. 

£ li ducs od s'autre maidnee 
2620 Fiat a Dol une cheualchie[e] : 

La cite arst e la contrée 

Ad tute eissillie e gastee. 

DUIuec turna en Normandie 

Si départi sa bamnie. 
2625 Li quens Alains fu forz e fiers, 

Vaillant e nobles cheualiers. 

Cil de Bretaîgne le bonurereut 

E rei bret pur ceo le apelereiit, 

Ke a lur dit ert reis de Bretaigne; 
2630 Kar nuls auant puis Charlemaigne 

Nen out tenu si fermement 

Bretaigne tute entièrement. 

Petit li fu d^autrui dangier, 

Curius fu de sei nengier. 
2635 Mais or(e) gart ke mal ne Ten prengel 

Ki sun mal aoit mal se uenge: 

Plusurs par lur grant bardement 



2614 Outre Coisnou .i. poi auant B 2616 Eu garde le liura 
NucI B Si D AdbcI 1) 2617 A .i. cheualier moult vaillant B, 
A un cheualier vaillant (' 2618 Alure C 2619 od] a BC 

l'autre B 2G20 a] ad C Doel B 2621 art CD 2623 turna] 
ala A 2627 Ponorereut BCD 2628 rois bret BJJ Papelerent 
BCD 2629 Ke fehlt B Car leur 6' Qu'aD reis ert A ert] eniB 
2630 nuls auant] uulsviuant^, moult auant B puis] de 2> 2631 
fièrement D 2632 entièrement] et fermement I> 2633 Peti C 
d'autri AD 2635 ne Tcn] ne li B, n*en J) 2636 aoit] aoite A, 
au lire C, a trait D 2(337 Uir] sun I) 



136 



Vnt er damage saoent; 
£d hardement, ki n'a mesure, 
Puet toat aueir mesanentnre. 
Aioin fa malt hardiz e proi, 
Ses cheosliers asembla tui, 
Oent manda quanqn'il pot i 
Normendie qoida gaater. 
En AureDMÎn s'enbati, 
Gaainer nont, meis il perdi. 
Neel e Âavere oirent 
L'asemblee ke Breton firent, 
Cela de Âorencein asemblereot 
E toz cela k'il porent mandwent, 
Gent a pie e gent a cbenal. 
nBarana," font il, „fnuM) natttral, 
Or nerrum kî bien le fera 
E ki inn seignnr amera. 
Oardez vi ceat iurn aostre bonur, 
Oardez le pra noatre aeignur. 
Pur malaais homea cil nua ti«nent 




— 137 — 

Sis aurez tost estolteiez. 
2665 Ferez chenaliers e chenals, 

Ferez seignurs, ferez oassals, 

Tuez quanqae tuer porreiz^ 

la mar hume i espamiereiz." 

E cil crient: ,Alum, alum! 
2670 Ke faites nus? trop demorum/ 

Atant lur uint dire une espie, 

Que lur gent esteit départie, 

Les viles aloent ardant, 

Querant preies, vilains pernant. 
2675 Dune surstrent Normand d^un vancel: 

Aler firent auant Neel, 

Ki premièrement dut ferir 

Od cels k'il uolt prendre e choisir. 

E Auvere serreement 
2680 Dut mener tute l'autre gent. 

Lez lui fist un penun porter, 

Ov lur gent pussent recnurer. 

Bretunz, quis unt aperceuz, (b) 

Tument uers els, pris les escuz. 
2685 Normant escrient: „Deus aie 

L'enseigne al duc de Normendie!'' 

E Bretun „Maslou, Maslou!** crient, 

Entur le cunte Alain s'alient. 

Normant unt bien Bretuns feruz, 

2664 Si C Si seront D estolteiez] escoutes C 2668 Ja- 
mais CD i felût B n'espernerez D 2669 crient] dient B 2670 
faites] ferez C 2672 Qui C 2674 proie CD 2675 sostrentC 
vascel C 2676 Auant firent auant Neel D 2677 dent C 2678 
A B veut B 2679 Et Alure serrement C 2680 Deut C Qui 
est du tour de l'autre gent D 2681 lui] li C 2682 lur] la B 
poisse B recuuror] retourner C 2683 quis unt] ki Punt A^ se 
sont B, qui lez ont B apercheu B 2684 uers] a BB pris] 

près C 2687 Madlou C, Mallou B 2689 bien fMt C Bre- 

tun AC 



— 138 — 



V, cil leB unt bien receaz ; 

Mal est bail! ki eatr'elg chiet, 

Four ad grant ainat k'il reliet. 

Mult ueissies fîere uemblee, 

Eetur espes, durs madlee ; 

Mult en i chai d'ambea parz, 

PluB des hardiz qae dea cuarz, 

Kar li liardi auant a'enpeignent, 

£ li cuard eD sas s'estreigaent. 

Alain n'out od sei dea BretnnB 

Fora lea cheuetaignea bantoa: 

Al gaain eateient cura 

E par lea nilea oapandu; 

E nequedent forment se tindrent, 

Tant Ite Aluere e aea genz uindrent. 

Mais lors furent mis e1 retur, 

Ne porent plus Huffrir l'estur, 

Ne n'i porent place tenir, 

Mort fu ki ne a'en pot foir. 




— } 39 - 

Aiiiz ke cil fussent rasemble 

Ki al gaain furent aie, 
2715 Parent li Bretun tant mené, 

Tant abata e tant nafre, 

Ke il nU porent arester, 

Ne puînte faire ne iuster. 

Tomer les en estât faiant, 
2720 £ Norman les nnnt encbaucant. 

Li paisant d*Aareincbein 

Ne tindrent rute ne cbemin, 

Toit desmande e dessumnns 

Curent as pas et as buissuns, 
2725 Gels ki faient uunt abatant 

£ les abatnz ociant. 

Grant fu la faie e grant la chace, 

Mult fîi des morz lange la trace, 

Grant fu la perte e grant l'ocise, 
2730 Grrant le gaain e grant la prise 

Des morz, ki par le pais lurent, 

£ des nafrez, ki puis munirent; 

Ne sai quanz cenz, qui les direit, 

Merueille v fable semblereit. 
2735 Descunfiz fu li qaens Alains, 

De grant pose ne fu puis seins. 

Li ducs, quant la nuuele sont, 

2713 asemble A. Dieser Vers und die beidm folgendefi fehlen J) 
2714 Que C gaing C 2717 Qu'il C n'i] ne Cl) 2718 puinte] 
pone C ne] de D 2719 estut] estuet A, cscouuient C 2720 
uont encbaucant] en unnt cacant A, vont encbacbant G 2722 

Ne quisent sente ne cbemin B 2723 desmande] desarmez AD y 

desermes C 2724 Turnent A 2727 fuite BD 2728 lunge] 

grant A, grande D 2730 gaing C Grant fu le gaaing D 2732 
E fdiU A puis] i B mururent] y jurent D 2733 fthlt AC Ne 
sai le nombre qu'il diroit T) 2734 fehlt AC 2736 puis] pas B 
2787 la nuuele] novele en B 



Bien qui e crei qae malt li plont. 



Li ducs ont od sei Auuered 
£ ËwEirt, les dous fiz Alred; 
D'Eagleteire eateient iete, 
E a graiit tort déshérite. 
At rei Kenut, ki out lur mure, 
E teneit l'ente lur pera, 
Manda U duce pur a on message, 
K'il lur reudÏBt lur eritage: 
Grant pièce aaeit lur terre eve, 
Bien lur deuat estre rendue. 
Kenut dist ke rien n'eu «ireient, 
Se par force oel conquerreient 
E li ducs out grant marrement 
Qu'il n out respundn autrement. 
Tûtes les nefs de Normeadie 
£ la bone clieualerie, 
Esturmans e bons marinierB 




— 141 — 

Bel ore orent al muneir, 

E bon le qniderent aneir; 

Mais ore oez forte anenture: 

La nait deuint neire e obscure, 
2765 Li cîels nerci, la mer tmbla, 

Li tens mua, li uenz toma. 

Ne porent terre aneir ne port. 

Ne sai sMl orent est v north. 

Dens Paaeit issi pnmev, 
2770 Aînz ke pis i eust ev, 

Ear mult i eust grant occise, 

Ainz ke la terre fust cunquise. 

Tant les ad destreint la turmente, 

E la bise, kl forment nente, 
2775 Ne porent a terre uenir 

Ne en Normendie reuertir. 

E nepurquant si près se tîndrent, 

Ke en l'isle de Gesuî uindrent. 

Gesui est près de Gostentin, 
2780 La Y Normendie prent fin, 

En mer est deners occident, 

Al fieT de Normendie apent. 

Geo est la terre v ieo nez fui. 

La fu li ducs, Eadward od lui. 

2761 Bele eure B Bien C 2762 quidoent A 2763 or BCD 
anentare] mesauenture C 2765 ciels] clefs C 2768 eest D t] 
al C 2769 l'aueit] lour eut D 2770 Ainz qu'il eassent piz 

ea D 2778 Tout lez D destreint] destrains BC, destruiz D 

2775 Et ne se porent astenir B 2776 N'en BG 2777 E fMtA 
nonporquant B, ne porent C si près] si bien B, tant fort C, 
preuf D 2778 Gessui B, Gersie C und 80 attch beide im folgenden 
Verse, Guersie D 2779 Gersie D est] ert B près] preuf D 

2781—2 fehlen C, und anstatt der Verse 2783-^ bieten A und D 
fcigende: Robert c Eadward (EwartD) en Gesui (Gersui D) Furent 
Innées a forant ennui 2784 fu fétU C Euwars B, Ewrad C 



142 



Lungement i vnt dflniore, 

Par atendre uent e ore, 

Que en Engleterre aler penasent, 

Mtiis Deu ne plout ke il le 

Autre cuDBeil lur eatut prendre, 

N'i porent mie plus atendre. 

L'une meitie de eun nanie 

E de BB gent l'une partie 

Liura li ducs n un oaisal, 

Ki asez sont e bien e mal : 

Tauel out num, malt par In ber, 

Pruz fu a terre, prnz en mer, 

A terre fu bons cbenaliers 

E en mer fn bons mariniers. 

Pur ceo l'ad li duos apele, 

Preie li ad e cnmande 

Que par mer en Bretaîgne paat, 

La terre Alain destruie e gast. 

E il, ceo diat, par terre ira 




— 143 — 

2810 Des terres prendre se pena. 

Taie ert Bretaigne en grant tirpeil, 

Tant ke Alain prist en conseil 

Que a son cosin s^acordereit, 

Tort li ont fait, dreit li fereit. 
2815 Manda li ke a lui parlereit, 

El cunseil Robeit se metreit^ 

L'arceTesque, sil mandereît, 

Se il graanter le uoleit; 

Leaument les cnnseilereît, (25 6 v) 

2820 Kar cbascun d'els sis nies esteit. 

Issi Tad Robert graante. 

Pais unt Tarcevesque mande, 

£ il i uint deliurement 

Sis acorda mult bonement; 
2825 Ses dons nenonz fist acorder, 

£ pais prometre e pais doner: 

Alain fist bornage a Robert, 

Veiant la gent, a descouert, 

E Robert quite le clama 
2830 ^ Bun mes&it li pardona. 

Issi fa fin de celé guerre, 

E li ducs reuint en sa terre. 

Il out a Faleise bante, 
Plusurs faiz i out conuerse: 

2810 De B 2812 Quant Alains prist autre consel BC, 

Quant Alain prist de ceu conseil D 2818 K'a BD 2814 fereit 
U dreit A lui feroit C 2815 li] luiJ5 k'aJ5D lui] H C 2816 
metereit A 2817 Et l'archeuesque manderoit B sil] si AD, sel C 
2818 voudroit D 2819 les] le BD 2820 Qu'a chacun C 2828 
E il uint mult deliurement AD 2824 Si D 2825 neues C 

2828 la] lor BD 2830 h] tôt B, lui C 2832 reuint] remest B, 
remitt C 2833 A Faloise out li ducs hante A 2834 Plusures A 
conuerse] «eioume C Kt plusours foiz y out este D 



lU 



Vue meschiiie î ont unm, 
Arlot ont non, de Imrg^ née. 
Heachine eit ancore e pnoeb; 
Auenant li Mtnbla e bêle. 
Henee li fii a enn lit, 
Snn bon en fiit e mn délit 
Qnant el lit al àae fta entrée. 
De u chemiBe enndnpee, 
La chemiae ad deuant mmpne 
£ treaqn'as piez anal fandae : 
Tnt« se pont abandnner, 
Senz sa cbomise reneiver, 
Li dnca demanda qne dendt, 
Ee sa chemiu anal fendait. 
«N'est pas," dist ele, „anenantïee, 
Qne le plna bas de ma obemiee, 
Ei a mes iambee firie e tnohe, 
Sait reuerse uers noatre bnobe, 
Ne Q0O ki est s mes pîei mie 




— 146 — 

Quant ensemble orent ueille pose 

— Ne uuil mie dire autre chose, 

Dune hoem s^enaeise od 8*amie — 
2860 La meschine s'est endormie; 

Inste le cante s'endormi: 

Li gentil ber int e sufri. 

Qnant ele ont dormi un petit, 

D'une auision k'ele uit 
2865 leta un plaint si tressaili, 

Si que li quens bien le senti. 

Demanda li ceo ke deueit, 

Que si plaigneit e tressaileit. 

„Sire/ dist ele, „ie ne sai, 
2870 Se n'est pur ceo ke sungie ai, 

Ee un arbre de mun cors isseit, 

Qui uers le ciel amunt creisseit; 

De Tumbre, ki entur alout, 

Tute Normendie aumbrout." 
2875 „Ceo iert bien," dist il, „se Deu plaist." 

Cunforta la, uers sei la treist. 

De celé Arlot fu un fil[z] nez, 

Qui GuiUealme fu apelez. 

Quant Will. primes nasqui, 
2880 Ke del neutre sa mère issi, 

2858 aail] vont D 2859 homme C Donc homme se joe a 
8'amie D 2860 cest G 2862 int] vit CD 2866 li] lui C 

bien le senti] en tressali B 2867 li] lui CD ke ceo AC ceo] 

et D 2868 Qui se plaingnoit D plainnet C tressaillet C 2870 
n'est pas pour C sungie ai] ie su niai A 2871 C'uns arbres B, Vu 
arbre D 2872 Que Ay Et B croisset C 2878 ki] que C 

2875 Cou ert dist il biens se Diu plaist jB C'est bien D Deus ACD 

2876 Sel conforta B^ Conforta lie D sei la treist] lie s'atreist C, 
lie se trest D 2877 D'icele A Alred B; Aaliz C, Arred D 
2879 nasqui] vesqui B 

10 



— 146 — 



En un estramier fa cochiez 

Et en l'eatraim fa Bul Ifûsôez. 

Celé qai primes le récent 

— Ne sai cum ala ne que dut — 

En an lit d'eatraim le cncha. 

Endementrea qu'aillurs toma, 

Li enfes tant eschaacierra 

Que en l'estraim s'enoolapa, 

De l'eatraim ad a ses braz pris, 

A sei l'ad trait e sur aei mis. 

La uieille uînt ai priât l'enfant, 

De l'eatraim pleins ses braz portant. 

alïe ber," diat ele, «qael aeraa ! 

Tant conqnen-ae e tant aoraal 

Tost as ev de tun purcbaz 

Pleines tes meins e pleins tes brazt" 

Ne l'ont mie li dnca meins chier 

Qne se il le eust de sa moillier: 

Norrir le fiât mult richement, 



w 




— 147 — 

A Faleise pose nnrîz. 
2905 Le vieil Will. Talenaz, 

Ei tint Seis, Belesme e Uinaz, 

Par Faleise un iur trespassout, 

Ne sai dire quel part alont. 

Vn des burgeis Ta apele, 
2910 En riant ad a lui parle: 

„Sire," dist il, „cea uus tumez, 

En cest ostel chaenz entrez, 

Veez le fiz uostre seignnr, 

Si semblera bien e amur.*' 
2915 „V est?" dist il, „mustrez le mei!* 

Aporter le fist deuant sei. 

le ne sai ke li enfes fist, 

Ne se il plura ne se il rist. 

Quant Taleuaz Tout esgarde, 
2920 De pref uev e auise, 

^Hu te seit!^ dist il, „ha te seit!" 

E tierce feiz dist: „hu te seit! 

Kar par tei e par ta lignie 

lert la meie mult abeissie, 
2925 E par tei e par tun lignage 

Aurunt mi eir mult grant damage." 

Volentiers enpeire le eust 

2904 norrit D 2906 Sai B, Ses C, Ses D Vinat B 2909 
apeles C 2910 lui] lu jB parles C a lui a parle D 2911 cea 
nus] caiens B, eba G 2912 entrez] tomez B 2918 Tes C 

2914 e amur] a ennour D 2915 Yere dist il D 2917 enfansC 
2918 Ne s'il B, Ou s'il C ne] ou C 2919 regarde C 2920 
pref] près BC auise] esgarde B 2921 Diex te saut dist il Diex 
te saut B, Heu te siet dist il heu te siet D 2922 dist] dist il AC, 
féhlt D hu te seit] Diex te saut B, heu te siet D 2923 ta] 

tun A 2924 Sera la moie abeissie C la meie] le mien A 2925 
tun] tout C lignague C 2926 Aura le mien mont grant dom- 
msRe C 2927 Penst BCD 



De BB parole, se il penst. 

Taleuaz isei s'en torna, 

De grant pose mot ne SDtia. 



Li uoalez ert de poi de oage, 

QuaDt li pères prist en cornge 

De leruBalem nisiter 

Et al sépulcre Deu orer. 

Les evesques e les abez 

E les barons ad tnz mandez, 

Lee plus poissanz e les ainsnez 

E cels k'il tint a plus senez. 

Cumunement lur ad mustre 

Sa nolente e sun pense, 

K'en lerusalem nelt aler, 

Se Dens l'en uelt force duner, 

En langea, ceo dîst, e nuz piez 

Volt espeneir ses péchiez. 

£ cil li dient tuit a cri, 

1 Bunt lia; 




— 149 — 

E 80 de lui mesaueneit, (o) 

GhascuD d^els chalenge i metreit. 
2955 „Seignurs," dist il, „uub dites ueir, 

Mais ieo n'ai ne enfant ne eir, 

Fors un petit fiz, que ie ai, 

Gel, se UU8 plaist, uns Huerai 

Par le conseil al rei de France, 
2960 Kil maintendra a sa puissance. 

Il est petit, mais il creistra, 

Se Den plaist, si amendera. 

lel conuis bien e tienc pur mien, 

Receuez le si ferez bien; 
2965 E se Deu le uelt cunsentir, 

Ieo puis bien encor reuertir. 

Cist est de uostre nureture. 

Si ferez honur e nature, 

Se uus Pâmez de droite fei, 
2970 E iel uns lais en lieu de mei." 

E cil dient: „nus le otrium, 

Mult uolentiers le seruirum." 

Lores sunt al naslet uenn, 

E si humme sunt deuenu, 
2975 Asez li firent seremenz, 

Foaltez e aliemenz, 

Ceo ko barun e uauasur 

Deiuent faire a lige seignur. 

2954 i fehlt A 2956 nen ai n'enfant B ne vor enfant 

fcMt AC 2957 fiz que ie ai] enffant quo i'ay C 2958 uns 

plaint] Dieu plaist B Se il vous plcst cil vous lerrai 2> 2960 Qui 
le C, QuMl B a] en C, o D 2962 Et 3c dieux C dex D si] 

il B, fem C 2963 le C tienc pur] il est ^ 2964 le] loy C, 
Ici D 2966 Ieo puiz encore reuenir A reuenir D 2967 Cius jB, 
Il C uostre] nostre B 2971 Totrions BCB 2972 seruirum] 

recheuron B 2974 Et sont si home C 2975 li] lui C 2976 
Seurtes et afiemens B Seurtes C 2978 lige] lour D 



150 



Li ducs, pur U chose afermer, 
E pur fiiire ferme durer, 
Al roi do FruDce l'a mené 
bl par le poing li ad liure; 
Sun homrai! lo fist deuenir 
E Je Normandie seiair. 
A Alain, ki eeteit sis huera, 
Par l'arceveBqae de Ruem 
Liurft sa torre eu cnmandise, 
Cil nie a Bonescal e iustise. 
Mais lie Tout, mie lungement, 
Kar par un enueuismement, 
Ki ou ses règnes li fu mis, 
Duno grant duel fu a ses amis, 
Mnrut Alains en Normendie: 
 Foacanip gist en l'abeie. 



;iiutereio le plt 
se miat li dut 



- 151 - 

A an cbastel, Mirmande a nun 
3005 — En Burgoine est sur le chemin — 

Deueit passer a un matin. 

Vn pautonier fist sus leaer, 

Ki la porte deneit garder. 

Cil leua sus, la porte onri, 
3010 Tant dut atendre e atendi, 

Que fors fussent toit li errant 

£ pèlerin e marcheant. 

Li ducs mist tut auant sa gent, 

Passer uoleit dareinement. 
3015 Mult ert grant e longue la rute, 

Ne pont passer ignelment tute, 

Grant pose mistrent a l'eissir. 

Li pantenier, ki uolt dormir, 

Ala les pèlerins hastant, (257r) 

3020 Od sun bastun plusurs butant. 

Vn bastun teneit en sa main: 

Le duc, ki uint tut dearain, 

Feri el dos de grant air, 

Bien le pout l'un de luing oir. 
3025 Li ducs par grant humilité 

Li ad parfundement cline. 

E Normand sailent a cummune: 

De mil uies n'en portast une, 

Tost le eussent esceruele 
3030 E as burduns esbuele. 

3004 Mirmande a nun] ne sai sun nun AD a] ou C 3006 
est fehU D 3006 a] par A 8012 marchant C 3015 longue 
e grant A 3016 ignelement A, mealment C, isnelle 2> tute] 

outre BC 8017 potse C a l'eissir] allissir C, a li essir 2> 3021 
ienet D 3022 Li D tut] au B, tout aC deareain^, dearain (7, 
derrain D 3023 el] al ^, au C 3024 puet B on B 8026 
endine A 8028 mille D 8029 Tôt BC Teustent BCD 8080 
m] a D esbroele C 



16a 



Mus li dues entre ela l'enlwtt, 
Qnil defendi e ganuti. 
nBormu," dût il, „tàit», «iml 
Leiriez le fol. ne l'adoMil 
Pèlerins susob, ne denain 
Uoneir medlee ne tenonn. 
Mal fait ki medlee ( 
Tut recenom ( 
Malt deoriom noab snirir, 
Par noz pechieE espendr. 
Se ti pantonier me fisri, 
Asez ai ie pis deierai; 
Mielz aim le cop k'il m'a dmu 
Ke tnte Rvem ma cite, 
Einfn remeet, ne nolt li duoa 
Ee nul mal i enat bit ploB. 
MuDtgiev passa e Lnnbardie 
Sainement od sa compaignie. 
A ! a])Ob"toile ala parler, 




— 163 — 

De Gostentin Teopereur, 

En ki nun Tîmage est leuee 

E par ki non est apelee, 

La fist d'un mantel afiibler, 
3060 Del plus riche qu'il pot trouer. 

Puis est d^iluec partiz atant, 

Des baruns de Rume gabant, 

Qui laissouent lur auoe 

luer e este defuble: 
3065 Bien le deussent honurer 

E un mantel par an duner. 

Par la terre l'empereur 

Se fist conduire a grant honur: 

A la mule ke il cheuauchout, 
3070 A la plus chiere, ke il menout, 

Pur reparlance e pur noblei, 

Pur faire gent parler de sei, 

Fist d'or les quatre piez ferrer 

— Ne uoil mie dire dorer, 
3075 Kar ceo est enuis de parler — 

Puis fist a ses homes ueer, 

Ke quant li ors des piez charreit, 

Que mar nul d'els le reprendreit. 

3056 Penperur AC 3057 ki] cui B est] ert B loue D 

3058 ki] cal B est apelde] ert il leue D 3059 Le BG 3060 
Des G riche] chiere qu'il] qui D 3061 Puis d'ilueo s'en parti 
atant A d'iluec] li dux C . 8062 De D 3063 Qu'il lesserent 

lor auoe D 3064 Huer G 3066 par an .i. mantel B duner] 
trouuer B 3067 Pemperur AG a Pempereour D 3068 Le A 
a] o C 3069 u. 3070 qu'il BGB 3071 fMt A roparance B 
pur] par G 3072 féhlt A 3073 d'or] touz D ferrer] dorer D 
3074 fem A uoil] vout D dorer] ferer D 3075 félhU A ceo 

est enuis] c'est usage C, ce n'est mie vs D 3076 a ses] assez D 
homes] baruns A 3077 Quer B ors] iour G 3078 mar] mal BG 
Et que nul d^euls ne reprendroit B, Bie Beihmfolge der sechs 
folgenden ZcOen ist in B: 3079, 3082, 3083, 3084, 3080, 308L 



- 164 — 

Pu Ccmtantmoblo pMM 

Et ad l'euperenr tnnia. 

Endementrea ke ft lui parla, 

A la cnstame ki iert la, 

Son mant«l iiu a tore mirt, 

Tnt deafiibles dénia a'aiùL 

Al partir, quant il a'en toma, 

Le mantel prendre ne daigna, 

Vn des Grieoi le oit daAible, 

Son mantel li ad raleoe, 

Dist li qne son mantel prtiit 

Et a aon col le rependiat. 

E il reepnndi par noblei : 

„Ieo ne port pas mon bane od nui. 

Cfaascttn des Normani antren 

Snn mantel a terre gaer|d; 

Si oom U dnca eut fait ri firent: 

Lnr manteala el paleia gnerpireat. 

E li dncfl lnr dona manteala 



0>) 




— 155 — 

Mais li ducs nel nolt graanter, 
3105 Ne uolt mie san conreî prendre. 

Asez a, ceo dist, a despendre; 

Tant cum il pèlerin sereit, 

Del suen propre oiore noleit; 

Mais al retur, se il reueneit, 
3110 Cunrei e el del suen prendreit. 

E l'enperere fist crier 

E partut as marchiez neer, 

Ke il ne tmoast busche ne fost, 

Danc son mangier quire peost. 
3115 E li ducs ad fait achater 

Tûtes les nuiz ke il pout truuer, 

Tut en fist quire sun maugier, 

E le fist faire plus plenier 

E plus riche ke il ne soleit, 
3120 Pur la busche qui li faileit. 

Li enperiere asez s^en rist 

E a ses genz en riant dist, 

Si cum il parlout en gregeis, 

Ee mult esteit li ducs curteis: 
3125 Or(e) feist ceo ke il uoldreit, 

la mais rien ne li ueereît. 

Pur la noblece des Normanz, 

Qui de lur manteals firent bancz, 

3104 ti. 3105 veut BC 3106 dit D 3107 comme D 

3108 sueinC uoleit] porroitB, voadroitC 3109 s'il BD neneitil 
3110 Conrei de lui et el prendreit CD 3111 crier] yeer BD 

3112 au marchie C ueer] crier BD 3113 E'il BCD ne vor 

imusat fehU C 3116 noiez C qu'il BCD 3118 le] silJl, li (7 
3119 ke il] ki il A, qu'il BCD 3120 qu'il luy C 8121 Lui 
t'en] en B 3122 riant] oiant A 3123 comme CD 3125 
noldreit] yausist B Or seit issi con il youldroit C 3126 ne li 

ueereît] ne li veesist By lui verroit C 3127—32 fMen B 3127 
Par C la fMt C 



Fist l'enperere el pal«s fùre 
BanoB e HÏegeH enninm l'aire; 
Âinz cel t«ng a terre seeie 
Ki el paleÏB seeir noleient 

Li duos Robert a ioie alqat 
E a ioie ea gent menoot, 
Qaaot une enferte li Miat, 
Ei quinze inrs t plaa le tint: 
Ne poeit enr oheoal mnnter 
Ne ne poeit a pie aler. 
Ne nolt pas par oeo sûarser, 
Ne BeB huDmea deaonnfortcr. 
Sarazina poarea fîet luer, 
A Inr cob se faiteit porter, 
Porter ae faiseit en litière, 
Gnme l'en porte mort en bîere. 
EÏB nne atant un pèlerin, 
Ne de Firon en Costenfin; 




— 167 - 

3155 nDites,** dist il, „a mes amis (c) 

E a la gent de man pais^ 

Ke as diables trestut uifs 

Me faz porter en parais ; 

Paiens me ont en lur cols lene, 
3160 Ki m'en portent a Damnede." 

Li pèlerins s'en est turnez, 

£ li ducs est auant portez. 

Li dacs fist snn pèlerinage, 

Si cum Tum dist, en t^pinage, 
3165 Ear a cel terme e a cel tens 

Ert Jérusalem as paiens; 

Par tut le règne de Sarie 

Ert as paiens la seignurie, 

Tute esteit la terre as paiens, 
3170 N'i aueit gaeires crestiens; 

E cil qui lores i maneient, 

As paiens tait snget esteient. 

N'i poeit pèlerin entrer 

En Iherusalem par yrer, 
3175 Ki ainz ne danast an besant, 

V or V argent al uaillant. 

Malt aueit gent en la cuntree, 

A ki la porte esteit ueee^ 

Pur bezanz que aueir ne poeient; 
3180 Defors la porte remaneient. 

Quant li ducs en la terre entra 



3157 as feMt C] n D trestos BC 3158 M'en B 3159 
m'ont BCD en] a B col BCD 8160 m'en] me C 3162 est] 
ert D 3163 feMt A 3164 fehlt A l'um] on B dit D 3165 
Kar feMt A 3167 tuit D Sulie C 3169 Tout iert D 3171 
qui] quil C lores] ores D 3176 al] ou D 3177 en] par B 

Moût en aueit par la contrée D 3178 ki] cuiBD ueee] fremeeB, 
Tee CD 8179 kauoir BD Pour besant qu^il ne portoient C 



188 — 



E al asint Mpnlon KprÔMOM, 
De celes genz tmaa un, 
Ponraa, cbiûti& e eagares; 
Contre lui aeÙHB dolem 
Venir a miliert e a mna, 
Plnrant e criant qae pur De 
Les fac« entrer ea la dte. 
Li ducs fn de graat oharits: 
Sun serement en ad inre, 
Par te cner inra de son uentre, 
Se il dedenz la cita entra, 
la eopres loi ne remwndnint, 
Tant cnm besanz dorer ptnrant. 
E cil crient tnît: „DeaB aïnel 
Bien ait," font il, „no>tra nenne!" 
Issi fist cam il Inr pramist, 
DeoMit sei tnz aler les fist 
Cil ki sire ert de la oîte, 
Païen de grant nobilite, 




— 169 — 

Li païens fa de grant aalur: 
3210 Tute la offrende de cel inr, 

Qui al sépulcre fa portée, 

A al doc rendae e donee; 

N'en nolt aueir denier ne prendre, 

Tut fist al duc daner e rendre. 
3215 E li ducs malt deliurement 

Départi tut a poure gent. 

Li ducs ont partut boen conduit, 

£ partut le honurerent tuit. 

Ne uus puis cunter les nobleces, 
3220 Ne les honurs ne les richeces. 

Ne les despences que il fist, 

Ne les offrendes que il mist 

Al sépulcre en Iherusalem (2«57v) 

E al presepe en Bethléem. 
3225 Sun repaire fist tresqu'a Niche, 

Iluec fu mort par un toxiche, 

Ee li duna par félonie 

Vn pautonier — Deus le maldie! 

En Teglise de Peuesquie, 
3230 Par le evesque e par le clergie 

Fu li cors mis a grant honnr, 

Cume de si noble seignur; 

Yncore i est la sépulture, 

3210 le ofirende.^, roffirande B, Toffrendre C, Posfronde D 
de cel] d'icu C, de tel D 3212 Fud Jl Et aaD dunee] liareo^ 
3214 donner au duc D 3215 mult] vint B deliareement C 8216 
Départir B, Nach diesem Verse stehen in B und C noch einmal die 
beiden Verse 3167—8 8217 boen] grant B 8218 l'onererent 51), 
Penorent C 8220 richeces] simpleces A^ bautesces B 3222 
offrendres C qu'il i mist D 8224 al] a D 3225 repair B 

dasqu*a B, desqu'a B 3226 cosicbe B 8227 li] lai C dana 
fMt C 3228 Deus le maldie] que Deus maldie A 8280 le 

evesque] Feglise B, Teuesque CB 3288 Encor CB la fétOt G 



VDcore i pert et vncor(e) dure. 
Li quens Droges od loi morut, 

Del bciare but duDt li ducs but. 
ToBteinB, ki îert sea chamborletinB, 
Do sa chambre mniatre gardeine 
— Du par sa mère fu sis aiuss 
Pur ceo k'il fu curteis e saluoa — 
Li liiira li dncs chiers corsaiim 
E reliques, qu'il aneit ftinï 
En Iherusalem purchaciees; 
Par Toetein les od anueiees 
A Geresie, uae abeie, 
Que il out faite en Normandie, 
Entre CoEteatio e Baïeaes ; 
De Saint Lo i cunteot treïs lioues. 
Grant fu li duela e graot dut estre, 
SIftia iaei plout al rei oclestre 
UpI duc Robert, qui si fina; 
Grant fu li duels c mult ilura. 



— 161 — 

Les plusors troua malt eschis, 
Gels que sis pères teneît chiers 

3260 TVuua malt orgaeillas e fiers. 

Li baran s'entreguerreierent, 
Les forz les fiebles damagerent, 
N'en uoldrent rien par lai laissier, 
Ne il nés poat taz iustiser. 

3265 Viles arstrent et eissillerent, 

Vilains pristrent e despuillierent, 
Mais firent de plasors manières. 
Entre Waakelin de Ferreres 
E Hage, seignar de Muntfort 

3270 — Ne sai ki ont dreit ne ki tort 

S'entregaerreierent forment: 
N*i pout aaeir acordement; 
Par evesque ne pur seignar 
N'i poat aaeir pais ne amar. 

3275 And ai farent bon cheaalier 

E andai furent fort e fier; 
Andui orent riches maisniees: 
Lot terres unt mult damagiees. 
A une feiz s'entreencuntrerent : 

3280 Grant fu Pire si se medlerent. 

Ne sai dire ki mielz le fist 
Ne ki Tun d'els ne Pautre ocist, 
Mais de Testur fu ceo la fins: 



3259 que] qui AC sis] si CD 3260 orgillours C 3261 
n'entregerrioient B, s'entregerroient C 3262 damagoient B, de- 
menoient C 3266 Viles D 3267 Mal CD 3268 Wanquelin B 
Feugieres D 3269 Huon BC, Hue D 3271 S'entregerroient C 
3273 féhlt B Ne pur euesque AD 3274 feMt £ Ne C pais 

ne] entr'eubc C 3276 C'aiidui A 3277 fehU AD riches] bones C 
8278 fMt AD 3279 s'entrecontrerent BC, s'entrencontrerent D 
3283 ceo fu A 

11 



Morz fu Hue e Wakeliai; 

8285 Andai munirent en l'ertor 

E a un terme e a un ior. 



Gvilleame crnt e amendft, 

Mainte onre vit e esonlta, 

Ki a Bon cner nint a oantnïra, 

Mais n'en pot el a cal teni faire. 

Li bamn a'entregerreierent, 

Qui pur lui nient nel laiiaerent; 

Chaacun d'els auluno sa rioheoe 

Faiseit chaatel t fnrtaleze. 

Par les chasteala snretrent lea gaema 

£ lea destractiouB dea ternM, 

Granz medleea e grans baanges, 

Granz purprisea e granz ohalenges 

Dea meafaiz e d'antrea afaireB; 

Ne faseîent pur le duo gnaîrea. 



0>) 




— 163 — 



Tillieres li rende a abate, 

Ainz que par force s'i enbate. 

Se il nel fait, a nul iar meis 
33 10 N'anra de lui trîwes ne pais. 

Ne uelt pas ke chastel i ait, 

La gent s^en plaint, grant mal lur fait. 

E B^il le abat, si cum il quiert, 

Deuant quatre anz refait nen iert; 
3315 Seur Ten fera lealment, 

Par fiance e par serement. 

Ceo que li reis lui out mande 

A li ducs as Normanz mustre. 

Asquanz li unt pur bien loe 
3320 Quil face al rei sa uolunte: 

Suffrir li estuet plusurs torz. 

Tant ke il seit de graignur esforz. 

Issi Tunt al rei graante. 

E li reis ad sur seinz iure, 
3325 Ee par bume ke il eust 

Deuant quatre anz, que il peust, 

Le cbastel refait ne sereit, 

E entretant pais li tendreit. 

Quant Gilebert Crespin oi 
3330 Que la parole alout issi, 



8307 Tiulicres B, TiuUieres D u] eA 3808 s'i enbate] le 
degaste C 3809 S'il nel fait dit que onque mes 2> 3810 triwes 
de lui A de] a D 8811—2 stehm in A nach 3314. 8811 pas 
fehlt C pas ke] que nus D 8812 plainst C mal] deul C 8813 
s'il] si C abat le A, l'abat BCD si cum il qaiert] comme il re- 
quiert D 8814 nen iert] n'iert C 8815 Seur le fera longue- 
ment D 8816 serment C 8817 lui] li BD out] a D 8818 
—23 feM^ B 8821 estoit C 8822 qu'il D graignur] mieldre A 
8328 al] le C 8825 Ke il par oure ke il eust A Quer D par] 
por B 3826 il fehlt C 8828 Tel conuenant bien li tendroit C 



164 



Mutt li greua, mult li desplont, 
El chastel uint cum il aîiiz pot, 
Sa gent fist atraîre e nenir, 
CuDtre le rei le noit tanir. 
Li ducB Robert li ont liure 
E il l'aueit luDges garde. 
Le duc blasma e aea baruDS 
Tint par malueia e pur felana, 
Qui li dunereut tel cunseil; 
Ne li unt pai este ieeîl. 
Li reis fîst ses humineH mander 
E ses maidnetu asembler, 
Tuilierea asist eeramment, 
E li dncB reSat enaernent. 
Anbedoi furent d'nn acord. 
Mais le cbastel trouèrent fort, 
Mais tant vnt cil Crespin preie, 
K cil delà tant manacie, 
Que il a le cbastel gaerpi. 




— 165 — 

Mnlt ueissiez Normanz plurer 

E lur anceîsurs regreter. 

£ lî reis, en lur quer creuant, (c) 

3360 S'en uait a ses amis gabant; 

Pais est en France repairiez, 

Del chastel abatu fu liez. 

Ne demora pas lungement, 

Qu'il oblia le serement 
3365 E trespassa le cunenant, 

Ee a Will. ont fait auant. 

Od sa noble cbeualerie 

Reuint ariere en Normendie, 

Tresque a Oismes sa gent condaist, 
3370 Argenton arst tut e destruist, 

£ des autres uiles asez; 

Les paisanz a tuz greuez. 

Par Tieulieres s'en repaira, 

Le cbastel refist e ferma; 
3375 La fiance a enfin mentie, 

Ke a Willeame aueit pleuie. 

Mult ueissez Normanz defrire 

£ dementer de duel e de ire 

Del chastel ke refait ueeient: 
3380 Gels maldient, qui que il seient, 

Par qui le cunseil fu creuz, 



3357—8 féMen AD 3359 qaers A^ oaers D 3364 sor- 
ment C 3365 le cunenant] certainnement D 3366 Qu'il BC 
oui fait a Willeame C douant A 3369 Dusqu'en B, Tresqu'a CD 
conduit D 8370 Argentuel B, Argenten CD art CD tut e] e 
tut A destruit D 3373 Tiulieres B, Tillieres C, Tuillieres D 

3376 K'il a B, Qu'a C plenie B 3378 dementer] defriper B, 

dessirer C d'ire BCD 3379 ke refait ueeient] que refaire voient BC^ 
qae refet voient D 3380 qui] que C Geuls maudisoient qui quel 
soient D 3381 qui] cui B fa] est B 



166 



Que le ohastel fnat abfttu. 
TogteùiSi ki ert riiqneDi da 
Tit ijao li reù e li Fnuuôa 
La terre oloent poipamant, 
Peniant aaeirs, vilea «rcbiit; 
E li ducs ftloat febleûnt; 
N'i aneit nnli par Ini garant: 
Del duc cnme fel l'en parti, 
Faleise qne il gardoat gnanii, 
De France amena Boldeien 
K bons sariana et bons aroliîwa, 
Le cbaatel uolt al doo tolir, 
Ne l'en deigna nient semir. 
E li doB mnlt snaprimnent 
Fiat mander e aenir sa gent, 
CeU d'Ange e cels de Cingneleii; 
Ki près fnrent aindrent maneii. 
Faleise sempres asùlîrent, 
Vn graot pan del mnr abatirent, 




— 167 — 

E del pueple k'il a uen: 
CuDgîe priât de) chastel guerpir 

3410 E triwes priât de fors eissir. 
Issi 8^en est Tosteins alez, 
Par San orguil déshéritez. 
Ne sai se il puis repaira, 
Ne se il puis se racorda. 

3415 Gyilleame de Arches fa malt fiers 
E bons e hardiz cheualiers, 
Frère l'arcevesque Maugier, 

Ki malt Tamoat e teneit chier; 
Frère fa Robert d'ane part, 

3420 Fiz de Paaie e de Richart, 
Vncle Willeame le bastart, 

Ki maint engin sont c maint art. 

Par ceo k'il ert de cel lignage, 

Qai clamout dreit en Teritage, 
3425 E qae il esteit nez de muillier, (258r) 

Demenoat il al dac dangier. 

Par honar de san parente 

E par aaeir sa feelte, 

Li ad li dacs en fîea dane 
3430 Arches e Tailloa, le cunte. 

Cil le recat, sis haem deaint, 

3408 a] eut C 3409 priât] prent C, quist D 3410 print C 

3411 Costansf alez] tournes 3413 le ne sai l^C so il] s'ïlB, 
te C puis] pins B 3415—8600 fehlen B 3415 d'Arches CD 

3416 Hardis et moût bon cheualiers C, Moût bon et hardi cheua- 
liers D 3418 Qui moult estoit bon consellier D 3419 fehit D 

3421 Vnohe C 3422 Nach diesem Verse steht in D folgender: Qu'il 
nel tenoit pas por musart 3428 cel] son C, tel 2> 3424 Qu'il D 
3425 qu'il CD 3426 il feklt D 3427 l'onour C 3429 Lui C 
3430 TaiUou le cunte] Caillou le cunte A, Thalou la conte C, toute 
la conte D 3431 Cil le reçut] Bien Tout oreu C sis] si D 



— 166 



Feelte fiit, maÏB yd U tint. 
Pur daDgier feire a ran Be%nar 
Fiit deaus Arohei one tar. 
La tar fn fjïit« el ohM dol mnitt, 
De plnsars pare ont lul parfimt. 
Pur ceo ke boen duiatet KUit 
E qae d'eapase nu wteît, 
E par (MO que li roii diadt 
Qn'a BUD besning le inooiirreit, 
Diit Grill, qu'il m tendnit, 
Ta mais )e duc ne nniireit: 
Normendie a grant tort tenait, 
Baatard estait, n'i aneit droit. 
Li dacs ert ia de gntnt pMÎr 
E ia esteît de grsnt HHi«r. 
N'est mie poures kî seai a, 
A Will. d Arches manda 
Ke a lui uenist ai le aeruist, 
E Win. tut eaoundiat: 




— 169 — 



De tûtes parz manda sa gent, 

De fosse e de hericun 
3460 £ de pel fist un chasteillun, 

Al pie del tertre en la nalee, 

Ki garda tute la cuntree. 

Wi pristrent puis cil del chastel 

Ne buef ne uache ne ueel. 
3465 Li ducs le chastelet tel fist, 

Tanz cheualiers e tels i mist, 

Qui bien se porreient défendre, 

Ke reis ne quens nés porreit prendre. 

Le mielz de la cheualerîe 
3470 I mist de tute Normendie. 

■Li ducs s'en est partiz atant, 

Ses besuignes aillurs querant. 

Ne pot mie estre al reî celé 

Ke li ducs out chastel ferme, 
3475 E qu'il faseit la tur garder, 

Ke uitaille n'i pot entrer. 

Grant cheualerie asembla, 

Cunrei e armes purchacba: 

La tur d'Arches uoleit garnir, 
3480 Kar le ble lur deueit faillir. 

la ert li reis a Seint Albin, 

Assez portouent ble e uin; 

La les fist li reis arester 

£ lur garisun aprester; 

3459 fossez D 3460 peil C, pels D 3461 tertre] mont C 
3462 garde D 3463 Ne CD puis féfUt D 3465 Li dacs tel 

chastelet i fist A 3466 Haux D 3468 nés porreit] ne porroi- 
ent B 3469 Li D . la] sa Ay fehU C 3470 de toute de 

Normendie C 8471 s'en] si C 3472 aillurs] ala CD 3473 
au roi estre D 3476 poust C 3477 Quant CD 3478 Vitaille 
e C 3480 Que D 3481 Li roys estoit a Saint Aubin C 3482 
portouent] portout e 4 8483 Illeuc le fist D 8484 garnison CD 



170 — 



Snmiera ki lur huneîi portuaent, 
E cheaaliers qoil cnuinaiaHHnt. 
Cil del chastel oirent toit 
La garigun e le grant ort, 
Qai a Saint Albin ateoduNit 
E le chastel garnir deoetent. 
Partie pristrent dea Normaiu, 
Dea forz e des miali onmbatftu, 
Si firent do enbnaobmiMnt, 
Vers Seint Albin oeleement; 
Pais prietrent nne antra partie, 
La gent le rei ont ertormîe; 
Puis se retruatrent naisdiant, 
Cam[e] s'il alaasent fiiiant. 
Quant il orent pane l'agnsit, 
Ke de Inr gent aneient fait, 
A celé kis aloaent chaiant 
E quia alouent leîdisBa&t 
Snnt enmi le uis trestnme, 




— 171 — 

E li qucDs d^Abeuile ocis, 

Ke l'en apelout Engueram, 

Mult i orent tuit grant haan. 
3515 Mult fti dolenz li rei de France, 

Mult ont grant duel e grant pesance 

Des cheualiers ki suspris furent, 

E des baruns qui si morurent. 

Les somiers fist apareilier, 
3520 La garisun prendre e cbargier, 

A la tur d^Arches fist porter, 

n meisme fu al mener. 

Puis repaira a Saint Denis 

A grant hunte, ceo m'est auis. 

3525 Pvr les bois e pur les riuieres, 

Ki en la terre sunt plenieres, 

E pur autres plusurs besuignes 

Seiurnout li ducs a Ualuignes, 

Quant un message uint errant, 
3530 A grant anguisse esperunant. 

„Vus fussez mielz/ dist il, „aillurs, 

Mestier unt de uostre sueurs 

Cil ki deiuent garder nos marches, 

Kar uostre vncle Will. de Arches 
3535 Par serement e par fiance 

S^est pris al rei Henri de France: 

Li rei s li deit Arches garnir 

8512 de Vite D 3514 i] il C, en B de grant C 3516 
Quant il oui la mesestance G 8518 qui si] quissi A, qui i G 
8520 garnison GD 3522 mesmes C mener] porter D 3523 

depaira D 3524 Moût couroucie et moût pensis G 8528 Seiurna A 
3529 messagier A errant] auant D 3581 dist il] ce dist G 

3583 vous marches B 8534 d'Arches GB 8535 serment G 

3586 S'es G 3537 II luy doit Arches garantir G, Et U roiz doit 
Arches garnir B 



172 — 



Et Willeame l'en Amt wniir.' 
N'atondi mie li ânes tuit 
Qne It nulet parlait anaiit, 
Ne que il eait ann dit fine: 
Son bon obenal a demande. 
„0r nerrai," dist il, 
E or nerrai ki me nwnk" 
Ne fiflt anltre apareilclnent : 
Les wez pas» delinrement, 
BaieTes pawa a Ghamn, 
Semblant fist d'aler a Roem. 
Quant il niut al Pnnt Aadnnier, 
A Chandebec ala pMMr, 
De Chandebeo aa Bana le Onnte - 
Lnnge parole ke nna mvnte? 
Tant a li dues point e bute 
E tant snnent cbeual mne, 
Tant a erre delinrement, 
Qne a Arches nint a ea gent. 




— 173 — 

E de Valoîgnes od lai murent. 

3565 Liez fîi li ducs de Tauenture 

£ de la grant descunfiture, 
Ei des Franceis fu auenue, 
De lur gent ki fu retenue. 
Guill. de Arches lungement 

3570 Garda la tur e tint forment, 

E plus lungement la tenist, 
Se uiande ne lui fausist; 
Mais pur viande ki failli 
Terre e chastel e tur guerpi: 

3575 Al duc WUl. tut rendi, 

Al rei de France s^en fui. 

Aluere Gigant vit les guerres 

E les mais surdre par les terres; 

Le duc Robert aueit perdu, 

S.'iSO Qui Tout en grant chierte tenu, 

E WiU. sun fiz uit tendre, 
Ei sa terre ne pout défendre. 
Quanque il out petit preisa, 
Tut uolt laissier e tut laissa: 

3585 A ses frères duna ses feus, 

Que il aueit en plusurs liens; 
Sun argent duna e sun or 
A Geresie a Saint Uigor. 



8564 s'esmurent A 8567 des] de D 8569 d'Arches 

CD 8572 lui] li D 3573 Et quant viande li faUli C 3574 
e tur] a tousC guerpi] rendi D 3575 rendi] guerpi B 3576 
E al rei A 3578 Et mal sordre parmi les terres B 8579 

Li C 8580 Qu'il Tout B 3581 E feUt B moût tendre B 
8582 Que B 3583 petit] moût poi B presa C 8584 laissier] 
gerpir C 3585 Asses frères C 8586 Qu'il B 8588 Ceresie] 
carite B 



- 17* — 

Par l'omistie del creatnr 
E pur l'aintir de bud Btàgma, 
Ei t'abeie out cameDoie, 
L'a mult ameo et eshanoia. 
Vne nile, Lunree out nnn, 
Qoi ert de sa garantisnn, 
Od tB£ les aparté aeiueni!, 
E l'egliae de Saint LorenE, 
Ouec l'église de Taîsie 
Fist cunfBmier a Ceresie; 
Pais deuînt moigne en l'abrie 
E démena ntult bons oie. 



Gvill. crut et enforoa, 
De pluBura piuz n« pnrafaiw». 
la esteit bien crenz e gnox, 
Tenu aneit terre dnae ans, 
Quant par Neel de Coatentin 
E par Ranof de Beesaîn, 




— 175 — 

Fille Richard si^o oui dons fiz. 
3615 Od Will. fu Gvi norrîz. 

Des que il fa vasdlez petîz, 

Des que U pont primes cheuauchier, 

E il se sout peistre e cancier, 

En Normendie fu portez 
3620 E od Willeame coureez. 

E Will. le tint mult chier; 

E quant il Tout fait cheualier, 

Dona li Brione e Vernon (258v) 

E altres terres enuirun. 
3625 Quant Gui fu saisi de[s] chastels, 

E il les out faiz bons e bels, 

Comenca sei a orguillier 

E Normendie a chalengier. 

De Guill. aueit grant enuie, 
3630 Qui sur lui aueit seignorie: 

Reprouout li sa bastardie, 

Guerre en esmut par félonie. 

Mais malement Fen eschai; 

Ki tôt uolt prendre tôt perdi. 
3635 Neel e Ranof assembla, 



8614 si'n] si en C, si D 3617 qu'il BCD prime C 8618 
te fehlt B sont] peut C caucier] mengier C 8622 ont C 8624 
terrée ftKU C 3626 K'il les ot fais et boins et biaus B les 

Pont C fait D 3627 a orguillier] a corroder A, enorgraeillir D, 
Dieser Vers und der foîgende stehen in A erst nach F. 3630, 8680 
Qaer sor D aueit] alioit D 8631 Reprouout li] Reprona lui B, 
là pronuout li C, Reproche li D 8682 Grant guerre esmut par 
felonnie D. Anstatt dièses Verses hat C foîgenden: Gomme a celui 
qu'il n'amout mie und im AnscMuss daran gwei den Obrigen Hand- 
sehriften féhXende ZeiUn: Enuers Guill. guerre eoprinst Mes en la fin 
oncques n'en rist 8688 Car C eschai] mescai B Mez moût male- 
ment Penchai D 8634 Kar tôt uolt prendre e tôt perdi A^ Tout 
Tout tolir e tout perdi C 



— 17« — 



E a Hamon u DenK paria, 
Et a Grimont del PlaÏMoii, 
Qui Gnill. seraeit ennii. 
N'i a, (MO dût, plai prooun tir. 
Qui Normendie deie aneir: 
Père sa mère fa Rïchart, 
D'espoBe est nez, n'est pas butait, 
£ qai li noldreit faire droit, 
NormeDdie li apendroit; 
£ se mtûutenîr le noleient, 
Ensemble od lui la partîreieiit. 
Tant lor a dit e tant pramii^ 
Ke par serement ae sont mil, 
Qa'a lor poeir le maintendioiit 
E GnJUiame gnerreieront, 
£ par force on par traisoD 
QnerroQt sa deseriteïaon. 
Ibsî ont lor chsstels garnis. 
Fosses parez, dreciez palis. 




— 177 — 

Ne saî quanz îors i out este, 

3660 Par le bois chacie e berse. 

A un seir tart fu sa maisnîe 
De la cort partie e cochie, 
A lor ho8tel(8) cocbiez geseient, 
Fors cels qui ses priuez esteioDt; 

3665 Et il meisme se geseit, 

Mais io ne sai se il dormeit. 
De prinsome iert: eis uos uo fol, 
Goles out non, un pel al col, 
A Tus de la chambre criant 

3670 Ë les pareiz del pel bâtant. 

„ Curez," dist il, „ourez, ourez! 
la morreiz toit, leuez, leuezl 
Ou es, Guill.? por quel dorz? 
S'ateinz i es, ia seras morz: 

367 5 Ti enemi se uunt armer; 

Se ci te poent ia trouer, 
la n*iestras mais de Costentin, 
Ne ne uiuras iusqu*al matin/ 
Guill. fu mult esfreez, 

3680 Com hoem qui fu espoentez: 

N^ala mie enquerant noueles. 



3669 oui] a AD 3660 le] les D 8661 tart fehU A sa] 
■i A 3663 geseient] esteient ABD 3666 mesmes C 8666 
s'il se dormeit A 3667 iert fehM A eis uos un fol] un voies d'un 
fol C Le premier somme ert et vous un fol D 8668 Giles D 

une pel C al] el A 3670 Del pel les parois estonant B al pel A^ 
de la pel C bastant C 3672 leuez leuez] se vous ne leuez C 

3673 es] gies A, est BC dort BC 3674 Se atains est ia sera 

mort BC 3676 Si C 3676 ci] eulx C, cil D te] le C 3677 
mais n'iestras A mais fehlt B n'isteras JB, n'istra C, n'i esteras D. 
IHesen Vers und den folgenden vertauscht D 8678 ne vot uiuras 
fàiU B uiuras] uerras A^ viueras £, viura C desqu'en C N'en juras 
ja jusqu'au matin D 

12 





— 178 - 


™ 




Ke li aeinbloent gairea belea. 






En braies ert e en cbeoiiae; 






Vae cbapc a a aon col mise, 




3685 


 son cheual mult tost ae prùt, 
E a la ueie toat ae miat 
— Na aai s'il out nnl esporon — 
De l'ostel mut tôt s larron. 






Tant se hasta qu'il uiiit aa gr"**t 


« 


3690 


Prez les troua sis a passez. 
A grant pour e n graiit iro 
Pa^sH de iioit les gucz de Uire. 
Al moatier clina Saint Clément, 
E prein Deii escordrement, 




36fl5 


Qu'il le conduie, ae lui plaist, 
E saluement akr l'en laist. 
Vers Buieuea n'osa torner, 
K«r ne s'i août, en qui fier; 
Sa ui'ie prist qu'il uolf passer 




3700 


Eutre Unieues e la mer. 




^1 



— 179 - 

3706 Gbill. oit desatonie 

£ son cheaal uit tressue. 
„ Comment errez," dist U, „bel sire?*^ 
„Hubert," dist il, „08 le ieo dire?" 
„Oil/ dist il, nseurement, 

3710 Venez auant bardiement!*' 

„Mi enemi," dist il, ,,me chacent 

£ à occire me manacent; 

N^i a uers nos nule celée: 

Ne sai quels ont ma mort iuree." 
3715 Hubert Ta en Tostel mené,. 

Sun boen oheual li a liure, 

Treis fiz qu'il out a apelez. 

„Bels ôz/ dist il, „ montez, montez! 

Cest uostre seignor conduirez, 
3720 Tant qu'en Falaise mis Taurez. 

Par les champaignes passereiz; 

la mar en uile tornereiz." 

Les ueies e les trestornees 

Lor a Hubert bien deuisees. 
3725 Si filz ont bien tôt entendu 

£ son comandement tenu: 

Tôt le pais ont trauerse, 

Folpendant ont passe a gue, 

3706 £ son cheual alques lasse A 8708 os le ieo] Poseroi B 

3711 dist il me chacent] me uont querantii, dist il m'encauchent B 

3712 me mauacent] manecant J. 8714 quels] querC7 Bien sai que 
ma mort ont iureeD 3715 Tostel] chastelC 3716 cheual fehlt C 
li] lui C li a liure] a demande A 8717 out fMt C 8718 
montez montez] or y montez D 3719 Le nostre B Cist D con- 
dttiez A 3720 qu*a AD Taiez A 8721 Par la e par la passe- 
reiz AB, Par illeuc vous passerez D 8722 Janiar D en] a C 
8724 deuisees] enditees AD 3725 Si filz ont] Il Pont mult A, 
Les filz ont C 8726 £ bien son oomant ont tenu A, £t bien 
ont son commant tenu D 3727 Tuit D 3728 a] au CD 



180 



Guill. miatrent a Faleiae: 
S'il i fu, mal ait qni il peÎM. 
Encor ert Hubert Bor son pont, 
Gardot aual, gardout amont. 
De Douelcs ert en escout, 
Kar il en quidout oir mult. 
Quant cil niadrent esperonant 
Qui Gtiillame aloent qnerant, 
A une part l'ont apele, 
Par parolea l'ont uoninre. 
Se il a ueu le bastart, 
E par onc il uait e quel part. 
Ë il lor dist ; „pBr ci passa, 
N'est gaires loig, uos l'anreiz îa! 
Mais atendez, ieo uos m errai. 
Qui ]<! premier colp i ferrai ; 
Par fei uns pleuis, se iel trois, 
Premier le ferrai, ae ieo poia." 
Taut lea a Hubert deaueiez 




— 181 — 

£ BeeiBsin en grant error: 
3755 ToBt alerent par les contrées (o) 

Les noueles mult esfreees 

De Guilliame qui ert traîz, 

La noit deneit estre mordriz. 

Li un dient qu'il est occis, 
3760 Li altre dient qu'il est pris; 

Plusors dient ke il s^en fuit — 

,Deu8 le porgart!" ceo dient tuit. 

Entre Baieues e les guez 

Veissez mult chemins esrez 
3765 De cels qui de Ualoignes uienent; 

Por mort e por honiz se tienent 

De lor seignor qu'il ont perdu, 

Qu'il aueient le seir eu. 

Lor seignor ne seuent ou querre, 
3770 Mielz li uenist qu'il n'eust terre. 

Tuit uont noueles demandant, 

Ne(l) seuent ou aler querant. 

Grimout del Pleisseiz maldient 

E cels qui en Grimout se fient; 
3775 De lui ont maie sospecon, 

Qu'il ait fait ceste traison. 

De ceste oure fu Normendie 



3754 fieeiasan Ay Besin C error] douiour C, freour D 3756 
esfrees ABCD 3757 ert] est D 8761 qu'il CD 3762 le por- 
gart] pour le gart C, le pergart D 3768 Baieax C Entre Baex 
et jusqu'à Vcjb D 8764 mult] les A erroiz C 3765 Va- 

loigne C 8771 Tant uont A nouuelle C 3773 Plesiez C 

3775 suspenoion D 3776 n'ait D. Dieser und die 15 folgenden 

Verse fehUn in B und auf V. 3775 folgt gleich V, 3792. Auch 
die Hdschr. C làsst irrthûmîicher Weise 3792—8 auf 3775 folgen; 
bei3796 aber keJ^t sie zu 3776 zurûck und bringt 80 3792S zwei- 
fnaL Dièse 7 Verse lauten nicht heide Mole ganz gîeich; 8, weiter 
Unkn, 



18S — 



Huit eifreee e âBtormJe. 

Li uiacuate le duc hniieot, 

SeB terres pristrent e Beisîrent, 

N'i laissierent rien a Haisir 

Ou il peassent auenir, 

A Guill. ont si tôt toleît, 

Qu'il ne pout feire tort ne ditit. 

Ne pout eo Beiessim entrer, 

Ne dreit ne rente demander; 

En France ala al rai Henri, 

Qne sis pères Sobert >erm: 

De Neel se pleinst quil meawrt, 

E de Bea terreB qne il pert, 

E de celai aa denz, Haimon, 

E de Guion le Borgenion, 

E de Grimout quil nont. trair 

— Ne deit nul homme t«Dt hair - 

E de Ranof de BriqnoBart, 

Qui ses rentes prent e départ, 




— 183 — 

En Normendie aint mnlt tost. 

£ Goill. semont Ghaucheis, 

Gels de Roem e de Romeis, 
3805 Gels d'Ëurenes e d'Eurecin, 

E la gent d*Aage e de Liesuin; 

En Oismeis ont tôt assemble, 

Qnantqn'il orent partot mapde. 

Entre Argences e Mesedon, 
3810 Sor la rioiere de Leison 

Se herbergierent càl de France, 

E ioste Teue de Meanoe, 

Que par Argences nait corant, 

Se herbergierent li Normant, 
3815 Qui a Ouilliame se teneient 

E en sa besoigne ueneient. 

Qvant li uisquens de Gostentin, 

£ li yiesquens de Beiessin 

Sorent ke Gnill. neneit, 
3820 E ke combatre se noleit, 

E le rei de France amenoat, (25 9i^) 

E par lui ueintre les qnidoat, 

Par mal conseil qa'il ont créa, 

£ par orgoil qa'il ont ea 
3825 Ne li deignierent le soen rendre, 

Ne pais reqnerre ne pais prendre. 

3803 semoDBt B 3804 e de] e ceb de A, ciax de B 3805 
fefUt D Giax de Roues ciax d'Awrengin B, D'Eureues et de Be- 
guessin C 3806 Liessin B, les vin C, Leain D 3807 ont] ot B 
3808 Quant il C partot] entr'aus B 3809 Mesoudon D 3810 
Soubz C Lizon BD, Lesou G 3812 Et cil de Rains e de Me- 
auce B, Die heiden folgenden Verse féhUn B 8813 Qui CD 3815 
Willeame tôt se tenoient B a] o CD 3819 venet D 3820 
Toulet D 8821 roiz D 3823 qu*il] que D 8825 deignoent A, 
dignerent C, deingneirent D 



De partot mandèrent lor gens 
E lor amis e lor parenz, 
Les uavasora e Igb barons 
Ont toz mandez e toz semons, 

Qu'il aneient par serement, 
De faire lor comandement. 
Par pluBOFB lens Ogne paasereot, 
A Uaslesdunes s'assemblèrent. 
Valesdunea est en Ois m es, 
Entre Argences e Cingaelo), 
De Caeni i poet l'en coat«r 
TreÎB lieues prof, al mien quider. 
Les plaignes sunt longues e lees, 
N'i a granï monz ne granz ualse«', 
Aaez prof del gue Berengier 
N'i a boschage na rochier, 
Mais encontre soleil leunnt 
S'estent la terre en aualaat. 



4 




— 186 — 

3865 Tote porpristrent la riuiere, 

Bien conreez comme gent fiere. 

Guilliame de Argences torna, 

Par le gue Berengier passa, 

Amont la riuiere est alez, 
3860 Tant qu^il est as Franceis iostez. 

La gent Guill. fu a destre, 

Ë Frauceis furent a senestre. 

Vers occident toment lor uis, 

Ker la sorent lor enemis. 
3865 Raol Taisson de Cingueleis 

Vit les Normanz e les Franceis, 

La gent Guill. uit qui crut^ 

A une part de loig s^estut. 

Set uint cheualiers out od sei; 
3870 Tant dut aueir en son conrei. 

Tuit aloent lances leuees 

E en totes guimples fermées. 

Li reis parlout al duc Guilliame, 

Chascun arme, lacie son elme; 
3875 Lor conreiz aloent partant 

£ lor batailles conreant, 

En sa main chascun un baston.. 

Quant li reis uit Kaol Taisson, 

Qui tant loig des altres s'estout 
3880 la grant gent que il menout, 

3855 Toutes CD les riuieres C 8856 genz D fieres C 

8857 d'Argences BB, d'Arches C 3858 le gue] le wes B, le 

gueiC, Peguo I) 3862 Li François B Franceis steht zweimalC 
3863 torna A lor] son A, les C 3864 souren C 3865 Tingue- 
leiz D 3866 e] vit B 8867 qui] qu'il A, et C creut C 3868 
de loig] ou il C 3869 vins C, vingtz D 3870 dut aueir] en 
aueit A deut C conrei] o sei C 3873 reis] dus B 3874 son] 
le CD 8875 couriez C, conroi D 8876 leurs C bataille D 

3879 s'estoot] s'estut A, estoit D 3880 la] sa B qu'il C Oueuc 
la gent que il menoit D 



Nel ooQut pas ne il ne(l) sont 
Dea quels il ert ne qu'il pensoat. 
^Guill.," dist li reis, „qiii saut 
Cil qui as guimples la s'estnnt? 
Mult snot tuit de riche apareil: 
Sanez uos rien de lor conaeil? 
Sociez que cil le champ neintront 
A qui cil de coer se tendront." 
qSire," dist Guill., „ieo orei 
Ke cil se tienent toit od m«ir 
Raol TaissoD ad nom li tira: 
Nen a uers mei estrif ne ire." 
Âsez i oot e taiz e diz 
Que ieo o'ai mie toz ois. 
Raol Taisson en dote esteit 
Se a Guilliame se tendreit; 
Li uiesconte le reqnereient 
Ë granz pramesses li faiseient, 
E il aueit e 




— 187 — 

8905 Qn'a son dreit seîgnor en bataille, 
Qne que il face aillors, ne faille. 
Gkiill. est sis naturels sire, 

E il sis hoem, nel poet desdire; 

Pos'a que il li fist bornage, 
8910 Veiant son père e son bamage. 

N*a dreit el fien ne en l'enor 

Qui se combat uers son seignor. 

„A lui," dist Raoly „nos tenon." 

„Vos dites bien, issi feron." 
3915 De sa gent, ou il ert enmie, 

Poinst le cheual, criant „Toirie!" 

Ses bornes fist toz arester, 

Al duc GbiU. ala parler. 

Par le champ uint esperonant, 
3920 Son seignor feri de son gant, 

Pois li a tôt en riant dit: 

„De ceo que ieo iurai m^aquit: 

leo iurai que ieo nos ferreie, 

Si tost com ieo uos trouereie. 
3925 Por mon serement aquiter, 

Que[r] ieo ne me uoil pariurer. 

Vos ai féru; ne uos peist mie! 

Nel faz por altre félonie." 

E li ducs dist: „uostre merci." 
3930 E Raol atant s'en parti. 

Guill. uait par la cbampaigne, 

3905 Ke son B seignor dreit A son dreit son signer C 

8906 Que qu'il AC ne. faille] ne li face B 8906 sis] si C nel] 
ne CD 3909 Pose a ia qu'il B li fehU C 8911 el] au D en] 
% D 3912 se] s'en A uers] a BD 8913 Et li dist D 3914 
iiii] si le CD 8915 sa] la B ou il ert] donc il est D 3916 
Point CD Cuire C, Turie D 8919 uint] uait AB 8925 ser- 
ment O 8926 me] m'en A 8927 peinst C 8928 Ne por nule 
altre félonie A Ne CD por] par C 



Des Normanz maine grant oompsigne; 

Les dons neacontea uMt qnsruit 

E les panures demandant 

Cil li mostrent qui 1m oonni«it. 

De l'antre part od lor gent ftmut. 

Mult neiBaiez par les gr»n> plaignes 

Moaeîr conreiz e cheaetaignei ; 

N'i a riche home ne baron 

Qui n'ait lez Ini bod gon&non, 

Ou gonfanon on altre enseigne, 

On sa maianie ae restreigne, 

ConoÎBsanceB e entresaina, 

De plusors gnises esona pains. 

Malt aeisaiez cez ohans frémir, 

Poindre chenaU e porsaillir, 

HannsteB leaer, lances brandir, 

EBcnz e helmeB relnsir. 

Si corn il peignent criant nont 

Itels enseignes corn il ont. 




— 189 — 

E Ranof crie a grant poeir : 

„Saint Saueir, sire Saint Saneir!" 

E Ham as Denz nait reclamant: 
3960 „ Saint Amant, sire Saint Amant*/ 

Grant noise ont al uenir ensemble, 

Tote la terre crolle e tremble. 

Donc aeissiez chenaliers poindre, 

Les ans torner, les altres ioindre, 
3965 Hardiz auant esperoner, 

Goarz gopillier e trembler. 

Âl rei de France e as Franceis 

Sunt assemble Constentineis, 

Serreement s'entrerequierent, 
3970 Lances baissies s^entrefierent; 

D'amedous parz ont es escnz 

Les cols des lances receuz^ 

Quant les lances froissent e faillent, 

Od les espees s'entrasaillent. 
3975 Ne uont pas iostes demandant^ 

Mais a chaple se uont ferant, 

Si com el champ font champion, 

Quant par els dous sunt compaignon; 

S'entreiierent e s^entrehastent, 

3967 E fehU C Raol A 3958 Saint Seneir sire ser Se- 

ueir C, Saint Seuer sire Saint Seuoir D 3959 Com Haim C 

Haim B Adens D 3961 al] a C 3962 La terre en croolle 

tonte et tremble C en croullc D 3968 Assemblèrent Costenti- 

neis C, Si vit ensemble Costentinoiz D 3969 Serrement C 3970 
baissies] baisses A^ leuees C si s'entrefieront A 3971 es escuz] 
receus B, escus C 3972 lances] lauceus A receuz] es esous B 

3974 s'entresaillent C 31)7() a] el A, au C chapel C 3977 
comme C 3978 Quant pai^ulx sont dui compaignon CD. Die 

heidm folgenden Verse stehen in A nach V. 3990, 3979 Mult se 

fièrent e entretastent A Se entrefierent D s'entrehastent] entre- 
bâtent C, entrabatent D 



190 — 



De mainte gaiw s'oitrstâatoiit, 
E^trehnrtant e entrabotent, 
E gnndisaeat, qnant il M dotant. 
Chascnna a honte de foir 
E chascana uelt I0 chmmp tenir; 
A Bon poeir chascan l'ananoe. 
Tôt enBement de lor poisttnce 
GonatentineiB e FranoeLi fbnt, 
Li nn as altres contreatont. 
Grant est la preue « malt a'i 
Saobent eapees, lanoM froiiuiit. 
Malt neisBiei nasula oombatn, 
Chenal» e cbeaaliera abatr*. 
Li reii moiamaB fii fenu 
E de son cheaal abatos. 
Vdb Normanz fii entr'ela nenni, 
Qai ne pout eatre conenz. 
Cil quida, se li reia cbaeii, 
Que tote l'ost estonnireît : 




— 191 — 

• 

E dient encore en gabant: 
4005 De Costentin ÎBsi la lance, 

Qui abati le rei de France. 

£ se cil 8^en partist atant, 

Bien s^en peust aler gabant; 

Mais al partir que il faiseit, 
4010 Que son chenal tomer uoleit, 

Poinst un cheualier si Tateinst, 

Par tel air auant Tempeinst, 

Qu'il Tabati tôt estendn; 

Mais tant ont al rei entendu, 
4015 A[l] releuer e redrecier, 

Que cil s'aerst a son destrier. 

la teneit la main a l'arcon, 

Quant la presse crut enuiron: 

De la sele Font desaers, (259^) 

4020 Ghaeir le firent tôt enuers; 

As cheuals fu tôt depestriz, 

E illoc fu por mort guerpiz. 

Grant presse out al rei releuer, 

E mult le firent tost monter. 
4025 Entre ses homes fu chaez, 

Ne fu dehurtez ne destreez, 



4004 encor dient B encor CD 4006 Qn'abati A 4007 
cil] il 0, fehU D partist] passast B, parti D 4008 peust] peut C, 
poent 2> 4009 il] cil D 4010 Quant son D tomer] courir D 
4011 Point D si l'ataint D 4012 l'empaint D 4013 Qui C 

4014 ont al rei] al rei a A Mez tan tost li en fu rendu D 4015 
redrecier] au drechier C Vn meilleur et au drecbier D 4016 cil] 
U D s'aerst] se aerst C, sa ert D 4017 La tenoit D 4018 
créât C 4021 fu tôt] fu tost A, fu moult B, le font D de- 

prestris B, depestrir D 4022 Illecquez fut C fu] Pont D guer- 
pir D 4023 rei fdUt CD 4025 Entre les hommes fu hardis C 
4026 Ne dehurtez ne fu ne destreez J., Ne leur estoit mie fallis C 
destreez] bontois B, detraiz D 



^^^^^^L_^^^^^^^l 


^^^^^^^^^^^^B^^^l^^^^^^^^^^^^^^^^^^^l 


1 


J 


j 


Legierement releua ans, ^^^^^^| 




Hardiz lu ainz, mais pois fa pluj, ^^^^^^^| 




Des c)no fu a ^^^^^H 


40;.io 


Biec peiisBCZ uassal. ^^^^^^^| 




De knce e de eapeu ^^^^^^^| 




E FraDceis Normanz ^^^^^^^| 


1 


1-^ Nornianz torncr n giiencliir, ^^^^^^^| 




K l'un de l'autre depaitir. ^^^^H 


J035 


Li reis se dut soueiit ueeir, ^^H 




Pgr ceo qu'il le Mirent fhneir. ^H 




Donc fa abatu Haitn as Deni, ^H 




E ne sai iiuanK de ses parenK, 




Qui pois ue tornereiit ariert!, 


40 JO 


S'il ue fureut porte en bière. 




Haim aa Deoz esteit un NormaoB 




De feuB e d'ornes bien poissani, 




Sire esteit cil de Toriguie 




£ d'Eurecie e de CroiJIie. 


4045 


Soaeot aJout Frauceis feraat 



— 193 — 

Que Haim ont an Franceis £pni, 
Poinst le cheaal de grant randon; 
Denant Tescn desor Tarcon 
4055 Feri Hamon de grant nerta, 

E Haim chai sor son escn. 
leo ne sai com il fn nafirez, 
Mais sor Tescu fu mort trouez. 
A Escai fa d^iloc portez 

4060 E deaant Piglise enterrez. 
Assez i ont gent qai qaiderent, 
Qai ses proeces esgarderent, 
Qae Haim aaeit le rei fera 

E de son cheaal abata, 
4065 E que por ceo Franceis Tocistrent 

E por le rei uengance pristrent. 

Raol Taisson tant atendi, 

Tant esgarda e tant soffri, 

Qu^il uit les dons oz assembler 
4070 K uit les cheualiers ioster. 

Lores s'emut e cheualcha, 

Assez parut ou il toma. 

Ne sai ses granz faiz a conter, 

Ne cels quMl abati nomer. 
4075 Ensemble od Ranof le uisconte 

— Ne nos ferai mie lonc conte — 

4052 Que Haim aueit le rei féru AC, Que Haimon out le roiz 
féru D 400S Point BCB le chenal] li François BD, les Frances C 
4054 desor] desoz A^ dessus C, de son D 4056 Haimon 2) sor 
fMt C 4057 comme D 4058 sor] soubz C 4059 aporte C 

4061 quidoent A. Dieser Vers und die 13 folgmden fèhUn B 4062 
procès C csgardoent A 4063 Haime D aueit] eut C 4064 
de] desus C 4065 que feMt C 4066 en pristrent C 4067 
entendi A 4069 essembler A 4070 les] cez D 4071 Idonc 
t'esmut C 4072 torna] passa D 4078 a conter] raconter C 
4074 cels] teulx C 4075 od] ou D 

13 



■ 




^^^l_^^^H 


BB 


■ 




^^^^^^'^^^^fl^^^^m 






- 194 — 


j 






Oui un aasxal, par nom Bwdra, 




fr 




De BMeues nom e ne; 
UeDant les nltreB cheaalchout, 


■ 




4080 


En sa proece se fiout. 
Guill. uera !ui s'eslaisBa, 
Vu glaiue tint, bien lauisa, 
Pat'nii(e) le col, lez le menton, 
Entre la gorge e lu goHroo 


■ 




4085 


l,i fiât passer le fer tranchant: 
Ne li pout rien aueir garant. 
Onill. euipeinst e cil chai, 
Le cors enuere l'anie en issi. 
Son glaiue 1 a li duo laiasie 


00 




4090 


Si n le iiraiiG tôt nu nachie; 
Noblement e bieu eo combat. 
Maint en trebuclie e abat. 
Ilanof uit le grant poigneiz 
E nit le grant aLatciz, 






4095 


Les noit<es oi e les criz 
E des lances le IroiaBeiE: 





— 195 — 

Guilliame dote mult e crient 

E la grant gent que o lui uient. 

Mal iert bailliz, se il est pris, 

£ noalz iert, s'il est ocis: 
4105 Se Tun est mal e Tautre pies, 

D'armes ne quiert ia mais nul pris. 

Quant sa gent poinst, il se retraist, 

La bataille mult li desplaist; 

Il uont auant e il ariere, 
4110 Encor crient il que l'en le fiere. 

De ses compaignons s'en parti, 

Fuir s'en uolt si s'en fui, 

Geta la lance e pois Tescu, 

Fuiant s'en uait, col estendn. 
4115 Li coart od lui s'acompaignent ; 

Tels n'i ont mal qui mult se plaignent. 

Neel se combat come proz : 

Se tels les trouast le rei toz, 

Mar i fussent Franceis uenu, 
4120 Desconfiet fussent e uencu. 

Maint colp i dona e reçut, 

E bien le iist tant com li lut. 

Mais dechaeir nit son esforz, 

Vit de ses homes plnsors morz; 

4102 grant feMtD que] qui^CD 4103 MarB iert] estD 
4104 noalz] noiens B, nouueaux D 4105 l'un] nul C mal] mat D 
pies] pris D 4106 ia mais] aueir A Ne il ne quiert ia mais nul 
pis B, Ne il ne qncrt d'armes nul pris C, De healme ne quiert auoir 
nul pris D 4107 sa] la D point ACD il se] et il C retrait AD 
4108 desplet D 4109 uont] vint D il feMt C arrier B 4110 
Oncontirent il C l'en] on B le fehlt D 4111 fehUB s'en parti] 
se parti C, départi D 4112 fehlt B uolt] vot D 4118 Leca 
la D 4115 od] a D 4116 mal feMt C 4118 tels] tos B 

toi] teus B 4119 Mal C i] il D 4121 i] e A, il D recheutC 
4122 £ fehU B comme B li] lui B, il C lut] deut C 4124 

Vit des homes les plusors morz A homme C 



Franceis de totes parz espeiraent, 

NorniEint dechient e decresseot; 

Li un chiont qui iiafh^ sont, 

Ci] H eu fuient, qui poor ont. 

Esmaiez fu, ne sont que faire, 

Ne Bout quel part il peaat traire: 

Ranof quida el champ trouer 

E a lui quidu recourer. 

Mais quant il août qu'il s'en fuieit, 

Ne a lui ne recouerreit. 

Del uhamp ae priet a egloQgier; 

Ne aoiit aitltirs nul recourier. 

Entre cqIb se niïst qui fuieient 

fi qui lor armes guerpiseeieat. 

In ert Ranof doiiB lienes loing 

Fuiant niez com al beaoing. 

Quant Ncel parti de l'ester, 

One graigiior do! nen ont nul ior, 

i'or boute e por ianelece, 




— 197 — 

Ne ieo nM fui, ne ieo nel ai, 
4150 Li quel d^els melz se combati. 

Mais ieo sai que li reis nenqui^ 

£ que Ranof del champ fui. 

Grant fu la torbe des fuianz, 

E grant la tarbe des feranz: 
4155 Malt, ueissiez chemins errer 

£ chenaliers esperoner; 

Malt aeissiez armes ieter 

E haubers de dos reaerser, 

Blez e champaignes traaerser, 
4160 Gheuals estanchier e lasser. 

£n Beissim noient torner. 

Mais malt criement Ogne passer: 

Entre Alemaigne e Fontenei (c) 

S'en faieient a grant desrei, 
4165 Ci set, ci sis, ci cinc, ci trei: 

D'Olne passer ont grant effrei. 

Cil quis enchaucent nés manaient, 

Malt les detirent e detraient, 



4150 Li cuens d'£u mix se combati B 4151 ieo] bien C 

Mez ceu sai ie 1) 4158 torbe] route C 4154 £ grant fu la yl 
feranz] Normanz B, suians C 4155 chemins] cheuals D 4156 
feMt B cheuaulx C 4157 fehlt BD 4158 féhlt D haubert C 
de] des B 4159 feMt B chainpaigne C trauerser] trespasserZ) 
4160 feMt B estanchier] escamper D 4161 £n Besin veulent 

retourner C 4162 mult feMt D Obne a passer J., Osgne a 

passer D Augne C 4164 S'en fuieient] S'en fuient tuit AD^ 

S'en fuient C a] o C desrei] efifrei C 4165 Ca .v. ca .vi. ca .vn. 
ca .III. B set] vn C Si sont ci cinq ci siz ci trei D 4166 

D'Auge C ont grant] sont en A, ont grans B effrei] effrois B, 
esmay C. D hietet statt dièses Verses fioch einmal V. 4164. 4167 

quis] qui es C, qui D enchachent A nés] nos 2> nés manaient] 
ue s'esmaieut A, nés manacent BC 4168 detirent] detrairent A, 
detuent B detraient] abatent C 



" 


1ÎI8 — ^^^H 




Bn Ogne en ont tant tivbaehe '^^^^^H 


4170 


E titnt e tant ^^^^^H 




Qne de RoiVilioQ ^^^^H 




Rd eatâncliierpnt, ceo dit ^^^^^^^| 








En sa terre uolt retornor. ^^^^^^B 


4I7r. 


1.68 mnladoB e les nufFrez ^^^| 




Ka ont enseroblo od eU portez; ^^M 




Eoterrer Brent les ocis ^M 




Aa chimitierea del piÙB. ^H 




Ouill. remest en U terre. ^^M 


■liso 


De. grant pose n'i ont pots gaem. ^^H 




l.i bnron a liii s'acorderent, ^^M 




Tant pramiatront e tant donerant, ^^Ê 




Qwe il lor tint e porta pais 




E clama qnites lor forfait. 


4185 


Neel ne s'i pout acorder, 




N'el pais n'osa conuerser: 




Eu Dretaifine f» longuement. 




Ain.. n»-il fm»t wordemenf. 


^H 



— 199 — 

La fortelesce dedenz Risle; 
4195 La fortelesce c la maison 

Ceigneit Risle tote ennirun. 

En Brio ne fu Gui enclos, 

Mais il n'i oui pais ne repos, 

En grant crieme fu de son cors. 
4200 Dous chastels iist li dus defors: 

Par la uiande que failli, 

E par la gent qui Tasailli, 

Rendi Gui Brione e Vernon, 

Wi oui altre diuisiun, 
4205 Ne mais que od le duc serait, 

E li dus le conreereit. 

Mais il nH a gaires este, 

Ne il nU ert en grant chierte: 

En Borgoigne s^en est alez, 
4210 En la contrée ou il fu nez. 

Quant Normant uirent que li dus 
A toz alout si el desus. 
De pais tenir mistrent ostages, 
Feeltez firent e bornages ; 
4215 Gom a seignor li obéiront 

Les nouels cbastels abatirent, 
Se mal pensèrent sil courirent, 
Etiuiz ou uolentiers seruirent. 

4194 fortrcsce C Lille A 4195 fehlt B fortrespe C 4196 
feUt B Lisle A tout CB 4197 Borgoigne B 4199 Et grant D 
4200 li dus] le roi B defors] fors C 4201 Par viande qui li fali B 
que] qui CB 4202 l'Asailli] li sali B, assailli B 4203 Bor- 

goigne B 4205 No mes C que od] c'auoec JB, qui o C 4206 
conriereit B, correereit B 4208 en] ou B 4210 Enz eu pais 
ou il fut ne C 4212 Acort aloit B 4214 Seurtes C 4215 
Comme i> li] luiC 4217 sil] b\BB, sielC encourirentD 4218 
Et mieulx ou C, A enuiz ou B ou] et B seruirent] fuirent B 



/ 



— 200 



Grimout del Plaisseiz a pris 

E a Hoeni en prison mis. 

Se il le priât, il ont raisOD, 

Ker il l'eust par traison, 

Co dist, a Valo ignés mord ri, 

Quant, un fol, Goles, l'en garni. 

Grimout conut art félonie 

Si'n apela de compaignie 

Vn clieualier, Salle aneit DOn, 

De Lingieore, père Huon. 

Salle s'en offri a défendre 

Si l'en estut bataille prendre. 

Al ior qu'il uint de la bataille, 

Qu'de deueit estre eanz faille, 

Fu trouez niorz en la gaole 

Griraout, s'en fu malt grant parole. 

Si com il ert enchaenez, 

Od les buies fu enterrez. 

A Baieues fu otreie[e], 

tjnant l'igliso fu dediee. 




— 201 — 

Gels de Toroigne e de Peitou 

4245 £ ses ueisins de plusors parz 

Par ses engienz e par ses arz 
Oui mult damagez e destreiz, 
Homes raenz, chastels toleiz. 
Al conte Tiebaat toli Tors 

4250 E viles e chastels plusors; 

A Gwill. le Peiteuio, 
Qui tint Peitou e Limozin, 
Toli par force Mirebel 
E Lousdun, un riche chastel; 

4255 A cels de Belesme Alencon 

E Danfront toli sanz raison. 
Alencon est de Normendie 
E Danfront del Maine partie. 
Contre Normanz e sor lor peis 

4260 Garni Danfront e tint Passeis; 

Cheualiers i mist e serganz. 
Bien orgueillos e mal faisanz, 
Qui par Normendie coreient 
E granz damages i faiseient. 

4265 Gnill. uolt ueeir Danfront, 

Ou les maisnies Martel sont. 
Par sa terre uienent e nont; 
Grant îre aura, s^il nés confont. 
Assez mena od sei armez. 

4270 Mais un de cels quMl out menez 

Fist a cels de Danfront saueir, 



4244 Quens de C 4245 de steht zweimal C 4247 A 

moût C 4248 raenz] vaincus D chastels toleiz] villains destrais C 
4250 E fehU AC et plusours C 4253 Mirabel JBC, Muabel D 4254 
Ledon C, Laudun D 4258 del] de D 4259 pais C 4264 

grant D 42G5 Daufort A 426S ire] deul D 4269 sai C 

4270 un] six D d'icels A 



— 203 — 

Ke li dus aient Panfront neetr: 
Malt i poireient gaaigDier, 

S'il s'en saueieat. conseiller. 
Cil Bnillirent toi^t es deatriera. 
Qui gaaignassent uolentiers: 
Guill. quidoent souprendre 
E de aea homes akun prendre. 
Quant d» Diinfront furent isan. 
Lez nn tertre se sunt tenu. 
Li due les n uperceuz, 
Les InncGH nit e les escnz; 
Ses compsignouB fist a els poindre, 
n meismes noit a eU joindre. 
Mais cil s'en tornerent fuianl. 
Ne uoidrent mie aler tornsnt; 
N'i ont qui uolsiat trestorner, 
Ne qui OB&et al duc ioater. 
Chenal nueit forment corant, 
Près des portes les uïnt uhachaat, 
Vti en BCOBta sïl retint- 



r 

1 



— 203 — 

4295 Vit le pais e les contrées, (b) 

Vit les granz monz e les nalees, 

Vit les destreiz e les rochiers, 

Vit les trespas, vit les sentiers, 

Vit le chastel, qui sist en haut; 
4300 N'ert mie a prendre par assaut; 

Forz ert li liens e desfensables, 

N'ert mie par assaut pernables. 

Ireis chastels fist faire enuirun 

Si lor toli la garisun. 
4305 Endementres qu'il seiornout 

Es chastels clore qu'il fermout, 

Uint un[e] espie de Alencon 

— Ne sai s'il fu Normant ou non — 

Al duc Guilliame conseilla; 
4310 E li dus, quant none sona, 

Fist prouende as cheuals doner 

£ al seir fist sa gent monter. 

De prinseir passa Mesheudin 

Vers Alencon le dreit chemin, 
4315 Parcort Poutrel e Saint Samson, 

De Saint Samson a Alencon. 

Alencon est sor Sartre assis, 

Hoc deuize dons pais: 

Normant sunt deuors le chastel, 

4295 contrées] yallees C 4296 granz monz] trespas AD 

ualees] contrées C 4297 fehlt I) destreiz] destiers C e] vit C. 
Bieser Vers und der folgende siehen in C nach V. 4300. 4298 

fehlt D trespas] ueies A, respas C vit] e A 4299 sist] fist A 
4301—2 felUen AD 4304 garnison CD 4306 As AD dore] 

faire AD qu'il] qui C 4307 d'Alencon BCD 4308 s'il fu] 

s'esteit AD Normant] espie A 4310 sona] passa C 4313 

Meshendin A, Meshaudin B 4314 le] son A 4315 Poutrel] 

Potfoi B, Pointrein C, Portrai i> e] a BCD 4316 Sain C 4317 
A Alencon A sor] souz D 4318 dous] le D 4319 sunt] font C 



204 



Ë oltre l'ewe «nat Mansel. 
Oe celé part a] chief del pvttt, 
Par onc la gent uîenent e uont, 
Aueit a. cel teiis un fosae. 
Haut e parfont e repare; 
Soi' le fOBse ont hericon 
E dedanz close une maison ; 
Entor Dut bretescbes louées, 
Bien planchieB e kernelees, 
Cbeualiers i out e seruanz, 
ContralioH e mesiiisan;!. 
La uint li das premicremeni, 
Por ueeir !or con tellement. 
Cela ee contindreDt noblement 
E parlèrent uilainement: 
Guill. ont »BBe7. conuicie 
K pluBorB fniz li ont hucîe : 
.,La pel; la pel al jinrincutier, 
Co apendeit a wn meatier!" 




— 206 — 

SH] poet prendre cels de leenz, 

N^en porteront ne pie ne poig, 

Ne ne uerront ne prof ne loig. 

Lores fist uenir esquiers 
4350 E les homes as cheualiers: 

Les uns fist aler assaillir, 

Les altres le fosse emplir: 

Les conertures des maisons 

E les lates e les chearuns 
4355 Ë quantque il ont prof troue 

Ont el fosse amoncelé; 

Pois mistrent feu deuers le uent: 

Li bois fu secs, li feu s'esprent. 

Que par le feu qui aluma, 
4360 Que par Passant qui les hasta, 

Li uns sont ars, li altre pris, (c) 

E tels i a a honte ocis. 

Li dus uolt aueir les prisons 

E de toz uolt saueir les nous. 
4365 Cels qui Torent contralie 

E de paroles laidengie 

Fist deuant Alencon mener 

E les piez e les poinz colper. 

El chastel fist les piez ieter, 

4846 S'il poet cels prendre malement A, S'il pooit prendre 
ciax dedens JB, Cil peat prendre de leens C. Die Hdschr. A hietet 
im Anschluss an diescn Vers die heiden folgenden: Lor sera cal dit 
achate Des membres seront esmonde 4347 Ne porteront A 

4348 prof] près BC 4349 Lors a fait venir escuiers B 

4352 le] au C 4854 £ feJdt B kieuerons B 4855 quantqu'il A 
prof] près BC 4356 el fosse] en la fosse C 4357 le feu C 

4358 esprent D 4859 qui] qu'il A 4860 l'assaut] le saut C 

qui les hasta] qu'il lor dona A qui] que C les] ciax BD 4861 
Sont les vns ars C 4362 tels] cels A 4368 veut B 4864 
vent BD saueeir A 4866 lendengie C 4868 E les poinz e les piez 
colper A, Et lour poinz et lour piez couper D les fX)r poinz fehlt C 



— 306 — 

Por cela iledeuz espoenter. 

Cil furent mull espoentefK), 

H H dus a sor sainz iare(E), 

Quo altrfitpl loiei- atendent, 

Se le chnst.el tost ne li rendent. 

Kœpres lor dist, s'il le rendeient, 

Quitenient aler a'en poireient; 

Saus lor menbrea e saug lor cora 

IjtiB en lerreit toz aler fora; 

Par Norniendie a lor talent 

l'orront aler seurement. 

Cil furent forment deegarni 

E des niannceE esbahi; 

he chaatel ont al duc rendu, 



F li dus 



1 dV^ls 



Seruanz i miat e clieualtera 

E eschargaites e portiera. 

l'ois est repairiez a Unnfront. 

Tant destreiuat cels qui dedbuK sont. 




— 207 — 

E son secors tant atendu, 

N^anront mais blasme, s'il le rendent, 

Quant de nallui secors n'atendent. 

Bien seuent iuit certainement, 
4400 Se li dus par force les prent, 

N'en prendra altre raencon. 

Que de cels del pont de Alencon. 

(ufirei Martel fu curios 

Que Danfront poisse estre rescos: 
4405 Mansels manda et Angeuins 

E requist seignors e ueisins; 

Près esteit de Danfront uenuz. 

Bien en poeit estre ueuz. 

GuiU. sont que il uenëit 
4410 E que Danfront garnir noleit: 

De ses barons apela treis. 

Bien raisnables e bien corteis: 

Le filz Osber, son seneschal, 

GuiU. out non. noble uassal, 
4415 E Rogier de Mongomeri 

E Guill., le filz Tierri. 

^Montez/ dist il „8or uoz destriers, 

Qui sauez esmer cbeualiers; 

Sacez quel gent Martel ameine, 
4420 Qui de Danfront tenir se peine. 

Dites li que îeo gai*t la porte 

Si receurai co qu'il aporte. 

439G tant] ont A 4897 blasme] nul tort A 4398 nullui] 
lui nul Cy nul lieu I) 4401 raiichou C 4402 Qu'out de A 

d'Alencon BCD 4404 puist B 4406 ueisins] amis D 4407 

estoient D 4408 poeit] peust C, porent D 4409 venet D 

4410 voulet D 4411 barons] homes A 4412 raisonables C 

4413 Ober AD 4415 de] du D Mongomerei A 4419 quels 

genz AD 4420 t«nir] garnir AD 4421 li] lui C, lour D 4422 
Ki receurai JB, Et receurai C que il porte A 



208 



10 Bui el mien ai gart le mienj 
Laiat mai le mien ai fera Irien. 

11 a easaiez Toloi^u 
E essaieB Peiteninaz; 

Bien a fait d'els co que ti plont, 

Co pert as terrei qu'il lor tout. 

Demain poet easaier Normani, 

On ost contre oet on antant qiuni. 

Qne que die ne que que feoe, 

NoB Bomes ia prest en la place: 

N'i paBBera, co Baoe il, 

Si'n i aura morz plus de mil.* 

Li trei baron ont tant être, 

Qu'il ont OifTrei Martel trône: 

Assez i ont paroles dites 

E complaintes granz e petitee. 

Assez i ont parle de pais 

E de toltes e d'altres plais; 

Mais la fin fu que Martel dist 



(SSOt) 




— 209 — 

4445 E sor un blanc chenal serreit 

E an escu a or aoreit, 

Que Guilliam[e] bien le seust 

E as armes le conenst. 

Cil respondirent en gabant 
4450 Que por nient ireit auant, 

Por nient se trauaillereit 

E por nient auant ireit, 

Kar GuiJl., s^il Tatendeit, 

Par matinet a lui sereit. 
4455 Distrent li quels armes aureit 

E quel cheual cheualchereit. 

Martel dist qu^a Danfront ira 

E a Danfront le requerra. 

Cil n^ont mie a lui estriue, 
4460 Quantque il dist ont escolte, 

Ne mais s'il nient il le uermnt 

E feront le mielz qu'il porront; 

Il Tatendront, s'il les requiert, 

Al départir uerra com iert. 
4465 De GifiPrei Martel sunt torne, 

Tuit de bataille asseure. 

Guill. dist: „tot seit en De 

Et en la soe uolente.^ 

Celé noit ont assez ueillie 
4470 E le chastel de près gaitie. 

Li hardi uolent la bataille, 

Li coart uolent qn'ele faille: 

Ne lor chalust quel plait feîssent; 

4445 sus CD sereit AC 4453 Ee A Car se Guilleame 

ateodoit C s'il] si D la atendeit A 4454 mâtine C 4455 

Dist A, Disent B li] lui C il aureit A 4456 quel] que C 4457 
ireit A 4458 requerrait A 4463 fehU B s'il] si C les] le D 
4464 fehU B verront com il iert D 4470 guitie I) 4472 E li 
coart que ele faille uiD 4473 chalust] en caut JB, chaut C, chalut D 

14 



— 210 — 



Mais que en pais se depsrtisHent. 
Le ior empree s'armèrent tnit 
A grant temulte e a grAnt brait. 
Martel aa gent apareillout 

— Ne sai s'uuant aler qnidout — 
De combatre faiseit semblant, 

Ses conreiz alout denisaot, 
E cela d'Angou e cels del Maigne, 
Quant Gilfrei uint, cil de Meaigne> 
Trauera les cbana esperonaot 

— Sa gent l'alout emprea aaiant — 
A Giffrei Martel dist itant: 

„SIro, nos n'ireîz mie anant. 
Test i porriez foleier 
E plua perdre que gaagnier; 
D'un poi estes trop tart meuz, 
Li cbastel eat al duc renduz." 
Martel quida que ueir deist 
K que por aon prou le feist; 




— 211 — 

Le chaste] liorerent maneis, 
4500 Saus lor menbres e lor herneis. 

£ li dus fîst son gonfanon 

Porter e leuer el dangon. 

Les chastels a a ten*e mis, 

Od qui il out Danfrout assis; 
4505 Les brctesches en fîst porter, 

A Anbrieres les fîst leuer. 

Vn chastel fist iloc fermer, 

For le conte Giffrei greuer. 

Quant il out le chastel ferme, 
4510 £ as gardes Tout comande, 

A Roem uint en Normendie. 

Par cunseil de sa baronie 

Prist une fome de haut lin, 

£n Flandres, fille Baudoin, 
4515 Nièce Robert, le rei de France, 

Fille sa fille de Constance^ 

A maint noble home fu parente; 

Mahelt out non, mult sage e gante. 

Li quens li dona liement 
4520 Od mult riche apareillement. 

A Ou le chastel la mena, 

E li duc iloc Pesposa; 

D'iloc fu a Roem menée, 

Mult fu seruie e enoree. 



4499 liurent demaneis CB 4500 Sauf BD, Sans C 4508 
Le chastel CD 4504 V qui B Dez que il D. Nach V, 4505 

ateht in A V,4508. 4506 AAubrieresil Lambrieres en fist leuer 
B A Vambrieres D 4507 fermer] leuer A 4510 a garder C 
4516 sa] la J3 4517 noble home] baron I> 4518 mult sage] mult 
bêle A, et sage B, fu bêle D 4520 Et moult D 4521 le fehlt C 
Vmu mena B, l'amena D 4524 fu] l'ont B, l'a C seruiee C 



313 



Très fîlz ont de IJ qn'i] norri: 
Robert e GuUl. e Henri. 
Doas filles ont entre lea filx; 
Kle e Cocile, mult gantib; . 
Cécile a Cboem (theene, 
Ele fa de Chartrea conteue, 
Moillier al conte EaUenenon, 
Gentil faome, noble baron. 
Enfanz orent donc la lignie 
Est rouit creue e e 



Mangier qni tint rarcbflneoqnîfl 
Mist Normendie tote en nie 
Sor Gnill. e aor ea moillier: 
Amdoiia les fist escamengier. 
Tant sont, co dist, près d't 
Ne deiuent faire mariage. 
Tant fn la parole menée, 
Qn^a l'apoBtoile fu mostree. 
r sntisfacion. 



lignage, 




— 213 — 

Que tenir poisse sa parente, 

Fist cent prouendes establir, 

A cent pontes paistre e nestir, 

As mehaigniez, as non poanz, 
4550 As languoros, as non ueanz 

A Chieresborc e a Roero, 

A Baieues et a Chaem: 

Encor i sunt et encor durent, 

Issi com establies furent. 
4555 Pois ont a Chaem establies 

Mult richement dous abeies 

En dous mostiers assez procains, 

L^un as moignes, Taltre as nonains. 

Maugier se contint folement: (o) 

4560 Tels paroles diseit souent, 

Qui sembloent redoterie, 

L^une sauer, Tautre folie. 

A Roem fist mainte malice: 

NM laissa texte ne calice, 
4565 Ne croiz ne boen drap en almaire, 

Que Maugier ne feist fors traire; 

Tôt gastout e tôt destruieit, 

Ne saueit Ten que deuoneit. 

Tant fist mal e tant fu blasme^ 
4570 Que par raison fu dépose, 

La croce de Roem guerpi 

E a Guill. la rendi, 

4548 uestir] nourrir C 4549 AD a«] a C as non poanz] 
as mesucans B, et non vcanz D 4550 \ D as] a C as non 

ueanz] as non poans B, et non poanz D 4551 Ciereborc J3, 

('hirebourc (\ Chircsborc D 4552 Baieulx C\ Baox D 455» 
i sunt] ilz sont C, issout 1) 4554 com] la C Si comme establies 
i furent D 4558 L'une 5 as] a betde Mak A 4561 u. 62 

vertaweht C 4566 fist D 4568 sauet C Ten] ou B, feMi D 



su 



E dl la dons a Manrile, 
Par commun conseil de oonoîk. 
De FeBcamp fu moine profei, 
Boen fil auoot «1 boeo apree. 
Mangiei' n'i noit pas remaneir. 
Ses parenz bai a neeir, 
De la contrée s'esloigna, 
En CoatentiQ s'en treapama; 
Ë8 isles aint de CoetAntin, 
La fu e miet insqu'a la fin. 
De la nie que il mena, 
K de la Guisia qn'il ama, 
E des enfanz qu'il engendra 
En l'iale, ou il conueraa, 
Sanon noa aesez que retrain, 
Maia noa n'anon de co qne faire. 
D'ela fil uns hoem mult enoreE. 
Michîel de Itainea apelez. 
PluBora distreiit por uerite, 




— 215 — 

Ne quel iert do de qnel façon. 
4595 Toret se faiseit apeler 

E Toret se faiseit Domer. 

Quant Maugier parler i uoleit, 

Toret apelout si noneit; 

Plusors le(s) poeient oir, 
4600 Mais nul d'els nel poeit choisir. 

Maugier es isles conuersout, 

D'une en altre souent alout, 

Quant il uoleit e lui plaiseit, 

Decha alout, delà ueneit. 
4605 En Normendie uolt passer 

E en Costentin ariuer: 

Al port que Ten claime Wincant 

Par mer alout la nef siglant. 

Les mariniers a apelez. 
4610 „Seignors," dist il, „or uos gardez! 

Kar io sai bien e si uos di, 

Que un de nos, mais ne sai qui, 

Deit hui périr, ne sai cornent, 

Ou par neier ou altrement." 
4615 Cil Toirent, mais plus n'en firent, 

A lor nef conduire entendirent. 

Este esteit, grant chaut faiseit, 

Lez Testurment Maugier seeit; 

4594 Ne sai nient de sa façon A ne vor de féfiU C Ne fais 
néant de sa fachon D 4595 u. 4596 Torel D 4597 Et quant D 
i fehlt AD 4598 Torelz D. Nach diesem Verse stéhen in C die 
heiden folgenden: Nul fors li veier ne poueit Mes il dieoit qu'il le 
veiet 4600 nel] ne CD 4602 De Tvn en l'autre D. Diesen 

Vfrs und den folgenden vertauscht D. 4603 voulet C lui] li CD 
plesout D 4604 De cha venoit de la alout D 4605 uelt A 

passer] aller C 4607 clain C Walsant 0, Vinchant D 4608 
la] le A alout stelU ztoeimal und la uef feMt G 4611 e si] si 

le C 4612 ie ne sai C 4615 oirent C 



216 - 



Sor ses pte> sea bniea lieM, 
N'atteit mie chaucM chmeiaM. 
Le aigle aaeient ia sus mû 
E bien aneient le port pris. 
Ne Bai por quai Mangier i'«smnl, 
Mais quant it les piei moaer dut, 
En ses braies s'enpeeoha, 
Ne pout aler, aim trebacha, 
En mer chai, le chief anant; 
One De ee sorent pener tut, 
Qu'il en peust estre sacbi«, 
De ai que il fn perîUie. 
An llo de la mer retrtùant 
L'alerent tant la gent qoerant, 
Qu'entre doaa roches fn tronec. 
Do ses braies ennolnpez. 
Donc fu a Chiereaboro portez 
E a Chiereaborc enterrée. 



(361r) 




— 217 — 

La mère Ewart e Aluered. 
Hardekenut, niuant son père, 
Par le conseil Emme sa mère, 

4645 F]n Danemarche esteit alez 

E reis esteit mult enorez. 
Par Hardekenut, qui loig fù, 
E qai a el a entendu, 
Auint Engleterre a Heront, 

4650 Vn filz bastart que Eenut out. 

Eward e Aluered oirent 
La mort Eenut, grant ioie firent^ 
Le règne quidoent aueir, 
Kar plus procain n^i aueit eir. 

4655 Cheualiers e nés porcbacierent, 

Dous nauircs apareillierent. 
Ewart de Barbeflo torna 
Od quarante nés qu'il mena, 
Al port de Hantone arina, 

4660 La terre tote aueir quida. 

Mais li Engleis, qui bien saueient. 
Que li frère uenir deueient, 
Nés uoldrent mie recoillir 
Ne en la terre retenir: 

4665 Herout le filz Rennt dotoent, 



4642 Ernaut und dariiber Ewart 1) Aluered] la Alured 
A, Auuero C 4643 Archedenus C 4645 esteit] este C 

4646 Ereis esteit 1) 4647 Archedenus C 4649 En la terre auint 
Eroiit B Héraut 1) 4650 out] aut D 4651 Euwaurt B, Emaut 
und dariiber Euuart D Alured A, Alwere B, Auuere C 4652 

Chenuz C en firent 7> 4655 u. 58 nesf D 4656 nauies BC, 
nauees D 4657 Enwart 2Î, Euuart 7> Borrefleu C, Harefleu D 
4658 fehlt B 4659 fehlt B Hantonna C. Nach V. 4662 finden 

8ich in C folgende: De toutes pars i acoururent Et bien armes si 
corn il deurent 4663 recuillier C 4665 Chenuz C 



— 21B — 

Ou poet ce] eatre plus l'amoent; 

A Ew&rt le pais ueerent, 

E Normaciz a ois se meBlerent, 

Aseez en pristrcnt e ocistrent 
E en lor nés assez en mietrent. 
Maie Engleis' fureot tost oren, 
Qui de partot Huat ocoru. 
Ewart uit que aanz gratit damage 
Ne con<iuerreit Hon eritage, 
Le pople QÎt qui mult creiBseït,, 
Ë la perte des soenH cremeit, 
£ il meieineB, »'il ert pria, 
Snin;^ raoncon sereit ocis. 
Sa geot fist as nea repairier 
K fiât tôt lor herneis chargier, 
A celé feiz n'eu pout plus faire, 
A Rarbeflo prist son repaire. 
Aluered a'esmut eutretant 
Od grant nauire de Wiseant, 



i 




— 219 — 

Filz oui Héraut, Guert e Tosti. 

Por les eufanz que io nos di, 

Qui des Daneis esteient ne (b) 

E des Daneis erent ame, 
4695 Ama Goine les Daneis 

Mult mîelz quMl ne fist les Ëngleis. 

Oez com faite deablie, 

Grant traison, grant félonie! 

Traitre fu, traison fist, 
4700 Qui en la lei ludas se mist: 

Le filz son naturel seignor, 

E qui esteit eir de Ténor 

Decut li traitre e trai 

Corne ludas qui Deu uendi. 
4705 Salue Taueit e baisie 

E a s'escuele mangie, 

E bien Paueit asseure 

A porter fei e lealte. 

A une noit, quant dut dormir, 
4710 Et ia esteit aie gésir, 

L'a Goine pris e lie 

E a Londres Ta enueie 

Al rei Héraut, qui Tatendeit, 

Qui celé traison saueit. 
4715 Cil le fist en Eli mener 

4691 Herot B, Herlot D Guerst JB, Guère D 4692 que 
io] ie le C 4698 des] de CD Daneis] dames B 4694 des] 

de A(W 4695 Gouuine C, Goudouine D 4696 qu'il] que C 

les fehlt D 4699 Traite B 4701 son] lor B natural BC 

4702 eir de l'enor] le roy de honnour C 4703 Le duc le traira 

et Irai C 4704 dieux C, dex D 4706 a] en A scescuele C, 

son esouelle I) 4708 De porter A lealte] feuete B 4709 

une] mie CD 4710 Et il s'esteit aile dormir C 4711 Gowine C, 
Gouduuine D 4718 Héraut fehlt C 4714 bien sauoit D 4715 
Et cil C en Eli] en l'isle B, a lui C, en HeU D 



220 — 



E poÎB li &at les oilz orener, 
 tel honte le fist morir 
E a tel dol, ne l'os gebir. 
Cil qui uindrent od AJoere 
- — Oez com faite crualte! — 
Forent lie e bien garde, 
A Gedefort furent mené, 
A grant dolor les chies perdiraot. 
Fors cela qui e. diesme chairent. 
Quant EngleÎB les orent tiuiabrez, 
Assis par rens e pois diesmex, 
La diesme en faiseient aier 
K les testes as nof couper. 
Por la diesme, que fa si grant, 
Quel tant i out de remanont, 
Kefn U diesme rediestnee, 
F, la rediesmo fn gardée. 
Héraut pois assez tost morut. 
Lu ueie tint que tenir dnt. 
Cil d'Engleterre s'aesemblerent, 
De faire rei se porpensoreot: 
Ewart, qnj crt dreit eir, dotèrent 
Por )o3 Norroanz que il diesmerent, 
E por son frère qu'il tuèrent; 
Co fu la lin qu'il graanterent 



— 221 — 

Rei d'Engleterre le feront. 
Donc mandèrent Hardekennt, 
Qoi ert ûlz Emme e filz Eenut, 
4745 De T)anemarche repaira, 

E le clergie le oorona, 
E il manda Ewart son frère, 
Qui esteit filz Emme sa mère, 
A grant enor le tint od sei, 

4750 N'out sor lui fors le non de rei. 
Dous anz fu reis, pois egrota, 
Ne langui gaires, tost fina. 

La mère en a grant dol eu, 
Mais grant confortement li fii, 
4755 Que sis filz Ewart ert uenuz, 

Qui el règne fu receuz. 
Ne trouèrent Engleis altre eir, 
Qui le règne deust aueir. 
Ewart fu gentilz e corteis, 

4760 Pais establi e bones leis. 

Feme prist la fille Goine, (c) 

Edif oui nom, bêle meschine ; 
Mais entr'els n'orent nul enfant; 
E co alout la gent disant, 
4765 Que charnelment od li ne iut. 

Ne charnelment ne la conut; 
Mais onques hoem ne Taparcut, 

4742 Roiz D 4743 Hardechenus G 4744 Chenus C 4745 
Danemarcha C 4747 II a mande Euwar B Euuart D 4749 

OC od] a C 4750 Ne tolli fors D lui] li C le roi BC, du roi B 

4751 engrota CD 4754 Mez Euuart grant confort li fu D 4765 
Qui en Engleterre iert venu B 4756 Et B règne] erealme C, 
roiaume B fu] ert AB Albl Ni A 4760 establiz B bonne GB 

4761 Gounine G, Gouduuine B 4762 Edeus B, Edioe C, Edieue B 
bêle] bonne B 4764 aloient B 4765 Qu'ono B chamelement G 
li] lui A, lie GB 4766 charnelement G 4767 apercent G 



l^^^^^^t^^^^^^H 




- 222 ^H 




Me maltalent ne crnt. ^^^^^H 




Mult. amn Norman/ e tint chîers ^^^^H 


4770 


Ë mult les - ^^^^^H 




le duc ama tant ^^^^H 




rorame ai>ii frère e son enfant, ^^^^^^^| 




Mult A dan o muU durra. ^^M 




Ne la, eu ci'ci, Gn Jie prendra ^^M 


■1T75 


La discorde e la f^snt enuie, ^^1 




Que Fraiiceia eut «era Normendie. 




Malt ont FranceiB Normanz Uidie 




E de meflniz e de taeadiz. 




Souent lor dient reprouiers 


4780 


E claiment bigoz e drascliiera, 




Souent les ont nieslez al rei, 




Souent dient: „aire, por queî 




Ne tolest la terre as bigoEÎ 




A(a) uoz nnceaora e as noit 


47P5 


La tolirent lnr anceiaor. 




Qui par mer iiindrent robeov." 


^1 



— 223 — 

E de dons parz i entrereit. 
4795 Co que il dist uolt acheuer, 

De partot fist sa gent mander; 

La gent de dons parz a mandée, 

Si com Seigne l'a deuiseo: 

Gels de Reins e cels de Seissons, 
4800 Cels de Leun e de Noions, 

Cels de Meaus e de Uermendeis, 

Cels de Pontif e d^Amineis, 

Cels de Frandres e de Belmont, 

Toz cels qui dultre Seigne sont, 
4805 Cels de Brie e cels de Prouinz 

A cenz, a milliers e a uinz 

Fist en Belueisin assembler, 

Par la deiuent en Chauz entrer. 

A conestable e a gnion 
4810 Lor a Hure son frère Odon. 

Il roua que par Chauz passasent 

£ la terre tote gastassent. 

Tote l'autre gent par iustise, 

Si com Seigne l'eue deuise, 
4815 Fist li reis mander e banir 

E a Meante a lui uenir: 

Cels de Toroigne e cels de Bleis, 

Cels d'Orliens e de Vastineis, 

Cels del Perche e cels de Chartain, 

4794 de] en AD 4795 qu'il A veut B 4797 La gens de 
deuls pars mande D 4798 Si comme Sainne la deuise D 4799 
Sissons B, Cessons D 4800 Leun] Heluin B^ Lesvin G e] ceuls D 
Noion B 4801 Meaus] Molaut A 4802 e] ceuls D 4804 

ultre A 4805 e fehlt A cels de] d'outre C 4807 en] a A 

Beessin B 4808 Pour la jouente en cbans entrer C deneit A 

Chauz] champs D 4809 Au C 4811 Co roua A passast D 

4812 gatast D 4813 u, 4814 vertauscU C 4816 Mante BC^ 

Maante D 4819 e feUt B dos zweiU cels féMt A 



294 



Cels del boschage e ceb del plain, 
De Boorges e de Berri, 
^'F.BtHm[^I^, lie Moutliheri, 
De (iieui c de Chasteillon, 



De San;; e de Chastel Landon 


Fist li reiB u 


enii- a Meante; 


NorniftDi! mail 


ace e u.ult se u;> 


Que il destrai 


ireit Flurecin, 


Rom ci B destn 


lira e Liesuin, 


Tresiju'a la ii 


ler cbeualchera 


E pav Auge 


s'en reueadra. 



Gwill. fu en grnnt eSrei, 
Qui rault dota l'orgoil del rei: 
De sa gent refist dous partiea 
St establi dous compaignies ; 
Deuers Cliauz priât Gautier Gifard 
E cels qui siint de celé part, 
Le conte d'Où, Robert out non, 
V. de fioriiai le uiel Huon, 
nd cels mist (niill. Crespin, 




— 225 — 



4845 



4850 



4855 



4860 



4865 



4870 



Venir fat cela de Beieasin 

£ les barons de Cosientîn, 

E ceLs del ual de Morotoîg, 

E d'Aorencbes, qui est pins loig. 

Raol Taisson de Cingueleis, 

Les cheualiers d'Auge e d^Oîsmeis, 

Cels ont li dus ensenble od sei, 

Mult près, co dist, sereît del rei, 

Près del rei se herbergereit 

E des forriers garde prendreit; 

N'iront mie loig en forrasge, 

Qu'il n'i aient, si poet, damage. 

La uîande fist trestomer 

De la ou li reis dut passer, 

Les bestes fist el bois mener 

E as uilains les fist garder. 

Li baron qui deuers Chauz furent, 

Qui la terre défendre durent, 

El bois e es forez se tindrent, 

Tant que les genz del pais uindrent; 

De bois en bois se trestornerent 

E es boscbages se celèrent. 

E cil de France cheualcherent, 

A Mortemer se herbergierent. 

Por Paesement des bostels 

Sunt une noit iloc remes; 



4845 fMi B Bessin C 4846 fèkU B 4847 Moretuein C 
4848 d'Eurences B est] iert G luien G 4850 d'Oismeis] du 

Meiz D 4852 près] preuf D dit D 4853 Preuf D se 

herbergereit] vos herbergeres G 4854 foriiers G prendres G 

4855 N'ireit A 4856 Que il n'aient BG ait D si] s'il BD 

poent D 4858 deut G 4859 el] v B 4860 as] a C 4862 
deurent C 4863 Es B es] en B 4864 la gent el pais A 

4865 bois se] pois s'en A 4866 es] en D boscage GD 4869 
l'aissement BGy l'esement G boins osteus B 

15 



— 226 — 

Partot quident un pais aler, 

Ne quideDt cheualier troaer, 

Qui in ost a eb assenblor, 

Ne qui nrnio est contre ela porter, 

Oo qiiiiloent o co diaeieut. 

Que tuit H cheualier erteient 

Vers Eui'oea od lor aeigaor, 

Qui del rei aueit grant poor. 

Franceis furent mult orgueillos, 

Mult. cruels e mult. damagos, 

Par quel que le» que il passèrent;, 

Tôt destruistrent quantque Û trouèrent, 

Villes ciBaillent e manetra, 

MaisouB ardent, perneot aueirs, 

Vilaina peniont, femea porgieaent, 

(Jelea retiouent qu'il ealieaent. 

A Mortenior bo sunt remez, 

Assez tiouorent bels hostelz, 

I.o ioi- ijietent terre a eaail. 




— 227 — 

Amis e compaignonB mandèrent. 

Al matinet; a Taiomant 

— Encore aloent someillant — 

Eis les nos entor Mortemer, 
4900 La aille firent alumer; 

D^ostel en altre li feu prent, 

Par la uile flambe s^eetent. 

Donc neissiez gent esfreee, 

Vile estormie, aspre meslee; 
4905 Franceis par les ostels s'esmonent, 

Tels armes prenent com il trônent; 

Malt se tienent a desconfiez, 

Qaant Normant les prenent es liez: 

Tel qnide en son chenal monter, 
4910 Qai al frein ne poet assener, 

Tel qnide de Tostel issir, 

Qai a Tns ne poet anenir. 

Normanz gardoent les issnes 

E les trespas as chies des mes. 
4915 La sant les meslees malt dures, 

La sunt les bones anentnres. 

Des le matin, soleil lenant, 

Tresqn^a none le ior passant 

Dura la meslee pleniere, 
4920 E la bataille dure e fiere: 

Franceis ne s^en sorent partir. 

Ne Normanz nés uoldrent gnerpir. 

4897 ainz Pajornant D 4898 EDOor C 4899 Elles vous C, 
Et lez vous D 4901 s'espront A 4903 eafree ABCD 4904 
aspre] après A^ erapres C, a preuf D 4908 les prendent Nor- 
mant B, les treuuent Normans C 4910 Qae C asiner D 4911 
isai C 4912 peut 2) venir BC 4914 au oief BD 4916 ar- 
meures BD 4917 matiu] main B al soleil AB, a soleil C 4918 
Diuqu*a B le] del AC 4919—20 fehlen B 4921 se porent 

partir A 



— 228 



Li premier qni l'eator gnerpî, 
Co fil Odes qui s'en fbi. 
Gaion le conte de Pontif 
Ont pris Normonz tôt sain o uif, 
Mais Galeran son frère ont mort, 
Cheualier mult naillant o fort. 



N 1 out gairea ai uil garçon 
Qui n'ea menast Franceis prison 


E liols destn 


ers, ou dous on treia 


Kstre l'autre 


menu herueis. 


N'ont chart.r 


en tote Normendie 


Que de Fraoceis ne fust emplie. 


Mult ueiasiez 


Français fuir. 


Es boia ea 


buissons tapir; 


Par les arsiii 


par les femiers, 


Par les chan 


par iea aen tiers 


Veiaaioz raorz 


capes geair. 


F naffrez mi 


t cspes morir. 


Cela noit me 


^me assez tuât 



— 229 — 

Li dus fîi liez de Pauenture 
4950 E liez de la desconfiture. 

La ou li reis fu herbergiez, 

Qui en son liet ert la cochiez, 

Fist un home tost enueier, 

Ne sai uaslet ou esquier, 
4955 En un arbre le fist monter 

E tote noit en haut crier: 

,,Franceîs, François, leuez, leuez! 

Tornez uos ueies, trop dormez! 

Âlez uoz amis enterrer, (c) 

4960 Qui sunt ocis a Mortemer!*' 

Li reis oi que cil cria, 

Merueilla sei, mult s'esmaia; 

Por cels qui lui plout enueîa, 

Demanda lor e conîura, 
4965 S^il ont nule nouele oie 

De co que cil en Tarbre crie. 

Endementres qu^al rei parloent 

E des noueles demandoent, 

Eis uos la nouele uenue 
4970 E par tote Tost espandue, 

Que tôt le mielz de lor amis 

Esteit a Mortemer ocis, 

E cil qui erent remes uif 

En Normendie erent chaitif, 
4975 Mis en anels e en gaoles. 

Par tels diz e par tels paroles 



4954 uaslez A 4955 Sor un B 4956 Toute la nuit 
4958 Tenez AD vous C 4963 qui] que AD lui] U CD 4964 
Ck>mmanda C 4965 nule féhtt D 4967 qu al] quant C parlout D 
4968 demandout D 4969 uenue] esmeue D 4970 tote] trestoutCD 
l'ost féhU D espendeue D 4973 remains D 4974 erent] 

sont B 4975 anels] en naux C gaiole C, guoles D 



230 



S'esmonent Franceis si s'en noot, 
K uuot criant que trop eatont. 
Perneot palofroÎE o destriers, 
Trosseat ronuinB, chargent aomiere, 
Logos altunent e foilliee; 
Mult les auoient tost uoies. 
IiCS hemeia ciiueient auaDt, 
Detries Isa unit li roia gardant. 
So li dus uolsist clieualchier, 
Bien peuBt le rei damagier, 
Mais nel iiolt plus desbarater, 
Aaacz aueit que doloser, 
Aaaez aueit, co dtst, contraire, 
Ne l'en uoleit oro plua faire. 
Li reia ae rotraist a Paris, 
E li barou en lor paia, 
Ë les grauz genz qu'il out meiiees 
Su remialrent 6 
Grant fii l'ire ) 




— 231 — 



5005 



5010 



Les prisons quites quHl teneît, 
Trieaes e pais li portereit, 
S^altre parole n'i sordeît, 
E de co qu^a Martel toleit 
E quantqne tolir li porreit, 
la mais ne len gaerreereit. 
Ne sa pesance n^en anreit. 
Issi fu fait com io nos di: 
Li dos les ohenaliers rendi, 
Mais les hemeis ont il laÎ8sie[z] 
A cels quis orent giiagnie[z], 
E ceo qu^il orent despendu 
Ont 11 prison sons e rendu. 



5015 



5020 



5025 



Giffrei Martel le duc hai, 
Mult li pesa qu'il a oi 
Que mult li eschiet bien de tôt 
E que del rei si ge rescot, 
E que de sa terre tolir 
L^a mis le rei el couenir. 
Mult li peise, mult li desplaist, 
Mult se coroce, mult s^iraist; 
Se il del duc ne se defent, 
Mult se tendra, oo dist, por lent, 
E se Passeis en pais li lait, 



(262r) 



5002 toneit] aaoit C 5008 Triereues C 50O4 sourgoitJB 

5005 qu'a] que D 5006 quanqaes B 5007 l'en] le A guer- 

reieret C 5008 aurei C 5009 Et issi D 5010 E li dos 

les prisons rendi AD 5011 les] le A, li D il] tôt A 5012 

qui Torent AD quies C 5014 sous] pris D - 5016 qu'il a] 

que il A, qu'il oui D 5017 Kar A^ Qui G chiet A Quer si 

bien li eschiet de tout D 5018 si] bien JB rescost A 5020 

el] a D 5024 dit CD 5025 £t s'il passer en pais nel lait B 
se] s'il D 



N'a dreit on torre (jue il ait. 

Mal espcir a d'autrui dreit prendre 

Qui le Boen dreit u' 

Al conte de Poitiers parla, 



Kn 



K le iiisconte de Tonrz 

E plusors altres d'altros parz. 

Tant Turoigiiuz, tant Peitenins, 

Tant Maneels e tant ÂDgeuins 

Par semonaoB o par proîoros ; 

Od (çrnnt ost uint déliant AnbiereB. 

Cola dol cliafltcl quida souprendre, 

Par Huna e par ueiadio prendre. 

Maia cil dcdenz se defTendiront, 

Que ci! dofors mal ne lor firent; 

Assez i ont lancio a trait, 

Mais n'i ont mie grant mal fait. 

Cil qui estoient el chRBtel 

Laidirent tant. ]a geni Martel, 

Qu'il ncM osocnt assaillir. 




— 233 — 

Ne ne troaa qoîs assaillist. 

Cil de Stouteaile i esteient, 

Qui le chastel garder deaeîent. 
5055 Tant estât Martel demorer 

A ses engienz faire amasser, 

Que li dos oint esperonant, 

De totes parz sa gent mandant. 

Martel sont que 11 dus ueneit 
5060 E qu'ai chastel prendre faldreit, 

Passeis e Anbieres guerpi, 

Ne sai se pois i reuerti. 

Mais mult out la terre empeirie, 

Mainte uile arse et eissilie, 
5065 Preie prise, nilains raenz, 

Ilomes e femes faiz dolenz. 

Cil del Mans od Martel se tindrent, 

Contre le duc od Martel uindrent. 

Li dus en out uers els grant ire. 

5070 Mort esteit îa Herbert lor sire, 
Qui n'aueît eu nul enfant; 
Mais dit out a son moriant, 

Que enpres sa mort se maintenissent 
Et a seignor le duc preissent, 
5075 Kar sMl a Martel se tendent, 

la en lor uies pais n*aureient, 
En paine e en trauail sereîent, 

5052 Ne celle part n'osa tourner 0, N'il ne trouua qui 
assaimst D 5053 Et cil D 5054 Et la D 5056 Asses 

eng^es C faire fehit A amesser A, ameser D 5058 parz fehit C 
ses gens B 5059 uendreit A 5061 Ambrieres D 5062 

8e]s'il BD pois] plus D 5063 empeirie] esseillieC 5064 

Gastee et arse et damagie C 5065 Proies prises AD, Prinse 

praie C 5067 od] a B 5069 en fehU D uers] enaers D 

5071 E'il B 5072 morant D 5073 Qu'après BCD se fehU A 
5075 Que se D 



- 234 — 



lu II ses nagienz i\e garreieot. 
Uerliert dist biea, mais nel creîreiit, 
Kt asquanz d'eU s'uo repentirent : 
A Muiicl ont fait compaigme 
Contre le duc de Normendie. 
I.i [Iu8 d'elfl greuer ne se feinst, 
Tant les mena, tant les dustniinst 
Par \ee chaatels que il canquiat 
Ë par IcH barons que il priet, 
Qu''il li liureront la cite, 
Tuit li pluHors eatre lor gre. 
K il fist pierre e chau« atraire, 
llloquea fiBt une tor faire, 
Feelte(z) priât d'ela e liomages 
K des baroDB prist bjlub hosUges, 
De paie garder, de pais tenir, 
K det duc Icalment aeruir. 
Oifrrei, îi aire de Meaine, 
Qui ei't li plus foTZ hoem del Mai 




— 235 — 

Li baron od lai se teneient 

Qui de son parente esteient. 
5105 Vne faîz el Mans s'enbati, 

Mais poi i fîi, tost le gnerpi, 

N'i osa pas le duc atendre, 

Ne il ne se peust de£Eendre. 

Bien peust mander al besoig 
5110 Mil cbeualiers sanz aler loig; 

Mult esteit de grant tenement 

E de mult grant e£Ebrcement. 

Ne sai dire les assenblees, 

Ne les estors ne les meslees, 
5115 Ne les despences ne les coz, 

Les cols des lances ne les boz 

Que Guill. soffri souent 

Por faire pais a poure gent. 

Mais Giffrei troblout mult la paiz, 
5120 Gbeualchies fist et agaiz. 

Gvill. uit que pais n'aureit 

Tant com Gifirei chastel tendreit, 

Ses bomes semonst e manda. 

Home d^aage n'i laissa, 
5125 Preia Bretons, preia Flamens 

E mult altres de plusors sens; 

Vers Meaine dreit cbeualcba, 

Les bors esprist e aluma, 

La uile arst tote e les maisons, 
5130 Murs abati e bericons. 

5103 od] a B 6106 le] la A 5108 se] s'en B pooit 2> 
5109 pooit BD al] a C 5114 estors] assaus D 5115 coz] 

corz A 5119 Giei&oy Martel trubout la pes C, Giffrai Torbot 

ne vout la pais D 5120 Cheuauchier fist et fist agais D 5121 
uit] dist B n'airoit G 5122 com] que B tendreit] lairoit B 

5123 semont ^C2> 5124 de aageO 5126 sens] gensD 5128 
bois A 5129 art B 5130 Murt B 



I 



Lonc tens oiiprea, i|uaut boii ItiU uit, 
Lee reatora sainz contredit. 
Homes i miat qui l'atoriieretit 
Pi jiiii^ tiuilrcDt a pais gardèrent. 

Li dus Guill. fu mult proa, 
ScB cnemis damoga toz, 
?or Bii Ini'gescQ fu amez 
E [lor sa prooace dotez, 
Mult pordiacout o conquereit, 
Mult donout mult despoudeif. 
Dcl pries de sa cboualorie 
Orent Franceia souent enuie, 
E des maisnies qu'il teneit, 
E dta terres qu'il conquereit. 
Li rcis ne pout Nornianz umer; 
Mielz se uolt, co diat, pariurer. 
Qu'il ne lur faco comperer 
I.a bataille de Morteraer. 




— 237 — 

Mult grant assaut î ont doae, (c) 

Mais n'i ont gaires demore, 

Tôt Oîsmeis noient trespasser 
5160 E Beeissin iosqu'a la mer. 

Les niles ardent e les hors, 

Homes firent dolenz plosors, 

E mainte feme i ont chaitîne. 

A Saint Pierre uindrent sor Diue. 
5165 La uile fu par tant garie 

Qne li rois iut en Tabeie. 

Li dus out sa gent a Faleise, 

Noueles ot dont mult li peîse: 

Tort li fait li reîs, co li semble, 
5170 Ses cheualiers mande e asenble, 

Ses chastels fist toz enforcier, 

Fossez parer, murs redrecîer, 

Le plain pais laira gaster, 

S^il ses chastels poet bien garder; 
5175 Bien porra, co dist, recourer 

As plaines terres restorer. 

Ne se uelt as Franceis mostrer, 

Par le pais les lait errer. 

Mais il les quide conueier 
5180 Vilainement a[l] repairier. 

Li reis son oirre apareilla, 



5157 Vn grant AD grans assaus B 5158 demore] con- 

queste B 5159 Toute B 5160 En B Dessin C tresqu'a CD 
5165 tant] tote A^ tout CD garnie AD 5166 iut] ieutO, vintD 
5168 Ot les nouaeles moût C Nouuele oi D 5170 manda C 

5171 fist] fait C toz] tost D enforcier] redrecicr B 5172 re- 

drecicr] efTorcier B 5174 S'il pot bien ses chastels garder A 

S'il peut bien D 5175 dit D 5176 E plaines A, A plainnes D 
restorer] amender B, recouurer D 5177 uolt A^ vont D 5178 
errer] aler A 5179 Miz D 5181 son oirre] sa gent AD 



Vers Baîeues, co dist, ira, 

Beiasin tôt esHillera, 

E tjaant d'iloc repairera, 

Par Gara ni le passera, 

Auge e Liesuin tôt gastera. 

Par Beiessin Franceia conirent, 

Tresiju'ft l'eue de Selle furent, 

A Cnem d'iloc retornerent 

E a Caem Ogne pasBerent. 

Encore ert Caeni sainz chastel, 

N'i aueit fait luur ne kernel. 

Quant lî reÏB de Caem toi'na, 

Par Garauile s'en râla. 

Granile fu e longue la rote, 

Ne peut passer ensemble tote, 

Grant fu la proase al pont passer, 

CLascuDS uoleit auaut aler. 

Li dus Bout toat par qui qnc aeit, 

Quant e par onc li reis ireit, 




— 289 — 

5205 Par la contrée fist mander 

E as nilains dire e crier, 

Que od tels armes com il ont 
. Viengnent a loi com ainz porront. 

Lors ueissiez haster nilains, 
5210 Pels e macnes en lor mains. 

Li reis aueit Diue passée. 

L'eue qui cort par la contrée, 

Ensemble od lui le plus de Tost, 

Qui se penoent dealer tost. 
5215 Mais longue esteit la rote arrière, 

Continuel tote et entière. 

Li dus uit que la force ert soe 

Vers cels qui erent en la coe. 

Quant il entra en Garauile 
5220 — Sa gent enpres de uile en uile — 

Franceis troua qui se teneient, 

Qui la rieregarde faiseient: 
4 La ueissiez fiere assemblée, (262v) 

Maint colp de lance e maint d'espee, 
5225 De lances fièrent cheualiers, 

Et od les ars traient archiers, 

E od les pels uilain lor douent, 

Mult en confundent e estonent, 

En la chaucie les enbatent, 
5230 Mult en retienent e abatent, 



5205 mander] crier C 5206 crier] mander C 5208 Vie- 
gent C ainz qu'il porront D 5209 Lores A 5210 Piex D 

5212 cort feMt C 5213 lui] li D 5216 Communel C et toute D 
5217 ert] est D 5219 en] a C 5220 Ses gens CD après B 

5223 assemblée] mellee B 5224 Dos zweite maint féhU A Ferir 
de lance et d'espoe C 5225 Dca BD firent C 5227 pelt] 

piez D 5228 Maint confundent] retinent D 5280 Et 

moult B retienent] i tuent Ay tienent B, confondent D 



240 



E li Nonnant io7. tene creùseient, 

Qui a grans torbes oaoreient. 

Donc ueissiez rote baster, 

L'nn François Vautre auaot boter; 

Miilt lor ennoie la chancie, 

Qu'il trouent longe e enpeirie, 

E il csteient encombre 

De co qii"il iiut'ient robe; 

Mult en aeissiez desroter 

E trebuchier e fors uoler, 

Qui poia ne porent releuer 

No en la dreite ueie entrer. 

Al pont passer fu grant la presse, 

K la geut mult dealer engrosse; 

Vicz fu ii pont, grant iîi li fais, 

Plancca trébuchent, chient ais. 

La tner monta, li Ho iii grana, 

Sar le pont fu li faîz pesant : 

l.i ponf trebucba e cliai, 




— 241 — 

SMl ne fa bien doit de noer. 
Quant il orent al pont failli, 

5260 N'i ont si proz ne si hardi 

Qui n'eust poor de périr, 
Kar il n*aueient ou gandir: 
Nonuant detriers les uont pernant, 
N'il ne poent aler auant. 

5265 Par les riuages uont tastant, 

Guez e passages uont querant, 
Armes e robes uont getant, 
Co poise lor qu^il en ont tant; 
Par les fossez uont trébuchant, 

5270 E li uns Tautre trainant. 

E li Normant d'iloc les traient, 
Qui nés esparnent ne manaient. 
Tait cil qui furent areste, 
Qui ne furent al pont passe, 

5275 Furent retenu e lie 

Ou ocis furent ou neie. 

Onques, co distrent, si grant prise, 

Ou il n^eust graignor ocise. 

Ne fu mais fait« en Normendie: 

.»280 Guill. Deu en glorefie. 

L^eue e la mer assez en porte. 
Li reis quis ueit s'en desconforte. 
Montez fu desus Basteborc, 
Vit Garauile o uit Caborc, 



5258 Se il C fiist BC bien feUt C 52G0 preu B 5261 
poril] mourir C 5262 ou] a A 5263 les veut derior B 5265 
les] le B tastaiit] costaiit D 5267 getant] tastant C 5268 lor] 
lo B 5272 m;\naient] manaccnt By maneont D 5278 Toul D 
5275 o] V B 5270 furent ocis C 5277-80 felden C 5278 

n^eusl] (Mist I) 5282 quis] qui C, qu'il D s'en] les A, den BC 
5283 Ilasteborc D 5284 (^ uit Cal»orc] uit lo l)orc A Cuborc D 

16 



Vit les mareia, uit les naleea, 
De plusors parz loDgues e leea, 
Vit l'eue grant, uit le pont, frait, 
E uit BU gent qui a dol uait^ 
Prendre uit les ans e lier, 
LcH altren uit en mer neier; 
Cela qui neient ne poet secorre, 
No iea priaona ne poet rescorre : 
[)e incitaient aoHe o soapîre, 
De pesance ne set que dire. 
Mult ueiasiez son cora defrire 
K aon iiiaire teindre d'ire; 
Volentiere, co diat, retornast. 
S'il ariere pnsaer quidaat, 
Se Hon bnrnnge 1i loa«t, 
Maia nul ned) loe qu'il i post, 
nSire", font il, „n'i paasereiz, 
VoB miendreiz une altre feîz, 
Tot.e la terre deatruireiz, 

! plua ricliea prenclreiz lioa dreiz." 




— 243 — 

Co fiât qne chucan hoem fem: 
De terre nint, a terre ftla. 
E qnant U reia fa treapassess, 
Fhelipes fa sis filz tâaxnez, 
Qui emprea lui fa ooronéz; 
Li dus fu mnlt de lui prinez. 

Longue est ta geste des Normanz 

E a mètre est grieae en romanz. 

Se l'on demande qoi co dist, 

Qni ceste estoire en romanz ûat, 

lo di e dirai qui îo eai: 

Wace de l'iale de Oereui, 

Qni est en mer uers occident. 

Al fieu de Nonnendie apent 

En l'ide de Oerstii fui nez, 

A Chaem foi petùc portez. 

Illoqnes fnî a letrea mis, 

Pois fni longaes en France apria. 

Quant io de France repatrai, 

A Chaem longnes connersai. 

De romanz faire m'entremis, 

Hait en eecris e malt en fie. 

Par Deu aie e par le reî 

— Altre fors Deu eerair ne dei — 

M'en fu donee, Deus li rende, 



5311 que fehlt C 5312 a] en B r.314 l'ainnei D 5316 
aprei B 6;UG fehlt D. Dar Vrrs, âen Phguet an ditstr Stellt 

bittet, findet sieh in kriner der vitr Hanâtdiriften. 6317 la geste] 
l'pitoire B &318 est fehlt AC gries B 5SI9 l'on] on B diit] 
firt C 5330 Rat] miet CD 6321 qui] q>in ACD auj] fui C 

6332 Vaicce D 5323 eat feMt C 6335 fui] fu D 632G, 

5327 u. 28 Tiii] fu CD 6337 lettre D 6330 longue C 5333 
ewript D 5334 ne] n'en B Autre seruir fora lui ne ilei D 

5835 Me f.i BD rfiKlrn D 



™ 


■ 




À Baienee une praueode. ^^^^^H 




Del rèi Henri segont nos di, ^^^^^^^| 




Neuo Henri, porc Henri. ^^^^H 




Longue ettt l'estoire aies qn'ele fint, ^^^^^H 


5340 


Corne Gaill. reis deuint, ^^^^H 




E de Teuor qui li auint, ^H 




E qui an, terra enprea lui tint. ^^M 




Ses faiz, fles di^, ses auenturex, ^H 




Que nos trouons es cBcriptures 


5345 


t'ereicnt bien a veconter, 




Mais ne poon de tut parler. 




Cheualier fu proz e corti-is, 




Par 8DS terres niist lioiies leis. 




luBtiae e pais tint ferinempot 


5350 


Ou que il p"ut a poure gent. 




Onqnes ne pciut amer larron 




Np ciinipaignie de félon. 




A riiacm list iliius abfii.'S, 




Ou il mist iiiiilt giiniz manaiitiea; 


^H 



— 245 — 
Si cor» ele out dit en sa uie. 

Co ûst li dus que io ne trois 

Qu^altre feist auant ne pois: 
5365 Ses euesques fist toz mander 

£ a Chaem toz asseubler, 

Contes e abez e priors, 

Barons e riches uauasors 

Fist a Chaem trestoz ucnir, 
5370 Por son comandement oir. 

Les corsainz i fist aporter, 

Ou quMl onques les pout trouer, 

Fust de uesquie, fust d^abeie, 

Donc il aueit la seignorie. 
5375 Le cors Saint Oem de Roem 

Fist porter en chasse a Chaem. 

Quant li clergie e li corsaint 

E li baron donc i(l) out maint, 

A Chaem furent assenble, 
5380 Al ior qu'il lor out commande, 

Sor les corsainz lor fist iurer, 

Pais a tenir e a garder 

Del mescredi; soleil cuchant, 

Tresqu'al lunsdi, soleil leuant: 
5385 Trieue Tapelent, co m^est uis, 

Qui n^ist mais tele en nul pais. 

Qui altrui batreit ontretant, 

Ou mal eust uparcissant, 

53(;2 comme BD out] ou C 5364 OuUrc ii«t C, Quatre 

foiz D n'jiuaiit A 5305 toz fehlt BG mander] assambicr B 

5367 e iw abez felUt C 5370 Par C 5371 cora sains BCD 

5372 lez pout onques D 5373 d'ouesquio C, de csueschie D 

d'abie B 5377 cors saint BCD 5380 qu'il] que D 5381 

cors sains BCD 5383 Dez D 5384 Dusc'au J5, Tresqu'a CD 
5385 Tricuos BD l'apelout C 5380 Qoil A mais tele] cclce D 



24« — 



E (|ui i-ien de l'altruî prendreit, 

i'ificumcngia estre deoeit, 

E do Dof liurea en merci 

Viira le iioaque, co estsbii. 

K iuriL li dus haitcmcnt, 

Ht tuit li baron enaoment 

Oo jurèrent que pftig tondroiont 

E celé trieue gnrdereieiit. 

Poe la pais toz tons romenbror, 

Que to;: tcns imiis deucit durer. 

Ont do quarrel o de mortier 

Sempres illoc fait un mostier. 

Ou li coraaint enBemble inreut, 

Qui ii[ll concile aportc furent. 

Pluaora qui lo mostier fondèrent 

Le mostier Toz Sainz l'apelerent, 

Por lea corsatun donc tant i out; 

E aa pluaera dus homes plout, 

Que Sainte Pais l'apelereient 



\ 



- 247 — 

5415 La ou le corsaînt reposa, 

Tant com le concile dura. 

Guill. fu de grant bonté, 

Mult Tont estrange gent ame, 

Mult fu gentilz, mult fu corteis, 
5420 Ë mult lama Ewart li reîs; 

Mult out entr'els dous grant amer, 

E Tun teneit Paître a seigoor. 

Por sa contenance saueir 

Ala li dus Ewart ueeir, 
5425 En Engleterre trespassa, (263r) 

E Ewart forment l'enora: 

Mult li dona chiens e oisels 

E altres aueii^s boens e bels, 

E quantque il trouer poeit, 
5430 Que a haut home conueneit. 

Li dus gaires n*i demora. 

En Nor mendie repaira: 

Vers les Bretons aueit a faire, 

Qui li esteient a contraire. 

5435 Goigne fu en Engleterre, 

Manant d^aueir, riche de terre, 

Mult se tint orgueillos e fier; 

Ewart out sa fille a moillier. 

Mais Goigne fu fel e faus, 
5440 En la terre fist plusors maus. 

5415 cors sains BD^ saint corps C 5418 estranges genz 

doute n 5419 mult fu] o mult AD 5421 fekU AC entr'els 

dous] en euls ires J) 5422 fehlt AC Chescun tenoit D 5426 
Ewart forment muult l'honora D 5428 E feMt B e boens B 

5430 Qui BC 5435 Gouuinc C tMd so immer in âieser Hdsehr., 
Goudowine D 5437 Moût par fu orgueilluux fier D 5438 out 
feMt D 5431) Goudowiuc D 



Ewart le dota t 



Por I 



I frt^re que il trai. 



Il por les Not 

E pur mnint mal iju'il eugigua. 

Par paroles nue cntr'els crurent 

E par Duros que apururent 

Crut cntr'ula uno grant mealee, 

Ki a peine fu acordee. 

Kv/uTt Goigne mnlt dota, 



Uu an terre 


le oongea, 


Co iura qu' 


u'i reniaindroit 


Ne en son r 


egno nel latreit, 


Se feeltc ne 


li inrout. 


E s'oBtages 


ne ii liurout, 


Que i! eust 


a remanant 


De tenir puis g, hou uiuaiit. 


Goigne ne 1 


ûBa uoer; 


Tant por le 


rei asseuror, 


Tant por ae 


paronz mainte ui 


Tant pur «e 


homes garantir. 




- 249 — 

Mande li a qu'il les guart tant 

Que il meismes li demant. 

Co fu semblant que il uolsisi 
5470 Que toz tens mais les reteuist, 

Go distrent gent, tant qu'il peust 

Son règne aueir, sMl ainz morust. 

Goigne pois remest issi, 

Li reis en pais le consenti. 
5475 lo ne sai combien il dura. 

Mais io sai bien qu^il s^estrangla 

l)\m morsel que li reis soigna 

A Odiam, ou il maiuga. 

Li rois Ewart fu de bon aire^ 
5480 Ne uolt a homu nul tort faii'e, 

Sainz orgoil e sainz conueitise 

Volt faire a toz droite iustise. 

Assez estera aboies 

De fieus u d'altres mauanties, 
5485 E Westmostier meismement, - 

Oez par quel entendement! 

Par un besoig aueit uoe 

— Ne sai sel fist par enfermte, 

Ou por son règne recourer, 
5490 Ou por poor qu'il out en mer — 

Que por orer a Rome ireit, (b) 

De ses péchiez pardon querrcit, 

5467 fehlt B que il C 5468 fehlt B li] les D 5469 

fu] fust C 5470 tôt A mais fehlt C 5471 plcust C 5472 
s'il ainz] se il B, se ainz D 5473 Goudouine D rcmaint D 

5475 il] i ^, ce C V. 5477 und den folgenden vertauscht B 

5478 Bodian B, Ddiham C, Odihan D 5480 home] hoem A 

home nul tort] nul home mal B 5481 conuertise A 5482 toz] 
court D 5483 d'abeies B 5485 Euuelmousticr mesmcment D 
6488 par] por A 5489 u. 90 por] par C 



250 — 



A I'hjio Etoile parlereit, 
Penitance do lui prendrait. 
A un tonne que il proposa, 
I.ï reia son eire Hpnreills: 
Li baron furent assenble 
K li euesque c li abe. 
Communeinent oat porparlo 
Ë par conseil dit e loe, 
Qu'il nel lairroat nient «ler; 
Tel uo fait bion a trespasBer. 
No porreit pae, a lor qnider, 
A graDt traniiil longues durer; 
Trop i a lonc pèlerinage, 
Ë il est la de grant aage, 
S'a Rome uait, qu'il ne reuienge, 
Que mort ou mal la le rotienge. 
Mult loi' Hereit raesauenu, 
S'il aufiont le roi perdu. 
A l'apostoilo enueieront, 




— 251 — 

Tant li doinst del soeii; tant l'enort 

£ de ses rentes tant i tort, 

Que toz tens mais seit asazee 

£t el non Saint Père enoree. 
5525 Ewart reçut le mandement 

De Tapostoile bonement. 

Deioste Londres deuers west, 

Si oom encore i pert e est, 

Out de Saint Père une abeie, 
5530 Qui de niel tens ert aponrie. 

En un islet esteit assise, 

Tornee out nom, ioste Tamise. 

Tomee por co l'apelon, 

Que d^espînes i out foison, 
5535 E que Teue alout enuiron. 

Ee en engleis isle apelon, 

Ee est isle, tom est espine, 

Seit raim, seit arbre, seit racine: 

Tomee co est en engleis 
5540 Isle d^espines en franceis; 

Westmostier fu pois apelez^ 

Quant li mostier i fu fundez. 

Li reis Ewart uit Westmostier, 

Ou mult aueit a redrecier; 

5521 li] i A doing B tant] et B 5522 £ {Mt C tort] 
atort C, cort D 5523 asazœ] enhantez D 5524 Piere BD 

honorez D 5525 receut C 5526 Tapoillc C 5528 Or con C 
comme 2) oncor BC 5529 Piere BD 5530 eH] fu D 5531 
uo] une AD illeito D 5532 Zonee A, Bombe C7, Homie D 

5533 Zonee A, Bornhee 0, A Homie D l'apelon] aaoit non BD 

5534 fcMt D i out] auoit B 5535 fchlt D en alout A 5536 
Eue B, HieC Et le en Engleiz 111e Papele VonD 5537 EueB, 
Hie C Et le D tom] zon A, tome B, zorn C, Âhora D 5539 
Zonoe A, Cornhee C, Ahomie D c'est D 5540 d'espine CD 
5542 fundez] pose D 5543 uit] fist A, fMt C Yelrooustier D 
5544 aueit] i out D 



252 



Vit le leu (jui apourÎBseit, 

K le mostier <jui ^echacit. 

Par cunaeil des clera e des laie, 

Od le bocii tens qu'il out da paia, 

Par graot cure e par grant entente. 

Do Boit niieir e de aa rente 

A Weetmoetier bien eatore, 

K tnnt i a de) aoen done. 

Bêles uilcB e boena maneira, 

Croiz t; teutCH e bels aneirs, 

la mais li leus n'aura chicrte, 

S'il vei déduit par lealte. 

.Mais (juant cliaacun moine fait borae, 

Li communs bien faut e reborae. 

Moines i[ui qucrt obédience 

De deniers nelt aueir aemence. 

Li reis Wi'stmoatier estors, 

Le lieu tint cliier e mult l'ama. 

Empres dona a Saint Edmont 




— 253 — 

Porpensa sei, qaant il morreit, 

Qui de son règne eritçreît, 

Porpensa sei e dist souent, 

Qu^al duc Goill., son parent, 
5575 Qui le mielz ert de son lignage, 

Voldreit doner son eritage: 

Robert sis pères le uorri, 

Et Will. Tout mult serai, 

Tôt le bien qu'il a roceu, 
5580 A il par cel lignage eu; 

Qui que il feist bel semblant, 

Il n'en amout nul home tant. 

For Ténor del boen parente, 

Od qui il ont norri este, 
5585 E por la ualor de Guillame 

Le uolt faire eir de son reaime. 

En la terre out un senescal, 

Ileraut out nom, noble uassal, 

Por son pries e por sa bonté 
5590 Out el règne grant poeste; 

Li plus forz hoem fu del pais, 

Fort fu d'ornes e fort d'amis, 

Engleterre out en sa baillie 

Com hoem qui a seneschaucie; 
5595 De par son père fu Engleis 

Et de par sa mère Daneis: 

Gite sa mère fu Daneise, 

Née e norrie en grant richeise, 

5571 feUt a 5572 fMt C Que B 5574 Que au D 

5575 ert U; mielz ^ ert fehltC 557G Voudra D doner] laissicrB 
5r»77 sifl] fii I) 5578 moiil B 5579 qu'il a] que il out D 

6581 Cui B il fchlt D 5582 11 u'amoit D 5584 V il auoit B 
Ou que C, Et que J) 5592 e fort] fort fu A Fort fu et 

d'hommes et d'amin D 5594 Comme I) 5596 François B 5597 
Ciche D 



\ 



2G4 



MdU gentil dame e estre dut, 
Soer fa Soem al rai Eennt, 
Mère Herant, feue Qoigne, 
E sa fille Edif fa reigne. 
Heraat fa biea de son seignor. 
Qui a feme aueît sa Beror, 
Quftnt sis pereB fa deaiez, 
Qui del morBel fn eBtranglez, 
En Normendie uolt passer, 
Por les bostages delinrer, 
UoDC il aueit mult grant pitié. 
Al rei Ewar[t] en prist congie; 
E Ewart bien li deueia, 
E defeodi e coniara, 
Qu'en Normendie ne panamt 
N'ai duc Quill. ne parlast: 
ToBt i porreit estre engigniex, 
Kar li dus ert malt aeziez. 
S'il aoleit aueir ses hoetages. 
le'mat al très i 




— 255 — 

Que il Fenst empret ga fin. (263v) 

5625 Ne saî mie certe aohaison, 

Mais rnn e Tantre escrit trouon. 

Quel que besoigne qu'il qaesist 

E quel qae rien faire nolsiat, 

Héraut a la ueie se mist, 
5630 Cornent que pois Ten auenist: 

Auentnre qui estre deit 

Ne poet remaindre qu'el ne eeit, 

E chose qui deit auenir 

Ne poet por nule rien faillir. 
5635 Héraut fist dous nés atomer, 

A Bosahan entra en mer. 

Ne nos sai dire en qui pécha, 

Ou en celui qui gouema, 

Ou en Tore qui trauersa, 
5640 Mais io sai bien qu'il mesala: 

Ne pout en Normendie entrer, 

Tresqu'en Pontif Testut sigler, 

Ne pout arrière retorner, 

N'il ne se pout iloc celer. 
5645 Vu dos pescheors de la terre. 

Qui ont este en Eogleterre 

E Héraut ont souent ueu, 

L'a entercie e coneu 

5624 Gust C après B 5625 N'en B certe] voire B, 

certes C, cest D 5627 Que quel A^ Quel quel D besoing que 
il D 5628 E que que A, Et quel quel D 5630 Ten] li A 

5632 pot A qu'el] que B Ne peut estre que le no seit C 5635 
nef D 5Ç36 Bodeham A, BoBeham D en féhU C 5637 cui B 
5638 Ou ne sai qui qui gouuernaX) 5639 l'ore] PeureBC^ qui] que 
il D trouersa^ 5640 bien feldt C 5642 feMt D Dusk'en^. 
Tresque en C 5643 fehlt D 5644 Ne il C peut C 5645 

peskieres B, ])pRcours C 5647 out] ou C 5648 La enchercie 
et recogneu Z> 



— 25C - 

Al aiaîre e a la raÎBon. 

Al conte do Pontâf Qnïon 

Al a dierre priueement 

— N'en uolt faire altre parlement - 

Qu'il H fera iiiult guagnier, 

Se il le uelt aconpaîgTiier, 

Doinst li uint liures salement, 

Il l'en fera gaagnier cent, 

Kar te! prison lî lineiTa, 

Qui cent liurea ou plus dorni. 

Li quens l'en a asseure, 

Qu'il en fera sa uolente; 

E cil li a Héraut Diast:re 

Qui le gaaig a dertre. 

A Alieullo l'ont mené: 

E Héraut a par un priiie 

Ea Sonaendie al duo monde, 

Tôt IbbI com il a esra, 

Que d'Engleterre a lai tiout. 

Mais a dreit port uenir ne pont; 



) 

1 




— 2t1 — 

Por faire del dac esloigniei:. 

Li duc pensa, sUl le teneit, 
5680 Qu'il en fereit bien son espleit. 

Tant pramist al conte e ofi&î, 

Tant maneca e tant blandi, 

Que Gui Héraut al duc rendi 

£ de Héraut le duc saisi. 
5685 E li duc li a fait aneir 

Lez Teue d'Aine un bel maneir. 

Guill. tint Héraut maint ior, 

Si corn il dut a grant enor, 

A maint riche tomeiement 
5690 Le fist aler mult noblement, 

Cheuals e armes li dona (b) 

E en Bretaigne le mena. 

Ne sai de neir, treis faiz ou quatre, 

Quant as Bretons se dut combatre. 
5695 Entretant a li dus parle, 

Tant que Héraut li a grae 

Qu'Engleterre li liuerra, 

Des que li reis Ewart morra, 

E a moillier, s'il uelt, prendra 
5700 Ele, une fille que il a: 

Co, se lui plaist, li iurera, 

E Guillame le graanta. 

Por receiure cest serement 

Fist assenbler un parlement, 

5678 del] le D 5679 se il C 5688 au duc Herout B 

5684 De Hcrart a li dac saisi D 5686 d'Ausne B, d'Ame C, 

de Saine D bel] bon D 5688 com il dut] comme duc 2) deatC 
5692 le mena] l'enueia AC 5696 que fehlt D li féfiU D grante C, 
graanto D 5697 Que Engleterre C 5698 Très que ACD 

5700 Helo C qu'il D 5701 On s'il li D lui liurera G 5702 
le] lui C, li D 5703 cest] le B, cel D serment C 5704 un] 
son D 

17 



258 



A Gaîeues, op soient dire, 
Fiat aasenblGr un grant ooDoire. 
Toz les coraaiaz fiet demander 
E en UQ len ti3Z asaenbler, 
Tote une coue eu fist emplir; 
Poia l'a fait d'un paile courir, 
Quo Ucraut ne sont ne ne oit, 
N'il ne H fu niostre ne dit. 
Deaua out mia un Glatiere, 
l'ut \a raeillor qu'il août eslire, 
E le plus cliier qu'il peut trouer, 
Oil do biief l'ai oi nomor. 
Qunut Héraut sua sa main tandi, 
La main tremlila, la ohor frémi; 

Si com una hoem li oachari; 
Ele, la lllle al duc, prendra 
E l\ng)eterre al duc rendra; 
De co li fera i 




— 259 — 

Vers la cane li dus le trait 

E lez la cane ester le fait; 

De la cane a le paile oste, 

Qui aneit tôt aconete, 
5735 A Héraut a dedenz mostre 

Sor(8) quels corsaiuz il a iure. 

Héraut forment s'espoenta 

Des reliques qu^il li mostra. 

Quant son eîre ont apareillie, 
5740 Al duc Guill. a pris congie, 

£ Guill. Ta conueie 

£ de bien faire asez preie, 

Pois Ta al départir baisie 

Par nom de fei e d*amiste. 
5745 Héraut passa deliurement 

£n £ngleterre e sainement. 

Li ior uint qui ne pont faillir, 
Que nus hoem ne pœt tressaillir, 
Que cbascun deit par mort finir: 
5750 Le rei £wart estut morir. 

Mult li fust bel, se il peust, 
Que Guill. son règne eust, 
Mais trop est loig e trop demore, 
Ne il ne poet aloignier Tore. 

5755 £wart en enfermte geseit * (c) 

Del mal donc il morir deaeit^ 



5731 le] l'a A, se C traist D 6733 paile] drap C 5734 
Que BC 573G corsainz] cors sains BC, reliques D il fehU D 

5737 espoanta D 5738 11] lui C 5739 ont son eare C eire] 
ewre D 5740 a pris] priât BD 6741 Et a Guill. C 5742 
asez) l'a C 6746 e] uint A 6747 uint] doint G 5748 

homme C 5751 fu D 5764 eslongier B 5765—5844 fMm BD 



— 261 — 

Se tu lor fauz, mort sunt, co dient, 
la mais ne qaident pais aneir, 
£ îo quit bien qu^il dîent ueir, 
Kar ia saînz rei pais nen auron, 

5790 Ne rei n'aaron, se par tei non. 

Done ton règne a ton uiaant 
A tel qui pais face en aaant! 
la Deus n^otreit n'a loi ne place, 
Que rei i ait qui pais ne face. 

5795 Maluais est régne e petit naut, 

Des que iustise e pais i faut; 
N*a dreit el règne que il ait, 
Qui pais e iustise ne fait. 
Boen îes, bien as fait, bien feras, 

5800 Deu as serui e Deu auras. 

Go peise nos que ia t'en uas. 
Se por co non que Deu auras. 
Ci est le mielz de tes amis 
E tôt le mielz de cest pais: 

5805 Trestuit te sunt uenu preier, 

E tu lor deiz bien otreier, 
Des que tuit te uienent requerre, 
Que Ueraut seit reis de ta terre. 
Ne te sauon mielz conseiUier, 

5810 Ne tu ne poez mielz espleiter." 

Des que cil out Héraut nome, 
Par la cbambre ont Engleis crie, 
Que bien parlout e bien diseit, 
E li reis creire le deueit. 



5793 n'a] no C 5794 Que reis i ait qui pies nos face A 

5795 e feMt C 6797 u. 5798 vertauscht C 5799 Bien es et 

bien C 5800 dieux heide Maie C 5802 Ce pour C dieux C 
5803 tes amis] ccst pais A 5804 £ fehU A cest pais] tes amis A 
5808 ta] la C 5810 no vor poez fdUt C 



-S 


re," font, il, „ 


se in ne) fais. 


la 


en noz DÎea d 


'fturou pais." 


Do 


QC s'eat li rei 


el lit aBsb, 


Vers iea Engleis 


toi-na sou uii. 


nSei^nore," dist 


1, „a8Bez BADea 


E 


mainte feiz o 


naez, 


1^1 


mon rejne 


i enipreB ma uie 


Du 


au al duc do 


l^oriaendie, 


E 


que io li a 


do ne 


Li 


ont alqunnz de uoa iure." 


Do 


c dist Héraut 


, qui fu en piez, 


.Q 


e (lue U08, 8 


re, fait aiez, 


Otroiez mei que 


o reis aeie. 


F, 


lue uostre terre Beit meie; 


lo 


n'en quier no 


maîâ ooz otroïz. 


la 


nar plua por 


mei en fereiz." 


„ Héraut," dist li 


reis, ntu l'auras 


Se 


a io sai bifu 
ouquea lu 


que tu morras; 




— 263 — 

Ileraut ou altre, io Totrei.^ 
5845 Issi a fait Héraut son eîr, 

Quant Guill. ne pout aueir. 

Rei a règne aueir estoueit, 

Règne sainz rei estre ne deit: 

A ses barons a graante, 
5850 QuUl en facent lor uolente. 

Li reis morut, ne pout remaindre, 

Mult en orent Ëngleis a plaindre. 

Li cors, qui mult fu enorez, 

A Westmostier fu enterrez; 
5855 Mult fu riche la sepolture, 

Qui faite fu e encor(e) dure. 

Des que li reis Ewart fu morz, 

Héraut, qui fu mananz e forz, 

Se fist enoindre e coroner; 
5860 Onques al duc n^en uolt parler. 

Homages prist e feeltez 

Des plus riches e des ainznez. 

A Roem ert li duc el parc, 
Entre ses mains teneit un arc, 

5865 Encorde Taueit e tendu 
E entese e destendu, 

A un yaslet Tout fait liurer, 
Aler uoleît, co crei, herser. 

V. 5846 steht in B und D vor V. 5845; ktzterer lauUthier: 
Herout a fait de son règne oir 5847 Car roi a règne auoir 

estuet BD 5848 rei] oir B deit] puet BD 5849 As C 5850 
Quo il D 5853 fu moult BC 5854 fu] est^ 5855 la] sa^. 
Diesen Vers und den folgenden vertatischt B 5856 i fu D 5858 
fu] ert A 5859 Se fist oindre ot ooniter D 5860 n'en] nel Bj 
ne D parler] mander BD Oncques n'en Tout a nul parler C 

5862 des plus esnez C 5863—5946 fehlen BD 5663 En A 

5866 desentu A 5867 Tout] l'ont A 



264 — 



Malt aueit oà lui cliQUalïers 
E (luueiacU ot oscjuicrB. 
EÎB uoB al postia un sergant, 
Qui d'Engloterre uint emmt, 
Al duc uint dreit ail salna, 
A une part li conseilla, 
Que li reia Ewart crt 6neï, 
K Ilcrnut ert a rei leuez. 
Quant li dus out tôt eacotte 
E tote sout la uerite, 
Quo a aa Cn ert Ewart traiz, 
E (jiie Héraut estait 
Semblant Est d'orne corecie: 
L'eure dol bois a tut laisaio, 
Soucnt a son m autel lacis 
Et soucnt l'a dcaatachie, 
No il a home ne parla, 
Nu lioem a lui parler u'osb. 
A un batel Seigue passa, 
A sa anle uint, «nz entra, 



fais, 




— 265 — 

Qui del parc ueneit a cheual. 
Delez le duc passa auant, 

5900 Par la sale ala chantusant. 

E plusors li aont demandant 
Por quei li dus fait tel senblant. 
£ il lor dist: ^noaele orreiz, 
Mais d*oir mar nos hastereiz, 

5905 Ear nouele tel costnme a, 

Qui ne Tout noue uiez l'orra." 
Donc leua li dus en seiant, 
E li seneschal dist itant: 
„Sire, sire, por quei celez 

5910 Les noueles que nos sauez? 

Se nouele noue n'oon, 
Poet cel estre uiez la sauron. 
la el celer prou nen aureiz 
Ne el dire rien ne perdreiz; 

5915 De co nos faites grant chierte 

Que tuit seuent par la cite. 
Par celé cite aont disant, 
Tuit le seuent, petit e grant. 
Que li reis Ewart est finez 

5920 E de cest siècle trespassez, 

E Héraut est reis deuenuz 
£ el reaime receuz. 
„Co peise mei,'* co dist li dus, 
„Mais n^en pois mie faire plus; 

5925 D^Ewart me peise e de sa mort, 

£ de Héraut qui m^a fait tort. 



5901 li] lui C 5903 oiez C 5905 costome A 5908 

Que li C 5911 Se la nouele ne l'ooo A, Se la noauoUe nen oon C 
5912 Peut ce estre ?iel la sauon C 5914 perdereiz A 5916 

Qui C 5920 siècle fehlt C est trespassez C 5925 De Ewart C 
5926 fait m'a tort A, me fait tort C 



Tort mV fftil 
Qui m'Bgteit 
E Ewart la i 
E Heniut le 

Li Ëlz Oaiier, al 
«Sire," (liât il, „ 
Deliurement iiob 
Que iIb Héraut Si 
Qui ai s'est uers 
So boen corage i 



<jiii k règne a [ 
ono e praniis, 
'aueit done, 

al coer hardi, 

„nQ uoa targiez 

porchaciez, 

eiez uengioz, 

uoa desleiez. 



Mandez 
Passez I 
ProadoE 



1 terre a Ueraut. 
: quantque mauder poez, 
, terre li tolez! 

• relacliior, 
a cliief traire, 
On tôt laÎBaier aainz aoiae faire." 
Isai ala par la contrée 
i Héraut la i 




— 267 — 

5955 E Héraut toz tens responeit, (c) 

Que Dule rien mais nel cremeit. 

Normanz qui el pais maneient, 

Qui feme e enfanz i aueient, 

Que Ewart i aueit menez, 
5960 E granz chastels e fieus donez, 

P^ist Héraut del pais chacier; 

Ne ni uolt nis un sol laissier. 

Les pères chaca e les mères, 

Filz e filles, serors e frères. 
5965 Héraut priât corone a noel; 

Mielz li uenist aueîr fait el: 

Ne fist a son oes se mal non 

E a tote la région; 

Por le règne se pariura, 
5970 E le règne poi 11 dura, 

A tôt le règne fist damage, 

E en tristor mist son lignage. 

Ne uolt mie fille al duc prendre, 

Ne couenant tenir ne rendre; 
5975 Mais malement le comperra. 

Il e la gent quMl plus ama. 

Guill. sont e entendi 

As noueles que il oi, 

Que Héraut rien ne li fereit, 

5980 Ne couenant ne li tendreit. 
Conseil prist que mer passereit 

5955 toz tens] a lui D 5956 nul mais nel cremeit] il 
n'en cremet D 5957 Normant B 5958 femes BCD i féM B 
5959 Qui C Qu'Ewart D amenez D 5962 N'en n'i B nis] nus C 
N'i vouloit pas vn soûl lessier D 5964 Et filz 2> serors] seurs C 
5965 print C a] au B 5967 Le fist CD 5968 la région] reli- 
gion D 5972 tristor] dolor B 5978 mie] pas la D 5975 
compera C 5976 la] sa C qu'il] qui G 5979 «. 80 li] lui C7 

5981 mer] miex D 



— 269 — 

Guill. out non, plein fu d'orgoil. 

E Gautier GifiPart a mande, 
6010 Qui donc esteit de grant bonté, 

Le uesque Odon manda, son frère, 

E Robert, qui Moreton ère. 

Robert frère le duc esteit, 

Qui en grant chierte le teneit. 
6015 Amdui esteient cil si frère, 

Mais co esteit de par sa mère. 

Rogier de Uielles fist mander, 

Qui înult faiseit a enorer, 

Kar mult esteit tenu por sage, 
6020 Et ia esteit de grant aage, 

.VI. filz aueit ia cheualiers, (264v) 

Bien nobles homes e bien fiers; 

Sire ert de Belmont lî Roger, 

Grant terre aueit a iustisier. 
6025 E Yon manda al Chapel, 

Qui a feme aueit Muriel, 

Seror le duc de par sa mère, 

E Herluin aueit a père. 

Ne sai se enfes d^els nasqui, 
6030 Mais onques parler n'en oi. 

A cez barons dist son conseil, 

Ainz qu^il feist grant apareil. 

Dit lor a com il pert son dreit, 

Et com Héraut 11 a toleit; 

6008 out] auoit D fu feldt D 6010 de] en D bonté] 

fierté D 6011 L'cuesque BCD 6012 qui] oui B, féhU C 

Moretin B, Moretuil C, Moretieng D 6015—30 féhlen BD 6016 
sa mère] son père C 6017 Uilers A 6021 Ses filz C 6027 
Seur C 6029 enfans C 6031 cez] cela il, ses CD 6032 

qu'il fcist] qu'il face B, que face D grant] autre B, granz D 
6033 Dist C com il] qu^il AC, comme il B 6034 Et fehU CD 

com] comme ADy que B a feMt A 



)98& 



5995 



6000 



U do» *'■' 1 ,,„„». 




— 270 — 



S'il H oaoent l)îen loer, 
Por sei uengier pasaereit mer; 
S'il s'en uoleient bien pener, 
0(1 ia grant gcnt qa'il poet i 



E Deus 1 


uolsist grnaDter, 


Bien porreit s 


on droit reoonreT 


E il dient 


qae 


tuit aunt prest 


D'aler od 


lui, 


se meatier eat; 


la por lor 


terres engagïer, 


Ne por u 


ndre 


, B'il a meatier, 


No perdra 


rie 


qu'il aueir dei 



Mais SCS liarona e ses elera creie. 
„VoB auez," font, il, ^grant barnftge, 
Maint home anez unillant e sage, 
(Jui snnt d'altresi grant pocir 
Et altretant quident ualeir 
Coni|ej DOS a qui uoa parlez: 
Geste parole lor moatrez; 
Dien ileinent al ( 




— 271 — 

VeDgîer s'en nelt, s'il onques poet, 

Mais grant aie li esioet; 

Ne poet mie sainz lor aie 

Àaeir grant gent ne grant nanie. 
6065 Die chascnns qu'il li fera, 

Quels genz e quantes nés merra. 

Cil dient qu^il en parleront 

E par conseil Yen respondront; 

E lî dus lor a graante. 
6070 Al conseil ont longues este; 

Li conseil a longues dure, 

E longues ont entr'els dote 

Que diront e que respondront 

E quel aie li feront. 
6075 Mult se sunt entr^els démente, 

Souent, co dient, sunt greue; 

Mult se uont entr'els démentant 

E par tropeals uont conseillant, 

Ci uint, ci quinze, ci quarante, 
6080 Ci cent, ci trente, ci seisante. 

Li uns dient que nés feront 

E od le duc mer passeront, 

Li uns dient que pas n'iront, 

Ear mult deiuent e poures sont, 
6085 Li un uolent, lî altre non. 

Entr'els aueit grant contencon, 

6061 s'en] se AD 6064 ne] et 2> 6065 Dioe B, Dient G 
li] lui C 6066 nesf metra D 6067 en parleront] en parle- 

reient A, apparieront C 6068 par fehU C respondreient A 

6069 a] la D 6070 Au conseil commun longues a este D 6072 
longues ont] longuement D 6078 Qu'il heide Mole D 6074 

quel] quele B, qui D li] lui C 6078 E féhU ACD se vont D 
6079 quinze] quatre A 6080 cent] trentC trente] cent C 6081 
nesf D 6083 uns] autres D que felUt D 6084 mult] trop C, 
mou D et trop poure G 6085 L'un G 6086 Moût conuint 

entr'euls grant teuchon D 



- m — 

6115 Alon al duc, por nos parlez, 

Qui nos aaisemenz sanez.** 
Le filz Osber donc s'en toma, 
Deoant els uint, por els parla. 
„Sire, sire, tomez nos ca! 

6120 Soz del," dist il, „tel gent nen a, 

Que sire deie tant amer. 
Ne qui tant face a enorer 
Comme la gent que nos aneiz; 
Amer e garder les denez. 

6125 Por nos, co dient, auancier. 

Se larreient en mer neier 
Ou en un feu ardant ieter; 
Mult uos poez en els fier. 
Longuement nos ont ia semi 

6130 E a grant cost nos ont sui, 

E uolentiers nos semiront; 
Se bien Tout fait, mielz le feront. 
Ensenble o nos mer passeront, 
Vostre seruise dobleront: 

6135 Qui sait mener uint cheualiers 

Quarante en merra uolentiers, 
E qui de trente semir selt 
De seisante semir uos nelt, 
E cil qui selt semir de cent 

6140 Dous cenz en merra bonement. 



6115 Alez D parler C 6116 assentemens A^ aisemensCD 
6117 86 tourna C, si en toma D 6120 Soas ciel n*a gent no 

cha ne la B, Sachiez dist il souz ciel gent n'a 2> ciel] cil C 6124 
les] la A Amer les deues et garder C 6125 uos féhlt D 6126 
Ne lairoient C 6129 serui] sai D 6180 uos ont] soaent B, 

veut ont C sai] serui 1) 6182 Pont] ont C 6184 Et leur 
seruise C 6185, 87 u, 89 selt] souloit C 6187 fèhU D 6188 
fehlt D chinquante C 6140 en féhU C moult bonnement C 

18 



274 



merrai par liOB[e] amor 
i beBoîgne rnoa Beîgnor 
a aparoillies, 
De combatanz homes chargies." 
Li baron t.uît s'eBmerueillierent, 
Mult frémirent e grondil lièrent 
Des paroles que cil disait 
E des pmiDesses que il faisait. 
Donc il nen aueit nul garant; 
Plug ors l'alocnt desdisant. 
Mult oiaaiez eort estormir, 
Noise leuer, barons frémir; 
Le Beruise qui ert dobloz 
Ci'emeat que seit en feu tornez, 
Ë en costume scît tenuz 
E par costume seit renduz. 
Mult par fu tost la cort troblee, 
Grant fu la noîse e la criée ; 
NuB hoem n'i poeit altre entendre, 
l'arole oir no raison rendre. 




- 276 ^ 

Que il ait s'amor e sa grâce. 

£ quant cest[e] onre est si emprise, 

Se il li doblent lor semise, 

Se de lor gre plus ne li font, 
6170 Malt bien, co dist, fait li auront. 

Ne que ia mais d'ore en auant 

— Co lor a mis en couenant — 

N'ierent de seruise requis, 

Fors tel qui selt d^els estre pris, 
6175 E tel comme lor anceisor 

Soleient faire a lor seignor. 

Donc dist chascuns qu^il li fereit 

E quantes nés mener porreit. 

E li dus fist tôt enbreuer, 
6180 Nés fist e cheualiers nombrer. 

Li baron li ont graante. 

Donc a cbascun dit e nome, 

Quanz cheualiers li trouera 

E quantes nés mener porra. 
6185 De son frère, l'euesque Odon, 

Reçut quarante nés par non. 

Li euesque qui fu del Mans 

Od mariniers, od esturmans 

Fist trente nés apareillier, 
6190 Mult uoleit le duc auancier. 

6167 oure] oirre B si] ci D prinse C 6169 S'il de A 

6170 dit AD Mes ce dist bien fait si auront C 6174 tel] cel D 
d'els estre pris] estre el paiz A, d^euls entrepris D 6175 Itel D, 
Et teas B ancisseour B 6176 seignors B 6177 li] le BD^ 
lui C 6178 nesf D 6179—80 stehen in C nach 6182 6179 
enberuer D 6180 Et nés et C 6182 Dont a a oascan demande J?, 
Et ont a chescun demande D dit chacun C 6183 li] il A 6185 
De son le frère C, Le suen frère D le vesque B 6186 quarante] 

— B, quatre vingtz D 6188 A BG, Et D od] et BD 6190 

dac] coûte B 



— 276 



Chascnn des baroDB nea pramist, 
Mais io ne sai que chnscnns dïst> 
Pois a requis ses boena neisios, 
Bretons, Mansels e Angeuins, 
Cela de Pontif e de Boloigne, 
Qu'od lui aagoiit en sa besoigne. 
A cela cjui uoidrent pramiat terre, 
Se Engleterro poet conqoerre; 
A pluatirs pramist liureiBUns, 
Kiclies soldées e boena dons. 
De partot manda soldeiere, 
Qui al gaaig uont uolentiers. 
Al rci de France, son seignor, 
Moatra por bien e por enor 
Qa'il nelt passer mer Bor Héraut, 
Qui li triche de tôt o fant. 
Eu Belueisin a Saint Gîrraer 
Ala li dua al ruî parler, 
La le quist c la le troua, 




— 277 — 

Franceis orent al rei preie, 

Dit li orent e conseillie 

Que U^Guill. n'auancast, (265r) 

6220 Ne ne sofiErist qu'il esforcast. 

Trop est fort, co li poet peser, 

Fols est, s'il le lait amender, 

Ear se il li laisse assenbler 

La grant richeise d'oltre mer, 
6225 L'aueir e la grant manantie 

A la bone cheualerie 

E a Torguil de Normendie, 

la mais n'aura pais en sa uie. 

Por co se deit li reis pener 
6230 Del duc Ouill. destorber. 

Qu'il ne poisse plus baut monter 

Ne en Engleterre passer. 

„S'al duc,** font il, „aidîer uolez, 

Sainz cost aidier ne li poez: 
6235 Tote France en sera greuee 

E tote a pourete tomee. 

la Franceis la ne nos siurra 

Ne Franceis mer ne passera. 

E se la nos mesaueneit, 
6240 A grant honte nos tornereit. 

Li dus de son prou uos requiert^ 

Mais la nul miez ne nos en iert; 

Quant Engleterre aura conquise, 

la n'aureiz pois de lui seruise. 
6245 Petit sert, mais moins seruira, 

6217 al] li C 6217-50 feMen D 6219 n'amendast B 

6220 N'il ne B 6221 peser] sambler B 6228 s'il li B 6226 
Od A bone] noble B 6227 a] od A 6288 Se au C 6287 
la] ja G 6288 Ne outre mer B 6289 Et se il vous en mesa- 
uenoit C 6240 uos] 11 C 6242 nul] de 6245 mais meins] 
mains vos B 



- 278 — 

QuKDt plus aura meios nos fera." 
Por co (jue li Franueia diseioat 
Et encor pies, se pies poeîent, 
Lï reis al duc aidier ne uoQt, 
Âiuz le deatorba quaiitqu'il pout. 
No Bai que U reis rcspondi, 
Mais io Bai bien qn'al duc failli. 
Quant !i dus prist de] rei congie, 
Corn lioem qui out le cor irie, 
nSire," dist il, nio m'en irai, 
Le miolz ferai que io porrai, 
Se Den plaist si querraî mon dreit 
E ae io Tai, que Deu l'otreit, 
la pois par mal ne me nerreiz 
Ne pw mal el mien n'enterreùs. 
E se io fail a mon dteit prendra, 
Que Engleis es poissent défendre, 
la D'i perdrai ne mais la teste; 
Tote est de mci faite la feete, 
Et mi enfant auront ma terre ; 




— 279 — 

£ cil de Flandres fespondi 
6275 Qa^l uoldreît bien anceis sauoir, 

S'il s'aie uoleit aueir 

£ asseur estre en uoldreit, 

D'£ngleteiTe combien aureit^ 

£ quel partie il l'en fereit. 
6280 £ li dus dist qu'il s'en ireit, 

A ses barons en parlereit 

£t a els s'en conseillereit, 

£ co que Ton Pen loeirreit 

Par son brief li remandereit. 
6285 Li dus s'en uint, qu'il n'i fist plus, (b) 

Pois fist co que ainz ne fist nus: 

De parchemin prist un petit, 

Qu'il n'i out letre ne escrit, 

Tôt uoi le seiela en cire * 
6290 £ en la coe fist escrire, 

Que d^£ngleterre tant aureit 

Comme le brief dedenz direit. 

Par un uaslet enlocone, 

Qui longues out od lui este 
6295 A le brief al conte enueie, 

£ cil l'a al conte baillie. 

Li quens a le seel brisie, 

Le parchemin a despleie, 

Dedenz garda, mais rien n'i uit, 

6275 anceis] enssueulx C 6276 S'il voloit bien s'aie auoir BD 
6277 Asseure estre B en fétit C 6279 il fétiU B 6282 s'en] 
se B 6283 Ton] on B l'en] lui C, li B 6284 ses bries B 

manderoit 6285 uint] ait A n'i] n'en A, ne CB 6286 Si 
fist B ainz] onc B 6288 ne] ny C 6289 uoi] viat B le 

seiela] Ta seele BB, si scella C 6291 Qui C 6292 Comment G 
de dedens G disait A 6293 enlocone] en looun ne B, en la- 

oone G 6295 le] la G 6296 fMt AG cil] il D 6297 fMt AG 
le] li B bruisie B 6299 rien] noient B n'i] ne GB 



— 280 — 



1 dit. 



Al uaslet Va mostro c 

E li uaalet qui fu corteîa 

A dit al conte demanaÎB : 

„Nieat i a, nient anreiz 

E a nient uob atendreiz. 

Li dus uelt a uoatro eeror 

E a uoa neuu^ querro enor: 

S'il l'Angleterre aueir peusaent, 

la plus ilo nos eeignor n'en foBsenti 

De tôt aos fcissent aeignor, 

Tote fuat utistre o tote lor. 

Se Deu plaist il la conquerra, 

ia uofitre aie n'î quorra." 

No sai (juo li quens respondi, 

Mais le uailet e'en départi. 

Li dus uelt mult raianablement 

Faire sou n pareille ment. 

A l'upcstoilo tist mander 

Par clers 'jui Borent bien parler, 




— 281 — 

Solonc Teagart de Sainte Iglise. 
E se co ert que Deos nolsist 
Qae il Engleterre conquesist, 
De Saint Pierre la receoreit^ 

6330 Altre fors Den n'en semireit. 

L'apostoile li otreia, 
Vn gonfanon li enaeia, 
Vn gonfanon e un anel 
Malt precios e riche e bel. 

6335 Si com il dist, desoz la pierre 

Aueit un des cheuels Saint Pierre. 
A cez enseignes li manda 
E de par Deu li otreia, 
Que Engleterre oonquesist 

6340 Et de Saint Pierre la tenist. 

Al terme que oo estre dut, 
Vue esteile grant aparut, 
Qui quatorze iors resplendi 
Od treis Ions raiz uers miedi. 

6345 Tele esteile selt l'en ueeir, 

Quant nouel rei deit. règne aueir. 
Assez ui homes qui la uirent, 
Qui ainz e pois longues uesqirent. 
Comète la deit apeler 

6350 Qui des esteiles nelt parler. 



6326 Et droiture de B 6827 E fékU C 6828 Qu'il BCD 
6329 père C 6880 Altres A dieux C, dex D 6831 li] loi G 
6832 U] lui C 6388 fehlt D 6884 riche] cier BD 6885 

comme D dessus CD 6836 un des cheuels] une des denz A 

6387 Asses C 6888 li] lui C 6841 Au termine qui estre dut 2> 
deut C 6343 Et quatorze A 6344 En treis lieus deuers miedi A 
deuera BCD midi CD 6345 l'en] onB 6349 doit l'en apeler 2> 
6350 Cil qui d'esteUes C uolt A 



282 



Li duB se Set ioioB e lie 
Dol gonfanon e del cougie, 
Que l'apoatoilo li dona: 
Feurea u chanptintierB manda. 
Donc ueiseiez a grant Haforz 
Par Normendie a toa les porz 
Mairrien atraire e fust porter, 
Cheuilles faire e bora doler, 
Nea e esqueis apareillier, 
VeilcB esteadre, mas dreeier. 
A grant entente et a graat coat 
Tôt un este e un aost 
Mifitrent al nauio atorner 
E as maisnies asacnbler. 
N'out en la terre cheualier, ■ 
Ne lioen seruant, ue boon arcbior. 
Ne paisant de boen corage, 
Qui de conibatro eust aage, 
Que li dus nen ait fait requerra 
D'aler od lui on Eng!et«rre. 




— 283 — 

Vne eue que Yen issi nome. 
Some part Pontif e Vimou, 

6380 Ë Vimou dure iusqu'a Ou, 

Ou part Vimou e Normendie, 
Vn pais d'altre auoerie; 
Ou est eue, On est chastels, 
Qui siet sor Teue d^Ou malt bels. 

6385 Li dus out genz de plusors parz : 

Li uisquens i uint de Toarz^ 
Naimeri, de bien grant poeir, 
£ qui poeit grant gent aueir. 
Alain Felgan uint al passage, 

6390 Qui des Bretons out grant bamage; 

De Peeleit le filz Bertran 
£ li sire i uint de Dinan, 
£ Raol i uint de Grael, 
£ maint Breton de maint chastel, 

6395 £ cil deuers Brecheliant, 

Donc Breton uont souent fablant, 
Vne forent mult longue e lee, 
Qui en Bretaigne est malt loee. 
La fontaine de Berenton 

6400 Sort d'une part lez un perron. 

Aler soleient ueneor 
A Berenton par grant ohalor, 
£ a lor cors Teoe espoisier 
£ le perron desus moillier. 



6378 l'en] on B 6379 par B Vignou C 6380 Et Vinou 
dure tresqu'a ad Ou C 6381 V B Vmou C 6383 V heide 

MaU B 6384 sor] so C 6385—6488 feMen B 6385 gent C 
6386 Thoart C 6889 Fergant C 6890 des] de C 6891 Peleit A 
6392 u. 98 i uint] doint C 6894 Qui maint 6395 Breoialant C 
6896 fablant] gabant C 6399 u. 6402 Barenton G 6400 un] 

le A 6401 soleient] i soient A 6403 cors] corps C 



284 — 



Por co soleient pluie aneir; 

Isai Holeit iadis ploaeir 

En la forest e enuiruD, 

Mais io ne aai par quel raÏBon. 

La seut l'en les feea ueeir, 

Se li BretOD noe dient ueir, 

E altres merueillee pinson; 

Aires î selt aueîr d'oators 

Ë de granz cers malt gntnt plente; 

Mais uilain ont tôt déserte. 

La alaî io merueillea qnerre, 

Vi la foreat e ui la terre, 

Meroeitlea quis, mais nés trouai, 

Fol m'en reninc, fol i alai, 

Fol i alai, fol m'en reninc, 

Folie quis, por fol me imo. 



(265ï) 



Del dnc normant fu tost alee 
Par pluaors liens la renomee. 
Que sor Herant passer deneit, 




— 285 - 

S^Engleterre prendre poeient; 
6435 Alqnanz soldées demandoent, 

Lioreisons e dons coueîtoent; 
Sonent les estoneit despendre, 
Ne poeient longues atendre. 

Ne nos noil mie mètre en letre 
6440 Ne io ne m'en noil entremetre 

Quels barons e quanz cheualiers, 

Quanz uanasors, quanz soldeiers 

Qjat H dus en sa compaignîe, 

Quant il out prest tôt son nauie. 
6445 Mais co oi dire a mon père 

— Bien m'en sonient, mais uaslet ère — 
Que set cenz nés, quatre moins, furent, 
Quant de Saint Valeri s'esmurent, 

Que nés que batels que esqueis, • 
6450 A porter armes e hemeis. 

E io ai en escrit troue 

— Ne sai dire s'est uerite — 
Que il i out trois mile nés. 
Qui portoent ueiles e très. 

6455 A tantes nés poet Ton saueir 

Que mult i pout grant gent aueir. 
A Saint Valeri longuement 
Seiomerent por aueir uent. 

6437 desprendre C 6439 aos] vo C en] a C 6440 ne 
fàOt C m'en] me B 6441 qnanz] qnes BD 6442 Quels B, 

Granz heide Maie fur Quanz D e quanz A 6448 Li dus ot B 

6444 Quant il priai toute sa nauie D preste sa nauie B nauire C 

6445 co] io A 6446 souent A, souint B 6447 Quer D 6449 
nesf I) batels] barons C 6451 Ai je en D j'ay C 6452 s'est] 
cest C vérités B 6453 trei A nesf D 6454 portèrent BB 
treis C, tresf D 6455 tant de nés C neff D pout AD Ton] 
on B 6456 Quer D puet B 



— 287 - 

6485 N^i ont que doua nés perillies; (b) 

Ne sai se forent trop chargies. 

Li dus out grant cheualerie 

E mult out nés en sa nauie, 

Mult out archiers, mult out seruanz, 
6490 Homes hardiz e combatanz, 

Garpentiers e engigneors, 

Boens feures e boens ferreors. 

Les nés sunt a un port tomees, 

Totes sunt ensenble ariuees, 
6495 Totes sunt ensenble acostees, 

Totes sunt ensenble aancrees, 

Ensemble totes asechierent 

E ensenble les descbargierent. 

Près de Hastingues ariuerent, 
6500 Terre prîmes iloc trouèrent, 

Lor nauie tôt assenblerent, 

L'une nef a Pautre acosterent. 

Donc naissiez boens mariniers, 

Boens seruanz e boens esquiers 
6505 Saillir fors e nés descbargier. 

Ancres ieter, cordes sacbier, 

Escuz e seles fors porter, 

Destriers e palefreiz tirer. 

Li arcbier sunt primes issu, 
G510 Al terrain sunt primes nenu. 



6485 neff D peries B 6486 se] s'el A, s'eulx C, si D 

6487 out] G 6488 neff B son nauire O 6489 arohies O 

6491 o] boins B engifçnours 6493 Eles sontC neff D 6494 
sunt feUt B aunees A 6495—6 fehUn A 6497 Et ensenble B 
6499 Chastinces B 6500 Certes primes B 6501 Lor nauie toie 
acosterent B nanire G 6502 L'ane a l'autre les assamblerent B 
6505 neff B 6510 terrai B 



Donc a chascun son arc tendu, 
Coiure e tarchais al lez pendn. 
Tuit furent rea e tuit tondu, 
De corz dras furent tnit oeitu, 
Prez d'ftSBftilIir, prez de ferir, 
Prez de torner, prez de gandir; 
Tuit esleietit bien rebracie 
E de combatre apareillie. 
Le riuage ont tôt porsle: 
Nul home anne n'i ont troue. 
Quant issu furent li archier, 
Donc tastrent !i cheualier, 
luit arme e tuit banbei^e, 
Ë8CU al col, elme lacie. 
Ensenble uindrent al granier, 
ChiLBCua arme sor son destrier. 
Tuit orent ceintes lor eapeea, 
At plain uindrent, lancea lenees. 
Li baron orent gonfanona, 
Li cbeuftlier orent penons. 




— 289 — 

£ as cheualiers assenble, 

Par conseil firent esgarder 
6540 Boen lieu a fort chastel fermer. 

Donc ont des nés mairrien iete, 

A la terre l'ont traîne, 

Que li quens d'Où i out porte, 

Trestot perde e tôt dole. 
6545 Les cheuilles totes dolees 

Orent en granz bariz portées. 

Ainz que il fust bien auespre. 

En ont un cbastelet ferme; 

Enuiron firent un fosse 
6550 Si i ont fait grant fremete. 

Donc ueissiez coisines faire. 

Feus alumer, uiande atraire. 

Donc s'assist li dus al maingier; 

Li baron e li oheualier 
6555 A maingier orent a plente: 

Li dus en out assez porte; 

Assez maingierent tnit e burent, (c) 

Mnlt furent lie qu'a terre furent. 

Yns ders esteit al duc uenuz, 
6560 Ainz que de Some fust menz. 

D'astronomie, co diseit, 

E de nigromance saueit, 

Por deuineor se teneit. 

De plusors choses sortiBseit. 
• 
6539 firent] farent C 6540 a] et CD fort] boin B 6541 
mesrien des nefz C 6542 traigne A 6548 E li ^ quens] dus D 
i] en D 6545^6 stehm in B und B erst nach 6548 6546 

barifz C 6647 qu'il D fust] fu B, fut C 6548 ohastelet] grant 
chastel D 6549 fehU A firent] ont fait C 6660 féhU A 6661 
—96 feMen D 6658 assist C al] a 6557 beurent C 6559 
—96 fMen B 6660 Sompne C 6568 deyinour C 

19 



— 200 — 

Cil aueît al duc deuîue 
E sort aueit de co iet« 
Que mer enluemeat paBsereit 
£ ea, besoigue espleitereit, 
Sainz co qu'il ne se combatreit, 
Kar Hcraut titnt 11 prametreit, 
E tant dierreit e tant fereit, 
Que la terre de! duc tendreit 
E sis lioem liges deuendreit, 
E li dus enins s'en reuendrett. 
Del bien passer out bien aorti, 
Mais del conibatre out il menti. 
Quant H dus fn oltre passe 
E salucment iu ariue, 
De Boii Ueuin li a menbre, 
Âsez l'a quis c demande. 
Vn des eijturmatis respondi, 
Qa'a ce! dcuin aaeit failli, 
En mer esteit, co dist, ntez 
E od une w,{ iieriUiez. 




— 291 — 

€595 Isri est del deuin remes, 

£ al sec sunt traites les nés. 

Quant li dus primes fors issi; 
* Sor ses palmes auant chai. 
Sempres i ont lene grant cri, 

6600 E distrent luit: „mal signe a ci." 

£ il lor a en haut crie: 
„Seignor, par la resplendor De! 
La terre ai as dons mains saisie, 
Sainz chalenge n'iert mais guerpie. 

6605 Tôt est nostre quantqu'il i a: 

Or(e) uerron qui hardi sera.** 
Donc corut uns hoem al terrain, 
Sor un bordel tendi sa main, 
Plein poig prist de la couerture, 

6610 Al duc torna grant aleure. 

„Sire,** dist il, „ auant uenez, 
Geste saisine receuez! 
De ceste terre nos saisis, 
Vostre est sainz dote le pais.** 

6615 E li dus respont: „Io Totrei, 

£ Deus i sait ensemble od mei.** 
Donc 6st a toz dire e crier 
£ as mariniers comander, 
Que les nés fussent depecies, 

6620 A terre traites e percies, 

Que li coart nU reuertissent^ 



6600 a fehlt C 6602 par] pour D la fehU C 6603 as] 
a £, o D 6605 vostre D quanquez il a C, quanque y a D 

6606 uerrai AD 6607 homme D 6608 A un hordel D sa] 

la C 6615 Li dus respondi BD 6616 i seit] issoit D ensemble 
od] auoeques B 6617 Donc fist li dux crier C 6618 marri- 

neaux D 6619 neff D 6621 n'i] ne Aj li D 



^^^^H 




^^B 










w 




— 292 — 


■ 




Ne par les Des ne s'en foisHoat. 


1 




Ne pois pas tôt ensemble eBorira, 


(sesqfl 




Ne tôt ensenhle ne pois dire, 


■ 


6625 


Mais que quo îo ange disant, 
Primes arrière e pois suant, 
Veritea est qu'a l'ariner 
Fiflt li doB sa gent tote Armer. 
Le premier ior qae il la uindrsnt, 


1 


6630 


loste le riuage se tindrent, 
Al demain uindrent a! chastel, 
Que i'en clairae PeDeuesel, 
Li esqnier e li forrier 
E cil qui noidrent gaagnier 


1 


6635 


Priatrent robe, pristrent uitaille, 
Aiaa que celé des nés Ior faille. 
Donc ueiaaiez Engleis foir, 
Béates chacier, maisons goerpir; 
Aa cinietierea tôt ntraient 




6i;40 






^M 



— 298 — 

Endroit un tertre s'arestnt, 

Que nus des nés ne l'aparoat, 

Iloc s'estât si esgarda 
6650 Cornent la grant flote arioa. 

Vit les archiers des nés issir 

E cheualiers empres uenir, 

Vit charpentiers, oit lor coignies, 

Vit les granz genz, nit les maisnies, 
6655 Vit le mairrien des nés ieter, 

Vit le chastel faire e fermer, 

Vit le fosse enuiron faire, 

Vit escnz e armes atraire. 

De quantqu'il uit ont grant pesance, 
6660 S'espee ceinst e prist sa lance, 

Al rei Héraut, co dist, ireit, 

Geste nonele li direit. 

Atant se mist cil el chemini 

Tart se colcha, lena matin. 

6665 Tant a erre que noit que ior 
Por Héraut qoerre, son seignor, 
Vitre le Honbre Ta troue; 

En une uile aueit disne. 

Héraut demenout grant fierté: 

6648 nus des nés] neguns d'els A, homme d'eulx D neff D 
6649 estut B esgarda] aresta B 6650 grant féhU C 6661 

archies C neff D 6652 Les cheualiers A après B 6658 uit] 
et B lor] les BC 6654 genz] os D uit] et D 6655 les 

mairriens AC nef D 6658 Vit les escuz armes atraire A Et 

vit D traire CD 6659 De cou qu'il B uit] out C 6660 œinst] 
prinst C, chalut D prist] puis C, preut D 6661 dit D 6662 
Et ces nouueles D li] lui C 6668 cil] il C el] au 6664 se 
féhlt D et leua D 6665 Tant eirre par nuit et par jour 

6666 querre Heralt D 6667 K'outre B 6667—8 felUefi D. 
Nack V. 6668 stehen in B gunàchsi die Verse 6735^6^ 6669 
demainne D 



294 — 



Vitre le Honbre aueit este, 

Tosti aon frère aueit uencQi 

Mnlt li esteit bien auenn. 

Frère Héraut esteit Tosti, 

Mais par mal erent départi: 

Tosti aueit Héraut requis 

E fait requerra par amis. 

Quant ni li esteit eschaeit, 

Fuet dreit ou tort, que rets esteit. 

Le fîeu aoo père li doDut 

£ la terre li otreaat, 

Que lor père tint d'eritage 

— ■ Ne quereit mie grant oltrage — 

E il sis hoem en deoendreit 

E a seiguor l'en conoistreit, 

Et altretant l'en aeruireit 

Com il le rei Ewart faiseit. 

Héraut ne li uolt otreier 

Celé doner n'allre eschaugier. 

Tosti, qui œult s 




— 295 — 

E mnlt i out altre mal fait. 

Héraut de Pontfrait repairont 
6700 E forment se glorefiout. 

Mais fols est qui se glorefie: 

Tost est une ioie faillie, 

Maie nouele est tost uenne, 

Tost poet morir qui altre tue; 
6705 Souent contre son destorbier 

Se selt coer d'ome esleecier. 

Héraut repairout liement, 

Mult se conteneit noblement, 

Quant un mes tel nouele dist, 
6710 Qui en altre pense le mist. 

Eis nos li cheualier uenuz 

Qui de Hastingues fu meuz. 

^Normant," dist il, „sunt ariue, 

A Hastingues suut areste, 
6715 La terre quident sor nos prendre, 

Se uos ne la poez defifendre. 

Vn chastel i ont ia ferme 

De bretesches e de fosse." 

^Mult me poet," dist Héraut, „ peser 
6720 Que io ne fui a Tariner, 

Forment m'en est mesauenu; 

Mielz me nenist aueir perdu 

Quantquc Tosti out demande. 

Que io n^eusse al port este, 

6698 altro mal i out A i] li C 6700 se] s'en B 6703 
Mes nouele C 6705 Bien tost contre D 6706 Ne seult 2> 

6707 Héraut iort ensemble o sa fjent C 6708 E conteneit mult 

fièrement A, Si se contenoit liement C 6700 tiex nonueles D 

6710 pensseeC 6711 Et vous i^ li] le B, vn 2> venu B 6712 
Chastinges B fa] ert D 6714 Chastinges B 6717—8 fehUn BD 
6719 peust C, pout D 0720 fu CD 6723 out] a B 6724 
ne eusse C 



Quant Guill. uint al riuage; 
Bien défendisse le paBBage, 
Tant en teisse en mer plungier 
E tant en feisae neier, 
la a la terre ne uenissent, 
Ne rien ilel nostre ne preissent; 
la de morir garant n'eussent, 
Se la mer tote ne faeiiBsent. 
Mais isBÏ plout al rei celestra: 
lo ne pois mie partot eetre." 



En la terre aueit an baron, 

Qui mult nueit le duc ame 
£ ee faiseit de lui priue. 
Se il peuat, ia ne uolsist 
Qu'a Guill. mettaueniat. 
Cil li manda priaeement 
Que trop ert uenu pouremeot; 
Foi aueit gent, uo li crt nia, 
A faire co qu'aueit empris: 
Trop aueit gent eu Engletere, 
Et mult esteit fort n conquerre, 
Par dreite fei li couBeillout 
E par bone amor li mandout, 



— 297 — 

Qae del pais s'en retomMt 
6750 E en sa terre s'en ralast, 

Ainz qae Héraut de north nenist; 

Dote aneit qa^il H meschaist. 

Mult li pesereit, co diseit, 

S*a Ouilliame mesaneneit. 
i)755 E lî dus li manda briefment (o) 

Qu'il ne dotast de lui nient; 

Nule crieme de lui n'eust, 

Mais bien creist e bien seust, 

Se il n'aueit que dies milliers 
6760 De si très nobles cheualiers 

Corn il aueit seisante mil 

Ou plus, si se combatreit il. 

la ainz, co dist, ne s'en ira 

Que de Héraut se uengera. 

6765 Héraut uint a Londres pnignant, 

De totes parz Engleis mandant, 

Que tuit uiengent delinrement 

E mult apareilliement 

Al terme qu'il lor a mande, 
6770 Sainz essoigne fors d'enfermte. 

Sempres eust le duc requis 

Ou de combatre ior assis, ' 

Mais il mandout e atendeit 

Son grant bamage qui uendreit. 
6775 Cil uindrent mult bastiuement 

6749—50 fehUn D 6751 Anceis que Héraut i uenist^ de 
north] sur lui C 6752 qu'il ne li D 6753 peseret D 6754 
Se a Ouilliame C 6755 brieuement A 6756 Que ne C 6757 
craime D lai] li D 6758 creest C, creust D 6760 ires 

fehlt ABD 6762 combateroit £, combatret C 6763 dit D 

6769 a] oui AC 6770 essoigne fehlt D fors] tans C 6771—4 
féhUn BD 6774 bamage grant A * 6776 mult féhU C 



i 



Qni dirent le mandement, 



Li dus oi dire aasez toat 

Que Héraut asaenblout grftot oit; 

A Londres ert uenu del nort, 

Tosti son frère i nnoit mort. 

Uitom Margot a demande, 

De Feficanp moigne carone. 

Por GO qu'il ert; hiea eoseigniez, 

Bien coneu e bien preÎBiez, 

L'a li dus a Ueraut tramis. 

E Margot s'est el chemin mis. 

A Londres a Héraut troue 

E iesi a od lui parle: 

nHernut," dist il, „entend a niei! 

Mesasier Hui, oies do quei! 

Lî dus te mande e iel te di. 

Que trop tost aa mis en obli 

Le sereinent que tu iadis 

En Norroendie li fois. 




— 299 — 

A son meillor parent GoiUiame; 
6805 Tel don li fist corn faire pont, 

Com al meillor ami qu^il ont. 

En sa santé denant sa mort 

La li dona, si Ten faiz tort. 

Rent li sa terre, fai li dreit, 
6810 Ainz que damage plus en seit! 

Ne poent tel gent assenbler 

Com tu e lui poez ioster, 

Sainz grant damage e sainz grant perte, 

E co iert tôt par ta déserte. 
6815 Bien sai que tels le comperront 

Qui nules copes n^i auront. 

Rent li 8on règne que tu as, 

Se tu li tiens, mal li tendras.^ 

Héraut fu forment orgueillos, (266v) 

6820 Co dist qu^il uit qu'alques fu ros; 

Des paroles se coreca, 

Que Margot si le maneca. 

Bien crei que il Teust laidi, 

Mais Guert sis frères sus sailli, 
6825 Deuant le rei s^ala ester, 

Huom Margot en ôst aler. 

Cil s^en ala sainz congie prendre, 

Qu^il n'i uolt mie plus atendre; 

Ne plus n'i dist ne plus n^i Ast, 
6830 Ne plus n'oi de quantqu'il quist. 

Al duc Guillame reuerti 

6804 parent] heir roy C 6805, 6809 m. 17 li] lui C 6806 
al] a G ami] home A. Nach V, 6808 bietet A die beiden folgenden 
Verse: Kar tu lois e graantas Nel dcfifendis ainz li iuras 6809 

fait G 6812 peues G 6816 Que G 6818 li] le beide Maie C 
6820 Et dit G 6822 Et Margot G 6823 crei] soy G 6826 
Hue G aler] mener G 6827 Si G 6828 Car il ne uolt G 6829 
dist] fist G fist] dist G 6830 quanque il C 



— 301 — 

6860 E samedi me combatraL" 

Li messagier le duc reqnist, 
De par le rei Héraut li dist, 
Qae.en sa terre s'en ralast 
£ Engleterre deliurast, 

6865 Son nauie li refereit 

E sainement Yen condnireit; 
Tant 11 dorçeit or e argent, 
Tote en porreit paier sa gent. 
Li das Gaill. respondi: 

6870 ,,Del bien dire soe merci; 

Mais io ne sui mie nenuz 
En cest pais od tanz escuz, 
Por ses esterlins receneir, 
Mais por la terre tote aneir, 

6875 Issi com il la me iora, 

E com Ewart la me dona 
E m'en fist liorer en ostage 
Dons uaslez de gentil lignage, 
L'un filz, l'autre neuo Goigne: 

6880 Encor les ai en ma saisigne; 

Saisi en sui e sis tendrai, 
Se io pois, tant que dreit aurai." 



6861 li dux a Vor F. 6863 hteten B und D die heidm 
folgenden Verse: Par le conseil de son baroage Envois au duo an 
message wid 6863—4 lauten: Dire li (le D) fist qu'il s'en alast Et 
la terre li deliurast 6865 Se B nauire C 6866 l'en] le BCD. 
Nach diesem Verse finden skh in B und D die heiden folgenden: Et 
se (s'il D) de son auoir voloit A grant largesœ l'en dorroit 6867 
dorra A 6868 Tôt B porra paeir A 6870 De D dire] faire D 
6872 tant BCD d'escas B 6878 esterlines C 6874 tote féhU C 
6875 la] le A 6876 comment D 6877 m'en] me CD liurer] 
auoir BD en] son C 6878 gentil] noble D 6879 neupue C 
l'autre ert neuou D Godroine C, Goudouine D 6881 sis] ses B, 
si CD 6882 dreit] je D 



DoDc respondi li messagierB: 

nSire," dist il, „t» nos Borqaiers; 
Tu sorquiera mult a raon aeignor, 
Tolir li uels pries e enor, 
Que'li roues son regae rendre, 
Comme s'il ne l'osast deffendrs. 
Tôt eat enoor sainz e haitiez. 
Ne n'est nafraz ne enpeîriez. 
Ne il non est grcue de gueti'e. 
Que i! te deie guerpir terre. 
N'est pas auenant, ae tei plaist, 



Qu 


e il BO 


1 régna 


ssi te laiat; 


Héraut n 


te nelt 


rien guerpir, 


Ne 


tu lie 


ii p«. r 


en tolir. 


Ma 


is por 


t'amor e 


por tft grâce 


E 


saini! c 


rieme de 


ta manaee 


Te 


dorra 


quantqae 


tu woIdraB, 


Or 


e ftrgenl, dénie 


ra e draa, 


V. 


si t'en 


ii^i .jii ta 


contrée, 


Ai 


7. <ii\\ 


ntre uoa 


sordo tneslee. 




— 303 — 

Tôt li a dit e tôt mostre 
Quantque li dus li out done, 
6915 E cornent il Fout enore 

£ quantquUl out aers lui troue. 
E Héraut mult se repenti 
Qu'a Margot n'out fait altresi. 

Dementres que par messagiers 
6920 E par clers e par cheualierB 

Héraut e Guill. parloent, 

Engleis a Londres s'asenbloent. 

Quant de Londres durent tomer, 

Si com io ai oi conter, 
6925 Vu frère Héraut, Guert out non, 

Mist Héraut, son frère, a raison. 

„6el frère, ^ dist il, ^remanez. 

Mais uoz maisnies me liurez; 

En auenture me métrai, 
6930 A Guillame me eombatrai. 

N'ai od lui nule couenance 

Par serement ne par fiance. 

Ne io ne sui od lui par fei, 

Ne io serement ne li dei. 
6935 Tel chose porreit auenir, 

N'i estoureit plus colp ferir. 

Io criem, se nos uos combatez, 

6914 li out] lui aC 6915 Pout] outC 6916 quantque ilC 
6918 Que il out fnit tout autresi C. Im Anschluss an diesen Vers 
finden sich in C die heiden folgenden: A Margot qui vint en message 
Qui moût estoit courtois et sage 6923 Vor diesem Vers stéhen in 
B und D die ihn mit V. 6882 verbindend^n Verse: Li messag^e plus 
n'i conquiscnt Plus n'i fisent ne plus n'i prisent durent fehlt JD 
6924 comme CD io ai] j'ay C, l'ai D 6928 maisnies] meismesD 
6932 serment C ne] et 'D 6933 ne feUt C 6934 serment C 
li] lui C 6936 esteroit B 6937 criem] croi D 



Ad co que nos iior pariares, 
Que de) pariare pics uus seit, 
E que cil uenque qui a dreit. 



Vos, Be Deu plaiet, qui sereiz uib, 

E combatre nos repoiTeiz, 

Ou tel parole al duc prendreiK, 

Que ttOBtre règne en pais tendreiz, 

Endemetitrea que la irai 

E qu'as Noimauz me combatrai, 

Alez par test pais ardont, 

Maiaona e uiles ilesti-uîaat, 

Pernez la robe e la uitnille. 

Pors e oeilles e numailîe, 

Que Norniaat oiande ne troisseot 

Mb nule rion donc uiure poïsseut; 

Faites la uiande ealoigiijer, 

Que il ne tioissent que maingiei". 




— 305 — 

Ne sainz lui ne se combatra, 

Maisons ne uiles nen ardra, 
6965 Ne ses homes ne robera, 

Ne lor aueir ne lor toldra. 

„ Comment," dist il, „dei io greuer 

La gent que io dei gouemer? 

Destruire ne greuer ne dei 
6970 La gent que deit garir soz meî.** 

A cest conseil tuit se teneient 

E issi faire le uoleient. 

Mais Héraut fist son serement; 

Por mostrer son grant bardement, 
6975 Que ia sainz lui en cbamp n'iront 

Ne sainz lui ne se combatront. 

Por coart, co dist, le tendreient, 

E plusors li reprouereient, 

Que ses boens amis enueiout 
6980 En lieu ou il aler n'osout. 

Issi est de Londres meuz, 

Ne pont mie estre retenuz. 

Tant a sa gent auant menée, 

Comme gent qui alout armée, 
6985 Qu^il fist son estandart drecier 

Et fist son gonfanon fichier 

Hoc tôt dreit ou Pabeie 

6963 se] s'i B 6964 n'ardera B, Diesen Vers und den 

folgenden vertaitschen BC 6966 auoirs B 6968 io dei] j*ay a C 
6970 qui BC 6971 cest] cel D 6973 serment C 6975 ia 
feMt B en champ sainz lui AD n'iroit C 6977 dit CD 6978 
li] lui C 6979 envoient C 6980 n'oscut] ne doit B, n'osoientC, 
ne sout D 6982 Qu'il ne pout estre retenuz Aj Ou n'y peut eatre 
retenu C 6984 Comment C 6985 II fist BD, Que feist C son] 
leur D drecier] leuer C 6986 son confanon fist B Son gon- 

fanon dessus fermer C son] lour D fichier] leuer D 6987 ou] 
en CD 

20 



^^^I^^^^^^^^^B 




— 306 - 




De la Bataille est estafalie. 




Qui en cel lieu le requerra, 


6990 


Hoc, co diat, se deffendra. 




Héraut a le lea eegarde, 




Closre le fist de boen foase, 




De trcia para laissa treia entrées, 






fi 095 


Normant eele noît se gaitierent 




K tote nuit arme ueillierent. 




Tote uoit furent en aoupeia. 




Kar dit lor fu que ii Engleis 




Ceîe noit tresqu'a ela aendreient 


7000 


E celé noit lea assaldreieitt. 




Co meismes Engleis cremeient 




Que Normant par noit les qnerreisnt. 




laai ont tote noit ueiliie. 




Li UDH nor les attrcs guitie. 


7005 


Al matin a l'nnbe nparaut, 




Que l'en scit dire a l'aiornant, 




MonU nL'r;iut e Guert od lui; 


^M 



— 807 — 

Fors sol escU; lance e espee. 
7015 Les Normanz uoldrent sorneeir 

£ le lien on il snnt saueir. 

Tant ont par els dous cheualchie (267r) 

E tant nise e espie, 

Que d'une angarde ou il s'esturent, 
7020 Gels de Tost uirent qui près furent. 

Mult uirent loges e foillies 

E tentes bien apareillies 

£ herberges e paueillons, 

Pignons dreciez e gonfanons; 
7025 Mult oirent cheuals hennir 

£ uirent armes reluisir. 

Grant pose ont iloc demore, 

Que Tnns a Taltre n'a parle. 

Ne sai qu'il firent ne qu'il distrent 
7030 Ne quel conseil entr^els dous pristrent, 

Mais al partir que il faiseient, 

Qu'a lor herberges reueneient, 

Parla Héraut premièrement. 

„ Frère/ dist il, „mult a ci gent, 
7035 Mult sunt Normant boen cheualier 

E d'armes porter costomier. 

Que me dites, que me loez 

7014 Soubz son escu lance leueeC e féfUtD 7015 sorneeir] 
sourvoir C, trouuer D 7016 le] li C il sunt] erent A 7017 
ont fefUt C 7019 d'un C 7020 de Poe D près] preux C 7021 
ueient A 7022 tentes] toutes CD 7023 féhlt AC 7024 

fehlt AC Pignons] Et peuls D 7025 herenir B, hanir D 7027 
Quant .1. poi orent la demore B 7028 li uns A n*a a Tautre BC 
7029 qu'il] que BD beide Maie firent] disent B, distrent C distrent] 
fisent By fistrent C 7030 dous fehU C 7031 ilz C 7082 
Que A A Et as herberges B herberges] loges A, herberge D 
reuoient C 7035 Normant] François BD 7037 Kar me AC 

que me] et que BD 



308 — 



De si graat gent c 
lo n'eD OB altre ch 
Mai 



lo 



uoa ueez? 

B Hoil retraire, 

retorner 
i grftigaor gent uoil assenbler." 
Héraut," tlist Guert, ^malnaio ooarti 
trop tart: 






Cist conseils est uenuz 
N'i a nient del gupilli 
Allant iiOB eutoet cheu 
Maluaia coart. quant i 
E as barons preier uo 
Que a I.ondres 
E combatro me laissisiez, 
Vos n'en uolsistes nient faire, 



Quant iol t 









i ael 



Or uolez i 
Tust anez 



? orguel; 



— 309 — 

E se une feiz departeient, 

la mais ne se rassemblereîent." 
7065 Héraut e Guert tant estriaerent, 

Que de paroles se meslerent 

E que Guert uolt Héraut ferir. 

Mais Héraut poinst sil fist faillir, 

E Guert a le cheual féru, 
7070 Detries Tarcon près de Tescu, 

E s^il eust Héraut ateint, 

A terre Peust tost enpeint. 

Assez li a dit Guert folie 

E repris le de coardie. 
7075 As très s^en aleront tencant, 

Mais pois n^en firent nul senblant; 

Quant il uindrent entre la gent, 

N^orent entr'els nul maltalent. 

Lewine fn matin leuez, 

7080 Frère Héraut empres Guert nez, 
El tref Héraut e Guert entra. 
Quant ses dous frères ne troua 
La ou il les laissa le seir, 

la mais nés quide reueeir; 
7085 En traison, dist il, sunt pris (b) 

7063 Et s'une B, Se il vne D so departoient B 7064 se 
fehU C ne se] touz ne D 7066 par parole AG 7067 que 

feJUt D 7068 point CD sil) sel J5, sil le C fist] fait B 7070 
Derrier B 7071 se il D l'eust C 7072 tost Teust A tost] 

tout D enpeinst C 7073 li] lui C dit] dis C 7074 le] Ta B 
Et repris do la coardie D 7075 treff D tencant] poignant A^ 

ferant D 7076 pois fehlt A ne fisent puis B n'en] ne D 7077 
fehlt B. Vieser Vers folgt in B in Begleitung eines anderen weiter 
unten nach V. 7100. 7078 felUt B maltalent] marement A 7079 
Liewine 1) 7080 Qui estoit frère Herout Taisnes B après D 

7081 tros C e Guert] Lewine A 7082 ses dous] il ses BD ne] 
u'i D 7083 le] au D 7084 la mais n'en ouide nul veoir £, 
lamez n'en cuida vn veer D nés] ne C 7085 Par D 



310 



E liurez a lor enemis. 

Donc neisBÎez home efiree 

Braire e crier comnie deaue; 

E quant il sont ou il esteieni, 

Que les Normana ueeir «oleient, 

Entre lui e ses compaignona 

Ë les Gontea c les barons 

Sar lor cheuals mult tost montoreot 

E des herbergea s'en tomerent. 

Kis uns les doos frères qui nindreiit. 

Et li baron a mal lor tiodrent, 

Que si aloËUt folement 

Et si desporneuement. 

Isai sont aa b'es repairie, 

Tuit de combatre spareillie. 

Héraut enueia douo espies, 

Por eapier quels compaignîes 

E quanz barons e quitnz annez 

Aueit !i due od aei menez, 

la esteient a l'oat uenu, 



— 311 — 

A GuiUame furent mené, 
. Forment furent espoente. 

Mais quant il sont que il quereient 

7110 E que ses genz esmer ueneient, 

Par toz les très les fist mener 
E tote Tost lor fist mostrer; 
Pois les fist mult bien conreer, 
Bien les fist paistre e abeurer, 

7115 Pois les laissa quites aler, 

Nés uolt laidir ne destorber. 
Quant il uindrent a lor seignor, 
Del duc distrent mult grant enor. 
Vn des £ngleis, qui ont ueuz 

7120 Les Normauz toz res e tonduz, 

Quida que tuit proueire fusseiit 
E que messes chanter peussent, 
Ear tuit erent tondu e res, 
Ne ]or esteit guernon remes. 

7125 Cil dist a Héraut que li dus 

Aueit od sei proueires plus 
Que cheualiers ne altre gent; 
De co se merueillout forment 
Que tuit erent res e tondu. 

7130 E Héraut li a respondu, 

Que co sunt cheualiers uaillanz. 



7109 Mes quant ilz sourent qu^ilz venoientC 7110 ueneient] 
queroient C, ne saiuent D 7111 ses très C très] renz D 7112 
tote l'ost] tôt son ost AC\ trestout l'ost D 7113 bien] bel BD 
7114—5 stelien in D nach 7116. 7115 Quites les lessa aller C 

7116 Lo vont D laidier CD 7119 veu D 7120 Tos les Nor- 
raanz B e fehU D 7121 Guide C 7122 messe C 7128 

eurent C 7126 prouoires o soi B Auoit prouoires assez plus D 
7128 s'esmeruillot B, s'esmorueilla D 7129 Car B erent] estoi- 
ent C 7130 u, 7141 li] lui C responduz D 7131 sunt] son C 



Hardi e proz e combatanz, 
„N'oQt mio barbes ne guernoDH," 
Co diat Héraut, ^coai nos auons." 

Poia a pria li dus un message, 

Vn moine enîocone e sage. 
Bien coneu e enseignie, 
Al rei He-raut l'a eimeie. 
De treis choaes a clioia le mist, 
E preiat le quel qu'il nolBiat: 
(lu Engleterre li reniiist. 
E sa fille a nioillier preist. 
Ou se ineist <d iugement 
De l'apoatoile e de sa gent, 
Ou sol coQtre lui sol uenist 
E cors a cors ee combatist; 
E li quels d els Tautre uoiiitreit 
Ou qui uis eschaper porreit. 
Le règne euat tôt quitenient. 
Que pis n'eu fusl a ) 



— 313 — 

Qu'ele deueit estre sainz faille, 

Parla li dus a son barnage, 
7160 Alques lor dist de son corage. 

Parler, co dist, uelt a Héraut, 

Que co qu^il deit aueir li tout, 

Par sa boche le uelt semondre 

E saueir qu^il uoldra respondre. 
7165 De pariure Tapelera 

£ de sa fei le semondra; 

E s'il ne se uelt adrecier, 

Qu'a lui ne s'en uoille amaisier, 

Demaneis le défiera 
7170 E el demain se combatra; 

£ s'il acorder se uoleit, 

E sis conseil li consenteit, 

Ultre le Honbre quantqu'aueit 

Deuers Escosce li dorreit. 
7175 Issi com li dus l'ont mostre^ 

Ont li baron dit e loe. 

E alquanz li ont dit: „bel sire, 

Vue chose nos uolon dire: 

Se altre chose estre ne poet, 
7180 E se combatre nos estoet, 

Combaton nos deliurement, 

N'i ait mais nul porloignement. 

Li demorier nos pœt greuer, 

7159 a] od A 7161 uelt co dist -4 7162 Qui A, Quer D 
qu'il] qui C tout] tart D 7163 boche] honte D vaut B 7167 
s'il] si C su] B^enA 7168 Et qu'a lui ne voelle apaisier B Que 
l'un ne C se veille auancier D 7169 Demaners D defira C, 

deffira D 7170 Landemain JD se] s'i A 7171 s'il] si C 7172 
sis] se A li] se D 7173 quanqucs aroit B, et quanqu'aroit D 

7174 li] lui C 7175 out AC 7176 dit e] au duc BD 7177 
E feMt A li] lui C 7179 S'il A 7180 Que se A 7181 

deliureement C 7182 ait] a D 



N'auoD nie-stier . 
Lus gcm Heraul 
Tote ior uienent 
E li âu3 Ior a dit por ueir 
Qu'il n'i poet mais reapit aueîr: 
Sei uintiesme du cheualierii 
A fait monter sor Ior destriers, 
Tuit orent ceintes Ior espeea; 
Lor altrea armea ont portées 
ËsquierB qui nâ els alerent. 
Cent cheualiers enipres montèrent 
Qui emprea les uint cheualchierent, 
Mais nient trop nés aprociereot. 
JMil chenal ier resunt monte 
Qui sunt empres laa cent aie. 
Ciat forent ai que toz tens Dirent 
Co que li cent e li uint firent. 

 Heraot a li dus mande 

Qu'il nienge aa ohans a lui parler. 
Ne ii estoet nient doter: 
Qui que uelt meint aeurement, 
Si parleront d'acordement. 
Guert n'a mie tant atendu 



r felilt B La gent Serait forment a 



— 315 — 

Que Héraut east respondu. 

Ne sofEri que Héraut parlast 
7210 Ne que al duc parler alast. 

En piez sailli deliurement, 

„ Héraut," dist il, »n'ira nient. 

A uostre seignor dites tant, 

Que co qu^il uelt dire nos mant, 
7215 Que prendreit e que nos laireit. 

Quel concorde faire uoldreit." 

Dementres que cil retomerent 

Qui la parole al duc portèrent, 

Manda Héraut ses compaignons (267v) 

7220 E ses contes toz par lor nous, 

Por oir que li dus dierreit 

E quels paroles mandereit. 

„Mant nos," dist Guert, „que li plaira." 

E li dus a Héraut manda, 
7225 Se son couenant li teneit, 

Northomberlande li laireit, 

E quantqu^oltre le Honbre aueit, 

Qui a cel règne aparteneit, 

E pois dorreit a Guert son frère 

7230 La terre Goigne lor père. 
Et se de co cure nen ont, 
De pariure Héraut semont, 

7209 soflfrist AD 7210 que] qu'il A 7211 Empiez D 

7213 dires C 7214 Ceu que il D 7216 nos] vous D 7216 
Qu'il encore faire voudroit C, Que concorde si ne voudroit D 7217 
Et jurèrent tant que cil retornerent D 7220 toz par lor] trestouz 
par D 7223 Tant nos D Guert] il B que li] qui lui C 7225 
li] lui C 7226 Norhonblonde -4, Norhumbrelandre C, Northambe- 
lande D li] lui C laireit] dorreit A 7227 quanque outre BCD 
aureit A 7229 Guer B 7230 Gowine CD lor] son AC 

7231 se] s'il A nen ont] n'auoit D 7232 Héraut semont] le 
scmonnoit D 



^^^H 






^ 


^^^1 




D(.' sa mil' qu'il dpueit vrcruîre 




^^^1 




E del vûgiie qu'il li dut rendra. 




■ 


7235 


De tôt ]i a sa fei mentie, 
S'il De B'adrece il le deîGe. 
E e\ sacent Engleis de neir, 
A toz le aelt faire sAoeir, 




I 


7240 


De l'apostoile e del clergie 
Qui contre lui od Héraut uieneot, 
Qui de cesto oure le maintienent. 
De cel escumeiiiement 
Grondillierent Engleia forment j 


1 


I 


7245 


De l'esciimeuge ont grnnt poor 
E de la Latfiille graigaor. 
Mult lea ueiasien grondillier, 
Les uns aa altres conseillier; 
N'i out tant proz qui ne uolsist 




■ 


7250 


Que la liataitle rem ainsi S t. 

^Seignors," dist Guert, „bien Bai e uei, 

Que mult estes en grant eafrei: 

De la bataille uos dotea 

E la concorde désirez. 




■ 


7255 


Et io la deKÎr euBeinent, 
Veire mult plus, mien escient. 
Mais io criem Guiliame forment, 




^^ 


7233 


qu'il] qui C 7234 li dui] (ieuoit C 7235 Del A 


[ li] 


1 


1 




■ 



— 317 — 

Qui malt est plein d^engainement. 

Vos auez oi qu'il a dit 
7260 Corn il uos uelt mètre a petit: 

De la terre qae il nen a 

Nos dorra tant com lui plaira; 

Se DOS co qu'il ofire pemon 

£ ultre le Honbre passon, 
7265 Encor nos metra il auant, 

Ne nos en lairra mie tant. 

Toz tens nos sorueziera 

£ a nient nos en metra; 

Quant il iert del tôt al desus 
7270 £ de la terre aura le plus, 

Petit nos en lairra tenir 

Qu41 ne nos quit del tôt tolir; 

De grant terre a poure partie 

Nos quide mètre par ueisdie, 
7275 La terre uoldra aueir tote. 

Encor i a une altre dote, 

Donc m'est por uos plus que por mei, - 

Ear io me garrai bien, co crei: 

Totes uoz terres a donees 
7280 As cheualiers d'altres contrées; 

N'i a ne conte ne baron, 

A qui il n'ait doue grant don, 

N'i a conte ne baronie, 

Ne cliastel ne chastellerie, 

7260 uos] ne D 7262 Voua C dorra] lairra AC com] que C 
lui] li B 7263 Ce nous B 7265 nos] vous C il ftUt C 7266 
en feMt C atant C 7267 sourmontera C, soruezerera B 7269 
iert] sera C del] de B al] el A 7271 nos] vous C 7272 Qu'il 
nous cuide tout tollir B 7273—4 fehUn BB 7276 Et encore!) 
une fehlt B 7277 plus m'est por vos BB 7278 bien me 

garrai A bien feMt C co] ie B 7280 A B 7281 fèMt BB 

7282 feMt BB donne son grant don C 7284 chasteleriee C 



— 318 — 



7285 



7290 



7295 



7300 



7305 



7310 



Ee GailL nen ait done. 

E si nos di por aerite, 

Qu'il a pris de plusors homages, 

Por doner lor noz eritages. 

De noz terres nos chaceront 

E que pies iert nos ocieront, 

Yoz maisDÎes essilleront 

E filz e filles destmiront. 

N'i uienent pas por noz aueirs, 

Mais por gaster nos e noz eirs. 

Defifendez nos e noz enfanz 

E noz altres apartenanz. 

Onques mon frère ne dona, 

Ne a doner ne commanda 

Les granz fiens ne les granz enors 

Ne les terres as aanasors. 

Mais se 11 conte conte fussent, 

E li baron lor dreit eussent, 

E li filz eussent lor lieus, 

Et empres lor pères lor fieus, 

Go saciez nos, ia n'en parlasse 

Ne ia la pais ne trestomasse; 

Issi le peusson soffirir • 

E mielz feist a consentir. 

Mais se nos perdez uoz maisons 

E uoz altres possessions 

E uoz maneirs e uoz porpris, 

Ou nos fustes norriz toz dis, 



(b) 



7286 nen ait] n'ait tôt A 7288 Par D 7290 E pies iert 
quant nos ocieront A que] qoi D 7293 Ne Q uoz fMi C] 

loor 2> 7298 Ne au donner le graante D 7800 uauasors] 

anceisors A 7304 après B père C 7805 ia] io A ne pal- 
lassent D 7306 destorbassent D 7307 fûSUk D le] la ^ 7808 
fûùi^ D 7811 maneirs] auoirs B 7312 Y vos aues este nourri B 
nos fdit C 



— 319 — 

Que deuendreiz e que fereiz, 
En quel terre uos en fuireiz? 
7315 £ que deuendront lî enfant, 

Femes e filz petit e grant? 
En quel terre iront mendiant 
E en quel terre iront querant? 
E quant ici perdront la lor, 

7320 Comment querront altrul enor?" 
Par cez paroles que Guert dist 
E par altres que dire fist, 

E par co que Héraut diseit 

Que as barons lor fieus creistreit, 
^7325 E as altres plus prameteit 

Que il ia doner ne porreit, 

Oissiez Engleis estormir 

E Deu iurer e aramir, 

Que mar i sunt Normant uenu, 
7330 Folement se sunt embatu. 

Cil qui ainz la pais desiroent 

E qui la bataille dotoent 

Pristrent en els grant hardement 

E de combatre orent talent. 
7335 Guert ont si le conseil troble 

Que pois nM out home escolte, 

Qui de pais faire i ait parle, 

Qui des plus riches n'ait mal gre. 

Li dus e li soen plus n'i firent, 

7313 deuendreiz] direz vous D 7314 Se ceu perdez ou con- 
quérez B 7316—7 féMm AC 7318 E fthU C Et qaele D 
7319 perdent A la] le BC 7320 Ou iront querre D querrez A 

7321 cest C 7324 barons feMt C leurs C 7325 as féhU C 
prametroitD 7326 Que il doner no lor porreit ^C 7328 dieux C 
7329 mal CD 7330 se] si C 7335 ourt D le consseîl si C 7336 
d'omme n'i out C 7337 faire paiz D i fehlt D 7339 plus ni 
firent] s'en partirent BD n'i] ne C 



— 320 — 

A lor berbergei reuertirent, 
Tuit asseur o tnit certain 
D'aueir la bataille el demain. 
Donc ueisaiez hannics dreoier, 
Hanbers e belmea afaitier, 
KatrieuB e selea atorner, 
Coinres emplir, ars encorder, 
E ico tôt apareillier 
Qnî a combatre aueit mestîer. 



Quant la bataille dut îoater, 
La noit auant, c'oi conter, 
Furent Engleïs forment haïtie, 
Mult riant e mnlt enueieie. 
Tote noit maingiereat e burent, 
Onques in noit en lit ne inrent. 
Mult IcB ueissiez demeni^r, 
Treper e saillir e chanter. 
Bnblie crient e weisseil 
E laticome e drincbebeil, 
Drinc hindrewart e drintome, 
Drinc foll", drinc balf e drinc tode. 
Isfli se contirdrent Kiigleis. 



— 321 — 

£ li Normant e li FraDceis 

Tote noit firent oreisons 

E furent en afflictions. 
7365 De lor péchiez confes se firent^ 

As proueires les regehirent, 

E qui nen out proueires près, 

A son ueisin se fist confes. 

Foi co que samedi esteit, 
7370 Que la bataille estre deueit, 

Ont Normant pramis e uoe, 

Si com li cler[c] Torent loe, 

Qu^a cel ior mais, se il uiueient, 

Char ne saim ne maingereient. 
7875 Gifirei, Peuesques de Constances, 

A plusors ioinst lor penitances^ 

Cil reçut les confessions 

E dona les beneicons. 

Cil de Baieues ensement, 
7380 Qui se contint mult noblement. 

Euesque fu de Beiessin, 

Ode aueit nom, filz Herluin, 

Frère le duc de par lor mère; 

Grant esforz mena od son frère 

7365 leurs C, lours D 7866 Et a prostrés lez rechîirentJD 
7367 Et qui n'ot les pronoires près B, Et qui n'out les proueire 
empresC, Et qui n'out prestre près D 7368 son] leur D feistD 
7372 roreiit] Ton ont A 7373 Que eu jour C Que a D uiueient] 
uesqueient A^ vainquirent C, viuent D 7374 saain D men- 

gerieut C, menignent D 7375 Raols li vesques B, Bool Peues- 
qne D euesques A 7376 Pluisors enioiust B joint D 7379 
Baieux C Et cil de Baex ensement D 7380 tint C. In den 14 
foîgenden Zcilen sind in B mehrere Buchstabm dureh einen FUeken 
unsichthar geworden; ich habe sie dtwch Punkte bezeidmet, 7381 

Euesque f . . e Beesain B Bessin C 7382 Oede a 

fix Herloin B 7383 Frères e par lor mère B lor] la D 

7384—7435 felden D 7384 Grant eff na o son frère B 

21 



332 



De chooalierB e dVltre gent; 
Manant fu raiiU d'or e (i'nrgent. 
D'oitonrc al quatorzieame di. 
Que (este fii Suint Calixti, 
Qui donc auint al eaïuedi, 
Fu la bataille ime io di. 



I.i prou.ire. f.r 1 


or chapeleB, 


Qui esteient par 1' 


ost nouelea, 


Ont tote celp noît 


iieiUie, 


Dell reclame e De 


Il preîe. 


Veilles font t: nfflï 


lotions 


E lor princes oroii 


non». 


Salmes dient e mil 


ii-ieles, 


Letaniea e kirieles 




Deu reijuÏL'rent e : 


merci crient, 


Patcrnostree e mei 


ises dient: 


Li uns spiritUB do 


mini, 



— 323 — 

Tuit li baron s^entrassemblerent, 
7410 Al duc uindrent si porparlerent 

Que treis conreîz d'armes feraient 
£ en treis liens les assaldreient. 
En un tertre s'estut li dus. 
De sa gent pout neeir le plus; 

7415 Li baron l'ont auirone, 
Haltement a a els parle. 

„Mult uos dei," dist il, „toz amer 

£ mult me pois en uos fier, 

Mult uos dei e uoil mercier, 
7420 Qui por mei auez passe mer; (268r) 

Por mon prou e por m'enor querre 

Estes uenu en ceste terre. 

Ne uos en pois, co peise mei. 

Tels grâces rendre com io dei, 
7425 Mais ies rendrai, quant io porrai, 

E co aureiz que io aurai: 

Se io conquier, uos conquerreiz, 

Se io prenc terre, uos l'aureiz. 

Mais io uos di ueraiement, 
7430 Io ne uinc mie solement, 

Por prendre co que io demant, 

Ne por aueir mon couenant^ 

Mais por uengier les félonies, 

7410 si] ae B. Die Verse 7413—8 fehltn in d. Hdsckr. B, 
die dafiir folgende bietet: Quant li dus les vit aprestes Et de com- 
batre ciitalentcs le voel dist il a vos parler 7414 voir li plus C 

7416 Et li plu80ur Pont esgarde C 7418—9 fehUn C 7420 
felUt B Pour m'amoiir aucz passe mer C 7421 Et por m'onnor 
et mon preu querre B 7422 Passastes mer en ceste terre B 
7423 eu fehlt C 7424 Rendre tex grasses B 7425 Mais quant 
io porrai ies rendrai A ies] je C porrai] deuroy C 7428 prenC 
7429 uos di] di bien A certainement B^ vraiement C 7430 ne] 
n'i B Que je ne vins pas seulement C 



— 324 — 

LeB troiaona, les feiz meoties, 
Que li borne de cest pais 
Ont fait a Doatra geut toz dis. 
Malt ont fait mal a mee parenz, 
Mult en ont fait a alti'es geuz; 
Par traison ibnt quantque font, 
la altreraent mal ne feront. 
La noit de festo Saint Bricon 
Firent orriblo traison, 
Des Daneis firent grant dolor, 
Toz les ocistrent en un ior. 
Ensemble od els maiDgie aueient 
Et en donnant les ocieient. 
Ne qui mie que pechie aeit 
D'ocire gent qui miek ne ra'eit. 
D'Âlueret aucz iien oi. 
Comme Goigne le trai : 
Saina le si le haiaa, 
Eusenilile iid lui liut e niainga. 
Puis lt> trni, prist e lia 




325 



k 



7460 — Oez com faite félonie! — 

Por co que grant gent 11 sembla, 

La diesme derechief diesma. 

Cez félonies e plusors, 

Qu^il ont fait a mes anceisors 
7465 E a uoz amis ensement, 

Qui se contindrent noblement, 

Se Deu plaist, nos les uengerez, 

E quant uos uencu les aurez, 

Que nos ferez legierement, 
7470 Lor or aurez e lor argent 

E les aueirs donc plente ont 

E les maneirs donc riche sont. 

En tôt le mont n'a altretant 

De si fort gent ne si uaillant 
7475 Comme uos estes assemblez: 

Vos estes toz uassals prouez, 

Nus nen a de morir poor, 

Se mestier est, por son seignor. 

Ferez les bien al comencier, 
7480 N'entendez mie a gaaignier: 

7461 que feMt C grant gent] trop grant D U] lui C 7468 
Tels A, Sez D 7464 Qu'ilz C ont] a D a] as D mes] noz ACD 
7465 uoz] noz A 7466 Yengeres vos sor toute gent B Com se D 
7467 dex D nos les uengeron A 7468 nos uencu les auron A 
7469 nos feron A Que uos] Vous le D ferez] prendras B 7470 
Trestout lor or et lor argent B auront. Vous aurez Por et l'ar- 
gent C 7471 les] lor A plente ont] manant sont B 7472 
donc] qui A 7473 tuit li mont D 7474 Comme tous estes d 
estant D 7475 Con C cj assemblez C, Naek F. 7476 sMhen in 
A und D folgende Verse: £ cil (s'il D) oomenœnt a orîer la n'en 
uerreiz un coarder 7477 nen a] n'aroit B, ne a D 7478 est] 
ert B son seignor] uostre amor ACD. Na€h dieeem Veree bieim 
A und D die heiden ZeHen: Il lor respont les noz meroiz (la kmr 
merci D) Por Deu ne seiez esbahiz (esbahi D) 7479 Faites D 
7480 a] au B 



Le gaaing uoa iert tôt commun, 

A pleuto en aura chascan. 

Vos ne porreiz niio garir 

Por estro en pais ne por fair. 

la Engleis Normaux n'anieront, 

Ne ia Normaux u'espurneront; 

Fclona furent e fwlons aont, 

E faus furent if faua seront. 

Ne faites mie maluaistie, 

Kar in n'auront de uob pitié; 

Ne li coart por bien fuir, 

Ne li hnrdi por bien ferïr 

N'en iert des Engleia plus preisîez, 

Ne n'en acra plua esparniez. 

Fuii' poez iuaqu'a la mer, 

Vos ne poea auant aler; 

N î trouereÎK ne nef ne pont. 

Et eatormnna e nea faldront, 

E Eagleis la nos ateodront. 

Qui a honte uos odront. 



(b) 




— 327 — 

7505 lo ne dot pas de la nictoire; 

Venoz somes por aueir gloire, 

La nictoire est en uostre main, 

Tnit en poez estre certain.'' 

A co qne Guill. diseit 
7510 Et encor pins dire noleit, 

Vint GuUl. le filz Osber, 

Son chenal tôt couert de fer. 

„Sire," dist il, „trop demoron, 

Armez nos tost, alon, alon!^ 
7515 Issi snnt as tentes aie, 

Al mielz qu'il poent sont arme. 

Li dus fn mult en grant trepeil, 

Tuit perneient a lui conseil, 

Mult enorout toz les uassals, 
7520 Mult donout armes e chenals. 

Quant il s^apareiUa d^armer, 

Son boen hauberc fist demander, 

Sor ses bras l'a uns hoem leue, 

Denant le duc Ta aporte, 
7525 Mais al leuer Ta trestorne, 

Sauf co que il nel fist de gre. 

Son chief a li dus enz bote. 

Prof Taueit ia tôt endosse. 

Go detriers a denant tome, 

7505 pas de] mie pour C 7507 nostre A 7508 Bien enD 
7510 Et encore dire plus uoleit^ 7511 Ober D 7512 Sour son 
cheual couuert de for D 7513 demourez C 7514 Armon nos tuit AD 
tosi] tous C 7515 tentes] autres D 7516 Aulx mieulx qu'ils 
pouoient bien arme C se sunt arme A 7519 ennorent tait D. 

Diesen Vers und den foîgenden vertatucht A. 7520 donnent D 

7523 ses] sas C leuez D 7524 aportez D 7526 Sainz co qu'il 
ne fist de son gre Al^ Sans ce que il ne feist de gre C, Sainz ceu 
qu'il ne fist pas de gre D 7526 Près B 7529 Ceulx de triers 
a desors trouue C derrier B Cel derriers D 



— 329 - 

N^en aîez mie altre pense!" 

Donc se seigna, le hauberc prist, 

Baissa son chief, dedenz le mist, 
7555 Laça son lielroe e ceinst s'espee, 

Que un uaslet ont aportee. 

Son boen chenal fîst demander, 

Ne poeit l'en raeillor trouer: 

D'Espaigne li ont enueie 
7560 Vns reis par mult grant amistie, 

Arme ne presse ne dotast, 

Se sis sires Tesperonast. 

Gautier Giffart Tout amené, 

Qui a Saint lame aueît este. 
7565 Tendi sa main, les règnes prist, 

Pie en estrieu desus s'assist, 

Le cheual poinst e porsailli, 

Toma e tint, pois s'esterchi. 

Li uisquens de Toarz garda, 
7570 Comment li dus armes porta, 

A sa gent a entor sei dit, 

Que mais si bel arme ne uit, 

Qui si gentement cheualchast, 

Ne qui si bel armes portast, 
7575 Ne qui hauberc si auenist, 

7552 Ne n'ai mie B mie] nul B 7554 Baisa D le] se B 
Baissa sei son cbiez dedens mist C 7555 Puis lâcha l'elme cainst 
Pespee B son] le C chaint D 7556 C*un valles li ot aportee B 
Qui G 7558 peust D on B 7569 Dieser Vers und die 5 fci- 
genden fehlenB Dez EspaigneD 7560 Au roy 7561 Armes D 
7562 sis] li C, si D n'csperounast D 7564 laque C 7565 la 
main C, ses mains D 7566 Pestrier B, Pestrui D 7567 point D 
porsailli] pois sailli A 7568 Toma e pois si s'eslerchi A, Toma 
et point et s'esuerti D 7569 Toaz C 7570 Comme C 7671 
a fehU C entor sei] encor ce D dist C 7572 Commais A, 

Oncquez mes C, Que nul mes D armez 2> 7678 gfentilement C 
7575 cui B si fèhU C. Diesen Vers utid den fdgmden vertauseM C. 



330 



Ne qui lance si bien bmadjat, 
Qui Bor cheual sï bien Beiiit, 
Qui si torunst ne si tenist. 

„Soz ciel tel cheuslior nen a, 
Bel» dus est e belg reis sera; 
Combat» sei e si ueintra; 
Toz aeit hoiiiz qui H faldra." 
Li «lus fifit cbeiials enseler, 
PluBora En fist tries sei mener, 
ChasciiQ out a l'arcon deuant 
Vue eapeo bone pendant, 

î les cbeuals meuereot 






i portèrent, 
rme li baron. 



Donc furent e 

Li cbeualier e li gneldon; 

En treÎH compaignes se partirent 

E treÏB compaignes d'armes firent. 

A cbaBcune des treis compaignsB 

Out œult eeigiiora e cheuetaignes, 

Qui ne feisaent coardie 

Por perdre menbre ne por uïe. 



Li dus apela un seraant, 

Son gonfanon fist traire auant, 

Que la pape li euueia, 



— 331 — 

7600 E cil le traist sil despleia. 

Li dns le priât, sns le dreca, 

Raol de Conches apela. 

„ Portez/ dist il, „mon gonfanon, 

Ne U08 uoil faire se dreit non: 
7605 Par dreit e par anceisorie 

Deiuent estre de Normendie 

Yostre parent gonfanonier, 

Mnlt furent tuit boen cheualier.'' 

„Granz merciz," dist Raol, ^^^^^i 
7610 Qui nostre dreit reconoissiez, 

Mais li gonfanon, par ma fei, 

Ne sera hui portez par mei; 

Hui nos claim quite cest seruise 

Si uos seruirai d'altre guise, 
7615 D'altre chose uos seruirai: (268v) 

En la bataille od uos irai 

E as Engleis me combatrai, 

Tant cora io uif estre porrai. 

Saciez que ma main plus ualdra 
7620 Que tels uint homes i aura." 

E li dus garda d'altre part 

Si apela Gauter Giffart. 

^Cest gonfanon/ dist il, „pemez, 

En la bataille le portez." 
7625 Gauter Gifi'art li respondi, 



7600 trait CD sil] et B si Pemploia D 7601 eus le] si 

le By sur le C si Tendrecha D 7602 d'Arconchea A, d'Argoies D 
7605 dreit] fief B 7606 Deuez D 7607 Vostre] Et vos D 

7609 Grant BCD merchi D aisnez D 7610 Que AD vostre D 
recoDgnoissez D 7611 Mais hui li confanons par foi B 7612 
Nen ert mie portes par moi B 7013— 4 fehlen B, Nach 7615 
steht inC 7618. 7616 irai] serai B 7618 oom] que B ester D 
7619 ma fehlt D 7620 homes] cheualiers C aura] a G 



nSire," dist il, „por Dea merci! 
Veez mon chîef blanc e nhanu, 
Enpeirie Bui de ma uertn, 
Ma uertn m'est afebliee, 
£ m'aleine mult enpeiriee. 
L'enseigne estoet a tel tenir 
Qui lonc traunil poiese Boffrir, 
E io serai en la bataille; 
N'auez home qui mielz i uoille: 
Tant i quit ferir od m'espee. 
Que tote en iert enaangletee." 
Don[c] dist li dus par gi'ant Serte: 
„Seignor, par la resplendor De, 
Voa me uolez, co crei, trair 
E a ctst grant besoig faillir." 
^Bire,^ dist Giffart, „Don feron, 
la mais ne feron traison; 
Nel refus pas par félonie, 
Mais io ai grant uheaalerie 
e do I 




— 333 — 

„En meie fei/ co dist li diu, 

„Io nos amoe, or nos aim plus. 

Se io m'en pois esohaper nis, 

Mielz U08 en sera mais toz dis.^ 
7655 Donc apela nn cheoalier, 

Qae malt aueît oi preisier: 

Tosteins, filz Rou le Blanc ont non, 

Al Bec en Chanz aneit maison. 

Le gonfanon li a liore, 
7660 £ cil l'en a seu boen gre, 

Parfondement Ten a cline, 

Volentiers Ta e bien porte. 

Encor en tienent qnitement 

Lor eritages si parent; 
7665 Quitement en deiaent aueir 

Lor eritages tuit si eir. 

Gnill. sist sor son destrier, 

Venir a fait anant Bogier, 

Qae Ten dist de Mongomeri. 
7670 „ Forment,** dist il, ^en nos me fi. 

Do celé part de la ireiz, 

De celé part les assaldreiz; 

E Guîll. mis seneschans, 

7651 co fMt A] 86 C 7652 amoe] enaoie D enoor plus C 
7658 m'en] en Ay me D 7654 en sera] en iert C7, enuerai D 

mes a touz dis C 7656 ouy a prisier G 7657 Tosteins le 

filz A Tostens fix Roa de Caas fa nés B 7658 Les Fescamp 

mest ses parentes B^ Aaber aachans auoit maison D. C hai vot 
diesem Verse die beiden folgenden: Cheaalier de noble fachon Hardi 
et prous fut ce dit l'on 7659 li] lai C Murez D 7660 oil] sU (7 
grez D 7661 Ta encliae B dînez D 7662 et bien Pa 

Volentiers l'a et bel et bien portez D 7668 Encore B quite- 

ment] sa gent C 7664 herbergages D si parent] son parent A^ 
qaitement C, lour parent D 7666 hiretage 0, héritage D si] 
li BD 7669 on B dit ACD 7678 Et Goillame mist son 

eoneschal D 



i^^^^^^^^^^^m 




• 


J 




- 334 - 


1 




Li fik Oflber, un liueas uasaaaB, 


■ 


7675 


EnBetnble od uoa clu'uatchera 
Et ouuc UU9 Jtis assaidra. 
Les Boloigiieia e les Pohiera 
Âurciz e toz mes aoldeiers. 
De l'autre Jjart Alain Fergaot 


1 


7680 


Et Naimmeri le conibatant 






Peileuius meront e Bretons 


(b) 




£ del Maine toz lea barons. 






E io od totes mes grana gêna 


M 




Et od amie i od ])arenz 


■ 


7685 


E od mes nobles uauasora, 
Donc io tttent mult graut BOCore, 
Me coiLiliatiai par la grant presse. 
Ou la bataille iert plus engresBe." 

Aime furent tiiît li baron. 


1 


7690 


Li cheualier e li gueldon. 
Lu gent a pie fu bien armée, 
Cboacun porta arc n espee; 





— 335 — 

Coiures orent ceinz et tarchais; 

Cheualiers ont haubers e branz, 
7700 Chauces de fer, helmes luisanz, 

Ëscaz as cols, es meins lor lances, 

£ tuit orent fait conoissances, 

Que Normant altre coneust, 

Qu'entrepresure n'i eust, 
7705 Que Normant Normant n'oceist. 

Ne Normant altre ne ferist. 

Cil a pie aloent auant 

Serreement, lor ara portant; 

Cheualiers empres cheualchoent, 
7710 Qui les archiers après gardoent. 

Cil a cheual e cil a pie. 

Si com il orent comencie, 

Tindrent lor eirre e lor compas 

Sereement, lor petit pas; 
7715 Li un Tautre ne trespassout, 

Ne n'apreismout ne n'esloignout ; 

Tuit aloent serreement 

£ tuit aloent fièrement. 

D'amedous parz archiers estaient, 
7720 Qui a trauers traire deueient. 

Héraut out ses homes mandez, 

7698 orent] ont B chaint D tacbaulz C, carquaiz D 7699 
Cheualiers orent haubers blanz A 7701 as] es D es] as D lor] 
lez B 7702 conuenances B 7703, 7705, 7706 Normant] 

François BC ll()ii Qu'entrepresture AC, Que autre prestre D 

7705 Que Normanz autre ne ferist B 110^ Ne Franceiz autre 

n'occeist D 7708 Serrement C lor ars] armes D 7709 

après BB chcuauchant C 7710 empres C 1112 comme D 

7714 Serrement C, Seurement B 7716 n'aproooit B Ni apri- 

molt C n^aloingnaout B 7717 serrement C 7718 fermement D 
7719 feUt B 7720 felût B a] au D traire] tomer B 7721 
ses homes] tous les gens C 



lea citez, 
i des bora, 



Cela des chastels 

Des porz, des uilt 

ConteB, barons a 

Li uilain des uîles aploaent, 

Tels armes portant coin il trouent, 

Mftchiies portent e granz pels, 

Forchea fi^rees e tinels. 

Engleia orent nu champ porprii, 

La fu Hernut od ses amia 

E od les baroDS del pais, 

Que il out: sËDiotis <i requis. 

VoDnK furent deliurement 

Cil de Londres e cil de Kant, 

Cil de Herfort e cil d'Esaease, 

Cil de Surree e de SnsseBse, 

De Snînt Ëdmont a de Sufoc, 

E de Norwiz e de Norfoc, 

De Cantorbiere e de Stanfort, 

E cil uindrent de Bedefort; 

Venu sunt cil de Novhantone, 




— 337 — 

De Bedi, de Notinkehan. 
7745 De Lindede e de Nichole 

Vindrent qui sorent la parole; 

De ca deuers soleil cochant (c) 

Veîssiez gent uenir mtdt grant: 

De Salebiere e de Dorsete 
7750 E de Ba e de Somersete, 

Malt en i uint de Gloecestre, 

Mnlt en i uint de Wirecestre, 

De Wincestre e de Hontesire 

Et del conte de Brichesire. 
7755 Malt en i uint d^altres contrées, 

Que nos n^auon mie nomees; 

Ne poon mie tôt nomer, 

Ne ne uolon tôt aconter. 

Tuit cil qui armes porter porent, 
7760 Qui la nonele del duc sorent, 

Alerent la terre deffendre 

D'icels qui la aoleient prendre. 

D'oltre le Llumbre nU uint gaires, 

Eu orent altres afaires, 
7765 Daneis les orent damagiez 



7744 fehlt D Berdi B, Derdi C e de il Nothangehan C 
7745 Lidesie B, Ludeeio D Lincole C 7746 sorent] souuent D 
7747 caj cbil D cochant] leuant A 7748 uenir gent A Veissiez 
gent gent moult grant D 7749 Salerbricres D e féhlt D 

Sorsete B, Torsere I) 7750 E feMt B Bae B, Ae C de feMt D 
Sormeseto BC, Summesere D 7751 i feMt A de] deuers AD 

Glocestre CD llh2 i feMt A de] deuers A Et moût en vint 

deuers Vincestre D 7753 Villecestre B e feMt AB Hantesire C, 
Iluncosire D 7754 del] de B Bcrchesire C, Brothesire D 

7755 i feMt AB 11W1 poon] poie B 7758 uolon] poont B 

7759 cil feMt B porter i porent B. Unter porent steM in B poieot 
7762 De ciaus BB 7763 n'i] n'en B, n'en n'i D 7764 Eu] 

Asses B 7765 les] le B 

22 



— 339 — 

Longnes lances ont e espees, 

Que de lor terre ont aportees, 

£ nos anez haches agnes 

E granz gîsarmes esmolaes. 
7795 Contre noz armes^ qui bien taillent, 

Ne qoit que les lor galres yaillent. 

Trenchiez quantque trenchier porreiz, 

la mar rien n^i espamereiz." 

Héraut out grant pople e estult, 
7800 De totes parz en yeneit mult^ 

Mais multitude petit ualt. 

Se la uertn del ciel i fait. 

Plusor e plusor ont pois dit, 

Que Héraut aueit gent petit, 

7805 Por 00 que a lui meschai; 
Mais plusor dient e iel di: 

Qui contre un home altre enueast, 

La gent al duc poi foisonast; 

Mais H dus aueit ueirement 
7810 Plusors barons e meillor gent; 

Plente out de boens cheualiers 

E grant plente de boens archiers. 

Geldons engleis haches portoent (269^ 

E gisarmes qui bien trenchoent; 
7815 Fait orent deuant els escuz 

De fenestres e d'altres fuz, 

7791 e espees] aportees B 7792 Et cspees de lor contrées B 
terres C 7793 haches] lances AD 7794 Et giiissarmes bien 
esmollues D 7796 cui D 7797 quanques trenchiez C 7798 E ia 
mar rien esparnereiz A 7800 veneit] i vint AD 7802 i] li B 
7803 Plusours ont par mainte foi dit D 7805 que] qu'il C 

7806 iel] je C dien et ce crai D 7807 Se contre D un fehU C 
enueast] en alast D 7808 poi foisonast] par foi sonast D 7810 
barons fehlt C meillors D 7818 Geldon BC, Cel jour D haches 
feMt C 7815 Tant out deuant D 



Deuant ela les orent leuee. 
Comme cleîea ioinz e serrez; 
Fait en orent deiiani. closture, 
N'i l'iismerent miU: iuiiitui-u, 
Par ouc Normant entr'eh uenist 
Qui descoD&re les iiolsiat. 
D'eacuz e d'aie s'aiiironoent, 
IsBi deffendre ne q^idoent; 
Et s'il m fassent bien tena, 
la ne fussent le ior uencu; 
la Normnnt ne n i eobatist 
Que l'arme a honte ne perdiat, 
Fust par hache, fust par giaarme. 
On par machue on par altre arme. 
Cor7 haubers orent e petiz 
E helmes dosor Ior nertia. 
Li reis Héraut dist e fiât dire 
E fist baoir com[e] Ior sire, 
Que chaacun tiengu e tort aon uia 
Tôt ilreit contre 




— 341 — 

Doue roua ccls de Kent aler 

La ou Normant durent ioster, 

Kar co dient, que cil de Kent 

Deiuent ferir premièrement; 
7845 Ou que li reis auge en estor, 

Li premier colp deit estre lor. 

Cil de Londres, par dreite fei, 

Deiuent garder le cors le rei, 

Tôt entor lui deiuent ester 
7850 E Testandart. deiuent garder. 

Cil furent mis a Testandart, 

Que chascun le deffende e gart. 

Quant Héraut out tôt apreste 

£ co qu^il uolt ont commande, 
7855 £nmi(e) les Engleis est uenuz; 

Lez Testendart est descenduz. 

Lewine e Guert furent od lui, 

Frère Héraut furent andui, 

Assez out barons enuiron; 
7860 Héraut fu lez son gonfanon. 

Li gonfanon fn mult uaillanz, 

D^or e de pierres reluissanz. 

Guill. pois celé uictoire 

Le fist porter a Tapostoire, 
7865 Por mostrer e mètre en mémoire 

Son grant conquest e sa grant gloire. 

Engleis se sunt tenu serre, 

Tuit de combatre entalente. 

7842 dcurent C 7843 co] il BD 7844 Douoent C 7846 
Onqiies D auge] voist B l'estour B 7849 Ëntour lui doiuent 

tût ester B Tous C lui fehU C 7851 furent mis] sont venuz 2> 
7867 Lreswine C, Leuuine D furent] qui est D 7858 andui] o 
lui D 7859 Assez out entur lui barons ul 7860 ses gonfanons^ 
7862 de pierres] d'argent bien C 7866 Son] Sans C sa] sans C 
7867 tenu] remos I) 7868 atalente C 



— 342 — 

Vil fosso ont d'une part fait, 
Qui ))armi(e) la cliampaigue uait. 
Entretnut ÎJormant apanireiit, 
D'iii) pendant sustrent ou il forent; 
D'une ualee e d'un pendant 
Sorst un conrui qui nint au&nt. 
Li reia Héraut de loig les ujt, 
GuDi-t apela si li a dit: 
^Frere," iliat il, „ou gardes tu';* 
As lu lo duc i|ui uient ueuV 
1*0 celé gcut que io ueï la 
Lti iio):tro ^c.ni nul mal n'aura; 
Il a [)oi geiit as noz conquerra, 
Malt a gt'ant gunt en ceste terre: 
Encore ai io toz coiiibatanz 
Que dieualiers i|ue poiaana 
Par quatre fciz cent mile armez." 
„!'ur fei," dist (lucii, „grant gent a 
Mais nmlt ]>ijtit pries on bataille 
Aï-seniblci' du uilitnaille. 




— 343 — 

7895 Malt ont lances, mult ont escnz, 

Malt ont hanbers, helmes agoz, 

Malt ont glaiues, mult ont espees, 

Ars e saetes barbelées. 

Les saetes sant mult isneles, 
7900 Malt plas tost uont qne arondeles/ 

„Gaert," dist Héraut, „ne t'esmaier! 

Deus nos poet bien, s'il uelt, aidier: 

la par la gent que io la uei 

Ne uos estoet estre en e£Erei." 

7905 Ëndementres que il parloent 

De cez Normanz qu'il esgardoent, 
Sorst un conrei ou plus out gent 
Empres Tautre serreement; 
A une part del cbamp tornerent 
7910 E si qu'as altres n'assemblèrent. 

Héraut les uit sis esgarda, 
Guert apela si li mostra. 
^Guert/ dist il, „noz enemis creissent, 
Gheualiers uienent e espeissent, 

7915 Mult par en nient, grant poor ai, 
Onques mais tant ne m'esmaai; 
De la bataille ai gr^nt poor, 
Mis cors en est en grant freor." 

^ Héraut,^ dist il, „mal espleitas 

7895 fehlt C escuz] haubers B 7896 fehlt C Longes lances 
et agus fers B et healmes D 7897 glaiues] escus B 7898 Ars 
e] Moult ont B Mont ont ars D 7901 t'esmair D 7902 nos] 
vout D 8*il] si C aidir D 7904 N'estent ja vos D esmay C 

7906 De cels^, D'iceulxC 7907 Sort un altre conrei plus grant ^, 
Sort un conrez ou plus ou gent C Ist D 7908 Apres B serree- 
ment] uient serreement A, forment D 7910 qu'a C 7911 les 
fehlt D si Tesgarda A sis] ses B, sil C, si D 7912 li] lui G 
7913 noz] voJS 7914 uienent] croissent £2> 7915 MourD vienD 

7916 Onque B 7918 cors] cuers B, féhU C 7919 mar B 



QuAut <le bataille 

E qu'a Londres r 

Ou a [.ondreB uu a Wincestre. 

Mais ore est tart, ne poet meie ei 

„Sire frère," Héraut » dit, 

, Conseil arrière ualt petit; 

DeiïendoD non, se nos paon, 

Ne s»i mais altre goriBOn.* 

,Se tu," diat Guert, „a Londres i 

De nile en uile alei- peusses; 

Ift li dua ne te requesiat, 

Kngleis dotast e tei criensiat, 

Arrière alast ou pais feiat, 

E tia règnes te rcnininsiat. 

Onques creire ne me uolsia, 

Ne ne preisas co qoe io dis: 

De la bataille ior meîa 

E a cest îor terme aseia 

E de ton gie ci le queBie." 




-- 345 — 

la nul profidoeiu creire n'i deit, 

Nul prosdoem ne deit creire en sort; 

A son ior a chascun sa mort. 

Tu dis qu^a samedi nasquis, 
7950 E a cel ior poz estre ocis." 

Atant est sorse une compaigne. 

Qui couri tote la champaigne; 

La fu li gonfanon leuez, 

Qui de Rome fu aportez. 
7955 loste renseigne ala li dus; 

La fu le mielz, la fu le plus, 

La furent li boen ehenalier, 

Li boen uassal, li boen guerrier, 

La furent li gentil baron, 
7960 Li boen arcbier, li boen geldon, 

Qui deueient le duc garder 

Ë entor lui durent aler. 

Li garçon e Tautre frapaille, 

Qui mestier n'orent en bataille, 

7965 Qui le menu herneis gardèrent, 
Deuers un tertre s'en tornerent. 
Li proueire e li ordene 

En som un tertre sunt monte, 
Por Deu preier e por orer 
7970 Vj por la bataille esgarder. 

Ileraut uit Guillame uenir 
E les chans uit d'armes courir, 

7946 Ja prodorame D 7947 prodomme D 7949 \CenB, 
que au 0, qu'au D 7952 queuure 2>. Nach V, 7956 bietet B 

folgende heiden Verse: La fu li fleurs do Normendie Et la millors 
cheualerie 7959 La estoient li bon baron D 7960 Le li 

boon geldon] et li goldon C guesdou D 7961 li dux C, li dus D 
7962 deueient A y deurent C 7963 e feJUt D l'autre frapaille] li 
vilenaillef, li autre frapaille D frapalleC 7964 en la bataille (7 

7966 s'en] se CD 7968 En suz D 7972 le champ D 



E uit. Normanz en treie partir, 
(jui du treÏH pur/, uoldrent ferir ; 
Ne Bel (jnels deio plus doUr; 
A peine pauL itaat parler: 
^NoB soniee," diat il, „m&lbailli, 
JMult criem que doe seion boni. 
Li queoa de Flandres m'a trai ; 
Miilt 11» i[ue fol quant iel crei, 
Kar par son briof m'aueit mande 
Ë par tnesEAge neseure. 
Qui] GulU. ne porreit mie 
Aueir ai grtiut cbeualerie. 
i'or co," diat û, „me su! targiea, 
Que ne me huj mielz porohacîeK^ 
Cu peine met que n'ai el fait." 
Son frère Guert a ii aei trait, 
Mis se Bunt ioate l'eatandart; 
Chasouii prie que Deu le gart. 
iMiuinm lIb l<ir partuK furent. 




— 347 — 

Donc il quident ferir granz cols; 

A pie furent serreement, 
8000 Mult se contindrent fièrement. 

Mais s'il senssent deuiner, 

Mult deussent plaindre e plorer 

Por la dolorose auentnre, 

Que lor auint mult maie e dure. 
8005 Alierot souent iuroent 

E Godemite reclamoent. 

Alierot est en engleis 

Que sainte croiz est en franceis, 

Ë Godemite est altretant 
8010 Com en franceis Deu tôt poissant. 

Normant firent treis compaignies, (269^) 

Por assaillir en treis parties; 
En treis compaignes se partirent 
E treis compaignes d^armes firent. 

8015 Li premiers e li segunt uint 

E pois li tierz, qui plus gent tint. 
Go fu 11 dus od sa grant gent; 
Tuit aloent hardiement. 
Des que les dous oz s^entrenirent, 
8020 Grant noise e grant temolte firent; 

Mult oissiez graisles soner, 

8000 Combatro cuident fièrement B tindrent C 8001 — 10 
fehlen B 8002 e] de D 8004 Qai CD mult fehlt C mult 

maie] et forte D 8005 HalerodeC, Alieroc D iuroent] crioont^ 
8()06 Godhameri C, Godercde D 8007 Halierode C, Aleroc D 

en feJUt C 8008 Qui D 8009 Godhameri C\ Goderode D est 
fehlt C autrement D 8010 Comment C, Ck>mme D 8011 

firent] orent A compaignes C 8018 fMt B compaignes] parties D 
8014 fehlt B compaignes] parties D d'armez A 8015 fehlt C 

8016 fehU C qui] en 2> gent] grant AD 8017 sa] la BC 8018 
alerent A, aloerent D serreement B 8019 Lues que B 



— ats — 

K boisines e cors corner; 
Mult. ueiBBien gent porfichier, 
Escuz leuer, lances dieoier, 
Tendre lor ara, saet^s prendre, 
Prez d'ftSBftillir e de deffendre. 
Engleis a esta] se teneient, 
E U Normant toz tens oeneient. 
Quant il uirent Normanï uenir, 
Mult aeisaiez Engleis frémir, 
Geoz esmoner, oat estormir. 
Les uns rouir, Jea nns pâlir, 

Hardi[z] saillir, coarz trembler. 



Tftillefer, qui mult bien chantout, 
Sor un cheual qaî tost nlout, 
Deuant le duc alout chantant 
De Karlemaigne e de Rollaot 
E d'OIiuer e des uassals, 
Qni raorurent en Renceuals. 




— 349 — 

Por tôt guerredon uos reqaier 

£ si nos uoil forment preier: 

Otreiez mei, que io nU faille, 
8050 Le premier colp de la bataille.^ 

Li dus respondi: „io Totrei." 

£ Taillefer poinst a desrei, 

Deuant toz les altres se mist, 

Vn £Dgleis feri si Tocist; 
8055 Desoz le piez parmi(e) la pance 

Li fist passer ultre la lauce: 

A terre estendu Tabati. 

Pois traist Tespee, aultre en feri. 

Pois a crie: „uenez, uenez! 
8060 Que faites uos? ferez, ferez!'' 

Donc Tout £ngleis auirone. 

Al segont colp qu'il out done 

£is uos noise leue[e] e cri 

£ d^ambes parz pople estormi. 
8065 Normant a assaillir entendent, 

£ li £ngleis bien se deffendent; 

Li un fièrent, li altre botent, 

Tant sunt hardi, ne s' entredotent. 

£i8 uos la bataille assemblée, 
8070 Donc encor est grant renomee. 

8047 toz A tous giierredons C Vous pour touz guerredons 
requier 1) 8048 si fehît D forment] faire BC 8049 Diesen 
Vers und den folgenden vertauseht C 8051 Li dus respont e io 

Totrei A^ Li dus li a dit iou Totroi B, Li dus respont et je l'otrie D 
8052 £ fMt D point AD a desrei] ne se destrie D 8053 De 
deuant lez D 8055 Desor Bj Dessuz D le pance B 8056 

Si C la] sa B 8057 A terre tout jus Testendi D 8058 s'espee B 
l'autre B en feMt AD 80G0 faites] sees C 8062 que il C 

out done] ont gete B 8003 £t vous D £s vos atant leue le 

cry C 8064 E feUt AD d'ambesdeuls D pople fehtt C 8065 
François BG a] al By fehlt C 8068 s'entreboutent D 8069 Et 
vous D 8070 encore B grant] la C 



— 350 



Molt oiasiez grant corneis 

E de lances grant croisseÎ!!, 

De mnchoeB grant fereù 

E d'eepees grnnt chapieii. 

A la feie[e] Engleis rusoent 

A la feie[e] recourocDt, 

E cil d'oitre mer asBaîUeient 

E bien souent se retraeieot. 

Normaot escrient: „Deu8 aiel" 

Lft gent englesche „ot, ut!" escrie. 

Co est renseigne que io di, 

Qaoat Engleia saillent hors a cri. 

LorB ueissiez entre s émane, 

Geldo d'Engleia e de Normanz 

G rail z boratea e granz meslees, 

Boz de lances e cola d'ospees. 

Quant Normant chient, Engl^ criant, 

De parulea ae cuntralient 

E molt soDent s'entredefient. 

Mais ne seuent que H'entredient. 



— 361 — 

Hard ifierent, ooart s'eBmaient; 

Normant dient quEngleis abaient 
8095 Por la parole quMl n'entendent. 

Cist enpierent e cil amendent; 

Hardi fièrent, coart gandissent, 

Gom home font qni escremissent; 

A Tassaillir Normant entendent 
8100 £ li Engleîs bien se defiPendent; 

Haubers percent e escoz fendent, 

Granz cols receiuent, granz cols rendent. 

En la champaigne ont un fosse: 

Normanz Taueient adosse; 
8105 En beliuant Torent passe; 

Ne l'aueient mie esgarde. 

Engleis ont tant Normanz haste 

E tant empeint e tant bote, 

£11 fosse les ont fait ruer, 
8110 Gbeoals e homes iambeter. 

Mult ueissiez homes tumber, 

Les uns sor les altres uerser 

E trebuchîer e adenter; 

Ne s'en poêlent relener. 
8115 Des Engleis i mornt assez, 

Que Normanz ont od els tirez. 

En tôt le ior n'out mie tanz 

8093 fièrent] fuient D 8094 François BC que Engleis C 
8095 fehlt B 8096 fehlt B Cil D cil] cist C 8098 Comme BC 
hoem A font] sont D 8099 François BC 8101 e escuz] 

healmt's D 8102 e granz cols A et granz en rendent D 8104 
François BC l'aueient] lancent enz D 8105 En beliant A, En 
bel juant B, En belliuant C, Embeliuant D 8107 hastez CD 

8108 empains BC, empoinz 1) boutez CD 8109 Es fossez D 

ruser ACD 8111 tnraer B, comber C 8114 s'en] se B 

peurent C 8115 moreit A 8116 od] a D 8117 Unt CD 



352 



En la bataille ocis Normaiu 

Com el fosse dedenz périrent; 

Co diatreiit cil qui \f.a mont uirent. 

VmIbz, qui al herneiti eateient 

E le berneis garder deneient, 

Voldreut guerpir tôt le herneÎB 

Por le damage des Fraoceia, 

<Ju'el foBse uirent trebnchîer. 

Qui ue poeient redrecier. 

Forment furent cspoente, 

Por poi qu'il ue s'en aunt torne; 

Le berneis uoleient guerpir, 

Ne saneient. quel part garir. 

Quant OdeB, li boeua coroneit, 

Ijui de Baieues ert Rocrez, 

Poinst si lor dist: ^estex, estezl 

Seiez en pais, ne uoh mouezl 

N'aiez poor de mile rien, 

Ear se Deu plaist iioa ueintron bien," 

lasi furent asseure. 



— 353 — 

Vn haubergol aueit nestu, 

Desore une chemise blanche, 

Le fu le cors, lee la manche; 
8145 Sor un cheual tôt blanc seeit, (c) 

Tote la gent le conoisseit, 

Vn baston teneit en son poîg; 

La ou ueeit le grant besoig 

Faîseit les cheualiers torner 
8150 E la les faiseit ar ester, 

Souent les faiseit assaillir 

E souent les faiseit ferir. 

Des que tierce del ior entra, 

Que la bataille comenca, 
8155 De si que none trespassa, 

Fu si deçà, fu si delà 

Que nus ne sont li quel ueintreit, 

Ne qui la terre conquerreit. 

De totes parz si se teneient 
8160 E si forment se combateient, 

Que nus ne saueit deuiner, 

Qui deueit Tautre sormonter. 

Normant archiers, qui ars teneient, 

As Engleis mult espes traeient, 
8165 Mais de Ior escuz se coureient, 

Que en char ferir nés poeient, 

Ne por uiser ne por bien traire 

8143 Deflus BC, Dcsouz D 8144 Le en fu D lee] ioste^i, 
et D 8146 Tôt le pule reconnissoit B 8150 les faiseit] ba- 

tailif D 8153 tierce] le point D del] de B 8155 Dessi D 

qu a C 8156 fu] et B 8157 nus] n'en D vaincra D 8158 
conquerra D 8159 se fehlt CD 8160 forment] souent AD 

8162 Quels B 8163 François BC 8164 feMt D traient C 

8165 fthlt D de Ior] sur les C 8166 K'en B, Car en C, Qui 

en D nés] ne les B, ne CD 

23 



^^^^^^^^^^^^^^^1 




354 — ^H 




Ne lor poeient nul dislI faire. ^^H 




Conseil prietrcut (ju'ou haut trûreieut; ^^H 


81 70 


Quant les eaetes descendreient, ^^^^^^| 




Desus les testes lor ch&rroieat ^^^^^| 




Et es les I^^^^^^^Ê 




Cest conseil ont li archier fait: ^^^^H 




Sor lea Engleia ont en hant trait; ^H 


8175 


Qaant les saetes reuensient, ^^M 




DeauB tes testes lor chaeient, ^^H 




CLies e uiaires Jor percoent ^H 




E a plusDi'B les oilz creuoent. ^^| 




Nen osnent lee oîIk ourîr, ^^H 


8180 


Ne lor uiaires desoourir. ^1 




Saetea plus espeasement ^^M 




Voloent que ploie par nent; ^^ 




Mult espea uoloent eaetes. 




Que Engleia clamoent wibetea. 


6185 


Issi auiut qu'une saete, 




Qui deuei's le ciel ert chaeta. 




Feri Héraut desus l'oi] dreit. 



— 365 — 

S^est apoie sor sonescu. 

Por co Boleient dire Engleis 

E dlent encore as Franceis, 
8195 Que la saete fu bien faite, 

Qui a Héraut fu en Toil traite, 

E mult les mist en grant orgoil 

Qui al rei Héraut creua Toil. 

Normant aperçurent e uirent, 
8200 Que Engleis si se deffendirent 

E si sunt fort por els deffendre. 

Petit poent sor els porprendre. 

Priueement ont conseillie 

E entr^els ont apareillie, 
8205 Que des Engleis s'esloignereient 

E de fuir semblant fereient, 

Tant que Engleis les parsiureient 

E par les chans s'espartireient. 

S^il les poeient départir, 

8210 Mielz les porreîent assaillir, 

E lor force serreit mult piere, (270') 

Sis porreient mielz desconfiere. 
Si com il orent dit si firent: 
Retraanment les assaillirent 
8215 E de fuir grant semblant firent, 

E 11 Engleis les parsiuirent. 

8192 apoie] a pie C 8194 cncor BC as] en D 8195 boin 
fu faite B faite] traite AD 8196 feldt D Foil] haut A 8197 
Qui C 8201 por] a B 8202 Petit poeient sor els prendre A, 
Petit poent dessuz culs prendre D 8204 Et en entr'euls apareillie D 

8205 s'eslongeront BD. Nach diesem Verse steht in C V. 8208. 

8206 feront BD 8207 siuroient J5, porsuirront D 8208 se 
partiroiont B, s'espartiront D 8209 Se il D penentC, poent D 

8211 mult piere] plus fiere D 8212 Ses JB, Si D 8213 Sil C 
comme D il Purent A si] il C 8214—5 fehUn D 8216 par- 
siuerent B, poursuirent D 



^ 















— 3n(! — 
















Poi e poi uunt Normant fuient, 








K li EagleiB les uont aiuant; 










^^^^^H 




8220 


E li Engleis plus s'aproL-ierent. 
Par l'esloigncmbut lies Fraaceis 
Q aidèrent e distreut Engleis, 
Que cil de France s'ea fueient 
Ne ia mais ne retoriiereient. 


1 




8225 


La feinte fuie les decut, 
Par la fuie grant mal lor crut; 
Kar se il se fussent tenu. 
Qati il lie se fussent meu, 
Mult se fussent bien deffeudn, 


1 




8230 


A gi'ant peine fussent ueucu. 
Mais comme fol se départirent 
E comme fol les parsoirent. 
Miilt ueissiez par graot ueisdie 
Retraire ceb de Sor mendie; 


1 




8235 


Lentement es uont i-etraiant, 
For faire Engleis nenir auant. 

Lances aJoignent, liaches hauwnt. 
Quant il furent Lien tsbaudi 


1 




824:0 


E par la champnigne esparti, 
Engleis los aloeiit gal)ant 






1 


^M 


1 



— 367 — 

^Canert/ font il, „mar i uenistes 

Qui Doz terres aueir uolsistes; 
8245 Nostre terre prendre quidastes, 

Fols fustes, quant nos i entrastes: 

Normendîe nos est trop loig, 

N^i uendreîz mie a cest besoig; 

Nient iert mais d^arriere aler, 
8250 S'a un saut n'i poez uoler; 

Filz e filles perdu auez. 

Se la mer tote ne beuez." 

Cil escotoent e soffreient, 

Ne saueient que il diseient, 
8255 Co lor ert uis qu'il glatisseient, 

Kar lor langage n'entendeient. 

A l'arester e al toruer, 

Que Normant uoldrent recourer, 

Oissiez barons rapeler 
8260 E „Deu8 aie!" en haut crier. 

Lor air ont Normant repris, 

Tome lor suiit enmi(e) le[8] uis. 

Donc naissiez Normanz torner 

E as Kngleis entremesler, 
8265 Les uns les al très encontrer 

E cels ferir e cels boter. 

Cist fi ert, cist faut, cist fuit, cist chace 

8248 mar] mal CD i] il C uenistes] entrastes B 8244 

uolsistes] cuidastes B 8245 Qui le nostre C prendre] aueir AD 
quidastes] vausistes B 824 G Folcment vos i enbatistes B fustes] 
feistes C 8247 est] icrt A 8248 feMt D a cest] au B 8249 
iert] est BD arrière d*aller C 6250 Sainz saut A, Se a un 

saut C uH] ne C 8251 perduz A 8253 escotoeut] se teisoient D 
8254 il] cil B 8255 ert] est CD que il glatissent D 8256 

Que D n'entendissent D 8258 François BC retorner D 8259 
Tissiez D apeler BD 8265 Li D 8267 Cil BD aUe vier Mole 
fuit] fiert B cil chace C 



E cist eeame e ciet manaoe; 
Normant encontre Engleis s'areetent 
E de ferir forment s'aprestent. 
Mult neiesiez par plasoni placsB 
Bêles faiea e bêles cliaces, 
Estor espea, dure mealee, 
Grant fu la gent, la place lee ; 
De totes parz bien se combatent, 
GrnDZ Bunt les ccils, bien s'eatrabatent. 
Bien le faiseient li Normant, 
Quant im Engleis uint acorant, 
En sa compaigne out cent armez,. 
De plusora armea atornea. 
Hache norresche tint mnlt bêle, 
Plus de plaiu ptâ ont d'alemele; 
Bien fu arme a sa manière, 
Graut fu e fort, hardi de chiere. 
Eu la bataille el premier front, 
La on Normanz plus eepes sont, 
En nint saillant plus toat qne cers, 



I 



(b) 



— 369 — 

Od la hache qui fa d^acier 

El helme ferir le quîda, 

Mais li colp ultre escoloria; 
8295 Par deuant Tarcon glaceia 

La hache, qui malt bien trencha, 

Le col del cheual en trauers 

Colpa, qu'a terre en uint li fers 

De la hache qui fu pesant, 
8300 £ li chenal chai auant 

Od tôt son maistre a terre ius. 

Ne sai se cil le feri plus, 

Mais li Normant, qui le colp nirent, 

A ^ant memeiUe s'esbahirent. 
8305 L ^assaut aueient tôt guerpi, 

Quant Rogier de Mongomeri 

Vint poignant, la lance baissie; 

One ne laissa por la coignie, 

Qu'il aueit sus el col leuee, 
8310 Qui mult esteit lonc enhanstee, 

Que il TEngleis si ne ferist 

Qu*a la terre flatir le fist. 

Donc s^escria: ,, ferez, Franceis! 

Nostre est le champ sor les Engleis!" 

8315 Lors ueissiez dure meslee, • 

Maint colp de lance e xnaint d^espee, 

8293 En som le hiaume le cuida B 8294 Ferir li cols 

escoloria £ ultre] entre CD 8295 Par do deuant l'arcon coula JB 
Parcon] Pacier D 8296 Et la hache qui bien trencha D 8297 
en] a C 8298 en fehît AD 8299 trencbant D 8301 son 

fehlt A 8302 le] li C 8304 grans C 8305 touz D 8806 
Ernof B 8308 Aine nel B, Oncques ne C 8309 fehU B sus 
elj Rour le D 8310 feMt B lonc] bien C 8311 Que li EngleisC 
8312 Que a terre D platir ACD, flater B 8814 Naeh diesem 

Verse finden sich in B die heiden folgenden: Et li François s'esuer- 
tuerent Contre terre PEngles tuèrent 8316 ponc AD dure] vue D 

8316 maint vor d'espee fehlt D 



: EDgleia dépendre, 
Clieuala tuer e escuz fendre. 



Vn Holdeier l ont de FraDce, 

Qui fu de noble contenance; 
8or un cheual sist merueilloa. 
llous Engleis iiit mult orgeillos, 
Qui s'esteieiit aconipaignia 
Por co que bien erent preisie; 
Ensemble deueient uler, 
Li uns lieueit l'autre uarder. 



En 1 



:ola 



-, lel 



Dons gisarnies longues e leea. 

As Norroauz faigeisot granz mail, 

Uomea tuoent e clieuals. 

I.i Boideier les eagnrda. 

Vit les gisarmes sis dota, 

Son boen clienal perdre cremeit, 

Kfir li'crt li oiieldre i|u'il aueit; 

Voîentiern altre part torndst, 

Se coardisB ne semblast. 

Alnis tost fu en altre pense: 

Son cheual a esperone. 

Poinat le cheual, le frein lascha, 

E li cheuals tost i'etnnurta; 



— 361 — 

Od la lance que il teneit, 
8345 Soz le menton en la peitrîne; 

Li fers passa parmi(e) TeBchine. 

Endementres que cil uersa, 

La lance chai e froissa, 

E il a le gibet saisi, 
8350 Qui a son destre braz pendi, 

L'autre Engleis a féru el front, 

Que tôt le cbief li quasse e font. 

Rogier le uiel, cil de Belmont, 

Assaut Engleis el premier front; 
8365 Merueillos pries eu i ont: 

Co pert as eirs qui riches sunt. 

Bien poet Ten saueir as plusors, 

Que il orent boens anceisors 

E furent bien de lor seignors, 
8360 Qui lor douèrent tels enors. 

De cest Rogier en descendant 

Vint le lignage de Mellant. 

Guill. que l'en dist Malet 
Hardiement entr'els se met, 
8365 Od Tespee qui reflambie 

As Engleis rent dure escremie. 
Mais son escu li estroerent 

8345 Sour D 8346 Li fer parut outre l'eschino D 8348 
freussa C 8349 le] .1. JB, un C 8351 el front] amont AD 

8352 le fehlt A 8353 Robert A 8365 eu i ont] en i ont A, 

i out eu G A merucilles pris en y ont D 8356 Bien pert aux 

heirs que riches fu C 8357 on B as] a CD 8368 fehlt D Li 
quel orent B 8359 fehlt D S'il furent B 8360 tels] les C, 

ces D 8361—2 fehlen B 8363 on B dit ACD 8365 A B 
83G6 rent] font D estremie D 8367 li estroerent] ceu li 

estèrent D 



E Hon chenal eoz Itii tuèrent. 
Et lui meisme eussent mort, 
Quant uint li sire de ïlonrort, 
Et dam Guillame de Uez Pont. 
Od grant maianie que il oot 
Le reBCOstrent hardiement ; 
Mult i perdirent de lor gent. 
HaJet firent monter maueis 
Sor un destrier qui nint tôt freia. 

liien firent cîl de Geeisnin 
E li baron do Costeutin, 
E Neel de Saint Salueor 
ÂBsaut Engleîs par graiit utgor; 
Mult s'entremet d'aueir l'amor 
K le boen gre de son aeiguor. 
Od la peitrine del destrier 
En fist maint le ior trebuchier, 
E od i'eapee al redrccier 
Voisaiez bien baron aidier. 



— 363 — 

Od cez barons grant gent B^assemble: 

Morz est ou pris qui ne s'en emble; 

Sor Engleis fièrent tuit ensemble, 

Tote la terre en crolle e tremble. 
8395 De Tautre part out un Engleis, 

Qui laidisseit mult les Franceis, 

Od une hache qu'eut trenchant 

Les alout mult enuaissant. 

Vn helme aueit tôt fait de fust, 
8400 Que colp el chief ne li neust, 

A ses dras Taueit atachie 

E enuiron son col lacie. 

Vn cheualier de Normendie 

Vit le sorfait e Testoltie, 
8405 Qu4l alout des Normanz faisant. 

Sor un cheual sist mult uaillant: 

Eue ne feu nel retenist, 

Se sis sires bien le poinsist. 

Li cheualiers l'esperona, (270^) 

8410 E li cheuals tost l'emporta : 

Sor le helme TEngleis feri, 

Desus les oilz li abati; 

Sor le uiaire li pendi. 

E li Engleis sa main tendi, 

8391 grans gens B assemble BGD. Die Beihenfoïge der drei 
m'khstin Verse ist in C: 8304, b303, 8392. 6392 Soubz et C 

V. 8393 und 8394 vertauscht D 8394 en fehlt AD 8395 D'une 
autre part vint un Engleis C out] vint D 839G Qui forment 

aidout as Engleiz D 8397 A J5, D'une C qu'out] qu'il out 0, 

moût D 8398 Normauz alout moût laidissant D 8399 Vn 

bealme out fait dessus D 8400 colp] trop D el] au B 8401 
auoit C, Pauet D 8402 Que C 8404 forfet C l'cstormie C, 
Pescoutie D 8405 Qui C des] m B, de D François BC 8406 
Un cheual poursist C 8408 sis] si CD 8409 l'esperonna si D 
8410 fehlt D le porta A 8411 a PEngleiz feri D 8412, 8417 
u. 8418 li] lui C 



^M 




— 364 — ^^ 


1 


UU 


Lu helme Qoleit bus leaer ^^H 
£ son uiaire delinrer. ^^^^Ê 
a UD colp ^^^M 
Le poig deetre a colpe; ^^^^^^H 
E ËQ hache a terre chai. ^^^^^^1 


1 


H20 


E UD Normaiit auant «ailli, ^^M 
Od ses doua mains l'a releuee, ■ 
Kar il l'aueit mult golosee. ^^M 
Mais mult li out corte durée. ^H 


1 


34-25 


Kar al haiasier que il faiseit ' ^^H 
A k hache que il perneit, ^H 
Vn Kugjcis od une coiguie, ^^H 

L'a Bi féru parioi(e) le dos, ^^H 


1 


H30 


Que toE li fait croiseir lea os; ^H 
Tote Doet l'en ueeir l'entraille ^H 

Li cheunlier al haan cheual ^^| 
S'en retorna, qu'il n'i out mal, ^^| 


1 


1435 


Mais uu Eugleis a encontre : ^H 
nd le cheual l'a si hnrte ^| 
yiie mult tost l'a acrauente 
E od lea piez tôt defole. 


1 


1 


^H 



— 866 — 

E de Faleise e d'Argentoen 
E d^Anisie e de Matoen; 
Cil qui ert sire d'Aubemare, 
E dam Gnill. de Romare, 

8445 E li sire de Lutehare, 

E cil de Toake e de la Mare, 

E 11 sire de Neauhou, 

E un cheualier de Pirou, 

Robert H sire de Belfoa, 
8450 E cil qui ert sire d'Alnou, 

lii chanberlenc de Tanchamile, 

E li sire de Stoteuile, 

E Wiestace d'Abeuile 

Et li sire de Magneuile, 
8455 Guill. que l'en dist Crespin, 

E li sires de Saint Martin, 

E dam Will. de Molins, 

E cil qui ert sire des Pins — 

Tuit cil furent en la bataille; 
8460 N'i a cel d'els qui mult n'i naille. 

Vn uassal de Grentemaisnil 
Fu mult le ior en grant péril, 
Kar li cbeuals le tresporta, 

8441 d'Argenton B, d»Argenten CD 8442 d'Aneisi C 

Manton B. Mathen D 8443 d'Auberaaire C, d'Aubemalle D 

8444 Et Guilleamo de Bellemare D 8445 fehlt I) Litehaire G 

8446 feUt D Maire C 8447 Niashou C, Boauuou B 8448 un 
cheualier] li sires D Pertou A 8450 d'Aimou J5, d'Aniou C, 
d'Anjou B 8451 Tanparille B 8452 d'Estouteuilo BC, de 
Cathcuille B 8453 ftlUb B louestace 5, Eastace C. In der 
letztern Ildschr, steht dieser Vers nach dem folgenden. 8454 felUt B 
8455 on B dit ACB 8457 des Molins B 8458 ert] est CB 
8459 Ceulx qui furent C cil] cist B en] a D 84GO cel] cil A, 
cellui C N'en n'i a nul qui B 8401 Grestmiaisnil Aj Gcnte- 
maisuil BC 84G3 Que B son cheual AD 



I ilDiBJ 



Par 1 



ne(l) trebnclm 
[u'il tressailli: 

I le fie 



i règnes le Irein rompi, 
E H cheuals sailli auant, 
Ters iea Engleis nia corant. 
E li F.tigleÎB qni l'aperçurent, 
Hachée leuees li rorurent, 
Mais li cheuals s'ospoenta, 
Arrière oiat donc il torna. 



De Meaine li uieil GifTrei, 

E de Bohon li uictj Onfrci, 

De Cartrai Onfrei e Mangier, 

(^ui esteit nonel ciieualier, 

E de GarepB i nint Willemes 

— Mult li siat bien e! ehief li belmos - 

E li uiel Hue de Cornai, 

Ensemble od lui sa gent de Brai. 

Od la graut geut que oist menèrent 

Mult en ocistrent e tuèrent. 



— 367 — 

Por terre qu^il 11 out pramlse 

S^entremist malt de son sernise. 

£ li uisquens, cil de Toarz, 
8490 N*i fu mie le ior coarz. 

D'Aurencein 1 fu Richarz, 

Ensenble od lui cil des Biarz, 

E li sires de Sollignie, 

E li boteiUiers d'Aubinie, 
8495 Cil de Uictrie e de Lucie, 

De[l] Valdairie e de Tracie; 

Icil furent en un conrei, 

Sor Engleis fièrent a desrei; 

Ne dotèrent pel ne fosse, 
8500 Maint home ont le ior enuerse, 

Maint boen chenal i out tue, 

E d'els meismes maint naffre. 

Hue li sires de Monfort, 

Cil d'Espinep], e cil de Port, 
8505 Cil de Corcie, e cil de lort 

I ont le ior maint home mort. 

Cil ki fu sire de Reuiers 

Out grant plente de cheualierB, 

8487 feUt B li] lui C 8488 feMt B 8489 Et li yiscontes 
cil de Ars B Toaz C 8490 Ne CD 8491 d'Aurenchain C, 

D'Aurencheinz D 8492 Et auoec lui B cil] ceulx C, fehU D 

des] de AC 8493 Soloignie C, Soulognie D 8494 fMt D 

8495 Ceulx C Nirie C, Vitre D Lacie A, Lonie D 8496 nal 
daiaire A, Val dairi By Valdarie C, Vaudari D 8497 E cil A, 
Icist B, Icy C conroiz D 8498 Sur les Engleis C fisent 

maint desroi B a desrei] demanei Ay demanoiz D 8499 do- 

toent A 8500 Maint baron home ont verse B le] la C ior 

fehlt C 8501 Mais maint cbeual B out] ont A 8502 E d'els 
maint hoem i ont naffre A, Et des Engleis assez naffre C, Et d'euls 
maint homme i out tue D 8503 Que li C 8504 cil de Port] 
de Montfort D 8505 feJUt D Torchie C Lort C 8506 home] 
Engles B 8507 Cist B sire feMt C Reiners A 



eu i ferirent us première, 

Engleis f'olent od les deitriers. 
Li uiel Will. de MoÎoq 
Ont ouoc lui maiot. compaignon. 
De Cingncleiz Rnol TaÏMoa, 
E li uiel Rogier Slarmitpn 
S'i contindreat comme baron; 
Pois eu orent mnint guerredon. 
loiite la corapaigne Koel 
Clicualchn Raol de Gael; 
Bret esteit e Hretons menout, 
Por terre aerueit que il out, 
Mais il la tint, assez petit, 
Knr il In foriiat, co fii dit. 
Des Biarz i fti Auenaîs, 
Des .Mostieia Hubert Paienals. 
Robert Bcrtrain 'iiii esteit torz. 
Mais a cheual esteit mult fors, 
Cil aueit od lui grant eSorx; 
Mult I ont liomes nar loi mOTx, 



— 369 — 

Od les saetes acérées, 

Qa^il aaeient od els portées. 
8535 Gels de Sole e cela d^Oireual, 

De Saint lohan e de Brehal, 

Cela de Bruis e cela de Homez 

Veissiez malt de ferir prez; 

Les eacoz aor lea chiea meteient, 
8540 Lea cols dea hachea receueient. 

Mielz uoleient iloc morir (c) 

Que a lor dreit aeignor faillir 

Cil de Saint Sen e de Quaillie, 

E li aire de Semillie. 

8545 De Baaqueruile i fn Martela, 
Deioste lui cil de Praela, 

Cil de Goniz e de Sainteala, 

Del liiez Molei e de Monceala, 

Cil qui ert aire de Pacie, 
8550 E li aeneachala de Corcie, 

Et una cheualiera de Lacie, 

Enaenble od ela cil de Gacie, 

E cil d'Oillie e de Sacie, 

E li aire de Vaacie, 
8555 Del Torneor e de Praerea, 

8534 aportees A 8535 Sollo C, Soire 2> cela felii dos 

zweite Mal C d'Orreval C, de Rouain D 8536 Brehain D 8637 
de Brius A, d'Errius C Oumeis D 8538 de ferir moat D 8541 
ilecquez C 8548 Fur Sen, die Leaart von CD, bietet A Seg mit 
d^m Ahkûrzungszeiclhe.n fur us; der untere Theil des g àber ist ver- 
wischtj so das8 es jetzt voie o anssiéht, also Soouii. B liât Sere. 
Qiiallie C, Coillie D 8544 Simillie C, Chenillie D. Nach diesem 
Verse finden sich in C die beiden folgenden: Et li vieulx sire de 
Tiilie Et li BÎre de Rouniilie 8545 Basqueaile B, Bagueuille D 

8546 cculx C 8547 Ceulx C Goinz A, Goaid B 8548 Et de 
Moilie B 8550 Torcie C 8661 Latie D 8552 ceulx (; 
8663-4 fehlcn B 8563 ceulx C d'Oille C, d'Ollie D 8664 
Vascie J) 8555 De CD Cornour D 

24 



370 



Et Giiiil. de ColumbiereB, 
E Gilebert li niel d'Ascieres, 
De Cliaaiguea e de Coisniorea, 
Li iiielz Hue de Boleboc, 
E dam Kichart qui tÎDt Orbiw, 
E li sires do Itoiiesbox, 
E cil del Sap e cil de GloE, 
E cil qui donc tencit Treagoa; 
Doua Eugleis list tenir por boe, 
L'un oJ sa lance ncritnenta, 
L'altre ud s'espee eiiceruela, 
Poiast le cheual si retorna, 
Si que Eiigloi>< ne le tocba. 
E li aire de Monfichct, 
Qui de boia garder s'entremet, 
L'ancestre Hue le Bigot, 
Qui aueit terre ii Maletot 
E AS Loges et a Chanon; 
Le duc Boleit eu sa maiBon 
Seruir d'une senescbaucie, 



— 371 - 

Neporoc as ËDgleis hurta 

Od la grant gent que il mena. 

La oissiez noises e crîz 

E de lances granz croisseiz. 
8585 Engleis furent encontre as lices, 

De lor lances firent esclîces, 

Od gisarmes e od coigniees 

Lor ont lor lances peceiees. 

E cil ont les espees traites, 
8590 Les lices ont totes desfaites^ 

£ li Engleis par grant dehait 

Se sunt a Testandart retrait. 

La esteient tuit assemble 

Li mehaignie e li naffre. 

8595 Donc point li sire de la Haie, 

Nal n'esparne ne ne manaie^ 

Ne nul ne fiert qu*a mort ne traie, 

Ne poet garir qui il fait plaie. 

Cil de Uitrie e d'Urinie, 
8600 Cil de Monbrai e de Saie, 

E li sire de la Fert« 

Maint Engleis ont acrauente. 

Grant mal i firent li plusor 

8581 E por oc -4, Nepourhuee C, Et ne pour eue D 8682 
Et la D 8584 grant A bruiseiz D 8585 Encontre Engleis 

furent as licos A furent fehlt C 8586 leurs C 8587 Od] As 
beide Maie B, De hcide Maie D coignies A 8588 leurs lances 

depecies C peceics A 8589 lespccs C 8590 fraites A 8595 
Oue puis li C, Dan Pons li D poinst B Hice C 8596 Nus A 
Nul n'en esparne ne raaneio C 8597 n*en fiert A. Anstatt dièses 
Verses und des folgenden hat D drei Verse also lautend: Nul ne 
garist qu'il face plaie No nul ne fiert que mort ne face II ne défie 
ne ne menace 8598 cui B 8599 feMt D Cil de Nitrie et cil 
d'Iurie B, Cil de Vilrie et de Lirie C 8600 fehU I) 8602 ont] 
a AD ius crauente B, aguente C 





^^■^^^^H 


mu 








— 372 - 


j 




E mutt i perdirent des lor. 


■ 


8605 


BoteuilaÎD e Trosebot, 

CîBt ne dotent ne colp ne bot, 


1 




Mult a'i firent le ior liair 


(2"') ■ 




Aa ooIb receiure e al ferir. 


1 




GuiU. Patrie de la Lande 




8610 


Co diseit, BB il le ueeit, 
De panure l'apelereit. 
A la LaDde l'aueit asn, 
E Héraut out iloc geu, 




«tiin 


E par la Laude fu passez, 
Qnant il fu al duc amenés, 
Qui a Aureuches donc eateit 
E eu Bretaigae aler deneit. 
La le fist ii dus clieuaiier, 




8620 


Armes e drns Ii fiât Ijaillier, 
A lui e a ses compaignoua, 
Pois l'en mena scr les Bretons. 





— 373 — 

Haches e gisarmes teneient, 
8630 0(1 tels armes se conibateient. 

Hoem qui od hace uelt ferir 

Od ses dous mains Testoet tenir, 

Ne poet entendre a sei courir, 

S'il uelt ferir de grant air; 
8635 Bien ferir e courir ensemble 

Ne poet Fen faire, co me semble. 

Deuers un tertre ont pris estai, 

Normanz ont mis deuers le ual; 

Normant a pie e a cheual 
8640 Les assaillent comme uassal. 

Donc poinst Hue de Mortemer, 

Od lui li sire d'Auuiler, 

Cil d'Onebac e de Saint Cler; 

P^ngleis firent mult enuerser. 

8645 Robert, qui fu filz Herneis, 

Lance aloignie, Tescu pris, 

A Testaudart en uint poignant. 

De son glaiue, qui fu trenchant, 

Fîert un Engleis el piz deuant, 
8650 Mort Tabati demaintenant ; 

Pois traist Tespee demaneis, 

Maint colp feri sor les Engleis; 

8629 auoiont B 8630 A B 8631 Qui hui u D od] de B 
o la hache C 8G82 feMt J) A B 8634 S'il veut entendre as 
cols ferir B 8636 ou B faire] mie D 8637 un] le B ostel D 
8638 Normant ABC vel I) 8639 François BC 8640 assailli- 
rent con D 8641 point I) 8642 li fcMt C Lui et li sires D 
d'Auiler/y 8613 d'Ouebauc B, d'OnnebaucC, d'Onbaut J^ 8644 
mult fchlt C 8645 Ernais B, Krneis CD 8646 La lance 

aloigne AD Lance aloipfno Pescu a pris C 8647 A fehlt C 8648 
fehlt B 8649 el piz] qui ert^2> Fiers Guert el pis par deuant C 
8650 feMt B domaigtenant A 8651 trait CD 



— 3T4 — 

A l'esltiiidart. en aiout lirait, 
Por uo qu'abat re le uoleit. 
Mais li Englcia l'auirouerent, 
Od lor giBarmes le tuèrent; 
La fu troue, quant il fu quis, 
Lez restau dsrt mort et octs. 

Li quens Bobert de Moretoig 

Ne se tint mie del duc loîg; 

Frère le duo ert de par luere, 

Griint aie ftst a eon frère. 

Li sire poinst de Herecort 

Sor un cbeual, qui mult tost cort, 

De quautqit'il poet le dac aecort 

De CrieuecoBi- e de Driacurt, 

Ë li sire de Ilruiecort 

Sîuent le duc cjuel part qu'il tort. 

Cil de Combrai e cil d'Âlnei, 

E H Bire de Foutenei, 

De UeberchQ e del Molei 



— 375 — 

A lires barons i out assez, 

Que io n'ai mie encor nomez; 

Mais nus ne poet a toz entendre, 
8680 Ne de toz ne poet raison rendre. 

Ne pois de toz les cols retraire, 

Ne io ne uoil longue oure faire. 

Ne sai nomer toz les barons 

Ne de toz dire les somons 
8685 De Normendie e de Bretaigne, 

Que li dus out en sa compaigne. 

Mult out Mansels e Angeuins 

£ Toarceis e Peiteuins 

E de Pontif e de Boloigne. 
8690 Grant ert la gent, grant la besoigne; 

De mainte terre out soldeiers, 

Gels por terre, cels por deniers. 

Li dus Guill. se combat, 

En la graignor presse s'embat, 
8695 Mult en abat, n'est quis rescoe; 

Bien pert que la besoigne ert soe. 

E cil qui tient son gonfanon 

— Tostein filz Rou le Blanc ont non, 

Del Bec ioste Fescamp fu nez, 
8700 Gheualier proz e renomez — 

Tostein le fîst hardiément, 

8678 mie] pas BC 8679 tôt B Mez ne puiz mie a vous 

entendre D 8680 de] a C tôt £ N'cncor n'en puis vous raison 
rendre D 8681 de toz] trostos B Ne ne puiz mie le coup 

retrairc D 8683 sai nomer] ennommer 2) 8684 sornoDs] nons C, 
raisons 1) 8688 Tornuccaulx C 8690 c grant la besoigne A 

8692 T(.>l8 beide Mole B 8694 Et en la grant D 8695 quis] 

qui CD 8696 crtj est CD 8697 son] le D 8698 TosUin le 
filz Rou auoii non CD 8699 Del Bac A, Du duc C, De Bao B 
8701—4 finden sich nur in B, 



1 


- 376 - 




Le gonfanon tint haut el oent, 




Deîuste le dac cheuauchout, 




Quel part que il alout aloat, ^ 


8705 


Et quant li duH toraout tornout, ^M 








Par !ea graiiz preaseB s'embateit, ^^Ê 




Lb. ou il plus EngleiB ueeit; ^H 




E li Noruiaut les ocîeient ^^M 


B710 


K tuoeiit et a))ateieut. ^^M 




Od le duc uut grant compaignie ^^M 




Des uauasors de Norniendie, ^^M 




Qui por lor seignor garontir ^* 




Se laissassent es coers ferir. 


3715 


Alaina Fergant, quens de Bretaigne, 




De Bretons raene grant coiupaigne; 




C'est une gent fiere e gri/aigne, 




Qui uolentiers prcnt e gaalgue. 




Cil en ocist molt e mehaigne, 


8720 


Ne llert Eai/leis uut sus renialcrtin. 


^M 



-~ 377 — 

£ Rogier de MoDgomeri, 
E de Toarz dan Naimeri 
S'i contindrent comme hardi; 
8730 Qui il fièrent mal sunt bailli. 

Li dus Guill. mult s^angoisse, 

Sor les Engleis sa lance froisse, 

Dealer a Testandart se peine 

Od le grant pople que il meine; 
8735 Mult s'entremet de Héraut querre, 

Kar par lui est tote la guerre. 

Normant uont lor seignor gardant 

£ mult le uont auironant, 

As Engleis uont granz cols douant, 
8740 E cil se uunt mult deffendant; 

Forment s'esforcent e deffendent, 

Lor enemis a colp atendent. 

Vu en i out de grant uigor, (c) 

Que Ten teneit por luiteor; 
8745 Od une hache qu^il teneit 

A noz Normanz grant mal faiseit; 

Trestot le pople le cremeit, 

Kar des Normanz mult destruieit. 

Li dus poinst qui Tala ferir, 
8750 Mais cil guenchi sil fist faillir. 

En trauers sailli un grant saut, 

8728 Nameri A daiime Meri D 8780 Cui B il fièrent] i 
furent I) sunt] ort D 8781 Willame II dus B 8732 freusse C 
8735 s'entremettent d'Heralt D 8736 Qui par C la feUt C 

8737 gardant] querant ACD 8740 cil] si C defoiant C 8742 
as cops D 8744 on B Luceour D 8745 que il G 8746 
As D noz fehlt AD ^Ul le] s'en B 8748 Nach diesem Verse 
bietet B die beiden folgenden: Moult se prisoit et moult erroit Et 
moult saloit et moult tornoit 8749 point D qui] que C quil 

cuida B 8750 cil] il D guencist BD ail] sel B, et D 8751 
un] oà Af o C 



378 



Kl col leua la linchs eu hiHit. 

Al rotor que li dus faiseit 

Por la hache qno il cremsit, 

S' a corsa cil de grant nertn. 

Sus a le duc el chief fera, 

La belme li a mult pleie, 

Mais ne l'a pan graMmeut blecie. 

Mais mult le fist auant pleJer; 

Por |)oi qu'il iiel tist trobuchier, 

Mais as eatrieus s'est porfichieB, 

Deliurement s'est redrecies. 

E quant il se quïda ueogier 

E ocire le pautoiiier, 

Li pautonier s'est trait arrière, 

Crienie a del duc que il nel (iore. 

Entre les Kngleis uint saillant, 

Maie n'i puut mie aueir garant, 

Kar Normant, qui l'orent ueu, 

L'ont paraui e coDseu, 

Es fers des lanuee l'ont cosa. 



— 379 — 

Ne lor poeîent grant mal faire. 

Li dus ait sa gent resortir 
8780 £ uit Engleis trop esbaadir: 

Par les enarmes prist l'escn, 

Porfichie s'est de grant uertu; 

Yne lance a prise e drecie, 

Que uns uaslet li out baillie; 
8785 loste lui uit son gonfanon. 

Plus de mil armez enniron, 

Qui del duc grant garde perneient 

E la ou il poigneit poigneient. 

Serreement, si com il durent, 
8790 Vers les Kenteis ferir s'esmurent. 

Od la force des boens destriers 

E od les cols des cheualiers 

La presse ont tote derompue 

E la turbe anant els fendue. 

8795 Li boens dus auant les conduit, 
Maint en chai e maint s'en fuit. 
Mult ueissiez Engleis tnmber, 
Gésir a terre e iambeter, 

E as cheuals cels defoler 
8800 Qui ne se poent releuer; 

Mult ueissiez uoler cerueles 
E a terre gésir boeles; 
Mult en chai a cel enchauz 

8778 graut] nul C Ne lour pooient pas grant mal faire I> 
8779 ses gens BC 8780 uit] uns Ay les J5, vn D 8782 Por 
si chacier D s'est] cest C 8784 out] a AD 8785 uit] vint C 
8787 Li dus de euls garde prenoient D 8789 feklt C comme D 
furent B 8790 feMt C Engleis A, Queuceiz D 8791 des] de D 
8792 Sour lez cors D 8793 estompée C 8794 auant els] dcuant 
aus B, auoient C 8795 Le beaux D les] se D conduist B 

8796 en chai] enchaca Al) maint s'en] pluz en D 8797 tumer B 
8799 feMt D 8800 releuer] trestorner B 8803 a] en D oel] 
ces B assaus BC 



__ 3S0 — 

Dos plus riches e des plus hniiBi 
Ëngicis par places se restreignent, 
Gels oi^k'nt que il ateifrnent. 
Al plus qu'il poeut s'esuiTtuent, 
Humes n bâtent, cheuak tuent. 



Vos EngleJB a le tluc ueu, 
A lui oeiere a eutendu, 
Od une lauce qu'il portent 
Ferir le uolt, mai» il ne puut, 
Kar li dus l'a auceja féru 
E a terre iiu abatu. 



(271.) 



Grant fu la noise e grant l'ocise, 

Mainte arme i eut fora de cors mil 

lii uîf doBUB les niorz treapasseat; 

D'ambes parz de ferir se lassent. 

Qui Uesoter poct si desote(r) 

E qui ne poet ferir ai bot*; 

Li forz contre les forz estrinent, 

Li un morent, li altre uiuent; 

Li coart se uont retraiant, 

E li hardi pussent auant. 

Mal est bailliz qui tntr'els chiet, 

Grant poor a ainz qn il reliet, 



— 381 — 

Kar la grant presse maint en crieue. 

Tant ont Normant auant enpeint 
8830 Qu'il ont a Testandart ateînt. 

Héraut a Pestandart esteit, 

A son poeir se deffendeit, 

Mais mult esteit de l'oil grenez, 

Qui li aueit este creuez. 
8835 A la dolor que il senteit 

Del colp de Toil qui li doleit, 

Vint un arme par la bataille, 

Héraut feri sor la uentaiUe, 

A terre le fist trebnchier. 
8840 A co qu'il se uolt redrecier, 

Vn cheualier le rabati, 

Qui en la coisse le feri, 

En la coisse parmi(e) le gros, 

La plaie fu de si en Tos. 

8845 Guert uit Engleis amenusier, 

Vit qu'il n'i out nul recourier, 

Vit son lignage dechaeir; 

De sei garir n'out nul espeir: 

Fuir s'en uolt, mais ne poeit, 
8850 Kar la presse toz tens creisseit. 

Atant poitist li dus si l'ateinst, 

Par grant air auant Tempeinst; 

Ne sai se de cel colp morut, 

8828 Qai la D en crieue] engrieue C, estriue D 8830 Que a 
restandart ont ateint B 8884 Por co qu'il li esteit creuez AD li] 
lui C 8838 8or] sous B^ sus C ventraille B 8840 A c'ou se voloit 
redrecier B, A ce qui se vouloit drcchierO 8844 en] a B d'isi 
qu'a l'os D 8845 amenisier C, aminuicir D 8846 que il C 

recouurirl) 8850 tostens^, toudisJB 8851 point CD raUintCD 
8852 grant fehU C Ta empeinst C, Pempoint D 8853 Ne sai 

do cel cop s'il morut B cel] ce C Je ne D 



Hais co fd tiit que pose iut. 
L'estendart ont n terre mia 
E le rei Ileraiit ont ocis 
E les meillors de bsh amis, 
Le gonfauou u or oot pria. 
Tel presse out n Héraut ocire, 
Ke io De aai qui l'ociat dire. 
Mult ont Eugleii grant dol oa 
Del rei ileraut qu'il ont perdu, 
E del duc qui aueit uencu, 
Qui l'eBlandail out abatu. 
Unit longuetnont se eombatirent 
E longuement se deffendirent, 
De si que uiiit a la pnrfin, 
Que li ior torna a déclin. 
Idonc ont bien apnroea 
E li alquaut reconen, 
Que Ior estandart ne parut; 
E la Douele utnt e crut, 
Que mort eeteît Ilersnt por aeir, 



— 383 — 

8880 Qui le rei Héraut abati, 

Ne de quel arme il fn nafrez^ 
Mais od les morz fu morz trouez; 
Mort fvL troue entre les morz, 
Nel pout garir ses granz esforz. 

8885 Engleis, qui del champ eschaperent, 

De si a Londres ne finerent; 

Co diseient e co cremeient, 

Que li Normant près les siueîent. 

Grant presse out a passer le pont, 
8890 E Teue fu desoz parfont; 

Por la presse le pont froissa, 

£ maint en Feue trébucha. 

Guill. bien se combati, 

En mainte presse s'embati, 
8895 Maint colp dona, maint colp reçut, 

E par sa main maint en morut. 

Dous cheuals out soz lui ocis, 

E le tierz a par besoig pris, 

Si que a terre ne chai 
8900 Ne de sanc gote ne perdi. 

Comment que chascun le feist. 

Qui (|ue morust qui que uesquist, 

Yeirs est que Guill. uenqui. 

Des Engleis mult del champ fui, 

8880 Que C 8881 de fMt C arme] armes C, aume D il 
fehît C 8884 Ne CD peut C ses] si C es granz estors D 

8885 eschapoient D 888(> De sic C ne finerent] s'en fuioieut D 
8887 cremoient] creoient/) 8888 près les siueîent] pris lez ontD 
8890 fu] estoit B 8891 Par BC freiissa C 8895 maint en 

reçut B recout C 8897 soz] fiour D 8898 le] li C 8899 
que] qu'il Aj que il D 8900 Ne de son sanc C gote] gaires 1> 
ne] n'i A 8902 ne qui uosquibt A 8903 Vers C 8904 Deux C 



- â86 - 

Aillora deoBsiez herbergier 
E faire uos eschargaitier 

8935 A mil oa a dons, mile armez; 
D'icels oa nos pins nos fiez 
Seit ennoit faite Teschargaite ; 
Nos ne sauon qui nos agaite. 
Fiere iomee auon hni faite, 

8940 Mais la fin bien me plaist e haiie.^ 

^jGifart,** dist li dus^ „Dea merci, (c) 

Bien l'auon fait eninsque ci; 

Et se Deos le uelt consentir 

E que a loi uienge a plaisir, 
8945 Bien le feron d*ore en auant; 

De tôt traion Dea a garant.^ 

Issi s'en est Gifart tornez, - 

Et Guill. s^est desarmez. 

Malt aeissiez al desarmer, 
8950 A la guige del col ester 

E al helme del chief searer 

E al haaberc del dos nerser 

Venir barons e cheaaliers 

E dameisels et esqaiers. 
8955 Les cols airent granz en l'esca 

E le helme ont qaasse aea. 

8933 deusson D 8985 mil] cent C mile] cens C, mil D 

8936 A ciax B, De ceuls D 8987 en noit Ay a nuit D TeBohar- 

gaite faite BCD 8938 Ne sauons qui nos i agaite B esgate C7, 

esgaite D 8940 Et moût me plaist la fin e haite C 8941 

6i£fart dist que le duc merci D 8942 iusque ici Ay entresqu'a 

cy C, entreuls que ci D 8943 veut D 8944 que a lai] qu'il 

a dieu B qae feklt D 8946 Du B Dieux traion de tout a 

garant C dex D 8948 s'est] fu B 8950 del col ester] 

del dos leuer B 8951 seurer] ester B Au heaulme du chief 

deslachier C 8952 des dos saohier C 8958 cheaaliers] escuiers B 

8954 E fehlt D Damoiselles D esquiers] cheaaliers B 8956 ont] 

on D quasse ont A 

25 



A grant merueille ont tôt tenu 
E (lient tuit: „tel bier ne fu 
Qd! si poinsist ne si ferist, 
Ne qui d'armes t«l faîa Bof&ist. 
Pois Rollant ne pois Olinier 
N'out en terre tel clieualîer." 
Mult le prieBont e mult le loent, 
De co qu'il ont neu s'esioeut; 
Maia dolent aunt de lor amis, 
Qui Bunt eu la bataille o«Îb. 
Li du[a] fu entr'els en estant, 
De bêle groisse e de bel grant ; 
Grâces rendi al roi de gloire, 
Par qui il out eu uictoire. 
Lea cheunliers a merciez 
Ë les morz soueat regretez. 
En la chaiDpHigne U noit iut. 
Entre lea morz mninga e but. 
Diemaine fu el demaûi : 
Cil qui orent ieu al plai 




Sant alees lor tnariz querre ; 
8985 Les unes aont querant lor pères 

Ou lor espos oa filz ou frères; 

A lor ailes les enporterent 

E as mostiers les enterrèrent. 

Clerc e proueîre del pais 
8990 Par reqneste de lor amis 

Ont cels que il quereient pris, 

Charniers ont fait sis ont enz mis. 

Li reis Herant en fu portez, 

A Watehan fu enterrez; 
8995 Mais io ne sai qui Tenporta 

Ne io ne sai qui Penterra. 

Maint en remest el champ gesant, 

Maint s'en ala par noit fuiant. 

Li euesque s'entremanderent 
9000 E a Londres s'entrassemblerent, 

Li baron sunt a els uenu; 

Grant concile ont entr'els tenu. 

Par commun conseil del clergie, 

Qui Pont loe e conseillie, 
9005 E par les barons, qui ueeient 

Que altre esliere ne poeient, 

Ont le duc fait rei corone (27 2r) 

E feelte li ont iure; 

Feelte[z] en prist e homages 

8984 I sont C alees] venues D leurs C mariz] amis D 
8985 y uont pour leur pères C 8986 filz] suer B 8987 les] 

maint BD 8990 fekU D Par la requeste C 8991 Vont cil D 
quereient] trouèrent D 8992 fehU D Kerques B ont enz] y 

ont C 8994 Et a D Waiohan A, Yarhan D 8997 remaint CD 
8998 par] la D 9001 a] o D 9003 del] de D 9004 Tout A 
9005 qu'il D venoient B 9006 Et que D esliere] euureO 9008 
li] lui C 9009 Feaultes prinst et leur hommages C 



Si lor rendi lor eritagea. 



Mil anz seisante e sis ancit, 

8e 11 clerc ont conte a dreit, 

Pois la naiasance Ihesu Crist, 

Qaant Guiil. corone priât; 

Vint e un an e deiBi(e) plaa 

Fu pois Guill. reia e duB. 

As pluBorB qui l'orent Bui 

E qui i'orent longues serui, 

Dona chastels, dona citez, 

Dona maneirs, dona contez, 

Dona terres as iiauasorB, 

Doua ttltrea rentes plu sors. 

Pois fîst tciz les barons mander 

H toz tes Engleis assembler: 

 c II ois lor mist queU leia noldreient 

E qneU costumes il tendraient, 

Oa des Normanz, ou des Engleis, 

De quels BoigiiorB e de quels reis. 



— 389 — 

Celés lor plorent, celés pristrent. 
9035 Issi lor fa a nolente, 

E li reis lor a graante. 

Maint tranaîl out e mainte guerre, 

Ainz qu'il eust en pais la terre; 

Mais comment que il li fust grief, 
9040 De tote traist il bien a chief. 

En Normendie trespassa, 

E quant lui plout, uint e ala; 

Pais fist deçà, pais fist delà, 

Larrons destruist, félons greua. 
9045 La ou la bataille out este 

Fist abeie e mist abe. 

Li reis de France li requist 

Que d'Engleterre le seruist 

Comme de Tautre fieu faiseit, 
9050 De Normendie qu'il teneit. 

E Guilleme li respondi 

Qu'il l'en seruireit altresi 

Comme il li aueit ualu 

A son besoig e maintenu: 
9055 N'ai conquerre ne li ualut 

9034 plorent] plot BD et celés prisent B, celles il pristrent D 
quistront fût pristrent G 9036 garante C 9039 li] loi C fu JB 
Mez comment qu'il fust greuez D 9040 De totes coses vint a 

cief B, De totes traist très bien a chief C, Se Engleterre fist ses 
grez D 9042 E quant il i uint tant ala A uint e ala] si s'en 

ralla C Et tant y vint tant y ala D 9044 destruit D 9047 

li] le Ay lui G 9048 Nach diesem Verse finden aich in B die heiden 
folgenden: Engleterre de lui tenist Et tel seruice l'en fesist 9049 
Comment G 9050 que il D 9051 li] lui G 9052 Que il D 
altresi] ausi D 9053 Comment il lui C 9054 e] bien C 

maintenu] secouru BG 9055 N'a le gerre B^ A oonqaerre C7, 

N'a conquerre D li] lui G 



— 891 — 
9080 Qui ont perda pois retolL 

A Roem esteit a seior, 

Ou il aueit este maint ior; 

Yne enferte la li aaînt, 

Ne sai dire combien li tint. 
9085 Ne pout monter sor son destrier, 

Armes porter ne guerreier. 

Li reis de France oi mnlt tost, 

Qu'il ne poeit aler en ost, 

E que il geseit en son liet; 
9090 Mande li a par mal respiet, 

Que longues geseit en gesine 

Comme feme fait en cortine; 

Bien deust des or mais leuer, 

Trop poeit longues reposer. 
9095 Guilleme li a respondu 

Qu'encor n'i a gaires geu. 

„ Quant îo/ dist il, ,, relouerai, 

Dedenz sa terre a messe irai, 

Riche ofifrende li porterai, 
9100 Mil chandeiles li offerai; 

Limeignons de fust i aura 

E fer por feu en som luira/ 

Go manda e quant il gari, 

Go quMl dist issi acompli: 
9105 En France mena mil armez, 

Lances dreites, les fers leuez, 

9080 eut] ou C rccuilli D 9083 enfremetes B la fehU B] 
ja D li] lui C; dsgl 9090. 9084 li] le A, lai C 9088 Qae 

ne D Tost D 9090 despit D 9094 pouet C, peut D demorer 
9095 li] lui C 9096 Que enoor n'a A, Que encor n*i a CD 9098 
feMt C sa] ma B 9099 fdUt C 9100 MiUe D li] lui C 9102 
en som] enseu D 9104 Ce qu'il out dit a aoompli C, Et œn 

qu'il dist y acompli D 



^^^BL^^^^^^^B 




— 392 — ^H 




Hakona e nilea fist ardeir, ^| 




Les fena en pout U reia neeir; ^H 




?oie (ist a Meaiite une anon, ^M 


9110 


La uile iniat tote en charbon, ^H 




Lee iiors aratrent o les citée ^H 




E les mostiera ont alnmoz. ^H 




Parmife) la uile treapaaaout ^H 




9or un chenal que mult Amout. ^^Ê 


9115 


En un areiy. mist aea doas pies, ^^M 




Mais tost les out a sei sachjes; ^^M 




Par grant air aunnt sailli: ^H 




Li reis se tint qu'il ne chai, 




Et neporoc mult ee bleca 


9120 


A son arcOD ou il hurta. 




E qnant li reis d'iloc torna 




Od la grant gent que il mena, 




A Roeni nint si acocha, 




E por le mai, qui Pengrega, 


9125 


Porter se fist a Saint Geniaiae, 




T)„_ „ „!.,„ ; „-* , ,i„ 



— 393 — 



Doins a Robert, mon filz lunzne, 

E io li ai posa grae 
9135 Des anceis qne io fasse reis; 

E or(e) li doins le Mans en creis. 

Le Mans e Normendie aora, 

Le rei de France en seroira. 

En Normendie a gent malt fiere, (c) 

9140 Io ne sai gent de tel manière: 

Cheualiers sont proz e naillant, 

Par totes terres conquérant. 

Se Normant ont boen cbeuetaigne, 

Malt fait a criendre lor compaigne; 
9145 Se il nen ont de seignor crieme, 

Qa^il les destreigne ne aprieme, 

Tost en aara malaais seraise, 

Normant ne sant proz sainz iastise; 

Foler e plaisier les coaient: 
9150 Se lor sires soz piez les tient 

E qae bien les defolt e poigne, 

D'els porra faire sa besoigrue. 

Orgaeillos sant Normant e fier 

E aanteor e boabancier; 
9155 Toz tens les denreit Ven plaisier, 

Mais malt sant fort a iastisier. 

Mult a a faire e a penser 

9133 roainsne B^ ainsne C 9134 li] luiC piecha B, pose 
a I) grante C 9135 fii C 9186 en] de C creis] treis D 

9138 Li roiz D 9189 mou C 9142 terre C 9145 de] da G 
Et s'il n'ont de seignour cresme D crime B 9146 Qui A nés 

destraigne ne aprime B ne] e AC aprienne C Euls le destraingne et 
apresme D 9147 malaais] moult mal 2> 9148 proz] bons D 

9150 Se reis soz piez toz tens les tient A soz] sor B Se Pen soz 
ses piez ne les tient 0, Se en touz tens souz piez n'estient D 9151 
que] qui AD défoule BD 9153 Auf diesen Vers foîgt in C gU" 
nàehst F. 9156. 9155 on BD 9156 Kar A 



Roliert, (|ui deit tel gent garder. 



Guillen 



, qui 






I aiz, 



Qui mult est nobles e gentilz, 
Voldreie io mult aaanoier, 
Se Dqub le uoloit otreier: 
Engleterre a son oea coueit, 
Qu'il en fust reis, s'eatre poeit. 
Mais io nel poia faire par mei, 
Raisnablemeat enuoz por quoi. 
Engleterre ai couquiee a tort, 
A tort i out maint home mort, 
Les eirs en ai a tort ooie 
t' a tort ai le règne pris; 
E co que i'ai a tort toleit, 
Ou io nen aueie nul droit, 
Ne dei mie a mon filz doner, 
Ne a tort nel dei eriter. 
Maia nltro mer enueieroi, 
A l'archeveeque preîerai, 




— 395 — 

E a Guill. ci oomant 

£ a Robert Tautre filz mant, 

9185 Que chascun en sa poésie, 
Issi com il m'a en chierte, 
Face Henri riche e manant 
Plus que home de lui tenant. 

Sis semaines malades iat, 
9190 Forz fu li mais, Tenferte crut. 

As euesques e as abez 

E as proueires coronez 

Se fîst de ses péchiez confes, 

Corpus Domini prist empres; 
9195 De tote rien se dessaisi, 

Tôt deuisa, tôt départi; 

Les prisons fist toz delinrer 

E toz les fist quites clamer, 

E son frère l'euesque Odon 
9200 Fist deliurer de la prison. 

E se il quidast longues uiure, 

Nel laissast pas si test deliure. 

En l'isle de Wic Paueit pris 

E a Roem en prison mis. 
9205 Malicios ert, co diseit, (272v) 

E coueitos, plus ne poeit. 

Pose out este sis seneschals, 

A totes genz cruels e mais; 

9184 a fMt B filz] frère B 9185 en sa] d'euls ait 2> 

9186 comme il m*ont C 9187 Fâchent C riche] sache D 9189 
.vn. semaines B 9190 Grans B 9194 Et corpus domini B 
print C après B 9195 toutes C 9196 tôt] et BC départi] 
tout parti C 9199 le vesque Oedon B 9200 la] sa C 9201 
£ feUt C s'il D longuement B 9202 Ne CD si tost] ensi B 
9203 Enlissie de Widt C Yiot B 9205 Malicieurs ert] estoit 
9208 A tous temps fn C7, A toute gent B 



Tote Engleterre s'en plaîgneit, 
Ponres e ricbea raeameit, 
Priueement auett onquis 
E demande ft ses amis. 
Se ia eueaque reïa aereit 
Ne se ia reis estre porreit, 
Reia esperout qu'il (leuendreit. 
Se li rGÎB ainz de lui moireit. 
En Bon grant aueir se Goût 
E es granz genz que il menont. 
Par grnnz diz e par granz paroles 
E pai" prameasea, qu'il fist foies, 
Le tiDt li reia mdt a félon 
E uera lui aueit soapeoon. 
Quant i] l'ont comande a prendre, 
Por son conte qu'il ne uolt rendre 
De aa rente qu'il out eue 
D'Engietcrre (lu'il ont tenue, 
N'i (lut liaron qui l'adoaaatj 




- 307 - 

E mon baillîf e mon sèment, 

Qui ne m*a pas conte tenu 
9240 De mon règne qa^il a eu/ 

Issi fu pris e retenu. 

De quatre anz pois ne fa renda. 

Prez fu la nef, boen fu li uenz, 

E li euesques fu mis enz, 
9245 A Roem fu par mer menez 

E en la tor quatre anz gardez, 

Ne onques pois n'en pout issir 

De si que li reis dut morir. 

Entrant settenbre al noeme di 
9250 Morut li reis, del siècle issi. 

A l'ore que prime sona, 

Qu'il oi bien e demanda 

Que co esteît qui donc sonout, 

Deu reclama si com il pout 
9255 E Ma Dame Sainte Marie; 

Tôt en parlant fina sa nie, 

Que de son sens nen empeira. 

Ne sa parole ne mua. 

Seisante e quatre anz out uescu 
9260 E maint trauail d'armes eu. 

N'aueit encor(e) que sol .vu. anz, 

Petit esteit, n'iert mie granz, 

Quant li dus Robert se croisa 

E en ïerusalem ala. 
9265 Al terme que li reis fina 

9242 En B 9243 boen] près C 9247 Que onqnes B 

peut C 9248 De sic D deut C 9249 al noeme] a l'oisme A, 
a l'oime G au vendredi B 9252 Qui Pouy C 9253 Qui C 

que donc A 9254 Dieux C, Dex D 9256 parlant] plorant 2> 
9257 Qui C néant n'empoira D 9261 .vn. A'\ .XX. B, neuf CD 
9262 n'iert] n'estoit 0, non D 9265 IHesen Vers und den fol- 

genden vertauscht C fina] ala D 



39S 



E qae del siècle trespasea, 

Veisaiez niult seruana errer 

E cela issir e cela entrer, 

Veloa e couertora erabler 

E quantqu'i) parent treatomer. 

Vne loee prof entière, 

Ainz que le cors fu mis en bière, 

Laisaierent le rei soi grsant, 

Qne l'en soleit criendre DÏaant. 

Donc fu la Douele eapandue, 

E la gent fu grant accrue, 

£ li euQsque e li baron 

Vin dr eut od gratit proceasion. 

Le cors ont mult bel conree, 

Ouert, enoint e enbasme, 

A Chaem ont le cors porte, 

Si cotii il ftueit commande. 

N'ont nul euosque en la prouince, 

Âbe ue conta ne haut prince, 



w 




— 899 — 

Quant le cors orent oonree, 
9290 Haut chantèrent libéra me. 

A Tiglise ont porte le cors; 

Mais la bière ert encor defors, 

Quant iloc sorst une criée, 

Donc la gent fu tote esfreee, 
9295 Ear la uile esteit alumee; 

Tote la gent i est alee, 

Tnit fors les moines i corurent; 

Cil remestrent al cors e furent. 

Quant 11 feu chai e quassa, 
9300 La gent arrière retorna. 

Le cors portèrent el mostier, 

E li clerc firent lor mestier; 

Tuit ont od bone uolente 

Requiem etemam chante. 

9805 Endementres que l'en faiseit 
Le sarkeu ou gésir deueit, 
E li euesque e li baron 
Esteient iloc enuiron, 

Eis nos un uauasor errant, 
9810 Qui la presse uint derompant; 

Acelin out nom, filz Artur, 
Par la presse uint asseur, 
Sor une pierre en haut monta, 
Deuers la bière se torna, 

9289 conree] encontre D 9292 ert] est (7 encore JLD fors A, 
hors B 9293 Quer il i soort D illecquez sourt G sonrt B 9294 
gent] ville G tout B esfree ABGB 9295 La ville estoit tonte 
alumee G 9296 est] ert B 9297 11 moine B 9298 Cist 2) 
al] ou C e féhU G 9801 el] au B 9302 lor] le D 9803 

Trestuit o D od] a BG 9804 Ont requiem 2) 9805 on B 

9806 sarquau G 9307 E feKU G esnesqnes B 9308 illecquez (7, 
illeuques B 9309 £ vous D 9311 Artas B 9812 vint toat 
asseur B 



— 400 



Clers e enesques apela, 

En hant e'eatnt, en haut parln, 

E tôt le pople l'esgarda. 

nSeignors," dist il, neotendez cal 

lo dénie a toz c defeut 

De par Ibeati omnipotent 

£ par l'apuBtoile de Rome 

— Nel pois aeer de plus haut hot 

Que uoB Guillema n'enterrez 

El lieu ou mètre le deuez, 

Ne que il en mon dreit ne gise, 

Ear tôt le plus de ceste iglise 

Est en mou dreit e en mon fîeu; 

lo u'iti dreit graïgnor en nul lieu. 




— 401 — 

Quant co out dit si descendi, 

Eis uos par le mostier grant cri; 

Par le mostier ont tel temulte, 

Nus D*i out altre ne escolte. 
9345 E cil qui uont e cil qui uienent 

Tel chose a grant merueille tienent 

Del rei qui tant aueit conquis. 

Tantes citez, tanz chastels pris, 

Nen a de terre qnite tant 
9350 Ou sis cors giese al moriant. 

Li euesque ont Tome apele 

E as ueisins ont demande 

Se co ert ueir que il diseit, 

E il distrent qu'il aueit dreit: 
9355 Terre son père aueit este 

De parente en parente. 

A Tome ont dit que deniers prenge 

Si laist quite tôt son chalenge. 

Seîsante solz li ont done, 
9360 E por tant a quite clame 

Le sépulcre ou li cors fu mis, 

£ por co a les deniers pris; 

E li baron li ont pramis 

Que mielz l'en sera mais toz dis. 
9365 Acelin Ta issi grae, 

Lores ont le cors enterre. 

Robert remest en Normendie, 

9342 Et vous B 9344 ne] n'en C Nul ne nioit autre 

n'ftscoute 7) 9347 De 7) 9348 Tant de C tanz] tant CD 9350 
ftl] en C morant B 9358 ert] est C voirs B il] cil B 9354 
Et distrent que il B 9357 A homme G 9358 laist] claint B, 
Iftiz B quite] ester B tôt] de B 9359 li] lui C 9362 a 

fehli C 9364 sera] ert B, est C mais a tous dis BG 9365 Et 
celui fur Acelin B 9366 Atant B 9867 remaint GB 

26 



— 4oa — 

Partot mena sa eeignorie. 

Petiz fa malt, mais malt fa groa, 

Inmbea out cortes, gros lee os; 

Li reia por co ]e aornomout 

E Corte Ilose l'apelout: 

De cortes hoasB ert hoaez 

K Corte Hoae ert apelez. 

Guill. le Ros mer passa, 

Coronez. fu, .im. nnii régna. 

Ue par aon père aeele 

Out a Laiifran an briaf porte; 

L'archovcBqiio ert de Cantorbiere, 

E Lanfran fist lea letres liere. 

Por le lioen père out le fila ohier, 

Sil corona a Westmostier 

Le ior de festo SaÏDt Mïchiel; 

Bien fu, s'il plout al rei det ciel. 

K Henri out deniers asses, 

Qtto sis pères li out dooez : 




— 403 — 

N*oi de chenalier parler, 

Que de proeise oîst loer, 
9395 Qui en son brief escrit ne fost 

E qui par an del soen n'eust. 

Por deuise del nom qu'il ont, 

Qai a son père resemblont, 

Kar chascun Ooill. aneit non, 
9400 Ont li filz pois Ros a somon. 

Robert, qui fa en Normendie, 

De son frère ont malt grant enoie 

De co qu'il ert a rei leaez, (273r) 

Quant il esteit de lai poisnes; 
9405 Marriz en fa, malt li pesa. 

A Henri son frère parla, 

Qai le trésor son père aaeit, 

E si li dist qu'il li dorreit 

Tôt Gostentin en nom de gfage, 
9410 Mais n'i clamast altre eritage. 

Si li liurast aaeir desas; 

Kar ne uoleit atendre plus. 

Qu'il ne passast en Engleterre, 

Sor le rei Ros son droit conqaerre, 
9415 Qui tort e honte li faiseit, 

9393 N'oist AC 9394 Qai G 9896 du sien par an BC 
9397 Par D del nom] diron B 9898 Qu'il B 9899 Que D 

Guill. chascun oui A aueit] ot B 9400 a non B,. as somon D. 
Nach diesem Verse finden sich in B die vier folgenden: Noient por 
cou que il rous fust Ne que il roua cauiaus eust Mais moult lu rous 
ce m'a cil dit Qui le roi Rous connut et vit 9401 en] de C 

9402 oui] auoit C mult feMt CB 9403 Bieser Vers und der 

folgende stehen in B nàch V. 9406. ert] est C roiz B 9404 

Qucr B 9405 malt] si AB li] l'en B. Biesen Vers und den 

folgenden vertauscht B 9407 Que C 9408 Puiz si B lui dist 
qui lui C lairoit B 9410 damout C 9418 Que ne B 9414 
Ros fehU A 9415 Car grant honte fiût li auoit B li] lui 



Qdï puiroez ert e reia eateit. 
Henri li a l'aueir preste, 
Si com il 1î out deiQsnde; 
Costentin en gage reçut 
E tant loDgues aueir le dut, 
Que li dus le Boen li rendiet 
Ou 9011 (freaiit tôt en feÎBt. 
Donc a Henri le duc requis 
E fait requerre n ses amia 
De Richart de Reniera par non 
Qu'aueir li face n compaignon, 
Sun sertiise e lui li otreit, 
Od lui remaigne e od lui seit, 
Sea covteisies li enseiat 
F. na torneiemenz le meint. 
Richai-t eateit corteia e proz 
E niult eateit preisie do toz. 
K li dus li a grannte, 
liichart li a quite clnine. 




— 405 - 

Sis boem serez, iel nos cornant; 

Seraez le bien d'ore en anant. 
9445 Vos n'aureiz ia de lui hontage: 

Nos somes andui d'an parage/ 

Issi fu Richart od Henri, 

Tote sa uie le serai. 

Qaant Henri oat al dac prestez 
9450 Les deniers qa'il oat demandez, 

E li das out toz les deniers, 

Nauire qoist e cheaaliers, 

La mer passa od malt grant ost. 

Li reis oi dire assez tost, 
9455 Qae sis frères sor lui aeneit 

E Engleterre aueir aoleit. 

De totes parz sa gent manda^ 

Grant ost en poi d'ore assembla, 

Ear mielz aoleit en cbamp morir 
9460 Que Engleterre al duc guerpir. 

Mais li baron, qui mult Pâmèrent, 

E li euesque li loerent 

Que pais quesist e porcbacast 

E a son irere tant donast 
9465 De son aueir e le creust 

De rente anceis ke pais n'eust. 

9443 Si D serez] seioz A iel] je CD 9444 le] loi D d'ore 
auant C 9445 hontage] héritage C 9447 Et ainsi D. Die Verse 
9449 — 56 sind in B in folgender abweichender Fassung wiedergegében: 
Sor Coustentin l'auoir presta Kobers le prist si apresta Ses cheualiers 
et se nauie De tes les pors de Normendie Fiat les nés toutes 
assamhier moult grant gent passa le mer Li rois Rous oi asses 
tost Que li dus ert o moult grant ost Passa sor lui auoir voloit 
Engleterre qu'a tort tenoit 9449 rout G 9451 u. 9452 ver- 

tauscht D 9453 mult fehlt C 9454 l'oi D 9457 ses gens B 
9458 Quant fur Grant C en] a D 9459 uoleit feMt C 9460 
Qu'Ëngleterre B 9462 lui louèrent C 9463 quersist CD 9465 
le] li AD 9466 anciens C 



406 



La paiB fn porchaoie e quise 
E faite fu par tel deuise, 
Ke li rais a Robert dorreit 
Cbascun an mais tant com ninreit 
Cinc mile liures de denierB, 
E il l'otreia uolentiers. 
Par tels diz od aa baronie 
Reuint li dus ea Normendio. 



w 



À cel tens comaQca la ^erre, 
DoDc grant barat« out on la terra, 
Del duc Robert e de Henri, 
Por CuBtentin (m'it li toli. 
Li reis coilli Henri en he 
Por son ftueir qu'il out preste 
A Robert por lui guerreier, 
N'out talent de lui suanoier; 
E ae Robert Henri greuaat, 
hi li reia ne s'en corecaat. 
Robert out 1 




— 407 — 

Comme s'il fîut d'els malt haiz. 
9495 N'osa od le duc remaneir, 

Ne Costentin ne pont aneir. 

Ne sont quel part deust aler, 

Ou il peost recet trouer. 

N'alont mie eschariemeDt, 
9500 Assez menout od loi grant gent, 

Des plus nobles e des gentilz 

Mena od loi frères e filz; 

E tait uolentiers le seraeient, 

Kar grant espeir en lai aaeient. 
9505 N^osa en la terre arester, 

Ne nas ne Tosa receter. 

En Bretaigne, co dist, ireit 

E en Bretaigne remaindreit. 

Li quens Hue le herberga 
9510 A Aurenches ou il torna. 

Vne noit a iloo este, 

Al conte Huon a mostre 

Comment si frère l'ont mené 

E comment Pont coilli en he; 
9515 I^i dos Costentin li toleit, 

Ne poet de lai aaeir nul dreit, 

Ne n'ose en la terre remaindre, 

Ne set a qui s'en deie plaindre. 

Assez se tint por esgare; 

9494 se il C d'els feMt C 9496 raiioir B 9497 set B 
il (lent C, il deust D aler] torner B 9498 rechoit D 9500 
Ancuis B ^rant] de C 9501 e des] et de B, des plus D 9502 
Menoit B 9503 tôt B suioient C 9504 grânt fehU C 9507 
dit D 9510 Quant a Aurenches le trouua C 9511 a] aueit A 
9512 A C 9513 son frère Tout AD, son frère l'a C 9514 

Tout ^ coilli) torne ^ 9515 li] lui C l>516 pout^, pooit D 
lun feMt D 9517 II n'ose C 9518 soit CD oui BD s'en] se D 
9519 tient AD por] a A 



MaÏB Une l'a mult conrorte. 
I^e ior eopriame. «mpres disner, 
Quo Henri dut d'il oc torner, 
Li qnens Hue l'a apele, 
A conseil h a lui parle, 
Le Mont Saint Mîchiel U most». 
„Veiii tn," diat il, „cel rocbter laV 
Bels est li lions, fort place i a, 
Que ior que noit ia ne faldra ; 
Flo de mer montant Tanirone, 
Qui a cel lieu grant force done. 
lo ai iadis tel tens ueu : 
Se io fusse cora ore ea ta, 
Que de si grant parage fusse, 
E que mielz faire ne peusse, 
En celé roebe in'enbatisse 
E del mofitier cbastel feisse, 
Bretons mandasse e soldeicrs, 
Qui gaaignasseal uolentiers, 
Malt meisee genl en effroi ; 




— 409 — 

Ne quel semblant a Henri fist, 
Mais Henri est sempres montez 
£t el Munt est sempres alez. 
Del Mont Saint Michiel guerreia, 

9550 Robert son frère desfia; 

la mais, co dist, sa pais n*aareit, 
Se son aueir ne li rendeit. 
Sonent coreit par Costentin 
E tensout tôt Aurencein, 

9555 Les uilains prist sis fist raendro, 
Wi laissoat rien qu^il peust prendre. 
Tant fa el Mont e tant le tint, 
Que li reis d^Ëngletere uint. 

Li reis e li dus s'assemblèrent, 
9560 De totes parz lor gent mandèrent, 

Le Mont asistrent enoiron 

De Gênez de si a Goisnon, 

Ë la riuiere d'Ardenon 

N'iesseit del Mont se poores non. 
9565 A Aurenches li reis seeit, 

£ a Gênez li dus esteit. 

Mult ueissiez ioster souent 

Ë tomeier espessement 

Entre le Mont e Ardeuon 
9570 Ë la riuiere de Goisnon; 

Chascun ior al flo retraiant 

9546 quel] que B a] o I> 9547 Mest C est] ert D 

nioiistez C 9548 sempres] tantost B 9550 desfia] guerrca D 

9551 co] se C dit D se pais B 9552 S*il ne li rent cou qu'il 
li doit B li] lui C 9554 tensout] chercout D 9555 sis] si CD 

9556 Ne C, N'il D 9559 assemblèrent C 9560 leurs C 9562 
Geneiz D de si a] dusques a J3, de si qu'a D 9563 d'Ardenon AB, 
do Darnun D 9564 NMsscut du mont se par euls non D 9568 
Et tournée espessecment C 9569 Dieaer Vers unA der folgende 
feMen B Ardenon A 9571 al] a BC retriuant C 



410 



Vont cheualiera iostes qneront. 
E ]i reia i fu abatuz, 
De plusors lances fu feroz; 
ÏA peitrsl de! cheual rompi 
E les dons cenglea altreai: 
Od sa sele lî reia cbai, 
Mais liieu la tint, oe la perdî, 
Deîiures Tu, sa picz sailli, 
Od s'espee se defTendiï 
ÛDques la sele ne laissa, 
Bien la tiot e bien la garda. 
Tant cria ncheualiers reolat" 
(jue la presse uint des oassals, 
£ li Normant le(a) secorurent, 
£ li Engleis qui od liii firent. 
Mais tnaiut grant colp out receu 
Ainz qu'il l'i^uBsent secoru. 
Mené l'eu ont a saluete, 
l'ois ont le rei assez gabe 
«'il deffendeit 




— 411 — 
De sa sele qu'il enportast. 

Henri tint le Mont fièrement 
9600 Ne sai dire com longuement. 

De uiande aueient plente, (273v) 

Mais de beiure aueient chierte; 

Assez aueient a maingier, 

Mais mult trouoent le uin chier. 
9605 Quant Henri out pose soffert, 

Soef manda al duc Robert 

Que de uin aueit desirrier, 

D'altre chose n' aueit mestier. 

E Robert li a enueie 
9610 — Ne sai se il en out pitié — 

Yn tonel plein de uin mult test, 

Del meillor qu'il troua en Post, 

E tôt le ior a otreie 

K par trieues donc congie, 
9615 Que cil del Mont eue preissent 

E le Mont d'eue garnesissent, 

Ou qu'il uolsissent la preissent 

Seurement, rien ne cremissent. 

Donc ueissiez semanz errer 
9620 E a ueissels eue porter. 

9598 sa] la A que Ten portast C 9600 Mais io ne sai com 
longement B 9601 De féhU C aueient] auoit a B, auoient a C, 
auoit D 9602 beiure] vin B aueient] auoit grant B 9603 

feUt B Et assez auoit B 9604 feMi B trouoit le vin trop 

cbier B 9605 pose] longues AB 9606 Soes B 9607 auoient 
desrroier C 9608 n'auoient C 9609 li] l'en CB 9610 se il 
en out] s'il ot de lui B out] auoit C V, 9613—20 fehlen in der 
Hdschr. B, die dagegen die heiden folgenden Verse hietet: Li envoia 
deliurement Tôt sans nés .1. coustetement 9615 preinissent C. 

Bie Reïhenfolge der drei nàchsteti Verse ist in der ehen genannten 
Hdschr.: 9618, 9616, 9617. 9617 prenissent C 9618 Si senre- 
ment B ne] n'en B 9619 errer] crier B 9620 a] o C, es D 
aporter A 



412 



Li dus Robert fu i 

Del tiin qui fu el Mont porteE, 
E que la trieue aueit donoe. 
Que l'eue fust cl Mont, portée. 
Li reia forment s'en corec». 
Quant il l'oi, mult Li peaa 
Que aes enemiii abeurout 
Del meillor uin que il trouout; 
Il les denst faire afamer 
E i! loB faiseit abeurer, 
Del siège uolt par mal toriier, 
Maie li du9 le fist arester. 
„Ne me saciez." dist il, nmal gi 
Se io ai Henri abeure: 
Torno me fust a félonie, 
E io feiase uilanie 
De ueer li beiura e uiande, 
Quant il melaïue la demande." 
Tant a fait le l'ei BCiorner 
s frères acorder. 




— 413 — 

E la concorde graaniee, 
Li reis Ros del siège parti, 
En Engletere reuerti. 
E li dus ala a Ghaem 
9650 E de Ghaem uint a Roem. 

Henri ses soldeiers paia, 
As ans pramist, as uns dona. 

Al terme qu'il out establi 

A le duc a Roem sui. 
9655 Ne uoil auant conter ne dire 

Par quel coroz ne par quel ire 

Henri fu pois a Roem pris 

E en la tor a garder mis; 

Ne coment il fu deliurez 
9660 E de la terre congeez, 

E coment il ala al rei 

Qai en France l'out pois od sei; 

Ne coment Haschier le troua 

A Paris donc il Pamena, 
9665 Qui se fist un des oilz peier, 

Que Ten nel peust entercier. 

Ne aoil dire par quel saueir (b) 

Haschier li fist Danfront aueir, 

Ne coment il fu receuz, 
9670 Quant il fu a Danfront uenuz, 

Ne coment il conquist Passeis 

9647 del] do AB del siège se départi C 9648 En fMt C 
9649 Roem 7) 9050 Et de Roem vint a Caen D 9652 A 

riiii /; beirle Maie 9656 quel wr coroz fehlt C corout D 9660 
Ne de I) 9662 en] de C 9663 Harchiera B, Hachier CD 

9<î04 rt.'iimena 2> 9065 Qu'il D pocier 7i, poier C, perchicrl) 
9GGG IVn] on Z?, nel 1) i\p]] ne CI) encerchier D 9668 Har- 
chicrs n, lïachier CJ) li] \o B, hii C 9669 fust C 9671 con- 
quist] toli B Passains B 



E toli tôt ns neksineis ; 
Ne comeot Robert U le qoùt 
E de Danfront partie assiat. 
Ne uoil dire cornent lî dus 
S'en repaira qa'il n'i fist plna, 
E cornent guerpj son herneù 
As cheualiera e ae borgeis, 
Nient por co qu'il lor donast 
Ne de son grc lor graantasti 
De BOn herneia Iitissa partie. 
PoÎB s'en renint en Normendie. 



En icel tens, c'oa bien mostrer, 
Fu la grant mote d'oltre mer, 
Quant Antioche fu conquise, 
E la cit« de Niches prise, 
E que leruBalem fu pris. 
là dus Robei-t fa malt pcnsia 
Do la grant mote qu'il oeit, 
Grnnt talent out qu'od ela ireit, 




— 415 — 

En nom de gage li linrast 

Aueir desus donc il esrast. 

Li reis Rob uolentiers le fist: 
9700 Tote la terre en gage priât; 

Onques ne fu ners lui eschars, 

Kar bien .vi. mile e .vi. cenz mars 

E seisante e sis li liora 

Sor la terre qu'il li laissa. 
9705 Robert en fu ioianz e liez; 

Mult ont od lui barons croisiez, 

E d'altres terres s'assemblèrent 

Plusors qui ouoc lui alerent. 

Li frère donc se départirent, 
9710 Qui onques pois ne s'entreuirent 

Robert lerusalem requist. 

Bel se contint, maint bien i fist; 

A Antioche prendre fu, 

D'armes i a grant pries eu. 
9715 Pois fu a lerusalem prendre, 

Ne sM porent paiens defifendre. 

De Tostandart qu'il abati, 

Ou Corberan se combati, 

E des paiens que il ocist 

9720 E de l'enseigne qu'il conquist, 
Qu'il pois a Tiglise dona 

Que sa mère a Chaem funda, 
Out il grant pries e grant enor, 

9697 Au non B liurast] lairoit D 9699 le feUi D 9700 
gages B 9701 ne] n'en B vers lui ne fu CD 9702 .vii. mile A 
mil D 9703 e mr sis félOt CD li] lui C 9704 qui lui C 

laissa] bailla A 9705 ioios A 970G baron croisie C 9708 
Qui auecquez C 9709 donc fehît C 9712 se] s'i D 9713 A 
d'Antiocho A 9715 fu il a C 9716 8*i] s'en D 9718 V JB, 
C, A D Corbarans B, Corborant D 9719 qu'il y ocist D 

9721 Que il D 9722 Et sa C 9728 il féhU C 



416 



E miilt eo pailprenfc plusor. 
E li reia Ros, qui tnult fu proz. 
Doter se fist e criendre a toz; 
Par sa terre tint bieo ioitiae 
E bien l'aaeit tote en pais mise, 
Quant Elies ]e. Mans embla. 
Par noit en la cite entra 
E la garni al miek qu'il pont. 
E li reis Ros, quant il le août, 
A grant orgoil le tint d'Ëlie 
Qui ea cite aueit aaiaie. 
Quant li reis ancïenement 
Out pris le Maus premièrement, 
Por la pais faire al Mans durer 
E por la terre aaseurer, 
Fiat fermer a son filz Robert 
Vae fille al conte Herbert, 
Mnia morte fu petite e tendre. 
Aiiiz qae liubeit la peust prendre. 
! Mans tenu. 




- 417 — 

Al rei Ros son frère en baillie, 
£ li reis rendre li deueit, 
Quant del sepnlchre reuendreit. 
9755 A Lengres ont un Borgaeignon, 

Gentil home, Hue aueit non, 
Nies Herbert aueit cil este 
Qui le Mans tint par erite. 
Herbert le teneit por son eir, 

9760 Le Mans deneit par dreit aueir, 
Mais par estranges le perdeit, 
Que il repairier nH poeit. 

Cil del Mans qui son dreit saueient 

Priueement mande Paneient, 
9765 Le Mans li prametent a rendre, 

SMl le uoleit e osont prendre. 

Cil uint qui le Mans coueita. 

Mais gaires ne li delieta; 

Ne li plout a estre en la terre: 
9770 la n'i sereit, co dist, sainz guerre. 

Al conte Helie son coisin 

A uendu le Mans tôt enfin. 

Helies ert de cel lignage 

Si clamout dreit en héritage. 
9775 E Helies Ta achate, 

Dis mile solz l'en a done, 

Le Mans li a quite clame 

9752 ballie C 9753 Et U rois U deliaeroit BD lui deuoit C 
9755 Londres CD 9756 Gentix hom Hues auoit Don B (Gentil 

homme iert C 9757 Nia D 9759 tint A 9760 deuroit D 

9761 estanges B 9762 repairoir C 9765 li] lui C 9766 ou 
osBoit D 9768 u. 69 li] lui C 9770 n'i] ne A Et ainz seroit D 
dit D 9771 Helies ACD 9772 uendu] rendu D enfin] affin D 
9773 fddt B ert] est C cel] ou (7, tel 2) 9774 féhU B Sis 
lamout C 9775 Quens Hues l'a acheté D 9776 soubz C l'en] 
en D 9777 li] lui C 

27 



418 



Hne 



l'ec B. torne. 
mile solz pria, 

Heliea fu de grant poeir, 
Mult ont grant terre e graiit aadr; 
La terre qu'il out achatee 
A chalengle e detnandee. 
Cil del Mans od lut se toneient, 
D' nuancier le s'entremeteient, 
E H home de la loee 
Ësteient tuit a sa criée, 
E H baron do la controe 
Orent por lui mainte meelee. 
Mnlt le preieoent et amoent 
E B, seigDor le desiroent, 
Comme costume est de plusors 
Qui coueitent nouels seîgnora. 
Par cspeir des ueisins chastels 
Mansels 



— 419 — 

De secors ont le rei preie; 
L^auenture li ont mandée 
E des Mansels la trestornee. 

En Engleterre eeteit li reÎ8, 

9810 Malt out Normanz, malt ont Engleia; 

Braohez aueit fait demander, 
En bois, uoleit aler berser. 
£Ub nos par la sale un sergant 
Qui d'oltre mer ueneit errant. 

9815 Li reis Ta mult tost entercie, 

Al Mans garder Paaeit laissie, 
Crie li a e dit de loig: 
„Qae font al Mans? ont il besoig?** 
„Sire/ dist il, „le Mans est pris, 

9820 Li quens Helies s^est enz mis; 

La cite a Helies prise 
E la tor ad entor assise. 
Normant qui dedenz se de£fendent 
Vostre secors e nos atendent.** 

9825 Li reis mua tôt son corage, 

Des que il oi le message, 
Le uolt de Luche en a iure 
Que mult sera chier compère. 
Cest serement aueit en us, 

9830 Ne faiseit nul serement plus. 

Donc apela le messager. 
„Va t^en,^ dist il, „ne te targierl 



9815 Ta] l'out C 9816 Al Mans ont il bien beK)ignie B 

9817 Elies li a dit de loing B li] lui C 9818 Naeh diesem Verse 
findet sieh in C folgender: Sire dist il le Mans ont il besoing 9820 
HelieoB C 9821 La cite a Heliees a prinse C 9824 e] y B 

982G qu'il ot oi B 9827 uolt] uo A, vou B Loquins en aare 
9829 Ce B 9880 nus C 9831 le] lui C 



Trespaase mer com alnz porrita, 
A mes homes de! Mans diras: 
D'oi en oit iors al Mans Berei, 
Donc ee Den plaist tes secorraî." 
Lî messagïer donc s'en torno, 
E li reîa formeat se haeta. 
Donc a bcb homes npelez. 
nDites," diat il, nSe uos aaaez. 
Cornent e par onc io porreie 
Aler al Macs plus dreita neie. 
Tort la chaecuD aon nia tôt dreit 
Ou il quide que le Mana seit." 
Cil s'en tornerent e eamerent, 
Vne maiaiere li mostrerent 
E distrent que le Mana ert la. 
E il diat que par la ira; 
Por cent mars d'argent, co diaeit, 
Bel Mana cent piez n'ealoignereit 
De la on il ses piez teneit, 




— 421 — 

Les mariniers fist demander, 

Vitre mer se roua passer. 

„Sire," font il, ^merci por De, 

Nos n'auon mie boen ore; 
9865 Nos n'anon pas uent dreitnrier (b) 

£ contre uent fait mal nagier. 

Laie est la mer, le tens cremon, 

En mer mètre ne nos oson/ 

„Onques,** dist il, „n'oi parler 
9870 De rei qui fust neie en mer. 

Faites uoz nés al parfont traire 

E essaiez que porreiz faire. ^ 

Por faire al rei sa uolente, 

Li ont co quMl quist graante: 
9875 En Tesnege Tout fait porter 

E cels od lui qu'il uolt mener; 

Batels e anchres ont enz traiz, 

La gent firent seeir en paiz; 

Atome ont al uent la nef, 
9880 Hobens ferment, windent le tref. 

Cil qui al gouemail s'assist 

Estreitement al uent se prist; 

Le lof auant e le lis prey 

Siglant uindrent a Barbefleu. 
9885 A Barbefio en Costentin 

Ariuerent assez matin. 

9861 Le C maroniers B 9862 passer] mener B 9864 
Nos ne sauon bon ore C 9866 Encontre A 9867 est] et C 

tens] tant C 9868 ne vous oson C 9869 n'oi dist il £ il 

fehlt C 9872 E fehU A assaies B 9874 Lui C 9875 En 
resnescheC En les nés qu'il ont fait porter B 9876 cela] cil AB 
9878 firent seeir] furent soef A 9879 Atomee A 9880 Hobens 
ferment wident les très B ferment] fermes C vindent C 9881 
s'assist] se mist C 9883 lof] loef B, les C prev] prue C 9884 
Barbeflue C 9885 Barbefleu B, Barbeflue C 9886 féfUt C 



422 — 



Donc repriat li reia son ctiemin. 
De ai el Maîoe ne priet fin. 
Donc uetsaiez corlieua errer, 
Barons e cheualiera mander, 
Qu'ai Mans uiengent delinrement, 
Ear li reia al Mnna les atent. 
Donc ueiasiez terre frémir 
E cheualiera al rei nenir. 
Cil del Mana forment a'esmaîerent. 
E del rei malt ae meracillierent 
Qai de si loig ai toat ueneit 
£ de la gent qui tant creisaeit. 



DoDH enes a en la contrée, 
L'une cat Cul, l'autre eat Con noi 
Li reis en ont oi parler, 
Aaaez les out ci nomer. 
Por la nilte des nona qu'il Bont. 
I passer ne uolt; 




— 428 — 

Si qa'as dous enes ne tocha. 
Tant a chenalchie enoiron 
Qn'il trespassa e Col e Con, 
9915 Dons eues qui issî ont non, 

Prez del Mans deuers Alencon. 

Li reis uint al Mans isnelment, 

Son hostel prist uers Saint Vincent. 

Por greuer cela de la cite 
9920 Fist la mote de Monbarbe. 

Cil del Mans nel porent sofirir, 

La cite lor estut gnerpir; 

Al rei ont la uile gnerpie, 

E li reis Ta tote saisie. 
9925 Pois dona totes les maisons 

E les altres possessions, 

Que cil de la cite teneient, 

A cels qui la tor defifendeient. 

Li quens Helies s'en parti, 
9930 Àl chastel del Leir reuerti. 

Donc ueissiez gnerre esmoneir 

Del Mans e del chastel del Ldr 

E de Maiet, on cHastelet, (c) 

Ou Mansel orent pris recet. 
9935 Tresqu'al bore que l'en dit la Fesse 

Fu la guerre forte e espesse. 

Par Tesmote de celé guerre, 

9912 G'onqaes les eues ne tocha ii. Si que as eues n'adesa B 
qu'as] qu'a C 9913 Tant cheualcha enuiron A 9914 Qu'il a 
trespasse Cul et Con C 9915 Les dons eues issi ont non A 9917 
fièrement A, isnailment C 9918 deuers C 9920 mote] mon B 
de] du C de Monbarbe] deuant Barbe A 9921 nel] ne AC 

9922 estoet A, escouuient C 9925 u. 26 les] lor B 9928 oel C 
9929 HelieesC 9931 guerrerC mouoir jBO 9932 de Loir J3 9938 
Maet C 9935 Dusqu'au B, Tresqu'a C on dist jB 9937 d'icelle C 



— 424 — 



Qui a CHail meteit la t^ire, 
Fiet li rei8 Maiet asHeeir, 
For La pais qu'il De pout itueir. 
De totea parz gent assembla; 
Ne Bai combien ï demora. 
Maiet ert clos de boon fosie, 
Tôt ennirou parfont o le. 
Li reis Rob, por mielz aaaaillir. 
Volt le foBse d'atrait emplir. 
Robert de Bêles me, un baron, 
Que l'en teneit por mult félon, 
Aueit li reÏB en l'ost od aei, 
E il esteît mult bien del rei. 
Robert de Belesmo fn faua. 
Félonies sout mult e mais, 
De félons gas ert couetiz 
E de mal faire eateit cremiiz. 
Cil dÎBt al rei iju'atreit failleit 
E que atreit querre estoueit) 
la le cbastel ne conqaerreit, 



— 425 — 

Trestot quanque porra baillier 

El fosse face trebncbier. 
9965 Robert s^en torna soriant 

E a[8] ploBors de Tost gabant 

Que li reis aaeit comande 

Que Ten getast toi el fosse 

Qaantque sernanz nendreit as mains, 
9970 Nis les cbeuals e les tdlains. 

Par ses semblanz e par ses diz 

Fu li poples toz estormiz; 

Del siège s'en tornent fdiant, 

E plusors uont par gab criant: 
9975 „Filz a putain, fniez, faiez! 

Toz estes morz s'un poi targiez; 

Se ci poez estre entrepris, 

la sereiz toit el fosse mis.^ 

Par tant sont del siège men, 
9980 A peine fassent retenu. 

Le siège par tels diz failli; 

Li reis s'en tint a malbailli, 

Del siège qu'il ne pout tenir 

E de Tost qu^il oit départir. 
9985 Ne pout cels de Tost arester, 

Ne il n^oserent retomer; 

Par ueies fuient e par chans. 

Donc est li reis uenu al Mans. 

Cil de Maiet mult s^esbaudirent 
9990 De cels qui del siège partirent; 

9963 quantqu'il A 9965 s'en tome A 9966 gabant] 

disant B 9968 Que on B 9969 Quantqu'as A uendreit] 

tenist B 9972 tout estourdis C 9973 s'en tornent] tomerent J30 

9975 putains C 9976 se un C 9979 meu] parti C 9980 

feMt C peines B 9981 féhU C tels] treis A 9982 s'en] se A 
a féhU A 9984 partir C 9988 Homes et femes et enfans B 
venu li rois C 9989 Maet C 



— 426 — 



Mnlt B 

Donc il furent aï toat raioas. 
Maasel dQ[l] guerreier aninent, 
E H Normant coatr'ela estriaent; 
Vilea aaaailleDt. e chastels, 
GaÏz enbuschent, portent eenbels, 
Viles ardent, preies acoitlent. 
Borgeis pement, nilaÎDs despoillent. 
Deuant chastela e deuant hors 
Aueit aonent de forz estera; 
Mal fiât la guerre e pies foist. 
Se pluB durast qn'el ne failliat, 
ÂBsez i ont chenal s ocis 
E cheualiers naffrez e pria. 
Mais Nomiant par une ennaie 
Ont retenu le conte Helie; 
Le conte ont pris e retenu 
E al rei l'ont tôt aain rcnda; 
Al rei qui l'ont mnlt deairre 



(274V) 



— 427 — 

Ne fist mie maloais semblant, 

10020 Ne ne s'ala humiliant. 

«Seîgnors/ dist il, „bien me tenez, 
Gentilz hoem sui, bien me gardez; 
Ëncor m'acorderai al rei 
£ bien serai de loi, co crei. 

10025 Mais or nos dirai une rien: 

Par mon seignor Saint lulien, 
Se io ne fusse si tost pris, 
Mult eust poi en cest pais; 
Al rei eusse tant fait guerre, 

10030 Que decha la mer d'Engleterre 

Plein pie de terre nen eust, 
Ne tor ne chastel qui soen fust. 
Mais altrement est auenu: 
Il ad conquis e io perdu. '^ 

10035 Ne sai se plus i out parle. 

Mais sempres fn al rei mostre 
Com Helies se conteneit 
E quels paroles il diseît. 
Donc le fist li reis amener 

10040 E des boies le fist ester, 

Son palefrei fist demander 
E mult richement enseler. 
Al conte dist: „dan quens, montez, 
Alez quel part que nos uolez, 

10045 Faites al mielz que nos poee, 

Mais altre feiz mielz nos gardez, 



10021 u. 22 bien] bel B 10024 co] ie B 10025 yn rien C 
10028 ce pais C 10029 fait tant A 10080 la decha B 10083 
il est venu C 10034 j'ay perdu C 10086 Mes empres C 

mostres B 10037 Gomme B 10041 f^Ut C demander] enseler B 
10042 fehU C enseler] atomer B 10044 voudrez C 10046 

autres fois C to gardez C 



— 429 — 

Qui en la cort esteit mnlt chier, 
10075 Vne saete del rei prist, 

Donc il Pocist si com Fen dist. 

Li reis monta e toit montèrent^ 

Brachez e ars tries els portèrent, 

En la noue iorest entrèrent, 
10080 Gers e bisses berser quiderent; 

Lor generare a un bois firent, 

Mais a grant dol se départirent. 

Quant li reis e li cheualier 

£ cil qui esteient archier 
10085 ' S*afnsterenty lor ars tendirent, 

Si com les bisses uenir uirent, 

Ne sai qui traist ne qui laissa, 

Ne qui ferî, ne qui bersa. 

Mais co dist Peu, ne sai sel fist, 
10090 Que Tirel traist, le rei ocist. 

Plusors dient qu'il trébucha, 

En sa cote s*empeecha, 

E sa saete trestoma 

E al chaeir el rei cola. 
10095 Alquanz dient que Tirel uolt 

Ferir un cerf qui trespassout. 

Entre lui e le rei coreit: 

Cil traist qui entese aueit; 

Mais la saete glaceia, 

10074 mult] bien B chier] fier C 10076 on B 10077—8 
fdOen AG 10079 la feUt C 10081 Lor agait par la forest 

firent A genelace B 10082 dol fMt G 10083 Ear ABG 

10085 leurs ars G 10086 Anatatt dièses Verses steht in A noch 

einmaî V, 10082. Les chers qui vinrent atendirent B baisses G 
10087 trait G 10089 on B sel] se G 10090 TiUns B 10093 
sa] la A 10094 al chaeir] li acier A, Pacier G 10095 dient 
fehU G Titans B 10096 Ferit G trespassaat B 10098 Et ilB, 
Celui G 10099 la] sa ^ 



— 430 — 

La flèche a un arbre freia, 
E la Haete trauorsa, 
Le rei ferî, mort le ma. 
E Ganter Ttrel tost carat 
La ou li reis chai e iut. 

Henri, frère le rei poiaDeE, 

£rt od le roi ei boia alez, 

Mais de fiOD arc, quant fn tanduK, 

Fu un cordon de l'arc rompnz. 

E Henri prist l'arc en aa main, 

A l'ostcl poiust a un uiiain, 

Por corde ou por fil porcbacior 

 aa eordu repareUlier. 

Endementres qu'il demorout 

 la corde qu'il ratomout, 

Vne uieille de la maison 

Demanda a un oasleton 

Qui cil esteit qai l'arc teneit 

1 hoJB aler uoleit. 



— 431 — 

Dire porras que i'ai menti." 

Quant Henri ont Tare apreste, 
10130 Vers le bois a esperone; 

Vaslez aueit od lui assez, 

Que il aueit od lui menez. 

la esteit près del bois uenuz, (c) 

Quant uns hoem est del bois issuz, 
10135 Pois uindrent dui, pois uindrent trei, 

Pois nof, pois dies a grant desrei, 

Henri mistrent en grant esfrei, 

Qui li distrent la mort le rei. 

E il ala mult tost poignant 
10140 La ou il sont le rei gisant. 

Donc crut li dois, donc crut li plors 

£ crut la noise e la dolors. 

A Wincestre le cors portèrent, 

El coer as moines Tenterrerent. 
10145 Tirel en France s'en fui 

E a Chaumont longues uesqui. 

Li euesque s'entrasenblerent, 
E li baron s'entremanderent, 
Henri pristrent sil coronerent, 
10150 Tote la terre li liurerent. 

Ne uoldrent pas Robert atendre. 
Qui a lerusalem ert prendre, 
N'il ne saueient qu'il fereit, 
Ne se ia mais repairereit. 

10128 fehit B que ie ai menti C 10182 loi] soi B 10136 
dus fur dui C 10136 dies] vint BC a] o C 10138 Et lai 

distrent C 10140 le rei gisant] la dolor grant A 10141 donc] 
et B 10142 les dolors AC 10144 Al A 10145 TiUns B, 
Tiriaulx C 10149 sU] sel B, si C 10150 li] loi 10151 
£t ne voulurent C 10152 ert] est C 10153 Nul C 10154 
se] s'il B 



^^^^^I__^^^^^^IHI 


^^^^I^^^^^B^^^I^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^B 




^ 


10155 


E al realme rei eatoet, 




Kar saittz reî pas estre De poet. 




Henri s'en fiât assez preier, 




Ainz qu'il lo uolaist otreier; 




Son frère, co diat, stendreit, 


101 GO 


Qui de leruBalem ueadreit. 




Mais li baron tant l'en preierent, 








Que il 68t co que il li diatrent 




E otreia oo que il quietrent, 


10165 


Henri Be contint noblement 




K tint aa terre flagement. 




Fille Mftrcolump, rat do Sooce, 




Priet por aneir aie e force. 




Maheit eut nom, forment li plout; 


10170 


Vn fi!z e une fille en ont: 




Will. fu li filz clamez, 




Mu]t fil preisiez, mult fu amez; 



- 483 - 

Entor le père conaersa, 

E li pères forment l'ama. 

Co fist que li pères rona 

E co laissa que il aea. 
10185 La flor de la cbenalerie 

D'Engleterre e de Normendie 

De lui seroir s^entremeteient 

E grant espeir en lui aneient. 

Li reis l'amont comme son eir, 
10190 Feme li fist mnlt bêle aneir: 

Fille al conte d^Angon Folcon, 

Qui fîi pois par élection 

En lemsalem coronez; 

Por sa bonté fa la mandez. 
10195 La fille qui fa mariée 

En Engletere fîi portée, 

Dame qnida estre et reine; 

Mais cil qui tote rien destine 

Altrement Taaeit poniea, (276r) 

10200 E altrement est auenn, 

Kar si[s] espos fîi ainz periz 

Que del reaime fost saisiz. 

En Engleterre dut passer, 
A Barbeflo entra en mer, 
10205 Apres son père dut sigler; 

Neirs ert li tens, ne fist pas cler. 
Li marinier orent beu, 

10192 Qai pais fa pères letion B, Et fa puis par eleicion C 
10194 mandez] menez A 10197 Dame en qaida A 10198 Nach 
diesem Verse hietet B die heiden folgenden: Et de tôt fait sa yolente 
L'auoit aatrement destine 10200 est] ert B 10202 Qu'il fa du 
reaume saisis C 10204 Barbeflae B, Barefleu C 10205 Empres C 
siglier C 10206 ert] est C fist] fa A, fut C 10207 maronier B 
La marine C 

28 



434 



N'oDt pas lor dreit cotb ponuQ ; 

Del chargeor ereot men, 

Le tref aueient ia t«nda. 

DeuB, quel pachie e quel dol fui 

A fieble oro furent meu. 

Prof ereiit ïa del port ùsu, 

Sor nne rocLe aunt corn; 

A la roche la nef hurta, 

Tote fendi e effondra; 

Par plusors tieus mer eus entra: 

Grant la le tref, la nef uersa, 

K la gent tote perilla. 

Berout tôt sol en eschapa: 

Vn fuBt aerat ai l'enbraca 

E tant e'i tint qu'il aiorna. 

Que la gent oint qui l'enporta. 

Cil reconut e raconta 

Couiint;nt H filz le rei neïa 

E coiiimunt la nef pecheïa. 




— 486 — 

Qui del grant freit l'oat deffendu. 

laer esteit, grant freit faiseit, 

Auent esteit, noel neneit. 
10235 De la grant flote e del nanie 

N*i out que une nef perie; 

Li reis od tote l'autre gent 

A Hantone uint saluement. 

Dolenz fu, a merueille tint 
10240 Que sis filz ne sa nef ne uint. 

Por la presse ester de Hantone 

Ala li reis a Clarendone; 

Par toz les porz fist enueier 

£ par les riuages cerchier 
10245 Se sis filz e sa nef uenist 

E se noueles en oist. 

Cil qui morz ert ne pout uenir, 

Ne nouele n*en pout oir. 

A Clarendone atendi tant, 
10250 Tant ala iloc escoutant, 

Que la nouele fu seue, 

Qui d'oltre mer esteit nenue 

De son filz e de sa maisnie, 

Qui tote issi fîi perillie. 
10255 Ne pout tel chose estre celée, 

Comment que seit li fu contée. 

Dol out, ne pout graignor aueir: 

En son liet se laissa chaeir; 

Nus hoem a lui parler n'osa, 
102G0 Ne il a home ne parla. 

10232 des grans C freit fehit G 10234 Auens C esteit] 

erent B 10235 del nauie] du marine C 10237 s'autre gent A^ 
sa gent C 10240 ne sa] e sa ^ 10244 le riuage C 10247 
ert] est C 10248 Nouuelles n'en peut l'en ouir G 10250 Et 
Unt i ala escoatont B 10251 fast A 10254 fu] ert B 10255 
telle G 10256 li] lui G 10259 Nus] Que^O homme C a] od^ 



— 436 



Ne Bai dire s'il se puma, 
Hais longnes iut, ne se lena. 
Quant Will. eia chnmberlenB 
De Tancaruille, hoem de grant ee 
Li a (lit: „sire, leuez bus, 
Aies maingier, ne gisez plus! 
Voï enerais feriez liez, 
Se longuement dol faiziez; 
Lie serreient noatre eneini, 
Se il uos saueieut marri. 
Femes deiueut plaindre e plorer, 
FemeB se deiuent dementer. 
Mais U08 nos deues conforter 
E toz nos deucz ossenser. 
la por plaindre ne reuenront 
Cil qui neie e qui mort sont. 
Filz ne poet pero recour er, 
Nf! père filz por dol mener; 
E„ plor.r „•« , 



(b) 




— 437 — 



10285 



10290 



10295 



10300 



10305 



10310 



Son maingîer roua aprester, 
Ses barons fist od sei disner. 
Ne fist pois semblant ueiant gent 
Que del filz eust mareraent. 
En nobles dames e en bêles 
£ en corteises dameiseles 
Torna son déduit e s'entente; 
C'est un gieu qui mult atalente. 
Qvant li reis out son filz perdu, 
Fille al conte d'Angou, sa bru, 
Od mult noble apareillement 
E od ueissels d^or e d'argent, 
Od palefreiz e od destriers 
E od grant numbre de deniers 
L'enueia a Folcon son père 
E al conte Giffrei son frère, 
Que Ten clamout Plante Genest, 
Qui mult amout bois e forest. 
Cil fn mult noble cheualier. 
Bien fu letrez e boen guerrier. 
Plante Genest uolt sa seror 
Doner sMl peust a seignor, 
Mais ele dist que non fereit, 
la mais espos fors Deu n'aureit; 
Ne se uoleit mie abaissier 
Ne de mariage empeirier. 
Reigne en terre estre deueit, 



10286 a saiC 10287 pois] pas ^ ueiant] deuant C 10288 
Que de son fil BC 10295 A B noble] son C 10296 od] a BG 
10297 KB, Et (7 od] a B 10298 a lorrans nombres B 10299 
Enueia A 10301 Qui C on B 10302 Et moult ama B 10303 
Ciex B 10304 bien guerrez G 10305 seor G 10806 Donner 
se il pleust au seignor C 10307 Mais el diseit^ Et ele B Mes 
elle disoit que n'osseroit G 10308 la espeus fors diu nen aroit B 
dieux G 10809 abassier B, abaessier G 



E quant ele estre ne poeit 
E ele aaeit a co failli, 
Ne Dolb proodre plus bas mari; 
Quant rei ne filz de rei n'aura, 
la pluH bas mari ne prendra; 
E ai a dit e graante 
Que ia n'aura mari fors De. 
Nonain deaint a Fronteualt ; 
Ne se pout marier plus baut. 
A Damiedeu s'est del tôt prira 
£ otreîe[e] a son seruiae. 
Pois fu dame de l'abeie, 



Li reia Ros fu, si com io dis, 

En la noue forcst ocis, 
E sis frères poisnez Henris 
S'est el reaime empres lui mis. 
Robert n'i fu mie atenduz, 



— 489 — 

Malt fîi âmes de chenalien, 
10340 Ë il lor dons aolentîen; 

Mais ne dnra pas longaement, 

Kar il monit bastiaement 

Par une plaie qa'el bras ont, 

A on chastel qu'il gnerreioat, 
10345 Que il aaeit par force assis 

Tôt le plus de ses enemis. 

De sa mort orent grant pesanoe 

Cil de Flandres e dl de France. 

Robert oint de lerosalem, j 
10350 Grant ioie en firent a Rogil; 

Normendie a tote saisie 

E tote Tout en sa baillie; 

NH a troue nul auersaire, 

Partot pont oo que il uolt fiûre. 
10355 Mais merueilles li ennuia 

E merueilles se coreca 

De Henri son frère poisne, 

Qui reis esteit estre son gre. 

Par ainzneage, co diseit, 
10360 Reis d'Engleterre estre deueit. 

Barons semonst e cbeualiers, 

Preia ueisins e soldeiers, 

Od grant gent e od'^grant nauie 

E od noble obeualerie 

10365 Passa mer e uint a Porcestre, 

10339 de] des B 10343 qu'ai A, que en C oit B 10844 
chastel qu'il] chenal qui C 10346 Tous 10850 en fehU B 
10362 baltie C 10354 puet B qu'il A 10356 merueille hii € 

10366 E mallement C se] s'en B 10368 estre] oulire C 10869 
aisne aige B, aisnelage C 1(^1 semont C 10862 Prie A 
ueisins] serians B 10863 A grant beide Mak B 10865 Pore- 
cestre A 



410 — 



D'iloc ala prendre Wîneostre; 
Mais l'on li diet que la reîgne, 

8a aerorge, eateit en gesine, 
Et il dÏBt qne uilains iiereit 
Qui dame en gesine aesaldreit. 
Vers Loodres Sat sa gent torner. 
Bar la qnîdout le rei trouer. 
AI bois de Hantoae osteient îa, 
Quant li dna un home encoDtra, 
Qui 11 dist que li reis ueneit, 
Vitre le bois l'encontrereit; 
Titre le bois li reis l'ntent: 
Gart qu'il n'aut auant folement; 
A l'eissir e al bois passer 
Le qoide li reis desoter. 
Donc Dissiez les cheualïerB 
Demander armes e destriers, 
Haubers uestent e tielmes lacent, 
Ceignent eapees, mult manacent ; 
Deliurement es destriers saillent, 



-- 441 - 

Del rei qui uint souprisement. 

Âl bois de Altone trespasser 

Quidout chascun Tantre greaer. 
10395 Issi ont longuement este 

E issi ont longues dote; 

Chascun dotout el bois entrer, (275v) 

Ne nus ne uoleit retomer. 

D^ambesdous parz out filz e pères, 
10400 Oncles, neuoz, cosins e fireres. 

Nus n'en osout auant aler 

Por ses parenz qu'il crient tuer. 

Nus ne uolt ferir son cosin, 

Ne son parent, ne son ueisin. 
10405 Issi ont longuement este / 

£ longuement entr'els dote, 

Que nus n'osout auant aler; 

Lor parenz criement encontrer. 

Graignor dote ont de lor amis 
10410 Que il n'ont de lor enemis; 

Dote li reis; dote li dus, 

Mais io ne sai qui dota plus. 

Plusor dotoent e cremeient 

Qu'a lor parenz se combatreient; 
10415 D'ambes parz aloent dotant. 

Nus d'els n'osout aler auant. 

Les barons ont aperceu, 

10392 rei féMt B vient B soaprisement] si soudement 
10393 d'Antone BC 10394 Guide B, Que donc C greaer] en- 
contrer A 10397 Chascun i dotout a entrer A 10398 voulut C 
10399 D'ambes parz A 10400 cousins neueus B neupues C e] 
ou A 10402 Lor parens criement encontrer B, Pour ses parens 
que cnident trouuer C 10403 uelt A 10405—8 f^iltn C 10408 
Por ses parens quMl crient trouer B 10409 dote ont] doutoient C 
10412 doutoit B 10418 Por oo dotoent A 10414 parent se 

combatoient C 10417 aperçu C 



44S 



Par els [ 
Que la chose alout mateineut, 
Que parent tuast son parent, 
CoBin cosin e frère frère, 
Parent parent e filz son père. 
Coneeillîe ont comnnement 
Qu'il le feront tôt altremont: 
Les doua frères acorderont, 
[a por els ne se comfaatront. 
Robert, qui Belesine tenait 
K qui del duo s'cntremeteit, 
E cil qui Moretoig aueit, 
Qdï a 8'enor aparteneit 
— Will., co dienf, ont non — 
E Robert, qui fu lîlz H^mon, 
Ou oc a! très riches barons, 
Donc io ne gai dire les nous, 
Qui del rei e del iluc teneient 
E amedons seruir deueient, 




- 443 — 

Ne que faite estre ne peast, 

Kar pois qa*il esteît coronez 

Ne deaeit estre desposez. 

Mielz aoldreit estre a mort fernz 
10450 Qae del règne fast abattus. 

Ne deit mie son frère abatre 

Ne si grant gent faire oombatre: 

D'ambesdcos parz ad filz e pères 

E d'ambes parz nenoz e frères. 
10455 „Sire," font il, «merci por De, 

Qoi al sépulcre auez este, 

Vos nos deuez toz assenser 

E enseignier e doctriner. 

Bataille fait mult a doter: 
10460 Ne se poet tel oz assembler, 

Comme li reis e nos auez, 

C'ommes n'i ait ocis assez; 

Tel(s) ami(s) perdre porriez (b) 

Que ia mais ioie n^auriez. 
10465 Ensorqnetot al comencier 

Quide tel ueintre e se fait fier 

Qui a la fin s'en part uilment 

E mult s'en uait hontosement. 

Faites pais si nos acordez, 
10470 Seiez amis com nos deuez/ 

Tel[s] parole[8] al duc diseient 

10446 fait BG 10447 esteit] est C 10448 deueit] doit 
il C 10450 fust feMt C 10458 De totes parz AC pères] hères B 
10454 neupues C frères] pères B 10455 diea C 10456 auoisC 
10457 Vous no C asener C 10458 enseignier] porueir B, aidier C 
10460 Ne poet tel chose assembler A N'en ne peat C 10461 

Com li reis e com uos aaez A Comment C 10462 Que gens 

n*i B ait] art C 10463 Et tel ami perdre i porres B 10464 
Dont B, Con C n'aueres B 10466 Tel quide A 10467 vile- 
ment C 10468 s'en uait] le fait A^ s'en Toit C 



444 



E altreai al rei faisciont. 
Tant ont dit e tAnt ont pieie 
Et tant ont al duc conseillie, 
Que ctiaacuQ ne miat en l'eagart 
Des barons de chascane part. 
Par lor conseil s'iicorderont 
H en lor eagail se metront. 
Que 1108 ireie iu contant 
£ en paroles demorant? 
Eatabli fu }>ar couenant 
Que ii reis d'iloc en anant, 
Cliascun an tant com il ninreit 
Treis mile murs d'argent dorrùt 
A] duc Roliert por pais aueir 
E por tote ire retnaneir; 
E se al duc guerre sordeit, 
Des qu'il al rei le roaDdereit, 
Cent cheuftliers Ii trouereit 
Ou plus tant com guerre sereit. 



— 445 — 

E al duc Testut otreier. 
Issi fil entr'els graante 

10500 E issi fa asseure 

Que li reis Targent paiereit, 
E li dus a tant s^en tendreit. 

Li dus Robert reuint as nés, 

E li reis est en pais remes; 
10505 Ne troaa pois en Engletere 

Qui li neust ne feist guerre. 

Mais a cels a seu mal gre 

Qui contre lui orent este, 

Qui le duc firent mer passer 
10510 Por lui guerreier e greuer. 

Onques pois nul d*el8 nen ama. 

Celui de Moretoig blasma, 

Will., son germain cosin, 

Filz Robert, le filz Herloin, 
10515 Par qui conseil li dus errout 

E faiseit co qu'il li loout. 

Robert de Belesme altresi, 

Filz Rogier de Mongomeri, 

Fu maleroent del rei Henri 
10520 Por co qu'il out le duc serai. 

Par cels, si com li reis diseit, 

Faiseit li dus quantqu'il faiseit. 

Li reis nés amast a nul foer, 

10498 duc] rei A 10499 graante] agrée (7 10500 asseareeC 

10501 paeroit C 10502 tant B*en] co se A 10508 reaint as] 
est a ses A, alla aux C 10505 troua] tourna C 10506 li] lui C 
neust] meust AB 10508 este] esre A 10510 guerreier] faire 
mal A 10511 Onques nus d'aus puis nen ama B nulz C 10512 
Moreting B, Mortanig C 10515 qui] oui B, quel C 10516 
que il lui C 10519 Henriz C 10520 que il C 10521 PourC 
cols fur cels B 10522 faiseit] voloit B 10528 feur C 



— 446 — 

Mult li estoient contre coer; 
A chftscun fist tolir sa terre 
Que il aueit eu Kcgleterre. 
Ne uolt H offrir no otreier 
Que nus d'els î preiat denier. 
ChaBcun se plainst al duc Hobert 
Que por s'iimor sa terre pert; 
Par lai lor deit estre vend a 
Ce. que il ont par lui perdn. 
D'alties Larons altretel plainte 
Petite ou grands out li dus maïute. 
Aa plaintea Cjue pluBors faiseient 
Qui oltre mer lor lîeua perdeient, 
Li queuB de Warenne soniint, 
Will. out non, qai lea wea tint 
E d'altrea terres grant plente, 
Eatro l'enor de sa conte, 
Uonc H reia l'out tôt dessaisi, 
!■; i:[\ H aueif, lot guerpi. 

i grant pose auoit 



(=) 




— 447 — 

Ainz qu'il eost terre ne rente, 
10550 En chiens e en bois ert s^entente; 

Ses chiens aaeit^ en bois alout 

E en chacier se delietont. 

Quant il faiseit mote mener, 

Mult Toisiez souent corner, 
10555 Et s'il uoleit aler berser, ^ 

Brachez a sanc faiseit mener. 

Souent, quant lui uint a pleisir. 

As lians fist leuriers tenir; 

De bois, de chiens, de uenerie 
10560 Gonoisseit tot[e] la maistrie. 

Solonc la saison qui esteit 

Gers e bisses e pors perneit. 

Por les cers qu'il alout pernant 

E por le bois qu'il hantout tant, 
10565 Li quens Guill. le gabout, 

Pie de Gerf par gap l'apelout, 

E souent sore li meteit 

E souent par gap 11 diseit 

Que al pas de cerf conoisseit 
10570 1^6 quanz ramors li cers esteit. 

Henri souent s'en corecout. 

Mais por le rei, que mult dotout, 

Al conte meller ne s'osout, 

Kar li reis mult le conte amout. 

10550 ert] estoit C 10555 Que s'il B, Et si C 10556 
Brachez faiseit assez mener A 10557 Souent quant ueneit a 

ploisirul 10558 As triages faiseit retenir ^1, Aux tristres liorers 
tenir C 10560 Qui noissoit C 10561 Solono Pachaison 

qu'il aaeit A 10564 les bois B hantout] oerchont A 10566 
cers A gBLS B 10567 Et bien souent sus li metoit B li] lui C 
10568 fehlt AB li] lui C 10569 Qu'as pas des cers aparceueit A 
de] du C 10571 Souent Henri s'en coreceit A A lui souent C 

10572 Mais por le duc que mult amout A 10578—4 féhlen A 



448 



Henri eoffreit et escoltont 
Tel eboaa qui muU 11 pesout. 
Âl tenue que Henri fii reia 
Li remenbra dc[s] uielz gabeia 
Donc li quons le soleit gaber; 
Henri nea pout mie oblier. 
Por ceete ac haï son soiement 
— Go fu retrait entre la gent - 
Fu Willome del reî baiz 
E de sa conte deesaisiz. 
PluBora dieat, que que îo die, 
Que par engien e par ueisdie 
E par fause e teinte haine 
Fu faite ceste dessaisine, 
E que li quena fu t 



Por c 



quil 



En Normeiidie al duc parler, 
Kar mult eaueît mal eiiart«r. 
A) duc se pJaiuat del rei Henr 




— 449 — 

A Sohantone sainement, 

Seî dozieme de chenaliers, 

Estre semanz et ecuiers. 
10605 Le rei, co dist, alout reqaerre, 

Qu'a ses barons rendist lor terre. 

Li reis, qui esteit a Wincestre, 

Oi del duc l'afaire e Pestre; 

Tost oi dire qu'il quereit; 
10610 A sa gent dist qu'il le prendreit, 

En sa prison le gardereit, 

la mais ne li eschapereît. 

Robert, qui ert quens de Mêlant, 

Que l'en teneit por mnlt uaillant, 
10615 Por uezie e por sauant, 

Deuant le rei passa auant. 

„Sire/ dist il, „por Deu merci, 

Vos nel fereiz nient issi; 

la Yostre frère ne prendreiz, 
10620 Ne ia tel honte ne fereiz; 

Vilonie e honte sereit. 

Mais mult uos est bien eschaeit, 

Ear se uos boen conseil auez 

E se uos croire me uolez, 
10625 Toz les deniers qu'ai duo deuez 

De cest règne qu'en pais tenez 

Vos ferai îo quite clamer, 

Ainz que li dus s'en poisse aler; 

10602 saluementj malt souent A 10605 dit A 10606 

Se par lui nen aueit sa terre A 10608 l'afaire stehi^ in C ewei- 

mai 10609 que il C 10611 gardereit] getereit A 10612 

li] lui C 10614 on B 10615 Sages hoem esteit e mult 

sacant A verie B 10616 passa] parla AC 10617 dieux C 

10618 nel] ne G 10620 la celle C 10621-8 fMm A 10628 
Que C 10624 Mais se A 10625 que au G 10626 

fém A 

29 



^i^^^^^^^^^^^i^m 




460 — ^H 




E ae aoa le uolez graer, ^^H 


10630 


lo uoil al duc aler parler." ^H 




^Alez," dist li reis, „io l'otrei, ^^H 




De nule rien ne aoq meBcrei." ^^^^H 




In ert li quena esperonez, ^^^^^H 




E sis cbenala ert amenez, ^^^| 


1063S 


Quant li reÏB le fiât rapeler, ^H 




Encor uoleit a lui parler. ^H 




Ne sai qu'il alerent diaant, ^M 




Mais mult alerent conaeillant; ^H 




Foia s'en tornn li quens poignant, ^H 


10640 


Comme s'il eust beaoig grant. ^^Ê 




Vers Hantone a le duc troue, ^H 




En aa ueie l'a encontre. ^^Ê 




A une part del champ l'a trait. ^H 




Demande li a com il uait. ^H 


10646 


^Sire," dist il, ^comment errez? ^^M 




Qui nos meine? quel part alez? ■ 




Malfez nos raeineat, co m'est uis. 




Qqo querer. uos en oeat pais? 


^H 



— 461 — 

E mal conseil auez cren, 
10655 E malt auez mal espleitîe, 

Qai sainz conduit e sainz congie 
En cest pais nos embatez, 
Qui altre force n4 auez. 
Li reis dit qu'il nos fera prendre, 

10660 Ne uos poez de lui deffendre. 
Quel merueiUe, s'il uos pemeit! 
Por co uos het que il uos deit; 
E se il nos prent une feiz, 

la mais de sa prison n^estreiz." 
10665 Li dus fu mult espoentez, 

A merueiUe fii esfreez, 

Ses règnes tint si s'arestut. 

Lores a primes s'aparceut 

Que li reis Henri le haeit (b) 

10670 E bien tost prendre le fereit. 

A Hantone uolt retomer 

E a Hantone en mer entrer 

E retomer en Normendie, 

Mais tome li fust a folie, 
10675 Ear nus ne porreit contre vent 

Conduire nef deliurement, 

E si fereit maluais semblant, 

S'il issi s'alout trestomant. 

„Sire quens," dist il, „que loez 

10654 cru C 10656 Quant A 10657 Qui en C embarrez C 
10658 n'i auez] n'amenez C 10659 dist B 10660 porrez B 

10661 se il uos prent A prendroit B 10662 Quant uos n'auez 
qui uos défient A qu'il C 10664 la mais ne li escaperois B 
n'istrez C 10666 Et merueilles B, Et merueiUe C 10667 s'aper- 
chut C 10668 s'a restut C 10670 Et que bien tost C 10672 
Hoc uoldra en A 10674 Mais tome fust a uilanie A lui fut C 
10675 Ne il ne A 10676 deUureement C 10677 si] lui C 
sereit A 10678 Se issi A l'aloit B, alout C 10679 qu'en loez A 



4B2 — 



SoloDc le tens que uob aéra?" 

„Io Ion," dist il, „par dnïte ùà, 

Solonc l'afaire que io nei, 

Que uos pariez s. la reine, 

Qui releueo est de gesîne. 

Si nos metez en son conduit, 

Kar altrement eetea pria tuit; 

E se ele en conduit uoa prent, 

Aler poez eeurenient." 

Li dus Robert fu mult pensia 

E grant poor out d'estre pria: 

A U reine ala parler, 

ÂiuK qu'il osast al rei tomer. 

La reine l'aaegura. 

Bel le reçut, mult l'enora. 

Et li dus li a graante 

E tôt l'argent quite olame, 

Que li rcis douer li deneit 

Chascun an tant cem ïl uiureit. 




— 468 — 



Gomme hoem par force embatiu, 

Por uoz rentes amenuisier, 
10710 Ne por uoz terres chalengier, 

Ne por aueir que me paiez, 

Que par costume me deiez. 

Mei ne deuez costume rendre, 

Ne io ne la dei de nos prendre. 
10715 D'un père e d'une mère fumes, 

Vn père e une mère eûmes; 

Fraternité garder uos dei, 

E io a uos e uos a mei; 

Altresi gentil, co sauez, 
10720 Come io sui estre deuez. 

N'a entre nos nul auantage, 

Co m'est auis, fors d'ainznaage, 

E cil fn endreit uos tomez, 

Des que uos fustes coronez. 
10725 La dignité de la corone 

Mult grant auantage uos donc. 

Por co que io uos crei e aim 

Toz les deniers quites uos claim 

Que uos rendre me déniez, 
10730 Tant com cest règne tendriez; 

Quite uos claim, quite seiez, 

Por nient plus en querriez. 

A la reine ai tôt donc 

10708 Comme par force n'embatuz A Gon C 10709 

amenisier G 10710 terres] rentes BC 10711 que] oos C 10712 
deuiez A 10718 Ne deaez pas JB, Ne me deuez C 10714 de 
vous ne la doy C 10716 sûmes A 10717 Nos douons estre 

comme doi B 10718 Ansi a uos com uos a mei A Et ie vos BG 
10722 d'ifrnaage JB, d'esneage C 10728 dl] co A fu] vous C 

uob] nos B 10727 aim e crei A, craing et aime C 10728 Les 
deniers quites uos otrei A^ Les deniers qnites tous vous clame G 
10780 com] que B 10781 Quites G 10782 en] me A 

requerries B 10788 ait A 



E uos 
A lie 


l'otrt 


li quite clame; 
li por iioBtrc amor 


K UOB 


claii 


Il ijuite por 


m'enor. 


De uo; 


z bel 


plaira e uo) 


( uoidreiï, 
dorreiz; 



De bel 3 aueirs ni'apaierniz, 

E ies prendrai, kar co est dreîs.* 

„Vo8tre merci," co dist li reis, 

„Ore auee uoa dit que corteiB." 

Quant li dus fu asseure» 

E il quida eetre acordez, 

l>e rei fist rei:;uerre e requiert 

Qu'a ses barons lor fieue reudiet; 

Vllanie est que co perdeiont 

Que lor père tenir soloieot. 

Li reis dint que bien le fera, 

Mais a sa gent en pariera; 

Âut s'en li dus, quant lui plaira, 

Il fera bien co qu'il deara. 

Li reia ne l'on uolt faire piua. 




— 456 — 

10760 E clame qnite tôt Targent 

Que li reis li deaeit doner; 

Nel poet mais mie reconrer: 

A la reine Ta done 

E al rei Ta qaite clame, 
10765 N'enners le rei n'ont espleitie 

Rien de co dont il Tout preie. 

Li dns Robert a tels afaires 

Sont que li reis ne l'amout gaires. 

Mult se nolsist de Ini nengîer, 
10770 Grant talent ont de lui gpregier. 

Co hai que li reis ama 

E co loa que il blasma. 

Por co sorst entr'els tel meslee 

Qui ne pout pois estre acordee. 

10775 Par paroles que cil diseient 

Qui ultre mer lor fieus perdeient, 

Oreua li dus Costentineis 

E cels de Danfront en Passeis. 

Li reis li a mande souent 
10780 Qu'il li fait tort si li ament, 

Ne li porte nule manaie, 

Ses rentes prent, ses genz enplaie, 

10760 tous C 10761 lui deuoit C 10762 Ne pot A 

10764 E le rei tôt quite dame A 10765 Ne uers lui n'out rien 
espleitie A Ne vers C 10766 De co qu'il li aueit preie Ay Riens de 
ce que il lui eut priie C 10768 Conut A 10770 ont] a B gregier] 
plaissier A 10773 Par BC scort C tel] grant -4! fMt C 

10774 ^oiBfehUA 10776 fieus perdeient] sens porteientul 10778 
Dran£front C. Nach diesem Verse bietet B die heiden foigenden: 
Que li rois deuoit garantir Et qu'il deuoit cuites tenir 10779 

lui a C 10780 li] lui heide Maie C 10781 Ne U oalt rien 

nule manace A Ne lui pourre C 10782 sa gent C enplaie] 

enchace A 



466 



Couenant tenir ne li nelt 
De Costentin ijuc tenir selt, 
Souent l'en fait pUiotes oir; 
Ne uolt raaÎB inie isai sofFrir. 
E li dos Bouent li manda 
Que Costcotin tient e tendra, 
Ne îa Dnofrant ne li laira, 
Tant le tendra com il porra. 
Dftiifront eat de son tenemant 
E Costentin tôt ensement, 
E se li dus en son lieu prent. 
N'en deit aueir nui marremeot, 
Kar SB li reis gardout raison, 
I,i duB ne li fait si dreit non. 
Quant li reis out tôt escolte, 
E cil 80 tout qui out parle, 
Vn cheu aller en pïez lena, 
Qui por le duc al rei parla; 
De Noi'nieudie esteit ueouz, 
Mnlt ert preisiez e ooneuz. 




— 457 — 

Quant nos tote Engleterre auez 

E tôt sol tote la tenez, 

Âueir deit, co dit, ensement 

Quantque a Normendie apent; 
10815 Qaant nos auez tôt le reaime, 

Bien deit aueir tôt le duchealme. 

Vos tôt deçà, il tôt delà, 

Cfaascun issi assez aura. 

Bien deit a chasoun co sofiere, 
10820 Por nient qnerreit altre empiere 

De Normendie que il tient, 

Mais nel fereiz pas, se dénient: 

Tolir li uolez grant partie; 

Mais li dus nel soffera mie. 
10825 Costentin clamez e Danfront 

Qui de soD eritage sunt: 

Vostre père lui otreia, 

Quant il morut e il fina; 

Par dreiture e par ainznaage 
10830 Li dona tôt son eritage, 

E par ae li auenist, 

Se fust qui raison li tenist, 

La corone que nos portez 

E la terre que nos tenez. 

10835 Mais ore est issi auenu, 

10811 Kar tote A 10812 E uos trestot sol la tenez A 

10813 ce dit deit C co dit] li dus Ay ce dist B 10814 Quan- 

ques B 10815 fMi A Puis que vos aues le roiame B 10816 
ftl^ A le duchealme] li dus rame B 10820 querreit] prendroit G 
empiere] piere A 10822 nel] ne C se fd^ A deuient] de nient AB 

10823 Vod l'en uolez tolir partie il, Li uoles doner grant partie B 

10824 nel] n'en A, ne C 10825 claime A 10827 lui] li B 
10829 nisneage B 10830 Lui donne C 10881 ae] ico A^ ce C 
li] lui C 10832 S'il B que C U fîM C 10884 tenez] aues C 

10836 or BC 



458 — 



Que U08 auez lo règne eu, 
Si] deuBBÎez bien nuancier 
E Normendie en jmia lussier 
Por ainznaage e por dreiture 
10840 E por enor e por nature. 

Bien sauez que il ent aioKDez 



E 






Li meBBBgier issi parlèrent, 
De la pais faire se pesèrent, 
10845 Mult uolsissent, se il penuent, 

Que li dui frère pais eaSBent. 
Mais li reis ne H uolt graer, 
TrÎHueB ne uolt al duc douer; 

) Tout soueot gabe. 
la mais a lui pais ne fera, 
Qnant il porra, son dreit qnerra. 
Li meBsagiur se départirent, 
En Nonnendie reuertirent; 
10855 Ne porent uers ie rei plua prendre 



10850 



Assez soucnt a i 




— 469 — 

E terre e fieu de lui east, 
10865 E!n Engleterre ne passast, 

Ne od le rei ne demorast, 

Ne hoem le rei ne denenist, 

Ne serement ne 11 feist, 

En Normendie remainsist 
10870 E de son fieu le duo seraist. 

E cil qni d'Engletere esteient 

E en Engletere maneient, 

En Engleterre remainsissent 

E de lor fiens le rei seroissent. 
10875 Kar nnl, co dist, a son espeir (b) 

— E io quit bien que il dist ueîr — 

Dons seignors bien ne seruireit, 

Ne egalment nés amereit, 

Que plus uers l'on ne se pendist 
10880 E que a Tan mielz ne uolsist. 

Eis nos la guerre comencie, 
Qui ne pont pois estre apaisie, 
De si la que li dus fu pris, 
E que li reis ont tôt conquis. 
10885 Par félons e par mais parliers, 

Par losengiers e par graiers, 
Qui poissent prendre mal trebuo, 
Crut rire del rei e del duc. 

10864 Qai terre A 10866 N'auoeo B 10867 deuensist C 
10868 serment ne lui G 10870 seruist] rendist C 10872 en 

feUi C 10874 son fief B, leur fieu C 10875 co] se C dit A 
au sien espoir B 10876 io fehlt A cnide C qu'il diseit A 

qu'il C 10877 seruiront B 10878 N'egalment A, Ne ingau- 

meut B, Et egfaulment C ameront B 10879 Que a l'un mielz 

ne se teuist A Et plus vers lui C 10880 mielz] nul C uolsist] 
seruist B 10881 Et vos C 10882 Qui fehU A pois fehU A 

apaiie B, apaieC 10883—4 fMenA 10885 mais parliers] losen- 
giers B, mal parliers C 10886 Par guerriers e par losengiers A^ Far 
maus graiers et par parliers B 10888 Ghierreia li reis e le duo A 



— 460 



Mnlt aloent o ranlt aeneient, 
Oe l'un a Tniitro mal diseient; 
No lor chftleit qai que perdiat, 
Mais que chaacun son boen feiet. 
Li reia se fia ea deoiers. 
Qu'il out. a moDZ e a sestiers; 
Kn Normendie trespasaa, 
Mult out déniera, grant gent mona 
Ci! de Costenlîn le recurent. 
De sa uenue tôt lie furent. 
Od gi-anz tonels, od graut cbarei 
Fiat déniera porter aprea sei. 
A a cliaatelainB e as barons, 
Qui oreiit. tors e for^ msisona, 
Aa boena guerriers e aa marchis 
A tiiiit done c tant pramis, 
t^ue 1b duc llobert ont loîsaîe 
Et por le rei l'ont guerreîe; 
Ncia til qui del duc teneieut 
il eu oient 



— 461 — 

10915 As cimitieres se logierent, 

Totes lor bestes i ohacîerent, 
Ne laissoent rien es maisons 
Por roboors e por larrons. 
Li reis ont assez esterlinSf 

10920 Mansels manda e Angenins 

£ Bretons, qui od lai se tindrent, 
Qui nolentiers al gaaig nindrent; 
la tant soldeier n'i uenist 
Que li reis toz ne retenist, 

10925 Ne ia a linreison faiUist 

Por 00 que son terme atendist. 

Li dus n'aueit gaires deniers, 

Kar il despendeit nolentiers; 

Tost erent ses rentes faillies 
10980 E despendnes ses aies; 

Ne pœient pas foisoner 

A bien despendre e a doner. 

Ses chastels âdseit enforder, 

Fossez parer, murs redrecier, 
10935 Faire breteschee e quemels 

£ trenchies douant chastels. 

A Chaem fist one trenchie, 

Que encor poet estre enseignie. 

Qui ua par la me Meisine, 

10915 féhU A s'alogerent C 10916 féhU A leurs C 10917 
es] as B, aux C 10918 roboors] toleonrs C 10919 out] a A 

10921 Breton B 10928 N'il n'en i saueit tant uenir A 10924 
Comme li reis del retenir A 10925 la a liureson ne faillist C 

10926 Qui pois son terme ia tenist A, Pour son terme 8*il Paten- 
dist C 10929 Tôt A faillies] paiies B Ses rentes estoient 
failliees C 10980 despenduees C 10981 N*i A pourroient C 
10988 enforcier] redrecier AC 10984 Les murs refiûre e resfor- 
cier A 10935 quemels] crestiaus B 10987 A Caen en fist vn 
treuchier C 10988 Qui BC ensengnier 10989 Imoisine B, 
Mesine C 



— 468 — 

Ne poon a toz estriner; 
10965 Laissiez aler, laissiez uenir! 

Ne poon pas toz retenir.^ 

N'ert mie mnlt encientos 

£ si esteit mult perecos; 

Por perecos fti mnlt tennz, 
10970 Pois qu^il fn d^oltre mer nenuz. 

Peresce semble malnaistie; 

Plnsor Ten orent chastie, 

Mais onqnes por chastiement 

Ne pont aneir amendement. 
10975 Qnant H dns doner ne poeit, 

On ne poeit on ne noleit. 

Par pramesses se deliuront, 

Mult prameteit e poi donout. 

Gohier, qne l'en dist de TAnnei, 
10980 Vn cheualier de grant noblei, 

Ert od le duo contre le rei 

£ od le duc esteit par fei. 

Oohier teneit les granz maisnies 

E faiseit les granz chenalchies ; 
10985 Cil departeit les liureisons, 

Par lui donout li dns les dons; 

Ghaem e Baienes gardont, 

Souent de Tnn a Tautre alout. 

Deuant Baienes a Saint loire 

10966 pas feJdt C 10967 N'est C 10968 poeros A 

10970 Puis qui C 10971 semble e maluaistie A roaluaisties B, 

maluetie C 10972 l'en orent] bien erent C 10978 Mais por 

nul boen chastiement A por] par C 10974 N'en B 10978 

prametout C 10979 Rogier A, . ohier (der grosse Ar^angsbueh- 

stabe fehlt) C on B dit AC de l'Ausnoi B V. 10980 u. 10981 
veriauseht A. 10982 li dus A 10983 Rogier A 10984 £ 

faiseit granz cheualeries A 10986 Li dus donout par lui les 

dons A 10987 Baies B, Baieux C 10989 Baiees B, Baieux C 



464 



— Co conte cil qui get l'eatoire — 

Out a cal teriB une ftseemblee 

Des cheiialiers de la contrée, 

Qai a Baieues seiornoent 

E des renia qui eagardoent. 

Forment fu la uile estomrie, 

Reals l'orent bien eonaie; 

Mult aueit es chnne cheualierB 

E Bor foHBcz gelde e archiera. 

Cheualier ioatent, archier traient, 

Li uns les altres ne inanaient. 

De la cite citeain uienent. 

Les portes gar^pnt, bien se tienent. 

Li reis aueit un soldeier, 

Brun out nom. nouel chenalier; 

VenuK ert de leingtaîgne terre 

Pries de eheoalerie querre; 

Mu]t ert de noble nesteure 

E mult aueit riche armeure. 

Il n'aueit en la cort neB un 



— 466 — 

E par les coisses fti(l) liez; 
11015 la 8Î grant colp ne receost 

Que de sa sele se meost. 
Dreca sa lance, Tesca prist, 
Poinst le chenal, el champ se mist, 
Son chenal ala galopant 

11016 Que ia de sele B, Que ia de la selle C. Die Fort- 
setzung feUt in der Edschr. C, da die 3 vorUtzten Bîâtter ausge- 
schnitten sind, wàhrend dos Schlussblatt erhàUen ist. Von dem eraten 
der atisgeschnittenen BîàMer ist niehts mehr Obrig, und nur von der 
Hâlfte der ersten Zeûe der ersten Spalte lasst aieh annehmen, dosa sie 
Drecha sa lance gelautet, toeU dies unten auf der vorhergéhenden Seite 
antîcipirt ist. Von dem zweiten und driiten Blatte dagegen ist eine 
hetràchtliche AnzaJiî Anfangs- und ScJUussbuchstaben von VerszeUen 
erlK^ten, und zwar von der ersten SpàUe der Vorderseite des zweiten 
BMtes folgendeBuchstàben: L, A, L, D, C, M, E, 0, T, E, G, A, Et. 
E, A, L, I, Et, I, La, Ni, Ni, E, Ne. N, Ne, Ne, N, P, C, Ho, S, A, 
M, N, S, Q, E. Es sind dies die Anfangsbuchstaben der Verse 
11171—11208. Von der zweiten Spalte der Rûckseite dièses Blattes 
sind nur einige BiMhstahen ûbrig gd>lieben, nâmlicih ZeUe 4 e, Z, 7 
pris, Z. 15 8, Z. 19 pi, Z, 24 liée, Z. 27 it, Z. 28 it, Z. SO t, 
Z. 34 r, Z. 36 ges, Z. 38 er. Es sind dies die ScMusshuchstàben der 
Verse 11288, 11291, 11299, 11303, 11308, 11311, 11312, 11314, 11318, 
11320, 11322. Von dem dritten BlatU sind folgende Buchstaben der 
ersten ^alte der Vorderseite erhaUen: P, Et, Fu, Os, Po, Qu, Se, Et, 
Car, Que, la, Que, Mes, Et p, Et p. Donc, Et pa, Qui, Fu ce. Et a, 
Plus. Et ce, Donc, Ne ie, Mail, Maint, Elle, Tou, Par, Qui, Et, Qu, 
Et, Q, 0, Et, A, A. Es sind dies die Anfangsbuchstaben der Verse 
11323—11360, Vofi der zweiten SpaUe der Rûckseite dièses Blattes 
endlich ist Folgendes iibrig: Zeûe 1 tendent, Z. 3 irent, Z. 4 ent, 
Z. 5 hiers, Z. 6 ers, Z. 7 te, Z. 8 e honte, Z. 9 ueur, Z. 10 ur, 
Z. 11 rien, Z. 12 le rien, Z. 13 uer, Z. 14 r, Z. 15 uerpi, Z, 16 
uerpi, Z. 18 i donna, Z. 19 i, Z. 21 ener. Z. 22 er, Z. 23 r, Z, 26 
ble, Z. 27 s viennent, Z. 28 nent, Z. 29 e, Z, 32 ene, Z. 34 t estre, 
Z. 36 f, Z. 37 t, Z. 38 t. Es sind dies die SMussbuehstaben der 
Verse 11437, 11439—52, 11454^5. 11457—9, 11462—5, 11468, 11470, 
1U72--4. 11017 Dreca Pescu la lance prist B 11018 el] en A 
11019 alout A 

80 



E de iogter fist grant semblant; 
Semblant fist qu'il noleit ioater 
Et ioste faiseit demander. 
Robert d'Ârgencea fd aenm, 
De Baieues esteit isaOE, 
Hur son cheual sist bel arme, 
De ioster fu lot apreate. 
De l'autre part a Brun nen, 
De ioste faire tôt teudo. 
LsQce leuee priât 1 sbcd, 
De ioater a talent eu, 
Lï chcualier (^ui el cbamp furent, 
Qui lea doua uassaU aparcurent, 
Qui de ioster a'eutremeteient 
E de ioster semblant faiseient, 
La place tirent deliurer 
Por les uaas;ila laissier ioater, 
E aa arcbiers firent neer 
I eomander 
i facenh, en uaia aeient. 




— 467 — 



11050 



11055 



11060 



11065 



11070 



11075 



Li un ners Pautre tost s^esmorent. 
Li an uers Pantre chenalcha, 
Poinst le chenal, le £rein lascha; 
Deuant lor piz lor escnz tindrent, 
Lances leuees s^entrenindrent ; 
Par grant air s'entrenuairent, 
Si que de totes parz les oirent. 
Gelé ioste fu bien uene, 
Bien eslaissie, bien feme. 
Dan Bran a si fera Robert, 
Qae de Tesca l'a desoouert; 
Del col li a altre porte 
E Robert a tôt acbante; 
Mais as estrieos se porficba, 
Par grant air se redreca. 
Bran ont féru par tel uerta 
Sor son arcon douant Pescu, 
L'arcon li a parmi(e) fendu 
E a Tarcon detriers cosu. 
Par desoz le no del braiol 
— Mais nel fist mie de son uol — 
Li fist la lance ultre passer 
E en Tarcon detriers serrer. 
Ne pont a terre estre abatuz, 
Kar par ses coisses fu penduz. 
Brun se pasma sor le cbeual, 
Mais le chief torna contreual. 
De totes parz sunt acoru(z), 
Brun qui pendeit ont recen(z), 



11048 Gascons vers l'autre si s'esmurent B 11058 s'enire- 
uairent A 11055—6 fèhUmA 11060 Robers B a] l'a ^ 11061 
Mais a ses estrieus s'aflcha A 11062 redreca] releua A 11064 
Parmi l'arcon B deuant] parmie A 11066 a] en B 11067—70 
fetUm A 11072 ses] les A 



— 468 — 



Da sa sele l'ont deeaerB 

K a terre cochie emiera. 

L'arme en ala, n'i pont remaînâre; 

Mult l'oissiez plorer c plaindre. 

Cil des uiles e cil des bora 

De totea parz uindrent a[l] cors ; 

Mnlt pUiigneient e mnlt ploroent 

E Ift belle Brun regretoent. 

Tel l'a assez plaint e plove 

E tel a muU BroD regrets, 

Qui onquea aiiiz ne l'ont nen, 



(b)< 



Seruanz qai seniir le deoeient 

E qni de aon pais esteient, 

MuU crioeiit e mult plaigneient 

E enuiron le cors diaeient: 

^K Brun, dan Brun, Brun, gentil ber, 

Mult auon por tel a plorer ; 

la mais c-n no^ paie n'iron, 




— 469 — 

Li reis coilli Bobert en he, 
Gomme s'il TeoBt mort de gre: 
N'osa remaindre en Normandie, 
11110 Mais quant la guerre in finie, 
Od son hemeis en Puille ala 
A conoissanz qu'il aueit la. 

Cil de Baieues longuement 
Se de£Fendirent mult forment, 

11115 Qu'il ne se uoldrent al rei rendre. 

Ne il nés peut par force prendre. 
Oohier, qui ert lor conestable, 
Gheualier proz e secorable. 
Par la contrée cheualchout, 

11120 Prisons e proies amenout, 

Donc la uile mult amendent; 
Mult despendeit e mult donout, 
Mult acreeit e bien rendeit, 
Mult empruntent e bien soleit. 

11125 Robert que Peu dist filz Haimon 

— Tenuz esteit por haut baron — 
Qui Ténor tint de Torignie 
E granz fieus out entor Croillie, 
Al duc son seignor in meslez 

11130 E fu al rei Henri tomez. 
A Secheuile en Beiessin 
Fu entrepris a un matin; 
fieessin alout saisissant 



11108 Com s'il l'eust mort iete A 11115 Qui ne se noient A 
11116 par] a B 11117 Roger A 11118 Proz cheoalier e 

deffensable A 11120 A vertauséfU diesm Vers und dm folgenden, 
11123 rendait] soloit B 11124 bien] malt A soleit] rendoit B 
11125 on B éài A 11127 Torelie B 



^^^^^i^^^^ngm 




- 470 - 


4 




E tôt le paîfl porpernMt, 




11135 


Les maianies lo duc l'oirent, 
En Secheuilo s'embntircnt ; 
Cil de Coan i acornrent. 
E Bnieis mult toBt i forent. 
Robert s'embati el moatier 


1 


11140 


Sus an In tur lieaqa'al clochier, 
Mais il n'i pout iongnea atendre, 
Vulsist oa non l'eatut desœndre, 
Kar li feu i lu aportez, 
Donc le mortier fu alumaa; 


J 


11145 


Mais por le feu s'est descendu 
E aa Baieis sVat rendu. 
Robert fti pria e bien gardez 
Et a Baienes fu menez. 
A peine poeit l'en tenir 


1 


11150 


Por mnnacier ne por ferir 








(c) " 




10 muU Houent li eBcrioent: 






^La liiirt. la hart al traitor 




^M 



— 471 — 

Que Baîeues tant se teneit: 

Par Baîeues Caan perdeit 

E de Beiessin tôt Tespleit, 
11165 Kar a Baienes seiornoent 

Granz maisnies quîl destorboent. 

Del Mans manda le conte Uelie, 

Qui amena grant baronie; 

Del rei seniir ont grant talent 
11170 Si nint mult efiforciement. 

Li reis e li qnens s'assemblèrent, 

A Baieues ensemble alerent, 

Le bore firent tôt alomer. 

Donc ueissiez flambe noler, 
11175 Chapeles ardeir e mostiers, 

Maisons trebnchier e celiers 

E riglise de Teuesquie, 

Ou mult aueit riche clergie. 

Tote fu riglise destruite 
11180 E la richeise fors conduite. 

Grant pris en out li quens Helies, 

Assez i fist cheualeries, 

E li Mansel qui od lui erent 

Enporterent quantqu'il trouèrent; 
11185 Assez en ont aueir porte, 

Li reis lor en a mult doue. 

Issi out li reis la cite 

E del pais la poeste. 

Jusqu'à Caan rien ne laissa; 

11166 quil] qais AB 11171 u, 11172 vertau8cU A; in G 

dagegen war, werdgstens nach den erhaltenen Anfangsbtêchstaben (s. 
zu V. IIOIG) zu wrtheilen, die Reihenfolge der heiden Verse wie in B. 
11178 riche] noble B 11179 l'igUse] la vile B 11181 pris 

fehlt B 11182 £ mult A, Der erhaitene Anfanggibuchstabe A in 
G deutet darauf hin^ daas aueh dièse lldschr. Assez gdesen, 11183 
E li Mansel qui i menèrent A 11189 fMt B 



La guerre crut e espeiasa: 
N'i pont li dus plus reoourer 

Entre Bai ou es e Choem 
Ne poeit maindie en pais nua ho 
N'oaoent uiiain Iftborer, 
No boea* joindre, ne cliamps arar, 
Ne marcheant par ni le aler, 
Ne niarclieandise porter. 
Par tut le pais aueit guerre, 
CliaacuD uoleit l'autre conquerre. 
Forz ert li reis, forz ert ti dna; 
.Ti. aiiz dura la guerre on ptiis, 
Aiaz que paie i peust aueir; 
Mult esteieat de grant poeir. 
Ne BBÎ dire les auenturea 
Soueot bonea e souout dures, 
Qui al rei e al duc auindrent 
3 que il tiudrent 
i guerre dura; 




— 478 — 

Le plus de la oheaalerie 
Ë le mielz de la baronie 
Ont li reis par ses dons od sei, 
11220 Le duo laissoent por le rei. 

Li reis aueit en sa priaon 

Vn cheoalier, Tierri ont dod; 

De CaaD ert sis parentez, (277v) 

E si esteit de Caan nez; 

11225 Filz fîi Raol, le filz Ogier, 
Malt Taueient ses parenz chier. 
Chenalier fu de grant oorage, 
Mainte plaie ont en son uisage; 
Hardiz esteit, assez pamt 

11230 As graoz plaies qn'el ois recnt. 

Cest Tierri e assez plusors, 

De Caan de toz les meillors 

Ont pris en Oismeis a Caignie 

Li uiel Robert de Saint Romie. 
11235 D^Argences a Caan aeneient 

Ë a Caan aler aoleient, 

Mais cil Robert les agaita, 

Enginnos fu sis aresta. 

Assemblez aaeit ses amis 
11240 E cheaaliers de son pais; 

Semblant faiseit d*aler chader 

Por les Caameis agaitier. 

Quant il ait lien sis escria, 

Toz les prist, nal n*en esohapa; 

11217 Li plus B 11218 le] H B 11225 Raol] Ranof B 

11226 ses] sis A 11230 qa*el ais] que il A 11281 Giz Tieris et 
autre pluisor B 11232 De cez de Caem des millors B 11288 
Oismeis] un meis ^, vismes £ CanieB 11288 ses garooaJB 11289 
Ensemble A 11241 chaoier] lener B 11242 agaitier] enganer B 
11248 escria] agaita A 



474 — 



Légèrement lea pout l'en prendre. 

Ne se poreiit mie defiendre, 

Ear tant ii'aueient cheualierB, 

No il n'eront sor lor destriera, 

TÏBrri forment se combati 

E longuement ee defiendi, 

Mais par plaies qu'il out el ttis, 

Fu abatu Tîerri e pris. 

Quant Robert de Saint Romie out 

Fait son oacbec si com lui plont, 

E BCB prisons apareillies, 

Par fiance mi« e liez, 

Toz les mena a Toroignie; 

Ne uoJt alcr a Saint Romie. 

A Robert qui lu filz Uaitoon, 

Qui a cel t^na fu de grant non, 

Vend! bcb prisons e liura, 

E cil mult bien les achata, 




— 475 — 

11275 Qu^a lai oienge sainz demorer, 

Ear mult le quide auancier. 

Li reis monta deliurement, 

Des qu'il oi le mandement; 

 Liorande a Robert troae, 
11280 E la Paueit Robert mande. 

Liorande est en un ermitage 

Si est close de grant boscage, 

Que Ten claime Lande Porrie; 

LMglise est de Sainte Marie. 
11285 Robert a le rei encontre, 

 conseil a od lui parle, 

L^auenture li a contée, 

Qui al rei mult plaist e agrée. 

Des prisons qu'il out achatez, 
11290 Riches homes de Caan nez, 

Que cil de Saint Romie out pris 

E en sa garde ensemble mis. 

Par cels Caan aueir porreit, (b) 

Se sagement se conteneit. 
11295 Donc li a li reis otreie 

La garde de Caan en fie 

 lui toz tens e a son eir, 

Des qu^il porra Caan aueir. 

Altres rentes li a donees, 
11300 Que Robert aueit demandées. 

Li reis a mult Robert chieri, 

E Robert Paueit mult serui; 

Por lui aueit le duc guerpi, 

Si en aueit mult maluais cri. 

11279 troue] mande A 11282 Et est B 11283 Et siet 

en vno praerie B 11285 li reis A 11286 od] a B 11288 
Qui al rei plaist e mult agrée A 11291 out] ont B 11292 

ensemble] ouoc lui A 11298 cez A rauoir B 11296 fief B 

11302 Paueit mult] Pa malt bel A 11804 mult maluais] de gent 
grant B 



476 



Que uos ireie io contant 
Ne par paroles demoraat? 
Tant fu la parole nienoe, 
Mais formeut fu entr'elB oelee, 
Que ele fu issi Snee, 



Del r 



m 168 pi 



E toz qui tes les clamereit, 
E riches homea les fareit, 
Aueirs e terres lor dovreit, 
E les prisons CaaD rendreieut 
E le rei dedeuz receureieot. 
Por ceato parole celer, 
Que l'en nés poisse deatorber, 
l)unerent !i prison oatoges, 
Filz L> iieuoïï de lor lignages, 
De lor raencona aqnïter 
Que l'en lor aueit fait nomer. 
l'nr couertuie u par ueisdie 
E par eiigiei] de treoerie 




— 477 — 

Que Ponre aler ùun deoBt, 

la li reis Caan nen etut, 

Que grant barate n*i enst. 
11335 Mais par Tierri e par Baol 

E par Nichole e par Aiol 

E par lor riche parente, 

Donc il aaeient grant plente, 

E par lor procains neisins 
11340 Qai uers Argences forent pris, 

Fa celé parole enartee 

E a la ponre gent oelee. 

Plnsors a ceste onre partirent 

E ceste chose consentirent, 
11345 Donc io ne nos sai les nons dire, 

Ne io n^en noil menconge escrire. 

Maie chose a en coneitise, 

Maint[e] maie chose en est prise; 

Ele est racine de pechie, 
11350 Tuit mais sunt par lie comencie. 

Par pramesses qne li reis fist, 

Qni a plnsors terres pramist, 

E por lor amis delinrer, 

Qn^il ne poeient rachater, 
11355 E por co qne sonent neeient 

Que li baron al dnc fiftilleient, 

Snnt Caameis al dnc failli 

E tome snnt al rei Henri. 

A cel tens aneit on gardin (c) 

11360 A Caan près de Saint Martin, 

Entre Saint Martin e le mnr, 

Qni est ioste la porte Artnr: 

Hoc fn ùÀie rassemblée 

11334 Es istvidleieht mu leaen: Que malt grant barate n'i fost 
11339 EtuHn: E par lor procains e amis? 



i 



— 478 — 

E la parole gra^ntae 

De faillir al duc Robert. 

Oir poez muaclB apert' 

kar onqucfl poia i,el parlement 

— Co poib diro uoraiement — 

Li gurdin ne fructefia 

Pome ne altre iïuit ne porta. 



Li 



aparcut tost e uit, 
ConBeillit h fu tost e dit 
Com cil de Caaii 11 failleient 
h [ue Cann al rei rendreient 
I ou II fu i|U il s en partiet 
Ain7 i|ue n nlz h aueniat 
har la „eut le rei près esteit, 
(,ui 1 lui s BeeiSBin ueaeit 
1 I lus d ta niult ki borgeiB 
S e tn al 1 Jiuera OiameiB 
A la I rte Miltt piasont 



— 479 — 

11395 La rote s'en ala anant, 
Ne s^ala mie regardant, 
£ li dns anant s'en ala, 
Qui onqnes pois n'i retoma. 

Grant fu la gaerre e grant fh l'ire 
11400 — Mais tôt ne pois conter ne dire — 

Del rei Henri e de son firere, 

D'un père nez e d^one mère. 

Li reis fu malt de grant poeir, 

f lus aueît gent e pins aneir 
11405 D'Engleterre qu'en pais teneit, 

Por 00 faiseit que qu'il uoleit. 

Que nos ireie io contant? 

Tant ala li reis gnerreiant, 

Ghastels e uiles porpemant 
11410 Par force e par le soen douant, 

Qu'il a Tenechebrai assis 

E enniron le siège mis 

Sor le conte de Moretoig, 

Qui n'esteit gaires d'iloc loig. 
11415 Li quens e li dus s'asemblerent, 

Trestoz lor boens ueiBÎns mandèrent; 

Le chastel uoleient secorre 

E le hemeis dedenz rescorre; 

Maïs al besoig li sunt failli 
11420 E par mal de lui départi 

Par pramesses e par enors 

Que Ten aueit fait a plusors. 

Li dus en son droit se fiout 

E en la gent qu'aueir quidont. 
11425 Od tant de gent qu'od lui mena (278r)' 

Gels del siège partir quida. 

Tost fu la bataille assemblée, 

Mais n'ont mie longue durée; 



480 



Bien asniilireot cil qui uindrent 
E cil del siège bien ae tindrent. 

N'i oai {^Rirea liomes ocis, 
Tost fu H àas mis ina e pris, 
Li quens île Moretoig od lui; 
En l'eator furent pria andui. 
Pris fu li dus, pris fu li quens i 
Nus ne fu rescOB par lea soeuB, 
PluBora qui de lor fieiia teneient 
E qui od e]s eatje deueient, 
Lor aeignor al besoig guerpirent 
E por la honte que il tirent 
Del rci reçurent tels loiors, 
Donc il orent mnla reprouierg. 
Li reia ont le duc e le conte, 
Qui (jue feist enor ou honte, 
Grnat honte fait, ne poet graignor, 
Qui traist son lige aeignor : 
Nua hiieiii a seignor terrien 






11465 



11470 



11475 



11480 



- 481 - 

Par Normendie a oomande 

Qn'il n'i ait toleit ne emble; 

£n pais aagent e en pais niengent. 

Si corn il ont tena si tiengent. 

Qai de félonie iert prônez 

Si seit destmiz e desmenbrez. 

Li prison furent bien garde, 

Qui oltre mer furent mené. 

Robert li qnens de GloecestrOi 

Qui filz le rei bastre dnt estre, 

Garda en Gales a Cardif 

Le duc tant com il le sont uif ; 

£n Ghkles a Cardif momt 

En la prison ou longues iut. 

De Cardif fu li cors portez 

A Glœoestre e enterrez. 

Li quens de Moretoig uesqui 

£n la prison le rei Henri 

Tant que le rei Henri fina, 

Qui par .xxxm. anz régna. 



Die en auant qui dire en doit: 
Tai dit por Maistre Beneeit 
Qui ce8t[e] oure a dire a emprise, 
Com li reis l*a desor lui mise. 
11485 Quant li reis li a roue faire, 

Laissier la dei si m*en dei taire. 
Li reis iadis maint bien me fist, 
Mult me doua, plus me pramist, 

Mit dm Verse 11475 hegirmt dos ScKhêsitllaU der Edsehr. C. 
11477 Mortaing C 11478 le] an C 11480 trente et sis 

11481 Or die auant qui dire doit 11482 le di C Beneit A 

11483 a a dire enprise C 11484 Et li rois l'a dessus lui mise 
11485 Et quant li rois la roua faire 11486 dei vcf taire 

ftm C 11488 Bel me C 

81 



- 482 - 



ae il tôt à 



me m'enat 
rainist, mjelz me 
□e pi Dut al rei, 
j renies en mei. 



1U90 
11501 rniit] 



Treia rds Henris ai conena 
E en Normendie ueiiz; 
D'Engletere e de Normendie 
Oreut tuit trei la seignorio. 
Li segont Henri que io di 
Fu niea al preinei'oin Henri, 
Ne de Mahelt l'empereriz, 
E li tierz fu ni Begont filz. 
Ci faut le liuFD Maietra Wace: 
Qai'n uelt aaaat faire ai'n face. 

Ësplicit lîher. 

niai/] boi C 11491 Ne peu C 11404 Eu Nor- 

■MX A II498 premier Henry C 11499 Et de C 

11602 C bielet: Qui ïault auaiit faire bÎ faoe 




SPRACHLICHE UNTERSUCHUNG. 



ANMERKUNGEN. REGTSTER. 



Die Classifiùirung der vier Handschriftm des dritten 
TheUeSy taie tvir sie ouf den ersten SeUen dièses Bandes ge- 
gében haben^ wurde hesonders durch moei Umstânde eine 
schwierige und verwickeUe Aufgàbe: emmal durék die sdt- 
same Érscheinungy dass A fur einen TheU des Werkes 
(V. 2783—6400) nach einer andem VarJage angefertigt trt, 
vor AUem aber durch die eigenthUmliche Beschaffenheit der 
Hdschr. D, die sich bàld an A^ bcdd an B ansékiiesst. 
Lassen unr nun den Abschnitt F. 2783—6400^ den toir 
spàter fur sich eu betrachten haben toerdeny eunachst bei 
Seite und beschaftigen uns noéh einmàl mit der Frage^ in 
wékhem VerhaUnis die Handschriften in den iibrigen Theilen 
des Gedichtes eu einander stéhen. 8. 24 ist gesagt wordenj 
dass toir keinen Grund eu der Annahme habeny dass dos 
VerhaUnis von A eu G im leteten Abschnitt ein anderes ge- 
worden sei cds im varhergehenden. Dies ergiebt sich aus der 
UebersicM tiber die Liicken und aus der Vergleichung der 
Texte beider Manuscripte. Dos Vereeichnis der fehienden 
Verse belehrt uns femer, dass A und G in den drei Ab- 
schnitteny von denen wir reden^ im Ganeen secheehn gemeinr 
same LUchen aufweisen^ B und G dber mur fiinf (V. 682 — 5, 
602—3, 7486—7, 9120, 9122), A und B sogar nur eine 
(V. 10668). Mit den LUcken von B und G einerseitSy A 
und B andrerseits verhaU es si^ aber anders cds mit denen^ 
wélche A und G gemeinsam sind: sie sind eufâUig und &a- 
deuten nichts fiir die Glassifidrung der Handschriften. Die 
Lucke in G V 7486—7 entstand vieOeicht in Folge fies vier- 
fachen gleichen Beims und hat niehts eu fhun mit der lÀtèke 



m B V. 74S5S; ehenso wurde die làiche t» JB V. 9130 
und 9122 va-muthlkh dxrch dm sechsfachen glmchen Heim *) 
hcrvorgerufeti und sield in keinem Zusammenftang mit dt:r 
Liicke in C V. 9120-3. DieLiicke in A und B V. 10568 
aber vcrdanM ihr Dasetn dem Umstande, dass der gcnannie 
Vers ehenso anfàngl me der ihnt vorhergdicnde'J. 

In der Figur S. 28 sind A und C ois di^'enigen Band- 
schriftcn bezeichnet tcorden , teekhe dem Original nàher 
stehen, d. h. eine hessere Veherlieferung reprâsentiren ala S. 
Die Richtigkeii diescr Aufstellung ergiebt sich am der Bc 
schaffenheit von B. Wie selhstândig hier mit dem ursprûng- 
lichen Texte geschaltet worden ist, haben wir S. 19 nachgo- 
wieseti. Dies lâsst sich noch im Eineelnen deutUchverfolgen: 
V. 6980 laulft hier: En liu v il aler ne doit. Ne doit w* 
aber Amderung des Schreihers, denn doit reimt norm. nicM 
mit dem Schlusswort der vorkergekenden Zeile. Ehenso istun- 

1) Unter der Siicht, der Wacc auch in seincm Soman d« 
Brut im reiViflrti Maryse grfrijhtit liât, vier, secfts, nrht und mrhr 




— 487 - 

echt fuioient (:recoanroient) V. 8076 sowie Nos deuong estre 
comme doi (: moi) V. 10717, denn beide Reime sind nor- 
mannisch unmôglich. Nicht minder ist entstdlt V, 7312^ da 
sélbst wenn man dos handschriftliche nourri in nourris 
desserte und sich die incorrecte Declination gefaUen liessCj 
nur in der picard. Mundart nourris itn Reime mit porpris 
stehen iônnte, aber schtcerlich in der normannischen. Èine 
àbsichtliche Aenderung liegt fertier vnr V. 8518, da es au 
auffallend ist, dass V. 8519—22 ausgdassen sind. Vgl. au 
F. 9417 — 8, die deshalb veràndert eu sein scheinen, um die 
Auslassung des Folgenden (V. 9419^48) weniger fuhlbar 
jsfu machen. 

Entscheidend aber fUr die geringe ZuverJàssigkeit von 
B ist folgende Wahmehmung: Auch in den Abschnitten^ 
wo die Hdschr. D mit dem ében genannten Manuscript aus 
derselben Quelle geflossen ist, stimmt sis an viden Stdlen 
ganz oder beinahe mit AC uberein, so e, B, F. 297, 331, 
345, 380, 408, 426, 762, 936, 938, 1123, 1150, 1197, 
1236, 1238, 1329, 1337, 1394, 1396, 1417, 1658, 2001, 
2040, 2056, 2095, 2118, 2218, 2442, 2498, 2652, 5566, 
5576, 5972, 6032, 6190, 6326, 6465-6, 7098 etc. Ver- 
gleiclven wir was einerseits ACD, andrerseits B bietet, so 
nmcJien unr die Beobachtung, dass dièse verschiedenen Les- 
arten, was ihren àbsoluten Werth anlangt, sich in manchen 
Fàllen fast glei<ih stehen. Beinahe nirgendwo hait B gradeeu 
Verkehrtes oder Sinnloses (vgl. z. B. eu V. 297, 331, 380, 
1150, 1197, 1236, 1337, 1658, 2056, 5566, 5576, 6326). 
An allen diesen Stellen spielt also D eine entscheidende Rolle, 
und hierin besteht die Wîchtigkeit dièses Manuscripts, die es 
uns einigermassen verschmereen làsst, dass es an so viden 
andem bis eur Unverstàndlichkeit entstdlt ist. 

Wenn wir nun in der Hdschr. B deshalb weil sie den 
urspriinglichen Text oft in so eigenmàcJUiger Weise umge- 
modelt hat, in der Hdschr. D wegen ihrer viden sinnhsen 
Entstellungen, in beiden femer ihrer viden Liicken hoXber 



488 — 



nur ein sehr getriihtes Ahbilâ des Originàh vor uns haben^ 
so lâsst sich îeider atic/i iiher die beiden andcm Uandschriftett 
kein riihmliches TJrtheil fallen. TTos eunâclist die Hdachr. A 
anlangt, so ist die ZaU der Verse, die ihr aïletn fe/Uen, eine 
im Verhaîtnis eu B und I) kleine, an und fiir sich aber be- 
deutend genug. Gegm den Schluss des Wcrkes vor Mlem 
erscheint sie B und C gegcnuber in hochst umortheUhaftem 
Lichte. Sie hat hier nicht nur auffaîlcnd vtele Likien, wenig- 
stens was den V. 10573—11001 wnfassenden Absehnitt tm- 
betri/ft, sondem aueh die ZaU ihrer verderbten Stéllen, die an 
und fiir sich schon keinrswegs gering ist '), nimmt immer 
mehr su; vgl. e. B. £u Y. 0878, 9911, 10053, 10086, 10140, 
10194, 10232, 10263-4 10338, 10413, 10460, 10496-8, 
10528, 10537-8, 10572, 10602. WiUtrend es femer bei 
S nicht sellen vorJcommi, dass es (diein von den vier lîdschr. 
Genrigendes hat') a-eignet sich dies bei A nur gam ver- 
âmelt (etwa 4053). Ausserdcm erstheinen allé Verse, aie 
dièses Manuscript allein hii-td. unecht, so nach V. 788, 1416, 
2806. 4346"), 6S0S, 1U576. Dazii kommt, dass die /.ald 



I 




— 489 — 

tiges (vgl b. B. eu V. 2845, 2856, 2881, 2963, 3002, 
3015, 3062, 3060, 3076, 3095, 3103, 3165, 3212, 3220, 
3311, 3322, 3325), dass es euteeUen fragUch erscheint, iodehe 
Handschrift avf aie bessere Quelle zuruckgékt. hn Orossen 
und Ganeen wird jedoch t einen dem Original nâher stehen- 
den Text enthdUen haben cis u, weU es bei A hâufiger 
begegnet, dass es mit BC Hand in Hand gékt cds bri D, 
gane abgesehen davon dass D dock noch viel méhr eigene 
LiicJcen hat dis A, bei wdehen es freUich nicht au besUmmen 
ist, tpie vide von ihnen schan in u vorhanden waren. 

C ist diejenige Handschrift, welche dem ursprungliehen 
Texte am nàchsten stehen diirfte, Aus mehreren Qrunden 
ist sie eu dieser vomehmsten Stélîung berechHgt Einmai 
kammt es bei ihr ôfter vor als bei A, dass sie in Betreff 
einer guten Lesart mit B ObereinstimnU, sodann aher ereignet 
es sich ébenfaUs bei ihr am hâufigsten, dass sie oMein Be- 
friedigendes hat; so V. 2188, 2817, 3663, 3721, 4773, 
6760, 9673, 10493, 10506. Zu bemerJcen ist femer, dass 
wir in C — im Gegensatee eu B — îceine Lesart finden, die 
sich sofort ois absichtliche Aenderung ausweist. Daeu komml 
endlich noch, dass in dem Fcdle, wo C einen gane andem 
Text bietet, dis die ubrigen Handschriften, es siA vor A 
dadurch auseeichnet dass es eiemlich vide eigene gute Les- 
arten hat, wenn es sich in diesemPufikte frdUch auch nicht 
im Entfemtesten mit B messen kann. Der Eindrudc, den C 
im Allgemeinen macht, ist der einer von einem flOchtigen 
Abschreiber herrtihrenden Copie einer sèhr guten dUen Hand- 
schrift. Wie wenig aufmerksam der Copist verfuhr, eeigt die 
ausnehmend grosse Aneahl eu hureer ZeUen, indem aile Augen- 
blicJce eine SUbe oder ein Wort ausgdassen worden ist, Be- 
sonders hàufig begegnet der FdU, dass der Schreiber dann 
eine Silbe oder ein Wort vergessen hat, wenn dieser Silbe 
oder diesem Worte ein gleich oder âhnUA ausséhendes un- 
mUtdbar vorherging oder fclgte. So fèhU e. B. En vor 



— 490 - 



Engleterre V. 201, 259, 2758, 9648, 10872 '), i n vor ia 
332, la vor laiido 613, ad (a) vor auaut 627, e nach noble 
1875'), cenz nach tinam 2160, aa, vor largcscc 2337, ueste 
vor sentence 2370, sa vor fealte S4S3, a vor al 25ff2, bien 
vor BretuQB 2iÇS9, ani tiacA fu 2882, la eor ecpulture 3233, 
terres «ocA altres 5524, pas vor bastart 3642, sor vor son 
405&, E ror eschargaîtes 4386, le twcA la650S, io vor ia 
6S49, E vor eu 75iS, as vof altres 7325, or «acA lor 741'0, 
a for assaillir S066, s'en vor sunt Si25. se nach si SM^ 'J, 
li nach lui S6'42, feri «acA Le rei 10102, Ros twicA reÎB 
10325*), i «acA ï! 10704, co mocA merci Jy?4ï; ftmer stehi 
que nwr etnmoZ 7839, les pees /«r les espees 8589. 

Bei einer Handsehrift, in der akh solche FlikhtigkeUen 
vorfindeti, kann es nicltt Wundcr nehmen, weiin sie aach a» 
Entstelhmgen nicht ehen arm ist. Dièse betrejfen trotedem 
me/tr eineelne Wôrier (Us ganxe Zeiîen. Hier kommt oft 
hôchsi Seltsames vor: Da der Copiât lîcs 14. Jakrh. ge- 
meiniglich den Bativ des conjunctiven Fersanalpron. U 
i» lui vertcandell, so hegegnet ihm dos Unerhôrte, dass er 
dann imd wann dcm li seines Originals dieselbe Prtixis an- 




- 491 — 

schriében sas) 4377, 4500, aus cors {Plur. von cor = corna) 
sowoU als atis cors (cursus) 6403 bew. 6472 corps; aus 
souz (solides) — denn $o hat vertnuthlich in der Vorlage 
gestanden — soubz 9779, 

Uéber die Handschrift D ist dctë Nothige schon fruher 
gesagt tvorden; sie giebt zu îceinen weiteren Bemerkungen 
Anlass. 

Trotz der grossen Verschiedenheit der vier Manuscripte 
unter sich Jcann mtn doch nur seîten ein Zweifel daruber 
entstehen was in den Text zu setzen ist, weil tvenn nicht drei, 
so doch gewohnlich zwei Handschriften in Betreff einer gtden 
Lesart ubereinsiifnmen. Die wenigen Stéllen, wo nur ein 
Mantéscript Geniigendes bieiet, sind schon angefuhrt worden; 
es bleibt noch ùbrig, die Fàlle namhaft zu machen, wo Jceines 
befriedigt und conjicirt werden musste. Die tvichtigsten sind 
folgetide: V. 4106, 4167, 6829, 6911, 10083, 10718, 10942, 
10964, 11166. 

Auf der ersten Seite dièses Bandes erwàhnten unr, dass 
die Ildschr. des British Muséum — die wir bei der Heraus- 
gabe zu Grunde gdegt haben — von vier verschiedenenHànden 
geschrieben ist, Vergleichen wir den von den beiden ersten 
Copisten ahgefassten Theû des Ms, (bis 258v) mit dem von 
den beiden andern herrUhrenden, so fàUt uns sofort auf, dass 
hier nicht nur àusserlich ein bedeutender UnterscMed ob- 
wàltet, insofem als der 268^ beginnende Abschnitt eine viel 
grôssere Schreibgewandtheit verràth als der ihm vorher- 
gehende, sondern dass auchy was die sprachliche Seite anlangt, 
zwischen beiden Theilen eine betràchtliclie Verschiedenheit 
besteht ^), 

Wir werden nun im Nachfolgenden den Versuch machen. 



1) S, toeiter unten z. B, betofUes und unbetontes o, femer oi, 
erweichtes l, auslautendes d, Dedinatian, Elision. 



die grammatischm Eirfenthumîichkeitcn der Ildschr. môff'U 
lichsl cingchend darzitlegim. Insoweii als sirh nm den RàtHMM 
d,xoas sttr FeststeUung des Sprachgehrauchs misères DtehiergM 
mttnehmen îàsst, tecrden mr hierbà a»ch die hetden ersteitf 
Thàie des Werkes slets in Beriicksichtigung eiehm. 

EINFACUE VOCALE. 
I. BETONTE. 



a. Dos K in der îat. Endung alis ist im Fraruos. ml 
viden Wortem in e Ubergelreten, in andcrn betaahrl. SchottiM 
in der (dlen Sp7-iiche herrscht in diesem Punicte grosse WOl-M 
Mr, wie sich aus der Bctrachiung ihrer Denkmàler ergi^t '^i I 
Ein Schwanl-en aeigt sich aurh in der Hdschr. des Rou: NebenM 
leal 349, imtural 2652 finden wir naturel 3907, 470Î,J 
6089, aiiniicl:quel25i3, continuel 62Ï6, 'aQç\5965,10234.\ 
Nur e habcn tel und el (aliud). au fiir a, dos oft 
Charlcmagnc vorJcowmt (vgl. Koschwite 20) begegmt nur i 
mal in haunstea 3947. Lat. quare tritt beinahe i 



— 493 — 

Computua (vgl. MM 64) findet ridi in umerem Oe- 
dichte ein JPoK, wo unverànderies laù. e mit é reimt: me : 
conree 9290 (vgl. dore:8tercore Chromk des BenùU Anhang 
8. 626). — Lot. femina treffen mr bis 258^ aussehliesslieh 
in der Form femme tvieder: 223, 243, 244, 646, 694, 614, 
764, 908, 1146 etc.; von da an ivird feme die gewdhnUche 
Schreibung, e. B. 4613, 4641, 4689, 4761, 6066, 6097, 
6163 etc. Ueber Wace's Aussprache des Wartes kann auf 
Grund des Beimes femme : Emme 223 und règne : femme 
(fenne) Brut 1 S. 26, 73, 177, 276, H 18, 91, 109, 138, 
227 haum ein Zweifel herrschen: dos e besteht fiir Vm noeh 
in vcller Gdtung ^). Dsgl. fur Benoît, bei dem ébenso Ëimne 
mit femme g&bunden ist Chiron. 24922, 28062. 

Ahd. feha erscheint in vier verschiedenen SchreibtmgeH. 
Die Uauptform ist fieu 2170, 2267, 2782, 3264, 3429, 
3911, 6163, 6324 etc. Daneben findet sich fin 668, fen 
1042, 3686, 6164 und fie (:otreie) 11296 (dsgl U 1967, 
3022, 3706^)). Dièse letztere Form begegnet auch sonst, 
e. B. G. de Viane 989, Fierabras 176, Toblers MiUheU. 
126, 32, 134, 27, 217, 21, 230, 10, Bichars U Biaus 1710 
etc. — Ahd. helm âfeigt sich gleichfàlls in mehreren Formen. 
Wir finden bis 268^ healme 1684 und halme 1621; von da 
m herrscht helme vor: 3948, 7344, 7666, 7700, 7832, 
8293 etc. 

Noch grôsser ist die MannigfaUigheit in Wiedergabe 
des NamensWi\laiï9im', vgl. WillealmeiGnillealme Goilleanme 
987, 1869, 1861, 2441, 2463, 2499, 2616, 2617, 2878, 2903, 

1) In andemOegenden, vomdmUck in der Picardie, mwstnan 
dagegen frûh angefangen hàben sich der jetsigen Aussprache des 
Wortes eu nâhem. Dies heweisen Beime wie daines: femmes Boman 
deHam244, fame:âam^e&(2.^^, dame: famé ébd. 309, dame: femme 
rblasme: infâme Romvart 195, Aber in demselben «on Kdler mitge- 
theilUn Stûcke S. 194 sind femme ttnd terme gèbunden. Die Ans- 
sprache scheint àlso noch sdnoankend gewesen su sein. 

2) I 499 ist vieOeièht sie mu ksen. 



494 



Willeame GiiiUeame 191, 198, 963, 967, 1025, 1839, 2433, 
3287, 3350, 3376, 3415, 3421, 3638, 3620, Guilliame 3660, 
3665. 3767, 3816, 3857, 3873, 3896, 3901, 4101, 4309, 
4447, 6754, 6804, Willame Guillame 3736, 3953, 6585, 
5702,6831, 6835, 7971, 10583 etc. WillemeGuiUeme S477, 
9051, 9095, 9159, 9323, 9747. 10179. Ans einer Ver- 
gleichung dieser Stellen erselien wir, dass die abgeschtcâchten 
Formen, diejmigen, in wdchen das der TonsUbe vorher- 
gehende e (tcofUr auck i sîch einfindet) gane gesckumnden 
isl, erst bei den beidcti letxten Schreibern aneutreffm sind. — 
Fiir Q in Ueni (Amlowin Andoin Aodoen) 6375, 5414 
findet sich sowohl ci 2292 als ai 347, 484, 704. — Die 
beiden ersten Copinten schreiben in dmgen ags. Nàtnen 
bisKeilen M, nicht mir fur ags. A, toie in jElred ^ilred 
{ags. ÀtTelrêd) 1255, 1277, 1321, 1343, sondem auch fur 
ags. Eà in .ïdmiiud 1315, 1317, 1361, 1365, Edward 
^wardt 1285, 1391 (Eadward 2784; sonsl Edward Eward 
Ewart). l^!fl. awh XvnvAÎ 683 fiir Amolf odcr EruoI£ 
i. Lat. si crsrhiint in lier lldschr. bald als si, hald 




— 4Ô5 — 

JBndungen ius, ia, inm fast iiberall schan vdUBogen ist; vgl. 
die Làndef-namen V. 23 ff.j femer estoires 6j estoire: mé- 
moire 149^ capitoile 118^ testimuine 560, saive 1866, apo- 
stoile 3049, 6493, 6611, 6626, victoire: gloire 7605, 8969 
etc. Die norm. Manuscripten sonst sa gelàufige Sclireïbung 
ist sehr selten: testimonie 407, testimunia 504, navirie 1065, 
1766, adjutorie : victorie 1719. Besondere Enoâhnung ver- 
dient die àlte Form mirie 734, 

Der Hdschr. eigenihiindich ist ie, too man sonst i findet. 
Dièses îe entspricht 1) lot. a m gies (jaceo) 639^ por- 
giesent 4886, giese 9360; — 2) lai. ê in piere (pëjor) 
8211, pies (pëjus) 4106, 6248, 6939, 7290, 10001, Verb. 
enpierent 8096; — 3) lat, ë in empiere (impërinm) 
10820, liere (légère) 9380, vgl. 4886, 9006, dies (dëcem) 
6428, 6769, 10136, diesme (décima) 4724, 4727, 4731, 
rediesme 4732, priet {v. prëcari) 6096, pries (prëtium) 5689, 
6886, 8366, 8387, 9714, 9723, 11006, Verb. pries 7887, 
vgl. 8963; — 4) lat. e in Pos. in desconfiet (dis-con- 
fectus) 4120, 4907, respiet (respectus) 6096, 9090, liet 
(lectus) 4908, 4962, 9089, 10268, 10284, piez (pectus) 
8066, aies (sex) 6427; — 5) lat. i in dierre (dicere) 5661, 
ociere (occidere) 8810, desconfiere (dis-conficere) 8212, 
sofiere (sufficere) 10819^). 

Am auffallendsten ist die Schreïbung mit ie in den unter 
5) erwàhnten Wortem; lat. i toird ja im Franjsôs. so gut 
wie niemais durch ie wiedergegeben: neufr. vierge ist dne 
gam anomale Bildung, die altfr. Form lautet virge. Was 
dagegen die Ubrigen FàUe arAetri/ft, so ist dos ie weniger 
befremdend. Vermuthlich besseichnet es die Mittelstufe emschen 
lat. e (a in dem unter 1) citirten Worté) und spàierem fratus. 
i^). — EinigeMale steU y fiir i, nàmlich in moynes 468, 
486, Reynald 2141, 2147, 2158, 2186, 2206. 



1) Die ubrigen FàlU s. unter uhbeUmien Voeàlen. 

2) Vgl. den AufsaU von Thomaen Bomania Î876 p. 64 ff. 



— 496 — 



0. 6 entstanden 1) aus lat 5 sowte aus o, das dur^ 
Consotiantenausfaîl lang geworden ist; 2) aus ItU. fi; 3) aus 
lat. a i» Pos.; 4) ans lat. o vor va «wd n mit folg. Cons. ist 
in derHdschr. bis 258^ gemeiniglich mit u beeeicknet. Vgl. 
m 1) cuni cumc 7U, 126, 193, 321, 86S, don 148, 1416, 
2113, duuB 2165, iiim (nomeu) 13, 15, 16 etc., nnii (non) 
7'jS, b-33, 1015. hure S43, 853, 2316, murs (môres) 2, 652, 
2204, mustre 1670, ima 82, 412, 871, plurent 1088, 1189, 
pur 1, 51, 73, Ruine 063, 3062, sul 335, 1137, tiit, tnte 
131, 132, 485, 1081, 1110, 1636, vus 4^, 1363, 1535, trai- 
8un 117, onur 121, curiuB 2297 etc. Vgl. femer m 2) 
cumble 727, eûtes 97, 98, dute 482, tun 632, aun 99, 188, 
423, numbre 18lf3, suuies Sfi7, 1168, sur, desur 45ff, i/2S, 
1268, sure 554, Tiirs 272, u (ubî) 102, 1081, 1083, 1218 
etc.; — eu 3) aust 517, i>uche 2069, 2852, culpe 7Ô4, curte 
Ï3£', dune (tune) 309, 439, 469, 547, 759, 925, duiit dune 
(de unde) 82, 87, 416, 457, 470, 566, 716, par unt 1738, 
eacuat 480 (vgl. cseus // 3671J, furc 602, jum jnr 1332, 
1427, 1490, 2125, 2655, sujume 2005, juste 2.95, 1461, 




— 497 — 

environ 516, bnsson 2030, avision 2864, seignor 671, reli- 
giose 2296, in dm ubrigen dagegen nur veremedt: o (nbi) 
999; donc 387, jor 2130, ors {geschr. hors) 1228; conte 
1036, 1832, contre 684, longe longue 614, 8016. Nur 
homme home begegnet auffaUend oft und sogar ^haufiger dis 
hnmme hume. 

Durch a ist femer von den beiden ersten Schreibem 
wiedergegeben 6) 6 in den Verbàlendungen um (un uns), 
unt. Hier ist die Schreibung mit o gane sdten: recevom 
3038, devriom 3039, ont 829 (dagegen apelnm 48, alum, 
venum 66, parluns 82, unt 13, 68, 868, tendrunt : défendront 
899 etc. 6) ô ausnahmsweise hervorgegangen a) attô IcU. o in Pas. 
in eineélnen wenigen Wôrtem: aillurs (vgî. II 1817) 369, 
3472, 3631, curt 811, 2699 (daneben cort 2239 J, turoe 131, 
464 Var,, 2006, turaent 2684, 2724 Var., atur 1660, retur 
3109, entur 2688, 2873; vgl tur U 970. bj aus lot. au in 
u (aut) 49, 83, 377, 664, 877, 1666, 2136 etc., wofur 1016 
steht, und eue (cauda) 1636 (vgl. Mail Comp. 43 J. — Einige 
Mole erscheint fiir u (o) auch ou, wie in nevouz 2826, ou 
(ubi) 766, 1314, 2121, 2122, 2682, ou (aut) 1794. - 

ô hat seinen Ursprung 1) in lot. o in Fos. Dièses, 
ausgenommen die oben unter 4J und 6a) vereeichneten Folle, 
bleibt und wird niemals in der Hdschr, durch u unederge- 
gébm. Beispide: corde 991, 992, 1169, coste 1366, 1760, 
hoste 1994, 1996, mort: fort 1363, nostre 2668, vostre 641, 
642, 2666 etc. ô enisteht 2J aus lat. au. Auch diies o ist 
in der Hdschr. immer mit o beeeichnet, ausgenommen die 
beiden unter 6b J erwàhnten Wôrter; vgl. chose : repose 
307, reclore 2381 Var., close 1298, enclos :los 1602, lo 
2234, los 2088, or 1304, 1376, 1721, povres 230, 1666, 
3447, pose 762, 2216 etc. Hierher gehôren auch die deutschen 
Wôrter robe (raub) 1766, 2486, 2498, 3463 und Lo (Laudus) 
3248 V. 

1) S. auch die Tiraden U 2245—54, 2307—14, 2906—13, 

3290—8 etc. 

82 



Von 25Sv an ist der Unlerschied ewischen 6 und ô 
durch die Sckreihung in der Regel nichi mehr ausgi-driickt; 
auch ersteres wird mm tneistens durch o udedcrgegeben. Hin 
und wieder steïlt sic/i aler auch jetet noch dos norm. n an; 
so fur ô V. 3657, 42u4. 4303, 4304, 4354, 4593, 5346, 
6199, 64Ù7, S465; fiir u 3630. 3716, 1020S; fur u in Pos. 
4154, 5228, 8015, 8794, femer in temulte 4476, 9343. 
ultre 4804, 6667, 6670, 7173, 7264, S056, 8294, 9175, 
9862, 10776, 11059 'J; fiir vor m und n mit folg. Gons. 
3779, 9489, 954S; in der Verbaîendung unt (um uns Je- 
gegnet niclit mehr, nur om ons) 3675, 3884, 4461, 8740. 
Zieei Worter nekmen Jcdoch eine bcsondere SleUung ein, malt 
und Bunt. Ersteres hàît nSmlich bis eum ScMuss des Werkes 
n mit grosser ZakigJteit fesi; molt komnU nirgends vor; vgL 
3734, 3778, 3802. 3885, 3937, 3945, 3991, 4024, 4155, 
4157*} etc. etc. Auch in sont ist dos n getndniglich bewahrt; 
sont erscheint vcrhàlinismàssig selten: 4127, 4266, 4388, 
4539, 4S04. 6u84 ; vgl. dagegen 3648, 3798. 3839, 3883, 
3SS5, 396S, 3:'7S faber vont 3976, font 3977 J 4280, 4319, 




— 499 - 

gd>en. Von da an versehwindet nicht fiur ne gânMlieh^ mm- 
dem in manchen Wartem der DipMkong uberhaupt: wo er 
noch begegnet erscheifU er ois oe. Eine JDurchsicht der Bdme 
ergiebif une ja fast in aXlen àltfr. GedicMen wiederum mir^ 
dose urspr. lot. 5 sdten anders aie mit sû^ sdber gébunden 
tcird. Ausgenommen folgende Stellen: escole (: parole) 1986^ 
vgl. 2367, (iNichole) 2288, demore (:ore) 5753^ estonent (: do- 
nent) 6228, 08 (: gros) S844, 9370, lieu8(: ficus) 2258, t;^ï.358ff, 
7303, 7646, 9328, 11266. Hierm kommen noch die heiden 
Reime haem:Raem 2986, Chaem:hoem 11193. Sehen wir 
von diesen ab, so handeU es sich uberaU um ein lat 5, dœ 
im Franeôs. uberhaupt keinen Diphthong (schola, tSnns, os) 
oder doch nicht oe ne entunckett (demorari, locus). — Die heiden 
Beime haem:Ruem und Ghaem:hoem sind im Stande uns 
einige AufMârung dariïber eu gebeny in wdcher GestàU lat. 
dis fur Wace bestehend amuseteen ist. Gane âhhliche 
Reime nàndich fuhrt Koschwitz (29 J aus BenoWs Chronïk 
an: buen:Roemff99i, 28914, Sueinsibuens 3888P, Swein^ 
:buen 31046, Roem]:hom 6831, Jérusalem :hoem 41441: huem 
31762. In dem eben genannten Werke finden sich indessen 
noch mehr analoge Reime, b. B. sen : boen 14319, Loherens : buens 
20443, boens:crestiens 24307, boensitens 32680. Aus 
allen diesen Reimen scheint hervoreugéhen^ dass man in oe 
(ue) einen Diphthong sprach, derart aher, dass mon auf die 
eweite Hâlfie dièses Diphthongs den Ton legte*). Die Ver- 
muthung, dass man nicht nur in hoem oder huem, boen 
oder buen, sondem gane aUgemein den Diphthong in der 



1) Die hei toeitem hàufigere Farm ist Soen, vgl. 11571, 27555, 
27560, 27752, 27777, 27781, 27822, 27842, 27916. Zu heaéhten sind 
ferner die beiden andem SteUen, wo der Name im Beime steht: Soens 
:8on8 (= saens soens) 27724, Soem:Roem 27676. 

2) Vgl. die etwas abweichende Auseinandersetgung von Koseh- 
îoitz (29). Die beiden Beime im Bou lassen noch eine andere Er- 
JUârung zu. haem:Raem und Ch&em:hoem stéhen vi^Meicht fur hum: 
Ruom wid Chaom : hom, àhnlieh wie 253 Buen : Huen fur Baom : Huon. 



500 — 



angegébenen Weise sprach, toird dadurvh imterstut£t, dass 
nicht selten e fiir tie ue hegegnet, so in imscrm Terte evre 
395, 58S2, peple i6'i>c;, pref 2520, vêlent 875, /"erwer seffre 
Î6S7, trêve 1698. 

Im Eimclnen stclît sich die Hdschr., was lot. o at^- 
trifft, in foîgender Weise dar : Nur mit dem Diphthong findei 
skh ba&î hoQÎ 3464, 5716. 11196, coer 10144, fuer foer 
2154, 2178, 10523, oes 2336, 5967, 9163, suer soer 1833, 
1851, 5600, pruL've 397, qnena 245, 309, 489 etc. Loi. 
potes und potest erscheinoi ebenso beimAe immer in der 
dipUhongtrien Form, vgl. V. 142, 234, 834, 2007, 2150, 
2374, 3377, 2381, 2561. 2640, 3837, 3908, 4346,'5810, 
lllOO etc., seîten mit einfachem Vocal: 6774, 6896, 7950. 

Nur ue {oe) haben — abgesehen von den icenigen schon 
envâhnten Fàlîen, wo dafiir e éngetreten ist — bis 258^ dnel 
231, 232, 1183, 1187, 1796, 2215, 2375. 2992, 3240, 3262, 
3265, 3378, 3516. moert 132, muet 3054, noef 2241, pneple 
796. 3408, proef 170, aoelent 60, 65, 143 Var., vneleat 
882, wofiir von da an mit gleicher Consequene o eintritt: 
dol 4142. 4718. 47Ô3, 5288, 6765, 8861, 100S2, 10741, 




- 501 — 

3777, 5446, 6001 6167, 6592, 7242, 8682, 11332, 11343, 
11483. Nur o eeigen nof, nove 18, 5906, 6912, 10068, 
10079, 10326, descovre 396, 6002, roves 6887. 

JEigenthumlich verhalten skh homo und bonns in den 
beiden verschiedenen Theïlen der Hdschr. Ersteres erscheint 
sswar schon bis 258^ hàufig mit dem Diphthong, vgl. g. B. 
115, 135, 332 Var., 351, 474, 476, 594, 732, 965, 2859, 
2985, 3431, àber auch mit einfachem Vocal, so 1126, 1146, 
1370, 2030, 2070, 2076, 2084, 2134, 2374, 2389, 2393, 
2419, wàhrend von da an allein die Form hoem gebràuchlich 
wird; vgl 3680, 3908, 4098, 4589, 4767, 5096 y, — 
leteteres begegnet bei den ersten Schreibem nur sehr sdten in 
der diphthongirten Form (3217, 3437 J; weiiaus in den 
meisten Fâllen ist der einfache Vocal bewahrt, so 176, 209, 
307, 346, 350, 361, 691, 692, 742, 765, 776, 790, 960, 
1078 etc. Von 258^ an aber herrscht der Diphthong vor 
(an ungefàhr 60 Siellen) und bon, bons, bone, bones wird 
die sdtenere Schreibung (an ungefàhr 18 Stelîen), 

Immer den Diphthong hat in der Hdschr. estuet estoet; 
vgl 397, 2157, 2382, 2719 Var., 3321, 5771, 5775, 6062, 
7046, 7180, 7204, 7631 7904, 8632, 9922 Var., 10155, 
10809 etc., dagegen treffen unr neben trueve 398 trovent 
4906, 5236, 7726. Das u in pluvere (fiir pluere), dos in 
andem altfr. Texten gélegentlich diphthongirt auftritt, ist in 
dem einzig vorliegenden Beispide durch o wiedergegeben 
(aplovent 7725), wàhrend juvenis mit dem Diphthong ge- 
schrieben ist: joefiie 1852. 

Fine besondere GestaU hat auch in der Hdschr. des Rou 
lot. angenommen in den drei Wôrtem focus, jocus, locus. 



1) Das auf hômo zurûckgéhetide Pron. findet sich — stets mit 
vorgesetztem Artikel — wieder aïs um 5, 125, 126, 234, 765, 956, un 
398, 955, 3024, om 1374, 1988, 2316, 2327, 2467, on 1111—1112 Var., 
4172, 5319, 5414, 6283, 6455, 10367, en 2078, 2079, 31U, 3513, 3837, 
3952, 4110, 4607, 6400, 6632, 7060, 7061 etc. 



Die Fomien im Ms. sind feu 1584, 3354, 4357, 4358, 
435'J, 4'JOl, 6127, 6Ù5'2. S407 etc., gien 2339, 2345, 10293, 
lieu 'J4i>, IWO, 1520, 17o2 etc., femer 3586, 5562, 6422, 
6540. 6980. ?3U3. 7646, 9328 etc., oder leu 3833, 4881, 
6131, 5545, 6550, 6708, 6991. Leietere Form triU vor 
258" gar nickt anf, so dass also auch hier wieder ri» Unter- 
schied in der Schrcihtveise der eiwielnen Copisten vor 
Auge» liegt. 

Zum Sclduss ist Jtoch eu encàhnen, dass fur lot. o auch 
sonst daim und wunti eu erscheini, loic in deuls 768 und 
veult Î013, vtid leu, tvw inMuntgieu 3047; vgl. 1202. — 

Soweit sicA das Gebict von îat. o iiberblicken làsH, 
scheint die Zakl der Worter niclU gam Hein «* sein, deren 
in norm. Mundart nietnaîs durch a ansgedriickt teird, die 
also o haben. In unscrem Ms. hommen hier folgmde Wôrter 
in BetracM: doa') 627, 1617, 3023. nohle SU8. 1476, 2301, 
323-J. 3367, lores 2082. 2446, 2973, 3171, 10668, ore or 
S", 93, 99, 151, 630, encore encor 488, 815, uncore oncor 
415, 419, 446, 481 de. Nach Mali (Comp. 52) geiwrt auch 
oitovre (7387) hierhcr. Welchen Lautwerth der Vohtd in 




— 503 — 

iheil.J der Diphthong durchaus die Begd ist in WMem 
me cuer, duel, illuec, pues, puet, ynelent, Ueïbt in hom 
und bon dos o meistens bewahri (vgl. eu ersterem Worte 6y 
17; 9, 29; 10, 5; 12, 10; 16, SI; 27, 11; 120, 16; 124, 
32; 126, 4, eu leteterem 20, 24, 28; 21, 28; 22, 9; 28, 14; 
29, 18; 36, 6; 42, 14; 50, 3; 68, 22 etc.) und beide 
Wôrter erscheinen wiederhoU in einer Tirade in on^): 18, 
16, 18; 19, 6, 23; 69, 7, 19; 92, 18; 167, 13, 14, 17; 168, 
17, 20; 190, 29; 191, 2; 209, 26; 233, 22, 26, 27; 240, 8; 
248, 16. S. femer Fierabras 113, 146, Parise la Duchesse 
1, 2, 3, 4 etc., Richars li Biaus 3623, 4426, G. de Tiane 
184, 193, 196, 197, 1672, 2613, 4069, BenùU Ghronik 4244, 
5206, 13650, 25418, 31276, 40623, Jordan Fantasme 
Chron. 304 etc. 

Von den von Paris (Alex, 59 Anmerh. 2) und MàU 
(Comp. 61 J besprochenen Wortem, die, obwohl in ihnen lai. 
a in Pos. vorliegt, doch 6 haben, kommen flot (meist fie ge- 
schrj und mot ewar eUiche Maie vor (1340, 9629, 9571, 
heu?. 1889, 2930J,'1ceinsvon heiden jedoch imBeime, wenig- 
stens nicht im dritten Theile. Jbn eweiten TheUe findet sieh 
moz:ô 2311. 

Einige deutsche Wôrter sind noch fur sich eu betrachten. 
Der Diphthong ne in faerre 2179 ist = ahd.uo(fuoisi). Ahd. 
hosa, dos so^ist oft in der Form hoese hnese begegnet, findet 
sich in der Hdschr. nur mit einfachem Vocal 9372, 9373, 
9374. murdre 2311 scheint eine Ausnahme eu bUden, da 
hier o in Pos. vorliegt (mord, goih. maorthr), ist oiso ahm- 
lich eu heurtheUen une cort; vgl. oben 8. 497 6a). Fïir des 
bors 11081 wird mit B defors eu lesen sein^ da bore 6, 
nicht hat, cors aber natiirlich o. 

n. Was diesen aus lot. û stammenden Vocal anlangt, 



1) Wie auch ton 190, 30, 240, 6 (vgl BÀdiara li Biaus 2342, 
4672), cUm ébenfaUa kurses o hat (tônuB), aber freQiéh gleich son 
(sôuus) àUfr. immer mit o (u), nie mit ce (œ) vorkommt. 



- 504 — 

80 sind die Reime durcham rân géhûten ^enso wie i» dot 
Tiradm des eweiten Theilcs*). Snc Ausftahme liegt «ur 
V. 2137 vor, wa ô mit û g^unden isl: Seime (Saucôna f. 
Sauconna) : commune. Aehnlic/ie Reime sind auch sonsl ge' 
legentlich aneufreffeti; s. den Mûnchener Brut S. XXVI. — 
Auf Verwechflung mit o ist V. 5709 die Sckreibung cove ■) 
euriickeufuhrcn, wofiir sonst richtig cnre steht 5731, 5732, 
6733. — Aus griech. v slammt u m barse 054, aus deutsdtem 
û in bn 524, 548, bru 10294 u. a. 

II. VNBETONTB VOCALE. 

Es zeugt f'iir dos Alier dcr Hdschr., dass die der Ton- 
silhe vorhcrgehendeti Vocale aufmerisamer aïs es gewofinlich 
eu geschehen pflegt iiherliefert icorden sind. So ist 1) a 6e- 
leahH in aohater 2352. 3115, achata 11262, achatoent 2179 
Var., achate 9775, achatez 112S9, achatee 1376, 9783, 
racbater iJ554, chaeir W25S, chai 400, 1027, 2695, 6598, 
8300 de, chaiat 42U, decbaeir 8847, meachaî 7805, 9077, 
meachaist 6752, cbanu 7627, gaole 4233, 4975, graer 
1U629, 10847, grae 3534, 9134, graee 11310, laur 98, 




— 505 — 

8766j regians 14, religinn 2306^ remembrer 1^ Salomon 
1757, 1764, 1789, signifie 60, testimuine 350, teatimnnia 
504, trinite 710, 5359, yUanie 9636, vilanaiUe 7888, vo- 
lante volonté 424, 831, 893, 3320, 6848 etc. 

Bei der unbesHmmten und schwanJcmden Stdhmg ciber, 
die die unbetonten Vocale im WoriTcôrper einnehmen, lâsst 
sich erwarien, dass aie mannigfachen Verànderungen ausge- 
setet sind. Lies Tcann auch unsere Hdachr. in deuUicher 
Weise veranschatdichen. 8o ist geworden IJ 9^ au e in 
abeie 347, 444 etc., cheant 1748, citean 8439, comperer 
5147, comperra (/*. comparera) 5975, comperront 6815, 
comperee 8424, Termane (Tamenna) 2$, secrestein 348^ 
355, 373 etc.; — 2J 2L au in noer (natare) 5268; — 
3J Si au n in mangnnel {von ^àyyavov) 1467, 2181; — 
4J e (ae) £t# a in aage 2931, 5124, 5506, 6368, vgl. 
ainznaage 10722, 10829, 10839, acravente 8437, 8602, 
aparcut 4767, 6648, 10668, 11371, aparceu 7106, 8869, 
graanter 2818, 3104, vgl. 2821, 4740, 5702, parmentier 
4337, 4340, raendre (redimere) 956, vgl. raensist 2154, 
raemant 1307, raancun raencon 2144, 2146, 4401, 4678, 
11321, 11325, 11330; - 5J e au i in Alisandre 107, 
127, iglise 693, 712, 4060, 6326 etc. (église aélten: 333), 
litière 3143, nient 83, 4450, 4451, 7045 etc.; — 6J e (ae) 
au in provoz (prevoz 851) 2010, proveire 2296, 7967, 
roboors 10918; — 7) ï eu 2^ in manace 1^6, 1691, 2077, 
3305, 4382, chascun 286, 384, 725, 747, 809 etc., (ches- 
enn 122); — 8) i au u in den van fibnla àbgdeiteten 
Verhen afubler und defhbler; vgl. 1654, 2022, 2082, 
3059, 3064, 3087 etc.; — 9J i au e in einer grossen 
Anaahl von Wôrtem. Zfoar findet sich diable 461, 501, 
3157, finir 5749, finie 11110, visquens 3383, 6386, 7569, 
8489, viscunte visoonte 3779, 4075, 5031, àber danehen 
deable 318, 352, 379, 385, 435, 2475, deablie 4697, 
bevant 1914, beveient 1915, «Mneliers 4770, feeil 2226, 
3340, femiers 4937, Fescamp 708, 736, 793, 1840 etc., 



- 506 



letanies 7398, menur 25v8, nuretnre 2967, ordenez 75S, 
J054, 1863, perece 344, vgl. 10960, preinerein 177, 
secrestein 348- 3ô5, seuestre iiU25, veel 3464, vceeuntes 
2U11, 360?, 3033 etc. — Dk von Diea (I' 17ô) fûrs 
Span. und Prov. nachgewiesene Eigenthumlichkeit, dass fur 
KnhetorUes i hdtrfig e eintritt, wenn die folgende SUbe em 
ewâtes, bctontes i enikàlt, darf auch fur die Schreibung un- 
serer HdscHr. m Anspritch genomtn^n tcerden; vgl. Grespin 
3320, 3347, 8455, devin 6579, 6582. 6591, 6595, devise 
dovize 431S, 4814, 9468, Phelipes 5314^). Wenn femer 
vorher Fomien wie cristieii, divisiuii, diguite erwàhnt uttrden, 
so bietet das Ms. doch andrerseits crestiena 3170, crestiene 
1824, crestiente WSO, deviner 6588, vgl. 6563, 6565. 6587, 
devisant 448U, vgl. 4798, dignete 2586, frnetefia 11369, 
giorefie 5280, 6701, glorefiout 6700, veziez 5616, vgl. 7267, 
10590. Aus aîlm diesen Formen îeucktet das Bestreben 
hcrvor, die Aufeinanderfolge eweier i .su vermciden {vgl. 
taeiier unteti S. ôlOj. 

Neben iasi fnach Littrê = \a bïcJ 505, 634, 859, 
3534, 2608, 2769, 2821, 2831 etc. begegnei ofe seltmere 




- 507 - 

cnreit 368, curant 1641, cnruz 1084, curu 2071, 2701, 
curues 1097, acnru 1603, succurreit 3440, curlieus 926, 
dubler 2303, esculta 3288, fonda 2306, gatiere 72^, jurnees 

2207, sojurner sejurner 1290, 3139, justez 61, vgl 1567, 
1679, rumpue 2843, sauler 2425, sufifrir «70, 2706, 3039, 
3321, truvout 2Sff, vgl, 390, 393, 1922, 3113, trubla 2766, 
nltreT 1660, volante 424, 831, 893, 3320 etc.; — cj bunte 
777, 1979, 2088, cunter iOff, vgl 187, 1363, 1892, 1900, 
1937, 2996, 3219, cunte 1862, cuntree 1602, 1724, 2178, 

2208, Lumbardie 31, 663, 1983, lungement 611, 1310, 
2061, 2062, 2143, Lundreis 1363, munter 1031, vgl 1967, 
2302, Muntfort 3269, respundi 3091, respundu 2752, sun- 
jai 2870 Var, etc.; — d) cucha 621, vgl 626, curteis 154, 
3124, 3240, curteisie 812, 2100, turmente 2773, turner 316, 
vgl 81, 1342, 1628, 1647, 1669, 1682, 1617, 1621, 1684, 
ublia 1134, ublie 129, ubliees 9 etc.; femer cnardie 1497, 
cnard 2698, vgl 1689, 2696. — Jn dlen diesen FaOrn ist o 
selten: a) acota 2055, coveita 360, coveitus 1304, recovrier 
232, recovree 468; — h) sofri 3466, trova 277, trover 
654, 1103, trovee 673, trovez 1143, femer 1666, 1669, 
1914, 1936, 1941, 2666, 3060; — c) bonté i045, reconte 
1921, conte 1037, longement 1034. 2283, respondi 14M; — 
d) retornast 1970, oblia 298, 3364. Nur die Wôrter bUden 
eine Ausndhme, die mit sub eusamimengesetet sind; dos B 
in diesem Worte wird oft durch o wiedergegAen: sojor 
1730 (danében sujur 1867, sujurne 2006), sojurner 1290, 
sojume 2567, somuns 618, 1070, 1458, 1660, sovent 1161, 
1275, 1628, 1696, 2459 etc. BaXd mU u, bàld mU o ist 
d<is u in lot. cum heeeichnet: vgl neben cumbatanz 3492, 
cnngie 689, 1959, 3409, cunquest Ut 124, cunquise 
2772 etc., combateurs 1723, combatrunt 1731, congie 
478, 1479, conquerre 1292, 1716, 2696, conquerreient 2760, 
conquerras 2894 etc. Femer finden wir neben cummune 
cumune 911, 947, 3027, cumunement 2939, cumanda 744, 
cumande 2800, 3100, cumandise 2987, cumence 3037, 



cnmencie 3591, cuinverBerent 74, ctmuiB 137, ennui 179, 
cnnat 2054, recuiiniit 754, cuneii 946, 1030, cuain 2603, 
2813, Custance 2535, 33u2, eiistumme cnstume 285. 842. 
2197, cuvent 485, cuvenant 863, 336'5 etc. (bensowohi 
comanda 1422, comaude 10T7. 2451, comandement 1930, 
2478, commune 213S, commanement comunement 1200, 
1561, 2318, conuis 2963, coDnrent 1494, coneust ôôô, 
Costentin 3051, 3056, 3146, 3605, covenant 1803, cove- 
nablcB 2339 etc. 

Mit grosser Ungmauigkeit verfakren aie heiden ersten 
Schreiber in Wiedertjabe des lut. ô, Kenn dièses in unbe- 
tonier Silbe eu stchen kmnnà. n iîherwiegt ewar, aUein 
tcir brauchen nur drei hàttfig vorhommende Wikter in Be- 
tracht eu itiehcn, um su eeigen wie regeUos die Schreibung 
isi. Mil n ist lat. ô beseichnet in cument 493, 500, 501, 
502, 629, 1938, 2001, duner 1104, 2304, 2324, 2335, 2426, 
2U42, 3066, 3208, 3214, dunout 2420, duna 228, 1039, 
2169, 2309, 3585. 3587, parduna 2830, dunereot 1261, 
1548, 2075, 3339, dunaat 746, 3175, duuez 2U3, dune 
J4Ô0, 1721 2308, 2429, 3043, dunee 1381, 1844, hounrer 




- 509 - 

Begd nicht u hàbm. Zunâéhst méhrere (hi/fjugaHontfornim 
von poeir, soleir, voleir, ouf deren etgenthumliàkes VerJuMm 
schon Mcil (Comp. 52) hintoies. Vgl. ponm 889 Vair.j poez 
1143, poeie 1996, poeit 1005 Var., 2425, 3137, 3138, 
poeient 1208, 1209, soleît 1272, 3119, voleit 1987, 2069, 
2086, 2344, 2760, volez 2118 etc. V. Im Futur und Gond, 
dagegen findet sick n gdegewUich ein: pnrrez 2004, purraiit 
3194, purreit 520, viildreit 99, àher auch hier ist o be- 
liebter: porreit 684, 735 Var., 1000, 1544, 3468, porreÎB 
2667, porrunt 881, 1076, porreient 3467, voldraî 638, 
Yoldreie 1995, yoldreit 1003, Imtner mit o geschrieben sind 
femer folgende Worter: corage 1335, 2932, 2940 Var., 
homage 2253, 2827, homicide 2312, OTre 1463, ovraigne 
243, poplerent 73, poplee 68, reprove 2430, reprovîer 
1952, 2662, voler 601, 1583, 1752. Méhrere dieser Worter 
verhcdten sich in andem Texten ebenso: paplerent, hnmage 
diirften sich kaum finden. 

a begegnet in enfiiir 2124, enfiii 336, laer (15care) 
3141, sana 1896, 2930, sotoie in estuveit 733, estuvra 860, 
estuvreit 1998, SawoJd u als o aeigen die von lot. dolor,, 
demorari, mori, movere, nSviis, cooperire, r5gare, soror hersu- 
leitenden Worter dnlnrs 836, demnrer 1864, demara 2807, 
demurast 2415, demure 301, 1203, 1920, 2269, 2711, mnrir 
1154, 1313, 2125, 2218 etc., munit 112, 655, 758, 771 etc., 
mururent 2732, mammt 138 Var., 'mayeir 275Jf, navele 
842, 2737, ouvert 1649, descuvert 1503, réouvrirent 1744, 
ruva 736, 1433, surur 674, 959, sururge 2199 — andrer- 
seits aber dolur 1134, dolenz 935, 3185, dolemse 1120, 
demorum 2670, demore 2785, demora 3363, morut 3235, 
morurent 3518, moveir 304, 3036, moverez 921, esmo- 
veir 3608, novele 1165, 3153, novelement 2349, descovert 
1618, 1686, 2828, rova 1902, 2388, rove 2256, sorur 1061, 
1190, 1287 , 1403, 1429, 1450 etc. 

1) Auch poeir und poeste haben immer o, vgL 86, 742, 2686, 
3U6, 3607. 



510 — 



Zuweilen steUt sirh u auch da ein, teo es iveââr urspr, 
lat. noch a entsprîcht, wie in busoig 1997, buBuine OIS, 
sumiere 3002, 348û. 

Wie von 25So an das norm. u m hetonter SUbe ver- 
hàltnismàssig nur noch sdtcn vorhonmU (s. S. 498), j^gt es 
sich auch in nnbelonler nur noch vereineelt einsufinden. In 
einem Falle jedoch hâu/itjer: im Nasallautc. Dtes ist ai^iher 
kein Zufaïl, sondern hàngt mit der dumpfen Aussprache des 
lAïutcs stisamiiK-n. lieispicle: ColumhîereB 8556, combien 
0084, effundra 10216, funda 9T22, funderent 54L)3, fnndez 
r,Ù42, Dumbrez 4735, plongier 5256, 6727, tumber 8111, 
8797. u findet sich femer in cnrert 8243, nitrage 6682. 
Sonst stcM o wie in cosiu 10400, 104V3, 10421, 10513, 
destorber 6230, vgl. 6250, escolte 4343, 4460, 5877, 7336, 
golosee 8422, gopillierrojû, jovente S440, eepolture 5855, 
sovent 4035, 4045, 4046, 4047 de. 

Seltencr bei den ersten Cupisten, tjber aft von 258^ an, 
trrffen teir o fî<r unhcfimtcs o oder a ; vgl. doleruse dolerose 
1120, 5-254, t:nor'i 3911, 3956, 4702. 4749, 7118, 7399 
■i/l- 4589, 4646. 5426 etc.. nalteiiie 




- 511 - 

Uéber ô in tcnloser Siîbe ist wenig anm»merken; es unrd 
stets mit o heeeichneU coste 627, decolee b44j endormi 372^ 
forment 242, 638, fortelesce 1296, conforta 2876, fossez 
1302, ostel 365, porter 736, toidreient 912 etc., femer estera 
699, 1047, loe 3319,- Lorenz 3696, oir 2316, 3024, oez 
2369, ore 1078, 2761, oreille 1939 etc. Hierher gehart der 
Name Oem Oein Gain (s. vorher S. 494). 

Fur lot. û hegegnet o in costomier 7036 (costumier 
7788). Gfiech. v finden wir durch u wiedergegében in Snrie 
3167. Erwàhnenswerih ist etwa noch limeignons f. In- 
meignons 9101. 

Einige Worter konnen dos Schwanken in Darstdlung 
der Vocale var der Tonsilbe hesonders deuUich veranschau^ 
lichen: Nében Beessin 1020 finden wir Beiessin Beiessim 
3785, 4846, Beissim 4161, Beeissin 8^77; neben manacier 
11150, manacant 1101, manacie 3348 ehensùwohl maneca 
976, 5682 (: coreca) 6822 V- — In den vtm lot. hères a&- 
gdeiteten Wôrtem ist die Beihenfolge der heiden der &e- 
tonten Silbe vorhergehenden Vocale an aUen StèUen die nàm- 
liche; vgL erite 2744, héritage eritage 1330, 2264, 2746, 
2952, 3424, 6681, déshériter 686, déshéritez 2662, 3412, 
déshérite 2742. Dies ist eu erwàhnen, ioeU sonst grade in 
den genannten Wortern die heiden unbetcnten Voccde e und 
i ïhre Stelle gem mit einander vertauschen; vgl. Brut ireter 
/ 46, 4275, ireta 2722, 6003, desireter etc. 1 2829, 2863, 
4822, 6524, U 9850, 13936, 14668, irete / 958, 2406, 
5393, 7187, n9852, 12893, hiretage iretage i i084, ff i5i, 
II 11124, 15071. Vgl Aiol 313, 813, 881, 1403, 1414, 
2217, 2301 etc. 



1) Die Uhbestândigheii der Umlosen Voeaie tam âem DieMer 
haufig zu Statten, da aie ihm die Bildung reieher Beime erleichterte. 
Zu maneca: coreca 6832 vgl. e. B. menaça :aiivea ca Chevalier au 
lion 4175, chsLcierimeu&der ébd.4ô31, aoier: manacier (aoist eu lesen) 
B. de Jlam 328, 334. 



"oiii-erer ISOS, 120^"'' 
TCJeffienl S343 „(f ' "' 

2sW if w 'f •'■'^*' «» 

"^, Nel MM """""*'«, i 
^"A cm SS02 etc. 

mPBTh 



- 513 — 

maffne (S. 37) nachgewiesen hat. Wie dort begegnd fur ai 
oft ei:Alein 1425, mtein 2604, eir 49, eire 3130, eit 336, 
beissier 1646, vgl. 2609, 2924, chapelein 799, Chartein 1697, 
einz 614, einznee 257, feire 554, 3433, 3784, feit 84, 123, 
1448, 1866, 2414, feite 7, feiz 2, gleives 1522, meis 71, 
103, 111, 122, 551, 1118, 2646, 3309, peis 308, 919, 972, 
1186 V etc. Sdten ist e fur airfeseit 582, 3202, feseient 
1884, 2601, lerreit 4378. a fur ai hotwmt Icaum ver; faseit 
1797, 2470, 3204, 3475, faseient 9tl, 3300 etc. sind aU 
altère Schreihungen eu betrachten aie faisait 284, 3142, 
3143, faiseient 3898, 4264 etc. (vgl. Burguy II 158). 
Andrerseits treffen unr fur ei auweilensLi: aparaillees 2575, 
Biais 1536, damaiseles 1225, 1380, faiz 528, 2834, 4336, 
5105, 5693, Falaise 2) 3720, oailles 1662, maine 3932, 
paine 5077, saignar 2947, entresainz:painz 3943; vgl. 
Benoît Chronik aparail // 377, damaisel 31637, 32313, 
damaiseles 27528 etc., Besant de Dieu orailles 1^1, 1445, 
2637, 3750, solail 1286, paine 2063, 2166, 2169, 2745, 
2987, 3192 etc. Ebenso begegnet e fur eizaver 80, 226, 
chaer 1578, chaez 4025, deeressent 4126, mené 8716, 
mover 4624, esmover 5942, 8031, saver 4562, très 4525, 
treze 10062, veer 99, 706 etc.y. Wir sehen hieraus, dass 
die Gleichstellung von ai, ei, e fiir die Schreiber in der Aus- 
sprache schon vorhanden ist. Nicht so fur Wace, denn eine 
Mischung der drei Laute findet nicht statt, ebenso wenig wie in 
den beidm ersten Theilen des Werkes, so dass unser Diehier sich 
hier in einen bemerkenswerthen Oegensate eu Benoit stdU*). 



1) Séltsam ist die Schreihung paeis J312, 214, die vitUeicht den 
Uehergang in der Aussprache von ai «ru e andeutet. 

2) So bekanntîieh neufr. 

3) Dos handschr. destreez 4026 ist helassen worden, weil ee 
vieUeicht die Aussprache hegeiehnet. 

4) Dieser reimt in seiner Chronik ohne UnUrschied ai:ei 
z. B. I 37, 1071, 1175, 1763, 1819, II 169, 481, 1305, 1329, 1383, 

88 



10/171! \ " ""enni.ior »?()■ 

Puiiieaj mil .;■ • ""^ 



~ 515 — 

10807, femer 1473, ^34, 6425, 7007, 7867, 11433. - 
Sonst begegnet ni nwr bei den ersten Schreibem haufig IJ 
fur lot. ô -h i : Culuinne 27, duins 2231, dninst 155, testî- 
mnine 350 etc. 2) fur i^. o + i : despnillierent 3266, ennie 
:apuie 2013, ui (hodie) 2655, luîer 856, maire 940, quire 
939, 3114, 3117, vuil 1363, 1364, 2126, 2858, vuile 
1015 etc. 3) fur lat. o in Pos. + iicuiUiers 1872, 1873, 
1879, 1885, 1891, cuiUirent 1743, cunuis 137, vgl 2963, 
luinz 291, vgl. 1604, 1672, 1999, 2412, 3024, 3508, 3560, 
nuit 371, 1903, 1993, anuitie 1677, puis 1039, 1121, 
1687, 2511. Hierher gehort auch wit (octo), dos bis 258^ 
imrner in dieser Schreibung auftritt: 2003, 2567, 3253. 
Wir finden femer ui 4) fiir lat. n -h ircruiz 714, cuignees 
1219, de8tTuieiit:fuienti057, fuiez «4i, muillier 23i, 3425, 
nuiz 3116, pluie 2022, quivre 3052, 3063. 5) fur lot. u 
in Pos, + i languisse 3530, buissuns 2724, Burguinne 35, 
vgl 789, 2134, 2161, 2950, 3005, 3612, puignez 1669, 
vgl. 1571, 2718, 3563. In cdlen diesen Fàllen i$t àber auch 
oi durchaus nicht selten; vgl. testemoine 790, testimoignoent 
2280, voiz 1609, 1673; soil 635, 636, voil 2227, 2234; 
coilliers i8S3, 1907, 1941 etc., coilleient 1108 Var., vgl. 1765, 
1893, 2560 etc., loing 533, 2089, vgl. 1160, 2046, 2403, 
Oismes und Oismeis 963, 2231, 2257, 3369, 3383; croiz 
3050, coignie 2523, moillier 23S3; Burgoigne i343, 2532, 
poing 2982 etc. — Von 258^ an stdlt sich lat ô + i nur 
noch vereinzélt als ui dar, une in bnies 4236, dsgl. lat. o + i 
mit AîésnaJime von hui (Iiodie), dos fast immer ui hat: 4613, 
7612, 7613, 8046, 11212 (oi 9835). Hàufiger treffen wir 
auch jetzt noch m, wenn es entstanden ist ans Za^ u + i 
oder ans lat. u in Pos. + i; v^ï. espuisier ff403, pluie 5406, 
buissons 4936, luiteor 8744, fruit 11370. Meistens, und 
wenn lat. o in Pos. + i vorliegt, so gui une immer, schreiben 
die beiden letzten Copisten aber oi:boies 10014, 10018, 
10040, doins 9133, 9136, doinst 4392, 5665; apoie 8192, 
despoillent 9998, ennoie 5235, foiUies 4981, 7021, loier 



"iênio» 6653, sSt'ZZC 

*««. ».d ri,„, 5,,.^J '" 



— 517 — 

hiet von a + i stattfindet^ 80 ereignet sich dos Umgékehrte 
insofem als ui (oi) = u in Pas. + i dem oi (ui) = o 4- i vôllig 
gleichsteht. Dies eeigen Reime wie Burguine : testemoine 789, 
poigtloig 4347, trois : pois 3745, :pois (^ost) 5363 etc., vgl. 
ans dem ersten T/wile des Werkes Gascuine: Burguine 296, 
puissent itruissent 370, aus dem eweiten die Tirade 833—41. 
Zwci auff attende Reime miissen noch erwàhnt werden: bois 
: chois 889 und Troie: joie / 157. Im erstem FaUe reinU 
u in Pos, 4- i mit au + i, im andem urspr. oi mit au 4- i. — 
Besonders zu stéllen ist der Reim 8ui:Gersui 6321. Eine 
etymol. Geltung hat das ui in dem Namen der Insel, die 
jetet Jersey heisst, nicht, sondem Gersui steht fiir Gersei *)• — 
Wie im Charlemagne (s. Koschwite 39) findet sich auch in 
unserer Ildschr. gelegentlich u fiir ui (oi); so in us 322, 
3669, 4912, mullier 1831, busson 2030, pussent 2682, 
relusir 3948, amenusier 8845 u. a. m. Uéber ui:i s. weiter 
unten (Vers tmd Reim). 

an*) hegegnet, àbgeséhen von haunstes 3947, von welcher 
Form schon friiher (S. 492) die Rede war, noch in auctorite 
709 und Audumer») 3549. 

en findet sich in Deus sotoie in Dreues Dreus (Drewes 
1435, 1455) 1633, 3303, Evreues Evreus 3304, 3805 (Evroes 
4877), ieu in Baieues 174, 731, 3247, 3547, 4237, 4552, 
5336 etc., curlieus 926, Grieus 3087, lieues 3248, 3838. 
Die Wôrter feu fieu (ahd. fehu), feu (focus), gieu, lieu, Munt- 
gieu sind an anderer Stelle besprochen, ersieres unter 6e- 
tontem e, die and^m unter betontem o. Uéber De fiir Deu s. 
Declination. 



1) Vgl. Gersoium tieben Gerseium in der lat. Chronik des Robert 
von Torigni (ed, Ddisle) II 243, 244, 269, 290 etc. 

2) Ueher au, eu, ou aus al, el, ol 8, 8. 528. 

3) Xoch jetzi Pont-Audemer m der Normandie. Die echte fr. 
Form ist aber Orner; dàher S. Orner, der HeiUge u/nd die Stadt, die 
seineti Namen tràgt. 



^; "f (..di.) 6906. 93Z 

'^O, On („„,K Eu) 1037 mx 
etc. (val JTj/^J^.. „ '. ^'* ^^° 

f ;. w, 7a.*l;4 art 



— 519 — 

1783, 1966, 2737 etc., plout, desplout 595, 1377, 1483, 1784, 
2738, 3250, 3331 de. und tout 10798. plout und tout ent- 
standen aus plaçait und tacuit, indem àJmlich wie in fagus 
die GuUuralis eu v erweicht ujurde. Nében pout (po(t)uit) 113, 
200, 226, 995, 1197, 1277, 1383, 1396, 1484 etc. treffen 
wir pot 541, 905, 988, 2643, 2708, 3060, 3290 etc. Die 
3. PI. Perf. von aveir lautet meisl orent 809, 1078, 1425, 
1443, 1604, 1770, 4893 etc., nur selten ourent (1260, 1626). 
V. 120 stéht eurent. AusscKtiesslich o findet sich dagegen 
in sorent 1152, 2277, 3819, 3864, 4628, 7760, wâhrend 
neben porent 1259, 1769, 2650, 2707, 4496, 7759 etc. ein- 
mat peurent hegegnet (1122). — Zuweilen fènden wir ou 
fur o oder u in unbetonter Silhe: trouva 294, boubancier 
9154, souprendre 4277, 5037, souprisement 10392, soupeis 
6997, femer in dem deutschen Worte souper 8916 (aber 
super 1918, supe 1904, 1993). 

ie. FUr ie schreiben besonders die beiden ersten Co- 
pisten oft e ; eine Durchsicht der Reime ergiébtjedoch, dass eine 
Mischung beider LatUe nur an sehr wenigen StéUen vorliegt. 
Zwei Wôrter aber, denen ie sukommt, finden sich wie in den 
beiden ersten Theilen (s. 1230, II 303, 3177, 3102, 3969) nur 
mit e gebunden, nàmlich quidier *) und aquitier*); vgl. quider: 



1) Ebenso bei Benoît, vgl Setiegast 30. Andere FàUe ans der 
Chronik dièses Dichters, wo ie und e gebunden sind, s. ebd. Vgl, 
femer Tabler s MittheU. désirer :er 67, 15, renfusie.-ie 94. 26, aidier 
:er 252, 1, Bomvart ier: déterminer ^05, 2, :}}ieT209, 7, :frapier^54, 
4, :80])irier 359, 34, 361, 28^ aisies (l. aaisies) :es 204, 21, assigfnee 
ramee 376, 23, baissiee : passée 378, 12, commencer .-muser 434, 13; 
Fierabras respitesies 61, froesies 166, froere 170, AfAS dem zweiten 
Tlmle des Rou ist maisnieeiee 3142 zu encohnen. 

2) Auch dièses Wort sowie dcts einfache quitier reimt in BenoWs 
Chron. mit e z. B. II 2616, 13890, 16867, 17483, 26762, 30738, 
33364, 41685 ; vgl. donnèrent: aquiterent Bichars U Biaus 4377, aber 
ebd. chevaliers : cuitier 3763, chevalier :qaitier 4831, aqaitier:lea- 
wier 3705. 



- r,2n 

conter 3S5S: durer 5503, quiderentrentrasemblerent 1734: 
esgariierent 406J, : entrèrent 10080; aquîter:mener J926: 
parjurer 3925, :noiiier 11321, aquiterentrcunipererent ^5^ 
aqnite:apnrte 1047. Kin fertm-fr Fall isl especier {f. 
espeeeier) : couper 937. Mit ee ist auch asazee (/dnatden 
5523 V- V. 6058 ixl vieUekJd engane tu lesen. — ie 3**( 
hertar 1) aus lot. v: aprieme (f, prêmere) 9146. bien Î5S, 
405. 2963, 4424, lirief 7981, vriem. 7890. 7978, entier, 
entière 5216, 0271, engien 5078^), lier 656, 2625, 5437, fiert 
8267, 8485, 8597. icr 9078. 11212, licvent 1546, mielz 80, 
1156, nies 177, 1391, 2820, pie -^2, 473, 921, 1651, siet 
1082, 2016, vient :fient/ii. vie (d. vëtare) 4656', dévie (de- 
veto) 93 lu, vie/ 5245. 5906, 5912 etc.; - 2) aus lai. « 
(ae) rieu 131. 136, 276, aie (sëdea) 694, fieble (flshilis) 
3262, 10212, ciel 49, 52, 2765, 2872, 9384, lie 1191, 1768, 
1945, quiert 3313, siècle 5920, 9250, 9266 etc.; — 3j 
uns lat. e in Pos. niir in tierx (tertius) 178, 1839, 2125, 
2130, 8898 etc. 

Einc rer.'ickiedinr li'htmdlung des hetontm e tm Imperf'. 
i Fut. voM estr.^ Q-'il. Malt Gimp. 70) ist ntir.h 




— 521 — 

241, 396, 399, 402, 442, 482, 575, 656, 732, 811 917, 
999, 1001 etc.; spâier aber heschrànkt sich die Diphthon- 
girung fast gane ouf das Fut. (dock Impf. iert 3667, 4694, 
9262), 80 dass es sich also streng vom Impf. unterseheidet^); 
vgl e. B. m V. 4098 F. 4103 und 4104, eu 6847 V. 6814, 
sfu 7549 r. 7548. Die 2. Sg. Ttàs. von estre lautet es 
307, 1029, 5779 und ies 5799, 6799. — ie entstékt femer 
4) durch Attraction in den Endungen ari. . , eri. . , wie 
in deniers :mastiers 229 : destriers 1414 :esqniers 1923: 
volentiers 9471, 10927, : sestîers 10893; recovrier 232, 4136, 
mustierrmestier 357, 9301, chevalier: tablier 2342, :costo- 
mier 7035, 7787, rivières iplenieres 3525, destorbier ^05, 
demorer (= demorier) 11275, loiers:reproviers 11441 etc. 
In den aus dem Deutschen stammenden Namen Berengier, 
Gautier, Gohier, Lohier, Malgier, Ogier, Rogier u. a. m., 
die in dem Gedichie oft vorkommen, ist ier ebenfàUs auf die 
lot. Endung arius, erius euruckeufuhren (Diee I* 307). 
Das einzige Beispid von lot. aris ist &meliers 4770; es 
reinU mit ie. — Unter gewissen u. A. ausfuhrlich von 
Koschwite (S. 44 ff,) heeeichneten Bedingungen findet sich 
ie 5) fur lot. a, nàndich a) nach a, ah, g, erweichtem 
1 und erweichtem n. Beispieîe: Inf. chacier 1023, 5961, 
11241, porchacier 10111, 11329; chevauchier 3617, 4986, 
7046; chargier 3520, 4680, deschargier 6605, targier 1909, 
9832; apareillier apareilier 721, 990, 3519, 6189, 6359, 
7347, conseillierôSOS, 7248; aloignier 2046,5769, esloignier 
5678, 6955; Part, chacie 1676, purchaciee 2480, pur- 
chaciees 3243, porchaciez 7986; chevalchie 1^0, 2484, 
7017; chargies 6144, 6486, targiez 7986; apareillie 2040, 
5739, 6518, 7100, 8204 etc., aparaillies 1100, vgl. 2578, 6143, 



î) Beide Tempara sind genau getretmt aueh g. B. im Chevalier 
au lion: Impf, ert 1380, 3551, 3996, 4378, 4733, 4752, 5549, 6030, 
Fui. iert 632, 688, 786, 1172, 1318, 1349, 1576, 1634, 1811, 1831, 
1939, 1945, 2557 etc. 



'•P'eiter SSJO- ,^' ^"'' 
«^«« «70 7oS'. ^5 •'»« 



— 523 - 

ei, oi ausi: Inf. enveier 4963, 5677, 10243; Part, con- 
veie 2576, 5741 desveiez 3747, enveie 2576, vgl. 3244, 
3748, 4712, 5464, 5515, voies 4982 etc.; 2. PI Pi^às. u. 
Imper, enveiez 922, seiez seez 919, 10050. — e) nach ai, 
ei, deren i sich aus einer Gutturcdis entwickelt hat: Inf. 
esbanier (= esbaneier) 1024, esmaier 6967, 7901, foleier 
4487, gnerreier 2579, 9086, 9481, 11211, neier 5290, 6126, 
6728, otreierôSOff, 6687, 9162, 10168, 10498, 10527, paier 
10945, 11330, peier (picare) 9665, pleier 8759, preier 
290, 5805, 8048, 10157; Part, desleiez 5936, esmaiez 
3406, estolteiez 2664, vgl. 3405, guerreie 10906, neie 
448, vgl. 1171, 4170, 5276, 6683, otreiee 4237, vgl. 
6907, 9613, 11295, paiez 1817, vgl. 2393, pleie 8757, 
preie 616, 3347, 3903, 6217 etc.; 3. PI. Perf. s'entre- 
guerreierent 3261, 3291, preier.ent 10161, s'esmaierent 
9895; 2. PI. Pràs. paiez 10711; Substantiv: paien 1717, 
vgl. 3169. — ie is^ femer aneuseteen fur aiez 5826, 7609 
und deiez 10712, sourie fur terrien i) 11447. 

In sàmnUlichen jstdetst betrachteten Fàilen handélte es 
skh um das a einer lot. Endung (are, atas, amnt, atis, 
anns), das unter gewissen Bedingungen im Altfr. eu ie u)ird. 
Ihnen reihen sich etliche wenige Wôrter an, in wdchen ein 
stammhaftes lat. a in ie iibergeht: chief 548, 827, 1752, 
9040, chier, chiere 692, 1377, 1815, 2351, 2897, 3259, 
3621, 4769, chien 217, 522, 1312, chiet 132, 1081, 2691, 
8825, chient (daneben chaent 1749, chaient 1664, cheent 
1567) 4127, 8087, grief, grieve 766, 1292, 9039. ie steht 
femer ausnaJimsweise (vgl. Mail Comp. 74) in tries, detries 
detriers 2248, 2698 Var., 7070, 7529, 7584, 11066. Aus 
ahd. a entstand ie in bière (bâra) 294, 304, 325, 3144, 



1) Tries Wort kann nicht direct auf terrenus zurûckgehen, toeil 
es altfr. dreisUbig ist; vgl. Leben des heil. Thomas fol. 3 8tr. 3, ^ 
Str. 5, 8 8tr. 5, 22 Str. 6, 39 Str. 1, BenoU Chron. 15188, 23671, 
24207, 26602, 41107 etc. 



524 



404O, .9272 V ; aJiâ. Iriuwa finâd sich wivder als trieve 6U03, 
53S5, B396 (daneben triwe 980, 3310, 3410). ~ Nur n 
e reittien crier Ô20fi. dévie?. 5605, fier 3698, 6128, vyl^ ] 
2473, 8936, merciez 8971, coDgeez 56fi0, cnnroer 1389, , 
5Ï03, r/ïiî, 7772, vgl. 2243, 3620, 3852, 9279, 9289, 
effreez 3679, 10666, val. 1174, 3756, 4903, 7087, 10911 ' 
etc. Die von Koschuiie (S. 45) niiher form»lirie Begd findet 
sich also genau heohachtct-). 

Die WOrter auf lai. tatem, die bei Wace in groster 1 
Aiisahl im Eeime bcgcguen, haben e, nicht ie. Fine Aua- I 
nahme hUden nur pitié, amistie und nialvaistîe, die mit ïe ] 
gehunden sind; s. V. 1305, 2447, 5609, 9610. 5744, 7560, 
10971; dsgl. Il 269, 386, 391, 1836 de. IMesen schlies^ 
sich meitie an, II 388. 640, 656, 3023. Dagegen belt» 
10335, bonté 1045. charité 2115, cliierte 2435, cite 3044, 
cnielte erualti; 2521, 472V, iealte feelte 964, 1038, termeta 
1301. cnfermte 5488, 6770, fierté 6669, hiimilite 3025, 
ploiito /722 de. 

Ehiitfc ]Vôrlpy mtid hrsoiiders zu bclrochten. Win Im 




— 526 — 

de nanel741, Ronwart 408 i 2, 409, 32, Fierabras 40, 64, 
71, 83, 88, 92, 97, 113 etc.) unter Beriicksichtigung des 
Reimes renne ^) : femme auf dos Nichtvorhandensein eines 2 
in diesem Worte^J. — Bacheler bachelier (findet sich im 
Bou nur 880, nicht im Reime) scheirU in der Begd nur mit 
c gébunden eu werden; vgl. Benoit Chron. 6929, 30136, 
Leben d. h. Thomas fol 14b Str. 2, 67 Str. 3, 70 Str. 6, 
Toblers MiWieïl. 21, 26, 127, 17, 261, 19, Fierabras 63, 73, 
84, 86, 114, Romvart 696, 26, Bichars li Biaus 2288, 4446, 
B. de Ham 364, 377, baceler: celer ^d. 218, 277, 296, 344, 
369, 376. Dersdbe Beim begegnet Bomvart 413. (rriech. 
xoifirjTtjQiov erscheint in der Hdschr. in mehreren Forment 
cimeteîre 328, cimetière 6639, chimitiere cimitiere 4178, 
10914 (10916 fehlt). Vgl hierzu cimetere Leben d. h. 
Thomas fol. 22b Str. 3, cimitiries ebd., cymetere:mere G. 
de Coincp (éd. Poquet) 300, : misère: ebd. 367. Daneben 
begegnen noch andere Schreibungen: cymentere: frère ebd. 
298, chimentiere Bichars li Biaus 3211, 4432, cimentire 
Aire periUeus 769: dire M. 2409, cemetire K de la Char- 
rette 1853, 1866. — irie reimt mit ie 6264, dsgl. II 908, 
2244 etc. — Ebenso wenig une im ersten und eweUen TheSe 
begegnet im dritten eine SteUe im Beime, die uns eu der 
Annahme fuhren Tconnte, die Partidpiciform ie fur iee 
sei Wace gdàufig gewesen. Die Hdschr. bietet ewair oft ie, 
so e. B. 1099, 2039, 2613, 2923, 3691, ja von 268^ an 
beinahe ausschliesslich, allein nirgefids reimt dies ie aus 
iee mit urspr. fe. — nient unrd immer eweisUbig gébraucht; 
s. e. B. 2004, 2166, 3666, 6960, 6766, 7212 und JI 1619, 
1866, 2851. — Einige Mole findet sich ie, uw es keine Be- 
rechtigung hat: enperiere 3121, bier 8968 (vgl. piert MM 

1) Vgl die SehreOmng renne Fierabras 71, Tobkrs MU- 
thea. 88, 27. 

2) Benoît hat einen gweiten heweiaendenBeim: Warenne: règne 
Chran. 37494. 



526 



Comp. 74). — Ueber Sckreibuhgen me diesmer 7458, 
5443, 7462, 4731, .li-HoU U768, delietout 10552, ief 
3677, iesseit 9564, u'strriz 10048, 10664, vieaquena 3 
Tieaconte 3897, eBcliaucicrra 2887, dierreit 6571, 7321, ' 
oeieront 7290 s. weiter oftcn S. 496. 

ne haben toir m .liiutiel 2313. Dièses Wort stehti 
auck im Mou eweisilbig wie Roi. 2860, Comp. OU, 54, | 
CJtarlemagne 126 niul in der Schreibunp anncl anel R. 1 
ih la Char. 3519. N. FM. et Contes (éd. Mî^) 1 295, \ 
Aiol 9819. 



NASALLâVTE. 

Ww itn ersten und j:iveitm Thciïe des WerJces (s. Band I 
/ S. LXXVII ff.) werden auck im drîtten die Laute an uttd I 
en in den Reimen im Orossen und Ganeen avaeinanderge- ] 
halten y. Eine Mischung liegt nur an sehr wenigen Stdtat ] 
vor. Zuniichst in Mollant : descendant 8362 : vaillant 10613, 
denn das a in Melhtnt = neufr. Meulaii ist etymot. mcht 
berechtii/t umi genau nur der Reim Meulenttensement 1437. 




— 527 - 

Sodann àber in Kent: servent 9237. Dieser Reim ist sekr 
auffcMendy da Wace servant sergant sonst immer mU an 
reimt (907, 1094, 4261, 4329, 5871, 6489, 7697, 8083, 
9813 etc.) Der dritleFall ist tensipaiens 3165 und 1208 
= tens: palans (vgl, Mussafia Zeitschr. /*. rom.Fkil. IBand 
S, 404). — Wie vorn Verfasser an und en noch getrennt 
werden, $o auch nieistens von den Schreibem, MU Aus- 
nahme von sanz {aus sine), dos Mu/iger vorkommt ois senzt<nJ 
graanter 2818, vgl. 2821, 3104, 3323, 6702, 6849 etc. triU 
fur en, wenn es etymol. = en oder in ist, nicht o/ï an ein. 
Es fèndet sich ewar cbamberlang chamberlanc 1873, 1905, 
1913, 1929, 1935, raancun 2144, 2146, Sanz 4824, aber 
daneben hau/îger chamberlenc 807, 2322, 3000, 3237, 8451, 
11386, raencon 4401, 11321, 11326, 11330, femer immer 
Avrenches, comencier, ensemble ensenble, semblant senblant, 
Lengres, membre menbre, plente, remembrer remenbrer, 
nicht Avranches, comancier etc. Stets mit e ist femer ge- 
schrieben em in Beethleem 33, 3224, Jérusalem 34, 2933, 
2941 etc. sotoie in Roem Kuem Ruen. Dies ist desJuûh 
nicht iiberfliissig zu bemerken, weil wir etoar selten in 
letzterem, hàufig aber in den beiden andem Ortsfiamen 
fruh den Nasàllaut finden y. Merkumrdig ist die Schreibung 
Caan, die zuerst 11137 erscheint, von da an aber bis auf 
11193 beharrlich durchgefiihrt ist, wâhrend vorher Chaem 
Caem allein gebràuchlich war. Offenbar ist sie auf die nasaie 
Aussprache des em euriickzufiihren. — en fiir an begegnel 
nicht oft; immer aber in Ëngleterre und meistens auch in 
Normendie. 

C0N80NANTEN. 

Liqnide. — 1. Fcdle, wo dieser Buchstdbe in r Uber- 
gegangen ist, finden sich in der lldschr. eiemlich viele: I taire 



1) BeidCj getichr. Bethleant (Belleant), Jerusalant, stehen in 
chansons de geste oft in der Aasonane oder im Beime mit an, ant. 



528 



31, rhaster 1606, navirie navire 1065, 1766, 4656, 4684,\ 
9453, Kramlres 4S05, cotu-in- 5706, !ipo8toire?86"4, SebireJ 
(Sibylla) W33ô, Mau-oluuiii 10167, machecriur 10228. Die | 
siiiitere Form fortereBCc Iriii dagegen noch nkht auf; i 
fortelcsie, e. B. 1295, 41U4, 4195. — Ein urspr. U^/ergattg j 
von 1 m n liegt ror m t lf;iie 3833. 4169, 5190, 10941. 
Atis OlBe (4166) enisfaitd erst Onne, ans diesem Ogae, J 
Versetzmig des I treffen wir in Nicbole (Lîuculn) 7745; vfft. ] 
Benoît Chron. 38923, Jurdan Fantosme 1551, Histoire dea \ 
iIhcs de Normandie p. p. Michel p. 77, 180, 182 etc. y. 

Die Auflôsung des 1 vor folg. Gons. in u hat in der 
Hchreibung der Hdschr. bi-reits bedeutende Fortschritte ge- 
machi; doch iibcrwiegt noch hei weitem die Zahl derStellen, 
wo die Liquida heicahrt iat^). Im Eimdnen ist hier Fol- 
gendes eu bemerken: 1 nach a und a erscheint ungleich hâu- 
figer vocalisirt ah nach e. Femer aber machen die Gruppen 
aut, aud und out, ouil aîlein fiir sich mehr aïs die H^fte der 
Faite aus, wo 1 uhcrhaujit aufgelôst ist. So begegnet x. R 
ausschliesslich HeniLil, (Irirnuut, ungeuiôhtUich oft autri: mul 
haut. Auch vor ZisMuulm ist Auflosung der Liquida ^ivin- 




- 620 - 

der Liquida anmiseUm M, so gébm uns éUe Beime mur weuig 
AufsMuss. Da jedoeh s. B. 4428 tont mit plout^ 6249 vont 
mit pont, 4649 Heront mit ont gélmndm ist (vgl. Il 1776 
und 2897 f wo vieUeicht Herolt in Heront gu verbessem wâre)^ 
80 durfen unr annéhmen, dass gu seiner Zeit die VoeaU- 
sirung des 1 sich bereits atemiich eingdmrgert hotte. Bei 
Benoit hat sie sehon weit um sich gegriffm: er reimt in seiner 
Chronik e. B. teasrDens 24077, censgeoB 25970 (vgl. SeUe- 
gast 31f 32). — In Betreff sdleher Formen wie aoltre 3646, 
8058, Oaulter 10073 s. KoschwiiB (48)^ der aueh Sehrei- 
bungen une beals, cnltealBy manteals, die vomehmUeh bis 
258v oft begegnen (960, 2391, 3098, 1219, 2390, 2411, 3096, 
3097, 3128 etc.), richtig erldârt. Naehdem einmal beals ge- 
schaffen war, honnie es nicht fehlen, dass aueh hier fiir das 
Umlose e ein i sich einsteUte: daher die bèkamiten Sehrei- 
bungen biais bians biax. Dièse finden sich in unserer Hdschr. 
nicht. Zu erwâhnen sind dagegen die Formen haïmes 1621 
und Mahalt 1431 = healmes (aus helmes) und Hahealt (aus 
Mahelt). Kaum eu erkiâren ist die gane moderne Schrei- 
bung mieux F. 80. Nicht minder atuffàUend, cher gdegent- 
lich aueh sonst aneutreffen (vgl. Benoit Chron. 31569, 34986, 
sowie den ebd. 28292, 31283, 35849) istwoifSràl 4631. — 
Elision des 1 fitîden wir in amones 1046, cacha 621, cn- 
chier 625, cochie 3662, 11078, cochiez 3663, cnchant 6383, 
cop 3043, copes 6816, escotoent 8263, Gedefort 4722, 
gopillier 7046, miez 6242, pomon 8432, Norfoc 7738, 
Sufoc 7737, mutuns 1144, Ranof (Bannlf ) âffOff, 3635, 3796 
etc., Stotevile 8462, Vegneisin Vegnesin 2690, 4840, vot 
797, vosistes 7063, Wakelins 3284, Watehan 8994, Willame 
(s. weiter oben 8. 494) etc. Die nicht nur in der Hdschr. 
des Rou (s. e. B. 196, 261, 667, 773, 1202), sandem aueh 
sonst sehr gewohntiche Schreibung fiz fur fik eeigt uns, dass 
man das 1 in die^m Worte entweder nur sehr undeuUieh 
oder gar nicht horen liess. Noch Uarer geht dies hervor aus 
Reimen wie fiz:criz 760, filz:iiiirrii 1326, :Âeliz 1841 etc. 

84 



530 — 



Fine âhnliche Vngenauigkeit finâm leir in hosleUireniM 
4869, geschr. Uofitel/.:remez 4888, da in dctn ersteti der 
ieiden Wûrter das 1 wenigatens fur den Reim unheruck- 
sicJtiigt gelassen worden ist, Dos hàufîge Vorkomtnffn solcher 
Reimvcrbindungen hei Benoit lespricM Setfegast (32). Wcgen 
Auffall des I vomi Flexions-» s. DeeUnaiion. — EnoeicJUes 
1 wird im Aitslaut durch il, l'm Inlaut durch îll ausgedrUcki; 
aber his 258» wic fast immcr in der Hdschr, L des AlexiuS' 
liedes (vgl. Paris lui) imd etUche Malc im Charlemagne 
(Koschwits 4S) latch durch il: s'agennila 2Stf, apareilîer 721, 
990, 3519, aparuileuicnt 3545, cunaeilaut 835, faili 659, 
{aïie'it 3120, MWst 3401 etc. (J)atiehenPmï\i>31, aparaiilez 
10U6, aparaillies IIUÛ, aparailHc 204O, conseille 1934, 
faillir 3480, failli 1313, 1894, 3673 elcj. mervellc 2359 
scikeint ein Schreiifehlcr eu seiti. Sd den spâtem Copistm 
ist ill die Eegd; il nscheint nur noch seîlen wic in apa- 
rcileraent 3650, cissilîo 5064. 

m, n. Bé m ist kein U^ergang in nncn andem Con- 
.sonanten aneumcrkm, jrohl aber but n. 1) Ucbergang in 1. 
Din ausscliliesslich kerrschende Form fUr lai. nuima ist bis 




-^ 531 - 

6236y enperere, enpereur 3056y 3080, 3111, 3121, 3129, 
Fescanp 6782, enbuschie 1021, enbuschement 3493, en- 
buschent 9996, s'enbati 2261, 2646, 6106, menbre 868, 
4377, 4500, 7596, 11449, desmenbrez 11466, menbre {v. 
memorare) 6579, remenbra 10678, Lunbardie 3047, Honbre 
6667, 6670, 7173, 7227, 7264, chanberlenc 8461, settenbre 
9249, cenbels 9996, senblant 6902, 6480, 6482, 10282, 
assenbler 4173, 4873, ensenble 4861, 6462, 6133, Anbrieres 
4506 etc. Anders verhâU es sich mit dem m von cnm. 
Dièses bîeibt grade mit Vorliébe vor p und b, wie in com- 
paignes 1512, 1514, vgl. 1831, compaignie 1402, 1616, 3048, 
6443, compaignuns 1618, compasser 701, cnmpererent 963, 
combat 3912, combatist 1294 etc.; aconpaignier 6664 ist 
eine sdtene Schreibung, n fur m vor f stdU in Danfront 
4256, 4260, 4266 (Damfront 11273). Vor f ist, was cum 
anbetrifft, n fast cdlein gebrâuchUch, und Schreibungen wie 
descumfirent 2490, descumfiz 1766, descnmfitnre 1132 werden 
nur bei den beiden ersten Copisten angeiroffen, die sdber 
sonst meist n haben: canfes 763, cnnfermer 3698, cunfort 
234, descunforter 3140, descnnfiz 2736, descanfitnre 3666 
etc. m vor v begegnet nur in comyerserent 74. — FUr ein 
in den Auslaut tretendes m bieM die Hdschr. gdegentlich n. 
Besonders oft finden wir aber nur nnn fUr nom fdies 36, 
2795J Us 268v, s. 16'-'46, femer 69, 72, 236, 260, 262, 
269, 1461, 1826, 2008, 2084, 2324, 2836, 3004, 3693, 
wiihrend spàter nom bei weitem hàufiger ist: 3891, 4077, 
4762, 6588, 5744, 7649, 9311, 9397, 9409, 9697, 10169, 
10173, 11004 etc. (non 3668, 6736, 9340, 10336, 10431). 
Andere Fàlle sind l'un Ton 398, 965, 3024, Ruen 263, 
694, 703, Argenton 3370, Caan (s. vorher S. 627), Bertran 
6391, dan 2357, Bokînkehan 7743, Notinkehan 7744, Bosa- 
han 5636, Watehan 8994. Daneben aber stekt m: claim 
7613, 10736, criem 7978, dam 8660, estraim 2882, 2888, 
2889, 2892, Giem {neufr. Gien) 4823, raim ^38, Belraim 
5677, saim 7374, Bertram 8626, Engneram (àhd. Ingoram) 



532 - 



3613. Eine Eigenthiimlichkeit der Hdschr. bestdU darit%t 
dass sie stticcilen im AuslatUe nach voratagelietuletn Vocal m 
s^st, wo etym. nur n statthaft «tare. 80 in Hnom 223, 6781, 
6826, lîeiessini 0618811113755, 4161. Oem 5375, Ô414^J. — 
a im Auslauie nach r fàlU immerab: cbar, enfer, iver, atnr, 
retur, jiir, sujur bidet tffiser Ms., nicht cbarn, cufern, ivem 
p/c. Nur 2655 stéht jurn, — mt, md tncrden inlauiend mid 
aîtslautcnd fivitiahe immcr dareh at,adersetzt: antein, crient, 
cuiite, danter, aeute elc. sind sogar ail fin gebranchlich, 
wâhrend nebcn aniiiii, audou» 268, 1474, 3275, 3276, 3285, 
11434 auch amdui, aiudoiis vorkommen, e. B. 6015, 4538. — 
niB veneandelt sich meistens in va, «te in cbane 3946, 
4483, 4938, 7203, 82US, 8977, 9987, criensist 7932, duds 
13,64,81, 128, 149, 11345, pmiseir 4313, prinsome 3ff)y7, 
reins 600, Keins 4799, tens 10, 11, 105, 150, 159, 1593, 
1770 i:tc. Nur aehr ■•iplten bleibt m, mk'c in 8amson 4315, 
4316, teniB 3702. — uni inrd stt mm, mcist m geschrieben, 
in i'i'mme feme, huuimr hume, numer, priusouie 3667. Vn- 
gewôhnlich, allein mich ntmsi su fîndmi (s. B. Ben. Ckron. 




— 533 — 

Cnstance 2535y 3302, Costentin 1080, 3051, 3056, 3146, 
3605, 9409, 9419 etc., Costantinoble 3079 (vgl. Liez /» 
222). AusfàU des n liegt femer vor in ouvenant 863, 3365, 
cuvent 485 etc. — BistoeUen toird einem attëlautenden n em 
c (sonst auch g; vgl. Biess a. a. 0. 449 Anmerk. undII242) 
angcfugt; so in tienc 161 Var., tinc 6420, vinc 7430, revino 
6418, 6419. — Enoeichtes n im Ifdaute driicken die heiden 
ersten Schreiber tneistens durch gn atis, z. B. inBretaigne 266, 
1007, 1728, :compaigne 1832, iremaigne 2597, femer 2602, 
2627, 2632, 2801, 2809, compaignes 1512, 1514, com- 
paignuns 1518, 1917, 2275, esloigner 1160, 2046 Var., vgl 
2403, 3508, s'enpeignent:s'estreignent 2&dr, seignnrs 833, 
vgl. 862, 1049, 1059, 1288, seignurie 1300, 2949, Va- 
luignes Valoignes 3528, 3558, 3564 etc. Danehen steht 
haufig einfaches n, wie in remaine : pleine 427, chevetaineB 
1513, feinent : ateinent 1629, seinur 832, 913, seinurîe 718, 
enginie 3507, Valaines 3563, selten und beinahe nur eu 
Anfang des Gedichtes nn:Bretainne 15, 25, Gascninne 24, 
vgl. 26, 27, 35, Valuinnes 40, enginna 501. Im Auslaut 
steJit in oder ing: gnain 1607, luing-.bosuing 1255, 1999, 
2089, selten ig: busoig 1997. Von 258» an herrscht im 
Inlaute gn durchaus vor, s. V. 3931, 3932, 3941, 3942, 4115, 
4116, 7591 7593, 7594, 8011, 8013, 8014, 8388, 8715-20 
etc.; n crscheint viel sdtener (3792, 8494, 9888), nn fasi 
gar nicht meJir (11238). Dagegen treffen wir ng 5507—8, 
11275, 11463—4 und endlich auch ngn 5208. Im Auslaute 
schreibefi die heiden letzteti Copisten ig, vgl. poig:loig 4347, 
Morotoig:loig 4847, be8oig:loig 5109, poig:be8oig 8147, 
gaaig 6*202 9, kaum noch ing (7481). Séltsam ist die ge- 
legentliclie Schrcibung gn fur gewdhnliches, nicht erweichtes 
n; wir /î^wien Goigne 5435,5439, 5449, 5457, 5473, 7450, 
Goigne : reigne 5^0i, isaisigne 6879, femer reigne 10311, 
10367, Meaigne (Meduana) 4482, coviegne 4894, loiug- 



i) Vgl Ben. Chron. saisoigisoig Î0àl5, aiOompaig:remaig 11339. 



— 534 



taignc 11U05. Dicsc Sclireihtmg ist auf Nachlâsiriffkeit koh 
Seitun dcr CojHstcti sttruchBufUhren, die dus ii m fioine, reine 
etc. l'iir ein erwcicMcs hidteH. Zii ^nem eolclicti Irrthume 
kotmten sic leicltt verlcitet Kerden, we»n die MovUlinmtj des 
n m ihrcT Vorlage hiiiifig unbaieiehnet gelasscn (s. B. nicht 
durch gn ausijedruckt) loar. Dos Wichtif/ste i«t nun ahcr, 
ditss WOrter mil n mit solchcn staeeiten reimcn, die war n 
habcn. Wir findcn pliiiiiËichatnpsineÔld, Maij^ne : M«aigne 
(/", Meaîne) 4481. Zu erwiihnen ist noch ignicleuient 1079 
Var., igaek'inciit 3016 Var., fiir inielement inelcnient {= 
isDelement), maipntscs 1695 fur niainees (= maisneee), tlsgl. 
reguuh 1545, 7560, 8466, 10667, aregna 293 fiir rennes 
renés, arenna ariina '}. rennes àber ist ^ reduos (1586), 
arenna = aretlua, l'ijl. Bennes aus RhedoncH (Matstier 
Frane. Gr. 55). 

r. Ucbergatni von r in 1 findet siclt etliche Mole (ab- 
fjoitlien von altcl autel 206, 2248, 2326 und contraliur, 
l'i/l. 3452, 4365, SOSS, die beide altfr, auch svrufl tneistens 
mit 1 tjcuchrii^hcnwcrdni), Hàmlich in alniairi: 4565. Felgan 




tk 



— 535 — 

Frontevalt^ (Fons Ebraldi, jet£;t Fontevrault) 10319. Arve 
1437, 1461 (vgl lim. Chron. 28102, 28130, Mst des ducs 
de Normandie S, 49) ist die alte Form. Der Fluss Iveisst 
jetzt Avre (vgl, Quichcrat Anciens noms de lieu p. 80). 
Ausfall des r in Anbieres 5036, 5061 (Anbrieres 4506)^ 
Bcdi (= Derby) 7744, sostrent 7872, Gesui «) 2778, 2779, 
Chartain 271, 1697, 4819. In lietreff der zuUtzt ge- 
mmuten Fonn s, I Band AnmerJc. su V, 744 des ersten 
Theiles. — Wic im altfr. tristre findet sich r eingeschoben 
in Sartre 4317. 

Dentale. Was die iidatUende isolirte Dentcdis anlangt, 
so steht die Ildschr, atif dem StandpunJcte des Netdfr.: wo dctë 
Neuf'r, diesclbe nicJd hietet, findet sie sich schon in unserm 
Ms. nicht mehr. Dass sie aber bereits , zur Zcit der Abfassung 
des Werlces auch in deti Wortern ausgefallen war, wo die 
Sehreiber der àltesten llandschriften sie noch eu setzen 
pflegen (vgl. Alex. 92 if.), wird durch eifie Fiille von Reimen 
bewiesen, von ivelchen hier nur ein Ueiner Theil angefUhrt 
zu werden brauelU: vie:Normeii(lie 213, 5821, 6228, Nor- 
mendie : envie 705P, tf 776*, 9401, servie : curteisie 8/1, espîe 
: départie 267/, amie : endormie 285i^, die: faillie 6/05, Marie 
: partie 4240, :vie 9255, traient :manaient 527/, veierveie 
525, dcieiereie 6045, crient .s'alient 26*S7, crient : contra- 
lient : s'entrcdetient : s'entredient 8087—90, soe : coe 52/7, 
Hue : pendue 2/i?3, curues:niaceues 1097, issues : rues 4S/3. 
Vgl. hierzu ans dcm ersten Theil 157, 248, 290, 326, 390, 
412, ans dem zweiten z. B. die Tiraden 575—8, 670—7, 
916-37, 1327-41, 4248-64, 2089-2100. — Deuisclws 
(1 zwiseheii Voealcn and sonst hat sich zivar Mufiger er- 
halten als der entsprechende lut. Liiut (vgl. Diez /* 313), 

1) Die Histoire des ducs de Nonn. p. p. Michel Paris 1840 
iMt sogar Frontevraut 83, 84, 90. 

2) Vgl Gaseliiis f. Garselins TohUrs Mittheil 9, 13; 10, 15, 
iiî; W, 4 etc., iraveser ehd. 21, 17, 179. 19. 



53B — 



aher Ausfall darf dock als Regel awf'ffestdlt werden. Die 
Hdschr. bietct tiicht nur Gain 347, 484 etc., Mootliheri (Hod8 
Liderici) 4822, sondem auch Gohier 2469, 10979, 10983, 
Î11Ï7, Goioe Goigne (Goiloin) 4687, 4696, 4711, 4761 etc., 
Lohier Loier 205, 6'Ô5, 659. — Die ÂssimUatiùn des t uud 
d (H dcn Gntppcn tr imd dr ist iiberalt volleogen, ivie in 
nurriz 2Ul, pierre 1544, rescorre 5292, quarrel 5399 etc. 
Dagcgcn ist die Dcutalis vor 1 nocJt belassm in der allen 
Form espaudlea ') 62S und vor u in redneti 1586. Vgt. 
wcitcr ohen S. 534. 

Ausluitiende îsolirte Dentalis findet sicii in dcr Hdschr. 
i^fuUtcii 1) in dcn Ferf. auf ut und swar auch in fnd 
(wofar fut nkht vorkommtj 26, 35, 70, 91, 92, 95, 107 
etc.; 2) in der 3. Sg. Perf. auf aX ad; vgl. leieeat 196, 
traveiUat 197, osad 1008, atatl 1662 Var., dunat 2309; 
3) in der Pràp. ad 3uS0, 6938; 4) in dcr CWyutirf. et 
Die Verbalform fud crscheint jedoch nur hci dcu erstcn 
Schreihem und auch hier durchatis nic/U als dnsige Form; 
fu begegnet duncboi viel Mufiger (s. li. 25, 34, 227, 




— 537 — 

erwâhnien Perf. mit Ausnahme der ouf nt hammt mm aber 
die Bewahrung der Dent, ouf Rechnung der Copisten: Wace 
sprach sie nicht tnehr. Dies geht, toas leissat, traveillat, 
08ad etc. anlangt, ans Reimen hervor wie dunarja 2411^ 
esgardarca 9317 u. a. m. Fur fad ist es indirect eu 
schliessen ans Reimen une fa: tenu 1839 ^ 8958 y :eu 4764: 
mea 10211. Participkdformen wie die so èben genatmten 
finden sich nàmlich an andem Stdlen mit dem Pron. ta ge- 
bundeny z. B. 630, 1030, 7878y 9531. Aus dm letetem 
Reimen erhellt nun femer, dass aile P<»rticipia auf at ti^ t 
bei Wace cingébiisst haben. Dos Gleiche gilt von der Endung 
atem, da e. B. 7628 und 8755 verta mit einem Part, auf 
ut im Reime stekt. Ebenso ist fur die JEndungen atem und 
atam {fr. et) Verstummung der Dentaiis als feststehend an- 
sunehimen. Beweiskraftig sir^ hier die Reime De: boute 
1046 y : charité 2116, rcite 3187 etc.; Damnede:leve 3160, 
De:escolte 4344, :crie 6602, :ore 9863, :graante 10318, 
femer cohree:me 9289. Nicht minder fur die Endung 
it (Perf. und Part.) ; vgl. départi : ami 2105, aatresi : 
gaerpi 3093, oirissi 3329, Henri: servi 10519 :hai 10593 
etc. — Aber auch in Stàmmen ist der Abfàll eines urspr. 
zwischen Vocalen stehenden t oder à, wenn dièses in den 
Auslaut tritt, schon bei unserm DicfUer die Regel. Beispiele: 
gae: traverse 3728, le: fosse 9944, vi: Henri 178, : Ai 8878, 
cri: ci 6599, pie:marchie 473, crei:sei 1671, :otrei 2127, 
:mei 3889, feirmei 2969, :rei 3351, :dei 6933, conrei: 
soi 3870 etc. Ebenso ist es in allen Fàllen^J in den 
beidm ersteti TJieilendes Werkes, s. 1508, 155, 344, II 399, 
852, 897, 1149, 1259, 1277, 1278, 1300, 1661, 1792, 1826, 
1972, 2981, 3623, 3637, 3638 etc. Abfall des t ist femer 
durch défi Reim gesichert in he 2560, 9479, 9514, 11107, 
dsgl II 1392, 2502. Der Reim oraalte:Alvere 4720 làsst 
in gleicher Weise vermtUhen, dass auch fUr diesen Namen 

1) Nur II 3852 widerspriM; dagegen fu II 853, 2969, 3616. 



538 — 



noufie fiir Alred in itrr Sprache de» Dichters Apocope «fer 
Dent, tbauiowold misnin Intwn Isi wie fiir Hardro (Hardrat) 
4077, Oeffrei 266 de, Onfrei 8474, troladem dass Alverod 
haufî/j (s. li. 1285. 2739, 4642) und Alred allein ge- 
bmuchlkk ist (n. 260, 261, 1058, 1062). — VtUcr dm WÔr- 
tcni mit festcr Dcntalis ist ausser tôt, tnit (vgî. Mussafia 
ZeUschr. fur ruman. l'hil. J 412) petit xu crwi^mcn (196, 
2863, 6287 etc.), sowie habit// 1712, aqnit 3933 und die 
NamenKcnat und narAnkenut 1327, 1333, 1335, 1379,1303, 
4640 etc. TMe 1. Sg. l'n'is. Ind. von cuidîer quidier lavtet 
kuld «luit 1357, 7635, 7796, 10876 und qui 2738, 7447. 
Im Rcimc kutmiii traUre Form gar nicht, Idstere II 3646 
vor. — Dk Schrcihttnr) piai (placitum) 2488 follt atif, allein 
juk/i acll/iimivr ist, diiss das Wort in dicmr Fomi ncbctt plait 
(I551S, 16370, 16S29, 16877 etc.) wenigstens in der Chronik 
dc^-i Benoit m mhrtnn StcUen g. B. 19960, 20645, 21851, 
23359 durck dcn Ucim gcsichtrt ist. Auch in Gunnil (Gnn- 
hild) 1370, 1381, 1303 isi rftr Âbfall dcr Dodutis unge- 
wiilmUch, wvnn ivir Miilielt dambm haltcii. 

Trltt d in d/m Au-tlaut, no wird ex ivie awh soiist j 




— 539 — 

Bernard 1984 und immery brand 323y oomand 1076^ enard 
2698, entend 137, esguard 1803, mund 114^ 661, parfdnd 
2124, Rainald Reinald Reynald 1844, 2135, 2141 und immer, 
Richard Ricard 195, 213, 248, 273, 321, 323, 327 etc., 
secund 251, 772 etc. Daneben erscheifU freUich auch die 
Tenuis, so stets in dunt, par ant (Beispiele s. unterô); vgl. 
ferner cumant 316, Richart 206, 207, : tart 212, : esgart 429, 
: gart 1386, parfunt 1739, 3436, secnnt 172, 185 etc. — 
Auslautendes t oder d wird suweiien durch c erseùft toie in 
branc 4090, prenc 7428, 9232, 10047 V- Von 258v an 
sind fiifncr donc und par onc fast nur gébràuchlich, wahrend 
die beidcn ersten Schreïber dunt, par uni hàben, dune, wo 
es sich bei diesen varfindet, ist = tune, nur sehr séUen = 
de unde (416, 3114, 3610). — Die urspr. richiige Farm 
Norman erscheint nur einige wenige Mole (2720, 3509). 
Die gewôhûiche Schreibung ist Normant (vgl. Diejs I • 463). 
Daneben findet sich Normand 2675, 3027. Apocope des t 
fiach n hahefi wir in den Nan^en Monfort 8370, 8503, 
Mongomeri 4415, 6005 etc. Die beiden ersten dopisten 
schreïbeti gcnauer Muntgien 3047, Mnntfort 3269 etc. 

8. Die Gruppen st, so im Antaute finden sich einige 
Maie in der Hdschr. in urspr. GestaU wieder: Stontevile 
5053, 8452, Scoce 10167. — Im ItOaute ist s liaulig vor 
den Liquiden ausgelassen; vgl. derainier 855, renablement 
2374, cnmt 4071, Gilebert 3329, meimes 1825, mainees 
922. Wïe sehr aber AusfaU des s wenigstens vor 1 und n 
scJmh um sich gegriffen hatte, beweisen Schreibungen wie al- 
modnes 3204, maidnce 2619, 3303, medler 1210, medlees 
850, entremedio 1121, rednable 2146, vadlez vatlez 523, 
1049, 1233; s. fertier 1159, 1173, 1575, 2694, 2903, 3036, 
3037, 3280, 3297, 3342. Uéber die Entstehmg und Be- 



1) Vgl. Toblers MUtheQ. oomano 28, 30, U, 14, 46, 7, cnio 
134, 29, 217, 18, demanc 131, 3, pero Wt, 3, 224, 14. 



s-to 



detiiuntf dièses d kann kaum tdn Zwàfel herrscheii, tvenm mr"! 
die Fort)iCfi mesdie 350-i, niesdiee 3600, vaadiez 361S \ 
danebvn hallca. Aus nieller ward sunàchst mesdler, kh f 
dann mcdler, wie arts coiisre (cODsaere) ersl oousdre, spât 
eondre (v^l. Diee P 240). Dièses d findei sich von 258^ a 
nicht mehr; die (/ewôhtUicAen Formen sind mesler, Tasiet, ] 
niaiBnie etc., vgl. 4904, 1915, 4919, 4954, 5114, 5143»] 
5202, 5867, 6293, 6300, 6446, 9069. 9Î2S, 9166 etc. 
Vor Muta ist s ansgclasseti z. B. in det'aîz 952, ecaie» I 
10604. — Die Fragc oh Wace b vor Cons. noch iiberait ] 
sprach, darf hejald werden. Zunachst ist nâmliC'h su 6th J 
tiicksichtiffcn, dass im lîou kein Beim vorliegt, der u 
stceifdhaft tnachen h'ùnnte. Und wenn fertur auch 
Werken von DicJdem, die nkkt vid spàter lebtcn als Woct^ ' 
s. B. in Ghrétien's Chcv. an lyon Rcime eu finden s 
me meiBmes: prime» 68ô, dsgl. âd. prime : meisme 4036, \ 
deB8crvime8:meisme» 5257 und ebcnso in Benoit's Chron, i 
crimeB : meismea 17503, dsgl. ebd. benigneB : saintismes 
8890,12106, C8ta,t:\a.h&>it II 1765, esperit: Christ 295*', 
barate;hastc 3369S, so isi dock nicht ausser Ac/it m 




_ 541 -- 

961, i2S4, 2412, 2613, 2613, 8319, dosre 6992, eresiai 
7638, esrez 3764, vgl 4435, 5666, Yesgaesm 2563, en- 
venigmement 2990, forrasge 4856, Innsdi 5384, meseiedi 
6383 tic. — Auffàflend istc fur s in despences 3221, 5115. 

s. Dieser Buchstabe hmmt im Aniaute m der Hdsehr. 
nieht var. Im Inlaute finden toir ihn fur grieeh. Ç tfi baptiza 
1826, baptize 1827, bezanz 3179, 3206 (danAm Besancie 
32, besant 3176, 3194) sawie fur lot. de in dnze 108, 2667, 
3604, dozieme 10603, quinze 3136. Véber Schreibtmgm 
ioie chazoent, veziez s. bei e. Ausnahmsu^eise lâsst sich omA 
s duréh z vertreten; 80 steht 4318 devize und 10268 fieti- 
ziez. — Haufig erscheint z nur im Âuàlaute und ewar 1) 
fiir lot. c oder t, wenn dièses sfum ZiseUaut unrd: berbiz 
1674, chaaz 5089, craiz croiz 714, 3060, 4666, 6564, 8008, 
9693, empereriz 10178, 11499, enehanz 8803, faz 3168, 
iaiz 386, 645, 6808, feiz faiz 343, 493, 616, 618, 630, 
976, 1448, 2834, 2922, 3279, 4681, 10663 etc., nuiz 3116, 
arsiz 9115, paliz 1464, 3664, Plaisseiz 3637, 3773, 4219, 
tueiz 1236, poigneiz 4093 :abateiz 4094, ifroisseiz 4096, 
vgl. 8071—4, 8684, Lorenz 3696, mmanz 63, 153, 6318, 
6320, 6331, vertiz 7832, voiz 1609, 1673, coroz ») 6306, 
9666, esforz 3322, 4123, 6356, 7384, 8527, 8884, Gison 
2675, purchaz 2896, tîerz 178, 1839, 2126, 2130, 2262, 
8016, 8898, 11600, Toarz 6031, 7669, 8489, 8728, Vinaz 
2906 etc. Hierher gèhôren auch braz (braeinm f. brachiam, 
vgl. Diesf /» 267) 320, 2046, 2060, 2889, 2896, 8360, 
10343 sowie laz (laceos f. laqnens wie secins f. sequins, 
vgl. Biee a. a. 0. 265) 1883V. z triU femèr ein 2J fur 



ÎJ Die Schreibung mit z (dsgl Chev. au îyon 22B3, 3665, 4583, 
6262) wiUfstidgt IMr^ê ANeitung wm einem wm oorraptos gMi" 
deUn Subst. oorruptium. 

2) In Norwiz 7738 ist dos z as o^. a Aus âieser Sehreibwug 
sowie au8 dem Norwith im der lot. Ckram. des Bobert von 



— 542 — 



8 nach erweicMmt 1, tl, cl, icic in filz fiuz &7, 195, 305, 24?jfi| 
36Î, 657, 671, 738, 773, 1138, 1189, 1202 etc., genHIz T74,'l 
2997, 453S, 475!/, 5419, UWU, 9501, 10022, 10338, mieb j 
80, 903, 1013. 1U76, lir>/:. 1636 etc., noalz noauz 17£t4, ] 
3039, 4104, 11376, viel/. 5779, 8559, 10578, oilz 938, 98S, \ 
202V, 2660, 3354, 4710, 8179, 8188, 8413, 9665 etc. ^ 
3) fiir ta (da). Beispide 3ul—4, 509-10, 517-8, 713—4, 
833-4, 877-8, 901-2, 1669-70, 3241-3, 4425-6 etc. ] 
In allen drci vorstrkmften Fàllen ist z durchaits die Regel, 
und Beauveis (Bellovacum) 2389, berbis 1086, bras 7523, 
fais 5815, conseils 7044, miels 698, vieU 852, bies 847, 
laens 2062, poias 2346, palefreîs 4979, plaia 844 sind 
SchrcibfeUer. Eine Mischting mit e tritt in den Reitnm 
nicht cin, ebensotveniy wïe in den beiden ersten Theiîen des 
WerfcEsV. Docii jittdft sich troz:galopz (/". galops guloa) 
1633 tind N»rmauz:baiicK {f. bancs bans) 3127. Nie mit 
a sind ewci WUrler i/eschrieben : dis (decem) tmd prU 
(pristium); beide werdni uuch nur mit s gebanden. Mn 
schtoanlcendcx Verlialtcn seigt pais (pacem). Dièses Wori 
hcU stvar gîeieJier Weisc meist b, nickt- z am Schhtsse, vgl. 




— 543 — 

£fwei FaUen. Zunachst nach n und swar regelmàssig in anz 
und senz (mich sanz und saînz geschrj; vgl. zu ersterm 
Worte 108, 769, 987, 224L 2285, 3253, 3314, 3326, 
3604, 4751, 9011, 9242, 9246, 9259, 9261 etc., su letzterm 
434, 462, 528, 644, 686, 1096, 1452, 1974, 2181, 4232, 
4256, 4673, 4678, 5110, 5481, 5672 etc. Auch in Provinz 
(Proviimm) 4805 ist z durcJi den Reim gesichert. In andem 
Wurtem scheint es jedoch auf ein Verselhen eunickgefiïhrt 
iverden zu mussen, me inBretunz 2683, chîenz 522, seinz 
929, 6889, da sonst s in diesen Wortem allein gebràucJdich 
ist; aher es fàlltdoch auf, dass wir dreimal engienz finden, 
nàmlich 4246, 5056, 5078. Andere FàUe sind cuntîenz 
629, ^ainz 835, 2709, luinz 291, poinz 4368 (puius 938), 
Sanz 4824. Ferner aher treffen wir z in der 2. Sg. Pràs. 
Die Schreibung mit z ist hier so séhr vorherrschend, dass 
sic nicht unabsichtlich sein kann: dciz 5806, dorz (:morz) 
3675, fauz 5786, sez 387, seuz 632, touz 386, velz 1926 
(veus 425) *). Irrthiimlidi steJU z in douz 240, 261, bailiz 
852, bêlez 1410, treiz 1835, prez 9916, cuardz 1589, ga- 
lopz 1624, bancz 3128 fs. DeclinationJ. 



J) Die Worter, die in der ITdschr. des Bou z am ScMusse haben, 
(Inden sich auch in der Chronik des Befioît mcistens so geschrieben, 
Auch hier verhâlt sich pais schwayikend; es reimt boM mit z, bald 
mit s; s. z. B. I 948, 10940, 12360, 14350, 14835 einerseits, I 797, 
II 1028, 12225, 13432, 13636, 14559 andrerseits. Benoît ist abn 
vifl ungcnauer al<t Wace: eine Mischung ztcischen z und s tritt aueh 
sovM oft hei ihm ein; vgl z. B. I 911, 1397, 12761, 24261, 25325, 
26430, 29545, 34555, 34573. So correct toie Wace ist dagegen wieder 
Chrétien, wcnigstens in seinem Chcv. au lyon. Mit bemerkenstcerther 
Conseqtienz ist awh von den Schreihern der Hdschr., die HoUand 
seincr Amgahe zu Grunde geîegt iMt, dasseJbe orthogr. Princip 
durchgefiihrt, nach welchem in der lldschr, des Bou z am Schlusse 
geschrieben ist. Zu 1) sind u. a. noch folgende Wôrter ufid Formen 
zu stellen, die im Bou nicht vorkommen: dolz douz 17, 1297, 2018, 
2516, 2529, 3691, 3827, 3935, 4127, 6285, perdriz 1265, solaz 241, 
700, 1072, 3534, 3547, tortiz 303; zu 2) asauz 5131, consauz 5731, 



544 - 



Onttnrale. Fia- c vor a und aas h entstandmfm «n 
(ie) i.s( hi (1er Hdschr. meifdms ch eingetri^en. Bedurfte M 
nach dvn Amfiihrmigat JùroCs und Anderer noch ânes £ 
weiscs dafiir, dass dièses l'Ii ilbcrall als k animseteeH i^, 
wird er durch Betrachtumi lier Schreibung itnserer Hdseitri \ 
in nneweideutiger Weisr. erbracht. Zunâchsl ersehen tcir flt \ 
daraus, dass die alterr Schreibtmg c noch euweUen auftaucMî ' 
ncben boachage 820, 3S42, 4820, 4866, champs 1737, 
Charlemaigne 661, 263u, chevalcha 679, 1697, Richard 
Ricbart 196, 306, 3U7, 3VJ, 213, 273, 321, 327 etc., cbaca 
1674, chazant 1663, enrhaucant 1627, planche 366, 418, , 
447, 472, plauchies 4328, vache 3464, seneschal 4413^ i 
5897,5908, charpentier (7533, ffff53, eschaper 7653. 11460 ' 
ftnden wir boscage 1106, camp 2493, camps 1742, 1747, 
cbevalca 1529, Ricard 248, 323, 611, 619, 1445, 14S9 ete^ 
caucier 3618, plancew 5246, sonescal 803, 2988, 5681', . 
iiiarescal 804, Cames 2613, carpentiers 6491, escaper 5267; 
fertutr nebm Chaeiii 4242. 4629, 4552, 4555, 5336 Hp, 
auch Caeui 3837, 5189, 5190, 5191, 5193 md beim IHetm 
Schreiber Caaii 11137 ff. (dsgl. CaaiueJB 11242, 11357). In 




- 545 - 

(Arques) 3416, 3430, 3434 etc., Chaaignea (GahagneB) 8568, 
Chanon (Canon) 8673 V* Di^ Ausspraehe âe$ ch = k «r- 
heUt etoeiiens aus Sehreibungen wie pasche 2664, Niche: 
toxiohe 3226, Niches 9686, tarchais (taçwiaiov) 7698, se- 
pulchre 9764, Lnche 9827, anchres 9877 do. Direet mU 
k ist dies ch oder c sélten heeeichnel: Karlemaigne 8038, 
Tonke 8446. — Mehrere Maie hat sieh ch da emgesckUehm, 
wo nur c stoMhaft ist, d. h. vor urspr. e und i, wie in chaenz 
2912, purchacha 3478, chachant 4290, enohaehent 4167 
Var., Ghaucheis 3803, cha 7644, decha 4604, 10030, 
machncB 7727, 7830, 8073 etc. Aber chimitieres 4178 
scheifU heine fMerlwfte Schreibung '). — Die Mchende Aus* 
sprache des c var a, o, n wird von den beiden ersien Sckrei^ 
bem manchmal durch ce angedeuiet, vgl. aparcent 1889, 
2063, aparcearent 1493, Bricean 1214, Besencenn 3003, 
ceo 63, 64, 73, 76, 79 etc., cea 1999, 2911 etc. Von 268^ 
an bleibt sie gewohnlich unbeaeichnet. — Immer mit c, nie 
mit ch geschrieben sind procain 2603, 3639, 4667, 4664, 
6668, 11339, aprocierent 7196, 8220, saces 6904, sace 176, 
1928, 4433, saciez 3887, 4419, 7306, 7619, 9633, sacent 
7237. Vgl in Betreff dieser Warter Koschwitii 68. — In 
altfr, Handschriften findet sich nében c sowohl im Anlaute 
als auch im JMaute haufig&r g ein. Nében calice 4664 be- 
gegnet durcJuxus niché sélten galice; vgl. die Beispiele bei 
Littré und den Prosaroman van Lanedot (bei JanekblaetJ CL. 



1) Vgl, Joret Du C dans les langues romanes p. 287; s. auéh 
ehâ. 354 und 260. 

2) Joret a, a. 0. p. 243 ff, apricht von dem hâufigen VoHbommen 
von ch fur ce, ci, ti im ersten und MweUen TheUe des Bou. ABein die 
angefûhrten gahlreichen Bdege sind nichit heweiskrâftig, sdbst wenn 
aie, was nicht der FaU ist, unmittelbar der Hdséhr, Duchesne — in 
der dies ch in der That auffàUend oft hegegnet — entnammen wârenj 
da eine Copie aus dem 17. Jàhrh. haum in BetrcuJU kammen lumn. 
In den vier aus dem dritten Theile citirten Wàrtem rikhrt dos ch fur c 
von Pluquei her. 

86 



.146 



Was de» ItUaut arûangt, so siwi Bieglc, «egont sehr ^e* ' 
wôhnliclw Schreibungcn. Erstcres findel sich im Rou nùrht *J, 
îdeteres aber hât^ig: 5337,8015, 8Û62, 1149T, II5UU nefcen 
aeeund seeunt 251, 772. In Betr^ des lof. securus ist tm- 
Bumerken, dass die Giitturalis, wofem sie sich erhaU, in éer 
Regel als Media crschei7it (wie im Span. und ProvJ, Dùaf 
gemûss schreibt auch unset' îearf aae^ra 1069-i. — AhfcM 
des c îiegt vor in Lanfran 9378, 9380. — Die ht. Eitdung 
itia, ieium itium finden ivir in der Hdsc^r. in verschiedeaen 
Schreibungen: 1) cds iee in malice 431, 2521, (: calice) 4Ô63, 
dsgJ. -.of^cel 689, licfs cesclîces) 5585; 2){dsise isce m 
servise {: prise) 5Sti". (;dyvise) 2238, (: guise) 25S7, serrisoeB 
(: prises) 840 etc., cumaadi8e:justtge V 29S7, arenantine 
(:chemiae) 2849, .justise (:devi86) 4813, (riglise) ^326, 
(imise) 5727, coveitise (: prise) 11347; 3) als ece eze e»ce 
in perece 344, noble(re;largeceS?3, h&utece 3055, richcco: 
forteleze 53P3, proecunSDelece 4i44, ivresce S05, pruesce: 
leesce 221], t'ortelesce 4194, 419Ô, iioblesceilargesce 167, 
9391 etc. AttffaUend ist (ïe/-iïeit» fortele8ce:b^ete8cheï2Ô6,■ 
«• xeigt, dass fur das lelefere Wort kein reiner (ruUuraltaut 




— 547 - 

occise 2771, occident 2781, 3863, 5323 hatm davon keine 
Rede sein aneunehmen, dass man in diesen Wartem une im 
Neufr, dos erste c cds Gutt, sprach, denn neben den er- 
wâhnten Farmen^ kammen toeit hàufiger seiche mit einfachem 
c vor, vgl, ocire 7448, 8764, 8869, ocient 1694, ocist 668^ 
3282, 7466, ocistrent 1196, 1764 etc. Daneben begegnet 
bis 258^ auch die Schreibung mit se in oscistrent ^12, 
oscis 117, 198, 1829, 2472, 2602. 

X = es erscheint in der Udschr. in toxiche 3226j 
texte 4664, 6664, dux ('fUr ducs; s. Dedin.) 618, sowie in 
der merkwiirdigen Form ouxsur 1062. Meistens findet enttveder 
Assimilation oder Auflôsung statt (vgl, Diee /• 260 J, erstere 
in Alisandre 107, 127, Lisewis 1066, estre (extra) 4932, 
6088, 10368, 10640, 10604, juste (juxta) 296, 1461, 1646, 
1647,2031, SussesseiEssesse 7735 e^c, letztere m apreisma 
3182, 4060, vgl 7716, eissir^) 2266, 2442, 3017, 3207 
eissillierent 2183, eissilie 6064, seisante 97, 9011 etc. 
IlierJier gehôrt auch eis = ecce 1536, 3146, 3667 etc. — 
Die Combinaiion et wird nur sdten unveràndert gelassen 
wie in auctorite 709, destructiun 1790, 3296, afflictions 
7364, 7396, élection 10192, doctriner 10468, fructefia 11369. 
Gewohnlich unrd c aufgdôst oder assimilirt sich dem t. JEr- 
weichung liegt auch vor in leitrun 297 (aher litière 3143) 
und luiteor 8744 (vgl. luite Ben. Chron. 14704, 23160, 
luitie 27882), wàhrend die neufr. Formen lutrin und lutteur 
lauten. Die Assimilation ist noch deutlich erkennbar in litte 8, 
ditte 21 Var., afattie 237 (daneben afaitement 216, vgl. 2462, 
7344). In Wic (Vectis Vecta) 9203 hat et eine unregel- 
màssige Behandlung erfahren: man sollte Wit erwarten; ailein 
Wic findet sich auch sonst, s. B. in der Hist. des ducs de 
Norm. p. p. Michel 1840 S. 181. 



1) Dièse Form ist txm 258^ an nur noch selten; an seine Stelle 
tritt issir (auch schon vorher gebràuchlich: 380, 988, 993, 2871) z.B. 
4911, 9247y vgl femer 4005, 4088, 4913, 6509, 6521, 6522, 6597. 



- 548 



qu. eu làsst sich hihif'uj dttrch qn vertretm; so m * 
((ueuH, visiiuens (me iiieiis, visunens) 245, 309, 4Sif, 502 
etc., ijuida 697, S04. vyl. 1U16, 1104, 1361, 2056, 2S6U, 
3838 etc., ^\^\l:e 930. 3114,3117, quivre 5U52, 5055, qnor ') 
quer (euer 3W1. 328!/} îfJ4b\ 2380, 238à, 3359, esqnier 
iaber vumer eacaj 1418, 1523, 1568, 1924 etc. quuintes 
902, quuintemeut 1929 (iiiniintenient 356) sind auffallende 
Formen. Hat tler Schrei/jcr a7tdeuten wolleti, dass kviutes, 
nkht kiiites su sprechen i.^/i' — Fiir lat. qu erscheinl die 
iianzt Hdschr. hindurrh k regelmâssig nur in kar odur ker 
(quare). I}ie heidmi trden Copisttn aficr hfjien tiebcn qui 
(jue (Pron.J, que (t'otij.) auch sehr ofï ki ke, ke, Forvum, 
diespâter nur nocii vercineelt vorkommcn; m^vn \ia([\XG6 551, 
654, 726, 1125, 163u nudi unkes 478, 643, 988, 1174, 
1566 For., 1890, 1944 de. faber stets uncore uncor 415, 
419, 481, 3233, 3234); ferner sckreiben sie alkes ankes 
645, 2294. Im AUgemcineti ist jedoch âhnlwk wie in 
Hdschr. des Comp. {Muïl 93) k Uberhaupl nur in den ébat 
erwiiknteii Wi-rlirn ''on huufiger Ânwendung. Die Fùlte, 
wo es sich .^onst findel. sind etiva folgentlc: kind 1257. kuîda 




— 549 - 

siwi 1762 etc. 9- In anderer Weise enistand Seigne (1773y 
2015, 2031, 4798 etc.) aus Seqaana. Letsfteres ward aunàchst 
Seguana, sodann mit unterdrucktem a Segana (vgh span. sigo 
= sequor) und encUich, indem dos erste tonlose a icegfidj Seg'ne 
Seigne'). Fur Seigne fauch Ben. Chran. die gewohnUcke 
Form; vgl. femer Romvart 164, 4, 166, 29 J trot fruh Seine 
(ds gebràuchiiche Schreibung ein, tvie mon neben Bretaigne^ 
Charlemaigne ebenso oft Bretaine, Gharlemaine sagte. — 
In den wenigen FàUen, wo q in den Auslaut jfu stehen hùmmt^ 
fvird es durch c ersetety voie e. jB. in einc 987^ 9471^ onc 
4142y 8308. 

g. Ueber gu, g aus deutschem w s. weiter unten (La- 
bicde). — IfUautendes (deutsches) g ist ausgefaUen in Hne 
Huun; doch findet sich auch noch die altère Sehreïbung Hnge 
1637, 1648, 2133, 2142, 3269. Dass aber Hue schan die 
Wace gélàufige Form war, ersehen toir aus dem Reim Hne : 
pendue 2193. — SoU g vore oder i guttural lauten, so wird 
es schon in altfr. Texten meistens mit gn beeeichnet. Dies 
ist auch von 268^ an in unserer Hdschr. der Faïl; vgh 
gueldon 7690, 7690, longue 3839, 5195, 5215, 5286, 
longues 5328, 6330, 6604, 6666, 6070, 6071, 6072, 
longuement 4187, 4396, 5101, Hastingues 6499, 6712 etc. 
EinfacJies g ist aber auch nicht seUen : Geldefort 4722, 7457, 
longe 5236, gelde 8084, 10998, 11038, geldon 7813, 7960 
etc. Die beiden ersten Cqpisten aber schreiben fast immer 
lunge 92, 191, 614, 697, lunges 187, 204, 507, 649, lunge- 
ment 660, 1034, 1310, 2061 etc. und gn hommt fast gar 
nicht vor (longue 3016, Norwegue 1713, 1828). Dagegen 
treffen wir gu fur g in Guale (Gallia) 43, vieileicht in 

1) awan (owan Flore et B. 1533) ^ hoc anno 838 hat skh 
àhnlich entwickélt; vgl it. uguanno. 

2) Diez (I* 264) erklàrt Seine aus Sequana dwrch AusfaU des 
(|. Im Widerspruch hiermit lâsst er eu a. 0. 431 auch in Seine den 
Diphthong durch Ertoeichung des KshOautes e^Ustéhen. Ebenso isi 
aitfr. ewal (aequalis) ébd. 2&à OMders ertiàrt ois 325 Anmerk. 



550 



Folge der NiUie r^wiGiiales, langna^e Ï2, 63, langiii S2/ff, 
4752, laii^uoroa 4550 Itaben ihr a schon im Lai., daher €lic 
Schreibunij. Ob dus a siiimtn war, nmss mceifdhaft bleiben: 
dcr Rcim langui : itiaindi 221S beweist nichts, vieil i vnd ni * 
auch bei Wacc suwdlen gebumlen werdcn, — g vr Cotu. , 
bktei keinen Anlass eu BmKrhmgtn; docf* ist reddes 1632 
jH cniàhnen, da sich hkr, was nkht eie» hàufiff m F)'an- 
sôs. vorkommf., g dcm d assimUirt hat-. Diesélbe Form bu- 
gegnct eweimal im prosaischen Lancelot GLXJII. — Ans- 
tautendcs g mird ditreh c vertreten, me ausl. d durch i. 
Dan Altfr. verhalt sich hier ebenso tiiie dos Prov. Seispiete 
aus tmserer Hdschr.: l'hiiinberlenc cbamberlanc 8U7, 1873, 
8451, 11385, Cbiereshnrc 2107, 4551. 4635, 4636 tmd 
immer, Flameiic 677, loni' 4076, 6131, rcnc 9231, sauc 8900, 
8023. Selten bleibt die Media: chamberleng chamberlang 
WU5, 1913, 1929, 1935, 2322, Flauieng 193. — PalattUnê 
g wird entweder durch j oder di^ch g laisgcdriiekt : eine 
Untursdieidunij je ■>uich dem folgenden Vocal findet im AU- 
gemeinen nicht statt; vgl. oncolorja 8234, jambes 2851,9370, 




- 551 - 

haupt nicJU j ror i set£i (Dies I * 464). — Die Schreibung 
Jherusalem 3174, 3223, 3243 und Jhesu 9013, 9320 6e- 
gcgnet auch sonst oft in altfr. Texten, 

h. Wegfall eines anlautenden h findet sich in der 
Hdschr. hàtifig. Zunàchst immer nach einem didirten e 
oder i. Man schriéb nicht Theritage, l'home, l'honur, Thostel, 
rhnre, d'homes, d'hore, s'hostages, sondem l'eritage (2962, 
3424, 9774), Tome (9351, 9357), l'onur (772, 2532, 2687), 
Tostel (1910, 1911, 1948, 2394), l'ure (2316), d'omes (4042, 
5592), d'ore (9468), s'ostages (5454), SteM dos Wort allein, 
80 wird wenigstens bis 268^ dos h gewôhfdich bèlassen, me 
in héritage 1330, 2264, home 1306, 1307, 1334, 1360 etc., 
honnr 167, 664, 1289, 1850, 2101, 2243 etc., hoste 1994, 
1996, humblement i028, 2110, 2200, 2449, humilier 2ISff, 
humilité 3025, hure 843, 853 etc. AbfaU ist viel seUener; 
0. B. 121, 143, 1810, 2666 {neben honur), 2746, 2760, 
2926, 2956, 3064 Zu bemerkm ist die Schreibung mit 
h in hahan haan 837, 1538, 3614. Die beiden letzten 
Capisten lassen es oft faîlen und schreiben eir, eritage, 
eriter, ier, iver, orrible ^) etc. Nur in hom hoem, ho- 
mage, hostel, hui wird es mit Vorîiebe festgehaiten, wah- 
rend es in Uebereinstimmung mit andem cdten Hdschr. 
(vgl. Alex. 91) in aveir und or ore nie anzutreffen ist. — 
Was dcts deutsche h aniangt, so wird es, abgesehen van dem 
Namen Willeame (s. oben S. 493) beinahe immer bewahrt. 
Doch findet sich regei 499, elme 3874 und Onfrei (Humfrid) 
8474, 8475. Nirgends kommt jedoch die sonst in àltfr. 
WerJccfi sehr hàufige Ungenauigkeit Telme (= li helme, le 
helme) vor. 

Labiale, p. Bemerkenswerth ist die aite Form ense- 
pelie 5361, neben wélcher sich die gewôhnliche mit v 2123 



1) Von enor {fur onur honur der beiden ersten Schreiber) ist 
schon frûher bei unbetontem o die Bede gewesen. 



- 552 — 

vorfituM^). Papia tcird Pavie 1858, 3420. h fur p haben 
wir in Cnn8taiitiiiol)le 32, 3070. Dièse Form mit b vit altfr. 
die geii'i/hnliche; spàter haf man das p wi&.iertier<feslelU, in 
Oronoble [Gratianopnlis: a. Dice /* 277) aber betassen. — 
p vor s ist abgef'allett, wi:il der Ausspraeite unheqwsm, in 
salnies 73if7. — Ijal. pt findet sieh in der lidschr. erhoAten 
(« escripture 7, 407, 6344, septemtriun 47. In bvidenWôr- 
tern iat es ahrr sr.hwrlirh gesprochen worden; in ersterm 
schon deshalb nicht, wiiil z. B. I 5Î2 eecript im Reime mit 
(lit sieiit l'vgl. escrit : dit 559, Ô619). temptant 364 m* 
(■(Me zwar seltsame, aber aitch sonst vorkommmde Sehrci- 
buny; vgl e. B. Brn. Chron. 11223, 2499Ô, 35462. 25663, 
26712 and Litirr. Dirt. (tenter). — Ohne Xwcifel einer An- 
lehnung an campuH hat das p in Fescamp Fesohamp (Fig- 
cannum) 708. 736, 793 eic. sein Dasein eu verdanf»:n. 
Dièse Schreibung war iibrigenu keineswegs aUein fierrsckend, 
vielmehr findet sieh ebensoivohl Feecam Fe8cliain, vgl. u. a. 
Les Chro*i. de Normandie p. p. Michel Rouen 1839 p. 37., 
39, 41, Ben. L'hron. 9736. 9770; ja mch im 17. Ja/a-h. 
war Feseam gebrâurldirli. 



1 
I 




— 553 — 

neben Ranl Raol (Radalf) und Ronl (Hrôlfr), die immer sa 
geschrieben sind, treffen mr Aeraolf 683 und Ranof (Rannlf ) 
3606, 3636, 3795 etc. — ph, anlautend und inlautend, làsst 
sich durch f, selten durch v vertreten in fantosme 277, 
fisicien 2367, Estiefne 5356, Estîevenon 4631 (Stevanus in 
einer mkU. Urkunde berUhrt Diez a. a. 0. 285). 

V. 2koar nicht mehr in seiner urspr. Gestalt, aber doch 
auch noch nicht syncopirt, haben wir lai, y in joefne 1852, 
Zu gopillier 7045 vgl. Diejs a. a, 0, 288. 

Ahd, w im Anlaute ist in der Hdschr. in verschiedener 
Weise unedergegeben: IJ durch w, besonders bis 268v haufig: 
Willealme Willeame de. und abgékiirzt Will. 1839, 1846, 
2432, 2444, 2447, 2457, 5578, 8477 etc., Wace 158, 5322, 
11501, Waukelin Wakelin 3268, 3284, Watehan 8994, 
windent 9880 etc.; 2J dwrcA v m vanz 297, S. Valeri (Wa- 
lerich) 6376, 6448, 6457, 6461; 3) durch gw nur in GwiU. 
3441, 4251, 4831; 4) durch gu in Guillealme Guilleame etc. 
191, 198, 963, 967, 2878, 2903, aguaiz 849, vgl 2140, 
3499, aguaitant 353, guerre 817, 1814, 3296, guamir 1470, 
vgl. 183, 3390, guarir 859, 1000, 1153, guardout 2049; vgl. 
1803, 2319, 5467, guimple 640, 3872, 3884, gueredun 
guerredon 1373, 2152, 8047, 8516, guige 8960 etc. ; 5) 
durch g in gambais 7697, gant 3920, gaiter 2346 Var., gaitie 
4470, agait 3506, esehargaites 4386, garir 747, 1973, 6970, 
7483, garnir 3479, 3490, 3537, vgl 3653, 4224, 4381, 
garder 1137, 1606, 3475, 3533, vgl 4049, 6594, 6649, 
Garin 2463, 2467, 2472, Galleran 1487, vgl 1537, 1541, 
1632, 4927, H. Galeri 8726 etc. — Im Inlaute findet sich 
aJhd. w bewahrt in triwe 980, 3310, 3410, wofUr von 258^ 
an trieve eintritt; femer in Baldewini547 (BsLadoin 4514), 
Lewine (Liubwin, ags. Leofv^ine) 7079, 7867, Loewis 197, 
199 etc. In Hawis (Hathuwic) 263, 1404, 1424 hat w 
wahrscheiniich die Gdtung eines doppeUen n, d. h. der Name 
ist dreisïlbig^); sicher ist dies bei Swein der FaU (1236, 

1) Dies zeigen Schreihungen wie Hauwi Hist- des ducs de Norm. 



554 — 



1238, 1339 etc.), wo/ur li Soen sdît. Lel^lere form ûf 1 
oMch bei BenoU die gewi/hnliche; s. I S. 481, ihgl. V. ttS^t^A 
S755Ô, 27560, 27724, 37752, 27777, 27781, 27822, 27843^ \ 
27916, Soem : Roem 27676. Daneben findei sich Soein 3766S, 1 
Snein 38855, 38880, Swein 31022, 31046, aher die iîetnM'l 
Swein : huon 31046 und Sueins : buens 38889 si^cinen mt- 1 
heweisea, dans Sncn oder Soen awcÀ hier gclesea teerd«m j 
muss. Die bciden von MicM (1839 xmd 1840) herausgeg. \ 
Chronikm habcn Suain .S, ^5, 36, bew. 47 Yar. 10, 48 «rfc, I 
ebmso Oaimar (ciliri ron Michd Ben. C/iron. Il 434). — ^ 
Bemerknng zn den Consonuiten- Getnination ist b*' i 
sonders bei t und a, doch atich bei f und m beliebi, icoAren^ J 
nallni 4308, villes 4883, 4000, mettre 149, 200, mette I 
155, 10Î5, mettt'ient 221, succnrre 1277, snccurreit 3440^ ,[ 
Agrippine 37, abbe 3392 seîtene Schreihunffett sind staU | 
der gewohnîiclien nuliii, vile» etc. Dos aus arutem no 
Texten bekannte doppelle r im Fut. begeynet aitch in tm- 
serer Ildsrhr.: irrai 1953, \Txa. 1060, irrunt W55, irreit *93, 
1796, dirrai 46, 3120, serra 1604, 3127 Var., serrez 1144, 




— 555 - 

18 J3; c. obi aventure 27ff5, champaigne 7962, .envie 2284^ 
guerre 1814, ire 3378, 9656, terre 818, 6266j 6416, 9476; 
K PI, guerres 3296, aventures 5343; c. obi. escriptures 
5344, lieues 3248, tables 2340, terres 3296 w. a. m. Von 
Masculin,, die hierher eu aâhlen sind, finden sich justifie 
2988. la pape 7599 (vgl Diee 11^ 17 und Taris Alex. 107), 
Helies Elies 9729, 9775, 9797, c. obi. Helie Elie 9733, 
10006 etc. Andere Masc. vereeichnen die Herausg. des 
MUnchener Brut S. XLL 

Mit Ausnahme der ouf ionloses e ausgehenden Wôrter 
wie evesque, moigne, livre, bei denen toenigstens nicht aus 
den Reifnen nc^chgewiesen werden kann ob sie im N. Sg. 
mit s ^u schreiben sind, bùrgt eine betràchtiiche AneaM durch 
den Reim gesicherter Nominative Sg. und PL dafur, dass 
bei den Mascui. lai. 2. Decl. sowie bei den hierher gehorigen 
Adjectiven und Participien die Regel vom flexiv. s in voïlem 
Masse vom Verfasser beobachtet wurde. Mon vgl. die Nom. 
Sg. nus 6286, messagiers 6883 (c. obi. messager 9831), 
cers 8287, venz 9243 (c. obi. vent 57, 3054, 6458 etc.), 
chamberlens 10263, poestis 1239, pensis 1707, 9688, 10689, 
vis 6942, 7653 (c. obi. vif 4926, 11472, c. obi Plur. vifs 
3157), petiz 3256 (c. obi petit 196, c. obi PI petiz 7831), 
secunz 1838 (c. obi secunt 172), liez 9705, coarz 8490, proz 
pruz 2641, 4117, 5135, 9431, 9725, nez 770, 4339, feniz 
2251, morz 3674, venuz 6871, estormiz 9972; — femer 
die Nom. Plur. lai 138 (c. obi lais 5647), vilain 819 (c. 
obi vilains 2486, 5209, 9970), auquant 864, Mansel 4320, 
chevalier 6554 (c. obi chevaliers 923, 6135 etc.), forrier 
6633, vassal 7785, 8640, 9857 (c. obi vassals 8039), enemi 
10269 (c, obi enemis 1708, 3864, 7086 etc.), tuit 1542, 
1700, 3218, 3762, 4475, 10686 (c. obi toz tuz 2076, 2642, 
5136 etc.), procein 2603, certain 7341, 7608, prest 6041 
(c, pbl prez 8538), lie 1945, ublie 129, endormi 372, venu 
437, 9001, espoente 1151, 4371, 7531 und die iibrigen 
Partkipialformen 1480, 1608, 1633, 1676, 2071, 2270, 2946, 



4043, 5237, 5379, 6523, 7129, 7239, 8592, VOOl, 10209, | 
10212, 11075. 11350, 11357. Durch ,las Melrum gcsichcri , 
sind f'crn^ die Nomin. Sg. moigne 3599, nostre S314, vostro 
3534, 6614, règne 579i> (e fehlt mcar m G), souie die , 
Nom. PL moigne 2250, evesquo 5498. 9277. 9307, 935Ï, 
proveire 7967. VerlcM Isi die DecHvationsregd 2469 (BO \ 
haben chevaliers) ' ). Von urspr. ïat. Neufr. auf um findfn 
gich mit ftexiv. s im Reime syremeuz 4345 (c. oU. serement 
&72, 3460, 3316 etc.), tVrs 8298 (t. obi. fer 75/2;, dreiz 
10740 (t. obi. dreit 3444, 3643, 6212 etc.), ferner der N. 
PI. poraaint 5377 (c. ohl corsain/. 3241). - Besonders eu 
stellen sind De und tiJz (iz. De, die Nehenform von Dou, 
erscheint elfmal im EeJnie (1046, 2116, 3160, 3187, 4344, 
4467, 6602, 7638. 0863, 10318, 10465, vgl. Il 821), 
also aiifRccknung de^^ Dichters ett seteen; filz fiz, die Fnttn 
des N. Sg. (2252, 3255. 11500} und des t. ohl PI (760, 
1325, 1841, 2461 tic.) gili mch fiir dm c. ohl. Sg. (5461, 
vgl U 2397). n<" <!<:.t.,.!l des X PI. nfahrm ivir durch 
den Reitit lurlit, i-ri-tiiiill'lw/i i.'il abcr aurh .^ic hci Wacc filz 




- 557 - 



jenigen mit beweglichem Accent mu erwâhmm. BeweidarSflige 
Dedinaùionrfarmm solcher Wôrter fmdm sich tm Reime 
fdgende: N. Sg. her 1366, 2230, 2796 (c. obi. baron 6736, 
7281, 9947, 11126 J, sire 678, 1767, 3891, 3907, 6070, 7834 
(c. obi seignor seignur 676, 696, 1288, 1430, 1864 etc.), 
N. PI. anceisor 6175 (c. obi. aucesurs anceisors 1, 2302, 
7464), baron barun 268, 8616, 9277, 9307 (c. obi. barons 
baruns 147, 617, 1069 etc.), felnn 193 (c. obi. telun» 3338), 
veueor 6401. Von andem Wôrtem dieser DecUnation sind 
durch den Rdm gesichert die Nom. Sg. ducs dos 776, 2996, 
3045, 4211, 6923, 6469, 7126, 7413 etc. (c. M. due 10888), 
reis 2583, 6420, 9136 etc. (c. obi rei 3848, 4760, 4832 
etc., c, obi PI rei8 9028 J, laburs 836, qaens 11436 (c. obi 
conte cunte 497, 663, 1966, 11443), hoem hnem 2986, 
11194 (c. obi home 1383, 3062, 9062, 9322, c. obi PI homes 
1167J, puissanz 107, granz 3603, 4996, 9262 (c. obi grant 
8724, 10640 J, femer die Nominative PI. plnsor plusur 1089, 
1351, 8603, 9724 (c. oU. plusors 6162, 11422), vavasur 
2977 (c. obi vavasors 7686, 7724), frère 2477, 6016 (c. 
obi frères 6964), eir 7666, parent 7664 (c. obi parenz 
1344, 2438, 3828), Normant 3814, 8277 (c. obi Normana 
64), paisant 4003, grant 6918, vaUlant 9141, feeU 2226, 
3340. Weïl filz fiz die eùmge Form iet, die Waee gdnramht 
(s. vorher), so dUrfen wir auch gentilz 774, 9160, 10338 
hierher rechnen. Durch dos Metrum geaichert sind ausser- 
dem emperere 3100, 3121, 3129 (c. obi empereor 3067J, 
sire 3199, 4043, 6023, 6392, traître 4703 (c. oU. traiter 
11153), père 178, noble 1876 (denn dos e, dos m A und C 
fehlt, kann kaum entbehrt werden). 

Ueberblicken wir dièse SteUen noch einmàl, so werden 
toir gestehen miissen, dass die ZaM derseXben ewar nicht 
gross, aber doch hinreichend ist, um darUber heinen Zweifél 
zu lassen, dass Wace auch hier die gewohnlichm Dedi- 
nationsregdn beobachtete. Kein s im N. 8g. scheinen auch 
hier die Wôrter auf tanloses e £fu erhaUen: mur em Bdspid 



widerspricfU, nâmlich nobk-s 9160. Doch hlàbt es noeh 
fruglkh oh das a nicht auf Rechnung des Schrfibers 
(vgl. weiter unien S. 560 die Anmerk.). VerlHet i 
DecUnationsregd lOOtS, U77'J, 1875, 2'29£, 2507 'J, SOU 
8648, 9594. 

Was die Fefiiinina lat. 3. Decl. anîangt, Su l-omt 
beinahc ausschliesslkh dû' Fraye in Sctracht, oh nie im 
Sff. ein a annehme». Dicie Frage tmtss Un AUgcmeiruH i 
neint werden: tiur ein elmiger N. Sg. mit s ist dvrck 
Iteim so gut wie gtsichtri, nâmlich raisuiis 2338, 
atich hier ntcM ansscr Acht su lassen ist, daas U renoi 
hi^itet. Mb altcr V. 32S3 und 9641, sowie liolora 10142V 
Mnd unsicker. Erstere Form, tceil sie îm Rame mit 
linem Eigennamen steld. Fiîr Eigcnnamen kantt d 
nickt bewiesen werdeti, mitor welchen Umsttînden fdif bei t 
DicHer das flexiv. s annehmen (a. iibcr dieaeti jPmmêï 
unten,). Wafi dolors atihdriffl, so ist der Huirn, den 
Worl mit plorn hildet, nicht beweiskràftig, da in beuh 
WiJrlern das s vom Schretbcr Iwrfithrcn kann. Zuglsi'h 








AU eituiiger durch 
, _ erschàni dreimal 
,; pleins I 458 ist voie 
Jto stcht 1466. Wace's 
'nieht nur fast gans wic 
. Belius) finden skh auch 
. 97, eraperere 458, pcre 
^.ictaliles 609; in dem Ge- 
(&l LuearcJte) amser sire 
,■ 19, 61, 78, père 10, 44, 
'ireff der Dccl. der Fcm. lai. 
.'icholas wenig entnelmien (cite 
.. imdere Gedicht hat die N. Sg. 
Liu 64, aBumptium 78, S^^* '^i 
nch clartez 81, vertus 83. -Bit» 
gnet iwi Reime in keinem dieser 
M- ohne dassclbe: im Nicboïas 
ledicUe Gace 1, Johan 61 V- — 
die DedinaUon anlangt, im AU- 
.ilpunkt wa stehen wie die andem 
Mf JMbat hier im lîeitne 1) die 
•168, preBtre 5712, mendre 
. 4019, 6202, 6220, 11329, 
i;>rc 163ê, euiperere 5S38, 
. o,i !ViwM>«f*"*« S(j. I-'etn. 



L'y 



der Beim eu Stande kommen soU, nichi stehen darf: Nabngo- 
doiiosorâS, Wace JôS, Keuiit 1327, Gui 1846, Hue 2193^ 
Goiue 4GS7, Trosebot S6Vù, Naiiiieri fff2S. Aus dièse» 
swôlf Steîïen làsst sich nun so gut toie gar nrchts uber aie 
Behandlung der Eige^inamm hui Wace im AUgetaein 
scMiessm. Dock isi es icahtschdnUch, dass ditymigen, welehs 
aiif torUoses e ausgehen, das flexiv. » ttoch nichi annehfnen 
uad etvar deshalb ueU es nicht gane selten vorkommt, dosa 
ikr tonloses e didiri werdim mass, um den Vers herjmstdlffn 
uiid andrerscits kamn mehr ah ein Beispiel vorlirgt, dosa 
eitiem solchcn Eigennamen das e angchângt wâre etwa um 
den Hiatus eu Hlge}i. So muss das e elidirl werden voh 
Alisandre 127, Huge Hue 164S, 9779, Guilleanie {geachr. 
Guill.) 3007, 4U87, Lewine 7857 'J. — 

Ans einer Uitrc/isicht der Ileime der bnden erslen Theile 
des Werhes geht hervor, dass hier dicselben Declinaiionsregelm 
sur Anivendung gekommen sind wie im dritftn Theïle*), 
Aiich hier hegegnet hein Beispiel, wo ein Masc. lai. 2. und 
3. Decl. atif tonloses e im N. Sg. mit dem flexiv. s vttrsehen 
U!àre. Dagegcn ist durch den Reim gesickert ciinte / 715, 




;-«a 



- 561 - 

(s. vorher) geseîlt sich hier dolente 2781. Als eiimger durch 
den Reim gesicherter Eigenname mit s erscheint dreinial 
Henris 1506, 1926, 3152 (Hasteins : pleins I 458 ist wie 
III 655). Ein Eigmname im Vocativ steht 1466. WcLce's 
beide kleinm Werke verhàlten sich nicht nur fast gane wie 
der Itou, sondem im Nicholas (éd. Delius) finden sich auch 
im Reime die Nom. Sg. damage 97, emperere 458, père 
1028, danelen allerdings auch pietables 609; in dem Ge- 
dicide auf die Jungfrau Maria (ed, Luearche) ausser sire 
23, 26, 41, 44, 51, 75 salvere 19, 61, 78, père 10, 44, 
76, 78, contraire 83. In Betreff der Decl. der Fem. IcU. 
3. Decl. lâsst sich aus dem Nicholas wenig entnehmen (cite 
44 ist unsicher, s. Var,); das andere Gedicht hat di^ N. Sg. 
virginité 41, poeste 68, leicon 64, asumptium 78, gent 18j 
grant 18, 59, und freilich auch clartez 81, vertuz 83. Ein 
Eigenname mit fleooiv. s begegnet im Reime in ieinem dieser 
beiden Denhmàler, wohl àber ohne dasselbe: im Nicholas 
Guace 34, in dem andem Gedichte Gace 1, Johan 61 \}. — 
Auch der Brut scheint, was die Declination anlangt, im AU" 
gemeine7i auf demselben Standpunkt zu stehen wie die andem 
Werke unseres DicMers. Wir haben hier im Reime 1) die 
Nominative Sg. Masc, sage 2168, prestre 5712, mendre 
1321, 2363, 3887, sire 1070, 4019, 5202, 6220, 11329, 
12118, 12514, 14371, maintenere 1632, emperere 6838, 
maire 6629, ancestre 10953 etc.; 2) Nominative Sg. Fem. 



1) Im Niclwlas ist ifworrect engendre 49, comunel Î145, heir 
65, joiant 119. AUcin 49 feJUt B, 1145 kônnte est gestrichen werdefi, 
55 weicht B àb. Was das andere Gedicht anlangt, so fallen auf 
b(»ncit (Z. beneeit) 40, gari 86, torment 5. Nur ungenûgetid wird der 
erde dieser Verstôsse durch Vergîcichung des. Textes hei IVebutien 
(S. 38) verbessert, durcTuius befriedigend abcr die beiden andem (8. 78 
uml 5). — Beil/iufig darf hier darauf hingewiesen werden, dass die 
von Luzarclie vcrôffentlichte Vie de St. Oeorge schwerîich vo7i Wace 
herrûhrt, schon toegen folgender norm. unmogîicher Reime: estriveit: 
vivait .9.?, voie: joie 103, seoir (ï. 8cir):oir 109. 

36 



562 



ohne s 652, Î26S, 1439, 3373, 6049, 7151, 7281, 9412, 
9680,11954, 12744, 12769, 13235, 14246, 14848, 15096. 
Wie im Itou kmnmt grande ror 3276, 3470, 8248, /ei-ner 
wie dort forte 11819 und dolente 1843, 2486. Leieterer 
Form schliesst sich an sanglante 13671. Andrerseits findoi 
wir freilich auch apostort'S 5346, areevesques 6471, SAges 
5825, 8445, pères 6657. femer lois 5361 und ebenso loie 
im Ron (s. S. 668) den Erim dolorB:plors 8521. Eigmr 
namen mit a im Reime hvrfvgnen fast rfar nicht (54, 6599, 
9057), aher ohne s sehr oft. s. B. 1427, 1664, 1666, 3680, 
3733, 3735, 3799, 3807, 3815, 3899, 4659, 4929, 5708, 
5723 etc. (noch ungefuhr 20—35 Maie) '). 

KeJiren wir nun nach dieser kureen Abschweifimg noch 
einmaî sum Rou eurikh NacJidem es um mit HiUfe der 

1} Die Beitne 'les lirut sind mur der VoUstâttdigJctit (Mjrm 
herangeîogen viorAen. Bewciskrâfîig sind eie nicht, da Le Baux de 
Li'icy's Text nicht auf Aiitlunticitàt An/tpruch rrhtire» jtann. Set 
der Aiimoahl aan der Ffilk von Lesarten eahlreicher teitlitA und ùrt- 
lich aim Theil ineit aufeiiiBiidcrliegendeT Hd»chr. Uegs «tcA nândieU 
<Uearr GeiehrU hâufvi mehr dnivh den liihalt uJ» durdi lUe I^rm l>e- 



I 




— 563 - 

Reime gdungen ist uns eine detdUche VorsteUung von der 
dem Dichtcr gelàt^gen Nominalflexion eu machenj hann es 
uns nicJU entgeJien, dass die von ihm befolgten Declinations- 
regeln im Grossen und Ganeen dieselbçn sindy die wir e, B, 
in der Hdschr, L des Alex,^) sowie im Comptdus und im 
Charleniagnc beobachtet finden. Âus der DurcJisicht der Reime 
erhéllt aher dos fcrnere Residfaty dass Wacc wenigstens im 
dritten TheUe des Rou, ivas Correctheit anlangi, einen hohen 
Rang unter den altfr. Dichtern einnimmt, Im vortheil- 
haft^ten LicJite erscheint er namenttich seinein Nebenbuhler 
Benoît gegenuberj der nicht nur jcden Augenbliclc eine 
Accusativform als Nominativ gebraucM, sondem sogar keincn 
Ansfand nimnUy auf die Stufe der VolksdicJUung hinab- 
steigend urspr. Nominative als c. obi, eu verwenden. — 

Im Innem des Verses ist die Declination in der Hdschr. 
séhr nachlàssig behandeU; von Anfang bis eu Ende herrscJd 
die grôsste Inconseguene (s. e. B. 233, 260 u. 261, 4361, 
8016, 8461 u, 8463); fUr m père, sis filz de. finden wir 
suii père 196, 1331, sun filz 206, 1616, 2163, son barnage 
6299, ses privez 3664. Zugleich ist eine Neigung eu un- 
genauer Flectirung deutlich eu erkennen, wenn dos Ms, e, B. 
438 bietet En une chambre u sun lit fu; vgl. 2963, wo es 
die schlechte Lesart hat: Jel conuis bien e il est mien. 
Fcrncr 1452 und 1964. An der ersten Stelle trcffen wir 
sorur fiir suer, an der andern home fiir hora. 

Die NacMàssigkeit hinsicJUlich der Ded. betri/fi, wie 
sich erwarten làsst, nicht nur dos Nomcn, sondem auch den 
Ariilel, Dennoch machen wir bei einer gnnaucti DurchsiM 
des Textes die Beobachtung, dass so hàufig sich auch le 
fiir li findet, les fiir li nur vereineélt auftritt (3262, 



1) Vgl Paris 104 /f., der in seiner hlaren Erarterung dièses 
ehenso wicldigen als interessanten Capitels der altfr. Chrawmatik mit 
Hecht darauf hinweisty dass Nominative 8g. wie pores, dolors oâer 
gar homs ah spdtcre Ausartungen hetrachtet werden miissm. 



564 — 



8276, Î04Î7, 11315)^). Wichtiff ist femer die Wahr-\ 
nehmung, ilass bei allehistclteiiden à. k. nkht mit dem ArlOcél 
verbandmen Substantiven die Hegel vom fiexiv. s verbaJtnis- 
mâssig huufiger verîetzt ist, als im anâemFalîe. AuchtheH- 
weise richtige Schreibungcn wie li secrestaiD, li vaslet fur li 
secrestains, H vaslez begi'gncti eienUich oft. — Die Masc. 
lat. 2. Dcrl. Mtf tonïoses e nind hoid mit 8, haJd ohne s ge- 
schricbcn; vgl. eineiseits 284. 318, 382, 385, 401, 403, 435, 
461, 463, 468, 471, 487, 498, 501, 796, 1054, 3239-40, 
5559, 5620, 8478, 9244, 9972 und andrersàts 253, 352, 
379, 1819, 1866, 2289, 2475, 3421, 3529, 3534, 4675, 
7381, 8747, 9213, 9234, 9317. Niemals findet sich das 
flexiv. s hei nostre und vostre ein. — Am aufmerksamsten , 
.•iind die Wortcr îai. 3. Ded. mit beweglichcm Accent bê- 
handelt; hier Icomint wniig Ungcnaues vor. — Wenn Wace 
vermulfUich sire, père, frère ini If. Sg. sagte Htid noch niclU 
sirea, pères, frères, so sind îetetere Formen den Schreibem 
schm siemlich gelâu/hj: 791, 2217, 2256, 2386, 2349, 2509, 
3259, 3788, 5577. 5605, 6824, 8389, 8456, 8493, 8503, 




^ 



— 565 — 

10063, tur tor 3435, 9801, pour 280, honur 564, flor 10185, 
mer 2765, 5247, nef 4é?08, (?48i, S245, cite 85, 9686, 
vérité 60(?, dignité 10725, grant 8P, i0é?7, 1981, 1986 
(N.Plur. granz 32P7, 3298), grief 766, gentil 1387, 5599, 
avenant 2838, continuel 5216, tel 5556, 10255, 10773 de. 

Die Eige^inafnen lassen auch die Copisten in den meisten 
Fàlleii unflectirt. Nïemals schreiben $ie », B, Heranz, 
Richarz, Roberz etc. Es geniigt die hauptsàehlichen Stdlen 
anzufiihrcn, wo ein Eigenname mit dem flcxiv. 8 versehen 
ist: Mains 2625, 2735, 2993, Alains (Fergant) 57i6, Alains 
Ferganz 8721, Avenals 8523, Bardons 3511, Chapes 669y 
671, Costcntins 9642, (Giffrei) Martels 4243, Henris 10123, 
Lohiers 655, Odes 1438, 1481, 1681 1798, 1807, 4924, 
8131, 8139, 9233, Paienals 8524, Phelipes 5314, Rogiers 
1475, Tosteins Tostains 3237, 3383, 3405, 3411, 7657, 
Wakelins 3284, Willemes 8477. Ungenau ist Fulcun 2477, 
2491 fur Fulke (2493), Huun 679 fiir Huge Hue fl637, 
2133, 8503, 8559 etc.). Huge ds c. obi steht 3269, dsgl 
Ode 1446, und woU auch 9756, bzw. 7382 V- 

In Betreff der Darstdlung des Vocativ herrsclU keine 
Consequenz. Farmen desseïben begegnen 1) van Wôrtem lat. 
2. Decl, Sing. : Deus 316, 543, 10211, amis V 2128, 10121, 
dan clerc 2357, coart 7047, (sire) muine 509, Plur. : ouvert 
8243, filz fiz 864, 9975, bels fiz 3718; 2) von Wortem 
laL 3.Dccl, Sing,: sire 634, 919, 2111, 2119, 2869, 2911 
etc,, ber 2893, (bel) hoste 1995, frère 491, 2117, 7034, 
7877, (bel) frère 6927, sire frère 7925, (dan) quens 10043, 
sire quens 10679, Plur.: seignor 6602, 7638, seignors 



1) S. weitcr unten die sijntactiséhen Bemerkungen. 

2) Dics sclieint die gehràuchliche Farm des Voc. Sg. zu sein, 
nicht ami. Belege, sàmmUieh im Beime, finden sieh in Wace^s Nicholas 
1440, sowie in dessen Marie 64, femer Ben. Chran. II 1889, 6765, 
7306, 11067, 11231, 13866, 31410, 32820, 40863, Chev. au lyon 1058, 
2018, Bichars li Biaus 2027, 4146, B. de Ham 250. 



Poignura 2955. 4610, 5S19, 7251, 9318, 10021, haruns 3653, 
3033. Eigennumm im Voc. s. B. 3708, 5831, 6780, 7043^ 
7901, 7913, 7910, 7040, S041, 9439, 11003. 

Bei einetn mit eincm Stibstantlv in aUributwem oder 
prâdicalivem Verhàllnis verbundenen Adj. odcr Part, ist 
die DecUnationsregel so Mufig ausaer Acht gelassen, dass 
von einem Frînci}} I:aiim viehr die Rede sein hann. Dies 
giît besonders von dcm prudicativ stehenden Adject. ûder 
Fart. Vgl. e. B. zh 757-8, 1147, 1191—2, 1243, 1348, 
16S1, 1767—8, 3361-2, 3515, 3565, 4028, 4973-4, 
5875-6, 8579-80 chicrseits 361, 776, K/2Ï— 2, 1079—80, 
1083 ~4, 1142, 1352, 1827, 1837, 2201, 2961, 3240, 3625, 
4037, 4576, 507V, 5245, 5593, 8283, 9243 andrerseiUt. 
Dio attributive Bestimmimg ivird r/cnauer behanddt: bon 
dit 166, vieuz hueni 732, vgl. 5779, li boua Richard 779, 
3251, li bons bom 2070, l'orz hom 2134, sis naturels sire 
3907, li vielz Huu 855'J, geatilz hoem 9442, 10033. Vgl. 
jtiduch s. B. 180, 1476, 2862 uiid hcsoudcrs 8473, 8474, 
8470, 8611, 8514, 8557, 11234. 




m 



— 567 — 

dm letjsfteti Schreibem, nàndich nus (nuUus); vgl. 5267, 5894, 
6159, 6286, wof'iir bis258v gewôhnlich nuls steht: 115, 1328, 
2007, 2630, 3388 etc. Mit diesem Worte verhàlt es sich 
umgekchrt wie mit filz ; grade bei den ersten Copisten treffen 
wir hàufiger ah bei den andem fiz dafiir, e, B. 195, 261^ 
657, 773, 1202; vgl bariz 6546. - Ausfall der Muten 
vorm FlexionS'S ist im spàtern Theil der Hdschr. die Regd^ 
vgl ars 5226, 7708, rens 4726, cols 5116, chans 9987, 
chies 4723, 4914, nés 6178, 6186. ducs 3929, secs 4358, 
champs 11196 sind vereinzdte Schreibungen. Aber bis 258^ 
p/legen die gutturalen und labialen Consonanten bewakrt eu 
werden, wie in arcs 521, 885, bancs bancz 3128, 3130, 
bures 2308, chamberlencs 3000, 3237, clercs 2296, ducs 
(daneben dux 518 V J 1191, 1434, 1445, 1499, 1869 etc., 
flancs 1883, lungs 11, camps champs 1737, 1742, 1747, 
colps 1104, 1116, 1548, 1556, 1576, 2075, 2096, galopz 
1624, chaitifs 3184, nefs 1079, 1083, 1126, 1135, 1247, 
2805, trefs 1248, vifs 941, 3157 etc. Hôrbar waren c, g, 
p und f in allen diesen Wôrtem nicM mehr, wie ans den 
Bcimen plus: ducs 2995, 3046, nefs:remes 1135, 2805, 
vi fs: parais 3i67 u. a. m. hervorgeht. Auch finden wir schon 
clers 8, 103, 273, 653, 692, 715, 752, dus 775, dras 229, 
810, 1884 etc, Bemerlcenswerth ist die stete Schreibung 
corsaint 324t, 5371, 5377, 5381, 5401, 5405, 5415 etc. 
Die beiden Worter cors saint tvurden als eins empfunden, 
daller auch eines der beiden s abfallen konnte. Hiermit làsst 
sich die in alifr. Texten oft vorkommende Schreibung saint 
église fiir sainte église zusammenstellen. 

Pronomina. 1. Personalpronow. Bcr Nom. Sg, der ersten 
Fers, lautet Jco 151, 156, 187, 199, 638, 3708, 3743, 3746 
etc., jo 4423, 4611, 4692, 5009, 5321, 5329 und je 393, 
435, 635, 1257 etc. El fiir ele ist sehr selten (5632, 10002), 

1) Dièse Schreibung ist sehr getoëhniich in der Chron. des 
Benoit; s. z.B 4654, 5719, 6795, 9832, 32728, 32766, 3Zf76, 32788. 



— h6S — 

ela fur eles Jcommt gar nichl vor. 2fkht nur tiaeh Pmjto»., 
wic 436, 2916. 2925, 2070, 3W8, 5778, 5782, 6970, ioti- 
<lern atich sotist hcim Vcrhum fiéhen oft mei, tei, sei (»fr. 
nocJi beim Imper,; s. Dies III^ 54); so m ameneK mei 2061, 
mnstrez le mei 3915, otrciez mei 5827, peïss lueî 2414, 
5923, tei plaist 6893, tci criensist 7932, faire sei mener 
3093, esteudi sei 3363 etc. Der Dativ dcr 3. Sg. ist fur 
beide Gcschlcchter Icim Verbatu U; es begegnet abcr auch 
lui fur li (Masc): lui valut 111, lui rende 173, lui sace 
176, lui firent 310, fvmrr s, B. 3450, 3317, 3573, 3696, 
4603, 4963, 4997, 5701, 5954. Nach Propos, findeti tvir 
lui fïirsMasc, H fiirsFcin.; s. S. lez lui 535, 590, sur lui 
547, a lui 1368, de li 247, 267, 596, 597, a li 370, 577, 
604, sanz li 528, contre li 5S4 etc. Einige Maie stellt sich 
wtch lie fiir li mi, so 5099, 10735, 11350. 

2. Fossessivpron. a) cotyunctives. Masc. 1. Sg. N. mb 
7918, 10134, c. oU. mou inuu 2003, 2231, 2. Sg. N. tis 7934, 
c. obi. ton tuu 632, 5791, 3. Sg. N. sia 2217, 2252, 2286, 
2349, 2820, sdtcn ses 965, 3237. 8884, c. obi. son suii 250. 
433, 1912 etc., 1. PI. N. mi 2526, 3711, 6266, c. cbl. yw& 




— 569 — 

3. Defnonstrativproii. a) Mdsc. Sg. N. GiBt466y 1952, 
2967, c. obi ccst 72, 2009, 6703, 6785, FI N. cist 7199, 
8606, c, obi. cez ces Si; Fem, Sg. N. imd c. obi. ceste 916, 
3777, 6052, 6662, PI N. und c. obi. cez ces 646, 5931, 
6337, 7321, 7906. cestes IcofnnU nicht vor. b) Masc. Sq. 
N. cil {nie cils) 173, 466, 1287, 2454, c. obi. cel 582, 1910, 
2062, 2958, 6989, celui 5638, 9338, 10512, PI. N. cil 66, 
119, 145, 1539, 1666, c. obi cels 1536, 1537, 2649, 2650; 
Fem. Sg. N. und c. obi celé 608, 2005, 6636, 6688, 6995, 
c. obi celle 603, PI N. und c. obi celés 1664, 3183, 9033, 
9034. Diesen Formen sind anisureihen die selteneti icel 4637, 
icels 7762, 8936. Dos neutràle Pron. lautet bei den ersten 
Schreibcrn ceo : 63, 64, 73, 76, 79, 161 etc., bei den andem 
nwistens co, vgl 4338, 4339, 4346, 4428, 4433 etc. V. 1191 
steht iceo. 

4. Relativ' und Interrogativpron, Masc. N. Sg. und 
PI qui ki, c. obi que ke, seltoi ki: 2277, 2278^). Nach 
Pràp. steht qui ki, ^-. B. 2174, 3057, 3058, 3178, 3698, 
4604, 5637, cui 821. Dos Fem. lautet im N. Sg. gewohn- 
lich wie das Masc., aber auch que kommt vor: 367, 790, 
1274, 3813, 4102, 4201. Ebmso treffm wir im K PI 
fieben qui ki einige Malc que, w-ic 1664, 5445, 5446. Ber 
c. obi bcider Num. lœi^st immer que ke. — Bie neutràle 
Form ist que ke; quel 1871, 6790 ist sonst nur nach pur 
gebràuchlich. 

CONJVGAIION. 

Im gamen Gedichte begegnet kein Fall, dass der 1. Sg. 
Ind. Pràs. I. Conj. ein e angcfUgt wàre^). Wir findeti 



1) Bie Schreibung mit k m ki, kc ist nur his 258P oft afiztê- 
treffen, spâter selten. 

2) Bas sonat haufige Vorkommen sokher Formen wie prie, de- 
mande fOr pri, demant ist nachgewiesen in meiner 8.492 Anmerk. 1 
erwâhnten Schrift S. 45 ff. 



r,70 — 



im lîcime. nur Formai wie cornant ciimant 316, 9443, 
0541, ibffl. II S70U, |)nrt 386, 9234, otrei 435, 66ÎS, 
9441, (hgt. II ÎSrO, 4323, demant 7431, ds^l. II 665, 
1572, 2540, fi 7538, 7670. vyl afi // 455^, 4373, covcit 
9163, fertier respas / 615 utid im zweiten Theile ^raant 
669, ai 1833, destin 2701, glorïfi 3637, hitmili 3638, pri 
4555, Eheiiso im hineni des Verses nur ]o 3234, aim 
3U43, port 3092, t,'art 4421. U23, os 4^18, 7039, désir 
?255, dot 7505, qu!t 7635, 7796, claim 7613, refus 7643, 
pri 5iS0, ape! 9335 etc. — In parouc (= parou paroi) 
163 ist das c angcjugl. lîH vurausgehendcm n kommt dics 
hàuf.ger vor, daher dir friihcr (S. 533) beriihrten Schret- 
bungen tinc, vinc (vf/î. novk pardonc ïï. de Ham 224, aine 
lîichars li Biatia 1701, 2261, maing Chev. au hjon 3078) ')- 
— Die 1. PI. mdigt uuf mu un (om on); vgl. 48, 55, 56, 
83, 2653, 3038, 3U39, 3913, 3914, 5533, 5536 de. V. 82, 
5344, 7134 ist da/'ur uns (ous) eingetretcn. S. auch die 
Tiradcn des sweifcu Th'ih-s in um un und une. — Dtr 
2. FI. hat ez. bis aiif ila.-^ Fut., ico eiz fast altein herr- 




.1b 



- 571 — 

von der lànyeren Fann d^ Fut. und Cond. (avérai, rende- 
rai, viverai und avcreie, rendereie, vivereie) so gut wie 
gar keinen Gebrauch macht (doch 921), auch Benoît nur 
selten. Ilierdurch wird beioiesen, dass dièse Form nictU mit 
Burguy (1250 und II 120) vomehmlich dem norm. Biàlect 
zuzuweisen ist, Sie findet sich vielmehr in Denhmàlem der 
verschiedensten Gegenden, z, B, in Amis u. -4., Jourd, de 
El,y Ben, de Montauban, B. de la Violette, B. de S. Grcud 
u. a, — 

Aile bemerkenswerthen Conjugationsformen sonst schwach 
flectirender Verba, die sich in der Hdschr. vorfinden, sind 
mit in die nachfolgende Tabelle, die die starJcen Verba um- 
fasst, aufgenommen worden. Nach dem Vorgange von Paris 
(Alex. 125) sind die Verba nicht nach Klassen une bei 
Diea, sondem alplmbetisch geordnet. 

aerdre. — Perf. Sg. 3. aerst 4016, 10221; Part. Prs. 
aerdant II 1239; Part. Prt. desaers 4019, 11077. 

aler 170, 570, 2176, 2941 etc. - Ind. Prs. Sg. 2. 
vas 5801, 3. vait ') 2413, 5288, 7870, 10644, 10941, va 
10939, PI 1. alum 55, ralum II 3450, 2. alez 6088, 8918, 
3. vont vunt 825, 836, 1668, 4267, 4322 etc.; Impf. Sg. 3. 
alout 528, 1965, 2047, PI 3. alouent aloent 292, 3385, 
6150; Pcff. Sg, 1. alai 6415, 6418, 6419, 3. ala 484, 500, 
522, mesala 5640, PI. 3. alerent 1235, 1554, 3755; Fut. 
Sg. 1. irai irrai 1953, 1956, 6255, 6947, 3. ira irra 
1010, 1960, 5182, 6763, PI 1. irum iron 11095, II 1448, 
3454, 2. ireiz 4486, 6266, 7671, 10051, 3. iront irunt 
irrunt 903, 1855, 6083, II 3395; C^. Prs. Sg. 1. auge*) 



1) Nur dièse Form ist durch den Reim gcsichert, im Chev. au 
lyon àber va an mehreren SteUen: 723, 1535, 3776, 4260, 4999, dsgl, 
im Auberi (Toblers Mitth.) 151, 10. Die 2. Sg. lautet in Chrétien's 
Gedichte 5123 wie bei Wace, toâhrend Benoit vais hcU Chron. 
6278, 20761. 

2) Sehr bemerkenstocrth ist es, dass die picard. Hdschr. B hier 



572 — 



6625, 3. aiiBc 7S-I6. iiiit 4SI, 10378, 10751, PL 3. 
ailgent 11463; Impf. i'y. 3. alnst 365, 1969, ralast G7Ô0, 
6S63, PL 3. alassuiit 349S, Il 957; Cond. Si/. 1. ireie 
1U479, 11306, S. ircit irreit 93, 999, 1796, 4443, PL 3. 
iTOiont // 39; Imper. Sg. 2. va 1909. 1911, 69U1. 9833, 
PL 2. alcz 609, 6949, 10044; ParL PH. «lo 1023, 1266, 
porali; 6549. 

aoire. - Ind. Pra. Sj. 3. aoit {Hdschr. aoite) 2636. 

apercovcir II 2768, 3464; rcccivpe 6703, 8608, I 
569, recevoir 6873, Il 3458. — Ind. Fis. Sg. 3. aperceil 
1709, II7Ô7, PL 3. reçoivent fiiOS; Im^if. Sg. 3. aparceveit 
10569 Var., PL 3. receveicnt 8540; Perf. Sg. 3. aperçut 
(apercent) aparcut (aparcciit) 471, 1889, 2053, 4767, 10668, 
II 3860, décrit 4703. 8226, reçut (récent) "66, 772, 34S1, 
4121, II 3861, PL 3. aperçurent etc. 1493, 8199, 8469, 
II 1035, reçurent (rocenrent) 1552, 10897, 196, II 1037; 
l'iit. Sg. 1. recevrai 4422, PL 1. recevram II 992, 3. rece- 
vrnnt 904, 1509, I 571, II 272; Cj. Imif. Sg. 3. receust 
11016; Cottd.Sg.3. rocovroit 6"329, P(. 3. recevreient Ï366", 




m 



- 573 — 

PI. 3. ateindront 7499 Var.; Pari. Prs. ateignant JJ 3554; 
Pari. Pri. ateint 3674, 7(ïïl, 8830. 

aveir aver 80, 658, 1112, 1451 etc. — Ind. Prs. Sg. 1. 
ai 187, 1997, 2957, 4148, 7915, 2. as 426, 630, 5780, 
5799, 5800, 3. at ad a 47, 85, 577, 2310, 5700, PI. 1. 
aram avon avons 192, 869, 5765, 7134, 2. avez aveiz 496, 
5820, 6123, 113424, 3821, 3. ont unt 15, 68, 164, 829, 
868; Impf. Sg. 1. aveie 9 17 '2, 3. aveit 69, 285, 301, PI. 3. 
aveient 147, 1202, 9504; Perf. Sg. 1. oi 76^, 3. ont ot 
114, 269, 374 Var., 650, 1378, 2256, 2546, PI. 1. enmes 
10716, 3. ourent orent eurent 120, 248, 678, 809, 1078, 
1260, 1300, 1626; Fut. Sg. 1. aurai 162, 6882, 7426, 2. 
auras 2894, 5802, 5831, 3. aura 886, 1244, 1245, 3310, 
4268, 9101, 10315, II 3599, PI. 1. auron 5789, 5790, 
7468 Var., 7470 Var., 2. aurez aureiz 2117, 2664, 3742, 
5913, 6303, 3. auront auront 832, 2926, 4397, 6170; Cj. 
Prs. Sg. 1. aie 156, 3. ait 169, 362, 464, 3311, PI. 2. 
aiez 3720 Var., 5826, 7552, 8135, 3. aient 4856, Im^. 
Sg. 1. eusse 6724, 9544, 10029, 3. eust 102, 1258, 1419, 
PI. 1. eussum 88, 3. eussent 130, 212, 2788; Cond. Sg. 3. 
aureit 981, 4446, 4455, 5008, 5121, PI. 2. auriez 10464, 
II 2240, 3. aureient 1501, 2749, 5076; Pari. Pri. eu 
674, 1634, 2770, 2895 etc. 

beivre (Itif. subsiatU. gebraucht 3236, 9602, 9637, 
1568). — Ind. Prs. PI. 2. bevez 8252, 3. beivent 4892; 
Impf. PI. 3. beveient 1915; Perf. Sg. 3. but 2273, 3236, 
7452, 8974, U 3853, PI. 3. burent 6557, 7353, U1046; 
Cj. Impf PI. 3. beussent 6732; Pari. Prs. bevant 1914; 
Pari. Pri. beu 10207. 

beneistre. — Cj. Prs. Sg. 3. beneie // 670, 2666, 
3912. 

ceindre 2023. — Ind. Prs. PI. 3. ceignent 10384; 
Impf Sg. 3. ceigneit 4196; Perf. Sg. 3. ceinst 6660, 7555; 
Pari. Prt. ceint 7698, Fem. ceinte 6527, 7191, 7996. 

cbaeir chaer 1578, 4020, 4036, 5253, 10258, de- 



574 



chaeir 41S3, S847, IJ STCb; Ind. JVs. % S. ohiet 132, 
133, 1081, 26S1, Ml? Var., 8825, SS27, PI. 3. chaenl 
1749, cLaient ie64, cUcent 1567, 1750, chieiit 4127, 5240, 
S0S7, decliient 412(1; Impf. % 3. chaeit 3397, dechaeit 
5546, meschaoit 11370, PL 3. ohaeicnl S176; Paf. Sj. 3. 
chai 378, 457, 470, 4US7, 0249 etc., eseliai 3633, 112907, 
niescbai 7805, 9077. PI. 3. chairent 4724; Fut. 3g. 3. 
cUatra 1953; Cj. Imjif. Sij. S. ohaiit 420, meschaist 6752; 
Cmd. Sg. 3. charreit 3077, PI. 3. charreient 8171; Part. 
Prs. cheant 1748; Pari. Prt. aj chaeit chaet 4U25, Il \ 
2761, Fem. chacte 8186, cschaeit 6677, li) cUe» 112609. 

chaltir 6'6S5, 7/2^56. — Ind. Prs. chaat 940, 1943, 
2078, 2664, 8929, 8930; Impf. chaleit 10S91; Cj. Impf. 
cUalust 4473. 

clore closrc 69.92, redore 2381 Var. — Ptrf. Sg. 3. 
enoloat 4/92, II 2913; Pari. Prt. clos 9943, U 1853, 
deselos 1618, enclos 1602, 4197, II 178. 

coiioistre. — lui. Prs. Sg. 1. conuis cunniB 137, 
2963, PI. 2. recoiioisaiei'. 7610; Imi>f. Sg. 3. conoiascit 




& 



— 575 - 

rant curant 1641, 4289, 1174, H 37 93 ^ acorant 8278; 
Part. Prt coru curu 1084, 1163, 2071, 10214, H 2974, 
acoru acuru 1603, 4672, secoru sucuru 9588 j II 679. 

coudre. — PaH. Prt. cosu 8771, 11066. 

creire 6814, 7935, 7946, 7947, — Ind. Prs. 8g. 1. 
crei 1671, 2127, 3889, 7278, H 3034, mescrei 10632, 
ni278, 1874, 3. creit 7448, 7945; Impf. Sg. 3. creeit 
10230, II 3005, acreeit 11123, PI 2. créiez II 2742, 3. 
creeieni II 4195; Perf. Sg. 1. crei 7537, 7542, 7980, 3. crei 
969, 1827, II 2056, mescrei II 4365, PI 2. creistes 7064, 
3. creirent 5079; Fut, Sg. 1. cresrai 7538, PI. 2. creireiz 
112746; Oj. Prs. Sg. 3. creie 6046, PI 2, créiez II 2237; 
Impf. Sg. 3. creist 6758; Cond. Sg. 3. crereit // 1607, 
1908; Imper. Sg. 2. crei n 4313; Part. Prt. creu 339, 
3381, 3823, II2982, 3624. 

creistre. — Ind. Prs. PI. 3. creîssent 7185^ 7913, de- 
cressent 4126; Impf. Sg, 3. creisseit 2872, 4675, PI. 3, 
creisseient 5231, 1217; Perf Sg. 3. crut 1347, 2385, 
4768, 8226, 113866, PI. 3. crurent 1612, 5445; Fut. 
Sg. 3, creistra 2961-, Cj, Impf. Sg. 3. creust 9465; Cond. 
Sg. 3, creistreit 7324; Part, Prs. creissant II4091; Part. 
Prt. creu 3603, 4534, 4671, II 2258, 4252. 

criendre 7892, 9144, 9274, 9726. — Ind. P^s. Sg. 1. 
criem 6937, 7257, 7890, 7978, 3. crient 1456, 1467, 1793, 
4101, 4110, PI. 1. cremum cremon 5768, 9867, 114, 3. 
criement crement 4162, 6154, 10408; Impf. Sg. 1. cremeîe 
6847, 3. cremeit 481, 4676, 5840, U405, 2992 y PI. 3. 
cremeient 2950, 7001, 8887, II 4202 \ Perf PI 3. cre- 
mirent 1614; Fut. PI, 3. creindrunt II 59; Cj. Impf. Sg. 3. 
criensist 7932, PI. 3. cremissent 9618; Cond. Sg. 3. creiu- 
dreit II 1912; Part. Prt, cremu 9954, II 366, 607, 2971. 

cuire s, quire. 

deceveir s. apercevcir. 

desconfire s. faire. 

despire. — Part. Prt. despit II 646. 



— 57G - 

(destreindro), estreindre 3024, restreindre 3386. 
Ind. Prs. PI. 3 estreignent 3698, restreignent 8605; Jmpf. 
FI. 3. estreneient 1SS3: Paf. Sg. 3. destreinst 2443, 438S, 
5084, restreinst 7ô6; CJ. Prs. Sg. 3. deatreigne 9146, re- 
streigne 3942; Part. Prl. (lestreint 2773, dcstreit destreet 
4036, 4347, 11663, 3143, 3753. 

dcstrnire 1064, 1484, 1734. — Ind. Prs. PI. 3. de- 
strnient 1087, 1 379; Imff. Sg, 3. destrnieil 4567, 8748, 
PI. 3. (lestruieient -iSSS For., II 1594; Perf. Sg.3. destruist 
3370, 9044, PI. 3. deslrnistrent 3189; Fui. Sg. 3. de- 
strnira 4828, PL 2. destruirez destruireiz 1072, 5303, 3. 
destruiront 7393, 1251; CJ. Prs. Sg. 3. destruie 2802; 
Impf. Sg. 3. destmisist / 455; Gond. Sg. 3. destmireit 
4837, II 412; Pari. Prs. dostruiant 1308, 6950; Part. PU. 
destruit 11179, 11466, II326. 

deveir. - Iml. Pr.-. Sg. 1, dei 2125. 5334, 6934, 
6969, II 1377, 1868, 3035, 2. deiz 6806, 3. deit 5, 4U, 
594, 2233, PI. 1. devam dcvon 3033, 5766, 6108, 113, 
1000, 2. devez 6093, 6134, 8045, II3436, 3. deivent 




'Mit\ 



- 577 - 

Perf. Sg. 1. dis 7047, 7053, 7986, 10325, 3. dist 311, 315, 
587, II 3495, cuntredist 466, 750, escnndist 3450, PI. 3. 
distrent 1357, 1731, 2065, 7029; Fut. Sg. 1. dirai dirrai 
46, 2120, 5321, 10025, 2. diras 9834, 3. dira 433, PI. 1. 
dirum diron 10545, Il 1, 2. direiz 61U, 6112, 3. diront 
6073; Qj. Prs. Sg. 1. die 10585, 3. die 449, 4241, 6105, 
1518, II 932, 1894, 2652, maldie 3228, desdie II 2050, 
3196; Impf. Sg. 3. deist 1964, 4491, 5838, I 564, II 
3754, cuntredeist 1293; Gond. Sg. 3. direit dierreit 3153, 
6102, 6571, 6662, 7221; Imper. Sg. 2. di 1926, PI. 2. 
dites 62, 2118, 3155, 4421; Part. B-s. disant 282, 1102, 
4764, U1576, 2668, desdisant 6150; Part. Prt. dit 202, 
309, 560, 4437, snrdit U 331. 

doleir. — Impf. Sg. 3. doleit 8836; Part. Prs. (ad- 
jedivisch gebraucht) dolent 1681, 3185, 5066, 5162; Part. 
Prt. dolu 8191. 

doner duner 173, 798, 1104. — Ind. Prs. Sg. 1. doins 
duins 2231, 9133, 9136; Fui. Sg. 1. dorrai 6854, 3. dorra 
6867 Var., 6899, PI. 2. dorreiz 10738, 3. dorrunt 1253; 
Cj. Prs. Sg. 3. doinst duinst 155, 4392, 5521, 5655, dont 
dunt 171, 5728, II 1997, 3394; Gond. Sg. 3. dorreit 7174, 
7226 Var., 7229, 9408, 9469, 10484; Imper. Sg. 2. done 
5791, PI. 2. dunez 2113. 

(duire), conduire 3068, 4616, 10676, dednire 3657. — 
Ind. Prs. Sg. 3. conduit 1541, 8795 ; Perf. Sg. 3. conduist 3369, 
5204; Fut. Sg. 1. conduirai 6856; Qj. Prs. Sg. 3. condnie 
3695; Gond. Sg. 3. conduireit 6866, PI. 3. cunduireient 
1788; Imper. PI. 2. conduiez 3719 Var.; Part. Prt. doit 
5258, conduit 11180, déduit 5556, suduit II 329. 

eissir issir 988, 2266, 2442, 3017, 3207, 3410, 4911, 
6651. 9247, 9268, 10379. — Impf Sg. 3. isseit iesseit 
2871, 9564, II 2996; Perf. Sg. 3. issi 380, 993, 2880, 
4005, 4088, 6597, 9250, PI. 3. issirent 6522; Fut. Sg. 2. 
iestras 3677, 3. istra II 2294, 4023, PI. 1. istrum 2236, 
2. iestreiz 10048, 10664; Cj. Impf PI. 3. ississent 1503, 

87 



578 



II 35; Cond. PL 3. ifitrcieiit 1495; Part. Prs. lésant II 4080; 
Part.Prt. eissu issu 528, 417, 444, 1083, 1519, 1608, 3301. 
4279, 6509, 6521, 7010, 10134. 10213, 11024. 

empeiudre. — Ind. l'rs. PI. 3. enptiigneat 2697; Perf. 
%. 3. empeiristeniieinstôy8. 401% 4087, 8852; Part, Prt. 
empeint enpeint 2074. 7072, 8108, 8829. 

enoindre 5S59. — Part. Prt. enoint 9280. 

(cHcorre), rescorre 52^2, 11418. — Iitd. Prs. Sg. 3. 
xGScoi 6018, PI 1. reseuums SffffJ Var.; Perf. Sg. 3. escuat 
480, Pi. 3. rescOMtreut 8373; Q. Prs. Sg. 3. rescoe 4393, 
8695; Pari. Prt. i^suiis II 3671, Te6C0s4^4, 9992, 11436. 

escrire 84, 152, 159, 345, 6290, 6623, 11346, II 
3983. — Impf. PI. 3. escriveient 146; Perf. Sg. 1. eatiria 
5332, PI. 3. escristrcut 103; Part. Prt. eserit 130, 131G, 
4148, 5619, 5626, 9395 

esmuldre. — l'art. Prt. esmolu 7794, II 1004. 

eater 426. 1897, 6825, II 3370, arester 3483, 3917, 
8150. - Ind. Prs. PI. 3. estont eatunt 3884, 4978, con- 
Irt-stont 3988 (arestL-nt 8269); Impf Sg. 3. eatout 3879, 




M' 



— 579 — 

1142, 4489, 7252, 7422, 3. snnt sont 10, 66, 78, 165, resunt 
7197; Jmpf. a) Sg. 1. ère 2246, 6446, 3. ère 6012, ert 
iert 241, 396, 399, 1399, 1671, 2070, PI. 3. erent 1199, 
1205, 1502, 2605, 6674, II 2012, 3176 ; h) Sg. 3. esteit 
349, 367, 581, 1848, PI 3. esteient 1605, 1737, 4876; 
Petf. Sg. 1. fui 180, 644, 4149, 3. fud fu 25, 26, 34, 35, 
70, 91, 92, 95, 227, 246, fut II 3852, PI. 1. fumes 56, 

2. fastes 492, 7312, 8246, 3. furent 127, 181, 182, 184; 
Fut. a) Sg. 3. iert 409, 1693, 3314, 4464, 6242, riert 
11215, PI 3. ierent 6173, h) Sg. 1. serai 7551, 7633, 9835, 
10024, 2. seras 2893, 3674, 3. sera serra 410, 413, 1694, 
6606, 6905, Il 3609, PL 1. sérum II 3448, 2. serez serrez 
sereiz 1144, 6942, 9443, 9978, 10842, 3. seront seront 
879, 7488, II 3386; Q. Prs. Sg. 1. seie 5827, 2. seies 
11098, 3. seit 49, 154, 436, 9844, reseit 4m, PI. 1. seion 
7978, seiuns // 2033, 2. seiez seez 2226, 10050, 10731, 

3. seient 3380, 11039; Impf. Sg. 1. fusse 9135, 9532, 
9533, 10027, 2. fusses 7929, 3. fust 150, 556, 1257, 1420, 
2422, PI. 2. fussez 3531, 3. fussent 9, 946, 6308, 7121, 
refussent 129; Cond. Sg. 3. sereit serreit 346, 1497, 2127, 
3107, 4454, PI. 2. seriez II 2241, 3. sereient serreient 
5077, 10269; Imper. PL 2. seiez seez 919, 8134, 10470; 
Part. Pri. este 85, 130, 816, II 4279 etc. 

estreindre s. destreindre. 

faillir 5634, 5747, 5774, II 4293. - Ind. Prs. Sg. 1. 
fail 6261, 2. fauz 5786, 3. Éalt faut 871, 1111, 5796, 5937, 
6206, 7802, PL 3. faillent 3973; Impf. Sg. 3. failleit faileit 
3120, 9955, PL 3. failleient 10961, 11356, 11373; Perf. 
Sg. 3. failli faili 659, 1313, 1894; Fut Sg. 3. faldra 6960, 
7582, 9528, II 2457, 2709, PL 3. feldront 7498, II 57; 
Cj. Prs. Sg. 1. faille 8049, 3. faille 3906, 4472, 6636, 
Il 1453; Impf. Sg. 3. faillist failist 3401, 10002, 10925, 
fausist 3572, PL 3. faillissent 1 199; Cond. Sg. 3. faldreit 
5060; ParL Prt. failli 5259, 6582, 10313, II 1831, 2955, 
3645. 



680 



faire 96, 1Ô3, 420, desfaire 985; deaconfire descon- 
fiere 7822, 8212, sofierc 10819. — /mi. Pra. Sg. 1. fai 
315S, 3928, 2. faiz 38Ô, ôitb, 5815, 6808, 3. Ml 361, 3313, 
5798, PI. 1. faisum taisoD 8932, Il 998, 2. faites 2S70, 
6915, 8060, S. font fiint 833, 857, 3987, 6169, U S38Ô; 
Impf. SlJ. 1. faiseie 6848, 3. faseit fàiseit feseit 284, 582, 
1797, Pi: 2. faiziez 10268, 3. faseient faiseient feseient 91t, 
1884, 3898; Perf. Sg. 1. fis 5332, 6842, 6846, 7043, 
torfis S330, U 1441, 2. teU 631, 6794, 3. iisl VM, 
421, 465, 3799, forfist 8522, U 2206, reflst 2334, 2335, 
3344, PI. 3. tirent 210, 676, 1196, deBoamiireiit 2490; HO. 
Sg. 1. ferai 2505, 4076. 6256, 10627, referai 6855, 2. fera» 
6799, 3. fera 828, 1009, 2653, 5311, 10851, Il 3054, 
3608, 4008, flirtera U 2296, descunfira U 517, PI. 1. 
terum feron 893, 3914, 7641, 7642, 2. ferez fereiz 296i, 
2968, 5830, 7313, 9439, U 2743, 3. feront feront 1075, 
1793, 4742, 5512: Vj. Pis. Sg. 1. face 6267, // 689, 
2. finis 9543, 3. face 157, 1692, 2«7S, 4431, PI. 3. fa- 
.■iiit .■,H43, 5SS0, UU39; Impf. Sg. 1. feisse 6727, 672«, 




IvT? 



— 581 — 

foir n 3331. — Ind. Prs. PI. 3. enfoent / 373. 

fraindre freindre 1577, 2191. — Cj. Prs. Sg. 3. fraigne 
II 1520, 3210; Part. Prt. frait 5287, 8190. 

gésir jesir 635, 2126, 4710, II 4305. — Ind. JVs. 
Sg. 1. gis gies 637, 639, 2. gies 3673 Var., 3. gist 2994, 
8921, PI. 3. porgiesent 4885; Impf. Sg. 3. geseit giseit 
1128, 2499, 3665, 5755, 9089, 9091, PI. 3. purgiseient II 
4197; Perf. Sg. I..jui643, 3. ]vii756, 1348,2217, II 3856, 
PI. 5. jurent 273i, 5401, 7354, II 1047; FtU. Sg. 1. gerrai 
637, 640; Cj. Prs. Sg. 3. gise giese 9325, 9350; Imper. 
Sg. 2. gis 306, 308; Part. Prs. gesant gisant 2493, 8997, 
9273; Part. Prt. geu jeu 2500, 8614, 8976, 9096, Il 2986, 
pnrgeu II 4250. 

guarir garir 859, 1000, 6970. — Fut. Sg. 1. garrai 
7278, PI. 2. garreiz 7503; Gond. Sg. 3. garreit 734, PI. 3. 
garreient 5(ïï8. 

hair 2278, 2474, 3794, U 3721. -^ Ind. Prs. PI. 2. 
haez II 3426; Impf. Sg. 3. haeit 105U, 10669, n 2271, 
2993, PI. 3. haeient 1207, 4787, II 1592, 4198; Perf. Sg. 
3. hai 972, 5015, 5441, PI. 3. hairent 3779; Cjj. Prs. Sg. 
3. hee II 1956, 2800, 3140; Part. Prt. hai 9494, 10583, 
10594, U 363, 733, enhai U 1828. 

iraistre. — Ind. Prs. Sg. 3. iraist 5022; Part. Prt. 
irie 1243, 6254, II 908, 2244, 2378, 2731. 

issir s. eissir. 

joindre 3964, 4284, 11196. — Petf. Sg. 3. joinst 7376; 
Part. Prt. joint 7818, enjoint 5517. 

laier. — Ind. Prs. Sg. 3. lait 1792, 5025, 5178, 6222; 
Fut. Sg. 3. laira lairra lerra 4378 Var., 5173, 7262 Var., 
7266, 7271, 10789, PI. 3. lairront 5501; Cond. Sg. 3. lai- 
reit lairreit 7215, 9695, PI. 2. lairriez II 2239, 3. larreient 
6126; Imper. Sg. 2. lai 1897. 

leire. — Perf. lut 4122, II 622, 3854. 

lire liere 6, 9380, eslire esliere 5714, 9006. — Ind. 
Prs. PI. 1. lisum 118 Var., 3. esliesent 4886; Cond. Sg. S. 



582 — 



lireit 112151; Part. Prs. lisant 126, 180; Pari. Prt. litte 8, 
eslit 9U1, II 3195. 

(iiianeir), a) reuianeir 4577, 5782, 0495, 10486, 112759, 
'2709, 3460, 5J remaiudre 2W2, 5632, 5851, 9517, 11079, 
11109. — Ind. Prs. Sij. 3. remaint 345, 5777, I 680, PI 
t. inaiium 56; Impf. Sg. 3. luaneit II 1799, 2994, remaneit 
6101, PI. 3. man^icnt 3171, 5957, 10872, remaneient 5780, 
II 4206; Perf. Sg. 2. v^mn\m\%7922. 3. mist 45S2, remest 
remiat 947, 1061, 119S, 1S04, 1813, 2493, 2507, 2586, 
3045, 4179, 5473 etc., PI. 3. remestrent remistreut 17S7, 
9298; Fut. Sg. 3. remaiudra 362, 1685, 5938, II 2708, 
3402, PI. 3. remaindnint 1505, 3193, 4844, II 3396; Qf. 
Prs. Sg. 3. remaigue reniaine 427, 2698, 6100, 8720, 
9428, 11795, 1521, 3209; Impf. Sif. 1. remaiusisse 6850, 
3. reiiiainsist 1963, 7250, 7934, 10869, PL 2. remaînsisaieï 
7049, 3- remainsissent 10873; Cond. Si/. 3. rcmaindreit 
5451, 9508; Imper. PI. 2. rcmancK 6937; Pari. Prs. i 
manant 4750, 112684; Part. Prt. \emcsll36, 2806, 4870. 
4887, 6595 etr. 




vj«^ 



— 583 — 

meist II 1612, PI 3. malmeîssent 2068; Cond. Sg. 1. me- 
treie 7650, 3. metreit 2816, 2954, 7155, entremetreit // 
414, prametreit 6570, PI 2. métriez II 2238; Imper. PI, 
2. nietez 453, 454 Var.; Part. Prt. mis 251, 391, 456, 
demis 949, II 3153, malmis 952, pramis 2562, 3647, tra- 
mîs 6785, II 1509, 2182. 

morir mnriT 481, 1154, 4717, 4940, II 4286. — Ind. 
Prs, Sg, 1. moir 6267, 3, moert 132, 135, PL 3. morent 
8822; Impf. 8g. 3 moreit 8115 Var., PI 2. moriez II 2386; 
Perf. Sg. 3. morut murut 112, 758, 771, 4639, II 3855, 
PI. 3. morurent munirent 2732, 3285, 3518, 8040; Fut. 
Sg. 2. morras 5832, 3. morra 5698, PI. 1. murrum // 
984, 994, 2. morreiz 3672, 7501, 3. murmnt 138 Var.; 
Cj. Prs. Sg. 3. maire 940; Impf. Sg. 3. momst 5472, 
8902; Cond. Sg. 1. morreie 7649, 3. morreit 5571, 9216; 
Part. Prt. mort 167, 203, 227, 1348, 1349, 1352, 4927. 

moveir muveir mover 304, 306, 2761, 3036, 4624, 
esmoveir esmover 3608, 5942, 8031, 9931. - Ind. Prs. 
Sg. 3. muet 3054, PI. 3. moevent / 440, esmovent 4905, 
4977;' Perf'. Sg. 3. mut 822, 2363, esmnt 1965, 3632, 4623, 
4683, PI. 3. esmurent 1611, 3564 Var., 6448, II 1038; 
Fut. PI. 2. moverez 921; Q. Impf. Sg. 3. meust 10506 
Var., 11016; Imper. PI. 2. movez 8134; Part. Prt. meu 
4489, 6560, II 4257, commeu cumeu 1778, II 2611, esmeu 
/ 313, II 551. 

naistre — Impf. PI. 3. naisseient 1216; Perf. Sg. 1. 
ntiscjui 7942, 2. nasquis 7949, 3. nasqui 186, 1845, 2879, 
II 887; Fut. PI 3. nastrunt 1856; Part. Prt. ne 56, 66i 
239, 255, 770, 4693, 11290, II 3281. 

nuire. — Perf. Sg. 3. nut 1328, 5102; Fut. Sg. 3. 
nuira II 2458; Cj. Impf Sg. 3. neust 2404, 8400. 

occire ocire ociere 3712, 7448, 8764, 8810, U3976. — 
Lid. Prs. PI 3. ocient 1594, 8806, II 1988; Impf PI. 3. 
ocieient 7446, 8709 \ Perf. Sg. 3. ocist 558, 3282, 7466, 



584 — 



9719, I0O90, PI. 3. oscistrent ocifltreDl, n9S, 1212, 1764, 
iSôlO, 4065; Fut. Sg. 3. ocira II 3603, Pi. 3. ociront 
ocieront 729U, 760V; Cj. Prs. Sp. 3. ouic 89311, Il 937, 
1897, 3931; Impf. Sj. 3. ocoist 7705, fl 3Ô00; Pari. 
Prs. ociaut 2726, II 3811; Part, Pri, ocei» ocÏB oseis 117, 
198, 1217, 1753, 1829, 3769, 4678. 

oir 782, 979, 4690, 6370, Il 3711. - Iiti. Prs. Sg. 
3. out ot 2012, 6168, 6906, 9344, PI. 1. non 6911, 2. OM 
Il 1938; Impf. 8ff. 3. o«it 9689, 9862, PI. 3. oeient 1696; 
FiTf. Sg. 1. oi 1966, 6030, 8879, II 542, 1834, 2969, 
3. oi 303, 1321, 3329, 6978, 10600, II 4360, FI. 3. oirout 
342, 1613, 2647, 4661, 11136, U 66; F«t. Sg. 3. orr« 
6906, PI. 2. orreiz 6^03,- Cj. Prs. Sg. 2. nies 6790, 3. otd 
3962, PI. 2. oie/ U 2236; Im^. Sg. 3. oist 9393 Fiir., 
9394, 10246, U 2207, 3604, PL 2. oissiez oÎBSez 759, 
763, 1116, 6151; Cond. Sg. 3. oneit II 1910; Imper. PI. 
2. 007. 630, 2369, 2763, 5486; Part. Prs. niaot 934Û; Part. 
Prl. m 606, 1604, 6016, II 917, 3634. 

pilislre 3«i8, 4648, 7114. — l'art. Vrt. \<m 11 1767. 




mi 



— 585 — 

1483, 1784, 3331, PI. 3. plorent 9034; Fut. Sg. 3. plaira 
7223, 7262, 11288, 420, 2291; Çj. Frs. 8g. 3. place 5793. 

ploveir 6406. — Ind. Prs. PI. 3. aplovent 7726. 

poeir. — Ind. Prs. Sg. 1. puis pois 151, 169, 170, 
1363, 3746, 5924, 8681, 2. poz poez 5774, 5810, 6896, 
7950, 11100, 3. poet puet 142, 234, 2374, 2377, 5772, 
PI. 1. poum poon 870, 889 Var., 5346, 7927, II 996, 
2. poez 1073, 1148, 5939, II 3432, 4335, 3. poent puent 826, 
843, 861, 5264; Impf. Sg. 1. poeie 1996, 3. poeit 244, 
287, 4600, 10312, PI. 3. poeient 1208, 1209, 3179, II 
1593, 4201; Perf. Sg. 1. poi 11491, 3. pout pot 113, 541, 
988, 995, 1277, 3332, PI. 3. porent peurent 958, 1122, 
1259, 1769; Fut. Sg. 1. porraî 6256, 7618, 2. porras 9833, 
10128, 3. porra 5175, 5513, 10790, PI. 2. porreiz purrez 
2004, 2667, 6944 Var., 7797, 3. porrunt porront purrunt 
881, 1076, 3194, 4462, U 3397; Çj. Prs. Sg. 3. poisse 
4404, 4646, 6782, PI. 1. puissuns II 2037, 2. puissiez 
2002, 3. puissent pussent poissent 827, 2682, 6262, I 
370; Impf. Sg. 1. peusse 9534, 2. pensses 7930, 3. peust 
419, 2928, 3114, 10446, PI. 1. peusson 7307, 2. peussez 
4030, 3. peussent 2787, 6307, 7122; Cottd. Sg. 1. porreie 
9841, 3. porreit purreit 520, 1544, 7148, PI. 1. portion 
11096 Var., 2. porriez 4273 Var., 4487, 10463, 3. porreient 
3467, 4376, 8210; Part. Prs. poant 4549. 

poindre 3946, 3963, 4283. — Ind. Prs. Sg. 3. point 
4iœ Var., 8052 Var., 8595, PI. 3. peignent 3949; Impf. 
Sg. 3. poigneit 8788, PL 3. poigneient 8788; Perf. Sg. 3. 
puinst poinst 1968, 3916, 4011, 8749; Çj. Prs. Sg. 3. 
puigne poigne 9151, II 840; Impf. Sg. 3. poinsist 8408, 
8959; Imper. PI. 2. puignez 1669; Part. Prs. puignant 
poignant 6755, 8139, 8647; Part. Prt. puint 3553. 

prendre 321, 857, 5027, II 3485, aprendre II 510, 
2126, purprendre // 2551, reprendre // 2129, 3488, sou- 
prendre suprendre 4277, 5037, II 2547. — Ind. Prs. Sg. 
1. prenc 7428, 9232, 10047, 2. prenz 6903, U 4231, 



3. prent 1703, 3379, 4400, JI 3466, 2864, esprent 4358, 4901 
VaK, piirprent // SUIT, siii»rent 2375, PI. 1. pernon 7263, 
2. prenez II 2485, 3. pr.-nent pernent 1086, 4884. 4885, 
49U6, 4908; Impf. 8g. 3. periieit 8426, 10562, PI. 3. pre- 
netent perneient S53, l'^Ol. II4209, purpreneieLt 2/42t/4,- 
Perf. Sg. 3. priât 280, 589, U 3498, aprist // 3757, en- 
prist 4789, esprist 5138, purprist 1270, repris! 2^5, 331, 
9887, PL 3. pristrcnt 120, 1211, 7030, porpristrent 3855, 
5803, [180, suspristreiit 1565, SfiOS; Fat. Sg. 1. prendrai 
0237; 3. prendra 4774, 5699, II 3715, aprendra II 2167, 
PL 2. prendre!» 53U4, 6945. 10619, II 2748; Cj. Prs. 
Sg. 3. preiige 461, 3635, 9357; Impf. Sg. 3. prpîst 614, 
3089, 7142, I 456, Il 637,' 3492, PI 3. preiasent 5074, 
6730, 9615, 9617, II 620; Gond. Sg. 3. prendreit 3110, 
4854, 5389, aprendrcit II 197, reprendreit 3078, PI. 3. 
prendreient II 40; Imp<r. Sg. 2. pren 1923, PI. 2. pemex 
1073, 3357, 6951, 7623 ; Pari. Prs. pernant 3674, 3386, 
5^r,3, }or>G3, ijorin-ruiint purpernant 3385, 11134, U4i>9; 
l\irl. Prl. pri>-//(i-, 1754, 4622, aprisSSS, 5328, U2557, 




- 587 - 

qaerras 2894^ 3. qaerra 1011, Il 421, 3065, conquerra 
cnnqaerra 6311, Il 3405, requerra 6989, PI. 1. qaerram 
II 999, 1449, 2, conquerreiz 7427, 3. querront 3662; Qj. Prs. 
Sg. 3. quiere qaere 5619, Il 174, cunqaiere // 3936; 
Impf, Sg. 3. quesist 6627, 7931 Var., 9463, 10444, con- 
qnesist 6328, 6339, reqnersist / 467, PI. 3. qnesissent // 
36; Gond. Sg. 3. querreit 6492, 10820, conquerreit 4752, 
8158, 1469, n3008, requerreit 4468 Var., ni609, PI. 2. 
querriez 10732, 3. qaerreient 7002, conqnerreient 2750; 
Part. Prs. querant 1746, 3472, II 1687, conquérant 9142, 
enquerant 928, 3681; Part. Prt. qnis 6680, 8657, aqais 
1718, U3164, conquis cunquis 2772, 6243, 9347, H 2186, 
enquis 9211, requis 2132, 6173, U 1638, 2180. 

quire 939, 3114, 3117. 

raendre 956, 9666. — Impf. Sg. 3. raemeit raenmeit 
9210, II 3012; Oj. Impf. Sg. 3. raensist 2164; Part. Prs. 
raemant 1307; Part. Prt. raent 4248, 6065, II 4234. 

raire. — PaH. Prt. res 6513, 7120, 7123, 7129. 

receveir s. aperceveir. 

repondre. ~ Part. Prt. repost 1616, II 2908. 

respondre 7164. — Ind. Prs. Sg. 3. respont 6616; 
Impf Sg. 3. responeit 6956; Perf. Sg. 3. respondi respundi 
401, 633, 6581, U 1830, PI 3. respondirent 4449; Ftd. 
PI. 3. respondront 6073; Gond. PI. 3. respondreient 6068 
Var. ; Part. Prt. respondu respundu 2762, 7130, II 3627. 

rire. — Ind. Prs. PI. 3. rient II 1990; Perf. Sg. 3. 
rist 2918, 3121; Çj. Impf. Sg. 3. risist n3606; Part. Prs. 
riant 633, 9693, II 1673, sériant SSfiô; Part. PH. x\%648. 

rover. — Ind. Prs. Sg. 1. rois 9641, 2. roves 6887; 
Perf. Sg. 3. rova ruva 736, 1902; Part. Prt. rove 2266, 
11485. 

saveir 244, 4271, 6423, U 3463. - Ind. Prs. Sg. 
1. sai 137, 2172, 4147, 2. sez 387, 3. set 6294, 6692, 
6693, PI. 1. savum savon 106, 412, 8938, II 3462, 2. 
savez 160, 6819, 6116, Il 3417, 3. seivent sevent 1118, 



2614, 3769, 3772; Impf. Sg. 3. Baveit 243, 672, 241S, PI. 

2. saviez II 23S0, S. savcient 4661, 9763; Fa-f. Sg. 3. 
mut 1783, 1966, 2737, 3SS1, II 29U1, PI. 3. «orenl Î/S2, 
2277, 4490, 4628, 7746; FtU. FI. 1. ssnron 6912; Q. Prit. 
Sg. 2. lace» 6904, 3. lafc 176, 1928, 4433, PI. 2. sacioi 
3887, 7306, 7619. 9633, 3. ssoent 7237; Imif. Sg. 3. 
Bemt lui, 656, 4147, 67ôS, 1 493, PI. 1. tmtmm 83, 87, 

3. stîiiasent SUOl; Imper. PI. 2. sacez 4419; Part. l'rs. 
SRCant 10615 Var.; Pari. Frt. gen 340, 10251, 10418, Il 
2265, 2619, 3621. 

seeir 3132, asseeir aseeir 9939, II 2771, 3456. — 
Ind. Frs. Sg. 3. >iet 1082, 6384; Impf. Sg. 3. «eeit S341, 
2343, 4618, 11235, 266, FI. 3. smimt3131; Pcrf. Sg. t. 
asiis 7941, 2. aseis 7938, 3. list 682, 7667, 8321, assint 
a«i8t 690, 1269, 7666, 9881, II 3761, FI 3. asBiatront 
aBistrentôôei, 9801, II 81; Gj. Impf. Sg. 3. seist 7577; Part, 
l'rs. seiant seaiit 5907, II 3794; Part. Prt. assis asis 681, 
1-XS. 1869. 1317, ri 2179, 3166. 

siwir. - ImI. l'r.^. l'I 3. siwent 1639; l»'l'l'. Sfl. 3. 




— 589 — 

semont 3803, 5123 Var., 7232; Perf. Sg. 3. semonst 10361; 
Fui, Sg. 3, 8emondra7J56; Part. Prs. sumunant II 3236; 
Part. Prt. somuns sumuns semons 618, 844, 1070, 1560, 
1918, 3830, 7732, Il 2346, dessumuns 2723. 

surdre 3578. - Ind. Prs. Sg. 3. surt sort 51, 6400, 
11454; Impf. Sg. 3. sordeit 5004, 10487; Perf. Sg. 3. suret 
sorst 817, 1057, 9293, 10773, PI. 3, surstrent sostrent 
2675, 3295, 7872; Cj. Prs. Sg. 3. sorde 6902; Part. Prt. 
surs sors 7951, H 1820. 

taire tare 1898 Var., 1902, 11486, II 112. — Perf. 
Sg. 3. tout 10798; Imper. S g. 2. tais teis 402, 1899, 1943. 

teindre 5296. — Ind. Prs. Sg. 3. teint / 675; /wp/l 
PI 3. teigneient I 200. 

tenir 207, 980, 1333, 113726,4299, astenir II 1723, 
contenir 4048, maintenir 5459, 5570, retenir 2332, 4664, 
10966. — Ind. Prs. Sg. 1. tien tienc 161 Var., 10806, 10807, 2. 
tiens 6818, cuntienz 629, 3, tient 52, 1455, 9150, apartient 
1436, 2533, PI 1. tenum tenon 433, 874, 3913, maintenuns II 
2034, 2. tenez 10812, 10834, 3. tienent 1598, 3766, 4907, 
maintienent 7242, retienent 4885 ; Impf. Sg. 3. teneit J847, 
3443, 8344, aparteneit 7228, 10430, conteneit 10037, 
11294, Il 2275, mainteneit // 2276, reteneit 6429, PI. 3. 
teneient 2369, 5103, 9785, cunteneient 1916; Perf Sg. L 
tine 6420, 3. tint 213, 338, contint 4559, 7380, maintint 
2241, retint 72, 4291, PI. 3. tindrent 1774, 2488, con- 
tindrent 4333, 7361; Fut. Sg. 1. tendrai 6881, 2. tendras 
6818, 3. tendra 1455, 10788, II 3057, 3600, maintendra 
2960, PI 1. tendrum // 486, 2. tendrez tendreiz 6946, 
Il 2486 u. 2747, maintendrez // 1730, 3. tendrunt ten- 
dront 899, 3888, II 61, maintendront 3649; Cj. Prs. Sg. 
3. tienge 7835, 9030, maintienge 5783, retienge 5508, 
PI. 3. tiengent 11464; Impf Sg. 3. tenist 3571, 6340, 
7578, 1 742, maintenist 745, retenist 1807, 5470, 8407, 
PI 3. tenissent 6472, 7781, II 619, naaintenissent 5073; 
Cond. Sg. 3. tendreit 3328, 3441, 5122, 10602, U 2148, 




n. 2. tendriez Î0730, 3. tendreionl 5395, 6977, 90S5 For; 
Jmper. Sg. 3. cuntieu W27, // 202, PI. 2. tenez Î0021; 
Part. Pm. tenant yiSS; Part. Prt. tenu 670, 1520, 1840, 
U 2100, 3622, 4263, maintenn 9064, 1 143, retenu 15SS, 
2102, 6982. 

tolir 206, 3S2, 1974, 2260, 3393, 7272, Il 3714, 
4290. — Ini. Prs. Sg. 1. toi II 348, 2. touz 3S6, 3. tout 
442S, T162, PI. 2. tolez 4783; Impf. Sg. 3. toleit ÔOOS, 
6424. 9515, II 1801, 3004; Perf. Sg. 3. toli 1276, 2626, 
9333, II 14S9, 1793, 4367, letoli 9OS0, PI 3. tolirent 
4785; Fut. Sg. 3.UAdriï6966; Gond. PI. 3. toldreient 912; 
Imper. PL 2. tolez 5940; Part. Prt. toleit 1271, 3783, 424B, 
6034, 8188, 9171. 11402, II 84, 764 

tonlre. — Ind. Prs. .Sg. 3. detort / 684, estort U 
2253; Part. JVl. tort 8625, destor» J-(329W, cntor» 113296. 

traire 82?, 2085, 4566, atraire 707, 5089, 6562. 1 
266, retraire 419, 1695. 4587. — Ind. IVs. Sg. 3 trait 
;32, retrait 463, lo:t4-2. 1 18, PI. I. traioil 8946, 3. traient 
1168. 5226, 52ri, atraient 6639, 10914, detraient 4108. 




— 591 — 

II 3858; Fut. Sg. 3. valdra 7619; Cj. Prs. Sg. 3. vaille 
7634, 8460, I 243, II 1462; Part. Prs. (adjectivisch ge- 
hratuM) vaillant 9141, II 74, 1675; Part. PH. vain 8141, 
9053, II 3630. 

veeir veer 99, 306, 4036, 4578, II 3457, porveeir 
6590, II 2763, reveeir 7084, sorveeir 7015. — Ind. Prs. 
Sg. 1. vei 7251, 7879, 7903, II 4324, 2. veiz 9526, U 
2760, 3. veit 5282, purveit II 1919, PI. 2. veez 7038, 
10680; Impf. Sg. 3. veeit 283, 7061, 8148, 8611, PI. 3. 
veeient 3379, 9005, 11355, 1 597; Perf. Sg. 1. vi 178, 179, 
2246, 4149, 8878, II 1663, 3. vit 277, 359, 2864, 3051, 
4296-9, PI. 3. virent 609, 1570, 6347, entrevirent 8019, 
9710; Fut. Sg. 1. verrai 3643, 3544, 6606 Var, 2. verras 
3678 Var., reverras 1170, 3. verra 4464, PI. 1. verrum 2653, 
2. verreiz 6259, 7560, II 2764, 3. verront verront 4348, 
4461, II 62; Cj. Prs. Sg. 3. veie 626, 3454, PI. 3. veient 
1104O; Impf. Sg. 3. veist 279, U 2203, 3503, PI. 2. 
veissiez veissez 1575, 1579, 3185, 3377, 3. veissent 6471, 
1653; Cond. Sg. 3. verreit 4444; Imper. PI. 2. veez 1912, 
2913, 7627, II 3819 ; Part. Prs. veiant veant 1972, 2476, 
2660, 2828, 3354, purveant // 466; Part. Prt. ven 533, 
945, 1607, II 2972, 2984, porveu purveu 2769, 10199, 
10208. 

veintre 1734, 3822, 7148 Var., 10466. — Ind. Prs. 
Sg. 3. 9 veint 1488; Perf. Sg. 3. venqui 4161, 6696, 8903, 
PI. 3. venquirent 2490; Fut. Sg. 3. veintra 7581, PI. 1. 
veintron 8136, 2. veintrez 7504, 3. veintront 3887; Cj. 
Prs. Sg. 3. venque 6940; Cond. Sg. 3. veintreit 8167, Part. 
Prt. vencu 4120, 6671, 7826, 8230. 

venir geht wie tenir. Die im Texte vorkommenden 
ComposUa sind avenir 1492, 3782, 11211, 218, 337, 11207, 
inesavenir 2953, 6239, 6740, 5509, 6721, convenir covenir 



1) Bit 1. Pérs., die bei Burguy (II 333) nieht bdegt ist, ïautet 
im Auberi (TMers MittheU.) vain 311, 3. 



- 592 



cuyenir 5020, 9149, 6430, II 4308, doTCmr 29S3, lT9i, 
4568, 413, Il 2613, entrcvenir 11062, parvenir II 207, 
reTonir 2066 Var., 7032, 8176, 9474, Borvcnir 10537, «ii- 
ïenir // 406 u. 4307. 

vestir 464S. - Pari. Prl. veltn 634, 6514, 6912, 7697, 
7996, SUS, I 645, II 367, 1786, rovestu 928?, H 2601. 

vivre 142, 3108, 6964, 9201, 1621. — Ind. Frs. Sg. 1. 
vit 6267, 3. vil 1313, 6726, II 1719, FI 3. vivent 882'2; 
Perf. Si. 3. vesqui 726, 1440, 10146, 11477, U 1313, re- 
vcsqui 469, PI 3. vesquirent vesqirent 1427, 6348; Fut. 
Sg. 3. vivTa II 3060, 3601, PI. 2. vivrez II 2481, S. vi- 
vront 10276 Var.; Cj. Impf. Sg. 3. vesquist 1310, 8902, ] 
PI. 3. vcaqniBsent II621; Cond. Sg. 3. vivreit 482, 94T0, i 
10483, 10698, PI. 3. vivreient7!e'; Part. Prs. vivant i23/, 
4643; Part. Prl, vcscu vesqu 406, 3263, 6565, 5779, 9259. 

voleir. - In;l. Prs. Sg. 1. voil VTlil 1363, 1364, 2126, 
2227, 2234, 704U, 7041, 7042, 7055, 2. yelz vek veo» 
426, 1926, 6886, 3. mit vcll venltSSfi, 1013, 1164, 2064,' 
209?, 2941. 21142, VI. I volon ?/7S, 775S, 2. vole! U66>, 
Sim. 6233. IM44. II 4339. 3. volent viielent veleni 875. 




SYNTACTISCHE BEMEBKVNGEN. 

Bei der Zusamtnenstéllung der nachfolgenden Berner- 
hungen ist der dritte Theil der Qrammatik von Diee (dritte 
Auflage) eu Grunde gélegt worden, — Artikél (S, 26). diable 
erscheifU etliche Mcde ohne densdben: 352 , 385y 601. Bei 
terre fehlt er e. B. Ben. Chron. 19051, bei mer sehr oft 
Jourd. de Bl; e. B. 1263, 1271, 1297, 1517. — Fronomen 
(57). Ein auffdllend schneUer Vebergang von tu su vos 
begegnet 1912. — Unus. Alter (84). Durchaus pleonasHsch 
stéht altre 5S28; vgl auch2106, 111034. Bemerhenswerth 
ist li uns — li uns fiir li uns - li altres 6081—6083; 
vgl. 8032, 9652, sowie Wace's Nie. 8-11. — Dqppdter 
Nom. (99) und doppeUer Ace. (120). Bei estre tenu a oder 
por, se tenir a oder por findet sieh im Bou nwr der Ace.^ 
nicht une sonst oft im Altfr. (vgl. Tabler Aniel zu V. 147) 
der Nom. Beispiéle: Tenuz esteit por haut baron 11126, 
Lores se peut tenir pur fol 2446, Mult se tienent a descon- 
fiez 4907, Mult se tendra, co dist, por lent 5024, femer 
6563, 9519, 9982, U 2439, 2966, 3090, 3092, 3097, 
3643, 3651. Dassdbe ist àber auch bei se faire, se tenir 
der FaU: Mult se tint orgueillos e fier 5437, Li dus se 
fist joios e lie 6351, E se faiseit de lui prive 6738, femer 
10466, II 2229, 3679, 4404 ete. Bei nomen habere ist nur 
an einer SteUe dos s des Nominativ durch den Reim gesichert, 
namiich in Henris II 1506; im Innem des Verses haben 
wir den Nom. Brun 11004. Ohne s findet sich im Beime 
Gigant 2618, Taisson 11383. In Ode aveit nom 7382 und 

Hue aveit non 9756 steht der Nom. nicht unjnoeifdhaft fest, 

88 



— 594 — 

weil auch Hue fmd Ode gelegmiîick aie c. ohî. verwan^ 
wcrden. Sonst hafint icir das a noch in ToBteins ! 
Abcr 869S fehlf es in dcmscîben Namen, dsgl. in RotKtrt ' 
ÎS3S,4S37, RaolTaîsson5S5J, Neet Chief de Faucon Jï*?, 
Héraut Ô58S, Guert G9!:i5, AceUn 9311. Das Nichtvor- ' 
handensein des s in Namen auf tonloses e bei noœen babore 
is( durch das Metmm gcsichert 4227, 44Î4> 6008, 9399, , 
10538. — Anetmerlen isl der doppoUe Ace. bei aveir V. 6021: 
.VI. filz aveit ja chevaliers, vgl. hiereu Chev. au Ipon 38&5: 
Que .VI. iilz chevaliLTs avoie, — Accusatîv bei Transitivem | 
(lO'J). Nack aidier folgt im Bou der Dativ; vgl. 6211, 
6233, 6249, 9V66. — lieftandlung des J^irticipiums (292). ■ 
Das Part, in Bunehung sum Accusativolgecte. Steht da» 
Part, nack dem Ace, so findd mei.'itms Gmgruem sUtttj 
vgl. 309, 390, 392, 441, 544, 585, 1115, 1123, 1156, U94, 
1220, 1326, 1438, 1556, 1798, 1811, 1817, 2354, 2390, 
2462,2664, 2683, 2747, 2936, 3372, 3496, 3653, 3684, 
3690 etc. Ebcnso in dm beiden ertite» Theilm, s. 1 327, 3S3 
und im sweitm Tlmle die Tiradcn in ec, ie, iez etc. Die 




~ 595 - 

(TA. 119, moitié Cleomades 9271, plente ebd. 18067, 18627. 
Bd Wace hegegnet aher viel hdufiger der Sing., $o nach 
gent 71 76, 282, 338, 1068, 2418, 2672, 3312, 3861 (noch 
ungcfahr 20 Maie), maisnie 3661, 10264, parentez 11223, 
l)arnage 5299, commun 5668, clergie 616, 4746. Der Sing. 
stcht nach gent ebenso Amis et A. 2166, Jourd. de Bl, 124, 
488, 2614, 3986, 4232, Auberi 168, 7, 217, 3, Cleom. 
2489, nach maisnie Aye d'A. 96, Gui de Nant. 16, 41. 
Nach le mielz „der beste Theil, der Kem^^ folgt gleicher 
Weise dos Verbtim in der Eimahl 4972, 6803, dsgl. nach 
mult 8904 und assez 8116. Dagegen treffen wir denPlur. 
nach flor (de la chevalerie) 10187 (Sg. 1 316) und clergie 
9004, — Négation in obMngigen Sateen nach gewissen 
negaiiven Aussagen (442). Nach „nickt unihin konnen, nickt 
unterlassen^^ pflcgt im Altfr. regélmàssig ne gesetet eu werden, 
vgl. £r. B. Amis et A. 609, 877, 891, 1912, 2943, Jourd. 
de Bl 346, 946, 2076, 2086, 2396, 2436, 3272, 3801, 
3906. So auch im Rou in cinem àhnlichen Ausdruck 9412. 
Enthàlt der Ilauptsate den Begnff der FurcfU, so tritt im 
Nebensatze schon in der alten Sprache ewar oft ne ein, so in 
nnserm Gedichte 2662, 8766, Il 3884, Chevalier au lyon 
1967, 3610, 3993, 4168, 4292, 6096, 6629, Rom. de 
la Charrette 1366, 3629, GuiU, d'Angl. 42, 64, Auberi 73, 
21, 96, 20, 161, 13, 222, 12, 236, 32, Rom. de Uam 268, 
283, Atre per. 391, 911, 1136, 2446, 2449, 3911, Aiol 
3614, 6236, 6636, Cleom. 11716, 12016, 12917 etc. — aUein 
séhr hàufig fehlt es auch, besonders im Rou und in Ben. 
Chron.; in ersterm Wcrke 1616, 4099, 4110, 6164, 6762, 
6939, 7978, 8888, 10414, I 698, Il 1017, in letsterm 
2763, 10420, 11268, 12409, 13032, 16749, 16839, 21824, 
22477, 28726, 32699, 34874, femer Chev. au lyon 977, 
6687, CJmrrette 1622, Atre per. 410, 936 etc. Nach défendre 
steht ne im Rou 9323, sowie Charrette 6661. 



VERS UND REIM. 

Der Eeim ist fast iiberaU mit der grSsstm i 
behandelL Nur énige Ungenmtigkeiten smd Horh bu er- 
leiihnen. Zunàchst porte : mote 3703 MmïScoee : foret! 10167 *), 
awH Reime, die nkh dcn friiher (S. 529) heriihrten 
schliessen. Sodann Giihiiasqni lS4f), : fui 41S0, (lit:ar|nit 
3921, qui:i II 3646 (vgl. eu diesm ToMer Aniet XXJIQ < 
«nd aus dem ersten Tkeile purponsrqncns 630. — Der FaU, 
der im Compuius ausserordentli^ Mnfig begegnet, dass ein i 
Wort ohne WecJisel da- BedaUung mit sick selber gébmtdim ' 
wird (vgl. Mail 27), kommt nur ewcimaî vor: 641 tmd 293L , 
Auch von der Spielerei des riihrenden Rames maefit Wac« 
nur schr seïten Gehrauch (525, 633B, 7997, 1 714 und w«(- 
leicht 648), verschmàht aher nieht die Elegane des reiehm 
Beimes; s. e. B. 69, 7b, 85, 1S5, 301, 567, 779, 1271, 1297, , 
2003. 2087, 2653, 3743, 3703, 3899, 3959, 4401, 4563, 
5413, 6259, 6821, 8103, 8489, 8551-4, 8725, 9175, 9806,: 
10615, 11337. — Der EigentKûmlichkeit unseres Dichierê I 



— 597 — 

Theîl des Oedichtes, der aUein 14 Quatrains und 1 Sixain 
(466-71) enthàlt^). 

Hiatus, Elisionj Aphàrese, Inclination, — Die Zahl der 
Steïlen, wo iibereinstimmend in aUen vier Hdschr. tordoses o 
am Schlusse eines Wortes vor einem Vocal eine SUbe im 
Verse bUdet^ ist nicht gross. Es sind folgende: 1670, 4092 j 
4433. Femer findet sich aber Hiatus in ACD 131, in ABC 
1689 und 6383 (fehlt D), in ABD 9053, in AC 4586, in 
AB 2859, 11276 (fehlt CD). An dm ersten drei Stéllen 
ist der Hiatus wahrscheinlich auf Rechnung des Dichters 
eu seteen; vielleicht auch 131, 1689, 9053: die Abweichung 
der dritten Hdschr. emendiri Jedenfalls nur ungeniigend. 
V. 6383 Jconnte hinter eve ein e eingeschoben werden, wah- 
rend man schwerlich 2859 mit CD homme lesen darf. 
V. 4586 hat B vielleicht das Richtige. Sei dem indessen 
une ihm woïle: so viel scheint festjsustehen, dass Hiatus nicht 
nur nach mehrfacher Consonane, sondem auch sonst ge- 
legentlich bei Wace vorJcommt. Hierfur sprechen besonders 
4433. 1689, 6383, 11276. Aus diesem Orunde ist 573, 
1908, 11216 und 9062 in der Fassung von A belassen 
worden, obwohl an den beiden ersten Stéllen durch C, an 
der dritten durch B, an der vierten durch jede der drei 
andem Hdschr. eine Besserung eu bewerJcstdligen gewesen 
wàre. V. 1010 hotte vielleicJU die Lesart von A beibehalten 
werden sollen: geàndert ist nur, weïl BC hier uberein- 
stimmen; dsgl. 3284. Hiatus treffen wir endlich nodi in 



1) Man wirft unioiïïkûrlich die Frage auf, ob dieser formelle 
Zug im Bou nieht darauf zurùckzufukren sei, dass Wace frûher 
IHraden in Aîexandrinem verfasst hotte. AUein schon im Brut, der 
doch woU vorher gedichtet ist, hônnen mr dassélbe Verfàhren beob- 
achten. In diesem Werke hmmen wteh ungefâhrer Schâteung 200 
Quatrains, 14 Sixains, 3 Huitains vor. Auch im Nicholas herrscht 
die Neigung vier und méhr 2kilen durch denselben Seim bu verhinden; 
weniger in dem andem kleinen Oedichte, 




598- 



lier aun BC aufgenommefwn Varùmte 1Q70S, sotoie 10954 
rConj.J '). 

Bci deri ànsilbige» Wôrlem de, le, me, ne (lot. non), 
se ll(U. se), te, la, ma, ta, sa findet vor einem Vocal stets 
Elision des e bew. a sltUt. Je nach Bediirfnis den JMchters 
tritt sie ein oder wilerbleibt bei ne [Jai. nec), qne, se sdttm 
si {îat. ei), si (lat. sic), sowie bei li, dem Nom. Sg. des 
Artikels und detn glekhlauienden Dot. des Pron.; femer bei 
jeo jo je und ceo co. Am hâufigsicn biissen que unèl te 
ihren Vocal et». Die Zalil der Stellen, wù sie 4m Hiahu 
stehen, befindet sic/i bei Weitem in der Minderhetty. Um- 
gekchri verhâlt es stc/* mit ne. Hier ist Hiatus vonoiegenA*)- 

1} Im ereien Tlicile liefjt Hiatus nach mehrfactitr Contonaiu vor 
342, im iieeiten H9S, 1004, 1168, 1346. 1599, 2953, 308i, 3473, 4356. 
BerseRe kntin leicht getiigt loerden I 242 (l. pcuat) J7 898 {l. que 
vn), 1168 (!. La fillo), 1346 (l li ïm), 1599 und 3081 (I. Se H), 
tS56 (1. Se ol). - UnverândtTt tu lasam m'Jid toahrecheinlich ï<57. 
14G4, 3817, ujfil dos c von comme III 9053 und meh fon»t biemOm 
(î. B. ÂMheri 15. 17, 177, 17, Jourd. di Bl. 1421, 2U5ÔJ aie SÎBk 
Da .Masc. auf ioiilnse» e (jw Nominati'^t nicht anwftwMB 




- 599 - 

Elision findet im Ganzen noch nicht an 20, Motus dagegen 
an mehr ois ôOSteUen statt. Bei si {lot. sic) Jcamnit Elision 
nur selten vor (245, 522, 4234, 4294); meistens steht dos 
Wort im Hiatus (299, 498, 648, 732, 1859, 2484,2962, 
4834, 5514 de). Bas i in li, dem Nom. 8g. des Artikels V, 
ist élidirt z. B. 556, 647, 3100, 3111, 3129, 4545, 6331, 
6353, Hiatus 401, 556, 3077, 3121, 5270. -- Was dm 
Dativ des Pron. atUangt, so finden wir Elision 218, 616, 
733, 757, 964, 1038, 1313, 2234, 2378, 2382, 2635, 2855, 
2942, 3633, 4230, 4990, 5630, 5642, 5656, 6068, 6279, 
6283, 6808, 6854, 7660, 7661 8632, 9072, 9180, 9364, 
9776, 10161, 10753, 10785, 10962, 11142, 11263, d. h. nur 
vor en und de^i Formen von estoveirV» — VerhàUnis- 
miissig selten ist Elision bei ceo co : 3954, 4945, 7350, 
8334, 8717, 9683, 10292, nochseltener bei jeo jo je; 156, 
386, 9171, 11482. Elision bei qui ki kommt im Rou nicht 
vor, Anjsmmerken ist noch, dass die Elision, auch wo sie 
factisch stattfindet, graphisch sehr hàufig nicht ausgefUhrt 
ist. Nametitlich bis 258v, 

Aphdrese begegnet in der Hdschr. einige wenige Maie, 
ndmlich bei en in qui'n 11502 und si'n 3614, 4226, 4434, 



1) Bei li, deni Nom. Pîur. des Art, tritt aUfr. wohl nie Elision 
ein* Im Prov. ibi sie dagegen hekanntîich ganz gebràuchlich. 

2) Sehen wir uns andere Denkmiiler an, so nehmen mr âhn' 
îiche ErscJieinungen wàhr, Im Mûncîhener Brut begegnet Elision nur 
vor en (s. S, XX), im Computus vor en 1124, 1516, 1618, 3466 tmd 
vor estot 1310, im Auberi vor en 11, 33; 20, 11; 83, 22; 90, 22; 12C^ 
7; 151, 12, 26; 155, 19; 167, 5; 192, 31 etc. und vor eatuet 187, ^ 
%md estaura 98, 13, 180, 13; ausserdem (denn 229, 9 ist vf ^ Dudo 
die Conj. unterm Texte) nur noch 17 4 y 12, tuetm, was ^ XJeber die 
unbedingt nothig ist, das li der Hdschr. = li i gefasst \i 

verhâlt es sich mit Chev. au lyon 4936, wo in der That IV 
genommen werden muss, es sei denn, dass man hier im Wide» 
mit 467 u. 2197 eine Ausnahme von der beikannten Begd (Diee ZIi^ j^ 
sugében ur^ Por = le or setzen dûrfte. 



— 600 — 

11502. — laclinatifm treffen mr nar bei le und les, wie in 
jol jel 2S4e, 2963, 2970, 3745, 6791, 7053, 7806, 7980, 
jes 7425, jaa (ja les) 1669, quU kil 2960, 3032, 3486, 
3789, 3793, 10010, qnis 655, 17SS, 2162, 3502, 4167, 
6052, 5282, 8695, nel 6846, 7053, 8766, 8878 UHd mU 
aufgdôatem 1 non 6961, im 4167, 4268, 7116, 10878, 10948, 
qnel (qne 1») 3454, k\ (sic iUnm) 2077, 2616. 4217, 4291, 
6873, 7068, Bit 680 Var., 720, 1494, 1932, 2490, 2664, 
2824, 3690, 6881, 8212, lel (ai illnm) 6308, 5488, 10089. 
sil ttnd Bel sind also durcb die Schreitmng con einander 
unterschieden, wàhremî in andem alîfr. Texlen sel auch fOr 
sic îllum sehr gebrduclilicfi ist. 





-^ 



Anmerkungen. 

Erster Thexl (Nachtrag) — F. 95—132. Vgh WiXhdm von 
Jumièges I, 4 (Buchesne 218 B), Ordericus Vitaiis eâ. Le Prevosi 
nif 474, Benoît Chronique des ducs de Normandie éd. Michel I 
p. 25—6 V. 663—72, erste Chronik 4—5, zweite 78, driUe 2 V, «oiw« 
die von ChampoUion-Figeac herausgegebene Chronik des Amatus 9. 

123—207*). Dudo von S. Quentin éd. Lair 129—30, WtOi. v. 
Jum. l 2 urid 4 (217 A und 218 A), Ord. Vitai. Il, 6—7, Ben. I 
p. 13 -14, 22—28, erste Chron. 4, zweite 78, dritte 2. — 141. VieUeicht 
ist hier toie auch94 und II 439 Neustrie mit Fôrster*) und Suchier^J 
ois vierstlbig gehraucht anzunehmen. — 145 — 56. Ueher Hasting s. 
Lair zu Dudo 36 ff., Michel eu Ben. I p. 28, dsgl. in Betreff àèr 
Unverwundbarkeit Biôms ebd. p. 27. — 159. l. Plu8ur(8). — 161 ist 
vidkicht auf Grund der Hdschr. mit Stichier zu lesen Od femme, od 
serianz e pd fiz. — 190. l. Cil. 

208—459. Dudol29—32, W%lh.v.Jum.I,4—8(218A—220A)und 
fur 284—317 ebd. cap. 1 (216 C), Ben. I p. 21— 22 V.537—70,p.26—45 
V.673—1162^), die drei ChroniJcen5, bzw. 78—80 und 2, Robert von 
Torigni éd. Belisle Rouen 1872 1, 9, II, 192, 230, Ord. Vital II, 6—7y 
III, 83. — 208. Uéber diesen Gébrauch s, Lair zu Dudo 34—36. — 



1) S. Band I S. 219 A. 1. 

2) Was diesen Abschnitt arUangt, so theUt Wace die einzélnen 
Begebenheiten und Schiîderungen in etwas anderer Reihenfolge mit ois 
die lat. SchriftsteUer und Benoît. Ueber sein VerhaUnis zu Dudo 
und Wilh. v. Jum. im erstm TheUe ûberhaupt s. Kôrting Ueber die 
QueUen des Roman de Rou Leipzig 1867 S. 21 ff. 

3) Zeitschrift /tir roman. Philologie I, lU ff, 

4) Literarisches Centràlblatt 1877 Nr. 8. 

5) Der Bericht ûber die Landschaften und Oerter^ todche die 
Normannen in Dranhreich verwusteten, steht 841—1130, 




1302 



SIG. l vielJeieht mii Ffirsirr PKj-es fur emiireii. — 318. Nul po«it In U^rrtfl 
Boffrir Bfrt. I p. 31 V. 547. — 230. I. mît FÔnter vnd SucMtr Par \ 
la cuBtume. — 3!",?. S. iilier S. Mnlard Ki^k»ltin QaiehicHt din /Va 
tôaisehen Ksniglhum» «nin den er»t«n Citpetiitgem Leipsig 1877 T. 
S. 116. — 274. Urher .icn Jli'fhof Emmo «. Lair su Dudti 131. — 
385. Nach diesan Verne schrinl mit FôrsUr eiw bidie aniif.iuman«m 
verden eu miinsen. - 30.1. l. virileieht mit F. Nos volt, — .33 
ulierMiil. — 334-340. Vgt. lien. F p. 35—38. — 357. l. trwquw.— I 
3G5. SUehier lieat: Tant oum i porent Buiumerent. — 36S. I. mit F. f 
und S.: Portent tiatrea c ciiui'nsit'n. — 373 — 3. Aehtttich aagt Ben. 1 1 
p. 37 Y. 957^8: Cei dcl !ur cjue porter n'en pocnt, Iceo lenaont, \ 
ioeo enfuent. — 381. En ût eieUeieht tu leuen: E Bretbine treaqa'^ J 
l'Arree and 439 Dea qu'a l'Arree o au cucopai^e. — 4V0. 403 — 9. | 
Eine KlarsteUimg des Namenn Abilnnt mi'usU von 409 ansgeb*», tOQ ' 
tin Ortsnamc ini Feime steht. Dofh darf vittttieht DcAon tint Ver' 
muthtmg getragt und 403—3 gehaen tarâen: Abilniit siat kiu Saira 
b1 port Tut dreit; mult fu le chaiitcl fort';, d. h. hri SMUe imCo- ■ 
tentia (Arr. Valognes), dort loo dû Saùre sieh mm Muer ergitsH, i 
Rh3U unirâe aueh m RpgoumiDic (400) tinigtrmanKn prunen. 
AenVeTBhermsteUcn. kûnnlen leir AtinmtU, ebenfaBn gatie nahe doM J 
an dtr Sairr.') gtlegen, hintusiehen und Use»: Re^-ille, Aimcville<^ I 
Abilant. — Was die ùl/rigen noch unaufgeMàrleti Oaier aidangt, f»M I 



- 608 — 

der Normatmen in die Gegenden der Loire Kàlckstein 5 /f . — 433. 
VieUeicht ist nUt Fôrster vus eu tilgen. — 434. En une islo suz l'abeie 
Traistrent ensemble lur navie Ben. I p, 40 V. Î015 — 6. — 445. h 
Alucme. — 449 ist nach Gascuine ein Komma anstcUt des l*unkte8 
zu seteen. 

460—717. Dudo 132—5, WXh. v. Jum. I, 9—10 (220 B—D), 
Ben. I p. 45—66 7. 1163—1788, die drei Chraniken 5—7, hsw. 
80—81 und 3 — 4. SpecieU ûber die Erdberung von Lfma 8. Loir 
zu Dudo 40 ff. In der ErzàMung derselben weicht Wace von Diido, 
der sie ébenfalls weiilàufig heriehtet, in viden Fuvkten ah (vgl. Kôr- 
ting 23). Wilh. v. J. hehandéU «te nur kurz. Was Ben. ahlangty ao 
iMt er dis Nebenqueîle wohi Wace henutzt, da awh er die Prophe- 
zeiung des Chorknahen mittheiU (1307—36), die unser Dichter 498—521 
erzàhlt und die sich nicht hei den lat. QueUensehriftsteiîem vor- 
findet ^). — 461. Lur flote unt tute apareillie[e] isi vieBeicht mit 
Fôrster zu lesen. — 467. Vgl Ben. I p. 48 V. 1253—5. — 474. 
Suchier licst Genve. AUein warum soU Genf, nicht Genua gemeint 
sein? — 480—93. Vgl. Ben. I p. 49. -- 509. l. vicOeicht mit 8.: 
Tu nen i as pas bien veu. — 520. l. matin fur main (F.) — 521. 
l. La nauie. — 522, Hastenc esgarde la cite Ben. I p. 51 V. 1347. — 
542—63. Die Bede der Abgesandten HasHngs ist, dbtcohl selvr ge- 
kiirzt, doch im AnscMuss an Dudo verfasst. 8o entspreehen z. B. 
554—7 denWorten des lat. Chronisten (133) : Sequestram nobis pacem, 
precamur, date; quac necessaria sunt liceat emere. Vgl. Ben. Ip.54 
V. 1456— 61. — 543. Proamalfait, mult s'en repent Ben.ébâ.p.55 
V. 1477. — 545. Vgl. ebd. p. 54 V. 1430. — 567. l. vieUeicht mit 
Fôrster cuuent fiïr cuuine. — V. 574 — 601, die eine sehr anschau- 
Uche Schilderung der fingirten Krankheit Hastings enthaUen, hàben 
weder hei Dudo noch aueh hei Ben. etwas Entsprechendes. — 578, l. 
Suucnt iert pale, suuent pers. — 590. Swhier liest: Suuent sangluter, 
baallier. — 593. respasser heisst genesen, wie 615 und II 2416. — 
q02. Wtnn plus nicht entheltrl werden kann (F.), ist vieUeicht mit S. 



1) Die Hdschr. R des Dudo entJuilt nach Lairs Mittheilung 
(132) folge}id€ Mchst mcrkmirdige Bandglosse, in xoelcher von dem 
Ereignisse die Bede ist: In vigiliaNat[ivitati8] contigit ead.... puer 
accepta .... primam lectionem (légère) non potuit, sed proph[eti- 
zando] dixit: ad portum V[eneri8l calandre; unde a... et populus 

miseruut exploratores s legerat inven(enmt). S. die Anmerk. 

des Uerausgehers. 



604 



tu Irsen: Que vm ireie plus cnnUnt ~ 532—9. Was itt âiaeti ZfHim 
Raeting seJbst aagt, aprtchen bei Dudo (133) ttnd Ben. (I p. SS 
y. 1487—94) si'hon oorher «eine GemndUn ava. — 643. Bti Ditâo 
(134} und Sm. (I p. SS) schickt Haiting Bnttn an den Birehof ttnd 
âtnOrafen von Luna, die ihtifn die fSlschiiche NadtricM «m Kintm 
Tode hinterbringm und um ein clmstlidte» Begribnèt /ïlr ihn bHU» 
ëoUen. Zum Danke dnfUr behdmen tie oBt «eiM Krtgtharkriten. — 
Sas Fblgende entspricht den Worten Hastings hti Dudo a. a. 0.: 
Mihi modo faoite feretrura et superponito me quasi mortuum, arm* 
quidem meoum in ipoi collocatK. Bti Brn. (1G38—43) sagt rr: D'uns 
ohere purpre vermeille fvgl Wace 648) Me cuverea en une bière. 
Eiai plaignaot, en tel mnnicru Aie portureK en la aîte. De mes anaM 
[mult] bien orme; M'espee mettrez delee mei. — 65B—9. Suz le« chape* 
aiez musoees Lea eBpeea e les coigiieea Ben. I p. CI V. 1653 — t. — 
668—9. CoDvocat praeaul carapanis genteni ditfiwam per tot*m oiri- 
tatcm Dudo 134, L'tveaque fait les seinn anner As gonz c le popla 
asembler. Qui en maint ae[n] ert espaundu Bm. ebd. p. 63 F. 1GC9 
—71. — 696. Bei Dudo a. a. 0. und Ben. I p. 63 V. 1705 ff. erhebm 
die Heiden rorhtr Ein»pruch ger/fn die Bestattung Hatting». — 6B6 — 7. 
Tuno ÂlatignuH feretro dejtiliiit cnnemque rulgcntem vagiiia deripult 
Dudo a. a. 0., E Hastenc eat en pez sailli, Enz en Eun poin s'espes 
nue Ben. a. a. O. V. 1713—3. — 704—5. Obgtrusernnt pagani ostia 
temiili. no noasct uUua elabt Dada a. a. 0.: Faen tint (I. uatt \fm 



I 



- 605 — 

Zweiier Theil (Nachtrag), — Was die GeachiefUe BdUo^s anhe- 
trifflj 80 heginnt sie hei Wckce mit V. 31j da die ersten 30 Zejkn ah 
Einkitung aneusehen sind. Ein engerer Anschiuss an Dudo ist erst 
von V. 97 an toaltrzunéhmen, da bis dahin sich unser Dichter aueh 
toas die Reihenfolge der einednen Begebenheiten ahlangt, sèhr firei he- 
îoegt, Bei Dudo 141 und Benoît I 82—86 begében aieh die an Bang, 
AUer und Erfdlwung hervorragenden Dànen eu ihrem Kônig und 
ersuchen ihn toegen der durch Uebervôïkerung eingerissenen Misver' 
Mltnisse ein altcs Oesete, nach toelchem unter solchen Umstànden ein 
Theil der Eintoohner aus dem Lande gewiesen werden konnte, wieder 
in Anwendung eu bringen, Der Kônig giebt thren Bitten nach und 
befiehît eine Liste der jûngem Familienmitglieder aneufertigen, worauf 
dann an einem beetimmten Tage durch d<i8 Loos entachieden werden 
8oU^ welche von ihnen daa Land eu verlaasen haben, Vgl. hiermit 
Wace 31—48. Waa dieaer nun im Weiteren bia V, 70 ereàfdt folgt 
bei Dudo und Benoît erat, naehdem von dem reichen und màchtigen 
Dànen, dem Voter BoWa, die Bede geweaen und deaaen Tod beriMet 
toorden iaty waa bei Wace V, 71 — 96 geachiéht, 

17—30, Vgl Dudo 141, Benoît Ip, 82, erateChronxk7, eweite81y 
dritte 5. — 14, Vieîleicht iat mit Fôrater und Suchier eu ïeaen : £ Rou. 
Krsterer wiU in demaelben Verse diuors beibehàlten. 

31—114. Dudo 141—142, Wxlhélm von Jumiègea II, 1 (221 C), 
Ben, I p. 87—95 V, 191—389, erate Chron. 7, eweite 81, dritte 5. — 
46, Vieîleicht iat mit der Hdachr. lur eu leaen. — 52. l. non osoent. — 
58. Suchier liest: ia ne les guerpirunt. — 67 — 68. Uéber die Ge- 
Hchichie und Généalogie BoUo^a a. Lair eu Dudo 50 ff,, Kalckatein 
126—27, Michel eu Ben. I p. 87. — 77. l. vidLeicht mit Suchier: 

Ne a rei ne a cunte dcignierent obéir. — 87 — 88 affines 

Daciac et Alaniae terras sibi vindicavit .... Dudo 141. VgL 
Ben. I p. '89. 

115—146. Dudo 142—143, WUh. v. Jum. II, 2 (222 B), Ben. 
I p. 95—106 V. 390—690, erate Chron. 7, eweite 81, dritte 6. — 
127. Cil bêlement, wie Suchier vorachiàgt, dûrfte aich wohi wegcn der 
SteUung des Pron. nicht empfehien. — 139 — 140. Tune RoUo sui exer- 
citus mortuos sepelivit, régis autem inhumâtes reliquit Dudo 143; 
vgl. Betioît I p. 101 V. 571 — 578. Leteterer giebt eine làngere Be- 
achreibung dea Kampfea I p. 99 — 102. — 143. L vieUeiàht mit Fôrater 
penez fur greuez. 

147—191. Dudo 148, W%0%. v. Jum. Il, 3 (222 D), Ben. I 



606 



ttr.S.— ^H 

i Mt dit ^B 



p. 10(1-115 V. 6!)}-9r>r,, eme Chrm. 7, iwtUf S1-H3, drittr. 
147. Waec hat die Eede iibirgaagrn, die ikrQtaawlte de» Kônigg 
lioBo richtct (vgï. Dvdo a, a. 0.. Bm. I p. 103). Jhfftgim Ut dû 
Sehitdemng de» Kampfn» im rnijm Antehluia an die latein. QutOe 
vtrfcuat. Nur die Stelie, loo davoa die Redt ist, doKî tin THHl Her 
Mamisehaft des Kùnigs HolWa tkiuH einmamt utid in Hrmtd ntfèkt, 
wâhrend dieser auf Ar Verfoli/'inii dru .PWmfcs bej/ri/fm tut, hat IKitcc 
auggelasuen, màkrend er liinger <ds Dudo bà AuMiialang rkr nûjdichtH 
Lage vervmiU, in melchc Balla dareh den «cMttiim l'Utn des Kàniga 
geridh. BmoH'n KeiHiiufige Jîfarbritimff (T p. 106—11.1) leeieM mn 
Dado in tiiannigfaehrr Wei»e ali. — ISS. Dieu die heinH bei Benoit 
1 p. 105 V. eus u. 106 V. TOI Fasge, ein Name, mil dem wfder 
Michel noch T^air ctwan ansufangen wîsseit. — 161. t'ôruler ùnderi 
Bont unniithigiT Wrise in vît, — Jb'ff, In der cweilen IlâlfUi dUtet 
Verses i«t vieBeieht mit Viirster sn lèse»; qnu l'u^'iiit duinuim. 

192—230. Dwlo !U-4r,. Wiih. e. Jum. II, t (333 B), Bem. 
Ip. 115^29 V. 957— ISiH, erttr GhroH. 7— «. emite 82, dHtte 5— fl. — 
207—8. Zudeni in difuai Vn-uen enlkaUenen Wortxpiel, dastiehawA 
bei Dvdû, WilMm w>d Bmoii (l, lia) onrfindet, mar.ht Le Prévost 
in der ersten Auagahe den llnu die Bemerkung ^), dass et nich bis auf 
Oregor den Grn^m hinauf verfuhjeii lasst «nd filM atu Btda, SitL 
eeel. gentùt Angl. lîb. II cap. 1 folgende Sielle an: Euniiia ergo InMr- 



- 607 — 

aves diversaram speciemm obtcmperabant; tibi hommes diversoram 
regnorum sorvîondo accubitati obedient ebd. 147. Vgl, Benoît I 
136 V. 1557—60, hzw, 138 F. 1617—28, — S. zu diesem Traum 
Botto's und dem toeiier oben 196—208 ereahUen eine Bemerkung^) 
von Bréquigny in seiner zu Anfang des ersten Bandes angef&hrten 
Schrift p. 34—35. 

282—300 V. Ihido 147—48, WiU^. v. Jum. Ily 6 (224 C), 
Be^ioît I p. 139—51 V, 1651— 2012, erste Chrontk 9, zweite 83, 
dritte 7. — Die Verhandlungen BoUo's mit dem angelsàcimschen Kônige 
Aethclstan^) hat Wace hcdeutend gékûrzt. 

301—92. Dudo 149—51, Wilh. v. Jum. II, 8 (226 B) Ben, I 
p. 158—86 V. 2190—2998, erste Chron. 9—10, zweite 83—84, dritte 
7—8. Vgl Kaîclcstcin 127. — 314. Dudo (149) spricht von 12 Schiffen. 
Man darf wohl mit Lair ebd. annehmen, dass in der îat. Hdschr., 
die Wace bemUzte, X stand*), Benoît 2295, 2298 erwâhnt 12 Sehiffe, 
dsgl, die erste und dritte Chromk, wâhrend die zweite mit Wace 
iibereinstimmt. — 321—23, Uéber Badbod und Beginar s. KàUik' 
stein a, a, 0,, dsgl. aber Aeîmere (337) = Aimera Dudo 150, WU- 
hebn a, a, O, Armero Benoît 2501, — 339, l, vieïïeicht e pris maint 
bon ])ri8un. Dièse Verbesserung empfiehlt sich mit BOcksicht auf dos 
was im folgenden Verse steht. — 345—48 enthalten einenZusatz von 
Wace. Dagegen redet er nicht von der Abtei, die BoUo, (Us er die 
Schekle hinau/fuhr, beruhrte (Condatum Dudo 150 == Condé-sur-V Es- 
caut, s. Lair ebd.), Benoit erwàhnt sie 2643 (Condat). — 359. Ipsa 
namque die Ragineridac, Dacorum ut caperent aliquos latebris 
commoranteS) invascrunt duodecim milites praecipuos Rollonis et 
constanti virtute cepcrunt Dudo 150; Duzo en unt pris de plus 
vaillanz Benoît 2747. — 360 — 92, Die Loskaufung des Grafen Beginar 
erzâhlt Dudo 150—51 in anderer Weise^). Die Chràfin sendet Boten 
av RoUo mit dem Anliegen ihrenGemahl gegen die zwôlf Normannen 
auszuîiefem, die sie in ihrer Oewalt habe (vgl. zu 359), Boïïo er- 



1) Abgedruckt von Michel zu Ben, J, 138. 

2) S. Band I p. 221 die Anmerkung zu diesem Verse, 

3) Ueber das Sagtnhafte derseîben vgl. Kalckstein 127, 

4) duzc wûrdc auch nicht in den Vers passen, 

5) Dièse Verschiedenheit zwischen dem Iat, und altfr. Chronisten 
berùhren schon Le Prévost, Michel zu Benoit I, 180 und Kôrting 
Ueber die QueUen des B, de Bou 31, 



iDidert \hr, er gehe den Grfangi-ncn nicht heraun, tonikm werde ihn 
tvdtm, wenit er nicht sciw sieolf Kritgpr and aSc SchàtM Oures handen 
erhaîte. Die Grdfin, bemrgt um dos Ltiien ihra Mannes, îâMt sieh 
iur ErfùBung dieiier Bedingangm herbei, woraiif RoUo dem Beginar 
dit Freilteil nchettkt, nachdem sie vorher fin Friedembûnâtn's ge- 
nchlossen. Zugleieh giebt er ihm die USifte de» LOaigeUe» rwûdt 
Benoit 2759—2974 berichtet teie Dudo, doch hâter tins dem Abschnitl 
bei Waee 378—85 entsprechende Effeiterung SS47—S7. Was die 
Chronikm anUmgl, no slimme» gie ehtnfalb im Qrotffn vnd Ùanttn 
mit dn- lat. (Quelle abereitu I» der trutm (10) und dritten (S) Ëommt 
jedoeh Beginars Frau sdb»t nt BoUo und bittet am Owidt fOr thrm 
MatM: dièse intéressante Abioeiehung trigt wiedervm wie in knappen 
Beriehten tinerlne Umat&nde einer Begrhenheit meh imtiur dramatiedter 
swpittea '). — 37 f. Qnîn etiara illud quoti ernt. sucris Filtaribus oon- 
cesgum .... mieit nd Rollunem .... Dudo ISl, K si onm l'estoire 
retrait, Ne croiz no chaaso de mustier N'i l'ftisaerontadQpaoier, Table 
ne nrcel no filateire BenoU 383S—35. 

393—459. Dudo 151-53, WiîK «. Jam. II, 9 (337 C), Bm. 
3999—3308, trste Chronik 10, mette 84, drille 8—9, BOiert v<m Tarigm 
I, U. II, 215, 330, 335, Ord. VHoiis éd. LePrevoal U. 7, 3B0, Kaidateit, 
128—39. — 393. S. in Belreff der hier angegebenen JahresiM Lait 
SI» Dudo SI ff., Salckstein 116, 138, femer Mieha eu Benoit 1, 185. — 



Bedriingnin. Fenitr geht nnch Dudo Franco nieht irlber lu RoBo, 
gondem echiekt einen Gesandlm ("153—53). Ma Zugatt von Waee 
ist die EneàhnHng des Kimigs Karl tu netinen. A«drtrstit» ffid>t et 
Mi'eAt lien Grwnà an, der Bolh tion Gcvaltthâtigkeiten abhitU: Haeh 
Dndo war es die Nieilrigkeit und Armuth der BeeùBcerung. Benoit 
I p. 100—91 atimmt mit der lat.QueUe ûberein. — 408. 8.inBetrelf 
des sdion von Le Frevost biriihrten Anacltronianus, dosa Franco 
im Jahre 876 Erdiiactvif von Rouen geaesen, Michel tu Benoit I ISO 
und htsondera Kalchitein 129 A. 1. ~ 423 I. ba uauic mit der 
Hduchr. — 423. Ueber Saint-Uariin vgl. Lair tu Dudo 153, Kfàtk- 
stein 129 '). — 436. Wofem man ùberhaupt an eine Beaaeruiig dieieê 
vtrstûmmelten Ver:i(g gehen darf, ist adiuerlieh mit Suehitr eu leam: 
Par aun fiiT rcgart firent, sondem cher Par droit e regart firent de 
Rou lur avoe. — 433 l vieUeicM mil Fôrater: Tuit nut icelui non 
Ici de iiorlb crent ne. Sachier scMâyt vor: Ki d'altro terre viodrunt 
de nnrth u ereut ne. — 446. Benoit 3134 ff. erzàhlt, daas SoOo tmd 
die Seinen naeh ihrer Landung die tnitgefûhrten Pferde bettiegen und 
Mil ilic Stadt geritten seien. S. MieheFa Anmerkang tu dieser Stdle. — 
455 l. mit Furster Aillum n'aut gaaignicr. — 457 l. viureB. — Bei 
Dudo 153 und Ben. 3184 wird BoUo inabesondere darauf aufmerk- 
aam gemacht, dots die Stadt von brwaffneler Mannaehafl enHUCiiat 
sei: . . . anuigoria militibuequi; est vacua; Mais void[B] est mult do 
chevaliers. 

4G0—560. Dudo 153—150, Wilh. r. Jwn. II, 10 und IV), 
(228 C—D), Ben. 3209—3720, traie Chronik 10—11, meite 84—85, 
dritteO—lO, Robert eonTorigniI,9,Ord. V\t.II,T,Kakhitcin29—30.— 
400. Wenn mit dem ersten in dieaem Verse genannten Ortstiameit dai 
ront-dc4'Arche binaehbarte, et» tvenig oberhaUi liegcnde les Damps 
gemfint ist, me Iiair ju Dudo 154 angicbt, so liegt die Vermuthung 
luihe, dans Wace m'eh von dem Namen keine Rechenachafl zu gébtn 
leusste, wenn in drr lat. iiaeUe, die er «tuaft, Asdans oder gar 

1) S. Maria ist wmht ein Druckfehler fur S. Morin. 

2) Der Miall von Cap. 11, der liei Dudo feUt, bd Benoit 
36G5—3720 lieriehtet ist, dsgl. in der luieiten Chronik «nd naeh WtOi. 
von Jumiègea bei Robert von Torigni a. a. O. ûit bei Waee eîngr- 
echaben twischen 525 nnd 543, da dieaer hier in der AufzâMung der 
Ereignissr. von acinem Fiihrer (W. v. J.) abgev>ie}ten iat. Vgl Kiir- 
ting 20 unit Micl^l zu Ben. I p. 210. 



- filO 



Hudans stawl'), da tiur Rou voit vteîr lo» Hux»') rii-htig vfSre. — 
466. DoÈ hier trKùhnte uhastclet Kheinl mil dcm SSi genannUm nliaotal 
identÎHch eu mn. Ihido und WiOulm von Jmailg<* trùwpn lùckU 
vo» dntm Befcitiijungawrrlie, dos die Normannen in Ibnt-d^VÀrche 
vorgefunden hàtten. Bei Itiden (Dudo 165, WUhrlm 11, 10) heisst 
es jedoeh: . . . ftveruiit nibi muuiiut'n et ulMtoc-ulum iii mndtun 
caatri . . . Ei» Zutammrnliang dai Berichta von Waee mit dem 
dtr tat. SehrifiHeller achcint ako doch ieuhl angunvmmeri tetràtn xh 
vtûitufn. — 46S, Le J'rmont hait, wie bereitt Bond X p. SUS ange- 
geben wordfn, Lucetum fik Meuian, £V btmtrkt in dm correetûmt 
et adililions p. 623: ,.Lit portion de «tlit f>ille (MrvUm), déptnâant 
de la paruiKue Notre-Dame, s'appelait, aa tioiaiiime sièeh, Jjueitu» oh 
Loeinen. Voyez à ce su^jct TowKoim Duplemix, Veéerriptinn ek la 
HaaU-Normandie, II, p. 250, et surtout une ckarlt de Jlia, rapportit 
dans 1rs preavex de l'Higt/iire de la maieon d'Hiiramrt, III. p. 34." 
Bei Ord. Vil. II, 7 lesen leir: Et RairiHldum Aurulinnwuium diicem 
ouin esercitu Francoriim bello viotuni fujftvit. VielhirM ist iJortUKft 
Orléans jîu sciien'J. Moglicher Wtist i»t jedodt gar Jctin OrUmam» 
gemeint. In dienan Falle dûrfte vieUeichl le renim (= ngne) gtlam 
tocrden, da Bagnold hei l.ludo priocepH tutiu» Friuiniuu gaumnt vtitd, 
wsnn man nicht Fonters Einendation en cel t«iis vitrsieht. — 4Til — 7& 
. , . conïocato Altslig-ui) pervasore olim Frauciae cnagrtigatoqua 
G multitiiilinis txorcttu, Teneiiint saporOthurne lluminii dfr- 



- 611 — 

480^81 steXUn sich Dudoi'a Worte: . . . qui estis et undc estis et quîd 
quaeritis (vgl Benoît 3279—88); zu 500—501 U\e enim bono omine 
auspicatus est bonoque initio coepit, scd malum iinem exitumque 
Bortitus est (Vgl Benoit 3325—6). Der Ûbrige TheU der Unterredung 
zeigt wenig Uehereinstimmung. — 501, Bei Dudo 154 und Benoît 
3335 richtet hier llasting die Frage an die Normannen, ob sie sich 
dem Kônige vofi Frahkreieh unterwerfen tcoUen, worauf er die Ant- 
icùrt erhâltj dass sic keine Herrschaft iibcrhaupt Ober sich anerkennen 
werden. Als Uasting und seine Begleiter nun fragen, ioas sic fûrder 
im Sinne hàbenj wird ifmen bedeutet, sie mochten sic scMeunigst ver- 
Uissen, da sie ihnen ûber ihre Plane nichts tnittheilen vnirden. Nwr 
in dem A lez vus en ariere t^ wiederum eine Annaherung an Dudo 
vorhanden (Quantocios abscedite et ampli us nolite stare). 8. iiber 
die UnteriMnéUungen der Normannen mit Hasting im Einzdnen Lair 
zu Dudo 155, — 524, S, zu 466, — Dudo 155—156 und Benoit I 
p, 203 ff, berichten ausfUhrlicher sowohl ûber die VerthddigungsmasS' 
regeln RoUo^s als auch Ûber dos feindliche ZusammerUreffen mit dem 
frànkinchen Heere (bei Wace 543—60), Der Verkauf von Chartres 
526—42, den unser Dichter nach WHhebn von Jumièges erzàhU (dsgî, 
Benoît I p. 210—12, der vieUeicht Wace benutzt hat), tritt hier 
storend dazwischen und hàtte nach 560 berichtet loerden mûssen. 
So redet denn Wace im Gegensatz zu Dudo und Benoît nicht von 
der Anwesenheit Hastings beim Kampfe, — 552, . . . Ulorom est 
initium mali Dudo 156; Vers nos l'unt primes comenoie Benoît 3581; 
vgl erste Chrofiik 11, — 559, S, Ober die Einnahme von Meulan Laif 
zu Dudo 156, 

561—613, Dudo 156-58, Wilh, v, Jum. II, 12 {229 A), Ben. 
3721—4202, erste Chronik 11—12, zweite 85, dritU 10, Bobert von 
Torigtd /, 13, Ord. Vitalis II, 7. Vgl Kalckstein 29 ff,, 37, 44, 
127—28. — 563, Dos Nâhere ûber den Tod Bagnolds hat Wace ûber- 
gangen, Dudo 156 erzàfUt: Vidons autem Ragnoldus suos deficere, 
coepit céleri cursu fugere. Cui quidam piscator Sequanae, attributus 
Rolloni, obviavit tcloque transverberatum occidit. Uiemach Ben, 
3815 ff. — 564. Ueber die Belagtrung von Paris s, Michel zu 
Ben. I p. 218 utui bcsondcrs Kalckstein 30 ff, — 571—74, 577—78, 
Hier liegt einc michtige Abweichung Wace's von Dudo vor, weîche 
den von Karting {30—31) angefûhrten anzureihen ist, Dudo weiss 
nichts vofi der Nachricht, die BoUo zu Theil geworden, dass Bayeux 
leicht zu fiehmen sei, wohi aber Wilhelm von Jumièges, und diesem 
ist Wace vermtUhlich gefoigt, wie auch Ben. I p, 223, Die Chro- 



612 



nUcen Mien diesen Zug nicitt: die triU(lï) «fiIUl, BoUo Itabe ei-em 
TltH aeiner Leute witer Eodo £ur Vtûtiâtrung nach Baj/nu- ata^ 
Bwndt, faêt ebenso die drilte i !0), wtlhrenddie nMile{85) einfneh tafft: 
PniB prist R'>us BayeuB. — 58S. l. vieOeicItt a tire fur arLre ll^irster). — 
Sd3. Ee darf meHeichl c a bandiin loa qiilutreut gesetit verdm. — 
591—97. S. eu diesem Ab.ichnilt iMir eu Dvdù 60 \mi âetwSia 
Hprausgtbere Publication ûb»- Wilbeim LaugtQhwert >h der Sibl. A 
récoU des chartes XXXI. 1870. — SOU. Naeh Dwlo 157 und Bem I 
417S ging Bolla nichl aelbat nach Evnux, nondem eandte niten DhcAv 
seines Heerts dorthin. — 613. Z» pw luit und triege *. Fortitrim 
Bemerkungen. Beide Wàrter f:ind Khan vtm Burguy II 285 ftMATJ 
Diez E. W.* S. 692 beuprochen. 

eu— 77. Dudo 158-60, WHh. e. Jum. II, 13 (329 <J), 
4203-4852. ente Chranîk 13. CKeite 85, driHe 10-11. — BU—tT. 
Ben Awfstand der EngUmhr und die Sendung der JSoten an RoUû 
HM Hiïlfe von Seiten dex Kônigs Aetheirtitn hat Waee gekStrtl. — 
631. iViir Waee rnacM Soulhamptim al* AuHaehtfftmginH BoUo't « 
haft, tBohmid Ben. 44!>i—!'6 sagt: En EngleU-rre priatrenl pvrl^ I 
Mais ne lis pas ne ne rfcort U n'en quel liu. ^ OiS. Zu defripep #l 
Fûrstn ea 1684. — 654. Wiice ûbirgeht die Verhandlungen in Betrt^i 
der Geineln, die von deii Aufsli'indiêiAen geliefert toerden; vgl. PnJaj 
159, Ben. 4645 ff., dsgl. niich G57 aie Bitte des Eôniga an JtoITo « 



- 613 — 

695. Terra aratro non scinditar Dudo a, a. 0.; La tcrro cat morto 
e L*i88illie[e], N'est aree ne gaaignee Ben, 4901^2, — 699. . . . 
deprecor ut acMiuiras nobis apud Kolloncm sequestram paccm trîum 
mensium . . . Dudo a. a, 0.; vgl. Ben. 4930 — 31. — 718^39, 
S. Dudo 160—61 und Lair ehd.; Beti. 4965—5013. — 718. lèble 
Eble Ehîo Eholw II, Graf von Poitou von 903—35; vgl Déliait 
zu Eobcrt von Torigni J, 39, Kalckstein 129, 311. S. auch Histoire des 
comtes de Poictou par Besly. Nouvelle édition Niort-Paris 1840 p. 64 ff., 
too die Data aber umuverlâssig sind. — 719. Biehard, Herzog von 
Burgundy mit dem Beinamen des Bechtschaffenden (Itistitiarius ; vgl. 
KakJcstein 108, 14S), von 877—931. — 734—40. Illico Rollo, putans 
80 propter securitatem, quam dédit, a Francis vilem aestimatum, fero- 
citer et crudeliter devastando provincias coepit laniarc et affligcro 
at(|U(î delere populum Dudo 161. Vgl. Befi. 5039—39. — 740—57. 
Ueher diesen Zug der Normannen s. Ijair zu Dudo 161, Kalck^ein 
130. DieOcrtir Setis-sur-Yonne, Saint-Benoît-sur-Loire oder Fleury, 
Étampes, Villemeux sind in gleicher Weise in der latein. QueUe er- 
toahnt; auch hier wird die angebliche Verschonung des Klosters be- 
richtet, von der Wacc 744—7 redet. Ben. {5040 — 81) schiiesst sich 
noch nâher an Dudo an. — 751. l. Vi mit der Ildschr. — 763. h 
viez àUe drei MaU. Mit den aUen Schildern, Spiessen und Lanzen 
sind die desueta arma bei Dudo 163 gemeint. — 767. Zu diesem 
Verse fuhrt bereits Korting (37) die ParalielsteUe ausDudoan: Rollo 
autem respiciens vidit acrem pulverulontum. Aéhnlich wic Waçe 
sagt Ben. 5117—30: Li dux s'est regardez ariere E vit desqu'al 
ciel la pudrere £ Pair cum do niulc espcissier De ccls qui vicnent 
aprochier, fermier die erste Chronik 13: . . . Rous s'em perçut par la 
poudre qu'il vit lever derierre soy und fast wôrtlich so die dritte 
12. — 777. Fôrster nimmt nach diesem Verse eine Lûcke an, und 
zwar auf Grund dessen was Dudo {162) sagt, wo BoUo also zu den 
Seinigen redet: Populus peditum nescio an equitum nos sequitur. 
Pedites nostri ccleriter viam pétant ; équités nobiscum remaneant^ ut 
vidcamus cujus fortitudinis sint qui nos perdere volunt. Vgl. Ben. 
5133—38. — 780—814 enthaitai eine bedcutende Erweiterung des 
latein. Berichtes (a. a. 0.). — 807. l. vielleicht mit Suchier: Ne le 
gaaing ne lo ne lur perte ne plaing. 

815—97. Dudo 162, Wilh. v. Jum. II, 15 {230 B), Ben. 
5171—5476, erste Civron. 13, ztceite 85, dritte 12, Bobert von Torigni 
1 14, U, 216, Ord. VttaJis J, 160-61, V, 154 (Appendix); vgl Kakk- 
stein 131—32. — In Betreff des in diesem Absehnitt ge^hUderten 



614 - 



Kampfea bri Chartres, eines (itr bmtrkfnivitrthestm Erri^iau ont 
der Hamaiisen Zeit, s. MirAel > u Ben. I, SSa. Lair tu liudo a. a, O., 
KaXdtstein a. a. 0. — Wace und Ben. «tnd hier tneit aiwfùhrlieher 
ais Dudo, deageii knappe SehUderuni} aher dtjihalb «rltr antprrehfnd 
genannt wprden darf, atil die Entueheidung dts Katnpfim ditrch da» 
Eingreifen des frommen und streilbartH Bigehofa nucA ntàrttr htiOHt 
loird: Cftosis ergo cliristiaDoruin ac paganorum plu ri bot, «tftliat 
utcrque in pntolio exercitus, mutuaiu vitam ftltemîs ictibus; qunro 
Bubito Gualtelnius epincopua, quasi miaRam oelabraturus infulntuB, 
bsjulangqne cruceia atquo tunicam sacrosanctae Marias Virgima în 
mBDibuB, prosequento clcra Gain civibaa ferratisqtie aciebns coneti- 
patua, BXBilieiia do oivitati?, paganoriim terga telis varberat et mn- 
croQibuB (163). — Nfir bfi Waee gtséhitht aiadmckUch dtrSedevUmg 
und des JUÎchthums wm Chartrel 818 ff. tmeit rie» Graftn Thetbald «27 
Erwdhnung. Ehengo redet nur utiser Dieliier von einrr Erblmdtuig 
Rollo's aaf der Flacht V. 890 '), titcfct abef die iMein. Qudten nodt 
aueh Ben. Aher die sweite Chronik «rwïWt 86: Roua fu Untost*) 
avnglez, und dna Factum loird auch, teit Michel eu Seti. I, S71 iw'fr- 
iheilt, in der Plâlippide des GuiS. Brito VIU, 193 en/lhlt. 

898—1051. Dudo 164—65, Wift. V. Jwn. II. Ui (S3()G). fin. 
5i77~603i. erste Chronik 13. meite 8S—B6, dritte 12, Kàlcksttm 
133. — 898. Der Hiigd, von dem hier di« Sede ïst, hritH hei dm 



- 615 - 

ist ein Sticheln auf die Sûdfraneoaen unverkenfi^w : 8, z, B, 926 — 7 
und 1576^79, weiter attsgefuhrt nach Dudo 192. — 928—31, Fôrster 
liest und interpungirt also: £ li dus de Bur^igno noblement le') 
chastie: N'a cure de menace, ki ne seit acumplic. Ki sun enemi 
troeve eu bataille aramie, Arme sur sun cheual, pur nient le deffie 
etc, — 944. Die Angàbe des Verlustes der Normannen findet aich nwr 
bei Wace (Kôrting 31), Auf solche Zàhlen ist indessen nicht vid 
eu gében: sie toerden wiUkûrlich gesetzt, wie uns u. a, Ben, heUhren 
kann: set ccnz 3918, cinc cenz 3997, treis ccnz 5277, treis mile 5413^ 
soixante 9606 u. a. m. — 953, Bei Ben, I p. 33 findet sieh folgende 
Steïle: Mais, qui chaut, par tut les cnsiut £ les dechace e les consiut, 
Cum funt li chien le cerf alassc, Qui dcl tut estanche e adasso. 
Mit dem letzten Worte scheint esclasscr, s'esclasser in Zusammen- 
haïig zu stelieti, VieUeicht von claa glas, woran schon Burguy III, 3 
dachte, — 962. Suchier ^ctddgt vor: Ne que cil u que altre. — 974. 
Frisonum quidam de gente natus Dudo 164; vgl, Benoît 5767. — 
987, Intempcstae noctis silentio, rdth der Friese bei Dudo, quidam 
nostrorum de cacumine montis clam descendant et forinsecus circa 
tentoria buccina clangant. Von Letzterm spricht Wace gar nicht, 
woM àber Benoît 5783; vgl, ebd. 5858 und Dudo 165. Dies ist jedoch 
grade ein séhr wiclUiger Umstand, da durch den Làrm der Drompeten 
den Feifiden der Olaube beigebracht werden soU, dass BdUo mit den 
Seinigen zurûckgekehrt sei. Dies dctikt bei Wace nur Eblo {1017). — 
998, Suchier liest visdemcnt. Man kônnte auch an esramcnt dehkcn, 
wenn 7iicht aisément genngt. — 1003. Les branz as trenchanz ale- 
meles Porte chascun dunt cher se vende Benoit 5852 — 3. — 1009. 
î. vieUeicht bru mit d, Hdschr, (Suchier), — 1027. Dudo {165) sagt: 
, , , super Othuram vcnicntes loco alto palude circumdato gressum 
fatigati figunt. Bei Benoît, der hier Dudo nicht genau folgt, finden 
die nncJttlichen Kàmpfer Boîlo sogleich wieder. — 1028 — 34, Vgl. die 
Beschreibung bei Dudo a. a. 0. und Benoît 5939—58, der noch aus- 
fithrlichcr ist, S. auch Kcdckstein 132. — 1042, Fôrster schlâgt se 
recrurent fur dccheurent vor, 

1052—1170. Dudo 165—69, WUh. v. Jum. H 17 {230 D), 
Ben. 603&—6854, erste Clironik 13- 15, zweite 86—7, driUe 12—14, 
Bobert von Torigni I, 11—12, Ord. Vitàlis 1, 162, II, 5, 360, V, 154, 
Vgl, KalckMein 129, 135—7. — 1095 ff, Bei Dudo 166 geht der Vor- 
scMag der Friedensbcdingungen nicht wie bei Wace vom Kënige, 

1) nàmlich Eblo. 



rccrci D'usi»r ta vin en le;! dv 
1144—70. Bd Dwlo IGG lialteh 
an BollOf in toelclKr sie in i 
anzunehmm. S. in Bctrrff di 
die directen Beden Uchty ist aut 
Dudo 167 — und diesen Putikt 
ferner, anders als hei Woce^ ers 
abgeschlossen ^) und es finden ton) 
lungen zwischen den beiden Pari 
hinzutoeiscth dass Wace im Oet 
0. Jutn. nichts davon redet^ dasi 
S, Clair dem ihm am andem Ufer 
melden làsst, dass er mit dcm Li 
zufriedefi sei; vielmehr tcird dies à 
Ahmacfiungen erst nachhcr kurz 
p.305ff.j dcr sich nach Dudo geric 
Eihleitung S. III eu dieser Stelle bi 
Wacés noix den lat. Schriftstell 
Ben, If 318 sowie die Clirmiiken 
und With. v. Jum. — Was die 
Giseki soioie den Umfang des ihi 
Michel su Ben. I p. 314, 317, 
136—37, 152. 

1171—1205. Dudo 17 n. ^ 



— 617 — 

«9^ auch hier wie giemlich sichcr nach V. 300 (s. Band I p. 23 î die 
Anmerkung) deàhaJb einel/uclcr amunéhmen, weU uns nichts von den 
reichen Schenkungen berichtet wirâ, mit denen BoUo nach seiner Taufe 
die normannische Kirche hedachte^) und die hei D»do 170 — 71 und 
hei Wilftelm von J. H, 18*, sowie damach hei Bcfi, 7, 322 ff. eine 
grosse Bolle spielen. Die Schenlcungen erfolgen, nachdeni der Erz- 
bisclwf Franco dem ITerzog attf sein Ersuclien einige der Haupth'rclum 
genannt. — 1192, WoM altrui dun mit Fôrster. — 1104—1205 und 
1222 — 35, Deniquc in terra suae ditionis bannum (id est interdictum) 
misit, qupd est prohibitio, ut uuUus fur vel latro esset neque quia 
assensum malae voluntatis ei praeberet. Denique interdixit ut nullus 
ferramenta aratri domum reportaret, verum in campo cum aratro 
relinqueret et nullus post equum asinumque at<iue bovem, ne pcr- 
deret, custodem mitteret Budo 171. Vgl. Ben. 7148 ff. — Zu 1234 
s. die Mittheilung von Michel zu Ben. 7162. 

1206—20.^) Dudo 173, Wilh. v. Jum. Il, 21 {232 D), Ben. 
7470—7539, erste Chronik 17, zweite 88-89, dritte 16. — 1209. 
Stuihier îiest lieber: Ne sai quels il i quistrcnt. — Ehenso toie hier 
Wace sagt Ben. (7475 — 80) sehr naiv: Ne sai cum li vint en pur- 
pens Qu'a sa fille enveia li reis Dous chevaliers beaus c corteis 
Parler a li; mais ce ne vei Pur quel afaire ne purquei, N*en truis 
escrite Tacliaison. — 1217 — 18. Dièse Bemerîcung von Wace, dass 
die Jlerzogin iiher die Hinrichtung ihrer beiden Landsleute beinahe 
den Verstand verloren und drei oder vier Tage keinc Nahrung zu sich 
genommen hotte, iiberbietet die erste dwonik (17) noch, wenn sie mit- 
theilt, da4is Gisela vor Trauer gestorben sei. — 1219 — 20 ist ein 
fertierer Zusatz von Wace, wàhrend er nichts voyider Botscluift des 
FranJcenherzogs Robert an Roïïo erzoMt. von welcher Dudo 173, Ben. 
7540 — 75 reden. Vgl. zu der gan^en Oeschichte Kaïcl'Mein 152 A. 2. 

1221—85. Dudo 172, Wilh. v. Jum. II, 20 {232 B). Ben. 
7146—7389% erste Chronik 16—17, zweite 88, dritte 15—16. — 

1) Vgl, K(}rting 31. Auf das Fehlen diescr Episode bei Wace 
machte schon Michel zu Ben. J, 324 aufmerksam. 

2) Die in diesem Abschnitt enthàltene Geschichte, die Wace sehr 
verstûmjnelt wiedergegeben Mt, findct sich in den îat, Qiéellen erst 
nach der 1230—84 berichteten Anecdote. Ebenw bei Ben. und in 
den drei Chroniketu 

3) Bei diesem Dichter V. 7405—33 findet sich noch foîgende 
nach Wilh. v. Jum. bearbeitete Anecdote: 



K sa gont od lui 
Mnlt en i out, c( 
De mainz plusors 
La s'asistrent, la 
Joios e a88a2[e] e 
Oiez cum fait esp 
A fait li dux, vea 
Ses armilles, qu'oi 
Od oduro preciose 
D'or e de pierres | 
Qui valeient maint 
Laissa en un chais: 
Eisi que tuit les u 
Treis anz i furent 
Senz adeser e senz 
Une n'i osa tendre 
Lierres, tricherres i 
Par tôt le règne le 
U n'en quel leu li 1 
Mais tant dotoent si 
E sa justice e sun s 
C'unques n'i furent i 
A..h^' N'emble ne pris ne : 
^uch dte erste und zweite Chronik 



— 619 — 

Weder hei Ben, noeh in den drn (Jhroniken findet siéh etwas Ent- 
sprechendes. — 1251. Suchier liest: Amunt aual a quis. — 1253 irt 
vieïleicht zu bessern: Ne retiegno sen fers, dio li quels les a. 

1286—1313, Dudo 173—174, 182, WUh. v. Jum. H, 22 (233 B), 
Ben, 7954—84, 8341—71, erste Chronik 18, eweite 89, dritte 17, 
Bobert von Torigni J, 13—15, H, 216, 231, Ord, Vitàlis II, 8, V, 155 
(Appetidix), — 1289, Die Wiedfrvermàhlung BoUo*8 mit der Papa 
berichtet nur Wilh, v, J., nicht aber Dudo {Karting 25). — 1289. 
Die Verhandlungen der norm. Grossefi mit BoJlo wegen aeiner Ab- 
dankung, die hier fdlgen mûssten, hat Wace ûbergangen (Karting 35). 
Bei Wilh, v. J, werden aie nur angedeutet, tcàhrend aie von Ben. 
8106—8341 tceitldufig mitgethcUt aind *). Die ChronUcen haben nicMa 
Entaprechefidea. — 1290. S. in Betreff dea Datuma der Geburt WU- 
heîm Langachicerta Lair zu Dudo 179 und hinaichtlich der HMigung 
deaaelben von Seiten der Barone [1297—8) Kakkatein 176; dagl. ebd, 
ûber daa Todeajahr BoWa 188 A. 2 und beaondera Lair eu Dudo 
76 ff, 174. — 1308. Vgl. jedoch Michel eu Ben. I, 372 V. 8349, 
Kalckatein 137. ^ 1310. Die Angabe der Bcgràhniaatàtte Eoïlo'a findet 
aich nicht bei Dudo und W. v. J. (Karting 31). Ben. (Ip. 372) aagt: 
. . a Roem fu seveliz Le cors bien aromatize En le iglise del maistre 
se: Li licus i est apparissanz; die erate Chronik 18: ... mors fu et 
emfoys a Ruem ou moustier Nostre Dame, a Puis de Sainte Marie 
Magdalaine . . . , die dritte 17 : Mors, qui nullui n'espargne, au kief 
de ces .v. ans prist le boin duc Rolle, si fu enfouis, quant il fu 
mors, en le mcre eglyse de Ruem par devers le Magdelaine. — 
Benoît'a Worte und noch mehr die genaue Angabe, die er 12520 ff. 
macht, deuten daranf hin, daaa er toie atêch Wace und die Verfaaaer 
der Chroniken die Grâber der beiden eraten Normannehhereôge, die 
békanntlich noch immer vorhanden aind, aua eigner Anachauung kannten. 



den Erzbiacliof Franco ganz aua demSpieîe Jàaat, der bei Dudo (172), 
bei Ben. (7295) und in der eraten und dritten Clirontk auftritt 
(17 bzuj. 16). 

1) 1290 — 1309 bei Wace entaprechen dem ScMuaa des zweiten 
Buchea von Dudo. Ben. wemkt aich, nachdetn er die Heirath RoMo^a 
mit der Papa erzàhU, von 7985 an gleich eum dritten Bûche vofi Dudo, 
ohne den SclUuaa dea zweitcn zu heriickaichtigen, wo der Tod BoUo'a 
ziendich unp<iaaend anticipirt iat, da er ja zu Anfang dea dritten noch 
lange Geaprâche fiûirt. Ben. bericMet den Tod 8342 ff. 



fi20 



5. ùhfT dièse (h3}ifr (Rollo'» un4 stiitê» Solintê WiUtrlm Latir/sehwiTO 
Ont. VUaiis 11,371-73, DnilU. TtntAtaux dt laeathtdri^ <Ie Rmieu 
3' édition Riium Nie. Firiaax 1837. 

1.1U—47. Dudn 179—80, 183-85, 193, Wilh. v. Jum. ITl, i, 3 
{333 D, 2340), Ben. 8373-8841. DS44ff., 10035 ff., erute Ottranik 18, 
twtUf.SS, dritte 17^18 — 1314— Si Brègaigny in etintr ta Anfattg 
det rreten Bamlcs angefiïhrtcn Sehirift p. 44 und KÔrting {37\ nnd der 
AiMieht itanK Wuet'n Schildrrang der aua^fm Ersehanung dtt Uertog* 
auf Wilh. c. J. turûekîufiihrcn aei. Man dttrf jedoch tlmwoieohl on 
Dudo 180 denke». Bà Btn. I p. 363 heiisi es: Ilntix >J-t e lonii 
e irisix e geux K ngnLHblc a, totea gmie und ibd. 374 teifd Wilhtbn 
gaumnt Dreix, Inné e forz e proK a graat E le* doui i>lU n^plcii' 
diBBann; Orrilikii a ses ennemis, Espot'utablei et esohis Plun i[uc lion 
e que li^upurt, As auoiiii ert mnlt ào iIuce part; Cumc joioiui fors 
en Ijatniile, Quu n'i a cors le «nen i viûile. Sen. hat an dcr Ittt- 
ter» SteUf eifUuicht Wnrc benvttt; wienigitUn» aagt Dodo, dem er 
sonii folgt, hier ao gut wie ni<Mt wtn der âuHttr» Gettalt dru ller~ 
eogs. Vgl. Hoch Chrnniquf nscendaitte S93—9/>. — 133/i—G. Jienlfamtn 
der Tochter Ihrihtrls II von Vermandoi» imettt wm Senlin) netmcH 
aiicA Pudo uud Ben. nielit, dit Seiàe amterd«m ihrt Hrirctih mit 
WiOifim crut gpfiter {I!i3 hno. I p. 426) mitlhnHen. AVe Mon LatU- 
gara; i>gl. m der Aiimcrkang Battd T p. 335 Wilkflm b. J. UI, 3 



— 621 — 

erzâhU^)j herichten Dudo 193, Wilhélm v. J. m, 4 und damaeh 
Ben. 10035—70, ferner erste und dritte Chrontk 21 bzio. 21, d, h, 
erst viel spc'Uer und zwar nach der Thronbesteigung Ludwiga des 
Ueherseeischen, von toekher bei Wace 1526 ff, die Rede ist. S. in 
Betreff der Bûckkéhr Alana Lair zu Dudo 193, Kàlck«tein 22L — 
1347, Bei Dudo und Ben, folgt nach Beendigung der hrctonisehen 
Streitigkeitefi die Verheirathung more Danico (a la Danesche manere 
Ben. 8873) Wilhdms mit der Sprota, die Wace Ohergangen iMt 
Auf dièse Lûcke machte zuerst Karting {34) aufmerksam. Die Mutter 
Richards I. wird jcdoch 1504 genannt, vorausgesetzt dass die Ver- 
hesserung richtig ist {hesser noch Esprote). Ben. I, 390 entunrft eine 
anmuthige SchUdcrung von der Bretonin {s. Lair zu Dudo 185, Kald^ 
stein 188). 

1348—1525. Dudo 187—91, Wilh. v. Jum. lU, 2 (234 A), 
Ben. 8916—9773, erste Chronikl9—20, zweite89—90, dritte 18—20, 
Robert von Torigni I, 15—17, II, 217, Ord. Vitalis I, 162, V, 155, — 
1354 — 72, Dieser ganze Passus scheint nichts als ein Zusatz von 
einem spàtern Jongleur zu sein, ebenso me 430 — 43 und der Schluss 
des zweiten Theiles, worauf Band I Einleitung p. LXXXVI und 
LXXXVIII aufmerl'sam gemacht worden ist, Und zwar wegen der 
durchaus jongUurmàssigen Weise, in welcher der Versicherung Aus- 
druck gegeben wird, dass man die Wàhrheit sage, unter Berufung auf 
eifie aJte und angesehene Abtei (1355—6), sowie wegen der Bettelei 
um Ix>hn, die sehr unverhiiUt 1358—59 zu Tage tritt, VoUkommen 
im Bànkelsdngerton ist auch V, 1354 gehalten; nicht minder ver- 
d(ichtig endlich die àusserUche Aneinanderreihung von PersôrUich' 
keiten, gegen welche Herzog Wiîheîm sich Grausamkeiten oder Hinter- 
list soll haben zu Schulden kommen lassen (1362 — 5). — 1350 — 1, 
Vgl 1325—6. — 1359. l. dulz. — 1373—1401. Die Verschwôrung ^ 
Rivlfs gegen den Herzog bis zur Belagerung von Rouen (1402) ist 
bei Wace bedctdend kiirzer gehaUen aJs bei Dudo (Kôrting 35) und 
wie man sagen muss viel unbestimmter, BenoîVs Bericht nach Dudo 
187 — 8.9 findet sich 8916—9105. Auch die (Jhroniken sind eingehender 
als Wace; vgl. 19 bzw. 89—90 u, 18. Die erste erzàhit folgendermassen: 



î) Ganz ausgelassen hat er sic also nicht, wie Kôrting 35 
angiebt, 

2) S, iiher dieseïbe Le Prévost zu Ord, Vit. I, 162, Kakk- 
stein 195. 



En mI tans vint Rions, lî <]iiens dou Man«'), st ali» n, eojr muât 
des barons au duc et firent conjuration contre le duc ot U nutndKrotit 
ftRoeni quti ja si ami nu suroient, d'il em bonDQ iinû du lor luissoît 
toute la terro dsla Rille. Quunt li dua oy k megaigo, moût l'en 
pesa et Hiniplement respondy: „Ce qn'il me demandent je ne poû 
ne ne doi donner; mais jiri^igneut mon or et mon argent et mes 
chevax et mes ormca cumoïc k' leur et si «oient aei^or de moy et 
dou mien." Quunt U moeaigu^ raportaces noveles, «Ha!" dit Riotm, 
,8imp!umunt renpunt et si n inuut autre penwir. Alone ei asssona 
Kucro, quitr ju n'auriiut vers nos ùeatataa.* Saine piueerent et 
UBistrent Ktiem. — 1408. Filr ae ndmnl mil Fàrittr le gelatn werdtit ■ 
BumSMen; SuchierneUt ahaniuaa fur animmii:. — làlO.AtifGruMtt' 
de» Textes von Pluquet gtaulil Fûnter, ohne jedoch vermutMieh Me 
Bdtehr. cingrarhcn eu habcn. in der tu«t(en Hàlfte dièses Vertes femn 
nt dûrfai: del fclun aorae. Hher nêRiieht: de enn tien i'avoo odcr 
le BU fin ad iure. — Wace iihrrgétt die demùthigen Zttgcst&ndnûue, 
su denett sieh Wilhclm herheilwist; vgl. Dado 188—89, Ben. 39S ff. 
Dagegen eerbrcitet cr sieh ausfàhflidier iiher dit Sedràtignû deê Ber- 
eogs, Kàhrend uns teiederfim nîcht enS}dl wird, doës dieaet dit Staât 
verlàêft aie hei DuAi 189, Ben. 9345. — Î4I2, 1471, 147S. Di6- 
Kibe ZahlSOO fàhrt Dudn VM an {vgl. KûrUng 36); ferner WOMm 
V. J. a. a. 0., Sen. !l-t50, 9470, fotoie dit drti ÇhronOten 30 bno. 90 



I 



- 623 - 

s'en issi H dus Guilliaumcs. — 1445. Bei Dudo 1S9 sagt Wilhelm 
gradezu: Ibo ad Bemardnm Silyanectensem, menm aviiiicalum*); 
darnach Ben. 9281—4, — 1449. l. mit Fôrster und Suchier ia fur 
la. — 1451. AÎ8 Schlusswart dieser ZeiU ist mit Fôrster naeh Ben, 
{9340, 12553) curaille zu seteen. Hierunter sind Schmarotzer eu ver- 
stehen, die André fur aich sorgen lassen. Aliéna mavis quadra vilis 
nulliusque utilitatis vivore quam regnum regere et protegere? ruft 
Berhhard hei Dudo a. a, 0. dem Herzoge zu. — 1460—1. . . . près 
est de vergoine Qui en mauveis eir met sa besoigne Ben. 9368 — 9. — 
1467. Ne direz ja que failliz seie Ne que de valeir me recreie Ben. 
9410—11. — 1469. Bei Dudo 190 und Ben. I p. 408 hittet Bernhard 
den Herzog ilim nicht zu zûrnen wegen der harten Worte, die er tu 
ihm gesprochen. — 1478. l. cent. — 1486 — 91. . . . Riulfus fugiendo 
evanuit^). Quem sequens pars exercitus comprehendere nequivit, 
quia densitate silvae occuluit se Dudo 191; Fourus e desco- 
luri S'est en un grant bois enbatuz, Ne pot estre ateinz ne 
veuz. Quis e deschacicz fu assez, Mais une ne pout estre trovez 
Beti. 9617—21; Ryous 8*em fui au bos et ne pot estre trouvez erste 
Chron. 20, ebenso dritte 20. — 1506—9. Vgl. Dudo 191. Bei WiXk. 
V. Jum. a. a. 0. unrd nur Heinrich genannt ; Ben. I p. 419 une Dudo 
und Waee, dsgl die erste und dritte Chronik 20 bzw. 20. Die zweite 
(90) hatf ohfie Zweifeî verderbt : Li dus envoia l'enfant pour baptisier 
a Pevesque Henri et a Richart de Biaux. — 1516 — 17 *). Locus autem, 
in (luo bellum mirabile fuit, dicitur usque in praesentem diem ad 
Pratum Belli Dudo a. a. 0. Vgl. Wilh. v. Jum. a. a. 0., Ord. VitaUs 
J, 162, Ben, I p. 416, zweite Chronik 90 (Champ de la Bataille). 
Der Ort heisst noch heutigen Tages sa; a. Lair zu Dudo 189, Kakk- 
stein 195. Vgl auch Ord. Vit. I, 162 A. 3. 

1526-41*). Dudo 193, WOh. v. Jum. HI, 4 (235 A), Ben. 
9998—10070, erste Chronik 20, zweite 90, driUe 20—21, Ord. Vitalis 
II, 361, III, 145—6. Vgl. Kalckstein 194 ff. — 1526. AdQBisLXï = Aethd' 
stan, der Angelsaclisenkônig, zu dem seine Schwester, die Kônigin 

î) S. zu dieser SUIU Kalckstein 128 A. 1. 

2) Von Kôrting (36) aïs ParalhlsUUe angefûhrt. 

3) Was in diesen Zeilen berichtet wird steht hier ohne rechten 
Zu.sammenhang : es hàtte nach 1498 bemerkt werden miissen. 

^ 4) Der Inhalt dièses Abschnittes folgt in den lai. QueQen sowie 
bei Ben. und in den Chroniken erst auf die 1542—87 erzâhUen Be- 
gebenheiten. 



— 624 — 



AHhgiva, mil ihrem Sohne Ludwig nadt dtr Gifiutgmnahmf. ihrts 
Matinei, KarU des EinfàlUgm, ditreh HrrAtrt wn VirmanâoU un 
JoJwe 323 geflohen trar. S. Kalekêtàn 163. 

1542-87. Dudo 19^-33, Wilh. b. Jvm. III, 3 {23* Ci. Ben. 
977A—9943, ente Citron. 20, tvmie 90, rfritlit 20. Vgi. Kalekstetn 
214 — 5. —1551. WUhclm von Poitou, mit dem Beinainim Tête d'itot^ 
(Werghaupl], wm 935—63 ']. — 1553. Hurbert de Saint Lit {= Setitit^ 
nennt den machtigen Orafen von Vermandois, den Waee 1555 viéUeidU 
meht ohne Ab^cht ah priiict; de U chevalerie beteielmet, auch Ben. 
9834. — 1571 — 3. ... ut. dt^s sororein tuam iuieretnmilii,vnui iit4)ue 
comiectamur icvicL'm foedero inaolubtlû amidtiaB et dilectionïa *] 
Ihidol93i Vofitre Bcror, qui miill est sage, Voil cdcmatitcu matikge 
Àmor, tenemens e ëaiico Dont nos aiàon 
s deiu ch&meiie amis Sett. 9ff76 — til. — 
1577. l. mitFfjrster Qu'aucr ; tgl Dudo a.a.O., Ben. 9893. — 1586. 
Lusmunt =" Lomont, das GeHrge bri lirtaMçon. Aehnlich h«it*t «S 
Roi. 1429: De Ifesencim trijaqu'tta Ipori;] du RniUind. ■ Antumtrken 
ùt, doj*» Waee nîclits davon sagt, da»» die VermâMung^) auf Ver- 
wmdung Heriberts und Hugo s detOro**en guStuniU kam unit atieh 
von dm Hocitzeitifeierlickiceiten nieht» ertdhlt. Vgl. Dudo, Btt. I 
p. 435— 6. — 1587. Der Griif mm Anjou heirathete nicht die Schweater 
WiHtelms, wie Fômter angiebt, tondtrn wird hier nur aïs m&chtiger 



Pur avoir od v 

i tuz dia Entre 



— 625 — 

und âen ûbrigen Soldaien, vgl. Dudo 197, Ben, 10M4 — 54; 5) dos Qe- 
sprach des Herzogs Wilhdm mit dem Sachaehhereog Hermann, vgl, Dudo 
198, Ben. 10543—10580. Was ferner bel Wace 1646—60 herichtet 
mrd foîgt beiDudonicht unmitteîbar auf einander, sondem derlnhalt 
von 1646—9 steht hier 196 (= Ben. 10275—80) und der von 1650—60 
foîgt erst spàter 197 (= Ben, 10406 ff.) Dassîcischen aetzt Dudo 
die Unterredung Kaiser Ileinrichs mit Kuno, eibenso Ben., wâhrend 
dieseîbe hei Wace in Folgc der so ehen beriihrten Vorwegnahme des 
Spàtern erst nach dem Bcrichte Ûber die stiirmische Besitzergreifung 
der Quartiere und die Streitigkeiten unter den Soîdaten steht. Zu 
hedauern ist, dass Wace die schône Episode von dem Schwerte des 
Herzogs, durch dessen bîossen Anbliek die Normannen zu Buhe und 
Frieden gehracht toerden {Dudo 197), so ausnehmend hurz abmacht. 
Sehr hiibsch ist sie hei Ben. 10470—10508 erzdUt, — 1611. Wace 
weicht hier von Dudo {194) ab; nach wdchem Ludwig und Wiïhelm 
in Boisemont {wofûr Ben. 10110 Beaumunt hat) zusammoikommen, 
Der Herzog geleitet darauf den Kônig nachBouen. Vgl. Kalckstein 
233. — 1639. Dieseîbe numerische Angàbe hahen Dudo 196, Ben, 
10216, 10342'), erste aironik 21, dritte 21, — 1642. S.BandIp.227 
die Anmerkung zu diesem Verse. In dem Yeusegus hei Dudo 196 
sehen Lair ehd. und Kalckstein 235 Voyse an der Maas, Letzterer 
vermrft voie Vouziers an der Aisne so auch Viset^) hei Lûttich. Es 
ist demnach vielleiclU zu lesen: A Yeusegus {oder Veusedns) sur 
Muese. — 1658. Nach Dudo 197 und Ben. I p. 444 war dieser Baron 
Kuno selber. Vgl. vorl^er zu 1588 ff. — 1669—70. De maisnees, de 
compaignons Sunt tuz jors pleines ses maisons Ben, 10319—20. — 
1673 — 9. . . per consilium praecellentissimi omnium ducum ducis 
Willelnii, ad inviccm connexi sunt et foederati . . . Dudo 198; vgl. Ben. 
10526 ff. — 1680. Anstatt nach diesem Verse mit Fôrster eine Lûcke 
anzunehnien, darf élnr gdesen werden: N'i a riche barun qui celé 
paiz no hee. Die folgende Tirade ist durchaus verstàndlich: deshalh 
sifid sieeben unwillig {1684), voeil sie nichts ausrichten kônnen (1685). 
Zu dcfrire s. Fôrster. 

1680—1700. Dudo 198—200, Wilh. v. Jum, III, 6 {236 A), 
Ben. 10619—10846, erste Chron. 21, zweite 91, dritte 21—22, Bohert 
von Torigni J, 16, U, 216—17, Ord. Vitalis V, 155. Dos Gespràch 

ï) V. 10291 scheint desMïb ébenfaUs cinc cenz^gdesen werden 
zu miissen. 

2) Wiusatuin Bohert von Torigni J, 131 {anno 1106), 

40 




626 



moitehen Luthmg und Wilhflm avf ibrer Itiimniitt flodUcM i 
Kônige dif Nachrieht cm der Gtburt einen SoknM Mnttrhracht toorde», 
hat Wact bedeiOend gekûrcl [vgl. 1691— t mit Duih ias—9, Bnt. I 
449 (T.), ebemo dit Schildcrutig dti fentUchtn Empfangt», tter dim 
Bertoge naeh seiner liiicl-kehr in IloutM eu Theil Kird (ogl. 16S9 
mit Dudo 200, Ben. I, 454-5). — 1680. Lollw:r wartl 041 gfborm; 
t.Lair zaDudoiaa, Kakketein 330 ; vgl. auck thd.33eA.3, d»fi. in 
Betreff der Kimigin Gerherga, die sich 931) tait Ludmg vermahtle, 
ebd. 319—30, 333. — 1G95. Am dtm VKU Dndo 199 mittheOt geU 
hermr, dosa der Hmog Wilhelm «efc aUnn aufmacM, um bei dem 
neagfbomen Knahen Gevatter m atehtn, itnd ttieht ttwa in BuglHtung 
da Kùnigs, denn er kfhrl sa diesem furiiek. Dtr firnuofc de» Henog» 
bei der Kônigin Gerherga, von dtm Btn. 10763—74 eriâhU, itt Hn 
«icht eben glûcklicker Zusatt ditêt» Gknniêten. — 1096—7, Bex 
autem Willelmum jiro omiiîbui bendficii» Itouururo deouDtiw voluît, 
scd ipse nihit boruni reuepit, varam oum gratiarnni kcdone f^t 
omnia rcmiait Dudo 199, vgl. Ben. 10779—85. 

1701—75. Bado 300—303, Wilh.t.Juw. 111,7-8 t336B—D), 
Ben.lOS47— 11558, eritfChron. 31—33, tweiU91, dritle33~33. Bob. 
V. Torigni I, 16, II, 191-93, Ord. Vit. II. 8, 361. Vgl. Kaleketein 
333-33. — 1701—61. Wacf int, km dttse Epiaode antangt, nw 
Dudo gtfolgt, hat aher viiedcrum beàetittttd gekUTtt: es fehlt t. B. 
dus lange religiùse Grspritch eiouchen drm Htrtog und dem Abt. 




- 627 - 

hfeiehenden ZeOen Dudo 221—22, Ben. J, 479—80, Nieht hei Waee 
findet sich die berûhmte SteUe wiedergegehen, wo der Herzog befiehU 
seinen Sohn nach Bayeux zu bringerit da er toohl dort, aber nicht in 
Rouen dos Dànische erlernen kônne ^). — 1762. normant ist hier as 
franceis, wie schon Jje Prévost bemerJUe. — 1763. VgLChron. aaeenr 
dante 266. — 1770—75. S. eu se moller und treget Fôreters Er- 
klàrungen. Bas ràthseUiafte noxer ist vieUeicht in tasser oder tausser 
= taxare zu hessem. 

1776—91 *). WUh. «. Jum. III, 9 (237 B), Ben. 11659—11612, 
zweite Chronik 91. 

1792—1890. Dudo 203-5, Wilh. v.Jum.in, 10 (237 XJ), Ben. 
11613-11994, crste Chronik 22, zweite 91—92, dritte 23—24, Rob. 
V. Torigni I, 17. Vgl Kalek^tein 215—6. — 1792. Amulf der Alte, 
Sohn BaJduins des KaMen, Graf von Flandem, von 918—27 Màrz 965. 
S. Michel zu Ben. I p. 485, Kàtckutein 174, 313. — 1793. Herluin, 
Sohn Heîgauds, Graf von Ponihieu, von 926—13 Juii 945; 8. ebd. 171 
A. 2, 251. Ueher die Streitigkeiten um Montreuil-sur-mer s. Lair zu 
Dudo 204. — 1801. l vidleicht mit Fôrster qu'Ernulf li ont toleit. — 
1806—11. Dass Herluin, nachdem er von Hugo abgewiesen, sich um 



ï) Quoniam quidcm Rotomagensis civitas Romana potins quam 
Dacisca utitur cloquentia et Bajocacensis fruitnr frcquentius Dacisca 
lingua quam Romana, volo igitur ut ad Bajocacensia dcferatnr quan- 
tocius moenia et ibivolo ut sit, Botho, sub tua custodia et enutria- 
tur et cducetur cum magna diligentia, fmens loquacitate Dacisca 
eami^uc discens tcnaci memoria, ut queat scrmocinari profusins olim 
contra Dacigenas. 

Si a Roem le faz garder 

E norir, gaires longement 

Il no sanra parlier neient 

Daneis, kar nul nel i parole. 

Si voil qu'il seit a tele escole 

Ou Ten le sache endoctriner 

Que as Danois sache parler. 

Ci ne sevent riens fors romanz; 

Mais a Baiues en a tanz 

Qui ne sevent si Danois non. 
S. Michel zu dieser SteUe. 

2) Der Inl^lt dièses l'àssus fehlt hei Dudo (Kôrting 37), dsgl. 
in der ersten und dritten Chronik. 



HiUfe an Kûnig Ludwig iraniUr, ertâhU awh Ben. i, Wfi, nithl ater 
Buda iiocft aueh WiBi. v. J. Dar/rgen suehl fin Siido 303 — t, dsgl, 
bei Ben. I p. 488— S Herluin auf dm Bath iks Normaniutifiirsttn 
dm Graffti Hugo noeh ein .iioeite* Mid auf. laovon Waet nicht» weiMt. 
Entsprechend dent was 1805 steht, sagt liwgo in Aer tttfîlrM Vtiitr- 
redung, die Herluin mit îkm hal: Quiiiquis Ubi uuxilinm prnubcbit, 
non miki injurius erit. Vgl. Btn. 11784— s9. — ll*i3— 47. Dùwe 

Verse Imben ttichts Enlspreehr.nde» bei Duda und Sm. — 1S4S. . . . 
TOCAvit ut vsnircnt ud \m Cuiisluitiuuiisvs . . Dudn 20A. Dono fait 
Coatetitincis raauder Ba>. 11817. — ISSU. Lw esoui; sur les chea le- 
vez. £d' sunt venu)! ilreit u» foianK, Li!s hoches n» mains e les pis 
Bm. llS46—a. — 1855. FUr tros i. mit Fùrtier oros, dsgl. 3318. 
tros géht xhon leegeu <lfg Eeime» nicht: a muss trus heiisen. — 
1864. Ecce tibi rtddo castnim . . . Duda a. n. 0., «gl Ben. 11913. 

WiVieha beeeûAnel lick durch dièse Wortt aU Lehmhtrm StrUtùu 
hintichtliàh des von ihm eroberten SeMoasts {Lair en Dodo a. a. O.). — 
0172—74. Dièse Ckaracteristih da i'Ucmingtr finâtt sieh »i#r bei 

Waee. — 1875—9. Sri Dudo 205 %md Ben. Ip. 4S4—S veTpfiidOti «ieft 
Jer llereog noch zu weit mehr ah Waee angt^t. — 1878. Suehier 
schli'igt vor: se un vostre mes vei. Besser sclKin( se yostre me» d 
\-vi, venn die Form avui fur aveie ûBtu anstOtsig ist. — 1867. 
KtM Loheserhebung Wilhelms findet sich an Aieser SleSt awh baj 



— 629 - 

gu verhesaem. ~~ 1909, mal ist tooM mit Fôrster = mar zu setzen 
undzulesen: que ja mar dutcreit. Suchier liest: ja mal ne dutcreit. — 
1913. . . . pro foetus est ad Ambianenscm usque pajpim Dudo 206; 
Drcit chevauchèrent vers Amiens Ben. 12261, — Naeh Dudo a, a, 0, 
und Ben, I p, 5()é gin g der Herzog vorher mit den Oesandten Ar- 
nulfs einen WaffenstiUstmid aitf drei Monate fin. — 191à. , , . venit 
super Corbeiae rivulum *) . . Dudo 207 ^ Vint desor Peve de Corbie 
Ben, 12263. — 1915 ff. In Betreff der Zuaammenkunft zioischen WU- 
helm und Amidf attf einer Insel der Somme bei Picquigny und der 
Ermôrdung des Herzogs, die am 17, Dez, 942 stattfand^ 8. Michel zu 
Ben. I, 504% 516, Le Prévost zu Ord, Vit, II, 9, Lair zu Dudo 
83 ff., 207, 208 und dessen zu V. 591-^7 angefiihrU Publication, 
Kcdckstein 237—38. — 1923, l. vielkicht per mit Fôrster fur par. — 
1933, Dieseïbe ZaU 12 bei Dudo 207, Ben, 12299, 12305 — 1928—9, 
Le Prévost und Micl^el zu Ben. 12294 maclien darauf aufmerksam, 
dass nur Wace den hier genanyUen Helfershelfer Arnulfs mit Biulf, 
dem Vicegrafen von Cotentin, identificirt, von welchem 1373 ff. die Eede 
gcwesen, — 1936—7. , , , venit Amulfus obvius claudidans et sub- 
nixus duobus suis Dudo 207; Contre lui vint Emouf clochant, A 
dous des coilverz apoiant Ben, 12309 — 10. — 1948 — 9, Horluino, tuo 
comiti) quae contra me offendit voluntarie dimittam oique pacificns 
et bencvoius omni tempore cxistam Dudo 207; Si quens Hcrluins 
m^crt forfaiz, Por tei voil que remaigne en paiz ; Ire o coruz e mau- 
talent Li pardoin tôt benignement Ben. 12359 — 62, — 1953 — 60, 
Paiz unt faite e acordement Od fiances, od serrement: Emous l'a de 
sa main jurée Eisi cum ele ert dovisee Ben, 12389 — 92. — 1970. 
Wace weicM hier verstandiger Weise von Dudo (207) ab, welcher séhr 
unwaltrscheitdich er/âhit, dass der Herzog getrennt von seinen Leuten 
allein mit dem Fergen seines Bootes die BOckfahrt angetreten Jiabe. 
Ben. I p. 510 berichtet ^lach Dudo: En un chalan furent entre 
Trestuit li doze ensemblement E arive devers lor gent, E li dux 
s'en passout toz suis. — 1971. l. quart mit d. Hdschr, — 1981. Bei 
Ben. a. a. 0. schlàgt Balzo dem Herzog mit einem Buder den Schadd 
ein. — 1987 — 2005 enthalten eine anschauliche, nach Form und In- 

ï) Mit diesem Flûsschen ist die Bresle gemeint; 8. Lair zu 
Dudo 207, 

2) Die AnmerJc, Band I zu V. 2012 ist zu beriehtigen, 

3) Der bdesene Htrausgeber der Chronique des ducs de Nor^ 
matidie giebt an dieser SteUe reiche Uterari8che Nachweise, 




hait vOTlrefpiche SchilileTiitii}. Dudo 308 najft gani kure: Kortb- I 
manni vcro et Britonea morte Willtilni Bui senioriit ntmiuin Infçuhm 
nlciBci praeoiitantCB, Dusquam repéreront vads, liut ot illuii cclerîtor 
disciirrentes. Vgl Ben. I p. ôIl. — iXHIti. S. Fl'imtrr t» diam 
Slrfie. — 2015. Die Btaialtuiig de» ermorMen Hercogn rraMim in 
gleieherWeiaeDudo208'), Wilh. n. Jim. III, U, Bm. I ji. 513—14, 
erale Chron. 23. ttctite 'J3, driite 26—26. S. ini EimeUun Uher âas 
GrcAmal loas tu 1310 bcmerU «mrdm iêt. 

2017—51. Dudo 208—9. 333, WSh. v. Jum. IV, 1, {339 A), 
Ben. 12530—13605, 12713—12808, drille Chnttik 25—36, Sob«rt J 
non Torigni I, la. II, 217, 231, Ord. VildUs I, 162, II, 9, •3M,.a 
III. 86, y, 155. — 2030. Vgl Ben. 12533. — 3030. Beniorem, proli' % 
dolort purdidimus, «eniorem .iinauimea faoîamus Dudo 209, vgl. tbd, 
S33; Perdu avum nostre aeignor. Seignor refaimes, n^en aai ploa 
Ben. 13558—9. — 3041—2. Vasitlbe heriehlct Dudo 333 IKôrting 43i; 
isgl. Ben. 12781 — 4: Les raaisnew ad retennos E si les a mult «hw 
tenuBB, Qui sou père aveient servi: TJiique« nul jor ne lor failli 

2052--2172. Du,h 324—27, Wilh. V. Jum. IV, 2 {239 B), 
Ben. 12809—13416, crste Chron. 24, tmeiU 93-95, driite 26— Z7, 
Orà. Vit. II, 363, III. 86— 8S; vgl Kalckstein 338-40. - 2058—60. 
Rottimagensea vcro, ad^cntu rcgis Lutbdovioî iiilares, BUSC4;pEinuit 
1 volcnter. putantes ut t'uuitaret super FlandreiiBes. acerbamqiic 




i'. »*- 



— 631 - 

wie bei Dudo, Vgl, eweite Chron. 93 und dritte 26. Der nun fol- 
gendeAufruhr in Rouen, wèlcher die Auàlieferung Richards sur Folge 
hai, ist, wie schon Karting (40) riclUig bewerîctj ébenfqlls von Wace 
in vielen Punkten anders geschildert aïs von Dudo {225) und nach 
diesem von Ben. I p. 528 ff. Nach den letztem Chronisten wendet 
sich Ludwigy in Angst gesetst durch die Bûrger, die ihn tôdJten woUent 
es sei denn dass er ihnen den Knaben ausliefere, twn HiUfe an Bem- 
hard, die dieser ihm aber nicht gewàhren kann, da auch gegen ihn 
die Normannen Argwohn gescMpft haben und er fûrchtet selbst er- 
mordet zu werden. Einem Boten des Kônigs, der ihn daranf um 
Rath angehtf erwidert er, nur durch schleunige Herausgabe des Knaben 
konne das Volk beschwichtigt werden. Wilh. von J. sagi ganz kurz, 
dass der Kônig den jungen Herzog ausgeliefert habe auf den Rath 
Bernhards. Aehfdich berichtet die zweite Chronik 94. Aber die erste 
(24) erzàhlt abweicliend: Normant s'armèrent et alerent le roy assaillir 

et firent soner lor commune. Li roys, quant il oy la noise, si demanda 

• 

que ce estoit, et on li dist: ,,Ce sont Normant qui assaillir vos 
wellent par le conseil au conte Bcrnart." Noch anders die dritte 
Chron. (26), wo der Aufstand direct durch Berhhard ins Werk ge- 
setzt wirdf der zu denBiirgem sagt: Sonnes la commugne *]. — Die 
Erwâhnung der alten Weiber (2090), ein Zug, der auch spàter noch 
wiederkehrt (s. Band I EinUitung XCII) findet sich nur bei Wace. — 
2082. l viez. — 2092. î. chercant. — 2110, 2126—7. ... ut notitiis 
regalibus palatinisque facundiis instruerctur Dudo 225, vgl. Ben. 
13079—86. — 2112. DieAnrede an Bemhard vonSeiten desKônigs 
erfolgt ziemîich plôtzlich: 2074 istjedoch gcsagt worden, dass Beide zu- 
sammen sind. — 2121 ist vieUeicht besser mit Fôrster und Suchier laissur 
zu lesen. — 2127. l. que mit d. Hdschr. — 2131 . . . suscepit in brachiis 
suis Ricardum, tantao liberationis puerum, et detulit ante conspectum 
armatorum . . . Dudo 225; vgl, Ben. 13049 ff. — 2134 ff. Nach 
Dudo 226 ist es Bernlvard, der dem Kônige den Rath giebt, den 
Friedens- und Freundschaftsvertrag abzuschliessen (vgl. hierzu Lair). 
Dsgl. bei Ben. I p. 336 ff. — 2152—3. . . . Ilodulfus et Anslec atque 
Bcrnardus Dudo 225; Alez i est li quens Rodous, Anslec e Bemart 
ambedous Ben. 13127 — 8. Radidf war der Stammvater der Herren 
von Roche-Tesson (Kalckstein 239 A., 1); von Anslec Uiteten sich die 
Herren von Briquebec und Monifort-sur-Rille her (s. ebd. ufid Michel 



1) Vgl. Ben. 12948 und Michel ebd. 



632 



m Ben. I p. Jrs). Dos Gespriieh des KOniffa mit den moShnUH i 
normanmachen Groasen hat Witee gde&ttt. — 2t$7 — fi. PlurîmarniD T 
vuro rcrum notitiani, xagt lier Kôtiig bei thldoUST, mi^Iias dÎBcel j: 
palatio meo qnani («nimciranu in sua donio. Vgl. Brn. f, SitO — 43. - 
2J70. Wace Hbergfht hier die. Reise des Siitûga mit Richard tMcA 
JCvreux, dfn AafenHuilt dasflhst unit die Eùekkettr nach Rouen. VgL , 
Budo a. a. 0., Ben. I. p, 5*1- 

2173—3336. Budo 328—30, WiBt. p. Jw». IV, 3 [S40 A), . 
Ben. 13417—1372*1, emte Chran. 34—35, tweUt 9S, iWitte 27—36, 
Ord. Vitalin III, 88. Vgl. KakkKirin 343—3, 345. — 3176. . . . mittil 
tibi libras auri i>urisfiiiiii bis quinna sagen die Oetandlen Armilfk \ 
bei Budo 338 '}. .Dis livres d'ur pur e vermeil Be». 13475. Khmw ' 
dritteCkTon. 38. Die irgtrChron. nprieM nm nnem jiUrlûhcn TVttvt -' 
«un ichn Mark Goldea, den Arnulf leitten wiU. -~ 2188. (Juin «tùav 
umvcrsne regionia suau triijuta annuatim dum vixerit tibi ultro 
BQivet Budo a. a. O., De Flatindres auras mais treu Qui a <^SCoa 
an t'iurt rendu Ben. 13i79—S0. — 3169-90. Ipsc aocedere ad ta 
nequit, quia iicdagrii scis cum irretiri Dudù a. a. 0., Ca n'aviout 
pas, ajnz se resucmsu, Kar (tu poacrs est enlaidU, Moue, changioB 4 
afebliz Brn. 13486-8. — 2iao. Suehier iiest: mult maleinent ml 
mis. — 31!)a. S. FïiTster zu dkstr Stëtte. Lelgttrer Itert 3305: U 
tenist en prisun tautiju'il k'B vus rendist. — 2S08 — 13. Weder Oudo 




— 633 - 

non tibi est jus vindicare*) Dudo 228—9. Aehnlich Ben, 13529— 31: 
Sire, si nos est bien avis Que tuit icil qui sunt occis N'est pas 
dreiture de vengier. — 2236 — 54. Der Anfang dieser Bede stimmt 
durchaus su Ditdo 229 : Praetcr haec mandat noster senior tibi prae- 
maximum consilium hujus rci. Teue Ricardum filium in sempitcmum 
et ususfructuR regni in aetemum . . . Aber von 2241—54 ist ein 
Zusatz von Wace, d^n Ben. 13575 ff. henutet zt$ hahtn scheint, — 
2243. Die grausame Verstilmmelungy von wélcher in der ersten Ilâifte 
dièses Verses die Bed^ ist, wird hàufig encahnt; s. toeiter unten 
2286, III V. 939, Michel zu Ben. J, 553. — 2260—77 sind ein Zusate 
von Wace: Dudo hat nichts Entsprechendes. Aber hei Ben. 13655 
^13672 findet sich ein viélfach àhnlicher Pas8us% — 2284. Fôrster' 
nimmt nach diesem Verse eine Lûcke an, wcts aber trotz Dudo 230, 
Ben. 13703 — 6 nicht uribedingt nôthig ist, sdbaîd unter dem nurricun 
Osmund verstanden wird, toie z. B. Ben. 12889, 12895, 13649. Bei 
Wilfi. V. J. nennt der Kônig den Knaben mcretricis filium ultro 
virum alienum rapientis. — 2291—2334. Dies Gesprâch findet 
sich nur bei Wace, nicht bei Dudo (Kôrting 42). Ben. und die 
Clvroniken haben ebetifàUs nichts Entsprechetides. — 2306. l. vieUeicht 
mit Forster n'ira oeï^r n'istra /wrviura. — 2312. Fôrster liest: Mielz 
volsisse estre a Lundres u estro od les Escoz, Suchier: Mielz vol- 
sisse estre a Lundres od Engleis u Escoz. — 2316. Suchier vermuthet: 
tu parleras se Fos. Vieïleicht cher: trop es ia fiers e os oder: trop 
par es fiers o os. — 2318. S. zu 1855. 

2337—2461. Dudo 230—33, Wilh. v. Jum. IV, 4 {240 C), Ben. 
13727—14220, erste Citron. 25, zweite 95, dritte 28—29, Ord. Vitalis 
m 88—90. Vgl. Kalckstein 245—6. — 2338—51. Vgl. Dudo 230, 
Ben. 13743—68. — 2350. Vor diesem Verse mit Forster eifie Lûche 
anzunehmen ist unnothig. Vielmehr darf gelesen werden: N'a vicies 
ne rotes. — 2362 — 81. Dièse Unterredung zwischen Richard und 
Osmuml ist ein Zusatz von Wace und auch die hieran sich an- 
scMiessende Erzahhmg von der fingirten Krankheit des jungen Flrsten 
{2382—2418) gehort ihm in ihren Einzélheiten an {Kôrting 42). Eine 
zum Theil vieïleicht auf Wace zurûckgehende Schilderung hat Ben. 
13908 ff. — 2369. Suchier schlàgt vor: nen aura remuance und liest 
V. 2377 mult nus fait esmaiez. — 2389—90 scheinen àlso gebeaseri 

ï) Von Kôrting {44) dis Parallelstelle angefûhrt. 
2) Der 2272 genannte naive Orund des Hasses der Kônigin 
{vgl. Kôrting 42) tcird von Ben. nicht erwàhnt. 



634 — 



tnsrrfen tu miUseit: Riciiart crt o[d] lun maistro; ne» uni pa» ( 
ucifï. Riehart ert o[iil sud iiiaistro: ne» unt mie Mbahù. Df Kmi 
Oaniunt hal sich tvahrscheitilich da/lunih «ingesehKchtn, diun, i 
crt ausgefnUtn, in einer lldnchr. wtomA: R. o sun maistre vnd t 
Abgchreîber me in It. ilie Abkfirsung «tm Biobart so in o aie t 
Osmunt vor aieh tu hahen glauhte. — 3397. l. vieOeieht m» fili i 
Suehier, der avf 3S74 wriecist. — MI*— .34, S. in Betretf dw S»- 1 
freiung Richards Lair îu Dudo 231. Waee hat hier woW TTin.:] 
V. J. milbenutzl. Eint sthr anvntthigt SehUderHng liefert 
(13995—14058) der die mn Woct btdeHtmd naehsUhl. Vgl anA die 
Chronlktn. — 5443— i. Ueher Bemhard nùn SmlMi vnd itme Vtr- 
' teandtschaft mit Siehard s. KalelMtein H6 A. I., Sber Coucy Loir 
eu Dado 90. Sais Mzterea EigeHltmtn d&r EnbiêeUôfe non ijaùiu 
ujor, bemerkt bereits Le Prévost. S, audt Michel m Bm. I, p. 6GS. — 
2455. Hugo von Paris wnr der Leimsherr Btmhards; s. KatelittHM 
198. — 2455—8. Die Verhandlungm Bernhord» von Sei'Ue mit Bufo 
dem Grosaen hat Wnee gekûrtt {Kôrting 42). 

2463—2589. Dtido 23.3—36, Wilh. v. Jum. IV. 5 (241 A), 
Ben. 14331— 14837, erate Clirmik 35-36, dritte39—30'), Ord.VitaHs 
m, 90—92. Vgl. Kalckstein 247—48. — In âiaem Âbtcknitte hat 
Wace sehr vii-l von dcni lihergimgen loiu bei Dudo heriehtrt mrd: 
I) Kônig Ludtoigs Ersuchen an Hugo dsn Grouen âeh 6n BmAard 




Or pureiaso ci lis valeirs E tis tn^nz e tjs sitvoirs A jeter mei de 
ceat parjure E de l'ovrii dunt je n'ai cure Ben. Ï4G3G~9. — 
2542—56. Bei Vudo 236 vnd Ben. 14643 ff. findet Uine mûttdliehe 
UnlerTalung <hr beiden Beriihorde statt, simdern dtr von Scnlis lâiut 
dem eu Bouen ^ehrîfîVch eukommen tcas er m Geaprâch mit Jfugo 
dtm Grossen erfahren vnd theilt ihm die sdilauen Verhaltungsmaw- 
rtgdn mit, wflche er dem Kiinige gfgeniilier in Anwendung hringe» 
ëoR. Naeh Ord: Vit. in, 93 gehtn dieselbf.H von Bemhartl dem DSnm 
au»; eine Abweichung, auf loelehê sehon Mîdiel tu Ben. I p. 587 
hintoeist. — 3553. Fiirster nimmt uaeh dietem Yetêt wieder eine 
Lueke rtn, ohwold die RalhichlSge, die Bemhard von Sentis dem andern 
Bemhard gidit, auch go Mar gind, sotiald, wie aekon tmterm Texie ' 
vorgeKWagen mtrden, V. 3553 ijue (oiler k'il) gesetat wird. Benoif « 
entspTfchende Worfe (1-1C75—0) lauten: Si peiwez puis do vostre 
afaire Que ce li (d. k, dem Kônige) puisBcz faire entendre Qu'ai duc 
Hunn fciflt deffendre La terre tote e lepaia: Par ce eerreient unemi». 
Beide, Witce und Ben., aehlieasen sieh durchaus un Dudo 1336) an, 
derBernhard vonSenliê dem Dànen Bernliard drn Eath geben ÎSsst: 
ut Hugoni ma^nii duci terrani, iguam illi dédit, regem contradicore 
multarum argument ationum prosecutionibus cogérât. — 2554. l. mit 
Forster Paîz volt faire a Kichnrt, aricrc li volt rendre. ~ 3562—3. 
Dièse Boute, die der Kûttig eingeschiagen habeu eoll, findet sieh ttiehl 
in den lat. Quellen noch niich bei Ben. angegeben; vgl- Lair (u 
Dado 2.36. 

2590—2868. Dudo 336— 39, Wtlh. v.Jum.IV, 6 (24îC), Ben. 
14838-1558% ente CTiron. 26—37, dritte 30—31, Ord. Vitalis III, 
92—96. Ygl. Kalclgld» 248. ~ 3590—2618. Waee ist hier viel 
auKfiihrlieher ah Dndn 336; dsgl Ben. I, 592-6, der hier utuern 
Diehler betiuttt hat. — 2618. l. Granz plaiz. — 3620. Dudo a. a. 0. 
sagt: Crastinae vero diei diluculo vcnit BeniarduB ante conspectum 
rufrJB Luthdovici . . . Bei W. v. J. speist der Kiitàg, von Bernhard 
bedient, ah ilieser ihn anredel; degl. bei Ben. I, 596, der hier tdso 
dem siûctzt genamiteii Chronisten gefolgt ist. — 3622—2710 «nlftoltm 
einf der bemerkenHwertheste» Pnrtien des Werten; egl. Dado 236 — 7. 
Der eiitspreeheiide Absdinitt bei Ben. I, 596—603, der hier wiederum 
Waee auggebeutet, lut deshalb etiaas langathmig, reeil hier Bemhard 
fiier 300 Verse hindurch obne Unterhreehung redet, wâhrend Waee 
dafikr sorgt, dass darch ei'n von Zeit lU Zeit eingeetreuteg Wort de» 
Kônigs dos Intéresse vach gehaUen wird (s. 2635—6, 2664—6, 3683-4, 
2700—4). — 3629. l. ainiHuin. — 2660. l mil Svdùer atif Grand 



- 636 — 



d. Hdschr. Se ni;n wt fnrt chnslolftl. — 3688. t. vifOrieM I 
Belesme aura e le puejilp iieiniii. Suehïer liest: le putipin aura t 
gin. — 2706. VicUeîehi: Ki vu» loa Huon duucr de Soigne ( 
Suchier tindert gtark: Ki vus li>a gnerpir tut le pais d« ', 
2713 ff. Bei DuA) S.fr und Srn. I, 603— i gtschieht dûl Ju)f«^ 
OR Hugo die Normandie su verloism auf An«t«h«n tun 1 
den der Kônig um Itnth frtirjt. — 3730. Wace iibergeM die An/ 
Hugo's an Liidmig, irarum er ihm dm ktêr$ vorher freiwiUig , 
gestandenen Tluil dtr Nùmiandie wieder fntr\à»m fcofte und die A 
toor( des Konigx; vgl. Dudo337. Bm. 15357—85. — 3737—71. 
Qeeprâch ewischen Eernhard von Sefdin und Hugo dtm Groeten i 
bri Wace hedeulend ausfilla-licher ob 6a' Oudo 3SS; auch bH Be 
der «ermuthlieh ewn Theil nach Wact gêarbeitet hat {II p. 3~S). ■ 
3760. l Ne li volilrent. — :J773—3a30 nn4 Enoeittning naehL 
338—9; tigl.BeK.n p.7—11. — 3775ff.LePrevoHtiuteMaufdaii l 
Kahrscheinliche dessen aufmcrksam tods von der Fraii Sernharda ersâi 
unrd. S. auch Lair ea Duda 339, Michel tu Ben. IJ p. 7 — 8, 
3773~4 gind •nitlleicht nicht ansutaiten: de rîcu nu so domi-nte (i 
av dcmcntpr) heisst: er grâmt sieh um ttidite, lâesl gieh dwéh nia 
nnfeehtm; desmente V. 3TTi îst dagtgen Conj. PrSe, i 
tir, — 3770—80. S. tu dieser SteUe Fdrater S. 155. — i 
mit il. Udschr. — 3831—33 siail ànZusaU von Wace: Wtdrf *i 




— 637 — 

Ben. 15586—16879, &.8te Chron. 27—28, dritte 31—33, Bohert van 
Torigni I, 26, II, 217—8, Ord. Vitàlis II, 363, III, 90, V, 155; 
vgl Kaickstein 250—51. — 2878. l enganement {Farster). — 2881—2. 
.... ad littora Salinae Corbonis ^), qua Diva rapido meatu procelloso 
mari se mfundit, cum incredibili tironum multitudine citius quam 
qui vit venit Budo 239—40; Soz Warevile dreitement Ariverent a 
sauvcmcnt Dreit la u Dive chet en mer Boi. 15688 — 90; . . . Li lieus 
a non Salins Corbuns U tendirent lor pavillons ebd. 15694 — 5; Li 
roys Aigrolt appareilla grant navie et ariva en Nonnendie a Saline 
Corberi la ou Dive chiet en mer erate Chron. 27 ; Ayglos apparclla 
grant navie si s'en vint en Normendio et arriva a Salines Gorbuin 
la u Dive chiet en mer . . . àriiit Chron. 31—32. — Vgl. zu Vara- 
ville und Bavent III, 5185, 5203. — 2886. Bas Thaï der Cance ist ge- 
meint, in welcheni Mortain liegt. Vgl. III, 4847. — 2911. l. viez heide 
Maie. — 2919. Dudo {240) nennt Bemhard bei dieser Gelegenheit 
niclU, sondern sagt, Haigrold hahe Ludtoig um eine Zummmenkunft 
ersucht fraudulento consilio Northmannorum. Vgl. Lair eu dieser 
Stelle. Bei Wtlh. v. Jum. a. 'a. 0. làsst umgekehft Ludung von Rouen 
aus den Kônig Haigrold bitten mit tftm zu einer Besprechung sich 
einzufinden und zwar apud vadum quod Herluini vocatur. Ebenso 
bei Ben. 15874 ff., wo 15877 zu lesen ist: as guez Herluin. Die erste 
Chron. (27) sagt von Ludwig ganz kurz: A Roem vint et ala au 
parlement. Aehnlich die dritte (32). — 2922 ff. Wace làsst hier 
Manches von dem aus was Dudo berichtet. So redet er z. B. nicht 
davon dass der schlaue Bernhard der Dàne den noch sorglos scMafenden 
Konig frûh Morgens ztceimal in seinem Zelte aufsucht um ihn vor 
den Dânen zu warnen. Vgl. Ben. II p. 25 ff. — 2924. Nach Dudo 
240, Be7i. 15906 ff., erster Chron. 27, dritter Chron. 32 Ihatte Bem- 
iKird dem Kônige vorlier gerathen den Grafen Herluin nicht mitzu- 
nehmen zur Zusammenkunft mit Haigrold, da die Gegefiwart des- 
selbenj aU de^enigen, der zur Ermordung des Herzogs Wilhelm die 
erste Veranlassung gewesen, leicht bôses Blut setzen konnte. Dieser 
Zug fehlt wie bei Wace auch bei WUh. v. Jum. Was die Ermordung 
Herluins^) anlangt, die im Folgenden erzàhlt wird, so scheint Wace 
den eben genannten lat. Chronisten benutzt zu haben; Dudo (241) er- 
zdîUt sie a'nders, Ben. II p. 30 ff. tlieUs nach Dudo, theHs nach 



1) S. Lair zu dieser Stelle, die aber hinsichtlich des Ortsnamens 
noch der Aufkldrung bedarf. 

2) 8. ûber dieseïbe Lair zu Dudo 241. 



- 638 — 

W<Kf. — 29S7. Mit dem ,jJik" igt dtr tnnordfte ffereog WiOiA 
gemeint; vgl. Ben. 161(19. iro »ieh vorhfr aie beidrn Kôniçr Ludwif 1 
imd Uaigrold iiber densdhen unitrHaUen. — a'J4S. Mer Sen. t 
gtnau, mit tclcfter Waffe HirUiin gttôâttt wurde. dmn ir ti-tàUt j 
16234—9: L'un rreaiia tint uu ({luive en m iu»in, Miiis dc'Bcn 
ne Bui ctrtttin; D'acer trunchant clar Peitevia Par Ifs oustez fîert-l 
nerieuin Si qu'il li espaiit la buelo Que mort trebui^lii.' de la wle. — J 
3950. Von dieeem Lambert t'sl bei Dado hier nieht die Jieât, 
bei Wîlh. Cft» Jum. und hâ Ben. tS$i6 ff. Dagtffen emàhM Om J 
Dado selu>n vor der Kniiori/iing sritiu Jtruder» al» bei Liidteig tBeittnd-M 
(240). dsffi. die Chrottiken 27 lue. 33. — 2053. J. ftisL-. — SflM. J}|.J 
Belrrff dieser vumfr'.schcu Angabe ttimmen Dado 243, S46') {VfÙ^ 
KùTting U). Ben. W.177 uml die ertle und drittt Giron, S8 hno. *» 
ûbercin. — 39G3. l, saisi fiir aiui, — Ueher die Otfangif»nfhm%m^ 
denKamgs Lariwig », Lair la Dado 243, 244. JùiHilein 3Sl. NotH 
Dudn 242 und Btn. II p. 31:1 mar es Uaigrold, der Ludwig gefangm 
nahm, — 3972—6. Interea ri:% Luthdovioiis oostodum, spolioj 
cnpiditâte deutipturum, mauibua êvasit . . . D^ido 243. Vgi. 1 
10522 (f. — 31)77— sa nind Hne hedeulende Kûriung dtr ErrOklm 
fVJM Diido (343—44). Ben, dagtgen hat dtn Bmieht de* ktltem H 
mie kaum so umfangrrieh an riner undern StcHe trveilert, i 
imd mit Zwt/itztn versehcn (16540—16870). - 2985. JJiea j 




der normatmitehf» Hernchafl, von mkhm Duâo 34S und Ben. 
I~05i—~6 Ttden. — 3008—3019. Vie VerhamUungen, loflche die 
Ktinigin Gtrherga fuhrt. um Otren Mann am der Gefangensehafi «u 
bffrrien, trzâliU Waee in vMer Hineicht gane andere ak Dudo, 
With. V. Jum., Ben. und die ChroniLen. Hugo der Groese, der in 
demelben eine leiclUige Rolle aptelt, loird gar nûA( einmal von Waee 
erwâknt. Ebenso tltetlt er niehtn Nûherti û6er die Peraôniicliikeiten mit, 
Kricht- an den Kiinigs Stàlr aim \'r xtinem Sokne ah Geiseln gegeben 
murden. Vgt. mil 3017—0 Dudo 346. Wilh. v. Juin. a. a. 0., Ben. 
ITUH— 17154, truie wid drilte Chron. 38 bzm. 34. S. imEimeinen, 
lenu die AHsUisung Ludwigs iiiilangt, MiehH zu Ben. II, 61—63, 
G5—<S6, iMir su Dudo 346 »iui beaondert Kakksiein 353—53. 

.HOX'!)— .1117. Dudo 347—40, WUk. v. Jum. IV, 9 {343 G), 
Bru. 1716-5— 1769H, erste Chron. 39, drilte 34—35, Ord. Vit4die II, 
3e:!, V, 106. — .3036 ff. Von dem Zagegennein IlaigroMê hei der 
Zunammenkunfi redet Dwtc nieht, aber Bai. 17337—64, tcoW auf 
Grund einer Mttbf.nHteung umseres Chroninten. Auch die Ràeh- 
hhr de:* Dànenkôiiigii {30C6) berichtct Dudo nicht, dagtgen Ben. 
17337, heide nach Wilk. von Jum. — 3076—68. Eine Charakteriatik 
Richnrih findet sieh an diener SteUe auch bei Dudo (248). Aber in 
Eimelnen weieht Wnec ab. Dagegen liât Ben. hier unsern Dichter 
vor Augtn gehabt (Il p. 71—73). — 3086. l. seiiglor. — 3003. Die- 
KtbK Angiibe ton 18 J/tnaren auch bei Dudo 348 {egl. Korting 43), 
iWiDiV bei Ben. 17461. Zu der letitem Uteik bemerkt JUiehel; 
„Guillaume de Jnmihge» réduit ce nombre à doute; tmiie il faut ee 
murenir qne cet écrivain était moine d'une abbaye gue Raoul Torte 
acait pilUe." Vgl. nâmlich elid. 15456 ff. — .H003. Kar la inoncic feiblo 
cstuic aagt ebewo Ben. 174G.9. Bei Dudo findet sich niclits Ent- 
xpreehendve. Auch 309i—5 entludlen einen Zutats von Waee, mit 
iknt liei Ben. II p. 74 fulgende V'erse euxammeatutilrllen gind: £iui 
vsli-it la cort perdue K a gratit honte rcvcrtue. Ja a prison n'a 
jiislfiir Xf feist l'om biun nu himor: X'i truvocnt acoet netiae, Fors 
fiiim (■ Irtflte e meseiBe. — 3103 ff. Dudo 34ë—40 und Ben. II, 
74—81 sind, u)as die Vertreibung Radulf Torta't aidangt, bedeutend 
anufûlvrliclitr nto Waee. 

3118— 336H. Dutlo 340—56, Wxlh. o. Jum. IV, 10 {343 D), 
lien. 176UO— 10331, erste Cliron. 39, drilte Chron. 35—37, SToIct- 
etein 350—60. — 3131 ff. Die Verhandtungen Hugo'n mit den beiden 
Brrnliarilen {bei Dudo 350) hat Waee bedeutend gekiiret. Vgl. da- 
gegen Ba\. 17729—17864. 7m 3139 ». Lair eu Dudo 351. — Hugo 



— 640 — 

Capet') (3135) nennt auchBen. an âieter SteOe (17773) vnd j 
sebon den Namm der Toàlder (1778Î). — 3135. Suehier ttarmul 
Ne ne puet en sa uie ja mais luiela marier. Brsxer »i:heint: ': 
se puet mais mieLs Bun L'ufunt muri^, iJ. h. Hugo vieûu nieht oh < 
jt Ktin Kind, dit Emma, b/tsuer wrfetnrnthnt ionn (nàmlieh ait a 
Miehard). — 3137. Zu diesem IViH bemerkt Jj: Prevoii: „H n« fam 
pag oublier que c'at un hî/florien dv doatième »^ti: qui parle. Oudon 
ri (hùJUwmr. de Jumi'eges, qui iTiMimt à une époque beauciitip moitt* 
dievaleresque, ne parlent de rien de neniitabU." Eine Eryânsang 
hieria bildet die intéressante BeobaeMang, duiti der «ocft xpàter kbewh 
sich schon ganz (/fm hiifischen JHUerWten amehmiegemie Bmoit da» 
von Wuce iiur kars berulwtc Ereignia in eittem langm Abaçhnilt be- 
tiandelt hat [17ti65^17'J-2:i). — 314S. Uie in ditsem Verte gemadiU 
numerixehe Angabe finilet Kieh nur bei Waee, dagl. die von 3iS€ 
{EoTting 43). Waa die leUtere SteïU anbrtriffl, so reilel Ben. bei 
dieser Gelegenheit (18693) von ^quinte « p(i»s". Von diesen ISiMen 
gilt jedoch was weiler oben sa 944 betnrrkt wirden iat. ~- 3J4H*). 
Wace a/iergeht dae lange Gesprikh, dan Ladwig und Arawlf batitM; 
vgL Budo 251—53, {Kôrting il), Jktt. 17960-18171, dritU ChronO: 
35. — 31(iG. Saint-Denis tieunt aueh Ben. 18369, nicht aber die lot. 
(Jiidk'i, dsgl. l'antoine (SI?:-) V. 18308. — 3173 ff. Otlo's Zug in 
dir N'irniandie hat Wncc gckiirst ; ilas lange (ttapràeh tv>i4ehen Amu/f^ 




— 041 — 

IV^ 30. — S210, l, auf Orund der Hdschr. mit Fôrster: Que e8cu[z] 
n'i peceit. V, 3271 hat Letzterer die hinten angegébene Verbesserung 
ubersehen. — 3229. Mit Fôrstefy der die Existene von ueseier an- 
zweifelty d^fiir reuser zu setzen^ ist wegen des Beimes unstatthaft. — 
3235. l. viit F. essordent fur estordent. — 3245. l. pis fur pels. — 
3249. l. nobleiz. — 3271. S. zu 3210. — 3273. l maille. — 3286. 
8, zu 3145. — 3312 — I. Eim Klage iiher Arnulf von Seiten Otto's 
findet sich an dieser Steîle nicht bel Diido, tooM aher hei Ben. 
19011—19.^3315^68. Was diesen zweiten Angriff Otto's auf Bouen 
aiUangty so ist Wace bedeutend ausfûhrliclur aïs Dudo (256), ébenso 
Ben. (W028— 19159), der an einzdnen SteUen wieder Wace benutzt 
zu haben scheint. — 3317. l. vielleicht mit Forster: L'altre estre que 
clôt Seigne etc. S. 3380. — 3347. î. Coiures e tarquais. Vgl. III, 
6512, 7346, 7698 und Fôrsters Bemerkungen zu beiden Wôrtern. 

3369^-3557. Dudo 256—57, 260—61 »), W. v.J. IV, 11 {2U B), 
Ben. 19231—20123, erste Oiron. 29—30, dritte 37—38. Kalckstein 
259 — 60. — 3371. Auch Dudo 255 — 6 und W. v. Juin, reden von einer 
Briickc ùber die Seine, denn auf ihr wird der Neffe Otto's getôdtet, 
was Le Prévost und auch Michel (zu Ben. II, p. 133) entgangen ist, 
V. 4009 ist noch einmal von einer Brûcke die Bede (dsgl. bei Ben. 
22087), hier freiUch nicht bei den lat. SchriftsteUern. — 3376—3405. 
Dièse Unterredung findet sich ztoar ihrem Kern nach bei Dudo 256, 
gehôrt jedoch in iliren EitizeUieitefi durchaus Wace an. Ben. stimmt 
auch hier wiederum mit unserm Diehter i&erein. S. 19273—19331. — 
3382. l vielleicht mit Forster: cels dcdenz affamer. — 3408—9. Tune 
rex Otto niisit ad Ricardum, ut liceret ci oratu petere sanctum 
Audoenum Dudo 256. Vgl. Ben. II, p. 136. Le I^evost und Lair 
bemerken, dass die Kirclhc von S. Ouen damais ausserhcUb der Um- 
fassimgsmauern van Bouen lag. — 3423—7. Fine Entgegnung der 
Barone Ihat Dudo an dieser SteUe niclU, woM aber Ben. wid zwar 
isl dieser hier sehr ausfûhrlich (19406—19503). Der Inhalt der an- 
gefiihrten Verse vo7i Wace folgt jedoch bei dem lat. SchriftsteUer als . 
Hieil der langen Antwort der Barone (256—57), die unser Diehter 
gekiirzt Imt (3440—53). Ebenso Befi., da dieser Manches von dem 
Spntern fiir die erste Erwidcrung vortoeggenommen. — 3428—35 sind 
eine Ertceiterung der Worte DxuWs (256): Precatu régis Luthdovici 

î) Dos Folgende bis 262 extr. ist eine Verherrlichung des 
jungen Herzogs. Eine weitere Lobpreisung steht 268—9. Letetere 
ist nachgebildet von Ben. 20875—20999. 

4\ 



642 — 



comitisque Arnalfi subdolo sophismate deoejiU, hue v^niniUB. — 
34.7!'— 39. Mali'ficum, ei vobis plncet, BOpliiKtam «ipiaiu ÂrniilTum 
vinctumque ditenÎB Ricardo coniiti oiittRin oum, ut Timlic't d 
tiatrem euum .... Dodo elid. Vgl Ben. 19510—21. — 3447 — 8.. 
S'il est traître e reneiez, N'en fereiz ga jor meapriscin, Ne no semù 
jior lui félon Ben. 19537—9. — .3455. Mn Vieegraf Iriti bei i>wbO 
Hiebt nuf, noch uuch bei Ben. — 3469—79 sind ein Ztualf von Waû», j 
rtr sieh ertneitert bei Ben. W.'iT0—88 wiederfiitdet. — 3484— 9e^A 
Amulfae vcro cornes, relatu qiiorumdam ut praevideret ue capcr 
edoctus, obscurae noctis conticmio experj^efacto suo exsrcitu, caitrù ^ 
tentoriisqim oomplicatis eecretius atque ex onmi BUpeUectili ooerata 
equia et plauatris, nodu silentcr canteqae atque clanculum profectua, 
repetebat rura FlaudrciiBiu vclociininus Sttdo 357. Vgl, Btn. 
19614—61. — 3497—3510. Die durch âen pWiriîcften Abmarsch Ar- 
mt^g bevrirkte Aufregung im Lager lehiidtrt auch Dudo {360) sehr 
eingehend; dsgl. Ben. 19662—19706. — 3S13 i«t vieOeiehl tu beMem: 
Sas mantels c roboH u armilltiB embler. — 3517-^24. Quapropter 
tumultario pie bu loque hujus confusae altivolacque vociferationia 
tinnitu Rotomagenaes excitati, formidantea ne praeoecuparenfur i«. 
pente futurae crcpuseulo dlei, muniorunt urbem cuatodibua annatis, 
ipsique pervigile» praeslolabaiitur tristes eventua praeoptati praelii 
Dudo 300. Vgl. Ben. 10706—33. — 3538—30. A peine i a nus 




* - 643 - 

Kôrting (46) bemerken. Ludtoig starb am 10. Sept 954 in FcUge 
eines UnfaUs auf der Jagd. S. Michel eu Ben. a. a. 0. und Kakk- 
stein 281. — 3554. l. viélleieht empres senz demurance. Zu dem 
Worte seîbst s. Furster 157. — 3560. Derselbe liest auch hier fiance, 
trotedem dass dies Wort bereits 3556 aïs Beimtoort steht. 

3558—73. Dudo 263, WiOh. v. Jum. IV, 12 (244 D), Ben. 
20162—20339, erste Chron. 30, dritte 30, Ord. Vital. I, 166, Kalck- 
stein 290—93. — 3564. Im Gegensatz zu den lat Quellen und Beti. *) 
findet bei Wacc die VermàlUung Bichards mit Emma, der Tochter 
Hugo* 8 des Grossen, noch vor dem Tode des Letztem statt, was, wie 
schon Le Prévost und Michel zu Ben. I p. 166 — 7 bemerkten, historisch 
unriclUig ist, da Hugo bereits am 16. Juni 956 starb (vgl. Kakk- 
stein 290), die Heirath aber erst 960 stattfand (ebd. 301). Die 
Cl^rofiiken lassefi die Zeit der Vermahlung unbestimmt: beide sagen 
nur, Bicliard habe Emma gelieirathet, als dièse das mannbare Alter 
erreicht. — Zu 3568 s. Kalckstein 293 A. 1. — 3567. Fôrster scUàgt 
vor: N'il no la poeit mie aillurs mîelz empleier. 

3574—3666. Dudo 265—68, Wilh. v. Jum. IV, 13 (245 A), 
Ben. 20340—20875, erste Chron. 30—31, dritte 39—40, kalckstein 
303, 305. — 3574. Ueber Thetbaid, Grafen von Chartres, Tours und 
Blois, den zweiten Gemahl der Leutgard, der Stiefmutter Bichards I, 
8. Michel zu Ben. I, 171, Kalckstein 214 A. 3, 238 A. 2, 283, 303 ff. 
und besonders 481. — In der zweiten Hàlfte des angefuivrten Verses 
scheint gelesen werden zu mùssen: ki saueit mult trichier. Dièse 
Verbesserung wàrde in Uebereinstimmung stehen mit dem Beinamen 
„tricheur'', den Thetbald in der Tradition fûhrt. — 3593, Thetbald 
hait hei Dudo (265—66) ein langes Gespràch mit Lothar und der 
KOnigin-Mutter Gerberga, das von Ben. mit vielen Zuthaten ver- 
seJien II, 173—6 und 178 — 81 wiedergegeben ist. Lothar, der beim 
Tode seines Vaters Ludtoig (vgl, zu 3551 — 5) noch nicht 13 Jahre 
ait war, wurde am 12. November 954 in S. Bemi gekront und starb 
am 2. Màrz 986 in Laon. 8. Michel zu Ben. II, 172, Kakkstein 
281, 286, 374. — 3597. Bruno ward Erzbischof von Kôln im Jahre 
953 ufid starb in Beims in der Nacht vom 10. zum 11. Oktober 
965. S. Kalckstein 280, 316—17, Michel zu Ben. Il, 180, Lair zu 
Dudo 266. — 3603. l. mit Fôrster u sempres Tocira. — 3606 
— 10. Die Anrede, die der Abgesandte Bruno's an Bichard bei 

1) Hier heisst es (20186) ausdruckiich: N'a pas ae d^nooeier, 
wâtiretid Wace 3565 das Gegentheil angiébt 



— (344 — 

Dudn 266—7 und Ben. II. ISS— 3 hall, ht hier »ehr kun " 
indÎTcel iniedergegcben. Ben. hnt al» ZusaU Hoeh ein» Enciil-erun§ 
Riehardu (20737 — 3i). — 3G19. Von einer Vfrtmmmitng dcr beid 
Hitler redet Dudo (267) nieiil, aber Ben. nagt, Nùchdetii er die 1 
schefAung tlerselben eon Seiteti Richards ernàhU, V. 20794 — 9: E € 
s'en siint p&rtî Joiaiit, Etibronn e enchaperonea: tTnqueB ne ( 
avisez. — 3630. 1. sulJent. — 3625—6. l. MieU t.'Mt fl entre duc 
e aalf en vertu Qu'a eatri- iiilUira putur, ponre, chaitif e m 
FôTsttT und die Anmerk. Band I. — 3631. . . , alterî tcto il«lît-l 
armillara . . . Dudo 367. vgl. iVilh. «. Jum.i A l'autru, 
lÎHOm, ReËat de ses armilles don Bm. 30791-3. Dipmach itt tcohl 
mit Fiiriter eu le/ien: Li nltre L'ljeui>lier[s] a ami bou recou. Snel 
lieat: a un bou rcceu. — 3635. Nach Dudo 367 und Btn. £1. . 
thàit Eichard seimn Begkitem die adtsame Begegmmg mit den beiden ■' 
Rittern mit, toorauf diesc ihn veranlasam naek Rouen TWilcifefM- 
kehren, — 3637-41. Eitie JDatiiëagung Richards /itulei sich anditter 
Stelle nkht bei Dudo und Beii. — 3646-50. Awh hier hat Dudo 
nichts genau Enlsprechemfes; (Ingegen Ubargàit Wace die Bittr Srtmo't 
an den Ltgattn Richard eu vcrmiigen, dodi weuigstens an der Eptt 
mit ihm îuaammenînkonimen. Vgl. Dudo 267, Ben. II, 187— S. — 
3666. Hier folgt bei Lmla fine lange Lolmerkebuiig UieUard»; ». 
torher S. 641 Aimierk. 




- 645 - 

3I1B4—6'). — 3764. S. in Btireff lifr Zusammenieunft an der £!a»bu 
Lalr tu Dudo S71, Kaleketein 306. — 3771 ff. Auch hei Dndo Sn'l 
sind M drei Fatrouiïlcn, die itach der Erihe dtm Ilerzog meJden tniu 
sk aasgékumhchaftet bahett. Im Einztlnen fiitdeti gtch freilieh manche 
VerKhiedcnheitin imsehen dan lat. und dem altfr. ChronisUn. So 
macht hei Dudn die twtite PatrouïBe nur die MitthtHwtg, dosa die 
Feiwle in der Nâhe seiett: V. 3T9y iH ein Zueats ton Wace, der 
sich 3830 uoeh einmal findet; 3799—3816 habm bei Dudo nicAts 
HntipTrehende». Ben. hat sich hier naeh Dudo gerichtet (31338 
—31.368). — 3777. Bnltluin von Flandem, Solin Arnuif» des Jlten, 
starb iMteh iu Lebseiten seines Faters am 1. Jan. 963. S. Kalek- 
aUinH12. — 3778.GotlfridGTiaagonflla,Grof von Anjou von 958—87. 
S. lAÙr 3U Dudo 371. KakkaUin 304, 393. — 3814. l. mit Fùrater 
und Sucbier Li reis Lohier tst mult de malueis ouuenant. — 3817. 
FiJTeler acMriyt vor: Atant la tierce espie uint und V. 3834: Es 
Kranceis ariuc:;. — 3835—3945. Die Kiimpfe an der Dieppe sind 
von Wacc bedeutend ausfUlirlidier ffenchibtert aie von Dudo; vomehm- 
lich, Korauf Korting (43) iiufmerksam maeht, die Sefreiung WaUer» 
des Jâgera 3871—3933. Eberuo von Ben. 31369—31889, der hier 
Wace betiutst su Imben xcheint. — 3835. l. vieUeicht mit Fôrster Se 
li luia n'i vonist und im folgenden Verse mit F. und Suchier det 
prcnioraine lur aex. — 3874. Suchier adJâgt vor; quant icrt od 
(ihaceur. A'A<r vieUeieht: (juanlqu'aficrt chaccar. — 3897. Fôrster 
licst hier und 4053 rctros, Suchier rocros. — 3910. Es acheint gekaen 
Kcrden eu mOssen: Ne ((u'il tieiigc al trader ne leisse*) ne leurier. 
triicier vermutMe sclton Fôrsttr und ateUte Ne qu'il tienge a tracier 
leiumier ne Ifurier aU rieUetcht richtige Lesart Ain. — 3918. l hax. — 
■'1934—6. Bkae Krieg/rrufe, iiber welehc Band I p. 333 die Anmerk. 
naebiuxehen Jat, finden sich nur bei IVace. nicht in der lot. QueBe 
(Korting 43). Alier mm Theil bei Ben. Il, 315, vermuthlich naeh 
Wace. — .3941. Fùrster liest: Li eatreier en portent ki panel ki 
auiere. — 3054. l. vielleicht mit F. Ja mais ncn ert nnccis apaiez ne 
Ûiu-/.. — 3938. M'ie naeh 3533 HbergeU Wace aueh hier die Er- 
mahiiungcn der Burone ou ihren jungen Hertog. doeh nicht aJltu 

l) Hier litgt vielleicht eine Ftûchtigkeit von Seiten der altfr. 
ChroHinteii vor. Qua^niptcr aucclcra veniro contra me vclocius ad 
placituDi hfiK.il l'K bei Dudo 370 und es gclteint zioiachen dcm accéléra 
uiul dem celer bri Waee ein Zusammenhang m bestehen. 

3) Jagdhitndin. 



646 



{offltâhn vofziistiirmen, sonderii tineh Roum euriKicMlieKren. VgL 1 
Dudo 275, Ben. II, S17 ff. — 3i>li6—7Ù wW tint Kdrttmg dai B* | 
ridttes v<m Dudo a. a. 0. Vgl. Bm. II, 330. — 3!>78. t curua. 

3033—4143. Dudo 373—6, WtA. D-Jum-IV. 15 {346 A). Bai. 1 
31890—32590, erste Chron. 31-33, ^tte Cturon. 40—41, KaldUlUim J 
306—7. — 3983. Bei Dudo hâlt ThrtftaW miederum fine Anrede u J 
denKénigLothar; vgl. Ben. 31931—21981. — 3989—90. Conglobdtif I 
îgittir totiua Francino ot Burgundise repente prinaiiiibas, oconrrit ftl 
obsedît Btqtie ue])it EbruicuH repontinu oonflîctu detlitqae eam Tet*T 
boldo gratis coiivi'iitioiiis ullronous Zhido 373; vgl. Ben. 33008 — 31. 1 
5. UKU die UnterneÂmung gegen Ewetix anlangt, Lain Brôrterung-t 
xu Dudo. LetetereT Clwonisl wein» "niehts eon dem Verràthtr Gis^4 
bert, aondern, wie Band I p. 333 angemerkt worden, narWilh.t 
3997 — i003. Dm Kiinig erwâlml Dudo (274) hier gar nieht, tmM 
aber Ben. Il, 336, ohnf dass sich ilureh Vergleiehwtg eine Besmruit§ 
der verderbten SteUe unseres Textes {àOOO—iOOI) ergSlte '). — 4003— S. 
. . . depopiikns et inceiidenit Carnotonaeni DunoDiemque regionetn, r 
meavit imperterritus Dudo a. a. 0. Vgl. Ben. II. 337. — 4 
su 3371. — 4013. Ben. berichtet »ehon var Absendung lier J 
von der Wace hier redet, doss Thetbatà naeh Èmmdrmtte ) 
Dudo 375, Waec 4031) gtkommen aei (33099; ». fernrr 
Dudo (374) eriâhlt, dasn ein gewigaer Bicardulus 




- 647 - 

E des choses qu'isei contindrent, Qu'isei ensemble li avindrent, Poei 
vcer i{ui mal poreliacc Sovent s'i enbat u cnl&oe sclteinen in Betiehung 
gii dieseni Verne eu stehen, ao das» gdesm tcerden iônnte: Ki Telt 
tuer uu aultr« bien puet estre greuez. — 4117—20 nach Sudo 376 
[vgl KuTling 44). Aehnlich Ben. II, 242, ertte ChroH.33. dritUil.— 
4133—43. Dudo bietet mclUs dittem Absatt Enlsprechende» (Kar- 
ting 43). Aber Ben. S3534— 33599, dtr hier âhnlîch wie weiter obm 
3934— C Waee benuitt hat. — 4143. Fôratcr and Suchier lesen: 
Hanoier e l'obier. 

4144-4323. Dudo 370-7, TTift. v. Jum. IV, 16 (S46 G), 
Ben. 22600— SS780, wsle Chron. 33, drille Chron. 41, KalckatHn 307, 
313. — tl7H—i3lS. Die Vencùatungew, welehe die Danen anrichtm, 
êind von Waee im ËinxelntH ausfiihrlklier geschildert aU von Dudo 
{377); tl&gl. t)o» Ben. Il, 34H—51. — 4175. Le Prévost und Lair eu 
Dudo 377 bemerhen, dosa die Normannen an dem hier gttMnnten 
Orte Gefosae oder -Jtufoase (Arr. Mantes utUerhalb Bonnières am linken 
Ufer der Seine) zut Zeit ihrcr EiitfSUe mil VorUebe (Cartier auf- 
schlugen. Vgl Kalckatein 131. — 4316—30. Famcs oborîtur, quia 
terra aratro nusquam scinditur . . . Ricardi veru, magni ducie, terra 
Holida erat et ijuicta iicc ullius calamitatis peste afflicta, scd liberi 
arbitrii labore ab omnibus excrcitata Dudo 277; vgl. WSh. v. Jum. 
317 A, Ben. 33766—89. 

4234-441!}. Diido 377—83, 387-88; ITift. ». Jum. IV, 17 
{347 A), Betu 32790-33560. 34633—34737, erste Chron. 33—33, 
dritte CTiwm. 41—43. Katckatein 313—4, 330. — 4330. VitUeieht darf 
fur eiiudfeiiu gelete» teenlm: csbuolo. Dur Vers schcitit jcenigitens 
eincr Verbesserung îa bediirfen. S. l'ùnter 158. — 4331—64. Dièse 
AmpraeltE fthlt in den lut. Quelltn. Aber bei Ben. finden toir «ie 
:um Theil nach Waee leiclergegeben II, 253-4. — 4333. l destraire 
mit d. Ildaehr. — 4340. l. mit Forster auf Grvnd d. lldschr. on- 
giincmunz. — 4348. F. sdd&gt vor: Tuto est arsc, ceo dient, la lorre 
e uiinfuudue. — (251. Siiehier vermuthet: n'en areu charue. ~ 4367. 
Sehoii Le Prévost tceiH darauf hin, dans der hier erwiAnte Biichof 
ton Oluirtres mhl Vulfald war {von 9C3—67). Vgl. Michel lu Ben. 
Il, 253. Lair 2» Ditdo 377, Kalckitein 313, der einige nâhere Angàben 
macht. — 4370. JS'acli Dudo 377 und Ben. II, 355 achickt der Bischof 
vorher eiiitn Mmieh zh Bichard und lasst durch denselben um Gelât 
und Schiiti gegen die Dânen biUen, was ihmgciBûhrt teird. — 4274ff. 
Wasilie Verhandlungen Bichard» mit demBiéchof anbetrifft, aovievM 
Waee bci sum TIteil grosser Annàherung an Dudo 378 von dietem 



- 648 — 

in manehen Funklun nickt untpesetttliài ab. i37i—B tnl»prteSdi* 
Dudo'a Wiirten: Miraninr iiamque stupidi qumn ualtiir Dei chrisli- 
cokquo prii<!ci])uiis in U\t« urbe cominoriB, ciir pagntios iiuaiiiro in 
oltristianoBeeveriterpermittis? Vgl. Bm. 22900— 3S911; V.4279—93 
sind tinZusalz, dm Em. gekannt xu habm tehiâtU: s.3S9SS—3301i; 
V. 4394—4304 sind genaii nach Dudo gearbeiUt, wo Itiehanl sidt 
aho aunlasst: Koime fraudulenta Tetboldi comitis suggestione conatna 
est Bruno, dux Lotharieiisis, me decipcrc? Numqiiid ooa, doloaii 
falsidicisque ujusdem coiultis amlpagibns rex Loth&rjtts deo^tus, 
malitus est me wmpTvIinndere aut ODoidure, quem Detu urait sna 
larga miscratiotiH? Nonim id<!m cornes Lotbnriu rogi E]<opoudit North- 
mannicam ri'gioncm, rj illi daret Ebroioum, qnum modo tcnel, civi- 
tatem ? Caetcnim, iiiinuc dcvastons ul incondcns laMBsivit me «d 
portam Rottimi, couglobaU immani hoatilitateî Vgl Ben. 22959 
—se. — V. 4305—13 sin/l witder ein ZuniUi oon Wace, dew ein mm 
Theil ahnlieher Fatsiv bei Ben. mUprieM (33987—94). — 4398. l. 
trcsque a Diepc. — 4330. Fon der Abûehl dta Eônigs Lolliar, der 
hier dtr Bisehof Awdriick gîAt, redet Dudo nichl; die ÂMwart 
Rieharâs ist ebmfalls beim lai. SckriftgteUtT aniUr» iieltaUm. Ben. 
II. 259—63 triiUat sum Thtil wie Dudo, sam TIttil taie WaCe. — 
1344. l. mit Suchiir ao non est par lar grez. — 4355—59. Die UhUtt- 
redung des Iler^ogn mit dem Abgegandtcn Thetbaidi hal Waee be- 
deulcnd gekiiril. Vgl. Dvd-i 279. Ausfakrlicher ist Ben. 33135—33202. — 




— 649 - 

Ben. im Eimelntn toiedergegdien findrn (33674— S433S) tmd iurt 
resumirt auch in der argten unâ âritten CJwniSi (33 bsw. 42)- Do- 
gegen ist Wilh. o. Jum. aiieh hier loteder sehr knapp. — 4397. Mit 
Bûeksieht auf 4330 darf angenotnmcn vierden, dasg Wace Jeufosse 
stUbehteeigend aie den Ort hingtellt, tno der IViedensschltus ewitchen 
Richard und Lothar stattfmul. Damaeh tcîire er hier nieht Dudo 
gefolgt, der die Verhandlmgen an die Ufcr dtr Epie xerUgt (387) '), 
sondern Wtlh. v. Jum. Andrersât» sehiieKH gich jedoch ions 4397—4419 
berîéhlet KÎrd eiemlich gefiau an Dudo an'). Vgl. den Bericht von 
Ben. II, 311-5. — US0-S4. S. m 1354-73. 

Dritler Tkeil — Die 336 eraten Fwse des dritten Theîie» hat 
Paul Meyer in seimm Recueil (Paneiena textes 3' partie p. 391 — 97 
vetriffentlieht*). — 17-30. V,jl. Brut I, 61 u. 74—75. — 31. Dieser 
Vers enthâU eine Ungeaauigkeit, da die Dimetae nur einen TheQ ron 
Sùil-WakB innc hatten, ttâmlich den iceatlicben (jeM Catrmarthen, 
Pembroke v>idCardigini\; im àstliclum Hieil wohnten rfi'e Silures. Vgl. 
Camden 466,501. — 33. Nord-Wales, das Land der Otàjovicet, trhidt 
den Namen Venudotia vielkicbt ton den Vtnetis der Bretagne, die, 
urie Casar {de beUo GaUieo 111, 8) bericMet, hàufig nach Brttannien 

setste, wUrde nâmlteh die kune Bemerkung Bichards 4306 noeh auf- 
falUnd sein. Dosa Wace Dudo benutst fcat, dUrfte au» einer Ver- 
gkiehing von 4393—5 mit dent Ia(. Text hermrgehen, uo es [383) 
heissl: Ctititerum, si libituiri est, quam invaaiiDus Franciajn, vindi- 
cabiinuB tîbi. Sîii vcro displicet, eortictur ca nobis. Die entspreeliende 
Stelie liei Ben. laulet: Kar nos volum conquerre France A Ion os 
quitu, s'il te plaist, E ac c'est qui; tis qucrs le laiet, Que ne lavuiilet 
en domaine, Nos qui'n aurum 9ofurt(e) la paine La retendrom 
hardiomeut K defundrom vers totc gent (33550—6). 

1) Degl. Ben. 34635 trot^ 33061. 

3) Dits gilt insbesondere non 4418, 
Dudo'n Wortcn Quod amplius propalarc noi 
liegt. trotzdem dass beiLetgterm das quod ei 
als das que bei Wace [ngl. KOrting M). 

3) Im Gamen veiclit der dort gebotene Text wenig von dem 
unseren ab; doch gieht Meycr nur einen Theil dtr Vertiehiedenheiten 
an, wefefte aielt in den vier lïdschr. vorfinden. So iH i. h. der Vers 
nidU ertoâlmt, der in D nach V. 64 ateht und tint Abioeiehutig in 
B, von axkher tn den Variai^en eu 335 die Bcde ist. 



>o die Bearbeitung von 
curanua auf der Hand 
e andere Besiehung hat 



650 



hinûbtrfithren. Vgl Catiiikn 531. — Jt9. Pnriric hat ittKk Meyer ta 
dm Text gesttzt. Fôrster {Zeittchr. f&T roman. Phîlohgie I, 147) 
liât hier u»d V. 87 des nslcn llmles E Purin out a uun Lut«c«. — 
36. Die Lesart vot> C macht w faat unmtifeSiaft, date geUien tuerdm 
mut»: EtOatum onl nuni l-Àlun. Meytr sehiëfft wr; Et Osteim fo(t) 
Edua, aUein AugusUidiinum, Aujrusta Aednorimi, Aedua, daa jetfijfe 
Autun, begegwt awh sclton im Urut (IT p. IHÙ. ISS, 189, 195, 197) 
in tJer nceisilhigen Form Ostiin. — 39—40. Mtj/tr liât: E OrIi«IU 
ont non Gonabùa E Valuinca out nun Nautès. Di'iwe Emeitdatitm 
Hûtst «icA termuthlich uiif dus toas Wacf J V. 396—7 bt t Ha tt . . 
ViâUieht iat jtdueh fur Gtnab(?s der gewëkiUieht: aUrr Name wm J 
OrUans, nàmlich Gcnabum und im fàlgfnden Verne, um den Jlnal 
hertuêtelieH, out duq un.* linde zu eetten, sû dass die beiden . 
in A lauten wilrdcn: E Orlit^us imt ntm Genabum, Valuinnes Aiaatâ 
out DUQ, Ob nun in Aiantex dcr aUe Name von Vahgneg, Alaunifl 
tteekt. musa vor der Hand zvjeifilhafi hleihen. — il. Es ist vîeUeiM^ 
zu leuen: Auraauiies aticcis Iiif^ena, Die Verderitkeit der SteBe fMfi 
daâurch entatanden arirt, dans ein Schrtiber aw» Tgcua der Màadir. 
ioeuAoder gleich loua machte unddit» sicH eng an daa vorhergeltaiâe 
Wort anuchlosg. — 43. Zu der gmitett VerthSIfte vgl. Bntt X, 
63— G4. — 44—45. Mcijtr nimmt m diesen beideii Versen Ncoatrie 
(lis vieraUbig gchratifh! <ni nml lîest: ENumiendicNeustrio- Neostrie 




~ 651 — 

366—7, — Nachdem Wace wm V, 185 an ein kurzes Résumé dessen 
gegeben toas er im zweiten Theile seines Werkes berichtet^), beginnt 
mit F. 213 die Fortsetzung der Geschichte Bichards L — 227. Nach 
Dudo 288 und Ben. II, 316 wendet sich Bichard L nach dem Tode 
der Emma an deren Bruder Hugo Capet mit der Bitte in Betreff des 
hinterîassenen Vermogens der Herzogin die nôthigen Anordnungen zu 
treffen. Hugo Capet ûberldsst es jedoch seinem Schwager nach Be- 
lieben vher dasselbe zu verfûgen. Dièse iMcke bei Wace beruhrt Kôr- 
ting (47). — 233. Les mors a mors, les vis a vis Chron. de PhH. 
Moushes 23256. Vgl. femer Paul Meyer zu diesem Verse, sowie Karl 
Schulze, die biblischen Sprichwôrter der deutschen Sprache, Gôttingen 
1860 S. U2. — 235—44. Die Schilderung der Gunnar scheint Wace, wie 
Kôrting a. a. 0. bemerkt, aus Dudo (289) zu haJben. Vgl. Ben. II 
p. 317—8, der viéOeicht Wace mitbenutzt hat. — 239—40. Dass die 
Gunnor von vornehmer Abkunft gewesen, berichten, wie Le Prévost schon 
anmerkt, auch Ifudo und W. v. J. Im Gegensatz hierzu erzahlt der Fort- 
setzer des Letztern ( VIII, 36, Duchesne 311 C) folgendermassen: Et quia 
de Gumiore comitissa fecimus mentioncm, causa matris Rôgerii de 
Monte Gummerici ^), quae fuit neptis ejusdem comitissae, libet litte- 
rarum memoriae commcndare, sicut ab antiquis didici, qualiter ad oon- 
jugium comitis Richardi eadem Gunnor accesserit. Igitur Richardus 
comes, audita fama pulchritudinis conjugis cujusdam sui forestarii 
manentis haud procul ab oppido Ârcarum '), villa quae dicitur Scheche* 
villa, ex industria ivit venatum illuc, volens probare si verum esset 
quod relatione (luorumdam perceperat. Hospitatus igitur in domo fores- 
tarii, illectusque venustate vultus uxoris ipsius, praecepit hospiti suo 
quod ipsa nocte adduceret ad cubiculum suum uxorem suam Sain- 
friam, sic enim vocabatur. Quod cum ille eidem tristior retulisset, 
illa, ut sapiens mulier, consolata est eum, dicens se supposituram 
in loco suo Gunnorem sororem suam virginem, quamplurimum se 
ipsa pulchriorem. Quod et factum est. Cognita denique tali fraude, 
delectatus est dux quod non incurrisset peccando in alienam uxorem. 
Auch die erstc Chronik (63) berichtet dièse Anecdote. — 245 ff. Die 
Namen der Kinder Bichards I. und der Gunnor giebt nur Wilh. v. 

1) Der Inhalt des ersten Theiles wird gar nicht berOhrt. Dieser 
Umstand kommt Bréquigny*s Ansicht zu Statten, der erste Theil sei 
zuUtzt verfasst. S. Band I S. III und XCUI A. 

2) Boger von Montgommeri; s. weiter wnten zu 4415. 

3) Arques. 



:i4!>lG, Lf Precosi ;„ Onl. Vit 
r/tici'irnuK). /,> ,,.„^ ,,,,^/, .^,,^ ^ 

Mien Slawk ,i „;,,■/„„■,„ ' r.rl„ h 
liafluif ,„„l milulm). .S- Or, 
spàter ,lk OmMmff Corh.',! 
tuf ErsHcheii seines Xeffai 
neinrkh I. mn Fraulcmch lui. 
Btanzv. S. WilIt.v.Jum. VI. 7(0 
môMung Emuia's mil AdMreii 
MieM zu Bui. 340-JH. (hd i 
ferner im FAnzelnr,, ,1,,» t:,^.,, 
367. Alan HT. von ,l,r Dretag, 
Abreise vach Hem heil. Lande 
Vormuml seiim Sohw.s M'iih, 
3980-0.1. - Wacr nennt d.n 
Ben. 34945 I.lon, HT-tro ]o„ 
(347 D, 251 Ji) hcisst cr dageg 
^3S, 31. r:, 23 j ,, „^.j j,.- 
Wede, in do- driU,;,, 47 (X.,i„„ 
Penthièere icar, theilt Michel : 
G»„àhl der JUatmde u-ar Odo 
Blois; f>gi. Michel ZH Ben. 2493 
. , .^^^■'-"O. Die vicr Er.âh 
schmtt nach der Itelhe herichlH 
•J37 — /itn -îti /^r. 



F ta - 



— 653 — 

toenigsten» bis jeta nieht naehgeviegen {vgl Karting 45—46). Von 
die»e« Attecdoten finden sich die erutt und zmeite nach Waet bear- 
beitei '), aber mît maimigfaehen Zutàtcen versehen auch bei Ben. 
(24976— 2Ù27'J vnd 25406-35941)'), ferner, wie Michel zu Ben. Il 
p. 325 und 345 ntiltheilt, in der Chronik lies John Bromton und in 
der am J4. Mai 1487 ausgegébenm Chronique de Normtindie. Fine 
der sweiten in maneheii l'mtkten iihnliche Gmehichte hat Michel a. a. 0. 
Appendix III abgeilruckt. — 3S:i. Vgl.'J290. — 351— i. Quant hom 
pluB uert Bun creatov, Tiiut vct diuble» plus cator Por deccivrc, pur 
engigiikT, l'or destorbiur, pur dusveier Niehda» J148—51; Mes ce 
(ïst chose tôt aprisu Que dcablc plus cuus travaille E a ceus tient 
majBF bataille, Qui plus eunt vure Dl-u ententif, Désirant e volun- 
terir De faire ses cornai idemcnz E d'estrc a lui obudieuz Bin. 
25455—61. — 367. Den kleinen Fluse Sobre (=; Hnthbachl ermâhnt 
Ord. Vitalis II, 334, ai^ er aiif die Grùndung von itotien eu sprechen 
kommt, tBO eine eeltuame Etiftnologie des Namen» dieser Stadt aufge- 
iléUt wifd. Dieselbe Sehreibung (Roobeo) findet sieh bd Ben. 25523 
und Robert von Torigni II, 74. — 403 ff. Vgl. Ben. 25626 ff. — 
421 — 2 sind îii uberneteen: Wegen der Bosluit, die er nicht beging 
und nelUieht fwiAt begangen hatte [k. Berichligungen). — 453-64. 
VgL Ben. 25757-67. — 473. Ben. luit hier einen awlem Vergleich 
(25813—6). — 511. Na(A Le Prévost, der auf Touesaint Duplessis, 
lieseription de la Hante-Normandie II, 541 oerweiet, hatideit es sieh 
hier um die Lande-Ooreet '), einen Wciter bei La FeuiUie (Arr. 
Neufeltâtei, c. Ariimil). Lelcttm Urt nenta Dubois, Itinéraire de la 
Normandie, Caen 1828 p. 451 gradeeu La FeuiUie-Coreel. — 622. 
ubii-u a sanc, bracbu/ a sanc (10556) Blulhundc, Schwinsshundt. — 
524. Berner aie die unterm Texte angegebenc Entewlation seheint: Fist 
mener Icisscs e bracbcz. 

61} — 54. S. zu V. 24S ff. LeBrroost Biaehtdaraufaufmerksam, 
dosa nackdem vas der Fortnetzer von Wilh. e.Jum. (Dueheane 311 D) 
herichtel, likliard eich specieU deshaSi zur EhesMiessung mit der 

1) Benolt's BenuUung vun Wtice'a Werk scheint troie aeiner 
Ileluiiiptiiiig 25i36—n unbestreitbar. S. MicM :u dieser SltUe. 

3) IjetHerer ersiJMt aiimerdtm noeh ein drilles munderbares 
ErUbnis Ricluirds L (252m— 2^05). 

3^ Andrereeite liegt es >inft« in dent Namen, den die Hdsehr. 
C bielet, eine Zusammensetzung von cor (von corre) und cerf tu 
erblicken Noeh neufr. courre le cerf. 



654 



OunnoT bewegeti lies», um gâncm Sohne Sobert da» ErtbûtAum Bomtn 
varh-ihen tu kônnen. Dciviciben Grwid finden wir in der erOat 
Chronik 1114) angegtbm. — lia Knbert 9S9 ErihiêChof wurde («. m 
S53—4), SO ist die Zeil dcr Ile^rath annahtrnd tu beatimmeti. — 
Gunnor etarb erst 1030 naeh Robert von Tarigm I, 36 oder lOSl 
ttach âem Chronieaa S. Stejiliaiii Cnâomtiuis [DuetiMtie 1017) und dem 
Annal. Uticenies iOrd. Vit. V, 156). — Die BchàktrhafU Atuedatt | 
F. G21 ff. fiad^n toiV tiur bei Waet {Kôrting 46). 

655—90'). Duda 394—5, Wilh. e. Jum. TV, Ht {348 B), &«.] 
26136—36277. rrate Chron. 3.1— .H, dfitU S4, Sûbert ton TWi'imiJ!^ | 
217-18, Ord. Vit. 1. 169-71. II, 364, HT, 151—2. — 605. LotharMarbi 
am 2. Mûre 986; s. Michel su Ben. 26137, Le iVmost eu OnL FA. i; I 
169, III, 151, Enidratein 374. — 657. Ditee Angabe M. vie benitt Im' I 
Vreixii bemerkt, ein grobea Versehen von Woct. da» gieh bei Ben. nieJit I 
flndet. Lothara Sohn Litdicig, der den Bchimp/liehen Biitiamen Fainiaiit I 
keineswegs verdietite iKalekstein 3S3i ejjl. Le Prevoat m Oni. Vit. t,.! 
169. ni, 151) atarb in Folge eines mutaturze» auf tUr Jagd i 
gwannigjàhriger Jûnglitig am 21. Mai 987. 8. Kaleli«tein 382, MiéM I 
m Ben. II, 370, Le Prévost a. a.O. Der lettte mànnliche KanUngt^A 
wor Otto von Niederlothringen, der SoKn Earla wm NiedtrlatKringeit^ ^ 
des Bruders des Kùniy^ Lothar. Ef starb 1005. Vgl. Kaliisttin 
430. — 665—76. SenAnthea Richard) an der TkronrrJichuHg lïuffo 
Gapets iibertreibt wie Wace iiuch Ben. 26335 ff. Dndo 394 Itetj 




eitu Venoeehtlung mît dem Fàdzug Hugo Capete gegen Adalberl wm 
Vermandoia (rgl Kakistdn 401) vorliegt, in wHchem Sicluird I. 
allerdings die Enlle eines VerviiltUrf spielte. Dudo und die Annalen 
dfï Mont-Saint-iUehel {Bobert p. Tnrigni II, 218) lassen nieht Hugo 
Capet aondem Kimîg Lothar grgtn Arras ziehen'). Ben. redct von 
eintr Belagening von Arras ûtierAnupt gar nicht, sondem ntrr von 
der Fùrderung, die Richard seitiem Schtoager Hugo bet stiner KrOnang 
su Tkeil werilen iiMs'). 

691—730. Diido 390— ai, 296— !>7, WaU. o. Jam. IV, 19 
(248 A), Ben. S5942— 26135, 26278—26303, rrate Oirùnik 33-34, 
dntte 43—45, Robert eon Torigni I, 26, II, 192, 231, Ord. Vitali» 
II. 9, 243, 5C.5— fi. — 699—700. Die Inutallinitig der MOnche nuf 
dent Mont-Saint-Michei fand 965 oder 966 statt. Vgl. Rob. v. To- 
rigni I, 26, Il 231. Michel nu Ben. 25978, U. Prevont eu Ord. Vit. 
II, 9—10. — 708 — 10. Die h'inweihung der Kirche zu l'écamp datirt 
aua dem Jabre 990. Vgl. Le Prévost eu Ord. Vit. II, 9. Lair m 
Dudo 291, Michel ;h Ben. 26112. Waa die Erbauung âerséB>en an- 
betrifft, no irt Dudo (290-91) viel aiwfShrlichar. Hier hàlt Richard 
bei Oelegenheit eities Bfsucliea iu Fécamp eine begeisterte Redc, vie 
schr es ihnt am Herien liège, dosa diener hcrrtich geUgene Ort mit 
einer go tchiinen i<nd pràchtigen Kirche geschmûckt toerde, wie ne 
Menachenhânde nur erbaueii kUnnlen. Denn dies aei der Ort, woQott 
geme wohne, dies der Berg, ton dem sein Vorfahr getrâumt, dass er 
au^ t7wt einc Quelle finden aerdc, in vielciter er aich vom Ausaatte 
reinigen fciinnte (vgl. II, SSIi ff.). — Dit Rede findet sich der Haupt- 
aache nach bei Ben. wiedcrgegehm (26010—53); dsgl. in dcn beiden 
Chroniken 33 b2w. 44. — 721 — 30. . . . juHsit sibi excîdî sarcophagum 
silice et infra cccIcBiKni Kiscanau noinine doificac Trinitati con- 
accriktam ante lociim statioiiis flaac lucaru et uno quoque die acxtitc 
foriao quantugi frumenti capax erat et «luiniiuc Holidos pauperibus 

1} Lctstcrc (TstûileH unterm Jahre 989, wo Lothar schon drei 
Jahre todt mar: Hoc teiiipore Lotliarius, rcx l'rancoruni, terram 
Aniulfi invaait, ijuia sibi aervirc iioluit. Atrcpatenaem urbem et 
uiunitiuucs plures cepit. SeJ Kichnrdiia eum régi paciticavit. 

2) Vorher 26152 ff. berichtet er, unler Benutsung andrrer Çudien 
Ida Dudo und Wilh. o. Jum., die Kâmpfe Hugo'a gegen Karl von 
^iederlothriHgen und die Gefangennahme des Letelern in Laon (vgl. 
Kalekatein 391 ff.). Spiiter f'olgt cr wieder Dudo und eredhlt une 
dieaer den Zug Hug&a gegen Adaibert von Vermandoi* (26238 ff.). 



1867 tr. ercahlt. In dw IJmga, 

soUin sie ein Lusthaun bescssi 

Uubois, Itinéraire de la Norm. 

et ae^otare viribusquo deficc 

Fiscanninae scais secedere, ne 

esset in i»lcbe I)u<lo 207; A Ba 

il morut; A Fescamp s'en fist 

A ceu8 qui mort Peu aportassej 

N'out soing que riens en fut 

JRadiaf, Qraf von Ivry, war 

Michards X und des Attperleng 

S. Wilh. V. Jum, VII, 38 (288 

Sein Sohn Jolhannes wurde nac 

ErOnschof von Bouen und starh 

II, 221, Ord. Vit. 77, 312-13, 

undvmder liestattung Riehari 

frthrlidier gehalten ah hei Wace 

Chronikefi. Die erste hertchtet: 

manda leque l de ses ûx il voloit 

I) Die Uebereinstimmung 1 
^) „Man erzahlt von dem 
Sfiak^xpeares, daas er sich seinen L 
artig aber ist, dass Nelson au., d. 



- 657 - 

mon non porte." A b& fin se fiât porter au monatier et ce fitt 
oomfeB et commenier et commanda qu'il fust emfoii a l'uis don 
mouBtier ou deg«utail (vgl. V. 724), More fu et emfoÎE monlt hono- 
rablement. Lendemain li nrcevesques Robera, cet fix, î vint, qui 
desfoyr te fist por veoir .le, et dou sarquil vint tant bonne odor 
comme merveille. LetzUrer Zug nach Dudo [298): Ineecuts die, 
vcnienB comeB Rodulfua cum cpiscopis ad tumulum, revellenB sarco- 
fagi coopertorium, itiveoit omnia ejus membra quasi vivi hominis; 
exinde manavit odor suavior fragrantia terebenthinae et bahami, 
afflans iilorum olfactum. Aàmlich die andre Chronik 46 und Bm- 
26492—26502. — 768. Dudo (299) spricht aueh von eiwr cspella, 
gagl aber niehl, data dieu dem heiL Thoma» gr»iiei}tl wurde. WiAi 
aber Btn. 26507 und die dritte Chronîk 46. 

769—814. Wilh. v. Juin. V, 1 {249 B), Ben. 26534—26658, 
erste Chronik 34, dritte 46, Robert eon Torigni I, 28, U, 192, 218, 
331, Orderieus Vilcais II, 10, 243. 365—6. — 769. Dieet^e in dtegem 
VerH angegebene Jahre»e(M 996^) bieten ûbereinstimmmd Dwdo éd. 
Lair 299^). Witt. p. Jam. [249 A), Ben. 36512, Sob. e. Tor. I, 28, 
II, 318, Chron. S. SUphani CadomensU (Ihtcheene 1017 B), Ord. 
Vit. II, 10, V, 156. — Richard I. trreichte ein Aller von 64 Jahren, 
da er lur Zeit der Hrmordung êeinea Voter», die 943 sttUtfand, ein 
iehnjâbriger Knabe wor, — 776 ff. Eine atufi^Uche Lobeaerhdning 
Iticharde II. hat Ben. an iieeer SUUe [II, 384—6). — 787—96. Die 
QrùnAung der Abtei Ficamp') ereâhU Wilh. wn Jvm. nieht [vgl. 
KoTting 49), vmhl aber Ben. II, 387, dsgl Bob. r. Tor. U, 192, Ord. 
Vil. II, 243. — 797—814. Vgl. Ben. II, 387—9, der Wace benutet 
îu haben scheint. — Le l^evost und Michel eu Ben. 26646 hemerhen, 
daaa daa was die beiden altfr. Dichter iAer die AuMcMiessung nicht 
adlig Géborener von den hohern Ehrenutelkn am Hofe Richards IL 
mittheiJen'), im Widerspmeh ttehe mit der Aus^eiehnung, die dem 
Grafen Radulf von Ivrg (s. V. 739) su Theil leurde, dem Sohne eines 
Miàdenbesitier» im Vaudreutl. 

815—958. Wilh. V. Jum. V, 2 (249 C), Ben. 26659-36853. — 



1) In dentëelben Jahre atarb Hugo Capet. S. Kcdekstein 458. 

2) Die alte Ausgabe ton Dueheane [158 B) hat 1002. 

3) Ueber apatere an der Kirehe vorgenommene Veràndemngen 
H. Le Prévost tu Ord. Vit. TV, 270. 

4) Wilh. V. Jum. weiee hiervo» niehti (vgL Michel a. a. 0., 
KOrling 49i. 

IL 



Die Ensàhlang vom BaHernaufstanà iit.hti den aft/V. Chronisten £«• 
deutend auêfûhrliclur gehnlten aU bti W. c. Juin.'). Ben. hat doi 
BericU von Wace noch mit Zusdtien mannigfaehrr Art wtilfr ati»- 
gaehmiiekt. A«f dieten Aiifetand baiehen iish vennutHîeh aueh di$ 
Worte (1er ersten Cftron. (34): 11 destruit ullaguee, qai par mer et- 
par terre faisoieDt gntnt daniai^'e en ion paia und die der (triUem 
{46): Cbil qui pisriles eatoitiit do sa tierre et do tes cnstiaiu m 
premiprs le (^frroierent molt ; iiinis pur foroe il et li cuens Rhoiu, 
ses onclea, les fisent venir en sa. mierchi. Vgl. Michel tu Ben. Il, 
389, 393. — 917. Radulf wnr nicM Qraf von Evrmx, imnAm 
Jury, Auf dieseii Irrlhum. dfn nuch Sen. 26785 liegeht. mackt », 
Bréquitjny in seiiKT lu Ânfang de» ersten Bandes angcfithrien Sehrift 
p. ôS a-ufmrrksam, spàier I,e Prévoit «nd MîeM. Dii: (frafsdmft 
Evreux beaass Michardu II. Brader, der ErtbiKhof Robert; s. m 
253—4. 

959-1060. Wilh. V. Juw. r, 3 [25(1 A), Ben 26859—27194, 
etète Chron. 34—35. dritte 4ti—i7, Bob. v. Tor. II, 200—301, Od. 
Vil n, 13—13, 293. — 9S3. Diesen Sohn Biehards I., mit Navtt» 
WiHutitt. erwâhnt Wace hier lum enlen Maie, wâhrend die andtnt 
Chronîstctt xchon fraher ala aiiaaer der Ehe ereeugt Ztcei SÔhne, Jen 
eben genannlen Witiultn iittd Gottfried namhafl maciten. Vgl. Dudo StIU, 
W.v.J. IV. 18 {247 D). Sol. v. Tor. I, 35. Ben. II, 334. Was Michel 
u Ben. 26863 in Betr'-ff einrr vierUn Toehter Bichard» T.. mit 



I 




- 659 - 

vatera àer Herren von Hareouri, Diesélbe Angàbe une Waee hai 
Ben. 27081. S. Michel zu dieser Stelle. — 1047, Ueber die Grûndung 
der Abtei S. Pierre-sur-Dive s. Michel zu Ben, 27085, Bob, x>, Torigni 
II, 200, Ord. Vit. II, 12—13, 292—93 und im Einzdnen Bichomme, 
Notice sur Véglise et Vabbaye de S. Pierre-sur-Dive, Caen 1858, — 
1050, Bobertt Grafen von Eu, nennt Wace weiter unten 4837 und 
6003 an hervorragender Stelle imter den Freunden und Bathgebern 
WiOielms des Eroberers. — 1052. Der hier genannte Bischof von 
Lisieux hiess nichtJolMnnes, sondernUugo {von 1050— 77), Bei ihm 
versah Wilhelm von Poitiers d<is Amt eines Archidiaconus^), WcLce^s 
Angàbe^) ist nicht nur irrthûmiich, sondem auch lûckenhaft, da er 
zwar von drei Sôhnen spricht (s, 1049), aber nur ztoei mit Namen nennt. 
Der dritte hiess WiUielm ; s. Wilh, v, Jum. {250 C, 277 C), Ben, JT, 
404 und Michel ebd., erste Chron, 35, dritte 46—47, 

1057—1192, Wtlh, V. Jum, V, 4 {250 C), Ben, 27125—27396, 
erste Chron, 35, dritte 47, — S, in Betreff dièses Krieges und der 
Zeit, wo er vermufhlich stattfand, Michel zu Ben, II, 406, der auch 
hier nach Wace gearbeitet hat, — 1081 — 2. ,, ad littora Sarae de- 
volvuntur Wiîh, v. Jum, ; Il ariverent au port de Sarre erste Chron. 35, 
Dreit en Sare sunt arive: Ic'est l'eve, ce m'est avis, Sor que Barbeflo 
est assis Ben, 27186—8. Letztere Angàbe ist ungenau, da Barfleur 
nicht an der Saire liegt. — 1082, Barbeflo') {Var, Barbeflie) auch 
4657, 4682, 9885, 10204, Ben. 15683, 27188, 33952, 41049, daneben 
Barbefleu 9884, Barbeflue Barbefloe Brut U, 138, 143, lU, 273, dritte 
Chron. 68, Leben des h. TJwmas Bl, 65'', — 1090, Néel (NigeUus) I, von 
Saint-Sauveur, Vicegraf vom Cotentin, lebte etwa bis 1040 oder 1042. 
S, Delisle, Histoire du cMteau et des sires de Saint-Sauveur-le- Vicomte, 
Valognes 1867, p. 2 — 3, Wace erwàhnt ihn noch weiter unteti 1472 ff. 
als einen der Befehlshaber der Normannen im Kriege Bichards IL 

1) Vgl, Korting, WiUielms von Poitiers Gesta CfuHeimi ducis 
Normannorum et régis Anglorum, Dresden 1875 S. 5. 

2) Diesélbe, so auffaUend sie ist, mag doch durch Vertoechs' 
lung mit dem Bischof Johannes von Lisieux {von 1107 — 1141) ent- 
standen sein, 

3) Ord, Vit, nennt den Hafen Barbaflot TV, 204, 410, Bob. 
V. Torigni Barbeflutum /I, 233, Barbefluvium /, 261, 287, 305, 342; 
ébd, 287 Note stéht Barbiflodium. Die moderne Form Barfleur ver- 
ràth eine nicht zu verkennende volksetymologische Aniehnung an fleur, 
wie Harfleur, Honfleur, Fiquefleur u. a. 



mil Odo II. von Chartres uml 2SIG ff. im Feldtwit BoherU T. ffegtm 
Alan VOH drr Bretagne. — 1097 if. Vgl. Sen. 2724S ff. — 1125—37. 
Vgl. Ben. 27365—37281. - 11-16—0. Bcr hier auagesprocheHe Gf 
danke, der sich auf dus was 10!)7 ff. ffegagt toorden ist litBieht, fimâgt 
êieh aUo bei Sen.273OT^I0 wUdergfgtben: Si koI les femmes nos ï 
trovent, Aini que oez nefs d'ici se mueïent, Ja mar li fous n« lî 
plus sage Jor qiieira mais plus grant damage. Vgl. hiertu 1179 — éO, 
Ben. 27356—60. Aiich hei WiBi. o. Juin, eriâhlen die Solduttm tUm 
Kônige Aethehed nach ihrer Rîiekkà» vott }Vtihtm, die am Kampfit 
Theii genommen hdtten. Vgl. Michel tu Ben. IT, ili, ieo die bé- 
treffende SteUt des iat. Çhrnni.^len abgedrMckt ist. — Naeh Bm. X^, 
4Î5 vfurde Nèd von S. Saiivetir wtgm seines tapfem Verhalten* 
die enghschen Eindringlinge vom Herioge reieh benchenkt. 

1193—1313. Wilh. v. Jum. V, 6 und 7 (251 C, 353 A), Bem.^ 
37477—37821, erste Chron. 35—36, drille 47—48, Bob. v. Torigm l^! 
38—39, Ord. Vit. I, 175-6, II, 300. S. femer Michel eu Ben. IJf 
419, 434, 426, Dahlmarin, Geschiehie poh Danemark I, .W, — 1193 (f.. 
Wace verschvieigt, dags die Metielei avf Aniirdnwtg AeOtelreds «tatt*! 
fand, und twar im Jahre 1002, am Toge dn Iteil. Briceiu» (tgL, 
V. 1214), d. h. am 13. Nov. — 1215—8. Vgl. Ben. 27511—4. — 1221- 
HiernatA wM Ben. '27521 — 37, ilessea Bericht iitier die englisch- 
dânisehen Ereigniaae aucii sowt mit lier Ersâhlung von H'ace vielfach 



t 

I 




— 661 - 

die ersU Chran. a. a. 0. — 13*8. Aethdrtd »tarb am 23. April 
1016. — 1361 — 74. Mortuo Adelred filio Edjrari regi; Anglorom, 
auccedit ei Edroundus, filius cjus, juvcnis fortisBirnuB, (lui rcgnavit 
unn anno, et proditione occîbub eet, eu jus cogTioiuuii EdmunduB 
Irencside, id est Fcrreum latus Soh. v. Torigni (mu Bfinridt von 
Euntingtlon) I, 31. Vgl. Ord. Vit. I, 177, Ben. Il, 439— të, wo die 
Ermordung Edmtmdg erH naeh der VermaMuttg Knuda erfâhlt aird. — 
1375—84. DU Heirath Knuda mit Emma fond 1017, die thrtr TodUer 
Gunhild mit de» Kaiaers Konrad IL Sohn, apëter Heinrich III., im 
Jakre 1036 stait. — 1386—88. Ben. hat einen dftnJtcften Pasatis an 
dieeer SteUe (38034—40) und bentdtt die Gàegenheit, leinem Gônner, 
Heinrieh IL, eine 3ehineieheki mu aagm. — 1386. Waee redet hier 
wnBiehttTdL; nies V. 1391 heisat an dieser Stette Enkel, nieht Neffe. 

1397—1428 '). Wtlh. V. Jum. F, 5 (251 B), Ben. 27397—27476, 
trete Cluron. 35, drilU 47, Bobert von Torigni I, 31, II, 231. Vgl. 
2U diesem Abichnitt 263— B8. — 1406 — 7. aloer anbringen, pla- 
drcn, vgl 9389; fermaille, prw. feroialha Veriabung, vgl 9739, 
II, 3139. — 1409—20. Von reichen Getehenken, weïehe Sichard seinem 
Schtcager und deeien Segleitem m Theil tnerden lieie, vxita nuch 
Ben. II, 416—7 m eriâkien. — 1410. belei, riehtiger helce, Hnd 
WteaelfeBe (vgl. II. 1668); s. Diez E. ÏT.* 519, der die oorUegende 
Stelle anfûkrt und Seheltrs Anhang ebd. 754. — 1421. B. ûier den 
Flust Qieanon oder Coueanon, der geieùhnlich àU Grmte iwieeken 
der Normandie und der Bretagne angeeehen wird (egl. IL, 1109) MieheP» 
OrtÊnamenverteiehnis ;u Ben. — 1436. Vgl. ;u 267. 

1429—1 706. Wilh. v. Jum. V, 10 (253C), Ben. 28088-28658. erete 
ChroK. 36—37, dritte 49—50. — Wat den in dieeem Abachnitt ereàhUen 
Krieg tvisehen Richard II. und Odo IL. von Chartres aniangt^, ao 
igt Waee aehr auafùhrïieh l'm Verhàttnia tu WHh. v. Jum. (vgl. Kar- 
ting 49). Nach eingehender und aigleich tneniger dbhângig von Waee 
aie geujôhnlieh iat Benoit'a Berieht. — 1439 ff. Aueh die Vervi<VtluHff 
der drittm Sehioeeter Kieharda IL. Idathilde, von der Waee hier 



J) Die ErtMung von der HeirathOoUft-ieda von der Bretagne 
mit Hedwig findet aieh nw hei Waee errt an dieaer St^e; bei tien 
iibrigen Chroniaten aehcm vor den engliedi-dànitchen Begebenheiten 
(Korting 49—50). 

S) In Betreff der etuaigen Zeit deâêetben i. Michel ta Ben, 

n, uî. 



Odo erhielt. — 1437. Die Ai 
Perche (Arr. Mortagnt) gam 
Trappe und fnllt niclU weit 
lus— 4, Vgl. 10347—8. — 14^ 
vocavit Wilh, v Jum., Tuillie 
28139y Tcgulariae Eobert v. 
laricnsis ebd. J, 270, Tegule 
TiUièreS'Sur-Avre, Arr. Evreux^ 
dieser Stadt. — 1473. Vgl iJel 
p. 2. — 1473. Toeni (Toenei 
Gaillany dm linken Ufer der i 
Andtlys. Dos GesMecht der 
kanntere Schreibting) Jeitete sich, 
zàMt, von einem Onkel HoRo^s her. 
ging der wm Wace 1475 genan% 
auf der Pilgerfahrt 9iach Jerm 
Spanien *) um gegen die Unglàtu 
zurûckgekehrt, emporte et sich n 
gegen den herzoglichen Knaha 
Normandie er nicht anerkennen 
Sôhne tourde er aber bald darauf 
getOdtet. Vgl. hierzu Ord. Vit 
Sohn Badulf s. toeiter unteti 76 
von Meulan van 1015 — 1069 od 
IL 4nQ .<?^«-'- '^--" 



— 663 — 

II, 252, — 1495 ff. Bei Ben. II, 445—6 hâU Néeî eine làngere An^ 
sprache an die Besatzung von TiUières. — 1511—28. Vgî, Ben, 
28220—27, 28238—47. — 1551 ff. Ben. II, U8 erzàhU etwas anders 
dis Wace: durch den ungestumen Angriff des Feindes wird Néel zum 
Weichen gebracht und ist im Begnff sich zurûckeuzieTien, aïs Boger 
und BadtUf ihm zur redUen Zeit zu Hûlfe eiUn. Bei Wace dagegen 
MU Néel fest und unersehûtterlieh vorm Thor des Schlosses (vgl 
1525—6) den Vorstoss aus (1551 — 6), Der Veràbredung gemàss {s. 
1533—4) wirft sich nun Boger mit seiner auf der linken Seite {1528) wm 
TiUières aufgestellten Ahtheilung dem Feinde in die Flanke (1563). 
Wàhrend er ihn zum Weichen bringt (1569—70), setzt sich Badulf 
mit seiner rechts vom Schlosse posHrten Mannséhaft in Bewegung: 
es gelingt ihm, die Truppe Wàlrams auseinanderzusprengen und 
seine Vereinigung mit Boger herbeizufiihren {1569—74), — 1625. a 
col estendu d, h. mit nach vom ausgestrecktem Halse, toie dies rMch 
Beitende oder Laufende zu thun pfkgen. Vgl. 4114. — 1637 ff. Atuh 
bei WUh, v. Jum. ist die ErzâMung von der Flucht Hugo^s und 
seiner Verkleidung als Schafer ziemlich (lusfûhrlich gehàUen, dsgh 
in den Chroniken. Sehr ansprechend ist atich der Bericht bei Ben,, 
wo der als Schafer verkleidete Graf sich seinen Verfolgem gegenùber 
ndrrisch steUt (28548—28573): 

Ceus porquei pastre ert devenuz 

£ por qu41 oui les dras vestuz 

Veit aproismier tôt dreit vers sei: 

Donc fu il trop en grant efifrei; 

Kar s'est que nul d'eus l'aparceive 

£ qu'od teus enginz les (2. nés) deoeive, 

Mar est bailliz e maumenez. 

De plusors fu araisoniez: 

„Diva!" funt il, „aveie nos!" 

„Chele8, seignors, que dites vos?" 

„Queu part alout le chevalier?" 

„E portout il un esperver?" t 

„Va! nenal, fol, ainz ert armez." 

„Veire, il alout tôt desfublez." 

„Di(t) nos qui s'en alout od lui." 

„Naie, certes, unques n'i fui." 

„Sunt se il auques esloignie?** 

,,Si je sui bien igneaus de pie." 

,,Fol, mostre nos quen part aloent/' 



dreitdgigcr heschinrliclier W 
JGfiS. Wrgen fard r es {fur fai 
1707-1830. Wim. V. 
Ben. 28659^2893.% erste Chr( 
reges cum paf^anica miiltitud 
in auxilium, Olavum scilicot 
V. Jum.y Dunt vint Laoman, ri 
Ben, 27904—5, C'est de Nor 
Swavo ébd. 28668—9. — Der 
1713 in aUen Ildsehr. entstellt 
in C Oslaf, in D Olef. Um 
in den Text gesetzt toorden, eii 
vorgescMagen hcUte. Zur Unie 
Chroniken (37 bzto. 50), Olain ( 
a lui; Aprics chou manda li d 
a Lacinari, le roi deSouave. 1 
Michel zu Ben. 28669, der aui 
Normands vericeist, Ord. Vit. I, 
ersteni StelU. — 1719—20. S. 
28734 if- — Le Prévost weist 
Kriegalist auch sofist himceilen a 
gwischen Conan von der Bretag 
Conquereuil (Loire inférieure, . 
1783. Bohert, Kônig von Frar 
Okt. 996 Wi» on r..»- 



Ergtere Forvt fûkrt auf Coudra, sûdwestlieh v<m S. André (Arr. 
Evreux), lelzlere aaf Le Coudra}/ bei Chartru. 

1831—66. Wîlh. V. Jutn. V, 13 (255 A), Ben. 38936—39013, 
ertte Chron. 37, i4, driiu'50—5l, 59, Robert a. Torigni I, 30, 32, 
II, 3Î9, 331, Ord. ViMis II, 10. III< 230, 342, IV, 335, V, 156, 
Miehd a* Ben. II, 469. — 1833, 1853. Die correcte edU frane. Form 
Juete '), non tler MicM a. a. 0. redet, trtffen icir aueh in Aer (tritteM 
ChronikSl, 59, wâhremi Ben. rnw die Form Judit hat (28943, 38996, 
32439)'^. — 1839—40. WiBielvt starb se/ton 1025 nach den Chron. 
S. Steph. Cadoinensig (bei Ditehesne J017 B\and den Annal UUeentea 
(Ord. Vil. V, me). — 1842-6. Adetais hcirathete Bainald I.*) 
Qrafen von Burgund Ivon 1037—57). Der etaeite Sohn dertdbe», 
Guido, machte gpàter gegen den Herzog WHhelm seine AneprUelie 
auf die Normandie geltend; a. vieiter unten 3611 ff. — 184? — 53. 
Die Namen der beiden andem Tochter Richarde IL icerden gowohl 
von Wilh. V. Jmn. ala aueh von Ben. und von den Chronilcen ver- 
schieiegen. Die erate, die Balduin IV. vonFlandem {von 989— 1036) 
heirathete, hiees Eleonore (AUinor gab achon Le Prévost an), die 
andere Mathxlde. S. Chron. S. St. Cadom. a. a. 0., Ord. Vit. V. 156, 
wo ikr Tudesjahr (1033) tmgegeben Int. Die erite Chron. (37) tagt: 
l.n tierce fu morte et fu emfoto a Fcacam oWilliauine ton frerc (t. 
vorher) en une foesi', die dritte [51): La tieroc moru virgene et g'ut 
a FcBcamp jostc son pcre. — 1853. Judith Harb im Jahre 1017 und 
wurde in der von ihr gegriindeten Abtei zu Bernay*) beigesetet. VgL 
Chron. S. Si. Cadom. a. a. 0., Bob. e. Tor. I, 32, II, 319, Ord. Vit. 
V, 156. — 1858. Die VermàMung Bieharda U. mit der Papia enàJiU 
Wiih. V. Jum. mcht an dieser SteOe, aotidern erst VU, 7. Vgl Bob. 
V. Torigni I, 32 {unterm Jalire 1024), Ord. Vit. II, 367. Ben. be- 
richtel iweimalaber ditaeUx, aunaehgt an der gleiehenStèOe leieWaee, 
mimliA II, 473, lodann III, 23, die Chroniken 44, bne. 59. S. ûber 
die Papia Michel eu Ben. II, 473. — 1861. WtOielm, Qraf von Tolou 
= WaiKhn von Arqueê; ». weiler vnten 3415 ff. — 1862. Vgl. Ben. 
39004. — 1863-6. Veber Malger a. 4535, Le Prévoit eu Ord. Va. 

1) Jndith; vgl. juif, t&er doch Juda«. 

2) Der Name ateht an aS«n dreiSteJlen im Bnme, gieeitnal mit 
CBcriz, einmal mit f,z. 

3) Bernait bei Ben. 28965 ût ein SehreibftNer fur Reinant. 

4) Uob. v. Tor. n, 194, Ord. Vit. U, 10. 



die ettg anschlicssnuU' Trnch 
bauschigm Gnnhfthr hert^its 
dièse Utztere veichliche Trac 
selten schon ini Utzten Dritte 
derMônehe, gegen welclhcErzl 
eiferte, werden Rocke mit w 
wàhnt, die man um den Leib 
Die Mode der weiten Kleider 
hand: eine Beactiofi trat jedoc 
wieder knapper wnrde, Vgl. H 
1864, S.53;> ff., 558, 560. S. 
verlieren, verlegen; vgl. Juhinàl 
J, 30, Beaant de Dieu 3442, i 
FierabraB 55 {Hdschr. C). A 
besehrànkter Antoendung vorh 
Eheuso wie hier ist chaeir geh\ 
des Sept Sages (bei Burguy II, 
Ne puet cheoir par aventure. 

1979-2132, Die Anecdoi 
mitthcilt, erzâhlt auch Ben. {2i 
Berichte der unsers Dichters m 



1) Ord. Vitalis III, 32 
Stella die EinfùJ^rung der la 
sàMeppefiden ^r«/^/i-''— - - "" 



- 667 - 

a. D. O. angi^t, findtt sieh aueh dièse GesehicMe in der vorher er- 
wâhtUen Chronique de Normandie. — 1983—6. S. Michel a. a. 0. — 
3011. gnyerninB (grevereoB Ben, 36730) êM die Beamten, weleh« die 
Aufiagm {graver[es 849) eimiOreiben haben. — 2013. Ne uolt uncore 
pBB li reJB a tant suffrir; Ainr uolt de lui, co dit, ses acuntcB oir, 
Quant sis chanceliiTS fn, de quanqu'ot a baillir Ldien dei heU. 
Thomcu td. Bekker Slatl 5" F. 31. Vgl. fbd. Bl. e' V. 8. — 2010. 
toee bfdeutet hier die Zàt. die mon gebraueht um eine Meile xurûek- 
lulegen. Fgl CUomadea 13187, Flore et Bl. éd. Bekter 3419. — 3139 
= 3884. „Jeh Mei»s nidtt nie es guging und waa e» mille, «xu e* 
bedeutett.'' Vgl 2.3^, 28i7. 2867. 

3133—2316. Wilh. e. Jum. V, 16 ■) [356 B), Ben. 295.31—39730, 
ersle Chron. 38—39, dritte 52—53, Bofc. o. Tor. I, 33—33. — 3133. 
Ueber Hugo, Bisehof tton Auxtrre iitid Grafen wm Chàlon-sur-Saône 
s. Michel eu Ben. 39537. Die Oefangennahme Bainalâs datirt ata 
dem Jàhre 1026. «n> sehon Le Prévost anmerkt. — 3166-73. Waa 
unser Chronist in diesen Zeîlm htrichtet, pndet tieh wcder bei W. t>. J., 
noeh aueh bei Ben. und in den Chroniken. Bagegen bei Bob. v. Tor. 
I, 33 lesen wir: Dédit etinm idem sccandoB BicardtiB dnas viltaa 
optimas in Normannia, scilicet Wellobnf super Sequanam et Cam- 
baium in Oximensi pap^o, anteccBBoribus Symonis comitis Tilcasini, 
nt liceret exercitum Norroanoiae pacificc transire per terram suam 
ad BUpradictam expcditionem peragcndam. S. dieAnutert. des Heraïu- 
gebers. Wellcbum super Sequanam et Cambayum in Oximensi pago 
merkt sehon Le Frevoet an, allein wir erfakrm nicht, mckhem M. 
Chronisten er hier folgt. Oellebuef (Wellobof C) iit die bekattnte Stadt ' 
KUieuf, fanbai = Chambois ') ei« kleiner Ort von etiea 600 Eimoohnem 
im Arr. Argentan, nordôstlieh von dieser Stadt. an der Dive. — 2180. 
Mirmande bei Valence {Bèp. Drame) liegt nt loeit entfernt von dem Oe- 
biete des Grafen Hugo, als dass es hier in Betraeht Icommen tôtmte. Le 
PreitoH daeUedeshalb an Marmagne, tieisehenAutun rnidOxâloti '). Bei 



1) Den Inhalt von Cap. 14 und 15 hal Waee iibergangen {v^ 
Kôriing 40). Er ftndei sieh bei Ben. viiedergegAen 29387-39433 
und 39433—29530, dsgl tn den Chroniken 38 bew. 51-53. 

3) Die Gestalt des Namens ist unregelMâssig; s. Quieherat, 
Anciens noms de lieu )i. 41. , 

3) Er venoeist jedoeh tugieieh auf die Worie, die Heinrieh v, 
Huntingdon (Ub. VU) WHMm <fcm Erobater vor der Sdiiaeht bti 



— 668 — 

Ben, 29Ç15, 29629 sowie in den Chroniken 39 hzto, 52 heisst dos Schioss 
wie bei Waee; Wilh. v, Jutn. hat Milinandum, Var. Milbiandmn, 
Bob. V. Tor, Milmandam, Var. Minilandum, die Chroniqtie de Normandie 
(bei Bouquet t. XI p. 320 C) le chastel de la Merveille. Phù. Montées 
(angefiihrt fx)n Michel eu Ben. II, 49S) sagt: Qae la Mirmande a 
force prist. Mit Bucksicht auf die Sehreibung Mirmandum Milman- 
dum darf auch an Mervans {Saône et Loire, Arr. Louhans) gedaèht 
werden. — 2193 — 8. Considerans igitur Hugo contra tantum exer- 
citus robur se nullo pacto posée resistere, equestrem sellam ferens 
humeris, provolutus genibus Richardi adolescentis, prece supplici 
veniam precabatur commissae temeritatis WHh. v. Jum. Vgî. Ben. 
29660 ff. und die Chroniken 39 bzw. 52. Michd zu Ben. 29672 
fùhrt noch mehrere Bdege an, die keinen Zweifél darûber îasaen, dose 
die Art der Demûthigungy von wekher Wace hier redet% eine ganz 
gewohnUche war. Vgî. weiter unten V. 2443—9, tvo WtOuhn von 
BéUême sich t>or Herzog Bobert L in derséSben Weise erniedrigt, und 
Fieràbras 82, wo Gui de Bourgogne dem Emir fcigenden Bath er- 
theilt: Or va s'oste ta robe, tes cauces, tes solers, En la pure cemise 
soit li tiens cors remes, Sor ton col une selle d'un destrier séjourne, 
Si t'en va a Karlon pour la merci crier. Hiermit ist die StéUe aus 
G. de Viane 1180 ff. zu vergleiehen, wo Kaiser Karl seiner Meinung, 
der trotzige Gerhard werde baîd gebàndigt werden, Olivier gegenûber 
aUo Ausdruck giebt: Ainz que m'en parte, iai nel te quier noier, 
lert si aquis dan Gérard le guerrier, Que devant moi vendra' nge- 
noilier (L vendra agenoilier) Et a nus piez por la merci crier, La 
sele a col*), k'il tendrait por Testrier, D'un rousin graile ou d'an 
povre somier. Vgl. auch Du Mèril, Études sur quelques points 
d^archéologie et d^histoire littéraire, Paris 1862 p. 312. Anzumerken 
ist noch, dass Wace 2197 — 8 sagt: Ceo esteit custume a cel iur De 
querre merci a seignur. Hieraus erheUt, dass zu seiner Zeit derGe- 
braueh nieht mehr bestand. Auch sàmmtliche von Michel angefuhrten 



Hastings in den Mund Ugt: Nonne idem dux patres vestros usque 
ad Mirmandam juxta Alpes adduxit? 

î) Brèquigny p. 58 bemerkt, dass dieselbe fur den Grafen Hugo 
noch um so erniedrigender sein musste, als er zugUich Bischof von 
Auxerre war. 

2) Bekker fOhrt zu diesem Verse die eben erwâhnte SteUe aus 
dem Bou {2443—9) an. 



— 669 — 

Bélege (a. vorher) heeiehen sich auf Ereignisae, die tor dem Anfang 
des 12. Jàhrh, spielen, , 

2217—50. Wtlh. V. Jum. V, 17 [257 A\ Ben. 29721—29872, 
erste Chron. 39, dritte 53, Bohert von Torigni I, 33, II, 219, 231, 
236, Ord. VitaUs I, 175, II, 10—11, 366, F, 156, Chron. 8. Sieph. 
Cadom, {Duchesne 1017 B). S. femer Michel eu Ben. H, 498. — 2241—2. 
Bichard IL starb am 23. August 1026. Wac^s Angabe iet richtig, 
da BichardsI. Tod iinJahre996 erfolgie. Ungenau sagt Ben. 29851: 
Règne avait vint e dous anz, wàhrend das Todesjahr gleich darauf 
(29853) richtig angegeben wird, V. 29721 scheint Ben. dagegen die 
Lebensdauer Bichards II. mit seiner Begierungszeit verwechsélt eu 
haben. — 2245 — 8. Primus Eicardus dux Normannorum et secundus 
Ricardas, filius ejus, apud Fiscannam levati de tumulis suis, in quibos 
separatim jacebant, post altare sanctae Trinitatis honestius ponontur. 
Huic translationi Henricus rex Anglorum interfuit, et episcopi Nor- 
manniae, et dédit illi ecclesiae silvam de Hogis Bobert wm Torigni 
I, 336—7. Vgl. ébd. II, 228 und des Herausgebers Anmerkungen eu 
der erstem SteUe ^). Auch die erste Chron. (62) berichtet in àhnlieher 
Weise und zwar bei Gelegeriheit der Aufeàhîung der Schwestem Hein- 
richs I. von England. Sie erzàhlt: La quarte, Ade, fu donnée au 
conte Estene de Blois, dont il ot .rai. fix : Williaume, Tiebaut, Henri, 
Estene. Williaumes li ainsnez ot Ponnour de Sori ') et fu pères Pabe 
Henri de Fescan, qui ôst lever de terre les cors as .n. Richars dus 
de Normendie par le secont roi Henri, qui i fu et donna a celui 
jour a Peglyse de Fescan .1. bos, qui a a non Hoges'). Dieser Be- 
richt ist deshcdb merkwûrdig, weil er sich in der lat. QueUe, der die 
' Chronik hier sonst folgt, nàmîich in der Fortseteung des WHh. v. Jum. 
( VIII, 34, Duchesne 310 C), nicht vorfindet *). 

1) Die Ueberfuhrung der Gebeine Bichards I. und n. fand 
am 11 Mare 1162 staU. Daraus dass Wace sagt, er sei sdbst bei 
derseîben zugegen gewesen, geht aîso hervor, dass der Bericht nach 
1162 geschrieben ist. 

2) SuUy, Dép. Loiret, Arr. Gien. Vgl Ord. Vit. n, 394. 

3) Hiermit ist der Wald von Hogues gemeint, iiber dessen Lage 
nachzusehen ist Deîisîe eu Bobert v. Torigni I, 337. 

4) BenoWs MittheUung ûber die Begébenheit {II, 503) ist in 
der Londoner Hdschr. lUckenhaft und wird erst verstàndlich durch 
Hinzufûgung der beiden Verse aus der Hdschr. von Tours, die nach 
29860 einzuschieben sind. 




670 



3251-93. WHh. V. Jum. VI, l u»d 3 (357 C, S58 A). BeH.^ 

S9873— 30031, nstf Chron. 30-40, drille 5.3— Si, Robert e. Torignt 
J, 33—34, U, 193, 31ii, 231—33, 236, Ord. Vitalis II, M, 3iT, MS, 
in, 431-3, F, im. — 33t!9—8i. Porro dux Bichardua dimiua 1 
exercita Rotomuguni rediit et cum snorum douduUù, ut pluriml | 
retulpmnt, veneno mortmii cililit W. v. J,; Lî dus ne vetqtii gftircf ^ 
apras 1b pais qu'il ot faîte & son frere; nu jour li priât maladie & 
Ituem, dont il morut, et diciit auijuant qu'il em fu Enrenlniex enU 
ChromJ- 40. Vgl. driltf CliTOiiik a. a 0. und Ben. 29986—30003. 
Lelsterer sagt: Eissi furent mort parvenim; Mai« ue pout l'om estiw 
devin Qui ce out fuît, tant fu enquis', Porquaut ai fu sur les sons 
niia. — &/»« Briqtiigny machl darauf aufmerk»am, dans mt^mrt 
ChroninUn erzàltten, die Vergiftang Richard» III. net von wtNOM 
eignen Bruder Robert in» Werk geseUt worden und diettr habt tpSttr 
dit Pilgerfahrl nnrh Jérusalem imlemtmmen um sein Verbreehen ab- 
ttibûssen. Vgl. hima MichA cii Stn. 30001 — 3385. DeuB mis 
régna e neent plus Beti. 300(li. Bride (tUfr. Chronislen haben tiek 
hier nach H'itt. v. Jam. {2m B) geriehtet, der 1038 ab Todey'ahr 
angitbt, dugl. der Verfa^str der ersten Ckrotûk {40}. Abtr Sobeft 
V. Torigni I, 34 ermhll uiitcrni Jahre 1036: Bic tercia» Ricardiu 
eodem primo anno dututuB aui raortnns est. Die Amuikn des MotU- 
Saint-Micltrl (c&rf. //, 319, 331, 236) achwanken tvitchen 1036 itnd 
1037. Vol. Miehrl zu Ilr». II. ,^M. Le PrfTWt g 




- 671 - 

filius eecnndi Ricardi, aedilîcavit iii(inast«rium Ceraaiacense Rob. V. 
Tor. II, 195, Ceroiai fonda noblement Ben. 30052. S. Michel ebâ. 
Die heiden Chronikfn setten die Griindung der Abtei Cirtsy ouf 
BeehttHngdesIIerzoggWHhelm: die erste aagt (50): Li dusWilliaumeB 
fist et fondit l'alieie de Saint Vigor do Ceriaî (beittalie toôrtiich m 
die dritte 61). Beide geben ungenau mieder mas WïiA. v. Jum. VII, 
33 (378 A] berichtet. Nachdent (T angd:ùndigt, daas er die Fiirslen 
und Edelleiite nennen merde, die sich vm die Grùndung von Kirchen 
u>kJ Klostern in der Normandie verdient gemacht, fâiat cr fort: Pri- 
mum igitur ponam ipKura ducem Willclmum, patrem patriae, qui 
mona^terium sancti Victoria Ceracii, a duce Roberto, pâtre »uo, 
anti-quam Ilierusalem pergerct, incoeptam. coepit et propagaTit. 
Vgl. Ord. Vit. II, 11. — 2309. franchise Schuttrecht, Atylreeht. — 
3313. rap = ntufr. rapt. AUfr. eorrecter ist die Form rat t» den 
beiden Belegen, die Litlri au» dent 13. Jahrh. anfûhrt. 

331.3—38, 3339—88, 3389—3430. Die drei in diesen Abaàinitten 
eraihUen Anecdoten finden aieh nicht hei Wiih. v. J., noeh aueh in 
den Chroniktn, aber bei Ben.') (30063—30119, 30130—30303, 30304 
— 303GT) und nacli Miehd's Mittheilung atisserdem in der weiter oben 
S. 6GG genannten Chronique de Normandie. — 3340. S. in Betreff 
dta Schaehspielens im MUtelalter Michel lu Ben. II, 514 ff. — 3348. 
juste Kuse; s. Ducange juato 2. — 2430. „Wenn er es Jemandem 
gab", d. h. icenn rr es ûberhaupt verwlienkte, nieht fUr sieh behielt. 

2431—3536. Wilh. v.Jum. VI, 4 (258 D). Ben. 30314— 30519, 
erste Ckron. JO, dritte 54 '). — 2433. WiOielm von BelUme nar der 
Sohn des leo von Creil, spâter von BeUème, der nach WHh. v. Jum. 
IV, 4 (340 C) und VIII, 35 (311 B) sowie Ord. Vitalie III, 88—89 
bei dtr Bffreiiing Richarda I. auê der Gewalt de» Eùnig» Ladwig 
von Frankreich betlniligt toar (s. II, 2414—34). — 2439. In Be- 
treff dieser Belagervng ». Michel zu Ben. II. 523. — 3443—6. VgU 
WHk. V. Jum., Ben. II, 536 und die Chroniken und weiter oben ta 
2193-8. — 2467-76. Die entaprechende SteUe bei Wilh. e. Jum. 
(259 A) lautet folgendermassen : Warinus igitur, poatquam Gunherium 
du ISclisnio, militeni bonum et amabilem, qui nihil mali Buapicabatur, 
aed putius ei riduns ut amioo congratulabatar, eine causa capite 

1) Dieaer hat auch hier wieder Wace in aiisgietiger Wetse be- 
nalel, vornehmlieh was die beiden letiten Geschiehlen anlangt. 

3) Hier »ind einige Namen arg entstdlt: aiwUeleame igtBluîa, 
au» Alcncuii Lanson geteorden. 



uarin, si cum sui iisanz, 
traisoii occis, Cum ici y< 
Gohiers, Qui mult esteit b< 
Ne qui vers lui ert en dotar 
Trotzdem heisst es weiter: 
pout tôt son buen faire, 
veiant sa gent Festrangla. 
Streng genommen mûsste s 
scheint dies jedoch nicht < 
erheUt: No fu repentanz r 
Por ce de lor forsenerie ( 
Warins erfoïgte, wird aus 
nisten nicht klar, ebetisot 
bemerkty der^ als er auf i 
Robert von Bellême, dem 
hommt, dos Ereignia kun 
de Damfronte, quem daemt 
2489 ff. Verum plurimi e: 
eis occurrenint et intra sa 
commiserunt ac suffragam 
V. Jum, (259 B), BU Er 
von toèlchem hier die Hede 
noch fort in den Namen 
BîavoUf etoei Dôrfern noro 
Dorf ist Pervenclières. Ver, 



— 673 — 

gemeint, sûdtDestUeh wm dem ^on Michel angefûhrten OrU, der sdbat 
sûdlich von Mortagne zu suchen istj an der Chaussée, die von dieser 
Stadt nach BeUême fûhrt. — 2511—14, Die Gefangennahme und dos 
schtnâhliche Efide Roberts von BéOeme^) erzàhU WHh. v, Jum. VI, 7 
(260 C), also erst spàter, nicht unmitté&ar im AnscMuss an den Tod 
des Vaiers wie Wàce (vgl Kôrting 52), Ben. (Il, 530—31) sHmmt 
in der Beihenfdge mit Wace ûberein. — Balun (2511), hei Ben, 
(30502) Balcan, jetzt BaUon, Uegt etwa vier Meilen nôrdlich von Le 
Mans. — 2517. Den Beinamen Talevaz (Talavatius Tàlvatius hei 
Wiïh. V. Jum. und Ord. -Vit.) fûhrte WUhelm von BeUême nach Le 
Prévost (zu Ord. Vit. III, 422) von seiner Gewohnheit einen talevaz*) 
hei sich zu tragen. Dieser Beinàme verblieb méhreren seiner Nach- 
kommen, z. B. seinem Enkeî, dem hekannten Robert von BeUême (s. 
9947 if.). — 2521—22. Vgl. W. v. Jum. VI, 7 (260 D) und he- 
sonders VII, 10 (271 D): De cnidelitate Willelmi Talavatii etc., 
soicie den damach bearbeiteten Bericht in der ersten Chronik 47 — 48. -^ 
2525—6. Wace spieU hier auf spàtere Ereignisse an. Heinrich L 
war es, der im Jahre 1112 Robert von BeUême gefangen setzte und 
dessen Stammsitz Béllême seinem Schwiegersohne Rotro von Perche 
verlieh. S. WUh. v. Jum. VHI, 35 (311 A), Robert v. Torigni I, 
lU, Ord. Vit. IV, 305. 

2527—94. WiUi v.Jum. VI, 7») (260 B), Ben. 30686^30803, 
erste Chron. 41—42, dntte 55—56*), Rob. v. Torigni il, 219, Ord. 
Vitalis I, 179, III, 157, 223—4, V, 33. S. femer Michel zu Ben. 
II, 537. — 2536. Kônig Robert von Frahkreich starh am 20. Jidi 
1031. — 2554. Da Heinrich im Jahre 1032 eu Herzog Robert nach 
Fécamp reiste ufid Ostern in dem gendnnten Jahre auf den 2. April 
fiel (s. Le Prévost zu Ord. Vit. IIL 223), so lâsst sich die ziemUch 
unbestimmte Angaibe von Wace „einen Tag vor PoUmsùwntagt^ genauer 

1) Vgl. Ord. Vitalis V, 4. 

2) Hierunter ist nach Littré, der aus unserm Oedichte die SteUe 
II, 1770 anfûhrt, ein grosser viereckiger SchUd zu verstehen. 

2) Den Inhalt von Cap. 5 und 6 hat Wace Obergangen. Er 
fimUt sich hei Ben. 30520—75 und 30576—30685 vnedergegében; dsgl. 
in den Chroniken 40—41 bzw. 54 — 55. Dièse Lûcke berOhren Michel 
zu Ben. II, 531 und 533 sowie Kôrting 52. 

4) Nur dièse beiden Chroniken, nicht aber Wace und Ben., he- 
ricMen nach Wilh. v. Jum. von dem Beistand, den des Herzogs Onkel 
Malger von CorheQ (s. zu 25S) dem Kônige Heinrich leistete. 

4& 



gesin una 30792—98: P 

rendu R^onor E tant d» 

retrait, Le fist saisir de ^ 

Chaumunt e de Ponteia 

autem, in regno confimiE 

beneficio suo totum Vul 

donavit. — 2593—4. Wà 

riss Heinrich L dos Vexi 

2596—2738, Wilh. 

erste Chron. 42, dritte 56, 

gwiachen Robert und Ala\ 

theilt im Verhmtnis eu Wc 

bearheiteter Bericht dage^ 

2603—4. Vgl. 267, 1425. - 

oastrum, quod vocavit Ci 

conseil de sun bamage F< 

gent e fort e bel, Charri 

apelez Ben. 30825—29; . 

non Carroges erste Chron. 

que on apiele Caroges dr 

reits Le Prévost bemerkt, v 

Fleeken etwa 2 Meilefi sud 

Couesnon. — 2616. Néel v 

fûhrte Werk p. 2. — 2618 

Auverez Jaianz Ben. 3083 



, _ 675 — 

Bm. 30871—3. — 3687. Maslon M der bekaimU Sehvttheai^ âtr 
Bretone», Sanctns Macloviui : La fu bien escriez de BretoiiH sainz 
Malax Chanson des Stktong I, 195; Dieiu, diit li bers, buhb Ualona 
de Brotaignc Auberi 20, 3. Vgl. ffuiïJ. d'Orenge 8. 231. 

S739—3832. WOh. v. Junt. VI, 10 wtd 11 [26S G, 266 A), 
Bm. 31030—31215, ente Chron. 42— à3, dritU 66—67. S. femer MieM 
tu Ben. II, 543, deâsen Benutamg van Waee audt hier an einetlnm 
Stetten deutUch vor Augen Uegt. — 2764-6. Vgl. die Beschreibung 
eines Starmes in Wace'a andem OedicMen: Brut I, 119, 285—6, 
Niehola» 9, Marte 4— 6. — 2779—83. Vgl 5332-35. — 3791-2802. 
Dux autcm Robcrtua quandam partem clasBis Rabello fortuûmo 
militi trailidit ec ad àfUigendani iucendiis et proedia firitanniam 
direxit W. t>. Jum. {266 A); Donc a li dux, qui malt fu bel, Fait 
apelcr a lei Rabel, Forz home e proz e sage e granz £ de maintes 
choses sachanz; Cointe ert e veize chevalier E si estait bon mariner. 
A celui a li dux baillées La meitie bien de ses maisnieea For aler 
destmire Bretaigne Ben. 31153—60. Der hier genannte Rabel*) war 
vieUeicfa ein Glied der FamiHe TaitcarviOe. Vgl. Michel m Ben. 
31153 und dae dort angefûhrte Werk iAtr die Herren von TanearoUk 
von DeviOe, sovie Bobert v.Torigni I, 184 Anmerk. 3, 185 A. 3,206, 
318. — 3826 ff. Le Prévost setrt dièse Aussôhnung ins Jahr 1030. 

3833—78. Die m diesem Abachnitte enOvàtene EreûMtmg von 
dem Liebetverhàlttiig des Bereogs Bobert gu der HarUtte *) findd neh 
nicht bei Wilh, v. Jum. (Kùrting 51). Dagtgen hat Ben. mcU nw aOeê 
das ausfùhrlich KÎedergegeben was Waee mittheilt, sondern amserdem 
vorher einen langen Bericht, in teelehem von dem Mâdehen eine eingehetide 
Schilderung entworfen wird unâ die n&heren Vmstânâe beriehtet 
werden, vielche der Vereinigtmg der Liebenden vorhergingen (31216 
—31440). — 2841—56. Ben. 31441—75. — 2857-78. Ben. 31482 
—H1513. — 2847, 3867. S. jk 2129. — 2874. S. Michel tu Ben. 31502. 

2879—3902. Awh den InhaU dièses Pasms treffen wir nur 
bei Waee imd Ben. (31536-67), nieht bei Wilh. v. Jum.; die 2903 
—30 erzùhUe Anecdote von einer Propheteiung. die Wiftrfm Tatevae 

1) Die irrlhùmliche Sehrtibung Tavel bei Waee berOhrt Eâr- 
ting 53. 

3) Die nur von der liisehr. G gebofenen eehn Verse (s. Var. eu 
3838) sind vielleicht echt, trotedem dos» im siebenten Verse dieDedi- 
nationaregel im Beimworte ausser Acht gelatsen ist imd dit vier lettten 
Ztilen passender naeh 3840 faigen uârdek. 



(s. vorher lu 2517) gethan habeti aoU, aassehlies»lieh bei Waee'), 
Die Propheitiiing ginr/ lum Tkeil in ErfûUimg. Wilkelms £Utd 
Robert von Bellême teard auf BefM Heinriclu I. in den Keri-er gt- 
worfen und starb in Gefang^nnehaft; a. weiter oben eu 3535 — 6. Bi» 
noeh hârteree Loos traf aeinen Uretdctl WiStelm von Mortain^), der 
suçîeich mit Sobert II. bei Tinehebrai in dia GetoaJt Heinrieha I 
gerietfi und /ïir teine Anbângliehkeit an dtn Hertog grimaam bûsêeit 
musaie. S. su 10429. — 2906. Séae, BeHime uhd Fignola. Ltttterts 
litgi wenigc Meiten êûdàstlieh von Falaiae. — 2921— H. Hu aei dit, 
hu Mi dir von mtr lugrnifeii, d. h. îcA mâehtf Aieh vo» mit fari- 
seA«uch«n, rficft verwànachm. 

2931—3252. Wilh. v. Jum. VT, 12 •) und 13 {2GG B, 267 A), 
Ben. 31586—31778, erate Citron. 43— U, dritte 67-58, Eobert mm 
Ibrigni I, 34. 39, n. .320. 333, 336, Ord. VilaUa I, 179, U, U. 
102, 366, III, 334—5, V, 156. — 2963. Die Baatardaehaft tTttttfjM* 
uird hier nur angedeiitet vom Htrzog. der aieh bei Ben. II, ù7t — 3 
deufitchcr darùber austaast. — 3965 — 94. Der Inhall dieata Abêatta • 
fehU bei WilH. v. Jum. {vgl. Karting 51) aomie oucft m dm Ghronikin 
an ditser SleHe. Ben. berichtei nur dit Einaetmng Alatit aia Sfffentm 
{31678-85). nichl obtr de.sant Tod. Letgt^m rreSMt rr jedoeh m, 188 
nach Wilh. e. Jum. Vil, 33 {386 B) '). Vgl. in Belreff der F«r- 
giftiiiig Âiana ferrter Ord. Vit. lU, 335. Er atarb am 1. Oktohtr 




— 677 — 

mit dentn utaer Dichter seûten Berieht ausgetchmùâ^ iat von ihm 
reprodueirt toorâen. — 3004—5. S. m 3180. Dos noéfmalige Zu- 
sammfnbringen von Mirmande mit Surçund kôniite auf dm Qedankm 
fûhren, data an beiden SleBtrt ein von Wace seibet verschuldeter geo- 
graphiseher Irrthum vorliegt. — 3167—8. Vgï. Ben. 31732—3. — 
3325—53. Zu bemerken i«t, data ztear Wace und Ben. '), nieht aber 
Wilh. V. Jttm. uni die Chroniken etwaa von einem gewMsamm Tode 
Boberta toiasen. Die dritte Chron. ertShit (5S).- Quant panrennt fu 
aa Saint Sépulcre, .Tin. jora i demoura, et cascan jonr aloit orer 
devant le Saint Sépulcre et plonroit de moult boin cucr; tAut adiea 
la moitié dcl jor disolt en plourant iev orisonB. En son repairement 
s'en vint a une cite qui est apiolee Niche: la li priât maladie, ai 
moru et fu enfouis en la lierre, en la mère eglj^e. Die ertte Chronik 
beriehlet (43): Par ,vni. jours B(ïjomft li dus dedenz la eainte cite 
de Jhcrusalem et cbascun jor estoit bien a genous demi le jour 
devant le saint Scpucre, en disant ses oroisons en ploarant. Quant 
honore l'ot de tout son pooir, si prist congîet de son repairement 
et entra en see nea il et sa gent, et tant erra par mer qu'il vint par 
deçà Gennes, a une cite qni a a non Niche, La ariva et por maladie, 
qui en mer li estoit prise, ne pot errer, et tant jut malades qu'il 
morut, et fu emfoiz en la mère eglyse. Offenbar vtrtoeehêelt der 
Chroniet hier NicSa mit Nizea, da er tonit niehl Gennes = Bmva 
eneàhnt hàtte. — 3336. Waee itt der Eiwsige, dtr daa Todeajahr 
Boberta {1035) nieht angiebt. S. âagegen Wilh. v. Jum. und die 
iârigen weiter oben angefùtuien Chroniaten. — 3335. Der hier ge- 



1) Der Berieht des Letztem VxMtt {31734-31745) folgender- 

Quant od saintes dévotions 
Ont fenios ses oreisons 
Li dux, ai se mist el repaire. 
Senz mal, scnz ire e sen contraire 
Vint desqu'a Niques, oe lisom; 
Mais un sathan cuilvert, félon, 
Reneiez de sa compaignie, 
Partiz del fiz sainte Marie, 
Li doua intonssiquo a beivre. 
Par qu'il le fîst de l'aime seîvre: 
Morut, ce fu dol e damage, 
C'uncor ert en son bon eage. 



IT^ 2«»-««»»» «on der Mut 

S5/1' r' « ^ 

'«^- EdeOeute, die sil 
^^09^ an dTS: ^•'■* ( 

an éfcn nuUfitr^^' ^^g^ge^ 



— 679 - 

Mtmtfort-sur-EisU, 8. WtJh. v. Jum. VU, 38 (289 A), Le Prefjost 
eu Ord, Vit I, 180^), Die Sôhne heider EdeUeute nahmen an der 
SclUacht von Hastings Theil. S, toeiter unten 8389, 8370 und 8503, 

3301—3382, WiXh, v, Jum, VII, 6 (269 C), Ben, 32096—32317, 
erste Chron. 45, dritte Chron, 58—59. — 3329. Dos in einer An^ 
merkung zu diesem Verse von Le Prévost hegangene Veraéhen hat 
dieser Geîehrte sdber spàter verbessert (zu 8390). GiseJbert Crispin 
und GiseJbert, Graf von Brionne, sind zwH versehiedene PersÔnlich' 
heiten. Der Irrthum ist vermuthiieh durch die genecdog, TahéUe der 
Graf en von Briônne hei Duehesne 1085 entstanden, noo hemerkt wird: 
Gislebertus cornes Brioniae, tutor Willclmi n. Normanniae ducis, 
cognomcnto Crispinus. Letzteres eben nach Wilh. v. Jum, 269 D, 
Die Ghroniken erwahnen den Namen nicM, ux)hl aber Ben, 32189 ff, — 
3377, S, zu II, 1680, 

3383—3414, WOh, v. Jum, VU, 6 (270 A), Ben, 32318—32425, 
erste Chron. 45, dritte 59. — 3383, Turstenus cognomento Gaz, Aus- 
fridi Dani filius, qui tune praeses Oximensis erat Wtlh, v, Jum., En 
' Oismeis aveit un vesconte, Qui Tosteins esteit apelez Ben, 32319 — 20, 
Tostains li Gois, quens de Wismois erste Chron, Die dritte Chronik 
ist an dieser SteUe sehr verderbt: Constans d'Englos (Var, Tostains 
de Glos), li cuens des Goustentinois. Ord. VitcUis II, 60, 105 erwàhnt 
diesen Turstin ais Voter Richards, Vicegrafen von Avranches. — 
3413—14. Schon Le Prévost und Kôrting (57) weisen darauf kin, 
dass dos Gestàndnis, dos Wace hier macht, mit Becht Wunder nehmen 
muss, da WHh. v, Jum. ausdrûeklich sagt und zwar in demsdben 
Cap.: Post haec Richardus Turstini filius optime duci servivit et sic 
patrem suum duci reconciliavit et ipse multo majora quam pater 
perdiderat adquisivit. Diesélbe Nachlàssigkeit begéht Ben. (32422—5): 
Deseritez de Normendie Fu si Tosteins par sa folie; Ne truis ne 
granment n'ai que faire, S'il unques puis i out repaire. 8. MicheU 
zu dieser SteUe. Die Chroniken aber sind W. v. J, gefolgt. 

3415—3576, Wilh. v, Jum, VU, 7 (270 B), Ben. 32426—32623, 
erste Chron, 45—46, dritte Chron, 59—60, Wilhélm von Poitiers 
(Gesta Guilleîmi duds Normannorum et régis Anglorum, bei Duehesne 
184 B — 186 A), Ord. VitaJis I, 184, lU, 42, 232—33. — 3415—21. 
S. toeiter oben 1858 ff, — Die Empôrung WHheîms von Arques fond, 

ï) Vgl, auch die geneal. TahéUe bei Duehesne 1096. Getrennt 
von dieser Familie ist die der Grafen von MonSfort-VAmaury (Arr. 
BambouiUet). S, ebd. 1092, 



'r- *• if"»-, Ben. und dcn 
Ingoram II a^„, ^ "°'' 

"^y^^sco.,srfs%eZ£s 



• - 681 — 

hdm vertnutKlieh ûber Troam nach Pùnt-VEvêque, von Mer naehPoHt' 
Audemer, Um von Pùnt-Audemer nach Caudébec zu gekingen, musate er 
die Seine ûberschreiten (dies geschieht heutztttage hei GhuerhaviUé); Baons- ^ 
le-CornUy das Wace anfiihrt, ist ein kîeiner Ort ganz ndhe nordosUich 
bei Yvetot. Der Weg von hier nach Arques ging toohl Ober Bacque- 
viUe. — 3576. WUh, v, Jum. und die Chroniken herichten dies nicht, 
aondern erzahlen, dosa Wilhelm von Arques nadh der Uébergàbe des 
Schlosses mit seiner Frau, der Schwester Guidons von Ponthieu, zum 
Grafen Eustach von Boulogne sich hépeben und hier bis an sein Ende 
gdebt habe. Ben. sagt {32615 — 6): De trestote la terre fors Fu puis 
Gnillaumes ciBsilliez. 

3577 — 3600. Der Inhalt dièses Abschnittes findet sich nur bei 
Wace (vgl. Karting 55). Die Persônliehkeit, deren Mntritt ins 
Kloster Cérisy Wace berichtet, haben wir als einen der beiden Heer- 
fuhrer des Herzogs Bobert I. in dem Kampfe mit den Bretonen (2618) 
kennen gelernt. In Betreff der Schefikungen, von denen 3593 — 8 die 
Bede ist^ vertoeist Le Prévost auf das Monasticon anglic. 960 — 61; 
riglisc dcsouz Roen, von welcher die Hdschr. D spricht, soU die Kirche 
von Surrain (nordwesUich von BayeuXf nieht weit von Trevières) sein, 
AUein die drei Verse, die nur D bietet, sind verdachtig, weU der 
Beim zu Rocn fehlt. Auf der andem Seite bleti)t freUich die Môglich- 
keit nicht au;*geschlossen, dass der dritte Vers Donc a grant prou et 
grant gaain ein Zusatz des Schreibers istj und die Bichtigkeit der An- 
gobe Le PrevosVs vorausgesetzt, der noch hinzufûgt, dass Surrain attf 
alten Karten ods Surhannum oder Surannom erscheine^ kônnte gelesen 
werden: £ de Piglise de Surrain La tierce part qu'a en sa main. — 
In dem 3593 genannten Orte erbîieken die ersten Herausgeber Louvières 
(nordwcstlich von Surrain gcîegen, nicht weit von der Meereskûste)^ 
was mit den Lesarten der Hdschr. sehr wenig in Einklang zu bringen 
icdre *). — Saint Lorenz (3596) vidleicht = Saint-Laurent-sur-mer bei 
dem ében erwàhnten Louvières; Taisie (3597) = Tessy, Arr. 8. Lô, 
sùdwestlich von Torigni, an der Vire^). 

3601—4242. Wiïh. v. Jum. VII, 17 (2750), Ben. 32624^33917, 



ï) Genau zu dem was A bietet wûrde der Form nach Louvres 
(Dép, Seitie et Oise, Arr. Pontoise) stimmen, kommt jedoch wegen der 
Lage kaum in Betracht; die Lesart von D weist auf Lieurey (Arr. 
Pont-Audemer) oder Lieury (bei S. Pierre-sur-Dive) hin. 

2) Auch bei Trevières liegt ein kleiner Ort Tessy. 



— 682 — • 

erste Chron, 49 ^), Bohert t?. Torigni J, 44, II, 220, 232, WUk. r. 
Poitiers (Duchesne 179 C— 180 B), Ord, Vitàlis J, 180—82, II, 373, 
JII, 159, 230—32, 342, IV, 335, V, 157, DelisU, Histoire du château 
et des sires de Saint-Sauveur-k- Vicomte, p. 4 — 18, wo eine Uéber- 
seteung des Berichtes von Wace (3601—4188) gegében ist, — 360à. 
Da die Schlacht txm Vcd des Dunes 1047 stattfand und Bohert I, 
1035 starh, so i^t Wac^s Angabe duze anz richtig. Diesdbe maeht 
Ben, 32655, — 3605—6. S. 3635—7, — 3611—4, Vgl. weiter oben 
1842—6, — 3634. Si fist cum Sv\ qui mal espleite, Qui le tôt pert 
quant tôt coveite Ben, 32736 — 7. — 3635 — 7. Secum itaque in pessimas 
conspirationes univit Nigellum, praesidem Constantini pagi, Ranul- 
phum Bajocensem vicecomitem et Haimonem agnomine Dentatum et 
alios potentes Wilh, v, Poitiers {179 C). Dièse drei Versehworenen 
nennt auch Ord, Vitalis III, 231; Wilh, v, Jum. aber nur Néeî; dagl, 
die erste Chronik, Wm GrimcUd von Plessis (3637) anlangt, do 
spricht von ihm ausser Wace nur Ben. 32743 ff. '} und toie Michel 
d)d, anmerkt, die zumTheil hei Bouquet 't. XI abgedruckte prosaisehe 
Chronique de Normandie (332 A), — Néel II, von Saint-Satt^oeuTy 
Vicegraf vom Cotentin, war der Sohn von Néel I, Vgl. zu 1090 und 
dos dort angefuhrte Werk p. 3. — Banulf, Vicegraf vom Bessin, 
heisst 3795 Ranulf von Briquessard •). S. ûber ihn und seine Noéh- 
Jcommen TaUor 9. — 3668, 4224, Der Name des Narren lautet hei Ben. 
(3279S) wie hei Wace. Le Prévost hemerkt, dass er hei Wilh. v, Jum, 
Gallet heisse; welche SteUe er aber hierbei im Sinne hat, haben wir 
ébensowenig toie Michel in Erfahrung hringen kônnen, — 3692, S. 
3546, 3763. — 3693, Saint'Clément-leS'Vés auf der andem Seite des 



1) Der Verfasser der andern Chronik hat diesen Ahschnitt der 
norm. Geschichte uberschlagen, dsgl. die folgenden Capitd von WHh, 
V, Jum,, den er sonst eiemlich genau reproducirt, und springt von 
VII, 9 gleich zu VII, 21 ûber, 

2) Vermuthlich auf Grund des Berichtes von Wace, welchen er 
auch im Folgenden, wie bereits S. 678 A. erwàhnt worden, benuizt hat. 
Der Name des kleinen Ortes Pîessis-Grimoult, siidwestlich von Thury- 
Harcourt, bewahrt die Erinnerung an den ehemaligen Besitzer, Vgl. 
auch Taihr 11. 

3) Bricasard Ord. Vitalis IV, 346, Brichesart Bohert v, Torigni 
I, 226 A. 1., hei Livry nordôstlich von Torigni. S. Le Prévost zu 
Ord. Vit. in, 359, 



Flustes, nôrSieh von I»igmf. — 3701. Jlte (aueh Rye tutd St/ea gea^.) 
liegt «ordôgtlich von Bayettx. Uebtr die Naehkommeit Hubtrta ». Totlor 
13. — Benoit, der die Begegnwtg Wilhe^tna mit Hubert seKr amfOhr- 
liA und mit geschteâtziger Breite ergâhit, namt den Ort gar nt'eU. — 
3704. mate „aufgev)Drfene Ar^he mit feslem ScWom" '). Vgl. 9930. — 
3728. Al gTie passèrent Foupendant Ben. 33021. „0n (row« encore', 
tagt Le Prévost im Supplémetit aux notée historiquee sur h Bontan 
de Bou p. 9, „sur la carte de Caasini, un lieu nommé Foupendant, 
aux environs dea Moutiera; mais il est dana la ^ine, près d'un 
vallon aec, et n'a pu par eonséguent être paasé à gué, comme h dit 
notre auteur." TaUor in seiner Uebersetaung von Wac^a Ereâhlung 
bemerkt p. 289: „The position of Folpendant ia shoum on aneient 
maps, north of Harcourt. It ia certainlif a little rtmoved from Ote 
r«w, the Orne; hut Wac^s pbraae doea not neceaaarilj/ imply immédiate 
contact, ffe probahltf meant that they croaaed the river about, or near, 
or oppoaile Folpendant." Einen Ort Foupendant veraeichnen aueh 
neutre auafUhrliche Karttn und ttoar in gleieher Weiae in der Vm- 
gegend von Les Moutiere und Thury-Harcourt, den beiden Oertem, in 
deren Nahe Le Prévost und Tailor ikn auf Sltem Kaften gefunden 
haben, nordûsllich von dem itUetat genannten Fleeien, reehts von der 
Landatraase, die am rechteit Ufer der Orne von hier ùber Les Moutiers 
naeh Caen fuhrt; am Saume des Waldes von Oinglaia. Weym Tailor'a 
Ansicht die richtige ift, so kônnte geleaen werden: Folpendant ont 
passe al (au haben auch CD, al Ben.; a. vorher) gne, d. h. sie paatirttn 
FOKpendant bei der Furt. — 3729. A Falcise vindrent tnit lie Ben. 
33023'). ~ 3773—6. Les traitora escarainient E Bor tote rien les 
(I. vieOeicht d'els) maadient GrimoDt le fel, le reaeie, Qui tôt c'a 
fait et porchaoie Ben. 33098—33101. — 3787—3802. Vgl. Wilh. 

1) BiM, E. W.* 218. 

2) „GuiUaume suivit dam sa fuite la route du grand Vey, qui 
n'a été abandonnée que aoua Louis XIV., et gui passait par Monte- 
bourg, ÉmondevUle. Turquevitte, la cHauaaée d'AudoimiBe et Sainte- 
Marie-du-Mont, où l'on entrait dan» Peau près de BrucheviUe pour 
gagner Saint'Clèinent; de là à Bye, puis de Bye à Falaise, il prit 
des chemina de traverae. H y a bien, dana Ua environa de cette 
dernière ville, une chaussée qui porte le nom de chemin du duc 
Ouillawite; maia c'eat une voie romaine, et le due, au lieu de la euivre, 
aura eu grand soin de Fivittr pour ne pas être rmeontré par lu 
rràeUes." Le Prévost, Suppl. etc. p. 9. 



.x-i«o„, „„a die Mmnce*) 

l^J^nd BeOefigrevOle [=. 
^J!^ S. Le iW . 

<»• J^ Prévost ebd. — .m.,- , 

Kî-._ 1 ^ Muance ol 

foys hotte aho sein bisheric 

39Sl-.eo n ■ c ^<»*Ptbesit. 

1} •^♦•Argences;»a<B«. ?» 



39S8. Der ScNaehtruf Sdint-Seew (von der Ahtà SaintSner, einige 
Meilen wetâiéh voit Virt^ kann nichl mit dem hier genannten Banulf, 
aondem «r^ mit eittem spàlem Eanulf von Briguettard in Baiduing 
gebracht werdm, einem Neffen des bekattnten Httgo von Avranehea 
tmd ditrch dit Erobervng Englands Grafen von Chester, des Orùndtra 
von S. Sever, dessen SeaUithûmer Jener erbtt. S. Ord. Vit. lY, 433. — 
3960. Haimo war Sert von Torigni (g. 4043); Saint-Amand ût n'n nalu 
dabâ nordostlich gdegenes Dorf. — 3967—8. Vgl. Ben. 33554—5. — 
3975— e. Jaate n'i b ne joste faite, Mais qui la a s'espee traite 8» 
li (wvient qu'il ne bet mie, Mais chapls et bot, fiere e ooie Ben. 
33568—71. — 4003—6. At^tdich Ben. 33609—13. — 4041-4. Die 
drei Oerter Torigni, Eweey {ludtoestlich bei Câen) wtd CreutUy netmt 
ebenso Ben. (3.i638~4ï) i^ BeêitztMmer Haitno's: KarHaini asDenf, 
ce ani Hbbdz, Forz home e riches e puissanz, Qai ert Croili e Eurece, 
E qui Birc ert de Tori^e. S. vieiter unUn 11135—8 und Taîlor 34. 
Vas NShere itàer Haimo, mit seine Beitattung, hat Bai. iAer- 
gangen. " 4059. Entmeder ist Esquai gant nahe bei Evrtcy gemeint 
oder Esquay an der SeuXU, ewiachen Bayeax undCreuiliy. — 4061 — 6. 
Le Prevoat fùhrt zu diesen Zeilen naehfolgende SteBe aus Wilh. von 
Miàmeibury Çiib. III) an: Haimo in acie caesiu, cojdb insignia vio- 
lentia laudatur, quod ipsum regem eqno dejeccrat, qaare a con- 
currcDtibus stipatoribua intercmptua pro fortitudini* miracolo regia 
jusBu egregie tumulatur. ^ 4075-~-93. Was in diesen Zeilen beriehtet 
und bei Ben. 33660—74 reprodueirt ist, echeint Waee tur Verherr- 
lichung des jungen Hereogs eingeflochten tu haben. — 4147 ff. Vgl. 
8877 ff. — 4163. Allemagne, sOdlieh bei Caen; Fontenei tnoM nûAt 
das toeiler entfemte Fontenaif-le-Marmion, sondem S.- André de 
Fontenag. — 4169 — 73. Absorbnit non pancos fluvius Ohia eqnilei 
cum equiB WiBi. v. Poitieri (180 A). Vgl. With. v. Jum. (375 D 
—376 A). Ben. [33750—57) sagt: A l'entrer del saillir es uudes 
Des rives hautes e parfondes Fn li damage e li tArmenz E li estrangea 
nciemcnz, Si qu'a Chaatn de la merveille En virent genz l'eva ver- 
meille, E tanz furent cil qui ncierent Que li molîn eu eetancherent. 
Was Borbeillon (4171) afdangt, ao ist es màgUeher Weise gar Iwtn 
Eigenname, sondem = nettft: bourbillon, von bourbe Sefdamm. — 
4185—8. Dass Niel sich nach der Bretagne begab, ereàhU auehBen. 
33878—83; Wilh. v. Poitiers (180 B) ttw, dass et wrftann* icitnfc. 
8. daa HShere hierOber in der Histoire du château de S. Samieur 
p. 18 ff. Schon vor 1054 kehrte er in seine Beaitithamer turHek uni 
slatit im Jahre 1092. Ebd. p. 34. — 4190 ff. Véber Briome vgl. 



-'"'" """> nez doLingev 

Bichtigkeit der Lemrt u> 

Lmgevres (nalie bei Tilly 

geht am dem was die hei 

^chiigi^tjedochWace'sj 

^''f fiie Spur helfen kOfinU 

w» Torigni I, 295; meJm 

Serausgeber in eifier An. 

Lmgôwre. - 4035 ff. S. û 

^ GiUer Grimaids die ai 

Zu 4241^42 ist zu berner. 

^^s, d, h, im Jahre m 

i^onnte aie aiich nicht mit 

Le Prévost Nach Ben. fa 

*««*P< mc/i* smt, sofidem 

€U8 Eigenthum sugewiesen ( 

4243^4511, Wim, V. 

mte Chron. 49, Wilh. v. E 

f; m, Ord, Vitalis IL ; 

yf>^ mco Nerra\ Graf vo 
?" ^. Vit, Il 72) setzt . 
Mm tns Jahr 1054. — 424 
die GewaU Gottfried Martell 
^^^^-S0)inGerangemc1mft. 



Benog atifftAre» lieft, teShrend Benoit {3441S) loieder mit Waee 
Ûbereinstimmt. — 4313—6. Weder Miheudin noeh Pointel, ute in 
der aJt«n Auêgahe angemtrkt wird, Icmmin hier ois twn Oerter gc- 
wuint sein, tctlehe der Htreoff avf teinem Wege von Domfront nach 
Mençon passirl, da «r, «m nach dtr letztrm Stadt m gelangen, schieer- 
Jith erêt bit faal naeh Argentan geritttn tein wird. Es leidet vièt- 
«whr keinen Zweifel, da»» der 4313 genannte Ort Mihoudin bei Couteme 
ùt, ûber wekhen noch heatealage der directe Weg wm Domfront nach 
JJençon fûhrt. Wat 4315 anbttriffl, to sehetnt (» auf Gtund tiner 
VtrgUichung der vereehiedenen Laarten nidu fu gaimgt l'n dem eretem 
Orttnamen Couptrain ai vermtttben. Die Loge von Saint-Satn»on 
iat von De Frevoit riehtig angegehen: es liegt nôrdlieh wn Pré-en- 
Pail. — 4331 ff. Dit hier mitgelheiUe Ereâhtung von dem Slrtiehe, 
der dem Herzog gespielt wttrde, tmd der fur seine Vrheber so eehlimme 
Folgen hatte, /indet sich ihrem Kern nach bet W. e. Jum. Ben. hat 
mil einem getoissea Behagm die Sehimpfreden, die bei Waee nur eteei 
Zeiten (4337 — 8) auamachen, nieht Mngeaébidkt alao eneeitert: Dan 
peletier, dan peleticri Save;; vos rien de cest mestier? Toatre aîol 
Bobert ()■ Fobert) de Falciae Soleit mult bien bràcier cerveise. Qeulil 
home estes b. eatros, S'est bien que l'om se rende a. vos ; Mais ainoeû, 
■es (1. s'en] Toz ne remaint, Jeteront msiint doleros plaint Li voitre es 
doves des fossez, Ou mult en aura d'enverscz (34503-—13). Dieortte 
Chron. ertâhlt: Puis ak a Alencon et trouva outre l'eve .1. fort maison 
de gent qui le dedaîgniercnt moult et l'apelerent peletier et bâtirent 
piax d'aigniaus en son despit'). — 4411—6. Von diesen drei Edd- 
haten nennt Wilh. v. Poitiers {182 D) sourie ein sich avf die 
Abtei Lire besiehendes Document {Bobert v. Torigni II, 150— 53) 
nur die beiden ersten. Dm dritlen fùltrt taie Waee aueh Ben.{34640) 
an'). — WîOulm, Osberns Sohn, vjar vdterlieherseils ein Enkel des 
Herfast, Bradera der Herzogin Gunnor und mûtterlieheraeitê ein Enkd 
Radulfs, Grafen von Iwy (739). Nach der Eroberun^ Engïands er- 



1) Nach Wilh. v. Jum.: Pelles cnim et renones ad injuriam 
ducia verberavcrant ipsumquc iiolliuiarium despective vocitaverant, 
co quod parentfïs matris cjus puUieiarii cxtïtcrant. Wenn Ben. aher 
(34497—3451)0) aagt: La pel li crient (tant l'unt vil), La croie e l'agnille 
e le fil. Ne Bai cornent furent si os. Lor reins en bâtent e lor dos, 
so hat er im letzten Verse offenbar reno mil ren vericedtaelt. 

2) Ein GuiUehnus filius Tierrî rrseheint bei Rob. v. Tor. Il, 
303, dsgl. ein Guillclmus Theodorici filius bei Ord. Vit. TV, 343. 



TOT. Il, WS, Urd. Vit. t 
Tailor 95 und besomîers 
von Mont gommer i^), Sohn 
der Gunnor heiratlicte ^), te 
der Tochter von WilheJm Ta 
und fiach der Eràberung Gr^ 
und starb 1094^). Wace 
und 8737 als einen der Ha 
Vit. {II, 178) bericlUet, dosa 
nahm, aondern in der Norm 
hUeb. Vgl. Michel zu Ben. 
8ich enoeitert hei Ben. 34t 
(= Toroignaz; vgl, S. 534) 
Tourangeaux heissen. Filr I 
Peitevins»), — 4445—64. Pr; 
habiturus, quale scutum, quai 
rcspondent instituto eum itiner 
quem vadit afforc. K(iuum ^ 
tum et arma WUh. v. Poitit 
den Berieht ausschmiickt, tcet 

1) Sûdwestlich von Pon 

2) Zwisclven Livarot (2 
de Montgommeri wid S. Germ> 
ewei in der V/?^- '-' 



und von einan wrgoldetm SehOde redet (éUSi- Bei Ben. ut âat Pferd ') 
nwt aehon blanc cnme flor, forz e igucan*, dtr SehUd od leanceftiu 
D'or, au asor faiz e assis (34710—3). — 4482. Oottfried von Mayenne 
itt hier gemeint, der 5096 li plus forz hoem del Maine getiannt wird- 
Ygl Ben. 34751 ff.*). 

4512—34. Wïlh. e. Jim. Vil, 21 {277 B), Ben. 3^87—35056, 
ersle Chron. 49—50, drille 61, Bobert von Torigni I, 34, 57, 64—66, 
II, 223, Ord. ntalii II, 93—93, 188—89, 291, 303, 391—3, III, 
169, 194. — 4514-6. Malkilde uor die Toehler Batduina V. von 
Flandem, die Enkelin Kônig Robert» von Frantreieh, die Toehter 
aeintf Toehter (die Adetaide hieae) von der Conglante. Btn. 350O5—6 
nermt MaihUde Nièce Robert le rei de France £ nieoe as mère Co- 
Btance. Lettteres iit sehr verderbt und vieBeicht tu bessem: E nièce 
ensement de Coatance. — 4535 — 34. Es brau^t taum betnerkt nt 
teerden, dass Wace in Aufzâhbmg der Kinder WiJhelmi vnd der 
MathOde aehr lûckenhaft tel. Sie hatten vierSôhne und fûnf Toehter: 
Bobert, Bichard, WHhelm undHeinrieh, Agathe, Adekude, Conttanie, 
Adèle undCàcHie. Vgl Ord.Vit. II, 188-89, UI, 159. WHh. v. Jttm. 
ipricht von vier Sôhnen uttd viet Tôehtern, giebt dber ttttr die Nanun 
der Sôhtte an; Eobert c. Torigni (/, 34) nentit vier Sôhne und vier 
Tôchter mit Namen (et fetdt Agathe); Ben. 35040 ff. macht dies^ben 
fûnf Kinder namhaft wie Wace, doeh beiiet die ipàtere AAtiaei» nt 
Caen beiihm Aeliz. V. 5700 und 5721 eradhntWaee die ToehterWO- 
helms, die Harold heirathen eoJUe und nennt «te f^ehlieh £le, 
«àhrend sie Agathe hieia. Vgl. Ord. VU. II, 391—93. 

J) chastel 34710 ùt ein Sehreibféhier fur cheval. 

3) Die Kntstellung 4482 in der àtten Ausgabe (9606) iet eu- 
nâchst auf Ntchtbeaehlung des Queratriehs ûber uit, viie sie in B und D 
{nieht in A) vorUegt, turûektufûhren. Darauf trot eine Verveehshmg 
SKinehen Gottfried von Mayenne und Gottfried MarteU ein und cil 
oder cils tûurde in cels verdndert, so daes aus „Ab Gottfried kam, der 
von Mayenne" nun geieorden war „AU Gottfried (Mart^ «oA dit von 
Mayenne". Hiermit uof aber der in aRcn Hdtehr. gleieh laulende 
Vers 4485 (9609) A Giffroi Martel dist itant nicht in Einklang tu 
bringen: ein Monoîog Gottfriedn mit der Anrede Sire an sieh selber 
halte sein Eedenkliches. Durehaus vnverfânglieh mttsste es jedoeh er- 
scheinen, iwnn mon die Worte 4486—90 von einem Bitter reden Uese 
und den Text aleo ge>t<dtete: Dn chevalier li dist itanti Sire, vus 



'^. x/ïc utrunaung de 

Wace ausfilhrlicher weiter 

Malgers wurde im Jahrt 

sprodien; Erzbiachof Mau 

wV nur bei Wace (vgl K 

8t€d€lung nach der ImelJe 

gang kurz berichtet (3511, 

Malgera lautet in A Guisli 

sOieint, nach dem Eau gea 

338 C), ans der Michel zu 

miUheiU, Gille. - 4590. L 

Malgers Michiel de BayeuL 

II, 367. - Den Umgang d 

OeisU (4591-4600) und seii 

Chronik ebenfaUs fast ganz 

tefinen, sehen. — 4607, W 

*ann kaum identisch sein mii 

erwàhnt wird, da der Hafen, 

Cotentin liegen soU, In der 

ment il estoit une fois en u 

Constantin, si va dire au ma 

de nous sera aujourdhuy noi 

4637-^477;;^. WilK v. 
Ben. 33918-34233, erste a» 
(178 B), Emmae Anahmm r 



Aethtlreâs nach Engiavd unâ ûen Verrai Oodama teenigeteni vor 
âer SiMafiht von Val des Duna {vgl. Kiirting S7), dsgl. die erste 
Citron; Benoit vor dan Kriege des Herzogs WHhelm mit Oottfried 
Martell, ao dose die Anordnung des Stoffes, chronohgisch betraehtet, 
bei Waee die achlechteste ist. — 4G40—46. Vgl. 1379—1392. — ««. 
Was die Abstammung Haroidê, tfcr den Beinamen Hasettfugs hatte, 
mlangt, s. Michel z« Ben. 33936, Bahlmann a. a. 0. 113. — 4657 
—60. Dieger Zug Eduardê fand 1036 statt. Barflevr nennt auaser 
Waee noch Ben (33953) ali Einsehiffungsort, Soulitampton (4659) 
wtaehen awh Wilh. v. Jum., Wilh. p. Poitiers und Ben. (33953) al» 
AussehiffungsoTt namh^; die Angabe von 40 Schiffen (4668) findet 
sieh in gleicher Weise bei den drei suletet genannten Chronitlm. — 
4665—6. Nam Heraldum Angli deserere nolebant, vel quod est credi- 
bilius non andebant ïTOA, v. Poiliere (1780). — 4683—85. Interea 
frater ejus Alvredua militee non parvi nnmcri asïampBtt portnmque 
Wisanti petiit et bac transfrctans Dorobemiam venit Wilh. v. Jum. 
(271 B). Vgl. WiVi. t>. Poitiars a. a. 0. A Dovre passa da Wiscant 
Ben. 34005; Auvrcz, ces frères, passa o grant gent de Wissant') a 
Douvre erste Chron. 46. — 4689—90. S. 6597 ff. — 4691. Ausser 
die»en drei Sôhnen Qodvnna nennt Waee 7079 und 7857 noch einm 
vierten (Lewine). Ord. Vitalis II, 152 ma£ht sieben nanihafl. Det 
dort WlnoduB, 6ei WHh. v. Jum. VIT, 31 (285 C) Wlnotns, bei Ben. 
36642 VuHnotb, in der ersten Chron. 52 Huinolt genannte Sdfm ist 
derselbe, der votn Voter an Eduard als Geisél ùberliefert and km 
diesem dem Ueriog Wilheîm anvertraut wurde (5461). — 4719 — 32. 
Capti Bunt igitur Normanni et ligati qui Tenerant cum AIvrcdo, et 
cutn ordine sedcrent. novem sempcr excapitati snnt et décimas re- 
manait apud Geldeforte. Cum antem omnes interfecti esaent nisi 
décima para, niniium vianro est Anglis tôt snperesse, feceruntqno 
decimam deoimari, tt sic pauoissinai evaserunt Bobert von Torignil, 
41—43. Vgl Ben. .34072—87, der aber von einer doppelten Dect- 
maUon nichl Tedet. — 4733, 4752. Harold starb am 17. Màrt 1039, 
Harthaknuâ am 8. Juni 1042. Vgl. DaMmann I, 117. Le Prêtait und 
Taitor (35) geben den 10 Juli aïs Todeslag des Leteteren an. — 4762, 
560S. Der Name der Frau Eduards ist in sâmmtUchen vier Hdaehr. 

i) Mon lindet auch Witsant, c. B. Leben des h. Thomu £L 
58a, 65^. Der imischen Boulogne und Calais e. Marquise gelegene 
Hafen Wissant Kar im Mittelalter einer der berOhmttsten und wird 
u. a. sdion im Bolandsliede éd. MWer 1429 enoOml. 




— m2 — 

entstélU Ûberliefert worden; in àen Chrotàken ntdtt nùgar lie btm, 
Ydain. Bah. v. Tor. I, 43 kat Ediava '). Auffathndtr HW* Arûat 
die Kënigin bei Ben. (3*171) Uonnillo. — i7ii4~-€8. V^ hiermit 
WiOi. B.Jum. {2710). Vitii Haroliii {Chromjiut anglo-nûr mandai p.p. 
Michel, II, 153), Ben. 34177—85, Mteie di» ChronUcen i7 htw. 60, 
4773^5014. With.e.Jum. VU,S4 {SUl B), Ben. 35177— 356Si, 
erêU Chron. 51, dritte (13'), WilMm v. Poitiirs (186 B—ia: " 
Bùbert V. ToTigni I, 4l>—48. Il, S30, 333, Ord. VUali* I. 184. 
II, 73, m, 160, 23:S-39, V, 157. — 4780. Wa» dai Wort bigût' 
aitlangt, so weist Biei K W.' 534, difr lUn vorliegende SteBt attfiArtt 
darauf hin, dosa es hd Wace nur eûi Spitsnamt nei uni am 
fachsten durch die Annahme frkldrt totrdt, dit NomuumeH hôUam 
êieh der SchtDUTfoi-mel Lî gol (altfr. porDcu) hâufig btditnt und ag 
darnaeb benrmnt icorden 'i. Bigot endtebtt uuch al* Namt {SS7I). — 
dr&aQhicr (voa drasche, neufr. drëche) wohl MalOMer, leit âdum tu 
der erstfn Ausgabe angegebcn wird. — 4787 ff. Der Sriegutuff Seit^ 
riehs I. nach der Normandie fand lOSf statt. VgL Wiih. r. Jum. (38t />>, 
Ord. Vit. I, 184, Ben. 35551. Die' im Arihang lu Bob. v. IMgni 
verotfentlichten Antwlfft des Mont-Saint-Michel seltm die SeMacht bit 
Mortemtr zMTst [H, 330) im JtAr 1054, itaehh^ aber (333) imt 
Jahr 1053. — 4804. Jenseits der 3tine, d. h. ook Bayeux 
reehnet, vm Wace vcrmutltlich geinen Sericht abfoisU'). 



60. 

=1 



lOUJu^H 



der nom. Heeresabtheibtngen Boger von Mortemar hâtte gtnannl 
iDfrdtn mûggen. Dicter vsvrd ton Ord. Vit. {III, 236) sogar aHein 
neAen dem Grafen Sobert von Eu erwâhnt. Noeh anâerg WtVt. e. 
Poitiers {187 S), dur aU filnften Hugo con Montfort nennt. — 4835. 
Wtdter Gijfard, Berr von LonguevUle (Ârr. Dieppe), mot der Sohn 
Oabertis von Bolbee und Avetinens, einer Sehaeeter der Heriogin 
Gunnor '). S. «witer aiUen gu 7635. — 4838—9. UAer Hugo von 
Gottrnay ». su 8479 wid <Xber die Familie Crispin DeJiak tu Eobert 
V. Torigni I, 386. — 4847. Vgl. S. 637 zu II, 2386. — 4849. Anutatt 
dtÊ hier genannten Kdtïmanneg maehl Ben. [35398) Wilhelm, Odierng 
iSiAn, ala beim Herjiog leeilend namhafl. — 4890. gahû (von gfab) 
sehtint eine von Wate gtbildete Jbmt zn sein. — 4900—33. Vgl. Ben. 
.35380—35416, der hier und aveh aonst in diaem Absdmitle Tfoce 
an maneben SteBen benulet hat. — 4927. Von diesem Watram, eitiem 
Brader Guido's I. von PonthitH, reden nur Waee und Ben. 3S439, 
354r,8, 35514. Wahrscheinlieh Beide, gieher LeUslerer, hahtn hier ei'n 
Versehen begatigen. BenoH's Zeikn (35426—33): Guion, le conte de 
Pontif, I prititrcDt, s'ont ainz honte aasez Que al hemeis fuet deflancez. 
Galeran Bon frère dcrrer. Qui mult par ert buen chcvalcr, Li aveient 
le jor occib; Por teu g'esteit mult entremis De Ini vongier de son 
pocir etc. sind nâmlieh ojfenbar eine eneeilerte Beproduetion dfssen 
aoi Wïlh. V. Poitiers ertiiMt: Guido Pontivi cornes ad vindicandnio 
fratrem Ingelrannum nimis avidng captua est. El handdt sieh eben 
um Ingoram von RintMeu, der im Kampfe tor Arques getiidtet Korden 
tear (3513—13). — 4945—6. Novcie qai tost volo et cort Charrette 
4140. Vgl. ebi. 4438. — 4954-66. Nach Wïlh. v. Jum. {3810) und 
Ord. Vil. {III, 238—39) war der Ahgemndte des Herzogi Badulf von 
Ibnty, der Sohn Eogers von Toeny {a. 147S). Vgl. Ben. 35478 ff., der 
naeh Wilh. v. Jum. gearbeitet hat. Wace atiiamt dagegen mit Wilh. 
V. Poitiers darin iAerein, das» er taie diaer den Namen des Abge- 
tandten verschweigt wid denselben eeine nâchtliche Botschaft von einem 
Baume herab ausfiehten lâsst. ~~ 4960. Le Prévost fàhrt in der ereten 
Ausgahe sowie eu Ortl. Vit. III, 238 folgentle auf die Sehlaeht von 
3lortemer betiigli^ von unbekanntem Verfasser herriûtrende Verse an: 

Réveil lez- vous et vous levez, 

François, qui trop dormi avez; 

Allez bientôt voir vos amys, 

Que les Normans ont i mort mys, 

ï) Vgl Wtlh. V. Jum. VIII, 37 (312 A). 



_ ^', mit dtm B 



Il, 300, m, 360 und die Attmerkungtn dee Beraasgtbtr». S. auch 
wâter untai 8452. — 5067 ff. Der Kriegsettg Wilhelma nach Maine 
fand 1063 statt und zaar nadi der SchlacU an der Divt. wtléhe Wace 
im folgenden Abachnitt [5135— 5316) erziïMt, Die»dbe irrthûmliehe 
Rnhenfoige 6« Wilh. v. Jim. und Ben. Vgl. dagtgtn Wilh. v. Poitiers 
tmd KôHinga S. 659 A. 1 angcfalwrte Schrift p. 27—29. — S070. 
HtrbfTt IL'), Sohn Eugo'i IL, Gr^ von Maine, von 1051—63. — 
Wie Wilh. p. Poitiers btrichtet, loUU Htrbert IL, um den ErbacluifU- 
vertrag mit dem norm. Harscherhauee tu befestigen, eine Tochter Ser- 
KOg WOhelnu heirathen, itarh jedoch, ievor die Prinieaein ing ntatin- 
bare Alter gelreten loar. Vgl Ben. 35672 (f. Ebenao wurâe die ge- 
pl<tn(f Vermahlung der Schioester Herbert» IL, Mar'gartthe, mit WH- 
Mnu erntgeborenem Sohne Bobert d«rch den frûhen Tod der jungen 
Grâfin vereitelt. S. leeiter unten 9735 ff. — S095. Bereits Le Prevogt 
toeiil darauf hin, dasg Wace hier Walter von Mantet mit Ootlfried 
von Mai/enne vervieefuelt hat *). Um uns die Entstehung éUeses Irr- 
thwns su grUâren, brauehen wir niir den Berieht mtseru Chronisten 
mit dem WiUtehiu von Poitiers tu vergUiehen. Naehdem dieser [180 E) 
erzoMt, me Graf Herbert vor seinem Tode aetnen Untergebenen m 
eindringlichen Worten ans Hert gelegt, dos» sie sieh freiwiUig der 
Herrsdtaft Hertog Wilhelmê unleneerfen solUen, fdivrt er oIm fort: 
At homines malefidi Galtcrium Meduntinum comitem, cui Boror Ha- 
gonis') nupserat, recep«runt invasorcm deeertoree. /n Galteriui 
MedantinuB mocMe Waee um so eher Gaufredus Mcda&nen«is (i. e. 
Gottfried von Mayenne) wrr sieh tu haben glauben, als von dieaem, 
der sehon frùlter genannt Korden, gleieh darauf ausfùhrlieh die Bede 
ist, als von einem der hartnâckigsten Oegner des Normannenhcrtogs. 
Ben. hat das Versèhen von Waee noeh sehlimmer gemaeht: er nennt 
den Oegner des Herzogs i 357 13) Gauter de Maaine. Bei Ord. Ftt. 
heissi er Pontesiensium oomcB (/i, 103), Pontesii conicB {II, 259). 
Ef «Kir Gra^ «on Pontoise, CMumont wnd Mante». — 5119. Hier 
handelt es sieh in lier Thaï um Gottfried von Mayenne [von 10S9—09), 

1) Michel tu Ben. 35G51 vertoeehselt Herbert IL mit seinem 
Grossvater Herbert I. 

3) Ausserdem mûstte 5098 Herbert in Huon verbessert teerden. 
Eve aber, wie in drr ersten Ausgabe 5097 (10219) die Schwester heisst, 
ist auf ein ergôttUcfieK Mitverstândnis vieJMeht schon des Sehreibers 
von D gwrûduufiihren. 

3) Biota {a. iceiter oben tu 3235), die TaïUe Eerberts U. 



iltn wir echon 44S2 keanca gdernt habt». 8. itt Betreff der Betagerung 
und Einàitchtrung den fenten Mayenne {5127 (f.) WUh. v. Jum., Wdk. 
V. Poitiers (l'JO B), Ord. Vit. £1, 103. Der Bericht dei zwerft ce- 
muinten Int. Chronisten findet gich erweitert wKdergegdae» bei Ben, 
ni, p. 138—39. —■ 5V>G. seas bedêtUet hier, me aueh gonit hâufiff. 
Richtang. 

5135-5316. WiDi. v.Jum. VU, 38(283 B], Ben. 3BS29— 3601*. 
trait Chron. 51, WUh. v. Rnlier» {183 B), Ord. Vitalis U, 72. 
Bl6i. Vgl. weiter oben zu 10i7. — 5135. Vgl. U, 2881—2. Gararila 
=s VaravUk i»t tin kleiner (M nûriUich von Troarn, Art. Caen, 
der Divetie geUgen, einem UtAen Nebtnflûsschen der Dive. — 5188. 
Der Fluss, von Mchtm Waee hier rtdet, ist die Seuih, die hei Jurque» 
[Arr. Vire, nicht weit wcsflick von Aulnay) ent»pringt uni hei Oroyt 
{Arr. Bageux, nordostlich von CreuUy) ins Meer flirwt. — 5303. 
Vgl. II, 2681—2. Bavtnt liegt gant nahe tûdwratlùA bei itm 
dien gmannten VaraviUe. — 5131-5222. Der Zug des Kùnigs aoO 
also von Saint- Pierre-sur-Dive {5164) aus in nordwtatlicher Btck- 
tung nach Bayeux gekcn. Er macht jedoeh, ohne difse Stadt 6e- 
riihrt eu haben, an der Seulk Hait und kehrt nach Ctum SHrûtie, 
wo er die Orne uberschrtiM [5181—1)0) '). Von Caen totndet er «*ek 
«un in wirdostiicher Hichtung nach VaraviBi (fl/ÏJ). UnttrdfSMn 
hai sich aber der Herzog mit den Sàntn von Faiaise {ÔIHT} auê (woM 
liber Argtnees vnd Troarn] nach Bavent aufgemacht {5203). Zhmt 
geliiigt es dem Kànig, mit seiner Uauptmacht dai reehle Vfer d»f 



rilfl 1 
M 1 




- 687 - 

dots sieh OMch auf neutn Earteit eùtt Hôhe Bambomg fMet «md 
ttear bei Bnieourt, gûdôMich von VaraviOe, àher ouf dem rechten 
Vfer derDive, wàhrend Caborc ^ Cobowf am linken Uffr tu avchem 
iat, nahe der Mùndung ditsta Flusae». — 5310. Aueh Wilh. v. Foitiera 
(188 D) beriehtet, da»s Beinrieh I. von FrankreKh hald naek êsinem 
I«tet«n m\gliicklichtn Zuge naeh der Normandie stofh. Da der Tod 
des Eùtùgs im August 1060 erfolgte'}, so tàsst sieh, wie sehon Le 
Pmott anmeria, die Zeit des Kampfes an der Btre annâhemd 6e- 
stimmen. — 5314. Philipp I., Kônig von Fratikreidh wn 1060—1108, 
war beim Tode ««'nés Vaters ein Kind non sieben Jahren mtd hotte 
ab Vormund geinen Onkel Balduin V. von Flandem. 

5323— SS. rgl. 2779-83. — 5335—6. Vgl. 173—4. 

5339-63. Wm. V. Jam. VU, 36 (383 B), Ben. 35161-76, 
erste Chron. 50, drille Citron. 61, Wnh. v. Poitiers (194 B), Robert 
V. Torigni I, 67—68, II, 195-6, Ord. Vitalig II, 11, 136, 138, 163, 
305, V, 158. ~ Der Orûndung der beiden Abteien in Caen, Saint- 
Etienne und SaiiOe-TViniti, ist sehon 4555—8 iuri geâaeht tcorden. 
Beide Kirdten tnurden noch vor der Eroberung begonnen, àber nur 
die letttere gdangte bald iur Vollendtmg, w^trend die Eintoeihung 
der erstern nkht eher ois im Jàhre 1077 siatt^ndm tofiRtc. — 5360 
—63. S. iiber das Qrabmal der Kônigin MathUde. die atn 3. Nov. 
1083 atarb, Ord. Vit. III, 103 und die Anmerk. des Herausgebers. 

5363-5416. Vgl. tu diesem Abschnitte Le Prévost eu Ord. Vitalis 

II, 316. Auch Wifh. V. Poitiers leommt eitmal kurt auf dtn Oottea- 
fi-ieden eu iprechen (193 O'). 

5417—34. Von der in dieteM Abachmlte bericUeten Seise WH- 
hétms naeh England eriSMen œeder WiBt. v. Jum. (vgl KSrting SS), 
noeh aueh WHh. v. Poitiers und Ben. 

5435—78. — Zu 5461—73 vgl. WiJh. v. Foiliers (181 D), Ben, 

III, 84-85, der hier SpSteres voruieggenommen hat. Die beiden von 
Oodioin gesteUten Geisetn waren sein Sohn Wulfnolh und sein Enikel 
Hako. — 5475—8. Eine sehr interessanU Beihe Iat. Beriehte') und 

1) Die n&hern UmHànde desselben beriehtet w. a. WHh. v. Jtm. 
(383 C) und naeh ihm Ben. III, 146. femer Ord. Vitalis II, 79. 

S) Es braudU kaum bemerkt tu toerden, dass Waee tm Irr- 
thum ist, wenn er die Einrichtung desselben auf WShebn den Eroberer 
turuckfïArt. 

3) Die Ersàhlung bei Bobert v. Torigni I, 46 (om Beinrieh 
V. Huntingdon) itt'mmt tum grOssteu Thaï wA-tlich mit den fUtrftai 



-m ,n âhvUchfr 

•ï"*-' '"■ roi8 et liZ, 

'/. «e retint de J'aut, 
««', 81 dwt au roi . e; 

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noi/« n «• . •' P"** 

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"» cuens Hem». „ 

««««■^ die 18^"* f"-^ 



aveh Camdm 19i. — Von de» vm JficM suBommtngatâttm BexidOm 
mag ier dta Matth. v. WettminBter (p. 100) ait einea dur bemerkena- 
mertittiUn hier Plate finâen: Anno gratiae 1064, rex Anglomm Ead- 
wardua paschalem soleonitatem oelebravlt apud Wiaton. Rege igitur 
in hac aolennitate ad mensam aedeute, cnm pinoema ejaa cfpl^uiii 
Kigium vino ploDnm menaa tenua geatarct, pedem uanin ad domiu 
pavimentum offendit. Sed altero seae pede recolligena, c«enun avaait. 
Quod videna cornes Godwinua, ao gêner (kg. aocer) ' regia, qui de 
more régi prandenti aasidebat, ait: „Hio Tratcr fratri ansilitun fecit." 
Ad quem rex ironice loquena, reapondit dicena: „Fratar raeas mihi 
modo posaet auxiliari, uiai fuieeeut inaidiae Oodwinï." QnodTerbnm 
rcgia nimia molcate ferens, reapondit: „Scio, rex (iiiquit), aoio qnîa 
do morte fratris tui ^Ifredi me babea BDBpectum. Sed Dena qui 
verax et juatna eal, banc, quam teaeo, pania butwllam non pennittat 
guttur meuœ aine sufiooatione tranaire, ai unqaam &ater tuna, vel 
conailium menm morti propior, et a vita remotior fnit." Et hoo 
dicto rex baccellam benedixil, qnam in oa ejua mittens Oodwimu, 
aibi maie conaciua, ab illa snffocatar. Quem rex exanimem videna 
et pallentem: „Extrabite (inquit) hune canem, huno proditorem, et 
in quadrivio illum aepeltte. Indignns enim est ni chriatianam ac 
babere gaudeat sepultnram." Qnod videotea filii ejns, qui affaerOQt, 
extraxcruut patrcmde menaa, rege ignorante, et in veteri monaaterio 
ejuadom civitatis sepelicrunt enm'). 

5479-5564. Vgl. Bobert v. TOrigni I, 50-61, Ord. Fflolî» II, 
118. — 5533—40. Aueh Ord. Vit. erklârt dm Namen Hehtig loû 
Wace: Tomeia qnippe Spiaarum insnla naneupatnr Anglioe, lagt er 
IV, aSOf in seinem BeridOe aber die Orûnduitg det Klotter» Thonwjf 

ï) In dtr ersttn Atugàbe des Sou vird in einer Anmerk. fol- 
gender BericH ûber den Tod Oodwin» aus einer Chron. de Normandie 
angefiihrt: Gaudouin demanda à boire à Hérout eon file, lequel Hérout, 
en lui préaentant du fin, gliga d'un pied tellement que, aans l'antre 
pied, qui lo eoutenoit, il fuat tombé à terre. Gandouin, en ritknt, 
diet à BOn fila: „nn frère aert bien l'antre." Le roj Edouard ré- 
plique: „Si mon frère étoît vivant, il me aerriroit bien." Gaiidonm 
prenant la parole, dist: jrAinai ce morcel, qne je tient, m'eatrangle, 
se je me fye (I. meafis) jamaia à ton frère ni à toL" „AiDay aoit," 
diat Edouard, „qne tu le diB(t]." Et à l'heure lediot Gandonin tut 
dudict morcel eatranglê, et ainai fat la vérité oongnae. Dieae Venùm 
hat in manehen Punlcten AehxUdiJeeit mit dem Beriehte Bromionft. 



'£'■ 



seibst seinem Armuthsgdh 
55G(y-635(P). WtU 
36757, 36772— 36H15, en 
V, Poitiers (Î91 A, 196 D 
221, Orâ. VitaliH I, 185, L 
Vers haben aile vier Hdsc) 
jedoch gii îesen: Soer fu S 
eine Sehwester des Kônigs t 
gweite Sohn dièses Konigs al 
Oiiha aiso demnach die Tah 
Mit diesem j,andem Btiche^^ 
tneint (vgl, Kôrting 59). — . 
Harold besass dort ein vo 
Vgl, WWi, V, Mcdmeshury ( 
Tailor 78 und hesonders Canu 
die Schuld lag. — 5649. raisc 
alten Spraehe, z, B. Jourd. di 
au lyon 324, Auberi 93, 7, 21 
' von Ponthieu, der bei Mot 
(4925 — 6), erlangte nach gwei 
Vgl Ord. Vit, III 237-^8. - 
Harold heirathen scilte, Mess 
V. Jum, (285 C) nennt sie Ac 
besonders Tailor P» 



- 701 - 

tu aein, da mit Le Prévost («h Ord. Vit. II, lit) t 
dau W. e. P. aU Archidiaeonus von Liaintx (obo niAt eben êàtr 
vieitvonBottnei)HUentfenU)daTi^erdiebesteAiukiii^gebenkottnte'). — 
5713. Onter fiUtiere (phylaoterinm) iit ein Amukt tu veritthen wtd 
twar, une die Beteichnimg „Oâhitnaugé' 5716 vtrtMÀthen lôut, inOe- 
atatt eimes Eddsteim '). — 6720. Harold aproeh die WorU da Eidea 
nncA, une «te ihm ein dam vom HerMog BettàiUr angaib {wOrtlieh 
giaheUte). — 5838. Fût reia teheint dus gtleaen iD«r(J«n tu mùsten. — 
5851. Eduard etarb am 5. Jmuar 1066. — 5863. Le Prévost mmrnt 
an, daag mit dem Rirk, in dem tieh der Heriog befand, aie Otm 
die Nachricht vom Tode des Kônigs tu Tkeû lourde, der Park «m 
Quenil/y') gemeint aei. Die Bichtigkeit dieser Annahme tcird dureh 
das tons 5887—8 bemerkt ist, unteratûtet, da QueviUt/ {oder viel- 
mehr die beidtn Oerttr dièses Namens, le Grand QueviUy und te 
Petit Queoilly) am linken Vfer der Seine liegt. -^ S897. Der Sene- 
tehaU iet WilMm, Osbems Sohn {vgl. gu 4411—16) oder WiOuim 
von BrHemî {60O7). Beteichnend iet, dass auch Waet ihm 5932 al 
coer hardi und 6008 plein d'orgoil nennt. Es steht dies in UAer- 
einstimmung mit der Sehilderung, die Ord. Vit. (t. B. II, 36S) und 
das S. 687 angefUhrte Document von ihm entwerfen. S. auch tu 
6087 ff. — 5900. chaatuser trâOem. Wegen der VerbàlaiiUitung s. 
Diez Gr. II, 407. — 5957—64. Von der Austreibung der Normanae» 
redet anch Bob. v. Torigni I, 61 (ou* Heinrich v. Buntingdon). — 
6003. Bobert vonEu; s. tu 1050. — 6005. Soger von Montgommeri; 
«gl. tu 4411—6. — 6009. Waiter Giffard; s. m 4835. — 6011—16. 
Odo, Bisehof van Bayeuse seit 1049 und Bobert, Graf von Jlfortaifi, 
uoren dû £ëAne iïeritMna tKm CimlroîIIe, der TTiAelnu Jlfutter if orfelfe jK* 
heirathel hatte. Vgl. Wîlh. «. Jum VU, 3 {268 C), Bob. e. Torigni II, 303, 
Ord. Vit. UI, 246. — 6017. Boger von VieOles = Boger v. Beaumont 
{8353), Sohn Humfirieds v. VieiUes *) des Oranders der Abtei Prtaua 

f) Die Vita Haroldi (Chroniques anglo-normàndes II, p. 184) 
berichtet, dass die Eidesleistung unter einerEiche leiBouen stattfand 
und aeiss Wunderbares von dent Baume tu ertôMen. 

2) VieSeida eine Art Opal VgL nâmUeh Liltri unter œil 
(p. 799 Sp. c). 

3j Clicvillei nennt sehon Dudo éd. Loir 230 und domaeh 
Benoit 11477 (Quevillîe) (As AuftntltaU WQhelm LangsehtnerU. Vgl 
Ddisk rtt Bobert von Torigni I, 331. 

4) Dièses liegt an linken Ufer der Bisle, Beaumont-te-Boger 



m, 42G. IJicAngafte .vi 
und G das Eichtige eu e\ 
heiden SOhne Bogera undj 
Robert, Graf von Meulan 
welehen es wenigstens bei (i 
von Hastings Theil nahm. 
Yon al Chapel vidleicht = ] 
tifid Orûnder der Abtei Les 
Tochter von Wilhelms MutU 
wird, demnach àlso eine rech 
von Mortain gewesen wdre, « 
dass dies dieselbe Personlichk 
von Bayeux ein Gedicht richte 
PariBiacensis adMariel Runcti 
erwàhnten EdeUeuten, mit toe 
die alUj ausgenotnmen Walter 
Ord. Vit. {II, 121) bei dieser 
m, 175—6 Bobert voti Morta\ 
Boger von Monigommeri un à 
seheint bei ihm dis sechster 
Iluges li vesquciiB. Es sind 
{197 A) anfûhrt, Der ztdetsr^ 
den Ben, 37016 und 37493, d 
erwdhnt^y — 6nr^fi -^r • - 



— 708 - 

unâ rùduidtMoaen Vorgàim Wilhàms von BrHeuH reâet auék Sob. 
V. Tbrigni {oâer vUlmêhr Heinrieh'v. Hvntingdom, dem dar Berieht 
entkhnt igt) I, 52. — 6îSï. Der dtmalige Biaehof von Le Mon», von 
Oeburt ein Iformaime, hieag Arnold. Al» Htrtog WiOidm im Jàivre 
1063 »ich in den JBesitt von Maine attete, findtn wir ihn unter dm 
Enten, die ihm huldigten. VglOrd. Vit. II, 103. Sobert von Torigni 
I, 63 namt ihn ai» ein«n dtr TheQnehmer an der Sin%oeihung dtr 
Abtei Le Bec, die im Jahre 1077 stattfand. In der naehfolgenâtn, 
tuerst von Taylor békannt gemachlen Liste, die Le Prévost in der 
enten Ausgabe de» Bon hat tàidrucken lassen, wird dot Contingent, 
toekhes der eben genannte Biaehof atellte, nicht erv&uU. Femer itt 
dasjemge des Biachofa Odo von Bageux. daa iei Waee 40 Sehiffe be- 
tràgt (a. Jedoeh Var. eu 6186) hier teeit holter htmessen, vidArtnd der 
Anlheil WiOtelm», Osbems Sohn (6143) Mh an beiden Stdlen gleidh 
ntâtaig a«f 60 Fahrteuge beiiffert: WillelmiM, dox Normannomm, 
venions in ADgIiun ob adquirendum regnum jure aibi debitnm, babnit 
a WiUelmo dapifero, filto Oabemi, .Ls. navea; ab HugoDe poatoa 
comité de Ccatria totidem; ab Hngone de Montfort .L. nares et .LX, 
milites; a Romo ve! Rumi elcmoBinario FeBcanni. poetea epiacopo 
Lincolniensi, nnam navem cum ja.. militibns; a Nicholao, abbate 
de Saacto Âudoeno , ,xx. navca cam .C. militibus ; a Roberto, 
comité Âugi, .ls. naves; a Fulcone Claado .XL. naves; a Oeroido 
dapifero totidem; a Willelmo comité d'Everanx, .Lxzx. navet; a 
Rogero de Montgomcri aexaginta navea; a Rogero de Baumnnt 
J.X. navea; ab Odone, epiacopo de Baios, .0, narea; a Roberto de 
Morotein .0. et .xx.; a Waltero GifFardo .xxz. onm .0. militibua. 
Extra haa navca, qaae csomputatae simul .K. efSaiant'}, babnit dux 
a quibuBdam auis militibas, aeoandam posai bilitatem uniuacujiuque, 
multas aliaa naves. Hatluldia, paatea regina, ejuadem ducia nxor, 
ad lionnrcm ducie fecit eîSoi navem, quao vocabatnr Uora, in qna 
ipae dux vectua est. In prora ejoadem navia fecit fieri eadem 
Matbildis infantulura de auro, dextro iadioe moostraatem Angliam, 
et ainiatra mann imprimentem coron eburneum ori. Pro quo facto 
dux coDcessit eidcm Mathildae comitatum Cantiae '). — 6203 — 70. 
Tailor(109) teeiat mit Beekt darauf hin, daasPhilipp, âer Naehfolger 

1) Dies ist ein Irrthitm, toie aehon Le iVceost otHMrJbt. El 
aijtd im Qanan nur 781. 

2) Aueh diète Angàbe ut tinriehtig, âa die Oraftekcfi Kaa 
an Biaehof Odo vergd>en wurde. 



— 704 — 



Beinrieh» I. von Frafikreieh, alu unmûttdigtr Ktiabe Vtrha 
wie <M Waee mittheilt, nieht fuhren konntf. — e'MïT. Saint -OvrmCTyfl 
*icH weit sûdôstHch von Gownay, aber jtnttiti der Epie. — BSSS 
Es «chant entrer trgiinit vscrdtn eu mùasen. — 6S71 — 3. Wace ^frtl 
nch hier, tcmn «r dm Grafen von Flandern aie Schwager WÏIIUIiHmM 
baeichnet: drr damait rfijierrnite Graf irnir der Schtoitgcnater i 
Hereogs, JBaldiiin V. Nach dem toa» uruer Diehter «-«ôMt, Mtl4i|9 
aueh twiachen Barold itnd dem flandnnehen Grafen UnUrhandlut 
statlgefunden und âieser hotte sieh neddeutig bmimmen. • 
7979 ff.'}. — eS90. en k coq d. h. auf den sekmakH Ptrgamfn^^ 
glreifan, an teelehem da» Sie.gel hing. 8o sehon Oaudy. — dSOS. ,, 
«àren sie nieht mtfir tierrai dnvan al» Ihr", d. h. es urUrde Eit^'m 
ében to gut gehôren ah ihnen. ~- 6315—40. Vgl. Wilh. v. Poititr. 
(197 B), Ben. 36787—36815, Ord. Vit. II. 123—33. — 6317. 
AUxander U. {von 1001—73). — 6318. Nach Ord. Vit. U, 133 v 
a Qitelbert, Archidiaeonus von lAtituai (ei'cQricht = Gisdbert SSétM 
Mi'iwt, i^àttr Bischof win Linieux von 1077—1101), den FîIMm t 
Sont aatidlt. — 6331 — 40. Dit drâ eben angtfOhrten Chrtmisttti er^l 
gâhlen gUichfalls von ànem Banntr, dat dtr Fapgt dem Htrtog gv- \ 
tandt habe, teahrend von einetn Singe nw bei Waee die Sede ist, — 
6341^50. Der Erseheinung dé» Kotntten gedailetn i-benso WHh. e. 
Jum. (385 C), Sobert v. Torigni I, 55, II, 221, Ord. Vit. I, IS6. 
II. 116. 374. V. 157, Ben. 36773-81 und nnch matiche anàrt 




— 705 — 

entupTKhtn bfi Ben. 37010—35, «on âem jedoeh fàtgaide EcMade 
genannt warden: Etutaeh von Boulogne, tfïOwIffi, Oabema Softn [dtr 
SeneachaB), Aimerich von Thouarg, li queuï Hug-e* li m&resQhaua {vgl. 
sa 6031). WaUer Giffard, Waiiehn von Varmne. ~ 6386—7. Aime- 
Tteh IV. von TJiouars, <ler xhon S. 694 A. 5 anoâhnt loorden itt, von 
1048—93. Ben. 37014 nennt tAn richtig Aimeri, die Hdsehr. de» itou 
abrr Nftimori (Saimmeri Nameri), nieht nar hier, tondern aw!h7680 
und 8738. — 6389. Alan Ftrganl oder Alan der Bothe, Hergog von 
der Brttagne, der spàter âne der Tvehter Wilhelms des Eroberer», 
Gmatame, htirathete. S. ûber ihn TaiTor 2M. — 6391—3. Wer der 
erete âieêer beiden bretonixhen Edelleute tear, scheint noch einer nâhem 
Unterauchung zu liedûrfen '). Won den tetetem anbetriffï, so fohrt 
Dveheane (1033 li) in der fUnftm lAate unter den militcB Britauniae 
einen Oliverius de. Dùiitn auf. — 6393. Sadidf I. von Oael*) (Dip. 
Ille-et-VSaine, Arr. Monlfort) gerleth achon 1074 iu ZiciH mit dem 
Kiinige WHIielm, teurde in Nortuich, dos er vom Eroberer erhallm 
hatte, belagert und nach Uehergabe der Fette seiner englisehen Be- 
sitiungcn verliutig erklàrt. Er log sieh naeh der Bretagne tur&ek 
und tiahm spàter am ersten Kreueeug Theil. Vgl Ord. VitaU» II, 
358—64. — Badulf II. von Gael erhiell vom Kiinige Heinrich I. 
Briteuil. Vgl Bob. v. Tongni II, 154, Ord. Vit. IV, 339. Xàliere» 
abtr Badulf I. bei Taibr 335. — 6395-6430. VAer den Wald von 
Brecheliunt, tsie er btt Wate heisit unâ die tounderbare Quelle >• 
lloRands Biteh iiber Chrétien von Troyet 152 ff. Wie dort p. 173 
bemerkt toird, l'st es der Waîd von Paimpont {lUe-et- Vilaine, Arr. 
Siontfort) oder von Quintin {Côtes du Nord, Arr. S. Brieuc). — 6413. 
lier Sinn dièse» Ventes, dessen verderbter Wortiaul l'n der ersten Au»- 
gobe («»(J freihdi «wA tn A) »o manche Veutungtverâuche Itervorge- 
rufen*), ist mit HiUfe von C nunmehr kiargetteUf: Ilorste ppegl (odtr 

1) l'eleit (A), Peeleit (C) slehl vielUicht fur Polceit «ml die» 
fUr Poreeit ss l'orrehoit Porrohoit (ftei Bobert von Torigni 1, 303, II, S). 

3) Atieh Guador (Ortl Vit. II, 331, 363), Wader (Bob. v. Tor. 
II, 1!>4), GadLT (Ben. 38905). Was vneer ChroniH 8521—3 sagt, be- 
darf der Berichtigung, da Badulf seine Besitzungen in der Bretagne, 
Gael und Montfort, die ja docb nur gemeint sein kiinnen, aueh 
spàter liehielt. 

3j Le Pretost (Suppl. p: 11) und Gaudg {340) fassUn aigre 
=^wild, deatora = (leB tors und Letzierer iibersettte: Dort li^enStiere 
toitd untiier. Orelli fragte: ob aigres oder agrests? 

4b 



pPegt€) eg dort tu yeùfti vati Eabichtm. — Mt»—aQ. Fj* *e auffaOtiià 
âhnlichm Zeilm m Chiv. m lyon ôTS—G. — GiiS—Sl. Die AngaU, 
du Flotte habe aus 3000 Sclùfffn htttmicn (US3), wikU Hïtt. 
. Jum. Ea liarf dtshaHi vielhickt mit ^frtii^ (fljt) oH^Homiatn 
dora 6451 desaen Werk gemeiiit iët. Bai- (37001—6) Mffl: K quant, 
gea genz furent vbuuoh E ses Tiavies atonuB, 6&rui» b uhnrgtut é-\ 
nomez, Si out trais mile nefs a,u meiiU; De ou noï fuit l'aulur 
tains '). Vgl. die erMe Ghronik [53), die fbmfalh non 300O K 
zeugett npricJit. In der TaylorschenZÀste- betrùgt die ZuU dtr SeKH 
teie teir ïohen, T81% ~ U-idO^OH. Wa» in (Ji'mm Zoïm btri 
wird, eriôMtn auch Wilh. v. Poilierg (»* C) und Ord. Vit. H. Ut. — 
Dit Âbfahrl «on Saint- Valcrtf-nurSomme erfolgtt ow J9. Se^ttH^ttr 
106G. — G473. wircwire {A), wircwiln (B), vprnutn (C.'| hfdtmtei PÎd- 
leiaht eine Wetterfahne, sfhcînt aber (Klutn mrgm dt* antaMenden w] 
weder mit virer noeh aueh mit girouotte ctioM au thun lu Aa6«w< — 
6475—83. Vgl. dit loriler ol/ai S. 703 taitgtihtilte Litte, leo «w 
der Figur ebtnfalU die Rrdc in. — 6476. bruit ttdU neflcwM 
fur bran bram und int danscUii: Wort aie agt. brcmmc, t»gl. brilUf 
tiAd. brame bram Rand. — liaia. Vgl. îu U, 3347. — 0513. S. H» 
Ânmerk. su 7119—34. — iiô37 = 7J9L - e.5.ï3. JÇs ist viditidit beaaer 
fur doleurea su icêm: ililmifi}*, une JB hat, ^= neufr. iloloirw. — 
G59~—G€}6. Die»e Anecdote ist i« «twag and^rer }Vâie in dtr Ea 
de Saint .3ûduiard le rci (Chroiiiquei angh-normandta I, IMO) foigei 






- 707 — 

quise, La terre m meins »vez ja prise." — 6617— S3. (Jàtet dit 
anauweifeinile Zarstùmng der Sdùffe, von der Waee gprieht, g. TaUor 
130. Vgl. awh MicM lu Ben. III, 193. — 663H. Peneyeael, aueh 
PeveneBcI [Sobert v. Torigni I, 72, Sen. 37035) und Ferense {Bob. 
V. 'Tor. I, 71) ^= Pevensey. Nûhert» ùA«r de» Namm des Ortes bei 
Camden 335. — 6639. Vgl. weiter uitttn 10914. ~ 6697. Es braueht 
kaum bemerkt eu werdm, dosa Waet irrt, tocnn er dm Sehauplate 
des Kampfes tiach Pontefract in Westrtding verlegt. Die SelUaèM 
fand bekanntlich bei Stamfordhridge nahe bei York statt und OBor am 
' 25. September 1066. — U711. Waee atimmt hier mit Bobert v. Torigni 
{oder vielmehr Seinrich v. HatUingdon, deta der Berieht entnomtnen irt) 
1, 53 ùberein, der in gleicher Weist eriâhlt. âags IlaTOiddieNaehricH von 
der Landung des non». Heerea noch in YorJiàlùre erhieU (vgl. nômtieh 
6667—8), teiOtrend WiUt. v. Jum. und Ord. Vit. II, 145 berieblen, 
dius l'on dieaelbe erst nach seiner ArJtunft in London htnlerbraebt 
Kurde. Dugl. Benoit III, 19i. — 6733 = 3350. — 6735— 6i. Wai 
i« dieaen Zeilen berichtet teird, findeC sich auch bà Wilh. v. Poitiers 
{199 C), ferner bei Ben. III, 192-4, der hier eehr amfiArlieh irt. 
Naài Wilh. v. P. hîets drr Edebnann Hubert und tear' der Sohn einer 
fomehmen Dame Namens Guimara. — 6777—6918. Von Verhand- 
lungen ewisehen Wilhelm uitd Harold redet auch der eben genannte 
lat. SchrifttteUer, und evmr ist e» bei ihm wie bei Wcux ein M&neK 
der Abtei Fécamp. der als BevoUmàchtigter des Normannenherioga 
figurirt {300 B); der Name desseWen findet aich jcdoch nur bei dem 
allfr. OtronistcH angegelitn'). — 6820- Orelli wottte lesen: „Co diat 
k'il veut alki>9 furoa, er nagte riemtich teâtltend was er nur umUte." 
AUein derHinn de^ in A undC fasl gleiehlautenden Verses sclteint ein 
anderer zu mn. Dûrfte man annehmen, da\s in ro» das agi. rûh 
(=: engl. raugh) steekte, so erg&be sich folgende Oebersetsting: Er 
{llarold) sagte, dass er sâhe, daas er (Margot) elvias rauh, etwas grob 
wUre. — 6870. Vgl. Wilh. v. Poitiers (200 C) und weiter oben 3461. 
6919-7338. Wilh. v. Jum. VII, 35 {287 A), Ben. 37120—37219, 
Ord. Vitalis II, IJ5— ifi [nach Wilh. v. Jum.). — 6987—8. 8. v>eiter 
unten 9045-6. — 70U toidrrspricht nelteinbar dem wa» eben eorher 
liemerki icorden ist; altein Wace will sagen, dass sienieht Mm Kampfe 
gerûstel dan Lager vtrlieaeen, londem nur mit dem verBehen vms die 

1) Le Prévost gtellt die beachtungswerthe Vmnuthung auf, data 
Waee bei OeUgetiheit seiner Ameesenheit in Féeamp, von teeUher er 
w>w 3346 erMhlt, den Namen in Erfahrung gebracht hdbe. 



.— of /• itcssen '). 



'^if>d. m, ,w, 4r7 
^«rte nfnte unU nach Vo 

die der Iierzog seinem r. 



— 709 — 

màfaeh enlstflUen) aga. Wôrter die entspredtendm neuen^itchen, 
wobei hmdrewart freilich in atidertr Wti»e auagedrûekt aérien mus», 
so lauta die Stelte folgendermoigen: Be blithe [crient e] wassail [E] 
let it corne') [e] arink » bail, Drink after [el driuk to me, Drink 
full, Jriak half [e] drink to thee. Dit beidtn leltten Zeiten be- 
eiehen nich auf dag Vor- w\d Saehtrinke» einei „QanitH" (fnll) 
oder „Halben". — Zu die»er Stdie giebt Waee ttBttr die béate 
lUastraliim in der anmuthigen ErtâMwitj, die sîeh in Minent Brut 
I, 339—33 vorfindet*), Eine ^lïtere Version bei Tailor 156. — 7362. 
Hier findtt noch gemasermaisen eine Untertèheidung twiKhen Nor- 
mannen und Framouen atatt, toàhrend t. B. 8124, 8321, 8313 und 
itonst hiiufig die Normarnien mit in die allgemeine Beeeiehnung FrancciB 
aafgenommen werden, im Gegennatt zu EngleÎB. — 7375—86. Oott- 
fried von Montbray {Arr. S. Lu, nicht toeit siidontlieh von Ferei/), 
Biiiekof von Cotitances [von 1048^-93). Sein Brader uiar tbenfoJia 
bei llaslingi lugegen. S. m S600. ^- Wegen Biaehof Odo vonSayeux 
a. iti 6011^16. Beide Praiaten werden aueh von Wilh. v. Poitiers 
(SOI B) u>uj Ord. Vit. II. 146 on ilieser SteUe namhaft gemacht. ~ 
7387—90. Dieae Ângahe lâsat an Qenauigkeit nichta tu leiinsehen 
àbrig: die Sehiaeht von Haatinga fond altdt am Samatag dm 14. Oktober 
1066, ont Tage des K Calixlua. — 7411. S. miter unten zu 7668—88. — 
7417-7508. Vg\. die Anapraelte, die WiOi. v. Poitiers {SOI B) deit 
Uertog luilten lUast und Ben. 37340 ff. Michel [nu Ben. 37S8S) fiUirt 
hicTiu eine schon von Le Prévost eitirte SteUe aua der Bede an, leelehe 
Heinrieh v. Huntingdon WiVielm in den Mund legt. — 7441—46. 
S. aieiter oben 1193 ff. und tu 7449-62 vas 4683 ff. erzâMt worden 
ist. — 7513. S. eu diesem Verae eine Annierk. von MicM m Ben. 
III, 198. — 7551 ff. Terrtret aliuni loricae, dura vestirutur, sinistra 
conversio. Uauc convoraioncm finit illo ut eaaum, non ut raali pro- 
digium expavit H7tt. c Poitiers (201 B); ti ducs, ki a'ajma tosl 
aprea. Sun haubero endosse envers. Diat ki t'arma: „Scit tort u 
dmit, Tcrruns k<! U ducs rois soit." Li ducs, ki lu raisan ot, Un 
putjt Burriet au mot, Dist: „Orc Bcit a la devise Celui ki le mund 
justise!" Estoire de Saint .^idaard h rei iChron. anglo-normandca I, 
120). — 7559—64. Le Prévost vermuthet, dass der Kûnig, der dent 

1) Nàmtich den Bêcher. So achon Oaudj/ p. 367. 

2) Den ihr tu Grunde Uegenden Bericht von G. v. Ilfonmoulh hat 
achou LePrevoat im Supplément ziir ersteuAusgabedes Itou p. 12—13 
mitgelheUt, dagl Gaudg p. 366. 



(J/, 87 hzxc. l 03). — ; 
759H—99. Vgl OXil //'., 
76*0;?. liaduif von Concfwi 
Toeny {s, zu 1473). Die . 
CoHches seit der Griindutn 
1035 durch Boger von To 
197, Ord. Vit. II, 12. — 
darauf, dass schon Badulft 
der Normandie fûJirte. Vgl 
Einzdnen uher Raduïf) (fei 
Walter Gtffard s. auch Tail 
zu nfclUiesseiif dass hier Wah 
Giffard IL, Graf von Bucki 
IV, 183, MicM zu lieti. 37^ 
Graf von BuckinglMtn, starl 
Torigni I, 353. — 7 657 S. 
mannonim portavitOrrf. Vit. 
rciche Bmtzthûmer in Engla 
Cauchois (7658)^ liegt bci P 
{vgl. 8699). — 7668—88. If 
drei Ahtlkeilungen anlangt ( 
f'/ftr auch bei Wilh. v. Jum. 
Ord. Vit. II, 147 (nach Leti 
selben maclU jedoch nur Tf 
rùstung und Bewaffnung des 
der Stickcrei von Bayeux à 

■¥»»■ - 



- 711 - 

âe Bayeux, Varmle de OuiUavme,, qui livre la bataiBe de Hiutingi, 
est composée de trois eorp» différents: Us onAer», troupe légère de 
pied, armés de flèches et de dards; Us fantassins, ou grosse infanttrie, 
portant des nrmes plus hordes, et couverts de mailles de fer; la 
cavalerie, au sein de laquelle figure U duc en personne. — Le costume 
présente i>eu de i:ariété; on n'y remarque que deux sortes d'habHU- 
ments: l'un, fort simple, porté par des gens qui n'ont pas de casque, 
est éeideetment celui de la jnilice subalterne; l'autre habillement, cou- 
vert d'anneaux de fer non entrelacés, prend depuis Us épatdes jusqu^aux 
genoux, et n'appartient qu'à des guerrier» qui ont pour coiffure un 
casque étroit, conique, à pointe plus on moins aiguë, prolongé par 
derrière en couvrenuque, et muni par devant d'un appendice de métal 
garantissant ht figure, qui reçut U nom de nasal. — Parmi Ut 
cavaliers ainsi bardés de fer, H en est qui ont des chaussures et 
des étriers, d^autres qui en sont dépourvus et qui n'ont pas même 
d'iperons. Les boucliers des cavaliers sont convexes, fixés au bras 
par une courroie, en général arrondis par le haut, et terminés en 
pointe par le bas; quelques-uns cependant sont à pans coupés, con- 
vexes, et offrent au centre une pointe asset oBongée. — Les armes 
offensives consistent en épées, haches, lances, javàots et fliches.. Les 
épées sont longues et d'une largeur uniforme presque jusqu'à Pextrémité, 
qui se termine brusquement en pointe; les poignées en sont épaisses et 
fortes. Les haches ne présentent aucune particularité remarquabU. 
Les larxes sont armées d'un fer aigu, et vraisemblabkment tranchant, 
qui équivaut en longueur au sixième de la hampe. On voit aussi des 
massues, des bâtons ferrés, et en/Sn des bâtons fourchus, qui furent 
sans doute la première forme de farine qu'on appeUa plus tard iis- 
aiguë. Ces dernières armes ne servaient ordinairement qu'aux serfs 
et aux paysans, l'épée et la latKC étant réservées aux hommes libres. ~ 
On ne trouve la fronde aux mains d'aucun guerrier, et, circonstance 
notable, on la voit employée, dans la bordure de la tapisserie, par 
un paysan qui vise un oiseau, ce qui peut faire croire que la fronde 
était devenue une siniple arme de chasse. Il en avait d'aiUeurs été 
ainsi de Parc ehes les francs, Uquel se trouva avec d'autant plus de 
raison remis en honneur après la venue des Normands, que ceux-ci 
purent lui attribuer U suecis de la batailU de ïlastings, où Harold, 
l'adversaire de Ouillaume, fut tué par une flèche. Kt potirtant les 
lois du conquérant, qui excellai à tirer de l'arc, ne rangèrent pas 
cette arme parmi celles de la n<AUsse." — 77Î3. compus gleicher 
Sebritt; s. DiezE. W.* 106 undLittré, die beide die vorUegende Stelle 



yorstcHung kovnë»,cïr'u 

^^orgehU - 7m~6 V 
'^hner ron Kent Can,ae, 

Lmcnabt IHr «,, ^j^\ 

GanzçnUt Waccjedoch J 
«^ Brut „ne grOssere Apzm 

«W5-io. AlicTot = holv ' 
«^ighty. /«Godhamer t^°: 



— 713 - 

rcre Waee and Benoit a«eh Oaintar, Htinrieh v. Hantingdon {und 
nach dieaem Bohert v. Torigni I, 53) aowie der BiKhof Guida von 
AmitnB in aeinna Gtdichte auf dm Sieg bei Hastings. Die ent- 
gprechenden SteUen aUer dieser Chronisten fùhrt MieM nu Ben. III, 
309—10 an. — 8037—40. Der Inhok dieàer Verse W( bekannilich 
Qtgenatand der maimigfach»ten Eriirterxtngen gevieeen. 8. die Zu- 
latnmetmteUung von SoUatul zu UKlands Aufaatz ùber das àUfr. EpOB 
p. 35i. ~ Was den Namen TaiUefer ardangt, 3. Darmesleter, Traiti 
de la formation des mots eomposég dans la langue française, Paris 1875, 
Oathoff, Sas Terbum in der Nominahomposition ini Deulsehen etc., 
Jena 1877, p. 281 ff. — 8099-8100 sind Wiederholung vonaOG5-66. — 
8094. Vgl. 8255. — Merkusùrdiger Weise heiaat es in deni ton Paul 
Mtyer in der Eomania (1876) veriiffenUichten Btcit de la premiire 
croisade [29, 121) gant àhnlieh von eineni heidnisehen Voike: Aboi 
de cbieu rcBemblc lor parole et lur cri. — 8105. „Sie viaren in 
schrâger Biehlung an ihm vorbetgegangen." bcliver ^ obliquer — 
AwA WSh. e. Ftntitrs (203 C) spricht von GrSben, die sieh aufdem 
SiMachtfelde befande», ureiclU jedoch im Einttlnen mm dem mas Waee 
erzàhlt, nicht unbedeutend ab. Bei dem letetem spielt der Graben tu 
Anfang des Kampfes eine SoUe. Anders beim tat. SchriftsteUer. Der 
Abend ist sciton herangenaht und et erseheint der Sieg dem Nnrmannen- 
heriog bereitu gesichert; die Englànder fliehen auf aUenSeiten. Bcdiit 
tamen, heiaast es nun aber tceiter, fugieutibuB confiduntia, navtU ad 
renovaDduDi certamen maximam opportun itatcm, praerupti vallis et 
frcquentiuin fossarum. Erst tiaeh noehmaligem blutigem Mingen ge- 
Imgt es den Nomiannen den Sieg endgidtig an ihre Fahnen eu fesaeln. — 
Le Prévost und nach ihm Michel lu Ben. 37559 fûhren au» einer 
anonifmen lat. Chronik folgenâen Faasue an: Fcceraut autciu Augli 
fuveam quandam caut« et ingenîose, quam ipai ex obliquo ouraotet 
maximam multitudinem Sormannorum in ea praecipitaverant. Et 
pluriïB ctiam ex eis inauquentes et tracti ab aliie in eadcm péri- 
erunt'). — Was Wilh. v. Jttm. aitbetrijfl, so spricht er von einem 
alte» iiberwaïAaencn Wall, der den Normannen bei Verfotgung dei 
flùchtigen Feindea grossen Schadtn sugefîigt Itabe. Vgl. nochBen. III, 

1) Taiior (193) bemerkt femer: „The Chroniele of Baille Abbey 
{Ms. Cott. Dom. .IL), speaking of the prinâpal fosse, says quod 
quidem baratrum. aortito ox accidenti vocabulo, Malfoased bodieque 
nnncupatar." — Ein grôsserer Auatug aua dieser Chron. findet sieh 
tu Ben. III, 312 abgedrudct. 



vrun. V. Jum. c'^t c;; 
gh'ichcr Weiic iria Wacf 
ihren Anfang nahm, wf'iht 
um sechs Uhr 3ïorgens aw.s 
virus sugit tarins ut non in 
mittentes, liostihrni cunt^ir 
detrimcnto Jioh. v. Tor. J, 
wiberetcB zu steJien uud eit 
Ableitung von dem ags. v 
totuB imbor sagittaruni c 
oculo ictus curruit Rob. r. 
Flucht der Nortnanncn gcdi 
Ord, Vit. II, 148, femer 1 
WlVi, r. Poitiers {'^02 C): B 
exorta est. Scsc coliortantt 
incrcpabant et minabantur c 
8004. — 8300. Wie hier Ro 
Stelle tinter din Kàmpfem g 
bei Wilh. v. Poitiers (202 C 
nennt der genannte lat. Chn 
Hugo stabulariorum cornes 
Eustach von Boulognet Wiflu 
WHhelm Osberns Sohn, Aime 
von Montfort, Raduîf voti 2 
hélm von Varenne. Bel Ben. n 
mont {37457), Eustach von i 
{37465), Aimerich ^ ^' - 



- 715 — 

li quena (37493y) tmd Wilham non Varmne (374H). — 8349. Ufiter 
gibet itt tint kurze keuîtnartige Waffe g« veratehen, une aua dm Ab- 
bOdungen bà Tailor 180 und 2i9 lurwrgtht. Jn Betrtff der Htr- 
kunft des Wortcs vgl. Littré'Ê Vermuthungen (unttr gibet Galgen). — 
8353. Vott Eoger von Beaumont igt leeiter oben 6017 die Bede ge- 
vesen, Da Wilh. e. Foitiers (311 C] augdrlidUieh beriehtet, dass er 
WRhrmd der Eroberung in der Normandie blieb {also taie Ord. Vit. 
ton Boger v. Montgommeri; s. eu 4411—16), go geheint Waee hier 
einen Jrrthum begangen und ihn mit seinem «6«n eruahnten Soh» Robert 
verteeehseU zu Imben. Tailor (S06) bemerkt riehtig, dms 8353 die 
Hdiehr. dt3 Brîl. Mtu. Bobtrt, nieht Bogter, habe; tetgen da Ztuattet 
le vici ist dièse Lesart aber schtrrerlich echt. — Zu 8361—3 vgL 
«eiter oben m 1481' und 6017. — 8363. liieser Edelmann, der Ahn- 
herr der noch jetzt exiatirniden Famitie Mtdet de GrmSk, wird 
von WiThelm v. Poitiere (304 A) und Ord. Vit. II, 151 àU derjenige 
genanht, der nom Hmoge beauftragt vntrde, fur die Begtattung Harold» 
Sorge tu tragen. Vgl. Ben. 37G33 und Michel ebd. Nâheree ù6w die 
Famitie Malet theilt Le Prevoet tu Ord. Vitalig IV, 167 mit. 8. audt 
Tailor 306, toioie Sobert von Torigni I, 138, U, 11 vnd die An- 
mtrkungen des Herausgebers. — 8370. Der Herr von Montfort, n» 
dem hier die Rede ist, seheint identiech mit dem 8503 Oenannlen eu 
sein und ist vxthrscheinlich Hugo IL, der Sohn Hugo's des BSrtigeti 
(3268—80). ilerselbe, den Wilk. v. Poitiers unter den Kampfem bei 
Hastings aiifiihrt. S. zu 8306. Nâheres iiber ihn bei Tailor 306. — 
8371. Sobert (nieht Wilbelm) von Vietix-Pont (engl. Vipount) war 
vermuthlich bei Hastings tugegen, der im Jahre 1073 vom Kônige 
Wnhrlm ZUT Unlerstûtzung des Grafen Johannes von La Flèche naeh 
Maine getandt wurde. Vgl. Ord. Vitalis II, 356. Der Stammsitz dee 
hier genannlen Eddmanna ist wahrscheinlich Vieux-Pont-en-Auge (Arr. 
lAsieux, nieht teeit nordOsUich von S. Pierre-sur- IHve). — 8379, 8517. 
Waer^e Angabe, nach lerlcher Nêtl II. von Saint-Sauveur an der 
Erobrrting Theil genommen hâtte. scheint irrthiimlieh zu sein, me 
bereits Le Prévost bemerkte. Vgl. das schon vriederholt gcnannte Werk 
von Delisle uber Saint-Sauveur p. 21. — 8387. Nach Le Prévost und 
Tailor (308) lear es Radidf II. von Fougères (in der Bretagne), der 
die Sehlaeht bei Hastings milmaehte. — 8389. Heinrich von FerrOrea- 
Saint-Silaire, Sohn Wakhelins (s. zu 3368—86). Er erhiell vom 
Eroherer ». a. das Sckloss Tutburtj in der Orafscbafl Stafford. Vgl. 



l die Anmerk. tu 6031. 



- 716 — 



Ord. Vit. n, 323, Tailor 208. — S3$0. WaAnekfiniieh 
Crispinll-, ilesstn Brndcr 8455 genannt «ird, ein jàtigerer Sahn am 
Oiftlbert Crhpin I., von irrtchem WaCf tocit«r ohat 33S9 ff, gpridtt. ' 
S. TailoT 309, 315, 300 mtii Ober âîf FaniHe Oritpin dit AnmrHt. 
von DeMsle ru Bohirt v. Tnrigni I, 286. Ein »p&rtfT Oielebertu» 
Tegulpnfiia castellanua œird vo» Ord. Vit, IV, 36U imtrrm Jahre UtB 
namhaft gemacht. — H407—H. Vgt. 7661—3, — 8423. goloser ') fitrig 
verlnngm ; aueh g. B. G. de Vinne 048, Clénmadr» 89H0. — 844J3. Anisg 
und Mathitv') îitgen gain nahe hti cînandrr nieht twit nôrtUich Vm 
Cacn, swischrti diescr Sladt UHd Voiivrr». — l'U43. KmnutUidb iM 
hirr Stephan von Aumale (lit. ASmittarla) girmrÎHt, drr Soha Odo'g psn 
Champagne und der Aililtiide, drr reehtm Eehtontrr Wiihrime-da 
Eroberers. Er crschrint im Jahre 1089 untrr iji-n rrstm Anhângtm 
Wllhelms des Rothtn. Vyl. Ord. Vit. III, .119. Aueh Jknott noml 
ihn eirmal {111, 308). — Hi44. In BHrtff de* Stimtnhaums der Herrm 
VQH RoHtitare (= Rolliiiiifl mara)*) wrwei»t Tiitor {Appemlix p. MO) 
auf Bowles't History n/ I,aooak Abbry. Zur Zrit der Erobtrunf 
Ititm Gerold and sfin Sohn Botiert von Roumarr. — SUa. Lilhaire, 
0am nahe ôstlieh bfi Lu Jlnyt-du-PniU, im CoUmtin. ivahriiclïfinUeh 
uraprànglieh ein rùmisehce castcltum exjilonitariDm tKtek OrrviJte, 
Mfcherche» »«r les aiiciriis chilraitx du dèpartemmt dr ta MaruAe^) 
N. 30. Vgl. awh Tmhr 311, 330. — 8i46. Tonke = Touqut odfr 
Tovquen, nieht vint i-^ii ilif Mùndung des gleichnamigrn FluMix nU- 




- 717 - 

femt, Arr. Pmt-VEvêque, oberhalb Trowme. Wie Le Prévost und 
Taibir (313) anmerkm, brgegTten im Stonasticon anglieanum die Namen 
Jordan, Roger, Bobrrt unrl Heinrich von Touques. — Ein Hugo de 
Mam figurirt in dem bei Duchesne abgedruekten Catalogus nobilium, 
qui immédiate praedia a Rege Conquaestore teDuenmt {1030 B). Es 
ist dies «wW derselbe, von dem sehon Le Freeost spricM, der dm 
StammsiU der Familie in die Nàlte von Autretot (ndrtRieh bei Yvetot) 
verlegt. Nach Stapleton, auf den Tailor (212) cenneist, ist das Sehhs» 
La Mare jedoch bei Ste. Opportune {nicht ioeit sÙiUieh von QuiJklairf) 
zu àuchen, an dem See, der noch itnmer La Grande Mare gettannt 
wird. — 8447. Neauhou = NiAou [Arr. Valognes, nicht wieit niirdlieh 
von S. Sauveur-le- Vicomte), /o(. Nigelli liolmus, tfieVs Holm; s.sprach- 
liche Unlersuehung S. 518 A. 3. In der OalUa christ. XL steht, taie 
Tailor 212 anmerkt, fâlschlich Higelli humas. S. iHier das Be«itzthum, 
das denen von S. Sauveur gehôrte, Oerville's Seeherehes N. 17, Tailor 
212—13. Ein andrrer kleinerOrt Néhou liegt hei Barfleur. — 8448. 
Firou liegt Aenfa&a l'm Cotentin, sUdteesitieh bei Leasag, faet un- 
mitteVtar an der Meereskùste. Wace hat den Ort sehon einmal erwdhnt 
{3146). Einen WUhAm ton Pifou fûhrt Ord. Vit. IV, 418 unler den 
Personen auf, die beim ScMffbrueh der Blanche Nef itn Nov. 1120 
(a. weiter unten 10303 If.) ttms Leben katnen. Ueber den Ort und die 
FamilU vgl. OerviUc's Recherches N. 48. — 8449. Naeh Le Prévost 
ist der Stammsitx der Familie Beaufou (lat. BelIuB fagus; s. sprach- 
liche Untersuchung S. 518)') in der Umgegenâ von Bmt-rEvêque at 
suehen. Hiermit seheint tr den Ort zu meinen, der jetst Beaufotir 
heissl, nicht useit sàdôstlich von Dorule. — Ein Ricltard von Beaufou 
ers^ieint bei Ord. Vit. II, 40 ttntenu Jahre 1050 und als Zeuge in einigen 
um dieselhe ZeU auagestellten Urkundeni s. ebd. V, 178, ISO. Nach dem 
iras der Fortsetzer des Wilh. v. Jum. VU, 38 (289 A) erzàhlt. hei- 
ratliele Richard von Beaufou eine Tochter Badulfs eon Ivry (s. 739) 
und halte von ihr einen Sohn Robert. Dieser ist also wohl derselbe, 
von dem Wace redct. ~ 8450. VieHeichl ein Verieandter des F^àco 
von Auttou. den Duchesne in dim Scriptum du servîtiis militum, quae 
debentur duci Normanniac (1046 B) auffiihrt, und derselbe, der ois 
Sohn Balderichs, mil dem Beinamen Tcutonicus, und einer Nichle des 

1) N^en Beaufou findet mon auch die SchreAung Beaufai. 
Letztem Namen fûhren mehrere Ocrier in Frankreieh; u. a. ein 
Dorf in der Normandie, Arr. Mortagne, nicht vieit sadfoeatlieh vtm 
LaigU. 



Gunnor abstammte^) und 
terrr im Jahre 1140 starh. 
p. 30 î) verweiat auch hier » 
Dieser Ilerr von Estoutevi 
von Wace grnannten Baon 
lich dcrscîhe, von welcliem t 
ûber die Bmtzthumer der 1 
214. — 8453. Tailor (214) 
hier ettoa von Etistach von . 
Eroberung betheiligt war ( 
Uebercinstimm ung hinsichtUci 
Freilich hat sivh unsrr Chro 
thum su Schuldcfi komnien l 
legetiheit (s. zu 3512—13)^). 
spàter auch Mandevillc und A 
N. 15. Nach Le Prévost su 
seJben aber nicht MagneviUe i 
villa wird von IVîlh. v. Jum. 
von lieviers aU Freund Jleij 
war («. weiter tmten 0425); ( 
IV, 108 unterm Jahre 1101; 
Essex, spielte uytter Ko ni g Si 



1) Vgl Wirn. v. Jum. 

2) Ein andres Kstoutcv\ 
nordOstlich rnn v^ 



- 719 — 

■ I, 330— 3S. — 8455. S. 8390. — 8456. Le PrevMt fcôft es fur teoAr- 
tcheinlieh, dass S. Martin-U-OaiSard, Arr. Dieppe, gemeint aei, dessm 
BetitUT Gottfried, Sohn Bainalds, tn der Stiftungsurkunde dtrAbtei 
Tréport com Jahre 1059 eneâhnt viird; e. GoUia ehriit. XI. Boger 
VOH S. Martin wird- im Monasticon anglie. a. 1119 aufgefùhrt und 
Bobert von S. Martin als Grûnder der Abtei Bobertsbridge a. 1176. 
Vgl auch TaOor 215. — 8457. Uebcr Wilhetm von MouUns-la-Mardu 
(Arr. Mortagne); s. Ord. VU. II, 407 ff. Er starb im Jahre 1100 und 
lourde in der Abtei S. Evrout bestattet, welche er mit Schenkunçm 
bedacht hatte. — 8458. Die ersten Herauegeber des Boa sowie TaUor 
(315) nehmen es àts selbstverstândlùh an, dass Wace hier von etnent 
Le Pin genannten Orte rede. Es darf jedoiA nicht ausser Aeht ge- 
lassen u/erden, dass die Handschriften dei Pins, nieht del Fin, haben, 
so dass vielkicht d'Espios tu leeen vnd Espins. nieht vieil nordost- 
lich von Thury-Hiavourt, gam nofte bei dem 3738 besproehtnen 
Foapendant, gemeint ist. Noeh eine dritte Annahme seheint màglich, 
die nantlieh, dass e» sieh um aeei demseBien Beeitter eustàndige Ldten 
Le Pin handelt ')■ — 8461. WoM Hugo von Grandmemil {Arr. LUieux, 
einige MeÙen sûdoatlich voti S. Pierri-sur-Dive), ikn, me mV ipeïter 
oben (fu 8306) sahen, auch With. v. Poitiers und Ord.Vit. vnter den 
Kampfem bei Hastings auffiUiren. Nàheres aber diesen Edelmann wi 
dem Werke des lutelit genannten SchrîftsteUers, der auf Uin, als eine» 
der WiederhersleUer der Abtei B. Evroul, sehr hauftg and ausfUhr- 
lith zu tpreehen kommt. — 8473. Es liegt nahe mit Le Prévost 

, amvnehmen, dass fur Meaîue (:= Mayenne) Mortaigne fu lèse» 
und Gottfried von Mortagne gemeinl ist, dessen Antoesenheit bei 
Hastinga Wilh. v. Poitiers und Ord. Vit. ebenfaUs beteugen (». tû 
8306), da Gottfried von Maj/enne als der erbUlerte Gegner des Hersogs 
{s. 5119 ff.) diesem sohtoerlich naeh England gefolgt sein wird. Die 
Sicbtigkeit der Vermuthung, dass Mcatne ein Versehen sei far Mor- 
taigne wird freilieh dwrch die Beneiehnung H vieil flïfcr in Frage ge- 
stelit, Keil Gottfried von Mortagne erst 1100 starb, tur Zeit der 
SàUacla von Haslings also vermulMick noch in krâfligem Mannesalter 

1) In der Normandie già>t es drei Oerier dièses Namens: Le 
Kn-au-Baras (Arr. Argentan, nieht «eit sûdaxsOiàh von Exmes), Le 
Pin-la-Garenne (Arr. Mortagne, uwmttkBor an der Strasse von dieser 
Stadt naeh BdUme) und Le Pin {Arr. Lisieux, t» der Bichtwnff naeh 
Cormeitles «*). 



. ^xc/Htra von lioh 
*'<"' (■''"Hances lourde. ~ 
^^* Barnevaie, fast nnmh 

oZ f '""'■ ""^ *»• In»e. 

f^, 389. S. anch GerviUe 

Varenne (engl. Warren), de 

«««»«, mit detien dcr Ileri 

% ^r* •""«'• rf"» Jr«« 

(^«^). ImJahre 1089 erl 
baid darauf und tourde in d 
*««« Vgl Ord. Vit. m s, 
von Surrey, redet Wacc ' 105 

1^'**'^*"'^ von diesem die Ta 
^'" f t Le Prévoit, u Ord. Vit 

*fefffe, auf die Abtei S. Eti^nn, 

1^*"f *«'• mdicm^tniZ 

VU. II 388 Ute er a,u:h 1079 

mJahre 1089 unter den Partei 



- 721 - 

LaigU') kam bàHoitingB wnw LtAett. Vgl.Orà. Vit. n, 150*]. Seiw 
Erbeit erhidtm vom Kônige Withàm v. a. Fevetuey, âtu lie àber ww 
bis fur Mitte de» 13. JaJwh. beseasen tu luibtn sehànen. Vgl Mdmitch 
Bobert v. Torigm I, S69 und A. 2. — 8489. S. su 6386—7. — 8491. 
Nicht Bichard vonAvrancheâ (s. tu 3383), âotidem aein 8olm Sugo, 
mit dem Beinameti Lupus, der spSUre Oraf von Ghester («. su 3958 
wid 9509 If.), toor bei Hasting» tugegm. Oaimar {Chron. anglo-ttor- 
ntandea I, 34) cntwirfî eint hiidut tchmeiehdhafte SchQdemng von 
ihm. — 8i93. Lt Prévost und Taihr 311, 336 halten dm hier er- 
isâftntcn Htrrn de» Biardi fûr identi»eh mit dem tenter utttcn 8S23 
aufgtfûhrten Avenel des Biards. Beiden Oebbrte» eufolge ist Les 
Biards im Art. Mortain [itiàii veil meMlieh von Saint- BUmrt-du- 
Hareouet) gemeint'). Vgl aueh OervSIe in den Mém. dt la Soc des 
Anliq. de Normandie IV, 157. — 8493. Sollipiie (Ia(. SoUigneium, 
Solinneium, Snligneium *. B. Sobert v. Torigni II, 18, 343, 397) 
^ Subligny, nieht vieil nôrdlich von Avranehes. S. Ober dièse FamiKe 
OerviBe's Beehereha N. 83. Dos MUglied derselben, von dem Le 
Prévost und Tailor spreehen, dos im 12. Jahrh. Biaehof von Avranche» 
wurde, «car lUehard von Sublign]/ (1143^1153). Vgl. Sobert v. Torigni 
I, 339, 379, n, 336, 337. — 8494. Aubigny, Arr. Goutmces, sûdoH- 
lieh bti Pariera, loo noch jetxt S. Martin-d'Aubigny und S. Christophe- 
â'Aubigny liegen. Vgl OtrvîBe's Bteherche» N. 46. Der von Waee 
erwâhnte Edehnann i»t vermuthUeh Rogtr von Aubigny, âessen Name 
aammt dem seines Sohnes EuaJoe tn einer vm 1081 ausgesteBten Ur- 
hunde figurirt, welehe sieh auf eine der Kirche von S. Georges-de-Bohon 
{s. vorher eu 8474) vermaehte PrObende beeieht. Vgl. Histoire de S. 
Sauveur, Preuves, p. 46. Dos Amt oder den Titd eines Mundseheviks 
hMeidele er sêOier noeh nieht, vne Waee angiébt, sondem erst sein Sohn. 
Nâberes Hiber die Herren von Aubigng und Grafen von Antndel bei 



Werk, betitelt: The record of the House of Ooumay, London 1848. 
Es Ut von DelisU m der BiUio&Ague de Vèeole des chartes [1853) be- 
sproehen worden. 

1) Laigle, une man jetet meistens sehreSit, steht fUr L'Aigle 
und geseUt »ieh eu den wm Diee Or. I, 304 besprodtenen Ï^Ben. 

3) Ztoei seirur S/ihne starben AenfàHs eine» getni^samen Todes. 
Vgl Ord. Vit. 17, 74, UI, 197, der die Sehiekaale dieser Familie, die 
in Betiehungen eur Abtei Saint-Evrout stand, ausfUhrlieher mittheilt. 

3) Es giebt femer eût Sàdoa» Le* Biards bei Baint-Marcouf, 
e. Montàumrg. 



dicser Zeile sowolU inB a 
Lucie scheint dos Bichtige 
Der Name Lucy hegegnet t>. 
undl026A. ^'n Ricardus 
Jahre 1138 genannt; viélleic 
Heinrich IL eine Belle spieUe 
Es handelt sich vielleicM ur, 
oder um Lucè, Arr, Domfn 
8496. Val de Saire, wie in de 
WeJcher Ort jedoch gemeint 
Vaudry hei Vire oder Le 
Argentan^ hei 8, Hilaire-de- 
fahren die Magni rotuli scacd 
t. XVI {1852) p, 28 auf. — 
Dorfer mit Namen Tracy in . 
hei VtUera-Bocage^ dos andre 
ganz nahe amMeere, Nachl 
Le Prévost jedoch von keinem 
Schlosse Tracy hei Vire. Der 
gegen war, ist vermuthlich = 
254 ums Jahr 1069 namhaft m 
107 figuriren unterm Jahre 1 
von Tracy. Femer hiess ei) 
von Tracy (s. Wilh. v. Jutn. V 
Tracy erhielt vom Kônige Si 
Taxlor 221. Auch ein^r /»- 



- 723 — 

àbgedrudOen vm 1060 eu Guiuten âer Cathedrak von Bayeux ausge- 
tUnten Urhtmâe. Hugo wm Port erMell Bating \n SampihiTt und son 
Sohn Htinrieh grUndtte Shirehum in Oxforàshire. Vgl. Taitor 2S2. — 
850S. Ueber dot Sàdosa Courey (Arr. Falaite, nieJit weU sUdlieh von 
8. iHerre-st^-Dive) tmd leine Beaitter g.'den Auftate von Riehotmne 
in âen Métn. de la' Soe. da Antiq. de Nom. III (ISSC) p. J03—7 
und TaUor 222. Vgl. aueh leeiter unten tu 8550. — Jort Uegt gant 
nahe teeaUùA bei Courey, an der Dive. Et Kheint tu Anfang def 
13. JcArh. in Besxtee der Herrm von Montpinpm [wenige MeUm 
»&d6itliàt -non Jort) gnoésen tu tein. S. nàmjieft Ord. Vit. il, 435, 
V, 198. — 8507. Schwerlidt handeU es tieh fciw um Biehard von 
Beviers (nurihirilich 6e» Owifly)'), dm Freund Heinrieht I. (s. iceiter 
ttMten 9425 ff.), tondtm um leinen Voter Baiduin, wohl dmstBifn, 
dtn WOh. V. Jum. VII, 22 (278 D) erteOuU. 8. m Betreff der 
QtneiUogit der Htrren von Beoiert Le Frevott tu Ord. Vit. III, 3S1. 
Sidiard v.Jleviert starb imJahrellOT, s. ebd.IV, 376. SeinenSohn 
Baiduin, der bit 1156 lebte, finden «n> unter den Oegnem Kônig 
^ephani. Vgl. Sobert v. Torigni I, 301, 393, Ord. Vit. V, 104. — 
8511. Ueber Moyon {Arr. S. Lô, nieM «eit norditettlieh von Testy) 
vitd seine Beiiltir e. GerviUe in dtn Mim. de la Soe. dei Antiq, de 
Nom. F, 310. Bobert v. Torigni I, 210 und Ord. Vit. V, 110 er- 
«lâhnen nur den Enkel dei von Waee genannten Edehnanna, Wil- 
hebn II. von Moyon (Hoimn btw. Hoan) gleiehfoBi unter den Gegnem 
Sônig Stepham. — 8513. Baduif Taitton I. von (Hnglaie fmben toir al> 
an derSchlaeht von Vai de» Dunes in hervorragtnder Weise belkeiligt 
kennen {«nwn (t. weiter oben 3865 ff.). Da dieser t. B. in âem Anhang 
«w Chnm. des Bchert v. Torigni II, 303 der Orossvater Radu^ Taitson» 
III., des Vaters von Jordan Taitson genannt leird. leltterer aber im 
Jahre 1178 starb (s. Histoire de S. Sauveur p. 34), so ateht tu ver- 
muthen, dass Waee von Eadulf II. von Cinglais redet. Le ^evott 
meint, dast Baduif IL toie sein Vetttr (s. 8645) in der Sehlteht gt- 
tôdtet wurde, da von Besittthûntern dieser in der Normandie reieh- 
begûterten FamUie in England nickts bàcanM sei. S. ■aucfc TaUor 
223. — 8614. Nieht Boger, sondem Bofcert jtfarmio» wiri tmter den 
Kâmpfem bei Hastings aufgefoM. Le Prévost Mit es fur wahr- 

î) Biehard von Reviers wird bei Ord. Vit. utns Jahr 1090 
euerst genannt. Ettea mn dieseB>e Zeit findrn toir Um unter den Mit- 
unterteichnem einer a\^ die Cathédrale von Bayeux hetaglidten Ur- 
iunde {s. Histoire de 8. Sauveur, Preuves, p. 49). 



^A.*f ^^ftfft%>jn 



mt'on, der um die Mitte de. 
kam,ebd.232. Einenande, 
Jàhr 1175 II, 308. — 85. 
8523. S. eti 8492. — 852 
siteer von Les Moutiers-Hu 
der Touque). Ord. Vit II 
normannischen Orossen, di 
Eroberer. 8. ûber %hn uru 
Société desAntiq. de Norm 
die ausfùhrUchen MittheUur 
SteUe au8 Ord. Vit^ sowie , 
Bertram erseheint schon in 
Mituïïterzeichner (s. Hist de S 
und Bobert Bertram ') in eine 
Beide Brader waren vennutU, 
Ord. Vit. F, 109 tnaeht eine 
um 1138 starb. Einen anc 
unterm Jahre 1148 und dis 
Lisieux. Der euletzt Genann 
noch 1172 (Us Ubend aufgefi 
Vallis Rodulii Bob. v. Tor. . 
59j 76) = Le Vaudreuil, ew 
8535—8. Die sechs in diesel 
sich, ufie wenigstens aus de\ 
einzelne EdéOeuU. WoU i 



— 725 — 

tu âer entât Autgabe ktitu gene<^gitehm Anmerhtngat. Aber TaUor 
giebt awh hier atdirfacJu AvfT^ânttig wnd maeht meiitem einen be- 
ttimtnteH MormantiUehen Eâtlntann namhaft. — 8S35. Sole ^ Souhê, 
auek SouBa gadw., Art. 8. L6, gmu nahe florduMtlteh hei dan 85tl 
cruôAnteM Moyo». Tgl. OerviBe in de» Dlèm. de la Soe. des Atttiq, 
de NoTwi. V, 260, TaOor 227. — Mit Oirev&l ift naeh Le Prévost 
tmd ToilM- (337) Orool, nahe tûdmitlich bei Couianees gemeita. TaOor 
macht einen Wilhdm von Orval (Willmos de AureftVftlle) namhaft; 
ein Qnillelmus de Orivftl wird femer in dtm Atihang mr Chron. des 
Robert P. Torignill, 298 aufgefîihrt^). — 853$. Vennuihiieh handéU' 
ta sieh bei dem ersttn der beiden in dieser ZeiU genannten Namen 
<nn einen der drei iw Arr. Avranehea gelegenen Oerter Saint-Jean. 
Brehàlamnâchateniit Saint- Je(m-dee-Champe, nordtoeetliehbeiLalIage- 
AmeJ; die beiden andem liegen uieiter nadtSùden tu: Saint-Jean-le- 
Thoma»') «nd Saint'Jean bei Aoranehe*. ~~ Was Sréhal anlangt, s. 
OtrviBe d. a. 0. II, 278. Einen Sobert non Brehal eotoie eeinen 
j^chnamigen Sohn erwâhnt Bobert von Torigni II, 256 umt Jahr 
1158. — 8537. Naeh Ment vas GervUle (X. 9 und 10) und TaUor 
â6er Srû:, Arr. Vatognes, miitheîlen, scheint Brais, vie in B «ndD 
«teht, tnil dieaem Namen identiaeh su seùt. S. aueh Tailor'tAppendix 
p. 301, vo tniedemm ouf dos ta 8444 eitirte Werk venoiesen initl*). — 



1) Den Namen Orival fxûiren mehrere Oerter in der NomtaMdù. 
8o ein grosses Dorf bei lUbeuf, femer ewei kleine Oerter: eins mm 
Arr. Dieppe an der Varenne, rwischen BeSeneonibre und rorcy-le- 
Orand, dos andre im Arr. Yvetot bei ErmenouvilU, an der Straase 
von Rouen naeh S. VaJery-en-Caux. — In diesem Ortsnamen lAt alao 
daa lat. A^ectiv sureos fort, femer in Montoire (Mons Anrcai), tooi 
su Alex. p. 194 naehsutragen «Sre. 

2) Naeh TaOor 227, 336 handelt es sieh um diaen Ort. S. iSur 
die FamQie aueh Le Prévost su Ord. Vit. IV, 224, 333, wo Thomas, 
Eoger und Johatines von Saint-Jean namhaft gemaeht werden. Ein 
gpâtere» Gïitd der Famtlie, Wilhelm von Saint-Jean, wird oft von 
Bobert von Torigni eneâhnt. 

3) WillelmuB de Bruig erscAeint als Zeuge in «Hier um 1108 
en Gunsten der AUei S. Etienne tu Caen ausgesteUten Urkunde Hein- 
riehs J. ; s. DeUsle, Cartulaire normand de PhiUppe-Auguste tic. {Mhn. 
de la Soe. des Antiq. de Nornt. vol. XVI. 1853) N. 828. Es ist dies 
viéUeieht derselbe, der etwa dreissig JàKre spàter eine Urkunde n(>tiMit«r- 
teiehnet hat, durât wdche der Abtei S. Sauveur SèhenJntngen vcrmocM 



scl^ifU dadurch hestâtu 
TroUdem muss die Stdh 
we*in Wace eine aus Sid 
braucht hotte. In der 
aUfr. Chronik ist aus dem 
siWig^), Was in A urspi 
muthen (0. Var.); die Les 
ôsUich bei Neufchâteî, ai 
etwa vier MeiUn nordôsth 
entweder Osbern wm CaUt, 
Jahre 1080 die Abtei Saint-C 
iiber die FamQie bei TaHc 
nahe ôstlich bei S. La; di 

werden, S. die Histoire de S. 
do Bruis ist ausserdem in ei 
um 1170 ausgesteUten Urkun 
Schreibung begegnet der Ni 
Anfang des 13, Jahrh, Vgl 
undXVI, 1852, der genanni 
70 col, 2, 71 etc,), 

1) Der Bericht der Chn 
(313 A) bearbeitet, Lambert v 
der Herzogin (hinfior namhai 
Sohn eine natûrliche Tochter 
320, — Die Mnn^* -^ " 



- 727 - 

8. Pierre- de-Se m iB g beieoArm itoeh aeinen Namat. Vgî. GeniSe a. a. 0. 
y, 233 und die tbd. vol. VU. mitgetheillen Urkvnden. DaiGetMeeht 
erioKh im Manneislamm beniti im 12. Jahrh.; der letzte tneibUehe 
Bprots àeiiàben vermàhUe aich mit Ingoram von Le Hommet (8537); 
s. Sûbert v. Torigni n, 97 wid DàuU tbd. — In den beiden ZeiUn, 
die naeh 8544 C aUein bietet, erieheirten eicei Namen, TUlie und 
Ronnillie. Eritena ût ei«II«ieAt = ZV%, aOdwtatliah bei Éeos, Arr. 
Lee Andeb/s, Uttteres, varbesiert in Roumillie, môglicher Weiee da» 
tn demadben Arrondieêement an der AttdeOe tmd nahe der M^tuUmg 
dieeee FUutes gàegene EomiUy-iur-And^ '). — 8545. BaeqvevîBe, 
Arr. Dieppe. Der ente dieter Familie, NieoUuu, verheirathete 
gieh mit eûter der Ni^ten der Bertogin Ovnnor, a. WHh. v. Jvm, 
(313 A). Auf Orund detitH mu Le Preooet (SuppL p. 20) ou* 
OdUia ehritt. XI. app. e. 339 mittheilt, ût te unioahreeheinhch, dot» 
W^Shehn Martàl der S<^m dièse» Nieolaus war, wie der Forteetier 
des WHh. p. Jwtt. a. a. 0. beriehiet. Vgl. Taihr 339. - 8546. Wie 
Le Prévost und auch Tailor a. a. 0. bemerken, kommt von màtreren 
Oertem in der Normandie, die den Namen A^oux flûtren, der nidtt 
weit nordSstlich von Souen gtlegene tunâdut in Bdraûd, «lebAer wn 
Jahre lUTO einem der Sôhne Htiberts von Eie (s. weiter oben 3703) 
gehôrte. Die Familie Priaux war àbtr nur «n Zweig der Famiie 
CaOly (8543). Ego OibemuB de PratelUs filioB Oaberni de Calleio fiJtrt 
Tailor 330 aua der Bistoire de VAbbaye de la Jrïntlé du Mont Ste, 
Catharine p. 77 an. Da die Familie PrioMX selbstSndig erst m 
Wac^s Zeit eu btstehen anfing, so feoMi von der Aweaeiihe^ eitus 
Herm von Préaux bei Hastings kaum die Rede sein. — 8547. Govie 
= Gouvix, Arr. Faiaise, nordôstlieh von Thtiry-Hareourt, gant nalte 
bei BretteviBe-sur-Laiee und detn Wedd von Cinglait. Vgl. Mim. de 
la Soc. detAtaiq, de Norm. IF, 406 und VU, 363. — Die Familie 
der Herren von Gouvix seheiiU im 12. und m Anfang des 13. JahrK 
«me eiemliche SoUe gespiélt su iuiben: der Same begegnet hdufig um 
dièse Zeit. Um 1180 /inden wir Sadulf von Goueix; s. Magni rot. 
seaeearii (Mém. XV. p. 14 eol. 3); vidleieht = R. de Govitio in 
«ner um 1153 ausgesteJUen Urhtnde Heinrichi II.; ». Carttiiairs 
normand {ebd. XVI. N. 7). Eine Tlrlcunde Roberts von Oowiix 



1) Ein Robertiu de Romilleio iat tugleieh mit GuiUelmiu de 
Paceio (= Paey; ». tu 8549) unter den Zeugen einer um 1080 aw- 
geeteSten Vrkunde, durch wtkhe Badu^ II. von Toemy der Abtei 
Saint-Evrout SeheniMngen vermadU (t. Ord. Vit. II, 403, V, 18i). 



«« yassm tS '^'*'*«'« 

II, 336, m^f'.'^^i»* 

^o^iw.- ri- ^» ^- ^^- m fer. 



- 729 - 

Ltmgtiaiiae'). — 8SS1. Lftde = XaMy, Arr.Vin, mU** weit tilfrdUek 
von Vatiy (8S5i). Nieht nur Walter, sondeiçn aveh Hbert von XÔMy 
ft<i6«n Kohncheiniiek on der EriAenmg TheU genommen. Vgî. Tailor 
331. Wie dot Auctarivm Liretue (bet Bobert von Torigni II, 150—53) 
miâ Ord. Vitaiù U, 318 btrichten, vntrde Walter von Latty im Jàfve 
imi mit WilMm, Osbems Sotm, corn Eroberer naeh Waks ge»atidt. 
Wàlten Sohit Boger finden vâr unter dm I^uUigârtgern Boberts n. 
Ord. va. IV, 319 fahrt unterm Jahre 1105 einen EngemnniiB Ilberti 
filiaB an unâ Le Prévost ebd. 104 bmierkt, dass ditser vermuiMieh tin 
Sohn Ilbertg wn LaMy d. h. alto ein Brudtr Bobtrta von Pontefraet 
là, der aelber an der ktetem StéOe einfach oIjJîodbertnH Ilberti filius 
beteûAnet mird. Der eben genannte EngerrannuB Uberti filias scfteùif 
demnaeh dertelbe m aein, der in mehreren in der Hittoire de 8. Sawoatr 
abgedruekten Urkunden àli Zeuge geneumt mrd, nàmUdi N. 33 (um 
1073), 37 (um 1077), 39 (um 1080), 44 {34. AprQ 1089). — Ein 
eweiUr Ubert von Latty nahm mit tânan Brudtr hervorragenden 
Anthtit an dm Kàmpfen mieehm der Kaigerin SùithUde vnd dem 
Kônige Stephan. Hugo von XoMy Itom 1185 in Irlond mm Leben. 
Vgl. Bobert v. Torigni I, 312 und U, 39 A. 9. Au» tpâterer Zeit 
waeht Le Frevoet iSnppl. p. 17) Johannt» und ifnnnch von Lasiy 
nanthaft, S. Hber dièse FamUie denaéSien tu Ord. Vit. IV, 104, faner 
Delisk tu Bobert v. Torigni I, 312. — 8553. Gacie = Gaeé (Arr. 
Argentan). AHein ein Eddmann dièses Namens kann fiaum bei Haiting» 
tugegen gewesen sein, da der letgte dièses Qe/ddeehtes, Bobert, der Sohn 
Baduifs von Oaei (s. Hber diesen WHh. v. Jum. VU, 3, bei DueK 368 A) 
sehon um 1063 ohne Naehkominen gettorben loor, nachdem et leinen Vetler, 
den Grafen Wilhelm von Evreuas, tum Erhen eingesettt hotte. Vgl. Ord. 
Pitolû n, 104, III, 332. Einm Oottfried von Oaei nennt jedoeh der 
tulettt genannte Sehrifïsteller IV, 36 als Theilnehmer an den Kâmpfen, 
die tu Ende des 11. Jahrh. twiseltm Bobert von BeUéme ttnd Elias 
von Maine st<a^anden. Um 1198 seheint Gaei den Orafm von llotU- 
fori gehôrt tu kabm; s. Magni rot. seaec, Mém. XVI. 1853. p. 15, 
e. 3. Im 13. Jahrh. finden toir einen Amalrieh von Oaei. Vgl. daa 



1) Anârerseits ist nieht ausser Aeht tu lassm, dots es nà>en 
dem vorher besprochenen, im Arr. Falaise gdegmen Couroy ein gleieh- 
namiges grosses Dorf bei Coutanees githt. Femer findet sich ein 
Ueiner Ort Cvrey nicHt vieil nordwestlieh von Thurg-Hareourl. — 
TaHor's Annahme (330), Coures 'tehe einmaJ fûr CowreàUt, dOrfte, 
da der Name im Beim stM, itaum emt&ich in Betraeht kommen. 



V -Luiior ^,ï 



9" -«ctiK/r ^,y 

canum I. m, //, ,^^ 

Vgl. Gervau^, Recherche, 

^st hemerkt, figurin 

T^^i ^«cAo/- von A 

«e *» Soc. des Antiq. de N 

«fer .». T^ ^^'^y-Boeagt 
f^nt-Evroul V, lae die &^ 

««'^ V, 213. - Z,« Jf 



1\ TJ-. 



— 78t - 

OiElebertui le Tommr (XVI. tf) aouM einen MArUmu le Torneor 
(9i, eoL 3). Ersterer ist vieUàeht derseJbe, der t'm AppettHx ad 
«Cdceariim Nonnanniat (XV, 302) gtnarmt wird. — Praerea i$t, m* 
ttkon Lt FrevoH vermuthet ]tatte = Preskt, «idU weil noriôatUA 
POM Vire. Ranalfus de Praeriù enehànt in den Rot. seaeearii wm 
1180 aU VoMoU da Orafm von Cheattr (Mèm. XV, 13). In dm 
SfSten Littt» /indtn imt DnfriduB mtd Matheiu de Pneriis (X VI, 
93, 97). Ferner bdehrt uns eint wm Robertm de FraeriÏB >m John 
1236 ausgesttUtt Urkuttde, dots dasen Voter tugleieh Vietgraf wm 
AvraivAM toar (Cartviaire normand ébd. N. 429). — 8556. Der Name 
Cohmbièrea ist aehr hdufig in den Bot. seaee. von 1180—98. Ein 
WillelmuB do ColamberiiB odtr de Colunbiera wird an drei Stdlm 
(XV, 1, c 2, 81, XVI, 34) in Besithung ru Endo de Casteaieio 
(aueh Caertillie und Cuteilli) itAtnd aufgefûM, $o dau mon oKiIncM 
atutdtMen da^, dam ta lieh hier twn daa dtM ktsten Ortt, CattiOg 
(Arr. Bayeute, tvdôatlieh von Iiigny), benaehhatie (JolomMèru htm- 
âeU. — Philipp von ColonAièreg finden leir in einer «m 11S3 autge- 
ttdUen Urkunde, a. Cartvlaire normmd (Ment, XVI, N. 7). Vgl. die 
Urhunde N. 88 ttua dem Juni JJt04, leo der EerawgAtr darauf hin- 
weist, daaa der Name PMifp in der i'amilie der Herren von Co- 
Umbièrea neh m 12. tmd 13. JaArh. oon OeaehUda tu Oeachlecht 
fortgeerbt m htAen lAeint. — Die Beaeiehnvng Columbariae super 
Senllam (= Colombiers-sur-SeuUe, éienfaUa irn Arr. Baveux) in einer 
Urknnde arn dem Auguat 1377 (ebd. N. 894) lâart vermalhen, daaa 
mon fmh dae Bedûifnia epipfand, dieaen Ort von dtm ében b» 
aproehenen tu tmteraeheiden. Von wàciiem Orte Waee redet, bkibt 
ttoeifeUMft. — 8557. Auch Âtniere» begtgnet in den Bot. acaeearii tu 
wiederholten Miden: ea bandélt tieh hier meiatene enttoeder wn Atnièrea, 
Arr. Pont-Audemer, aûdôstUeh von CormeiUea («rie t.B. XV. 37; vgl. 
187, e. S) oderAmièrta, sùdwettiieh bei Evreuse (XVI, 67; vgt.Car- 
ttdaire normand à)d. N. 117 und lff79). Atniire», Arr. Bajfettx, 
teheinl jtdoch XVI, 30, 37 gemeint ru «ein, wo ein Hugo deÂsneriis 
namhafl gemaeht wird. — Nack lie Prévost kommen die NamenWH- 
hélm von Colombiirea und Badidf von Asniirea in einer im Jàhre 1083 
tu Ottnsten der Abbaye-aux-Datnea euCaen auegettellten Urkunde vor. 
Vgl. noeh TaUor 333. Wilhelm von Atniirea ist tinter den Zeugen 
einer im Jàhre 1156 von Philipp von Carteret auegeatettten Urkttnde; 
liainaid von Aaniirea imrd in einem Vertrage genannt, den Bobert 
von Torigni mit dem Biachof von Le Mans um 1180 abaMoaa; a. An- 
hang jur CArtm. de» Bobert v. Torigni II, 34à md 323. ~ 8568. 



EHtmder Cahagna, Arr. Virt, tûdatHUeh bti V J O ar a Boeape odr 
Cahaignea, Arr. Les Andetys, nôrdlich bel Êeo». iet hier gemeint. Der 
Edtlmann, der an der Erdierung Tbeil nahtn, seheint Wïlhelm geheissm 
ni ht^en; s. Duehesne 1038 e. S, TaOor 333. Die Berren von Ca- 
hagnes gittd nach Le Prévost anler denjenigen, die dit Ahteien Ortstain 
{obrrhalb Uonflettr) und Laces in England mil Schtnkunpm bfdiuAteH. 
In denSot. »eaec. findtn uir Herbert de Cahaignea XV, 34. Bbd.61, 
eol. 3 iiteht: WillRlmun da Cnhaini» redd. compot. do uno bisando 
pru Budicnda concordia int«r ipsuin et Robertuni de CaTaadon de 
terra de Cahaines unum placitum erat'intor eo» sîout cyrogrBpbum 
inter uos testatur, ferncr elid. 81: Canonici de Merctoca reddnnt 
compotuni do uiio bisancio pro audienda concordia inter eos et Bo- 
bcrtum de Corvaudon et Rogemm heredem ejiw de presimtatioiw 
eccleeie de Caliauneii et décima qnsB eisdem canonicis quietas clk- 
maveruDt predîcti Robertua et Ragerua etc. Cavaudon, Corvaudon 
^= Courtaudon liegt siidôatlich von ViUeri-Bocage ; fiir MoiTtona 
stélit im Btgiater Meretauin, wohl = Mortain. Hier i*t aiM ver- 
muthlich Cahagms gemeint ^ Kafaaignca l'n der im Carlulaire nomMUMl 
abgedruckteti loiMigcn Urhinde N. 413 wm AprQ 1335, dtu hitr 
als Theil des aiisgfdehntai Beaittes der Grafen von Mortain <tufçe- 
fiiltrt wird. — TomiËres, icie in der alten Aimgaht der sweiU Name 
htisst, steht in keiner Hdschr.; Coisnieres unsrres Textes aber «Mt- 
ifprieht dem Coisneriac aiif StapUton^s Kartc (reproducirt in d#» Mhn. 




— 733 — 

Hereogi, oIi Sôhw Qùàberte mm Briomù, deitat Voler Out^Hed «n 
natûrUdier Sohit Siehards L vSar {». WHh. v. Jim. IV, 18, FUT, 37, 
bei Duehtsne 247 D, 313 B). Naéh der Emoràung iKrea Vattrë fiùeh- 
teUn Me naeh Flandern, lehrten aber spàter in die Heimaih eurHek. 
Beide erhielten reiehe Beeitttftùnur vont Heriog: Richard Orbee und 
BienfaiU (nahe tiorduieetlich bei Orbee, too noeh jeM Saint-Martin-de- 
Bieirfaite Uegt), Baiduin MevOes (lâdMesCItch von Orbee) uni (âat 
miter «OtOteh gékgene) Le 3ap. Vgi. Ord. Vitalit m, 340. Lettterer 
titnni die Brader II, 131 iwlcr dm Vomehmen in der Uittgebung des 
Normannei^eten. Kichard vennShUe eich mit einer Tà<Mer WaUer 
Giffardt (eftd. m, 344, WÎDi. v. Jum. VIII, 37, bei Duek. 313 B). Naeh 
der Eroberunç wwrde er Oraf von Clore in Suffolk und erfùélt u. a. Ton- 
bridge in J&Fit. Vgl. TaOor 333. Er atarb vor 1091, naeh Ord. Vitalii, 
da dieser ihn in leiner >m aehten Bvehe (,111, 367 ff.) unfem Jahre 
1091 ertâhiten abenteuerliehen OeistergeatAiiAte unter den i^sonen 
nennt, die kwt vorher mit Tode abgegangen tcof en. Seinen Sohn Soger, 
Qrafen von Clare, fbtden toir unter den Ed^euten, die Heinriehs I. 
Toehier MathUde auf ihrer Brautreite naeh Deuttekland begieitelen; 
s. d>d. IV, 8, 396-97, und 1119 al» Theilnekmer an der Sehlaeht 
von Brémule, 356 ff. In Betreff eine* andern Sohneg RidKirdi, mit 
Jfamen Richard, AU wm Ely, s. Deliele tu Robert v. Torigni I, 145 
und aber tetnen gleidinamigen Ericel deneelben tbd. 304, A. 6. — Von 
Richards I. von Bienfaite Bruder Baiduin von Meulle» redet Waee 
vi^ieht 8563. — 8S61. Boneaboz = Bonn^mq, Art. Rmt-rEvêgue 
und iùduiettlieh von dieser Sladt. Sadulf von Bonneboeq figurirt 
naeh Le Prévost unier denjenigen, die die Ahtei Saini-Etienne tu 
Caen mil Scheukungen btdaehlen. Nâhere» bei TaUor 333. Robertus 
de Boneaboz tnrd aïs Theibtdtnur an der Schlacht von Tinehebrai am 
38. September 1106 in dem er»t vor einigen Jàhren von Rud Meyer ent- 
dcobcn hôehet interetsanten Berichte ùber die Sehlacht genannt, den 
der Herausgeber derChronik de» Robert v. Tbrigni I, 138 Anmerk. 7 
niUheÙt. Sonnebosq var ein Lehen der Qrafen vonMevkm; e.Seaee. 
Normanniae, Mha. XV, 186 e. 2 und die Anmerk. von Deïiile eu 
der Urkunde N. 963 (vom Juni 1281) de» Carttdam normand, Mèm. 
XVI. In den Rct. tcaec. von 1198 toerden Robert, Bagitu)3d wnd 
WOhelm von Bonnti}o»q^ genannt {XVI, 16, o. 3, 31, 30, 76, c. 3), in 
den euerst von Hardy ver^enlliehten Lieten WHh. von Bonn^Msq 
(XV, 133). — 8563. Mit dem Betitier von Le Sap kônnte, une »ehon 
ru 8560 bemerkt Kurde, Baiduin von MeuUe» gemeint lein, der icenig- 
eteni an einer andcmjSteSe mcM genamU wird und doA oermuÛdiA 



- 734 



on lier Erohemttg Theil nahm. — Wa* Q\(m «Mbmgt, m gieht t 
der Normandie drei Otrler dièses Naineiu: I) OIo»-Ii»-f>m'h'e, 
Argentan, nardàstlich bei La Ferlè-IVesnfl; 2) Crtos, naltr sUdAsÛi^ 
bei Lisieux; 3) Olos- sur- Hislr, Steinlen Srionw unri Monifort-tn 
Eisle- Vorauagaeta dasn von ersterm dit Rede iat. »o handelt m * 
melleicht um WiBielm von Gtos, den Sohn dt» von WiSi n. Jum. Vïl, X 
■ {268 B) genanntm Barno do Glotis, wtlektr ktittrer als pnu-'poiiiti 
Oebems, des Valen von WilMm von BrHiuil, beteiehnei wird. 
towie sein Sohn Roger tpielen éne Bolie in der aehon emâtHtttt \ 
Oeistergetehiehte bei Ord. Vilalis. Roger wird ftmer 
auagesUSten Urkunde Jleinrichx I. gtnannt; s. Ord. Vit. V, 19S {Ap* \ 
pendix) and im Jahre 1119 noeh als Mtend aufggfûhrt; s. rbd. IV, 37t t 
Li dm Bot. eeace. von 1198 œird Nteolaut vonOio» wxmhaft gemaM\ 
(Jtffen. XVI, 10, c. 3, 11, t. 3, TS). FWWcM i»t dtfi dersdhe, ~ 
in eifier Urkunde des Grafen Robert von Ltieester vom Jahre 1190 \ 
<às Zeuge figurirt ÇCartvlaire normand N. SI; vgl. auch N. 790, 79T J 
vnd die Anmerk. de» Herausgeberi). — 8563. Treigoi ^ TVoi^gott, [ 
Arr. S. Lu, ganz nahe nordosUich bei Moyon (8511). Vgl. Gerville tn i 
den Mém. de la Soc. des Antiq. de Nom. V, 2J5. Wie bereil^ La \ 
Prévost und Tailor (S33) anmerken, findet sieh Traygod in Bromplon't 
Liste [Duchesne maS C). Nnch Taiior war es vermuthlich Oalt/rieé 
von Troingots, der bei Hastings mi^cSmpftr. Dit Nachhmmen diestM 
Edclmann» werden iivter denjenigen genannt, die die / 




— 735 — 

màftUoa TheQ. Vgl. jedoch TaUor 234. Em gpSterer WQhelm twtt 
Monffiquet ist unter ien MitutUeritieltnem einer dû AUei Montebottrg 
betreffenden Urkunde K6nig Stephans vom Jahre 1136; s. Eobert v. 
Totigni I, 306 Ânmerk. 1. — In dm Rot. Kaeearii wird der Forst 
mm Montfiquet havfig genannt; die Liste von 1180 {Mèm. XV, 1) be- 
giimt mit Am; Hamo Pincema reddidît compotnm de 10 lîb. de 
redditu quinq. poroariomm et trium vacariorum de foresta Honte 
Ficbet. — lu thesanro 6 lib. S soi. 9 den. — In décima abbati de 
Cerisio 18 boL 9 den. — Leprosk Baioceneis 46 sol. pro Ifi bacon 
de elemon. Blata. — In defectu dimid. porcarie quam tenebat Âlve- 
redns Manoella 12 aol. 6 den. Et quietna est. Vgl 10, 86, XVJ, 
3, 33, c. a, 110, e. 2. Gisdberl ') und Richard von Montfiguet werden 
an der enten btw. iweUe» und dritten dieter SteUen namhafî gt- 
moeU. — 2hr ^tuotc hei Waee Qui de bois garder s'entremet mag 
eich darauf beiithen, dasi dem Herm von Montfiquet die Oberaufsieht 
Ûber den F\>Ttt anvertrtutt «ar. ~ 8B71. Robert Bigot, von welehem 
Wilh. v.Jum. VU, 19 (_a77A) und naeh Hmt Ben. lU, 104 erjOhlen, 
gcheint der erste des Natnene en etin. Der von Waee ob Vorfahr 
Hugo Bigots Beiekhnete, der an der Eroberung Theil nahm, hiesa 
Roger. Vm 1100 nennl An Ord. VitaJis (IF, 95) euerst unier den 
(ïttfrtt, erfalirenen BathgAem Heinrichel. LePretost bemeHct tu dieter 
SteUe, dos» Robert Bigot friûi eine angesehene Pergôniielikeit gevxêen 
sein muu, da er eine I^tunde eu Ounsten der Abtei Saint- Philbert- 
«ur-£ûl« (Montfort gegenUber) vom Jahre 1066 mitimterteiehn^ Mbe, 
aUein mit dem Hersog WtStdm und Roger von Beaumont. Roger 
Bigot erseheint sehon in einer Orkunde vom 5. Jiini 1061, die in der 
Histoire de S. Sauveur, Preuves p. 36 int Auaiuge abgednidtt ist, unter 
den Zeugen, im Verein mit den vomdtmtten EdeBeuten. Er starb 
1107 tmd ttiurde in der Kirehe von Tetford in lAncolnshiTe bestatt^. 
Vgl Ord. Vit. IV, 276—7, der seine Grabsdnrifl mittheOt. Roger 
warnieM, toieWaee 877*— 5 enHhlt, Senescha9Wilhelms des Eroberer», 
aber vieUeicht Heinrieh» I. NSherea àber die FamUie bei TaQor 
33t, 235. nger Bigot fûhrt Ord. Vit. UJ, 608 aie Begleiter Tanereds 
auf dem ersten Kreuzeuge an itnd Wilhelm Bigot IV, 418 unter den 
Personen, die beim Sehiffbrueh der Blanche Nef im Jàkre 1120 (a. 
10203 ff.) ums Leben kamen. — Hugo Bigot, von dem Waee sprieht, 
ist sein (des Diehters) Zeitgenosse, der in der eng^ehen Oeêekichte 

1) Dieser ist vieUeieht dieselbe FersSnUeilceit, von mteherJord. 
Fantasme 1610 redet. 



736 — 



dt» li.Jahrh. viétgenannte Oraf uon NorfoOt, dir 1177 Harb. 8. ûhtt 
diegen DelUU su Bolien b ToHgni I, 306. H. (16. fit ënrr eM- I, 
185 Attmrrkwig 3 mitgethfillen Urhunâe uiUertacknet er tieh aU Bttgo 
Bigotus dapifer. Dan Ofsc'ifecftC erloaeh UeraU wtUr Eduard L '). — 
1^72— 3. Maltot liegt nddweetUeh bei Vaen. Wiu Lk» Logen amhttrifft, 
so giebt M mehrere Otrter die»tt Namim* m der Normandie. Ver- 
mutblieh w( jedach Les Loges, Arr. Vire, nordaiatiich ron Auima^ gê- 
meint, nahe hti Cakagncs {8558). In âtim tkaecarium Normaiimiae, 
JHérn. XV, 185 e. 3 heisst ts nâmUA unttr drr Buhrik Fooda B&lIlTie 
Rcginaldi (le Villa Tierrici folgtndentuitsfn : A-pad ^nvratij dimidium 
feodum militis de. feoda Hugonis Bigot, fiaecnag abfr îtrgt hei Cour- 
vaudûtt, nicht weit nordôstlich von Atdrtay. — Chaïuin ^ Canon, a» 
Laison, nalie Ktstlich bei Mitidotl (vgl weitff nben gu 380!» — IG\. ~ 
8595. Uebtr dasSchloss Lu Baie-du-Paitf, Arr. Coutntuxt, von dem Waa 
wahrseheinîieh redet, s. Gervili^n Seehereiit» N. il, Hbtr die FamOit 
TailaT235. In tintr um lOGO non Niel II. «w Samt-Saweur aiuge- 
sttIUm I7rtaimie icirdNicllus filin» Unfiredi de HftgA ^ifUMint, ». Hialoîn 
de S. Sauveur, Preuves, p. .î5, vieOncM ein VenoandUr. IMert de la 
Saie iélber, der Zeîtgenosuc Heitarieha !.. in dttten Urkundm gtin 
Nome haufig erscheint (vgl. z. S. Histoire de S. Snuvrur, Preuves p. SB, 
Robert v. Torigni I, 185 A. 3, tin «ficher letttern SUOe tr êiek ait 
Roliertus de lîaia dapifer u«terteidti>ft) kann die Krobtriuig itaim 
milgnnacht haben, du er nneh um 1130 UOe. RAdulfiis d<^ H^ia tmd 



- 787 - 

s. Robert v. Torigm I, S06 A. V/fi. fener «bà. U, 12, 46. — 8599. 
Von teAAm Namen tn âitter ZeUe die Eede ùt, bleff>l tioeh m untet' 
»uehen: die HattdBeltriflen weidien witer tieh bedeutend ab. Was dem 
enten anlan^, <o »( Victrie achon loeiter oben 8495 vorgtkommm, 
too bemerkt viwde, dass «s eieh dort teohi itm Vitri in der Bretagne 
handle. Hier abtr redet Waee viélleieht von Virtj/, Arr. Mortain, 
garu tiahe nordueetiieh bei Saint-Hilaire-du-Harcouet. Sotgerios de 
Viriaco (= Vircio) findet iieh taUer den Zeugen einer Urkunde WH- 
helms des Eroherere wm Jàhre 1073, durch welehe dieser eine von 
Nétl von Saint-Sauveur der Abtei Starmoutier vermaehte Sehenknng 6e- 
stàtigt; s. Histoire de S. Sauveur, Preuves, p. 36. In den Rot. acaec. 
Ireffen mr Ranulfn* de Viry, Mèm. XV, 131 e. 2 und Drogo de 
VirrieXFJ, 27 e. 3. — Urinie, me der tteeite Nome inA lautet, ùt 
Khwerlick = Origny (ao keissen tweiBôrfer wenige MeUen sûdtoeêtîieh von 
Bdiême), Béhondeahalb nieht, weH lot. Aurigniacnm, Aurigneiuin {auf 
Stapletoti'a £art« Anrigni) làtfr. Orinic, nicht Urinie, geworden loôre. 
Es ist eher an Vrigny tu denken, retAta von der Straaae voii Argentan 
naeh Séee. AOein die Bandachriften B wd C (tn D fehU die Zeile) 
aclteitten Beaseret ta bieten. Inrie inB = Ivry toeist auf Roger von 
Ivrg hin, den Mundachenk WUhelma dea Eroberers '), der, toie audt 
Goel voH Ivry, an der Schlaeht von Haatinge Tlteil nahm. Vgl. Le 
Frnoat eu Ord. Vit. III, 361, der eine aehon von Tailor {Appendix 
301) eu 8553 angefùbrie SteUe aua Domeaday BooJc I, 458 mittheOt. W 
ton einer Wajfenbrûderaehaft tmaàten Roger von Ivry und Robert va» 
OuiUy die Sale ist: McyaorEndnin qnod RobcrtuB de Oleio et Kogenu 
do Ivreio, fratres jurati et per fidcm et socramentum confocderati, 
vénérant ad conriucetam Angliao onm rege Willebno Baatard. — 
Lirie, une C bietel, vieUeicht = Lèry (Lereium), Arr. Lowviera, noAc 
der Mândimg der Eure in die Seine. Xietettrea wird oft genarmt, ». 
Rot. acaccarii, Métn. XVI, 48, femer Cartuiaire normand N. 8S6 
( Urkunde Wilhelms ilcn Eroberera fOr die Abtei S. Etienne eu Caen), 607 
Note 3 {Urkuf^.: von Richard Loioenhert, um 1190), 919, 1076, 1115; 
ein GillubcrtuB de Lorie ehd. 1144 {Jahr 1230). Vi^àeU iat jtdoàt 
Luric eu leaen. lîagcruR uad Hugo de Luri finden aieh in dem Cata- 
logOB nobilium qui immédiate praedia a rcge Conqoaectoro tenuomnt 
(bei Duehesne 1039 C). — 8600. Roger wm MotObray («t^i. Moubray, 

t) AU aoUhen newd ihn Ord. Vit. II, 296, aotoie eine tu Ouniten 
der CathedraU von Bai/eux am 24. AprU 1089 auegtatMe Urhmde, die 
tum Thea in der Hiet. de S. Sauveur, Prewea, p. 49 mitgetheiU iat. 



ovitu/v; ftetnc reichen vi 

auf Néel von Atibigmj y, 

Naclikommen dm Naym 

Saie = Sai, ganz nalie à 

der VaasaUen Boger's vo 

muthlich die Schiacht vo 

der Hm Picotus de Saia 

von Sai mrd von demsel 

Hugo* 8 von GrandmesnH i 

Urkunde Ileinrichs L vo 

Ebd, V, 107 wid 128 et 

gàngem Kônig Stepham 

Rualend de Saie ois Sch 

Bretagne, der um 1180 é 

finden wir Galfridus do S 

LOwenherz eine wichtigc 

Iferausgebers. — 860t A 

eu vermuthen, dosa Wace 

redet, Vgl auch Taiîor 23; 

Brompton's Liste (bei Duc 

im Jalire 1143 die Abtei J 

9hire, Vgl dos Monastia 

(GuilielmusButtevillein). 1 

einige Maie vor. Le Prévost 

Cartulaire der Abtei Saint- 

Boutevilein, miles do paro( 

e. Envermeu) ausaesteUtf TM 



— 789 - 

NameBouteeilain^ltat sehioerlich mit SoutteôBe, Arr. Valogtwa, »o6h 
AHcA mtt BoudtvifU, Arr. Yvftot, bci DoudevBle, etvras tu thun. In 
dtn Bot. scacearii von 1180—98 begegnet dieser Name wwSrere Mole; 
loir finden Sadulf, Herbert, Robert tittdWHhélm Bouletiilain erwSlmt; 
». Mim. Xr,le. 2, 7, XVI. 6, 75 c. 3. Ebd. 73 guht einfmA BotoTilain. 
. Femer heUal ta XV, 177 unter der Subrik lati tenent de feodo conùtin 
Cestfid: Hugo Bontevilam dao feoda ot dimidiuni cum feodo de 
EatouvilU quod Alberedua Bontevillain tenet de eo. — Wa» Trorabot 
atiiangt, so hegegnet auch dieser Name 6eî Brompion fTruBBebot Du- 
diesne 1036 A), Botoie in der Liste der BattU Abbey (Tnubtit Ad. 
1035), femer in den gpâtem lAsten NicolauB TroBiebot und Golfredne 
Troaaebot ebd. 1040 C btw. 1047 D. S. ùber die Familie die au»- 
fahrliehe Erôrterung Le Prevott't su Ord. Vif. IV, 165, um daa Se- 
évitai der Forsehungen Stapleton'e und Ddiele'» tusammengefaitt iett 
Die Loge des Stammsittes der Troussaote, mit wékher sick Le Preeoet 
ttoeh nnmol bcKhàftigt, ohne jedoeh hier eu einem befriediffenden Er- 
garnis st( geiangm, ist WMerts EratMen» nn Arr. PotU-PEvêque, sud- 
ùstlieh bei Bonfleur zu atiehen, dort too dû ausfùhrlieben Kxtrten tUe 
Namen I^miaadmtrg, Trousbourg verieietmen. Dies stimmt voBkommen 
tu dent waa mr in den Sot. Koecarii von 1180, Mém. XV, 32 lesen: 
Qaufridns TroBïcbot reddit oompotum per Ric&rdnm de Abelon de 
160 lib. de finna vicecomitatis de Bopavilla .... Capellouo do Bodb- 
vilU 30 Bol. de elemos. etato. Vaoario de Kenapevilla 32 sol. pro sex 
srxtariiB ordei et Bamma salit hoc anno etc. Abelon ist nàmlieh ^ 
^6Iofi, c. Honfteiir, Bouavilla = BoimeviBe-eur- Touque, Kenapevilla 
= ConajiniUc, eieiechm Pont-VEvique und Bonnevilk- Auster diesem 
Gaufridua Troiacbot, rl«i- noch XVI, 33 c. 2 wid 33 genannt wird 
(Liste ton 1198), finden wir einen Nieol. Troïeebot XV, 26 und 
Robertns Trossebot ebd. 72. Im Cartulaire normand N. 600 theOt 
Dtlisle eine von Regiualdua dictas Trousebout und seiner Frau Jo- 
hanna im Jabre 1257 ru Qunsten der Ahtti Bonport (6ei Font-àe- 
VArebe] ausgesteUte Urkttnde mit. — Die Barone Trusbntt nennt auOt 
Camden406. — 8609. Dos Beaittthum, vonweldtem der fner genannte 
Edelmann seinen Namen fahrt, heisst noch immer La Lande-Rttri, 
Arr. Domfront, nahe nordwestlieh bei Fiers. In Betreff dieser Familie 
verweist Le Prévost auf La Boque, Histoire de la maison d'Hareourt 
und La Chesnaye des Bois. S. aueh Tailor 338. Waa Waee von der 



i) Man findet éiento gebOdel Peilevilain Pailevitain DuOuMe 
1041 A, Sot. acaea. XV, 11 c 3, 14, Hastevilein XVI, 90 e. 3 u. a. 



'""^^rmtiyen ûOergeht, 

hctlmligt trar, JRadulf v 

Steppe, bei Tôtes), die 

Tarigni II, aoi) reicJie , 

hielt er in England bede, 

wo er auf Seiten Heinri 

338. — 8642. Da li sire 

Beaiizer voti Mortemer gt 

hier von AuviUiers, nord 

von AuviUars, Arr. Pont 

àosq (8561). Le Prévost 

fnann RcheH MaUVa (831 

Thea genommen. Roberi 

manniae genannt, Mém. 

181 e. 2. - 86i3. Tailoi 

Namen dieser ZeOe nich 

Annebecq (nordwestlich l 

Arr. Pont'VEoêque, nordi 

die Lesarten der drei muU 

Karte steht OInebac, aho 

Muséum. Die Bot. scacc 

C' 2 und in d^m Scaca 

d'Onnebaut XV, 177 c. 2 

ebd. 200 eine von Ricardu 

der Abtei Troam atutgestel 

lolmus de Onnebanc fur d 

an beiden SteUeti Onnebauc 



- 741 - 

der Nome AenfaUa eùùge Ittàe vor: eooleaia de Olnebknc Oder Olnebao 
N. 7G7, Willelmus de Olnebano thd., Richart d'Onnebsnt N. 664. 
Aber es begtgnet oucfc Anebant XV, 173 e. 2. — Âutaer dem m 
Ârr. Pont-rthêque géUgenen AtinAavlt gitbt es ein andrea in âtr 
Normandie, dai an der RiêU liegt, unterhcUb McmtfortsVT-Risle. — 
Wa» den twieiten Namen atilangt, to redet Wau viéUeicht ecm Saint- 
Clair nieht weit nordôHlieh von Sainl-LÔ. Der Name Sànt Chr findet 
neh in Brtmpton's Liste, dsgl, wie TaOof bemerkt, Rioardos de Senoler 
Oder Sent Cler tm Bomeeday Book (Jntroi II, 388). WHhelm von S. Clair 
bedaehte tiMh Le Prewst tmter Heinrieh I. dieAbtei Savigny {in der Dtô- 
cese Avranehea) mitSehenkungen; einandrer desselben Namens gr^ndete 
im Jahr 1139 dos Priorat eu ViUier»-Ib»aard laoisehen S. Clair und 
S. Lô). Dit engliseben Sinelairs soUen von diettr Faimitie abstammen. 
Vgl. hiertu Camden 717, 8i9'). — 8645. Der hier genantOe Edd- 
mann war der Neffe vtm Badulf TaiMOn I. von Cinglai» und der 
Vetter von Radtdf TaiMon IL {8513). Seinen Voter (inden v>ir tu- 
glcich mit teinem Onkd «nter âen Mitvnterteichnem einer der erslen 
Urlamden Niel's IL ton S. Sauveur; i. Biet. de S.Sattceur. Preuve» 
p. 26, dsgl ist er im Anhang eur Cftronik des Sobert von Torigni 
II, 203 al» Mitutifter der Abtei S. Etienne-de-Fontenay aufgefûhrt. 
Dass Robert, Emeit' Sohn, bei Haitings uma £«&«n iam, wie Waee 
ertShtt, wird dunh eùie von seinan Sohne Bobert ausgesteOte Urkunde 
best^gt, die eieh OàUia christ. XI, itistrum. 33i vorfindet. Hier heitst 
es Hdffllteh eodem vcro pâtre meo in Anglia occiao. — Philippua filins 
Erneisi wird in einer der Urkunden Boberts von Torigni vont Jahre 
1157 ait Zeuge genannt [II, 252) und Ëudo filins Emeaii in einer 
Urkunde Heinrieha IL um 117S, ebd. 306. In den Bot. seaeearii von 
1180—95 (inden wir mthrere Fitt-Emeiê. 8. femer TaOor 240. — 
8659. Von Robert von Mortain irt sehon weiter oben su 6011—16 die 
Rede geteeeen. Er wurde Qraf von Mortain, naehdem der frûhere 
Beiiteer desseB>en Wïlhelm, mit dem Beinamen Werlencui, aus der 
Normandie verhannt worden war. Vgl. Wilh. v. Jum. VII, 19 {276 D) 
und damach Ben. III, 104, Ord. VitaUs III, 24G. Naeh der Eroberung 
erMdt er u. a. die QrdftduiQ ComaaHl. Im Johre 1088 (inden wir 
ihn unter den Gegnem WiUiebna des Botiien, mit dem er jedoch bàld 

1) Andere ScMosser oder Oerter mit Namen S. CIoît in der Nor- 
mandie sind: S. Qair-d'Arceg, «Odostltch bei Bemajf, S-Clair-d'Ea- 
louée, nordtidt bei Domfront, S. Claù^sur-Us-Monts, tOdôttliA bei 
Ytetot, 8. Clair, Arr. Havre, nahe bei Etretat. 



BattleAbhey ihn aUMlt (I 

8. Duchcane 1024 hzw. It 

(unter den Anhangern H 

heisst WiO^Im, der als i 

^ird(IV,465). Letztercr, 

gegm. PhUipp vonllara 

«wr Wace'8 Zeitgenosse*) 

wm Crèvecœur (Arr, Liste 

^ Eroherung in Englant 

anglicanum, Taiîor 241, 

^ent angesiedeltefi Ilerrm 

fûhrlieJher Camden 234, - 

Putanges, Arr, Argentan. - 

châUl, nachdetn Heinrich 1 

Wilh, V. Jum, VIII^ 31 (3 

v.ToHgni 1,196^). VonR 

1) Ber Stammsitz Haï 
und Le Neubourg und da 
werden, 

2) Dieser Bischof m 
2245-^8 aïs Augenzeuge erzi 
SUUe aus Bobert v, Torigni 
•^« iiegt nahe, beide Nacl^ 
ànngen: wir ivissen, dosa Tf 
^ar. - Phaipps Nachfolger i 



- 743 - 

Theit gaiommen, ût nichti bekannt. — 8B67. Bmiecort = Bmeovrt, 
Art. Pont-l'Evêque, gûdôstUeh von YtaravilU {s. tu SI8S) tAànt die 
riehtige Leamt ta aàn und uar «Aon von Le Prévost conjiàrt leorden. 
Dtr Name Bruiecort Bniecort Bruelcort (eo t. B. awf Stafhto»'» Karte) 
begegnet sehr h^ifig i» dot Bot. geace. und findet si'cA hireiU m 
de» afâtem lAtten bei Dudteant (HenricuB de Braeconrt 1038 B, 
lOiî B e. 3, Gilebcrtue de Bruccoart 1048 B. 1049 B). In emtr 
«m 1153 ausgeatelltm Vrkuttde finden leir unter den Zeugat tugkieh 
mit Willelmua de Crevecor den Namat Galfridns de Brienonrd; a. 
Cart. norm. N. 7; >n der „DielaTation des fieft de Vabbaye oIh Mont- 
Saiitt-MielHi, prétentie par Fabbi Bobert au roi Henri IL" vont Jàhrt 
1173stebt: RobertuB de Briencurt etGaufridiu deTeuuiz, marchalli, 
apud BrettevilUm, «. Âppcndix su der Chron. dei Bob. «. Tor. II, 
397; femer cbd. 30S: Molendinum Patricii, quod JordanuB Tewun 
tunct, et molendinum médium quod Gaufridus mu'[cB]callu8 et Bo- 
bertoB de Bmicurt tcnent, LXX acras. Diaer Bobert von Brveomt 
ût vieBeieht deruJbt, von dem ht Prevott mittheilt, dtus er ma die 
Mitte des 13. Juhrh. (kM( ""d dtu von Gottfried von Fervaqaes {Arr. 
Lisieux, an der Touque) gegrûndete iViornt su Walaingham in Nor- 
folk urJnmdlich butâtigt habe. JJm dieedbe Zeit lAend fUhrt tr einen 
QiséBivrt von Brveowt an, von dem der Abtei eu Vàl-Bicher (Arr. 
Litieux, bei Cambremer) bei Fervaquet gelegene Besittungen gegc\enkt 
viorden sâen. Lettterer tst vieBeieht identi^h mit dem *n den Bot. 
scaeeariiGenanntpniXV,33, XVI,30. 92, 92 e. 3). Vgl. noch TaOor 
ail. — Ein Uei'ner Ort Brueourt liegt femer nahe bei Maiiet, Arr. 
dien, e. Xhrecy. — 8669. Gombray ist nicht weit sûdôstli^ von Thury- 
Harcourt tu suchen. In dem bei Duehetne oi^edrudttm Catalogua 
QubiliuTn qui immédiate praedia a rege Conquaestore tonucnmt 
(1038 c. 3) werden Godcfridua do Cambray und Goiffredus de Cambrai 
aufgefûhrt. YieUelcht ist einmal Combray ai lesen^). In einer Vr- 
kunde vom Jahre 1165 finden tcir unter den Zeugen Oanfridua do 
Comfarai, s. Histoire de S. Sauveur, Preuves, p. 70. Au» epâterer Zeit 
nennm Le Prévost und nach ibm TaSor mehrere Berren von Combray 
unter deT^jenigen, die das Priorat Sainte-Barbe-en-Auge imd die Ahtei 

Bot. scaccarii und das Cartutaire normand. — Aueh im Dép. Somme 
Ii«j;f ein Ort Drieneomt, Arr. Péronne. 

ï) Es tSge dann hier deraàbe iihier vor, den m> m den lÙMd- 
sehriften B und D antreffen. 



Sot. scaccarii. AU Hugo 

Longues {nôrdlich von Bai 

«• Bubercy besessen gu Im 

Tochter BàMuins, Giseïb 

Lincolnahire («. mter dièses 

f>^, fuAm vieOeieht an 

anglteanutn. Taihr (243) l 

mletetem Werke vorkom, 

VrJcmOe,, (s. Mém. de ta 

dies icoM dersélbe Bàlduh 

von ma sowie im Seacc. 1 

attch Cart. fwrtn. N. 473 Ni 

8698-9. Vgl ^Hter' oben 

VemutMich Bernhard von 

'>^GulberUlvon S. Valéry, 
"tpta, geheirathet hatte. V, 
^i-42.-::,Sein Sohn Waltei' 
trstcn Kretueug TheU; s C 
sein Urenkel BainahV) ISng, 
Robert von Torigni I, 316 
Domesday Book; s. Tailor 
^Ser^n^Montgommeri u 

i) Beide géhen auf lai 
Mm de lieu p. 43. - Die 

««»■ mAppendix su Ord. Vi 
wkenneu. dnau^i. v • > 



— 745 - 

tu 1050 bzw. un— 16 und6386—7. — Da hiemitdieAufsâhhingdtr 
Kâmpfff hei Hastinga su Ende ist, to mag betnerkt toerden, dots Waee 
im Oanzen ungefàhr 115 etmdne EdeUeute auffûhrt. MerbicOrdiger 
Weise Hbergeht or, wie bei eiwr frUhem QHegtnheit (s. tu 6031)' 
Siehard von Eeretix, so hier dessen Sohn WiJMm (s. tu 8306). — 
Was die Beieidmwtg ,^ AUff' aviangi, die et mAreren seiner 
Barone beOegt, so ionnte sie <iuf einige, z. B. Hugo voit Oownay 
(8479) und Hugo tmn BoOee (8559) woM tchon im Jahre 1066 mit 
Becht angeieandt vterden; attdere nmnt er vidleicht nur so im Sin- 
Uidc auf gîeicknmnige tu Sriner Zeit îebende Nachkommen. Diea trdfe 
g. B. BU bei Humfried von Bdhon (vgl. Bobert von Torigni I, 185 A. 3, 
II, 111, Jahre 1131 und 1183) «nd WiOielm mn Moyon (vgl. «M. 
/. 510, Jahr 1138). — Bei méhreren EdeJleulett acheinl sieh Waee eiwr 
Veneeehsbmg mit gpâtem Abkômmlingen denelben Familie achuldig 
gemadtt tu luAeii. Wenn er t. B. WilMm ton Boumare 8444 und 
Hugo von Mortemer 8641 aîs Theitnehmer an der Sehladit nennt, so 
mochten tftm die Nachkommen derselben in der Erinnerung sein, Wït 
Mm von Boumare, der um 1168 starb und Hugo von Mortemer, gegen 
«wfcftwi Heinrich II. Krieg tu fai^en haUe. S. Ad. I, 264 A. 8, 
6«D. 393. Ehenso daehte er bei den Namen Aubigny (8^4) und 
CoitTCi/ (8550) vieUeieht an seine Zeitgenosaen Withelm von Aubigny 
und WHMm von Courey, und abertrug die von dieseit bekleideteWûrde 
fines Mundsehenks hnu. SenesehaÛs auf iJire Vorfahren. Zmeimal nemtt 
er den Vater anstatt des SiAitea, nâmlich 8353 und 8i91. — 8771. 
Burguy {II, 135) benurkt riéhtig tu ditser SteîU, dass coadre hier in 
(km Sinn von neufr. enfiler gd/raueht sei. Vgl 11066. — 8779 ff. Be- 
merkensKierth ist, dass Waee im Oegensatx tu Wxlh. von Poitiers {202 A), 
Ord. Vit. U, 147 und Ben. III, 304 niehta davon ertdhlt, wie sidt 
gleieh tu Anfang der ScMaeht dos Geràcht verbreHete, der Hertog sei 
gefaUen und dieser daratif dureh persôntiehcs Eingreifen in den Kangaf 
der dadureh entstandenen Btsi&rtung tu statem sveht '). Doeh beridutet 
aviA unser Dichter hier, wie teir eehen, dose Wilhelm, als dos SeKlaehten- 
glùck tu uetch«n beginnt, sieh bemùht, durdt sein Beispià die Seinen 
BU emeuter Tapferkeit ansuspomen. — 8817. Par kub lea mors passeot 
li vif Ben. 5326. Vgl. 23408. — 8819. dorotcr, wit die erste AuB- 
gabe hier und 10380 hat, bietet heine Hdschr.; deioter aber ist viei- 
leicht = prov. doyasoptar; s. Bagnouard, Lexique roman V, 340. — 



1} Dièse Abteeiàwng baitM Michel M Ben. lU, 306. 



hattc. — 8848, Vgl h 

4U7frJ). - 8897 --8. 

illc (lesiluit intrepidus 

V. Poitiers {203 A). Fi 

Basa der Herzog auf de 

zubrachte, erzàMm wcde 

berichtet nur, daês Wil 

des Feindes abutand, leii 

ad aream bolli regressi 

rationc conspexit, taniol 

151 und Ben, 37576-^8. 

lich sagt Benoît bei eim 

Tel chevalier qui vit ui 

8961—2, Onques ne fisi 

essart En Roncevax ne 

dont le ueyst eaploiier, 

n'i ramenteust Ne 011iui< 

8975—9072, Wïlh. 

37827—42, 37891—3791 

». Poitiers (206 A), Bob 

236, Ord, Vit, J, 185, 1 

157, — 8993-4, Die Bt 

stattuttg Harolds lauten 

Poitiers (204 A), Ord. 1 

Malmesbury erzâhlen Jmi 

auch einen Atiszug aus 



- 747 — 

normandall,215—50) vorfindet. Taihr {Appenàix 303) fùgtdù mit 
With. V. McUmeabwry Ûbareinstimmenâe kurxe Erzâhlutig in der Estoire 
de Saint JSSdicard U rei (ebd. I, 195— fi] hintu, sowie ânen etigl. 
Auetug ans der vmnderbarat Légende m der Vita Hiuroldi (ebd. Il, 
173 if.). T>ie*t Zu»ammen»télUmg i»t erweitert von 3fichel tu Ben. III, 
216, weleher letOerer aich naeh WHh. v. Initiera gerichltt hat. Vgl. 
noeh inabeeondere die Vorrede de» tben genannten Gtkhrten eu Band II 
der Chron. angh-normandes p. XXV ff. Was die ergreifende Ge- 
sehiehte von der Auffindung der Leiche Harolds durdt Edith Schtpanen- 
hala aniangt, go ist tie, aie bekannt, hàufiger wm Dichtem imd Kûnst- 
Itm bchandell morden, u. a. von Heine und Horace Vemet. — 9011 — 4. 
In BelTfff der Krôaung WiSielms, die am 25. Dezetnber 1066 durdt 
den ErAiachof Aldred von York volUogen vnirde, s. W3h. c. Poitiers 
(305 D), Sobert e. Torigni I, 54, Ord. Vit. U, 156, III, 3, MitiM 
m Ben. 37842, TaUor 267. — 9015. Dièse Angabe ist nicht genau, 
da WHhelm, uie ében bemtrkt wordeu, am 25. Bet. 1066 zwm Kiinig 
gtJtrônt tnwrde und am 3. Sept. 1087 etarb. — 9017—36. Vgl. hterm 
WHh. V. Poitiers (207 C), Ord. Vit. n, 218-^24, Sliehel xu Ben. 
37916. Was hier von der Freiheit enôMt wird, die WOhdm den Eng- 
làndern bei der Wahl der Gesetze getassen, ist, une ichon Bréqitigny 
p. 71 hervorhebt, irrthàmlieh. — 9041. Die erste Beise des Eônigs 
naeh iler Normandie fand l'm Màrz 1067 statt. TaSar (268) neiMt, es 
sei ru bedauern, dassWaee imOegensati zttWHh. v. Poitiers (210 D) 
darauf vereiehtet fcofte, eine SehUderung von dem begeisterten Empfang 
tu geben, der Wilhelm in seiner Heimath m* TheU uwde. Vgl. 
dagegen Ord. Vitalis II, 168 und Berujit lU, 333. — 904S--6. 
Vgl. 6987 — 8. Die Orùndung der Battle Abbey ertàhUn ttear aueh 
Wxlh. V. Jum. {388 A) und naeh ihm Ben. III, 226, femer BOxrt 
V. Torigni /, 55, Ord. Vit. II, 163, mcht aber WUh. v. Poitiers, vie 
Karting in seiner Sehrift uber diesen Chronisten p. 38 anmerkt. — 
Die wichtigsten Himelheiten in Betreff der Orùndung dieser Âbtei 
findea sich im Monasticon anglicanum. S femer Michd tu Ben. 37898 
und Tailor 268. Letxterer ruhmt die genauen Angàben, die in der 
Chron. der Batth AUeg (Cott. Ms. Dont. A. II), aus der er ein 
Slùdc mittheiU, in Betreff der Localitàt gemaeht werden. — 9061. S. 
leeiter oben 6317 ff. 

9073—9126. WUh. v. Jum. VII, U (291 C), Ben. 39321—39338, 
erste Chron. 53, dritte Chron. 64, Bobert v. Torigni I, 66, II, 156—7, 
Ord. Vit. ni, 333—7. — Die Feindseiiglieiten twiaehen Normannen 
und JfVantosen nicht lange vorm Tode Wilhelms des Erobertrs werden 



-^ *• A«« Vr 



quandi) ad missam ioro, 

itaquo castrum nobile ( 

HcrauHgebers, der tiacl 

mitteUatcinischen Ghroni 

8, SchelersAnhan/f zti Dit 

wie Ben, 35411, Brand, 

arsin, wie B hat^ toird a 

9119. Was die Entstehu 

langty so safft Wiîh, v, 

Medanta assilicns flamir 

et laboro clamoris, quo 

norum ejus liquefacta, h 

9ichy vi€l kûTzer, aUo atis 

mus rcx Guillolnms infirn 

SchriftsteUem gearbeitet 

erblickt in dem Uufàa^ de 

seifien Tod zur Folge hai 

wm Mantes, — 9124 6, 

237, Saint'Gervais war t 
dos Bois de S, Gervais h 
Prevost's eu der angegébe\ 
9127—9366. Wilh. 
Chron, 53, dritte Chron. 64 
232, 236, Ord. Vit, J, 186, 
grosse AehnîicMeit, die 2\ 
dem des Ord. Vit, ûher d 

117211.. 1 T -r-. - 



— 749 — 

Xùtgetnaen teorden, die die AntidU attfitdUen, Beiâe UMm tua Mier 
gemeimehafiliehenQtulU geaekôpft. S. eine AMmerk%mg von Mtchd «H 
Ben. m, 279. Wir laerden diege IVage «yâter fur lieh tu betrachten 
AaJim. — 9137. Tailor (,273) nutcht avf die viàfae^i itOeftiianU Unter- 
redtmg ai^erkaam, die die aogenannte ForUetgtmg dea Bmt (Chron. 
anglo-normandes I, 82 ff.) den Kûnig sehon etliehe Zeit cor teinem Tode 
ntit scinen Baronen in Bttreff aetHtrSiihne tmd dtren Scfùcksak haUe» 
lâist. Ein aller uni gekhrter „maistre" sucM den Charakter der SShme 
daditreh at erkennen, daai er a» jeden die Frage ricMet, wa» fUr ein 
Vogel er am liebiten sein môehU, umn er daeu bestimmt «Sre, die Ge- 
stalt einea soUhen anmneKmen. Bàbert entscheidet sich fur den Spetber, 
WHMm fur den AdUr, Heinrieh aber, k'en dei^tie estait fnnde, fBr 
den StaoT^). — 9130—88. Die entapreehende SUSU bei Ord. Vit. atéia 
III,243-44mid230. WaceltatnureinenilemenTheaderltngenBede 
reprodueirt, die der Eroberer auf dem Todtenbette gehalten haben soU 
(bei Ord. Tit. III, 228—43). AusfUltriiclier iat Benoit. Sein BerieM 
beginnt V. 39361 mit iler Beproduetion des Itunu bei Ord. Vit. III, 
2iO, der aiso anhebt: Debetie eaim recolere qnom dnlciter vos arnavi 
et quam fortiter contrft onmea aemuloB defenuTÏ. Eocleaiam Dei, 
m&trem Bcilicet aostram, nnnquaro violaTi rie. im Fblgendeft bewegt 
aich Benoit jedoeh aehr fret; betonders antumerken igt, daas er wm 
der Verkihung der Normandie an Robert «ur gans kure (39520) redet, 
anders ala Ord. Tit. und Waee 9131 ff. Letzterer dagegen gedenkt wieder 
der Feindaéligkeiten gioiachen WShelm imd winem Sohne mit keiner SiOie, 
die wM Khon im Jahre 1077 ihren Anfang nakmen (vgl. Ord. Vit. H, 
294); teiner Ereâjiiung zufdge soUte man sogar vefmufhen, dasi Sobert 
beint Tode des Votera tugegm war, woi aber belamaSeh nteht der 
Jba irt (s. ffïft. e. Jum. VIII, S, Ben. 39333—8, 39941 ff., Ord. 
Vit. m, 228). ~ 9139. Von Le Mana redet Ord. Vit. nicU, IdMt 
aber andrereeita den Kônig folgendea harte UrtheU Ober aeinen Solm 
muapreehen, dos sieh bei Waee nieht findtt: Superbui enim est et 
inaipiciiB nehqlo, truciqae diu plectendus infortimio. — 9139 — S6, 
Ebenso lauut das UrtheQ, dos Wilbelm bti Ord. Vit. 111, 230 Hber 
den Charaeter der Normimnen fàUt: Normoniui si bono rigidoque 
dotninatu regiintur, strenairaimi aant et in firduiB rebtii invidi omnea 
excellunt et cunctis hoatibua fortiores auper&re contendunt. Alioqnin 



1) Naeh TaUor fijuiet sieh die Anecdote in einem benmtJmt 
FabitoM bearbeitet in den Uu. Cotton. Cleop. A. XII. 



iegcfiheit (/. 549) von de 

aventure Tant serront 

tonnent Tant serviront 

dem zweiten Theile 165C 

bei Dudo ed, Lair 197, 1 

StdU bei Ord. Vit (III, ^ 

regni constituo heredem, 

manu suntomnia, illud . 

tario jure possedi, sed df 

perjuro régi Heraldo ab 

ejus, dominatui meo sube 

habui .... Fasces igitu 

nulli audeo traders, nisi 

teriora fiant occasione m 

primis annis semper inhae 

obedivit, opto in spiritt 

voluntas est, féliciter îm 

der interessanten, aber Oi 

weiehung, die sich anstatt 

fang dièses Bandes S. 25 

ganzcn SteUe noch Tailor . 

Meran erzàhlty wie Prim H 

den Vater fragt was er de 

sam praphetischen Worte, c 

Sohne redety hat Wace Obi 

scène nocJi weiter ausgespo 



— 751 — 

âer JwkI WîgU, He Waee mu mit dramûitdter Ldtenâigkett vor 
Augm fBiM, laen mr l>ei Ord. Vit., der wn Eiruelnen mit unterm 
Dichter àbereinslimmt, III, 189—92. Atu dtm waa V. 9342 und 9346 
gteht wûrd« hervorgehen, data diae Gefangmeettung in dos Jàhr 1083 
Çehôrt. Dit» beruht jedoeh auf einem Irrlhum: xhon imHerbst 1082 
fand dus Ereigtiis atait. — 9213—6. Wœ^a Behauptung, Odo's £hr- 
geia hàtte eogar naeh der Kiinig»krone getrachttt, ut aieher ûbertriebm 
und klingt btinahe me Spolt. Âber Papst hoffte er naeh il«m Tode 
Oregor'a VIL tu werden. Vgl Ord. Vit. III, 188. — 9349. Al» Todea- 
tag Withelms gilt jetât tdlgemein der 9. September 1087; al noeme di 
iteU aueh in der Ildtehr. B. Ben. {39639—40) sagt del^egen: Dreit 
su diasin jor de septenbre, Ce no» dit l'estoire e remenbre, hat aieh 
Uer aUû vermuthlieh nach Wilh. n. Jum. {292 A) geriehUt. Vgl. nSm- 
lieh Michd eu der angefûhrttn SteBe. — 9351—3. Qanx ahnliclt Ord. 
Vit. ni, 348, Ben. III, 390. — 9356—8. In segritudine sua usque 
ad horam mortia integnim aensam et vivacem loquelam habait Ord. 
Fit. III, 336. — 9359-64. Wir finden hier denstWen Widtrapmeh, 
wie bei Ord. Vit. III, 338—9, wo WtVmlm euertt von 64 Jahren 
aeâtea Lebena aprieht und gleieh darauf aagt, er aei bei der Abràte 
aeineaViOera naeh dem heU. Lande {103S) einKnabt von aehtJaJiren 
geweaen. LetUere Angabe, die aieh bei demeelben Chroniaten attcA III, 
234 wtd I, 179 findet, ùt die riehtigere und etimml beinahe eu der 
Wilhehns v. Jum. i292 A), der da aagt, daag Wilhelm faat 60 Jahre 
ait genordm «ci. Vgl Le Prevoat tu den drei Stellen au» Ord. Vit. — 
9265—74. Der lukttt genannU Autor btriehut {III, 348—9), dtut 
AïU in der Umgtbung da Kônigs dureh sein Hinscheiden in die grôsste 
Bestûrtung veraelet worden aeien und die Beichereti aieh schieunigst 
aufgemaelU hâlten, um ihre Habe in Sieherheil tu brirtgen. Inferiorea 
Tcro cUentuIi, heiast a dann UKiter, ut magistroa auoB aie raanicaaae 
prospexcrunt, arma, vaaa, veates et lûitearaiua omnemqne regiam 
Bupellocttlem rapaemnt et reljcto regia cadavere pêne nndo in aroa 
domiM, aufugemnt .... Eccc potentiaaimus héros, oui nuper plus qaam 
centnm milia militum scrviebant avide et qucm tnultae geutcs cum 
tremorc motuetiant, nunc a suia turpiter in domo non sua apoliatos 
est et a prima uaqno ad tertiam supra nudam hntnum dcrelictna 
est Vgl. Ben. III, 391 und tu der ganxen SteBe Eriquigmf p. 72. — 
9369. Besser couertoirs. Beide Worter aueh Aiol 3846: Ataes i mîit 
uelous et conertoira. — 9271. loeo hat hier dieaelbe Bedeuiung taie 
2016. S. die Anmerk. — 9283. Ord. Vit. III, 251 nenM tint Beihe 
von Prâiaten, die bei der Beatatttmg Wilhàma des Eroberera tugegen 



- 753 — 

waren'). Dit Làehatrede hielt BinehofOiMlbtvt ton EtirtiUB! s.ébA — 
920O. Ygl. 313. — 9291'). Mit dfr Kirehe iA dk MUi Saint- Ji^tienne 
gemeiat, die WQhelm SfUist geifrundrl hatte {». 535S ff.). — !f!t9S — 9300. 
Vgl. in Betreff des Bramhs ftrJ. Vit. DT, SUJ, Ben. 39761—72. — 
930Ù—G6. Der in diesf.n Heilen enthoîtefie BeficM slimmt mit d*m 
ùbârein wa/i Ord. Vit. erziilAt, leie lie Prévost in einer Anmerk>tm§ 
m diesem Schyift/tteUrr [JIL 253) heivorh^t. SeiutU btriihrl die Bf 
géienheit nur gane hurs [JU, S9S). Dit jurittitâtii SeiU der Sed^ 
motion jlîeJm's bespricht Briquignjf p.73. — 9346SO. Vgl.Urd. Vit, 
m, 355. — TaOor's Uebcr.'Hmng, dit mil dem Tode de* Ertibertn 
o6»cWiMs(, m( die der Sacli^cnchronik mtnommene CharaeUrittit dm 
Fùraten, ins Bnglitche ûbertragen, btigtftigt. 

9367')-9GS3. WUh. v. Jum. VUI, 2 imd 3 (S93 A, S9S C), 

1) Von der Ânnesenlteit des Mntm Htinridi npriehl tetdtr 
Waee hocA auài Ord. Vit., abtr Wilk v. Jum. (393 A) 'uul £«1*. 
39779^80. 

2) Die Uebcrfûhrutig der Ltietu von S. Qertai* naeh Cnf*t h 
nicUs weniger al» kiiniglich. Vgl Ord. Vit. Itl, 350, Ben. III, JK'J 

3) Eiirtings Angabe {G2~~G3) d<m in cUm letatat, i 
begiiinenden Abschnitt des Wace'achen Wcrkat, d<r die Zeit rom '. 
des Eroberers bis sur SchlarlU von TXnchrbrai im Jatirr 1100 u 
hein AbhàngigkeilsverMttnis irgend wdcArr Art emxehen unjicn 



- 753 - 

Sen. 39915-40156, erate Cftron. 53—54. driltt Chnm. 65, Bdbert v. 
Torigni I, 67—71, 77, II, 222, 232, Ord. VitaU* I, 186, U, 374, III, 
244, S56, 266-7, 350, 365, 377—9, 384. 475. — 9367. Wie Wilh. 
V. Jum. (293 B) uni nach îhm Robert », Torigni I, 70 und Ben. 
m, 303 eriàhien, hiett sieh Robert, als sein VaUr atarb, in Fonthieit 
auf und liehrte, nachiem er die Nachrieht von dessen Tode erhàlten, 
naeh dtr Normandie surâàc. — H369—74. Ord. Vit. {II, 39S) sagt vott 
lUAert: Erat enim .... facie obesa, oorpore pingui breïiqne ata- 
tnra, unde vulgo Gatnbaron'] cognominatas est et firevis-ocrea. 
Vgl ebd. III, 262. IV, 16. — 9376. WiOieba dur Jîotfte »«■ Kiinig 
vom 29. September 1087, don Tage seiner Krônung (9283), &w tvm 
3. August 1100, ko er im Winditsttr Farst nsèhosatn wurde (10065 ff.). 
Genauer sagt dtshaW Ord. Vit. III, 256, die Dauer eeiner Regierung 
gei 12 Jakre und 10 Monate geioeatn. — P377 — 8, WShelm war kuri 
vorm Hituéheidtn seines Votera mit detn Brief an den Enbischof (s. 
9175—80) nadiEngUnd abgereist. Vgl. Ord. Vitalîs III, 244, IV, 11. 
Ben. III, 287. — 9391. Auck bei SenoU heiest WilMm âer Rothe 
meistenê 1i reia Sot {damaeh „Komg Eoth" bei Qaudy 322 ff.), — 
Die rein soldatisehe Tûchtigteit dessdben ^pird auch in derSahOderung 
betonl, die Ord. Vit. III, 315, IV, 9, 20 vom Charaeter des Eônigs 
entwirft. — 9400. In der Hdschr. B folgen hier vief Verse, deren Siim 
einigermassen klar mird darch Vergleiehung mit der von Le Prévost 
za Ord. Vit. IV, 89 mitgttheilten Stèlie, u» von der âussem Er- 
scheinung WiUiclmg des liothen die Rede ist und es àUo Iteisst: Si 
quis vero desiderat gcire corporis ejua qualîtatem, noverit eum fniste 
oorpore quadrato, colore rufo, erine subiUvo etc. Mit Recht nimmt 
hiernach Le Prévost an, daas derBeiname des Kônigs eieh auf seitten 
Teint eker ois a«f seine Haare beziehe''). — 9419. Bei Ord. Vit. LU, 
267 handeU m aicA, wie Le Prevott und Michel au Ben: III, 304 bt- 
merken, nidit um tine Vtrpfândung des Cotentin, sondem um einen 
Verkauf fur die Summe von dreitausend Pfund Silbera. Benoit (ncuih 
WiVi. V. Jum.) aagt III, 304: Ne aai donei on engagiez Li fu, ce 
eai bien, Coatentin. — 9425. U^er Richard von Reniera s. weiler 
oben eu 8454 und 8507. — 9U9 ff. Woee^i Sehilderung der Slreitig- 
keiten utUer den drei Sohnen dea Broberers, die dem Aufbrueh de* 

î) Der Serausgeber vervieiat wegen der Erklârung des Wortea 
auf Ducange. 

2) Bu Méra in aeinem Aufsatt ûber Waee p. 263 fassle in dem 
eraten Verse rona = ayant une hernie, une rupture. 

48 



neuMclien Brmhr jiih 

Vit. TU, .ïtfj ,v< ,-!, u 

Norma„.lir und arar : 

^mncl^n hdden Fcirste 

aen Mottt.SahU-.mchrJ 

finrich ,ich zHrHch,ez 

«^«Ar ,„ der N^rmavdi 

mnem Brader beghiM. 

«« Englaftd und spielt 

nmchte fd.,r ci„,n KrL 
mnen Brader Wilheh, , 
■'^^^~tfl ahOnmd dcr 

W«'' murpirt und „„ n.i 

^'«- /^,«. „.„, „.„,;,; 

thZ T" ''^"'''"' ""'■ "' 
^-t von mZ,^':T " 



- 756 - 

wâhrcnd Wilh. v. Jutn. Boger von MagwvSle namhaft i^aeht, aie 
sehon ?u S4S4 tiemerkt aorden ist. Hiemaeh Benoit III, 311. Trott 
seines nahtn Verhàltiiiaseg ium Primen wich Hugo von Awanehee, 
mie nuch die meisten andern normanniachen Gromen, heim Eintr^en 
Wilhelms de» Rûthen aus England vor dessen Uebermacht aogleieh 
eurSck; s.Ord. Vit. III, 378. — 0559 (f. Dieae Belagerung Heinriehi 
von Stiten eeiner Brùder, die m der Faetenieit des Jahres 1091 gttM- 
fand, wird in den Annalen des Mont-Saint- Michel (Eobert v. Torigni 
II, 23S) unterm Jahre 1090 (anstatt 1001) kure fcigendermoMen be- 
riehet: Obscaaio montis hujua, quae faota est a Ouillelmo Itofo, 
rege Anglorum, ut a Koberto, comité Normannomm, Henrico fratra 
eurum in hoc monte incluso. Vgl. ebd. â32. Auaser bei Waee findet 
aich aueh bei Flor. von Worceslrr und Wilhclm von Mabnesburt/ eine 
eingehetidc Sehilderung dieser Bdagtrung. Vgl. die Anmerk. von Le 
Prévost eu Ord. Vit. IIJ, 378. — 9561—4. Von Genest (= Genetinm 
bei BobfTt V. Torigni), westlieh bei AwaniAes, bit tum Flusse Chwsnon, 
âer die Grenee nach der Bretagne en bihlet. Ardevon liegt aoisehen 
Qentst und dem Coueanon, dem Mont-Saint-Michel gegenOber, etwoë 
landeinwârts. — 9565 — C. Wenn der Kùnig in Avranche» und der 
Herzog in Genest mar, so hiellen tie den Berg von derselben Seile mu 
besetzt, tcns zu dem tben eorhn* {9SG1) Gesagten einen Widertprueh 
bildft, der geliiet teâre, loenn man /ur Aurenches seteen diirfte Arde- 
uon. — 959^. Le l'retost veneeist eur Vergteiehung mit dem Berichte 
unsers Chronisltn hier sowie eu 9C38 aitf die entapreehende Erjsàhtung 
Wilhelms voa MalmeOiwy. — 9641—62. Was Wace in diesen ZeUen 
mittheilt IHdet wiederwn, wie dies bereits ton Le Prévost bemerkt 
Korden ist, an Irrthûmem und Ungenauigkeiten. S. nàtnlich Ord.Vit. 
111,378—9. Was die Oefangennehmung atibetriffï, von der Wace 96S7 
rcdet, so ist dieselbe mindestens chronologisch unriehlig. S. vorher. — 
9663—83. Die entsprcchende SMk ') bri Ord. Vit. lU, 384—5 lautet: 
Tandem Danfrontani nutu Dei oerumnia tam praeolari exalie com- 
passi sunt et ipsum ad bc de Gallia aoccruituin pcr Harecherian 
hoDoritïco ïuscepemnt, et cxcnsso Rodberti de Belesmo, a qao diu 
graviter oppressi fuerant, dominio, Henricum sibi principein consti- 



1) Der directe Widerspruch, den die Verte 9673—4 in der aJten 
Ausgabe {14772—3) mit dem Folgenden bildeten, ist dureh Vergleichung 
der Handsehriften nunmehr beseitigt und die ganee Ereàhiung mit 
dem BerichU des Ord. Vilalis annâhernd in Einklang gébraiAt, wordm. 



^. « * %%^ 



sich unkennUich :)t m 
fiihrt Littré ans Oau 
ebd. unter poisser. 

0G83—0724. W 

Ben. 4034:i—40m8, ci 

81-S;i, S4, 87, II, o. 

597, 615-17, IV, 10. 

aufmerkmm, den Wad 

von Maine dns norma 

Flèche ZH ihrnn OberJhe 

und nach ihm Ben, II 

erziUat unser Chronùt 

Anstatt der 6606 Mar^ 

liohert V. Torigni (/. 8 

483, IV, 16) 10000 Ma 

der Knnig zur Pliinden 

IV, 16. — 9711. Dtc j. 

wie Ord. Vit. III, 483 l 

steUer macht ebd. due 2 

hute namhaft, welche d 

Baycux 7mhm das Kre 

Februarl097. S. ebd. I] 

9713-6. Die Einnahme 

von Jérusalem am 15. M 

Mossid, Kcrboga, gegen 

Mauern Antiochia's im 



- 757 - 

sp£ter dttreh Eauf >n seinm Besitz ffibraeht und m der Kirehe zum 
heit. Qrabe aufgepfiamf). 

9735—10064. Wilh. r. Juni. VIIl, 8 {295 D), Ben. 40357— 
404S4, Robert v. Torigni I, 88—89, Ord. Vit. III, 327 ff.. IV, 5G. — 
9735—46. Der von WiVidiH dcm KroberfT beabsicJitigt geteesenen Ver- 
heirathung seines SnJmts Jtobert mit Margarethe, der Sehiofstcr (nieht, 
wie Wac€ sagt, Toehter) Htrberta II. von Maine und deren Tod Itatte 
Wace leeiter oben5070-ff. nicht ErwrUutung gethait (s. eu dieserSteUe 
die Anmert. S. 695), teoKl aher iêt hiervon die Eede hei Wilh. v. Jum. 
VIII, 3 {293 A), WUh. 0. Poitiers {190 A), Ord. Vit. II, 103, 353, 
m, 337—38, Betwit III, 139. 303'); der Erbauung des Thurmes 
halle er aber karz gtdaclit (s. 5090. Vgl. nuc/i Wilh. e. Jum.VII, 37, 
Ben. m, 138, Ord. Vit. IV, 50). — Wai iin Nachfolgetiden trtSMt 
Ktrd ist nur zam Theil richtig. Schon vorher m 9696 murde daraiif 
hingemiesen, dosa Robert II. bei aetner Abreiae naeh Jérusalem Maine 
nicht tnchr beaass, aiso konnte er es nicht aeinem Brader Hberlaasen, 
aie hier 974!)— 53 beluiiiptel wird. — V. 9755 hietel ein hikltêt aiif- 
fallendes Beispiel von Etitutellnng, toenn wir utis an Ord. Vit. halten, 
die tnan nur so crklârtn kann, dasa Wace Liguria und LiiigoncB 
(= Langres) vertcechselt hat ^). Es handelt sieh nâmlieh um Hugo, 
den Sohn Aeo^s, Marquis von Ligurien, weleher letiterer eine Tante 
des Grafcn Tlerbcrt II. von Maine £ur Frau hatte. Vgl. Le Prevoat 
3U Ord. Vit. II, 353, III, 337. — 9757. Hugo war ein Enkel Her- 
berts I. von Maine. Aber aaa 9759—60 berieMet wird, seigt, dosa 
Waee i7tn {irrthiimlieher Weise) aU Neffen Ilerberts II. hinsteUt. Er 
war lïber die genealngischen VcrMUaisse der Grafen vort Maine offeti- 
bar ebenaovjenig genau uttterrichtet me Ord. Vit., der, taie Le Prévost 
nachweiat, glejchfalts die grôbsten Irrthiimer begeht. Die foigende Er- 

I) Le Pretost's AnmerJcmg eu Ord. Vit. III, 633, dass Wace 
erzdlhîe, Robert hnhe dièses selbe Banner naeh Enropa iibergcfûhrt 
und der Abtei Sainte-Triniti eu Caen geaehenkt, scheint der Serich- 
tigung zu bedùrfen, da es sieh 9717 und 9730 doch tcohl nidd um 
dieseUie Trophiie handelt. 

3) An der kUtem SteUe und bei Wilh. v. Jum. heisst aie eben- 
fàtts wie bei Waee fàlschiich eine Toehter SerberU. 

3) Saaa daa Veraehen auf des Verfassera, nieht des Schreibert 
Reehnang zu aetzen ist, geht aus dem Borgucignon hercor. Langres, 
nicht eben weit von der burgundisehen Qretue geUgen, tmrde von Waet 
eu Burgund gerechnet. 



• » • *. «■•fl^f 



-'"M^ctt rreignet h 

PolfjnuJes: ElidR, seii 

tlwiU âem Kunige Wilh 

fnandie von seinem Jh 

seine Ahsicht mit mj de, 

Frcuudschaft von ihm ; 

etwas von VersOhnnng a 

Hieravf witt sich jetloc 

frteden auseinaudergehei 

mter Verzichtieistung aiq 

VorJcehrmgen, um ehm 

mtt weîchem ihm dicser . 

€8 vergeht eine hingere k 

gehalten, selbst den Versui 

zu setzen; dira geschieh 

Jiohert vm BelUme hei L 

faïîm Ufidgefaagen genon. 

m KerJcer sitzt, riièlct er 

zwisclien ihm nnd dm P( 

nicht lange, wcil ihm ,o, 

tn Maine, die sein Vater 

gcîiefert werdm, dass (r s 

7^ ^'> mit ihm gefangen 

dem der Vertrag gcscldosse 

starJce Besatzung unter 2 

^rauf wird Elias ans der 



- 759 - 

mit dent Kônige kat, gùht er diestm dm Wiinsch tu ertennen in 
«eine Dîntsle eu treten, vnter Verzicbllei^lting anf Le Maixa. Dtr 
Kiimg seifft sieh zuerst bereit hitrattf rimugehen, làsst «tcA alier 
ilenttoch dureh dcn eiftrs&dhtigen Sobtrt von MeuUm hcnttmmm daa 
Aufrhieten suritekanoeiseii. Nttu aber tritt der in seincm Sifihe jfe- 
kfiinkte Elias mil der offmm Erklânmg aaf, das» er mit àUcnKriiften 
ilarnach slrehpn leerde Le Mans uiiederzucTÎangen und ut bdiaupten, 
wftrauf i7im dcr IÇôtiig tUeAiilv>ort giebt: Vade et a^u quicquid mîLi 
potes agere '). Vnter dem Jubel der Seinen kehrt Elias naeh Maine 
gurùde, «lahrend der Kônig bald darauf seine Hcimreii'e naeJt Eng- 
land antritt. Knri naeh Osttm lOSO beginat nun ersterer den Kampf 
aufs Neue; ts folgen die Ereignisse, die bci Woee, freilieh oft (d>- 
tveiehend und ungenau, von 9785 art erzâhït xind. — 9813. Der Courier, 
der dem Kiinige die Nachricht vou der Eiiinahme der Stadt Le Slan» 
ûberbrachle, tear von Robert vnn Bellême, der rtocfi Ballon gegen Elias 
benetzt hiell, nneh Eni/land abgeaaiidt worden. Vgl. Oril, Vit. IV, 37. 
Aueh bei diesem SehriftsteUer trifft er deti Kûnig, wie diescr grade 
im Begriffc eteht auf die Jagd ru gèhen. — 98S7. l'cr vultnni de Luca 
bei Wilh. v. Malmesbnrg, par le saint Voult (par la saipto face) do 
LucqueB; s. Le JVewsi en Ord. Vit. IV, 52. Gaudy {p. 321): bel 
Goltrs Angesieht non Lueca. DerAusâruck ist auch von Sainte-l'alat/e 
(Copie der Anenalbiblinthek: s. Var. z\t 9780) richtig erklart toorden. 
Offenliar dersettie Sehœur ist m dem wunderlielten Stucke gtmeint, daa 
Romeart 151—52 zitm Tbeil abgedntekt iat (par le vau de lusiiiits). — 
9859—73. Ilico rex fcstiniis ad maro vcnicns, naves introiit. Cui 
nantac; „Cur, rcgum maximi-, ÎDtdlcrabili tcmpcstate meria nlta la- 
CUBcia, ut inortis immincns periculum non formidas?" Qulbua rcx 
ait: „Du rege fluctibus aiibmccso seiinoncm non audivi". Sobert o> 
Torigni (atië Heinriât v. liantingdon) 1, 88-69. Die letztere drastische 
Antwort des Kônigs findtt sich awk bei Wilh. v. Jim. {396 A) und 
iJartiach bri Ben. III, 331. — 9875. eancge, wie in A steht, ist vial- 
kidit Schrcibfehter fiir eaneqe, obKoJtl die ahd. Form snaga htisst. 
8. ùber das Worl, dm avch :. S. Bm. 27141 (eoneke) iind Aîol 10593 
(eaneqL-) vorl-ommt, Diee E. W.* 575. Aua 9877 gélit hervof, dass es 
ein gnisseres Fabrseag bedeutet. — 9883. Schon Qaudy {p. 333) nahm 
an, dass es sieh in diesetn Verse um eine Gegeiiiibentellung von Lvf 

1) Le Prévost sh Ord. Vit. IV. 52 fohrt die entaprecltende Stdle 
aus der Vnlerredung an, die Wilhelm ton MalmeAurg den Kùn^ 
mit dem Grafen fùAren lâast. 



■^ i'rniost m(u-hi die 
""""" '«'> n,ogm ^ 
yLand ffemge» ,«, 

(vffl. zu sue) rJn. - . 

morabatnr, seseque ad „,' 
"^o'abatur. Dénie,.; t," 

■oer^cht uber dfp n.i 
-»- l>einal. Xf ^ 

^'««y ricUig erklârt Z 



- 761 - 

vûK Montgommtri (g. tu 44tl—S). entmrft Ord. Vit. m, 300 folgmâes 
BSd: Eral enim ingcnio snbtilts, dnlosus et vcraipenis, corpore 
mairnas et fortis, aadtkx et jintens in arniJEi, elnqtienB, nimiumque 
cradelix et avaritia et libidino incxplebilia, perapicax eeriorum com- 
mentor opcruiu, et in excrcitiis mnndi (rravisBimomm patiens la- 
bonim, in cxtruendis ai^dificiis et machinis alîigquc arduia operibuï 
inf;enio8U8 artifex et in torquendis hominiboH inexorabilia camîfex. 
Sanctam EccleBÎam non ut tîlius matrcm honoravit, adjnvit atque 
vcstivit, Bed velut privignue novcrcaro deturpavit, opprcasit et apo- 
liavit. Vgl. die tioeh ausfûhAieJien SchiUlemnijebii. 422—3, vso vor- 
nfhmh'ch feinrr Grauaamkeit gedacht iciVd'), soteie IV, 304 — 5. Waee 
nennt ihn noeh 10427 unà 10517, ftmer 71453 aU Theilnrhmer mi 
(ÎT Schtacht von Tînehehrai. — J>er eudlichen Eiriktrkerung dr» ge- 
fîavhtetm Bnrtms dureh Heinrieh T. im Jahre 1112 haben vnr gelum 
friihtT [zu 3525— G) gedacht. Vgl. nuch tras zu der Pnpheztivng Wtl- 
lidmii IL vonBtXlfme (2903—30) angemerkt icordm ist. — 9950. Von 
der Guyi$l, in teelchtr Sobni von Brltème hei Winielm dem Bothen 
statid, eriâhU auch Ord. VU. IV, 20, dtr aiisser ihm und dem Prinien 
Heinrieh ah gtaiiihnliehe Begleiter des Konige n«itn(; Wilhelm von 
IJvreux, Hugo vntt Chester uiid Walter Giffard IL, Oraf von Bueking- 
ftnm. — 9975—6. Faut wàrtiieh ao writer oben 1141^2. — 9989 ff. 
WilMm der Roffce vermochte gegen dit Ftste Mayet niehta nuMU- 
richten, eondern miuste sîch damit begnUgeH, die Umgegend ta ver- 
mùêten: ». Ord. Vit. IV, Cl— 2. — 9996. porter ccnbels mm Eampfe 
provociren. S. die lange Erôrtemng hei Gaehei p. 84. — 10005—56. 
Was die Grfangtnnehmang de» Grafen Elias anbetrifft. die »u einer 
ganz andem Zeit gtnttfand ah Waee bericfUet, s. vorher S. 758. ~ 
10015 ff. Ord. Vit. IV, 38—39 gagt von ihm: Erat enim probua et 
honorabilis et multis pro virtutibus amabilis, Corpore praecellebat, 
fortis et mafniuB, atatura gracilia et proceras, niger et hirautoa et 
instar presbyteri bcne tonsua, Eloquio ctinm erat tuavis et facundus, 
lonis qnielia et aaper rcbellibiis, justitiae ciiltor rigidua et in timoré 
Dei ad opus boniim fervidus. — 10026. Sainte-Palaye merit «t dieser 
SteUe a», data der heîl. Julian von den Gefangenen angerufen vierde. 
Aher e»aeheint natiirlieher, hier nur eine Besiehting aafihn, àla eraten 
Bitehof von Le Man», omunehintH, deaaen Name mit der Cathédrale 

1) Aueh er fiihrte gleich aeinem Groaavater den Beinatnen Taie- 
wu (8. 2S17). Ord. Pïl. UI,4a2 bemerkt: pro duritia jnre Talavaoiu» 
Tocabstor. 



»fi dnrch laufjrAuxh 

(la sic ihu .„,„ f^-.^^f 

Bote nach ?:ng1avd z 

^chr fhtrrh rlic Couse 

Icomweymi I/rrnchaft 

1^'omiU in flicscm Aw 

gehrnd zu vwrhm. A 

die Autwort des n.rzi 

I^nrdcH mit Elias, Hh 

ehrenroll ans dcm Thn 

lafiermig mu Bayenx 

^Ify- ^'' ''<'^ J^doch 
-^ô, 3:î(\ Hohert vnn 

'Mi 11UK michdau er 

ffftft(/m irar. Sniue Toch 

Fuho dm Jmiqeu vou / 

Ord. Vit. IV, jo.l :m[ 

^()S9L\ erstr Chron. 55 
^J. ^^^^5, 0^0 Ord. Vital 
BeJcanntlich wisscn vicU 
::(ihlen, welcheu /7^* i-,./. 



sott. Aueh Benoit rrdet von einem snleken sehr «us/uArlteA 40544 ff. 
Dtr in mancher Himicht mit âtr Vtrsion des letttem SdhrifltteUer» 
iibefrinstimmende. abfr ansprtehmdere BericM in der erslen Chron. 
Jautet folgendermassm: Li roys Williaumes apetizaa son pooir sainte 
Efrlise et as abeies prenoit conrois et i faianit sejorni^r aeschevaus; 
il destrnit en Enft'etcire .IT. paroiBM por fairo nue foreat : par quoy 
nontru SircB BuufTri qu'il morut aaacz hontensement; roais aincoia 
qu'i! monist li avint une avision par nuit: car il li entoit avis qu'il 
eatoit en une chapele et veoit desor l'autel .i. mort Reiiir; si avoit 
nioalt grant talent de mongier .i, de ses piei et le mengriit. Apres 
celui mengoit l'aufre pie et puis une main, et quant il s'apareilloit 
de menjrier li l'autre main, celui qui mors estoit le feroit de cela 
main, que il li Toloit mendier, en la bouche ai qu'il li depecoit .n, 
dcns. Adont a'esvilla li roya, et ce senti touï eauftlans et trova cca 
.][. dena chcns. Moult ac mervilla de œlc aviaion et lendemain ala 
a .1. hermito et li conta. Cil li espont en tclo manière; „Sire, cil 
qui ostoit mors aor l'autel ') IHeeu Criât, qui mort sofTri por nous, 
a qui vous nieni^iez les membres, quant vous les aboies et sa gent 
do relcgion et se» clers et aoa evesquoa apetieiez et esmengiez. Et 
eaichiez que Diox longuement vous aaoficrt; mait, ae merci ne oriez 
et penitance n'en faitea prochainement. Diex voua acourcera la vie. 
qui cat en aviaion entendue es deiiz de l'omme". Qaut li rois ot 
ni le conaeil de l'ermite, si li dit: „'Voua eatca des clers, volentiers 
lor aidcHcs'"). Li roia li toma son conseil a noient. Ygl. hitrmit 
Aie ahnliche ErzShlung in der dritten Chron. 66—7. Bri Ord. VitaKs 
IV, 83 iat eg ein Miineh der Ablei ta doucrster, der einro auf dus 
nahe Kiide Wtthrlms des Hothen hindeulendrn TVauin gelKibt haben 
tciTI, deKsen ïnhalt darauf dem Kônirje rfurcfi den Abt SerJo Ob'ermittfit 
rnird. S. ûher die verschiedenen Versionen Michel jnt Ben. III, 339, 
ipo auch die von mekreren Cfironiitfn, u, a, non Heinrieh ton Hun- 
tinffdon (und nach ihm von Boberl von Torigni I, 85] Êowie eon dem 
Verfaestr der Annalen de» Mont-Saint-Michel (tbd. II, 223) ertÔhUe 

ï) Hier sdieint c'est ergânzt uerilm eu mûiaen. 

3) Bei Wilh. V. Màtmesbury sagt der Kônig, ois mon ihm mit- 
theiU tnag ein Slônch von ihm EnUeteliehes gftrtimnt habe; Monachna 
(inquit), est et causa Dummorum monaohaliter aomniat. Date ei 
centum aolidos. Der ïnhalt des Berichteg de» genannlen îat. Chro- 
nisten, den Stichel eu Ben. III, 329 lAgedruekt hat, iit von Le Prevott 
«u Ord. Vit. IV, 84 mitgetheilt. 



- 764 - 

Er^eheittUHg von âtr Quelle (nach Einigen tv FinchamiUad in Sift- 

ahirt) hntproclien irt, au» der Sliit gefioMm snn toll — 10073. Weder 
Wilh. V. Jum. noch Benoit nmntn den Hamtn lUsJaniftn, lUr, wie 
mon annimtnl, aus FiikrUh.'lfihit dtn KUnlg (am 3. Avçvst 1100) 
ertchogs, wohl abcr die. ChrioiiVen: Tyrel At Poi» {= Poix in âer 
Picardie), TjreuB ik-Piii-^. l'r'i'T 'lireben gennnnten Annahn(a.a-0.). 
S. aiiKT diest FersiMlithlcit Onl Vit. 17. SO—!il unâ Lt Prevùtt tibd. — 
Viine Heilie von Berichtcn u/irr daa Vnfflûek, dtêseH EnUUJnatg, me 
Kir auch itun deiB leas Wate 10067 ff. iagt. mtndtmen kihmen, auf 
die vtTSchtedcnste We^ir crzahit wird, hat ebenfalU Michel at Bm. 
m, 337 lUMiiiinengtiiftlt ') — 10081. generare = gntutrnifi gtmein- 
sumea MaU, leic m dtm ion Littré (général) laigefulirttH Sfùpid. 
Bereits Sainte Palaye sc/ieiiii un dagielbe Woii gedacht rtt hahtm, temui 
tf eu geaelace, wie tn B steht, anmerkl: ,ji. e. d^Vunrr, AoUf" — 
10105—38. Sharon Trirnir in aeiner Bislorg of Engfaml. ÎMndon 1830, 
macht, Kie Lt Prtvosl tind MieM m Ben. III, 339 anmerkrn, dortaïf 
attl'mtrksam, dass, wr>m die von Wàee traâMle Geitchtchtr oufAmtiioh 
ware '), sie data beilragen wiirde, die Âneieht von cintm wrabndtint 
Morde eu hentârken. — 10143—44. S. in Betreff dtr Bf.*tattuHg (fer 
L'ichr des Kiinign in Winehesttr Ord. Vit. IV. SS-~S9, MitM tu 
Bill. III, 340, dr.r aiirh ciiw f;urie Bischrrihung des ruich immcr vor- 
iMiideiien Grabmals gidil. 
10147—10334. Will,. y. Jnm. VIU, 10 tind II {207 A, 307 JT). 




- 765 - 

die am 11. November 1100 stattfand, s. Michel tu Ben. m, 344, Ord. 
Vit. IV, 95—96 und die Anme^Mng de» Berausgébers. Die Kônigin 
ttarb am 1. Mai 1118. S. «M. 3J3, Sobert v. Torigni I, 155. — 
10174—8. Die VermàMung der Toehter Heinrich» L, Matkilde, mit 
dem Kaiser Heinrieh V. von Deuliehland fond im Januar 1114 siatt; 
8. Ord. Vit. IV, a. 296. Vgl. auch Jen «ocfc Wtih. v. Jum. bearbeile- ■ 
ten Beriehl bei Ben. III, 347—3. — 10Î9J. Dièse Grà/in, Toehter 
Ftdeo's von Anjou, des spitern Kiiniga von Jérusalem tmd Enkelin 
des Grafen Elias von Maine (s. su 10055) biess MathUde. Vgl. iSber 
die Heirath. (im Jaitre U1&) TKtlA. v. Jum. VIII, 34 (310 B), Ord. 
Vit. IV, 306, 347. Sie teurde nach dem jàhen Untergang ihres jungen 
Gatten Nonne in Fontevritult. S. toeiter unten 10319, Wilh. v. Jam, 
a. a 0., Ord. Vit. IV. 439. Als Aebtissin des Ktofters wird aie von 
Sobert V. Torigni II, 189 erieàhnt. — 10104. Aueh im Sieit de ia 
première croisade (Bomania 1876) loird er gerùhmt. Hier heiaet es 
53, 60: . . . onqucs ne fu tiel ber For sa gent naiotenir ne por 
terre garder, — 10203 ff. Der Untergang der ,^lanche Nef" fond 
am 25. Nov. 1130 statt. S. beêonders Ord. VU. IV, 409 ff., der uns 
einen eingehenden Bericht u6er das traurige JSreignis aufbeaahrt hat. 
WiVt. V. Jum., liobert t. Torigni I, 159 aotoie die erste Chron. theiien 
die Begebenheit nur gant iurz mit; ausfûhrlicher Benoît, der hin und 
wieder Wace benatzl su haben seheint (vgl. die Anmerk. 3. S. 752], soteie 
die dritteChron,, Kélehe letttere fUso ereàhlt: Et puis avint que Guîl- 
laumea, li lilfi au roi Henri, B'en vint aBarbeflue; car il voloit pauer 
lo mer et alcr en Eogletierre. Et torinentc le prist, si fu noiies et 
devourcadee pissons de mer et monlt d'autres qui o lui s'en aloient: 
dont grans damages fu et grsDS pitiés. £t en lui fu avérée la pro- 
phecie Morlin, ki .y", ans devant et plus ot este dite; car il dist ensi: 
„Li cbsiel au lyon des illes seront mue en poiBBons de mer" '). Il 
apieloit le roi Henri l^on et bien i ot raison, car a son tans ne fu 
nus plus fors rois de lui, plus poissans ne plus doutes. — In Betreff 
des Schaaplattes des Unglûckefalles s. QeniU^s Recherches sur Pétat 
des ports de Cherbourg et de Barfleur pendant le moyen-&ge in den 
AreUtes annuelles de la Normandie, 2' année (1826) p. 97^132. — 
10209. cliargeor ist Schreibfehler fiir chargeoir, tcorunter der Flatl 
am Hafen eu verstéhtn ist, an welehem die Waaren aus- und eingt' 
laden wurden. — 10220 — 34. Beroldus autem, qui pauperior orat 

I) Die trUspreekenden latWorte lautett; Catuli leonis in aequo- 
reos pisces transformabontur. Vgl, Ord, Vit. IV, ^1. 



in A sti'htyi Ilfinric 

Hmr. — l()o-;,^ Yg^ 

Amchliiss an dm L 

Traiter von dm Lùh 

auffallendy wenn ivir 

l'urzv Zeit darauf, m 

swar mit Adélaïde lu 

von Brabant nnd Loi 

Vit. IV, 4ot-o^ lioh 

kinderhs, Nach dem : 

seine Wtttire mit Wi 

aie sicei îSt^hne nvd ei\ 

die Anmerkungcn des 

Aeusserunffcn wtc in t 

sonst gdegmllich entsc 

geus du maie i)art Br 

cil rctorne ki hit^i huc 

Gottfried der Scïidne od 

im Jahrc IJ^O die Ka\ 

8. Bohert v. Toriym J, 

starh sckon am 7. Se.ple 

Ki'mig Ihinrichll. von 

und wurde in der Ca 

Vgl. Robert v. Torigni 

S. su 1010 J. 

10325-^10774. M 



- 767 - 

<iritte Chron. 68, Sobert v.Torignil, ISO- 32, 124, 173,176, 11,233, 
Ord. Vitalig l 189, IV, 78, 98, 103, 110 ff., 161-3, 476, 481, 483. — 
10339—31. Nach Ord. Vit. IV, 98 traf Robert II. im Scptembtr, nach 
Bobert V. Torigiti (Heinrich f . Huntingdon) I, 120 tchon tm Augugt 
1100 Kitâer im Ar Normandie ein. — 10332—6. Sibylla war die 
TocUer des Grafen Qtittfried von Convergano in Nrapd. Sie wurde 
schon 1103 auf Angtiften riner Geltebten ihres Gentahla vergifUt, tiaeh- 
dem sie di€sem nicht Inage jmrher einen Sohn gihoren hatte; s, Wilh. 
p. Jum. Vin, a {299 A) »nd nach ihm Ben. III, 364, ferner Ord. 
VU. IV, 184-5, 473. — 10337-48. M''illulm, mil (Um Beinamm 
Clito, erhielt nom Kùnige Lmiioig dan DîeJcen eon Franireich im 
Jahre 1137 Flamkrn nach. der frevelitaftcit Ermordimg des Grafen 
Karl in der Kirclte eu Briigge. Er Starb sckon am 9. Augugt 1138 
in Folge der Vermundung, die er bei der Belage^ung von Aloift cr- 
Imlka ftulfe. Vgl. Wilk. v. Jum. (309 B, 301 B) und nach ihm Ben. 
m, 3C4-0, Robert v. Torigni 1, 173, 176, II, 233, Ord. Vit. IV, 474 
—83. — 10343. S. die ruihern Attgahen iiber die Art der Vertoandung 
S0U7.V den Tod des Grafen bei Ord. VU. IV, 481. — 10347—8. Vgt. 
1443—4. — 10365. Die erate Ueberfahrt Eoberts nach England und 
der Vertrag. den er mit dem Kônige ecldietat, lind ans dem Herbst 
1101; seine zweite lieiae, sowie die Veriiebtleiatung auf die Summe 
«tWes. (iien- bis dahin erhalten hatle (10599— 10757) fand 1103 atatt. 
Vgl Bohert v. Torigni I, 131, 124, Ord. VittUis IV, 110, 161. Nach 
WUh. mm Jum. und Benoit') ging der Hereog nur finmal, gteiiA 
naeh ecinem Wiedereintreffen aux IWiistina naeh England. Die Ver- 
eichtkiatung auf die eben vorher erhaltcne Gddsummc wird hier gar 
nic/if motivirl. — l'orcostcr ^ Portehester, nordteeatUch bei Ports- 
mouth. Robert von Torigni I, 133 vnd Ord. Vitalis IV, 110 nennen 
letitern Ilafen ah Amschiffungsort Bolierts. — 10373. Hantoue scheint 
ein FeMer uwd Altone, w.e 10393 steht, dag Riehtige tu sein. Es 
handelt sich um Alton, nordiistlich bei WiHe)tester. — 10.380. S. vas 
eu 8819 augimerkt icorden iat. — 10405—8, die in C fehlcn, sind an- 
scheinend verddehtig, da sie fast in derseBien Gestalt schon in den 

1) Beide enàhim die Ereigniase von dtr Biidikebr Roberts bis 
mm Kampfe bei Tinchebrai ausnAmend kure: Benoît's Berieht um- 
fnast kaum mehr als 150 Zcilen. — Schon friiher iat beilâufig erteâhnt 
teorden, dtiaa die Chronik dea Ittetcrn ûberhaupt bia gum Tode Hein- 
rieha I. (tm JiiAre 1135) râcU; er hat vom lib. VIII des Wilh. v. Jum. 
noeh bearbeiUt cap. 17, 21, 23, 23, 25, 36, 29, 30, 31, 32, 34, 35, 33. 



^n MjTtah, (g , 
«">» Sflléme (s. S 
l^rhilternng .-wisch 

*»• tr vorher gehle 

Robert V. Torigni (J 

"04 von ihm: Wij 

f^eVui fxlierclitatu 

fccto et cxercicio fe, 

turmis werram cala.n 

y^c^grafen von Kent 

„ ' ^ -0'««« ,hn i 

frerrschaften Torigni 

gomnieri (s. Ord. Vit 
'JP- Seine TocL 

y Grund der Forsch 
10374. - ioiS4. Dièse 
^on Jïuntingdon) r jl 

S «-- <J'estorl,as, 
*«^tna mi„i„ ^^^rar-y. 



1) V mtn 



r» 



SehriftstèBer bestand der Kànig nvr auf dem Besitee von Domfront 
(». 9668 ff.), htanspruthU ofter nieht, teie Waee 10493^8 eriàhlt, 
avsterdem âas Colmtin, vtdmWkr Hbtrlieee «r dieieg seinem Brttder. — 
10537. Wilhdm II. con yar«ttfl«, Qraf von Surrey, Sohn de» gleùA- 
namigen Edelmamu, Aet weiter obtn 8477 unter dm Kàmpfem bei 
Sastings genaimt worden ist. Auch Ord. Vitalix IV, 161 berichtet, 
dots ff'ittelm «m Varetine »m Jahfe llOJ nach der J^omtOniKe ge~ 
\ovmen lei «nd dm Heriog ereahft habe er set teiner Qrafschaft 
Surrtg wm Kônige vtrlmtig erMàrt wordtn. Hiermit steht im 
Widtrsprach, wenn ebd. IV, 116 bereits unter den von Htinridi I. 
Otrer engtieehen Betitatngen Beravhten, tcéItAe Robert naeh seiner 
VersShnung mit eetnem Brader im Jahre 1101 mit nich nach der 
Normandie nahm, der Oraf von Sutrey genannt inird. — Wi&elm 
von Vartnne geblotê tchon bald darauf Frieden mit dem Kdnig, naeh- 
dem sich dieser aur Rûekgabt seiner Orafgehaft veratanden hatle und 
blieb in der Fotgeeeit sein treuer ÂnhSnger. Vgl. Ord. Vit. IV, 163. 
Br starb nieht lange nach Heinrich I. im Jahre 11.36. Vgl. Robert 
von Torigni I, 205 unâ die Anmerk. des Herauggeberg, WiUtàm v. 
Jum. VIII, 40 {314 A). — 10538 ist ohne Zweifel Lcawes £u lesen 
^ Letoeg, tao sehon Wilhdm I. von Varenne ein Klogter gegrUndet 
hatte und naeh stinem Tode im Jahre 1089 bestatlet viurde; g. 
ueiter oben S. 720 m 8477. . — lOMO. Nàmlich die Orafgehaft 
Sun-ey. — 10556. S. tu 522. — 10558- Die aug B aufgenommene 
Lesart des Textes iat twar verstândlieh, aber viahrecheinlich nieht 
ecM, da die Vebereinetimmung auffWt, die iwischen A und G hin- 
sichUich des Anfangg der Zeile herrsiAt. — 10570. Unter ramor» 
sind die Enden deg Geieeiheg zu verstehen. Vgl. Boman de Troie 39156. — 
10599 ff. S. in Betreff dieser ttoeiten Iteise wae weiter oben eu 10365 
angemerkl toorden ist. ~ 10607—13. Bei Ord. Vil. IV. 163 fragl der 
Kiinig, ait er die Naehrieht von der Landung geines Sruders erhâU, 
geine Umgebung: Quid de inimicia meia delieo fa.ccrc, qui sine meo 
conuneatu 8uper me auai sunt irruere et regni moi fines irrumpere? — 
10613. Robert, Graf von Meulan (s. tu 6017), der adion an der SeUadit 
vonHastings ThHl genommen (s. tu 8306), loar einer dar Hauptrathg^er 
Wilhehns dtB Rothen {Ord. Kit. IV, 51—53) und Ueinriehs I {ebd. 
112, 168). Letilerer verwandte ihn hâufig eu diplùmatisehen Sendungen: 
êo 1103, v)o er naeh der Normandie abgetehickt teurde, um die innem 
Streiti^eeiten de* Hereogthumg tu gehlichten (Ad. 190). In demseBien 
Jahre ging die StaM Leieester tn aeinen Besitt Oben s. ebd. 169. 
Er stmrb am 5.Juni 1118 wnd viurde in derAbtei Friaux bn^uckiA., 



Vit. IV, un. Vgl Tl 
und lien. ///, 366, 1 

A 

Ce 

Ott 

C'u 

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A 1 

Ma: 

Qui 

E \ 

Que 

Mal 

Por 

10775^11480. ^^ 

Ben. 41260—41450, 4 

68— mt, Robert v. Torû 

Ord. Vit. I, 187, TV, \ 

IV, 486, F, 18, 42, 1( 

merksam, dans Ailes w 

berta sur AufrecUhalU 

beglaitbigt sei. Was u 

llerzogs setzt, lasst On 

sagefi^). — 10822. Wc 

graior (auch hei Ben. I 



- 771 - 

prao. agndier Lexique roman III, 504. — 108S7. nul trebno {aueh 
Bmt n, 146) tan» Icaum ettoiu Andret bedeuten ait die f oOshcM, 
wie «cAon tn der ertten Auigàbe angemerkt wird. — 10894. Qu'il ont 
s nmiz e a sestien ist vieOeicht ru Usen naeh Ovitt. d'Angleterre 76: 
En tel tonnent, en tel justice Sont li pluiaor par oovoitiBe Qui ont 
ft muiB et a seatiera Plus que ne lor seroit mestiera, aowie Ben. II, 
538: TroBOrs, aveiis granz e ploniers Areit a muta e a sestiera La 
reine, qui son plaisir L'en faiseit par tôt acomplir. — 10895. Der 
Kriegsfug Heinriehs I. naeh der Normandie, widdier mit der Hitir 
nahme t&n Bageux [11172 ff.) wid Caen (11221 ff.) endigte, ist ini 
Jàkr 1106 ru teteen'-), nieht mit Ord. Vit. IV, 218 ins Jahr 1106. 
In lettterm fond die entgcheidende SetUacht hei Tinehebrai etaCt {11411), 
naàtdem der Kiînig in der Zwieehenteit [im Augimt 1105) noch einmi^ 
naeh England gttrûekgdtehrt war. Vgl. Robert von Torigni 1, 126—7. — 
109U. Vgl. 6639. — 10939—40. Aus 113m— t geht hervor, dam die 
porte Hilet in der Biehtung naeh dem Hitmoi» (s. mi 963) gdegen «lar 
(obo t'm Sùdosten wm Caen); die» êtimmt t» der Angabe des ersten 
Heratugebers, die „nie HeiaiDe, die an der porte Milet aiulâuft" 
fûltre ibren Namen von dem pague Oximensi». Demnaeh wàre la rae 
Ëmeiaine oder naeh B Imeisine m tesen. — 10942. Der Veri ist auf 
Qrund von B und C hergestelU: die Sichtigkeit der Letart lâsst sidt 
atich in der nellaamen Verândenmg der erttem Hdsehr. «oeh er'kennen. — 
10949 ff. Der Sinn i»t: die Bûrger miiasten mit ih^em GMe diejewigen 
breaUen, denen der Hmog den Sold gehuldete. — 109^1. acoutumee- 
ment awh Cliomadee 7024. — 10979^88. Gunheriua deAlneio, qui 
Baiocas servabat Ord. Vit. IV, 203. Vgl. d>d. 219 twuf \eat m 8669 
angeiH^it worden ist. In ilem eraehreekenden Bilde, da» Biseltof Serlo 
(bei Ord. Vit. IV, 205} in seiner Fredigt (vgl. eu 7119—34) von den 
Zustàtiden in der Normandie entwirft, aagt er, eich ar> den Kônig 
wendend: Frater quippe tuua Normanniam non poaaidet, nec ut dux 
principatur popu!" luo, quem per rectitudinia calleni ducere deberet, 
aed segnitie torpet atque Guillelmo de Converaana et Ilugoni de 
Nonanto, qui Kotomago praesidet, et Gunherio, nepoti ejaa, aiiîaquc 
indignis aubjacet. — 10989—11113. Dam Wace dieicn Berieht iibtr 
ein VOT Bayeux slattgt}iables TiirnieT hier eingefloehten hat, eracheint 
noch um êo «lunderharer alx er gar nichtê Bemrrkenswerthea enthûlt. 
Vielteieht moehten ihn indeaaen persônliche Verhâltniêâe (er hotte eine 

ï) Eine erate Seiie, die 1104 atattfand, htU Wace unenodhnt 
gekuien. Vgl. dagegen Ord. Vit. TV, 1H9. 



Ilaimo's Sohn, wird f> 

genannt; s. IV, lf)9. 

lich dm llerzog hezci 

gcndcn als Verràthcr 

Umstande zu sucfien , 

mannischen Grossm i 

land. — 11J31 ff, DU 

zdhlt atich Ord, Vit. 1 

ioo sie stattfand, Sccl 

ôsth'ch vo» Creulhj, Ai 

hier, wie auch z. B. I 

gehen. Vgl. Liitré. — 

der Unternehmung gegi 

11173—80, S, iiber die 

S. 702 A. 2 angefuhr 

soioie die von JJelisle i 

Essai historique sur îa 

le vicomte de Toustain, 

der Rïickkelvr Jioberts at 

IIOG. — 11233, Oismc 

Oxitnensis liegt, nordwe 

11234. Ije Prévost {Su} 

einen Robert von Saint- 

mit einer Scftenkung b 

kommen des von Wacc ( 

wird attch in den zuer. 



— 773 - 

(Mém. de la Soe. de» Antii- de Norm. XV. 1846. p. 133 col. 3, 133 
eoL 3). Was Saint Komie m^ngt, m Jtommt vi^leieht eher Scànt- 
Senti an der Onu, oberhaïb Thwry-Hareowrt, in BetratiM al» SaiiO- 
Semi-dea- Landes im Cotentin (teestlieh von La Hàif-dtt- Puits), tedehes 
Le Prévost im Sinne hatte, — 11359. Bobert, Haimo's Sohn, dessen 
Oefangmnehmung Waee 11131 ff. erzoMt hatte, war toâhrettd der Be- 
lagentng oon Bayeux von Oùnther vonAulnay, in dtesen Bàtiden trr 
neh hefanà, an den Kônig Heinrich ausgeliefert utordeti; s. Ord. Vit. 

IV, 319. — 11364. VieBêieht dai Besittthum La Carbonniire bei 
Fmdognes {Arr. Bayeux, nôrdlieh von Cawnont) oder daa nordwestlieh 
bei Cerisy-la-Forêt gelegeru. — 11367—70. LongveviUe, an der Strasse 
von Bayeux naeh Isigny, Vaux-gur-Aure, nahe nôrdUch bei Bayeux, 
Cotombier jeoht = CoUmbiers-sur-SeuBe, unterhoib CreaRy. Ihirnaeh 
seheinen 11368—70 ver^sert teerden lu mûssen: K Colombier[B] e 
[l'Jont encore Li cir Robert de Saint Bomie Sor Seule une eue^npret 
Croilie. — 11379—84. Liuraude = Yvrande, Arr. Domfront, sOd- 
wesliich bei TincJiebrai. Dtr Forêt de Lande- Fourrie, gewissermassen 
eine Fortsetsung des Forêt de Mortain, liegt betrâchUitA weiter 
sûdUeh, am pegenûberliegenden reehten Ufer der Egrenne^); km 

V. 11383-3 gesagt wird ist jedenfalb tmgenau. Die Schreibung 
Livranda findet sieh aaeh einmal in den Rot. seacearii von 1198(Mém. 
de la Soe. des Antiq. de Norm. XVI, 38 col. 3); soneA steM àber 
Iveranda Yveranda oder Ivranda Yvninda*) und itear wird die Kircbe, 
von der Waee 11384 sprieht, mehrere Xale genannt. Vgl. XV, 3, 
69 eol. 2, XVI, 96, femtr die Vrkunde, nie es seheini, Beinriehs 
III. von England {XV, 9S), die alsa atAebt: HenricuB Dei gratia 
Rcx Anglie, Bciatis me conccasigae et dédisse pro ealnto animo 
mce et aoteccBRomm meorum et prcaenti carta mea confinnaue 
Nicholao priori et canonicia rcgulnribuB de FleBsitio ia perpctuam 
elcmosinam Ëcclesiam Stc. Marie de Iveranda cum decimiB et perti- 

1) Kleiner Fbiss, der siéh nieht teeit sùduxstliiA von Domfront 
mit der Varenne vereimgt, eiricm Nebenflusse der Mayenne. 

3) Der Herausgeber weîst an der genannten Sdle darauf hm, 
dass von Yvrande und nieht von N. D. de ïaDélivrande bâ Douvres, 
einigc MriUn nôrdlieh von Caen, die Sede sei. Es handelt sieh in 
briden Kâllen aber viohl um deneeWen Namen. JedenfaUs fùhrt die 
mittelalterliche Schreibung Livrande ru der Aitnahmc, dass darau* 
Ivrande oder Yvrande deshalb tmtrde, vieil ntan uiie in manehen andem 
roman. WïiTtem (s. Diex Gr. I, 301) dos h far den ArUTcel fctdf. 



rrgom, qui juin ad i 

piu-cm cuiii illd ad vo 

inuiiioipein, Ilberti ii 

tionem ro^i rcddidt 

Dalintoiiam ^) in Aiig 

roddit et Villa Tradi 

subjcq^ non sit. JHob 

sagt hvzeichnend, lie 

Wa/fengewalt erlangi 

barrier wohl TItorwài 

und nicderzHziehcH ïu 

Thichefirai und die Se 

die Einnahme von B 

licihe von Ereigninifen 

chromlogisch hetracht 

weitir obm zn J0S95 

von Tinchebrai s. Oro 

Bcricht uns die Iwchh 

1) lyie Kirclic 
moult nnterstem, s. X 
Note zu X VI, 38 col 

2) VielleichtBa 
Sussex oder der gleich, 
Camdcfi. 

3) Le Prévost br 



- 775 - 

■n Behauptutig Miner Feste ebnuo deutUch mtgegentritt ah die ecMatie 
Bareehnttng, mit der Heinrich I. seinm Pion verfoigte sieh n»» Herrn 
der Normatidie îu machen. — 1142T — 8. Nacb dem ebengenanttttnSehrift- 
gUBer wurde die Entechetdung der ScMachl (am 38. September 1106) 
dureh Elias von Maine herbeigefUhrt, d«r dttreh nncn plôtisliehen Seiten- 
angriff Bobart von BéOême tur Flueht iwang (vgl. 1U53); naeh Bobert 
von TorigniiHfinrich von Huntingdon) J, 138 gelang es den BreUmen dem 
EOnige in liurzer Zeit dm Sieg su versehaffeti.