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Full text of "Malacologie terrestre et fluviatile de la Bretagne"

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Bivimn ai Moiiatai 
Seciioiial Library 



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MALACOLOGIE 1 



TERRESTRE ET FLUVIATILE 



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1 



M 



LA BRETAGNE 



M. J/Rf BOURG UIGN AT. 




|)ari$, 



CHEZ J. B. BAILLIÈRE, LIBRAIRE, 

RUE HAUTEFEUILLE , 19; 

ET CHEZ 
J. ROTSHCHILD, LIBRAIRE, 1 F. SAYY, LIBRAIRE, 

RUE DU BAC, tl. 



RUE BONAPARTE , 20. 



^^VOÎi^^' ^. 



MALACOLOGIE 



TERUESTRK Kl FLUVTATILE 



LA BRETAGNE. 



 MALACOLOGIE 



TERRESTRE ET FF.UVIATILE 



DE 



LA BRETAGNE 



M. j:''WBOURGUIGiNAT. 



PARIS 

CHEZ J. B. BAILLIÈRE, LIBRAIRE 

RUE HAUTEFEUILLE , 19. 

JUIN 1860. 



NOV 4 1954 



3509SG 



LOROIS, ancien conseiller d'État et préfet du 
Morbihan ; 

TASLÉ, notaire et ancien maire de Vannes; 

DANIEL , docteur-médecin à Brest. 



Vous avez eu l'obligeance, l'année dernière, lors 
de mon passage en Bretagne, de me communiquer 
vos collections, de m'aider de vos avis et de vos 
conseils. Permettez-moi de me souvenir de vos bons 
procédés, et daignez accepter le patronage de cet 
ouvrage. 

Ce n'est point une malacologie complète de la 



Bretagne que je vous oiïre en ce moment, mais 
simplement un catalogue des diverses espèces re- 
cueillies par moi dans les cinq départements Bre- 
tons, pendant les mois de juin, juillet, août et sep- 
tembre 1859. 

A cet effet, et dans le but de mieux faire res- 
sortir la distribution géographique des Mollusques 
de votre pays, j'ai cru utile et nécessaire de donner 
séparément la liste des espèces trouvées dans cha- 
cun des départements. 

Mes recherches scientifiques , commencées à 
Saint-Nazaire, à l'embouchure de la Loire, ont été 
assidûment poursuivies dans toutes les localités 
du littoral jusqu'à Dol, limite de la basse Nor- 
mandie. J'ai indiqué, du reste, pour chaque dé- 
partement, les stations principales oii je me suis 
arrêté, et d'où j'ai convergé en tous sens dans les 
diverses localités secondaires relatées en ce travail. 

J'ai apporté la plus scrupuleuse attention, comme 
vous le remarquerez, à donner toujours l'habitat 
exact de chaque espèce. — Quani h la synonymie, 



je n'ai indiqué simplement que la synonymie spé- 
cifique, autrement dit celle du créateur de l'espèce ; 
en second lieu, lorsqu'elle était nécessaire, celle du 
classificateur , c'est-à-dire celle de la Méthode 
moderne, qui est la seule scientifique et ration- 
nelle. 

J. R. BOURGUIGNAT. 



Paris, — juin 1860. 



MM. CoLLARD DES Cherres, en 1830; — de Fre- 
MiNViLLE, en 1836; — Duval, de Rennes, en 1845; 
— Daniel, en 1854, et Fouqiiet, de Vannes, en 
1859, sont les sf uls auteurs, h notre connaissance, 
qui aient publié quelques travaux spéciaux de 
Malacologie sur les cinq déparlements de la Bre- 
tagne. 



CoLLARD DKS Cherres, — Catalofïuo des Testacés marins 
(lu dcparlenient du Finistère, principalement des côtes de 
Brest, in : Actes Soc. Linn. de Bordeaux, t. IV, p. 2-58 
(mars), 1830, et — Calaloi;ue des Testacés terrestres et flu- 
viaiiles des environs de Brest et de Quimpei (Finistère), — 



in : Actes Soc. Linn. de Bordeaux (même vol.), à la p. 91 
(avril), 1830 — (1). 

Tira[;e à part de ces deux travaux au nombre de 50 exem- 
plaires. 



Ce catalogue de M. Collard des Cherres contient 
l'énonciation de 75 espèces. — Parmi ces 75 es- 
pèces, il y en a 25 dont les noms spécifiques se 
trouvent accompagnés d'une indication de localité, 
et quelquefois, mais bien rarement, d'une petite 
note critique ; tandis que les 50 autres sont simple- 
ment énoncées sans réflexion et sans habitat. 

Parmi ces coquilles, il s'en trouve évidemment 
de tellement communes dans ce pays, que nous 
comprenons parfaitement l'inutilité d'une indica- 
tion de localité; mais il y en a d'autres, telles que 
les : 

Hélix neglecta, 
— cornea. 



(1) iM. l'abbé Dupuy, dans son grand ouvraj^e sur les Mollus- 
ques de la France, a indiqué, il est vrai avec doul(3, un troisième 
Catalogue des Testacés vivants dn Finistère, pur M. Collard des 
Cherres, dans les Comptes rendus de la Société des sciences de la 
Marne (Année 1833). 

Nous avons compulsé tous les volumes de cette Société, et nous 
devons déclarer que M. Collard des Cherres n'y a jamais rien 
publié. 



XI — 



Hélix striata, 
— candidula, 

Clausilia bidens, 

Physa fontinalis, 

Planorbis contortus 
— spirorbis, 

Cyclosloma maculatum, 

Paludina vivipara, 
Etc. . . ., etc. . . ., pour lesquelles il aurait 
été plus que nécessaire de fournir un renseigne- 
ment exact de localité. 

Nous avons parcouru le Finistère pendant un 
temps assez long, et avec assez de soin, pour qu'il 
nous soit permis d'élever des doutes sur plusieurs 
des Mollusques de ce catalogue. L'examen, en 
outre, auquel nous avons soumis diverses collec- 
tions bretonnes n'a pas peu contribué à augmenter 
nos craintes sur la validité de quelques dénomi- 
nations. Ainsi nous avons vu un grand nombre 
d'espèces étiquetées par M. Collard des Cherres 
et nous avons été surpris au dernier point en re- 
connaissant une coquille voisine du Zonites luci- 
dus, nommée Heltx cornea, une grosse variété de 
VHelix hispida, appelée Hélix lapicida; — etc. . . . 
— En présence d'erreurs aussi grossières , l'on 



— Xll — 



(loil être très-circonspect dans l'admission des 
espèces de cet ouvrage. D'autant plus qn'il est 
probable que M. Collard des Cherres a dû être 
induit en erreur par ses amis on ses correspon- 
dants, qui ont pu, par ignorance ou inadvertance, 
lui transmettre une coquille étrangère pour une de 
son département. Ainsi les 
Hélix cornea, 

— candidula, 

— lenticula, 
Carocolla elegans, 
Pupa variabilis, 
Clausilia papillaris, 
Cyclostoma maculatum, 

Etc. . . ., etc. . . ., sont des espèces ou mal 
nommées ou qui n'ont pas été recueillies dans le 
Finistère. 

Si, comme cela doit être, Ton retranche ces Mol- 
lusques du travail de M. Collard des Cherres, les 
espèces du Finistère ne seront plus qu'au nombre 
d'une soixantaine. — Sans compter que, parmi ces 
coquilles, il en existe encore quelques-unes, telles 
que les 

Ancylus fluviatilis, 
Testacella haliotidea, 



— Xlll — 



Hélix variabilis, 
— s tria ta, 

Etc. . . ., qui doivent être naturellement mal 
nommées , en ce sens que M. Collard des Cherres 
a dû comprendre sons ces appellations triviales, 
soit tous les divers Ancyles et Testacelles de la Bre- 
tagne, soit toutes les Hélices voisines du variabilis 
et du striata, comme les submaritima , lineata, 
intersecta, etc. 

En résumé, comme on peut s'en convaincre, ce 
Catalogue des Mollusques du Finistère ne peut être 
utile, au point de vue de la répartition des espèces, 
qu'à constater les résidences d'une soixantaine 
d'espèces tout au plus. — Malgré tout, ce travail a 
un certain mérite scientiflque , et il est de toute 
justice de reconnaître que M. Collard des Cherres 
a été, jusqu'à présent, le seul malacologiste un peu 
sérieux de la Bretagne. 

Parmi les Mollusques indiqués dans le Catalogue 
du Finistère, il y en a vingt-cinq, tels que les 
Cyclas rivicola (spheerium rivicola), 

— calyculata ( — lacustre), 

— cornea ( — corneum), 
Unio sinuata, , 
Anodonta intermedia. 



— XIV — 



Limax albus, 
Hélix sericea, 
Pupa marginata 

— muscorurn 

— pygmœa 

— antiverligo 
Àuricula mini m a 

— lineata 
Planorbis corneus, 

— spirorbis, 

— contortus, 

— nitidus, 
Physa fonlinalis, 

— hypnorum. 
Limnsea stagnalis, 

— auricularia, 

— peregra, 
Valvala piscinalis, 

— planorbis 
Paludina impura 



v/ 



(Pupa muscorurn), 
(Verligo muscorum 
(Vertigo pygmœ;i), 
(Vertige antiverligo), 

(Carychiuin minimum), 

(Acme lineatum), 



(valvata cristata), 
(Bithynia tentaculata). 



Que nous n'avons pu rencontrer dans ce pays, 
bien qu'il soit plus que possible que tous ces Mol- 
lusques habitent le Finistère. — Seulement, comme 
nous n'avons point séjourné dans cette contrée 
aussi longtemps que M. Collard des Cherres, il est 



tout simple qu'un grand nombre d'espèces aient 
échappé à nos recherches, qui, en réalité, n'ont 
été. sur chaque point, que de peu de durée. 



De Freminville, — Notes archéologiques, physiques, et 
flore et faune du département, in : Voyage dans le Finis- 
tère, par Cambry, 1 vol. in-8, Brest. 1836. 



M. de Freminville n'a donné, dans cet ouvrage 
de M. Cambry, qu'un simple catalogue des Mollus- 
ques terrestres, fluviatiles et marins du Finistère, 
sans le moindre nom d'auteur, sans la plus petite 
synonymie, et même sans indiquer un seul ha- 
bitat. 

Cette liste d'espèces n'a aucune valeur scienti- 
fique; elle n'est qu'une reproduction mal entendue 
des travaux malacologiqûes de M. Collard des 
Cherres. 



4 



— XVI — 



DcvAL, (le Rennes, — Description de deux espèces de 
Coquilles, — in : Revue zooio{;iquo, par la Société Cuvie- 
rienne, sous la direction de M. Guérin-Méneville, p. 211- 
212, 1845, in-8. Paris. 



Des deux espèces décrites par M. Duval, l'une est 
une Coquille marine [Pleiirotoma Guerinii), l'autre 
une Coquille fluviatile à laquelle il a attribué le 
nom de Paludina Michaudii. 

Ce Mollusque des environs de Rennes, que nous 
avons retrouvé aux alentours de Dinan ( Côtes-du- 
Nord), a été reconnu depuis pour n'être autre 
chose qu'une variété du Turbo Leachii de Sheppard 
(Desc. Brit. shells, in : Trans. Linn., t. XIV, p. 152. 
1823). — (Bithynia Leachii, de Moquin-Tandon, 
Moll. France, t. II, p. 527, pi. XXXIX, f. 20-22. 
1855.) 

Les descriptions de M. Duval sont, du reste, bien 
faites, et démontrent chez l'auteur un coup d'œil 
exercé et une connaissance assez approfondie de la 
science malacologique. 



XVII — 



Daniel (1), — Catalogue de Coquilles de Bretagne re- 
cueillies par M. Daniel, professeur, publié par les soins de 
M. Odorici , conservateur du musée ; in-8 de 16 pages, 
Dinan. 1854. 

Cet ouvrage, œuvre de l'ignorance, contient une 
liste de 184 espèces de Coquilles marines, terres- 
tres et fluviatiles, savoir 20 fluviatiles, 18 terres- 
tres et 1 46 marines. 

Dans ce travail, orné de réflexions bizarres, de 
notes saugrenues et risibles, il n'existe qu'une seule 
espèce nouvelle. Cette Coquille, bien qu'elle soit 
marine, est si savamment caractérisée, que nous ne 
pouvons résister au plaisir d'en faire connaître la 
diagnose. Les malacologisles, qui pourraient peut- 
être nous taxer de sévérité, verront, par la citation 
empruntée à M. Daniel, la façon toute scientifique 
dont cet auteur comprend la description d'une es- 
pèce nouvelle : 

Page 16, n" 165. 

<( LiTTORiNE Odorici , Turbo (2) Odoricii. 
« Nous n'avons ni description ni figure de cette Coquille 



(1) Prière de ne pas confondre cet auteur avec son pseudo- 
nyme M. Daniel, de Brest, docteur-médecin et conchyliologiste 
distingué. 

(2) Sic. 



— XYIII — 



(( remarquable (sic), que nous avons trouvée dans l'île Che- 
« vret, au bas de la Rance, près de Dinan. 

« Nous la dédions à notre ami M. Odorici, fondateur et 
« conservateur du musée de Dinan. » 

Voilà! 

Laissons de côté les Coquilles marines indiquées 
dans le travail de M. Daniel, pour ne nous occuper 
que des Mollusques terrestres et fluvialiles. 

Ces espèces sont donc, ainsi que nous l'avons 
dit, au nombre de 38, — 20 fluviatiles et 18 ter- 
restres. 

Parmi ces Mollusques, dont la plupart sont in- 
scrits en français, sans nom d'auteur ni syno- 
nymie, et souvent sans indication d'habitat, quel- 
ques-uns nous paraissent tellement problématiques, 
que nous avons peine à les admettre au nombre 
des espèces de Bretagne. 

Voici quelques-unes de ces espèces sur les- 
quelles nous émettons des doutes. 

Nous citons textuellement. 

Page 5, n'» 35. 

« Cyclas stuiatina. 
« Celle dernière Cyclade n'e.sl donnée par les auteurs 



— XIX — 



<f que comme une Coquille d'Amérique; nous l'avons trou- 
« vée dans notre pays. » 

Page 11, II" 103. 

« Hélice sylvatique. 

« Il est probable que les trois espèces n'en font qu'une. 
« La némorale a le péristome noir, \a jardinière l'a blanc, 
« la sylvatique l'a rose. En admettant comme deux espèces 
« la némorale el]a jardinière, il est au moins probable que 
«c la sylvatique n'est qu'une hybride des deux autres. » 

Pagell, nM13. 

« Clausilie lisse, Clausilia bidens. 
« Très-commune sur les murs. » 

Etc , etc.... 

De ces espèces ci-dessus indiquées, nous croyons 
pouvoir affirmer que la Cyclas slriatina est une 
Coquille spéciale aux Etals-Unis d'Amérique , et 
qu'elle n'a jamais été recueillie en France; que 
VHelix syhatica n'est point un hybride des Hélix 
nemoralis et hortensis , mais bien un Mollusque 
distinct et n'ayant été constaté encore que dans les 
contrées montueuses des Alpes, du Jura et des Cé- 
vennes; enfin que la Clausilia bidans, indiquée si 



«I 



— XX 



commune sur tous les murs, n'a jamais été ren- 
contrée par nous en Bretagne, ni par les divers 
amateurs de ce pays que nous avons interrogés à 
ce sujet. 

Ainsi donc, si l'on retranche ces espèces du ca- 
talogue de M. Daniel, et si l'on veut bien encore 
n'accepter que sous bénéfice d'inventaire quelques 
autres de ses Coquilles, telles que sa Cyclade des 
lacs, son Anodonte des Canards et son Hélice lui- 
sante, le travail de cet auteur se réduira à bien 
peu de chose. 

Car, selon nous, il est de toute probabilité que, 
sous ces dénominations banales, M. Daniel a dû 
confondre soit toutes les petites Cyclades et Pisi- 
dies, soit toutes les Anodontes de faible taille, soit 
enfin toutes les Hélices luisantes qui appartiennent 
an genre Zonites. 



FoL'QUET (le docteur), — Catalogue des Coquilles terres- 
tres, marines et fluviatiles qui vivent dans le département 
du Morbihan, in : Ann. Soc. Linnéenne du département de 
Maine-et-Loire, 3^ année, 1858 (paru en 1859), de la p. 27 
à 30. 1859. 

Ce Catalogue, en date de Vannes du 7 février 



XXI 



1858, et qui n'a paru qu'au commencement de 

1859, ne consiste qu'en une simple liste de 206 es- 
pèces, sans nom d'auteur et sans indications de 
localités. Sur ces 206 espèces, 21 sont fluviatiles et 
18 terrestres. — Ce travail, qui n'a aucune valeur 
scientifique, est de si peu d'importance, qu'il ne 
mérite pas une critique. 

Voici la liste des espèces indiquées dans ce cata- 
logue : 

Cyclas cornea, 

— lacustris, 

— rivalis, 

— fontinalis, 
Unio littoralis, 

— pictorum, 
Anodonta anatina, 

— cygnea, 

— — intermedia, 
1 Ancylus fluviatilis, 

Testacella haliotidea, 
Hélix maritima, 

— aspersa, 

— pisana, 

— hortensis, 

— nemoralis, 



Hélix hispida, 

— rolundala, 

— nitida, 

— cellaria, 

— sericea, 

— corisopilensis, 
Carocolla îapicida, 
Clausilia plicatula, 

— nigosa, 
Bulimus acutus, 
Succineaamphibia, 
Cyclostoma elegans, 
Planorbis corneus, 

— carinatus, 

— vortex, 
Limnœa stagnalis, 

— ovata, 

— palustris, 

— peregra, 

— auricularia, 

— leucostoma, 

— minuta, 
Val va ta piscinalis. 

Le docteur Fouquet termine son travail par les 
réflexions suivantes : 



— XXIII — 



« Il existe, sans aucun doute, quelques Coquilles qui ne 
sont pas nommées dans mon catalogue, mais je ne les ai 
pas vues dans (sic!) vingt ans de recherches 

« Je n'ai pas trouvé, dans le Morbihan, un seul individu 
du genre Pupa (l); je ne serais pas surpris qu'il en existât 
cependant quelques-uns, le muscorum peut-être. 

« Cependant je ne pense pas qu'on puisse faire 

monter à plus de 220 le nombre des espèces de Coquilles 
vivantes dans notre département (2). » 



A ces divers travaux maiacologiques sur la Bre- 
tagne, qu'il était de notre devoir d'apprécier et 
d'analyser, il nous reste encore, pour compléter 
ce chapitre bibliographique, à mentionner un ma- 
nuscrit intitulé Catalogue des Coquilles marines, ter- 
restres et {luviatiles du département dllle-et-Vihnne, 
par M. Regnaud, de Saint-Malo. 



(i) Le Pupa umbilicata est pourtant si commun dans le Mor- 
bihan. 

(2) D'après ce que nous savons, la malacologie de ce départe- 
ment, s'il était bien exploré, pourrait dépasser le chilTre de 450, 
savoir 160 à 170 terrestres et fluviatiles , et au moins 280 à 
300 marines. — En un mois, nous avons recueilli, sur les côtes 
du Morbihan, plus de 200 espèces de Mollusques marins. 



Ce manuscrit, qui se trouve entre les mains de 
M. Hamel, amateur concliyliologiste de Saint-Malo, 
est un ouvrage de peu d'importance, chez lequel les 
noms d'auteurs, les synonymies et même les habitats 
font presque complètement défaut. — La plus grande 
partie de ce travail nous a paru n'être qu'une re- 
production imparfaite et peu intelligente du Cata- 
logue de M. Collard des Cherres. 



MALACOLOGIE TERRESTRE ET FLUVIATILE 



DE I.A BRETAGNE. 



Be 



SÂINT-NAZÂIRE A HERBIGNAG 



PAR 



LE CROISIC ET GUÉRANDE. 



( LOIRK-I^FKBIEinE. ) 



0^7 



ARIOnr RUFUS. 



LiMÀX RUFUS, Linnœus^Sysi. nat. ( etL X) , p. 652. — 

1758. 
Arion EMPiRicoRUM, Férussac, Hist. MolL, p. GO, pi. 1, 

fig. 5. — 1819. 
Arion RUFUS, Morelet, Moll. Port., p. 29. — 1845. 

A Saint-Nazaire; — à Gucrande, près des fortifications; 
— à Herbignac. 

Au Croisic, l'on trouve assez communément une variété 
brunâtre de celte espèce. 



ASION HORT£SarSISc 



Arion hortensis, Férussac, Hist. Mol!., p. 65 (1819). 
— PI. II, fig. 4-6. 
Habite sous les pierres, à Guérande, au Croisic. 






\ 



. V; 



28 



I.IMAX AGRESTIS. 



LiMAX AGRESTis, Lîunœus, Syst. nat. (éd. X), I, p. 652. 
— 1758. 
A Guérande, sous les pierres aux alentours des fortifi- 
cations. — Au bourg de Batz, également sous les pierres. 
— Espèce commune. 



T£STAC£I.I.A HAI.IOTID£A. 



Testacella HALiOTiDEA, Drapamaud, 'îaih\. Moll., p. 99. 

— 1801. 

Jardins et endroits cultivés et plantés de choux du 
Croisic et du bourg de Batz. 

Cette espèce, que nous avons trouvée dans les deux 
localités que nous venons d'indiquer, avait déjà été con- 
statée dans ce pays. — Voici en quels termes Valmont de 
Boniare, dans son Dictionnaire d'Histoire naturelle, à 
l'article Limace, rend compte de cette découverte inté- 
ressante. 

« M. le vicomte de Querhoent, habitant le Croisic, en 
Bretagne, nous a mandé que, le 28 octobre 1779, son jar- 
dinier, occupé , le soir, à chercher, avec une lanterne, des 



— 29 — 

Limaces qui dévoraient les plantes rares qu'on avait inté- 
rêt de conserver, trouva un de ces animaux qui avait la 
moitié du corps enfoncée dans la terre; croyant que cette 
Limace était à déposer ses œufs, il .souleva la terre, mais 
il fut bien surpris de retirer avec la limace un ver de terre 
assez gros qu'elle avait avalé en grande partie, et dont le 
reste était encore vivant; la partie dans le corps était 
mortifiée. Ce fait est d'autant plus singulier qu'on n'avait 
pas encore soupçonné les Limaces d'être voraces. » 



VITRINA MAJOIL. 



ViTRiNA PELLUCiDA, Drapamand (1), Tabj. Moll., p. 98. 

— 1801. 
Helicolimax MAJOR, F^rw55ac (père), Ess. mélh. Conch. , 

p. 4o. — 1807. 
ViTRiNA MAJOR, C. Pfeiffcr, Deutschl. MolL,I, p. 47 (en 
note). —1821. 

Cette espèce, généralement connue des amateurs sous 
le nom de pellucida (Draparnaud), ou de Draparnaldii 
(Cuvier) (2), paraît être assez abondante dans les endroits 
ombragés des environs de Saint-Nazaire. — C'est surtout 



(1) Non Vitrina pellucida de Muller, Verm. Hist., II, p. 15. 
1774. 

(2) Régne animal, t. II, p. 405 (en note). 1817. 



— 30 - 

SOUS les mousses et les feuilles, à l'extrémité de la plage des 
bains, dans la direction d'Escoublac, que cette Coquille est 
commune. 



SnCCINEA FUTRIS. 



Hélix pdtris, Limiœus, Syst. Nat. (éd. X), p. 774. — 

1758. 
SucciNEA puTRis, (k BlainvUle, in Dict. Se. nat-, vol. 51, 
p. 244. —Tab. ÔS, f. 4. — 1827. 

Cette espèce, à laquelle Draparnaud (1) avait imposé à 
tort le nom d' Amphibia, habite sous les pierres d'Herbi- 
gnac, et près des fossés des fortiGcations de Gnérande. 



ZONITES I.UCIDUS. 



Hélix lucida, Draparnaud (2), Tabl. Moll., p. 96. 1801, 
et Draparnaud, Hist. Moll. France (exclus. 
Descript.), tab. Vni, f. 25-25. — 1805. 



(1) Tabl. Moll., p. 35. 1801. 

(2) Non Helis lucida, Draparnaud, Hisl. Moll. France (quant à 
la description). 1805. 



— 31 — 

ZoNiTES LUCiDUS, Bouvguicjnat, Cat. Coq. d'Or., in Voy, 
mer Morte, p. 8 (en note). — 1853. 

Se trouve au Croisic, au mont Saint-Esprit; — à Gué- 
rande, sous les pierres, ainsi qu'à Herbignac, 



HEIiIX ASPERSA. 



Hélix aspersa, MûUer, Verm. Hist., II, p. 59. — 1774. 

Très-commune à Saint-Nazaire, — au Croisic, — h Gué- 
rande, — à Herbignac, — au Poulliguen , — au bourg de 
Balz, etc. 



HEI.IX N£BIOBA.]LISc 



Hélix nemoralis, Linnœm, Syst. Nat. (éd. X), p. 773. 
— 1758. 

Se trouve partout en grande abondance. ' '*'■ ' 



HE&IX HORTENSIS. 



Hélix hortensis, Mûller, Verm. Hist., II, p. 52. — 1774. 

Très-rare. — Habite les alentours de Guérande et le 
Poulliguen, dans le bois. 



— 32 



HEI.IX ARBUSTORUM. 



Hélix arbustorum, Lmnœus, Syst. Nat. (éd. X), p. 771. 
— 1758. 

Nous avons rencontré cette Coquille près de la plage des 
bains, à Saint-Nazaire. — Très-rare. 



HEUX CAB.THUSIABJA. 

Hélix carthusiana (1), Mûller^ Verm. Hist., II, p. 15. 
— 1774. 

Cette espèce , décrite dans l'ouvrage de Draparnaud 
sous le nom de Carthusianella, se trouve dans le bois du 
Poulliguen, ainsi qu'aux environs de Kervallé, dans les 
haies des jardins. 



HEIiIX HXSPIDA. 



Hélix HispiDA, Lmnœus, Syst. Nat. (éd. X), p. 771. — 
1758. 

Très- abondante sous les pierres, autour des fortifica- 
tions de Guérande. 



(1) Non Hélix carthusiana de Draparnaud, qui est une espèce 
difïérente. 



33 — 



HEI.IX occi]>i:ntai.is. 



IIelix ponentina (1), Morelet^ Desc. Moll. Port., p. 65, 

tab. VI, f. 4. — 1843. 
Hélix occidentalis, Recluz, in Rev. Zool., p. 311. — 
1845. 

Espèce communfi sous les mousses à l'extrémité de la 
plage des bains de Saint-Nazaire. 



HEI.IX BOTUNDATA. 



Hélix rotdndata, Mûller^ Verm. Hist-, II, p. 29. — 
1774. 

Sous les pierres, à Saint-Nazaire, au Croisic, à Gué- 
rande, à Herbignac, au bourg de Batz, etc. — Commune 
partout. 



HEI.IX FISANA. 

Hélix pisana, Mw/Zer, Verm. Hist., II, p. 60, n" 255 

1774. 



(1) Noraen pessime formatum, nec adoptandum! [L. Pfeiffer, 
Mon. Hel. viv., t. I, p. 132.-1848). 

3 



A' 



Excessivement abondante au ('roisic au mont Saint- 
Esprit et sur la promenade, près de l'établissement des 
bains. — Se trouve également au bourg de Balz, — à Ker- 
vallé, — au Poulliguen et sur les dunes d'Escoublac. 



HEI.IX VARIABIZ.IS. 



Hélix variabilis, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 75. — 
1801. 

C(Mte espèce semble très-rare dans les diverses localités 
que nous avons visitées. On rencontre cependant çà et là, 
sur les pelouses exposées au soleil, quelques échantillons 
d'une variété minor de ce Mollusque. — Environs du Croi- 
sic et du Poullisuen. 



HELIX SUBMARITIMA. 



Hélix submakitimia, Desnioidins, Moll. Gir. supi)lém., 
in Bull. Soc. Linn. Bord., p. 16. 
— 1829. 

Plus abondante que la variabilis, sans pour cela être 
commune, — pelouses du Croisic, et d'Escoublac. 



3S 



H£I.IX IiINTEATA. 



Hélix lineata (1), Olivi^ Zool. Adriat., p. 77. — 1799. 

Excessivement commune sur tout le littoral de la mer, 
au Croisic, au Poulliguen, au bourg de Batz, etc. 

Cette espèce est celle que Draparnaud, en 1805anommée 
Hélix marilima (Hist. Moll. France, p. 85, pi. V, 
f. 9-10 ). 



HEI.IZ ACUTA. 



Hélix acuta, MûUer, Verm. Hist , II, p. 100. — 1774. 

Se trouve par milliers sur toutes les herbes, sur tous les 
arbustes, le long des falaises. — Le Croisic, — le Poulli- 
guen. 



CIiAUSIIiIA NIGmCABTS. 

Clausilia nigricans, Jeffreys, in Linn. Trans. , tom. XVI, 
p. 351.— -1828. 

« 
(1) Non Say, (Falker el ffood. 






— 36 — 

Cette Clausilie est peu commune. — Nous l'avons re- 
cueillie près (le Saint-Nazaire, sur la falaise à l'extrémité 
de la plage des bains. — Mais l'on y rencontre plus com- 
munément une variété de cette coquille, qui ne diffère du 
type que par l'absence complète des plis interlamellaires 
de l'ouverture. 



CI.AUSIXiIA OBTUSA. 



Clacsilia OBTUSA. C. Pfeiffef, Syst. anordn., etc., I, 
p. 63, n» 9. — 1821. 

Habite, avec la Clausilia nigricans, les falaises des en- 
virons de Saint-Nazaire, du côté de la plage des bains, en 
allant sur Escoublac. — Assez abondante. 



FUPA UMBII.ICATA. 



PcPA DMBiLicATA, Drapamaud, Tabl. Moll., p. 58. — 
1801. 

Espèce commune sous les feuilles, sous les pierres à 
l'extrémité de la plage des bains à Saint-Nazaire. — Se 
trouve également à Guérande. 



_ 37 — 



PI.ANORBIS ROTUNDATUS. 



Planorbis rotundatus, Poirety Prod. Coq., p. 95. — 

1801. 

Ce Mollusque, édile depuis, eu 1815, par Millet (1) 
d'Angers, sous le nom de Leucosloma, habite les fossés 
des fortificulious de Guérande. 



I.IMN2:A I.ISSOSA. 



Hélix limosa, Linnœus, Syst. Nat. (éd. X), I, p. 774. — 

1758. 
LiMN^A LIMOSA, Moquin-Tamlon, Moll. France, tom. II, 
p. 4G5, pi. XXXIV, f. 11-12. — 1855. 

Abondante dans les fossés des fortifications de Gué- 
rande (2). 



(1) Moll. Maine-el-Loire, p. 16. 

(2) Cette espèce est celle que Draparnmid avait nommée, en 
1805, Lxmnens ovaliis. 



^ 



2)^ la 

ROGHE-BERNÂRD A LORIENT 



MUZILLAC, VANNES, AURAY, CARNAC 
ET PORT-LOUIS. 



Be 

VANNES A PLOERMEL 



ELVEN ET IVIALESTROIT. 



(MORBIUAN.) 



111 



ARION aUFUS. 



LiMAx RUFUS, Linnœus, Syst Nat. (éd. X), p. 652. — 

1758. 
Arion RUFUS, Morelet, iMoll. Port., p. 29, — 1845. 

Dans toutes les localités du Morbihan que nous avons 
parcourues, à la Roche-Bernard, Muzillac, Broël, Vannes, 
Auray, Carnac, Plouharnel, Lorient, etc. 

Variété d'un beau jaune orangé à Ploermel le long de 
la route de Malestroit. 

Variété d'un beau noir d'ivoire avec les bords du pied 
rouges, comme dans le type. — A Roguedas, Kervoyer, 
près de Vannes. 



AaiOlff HORTENSIS. 



ÂRioN HORTENSis, Férussac, Hist, Moll., p. 65 (1819), 
pi. II, f. 4-6. 



— 42 — 

Parfaitement typique à Auiay, le long du chenal qui 
conduit à la mer. — Paraît être peu commune. 

Abondante à Vannes, Arradon et Roguedas, le long des 
falaises. 

La variété jaunâtre est un peu plus rare que la variété 
brunâtre. 



IiIMAX CINEB.EUS. 



LiMAx ciNEREUS, Mûllev , Verm. llist., II, p. 5. — 1774. 

Sous les pierres et les décombres, à Roguedas, Ker- 
voyer et Arradon. 

Se rencontre également à Vannes, le long des anciennes 
fortifications. 



XIMAX AGRESTIS. 



LiMAX AGRESTis, Lmuœus, Syst. Nat. (éd. X), i, p. 652. 
— 1758. 

Presque partout, sous les pierres, dans les champs, etc. 

A Auray, Locmariaker, Carnac, Lorient, Vannes, Arra- 
don et Roguedas, etc. 



— 43 — 



XiIMAX GAGATXS. 



LiMAX GAGATES, Drapamaud , Tîibl. Moll., p, 100.— 
1801. 
— — Férussac, Hist. Moll., p 75, var. B, 

pi. VI, f. 1,2.-1819. 

Espèce très-répandue sur toute la côte du golfe du Mor- 
bihan, dans les jardins et les lieux cultivés, notamment 
aux environs de Roguedas. 

Se trouve également à Vannes — et à Auray. 

Cette espèce varie beaucoup dans sa coloration : tantôt 
elle est ou verdâtre ou jaunâtre, ou enfin bleuâtre; tantôt 
elle est d'un beau noir uniforme. 

Celte Limace se distingue surtout par son dos forte- 
ment caréné, et par son manteau, divisé en deux, pour 
ainsi dire, par une petite ligne noire ou blanche, suivant 
la coloration de l'animal. 



i.iraAX so-WERB-ri. 



LiMAX SowERBYi, Férussuc, Hist. Mol!., p. 9G, pi. VI II, 
D, f. 7-8. 

Espèce trop commune, malheureusement, dans tous les 
jardins un peu humides de Vannes. 



1 



^ 



— 44 — 

Celte Limace, originaire d'Espagne, d'où nuiis l'avons 
reçue, a été transportée d'abord en Bretagne, puis, sans 
doute, ensuite dans la Grande-Bretagne, où elle se trouve 
maintenant excessivement abondante. Ainsi , l'on ren- 
contre cette espèce dans les environs de Londres, de 
Benwell et de Dublin. 

C'est d'après des échantillons de la Grande-Bretagne 
que Férussac a créé cette espèce. 

Cette Limace est surtout remarquable par une carène 
dorsale très-saillante et d'un beau jaune d'ocre , et par 
son manteau granulé qui, à l'instar de celui de la Gagales, 
semble être composé de deux parties distinctes. 



TESTACELLA MAUGEI. 



Testacella Maugei, Férussac, Hist. Moll., pi. 8, f. 10, 
\± — 1819. 
— — Miller, in Ann. philos, new ser., 

vol. 3, p. 580. — 4822. 

Cette magnifique espèce, originaire deTénérilTe, con- 
statée d'abord en Angleterre par Miller, puis en Portugal 
par Morelet, a été retrouvée en France, depuis quelques 
années, sur un grand nombre de points du littoral océa- 
nien, notamment aux environs de Bordeaux, de la Ro- 
chelle, de Dieppe, etc. — Nous signalons ici celte Tcsta- 
celle comme Mollusque acclimaté dans le Morbihan, at- 
tendu que nous l'avons retrouvée parfaitement caractérisée 
dans le parc de Uoguedas, près de Vannes. 



45 



TESTACEI.I.A HAIiIOTIDEA. 



Testacella Haliotidea , Draparnaud , Tabl. Molî., 

p. 99. — 1801. 

Assez commune dans les jardins à la Roche-Bernard; — 
à Broëi, près de Muzillac; — à Vannes; — à Roguedas, 
dans le parc. 



Ti:STACEI.I.A BISULCATA. 



Testacellus bisulcatus ( pars ), jRmo, Hist. nat. Eur, 

mérid.,tom. IV, p. 58, 
n" 126. — 1826. 
Testacella bisulcata , Dupuy , Hist. Moll. France , 

1^^ fasc, p. 44, pi. i, f. 2. 
— 1847. 

Commune aux environs de Vannes, d'Arradon , d'Auray, 
dans les jardins et les lieux cultivés ; — l'île d'Arz, dans le 
eolfe du Morbihan. 



— 46 



VZTRINA MAJOR. 



Helicolimax MAJOR, Férussac {père), Ess. méth. Conch., 

p. 45. — 1807. 
ViTRiNA MAJOR, C. Pfeiffcr, Deutschl. Moll., I, p. 47 (en 
note). — 1821. 

Abondante à Auray, dans les mousses, sur le versant de 
la colline où se trouve située la promenade de la ville ; — 
parc de Roguedas; — chemin d'Arradon ; — jardins de 
Vannes. — Espèce assez commune. 



SUCCIlffEA PFEIFFERI. 



SucciNEA Pfeifferi, Rossmœssler, Iconogr., I, fig. 46. — 
1835. 

Dans les prairies humides, sur les bords de la Marie, 
au-dessus de Vannes. 



ZONITES XUCISUS. 



Hélix lccida, Draparnaud, Tabl. Moll., p, 96. — 1801 



— 47 — 



ZoNiTES LUCiDUS, Bourguigtiat, Coq. d'Or., in Voy. mer 
Morte, p. 8 (en note). — 1855. 
Sous les pierres, à Vannes, à Auray, etc. — Assez rare 



ZOMITES SUBGIiABEXI,. 



Testa convexo-depressa, perforata, nitida, diaphana, fragili, supra 
cornea, subtus albidulo-lactescenle ; argutissime strialula, prse- 
sertim ad suturam. — Anfractibus 6 convexiusculis, regulariter 
crescentibus, sutura impressa separatis; — ultimo maximo, vix 
sublus compressiusculo; — aperlura lunato-oblonga, obliqua, 
— peristomate simplice, recto, acuto. 

Coquille déprimée, bien convexe en dessus, un peu com- 
primée en dessous, et munie d'une perforation ombili- 
cale assez grande. Test brillant, transparent, fragile, d'une 
teinte cornée en dessus et d'une nuance blancbe lactes- 
cente en dessous, et orné de petites strialions, surtout 
vers la suture. Six tours convexes, séparés par une suture 
bien marquée, et s'accroissant avec régularité, bien que 
le dernier tour soit très-grand, proportion gardée. Ce- 
lui-ci est, en outre, un peu comprimé en dessous, et ne se 
dilate point vers l'ouverture. Celle-ci est oblique, oblongue 
et fortement échancrée. — Péristome simple, droit et 
aigu. 



Hauteur. 
Diamètre. 



6- 9 mill. 
13 16 



Sous les pierres, sous les feuilles, dans tous les jardins 
et les endroits cultivés de Yannes. 



— 48 — 

Se rencontre aussi abondamment dans le parc de Ro- 
guedas, commune d'Arradon, — ainsi qu'à Auray et Loc- 
mariaker. 

Ce Zonite ne peut être confondu qu'avec le Zonites gla- 
her (1). On distinguera cette nouvelle espèce de celle-ci 
à son test assez bien strié, et non si finement strié, que 
c'est à peine si les stries paraissent à la loupe (Dupuy) (2); 
— à sa suture bien marquée et non « presque superfi- 
cielle » (Dupuy) (5) ; — surtout à son dernier tour de spire, 
qui est très-grand, bien qu'il ne se dilate point vers l'ou- 
verture, et qui semble d'une taille disproportionnée, bien 
que l'acroissement des tours soit régulier. Chez le glaber, 
ce dernier tour est moins grand; la perforation ombili- 
cale est aussi beaucoup plus petite, l'ouverture plus arron- 
die et moins oblique, etc. 



ZONITXS CEI.I.AKIUS. 

Hélix cellaria, Mûller, Verm. Hist., II, p. 38. — 1774. 
Zonites cellarius, Gray in Turton, Shells Brit., p. 170. 
— 1840. 

Assez commune à Vannes, à Auray, à Roguedas, dans 
le parc, sous les pierres; — à Locmariaker, sous les frag- 
ments brisés des dolmens. 



(1) Moquin-Tandon, Moll. France, t. Il, p. 80. — Ilellx glabra 
do Sluder, in : Férussac, Tabl. sysl., p. 45, 1822, — et de Char- 
pentier, Cat. Moll. Suisse, tab. 1, f. 22. — 1837. 

(2) Moll. France, p. 228. 

(3) Moll. France, p. 229. 



— 49 - 



ZONIT£S 2!ffITIDUI.US. 



Hélix mtidula, Drapaniaml, Hisl. Moll., p. 117 (excl. 

var. B). — 1805. 
ZoNiTES NiTiDULUs, Groy in Turton, Shells Brit., p. 172, 
f. 156.-1810. 

Sous les pierres, aux environs de Vannes, — Kervoyer, 
parc de Roguedas. 



ZONITES RADIATUI.US. 



Hélix radiatdla , Aider, Catai., p. 12, in Newcastl. 

Trans., vol. I, p. 58. — 1851. 
ZoNiTEs RADiATULDS, Gray in Turton^ Man., p. 175, 
tab.xn, f. 157.— 1840. 

Sous les pierres et dans les endroits un peu humides, le 
long de la promenade de la Garenne, à Vannes. 

W ne faut pas adopter, à l'instar de M. .Moquin-Tan- 
don (1), pour cette espèce, le nom de Striatulus, attendu 



(1) Moll. France, t. II, p. 86. — 1855. 



— 50 



que Gray, dans le Médical Repository (1), a donné sim- 
plemenl à celle Coquille l'appellation (ïflelix stnalida. 
sans faire suivre cette dénomination d'aucune figure ni 



d'aucune diagnose. 



ZONXTES NITIDOSUS. 



Hélix nitiuosa, Fénissac, Tabl. syst., n" 214. — 1821. 

Habite aux environs d'Auray, dans les bois, le long de 
la rivière, en allant au Plessis. 

M. Moquin-ïandon, dans son Histoire des Mollusques 
de France (2), ainsi que plusieurs autres auteurs, ont eu 
grandement tort de considérer cette espèce toute spéciale 
à la France, comme identique à V Ilelix pura iV A\der (5), 
qui est une espèce toute diirérente et appartenant au 
groupe du Zonites crystaUinus. 



Hi:i.IX ASFERSA. 

Hélix ASPERSA, Millier, Verm. Hist., 11, p. 59. — 1774. 
Très-abondante partout. 



(1) Tome XV, p. 239. — 1821. 
12) Tome II. — 1855. 

(3) Cat., p. 12, — 1830 {Zonites punis, Gray in Turloii, Shells 
Brit., p. 171, f. 50. — 1840). 



51 — 



HEI.IX NE9IORAI.IS. 



Hélix nemoralis, Linnœiis, Syst. Nat. (éd. x), p. 773. 
— 1758. 

A Auray, à Plouharnel, à Lorient, etc. — Espèce com- 
mune. 



HELIX HORTENSIS. 



Hélix HORTENSis,MM//^r, Verm. Hist., II, p. 52. — 1774. 

Coquille plutôt rare que commune : nous ne l'avons 
recueillie qu'à Auray, Plouharnel et la Roche-Bernard. 



HELIX QUIMFERIANA. 



Hélix Qdimperiana, Férussac, Tabl. Syst., p. 45, n. 172. 
— 1821. 

Cette magnifique espèce, originaire des parties septen- 



— 5-2 — 

trionales de l'Espagne et du Portugal , fut découverte 
en 1817 dans les environs de Quimper (1), par M. Le Bor- 
gne de Kermorvan. capitaine d'artillerie. — Cet oftîcier 
communiqua cette hélice à Desmarest, de l'Institut, qui 
en fit part au baron de Férussac. 

Ce Mollusque doit être acclimaté depuis bien des siècles 
en Bretagne, attendu qu'on le retrouve maintenant à une 
grande distance de la mer. — Ainsi, cette espèce habite 
aux alentours de la tour d'Elven, près de Maleslroit, et 
dans les ruines deLanveaux, près de Grandcliamp. 

C^'tte Hélice est excessivement commune dans ces deux 
localités. 

Vllclix Quimperiana se retrouve encore, mais plus 
rarement, aux environs de Lorient, le long de plusieurs 
petits ruisseaux qui se jettent dans le Scorf. 

La Quimperiana vit dans les endroits humides et très- 
ombragés; — elle se tient de préférence sous les pierres 
ou les bois pourris qui avoisinent les cours d'eaux. Lors- 
que cette espèce est en marche, son corps s'allonge d'une 
façon extraordinaire. Ses tentacules sont grêles, transpa- 
rents et très-allongés ;— ses flancs sont d'un blanc jau- 
nâtre ; — le manteau d'un brun-rouge, vers le bord de 
l'ouverture, offre à l'intérieur une teinte jaune blanchâtre 
élégamment ornée de taches noirâtres irrégulières. 



(1) Celte Hélice habile également le midi de la France, aux 
environs de Saint-Jean-dc-Luz, près de Bayonne, où elle a été 
découverte par M. Mabille. (Voyez Journ. de Concliyl., t. Vil, 
p. 163. — 1858.) 



— 53 



HEI.IX I.APICIDA. 



IIelix LAPiciDA, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 768. 
— 1758. 

Se trouve à la tour d'Elven, près de Malestroit, où elle 
est très-rare. — Plus abondante au Faouet, sur les rochers 
et les vieux murs. 



HEI.IX PUI.CHEZ.I,A. 



Hélix PULCHELLA, Millier, Verni. Hist., II, p.30. — 1774. 

Très-abondante sous les pierres, à Vannes, à Auray, à 
Ploërmel, à Kervoyer, Roguedas et Arradon, etc. 



HELIX COSTATA. \ 

\ 

\ 

Hélix costata, Millier, Verm. Hist., II, p. 31. — 1774. \ 

Habile les mêmes localités avec l'espèce précédente. 



64 — 



HEIiIX SERICEA. 



Hélix sericea, Millier^ Verm. llist.,11, p. 62. — 1774. 

La Roche-Bernard, sous les pierres, en descendant vers 
la rivière. — Paraît rare. 



HEIiIX HISFIDA. 



Hélix hispida, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 771. — 
1758. 

Sous les pierres et dans les endroits humides ou ombra- 
gés, à Vannes, à la Roche-Bernard, à Auray et à Lorient. 



HEZiIX OCCIDENTAIiIS. 



Hélix occidentalis, Recluz, in Rev. Zool., p. 341. — 
1845. 

ISous n'avons récolté celte charmante r.oquille qu'aux 



— 55 — 

environs de la Roche-Bernard et de Vannes, sons les 
pierres qui servent de clôture au\ champs et aux jardins. 
Assez abondante dans ces deux localités. 

Les divers échantillons recueillis à la Roche-Bernard 
sont identiques à ceux que nous avons reçus du Portu- 
gal (1), seulement ils ont l'ombilic un peu plus ouvert. 
Quant aux individus récoltés à Vannes, ils ont l'ombilic 
plus étroit, et possèdent un test pellucide et d'une extrême 
Iragilité. 



HEI.IX FTII.OTA. 



Testa vix perforala, depressa, utrinque? cunvexiuscula, pellucida, 
fragili, pallide brunneo-viricliila, irrei^ularitcr t^ub U^iile slriala, 

— piUs albidis, miiiimis, rigidulis bispidula ; — apicc leyi atro; 

— aulVaclibus âconvexuisculis, celerileraccroscenlibus, sutura 
valde impressa separatis ; — uitimo dilatato, magno, ad aper- 
turam vix descendente; — apertura binato-rolundata, peristo- 
mate aculo, simplice; — margine cobimenari ad perforalionem 
vix expanso. 

Coquille déprimée, bien que convexe en dessus et en 
dessous,;! peine perforée, lian^parenle, fragile, d'une cou- 
leur d'un brun verdàtrc un peu terne, à l'exceplion du 
sommet, qui est d'un beau noir. Test assez grossièrement 



(1) L'HeUx occidentabs est uiigmaire du Portugal, où elle a été 
découverte par notre ami i\l. Arth. Morelet, qui lui a attribué le 
nom d^ Helix ponentina (Moll. Tort., p. 65, pi. 6, f. 4. — 1845). 



— 56 — 

strié et orné d'une quantité de petits poils blancs, roides 
et assez régulièrement espacés les uns des autres en lignes 
symétriques. Sommet lisse, sans stries ni poils. — Quatre 
tours de spire convexes, s'accroissant avec une grande ra- 
pidité, et séparés les uns des autres par une suture pro- 
fonde. Dernier tour de spire grand, très-dilaté propor- 
tionnellement aux autres, et descendant à peine vers 
l'ouverlure. Celle-ci, arrondie et échancrée, possède un 
péristome simple et aigu. Bord columellaire un peu réflé- 
chi sur la perforation. 

Hauteur 4 mill. 

Diamètre 5 1/2 

Nous avons recueilli cette espèce à 3 kilomètres de 
Vannes, sur la route d'Auray, le long des haies qui bor- 
dent le chemin. Paraît être assez rare. 

Cette nouvelle Hélice ne peut être rapprochée que de 
VHelix occidcntalis, Recluz, mais on la distinguera de 
celle-ci : 1° à son test à peine perforé et non ombiliqué; 
2° à ses tours de spire moins nombreux et s'accroissant 
avec tant de rapidité, que le dernier tour égale en lar- 
geur la moitié du diamètre de cette Coquille; 5° à son 
ouverlure plus grande, assez échancrée et à bords margi- 
naux assez distants ; 4° entîn à son test orné d'une quan- 
tité de poils plus petits et symétriquement distancés les 
uns des autres, en zones inverses aux stries d'accroisse- 
ment, ce qui ne se rencontre point chez Voccidenlalù^ 
dont la surface se trouve ornée de poils plus longs, {)lacés 
les uns à l'égard des autres de la façon la plus irrégulière 
et la moins symétrique. 



— 57 — 



HEI.IX ROTUNDATA. 



Hélix rotuxdata, Muller, Verm. Ilist. , II, p. 20. — 1 774. 

Très-commune >()us les pierres, sous les mousses, dans 
les endroits himiides ou ombragés : — A Vannes, à la 
Uoche-Bernard, — à Auray, — à riouliarnel, — à Carnac, 
— à Arradon; enlin, à Gavarnik, île située dans le golfe du 
Morbihan. 



HEI.IX INTZRSECTA. 



MiiLix iMERSKCTA, Poivel, (lo(j. tluv. et (err., etc., p. 81 , 
n"lG. — 1801. 

A Vannes, sur les bords du chenal; à Locmariaker, le 
long des lalaises; enfin à Carnac, où elle est plus rare; 
— Roguedas et Arradon. 



HEI.IX CESFITUM. 



Hélix CEsniuM, Draparuaudy Tabl. Moll., p. 92. 
1801. 



— 38 



Se trouve parfailement caractérisée sur toutes les plantes 
qui bordent le littoral, sur la presqu'île deRliuys, et dans 
les environs de Locmariaker, en allant vers la rivière de 
Crach. — Malgré tout, cette espèce est peu abondante. 



HEIiIX SPHJERITA. 



Hélix sph^rita, Ilarlmann, Erd.-und-Sussesw.-Gaster., 
T. p. 147, t. 46, f. 4-6. — 1840. 

Cette charmante Hélice , sans aucun doute, importée 
d'Afrique, se trouve parfaitement typique aux environs 
de Locmariaker, sur les herbes des dunes. — Rare. 



HEIiIX ERICETORUM. 



Hélix ericetorum, Millier, Verm. Hist., II, p. 55. — 
1774. 

Le véritable type est peu abondant dans le Morbihan; 
nous ne le connaissons que des environs de Saint-Gildas, 
dans la presqu'île de Rhuys. — On trouve en échange, 
par milliers, sur toutes les plantes du littoral de la pres- 
qu'île de Rhuys et des environs de Locmariaker (vers la 
partie sud et ouest), une délicieuse variété de celle es- 
pèce. — Cette variété, assez semblable, quant à la l'orme 



— 59 — 

générale, ;i V llelijc arenosa de Rossmassler (non Dupuy), 
se distingue par une taille plus considérable, par une spire 
plus élevée, plus régulière, enfin par un ombilic plus pro- 
fond et plus arrondi. 



HXIiIX AREBJOSA. 



Hélix arenosa, Ziegler{\) in Hossmœssier, Iconogr., VII 
et VIII, p. Ô4, n°5I9. — 1858. 

Très-abondante sur les plantes qui croissent sur les 
dunes de sables. — Saint-Gildas, dans la presqu'île de 
Rhuys, — Locmariaker, — Quiberon. 

On pourrait, à première vue, confondre cette Hélice 
avec la variété de l'espèce précédente; mais sa taillo 
moindre, l'enroulement régulier et proportionnel de son 
dernier tour de spire vers l'ouverture, son péristome 
non réfléchi, son ouverture plus arrondie, ses bords mar- 
ginaux plus rapprochés, etc., la feront toujours recon- 
naître facilement. 



(1) Non Hélix arenosa, Dupuy, Hist. Moll. Fivmce, p. 291, qui 
est une espèce ditîérente à hiquelle nous allribuons le nom d't;/(- 
halia. 

Cette Hélice, loin d'être rapprochée de la véritable arenosa, doit 
être placée, dans la méthode, entre l'Hélix ocellus de Villa, d'une 
part, et les Hélix Danieli (Boarguignat) et destitula (Cliarpeulier), 
d'autre part. 



— 60 — 

Les échcinlillons que nous possédons des localitc'S de 
Sainl-Gildas el de I.ormarinker sont identiques, sons tous 
les rapports, à ceu^ que nous avons reçus de Crimée, de 
Turquie et de Dalmatie. 



H£I.IX FISANA. 

Hélix Pisana. Millier, Verm. Hist., II, p, GO. — 1774. 
Très-répandue dans tous les jardins de Vannes. 

HXLIX VARIABII.IS. 



Hélix variabilis, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 73. — 

1801. 

On rencontre une variété minor de cette Hélice sur 
les bords de la Vilaine, près de la Roche-Bernard. — 
Assez rare. 



HEIiIX SUBMARXTIMA. 



Hélix svum ahitima, DcsmoKlin.s , Moll.Gir.suppl. in Bull. 
Soc. Linn.Bord.,p.16.— 1829. 



Gl — 



A la Roche-Bernard, l(> long de la Vilaine; — à Aiiray, 
près de la promenade, en suivant le chenal; — à Locma- 
riaker, sur les falaises; — à Baden, etc. — Espèce peu 
commune. 



HEI.IX I.I9JEATA. 



IIelix lineata, Oliri, Zool. Adrint., p. 77. — 1799. 

Coijuille assez abondante à la Roche Bernard, à Auray, à 
Carnac, à I.ocmariaker, à Sarzeau, à Baden, à Vannes, etc. 
Moins commune dans l'île de Gavarnik. 



HEIiIX ACUTA. 



Hélix ACUTA, MûUer, Verm. Hist., Il, p. 100, n° 297.— 
1774. 

Habite Auray, Locmariaker, Tort-Louis et l'île de Ga- 
varnik. — Très-rare à Vannes, le long du chenal. — Plus 
abondante dans la presqu'île de Rhuys. 



— 62 — 



Bni.IMUS OBSCURUS. 



Hélix OBSCURA, Mûller, Verm. Hist.,11, p 103. — 1774. 
Bdlimus obscurcs, Draparnaiid, Tabl. Moll., p. 65. — 
4801. 

Assez abondante sous les pierres, le long du chemin de 
Roguedas à Arradon. — Auray, près de la promenade. 



FERUSSACIA SUBCTIiINDRICA. 



Hélix subcylindrica, Linnœus, Syst. Nat. (éd. xii), 
p. 1248. — 1767. 

Ferussacia subcylindrica , Bourgiiignat , des Fer rus. 

Alg., — in Amén. malac, 1. 1, 
p. 209.— 1856. 

Cette espèce, qui a été éditée depuis par Miiller (1774) (1) 
sous le nom de Lubrica et qui a été classée à tort tantôt 
parmi les Bulimes, tantôt parmi les Agathines ou les Zues, 
habite les jardins, à Vannes, dans les endroits humides et 
ombragés. — Parc de Roguedas. — Iles de Drenec et de 
Bodic, dans le golfe .Morbihan. — Sous les pierres, au tu- 
mulus de Tumiac, dans la presqu'île de Rhuys. 



(1) Verm. Hist., 11, p. 104. 



63 — 



CI.AUSII.IA KTIGRICANS. 



Clausilia NiGRiCANS, Jt'lpeijii, in Liiin. Trans., vol. XVI, 
p. 551. — 1838. 

Le type se rencontre à la Roche-Bernard, sur les ro- 
chers, le long de la Vilaine; à Vannes, sur la prome- 
nade; à Atiray, sur les pierres, le long du canal qui con- 
duit à la mer; — à Porl-Navalo, sous les cailloux, le long 
des falaises. On trouve également à Auray deux variétés 
de cette espèce, La première diffère du type par l'absence 
des plis interlamellaires; la seconde, par le pli palatal in- 
férieur presque nul. 



CI.AUSII.IA OBTUS A. 



Clausilia obtusa, C. Pfeiffer, Syst. anordn., etc., I, 
p. 65, n"!). — 1821. 

Habite sur les rochers, le long de la Vilaine, près de la 
Roche-Bernard. 



— 64 — 



BAI.IA FERVERSA. 



Turbo perversus, Linnœus, Syst. Naf. (éd. x), I,p. 707, 

— 1758. 
Balea PERVERSA,F/e//»?z<//g',Brit. anim., p. 2G1. — 1828. 
Balia perversa, Bourguignal, sur le G. Balia, in Amén. 

malac, tom. 2, p. 69, pi. 15, f. 4-5. — 

1857. 

Variété à bouche un peu plus arrondie. — Environs de 
Vannes, sur les écorces des vieux arbres. 

Sous les pierres du tumulus ûu petit mont, près dePort- 
Navalo, à l'estrémité de la presqu'île de Rhuys. 



PUPA UraBII.ICATA. 



PuPA UMB1LICATA, Drapamaud, ïabl. Moll., p. 58. — 
1801. 

Coquille très-commune, à la Uoche-Bernurd, à Vannes, 
Arradon, Elven, Malestroit, — à Auray et Lorient. Très- 
rare à Carnac, et dans la plupart des îles du Morbihan. 



— 6i 



PUFA 3:.OROISTABXA. 



Testa dextrorsa, miiiula, ovato-cyliiidrica, rimala, siibsolidula, 
lœvi, vel sub lente vix oblique subslriatula, eorneo-fiilva; — 
apice obUiso, lîevi, corneo-albidulo; — anfraclibus 6 convexis, 
sutura impressa separatis, ac regiilarilercrescentibus; — aper- 
tura parum obliqua, rotundato-lunata, quatridentata; — dente 
uno in parietis aperturalis medio, allero in columella, et duobus 
validis oppositis in interiorepalatali; — peristomate reflexius- 
culo, acuto siniplice, rectiusculo; cervice intus callo albidulo 
cincta; — marginibus vix inconspicuo callo junctis. 

Coquille dextre, petite, ovale-cylindrique, assez fragile, 
lisse ou laissant à peine voir au microscope quelques fines 
stries obliques, d'une teinte cornée fauve, et pourvue 
d'une fente ombilicale. — Sommet obtus , lisse et d'une 
teinte cornée plus claire. — Six tours convexes, s'accrois- 
sant régulièrement et séparés par une suture profonde. 
Ouverture un peu oblique, échancréc, arrondie, ornée de 
4 denliculations fortes et élevées. Une dent sur le milieu 
de la convexité de l'avant-dernier tour, une seconde sur 
la columelle, enfin les deux autres palatales sur le bour- 
relet péristomal intérieur. Péiistome double, pour ainsi 
dire : le premier, intérieur, s'annonce à l'intérieur par un 
bourrelet blanchâtre (1), et à l'extérieur par un renfle- 



(1) C'est sur ce bourrelet que sont posées les deux dents pa- 
latales. 

5 



— 66 — 

mcnl; le second est simple, aigu et un peu réfléchi. Entre 
ces deux péristomes, le dernier tour éprouve un petit 
étranglement, qui devient très-prononcé, surtout à la base. 
Les bords marginaux se trouvent réunis par une callosité 
presque imperceptible et de même couleur que le reste de 
la coquille. 

Hauteur 2 1/2niill. 

Diamètre 1 

Cette nouvelle espèce se rencontre dans les environs de 
Vannes, sous les pierres, dans les endroits frais et ombra- 
gés. — Paraît rare. 

Le Pupa Loroisiana appartient au groupe du Pupa 
muscorum de Laniarck (1) (Pupa marginala de Drapar- 
naud), et ne peut êlre confondu qu'avec le Pupa Iripli- 
cafa de Studer(2). 

On distinguera le Pupa Loroisiana du triplicata à ses 
tours de spire plus ventrus, à son bourrelet intérieur blan- 
châtre, sur lequel s'élèvent deux fortes dents, ce qui n'a ja- 
mais lieu chez le triplicata , qui ne présente jamais de 
bourrelet intérieur et qui, en outre, ne possède qu'une 
seule petite dent palatale ; enfin à son étranglement pé- 
ristomal. 



(1) An. s. vert. VI (2« partie), p. 3. — 1822. 

(2) Syst. verz., p. 89. — 1820, (l^ipa Uidentalis de Michaud. 
— 1831.) 



— G7 



VERTIGO DIUSCORUM. 



PuPA MUSCORUM (l), Drapamaufl, Tabl. Moll., p. 56 

(excl. syn.). — 1801. 
Vertigo MUSCORUM, MicJiaud, Complém. à Drap., p. 70. 
— 1851. 

Cette charmante petite Coquille, plus connue sous l'ap- 
pellation de Pupa minutissima (2), habite les oitendrs om- 
bragés, sur le bord de la mer, notamment le parc de 
Roguedas, où elle est assez abondante. 

Très-rare à Vannes, sous les mousses et les feuilles 
mortes. 



PIiABJORBIS CORITEA. 



Hélix cornea (5), Linnœus, Syst. iNat. (éd. x), I, p. 770. 

— 1758. 
Planorbis corneus, Poiref, Prod. Coq., p. 87. — 1801. 



(1) Non Pupa muscorum de Lamarck. — 1822. 

(2) Hartmann, in neue Alpina, p. 220, pi. il, f. 5. — 1821. 

(3) Non Helix cornea de Draparnaud, qui est une Coq. terrestre. 



08 — 



Habile les marais de Séné, petit village à l'extrémité 
du golfe du Morbihan, à peu de distance de Vannes. 



PIiAMTORBIS CONTORTUS. 



Hélix contorta, LinnœuSf Syst. Nat. (éd. x), p. 770. 

— 1758. 
Planorbis CONTORTUS, Mûlk)\ Verm. Hist., II, p. 162. 
— 1774. 

Assez rare. — Dans les ruisseaux, au-dessus de Vannes. 



PLANORBIS CARINATUS. 



Planorbis CARiNATUS, Miiller, Verm. Hist., II, p. 175. 
— 1774. 

Mares des environs de Séné. — On trouve également 
dans cette localité une variété de cette espèce, qui se dis- 
tingue du type par une carène inférieure, au lieu d'être 
médiane. 



— 69 — 



PIiASTORBIS B.OTUNDATUS. 



Planorbis rotundatus, Poiret, Coq. terr. et tluv., etc., 

|). 95.-1801. 

Cette espèce (1) se trouve, en assez grande abondance et 
parfaitement typique, dans divers petits ruisseaux, près 
de l'abattoir de Vannes. — Rivière d'Auray , au-dessus 
du pays. — Marais de Séné, sur le Morbihan — Ruisseau 
d'Arradon. 



FI.ANOB.BIS VORT£X.^ 

Planorbis, Mûller, Verm. Hist., II, p. 158. — 177- 
Mares de Séné. — Paraît raie. 

PLANORBIS NITIBUS. 



Planorbis nitidus, Mûller, Verni. Hist., p. 165, n° 349. 
— 1774. 

Habite dans la rivière de Vannes, près de l'abattoir. 



(1) Plus connue sous le nom de Planorbis leucostoma, Millst, 
Moll. Maine-et-Loire, p. 16. — 1813. 



— 70 — 



PHTSA FONTINAI.IS. 



BcLLA FONTiNALis, IJimœus, Svst. Not., p. 727 (éd. x). 

— 1758. 
Physa fontinalis, Draparnaiid, Tabl. Moll., p. 52. — 

1801. 

Dans la rivière de Vannes, près de l'abattoir, ainsi que 
près du lavoir public. — Rare. 



PHTSA TASIiEI. 



Testa sinistrorsa ovato-oblong.i , inflata, tenuissima, pellucida, 
pallide cornea, kevi, vel sub lente eleganter striatula ; — spira 
elata, apice oblusiusculo ; aufractibus 5 convexiusciilis , sutura 
perspicua separatis; ultinio magno, inllato 2/3, longitudinis 
aequante; — apertura oblonga, — columella simplice , sat torta; 
— peristomate simplice, recto ac acuto , marginibus callo albi- 
dulojunctis. 

Coquille sénestre, ovale, oblongue, renflée, transpa- 
rente, d'une extrême fragililé, d'une teinte cornée pâle, 
lisse et offrant, au microscope, de petites stries très-élé- 
gantes. Spire élancée, à sommet un peu obtus. Cinq tours 
un peu convexes, séparés par une suture bien marquée; 
dernier tour grand, renflé et égalant les deux tiers de la 



— 71 — 

longueur totale. Ouverture oblongue. Columelle simple, 
assez torse. Périslomo simple, droit et aigu. Bords margi- 
naux réunis par une callosité blanchâtre très-marquée. 

Hauteur 10-12 mill. 

Diamètre 6-7 

Celte nouvelle espèce, que nous dédions à M. Taslé, 
ancien maire de Vannes, zélé conchyliologiste, est très- 
commune dans un petit ruisseau provenant de la fontaine 
de Limoges, à 2 kilomètres de Vannes. 

La Physa Tasiei n'appartient point au groupe du Physa 
acitta el subopaca, mais bien à celui de la fonlinalis, qui 
est la seule espèce, avec laquelle on peut la confondre. 

On séparera la Tasiei de la fonlinalis à son test plus 
allongé, à sa spire très-élancée, à son sommet moins obtus, 
à sa columelle plus torse et moins droite, à ses tours de 
spire plus nombreux, à son dernier tour égalant à peine 
les deux tiers de la hauteur totale, et non pas surpassant, 
comme chez la fonlinalis, les trois quarts de la longueur 
du test, etc. 



I.IMNXA STAGNALIS. 



Hélix stagnalis, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 774, 

— 1774. 
Ltmn^a stagnalis, Lamarck, Syst. An. s. vert., p. 91. 

— 1801. 
LiMN^A STAGNALIS, Moquiii-Tandon, Hist. Moll. France, 



— 72 — 

toni. ][, p. 471, pi. XXXIV, f. 17-20. 
— 1855. 

Abondante dans l'étang an Due, près de l'ioërmel, où 
cette espèce atteint les pins b(;lles proportions. 



IiIMNJœA I.IMOSA. 



IIelix limosa, Linnœus, Sysl. Nat. (éd. x), 1, p. 774.— 

1758. 
LiMN^^A LIMOSA, Moquin-Tandon, Hist. Moll. France, t. II, 
p. 465, pi. XXXIV, f. 41-12. — 1855. 

Plus connue sous l'appellation de Limnœa ovaki, cette 
Coquille se trouve presque partout dans les rivières un 
peu marécageuses, les ruisseaux. A la Roche-Bernard, — 
à Vannes, — à Auray, — à Lorient, — à Arradon, etc. 

Nous avons trouvé dans une mare, près de Carnac, une 
variété plus petite, à spire plus allongée, que nous croyons 
devoir rapporter à la variété vulgaris (Limnœus vulgaris, 
C. Pfeiffer, Syst., I, p. 89, tab. iv, f. 22, 1821). 



IiIMNJEA INTERMSDIA. 



liMNiEA iNTEiiMEDiA, Laviarck , An. s. vert., tom. 6, 
2' part., p. 162.-1822. 



— 73 — 

LiMNEA iNTKRMEDiA, Dupuy, llist. Moll. Fiance, p. 480, 
pi. xxiii, f. 4. — 1851. 

Ce Mollusque, qui n'est point, selon nous, une variété 
(le la Linmœa limosa^ ainsi que le pensent plusieurs au- 
teurs, mais bien une des Limnées les mieux caractérisées 
(le France, habite un petit ruisseau, sur la route de 
Varuies à Bohalgo. 

Obsercalion. — M. l'abbé Dupuy [loc. cit.) indique 
cette espèce au Croisic (Loire-Inférieure). Nous ne savons 
vraiment pas où cette Cocjuille aurait pu être recueillie 
dans ce pays ou dans ses environs, attendu qu'il n'existe 
pas le moindre ruisseau, pas le plus petit marais d'eau 
douce dans toute la presqu'île du Croisic. 



I.I^N2!A FXRSGRA. 



BucciNUM PEREGRUM, MïiUer, Verm. llist., H, p. 150. — 

1774. 
LiMNiEDS PEREGER, Drapamaud, Tabl. Moll., p. 48. — 

1801. 
LiMNiEA PEREGRA, Moqum-Tatulon, Hist. Moll. France, 

tom. II, p. 468, pi. XXXIV, f. 13-16. 

— 1855. 

Habite un petit ruisseau à Conlo, près de Vannes. 



— 74 — 



IiIMDJ^SA FAI.USTRIS. 



BucciNUM PALUSTRE, Mullev, Veriîi. Hist., II, p. loi. — 

1774. 
LiMN^APALUSTRis, Flemïtiing, Brit. An., p. 274. — 1828. 

Peu abondante dans la Marie, au-dessus de Vannes; — 
dans un ruisseau qui se jette dans le Scorf, au-dessus de 
Lorient. 

Ruisseaux d'Arradon, entre le village et la mer. 



I.IM9J2:A glabra. 

BucciNUM GLABRUM, MûHcr, Verm. Hist., II, p. 135. — 

1774. 
\ AMîi JE\ GL \BiiA, Dupmj, Cat. Moll. Gai!., exlram., n'IOS. 

— 1849. 

Très-abondante aux environs de Vannes, notamment à 
la mare de Cliscoet. — Moins commune dans le ruisseau 
d'Arradon. — Petit ruisseau près du tumulus deTumiac, 
dans la presqu'île de Ilbuys. 

On rencontre également, assez communément dans la 
Marie, au-dessus de Vannes, la variété giiujivala (Lini- 
nœa gingivala, Goupil, Moll. Sarlhe, p. 65, t. I, f. H-IO. 
— 1855. 



75 



I,lVlNSiA TRUNCATUI.A. 



Bdccinum truncatulum, Millier, Venu. Hisl., II, p. 130. 

1774. 
TiMiv^DS TRUNCATULUS, J effrcijs , Syst. Test, in Trans. 
Linn. , XVI, 2« part., p. 577. — 
1850. 
LiMN^ATRUNCATULA, M oquin-Tmul 0)1, \\h\ ."SloW. France, 
tom. Il, p. 475, pi. XXXIV, f. 21- 
24. — 1855. 

Celte Coquille, plus connue des amateurs sous le nom 
de Limnœa minuta, habile un petit ruisseau sur la route 
de Vannes, à Bohalgo. — On trouve également dans 
cette localité la variété Goiipili (1), qui se distingue par 
ses tours de spire plus convexes, par son test plus élancé 
et par sa columelle plus droite. — C'est celte variété que 
Goupil (Moll. Sarlhe, p. 64, pi. ii, f. 1-5. — 1855) avait 
décrite et fait figurer comme espèce nouvelle sous l'appel- 
lation de Limnœa truncatula. — Petits ruisseaux d'Arra- 
clon. — Environs de Vannes, d'Auray, etc. 



(1) Motiuin-Tandon, loc. cit., p. 474. — 1835. 



7G — 



AKTCTIiUS SIMPIiEX. 



Lepas simplex, Biiclioz, AIdrov. Lothar., p. 256, 

n° lloO. — 1771. 
Ancylus simplex, Bourguignat, Cat. G. Ane. in Journ. 
Conch., t. IV, p. 187. — 1853. 

Nous avons rencontré deux variétés de cette espèce : 
1° La VAR. flmialilis (Ancylus fluviatilis de Drapar- 

naud) habite les ruisseaux des environs de Vannes. 
2° La VAR. co.s/^/ /a (Ancylus costatus de Férussac) vit 

en grande abondance dans le ruisseau d'Arradon. 



A1UCYI.US STRICTUS. 



Ancylus strictus, Morelel, Moll. Port., y.. 80, pi. viii, 



fig. /i. — 1845. 



Espèce portugaise, acclimatée dans l'étang nu Duc, 
près de Vannes. 

Celle Coquille est encore rare dans celle localité. 



ANCirX.US I.ACUSTRIS. 



I'atella lacustrîs, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 785, 

— 1758. 
Ancylus lacustkis, Millier, Verm. îlist., II, p. 199. — 
1774. 

Dans la Marie, au-dessus de Vannes. Ruisseau de la 
lontaine de Limoges, également près de Vannes. — Se 
trouve sur les tiges des plantes aquatiques. 



CYCIiOSTOMA EIiEGASTS. 



Nerita elegans, Mûller, Verm. Hist., Il, p. 177. — 

1774. 
Cyclostoma elegans, Draparnaud, Tabl. Mol!., p. 58. — 
1801. 

Habite sur les vieux murs et sur les falaises du golfe du 
Morbihan, près d'Arradon. 



A»rOI>09JTA CYGMISA. 



MvTiLus CYGNEus, Linuœus, Syst. Mat. (éd. x), i, [). 706, 
— 1758. 



— 78 



Anodonta cygnea, Draparnmid, Hist. Moll. France, 
p. io4. — 1805. 

Vivier de Kéralio, près Muzillac, où cette espèce se 
trouve parfaitement caractérisée. 



ANODONTA ARENARIA. 

Mya arenauia (1) Schrœter, Flussconch., p. 165, pi. ii, 
f. 1.— 1779. 

Généralement connue sous l'appellation cV Anodonta 
cellensïs , imposée par C. Pfeiffer en 1821 (2). Cette co- 
quille se trouve dans les eaux tranquilles des environs de 
Muzillac; — dans de grandes mares, au-dessus de Males- 
troit, en remontant la rivière. 



ANODONTA nOSSiaJBSSI.ERXANA. 

Anodonta Rossmtessleriana, Dupmj, Ess. Moll. Gers, 

p. 74, 1843, — et Dupmj, 
Hist. Moll. France (fasc. 6), 
p. G08, pi. xviii,f. 14.— 
1852. 

Environs de Muzillac. 



(1) Non Mya arenarlade Linnœus, qui est une Coq. marine. 

(2) Deulschl., Moll., ï, p. 110, pi. vi, f. 1. — {Mytilus zellensis, 
Gnielin, Sysl. Nat., I, p. 3262. — 1789.) 



— 79 



ANODONTA ANATISTA. 



Mytilus ANATiNUS, lAunœiis, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 706. 

— 1758. 
Anodonta ANATiNA, Lumarck, An. s. vert., VI (4" p.), 
p. 85. — 1H19. 

Rivière de Miizillac. — L'Oust, près de Josselin. 



U9JIO RHOMBOIDXUS. 



M VA RiioMBOiDEA, Sclirœter, Flussconch., p. 186, pi. II, 
f. 3. — 1779. 

Unio rhomboideus, Moqiiin-Tandon, Hist. Moll. France, 
tom. 2, p. 568, pi. xlviii, f. 4-9 et 
XLix, f. 1-2. — 1855. 

Celte Mulette, éditée en 1798, par Cuvier (1), sous le 
nom (VUnio litloralis, sons lequel elle est plus connue, 
habite leBlavet, au-dessus d'Hennebont, ainsi que la ri- 
vière de l'Oust, près de Josselin. 



;t) Tabl. élém., p. 425. 



~ 80 



UNio FiCTonum. 



Mya pictorum, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 671. — 

4758. 
Unio pictorum, Philippss, Nov. test, gen., p. 17. — 

1788. 

Le type de cette espèce n'a pas encore été rencontré 
dans le Morbihan. 

On trouve assez communément dans le Blavet, au-des- 
sus d'Hennebont, et dans l'Oust, près de Josselin, une 
variété plus petite, sinuée inférieurement, un peu dila- 
tée postérieurement; assez semblable, quant à la forme 
extérieure, à VUnio Ttirlonri , de Payraudeau ( Moll. 
Corse, p. 65, pi. ii, f. 2-5. — 1826 ). 



SPHJCRIUra RIVALE. 



Cyglas RivALis, Draparnaud, Hist. Moll. France, |). 129. 

— 1805. 
SpHiERiuM RIVALE, Bourguignat, Amén. malac. , t. 1, 
p. 6. — 1855. 
Coquille commune dans les ruisseaux des environs de 
Vannes, notamment dans la Marie, 
environs de Hennebonî, 



— 81 — 



sfh2:riu]>i ti:b.v!:rianum. 



Cyclas Terveriana, Dupuy, Cat. extram, test., n. 87. 

— 1849. fi 

SpHiERiuM Terverianum, Bowguignat, Amén. Malac, 

tom. I, p. 6. — 1853. 

Habite dans la Marie, près de Vannes. 



FISIDIUM AMNICUM. 



Tellina AMNicA, MûlUr, Verm. Hist., II, p. 205. — 1774. 
PisiDiDM AMNicuM, Jemiyns, Mon. Cycl. in Trans. Cara- 
, bridg.,tom.IV, p.509, tab. xix,f. 2. 
— 1832. 
Ruisseau de Rohan, près de Vannes. 



FISIDIUM CASERTANUM. 

Cardium Casertancm, Poli, Test. Sic, I, p. 65, pi. xvi, 
f. 1. —1791. 

6 



i 



* 



. »- • » 



— 82 — 

PisiDiuM Casertanum, Bow^giiiguat, Moll. in Voy. mer 
Morte, p. 80. —1853. 

On rencontre dans divers ruisseaux des environs de 
Vannes une petite variété de cette Coquille, qui peut 
être assimilée à celte prétendue espèce, connue sous le 
nom de Pisidium puJchellum, Jennyns (Monogr. Cycl. in 
Trans. Cambridg., IV, p. 306, pi. xxi, f. 1-5. — 1832). 



PISIDIUM FUSILIiUia. 



Tellina fusilla, Gnielin, Syst. Nat., tom. I, pars vi, 
p. 3231. —1789. 

PisiDiuM pusiLLUM, Jeiimjns, Mon. Cycl., in Trans. Camb. 
phil.Soc, vol. IV (p. 2^), p. 302, 
tab. XX, f. 4-6. — 1822. 

Se trouve principalement dans plusieurs petits ruis- 
eaux presque desséchés, derrière l'abattoir, à Vannes. 



Be 



QUIMPERLÉ A «ORLAIX 



PAR 



QUIMPER, CHATEAULIN, BREST 
ET LANDERNEAU. 



(FIIVISTÈRE.) 



Wlf- 



v^ 



ARION RUFUS. 



LiMAX RUFUS, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 652. — 1 758. 
Arion RUFUS, Morelet^ Moll. Port., p. 29. — 1845. 

Très- commune partout dans les endroits un peu hu- 
mides et ombragés. 

On rencontre, sur la route deQuimper à Plomelin, une 
variété grisâtre de cette espèce, à rides plus fortes et plus 
espacées, surtout sur la partie dorsale. Cette variété se 
trouve également au\ environs de Landerneau et de Mor- 
laix, surtout dans la vallée de Tremorgan. 



I.IMAX VARIEGATUS. 



LiMAX VARiEGATUS, Drapcirnaud, Tabl. Moll., p. 105. -*• 
1801. 

Habite les environs de Brest, sous les pierres et les mor- 
ceaux de bois. 



— 86 — 

D'après M. Daniel, cette espèce se trouverait aussi dans 
les caves de la ville. — Nous n'avons pu vérifier cet habi- 
tat; mais il n'y arien de surprenant dans ce fait, attendu 
que, dans la plupart des contrées de France, hvariegatus 
De se rencontre guère que dans les caves ou les anciennes 
carrières humides et abandonnées. 



IiIMAX CINEREUS. 



LiMAX ciNEREus, Millier, Yerm. Hist., Il, p. 5. — 1774. 

Cette Limace paraît rare dans le Finistère; — nous ne 
l'avons rencontrée que dans la vallée de Tremorgan, près 
de Morlaix, sous de vieux morceaux de bois. 



XIMAX AGRESTIS. 



LiMAX AGRESTis, Limiœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 652. 
— 1758. 

Commune aux environs de Quimper, de Plomelin, Con- 
carneau, Chàteaulin, Brest, Plougastel et Morlaix. 



— 87 



TESTACEIiliA MAUGEI. 



Testacella Maugei, Férussac, Hist. IMoll., pi. 8, f. 10- 
12. — 1819. 

Ce Mollusque, que nous avons déjà indiqué comme 
espèce du Morbihan, se trouve en assez grande abondance 
dans les jardins et les lieux cultivés de Brest. 

Nous citerons notamment le jardin de la rue du Châ- 
teau, n°4, où cette espèce est si répandue, qu'en une heure 
l'on peut en recueillir une trentaine d'individus. 

Tous les échantillons que nous avons été à même d'exa- 
miner, ont été reconnus par nous comme parfaitement ca- 
ractérisés, et ils égalaient, s'ils ne surpassaient pas, les plus 
beaux individus récoltés aux environs de Bordeaux. 



TESTACEI.I.A HAI>IOTXD£A. 



Testacella Haliotidea, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 99. 
— 1801. 

Assez répandue dans les jardins de Landerneau et de 
Brest. 

Il est à remarquer que cette espèce se plaît surtout 
dans les endroits où les choux sont cultivés en grand. 



— 88 — 



TESTACEI.I.A BISULCATA. 



Testacellits bisulcatus (pars), Risso, Hist. nat. Eur. mé- 
rid., tom. IV, p. 58, n" 126. — 
1826. 
TESTACELLABisuLCATA,Z)?/|)wy,Hist. Moll. France (l^fasc), 
p. 44, pi. 1, f. 2. — 1847. 

Habite, avec l'espèce précédente, dans les mêmes loca- 
lités. — Cette Testacelle paraît être un peu plus rare. 



VITRINA MAJOR. 



Helicolimax major, Fériissac (père) , Ess. méth. Conch., 

p. 45. — 1807. 
Vitrina major, C. Pfeijfer, Deutschl. Mol!., I, p. 47 (en 
note). — 1821. 

Cette petite Coquille est assez rare; nous ne l'avons 
trouvée qu'aux environs de Quimperlé et de Quimper, 
dans la mousse, le long d'un petit ruisseau qui se jette 
dans le Steir. 



— 89 — 



SUCCINEA PUTRIS. 



Hélix putris, Linnœus , Syst. î^at. (éd. x), p. 774, 

n°6i4. — 1758. 
SucciNEA PUTRIS, Blainmlk, Dict. se. nat., vol. 51 , p. 214, 
tab. 58, f. 4. — 1827. 

Assez commune dans le Vallon, près de Brest et près du 
Château-Neuf. — Se trouve également à Quiraper, le long 
de la promenade qui suit le bassin. — Ainsi qu'aux envi- 
rons de Landerneau, de Chàteaulin, etc.. 



SUCCINEA PF£IFF£RI. 



SucciNEA Pfeiffeui, Ross iiiœsskr ,\conogr . , I, fig. 46. — 
1855. 

Environs de Morlaix, dans la vallée du Relec. — Paraît 
rare. 



ZONITES I.UCIDUS. 



Hélix lucida, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 06. — 1801. 



— 90 — 

ZoNiTES LDCiDDS, Bourgiùgnal, Coq. d'Or, in Voy. mer 
Morte, p. 8 (en note). — 1855. 

Environs de Brest, — de Chûteaulin. — Paraît être assez 
rare. — Concarneau, dans le bois. — Morlaix, dans la val- 
lée du Relec. 



zoNiTES subgi.abi:r. 



ZoNiTES SUBGLABER, Boicrguignal (voy. ci-dessus, pag. 47). 

Sous les pierres, le long de la promenade, à Quimper, 
— à Morlaix, près du mur de l'hôpital, en descendant la 
vallée du Relec. 



ZONITES Ci:i.I.ARIUS. 



Hélix cellaria, Mûller, Verm. Hist., II, p. 38. — 1774. 
\ ZoNiTES CELLARiDS, Gitty in Tiirton, Shells Brit., p. 170. 

' — 1840. 

Habite aux environs de Morlaix, dans les endroits om- 
bragés et humides. 



— 91 — 



ZONITES AI.I.IARIUS. 



Hélix alliaria, Miller, in Aiin. phil., vol. 7, p. 379. — 

1822. 
ZoNiTEs ALLiARius, Gmj/ , Man. shells Brist. Turton, 
p. 168, t. 4, f. 39. — 1840. 
A Ouimper, le long des rochers de la place de la Pré- 
fecture. 



ZONITES NITENS. 



Hélix nitens, Gmelin, Syst. Nat., p. 3633. — 1788. 
— — Michaud , Compl. Moll., Drap., p. 44, 
pi. XV, f. 1-3. — 1831. 
ZoNiTES NiTENS, Bourguigiiat, Cat. Coq. d'Or, in Voy. 
nnier Morte, p. 8 (en note). — 1833. 

A Quimper, le long des rochers de la promenade, sur la 
place de la Préfecture. — Morlaix, dans la vallée du Re- 
lec et le long du chenal, sous les pierres et les feuilles 
mortes. 



92 — 



ZONITES NITIDUI.US. 



Hélix nitidula, Draparnand, Hist. Moll., p. 117 (excl. 

var. B). — 1805. 
ZoNiTES NiTiDDLUS, Gray in Tiirton, Shells Brit., p. 172, 
f. 156. — 1840. 

Place de la Préfecture, le long des rochers de la pro- 
menade, à Quimper, dans les endroits humides et ombra- 
gés. — Concarneau, dans le bois. 



ZOSTITES NITIDUS. 



Hélix nitida, Millier, Verm. Hist., II, p. 32. — 1774. 
ZoNiTES NiTiDUS, Moqiim-Tandon , Hist. Moll. France, 
tom. II, p. 72. — 1855. 

Assez commune dans le bois, au tond du golfe, à Con- 
carneau. 



ZONITES RADIATUI.US. 



Hélix rauiatula, Aider, Catal., p. 12, in ÎNewc. Trans., 
vol. I, p. 38. — 1831. 



- 93 — 

ZoNiTES RADiATULus, Grmj in Turton, Man., p. 475. 
lab. 12, f. 157.— 1840. 

A Quimper, sur la place de la Préfecture, sous les ro- 
chers qui bordent la promenade. — A Morlaix, le long du 
chenal, presque vis-à-vis l'usine à gaz. 



ZONITHS CR'X'STAI.I.INUS. 



Hélix cuystallina (1), Millier, Verm. Hist., Il, p. 25. — 

1774. 
ZoNiTES CRYSTALLiNCS, Leacli, Brit. Moll., p. 105 (teste 

Turton, 1851). 

Dans le bois, sous les feuilles mortes, à Kervalon, près 
de Brest. 



ZONITHS FUXiVnS. 



HELIX FULVA, Mûller, Hist., Il, p. 56, n" 24. — 1774. 
ZoNiTES FDLvus, Moquîn- Tandon, Hist. Moll. France, II, 
p. 67, pi. VIII, f. 1-4. — 1855. 



(1) Non Hélix crystallina, Dilhoyn. 



— 94 — 

Habite dans les fentes des rochers à Morlaix, le long 
du chenal qui conduit à la mer, presque vis-à vis l'usine 
à gaz. — Rare. — Les quelques individus que nous avons 
recueillis en cet endroit atteignent, comme taille, les plus 
belles proportions. 

Vit également à Kervalon , à l'extrémité du port de 
Brest. 



HXIiIX ASPERSA. 



Hélix aspersa, Mûller, Verm. Hist., Il, p. 59, n" 253. 
— 1774. 

Espèce commune partout, à Quimperlé, Quimper, Brest, 
Morlaix , etc. — Se trouve aussi à Concarneau , sur des 
falaises situées presque au niveau du balancement des 
marées et humectées, la plupart du temps, par le jaillisse- 
ment des vagues. 

D'après M. CoUard des Cherres, une variété scalaire de 
cette Hélice aurait été trouvée à Quimper. 



HEI.IX NE1IIOBLAI.IS. 



Hélix nemoralis, LinnœvSy Syst. Nat. (éd. x), p. 773, 
n«604. — 1758. 



— 95 — 



Très- répandue dans le Finistère. — On rencontre as- 
sez souvent , aux environs de Quimper, en descendant le 
canal, une jolie variété de cette espèce d'un beau jaune 
d'or ornée d'une bande médiane d'un noir foncé. 



HEUX HORTENSIS. 



Hélix hortensis, Mûller, Verm. Hist., II, p. 52, n' 247. 
— 1774. 

Très-rare; ce n'est guère qu'aux environs de Brest et 
de Morlaix que nous avons recueilli celte Coquille. 



HEI.IX QUIMPERIANTA. 



Hélix Quimperiana, Férussac, Tabl. syst., p. 43, n" 172. 
— 1821. 

Ce Mollusque, d'abord découvert aux environs de Quim- 
per, ainsi que nous l'avons dit ci-dessus, paraît très-rare 
dans cette localité. Ainsi nous n'en avons trouvé que 
quelques individus en remontant l'Odet, et le long d'un 
petit ruisseau, non loin de Plomelin. 

Si cette Coquille est peu abondante dans les environs de 
Quimper, en revanche elle est très-répandue dans presque 
tout le pourtour de la rade de Brest. Ainsi, à Landeven- 



— 96 — 

nec, Lanvéoc, rioiigastel, Saint-Man-, Qiiilbignon, Saint- 
Pierre, et surtout à Brest, au-dessus de la ville, dans un 
petit bois qui domine la partie nord du port militaire. — 
Dans cette dernière localité, l'on peut, par un temps un 
peu humide, principalement vers le mois de juin, en re- 
cueillir 100 à 200 dans une heure. 

D'après M. Daniel, cette Hélice se trouve également 
dans les environs de Châteaulin ; nous n'avons pas été assez 
heureux pour la rencontrer dans cette localité. 

La Quimperiana n'habite point (du moins jusqu'à pré- 
sent l'on a pu la constater) les pourtours de la baie de 
Douarnenez, qui est si voisine de celle de Brest. 



HEI.IX ZiAFICIDA. 



Hélix lapicida, Linnœus, Syst. Nat., p. 738, n° 572. — 
1760. 

Habite sur les rochers des environs de Plougastel et de 
Logonna, sur la rade de Brest, — ainsi qu'aux environs de 
Landerneau et de Morlaix. — Cette espèce paraît peu 
commune. 



HEI.IX Fni.CHi:i.I.A. 



Hélix pulchella, Mûller, Verm. Hist., II, p. 30, n° 232. 
— 1774. 



97 — 



Assez abondante sur les fortifications de Brest; — en- 
virons de Saint-Marc; — Morlaix, dans les fentes des ro- 
chers, le long du chenal qui conduit à la mer. 



HEI.IX COSTATA. 



Hélix costata, Millier, Verm. llist.. H, p. 51, n" 235. 
— 1774. 
Habite les mêmes localités, en compagnie avec \ Hélix 
pidchella. — Assez rare. 



HEI.IX FSATUaOCHŒTA. 



Animal pallide luteolo-albidum, supra rugulosum; tentaculis su- 
perioribus elongalis, concoloribu?, sed obscurioribus, superne 
maxime inflalis ; palUo luteolo, punctulis nigns irregulariter 
asperso. 

Testa subglobiilosa, fragillima, pellucida, vix perforala, pallide 
luteola, ad aperturam ssepius vinosa, pilis albidis, densis, bre- 
vibus, caducisque, bina ; — tenue striatula et (in adultis spe- 
ciminibus) sub lente paululum irregulariter malleata; — an- 
fractibus 6 convexiusculis, regiilariter crescentibus ; — aperlura 
lunato-rotundata ; peristomate simplice, acuto, iu margine co- 
lumellari subpatulo, ac fereparvulam perforationem obtegente. 

Animal d'un blanc jaunâtre terne, à rides assez sen- 
sibles, sur sa partie dorsale. Tentacules supérieurs allon- 

7 



— 98 — 

gés, très-renflés vers leur sommet, d'une teinte un peu 
plus foncée. — Manteau jaunâtre, moucheté de petites 
taches noires irrégulières. 

Coquille subglobuleuse, transparente, à peine perforée; 
d'une extrême fragilité. Test d'un jaune pâle, prenant, 
vers l'ouverture, une apparence un peu vineuse, hérissée 
de toutes parts de petits poils blancs , et offrant, sur sa 
surface, de petites stries plus ou moins fortes, ainsi 
qu'une multitude de petits méplats, en forme de cul de dé 
allongé, lorsque l'on emploie la loupe. Six tours de spire, 
assez convexes et s'accroissant avec régularité. Ouverture 
échancrée, assez arrondie. Péristome simple, aigu, évasé 
vers l'insertion du bord columellaire et cachant presque 
la perforation ombilicale. 

Hauteur 6-7 mill. 

Diamètre 9 

Cette espèce habite à Morlaix, sous les pierres, près du 
mur de l'hôpital, en descendant vers le ruisseau du Relec. 

Très-commune dans cette localité. — Nous n'avons 
pu la recueillir ailleurs. 

Cette Hélice appartient au groupe de VHelix lamiginosa 
(Boissy), et ne peut être rapprochée que de Y Hélix Mo- 
quinicma (Raymond), espèce des environs de Constantine 
(Algérie). 



HELIX ACUI.EATA. 



Hfi.ix acijleata, Millier, Vcrm. llist., II, p. 81, n'S/O. 
— 1774. 



— 99 — 

Habite à Morlaix , le long du chenal qui conduit à la 
mer, presque vis-à-vis l'usine à gaz. — On trouve celte 
charmante espèce parmi les mousses et les feuilles sèches 
qui se trouvent dans les fentes des rochers qui bordent le 
chenal. — Paraît rare. 



HEX.IX nUFESCENS. 



Hélix rufescens, Pennant, Brit. Zool., IV, p. 134, 
pi. Lxxxv, f. 127. — 1777. 

Jolie variété rougeâtre, assez bien striée; sous les pierres, 
près du mur de l'hôpital de Morlaix, en descendant vers 
le ruisseau du Relec. 



HEXiIZ HISPIDA. 



Hélix hispida, Ltmnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 771. — 

1758. 

Environs de Quimper, de Brest et de Morlaix. — Peu 
commune. 



100 



HELIX nOTUNDATA. 



Hélix rotundata, Mûller, Verm. Hist., II, p. 29, n° 231. 
— 1774. 

Très-commune dans tout le Finistère, sous les pierres, 
sous les feuilles mortes, dans les mousses, etc. — Morlaix, 
le long du chenal, et dans la vallée du Relec; — à Quim- 
per, dans la vallée de l'Odet et sur la promenade de la 
ville, etc.; — enfin dans tous les environs de Concarneau, 
Châteaulin, Landerneau, Brest, etc. 



HEI.IX CAPERATA. 



Hélix caperata, ^/ow^a^î^. Test. Brit., p. 433, tab. II, 
f. 14. — 1803. 

Nous n'avons rencontré celte espèce qu'aux environs de 
Brest, sur les falaises, en allant à Saint-Marc, où elle est 
assez rare; ainsi qu'à Concarneau, vers la plage des bains. 



HEI.IX INTERSECTA. 



Hélix intersfxta, Poiret, Coq. fliiv.et terr., etc., p. 81 
n" IG. — 1801. 



— 101 — 

Assez abondante à Brest, sur les fortifications et dans 
les haies des environs; à Crozon sur les falaises de la 
baie de Douarnenez, aux environs des grottes de Morgat. 

Nous avons recueilli, à Concarneau, sur la plage des 
bains, une variété de cette Hélice, à spire plus élancée et 
à ombilic plus étroit. 



HEI.IX XRICETORUra. 



Hélix ericetorum, Miiller, Verm. Hist., Il, p. 33, 
n»236. — 1774. 

Nous ne connaissons cette espèce que des environs de 
Camaret, sur la presqu'île de Crozon, entre la rade de 
Brest et celle de Douarnenez. 



HEI.IX DANIEIiI. 



Testa globoso-depressa, auguste umbilicala, crelacea, opaca, al- 
bida, regulariler costulalo-striata ; apice corneo; — anfractibus 
7 convexis, regulariter crescentibus; — apertura perobliqua, 
rotundata, vix lunata; peiistomate recto, acuto, intus albido- 
incrassato; — marginibus sat approximatis. 

Coquille globuleuse, déprimée, étroitement ombiliquée, 
à test opaque, crétacé, entièrement blanc, à l'exception 



— 102 — 

du sommet, qui est corné et régulièrement sillonné de 
stries fortes et saillantes. — Six tours de spire convexes, 
s' accroissant avec une grande régularité. Ouverture très- 
oblique, bien arrondie, peu échancrée, par conséquent à 
bords marginaux assez rapprochés. Péristome droit, aigu, 
intérieurement bordé d'un bourrelet blanc. 

Hauteur 7 mill. 

Diamètre 10 

Cette nouvelle espèce, que nous dédions à M. Daniel, 
docteur-médecin, à Brest, habite les environs de cette 
ville, sur les falaises qui bordent la rade, dans les endroits 
arides et exposés au soleil. — Cette Coquille paraît rare. 

Vllelix Danieli ne peut être comparée qu'aux Hélix 
nubigena, Charpentier, et arenosa de Dupuy (non Ross- 
mœssler] (1). 

On distinguera cette Hélice de la nubigena, à son test 
plus crétacé, plus opaque et entièrement blanc, et non 
teinté de nuances jaunes et roses vers l'ouverture, comme 
chez la nubigena; — à ses tours de spire régulièrement 
côtelés; caractère qui n'existe point chez l'espèce des 
Pyrénées; — à son ombilic bien moins large, etc., etc. 

Enfin l'on séparera la Danieli de ï arenosa de Dupuy 
(non arenosa de Rossmœssler) à son ombilic moins ou- 
vert; à son test plus crétacé, et fortement côtelé avec ré- 
gularité, et non « irrégulièrement et très-finement strié 
(Dupuy) ; » — à son péristome intérieurement muni d'un 
bourrelet blanc, et non « sans aucune trace de bourrelet 
intérieur (Dupuy) ; » — à ses tours de spire bien blancs, et 
sans aucunes zones ou fascies d'un fauve clair, etc. 

(1) Cette espèce esl celle que nous avons appelée Hélix enhalia. 



— 103 — 



HEI.IX SUBMARITIMA. 



Hélix submaritima, DesmouHus^ Moll. Gir. suppl. iii 
Bull. Soc. Linn. Boni,, p. 16. — 
1829. 

Commune sur les falaises des environs de Conoarneau, 
sur les rochers de la presqu'île de Crozon; enfin à Morlaix, 
sur les pierres qui bordent le chenal qui conduite li mer. 



HEIiIX I.INEATA. 



Uelix lineata, Olivi, Zool. Adriat., p. 77. — 1799. 

Excessivement commune sur toutes les falaises, sur tous 
les rochers. 

Habite dans les mêmes localités que l'espèce précé- 
dente. 



HEI.IX ACUTA. 



Hélix accta, Muller, Verm. Hist., II, p. 100. — 1774. 



— lOi — 

Celte Hélice se trouve assez abondamment sur les fa- 
laises de Concarneau ; — à Brest, au-dessus du château ; 
à Douarnenez, sur les rochers, ainsi que sur ceux des en- 
virons de Morlaix, en allante la mer. 



FXRUSSACIA SUBC-riiINDRICA. 



Hélix subcylindrica, Linnœus, Syst. Nat. (éd. xii), 
p. 1248.-1767. 

Ferdssacia subcylindrica , Bourguignat, des Feruss. 

Alg., in Amén. Malac, 
tom. I, p. 209. — 1856. 

Assez rare. — Se trouve à Quimper, sur les rochers 
couverts de mousses, le long de la promenade. 



CI.AVSII.IA NIGRICANS. 



Clausilia NiGRiCANS, Jeffreys, in Linn. Trans.,tom. xvi, 
p. 551. — 1828. 

Très-répandue à Quimper, dans les anfractuosilés des 
rochers, entre la promenade et le port; à Morlaix, dans 
la vallée du Relec et le long du chenal qui conduit à la 
mer; — à Concarneau, dans le bois qui entoure la baie. 
— Assez rare à Bre.st ( t à Quimperlé, 



— 105 



CI.AITSILIA DRUIDITICA. 



Testa cylindrico-fusiformi, limala, corneo-fusca, malleata ac ele- 
gantissime coslulalo-striata, quasi tessellata; slriis suturalibus, 
validioribus; — apice levi, maniillalo; — anfraciibus 13 eon- 
vexis, sutura impressa separatis; — uUimo valde tessellato- 
costato in cervicis basi rotunde cariiiato; — apertura sat oblique 
piriformi-elongata, inferius subcanaliculala ; peristomate con- 
tinuo, soluto, albo-labiato, reflexiuscnlo ; — lamella superiore 
tenui productaque, inferiore parva immersa; — plicis interla- 
mellaribus nullis; — plicis palatibus duabus lamellosis; prior 
superne, posteriorinferne; — lamella subcolumellari immersa; 
lunella vix conspicua. 

Coquille fusiforme, cylindrique, d'une teinte cornée 
brune tirant sur le fauve ardent. — Fente ombilicale peu 
marquée. — Test orné de fortes stries assez espacées les 
unes des autres, rarement rameuses, dans les intervalles 
desquelles sont marqués une foule de petits creux unifor- 
mément symétriques, ce qui donne à la coquille une ap- 
parence treillissée. Les stries vers la suture sont beaucoup 
plus fortes et plus espacées. — Sommet lisse et mamelonné. 
— Treize tours convexes, séparés par une suture bien 
marquée. — Dernier tour de spire très-côtelé et possédant 
à la base une carène arrondie assez forte. — Ouverture 
un peu oblique, piriforme, allongée, nn peu subcnnaliculée 
à la base. — Péristome continu, détaché, réfléchi et bordé 
d'un faible bourrelet blanchâtre. — Lamelle supérieure 
petite et avancée. — Lamelle inférieure médiocre et im- 



— 106 — 

mergée. Plis interlamellaires nuls. — Plis palataux lamel- 
liformes au nombre de deux, l'un à la partie supérieure, 
l'autre à la partie inférieure. Lamelle subcolumellaire im- 
mergée. — Lunelle presque invisible. 

Hauteur 14 mill. 

Diamètre 3 

Cette espèce habite sous les pierres à l'abbaye de Daulas, 
près de Châteaulin, ainsi qu'à Saint-Marc, près de Brest. 

La Clausilia druiditica ne peut être comparée qu'aux 
Clausilia diibia (i) et bipHcata (2). 

On distinguera notre espèce de la dubia à son test plus 
petit, plus fortement strié et plus treillissé; — à sa la- 
melle inférieure simple, petite et immergée, et non pas 
inférieurement bicalleuse et subrameuse vers le bord; 
— à ses deux plis palataux lamelliformes, et non pas au 
nombre de trois, dout le supérieur est sublamelleux et 
deux inférieurs peu apparents; — à ses tours plus nom- 
breux, plus convexes, par conséquent à sa suture mieux 
marquée; — enfin à son ouverture oblique, et non droite 
comme chez la dubia. 

Enfin on séparera la druiditica de la biplicata à son test 
moins ventru, plus élancé, côtelé et comme treillissé; — 
à ses plis palataux ne convergeant point l'un vers l'autre 
en arrière, comme chez la biplicata; — à sa lunelle à 
peine visible; ^ à son dernier tour de spire possédant à 
la base une forte carène arrondie et non comprimée, etc. 



(1) Draparnaud, Hist. MoU. France, p. 70, tab. IV, f. 10. — 
1805. 

(2) Leach, Syn. Moll., p. 120. — 1820. (Turbo biplicatus, Mon- 
lagu, Test. Bril., p. 361, tab. II, f. 5. — 1803.) 



— 107 



BAI.XA DESHATESIANA. 



Balia Deshayesiana, Boiirguignaty Amén. malac, t. II, 
p. 74, pi. XIII, f. 4, 6. — 1857. 

Rare. — Environs de Morlaix, surtout dans la vallée du 
Tremorgan. 



BALIA LUCIFUGA. 



BALiEA LUCiFUGA, Leach, rass. 

Balia lucifdga, Bourguignat^ Amén. malac, t. Il, 
p. 75, pi. XIII, fig. 16-18. — 1857. 

On trouve assez fréquemment cette charmante Coquille 
dans le bois de Coatodon, près de Brest, ainsi qu'aux en- 
virons de Quimper, dans les mousses des lieux ombragés, 
en allant dans la direction dePlomelin. 



FUFA nniBIZ.ICATA. 



PuPA UMBiLiCATA, Drapamaiid, Tabl. Moll., p. 58. 
1801. 



— 108 — 

Dans tous les environs de Brest, de Quimper, Concar- 
neau, Morlaix, etc. 



FI.AIIJORBIS COMPIiANATUS (Ij. 



Hélix complanata, Linnœiis, Syst. Nat., p. 769. — 

1758. 
Planorbis coMPLANATus, Studev in Coxe, Trav. Schw., 

t m, p. 435. — 1789. 

Ce Planorbe, connu sous le nom de marginatus de Dra- 
parnaud [iSOb), habile un ruisseau delà côte de Plou- 
gastel, sur la rade de Brest. 



PIiANORBIS HOTUNDATVS. 



Planorbis rotcndatds, Poiret, Coq. terr. et fluv., p. 95. 
— 1801. 

Ce Planorbe se rencontre dans les ruisseaux de Bohars 
et du Pont-Neuf, près de Brest. 



(1) Non PUmorhis œmplanatus de Poiret ei de Draparnaud. 



— 109 



PXAlffORBIS PEREZII. 



Planorbis Perezii, Graëllsy mss. in Dupuy, Hist. Moll. 
France, p. 441 (décembre 1850), tab. 
XXV, f. 6 (novembre 1851). 

Habite la rivière de l'Odet, au-dessus de Quiraper. 



FIiANORBIS VORTEX. 



Planorbis vortex, Mûller, Verra. Hist., II, p. 158, 
n" 545. — 1774. 

Se trouve dans le ruisseau de Bohars, près de Brest. 



PIiANOBBIS COMPRESSnS. 



Planorbis compressds, Michaud, Compl., p. 81, n" 8, 
tab. XVI, f. 6-8. — 1851. 

Malgré l'opinion de la plupart des conchyliologues fran- 
çais, nous ne pouvons faire autrement que d'adopter cette 



— 110 — 

espèce et que de la considérer comme entièrement dis- 
tincte du Planorbis vorfex. 

Le Plan, compressus vit dans plusieurs petits ruisseaux 
des environs de Brest, notamment dans celui de Bohars. 
— Il est assez rare. 



PLAKOBBIS AIAUS. 



Planorbis albus, MûUer^ Verra. Hist., II, p. 164. — 
1774. 

Ce Planorbe, plus connu sous le nom de Planorbis his- 
pidus de Draparnaud, 1805 (1), habite divers petits ruis- 
seaux des environs de Brest. — Paraît rare. 



PHTSA SUBOPACA. 



Physa SUBOPACA, Lamarck, An. s. vert., vol. VI (2* par- 
tie), p. 157. — 1822. 

Habite un petit ruisseau à Saint-Marc, près de Brest. 
Les individus recueillis dans cette localité sont tous en- 



(1) Hist. MoU. France, p. 43, pi. 1, f. 45-48. 



— 111 — 



lièrement lisses et possèdent une spire plus élancée. Mal 
gré ces deux légères différences, la Physe de Saint-Marc 
ne doit pas moins être considérée comme une véritable 
subopaca. 



XiIMNiSBA XiIMOSA. 



Hélix limosa, Linnœus^ Syst. Nat. (éd. x), p. 774. — 1 

1758. l 

LiMNiEA LIMOSA, Moquin-Tandoïi , Hist. MoU. France, i 

lom. II, p. 465, pi. XXXIX, f. 11-12. } 

— 1833. ■ \ 

Cette espèce, à laquelle Draparnaud avait appliqué l'ap- \ 

pellation û'ovafa, est très-répandue dans les eaux du Fi- l 

nistère. — Ainsi nous l'avons recueillie dans les ruisseaux ' 
des environs de Brest; — dans l'Odet, à Quimper; — 

dans le Relec et le Tremorgan à Morlaix, ainsi que dans ! 

presque toutes les petites sources ou courants d'eau le j 

long du chenal de celte ville. / 



IiIMNiBA FAIiUSTRIS. 



BccciNUM PALDSTRE, Mûller, Verm. Hist., II, p. 131, 
1774. 



— 112 — 

LiMNiGDS PALUSTRis, Drapamaud, Tabl. Mol!., p. 50. — 

1801. 
Limn.«:a PALUSTRIS, Flemming,Br'\si. An., p. 274. — 1828. 

Habite les ruisseaux des environs de Brest. 



IiIMNASA THUBJCATUIiA. 



BucciNUM TRTJNCATULUM, Mùller, Verm, Hist., II, p. 130. 

— 1774. 
LiMNiEUS TRUNCATULus, Jeffrcys, in Linn. Trans., vol. 

XVI(2«part.),p.377. — 1830. 
LIMN.SA TRUNCATULA, Moquin-Tandou, Hist. Moll, France, 
II, p. 475, pi. XXXIX, f. 21-24. — 
1855. 

Plus généralement connue sous le nom de minuta de 
Draparnaud (1805), cette espèce se rencontre assez com- 
munément dans rOdet, à Quimper, et dans les petits ruis- 
seaux en allant de cette ville dans la direction de Plo- 
melin; dans le Relec et le Tremorgan, près de Mor- 
laix, ainsi que dans les petites sources qui découlent sur 
les rochers en face du bassin de la ville. 



— 113 — 



ANCiriiUS CYCI.OSTOMA. 



Ancylus cyclostoma, Bourguignat, Cat. g. Ancyle, in 
Journ. conch., tom. IV, p. 193. 
— 1853. 

Cet Ancyle, que nous ne connaissions encore que du 
département de l'Aube, habite également les environs de 
Morlaix, dans les petits ruisseaux qui se trouvent du côté 
droit du chenal, en allant à la mer. — Cette espèce paraît 
être assez rare. 

Les quelques échantillons que nous avons pu recueillir 
sont identiques à ceux de l'Aube, si ce n'est pourtant une 
légère différence dans la position du sommet, qui se 
trouve, chez les individus de Morlaix, un peu moins 
central. 



ANCYI.ns SIMFI.EX. 



Lepas simplex, Buclioz, Aldrov, Lothar., p. 236, 

n» 4130. — 1771. 
Ancylus simplex, Bourguignat, Cat. g. Ancyle, in Journ. 
conch., t. IV, p. 187. — 1833. 

8 



— 114 — 

Le véritable type du simplex de Buc'hoz, qui est cette 
espèce généralement connue, à tort, sous les noms mo- 
dernes d'Ancylus meridionalis (Beck) et de Fabrei (Du- 
puy), ne se trouve point dans le Finistère, du moins nous 
ne l'avons point rencontré. — Nous avons seulement re- 
cueilli les deux variétés suivantes : 

1° VAR. fluviatilis [Ane. fliwiatilisde Draparnaud), dans 
rOdet, au-dessus de Quimper ; — dans la rivière de Brest, 
au-dessus du port; — dans l'Élorn, à Landerneau; — 
enfin dans le Belec et le Tremorgan, à Morlaix, ainsi que 
dans plusieurs petites sources et rivières des environs de 
cette ville. 

2° VAR costata [Anrijlus coslatus de Férussac), dans un 
petit ruisseau, en allant de Quimper à Plomelin. 



ASrCTIiUS GIBBOSUS. 



Ancylusgibbosus, Bourguignat, Cat. g. Ancyle, in Journ. 
conch., tom. ÏV, p. 186. — 1855. 

Cette Coquille, à laquelle M. l'abbé Dupuy avait attri- 
bué, à tort, le nom de deperdilus (1) dans son grand ou- 
vrage sur les Mollusques de la France (p. 494) , habite dans 
plusieurs petites sources des environs de Ploujean, non 
loin de Morlaix. 



(IJ Desmaresl, en 1814, avait déjà employé celte appellation 
pour un Ancyle fossile tout différent de celui-ci. 



115 — 



ANCTI-US STRICTUS. 



Ancylus STRICTUS, Morelet, Moll. Port., p. 88, pi. viii, 
fig. 4. — 1845. 

Cet Ancyle du Portugal, que nous avons le premier, en 
1853, signalé en France, comme acclimaté aux environs 
de Brest, habite effectivement un petit ruisseau qui se 
perd dans la rivière de Brest, au-dessus du port militaire. 

Cette espèce, qui paraît très-rare en cette localité, puis- 
que nous n'avons pu en recueillir que deux individus, vit 
sur des tiges de typha ou d'alisma. 

M. Delessert, qui nous avait communiqué autrefois cette 
Coquille, a dû la récolter dans une autre localité où elle 
doit être plus abondante, attendu que nous en avons vu 
dans sa collection plus d'une centaine d'individus. 



ANCTIiUS I.ACUSTRIS. 



Patella lacdstris, Linnœus, Syst. Nat. (ed, x), p. 785. 

— 1758. 
Ancylus lacustris, Mûller, Verm. Hist., II, p. 199. — 

1774. 
Vit sur les plantes aquatiques des ruisseaux marécageux 
au-dessous de Quimper. 



— IIG 



CYCIiOSTOMA ELEGANS. 



Nerita elegans, Mûller, Verm. Hist. , II, p. 477. — 

1774. 
Cyclostoma ELEGANS, Drapamaud, Tabl. Moll., p. 38. 
— 1801. 

Habile à Camaret sur les falaises qui regardent l'anse de 
Dinan, ainsi que sur celles de 3Iorgat, dans la baie de 
Douarnenez. 



NEniTINA FIiUVIATILIS. 



Nerita fldviatilis, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 777. 

— 1758. 
Neritina fluviatilis, Lamarck, An. s. vert., VI 

(2^ part.), p. 188. — 1822. 

Espèce très-abondante dans rÉIorn, à Landerneau. 



ANODONTA ANATINA. 



Mytilus anatinus, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 706. 

— 1758. 



- 117 — 



Anodonta ANATiNA, Liimarck, An. s. vert., VI (1" part.), 
p. 85. — 1819. 
Dans l'Élorn, à Landerneau. — Assez commune. 



MARGARITANA MAUGARITIFEILA. 



Unio margaritiferus, Philippss, Nov. Test. Gen., p. 16. 

— 1788. 
Margaritana margaritifera, Dupmj, Cat. Exlr. Galliaî 

Test., n-'Slo. — 1849. 

Assez rare. — Dans l'Odet, à Quimper, et dans l'Elorn, 
à Landerneau. 

Plus commun dans la rivière de Pont-Aven, entre Con- 
carneau et Rosporden. 



UNIO RHOMBOIDEUS. 



Mya rhomboidea, Sclirœler, Fluss.-Conch., p. 186, pi. II, 
f. 5. — 1779. 

Unio rhomboideus, Moquin-Tandon , Hist. Moll. France, 
tom. II, p. 508, pi. XLviii, f. 4-9, et 
XLix, f. 1-2. — 1835. 

Dans rOdel, au-dessus de Quimper, à 2 kilomùlres de 
la ville. 



118 



SPHJERIUM RIVALE. 



Cyclas rivalis (pars), Draparnaud, Hist, Moll., p. 129, 

w" 2. — 1805. 
SpBiERiuM RIVALE, Bourguiguat, Amén. malac, tom. P% 
p. 6. — 1853. 

Très-commune à Morlaix dans la petite rivière du Relec 
et à Landerneau dans l'Élorn. 

Cette espèce se rencontre dans les deux localités ci- 
dessus indiquées parmi les racines filamenteuses de 
Valisma plantago, et jamais à même dans la vase de la ri- 
vière. 



PISIDIUM CASERTANUM. 



Cardium Casertandm, Poli, Test. Sicil. , I, p. 05, 

pi. XVI, f. 1. — 1791. 
PisiDiuM Casertanum, Bourgiiignat, Cat. Coq. Or., Voy. 
mer Morte, p. 80. — 1855. 

Nous n'avons point rencontré le type de cette espèce 
dans le Finistère. Les divers échantillons que nous possé- 
dons peuvent se rapporter aux deux variétés suivantes : 



— 119 — 

1° VAR. lenlicularis {Cychis lenlicularis de Normand), 
à test un peu plus bombé. 

2° VAR. pulchella [Pisidium pulchellum de l'ouvrage de 
M. l'abbé Dupuy), à test un peu plus oblique. 

Il est à remarquer que les individus recueillis par nous 
sont tous plus ou moins calyculés. 

Ces variétés du Pisid. Caserlanum vivent dans le ruis- 
seau du Pont-Neuf, près de Brest. 



PISIDIUM FUSILI.UM. 



Tellina FUSILLA, Gmeliti, Syst. Nat., tom. 1", pars VI, 
p. 5231.— 1789. 

Pisidium pusillum, Jennym, Mon. Cycl. in Trans. 
Camb.PbiI.Soc.,vol.IV{2''part.), 
p. 302, tabl.xx, f. 4-6. — 1832. 

Cette Coquille, plus connue, à tort, sous l'appellation 
de Pisidinm fontinale (C. PfeifTer et Dupuy), habite dans 
le ruisseau du Pont-Neuf, près de Brest. — Presque tous 
les individus que nous avons trouvés possèdent des som- 
mets plus ou moins calyculés. 



120 — 



PISIDIUra OBTUSAI.E. 



Cyclas obtusalis, Lamarck, An. s. vert., tom. V, p. 559, 

nM. — 1818. 
PisiDiDMOBTcsALE, C. Pfeiffet', Land-V.-Wass. , I, p. 125, 
pl.v, f. 21-22. —1821. 
Nous n'avons point également trouvé le type de cette 
Pisidie, mais simplement une variété à sommet calyculé. 
Cette variété habite, avec les espèces précédentes, dans 
le ruisseau du Pont-Neuf, près de Brest. 



îUe 



PLOnNËVEZ-MOËDEG A DINÂN 



GUIHGAMP, SAINT-BRIEUC 
ET LAMBALLE. 



( €OTES-DU-I%ORD.) 



ABION RUFUS. 



LiMAX RUFDS, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x) , p. 652. — 

1758. 
Arion RUFUS, Morelel, MoU. Port., p. 29. — 1845. 

Très-abondant dans presque toutes les localités des 
Côtes-du-Nord que nous avons parcourues. — Ainsi il se 
trouve à Plounévez-Moëdec, à Lamballe, à Saint-Brieuc et 
à Dinan. 

A Lehon, près de Dinan, en suivant le canal, l'on ren- 
contre assez souvent une variété jaune clair de cette espèce. 

Au Légoué, sur la route qui conduit à la tour de Cesson, 
nous avons également recueilli dans les endroits couverts 
une seconde variété d'un brun fauve assez foncé, à rides 
dorsales plus saillantes. 



XiIMAX CINEILEUS. 



LiMAX ciNEREUS, Mûller, Verm. Hist., II, p. 5. — 1774. 



— i24 — 

Au Légoiié, sous des morceaux de bois et au pied de la 
tour de Cesson. 

Les individus que nous avons récoltés présentent, 
comme caractères à signaler, un développement extraor- 
dinaire des taches noires du manteau et de la partie dor- 
sale de l'animal. 



I.IMAX AGRESTIS. 



LiMAX AGRESTIS, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 652. 
— 4 758. 

Commune sous les pierres le long du canal du Gouet, 
près Saint-Brieuc ; — à PIounévez-Moëdec; — à Dinan, 
dans la vallée de la Rance et dans celle de la fontaine fer- 
rugineuse; — à Guingamp, le long du Trieux, etc. 



VITRINA MAJOR. 



Helicolimâx MAJOR, F(?rwssac (père), Ess. métli. Concli. , 

p. 43. — 1807. 
ViTRiNA MAJOR, C. Pfeiffev, Deutschl. Moll.,!, p. 47 (en 
note).— 1821. 

Habite sous les mousses et les feuilles mortes dans les 
endroits humides de la vallée de la Rance, entre le viaduc 
de Dinan et le village de Lehon. 



— 125 



SUCCIUnSA FUTRIS. 



Hélix putris, Linnœtis, Syst. Nat. (ed, x), p. 774. — 

4758. 
Sdccinea putris, Blainville, Dict. Se. nat., vol. LI, 
p. 244, tab. XXXVIII, f. 4. — 1827. 

Abondante aux alentours des fortifications de Dinan; 
— à Lehon, dans les ruines de la vieille abbaye, et dans 
la vallée de la Rance. 

On trouve entre la tour de Gesson et le port de Legoué, 
dans un petit vallon marécageux, une variété minor de 
cette espèce qui offre de grandes ressemblances avec la 
Succinea ochracea de De Betta. 



SUCCINEA PFEIFFEAI. 



Succinea Pfeifferi, Rossmœssler, Iconogr., î, f. 46. — 
1835. 

On rencontre celle Coquille parfaitement caractérisée et 
en très-grande abondance dans une petite vallée entre la 
tour de Cesson et le port de Légoué. 



126 — 



ZONXTES XUCIDUS. 



Hélix lucida, Draparnaud, Tabl. Moll.» p. 96. — 1801. 
ZoNiTES LUCiDus , Bourgiiignat , Coq. d'Or, in Voy. 
mer Morte, p. 8 (en note). — 1853. 

A Dinan, le long des fortifications; — à Lamballe; — 
au Légoué, près Saint-Brieuc. 



ZONITES SUBCIiABEK. 



ZoNiTES suBGLABER, Bourguigtiat (voy. ci-dessus, p. 47). 

Sous les pierres, le long des fortifications de Dinan, — 
et dans les ruines de l'abbaye de Lehon. 



ZOKTITES CEI.I.ARIUS. 



Hélix cellaria, Muller, Verra. Hist., II, p. 38. — 1774. 



— 127 — 

ZoNiTES CELLARiDS, Gruy in Turton^ Shells Brit., p. 170, 
— 1840. 

Sous les pierres au Légoué, près de Saint-Brieuc. — 
Dinan, le long des fortifications. 



ZONITES AI.I.IARIUS. 



Hélix alliaria, Miller, in Ann. phil., vol. Vil, p. 379. 

— 1822. 
ZoNiTES ALLiARius, Gvay , Man. shells Brit. Turton, 
p. 168, lom. IV, f. o9. — 1840. 
Vallée ferrugineuse à Dinan, ainsi que sous les pierres, 
le long des fortifications. 



ZOlfflTES IfflTENTS. 



Hélix nitens, Gmelin, Syst. Nat., p. 3633. — 1788. 
ZoNiTES NITENS, Bourgiiignat, Cat. Coq. d'Or, in Voy. 
mer Morte, p. 8 (en note). — 1853. 

Sous les pierres, le long des fortifications, à Dinan. 



— 128 



HELIX ASPERSA. 



Hélix aspersa, MûUer, Verm. Hist., Il, p. 59, n° 253. 
— 1774. 

Très-répandue de tous les côtés, à Lamballe, Guingamp, 
Plounévez-Moëdec, Saint-Brieuc, Dinan, Lehon, etc. 



HEI.IX NEMORALIS. 



Hélix NEMORALis, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 773, 
n°604. — 1758. 

Très-commune dans toutes les localités du département 
des Côtes-du-Nord visitées par nous. 



HEI.IX HOBTENSIS. 



Hélix hortensis, Mûller, Verm. Hist., II, p. 52, n°247. 
— 1774. 

Espèce rare. — Nous ne l'avons trouvée seulement qu'à 
Lamballe, Saint-Brieuc, et à Dinan dans la vallée de la 
fontaine ferrugineuse. 



— 129 



HEZ.IX I.AFICIBA. 



Hélix lapicida, Linnœus, Syst. Nat., p. 738, n° 372. — 
4760. 

Se rencontre sur les rochers de la vallée de la Rance, 
non loin du grand viaduc de Dinan, — ainsi que sur ceux 
de la vallée qui conduit de Lehon à Evran. 



HEIiIX PUIiCHEIiIiA. 



Hélix PULCHELLA, Mûller, Verm. Hist., II, p. 30, n° 232. 
— 1774. 

Rare. — Vallée de la fontaine ferrugineuse, près de 
Dinan, sous les pierres et les morceaux de bois pourris. 



HEAIX COSTATA. 



Hélix costata, Mûller^ Verm. Hist., II, p, 31, n° 233. 
— 1774. 

Également rare. — Se trouve aussi dans la vallée de la 
fontaine ferrugineuse, près de Dinan. 

9 



— 130 



HELIX nUFESCENS. 



Hélix rufesgens, Pennant, Brit. zool., IV, p, 134, 
pi. Lxxxv, f. 127. — 1777. 

Sous les pierres, aux alentours de Dinan. — Assez rare. 



HEX.XX HISFIDA. 



Hélix HispiDA, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 771 
1758. 

Sous les pierres, le long des fortifications de Dinan. 



HELIX nOTUNDATA. 



Hélix rotundata, Mûller, Verm. Hist., II, p. 29, n''231. 
— 1774. 

Très-multipliée dans les environs de Dinan, surtout au- 



131 — 



tour des fortifications, ainsi qu'à Lehon, dans l'intérieur 
de la vieille abbaye, et dans toute la vallée de la Rance. 

Moins abondante aux alentours de Saint-Brieuc, de 
Plounévez-Moëdec, de Guingamp, etc. 



HEI.IX INTERSECTA. 



Hélix intersecta, Poiret, Coq. fluv. et terr., etc., p. 8i, 
n° 16. — 1801. 

Espèce commune sur les rochers le long du port de 
Légoué, ainsi qu'à la tour de Cesson et sur toutes les fa- 
laises des environs. 

Cette Hélice descend presque au niveau du balancement 
des marées. 



HEI.IX SUBMARITIMA. 



Hélix submaritima, Desmoulins, in Bull. Soc. Linn. de 
Bord., p. 16. — 1829. 

Assez répandue sur les rochers, le long du port et du 
chenal de Légoué; sur les falaises de Cesson. 
Rare à Dinan, dans la vallée de la Rance. 



— 132 — 



BELIX X.INEATA. 



Hélix lineata, Olivi, Zool. Adriat., p. 77. — 4799. 

Plus commune que l'espèce précédente. Se trouve éga- 
lement sur les rochers au Légoué, à la tour de Cesson et 
le long de la Rance, près de Dinan. 



HELIX ACUTA. 



Hélix acuta, MiUler, Verm. Hist., II, p. 100, n° 297. 
— 1774. 

Très-rare. — Nous avons trouvé cette Hélice dans l'in- 
térieur d'un vieux four à chaux abandonné, près du port 
de Légoué. 

Les individus recueillis en cette localité sont peut-être 
les plus beaux et les plus grands échantillons de cette es- 
pèce que nous ayons vus jusqu'à ce jour. 



133 



BULiraUS OBSCURUS. 



Hélix obscura, MûUer, Verm. Hist., II, p. 103, n° 302 

— 1774. 
BuLiMUS OBSCURUS, Drapaniaud, Tabl. Moll., p. 65, n° 1. 
— 1801. 

Coquille rare. — Sous les pierres d'une masure en 
ruine, près de Légoué, en allant à la tour de Cesson ; — 
sur les rochers qui bordent la route qui conduit du viaduc 
de Dinan à Lehon, par la vallée de la Rance. 



FEaUSSACZA SUBCTLINDRICA. 



Hélix subcylindrica, Linnœus, Syst. Nat. (éd. xii), 

p. 1248. — 1767. 
Ferussacia subcylindrica, Bourgidgnat , in Amén. 

malac, tom. I", p. 209. 

— 1856. 

Sous les pierres, aux alentours des fortifications de 
Dinan ; — à Lehon, dans la vieille abbaye; — à Saint- 
Brieuc, dans la vallée du Gouet; — à Guingamp, près de 
la rivière de Trieux. — Cette Coquille paraît être assez 
rare. 



- 134 



CI.AnSII.IA ARMORIOANA. 



Testa cylindrico-fusiformi, rimata, pellucida, fragili, cornea, ele- 
ganter coslulata; — apice levi, parum mamillato ; aiifractibus 
10 convexiusculis, sutura impressa separatis; uUimo in cer- 
vicis basi rotunde carinato; aperlura piriformi; peristomate 
conlinuo, albido, non incrassato, reflexiusculo; — lamella su- 
periore lenui, producto-elata, inferiore magna, duplicata paral- 
leli immersa; plicis interlamellanbus nullis; plica palatal i 
iinica, supra profunde vix distincta; plica subcolumellari im- 
mersa; — plica lunata distincta. 

Coquille fusiforme cylindrique, transparente, fragile, 
brillante, d'une teinte cornée. — Fente ombilicale sen- 
sible. — Test élégamment orné de petites côtes assez ré- 
gulières. — Sommet lisse, un peu mamelonné. Dix tours 
convexes, séparés par une suture bien marquée. Dernier 
tour de spire possédant à la base une carène arrondie assez 
forte. Ouverture piriforme placée assez en dehors de l'axe 
columellaire. Péristome continu, blanchâtre, non bordé 
et un peu réfléchi. — Lamelle supérieure étroite, très- 
élevée et saillante. Lamelle inférieure assez forte, divisée 
en deux par une petite rainure. Pas de plis interlamel- 
laires. Pli palatal unique, profondément situé et peu vi- 
sible. Pli subcolumellaire immergé. — Lunelle distincte. 

Hauteur 13 miil. 

Diamètre 4 

Cette Clausilie habite sur les rochers dans la vallée de la 
Rance, près du viaduc de Dinan. — Paraît rare. 



— 135 — 

La Cl. armoricana ne peut être confondue qu'avec la 
CL Bolphii de Leach (1). On distinguera notre nouvelle 
espèce de celle-ci à son test plus mince et plus fragile, — 
au manque des plis interlamellaires, — à sa lamelle infé- 
rieure creusée en gouttière, ce qui lui donne l'aspect de 
deux lamelles parallèles, tandis que la Rolphii possède une 
lamelle rameuse en forme de V ; — enfin, surtout à son 
ouverture placée très en dehors de l'axe columellaire. 



CI.AUSII.IA NIGRICABrS. 



Clausilia NiGRiCANS, Jeffveys, in Linn. Trans., tom. XVI, 
p. 351.-1828. 

Assez rare au Légoué et à Saint-Brieuc sur les rochers 
et dans les mousses ou les feuilles pourries. — Plus com- 
mune à Dinan, sous les pierres tombées des fortifications, 
et dans la vallée de la Rance, ainsi que dans celle de la 
fontaine ferrugineuse. — A Lehon, dans la vieille abbaye. 



CI.AUSII.IA SRUZDITICA. 



Clausilia druiditica , Bourguignat (voir ci -dessus, 

p. 105). 



(1) In Gray, Nat. arr. Moll., in Med. repos., t. XV, p. 239. 
1821. 



— 136 — 

A Dinan, dans la vallée de la Rance, dans les fentes des 
rochers, en allant du viaduc de cette ville à Lehon. — 
Très-rare. 

Les quelques individus de cette Clausilie nouvelle re- 
cueillis en cette localité présentent quelques modiflcations 
de peu d'importance lorsqu'on les compare aux échantil- 
lons types du Finistère, sur lesquels nous avons basé 
notre description. 

Ainsi ceux de Dinan sont d'une taille un peu plus faible 
et ont le test moins fortement strié. 



FUFA UMBIIiICATA. 



PuPA uMBiLiCATA, Drapammul, Tabl. Moll., p. 58. — 
1801. 

Coquille très-commune sous les pierres au Légoué, près 
de Saint-Brieuc; — à Lamballe; — surtout à Dinan, aux 
alentours des fortifications, et dans la vallée de la Rance, 



FI.A»ronBIS CORNEUS. 



Hélix cornea (1), Linnœiis, Syst. Nat. (éd. x), p. 770. 
— 1758. 



(1) Non Hélix cornea de Draparnaud, qui est une Coquille 
terrestre. 



137 — 



Planorbis corneds, Poiref, Prod. Coq., p. 87. — 1801. 

Commun dans la mare de Lehon et dans plusieurs ma- 
récages au sud de ce village. 



PI.ANORBIS COMPIiADTATUS. 



Hélix complanata, Linnœus, Syst. Nat., p. 769, n° 579. 

— 1760. 
Planorbis complanatus (1), Studer, in Coxe, Trav. 

Schw., m, p. 435. — 1789. 

Assez rare dans le ruisseau de la fontaine ferrugineuse 
près de Dinan; — beaucoup plus commun dans une 
mare à Lehon. 



PIiANORBIS aOTUNSATUS. 



Planorbis rotundatds, Poiret, Coq. terr. et fluv., p. 95, 
n°6. — 1801. 

Excessivement commun dans plusieurs petits ruisseaux 
à moitié desséchés, dans une petite vallée à droite du Lé- 
goué, en allant à la tour de Cesson. 



(1) Non Planorbis complanatus de Poiret et de Draparnaud. 



— i38 



FI.AIUORBIS PEBXZII. 



Planorbis Perezii, GraéÏÏs, mss. in Dupuy, Hist. Moll. 
France, p. 44i (déc. 1850), tab. xxv, 
f. 6 (nov. 1851). 

Très-abondant dans une mare près du village de Lehon. 



PLANORBIS IMBRICATUS. 



Planorbis imbricatus, Mixller, Verm. Hist., II, p. 105, 
n^Sei. — 1774. 

Espèce rare, ou plutôt difficile à trouver. — Habite le 
petit ruisseau de la fontaine ferrugineuse, près de Dinan. 



FIiABJORBIS CRISTATUS. 

Nautilds crista, Linnœus, Sjst. INat., p. 709, n" 234. 

— 1760. 
Planorbis cristatus, Draparnaiid^ Hist. Moll., p. 5, 
il» 44, tab. II, f. 1-3. — 1805. 

Vit, avec l'espèce précédente, dans le ruisseau de la 
fontaine ferrugineuse, près de Dinan. 



— 139 



PI.ANORBIS AIiBUS. 



Planorbis albus, Mûller, Verni. Hist., II, p. 164, n" 350. 
— 1774. 

Ce Planorbe habite à Guitigamp, dans le Trieux. — 
Rare. 



PLANORBIS STELMACHŒTIUS. 



Testa dextrorsa, supra subtusque plus minusve umbilicala, pellu- 
cida, fragili, corneoviridula, longitudinaliter, eleganter costu- 
lata et transverse vix striatula, anfractibus 4 carinalis (cariiia 
pilis ornata), rotundato-compressiusculis, celeriter crescentibus; 
— ultimo maximo; — apertura oblique ovato-compressa; pe- 
ristomate simplice, recto et acuto. 

Coquille dextre, plus ou moins concave ou ombiiiquée 
en dessus et en dessous, transparente, fragile, d'une teinte 
cornée, quelquefois tirant sur le vert. — Test très-fine- 
ment strié transversalement et orné, de la façon la plus 
élégante, de fortes côtes longitudinales qui laissent aperce- 
voir des fragments de membranes épidermiques qui don- 
nent à la Coquille un aspect hispidule. Ces côtes longitu- 
dinales sont au nombre de treize à quatorze, séparées, sur 
le milieu de la convexité du tour (voir la pi. 2, fig. 15), 
par un espace presque lisse. Les côtes qui approchent la 



— 140 — 

carène deviennent de plus en plus hispides ; enfin la ca- 
rène est garnie de petits poils roides, très-caducs, et 
qui ne ressemblent en rien aux membranes épidermiques 
des autres côtes longitudinales. — Quatre tours carénés, 
convexes, comprimés et s'accroissant avec une grande ra- 
pidité. Dernier tour très-grand proportionnellement. Ou- 
verture oblique, ovale, comprimée. — Péristome simple, 
droit et aigu. 

Diamètre 6-7 mill. 

Épaisseur 2-3 

Cette magnifique espèce, l'une des plus curieuses de 
France, habite, en très-grande abondance, dans un petit 
ruisseau de la vallée ferrugineuse, près de Dinan. 

Le Planorbis stelmachœlius ne peut être rapproché que 
du Planorbis albus de Millier (1); mais on l'en séparera 
facilement à ses tours de spire qui s'accroissent plus rapi- 
dement, à ses côtes longitudinales beaucoup plus fortes et 
plus saillantes, enfin surtout à sa carène poilue, etc. 



FI.ANORBIS FONTAKUS. 



Hélix fontana, Lightfoot, in Phil. Trans., tom. LXXXI 

(1'" part.), p. 1G5, lab. ii, f. i . — 1786. 

Planorbis fontanus, Fleniming, in Kdimb. Encycl., 

t. VII (!'" part.), p. 00. — 1814. 



(1) Yerm. Hist., II, p. 164. — 1774 (Plan, villosus de Poiret. 
1801. — Plati. hispidus de Draparnaud. — 1806.) 



- 141 — 



Cette espèce, à laquelle Draparnaud (1) avait, à tort (2), 
imposé le nom de complanatus, habite le ruisseau de la 
fontaine ferrugineuse, près de Dinan. — Rare. 



FHVSA FONTIKrAI.IS. 



BuLLA FONTiNALis, Linuœus, Syst. Nat., p. 727 (éd. x), 

— 1758. 

Physa FONTiNALis, Drupammid^ Tabi. Moll., p. 52, n° 1, 

— 1801. 

Nous avons recueilli cette espèce en très-grande abon- 
dance dans un petit ruisseau qui traverse toute la vallée 
dite de la fontaine ferrugineuse, près de Dinan. 

La Physa fontinalis, qui est excessivement commune 
en cette localité, y atteint les plus belles proportions. 



IiIMKTASA I.IMOSA. 



Hélix limosa, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 774. — 
4758. 



(1) Hist. iMoU. France, p. 47, pi. 2, f. 20-22. — 1805. 
(21 Puisqu'il existait déjà un Planorbe de ce nom créé par 
Studer en 1789. 



— 14-2 — 

LiMNiEA LiMOSA, M oquin-Tmidon , Hist. Moll. France, 
tom. II, p. 405, pi. XXXIV, f. H -12. 
— 1855. 

Mare de Lehon ; — ruisseau de la fontaine ferrugi- 
neuse, à Dinan; — au Légoué, en allant à Cesson ; — 
canal du Gouet, près de Saint-Brieuc; — le Trieux, à 
Guingamp. 

Coquille très-commune partout. 



XiIISNJœA FAIiUSTRIS. 



BucciNUM PALUSTRE, Mûller, Verm. Hist., Il, p. 131. — 

1774. 
LiMN^A PALUSTRis, Flemmmg^ Brit. an., p. 274. — 

1828. 

Très-abondante dans la grande mare de Lehon, au pied 
des ruines du château. 



IiIMIffASA TRVNCATUIiA. 



Bdccindm truncatdlum, Mûller, Verm. Hist., II, p. 130. 

— 1774. 
LiMN.£US TRUNCATULUS, Jeffrsys, in Linn. Trans., 

vol.XVÏ, p. 377. —1850. 



— 143 — 

LiMN^A TRUNCATULA, Moquifi-Tmidon , Hist. Moll. France, 
t. II, p. 475, pi. XXXIV, f. 11-12. 
— 1855. 

Coquille assez rare à Guingamp, dans le Trieux; — au 
Légoué, dans quelques petits ruisseaux, à droite, en allant 
à la tour de Cesson. 

Variété très-petite à Dinan, dans le ruisseau de la fon- 
taine ferrugineuse. 



ANCriiUS SIMPIJSZ. 



Lepas simplex, Buc'hoz, Aldrov. Lothar., p. 236, | 

n°H30. — 1771. [ 

Ancylus simplex, Bourguignat, Cat. g. Ane. in Journ, 1 

conch., tom. IV, p. 187. — 1853. * 

.Nous n'avons point rencontré dans le département des 

Côtes-du-Nord le type de V Ancylus simplex de Buc'hoz, I 

mais simplement une de ses nombreuses variétés, la var. | 

fluviatilîs (Ancylus fluviatilis de Draparnaud). l 

Cette variété se trouve en très-grande abondance dans ; 
le petit ruisseau de la fontaine ferrugineuse, près de Dinan,, 

et y atteint, en cette localité, les plus belles proportions. \ 



BYTHINIA Ti:il7TACni.ATA. 

Hélix tentaculata, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, 
p. 774. — 1758. 



— 144 — 

BiTHiNiA TENTACULATA, Gfay îo Turton , Shells Brit., 

p. 95, f. 20. — 1840. 
Bythinia TENTACULATA, Stsin, Schneck. Berl., p. 92. — 
1850. 

Habite dans les flaques d'eaux au-dessus de Lehon, 
ainsi que dans le ruisseau de la fontaine ferrugineuse, 
près de Dinan. 



BYTHINIA I.EACHII. 



Turbo Leachii, Sheppard, Desc. Brit. shells, in Trans. 

Linn., vol. XIV, p. 152. — 1825. 
Bythinia Leachii, Moqti in- Tandon, Moll. France, tom. II, 
p. 527, pi. XXXIX, f. 20-22. — 1855. 

Cette espèce, éditée par Gray, en 1821 (1), sous le nom 
de Paludina ventricosa; par Cli. Desmoulins, en 1827, 
sous celui de similis (2) ; par Westendorp, en 1855, sous 
l'appellation de Kickxii; enfin sous celles de decipiens 
(Millet) en 1845, et de Michaiidii (Duval) en 1845, se 
trouve en très-grande abondance dans le ruisseau de la 
fontaine ferrugineuse, près de Dinan. 

On rencontre en cette localité trois variétés de cette 
Coquille, savoir : 



(1) Sans caractère. 

(2) Non Michaud. 



*> — 145 — • 4 • ^ • 

1° VAU. A. — Coq. tiès-ventrue et d'une taille assez 
considérable. 

'•2" VAR. B. — Coq. identique au type de Millet {Pal. 
decqm'ns). . '\ < 

ô" VAR. C. — Coq. allongée, à tours de spire bien sé- 
parés {PuL Miclunidii de Duva!). 



■4 



^ UNIO KHOMBOIDEUS. ^ 

Mya rhomboidea, Schrœlcr, Fluss.-Conch., p. 186, pi. ii, 

f. 3. — 1779. 
Unio RUOMBOiDEus, Moquin-Tamlou, llist. mull. France, 
tom. II, p. 5G8, pi. XLViii, f. 4-f), et 
XLix, f. 1-2. — 1855. 

Cette Mulette vit dans la rivière de la Kance, au-dessus 
du village de Lehon. 



sfh.3:rium rivale. 

Cyclas rivalis (pars), Draparnmid, Ilist. Moll., p. 129. 

— 1805,. 
Sph^rium rivale, Bourgiiignal, in Amén. malac, 
tom. ï", p. 6. — 1855. 

Habite le ruisseau de la vallée dite de la fontaine ferru- 
gineuse, près de Dinan. — Assez commune dans cette lo- 
calité. 

• ^ ' * V » 10 



p 



* ^ 



— li() - 



FISIDIUra AMNICUIlf. 



Tellina AM.NiCA, MûUcr , Verm. Ilist., II, p. 205, 
iroSO. — 1771. 

PisiDiuM AMNicuM, JenmjHS, Monogr. Cycl. in Trans. 
Cycl. Camb., tom. IV, p. 300, 
tab.-xix, f. 2. — l<So2. 

Habite, avec le Sphœrium rivale, dans le ruisseau de la 
vallée de la fontaine (erruî'ineuse de Dinan. 



Be 



SAINT-MALO ET CANCALE 



( BLLE-ET-YlIiAlWE. ) 



4 • 






n 



AHXoïif ivurus. 



LiMAX RUFUS, Linnœus, Sysl. Nat. (cd. x), p. G52. — 

i758. 
Arion RUFUS, Morelel^ Moll. Port., p. 29. — 1845. 

Espèce commune. — Se trouve notamment à DinartI, 
dans le vallon; — près de Marvillc; — à Saint-Servan ; 
— à Châteauneuf, etc. 



AB.ION SUBFUSCUS. 



LiMAX SUBFUSCUS, Dniparnaiid (1), Hist. Mol!., p. 125, 

pi. IX, f. 8. — 1803. 
AuioN SUBFUSCUS, Férussac, Uist. Moll., siippl., p. 9G5. 

A!^sez rare. — A l)in;u'd, sous les pierres; — à Paramé, 
le long d'une haie de jardin. 



(I) Noi) Liniax subfuscus de C. Pfnlfcr. 



'^ 



150 — 



ARIOKr HORTSNSIS. 



Arion HORTEN'sis, Férussac, Hi^tl. Mol!., p. 65 (1810), 
pi. II, f. 4 G. 

Parfailement typique près de l'étang de Maiville. 
Paraît être peu commune. ,• 



Z.IMAX CINEREUS. 



LiMAX ciNEREUs, Millier, Verm. Hist., H, p. 5. — 1774. 

Très-rare. — Nous n'en avons recueilli qu'un seul in- 
dividu sous des bois de construction près de la roule de 
Saint-Malo à Saint-Servan. 



I.IMAX AGRESTIS. 



LiMAX AGRESTis, Liunœus, Syst. INat. (éd. x), I, p. C52. 
— 1758. 

Sous ïes pierres, à C;incale; à Sainl-Jouau-des-denetz ; 
— à Diiiiud, etc. 



loi 



SUCCINEA FFUÎFFERÎ. 



SucciNEA Pfeifferi, Uo.ssmœsslcr, Iconogr., I, lîg. 4(>. 
— 1855. 

Commune sur le bord des mares de Paramé, en allant 
à Cancale. 



ZONITSS I.UCIDUS. 



IIklix lucida, Drapaniand, Tabl. Mo!)., p. W). — 1801. 
ZoNiTES LuciDus, Bourginijnat ^ Coq. d'Or, in Voy. mer 
Morte, p. 8 (en note). — 185-1. 

Saint-Servan et Suiut-Joiian-des-Genelz. — F, irait rare. 

On rencontre à Cancale, le long des falaises qui condui- 
sent à l'île de Riniains, une variété du bicidus h te>t plus 
fragile et de taille beaucoup pîus petite. 



4 



I.r2 — 



Hi:i.IX ASFERSAc 



Hélix asfkusa, ^'iillcr, Verm. HisL, II, p. o9, n" 255. 
— 177/1. 

Très-ahoiidante parloiit, ;i Dinard, Saint-Servan, Pa- 
ramé, Dol, Cancalo. 

A Saint-Malo, sur l'île de Chateaubriand, presque au 
niveau des marées. 



HEIiIX Kir£:MORAI.IS. 



Hélix nemoralis, Linnœns, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 775. 
— 1758. 

Très-ccmmune de tous les côtés. 



HSLIX OCCIDENT AI.IS. 



Hklix occidentalis, Hcclvz, iu Ucv. Zool., p. 311. — 
1845. 

Très-répandue, presque au niveau du balancement des 
marées, sur toutes les falaises de Cancale. 



153 — 



HEI.IX HISPIDA. 



< 



Hélix hispida, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), p. 771 
1758. 

Sous les pierres et le long des haies, à Dinard. 



HEI.IX ROTUNBATA. 



IIelix rotundata, Muller, Vorm. Ilist , 11, p. 2f). — 
1774. 

Abondante à Dinard, dans le vallon; — î\ Siiint-.lonnn- 
des-Gerietz, près de Saint-Servan; — à Cancale, le long «. ^ 
des falaises. 



HSIiIX UMBII.ICATA. 



Kelix UMBiLiCATA, Monldiju, Tcst. Brit., p. 434, lab. xiii, 
f. 2. — 1803. 

Habile sous les pierres à Saint-Sorvan. — Parnîl être 
assez rare. 



>^ 



~ i:>î 



H£I.IX CAPSRATA. 



Hélix caperata, Monlagu, Test. BriL, p. 155, tnl». ii, 
ï. M. — 1803. 

Habile le loiig des haies à Saint-Jouaii-des-Genelz; — 
à Sainl-Servan, — siir les falaises de Paramé. 



HEI.IX IS7T£RS£:CTA. 



IIelix intersecta, Voiret, Co(]. fluv. et terr., etc., p. 81 , 
n" 16. — 1801. 

Excessivement commune le long des falaises de Can- 
cale, en allant vers l'île de Uimains, presque au niveau du 
balancement iks marées. 

Moins aboniîante à Saint-Seï van et ses environs, le long 
des haies, dans les endroits exposés au so!eii. 



HEI.IX FISAKA. 



Hemx riSANA, i\Iullri\\cv\\). Hist., II, p. (10 — 1774. 



i-SS — 



Far milliers dans les champs de Irèlle de Dinard, près 
de la plage nord des bains. 



HEI.IX SUBMAKITÎMA. 



Hélix svhMAMjmx, Desmoiilins , Moll. Gir. supplém.. 
in Uuli. Soc. Linn. Bord., p. IG. 
— 18t>î). 

Assez rare snr la renie de Paramé à Saint-Servan. — 
Pins répandue sur lotîtes les falaises de Dinard, ainsi que 
dans les champs de trèfle du pays. — Sur les rochers à 
Cancale. 



HEZ.ZX Î.ÎMEATA. 



IIelix lineata, Olivia Zool. Âdrial , p. 77. ~- Î7; 9. 

Vit, avec l'espèce précédente, sur toutes les falaises, 
dans les champs, le long des chemins et des haies, à Di- 
nard, Paramé, Saint-Servan, Cancale. 

Se trouve jsisqiie sur les rortidcalions de Saint-.Vaio cl 
dans la petite lie de (.hâleaubriand. 



ib6 — 



HEI.IX ACUTA. 



IIelix AcniA, Miillcr, Verm. Hisl , 11, p. 100.— 1771. 

Rare à Cancale, le lonj; des falaises; — assez commune 
sur les forliCcafions de Saint-Malo, dans l'île de Chateau- 
briand, à Paramé; — très-commune le long de la route 
de Saint-Servan et aux alentours des chantiers de construc- 
tion ; — enfin excessivement abondante à Dinard et sur 
toutes les falaises de ce pays. 

Il existe surtout au-dessus de Dinard et proche de la 
plage nord des bains un plateau couvert de trèfle où il se 
trouve une quantité si prodigieuse û' IIelix acuta, Pisana, 
lineala, etc., que nous n'avons pu rencontrer une feuille 
intacte, un brin d'herbe qui ne fût à moitié dévoré. Ja- 
mais nous n'avions assisté à [ areille assemblée de Mol- 
lusques, surtout sur étendue de terrain aussi considérable. 

Pour nous rendre comple du nombre d'Hélices vivant 
en cet endroit au détriment des propriétaires, nous avons, 
au hasard, mesuré sur le sol une surface de 1 mètre carré, 
et, après en avoir recueilli tous les Mollusques, nous 
avons reconnu qu'il y existait 

182 Hélix acuta, 
41 — Pisana, 
78 — lincata, 
5 — suhmaritima, 



Total oOi Coquilles sur 1 mètre carré; ce qui donne, 
pour 1 hectare, 5,040,000. 



j^- — 157 — 

Or, comme ce champ de trèfle pouvait bien contenir 
6 hectares, nous avions donc devant nos ycuv une réunion 
de 18,240,000 Mollusques, se composant de 

10,920,000 Hélix acula, 
2,400,000 — Pisana, 
4,(180,000 — lineata, 
et 180,000 — submaritima. 



BUIiIMUS OBSCUnUS. 



Hélix obscura, Muller, Verm. Hist ,11, p 103. — 1774. 
BuLiMUS OBSCURDS, Dmpamaud , Tabl. MoU., p. G5. — 
1801. 

Sous les pierres, le long des haies, ii Dinard et à Saint- 
Enogat. — Peu commun. 



FERUSSACIA SUBCYI.IBJDRICA. 



Hélix subcvlindrica , Linnœus, Syst. Nat. (éd. xii), 

p. 1248. — 1767. 
Ferussacia subcylindrica , Bourgiiignat , in Amén. 

malac, tom. I", p. 209. 
^ ■> * — 185(3. 






 



é 



•r 



& 



4* 



— 158 — 

Sous It'S pierres, le loiig des luiies, à DinanI; — sur les 
vieux nuiis à Marville, entre la \ille de Sainl-Servan et le 
village de l'aramé. 



CASCILIANTELIiA I.IESVILLX:i. 



d'CiLiANELLA LiKsviLLEi, Iioii)f)uifjnat , du g. faec, in 

A mén , malac. , tom . I", p. 2 1 7 , 
!)1. xviii,fig. G-8. — 185G. 

Parfaitement typique à Dinard, dans l'herbe et les au- 
fVa(tuo>ilés des rochers, le long des falaises qui bordent la 
mer au nonl du pays. 



CAICILIANELLA ESTHALIA. 



Testa niiinUissima, turrilo-oblonga , gracili, diaphaua, albidn, 
lœvi; — apice mamillato; anfraetibus 5 1/2 planiusculis, utc- 
gulariter crescentibus ; sutura vix. superficiali-duplicata, sepa- 
ratis; — ultimo 1/3 longitudiiiis superaiite; apertura vix obli- 
qua, piriformi, oblonga; porislomale acuto, simplice, recto; 
margine dextro antrorsum non arcuato; — columella minuta, 
truncata; — marginibus tonui callo, ad insertionem labri ex- 
terni obsolète unicalloso, junctis. 

Coquille très-petite, oblongue, turriculée, grôlc, trans- 
parente, blanche et lisse. Sommet obtus et mamelonné. 



— Î5i) — 

Ciii(| tours et demi h peine convexes, à croissance non ré- 
gnlièie, et séparés par une siilnre entourée inférieure- 
nienl d'une seconde ligne peu visilde, imitant une rainure 
snturale. Dernier tour dépassant le tiers de la longueur 
totale. —Ouverture à peine oblique, piriforme, obiongue, 
à périsîonic simple, droit et aigu. Bor.! droit, non arqué 
en avant. Cohimelie petite, tronquée Bords marginaux 
réunis par une faible callosité piésentant, vers T insertion 
du labre extérieur, une éminence tuberculeuse plus ou 
moins obsolète. 

I.ongueur 3 il mili. 

Diamètre 1 

Habite auv environs de Cancale, le long des falaises, 
presipic au niveau du balancement des marées. 

Cette petite Coquille ne peut être confondue avec l'aci- 
ciila (1), dont elle diffère sous tous les rapports, non plus 
nxecVaglcna [2], bien qu'il existe quelque ressemblance 
entre leurs sommets. 

La CœcUianella enhalia ne peut être rapprochée que de 
la Cœc. LiesviUei (5). On distinguera donc \ enhalia de 
cette espèce à son sommet obtus et mamelonné, à son 
bord droit non arqué en avant, à son éminence tubercu- 



(IJ Csecilianella acicula, Bourgnignat^ Amén. malac, t. I, 
p. 215, pi. 18, f. 1-3. — 1856. — Buccinum acicula de Millier, 
Verm. Hist., II, p. 150. — 1T74. 

(•2) C;ecilianella aglena, Bourguignat, Amén. malac, t. II, p. 31, 
pl.l, f.3-4. —1857. 

(3) Caîcilianella LiesviUei, Bourgaigiuil, Amén. malac, t. 1, 
p. 217, pi. 18, f. 6-8. — 1856 



IfiO 



Ieu.se située presque vers l'insertion du labre extérieur 
et non médiane comme chez la Liesvillei, à ses tours de 
spire à croissance moins régulière, etc. 



CIiAUSIIiIA OBTUSA. 



Clausilia OBTUSA, C. Pfetffer, Syst. anordn., etc., I, 
p.G5, n°9. — 1821. 

Très-commune le long des falaises de Cancale, en al- 
lant vers l'île de Rimains, — ainsi qu'à Dinard, dans les 
anfractuosités des rochers, le long de la mer. 



CI.AUSII.IA nriGRIOANS. 



Clausilia NiGRiCANS, Jeffreys, in Linn. Trans., tom. XVI, 
p. 551. — 1828. 

Habite aux environs de Saint-Servan, de Paramé, de 
Dinard et de Cancale. — Cette espèce se rencontre pres- 
que toujours le long des falaises. 

On trouve à Cancale, en allant dans la direction de l'île 
de Rimains, une petite variété de cette espèce, de forme 
plus élancée, et ne possédant point, à l'ouverture, de pli* 
interlamellaires. 



ir.f — 



3AX.IA FERVSB.SA. 



Turbo perversus, Linnœus, Syst. Nat. (éd. x), I, p. 7G7. 

— 1758. 
Balea perversa, Fleinming, Brit. An., p. 2G1. — 1828. 
Balia perversa, Buurguignat, Amén. malac, tom. II, 
p. 09, pi. xiif, f. 1-5. — 1857. • 

Assez abondante sur toutes les falaises, à partir de Can- 
cale jusqu'à l'île de Rimains, dans les anfractuosités des 
rochers. 

Les divers échantillons que nous avons récollés dans 
cette localité ne sont point typiques; ils ofifrent de légères 
différences extérieures de peu d'im|ortance et qui ne sont 
peut-être dues qu'à l'influence de la mer. Celte espèce ha- 
bite, en effet, presque au niveau des marées. Ainsi le test 
est plus fragile et d'une teinte cornée pâle, la suture un 
peu plus accentuée et la fente ombilicale plus rétrécie. 

Les individus chez lesquels le tubercule de la paroi 
aperturale fait défaut sont des échantillons non adultes et 
qu'il est raisonnable de ne pas assimiler, pour ce motif, à 
la Balia Deshaycsiana, dont les autres caractères spéci- 
fiques sont tout différents. 












* 

- .M 



— 1G2 



FUPA UMBII.ICATA. 



PuPA UMBILICATA, Drapamciud, Tiihl, Moll , p. 58.—- 
1801. 

ïrùs-commiin, surtout le long des rocliers et des fa- 
laises, notamment à Dinard et à Cancale. 

On rencontre dans cette dernière localité une variété 
intéressante de cette espèce. Elle ditTèrc du type par un 
petit pli à la base de la columelle. 



snPA MUSCORUM. 



Turbo muscorum, Linnœns^ Syst. Nat. (éd. x), p 767. 

— 1758. 
PuPA MUSCORUM, C. Pfeiffer, Deustchl. Woll., I, p. 57, 
p!. ui,f. 17 18 — 1821 

Ce petit Pupn, plus connu, en France, sous l' nom de 
PupamargiiicUa^ créé par Draparnaud en 1801 et 1805, 
se trouve sous les pierres à Dinard, — à Saint-Servnn, — 
àChîlilo 1 uUuMiF, elc. 



— !G3 — 
PrAUfORBIS COMFLAKTATUS. 



Urlix complaxata, Linnœiis, Syst. Nat. (éd. x), p. G79. 

— 1758. 
Planorbis complanatus, Stmler in Coxe, Trav. Schw., 

HT, p. 435. — 1789. 

Habite les ruisseaux près de Châteauneuf, — rivière de 
Dol. 



PLANORBIS ROTUN3>ATUS. 



Planorbis rotundatus, Poirrl, Coq. terr. et fluv., p. 93. 
— 4801. 

Ruisseau près de Châteauneuf; — rivière de Dol; — 
mare de Marvilie. — Espèce commune. 



PI.AI?ORBIS AI.BUS. 



Planorbis albus, Millier, Verm. Hist., IT, p. 164. — 
1774. 



■*' 



■ « ♦ 



'^'. 



— 164 — 

relit ruisseau au sud de Dinard. — Assez commun dans 
retlc localité. 



ZiIMN^A I.IMOSA. 



IIelix limosa, Limiœus, Syst. Nnt. (éd. x), p. 774. — 

1758. 
LiMNiEA LIMOSA, Moqum-Tandon , Hist. Moll. Fiance, 
tom. IT, p. 465, pi. xxxix, f. H-12. 
— 1855. 

Commune dans le ruisseau de Dinard; — mare de Ta- 
ramé; — étang de Marville; — rivière de Dol. 



i.iraN.aE:A falustris. 



BucciNUM PALUSTRE, MulJcr, Verm. Hist., II, p. 151 . — 

1774. 
LiMNiEus PALuSTRis, Draparuaucl, Tabl. Moll., p. 50. — 

1801. 
LiMNiEA PALUSTRIS, Flemmiiig, Brit. An., p. 274. — 

1828. 

Abondante dans l'étang de Marville, entre Saint-Scrvan 
et Paramé. 



IGo 



Z.IMN2:a TRUNCATUX.A. 



BucciNUM ïuuNCATULUM, MûUer^Yerm. llist., II, p. 130. 

— 1774. 
LiMN^us TRUNCATULUs, Jeffreys, in Linn. Trans., 

vol. XVI, p. 577. — 1830. 
LiMNvEA TRUNCATULA, iî/o</?/m Tandon, Uist. Moll. France, 
tom. II, p. 475, pi. XXXIX, f. 21-24, 
— 1855. 

Petit ruisseau dans le vallon de Dinard. 



ANOYI.US SIMPLZX. 



Lepas simplex, Buch'oz, Aldrov. Lotliar., p. 256, 

n" 1150, — 1771. 
Ancylus simplex, Bourgnignat, Cal. g. Âne, in Journ. 

conch., tom. IV, p. 187. — 1855. 

Nous n'avons rencontré, dans ce département, que la 
variété fliivialilis {Ancylus fluinalUis de Draparnaud) dans 
on ruisseau près de Saint-Coulomb, sur la route de Cancale. 






16G 



CYCI.OSTOMA SIiEGANS. 



Nerita elegans, Millier, Verm. Hist., II, p. 117. — 

1774. 
Cyclostoma elegans, Draparnaud, Tabl. Mol!., p. 38. 
— 1801. 

Se rencontre fréquemment le long des falaises de Di- 
nard, vers la plage nord des bains. 



VAI.VATA FISCINAIiIS. 

ISerita PisciNALis, MiiUer, Verm. Hist., II, p. 172. — 

1774. 
Val VATA PISCINALIS, Férussac (père), Syst. conch., p. 75. 
— 1807. 

Habite le ruisseau de Marville, où elle est assez abon- 
dante. 



SFHJERIUra CORNEUM. 



Tklllna counka, Linnœus, S} st. nat. (od. x), p. 678. 

1758. 



— 1G7 — 

Si'U.EUii!M couNEUM, Scopoli, liiti'. ad Hisl. iial., p. 51)8. 
— 1777. 

On trouve ;'i la |)ronicnade Neuve, au bout de la jetée, 
près de Saint-.Malo, de très-beaux échantillons de cette 
espèce. 

On remarque sur quehpies individus une petite dépres- 
sion médiane, ce qui leur donne une apparence un peu 
sinueuse. 



FISIDIUM CA3ERTANUM, 



Cardium Casertanum, Poli, Test. Sicil., I, p. G5, pi. xvi, 

f. i. — 1791. 
PiSiDiDM Casertanum, Bourguigual, Coq. d'Or., etc., m 

Voy. mer Morte, p. 80. — 1855. 

De môme que dans le Finistère, les échantillons que 
nous avons recueillis dans le ruisseau de Dinard sont pres- 
que tous calyculés et appartiennent à la wwléié pnlchclla 
[Pisid. pukhelhim de l'ouvrage de M. l'abbé Dupuy). 



FISIBIUM PUSII.I.UM. 



Tellina rubiLLA , (jiiieliii, Syst. INat , lom, ï, pars VI,. 
p. 5251. — 1789. £ 



— 168 — 

PisiDiUM PUSILLUM, Jenmjiis, Mon. Cycl., in Trans. Camb. 
phil. Soc, vol. iV C^- pari.), p. bi)''2, 
tab. XX, f. 4.-C.— 1852. 

Habite dans le ruisseau de Dinard, au milieu des racines 
filamenteuses de plantes aqiiaii(iues. 

On trouve aussi diuis le même ruisseau une variété de 
cette espèce à sominel un peu calyculé. 

Ofservation. — Ou a du remarquer, par les Pisidies 
indiquées dans ce travail {Pmclium Caserlamim , pusillum, 
obtusale), que la calyculation des sommets se présente 
presque chez tous les échantillons que nous avons recueillis 
eu Bretagne. — Il sera donc prudent, dorénavant, de se 
mettre en garde, chez les autres espèces de ce genre, lors- 
qu'on viendra à constater un semblable caractère. 



. - :^> 

EXPLICATION DES PLANCHES, 



Planclie I. ^ 

Fig. i. Hélix PSATURocHiETA, Bour guignai. — Coq. de grand, 

nat, vue de face. 

2. — — Coq, de grand, nat. vue en des- 

sous. 

3. — — Coq. de grand, nat. vue en dessus. 

4. — — Coq. considiTablement grossie vue 

en dessus. 

5. Hélix ptilota, Bourguignat. — Coq. de grand, nat. ♦ 

vue en dessus. 

6. — — Coq. de grand, nat. vue de face. j.- 

7. — — Coq. de grand, nat. vue en des- - 

sous. 

8. — — Coq. considérablement grossie vue 

en dessus. 

9. Hélix Danieli, Bourguignat. — Coq. de grand, nat. xoie • 

de face. # 

10. — — Coq. de grand, nat. vue en dessus. 

11. — — Coq. de grand, nat. vue en des- 

sous. ^ 



— 170 — 

12. ZoNiTEs GLABEiî, M oquin- Tandon. — Coq. de grand. 

nat. vue de face. 

13. — — Coq. de grand, nal. vue on des- 

sous. 

14. ZoMTEs SUDGL.\BER, Boiirguignal. — Coq. de grand, nat. 

vue de face. 

15. — — Coq. de grand, nal. vue en dessus. 

16. — — Coq. de grand, nat. vue en des- 

sous, 

17. Physa fontinalis, Draparnaud. — Coq. de grand, nat. 

vue de face. 

18. — — Coq. de grand, nat. vue par le 

dos. 

19. IMiYSA Taslei, Bourijuignat. — Coq do grand, nat. vue 

de face. 

20. — — Coq, de grand, nat. vue par le 

dos. 



I*Eaii€lic IB, 



Fig. 1. Clausilia AmiomcAî^A, Bourguignaî. — Coq. de grand, 

nat. vue de face. 
'2. — — Ouvert, vue de face considérable- 

ment grossie. 

3, Clausilia Druiditica, Boiirguigmt, — Ouvert, vue de 

face considérablement grossie. 

4, — — Coq, de grand, nal. xue de face. 

5. — — Sommel considcrablomenl grossi. 

6. — — Avant-dernier lour considérable- 

ment grossi, pour montrer les 
striations du test. 



~ 171 — 

7. PuPA LoitoisiANA, Bourguignal. — Trait indiquanl la 

grand, nat. de la mq. 

8. — — Coq. vue de face considérable- 

ment grossie. 

9. — — Dernier tour considérablement 

grossi vue de profil. 

10. Planorbis STELMACH.ETius, BourQinfjiuU. — Coq. de 

grand, nat. vue de l'ace. 

11 . — — Coq. de grand, nat. vue en dessus. 

12. — — Coq. considérablement grossie vue 

de face. 

13. — — Fragment du dernier tour consi- 

dérablement grossi. 

14. C.ECiLiANELLA ENHALiA, Bourgmcjnat. — Coq. grossie 

quatre fois \ ue de face. 

15. — — Trait indiquant la grand, nat. de 

la coq. 

16. — — Dernier tour grossi quatre fois vu 

de profil. 



4'v 






TABLE ALPHABÉTIÔIE 



DES ESPÈCES ET BES BJOMS SlTDJOBrirMIQUES* 



CONTENUS DANS CE VOLUME. 



Ancyclus cyclostoma, Bourguignat 113 

— gibbosus, Bourguignat 114 

— lacustiis, MiJller 77, 115 

— simplex, Bourguignat 76,113,143, 165 

— strictus, Morelpt 76, 115 

Anodonta anatina, Lamarck 79, 116 117 

— arenaria, Bourguignat 78 

— cellensis, Pfeiffer 78 

— cygnaea, Draparnaud 77, 78 

— Rossmaessleriana, Dupuy 78 

Arion empiricorum, Férussac 27 

— hortensis, Férussac 27, 41, 150 

— rufus, Morelet 27,41,85,123, 149 

— subfuscus, Férussac 149 

Balaea lucifuga , Leach 107 



Les noms syuonyraiques sont imprimés en lettres italiques. 



I*- < 



— 174 — 

P.IRPS. 

Balea penrrsa, Floruniiiig (li, 101 

Balia Deshayesiaiia, Bourj;nigaal 107 

— lucifuga, Bourguigaat 107 

— perversa, Bourguignat fi4, Kil 

Bithinia tentaculata, Gray 144 

BuceiQum glabrum, Mùller 74 

— palustre. Millier 74, 1 11 , 142, 164 

— peregrum, Mùller 73 

— truncalulum, Mùller. 75, 112, 142, 165 

Bulinius obscuriis Draparnaud 62, 133, 157 

Bulla fontinalis, Liniiicus 70, 141 

Bythinia Leachii, Moquio-Tandoa 144 

— tentaculata, Stein ViS, 144 

Caicilianella acicula, Bourguigaat 159 

— aglena, Bourguiguat 159 

— euhalia, Bourguigaat 158 

— Liesvillei, Bourguignat 158 

Cardium Caserlanum, Poli 81, 118, 167 

Clausilia Armoricana, Bourguignat . 134 

— Druiditica, Bourguignat 105, 135 

— Bjgricans, Jeffreyss 35,63,104,135, 160 

— obtusa, G. Pfeiffer 36, 63, 160 

Cyclas obtusalis, Lamarck 120 

— rivalis, Draparnaud 80, 118, 145 

— Terceriana, Dupuy 81 

Cyclostoma elegaus, Draparnaud 77, 116, 166 

Ferussacia subcylindrica, Bourguignat 62, 104, 133, 157 

Helicolimav major, Férussac 29, 46, 88, 124 

Hélix aculeata, Mùller 98 

— acuta, Mùller 35,61,103,132, 156 

— alliar ia, Wûler 91, 127 

— arbustorum, Linnœus 32 

— areuosa, Ziegler 59 

— arenosa, Dupuy 59 

— aspersa, Mùller 31, 50, 9i, 128, 152 

— caperata, Moutagu 100, 154 

— carthusiaua, Mùller 32 

— cenaria, Mùller 48,90, 126 

— cespitum, Draparnaud 57 

— complanata, Linuœus 108, 137, 163 



- 1" 



Hclit contoita, Linii.uiis 68 

— cornea, Liuna;us 67, 1 30 

— costata, WùUer 53,97, fiO 

— cryslalUna, Mùller 93 

— Danieli, Bourguignat 101 

— enhalia, Bourguigaat 59 

— ericetorum, Mùller 58, lot 

— fontana, Lightfoot 140 

— fulva, MùUcT 93 

— horteusis, Mùller 31,51,95, 128 

— hispida, Lianaius 32,54,99,130, 153 

— intersecta, Poiret 57, 100, 131, 154 

— lapicida, Linuœus 53,96, 129 

— Mimosa, Liuuaeus 37, 72, 111, 141, 164 

— lincata, Oli^i 35,61,103,132, 155 

— lucida, Draparnaud 30, 46, 89, 126, 151 

— marilima, Draparnaud 35 

— nemoralis , Linnaeus 31,51,94,128, 152 

— nitens, Gmelm 91, 127 

— nilida, Mùller 92 

— nilidosa, Férussac 50 

— nilidula, Draparnaud 49, 92 

— obscura, Mùller 62, 133, 157 

— occideutalis, Recluz 33, 54, 152 

— Pisana, Mùller 33,60, 154 

— ponenlina, Morelet 33 

— psaturochaeta, Bourguignat 97 

— ptilota, Bourguignat 55 

— pulchella, Mùller 53,96, 129 

— putr is, Unnadus 30,89, 125 

— Quimperiana, Férussac 51, 95 

— radiatula, Aider 49, 92 

— rotuudata, Mùller 33, 57, 100, 130, 153 

— rufesceus, Penuant 99, 130 

— sericea, Mùller 54 

— sphaerita, Hartmann 58 

— stagnalis , Linuteus -■ 71 

— subcylindrica, Liiinaeus 62, 104, 133, 157 

— submaritima. Desmoulins 34, 60, 103, 131, 155 

— tenlaculata , Liunaeus 143 



*» 
^ 



— 176 — 

Pages. 

Hélix iimbilicata , Montagii 153 

— variabilis, Draparuaud 34, 60 

Lepas simplex, Buc'hoz 75, 113, 143, 165 

Limas agrestis, Linuaeus 28, 42, 124, 150 

'— cinereus , Mùller . • 42, 86, 123, 150 

— gagates, Draparuaud 43 

— rw/"ws, Liunœus 27,41,85,123, 149 

— Sowerbyi, Férussac 43 

— subfuscus, Draparnaiid 149 

— variegatus , Draparuaud 85 

Limnaea gingivala, Goupil 74 

— glabra , Dupuy 74 

— intermedia, Lamarck 72 

— limosa, Moquiu-Tandon 37, 72, 111, 141, 142, 164 

— palustris, Flemmiug 74,111,112,142, 164 

— peregra , Moquin-Tandon 73 

— stagnalis, Moquiu-Tandon 71 

— truncatula, Moquin-Tandon 75,112,142,143, 165 

Limnseus palustris , Draparuaud 112, 164 

— pereger, Draparuaud 73 

— truncatuhis, ieiïrcYss 75, Ifô, 142, 165 

Limnea intermedia, Dupuy 73 

L-^mnaia slagnalis, Lamarck 71 

Margaritana raargaritifera , Dupuy 117 

Mya arenaria, Schraeter 78 

— pictorum, Liuuajus 80 

— r homboidea, Schrailer 79,117, 145 

Mytilus anaiinus, Linuaeus 79, 116 

— cyijneus, Linuaeus 77 

— zellensis, Graelin 78 

Nautilus crista, Linuaeus 138 

Nerita elegans, Millier 77, 116, 166 

— fluvialiiis, Liunaeus 116 

— piscinalis , Miiller 166 

Neritina fluviatilis, Lamarck 116 

Paludina decipiens, Millet 144, 145 

— Kicliœii, Wenteudorp 144 

— Michaudii, Duval 144, 145 

— similis, Desmoulins 144 

— venir icosa, Gray 144 



Paires. 

Patella lacuslris, Liunœns 77, 115 

PLysa fouliiialis, Draparnaud. 70, 141 

— siibopaca, Lamarck 110 

— Tasiei, lioiirguiguat 70 

Planorbis albus, Mùller 110, 139, 163 

— cari;iatus. Millier , (i8 

— coniplaiiatus, Studer 108,137, Ut'.', 

— corapressus, Michaud 1U'.> 

— coatortus, Mùller (iy 

— corneus, Poiret C7, 13(i, 137 

— cristatus, Diaparnaud 13S 

— foutauus, Flemming 140 

— inibricatus, Miiller .... 138 

— uitidus, Mùller, (ilj 

— Perezii, Graëlls 100, 138 

— rotuudatus, Poiret 37, W), lOS, 137, 163 

— steltnachaetius, Bourguigiiat ... 130 

— vortev, Mùller. (50, loo 

Pisidium amnicum, Jeouyns 81, lUl 

— Casertanum, Bourguignal 81, 82, 118, i(i7 

— pulchellum, Jeiinyus liO 

— pusillura, Jennyns 82,107, 168 

— obtusale, C. Pfeiffer 120 

Pupa Loroisiaiia, Bourguignal 6,'» 

— minutissinia, Harliiiaun (17 

— muscorum, C. Pfeiffer 162 

— muscorum, Draparuaud 67 

— umbilicata, Draparuaud 36,64,107, 136, 162 

Sphaerium corneum, Scopoli . 106, lii7 

— rivale, Bourguignal 80, 118, 14'» 

— Tcrveriauum, Bourguignal SI 

Succinea Pfeiffer i, Rossmiesi^ler 46,89,125, 151 

— putris, de Blaiuville 30, 89, T.;.'»* 

Telliua amnica, Mùller 81, 146 

— cnrnea, Liunaeus 16G 

— pusilla, GmeVm 82,119, 167 

Testacella haliotidea, Draparuaud 28, 45, 87 

— bisulcata, Dupuy. 45, 88 

— Maugei, Férussac 44, 87 

Testacellus bisulcaius, Risso 45, 88 

12 



- 178 - 

Turbo Leachii, Sheppaid Hi 

— rauscorum, I^innaens 1(52 

— perversus, Liuinesis 04, Ifil 

îiiiio littoralis, Cuvier 79 

— pictonira, Philippss 80 

— rhomboideus, Moquiii-Taiidoii 79, 117, n.'> 

— Tiirîoiiii , Payraudeau 80 

Valvatu pisciualis, Férussac. . . 166 

Vertigo muscorum, Michaud <w 

Vitrina major, C. PfeiftVr 29, U), 88, 124 

— pellucida , Draparnaiid 29 

Zouitos alliarius , Graj 91 , 127 

-- ccllarius, Gray 48, 90, I2(i, 127 

— crystallirius, Leacb 9^ 

— fulvus, MoquiQ-Tandoii. . '.),$ 

— lucidtis, Bourguignal 31, •17, 89, 90, 12(), lâl 

— niteas, Bourguignal 9!, 127 

— nitidosus, Dourguiçrnat .'iO 

— uitidulus, Gray 49, 92 

— nitidus, Moquiu-Taii'luii 92 

— radiatiiliis, Gray 49, 92, 9;i 

— subglaber, Bourguignal 47,90. 136 



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Page 17, on note, au lieu de pseudonyme, lisez homomjme. 
67, lig. 8, au lieu de oitendrs, lisez endroits. 
67, 13, au lieu de Planorbis cornea , lisez Planorbi s 

corneus. 
09, 11, au lieu do Planorbis. lisez Planorbis vorlex. 



Imprimé au nombre do iOO exemplaires, à Paris, en juin 1860, par 
Mme V« DOl'CHARD-Ul'ZARD, rue de l'Éperon, 5. 



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fluviatiles des Alpes maritimes. 1 vol. in-8 avec pi. noires lith. 



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PARIS. — iMP. DE M"" V' BOccHARD-HnzARD , Tuc dc l'ÉperoD , 5. — 1860. 



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