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Full text of "Manuel dahoméen; grammaire, chrestomathie, dictionnaire français-dahoméen et dahoméen-français"

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MAURICE DELAFOSSE 



' «»o&»o 



MANUEL DAHOMÉEN 



GRAMMAIRE — CHRESTOMATHIE 

DICTIONNAIRE FRANÇAIS-DAHOMÉEN 

ET DAHOMÉEN-FRANÇAIS 



PARIS 
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

28, rue Bonaparte, 28 

1894 



f 



A MONSIEUR LE GÉNÉRAL DODDS 



Monsieur le Général, 

Vous avez bien voulu accepter la dédicace de ce 
€ Manuel Dahoméen » . Puisse votre nom glorieux, 
inscrit en tête de mon modeste travail, lui donner 
une autorité plus grande et le recommander à Vat- 
tention de ceux qui vont poursuivre au Dahomé 
votre œuvre de patriotisme et de civilisation. 



MAURICE DELAFOSSE. 



Paris, 15 juin 1894. 



Peut-être, à la fin de la guerre actuelle, des 
amazones et des chefs, n'ayant plus à se battre 
pour leur roi, s'enrôleront à la solde d'unBarnum 
pour faire le tour de V Europe. Si tun de nos com- 
patriotes a la même patience que M. d'Avezac eut 
jadis, il pourra enrichir la science d'une grammaire 
et d'un dictionnaire franco-dahoméen. 

(Jean Bayol, Figaro de janvier 1893). 



INTRODUCTION 



§ 1 . Caractères généraux de la langue 

dalioniéenne . 



Le dahotnéen est une langue monosyllabique et juxta- 
posante : elle se compose uniquement de radicaux ou- 
verts, c'est-à-dire terminés par une voyelle, qui, en se 
juxtaposant, sanS'addition de préOxes (i) ni do suftlxes, 
forment des mots composés, dont le sens est souvent 
très éloigné du sens du radical. Exemples : 

5ûlune, vi enfant: sûvi (enfant de la lune), étoile; 

ho maison, ta tète : hâta (tète de la maison), toit, etc. 

Les radicaux ne subissent aucune modification inté- 
rieure. Les idées de temps, de genre, de nombre, etc., 
s'expriment par l'addition de radicaux nouveaux,comme 
on le verra dans la partie grammaticale de cet ouvrage. 

(i) 11 existe cependant un préfixe, un seul :a^ qui 
ajoute simplement aux radicaux une idée de substanti- 
Vité. Ce préfixe disparait d'ailleurs très souvent, soit par 
élision, soit par élimination. 

1 



— 2 — 

Ces radicaux sont composés en général d'une seule 
consonne suivie d'une seule voyelle : /o, père; wo, mère ; 
na, donner; sa, prendre, etc. 

Cependant quelques-uns sont composés de deux con- 
sonnes suivies d'une seule voyelle; htve, maison; Olo, 
faire, etc. (li. 

11 ne faut pas accorder une importance exa^'érée aux 
dénominations de langues monosyllabiques, agglutinan- 
tes et à flexion. En effet la môme langue peut réunir ces 
trois caractères, si l'on entend par monosyllabiques les 
langues qui ont pour radicaux des monosyllabes, et au 
moins les deux derniers. 

Toutes les langues peut-être, ou au moins le plus 
grand nombre, très certainement, sont composées do 
racines monosyllabiques, la plupart du temps closes 
dans les langues européennes, sémitiques (2), hamiti- 
ques, etc., ouvertes la plupart du temps dans les langues 
guinéennes (3). 

Le français est monosyllabique quant aux radicaux 
(constîlncr, radical stit ; intention, radical ien ou tent ; 
éatow, radical baf, etc.) ; il est quelquefois juxtaposant : 

(1) Il est probable que ces radicaux sont formés par 
la jonction de deux radicaux primitifs. On a : nde pour 
nude, fli pour /?//, etc. De même hwe doit être pour ho we ; 
blo ou (ihlo pour iiho h, etc. 

(2) Les racines sémiti(iues sont trisyllabiques ou dy- 
syllabiques telles qu elles s'écrivent, mais monosyllabi- 
ques telles qu'elles se prononcent. En arabe, par exem- 
ple on écrit kataba, //«7a, maison prononce A"^^^,5'a/, etc. 

(3) Voir au § 3 ce que j'entends par langues gui- 
néennes. 



— 3 — 

essuie-main y chètn^e feuille , etc. ; 11 est agglutinant, puis- 
qu'il fait un usage considérable de préfixes et de suffixes 
(radical mont : amont, monter, remonter surmon- 
ter, etc.) ; c'est une langue à flexion, puisque la constitu- 
tiofi intérieure des mots est changée pour exprimer les 
idées de temps, de genre, de nombre, etc. : recevoir re- 
çois , reçu. etc. 

La répartition des langues en quelques grandes famil- 
les est très difficile parce que beaucoup de langues 
pourraient être rattachées à la fois à plusieurs de ces 
familles. D'autre part une langue, par suite de l'évolu- 
tion sociale du peuple qui la parle ou de son contact 
avec d'autres peuples, peut changer complètement de 
caractère. 

Quoi qu'il en soit, on peut, pour faciliter la classifi- 
cation des langues, et surtout pour pouvoir définir en 
quelques mots le caractère général d'une langue, dire 
que tout idiome est : 

{^juxtaposant ou af fixant; 

(c'est-à-dire formant ses mots composés par une simple 
juxtaposition de radicaux, ou par l'emploi de préfixes et 
de suffixes) ; 

%o additif OM flexatif; 

(c'est-à-dire indiquant les différences de nombre, de 
temps, de mode, etc., par l'addition d'affixes particu- 
liers, ou par la modification intérieure du mot) ; 

3® sexuel ou asexuel ; 
(e'esl-à-dire ayant la distinction des genres ou ne Payant 



— 4 — 

Le français est une langue en général aftixante, flexa- 
tive et sexuelle ; au contraire le dahoméen est une langue 
juxtaposante, additive et asexuelle . 

En effet les mots composés se forment par la simple 
juxtaposition des radicaux: alo main, vi enfant, alovi 
(enfant de la main) doigt; nu chose, vu faux, do dire,/o 
père, nuvudoto (père de l'action de dire une chose fausse) 
menteur. 

Le pluriel et les tempsdes verbes se forment en ajou- 
tant une simple syllabe au radical qui reste invariable : 
alovi un doigt, alovi le des doigts; m $o je prends, m fia 
so, je prendrai, etc. 

Enfin la distinction des genres n'existe pas : novi veut 
dire à la fois « frère i et t sœur *, Tîibu t bœuf x> et 
f vache i, etc. 

L'extrême concision des racines dahoméennnes est un 
avantage. On objectera qu'elle a l'inconvénient de créer 
une multitude d'homonymes, par suite du nombre res- 
treint de radicaux pouvant se composer d'une seule con- 
sonne suivie d'une seule voyelle. 

Ainsi le même mot to veut dire c père, pays, oreille^ 
rivage i ; zo veut dire c feu » et t corne > ; hu veut dire 
<r mer, os, sécher, tuer » ; hû veut dire c canot, sang, 
ouvrir », etc. Mais n'avons-nous pas en français aussi 
une multitude d'homonymes de sens très différents ? tôt 
et taux ; cou et coup ; peau et pot ; seau, sceau, saut et 
sot ; mer et mère; tan, temps, tant, tend et taon; sang, 
sans, cent, sens, etc. 

J'entends dire souvent aussi que la répétition des ra- 
dicaux ou des mots, très fréquente dans les langues né* 



— 8 ^ 

grès, comme vovo,fefe^viviy daghedaghe^ etc., a quelque 
chose de primitif et d'enfantin. Eh bien, j'ai compté en 
français quarante mots formés ainsi par répétition, et 
qui sont tous d'un usage constant; je n'en citerai que 
quelques-uns : bébé, bonbon, cancan, coucou, joujou, 
maman, murmure^ papa, etc. 

La langue dahoméenne est certainement dans un état 
primitif, mais elle est capable de développement. Et, 
même telle qu'elle est, elle pourrait suffire à exprimer 
presque toutes les idées que nous rendons à l'aide de 
nos langues européennes, et presque toujours ce serait 
avec une extrême concision que le français, par exemple, 
ne pourrait pas atteindre. 



2. — Différents dialectes de la famille éoué. 

Le dahoméen n'est pas une langue mère. C'est le prin- 
cipal dialecte d'une famille appelée éfé ou éoué (1). 

La nation Eoué habite la région de la côte occidentale 
d'Afrique comprise entre le fleuve Volta à l'ouest, le 
golfe de Bénin au sud, le royaume de Yorouba et ses 

(i) Les Hollandais et les Allemands ont fait de Ouida 
(qui vient lui-même du portugais Ajuda), la prononcia- 
tion F^rfa ou Firfa. Schlegel dit que /^eV/aestune corrup- 
tion de Eféta^ ce qui voudrait dire « la tête d'Efé ou 
des Efé », Ouida devant être ainsi le berceau de la na- 
tion Eoué. Cette explication détournée me semble bien 
difficile à admettre. 



annexes à Test, et les états musulmans de Boussang et 
de Dagomba au nord. Elle se divise en six tribus princi- 
pales, dont chacune parle un dialecte différant légère- 
ment des autres, et qui sont : 

1® Les Agnlo (Afdo), qui habitent le pays allant de la 
rive gauche du Voila à la lagune de Togo, entre la mer 
et les montagnes. Leurs villes principales sont Agnlo, 
Quitta, Ouaya^ dans la colonie anglaise de Cape-Coast, 
Porto-Seguro et Togo, dans la colonie allemande du To- 
goland. 

2o Les Agnfoué (A fifuwe) ou Crêpé, qui habitent dans 
les montagnes au nord des Agnlo. Leurs villes principa- 
les sont: Ho, Péki, Kpandou, dans la colonie anglaise, 
et Agomé-Tongouo dans la colonie allemande. 

3° Les Ouatcliï (Waci) ou -Po;}o(l), qui habitent lepays 
compris entre la lagune de Togo et l'embouchure du 
Mono, qui se jette dans la mer à Grand-Popo. Leurs 
villes principales sont Petit-Popo, dans la colonie alle- 
mande du Togoland, Agoué et Grand-Popo, dans la co- 
lonie française du Bénin. 

4** Les AnUy qui habitent dans les montagnes au nord 
des Ouatchi, et principalement dans la république d'A- 
takpamé, qui se trouve en territoire allemand. 

50 Les Fon ou Djedji {Fô ou Jeji), qui sont les habi- 
tants du Dahomé et du royaume de Porlo-Novo. 

60 Les Mahiy qui habitent dans les montagnes au nord 
des Fon. 

(i) Ce nom, qui a été donné aux indigènes de ce pays 
par les Portugais, vient probablement du mot kpo a et », 
qui revient très souvent dans leur conversation. 






- 7 - 

A chacune de ces tribus correspond un dialecte: on 
a ainsi Vagnloghé^ Vagnfouégbé, le ouatchigbé, Vanaghé le 
fongbé OM dahoméen et le ma fii'gé, qui tous appartiennent 
à Véouégbé ou langue éoué. 

Outre ces six dialectes, il me faut en mentionner un 
autre, qui participe à la fois de la langue éoué et de la 
laugue o^/i ou achantie : c'est Vadampé, 

Uadampé se parle sur la côte, entre la rive droite du 
Volta et Accra. C'est un dialecte d'origine éoué, mais 
fortement mélangé d'éléments achantis par le voisinage 
de la langue akra ou gan qui se parle au nord et à l'ouest 
du pays adampé, et qui est elle-même comme un dia- 
lecte de transition entre Tachanti et l'éoué. 

11 y a encore une autre langue parlée aux Popo, c'est 
le wtna, que les indigènes appellent aklagbé (i). Elle est 
parlée dans quelques ports,notamment à Petit-Popo,par 
les descendants de peuplades achanties de la Côte-d'Or, 
originaires d'EImina et d'Accra, et qui, chassées par les 
conquêtes des Fanti et des Akouapim, tribus également 
achanties, se sont réfugiées vers le XVP siècle à Petit- 
Popo. Ces peuplades fondèrent à côté de Kplaviho, la 
ville éoué, une ville achantie, Aného, et se répandirent 
peu à peu dans les environs. D'autres émigrés sont venus 
les rejoindre depuis, et l'on a aujourd'hui une assez forte 
population originaire de la Côte d'Or, disséminée au 
milieu des Ouatchi. Les Européens ont appelé ces émi- 

(1) C'est-à-dire langue d'Akla ou Accra. Ce que 
M, d'Albéca donne dans son livre comme le dialecte 
niina tf est pas autre chose que le dialecte éoué des Popo. 



— 8 — 

QvésMmay du nom de la ville d'Elmina ou La Mine, qui 
en fournit encore chaque année beaucoup, notamment 
pour le canotage. Les Eoué les ont appelés Akla du nom 
de la ville d'Accra. 

Leur langue primitive, le (jan, s'est conservée avec 
quelques modifications peu importantes provenant de 
son contact avec le dialecte popo, et le mina n'est autre 
que le dialecte achanti parlé à Accra et Elmina. On ne 
peut donc pas le ranger parmi les dialectes éoué, mais 
il doit être signalé comme étant parlé en pays éoué par 
des Achantis émigrés. 

Nous avons ainsi six dialectes purement éoué, un où 
réoué est mélangé d'achanti, et un huitième purement 
achanti, bien qu'ayant beaucoup de ressemblances avec 
réoué. Pour donner quelque idée des différences exis- 
tant entre ces dialectes, je donne ici les dix premiers 
nombres et quelques mots usuels dans chacun de ces 
idiomes, sauf dans le dialecte ana, pour lequel je n'ai 
pu me procurer aucun document. 

Les différences entre le popo, le fongbé et le mahi sont 
très peu considérables, et tous les indigènes que j'ai 
consultés à cet égard m'ont affirmé que quelqu'un par- 
lant bien le dialecte dahoméen serait compris sans diffi- 
culté chez les Popo comme chez les Mahi. Le popo 
forme une sorte de transition entre l'agnlo et le daho-^ 
méen. Certaines expressions sont usitées en popo qui 
ne le sont pas en dahoméen ; ainsi un Popo dira: yi 
home (( allerà la maison », tandis que le dahoméen dira 
yi hwegbe. Yi home aurait d'ailleurs en dahoméen exac- 
tement le môme sens, mais c'est une locution inusitée. 



— 9 — 

A part quelques idiotismes analogues et remploi de par- 
ticules différentes pour la conjugaison et la déclinaison, 
le fond de la langue, la grammaire, les radicaux, la com- 
binaison des mots sont identiques. 

Le mahi se rapproche davantage encore du dahoméen ; 
il n'y a guère entre les deux qu'une différence de pro- 
nonciation : les Mahi parlent du nez et de la gorge. 

C'est le dialecte fongbé ou dahoméen qui fait l'objet 
de ce livre. 





Agnlogbé 


Agnfouôgbt^ 


Ouatchig 






ou Cn*p6 


ou Pop< 


i . . . . 




de 


de 


ede 


2 . . 






eve 


eve 


eve 


3 . 






etô 


etô 


etô 


4 . 






ene 


ene 


ene 


5 . 






ato 


atù 


alô 


6 . 






ade 


ande 


adè 


7 . 






dndre 


andere 


dadrè 


8 . , 






fif/i 


enj/i 


eni 


9 . , 






ùj/ide 


enyire 


aide 


10 . . 






ewo 


ewo 


ewo 


moi , 






flt/e, me 


7tie 


ne. mt 


loi . 






HO 


u 


6 


lui . 






e 


e 


e 


nous . . 




mi 


mi 


mt 


vous . . 




mi 


? 


mi 


eux . . . 













Dieu . . 




Mawu 


Email 


Mawu 


homme . 




ÙfllSU 


fiuisu 


hûsu 


femme . 




ùômi 


Ion il 


ilonu 


père . . 




io, fofo 


tata 


to 


mère . . 




no, dada 


no 


no 


enfant. . 




ri 


efi 


ri 


tête. . . 




eta 


eta 


ta 


main . . 




achi, alovi 


alo 


alo 


pied. . . 




afo 


afo 


afo 


bouche . 




nn, fiyu 


enu 


enu 


dent. . . 




adu 


adu 


adu 


éléphant 




atikhniii 


atiffli 


atif/li 


arbre . . 




ati 


ali 


ati 


eau . . . 




ci, eci 


eci 


si 


lait . . . 




7wci 


enoci 


nosi 


manger . 




du 


du 


du 


boire . . 


nô 


nu 


nu 


Source ( Schlegel et 


Koelle et 


d'Albéc 


d'information j Henrici 


Clarke 





Fongbé 


Mahi 


Adampô 


Mina 


ou Djedji 




ou Aklagbè 


de 


de 


ede 


eko 


we 


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eve 


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àtô 


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etô 


ete 


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ene 


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ietve 


tëwe 


adene 


kpawo 


tàtô 


tato 


enyî 


kpanyo 


tene 


tene 


nyire 


nêhii 


wo 


owo 


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nyôma 


w, m 


n, m 


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H, m 


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9 

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Mawu 


Mawu 


Emau 


Nf/ômo 


sunu 


sunu 


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nu, awu 


iionu 


nyonu 


nyoril 


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to, da 


to, da 


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m 


no 


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nye, mama 


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dît 


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nu 


ne 


no 


nu 


icÉtudes 


Koelle et 


Koelle 


Zimmermann 


rsonnelles 


Clarke 















i 



— 12 — 

Remarques. — i^ J'ai écrit ce tableau avec l'alphabet 
dont je me suis servi pour le manuel et que j'explique au 
chapitre premier. On se reportera donc, pour la prononcia- 
tion des lettres, aux indications données à cet endroit. J'ai 
représenté par ch notre articulation française ch dans € che- 
val >, qui n'existe pas en dahoméen. 

2® Norris prétend que le dahoméen le plus pur est parlé à 
Ajira, à sept heures de Ouida ; Skertchly opine pour Allada 
et l'abbé Gourdioux pour Abomé. 

3® Outre ces différents dialectes, il est une autre langue 
que l'on parle beaucoup dans les villes du littoral dahoméen, 
et qui à Porto-Novo le dispute au fongbé ; c'est le nago, lan- 
gue de Laços, du Yoroubaet d'Abéokouta. Le nago, bien que 
aune famille voisine de la famille éoué, est une langue beau- 
coup plus riche et plus développée que le dahoméen, et plus 
féconde en mots abstraits. Elle est très répandue et sert de 
langue commerciale depuis le golfe de Bénin jusqu'au Niger, 
où le haoussanais la remplace. Au Dahomé et jusqu'à Agoué, 
c'est la langue usuelle des musulmans, qui l'écrivent parfois 
en caractères arabes. 



- 13 — 



§ 3 . — Le dalxoméen comparé aux autres 
langues africaines. 

Je disais au début de cette introduction qu'il ne faut 
pas apporter une importance exagérée à la distinction 
des langues en langues monosyllabiques, agglutinantes 
et à flexion. C'est là une échelle ascendante que toutes 
les langues tendent à gravir. 11 est infiniment probable 
que toutes ont commencé par le premier échelon ; mais, 
et ceci peut arriver dans une même famille, les unes 
s'y sont arrêtées, tandis que d'autres, sous l'effort de la 
civilisation, ont eu recours à des préfixes et des suffixes, 
ou ont imposé des flexions à leurs radicaux. 

11 n'est donc pas impossible, loin de là, que, dans la 
même famille de langues, les unes soient encore à l'état 
juxtaposant, tandis que d*autres soient parvenues à 
l'état agglutinant ou tendent môme à gagner l'état de 
flexion. Cela tient tout simplement aux conditions diffé- 
rentes dans lesquelles se sont trouvées les différentes 
fractions de la tribu primitive, aux influences diverses 
qu'elles ont pu recevoir des nations voisines, quelque- 
fois à de simplesconditions climatologiques. 

C'est évidément ce qui s'est produit pour la famille 
de langues que j'appellerai la famille guinéenne. Le da- 
homéen, Tachanti, le crou, sont demeurés à 1 état pri- 
mitif de juxtaposition, bien qu'ils aient déjà des ten- 
dances à l'agglomération, Tachanti surtout. Ces langues 
doivent se rapprocher de très prés de l'idiome primitif 

1. 



— 14 — 

qui, au début, était commun aux diverses fractions de 
cette grande famille. D'autres peuples, comme lesNago, 
en contact avec la civilisation plus avancée des Haoussa, 
ont transformé peu à peu leur langue, qui semble être 
à rétat agglutinant. Les Wolof, les Sérères, pour des 
raisons d'ordre analogue, probablement par suite du 
voisinage des Berbères, sont arrivés à un résultat sem- 
blable. Le fang, sous l'influence des langues bantoues, 
est devenu presque une langue à flexion. 

Quant aux Foui, il ne semble pas qu'etbnographique- 
ment on puisse les rattacher à la famille guinéenne. 
Peut-être n'appartiennent-ils même pas à la race nègre, 
peut-être ne sont-ils pas d'origine africaine. Il est pro- 
bable qu'ils sont venus de l'est, à une époque très éloi- 
gnée, apportant avec eux un idiome complètement étran- 
ger à ceux des peuples africains avec lesquels ils se mê- 
laient. Mais la communauté de vie «Jt de besoins fit que 
leur langue s'altéra peu à peu. Pour se faire compren- 
dre de leurs voisins, que ceux-ci fussent leurs maîtres 
ou leurs sujets, ils durent emprunter aux langues gui- 
néennes une foule de radicaux qu'ils accommodèrent 
d'ailleurs au génie de leur race et aux exigences de 
leur prononciation. Ceci expliquerait comment la lan- 
gue foui, malgré son aspect si particulier^ peut être 
rattachée aux langues guinéennes, en raison du grand 
nombre de radicaux communs et du mécanisme analo- 
gue de la syntaxe, bien que la race elle-même des Foui 
soit étrangère. 

C'est réternelle histoire des Latins se grécisant, dans 
leurs mœurs et dans leur langue, après la conquête de 
la Grèce : 



- 15 — 

Grœcia capta ferum victorem capit. 

On a eu d'ailleurs à toutes les époques et dans tous 
pays, des exemples de peuples perdant l'usage de leur 
langue pour en adopter une autre, soit celle de leurs 
vainqueurs, soit celle de leursvalncus. Les Gaulois, sous 
la domination des Romains, ont été forcés d*adopter la 
langue de leurs maîtres ; les Normands, vainqueurs des 
Angles et des Scots, ont fini par parler la langue de 
leurs sujets. Les Berbères de l'Algérie et du Maroc ont 
presque tous oublié leur langue, qu'ils ont délaissée 
pour l'arabe, et nous voyons un grand peuple nègre du 
Soudan, le peuple haoussanais, qui, soumis autrefois 
par les Berbères, a fait de tels emprunts à la langue de 
ces derniers que plusieurs philologues rangent la langue 
haoussanaise parmi les langues bamitico-berbères, tan- 
dis que les ethnographes classent le peuple des Haoussa 
parmi les peuples de race nègre. 

Ne nous attardons donc pas à rechercher si tous 
les peuples qui parlent à l'heure actuelle des langues 
guinéennes appartiennent à la même souche. Cette 
question est fort difficile à résoudre et ne peut être 
traitée que sur les lieux. Contentons-nous d'examiner 
les liens qui rattachent entre elles, au point de vue phi- 
lologique, les langues de ces diflFérents peuples. 

Lorsque l'on compare les vocabulaires et la gram- 
maire des nombreux langages parlés le long de la cote 
occidentale d'Afrique, depuis le Sénégal jusqu'au Ca- 
meroun, et à l'intérieur jusqu'à et non compris le bas- 



— 16 — 

sin du lac Tchad, on remarque que les parités ou dis- 
semblances des radicaux et des règles grammaticales 
doivent faire classer ces langues en trois grandes fa- 
milles : 

i^ La famille hamiiiqm ou berbère, comprenant dans 
cette région le zénaga, l'aouélimmiden, le touareg (tama- 
cheq), et, à certains égards, le liaoussanais ; 

2** La famille mandingue^ comprenant le malinké, le 
soninké, le khassonké, lebambara, le dioula, le veï, le 
soso, le mendé et quelques autres dialectes ; 

30 La famille ^wm^^wne ou côtière. 

Celle-ci se divise elle-même en huit groupes qui sont: 

I. Le groupe sénégalien (vvolof, sérère-sine, sérère- 
none) ; 

II. Le groupe sénégalo-soudanien (poular ou toucou- 
leur, foui du Fouta, foui du Soudan et de TAdamaoua, 
et gola (nord de Monrovia) ; 

lli. Le groupe occidental : feloup (Gasamance), ba- 
lante (Rio-Grande), landouman, dyola, nalou, baga(Rio- 
Nunez), timné, boulom et cherbro (Sierra-Leone) (i) ; 

IV. Le groupe libéro-ivorien (bassa, crou, grébo, no, 
etc.). 

V. Le groupe agni-otji (dialectes agni de la Côte 
d'Ivoire, apollonien, gan-né, fanti, achanti, gan ou ac- 
créen, etc.). 

VL Le groupe éoué (adampé, agnlo, agnfoué, popo, 
ana, fongbé, mahi) ; 

(i) Ge groupe, très peu étudié encore, est une tran- 
sition entre les langues guinéennes et les langues man- 
dingues; peut-être conviendrait-il de le rattacher à cette 
dernière famille. 



— 17 — 

VII. Le groupe du Bénin et du Bas-Niger : nago (Yo- 
rouba), yébou, bénin (k Test du Yorouba), bonni, ibo 
(delta du Niger), éfik (à l'est du delta) ; 

VIII. Le groupe soudano-nigérien (mossi, noupé, mou- 
sou (entre le Noupé et le Zegzeg), gbali (entre le Nou- 
pé et le Sokoto), agalati (rive gauche du Niger en aval de 
Boussang), egbira (confluent du Niger et du Bénoué) ; 

Peut-être pourrait-on ajouter un groupe guinéen-ban- 
tou ou de transition (doualla (Cameroun), isoubou {idem)^ 
Fernando-POj benga (Gorisco), fang ou pahouin). 

On remarquera que les trois familles liamitique, man- 
dingue et guinéenne occupent des régions à peu près 
parallèles : la famille hamitique se trouve la plus recu- 
lée vers rintérieur du continent (1), et la famille gui- 
néenne, séparée d'elle par la famille mandingue(2), est 
confinée sur la côte de TOcéan, sauf pour la langue foui, 
qui, partie du Fouta-Toro dans le Sénégal, s'est répan- 
due par la conquête dans tous les pays du Soudan et 
jusque dans l'Adamaoua. 

Mais, si ces diverses langues de la famille guinéenne 
doivent être regardées comme ayant une origine com- 
mune, il faut bien remarquer que, dans Tétat actuel, 
plusieurs diffèrent notablement les unes des autres. Pa- 



(i) La famille hamitique, étant originaire d'Asie, a 
laissé des traces en Afrique depuis la Mer Rouge (copte, 
galla, somali, dankali, agaou, bogos, etc.). 

(2) La famille mandingue a poussé quelques pointes 
jusqu'à la côte à travers les tribus guinéennes: le soso 
dans les Rivières du Sud, le mendé à Sierra-Leonne, le 
veï à Libéria. 



— 18 — 

reille chose peut être constatée en Europe: on n'hésite 
pas à rattacher à la même origine les langues latines, 
les langues germaniques et les langues slaves, que Ton 
réunit sous la désignation générique de langues indo- 
européennes, et cependant combien le russe, par exem- 
ple, diffère de l'espagnol ! 

Je ne veux pas entrer dans une comparaison détail- 
lée de ces différentes langues; d'abord la plupart ne me 
sont pas assez connues pour que j'en puisse comparer 
le mécanisme; ensuite cette étude sortirait du cadre de 
cet ouvrage, et allongerait inutilement cette introduc- 
tion. 

Je me contenterai de donner dans les principales de 
ces langues la traduction de quelques-uns des mots les 
plus usuels. J'ai omis à dessein les mots désignant des 
animaux, bien qu'ils soient presque tous semblables 
dans ces diverses langues, parce qu'ils sont pour la plu- 
part construits par onomatapée et ne peuvent être par 
conséquent d'aucune utilité au point de vue d'une com- 
paraison linguistique. 

On pourra m'objecter que certaines consonnes, exis- 
tant dans quelques langues, ne se rencontrent pas dans 
les autres. Ainsi le wolof, le dahoméen, le fang possè- 
dent la gutturale kh (jota espagnole, h dans mon alpha- 
bet), le foui ne l'a pas. Le foui et le wolof ont l'r et l'I, 
Tagni confond ces deux consonnes, etc. Mais ceci n'a 
aucune importance. Nous voyons des langues tout à fait 
voisines n'avoir pas le même alphabet : l'espagnol a la 
jota, le portugais ne l'a pas ; le b et le v se confondent 
en gascon et le dialecte picard remplace le ch français 



— 1« — 

par TarUculation k, cependant on ne dira pas que le 
gascon, le français et le picard n'appartiennent pas à la 
raême famille. 

J'ai ajouté dans le tableau qui suit deux langues ban- 
toues afin que l'on puisse voir l'étroite corrélation qui unit 
la grande famille bantoueàla famille guinéenne, et qui 
conduit à croire à une souche primitive unique. On re- 
marquera surtout la ressemblance des nombres et des 
pronoms personnels. Les langues du Cameroun et le 
fang forment la transition qui, insensiblement, mène des 
langues guinéennes aux langues bantoues. 

Nota, — L'orthographe adoptée dans le tableau sui- 
vant est la même que celle adoptée pour le Manuel. J'ai 
représenté par ch l'articulation ch du mot « cheval ». 



§ 4. — Travaux publiés sur la langue daho- 
méenne. 

La langue éoué a été bien étudiée par les missionnaires 
de Bâle et de Brème, qui ont publié plusieurs traduc- 
tions des Écritures en cette langue ; mais ils ne se sont 
occupés que du dialecte agnio, qui a été d'ailleurs étu- 
dié à fond par Schlegel dans son Scklûssel zur Ewe- 
Sprache (i) et par le docteur Henrici dans son Lehrhuh 
der Epke-Sprache (2). 

Le popo a été étudié par le docteur Henrici dans le 
même ouvrage, sous le nom d'anecho, et par M. d'Aï- 

(i) Stuttgart, 1857, in-8°. 

(2) Stuttgart und Berlin, 1891, in-8^ 



— 20 — 

béca, qui l'appelle à tort mina, dans son excellent 
livre : Les établissements français du golfe de Bénin (1). 

Vagnfoué et le 7nahi ne nous sont connus que par les 
courts vocabulaires, d'ailleurs souvent erronés, de 
Clarke (2) et de Koelle (3). Vana n'a pas encore été étu- 
dié, à ma connaissance du moins. 

Cinq ouvrages seulement ont été publiés qui ren- 
ferment quelques données linguistiques sur le dialecte 
dahoméen. Le premier en date est le Voyage du cheva- 
lier Des Marchais (4), qui renferme quelques mots et 
quelques phrases fort mal orthographiés^ mais qui ont 
l'avantage de montrer que la langue dahoméenne n'a 
point changé depuis le commencement du dix-huitième 
siècle. Puis vient le vocabulaire qui se trouve dans l'ou- 
vrage de Forbes, Dahomey and the Dahomans (1851). 

L'abbé Ph. E. Gourdioux a fait paraître en 1879 dans 
les Actes de la Société Philologique (Leroux, éditeur) un 
Dictionnaire abrégé de la langue fô-gbe ou dahoméenne 
(français-dahoméen), qui renferme environ 3,000 mots 
français traduits en dahoméen. Celte brochure, sérieuse- 
ment rédigée, m'a servi de guide dans mes études et m'a 
été d'une grande utilité. 

Le livre de M. d'Albéca cité plus haut renfermé un 

1] Paris, 1889, in- 8°. 

2) John Clarke : Spécimens ofdialects, London, 1849, 
in-8«. 

(3) S. W. Koelle: Polyglotta africana, London, 1854, 
grand in-folio. 

(4) R. P. Labat : Voyage du chevalier des Marchais en 
Guinée et àCayenne{yv volume), Paris, 1730, in-16. 



^ 



— 24 — 

très court rudiment de grammaire, avec un tableau de 
la conjugaison assex inexact et sujet à beaucoup de cri- 
tiques ; la partie principale de l'ouvrage est un vocabu- 
laire d'environ 1700 mots français traduits en daho- 
méen et en popo. Ce livre m'a rendu aussi quelques ser- 
vices, mais j'aurais un reproche à lui faire, c'est de ne 
pas expliquer la façon dont l'auteur rend la prononcia- 
tion indigène ; faute de quelques avertissements préa- 
lables, on est au début fort dérouté, ne sachant quelle 
valeur on doit attribuer à chaque lettre ou groupe de 
lettres. 

Quant à l'ouvrage du docteur Henrici, il ne renferme 
que quelques pages concernant le dialecte dahoméen, 
et les informations prises par le savant allamand lais- 
sent la plupart du temps à désirer. 

La partie grammaticale n'avait encore pas été étudiée 
jusqu'à ce jour, à proprement parler. 



S 5. — Ck>xnxnent j'ai recueilli les matériaux de 

ce Manuel. 

Les ouvrages dont je viens de parler, quoique écrits 
par des gens très compétents, sont tout-à-fait insuffi- 
sants pour obtenir une connaissance approfondie, 
même une connaissance pratique, de la langue daho- 
méenne. J'ai voulu combler cette lacune fâcheuse à tous 
points de vue, et j'ai profité de la présence à Paris pen- 
dant quatre mois d'une centaine de Dahoméens de 
Ouida, Cotonou, Godomé, Allada, Porto-Novo, etc., 



-25 — 

pour recueillir des matériaux nouveaux. J'allais tous 
les jours passer deux à trois heures en compagnie 
des noirs ; je m'étais attaché plus particulièrement 
trois d'entre eux, nommés Akonbessi, Kagbo et Ga, 
ne parlant absolument que le dahoméen sans con- 
naître un mot de français ni d*anglais, et c'est d'eux, du 
premier surtout, que j'ai recueilli les 8,000 mots qui 
composent mon vocabulaire, les paradigmes de la con- 
jugaison, et les phrases et les récits qui m'ont servi à 
établir la grammaire. 

Je contrôlais d'ailleurs tous les renseignement ainsi 
obtenus, en interrogeant les autres noirs, demandant 
la même chose à beaucoup et à des indigènes de pays 
différents. 

Quelques-uns, sachant le français, m'ont été d'une 
grande utilité, notamment Sadou, jeune et intelligent 
instituteur de Porto-Novo, ancien élève indigène à 
l'école coloniale. D'autres m'ont servi par leurs con- 
naissances en anglais, comme Emmanuel Ahiti, protes- 
tant d'Agoué, originaire d'Accra, qui m'a donné d'utile 
renseignements ethnographiques et philologiques. 

Mais je dois par dessus tout rendre hommage au vé- 
ritable dévouement, à la patience infatigable et à la fidé- 
lité constante de mon excellent ami Akonbessi^ indigène 
de Ouida. La moitié de ce livre est son œuvre, et s'il 
atteint le seul but que je me propose en le livrant au 
public, c'est-à-dire s'il peut rendre quelques services à 
nos officiers, à nos fonctionnaires, à nos commerçants 
et à nos missionnaires au Dahomé, l'honneur en revien- 
dra à cet humble ami, qui, sans connaître aucune 



— 23 — 

autre langue que le dahoméen, s'est offert dès les pre- 
miers jours à me l'apprendre et a si bien réussi que ce 
Manuel n'est que le résultat de ses leçons quotidiennes. 
Je manquerais au plus sacré des devoir si, en termi- 
nant cette introduction, je n'exprimais ma bien vive 
reconnaissance envers mon excellent maître, M. le doc- 
teur llamy, professeur d'anthropologie au Muséum, 
dont les bienveillants conseils et la haute protection 
m'ont permis de mener jusqu'au bout la tâche souven' 
ardue que j'avais entreprise. 



h- 



AVERTISSEMENT 



Dans le vocabulaire, lorsqu'il y a plusieurs expres- 
sions pour un même mot, celle que j'ai mise la pre- 
mière est la plus généralement employée; les autres 
suivent dans l'ordre correspondant à la fréquence de 
leur emploi. Ainsi on trouvera pour « chapeau » : 
gbakû, kuku, biba. C'est que \emoi gbakû est le plusem- 
ployé des trois et le mot biba le moins employé. 

Dans le vocabulaire dahoméen-français, je ne donne 
pas les mots composés lorsque le sens de chacun des 
radicaux composants n'est pas modifié. 

J'ai donné quelques-unes des étymologies, parmi les 
plus Gusieuses ou les plus difficiles ; les autres seront 
aisées à trouver, dès que Ton aura un peu l'usage de la 
langue, vu la simplicité de composition des mots. 

Toutes les fois qu'on ne trouvera pas un mot dans le 
vocabulaire dahoméen-français, il faudra le chercher 
par a ; beaucoup de substantifs en effet, qui perdent ce 
préfixe en composition, ne s'emploient pas isolément 
sans lui. 



w) 



CHAPITRE PREMIER 



ALPHABET, PRONONCIATION ET ORTHOGRAPHE 

Tous les sons de la langue dahoméenne peuvent se 
rendre à l'aide d'un alphabet composé de huit voyelles 
simples, de cinq voyelles nasales et de vingt-deux con- 
sonnes, et ne comprenant aucun caractère ni signe qui 
ne fasse partie de notre alphabet latin. J'expliquerai 
plus loin les raisons qui m'ont fait préférer cet alphabet 
à ceux proposés jusqu'ici. 

Voyelles simples. — Les huit voyelles simples sont, 
dans Tordre de la prononciation : 

1, e, è, a, ày Of o, u» 

La première se prononce comme notre i français 
dans « ami, pire, finir, etc. » ; 

e se prononce comme notre é fermé dans < épée, pré, 
etc. » ; 

è se prononce comme notre è ouvert dans a père, 
mère », comme è dans « fête, même », ou comme l'e 
suivi de deux consonnes dans < perdre, lettre, etc. d A 
proprement parler, Vè est intermédiaire entre Ve et l'a ; 
il se confond même quelquefois avec cette dernière 
voyelle. 



— 28 — 

a se prononce comme la français, indifféremment 
bref ou long; 

o nous n*avons pas ce son en français, Vi dahoméen 
est plus ouvert encore que l'o des mots « borne, morne, 
etc. » ; c'est à peu près l*analogue du son aw des mots 
anglais law^ skaw, etc. C'est un o très ouvert, un son in- 
termédiaire entre Va et Yo proprement dit. 

est notre voyelle o dans les mots < pot^ sot, etc. » ; 

est un très fermée intermédiaire entre Yo propre- 
ment dit et le son ou. Nous n*avons pas ce son en fran- 
çais : Y6 dahoméen est plus fermé encore que l'o des 
mots « côte, apôtre, etc. d ; c'est exactement l'o final des 
mots portugais copoy obrigado, qu'on prononce presque 
(( côpou, obrigâdou ». 

u se prononce comme Tu espagnol ou italien, c'est-à- 
dire comme ou en français dans c mou, cou, sou, etc. » 

Remarque. — Il faut s'habituer à bien faire sentir la 
différence qui existe entre les sons e et ^, è et a, o, o et 
(K Dans certains cas surtout, la différence de significa- 
tion est considérable suivant que l'on prononce de telle 
ou telle manière. Ainsi, pour s'enquérir du métier de 
quelqu'un, il ne faudrait pas s'aviser de lui dire : we 
ajôto ni? CQ qui signifie « tu es un voleur ? » au lieu de : 
we ajoto ni? « tu es un marchand? » Quoique, à vrai 
dire, il arrive souvent que la même pei*sonne cumule 
les deux métiers, chez les nègres comme chez les 
blancs, moins peut-être. 

Voyelles nasales, — Les cinq voyelles nasales sont 

r, <^, fly ô, fj. 



— 29 — 

i se prononce exactement comme in ou ain dans les 
mots « pin, pain, vin, vain, etc. » 

è n a point d'équivalent en français ; c'est un é fermé 
prononcé du nez, un peu comme le son en en portugais. 
Il se rapproche plus du son é que du son in, avec lequel 
il faut bien se garder de le confondre. On arrivera faci- 
lement à le rendre en articulant un é fermé avec une 
forte prononciation nasale. 

â se prononce comme an dans les mots « cantate, 
chant, rang, sang, etc. » 

se prononce comme on . dans les mots a bon, son, 
ton, etc. » 

û n'a point d'équivalent en français ; c'est la nasalisa- 
tion du son ou. Nous avons cette prononciation en por- 
tugais dans les mots um, algum, qu'on ne prononce 
pas « oum, algoum », mais en nasalisant simplement 
le son ou. On arrivera facilement à rendre VU daho- 
méen, en articulant un ou, avec une forte prononciation 
nasale. 

Consonnes, — Les vingt-deux consonnes se divisent en 
vingt consonnes simples, qui sont : 

^> 0, d, /*, g, h, j, k, l, m, n, w, r, 5, t, û, v, w, y, z. 
et en deux consonnes doubles, qui sont 

gb et kp. 

Le b se prononce comme en français. 11 est peu em- 
ployé et n'est souvent que l'altération du gb. Cependant 
il existe pur dans quelques mois très usités, comme bi 
« tout », nabo « se taire », etc. 

Le c se prononce comme le c italien dans civita, c'est- 



— 30 — 

à-dire à peu près comme le groupe teh légèrement 
mouillé. Ex. cice « ironie », prononcez entre « tyityé » 
et a tchltché » ; co c mais »^ prononcez « tcho ». 

Le d et Vf se prononcent comme en français. 

Le g se prononce toujours dur, même devant i et e. 
Ex* zTgidi « bruit », prononcez t zinguidi » ; gege 
c nombreux », prononcez a guégué o. 

Le h n'a pas d'équivalent en français, mais représente 
une articulation commune à beaucoup de langues afri- 
caines et asiatiques, et à quelques langues européen- 
nes. C'est à peu près le 1 1 des Touareg, le e- des Cop- 
tes, le dt des Ethiopiens, le ^ des Arabes : pourtant le 
râclement du gosier est moins prononcé que dans ce 
dernier. Le h dahoméen se rapproche davantage du X 
russe, du ch allemand dans machen et surtout de Ihjota 
ou j espagnole dans hijo, mujei\ On voit donc qu'il ne 
manque pas d'éléments pour apprendre la prononcia- 
tion de cette lettre, prononciation à laquelle on s'habi- 
tue très aisément. C'est un léger râclement du gosier, 
analogue à celui qui accompagne ordinairement les ef- 
forts que l'on fait pour cracher. 

Le j doit se prononcer à peu près comment dans le 
mot italien giorno. C'est une articulation intermédiaire 
entre le d mouillé et le groupe dj. Ex. ajoto c mar- 
chand », prononcez entre « adyoto » et « adjoto » (1). 

(1) Certains auteurs rendent ce son par di (le général 
Faidherbe pour la langue foulane), d'autres par dh 
(l'abbé Boiiat pour le woiof). Le docteur Henrici, dans 
son Lehrôuch der Ephe-i>prache, distingue deux con- 
sonnes, l'une qu'il écrit / et qui correspond m d mouil- 



— 31 — 

Le k, 17, Tm et Vn se prononcent comme en français. 
Ces deux dernières lettres ne sont jamais nasales. (Voir 
plus haut la façon de rendre les voyelles nasales.) D'ail- 
leurs on peut poser en règle générale que toutes les let- 
tres se prononcent, et qu'elles gardent toutes et tou- 
jours leur prononciation alphabétique, quelle que soit 
leur place dans le mot. 

Le n correspond au groupe gn dans c digne, mignon, 
etc. », avec cependant une légère différence : la con- 
sonne dahoméenne est un peu mouillée. Ainsi e M 
« c'est bien » se prononce presque « é gnyon ». On a 
une articulafion analogue en espagnol (fi dans sefion 
dona, etc.) et surtout en portugais {nk dans smhor, vinho, 
etc.) (1). 

Les Dahoméens ont un r, mais très peu usité, et si 
faible qu'on peut facilement le confondre avec un 1. 

lé, l'autre qu'il écrit j et qui correspond au groupe dj. 
En outre, il donne le j simple. Peut-être sont-ce là des 
différences de prononciation tout individuelles. En 
tout cas, pour ce qui est du dialecte dahoméen, il n'existe 
qu'une seule articulation, que j'écrisj»* et dont j'explique 
ci dessus la prononciation. 

(1) Ici encore M. Henrici distingue deux consonnes : 
le n, qui correspond à gn,et le ;1, qui ne serait qu'un n 
mouillé. Il m'est difficile d'admettre l'existence de ces 
deux consonnes, au moins pour ce qui regarde le dia- 
lecte dahoméen, M. Henrici peut avoir été trompé par 
des défauts de prononciation individuels, soit acciden- 
tels, soit acquis par l'habitude. C'est ainsi qu'en France 
tout le monde ne prononce pas de même les 11 mouillées : 
on ne peut pas dire cependant que nous ayons deux ar- 
ticulations pour rendre les 11 mouillées. 



— 32 — 

Presque tous les peuples nègres, d'ailleurs, remplacent 
très souvent Tr par l'I et réciproquement. Les Daho- 
méens^ eux, ne prononcent que très rarement un r 
bien franchement articulé, et encore, dans les quelques 
mots pour lesquels ce fait a lieu, on peut remplacer cet 
r par un 1 sans cesser pour cela d'être compris. Cet r 
est un r très légèrement grasseyé, mais à peine articulé, 
tellement qu'il semble quelquefois disparaître complè- 
tement ou être remplacé par une simple contraction du 
gosier. C'est ce qui a fait dire au docteur Henrlci que 
cette consonne, qu'il écrit g, rappelle parfois le ^ des 
Arabes. Ainsi le mot trala^ qui veut dire c très >, est 
prononcé par les indigènes tantôt irala (avec un r exces- 
sivement faible et sourd), tantôt tlala, tantôt presque 
taala. Mais il faudrait se garder de prononcer ce mot 
comme dans notre refrain populaire a tralala... » Notre 
r fort et roulé, et même Tr grasseyé largement à la 
façon de certains Français du Midi, n'existe pas en da- 
homéen. Les indigènes ont beaucoup de peine à s'habi- 
tuer à le prononcer et ils le remplacent, soit par un 1, 
comme beaucoup de petits enfants, disant ainsi Mali 
pour f Marie », Télése pour « Thérèse », fotoglafi pour 
« photographie », etc. ; soit quelquefois par leur con- 
sonne gutturale h : Hisinô « chrétien » du portugais 
chrisldo. Il faut remarquer en outre que jamais IV ne 
commence une syllabe en dahoméen : il se rencontre 
toujours associé à un d, un g y un k, un i ou un v, avec 
lequel il forme pour ainsi dire une consonne double. 
On a ainsi : Agbodlâfô ou Agbodrâfô, nom indigène de 
Porto Seguro ; Grehwe ou plus souvent Glehwe^ nom in- 



- 33 — 

digène de Guida ; kru ou mieux klu c gratter » ; tn 
t épais » ; tru « vomir » ; Avrekete ou Avlekete, nom 
d'une ville indigène, etc. 

Vs se prononce comme en français, mais avec plus de 
force, à peu près comme se dans « science ». Cette let- 
tre correspond assez exactement au ^o des Arabes ; elle 
n'a jamais le son z de notre s dans < case, maison, 
etc. » 

Le t se prononce comme en français dans t tête » ; il 
n'a jamais le son sifflant qu'il prend en français dans 
« action, patience, etc. » 

Vu a exactement le son de notre u français et de l'û 
des Allemands dans mugen, par exemple. Mais cette arti- 
culation doit être rangée parmi les consonnes et non 
parmi les voyelles ; elle ne se rencontre en effet jamais 
à l'état isolé, mais est toujours suivie d'une voyelle, un 
e ou un I, avec laquelle elle forme une sorte de diphton- 
gue, analogue à celle des mots français « muer, puits, 
etc. » Comme l'r, la consonne u ne se rencontre que 
précédée d'une autre consonne, presque toujours un d 
ou une /, avec laquelle elle forme une sorte de con- 
sonne double. Ex. alin « renard », prononcez exacte- 
ment comme < à lui » . 

Le V se prononce comme en français. 

Le w se prononce comme le y/ anglais dans watet^ 
wood, ou comme ou dans les mots français « oui, ouate. » 
Devant les voyelles ô, o, 6 et w, la prononciation du w se 
fait souvent à peine sentir ; quelquefois elle disparait 
môme complètement : ainsi Mawu « Dieu » se prononce 
souvent presque « Maou ». Lorsque cette dernière pro- 



— 34 — 

nonciatîoQ est frauchement accusée Je Tai indiquée dans 
le vocabulaire. Il arrive parfois qu'elle est plus em- 
ployée que la prononciation régulière ; ainsi on dit plu- 
tôt aôti c nez » que awôii. L'euphonie explique aisé- 
ment cettt^ disparition du w devant les sous o et ou, qui 
sont pour ainsi dire les voyelles du w. Mais il n'est pas 
douteux que les formes o, o, u, û ne sont que des altéra- 
tions des formes régulières U70, wô^ U7u, wû. Autrement 
ce serait le seul exemple de radicaux ne commençant 
pas par une consonne (1), et cette exception isolée se- 
rait bien difficile à expliquer. D'ailleurs on entend très 
souvent prononcer franchement woy wô, wUy wû et cette 
orthographe a été adoptée par Schlegel et M . Henrici. 
On peut rapprocher de ce fait la prononciation des mots 
anglais whole, whose^ qui est c hôle, houze », sans faire 
sentir le w. 

Le y se prononce comme en français dans < Bayonne » 
et comme le ï de « faïence, païen ». Devant la voyelle i, 
sa prononciation s'adoucit ; quelquefois elle disparaît 
complètement, comme celle du w devant o et u, mais le 
cas pour y est beaucoup plus rare. Cependant on dit 
parfois i pour yi t aller » et presque io\x}0\xrsiuiU) pour 
tuyïto « soldat », aize pour ayize « six », etc. 

Le z se prononce comme en français. Il n*a jamais le 
son dz donné par M. Henrici comme une autre consonne, 
qu'il écrit z. 

(1) Je ne considère pas comme radicaux les particules 
a t est-ce que » ou c ne pas », ^ « il, elle », o « ne pas », 
ces particules n'entrant pas dans la formation des noms 
composés. 



-^ 35 - 

Les deux consonnes doubles sont le gb et le kp. Je 
crois qu'il est nécessaire de les rendre par un double 
caractère, car ceci explique mieux leur prononciation 
véritable. 

Le gb est une articulation gutturale à laquelle il est 
assez malaisé d'habituer nos palais européens. C'est, si 
je puis m'exprimer ainsi, Taboiement du b. Pour le 
bien rendre, il faut commencer à prononcer un g dur, 
et articuler un b avant que l'émission du g ne soit ache- 
vée. C'est en somme une articulation intermédiaire entre 
le groupe gb, prononcé naturellement, et le groupe gw. 

Le kp n'est que la forte du gb : c'est l'aboienient du p, 
ou un milieu entre le groupe kp, prononcé naturelle- 
ment, et le groupe kw. 

Ces deux consonnes sont souvent adoucies dans la 
prononciation, surtout par les femmes et les enfants^ 
qui disent par exemple gwe au lieu de gbe et kwe au lieu 
de kpe (1). 

(i) Je crois donner ici absolument tous les sons de la 
langue dahoméenne. Le docteur Henrici donne en outre 
les lettres p et p', la seconde étant une sorte de redou- 
blement du p : je n'ai jamais rencontré ni l'une ni 
l'autre de ces deux articulations. Il donne aussi un h 
analogue à l'h allemand ou anglais, et dont je n'ai point 
trouvé trace. Il indique également un r roulé ordinaire 
qui n'existe pas dans le dialecte dahoméen. Ënfin^ et 
outre les consonnes discutées plus haut, il donne deux 
consonnes qu'il écrit à et s et qui se prononceraient, la 
première ts ou tch, la seconde ch. Le son tch existe, 
c'est la lettre c de mon alphabet : quant aux deux 
autres, je ne les ai pas rencontrés. Bien entendu, cette 
remarque ne s'applique qu'au dialecte dahoméen, le 



- 36 — 

Accentuation et intonation. — L'accent tonique 
n'existe pas en dahoméen et ceci s'explique facilement. 
Les mots n'étant que des radicaux juxtaposés,sanstermi- 
naisons formatives, chacune des syllabes a autant d'im- 
portance que les autres et on ne peut pas faire ressortir 
Tune d'elle aux dépens de ses voisines. 11 faut donc pro- 
noncer recto tono toutes les syllabes d'un mot. 

Mais si l'accentuation proprement dite fait défaut, on 
rencontre en revanche l'intonation propre à un grand 
nombre de parlers nègres et qui se fait sentir, non sur 
les mots, mais sur les phrases. Chez les Dahoméens elle 
présente deux caractères principaux: le plus général 
est un arrêt brusque de la voix sur la dernière syllabe 
de la phrase, ou sur la dernière syllabe du mot impor- 
tant, ce qui précède ayant été débité avec volubilité et 
sur le même ton ; le second caractère consiste dans un 
redoublement des consonnes initiales, destiné à appeler 
l'attention sur le mot qu'on veut faire ressortir. C'est 
ainsi qu'on entendra dire : e so asiyoviy e zze ati, c il prit 
sa hache, il ff'endit l'arbre ». Mais ce n*est là qu'une fa- 
çon de parler, car aucun mot dahoméen ne présente de 
consonne doublée. 

L'intonation des phrases interrogatives est aussi à re- 
marquer : c'est une sorte de chant, descendant de l'aigu 
au grave. 

La façon de parler des femmes diffère beaucoup de 
celle des hommes. Les femmes chantent, ou, pour mieux 

seul que j'aie été à même d'étudier. Il est bien certain 
que l'articulation ts, par exemple, est assez fréquente 
dans le dialecte agnlo, ainsi que la consonne ch. 



— 37 - 

dire, sautent continuellement, presque syllabe par syl- 
labe, dun ton à un autre. D'abord cette façon de parler 
est très agréable à l'oreille, à cause de son étrangeté. A 
la longue, elle devient monotone. Les hommes accen-?* 
tuent les consonnes dures, parfois ils semblent aboyer ; 
ils aiment, comme je le disais plus haut, couper leurs 
phrases par des arrêts brusques. 

En résumé la langue dahoméenne n'est pas des plus 
harmonieuses. Cependant parlée par un indigène qui 
n'exagère pas les gb ni les kp, surtout par une jeune 
femme, elle ne manque pas d'un véritable charme, qui 
provient surtout de la sonorité de ses syllabes. 

Je crois bon d'ajouter que le bégaiement et le zézaie- 
ment, qu on rencontre assez fréquemment chez les nè- 
gres, sont très rares chez les Dahoméens proprement 
dits. Chez les Achanti au contraire et les Mina, les bè^ 
gués sont très nombreux. 

Substitutions de lettres. — J ai parlé déjà de la 
disparition assez fréquente du iv devant o et u, et de 
celle plus rare du y devant /. Je dois dire un mot main- 
tenant de la substitution que l'on observe entre certaines 
voyelles ainsi qu'entre certaine-; consonnes. 

Quelqufois l'a se remplace par un è : ainsi on tija et 
je t arriver par hasard, tomber » ; Galele et Gèlele^ 
nom véritable du roi Glélé, père deBéhanzin, etc. 

Le remplacement d'une voyelle simple par la voyelle 
nasale correspondante est très fréquent ; ainsi on a : 

ama et amà^ feuille ; 

m et iwl, s'affaisser ; 

no et nd, mère ; 

to et tô, père ; 

wu et trw, surpasser, etc. 



- 38 - 

La substitution de Vë à Ve et de l'f à Vi est surtout fré- 
quente. Mais ici il faut remarquer que, presque toujours, 
là où le Dahoméen du centre et de la plage emploie é^ett, 
son compatriote de Touest et du nord emploie e et f* 
Ainsi les gens des Popo disent se « un pot ». tandis qu'à 
Abomé et à Ouida on dit zê; à Agoué et chez les Malii 
on dit sî « de l'eau », tandis qu'au Dahomé proprement 
dit on prononce si. Les exemples du même phénomène 
sont nombreux. Dans le même district d'ailleurs on 
substitue fréquemment Ve à Vë^ mais surtout Vi à 1'?, et 
réciproquement. 

Quelquefois, lorsque ïi est suivi du gb. il prend une 
sorte de son nasal qui a pour résultat de changer le gb 
en n : c'est ainsi qu'on a sinbo cr ville forte » pour sigbo. 

D'autres fois, dans les mêmes circonstances, le gb se 
change en m: adimbesè « crapaud », pour adigbesè. Il est 
possible aussi que mOdama « cil » soit une altération de 
mûdagba. Souvent d'ailleurs les deux formes sont em- 
ployées concurremment. 

J'ai parlé plus haut de la substitution des groupes gw 
et kw aux consonnes doubles gb et kp. Il est à remarquer 
aussi que le mot kwi « boule, noyau, etc. » se prononce 
kl dans quelques localités. 

La consonne h se substitue également dans plusieurs 
mots très usités soit au «r, soit au y. Ainsi le mot jowô 
a vent » se prononce souvent johd^ et aussi joO, par éli- 
mination pure et simple du w. On a aussi les trois for- 
mes y7, hî et 7 pour signifier « tenir » . 
Le H se substitue assez souvent au y et réciproquement. 



— 39 :- 

Cest ainsi qu'on a : jijàyt et jijûni t s'asseoir » nànà et 
yàyâ « mauvais », nèkwiei yëkwi « sable », etc. 

Enfin je dois faire remarquer dès à présent, bien que 
je doive y revenir au chapitre de la contraction, le clmn- 
gement assez fréquent de u ou de t/ en wi : c'est ainsi 
qu'on a hû et hwi « tuer •>, tù et twi « rejeter », zfl et 
zwi « insulter », etc. 

Ordre alpliabétiqUe adopté. -^ Dans les vocabu- 
laires qui terminent ce manuel, j'ai adopté l'ordre al- 
phabétique suivant, Conforme à celui auquel nous som- 
mes habitués : 

a, b, c, rf, e, f, g, gb, h, i, j, k, kp, /, m, n, ù, o, r, s, t, 
M, w, v, w, y, z. 

J'ai mis ensemble les voyelles analogues è et e, d, o et 
ô, de même que je n'ai pas fait de classification spéciale 
pour les voyelles nasales. Cependant, lorsque les con- 
sonnes sont identiques, on trouvera la voyelle simple 
avant la voyelle nasale, et les voyelles ouvertes avant leS 
voyelles fermées ; par exemple sa avant sa, kpè avant kpe^ 
hà avant ho, ho avant ho et hô avant hô. 

Différents alpliabets proposés. — Je crois bon 
de dire ici un mot des différents alphabets proposés par 
quelques auteurs qui ont traité de la langue ewe^ et d'ex- 
pliquer les motifs qui m'ont fuit adopter celui que je 
donne plus haut. Je pourrais dire, comme le général 
Faidherbe à propos du wolof, que, chaque auteur ayant 
proposé jusqu'ici un alphabet différent et aucun ne fai- 
sant autorité^ il m'était loisible d'en créer un à mon 



— 40 — 

tour : mais, venant de moi, une telle raison ne serait pas 
sérieuse. 

Gliacun des alphabets proposés jusqu'ici a des avan- 
tages et des inconvénients : j*ai cherché h réunir les pre- 
miers en écartant les seconds, tout en donnant de Tunîté 
à mon alphabet. * 

Schlegel a adopté leStandard Alphabet dcLepsius, qui 
préconise remploi des points et signes diacritiques et 
des lettres empruntées à l'alphabet grec; M. Henrici a 
rejeté ces dernières, mais a fait un large usage des pre* 
miers. L'abbé Gourdioux a conservé le x grec ; il n'em- 
ploie pas les signes diacritiques, mais il se sert de trois 
types différents de caractères : il représente les sons na- 
saux par des lettres grasses et écrit ^b et ^p. Quant à M. 
d'Albéca, il exprime les sons par le système qu'on ap- 
pelle la prononciation figurée. 

Ce dernier système me semble le moins bon ; il a d'a- 
bord le désavantage de n'être pas méthodique. Ainsi le 
même son we est transcrit tantôt « oué » tantôt u houé » 
par M. d'Albéca ; le mot « toi » et le mot a maison » se 
trouvent traduits dans son livre par une forme unique 
« houé », ce qui tendrait à faire croire que la pronon- 
ciation est identique : cependant « toi » se dit we et 
« maison » se dit hwe, ce qui fait deux articulations bien 
différentes. Ensuite ce système emploie plusieurs carac- 
tères pour figurer un seul son, ce qui est toujours re-^ 
grettable; M. d'Albéca écrit quatre lettres, par exemple, 
pour représenter le mot « houm », que j'écris Ai7 c ou- 
vrir I : rien d'ailleurs dans cette transcription c houm » 
n'indique la prononciation du mot. Et c'est peut-être là 



— 41 — 

le plus grand reproche à faire à l'ouvrage de M. d'Al- 
béca (je ne parle que de la partie philologique) ; en au- 
cun endroit Tauteur n'a pris la peine de nous prévenir 
de la valeur qu'il donne aux lettres et aux groupes de 
lettres de son alphabet ; de sorte que l'on ne sait pas si 
Ton doit prononcer exactement à la française, ce qui 
conduirait à de notables erreurs pour certains mots, 
comme « houm, dabbé, ahan, ppo, etc. » pour hû, 
dagbe, ahâ, kpo, ou si l'on doit prononcer toutes les let- 
tres, ce qui serait également mauvais (1). 

Quant aux systèmes qui préconisent les caractères de 
types différents et les points et signes diacritiques, ils 
peuvent être excellents pour un ouvrage purement scien- 
tifique et ils présentent l'avantage de n'employer qu'un 
seul caractère pour chaque articulation . Mais dans la 
pratique, l'emploi de ces alphabets est très incommode. 
Les missionnaires protestants apprennent à leurs élèves 
indigènes la lecture et l'écriture au moyen de l'alphabet 
Lepsius ou d'un alphabet analogue : or remploi des si- 
gnes diacritiques et des lettres grecques, outre qu'il est 
disgracieux à l'œil et enlève h l'impression tout carac- 
tère d'homogénéité, est très gênant pour l'écriture cou- 
rante : c'est une cause de lenteur, toujours, et d'erreur, 
souvent. Lorsqu'on a écrit un mot d'un trait de plume, 
il faut ensuite ajouter les points et les traits, et, ces si- 
gnes se fixant malaisément dans la mémoire, on est très 
exposé à se tromper. 

(1) Ces critiques touchent u,niquement au système al- 
phabétique adopté par M. d'ACiiéca et ne portent en aucune 
façon sur l'ensemble de son ouvrage, aux mérites du- 
quel je suis heureux de rendre hommage ici. 



— 42 — 

D'ailleurs à quoi bon ces points et ces signes divers ? 

L'idéal serait évidemment de pouvoir écrire les lan- 
gues privées d*une écriture indigène avec les caractères 
de notre alphabet, en conservant à chaque lettre la va- 
leur qu'elle a dans notre langue. Mais le dahoméen 
présentant des articulations qui n'existent pas en fran- 
çais, cet idéal n'est pas réalisable. Et, d'ailleurs, notre 
langue est souvent forcée d'employer plusieurs lettres 
pour figurer un seul son, comme an, in, on, un, ou, eu, 
etc., ou une seule articulation, le ch par exemple ou 
les 1! mouillées. 

Il faut donc simplement chercher à ne pas employer 
d'autres caractères que ceux de notre alphabet, quitte à 
donner à quelques-uns d'entre eux une valeur conven- 
tionnelle, différente de celle qu*ils ont en français. C'est 
sur ce principe que je me suis basé, et je suis arrivé à 
constituer un alphabet très facile à apprendre, dans le- 
quel chaquearticulationsimpleest représentée par un ca- 
ractère unique, sans que j'aie eu besoin d'avoir recours 
à des signps diacritiques ni à des lettres étrangères. 
J'ai employé, il est vrai, le signe ^ pour la consonne n 
et pour les voyelles nasales : mais ce signe peut être 
considéré comme faisant partie de l'alphabet latin, 
puisque la consonne ii existe en espagnol, et que le si- 
gne <^ , indiquant le son nasal des voyelles, est usité 
aujourd'hui par les Portugais et l'était, il n'y a pas bien 
longtemps encore, par nos ancêtres, à titre d'abrévia- 
tion. Ce3i permet d'ailleurs d'être absolument fixé sur 
la prononciation des voyelles nasales et empêcha de 
prononcer « ann » ou « onn », par exemple, au liei^ d6 



XI. 43 — 

à ou r7. D'autant plus que les sons è ei û représentés 
par « en » et « un » ou € oun » prêteraient à des con- 
fusions regrettables. 

Gomme je représente le son ou par la seule lettre «, 
j'ai dû adopter la forme allemande de la lettre ii : cette 
lettre ne se rencontre d'ailleurs que dans un très petit 
nombre de mots. 

A part le signe - et le tréma de ïu^ je n'ai enaployé 
que les accents graves et aigu3, indiquant comme en 
français les voyelles ouvertes et fermées. 

On pourrait m'objecter que j'emploie certaines let- 
tres, comme le c, le/ et surtout le h, avec une valeur 
différente de celle qu'elles ont en français : mais, une 
fois cette valeur indiquée et connue, je ne vois pas quel 
inconvénient il y a à représenter le son tch par une 
simple ni le son dj par un y, ces lettres ayant d'ailleurs 
une valeur analogue dans certaines langues européen- 
nes. Et il me semble plus simple et plus rationnel de 
convenir que le son de la jota espagnole sera repré- 
senté par un h ordinaire, que de le figurer par un h 
pointé, comme dans l'alphabet de M. Henrici ou par 
un 'X. comme dans celui de l'abbé Courdioux. 
. Pour qu'on puisse comparer plus facilement les diffé- 
rents alphabets^ j'en donne ici le tableau, en le faisant 
suivre d'une même phrase dahoméenne transcrite suc- 
cessivement à l'aide de chacun d'eux. 

On trouvera peut-être que je me suis trop étendu sur 
cette question de Talphabet. Mais elle a pour moi une 
importance capitale. L'étude d'une langue est d'autant 
plus facile que son alphabet est plus simple : puisque 



— 44 -^ 



nous nous trouvons ici en présence d'une langue qui n'a 
point d'alphabet, il me semble sage, autant dans notre 
intérêt que dans celui des indigènes et celui de la scien- 
ce, de la doter d'un alphabet simple et rationnel, plus 
logique que celui que l'usage a imposé à la plupart des 
langues littéraires. 



-. 45 - 



Schlegel 


D»" Honrici 


Abbé 
Courdioux 


M. d'Albéca 


Alphabet du 
Manuel 


a à 


a â 


à a a 


a an 


a â 


ee [ë 


e e è è ë 


è cen 


e en, em 


e e e 


•• < 
• j 


i î 


• • • 
1 i,in 


i in, en 


i7 


ô 


0(10 


o 


on 


à 6 ô 








ou, hou; 




u û 


u H 


u un 


oun, oum 


u û 


b 


b 


b 


b 


b 


ts 


r, té 


c 


ch, tch 


c 


d 


d 


d 


d 


d 


f 


f 


f 


f 


f 


'/. (v) 




X 


g, gu; bb,b 

h 


9^9^ 
h 


V 

Z 


hj>l 


m 

J 


j, g, dj 


• 

J 


k.kp 


h\ Ap 


k, Ap 


k, c; pp,p 


A-, kp 


l 


/ 


1 


1 


l 


m 


m 


m 


m 


m 


n, n 


n ; ^^ n 

• 


n; Tî, n 


n, gn 


n, n 


r 


r,9 


r 


r 


r 


s(è) 


s, c [s) 


s 


s, ç, ss 


s 


t 


t 


t 


t, th 


i 






u 


u 


•Ai 


V 


V 


V 


V 


V 


w (w) 


w (/>, p) 


. w 


ou, hou 


w 


y 


y. 


y 


i, hi, y 


y 




z[z) 


z 


z, s 





C) 



— 46 — 

Schlegel. 

Tànl^pa fû-tQ e %ô, e xevi bihgà, Gbe-tô e nô a, vq^fâ 
nô trala. Téukpa e se yevo gbe^ téuf^pa axosu x^vi. 

D'' Hpnrici. 

Tiulçpa fû'tq e nû, e hevi bile gâ. Gbe-tô e m (?, vçir-tô g 
jio trala, Téukpa e se yevo-gbe^ téukpa a^osu-hevi, 

AbpéCourdiQui^. 

GuApa fu|i tp e np, e /êvi bile ga. Cbe lo e no a, va 
}o e fîQ trala. CuArpa e se y^yô ^be, cuApa a/(osu Xêvi. 

M. a*Albéca. 

Choupa fpum ton égnon, é hévi bile gan. Gbéton 
égnon a, vaton égnon trala. Choupa é se yévo gbé, 
phoupa ahosou hévi. 

Alphabet cl i; Manuel. 

Cukpa fû tô e m, e hèvi bi le gâ. Gbe tô e nô a, va iô e 
nô trala, Cukpa e se yevô gbe, cukpa ahosu hèvi. 

Traduction : Le perroquet a un beau plumage, c'est 
}e roi de tous les oiseaux. Son chant n'est pas be^u, 
mais sa queue est très belle. Le perroquet parle la lan-r 
gue des blancs, c'est un oiseau de roi. 

L'écriture arabe au IDaliomé. — C'est 4ci le lieu 
(le rappeler que les dahoméens convertis à l'islamisme 
(et ils sont de plus en plus nombreux), bien que se ser- 
vant de la langue nago, écrivent quelquefois le daho- 
méen en caractères arabes. Ce mode de transcription 
est d'ailleurs absolument défectueux, l'alphabet arabe 
ne pouvant rendre qu'une faible partie des sons pro- 
pres à la langue dahoméenne. 

L'écriture qu'ils emploient appartient au type appelé 



— 47 — 

soudani par mon éminent et vénéré maître, M. 0. Hou- 
das, qui le classe parmi les variétés du type maghrébin 
ou occidental, en faisant remarquer sa ressemblance 
avec récriture dite couflque, telle qu'elle était usitée 
vers le IV^ siècle de Thégire. On sait que le caractère 
principal de l'écriture couûque, ainsi appelée parce 
qu'elle était en honneur dans les écoles théologiques de 
Coufa, sur l'Euphrate, réside dans la substitution des 
angles aux courbes des lettres, ce qui la fait appeler 
vulgairement écriture carrée. 

Les spécimens que j'ai pu voir de l'écriture arabe 
employée par les Dahoméens m'ont été montrés par un 
marabout de Porto-Novo nommé Mahmadou ; les uns 
étaient en arabe, les autres en naijo et en dahoméen. 
L'écriture rappelait à s'y méprendre celle des spéci- 
mens de l'écriture arabe des gens de Kong, reproduits 
par M. Binger dans son remarquable ouvrage : Bu Niger 
au golfe de Guinée par le pays de Kong et le Mossi (Paris, 
1892, in-4o). Ces deux écritures ont évidemment une 
origine commune : les missionnaires qui ont converti le 
pays de Kong et la côte du Bénin venaient du même 
centre musulman, de Test très probablement. 



CHAPITRE SECOND 



DE L'article et du nom 

Article. — La langue dahoméenne ne renferme pas 
d'article défini : Le même mot sumi veut dire « hom- 
me » et « l'homme ». 

L'article indéfini est de qui correspond à notre mot 
« un, une ». Il n'existe pas au pluriel de mot correspon- 
dant à notre c des » ; souvent même le mot de est omis 
au singulier. 

Quelquefois de est remplacé par dokpo. En général^ 
cependant, ce dernier mot est réservé à la numération ; 
il y a à peu près la même différence entre de et dokpo 
qu'en latin entre quidam et unusj et en anglais entre a et 
one. 

Ainsi c homme » se disant sunu et c femme » nonu, on 
dira : 

l'homme, sunu ; 

un homme, sunu de, oxxsunu, et plus rarement 

sunu dokpo ; 
la femme, ilonu ; 



— 49 — 

une femme, nonu dc\ ou ûonu^ et plus rarement 

nonudokpo (1) ; 
la tète, ta ; un chapeau, tjbcAû de ; un vase, zè^ 
etc. 
L'article partitif n'existe pas en dahoméen: de l'ar- 
gile, ko ; de Tor, sika ; du poisson, wevi, etc. 

On voit par ces exemples que l'article indéfini suit le 
nom ; il en est de même de tous les qualificatifs et dé- 
terminatifs, et on peut dire en règle générale que le 
mot déterminant suit toujours le mot déterminé. 

Rapport de possession. — Pour dire c la tête de 
l'homme », le mot « tête » se mettra après le mot 
« homme » et on supprimera la préposition « de » ; 
c'est ainsi qu'on rend en dahoméen le rapport de pos- 
session, d'origine ou de matière (2). 
Exemples : la tête de l'homme, sunu la : 

le chapeau de Sadpu, Sadu gbakn ; 
un vase d'argile, ko sp ou ko zê de (argile- 
vase un). 

GKenre. — On a vu que a un » et « une » se tradui- 
sent par le même mot de, La distinction des genres 

(1) Presque toujours siinu dokpo et nonu dokpo signi- 
fient « un seul homme » et ajjune seule femme ». 

(2) On aurait de môme en anglais : WiUianCs hat, le 
chapeau de Guillaume ; clay howl^ un vase d'argile, etc. 
Nous trouvons des exemples de^cette tournure dans les 
noms de ville de tous les pays : Pétersbourg, Salt-Lake- 
City, Brazzaville, etc., pour Bourg (ville) de Pierre, 
Cité du Lac de sel, ville de Brazza, etc. 



— so — 

n'existe pas en dahoméen. Le même pronom e veut dire 
c il i et c elle ». Le même mot m veut dire « fils t et 
c fille », novi signifie à la fois c frère » et « sœur » . 

Cependant quelques substantifs ont un féminin dis- 
tinct du masculin. Ce sont : 

sunu^ homme; fém. tlo/m, femme; 
asu, époux, mâle ; fém. asi^ épouse, femelle ; 
to, père ; fém. no, mère ; 

noUl^ oncle maternel; fém. naf, tante maternelle; 
a^ôo, bélier; fém. lëgho^ brebis. 
Pour les autres substantifs, il existe un moyen très 
simple de former le féminin, mais on ne l'emploie que 
lorsque le sens l'exige. 

S*il s'agit d'être humains, on ajoute sunu c homme » 
pour le masculin, et nonu « femme » pour le féminin. 
S'il s'agit d'animaux, on ajoute asu t mâle » et asi c fe- 
melle », qui, par suite de Télision de Va initial à la suite 
de la voyelle précédente, deviennent habituellement su 
et si. Les noms de choses inanimées n'ont naturellement 
pas de genre . 

Exemples : enfant, o« : garçon, vi sunu (enfant homme); 
fille, vifionu (enfant femme) ; 

kôkioy poulet ; kôklo asu et par élision kôklosu^ coq ; 
kôklo asi et par élision kôklosi, poule. 

19'ombre. — Le pluriel des noms s'exprime en da- 
homéen en ajoutant au singulier la syllabe le, dont le 
sens primitif indique une idée de retour, de redouble- 
ment, et qui s'emploie isolément pour dire « retour, 
bénéfice, tourner » . 



— 51 — 

Exemples : sunu, l'homme ou un homme ; 

sunu h, les hommes ou des hommes ; 
nibu, le bœuf ou un bœuf ; 
'àibu le, les bœufs ou des bœufs. 

Mais l'emploi du pluriel pour les substantifs est beau- 
coup moins fréquent en dahoméen qu-en français : on 
n'use de la particule le que lorsque l'idée de pluralité 
doit être nettement marquée pour Tintelligence de la 
phrase. 

Ainsi lorsqu'on emploie un mot au sens collectif, on 
le met presque toujours au singulier en dahoméen tan- 
dis qu'on le mettrait souvent au pluriel en français : 

Le pêcheur attrape des poissons, doniio wili wevi et 
non pas donito wili wevi le. 

On traduit comme s'il y avait : « le pêcheur attrape 
du poisson » . 

La femme cueille des fleurs, nonudeatisùe etnonnonu 
de atisise le. 

Dans les mots composés, oi| dans un simple rapport 
d'origine, de matière ou de contenance, on omet la syl- 
labe le après le mot qui suit en français la préposition 
c de >, quand même il représenterait manifestement 
une idée plurielle. 

Ainsi « pêcheur » se dit wevitvilito, ce qui veut dire 
« attrapeur de poissons » et non pdLSwevi'le-wilito; 

Un bouquet de fleurs, atisise gbo; 

Un sac de bananes, kokwe sakpo ; 

Un marché d'esclaves, kânumo-hime. 

On ne dira pas : atisise le gbo, kokwe le sakpo, kânumo- 
ïe-hime. 



- 52 — 

Mais dans un rapport de possession, on conserve la 
syllabe le. Ainsi on dira tlonu le hwe m la maison des 
femmes i ; mais on dirait fUmu hwe « une maison de 
femmes, un gynécée ». On voit que la nuance est très 
nettement rendue par la syntaxe dahoméenne^ 

Enfin, lorsque le substantif plurielest suivi d'un qua- 
lificatif ou déterminatif qui exprime lui-même une idée 
de pluralité, on supprime la particule le, dont l'emploi 
deviendrait une sorte de pléonasme inutile. 
On dira donc : 
so le, des chevaux ; 
so 700 et non so le woy dix chevaux ; 
$0 gege et non so le geye^ des chevaux nombreux 
beaucoup de chevaux, etc. 

Xoxns séparables. — J'appellerai « noms sépa- 
râbles > des substantifs composés dont les éléments ne 
sont qu'accidentellement joints ensemble^ et peuvent 
être séparés par un déterminatif qui vient s'intercaler 
entre eux. Ces substantifs sont, pour la plupart, ceux 
composés à l'aide des mots me < dedans, intérieur, lieu», 
ji « dessus », nu « chose », etc. Quelques exemples fe- 
ront mieux comprendre ce que sont ces noms et com- 
ment ils se comportent. 

Nitkû signifie « œil », nukû-me veut dire «lieu des 
yeux, visage » ; ce veut dire « mon ». Pour dire « mon 
visage », on dira nukû-ce me, c'est-à-dire t lieu de mes 
yeux». 

We veut dire « temps », we-nu « chose du temps, 
époque, fois » ; devo veut dire « un autre ». Pour dire 



— 53 — 

« une autre fois », on dira ; we devonu, c'est-à-dire 
f chose d'un autre temps ». 

On pourrait dire aussi nukûmece, wenu devo, sans ces- 
ser pour cela d'être compris ; cette seconde tournure 
n*est pas irrégulière, mais on la rencontre beaucoup 
moins fréquemment que la première. 

Pourtant, il est quelques noms composés d une façon 
analogue et que Ton trouve rarement séparés : l'usage 
les apprendra. 

Dans les vocabulaires, j'ai indiqué les noms sépa- 
rablcs par un trait d'union qui joint les deux éléments 
formatifs. Lorsqu'on aura à ajouter à ces noms un ad- 
jectif déterminât! f^ on l'intercalera à la place de ce trait 
d'union. 



CHAPITRE III 



CONJUGAISON 

Pronoms personnels. —Avant d'aborder l'étude 
di| verbe dahoméen, il est nécessaire de bien connaître 
les pronoms personnels. l.es tableaux suivants les re' 
produisent sous les trois formes qu'ils peuvent revêtir, 
suivant qu'ils sont isolés, sujets du vert)e ou régimes 
soit d'un verbe soit d'une préposition. 

Pronoms personnels isolés. 

Singulier. — 1'® pers. ne, moi ; 

2® pers. wcy toi ; 

3** pers. e, lui ou elle ; 
Pluriel. — i^^ pers. mi ou mtdle^ nous; 

2e pers. wi ou wtdle, nous (1) ; 

3® pers. ye ou y edle, eux ou elles. 

(1) M. d'Albéca et le docteur Henrici semblent avoir 
confondu le pronom de la seconde personne du pluriel 
avec celui de la première. Le vocabulaire de l'abbé 
Courdioux donne pourle mot « vous » le même terme 
we que pour le mot « toi ». Ceci n'est pas étonnant. J'ai 
eu moi-même beaucoup de difficultés à obtenir le pro- 



— KS — 

Pronoms personnels sujets. 

Singulier. — l"^® pers. m ou w, je ; 

2« pers. w, tu ; 

3* pers. e, il pu elle; 
piuf iel. — i'^^ pers. me, nous ; 

2« pef^. 2^;fj yous; 

3® per^. ye^ ils ou ell0s. 

Pronoms personnels régimes. 

Singulier. — i^'^pers. mi, me, moi ; 

2« pers. we, te, toi ; 

3® pers. e ou Id, le lui, ou la, elle (i) ; 
Pluriel. — lr«pers. wi, nous; 

2« pers. et^i, vous ; 

3*» pers. ?/«, eux ou elles. 
Je dois faire remarquer ici, bien que j'aie à y revenir 
au chapitre des prépositions, que le pronom de la troi- 

nom 4b la seconde personne du pluriel ; il est difficile 
d'expliquer à des gens non instruits l'idée d'une réunioi^ 
d'hommes à qui Ton parle, à l'exclusion de celui qui 
parle : ils croient qu'il s'agit, soit de la première per- 
sonne du pluriel, soit de 1^ troisième. C'est l'usage et 
la conversation journalière qui m*ont appris la véri- 
table forme du pronom de la deuxième personne du 
pluriel iri. 

(1) T(7 est, comme on le verra plus loin, l'adjectif 
possessif « son, sa » : on l'ennploiequelquefoisà la place 
de e, comme pronom réginje de la troisième personne 
du singulier. 



— 56 — 

sième personne du singulier, joint à la préposition nu 
« à, pour », forme avec elle le groupe irrégulier nij qui 
veut dire < à lui. pour lui, ou à elle, pour elle i. 

Conjugaison affirmative. — La conjugaison da- 
homéenne comprend trois modes : l'infinitif, l'impéra- 
tif et un mode commun qui tient lieu à la fois d'indica- 
tif, de subjonctif et de conditionnel. Ce mode commun 
a quatre temps : le premier, que j'appellerai c aoriste », 
n*est autre que le radical du verbe; le second, que 
j'appellerai f temps d'habitude i, est leradical du verbe 
précédé du verbe auxiliaire no « rester, demeurer » ; 
le troisième, que j'appelerai « prétérit », est le radical 
du verbe précédé du verbe auxiliaire ko « avoir fini • ; 
le quatrième enfin, que j'appellerai t futur », est le ra- 
dical du verbe précédé du verbe auxiliaire na a don- 
ner ». 

On voit que chacun de ces temps se forme en faisant 
précéder le verbe d'un auxiliaire qui devient une sorte 
de préfixe formative. Quant au radical du verbe, il est 
invariable. Les pronoms seuls indiquent la personne et 
le nombre. 

Conjugaison du verbe rfo t dire ». 

Aoriste, 



« Je dis » ou «j'ai dit » 
Singulier. — l^^pers. m do on i) do 

2*^ pers. we do 
3° pers. r do 



— 1 — 



Pluriel. — {"^«pers. tnido 

2° pers. wido 
3® pers. ye do 

Temps d'habitude, 

f J'ai coutume de dire » ou « j'étais en train de dire •. 
Singulier. — l***^ pers. m no «fo ou n no do 

i^ pers. foe no do 
3® pers. eno do 
Pluriel. — K^pers. mi no do 

2® pers. wi no do 
3® pers. ije no do 

Prétérit, 

« J'ai fini de dire ». 
Singulier. — l*"" pers. m ko do ou n ko do 

2® pers. we ko do 

3° pers. e ko do 
Pluriel. — li'^pers. mi ko do 

2e pers. wî ko do 

3° pers. ife ko do 

Futur, 

« Je dirai » ou « je vais dire » ou « que je dise ». 
Singulier. — l***^ pers. m na do ou n na do 

2® pers. we na do 

3° pers. ena do 
Pluriel. — i'°pers. mina do 

V pers. wi na do 

T pers. ye na do 



— 58 - 

fmpératif. 

(( Dis ». 
Singulier. — 2*^ peri». do 
Pluriel . — 1'^*' pars, mt na do 

2° pers. wi na do 

Infinitif, 

do dire 

na do devoir dire. 

Signification et emploi des temps. — L' c ao- 
riste » remplac^> à la fois notre présent et nos différents 
passés ; la signification de ce temps est vague: pour\^u 
que l'action r:e soit pas future, on peut toujours em- 
ployer l'aoriste. 

Ainsi on dira: je viens, m wa ; je suis venu hier, m 
wa so. 

Le c temps d'habitude > , comme son nom Tindiqùe, 
s'emploie pour une action qui se répète habituellement 
ou qui constitue un état habituel oii de quelque durée; 
il sert souvent aussi à traduire notre imparfait, lors- 
qu'on peut le tourner par l'imparfait du verbe « être en 
train de». Quelques exemples feront fpcilement saisir 
l'emploi de ce temps. 

Cette femme va vendre des œufs au marché, fwnu dye 
no yi sa azi ahiti me ( c'est-à-dire : cette femme a pour ha- 
bitude, pour métier, d'aller vendre des œufs au mar- 
ché). Si je disais : nonu dye yi sa azi ahiti me^ sans em- 



- 59 - 

ployer no^ cela voudrait dire : cette femme va en ce 
moment au marché ou a été à un moment quelconque 
au marché pour y vendre des œufs. 

Le lion vit dans les bois, kinikini no gbè zukàme. 

J'allais chez moi lorsque je t'ai rencontré, m no iji 
hwegbe wenu n kpe we. 

Le c( prétérit » ne s'emploie que pour une action ab- 
solument finie, c'est le passé absolu, le véritable par- 
fait : j'ai mangé, je puis partir ; m ko dunu, m sohu 
na yi. 

Le « futur » s'emploie dans tous les cas où on em- 
ploierait le futur français ; c'est également par lui qu'il 
faut traduire, la plupart du temps, le subjonctif et le 
conditionnel. Il rend aussi les expressions c aller, être 
sur le point de, etc. ». 

J'irai demain à Porto-Novo, m na yi soHogbonu; 

11 faut que j'achète du tabac, enômnaho azo; 

Si j'avais de l'argent, j'irais en voyage, ne m ti akwe^ 
m na yitome ; 

Je vais partir ce soir, m na yi egbe gbada ; ^ 

11 est sur le point de tomber, e najayi. 

U € impératif » s'emploie en dahoméen dans les 
mêmes cas qu'en français* 

Il en est de même pour V « infinitif ». Cependant il 
est à remarquer que l'infinitif suivant un autre verbe 
peut toujours se remplacer par un temps personnel, 
l'aoriate ou le futur, avec ou sans conjonction. Ainsi la 
phrase « je vais acheter du poisson » peut se traduire de 
quatre façons: 



— 60 — 

i^'myiho wevi, ce qui est la traduction littérale de la 
phrase française ; 

2» m yi ne ko wevi, c'est-à-dire : je vais afin d'acheter 
du poisson ; 

30 m yi m na ho wevi\ c'est-à-dire : je vais, j'achèterai 
du poisson ; 

4® m yi ne m na howevi, c'est-à-dire : je vais afin que 
j'achète du poisson. 

La troisième tournure est la plus correcte et souvent 
celle qui prête le moins à l'amphibologie. C'est aussi, 
avec la première, la plus usitée. 

Participes. — L^ participe ad//" (participe présent), 
se forme en faisant précéder l'infinitif de la syllabe me 
qui signifie a un homme, un individu, celui qui ». 
Ainsi de hlo « faire » on forme le participe meblo c fai- 
sant, celui qui fait » C'est à proprement parler un nom 
verbal. 

Plusieurs de ces noms verbaux sont très usités, 
d'autres le sont peu . On leur préfère souvent la forme 
de la troisième personne du singulier de l'aoriste. Ainsi, 
pour traduire « prenant >, au lieu de nieso, on dira e so, 
littéralement c il prend >. Bien entendu, si le sujet de la 
phrase est à la première ou à la deuxième personne, on 
aura m so ou we so, au pluriel mi so, wi so, ye so. 

Quant 2M participe passif {p2cciiQi\^Q passé), il se forme 
à l'aide d'une sorte de redoublement de Tinfinitif. Ce 
redoublement consiste dans la répétition de la syllabe 
radicale, avec ou sans modification de voyelle. Ainsi sa 
« fermer » donne sûsû t fermé » ; j^ « fendre » donne 
sizea fendu f^ etc« 



— 61 — 

. Si le verbe a par lui-même un sens passif ou neutre, 
le participe passé s'obtient en faisant précéder le radi- 
cal de mcj comme je l'ai dit tout à l'heure pour le par» 
ticipe actif. Ainsi />> « s'éveiller, être éveillé » donne 
me/ô i éveillé, qui s'éveille, ou est éveillé »• 

Il y a une autre façon de rendre le participe passif 
analogue à celle que j'ai indiquée plus haut pour le par- 
ticipe actif. Pour dire par exemple « une chose faite au 
Dahomé », on tourne c une chose ils font elle au Daho- 
mé », nu deye hloeDahôme, ce qui se prononce nu de ye 
hlive Dahôme. 

Pour rendre ïadjectif verbal exprimant l'action du 
verbe à l'état continu, on se sert de l'auxiliaire no. 
Ainsi « poisson volant o se dit wevi e no zô « poisson qui 
a coutume de voler ». 

Conjugaison interrogallve. — La conjugaison 
interrogalive n'est autre que l'affirmative précédée de la 
particule a, qui^ au commencement d'une phrase, a le 
sens de « est-ce que ». La seule particularité à noter est 
que le pronom de la seconde et de la troisième personne 
du singulier disparaissent à la suite de cette particule : 
entends-tu ? a se? voit-il 1 amô? 

Verbe iva « venir » . 

Aoriste. 

Singulier. — i'*pers. a mwa? onan wa 9 

2° pers. a wa ? 
3® pers. a wa ? 



— 62 — 

Pluriel. — l'«pers. amiwa? 

2* pers. a wi wa ? 
3® pers. a tje tva ? 

Temps d'habitude. 

Singulier. ^-^ l*"® pers. a m no wa ? on a il no wa ? 

2e pers. ano wa? 

3* pers. à no wa ? etc. 

Prétérit. 

Singulier. — 1*^ pers. a m ko wa ? oua n ko wa ? 

2® pers. a ko wa ? 
3® pers. a ko wa ? 

Futur. 

Singulier. — l''epers. a m na wa? on a n nawa ? 

2® pers. a nawa? 
3® pers. a nawa? etc. 
On peut encore rendre Tinterrogation par la simple 
intonation de la phrase, sans exprimer la particule a 
we na wa so ? tu viendras demain ? 

Conjugaison négative. — La même particule a 
sert à conjuguer les verbes négativement, mais alors 
elle se place à la fin de la phrase : 

Je ne viendrai pas, mnawa a; 

Je ne viendrai pas ici demain, mna wafisoa. 

Il y a en outre ddUx autres particules qui servent à 
conjuguer les verbes négativement ; ce sont o et ma. 



— 63 — 

Verbe so t prendre ». 

Aoriste. 

Sing.. — 1*"° pers. m so a ou fi ma so ou n ma so o 
. f^ pers. wesoa wemaso wemasoo 
3° pers. e so a e ma so e ma so o 

Plur. — If® pers. mi «0 a mi maso mimasoo 
2® pers. wisoa ivimaso wimasoo 
3® pers. ye so a ye ma so ye ma so o 

7'emps d^ habitude, 
mno so a ou n ma no so ou û n\a no so o, etc. 

Prétérit. 

m ko so a on n n^q ko sq ou n ma ko lo o^ etc. 
Remarqqe. — Le prétérit négatif signifie : f je i\^ 
pas fini dj3 prendre » et, par extension : t je îi*ai pas 
encore pris ». C'est la seule manière de rendre en daho- 
méen les phrases françaises renfermant la lociitipQ 
« pas encore » . 

Futur, 
m naso a ou fi ma na so ou fi ma na so o, etc. 

Impératif, 
so a ou ma so ou ma so o, etc. 

De ces trois tournures négatives, la première est de 
beaucoup la plus employée. Les deux autres ne sont 



— 64 — 

guère usitées qu'à Taoriste et à Timpératit ; à Taorisle, 
on les emploie généralement lorsque le verbe est au 
passé en français. 

On voit que la particule o joue par rapport à la néga- 
tion ma le même rôle que les mots français c pas > et 
« point • par rapport à la négative c ne », avec cette dif- 
férence que ma peut s'employer isolément. se met 
comme atout à la fin de la phrase. 

La forme interrogative peut être en même temps né- 
gative : 

Ne comprends-tu pas "i asea? 

Ne sais-tu pas le dahoméen "i ase fOgbe a ? 

Ne vas tu pas bien ? a /ô dagbe a? (i) 

Je dois même faire remarquer qu'on emploie beau- 
coup plus souvent en dahoméen qu'en français cette 
forme à la fois négative et interrogative. Ainsi la for- 
mule de politesse que je viens de citer : a fo dagbe a ? 
€ ne vas-tu pas bien ? > se dit toujours, alors même 
qu'on n'a aucun doute sur la bonne saiité de son inter- 
locuteur ; on dit encore et dans le même sens : a ma 
dagbe ? c est-ce que tu n'est pas bien ? » Pour dire t es- 
tu venu hier ?» on dira aussi bien a waso a? ou a ma 
wa so ? que a wa so ? 

Verbes actifs et verbes neutres. — Beaucoup 
de verbes dahoméens sont indifféremment actifs ou neu- 

(1) Littéralement: « ne t'es-tu pas bien réveillé ? » 
C'est la formule qui correspond à notre « comment allez 
vous? » On répond : m fô dagbe, okudèu, « je vais bien, 
merci », ou simplement dagbe a bien ». 



— 65 — 

très. Ainsi vo veut dire à la fois < achever > et c être 
achevé ». Nous avons d ailleurs la même chose en fran- 
çais pour le verbe « finir » et pour bien d'autres. Ce- 
pendant il arrive souvent aussi que l'on a deux verbes 
complètement différents, Tun pour le sens actif, l'autre 
pour le sens neutre, quand quelquefois en français le 
même verbe sert pour les deux cas. Ainsi c percer », 
verbe actif, se dit ze, et t percer », verbe neutre, se 
dit tô; € monter », verbe actif, se dit so-wa-ji, et 
« monter », verbe neutre, se dit ha, etc. Le vocabulaire 
donnera à ce sujet tous les renseignements nécessaires. 

Il arrive assez fréquemment que le verbe neutre 
s'obtient par le redoublement, soit exact, soit approxi- 
matif, du verbe actif. Ainsi mit veut dire « arrondir » 
et mlimli « être rond » ; hu veut dire « sécher » , verbe 
actif, et huku « sécher », verbe neutre ; ze « fendre » et 
zi2e « se fendre * ; le a tourner » , verbe actif, et lele 
« tourner », verbe neutre ; dâ € agiter » et didâ « s'a- 
giter, trembler » ; gu « corrompre » et gugu « se cor- 
rompre, pourrir » ; gbu « perdre » et gbugbu « s'éga- 
rer * ; ha € compter » et hiha < calculer » ; hà « con- 
sumer » et hîhâ f manquer » ; ki c éteindre » et kiH 
« s'éteindre », etc. 

Quelquefois c'est la transformation contraire qui a 
lieu : ainsi he veut dire « agoniser, être étourdi » et 
hi'he « étourdir », etc. 

D'autres fois la signification du verbe est simplement 

modifiée ou étendue par le redoublement ; quelquefois 

elle reste la même. Ainsi ^rveut dire « tenir » et hihT 

« diriger, gouvernor » ; ji « naître » etjeji « commen- 

3. 



^ 66 - 

cer » ; ja « tomber » eijija « survenir * ; sa et sisa veu- 
lent dire « couler », si et sisi « fuir », etc. (Voir pour 
plus de détails au paragraphe qui traite de la composi- 
tion des mots par redoublement). 



'. — Il n'existe pas de voix passive propre- 
ment dite en dahoméen. H y a un certain nombre 4e 
verbes qui ont par eux-mêmes une signification passive ; 
on les trouvera dans le vocabulaire. 

Beaucoup de verbes actifs prennent une signification 
passive par suite du redoublement, comme nous l'avons 
vu plus haut pour le participe passif et pour les verbes 
neutres. On a ainsi : su « fermer » et sûsû « être fer- 
mé », hû € couvrir » et hûhû « être ouvert », etc. 

Lorsque le verbe passif n'existe pas, on rend le passif 
par l'actif, en faisant du sujet français le régime direct 
en dahoméen. Exemple : 

« Cet homme a été tué par les voleurs » ; tournez : 
« les voleurs ont tué cet homme », ajôto le huwi sunu 
dye. 

Lorsqu'il n'y a pas en français de régime indirect, on 
prend comme sujet le pronom de la troisième personne, 
singulier ou pluriel. Exemple : 

« Cet homme a été tué ; » tournez : « ils ont tué cet 
homme » ou « il (pour « on ») a tué cet homme, » ye 
huwi ou e huwi sunu dye ; ou encore : « cet homme, ils 
Tont tué », sunu dye, ye huwi e. 

Verbe pronominal. — Il n'existe pas non plus en 
dahoméen de conjugaison pronominale analogue à la 
nôtre. 



— 67 — 

La plupart des verhes pronominaux au sens neutre 
peuvent se rendre en dahoméen par un verbe spécial, 
souvent formé par redoublement : ainsi : « se fendre » 
se dit zize, ce se plier i se dit fèy etc. 

Tous les verbes dits essentiellement pronomipaux ont 
des équivalents en dahoméen : se repentir, vive ; s^ef- 
forcer, gba ; s'enfuir, hô ; s'envoler, zô, etc. 

Quant aux verbes pronominaux dans lesquels le sujet 
exerce directement et véritablement Faction sur lui- 
même, s'ils ne peuvent se rendre par un verbe ou une 
tournure spéciale, on traduit mot à mot la phrase fran- 
çaise, en ajoutant au pronom le mot desu c même ». 
Ainsi « Je me frappe i se traduira m hô mi desu (je frap- 
pe moi-même) ; f il s'est tué », e huwie desu (il a tué 
lui-même), etc. 

Verlmi» (x^pef iiQxii^elQ. — 11 existe en dahoméen 
un certain nombre de verbes impersonnels ; il y en a 
inème deux catégories. 

Ceux de la première ont habituellement pour sujet le 
pronom e de la troisième personne du singulier : ils 
correspondent donc exactement à nos verbes imperson- 
nels fFançais. Les plus usités sont : 
e piVi, il est agréable ; 
e wiya, il est plaisant pour ; 
e W ou e vivè^ il est pénible ; 
enôy il est bon, il est nécessaire, il faut ; 
esigây il est permis, il se peut que ; 
e ciko, il est fatigant, etc. 
Exemples : e vivi nu mi, il est agréable à moi, c'est- 



- 68 - 

à-dird je suis content ; e wiya mi a, il n'est pas plaisant 
pour moi, c'est-à-dire je m'ennuie ; e vè nt, il est péni- 
ble à lui, c'est-à-dire il regrette, il se repent ; e fiô m 
na yi Kutonu, il est bon, il faut que j'aille à Gotonou ; 
e sigâ ahosu na wa egbe, il se peut que le roi arrive au- 
jourd'hui ; e ciko nu mi, il est fatigant à mol, c'est-à- 
dire je suis fatigué. 

Ces verbes peuvent aussi avoir un substantif pour 
sujet : ndudu vivt nu mi, le manger m'est agréable, je 
suis content de manger ; nu ce nana vè nu mi, ma mau- 
vaise action m'est pénible, je me repens de ma mauvaise 
action ; yôzo ciko nu mty la chaleur me fatigue, etc. (i). 

L'autre classe de verbes impersonnels comprend des 
verbes ordinaires qui, dans la traduction de certaines 
formules très fréquemment employées, ont pour sujet 
un substantif toujours le même. Comme les verbes pré- 
cédents, ils servent à traduire un grand nombre de gal- 
licismes. 

Ainsi € j'ai faim » se dit hôvè si mi, c'est-à-dire < l'a- 
mertume du ventre, la faim m*étreint » . 

a Tu as faim > se dira hôvè si we, < il a faim » hôvè 
sie, etc. 

(c J'ai soif » se dit sinu gblasi miy c'est-à-dire < le 
manque de boire me resserre » ; <c tu as soif » se dira 
sinu gblasi n^e, etc. 

c( J'ai peur » se dit hèsi di mi, c'est-à-dire « la peur 

(1) On trouvera beaucoup d'idiotismes de forme im- 
personnelle, dans le vocabulaire dahoméen français à 
la lettre e. 



. - 69 - 

ma, me tient )> ; a tu as peur i se dira hèsi di we, 
etc. (1). 

c Je suis heureux » se dit home hûhtï nu mi ou home 
hû mi, c est-à-dire « le cœur est ouvert à moi, ou le 
cœur m'ouvre » . 

Il y a encore quelques autres idiotismes analogues 
qu'on trouvera dans le vocabulaire. 

Verbe ôtre. — Le verbe a être », en tant que ser- 
vant simplement d'union entre le sujet et l'attribut, 
n*existe pas en dahoméen : 

« Le roi est bon > se traduit ahàsu dagbe ou ahdsu e 
dagbe, c'est-à-dire « le roi bon » ou « le roi lui bon » . 

Lorsque le pronom personnel tient ainsi lieu de verbe 
« être », il faut employer toujours le pronom isolé {i)- 
Exemples : 

Je suis soldat, ïie tuîto : ils sont méchants, ye mena a 
ou yedle menô a. 

Souvent on met le pronom à la fin de la phrase : 
tuîto /7e, meilO a j/edle, etc. 

Le verbe « être » signifiant « exister » se traduit par 
gbè ; signifiant « se trouver à tel ou tel endroit », il se 
traduit par m, Ht, n/?, do o\xde : le mot n£ signifie plus 
spécialement « être ici » et le mot de € y avoir » . 

L'expression « c'est » se rend, soit par ni qu'on place 
à la fin de la phrase, soit par e ne qu'on place au com- 



(1) On peut aussi traduire comme en français m di 
hèsi, we di hèsi, etc. j'ai pour, tu as peur, etc. 

(2) Comparez avec l'arabe et le haoussanais. 



-^ 70 — . 

mencement et qui est un véritable verbe impersonnel, 

soit enfin par le pronom de la troisième personne, 

qu'on place à la fin ou au commencement. Exemples : 

C'est la maison du roi, ahàsu hwe ni ou e ne 

ahosu hwe ; 
C'est un homme, e sunu ou sunu e. 
On peut encore se servir du pronom dye, qui signifie 
« celui-ci, celle-ci, ceci » : asi ce dye a c'est ma femme », 
mot à mot « femme ma celle-ci » . 

Pour la traduction du verbe « être » signifiant « ap- 
partenir », voir plus loin le paragraphe des adjectifs et 
pronoms possessifs. 

Verbe avoir. — Le verbe « avoir » signifiant 
« avoir sur soi ou chez soi » sans idée bien marquée de 
possession se traduit par di; s'il signifie « posséder », 
il se traduit par ti et quelquefois par do. 

Ainsi mdisode veut dire « j'ai un cheval », sans que 
rien indique que ce cheval m'appartienne, a j'ai un che- 
val chez moi, je me sers d'un cheval » ; au contraire 
m ti so de veut dire t j'ai un cheval, je suis en posses- 
sion d'un cheval w. 

L'expression a y avoir » se rend par le verbe de : il y 
a beaucoup de monde devant la maison, e de gbèto gege 
hwe nukô. C'est encore un verbe impersonnel. 

E de a « il n'y a pas », c'est-à-dire « il n'y a rien, je 
n'ai rien ou je n'en ai pas », est une formule très usitée, 
qui correspond au ma kân che des Algériens et au ma 
fihche des Egyptiens. 



— 71 - 

Sjrntaxe des verbes. — La syntaxe des verbes 
est très simple, puisque la conjugaison ne renferme à 
proprement parler qu'un mode et que le radical reste 
invariable. 

Lorsque le sujet est un substantif, on peut, soit le 
faire suivre immédiatement du verbe, soit intercaler en- 
tre les deux le pronom sujet. Ainsi « l'oiseau vole » peut 
se dire hèvi zô ou hèvi e zô. 

Une fois que le sujet est connu, s'il demeure le même 
pour toute une série de verbes, il est inutile de le ré- 
péter. Exemple : 

Je prends mon fusil, je tire, je tue le lion, je le man- 
ge : ne na ht tu ce, na da, na wi kinikini, na dunu ni (1). 
Généralement on met le complément direct avant le 
complément indirect. Lorsque le complément direct est 
un pronom, il suit presque toujours immédiatement le 
verbe. Cela donne lieu fréquemment à des contrac- 
tions que nous étudierons un peu plus loin dans un cha- 
pitre spécial. 

Beaucoup de verbes transitifs en français sont in- 
transitifs en dahoméen et réciproquement. Quelques- 
uns peuvent s'employer indifféremment à l'état transitif 
ou à l'état intransitif. Toutes ces circonstances sont in- 
diquées dans le vocabulaire. 
Le régime indirect des verbes intransitifs est précédé 

(1) On remarquera ici l'emploi de la particule na 
pour le présent. C'est qu'en effet les dahoméens em- 
ploient très souvent le futur à la place du présent dans 
un récit : c'est le c futur de narration i. 



ii. 



) 



de la préposition qu'exige le sens du verbe. La plus gé- 
néralement employée est nu, qui veut dire « à, pour » : 
il a blessé son frère, e hwakpa nu novi tO (mot à mot : il 
a frappé une blessure à son frère) ; tu fais mal à cette 
femme, we du fionu dye et non pas we du nu fionu dye^ le 
verbe « faire mal » ayant pour équivalent en dahoméen 
Un verbe transitif. 

Deux verbes, na t donner t et fû f donner, rendre » 
veulent leurs deux compléments au régime direct, 
comme le verbe docere en latin ; 

donner quelque chose à quelqu'un, na nde mede ; 

donne- moi quelque chose, /ja mi nde ou na nde mi-, 

rends-moi mon bâton, fû mi kpoge ce ; 
Cependant le verbe fû peut suivre la règle ordinaire : 

rends-lui son bâton, fû ni kpoge tô. 
On remarquera à ce propos que cette forme ni, dont 
j'ai déjà parlé, et qui est la contraction de wwe, s'em- 
ploie assez fréquemment dans le langage, là où la logi- 
que demanderait e. On en a un exemple dans la phrase 
citée plus haut : « je prends mon fusil, je tire, je tue le 
lion, je le mange », ne na hi lu ce, na da, na wi kinikini, 
na dunu ni^ au lieu de na dunu e. Ceci s'explique aisé- 
ment par le peu de sonorité du mot e et la facilité avec 
laquelle il se contracte ou disparaît après une voyelle. 

Verbes séparables. — Nous avons vu plus haut les 
noms séparables. Il y a aussi des verbes séparables : 
ici nous avons des analogies en allemand et en anglais^ 
où beaucoup de verbes composés rejettent à la fin de la 
phrase l'affixe, préposition ou adverbe, qui entre dans 
leur composition. 



— 73 — 

En dahoméen, les verbes séparables sont générale- 
ment le produit de la juxtaposition de deux verbes qui 
concourent successivement à exercer l'action indiquée 
par un seul verbe en français. 

Ainsi « apporter » se dit so-wa : so veut dire « pren- 
dre » et wa c( venir ». Pour traduire : « apporte moi un 
fusil »5 je dirai : « prends un fusil, viens à moi, » so tu 
ivanumi. Voilà ce que c'est qu'un verbe séparable en 
dahoméen. 

On voit que leur syntaxe est très facile. Il suffit d'in- 
tercaler entre les deux verbes composants le complé- 
ment qui se rapporte au premier. 

D'ailleurs on peut ne pas séparer les éléments de ces 
verbes, et dire par exemple : sowa tu nu mi ; mais cette 
façon de parler est moins correcte et on doit lui préfé* 
rer la première . 

J'ai indiqué les verbes séparables, comme les noms 
séparables, par un trait qui joint les deux parties com- 
posantes. Ainsi on trouvera : « emporter » so-yi, « ac- 
quitter » jô'doj etc. Ceci indique qu'il faudrait traduire, 
par exemple : « emporte ce siège », so zikpo dye yi ; f le 
juge a acquitté cet homme », hwedotojô sunu dye do, etc. 



CHAPITRE IV 



NOMS DE NOMBRE 



La numération dahonr.éenne, comme celle de beau- 
coup de peuples nègres, est la numération par cinq ou 
quinquennale. Nous avons, nous, dix nombres simples, 
61 après dix, nous disons : dix et un (iindccim), dix et 
deux [duodecim), etc. Les Dahoméens n'ont que cinq 
nombres simples; après cinq, ils disent : cinq et un, 
einq et deux< etc., jusqu'à dix. Ensuite ils comptent : 
dix et un, dix et deux, dix et trois, dix et quatre; quinze^ 
quinze et un, quinze et deux, etc.; vingt, vingt et un, 
ete. ; vingt-cinq et un, vingt- cinq et deux, et ainsi de 
ftuite. 

Outre les cinq premiers nombres, les Dahoméens 
n'ont de mots spéciaux que pour les nombres dix, 
quinze^ vingt, trente, quarante, deux cents, quatre 
mille, et par exception le nombre six. 

On peut dire qu'ils comptent par un jusqu'à cinq, 
par cinq jusqu'à quarante, par quarante jusqu'à deux 
cents, et par deux cents jusqu'à quatre mille. Ainsi 80 
se dit (( deux quarante », 500 se dit « deux fois deux 
cents et deux quarante plus vingt », etc. 



- 7S - 

Il tnnif où le voit, une certaftté habitude pour comp- 
ter ave<5 ce système si diflférent du nôtre ; l6 mieux est, 
je crois, d'apprendre par cœur le tableau qtiî èilit. 

Remarque. — Les noms de nombre, comme tous les 
déteftnifiâlîfs, se mettent après le nom qu'ils détermi- 
nent. De plus, et d'après une règle énoncée plus haut, 
comme ils renferment en eux une idée de pluralité, on 
laisse au singulier le nom qu'ils accompagnent : c vingt 
hommes » sunu koy « cent hommes ^$unu kâwê ko. 

i dokpo ou de 4 ène 

i wé 5 atô 

3 atô (i) 6 aize (ayize) (2) 

(i) 11 m'a été très difficile de saisir la différeûce de 
prononciation qui distingue les deux nK)ts dalM>méens 
employés pour « trois » et pour « cinq ».Le mot voulant 
dire « trois » n'est certainement pas eto. que donne 
M. Henrici. Le mot voulant dire « cinq » ne peut pas 
non plus être a/^ô, comme l'indiquent MM. Gourdioux 
et d'Âlbéca : ce serait le seul mot dalioméen renfermant 
une consonne doublée ; d'ailleurs ce redoublement 
nest, comme je le disais plus haut, qu'une façon d'atti- 
rer, en parlant, l'attention sur le mot que l'on veut pré-* 
ciser, et Ion entend prononcer deux t aussi bien pour 
trois que pour cinq. Je ne me suis arrêté à l'orthogra^ 
phe âto pour « trois » et atO pour t cinq t qu'apf es 
avoir fait répéter ces mots bien des fois et par une tren- 
taine d'iiMÏigènes au moins. 

Il) li est difficile de trouver dans aize la forme tUo 
dokpo ou atô de c einq et un y. En mahi on dit eiae : 
aize et eise viennent peut-être du mot aehanti a»ia qui 
veut dire c six », et ce mot a'esi peut-élre substitué au 
vieux mot dahoméen, qu'on retrouve d'ailleurs dans le 
courant de la nmnératiou. Aûa» « vingt^i » ne se dit 



— 76 — 



7 tewe (pour atô 

ive) 

8 tâtô (pour atô 

àtô) 

9 tène (pour aiô 

ène) 

11 wodokpo 

12 ^^e^^?^ (pour î/;o 

13 wàto (pour îz^o 

14 wène (pour iz?o 

^) 

15 àfotô (1) 

16 a/b^o nukû dok- 

po{i) 



1 7 a/otO nukû we 

18 afotô nukimitd 

19 a/btô nukwène 

20 Ao 

21 A;o nuA-û ^oArpo 

22 A-o nukû we 

23 A-o nukwâtô 

24 A:o nukwène 

25 A-o (2^(7 

26 koatdnukûdokpo 
n ko atô nukû we 

28 A:o a/ô nukwâtô 

29 ko atô nukwène 

30 ^6â 

31 ^ôâ nuAv2 dokpo, 

etc. 
35 ^ftâio (pour ^6â 
crfô) 



pas ko aize mais /co atô nukû dokpo. Il est à remarquer 
aussi, que si Tachanti n'a pas la numération quinquen- 
nale, le dialecte anlo ne l'a qu'à moitié : tandis que les 
cinq premiers nombres sont les mêmes qu'en dahoméen, 
€ six » se dit ade, « sept » adere ou dadre, « huit » nyi, 
et « neuf » nyide, ce qui semble signifier : six, six et un, 
huit, huit et un. 

(1) Afotô est peut-être dérivé de wo atô « dix et cinq ». 
En tous cas afo^ qui veut dire « pied », est le mot 
employé pour désigner « deux cents », de sorte que 
« mille » (cinq fois deux cents) se dit afo atô ou afatô, 
qu'il ne faut pas confondre avec afotô. 

(2) Ge mot nukû qui joue dans la numération le rôle 
de notre conjonction f et »•, signifie proprement « grain 
du visage »: c'est le mot employé pour désigner l'œil. 



— 77 



36 gbâtff nukû dok- 
pOy etc. 

40 kâde (c'est-à-di- 

re une corde) 

41 kâde nukû dokpo 

42 kflde nukû we 

43 kflde nukwâtô 

44 kâde nukwène 

45 kâde atô 

46 kâde aize 

47 kâde iewe 

48 kâde tâlô 

49 kâde tène 
oO kâde wo 

51 Â7>rfe wodokpo 

53 kâde wâlô 

54 Â'«(/e ?/'^?Z6î 

55 kâde afolô 

56 kâde afotô nukû 

dokpo 

57 ^/^lie a/oto nMÂ'w 

we 

58 kâdeafoUl nuk- 

wâtô 
69 ÂYfrf^ ûf/b/f7 nw^- 
wène 

60 kâde ko 

61 A«rfe ^0 nwÂ'w 

(io/cpo (etc., 



comme à par- 
tir de 20) 
70 kâde ghâ 

80 A:â;r^ (c'est-à-di- 

re deux cor- 
des) 

81 kâwenukû dokpo 

(etc., comme 
à partir de 40) 
90 kâwe wo 

100 kâwe ko 

120 kâl() (c'est à-di- 
re trois cor- 
des; 

160 /i-âne (c'est-à-di- 
re quatre cor 
des) 

200 fl/bf/(? (c'est-à-di- 

re un pied) 

201 afode nukû dok- 

po^ etc. 

205 afode atô 

206 afode aize, etc. 

210 afode wo 

211 afode wodokpo, 

etc. 
220 afode ko 
240 afode kâde 
280 afode kâwe 
300 afode kâwe ko 



- 7« - 

(00 afowe (c'est- à- i.800 afoUne 

rjire deux 2. 000 afoiro ou afoo 

pieds) 2.200 afoirodo/ifo 

401 afQinnukûdok' 2,W0 afowewe 

po 2.600 afotràtô 

405 afoireatô 2.800 afowhie 

406 afoirfiaize 3.000 afofQ!ô{i^ p.) 
^10 afowewo 3.^00 afofoUmuktldok- 
411 afoire irodokjjo ^o (16 pieds) 
415 afoweafoW 3.400 afofotônuh'ffire 
420 fl/b;/'tf Ao 3 . 600 afofotônvkwàtô 
500 a.^o/r^ kâwe ho 3.800 afofoiônuktrcne 
600 miwâlô (1) ou 4.000 ^<?/76fl 

fl/*^//^' 5.000 degbaafalô 

700 marâlôkàireko 6.000 deqba afoiro 

800 «/"^w^ 8.000 degbawe 

900 0/*^»!^ k rare ko 12.000 degbàtô 

1 . 000 afo-atn ou a/o/ô 1 6 . 000 degbène 

1.200 afo-aize ou a f ai' 20.000 degbatô 

ze 100.000 degbakoatô (25 

1.400 a/b/^/r^ fois 4.000). 
i 600 a/b.V//f7 

t. 000, 000 degbafodehldetco f250 fois i.OOOi. 

Voici quelques nombres traduits en dahoméen pour 
donner une idée de la façon de compter des indigènes : 
425 rt/oM?^ Â'o û/f7 (deux fois 200 plus 25). 

(Ij NuirâUl est probablement pour ?i« r7/f7 « trois 
choses » ; peut-être nu servait-il autrefois comme afo à 
désigner je nombra 200. 



— rj — 



789 nuwCitf) knwe kokâwe iène (600 plus 80 plus 20 

plus 80 plus 9). 
1894 afèlô afène kâwe îr^w^ (1.000 plus800 plus 80 
plus 14j : ce dernier nombre est la traduction 
exacte du nombre français. 
Pour les nombres à partir de 200, afin d'éviter da$ 
confusions regrettables, jai écrit en un seul ^lot les 
nombres qui se multiplient l'un l'autre, et en plusieurs 
piotsceux qui ne se multiplient pas. 

Ainsi j'écris kâwe 80, parce que ce mot signifie < 2 fois 
40 », mais j'écris en deux mots hâwe ko iOO, parce que 
cette expression signifie « 2 fois 40 plus 20 ». 

Remarque. — A Porto-Novo on a une autre façon de 
compter de six à dix. On dit : 

soit (lize soit cidokpo 

iewe ciâwe ou ciyâtve 

tCitô ciâlô ou ctyàto 

tène ciène ou ciyène 

tvo awo 

Nonibrea ordinaux. — A l'exception du mot 
f premier » qui se dit nukô, lequel mot signifie aussi 
« front, devant », les nombres ordinaux se forment des 
nombres cardinaux correspondants, en ajoutant comme 
suffixe la sylla go, qui veut dire isolément « plein » ou 
:< remplir ». Exemples : 

deuxième, wego 

troisième, âlôgo 

dixième, wogo 

quarantième, kâdego 

centième^ kàwe-ko'go, etc» 



— 80 - 

« Dernier » se dit vuvo du verbe vo « finir » ou megn- 
do, c'est-à-dire « qui est en arrière ». 

IQ^ombres fractionnaires. — A part le mot « moi- 
tié » ou « demi » qui se dit adade, les nombres fraction- 
naires ne sont autres que les nombres ordinaux corres- 
pondants précédés de rntma qui signifie f partie » . Exem- 
ples: 

tiers, mima àlôgo, c'est-à-dire « troisième partie » ; 
quart, mima ^n^^o, c'est-à-dire «quatrième partie»; 
cinquiènie, mima atôgo, etc. 

lO^ombres multiplicatifs. — Les nombres multi- 
plicatifs s'obtiennent en ajoutant à la suite des nombres 
cardinaux correspondants le mot dogbu, qu'on prononce 
quelquefois dobuy et dont la signification ne me semble 
pas bien précise. Exemples : 

double wedogbu, 
triple âtôdogbuy 
quadruple ènedogbu, etc. 

Ces mots sont à la fois substantifs et adjectifs. 

Le mot € fois » se dit azô : la traduction des expres- 
sions françaises « une fois, deux fois, etc. » n'offre au- 
cune difficulté. Exemple : 

une fois, azô dokpo ; 

deux fois, azô we ; 

cent fois, azô kfnve ko, etc. 



CHAPITRE V 



ADJECTIFS QUALIFICATIFS 

I^ifférentes formes des adjectifs. — Les adjec- 
tifs proprement dits sont en très petit nombre dans la 
langue dalioméenne. 

Quelques-uns se composent de deux syllabes, dont la 
première est le verbe di ou do 9 avoir » souvent défiguré 
par la contraction. Ces adjectifs sont en même temps des 
verbes. Exemples : 

dagbe « bon » et « être bon, être bien » ; 
dafio « grand » et « être grand » ; 
dolio f usé, vieux » et « être usé, être vieux » ; 
difjia, € long p et « être long i),etc. 

Les vrais adjectifs sont formés d'une syllabe re- 
doublée : 

fifa, frais ; 
^afja, grand ; 
viviy bon (au goût) ; 
kuku, mort; 
wewe, blanc; 

5. 




— 8i -" 

tcnoi, noir ; 
veve, rouge ; 
vovo, jaune ; 
fefe, bleu, etc. 

A côté de ceux-là, je dois citer l'interminable liste 
des adjectifs formés au moyen de la particule me. dont 
j'ai dit un mot déjà au sujet des participes présents. 
Mais ces mots ainsi formés, bien que jouant le rôle dad- 
jectifs. doivent être classés plutôt parmi les substantifs. 
J'en dirai autant de ceux formés à l'aide des suffixes nôy 
tô et to. D'ailleurs nous reparlerons de tout cela à propos 
de la composition des mots. 

Pour suppléer au petit nombre des adjectifs, on em- 
ploie fréquemment le verbe à la troisième personne du 
singulier. Ainsi l'adjectif c beau » n'existe pas en daho« 
méen, mais le verbe c être beau », qui nous manque, 
existe et se dit ftô : pour dire t un bel homme », on dira 
sunu de e /lô, un homme qui est beau. L'adjectif t ma- 
lade » n'existe pas, mais le verbe • être malade » existe 
et se dit jazô. Pour dire t je suis malade », on dira tout 
naturellement m jazô; pour dire t un homme malade », 
on dira sunu de e jazô, un homme qui est malade. 

On peut aussi employer le participe présent du verbe: 
meftô (1), mejazô, etc. 

Souvent le verbe est employé comme adjectif sans 

flj Ce mot mefiô n'est presque jamais employé seul, 
mais il l'est très fréquemment uni à la particule néga 
tive a : me/là a, « mauvais, méchant ». On dit parfois 
muflô a. 



qu'on ait besoin d'exprimer le pronom e. Ainsi kuji 
c être sale » s'emploie aussi pour dire cr sale », bien 
qu'il soit plus correct de dire e kuji ou mekuji. 

Il arrive quelquefois que le cas contraire se produit : 
Tadjectif existe et le verbe n'existe pas. Dans ce cas on 
fait simplement suivre le sujet de l'adjectif attribut^ le 
verbe « être » n'existant pas en dahoméen : 

je suis grand, ûe gaga (moi grand); 
ce papier est noir, wema dye wiwi ou wema dye e 
wiwi (papier-ce noir ou papier-ce lui noir). 

Syntaxe des adjectifs. — Les adjectifs sont inva- 
riables : le même mot sert pour le masculin et le fémi- 
nin, le singulier et le pluriel. Exemples : 

un homme bon, sunu dagbe ; 
une femme bonne^ fionu dagbe; 
des hommes bons, mnu le dagbe; 
des femmes bonnes, fionu le dagbe. 

Cependant, mais seulement lorsque l'adjectif est en 
môme temps substantif, c'est-à-dire lorsqu'il est formé 
à l'aide des mots nie, nô, (6 ou to, on peut écrire le signe 
du pluriel le à la suite du qualificatifau lieu de le mettre 
à la suite du substantif : mais il ne faut jamais le répéter 
deux fois. Ainsi on peut dire : 

fionu le mewi ou nonu mewi le, des femmes noires, 

des négresses ; 
là le kpotonô ou là kpotonô Icy des animaux bossus, 

des chameaux, etc. 



- 84 - 

L'adjectif se place toujours après son substantif : c'est 
toujours la règle du mot déterminant se mettant après 
le mot déterminé. 

Degré de comparaison. — Le comparatif de ntpé- 
riorité se forme en ajoutant à la suite de l'adjectif le 
mot wu (quelquefois prononcé w) qui signifie « dépasser, 
surpasser » et par là « plus, davantage ». Exemple : 

dagbe, bon ; 

dagèe wu, meilleur. 

Le « que » qui suit le comparatif en français ne s'ex- 
prime pas en dahoméen : 

L'éléphant est plus grand que le lion, ajinaku e daho 
wu kinikini (mot-à-mot : éléphant lui grand surpasser 
lion). 

« Plus » accompagnant un verbe se rend par le même 
mot wu, qui se comporte alors absolument comme un 
verbe. Exemple : 

J'ai travaillé plus que toi, m wu we wazo (mot à mot : 
moi surpasser toi travailler) ou m wazo wu we (moi tra- 
vailler surpasser toi). 

Le comparatif d'infériorité se forme de même à l'aide 
du mot we qui signifie « diminuer, être moindre que ». 
Exemples : 

grand, daho ; moins grand, daho we ; 
bon, vivi; moins bon, vlvl we; 

La datte est moins bonne que la banane, 5^/e e vivi we 



— 85 — 

kokwe (moi à mot datte elle bonne être moindre que ba- 
nane). 

11 a moins marché que moi, e we m dizô (1) (lui être 
moindre que moi marcher) ou e dizô xce mH}mm2LVç\\ev 
être moindre que moi). 

Cette tournure est beaucoup moins usitée que celle 
du comparatif de supériorité. 11 vaut mieux tourner la 
phrase de façon à pouvoir employer ce dernier. 

Le comparatif d'égalité se rend au moyen de la prépo- 
sition md qui veut dire « comme » : 

Je suis aussi grand que toi, ne dahomô we (mot à mot : 
moi grand comme toi). 

Le superlatif relatif ^Q rend au moyen du mot wu que 
nous avons vu plus haut et du pronom relatif e. Exem- 
ples : 

Le plus grand des hommes, ghèto (2) e daho wu devo le 
(mot à mot; l'homme qui grand surpasse les autres, 
riiomme qui est plus que les autres) ; 

le meilleur des deux, e dagbe wu devo (celui qui est 
meilleur que l'autre). 

Le superlatif absolu se rend à l'aide de l'adverbe trala 
ou tlala, qui correspond exactement à notre mot «très »: 

(1) Dans celte tournure où Ton met wu ou we immé- 
diatement après le sujet, le second terme de la compa- 
raison devient sujet du verbe : il faut donc le pronom 
sujet m et non mi. 

(2) Sunu veut dire « homme » par opposition à 
« femme » ; f/bèlo veut dire « être humain, mortel », 
mot à mot « être vivant ». Comparez vir et homo. 



cet homme est très grand, sunu dye megaga trala ; 

ces aliments sont bien mauvais, ndudu dye menatla 
trala. 

Au lieu de irala, on peut employer les mots dekpe, 
kaka, glâgla.Ce dernier correspond à peu près à nos ex- 
pressions « énormément, excessivement, etc. » 

une jeune tille très jolie, vi nonu e M dekpe ; 

un homme excessivement laid^ sunu menana gldglû 
nukûme (un homme excessivement mauvais de visage). 

Une façon très fréquente de rendre le superlatif absolu 
est la répétition pure et simple du positif, qui existe au 
reste chez nous dans îe langage familier. Nous entendons 
dire couramment : « C'était joli joli î c'est une grande 
grande maison î » Cette manière de parler s'imprime 
même dans les journaux et dans les livres. 

On dit de même en dahoméen : hwe dahodaho, une très 
grande maison ; sunu daghedaghe^ un homme excellent,etc. 

Lorsque « bien », devant un adjectif, est employé dans 
le sens de c( trop », on le traduit par su, qui se place 
avant l'adjectif, ou susu, qui se place après : 

ma hutte est bien petite, ho ce su hpèvi ou hdce kpèvi 
s usa. 

Les mots « si, tellement » devant un adjectif suivi de 
(( que » se traduisent par su, qui précède toujours l'ad- 
jectif; le « que » ne se traduit pas : 

tu es si petit que je ne te voyais pas, we su kpèvi m 
no mO we a. 

Les mômes mots, accompagnant un nom, se tradui- 
sent par sukpo^ qui se met après le nom : 

il y a tant d'arbres qu'on ne voit pas la maison, e de 
ati sukpo ye mô hwe a. 




CHAPITRE VI 



ADJtfCTlFS ET PRONOMS DÉTERMINATJFS 

PosâessifiB. — Les adjectifs possessifs sont les sui- 
vants : 

ce, mon^ ma 
towe, ton, ta 
tOy son, sa 
mitô, notre 
witd, votre 
yetôf leur 

Exemples : mon pagne, avo ce ; ta mère, no towe; 
son frère, novi ta ; notre maison, hire miiô; votre pays, 
to îvitO; leur cheval, sa yetô. 

Lorsque le substantif accompagné d'un adjectif pos- 
sessif est modifié en outre par un qualificatif, on place 
le possessif entre le nom et ce qualificatif : mon bon 
cheval, sa ce dagbe. 

Au pluriel, on peut mettre la particule le soit à la 
suite du nom, soit à la suite de Tadjectif possessif. Ce- 
pendant, sauf pour ce et tofre^ il est mieux démettre le 
après l'adjectif possessif : 



- 88 — 

Mes habits^ awu le ce ou awu ce le; tes amis, hôiô le 
towe ou hfHô towe le; ses esclaves, kânumo lô le, etc. 

Sauf ce^ les adjectifs possessifs sont formés des pro- 
noms personnels et du mot to ou tô^ qui en composition 
signifie « père de, appartenant à, en possession de, 
ayant trait à ». Towe est pour weto ou wetô, qui appar- 
tient à toi ; iô serait régulièrement eto, mais e s'élide 
toujours. Les autres sont formés régulièrement. 

Remarque. — - Les adjectifs possessifs accompagnant 
un nom séparable se placent, ainsi que nous l'avons vu, 
entre les deux parties de ce nom : 

nukû'Ce-me, mon visage ; to-towe-me^ ton pays, etc. 

Cependant on peut dire aussi nukûme ce, tome towe^eic. 

Les pronoms possessifs sont formés des adjectifs pos- 
sessifs auxquels on ajoute le mot dije, qui signilio 
(( ceci ». Le pronom de Li troisième personne conserve 
son e initial : etodije. Au pluriel, la particule le se place 
entre l'adjectif possessif et le mot dije. On a donc : 

cedije, le mien ou la mienne, pluriel celedye ; 
towedije, le tien ou la tienne, pluriel loweledjje ; 
etôdfje, le sien ou la sienne, pluriel etoledjje ; 
tnitfJdjje, lo nôtre ou la nôtre, pluriel mitôledye ; 
wifôdfje, le vôtre ou la vôtre, pluriel wilOledjje ; 
yelôdjje, le leur ou la leur, pluriel ijetôledtje. 

Il existe une autre forme de pronoms possessifs, qui 
restent invariables au pluriel. La première personne 
est de formation irrégulière; les autres personnes no 
sont que l'adjectif possessif précédé de me a homme, 



— 89 — 

individu, celui qui ». Ainsi on a metowe^ t celui qui est 
tien, ton individu », c'est-à-dire « le tien », etc. En 
voici le tableau : 

cewoy le mien, la mienne, les miens ; 
metowe^ le tien, la tienne, les tiens ; 
melô, le sien, la sienne, les siens; 
memitô, le nôtre, la nôtre,^ les nôtres ; 
mewitô, le vôtre, la vôtre, les vôtre^ ; 
meyetô, le leur, la leur, les leurs. 

C'est l'une quelconque de ces deux formes que Ton 
emploie pour traduire les expressions françaises « à 
moi, à toi, etc. » indiquant la possession. Exemples : 

Ce chapeau est à moi, tournez : ce chapeau est le 
mien, ghakû dye cewe ; ce bâton est à lui, kfo dye meta on 
kpo dye etôdye. 

On peut dire aussi : ghakû dye ghakû ce, kpo dye e kpo 
lô, ce chapeau est mon chapeau, ce bâton est son 
bâton. 

Les expressions c< c'est à moi, c'est à toi, etc. » se tra- 
duisent de la façon suivante : 

c'est à moi, cewe (le mien) ; 
c'est à toi, metowe (le tien) ; 
c'est à lui; eiô e (il est sien) ; 
c'est à nous, miUl e (il est nôtre) ; 
c'est à vous, witô e (il est vôtre) ; 
c^est à eux, yeto e (il est leur). 

Pour traduire cette phrase : a ce pagne est à Ad- 
jouavi » ou cette autre «r c'est le pagne d'Adjouavi », il 



- 00 - 

faudra tourner : c ce pagne (est) le pagne d'Adjouavi » 
ou « Adjouavi, ce pagne (est) le sien » : avo dye Ajwavi 
avo ou Ajwavi avo dije metô. 

Remarque. -*• Las adjectifs possessifs s'omettent la 
plupart du temps lorsqu'aucun doute ne] peut être 
émis sur la personne du possesseur. En général on ne 
les exprime pas lorsque le possesseur est sujet de la 
phrase : 

Il prend sa canne et s'en va, e$o kpoge kpo iii{\\ prend 
canne et part). 

I^émonstratifs. — Il y a en dahoméen comme en 
français deux démonstratifs, Tun dyc pour les objets 
rapprochés, l'autre lo pour les objets éloignés. Mais, 
comme en français également, Tusage les emploie à 
peu près indifféremment ; cependant àye est le plus 
usité. Exemples : 

cet homme-ci, sunu dyc ; 
cette femme-là, ûonu Iq\ 
cet animal, la dije ; 
ces chiens, avû le dije. 

Ni dye ni lo ne prennent la marque du pluriel ; la par- 
ticule fese place simplement après le substantif. 

Lorsque ces mots sont employés comme pronoms, c/ye 
ne subit aucun changement et signifie « celui-ci, celle- 
ci, ceci » ; au pluriel on dit ye dye « ceux-ci, celles-ci » . 
Lo doit, comme pronom, être toujours précédé du pro- 
nom de la troisième personne \ elo « celui-là, celle-là. 
oela y>^ ye lo « ceux-là, celles-là ». 



^ 91 ^ 

Lofiqu'on veut insister mr la &em de a ceei »> ou da 
« cela », il faut employer, pour le premier de ce# mots 
l'expression è do fi, mot à mot < ii est ii^i >, et pour le 
second edo dô n il est là ». 

I^ pronom «celui^ ceile, ceux», sans autre indica- 
tion» Si traduit par le pronom do la troisième personne 
e, ye, qui signifie aussi « celui qui, celle qui, ceux 
qui ». 

(Voir au ptrsgraplie du verbe (être > la façon de 
traduire l'expression « c'est »,) 

Relatifs. — Le pronom relatif sujet ou régime « qui, 
que » se traduit par Je pronom de la troisième per- 
sonne e^ ye : 

Tbomme qui est malade, $xinu ejazO; 

les hommes qui viennent, aunn le ye wa ; 

riiomme que j'ai vu, sunu m ko w(>tf (l'homme j'ai vu 
lui); 

Thomme dont je parle, $unu m do ho tô (rtiomme je 
dis son discours) ; 

rUomme à qui je parle, sunu m do ho ni (l'homme je 
parle à lui) ; 

l'homme avec qui je suis allé à Abomé, sunu m ko yi 
Aghome ke (1) (l'homme je suis allé à Abomé avec lui) ; 

Thomme dont je porte le fusil^ tunu m ht iu to 
(l'homme je porte son fusil)^ etc. 

Si le relatif se rapporte à une première ou à une se- 

(1) Contraction pour ha e, 



- «4 - 
<Mm, quelconque ; 

debu a y nul ; 

medêbUi quiconque, qui qtléi ee toit ; 

medebu a, personne ; 

ndebu, quoi que Ce 90it ; 

tukbu a, rien du totli ; 

devo, autre, un autre, l'autre (adjectif) ; 
devo le, les autres, d'autres; 
medevo, un autre^ l'autre (pronom), autrui ; 
ndevoy autre chose ; 

desuy même (ipêé) \ 

dokpo^ seul, unique, le même (idem) ; 
medokpoj quelqu'un* l'un ; 
dokpo,.i dokpo, l'un... l'autre; 
dokpo nu dokpo, l'un l'autre ; 
dokpodokpoy ehaqœ ; 
medokpodokpOf chaeun ; 

tiitCi, propre, qui appartient eïi propre (mon 
propre père, to ce iûlû); 

e dye... e lo^ l'un... l'autre, celuî-ci... ce- 
lui. ..là; 
fnelo, tel (adjectif) ; 
melewe, tel qué ; 

biy tout (adj.)^ quoi que ce «oit (ornnû, totus et 
omnia) ; 



— 9H — 

mebi, tout (pron.), tout le monde, qui que ce 

soit (omnes, quilibet) ; 
mebi le, tous (cuncti) ; 

gege, maint» nombreux» beaucoup de ; 
megegcy beaucoup» plusieurs ; 

susu, nombreux, trop de ; 
mesusu, trop de monde, beaucoup ; 

sukpo, trop nombreux, trop de ; 
mesukpo, trop de monde. 

Remarques. — Le mot de joue un grand rôle dans les 
pronoms indéfinis puisqu'il sert à en former quatre sé- 
ries : de, debu, devo et desu. 

Les mots mede a, nde a, etc.» sont rendus négatifs par 
la particule a, qui se place toujours à la fin de la phrase, 
ainsi que nous l'avons vu plus haut. Exemple : 

Rien n'est si beau que le pays des blancs, ndebu e nô 
mO gevô tome a. Cependant on serait compris en disant : 
ndebu a e nô, mô yevô tome. 

Le mot devo est, avec bi, le seul pronom indéfini qui 
prenne la marque du pluriel : il la prend même en tant 
qu'adjectif, mais alors le substantif qu'il accompagne 
ne la prend pas : les autres hommes, sunu devo le ou 
stintt le devo. 

Les autres déterminatifs indéfinis, adjectifs ou pro- 
noms, restent toujours invariables. 

Le mot desu correspond exactement à notre mot 
« même » : moi-même, Ûe desu ; lui-même, e desu^ etc. 



— 96 — 

Dokpo signifie à proprement parler t seul, unique » ; 
c'est par extension qu'il prend le sens de « le même ». 
Exemples : 

c'est le même homme que j'ai vu hier, sunu dokpo e, 
m ko mô e so (c'est un seul homme, je l'ai vu hier) ; 

c'est la même chose, nu dokpo ni ou tout simplement 
dokpo. 

Avec le mot bi « tout » , on peut placer la particule le 
du pluriel soit à la suite du nom, soit à la suite de bi. 
Exemples : 

cukpa hèvi bi le gCi, le perroquet est le roi de tous les 
oiseaux ; 

kinikini là le bi gà, le lion est le roi de tous les ani- 
maux. 

Lorsque le substantif suivi de bi est au pluriel et ac- 
compagné d'un adjectif possessif, la particule le se place 
après ce dernier : 

novi ce le bi na toa, tous mes frères viendront. 
Mebi peut s'employer à la place de mebi/e avec un 
sens pluriel : 
mebi na do wule ! tout le monde crie vivat 1 
mebilenajijàjji lu tavô, tout le monde s'assied autour 
de la table. 

Le pronom « on » peut se rendre, soit par 7nede, me- 
debu, medokpo, soit par le pronom de la troisième per- 
sonne, singulier ou pluriel : 

On apporte une table, mede sowa tovô ou e soica tavô 
ou ye sowa tavô. 

Généralement on emploie ye lorsque « on » désigne 
expressément plusieurs personnes. 



— 97 — 

Les expressions c nous deux, nous trois, etc. » se 
traduisent de la façon suivante, en faisant usage du mot 
me, que nous avons déjà rencontré si souvent : 

nous deux, mi mette ou mi we; 
vous deux, wi meice ou wi we ; 
eux deuXy ye meice ou yewe; . 
nous trois, mi màtô ; 
vous trois, ici màtô-, 
eux trois, ye mâtô; 
nous quatre, mi mène; 
nous cinq, mi moto, etc. 



t) 



CHAPITRE VII 



PARTICULES 

{Adverbes, prépositions^ postpositions, conjonctions, 

interjections). 

Adverbes. — Les adverbes proprement dits sont 
rares en dahoméen ; on y supplée par des noms, des 
adjectifs, des verbes qu'on emploie adverbialement, ou 
par des locutions adverbiales. 

En règle générale on peut dire que tous les adjectifs 
peuvent s'employer adverbialement : daybe veut dire 
« bon )) et « bien » ; gege « nombreux » et « abondam- 
ment » ; neme « convenable » et « bien, comme il faut », 
etc. C'est ainsi que Ton devra rendre tous les adverbes 
de manière. 

11 existe cependant une autre façon de rendre ces der- 
niers, et qui a son analogue en français. Elle consiste à 
employer la préposition kpodo « avec » que l'on fait sui- 
vre du substantif convenable. Exemples : 

hlôhlo, force ; 

k'podo hlôhlOy avec force^ fortement ; 

hômekùhûf gaieté ; 

kpodo hômehûhû, avec gaieté^ gaiement^ etc. 



-> w - 

Voici la liste d^s adverbes, locutions a4v6rbîa}e$ ou 
mots employés adverbialement qui répondent à nos ad- 
verbes de lieu, de teimps, de quantité, d'prdre, d'affir- 
mation et de négation. 

Lieti, — D(), là ; 
fiy ici ; 

fidevoy ailleurs (un autre ici) ; 
fibi, partout (tout ici) ; 
fidebii a, nulle part ; 
finie, en deçà ; 

fiU et plus souvent fli, au delà (loin d'ici) ; 
ïili ou If 17, loin ; 
ilôzo, de loin ; 
apkaiO, auprès, à côté (mot à mot : maitre du 

côté) ; 
hômey dedans ; 
agame, dehors ; 
dôdd, dessous ; 
doji, dessus ; 
nidô, devant ; 
gudo, derrière. 

f Où » relatif se rend par fi ou fime ; t où t interroga- 
tif par fiteire "i fite ? on fi? Exemples : 

va où tu voudras, yi finie ire najulo ; 

la maison où il demeure, hire e no fime^ ou encore 
hwe e no melO (la maison il demeure dans elle) ; 

Où vas tu ? fitewe weyi ? 

Où est ton frère ? file novitowe ? 

Où est-il 1 fie? 

P'où sors-tu ? si fite we tô ? 



— «00 — 

Temps. — Egbe, aujourd'hui (il est le jour) ; 
so, hier ou demain ; 
azfitOgbe, avant- hier ou après-demain (jour 

de trois journées) ; 
nuktlso, ayiso, hier ; 
sovo, après-demain (demain fini) ; 
azâlôUye, avant-hier (ces trois jours) ; 
zâzày matin ; 
zâzâti, de bonne heure ; 
fceme, midi (dans le soleil) ; 
frefèk'o, après-midi (le soleil baisse le cou) ; 
fjbadanUy soir ; 

zâku, crépuscule (la journée meurt) ; 
zâtitime, minuit; 
f/tfâde, un jour ; 
qbedebu, n'importe quel jour ; 
gbede a, gbedebu a. jamais ; 
legbe, toujours ; 
môhil, wenenu, alors ; 
hohodagi, holiolo, autrefois ; 
kplatrûy e kpo kpède, e no zàdi,sogbe, bientôt. 

tôt ; 
wenudi, frenukodi, idiVd ; 
dizâde, tout à l'heure (passé) ; 
e no zàie^ tout à l'heure (futur) ; 
wenu,.. trenu, tantôt... tantôt; 
azô gege, souvent (fois nombreuses) ; 
vlaco, rarement ; 
yawugawUy vite; 



— 101 — 

dèdè^ lentement ; 

kpèlekpèle, peu à peu ; 

wenuwe ? wetenu ? quand ? 

azà nabi ? dans combien de jours ? quand ? 

Quantité. — wuybla^ guère, à peine ; 

kpè, peu ; 

kpède, un peu ; 

e ko nO^ e vo, ekpe, assez ; 

jâ, seulement, ne... que ; (1) 

gege, beaucoup (après un nom ou un verbe 
d'action) ; 

trala ou t/aia, très, beaucoup (après un adjec- 
tif ou un adverbe ou un verbe d'état) ; 

kaka, dekpe, glàgUl. très, fort, énormément; 

susu^ beaucoup, trop (après un nom ou un ad- 
jectif); 

su, tellement, trop (avant un adjectif) ; 

sukpo, tellement de, trop de, trop, tellement 
(après un nom ou un verbe) ; 

?r^, moins ; 

iva^ plus (2) ; 

kpena, encore, davantage, etc. 

c Combien ?» se dit nabiwe ? (quelle quantité ?) i Com- 
bien de » ou « dans combien de » se dit nahi^ qui se 
place après le nom : 

(i) Exemples : il n'y a que des femmes, e de fionule 
Jà ; non seulement tu l'as frappé, mais tu Tas même tué, 
wehô ejâ a, cokpo we hu e. 

(2) Voir le paragraphe des degrés de comparaison. 

6. 



— 102 — 

Combien as-tu de poules ? kôklo nabi îre ti ? 

Quel prix ? Combien d'argent ? ahwe nabi ? 

Dans combien de jours reviendras-tu ? azd nabi we 
ktra ? 

On voit que dans ces expressions Ton supprime la par- 
ticule du pluriel. 

Affirmation et négation, — Le mot « oui • n*apas d'é- 
quivalent en dahoméen. Pour affirmer, on relève la tête 
de bas en haut en faisant entendre un son qui ne peut 
s'écrire et qui est une sorte de renàclement ; on obtient 
ce son en gardant la bouche fermée et en cherchant à 
prononcer une voyelle nasale. Il y a quelque chose dans 
cette articulation de la première partie du braiementde 
ràne. 

c( Non » se dit oo : il faut toujours accompagner ce 
mot d'un hochement de tète analogue à celui que nous 
faisons dans les mêmes circonstances. 

Pour affirmer ou nier avec plus de force, on dit nug- 
bonugbo « assurément t ou gbè « pas du tout, refus. » On 
dit souvent n gbè « je refuse, je ne veux pas. » 

On a vu plus haut la façon de rendre la négation dans 
la conjugaison. Partout ailleurs « pas, ne pas » se ren- 
dent par ma : 

pas celui-ci^ l'autre, ma dge, devo. 

Ordre, — /)«, nw/rô, d'abord ; 

wî<Â'ôwî//»7;/ (7, auparavant ; 
dejedegudo, ensuite. 
Les adverbes « premièrement, secondement, etc. » se 
rendent par azO nuIxO (première fois;,a5ô wego (seconde 



— 103 — 

fois), et ainsi de suite, en faisant suivre le mot azôûn 
nombre ordinal nécessaire. 

Adverbes interrogallfs. — J'ai dit plus haut comment 
se traduisaient « où ? quand? combien ?» 

* Pourquoi ?» se dit aniwaire ? ou aiit^^?^ ? Dans Tinté- 
rieur d'une phrase, il se traduit par anuwutu. Exemples : 

Pourquoi ne sont ils pas venus? Aniwaweyema ira ? 

Je ne sais pourquoi ils ne sont pas venus, m m a anu- 
wutu yemaira. 

t Comment? », employé isolément, se dit a// w^? ou 
anuire'i Au commencement d'une phrase, il se dit nej 
ou neire ? ou alokpa /re? (de quelle façon) ; au milieu 
d'une phrase, on emploie également ne\ce ou aloh'pa ire. 
Exemple : 

comment dis-tu ? neire we doho'ioix encore anufre we 
do'^ € qu'est-ce que tu dis ? » 

comment as-tu tué cet éléphant? alohya we we liu 
ajina/iu dije i 

j'ai vu comment tu l'as tué, m ho mO alohpa we we 
hwiii). 

Prépositions et postpositions. — Les particules 
qui correspondent en dahoméen à nos prépositions sont 
de deux sortes : les unes se mettent avant le nom qu'elles 
régissent, ce sont de véritables « prépositions » ; les 
autres, qui sont en réalité des substantifs, se mettent 
après le nom qu'elles régissent, et c'est pour cela que 
je les appelle « postpositions ». 

(1 ) On trouvera dans les vocabulaires toutes les forme 
adverbiales^qui ne sont pas mentionnées ici. 



— 104 — 

Je donne ici le tableau des principales prépositions et 
postpositions ; on trouvera les autres dans les vocabu^ 
laires. 

Prépositions. — Do, sur, dans; 

duy contre, en contact avec ; 

ha, avec, en compagnie de ; 

duhay même sens; 

AaAa, jusqu'à; 

kpenuy contre, en opposition avec ; 

kpodo, avec, au moyen de, par; malgré; 

ledoy autour de; 

/w, près de, autour de, le long de ; 

7nô, comme ; 

ne, afin de ; 

nUj à, pour, à cause de ; 

si, de {ex), hors de, depuis ; 

e ne, voici, voilà. 

Il faut ajouter ^ô/a « presque » et su « tellement », 
qui sont adverbes en français et se comportent en da- 
homéen comme des prépositions. Kn réalité ce sont do 
véritables verbes. 

Beaucoup de prépositions ne se traduisent pas littéra- 
lement, mais sont rendues par une tournure do phrase 
particulière. Kxemplo : 

L'éléphant saisit l'arbre avec sa trompe, ajinakn so do 
lô, e /^^u/îa^/ (l'éléphant porto sa trompe, il saisit l'arbre). 

Les prépositions « avec » (dans le sens qu elle a dans 
la phrase précédente), c par » (indiquant Tagent), « à » 



— 105 — 

(indiquant mouvement pour se rendre dans un lieu ou 
marquant la possession) et « de » ^marquant un rap- 
port de possession, de contenance, de matière) n'ont 
point d'équivalent en dahoméen, bien que c avec » et 
« par » se rende assez fréquemment par kpodo, mais 
surtout lorsque ces prépositions précèdent un nom 
abstrait : kpodo hlohlo, avec force ou par force, etc. 

Dans les autres cas « avec » et « par » se rendent en 
changeant la tournure de la phrase, Exemples : 

j'ai tué cet homme avec une flèche, m se ga, m hu 
sîinu dije (j ai lancé une flèche, j'ai tué cet homme) ; 

cette maison a été bâtie par mon père, to ce e blo hwe 
dt/e (mon père il a bâti cette maison), etc. 

La préposition c à t, indiquant mouvement pour se 
reudre dans un lieu, s'omet tout simplement : j'irai à 
Ouida, m na yi Glehwe. c A i ne se traduit par nu que 
devant un nom de personne ou un pronom personnel : 
il dit au roi, e do nu ahôsu ; viens à moi wa nu mi ; je te 
donne ce pagne, m so nu weavodye. 

J'ai indiqué plus haut la façon de rendre « à » mar- 
quant la possession. Voici encore quelques exemples : 
ce pagne est à moi, avo dije cewe ou. avo dye avo ce ; 
cette ceinture est à mon frère, hômegblanu dye e novice 
homeghlanu ; 

ce poisson est au marchand, n«/5a/o, wevi dye elô e (le 
marchand, ce poisson c'est à lui). 

« De » marquant la possession, la contenance ou la 
matière ne se traduit pas, mais on fait l'inversion comme 
il a été dit plus haut : le siège du chef, gà zikpo (chef- 



siège) ; le bâton de Loko, Loho hpo ; un vase d*or, $ika 
zP (or-vase), etc. 

< De » ne se traduit par </ que lorsqu'il signifie « hors 
de. venant de » (ex en latin ou frmn en anglais) : il vient 
de chez lui, e ira si hirer/be ; l'or provient de la terre, 
si/i'a tô 81 aifikùba. 

St/ntaxe des prépnsiHons.^ La syntaxe des prépositions 
dahoméennes est très simple : elles doivent être suivies 
immédiatement de leur régime, sans aucune modifica- 
tion chez celui-ci; cependant, si le régime est un pro- 
nom, la contraction donne lieu à quelques difficultés. 
Bien que nous devions revenir sur ce sujet, je crois bon 
de donner ici un tableau renfermant chacune des pré- 
positions simples avec tous les pronoms régimes. 

DOf sur, dans. 

do mi do mi 

do ire do iri 

dire (pour do e) do ye ou dije - 
Mômes contractions pour h'podo et Jedo. 

Du, contre, en contacte avec. 

dti mi du mi 

du ire du iri 

due (pour du e) du ye 
Môme contraction pour lu. 

Hay avec, en compagnie de. 

ha mi ha mi 

hwe (pour ha ive) ha wi 
he (pour ha e) ha ye 



- 107 - 
Mêmes contractions pour duhd et kfflfca. 



M 


0, 


comme. 


mô mi 




mômi 


mô we 




mô ici 


mire ou môe 




mô ye 



I\uy pour. 

nu mi nu mi 

nu ice nu ici 

ni (pour nu e), nije (pour nu ye) 
Mêmes contractions pour kpenu et ne. 

Si, de, hors de. 



Si mi 


SI mi 


si we 


si ici 


si ou si c 


si ye 



« Me voici » se dit m ne (je suis ici), « te voici » ice ne, 
« le voici » e ne, etc. 

Postpositions. — A/i'pa, près de ("avec un nom decliose) ; 

(lemc, entre, parmi ; 
deme «, sans, hormis ; 
dô, sous, au-dessous de ; 
glo, mémo sens : 
gô, cliez, auprès de (avec un nom de 

personne ou un pronom) ; 
gudo, après, derrière ; 



— 108 — 

gbô^ à travers; 

gbonuj en dehors de; 

ji, sur, au-dessus de ; 

kpenay contre, en opposition avec; 

/t, un ou lîlï, au delà de ; 

lilidiy loin de ; 

me^h (sansmouvement), dans, au sujet de ; 

nukC)^ avant, devant ; 

wenu, pendant, etc. 

Sjjntaxe des poslpositions . — Ces « postpositioLS » ne 
sont pas autre chose que de véritables substantifs : elles 
suivent donc la règle des noms. Exemples : 

dans la maison; traduisez comme s'il y avait « dedans 
de la maison, intérieur de la maison *, hd me; 

sur le toit, hàtaji (dessus du toit) ; 

pendant deux mois, sjfï iretremi (temps dedeuxmois). 
etc. 

Voilà pourquoi ces mots sonldes «postpositions», c'est 
à dire se placent après leur régime : ils ne font que 
siivre la règle énoncée plus haut à propos du rapport 
de possession. 

Lorsqu'une postposition régit un pronom, ce pronom 
prend la formede l'adjectif possessif. Ainsi t chez moi i 
ne se dit pas go mi ni mi gô ni ne gO, mais gô ce ; 

sur toi, Jitotre: 

devant lui, mikôtô ; 

après nous, gudo mitô, etc. 



— 109 — 

Ceci s'explique par ce que je viens de dire, que les 
postpositions sont des noms : gô ce veut dire t mon chez 
moi t, ji toice « ton sommet, ton dessus», nukôtO 
son front, son devant 9,gudo mitô t notre derrière )),etc. 

Remarque. —-1° Lorsqu'un mot composé se termine 
par l'un des noms employés comme postpositions, on 
ne peut pas le faire suivre de la postposition semblable. 
Soit par exemple le mot kpoji qui veut dire a colline »: 
pour traduire la phrase « il monte sur la colline », on 
ne dira pas e ha kpojiji, mais e hakpoji^ en supprimant 
la postposition, qui se trouverait faire double emploi. 

11 entre dans la chambre, e bye hononome ; 

il va dans la vallée, e yi sohôme; 

la cigale chante pendant Tété, gbo jihâ yôzowenu, etc. 

Mais dans cette dernière phrase, on peut dire (tve^nu 
étant un nom séparable et me voulant dire aussi ce pen*- 
dant ))) : gbo jihà yozôwe-me-nu, 

2^ Le mot « dans » dans une phrase comme celle-ci : 
« je reviendrai dans cinq jours d, ne se traduit pas en 
dahoméen. On dit : m na lewa azà atô, 

a Dans deux jours » se traduit par le mot azàtogbe 
« après demain » ; c dans trois jours » se dit azàto, 
f dans quatre jours » azàne. Ensuite on traduit régu- 
lièrement azà aiôy azà aize, etc. 

Conjonctions. — Les coi^'onctions de coordination 

sont: 

kpo^ gbo et . . .kpo . . .kpâ^ qui veulent dire toutes les 
trois c et, aussi, ainsi que )) ; 



- 110 - 

t^H) et ... weo ... weoy qui veulent dire c ou, ou bien, 
soit... BOit » ; 
ma, ni; 

co, mais, or^ cependant ; 
cokpoy mais encore, de plus ; 
m(y ou môhâ, donc ; 
e domôy ctir, en effet (mot à mot : il fait voir). 

« Et » entre deux adjectifs ou deux adverbes se tra- 
duit toujours par kpo : il est grand et fort, e daho kpo 
kldhlônô. 

Entre deux propositions ou deux verbes, 11 se tra- 
duiti soit par kpo, soit par gbo : il s'assit et raconta son 
histoire, e jijâyi kpo do ho tô ou ejijûyi gbo do ho t(h 

Entre deux noms, on le traduit par kpo : Tliomme et 
la femme, sunu kpo fionu. Mais, si Ton veut marquer 
qu*il y a rapport étroit, concomitance entre les deux 
êtres, on emploie la forme ... kpo ... kpâ : 

le père et le fils vont aux champs, to kpo vi kpà ye yi 
gleta (c'est-à-dire le père avec le flls^ le père ainsi que le 
fils). 

C*est cette tournure qu'il faut employer pour tra- 
duire c ainsi que » ; on peut s*en servir également pour 
traduire « avec » et « aussi, ensemble » : 

le prêtre voyage avec sa femme, vôdûnff kpo asi W kpâ 
ye yUome(ei le prêtre et sa femme ils voyagent); 

l'homme et la femme s'assirent ensemble, sunu kpo 
nonu kpâ ye jijâyi ; 

le père est allé à la ferme et le fils aussi, to kpo vi kpâ 
ye yi glelahwe ; 



i\. 



Hftoi aoMî, kfo ne kfû ou kfo ne; toi aussi, kpo wê 
kpû on kpowe; lui aussi, kpwe kpû (pour kpo e kpû) 
ou kpire; nous aussi, kfo mi kpû ou kpo mi, etc. 

« Ou » se dit wo, que l'on prononce quelquefois o, ou 
bien weo (pour ?/;f /ro) répété après chaque nom : 

rhonime ou la femme, iunu tco ftonu ou êunu weo 
fionu weo . 

« Ni » se dit ma : ni Thomme ni la femme, ma sunu 
ma nonu, 

« Dès que, aussitôt que » se rend par une eïpression 
que l'on peut classer parmi les conjonctions de coordi- 
nation : 

dès qu'il le vit, il sauta snrMykplawtJ e mO$^ kplawû 
e Wji io (aussitôt il le vit, aussitôt il sauta sur lui). 

Les conjonctions de subordination sont les suivantes : 

ne^ si, quand, et quelquefois afin que; 

neney lorsque ; 

mô, comme, de sorte que ; 

anuwutu, parce que, pour que ; 

wenUf lorsque, pendant que; 

icemenu, pendant que; 

cogàcOy quoique ; 

e akoy puisque ; 

wenuwe^ tandis que ; 

nukôy avant que; 

gudOy après que. 
De toutes ces expressions, une seule mérite vraiment 
le nom de conjonction, c'est ne : les autres sont des 



— 112 — 

noms, comme wenu, nukô^ gudo, une préposition 
comme mO, ou des mots composés comme anuwutu, 
cogàco, wenuwe, etc. 

Ces conjonctions se placent au commencement de la 
phrase comme en français : si j'avais de l'argent, je 
voyagerais, ne m na ti akwe, m na yiiome. 

Interjections. — Les interjections ne sont pas à 
proprement parler des mots : tous les cris peuvent être 
poussés dans n'importe quelle langue du monde, et il 
arrive assez souvent que des interjections assez usuel- 
les renferment des sons étrangers à la langue de celui 
qui les fait entendre. 

Néanmoins il est un certain nombre d'expressions 
propres à chaque peuple. Voici les principales en daho- 
méen : 

wule t qui est le c hourra » dahoméen : on le pro- 
nonce par trois fois devant le chef que Ton vient saluer, 
en levant à chaque fois ses armes en l'air : au troisième 
îoule t tout le monde se prosterne. 

dahice ! que Ton peut traduire par a salut ! » ou par 
t Dieu vous bénisse! » et que l'on prononce quand 
quelqu'un éternue : dahwe t dahwe t 

bububut figure l'applaudissement dahoméen; pour 
l'exécuter, il faut prononcer ces syllabes rapidement et 
une vingtaine de fois sans s'arrêter, en se frappant la 
bouche avec les doigts. 

kayi ! correspond à notre « hélas 1 » ou à a aïe I » 

gbu t équivaut à notre « crac t » 



- 113 — 

ë? sert pour faire répéter une phrase mal entendue, 
comme « hein? » en français. 

agô ! signifie « gare I attention ! » 

yt / fi ! (mot à mot : va, va-t-en !) 

e fiO t tant mieux ! (c'est bon !) 

e fia a ! tant pis ! (ce n'est pas bon t) 

at est une exclamation d'étonnement ou d'admira- 
tion, et sert pour appeler, 0/ également; cette dernière 
interjection marque aussi la peur ou la désapprobation. 



CHAPITRE VIIl 



COMPOSITION DES MOTS 

Les radicaux proprement dits se composant exclusi- 
vement d'une seule consonne (quelquefois d'une con- 
sonne double) suivie d'une seule voyelle, leur nombre 
est naturellement restreint. Par contre le nombre des 
mots composés est considérable. J'ai donné dans le vo- 
cabulaire français-daboméen tous les composés qui ser- 
vent à rendre les mots français usuels. Dans le vocabu- 
laire daboméen-français, tant pour ne pas augmenter 
outre mesure le volume de cet ouvrage que pour babi- 
tuer au mécanisme de la langue, je n'ai donné que les 
mots composés dans lesquels les radicaux prennent un 
sens un peu différent de leur sens propre, et en général 
ceux dont la traduction exacte ne peut s'obtenir par 
simple décomposition. Quant aux autres, on arrivera au 
bout de très peu de temps à en saisir le sens, les radi- 
caux qui jouent le rôle de particules formatives reve- 
nant toujours les mêmes. 

Dans le début l'étudiant se rendra compte de la signi- 
fication des mots composés en les décomposant et en 
cherchant le sens de chacujtie de leurs syllabes dans le 



— 115 — 

vocabulaire. On cherchera à la lettre a (1) les radicaux 
que Ton ne trouvera pas à leur consonne initiale. Ainsi 
soit le mot memaiisi : on trouvera me, quelqu'un, celui 
qui ; ma, ne pas ; tt, avoir; si (pour asi), femme : celui 
qui n'a pas de femme, célibataire ; 

hwêbloto : hwe^ maison ; blo, faire ; to, père : le père 
de l'action de faire une maison, celui qui fait des mai- 
sons, architecte, etc. 

La formation des mots composés est très simple et 
très régulière, et les radicaux sont assez nombreux pour 
que Ton puisse former, sans transgression aucune des 
lois maîtresses de la langue, un nombre de mots aussi 
considérable que dans nos langues européennes, et en 
particulier beaucoup de termes abstraits. 

Mais il faut se défier de ces mots composés et ne pas 
en former soi-même avant de s'assurer s'ils ont cours. 
Car, si le peuple n'est pas habitué à se servir de ces 
mots, il ne les comprendra pas, bien que formés régu* 
lièrement et d'une façon tout analogue à d'autres qu'il 
comprend. Ainsi les Dahoméens comprennent le mot 
damlônu, tandis qu'ils ne sauront pas, de prime abord 
au moins, ce que veut dire le mot fOnu, qui, étymolo- 
giquement et mot à mot, signifie <r chose de s'éveiller, 
réveil » , tout comme le premier signifie c chose de dor* 
mir, sommeil ». 

(1) J'ai donné presque tous les composés commençant 
par la lettre a, beaucoup avec leur signification analyti- 
que, afin que cela serve de thème d'étude et de modèle 
au lecteur. 



— 116 — 

Ceci peut d'ailleur& s'observer chez nous : nous con- 
naissons grosseur, grandeur, mais si un étranger nous 
dit « petiteur D, nous ne comprendrons pas tout d'abord 
et ensuite nous rirons. Et cependant l'étranger a été lo- 
gique en formant le mot « petiteur » par analogie avec 
tant d'autres noms abstraits formés d'un adjectif suivi 
du suffixe « eur ». 

Mais il n'est dans les langues de tel maître que V\x^ 
sage ; son rôle despotique était connu d'Horace et il n'a 
pas varié depuis. C'est lui qui nous fait rejeter avec in- 
dignation tous les néologismes^ souvent utiles cependant 
et même nécessaires, que les auteurs modernes veulent 
gretfer sur notre vieille langue pour l'enrichir. C'est lui 
aussi qui empêche le dahoméen de se développer, alors 
qu'il a tous les éléments pour devenir une langue aussi 
riche et aussi littéraire que son voisin le nago. 

Il y a quatre manières de former en dahoméen des 
noms composés : 

i^ Au moyen du préfixe a ; 

2^ Au moyen d'un redoublement, soit parfait, soit 
imparfait, du radical ; 

3® Au moyen de quelques radicaux, quelquefois inu- 
sités isolément, d'autres fois détournés un peu de leur 
sens primitif, et qui jouent le rôle de préfixes et de suf- 
fixes; 

4® Par simple juxtaposition de deux ou de plusieurs 
radicaux. 

10 Du préfixe a. — La syllabe a, employée dans la 
composition d'un très grand nombre de substantifs, est 



-^ 117 — 

le seul affixe proprement dit de la langue dahoméenne. 
Elle n'a par elle-même aucune signification : ce n'est ni 
l'a interrogatif, ni l'a négatif ; elle semble seulement 
comporter une idée nominale, tellement que tout radi- 
cal ou toute suite de radicaux que l'on fait précéder de 
cet* a devient un substantif. 

Ainsi ti^u veut dire c manger », a^/t^ signifie c la chose 
qui sert à manger, la dent » ; ho veut dire c coûter, 
acheter », aho c dette, crédit » ; jivi veut dire c accou- 
cher » , ajivi f accouchement » , etc. 

Mais souvent, la plupart du temps même pour les 
mots simples, la syllabe qui suit a n'a point de sens par 
elle-même, au moins dans Tétat actuel de la langue, ou 
plutôt elle est employée isolément avec un sens qui ne 
se rapporte en rien à celui qu'elle présente, unie à a. 

Prenons par exemple les mots très usuels : alo main, 
afo pied, awa bras, aio singe, avû chien, etc. Si je cher- 
che la signification des syllabes /o, /b, etc., je trouve : 
lo crocodile, histoire, époque, et ce, cette; fo ravager; 
wa venir, requin; to père, oreille, rivage, pays: vu ver 
de Guinée, déchirer, peigner. Il est bien évident que les 
substantifs énoncés ci-dessus ne dérivent pas des radi- 
caux que je viens d'énumérer. D'autre part ces subs- 
tantifs ne peuvent être eux-mêmes des radicaux, puis- 
qu'ils renferment tous un même préfixe formatif. 

Il faut donc admettre que primitivement le radical lo 
avait, outre les sens qu'il a encore aujourd'hui, la signi- 
fication de c< main », de même fo signifiait a pied » et 
ainsi de suite. Mais cette grande variété de significations 

rendant difficiles les relations orales, tout naturelle- 

7. 



-. 118 — 

mant, et en suivant d'une façon réflexe le génie de sa 
langue, le Dahoméen a distrait pour chacun de ces ra* 
dicaux une signification nominale qu'il a fait précéder 
de la voyelle a, probablement parce que cette voyelle 
est celle qui lui vient le plus naturellement à la bouche. 

Et l'on a eu ainsi ces noms composés au moyen* du 
préfixe a, qui, dans Tétat actuel de la langue, doivent 
être regardés comme de véritables radicaux précédés 
d'une voyelle formative d'ailleurs excessivement cadu- 
que : rélision la fait tomber à chaque instant, et il est 
certains mots qui s'emploient indifféremment avec ou 
sans le préfixe a. 

Gomme je le disais plus haut, ce préfixe est réservé à 
la formation des substantifs ; souvent on le met au com- 
mencement des noms composés formés par juxtaposi- 
tion de radicaux, comme : ahosu c roi », de su t mâle » 
ho c de la maison > ; atoji < pilotis i , de 71 c sur » to 
d'eau », etc. 

. 2° Redoublement. — Nous avons vu déjà ce sys- 
tème de composition des mots, qui rappelle à certains 
égards la forme du parfait grec ^Auxa, et qui sert à for- 
mer des verbes neutres et des verbes passifs : il sert 
surtout à former des noms abstraits^ puis quelques ad- 
jectifs et, comme nous l'avons vu, des verbes dont le 
sens primitif se trouve ainsi modifié, tantôt d'une fa- 
çon, tantôt d'une autre. Il y a une tendance générale 
cependant à ce que, dans les verbes, le redoublement 
change l'action en état, la signification active en signifi- 
cation neutre^ 



^ 119 ~ 

Ce redoublement est tantôt parfait, c'est-à-dire que le 
radical se trouve répété exactement, tantôt imparfait : 
dans ce dernier cas, la consonne radicale est bien répé- 
tée exactement, mais la voyelle de la première syllabe 
est changée ; a,e eiu se changent en f*, i se change en e^ 
en u et quelquefois en t. Parfois, mais très rarement, 
dans les radicaux commençant par deux consonnes, la 
seconde consonne se trouve supprimée dans la première 
syllabe du mot composé. 

J'ai donné précédemment dès exemples de participes 
passés, de verbes neutres et d'adjectifs formés par re- 
doublement; je vais donner ici quelques exemples 
choisis parmi les noms abstraits. 

Redoublement parfait : 

fa souffler, fufû souffle; 
gu corrompre, gugu dommage; 
gbu perdre, gbtigbu perte; 
hle montrer, hlehle preuve; 
si respecter, sisi respect, etc. 

Redoublement imparfait: 

ma partager, ?nima partie; 

sa vendre, sisa vente; 

ce se moquer, cice ironie ; 

fo ravager, fufb pillage; 

fô s'éveiller, fufô réveil ; 

jô délivrer, jujô ou jijô restitution ; 

julo souhaiter, jijulo souhait; 

kâbiyo demander, kikâbiyo demande; 

hh montrer, hihle renseignement» etci 



— 120 - 

3^ Kadicauz servant de préfixes et de suf- 

I. -— Il est dans la langue dahoméenne un certain 
nombre de radicaux, dont quelques-uns sont inusités 
ou peu usités isolément, ou dont le sens primitif se 
trouve modifié, mais qui concourent, en qualité de pré- 
fixes ou de suffixes, à la formation d'un nombre consi- 
dérable de mots composés, substantifs pouvant être em- 
ployés adjectivement, adjectifs et quelques verbes. Ce 
ne sont pas de véritables affixes, cependant, puisqu'ils 
ont un sens par eux-mêmes et peuvent à leur tour ser- 
vir de base à un mot composé : 

Les principaux sont : 

comme préfixes : me^ nu, le; 

et comme suffixes : nu, tOf ta, nô, 

« 

Préfixes. — ilf^ a le sens de « celui qui, un homme, 
un individu qui ». Suivi d*un verbe, que ce verbe soit 
ou non accompagné d'un complément, il forme un 
substantif qu'on peut employer adjectivement. 

Exemples : 

blo faire, mehlo agent ; 

kuku être mort, mekuku mort, cadavre ; 

yawu se hâter, meyawu pressé ; 

ti avoir, su époux, ynelisu femme mariée; 

do mettre, alo main, ji sur, medaloji vierge (qui met 
sa main dessus) ; 

ma ne pas, do avoir, kâ lien, memadokà libre, etc. 

Il faut remarquer que me, au lieu d'être le suj€t du 
mot composé, peut en ôtregle régime, avec le sens de 
f homme • . Exemples : 



— 121 — 

înewito, assassin [to auteur de, wi tuer, me un 
homme) ; 

meduto^ cannibale {lo auteur de, du manger, me un 
homme), etc. 

Le mot nw, placé devant un verbe, forme un com- 
posé qui indique l'action ou l'état marqué par ce verbe. 
Exemples : 

he agoniser^ nuhe agonie ; 

hiha calculer, nuhika calcul et chiffre ; 

kpè flatter, nukpè éloge, etc. 

Souvent aussi nu, au commencement d'un mot com* 
posé, est régime et non sujet. Exemples : 

nudato, cuisinier {to auteur de, da faire cuire, nu une 
chose) ; 

nusafOy marchand Uo auteur de, sa vendre, nu une 
chose). 

Quelquefois nu est à la fois sujet et régime, préfixe et 
suffixe : 

nuhônu marteau (nu (suffixe) chose pour, hô frapper, 
nu (préfixe) une chose) ; 

nuhonu achat (chose d'acheter une chose), etc. 

Souvent nu devient n en composition quand il se 
trouve devant un d : ndato pour nudato « cuisinier », 
ndudu pour nududu a aliment », etc. 

Le sert de préfixe aux verbes fréquentatifs ; originai- 
rement ce mot veut dire « retour, tourner >. llremplit 
absolument le même rôle que notre particule «re». 
Exemples : 



-- 122 ^ 

iva venir, lewa revenir; 

yi aller, %i retourner; 

blo faire, leblo refaire ; 

ja tomber, leja retomber, etc. 

On peut former à l'aide du mot le autant de verbes 
fréquentatifs que Ton veut. 

C'est le même mot, nous l'avons vu, qui sert à for- 
mer le pluriel des noms, toujours à l'aide de son sens 
de retour, de profit^ et par là d'augmentation. 

Suffixes, — Nous venons de voirnu employé comme 
suffixe avec le sens de « chose pour, chose de ». Il dé- 
signe en composition soit un objet, soit une action, et 
sert ainsi à former des noms concrets et des noms abs* 
traits. C'est à l'aide de nu, ainsi employé, comme à. 
Taide du redoublement, que l'on forme les substantifs 
dahoméens exprimant des idées abstraites. Exemples : 

nom concret : avolonu (objet pour tisser la toile) mé- 
tier; 

nom abstrait : damlOnu (action de dormir) som- 
meil. 

To signifie originairement « père » (i). Comme suffixe 
il veut dire « père de, auteur de, celui qui ». Exemples: 

blo agir^ bloto (celui qui agit) agent ; 
avolôto (celui qui tisse la toile) tisserand ; 
tuîto (celui qui porte un fusil) soldat, etc. 

( 1) To a d'autres significations: « pays, rivage, oreille i , 
qu'il garde souvent en composition. Mais nous ne nous 
occupons que de io jouant le rôle de suffixe^ 



Le ncMfnbre des substantifs fûrmés avec ce suffixe est 
considérable et peut être étendu indéfiniment. Tous les 
substantifs formés avec to sont des noms d'agents; beau- 
coup ne sont que la trttduction de noms français en 
a eur » : 

ahâjïto chanteur, iceduio danseur» ahânuUi 
buveur, hodotOy orateur, etc. 

Je crois bon de faire remarquer ici que ces mots corn* 
posés ne sont que des phrases renversées dont ^o est le 
sujet ; le verbe doit donc précéder Immédiatement to et 
le régime se trouvera au commencement du mot. Dès 
iors, lorsqu'on aura à employer un verbe composé, il 
faudra la plupart du temps faire Tinversion de ses élé- 
ments. Exemple : 

« Chanter » se dit jVA^, qui veut dire étymologique- 
ment : ji accoucher de, hd pour ahâ une chanson ; 
c chanteur > se dira < celui qui accouche d'une chan* 
son », ahàjiio et non jihâto. 

De même hodoto « orateur * de do ho « parler i),?rtfrft//o 
« danseur » de duive a danser », etc. 

11 faut bien faire attention à cela lorsqu'on forme des 
mots composés à l'aide de fo, de tô ou de nô ; car ces 
deux derniers se comportent à cet égard absolument 
comme to. 

To a la même origine que to: il a le sens de « qui 
appartient à, qui a trait à d et sert à former des 
adjectifs comme gbemetô a sauvage, qui habite la cam - 
pagne », de ^6^m« «campagne i. Les mots compd^és à 
l'aide de tô sont peu nombreux. 



— 124 — 

Nây qui dérive évidemment de no « mère i, sert à 
former un très grand nombre de mots^ qui sont presque 
tous des noms de patients, avec de très rares noms 
d'agents^ ou des adjectifs exprimant l'état ou la qualité. 
Il signifie en composition « maître de^ qui a, qui pos- 
sède » . Exemples : 

adekukunô muet (qui a une langue morte) ; 
kponô bossu (maître d'une bosse) ; 
hlôhlOnO fort (qui a de la force) ; 
azônô malade (qui a une maladie) ; 
vôdûnd prêtre (maître d'un génie ou fétiche, 
qui a un génie à sa disposition)^ etc. 

4** Juxtaposition. — Mais la façon la plus ordi- 
naire et la plus générale de former des mots composés, 
noms, adjectifs, verbes ou particules, celle qui caracté- 
rise le mieux le génie particulier de la langue daho- 
méenne, c'est la juxtaposition des radicaux. 

Cette juxtaposition se fait en mettant le dernier le 
mot qui devrait se trouver en français le premier, et en 
continuant dans Tordre ainsi interverti. Pour les verbes 
cependant et beaucoup de particules, on n'a générale- 
ment qu'une apposition pure et simple de deux radi- 
caux primitifs qui se suivent dans l'ordre logique. 

Le nombre des mots ainsi formés est considérable et 
il n'a point de limites. J'en ai expliqué beaucoup dans 
les vocabulaires. Je vais en donner encore quelques-uns 
ici afin d'en bien faire saisir le mécanisme. 



— 125 — 



Noms : 



alovi doigt (de alo, main, et vi, enfant : enfant 

de la main) ; 
sûvi étoile (de su, lune, et viy enfant : enfant 

de la lune) ; 
sûmi plomb (de su, lune, et mi, excrément : 

excrément de la lune) (1) ; 
adàtogblakâ ver de Guinée (de kà corde, ghla 

attacher, to maître de, et adn^ courage, corde 

qui attache le brave), etc. 

Verbes : 

ghaso se procurer (de gba^ chercher, et 50, 
prendre : chercher à prendre) ; 

deiiu écorcher (de de, arracher, et a/Tw, peau : 
arracher la peau) ; 

(1) J'étais quelque peu étonné d'une pareille étymolo- 
gie et je la révoquais en doute, presque, lorsque je lus 
dans une très intéressante communication de M. le comte 
De ChâRENGEY : Les noms de métaux chez différents 
peuples de la Nouvelle-Espagne (Paris, 1892, in-S®), que 
plusieurs noms de métaux avaient des étymologies ana- 
logues dans un certain nombre de langues de l'Améri- 
que centrale. « Plomb » notamment se dit tau en maya, 
et tau a exactement le même sens que sûmi {ta excré- 
ment, u lune : l'inversion n'existe pas en maya). Cette 
curieuse analogie, à propos d'une étymologîe bizarre, 
entre une langue de nègres et une langue de Peaux- 
Rouges, valait, ce me semble, la peine d'être signalée. 



- i£6 — 

dalo aider (de do , mettre, donner, et alo, main : 

donner la main) ; 
ya^î' tomber (de j'a, tomber, ayi^ à terre), etc. 

Remarques. — 1° Il faut veiller, dans remploi des 
mots composés, à ne pas faire de répétitions inutiles. 
Ainsi « toit » se dit liôia, ce qui veut dire < la tête de la 
maison » ; pour dire « le toit de la maison », il ne fau- 
dra pas dire ho hôta, mais hôta tout simplement. 

2° 11 arrive assez souvent qu'en composition les radi- 
caux sont un peu détournés de leur sens primitif, ce qui 
rend Tétymologie d'un certain nombre de composés dif- 
ficile à découvrir dès Tabord. Cela n*a rien d'étonnant, 
et il en est de même dans toutes les langues. Aii^i nous 
avons en français « discourir * où l'on ne retrouve 
guère le sens primitif de la raeine « courir », et ce n'est 
là qu'un exempleentre mille. 



CHAPITRE IX 



ELISION ET CONTRACTION 

Les élisions et les contractions sont très fréquentes 
dans la langue dahonoéenne, mais les règles qui les 
régissent sont, je crois, fort vagues et incertaines. Dans 
deux cas absolument analogues, un Dahoméen fera Té* 
lision ou la (contraction, tandis qu'un autre ne la fera 
pas ; le même individu, h quelques minutes de distance, 
répétera sans faire d'élision un mot qu'il venait de pro* 
noncer avec élision. 

Cependant, il est quelques circonstances où l'élision 
et la contractkni temMftHt iiien abligatoireg, et où cûUe 
dernière se fait suivant des règles qui ne souffrent que 
peu d'exceptions. 

C'est de ces cas que nous allons nous occuper. 

Elision. — Je parlais tout à l'heure de l'a qu'on ren- 
contre comme préfixe au commencement de beaucoup 
de substantifs. Cet a s'élide très fréquemment. 

D'abord, s'il se trouve inclus à l'intérieur d'un mot 
composé, il disparait toujours : 



— 128 — 

ajinakudu, ivoire (pour ajinaku adu^ dent d'é- 
léphant) ; 

wikû, fourreau (pour wi akûy étui de sabre) ; 

nukô, front (pour nu akô^ poitrine du visage) ; 

lôyijiy sauter à terre (pour lôayiji^ sauter sur 
la terre), etc. 

Quelquefois cependant Y a subsiste et c'est la voyelle 
précédente qui disparait. Gela a lieu surtout dans les 
verbes composés, comme dalo aider (pour do alo, don- 
ner lamain), etc. 

D'autres fois cet a se contracte avec la voyelle précé- 
dente : hwakpa blesser (pour héakpa, frapper une bles- 
sure), etc. 

Souvent cet a disparait même lorsque le substantif se 
trouve isolé au milieu de la phrase. Mais dans ce cas je 
crois qu'il est préférable de l'écrire : c'est seulement la 
prononciation qui le supprime, comme nous suppri- 
mons les ce» muets, bien qu'ils existent en réalité. Les 
mots qui peuvent perdre leur a Initial ailleurs qu'en 
composition sont mentionnés dans les vocabulaires. 

Il est encore un cas pourtant où Télision de Va pré- 
fixe peut être considérée comme régulière. C'est lorsque 
le substantif commençant par a se trouve placé après un 
mot, verbe ou particule, finissant également par un a. 
Exemples : 

e ha'li ji, il monte sur l'arbre Cpour e ha atiji) ; 
m nayi kaka*gbome, j'irai jusqu'à Abomé (pour 
m na yi kaka Agbotne). 



— 129 — 

Si on a un â, l'élision se fait quand même : zo hà'ti, 
le feu a consummé Tarbre. 

Les substantifs qui renferment Va préfixe étant les 
seuls mots qui, en dahoméen, commencent par une 
voyelle^ ce sont aussi les seuls qui soient sujets à l'élision. 

11 y a bien aussi les particules a et o, mais elles ne 
s'élident jamais et ne provoquent même pas l'élision de 
la voyelle précédente. Il y a aussi les nombres ène et 
âtOy et le pronom e : la rencontre des voyelles finales 
devant ces trois mots donne lieu souvent à des change- 
ments, mais ceci rentre plutôt dans la contraction. 

Contraction. — Nous avons vu plus haut les contrac- 
tions des prépositions avec leurs pronoms régimes. J'ai 
dit aussi tout à l'heure qu'en composition la voyelle 
finale d'un mot suivi d'à préfixe se contractait parfois 
avec cet a. 

Il nous reste à voir les contractions des mots suivis 
du pronom e : ce sont à peu près, avec les cas des pré- 
positions, les seuls phénomènes de contraction qui se 
présentent en dahoméen. Pour les quelques exemples 
qui se présentent dans la numération, on se rapportera 
à la liste des nombres donnée plus haut. 

Voici les règles de contraction : 

a devant e donner, 

» » 3 we ou ue^ 

<T » » » îoë ou 6 e, 

ti » > > ueonûeowûiouweowwiy 

1/ j> » » wi ouûe. 



- 190- 

Les autres voyelles, ri, e, ê, i, f, ne se contractent pas. 
Pour ôet fl la contraction n'est pas obligatoire ; pour 
u elle est plus rare que la non-contraction. Exemples : 

je le vendrai, m nase (pour m na sa ê) ; 

c'est une chkvre^gbogbwe (pour gbogbo r) ; 

ne le firappe pas, ma hwe (pour ma hô e) 

Je le sais, m flwe (pour m fiée); 

ils le poursuivent, ye hwedûeponv yehu>edo e) ; 

son père Tinstruit, to tô kphcêoixio lôkplôe ; 

le crocodile Ta mordu, lo hàdu e, ou lo hàdUe 
ou kâdiii ou hàdwe ou hàdwi ; 

ouvre-le, hwi (pour hâ e) ; 

c'est un bateau, hû e ou Au?t (1). 



(1) Nous avons vu déjà, à propos des substitutions de 
lettres, que û se change assez fréquemment en wi. 



CHAPITRE X 



MOTS ETRANGERS 

Mots africains, — La langue dahoméenne s'est conser-^ 
vée pure de tout contact avec les peuples voisins. Et 
bien qu'une bonne partie de la population, surtout dans 
Test et les centres musulmans, parle le nago, bien que 
les Mina émigrés de la Côte de TOr aient introduit dans 
les Popo leur langue d'origine achantie, bien peu de 
mots ont passé de ces dialectes dans l'idiome dahoméen; 
en tout cas, ils n'y sont pas d'un usage courant. 

Les seuls mots nago qui aient pris droit de cité dans 
la langue dahoméenne sont oku « salut », corruption de 
aku, et oka « déjeuner, repas du matin ». 

Nous avons un mot d'origine mandingue, fila, qui sert 
d'ailleurs à désigner un objet d'importation mandingue, 
le bonnet phrygien qui sert de coiffure aux guerriers. 

J'ai noté plus haut le mot aize « six », qui vient peut« 
être de l'achanti asia. Sika « or d est également un mot 
achanti. 

Mois arabes. — Les importations arabes sont un peu 
plus considérables^ et elles le deviendront de plus en 



— 132 - 

plus, étant donné le courant qui emporte les peuplades 
nègres vers l'islamisme. Les mots passés dans la langue 
dahoméenne sont plus ou moins défigurés ; ce sont pouf 
la plupart, soit des noms de vêtements musulmans, soit 
des termes de religion, les nègres convertis à l'islamisme 
empruntant toujours à leurs missionnaires leur façon de 
s*habiller en même temps que leur façon de prier.' Ce 
sont : 

sabubaUif babouche (de I^U^ sabbat souliers) ; 

lamami, turban (de iuUjJt ^^«'wamrtr, le tur- 
ban); 

(obfi, gandoura (de ^^j; thoûb^ vêtement) ; 

mùslahwe , mosquée (du dahoméen hwe, mai- 
son, et de l'arabe Jua^ macalla, lieu de 

prière) ; 
salam^ quartier musulman, endroit où l'on se 
donne le salam^ et par extension quartier en 
général (de ^ju», salâm^ salutation") ; 

male^ musulman, (de J^o fnaoula ou mouley, 

maître, qui a donné aussi mollah en Perse^ 

ou de Lj^ mo'alli?n, professeur, deux titres 

que se donnent les missionnaires musul- 
mans (1) ; 

(1) L'abbé Bouche dit que maie ou mali\ïent peut-être 
de Éaliy pays situé au nord-ouest du Yorouba et d'où 
seraient venus les premiers missionnaires musulmans. 



— 133 — 

altifa, marabout (de ^UA^ houlafa^ unis par 

serment, du verbe vjjJL. jurer (i); 
alaha^ arabe (de Vj^ *arah) ; 
lafiya^ se bien porter (de la locution arabe 

iuAjJlj berafiya, avec la paix). 

Ce dernier mot n'est usité que par les noirs musul* 
mans, qui ont adopté différentes formules de politesse 
empruntées aux Arabes. En s'abordant, ils ne se saluent 
pas par la phrase nationale : Kudèu^afôdagbe a? € Salut, 
comment vas-tu ? » Us disent : Asaiam alikum, a lafiya ? 
€ Le salut sur vous, est-ce que tu vas bien? » (De la for- 
mule arabe ^^^ p^^t esselâ??i 'alîkoum t le salut sur 
vous », du mot dahoméen a « est-ce que, est-ce que tu • 
et du mot lafiya, donné plus haut, et qui s'emploie comme 
un véritable verbe). 



(Pierre Bouche, La côte des Esclaves et le Dahomey ^Vbltïb^ 
1885, in-12). Une circonstance viendrait presque à Tap* 
pui de cette hypothèse : c'est qu'au lieu de maie on dit 
âouvent malenu, ce qui est la forme des noms de natio» 
nalité : ttJwenu^ homme du pays Eoué ; Ayonu, homme 
de l'Ayo ou Yorouba, etc. — C'est ce mot maie que les 
voyageurs ont longtemps transcrit par Malais : cette pré'* 
sence de « Malais » au Dabomé prêtait à des déduc- 
tions fantastiques qui ont tenté quelques imaginations 
en quête de nouveau. 

(1) Ce mot est appliqué aussi à tous les musulmans. 
On les appelle encore Ausa^ Haoussa, parce que la plu- 
part des missionnaires musulmans sont des commerçants 
haoussanais. 



8 



- 134 — 

L'autre répond : M lafiya, lamdula ! c Je vais bien, 
louange à Dieu ! » (Du pronom dahoméen m, du mot lafiya 
toujours employé comme verbe, el de la locution arabe 

aM «>s.«JL elhamdou lillâh c louange à Dieu t ») 

Je dois ajouter à ces quelques indications les noms des 
jours de la semaine, que les musulmans ont composés 
à l'aide des noms des jours en arabe et du mot daho- 
méen gbe c jour » qui remplace Tarabe;!^ nahâr ou pyét 

youm € jour » . Voici ces noms : 

adagbe, dimanche (de ^Xa^^^J A^ nahâr el ahad, 
premier jour) ; 

tenigbe, lundi (de (j^^'^t ^l^ nahâr el ithnin^ 
second jour) ; 

ilataghe,m2iTdi (de iUJUJt ^l^ r^ahâr eUhâlatha, 

troisième jour) ; 
alabagbe, mercredi (de >«l*>^^t ;l^ nahâr el 

arb'a^ quatrième jour) ; 

lamisigbe^ jeudi (de iM ^ ti^ jl^ nahâr elkha- 
mis, cinquième jour) ; 

jumagbê, vendredi (de îUmJI ^Ifi nahâr el djo* 
nCat jour de la réunion) ; 

asibibgey samedi (de owîm»*JI \[^ nahâr es 8ebt, 
septième jour). 

Mots portugais, — Si les langues les plus voisines dU 
dahoméen n'ont eu sur lui aucune influence^ il n'en est 



^ 135 ^ 

pas de même des langues européennes et surtout de li 
langue portugaise. Non pas que nos langues anglo-latines 
aient en rien modifié le génie propre de la langue dabo- 
méenne, mais les communications séculaires des Euro* 
péens avec le Dahomé ont nécessairement introduit dans 
la langue de ce pays un certain nombre de mots étran< 
gers, désignant surtout les objets de provenance euro- 
péenne, et beaucoup de ces motsfont aujourd'hui partie 
de la langue courante, non seulement sur la côte, mais 
au delà même d'Abomé. Parfois il existe deux mots, l'un 
étranger, l'autre indigène, employés tous les deux pour 
désigner la même chose, comme huku et irefjbo t livre », 
kplahp. et zik'po t siège », kôtiiei atru « vêtement », etc. 
Parmi toutes les langues européennes, le portugais est 
celle qui a fourni le plus de mots au dahoméen. Les 
Portugais en effet n'ont pas seulement abordé au Dahomé, 
ils y ont fondé une ville, Ajuda(l), et y ont fait souche. 
De plus, beaucoup de Dahoméens, emmenés comme es- 
claves au Brésil, sont revenus, une fois affranchis, se 
mêler dans leur pays d'origine avec ces métis portugais 
qu'ils appelaient orgueilleusement leurs compatriotes : 
ils devinrent bientôt riches et influents, et propagèrent 

(1) Ce nom doit se prononcer f Ajouda ». Il signifie 
en portugais < aide, assistance ». Ce mot a été transformé 
en Juda par les anciens navigateurs français (ce qui a 
donné lieu à quelques fantaisies sérieuses sur les Juifs au 
Dahomé et les Dahoméens de race sémite). Les Anglais 
en ont fait Wàydah ; j'écris Ouida, qui est la prononcia- 
tion adoptée aujourd'hui en France ; les indigènes pro- 
noncent t Adjouda » ou t Agouda ». Le nom indigène 
est Glehtre, 



— 136 — 

le portugais, la langue des blancs. Pendant la guerre, 
c'est le portugais qui servait de langue diplomatique ; le 
roi Béhanzin le parle, dit-on, assez bien. Actuellement 
encore, les Dahoméens appellent la langue portugaise 
ajudagbe, la langue de Ouida. 

Voici les mots les plus usités parmi ceux empruntés 
au portugais : 

ahisinô chrétien, de christào ; 

akluzu croix, dé cruz ; 

botina botte, de àotina; 

caluto cigarette, de charuto ; 

cavi clef, de chave ; 

faka fourche, de jfbrca ; 

falina cassave, de farinha ; 

goma amidon, de gomma ; 

kamisa chemise, de camtsa ; 

kejô fromage, de qtieijo ; 

kofô verre à boire, de cojoo ; 

kok^ila huile de coco, de copra ; 

kuntu couverture, de coberlo ; 

A:/)arf/e missionnaire, depadre ; 

kpatagâ argent, du portugais pirata argent, 
et du dahoméen gâ métal ; 

kplabe tabouret dont on se sert dans les réu- 
nions publiques, de palavra palabre ; 

losa plantation, de rora ; 

misa messe, de 7?iissa ; 

7uose intendant, domestique de confiance, 
de môço ; 



— 137 — 

« 

sakpata variole, de sapata ; 

salana gale, de sama (1) ; 

seda soie, de seda ; 

tavô table, de tavoa ; 

viflo vin, de vinho. 
Mots anglais. — Les mois anglais ayant pénétré dans 
la langue dahoméenne sont très peu nombreux, bien que 
l'anglais soit, après le portugais, la langue européenne 
la plus parlée au Daliomé. Ce sont les suivants : 

ciceli ciseaux^ de chisel ; 

giasi verre à boire, de glass ; 

Glësi Anglais, de EngUsh ; 

kôtu paletot, de coat ; 

WQjci montre ou boussole, de walch ; 

buku livre, de book. 
Mots français, — Le français,après avoir été trop long- 
temps relégué au troisième plan comme langue euro- 
péenne, tend à prendre au Dahomé le premier rang. On 

« 

renseigne dans les écoles au lieu de l'anglais et du por- 
luiîais, et, le commerce français comptant à la Côte des 
l.sclaves des représentants de plus en plus nombreux^ 
il faut espérer qu'avant peu notre langue aura détrôné 
langlais. Les noirs apprennent, il faut en convenir, plus 

(i) Ces étymologies européennes prouvent bien que 
ces deux maladies, la variole et la gale, ont été impor- 
tées par les Européens au Dahomé, où l'on n'en connais- 
sait même pas le nom. Depuis, la première de ces mala- 
dies y a fait tant de ravages que l'on a songé à créer un 
génie de la variole, auquel on offre des sacrifices pour 
détourner les effets de sa colère. 

8. 



— 188 — 

difficilement le français que l'anglais : la conjugaison et 
la syntaxe de notre langue sont beaucoup plus compli- 
quées ; mais il faut dire aussi qu*ils prononcent bien 
mieux les mots français que les mots anglais. 

Voici quelques mots français qui ont pénétré dans la 
langue dahoméenne : 

Flàse Français, 

te thé, 

VI vin, 

taha tabac, 

sigalè cigarette, 

maloto marteau, 

sôda^ soldat. 

fotoglafi, photographie, portrait; 

teleglafiy télégraphe; 

kafe, déjeuner, repas du matin (de l'usage 
qu'ont les Français et surtout les soldats de 
prendre le matin une tasse de café)j etc. 



CHAPITRE XI 



DIVISIONS DU TEMPS, MESURES, MONNAIES. 

Divisions du temps. — Voici la façon d^exprimer 
en dahoméen les différentes divisions du temps et les di- 
vers moments de la journée : 

année su wewe (douze mois) ou ive (temps;, 

mois su (lune), 

semaine vàdûghe (dimanche) ou azâtewe (sept 

jours), 
jour (espace de vingt-quatre heures) azâ^ 
jour (époque) gbe, 
jour (opposé à la nuit) ayihô (ouverture de la 

terre), 
nuit zây 

heure (court espace de temps) wenu^ 
heure (sur une montre) gâ. 

Les différents moments de la journée s'expriment 
comme suit ; 

aurore ayiteirônu ou lisaji ; 
matin, zâsày zàzâti ou zàzàwenu ; 



— 140 — 

midi weme 

après-midi icefèko, 

soir gbada ou gbadanu, 

crépuscule zâku ou zâktigbaday 

minuit zà/uvete ou zàvlodotre ou zâiitime, 
« Ce matin » se dit egbe znzâ (aujourd'liui matin), «ce 
soir » egbe gbada ou egbe zâku (aujourd'lmi soir), a Hier 
matin, demain matin, etc. » se traduisent littéralement. 

Maintenant que les Dahoméens connaissentou au moins 
commencent à connaître l'usage des montres^ ils comp- 
tent les heures de la façon suivante : 

le mot^â, qui veut dire originairement <f métal .1, 
sert à désigner la montre, le cadran et l'heure ; 

une heure se dira gâ dokpo, 

deux heures — gâ ire, 

trois heures — gâto, 

quatre heures — gâne^ 

cinq heures — gâ a(ô. 

six heures — gâ aize, etc. 

midi — gâ ireire ou ireme. 

11 est sept heures, gâ teire ni ou simplement gâ 

teire ; 
il est dix heures et demie, e 71e gâ wo kpo adade ; 
il est quatre heures et quelques minutes, e ne gâne 

kpo kpède (il est quatre heures et un peu) ; 
quelle heure est-il ? gâ ire ni ? ou gâ nabi? 



— 141 — 

J*ai donné plus haut les mots employés par les musul- 
mans pour désigner les jours de la semaine. Voici les 
mots employés par les fétichistes : 

dimanche t7d(//7^6^ (jour des génies ou des fétiches) ; 
lundi vôdûgbesayihû (pour vôdûgbe si ayihû diver- 
tissement qui suit le dimanche) ; 
niardi, v6dûgbesâzàtô{pouvv6dûgbesi azâ â^ô, trois 

jours depuis dimanche) ; 
mercredi vôdtigbesiazène (quatre jours depuis 

dimanche) ; 
jeudi vôdûgbesiazàtô (cinq jours depuis dimanche) ; 
vendredi vôdûgbesiazàize (six jours depuis di- 
manche) ; 
samedi vôdûgbesiazâtewe (sept jours depuis 
dimanche). 
On dit encore pour t mercredi » azâgagbe (jour de la 
grande journée) et pour t vendredi » ahosuiàgbe (jour du 

roi). 

* 

Mesures. — Les mesures de capacité et de poids 
varient beaucoup suivant la nature des marchandises et 
la nationalité des marchands. Leur nomenclature serait 
plus à sa place d'ailleurs dans un traité de commerce 
que dans un manuel de philologie. Néanmoins je crois 
hon de donner ici les noms et la valeur des plus em- 
ployées de ces mesures, parce que ces noms peuvent re- 
venir souvent dans la conversation usuelle. 

Les principales mesures de capacité qui servent pour 
l'huile de palme sont ; 



Yakluba, qui contient 18 gallons ou 67 litres 50 ; 
le zë^ moitié du précédent, qui contient 9 gallons 

ou 33 litres 75 ; 
Valadako ou quart ô'akluba^ qui contient 4 gal- 
lons 1/2 ou 16 litres 85; 
le gâ on jaya, dit gallon, qui contient 3 litres 75 ; 
le gâ adade ou demi-gallon, qui contient 1 litre 85. 
Pour les liqueurs on compte surtout par dames- 
jeannes.La dame-jeanne ou ajagô est une bonbonne con- 
tenant environ 10 litres. 

Les grains se pèsent. Les noms des mesures de poids sont 
les mêmes que ceux des mesures de capacité. On a : 
Yakluba qui équivaut à 60 kilogrammes, 
et le zë qui équivaut à 30 kilogrammes. 

Les mesures de longueur, de surface et de volume 
n'existent pas. On évalue par approximations. Cepen* 
dant les commerçants anglais ont réussi à introduire le 
yard, que les Dahoméens confondent avec le mètre et 
qu'ils mesurent souvent d'une façon très approximative 
avec leur bras allongé. 

Les indigènes connaissent aussi la coudée, alogôligôli. 

Les distances s'évaluent par journées de marche ; on 
dit qu'une ville est à une, deux, dix journées d'une autre. 
Exemple : 

Il y a cinq journées de Ouida à Ahomé, e de azâ atô si 
Glehtve kaka Agbome. 

Monnaies. — La monnaie européeime commencée 
s'introduire au Daohmé, sous forme de monnaies 



— 143 — 

bronze que les indigènes appellent su (sou) ou pèni 
(penny) et sous forme de monnaies d'argent ; le franc est 
confondu avec le shilling et appelé communément sil? 
(corruption de shilling) ou gà. Ce mot gà sert d'une fa- 
çon plus générale à désigner la monnaie métallique par 
opposition à oÀ^we qui désigne la monnaie indigène. 

Cette monnaie indigène, Indépendamment des articles 
d'échange, consiste toujours en cauries ou manilles^ pe- 
tits coquillages uni valves que les vaisseaux vont cher- 
cher bien loin, jusque dans les îles Philippines (d'où 
leur vient leur nom de manilles), ( l ) pour les apporter 
sur la côte d'Afrique. Le cours des cauries varie suivant 
lepays et suivant leur plus ou moins d'abondance. Leur 
valeur moyenne au Dahomé est la suivante : 

une caurle, akwe (2), vaut le quarantième d'un 

centime ; 
40 cauries, aktve kûde ou simplement kàdey font 

un toqui, toki, qui vaut 1 centime ; 
JOO cauries, akweafode ou afode, font une galline, 

galina, qui vaut 5 centimes ou un sou ; 
400 cauries, akive afowe ou afowe^ font deux gal- 

lines ou un penny ; 
8.000 cauries, aktoe afowo ou afowo^ font une 

piastre- cauries, gâkpèkpè, qui vaut 50 centimes; 

(i) Dans d'autres régions africaines, on appelle ma- 
nilles des anneaux de métal qui servent également de 
monnaies. 

(2) Dans leurs calculs, les Dahoméens suppriment sou* 
vent akioe, nom de l'unité de monnaie ; nous disons de 
même « trois cinquante, un billet de cent^ etc. » 



/ 



4.000 cauries^ akwe degha ou degha^ioni un franc, 

5t7t dokfo ou flà dokpo ou gà ; 
20.000 cauries, akwe deghatO ou deghatô, font une 

piastre forte, gâ siyïsiyï, ou un sac-cauries, 

adokpo, c'est-à-dire un dollar ou 5 francs ; 
100.000 cauries, akwe degbakoaiô, font 5 piastres 

fortes ou 5 sacs-cauries, adokpo aiô, c'est-à-dire 

une livre sterling ou 25 francs. 

Nota, — A ces quelques renseignements, j'ajouterai 
les noms de villes qui ne sont pas les mêmes en français 
qu'en dahoméen. 

Dahomé doit s'écrire Dahôme, Abomé Agbome (ce qui 
veut dire « bien fortifié »), Cotonou Kutonu (ce qui veut 
dire c bouche du fleuve ou de la lagune de la mort ou 
des morts », et non <r bouche de la lagune morte f, 
comme il est dit souvent, car ce dernier sens donnerait 
Tôkukunu), AUada doit s'écrire Alada avec un seul /. 

Le nom indigène de Porto-Novo est Hàgbonu (le fau- 
bourg), celui de Ouida est Glehwe (la ferme), celui de 
Grand-Popo est K'pla (le rendez-vous), celui d'Agoué est 
Ajigô (la coquille) ; celui de Petit-Popo est Kplavi/td 
(maison du petit Kpla) ou Anelio^ qui est le nom mina. 
Cotonou s'appelle aussi Akpi (la papaye) ; le nom indi- 
gène du lac Denham est Nohice (maison de la mère) ou 
Ahwâgaji (sur une grande guerre) (1). On trouvera en- 
core dans les vocabulaires quelques autres noms géo' 
graphiques. 

(i) Ces deux noms puisent leur origine dans des 
légendes indigènes. 



CHAPITRE XII 



SPÉCIMENS DK LA LANGUE ET DE LA LITTÉRATURE 

DU DAHOMÉ. 

On n'étudie bien une langue qu'en la parlant, et en la 
parlant dans le pays où elle a cours. Mais il est bon tou- 
tefois, avant d'aller dans ce pays, d'avoir de la langue 
que l'on veut posséder une connaissance préliminaire. 
C'est pour qu'on puisse acquérir cette connaissance pré- 
liminaire du dahoméen que j'ai composé ce manuel. 
Toutefois, des règles de grammaire, pas plus que des 
mots appris par cœur, ne suffisent pour s'assimiler une 
langue, si simple qu'elle soit. Voilà pourquoi j'ai placé 
ici quelques phrases de conversations usuelles et ensuite 
quelques récits, fables et chansons indigènes. 

J'ai recueilli tous ces matériaux auprès d'une trentaine 
d'individus, appartenant à toutes les régions du Dahomey 
notamment au triangle compris entre Ouida, Âbomé et 
Porto-Novo. C'est donc la véritable langue dahoméenne 
qu'on pourra étudier dans ces spécimens de la littérature 
populaire du pays, parmi lesquels plusieurs ne man* 
quent pas d'une certaine élévation de pensée et même 
d'une grande délicatesse de sentiment. 

9 



— 146 — 

J ai donné l'un des récits avec la traduction interli- 
néaire, afin d'iiabitucr le lecteur au mécanisme de la 
langue. Pour les autres morceaux, je me suis contenté 
de donner une traduction française, aussi littérale que 
possible, laissant au lecteur le soin de faire lui-même 
le mot à mot : ce lui sera le moyen le plus sûr d'arriver 
en très peu de temps à connaître la langue daho- 
méenne. 

Aux récits et contes qui m*ont été dictés par les indi- 
gènes, j'ai ajouté comme on le verra,quelques fables de 
la Fontaine^ traduites par moi en dahoméen, afin de 
donner une idée de la façon dont on peut rendre en cette 
langue les expressions propres à la nôtre. 

PHRASBSd XTSUKLXJEBB 



Bonjour, mon ami. 

Salut. 

Parles-tu dahoméen ? 

Je le parle un peu. 

Gomment vas-tu ? 

Bien, merci. 

Et ta femme, comment 

va-telle ? 
Très bien, merci. 
Quelle est cette femme ? 
C'est ma femme. 
Où est ton frère ? 
Il est à la maison. 



KndèUj hfitô ce, 

Oku. 

A se fOghê ? 

M êe kpède, 

A f€ daghe a ? 

Dagbe, okudèu, 

Asi iowey a fô dagbe a ? 

Dagbedagbe, okudèu, 
Mewe îlonu dye ? 
Asi ce dye. 
File novi lowe ? 
E hwegbe{\). 



(i) Hweghe a absolument en dahoméen la même si 
gnification que home ou at home en anglais. 



- 147 - 



Il n est pas malacie ? 

11 a la fièvre. 

Le médecin l'a-t-il vu ? 

Oui. 

Qu'a-t il fait ? 

Il a fait boire un remède 

à mon frère. 
Et ton frère est-il guéri ? 

Non, pas encore. 3iai8 
j'ai donné un pigeon à 
un prêtre qui va aller 
aux enfers. 

Pourquoi ? je ne com- 
prends pas. 

Parce que c'est un ami 
qui est mort et qui ap- 
pelle mon frère aux 
enfers. Le prêtre va lui 
dire d'attendre. 

Parlons d'autre chose. As 
tu été au marché, ce 
matin ? 

Oui, j'y ai été. 

Qu'as tu acheté ? 

Des bananes et de l'huile 
de palme. 

L'huile de palme est-elle 
chère ce mois ci ? 



Ajûzifaf 

E javivozO, 

À ko kfw€ amasiwaio ^ 

Anuwe e blo ? 

E na amasinovi ceena nu. 

Kpo non iowe $ ko 

ghwazO ? 
Oo, e ko gbwQzô a.Comna 

awanedokpo vôdùnô dê^ 

anuwutu e na yi ku- 

tome (1). 
Aniwawê "i mse a» 

Anuwutu hôtûde ni^e ku^ 
kpo e yilo tiare ce ku' 
tome, Viklûnô ffi na do 
ni e na note. 

Mi na do ho devo, A ko yt 
ahitime, egbe xâzû ? 

M ko yi, 
Anuwe we hol 
Kokwe le kpo ami kpû, 

A demi hi e vènavèna^ sîi 
dye wenu ? 



(1) Kutomcj le pays, le séjour des morts. 



— 148- 



Non, elle est très bon 
marché. 

Combien coûte-t-elle le 
gallon ? 

Un franc. 

Je suis fatigué, apporte 
deux sièges : nous nous 
assiérons et nous cau- 
serons. 

Volontiers. 

Qui est cet homme qui 
passe? 

C'est un officier. 

Comment s'appelle-t^il ? 

J'ai oublié son nom. 

Quel âge as-tu ? 

Vingt- cinq ans. 

As- tu des enfiEUDits ? 

J'en ai deux, un garçon et 
une fille. 

Ton frère est-il marié ? 

Pas encore. 

Fumes-tu ? 

Quelquefois. 

Veux-tu du tabac ? 

Je n'en veux pas, j'en ai 
dans ma blague; donne 



Oo, e tna vèvè o, 

Akwenabi hojaya dokpo'i 

Akwe degba. 

E ciko nu mi, so zikpo we 

wa fi : mi najijâyi kpo 

mi na dohodo. 

Mjulo. 

Mewe sunu dye e di ? 

E tuttogà. 

Etewe ni W^ 

Mwôfii tô. 

Nabiwe we doho ? (1) 

We ko atô, 

A ti vi a ? 

M ti vi we, vi sunu kpo vt 

nonu, 
NoviUmee mesu'i 
E ko su a. 
A nuno azo ? 
Azôde. 
A julo azo i 

N gbè, e de sakpo ce me ; 
na mijà zogô, ne we do. 



(1) Mot à mot : « Combien es-tu âgé ? » En anglais : 
How old are you ? 




- 149 — 



moi seulement des al- 
lumettes, si tu en as. 

Je n'en ai pas, elles sont 
finies. Va demander du 
feu à l'interprète. 

En voilà. 

Merci ; tiens, bois un 
verre de tafia. 

 ta santé ! 

Tu as l'air malade^ as-tu 
mal à la tête ? 

As-tu mal à la gorge ? 

Où as-tu mal ? dis-le. 

J*ai mal au ventre. 

Qu'est-ce qui t'a rendu 
malade ? 

C'est de l'eau que j'ai bue 
dans la lagune; fais- 
moi le plaisir de me 
donner un remède. 

11 faudra le purger. 

Je le ferai demain . 

Vois-tu cela ? Sais-tu ce 
que c'est ? 

Non ; comment cela s'ap- 
pelle-t-il en français? 



E dea^evo, Ft, we na kà- 
hiyo zo nu gbeseio. 

Ene. 

Okudèu; yi, nu ahfi kofd 

Dahwe î 

We di we jazôy a jazô 

do ta ? 
A jazôdegû me"^ 
File we jazô ? doji, 
M jazfl do home. 
A hô we jazô ? 

Si e, fn nu io me; yi nu mi 
we na tniamasi. 



Boussole, et en daho- 
méen ? 



E nô we dosla home, 

M na dosla so. 

A mô nu lo "^ a m nu 
we ni ? 

Oo ; ne nu lo ni flâsegbe ? 
(Comment le nom de 
cette chose on fran- 
çais ?) 

Busol, kpo fôgbe ? 



- 150 - 



Je ne sais pas, il n'y en a 
pas dans noire pays. 

Je le la donno pai'ce que 
tu eaun bravo homme. 

Je le remercie ; quand tu 
viendras chez moi, lu 
mangeras du poisson, 
du canoulou (1), et lu 
boiras du via de palme. 

Tu es mon ami. 

Quand viendras tu chez 
moi ? 

Demain matin ou après 
demain à midi. 

Quel est cet liommo qui 
court vers nous tout 
essoufflé ? 

C'est mon intendant, il 
vient me chercher. 

Levons-nous, je vais m'en 
aller. 

Entre chez moL tu m'at- 
tendras. 

Non, il faut que j'aille 
voirai mon frère est 
réveillé. 



M se a, e de a to mitô me. 

M na we nu dye^ anuanttu 

we sunu dagbe, 
M dokwe (3) ',newena fca 

go ce, we na du uyevi kpo^ 

nusrmu kpà, gbo wc na 

nu atâ. 

We h'M ce. 

Wenuwe we na toa gô ce ? 

^'o zn%n weo azâlôgOe 

iveme weo. 
Mewe gbèlo lo, e kfmezu nu 

mi, agbo kpe nï ? 

Mose ce $, e iva yilo mi. 

Mi na site, m na yi 

Bye lio ce me, we na dote 

OOy e fia m na yi kpô ne 
novi ce fô. 



(1) Ganoulou ou carourou, en dahoméen nusOnu, 
plat national du pays, composé de légumes et de pois- 
sons fumés cuits dans l'huile de palme et assaisonnés 
avec du piment. 

(2; Pour m do oku we, je te dis merci. 



— 151 — 

Alors, salut. Co, oku. 

Salut, je vais chez mol. Oku, m na yi hwegbe. 

Que Dieu te rende heu- Mawunahûhô?netowe\{i) 
reux ! 



(1) Mot à mot : Dieu ouvre ton ventre, ton cœur. 



- 4M - 

ahwey{i) gbo nayiio novi ce le bi, gbo ye 
à la niaUon, et (j')appell6 frères mes tous, et ils 

na wa gbo nakple gbo naze kpo. Gbo 

viennent et se rassemblent et percent le léopard. Et 

mebi na do : « Bububu ! a wa 

tout le monde dit: cBouboubou! est-ce que tu viens 

da ta Z«? » Meôi nado: 

faire cuire (de) la tête la viande? «Tout le monde dit: 

iiOtofo!» Ye da tu gbo e fa ahà, 
€ Ah! abl ah! » Ils tirent le fusil et il arrive du tafia, 

gbo ye sowa tavô jiy gbo na so kofo 

et ils apportent une table sur, et prennent un verre 

gbo na sowa^ gbo mebi le na jijCiyi In 
et (r)apportent, et tout le monde s'assied autour de 

iavôy gbo mi na wu ahâ gbo mi na do : 
la table, et nous versons le tafia et nous disons : 

« Wule! 1^ Gbo mi na nu, gbo mi na hô 
€ Hourra! » Et nous buvons, et nous frappons (sur le 

bûbil, gbo mi na yihû kaka 

tambour) boumboum, et nous nous amusons jusqu'à 

azâ na ku, gbo mi nayi ahwe. 
ce que la journée meure, et nous allons à la maison 



(1) Ahwe 2^ le même sens que hivegbe, m^is ne s'em- 
ploie qu'après un verbe de mouvement. 



— 185 — 

Kinikim kpo kpo kpCi 

Kinikini là le bi gâ. Kinikini gbe ta su daho, kinikini 
e nogô adà. N kildô yok'pa, kinikini na kpe gbe dokpo^ 
gbo m na t tu ce. Wenu m mô kinikini gbe dokpo^ m na 
da, Gbo m na wi kinikini^ gbo ena jayi, M wa na su wi, 
ira na gbô ko mi kinikini, na gbô ko ni. M na ze addgô 
W^ na de ado tô, na ze si, na htoe, na ja osa, na ja away 
na na novi ce, gbo e dunu kinikini. Kpo no wa da e, no 
wili /â, kfjo no e da ta là ; «o wili là do g berne gbo no 
gbô ko ni gbo ni hû tô. 

Kpo m na i tu ce, gbo na mô kpo gbe dokpo, gbo na so 
tu ce da^ gbo na kà, gbo na hô denu, gbo tu na jegbe : gbû ! 
Gbo e na jagi : ki ! Gbo m na wa, gbo e sa afoji tô le, gbo 
m na so wi ce, gbo na gbô ko ni, gbo na ze e. Gbo m na zu 
ahwe, gbo na yilo novi ce le bi, gbo ye na wa gbo na kple 
gbo na ze kpo. Gbo mebi na do : « Bububu f a iva da ta 
là? 1^ Mebi na do: € t ot o t è Ye da tu, gbo e ja ahà, 
gbo ye sowa tavôji, gbo na so kofô gbo na sotva, gbo mebi 
le na jijàyi lu tavô, gbo mi na wu ahà gbo mi na do : 
(( Wule ! » Gbo mi na nu, gbo mi na hô bûbû, gbo mi na 
yihiï kaka azà na ku, gbo mi na yi ahwe. 

Chasse au lion et au léopard 

Le lion est le roi de tous les animaux. Son rugissement 
est terrible et il est rempli de courage. Tandis que je 
creusais une tombe, un lion se met à rugir : je prends 
mon fusil et, lorsque j'entends le rugissement du lion, 
je tire, je tue le lion, il tombe. Je vais Tacliever , je lui 



V 



— 156 — 

coupe la tête. J'ouvre son ventre, j'arrache ses intestins, 
je lui coupe la queue, et, à coups de sabre, je tranche 
les jambes, je tranche les bras, et je les donne à mon 
ftrère^ qui mange la chair du lion. Ma mère arrive pour 
le faire cuire, elle prend la viande et fait cuire la viande 
de la tête; puis elle emporte l'animal dans la campagne, 
lui coupe la tête et fait couler son sang. 

Je reprends mon fusil. J'entends un cri de léopard : 
je porte la main au chien de mon arme, je vise, j'appuie 
sur la gâchette, le coup part : poum ! Le léopard tombe 
en faisant : ki !... Je vais à lui, il pose ses griffes sur 
moi ; alors je prends mon sabre, je lui coupe la tête et 
je l'enfile. Puis je cours chez moi et j'appelle tous mes 
parents. Ils viennent, se rassemblent et enfilent le léo* 
pard. Et tout le monde applaudit en disant : « Viens-tu 
faire cuire la viande de la tête?» Et tout le monde crie: 
« Ah I ah î ah ! » On tire des coups de fusil ; il arrive 
du tafia; on l'apporte sur une table, on va chercher des 
verres, on les apporte, et tout le monde s'assied autour 
de la table. Nous versons le tafia et nous crions : 
« Hourra ! » Puis nous buvons, nous jouons du tamtam 
et nous nous amusons jusqu'à la fin du jour. Alors 
nous rentrons à la maison (1). 

Ji, — Cupka 

Cukpa fû tô e nô^ e hèvi bi le gà. Cukpa gbe to e no a, 
cukpa va to e fiô trala. Cukpa se yevô ghe^ cukpa ahosu 
hèvi, 

(1) Ce récit m'a été dicté en dahoméen par Akonbessi 
{Ak(lgbe$i)y indigène de Oulda. 



— 157 — 

Le 'perroquet. 

Le perroquet, son plumage est beau, c'est le prince 
de tous les oiseaux. Le perroquet, son chant n'est pas 
beau ; le perroquet, sa queue est très belle. Le perro- 
quet parle la langue des blancs, le perroquet est un 
oiseau de roi (1). 

5 . — Ajinaku 

Ajinakv, a savô do gbeme ? we yi là le bi ahosu. Aji- 
naku na ho ali, aii na jayi. Ajinaku^ adu towe e su dahoy 
yevô so doblo swe, e wa nu mi metri le, mi no ho, gbo no 
sOy gbo no aco. Ajinaku, io towe su daho, e ciijô nukûme, 
Ajinaku^ a mô, nukunô ? Do do nu kà a. Ajinaku, a mô, 
nukunô do gudo ? Ajinaku, do towe e tve. a no sohu nu 
si ? Ajinaku, do towe e hô ali, e no ku, Ajinaku, afokpa 
towe e su daho, ayikûba si do tô. 

Ajinaku, we dokpo nô là vu vo do nu wo, do nu wo ; 
wo ye du ajinakusi lame ! agbo e du ajinakusi lame, te e 
du ajinakusi lame, legba e du ajinakusi lame, hla e du 
ajinakusi lame, vè wi e du ajinakusi lame, azagbe e du 
ajinakusi lame, akli e du ajinakusi lame, awozagbe e du 
ajinakusi lame, afi e du ajinakusi lame, asoketekpekpe e 
du ajinakusi lame. 

L'éléphant 
Eléphant, qu'as-tu à te plaindre dans la campagne ? 

(1) Dicté par Akonbessi. 



-- ins — 

tu marches le roi de tous les animaux. L*éléphant ar- 
rache un arbre, cet arbre tombe. éléphant, ta dent 
est sj grande que l'homme blanc la prend pour en faire 
des bijoux ; et il les apporte à nous autres nègres, et 
nous les achetons, et nous les portons en guise d'orne- 
ments. éléphant, ton oreille est si grande qu'elle cou- 
vre ton visage. Vois-tu clair, éléphant aveugle ? Sous ta 
trompe, ta bouche ne s'ouvre pas. Vois-tu clair, éléphant 
aveugle, derrière ta trompe ? éléphant, si ta trompe 
était moins grande, pourrais-tu boire de l'eau ? élé- 
phant, si ta trompe frappe un arbre, il meurt. élé- 
phant, ta chaussure est si énorme que la terre fuit sous 
elle. 

éléphant, toi seul peux avaler dix autres petits ani- 
maux dans ta bouche^ dix dans ta bouche 1 Eux doivent 
se mettre à dix pour manger le corps d'un éléphant fe- 
melle 1 La courtilière mange le corps d'un éléphant 
femelle, le frelon mange le corps d'un éléphant femelle, 
l'oiseau-mouche mange le corps d'un éléphant femelle, 
le chacal mange le corpe d'un éléphant femelle, le lézard 
noir mange le corps d'un éléphant femelle, la souris 
mange le corps d'un éléphant femelle, la vermine mange 
le corps d'un éléphant femelle, le loir mange le corf»s 
d'un éléphant femelle, le mulot mange le corps d'un 
éléphant femelle, le taon mange le corps d'un éléphant 
femelle (1). 



(1) Cette composition m'a été dictée en dahoméen 
par Kagbo, indigène de Cotonou, et par Akonbessi. 



à 



4. — Alui kpo kôklosu hpà 

Zà dokpodokpo alui e ica kôkloho me. Kpo kôklo le ye 
damlô ali ji, kpo alui dèdè e hci ti ji, kpo kplawilkplawfi 
e wili kôklosi ko adu tô me, kpo lôjjiji, kpo e hôsisi yaicu- 
yawu e so kôklosi yigbehàme. 

Obede kôklosi le ye do nu kôklosu : a We asti mitô kpo 
g à mitô kpà, e M ice note zà dye wenu we na damlô a, 
kpo kplawû we na mô aliii, kplawû we na doji : kôku- 
lokô l Hwenô weOy asi tô iveo, vi iô le weo, ye na se kpo ye 
na wa kpo ye na ivi alili, » Kôklosu do \ <i E nô. » 

Wenu aià ku, kôklosu jamlô a. Kpo zà wemenu alui e 
iô si gbehâme kpo e wa kôkloho kpèlekpèle. Kplawû kô^ 
klosu e mwè, kplawû e doji : kôkulokô I Alui e do nidesu: 
a Hwenô e na fô kpo na wa kpo na so ga tô le t » Kpo e 
sisi gbehâme. 

Hwenô wa kôkloho me kpo ma mô aliii, e ja fi a, Hwenô 
e do nu kôklosu : « Annvawe we ni mi ? » Kôklosu e do : 
f Anuwutu aliii de wa fi zà dokpodokpo e soyi kôklost 
dokpo, kpo e no zu fi dizàde, kpo m doji : kôkidokô I m Co 
hwenô e do : ci E nugbo a. »> Kpo e si home anuwutu kô- 
klosu ni e kpo e wili kôklosu kpo wi e kpo swe yi nu asi 
tô kpo do ni : n E ne kôklosu e ni fni, da e kpo mi na 
du e, » 

Co zà devo alui lewa, kpo e mo kôklosu e de fi o, kpo e 
yilo novi tô le kpo hôlô iô le kpà. Kpo mebi le ye wa kôkloho 
me kpo medokpodok/,0 e soyi kôklosi, 

Kpo zàzâ wenu hwenôsi e wa kôklohà me ne na so azi, 
kpo e mo kôklosi debu a, Wenenu e yi cuu tô gô kpo do 



— 160 — 

ni : € Kôklosu ive iri e^ e yilokôklosi le kutome^ kpo ye bi 
yi dô, » 

Kpo ho ce e vo. 

La genette et le coq 

Toutes les nuits une genette venait dans un poulailler ; 
les poules dormaient sur une planche, la genette grim- 
pait dout doucement sur la planche, elle prenait vive- 
ment le cou d'une poule avec ses dents, sautait par terre 
et se sauvait bien vite dans la brousse en emportant la 
poule. 

Un jour les poules dirent au coq : « Toi qui est notre 
mari et notre maître, tu devrais passer cette nuit sans 
dormir et, aussitôt que tu apercevras la genette, tu 
crieras bien fort : coccorico I Le maître de la maison, 
ou sa femme, ou ses enfants, entendront, ils viendront 
et ils tueront la genette. » Le coq dit : a C'est bien. » 

Quand le jour prit fin, le coq ne s*endormit pas. Et 
pendant la nuit la genette sortit de la brousse et vint 
tout doucement vers le poulailler. Aussitôt que le coq 
Taperçut, il cria : coccorico ! La genette se dit à elle- 
même : « Le maître va s'éveiller et venir avec ses 
flèches I » Et elle s'enfuit dans la brousse. 

Le maître vint au poulailler et ne vit pas la genette, 
qui était déjà loin. Il dit au coq : a Pourquoi m'as-tu 
éveillé ?» Le coq dit : « Parce qu'une genette vient 
toutes les nuits enlever une poule, et elle accourait ici 
tout à riieure ; alors j'ai crié : coccorico ! » Le maître 
dit : <x Ce n*est pas vrai I » Et il se mit en colère parce 



— 161 — 

que le coq l'avait éveillé, et il le prit, le tua et le porta à 
sa femme en disant : (c Voilà un coq qui m'a éveillé, 
fais le cuire et nous le mangerons, d 

Mais, la nuit suivante, lagenette revint^ et, voyant que 
le coq n'était plus là, elle alla chercher ses parents et 
ses amis, et tous vinrent au poulailler, et ils empor- 
tèrent chacun une poule. 

Et le matin, la femme du maître vint au poulailler 
pour prendre des œufs, et elle ne trouva plus une seule 
poule. Alors elle alla vers son mari et lui dit : « Le coq 
que tu as tué a appelé les poules aux enfers, et elles y 
sont toutes allées. » 

Et mon conte est fini (i). 

5, Hèviyosô ahosû 

Hèviyosô sônô m\ e kpe gbe tô medohèsi jijohô me. 

Hoholo e de sunu dokpOy ni tô A fi, kpo e menana trala ; 
eno fi medaJcpa tô le bi kpo e nojajô wevi yetô kpo dekwi 
yetô kpâ, Kpoye no do ni : « Mawu na sedo vôdtï debu e 
na hô we, » E7w de awu tô le bikpo nodoji : « Ma Mawu î 
ma Mawu ! » Kpoye no do ni : « Aniwawe we do ho nana^ i 
Kpo e no nakpe : « M do ho naila a, m do m di awu a, » 
Kpo e no konu, 

Gbedejija kpo meho de edi Afi hwe nukôkpo fio do ni : 
« Novi cCy a julo m na gbèsi ho towe ta dô ? » Co Afi 
nakpe : « Yi, degenô kpikpOy twitwi le wèwëkpô we^ so hu 
towe leyi gbehàme \ » 

(i) Ce conte m'a été dicté par Adjouavi, jeune fille 
indigène d'Abomé-Calavi, habitant Ouida. 



Wenenu me ho h kpoge tô kpo e do : nHè viyosâ e na ho we^ 
metlô a f Xi 

E kpo kpèdc^ jowô fû iukpo, ye se jinukfimghe daho- 
daho kpo ayikûba bi e mu. Kpo zowiyâ le ze joivôye iru 
ga yawu iralaimla ; kpo yeja A fi hwe ji ye do htmuhutm 
daho, Kpo miydmiyô iite esu gaga e hâ hwe bi. 

Kpo zo kuj kpo ye mo hule jizo kpo afi jâ. Kpo meho 
doji : a Afi, di we afljà ni, kpo sifiyinukô ire na no afi 
tegbe ; kpo we na U yokpa gbedebu a kpoye towe na yi ku- 
tome gbedebu a f i 

La vengeance de HéviyocQ (J) 

Héviyoço est le maître de la foudre, c'est lui qui fait 
entendre sa voix terrible dans les jours d'orage. 

Autrefois, il y avait un lipnome nommé Afi qui était 
très méchant ; il volait tous ses voisins et leur dérobait 
leur poisson et leurs amandes de palme. Et on lui dirait : 
« Dieu enverra quelqu'un de ses génies pour te punir. » 
Alors il enlevait tous ses vêtements et criait : « Point de 
Dieu ! Point de Dieu ! (2) » Et on lui disait ; « Pourquoi 
blaphèmes-tu ? » Et 11 répondait : « Je n'ai point blas- 
phémé, j'ai dit que je n'avais pas de vêtements. » Et il 
riait. 

Un jour il pleuvait et un vieillard passa devant la 
maison d'Afi et lui dit : « Mon frère, veux-tu que je me 

(i) Génie de la foudre, le Jupiter dahoméen. 

(2) Il existe ici un jeu de mots intraduisible en fran- 
çais. « Dieu » se dit Maicu et « vêtement » aum. Cette 
phrase, suivant qu'on l'écrit ma Matou ou ma ma'wu veut 
donc dire : a point de Dieu » ou a poiut, point da vête- 
ments»/ 




-- i63 -- 

RieUt à Tabri 80ui ton toit ? a Mais A(i répondit : a Va 
t'en, vieux décrépit, les eliacals te sentent (i), va t'en 
porter tes os au désert ) » 

Alors le vieillard leva sonbàlon et dit : iQueHéviyoço 
te frappe^ méchant t i 

Bientôt le vent soufHa très fort, on entendit un grand 
coup de tonnerre, et toute la terre trembla. Et les pier- 
res de feu (2) fendirent Tair beaucoup plus vite qu'une 
flèche et tombèrent sur la maison d'Aii avec un grand 
bruit. Et il s'éleva une très grande flamme qui dévora 
toute la maison. 

Et quand le feu fut éteint, on ne trouva que du bois 
brûlé et de la cendre. Et le vieillard &' écria : c Afi, tu 
n'étais que cendre (3), et désormais tu seras toujours 
cendre. Kt tu n'auras jamais de sépulture et ton âme 
n'ira jamais dans le séjour des morts 1 (4) » 

6, — Ajôto kpo yakpavii nonu kpâ 

«A 

Nonu de do nu vi tô nonu : a Vi ce, so toyizè dyc k/o 

(i.) C'est-à-dire a tu vas bientôt mourir. » 

(2) Les Dahoméens disent que la lueur des éclairs est 
produite par des pierres de feu que lance Héviyoço, le 
génie de la foudre. 

(3) C'est encore intraduisible en français : Afi veut 
dire « cendre ». C'est donc comme si le héros de cette 
histoire se fût appelé « Cendre ». 

(4) Les âmes de ceux qui meurent sans sépulture, se- 
lon les croyances dahoméennes, ne vont pas au séjour 
des morts et errent surla terre, toujours malheureuses. 
— Cette histoire m'a été dictée par Loko, prêtre de Hé- 
viyoQû» originaire de Cana. 



yi dû si do ta sisa,» Yakpavu so toyizëkpo yù E kpo kpède, 
e kpe vi sunu dokpo, edo ni : «Sa tdyizë dayi kpo mina 
yi mi na de atisise gbo. » Vi iionu sa tàyizë dayi kpo yi 
zûme ha vi sunu, 

Ajôto de wa, e mô toyizë, e swe kpo sa ti me ka doho e 
zize. Kpo yakpavu flonu e lewa e gba toyizë^ kpo ado hiri 
trala, kpo e do nu yakpavu sunu : « Vôdti e do toyizë wuzu 
ka, » 

Eso ka kpo yi Afanô gô, Kpo e do ni nu e ja, Afanô do ni: 
« Vi ce, yi dû si do ka dye, » Yakpavu do : « £ zize^sina 
sisi, » Afanô do : « Yi, A fa nwe bi, » 

Yakpavu y i lu tb sisa, e dû si do ka, cosi no sisi. Afôhû 
e mô ajôto, e kojamlô do ta kpo akpa tô me e de toyizë. 
Yakpavu so toyizë, e sa ka ti me, ego si toyizë kpo e so si 
wa no lô. 

Ajôto ne e fô kpo e mô ka, hèsi die e kpo e ko e de gbe 
daho. 

Le voleur et la petite fille 

Une femme dit à sa fille : < Mon enfant, prends cette 
cruche et va chercher de Teau à la rivière. » L'enfant 
prit la cruche et partit. Bientôt elle rencontra un petit 
garçon qui lui dit : a Pose ta cruche à terre et allons 
cueillirunbouquet de fleurs. '> La petite fille posa sa 
cruche à terre et alla dans le bois avec le petit garçon. 

Un voleur vint, vit la cruche, la prit, et mit à la place 
une vieille calebasse fendue. Quand la petite fille revint 
chercher sa cruche, elle fut fort étonnée et dit au petit 
garçon : « Un génie a changé ma cruche en calebasse. » 



— 165 — 

Elle emporta la calebasse et alla trouver un prêtre 
d'Afa (1). Et elle lui raconta ce qui était arrivé. Le prê- 
tre lui dit : cr Mon enfant, va puiser de Teau dans cette 
calebasse. » La petite fille dit : « Mais elle est fendue, 
l'eau fuira. » Le prêtre dit : c Va^ Âfa connaît tout. » 

L*enfant alla à la rivière ; elle puisa de Feau dans la 
calebasse, mais Teau fuyait. Alors elle vit le voleur qui 
s'était endormi sur la rive et près de lui était la cruche. 
La petite fille prit la cruche, mit la calebasse à la place, 
remplit d'eau la cruche et porta Teau à sa mère. 

Quand le voleur se réveilla et qu'il vit la calebasse, il 
fut pris de peur et s'enfuit en poussant de grands cris (2). 



Gbo kpo izize kpà (3) 

Gho ko no jihCi yôzoweynenu bi, 

Kpo e ja e ti ndudu a 

Ne vivowenu ejètve : 

EU sukpo mima debu a, 

E ti wàvu mima debu a. 

Izize de medomekpa tô, 

E yi izize htve, e do : <( Hôvè si mi I 

(i) Afa, génie de la sagesse et de la divination. Ses 
prêtres étudient la magie, la géomancie, et prédisent 
l'avenir. 

(2) Ce conte m'a été dicté par Sanatou, jeune fille in- 
digène de Savi. 

(3) J'ai traduit ces fables de La Fontaine aussi exac- 
tement que possible. Cependant, comme j'ai dû changer 
quelques expressions, je donne la traduction de ma tra- 
duction. 



- 166 - 

We nu mi kû de 

AnuwHtu m sohu gbè 

Kaka yôzowenu devo : 

M na fit nu we 

NukO êû tâlôgo, m huie Mawu, 

Akwe kpo le kpû ! » 

Co hisre ma wrwelo : 

hlo nu tô fiaûa kpèvikpèvi* 

E do wu hwekûto dye : 

(r Anuwc we no blo yôzowemenu ? 

•— ZCi me kpo ayihô me kpâ m nojihà 

i\u alidilo bi^ ma sihôme t 

— We nojihây evivinu mi^ 

Kpo di we na duwe ! » 

La cigttle et la fourmi 

La cigËile avait chanté pendant toute la saison chaude^ 
et elle se trouva n'avoir point de nourriture. Quand la 
saison froide arriva, elle n'avait pas un seul morceau de 
mouche, elle n'avait pas un seul morceau de ver. La 
fourmi se trouvait sa voisine. Elle alla à la maison de la 
fourmi et lui dit : « J'ai faim î prête-moi quelque grain 
pour que je puisse vivre jusqu'à l'autre saison chaude. 
Je te rendrai avant le huitième mois (le mois d'août), je 
le jure par Dieu, le capital et l'intérêt 1 » Mais la fourmi 
n'est pas prêteuse ; cela est son plus petit défaut. Elle 
dit à cette emprunteuse : (( Que faisais-tu au temps 
chaud ! — Nuit et jour je chantais à tout passant, ne tô 
fâche pas I — Tu chantais, j'en suis fort aise, et bien 
maintenant tu danseras t » 



- 167 - 

Gbesè ejulo ja daho mo fiibu 

Gbesè de kpô nibuj 
E di ni megaga trala. 
Gbesè e ma daho md azi o, 
E nayi kpo teji kpo wazo 
Ne na ja kloklo mô là dye. 
E do : « Kpô neme, novt ce, 
A m koja e ko /7o? 

— Oo, — E ne môàil, — Oo. — M kofil 

— Weseicaa. » Lâvufede 
E teji sukpo e huT, 

E de gbètogege ye ma wu nunweio : 
Tomenu bi lejulo blo hwe môgâ le daho^ 
Gâvu bi le ti wTsagîl, 
Lait bi le julo ti mose» 

La grenouille qui veui devenir aussi grosse que le bœuf 

Une grenouille regardait un bœuf, il lui sembla très 
grand. La grenouille n'était pas aussi grosse qu'un œuf; 
elle s'étend et s'enfle et se travaille, pour devenir aussi 
grosse que cet animal. Elle dit t « Regarde bien, ma 
sœur, suis-je devenue assez grosse ? — Non. — Voilà, 
donc. — Non. — J'y suis ! — Tu n'approches pas. » Là 
chétive bestiole s'enfla tellement qu'elle creva. 

Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas plus sages : 
tout citadin veut bâtir des maisons comme les grands 
chefs, tout petit chef a des messagers, tout chambellan 
veut avoir des intendants. 



i. Chanson des amazones (i) 

Mi rfe, mla, jô*yi (2) ; sunu d'ajidi (3) ya ! 
Mi de^ le, mi de, ko, jo^yi ; sunu d'ajidi ya ! 
Agôluje, mi de, ko, joyi ; sunu d^ajidi y a ! 
KaJca nu kà na du ka, hûli na do hûli ! 
Ml de, kô^ le,J€)yi ; sunu d'ajidi ya ! 
Agôluje^ mi de, ko, jô'yi ; sunu d'ajidi y a ! 

Nous arrachons, retournons, rejetons notrecœur; que 
Thomme fasse la récolte du manioc (4)1 Nous arrachons, 
retournons, nous arrachons, déchirons, rejetons notre 
cœur ; que Thomme fasse la récolte du manioc I Ama- 
zones, nous arrachons, déchirons, rejetons notre cœur ; 
que l'homme fasse la récolte du manioc I Jusqu'à ce que 
notre bouche s'ouvre pour avaler la calebasse, le che- 
min du sang fera le chemin du sang ! Nous arrachons, 
déchirons, retournons, rejetonsnotre cœur; quel'homme 

(1) Dictée par Ambavi, jeune fille originaire d'AUada. 
(i) Pour jô ayi, 

(3) Pour do ajidi ya ; ajidt désigne proprement un 
brouet de manioc. 

(4) C'est-à-dire: que l'homme se livre aux occupations 
réservées d'habitude aux femmes, nous, nous ferons ce 
que font les hommes. 



— 169 — 

fasse la récolte du manioc t Amazones, nous arrachons, 
déchirons, rejetons notre cœur ; que Thomme fasse la 
récolte du manioc ! 

2. Chanson des flèches (i). *• 

Takala ma wu gelij 

Zo ma hà da hwe, 

Jo ma gbo kë le deme, kë le deme ; 

Gidi gbaja jayi ; 

Gasakpo se ga^ 

Làja nà ; 

Nadojèmiji. 

Gege ma gba ti gà zo ji, 

Gbe maji to lo, 

Kaka là ku ma wu ku^ 

Sigbo le susu g bu, 

So ma yi gidi hûjiy 

Jo ma gbo kë le deme, kë le deme ; 

Gidi* gbaja jayi : 

Gajâja nà ; 

Nadojèmiji, 

Le glaive ne transperce pas Téléphant^ le feu ne con-- 
sume pas la maison du roi (2), le vent ne passe pas à 



(Ij Cette chanson, très populaire au Dahomé, m'a 
été dictée par Âkonbessi et par Ga, de Ouida. 

(2j Da veut dire proprement c père * ; on donne ce 
nom à tous les rois du Dahomé. 

10 



- 170 — 

traVeW les pierres, à travers les pierres ; une cartou- 
chière d'osier tombe : le carquois lance une flèche, le 
gibier tombe et s'affaisse : telle une perle au-dessus du 
fumier. 

Peu cherchent à prendre un fer rougi au feu; la terre 
n'enfante pas les crocodiles de la lagune ; jusqu'à ce 
qu'un animal soit mort, il n'a pas achevé de mourir ; 
les villes trop grandes périssent ; Un cheval ne va pas 
dans un canot d'osier ; le vent ne passe pas à travers 
les pierres, à travers les pierres ; une cartouchière 
d'osier tombe : une flèche... et le gibier tombe et s'af- 
faisse : telle une perle au-dessus du fumier (1). 



3. Chanson des oiseaux (2). 

Hèsuja wuza... 

A nô mi a ? a flâ mi a ? 

Hèsuja wu'za... 
A ûô mi a ? a û6 mi a ? 
Na de' ma : ahosi wu gba si ze ; 

(1) C'est-à-dire que la flèche est aux autres armes ce 
que la perle est au fumier. Cette chanson, qui renferme 
côte à côte de belles images et des vérités de M. de la 
Palisse, exalte la vertu des flèches, qui surpassent même 
les balles. 

(2) Cette chanson bien courte, mais bien jolie, m'a 
été dictée par Akonbessi, de Ouida, et Sadou, de Porto- 
Novo. Elle suppose tout un petit drame intime : le griot 
se fait connaître de la reine par un refrain ; ensuite 
vient le récit, où le chanteur s'emble s'adresser à un 
intermédiaire qui doit favoriser les amours du griot et 
de la reine. 



— 171 — 

Hôtû^ do m : « D'ala hasa ghahil asu hire ta. » 
A/injito, emo ta gbo no ?la, irnli ; 
Hôtô^ do ni : a Do ma ne do ioire a. » 
Hèsuja irii'za... 
A ?lô mi a? a no mi a ? 

Hèsuja wuza.,, 
A m mi a^ a nô mi a ? 

L'oiseau mâle s'est blessé n. l'aile... Ne me reconnais- 
tu pas ? ne me reconnais-tu pas ? L'oiseau mâle s'est 
blessé à Taile... Ne me reconnais-tu pas ? ne me recon- 
nais-tu pas ? 

Donne le remède de la langue (1) : la reine va cher- 
cher un sceau d'eau ; ami, dis lui : « Entrecroise les 
branches comme un chapeau au-dessus de la maison de 
Ion époux » (2). Le griot (3) l'aperçoit, la poursuit et 
rattrape ; ami, dis-lui : « Tâche d'être à la hauteur do 
la situation » (4\ 

L'oiseau mâle s'est blessé à l'aile... (o) Ne me recon- 
nais-tu pas ? ne me reconnais-tu pas ? L'oiseau mâle 
s'est blessé à l'aile... Ne me reconnais-tu pas? ne me 
reconnais -tu pas ? 

'i) Le chanteur recommande le silence .faveielinguis. 
|2) Pour qu'il ne puisse point lavoir. 

(3) Chanteur nomade, analogue à nos anciens trou- 
vères et troubadours. 

(4) J'ai été obligé de paraphraser la traduction du 
dernier vers : 

Le fôgbe dans ses mots brave l'honnêteté, 
Mais le lecteur français veut être respecté. 
(o) C'est le griot, héros de la chanson, qui reprend 
la parole et se fait reconnaître de la reine par cc s paro- 
les connues d'avance. 



CHAPITRE XIU 



APERÇU SUR L HISTOIRE, LA RELIGION ET LA 
LITTÉRATURE DU DAHOMÉ. 

On a pu voir par les quelques morceaux littéraires 
qui précèdent qu'il est assez souvent question de la 
religion indigène dans les contes populaires. De même 
des souvenirs historiques reviennent assez souvent dans 
les récits, les chansons et même les conversations. Je 
crois donc utile de donner ici un aperçu très succinct 
sur Thisloire si Intérsssante du Dahomé et sur sa reli- 
gion plus intéressante encore. 

Histoire. — Ce qui formait, avant la campagne du 
général Dodds, le royaume de Dahomé, était divisé, au 
début du XVIP siècle, en trois parties : au nord, les 
états des Fon, dont les principaux avaient pour capita- 
les Cana et Abomé ; au sud, le royaume de Juda (1), ca- 
pitale Savi (Xavier, sur les anciennes cartes) ; à Test 
enfin, le royaume d'Ardra, capitale Assem ou Ardres(2), 

(1) Juda est une corruption du mot portugais Ajttdn 
(voir pages 5 et 135). 

(2) Le nom d'Ardres ou Ardra vient probablement 



— 473 — 

et qui comprenait, outre le royaume actuel de Porto- 
Novo, une certaine partie de la région côtière (Cotonou, 
Godomé, Allada). La capitale de ce royaume j appelée 
Assem, Axim ou Ardres, par les voyageurs anciens, 
n'était autre que la ville de Porto-Novo (nom indigène : 
Hàghonu). 

On voit que le partage fait par le général Dodds de 
Tancien royaume de Béhanzin en trois parties (royau- 
me dAbomé au nord, royaume d' Allada au centre et 
région annexée, au sud) n'est, en somme, que le réta- 
blissement de rétat de choses priniitif. 

Un descendant des rois d' Assem régnait vers 4620 ou 
IC25 à Adanhoué (Adàhwe), entre Cana et Abomé, là 
où fut bàlic plus tard la résidence royale de Dahoué 
(Da hwe, maison du père, du roi). Il s'appelait 
Tacodonou ou Dahodonoum (Dahodomi). 11 avait 
rétoffe d'un conquérant. Il s'empara d'abord de Cana 
(ou Calamina), puis se mit à empiéter sur le terri- 
toire de son voisin Da (ou Dan), roi d' Abomé. Celui-ci, 
outré de cette violation perpétuelle du droit de pro- 
priété, et apprenant que Tacodonou avait bâti un fort 
sur les terres du royaume d' Abomé, s'écria : « Bientôt 
il bâtira sur mon ventre ! » 



de Tapoellation de prajja d'area ou 'prmja arida (plage 
de sable), donnée par ies Portugais à la côte de Porto- 
Novo. Cette ville était appelée par les anciens voyageurs 
Grand-Ardra ; Allada était appelée Petit-Ardra. C'est 
ce qui a produit cette confusion presque universelle, 
qui fait placer à Allada le chef-lieu de l'antique royau- 
me d'Ardra. 



é 



— 174 — 

Le propos fut rapporté à Tacodonou, qui aussitôt leva 
une armée, prit Abomé, tua le roi Da de sa propre 
main et bâtit sur son cadavre un palais qu'on appela 
Dahomé {Dahéme ou Dàhnme, ventre de Da ou de Dan). (4) 
Ce nom s'étendit à la ville d' Abomé, d'abord, puis à 
tout le royaume. Ceci se passait vers 1625 : le royaume 
du Dahomé était fondé. 

Tacodonou mourut en 4650. Ses successeurs achevè- 
rent l'œuvre commencée par lui et, petit à petit, le 
royaume s'agrandit. Les principales conquêtes furent 
faites sous le règne d'Agbadja, l'Alexandre noir, qui 
étendit son autorité jusqu'à la mer. Il s'empara d'Al- 
lada en 4724 et de Savi en 1727, amoindrissant ainsi le 
royaume d'Ardra et détruisant celui de Juda. Son fils 
Tegbouésoun vainquit tour à tour les Popo au sud, les 
Mahi au nord et les Egba à Test. C'est sous son règne 
que les Dahoméens s'emparèrent du fort portugais de 
Guida, malgré ses trente canons et sa garnison (4*^' no- 
vembre 1741). Les derniers rois, poussés par la cupidité 
et le désir d'avoir à leur disposition le plus d'esclaves 
et de captifs possible, se livrèrent à d'interminables 
guerres contre les Egba d'Abéokouta et des pays voi- 
sins. Les Dahoméens ne furent pas toujours vainqueurs 
dans ces guerres et en tout cas Abéokouta ne fut jamais 
prise. Ces expéditions affaiblirent beaucoup Tautori-té 



(1) Cette étymologie n'est pas absolument certaine : 
de très anciennes cartes, antérieures à Tacodonou, men- 
tionnent un royaume de Dahoxma à la place occupée 
par Abomé. 



-- 475 — 

et le prestige des rois du Dahomé ; la guerre avec la 
France les a anéantis presque complètement. 

Voici, sans entrer dans plus de détails, la liste des 
rois du Dahomé, avec les différents noms qu'on leur 
donne et les « noms forts », ni siyîsiyt, ou surnoms des 
derniers rois. 

Tacodonou ou Dahodonoun (Dahodonû) (1625-1660). 
Adalîounzo ou Adanzou 1 (.4 (/«Afco) (1660-1680). 
Akaba, appelé quelquefois Ouibéga(i4/Y/W (1680-1708). 
-Agbadja, dit Goudja-Troudo (Af/baja) (1708-1729). 
ïegbouésoun, dit Bossa-Aliadi (Tef/bwesû) (1729-1776). 
Kpingoulaou Adanzou H (KpTf/nla) (1776-1789). 
Agongoulo, ditOuinouyou-Sédozo (Af/ôf/îilo) (1789-1803). 

Egbomi (1803) : ne régna que peu de temps et est 
souvent omis de la liste des rois ; peut-être même ne 
régna t il pas du tout. 

Adandozan {Adddozâ) (1803-1818), supprimé de la 
liste des rois à cause de ses vices; aussi Ton fait souvent 
régner Agongoulo jusqu'en 1818. 

Guézo [Gezô) (1818-1868) : ce fut un roi sage, intelligent 
et humain ; c'est, avec Agbadja, celui dont le souvenir est 
resté le plus populaire au Dahomé ; on prétend que les 
prêtres le firent mourir parées qu'il voulait s'opposer 
aux sacrifices humains. Son nom(l) veut dire « qui 

(1) Les noms propres sont souvent très difficiles à 
traduire. Lorsqu'ils sont empruntés, comme il arrive 
assez souvent, à un animal ou à un objet connu, il est 
facile d'en retrouver l'étymologie. Mais souvent ces 
noms se rapportent à un incident qui a coïncidé avec 



— 176 — 

ni vêle le feu. » On Ta surnommé Akpoji (le sommet) et 
surtout Kôkulo (le coq) : le coq est son emblème, et sa 
statue, qu'on peut voir au Musée ethnographique du 
Trocadéro avec celle de ses successeurs, le représente 
couvert d'une infinité de lamelles métalliques qui figu- 
rent les plumes. 

Guéléïé (Gèlel€),ei dans la prononciation usuelle Glélé, 
mais jamais Gléglé, régna de 1858 à 1889. 11 est sur- 
nommé Kùiikini, le lion, et a cet animal pour symbole. 

îjon fils s'appelait Kondo avant démonter sur le trône. 
Depuis, il a pris le nom de Béhanzin ou Bénazin. 
Gbehàzë signifie « lierbe mûre » et Gbenazë « l'herbe 
mûrira. » 11 est surnommé G^oî(;^/^, le requin, et sa 
statue le représente en effet sous la figure d'un squale 
qui se tient debout en s'appuyant sur sa queue (i889- 
1894). 

Goutchili {Qucili), frère de Béhanzin, a été proclamé 
roi d'Abomé, le 15 janvier 1894, par l'assemblée des 
cabécères du haut Dahomé. Il a pris, en montant sur 
le trône, le surnom d'Agoliagbo, qui est, paraît-il, le 
commencement d'une devise voulant dire : « Attention, 



la naissance, à une ville, etc. Pour les rois, c'est sou- 
vent le commencement d un hymne composé en leur 
honneur. D'ailleurs H nous est difficile, à nous, de don- 
ner rétymologie de beaucoup de nos noms propres ; 
on ne s'étonnera donc pas que des noms propres daho- 
méens restent asssez souvent lettre morte, même pour 
ceux qui ont une certaine connaissance delà langue. 



— 177 — 

Agbo (1) ! Allada (ï) a trébuché, mais son pied n'est 
pas tombé : la France lui a porté secours » (3). 

Le 4 février 1894, Gàhu-HmliJ, descendant direct de 
la famille royale d'Ardra, a été proclamé roi d' Allada 
par les cabécères du bas Dahomé. 

Voici également la liste des derniers rois de Porto- 
Novo : 

Soudji (Sûji, rOccident), mourut en 1864 ; 

Mecpon (Mekpô, Tobservateur), régna de 1864 à 1872 ; 

Méci (Mesi, le fuyard], régna de 1872 à 1875 ; 

Tofa (Tdfa, l'eau fraîche), fils de Soudji, règne depuis 
1875. 

Religion. — On abuse trop facilement, en parlant 
des religions nègres, des expressions : idolâtrie gros- 
sière, superstition ridicule, fétichime abject, etc. Parce 
que les statues par lesquelles ces peuples représentent 
leurs divinités ou les êtres supérieurs sont d'un art ru- 
dimentaire, il n'en faut pas conclure que leur religion 
soit également primitive et imparfaite. 

Pour ce qui est de la religion dahoméenne en parti- 
culier, et malgré toutes les accusations qu'on pourra 

(1) Agbo serait le nom du Dahomé proprement dit, 
c'est-à-dire du royaume d'Abomé (Agbome), 

(2) La tradition faisant venir Tacodonou d'Allada, ce 
nom a été pris par les rois de Dahomé comme nom de 
race. 

(3) Celte devise ne m'étant connue que par des textes 
de journaux plus ou moins corrects, je n'en garantis 
pas la traduction. 



— 178 — 

me lancer de chercher le paradoxe, je n'hésite pas à 
affirmer qu'elle appartient à la classe des religions les 
plus élevées, parce qu'elle est essentiellement mono- 
théiste. Et en cela je ne fais que partager l'opinion dû- 
ment motivée de l'homme qui certainement a le mieux 
étudié la religion dahoméenne, l'anglais Skertchly. 

Quelques auteurs y ont vu une religion dualiste, 
dans laquelle Maou représentait Tesprit du bienetLegba 
l'esprit du mal, quelque chose comme le Dieu et le 
Diable de la religion chrétienne. 

Pour moi, et cette opinion résulte aussi bien des 
conversations fréquentes que j'ai eues à ce sujet avec 
des indigènes intelligents et des prêtres dits « féti- 
cheurs » que de l'étude des différents écrivains qui ont 
traité cette question, je considère la religion daho- 
méenne comme absolument monothéiste, ne recon- 
naissant qu'un seul être divin, Maou, mais admet- 
tant, à titre d'intermédiaires entre Dieu et les 
hommes, des êtres ni divins ni humains, plus puissants 
que l'homme et moins puissants que Dieu, des êtres 
non matériels, des génies, des anges, comme on voudra, 
des vôdû, ce que l'on traduit bien à tort par fétiche. 

Maou habite dans le ciel une magnifique demeure et 
reste à peu près indifférent à ce qui se passe sur la terre. 
Seuls les blancs peuvent l'invoquer directement : le 
nègre ne peut le faire que par l'intermédiaire desgénies. 
C'est Maou qui a créé le monde et c'est lui qui juge les 
actions des hommes. 

Les bonnes actions sont récompensées et les mauvaises 
punies dès ce monde. Mais en outre, chaque homme a 



— 179 - 

auprès de Dieu son bâton. Les bonnes actions y sont 
marquées au moyen de coches à l'un des bouts, les 
mauvaises à l'autre bout. Lorsqu'un homme meurt, on 
place sur un support le milieu de la partie qui sépare 
les bonnes actions des mauvaises : si les mauvaises ac- 
tions sont les plus nombreuses, le bâton penchera né^ 
cessairement de leur côté ; alors le corps est détruit et 
l'àme, au moyen de la métempsycose, passe dans un 
autre corps, quelquefois un corps d'animal. Si le bout 
des bonnes actions l'emporte, le corps s'en va avec son 
âme dans le Kulojne, ou séjour des morts, où d rejoint 
Dieu et les génies. Les morts, une fois dans le Koutomé, 
continuent à s'intéresser aux choses terrestres. C'est là 
l'origine des cérémonies sanglantes dites « coutumes » : 
on croyait devoir envoyer de temps en temps, aux mânes 
des rois défunts, des messagers pour leur raconter ce, 
qui se passait sur terre. La croyance populaire était que^ 
si l'on avait supprimé ces envois, les mânes des rois se 
seraient cruellement vengés. 

Le spiritisme et l'incantation sont en grande vogue au 
Dahomé. Beaucoup de prêtres, ou plutôt de moines, 
vivant à l'écart, et surtout des femmes, jouent le rôle 
de médium et mettent en communication les vivants 
avec les morts. Le roi a ses femmes médiwn, auxquelles 
il fait consulter les mânes de ses ancêtres dans les cir- 
constances difficiles. On prétend que chaque fois que Bé- 
hanzin était tenté de céder aux Français, son père Giclé et 
son grand père Guézo intervenaient à point, par l'inter- 
médiaire d'un wi6Y/rww, pour le rappeler à ses devoirs(l). 

(i) II y aurait, sur le spiritisme, la divination et 



— 180 — 

Les génies n*ont pas de corps matériels, mais ils ont 
les passions des hommes et certains d'entre eux peu- 
vent s'incarner dans des créatures terrestres, animées 
ou inanimées. Ce sont en somme les divinités de la 
Grèce et de Rome, mais avec cette différence que les 
Dahoméens ne les considèrent pas comme des dieux, 
mais comme des êtres intermédiaires entre Dieu et 
l'homme : par là les vôdû se rapprochent plutôt des 
anges ou des saints de la religion chrétienne, des pre- 
miers surtout. Jamais un Dahoméen n'applique le nom 
de Dieu à un génie quelconque. 

Les plus honorés des génies sont les suivants: Dangbé 
{Dâgbe), qui s'incarne dans le serpent, vénéré surtout à 
Ouida, et dont le culte rappelle celui du serpent d'ai- 
rain chez les Juifs, d'Apollon Pythien chez les Grecs, 
etc. On ne lui élève pas de statues : on rend le culte à 
des pythons vivants qui sont censés incarner le génie 
ou le représenter ; les prêtres et prêtresses de Dangbé 
sont très nombreux et forment une sorte de société se- 
crète : leurs écoles d'initiation sont à Guida et à So- 
morné, près d'Allada. 

Ativôdû ou le génie-arbre est le lyrotecteur de la 
maison, le dieu lare ; il a pour symboles des arbustes 
qu'on plante dans les cours des habitations ; on l'in- 
voque pour guérir les maladies et surtout la fièvre. II 



toutes les formes du surnaturel au Dahomé, des pages 
curieuses à écrire. Mais, outre que cela sort complè- 
tement du cadre de cette étude, il faudrait pour ce tra- 
vail une plume plus autorisée que la mienne. 



— 181 — 

habite principalement le hû, sorte de cotonnier; et le 
lokoy sorte de thuya dont la sève est un poison violent. 
Nous retrouvons ce culte des arbres chez les Gaulois, 
les Mahométans, les Bouddhistes, les Peaux-Rouges, etc. 

Hu est le Neptune dahoméen. 

Hèviyosô est le Jupiter dahoméen, le génie de la foudre. 
C'est le principal instrument des vengeances divines. 
Quand un homme a été frappé de la foudre, on suppose 
toujours que Dieu Ta ainsi puni d'un crime qu'il avait 
commis et son corps est privé de sépulture afin qu'il 
n'aille pas dans le Koutomé. Les prêtres coupent sa 
chair en lambeaux et font semblant de la manger : mais 
en réalité, ils y substituent de la viande de chèvre. Ceux 
qui ont raconté à ce sujet des scènes de cannibalisme 
en ont été pour leurs frais d'imagination. 
• Gbo, le Mars dahoméen, secourt les braves et livre les 
lâches à Tennemi. 

Legba^ dont la statue (i) toujours indécente se trouve 
à tous les carrefours, est le génie de la fécondité et de la 
génération, soit mâle soit femelle. On lui sacrifie des 
poules pour avoir des enfants : le prêtre arrache la tête 
de la poule en la plaçant entre ses deux premiers orteils 
et en tirant la volaille par les pattes ; la tête est placée 
sur l'individu qui a quelque chose à demander à Legba, 
le sang sert à arroser la statue du génie, et le poulet sert 
à nourrir le prêtre. 

(1) On remarquera qu'on élève des statues aux gé- 
nies, tandis que Dieu n'est jamais représenté, ni pardes 
statues, ni par des symboles quelconques, 

li 



Puis viennent une foule de génies moins importants : 
Hoho, le gardien des jumeaux ; Gbweje, la Diane daho- 
méenne ; Zo, génie du feu ; Sakpata, génie de la va- 
riole ; Lùtty génie du soleil; Matcû^ le génie de la lune; 
K'pate, le premier dahoméen qui ait invité les Européens 
à descendre à terre, placé après sa mort au nombre 
des génies ; K'po, le génie protecteur des rois, incarné 
dans le léopard ; Tokpodû^ le génie protecteur de la 
patrie, incarné dans le crocodile, etc. 

Enfin Afa^ le plus curieux de tous, génie de la sa- 
gesse, de la divination, dont les prêtres pratiquent la 
magie, et se livrent à des pratiques rappelant absolu- 
ment les suggestions hypnotiques. Ils prédisent l'avenir 
au moyen de combinaisons obtenues avec des amandes 
de palme jetées en ïair et qu'ils figurent à l'aide de signes 
géométriques. Ils se servent d'une langue à part, que le 
vulgaire n'entend point et que l'on apprend aux initiés 
dans le plus grand mystère. Enfin, ce qui est au moins 
curieux, ils ont inventé une écriture hiéroglyphique 
dont Skertchly a constaté et observé des spécimens au 
temple de l'arc-en-ciel à Dahoué et dont on peut exa- 
miner des fragments sur les bas- reliefs de divers palais. 

Et même, en dehors de cela, tous les symboles em- 
ployés pour représenter les génies et leurs attributs, 
ainsi que les rois, ne constituent-ils pas une véritable 
écriture symbolique qui décore les portes des palais et 
des temples et en orne les murs sous forme de bas- re- 
liefs ? M. le capitaine Fonssagrives a commencé, aidé 
des princes et des prêtres indigènes, le relevé et la tra- 
duction de ces inscriptions hiéroglyphiques, qui con- 
tiennent le récit de Thistoire entière du Dahomé. 



>■ 



- 18S - 

l - . - • . ■ 

iLlttératurô. — Uoôuvre de M. le ôapftalne Pons- 
sàgrives et de ses continuateurs n*étaîit pas achevée en- 
core, et les Dahoméens ne possédant pas d'écriture cou- 
rante, je ne puis parler ici que de la littérature orale du 
Dahomé. Il y a au Dahomé comme dans presque toute 
l'Afrique des hommes qui sont littérateurs de leur mé- 
tier : généralement ils cumulent la poésie, le chant, la 
musique et la déclamation. Ce sont les rhapsodes allant 
autrefois chanter dans les villes de la Grèce les légendes 
héroïques, les bardes courant par toute la Gaule ré* 
chauffer l'enthousiasme guerrier au moyen de leurs 
chants, les trouvères et les troubadours allant récréer 
les habitants des châteaux de leurs chansons et de leurs 
facéties. C'est surtout de ces derniers que se rapprochent 
les griots, ahâjito en dahoméen. Cependant^ ils se divi- 
sétit en deux classes bien distinctes. 

Les uns, les hérauts, restent à la cour pour chanter au 
roi l'histoire de ses ancêtres. C'est ainsi que cette histoire 
consignée dans des récits et des hymnes, transmis de 
génération en génération paries hérauts à leurs fils, a pu 
parvenir jusqu'à nous ; ce qui fait que nous possédons 
avec un luxe de détail assez considérable l'histoire d'un 
peuple qui n'a point, à proprement parler au moins, 
d'écriture pour fixer ses annales, et une histoire qui 
remonte à près de trois siècles. C'est ce qu'on pourrait 
appeler la littérature historique et épique du Dahomé. 

Les griots,eux, vont de Ville en ville, raconter des fo^- 
bles, chanter des chansons d'amour ou des ehansons 
guerrières, quelquefois simplement faire danser au son 



— 184 - 

du tamtam, de la flûte ou de la guitare. Ils posent des 
énigmes, que Ton discute et que Ton devine, parce que 
ce sont toujours les mêmes. C'est là la littérature popu- 
laire proprement dite, celle dont j'ai donné plus haut 
quelques spécimens. 

Beaucoup de ces contes ou de ces chansons ne seraient 
pas déplacés dans un recueil européen. Les Dahoméens 
y font preuve d*une grande finesse d'esprit et d'une con- 
cision parfois poussée à Textrème. Je ne crois pas m'a- 
vancer trop en disant que, dotée d'une écriture, la lan- 
gue dahoméenne deviendrait une langue littéraire. 

Telle qu*elle est,elle peut servir à d'autres usages que 
les usages domestiques et commerciaux : on peut sans 
difficulté traduire des ouvrages français en dahoméen, et 
ce ne serait peut-être pas une mauvaise chose que de 
rédiger dans cette langue des ouvrages classiques, d'his- 
toire par exemple, à l'usage de nos écoles françaises du 
golfe de Bénin. 

Je dois dire ici un mot des manifestations de la lan- 
gue et de la littérature arabes au Dahomé. I^es mara- 
bouts musulmans y font de gros profits, comme dans 
toute l'Afrique, en confectfonnant pour les dévots cré- 
dulesdes harz ou talismans, qui, outre quelques prières 
et citations du Coran, contiennent des tableaux de chif- 
fres et de signes cabalistiques bizarrement disposés. M. 
Jean Dybowski m'a communiqué un recueil de ces Aar^, 
pris à Cana par le commandant Drude ; plusieurs sont 
assez curieux ; l'écriture est en général du type saudani^ 
mais parfois aussi du type maghrébin (Maroc, Algérie). 




V0(]4BUL« FRANCIS-DAHOMÉEN 



Ab, Abomé, mot usité à 

Âbomé. 
adj. adjectif, 
adv, adverbe. 
An, anglais. 
Ar. arabe. 
/*. féminin. 
F. français. 
id. idem. 
m. masculin. 
M. mina, mot mina, 
m. à m. mot à mot. 



n. nom. 

N. nago, mot nago. 

P. portugais. 

P. N. Porto-Novo, mot 

usité è Porto-Novo. 
po. postposition. 
pré. préposition. 
qqch. quelque chose. 
qqun. quelqu'un. 
V. verbe. 
V. a. verbe actif. 
V. n, verbe neutre. 



Le trait -— tient lieu du mot dont il est question dans 
l'article. 

Les verbes et les noms séparables sont indiqués dans 
le vocabulaire par un trait d'union qui joint les deux 
parties du mot. Ainsi nukû-me, visage, est un nom sépa- 
rable ; so-wa, apporter, est un verbe séparable. Pour la 
construction des phrases renfermant ces sortes de mots, 
voir dans la partie grammaticale les pages 32 et 72. 



- 186 — 

Les participes et adjectifs dans lesquels la personne 
est exprimée sont donnés à la troisième personne du 
singulier. Ainsi Ton trouvera : agacé, e sihôme. Si le 
sujet de la phrase est à une autre personne, on devra 
remplacer le pronom e par le pronom convenable. 

Ex. : Ja t'ai trouvé agacé, tîe 7wo u'^ w^ ^/Adw?^ ; tu es 
banni , e fia we, etc. Voir également dans la partie gram- 
maticale les [aragraphes concernant les adjectifs. 

Pour les expressions composées, on devra chercher 
au mot principal ; ainsi cherchez « avoir faim » au mot 
« faim », « prendre garde » au mot t garde », etc. 



VOCABDlâlRR FRANÇAlS-DAUOMfiBN 



A (prép.) (vers). Ne se tra- 
duit pas. J'irai demain 
à Porto-Novo, so m na yi 
Hoghojiu. 

— (dans) me (po.). Je de- 
meure à Porto-Novo, ûe 
no Hogbonu me. 

— (marquant la possession) 
Se tourne par le posses- 
sif : ce chapeau est à moi^ 
gbakû dye cewe ; ce pagne 
est à Sanatou, Sanatu avo 
dye meta ou avo dye Sana» 
tu avo, 

— (marquant tendance vers 
une personne) nu (pré.) : 
il parle au chef, e do/io 



nu gà. 
Abaissement ayidonu. 
Abaisser so-dayi. 
Abandon wônu. 
Abandonner w6^ gbè. 
Abasourdir gble-to^ h&to : 

tu m'abasourdis, we ghU 

ta ce ou we gble io nu mt*. 
Abattement nusisenûyi. 
Abattre sisë-nàyi. 
Abattu (ètTe—) sisëjayi. 
Abcès fulo, hûfulo. 
Abdiquer la royauté de aW- 

su nu. 
Abdomen adàgô. 
Abeille mwi. 
Abîme dô-gôgO. 



ACH 



— 190 - 



AFF 



A^^hèvemant nuvonu. 
Achever vo, gbo^ wu, t4. 

8* — vo. 
Acide (ad j.)t?^«'. 
Acier gâwtliwfli, aliAawili. 
Acné aûuMô. 
Acompte yidede»mê» 

en— id. 
Acquérir ho. 
Acquiescer kpe. 
Acquitter (en justice), ;d-do. 
Acre vè. 

Acte (traité) azowema. 
Actif azowato. 
Action nublonu, nu. 
Activement yawuyawu. 
Activité azowanu. 
Actuellement dL 
Additionner Itle, ligbe. 
Adieu I hwegbel hwegbewet 

okut 
Adjoint alodoto. 
Adjuger (qqch. à qqun) na 

{ndemede). 

s'— so. 
Admettre yi, kpe. 
AdministrateuryiA:p<T/o. 
Administrer kpô-ji : le cabé- 

cère administre la ville» 

gû kpôtoji. 



Admirable wujinô. 
Admirer jiwu, jiu. 
Adolescence dôkpètvenu. 
Adolescent dôkpè» 
Adopter yi, kpe. 
Adorer eisè, sesë^ se. 
Adresse (d'une maison) Atre- 

hvla. 
— (habileté) nusisè. 
Adresser sedo, 

s' — (à qqun) yi {mede 

90)' 
Adroit tnesisè. 

Aduler kpikpa. 

Adulte medaho. 

Adultère (crime) agalenu, 

aga. 
Adultère (homme ou femme) 

cokunô, agaleto. 

commettre T— cokunô, 

do aga. 
Adultérin (enfant—) agavi. 
Advenir yé,ja. 
Adversaire nukôtinây këto. 
Adversité nunana. 
Aérer (une chambre) sojowo 

wa (home). 
Aérostat yowîôAô. 
Affable medagbe. 
Affaibli e gblavou^ e gblau^ 



AFF 



— 191 - 



A6R 



Affaiblir (qqun) gblawu {nu 

mede). 

s'— gblawuy gblau. 
Affaire nu, ûzo. 
Affairé azowato. 
Affaisser (s' — ) fia, ûà. 
Affamé hôvètonâ. 
Affamer (qqun) do hôvè (si 

mede). 
Affection nuyiwâ. 
Affectionner yiwâ (qqun nu 

mede). 
Affectueux wâyinff. 
Affermer we. 
Affiche dowema. 
Afficher sa-wema doji. 
Affilié iiweto. 
Affirmer lô. 
Affligé vè ni (pour vè nu e, il 

est pénible à lui). 
Affliger (qqun) vè {nu mede). 

s' — e vè (nu mi, nu we, ni, 

etc.), (c'est-à-dire : il est 

pénible à moi^ à toi, à lui, 

etc.). 
Affluer wakphj wasusu. 
Affolé nulônO, 
Affranchi (libéré) medodokâ- 

nu. 
Affranchir (libérer) jô-de. 



Affreux meûô a nukûmê. 

Afin de ne. 

— que ne, wenu, anuwutu, 

anuutu. 
Africain Mewitogbènu. 
Afrique Mewitome. 
Agaçant medokômesù 
Agacé e sihôme. 
Agacer (qqun) do hâmesi (nu 

mede). 
Age dohonu. 
Agé doho. 

Agenouiller (s'—) jèkpo. 
Agent bloto, gbloto. 
Agile meyawu, meyau. 
Agir Wo, gblo. 
Agitation didâ. 
Agiter rfâ, kuhu. 

s' — seyi. 
Agneau lègbovi. 
Agonie ?îuhe. 
Agonisant mehe. 
Agoniser he. 
Agoué Ajigé. 
Agrafe gôdugôdu. 
Agrafer i(?e7i^ 
Agrandir do-dahowu. 
Agréable e nô nukûme^ e 

no. 
Agresseur ahwâgboto. 



AGR 



— 192 — 



ALC 



Agression ahwâgbo-me. 
Agriculteur gleleio. 
Agriculture glelenu. 
Aguerri meglagla. 
Aguerrir (s'—) yigla. 
Aguets (être aux — ) kpô. 
Ah I a / kayi t 
Ahuri efiyàme» 
Aide (celui qui aide) alodoto. 
— (action d'aider) nukpà. 
Aider (qqun) kpàlo {nu mede), 

dalo {nu mede)^ hlokpàde 

{ha mede)y kpà. 
Aïe ! e I yege ! 
Aïeul togbo^ dada, ia-sUo. 
Aïeule no^Ao, no-sito. 
Aigle hô, hôzuhôzu. 
Aigre vè, vèsi. 
Aigrette zugu. 
Aigrir vè. 
Aigu widinô. 
Aiguille ni. 
Aiguiser gâ. 
Ail ayôgàge. 
Aile awa, za, aza. 
Ailleurs fidevo^Jime devo. 

d' — co. 
Aimable medagbe, ajwanô. 
Aimablement daybedagbe. 



Aimer yiwâ^ niwâ (qqun, nu 
mede)^ julo (qqun, medé)» 
Aine adogôdo. 
Ainé(adj.) gâ, daho. 
Aine (n.) vigà^ vi-daho. 
Ainsi môy mô e ne, 

— que (comme^ mô, 

— que (et) ... kpodo,.. kpâ^ 
... kpo... kpâ : j*ai vendu 
le cheval ainsi que le mou- 
ton, m ko sa so kpodo lëgbo 
kpày ou m ko sa so kfo 
lëgbo kpâ. 

Air jowôjoôy johâ, 
Ais ati. 
Aisance dokû, 

lieux d' — adadohô. 
Aise (adj.) e vivi ni (pour e 

vivi nu e, il est doux à lui) . 
Aisé (fortuné) dokûnô. 
Aisselle awadatne. 
Ajourner jô-do, 
kionier so-kpena^ so-gona. 
Ajuster blodo, gblodo. 
Alarmant medokèsi. 
Alarme hèsi. 
Alarmer (s—) di hèsi. 
Albinos weweliwe^ afi. 
Albumine aziwewe. 
Alcool ahà. 



ALÈ 



--193 — 



AMÀ 



Mène nutônô. 

Alentour ledo, akpatô. 

Algue hugbehà. 

Aliéné nulônô^ nlônô. 

Aliment ndudu. 

Aliter (s' — )jazô, mlâyi. 

Allaiter (qqun) yinosi {nu 

mede). 
Allée zûkâli, atili. 
Alléger do-fuda. 
Allégorie glu. 
Allègre e vivi ni (pour e vivi 

nu e), 
Allemagne Jemàtome. 
Allemand Jemà (An. Ger- 

man). 
Allemand (langue) jemâgbe. 
Aller yi. 

— à cheval yi soji, 

— à pied yiafà (ce, iowe^iô, 
etc.) : tu iras à pied, we 
na yi afo iotve. 

— en voyage yilome. 

— chez soi yi hwegbe, 

— (se porter) ni, fô. 

— bien fô dagbe, dagbe ; 
("chez les musulmans lafiya 
de l'arabe <c el'afiya i). 

— mal dagbe a, jazô. 

— mieux e kpôte (nu mt, nu 



we, ni, etc.) : je vais bien 

mieux, e kpôte numitlala. 

s'en — yt\ gboyi. 
Alliance alowilinu. 
Allié alokpànô. 
Allier (s*—) wili alo. 
Alligator lo. 
Allocution ho. 
Allongé mediga. 
Allongement nudiga. 
Allonger do-diga. 

s' — diga. 
Allons 1 mi na yi t 
Allumer (du feu) do (zo). 

— (une lampe) ta (zàgbf). 
Allumette zogô. 

Alors môhû, mô, coy wenenu. 
Alouette glenô. 
Alphabet abece. 
Altéré (changé) e wuzu, 

— (qui a soif) sinugbla sie. 
Altérer (changer) do-vouzu. 

s' — (se changer) wuzu. 

— (donner soif) do sinugbla 
si. 

Alternativement dokpo dokpo. 
Alterner y idokpodokpo gudo, 
Altier gôyito. 

Aluminium gâ wewe,gàfuda. 
Amadou dekwe. 



AMA 



— 494 ~ 



AN 



Amande de palme dekwi. 

Amant wâyito. 

Amante id. 

Amarre hûsikâ. 

Amarrer ^Wa, si. 

Amas sô. 

Amasser kple. 

Amazone agôluje^ ahdsusi, 

tnitio. 
Ambassade mewTsagûkple. 
Ambassadeur wïsagil. 
Ambigu gbadanô, howenô. 
Ambitieux gwenâ^ nukûkë. 
Ambition ^u?enM. 
Ambitionner ;m/o, gwe. 
Ambre ahô. 
Ame se, ye. 
Améliorer do-kpffte. 
Aménager blodo, gblodo. 
Amende hweho, hwekwe. 
Amender do-kpôte, 

s' — vive. 
Amener kplcwa, yikple-wa : 

amène-moi mon cheval, 

yikple so ce wa nu mi. 
Amer vè, vive. 
Amertume nuvivè. 
Ami hôlô. 

Amidon ^oma (P. gomma). 
Amiral ahwâhûgâ* 



Amitié nuyttvâ. 
Amnistie kîklt, kikli. 
Amnistié e jwe (pour e jâ e). 
Amnistier j6. 
Amoindrir dowe, do-kpèvi. 

s* — we, wukpêvi. 
Amollir (s' — )gbo. 
Amonceler kple. 

s' — yikple. 
Amorce (appât) nuvele, 

— (de fusil) tlonu, nulidu. 
Amorcer vêle. 

Amour wàyi. 
Amoureux wâyito. 
Amphibie e gbè tdme kpo 

gbeme kpâ . 
Ample gbogbo. 
Amplifier gbo. 
Ampoule rfwrfo. 
Amputer ya. 
Amulette (des musulmans) 

iila. 

— (des fétichistes) ^60 ,^6oA:â. 
Amusant nyihûdoto. 
Amuser (s' — ) y«AtZ, dayi- 

hume. 
Amygdale vègôktvi. 
Amygdalite vègôkwizô. 
An sû-wewe (c'est-à-dire 

douEe mois). 



ANA 



- 498 - 



APO 



Analogue ztzî. 

Ananas agôde. 

Ancien hoho, meho. 

Anciennement hoholo. 

Ancre gâdotô. 

Ane ketekete. 

Anéantir gbh. 

Anecdote glu^ lo. 

Anémie mematihûzo, hûzô. 

Anémique mematihû, hûzô" 

nô, 
Anesse keteketesi. 
Ange ye-dagbe. 
Angine vegôzô 
Anglais Glèsi (An. English). 
Anglais (langue) glësigbe, 
A.ngle zwe-me, 
Angleterre Glesilome, 
Anglican glêsiyewenô. 
Anglicanisme glèsiyewenu. 
Angoisse sevivè. 
Anguille iodâ. 
Anguleux medozweme, 
Anier keteketenito. 
Animal là, . 
Animalcule làvu. 
Anneau (de métal) gâvi. 
Année «w uï^ï^;^ (c'est-à-dire 

douze mois). 
Annoncer do. 



Annuler ghle^ de, 

Anon ketekeievi . 

Anonner ti dezô. 

Anse ati^ ayîti, atti, ahîti. 

Antenne zegedu, adu. 

Antérieur nukônô . 

Antérieurement nukô. 

Anthropophage meduto. 

Antichambre agbasa. 

Antilope agbâli, gbagbo. 

Antique hoho. 

Antireligieux memasëmaum , 

Antre dô. 

Anus migôdô, gôgô. 

Anxiété gbada. 

Anxieux gbadanô. 

Aorte ayikà. 

Août sûtàtôme^ su làiôgo. 

Apaiser fa, 

s' — fahôme. 

Apercevoir mô, mo. 

s' — de (ou) que mo, 

A peu près kpèdekpède, e wu 

kpède. 
Aplani sogbe. 
Aplanir do sogbe. 
Aplati ilet/e, treire. 
Aplatir do-tletle, do tretre. 
Aplomb (d' — ) gàji. 
Apologue glu. 



APO 



- 196 — 



APP 



Apostasie mawusëwuzunu, 

Apostasier wuzu mawusênu* 

Apostat mewuzumawusenu. 

Apostropher (qqun) doji {nu 
mede). 

Apôtre matviAodoio, 

Apparaître ;èt(;e. 

Appareiller (marine) kati, 
jâli. 

Apparence (en) e dû 

Appartement hmonome. 

Appartenir (s'exprime par 
le possessif, voyez cà» mar- 
quant la possession;. 

Appât vêle. 

Appel nuyilo. 

Appeler yïlo, 
faire — sedo-ne yilo : Toffi- 
cier fait appeler la senti- 
nelle, gâ sedo mede ne yilo 
hwenito ; je te ferai appe- 
ler par ton frère, m na 
sedo novi towe ne yilo we. 

s' — ni : je m'appelle Ad- 
jaka, ni ce Ajaka (m. à m. 
mon nom est Adjaka). 

Appendice si. 

Appétissant vivi, 

kppéiii hôvèsi. 



Applaudir (avec les mains) 

hwakpè. 

Applaudir (en se frappant 
sur la bouche ouverte avec 
les doigts, à la mode indi- 
gène) do'bububu. 

Applaudissement akpè, bu- 
bubu. 

Apporter so^wa : apporte 
moi ma canne, so kpoce 
wa mi ou so kpo ce wa nu 
mi. 

Appréhender (saisir) trî/i, 
wuli. 

— (redouter) (qqch ) di hisi 
(nunde). 

Apprendre (étudier) kplô^ 
kplôwema. 

— (par hasard) se, 

— (enseigner) kplôkplô, 

— (annoncer) do. 
Apprenti azovu. 
Apprêt U7tf nu, unu. 
Apprêté eK7u, eu. 
Apprêter wu, u, 

s' — blodo, gblodo. 
Apprivoisé e kplwë (contrac- 
tion pour e kplô e). 
Apprivoiser kplô. 




APP 



197 — 



ÀRG 



Approcher (de qqun) sewa 

{mede gô). 
Approfondir kû^ do'gûgô. 
Approprier (s* — ) so. 
Approuver (qqch.) yigbe {nu 

nde). 
Approvisionner (s* •— ) kple 

ndudu. 
Appuyer zi. 
s* — gâjeme. 
Apre vèsi. 
Après (pré.) gudo (po.) 

— (adv.) giuloy wedenu^ e ne 
gudo. 

Après coup gudo. 

— tout kpodo bi. 

— (d' ~ ) (pré.) (ne se tra- 
duit pas). 

— demain azâtôghe, zàiôghe^ 
sovo. 

— midi wefèko. 
Apte à e sohUy tnesohu. 
Aquatique megbètdme. 
Aqueduc tdli. 
Aqueux mettlo. 

Ara kesè, 

Arabe {Alaba (Ar.'arab), 

Maie (Ar. maoula, mou- 

ley ou mo'allem). 



Arabe (langue) alabagbe^ ma- 

legbe, 
Arabie Alabatome^ Maletome. 
Arachide axë^ azt. 
Araignée yedede. 

toile d' — yededevokâ. 
Arbitre hwedoto. 
Arbre ati. 

Arbrisseau a^tvu, aiivL 
Arbuste ativi. 
Arc da. 

— en-ciel ayidowedo, 
Archer gaûito, gaselo^ me- 

sega. 
Archipel huji^gege. 
Architecte hwebMo^ hweg- 

bloto. 
Archive werna. 
Ardoise ayiwâ-wiwi. 
Ardra, Ardres, Grand — (sur 

les anciennes cartes) Hàg» 

bonu. 
Ardra, Ardres, Petit — (sur 

les anciennes cartes)il lada . 
Ardu vèum, vèu^ vè. 
Arête de poisson wevihu. 
Argent (métal) kpatagd (P. 

prata). 

— (monnaie) akwe^gàkpekpe. 



{ 



ÀRG 



— 498 — 



ASS 



Argenté metikpatagd. 
Argenter (qqch.) sa kpatagà 

(ndejion ndeme), 
XTgenilîhreeti dôme kpatagà» 
Argile kodtdë, ko. 
Argileux meliko. 
Argument ho^nugbo. 
Aride huhu. 
Arme ahwàfûnu. 
Armé ahwàfûto. 
Armée ahwâr. 
Armer (qqun.) fû ahwà (nu 

mede). 
s' — gblakpa. 
Armoire akpoti. 
Aromate animatle. 
Arôme hwâ-dagbe. 
Arracher hôy de, 
— une dent de adu. 
Arrangement dogblonu. 
Arranger (des choses) blodo, 

gblodo, 
»— (des personnes) fa-hôme^ 

fa. 
Arrêt wiliwili 

Arrêter wili^ wuli, uli, do-te, 
8* • - note^ dote^ /i. 
Arrhes honu. 

Arrière gudo. 

Arrière (en — ) gudomeygudo. 



Arriéré gudond. 

Arriver (venir) wa, Wo, solo. 

— (se produire) ja, je. 

Arrondir do-mlmb\ mli, 

s' — yi mlimli. 

Arroser (qqch.) wusi^ usi 

{ndeji). 
Arrosoir sigànu, wusinu, 
AvseïïB] ahwà fûnuhwe, tuhwe. 
Artère hûkà. 

Arthrite wûtukàzd, ûtukàgô. 
Articulation kà. 
Artifice nusi'sè. 
Artilleur agbaliyadato, 
Artisan azowato* 
Artiste ahàjito. 
Ascaride wàvu-hômetô. 
Ascension jVAanM. 
Asphyxie gbojevonu. 
Asphyxié e va gboje^ mema- 

dogboje. 
Asphyxier (qqun,) vo gboje 

[yiu mede), 
s* — vo gboje, de gboje ^ 
Aspic dà-adito. 
Aspirer gboje. 
Assaillant ahwàgboto. 
Assaillir (qqun.) gbo ahwà 

(nu mede). 



ASS 



-. 499 — 



ATT 



Assaiftln mêhuwito^ mêmto^ 

mêhutô. 
Assassinat nuhuwi. 
Assassiner, hu, hti-wi, wt. 
Assem (Porto-Novo sur les 

2iX\cienne%CdiViQs)Hàgbonu. 
Assemblé kplekple. 
Assemblée mekplekph. 
Assembler kple. 
s — kpledokpo^ kplekple. 
Asséner hô. 
Asseoir (s' — ) jijâyi. 
kssezeko tw, e fiô,evo, e kpe. 

— de (qqcli.) (nde)e ;7ô, (nde) 
evo, 

avoir — de (qqch.) (nde) 

e m [nu mi^ mi we, wi, 

etc.) : j'ai assez de pain^ 

wohuhu enô nu mi. 

Assiette agbà. 

Assister (v. a.) dofiù 

— (v. n.) dodi, do, 
Association (en général) 

mekplekple. 

— (commerciale) meghogho- 
sohonude. 

Associé mekp/ekplenô, akwek- 
plekplenô, 

Associer (s'—) (pour leçom- 
môrce) akwekplekple. 



Assommer (qqun.) gblHa {nu 

mede). 
Assoupir (s* — ) samlôgô. 
Assurément uugbonugbo. 
Assurer donugbà. 
Aîiiévie husûvi, 
AsilimQ gbojezô, kpêzô. 
Asticot wâvu. 
Astiquer sûsû. 
Astre sûvi. 
Astreindre dwîde-kpodo hlô 

hlô. 
Astringent vè. 
Astuce sisê. 
Astucieux mesisè. 
Atelier azowahôme. 
Athée memasëmawu. 
Athlète hlôhlôdûto. 
Atmosphère jouVjjoô,johO, 
Atome nn^kpèvi. 
A tort et à travers nukô kpo 

gudokpâ, 
Atre adoko. 

Atroce mefiô a nukûme. 
Attache nughlakà. 
Attaché e ghlae. 
Attacher ,7Wa. 
Attaque (à main armée) 

ahwâgbome. 



AIT 



— aoo — 



AUR 



Attaquer (qqun) gbo ahtoà 
(nu mede). 

Attarder (s* — ) Wi', îi. 

Atteindre yi-jiy yi-gà : mon 
sabre lui atteignit la poi- 
trine, wi ce yi nukô tôji ; 
j'atteindrai sa maison a- 
vant la nuit, m na yi hwe 
iôgôzànukô. 

Attendant (en — ) $ note : je 
travaille en attendant, ne 
wazo m note. 

Attendre (qqun ou qqcli.) 
uole (nu mede ou nu nde). 

Attendu (pré.) mô (pré.). 

— que mô. 

Attention I agô t 
faire — dayikome. 

Atterrée fiyàme. 

Atterrir yi dota, yi dogbe. 

Attester wadeklû. 

Attirer dô. 

Attiser tase-dô. 

Attraper wili. 

Attribuer ma. 

Aube ayiiewQnu. 

Auberge meyitomehwe, 

Aubergiste jodoto. 

Aucun debu a. 

Audace adâ. 



Audacieusement ghgla. 
Audacieux glagla, adHio. 
Au dedans hômt. 
Au dehors sime. 
Au delà akpadeloho. 
Au dessous dôme. 
Au dessus domeji. 

— de/i (po.). 
Au devant nukô. 

— de nukô (po.). 
Auge tôy akluba. 
Augmenté e deji. 
Augmenter (v. a.) dodeji, 

- (v. n.) deji. 
Augure ("devin) azeto, azito^ 

nukàto. 
Augurer nukâ. 
Aujourd'hui egbe. 
Aumône nuna-me. 

faire T— (à qqun) na nde 

(mede). 
Auparavant hohodayi^ nukô- 

nukôtô. 
Auprès akpa^ akpaiô. 

— de gô (po.) (pour les per- 
sonnes), lu (pré.) (pour les 
choses), ko (po.) (pour les 
personnes et les choses). 

Aurifère e ti dôme sika. 
Aurore ayitewânu, lieaji. 



AUS 



— 2(M — 



AVE 



Ausculter kpô. 

Aussi (de même) kpo^ lolo, 
e lolo. 

— (c'est pourquoi) ma. 

— bien co. 

Aussitôt kplawûkplawûf tloh. 

— que kplawû (répété avant 
chacun des deux mem- 
bres de la phrase) : aus- 
sitôt que tu verras le roi, 
tu iras le saluer ; kplawû 
wenamdahdsuj kplawû we 
na yi na dokwe. 

Autant e somô. 

— que tnô (pré.)- 

d' — plus que ma. 

Autel vôdûtavô. 

Auteur doto, bloto^ gbhto. 

Autoriser nagbe: je t'auto- 
rise à aller à Abomé, m 
nagbe we ne we na yi Ag^ 
borne. 

Autour lekj lekpe. 

— de lu (pré.), ledo (pré.). 
Autre devo, va. 

r— devo. 

un — (adj.) devo. 

un — (pronom) medevo. 

les autres mevole. 

— part /idevo, tùm dev0» 



D'autre part co. 
Autrefois hohodayiy hoholo. 
Autrement alokpa devo. 
Autruche talagboli. 
Autrui medevOy medelo. 
Auxiliaire alodotOy alokpàto. 
Avachi hoho. 
Avaler wi, nu. 
Avance (d'— ) nukâtime. 
Avancé nukô/iô, 
Avhncer (v. a.) do^nuko. 

— (v. n ) et s' — zô, zômi, 
yinukô. 

Avant (adv.) nukô. 
Avant (pré.) nukô (po.), kd 
(po). 

— (n.) nukô. 
en — nukô. 

— que nukô cogbe. 

— de nukô. 

— bras awa. 

— dernier vuvonukônô. 
^^hierazàtôdye^ nukôzàtddye. 

— veille nukôzâtôgbe. 
Avare gwedito^ gwenô. 
Avarie nugblegble. 

Avec (en compagnie de) ha 
(pré.),rfttAa (pré.),...ipo- 
do...kpâj ...kpo...kpà:y9à 
vu le roi avec le général 



AVB 



- 201 ^ 



BAI 



en chef, ne mô ahàsu Hà 
ganm, ou He mô ahàsu kpodo 
qawu kpà. 

—(au moyen de) Ipocfo (pré.) 

Avenir nukô-me. 

à V — nukôme. 

Avenue aliho. 

Averse ji. 

Avertir dekpa^ doji : va aver- 
tir le batelier, yi na dekpa 
nu hûkûto. 

Aveugle nukunô, nukulîtond, 

— né eji nukunô. 
Aveugler tô-nukû. 
Avide mejidojuio. 
Aviron gba, hûdoti. 
Avis hwT. 

Aviser (qqun) dekpa^ doji 

(nu mede), 
s' — de mo. 
Avoir (avec soi) rfe, tiy tf. 

— (posséder) ti^iï,do. 
y «^ de. 

— faim, peur, soif, etc. Voyez 
ces mots. 

Avorter jît?^ ciyo. 
Avorton vùciyo. 
Avouer do, 
Avrfl iû ènego* 



Axim (Porto-Novo sur loi 
anciennes caries) Hàgbanu, 
Azur afefe. 
Azuré fefe. 



Babillard hogegêdoto. 
Babiller do ho gege. 

Babouche malefokpay sahu" 

hâta (Ar. sabbat). 
Bac toghôhû. 
Badiner came, flaslà* 
Bafouer kiko. 
Bagage agbà 
Bagatelle ndebu, azovu. 
Bague alogàvi^ aloke. 
Baguette kpovi, kpo-kpivi^da- 

kûf alivi. 
Baie (fruit) azë^ azi, 
— (golfe) ghôlù. 
Baigner do-tàmi» 
se — leu)Uy leu, 
Baignoir/eu;uJ:/u6a> leukluba. 
Bâiller (v.n.) hihâ^ kanu. 
Bâillon nugblanu. 



BAI 



- 203 — 



BAR 



Bâillonner ghla-nu : le chef 
a fait bâillonner le voleur, 
gà naghe ne ye gbla ajôto nu. 

Bain lewu-mey leu-me. 

Baïonnette tuwi 

Baiser (v.) (qqun) gbigbO, 
gbugbd (nu medé). 

Baisser (v. a.) so-dayiy xe- 
dayi, 

— la tête do ko dô, 
se - fè. 

— (v. n.) (en parlant du prix 
des marchandises) de 
ahikpo. 

Bal ueduti-me. 

Balafre akpawe. 

Balafré akpawend. 

Balafrer (qqun) do {nu medé) 

akpawe. 
Balai kiza, akiza. 
Balance gàjelenu. 
Balancer (v.a.) sisë-yi. 
se — dogblalome. 
Balayer za, zaxji. 
Balayeur ayizato. 
Baleine humetdy wevihosu. 
Balle (de fusil) kwi, kpT^tuk' 

wi\ tukpi, 

— (jouet) gbo. 
Ballon gbo-daho. 



Ballot kpo. 

Balloter (v. a.) huhwi. 

— (v. n ) seyi. 
Bambou dà, gbade 
Banane koktve 
Bananier kokweti. 
Banc zikpOy hulezikpo. 
Bancal sekund. 
Bandage akpagblavo. 
Bande (bandage) nugbfavo. 

— (troupe) ahicd 
Bander (serrer) gbla, 

— (un arc) vlô (da). 
Bandit ajôto. 
Banlieue toleiome. 

Banni e iîae: nous sommes 

bannis, e ila mi. 
Bannière asiya. 
Bannir Ha, 
Banqueroute agbàdunu, 

faire — du agbà. 
Banquier weweto. 
Baobab kpusa^ zozô. 
Baptême dujè. 
Baptiser dodujè. 
Baraque sla, sala. 
Baratte jôdogba,jôgba. 
Barbare menana. 
Barbe atâ. 
Barbier atàhulèto. 



i 



BAR 



Barbouiller kuji. 
Barbu medotà. 
Barde ahàjilo. 
Baril gba. 

Bariolé medawekàgege. 
Barque Au, ohû (P. N.). 
Barrage kpadido. 
Barre (de bois) azati. 

— (de métal) gàkpatt. 

— {ûe sel) jèkpo . 

— (de la mer) hufàdà, 

— (d'un fleuve) tofàdà, 

— (ligne) we^ hwi. 
Barricade kpa» 
Barricader dokpaledo. 
Barrière kpa. 
Barrique gbavu. 
Bas (n.) (partie basse) dô. 

— (vêtement) afogô, afogwe» 

— (adj.) gliy dô. 
en — dôme, glo. 
Bascule gàjelenu. 
Base do. 

Bas-fond afojètitime. 
Basse-cour hôho. 
Bassin (plat) agbà. 
Bassin (pièce d'eau) tànu. 
Bastion sinbOy sigbOy ahwàho. 
Bas-ventre adogô. 
Bât kpa, sokpa. 



- 204 — BAV 

Bataille hûhôwe. 
Batailler hôhû. 
Batailleur Aû^ïo. 
Bataillon ahwà. 
Bâtard alomawuliviy agavi. 
Bateau kû, kûgbo. 

— à vapeur zakû, kôgô. 

— à voiles (Uthû. 
Batelier Atlto, hûkûto. 
Bâtiment hwe. 
Bâtir gba, blo, gblo, bloblOy 

gblogblo. 
Bâton kpoy kpoge^ okpo (P. 

N.). 
Batracien adimbesè. 
Battement zuzu. 

— de cœur ayizuzu. 

— de mains akpè. 
Battre (v. a.) Ad. 

— (v. n.) nohôhû : son cœur 
bat, agi tô nohôhû. 

— des mains hwakpé. 
se — hôhû. 

Battu e hwe ("pour e hôe). 
Baudrier wikà. 
Baume (remède) amasi. 
Bavard nuwedoto. 
Bavarder do nuwe. 
Bave atà. 
Baver iûdo. 




BAY 



— Î05 — 



BIA 



Bayadère weduto-ûonu. 
Bayonnette luwi. 
Bazar ahihwe. 
Béant mehûy ikû. 
Beau e ûô, dagbe. 
Beaucoup (un grand nom- 
bre) gege, susu. 

— (une grande quantité 
qu'on ne peut nombrer) 
tlala^ trala. 

Beau-frère (mari du frère ou 
de la sœur) novi-su : mon 
beau-frère, novi ce su* 

— (frère du mari) asu-novi. 

— (frère de la femme) ast^ 
novi. 

Beau-père (père du mari) 
sàsu-tOy(uu-to. 

— (père de la femme) ast-(o. 
Beauté nunô. 

Bébé yaya, vi yakpavu. 

Bec gbe. 

Bécasse asô. 

Bêche altf dôkûnu, alL 

Bêcher kûdô . 

Bégayer ti dezô. 

Bègue dezdnd. 

Beignet ivosôso, duko^ du- 

kokwâ, 
Bêler fd. 



Belette y^/M. 
Bélier agbojigbosu. 
Belle mère (mère du mari) 
sàsu-^o, asu^no. 

— (mère de la femme) 
asi-no. 

Belle-sœur (femme du frère 
ou de la sœur) novi-si : ta 
belle-sœur^ novi iowe a$i. 

— (sœur du mari) asu*novi. 
^ (sœur de la femme) asi- 

novi. 
Belliqueux ahwàyito. 
Bénéfice le. 
Bénir doku. 
Béquille hlakpoge. 
Berceau zàvu. 
Béret fila (Mandingue). 
Berge to. 
Berger lêgboiiito. 
Bergerie lëgboti'me. 
Bergeronnette awàjihè. 
Besace akpètoklo, akpHokôlo, 
Besicles cici. 
Besoin hihà. 

avoir — de julo. 
Bétail la. 
Bête là. 

Beurre jo, Ûibujô. 
Biais nukï. 

12 



BtÀ 



- ««- 



BLÉ! 



Biais (en — ) e kî. 
Bibelot ndebù, nu-kpèvt. 
Bible Mednjèwegbo. 
Bibliothèque weghokpoti^bu- 

kukpoti. 
Biceps agbo, agbdkâ. 
Biche tozosi. 
Bien (diâv.)dagbe, neme, e Ûô, 

— [xi.)dagbe, 

— que kfodo^ ne. 
Bienfait nuna-me. 
Bienfaiteur nunato. 
Bientôt e kpo kpède, kplawû, 

kplaûj sogbe^ e nozddi. 
Bienveillant medagbé. 
Bienvenu (sois le — ) m yi we 

dagbe. 
Bienvenue oiw. 
Bière (boisson) kpilu^ akàèà, 

— (cercueil) mekukugba. 
Bigarré medowekàgege. 
Bigarrure wekà-gege. 

Bijou swe, nuhokwe, nuzizà. 
Bijoutier swebloto, gdviblotùy 

nutûto. 
Bile kpëdoamamu» 
Bille kivi, ajikwi. 
Billet wema, 

— (commerclaf) àkmmd. 
Binocle cicL 



Biscuit \Ji)ohuhu, 

Bison Tiibugbemetô, gèeûibu, 

Bissac akpètoklo. 

Bivouac ahivàdamlàiUme , 

Blafard wewê. 

Blague (mensonge) nutm. 

— (à tabac) azosakpo. 
Blagueur nuvudoto. 
Blâme nuhdlû. 

Blâmer (qqun) do nuhûlû 

(nu medé). 
Blanc (n.) (couleur) awewe, 

— (n.) (européen) yevô^ me- 
wewe, 

— (adj.) tcewe. 
Blanchir (v. a.) sawewedo, 

— (du linge) fia {avo). 
Blanchir {v.n,)yiwiwe, w$voe. 
Blanchisseur àvonata. 
Blasphème ho-nafia. 
Blasphémer rfo ho ûaûa. 
Blatte kakadaka. 

Blé yevôlikû. 
Blême wewe nukûme, 
Blénorragie dosïsafm^ atê 

sunukpononuwakpâ . 
Blessé e gblewu^ akpanô. 
Blesser (qqun) At^Arpa, dakpà 

{nu mede), wu^ gblewu {me- 

de). 



BLE 



- WT- 



POT 



nmanrt ûkpa. 

Bleu (n.) afefe, 

— (adj.) fefe. 

Bleuir (v. n.) fefe, yi fefe. 

Blond vovo 

Blottir (se — ) ayisiMsind, 

Blouse agbalaja 

Boa ^ô, dâfiô. 

Bobine avûkàti-me. 

Bocage wuli. 

Bœuf (animal de Tespèce 

bovine) nibu. 
Bœuf (châtré) tlibu $isa, 

— porteur nibu-agbàyUo, 
nibuagbâhiio. 

Boire nu. 

Bois (à bâtir) hule^ ati, 

— (à brûler) naki. 

— (f orèi) zûme^mUi. 
Boisson nunu. 

Boîte gbavi, gba, akpoti. 

Boite en fer gânu. 

Boiter yi sekunô. 

Boiteux sekuno. 

Bol akluvi. 

Bolide jinukûsûsè^hèviyosôsè. 

Bombance (faire — ) dunu 

sukpo. 
Bombarder dagbaliya-ji. 
Bombe agbaliyakpî. 



Bon (se rapportant aux ' per- 
sonnes) e nô. 

— (se rapportant aux cbosef ) 
dagbe^ vivi, 

— (à manger) vivi, 
être — nô. 
Bonbon nduduvivi. 
Bond lônu. 
Bondir to, làyiji. 
Bonheur nudagbe. 
Bonjour kudèu, ktidèwu, oku. 
Bonne (de — heure) zàzàii. 
Bonnet fila (Mandingue) . 

— (en paille) degbakû. 
Bonsoir kudèu, kndèu gbada. 
Bord lo. 

— de la mer huto. 

— d'une rivière toto. 
Borgne nukûdokponô. 
Borner ro, do-gbo^ kpo-do. 
Bosquet ivuti, u/i. 

Bosse kpo. 

Bosselé metikpo. 

Bosseler (qqch.) do kpo {nu 

nde). 
se — yi melikpo. 
Bossu kpotonôf kponô. 
Bot (pied — ) afo naûa. 
Botte (chaussure) botina (P. 

botina). 



BOT 



— Î08 — 



BOU 



I 



Botte (gerbe) kogbo. 

Bouc gbdgbdsu. 

Bouche nu. 

Bouché e $wê (pour e su e). 

Bouchée (n.) nugô. 

Boucher (n.) Idsato, 

— (v.) su. 

Boucherie làscUohwe, 
Bouchon ji/u, nusû. 
Boucle gâvi. 

— de cheveux dado, 

— d'oreille lomegàvi. 
Bouder nia nukûmey fiala 

nukûme. 
Boudeur nukûmeûlalo, 
Boue, ko gbagba. 
Bouffon (n.) kld, ahûdaio. 
Bouger (v. n.) segi. 
Bougie yevôzôghë. 
Bouillabaisse afeti. 
Bouillant mefiyo. 
Bouillie kàki^ kaji, ajidi. 
Bouillir fiyo, hwàgbà. 
Bouilloire tddazê^ hodazë^ 

nusûnuzè 
Bouillon Idsi. 
Bouillonner (/ô/w. 
Boulanger wohuhuhloto. 
Boulangerie wohuhublotime. 
Boule gbo. 



Boulet de canon agbaliyak\ 

agbaliyakwi. 
Bouleverser htihwi. 
Bouquet de fleurs alisisegl 
Bouquetin afiyàku. 
Bourde (de bateau) gba. 
Bourdon (insecte) bûbû.bôl 
Bourdonner bôbô^ do bûb 
Bourg to. 
Bourgeon atisise. 
Bourgeonner sise. 
Bourrasque jowô-siytsiyt. 
Bourre de coton ai^oA:^^ m 

se, 

— de soie sedagô. 
Bourreau mehuto, mmlm 

kpaca. 
Bourrée nakigbo. 
Bourrelier sokpoblolo. 
Bourrer /70. 
Bourru medagbe a. 
Bourse akwesakpo^ adokpoi 

afiudokpo, 

— iôesiesticules) nektvisakf 
Bousculer huhwi. 

Bouse nibumi,nibusuko. 
Boussole waci (An. wratcli 
Bout tô^ nuyitô . 
au — de ku (po). 
Bouteille gô. 




BOU 



— 209 - 



BRO 



Boutique nusaho^me^ahihwe. 
Bouton (d* habit) gbo,aumgbo, 

augbo, 
— (de fleur) atisisee ko hûa. 

— (furoncle) titesu. 

— (petite excroissance de 
cliair) yokoze. 

Bracelet alogâvi^ alotigàvi, 

alogà. 
Brailler fâAo. 
Braise (ardente) zokâ, 

— (éteinte) adisi. 
Brancard {cï\ïère)azônôytnu, 

azônôlùnu, 

— (de voiture) kekehàdôti. 
Branche atiia, ala, 
Branchu melila. 
Brandir zeji. 
Brandon zoiù 

Branler (v. n.) didà. 

Bras awa . 

Brasier zoli-me. 

Brasseur kpilublolo. 

Brave meglajla, adàlo. 

Bravement glagla. 

Braver gi-nukô. 

Bravo ! dahwe! bububu, . . (pro- 
noncé en se frappant la 
bouche ouverte avec les 
doigts). 



Bravoure glagla, aià. 
Brebis lëgbosi, lëgho. 
Brèche dodô. 

Bref(adj.)5'/i. 

— (adv.) e vo. 

Breuvage nunu. 

Bride sodokplakà. 

Brièvement ^%/t. 

Brigand ajôio. 

Brigandage ajônu. 

Briguer kàbiyo. 

Brillant e ko. 

Briller ko. 

Briquet da^ zofûnu, Arf, kwi. 

Battre le — fûzo. 

Brise jowô-vivi, johô-vivi. 

Brisé egble. 

Briser gble^ hwi, hwi. 

Broche nesu, nëvi. 

Broder (un vêtement) da (wu) 

blo. 
Brodeur adawubloto. 
Bronchite akônufûzô. 
Brosse sûsûnu. 

— h cheveux dadlidlïnu. 
Brosser (un vêtement) sûsû 

{awu). 

— (les cheveux) dlidli (da). 
Brou (de Famande de palme, 

i2. 



BRO 



-fiO - 



CAO 



aprèg qu'on a extrait 
Thuile) delifla, deliM. 

Brouet ajidi. 

Brouette keke^ kêkehàvu. 

Brouillard atoô^ ad, ahO. 

Brouiller gblu. 

Brouillon (adj.) mmnadofti. 

Broussailles gbehâ. 

Brousse ghehà-me. 

Brouter Therbe dunu gbehà. 

Broyer fà, zî\ ûine. 

Bru vi'Osi : sa bru, vUô asi. 

Bruit kunuhunUy ztgidi. 

Brûlé ejixo. 

Brûler (v. a.) (qqch.) jizo 
(nu nde). 

— (v. n.)jizo. 

Brûlure zokpa. 

Brume aivô, oô, ahd. 

Brun veve. 

Brutal menana. 

Brutaliser hô. 

Bruyant mehunuhunu. 

Bubale agbàli. 

Bubon kpota^ akpata. 

Bûche nakikpo. 

Bûcheron atizeto. 

Buffe flibU'gbeinetdf gbenibu. 

Buisson tvutif uii. 

Bulle gbOk 



Bureau wemahuldkôme. 

Burnous malevo. 

Buste wûtuji^ ûtuji. 

But nu ë julwe (pour nu e 

julo e). 
Butte akpoji. 
en —à dô (po.). 
Buvette ahànuhwê. 
Buveur ahànuio. 



Ça e/o, dye, 

— et là fidô. 

Cabane sla^ sala, sala-tne. 
Cabaret ahànuhwê, 
Cabécère gâ, gbonugâ . 
Cabinet home-kpèvi. 

— d'aisance adadoho 
Câble kâ. 

Cabri gbbgbom, 
Cacahouette aze, azi. 
Cacher so-wôla : cache ce 

fusil so lu dye wô/a. 
se — gbighè. 
Cachet i(;û^û,û^t2. 
Cachot gàhà. 



CAC 



-«il — 



CAN 



Cachou akakoêu. 

Cadavre mekukUy mekuku- 

wûtu. 
Cadeau nuna-me. 
Cadenas agazagô. 
Cadet (adj.) kpèvi. 

— (n.) vi'kpèvi. 
Cadran gd. 

Cafard (insecte) hlàkpekpe. 
Café (graine ou plante) kafe. 
Café (liqueur) kafe, sizo. 

— (repas du matin) kafe, 
oka (N.). 

Caféier kafeti. 

Cage jiya. 

Cagneux afonananô. 

Cahier wemagbovi. 

Caillé vèsi. 

lait — 7Î0SI vè, kejô (P. 

queijo). 
Cailler (v. n.) vè. 
Cail lou (petite pieTTe)awiyà, 

awiîià, 

— (silex) kl, kwi. 
Caïman lo. 

Caisse agha, gba, akpott, ada- 
ka. 

Calamina (Cana sur les an- 
ciennes cartes) Kana 

Calamité nuflaûa. 



Calao (oiseau qui porte une 

sorte de casque sur son 

bec) gbogbo. 
Calcul hiha. 
Calculer likpôy li. 
Calebasse ka, . 
petite — atakûgo. 
Caleçon avtZ^o. 
Calme gblehmnef fàhôme. 
Calmer fa-hôme, gble-hôtnê, 

fa, gble. 
se — fahôme, gbiehôme. 
Calomniateur nuvuyidoto. 
Calomnie nuvuyiho. 
Calomnier (qqun)yirfo nuvu 

(nu mede). 
Calotte (coiffure) fila. 
Camarade hôtô. 
Cambrer (se — ) yi gàji. 
Caméléon àgâmà. 
Campagnard gbemenu. 
Campagne (opposée à la 

ville) gbe, gbeme. 
— (expédition) ahwd. 
Campement avoho-me, tuyi- 

toho-me. 
Camper yi salame. 
Canaille meûafia. 
Canal tbU, 
Canard kpakpû. 



CAN 



— 212 — 



CAS 



Cancer wezô. 

Cancrelat hlàkpekjie. 

Cane kpakpasi. 

Canif/iwi. 

Canine (dent — ) adusu. 

Canne kpo, kpoge^ okpo (P. 

N.). 

— à sucre yevôjiti. 

Cannibale meduto. 
Canon agbaliya^ agba, 

— de fusil tttgà. 
Canonnière aghaligayïhû. 
Canot hûy ohû (P. N.). 
Canotier hûkûto. 
Canoulou (mets national) 

nusûnu, 
Cantharide dukâdukà. 
Cantique yewehà. 
Cap htdosô. 

Capable e sohu, mesohu. 
être — de sohu. 
Capitaine (sur terre) ah- 

wàgà. 

— (sur mer) A%â, ahwà- 
hûgà. 

Capital (n.) akwe. 

Capon hèsind. 

Capricorne (insecte) iighe^ 

tigbê. 
Captif Ârdfitf mo. 



Capuchon fasûwu. 
Carabe tigbetigbe. 
Carabine lu, 
Caracal Ma, 
Caractère se^ ayi, ta-me, 

— d'écriture wehulânu. 
Carafe tàyize. 
Carapace kpa^gé. 
Carcasse Au. 
Cardinal (oiseau) hèveve. 
Carême numculusû. 
Caresser kpa. 
Carnassier lâduto. 
Carnet wegbovi\ bukuvi. 
Carquois gasakpo^ gakpo, ga- 
gé. 

Carré (adj.) zôènenô, 

— (n.) zô'èney zwène(vci, à 
m. 4 côtés). 

Carrefour alikpletime. 
Carrossier kekebloio. 
Carte wema. 

— à jouer xoertia. 

— géographique ajf27o{(7ema. 
Carton wermsanû^wema-siyï' 

siyî. 
Cartouche tukpï. 
Cartouchière agbaja. 
Cas wenu. 
en tout — kpodobi. 




CAS 



- 213 — 



GER 



Cas (en — que) ne. 

Cascade iàyiyijè. 

Case gohà, 

Cassave falifia (P. farinha), 

akasa. 
Casser fjble . 
se — id. 

Casse-téte kpota, aglokpo. 
Cassonade yevojè-wiwi. 
Gastagnette ahâwe. 
Cataracte tôyîjijê. 
Catholique medujê, 
Gauric akwe. 
Cause nu. 
Cause (à — de) tvutuwe (po), 

nuwutuwe (po). 
Causer (occasionner) do, 

— (parler) hodido, dohodo. 
Caution dayi. 

Cavalier sotonô. 

Gave hivedàhà-me. 

Ce, cet, cette, ces dye^ lo. 

Ceci dye, elo, e do fi. 

Céder (v. a.)^', fiJ. 

— (v. n.) Hemeghe, 
Ceindre ^6/a. 
Ceinture hômegblanu. 
Cela elo, dye^ e do dû. 
Célèbre yebinwe (pour ye 



ht ûô f , tout le inonde le 

connaît). 
Célébrer dokpa. 
Celer wôla. 

Céleste jimegbèto, jimenu. 
Célibataire tlTnô. 
Celui, celle e. 

Celui-ci, celle-ci dye^ e do fi. 
Celui-là,celle-là eloy t do dô. 
Cendre afi. 
Cent kâweko. 
Centaine id. 
Centième (adj.) kàwekogo, 

— (n.) mimakâwekogo. 
Centime akive kàde (40 cau- 

ries), toki. 
Central metitime. 
Centre titime. 
Centuple kàwekodogbu. 
Cependant co, ka^ e kadomô. 
Cercle lehy numlimli, 

— de tonneau gbakà. 
Cercueil mekukugba. 
Cerf (ozo, 

— volant (insecte) agazaghe^ 

liuligaza. 
Cerner kpadu. 
Certain (indubitable) nugbo. 

— (qui sait sûrement) mefi- 
we. 



CKR 



-2U- 



GHA 



CertiUn (quelque) dg. 
Certainement nugbwêf nug» 

boe. 
Certes nugbomigbo. 
Certifier do-nugbo^ là. 
Cérumen tom. 
Cerveau /o, tamefù. 
Cervelle fà . 
Cesser (v. a. oun.) vo. 
C'est ni (po.), ne (po.). 

— à-dire ene, ene /b, mô. 
Cet, cette dye, lo. 
Chacal twitwiy hla-kpèvi. 
Chacun m^dokpodokpo. 
Chagrin (adj.) e êihôme, 

— (n.) vive. 

Chaîne wôlo^ wôlogà^ gà. 

— de montagnes akpoié. 
Chair là. 

Chaise zikpôy kplabê (P. pa- 

lavra). 
Chaleur yd^o. 

Chamailler (se -^) dojeledo. 
Chambellan lali (P. N.), 

mewu (Ab.). 
Chambre kànonome^ home. 
Chameau là-kpotonô. 
Chamelle là-kpotond asi. 
Champ glêta, gle. 
sur le — yawuyawu. 



Champignon hûto. 
Chance nu dagbe. 
Chancelant medavidavi. 
Chanceler davidaoi. 
Chancre wezô. 
Chandelle zôgbè. 
Changer (v. a.) do-mau^do- 
uzUy dyo. 

— (v. n.) wuiu^ nzu. 
Chanson hâ. 
Chant id. 
Chanter jt'Aâ. 
Chanteur hàjito. 
Chapeau gbakîl, kuku^ biba 

— de paille a\'èiè. 
Chapelet yewejè, 

— (musulman) malenujè. 
Chapelle yewehà^me. 
Chapon kôklosisa. 
Chaque dokpodokpo. 
Charançon kakadaka. 
Charbon adisif zokâ. 

— de terre zokà. 
Charbonnier adisibloto. 
Charge (fardeau) agbà. 
Chargé (d'un fardeau) medi- 

dagbà. 
Charger (sur son dos) dida' 
(do negbe). 



câÀ 



-2lH 



CÉÉ 



Charger (Utl rusil) ilo (iu). 
se — de 50. 
Charilablô nieftôhômif 
Cliarlatan amasiwatû-nuvu- 

doto. 
Charmant e nô. 
Charmer (qqun) vivi (nu 

mede). 
Charpente alikpazo. 
Charpentier atikpato, 
Cvharrette kekeho. 
Charrier sokekehdme. 
Charron kekeblolo. 
Charte wema. 
Chasse gheniiia. 
aller à la — fiagbe. 

— mouches cawuii, cauli. 
Chasser (à la chasse) fiagbe. 

— (renvoyer) fia. 
Chasseur ghefiato. 
Chassie nukûzô. 
Chassieux nukûzônd. 
Chaste memadaco. 
Chat awi. 

— tigre îcô, gbewi, awi-gbe- 
metô. 

Château sinbo, sigbo. 
Chat huant azihè. 
Châtier hé. 
Châtiment hôhwmu. 



Chatouillemerit ktakld, klu- 

klu. 
Chatouiller Wd, klu. 
Châtré sùa. 
Châtrer sa, sisa. 
Chaud (adj.) zôhô, wùzo, 

uzo. 

— (n.) yôzo. 
faire — yôzo. 
Chaudron gaze. 
Chauffer (v. a.) et foire — 

blo-wuzo^ blo'uzo. 

— (v. n.) wuzo^ uzo. 
se — miyôwu. 
Chaume se, go 
Chaumière gohd. 
Chausser (se — ) do afokpa. 
Chaussettes afogô, afogwe. 
Chaussure afokpa. 
Chauve tasûnô, e su ta. 

— souris lâkcy aflufli, ajawo 
(P. N.). 

Chaux adakpï. 
Clief ^tt, ogâ{?. N.). 
Cliemin ali, aliho. 

— de fer zokeke. 
Cheminée adogule. 
Cheminer disà. 
Chemise avowu, kamisa (P. 

camisa). 



CHÉ 



- 216 — 



CHU 



Chenille wàvu. 
Cher (chéri) hôiô. 

— (coûteux) vènavèfîa, vivè^ 
evè. 

Chercher ia, gha, 

aller — (qqun) ytlo (medej. 

aller — (qqch ) yiso (nde), 

yt(nde) wa. 
envoyer — sedo-yHo^ sedo- 

yiso. 
Chéri Ao7ô, e yiwCmi. 
Chérir yiwà (qqun, nu me- 

de). 
Ghétif kfèvi. 
Cheval so. 

— entier sosu^ so-asu. 

— hongre so-sisa. 
Chevaucher yi soji. 
Chevelu metidastisu. 
Chevelure da. 
Cheveu da, fû. 
Cheville (du pied) afoyô. 
Chèvre ghogbo , ghogbàsi , 

akeve. 
Chevreau gbôgbdvi. 
Chevreuil tozokpèvi. 
Chevrier gbàgbonito. 
Chez (dans la maison de) gô 

(po). 
*— soi hivegbe 



Chez (parmi) me (po.). 
Chien avû, 

— loup avthgbemetô. 

— de fusif tuda, 
Chïev dada, y iadadokd, rie- 
mi. 

Chiffon avoviy avonuvi. 

Chiffre nuhiha. 

Chignon dagblanu. 

Chimère azeze. 

Chimpanzé alo. 

Chique azodudu. 

Chiquer dunu azo, dudu 
azo. 

Choc yaglo. 

Choisir ci/la, cinâ, ciyâ. 

Cholérine hômesla. 

Chômer wazo a 

Choquer gloya^ ho. 

Chose vu. 

quelque — nde (pour nude): 

Chouette aziliè. 

Chrétien medujè, ahisinô (P. 

christao). 
Christ JUawuvi, Mauvi. 
Christianisme mauvisisè^ 

mawuvisisè. 
Chrysalide wdvu-ati. 
Chuchoter dekpa. 
Chut! nabot nalue I (jxu 



CHU 



— 217 - 



CLA 



îiabo we, silence, toi ! 
nabwi! {pour nabo w/, si- 
lence, vous!). 

Chute ayijijè. 

Cicatrice we. 

Ciel jinukûsû, matvume, tria- 
wuhwe. 

Cierge yevôzôgbê. 

Cigale gbo . 

Cigare azogô. 

Cigarette stgalè (F. ciga- 
rette), caluto (P. charuto). 

Gigogne tohè. 

Cil mûdagba^ mûdamay nu- 
kûtafû. 

Cime ;ï. 

Cimetière mekukuhwe. 

Cinq atô. 

Cinquante kàdewo. 

Cinquantième (adj.) iôrfe- 
toogo. 

Cinquième (adj.) o^^O' 
— (n.) mimatôgo. 

Circoncire (qqun) gbôgbada, 
gbôda (nu mede). 

Circoncis medagbigbô. 

Circoncision adagbigbâé 

Circonférence lele. 

Circonstance wenu. 

Circulaire (adj.) mlimli. 



Circuler yilele. 

Cire (dans la ruche) mwimi, 

onimi (P. N. . 
—telle qu'on remploiearfico. 
Ciseaux ci'ce/2' (An. chisel). 
Citadelle stnbo, sigbo. 
Citadin iomenu. 
Cité to. 
Citer do. 
Citerne dôto. 
Citron yevôzèkle. 
Citronnier yeôzekleti. 
Citrouille ayikwi, ayikpî. 
Civière (pour malades) azQ- 

nôyinu, azônôhinu, 

— (pour bagages) agbàyinu, 
agbâhtnu. 

Civil (poli) medagbe. 

Civilement dagbedagbCé 

Civilisation alokpadagbe. 

Civilisé medagbe. 

Claie gbekpa. 

Clair (au propre) didi, dihô. 

— (au figuré) întme, vèwu a. 

— de lune sûdidi. 
Clairement e vè a. 
Clairon aho. 
Clameur gbe. 
Clandestin wôlawôla. 
Clandestinement id 

13 



cLa 



— 218 — 



COL 



Claque ahpè^ tamehihô, to- 

mekpikpo. 
Claquer des dents dudu. 
Clarinette kp^. 
Clavicule aghàtahu. 
Clef cavi (P. chave). 
Clément medaghe. 
Cligner des yeux le nukû. 
Clin (en un — d'œil) yaivu- 

yawu. 
Cloche gà. 
Clochette am'gle. 
Cloison kpa, do^ gbepka. 
Clore su. 

Clos e swë (pour e su e). 
Clôture nusûy gbekpa. 
Clou (pointe) muje, wuje, 

uje. 

— (furoncle) titesu. 
Clouer kè. 
Cocher kekehojito. 
Cochon agluza. 

— de lait agluzavt. 
Coco (noix de — •) agdke. 
Cocon sedagô (P . seda, soie). 
Cocotier agôketi. 
Cœur agi, ho -me. 
Coffre àkpoti, gbavi) adaka. 
Cognée asiyovi. 
Cogner hâ^ hwi. 



Coiffer (se — ) teda, gblada. 
Coiffure gbakû. 
Coin hôzweme, 

— (pour fendre le bois) 
gbolu. 

Coïl aco, 

Coïter(en parlant de Thom- 
me) wa-ayô, im {fionu) 
oyô, wàyô (avec qqun, nu 
mede). 

— (en parlant de l'homme 
ou de la femme) co, daco 
(avec qqun, duha niede ou 
ha mede). 

Col (d'habit) kowu, ko-awu, 

ko-au. 
Cola (noix de — ) lise, 
Goléoptère a/7û5:a, zege. 
Colère hômesi, 
être en — sihôme. 
Colimaçon akoto, hwagbe. 
Colique (sans diarrhée) hé- 

mewili. 
— (avec diarrhée) hàmesla. 
Colis agbâ. 
Colle ahôsi» 
Collège wemaho-me. 
Coller kle, lie, tèle. 
Collier (parure) jènu^ koji, 

gyonu. 



COL 



— fit 



COM 



Coililie kpù, kpida. 
Colombe ûtcantsi. 
Colonne (expédition) ahwâ, 

— (pilier) kàti. 

Colonne vertébrale ntgbe^ 

dôme. 
Colorer, colorier dowekd-ji. 
Colossal dakodaho. 
Colosse medahodaho. 
Combat kôkûme. 
Combattant kûhôto. 
Combattre (v. a.) (qqun) hé- 

hû (ha mede). 

— (v. n.) ythôhû. 
Combien 1 (exclamatiO fnd t 
Combien? (interrogatif) na' 

biwe? 

— de nabi (po,. 
dans — de id. 

— ? (à quel prix ?) akm na* 
bi? 

Comestible (adj. et nom) 

ndunu. 
Commandant gâ. 
Commander (qqun) yigâ (nu 

îHidê, 

— (qqch. à qqun) gbe, zd 
(nde nu mede). 

Comme (pré.) ma (pi^é.) 

— (conjonction) ne. 



Comme il faut nèfnè. 

— (puisque) np^ n^. 
Commencement nujièji. 
Commencer jêji. 
Comment? ne ?nft«f fahuwie ? 

aniwe ? 

— (de quelle façon) md, ny^. 
Commerçant ajowaiù. 
Commerce ajo 
Commercer yiwajo, wajo. 
Commettre do. 
Commissionnaire wtsagû. 
Commode (adj.) vè a. 
Commodément e vè à. 
Commum aga. 
Communément ayawenu. 
Communiquer (t. a.) kple^ 

iva, sù-^wa, 

— (v. n.) kpledokpo. 
Compagnie megegekple. 
Compagnon hato. 
Comparer j'e/e. 
Compatriote todokpomend, 

to-menti : nous sommes 
compatriotes, mi we fù- 
dokpomend ; il est mon 
compatriote, e to ce meM. 

Compétent mefiwe. 

Complaisant mejâmne^^' 
jômeto. 



COM 



— 220 — 



CON 



Complet bi\ e vo. 
Complètement bi. 
Compléter ,f/o, vo^ gbo. 
Complice alodoto. 
Complimenter do ho dagbe 

(ququn^ nu medé). 
Composer i/o, gblo, 
se — de ti. 
Comprendre 5e. 
Compresse akpavo. 
Comprimer si. 
Comptant (au) ahosûkwe. 
Compte ha, nuhiha. 
Compter ha, hiha, liha. 
Comptoir ajohome, ivemahu- 

ICihome. 
Concert hàyinu. 
Concevoir (un enfant) do 

(ri) home. 
Concierge hwenito, hôjigà, 

hôjinô. 
Conclure gbo. 
Concombre ayikwi, ayikpï. 
Condamné numewilinô. 
Condamner (qqun) wili {me- 

de) nume, hwedo {medé) 

nuine. 
Condition (à— de) gegeco, 
— (à — que) id. 
Conducteur mekplato. 



Conduire kplado, kpla, mie. 

— (une barque) dokû (hû), 
se — do. 

Confiance nudejidewu. 
Confiant medejidewu. 
Confident medoto. 
Confier we. 
se — dejidewu. 
Confirmer lô. 

Confondre (ne pas distin- 
guer) màmea. 

Confus (honteux) whlànô. 
Congeler (se — ) yi siylsiyî 

(m. à m. devenir dur). 
Congo Ko go. 
Congolais Kôgogbèlo. 
Connaître (qqch.) ùô, se 

(nde), 

— (qqun) iûivû, tûû (mede). 
Conquérant mewugàme. 
Conquérir ivugà. 
Conseil (avis) nniiônwe. 
Conseiller (n.) nôkplômeo. 

— (v.) kplô-nwe (pour kplô- 
m e) : je te conseille d'al- 
ler à Cotonou, ne kplô we 
nwe ne we na yi Kutànu. 

Consentir à kpej yigbe, Julo, 
Conséquent (par — ) e do 
môlo. 



CON 



— 22i — 



COQ 



Conserver wôla^ hula. 

Considérer A-po. 

Consoler fa, 

se — va, vë. 

Consolider do'SÙ/TsiyT. 

Consommer dunu, nw. 

Constant hlôhlCmO, 

Constipé (être — ) tcilihôme. 

Construire blo^ gblo. 

Consumer mit ffào, ha. 

Conte ho, glu. 

Contempler Âpô. 

Contenir ti, yT, T, hT, 

se — fahôme. 

Content e vivi ni (pour evivi 
nu e^ il estagréable à lui) : 
je suis content, e vivi nu 
mi : tu est content, e vivi 
nu we. 

être — e vivi (nu mi, nu we, 
ni, etc.) ou home hû (mi, 
we, e, etc.) ; il est content, 
e vivi ni ou home h wè (pour 
home hû e). 

Contenter (qqun) do home 
hûhCi (nu mede), 

se — de (qqclî.) (nde) vivi 
(nu mi, etc.) : je me con- 
tente de ce pagne, avo dye 
vivi nu mi. 



Conter do, ciyà. 
Conteur hehodoto, gludoto. 
Continuellement tegbe. 
Continuer tvuli, uli. 
Contraire kpena. 
au — kpenakpena, ago. 
Contrarier (qqun) dokpena 

(nu mede). 
Contrat hè. 
Contre (en opposition à) 

kpenu (pré.), kpena (po.) 
— (en contact avec) du ( pré . ) , 

duha (pré). 
à — cœur kpodo ayi nana 

kpà. 
Contredire (qqun) dokpena 

(nu mede). 
Contrée tome. 
Contrefaire kpôblo. 
Contrepoison kpenu-nugbo- 

vème. 
Contretemps kpenu-wenu. 
Convalescent e kpote. 
Convertir ( se — ) wuzu 

mawu^ènu. 
Convoiter ju/o. 
Convulsion adiùbe, adigbe. 
Copier blomô. 
Coq kôklo, kùkulo, kôklosu. 
— de bruyère tekle, asUe, 



COQ 



— ÎW - 



COU 



Coq d'Inde turuturu,tuhfiulu. 
Coque fia, gô. 
Coquette acaghato. 
Coquillage (mollusque) ak- 
weto, aje^ cawulo. 

— (coquille) akwe, ajegà^ 
ajeflû. 

Coquille gô, flii. 

Cor aux pieds afovizô. 

Corail (en vie) stveti. 

— (ûucoïnmerce)swe,aveve, 
Coran Maleteegbo, Marna- 

duho. 
Corbeau anatàkoo, anatàko- 

wo. 
Corbeille kasû. 
Corde kâ. 
Cordier kàgbeto. 
Cordon kàvu. 
Cordonnier afokpato, afok- 

pabloto. 
Cormoran tdhè. 
Cornaline aveve. 
Corne zo, 

— (trompe) kpë. 

— (à poudre) dugô. 
Cornu metizo. 
Corps wûtu, ûtu. 
Corriger Ad, wilùnume. 
Corrompre gu. 



Corrompre (se — ) ûi/iô. 
Corrompu meûi/îô. 
Corro} eur anuhweleto. 
Cosmétique atikè, nusawu. 
Cosse flû. 
Costume awu, au. 
Côte (os) adajahu, 

— (montée) akpoji, 

— (rivage) to, huto. toto. 
Côté akpa, zo. 

à — de ^d (po.), kpa (po.) 

Coteau akpo. 

Côtelette adaja. 

Coton avokâfû, avokà. 

Cotonnade avo. 

Coionmev avokâfûtt\ avokàti, 

Cotonou KuidnUy Akpi. 

Cou ko. 

Couchant (n.) weyihdji. sûji. 

Couchant (soleil — ) weyiho. 

Couche zà. 

Coucher (n.) hbyinu. 

— (v. a.) so-jayi, so-jaji, 
se — mlàyif mlâni. 
Coucou (oiseau) wuîutu. 
Coude awagôli. 
Coudée alogôligôli. 

Cou de pied afoti. 
Coudre tô. 
Couler (v. n.) sisa. 



oou 



-^ 123 — 



COU 



Couleur wekà. 
Couleuvre dà. 
Coup dioe^ due, 

— de fusil tugbe. 

— de canon agbaliyagbêy 
agbagbe, 

— de poing ^««M. 
Coupable meûlàive. 
Couper ghô. 

Goupin (termite) kasukosu. 
Cour, basse-cour hoko. 

— d'un roi ahosumekplê- 
kple. 

Courage gla, glagla^glà^ adà. 
Courageux meglagla, meglà, 

adCito. 
Courant (adj.)ma. 

— (n.) nusisa. 
Courbe (adj.) mlimli. 

— (n.) numlimli. 
Courber ha. 

se — /*(?. 

Coureur loezukàto. 
Courge ayikwi^ ayikpT. 
Courir kàwezu, kàzu^ su. 
Couronne tagàvi. 
Courrier ivïsagû. 
Courroie anukCi. 
Cours d'eau tosisa, 
Cpurse akàwezu, 



Court gli. 

Courtillière agbo. 

Courtisan ahdsukpato. 

Courtisane agaleio, cogbtUo, 

Courtois medagbe. 

Courtoisie nudagbe. 

Couscous agUoy abloy yehé- 
yeke. 

Cousin (parent) (du côté du 
père) lo-novivi: mon cou- 
sin, lo ce novi vi, 

— (du côté de la mère) 
no-novivi. 

— (insecte) zàsukpe. 
Coussin kodânu. 
Couteau /ii'î', givi. 
Coutelas gafîakpa, dakpe^ 

takala (Ab.) 
Coutelier jt'yrtîïto. 
Coûter ho. 

Coûteux vènavènay vèi^è^ vè. 
Coutil avo. 

Coutume (habitude) jijome, 
avoir — de no. 
Coutumes (fêtes d'Abomé) 

nuiciha. 
Coutumes annuelles wetanu, 

ato. 

— (grandes — ) sosï, ahàsu- 
tc^nu. 



cou 



— 224 — 



CRI 



Couturier avotôto. 
Couvée azifife. 
Couver fazij fe. 
Couvercle nusû. 
Couverture'Arwn^u, ciyovo. 
Couvrir gba, ciyô^ su. 
Crabe (en général) asû. 

— (de mer) asû^ asûtome, 

— ( de terre) agaza^ akàde, 
asû^gbeme. 

Crac ! gbu ! 

Crachat atà. 

Cracher tàtâ. 

Crachoir atàgba. 

Craie wekë, wekwi. 

Craindre dihèsi (qqch. nu 

nde). 
Crainte hèsi. 
Craintif hèsidito. 
Crampe yedôde. 
Crâne tahu, takagô. 
Crapaud adimbesè. 
Craquer gble. 
Crasse nukuji. 
Crasseux kuji. 
Cravache gba. 
Cravate kowu. 
Crayon wemati. 
Créancier ahonô. 
Crécelle hàgi^klakla^ ahâwe. 



Crédit aho. 

Crédit (à — ) aho. 

Crédule medibi. 

Gréer blo, gblo. 

Crème nosiji. 

Créole yevô éji Mewitome, 

Crépu fûlokpanu. 

Crépuscule zâku, zàkug- 

bada. 
Crête taji. 
Creuser kû. 
Creux (adj.) dôdô, gôgâ. 

— (n.) dô. 
Crever (v. a.) tô. 

— (v. n.) (se fendre) hwi, 

— (mourir) ku. 
Cri gbe, kosûsû. 
Crible ajahwi. 
Cri-cvi gbosakle. 

Crier sûhOy jegbe, degbe^ gbe^ 

doji. 
Crieur public gàduto. 
Crime ntinarla. 
Criminel nunanawalo. 
Crin fû. 

Crinière koja, kojafû. 
Criquet jo, gbo. 
Crise (dans une maladie) 

adifibe. adigbe. 
Cristal nukpë-siyTsiyT. 



CRO 



— 225 — 



CUR 



Croc mlë. 

Crochet gôdugôdu. 

Crocodile lojalode (P. N.) 

Croire di. 

Croiser hasa, jà, sa-do-me. 

Croiser les bras sawa dawa 

me. 
— les mains salo dalo me. 
Croissance nusu, nuji. 
Croître su. 

Croix akluzu (P. cruz). 
Croquer dudii. 
Crotale hiiligbu. 
Crotte mi. 
Crottin somL 
Crou, Crouman Kru^ Klu, 

Krumanu^ Klumanu, 
Crouler mu, jayi. 
Croup kozO, vègozO^gbà. 
Croupe agôO, gudo. 
Croupir iiinô. 
Croûte negbe. 
Cru (non cuit) vninm. 
Cruche toifizè, sizè^ kluvi. 
Crue (d'une rivière) togugo. 
Cruel meyùyà, menànà. 
Cubitus awagôlihu. 
Cueillir de. 
Cuiller gàti^ acivi. 
Cuir anu. 



Cuirasse gàwu. 

Cuirassé (vaisseau) ahwàhn. 

Cuire (v. a.) et faire — da, 

— (v. n.) rfa, dida^ gbi, 
gbigbi. 

Cuisant mekihi. 
Cuisine ndaho-me (endroit 
où l'on fait la cuisine). 

— (art culinaire) nudida, 
nuda. 

Cuisiner danu. 
Cuisinier ndato, nudato. 
Cuisse osa. 
Cuit^^ôi, gbigbi. 
Cuivre gàveve, gbodye, afe- 
le le. 

— jaune^ttt'o. 

Cul yonu, gudo y gôgô. 

Culasse zàji. 

Culotte cokoto, càka. 

Culte vôdilnu. 

Cultivateur glelelo, giesito. 

Cultivé glele. 

Cultiver le, hwa, si : Zoug- 

bénou cultive son champ, 

Zûgbenu le glela iô. 
Culture gletn, glele. 
Cupide akicejulolo. 
Cure-dents adusô, adusûsû. 
Cure-oreilles tomtdenu. 

43. 



# 



CUR 



- 226 — 



DE 



Curieux mejulomô. 
Cuve gha. 

Cycle (vélocipède) keke. 
Cycliste kekezuto. 
Cyclone jihôhu^ jt'wôhu. 
Cylindre numlimli. 
Cymbale gôgô. 
Cynique mematiwiM. 



D'abord rfi, dijodi. 
D'accord tekpikpame. 
Dague takala. 
Dahomé Dahôme, Dàkome. 
Dahoméen Fo, Jeji, Dahô- 

megbèto, 
Dahoméen (langue) fôgbe. 
D'ailleurs co. 
Daim tozo-kpèvi. 
Dais agbegbe, tavo^ afûfû, 

gbegbe. 
Dame-jeanne (environ 10 

litres) ajagô. 
Danger nalàdOy nlâdo. 
Dangereux nalàdonô^ nlà- 

donô. 



Dans me (po), do (pré.). 

— (au bout de). Ne se tra- 
duit pas: dans deux mois, 
su we. 

Danse duwe, wedunu. 
Danser duwe, dayihû. 
Danseur weduto. 
D'après (pré.). Ne se traduit 

pas. 
Dard de. 
Dartre nudo. 
Date wenu. 
Datte seli. 
Dattier seliti. 
Davantage wu^ e wu. 
De (marquant Téloignement) 

èi (pré.) 

— (marquant l'origine) si, 
— Souvent on ne le tra- 
duit pas et on emploie 
une autre tournure : il est 
de Cotonou, Kutonu to iô 
(m. à m. Cotonou est sa 
ville). 

De (marquant la matière). 
Ne se traduit pas : un vase 
d'or, sika zë; un sac de 
cauries, akweadokpo. 

— (marquant la possession). 
On emploie la tournure du 



DÉ 



— 227 — 



DEC 



possessif: le bâton du roi, 

ahosu kpoge . 
Dé (à coudre) dida. 
Déballer tlu. 
Débarbouiller sûsû. 
se — na nukûme. 
Débarquer (v. n.) kûkû si 

hume. 
Débarrasser (se — de) de. 
Débauche cogbanu. 
Débauché cogbato. 
Débile hlôkônô a. 
Débiliter (qqun)(/^ hlôhlô{si 

mede). 
se — gbu hlôhlô. 
Débiteur ahoduto. 
Débonnaire medgabe. 
Déborder dW, wu. 
Déboucher hû. 
Debout (adv.) te, dote. 
— (interjection) site t site 

ice I (lève toi) site wi t 

(levez-vous), 
être — dote. 
Déboutonner (un habit) 

degboy tilgbo (nu awu). 
Débris nugbîegble. 
Débrouillard mesisè. 
Début nujèji 
Débuter jèji. 



Deçà (en — ) fime. 
Décapiter (qqun) gbôta (nu 

mede). 
Décédé kuku. 
Décéder ku. 
Décembre su wewego, 
Décès ku. 
Décevoir (qqun) donuvu nu 

mede). 
Décharger (un fardeau) zôlû 

(agbct). 

— (un fusil) tû, de (tu). 
Décharné megblaicu. 
Déchausser (se—) deafokpa. 
Déchirer vû^ tli, tlïy ze, 

— tlitli, tlu II. 
Déchirure kija. 
Décider ^ô^, nagbe. 
Décimère (poste de douane) 

denuhioe, denuhô. 
Déclamer dojï. 
Déclarer do. 
Déclin ku. 

— du jour zâku. 
Décliner (v. di.) gbè. 

— (v. n.) ku,jète. 
Décomposer (se — ) ûiM. 
Déconcerter (qqun) do hèsi 

(nu mede). 
se — di hèsi. 



DEC 



— 2Î8 — 



DEH 



Découdre tû. 

Découper gbôgbôy ja. 

Décourager wu-kwi^ u-kwi, 

se — ktvi. 

Découvrir (ouvrir) hû : ne 

découvre pas la marmite, 

hû nudazë a. 
--- (apercevoir) mo, 
se — jèwe. 
Décrasser fia. 
Décréter ghe^ naghe^ dogbe. 
Décrire titney ti-me. 
Décroître dekpo. 
Décuple wodogbu. 
Dédaigner gbè. 
Dédaigneux megbènu. 
Dédain nugbè. 
Dedans home. 
au — id. 
Défaillir jazô. 
Défaire gble. 
Défaite (en guerre) ahwàg- 

blegble. 
Défaut nunana, 
à — de emevo (po.) 
Défendre (protéger) su. 
— interdire) //ô^... a : je te 

défends de prendre mon 

fusil, m na gbe nu we ne 

we so tu ce a. 



Défendre (se — ) glo. 
Défense (interdiction) ko. 

— (dent) adu, ajinakudu. 
Défiant memadejidewu. 
Défier (se — de) dejidewu-a. 
Défilé (entre deux monta- 
gnes) sâ-me. 

Déûniv do-ni: je ne puis dé 
finir cette maladie, m sohu 
doazôdye fii a. 

Déflorer (une jeune fille) ica 
{nonuvi) ayô. 

Défoncer gble. 

Déformer gû. 

Défricher le. 

Défunt mekuku. 

Dégager j'o. 

se — hô. 

Dégainer dô wi, so wi. 

Dégeler (v. n.) sisi. 

Dégoûtant kuji, mekuji. 

Dégoutter nekû. 

Dégriser (se — ) demu. 

Déguiser (se — ) do nuwuwu. 

Déhancher (se — ) yilile. 

Dehors (n.) aga, 

— (adv.) agamcy hïkt, gbonu. 
au — agame. 

en — de gbonu (po.) 



DÊJ 



— 229 — 



DEN 



Déjà (auparavant) ko : as-tu 
déjà fini? a iveko vo ?j*ai 
déjà fait deux bagues, m 
ko hlo aloke we, 

— (maintenant) di : te voilà 
déjà? wenedi? 

Déjeuner (n.) (premier re- 
pas) zâzàndunu, kafe (F. 
café), oka (N.) 

— (V.) dunuzàzàii. 
Delà (au — ) /7«, /7r, fili. 
Delà (au — de) /i (po.), lili 

(po. ) iJlï (po.) 
Délabré megûyû. 
Délai //, xcenu^ azâdudo. 
Délaisser irô, gbè^ jôdo. 
Délasser (se —)ghoje. 
Délateur ivôlahodoto. 
Délayer kukiJ. 
Délibérer dohodido. 
Délicieux vivi. 
Délier tû, tlu. 
Délire adighe^ nulôlô. 
Délirer lôlô. 
Délit nuriana. 
Délivrer jô. 
Déluge tàdisi. 
Demain 50. 
Demande kikàhiijo 
Demander /ctt6i//o, biyo. 



Démanger hihi. 
Démêler tû. 
Démêloir daiûnu. 
Demeure nohwe. 
Demeurer no. 
Demi dade, 

— heure gà dade. 

Demie adade : il est trois 
heures et demie, e fie gà 
à(<7 adade. 

Demoiselle dgovi, 

— (insecte) hulihue, jogie, 
hâcucu. 

Démolir he-kija^ hë-mu^ heg- 

hle. 
Démon legba. 
Démoniaque legbanô. 
Démontrer dokpô, kplô, ti- 

me. 
Denham (lac — ) Nohce, 

A/iwâgaji. 
Dénoncer ja/a, gbamedo. 
Dénonciateur mejalajala. 
Dénouer lu. 
Dent adu. 

— canine adusu. 

— incisive nukôdu. 

— molaire negba, adu 
negba. 

Dentelle dô. 



DEN 



- 230 - 



DÉS 



Dentiste adudeto. 
Dépasser dï. 
Dépecer ya. 

Dépêcher (se — ) yawu. 
Dépense nuzizà. 
Dépenser zizâ, zà, gu. 
Dépit hômesi. 
Dépiter (se — ) sihôme. 
Déplaire ûafia, vi'vi-a : cette 

couleur me déplaît, wèkà 

dye îiana nu mi ; ou toèkà 

dye vïvi nu mi a. 
Déplier, déployer te, vlô. 
Déposer (à terre) ze-dayi : 

déposé ton fardeau, ze 

agbà towe dayi, 

— (mettre au dépôt) yi- 
wôla: je déposerai mon 
argent entre les mains du 
roi, m na yi akice ce toôla 
ahosu lo me. 

Dépositaire (celui qui dé- 
pose) meyiwôla. 

— (celui qui reçoit le dépôt) 
nuwôla. 

Dépôt nuwôla y wôla. 
Dépouiller (voler) fi. 

— (ôter la peau) denu (une 
bête, nu là). 

86 — de de. 



Dépravé mematiwtnâ. 
Depuis sihwînenu (pré ), si 
(pré.) 

— que sihwTne, si. 
Député wisagû. 
Députer sedo. 
Déraisonner dolôiô. 
Déranger gboho. 

se — seyi. 

Dernier vMi^o, megudo. 
Dernièrement lime vuvo. 
Dérober jajô. 
Dérouler tti, vlô. 
Déroute akwàghlegble. 
mettre en — ghle. 
Derrière (n.) gudo. 

— (partie du corps) yonu^ 
gudo, gôgô. 

— (adv.)^wrfo. 

— (pré.) gudo (po.) 
Dès siwedenu (pré.) 

— lors ivenenu. 

— que kplawû... kplawû... : 
dès que tu verras l'inter- 
prète, tu rappelleras ; 
kplawû we na mô gbe- 
setOf kplawîï we na yilwe. 

Désagréable e m a^vivia. 
Désapprouver yighe-a. 



DÉS 



- 231 — 



DEU 



Désarmer (qqun) de (tnedé) 
ahwâfiinu. 

— (v. n.) de ahwàfûnu. 
Désastre nunana. 
Descendre (v. a.) sowadô, 

— (v. n.) jète, yidô. 
Désenflé mirnï, nûnû. 
Désert (n.) ghehâ-yne. 
Déserter hô. 
Déserteur ahwàhôto. 
Désespérer donukû-a. 
Déshabiller (qqun) de (mede) 

awu, 
se — de awu, de avo, davo. 
Désigner hle, 
Désir julojulo. 
Désirerjw/o. 
Désobéir semegbe-a^ ghè. 
Désoler (se — ) yavi. 
Désormais sifiyinukôy wede- 

vonu, azâdevogbe. 
Dessécher hu, 
se — huhu. 
Dessein nujulo, njulo^ 
Dessin tcemajihlonu. 
Dessinateur ivemajibloto. 
Dessiner blo-wernaji. 
Dessous (n.) dô^ dô-me^ hô- 

me. 



Dessous (adv.) dôdô,glOyedâ.' 

là — dôdo, 

au — derfd(po.), glo (po.). 

Dessus (n.) y/, nukûme, 

— (adv.) doji, e ji. 

au — dejï (po.) 

là — (sur cela) dôji, . 

là — (ensuite) xvenenu, 

par -- jV (po.) 

Destin afa. 

Détacher (délier) tû^ tlu. 

Détail nukpèvi, mitele. 

vendre au — sakpèkpè. 

Déteindre (v. n.) cucucu. 

Déterminer hle. 

Déterrer de-sidô. 

Détestable menô a, munô a. 

Détester (qqch.) tvunuveme 

(nunde). 
Détour ledo. 
Détourner di. 
se — hffzewe. 
Détraquer (se — ) gble. 
Détritus mi. 
Détruire gble, gû 
Dette aho. 
Deuil cïyo, 
habit de — ciyovo, ciyowu. 



DEU 



232 — 



DIE 



Deuil (porter le — ) do ciyovo^ 

do ciyowu. 
Deux we . 
Deuxième (adj.) wego. 

— (n.) adade. 
Deuxièmement azOwego. 
Devancer wa-nukô: Alayé a 

devancé son mari, Alaye 
wa asu tô nu ko. 
Devant (n.) mikô, nukil-me. 

— (adv.) nu ko. 

— (pré.) 7uihô (po. ) 
Devant (au— de) wwAvKpo.) 

aller au — de zô-nvkô, 

j/i-mikô, 

venir au — de wa-nukô. 

Dévaster fo. 

Développer vlo^vlô^de-sùcu, 

se — vloyi. 

Devenir jo, yi\jè, wa.ja. 

Dévêtir (se — ) de aivu. 

Devin nuk/ilo, azètOy azito. 

Deviner mikâ, kà^ dana. 

Devoir (n .) (ce que l'on doit 
faire) wido. 

Devoir (v.) (être obligé de) 
e nô, gà (nu rai, nuive^ ni, 
etc.) : je dois aller demain 
à Ouida, e ilô nu mi ne m 
na yi Glehwe so; il doit 



aller à Grand-Popo après 
demain, g à ni ne na yi 
Kpla azàWghe. 

Devoir (être sur le point de) 
na : je doispartir ce soir, 
m na yi zùku. 

Devoir (avoir une dette") du- 
aho;ie dois vingt francs 
à Kagbo, m du akwe deg- 
bako aho nu Kagbo, 

Dévorer dunu. 

Dévot yewehaio. 

Dévotion yewenu. 

Dévoué medagbe. 

Diabète a(/ozô. 

Diable legba 

Diadème tagâvi. 

Dialecte gbe. 

Dialogue hodido. 

Dialoguer dohodo. 

Diamant te, aïoiyà-hokwe. 

Diaphane mime. 

Diarrhée homes la , misla^ 

Dicter do-ne-blo, do-ne-hulà : 
le professeur dicte une 
fable à ses élèves, wema- 
homegà do glu ne wemak- 
plôto tôle ye blive. 

Diète (jeûne) numadu. 

Dieu Mawu, M au. 



DIF 



— 233 — 



DIS 



Diffamer (qqun) yido nuvu 

{nu mede). 
Différemment alokpame devo , 
Différence alokpa-devo. 
Différent alokpadevonô, devo. 
Différer (v. n.)ti alokpa devo. 
Difficile vèwUy vèu. 
Difficilement vhè. 
Difficulté nuvèwu. 
Difforme mem a nukûme. 
Digne de mesigd. 
être — de sigà. 
Dignité nusigâ. 
Digue kpadido. 
Dimanche vôdûgbe, adagbe 

(chez les musulmans, 

Ar. el ahad etgbe). 
Dîme de. 

Diminuer dekpo, sekpo^ kdkpo. 
Dinde iultUulusi, turuturusi. 
Dindon tulutulu, (uruturu. 
Dîner (n.) gbadandudu, 

— (de midi) iveinendudu, 

— (v.) dunu gbada. 

— (à midi) dunu tveme. 
Dire do, doji. 

Direct gàji. 

Directeur gâ. 

Diriger (envoyer) sedo, se. 

— (administrer) kpâ-ji. 



Discerner màme. 
Disciple nukplôciy nukplôto. 
Discourir dohodido. 
Discours ho^ hodudo, hociyà- 

ciyà. 
Discret mewôlaho. 
Discuter tiho. 
Disette hôvèwenu^ hôvètilûj 

hà, adoiû. 
Disgracieux menôanukûme. 
Disparaître î/i, ku. 
Disparate metilokpadevo. 
Dispenser (répartir) ma. 
— (exempter) yigbc.a : 

je t'exempte de porter 

ta charge, m yigbe we so 

agbâ towe a. 
Disperser sefidô, se dokpo fi 

dokpo dô: le domestique 

a dispersé les chiens, devi 

ko se avûle dokpo fi dokpo 

dô. 
se — yifidô, yi dokpo fi 

dokpo do. 
Dispos gâji. 
Disposé à mesohu. 
Disposer blodo, gbiodo. 
se — - à na: je me dispose 

à sortir, m na tô. 
Dispute jele. 



DIS 



- 234 ~ 



DON 



Disputer (se — ) dojeledo. 
Dissimulateur mewôlanu. 
Dissimuler (v. a.) icôla, 
— (v. n.) toôlanu. 
se — (se cacher) ghighè, yi 

tolo. 
Dissolu codoto. 
Dissoudre kxikû. 
se — sisi. 
Dissous mesisi. 
Distance, H, lî. 
à — liliy Ulï, 
Distant meliliy melîll. 
Distinguer màmey kû. 
Distraire do-ythûme. 
se ^yihû. 
Distrait me^nadotOy memano- 

doto. 
Distribuer ma. 
District to-me. 
Divers alokpavo. 
Divertir do-ythame. 
se — yihû^ dayihûme. 
Divertissement ayihû. 
Divinité vôdû. 
Diviser ma^ vlo, 
se — mima. 
Division nutnma, mima. 
Divorce asigbigbènu. 
Divorcer gbigbè asi. 



Divulguer doj'i. 
Dix ivo, awo (P. N.) 
Dixième (adj.) ivogo, 

— (n.) mima icogo, 
Dixièmement azô wogo. 
Dizaine wo. 

Docile mesemegbe. 
Dock ajonukplehîve. 
Docteur amasiwato. 
Dodu medojô. 
Doigt (de la main) alovi. 

— (du pied) afovi. 

Dollar adokpo, stli atô, flâ 
atô. 

Domaine gle, glelakpa. 

Domestique devi. 

Domicile hiveybe. 

Dominer yigâ. 

Dommage gugu, gûgû. 

Dompter ^â^^;M. 

Don nuna-me. 

Donateur nunato. 

Donc mû, môhû. 

Donner na (qqch. à qqun, 
nde medé), yi, so, fû 
(qqch. à qqun, nde nu 
mede), 

Dont tô,p\. tôle: c'est l'hom- 
me dont tu as vu le frère, 
sunu dye we ko mô novi tO 



DOR 



285 — 



DRO 



(m. à m. cet homme, tu 
as vu son frère) ; c'est le 
cabécère dont les enfants 
sont malades, gbonugâ dye 
VI tôle ye jazô. 

Doré metisika. 

Dorénavant si eghe. 

Dover sasikaji. 

Dormir damlô. 

Dos neghe. 

Dot (du mari) ou douaire 
asibyenu, astkplanu (la fem- 
me n'apporte pas de dot). 

Douane (poste de — ) dehd- 
me, dehwe. 

— (droit de — ) de. 
Douanier cfetiti, denuto, degà. 
Double m/a, mala^ mlâ^ we- 

dogbu. 
Doubler (v. a.) wî/a, malay 
mlà, godowe. 

— (v. n.) mh, mlà. 
Doucement dèdè^ hxoeso, 

— (pas vite) kpèlekpèle. 
Douceur mtdagbe. 
Douleur (morale) ya. 

— (physique) vtvè. 
Douloureux medovivé. 
Doute gbada. 

sans — nugbonugbo. 



Douter Ugbada. 

Douteux gbadanô. 

Doux (agréable) dagbe, tivi, 

— (au goût) riri. 

— (de caractère) medagbe, 
mefafa. 

Douzaine wewe. 

Douze ivewe. 

Douzième {2i6}.) wewegû. 

— (n.) mima-wewego. 
Douzièmement azô-ttewego. 
Doyen medohottu, 
Dragonneau (ver de Guinée) 

adàtogblakà. 
Drap (en laine) gbofûto, gbo- 

fÛlVH, 

Drapeau asiya. 

Dresser rfo-j», do-site: dres- 
ser la tôte, do taji; dres- 
ser une poutre^ do atisite, 

se — site, 

Drogman gbeseto. 

Drogue amasL 

Droguer yi-amasi (qqun nu 
mede. 

se — nw-awûwt. 

Droit (n.) (justice) jilo. 

— (impôt) akwejijo, Jijo, 

— (adj.) (direct) gâji, 

— (au moral) dogâji. 



DRO 



— 236 — 



ÉGH 



Droit (uoncouvbé)titetvagbe. 

— (opposé à gauche) dist. 

tout — dogàjL 

Droite (n.; alodisi, dm, alo- 

dagbe, 
à — disi-me, disihwe. 
Drôle mehwT. 
Dromadaire là-kpotonô. 
Dru tlij tri. 

Duel SU71U we hâhil-me. 
Dune nêkwisô. 
Duper (qqun) do nvvu (nu 

mede). 
Dupeur nuvitdolo. 
Dur siytsiyt. 
Durant (pré. ) tne (po.) 
Durcir (v. a.) do-siyîsiyî. 
— (V. n.) yi'SiyTsiyl. 
Durer no, noji. 
Dureté nusiyïsiyï. 
Duvet fû-tciniwini. 
Dysenterie hwnisu^ misu, 

hûfline. 
Dyspepsie hômezô. 



E 



Eau (en général) si, to. 
— (étendue d'eau, 
rivière) to. 



lac, 



Eau courante tô sisa. 

— fraîche ^0 /î/*a. 

— potable to vivi. 

— salée^'m. 
de vieaAâ. 

Ébahi mejiwu. 
Ébène ati wiwi, dokocu{M.) 
Ébéniste atikpato. 
Ébouler(s'— );a^î. 
Ébourritfé memavûda. 
Ébranler dâ. 

Écaille (de mollusque) kpa, 
gô, fia. 

— (de poisson) /a. 

— (de tortue) kpa, 

— (de saurien) flû. 
Écarlate (couleur; rêve, 

— (étoffe) avo veve. 
Écart (à V — ) gbigbè, v6. 
Écarter di. 

Écarter (s' — ) hûzewe. 
Échalas atikpakpa. 
Échange dyodyo. 
Échanger dyo. 
Échantillon ya/a. 
Échapper ko, 
s* — /iôwezu, h(l. 
Écharde atihû. 
Écharpe avo . 
Échauffer àlo-ivuzo. 



ÉGH 



- 237 - 



ECU 



Echauffer (s' — ) wuzo. 
Échelle aliya. 
Échelon aliyati. 
Écheveau avokànu. 
Échine negbedome. 
Échoppe azowahà-me. 
Échouer (ne pas réussir) 

jonana. 
Éclair agbiy jikëwu, jinukû- 

sû-këwu. 
Éclairage nutazo. 
Éclairer ( v. a.) (qqch.) tazo 

(ndeme). 

— (v. n.) aghijèyi. 
Éclaireur alikpôto. 
Éclat zotita. 
Éclatant me/cô. 
Éclater (crever) hwi, 

— de rire konuji. 
Éclipse (de lune) wewulisûf 

ivewilisû. 

— (de soleil) sûwuliwey su- 
wiliwe, 

Éclore to. 
École wemaho-me. 
Écolier wemakploto. 
Économe mewôlakwe. 
Économie akwewôlawôla. 
Écorce /7w, atiflû, 
Écorcher kô-aflu: il m'a 



écorché la main, e ko alo 
ce anu; il t'a écorché, 
e ko anu towe, 

Écosser de-flû: va écosser 
les pois, yi na de ayikû 
flû- 

Écouler (s' — ) sa y sisa. 

Écouter dota: écoute-moi, 
dota; il ne faut pas écou- 
ter ce qu'on dit, e nô tcé 
dolo nu medevoholea; as-tu 
écouté le conte du loup 
et de l'agneau ? a dota nu 
hla kpo lêgbovi kpâ glu"^ 
écoute le maître, dota nu 
hwenô. 

Écran a fa fa. 

Écraser /a, ziy gba, 

Écrevisse degû. 

Écrier (s' --•) doji. 

Écrire 6fo, blowemay hulâ, 
hulàwetna. 

Écriture wemablonu, toema- 
hulànu. 

Écrivain wemabloto^ wema- 
hulàto, 

Écrou ahlumeta, 

Écu adokpOy akwe adokpoy 
sili atô. 

Écueil slôkëy sUkëji . 



ECU 



- «3S — 



ÉLB 



Ëcuelie aghâ-gôgô. 
Écume fû. 

Écumer (v. a.) (qqcli.) d^ifû 
{si nde), 

— (v. n.) nefû. 
Écureuil doklaku. 
Écurie (en général) lâhà, 

— (pour un cheval) sohà, 
Éden mawumey fnaume. 
Édifice hdj hwe. 
Édifier Wo, ghlo, 
Éduquer kplô. 

Effacer ghidi, 
8' — cucu. 
Effaré mejiwu. 
Effaroucher (qqun) do hèsi 

{nu mede) 
Effectivement e domô. 
Efféminé asigbènô^ asijijonô. 
Effet gudonu, 
en — e domô. 
Effleurer salode (qqch. nde 

Ji)- 
Effondrer (s' — ) jayi. 

Efforcer (s' — de) gba. 

Effort gbanu. 

Effrayé medihèsi. 

Effrayer (qqun) do hèsi (nu 

mede), 

s' — di hèsip hisi di {mi^ u^» 



f , etc.) : ne t'effraie pas» 
di hèsi a; mon cheval 
s'effraya, hèsi di so ce. 

Effroi hèsi. 

Effronté mematitvinà. 

Effroyable jiwu^ medohèsi. 

Égal zîzî, zizi (à qqch., nu 
nde ou mô nde) ; ça m'est 
égal, e sogbe. 

Également jâ. 

Égaler (qqch.) ztzi, zizi 
(nu nde): 

Égarer gbu, 

s' — gbu ait. 

Égayer do-konu. 

s' — konu. 

Église yeweho-meyahisinohwe 
(P. christâo). 

Égorger hu-wi: les soldats 
ont égorgé cette femme, 
tuîtole ye hu îionu dye wi. 

Égratigner tltfê, tlifë. 

Égrener fie. 

Élancer (s* — ) gbewexu. 

Élargir doke. 

Élégant metiwudagbê. 

Éléphant ajinaku^ geli (A b.) 

Éléphantiasis wuke^ oke. 

Élève w€makplcit0. 

Élever (soulever) ze^ ze^jù 



ÉLE 



— -239 — 



EMP 



Elever (éduquer) kplô, 

s' — yiji. 

Élire ciyâ. 

Élixir ahâ. 

Elle e, pluriel ye. 

Éloge nukpè, 

faire des — (à qqun) kpèy 

kpivê (tnede). 
Éloigné melili^ melili. 
Éloigner so-yiUli^ so-yilîlî. 
s' — yililiy yilîlî. 
Éloquence honôdùnu. 
Éloquent hoiiôdoio. 
Emballer gbugbu, 
s' — gbewezu. 
Embarcation ha. 
Embarquer (v. a.) do^hUme, 
s' — hahûji. 
Embarras jya. 
Embarrassé mejijà. 
Embarrasser y«. 
Embaumer sanimatle-nie. 
Embouchure (d'un cours 

d*eau) (ta) nu. 
Embraser (qqch.) jizo (nu 

nde). 
s' — jizo. 

Embrassement kosikplanu. 
Embrasser (baiser) (qqun) 

ghigbOy gbugbô (nu mede). 



Embrasser (serrer dans ses 
bras) (qqun.) kplasiko {nu 
mede) . 

Embrouiller hidà, hihizi. 

Embrun awôji'y aôji, ahôji. 

Embuscade gbèho^ tolo. 

Embusquer (s') yitolo, 

Émigrant meyi tome devo. 

Émigré e ko yi si to tô (m. à 
m. celui qui est parti hors 
de son pays). 

Émigrer yi tome devo (aller 
dans un autre pays), yisi 
to tô (quitter son pays). 

Éminence ;ï, kpoji. 

Émissaire wîsagU. 

Emmagasinner 5o-(/o azahome 

Emmener kple, kple-yi. 

Émoussé widigblenô. 

Émousser gble-widi, 

s' — widi\..gble: le couteau 
s'émousse sur le rocher, 
jivi widi tô gble se ji (m. 
à m. : le couteau sa pointe 
se casse sur la roche). 

Emparer (s*— de) wili. 

Empêcher yi-dotCy hi-dote, 
juyjijà. 

Empeser (le linge) li (avo). 

Empire ahbsunu. 



EMP 



- 240 



ENF 



Empirer (v. n.) nlàwu, wu- 

nafia. 
Emplir go. 
Employer zâ. 
Empoisonner (qqun) gbovè 

(nu mede). 
Emporter so-yi: emporte ce 

maïs chez toi, so aghadekU 

dj/e yi hicer/be. 
s' — sihôme. 

Empresser (s' — ) yaicu. 
Emprisonner so-gàhàme. 
Emprunt nuhahwe. 
Emprunter hahwe. 
Emprunteur hwehûto. 
En (pré.) (dans) me (po.), do 

(pré.) 
Enceinte (mur) kpa, do. 

— (femme) Ad, moho, medo- 
vihôme. 

— (être — ) hô. 
Enchaîner (qqun) dogâ (nu 

mede) y so (mede) do gâme. 
Enchanteur (sorcier) asèto^ 

azito, afagheto. 
Enclume za. 
Encontre (à V — de) kpenu 

(pré.) 
Encore (de nouveau) kpena, 

kpOf ji. 



Encore (jusqu'à présent) 

kaka egbe. 
pas — ko... a: il n'est pas 

encore venu, e ko wa a. 
Encourager sehudo. 
Encre wemasi. 
Encrier wemasigô. 
Endormir hlo-damlô. 
s' — jamlôy wuli amlôgô. 
Endroit (lieu) ti-me, ii. 

— (bon côté) iime dagbe, 
nukô, nukûme. 

à r — nukûme. 

Endurer so-no: il faut endu- 
rer la souffrance, e nô 
mi so vive no. 

Énergie adâ. 

Énergique hiilôhdlo. 

Énervant meciko. 

Énerver (qqun) ciko (nu 
mede). 

Enfance yakpavuwenu. 

Enfant (homme en bas-âge) 
yakpavu. 

— (fils ou fille) vi. 
Enfantement ajidonu. 
Enfanter jï, jivi. 
Enfantillage yakpavunu. 
Enfer zo-me, menanatime. 
Enfermer su. 



BNF 



— 241 — 



ENT 



Enfin azôvuvo. 

Enflammer (qqch.) jizo {nde 

me) 
s* — jizo. 
Enfler (v. a.) do-kloklo. 

— (v. n.) te^ teji. 
Enflure kpota. 
Enfoncer (v. a.) sise-dé, 

— (v. n.) slodô. 
Enfouir diy do-ayidé. 
Enfuir (s* — ) Ad, kâwezu. 
Engendrerai. 
Engloutir mi. 

Engrais zuko, làmi. 
Engraisser (v. a.) do-j6nâ, 

— (v. n.) waj'ô. 
Enivrer mu, gbeinUy go, 

s' — nu ahà mUy mwaha, 

mahâ. 
Enlever so-yiji, so-yi. 
Ennemi këto. 
Ennui gbatanu. 
Ennuyer (qqun) vivi (nu 

mede) a, tagba (mede), 
s' — e wiya (mi, we, etc.) a : 

je m'ennuie, e wiya mi a; 

elle s'ennuie, e wiya e a. 
Ennuyeux vivi a, memawiya. 
Énorme kloklo. 
Enrhumé (être —)jèkp€. 



Enrichir (qqun) yidokû {nu 

mede), 
s' — ivadokû. 
Enrouler lemlà, 
s' — yimlà. 
Enseigner kplôkplô, 

— (à récole) kplôkplôwema. 
Ensemble zfzf, zizi, kpo.,, 

kpà: le roi et ses officiers 
sont venus ensemble, ahà- 
su kpo ahwàgâ tôle ye wa 
ziziy ou ahosu kpo ahwàgâ 
tôle kpà ye wa. 

Ensemencer dôdô, yi-kû, 
kû. 

Ensevelir di. 

Ensuite tvedenu, dejedegudo. 

Entendre se. 

Enterrement didi. 

Enterrer di. 

Entêté totlito. 

Entêter (s* — ) doteme^ tlito. 

Entier (complet) gblugblu, 

— (non châtré) asu, su. 
Entièrement bi. 
Entonnoir fuli. 
Entorse afodo. 
Entortiller AiV/â. 
Entourer kpadu, kpa. 
Entrailles ado, adàvi. 

14 



ENT 



- Mî - 



JPR 



Eniraiiier dô. 

Entre rfeme(po.)j rfowe(po.) 
Entrée byebye, hô. 
Entrepôt azahd-me. 
Entreprendre blokpôygblokpô. 
Entrer (v. a.) so-dome^so-me, 

— (v. n.) lye, 

— à la maison hye hwegbe. 
Entrevoir môkpède. 
Entrouvrir hukpède. 
Énumérer hiha. 

Envahir (qqch.) bye {nde) 

me. 
Envahisseur mebyeto. 
Enveloppe (en général) fiû. 
Envelopper kpadu. 
Envers (n.) giido, negbe. 

— (pré.) nu (pré.) 
à r — negbeme. 
Envie nuhuwà. 
Envieux mehuwà. 
Environ (adv.) dogbla. 
Environner kpadu. 
Environs aUpati-me. 
Envoler (s* — ) zô. 
Envoyé (n.) wisagU. 
Envoyer sedo. 
Épais m, tri. 
Épargner jdcto. 
Épaule kûli, cgià. 



Épauler (un fasii) m (Ik) 

dwagbo, 
Épée wi. 

Éperon afokpagâ. 
Épi gM. 
Épice dadon%, 
Épiderme anuji. 
Épier hwide. 
Épilepsie adigbe. 
Épileptique adigbenô, 
Épiler (qqun) defû (%u 

medé). 
s' — defu. 
Épine hûy kûda. 

— dorsale negbedome, lUik- 

pôtit. 

Épingle nëvi. 
Éponge tekâ. 

— végétale kàkà, hâlikâ. 
Époque wenu, we. 

Épouse asi. 
Épouser dasi, do-asi. 
Épouvantable medohèsi. 
Épouvantail hèsidonu. 
Épouvanté nusisi. 
Épouvanté medihèst. 
Épouvanter (qqun) do kèsi 

(nu medé). 
Époux asuy sâsu. 
Épreuve nudokfô. 



ÉPR 



— 243 — 



ÉTA 



Éprouver dohpô. 

Épuisé (essoufflé) agbokpenô. 

— (fini) e vo. 

Érafler (qqun) ko anu {nu 

mede). 
Ergot fT, wâ. 
Errer gbuli. 
Erreur ghleghle. 
Érysipèle anuzô. 
Escabeau zikpOy katahè. 
Escalader hâ, lô^ji. 
Escale hûtenumo. 
Escalier a%a. 
Escargot akoto, hwagbe. 
Esclave kànumo. 
Escorte mekplato. 
Escorter kpla. 
Escroc ajôio. 
Escroquerie ajônu. 
Espèce alokpa. 
Espérer (qqch.) donukû^note 

(nunde). 
Espiègle mlàmlà. 
Espion mehoto, alikpôto, 

mehwidato. 
Espionner dahwit ho. 
Esprit (mieWi^eneé) se, ta-me, 

agi. 

— (fantôme) ye. 
Esquif A^, 



Essai nudokpô. 

Essaim d'abeilles mwisà. 

Essayer dokpû, blokpô, gb* 
lokpô. 

Essieu keketi. 

Essor (piendre son — ) zô. 

Essoufflé (être — ) agho kpe 
{mi, we, etc.) : je suis es- 
soufflé, agbo kpe mi ; ton 
cheval est essoufflé, agho 
kpe sa iowe. 

Essouffler (qqun) wiligboje 
{numede). 

Essuyer sûsû. 

Est (orient) xvenotôji, lisaji. 

Est-ce que a: est-ce que vous 
viendrez demain? a toi na 
waso? 

Estimable nuyeyinô. 

Estimer yeyi. 

Estomac hô-me. 

Estropié afogblenô. 

Et (entre deux noms) kpo, 
kpo... kpà : rhomme et 
la femme, sunu kpo ûonu 
ou sunu kpononu kpà, 

— (entre deux phrases) kpo, 
gbo. 

Étable làhà, umto, uto* 

Établir do, so-do. 



ÉTA 



— 244 — 



ÊTR 



Étagère akakada, 

Ëtain sffmi. 

Étaler dokpôy vlo. 

Étalon (type) jelenu. 

Étalon (cheval reproduc- 
teur) sosu. 

Étang tdf iothne. 

État (situation) ti-me, 

Étayer zi. 

Été zo-me^ yôzowenu. 

Éteindre ht. 

s' — waki, kihiy ku. 

Étendard asiya. 

Étendre r/ô, v/o, te^fîayi. 

s'— ûayi. 

Éternel memavo, evo a^ c no 
ieghe. 

Éternellement teghe, 

Éternuer iii, 

Étincelant kôno, 

Étinceler ko. 

Étincelle zo/î, wiyôyi, dlaio. 

Étique megblawu. 

Étoffe avo. 

Étoile siïvi. 

— de mer hmdvi. 

Étonnant jiwu, medowuji. 

Étonné e pjâme^ mejiwu. 

Étonner (qqun) dowuji {nu 
medé). 



Etonnner(s* — )ado M{m%,we^ 
etc.), jiwu^ fiyàme : jem'é- 
tonne,arfo ^w mi ou mjiwu 
ou m fiyàme; i 1 s'étonne,arfo 
hwi OM ejiwH ou e fiyàme. 

Étouffer (v. a.) fà. 

— (V. n .) sughojcy gbojevo. 
Étoupe kàtffia 
Étourdi (léger) mlâmtâto. 
Étourdir hihe. 

Étrange medowuji. 

Étranger todevojnenu, fide- 
vonii. 

Étrangler slo-ko: il a étran- 
glé son frère, e ko slo novi 
tô ko. 

s'— sloko. 

Être (v. substantif). No se 
traduit pas. 

— (exister) ^6^. 

— (appartenir). On tourne 
par le possessif : ce cha- 
peau est à moi, gbakiïdye 
cewe; ce pagne est à Sana- 
tou, Sanatu avo dye metô 
ou avo dye Sanalu avo. 

— (se trouver) ni,do, de^ ne. 

— ici ne : ton père est ici, 
to towe ne. 

— chez soi hweghe : ta mère 



ÉTR 



— 245 — 



EXI 



est chez elle^ no towe. 

hwegbe, 
c'est ni (po.), e ne (pré.) : 

c'est Golonou, Kuiônu ni 

ou e ne Kutànu, 
Élreindre si, 
Élrier afogâ. 
Étrille sofôiunu, 
tiivoitmehihafmegbodOf hiha, 
Étude (action d'étudier) tve- 

makplônu . 
Étudiant wemakplôlo. 
Étudier kplô, hplôuema. 
Étui ahû, 
Eunuque ahôsiy niesisa, la- 

glidi. 
Europe Yevôiome, 
Européen Yevô, YevôtomenUf 

awumenu. 
Eux //é», grdle. 
Évader (s'— )/k7. 
Évangile Mawuho, Maulio, 
Évanouir (s' — ) hè. 
Éveiller ni . 
s'— /b. 

Événement nu. 
Éventail afafa. 
Éventer (qqun) seyi afafa (do 

me,e). 
Éviter //W, /îr, si. 



Exact nugbo. 
Exactement nugbonugbo. 
Exagérer do ho e di. 
Examiner kpO, likpô. 
Exaspéré mesihôme. 
Exaspérer (s' — ) sikôme. 
Excellent dagbedagbe. 
Excepté (pré.) deme a (po.), 

e ha deme a (po.) 
Excès (à 1* — ) glàglCi^ sukpo. 
Exciter sehffdo. 
Exclure îla. 
Excrément (de l'homme) 

ahnô, ada, mi. 
— (des animaux) wi, mtyô. 
Excuser nakikliy nakîklT. 
Exécuter (effectuer) blo, 

ghlo. 
Exemple ji/o. 
par — ene jijo. 
Exercer do, 
s' — à kplô. 
Exhiber dokpô. 
Exhorter sehffdo. 
Exhumer de-sidô. 
Exigeant nuhiyonô. 
Exiger hiyo. 
Exiler //ÔM-yi 
s' — jeghe^ yi (orne devo. 
Exister ^M. 

i4. 



fiXP 



-Wô^ 



FAI 



Expédier sedo. 

Expédition (militaire) ahwà- 

site. 
Expérience nufiwê. 
Expirer feu. 
Expliquer lime. 
Explorateur iomêyito^ toh* 

fôyUo. 
Explorer yikpà-Ume, 
Exporter io-yù 
Exposer dokpd. 
Exposition nukplklotime. 
Exprimer (faire «ôrtir) do* 

tô, ne. 
Expulser Aa. 

Exquis vivi trala^ vivi tlala. 
Extérieur (adj.) aganô. 
— (n.) aga. 
Exterminer hu-toi. 
Extraire de^ ciyd. 
Extraordinaire vlafô. 
Exulter home hû : il exulte^ 

home hUe ou hôme kwi. 



Fable glu. 

Fabricant bloto, gblato. 



Fabrique nublotùme, nug- 

hloti-me. 
Fabriquer 6/0, gblo. 
Face nuku-me, 
en — id. 
en — de id. (po). 
— à — nukûme nukd. 
Facétieux nuvudoto. 
Fâché mesihômey e sikâme : 

je suis fâché, fie sihôme. 
Fâcher (qqun.) do hômesi 

[nu mede), 
se — sihôme. 

Facile vèwu a, veu a, vè a. 
Facilement vèvè a. 
Façon alokpa. 
Factorerie ajohwe. 
Facture ajowema^ ahiwema. 
Fade vivi a. 

Fagot kogbo^ ko, nakikogbo. 
Faible hlôhlônô a, memati- 

hlôhlô. 
Faim kôvè, ado. 
avoir — hôvè si (mi, we, etc.) : 

nous avons faim, hôvè si 

mi; cet homme a faim, 

hôvè si sunu dye. 
Fainéant fôlinô. 
Faire (action physique) Mo, 

ghU)^ do. 



FAI 



- 247 — 



PAU 



Faire (action morale) do. 

Faire faire do-blo : je ferai 
faire une bague au bijou- 
tier, m na do nu nutUto e 
na blo aloke, 

— venir yilo. 
Faisan gblend. 
Fait (n.) nu. 

— (adj.) eblwe (pour e bloé): 
ta bague est faîte, aloke 
towe m ko blwe. 

— (au — ) mô. 

— (en — de). Ne se traduit 
pas. 

— (si — ) e ne. 

— (tout à—) W. 
Faîte jï. 

Falaise huta, hukpoji. 

Falloir nônay qâ, nayi: il 
faut que tu ailles à Grand- 
Popo, e nô na yi Kpla (m. 
à m. il faut (il est bon) 
aller à Grand-Popo) ou e 
gà we na yi Kpla ou e nayi 
we na yi Kpla. 

Fameux yebinwe (m. à m. 
tout le monde le connaît). 

Famille (en général) aka, 
hwegbenu. 



Famille (du côté du père) 
kûtoyïnu, kûtohïnu. 

— (du côté de la mère) kû- 
noyïnUy kûnohïnu. 

Famine nduduhà, adotû. 

Fanal zôgbë. 

Fané mlu. 

Fange ko, gbagba. 

Fantôme rf/o, ye. 

Faon tozovi. 

Farce nuvu. 

Farceur nuvund. 

Fard atike^ to. 

Fardeau agbà. 

Farder (se—) iaJtikë do nu- 
kûme. 

Farine lifi, lïfî. 

Farouche medohèsi. 

Fatigué (être — ) e ciko nu 
{mi\ we, etc.) : je suis fati- 
gué, e ciko nu mi; ces sol- 
dats sont fatigués, e ciko 
nu tuîlO'le dye. 

Fatiguer (qqun) ciko (nu 
mede). 

se — . Voyez être fatigué. 

Faubourg akpati-me, gbonu, 
hôgbonu. 

Faucher gbô. 

Faucille hihajivi. 



FIL 



— 850 — 



FON 



Fils (petit- — ) vi'Vi : mon 

petit-fils» vi ce vu 
Filtre tihwinu. 
Filtrer kwi. 
Fin (D.)ruvo. 
è U — VHvohy vuvo e tô, 
^ (adj.) (mince) mmwint\ 

meme^ fedefede, 
•î— (rusé) mesisè. 
Fini € vo. 

Finir (v. a.) 6/o-ro, gbo. 
— (v. nO w. 
Fiole gôvi. 

Firmament jmukûsa. 
Fixe siyîsiyï. 
Fixer do-siyî. 
se — no, 5iyr. 
Flacon ^y o^d. 
Flairer wëicèkpô. 
Flamant ado. 

Flamber (v,n.) domiyômyô. 
Flamboyer Aô. 
Flamme miyQmiyd, zo^ zog^ 

biybe. 
Flanc ajaja, aja. 
Flanelle agbofûvo. 
Flâner fôh\ lifô. 
Flâneur fôlinô. 
Flaque d eau to-kpèti, sidô. 
Flatter (caresser) kpa. 



Flatter (louer) kpe, kpwê. 

Flatteur kpikpatOy nuviviio, 

Flèclie^. 

Fléchir (v. a.) ha. 

— (V. n.) fè. 

Flétri mlu. 

Flétrir (se — ) w/u. 

Fleur atisise. 

à — de Jo (pré.) 

Fleuri e ni atisise. 

Fleurir ûi atisise. 

Fleuve ta, ta sisadaho. 

Flexible mesohunè. 

Flot huhô, hugugo. 

Flottant mcllto. 

Flot le ahuâknkplekph. 

Flotter lito. 

Flûte kpë. 

Flux hugugo. 

Fluxion lekpô. 

Fœtus nUn^ vinome. 

Foi didi. 

Foie ah\ ait, afofo (P. N.) 

Foin gbe. 

Foire ahiyney ahi. 

Fois azô. 

à la — azô dokpo. 

plusieurs — azôgege. 

Folie nulôlô, ananu. 

Foncé wiwi. 



F'ON 



— 254 — 



POU 



Fond éé-me. 

— d'une rivière tàdâme, 

— de la mer hudéme. 
au — dôme, 

au — de dôme (po.) 
Fondement dôdô. 
Fonder do dôdô. 
Fondre (v. a.) do-sisi, icukû. 

— (V. n.) sisif sisisi. 
Fondu mesisi, sisi. 
Fontaine dôtà. 

Fonte (métal) gà-witui. 

Force h/ôhlô, kôhôlô. 

à — kpodo hlôhlô. 

à — de id. : à force de le 

frapper, il le tua ; e hwe 

kpodo hlôhlô, ehu e toi, 
de — kpodo hlôhlô. 
Forcément id. 
Forcer (contraindre) dwide^ 

kpodo hlôhlô, blode*kpodo 

hlôhlô. 
Forêt zû, zû-me, zûkâ. 
Forge fleme, nutûhd-me. 
Forger fie, tit. 
Forgeron fletûio, nutûto. 
Forme alokpa. 
Former hlodo^ do-ciyàkple, 
se — jo. 



Fort (adj .) hlôhiôdoto, mesiûty 
mesiyi 

— (n.) ahwàhà. 
Fortement kpodo hlôhlô. 
Forteresse sinbo, sigho, sig- 

bo-me, agbO'tne, 
Fortification agbotne, agbodo^ 

agbonu. 
Fortifier (rendre fort) rfd- 

sigïsiyt, 

— (une ville) dagho ledo {sig* 
bo). 

Fortin ahwàgoho. 

Fortune (richesse) dokû. 

Fosse ayisûdô. 

Fossé agbo, agbodô. 

Fossoyeur yodôkûto. 

Fou nlôno, nulôno^ miwanu- 
mono, adawaio, 

VonùvQ hèviyosô, sô. 

Foudroyer sesô-jt, sôja-ji : le 
fétiche Ta foudroyé, vôdû 
se sôji'iô; le voleur a été 
foudroyé, sô ja ajôto ji (m. 
à m. la foudre est tombée 
sur le voleur). 

Fouet gba. 

Fouetter ho. 

Fougère gbame. 

Fouiller kû. 



FOU 



— :25-2 — 



FRÊ 



Foui, Foula, Foulan Filani. 

Foulard dukwi. 

Youlhé Filani. 

Foule mesusuy mekpiekple, 

gbèto-gege. 
en — gege. 
Fouler zi, hô, 

se — (un membre) slô : je 
me suis foulé le pied m slô 
afo ce ou afo ce slô. 
Four wodadô'tne, zokpo-me. 
Fourbe nuvudoto. 
Fourbir tu. 

Fourbu eciko ni (pour^ ci ko 
nu é) : ce cheval est four- 
bu, e ciko nu so dye. 
Fourche vlatôlwcy faka (P. 

força) . 
Fourchette civif lûcivi. 
Fourchu vlanô. 
Fourmi (de maison) izize, 

yiiize, nuhanuhè. 
Fourmi (de forêt) asigTsi/jT. 

— (voyageuse) akpikpi, 

— (grosse — ) zàhwû. 

— ailée gbàvè. 
Fourmilière zâhwâio-me. 
Fourmi-lion agbale. 
Fourneau adogule. 
Fournir so-wa : les euro- 



péens fournissent des pa- 
gnes aux nègres Yevô-leye 
so avo-le wa mewi-le, 

Fourrdigegbeha, gbe. 

Fourreau aka, ivikû , 

Fourrer rfoM?o/a, dowôla. 

Foyer adoko. 

Fracas hunuhunu. 

Fragile mesohugble 

Frais (dépense) akwezizd, 

— (adj,) (froid) fifa, fa. 

— (récent) yoyo, yadeyadc. 
Franc (monnaie) akwedegba^ 

degba (4,000 cauries), sili 
(An. shilling), fia (F. 
franc). 

— (véridique) nugbohodoio. 
Français Flàsey FlOsegbèto^ 

Zôjagwe^ Jiwagô, 

— (langue) flâsegbe, 
France F/âsetome, 
F'ranchir gbo. 
Frapper hô, zd-diji. 
Fraude ajônu. 
Frauder jo/'d. 
Fredonner ji^à dèdè. 
Frein nugblanu. 
Frelon iele, babil, 
Vréxnlr mu. 
Fréquemment azô gege. 



IRÉ 



-^ 253 — 



FUAI 



Fréquent eje azù gege. 
Fréquenter yigô : cet hom- 
me fréquente les voleurs, 
sunu dyeyi ajôto-le^ô. 
Frèrewoyi. 

— (par opposition à sœur) 
novisunu. 

Fret dida, hûdida. 
Fréter da. 
FMand nuvividuto. 
Friandise (chose bonne à 

manger) nuvivindunu. 
Friche (en — ) fàme. 
Fripon ajôto. 
Friction sadô. 
Frire (v. n.) sô. 
faire — sôsô. 
Friser (v. a.) slô, hô, kà. 

— (v. n.) $16, noka, 

se — slôday hâday kûda, 
Frisson^ûo, suso, mi, avivo. 
Frissonner sisi, siso, vivo. 
Frit sôsô. 
Friture (mets frit) niisôsô, 

— (huile pour faire frire) 
sôsômi. 

Froid (adj.)/a, /?/"«• 

— (n.) avuvoy avivo. 

Froid (faire — ) vuvoy fa, 
Fvoidïvjèfa,fa. 



Froidir (faire '-)jèfa. 
Froisser (au propre) so-gbidi. 

— (au ûguré)(qqun)rfo (nu 
mede) hômesi, 

se — sihôme. 

Fromage kejô (P. queijo). 

Froment yevôlika (mil des 

blancs). 
Froncer ne, wôlô. 
Fronde kulôhwà, klôhwà. 
Front mikô, nukiita. 
Frontière to-vodô. 
Frotter gbidi, sûsû, sadô. 
Frugal memadunususu. 
Fruit atisisë, azë, 

— comestible atindimu. 
Fucus kugbehà. 
Fugitif hôsisito. 

Fuir (v. a.) tô si, gbè: les 
Nago fuient le Dahomey 
Egba-le tô si Dahôme ; 
rhomme juste fuit le vice, 
medagbe gbè nuiîana, 

— (v. n.) Aô, hôjegbe, . sisi^ 
si, tô. 

Fumée azizo. 

Fumer (v. n.) do azizo, 

— du tabac nuno azo, nu 
azo. 

Fumeur a^o/2u/o. 

15 



FIM 



- -2o4 - 



GAH 



Fumier (en général) zako^ 
mi, 

— de cheval somi. 
Funérailles (jbluf/bluy ciyonu. 
Funeste nettana. 

Fureur hômesi. 

en — mesihnme. 

Furieux uî. 

Furoncle titcsu^wujïta, ujïia. 

Fuseau kehe. 

Fusil tu. 

Fusillade tutu. 

Fusiller datuwi, datun. 

Fût (tonneau) qbavi. 

— (de fusil) tuti. 
Futaille ^^a. 

Futur (adj.) menukô. 
Fuyard hôsùito. 



G 



Gabon Gabô. 

Gâchette (du fusil) kukwL 

Gaffe (de bateau) gba. 

Gage dayi, aJionu . 

Gagner (faire un gain) hu. 

-^ (atteindre) ^t; vous ga- 



gnerez Lagosavant lanuit, 
wi yi Eko zâku nukô. 

Gai hômehflm^ hômehdha. 

Gaiement kpodo Iwmehtïhff. 

Gaieté hômehithn, M, 

Gain le. 

Gaine ak(î. 

Gale (insecte) «A/t, salane 
(P. sarna). 

— (maladie) akli^ aze. 

Galet tokwi. 

GdXeXiewohuhu. 

Galeux azejèto. 

Galline (un sou) akwe afode 
(deux cents eau ries), ga' 
Hna (P. gallina). 

Gallon (3 litres 75) jaya. 

Galoper safoyiji, kpakpla. 

Gamelle gâzê. 

Gamin yakpavu. 

Gandoura (blouse des Mu- 
sulmans) tobè (Ar. tboùb). 

Ganglion kwi. 

Gangrène we. 

Gangrener (se — ) jiwe. 

GsLUi alowu^ aloii. 

Garantie (commerciale) 
honu. 

Garantir (qqun) yi alo {nu 
imdé), su (tnede). 



GAR 



25a - 



GEN 



Garçon (enfant mâle) viiunn, 
petit — snnu^ydkpavutdôkpè, 
-^ (célibataire) tlTnô, 
Garde (n. m.) hwekpëto. 

— (n. f.) hwekpônu^ nuk" 
pônu, 

prendre — à kpd. 

— mdLnger akakada. 
Garder (conserver) wôla, 

hvhy huit, 

— (surveiller) ni^ kpô, ho. 
Gardien kwenito^ hwekpôto, 

nukpôto, hoto, 
Gare ! agô! 

Gargariser (se — ) kloklom. 
Gargoulette kozê. 
Garnir dejalado. 
se — de so. 
Gastralgie hômezô, 
Gastrite id. 
Gâté nunô. 
Gâteau aha. 
GkiQV gu^fjUe. 
se — doûuûd, 
'Gâteux degenô'kpikpo. 
Gauche (n.) amiyô. 

— (adj.) miyôme, 
main — amiyôlo. 

à — amiyôhwe^ amiyôlo^ 
miyôme. 



Gaz zojohô^ zojowô, zojoô. 
Gabelle agbàU^ gbagbo. 
Gazette lomabloblo, 
Gfizon gbehà. 
Géant avos(40t sunu megagfk 

trala. 
Gecko nôhiveiîôhwe. 
Geler (v. n.) wa iiytiiyï. 
Gémir hwT. 

GémiMement hwigb^. 

Gemme (sel — ) ayidôjè, 
Gencïy^ ûûhpoli . 
Gendarme mehpOto* 
Gendre visu : Iq gendre de 

niOQ ami, hôtocevt »u ; «on 

gendre, vi-tôsu. 
Général (n,) ahwàga^ gawu, 

gau. 

Généralement azô gege. 

Générante dagb0wato. 
Genette alûi. 

Génie (esprit invisible) vodû. 

— (intalligenc©) ta me. 
Genièvre (liqueur) y»m (An. 

gin). 
Génisse ftibusi-yakpavUé 
Genou kogoli. 
Gens gbètote (pluriel). 

— (de la maison) hwegbmu 
(singulier). 



GEN — i 

Gentil e iiôdrkpr, e Aô. 

Gfl6lier gàhonolo, natonoto. 

Uérant medohwena. 

Gerbe kiîg/ia. 

Gerboise axafibe-lùto. 

Gerçure zekpn. 

Gérer do-nu. 

Germe hAu. 

Germer (fa/i»6u. 

Gibecière gbekire, gbedokpo, 

vate. 
Giberne akpo, aybaja. 
Gibier (à poil) /à. 

— (à plumet) hi. 

Gifle akpè, tomehi/i'i, tome/,- 

pihpo. 
Gif]er{qqun) soalohùinude). 
Gigantesque da/iodako. 
Gigot (en général) asa. 

— (de mouton) aybosa, lèg- 
basa. 

Gilet meyawtt, meyau, akô- 

mewu, akômeu, dùgo, 
GingemlJre kpejeleka. 
Gingivite Mkfotizi. 
Girafe la. 
Girofle fitikwi, fefle, kplekpte 

Giroaelte johôkpffnu. 
Gîte lia. 



i - GOK 

Glace (eau gelée) li'êiyîtigî. 

— (miroir) niMp^, 

Glaire kp^do. 

Glaise ko. 

Glaive wi. 

Gland [de la verge> dota. 

Glande kiri. 

Glaner de. 

Glauque (imaMu. 

Glèbe gle. 

Glisser didi, 

G]ohe aifigbo 

Gioire ijii/eiiu. 

Glorieux giijenô. 

Glorifier yiyi. 

Glouton medunuthla. 

Glu ahtî. 

Gnou soiliÙH. 

Gobelet sinuzg. 

Godille gba. 

doéiand (idotre. 

Goitre klodoju. 

Golfe gbOlS. 

Gomme ahS. 

Gommier ahôti. 

Gond agogo. 

Gonfler (v, a. et n.) ie. 

Goret aglttzavi. 

Gorge vègti, rè. 

Gorille ha. 



(i()S 



- 237 — 



GRA 



Gosier vègâme. 
Goudron ahà-witci. 
Goulot ko. 
Goulu medunutlala. 
Gourde ^d, sigô, 
Goxxvûiïikpota. 
Gourmand nuduto. 
Gousse flff. 
Goûter (v. a.) dokfô. 

— (avoir du goût poiir) yi- 
wâ, 

— de, à dokpO, 

Goutte (globule liquide) 
kakû. 

— à — kûka kpo knkfl. 
Gouvernail hadoli. 
GouvernementyM/)ôww, toî- 

WM, toytnu. 
Gouverner r, yî, hr, hihr, 

kpô'doji. 
Gouverneur totto, toyîto, 

tohîto. 

Goyave kwiku. 
Goyavier kwikuti. 
Grâce (pardon) kiklL 
Gracier nakikli : le roi a 

gracié les voleurs, ahosu 

nakikli ajâto-le. 
Gracieux e nO nukfime. 
Gradin aliyali. 



Grain kwi^ kt^ kff. 
Graine A* tt^*, nukici^nukû. 
Graisse j6. 
Graisser saj'ôdo. 
Grand (en généial) rfaAo, 
medaho, 

— (par la taille) finya, me- 
yaya, ya. 

— (de dimensions) diya, 
sudi. 

Grandir yaya, diya. 

Grand' mère nchno, nogbo, 
dada: ma granô'mère, wo- 
cenooMnoyhO'Ce. 

Grand-père to-to^ toybo, dada : 
mon grand-père, ioce to 
(m. à m. le père de mon 
père) ou toybo ce ou dada 
ce. 

Grand-Popo Kpla, Pla, 

Grange ybehôme, gbekue. 

Grappin yâdôlonu. 

Gras (adj.) medojô^jônO. 

— (n.)yd. 
Gratis ahimero. 
Gratter klu. 
se — kluklu. 
Gratuit ahmevonô. 
Gratuitement ahimevo. 
Gravier fkèkwi. 



GRA 



— 258 — 



GUÉ 



Gravir hd, 

Gredln mefiaûa. 

Grêle (adj.) megblûwu, 

— (n.) ji'SiyîsiyT: Il grèlô, 
jija iiyniyt (m. à m. la 
pluie tombe dura). 

Grelot y&we. 

Grelotter vivo. 

Grenier azaia^ ago. 

Grenouille tomegbesè, gbesè. 

Grès se. 

Grève (plage) huio. 

(;riffe fê. 

Griffer tlTfê. 

Gril ajata. 

Griller (v. n.) Ai, me. 

ftilfe — do'hi. 

Grillon gbosakte. 

Grimace nukûme-ùana, 

faire la — do nukdme-Hailit, 

Grimper ha, hwe. 

Grincer des dents dwadukfl 
(pour doadukâ). 

Griot (musicien, bateleur, 
etc.) ahâjitOy hâjilo^hihato. 

Grippe tazô. 

Gris (couleur) afiwekà (cou- 
leur de cendre). 

Griser (enivrer) mu, 

se — mu ahâ. 



Gris-gris (amulette des 
païens) gbo, gbokà, 

— (amulette des musul- 
mans) tila. 

Grogner hnlu. 
Groin agluzanu. 
Grondement hûlûhfflff. 
Gronder (v. a.) (qqun) rfo- 
nuhftlâ [nu mede). 

— (V. n.) hûlû. 
Gros kloklo. 

Grosse (enceinte) mohé. 
Grossesse mohônu. 
Grossir (v. a.) doklokld. 
Grossir (V. n.) kloklo. 
Grotte klT, 
Grouiller (v. n.) da. 
Groupe mekple. 

Grouper kfle. 

Grue (oiseau) gôgô, 
ûuano hèmi. 

Gué kèjiy tdgbôti, afojèiUime. 
Guenille awukija^ avo-vuvu. 
Guenon ziû-asi, zitoû-asi. 
Guêpe gbïït>ê. 
Guère kpède, wugbla. 
Guérir (v. a.) (qqun) dohama 
{nu mede), gble (mede) azô, 

— (v. n.) gble azô, gbo azô, 
gbwazô. 




GUE 



— J59 — 



IIAL 



Guerre ahwâ. 
faire la — yi ahwil, 
Gnerrier ahwàyito^ahwâfâlOy 

ahwàto. 
Guerroyer î/i ahwn^fffahwà. 
Guet kpônu, hwidanu. 
Guêtre afofjn. 
Guetter hwi, kpô^ ho. 
Guetteur mehtidaio^ tnehwi- 

nutOy mehoio, alikpôto. 
Gueule nu. 
Gueux wamonô. 
Guide (n. m.) alihhmeto, 

mekplelo. 
Guider (qqun) hfe ait [nu 

mede), 
Guinée (monnaie d'or)siliko 

(20 shillings). 

— (pièce de toile servant de 
monnaie) arokpo. 

Guinée (poule de — ) sônu- 
tekie. 

— (toile de — ) kpoka. 

— • (ver de -) vff, adàtog- 
blakà, 

H 

Ha î a / yege ! 
Habile mesisè. 



Habileté nusisè. 

Habillement awu, au. 

Habiller (qqun) dawu, davo 
(nu mede). 

s* — do awUf êo awu do^ davo. 

Habit awUf au. 

Habitant gbènu gbèlo. 

Habitation hwe. 

Habiter no. 

Habitude nujijo. 

avoir!' — de no. 

Habitué mejijo, 

être — kno. 

Habituer ma. 

s' — ma,jtjo. 

Hache (de bûcheron) asiyo, 

fiyo. 
— (de guerre) asiyovi, 
]lacher ja. 
Haie kpa^ kpadido. 
Haillon avO'Vuvu. 
Haine hômesi, nuvèmê. 
Haineux menuvème. 
Haïr wu-nuvèmê: Kagbo hait 
son frère, Kagbo tcu novitô 
nuvème. 
Haleine gboje. 

Haler (tirer à soi) dô-wa : 
les soldats halent le bateau 



IIÂL 



— 26) — 



HÉM 



sur le rivage, tuTlo-leye dô 

ha ica toto, 
— (brunir) do-wiwi. 
Haleter agbo kpe {miy we, elc) 

le cheval est haletant, a^6o 

kpe 80. 
Halte, ttnliwenu, wilUi-me. 
Halte I note t 
Hamac /rpâ, kpô. 
Hamaquaire (porteur de 

hamac) kpàyTlo, kpàîto, 

kpàhîto, 
R^me^^a iokpèvi. 
Hameçon mlè. 
Hamster (rat qui se construit 

une sorte de maison) aîvô- 

leghe. 
Hanche a/i, alikà. 
Hanneton zege. 
Haoussa Ausa. 
Harangue hociyàciyâ. 
Haranguer dohodido. 
Harrassé e ciko ni trala : ce 

cheval est harrassé, e ciko 

so dye trala, 
EQVÛïadâto, 
Hardiesse adà. 
Hardiment kpodo adà. 
Haricot ayikâ. 
Harmattan trowo^ yewu, 



jowô yo si lisaji (vent qui 
vient de l'est). 

Harpon hwà. 

Hasard afa, 

par — afanu. 

Hâte nuyawu, 

à la — yawuyawu. 

Hâter doyaxcu. 

se. — yawu. 

Hausse (du prix d'une mar- 
chandise) ayivivè, 

être en — do-ayiji. 

Hausser do-ji. 

se — yiji. 

Haut (adj.) diya, yadidi. 

en — ayame. 

Hautain yôyito, 

Havresac sakpo. 

Hé I / 

Héberger fiô, kpe. 

Hégire maîewenu. 

Hein ? ^ ? 

Hélas ! kayi ! ayi I 

Héler yiio. 

Helminthe wàvu-hâmetô. 

Hem I (pour appeler) o / 

wafi! 
Hémorragie htlsisa. 
Hémorroïde hnkwikpo. 



HÉP 



— 261 — 



HOQ 



Hépatite alizô, alîzô. 

Héraut (sorte de barde qui 
conserve les traditions na- 
tionales) ahâjilo. 

Herbe gbehâ^ gbe. 

Hérisson ajijà'kpèvi. 

Héritage gu. 

Hériter (de qqch .) dugu (nde) . 

Héritier ^u«fti/o. 

Hernie avûge. 

Héroïque medidà. 

Héron tbhè. 

Héros adàlo. 

Hésiter kpodewu, ghada. 

Heure (moment) wenu. 

— (sur une montre) gà. 

à la bonne — daghe, 

de bonne — yawuyawu^ zà- 
zàli. 

Heureux ghènônanô, home- 
hûhû. 

Heurter hô. 

Hibou azt^^, zàkè. 

Hideux nlàkâ. 

Hier so, nukôsoy ayiso. 

Hippopotame tàmelâ. 

Hirondelle azOhè. 

Hisser ze^zâyi, dô-ji. 

se — yiji. 

Histoire Ao, hiho, glu. 



Hiver avirowenu, jitcenu. 
Hivernage jitcenu, 
HoccoaAtt/i'A^. 
Hochequeue akwakeje. 
Hocher huhwi. 
Homard humedegff. 
Hommage nusisè. 
rendre — à sise. 
Homme (créature humaine) 
gbèto, 

— (par opposition à femme) 
sunu. 

— hlVLUGyei^ô. 

— jaune inevovo. 

— noir mewit mcwiwi. 

— rouge meveve. 
Hongre sisa. 
Honnête medagbe. 
Honnêteté tnedaghenu. 
Honneur yiyenu, 
faire — à sise. 
Honorable yiyenô. 
Honorer yeyi, wiliwili, sise. 
Honte winà. 

avoir — ivinà, tiwinà. 

Honteux winànô, 

EopiVdl azuzOnôhàme, azônô- 

hwe. 
Hoquet (avoir le — ) kpo- 

kukpokti, sukesuke, 

15. 



HÔk 



- îdi - 



ICI 



Horizon ayivuvo. 
Uorloge gâ'daho. 
Horloger gàbloto^ giigbloio. 
Hormis deme a (po.). 
Horrible ûlàkày e M a m- 

kûme. 
Hors de si (pré.). 
Hospitalier jorfofo. 
Hospitalité jo. 
donner 1' — à dojo nn. 
Hôte (qui donne i^hospllalilé) 

jodoto, 

— (qui reçoit l'hospitalité) 
jonô. 

Hôtellerie meyilotnehwe, jo* 

dohtre. 
Houe aliy ait. 
Houille zokà. 
Houle hiigugo. 
Hourra î wule ! 
Huile ami. 

— de coco agôkemiy kopla 
(P. copra). 

— de palme dekwitni, ami. 
Huileux amidewUy melimi. 
Huissier (appariteur) hohitlo. 
Unit tdtô y ciytUô (P. N.). 
Huitième (adj.) tàlôgo. 

— (n.) mima-tàtôgo. 
Huitièmement azô-titlôgo. 



Huître adakpt. 

Humain (quiconcernerhom- 

me)gbètonff. 
— (bon) medagbe. 
Humanité (genre humain) 

gbètokplekplê. 
Humide metilà. 
Humilié memaytgoyito, tM" 

mahïgoyito. 
Humilier hï-gôyi a, yt^gôyi a. 
YLwïùn^gle. 

Huppe (oiseau) ahulihà. 
Hurler Ad. 
Hutte gohày hô. 
Hydropisie addgôjizïï. 
Hyène asididive. 
Hymen (membrane de V — ) 

acokà. 
Hymne hà. 
Hypocrite yiwànuweio (m . à 

m. celui qui aime deux 

choses), megblugblu. 



Ibis tàhèvi. 
Ici fi. 



IDE 



— 263 — 



IMP 



Idée nlili^ nuiili. 

lùetti dokpo. 

Idiome gbe. 

Idiot hlônôy ffôgônôf tnegôgô, 

mevonô. 
Idolâtre menosêvôdû. 
Idolâtrie vôdUsènu, 
Idole vôdflnukûme. 
Igname tevi. 
Ignoble meûafia tlala. 
Ignorant metnanwe. 
Ignorer m a, nwc a, tïïhà, 
Ignane aloto, vè^ hivekï, 
l\e. 

Ile tôjnegbe, tdji, 
— (dans la mer) huji. 
Illuminer ta zôgbè, tazo. 
Illustre yehifiwe (ye bi nô e, 

tous le connaissent). 
Ilot tôjivu. 
Ils ye, gedle. 
Image nukame. 
Imaginer lili. 
s' — lili. 

Imbécile hôlénô. 
Imberbe mematiatà. 
Imiter kpôbloy hpôgblo. 
Immédiatement kplatoû- 

kplawû. 
Immense gblogblo. 



Immerger do-tôme. 
Immobile tnemadidà, e dû a. 
Immoler hutvi. 
Immonde mekujû 
Immortel memaku, e naku a. 
Imparfait (adj.) menff a, 

mevo a. 
Impatient hàmesito. 
Impatienter (s* — ) sihôme. 
Impie mf!mano$ëv6dûy me- 

manosêmawu. 
Impoli memadagbe, medag^ 

be a. 
Important nujmô. 
Importe (n' — qui) medebu, 

— (n'— quoi) ndebu^nudebu. 
Importer (v. a.) so-wa-me: 

les blancs Importent des 
fusils au Dahomé, yevé-le 
so tu- le wa Dahôme, 

— (v. n.) gâji. 
Importun vè. 
Imposer (obliger â) gbe, 

— (frapper d'un impôt) do 
akwejijo (qqun, nu mede). 

Impossible we na sohu dwe a 
(m. à m. tu ne pourrais 
pas le faire). 
Impôt akwejijo^ wîdo. 
Imprimer dide^ didetvema. 



IMP 



— 264 



IND 



Imprimerie wemadidehwe. 
Imprimeur wewadideto. 
Improviste (à V — ) dahuli- 

doji. 
Imprudent memanwe. 
Impudique inematiwinà^ hû- 

hônô. 
Impuissant (en générai) me- 

masohu, 
— (impropre à la généra- 
tion), memajivi. 
Impur fiafia, 
Inaclievé memativuvo. 
Inapte à memasohu, mema' 

sigâ. 
Incandescent metizo. 
Incapable de memasohu. 
Incendiaire hàdomiyôto, hà- 

dozolo. 
Incendie hwejizo, zojfjt. 
Incendier do-zo, do-miyô: 11 

a incendié ma maison^ e 

do hwe-ce zo. 
Incertain gbadanô. 
Inceste aco-ûana. 
Incestueux aconanato. 
Incisive (dent) nukôdu. 
Incliné e fè. 
Incliner (v. a.) ha. 
— (v. n.) fè. 



Incolore mematiwekih 

Incommode t^^. 

Incommodé (être — ) azO 
jijè {mi, wBy etc.), e ciko 
{numi, nuwe, ni, etc.) : je 
suis incommodé, azâ jijè 
wi ou e ciko nu mi. 

Incompétent inemanwe. 

Incomplet memavo. 

Incompréhensible u?ena«^ a 
(m. à m. tu ne le com- 
prendrais pas). 

Inconnu we nwe a (m. à m. 
tu ne le connais pas). 

Incroyable we na.di e a (m. 
à m. tu ne le croirais pas). 

Inculte memali/e. 

Index (doigt) alovigbediga. 
nuhlemelori. 

Indice wutu. 

Indigène (ogbènu. 

Indigent wamonô. 

Indigeste vè nu home (m. à 
m. dur pour l'esloniac). 

Indigne de memasigà. 

Indigo afefe, blo. 

Indiquer hle. 

Individu ghèlo, mede. 

Indocile memasemegbe. 

Indolent fôlintï. 



JND 



— 265 - 



INS 



Industrieux nunweto. 
Inégal mcmazi. 
Inexact nuhgo a. 
Inexplicable uoe na Urne a ("tu 

ne Texpliquerais pas) . 
Infâme mu/iô a tlala. 
Infatigable e na ciko ni a 

(m. à m il ne se fatigue 

pas). 
Infécond memajivi. 
Infect wèhwànO, 
Inférieur medodô. 
Infidèle (terme appliqué par 

les chrétiens à ceux qui 

ne le sont pas) memadujè. 
Infini memativuro. 
Infirme azônô. 
Informer (qqun de qqch.) 

(/o, dosedo nde (nu medé). 
s* — de f/ba, kplô-me. 
Infortune nu-nana. 
Ingénieux mesisè. 
Ingrat alogudopkedonumeto. 
Inhabité memaiighèto. 
Inhumer di. 
Inique megblugblu. 
Initier à kplôkplô, 
s' — à kplô. 
Injure ho nn?ia. 



Injurier (qqun) do ho flâna 

(nu mede), 
Injuste megblugblu. 
Injustice hwe-nafla. 
Innocent hômevonô. 
Innombrable megege tlala. 
Inondation tàdisiy togôgôy io- 

gugo. 
Inonder dit. 
Insecte (ailé) zizô. 
— (sans ailes) mlvu. 
Insensé hlônO. 
Inspecter kpô. 
Inspecteur nukpôto. 
Installer dotime. 
s' — dotetime. 
Instant wenu. 

à r — e no zà kpède, dijodi, 
à chaque — azô dokpodokpo. 
Instar (à V — de) mô (pré). 
Instituteur wemahdmegâ. 
Instruire (qqun) kplôkplô, 

kplôkplôwema (mede ou nu 

mede), 
s — kplôwema. 
Insu (à r — de) e fiwe a : il 

a commis ce crime à Tinsu 

de son père, e ko do nu 

ilana dye to tô enive a (m. 

à m. il a fait cette mau- 



ÎNS 



— 186 — 



IVR 



vaise chose, son père ne le 
sait pas). 

Insulte zutUf xûzû. 

Insulter xu, zû, zwi, 

Insulteur tnezutOy mêZiUo, 
mezwito, 

Insnvgémêjagh. 

Insurger (s' —)jagla* 

Intelligence ta-me» 

Intelligent /am^(/fo, tametfto, 
tamedoto» 

Intendant ;no«e (P. môço). 

Interdire gbe a : je t'interdis 
de sortir de la ville, fie gbe 
we na tô si sigbo a (m . à 
m. j'ordonne que tu ne 
sortes pas de la ville). 

Intérêt (moral) wâyinu. 

— (de Targent) le. 
Intérieur (adj.) mehimeld, 

— (n.) home, me, ho. 
Interne (adj.) mehôme. 
Interprète gbeseto. 
Interroger (qqun)/c</éiyo {nu 

medé). 
Intestin (n.) adogôme. 
gros — adôgbo. 

— grêle adàvi. 

Intestinal medôgome, hômetô. 



Intimider (qqun)c<o hèsi {nu 

mede). 
s' — di hèsi.. 
Intrépide adàto. 
Intriguant numejeto. 
Intrigue adigbâ. 
Intriguer (v. n.) do adigbà. 
Introduire do^bye, dobye. 
s' — bye. 
Inutile memadalo. 
Invalide agadanô. 
Inventer lili. 
Inviter yt7o, yulo. 
Ironie cice. 
Ironique cicelo. 
Irréligieux memasëmawu. 
Irriguer (qqch.) wusi {ndeji 

onnde me). 
Irrité mesihôme, hômesisi. 
Irriter (qqun) do hômesi {nu 

mede). 
s' — sihôine. 
Islamisme nmlevôdûsisë. 
Itinéraire alinu. 
Iule (myriapode) hàzugogo. 
Ivoire ajinakudu (m. à m. 

dent d'éléphant). 
Ivraie gbehànana gbehàyà^ 

yà, gbehàiïànà. 
Ivre ahCmumunô. 



- «67 - 



JOI 



Ivresse akânumu. 

Ivrogne ahânumulo, ahûnutû. 



Jadis hoho, nvfcâme. 

J&ilUrio. 

hlon&evnuvé, kukwû, humfl. 

Jalousie Ruve wâhuim. 

Jaloux menuve, mehuhwS, 
taehuwâ. 

Jamais (négatif) gbede a, gbs' 
debu a. 

Jambe (tout le membre Infé- 
rieur) asa. 

— (du genou au pied) afoti, 
afo. 

Jambon agluzasa. 
Janvier ittnukS. 
Japper hâ. 
Jardin jikpavie. 
Jar dl ni erjikpa menn. 
Jarret afoti. 
Jaser dohogeije. 
Jaune vovo. 

— d'œuT azirovold. 
Jaunir (v. a.) je roeo. 



Jflvelol a/aji. 

Je m, ff, fie. 

Jésus-Clirist MawttBi, Mau- 

vi, Yezu (latin) Hùi (P. 

Clirlsto). 
Jeter de, se, i\\, m-M : il h 

jeté une pierre sur moi, e 

30 awiyà Ai du mt. 

— à terre to-Hight. 
se — tô, Istii. 
Jeton aji. 

Jeu indigène (sorte de tric- 
trac) ajito. 

Jeudi voditghtsi as&lO, lami- 
sigbf. {kt. elliliamis). 

Jeun (ft — ) memadunu. 

Jeune kpavu, i/nkpriDti, dôk- 
pèvu. 

— garçon yakpnpv. 

— homme sunukpai'U,d/ipké. 

— fille f^^ri. 
Jeûne numadu. 
iemersui'iii'ii 
Jeunesse yakpnruwenu. 
Joaillier ;>nuA/oto. 
Joie hnmeklfkn. 

Joindre (v, a.) kpe, kpikpe, 
wiW, wtili. 

— (y. n.) fjikpe. 
te — yikpe. 



JOL 



— 2tt8 



JUS 



Joli^/7ô, e ilà nukûme, e nô 
dekpè: cette femme est jo- 
lie, nonu dye fin nukilme. 

Jonc />, akofe. 

Joue gbahwe, tukpa^ kli. 

Jouer (s'amuserj dayiha. 

— (au jeu) akonini, 

— à gbodn : il joue aux car- 
tes, e gboda wema. 

— de kû : il joue de la flûte, 
e kû kpê. 

Jouet ayihadida. 

Jouir dàgbedwe. 

Jour (opposé à la nuita^iAf7. 

— (espace de 24 heures) a^r?. 

— (époque) azâgbe, ghe. 
un — azâgbe dokpOy gbede. 
au — le — azà dokpodokpo. 
Journal wemabloblo^ wema- 

daho. 
Journée azà. 

Journellement gbegbe, iegbe. 
Jovial hômehïïhn. 
Joyau swe. 

Joyeux hômehilhû,hôme hûe, 
Jubiler home hû (mi, u^^^clc.) : 

le roi jubile, hôvte kû 

ahàsu. 
Jucher (se — ) hâ. 
Juda fOuida sur les ancien- 



nes cartes) Glehiee, Wida^ 

A juda. 
Judaïque (habitant de Juda 

ouOuida) Glehwenu. 
Juge hwend, hwedolo^ ngoligà 

(Ouida). 
Jugement hwe. 
Juger dohwe. 
Juillet su tewego. 
Juin s"? aizegOj $û ayizego. 
Jumeau vinovi, hohori. 
Jument sosi. 
Jupe agaro. 
Jupon adôvo. 
Jurer hule, hule roV/w, hule 

Mawu. 
Jus si. 

Jusant husisa. 
Jusqu'à kaka (pré.). 

— ce que kaka. 
Jusqu'ici kaka je fi. 

Juste (s€ rapportant aux cho- 
ses) nugbo. 

— (se rapportant aux per- 
sonnes) nugbodoto^ nudag- 
bedoto. 

Justement (précisément) tce- 

iime. 
Justice hivenu. 



LA 



— i2G9 - 



LAN 



La (pronom ï.)e. 

Là dô. 

de — sida. 

par — do. 

La Baran]uère (Abanankin 

sur les anciennes caries) 

Agbanâkî, Gbali, 
Laborieux azowatOy meniwà- 

nazo. 
Labourer legle, 
L^hoareuv gldelo. 
Lac là. 
Lacer gbla. 
Lacérer vu. 
Lacet kà. 

Lâche hèsinO, fOlind. 
Lâcher yorfo, wO. 
Lacustre tojtnu, 
Lagos (ile) Awuni^ Auni, 
— (ville) Eko, 
Lagune to, 
LaiiJ e fiô a, e nô a nukilme, 

ffana, nlâkà. 
Laie aglnzasi-ghemetO. 



Laine agùofû 

— (étoffe de — ) agbofîîvo. 
Laisser (quitter) wôjôdo, 

— tranquille t(;ô,tio^« .laisse 
moi tranquille, wô mi ou 
wo/e. 

Lait anosi, anôsi. 
Laiton gâvo. 

Lama (marais de — ) Ko, 
Lambeau 7uima. 
Lambin fôlinô. 
Lame (de couteau, d'épée, 
etc.) gâfjivi, wi, 

— (vague) fil, sifôy fufô. 
Lamenter (se - ) yavi. 
Lampe zôgbè. 

Lance hwâ. 

Lancer (sur qqch.) fit, so ni 
[du ndé), 

— une flèche 5e//a (surqqun 
mede). 

Lande gbehfime. 
Langage gbe. 
Langouste humedegff. 
Langue (organe) de, 

— (langage) gbe. 
Languir kuktci. 
Languissant mehuhn. 
Lanière anukâ. 
Lanterne zogbè. 



LAP 



— 270 — 



LÈP 



Lapider so aivUjà ûi du {me^ 
de) hwê (m. à m. prendre 
une pierre, la lancer sur 
(quelqu*un),le tuer). 

Lapin aziti. 

Laptot hûknlo. 

Lare (dieu — ) hwevâdû. 

Large ke, gbolo, gblogblo. 

Largement gbloghlo. 

Largeur kenu^ gbolonu. 

Larguer (une voile) ka (ti), 
jâ (il). 

Larme ad(isi, nukim. 

Larron ajôlo. 

Larve wCivu. 

Larynx vègôme. 

Las e ciko ni : ces hommes 
sont las, gbèto'le dga e ctko 
nu yeoix e ciko nu gbèto-le 
dge. 

L^iscïf acogbato . 

Lasser zâ^ zô, ciko nu. 

se — e ciko {nu mt, nu we^ 
ni, etc.) : je me lasse vile, 
e ciko nu mi yawuyawu. 

Latrines adadô^ adadohà. 

Latte dakû. 

Laver na. 

— du linge îiavo, 

se — les mains klu alo. 



Laveur avo/iato. 

Lavoir avonati-me. 

Laxatif Mmeslanu, 

Lécher dudo. 

Leçon kplônu. 

Légal sTnô. 

Légende glu . 

Léger (au propre) fuda. 

— (au figuré) mlîlmlûnô. 
Légèrement fuda fuda. 
Légèreté (au propre) nu fuda. 

— (au figuré) mhlmlà. 
Légion mskplekple. 
Législateur sTdoto. 
Légitime (enfant — ) alowi* 

liviy vijovi. 
Legmi (vin de palmier) atâ. 
Legs^u. 
Léguer nagu (qqch. à qqun, 

nde mede). 
Légume jikpamemà. 
Lendemain soziîgbe. 
le — 50, sozâgbe. 
Lent memayawu, liliy lïlT. 
Lentement dèdèy lili, iTlT. 
aller — dôgbayi, yawu a, 

yi lili^ yi lïlî. 
Léopard kpo. 
Lépidosirien ahi. 
Lèpre gudu^ dutOdutUi. 



LÉP 



— 271 - 



LIM 



Lépreux gudunô, dutôdu-- 

tûinô. 
Léproserie gudunôhorne. 
Lequel ?^/e? etetôe? 
Léser (qqun) do gfïgû (nu 

medé), 
Lesle wutjalo. 
Lestement yawuyawu. 
Léthargie kunukûmê, 
être en — do ku ntûcfftnej 
Lettre (missive) wema. 

— (caractère alphabétique) 
tregbonu. 

Leur yeUJ, 

le — yetôdye, mêyetô, 

les leurs (leur«i parents) 

novi yetô'le. 
Leurrer (qqun) donuvu {nu 

mede. 
Levant (orient) lisaji. 
Lever (V. n.) se, ze. 
se — site, 
se — (en parlant du soleil) 

Lever (n.) fo. 

Lèvre f^, nujitô^agatâ^nuflûj 

nukàflû, nugbi. 
Lézard aloto, vè, 

— gris adokpo, adûgbele, 

— vert aloto. 



Lézarde dozize. 

Liane atikâ. 

Libellule huUhwe, jogle^ 

hâcucu. 
Libéral medagbê. 
Libérer yd. 
Liberté mejônu. 
Libertin acodoto, acogbato. 
Libraire wetnasato. 
Librairie wemasahwB, 
Libre meinadokà. 
Licencieux memaiiwinà. 
Lie hwahwa. 
Lié € gbla e. 
Lien gblakà. 
Lier gbla, 
se — (avec qqun) yikple {ha 

medé). 
Lieu ti-mBy ti, 
au — de tme{po.). 
au — que co. 

Lièvre aziH-ybemetâ, gbezûi. 
Ligne (trait) hwi. 
— (de pèche) vmiwiliti. 
Liguer (se — ) kplekple. 
Limace akoto. 
Limaçon htcagbey akoto. 
Limaille gâlili. 
Lime gàtinu, akute. 
Limer li, dokutê. 



MAU 



iU - 



MM 



wami du vieux français 
f m'amie. » De même il» 
disent mami Totm, par 
exemple, pour u madame 
Thomas, » etc. 

Mademoiselle (en s'adrech 
sant à une jeune fille) 
novice (ma sœur)i mami 
(voir madame). 

— (en parlant d'une jeune 
fille) mami (seulement 
pour les Européennes, 

voir madame). 

Madras dukwi. 

Madrier ati. 

Magasin nzaho. 

Magicien azëto, (m. à m. 
l'homme aux arachides, 
parce que les magiciens 
prédisent l'avenir au 
moyen des combinaisons 
de quelques grainesd^ara- 
chides qu'ils jettent en 
Tair, et qui retombent an 
formant divers dessins 
fatidiques). 

Magie azënu. 

Magistrat hwend, hwedoio, 

Utigndin sedawâru. 

Magnanerie sedawSvijàwe* 



Magnanier sedawâvuhweno. 
Magnanime medagbe. 
Magnifique e nô tlala. 
Mahomet Mamadu. 
Mahométan fnulenu (Ar. 

maoula oumo'allem). 
Mabométisme malenmièë. 
Mai (mois) sa atôgo. 
Maigre megblawu, migblau. 
Maigreur wugblanu. 
Maigrir gblawu. 
Maillet nuhôkpota, nuhoti. 
Main alo. 

— droite rfiii, alodisi, alo- 
dagbe. 

— gauche amiyô^ alomiyô, 
Uzîxiigege. 

Maintenant di, fifi. 

Maintenir yf, r, ht, wiU. 

se — dote» 

Mais €0, ka. 

Maïs agbadekûy gbli (M,), 

— sur pied ag'Aarfe. 
Maison ho, htce, 

— (gens de la — ) hwegbenu, 
à la — hwegbe. 

Maître (commandant) gâ. 

— (d'esclaves) akuno. 

— (de la maison) hwend. 



MAI 



- 275 — 



MAN 



Maitre d'école wemakplômeto^ 

wemahômegâ. 
Maîtresse (femme du maitre) 

hwenô asi, 

— (amante) alomawilisi (m. 
à m. femme de mains non 
jointes). 

Maîtriser ^(îiru. 
Majeur (pour l'homme) me- 
sunu, mesu. 

— (pour la femme) mesi. 
Majorité (âge nubile) (pour 

l'homme) asuwenu, 

— (pour la femme) asiwenu. 
Mal (n.) natia, flâtià, yàyà. 

— de mer hudozff, 

— (adv.) flafla. 

avoir — kjazôdo^ jazffme: 
j'ai mal à la tète, m jazO 
do ia ou m jazO ta me. 

faire — kdu, 

se trouver-— jazd. 

Malade azônO, azizônô^, aiu- 
zônô. 

tomber — jazô. 

être — jazâ, 

rendre — do azO je : la 
viande de porc me rend 
malade, agluza là do azd 
je mi* 



Maladie azâ. 

Maladroit memasisè. 

Malaguette (poivre de Guig- 
née) atakd^ gbagbataki. 

Malaria avivozô 

Mâle asu. 

Malédiction vôdûdoho. 

Malfaisant mehlolkaHa, 

Malgré /c/)orfo (pré.). 

Malheur nu-ûafia. 

Malheureux ghleghledomonô. 

Malhonnête nukûyijidolo^me^ 
hôhil. 

Malin mesisè. 

Malingre megblawu. 

Malle ^6a, akpoti. 

Malpropre mekujt. 

Malsain menana nu home 
(mauvais pour le ventre). 

Maltraiter hé. 

Maman no, ya, marna. 

Mamelle anô. 

Mamelon (bout de la ma- 
melle) anôjt. 

— (colline) kpota. 
Manche (n. m.) ati. 

— (n. f.) awawUf atoau. 
Manchot awagbônô, alodok^ 

ponff. 
Mandarine yevôzë. 



M AN 



- 276 - 



M AU 



Mander (faire venir) sedoyilo^ 

y Ho. 
Mangeoire adunvgba. 
Manger (n.) ndunu, ndudu^ 

adunu, 

— (v.) dunu, du, 
Mangle wewe. 
Manglier weweli. 
Mangue aslo, asolo. 
Manguier asloti, asololi. 
Manier mi. 

Manière alokpa, 

à la — de alokpa (po.). 

de — que kpo. 

Manifester dokpô. 

se — jèwe. 

Maniguette (voir mala- 

guette). 
ManiocT^, ete. 
pâte de — fali/la ( P. farinlia) , 

akasa. 
Manque hiha. 
Manquer (v. a.) gu, gbu. 

— (v. n.) (être absent) hà. 

— (ne pas réussir) Jakpo^ 
icewe. 

Mante (insecte) jo. 
Manteau ciyôvo. 
Maquignon sosato, sojowato. 



Maquiller (se — ; salih* do 

nukiïme. 
Marabout (prêtre musulman) 

alufa(kv, houlafa), yeire- 

nô inalenu. 

— (oiseau) tbhè. 
Maraîcher Jikpamenu, 
Marais ^<)^6a-m^, iôdô ine,gba' 

me, ko. 
Marâtre (seconde épouse) 

asi- wego. 
Marauder; o/Vi. 
Maraudeur ajôio. 
Marchand nusalo, ajowato, 

ajoto^ ajonO. 
Marchander de ahi. 
Marchandise ajonu. 
Marche (d'escalier) aliyati. 
Marché ahi-fiie. 

— d'esclaves kànunwhime, 

— (vente) sanuhi. 
bon — vè vèa, vê a. 
Marcher dizô, zô. 
Marcheur zôliziito, zôlidilo. 
Mardi vôddghe sàzâlô^ tla^ 

tagbe (Ar. thlatha). 
Mare adodô. 
Marécage togha-ffie, ko, 
Maréchal'ferrant sogàkèlo. 




MAK 



- 277 



MAT 



Marée haute hu(fttf/o, htigogo, 
iogtigo. 

— basse husisa. 
Mari snsu^ asu. 

Mariage alowilifvili, asikplak- 

pla. 
Marié mesuj asitinô, asisinô. 
Mariée mesi, ûonutàsu, nonu 

e de asu, asutinô. 
Marier nasu, dasu nu (une 

femme, nonu), 

— nasiy dasinu (un liomme, 
sunu). 

se — (en parlant de la fem- 
me) dasu, sâsu. 
se — (en parlant de liiomme) 

dasif kplakplasi. 
Marigot là. 
Marin hûkato. 
Maringouin zàsukpe. 
Marinier kàdôto. 
Maritime humetô. 
Marmite zè, gbegà, nudazè. 
Marmot yaya, vi-yakpavu. 
Marque ivâld, (ita, we. 
Marqué metiwe. 
Marquer (v. a.) do wltUïy nu, 

gbôwe. 
Marseille Slaseye. 



Marteau nuhônu^ azowa n 
malito (F. marteau). 

Martin-pécheur ace. 

Mascaret iofûdà. 

Masculin (adj.) sunulôyosutô. 

Masque wunlâgbà, unlàgbà. 

Masqué metiwunlàgbà. 

Masquer (qqun) do (nu mede) 
wunlâgbà 

se — do wunlàghà. 

Massacre mewinu. 

Massacrer wi, huwi. 

Masse kplekplenu, 

en — gege. 

Massue kpota, aglokpo. 

Mât (de navire) hûti, atiti. 

— - de pavillon asiyati. 

Matelas ayidamlônu. 

Matelot htlkato. 

Maternel noyînu^ noinu, no- 
htnu. 

Matière nu. 

Matin zàzâ. 

ce — egbe zâzâ, 

hier — so zàzâ. 

demain — so zâzd. 

Matinée zûzàti^ zàzàioenu. 

Matou awisu. 

Matrice vijidô. 



16 



MAU 



- 278 - 



M EN 



Maudire (qqun) do vôda {me^ 

deji). 
Maudit e do vôda ji-0 : tu ei^ 

maudit, edovôddji'tQWê. 
UmveMal(B(Kv, mAOuUou 

mo'Allâm). 
Mausolée yoji. 
Mauvais menôf a, mund a, e 

ma^menanay nalâ, nid. 
Maxime /o. 
Me 7ni, 

Méchant me^ a, munô a, e 

nô a, menaûa» 
Mèche zôgbëkà^ zôgbffvokd. 

Méconnaître gbè. 
Mécontent wukunô, ukunà. 
La Meequa Malenutome, Me» 

ka, MamaduUme. 
Médaille medaliya (P* me- 

dalba). 

Médecin amasiwato^ amaso' 
' toato, amawatOf atikê^wato, 
gbokonô. 
Médecine (science) amasinu, 
gbokonu. 

— (remède) amaêi, atm^ 
Médian tMtitime, meUtime* 
Médicament ama«i\ ama, 
Médine Madina^ Mamaduyo- 
tome. 



Médire (de qqun) dohonam 
(nu mede). 

Médisance ho nana. 
Méditer lUamckpù, 

Méditerranée Hâsehu (mer 

de France). 
Méfier (se '-' de) dejidewuQ. 
Meilleur dagbe wu, dagbe u^ 

kpôte. 
Mélancolique mekuwu. 
Mélange dokpokplenu, 

Mélanger kpkdokpo, 

se — id. 

Mêler gbludmn, 

se ^ (s'unïf) kpledokpo, 

se ^ de (a'oecuper de) je- 

me, jajo'me. 
Mélodieux ahàyinO, 
Membre (du corps) (wiUu) 

mima. 

— viril do. 
Même (adj.) de^u, 
le — dokpo, 

— (adv.) kpododye, 
de — nu dokpo wa* 
de — que md (pré)» 
tout de — kpodo bi. 
Mémoire (n. f.) takume. 
Menacer (qqun) do hèsi (nu 

mede). 



MKN 



- 279 - 



MEU 



Mendiant nubiyùto, wamonô. 
Mendier (v. n.) bi'yo nde^ M- 

hiyo ndê. 
Mener kjtle. 
Ménestrel ayihûdolo. 
Méningite (amefôzô. 
Menotte aloyà. 
Mensonge nuvu. 
Menstrues /a, 

Mentëut* nurudoio^ nurunô. 
Mentir do niivu. 
Menton ayû, gbakwe. 
Menu (adj.) winiwini. 
Menuisier aHkpato, 
Méprendre (se — ) do gbley- 

ble. 
Mépris gbè. 
au "^ de gbè (po*). 
Méprisable mesigdgbê. 
Mépriser gbê. 
Mer hu. 

— (opposé à terre) hume, 
mal de — hudozô. 
Merci ohudèa^ okudèwu,oku» 
Mercredi vôdûgbesi ù%ènê, 

azâgagbe, alabagbe (Ar. 

arba') . 
Merde ahvô, mi^ ùda. 
Mère no. 
Mérite gcisinu. 



Mériter sigH, 
Merveille nujiwu^ nujiu. 
Merveilleux mejiwu, mêjiUt 
Mes celê^ léce : mê% frères, 

novi'cele ou fiùHAê'Cê, 
Message wî. 

MeMÉger wfdoto, unagû. 
Messe mi$a (P. missa)^ mê'^ 

dujèvôdû. 
Messie Mawuvi, Mauvi. 
Mesure jelenu. 

à — que. Ne se traduit pas. 
Meôureryefe. 
Métairie gtehwe. 
Métal gâ. 
Méthode alokpa. 
Métis yevôvi (m. à m. enfant 

de blanc). 
Mets ndunu. 
Mettre do^ sa, so^do : il mit 

son chapeau sur sa tète, 

e 90 gbùkMO dota ji, 
se — à jèji. 
Meuble ^u^érrifi, hdmtnu^ nu*- 



zizâ. 



Meule (de monWv^kwilimyà, 

nuit, nulisè. 
— de paille segéf ayo. 
Meunier nulilo. 
Meurtre mewinu. 



MEU 



- 280 — 



MOD 



Meurtrier mewito. 
Meurtrir hA. 
Miauler fà. 
Midi werne^ gù wewe. 
— (sud) hume. 
après — wefèko. 
Mie (du pain) wohuhuhome. 
MiehnwiyanT(M.),oni{9.^,). 
Mien (le — ) cedye^ cewe. 
Miens (les — ) (mes parents) 

novi-cele. 
Miette hlîhlT, 

Mieux kpôtc, e no ira, e fiô u. 
tant — dagbedagbe. 
Mignon medaghe. 
Migraine tazô. 
Milan hôvu. 
Milieu titime, tetime, gôgôme, 

dôdôme. vlodowe, 
au — tUtme, 
au — detilime (po). 
Mille (nombre) afaiô, afo aio, 

afafato, 
Mille-paltesyiV/o^ô^. 
Millet likû. 

Millième (adj.) afalôgo. 
— (n.) mima-afatôgo. 
Millier afafatô. 
Million degba afode kâde wo. 



Mince winiwini, wadvwade, 

fede. 
Mine (figure) nukû me, 

— (carrière) dé. 

Mineur (opposé à majeur) 
(pour les hommes) mema- 
kosu, 

— (pour les femmes) mcma- 
kosi. 

Ministre mêgâ, mewu (Ab.), 

/a/i(P. N.). 

Minuit zàolodowe, zàliwele. 

Miracle nujiicu. 

Miroir nukpè. 

Miroiter ko. 

Misérable yii/a. 

Misère yajiji. 

Mission (poste de mission- 
naires^ babahwe. 

Missionnaire baba{^.).kpadle 
(P. padre\ 

Missive irema. 

Mite adukaduka. 

Mobile (adj.) medidâ. 

Mode (n . m.) alokpa, 

— (n. f.) nujijo. 
Modèle jelenu. 
Modérer fa, 

se — fâhôme. 



MOE 



281 — 



MON 



Moelle (substance nerveuse) 

— (des osj humejô, 

— (des végétaux) atikôme. 
Mœurs alokpa. 
Mohammed JUamadu, 

Moi ne (isolé) ; m, fi (sujet) ; 

mi (complément). 
Moindre we. 
Moineau asôlT. 
Moins we^ vovo, e somôhàj e 

suwea. 
à — de ou que ne. 
au — vow. 
Mois 5/7- 
Moisi mefûwa. 
Moisir ffïwa (m. à m. des 

poils viennent). 
Moisson nuyawenu. 
Moissonner gbôkû. 
Moissonneur kfîjjbcHo. 
Moitié aflfarfe. 
à — (larieda le. 
Molaire ner/ba, adunegba, 
Mollement//^o^/»o. 
Mollet dokàme. 
Mollesse gbogbonu. 
Mollir gbofjbo. 
Moment iccnit. 
au — de wcnn (po.). 



Moment (au — où) wenu. 
Monarchie ahùsunu) 
Monarque ahosti. 
Monceau sô. 
Monde (\xniyevs)gbeme,ireke. 

— (gens) gbèto. 

Monnaie (en 2irgent)gâkpekpe^ 
gà, akwe. 

— (en cauries) akwe. 
Monsieur (en s*adressant à 

qqun) (o ce (m. à m. mon 
père, si la personne est 
plus âgée que celui qui 
lui adresse la parole), nori- 
ce (m. à m. mon frère, si 
les deux interlocuteurs 
sont à peu près du même 
âge), vi'Ce {m, à m. mon 
enfant, si celui auquel on 
s'adresse est très jeune). 

Monsieur (en parlant d'un 
Européen) mesye (F. mon- 
sieur. 

Monstre azeze. 

Mont sô. 

Montagnard sôjinu. 

Montagne 5y. 

chaîne de — akposô. 

Montée kpojL 

Monter (v. a.) so-wa-ji: mon- 

16. 



MON 



— 282 — 



MOU 



te le drapeau sur le toit, 
so asiya wa hota jt\ 
Monter une montre nakâ gà» 

— (v. n.) ha. 

— sur haji, hayi. 

— à cheval hasoji. 
Montre gû, waci (An. wateli). 
Montrer (indiquer) hle. 

— (exposer) dokpô, 
se — jèwe. 

Monument htve-daho. 
Moquer (se — de) ce, sdyi, 

kiko, cico. 
Moquerie cice. 
Moqueur mecice. 
Morceau kàkpo, kpède. 
Mordre tiàdu. 
Moribond menaku. 
Morose mekuwu. 
Morpion dofiljô. 
Mors adugânu. 
Morse degbo, tôjinaku (m. à 

m. éléphant d'eau). 
Morsure adukpa. 
Mort. (n. f.) ku, 

— (n. m.) mekuku, 

— (adj.) kuku, mekuku. 
Mortel (qui cause la mort) 

mewinO. 
Mortier (à bâtir) ko. 



Mortier (faire le — ) fia ko. 

— (à piler) tô. 

Morve (humeur du net) aôli- 
mi, awôlimi. 

— (maladie defc chevaux) 
sozô. 

Mosquée nialêyewehotne, mas- 

lahwe (Ar. masallâ). 
Mot/*o. 

— à — ho dokpo ho dokpo. 
en un — ho dokpo. 

Motte déterre koglo, kokâkpo. 
Mou gbo. 

Mouchard alikpôlo. 
Mouche sukpo. 

— à miel mui. 
Moucher (unelampe)rf^/tonM. 
se — fimist. 
Moucheron zàsukpe. 
Moucheté metiwutu. 
Moucheture iimlu, ntu. 
Mouchoir dukivi. 

Moudre li. 

Moue nu-nafia. 

faire la — donuûana. 

Mouflon afiyàku. 

Mouiller (qqch.) dosi{ndeji). 

— (v. n.) sisi. 

se — si wa (tni loe, etc.) : je 
me mouille, si wa mi ; tti 



MOU 



- ite-< 



MVO 



homme se mouille, si wa 

sunu dye. 
Mourant meAru. 
Mourir ku. 
Mousquet tu. 
Mousse (n. f.) (plftîlte) ati- 

gbehû, sègbekâ, 

— (écume) fû. 

— (n. m.) MkatO'kpam. 
Mousseline avomime. 
Mousser ûé fû. 
Moustache giy aônuiû, aivô- 

Moustiquaire amudd. 
Moustique zàsukpe. 
Mouton lègbo^ agbo-sisa (mon- 

ton châtré). 
Mouvement didâ. 
Mouvoir liuhu, 
se — dâ. 

Moyen (adj.) melitime. 
au — de kpodo (pré.). 
Moyeu kekela. 
Mue fûwuzunu. 
Muer iruzii fû. 
Muet adekukunô. 
Mugir degbe. 
Mulâtre gevôvi (enfant de 

blanc). 
Mule sokcieketesi. 



Mulet so ketekeiBy so adadi. 

Mulot afi. 

Multiple gage, 

Multipllef dogege, 

se — yi gege. 

Multitude mekplekple. 

Munir de na. 

se — de so. 

Munitions ahwânu. 

Mur do. 

Mûr zè. 

Muraille do, agbodo, do-Më- 

doto. 
Mûrir zizè. 
Murmurer dohodoho. 
Musaraigne gleai. 
Musc asisû, asimi. 
Muscle kâ, InkCi, 
Museau nu. 

Musette (sacoche) sakpo. 
Musicien hàyidotOy hàyxhôto^ 

hàyikpoto. 
Musique (art) hàyi. 
— (instrument) hûhû. 
faire de la — yihà. 
Musulman malenu, maie (Ar. 

mo'aUem),a/M/a (Ar.hou- 

lafa, unis par serment). 
Mutisme adekukuzô. 
Myope nukûtônô. 



MYO 



- 284 



NAV 



Myopie nukfltôzô, 
Myrîapode jidogbe. 
Mystère nujiwu 
Mystérieux tnejiwu. 



m 



Nacelle hû. 

Nageoire ùwa, nyeviwa. 

Nager litd. 

Nageur tolito. 

Nago (liabitant du Yorouba) 

Egba, Eyo^ Ayonu^ Ana- 

gonu, 
Nago (langue du Yorouba) 

eghagbe, nago. 
Naguère dizàde, 
^zlîmedihi (qui croit tout). 
Nain megli. 
Naissance vijinu. 
Naître ji, wî. 
Nappe (linge) avo-wewe, ta- 

vôco (P. lavoa). 
— d'eau ^ô. 
Narguer ce. 
Narine aôtisume, awôlisume, 

nôtih'. 



Narquois mecice. 

Narrateur hodolo. 

Narrer doho. 

Naseau aôtisume, awôiisume. 

Nasse ajija 

Nation tomenu. 

Natron kâmu. 

Natte (de sparterie) zâ. 

— (de cheveux) gàgbo. 
Natter ses cheveux kuhu, 
avoir les cheveux nattés ?io 

kuku. 
Nature gbeme (le monde). 
Nature (espèce) alokpa. 
Naturel (n.) togbènu, 

— (adj.) ayanô. 
Naturellement aya, ayame. 
Naufrage (sur la côte [hûg- 

higha, 

— (au large) hfislyn, 
faire — ghahv. 
Nauséabond incwêhvilyâyà . 
Nausée sluswe. 

Navette avoîônu, tue. 
Navigateur tàjigbôlo, hujig- 

bôto. 
Naviguer gbà.gbùloji .gbàhuji. 
Navire hff-daho. 

— à vapeur zoha. 

— à voiles afihfï. 



NAV 



- 28o — 



NOG 



Navire de commerce ajohn. 

— de QuervG a h ivàhïï, 

Néyt. 

Néanmoins kpodohi^ co. 

Néant ndebu a. 

Nécessaire nutôku (à qqch.do 
nde), 

être — (verbe impersonnel) 
fiôna : il est nécessaire que 
vous partiez, e no wi na //i. 

Nécessité hulido, hnlîdo. 

Négligent fôlinô. 

Négliger tvô. 

Négoce ajo. 

Négociant ajmoato, ajolo. 

Négocier wajo. 

Nègre mewiy mewiwi. 

Négresse iionu mewi. 

Négrier (marchand d'escla- 
ves) kânumosalo, 

— (vaisseau de traite) kànu- 
viohfï. 

Négrillon mewi yakparu. 

Neige ji-ivewe fpluie blan- 
che). 

Neiger jVya trewe (m. à m. la 
pluie tombe blanche). 

Ne... pas ...«, wa, ma,..o : il 
ne viendra pas demain, 
e na ira so a, ou e na ma 



wa so,o\x e na ma wa so o. 
Ne... point id. 
Nerf Arw, kû-weive, làmekà. 
Net me. 

Nettement w^m^: 
Nettoyer klokloylwitwiy siïsU. 
^euf(sL6},)yadeyade,yoijo. 

— (nombre) tènet ciyène 
(P. N.). 

Neuvième (adj.) tènego. 

— (n.) mima tènego. 
Neuvièmement azô tènego. 
Neveu novi-vi : mon neveu, 

nom-ce vi. 
Névrose ICimekàzô. 
Nez aôti^ atvôli. 
Ni ma : il n*y a ni eau ni pain, 

e de ma si ma wohuhu. 
Niais nlônô. 

Nicher (v. n.) hà, sado, dado. 
Nickel gà-wewe. 
Nid hèsume^ ado^ hèdOy lié vida. 
Nièce novi'Vi. 
Nier mô. 
Nigaud 9)/onô. 
Niveau tlenu. 
au — de (lenu (po.). 
Niveler ge, go, tle. 
Noble medagbevi. 
Noce asidida 



NOG 



— S86 



NUA 



Nocturne zàmetô. 
Nœud gà. 

— (de bois) ma. 
Noir (adj.) wiwi. 

— (n ; (couleur) awiwi, 

— (nègre) meivi, tnewtwi. 
Noircir (v. a.) do-mwi. 

— (v. n.) je wiwi. 
Noix gbade. 

— de coco agôkê, 

— de cola lise. 

— de terre dômckwi^kwidali. 
Nomwi, fîiko, 

au-de lohwe (po.). 
Nombre mekplekple. 
au. — 6e me (po.). 
sans — gege. 
Nombreux gegê^ susu. 
Nombril ôvif wôoi. 
Nommer nani. 
se — doni. 
Non 00, gbè, 

— seulement. Ne se traduit 
pas. 

— plus a, 7na, 
Nonchalant fôlinô. 
Nord nukôme. 
Nos mitôle. 

Notable (n.) medaho, gâ. 
Notre mi(9. 



Nôtre (le — ) milôdye^ i»t* 

tm'tô . 
Noires (les — , nos parenté) 

novi-milôle. 
Nouer tligô me, blo-gôi sh^gâ, 
se **- fligô. 
Noueux metima. 
Nourrice anonô. 
^otivtïv nandudu. 
se — dutiu, 
Nourrisson yaya. 
Nourriture adunu^ ndudu, 

{l>our nududu) , 
Nous mi. 

Nouveau yadégade^ y&yo. 
de — kpo. 

— né yaya. 

Nouvelle (n.) ho yadeyadê, 

nujîjo, wi. 
Noyau kwi. 
Noyé mekukuto. 
Noyer (n.) gbadeti. 

— (v.) kuwi'dotdf huwi-dohu 
m. à m. tuer dans l'èau» 
tuer dans la mer). 

se — ktitô. 
Nu mené. 
Nuage avivi. 
Nuageux metivivi. 
Nuance toekn. 



NUB 



-« 287 — 



ODE 



NubWe vijiwenuto, 

Nubililé vijiwenu. 

Nuée azîzo. 

Nuire (à qqun) hïghle, ylgble 

(nu mede). 
Nuisible mehinugblenumê, 

mcfjTnugbIeniime. 
Nuit zâ. 

cette — egbe zà me, 
de — zà me. 
Nuitamment zn me. 
Nul (adj.) debu a. 
— (pronom) mede a. 
Nulle part titmea. 
Nuque tagiido. 



O 



0\èi 

Obéir semegbe. 
Obéissance megbesenu . 
Obéissant megbeseio. 
Objet (chose) nu. 
Obliger (forcer) zwT, zôwe, 
— (rendre service) dalo 

(qqun, nu imde)^jùaa,jwa 

(qqun mede nie). 



Oblique e ki. 
Obscène mekuji. 
Obscur ziftu,, zizi. 
Obscurcir do-zizi. 
s' — zizi. 
Obscurité zi. 
Obsèques didi. 
Observateur nukpôto. 
Observer kpô, 
faire — hle, dokpô. 
Obstacle iagba. 
Obstiner (s' — ) ht, yt^ t. 
Obtenir kpe. 

Obus agbaliyakpi, 

Occasion wpnu. 

Occident weyihoji, mawûjif 

maûji. 
Occiput iagudo. 
Occulte niegbigbè. 
Occuper (être maître de) Af, 

yî, ï. 
— (employer) do-wazo, 
s' — trazo. 
Océan hu. 
Ocre to. 

Octobre sa tâlôgo. 
Octroi de. 
Odeur hwâ. 
bonne — hwà dagbe. 



ODK 



— 283 — 



Ol»P 



Odeur (mauvaise — ) hwà 

nànâ, hwà f/àyâ. 
Odorant (qui sent bon ou 

mauvais mewèhwà, 
— (qui sent bon) mewè/iwà' 

dafjhe . 
Œil mkn. 

aux yeux de nukù (po.). 
Œsophage ndudukà, 
Œufazt. 

Œuvre hlonu^ (jblonu, 
OfTenso nu-nana. 
Offenser (qqun) do (nu mede) 

nu natla. 
Offenseur nuûanadoto. 
Office (devoir) azo. 
Officier (n.) iuîtogà^tuyTtogâ, 

tuhUofjàf (fà. 
Offrande hlehle. 
Offrir hle. 
— qqch. en sacrifice wu 7ide 

nu vôdû, 
Oh\è I 
Ohé 1 ! 
Oie yevôkpakpa (canard des 

blancs). 
Oignon ayô^ ayâme. 
Oiseau hèriy hè, 
— mouche legha. 
Oisif fôlinô. 



Oison yevnkpakpavi. 

Ombrage yeti-me. 

Ombrager naye. 

Ombre ye, 

à r — yeiime. 

Ombrelle welwvu^ weho. 

Omettre wô. 

Omoplate agbota. 

On e (singulier), ye (pluriel) 

Once (animal) kpo. 

Oncle (maternel) no-novi, 
nolù, 

— (paternel; Ich-novi, dakpe, 
da. 

Onde (flot) huhô. 
I — (eau) tô. 

Ondée ji. 

Ongle /"e, fèvi. 

Onguent jô. 

Onze wodokpo. 

Onzième (adj.) wodokpogo, 

— (n.) mima-wodokpogo. 

Onzièmement azô-ioodok- 

pogo. 
Opaque wiwi, zizi. 
Opérer blo, gblo. 
Opiner likpô. 
Opinion nnlili. 
Opposé agometô. 
Opposer do^ago. 



OPP 



— 289 — 



OU 



Opposer (s' — à) do ago nu. 

Opposition a(/o. 

Opprimer zi. 

Opulent dokûnô. 

Or (conjonction) co. 

Or (n.) sika. 

Orage jijohôy Jijowô, jijod. 

Orageux jijohôhô. 

Orange yevôze (baie des 

blancs). 
Oranger yevôzëti. 
Orateur hodoto. 
Orbite de l'œil nukûdô. 
Orchestre hâyidotokple. 
Ordinaire (adj.) ayanO. 

— (n.) aya, 

d' — ayawenu. 
Ordinairement ayame. 
Ordonner (mettre en ordre) 
jalado, 

— (prescrire) gbe, nagbe, 
dogbe. 

Ordre (bonne disposition) 
nujalado, 

— (commandement) gbe. 
Ordure nukujikuji. 
Oreille io. 

Oreiller kodônu. 
Orfèvre sikatato. 
Organiser bhdo. 



Orgue sâgû. 

Orgueil gôyi. 

Orgueilleux gôyitq. 

Orient weWtirtie^ lisaji. 

Orifice nu. 

Ornement aco. 

Orner doaconu, 

s' — va. 

Orphelin (de père) tociyom. 

-— (de mère) nociyovi, 

— (de père et de nière) me- 

madomedekà. 
Orteil afovi. 
gros — afosu. 
Os hu. 
Oser tli, tlî. 
Osier Aa, wë, dakû. 

Osselet huvi^ hu-kpèvi, 

Ossement hu. 

Osseux metihu. 

Otage niedayi^ dayino. 

Otarie degbo, tokini (lion 
d'eau). 

Oter de^ desi, de-si, sosi\ so-si, 

s' — yL 

Ou 0, ivo, ,,.weo.., weo : 
riiomme ou la femme, 
sunu Honu ou sunu weo 
nonu weo. 

Où ? fite, fi, fi e, fiiewe : ou 

17 



00 



- i90 — 



PAl 



est ton frère ? fite nw>i 
towe ? où est-il ? /î e ? 
Où /S, fime : va où Je t'a! dit, 

yi fimê m ko do nu we, 
d'où sifite : d'où viens tu ? 

sifUe we wa ? 
Ouate avokâfu. 
Oublier w6. 
ouest weyihàji^ mawûji^ 

maûji. 
(M : s'exprime par un renâ- 
clement inarticulé, pro- 
noncé la bouche fermée, 
en relevant la tète de bas 
en haut. 
Ouida Glehwe^ Wida, Ajuda, 
Ouïr se. 

jragan johd daho. 
Ojrler mlàtô. 
Ourlet numlâtô. 
Outarde azighizighi. 
OJltl azowanu. 
(•utrage mlânu. 
Outrager mlct. 
Outre (n.) glo. 
-^ (pré.) gado (po.) 
en — ene gudo, 
(Hilre que e ne gudo (à la fin 

delà phrase). 
Ouvert hûhu. 



Ouverture Ao, dô. 
Ouvrage azo. 
Ouvrier azowato. 
Ouvrir*^. 

— la bouche ka nu, 

— les yQM\hanukÛ, 



Pacificateur agbodoto» 

Pacifier (un pays) dogbo{to 
de me) 

Pacifique agbonô. 

Pagaie atagbulo^ azë. 

Paganisme vôdiïsênu, legba- 
sënu. 

Page (d'un livre) icema. 

Pagne am. 

Paiement akosûsûy akosff. 

Païen memadujè (m. à m. 
celui qui n'a pas mangé de 
sel, qui n'est pas baptisé)^ 
vôdûsëlo (qui adore les fé- 
tiches). 
Paillard acogbalo. 
Paillardise oco^ianti. 
Paillasse (n. f.) sezâ. 



PAI 



-Mi 



PAR 



Paillflssdn m, akoi 

Paille se, gbekàhuku, hi (P. 

N.) 
Pain wohuhu,akta,ablo^agblo, 

— de sucre yevôjèsô. 

Paire we : une paire de sou- 
liers, afokpa we ; deux 
paires de souliers, afokpa 
ènê (m. à m. quatre sou- 
liers). 

Paisible aghonô. 

Paître dunugbe. 

aller — yigbeme. 

faire — kpla-yigbeme, 

P^ix gboje, agbOi 

Palais siûbome^ sigbomêi 

— (de la bouohe) agl&héhe. 
Pâle mewuzunukûme. 
Paletot awu^ au, kétu (Ail. 

coat.) 
Palétuvier wetoti. 
Pâlir wuzu nukûme. 
Palissade kpd, kpadido, ghe- 

kpa. 
Palme agff, agôniàgdi 
âinatide de — de, dékwi. 
hullë de — ami, 
Palraié* (eti géiiéMl) agoti, 

agd. 

— à huile dett. 



Palmier ôàiûer iêlitù 
— coooUèr agôkêti. 
feuil'es de — go. 
vin de — atà. 
Palpiter haha^ mumu. 
Panaris alovnô. 
Panier hâta. 
Panse arfo^d. 

Panier (qqun) gbiê (medé) 
akpa oughl$kpB{nu mtdê). 
Pantalon cokoto (N.) 
Panthère lagà^ làgâ. 
Pantoufle avofghpa. 
Paon ahultkâi 
Papa da^ daa^ baba. 
Papaye hpi, kwù 
Papayer hpUi, hwiU\ 
Papier Wêtnai 
Papillon awadakpèkpê. 
^ de nuit gàwadakpèhpè. 
Paquebot zohû. 
Paquet nugblagblê, agbâ^ k^t 
Par (à tfàVers) m# (po.). 
^ (à l'aide de) hpodo (pr*.) 

— (en un certain nombre 
de) ne se traduit pas. 

— conséquent mô, 

— dessus jV (po.). 
•*• lei /t, fime. 

•-• terre dayij agi. 



PAR 



— 292 — 



PAS 



Parabole (allégorie) glu. 
Paradis ;tA/Mi, medagbetime^ 

maumme. 
Paraître di. 
Paralysie ahûcu. 
Paralytique akukund. 
Parapluie katàhiya. 
Parasol wehô^ gbegbe. 
Paratonnerre hèviyosôgbènu. 
Parce que anuumtu^ anutUu, 

aniwê. 
Parchemin anuwema. 
Parcourir yi-me ; il parcourt 

la ville, e yi to me. 
Pardessus atm-daho^ kôtu 

(An. coat). 
Pardon kikli^ kîklî. 
demander — biyo kikliy biyo 

kïklï. 
Pardonner à jo, nakikliy na» 

kîklï. 
Pareil jsf, dokfo. 
Parent tovi^ novt, kû. 
Parer (qqun.) do aco {nu me' 

de). 
Parer (se — ) m. 
Paresse fàli. 
Paresseux fàlinô. 
Parfait (adj.) kfoie^ dagbeda- 

ghe. 



Parfaitement dagbedagbe. 

Parfois azôde. 

Parfum hwà-dagbe^ animatle. 

Pari sugbôgbô. 

Parier su^ gbôsu. 

Parieur sugbâto. 

Paris Paliy Kpali. 

Parler doho. 

?diTmideme{po.)^Utime(po.)f 

yeme {po.),doyeme (po.). 
Paroi dOf akpa. 
Parole ho. 
Part mima. 
à — akpade. 
de toutes -* fibi. 
Par tager ma, nazéf y vlo. 
Parti (adj.) e yi. 
Partie (n. f.) mima. 
Partir yi, 
à — de 51 (pré.) 
Partout fibi. 
Parure vanu, aco. 
Parvenir à yi-yô. 
Pas (négation). Voir ne... pas. 
— - un medebu a, debu a. 

— encore ko... a : il n'est 
pas encore venu^ ekowaa. 

— (n.) afodidct afodome. 

— à — kpèlekpèle. 
Passage aditime. 



PAS 



— «93 - 



PEI 



Passager (n.) dito. 
Passant (n.) altdito. 
Passé (n.) wenuhoho. 
Passeport tomeyigbewema. 
Passer (v. n,)di^gbd. 

— (v.a.) (transformer) «o-rfi. 

— (tolérer) yigbe. 

— (en bateau) kplor-hûme. 
Passeur hûmekplato. 
Passion wàyi. 

Passoire ajahwi. 
Pastèque gbègbè. 
Pasteur ghoûitOy lânito. 
Patate weli, dôkwi. 
Pâte huhé, ligi. 
Paternel toyTnu^ toTnu^ tohf- 

nu. 
Pâteux tnetihuhô. 
Patience kikli^ ktklL 
Patient kihlim^ hîklïnô. 
Pâtisserie aha. 
Pâtissier ahabloto. 
Pâtre gbonito, lânito. 
Patrie tourne. 
Patriote towàyito. 
Patron (maître) azowayà. 
Patrouille alihpôtokple. 
Patte afo. 
Pâturage avaligbe. 
Pâture ndudu (pour nududu). 



I Paume (de la mafn) alok- 
pakpa. 
Paupière adagba, nukata. 
Pause wiliwenu. 
Pauvre wamonô. 
Pauvreté wamonu. 
Pavé (n.) se. 

Pavillon (étendard) asiya. 
Payer (qqch. à qqun.) sil 

(nde) aho (nu mede). 
Payeur ahosûto. 
Pays to, to-me. 

— habité to, to-me. 

— inhabité (cultivé ou non) 
gbe, gbe^ne. 

Paysan gbemenu^ glelanu. 
Peau anu, agbaze. 
Peaussier afiuhwekto. 
Pèche (du poisson) tceriwi- 

linu. 
Péché nu'uana. 
Pécher wanuiiana, blonu- 

iîana. 
Pêcher (v.) wili weviy ûido^ 

flido wevi. 
Pêcherie donitime. 
Pêcheur donito, weviwilûo. 
Pécheur nunanawato. 
Peigne aya^ damnu. 
Peigner vu. 



PEl 



- 104 •-. 



PÉR 



Peigner \m — ) vffda. 

Peindre satrekàdo, êanudo. 

Peine viré. 

Peiné vivènô. 

Peiner (qqun) do vive (nu 

medé). 
Peintre nusadon^o. 
Peinture nnsadonu. 
Pelade anujazô. 
Peler (y. a.) ko, 

— (v. n.) a/iiija {nu mi, nu 
we, etc.) : ce chien pèle, 
an! dyeanuiôja (ce chien 
sa peau tombe) ou avû 
dye anu ja (la peau de ce 
chien tombe) ou aflu ja 
nu ari7 dye (la peau tombe 
à ce chien). 

Pélican klodojutohè. 
Pelle ait, yevôH. 
Peloton de fil avolàgé. 
Pelure flû. 
Penchant (n.) kiii-me. 

— (adj.)tf A*?. 
Pencher (v. a.) ha. 

— (v. n.) ftr. 

Pendant (adj.) mekplakpla, 

— (pré.) wenu (po.). 

— que toenuwe. 



I Pendre (qqeh ) ybla (nde). 

— (qqun.) dokâ (nu mêdé). 
se — dokâko. 

PenJu me'o'rlIiOKô. 
Pendule (n. f.) ivaci daho 

(An. watch). 
Pénétrer (v. a. ou n.)yi-me. 
Pénible vèwu, vêu. 
Péniche ajohû. 
Pénis do. 
Penny kpèni (An.), akwe 

a foire. 
Pensée (idée) nulili. 
Penser, — à /i, likpô. 
Pente hîti-nie. 
Pépin kivivi. 
Perce-oreille aiinutinu. 
Percer (v. a.) ze^ tff, 

— {y. n.) iô. 

Perche (long bâton) kpùge^ 

ali. 
Percher (se — ) diji. 
Perdre gbu. 
se — gbu ali. 
Perdrix asôkle. 
Père to. 

Perfectionner dokpdte. 
Perfide adigbânô. 
Perfidie adigbà. 

Péril Mlado, nlâdo. 



PÉR 



— «95 — 



PEU 



Périlleux nalâdonâ^ ûlàdand. 
Période wenu. 
Périr ku. 
Péritoine hômefiu. 
Péritonite hémetiuxo. 
Perle je. 

Permettre nagbe, degbe. 
Permission gbe. 
Perpétuel memavo. 
Perpétuellement tegbe. 
Perroquet cukpa. 
Perruche kèsèy kèsèklu. 
Perruquier dakpato» 
Persévérer wuli. 
Personne (n. f.) gbètOy mede. 
'— (pronom négatif) medebu 

a : personne ne Viendfa, 

medebu na wa a. 
Persuader dodt. 
se — di. 
Perte gbugbu. 
Pervers megugu. 
Pervertir gu. 
se — gtigu. 
Pesant hpikpT. 
Pesanteur kpikpînu. 
Peser (v. a.) je/e. 
— (v. n.) kpL 
Pet awô, aô. 
Peter fiawô, mô. 



Petit (n.) yakpavuy yakpivi, 

— (adj.) kpèvi, 

— (jeune) kpavu, 

-— (par la taille) gU, m^glif 

kpèvi. 

— enfant yakpavu. 
-^ garçon visum. 
Petite-fille vinonu. 

— à '^ kpèlekpèle, 
Petit-ftls ou petite-fille (enr 

fant du Qls ou de la fille) 
vi'vi : nîon petit-fils vi-cif 
vi (m. àm. Tenft^ntde mon 
enfant), 

Petit-Popo AneW, Kplavikà^ 

Pétri nim. 

Pétrir m. 

Peu (n.) kpè. 

— (adv.) Id. 

— (à — près) e hu kpèàt^ e 
wehu, 

— à — kpèlekpèle. 
un — kpèkpèy kpède. 

un — de, — de kpi (po.), 
Peul, Peuhl Filani. 
Peuple ("nation) to-menu. 
Peur hèsi. 
avoir — di hèsi, hèsi di (tfli, 

we, etc.) : il a peur, e di 

hèsi OM hèsi di e. 



PEU 



— -296 — 



PIL 



Peureux hèsidim. 
Peut être ^5 yà fii 
Phalange (des doigts) alogô. 
Pharmacie amasisahwe. 
Pharmacien amasisalo (ven- 
deur de remèdes), amasi- 
bloto (fabricant de remè- 
des). 
Phoque degbOy iôvii (chien 

d'eau). 
Photographe fotoglafito. 
Photographie fologlafi (F.). 
Photographier (qqun.) do 

(medé) fotoglafi. 
Photograpliique (appareil-) 

fotoglafigô. 
Phrase hogbo. 
Phtisie wugblazâ, ugblazô. 
Phtisique tvugblazdno^ ugbla- 

zônô. 
Physionomie nukû-me. 
Piastre cauries (50 centimes) 
gâhpèkpè , akwe afowo 
(2.000 cauries). 
— forte (cinq francs) gâ, 
adokpo (sac de cauries), 
akwe degbatô (20.000 cau- 
ries). 
Pic (oiseau) kwatihwali. 



Pic (outil) yevôli. 

— (sommet) ji. 
Picoter kihi. 
Pie afilsoku. 

Pièce (d'étoffe) avokpo, 

— (de monnaie) gâkpèpkè, 
gd. 

Pied afo. 

Piège ajija. 

Pierre awiyà, awinà, kè, 

grosse — se, 

— à fusil kty ke. 

— à aiguiser kpTf ktci. 
Pierreux meliwiyâ. 
Piété mawusênu. 

Pieu sotikpikpa^ atikpikpa. 

Pieux mawusëto. 

Pigeon domestique awane. 

— ramier agô. 

— sauvage hule. 

— voyageur adlôgô. 
Piler 50. 

Pilier hàti. 

Pillage hulakula, fufo. 
Pillard fufoto. 
Piller fo, fufo. 
Pilon nusôti, tônusu. 
Pilote hûktilo. 
Pilotis atàji. 
maison sur — atdji. 



PIL 



— 2W — 



PLÀ 



Pilule kwi. 

Piment atakiy taki, takî. 

Pince gbekpa, 

— (de crabe, etc.) adu. 
— • nez ctcf . 

Pintade sônu^ sénutekle. 

Pioche ait. 

Pipe azokwe. 

Piquant (n.) aha. 

Piquer (v. a.) me. 

Piqûre nutôme. 

Pirate humejolo (voleur sur 

mer). 
Pire nlàwu, nlà u. 
Pirogue hûvatle, vatle. 
Pis (n.) anô, 

— (adv.) nana wu. 

de mal en — ûafla kpo ûana 

wu kpà. 
tant — muflôa^ e ûô a. 
Pisser dado. 
Pistache (de terre) azë. 
Piste (Irace) afodiwûtû. 
Pistolet awumelu, aumetu. 
Pitié wughlay ughla, 
avoir — (de qqun) $am {nu 

mede). 
Pivert hwatihwati. 
Place (lieu) <*, ti-me. 



Place de guerre sigbo, ahwd" 

sigbo. 
— publique toteti. 
Placer rfo, sa. 
se — do. 

Plafond azanukûtne. 
Plage htUOf huta. 
Plaider dônu. 
Plaideur nudôto. 
Plaie, akpa^ agada. 
Plaindre vè. 
se — savô, dovôsa. 
Plaine soghe-me^ fnafôkpoti" 

me. 
Plainte vâsa. 
Plaire vivi. 
se — e vivi nu (mi, we^ etc.) : 

je me plais à Abomé, e 

vivi nu mi Agbome. 
Plaisant (agréable) e ûô nu- 

kdme. 
Plaisanter came, ûaslà, do- 

nuhiïhwT. 
Plaisanterie nuhûhwi. 
Plaisir hémehûhû. 
faire — à wiya. 
prendre — à yiwà. 
Plan (adj.) sogbe. 
Planche huh. 

Plantation ^fe, losa (P. roça). 

47. 



!>LA 



~ M8 — 



TOI 



Plante nududô. 

— du pied afokpah'pnvM, 
Planter d6. 

Planteur gleleto. 
Plat (n.) ai/bd, 
— • (adj.) sof/he. 
Plateau (bassin) agba, 

— (plaine élevée) sogbek- 

Plein e //o, rjogo, r/ugo, gâgô. 

Pleur adasiy nukûsi. 

Pleurer gavi. 

Pleureur aviyalo. 

Pleuvoir ji ja (m. à m. la 
pluie tombe). 

Pli niftp. 

Plier ha, na^ hè. 

se — flè. 

Plisser /7a. 

Plomb sûmt (m. à m. excré- 
ment de la lune). 

Plonger (v. n.) hwedihwedi. 

Plongeur hwedihwedito. 

Ployer (v. a.) ha. 

— (v. n.) ûè, fè. 
Pluie ji. 

Plume (d'oiseau) fa, hèfû. 

— (à écrire) wemati, wehu- 
lànu. 



Plumer (un oiseau) iû {hèvi 

de) /il, de (hèvi) fûy defû 

()iu hèvi de) . 
Plupart (la — ) gblabi (m. à 

m. presque tous), 
la — du temps gbîcUegbe 

(presque toujours). 

Plus fCU, u. 

— que id. : Kpasivi est plus 
grand que Loko, Kpasivi 
e diga wu Loko, 

— tôt e yaivu, 

de — dinewu, dineu,ji, 

le — jiwUjjiu. 

Plusieurs mesusu, megege, 

mesukpo. 
Plutôt e ilô wu, eîlôu. 
Poche (en général sakpo, 

gbosil. 

— de vêtement atousnkpo, 
awukpla. 

Poêle (de cuisine) rfusôië. 

Poème glu. 

Poète ahàjito. 

Poids pesanteur) kpikpTnu. 

— (qui sert à peser) kpikpT, 
kwikwi. 

Poignard dakpe^ wisu. 
Poignée (contenance de la 
main) alogugo. 



POI 



— 299 — 



PC» 



Poignée (manche) ati. 

— de main alowiliwili. 
donner une — de main m- 

lilo. 
Poignet alùti. 
Poil fû. 
Poilu melifû. 
Poing akotokwif alogdàu, 
coup de — gôsu. 
donner un coup de — (à 

qqun) hô gôsu hô {mede). 
Point (n.) wutu, utu^ wûtû. 

— du jour ayitewônu, zâ-, 

— (négation). Voyez ne... 
pas. 

Pointe widi. 
Pointillé metiwutu. 
Pointu widinô. 
Poire à poudre dtigô. 
Pois ayikû. 
Poison adif nugbôvè, 
contre — kpenugbôvème. 
Poisson wevi, 

— volant wein-menozô. 
Poissonneux metiwevi. 
Poitrinaire akôzônô. 
Poitrine akô, ajaja^ akôji. 
Poivre atakû, yevôtaki. 
Poix ahô. 



Poli (brillant) kuM. 

— (aimable) ajwanâ^ 

Police mekpOnu. 

agent de — fMkpffto. 

Polir sûsû. 

Polluer dokuji. 

Pollution nukuji. 

Poltron hèsinôf $ gin a. 

Polygame asigegênff. 

Polypier swêU, 

Pommade nusawu. 

Pomme d*Adam vègd. 

Pommelé metiwutu. 

Pondre do azi^ dazi. 

Pont alasûêût dotdji^ anù, 

azatutu. 
Pontife vodûnâ. 
grand — védûnogâ. 
Popo (dialecte éûué d'Â- 
goué et de Grand«-Popo) 
kplagbe^ wacighé^ popo. 
-^(dialecte achanti de Petit- 
Popo et des indigènes dltf 
Min2i)aklagbê, mina. 
Population tomenu. 
Populeux metigbètogege. 
Porc agluza. 
— épie ajijà. 
Porcher agluzaflito. 
Pore dé. 



POR 



— 300-- 



POU 



Port de mer hùti-ine. 
Porte hùlihenu. hd. 

— (d'une ville) agbo. 

— drapeau asiyayîto^ asiya- 
hîlo. 

— faix aghayito^ aghàhïio. 

— feuille wemagba, wetnayt-' 
nUf wemahinu, 

•^ monnaie akwesapko. 
Porter (supporter) «o, yi, f, 
ht. 

— (transporter) so, so-yt. 

se — (aller d'un lieu à l'autre) 
yi. 

se — (aller bien ou mal) fo. 

se bien — fôdagbe, 
. se mal — fo dagbe a, jazo: 
comment vous portez- 
vous ^ a fô dagbe ? (m. à 
m. est-ce que tu t'es ré- 
veillé bien ?) ou a ma 
dagbe? (m. à m. est-ce 
que tu n'es pas bien ?) 

Porteur agbâyîto ou agbâ^ 
hito. 

Portier hôjinô. 

Portion mima. 

Porto-Novo Hogbonu. 

Porto-Seguro AgbodlàfO, Go- 
maluta (P.). 



Portrait nuka-tne. 
Portugais (habitant) il^tote^- 
bèlo (se dit des Portugais, 
Brésiliens ou métis créoles 
du Dahomé) Kpotâge (P.) 
(se dit des Portugais d'Eu- 
rope). 

— (langage) ajudagbe^ kpo- 
loge, 

Portugal Kpotôgetotne, 

Poser (v. 2L,)dOySa. 

se — dote. 

Position ti, teti. 

Posséder, di, U\ yT, r, hL 

Possible mesohuwa. 

être ~ sohu iva. 

Postérieur (adj.) tnegudo. 

Postérieurement gudo. 

Postérité vinu. 

Posthume (enfant—) toku- 
kujî'vi. 

Pot zèytàyize, nudaze, ahozê. 

Potable vivinunu, 

eau — ta dagbe, to vivi. 

Potage nenu. 

Potager {n,)jikpame. 

Poteau ati. 

Poterie zê. 

Potier agbàblotOy agbâsato. 

Pou ;>>. 



POU 



-- 301 — 



PRÉ 



Pouce ahsu. 

Poudre (en général) wowo. 

— (à canon) rfu, ahwàdu-. 
Poudrière dugô. 
Pouilleux mdijô, 

Poul Filanù 
Poulailler A:dA:/o^ô. 
Poulain, sovi, sovu, 
Poular (langue des Foulans) 

filanighe. 
Poule kôklosi, 

— d'eau tohè. 

Poulet (coq ou poule) kôklo, 

— (petit d'une poule) ko- 
klovi. 

Pouliche sosi yakpavu. 
Pouls alokâ. 
Poumon akonuftl. 
Poupe hûgudo. 
Poupée vivi^ hulevivi. 
Pour (à cause de) nu (pré.) . 

— (à la place de) time (po.). 

— (à regard de) nu (pré.). ' 

— (au lieu (j^) time (po.) . 

— (au^nom <le) lohwe (po.). 
— • (au prix de) Ne se traduit 

pas. 

— (en vue de) nu (pré.). 

— (relativement à) nu 
(pré.). 



Pour que ne^ anuwutUj anu» 

vtu. 
Pourceau agluzam. 
Pourpre (couleur) aveve,veve. 

— (étoffe) avO'Veve. 
Pourquoi ?aAîtti;au;e ? aniwe'i 
Pourri meiiinô. 

Pourrir niiiô, 
faire — gu. 
Pourriture nuninô. 
Poursuivre hwedo, yigbô. 
Pourtant co, e domô. 
Pourvu que ne. 
Pousse (des plantes) atisisê. 
Pousser (v. a.) sise, siseyi. 
twi. 

— un cri de gbe^ k'pegtfe, 

— (v. n.) hxcï^ za. 
Poussière ko, wowo. 
Poussif akôjizùnôm 
Poussin kôklovi. 
Poutre azau\ hdti. 
Pouvoir (v.) sohu. 

se -— sigâ : il se peut que le 
roi vienne demain» e sïgà 
ahdsu na wa so. 

Prairie avaligbe. 

Pratiquer rfo. 

Pré avaligbe. 

Précaution dayihôme. 



PRÉ 



— 808 -- 



PRE 



Préoédômment nukô» 

Précédent menukô. 

Précéder wor-nukô : le roi 
précède son général,aAd«tt 
wa gawu nukô. 

Précieux hokwe^ zixâ. 

Précipiter so-fli : il le préci- 
pita dans la nfier» êso e fit 
hu me, 

se — lôiii. 

Précisément wetime: 

Précoce mewanukff. 

Prédécesseur menukôtvanff. 

Prédire donukô. 

Préférer yiioâ kpôte. 

Préjudice giigu. 

Premier nukô. 

— né nukôjivi. 
Premièrement nukô. 
Prendre (saisir) so, wili^ yT, 

î, hï, 

— (recevoir) yi. 

— en pitié savô nu. 

— femme dasi. 

— l'air yi agame. 

— la mer yi hû me, 

— le deuil do ciyovo, 

— les devants yi nukô, 

— ses mesures blodo nu, 
^ son temps yawu a . 



Préoccuper (qqun) sihéfM 

{nu medê) . 
Préparer icuyU. 
se — blodonu. 
Prépuce ada. 
Près akpatô, akpa, 

— de gô (po., pour Ids 
personnes), lu (pré.), akpa 
(po., pour les choses). 

à peu — gblagbla. 
de — akpatô. 
Prescrire gbe. 
Présence nukônu. 
Présent (n.) nunamê. 

— (adj.) medote, medofi, 
à — di. 

Présenter ze-dote, 
se — wa dote. 
Préserver su, 
se — de gbè. 
Président gà. 
Présider ^â-jt. 
Présomptueux gôyito. 
Presque gbla (pré.). 
Pressé wulidoji, meyawu. 
Presser (v. a.) zi, fifiô, 
-' (v. n.) dowulido, 
se — yawu, dowulido. 
Pressoir zinu. 
Pressurer xi. 




PRB 



-: 803 — 



PRO 



Prestement yawuyawu. 
Prêt (adj.) gàji. 

Prétendant (au trône) ffbehâsu 
(roi de la brousse). 

Prêter we. 

Prêteur tveweto. 

Prétexte weiîô. 

Prêtre (chrétien) ahisivô- 
diinôf yewenô, 

— (musulman) alufa (Ar. 
houlafa^unisparserment), 
malegà (Ar. maoula^ maî- 
tre, ou mo'allem, qui en- 
seigne). 

— (païen) vôdûnô. 
Preuve hlehlê. 
Prévenir (avertir) dekpa, 

— (disposer Tesprit) doho 
nukô nu (m. à m. parler 
auparavant à). 

Prévoir lilikpô. 
Prévoyant nulilikpôio. 
Priape (génie de la fécondité) 

Legha. 
Prier (v. a.) hahiuo (qqun, 

nu mede), 

— (v. n.) hayewe. 
Prière yeive, yewehiha. 
Primitivement nukô. 



Prince (souverain) ahdiu^gâ, 

— (fils de roi) ahdvi^ahàauvi. 
Princesse (souveraine) flonu 

ahàsUy nonug&, 

— (fille de roi) ahàvifionu, 
Principal meyigH, 
Printempsah>t>tft(^enu (saison 

des fleurs). 
Priser (du tabac) fn (axo):. 
Prison gdhd. 
Prisonnier gâhômênu. 
Priver de /l, de. 
se — de de. 
Privilège ledudu» 
Prix (coût) ahi. 
Probable mesohuja. 
Procès hweho. 
Prochain (n.) novi. 

— (adj.) akpatô. 
Prochainement e kpo kpède. 
Proche (n.) novi. 

— {2iô'].) akpatô. 

— (adv.) akpatne. 

— de^ô (po.), lu (pré.). 
Ploclamer doji. 
Procuration gbename. 
Procurerai». 

se — ghaso. 
Prodige nujiwu. 
Prodigeux mejiwu. 



PRO 



— 304 — 



PRO 



Prodigue nugulo^ 9^^i nU' 
zanayàyâto. 

Prodiguer na-gege : il pro- 
digue l'argent et le tafia 
aux soldats, ^na akwegege 
kpo ahà gege tuîto4e. 

Produire do, blo. 

Profanateur suduto. 

Profanation stidunu. 

Profane medusu. 

Profaner dusu. 

Professeur tvemahomegây we- 
makpl(ito. 

Profession azonu. 

Profit a/e, le. 

Profiter tile. 

Profond gogo, gûgô. 

Profondément id. 

Profondeur nugôgô. 

Prohiber. Voyez interdire. 

Projet gbi. 

Projeter gbe. 

Prolifique mejivigege. 

Prolixe medohogege. 

Prolonger do*diga, 

se — diga. 

Promenade (action de se pro« 
mener) sadidi. 

— (lieu où Ton se promène) 
sadidili, sadidUime. 



Promener (se — ) disa. 

Promettre do-nana : le roi a 
promis une bague en or au 
chacha, ahdsu do nu cacae 
na na sika aloke (m. à m. 
le roi a dit au cbacha qu'il 
lui donnerait une bague 
en or) . 

Prompt meyawu, 

Promptement yawuywim. 

Promulguer doji. 

Prononcer do, dojù 

Propager wu^ u. 

Prophète nukôhodolo. 

Prophète (le — , Mahomet) 
Anabi (Ar. an-nabi). 

Prophétiser doho nuko. 

Propre (nettoyé) mime. 

— (qui appartient en pro- 
pre) tûtû. 

— à (apte à) mesohu. 
Proprement (avec propreté) 

mime, 

— (exactement) nugbonugbo. 
Propreté numime. 
Propriétaire nwnô, hwenô, nd. 
Propriété nu-desu, nu-tutu. 
Proscrire fia. 

Prospère gbènonanô. 



PHO 



- 305 - 



PUT 



Prosterner (se —) dogbale, 

jèkpo. 
Prostituée agalelo, hahasito, 

kosi. 
Prostituer (se — ) le aga. 
Prostration agbale. 
Protecteur meyito^meyikpôio. 
Protéger sa, kpô-ji. 
Proue hanukô. 
Prouver hle, dolcpô 
Provenir (de) wa [si), 
i^ro verbe fo. 
Province (région) to-me, 
Provisio ns nduduhàkpley ndu- 

du. 
Proximité (à — de) akpalô 

(po.) . 
Prudence nunwenu. 
Prudent nunweto. 
Prunelle nukûkwi. 
Prurigo, prurit klakla. 
Puant mewëhwànànà. 
Pubère metifû. 
Puberté fûtiwetiu. 
Pubis doji. 
Public (adj.) gbèto-le nukô 

(devant les gens). 
en — id. 
Publier doji. 
Puce asofi. 



Pucelle medaloji. 
Pudeur wutla, ufia. 
Pudibond wunanôy uiianô. 
Puer wëhwàûànà, 
Puiné (n.) vi-kpèri. 
— (adj.) kpèvi. 
Puis, et — wedevonu. 
Puiser dû. 
Puisque e ako. - 
Puissamment kpodo hlôhlù. 
Puissance hldhlô. 
Puissant hlôhldnô. 
Puits delà. 
Pulluler gege. 

Punaise yowè (qui sent le ca- 
davre). 
Punir hive^ A<), jewadà do. 
Punition adàwndome. 
Pur mime. 
Pureté numime. 
Purge hômeslanu. 
Purger dosla, 
se — dosla home. 
Purifier do-mime, 
se — mim^, wamme. 
Purin misi. 
Pus akpasi. 
Pustule fulo. 

Putain agaleto,haha$itOykosi. 
Putréfié meleûG, 



PUT 



— 3M — 



QUE 



Putréfier (se — ) Miff. 
Python (serpent) dôgbe. 



Quadrilatère ard-én^ (m.àm. 

quatre faces). 
Quadruple èneioghu. 
Quai tbtali. 
Qualité alokpa. 
Quand ? (înterrogatif) a?«iu- 

we? wetenu? 

— (lorsque) we, wenu, nene. 
Quant à wu(pré). 
Quantité nabi. 

Quarante kdde. 
Quart mima-ènego, 

— d'heure (jàmima: il est 
quatre heures et quart, 
e ne gâ ène kpo mima kpà. 

Quarteron (fils de métis) 
ijevôvivi (petit-fils de 
blanc). 

Quartier (d'une ville) kome. 

premier -- (de la lune) su- 
waji. 

dernier — sUyiji. 



Quatorze wènê. 
Quatre ène. 

— vingts kâwe. 
Quatrième (n.) mima-ènego. 

— {2Â\.)ènego. 

que (pronom, lequel) t. 

— (conjonction) Après un 
comparatif, ne se traduit 
pas. 

— ne ou bien ne se traduit 
pas : il a dit qu'il viendrait 
demain, e do e na wa so; 
je voudrais que tu ailles 
chez mon ami^ m julo ne 
we na yi hôtô-ce gô. 

ne... que (seulement) j5.' il 
n y a que des voleurs, e 
de ajôtO'lejâ. 

Que! (adverbe exclamatif) 
a! que cette maison est 
grande! a! dahodako hwe 
dyet 

Quel metây ete, we. 

Quelconque debu. 

Quelque de. 

— chose nde (pournurf^). 

Quelquefois ivedenu, azôde. 

Quelque... (\\iQdebu: quel- 
que chose que vous me 
commandiez; je le ferai; 



OHE — I 

we na gbe nu mi mi dthu, 

mnaiot. 
Quelques-uns matiau. 
Quelqu'un mtde. 
Quenouille fiinki'uibeii. 
Querelle jWe. 
Quereller (b6 — )doj»lt,doHU' 

gbigha. 
Querflllaur jêltdolo, nudog- 

balo. 
Qu'est-ce? animnif 
Qu'ett-ce que anime, aimufe : 

qu'est-ce que tu M» t am- 

weweblo? 
Question nubiyoho. 
Questionner (qqun) doko 

biijo nu (nu mgda) (m. à m. 

parler pour deraendar 

qquli. à qqun.) 
Queuo (en général) n, 

— (des oiseaux) va. 
Qui (relatil) «■ 
celui — », frtfl. 

— (interrogatif) miwtf mt- 
tewe ? elawe 9 

Quiconque medibu. 
Quinine avivogbUnu. 
Quintuple aiùdoijhu. 
Quinze afolô. 
Quiproquo jAft^b. 



7- RAO 

Quitta Kita. 

Quittance oAwnMmn, mii<iH. 

Quitter jff'i^, i^. 

Qui vivet m«we(/ô? 

Quoi (relatif; i, »de e. 

— (interrogitlf)afîiHMf mU 

wef anief etewef 
Quoique coijùco. 
Quotidien (adj.) ghtbigbè. 



Bflbaii didêkpo. 
Rabattre leha. 
Ralwt hulênu. 
Raboter hulè, do-togbt. 
Raboteui agùdedode. 
Racooninioder d», kpe. 
Raccoureir (v. a.) AU, dogli. 

— iv-n.)jègli. , 
Race kit. 
Racheter leko. 

— (un esclave) jà. 
Racine do. 
Racler /I». 

Raconter do, ka, doko. 
Rade gbôla. 



Rio 



— MO — 



Rif 



Récalcitrant mêmoêeméfbê, 
Receler tvôla. 
Récent yadeyade. 
Réception mewamegô. 
Recevoir yi. 
* Réchauffer (v. •.) blo-wuzë, 
— (v. n.) lewuzo. 
Rechercher gba, 
Réeif êlôkê. 
Récipient go, 
Mcïthoht'ha. 
Réciter ha. 
Réclimer kâbiyo. 
Récolte jinukûwênu, jïnu- 

kûkpkkphy nuya. 
Récolter ya, 
Reeommencef téjêji, lédo, 

leblo. 
Récompense nunaMne. 
Récompenser nmiume. 
Réconcilier lééh-hâl&nu. 
se — lejc^ hétS, 
Reconduire hkfiaia^. 
Reeoimaissant meflî'nd, tnelit^ 

me. 
Reconnaître tû, fit. 
Recouvrir ghâ^ gba. 
Récréer dayihû. 
se — yikû. 
Recruter y^^.. 



Reçu (n.) akwewema. 
Recueillir yi. 

Reculer (v. a.) d^agôt dâ* 
gudo, 

— (v. n.)yo' ago^ yi gudo* 
Reculons (à — ) ago. 
Reddition nuzena^me. 
Redire ledo. 
Redonner lena. 
Redoubler leblo^ Ugblô. 
Redouter (qqcfh.) di (nde) 

hèsi. 
Redresser dogàji. 
se — site. 
Réel nugbo. 

Réellement nugbonugbo. 
Refaire ledo^ leblo, kghlo. 
se — jakpôle. 
Réfléchir lUamekfô. 
Réflexion tamelili^ niiHkpd. 
Reflux hnsisà. 
Réformer blo-alokpà dét'â 

(faire dune autre rtïa* 

nière). 
Refouler ?ia. 
Refroidir (v. a.) Uonéfd. 

— (v. n,) jènefa, nefa. 
Refuge hôsisiti-me. 
Réfugié hôsisinô. 
Réfugier (se — ) êisi. 



RBF 



-- 811 — 



Rfiaf 



Refuser gbèf yi a. 

Régaler na ndudu vm\ 

se — dunuvivi. 

Regard kpuhpâ. 

en — de nukûme (po.). 

Regarder kpô, 

le — comme kpa. 

Régime (de fruits) (a*i#M^) 

/a. 
Régiment ahwâkplekpie. 
Région to~më. 
Régir kpâ-ji. 
Règle (loi) «, *?:. 
— (menstrues) la. 
Règlement 5t, 5f . 
Régler rfosi, (lo«r. 
Règne ahèsugbi. 
Régner gbè ahôsuy ûigdt 
Regret vivi. 
Regretter [(qqch.) nuvè {nde 

me). 
Régulier gâtôji^ gàji. 
Rein (glande) ad(Âi, 
Reins (bas de Féchîne) 

neghe. 
R^ne (épotkse du roi) ahd- 

Sî49i. 

— mère ada, ahôsuno» 
Rejeter ze. 



Réjouir hû'hém$ : eela me 
réjouit, hû hâme'Oej cela 
réjouît mon pèr«, e hU 
tO'Ce home. 
se — vivi {nu mi nu we^ 
etc.), dayihûjhôme hû {mi\ 
we^ etc.) : cet homme se 
réjouit, e vm nu mnu dy$ 
ou sunu dj/ê dayihû ou 
home hû sunu dye» 
Réjouissance hômihûhû. 
Relâche vuvo. 
sans — e va a. 
Relever yî-HU^ f^êUê, hl^iU, 
se — site* 

Religieux (adj.) maumsito, 
— (n.) vôdûnô. 
Religion mawunu. 
Reluire ko. 

Remarier (se — ) Udasi (en 

parlant d'un homm«)^ 

ledasu (en parlant d'une 

femme). 

Rembarquer (f. n.) hyi 

hû m0. 
Remède amasi^ azôwanUi 

azôghlenu. 
Remerciement oKh. 
Remercief ioku^ éMcpé^ 
dogbe : je te remérete, m 



KEM — : 

doku we, ou m dokpe nu 
we ou ffl dogbe nu we. 

Remettre ledo. 

se — jakpete. 

Remonter (qqcb.) leso nde 
waji. 

— (t. n.) Uha. 
Remontrance nwnvè. 

faire des — i qqun do »«- 

vive nu mede. 
Remords vive. 
avoir des — ti vtvi. 
Remorquer dô. 
Remorqueur hadâkû. 
Rémouleur jmgùto. 
Remous huhé. 
Rempart agbonu, kpadido. 
Remplacer wuzu. 
Rempli egwe (pour «go e, il 

l'a rempli). 
Remplir go. 
se — yigo. 
Remporter leu-yt. 
Remuant mestyi, t dû 
Remuer {v. a.) gboho, dâ. 

— (v. •a.)$eyi,dii. 
Rémunérer nanum*. 
Renard alûi. 
Rencontrer kpt, hûkpe. 
se — hûkpe. 



Rendez-vous dokpe.. 
Rendre (restituer) xena, fû, 

;>'■ 

— (faire devenir) do, ko, 
zedo. 

se — (aller) yi. 

se — (se livrer) dehmtfûnu 
(m. à m. déposer les ar- 
mes). 

Renfermer su. 

Renfoncer sisèdo. 

Renforcer da-ktôhlônfi. 

Renfort klshlâwanu. 

Rengainer do-kûme. 

Renier mû. 

Renifler semisûdo. 

Renommé gebinwe (m. à m. 
tous le connaissent). 

Renommée yiymu. 

Renoncer à de. 

Renouveler ledo. 

se ^ fewa, leja. 

Renseignement kihle. 

Renseigner hle, kplô. 

Rentrer (v. n.) lebye. 

Renverser sù^-nâ^i : le vent 
a renversé le mur, jowô 
ko siièdonàyi. 

se — lisêjayi. 

Renvoyer U, Usedo. 



RBN 



— 313 — 



RES 



Renvoyer (chasser) ûa. 
Repaitre (se — de) dunu. 
Répandre um, u. 
se — yiwu. 
Réparer blodo, gblodo. 
Repartir (répondre) nakpe. 
Répartir (partager) ma. 
Repas nduduwenu. 
Repasser (v. a.) (aiguiser) 
gà, 

— (le linge) H (avo). 

— (v. n.) ledi. 
Repentir vive. 

se — vivèy e vè nu {miy we, 
etc.) : je me repens, m 
vive ou e vè nu mL 

Répéter ledo. 

Repli niîî^. 

Répliquer nakpe. 

Répondre nakpe, yigbe. 

Réponse kpena. 

Repos gbqjewenu. 

en — gbojeme. 

Reposer (v. a.) lésa, ledo. 

— (v. n.) mlànù 
se — gboje. 
Repousser sisë-ûàyi. 
Reprendre (prendre de nou- 
veau) leso. 



Reprendre (réprimander) do 

nuvivè (qqun, nu mede). 
se — dyoho. 
Représentant meti-time, me- 

tidevotime. 
Représenter U4tme. 
Réprimande nuvivè, hovivè. 
Réprimander do hovivè 

(qqun, nu mede). 
Reproche hovivè. 
Reprocher do hovivè^ dokovè. 
Reproduire kpôblo. 
se — (avoir de la postérité) 

jivi. 
se •— (avoir lieu de nouveau) 

leja. 
Reptile làvunô. 
Requin gbowele, wa. 
Réserver hula^ wôla. 
Réservoir tdgô. 
Résider no^ nogbè. 
Résine ahô. 
Résister ^/o. 
Résonner degbe. 
Respect sist\ 
Respecter st. 
Respectueux nusistnô. 
Resiiirer gboje. 
Resplendir ko. 

18 




HBS 



-a«- 



RBV 



Ressembler (à qqun) di {nu 

meéU), 
Ressentir kpô. 
Resserrer fiyô. 
Ressusciter (v. a.) ledofô. 

— (v. n.) lefô. 
Restaurant nduduhwe. 
Restaurateur nduduh wênô. 
Reste kpt'kpo. 

Rester (être en reste) kpo. 
Rester (demeurer) no, noyt^ 

noîy 77ohL 
Restituer jVi. 
Restitution nujujô, jujô . 
Résultat nujija. 
Résurrection fufô. 
Rétablir ledo, 
se —jèkpôie. 
Retard lilù 
en — lilime. 
Retarder (v* a.) /i. 

— (v. n.) yilili. 

Retenir hulay icili, ht^doUy 
yt'dote. 

se — note. 

Rétention (avoir une *^ d'u- 
rine) i9ku dado «» 

Retentir degbe^ 

Retentissant medegke. 

Rétif memasemegbe. 



Retirer ien. 
se — y». 
Retour lile, wiim. 
Retourner (v. a.) le. 

— ( V. n.) leyi. 
se -^ legudo^ leko. 
Retranchement ogbQ^ afbo- 

me. 
Retrancher (supprimer)(/0«t, 
sosi, 

— (fortifier) do aybo ledo. 
Rétrécir do-hika^ do ybodo. 
se — hiha, gbodo. 
Retrousser ze^hû. 
Retrouver le^m. 

Réunion mekplekpUé 

Réunir kple, 

se — yikpledokpo, 

Réussir jada§b4. 

Revanohe aAo«dt 

en — nukûme* 

prendre sa -^tû nko. 

Rêve dlo. 

Réveil damlùfônuy fufô. 

Réveiller (qqua) dofo {nu 

mede), 
se — /o, /iî damlêmei, 
Révéler AMo. 
se — jèwe. 
Revenant (n.) kutito. 



RBV 



-- S15 — 



ROB 



Revendre lésa. 
Revenir lelewa^ hwa. 
Revenu (n.) aU. 
Rêver kudlo. 
Révérer sise. 
Rêverie dlokunu. 
Revers (envers) gudo, 

— (mallieur) nu-nana. 
Revêtir (mettre sur soi) 

dawu^ sawu (pour do awu, 

so awu). 
Revoir lekpô, lemd, 
au — mi na lexva (m. à m. 

nous reviendrons). 
Révolte nufôgu, nujaghy 

nujègu. 
Révolté mefôgu, mejagla, 

mejègu. 
Révolter (se — ) fôguy jagla, 

jègu. 
Révolution gufônu. 
Revolver awmnetu. 
Rhinocéros aôtizoto, awff. 

tizolo. 
Rhum ahà. 
Rhumatisme kàzô. 
Rhume (de cerveau) aôtikpë. 

— (de poitrine) kpë, 
Ribaude agaleto. 
Ricaner konukonu. 



Riche akwenff^ dokIM. 

Richesse dokû. 

Rideau nugbavo. 

Ridicule e hwL 

Rien (négatif) nde a^ ndebu a 
(pour ntide a, nudebu a» 
pas une chose, pas une 
chose quelconque). 

— moins que (nullement) a. 
Rieur nukukoto. 

Rigide megdji. 
Rigole agbovi. 
Rincer At/^i, wi. 
Rire (n.) nukuko 

— (v.) honu. 

— de ce, kiko. 
Ritournelle lelehihà. 
Rivage (quelconque) to. 

— (d'une eau douce) lato. 

— (de la mer)A-M/o, huhpoji^ 
huta. 

Rival këto. 
Rive to. 

^i\er2iintdtogbènu^hutogbènu. 
Rivet gbagà. 
Rivière tà-sisa. 
Rixe jele. 
Riz molikû. 

Robe fionuwu^ vlaya, agavo, 
agawu. 



SAI 



— 3!8 - 



9A0 



lâsato ko gM flibukûtô stsi 
(m. à m. le boucher a 
coupé le bœuf, son gang 
coule). 
Saigner (v. n.) dfi hû, lie hU. 

— (lu nez soumfle. 

Sain medaijbe nu home (bon 
pour le ventre). 

— et sauf mematikpa, mema- 
' itvè. 

Saindoux agluzajo. 
Saint (adj.) yeve, 

— Cn.) j/ewegbènQ. 

Saisie Judiciaire ahoghome. 

Saisir wilif mili\ yd, T, H. 

se — de id. 

Saison wenu, 

grande — sèche akudowenuy 

k/fhume, 
petite — sèche /nihuttênu. 
grande — pluvieuse jïirftiM. 

petite — pluvieuse jinu- 

kihrenu. 
Salaire sifmêkwe. 
Salamandre Uhio^ nloto M- 

Sale A-M/ï, mekuji. 

Salé metijè. 

Saler i^qqch.) dojè (niemi\ 

Salière /Mm ;V<9M. 



Saline y^(/a^t;7i^, jègbame. 

Salir kuji, hôdihô. 

se — jdkuji. 

Salive atà. 

Salue agbaji. 

Saluer (qqun) dogbe{numede). 

S^luigbedome, 

Salut ! kudèu, kudèwu, oku. 

Samedi vôddgbesi azàtewe, 

asibigbe (Ar. as sebt.) 
Sanctuaire vôdâhwe. 
Sandale ma/^/b^/>a(chau8Sure 

de musulman). 
Sang hR, 

Sanglant me/lehû, hfïdewu. 
Sangler gbla-home. 
se -^ gbla home. 
Sanglier gbegluza, agluza- 

gbemetô. 
Sangloter yauf. 
Sangsue asâ. 
Sans e mevo fpo.) : le roi est 

venu sans soldats, ahdsu 

tca tuît(hle ye mevo. 
Santé ghê. 

Santé (bonne — )ghèdagbe, 
— (mauvaise — ) ghè na^. 
Saoul ahànumunô. 
Saouler mu. 
se — moka. 



SAP 



— ^iO - 



SCO 



Saper ktt. 

Sarcelle tbkôklo, 

Sarcler hwa. 

Sarcopte de la gale akli. 

Satin sedavo. 

8atisfaire(qqunyo hémehûhlï 
{nu mede), 

se -^ dokômehûhû. 

Satisfait hômehûkûnô. 

Saturé e gwe (pour e goe): 
cette eau est saturée de 
poussière, êi dye ko gwe 
(cette eau, la poussière la 
remplit). 

Saturer go. 

Sauce làsi, si. 

Sauf (adj . ) mematikpa. 

— (pré ) dente a (po.) : 
tous viendront, sauf les 
malades ; ye hi na wa azô- 
nô-le deme a, 

SBMÎ-conômtlomeyigbêwema. 
Saunier jVrfa^o, jèbloto. 
Saut nulo. 
Sauter lô, lôytji. 
Sauterelle gbo, kie, jo. 
Sauvage (2LÔi,)ghemêl(7. 

— (barbare) meûana,. 
Sauvage (n.) gbemenu. 



— (pSiThMe) gbèto-meftttfta. 
Sauver ivu^ u. 

se — hôwêzu. 
Sauveteur mewuto. 
Sauveur mejôto. 
Savane fâji. 
Savant nwfïwtf^o, yewênô. 
Savetier afokpabloto. 
Savoir (n.) nunwenu. 

— (pré.) e fli, ê ne (pré.), 
ni (po.) 

— (v.) ;7d, fiwêjSe, 

— (une langue) se (gbede). 

— vivre (n.) ajwanu. 
Savon arfi. 

Savourer (un liquide) na- 
kpô, 

— (un solide) du-kpff. 
Savoureux vîvi. 
Sc2i[)u\2iiremedujègbokà{nmU' 

lette des chrétiens) . 
Scarabée zege. 
Scélérat nunaftadoto. 
Sceptre ahàsukpo^ gàkpoge. 
Scie sa, hulegbônu, hulezenu. 
Science nuîltvenu. 
Scier ze. 
Scieur hulezeto. 
Scintiller Ad. 
ScolopenAté jldogbe. 



SCO 



— 320 — 



SEM 



Scorpion ahôkekle. 

Scribe wemabloio. 

Sculpter (en argile) so ko 
blo : il a sculpté un féti- 
che, e so ko blo vôdii nu» 
kûme. 

Sculpteur kontikûmehloto. 

Se (soi) e, 

— (à soi) ni (pour nu e). 
Seau zë, akluba. 

Sec huhu, hïya. 
Sécher (v. a.) hu» 

— (v. n.) huhu. 
Sécheresse akudo, nuhuhu. 
Second wego. 

Seconde (n.) gàmima'kpèvi. 
Secondement azô-wego. 
Secouer huhwi. 
Secourir (qqun) dalo (nu 

mede). 
Secours dcUodidi. 
au — \ wa dalonu mil 
Secousse huhuhwi. 
Secret (adj.) wôlawôla. 

— (n.) ho-wôlawéla. 
Secrétaire wernabloto^ wema* 

hulàto. 
Secrètement wôlamla. 
Sédentaire menoyi, menoht. 
Séducteur nuvudoto. 



Séduire (qqun) do nuvu (nu 

mede). 
Seigneur aklunô^ ahdviy me-- 

daho. 
Sein (mamelle) anô. 

— (intérieur) hômey hô, H- 
Urne 

au — de me (po.)deme (po.). 
Seize afolô nukû dopko. 
Séjour noyîwenUf nokiwenu. 
Séjourner /t, no. 
Sel (de mer) je, 

— (gemme) ayidôjè. 
Selle (de cheval) sopka, 
aller à la — yi ada 

Seller (un cheval) ^Ma (soj 

kpa. 
Sellier sokpabloto. 
Selon nu (pré.). 

— que ne. 

Semailles nudôy nudôwenu. 
Semaine vôdûgbe^ azâtewe. 
Semblable alokpadokpo^ me- 

diyede. 
Semblant (faire — de ou 

que) kfà. 
Sembler di. 
Semelle afokpadô. 
Semence nukû y nudô. 
Semer dôykû. 



SEM 



— 32t — 



SEU 



Semestre sU-atze. 
Sénégal Senega. 
Sénégalais Senegagbènu, 
Sens jijinume. 
Sensé jijinumenô. 
Sensible menunoghlahtina. 
Sentence (judiciaire) toeho^ 

hweho. 
Sentier ali-kpèvi. 
Sentinelle hweHùo, mehoto. 
Sentir (par Tun des cinq 

sens) wëse, wêkpO, 

— (par le nez) wèwêkpô, 

— (éprouver) kpô, 

— (v. n.) wêwê, 

— bon wë/iwfi dagbe, wèhum 
vîvi, 

— mauvais wèhwà fiàfià. 
Seoir (être convenable) iiô. 
Séparément kà dokpodokpo. 
Séparer, se— kà. 

Sept tewe^ ciyàwe (P. N.). 
Septembre sîi-tewego. 
Septentrion nukôme. 
Septentrional nukônô. 
Septième (adj.) tewego. 

— (n.) mima-tewego. 
Septièmement azô-tewego. 
Sépulcre yohà. 

Serein (adj.) dt. 



Serein (n.) tihû, gbadahti. 
Serf kànumoy devi. 
Sérieux hojoto, nujonô. 
Serin hèvovo. 
Serment vôdûhulehule, Ma- 

wuhulehule, 
faire —, prêter — hulevôdûy 

huleMawu, 
Serpent dà, 

— à sonnettes huligbu. 
Serre (d'oiseau) fhévi) afo. 
Serré fiyôfiyd. 

Serrer fiyô, si . 
se—fiyo. 
Serrure sèli. 

Serrurier sèliblolo^ fletûtOé 
Servante devi-nonu. 
Service ahdida^ kikliy kîklù 
rendre — nakikliy naktklï. 
Serviette (linge) duku. 

— (portefeuille) wemagba. 
Servir (v. a.) dalo wu. 

— (v. n.) dalo. 
se — de xà. 
Serviteur devi. 
Ses tôle. 

Sésame ayoliku. 
Seuil kpôkàji, hoji. 
Seul dopko, 

un — id, 



SEU 



- Sf* -• 



mM 



Seulement y^, e ne kede, 

pon — maïs encore ja a cok- 
po : non seulement il est 
venu, mais encore il a 
amené son frère ; e ko wa 
jà a, cokpo e kple novi-tô 
wa. 

gève atimesi, 

gevrer (un enfant) yi (nu vi) 
anosi a, 

Sextuple aizedoybu. 

Shilling sili (An), Qkwe deg. 
ha (4,000 caurîes), 

gi (affirmatif) e ne, e ni, 

— (conditionnel) ne, 
rr- (dubitatif) ne, rli, 

=- ce n'est demea (po.). 
^ ce n'est que ne,., a, 
r— (autant) que ?nô, 

— (tellement) su (avec un 
adjectif), sukpo (avec un 
nom) : il est si grand 
qu'il ne peut passer sous 
la porte, e su dàho e sohu 
di hàlihenu dé a. 

Siège (pour s'asseoir) zikpOf 
kplabe (P. palavra, réu- 
nion, palabre). 

Sien (le — ) etôdye^ meta. 



Siens (les —, ses parents) 

novi tô'le. 
Sieste (jhojeivmu. 
Sifflement kdkwi. 
Siffler kwi. 
Sifflet kpëie. 

Signal hlehlenu, wulu^ wffiû. 
Signaler hle. 
Signe wutu, utu, iviitû. 

— de la croi)^ akluzodonu. 
Signer blowema ni (ce, towe, 

etc.) : il a signé ce papier, 
e blowema ni tô do wema 
dfje (m. à m. il a écrit son 
nom sur ce papier). 

se — do akluzonu. 

Signifier (vouloir dire) ne. 

Silence abo. 

en — dabo, 

— ! nabo t nc^bwe ! 
faire— nabo. 

Silencieux abonandj menabo. 
Silex kwi, kl. 

Sillon hwT, 

Silo ayidô. 

Simple yaya. 

Simplement ja. 

Simplifier doyaya. 

Simuler kpa. 

Simultané meja wenii dokpo. 



SÎM 



— 3^ — 



SOM 



SimultanémenI wenu dokfo. 
Sincère nugbohodoto. 
Singe (en général) zilî, 
ziwd, kahli (M.). 

— à queue ziû^ ziiva, 

— sans queue ato. 
Singer kpôblo. 
Singulier (adj.) vlafô» 
Sinon ma^ mayT^ maï^ mahT, 
Sirop ah(l''Vivii 
Situation ti-mê. 

Situé (être — ) noyî, noht. 
Sixaize^ayize^cidokpo (P.N.)i 
Sixième (adj.) aixego^ 

— (n.) mima-aiiêffo. 
SiKièmemeni azô-aizag^. 
Sobre memadunugege. 
Société (en général) ffbè. 

— commerciale meffbagbosiH 
hunude. 

Sœur novi, nom-fXonu. 

— (religieuBe) îîonu-vodûnô, 
belle — (sœur du mari) asu-* 

novi 
belle — (sœur de la femme) 

asi novi, 
belle — (femme du firère. 

novi asi. 
Soie seda (P. toda)> 
Soif gblanu. 



avoir soif sinugbla$i{mi^ wê^ 
etc.) : cet homme a soiff 
sinu gbla si sunu dye. 
Soigner (qqun) savuni (nu 
mede)y kpôdagbe (mede), fli 
mede, 
se — dayihômê. 
Soigneux medogàji. 
Soin dagbekpônu. 
avoir — de kpôdagbe^ fit. 
Soir gbada, gbadanu. 
ce — egbe gbadanu. 
Soirée gbadanu. 
Soit ! m julol (m. à m. je 

veux bien). 
Soixante kàde ko. 
Sol ayikûba, ayi, dô. 

Soldat tuUo, tuyïtOi iuhîto, 
ahwàyito. 

Solde (n. f.) aïohi, sâtmkwe. 

Soleil wezivo^ we, lisa (Ab.). 

Solide (adj.) siglsiyT, 

— (n.) nU'êiyïêiyï, 

Solidifier do9%y%. 

se — «lyfk 

Solitaire mêyidokpo, 

Solive ^f . 

Solliciter kàhiyo. 

Sollicitude dagbekpônu. 

Sombre xifl^, zfflê. 



SOM 



— 324 — 



SOtJ 



Sombrer siyo. 
Somme (n. f.) kplekple, 

— (n. m ) amlf). 
Sommeil damlôme, amlôgô^ 

amlô. 
Sommeiller damlô. 
Sommet ji, akpoji. 
Somnambule medizô dam- 

lôme. 
Son (ad j.) tô. 

— (n.) (bruit) hunu. 

— (partie grossière du 
grain) kffflû. 

Songe dlo. 
Songer kudlo. 
Sonner (v. a.) hô, 

— (v. n,)dogbe, 

— de la trompe kû kpè. 
Sonnette anigle. 
Soporifique tneblodamlo. 
Sorcellerie azenu. 
Sorcier azèUJ, afagheto 

(Azëio veut dire « l'homme 
aux pistaches », parce 
que les sorciers se servent 
de pistaches ou d'aman- 
des de palme pour tirer 
leurs horoscopes; afag- 
beto veut dire a qui parle 
la langue d'Afa » par 



allusion à la langue hié^ 
ratique des prêtres daho- 
méens). 

Sorgho likû. 

Sort afa. 

Sorte alokpa, 

de — que mô. 

Sortie tûtô. 

Sortilège azënuy afanu. 

Sortir (v. a.) so-yisù 

— (V. n.) tô: sors de la mai- 
son, iôsi hwe. 

Sot hôlônô, totlito. 
Sottement hôlôhôlô. 
Sottise lelônu, hôlô. 
Sou 8Uy akwe afode (200 cau- 

ries). 
Souche alixoto. 
Souci vive, 
avoir des — tivivè. 
Soucieux metivivè. 
Soudain (adj.) mejakplawû. 

— (adv.) kplawU, wulidonu, 
Soudan Mewitome, 
Souder kpe. 

Souffle fûfû. 
Souffler (v. n.) fû. 

— (respirer) gboje, 
Soufflet (de forge) wôhû. 



sou — 3 

Soufflet (gillp) lomehi/ià, to- 

tiiek pikpo. 
Souffleter (qqun.) Ad {mede) 

tome. 
Souffrance yajiji, ija, vive. 
Souffrant meoivè, vè. 
Souffrir (v. a.J (endurer) to- 

— (tolérer) yigbe. 

— (T.n.)>iya, vè. 
Soufre iuya. 
Souhait jijulo. 
Souhaiter ju/o. 
Souiller dokuji. 
Soulager gble. 
Soulever so-yiji, se. 
se — site. 
Soulier afokpa. 
Soumettre(Gonquérir) œugà. 
se — semegbe. 

Soupçon gbigbada. 
Soupçonner ghada. 
Soupe fieieu. 
Souper (n.) gbadanundudK. 

— (v.) dunu gbadanu. 
Soupière nttcuzë. 
Soupir gbigboje. 
Soupirer gboje, degboje. 
Souple mesohufiè. 
Source tônu. 



i- SQU 

Sourcil ngazô, nukûfiil. 
Sourciller lenulta. 
Sourd tokunf). 
Sourire (n.) nidiiko. 

— (V.) konu. 
Souris azagbe. 

Sous glo (po.), dû (po.). 

Soustraire de, jajô. 

se — à (fJ si. 

Soutenir (au propre) dokff. 

— (au figuré) so-no. 
se — d(Ae. 

Souterrain (n._) ayidôli. 
Soutien hadonu. 
Souvenir (n.) nu/lifli, 
se — de fil. 
Souvent azôgege, wewe. 
Souverain fn.) ahàsu, gû. 
Spacieux mediga. 
Spasme agisô. 
Spectacle nukpôli-tnd. 
Spectateur nukpôto. 
Spectre kutitoye. 
Sphincter yonukà. 
Spirituel ayiyemenu. 
Spiritueux uhà. 
Splendide e M tlala. 
Spolier /î. 

Squale gboweU. 
Squelette mehu. 



StA 



— 326 — 



sm 



Station wilitime. 
Stationner note, dote. 
Statue nukâme. 
Steamer zohù. 
Steppe fàji. 

Stérile (infécond) memajivi. 
— (infertile) mematisUè. 
Sterling (livre — ) siliko (iO 

shillings), akwe degba ko 

(gO.OOO caurie^). 
Sternum akùku, 
Stimate we. 

Stimulant (n.^ dohûsenu. 
Stimuler sehûdo. 
Stipuler rfo^r, dokï. 
Stratagèmes^. 
Studieux wemakplônd. 
Stupéfoit mi^fiyâme, medihèêi. 
Stupéfier (qqun.) dewuji.do' 

hèsi {nu mede). 
Stupeur hèsL 
Stupide hélô?iô. 
Suaire mekukuvo. 
Suave vivi. 
Subir so-no. 

Subit (adj.) mej^jJcflawd, 
Subitement kplawflkplaivd. 
Subjuguer wiigâ. 
Subsister gbè, fwgbè. 
Substituer do-time .'l^voleitr 



a substitué des noyaux 
aux pièces de monnaie, 
ajôto do kwi-le gàkpèkpè 
ti?ne ; il lui a substitué un 
autre ministre, e do lali 
devo ii tô me, 

se — à j/îtime. 

Suc si. 

Succéder à yi-Ume. 

Succès nujadaghe. 

Successeur menome^ime. 

Succomber jayi. 

Succulent viin-thla. 

Sucer gbigbô, gbûgbtt, 

Sucre yevojè [se] des blancs). 

Sucré rm. 

Sucrerie yevôjèblotime. 

Sucrier (n.) yewjègbà, 

Sud gbètUi, hume. 

Suer jede. 

Sueur de. 

Suffire kpe. 

Suffisamment è kpe, è nd. 

Suffoquer (v. a.) fà. 

— (v. n.) sugboje. 

Suicider (se — ) hu (mi, wé, 
etc.) desu : il s'est suicidé, 
e ko hu e dem. 

Suie azizomi. 

Suif nibujé. 



sw 



^3J7 - 



SUR 



Suint làde. 

Suite (en général) gudonu, 

— (d'un personnage) mek- 
plèto. 

de — dijodi. 

tout de — diy dijodi. 

Suivant (pré.) nu (pré.). 

— que ne, 

— (n.) devi^ gudodilo» 
Suivre yi-gudo^ mlè^ kplè, 

hwedo, 
se — yi dokpo dokpo gudo. 
Superficie Urne, 
Supérieur (adj ) medomenu, 

— (n.) medomenu^gà. 
Superstitieux afasëto. 
Suppléer à de-time : le ma- 
nioc supplée au paiU; te de 
wohuhu tme. 

Supplice ay^'^a. 
Supplicié ayiyaiid. 
Supplicier so-yiya. 
Supplier hiyobiyo. 
Supporter (soutenir) dohû. 

— (endurer) so^no. 

— (tolérer) yigbe. 
Supposer W?'. 
Supprimer de. 
Suppurer nekpasi. 
Suprême vuvo. 



au — dégrë time tuvo. 
Sur (au-dessus de) ji (po.), 
do (pré.). 

— (contre)rfw(pré.),rfo (pré.) 

— (au sujet de) me (po.). 

— (d'après) ne se traduit pas. 

— (vers) do (pré.). 
Sûr (aigre) vèst, 

— (certain) nwegà, 

— (en qui on a confiance) 
soghe, medagbe. 

Sûrement nùgbonugbo. 
Surexcité hômesim. 
Surexciter sehûdo. 
Surface (superficie) tinte. 

— (partie supérieure) ji. 
SvLTgirsite. 

Surlendemain azdlôgbe. 
Surmonter ha-ji. 
Surnager liià-ji. 
Surnom m-siyTsiyi. 
Surnommé metinisiyisiyï. 
Surnommer na ni siyïsiyî. 
Surpasser lou^ u. 
Surplus deji, 

au — id. 

Surprenant mejnm. 
Surprendre (arriver à Tim- 

proviste) yija (qqun., do 

mede). 



SUR 



— 328 — 



TAI 



Surprendre (étonner) do 
wuji (qqun., nu medé). 

Surprise (n.) wuji. 

Surseoir à jôdo. 

Surtout (adv.) gàyinu. 

Surveillant &M;^A;;)dto, alikpôlo^ 
azokpôto. 

Surveiller kpô-ji. 

Survenir y^e. 

Suspendre kpla. 

se — i^€iT qqch, gbla ndekpla: 
le singe se suspend à Par- 
bfe par sa queue, ziû gbla 
si tô do ati kpla, 

Svelte winiwini. 

Syphilis fûzô^ azô sunukpo- 
nonuwakpà. 

Système alokpa. 



T 



Ta towe. 

Tabac (en général) azo, ta- 
ba (F.). 

— à fumer azonunu, 

— à priser azofûfû. 

— h chiquer azodtulu. 



Tabac en rôles agôdazo. 

Tabatière azogô^ azogbavi^ 
azokpoti. 

Table tavô (P. taboa, tavoa). 

Tableau (peinture) nubloblo. 

Tablier (petit — pour ca- 
cher les parties sexuelles) 
vlaya. 

Tabouret zikpo , akatake , 
kplabeÇP. palavra, réunion^ 
palabre). 

Tache dihOy nukuji. 

Tâche azo. 

Tacher dokuji, 

se — dokuji awu {ce, towe, 
etc.) ; tu t'es taché, we do- 
kujt ami towe (m. à m. tu 
as sali ton vêtement). 

Tâcher de blokpô, gblokpô. 

Tacheté metiwuiu. 

Tacite abonô. 

Tacitement dabo. 

Taciturne mekuwu. 

Tafia ahd. 

Taille (dimension) nudiga. 

— (partie du corps) alitime. 
Tailler ze. 

Tailleur ntUôto. 

— de pierres awiyàzeto. 
Taire do a : il faut taire ce 



TAI 



— 329 — 



TAT 



secret, e nd newedoho dye 

wôlawôla a. 
Taire (se —) nabo. 
Talisman gho^ gbokâ. 
Talon afogudo. 
Tamarin awati. 
Tambour hO, 
battre du -^ hûhô. 
Tambourin hôvi, hô-kpèvi. 
Tambouriner hûhô. 
Tamis ajahwi. 
Tamiser hwi, 
Tamtam hô. 
jouer du ~ hûlw. 
Tan lehwenu. 
Tandis ç{\xQwenuwe, 
Tanière dô 
Tanner (une peau) hwelt 

{anu)^ blo (anu) dô. 
Tanneur anuhloto. 
Tant que (tellement que) su. 

— de sukyo. 

— que (aussi longtemps 
que) desu, 

— mieux e fw, 

— pis^ nô a. 

Tante (maternelle) nafi. 

— (paternelle) danonu. 
Tantôt (adv.) dizàde (pour 



le ^2iSsé)^enozàde, e kpo 
kpède (pour le futur). 

— .. — wenu...wenu. 
Taon aj(7. 

Tapage hunuhunu. 
Tape tomekpikpo. 
Taper (v. a.) hô. 
Tapir (se — ) gbtgbè. 
Tard wenudedwe^ wenudi. 
trop — wenukodi. 
Tarder H. 
Tardif e IL 

Tarentule yedede-adinô (arai- 
gnée venimeuse). 
Tari (vin de palmier) atà. 
Tarir (v. a.) hu. 

— (v. n.) hihà^ hiya. 
Tarse afoti. 

Tarte aha. 
Tas sô. 

Tasse akluvi^ kluvi. 
Tasser kple. 
se — hplekpîe. 
Tàter gba. 
Tâtonner gbada. 
Tâtons (à — ) dogbigba. 
Tatouage we. 
Tatoué metiwe. 
Tatouer gbôwe. 
HhtxmeMV wegbôto. 




TAU 



- 330 — 



T«M 



Taupe ho, 

— grillon (courtilière) agbo. 
Taureau nihusu^ nibu asu. 
Taxe de, denu. 

Taxer (qqun) do akwejijo (nu 

mede). 
Te (toi) we. 

— (à toi) nu we. 
Teigne (/aiô. 
Teigneux melidaBô» 
Teindre do ahô (qqcli. do 

nde). 
Teint (aclj.)aÀfim7. 

— (n.) nukûmewekfh 
Teinte (n.) trekà. 
Teinture ahd 
Teinturier ahôdoto. 
Tel (adj.) melo, 

— que (pareil à) mel$we^ 
alokpa dokpo nu, 

— que (si grand que) su 
daho. 

un — mede. 

— (pronom) medewe. 
Télégramme lelefflafitvema» 
Télégraphe teieglafi. 
Télégraphier 5^rfo ieleglafi. 
Télégraphiste teleglafidolo. 
Tellement . . . que su (avec 



un adjectifs tukpo{^SQG un 
nom). 
Téméraire konukônieto. 
Témoignage dcklû. 
faux — nxivudeklu. 
rendre —, porter — ivade^ 

klû. 
Témoigner (v. a.) dokpô. 
— (v. n.)wa(ieklû. 
Témoin klûdeio^ weyito, 
faux — weijitonuvitM 
Tempe tukpa. 
Tempérament gbè* 
Tempérer fa. 
Tempête Jijohôjijowô, 
Temple Muhwe^ mçLwuhwê^ 

yewehome. 
Temps u'£nu, 

avoir le — ti wenu^ yawu a, 
passer son — à iegbe ; il 

passe son temps à jouer, 
. (egbe e dagihii (m. à m. 

toujours il joue), 
perdre son — gbu wenu, 
prendre son — yatvu a (ne 

pas se presser), 
à — wenu dagbe» 
au — de wenu (po.). 
de — en — tvenu kpo wenu 

kpà. 



TEM 



- 33i — 



TÉT 



Temps (en même — ) wenu 

dokpo. 
Tenace mesiyT, 
Tenaille mujedenu, gbekpa» 

— (adj.) gbigbOf gbugbo. 
Tendre (v. a.) (bander) vlô. 

— (offrir) gi, 

— à (v.n.) yiyWa, 
Ténèbres ziflû. 

Ténia hômedCi^ dà-hômetô. 
Tenir f, yf, /u, ti. 

— (y.ïi.)li. 
se — • do y dote. 
Tentateur awôvinôy aôvinô. 
Tentation awôviy aôvi, awô. 
Tentative nitkpôblonu. 
Tente avohd, agbegbe. 
Tenter (essayer) blok'pQ, 

— (chercher à corrompre 
qqun) do [nu mede) aôvi. 

Terme (limite) wenmu, we* 

nuvuvo. 
Terminer va. 
se — id. 

Termite kosukosu. 
Terrain ayikûba, ayikûgbch 
Terrasse hdmegbamagba. 
Terrasser sisë-îlàyt, 
T!eTVSiSsieralibloto,agbogbloto, 



Terre (globe terrestre) ayig- 
b(l, ayikûba^ gbeme, ayi\ 

— (matière terrestre) ko, 
ayi. 

— (par opposition à mer) 
gbe, gbeme. 

— (sol)ayî, dô, 

— végétale gle. 

à —, par — ' dayi, 
sur — gbeme. 
Terrestre ayigbemetô. 
Terreur nusisi^hèsi. 
Terrible medohèsi. 
Terrifier (qqun) do hèsi (m 

mede). 
Terrine le, 
Territoire to-me. 
Testament gunawema^ 
Testateur gtmato, 
Testerno^ti. 
Testicule nekwi. 
Tétanos làzô. 
Têtard gbesèvi, adimbesèvu 
Tète ta. 

— de moct takagô, 

— de tabac azokpo, 

— à — kpadide. 

Téter nô and, mvanô^ nuth 
nosi. 



TOU 



- 334 — 



TRA 



Tourmente jîhôhu, jihuhn. 
Tourmenter (qqun) si home 

(numede). 
se — sihome. 
Tourrter (v. a.) le. 

— (v. n.) lele, do, wtizu, iizu. 
Tourneur nzokekeleto. 
Tournoyer tête. 
Tourterelle htde. 

Tousser kpèkpe. 

Tout bi. 

Tous les jours gbegbe, tegbè. 

Tout(n.) nu-bi. 

rien du — ndebua. 

pas du — 00, a. 

— (adv.) bi. 

— à coup k'plawûkplawû . 

— à fait bi\ 

— de suite âijodi. 

— d'un coup wenii dofcpo. 

— puissant kpenuwu. 
Toutefois kpodobi. 
Toux kpë. 
Toxique adi7iô. 
Tracasser (qqun) si home [nu 

mede). 
Trace afodôj afo. 
Tracer blo, r/blo. 
Tradition hâ. 
Traduire do-ghe devô, wuzùi 



traduis cette phfaBêen da- 
homéen, do ho dyefôgbe. 

Trafic ajo. 

Trafiquant ajoto, ajowato. 

Trafiquer wajo. 

Trahir solde, gbamedoy so- 
flthweji. 

Train (être eh — dë)«o, di. 

Traînard fôlitiG, 

Traîner (v. a.) dô, 

— (V. n.) gbufjbu, 
se — sa. 

traire (une vache) /Îy6 {ûtbu 

nosi). 
Trait (flèche) giJ. 

— (du visage) nukûme 
alokpa. 

Traitant (commerçant) ajoto, 

— (marchand d*esclavfes) 
k(ïnu?nosalo. 

Traite (commerce) ajo. 

— (commerce des esclaves) 
kànumosanu. 

— (billet) akwewema. 
Traiter (bien — ) donudagbe 

(qqun, nu mede). 
mal — do nu nana (qqUn, 
nu mede) . 

— (conclure) gbo. 




TRA 



— 335 -- 



TRé 



Traiter (donnera mangera 
qiqun) sa ndudu {nu ntede), 

— de (parler de) dociyâ^ 
Traiteur ndudusato. 
Traître adigb&ndi menogba^ 

medo. 
Trajet ait. 
Tranchant (adj.) mezizêk 

— (n.) wi. 
Tranchée (fossé) agho, 

— (colique) hômesla» 
Trancher (v. a.) ja. 
Tranquille gblehô. 
Tranquilliser (qqun) faMme 

(nu mede), 
se — fahôme, gblehô. 
Transformer dotouiu. 
se — wuzu. 
Transi mejèfa. 
Transmettre so-wa. 
Transparent (adj.)u'arfewadtf, 

mme. 
Transpercer wu,u. 
Transpirer ;>rfe. 
Transport (navire) agbâfhïïy 

agbàyîkit, agbàhihû. 
Transporter so-yi, 
se — t/i. 
Travail azo. 
Travailler waz9, 



Travailleur azowato. 
Travers (en — ) gbô, 
de — wmo, wûvo. 
regarder de — kpd-ivuvo, 

kpô wûvo. 
à •*-, au — de gbô (po.)» 
Traverser (v. a.) gbô. 

— (v. n.) yigbô. 
Travestir (qqun) do (n% wc- 

de) awunlàgbâ, 
se — doimfil^gbâ» 
Trébucher davidavi» 
Treille viti (F. vin et att\ 

arbre). 
Treize wàtô» 
Tremblemeni ^umu, 

— de terre ayidida. 
Trembler mu. 

— de fièvre vii^ù^ ai)ivo si {mi, 
îve, etc.). 

Tremper (qqch- dans Teau) 
do nde tb me. 

— (v. n.) yitômg. 
Trente gbà. 
Trépassé kuku. 
Trépasser ku. 

Très tlala, trala^ gldglây 

dekpè. 
Trésor dokiï. 
Trésorier akwehdte. 



TRE 



— 336 - 



TRO 



Tresse de cheveux ^à^6o. 

Tresser fô. 

Triangle a:d-à^ô (m. à m. trois 

côtés). 
Tribu tomenu, 
Irïhxxnsl hwedoto zikpoj hwe- 

ndhwe,wehwe,agoli{Omdà) . 
Tribut akwejo, hweho. 
Tributaire akwejoto. 
Tricher ninuvu. 
Trichine agluzawâvu. 
Tricolore wekàtônô. 
Tricot lôvo. 
Tricoter lô. 
Trier cina. 

Trimestre 5M-âtô (trois mois) . 
Triomphateur gàwuio. 
Triomphe gâwunu. 
Triompher wugà. 
Tripe adàvi. 
Triple àtôdoghu. 
Tripler (v. a.) do-âtôdogbu. 

— (v. n.) fa âtôdogbu. 
Triste mekuwu^ megblawu. 
Triturer fia. 

Trois àtô. 
Troisième (adj.) àtôgo, 

— (n.) mima-àtôgo. 
Troisièmement azô-àtogo. 
Trombe;ïÂMAw. 



Trompe (d'éiéphant) rfo, ajU 
nakudo. 

— (d'insecte) nu, 

— (d'ivoire) kpè. 
Tromper (qqun) donuvu (nu 

mede), 
se — gblè. 

Trompette (n. f.) Arpe, aho. 
Tronc d'arbre ati. 
Trône ahàsuzikpo. 
Trop (avec un adjectif) su 

(pré.), sM5w(po.). 

— (avecunnom)5MA;/?o (po.), 
susu (po.), edi(po,),esuk' 
podi (po.). 

— peu e sukpède. 
Troque dyodyo. 
Troquer dyo. 
Trot lulô. 
Trotter !ô. 
Trou dô. 

faire un — kû dô. 
Trouble (adj.) eblu. 

— (adv.) blublUy gblugblu, 
voir — kpôblu^ kpôgblu. 
Troubler Ww, gblu, 

se — jablUf jagblu. 

Trouer (qqch.) kûdô (nde 

me). 
Troupe (de guerre) ahwâ. 



TRO 



— 337 — 



USE 



Troupe (en général) mekplek- 

pie. 
Troupeau làkplekple. 
Trouver rwo. 
se — de. 
Truie agluzasi. 
Tu we. 

Tube atidôdô. 
Tuberculose wugblazô. 
Tuer huy hu-tvi, wiy hwi, 
se — hu {miy we^ elc.) desu : 

il s'est tué, e kohu e àesu. 
Tumeur kpota. 
Tumulte hunuhunu. 
Tumultueux hunuhununô. 
Turban lamamt(kv. eFamâ- 

ma), gblagblavo, avo e sog- 

bla ta. 
Turbot afokpakpa. 
Turbulent medohunuhunu. 
Tuyau gânudôdo (tube de 

métal) . 



1J 



Ulcère agada. 
Ultérieur mewagudo. 
Un (unique) dokpo. 



Un (un certain) de^ dokpo 
(quelquefois on ne le tra- 
duit pas). 

r — e lo, mede, medokpo. 

r — ... l'autre e dye...e lo^ 
mede, , ,medey dokpo.,. 
dokpo. 

r — et l'autre ye we (eux 
deux). 

r — l'autre (/oA:/7o nu dokpo. 

Uni sogbe. 

Uniforme (adj.) alokpûdok- 
ponô. 

Uniformément alokpa dokpo. 

Union kplekplenu. 

Unique e dokpojâne, dokpo. 

Uniquement dokpo, jâ. 

Unir kple, wili. 

s* — kpledokpo. 

Univers ayigbéme. 

Urgent kplakplaji^ wuyiyaji. 

Urine adOj adosi. 

Uriner dado. 

Urinoir dadohome. 

Urticaire klaklazO. 

Usage (coutume) wîdo^ kâta. 

Usé dohoy zizâ. 

User (v. a.) gu, zâ. 

s' — zizâ. 
ï — de zâ. 



U9I 



— 338 - 



VAP 



Usltie azowahwe. 

Usité (mot — ) ho ye dwe 

(pour ho ye do e, mot on 

le dit). 
Usiter (un mot) do (ho de). 
Ustensile de cuisine ndanu. 
Usure wewe. 
Usurier tveweto. 
Utérus ayônu. 
Utile e fiôy nawanund. 



Vacarme hunuhunu. 
Vaccin nihuma$i^ sakpatag" 

blenu. 
Vacciné flïbumaiinô. 
Vacciner wi^-rfo rnbumasi. 
Vache nibusiy nibu asi. 
Vacher nibunito. 
Vaciller davidavt\ 
Vagabond memadohtve^ e do 

uhe a. 
Vagabonder do hivea. 
Vagin ayô. 

Vague (n. f.) hujt\ huhô. 
Vaillant glaglanô. 



Vain (inutile) mêmadalo. 

Vaincre wugâ, gbato. 

Vaincu c imgae: les Vaincus 
ont été faits esclaves, e 
wugâ yCy yeja kànumo{Tn. 
à m . il les a vaincus^ ils 
sont devenus esclaves). 

Vainqueur wugilio, dùwato, 
adàtù^ togbato, adâtvato. 

Vaisseau hû, hfîgbo, 

— â voiles a^/Adf. 

— à vapeur sohtï. 
Vaisselle nduduzë. 
Valet devi. 
Valeur ahi, akweho. 
Valide hlôhlônô. 
Valise gbavi. 
Vallée sô-mey sôhôme. 
Valoir (v. a.) Bigà, 

- (v. n.) /*a, hiha. 
VanjViftM. 
Vanité gôyinu. 
Vaniteux gôyinO, 
Vanner j6. 
Vannier halôto. 
Vantard mekpato. 
Vanter dokpa. 
se — ftpa. 
Vapeur a-8Ùo. 
navire à — zohîf. 




VAP 



— 389 - 



VBN 



Vaporiêer riaziiOi 
se ^^ jatizo. 
Varech hugbehûi 
Varice kâgdià. 
Varié alokpagefienô. 
Varier (v. a.) dowusH, 

— (v. n.) jèwuzit. 
Variole sakpatn. 
Varioleux sakpatanô. 
Vase (n. m.) akinha. 

— (n. f.) gbagini. 
Vaseux metighagha, 
YdiSie mediga. 
Vaurien memiO, 
Vautour ttklasu, akalasUf 

akala (P. N.) 
Vautrer (se —) sayi. 
Veau nibiivi. 
Végétal (n.) ntutudô. 
Veille (actloti de veiller) ho. 

— (jour précédent) znknkù, 

— (opposé à sommeil) zâfd- 
nu. 

Veillée zàhùwenu. 
Veiller (ne pas dormir) 
hûzà, 

— (prendre garde) îxpo. 

— (surveiller) ho, kpO-ji. 
Veilleur' mehoto. 



Veine (cafial sanguin) kflfltâ- 

vu y hûkà. 
Vélocipède keke. 
Vendange vï garni. 
Vendanger ga rT, 
Vendangeur vîgato. 
Vendeur nusato. 
Vendre (qqch. à qqun) sa 

(nrfe ha medé). 
Vendredi vôdûgbesi azâite^ 

ahàsntûgbe, jumagbé (Ar. 

djoum*a). 
Vénéneux adinô. 
Vénérable giyenô. 
Vénérer geyt. 
Vénérien (mal -) fatd. 
Vengeance ahosfl. 
Venger (qqun) $U aho {nn 

mede). 
se — 5/7 aho, gbahlù. 

Venimeut adinô. 

Venin adi, gbovè. 

Venir tva. 

en — kja-ji. 

en — aux mainâ hôhii. 

— au monde ji. 

— à bout de wuy u. 

k— e ko ja a (m. h m. qui 

n*est pas encore arrivé). 
Weni jowô,joOf joht^jôk 



YEN 



— 340 — 



VÉT 



Vente sanu, sisa, sisanu. 
Venter de jowô, de joô^ de 

johd. 
Ventouse go. 
Ventre addgô^ home, hô. 
Ver (en général) wàwu, 

— à soie sedawàwu{P. seda). 

— de terre ayiwâwu. 

— de Guinée vil, adàtog- 
hlakà, 

— intestinal wàvu-hâmetô. 

— solitaire hômedâ, dà hô- 
meta. 

Verdir (qqch.) damamu [do 
nde), 

— (v. n.) jamamu. 
Verdoyant amamunô. 
Verdure amamu. 
Verge (baguette) gha, 

— (pénis) do. 

Verger (n.) atisisëjikpame. 
Véridique nugbodoto. 
Vérifier blokpd, gblokpô. 
Véritable nugbo. 
Vérité id. 

Vermifuge hômewàvuhumasi. 
Vermine jô. 
Vérole fûzô, 

— (petite — ) sakpata. 
Verrat agluzasu. 



Verre (matière) ntdcpè. 

— (à boire) kofô (P. copo), 
glasi (An. glass), munu. 

Verrier nukpêsato, nukpë- 

bloto. 
Verroterie;^, 
Verrou sèhlo. 
Verrue yokoze. 
Vers (pré.) go (po.) 
Verser (V. R.)dudu, 

— (v. n.) sisëjayi. 

Vert (de couleur verte) aiwa- 
muno, amamu, 

— (pas mûr) vlivè, zea. 

— (en parlant du bois) mu, 

— de gris gârni^ gàvomi. 
Vertèbre negbedomehu. 
Vertige ialelenu. 

Vertu nudagbe. 
Vertueux nudagbewato, 
Vesse awà-mime^ aô-mime, 
Vesser Tiatvô, naô. 
Vessie adosakpo. 
Veste akasowu. 
Vestibule agbasa. 
Vestige wûtû. 
Vêtement ami, au. 
Vétéran meho. 
Vétérinaire lâmasiwato. 
Vêtir (qqun) dawu (numede). 




VET 



— 344 — 



VIS 



Vêtir (se — ) dawu, 
Y enf asikusUf asikudonô, 
Veuwe asukusiy asukudond. 
Vexer (qqun) do kômesi {nu 

mede), 
se — sihôme. 
Viande là. 
Vibrer didà. 
Vice wido-nafia. 
Vicier do-nana. 
Vicieux nufianahloto. 
Victoire togbigbay adàwiwa. 
Victorieux togbato, mewugn- 

me y adâto. 
Vide (adj.) vo, vonô^ e dow, 

ndemademe, 

— (n.) ndemademe^ vo. 
Vider (faire le vide dans) 

vo. 

— (répandre) dudu, 
se — dovo. 

Vie gbè. 

Vieillard meho, degend-kpik- 

po. 
Vieillesse nukpikpo. 
Vieillir kpo. 
Vierge (adj. et n.) medalojiy 

e ko daco a, 

— (la Sainte — ) Maxcuno^ 
Mauno. 



Vieux, dohoy kpikpo^ hoho. 
Vif meyawu. 
Vigilant mekpônu. 
Vigne vïti (F. vin et atij ar- 
bre). 
Vigoureux hlôhlonô. 
Vilain (adj.) fiana. 
Village, tOy to-kpèvi. 
Ville tOj to-dahOy ayitome, 

— forte sinbo, sigbo. 

Vin VI (F. vin), vino (P. vin- 

ho). 
Vingt ko. 
Viol kàwiliwili. 
Violence hlôhlôzmu. 
Violent hlôhlôzôto. 
Violer (une femme) wilika 

{nu iîonu dé)^ zo {nu nonu 

de). 
Violet fefe. 
Vipère dâ-adinô. 
Virginité medalo^wenu. 
Viril asunô. 
membre — do. 
Vis ahlume. 
Visage nukti-me. 
Vis à vis nukô, 

— de nuk(y{po,). 

Viser (avant de tirer) dowiï, 
kpetiiiy kà. 



VIS 



- 343 



VOY 



Visite nuyidogbe, 

rendre — à qqun, visiter 

qqun yi dogbe nu tnedê. 
Visiteur gbidoyito. 
Vite yaivuyawu, kplawûkpla- 

wfi. 
Viticulteur vtgleleto* 
Vitre nukpë. 
Vitrier nukpèsato* 
Vivant megbime» 
Vivat I wuli! 
Vivifier dogbè. 
Vivre (n.) ndudu, 
^{y.)gbè. 
\ïz\t tamegâ^ m^gCu 
Yœnjijulo. 

faire des — pour julo. 
Voi:î ni (po.), e ne (pré.). 
Voilà id. 

Voile (m. m.) tagbavo. 

— (n f . ait, ala. 
Voiler ^/xT, iû. 
Voir mô, 

faire — hle. 

Voisin medakpa, medomekpa. 

Voiture kekeho. 

Voix gbe. 

Vol (d'oiseaux) zi'zO, 

— larcin ajônu. 
Volaille kôklo . 



Volcan zoso. 

Voler (avec des ailes) z6. 

— (qqch.) jajô (nrfe), ja 
(nde) ;o. 

— (qqun) fi {mede). 
Voleur ajôto. 
Volonté jijulo. 
Volontiers (m, tue, etc.) : 

julo : je fais cela volon- 
tiers m na do nu dye m 
julo (m. à m. je ferai cela, 
je veux bien). 

Volte-face gudolenu» 

Voltiger zizô. 

Vomir ti, dovivi^ tru. 

Vomissement vivi* 

Vomitif s lu, 

Vorace megbandudu. 

Vos witô'le. 

Votre wUô, 

Vôtre (le — ) uitodye^ menlto. 

Vôtres (les —, vos parents) 
novi witô'le. 

Vouloir (exiger) kàbiyo. 

— (désirer) julo. 

— bien id. 
Vous wi» 

Voûte azanukûme» 
Voûté e fè. 
Voyage nuyitome. 



VOY 



— 343 — 



ZIN 



Voyager yitome. 

Voyageur tomeyito. 

Vrai nugbo. 

Vraiment nughmiugbo. 

Vraisemblable medinugbo. 

Vrille nutonu, atitônu. 

Vu (pré.) k])odo (pré.), wô 

(pré.). 
— que ne, mô. 
Vue nuklû, nukiîme. 
en — de niikûme (pc). 



Wliydah, \Yy(lah, voyez 
Ouida. 



Xavier (sur les anciennes 
cartes) Savi. 



Yard (presque un mètre) 
dukwi. 



Yatagan gaîîakpa , takala 
(Ab.), agboju. 

Y avoir de : il y a beaucoup 
de monde devant la mai- 
son, e de ghèlo gege hwe 
nukô; il n'y en a pas, e 
de a. 

Yole kilfudafuda. 

Yorouba Ayo, Anago, Egba- 
tome. 



Zagaie, hwà^ //a. 

Zèbre so-ghetnetO, gbeso. 

Zébrure wekâ. 

Zébu vègi^ vêi. 

Zèle nuwazo. 

Zélé azowato, menowazo, 

Zé][i\\yT jowô-dagbe, joO-dagbe. 

Zéro ndebu a. 

Zeste fin, fdCihà, 

ZigzdLggôdogôdo, 

faire des — gôdo. 

Zinc gàicewe. 



VOCABULAIRE DAHOMtEMRANCAIS 



a (au commencement d'une 
phrase) indiqueFinterro- 
gation, est-ce que? 

a (à la fin d'une phrase) in- 
dique la négation, ne pas. 

a/ahl 

abece alphabet. 

abo silence. 

dHmô silencieux. 

Acâti Achanti ; régiment 
dahoméen composé de 
volontaires Achanti. 

ace martin-pêcheur. 

ilc2' régiment armé de fusils. 

aeivi cuiller. 

aco ornement ; coït. 

acodonu libertinage. 



acodoto libertin. 

acogbanu libertinage. 

acogbato libertin. 

acokà membrane de l'hymen. 

aconana inceste. 

aconanato incestueux. 

ada reine-mère ; prépuce ; 
excrément. 

adâ courage, audace. 

adade moitié, demi • 

adadô fosse d'aisance. 

adadoho lieux d'aisance. 

Adàdozà Adanzou II, de son 
vrai nom Adandozan, neu- 
vième roi du Dahomé, ré- 
gna de 1803 à 1818 ; sup- 



ADA 



- 3i6 — 



ADO 



primé de la liste des rois 
à cause de ses vices. 

adagba paupière. 

adagbigbô circoncision. 

Adàgbenu régiment dalio- 
méen consacré au Serpent 
ou Daogbé. 

Adahdzo Adandozou I, de 
son vrai nom Adahounzo, 
deuxième roi du Dahomé, 
régna de 1650 à 1680. 

adaja côtelette. 

adajahu côte (os). 

adaka caisse. 

adakpï huHre ; chaux. 

adasi larme. 

adnto brave ; audacieux ; 
vainqueur. 

adâtogblakù dragonneau ou 
yerde Guinée, analogue 
au filaire de Médlne (m. à 
m. corde qui attache le 
brave). 

addwadome punition. 

adàwato vainqueur. 

adàwiwa victoire. 

adawubhto brodeur. 

adawuda général de la ré- 
serve. 

adekukunô muet (m. à m. 



maître d'une langue mor- 
te). 

adekukuzô mutisme. 

cuti poison, venin ; savon. 

adigba accusation. 

adigbani (pour adigba nu e, 
une accuiatioQ lur lui) 
accusé. 

adigbanô accusateur. 

adigba intrigue, perfidie. 

adigbanô perfide. 

adigbe convulsion, attaque 
d'épilepsie, délire, accès 
dans une maladie. 

adigbênô épileptique. 

adinô empoisonné , véné- 
neux, venimeux. 

adifibe. Voir adigbe, 

adisi charbon de bois. 

aditime passage. 

Adla nom d'un régiment 
dahoméen. 

adlâgô pigeon voyageur. 

adà toucan ; intestin. 

ado nid ; urine ; flamant ; 
linceul ; graine du pays 
des Popo. 

adodô mare. 

adôgbo gros intestin. 

adage rate. 



ADO 



- 341 - 



APA 



adàgô y entre, 
adôgôjizô liydropisie. 
adogôme entrailles. 
(ido hû (mede) s'élonner. 
adokpo sao ; sac de 510.000 
cauries, valant environ 
5 francs, dit piastre forte 
ou sac-cauries ; lézard 
gris. 
adokpovi bourse, petit sao ; 

petit lézard. 
adonegà adjoint du Méon ou 
premier ministre, et ingé- 
nieur en chef. 
Adonovi nom tfun réginient 

dahoméen. 
ndosakpo vessie. 
adosi urine. 
addsusweme rate. 
adoti rein, rognon (m. à m. 

arbre de Furine). 
adovi intestin grêle, boyau, 
addvo jupon court, ceinture 

roulée autour des reins. 
adowe goéland. 
adozô diabète (m. à m. ma- 
ladie de l'urine). 
odvi dent, pinces de certains 
animaux (crabe, écrevis- 
se, ete.>. 



adudeto dentiste. 
adiig(lnumoTs{m. à m. pièce 

de fer des dents). 
adugba tambour des kossi 

ou prostituées légales, 
arfw^ôa^o joueuse d'adougba, 

kossi, prostituée légale. 
adûgMe lézard gris. 
adukaduka mite. 
adûka collier de fibres de 
palmier porté par certai- 
nes féticlieuses. 
adukpa morsure. 
adunegba molaire. 
adunu nourriture. 
adimugba mangeoire. 
ai(iiM>eure-dents. 
adusu dent canine (m. à m. 

dent noàle). 
admûsû petite tige d'un bois 
spécial dont on se sert 
pour se frotter et se net- 
toyer les deBis. 
iHtwa cire. 
adyadya thorax. 
A fa génie de la sagesse el de 

la divinalioii. 
afa destin, sort, basard. 
afafa éventail. 
afafatô (pour afo atô) mille. 



AFA 



— 348 — 



AFO 



a/ia/i javelot. 

afanu divination ; par ha- 
sard. 

afasèto superstitieux (m. à 
m. qui vénère Afa). 

afatô mille. 

afatùgo millième. 

afefe couleur bleue, azur. 

afelele cuivre. 

afeti bouillabaisse, soupe 
au poisson. 

a/i cendre, mulot, albinos. 

afiwekà gris (m. à m. cou- 
leur de cendre). 

afiyâku mouflon. 

aflufli chauve-souris. 

afo pied, patte; quelquefois 
jambe ; deux cents. 

afo atô (cinq fois deux cents) 
mille. 

afode (une fois deux cents) 
deux cents. 

afode ou akwe afode (200 
cauries), un sou ou une 
galline. 

afodide pas. 

a/bdfirfl:^M empreinte des pas, 
trace, pisle. 

afodôme pas; trace. 



afogà étrier (m. à m. fer du 
pied). 

afogblenb estropié. 

afogô cheville du pied; bas, 
chaussette, guêtre. 

afogudo talon (m. à m. der- 
rière du pied. 

afogwe bas, chaussette, guê- 
tre. 

afojèlitime gué, bas-fond. 

afokpa chaussure, soulier. 

afokpabloto cordonnier. 

afokpadd semelle. 

afokpagâ éperons (m. à m. 
fer du soulier). 

afokpakpa turbot. 

afokpakpame plante du pied. 

àfokpato cordonnier. 

afonana pied bot. 

afosinu faux pas. 

afosu gros orteil (m. à m. 
mâle du pied). 

afoti tarse, cou de pied; 
jarret (m. à m. arbre du 
pied). 

afotihu tibia. 

afoto quinze. 

afovi orteil (m. à m. enfant 
du pied). 

afovizô cor au pied. 



AFU 



- 349 — 



ÀGO 



a fûfû tente sous laquelle se 
tient le roi à la fôte des 
fusils, dais. 

afûsoku pie. 

af/a rue ; dehors ; haut (n.) ; 
adultère (crime d'adul- 
tère). 

a^â menton. 

agada plaie. 

agadand blessé. 

agaleim adultère ; prosti- 
tution. 

agaleto femme adultère ; 
prostituée. 

Agàmà Caméléon fétiche. 

agOmà caméléon. 

agame au dehors ; en haut. 

aganô extérieur. 

Agasû génie gardien des cou- 
tumes. 

agasûnô prêtre d'Agasoun. 

agatine grosse coquille. 

agavi bâtard ; enfant adul- 
térin. 

agavo jupe, robe de femme. 
agawu robe. 

agaza crabe ; coléoptère, in- 
secte. 
agazagbi lucane, cerf- volant. 
agazagô cadenas. 



aglà mâchoire. 

aglàhôme palais^ intérieur de 

la bouche. 
aglokpo massue de guerre. 
agluza porc. 
agluzanito porcher. 
agluzavi cochon de lait, 
a^o opposition, au contraire, 
à rebours ; feuilles de pal- 
mier servant de paille, 
meule de feuilles de pal- 
mier ; grenier. 
agô attention ! gare t 
agô palme, palmier ; pigeon 

ramier. 
agôdazo tabac en rôles. 
agôde ananas. 
agodedode raboteux. 
agogo gond. 

Agdgulo Ouinouyou-Sédozo, 
de son vrai nom Agon- 
goulo, septième roi du 
Dahomé, régna de 1789 à 
1803. 
agôke noix de coco. 
a^ôAr^mi copra, huile de coco. 
agôketi cocotier, 
a^o/i tribunal (à Ouida). 
agoligâ juge (à Ouida). 
agôluje amazone. 

20 



AGO 



- 9S0 — 



AG6 



agomaya palme. 

agometô opposé. 

a^ô^e palmier (genre palmier 
à éventail). 

agu foufou,plat se composant 
principalement de poisson 
fumé cuit dans Thuile de 
palme. 

agba caisse ; canon. 

aghà charge, bagage ; plat, 
assiette. 

agbàbloto potier (m. à m. qui 
fait des plats). 

agbade maïs sur pied. 

agbadekû maïs, maïs en 
grain. 

ûgbàdunu banqueroute. 

agbagbe coup de canon. 

agbaja sorte de tambour ; 
cartouchière, ou ceinture 
servant à porter les car- 
touches. 

Agbaja Goudja-Troudo, de 
son vrai nom Agbadja, 
quatrième roi du Dahomé, 
régna de 1708 à 1729. 

agbaji salle. 

ugbàhînu civière à bagages. 

ngbàhilo porteur, portefaix. 

agbalaja blouse. 



agbale fourmi-lion ; pro!(- 

t ration. 
agbàli antilope, gazelle. 
agbaliga canon. 
agbaltyadato artilleur. 
agbaliyakwi boulet de ca- 
non. 
agbaliyakpï id. 
Agbanàkï La Baranquère, 
plus souvent appelée Ab»- 
nanquin. 
agbasa vestibule. 
agbâsato potier (m. à m. qui 

vend des plats). 
agbata danse nago. 
agbatofila sorte de bonnet 
phrygien avec oreillettes. 
agbàyinu civière à bagages. 
agbdyfto porteur, portefaix 
agbaze peau. 

agbegbe dais, vaste 'parasol 

que Ton tient au-dessus 

des chefs, tente, véren- 

dah. 

Agbeîogéme gardien de la 

mer. 
agbi éclair. 
agbijèyi il éclaire. 
aghloonahlo sorte de pain* 



AGB 



— 351 — 



AHA 



agbù partie supérieurô du 
bras, biceps, épaule. 

agbo fossé, retranchement ; 
porte d'une ville ; paix ; 
bélier, mouton ; courti- 
lière. 

agbô croupe. 

agbobloto terrassier. 

Agbodlàfo nom indigène de 
Porto-Seguro. 

agbodo enceinte fortifiée, 
murs. 

agbodo fossé. 

Agbodogbe nom d'un régi- 
ment dahoméen. 

agbodoto pacificateur. 

aghoffi laine (m. à m. poil 
de mouton). 

riî^ôo/^/?t'oétofl'edelaioe,drap, 
flanelle. 

aghogCi bracelet qui se porte 
à la partie supérieure du 
bras. 

agbogdvi id. 

agboghloto terrassier 

agboju yatagan. 

agbokà biceps. 

agbokpe {niedé) être essouf- 
flé. 

agbokpenO essoufflé. 



agbome forteresse» lieu re. 
tranché. 

Agbome Abomé. 

agbonô pacifique. 

agbonu fortification. 

agbosi amazone envoyée en 
avant pour forcer les por- 
tes d'une ville attaquée 
par le roi. 

agbàta omoplate (m. à m. 
tête de l'épaule). 

agbàlahu clavicule. 

agbovi petit fossé, rigole. 

aha pointe, piquant (du 
porc épie par exemple) ; 
gâteau. 

ahâ liqueur forte, tafia, al- 
cool ; chanson. 

ahabloto pâtissier. 

ahnhûnu tire-bouchon (m. à 
m. chose qui ouvre le 
tafia). 

ahfijiio griot, poète et chan- 
teur public ; héraut, chan- 
teur de la cour et gardien 
des traditions nationa- 
les. 

ahânuhwe cabaret, cantine. 

ahànumu ivresse. 

ahûnumunO ivre. 



AHA 



— 352 — 



AHO 



ahànumuto ivrogne. 

ahànuto buveur. 

ahàvivi sirop (m. à m. li- 
queur douce). 

Ahawàjigo quartier français 
à Ouida. 

akàwe sorte de crécelle faite 
d'une calebasse que re- 
couvre un réseau d'osse- 
lets. 

ahàyinô mélodieux. 

Ahàzo nom d'un régiment 
dahoméen (m. à m. le feu 
de l'alcool). 

ahi prix (d'une marchan. 
dise), valeur. 

ahikwe boutique, bazar. 

aAïVwe marché, foire. 

ahiinevo gratis (m. à m. fin 
du marché). 

ahimevonô gratuit. 

ahisinô (P. christào) chré- 
tien. 

ahisinohwe&%\\%Q chrétienne. 

ahisivôduno prêtre chrétien. 

ahTti mdLnche, poignée, anse 
(en bois). 

ahiwema facture. 

ahlume vis. 



ahlumeta écrou (m. à m. tête 
de la vis) . 

aho dette, crédit; trompette. 

a^' teinture. 

ahô gomme, glu, poix ; 
brouillard; ambre; scor- 
pion 

ahôdoto teinturier. 

ahodulo débiteur. 

ahoghome saisie judiciaire. 

alwji embrun. 

ahôkckle scorpion. 

alwnô créancier. 

ahônô teint (adj.) 

ahonu gage, caution, garan- 
tie. 

a/tos«* eunuque. 

ahôsi colle. 

ahosu roi (m. à m. mâle de 
la maison, par opposition 
à ghehâsu^mkXe de la cam- 
pagne, roi de la brousse; 
voyez ce mot). 

ahosû paiement, revanche, 
vengeance (m. à m. clô- 
ture de la dette). 

ahosûhce au comptant. 

ahdsukpato courtisan. 

ahôsunu royauté. 



AHO 



— 353 — 



AJÂ 



ahàsîisi amazone (m. à m. 
femme du roi). 

ahosffsâ paiement. 

Ahôsutanu Grandes Coutu- 
mes, célébrées à Abomé 
après la mort d'unroi(m. 
à m. chose de la tête du 
roi) 

ahosuioine royaume. 

ahàsuvi prince, fils du roi* 

ahàti gommier. 

ahàvi fils du roi, prince. 

Ahàvihwà régiment com- 
mandé par le fils du roi. 

ahôwiwi goudron (m. à m. 
gomme noire). 

ahozè poi. 

ahû rosée. 

ahulihâ paon ; huppe ; hoc- 
co. 

ahwâ armée ; guerre. 

ahwàdamlàiime bivouac. 

ahwàdu poudre à canon. 

ahwàfanu arme (m. à m. 
chose qui donne la guerre) • 

ahwàfûto guerrier (m. k m. 
celuiqui donne la guerre). 

ahwàgà général, chef d'ar- 
mée. 

Ahwàgaji lac Denham. 



ahwâgoho fortin (bâti en 
feuilles de palmier). 

ahwàghleghle défaite. 

ahwàgbome attaque à main 
armée. 

ahwâgboto assaillant. 

ahwâhà bastion, fort (m.à m. 
maison en terre). 

ahivàhû navire de guerre. 

ahwàhûgâ amiral. 

ahwânu munitionsde guerre. 

ahwâsigbo ville forte. 

ahwâsiûbo id. 

ahtvâsile expédition mili- 
taire. 

ahwàto guerrier. 

ahwâyito id. 

ahwô excrément. 

aûesix. 

aizedogbu sextuple 

aizego sixième. 

aja flanc, côtes. 

ajagd dame - Jeanne , bon- 
bonne d'environ 10 litres. 

ajahtoi crible, passoire, ta- 
mis. 

ajaja flanc ; thorax, poi- 
trine. 

ajaka rat. 

ajakpaiP. N.) tortue. 

20. 



AJA 



— 354 — 



AJU 



ajala gril. 

ajalela grand pot noir féti- 
che. 

Ajaluma génie qui préside 
aux destinées des blancs. 

ajawo (P. N.) chauve- sou- 
ris. 

aje coquillage. 

ajeflû coquille (de mollus- 
que). 

ajegô id. 

aji graine employée comme 
jeton dans certains jeux. 

ajide baguette de tambour. 

ajidi brouet de maïs ou de 
manioc. 

ajidonu enfantement. 

Ajigô nom indigène d'A- 
goué. 

ajija nasse, piège pour 
prendre le poisson. 

aji'jà porc-épic. 

ajikwi graines, pierres ou 
billes dont on se sert 
comme jetons dans le jeu 
d'adjito ; bille. 

AjilalazT génie qui rappelle 
les événements passés. 

ajinaku éléphant. 



ajtnakitdu ivoire (m. à m. 

dent d'éléphant). 
ajmoto sage-femme. 
ajito adjito, jeu dahoméen 

qui a quelque analogie 

avec le tric-trac. 
ajivi accouchement. 
ajo commerce. 
ajô vol, fraude, 
aj^taon. 

ajohôme factorerie, comp- 
toir. 
ajohû navire de commerce. 
ajohwe factorerie, boutique. 
ajo/2ô marchand. 
ajonu marchandise. 
aj'ônu vol, brigandage. 
ajonukplehwe magasin. 
ajoto marchand. 
ajdto voleur. 
ajoicato commerçant. 
ajowema facture, billet de 

commerce. 
Ajuda nom portugais de 

Ouida. 
ajudagbe langue portugaise 

(m. à m. langue de 

Ouida). 
Ajudagbèto nom donné aux 

créoles d'origine porta-' 



AJW 



- 355 — 



AKL 



gaise ou brésilienne, (m. 
à m. gens de Ouida). 

ajwano aimable, gracieux, 
poli. 

ajwanu amabilité, politesse. 

ajwavi jeune fille aimable et 
gracieuse. 

AkabaQmhégdi ou Vibagée, 
de son vrai nom Akaba, 
troisième roi du Dahomé, 
régna de 1680 à 1708. 

akilde crabe. 

akahû rame. 

akakada étagère, garde- man- 
ger. 

akakasu cacbou, arbre à ca- 
chou. 

akokftf/we petite calebasse- 

akala (P. N.) vautour. 

akalasu id. 

aÂ'asa cassave, boules faites 
de pâte de manioc ou de 
maïs, aigrie dans l'eau et 
pimentée. 

akâsà bière de maïs. 

akasowu veste. 

akâivezu course. 

okèlè large chapeau en feuil- 
les de palmier qui sert 
de parapluie. 



akeve chèvre. 

aaiza balai. 

a/f/a sorte de pain. 

Ak/a ville connue sous le 
nom d'Accra, dans la co- 
lonie anglaise de Cape- 
Coast. 

akla ou aklagbe dialecte 
achanti parlé à Accra ei 
appelé aussi Gan et In- 
Icran; le môme dialecte, 
importé à Agouéet à Petit- 
Popo par des colonies de 
nègres émigrés d'El-Mina 
et d'Accra, et appelés Mina 
par les Européens. 

Aklagbènu Accréen 

Aklaghèto id. 

aklasu vautour. 

akli gale. 

akluba vase, pot, auge ; me- 
sure de capacité conte- 
nant 18 gallons ou 67 li- 
tres 50 ; mesure de poids 
valant 60 kilogrammes. 

akiunC) maître. 

aÂ/wiv' gobelet, bol. 

akluzu (P. cruz) croix. 

akluzudonu signe de la 
croix. 



AKO 



- 356 — 



AKP 



ako paillasson. 

akO poitrine, 

akofe jonc. 

akôhu sternum. 

akoji poitrine. 

aA:dnu/û poumon (m. à m. 

soufflet de la poitrine). 
akoiïini jeu ; jouer. 
ak'ômeu, akômewu gilet (m- 

à m. vêtement de poi- 
trine). 
akoto escargot (m. à m. père 

de la terre). 
akotokwi poing (m. à m. 

boule d'escargot). 
akôzô phtisie. 
akôzônô phtisique 
aka étui, gaine, fourreau 

famille. 
akudo sécheresse. 
akudowenu grande saison se' 

elle (décembre, janvier^ 

février). 
akunô maître . 
akuku paralysie. 
akukunô paralytique. 
akute lime. 
Akwaji génie présidant à 

l'enfantement chez les 

Mahi. 



akwakeje oiseau consacré au 
roi, hochequeue noir el 
blanc. 

akwe écurie ou cowry, petit 
coquillage provenant sur- 
tout des îles Philippines 
et employé comme mon- 
naie (il faut 40 cauries 
pour faire un centime); 
par extension, monnaie., 
argent. 

akivehato trésorier, compta- 
ble. 

akweho valeur (d'une mar- 
chandise). 

akwejo tribut. 

akwejoto tributaire. 

akwejuloto cupide (m. à m. 
qui désire de Targent). 

akwekplekple s'associer pour 

faire du commerce (m. à m. 
réunir l'argent). 

akwenô riche. 

akwesakpo porte - monnaie , 
liourse. 

akweto coquillage. 

akwewema traite, billet de 
banque. 

akîvezizà dépense, frais. 
aArpa côté, paroi; blessure. 



AKP 



— 357 — 



ALI 



akpade à part (m. à m. un 
côté). 

akpadeloho au-delà. 

akpadume générale des ama- 
zones. 

akpagblavo bandage. 

akpame près de, auprès de. 

akpanô blessé. 

Qkpastpus (m. à m. eau de 
blessure). 

akpata chancre (m. à m. 
tète de blessure). 

akpatime faubourg, envi- 
rons. 

akpalô alentour, auprès. 

akpavo compresse. 

akpawe balafre. 

akpè action de frapper ses 
mains Tune contre l'autre, 
salutation indigène qui 
consiste à s'accroupir en 
frappant des mains. 

akpètoklo besace, grande sa- 
coche de cuir. 

akpèlokôlo id. 

Akpi Cotonou. 

akpikpi fourmi voyageuse, 

akpo coteau, sacoche. 

akpo agazagôdo sac en cuir 



qui ferme à Taide d'une 
serrure. 

akpoji sommet ; colline. 

Akpoji (le Sommet), l'un 
des surnoms du roi 
Guézo. 

akposô chaino de monta- 
gnes. 

akpoti boite, cotfre. 

ala branche; voile (de na- 
vire). 

Alaba (Ar. 'arab) Arabe. 

alahaghe langue arabe ; mer- 
credi, mot employé par 
les musulmans (Ar. arba' 
Çiighey quatrième jour). 

Alabatome Arabie. 

Alnda Allada. 

aie revenu, intérêt. 

ah route, chemin, rue; 
bèehe, pelle, pioche ; 
hanche ; foie. 

a/? mêmes sens. 

alibloto terrassier (m. à m. 
faiseur de routes). 

alidilo passant. 

alililemeto^alih elo guide (m. 
à m. celui qui montre le 
chemin). 

nliho rue. 



AU 



— 358 — 



kW 



alikd hanche. 

alikpôto espion, éclaireur 
(m. à m. celui qui sur- 
veille les chemins;. 

alikpOtokple patrouille. 

alikpôtû épine dorsale. 

alinawili acier . 

alinu itinéraire. 

alitime taille (du corps), 
ceinture. 

(diiranu représentant du 
roi à la guerre. 

aliya échelle, escalier. 

aliffali échelon, marche, 
gradin. 

iiUzô hépatite. 

alîzC) id, 

alo main. 

alodagbe main droite (m. à 
m. bonne main). 

alodida service, oflice, coup 
de main. 

alodisi main droite. 

alodokponô manchot (m. à 
m. qui n'a qu'une main). 

alodoto aide, adjoint (m. à 
m. qui donne la main). 

alogà menotte : bracelet. 

aioifflri bracelet ; bague. 



o/o^d phalange (des doig8),06 

de la main. 
alogdsu poing. 
alogudokpedonumeto ingrat 

(m. à m. celui qui fait 

rencontrer le revers de sa 
. main). 
alofjuf/o poignée, contenance 

do la main. 
alokn pouls (m. à m. veine 

delamainj. 
alo/ie bague. 
afokpa façon, forme, espèce, 

sorte, manière. 
alokpadokpo semblable (m. 

à m. une seule façon). 
alokpadokpom) u n i f r m e 

(adj.). 
alokjHikpa paume de la 

main. 
alokpdnô allié. 
alokpavo différent. 
alomaxcilisi maitresse, a- 

mante (m. à m. femme de 

mains non jointes). 
alomawilivi et alomatculm 

bâtard. 
nlomijfô main gauche. 
alosu pouce (m. à m. m&le 

de la main). 



aLo 



- 359 — 



ANÀ 



ntati poignet (m. à m. arbre 
de la main). 

alotigàvi bracelet. 

alolihu radius. 

aloto lézard, lézard vert. 

alou voyez ahwu. 

alovi doigt (m. à m. enfant 

de la main). 
aloviffbediga index. 
alovizô panaris ; mal blanc. 
alowilinu alliance (m. à m. 
action de joindre les 
mains). 
alowUivi enfant légitime (m. 
à m. enfant de mains 
jointes). 
alowiliwili^x^ée de main; 
mariage (m. à m. union 
des mains). 
aloicu gant (m. à m. vête- 
ment delà main). 
alufa (Ar. houlafa, unis par 
serment) nom donné aux 
marabouts musulmans. 
alûi renard ; genelte. 
ama remède ; feuille. 
aimà feuille. 

amamn verdure; couleur ver- 
te; vert (adj.). 
amasi remède (liquide), ti- 



sane (m. à m. eau de 

feuilles). 

aiwa52Ô/oio pharmacien (m. à 
m. fabricant de remèdes); 

amasikpe méÂecm du roi. 

amasinu médecine. 

amasisahwe pharmacie (m* à 
m. maison où Ton vend 
des remèdes}. 

amasisato pharmacien (m. à 
m. vendeur de remèdes). 

amnsiwato médecin (m. à m. 
celui qui apporte des re- 
mèdes) . 

amasowato id. 

amawato médecin. 

ami huile. 

amidewtt huileux. 

ami^o gauche (n.). 

amvfOhre à gauche. 

amujôlo main gauche, à gau- 
che. 

amlôy amlôgô sommeil. 

amudô moustiquaire. 

ana pont. 

Ancif/o Yorouba. 

Anaf/onu habitant du Yorou- 
ba, Nago. 

ananu folie. 



ANA 



— 360 — 



AOV 



anatiikfto et anaiâkoico cor- 
beau. 

analikpo bâton fétiche. 

Ane /là nom indigène de Pe- 
tit-Popo ou Klein-Popo. 

anie? quoi ? (m. à m. quelle 
chose lui ?j 

anif/le clochette. 

Anilima nom d'un régiment 
dahoméen. 

animatle aromate, parfum. 

aniwawe ? pourquoi ? (m. à 
m. qu'est-ce qui amène la 
chose?; 

aniwe ? qu'est-ce..? com- 
ment? pourquoi? (m. à 
m. quelle chose est?) 

anme fli ? qu'est-ce qu'il 
ya? 

aniwe parce que (m. à m. 
le temps de la chose). 

ano sein, mamelle. 

anôji mamelon; bout du 
sein. 

anonô nourrice. 

anosi et anôsi lait (m. à m. 
eau de mamelle). 

anuutueianuwutupBirce que; 
pour que, afin que (m. à 
m. le point de Ja chose). 



antctre ? comment? qu'est- 
ce que... ? ("m. à m. quelle 
chose?) 

am miel (M.). 

aîlu peau, cuir. 

amuiokyo bourse de cuir. 

aîiuhweleto corroyeur. 

a/luja (nu mede) peler (y. n.) 
(m. à m. la peau tombe à 
qqun). 

anujazô pelade. 

anuji épiderme. 

anukà lanière de cuir, cour- 
roie. 

anuwetna parchemin. 

anuzô maladie de peau. 

rtô brouillard; pet. 

aôji embrun. 

aônutà moustache. 

aôti nez. 

aôtikpê rhume de cerveau 
(m. à m. rhume de nez). 

aôtimi humeur du nez, 
morve. 

aôiisutne et aô^tVi' narine. 

aôtizoto rhinocéros (m. à m. 
qui a une corne sur le 
nez), animal inconnu au 
Dahomé. 

aôvi tentation. 



AOV 



— 361 — 



ASU 



arJrmô tentateur. 

osa cuisse; jambe. 

asâ sangsue. 

asahu fémur . 

Asè génie du fer. 

asi femme, épouse^ femelle. 

asibigbe samedi (Ar. assebt 
et gbe, le septième jour, 
mot employé par les mu- 
sulmans). 

asibyenu dot (toujours payée 
par le mari, m. à m. en- 
trée de la femme). 

asidida noce. 

asididwe hyène. 

asigegenô polygame (m. à m. 
maître de beaucoup de 
femmes). 

asigbènO efféminé. 

asigbigbènu divorce. 

asijijonô efféminé. 

asikudond veuf (m. à m. 
qui a une femme morte). 

asikusu veuf (m. à m. mari 

d'une femme morte). 
asikplakpla mariage (m. à 

m. prise de femme). 
asîA'p/anM dot (toujours payée 
par le mari, m. à m. chose 
qui amène la femme). 



asim musc. 
asisâ id. 

asisinô et asitino homme ma- 
rié. 
asitô féminin (adj.). 
asiwego seconde épouse, ma- 
râtre. 
asiwenu âge nubile (pour les 
femmes, c'est-à-dire ii ou 
12 ans). 
asiya drapeau. 
asiyahtto et asiyayîto porte^ 

drapeau. 
asiyati mât de pavillon. 
asiyïsiyî fourmi des bois. 
asiyo hache de bûcheron» 
asiyovi hache de guerre. 
aslo mangue ou pomme 
d'acajou (fruit comes- 
tible). 
asloti manguier. 
asô bécasse. 
asôfi puce. 
asôkle perdrix. 
asôli moineau. 
asolo, asôloti ; voyez aslo, 

asloti, 
asu home, mari, mâle. 
asû crabe. 



21 



ASU 



— 362 — 



ATI 



asukudonô veuve (m. à m. 

qui a un mari mort). 
asukusi veuve (m. à m. fem- 
me d'un mari mort). 
asutinC) femme mariée. 
cww^T masculin (adj.). 
asuwenu âge nubile (pour les 

hommes, c'est-à-dire 14 

ou 15 ans). 
asiie coq de bruyère. 
ata galette de haricots. 
atù barbe; salive; vin de 

palmier. 
atàgbn crachoir. 
atiif/bulo pagaie. 
atàfudèlo barbier. 
ataki piment. 
atakû poivre de Guinée, dit 

ms^niguette ou m a 1 a - 

guette. 
aii arbre ; pièce de bois, 

poutre, poteau ; voile (de 

navire). 
aiidiklô tul;e (en boisj. 
aiighehà mousse (des arbres). 
ahhrt navire à voiles ; é- 
charde. 
ti/xî* composition faite de 
payfums et condiments 
divers, dont les femmes 



se frottent le corps après 
le bain. 
aiikewato médecin. 
aiikiiH clou de girofle; col- 
lier de graines noires. 
atikpakpa échalas. 
atikpato charpentier, me- 
nuisier. 
atikpazo charpente, menui- 
serie. 
nlikpikpa pieu. 
atila branche ; voile (de na- 
vire) 
alili allée (m. à m. rue d'ar- 
bres) . 
Aliliwu bois sacré de Ouida. 
atimà feuille. 
atindunii fruit comestible. 
aiinutinu perce -oreilles. 
alisise fleur; bourgeon. 
atisisè fruit; pousse (des 

plantes) . 
atisisef/ho bouquet de fleurs. 
atiti mat (de navire). 
atitônu vrille. 

ativi arbrisseau ; baguette. 
atmulû arbre sacré. 
atini arbrisseau. 
atizeio bûcheron. 
alizolo bûche. 



ATO 



--363- 



AVO 



ato coutumes annuelles d' A- 
bomé ; singe sans queue, 
chimpanzé, magot, drill. 

at(7 cinq. 

âtd trois. 

atôdoghu quintuple. 

Cdôdoghu triple. 

atôgo cinquième. 

Citôfio troisième. 

atô/ï pilotis, maison sur pi- 
lotis (m. à m. sur l'eau). 

au chercher par awu tous 
les mots commençant par 
au. 

Ausa Haoussa. 

avalifjhe prairie, pré; pâtu- 
rage. 

aveve couleur rouge ; corail, 
cornaline. 

avivi nuage. 

avivo froid (n.) ; fièvre ; fris- 
son. 

avivogblenu fébrifuge (m. à 
m. chose qui détruit la 
fièvre). 

nvivo si {mede) avoir la fièvre 
(m. à m. le froid prend 
qqun). 

ativoicenu hiver, saison ffoi- 
de (en Europe}. 



avivozo fièvre (m. à m. ttia- 

ladie du froid). 
aviyato pleur. 
avkkete chapelet de cau- 

ries. 
Avlekeie génie de la mer; 

nom d'une ville, Avré- 

kété. 
avleketesi prêtresse d'AvIé- 

kété. 
avlo ceinture faite d'un bois 

odoriférant. 
avo linge, toile ; étoffé ; 

pagne. 
avofokpa pantoufle (m. à m. 

chaussure d'étoffe). 
avohô tente (m. à m. hutte 

de toile). 
avokcl fil ; coton. 
avokàf il coton (non tissé). 
asokàfnti cotonnier. 
avokàgô bourre de coton ; pe- 
loton de fil. 
avokàghe lin. 
avokâgbekeke ronet (m. àm- 

roue à filer le coton. 
avokàgbeti quenouille. ' 
avokâgbeto flleur, fileuse^ 
avokànu écheveau. 
avokàti cotonnier. 



i 



AVO 



— 364 



AWU 



avokàtime bobine de fil. 
avokpo pièce de toile servant 

de monnaie. 
avoldto tisserand. 
avonuin chiffon, lambeau 

d'étoffe. 
avofiatime lavoir. 
avonalo blanchisseur. 
avosâto géant (m. à m. père 

d'un amas de pagnes). 
avotôto couturier, tailleur. 
avovi chïfïon y lambeau d'é- 
toffe. 
avovo couleur jaune; safran. 
avovuvu guenille. 
avowu chemise. 
avû chien . 
avûge hernie. 
avûto caleçon. 
avuvo froid (n.). 
awa bras ; aile; nageoire. 
awadakpèkpè papillon (m. à 

m. qui bat des ailes). 
awadame 2Lissé[ie (m. à m. 

lieu des cheveux du bras). 
awayôli coude. 
awagôlihu cubitus. 
awagbônô manchot (m. à m. 

maître d'un bras coupé). 
awàjihè bergeronnette. 



awane pigeon domestique. 

awanesi colombe. 

awati tamarin. 

awawu manche (d'un habit). 

awewe couleur blanche. 

awi chat. 

aivinà pierre . 

awiwi couleur noire. 

awiyà pierre. 

awiyàzeto tailleur depierres. 

aiciijàhokwe pierre précieu- 
se, bijou, diamant. 

awo dix (P. N.). 

awô tentation. 

awo. Cherchez par aô tous 
les mots commençant par 
awô, 

awôlegbe hamster, sorte de 
rat qui se construit une 
maison avec couvercle. 

awôvi tentation. 

awôvinô tentateur. 

awôzagbe loir. 

aivu vêtement. 

awugbo bouton d'habit. 

awukija guenille, haillon. 

aivukpla poche (de vête- 
ment). 

Awumenu Européen (m. à 
m. homme habillé). 



AWU 



— 365 - 



AYI 



awumetu pistolet (m. à m. 
fusil qu'on met dans son 
vêtement). 

Aumni lie de Lagos. 

awusakpo poche (de vête- 
ment). 

«//«peigne; ordinaire, com- 
mun ; rugissement du 
lion. 

ayanô naturel. 

ayame naturellement. 

a^aw/ mâchefer, scorie (m. à 
m. fumier du peigne). 

ayawenu ordinairement. 

ayi terre, sol; cœur ; carac- 
tère. 

ayididn tremblement de 
terre. 

ayidô silo ; carrière. 

ayidôjè sel gemme . 

ayidonu abaissement. 

ayidowedo arc-en-ciel (m. à 
m. le soleil de la terre). 

Ayidoioedo génie àe Tarc-en- 
ciel, serviteur du génie de 
la foudre . 

Ayifjlèsi quartier anglais à 
Ouida. 

ayigbàterre, globe terrestre. 

ayigbemeiô. 



ayigbo globe terrestre . 

ayihâdoto griot, musicien, 
poète. 

ayihô }Our (opposé à la nuit, 
m. à m. ouverture de la 
terre). 

ayihtl jeu, divertissement. 

ayihûdida jouet. 

ayihndoto amusant. 

ayikà aorte (m. à m. artère 
du cœur). 

ayikû haricot (m. à m. grai- 
ne de la terre). 

ayikûba ou ayikdgba terre. 

ayikwi et ayiA/jf concombre; 
citrouille (m. à m. boule 
delà terre). 

ayimlônu lit, couchette ; li- 
tière (des bestiaux). 

Ayisà génie de la barre. 

ayisinàsinà se blottir. 

ayiso hier. 

ayisffdô fosse. 

ayitewônu aurore. 

ayîti anse, poignée, manche 
(en bois). 

ayitœne ville. 

ayitoîoema carte géogra- 
phique. 



AYï 



— 366 — 



AZE 



ayivivèh^usêe (du prix d'une 

marchandi&e). 
at/iniro horizon (m. à m. fin 

de la terre). 
ayit/a supplice. 
a//2yawô supplicié. 
ayij/emenu spirituel. 
.4 ///^Tf/ génie gardien des rues . 
ayizn ceinture fétiche en 

feuillesde palmier pourse 

protéger du feu. 
a//ûe. Voyez aize et ses com- 
posés. 
fifjizû maladie de cœur. 
aifizuzu battement de cœur. 
Af/n Yorouha. 
at/ô oignon. 
aijô vagin. 
(tjjôgfif/e ail. 
mjolikR sésame. 
afiôme oignon. 
Afjonu habitant du Yorouba, 

Nago. 
ayônu utérus. 
aza maison ; aile. 
azù jour, journée, espace de 

24 heures. 
azndaho jour de fête (m. à 

m. grand jour). 
aa^àdudo délai. 



azfigaghe mercredi (m. à m. 
jour de la grande journée ) . 

aznghe souris. 

aznghe jour lun jour déter- 
miné, le jour en tant que 
date). 

azalw magasin. 

azakome id. 

azala grenier fm. à m. lôte 
de la maison). 

azàteive semaine im. à m. 
sept JOUIS). 

azaii poutre. 

azàtôdge avant-hier (m. à 
m. ces trois jours). 

azâlôghe après demain ; 
avant-hier (m. à m. jour 
de trois journées). 

azatufu pont. 

azayilo balayeur. 

aze gale. 

azè arachide ; fruit de l'ara- 
chide, cacaouettcou pis- 
tache de terre ; toute es- 
pèce de fruit ; pagaie, 
rame. 

azrnu sorcellerie, magie. 

azèto sorcier, augure, devin : 
prêtre d'Afa qui étudie 
l'avenir au moyen de grai- 



AZE 



— 367 — 



AZO 



nés d'arachides (aze) ou 
d'amandes de palme, qu'il 
jette en l'air et qui, en 
retombant, forment des 
combinaisonsliiératiques. 

azètvi haricot noir. 

azeze monstre fabuleux, chi- 
mère. 

azi œuf ; mêmes sens que 
azè ; obscurité. 

azififè couvée. 

azi/fè hibou (m. à m. oiseau 
de l'obscurité). 

azivovotà îdLixne d'œuf. 

azizo fumée, vapeur. 

azizdnô malade. 

aziwewe blanc d'œuf. 

azo travail, ouvrage ; tabac. 

a:rfT maladie ; fois. 

azoduffu tabac à chiquer. 

azofûfû tabac à priser. 

azofjo cigare ; tabatière. 

azogbavi tabatière. 

azôgUenu remède (m. à m. 
chose qui détruit la mala- 
die). 

azôhè hirondelle (m. à m. 
oiseau du vol, oiseau qui 
vole le mieux). 

azohi salaire. 



azôjijè {medé) être încom-' 
mode. 

azokeke tour (de tourneur). 

azokehdelo tourneur. 

azokwe pipe. 

azokpoti tabatière. 

azokpoto surveillant (m. à m. 
qui surveille le travail). 

azànô malade. 

azônôJnnu et azdnôymu ci- 
vière (pour transporter les 
malades. 

azonu occupation. 

azonunu tabac à fumer, 

azonuto fumeur. 

azosakpo blague à tabac. 

azô sunukpo?lo7iiiwakpâ blé-» 
norragie (m. à m. ma- 
ladie d'un homme allant 
avec une femme). 

azovu apprenti ; bagatelle. 

azoïraffà patron, chef de tra- 
vail. 

azoïoahoine atelier, échoppe. 

azowanu outil, instrument de 
travail ; activité. 

azOïcamt remède (m. à m. 
chose qui vient à la mala- 
die). 



AZO 



— 368 - 



GAG 



^zowato ouvrier, travailleur; 

actif. 
azowema traité. 
azuzônô malade. 
aziii lapin ; rougeole. 



B 



ba. Voyez gba, 

baba (N.) papa ; mission- 
naire. 

bahice Voyez abahwe, 

bi tout ; tout-à-fait. 

biba (M.) chapeau. 

bnvatîj envoyé du premier 
ministre, sorte de « mis- 
sus dominicus » (m. à m. 
qui va atout). 

biyo demander. 

blo faire, fabriquer, agir ; 
écrire ; indigo. 

bloblo bâtir. 

blodo arranger. 

blokpàde secourir. 

blokpô essayer (m. à m. faire 
et voir). 

^/o?wô copier, imiter. 



6/oifo agent, auteur, fabricant. 

blovo accomplir. 

bloweina écrire. 

blu troubler ; voyez gblu. 

Blu nom d'un régiment da- 
homéen. 

blublu trouble. 

bobobo bruit que Ton fait en 
frappant avec les doigts 
sur la bouche ouverte et 
qui équivaut à nos applau- 
dissements. 

bôbô bourdon (insecte). 

bokla parole sacrée et irân- 
telligible, qui appartient 
à la langue hiératique et 
qui revient comme un re- 
frain dans les prières des 
prêtres. 

botina boite (P. botina). 

bu quelconque. 

bûbu. Woyez bôbô. 

buku livre (An. book. ) 

bye entrer. 

biienu entrée. 



C 



caca chacha, officier brési- 
lien représentant le roi du 



CAC 



— 369 — 



COK 



Dahomé à Ouida; titre 
créé par le roi Guézo 
(1818-1858) en faveur de 
Francisco da Souza, métis 
brésilien qui l'avait aidé 
à monter sur le trône ; ce 
titre était héréditaire dans 
la famille des da Souza. 

Cacotôk'u nom d'un régi- 
ment dahoméen. 

cadlo syndic des mulâtres et 
des blancs à Ouida. 

càka culotte. 

calo (N.) radeau. 

caluto cigarette (P. charuto). 

came plaisanter. 

caudatô chaoudaton, second 
chef de Ouida et directeur 
des affaires étrangères 
dans cette ville. 

cauli chasse - mouches fait 
d'une queue de cheval. 

envi chef (P. chave). 

cawudato. Yovez caudatô. 

fi 

caivuli. Voyez cauli. 
caivulo coquillage, 
ce mon, ma, mes; se mo- 
quer de. 
cedf/e le mien, à moi. 
c&ive même sens. 



cice ironie. 

ciceli ciseaux (An. chisel). 

cici lunettes, binocle. 

cico se moquer de. 

cidokpo six (P. N.) 

cU'Q fatiguer. 

citla et ci/m choisir. 

cîvi fourchette. 

ctyà raconter; choisir, ex- 
traire. 

ciyàtô huit (P. N.j 

ciyàwe sept (P. N.) 

ciyène neuf (nombre) (P. 
N.) 

ciyo deuil. 

ciyo couvrir. 

ciyenu funérailles. 

cî^ovo vêtement de deuil. 

ciyovo manteau, couverture. 

ciyofculi^bii de deuil. 

00 coïter ; mais, or, cepen- 
dant. 

codoto débauché. 

cogàco quoique. 

cogbanu débauche. 

cogbato libertin, courtisane. 

cogbe que (dans certaines lo- 
cutions conjonctives). 

cokoto (iN.) culotte. 

24. 



COK 



-- 370 — 



DAH 



cokunô homme ou femme 

adultère. 
rokpo mais encore, en outre. 
cucu et ciicucu s'effacer, se 

déteindre. 
cukpa perroquet. 



D 



du cheveu, chevelure ; arc ; 
père ; briquet ; cuire, faire 
cuire ; louer (prendre à 
louage), fréter; tirer (avec 
une arme à feu). 

dâ serpent ; remuer. 

daa papa. 

dabo en silence (pour do 
abo). 

daco coïter (pourrfo aco). 

dada grand-père ; aller à la 
selle (pour do ada). 

dade moitié, demi. 

dadedade h moitié. 

dadlidlinu brosse à che- 
veux. 

dado boucle de cheveux; 
uriner (pour dt ado) ; ni- 



cher, faire son nid (pour 
do ado) . 

dadonu épiées (m. à m. 
chose pour faire la cui- 
sine). 

dagbalifja tirer le canon 
(pour da agbaUjja). 

dagbe bon, bien. 

dflf/be python. 

Ddgbe le serpent sacré, à 
Ouida. 

Dàgbehwe temple des ser- 
pents a Ouida. 

dàgbenô prêtre ou prêtresse 
des serpents. 

ddgbesi prêtresse de Dangbé, 
le serpent fétiche (m. à 
m. épouse de Dangbé). 

dagbewato généreux. 

Dàgôewuti bois sacré de 
Ouida, où se trouve le 
temple des serpents. 

daho grand. 

ddhô boa. 

Dahodonû Tacodonou,de son 
vrai nom Dahodonoun , 
premier roi et fondateur 
du royaume de Dahomé, 
régna de 1625 à 1650. 



DAH 



— 371 — 



DAW 



Dahôme (m. à m. ventre de 
Da) ou encore 

Ddhôme (m. à m. ventre de 
Dan), palais bâti par Ta- 
codonou sur le corps de 
Da ou Dan,, ancien roi 
d'Abomé ; ce nom s'est 
étendu ensuite à la ville 
d'Abomé, puis à tout le 
royaume. 

dahwe! bravo I 

Dahwe palais des rois de 
Dahomé, situé entre Àbo- 
mé et Gana (m. à m. la 
la maison du père, c'est- 
à-dire du roi.) 

daklo amazone employée 
comme messagère. 

daho maïs cuit dans Thuile 
de palme. 

dahû baguette, osier. 

dakpa blesser ( po u r do akpa) . 

dakpato perruquier (m. à 
m. celui qui coupe les 
cheveux). 

dakpe oncle paternel ; poi- 
gnard. 

dalo aider (pour do alo, don? 
nerla main). 

dalodïdi secours^ 



dalo'jivi accoucher (v. a). 

dameke talisman contrôle 
mal de tète. 

damlo dormir. 

damUmc sommeil. 

danuidiivQ la cuisine (m. à 
m. faire cuire une chose). 

dana deviner. 

daflonu tante paternelle . 

dasi prendre femme (pour 
do asi. 

Uasi Vun des noms du roi 
Tofa. 

dàsi prêtresse des serpents. 

dasusQ marier, en parlant 
d'une femme (pour do asu, 
prendre un mari) . 

dalCinu démêloir^ peigne. 

datuwi, dalui et dalwi fusil- 
ler (m. à m. tirer un coup 
de fusil et tuer). 

davidavi chanceler. 

davo s'habiller {fioxir do avo); 
se déshabiller (pour de 
avo). 

daclï)iu démoloir, peigne. 

dnwato vainqueur. 

dOive prêtre ou prêtresse ini- 
tié aux mystères hiérati- 



DAW 



— 372 — 



DEM 



ques (le la religion daho- 
méenne. 

dawu s'habiller (do awu) ; 
se déshabiller (de awu), 

dawublo broder. 

dai/i gage, caution ; par 
terre. 

dayihôme faire attention. 

dayihil et dayihûme s' Simuser, 

de fruit du palmier à huile, 
renfermant l'amande et 
sa pulpe ; langue ; sueur ; 
impôt, douane, octroi ; 
un, un certain, quelque ; 
ôter, extraire, choisir ; 
quitter ; jeter ; y avoir, se 
trouver ; raccommoder. 

de ahi marchander. 

de ahikpo baisser (en par- 
lant du prix des marchan- 
dises. 

debu quelconque. 

debu a aucun. 

dèdè doucement. 

de-flû écosser. 

defû écumer, bouillonner. 

degà douanier. 

deqenô'kpikpo vieillard, et 
surtout vieillard en en- 
fance. 



defjû écrevisse. 

degba quatre mille ; quatre 
mille cauriesouun franc. 

deybakuhoxmei en paille. 

degbe retentir, crier {de gbe, 
jeter un cri) ; permettre 
{de gbe, laisser un ordre). 

degbo phoque; déboutonner, 

degboje soupirer, respirer. 

dehome et dehwe décimère, 
poste de douane. 

Deje génie conférant le pou- 
voir de gouverner. 

dejedegudo ensuite. 

dèji se percher . 

deji augmenter, surplus. 

dejidewu se fier. 

É?^Ar/î7 témoignage. 

cfeA'un* amande de palme. 

dekwimi huile de palme. 

dekwe amadou. 

dekfta avertir ; chuchoter. 

dekpè beaucoup. 

dekpo décroître. 

deliiîa ou deliflà résidu du 
fruit du palmier après 
qu'on en a extrait l'huile. 

deme entre (pré), parmi, à 
travers. 

deme a sans. 



DEM 



— 373 — 



DO 



dmiu se dégriser. 

demi douanier ; douane ; gâ- 
chette. 

deniikô ou denuh we déci mèr e , 
poste de douane ou d'oc 
troi. 

denuto douanier. 

denu écorcher (pour de anu). 

desi àler, 

de-siwu développer. 

rf^swmême(adj.). 

deti palmier à huile. 

deiu décharger un fusil. 

deri domestique, serf, boy 
(m. à m. enfant de Tim- 
pôt). 

devo autre, un autre (m. à 
m. un a fini). 

DewT génie veillant à la 
chasteté des amazones. 

dezô bégaiement (m. à m . 
maladie de la langue). 

û?/ clair, tranquille ; mainte- 
nant, d'abord ; avoir, pos- 
séder ; croire ; sembler ; 
passer ; détourner ; en- 
fouir, enterrer. 

dida charger (sur son dos) ; 
fréter ; cuire ; dé à cou- 
dre. 



didâ mouvement ; trembler. 

dide imprimer. 

didekpo rabais. 

didi foi ; enterrement ; clair; 
glisser. 

diga long, être long. 

di hèsi avoir peur. 

é/i/io tache, usure. 

di'hd clair. 

dijodi d'abord, tout de suite. 

dinewu de plus. 

disa se promener. 

disi droit, droite (opposé à 
gauche). 

disihwe à droite. 

dizàde naguère (m. à m. un 
jour passé). 

dizo marcher. 

dlazo étincelle. 

dli déborder. 

dlidli brosser. 

dlo rôve^ fantôme, 

do bambou ; dentelle. 

do base, racine, mur, mem- 
bre viril, trompe (de l'é- 
léphant) ; filet ; avoir ; 
donner ; faire ; se trou- 
ver; se conduire; tordre, 
remuer ; dire, raconter ; 
mettre ; dans, contre, sur. 



DO 



— 374 - 



DOK 



— Ce mot sert à former 
un grand nombre de mots 
composés, principalement 
des verbes, où il conserve 
généralement son sens de 
« faire » ; nous ne donne- 
rons ici que ceux dont la 
traduction offre quelques 
difficultés, 

dû bas, en bas, sol, trou; se- 
mer, planter; sous, des- 
sous. 

d<7 tirer ; passer ; là. 

do-ciyd raconter, parler de. 

do'cif/â/t-ple former. 

dodi assister. 

d(M creux; ensemencer. 

dôdô là-dessous. 

dofli secourir. 

dogâ enchaîner (m. à m. 
mettre des fers). 

dof/flji droit (de caractère), 
direct. 

diiffo gilet. 

dof/ba/e se prosterner. 

dôgbai/l aller lentement. 

dogbe rugir ; ordonner ; re- 
mercier 

ddgbe féliciter, remercier. 

dôgbedwe jouir. 



dogbtgba à tâtons. 

dogbîa presque (m. à m. sur 
l'attache). 

dogblalome se balancer. 

dogbo pacifier. 

d,ogbu particule multiplica- 
tive {aiô, cinq; atôdogbu, 
quintuple). 

dohama guérir (v. a.). 

dolio vieux ; parler. 

dohodido discourir, délibé- 
rer. 

doliodo causer. 

dohome être à l'abri. 

dohn soutenir. 

dohulfdoji à Timproviste. 

do/itve juger. 

dojeledo se disputer. 

doji parler haut, s'écrier, 
déclarer ; avertir ; dessus. 

dôji là-dessus. 

doke élargir, s'élargir, être 
large. 

doklaku écureuil. 

dokocu ébène. 

do ko dô baisser la tête (m. 
à m. mettre le cou en 
bas) . 

dokozô torticolis. 

doku remercier j bénir (pour 



DOK 



— 375 "- 



DU 



do oku, dire merci ou sa- 
lut). 

doka richesse; ramer, con- 
duire une barque. 

dokflnu pioche (m. à m. 
chose pour creuser). 

dokute limer. 

dôkwi patate, pomme de 
terre (m. à m. boule du 
sol). 

dokpa c.élébrer, vanter. 

dokpe remercier ; rendez- 
vous. 

dokpè adolescent. 

dokpena contrarier. 

dokpo un. un seul, le même. 

dokpô prouver (m. à m. 
faire voir). 

dokpodokpo chaque, chacun ; 
l'un après l'autre. 

dôkptce amazone chargée de 
détruire les propriétés des 
traîtres. 

dolôlô déraisonner. 

dôme au-dessus; entre (pré.). 

d/me fond, dessous, au-des- 
sous. 

dômekwi noix de terre. 

dônu plaider (m. h m. tirer 
une chose). 



donuka espérer (correspond 
exactement à notre locu- 
tion « faire de l'œil »). 

dofiitime pêcherie. 

donito pêcheur (m. à m. ce- 
lui qui jette le filet). 

dosisanu blénorragie. 

dosla purger, se purger. 

dosu nom donné à l'enfant 
né après deux jumeaux. 

dota gland (de la verge). 

dote être debout, rester ; ar- 
rêter, s'arrêter. 

doteme s'entêter. 

doto auteur (m. à m. celui 
qui fait); écouter (m. à 
m. donner l'oreille). 

dôlo citerne, puits. 

dovo se vider. 

do vodOf-ji maudire. 

dovâsa se plaindre. 

dowe raisonner. 

dowenenu dès lors. 

dowû viser. 

dowulido être pressé. 

doj/a faire mal. 

dot/eme parmi, parmi eux. 

dôzo de loin. 

du poudre (à canon) ; man- 
ger, mâcher; faire mal à; 



DU 



— 376 — 



EDO 



sur, contre, en contact 
avec. 

dfl puiser. 

du aflbâ faire banqueroute 
(m. à m. manger ses mar- 
chandises). 

du aho devoir (être débi- 
teur). 

dudo ampoule ; lécher. 

dudu mâcher, croquer ; cla- 
quer des dents ; verser. 

dtigd poire à poudre. 

dugu hériter. 

dt(/ia avec. 

dujè être chrétien, être bap- 
tisé (m. ïi m. manger du 
sel, allusion à Tune des 
cérémonies du baptême). 

dnkâdukà cantharide. 

duko et dukokwe beignet de 
maïs. 

Dnkomo quartier portugais à 
Ouida. 

duku serviette. 

(/w/vri foulard; yard, mètre. 

dunu manger (m. à m. man- 
ger une chose). 

dmu profaner. 

dutôdutui lèpre. 

duwe danser. 



diie coup. 

dwadukû grincer des dents 

(pour do adu kn, faire les 

dents creuser). 
dwe coup. 
dwTde forcer. 
dye ce, cet, ces; celui-ci, 

ceci. 
dyo échanger. 
dyodtjo troque, échange. 
dijoho se reprendre. 
dyovi jeune fille esclave (m. 

à m. enfant de l'échange). 



E 



e il, elle ; qui, celui qui ; 

on. 
è ? hein ? 
e ako puisque. 
e di trop (m. à m. il passe), 
e do do cela, celui-là (m. à 

m. il se trouve là). 
edo fi ceci, celui-ci (m. à m. 

il se trouve ici). 
e dokpo jà ne unique (m. à 



EDO 



— 377 — 



ESU 



m. lui seul seulement 
est). 

e do mô en effet ; pourtant 
(m. à m. il fait voir). 

e do mô lo par conséquent 
(m. à m. il fait voir cela). 

e dye.,, e lo Tun... l'autre. 

Egha Nago, habitant de La- 
gos, du Yorouba et sur- 
tout d'Abéokoula. 

egbe aujourd'hui (m. à m. il 
est le jour). 

Eghomi Ebomi ou Egbomi, 
huitième roi du Dahomé; 
ne régna que quelques 
jours (1803) et est souvent 
omis de la liste des rois. 

e ha deme a excepté, hormis, 
sans. 

e hu kpède à peu près. 

e ja fia loin (m. à m. il n'ar- 
rive pas Ici). 

e ka do mô cependant (m. à 
m. pourtout il fait voir). 

Eko nom indigène de la ville 
de Lagos. 

e ko no cela suffit (m. à m. 
il a fini d'être bon). 

e kpo kpède bientôt (m . à m . 
il reste un peu). 



e II loin, longtemps (m. à m. 
il tarde). 

e/2*Ao longtemps. 

e lo celui-là, cela. 

e mevo sans. 

ène quatre. 

e ne voici, le voici ; c'est-à- 
dire (m. à m. il est ici). 

e ne yudo en outre (m. à m. 
il est après). 

e ne kede seulement. 

e ne lo c'est à-dire (m. ù m, 
c'est cela). 

e no zd de bientôt (m. à m. 
il reste un jour). 

e no zà kpède même sens. 

e no zâ di id. 

e ni dihà longtemps . 

e no beau, bon, bien (m. à 
m. il est bon). 

esogbe ça m'est égal (m. à 
m. il est plan). 

e so mô autant (m. à m. il 
prend comme). 

e so mô lia moins (m. à m. 
il prend comme, il man- 
que). 

e su kpède trop peu. 

e sukpo di trop . 



ESU 



- 378 — 



FIE 



e su ta chauve (m. à m. il 
a épi lé sa tête). 

e suive a moins . 

ele ? lequel ? 

ete lèvre ; manioc (voyez te). 

etewe ? lequel ? 

etôdye le sien. 

e vivi ni content (pour e rivi 
nu f>, il est agréable à 
lui). 

ero c'est fini, assez. 

Ewc Eoué, Eve ou Efé, nom 
de la race h laquelle ap- 
partiennent les D a 11 o- 
méens. 

e we hu à peu près. 

e wu kpède h peu près (m. à 
m. il surpasse un peu). 

Eijo Nago, habitant du Yo- 
rouba 



F 



fa froid, être froid ; apaiser, 

consoler. 
«écaille(de poisson); brous- 



saille ; écraser, étouffer ; 
bêler. 
fahôme se calmer (m. à m. 

apaiser son ventre). 
fCiji steppe, brousse. 
faka fourche (P. força). 
falina cassave (P. farinha, 

voyez akasa). 
fàme en friche. 
Fùii peuple des Fanti (Gôte- 
d'Or) ; régiment daho- 
méen recruté parmi les 
Fanti. 
fazi couver Tpour fè azi). 
fè se baisser, se courber, 

couver. 
feîonc. 

/f^ ongle, griffe. 
fede fin, mince. 
fefe bleu, azuré, violet. 
fefle clou de girofle. 
fêri ongle. 

fi voler (qqun), dépouiller, 
arracher; fendre; ici; où. 
fi noix de tigre ; fendre. 
fihi partout. 
fidevo ailleurs (m. à m. un 

autre ici). 
fidô ça et là. 
fi e 011,011? (m. à m. où lui). 




FIF 



— 379 — 



FUF 



fi fa frais, froid. 

fifi maintenant. 

/î/*/~ fente. 

/î/a bonnet (le nom, comme 
la coiffure, eat d'origine 
mandingue). 

fila jofolo bonnet qui re- 
tombe en arrière. 

F?7am*Foulan, Peul,Feliatah. 

fili. Voyez fli. 

fime où ; en deçà. 

fiwisi se mouclier (m. à m. 
enlever l'eau du fumier 
du nez). 

finô Voyez /î.^/ô. 

fite ? où ? 

fiteive ? où ? 

fifjâme s'étonner. 

fil/0 hache ; bouillir. 

fiyo serrer, presser ; traire. 

fize et fTze fùlé, fendu. 

fin franc, pièce d'un franc 
(F.) 

F/àse France, Français (F.) 

fîe forger ; égrener, racler. 

flete fenêtre (F.) 

ftetûto forgeron. 

fliet flT^e souvenir, faire at- 
tention ; au delà. 

flifli se souvenir. 



flô accueillir. 

flû coque, cosse, coquille, 

gousse, écorce. 
fo ravager, saccager. 
fô cervelle, moelle ; vague 

(n. f.) ; se réveiller ; se 

porter (bien ou mal). 
Fô Fon, nom indigène du 

peuple dahoméen. 
fôf/ii se révolter. 
fôfjbe langue dahoméenne. 
fôlinô paresseux (m. à m. 

qui tarde à s'éveiller). 
fosvkpo générale de l'aile 

gauche des amazones. 
foUmenu pillage, sac d'une 

ville. 
fa verser. 

fil poil, plume ; écume ; don- 
ner, rendre ; prendre ; 

priser (du tabac) ; respirer, 

souffler. 
fa ahwà aller en guerre. 
fuda léger. 
fiifo piller. 

fufô résurrection, réveil. 
fûfô vague (h. f.) 
fufolo pillard. 
fufu plat indigène à base de 



FUF 



— 380 — 



GAL 



maïs, de poisson et d'huile 
de palme. 

fflffi souffle. 

Fukufuku nom d'un régi- 
ment dahoméen (m. à m. 
qui verse la mort). 

fuli entonnoir (m. à m. che- 
min pour verser). 

fulo abcès. 

fnlohpanô crépu. 

fûwa moisir (m. à m. des 
poils viennent). 

fi7 zo allumer du feu. 

fûzô syphilis. 



G 



g a flèche ; grand. 

ijà chef ; aîné ; métal; et sur- 
tout fer ; cloche ; montre; 
cadran ; heure ; anneau ; 
pièce de monnaie (ordi- 
nairement piastre forte ou 
cinq francs) ; mesure de 
capacité valant un gallon 
ou 3 litres 75 ; aiguiser ; 



falloii* ; être à la tète, diri- 
ger, commander. 

(jà adade demi-gallon ; i 
litre 85. 

(jadidi haut. 

fjndM ancre (m. à m. fer 
dans Teau). 

gàduto crieur public. 

fjafja grand, être grand. 

flâflà faucon. 

fjagô carquois. 

fjàgbo natte de cheveux. 

gâhc prison. 

gàhônoto geôlier. 

gàjelenu balance. 

gàjeme s'appuyer. 

gàji droit, direct. 

gàkonoto geôlier. 

gâkpati barre de fer. 

gàkpèkpè pièce de monnaie 
( ordinairement piastre 
cauries ou cinquante cen- 
times). 

gakpo carquois. 

gàkpotihhvvQ de fer. 

gàlili limaille (m. à m. fer 
écrasé). 

galina galline^ sac de 200 
cauries valant un sou (P. 
gallina). 



GAL 



— 381 — 



GLE 



ffàlmu lime (m. à m. chose 

qui écrase le fer). 
ffâmi rouille (m. à m. fumier 

de fer). 
ffànu boite en fer; fer blanc. 
ganakpa] coutelas. 
gariito archer (m. à m. celui 

qui lance des flèches). 
gasakpo carquois. 
gaseto archer (comme ganito) . 
gàti cuiller (m. à m. arbre 

de métal). 
gàtôji régulier. 
gau. Voyez gatvu. 
gàvevecuiwe (métal rouge). 
gàvi anneau (m. à m. enfant 

de métal). 
gâvo Mton, cuivre jaune. 
gàvomi vert-de-gris m. à m. 

fumier de cuivre). 
gàwiliwili acier (métal 

trempé). 
gawu général de l'aile droite. 
gàwu cuirasse ; vaincre. 
gâwuto vainqueur. 
gdyinu surtout (m. à m. 

chose qui va en tête), 
//â^echaudron (m. à m. vase 

en métal). 
ge niveler. 



gege nombreux, beaucoup. 
gegeco à condition de ou 

que. 
gehwe maison des cauries, à 

Abomé. 
Gèlele Glélé, vulgairement 

Gléglé, onzième roi du 

Dahomé, régna de 1858 à 

1889. 
geli éléphant (m. à m. qui 

ni vêle le chemin). 
Gezô Guézo, dixième roi du 

Dahomé, régna de 1818 à 

1858. 
^r moustache. 
givi Voyez jivi, 
g la courage. 

glà mâchoire ; courage. 
glagla hardi, brave. 
glàglà à l'excès. 
glasi verre à boire (An. 

glass). 
gle champ, terre laboura- 

rable. 
glehwe ferme. 
Glehwe nom indigène de 

Ouida. 
glele culture. 
Glele. Voyez Gèlele. 
gleleto agriculteur. 



GBA 



— 384 — 



GBE 



gbavi hoite. 

ghavu barrique. 

gbè vie, santé ; société ; vivre, 
habiter ; nier, refuser, 
abandonner, éviter, mé- 
priser ; se cacher. 

gbe jour ; cri, voix, langage ; 
bec ; herbe, foin ; terre, 
campagne, lieu inhabité 
ou peu habité ; chasse ; 
ordre ; crier ; ordonner ; 
filer. 

gbede un jour. 

gbede a jamais. 

gbedebu n'importe quel jour. 

gbedebu a jamais. 

gbedokpo gibecière. 

gbedôme salut. 

gbegà marmite. 

gbegluza sanglier (m. à m. 
porc de la campagne). 

gbègbè pastèque. 

gbegbe dais ; tous les jours. 

gbe ha herbe. 

gbehàme brousse, désert. 

gbehàsîi prétendant au trône, 
qui, n'ayant pas été élu, 
va s'établir à la campagne 
après rélection de son ad- 
versaire ; d'où son nom 



de « roi de la brousse », 
par opposition au vrai roi, 
ahôsii ou « roi de la mai- 
son ». 

Sbehàzè (m. à m. herbe 
mûre) Béhanzin, dou- 
zième roi du Dahomé, 
régna de 1889 à 1894 (D'au- 
tres ôïsent Ghenazè). 

gbèho embuscade. 

gbehàme griLUge (m.àm. mai- 
son de l'herbe) 

Gbeji génie de la chasse. 

gbekwe gibecière. 

gbekpa claie, cloison ; pince. 

gbeine monde, univers ; cam- 
pagne . 

gbemenu paysan. 

gbemelô sauvage (adj.). 

gbemu enivrer. 

gbename procuration. 

Gbenazé (Vojyje Gbehàze), 

gbenazô trésorier royal. 

gbènu habitant. 

gbenato chasseur. 

gbenibu buffle, bœuf sau- 
vage. 

gbeniùa chasse. 

gbesè grenouille* 



GBE 



— 385 — 



GBO 



gbeselo interprète (m. à m. 
qui comprend la langue). 

f/bèsi se mettre à Tabri (m. à 
m. éviter l'eau). 

gbeso zèbre, cheval sau- 
vage. 

gbètiti sud (m. à m. lieu 
caché). 

gbèto homme, iudividu, mor- 
tel (m. à m. vivant). 

gbeto chasseur ; amazone 
employée à la chasse de 
l'éléphant. 

gbewezu s'élancer. 

gbewi chat sauvage. 

gbeziii lièvre (m. à m. lapin 
de la campagne). 

ghi cuire. 

gbidi effacer. 

gbigbà tort ; douteux. 

gbigbada soupçon. 

gbigbè se cacher. 

gbigbè asi divorcer. 

gbigbt cuit, 

gbigbo tendre (adj.) 

gbigbô baiser, embrasser, 
sucer. 

gbigboje soupir. 

gbla attacher ; presque. 

gblà mâchoire. 



gblagbla à peu près. 

gblakà lien, amarre. 

gblakpa prendre les armes. 

gblanu soif (chose qui atta- 
che,qui resserre la gorge). 

gblawu maigrir. 

gblè se tromper. 

gble briser, détruire, se bri- 
ser, craquer ; soulager 
(une maladie). 

gblègblè erreur. 

gblegbledomonô malheureux. 

gbleh&me calmer, se calmer 
(m. à m. soulager le 
cœur). 

gblenù faisan. 

gbleta assommer. 

gbleto malheureux. 

gblewu blesser. 

^6/t maïs. 

gblo (chercher ce mot et ses 
composés à blo). 

gblogblo immense. 

gbloha tambour fait d'une 
calebasse. 

gblu brouiller (Voyez blu), 

gbludewu mélanger. 

gbhigblu funérailles ; entier. 

gbo boule, bouton ; amu- 
lette ; cigale, sauterelle ; 
22 



GBO 



— 386 



GBU 



mou, s'amollir ; achever, 
franchir, traverser; à tra- 
vers; et (entre deux phra- 
ses) ; mouton. 

Gbo génie de la guerre. 

[/bô et quelquefois ^760 couper. 

gbd couvrir ; naviguer. 

gbo ahwâ attaquer. 

Gbociyo génie du commerce. 

gboda jouer (à un jeu). 

gbôda circoncire (pour gbo 
ada), 

gbodo être étroit. 

gbodyecmvt^. 

gbofît laine (m. à m. poil de 
mouton). 

gbôgbada circoncire. 

gbôf/bo chèvre. 

gbogbo large ; mou ; calao, 
oiseau qui porte une sorte 
de casque sur son bec. 

gbogboje loisir. 

gboho déranger. 

gbojesouf^a, repos ; souffler, 
respirer, se reposer, faire 
la sieste. 

gbokà amulette, gris-gris. 

ghokonô médecin (fabricant 
degris-^is). 

gbokonu médecine. 



gbdkû moissonner. 

gbolo large. 

gbôlô ^o\fe. 

gbolu coin (pour fendre le 

bois) 
gbonu dehors, faubourg,pro- 

vince ; en dehors de. 
gbonudo fermer la bouche. 
gbonugà cabécère, préfet 

(chef de province). 
gbonugâjè collier, insigne 

descabécères. 
gbonilo berger (m, à m. qui 

garde les moutons). 
gbosakle grillon. 
gboso fétiche en bois peint. 
gbôsîi parier. 
gbosâ poche. 
gbovè poison ; employer. 
gbôve guêpe. 

^^02^;^ tatouer (m. à m. cou- 
per des tatouages). 
gbowele requin. 
Gbowele le Requin, surnom 

du roi Béhanzin. 
gboyi s'en aller. 
gbu perdre ; crac ! 
gbugbo tendre (adj.). 
gbugbô baiser, embrasser. 



GBU 



— 387 — 



HËS 



gbugbu perte ; se perdre ; 

emballer. 
gbii g bu sucer, 

gbuh s' égarer (pour gbu ali), 
gbu-yi exiler. 
gbivazôgnériv (pouv gbô azô, 

couper la maladie). 



/irt gorille ; osier ; compte ; 
lire, réciter, compter ; 
valoir; monter; courber; 
avec. 

^(î chanson, poésie ; man- 
que, disette, famine ; 
manquer, être rare ; con- 
sumer; monter, grimper, 
gravir. 

hàcucu libellule. 

hddu mordre. 

haliasito prostituée. 

hahiii s'embarquer. 

hàhume grande saison sèche 
(décembre, janvier, fé- 
vrier. 

hàjihwe théâtre. 



hdjitochsinieut^ griol. 

hala. Voyez A/a. 

halôto vannier (m. à m. qui 
tresse l'osier). 

hasa croiser, entrecroiser. 

to/r corbeille^ panier. 

/ifl/o compagnon (m. à m. 
qui est avec). 

hagetre prier, réciter des 
prières. 

hayi monter. 

hàgi musique ; crécelle faite 
d'une calebasse que re- 
couvre un réseau d'osse- 
lets. 

hâj/idoto musicien. 

hàgilwlo id. 

/là y Hure théâtre. 

htlyikpoto musicien. 

hdi/inu concert. 

hàzugogo iule (myriapode). 

hè oiseau ; contrat ; plier ; 
s'évanouir, avoir peur. 

he agoniser. 

h()do nid. 

hPgble détruire. 

hehodoto conteur. 

hr-hija démolir, détruire. 

hè'mîi id. 

hèsi peur, crainte. 



HES 



— 388 — 



HOG 



hèsi di (mede) avoir peur (m. 
à m. la peur tient qqun). 

hèsume nid. 

hètiïgâ niinistre-femme de la 
justice. 

hèveve cardinal (oiseau rou- 
ge). 

hèvi oiseau. 

hèridoniô, 

hèviyosô tonnerre. 

Hèviyosâ génie du tonnerre. 

hi griller, rôtir. 

hT porter, tenir, arrêter 
(voyez y T). 

hidâ embrouiller. 

ht'dote empêcher. 

htgble nuire 

hiha calcul ; calculer ; va- 
loir ; être étroit. 

hihà manque, besoin ; man- 
quer, tarir ; bâiller. 

hihajivi faucille . 

A/^a^odéclamateur, griot. 

hihe étourdir. 

hihi rôti ; démanger. 

Az^r gouverner. 

hihizi embrouiller. 

hihle renseignement. 

hiho conte ; rot. 

kîki dehors. 



ffwe Jésus-Christ (P.Chrîsto). 

hiya sécher. 

hlalynx. 

hlâkpekpe cancrelat. 

hlakpoge béquille. 

hle montrer ; offrir. 

hlehle preuve ; offrande. 

Wr/i/r miette. 

Iilôhlù force (pour hn lô ou 

hô /o, le sang saute ou le 

cœur saute). 
hlônô fou. 

ho maison, habitation, case. 
ho parole, histoire ; vieil- 
lesse ; taupe ; acheter, 

coûter ; veiller, garder, 

espionner ; roter. 
hô intérieur, cœur, ventre ; 

frapper ; hurler ; friser : 

être enceinte. 
h(l aigle; boa; entrée, porte. 

seuil ; tambour ; arracher; 

se dégager, s'enfuir. 
hociyâciyà discours. 
hodazô marmite. 
hodido causer, parler. 
hôdiho salir. 
hodudo discours. 
hoyhiyha toit (couverture 

d une maison). 



HOG 



— 389 — 



HOM 



^ogbo phrase. 
hàgbonu faubourg, rue. 
Hôfjbonu nom indigène de 

Porto-Novo. 
hohî'ha récit. 

hùhô cour (d'une habitation). 
Hoho génie protecteur des 

jumeaux. 
hoho vieux ; autrefois. 
hohodayi auparavant. 
Iioholo jadis. 
hôhôlô, (Voyez hlôhlô). 
hohovi jumeau (enfant de 

Hoho) y 
hôha se battre. 
hôhiïme bataille. 
hôhffto huissier (qui ouvre la 

porte). 
hôhwenu châtiment. 
hnjeffhe s'enfuir. 
hôji seuil (m. à m. dessusde 

la porte). 
hiljigà portier. 
hôjinô id. 
Ao/oio sérieux. 
hokwe précieux (qui coûte de 

l'argent). 
h'dikenu porte, l'ouverture 

de la porte. 
holô sottise (Voyez hlô). 



home chambre. — Ce paot 
entre dans la composition 
d'un certain dénombre de 
noms avec le sens de « lieu 
de, maison de ». 

kôme intérieur, ventre,cœur, 
estomac, dedans. — Ce 
mot entre dans la compo- 
sition d'un grand nombre 
de noms avec le sens de 
a lieu de, intérieur de ». 

Iwmedà ténia (m. à m. ser- 
pent du ventre). 

hbmefjbamagba terrasse (ce 
qui récouvre la maison). 

hômegblanii ceinture. 

home hfï (medé) être heureux 
(m. à m. le ventre ou le 
cœur est ouvert à qqun). 

hômehnhïï joie (m. à m. 
cœur ouvert) . 

Adme5i co lère{ m . à m . étreinte 
du cœur). 

hômesisilvTÏié. 

homes/a diarrhée. 

kmeslanu purgation. 

hômetô intestinal, interne. 

hômevonô innocent. 

hômewili colique (sans diar- 
rhée), constipation (m. à 
22. 



HON 



r- 390 — 



HUH 



m. étreinte ou arrêt du 
ventre). 

Honeli génie gardien de la 
maison. 

hônonome chambre, apparte- 
ment. 

hoiiu arrhes. 

hdsisito fugitif. 

hosfîsfî cri. 

hùta toit (m. à m. tête de la 
maison) . 

hoti pilier. 

hotkto m'àçon. 

hôUl ami (m. à m. maître du 
cœur). 

hôvè faim(m.àm. aigreur de 
ventre). 

hôvè si(mede) avoir faim. 

horètitfï famine. 

//rir^fowô affamé. 

hôvè^renu famine. 

horirè reproche (m. à m. 
parole amère). 

hôvu milan. 

hoiveiiô ambigu, hypocrite 
(m. à m. qui a deux paro- 
les). 

hôwezu s'enfuir. 

hôzuhôzu dii^le. 

hôsweme coin (pour hézôwe-^ ' 



mey lieu des deux côtés 
de rintérieur). 

hu mer ; os ; tuer ; gagner ; 
dessécher. 

Hu génie de la mer. 

htt sang ; bateau ; épine ; 
joie ; ouvrir ; abréger. 

///7û?a épine. 

hiïdidi s^ignéa. 

hûdoti aviron, gouvernail. 

hilffldâ barre (de la mer). 

hiïfulo abcès. 

huf/ogo et huguf/o flot, marée 
haute(m. àm. merpleine). 

huf/be/iâ algue. 

hûf/bigba naufrage (sur la 
côte). 

hûgbo navire. 

/iuhd vague, flot ; pâte, 

hflhô ioner du tambour, bat- 
tre du tambour. 

hfihCmd impudique. 

hûhôio combattant. 

Iiûhôwe bataille. 

hiihu germe ; sec, se dessé- 
séclier ; remuer. 

hfilm instrument de musi- 
que ; ouvert. 

huhuliwi secousse* 



HUH 



— 394 — 



HUZ 



huhuwenupeiiie saison sèche 

(juillet et août). 
huh wà rancir. (Voyez hiiwà) . 
hfïhwe emprunter. 
huh m balloter. 
huji vague (n. f.) ; île. 
hûkâ veine, artère (m. à m. 

corde de sang). 
hukàme ronce. 
hukuto batelier, pilote. 
hukwi languir. 
hffkirikpo hémorroïde. 
hukpa limonade. 
h il k fie rencontrer. 
hukpoji falaise, 
/////a conserver ; ravager. 
hulà écrire. 
hulahula pillage. 
hulè raboter, raser. 
hule bois à bâtir, planche ; 

jurer ; pigeon sauvage, 

tourterelle. 
huli et /«///"" garder. 
huUdo et hulîdo nécessité. 
hulif/aza cerf-volant, lucane. 
huli(/hu serpont à sonnettes. 
hulihire libellule. 
/ifîlohûli) force (m. à m. le 

sang saute). 
hûla grogner. 



hume sud (m. à m. côté de 
la mer). 

humelô maritime ; baleine. 

hûmisu dysenterie. 

hunô prêtre de la mer. 

hunu et hunuhumi bruit. 

hfïnme dysenterie (m. à m. 
échappement de sang). 

hiïsih'â cable, amarre (de ba- 
teau) . 

husisa marée basse (m. à m. 
la mer s'écoule). 

hiîsisa hémorragie, écoule- 
ment de sang. 

hasUjo naufrage (au large). 

huia falaise (m. à m. tête de 
la mer). 

hiîtenumo escale. 

hfft? arbre à pirogue ; mât de 
navire . 

hfïtime port. 

hido bord delà mer. 

hillo batelier : champignon : 
joueur de tambour. 

Iiilvatle pirogue. 

^w?/v7 être jaloux (m. à m. 
tuer l'amour). 

huwiXyiev, 

hazâ veiller, ne pas dormir 
(m. à m. ouvrir la nuit). 



HUZ 



— 392 — 



I 



hûzetve se détourner. 

hilzô anémie, maladie du 
sang. 

toa cultiver, sarcler; rater 
(v. n.). 

htvâ odeur, et principale- 
ment mauvaise odeur ; 
lance. 

hwâgbâ bouillir. 

hwagbe escargot. 

hivahwa lie. 

hwapkè (pour hâ akpè) saluer 
à la mode indigène, en 
frappant des mains. 

hwakpo rater (v. n.). 

hivala (voyez hula). 

hwatihwati pivert. 

hwe maison ; jugement ; 
grimper, punir. . 

hwedihwedi plonger. 

hwedo poursuivre. 

bwedo-nume condamner. 

hwedoto juge. 

hwegbe à lamaison, chez soi; 
adieu. 

hiver/henu famille, compre- 
nant tous les gens de la 
maison, femmes, enfants 
et esclaves. 

hwegbewe adieu. 



/fwelu) procès (parole du ju- 
gement) ; amende (frais 
du jugement). 

hwejizo incendie (m. à m. le 
feu sur la maison). 

hwekT iguane, lézard à é- 
cailles. 

hwekwe amende (m. à m. ar- 
gent du jugement). 

kwele tanner; tan. 

hweleti acacia, arbre à tan. , 

hwem maître de la maison ; 
juge. 

hwe )ia/7a injustice. 

hioeniio gardien, concierge. 

htceso doucement. 

hwi ligne; briser, tuer; guet- 
ter ; filtrer, passer au ta- 
mis. 

A?(v mômes sens; avis; pous- 
ser (v. n.) ; se fendre; être 
ridicule ; gémir. 

liwida rôder. 

hwidanu guet. 

kwide épier ; forcer. 

Iiwîgbe gémissement . 



(Chercher par gi les mots 
commençant par i. 



I 



— 393 — 



JI 



i aller (voyez yi). 

r porter, tenir (voyez ?//). 

izize fourmi. 



ja arriver, survenir; tom- 
ber; devenir ; trancher. 

jà déployer; embarrasser, 
empocher ; également ; 
seulement, ne... que. 

jagla se révolter. 

jajô voler, dérober. 

jakpo échouer. 

jala échantillon; dénoncer. 

jalado garnir, préparer, ar- 
ranger. 

/a/orf^ crocodile (P. N.). 

jamlô s'endormir. 

jati appareiller, larguer les 
voiles (pour/â ati). 

j'aya gallon, 3 litres 73. 

jayi tomber (pour ja ayi). 

jazô être malade,tomber ma- 
lade. 

je perle; sel; arriver, sur- 
venir; tomber; devenir. 



je produire. 

jèdatime saline. 

jèdalo saunier . 

jede suer. 

jèfa froidir. 

jègu se révolter. 

jègbame marais salant. 

jègbe s'exiler. 

jegbe arbre au bois rouge; 
crier. 

jèhisa belette. 

jèji eommeneev . 

Jèji nom indigène du peuple 
dahoméen. 

jèkpo barre de sel; s'age- 
nouiller. 

jele comparer, mesurer, pe- 
ser; querelle. 

Jemâ Allemand (An. Ger- 
Ç man). 

jènu collier (m. à m. objet 
en perles). 

jèsi eau salée. 

jète descendre. 

jewadà do punir. 

jèwe apparaître. 

ji dessus, sommet, ciel ; 
pluie ; accoucher (v. n.); 
naître ; sur. 



JID 



— 394 — 



JIW 



jidogbe mille-pattes, scolo- 
pendre. 

jifu bouchon. 

jihCi chanter (m. à m. accou- 
cher d'une chanson). 

jihôhu cyclone. 

jihuhu tornade (m. à m. 
pluie s^che). 

jija résulter, survenir. 

ji ja pleuvoir (m. à m. la 
pluie tombe). 

jijà embarras ; empêcher. 

jijàyi s'asseoir. 

jijè tomber. 

jijinume intelligence. 

jijo coutume, impôt, exem- 
ple ; s'habituer. 

jijohi) orage (m. à m. pluie 
et vent). 

jijome coutume, impôt. 

jijoô et jijowô orage, tem- 
pête. 

jijulo souhait, désir. 

jikèwu éclair. 

jikpa ciel (correspond exac- 
tement à notre expression 
c( calotte descieux »). 

jtkpame î^vôïn, 

jikpamemCi légume. 



jikpôto surveillant, direc- 
teur. 

jilo droit, justice ; désirer 
(voyez julo). 

Jimenu céleste. 

y/n?* genièvre (An. gin.). 

jvwto accoucheur, accou- 
cheuse. 

jinukilkplekple moisson. 

jinukrisiï ciel, firmament 
(m. à m. couvercle de 
l'œil du ciel). 

jinukusiïgbe tonnerre (m. à 
m. voix du ciel). 

jinukfurenu moisson ; petite 
saison pluvieuse (septem- 
bre, octobre et novem- 
bre) . 

jmftvi faire une fausse cou- 
che. 

jivi accoucher (v. n.) ; cou- 
teau. 

jivicii/o avorter (m. h m. en- 
fanter en deuil). 

Jiwagô Français (nom donné 
aux premiers Français 
qui visitèrent le Dahomé, 
étymologie incertaine;. 

jiwe se gangrener. 

jiwenu grande saison plu- 



JÎW 



— 395 - 



KAD 



vieuse (mars, avril, mai 
et juin). 

jiwôhu cyclone . 

jiwu admirer, s'étonner ; 
être admirable, étonner ; 
le plus, surtout. 

jiya cage; souffrir. 

jizo brûler. 

jo vent ; criquet, sauterelle, 
mante ; hospitalité ; deve- 
nir, se former. 

jô graisse, beurre ; rendre ; 
délivrer, affranchir, par- 
donner ; s'abstenir de ; 
vanner. 

jôpou. 

jô-de affranchir. 

jô'do absoudre; ajourner; 
abandonner. 

jodoto hôte (celui qui re- 
çoit). 

jogle libellule. 

johô weni (voyez jowô), 

johôhu harmattant (vent sec ) . 

jond hôte (celui qui est 
reçu). 

joilana échouer (m. à m. de- 
venir mauvais, tourner 
mal). 

joà {voyez joivo). 



Josusu génie du bonheur. 

jowa rendre service. 

jowô air, vent. 

jujd restitution . 

julo désirer, vouloir, avoir 
besoin de, aimer, vouloir 
bien. 

jumagbe vendredi, mot em- 
ployé par les musulmans 
(Ar. djoum'a et (jhe^ jour 
de la réunion, delà prière 
publique). 

jwa (voyez jôwa). 



K 



A;a calebasse; déployer; ce- 
pendant. 

kà corde, muscle, veine, ar- 
tère, nerf; quarantaine 
(nombre 40) ; deviner, vi- 
ser, distinguer ; séparer ; 
friser. 

kàhij/o demander. 

kabll singe (M.j. 

Icada rouille. 



KAD 



396 — 



KÈS 



kùde quarante (m. à m. une 

corde). 
kàdôto marinier qui hàle les 

bateaux. 
kafe repas du matin ; café 

(F.). 
hafo fétiche en fer porté de- 
vant le roi dans les céré- 
monies. 
kâgôzô varice (m. à m. ma- 
ladie du nœud d'un mus- 
cle). 
kàfjheto cordier. 
kàghode chef des eunuques. 
kàgbu gerbe. 

kahâyi calebasse recouverte 
d'un réseau d'osselets et 
qu'on agite en lui faisant 
rendre un bruit de cré- 
celle. 
kaji bouillie de maïs. 
kaka jusqu'à, jusqu'à ce que. 
kàkà éponge végétale, faite 
de récorce libreuse d'un 
arbre. 
kakadaka blatte, charançon. 
kaki brouet de maïs. 
kàkpo morceau ; diminuer. 
kàligâ loup. 
kâlikà éponge végétale. 



kamisa chemise (P. camisa). 

kàmu natron. 

Kana ville de Gana, appelée 
quelquefois Galamina. 

ka nu ouvrir la bouche. 

kànumo esclave. 

kàta usage ; ration. 

katàbiga parapluie 

katakè tabouret. 

kati appareiller, larguer les 
voiles (pour ka ali), 

kàtfftû étoupe. 

kàwe quatre-vingts. 

kâweko cent. 

kàwekogo cenlièmc. 

kàwezu courir. 

kaiji ! ah ! hélas ! 

kàzu courir. 

kè clouer, fixer. 

A*^ large. 

kè pierre. 

kèji gué (m. à m. sur les 

pierres). 
kejâ fromage (P. queijoj. 
keke roue, brouette. 
kekeho voiture (m. à m. mai- 
son à roues). 
kekehàjito cocher. 
kèle (voyez kle). 
kèsè ara. 




Kh:s 



397 



KOD 



kèsèklu perruche. 

ketcheleèLiiG. 

kèii chef des chanteurs 

royaux. 
këto adversaire, ennemi. 
këwu éclair. 
ki paille ; éteindre. 
A:r caillou, silex, pierre à fu- 
sil; grain; être oblique. 
kija déchirure, fente. 
kikàbiyo demande. 
Â;iH s'éteindre. 
kiklt et kïklr pardon; fa- 
veur, service; patience. 
kiko se moquer de. 
kinikini lion. 

Kinikini le Lion, surnom du 
roi Glélé. 

Kita ville de Quitta. 

kiza balai. 

kla chatouiller. 

klà bouffon. 

klakla crécelle (voyez A-a- 
hàyï)', prurigo. 

kle sauterelle; coller, ci- 
menter. 

kli joue. 

klî grotte. 

klo nettoyer. 

klodoJH goitre. 



klodojvJtohè pélican (m. à m. 

oiseau père du goitre). 
klôhwà fronde. 
kloklo gros; nettoyer, faire 

sa toilette. 
kloklonu se gargariser. 
klu chatouiller, gratter ; 

nettoyer. 
Klu (voyez Kru). 
klu alo se laver les mains. 
klMeto témoin. 
kluklu se gratter. 
khivi vase, cruche. 
ko terre, argile, boue, ma- 
rais ; cou, goulot ; fagot ; 
rouille ; vingt ; interdic- 
tion; avoir fini de (sert 
avec ce sens de particule 
du passé absolu) ; déjà. 
Ko marais de Lama. 
ko briller; arracher, par- 
ler ; auprès de. 
ko... a pas encore. 
kô-anu écorcher. 
kodidë2LVg\\Q. . 
Kôdo Condo, Tun des noms 

du roi Béhanzin. 
kodônu oreiller indigène en 
bois (m. à m. chose sous 

le cou). 

23 



iCOF 



- 398 - 



KUk 



kofô verre à boire, gobelet 

(P. copo). 
koglo motte de terre. 
Ko go Congo. 
kôgô bateau à vapeur. 
kogôli genou. 
kogho gerbe. 

koja crinière (nni. à m. tom- 
bant sur le cou). 
kojafà id. (poils tombant 

sur le cou). 
kojè collier (m. à m. perles 

du cou). 
liokàkpo motte de terre. 
kùklo et kôkxdo coq, poule, 

poulet. 
Kàkulo le Coq, surnom du 

roi Guézo. 
/l'oAi^^ banane. 
kokweli bananier. 
kokpla copra, huile de coco 

(P. copra). 
holi épaule (m. à m. chemin 

du cou). 
kome quartier (d une ville). 
konu rire (v.). 
konuhômeto téméraire (m. à 

m. père d'un cœur qui 

rit). 
komiji éclater de rire. 



konukonu ricaner. 

kosi prostituée légale. 

kosukosu termite. 

kowu col (m. à m. vêtement 
du cou). 

kozè gargoulette (m. à m. 
cruche à col). 

K7'u Crou, indigène de Li- 
béria. 

Krumanu Crou (An. Kru- 
man). 

ku mort (n. f.) ; mourir; au 
bout de. 

ku grain; parent, famille, 
race ; creuser, semer, 
planter; jouer (d'un ins- 
trument à vent) ; mener. 

kudèu et kudèwu bonjour, 
salut. 

kudlo rêver. 

kûdo bêcher, piocher. 

kadoto batelier. 

kuhu se natter les cheveux. 

kuji sale, être sale. 

kukô brillant. 

kuku mort (adj.) ; chapeau. 

kukû faire fondre. 

kùka goutte ; descendre. 

kCikû si Mme débarquer. 

Awi'M^e' gâchette (du fusil). 




KUK 



-890 — 



KPA 



hûkwi sifflement. 

kulo tortue. 

kulôhwâ fronde. 

kûnoyïnu famille (du côté 
de la mère). 

kutito revenant (m. à m. qui 
possède la mort). 

kutd se noyer (m. à m. pé- 
rir dansTeau). 

Kutônu ville de Cotonou 
(m. à m. bouche du fleuve 
de la mort). 

katoyfnu famille (du côté du 
père) . 

kôtu habit (An. coat). 

kuwu être triste (m. à m. 
dépasser la mort). 

kwi boule, bille, balle; 
graine, noyau; caillou; 
papaye ; siffler ; se décou- 
rager. 

kwidali noix de terre. 

kieiku goyave. 

kwikwi poids. 

kwiliwiyà meule à écraser 
les grains. 

kfjoiti papayer. 

kwivi pépin. 



KP 



kpa barrière, enveloppe, ca- 
rapace ; bât, selle ; fein- 
dre ; se vanter ; caresser ; 
entourer ; à côté de ; ton- 
dre. 

kpà hamac ; aider ; après un 
mot précédé de kpo ou 
kpodo, il signifie c ei, 
aussi, avec, ainsi que t. 

kpaca bourreau. 

kpadide tète à tète. 

kpadido palissade. 

kpadle missionnaire (P. 
padre). 

kpadu entourer. 

kpakpa canard. 

kpakpla galoper. 

/l77aA:pu général de la réserve. 

Kpali Paris. 

hpàlo aider (m. à m. prêter 
la main). 

kpasa baobab. 

kpatagà argent (P. prata^ 
argent, et ga^ métal). 



KPA 



— 400 — 



KPL 



kpavuieune. 

kpè peu ; faire des éloges. 

A;>tf accepter, accueillir, con- 
sentir à; obtenir ; suffire; 
rencontrer, joindre, sou- 
der ; raccomoder ; rugir. 

kpè toux, rhume ; trompe 
d'ivoire, flûte, et en géné- 
ral tout instrumenta vent ; 
tousser. 

kpèdewn peu, à peu près. 

kpêdo glaire (m. à m. urine 
de la toux). 

kpêdo amamu bile (m. à m 
glaire verte). 

kpegbe pousser un cri. 

kpejelekû gingembre. 

kpèkpè tousser. 

kpèlekpèle lentement. 

kpena contraire ; réponse ; 
contre, en outre. 

Ârpéni penny (An.) 

kpenu contre. 

kpète sifflet. 

kpetili viser. 

kpèvi petit (m. à m. enfant 
de peu). 

kpëzîi asthme. 

kpi et kpî balle ; pierre à 



aiguiser ; papaye ; être 
lourd ( Voyez â:m;i). 

Kpîgula Adanzou II, de son 
vrai nom Kpingoula^ 
sixième roi du Dahomé, 
régna de 1775 à 1789. 

kpikpa flatter. 

kpikpe joindre. 

kpikpî lourd ; poids. 

hpt'kpo reste ; vieux. 

kpiti touffu. 

kpiti papayer. 

kpitu pitou, bière de maïs. 

Kpla nom indigène de Grand- 
Popo. 

kpla conduire ; suspendre. 

kplabe tabouret (qui sert 
pour les palabres, du por- 
tugais «palabra »). 

kplado conduire. 

kplaji et kplakplaji sur-le- 
champ. 

kplakplasi se marier, pren* 
dre femme. 

kplasiko embrasser (m. à m. 
entourer le cou). 

kplaû. Voyez kplawû. 

Kplaviho nom indigène de 
Petit-Popo (m. à m. mai- 
son du petit JTp/a.) 




KPL 



— 401 — 



LA 



kplawû bientôt, aussitôt. 

kplè accompagner. 

kple amasser, réunir ; em- 
mener (en composition 
indique toujours une idée 
de réunion, de collection, 
d'abondance). 

kpledokpo réunir (m. à m. 
amasser en un seul). 

kplekple clou de girofle ; réu- 
nion ; se réunir. 

kplekpledokpo se rassembler. 

kple-iva amener. 

kple-yi emmener. 

kplô apprendre. 

kplôkplô et kplôkplôwema en- 
seigner. 

kplô-mve conseiller, recom- 
mander. 

kplôwema étudier (m. à m. 
apprendre le papier). 

kpo bâton ; ballot ; bosse, 
colline ; léopard ; rester^ 
vieillir ; et, même, aussi- 

kpô hamac ; regarder, res- 
sentir, s'apercevoir de. 

kpôhlo imiter (m. à m. re- 
garder et faire). 

kpodeivu hésiter. 

kpodo avec ; malgré. 



kpoge bâton. 

A^po/i sommet, colline. 

kpô'ji surveiller. 

kpôkàjï seuil. 

kpokû guinée, toile de Gui- 
née. 

kpokukpoku avoir le hoquet. 

kponô hossu. 

ÂrposM général deT^ ; 
che. 

kpota chancre, bubon ; 
casse-tête, massue ; col- 
line. 

kpôte mieux, nnieilleur, aile 
mieux. 

kpoti boite; morceau de bois 

kpôto surveillant. 

Kpotôije Portugais (P.). 

kpotonô bossu . 

kpovi baguette. 

kpukpô regard. 

kpukpwè louange. 

kpwë faire des éloges, éloge. 



la branche ; menstrues ; 

girafe, 
/a chair; animal. 



LAC 



^A(» - 



LEG 



Incivi fourchettei 

ladagbê ûïm^ineWe (mot em- 
ployé parler musulmans ; 
Are] aliad et gbe, le pre- 
mier joUr). 

lafiya bonne santé, être en 
bonne santé (mol employé 
par les musulmans ; Ar. 
erafiya, la paix). 

laf/à ou hlgâ panthère. 

laglidi eunuque. 

fùkà muscle (m. à m. corde 
de chair). 

là kpolonô clmmeeLM (m. à m. 
animal bossu). 

fnbi ministre, conseiller et 
officier de police du roi 
de Porto-Novo. 

lamami turban (Ar. el 'amâ- 
ma). 

làmekà nerf (m. à m. corde 
dans la chair). 

/ami5///6? jeudi (mot employé 
par les musulmans ; Ar. 
el khamis et (fbe^ le cin- 
quième jour). 

lari. Voyez lali, 

hUaio boucher, marchand de 
viande. 



lasi bouillon (m. à m. e&u 
de viande). 

liïzo tétanos (m. à m. mala- 
die de la chair). 

le et le retour, bénéfice, 
revenu ; tourner (v. n.), 
cultiver (retourner avec 
la bêche ou la charrue). 
— Ce mot en composition 
correspond exactement à 
notre particule « re b et 
indique que Ton recom- 
mence ou que l'on ren- 
verse l'action; il sert de 
signe du pluriel pour les 
noms. 

le aga se prostituer. 

Mo détour ; autour, autour 
de. 

ledndu privilège. 

/e/o ressusciter. 

legle labourer la terre. 

legudo se retourner. 

legha oiseau-mouche. 

Legha génie de la fécondité 
et de la génération, 
Priape. 

leghagbà bassin pour rece- 
voir les offrandes faites à 



LEG 



— 403 -^ 



LIY 



Legba. 
legbagbeto prêtre initié aux 

mystères de Legba et à la 

langue hiératique. 
legbandudu offrandes faites à 

Legba. 
lègbo brebis, mouton. 
lègbonito berger, 
lehwenu tan, 
lefiO tourner la tête (m. à m. 

tourner le cou). 
lekpe contour. 
lefi'pô fluxion, 
îele cercle ; tourner (v. n.), 

rôder ; autour. 
lelehihâ refrain. 
lelewa revenir. 
lelônu sottise . 
lemlà enrouler. 
le nuka cligner des yeux ; 

loucher. 
lenQ pourrir. 
leu. Voyez lewu, 
lewa revenir. 
lewu bain ; se baigner. 
leyi retourner (v. n.) 
U distance, délai ; s'arrêter, 

tarder ; penser ; moudre, 

écraser, râper, limer ; 



repasser (le linge) ; au* 

delà de, loin de, 
Il mêmes sens. 
lifi et /r/*r farine. 
lifô être paresseux (m. à m, 

tarder à se réveiller), 
/î^ttrâpe, lime, 
%2'pâte. 
ligbada hésiter. 
/i^6e ajouter. 
H ha compter. 
likil mil, millet, sorgho. 
likpô réfléchir, calculer. 
lile retour; ajouter; tordre, 

retourner (v. a.) 
lili retard ; s'attarder ; long- 
temps, loin, au-delà de ; 

penser, imaginer, 
/r/r mêmes sens. 
lilidi loin de. 
lilikpô imaginer, inventer, 

prévoir. 
Lm génie du soleil. 
lisaji aurore ; orient, est (m. 

à m. ciel de Lisa ou du 

soleil). 
lisanô prêtre du soleil. 
lise noix de cola. 
litd nager, flotter. 
liyo bouillie de maïs aigri. 



LO 



— 404 — 



MAL 



/o caïman; proverbe, fable, 
histoire; ce, celte, ces; 
temps, époque, 
/ri lancer; être fou. 
là sauter, trotter ; tisser, 

tresser; affirmer. 
logozo tortue. 
lohwe au nom de. 
Mo arbre fétiche au bois 
rouge, dont la sève est con- 
sidérée comme un poison 
violent. 
lolo aussi, 
lôlô délirer. 

losa plantation (P. roça) 
lôyiji sauter, franchir. 
/m auprès de le long de. 
luhwa ronfler. 
lulô saut, trot. 



w je, moi (pour mi), 

ma nœud de bois ; partager, 
répartir, distribuer; s'ha- 
bituer; ne... pas. 

Madina Médine, ville sainte 



du Hidjaz qui renferme 
le tombeau de iMahomet. 

mafùkpoiimc plaine. 

mahà s'enivrer (pour ww 
aha). 

Jfa/^? Mahi, tribu qui habite 

• au nord du Dahomé. 

jnah î ou maî si non . 

makpo bâton noueux porté 
par les officiers. 

mala, malà (Voyez nila, 
mlà). 

Maie musulman, et par ex- 
tension Arabe. — Ce mot 
vient, soit de l'arabe 
« maoula i maître, soit de 
l'arabe « mo'allem » pro- 
fesseur, titres que se don- 
nent les missionnaires mu- 
sulmans. C'est de là que 
vient l'appellation de «Ma- 
lais *, par laquelle les 
Européens désignent quel- 
quefois les musulmans de 
la Côte des Esclaves. 
malefokpa babouche (chaus- 
sure des musulmans), 
maleghe langue arabe. 
malekokwe figue (m. à m. 
banane des Arabes). 



MAL 



— 405 — 



ME 



malenu musulman. 

Malenu régiment dahoméen 
composé de musulmans. 

malenujè chapelet musul- 
man. 

Maletome Arabie ou Afrique 
du Nord, pays des Ara- 
bes. 

malevo burnous (pagne des 
Arabes). 

malito marteau (F.), 

marna maman. 

Mamadu Mahomet (Ar. Mo- 
hammadou). 

mâme distinguer. 

mami madame (F. m'amie, 
ma mie). 

maslahwe mosquée (Ar. ma- 
salla, oratoire, et htre, 
maison). 

Mate génie de l'Océan. 

M au y M an. (Voyez Mawu, 
Mawû), 

Maivu Dieu. 

Mawû génie de la lune. 

mawuhwe ciel (m. à m. mai- 
son de Dieuj. 

mawûji ouest (m. à m. ciel 
de la lune). 



mawuîne ciel (m. à m. lieu de 
Dieu). 

Mawuno mère de Dieu, sorte 
de divinité qui est censée 
avoir enfanté Dieu ; mot 
employé par les mission- 
naires pour désigner la 
Sainte- Vierge. 

mawuno princesse des féti- 
cheuses. 

mayi sinon. 

me intérieur, dedans ; quel- 
qu'un, un individu, celui 
qui ; net ; griller ; piquer; 
dans. — Ce mot sert à 
former un nombre pres- 
que infini de mots com- 
posés ; au commencement 
d'un mot il a le sens de 
«celui qui» ou de << quel- 
qu'un :> ; à la fin des mots 
il a le sens de « lieu de, 
intérieur de ». Nous ne 
donnons ici que les compo- 
sés dont la traduction of- 
fre quelques difficultés ; 
le sens des autres s'ol>- 
tiendra très facilement en 
décomposant les mots : 

Exemples : mematihlôklô 

23. 



MED 



— 405 — 



MEK 



^'me^ celui qaî : ma, ne 
pas ; ^', a ; kiO/tlo. force > 
faible ; kplckplehôme'kple- 
kple, réunion : ko. mai- 
son ; me, dans, lieu de; 
salle de réunion. 

medaghigfm circoncis. 

melakpa voisin ; blessé. 

medaloji vierge Tm. à m. qui 
met sa main dessus). 

medaliya médaille ^P. me- 
dalha;. 

mede quelqu'un. 

mede a personne. 

mede/m n'importe qui. 

wedehu a personne. 

medelo, medevo autrui, un 
autre. 

medewe tel, un tel. 

medidâ courageux. 

mediyede semblable. 

medodohânu aifranclii. 

medokpo quelqu'un. 

medo/i'podokpo chacun. 

medomekpa voisin. 

medoto confident (m. à m. 
qui aroreille). 

medujè chrétien fm. à m. qui 
mange du sel, allusion à 



l'une des cérémonies da 
baptême;. 

meduto antliropophahe ('m. à 
m. père de manger quel- 
qu'un*. 

me fa fa doux i de caractère, 
m. à m. froide 

mèffâ premier ministre de 
droite < Voyez tamëgfi. 

Meffôgô fou. 

mef/blawu maigre. 

meghlugUu injuste ; hypo- 
crite. 

nt^/to vieillard. 

mehôhû malhonnête. 

mehu squelette (m. à m. in- 
dividu-os). 

mehû ouvert. 

mejôkwe rançon (m. à m. ar- 
gent pour racheter quel- 
qu'un). 

niejonu rançon. 

mejôwatne complaisant. 

Meka La Mecque. 

mekuku mort (n. m.), ca- 
davre. 

mekukugha cercueil. 

mekukuhwe cimetière. 

mekplato garde (n. m.) (m. à 



MEK 



— 407 — 



MEY 



m. père d'accompagner 
quelqu'un). 

mekplekpk réunion. 

Mekpil Mecpon,roi de Porto- 
Novo, régna de 1864 à 
1872. 

mekpôto geôlier, gardien (m. 
à m. père de surveiller 
quelqu'un). 

melewe tel que. 

melo tel, un tel. 

memadokà libre (m. à m. qui 
n'a pas d'entraves). 

memadomedekd orphelin de 
père et de mère (m. à m. 
qui n'a pas l'attache de 
quelqu'un). 

même fin, mince. 

memiiôXQ nôtre. 

mené nu. 

mefiana mauvais, méchant. 

m^/i/a/o bourreau. 

menlàwe coupable. 

w?e;7ôbeau,bon (nes'emploie 
guère qu'à la forme né- 
gative : meno a, laid, mau- 
vais). 

Mesi Méci, roi de Porto- 
Novo, régna de 1872 à 
1875. 



7nesino femme stérile, 

mesisa eunuque. 

mesye monsieur (F.). 

meladokame Qon^Q faite de la 
partie supérieure d'un 
crâne. 

metakptoe trône royal recou- 
vert de vingt-sept crânes, 

meie quel. 

metewe ? qui ? lequel ? 

meta le sien. 

metoioe le tien. 

meu. Yoyeimewu, 

mevo parfait. 

mevonô fou ; vaurien. 

mewe ? qui ? 

mewinëgre (m. à m. individu 
noir). 

mewinu meurtre (m. à m 
chose de tuer quelqu'un). 

meicilô le vôtre. 

meicu premier ministre de 
gauche, chargé des aflfai 
res étrangères, du com- 
merce, des fêtes et cou- 
tumes. 

mennigdme conquérant. 

meyaicu gilet ; pressé, qui se 

\i hâte. A j ' ..'.. .,.., 

meyelôle leur. ~^ 



MI 



— 408 - 



MUD 



mi excrément, fumier; moi; 
nous ; avaler, consumer ; 
manier. 

rnigôdô anus. 

mima part, partie ; se divi- 
ser. 

mime simple, clair, propre, 
transparent. 

mîmi mince. 

Mina noir originaire d'El- 
mina ou d'Accra (Gôte- 
d'Or) et émigré aux Popo; 
leur émigration a com- 
mencé au 16® siècle. 

minagbe langue mina, dia- 
lecte achanti d'Accra for- 
tement mélangé d'élé- 
ments éoué. 

mino amazone (m. à m. mère 
de nous). 

wi>« messe (P. missa), 

misla diarrhée. 

misu dysenterie. 

mitô notre. 

mitôdye le nôtre. 

miiffbi quittance. 

miyô feu ; excrément ; fer- 
mer. 

miyôîïiiyôfiditnme . 

7)ny(7 mik(( fermer les yeux. 



miyôvi étincelle. 

miyôivu se chauffer. 

mla et m là doubler; rouler; 
outrager. 

mlàmlâ espiègle. 

mlàni se coucher. 

mlàtô ourler (m. à m. dou- 
bler la couture). 

midyise coucher; se rouler; 
rouler. 

mlè et mie accompagner, con- 
duire. 

w/e hameçon. 

mli arrondir. 

mlimli rond . 

vilu se flétrir. 

7no trouver. 

ma voir, entendre ; nier ; 
comme, alors. 

mohô femme enceinte. 

môhû alors, donc. 

moliktl riz. 

7wo5^ intendant (P. môço). 

mu vert (en parlant du bois); 
trembler ; frémir ; eni- 
vrer ; s'écrouler, 

m/îœii (très rarement em- 
ployé). 

mûdayba et mOidama cil (m. 
I à m. ce qui couvre les 



MUJ 



— 409 — 



NDE 



cheveux de rœil, ou feuil- 
les des cheveux de J'œil). 

muje clou. 

înùmu vert (au propre et au 
figuré), cru (non cuit ; 
tremblement. 

mufiô a mauvais (pour merlô 
a). 

mwahà s'enivrer (pour mu 
aha) . 

mivi abeille ;miel. 

mwimi cire (m. à m. fumier 
d'abeille). 



M 



na donner ; être sur le point 
de (sert, avec ce dernier 
sens, de particule du 
futur). 

wa6^ quantité ; combien de. 

nabiwe ? combien? 

tiabose taire (m. à m. don- 
ner le silence). 

nahwe tais-toi (pour naho 
we) . 



nabioi taisez-vous (pour na- 

ho wi). 
7iafi tante maternelle. 
nago langue nago, parlée à 

Lagos, à Abéokouta et 

dans le Yorouba. 
nagu léguer, tester. 
nagbe autoriser, ordonner 

(m. à m. donner ordre). 
M«/cà monter (une montre). 
naki bois à brûler. 
nakigho fagot. 
nakikpo bûche. 
nakpe répondre. 
nawanunô utile (m. à m. 

maître d'une chose qui 

vient donner). 
nâijikpo sceptre,bâton royal. 
ndahmne cuisine (pour nuda- 

home^ chambre où Ton 

cuit une chose). 
ndcUo cuisinier. 
nde quelque chose (pour nu 

Je), 
nde a rien. 
ndebu(\\iO\ que ce soit, une 

chose quelconque. 
ndehuavicn. 
ndemademe vide (m. à m. 

rien dedans), 



NDtJ 



- 410 - 



NOJ 



ndudu aliment, nourriture, 
repas (pour nududu, chose 
à manger). 

nduduhd famine. 

ndunu (comme ndudu), 

ne être, être ici; être nu ; si, 
lorsque; pour que,afin de; 
comment ? 

7iefa froidir. 

negha molaire. 

neghe dos. 

neghedome colonne verté- 
brale. 

nekn. Voyez nekù, 

n^Âwn* testicule. 

neme bien. 

nene lorsque. 

nenu potage. 

Nesu rivière d'Abomé et 
génie tutélaire de cette 
ville. 

neive ? comment ? (m. à m. 
quoi est ?) 

ne fji we dagbe sois le bien- 
venu (m. à m. pour que 
aille à toi bien). 

ngazô sourcil. 

ni être ; c'est. 

ni (pour nu e) à lui. 

nm^ pli. 



njulo désir, dessein (pour 
nujulo) . 

nlili idée (pourwM/Z/i). 

nlô (Voyez iiulô), 

nlôlô délire. 

nlônô fou . 

no mère ; demeurer ; avoir 
coutume de (sert, avec ce 
dernier sens, de particule 
du temps d'habitude). 

nô mère ; sucer, boire. — 
Ce mot n'est presque ja- 
mais employé isolément, 
mais il sert à former un 
très grand nombre de 
composés avec le sens de 
(c mère de » et par exten- 
sion a maître de, celui qui 
possède, celui qui ». 

no-ajivi accoucher (v. a.) 

nô anô téter. 

nociyovi orphelin de mère. 

noqbo grand'mère. 

nohôhû battre (en parlant du 
cœur). 

nohwe demeure. 

Nohwe nom indigène du lac 
i/cnham. 

noji durer, subsister. 



NOS 



— 411 — 



NUK 



nosi lait (m. à m. eau de la 
mère) . 

7io8iji crème {m, à m» dessus 
du lait). 

note attendre, s'arrêter, res- 
ter. 

tiow frère, sœur (m. à m. 
enfant de la mère). 

nu chose, bouche ; boire, 
fumer ; à, pour. — Ce mot 
sert à former un nombre 
considérable de mots com- 
posés ; il se place soit au 
commencement, soit à la 
fin des mots, en conser* 
vaut en général le sens de 
cf chose ». Au commence- 
ment des mots, il s*abrège 
souvent en un simple n. 

nudato cuisinier. 

nudazë marmite (m. à m. 
pot pour cuire une chose). 

niide quelque chose (Voyes 
nde), 

niidîda cuisine, art culinaire. 

nudo dartre. 

nudôto plaideur (m. à m. 
celui qui tire une chose). 

nuflû lèvre (m. à m. écorce 
de la bouche) i 



nuffô bouchée. 

nuffbT lèvre (m. à m. qui 

cache la bouche). 
nughlakâ amarre, 
ww^ôo vérité, vrai (m* à m. 

chose achevée). 
niighôvème poison > 
nughwe (pour nugbo e) c*est 

vrai. 
nuhanuhè fourmi. 
nuhe agonie. 
fîuAiAa chiffre. 
nuhôkpota maillet. 
nuhonu achat, 
ww^onw marteau. 
nuhôliiû. 
nuhoto acheteur. 
nuhûhwe emprunt. 
nuhûhwî plaisanterie. 
nuhûlû reproche. 
nujitô lèvre (m. à m. qui est 

sur la bouche). 
nujonô important* 
nukà deviner. 
nukàflûléwe (m. à m. écorce 

do la corde de la bouche). 
nukàto augure, devin, 
nuklû vue. 
nw/côdevant ;avant; d'abord; 

front. 



«>» 



NE 



-- 414 — 



NWE 



(pour Ha ayiy s'affaisser à 
terre). 

Hè plier, froncer ; se plier. 

Tie je, moi ; rejeter, expri- 
mer, sécréter. 

ne aiguille. 

fiekû dégoutter. 

7lëkwisd\AQ, 

nemi aller à la selle. 

nësu broche (m. à m. ai- 
guille mâle). 

nëvi épingle (m. à m. enfant 
d'aiguille). 

netvu soupe. 

ni nom; être ; jeter; lancer; 
garder ; surveiller ; ré- 
veiller ; éternuer; éviter; 
jouer ; si, lorsque. 

nihu bœuf, vache. 

Hido pêcher (m. à m. jeter 
le filet). 

ixigô se nouer. 

nigà'7ne nouer. 

iliko nom. 

fiinuvu tricher, 

fiina pétri. 

Tiiùe broyer. 

ninô pourrir. 

ni siyTsiyï surnom (m. à m. 
nom fort ; surnom donné 



aux rois à l'occasion d'une 
action d'éclat, ou comme 
symbole d'une qualité 
éminenle, ou encore em- 
prunté aux premiers mots 
d'un hymne qui exalte 
leur gloire). 

niwà aimer. 

i\la tourmenter. 

iilà mauvais. 

flhldo danger. 

nlàhfi zeste. 

nlCika laid, horrible. 

nia nukûme bouder. 

nlâwu empirer. 

no connaître. 

?lô être beau, être bon, être 
bien ; falloir ; quelquefois 
dent. 

nôhweiiôhwe gecko. 

mkpldmeto conseiller (n. m.) . 

iiôkpoti gencive (m. à m. 
boîte des dents). 

fiolô oncle maternel. 

fionu et Mnu femme (m . à m . 
chose de beauté). 

ilonu hwenô première épou- 
se, maîtresse de maison. 

ilunô gâté. 

fiwe savoir, connaître ; êtfe 



TmE 



— 415 — 



SAV 



Bavant^ être sage (pour 
tîô e^ le connaître j com- 
parer notre expression po- 
pulaire « la connaître :»). 
Tîwegà certain. 



O 



Chercher par wo tous les 
mots que Ton ne trouverait 
pas par o. 
ou, ou bien ; (après ma) 

ne pas ; eh ! ohé ! 

o^(îchef(P. N.). 

oM bateau (P. N.). 

okà repas du matin (N.). 

oke éléphantiasis (P. N.)- 

oku salut ; merci. 

o/iudèu et o/iudèwu merci ; 

bonjour. 
okpo bâton (P. N.) 
071U bouche (P. N.) 
ofii miel (P. N.) 
onimi cire (P. N.) 
00 non. 
(Jvi nombril. 



sa scie ; mettre ; vendre ; 
couler; se traîner. châtrer. 

sahubaia babouche (Ar. sab- 
bat). 

sadayi ramper. 

sadidî promenade. 

sado nicher. 

sadô frotter. 

sa-do-me croiser. 

iafoyiji galoper {m, h m. 
porter les pieds aller en 
Tair). 

*«^/î accordéon. 

sakpata variole (du tilot 
portugais sapa ta). 

Sakpata génie de la variole. 

sakpèkpè vendre au détail. 

sakpo sac. 

sala. Voyez sla. 

salarie gB\e{?, Sarna). 

salodalo me croiser lesmiaiim. 

salodo toucher (m. à m. met- 
tre la main sur). 

samlôf/ô s'assoupir i 

sâsu époux. 

Savi ville de Savi, Xavier 
sur les anciennes cartçs. 



SAV 



416 - 



SIH 



savâ prendre pitié ; se plain- 
dre. 

savuni soigner. 

sawa dawa me croiser les 
bras. 

sawème ramadhan (Ar. 
çaoum, jeûne). 

sayi se vautrer. 

sàyi se moquer de. 

se pierre, rocher, grès ; ser- 
rure. 

se paille ; àme, esprit ; en- 
tendre, comprendre, con- 
naître ; soulever ; lancer, 
diriger, envoyer. 

se adorer. 

seda soie (P. seda). 

sedagô cocon . 

sedo envoyer. 

sefidô disperser (m. à m. 
lancer çà et là). 

seffô meule de paille. 

sèhlo verrou. 

sehudo exciter (m. à m. sou- 
lever le sang sur). 

sekunô boiteux. 

sekpo diminuer. 

sèli serrure. 

seli datte. 

selili dattier, 



semegbe obéir {m > à m. écou- 
ter celui qui commande). 

semisûdo renifler (m. à m. 
lancer le fumier (du nez) 
fermer dessus). 

Senega Sénégal. 

5^5^ vénérer, adorer. 

seso'ji foudroyer. 

sevivè angoisse, peine de 
rame. 

sewa approcher. 

seyi bouger. 

si liquide quelconque, eau, 
jus ; queue ; loi ; couler, 
fuir, éviter, attacher, ser- 
rer ; cultiver ; respecter ; 
de, hors de, dès, depuis. 

si. Voyez si. 

sifiyifiukô désormais (m. à 
m. depuis ici aller en 
avant). 

52/V7 vague (n. f.) 

siffà être digne de, valoir, 
mériter. 

sigalè cigarette (F.) 

sif/ô gourde. 

sigbo ville forte, forteresse. 

sihôme se mettre en colère^ 
être fâché ; fâcher (m. à 
m. étreindre le cœur). 



SIH 



— 417 — 



SO 



sihwTne depuis que. 

sihwTnenu depuis. 

sihwinu filtre. 

sika or (métal). 

sili ruisseau (m. à m. che- 
min d'eau). 

sili shilling, franc (An. shil- 
ling). 

sime au dehors. 

sinugbla si (medé) avoir soif 
(m. à m. la soif étreint 
qqun). 

sïnunu gobelet. 

sinutime abreuvoir. 

sinuzë tasse, gobelet. 

sinàni s'accroupir. 

5i;7^être fort. 

sinbo ville forte, forteresse. 

stsa vente ; couler, courir ; 
châtré. 

sise être adroit. 

sise bourgeonner. 

sise vénérer, adorer ; pous- 
ser (v. a.). 

sisèjaytse renverser. 

*i5e-nàyi renverser, abattre. 

sisê-yi secouer, balancer. 

sisi frisson ; respect ; fuir ; 
fondre. 

siso frisson, fîrissonner. 



site se lever. 

slwedenu dès, depuis (m . à 

m. depuis un temps). 
siwenenu dès lors (m. à m. 

depuis que le temps est). ^ 
sîjjàyi s'accroupir. 
siyt se fixer, être ferme, être 

fort. 
siyTsiyï fort, dur, ferme. 
siyo périr en mer. 
sizè cruche. 
sizo café, thé (m. à m. feu 

de Teau). 
sla abri, cabane ; s'écouler. 
sic nouer. 
slo arriver. 
slô tordre, friser ; fouler, se 

fouler (un membre), se 

briser. 
slodô enfoncer. 
slôkê écueil (m. à m. pierre 

où Ton se brise). 
slôko étrangler (m. à m, 

tordre le cou). 
slôkpa luxation, entorse. 
slu vomitif. 
sluswe nausée. 
so cheval ; demain^ hier ; 

prendre, porter ; donner. 



so 



— 418 — 



SUD 



sô foudre ; tas, montagne ; 
piler ; frire. 

SO adade mulet (m. à m. moi- 
tié de cheval). 

so^dayi abaisser (m. à m. 
portera terre). 

Soflimata nom d'un régiment. 

sogàfev à cheval. 

so-gona ajouter. 

^o^6e plan, plat, uni ; sûr ; 
être égal ; bientôt. 

sohle trahir (m. à m. pren- 
dre et montrer). 

sohôme vallée. 

5o/m pouvoir (v.). 

so-jaji coucher, faire tom- 
ber. 

so-jV*yi étendre à terre. 

60 ketekete mulet (m. à m. 
cheval-âne). 

sokpa selle de cheval. 

so-kpena ajouter. 

solo arriver. 

sôme vallée, défilé, gorge. 

sônu pintade, poule de Gui- 
née. 

sônutekle id, 

so'fii jeter. 

so'fligbe }Q\AT dehors, jeter 
à terre. 



sonihweji trahir (itl. à m. 
jeter par dessus la mai- 
son). 

5052 supprimer. 

sosf grandes coutumes célé^ 
brées à Abomé aux funé- 
railles d'un roi. 

sosisa cheval hongre. 

sôsô frit ; faire frire. 

sosu étalon, cheval entier. 

sotikpikpa pieu. 

sovo après-demain (m. à m. 
demain fini). 

sO'Wa apporter. 

so'Wadô descendre (v. a.). 

sO'Wôla cacher. 

sowune saigner du nez. 

so'-'yi emporter. 

so yiya torturer. 

su mâle, mari ; sou (F.) ; 
croître ; parier ; tellement, 
trop. 

«tZlune, mois; fermer, bou- 
cher, couvrir, protéger ; 
épller, arracher (des poils 
ou des plumes). 

sû-aho payer; se venger (m. 
à m. fermer la dette). 

sudi long, large. 

sûdidi clair de lune. 



SUD 



— 419 — 



TAG 



suduto profanateur, sacri- 
lège. 

sugbôgbô pari. 

su(/boje étouffer. 

su ho crier (m. à m. fermer 
la parole). 

Saji Soudji, roi de Porto- 
Novo, mort en 1864. 

sukesuke avoir le hoquet. 

suk'o fumier. 

sûku nouvelle lune (m. à m. 
lune morte). 

sûkpekpapleine lune. 

sîikpo mouche ; abonder ; 
tellement de, trop de. 

sumekwe salaire (m. à m. 
argent pour fermer, pour 
payer) . 

sûmi plomb (m. à m. excré- 
ment de la lune) (1). 

(1) Il est assez curieux de 
rapprocher celte étymologiei 
de celles données par M. de 
Gharencey des noms de mé- 
taux dans les langues améri- 
caines, notamment de tau^ 
« plomb )), littéralement 
« excrément delà lune », en 
langue maya. Voyez : Les 
noms de métaux chez diffé- 
rents peuples de la Nouvelle- 
Espagne, par le comte de 
Gharencey, Paris 48 W. 



sunu homme (m. à m. chose 

du mâle). 
sunutâ mdi&cuMn (adj.). 
sunifii jeûner. 
suso frisson. 
susu beaucoup, trop. 
sdstï frotter ; .fermé. 
sûsSnu brosse. 
sdswi essuyer* 
sûtime abri . 
sûvi étoile {m, à iii. éhfant 

de la lune). 
sûwaji premier quartier (m. 

à m. la lune vient au ciel). 
s ùwiliwe éclipse de soleil (m. 

à m. la lune arrête le so- 
leil). 
sHwuliwe id. 
s'iyiji dernier quartier (m. 

à m. la lune quitte le 

ciel). 
swe bijou; corail. 
sweti corail (tel qu'il est 

dans la mer). 



T 



taiéie-, allumer (une lampe). 
taba tabac (F.) 
tag%kd9 nuque. 



TO 



— 422 - 



TOL 



6ntre dans la composition 
de plusieurs adjectifs avec 
le même sens que no, 
cr maître de, qui appar- 
tient à ». 

tô sortir, crever, éclore ; 
percer; coudre; son, sa, 
ses ; bout ; rat musqué. 

tobè gandoura (Ar. thoùb). 

tociyovi orphelin de père. 

iodd anguille (m. à m. ser- 
pent d'eau). 

tôdazè marmite. 

tàdisi inondation (m. à m. 
Feau passe en dehors). 

<ôfi?d puits, citerne (m. à m. 
trou d'eau). 

todokpomenô compatriote (m. 
à m. qui est du môme 
pays). 

tàdôine marais, bas-fond . 

Ta fa Tofa (m. à m. eau fraî- 
che), roi de Porto-Novo, 
fils de Soudji ; règne de- 
puis 1875. 

tofàdà mascaret. 

togôgô et togugo crue, inon- 
dation (m. à m. rivière 
pleine). 

tàgbame marécage. 



togbato vainqueur, conqué- 
rant. 

togbigba victoire. 

togbo grand-père (m. à m. 
père achevé); rond. 

tôgboha bac (m. à m. bateau 
qui traverse Teau). 

tôgboti gué (m. à m. endroit 
pour traverser Teau). 

tohè toute espèce d'oiseau 
aquatique, marabout, ci- 
gogne, cormoran, héron. 

tohèvi ibis. 

tokito ettoîto préfet, gouver- 
neur. 

tàji lie (m. à m. dessus de 
l'eau). 

tôke chauve-souris. 

toki toqui, 40 cauries ou un 
centime. 

tokukujivi enfant posthume 
(m. à m. enfant né d'un 
père mort). 

tokunô sourd (m. à m. qui a 
l'oreille morte). 

Tokpoda le Caïman fétiche. 

toledome faubourg^ banlieue. 

toit rue (m« à m. chemin 
d'une ville). 

toligbo grande rue^ avenue. 



TOL 



— 423 



TUH 



io/o embuscade ; ruine. 
tome pays. 

tomegâvi boucle d'oreille. 
tômegbe île (m. à m. terre 

dans Teau). 
tomegbèsè grenouille. 
tomehihô g\fie(m. h m. coup 

sur l'oreille), 
tomekpikpo id. 

fommM citadin ; peuple, tri- 
bu, nation. 
tomeyito voyageur (m. à m. 

qui va dans un pays). 
tomi cérumen (m. à m. fu- 
• mier de l'oreille). 
lomidenu cure-oreilles. 
tenu source (m. à m. bouche 

d'eau). 
ténu mortier (à piler). 
Unusu pilon (m. à m. mâle 

du mortier). 
tosisa cours d'eau, rivière. 
toteti place publique. 
totlito entêté (m. à m. qui a 

l'oreille épaisse). 
loto bord d'un fleuve ou d'un 

lac. 
tovi parent (m. à m. enfant 

du père). 
towe ton, ta. 



towedye le tien. 

tôyijijè cascade, chute d'eau. 

toyUo préfet, gouverneur (m. 
à m. qui tient un pays). 

tdyizè cruche (m. à m. pot 
pour prendre de l'eau). 

Tozifô Tozifon, roi de Por- 
to-Novo qui envoya un 
ambassadeur à Louis XIV 
en 1670. 

tozo cerf (m à m. oreille- 
corne). 

trala très, beaucoup. 

tretre (voyez tletle), 

tri épais. 

iru vomir. 

tu fusil. 

ta forger ; décharger (un fu- 
sil), rejeter ; découdre, 
délier, dénouer, démêler; 
reconnaître. 

^Mâfa chien de fusil. 

tu de tirer la langue, 

tûdo baver. 

tiigà canon de fusil. 

tughe coup de fusil. 

tiigho déboutonner. 

tû lui ignorer (m. à m. man- 
quer de connaître). 

tvkito et tuïto soldat (m. à 



TUK 



— 424 — 



VI 



m. qui tient un fusil). 
tukpa tempe, joue. 
tukpî balle de fusil, cartou 

elle. 

tulutulu dindon. 

turuturuïù. 

/«</ bois du fusil. 
ifttô sortie. 

tutu fusillade. 

tm propre, qui appartient 

en propre. 
tna. Voyez tCiwû, 
tuwi bayonnette (m. à m. 

sabre du fusil). 

//7w/7 connaître, reconnaître. 

tuyUo soldat. 

iiie navette. 

twi pousser (v. a.). 

tuntwi Q\\2LÇ,2i\\ nettoyer. 



r 



Chercher par wu tous les 
mots commençant par ti. 



v« queue (des oiseaux); se 
parer : se consoler. 

vanu parure. 

2^a/^ gibecière. 

rat le pirogue. 

vè gorge; lézard; acre, a- 
mer, pénible, cher (coû- 
teux); aigrir, être péni- 
ble; plaindre: se conso- 
1er. 

vèfjô gorge; pomme d'Adam. 

vègôkwi amygdale, 

v<n. Voyez vèyi. 

vêle amorcer. 

rènavèm et vènavèm cher 

(coûteux). 
rèsi acide, aigre. 
vOjji zébu . 
vèu difficile. " 
vèvè cher (coûteux). 
vevevong^.. 
vèwu difficile. 

v/ enfant, fils, fille; vomir, 
t^rvin (F.). 



VIG 



— 425 -- 



VOD 



viciyo avorton ; enfant mort- 
né. 

vigâ aîné. 

vijidô matrice. 

vijiwenu nubilité (m. à m. 
âge d'enfanter des en- 
fants). 

vijovi enfant légitime. * 

vinome fœtus (m. à m. en- 
fant dans la mère). 

mnori jumeau, frère jumeau. 

vifio vin (P. vinlio). 

vïti vigne. 

vive douleur, chagrin, re- 
gret, repentir ; être péni- 
ble, être amer, coûter 
cher ; se repentir. 

vivi doux, agréable, bon ; 
plaire, être agréable ; pan- 
tin, poupée ; vomisse- 
ment. 

vivo avoir froid, frissonner, 
avoir la fièvre (1). 



(1) 11 est assez remar- 
quable que la fièvre soit ap- 
pelée en dahoméen la mala- 
die du froid avivozô et que 
le même mot veuille dire 
« avoir froid » et c avoir la 
fi(»vre », tandis que dans 



v/aêtrc fourchu. 

vlafô extraordinaire. 

vlatôlwe fourche. 

vlavo rare. 

vlaya petit tablier pour ca- 
cher les parties sexuelles. 

vlivè vert, pas mûr. 

î;/o développer; partager. 

vlô déplier, dérouler, ban- 
der (un arc). 

vfodoive milieu. 

vloyi se dérouler, se déve- 
lopper. 

vo figue ; autre ; fini, vide ; 
finir (v. a. et n.). 

va à l'écart. 

vôdû génie, bon ou mauvais, 
intermédiaire entre Dieu 
et l'homme ; fétiche ; par 
extension statue représen- 
tant un génie. 

vôdudoho malédiclion. 

vôdûqbe dimanche (m. à m. 
jour des génies); semaine. 

d'autres langues, en arabe, 
par exemple, le même mot 
veut dire f fièvre » et « cha- 
leur ». En Xvsibe sk'hnna et 
hamma ont chacun ce double 

sens). 

24. 



VOD 



- 426 - 



WE 



vôdûghe sayihû lundi (m. à 
m. jeu du dimanche). 

vàdûgbe sâzâtô (pour rJ- 
dûgbe si azâ àtô) mardi 
(m. à m. trois jours depuis 
dimanche). 

vôdUgbe si azilixe vendredi 
(six jours depuis diman- 
che). 

vôdûgbe si azâiewe samedi . 

vôdûgbe si azâtff jeudi, 

vôdûgbe si azène mercredi . 

Tôdûhwc temple. 

vôdmiô prêtre. 

vôddnu culte, religion. 

vo gboje asphyxier, s'asphy- 
xier (m. à m. finir le 
souffle). 

vond vide, épuisé. 

ro5a plainte. 

voti figuier. 

vovo jaune ; moins. 

vu petit, jeune ; se traîner. 

vu déchirer ; peigner ; ver 
de Guinée. 

vûda se peigner ; 

vu dayi ramper. 

vuw fin ; dernier ; faire 
froid. 

l'uvolo enfin. 



W 



tca requin ; venir. 

wCi amour ; ergot . 

wa^ayïï coïter. 

waci montre, boussole (An. 
watch). 

wadeh'lfl témoigner. 

wadexvade mince. 

îvd/ninu jalousie (m. à m. 
chose qui dessèche l'a- 
mour). 

wajo commercer, négocier. 

irajô engraisser. 

wajômeto complaisant. 

waki s'éteindre. 

loamond pauvre. 

wàlô treize. 

irdvti ver, chenille. 

wàvu ati chrysalide (m. à 
m. arbre de chenille). 

wdvu hômetô ver intestinal. 

wàgi amour. 

tvCiyô, Voyez wa ayô. 

wazo travailler (m. à m. ve- 
nir au travail). 

u^^ temps ; soleil ; ligne^ 




WE 



— 427 — 



WEN 



trait, marque, tatouage, 
cicatrice ; gangrène ; pa- 
pier ; jugement ; année ; 
deux ; toi ; quel ? moin- 
dre, moins, s'amoindrir ; 
louer, affermer, prêter, 
confier ; blanc. 

?^v^ osier, roseau ; sentir. 

webinii toujours. 

wedenu ensuite ; quelque- 
fois. 

wedevonu une autre fois. 

wedunu danse. 

weduiijne bal. 

wefèko après-midi (m. à m. 
le soleil baisse le cou). 

wego second. 

wegbo livre (m. à m. fagot 
de papier). 

tcegbonu lettre alphabétique, 
caractère d'écriture. 

iceghôto tatoueur. 

îre/iô parasol (m. à m. mai- 
son de soleil). 

weho sentence (m. à m. pa- 
role de jugement). 

wehulànu caractère d'écri- 
ture. 

fcekà couleur. 

weke univers. 



wekèetwekwiarjaiie (m. à m. 
pierre blanche). 

wèkpô sentir. 

weli patate. 

wema papier, feuille de pa- 
pier ; carte. 

wemabloblo journal. 

wemabloto écrivain, secré- 
taire. 

wemagba portefeuille. 

tvemahôme école. 

wemahomegâ maître d*école. 

wemahulàhôme bureau. 

wemajiblonu dessin. 

wemakplôto étudiant, écolier. 

wemasanu carton, parche- 
min. 

?r^masi encre (m. à m. eau 
de papier). 

wj^maa* crayon, plume (m. à 
m. bois de papier). 

iteme midi (m. à m. dans le 
soleil). 

iremenu pendant. 

wpne qxxdiiovze, 

îcenenu alors. 

wenotôji est (ciel d*où sort le 
soleil). 

wenu et w^e-nw temps, époque, 
âge ; quand ; afin que. — 



WKN 



— 428 



WID 



Ce mot entre dans la com- 
position d'un grand nom- 
bre de noms, avec le sens 
de « temps de, époque 
de ». Répété il signifie 
c tantôt... tantôt». 

wenudedwe tard . 

wenudiiô. 

wenukodi trop tard. 

wenusil terme, limite. 

2('(?wM«'^ pendant que; quand? 

ww7o prétexte (m. à m. le 
temps est bon). 

iveo... weo ou bien... ou 
bien. 

wPse ressentir. 

îoetanu coutumes annuelles 
d'Abomé(m. à m. époque 
des tètes). 

wetenu ? quand ? 

wetime précisément. 

iœloli palétuvier. 

welôtime est (m. à m. endroit 
d'où sort le soleil). 

ivevi poisson. 

irevihosu \id\e\nQ (le roi des 
des poissons). 

wevitviliti ligne de pèche (m 
à m . bois pour attraper 
du poisson). 



weviailito pêcheur. 

wewe mangle, fruit du man- 
glier ; prêt ; usure ; dou- 
ze ; échouer ; souvent. 

loëwè sentir (v. n.). 

/mrè^47?ô sentir (V. a.), flai- 
rer. 

weweliwe albinos. 

weweli manglier. 

ireirelo banquier, usurier. 

wewilisfï éclipse de lune (m. 
à m. le soleil arrête la 
lune). 

irewulisû id. 

weyiJiù soleil couchant. 

neyihojionesi (m. à m. ciel 
où le soleil va à la mai- 
son). 

wef/ito témoin judiciaire. 

wezô cancer. 

wezukàto coureur. 

wi sabre ; vous ; rincer : 
tuer ; noir. 

iv7 message ; naître. 

IV'/c/aOuida (P. Ajuda, chan- 
gé en Whydah par les 
Anglais). — Schlegel fait 
venir Wida de Weta^Ewe- 
ta, ce qui voudrait dire 
(( tête de la nation Ëoué.» 




WID 



— 429 — 



WUJ 



widi pointe. 

7rido devoir (n. m.), justice ; 

coutume, impôt. 
trido id. 

wTdoto messager. 
wiT^'d baudrier. 
nikfl fourreau. 
wW saisir, attraper, arrêter; 
tremper (un métal) ; unir, 
joindre). 
wilihôme être constipé (m. à 

m. arrêter le ventre^, 
wilikâ violer. 
irili-niDne coïïddimnev, 
mliuHi arrêt ; union ; ho- 
norer. 
iriniwini fin, mince. 
œind honte, pudeur. 
wlsagù messager, envoyé. 
wisu poignard (m. à m. sabre 

mâle), 
wnïô votre. 
?nVô(//ye le vôtre. 
wiwa retour. 
wiija faire plaisir. 
wijia a s'ennuyer. 
wo pain ; dix ; ou, ou bien; 

vent. 
?ro chat-tigre. 
wù vent ; abandonner, ou- 



blier ; se lever (en parlant 
du soleil). 

î^o//o//6m décuple. 

wogo dixième. 

î^;ôA/7 soufflet (m. à m. ou- 
verture du vent). 

nohnhti^2L\ïi, biscuit (m. à 
m. pain séché). 

Hôla dépôt ; conserver ; ca- 
cher. 

wôlo chaîne. 

wôlô froncer. 

ttv7/^M abandon. 

u;oso5r> beignet (m. à m. pain 
frit). 

wôvi nombril. 

wowo harmattan ; poussière. 

wu s'accroître, parfaire, 
surpasser ; transpercer ; 
répandre ; blesser ; sau- 
ver ; plus. — En compo- 
sition, ce mot indique 
presque toujours une idée 
de supériorité, d'étendue, 
etc. 

wû mêmes sens. 

iougâc>onq\xéYï\\ vaincre. 

wugbla pitié ; à peine. 

iruje clou. 

vmji surprise, étonnement* 



WUJ 



- 430 



YAW 



V)ujind surprenant, admi- 
rable. 
tvitjHa furoncle. 
jruhe éléphantiasis (m. à m. 

trop large). 
vmkiinô triste (m. â m. qui 

surpasse la mort). 
îvukwi décourager. 
ivule vivat, sorte de salut 
triomphal qui ne s'adresse 
qu'au roi ou à un grand 
chef ; les guerriers répè- 
tent trois fois le mot wule 
(m. à m. accrois ton béné- 
fice), en levant chaque 
fois leurs fusils en Tair, 
puis tous se prosternent à 
terre. 
louH continuer; mômes sens 

que wili. 
wulidonu toutàcoup. 
wunu apprêt. 
wunuvème haïr. 
wunu vâdu offrir en $acri- 

fice. 
wuna. Voyez tvifid. 
wunafla empirer. 
iminlàghà masque. 
wusi arroser. 
wuti bosquet, buisson. 



\culo écurie. 

ww^tt.Vovez wilif(. 

wUtu corps. 

wûiû point, marque, ca- 
chet. 

wPftiiji buste. 

undutu coucou (oiseau). 

wtituwe à cause de ; pour- 
quoi? 

wuvo et wiïro de travers, 
wiiwe prêt, argent prêté. 
icuyaio rapide, leste. 
WM/y^yo/'î urgent. 
wuzo chaud, chauffer. 
wuzu changer. 



ya douleur ; maman ; récol- 
ter. 
yadeyade nouveau. 
yadonume torture. 
yaglo choc, 
ya/yï misère. 
yakpavu enfant. 
yakpèvi petit. 
yavi pleurer. 
yawu se hâter. 



YAY 



— 434 - 



YI 



yaya bébé ; simple. 

ycïyà mauvais, méchant. 

ye âme d'un mort, esprit; 
ombre; ils, eux, elles. 

yedede araignée. 

yédedevokâ toile d'araignée. 

yedle eux, elles. 

yedôde crainte. 

yege aïe I ha ! 

yekeyeke couscous. 

yekwi siable. 

yeme parmi, parmi eux. 

yetd leur. 

yelôdye le leur. 

y^ro européen, homme blanc 
(m. à m. un esprit qui se 
tient à Técart). 

yevôyà gouverneur de Ouida 
(m. à m. chef des blancs). 

yevôjè sucre (sel des blancs). 

yevôjèti canne à sucre. 

yevôjèwuvi cassonnado (su- 
cre noir). 

yevôkpakpa oie (m. h m. ca- 
nard des blancs). 

yevôli bêche, pelle (m. à m. 
houe des blancs) . 

yevôlikû blé (m. à m. mil 
des blancs). 

yevôtaki poivre (m. à m. pi- 



ment des blancs) é 

yevôzë OT?Lnge (m. à m, fruit 
des blancs). 

yevozèkle citron. 

yevôzôghë bougie (m. à m. 
lumière des blancs). 

yewe prière; saint. 

yewehato dévot. 

yewehiha cantique < 

yewehome temple, église. 

ypAcejè chapelet (m. à m, per- 
les de prière). 

yewem prêtre* 

yewezàgbe jour de fête. 

yewu harmattan . 

Yeicu génie de l'harmattan. 

Yewuhûto génie gardien de 
riiarmattan, qui lui ouvre 
les portes de sa caverne 
pour le déchaîner sur la 
terre. 

yeyi estimer, vénérer. 

yi aller, s'en aller, quitter, 
partir; donner, offrir, ac- 
corder ; accepter ; fi ! 
(Sert à former un grand 
nombre de verbes compo- 
sés, généralement avec le 
sens d' « aller »). 
yï tenir, porter; diriger. 



YIA 



432 



ZA 



iji afo [ce, towe, etc.), aller à 
pied. 

yidedeme à-comptc. 

yido (nu mede) adi'gba accuser 
(qqun). 

yido-nuvu calomnier. 

yi'dote empêcher (m. à m. 
tenir — rester). 

tjigà commander. 

yigla s'aguerrir. 

yigô s'enorgueillir. 

yt-gôyi a humilier. 

yif/be approuver, permettre 
(m. à m. accorder Tor- 
dre). 

yigble nuire. 

yj^^o poursuivre. 

yihà faire de la musique. 

yihû s'amuser. 

yija survenir. 

yikfe se rencontrer, se join- 
dre. 

yïli ralentir (m. à m. tenir 
le chemin). 

yilile se déhancher. 

yilo appeler, aller chercher. 

yimlCi s'enrouler. 

yi ni tekpikpa être d'accord. 

yi si nu ahreuver. 

yi tolo s'embusquer. 



yitome aller en voyage (m. 

à m. aller dans le pays). 
yi'wa aller chercher (m. à 

m. aller-venir). 
yium aimer. 
yiwànuweto hypocrite ^m. 'à 

m. qui aime deux choses). 
yi'Wôla mettre en dépôt. 
yiya misérable, 
y^/y^no glorieux. 
yiyenu gloire 
y izize fourmi, 
yo tombe ; trépas. 
yohdj yoji tombeau. 
yokoze verrue. 
//o/t7?a tombeau, 
yonw fesse, derrière. 
yota pierre tombale, 
^ow?^ grelot. 
yowë punaise (m. à m. qui 

sent la tombe). 
yoyo nouveau. 
yôzo chaleur, faire chaud. 
yulo. Voyez yilo. 



m 



za aile ; balayer ; pousser 



(V. n.) 



ZA 



— 433 -- 



ZIU 



za nuit ; natte ; lit ; jour (24 
heures) ; employer, dé- 
penser, lasser, user. 

zàfônu veille (opposé à som- 
meil). 

zàgbèto policier nocturne à 
Porto-No vo ; est cen^é 
incarner l'âme d'un mort 
(m. à m. homme de nuit). 

zàhè chouette (m. à m. oi- 
seau de nuit). 

zàhûwmu veillée (m. à m. 
temps qui ouvre la nuit). 

zàhwà grosse fourmi. 

zàhweie minuit (m. à m. la 
maison de la nuit se tient) • 

zdji culasse. 

zflku crépuscule (m. à m. 
mort de la journée). 

zàkughada crépuscule. 

3:àA-MA:ôveilIe,jourprécédent. 

zâsukpe moustique (m. à m. 
moucke de nuit). 

zàlôgbe. Voyez azàtôgbe, 

zayi balayer (pour za ayi). 

zàzà matin. 

zàzàli mitinéj; de bonne 
heure. 

zè%Q ranger. 

ze fendre, déchirer ; soule- 



ver, lancer ; déposer. 

zë pot, marmite ; fruit ; 
mesure de capacité valant 
9 gallons ou 33 litres 75 ; 
mesure de poids valant 30 
kilogrammes ; mûr. 

ze-dayi abaisser, mettre par 
terre. 

zedo produire. 

zege scarabée, hanneton ; 
coléoptère en général, et 
même tout insecte ailé. 

zegedu antenne (m. à m. 
dent d'insecte). 

zeji élever» brandir. 

zekpa gerçure (m. à m. bles- 
sure qui se fend). 

zena rendre. 

zezflyi hisser. 

;8rî obscurité; appuyer, écra- 
ser. 

zf pareil. 

ziflû obscurité, ténèbres 
(m. à m. enveloppe de 
l'obscurité) 

zigidi bruit. 

2:fA'po siège, tabouret (m. à 
m. bâton d'appui). 

ziû et zitini singe, et plus 
spécialement singe à 

25 



ZIZ 



-. «4- 



ZWE 



queue, singe noir, singe 
vert, talapoin, etc. 

Èizà dépenser ; précieux ; 
usé. 

xize fente ; fendu. 

sizë xniiTir. 

zizi et xTzï pareil ; ensem- 
ble ; obscur. 

zizô insecte ailé ; vol, vol- 
tiger. 

zo feu ; corne. 

Zo génie du feu 

zô côté ; feu. 

zo voler, s'envoler ; s'avan- 
cer ; violer ; commander ; 
lasser. 

zé ène. Voyez zwène, 

zofi étincelle (m. à m. cen- 
dre de feu). 

zofûnu briquet (m. à m. 
chose'pour allumer le feu) . 

zogô allumette (m. à m. ré- 
cipient de feu). 

zogbë torche,lampe,lumière. 

zoghifjhe flamme. 

zohô chaud. 

zohn bateau à vapeur (m. à 
m. bateau de feu). 

Zâjagwe Français (nom donné 
aux premiers Français qui 



visitèrent le Dahomé ; éty- 
mologie incertaine). 

zohl charbon. 

zokeke chemin de fer (m. à 
m. roue de feu). 

zokpa brûlure. 

zokpone four. 

zokpott tison . 

zôlidito, zôlizfïto marcheur 

zôla décharger. 

zômi s'avancer. 

zoti tison. 

zotime brasier. 

zotita éclat, lumière. 

zôîce ohVigev^ forcer. 

zôzô baobab. 

zu courir ; insulter. 

zû forêt ; enclume ; insul- 
ter. 

zOf'diji freipper* 

zuffu aigrette. 

zttkCi forôt. 

zûme id. 

zuya soufre. 

zuzu battement ; insulte. 

zûzû insulte. 

zwàio triangle (pour zô ôid, 
trois côtés). 

zxveme angle (pour z6 we me^ 
lieu de deux côtés). 



ZWE 



-. 435 — 



ZWI 



xivène carré (pour 20 ène, 
quatre côtés). 



zwi insulter. 

zwî obliger, forcer. 



FIN 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages. 

Introduction ■ 1 

§ i . Caractères généraux de la langue dahoméenne. . . 1 

§ 2. Différents dialectes de la famille éoué 3 

§ 3. Le dahoméen comparé aux autres langues afri- 
caines 13 

§ 4. Travaux publiés sur la langue dahoméenne 19 

§ 5. Gomment j*ai recueilli les matériaux de ce Manuel. 21 
Vocabulaire comparatif d'une trentaine de mots 

usuels en 43 dialectes africains 24 

Avertissement 2?) 

Chapitre I. — Alphabet, prononciation et orthographe 27 

Chapitre II . — De l'article et du nom 48 

Chapitre III. — Conjugaison 34 

Chapitre IV. — Noms de nombre 74 

Chapitre V. — Adjectifs qualificatifs 81 

Chapitre VI. — Adjectifs et pronoms déterminatifs 87 

Chapitre VH. — Particules (adverbes, prépositions, postpo- 
sitions, conjonctions, interjections) 98 

Chapitre VÏÏI. — Composition des mots 114 

Chapitre IX. — Elision et contraction 127 

Chapitre X. — Mots étrangers 131 

Chapitre XI. — Divisions du temps, mesures, monnaies. . 139 
Chapitre XII. — Spécimens de la langue et de la littérature 

du Dahomé 145 

Phrases usuelles 1 40 

Récits et fables 152 

Chansons 168 

Chapitre XIII. — Aperçu sur l'histoire, la religion et la 

littérature du Dahomé 172 

Vocabulaire français-dahoméen 185 

Vocabulaire dahoméen-français 345 

LAVAL. — IMPRIMBRIB B. JAMIN, 8, RUB RICQRDÀlNB. 



!;fik>o 


Benga 


Pang 


Kiswahili 


Kiganda 




kel 


poko 


mborifo 


mosi 


mo 




iba 


biba 


be 


pili 


bili 




lia 


ilalu 


la 


tatu 


satu 




nan 


nwaï 


ne 


ne 


nya 




yen 


itano 


ta 


tano 


jano 


'. 


yoké 


tUoba 


sam 


{sita) 


mkaga 


; 


yak 


imbivadi 


nzàgwal 


(saba) 


msamwu 




yak 


loambi 


onivam 


nane 


mnana 




'uke\ 


ibua 


ebul 


kenda 


mwenda 




luep 

j 


jum 


woy awum 


kumi 


kumi 





s 



I&6ST2 005 

53 BR 



6048 



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Manuel dahomaén 

Stanfofd Unlvor?«ï U?rar)ee_^^ 



3 6105 038 682 166 



DATE DUE 1 



































































































BEP4-1987 



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