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Full text of "Manuel d'anatomie artistique"







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http://www.archive.org/details/manueldanatomieaOOmore 



MANUEL D'ANATOMIE ARTISTIQUE 



PROPRIETE 



— GAND, IMPRIMERIE F.-L. DULLE-PLUS, RUE HAUT-PORT — 



MANUEL 



DANATOMIE 

ARTISTIQUE 



PAR 



LE DOCTEUR J U L. MOREL 



Professeur à l'Académie royale des beaux-arts 
et à l'École industrielle de Gand 



$n 5~V'<4 ^ 



PARIS 

G. M AS S ON, éditeur 

Boulevard Saint-Germain 



GAND 

E. TODT, successeur de W. ROGGHÉ 

Place de la Calandre, 13 

1877 



AVANT-PROPOS. 



Le présent ouvrage est le résumé du cours que nous professons 
à l'Académie royale des beaux-arts de Gand. Ce cours est divisé 
en deux parties, dont la première décrit les os, les articula- 
tions, les muscles et le mécanisme des principaux mouvements; 
c'est la partie que nous publions aujourd'hui. Nous avons fait 
suivre ce manuel d'un texte explicatif des différentes planches ; 
nous croyons avoir rendu ainsi un service à l'élève qui s'est 
déjà occupé de l'étude des os et des muscles et qui de temps à 
autre veut rafraîchir sa mémoire en jetant un coup d'œil rétros- 
pectif sur ses connaissances anatomiques dont il appréciera la 
haute utilité à mesure que les notions acquises deviendront plus 
sérieuses. 

La seconde partie traite des formes extérieures du corps, des 
modifications que ces formes subissent sous l'action des mouve- 
ments et finalement de l'étude des proportions. Cette seconde 
partie, .dont les nombreuses planches sont en voie de prépara- 
tion, sera publiée dans quelques mois. 



Notre prétention n'a pas été de présenter une œuvre com- 
plète ; nous rencontrons celle-ci dans le Lehrbuch cler plasti- 
schen Anatomie du docteur Harless , dont le professeur 
D 1 ' R. Hartmann prépare en ce moment une nouvelle édition. 
C'est le seul ouvrage que nous puissions recommander aux 
artistes qui désirent compléter leurs études. 

Grand, 6 octobre 1876. 

D r Jul. MOREL. 



INTRODUCTION. 



L'artiste qui s'occupe de l'étude de l'anatomie artistique, ne 
doit pas connaître les différentes parties qui constituent l'homme. 
Nous avons néanmoins considéré comme indispensable de faire 
précéder ces notions d'un coup d'œil général sur les différentes 
parties du corps qui contribuent aux diverses fonctions de la vie. 

Toutes les matières qui concourent à la formation du corps 
humain viennent du dehors. Introduites dans l'économie animale, 
elles y subissent des modifications chimiques qui permettent 
leur absorption et rendent possible l'entretien et le développe- 
ment du corps. Ce travail permet partiellement l'utilisation des 
matières nouvelles qui se forment, tandis que d'autres, devenues 
impropres à la nutrition, sont destinées à être éliminées. Il 
s'opère ainsi, d'une manière continue, un échange de matière 
entre le corps et le monde extérieur. 

C'est par ces échanges qui s'opèrent dans nos divers organes 
que nous sommes à même d'observer ce qui se passe au dehors et 
de pouvoir contribuer à notre déplacement. Cette double tâche 
se remplit à l'aide des divers appareils dont le corps se trouve 
composé. Les matières, qui sont nécessaires à l'entretien de la 
vie, c'est-à-dire les aliments, y sont introduites soit à l'état de 
gaz, soit à l'état liquide ou solide. Le canal intestinal se charge 
de l'élaboration des matières alimentaires et cette opération est 
connue sous le nom de digestion. 

Le canal intestinal est un tube, dont la paroi interne est 
considérée comme la continuation de la partie externe de la 



— 2 — 

peau ; et de même que la surface interne de ce canal absorbe les 
matières assimilables et rejette celles qui ne le sont pas, la 
surface externe du corps peut également en absorber et éliminer, 
spécialement pour ce qui concerne les corps gazeux. Cette fonc- 
tion de la peau est néanmoins très-restreinte puisque les pou- 
mons se chargent spécialement de cette fonction. 

L'appareil urinaire ne sert qu'à l'élimination des matières 
devenues inutiles à l'économie. 

En dehors des matières que peuvent éliminer les intestins, 
la peau, les poumons et la vessie, il se forme encore chez 
l'homme d'autres produits, par exemple la bile, qui ont à leur 
tour une importance physiologique ; ces produits se forment 
dans des appareils particuliers que l'on nomme glandes. A ces 
glandes se rattachent les parties qui contribuent à la repro- 
duction de l'espèce, notamment le liquide séminal et l'ovulé qui 
se forment dans ce qu'on appelle l'appareil génital. 

C'est à l'aide du sang que les matières absorbées, ainsi que 
celles qui sont destinées à être éliminées, passent par les diffé- 
rentes parties du corps. Ce sang vient au contact de ces 
diverses parties, y transporte les matières absorbées et y cède 
tout ce qui est nécessaire pour permettre l'accomplissement des 
fonctions respectives. A l'effet de permettre cette distribution 
régulière dans toutes les parties du corps, il existe un système 
de canaux, appelés vaisseaux; ceux-ci se divisent, se subdi- 
visent et se terminent sous forme de tubes microscopiques qui 
permettent l'échange de la matière et conséquemment la nutri- 
tion et l'élimination. Pour permettre cette double opération il 
existe deux systèmes de vaisseaux ralliés par un appareil qui 
possède une grande force de propulsion; cet appareil, qui est le 
cœur, termine l'appareil circulatoire. 

Tandis que le sang permet l'échange de la matière d'avec 
le monde extérieur, le système nerveux apporte les diverses 
impressions et contribue à l'accomplissement des fonctions de la 
vie de relation. — Le cerveau et la moelle épinière constituent 
la partie centrale de ce système ; c'est de là que partent les nerfs 
pour se distribuer aux diverses parties du corps. L'observation 
se fait à l'aide des- organes des sens qui, par l'intermédiaire des 
nerfs, sont en communication avec le cerveau. Les muscles, 
également munis de leurs nerfs, forment la partie active dé 



— 3 — 

l'appareil de locomotion ; les os, auxquels les muscles s'attachent, 
en constituent la partie passive. Ce sont encore les os et les 
muscles qui déterminent la forme extérieure du corps et en 
circonscrivent les cavités, qui contiennent les principaux vis- 
cères, l'appareil circulatoire et les organes des sens. 

Les organes des sens, au nombre de cinq, nous mettent en 
rapport avec le monde extérieur. Au point de vue anatomique 
ils sont constitués par les extrémités périphériques des nerfs 
sensitifs ; ces extrémités se caractérisent essentiellement en ce 
que, sous l'action d'un excitant quelconque, ils produisent 
toujours la même sensation. 

Tous les organes des sens se trouvent placés à la périphérie 
du corps ; le nerf, qui constitue la partie principale de tout 
organe des sens, communique directement avec le cerveau pour 
lui communiquer ses impressions; les autres parties que l'on 
rencontre dans chaque appareil des sens en particulier, ne 
servent qu'à coopérer aux mouvements qui y sont possibles ou 
bien ils sont appelés à les protéger contre les agents extérieurs. 

Ainsi, la partie fondamentale de Y appareil de la vue est le 
globe oculaire, qui est muni du nerf optique et peut se mou- 
voir dans tous les sens par le concours de six muscles ; deux 
paupières protègent chaque globe qui est humecté d'une manière 
continue par le produit que fournit la glande lacrymale. Ces 
différentes parties se trouvent contenues dans le globe oculaire. 

L'appareil de Vouïe présente le nerf acoustique. Ce nerf se 
trouve dans l'os temporal qui lui sert d'organe protecteur. 
L'appareil de l'ouïe se termine à la membrane du tympan qui 
communique avec l'appareil auditif externe ou la conque de 
l'oreille. 

L'appareil de l'olfaction a, comme nerf sensitif, le nerf 
olfactif qui se trouve dispersé dans la muqueuse nasale. La 
partie du nez qui fait saillie, ainsi que les muscles qui s'y ren- 
contrent, ne constituent ici que des parties accessoires. 

L'organe du goût se rencontre dans la muqueuse de la 
cavité buccale et spécialement à la surface dorsale de la racine 
de la langue, à ses rebords, à sa pointe et à la partie inférieure 
du voile du palais. 

L'organe du tact se trouve dans toute l'étendue de la peau 
jusqu'au point où celle-ci passe à l'état de muqueuse. 



Structure du corps humain. — Nous allons procéder, dune 
manière sommaire, à la description de la structure du corps 
en partant de la surface aux parties de plus en plus profondes. 

La peau, qui enveloppe tout le corps, attire tout d'abord 
l'attention. C'est la peau qui exprime la forme des parties sous- 
jacentes; toutefois cette forme subit de légères modifications et 
acquiert plus d'harmonie par suite de l'épaisseur variable du 
tissu conjonctif qu'elle recouvre : c'est ce qu'on peut vérifier en 
comparant un modèle intact avec un autre dépouillé de sa peau 
et de son tissu conjonctif. 

La peau offre des cavités, des plis, des rides, des poils, etc., 
qui divisent le corps en régions et lui enlèvent sa monotonie. 
On y distingue quelques ouvertures, recouvertes de membranes 
muqueuses qui permettent la continuation avec la peau. On 
peut observer ces membranes muqueuses aux paupières', aux 
narines, à la bouche, dans le conduit auditif, l'anus et le canal 
de l'urètre ; on y voit nettement la peau s'amincir, changer de 
couleur et passer à l'état de membrane muqueuse. 

La peau est fixée aux parties sous-jacentes par l'intermédiaire 
du tissu conjonctif; cette fixité n'est pas partout la même; 
elle diminue chaque fois que les parties sous-jacentes subissent 
quelque modification dans leur position , dans leur contour ou 
leur forme. Le tissu conjonctif se rencontre donc partout au- 
dessous de la peau, excepté toutefois au cou et à certaines 
parties de la face où se trouvent des muscles peauciers, c'est- 
à-dire des muscles en contact immédiat avec la peau. Dans 
le tissu conjonctif il existe des vaisseaux et des nerfs; comme 
nous l'avons déjà fait remarquer, l'épaisseur de ce tissu varie 
dans les différentes régions du corps; c'est encore ce tissu qui 
sous le nom & aponévrose, pénètre dans tous les sillons que 
présentent les parties sous-jacentes et il les réunit en les cou- 
vrant d'une enveloppe qui les protégera et facilitera les mouve- 
ments qui leur sont réservés. 

Le tissu conjonctif recouvre les muscles, qui parfois sont 
disposés en diverses couches. La couleur des muscles est d'un 
rouge plus ou moins foncé. Leur contour, leur forme, leur 
direction, etc. varient. Ils sont composés d'une série de fibres 
ralliées par du tissu conjonctif et parsemés de vaisseaux et 
de nerfs; ils ont leurs points d'attaches aux os, soit d'une 



manière directe, soit par l'intermédiaire de tendons plus ou 
moins solides. 

Les os, qui sont réunis à leurs extrémités par des ligaments, 
sont presque partout entourés de masses musculaires. 

Les parois des grandes cavités sont constituées d'une manière 
analogue à celle des autres parties du corps, c'est-à-dire qu'on 
y rencontre en procédant de dehors en dedans : la peau, le tissu 
conjonctif, les aponévroses, les muscles et les os. Les cavités 
sont tapissées intérieurement de membranes très-minces, trans- 
parentes, appelées membranes séreuses, et lubréfiées d'un 
liquide ou sérum. Ces membranes entourent également les 
viscères contenus dans les cavités respectives et elles en favo- 
risent les déplacements ou les mouvements. 

Nous allons désigner successivement ces différentes cavités 
viscérales avec les organes qui s'y trouvent contenus. 

La Cavité crânienne contient le cerveau et le cervelet. 
La Colonne vertébrale, ou l'épine dorsale, renferme la moelle 
épinière. Ces organes sont très-délicats et c'est pour ce motif 
qu'ils- se trouvent complètement entourés d'une boîte osseuse. 
Du cerveau, du cervelet et de la moelle épinière partent de 
nombreux cordons blancs et mous, qu'on appelle nerfs, et qui 
se dirigent dans tous les sens en se subdivisant et pour se 
terminer dans les diverses parties du corps. 

La Cavité thoracique renferme les poumons et le cœur. 

Les poumons avec les bronches constituent V appareil de 
la respiration. Les bronches commencent par un tuyau unique, 
toujours ouvert, qui occupe la partie antérieure de la gorge 
et qui commence dans l'arrière-bouche. Arrivé à la partie 
inférieure de la gorge, ce tuyau se divise inférieurement en 
deux branches tandis que supérieurement il présente une struc- 
ture particulière;' cette dernière partie porte le nom de larynx. 
Les divisions et subdivisions des bronches donnent naissance à 
une série de vésicules qui communiquent avec ces divisions 
bronchiques, de telle sorte que l'air en y pénétrant rencontre 
une énorme surface d'absorption. C'est de cette manière qu'on 
peut s'expliquer comment une grande quantité de sang, distribuée 
par une multitude de petits courants, peut être transportée vers 
cette énorme surface pour y abandonner les produits gazeux 



devenus inutiles à la nutrition. et pour y substituer de l'oxygène 
provenant de l'air atmosphérique. C'est ainsi que se fait le 
travail chimique de la respiration. 

L'action mécanique de la respiration s'exécute à l'extérieur 
de la cage thoracique où l'on rencontre des muscles qui sont 
chargés de cette fonction. La cage thoracique, fermée de tous 
côtés, se dilate et se rétrécit successivement tant que dure 
la respiration. Pendant que la dilatation s'opère, l'air pénètre 
dans les poumons et l'oxygène qu'il renferme se trouve absorbé ; 
cette dilatation prend le nom d'inspiration; elle est suivie 
d'un rétrécissement du thorax, accompagné de l'expulsion d'un 
air chargé d'acide carbonique fourni par les poumons; cette 
opération se nomme expiration. 

Les poumons changent de forme et de position pendant les 
mouvements inspiratoires et expiratoires. ; c'est pour ce" motif 
que leur surface, qui est en contact avec les parois thoraciques, 
est libre et lubréfiée par le sérum d'une membrane séreuse qui 
la tapisse complètement ainsi que la paroi interne de la cage 
thoracique; l'espace, qui sépare les deux poumons, est limité en 
avant par le sternum et en arrière par la partie thoracique de 
la colonne vertébrale, par les bronches et le cœur avec ses gros 
vaisseaux. 

Les poumons ont la forme d'un cône irrégulier; leur sommet 
correspond aux premières côtes ; leur base se repose sur la face 
convexe du diaphragme. (Le diaphragme est un muscle qui 
sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale et consé-" 
quemment les organes contenus dans chacune de ces cavités). 

Le larynx, ou l'entrée de l'appareil respiratoire, constitue 
l'organe vocal. C'est un appareil assez compliqué, muni latérale- 
ment de cordes vocales qui peuvent être tendues dans de cer- 
taines limites. Son ouverture supérieure est en communication 
avec l'arrière-bouche et présente une soupape élastique qui est 
connue sous le nom di épiglotte ; celle-ci empêche les aliments 
de pénétrer dans le larynx pendant l'acte de la déglutition. 

Le cœur constitue la partie centrale de l'appareil circulatoire. 
La circulation s'opère dans un système de vaisseaux ramifiés 
qui renferment .les liquides nourriciers (le sang et la lymphe). 

Le sang est un liquide coagulable, composé d'un liquide 
incolore contenant des globules rouges et blancs (de la lymphe) 



- 7 - 

Le sang se forme aux dépens de la lymphe, qui est un liquide 
plus ou moins trouble et contenant, en petite proportion, des 
globules blancs, arrondis et à contenu granuleux avec quel- 
ques petits globules de graisse. Ces globules graisseux sont 
plus abondants dans la lymphe qui vient du canal intestinal 
pendant l'acte de la digestion ; c'est à ces globules graisseux que 
la lymphe doit sont aspect blanc. Cette lymphe porte le nom 
de chyle. 

Les vaisseaux reçoivent la dénomination de vaisseaux sanguins 
ou de vaisseaux lymphatiques (ou chylifères) suivant qu'ils char- 
rient du sang ou de la lymphe (chyle). 

Les vaisseaux sanguins sont chargés de porter le sang dans 
presque toutes les parties du corps ; ces parties peuvent ainsi 
s'emparer des matières qui sont indispensables à leur nutrition 
ou à leurs fonctions. Mais en même temps qu'elles s'emparent 
de leur liquide nourricier, elles cèdent au sang, qui continue 
son passage, les particules qui sont devenues impropres à la 
nutrition. Cet échange s'applique également aux produits gazeux 
que le sang renferme. Les différentes parties du corps absorbent 
et consomment l'oxygène contenu dans le sang ; elles lui rendent 
par contre de l'acide carbonique qui est un des produits qui 
terminent l'acte de la nutrition. Le sang se dépouille de l'acide 
carbonique dont il se charge et à cet effet les vaisseaux le 
font passer par les poumons où il subit un nouvel échange 
de corps gazeux, ainsi que nous l'avons déjà vu en parlant de la 
respiration. L'oxygène, que le sang absorbe, fait passer sa cou- 
leur de rouge très-foncé quelle était, à l'état de rouge clair. 
Conséquemment, on distingue deux espèces de sang ; le sang d'un 
rouge très-foncé et le sang d'un rouge clair; ce dernier seul 
est nutritif et en état de pourvoir à la conservation du corps. 

Le sang circule donc d'une manière continue dans les diverses 
parties du corps; à cet effet il existe un double système de 
vaisseaux que l'on rencontre dans chaque partie. Les vaisseaux, 
qui charrient le sang d'un rouge clair, sont appelés artères et 
ceux qui renferment le sang d'un rouge foncé sont désignés sous 
le nom de veines. Seuls les poumons font exception à cette règle 
parce que le rôle qu'ils ont à remplir n'est pas le même que par- 
tout ailleurs ; les artères pulmonaires charrient du sang veineux 
et les veines pulmonaires renferment du sang artériel. — Les 



artères et les veines sont ralliées entre elles par une troisième 
espèce de vaisseaux, des tubes très-fins, microscopiques, répan- 
dus partout dans les tissus ; ils forment la transition des veines 
aux artères; mais tel n'est pas leur seul but et en raison de la 
ténuité de leurs parois ils contribuent encore à la nutrition. On 
les nomme vaisseaux capillaires. 

Les artères et les veines, qui sont répandues dans les diverses 
parties du corps, sont donc ralliées par les vaisseaux capillaires; 
il en est de même dans les poumons où l'arbre circulatoire com- 
munique avec les autres vaisseaux du corps par l'intermédiaire 
du cœur. C'est ainsi que le sang, qui est devenu d'un rouge clair 
dans la trame pulmonaire, est lancé vers les vaisseaux capil- 
laires du reste du corps tandis que le liquide sanguin, qui a 
absorbé l'acide carbonique devenu inutile aux diverses parties, 
retourne aux vaisseaux capillaires des poumons pour y subir 
une nouvelle transformation. 

La force motrice, qui permet la circulation du sang, est 
développée par un tissu musculaire que l'on rencontre dans les 
parois de tous les vaisseaux mais qui abonde spécialement en un 
point central, que l'on nomme le cœur, qui se contracte d'une 
manière rhytmique et fait progresser le sang dans les artères. 
Le cœur est composé de deux moitiés , dont une gauche et une 
droite ; elles sont séparées par une cloison complète. Chaque 
moitié présente à son tour une oreillette à sa partie supérieure, 
un ventricule à sa partie inférieure. C'est des ventricules que 
partent les grosses artères et ce sont les ventricules encore 
qui ont la force motrice dominante. L'une des moitiés du cœur 
est réservée pour la circulation périphérique, l'autre sert 
exclusivement à la circulation pulmonaire. Les vaisseaux com- 
muniquent avec le cœur de telle sorte que les veines débouchent 
dans les oreillettes et que les artères partent des ventricules. 
Mais comme la moitié droite du cœur sert à la circulation 
pulmonaire et la moitié gauche à la circulation périphérique, _ 
la première moitié devra nécessairement se charger du sang- 
venant de la périphérie, pour passer dans les artères pulmo- 
naires, tandis que la seconde moitié devra recevoir les veines 
pulmonaires dont le sang artériel sera lancé dans les artères de 
la périphérie. Le sang, devenu d'un rouge foncé dans les diverses 
parties du corps, vient par les veines passer dans l'oreillette 



— 9 — 

droite pour se rendre dans le ventricule du môme côté, d'où 
il est lancé par les artères pulmonaires pour se diriger vers les 
poumons. 

Les vaisseaux lymphatiques sont constitués par des tubes 
microscopiques qui prennent leur origine dans les diverses 
parties du corps et se réunissent insensiblement pour former un 
plus grand calibre ; finalement ils déversent leur contenu dans 
une grosse veine située dans le voisinage du cœur. Ces vaisseaux 
contiennent le liquide qui s'est échappé des vaisseaux capillaires 
et celui-ci ne tarde pas à rentrer, comme nous venons de le 
voir, dans la circulation générale ; sur leur parcours dans le 
tractus intestinal ils absorbent le chyle qui s'est formé pendant 
l'acte de la digestion et ce liquide contribue également à la . 
formation du sang. Les corpuscules de la lymphe, d'où naissent 
les globules du sang, se forment dans ces vaisseaux lympha- 
tiques. Cette formation a lieu dans ces organes glanduleux qui 
sont en connection avec les vaisseaux lymphatiques ; on les 
appelle glandes lymphatiques. 

La Cavité abdominale renferme l'appareil digestif et l'ap- 
pareil génito-urinaire. Déjà nous savons que l'appareil digestif 
élabore et absorbe les matières alimentaires qui sont assi- 
milables. A cet effet le tube digestif reçoit le concours d'autres 
organes qui sont logés soit dans le tube digestif même, soit en 
dehors du canal, mais communiquant avec lui. Le tube digestif 
commence à la bouche et l'arrière-bouche où il rencontre 
comme organes accessoires très-importants : la langue, les glan- 
des salivaires et les dents. L'arrière-bouche communique avec 
Yœsophage qui traverse la cage thoracique en longeant la 
colonne vertébrale. Toutes ces parties ont pour rôle de recueil- 
lir la matière alimentaire et de préparer sa digestion. Le canal 
intestinal commence avec Y estomac qui se trouve immédiatement 
au-dessous du diaphragme où il communique avec l'œsophage. 
A droite l'estomac est en rapport avec Y intestin grêle qui, sous 
forme de circonvolutions irrégulières, remplit en majeure partie 
la région inférieure de l'abdomen. Au niveau de la fosse iliaque 
droite l'intestin grêle passe à l'état de gros intestin qui est plus 
court mais d'un plus grand diamètre. A droite il monte directe- 
ment pour passer ensuite de droite à gauche et se recourber de 



- 10 — 

nouveau jusqu'à la fosse iliaque gauche où il prend le nom de 
rectum pour suivre l'os sacrum et se terminer à Y anus. 

L'intestin grêle reçoit encore les produits de sécrétion de 
deux glandes, savoir : Le foie qui se trouve immédiatement 
au-dessous de la partie droite du diaphragme et qui fournit la 
bile, et le pancréas, qui est logé transversalement au devant 
de la colonne vertébrale et derrière l'estomac; il fournit le 
suc pancréatique. — La rate qui occupe la partie gauche du 
diaphragme n'a aucun rapport avec le canal intestinal. 

Le canal intestinal est tapissé intérieurement d'une mem- 
brane muqueuse, entourée d'une tunique musculaire, recou- 
verte à son tour d'une membrane séreuse. La membrane 
muqueuse de ce canal présente cette particularité de renfermer 
diverses glandes. — La tunique musculaire rétrécit et racour- 
cit le canal intestinal qui se trouve distendu et allongé par son 
contenu. — La membrane séreuse tapisse en même temps le 
foie, le pancréas et la rate qui, à l'aide de replis, fixent ces 
parties aux parois de la cavité abdominale. 

L appareil urinaire se compose de deux glandes qui séparent 
l'urine; ce sont les reins. Les reins sont logés de chaque côté 
de la partie lombaire de la colonne vertébrale et leurs canaux 
abducteurs qu'on appelle uretères, aboutissent à l'organe col- 
lecteur de l'urine, qui est la vessie; celle-ci munie d'un canal 
pour l'élimination de son contenu. Tous ces organes, sauf les 
reins et les uretères, se trouvent dans la cavité du bassin. 

Nous terminons ce coup d'oeil sur la composition et les fonc- 
tions des différents appareils que l'on rencontre dans le corps 
humain pour passer à l'étude de l'anatomie artistique. Cette 
étude se divisera en trois parties, savoir : 

1° L'étude du squelette ou des os et celle des articulations 
les plus importantes ; 

2° L'étude des muscles et spécialement ceux qui sont placés 
immédiatement sous la peau ou qui contribuent à modifier 
les formes extérieures ; 

3° Le mécanisme des principales parties du corps. 



LE SQUELETTE. 



On entend par Squelette la réunion des os dans leur position 
naturelle; ils contribuent à déterminer la taille, les formes 
fondamentales et la position du corps. 

Les os constituent les parties dures du corps; sans eux 
le corps perd sa stabilité et sa mobilité. Leur forme est très- 
variable; ainsi, dans beaucoup de cas un seul mot suffit pour 
exprimer cette forme, mais, comme nous le verrons bientôt, cette 
forme ne peut souvent être exprimée que par une description 
détaillée. Néanmoins on est convenu de les diviser en os longs, 
os courts et os plats. 

Les os longs se rencontrent dans la partie des membres qui 
doit présenter une grande solidité et où conséquemment les 
mouvements sont très-limités. Les os courts donnent à ces 
membres l'élasticité et la mobilité dont ils ont besoin pour 
soutenir le corps, pour prendre des objets, ou pour exécuter 
des mouvements rapides ou compliqués. — Ainsi les os du pied 
sont courts et solides, réunis par de forts ligaments; ils for- 
ment une voûte élastique de manière à pouvoir résister aux chocs 
que subissent les membres inférieurs pendant l'action de sauter 
ou.de courir; ils contribuent conséquemment aux mouvements 
de la marche en supportant en même temps tout le poids du 
corps. — Les mains sont en état de prendre des corps d'une 
dimension et d'un poids très- variables ; ils peuvent exécuter 
les travaux les plus fins et tous les mouvements sont rendus 
possibles par la multiplication des os courts. 

Les principaux appareils sont abrités contre les ravages, que 
peuvent produire les causes extérieures, par des os plats, qui 



— 12 — 

les entourent tout en leur permettant d'exécuter librement leurs 
mouvements. Les poumons et le cœur se trouvent toutefois dans 
une cage osseuse qui est composée d'os larges dont la longueur 
l'emporte considérablement sur la largeur. Une autre disposition 
n'était guère possible parce que ces appareils doivent pouvoir 
se mouvoir librement ; l'espace qui sépare les côtes se trouve 
néanmoins comblé par des muscles nombreux et volumineux, 
capables de fournir une protection suffisante aux poumons et au 
cœur. — Une grande partie de la cavité abdominale se trouve 
composée de parties molles à l'effet de faciliter les mouvements 
de ses principaux appareils (estomac, intestins, vessie, et la 
matrice chez la femme) . 

En dehors des particularités que nous avons fait connaître 
pour les os, ces parties en offrent encore d'autres qui ne peuvent 
échapper à l'attention de l'artiste. Ainsi, tel os est prismatique, 
triangulaire ou cylindrique, d'autres -sont carrés ou présentent 
des surfaces oblongues. Dans les os on remarque encore .des 
fissures, des gouttières; on y trouve des petites cavités, des 
fosses, des trous, des impressions, des crêtes, des protubéran- 
ces; leurs extrémités se caractérisent par des têtes, des tubéro- 
sités, des apophyses, etc. Nous reviendrons sur ces détails 
quand nous nous occuperons de la description des différents os. 

Les os se touchent par leurs extrémités; ils sont tapissés à 
ces endroits d'une substance cartilagineuse (1) et maintenus dans 
leur position à l'aide de ligaments. Les extrémités osseuses pré- 
sentent des formes variables suivant le rôle que l'os est appelé à 
remplir dans l'accomplissement des mouvements; celles qui se 
touchent et se trouvent réunies à l'aide de ligaments forment des 
articulations qui sont appelées mobiles (diarthroses) quand les 
surfaces articulaires permettent l'accomplissement de certains 
mouvements, et immobiles (synarthroses) quand les surfaces 
articulaires se touchent de telle sorte que tout déplacement y 
est rendu impossible. 



(1) On entend par cartilages un tissu lisse, solide et élastique dont la dureté 
est inférieure à celle des os. Ils servent à favoriser les mouvements et à rendre 
les surfaces articulaires plus unies. Ils présentent encore ce caractère spécial de 
ne renfermer ni vaisseaux, ni nerfs. 



— 13 — 

L'étude des articulations est de la plus haute importance; 
après avoir appris à connaître la forme des surfaces articulaires, 
elle permet de comprendre le mécanisme des divers mouvements, 
dans quelle direction le déplacement peut avoir lieu et dans 
quelles limites celui-ci est possible. 

Nous avons un exemple d'articulations immobiles dans les 
sutures ou la réunion des os du crâne dont les rebords libres 
sont munis de dentelures qui permettent l'articulation. — Les 
articulations mobiles sont composées de deux ou de plusieurs os, 
qui offrent des surfaces articulaires libres, tapissées d'un tissu 
cartilagineux et réunies par des ligaments au pourtour de ces 
surfaces. De cette manière il se forme une cavité dont les parois 
sont lisses; on la nomme cavité articulaire (1). 

L'appareil ligamenteux (2) qui entoure les surfaces articu- 
laires est disposé de telle sorte qu'il constitue le plus souvent 
une capsule qui entoure complètement la cavité articulaire. 
Les couches externes de cette capsule sont composées d'un tissu 
conjonctif serré dont les fibres partent d'un os pour se rendre 
vers un autre et se confondre finalement avec les fibres du 
périoste. Les couches internes sont formées d'un tissu conjonctif 
plus lâche et y forment une membrane séreuse dont le sérum 
lubréfie les surfaces articulaires d'une manière continue. 

Les cavités articulaires sont généralement remplies par le 
sérum et les surfaces articulaires, de telle sorte à ne jamais y 
rencontrer un espace vide. La pression atmosphérique aide con- 
séquemment à maintenir ces surfaces réunies et les muscles, 
qui les entourent, contribuent à renforcer cette action et celle 
des ligaments. 

Quand les surfaces articulaires se meuvent, elles glissent l'une 
sur l'autre et la direction dans laquelle ce mouvement s'exécute 
dépend de la forme que ces surfaces présentent. 

Quand deux surfaces planes se touchent, le mouvement ne 
peut s'exécuter que dans le sens de la direction de ces surfaces, 



(t) Dans quelques articulations les surfaces articulaires sont séparées par des 
disques fixés aux parois de la capsule ; ces disques ou cartilages interarticulaires 
divisent la cavité articulaire en partie ou en totalité. 

■ (2) On entend par ligaments des tissus très-solides composés de fibres blanches 
élastiques. 



— 14 — 

c'est-à-dire qu'elles resteront parallèles. Ce mouvement limité 
s'observe surtout là où l'on rencontre les os courts, les mouve- 
ments plus étendus ne sont possibles qu'à la condition que les 
extrémités osseuses, qui contribuent à la formation d'une arti- 
culation, se joignent en formant un angle. 

Pour rendre possible les mouvements de rotation, les extré- 
mités des os sont constituées en têtes articulaires ; la rotation 
s'exécute autour d'un .axe quelconque, fixe ou mobile pendant 
le mouvement ; la seule condition c'est que tous les axes s'entre- 
croisent en un même point, qui est le point de rotation. Les 
articulations de l'épaule et de la cuisse sont de ce genre. — A la 
tête articulaire d'un côté correspond un segment de sphère 
creuse dont est muni le second os qui complète l'articulation. 

Les principaux mouvements que peuvent exécuter les diverses 
parties du corps sont : 1° La flexion, ou le- mouvement qui dirige 
les parties du corps de telle sorte qu'elles forment un angle. — 
2° U extension, qui ramène les parties en ligne droite. — 
3° h' adduction, par laquelle les bras ou les jambes, sont rap- 
prochés du tronc. — 4° U abduction, qui éloigne ces parties du 
tronc. — 5° La pronation, par laquelle une partie se tourne 
vers la ligne médiane du corps. — 6° La supination, qui éloigne, 
par un mouvement de rotation inverse, une partie du corps de 
la ligne médiane. 

D'après la direction dans laquelle un mouvement s'opère, la 
capsule subit d'un côté un relâchement pour subir une tension 
relative du côté opposé de l'articulation. Si les surfaces articu- 
laires sont néanmoins disposées de telle sorte qu'un mouvement 
reste encore possible dans tel ou tel sens, alors les fibres des 
ligaments sont relâchées de tous côtés. La partie des ligaments 
ou de la capsule, qui se replie pendant un mouvement, pourrait 
encore être prise et serrée par les rebords osseux de l'articu- 
lation, mais cela est rendu impossible puisque les muscles qui 
l'entourent sont fixés à ces membranes par quelques fibres de 
telle sorte que par leur contraction ces plis n'atteignent pas les 
rebords osseux. 

La nature des mouvements et la forme des surfaces articu- 
laires a servi de base à la division des articulations ; nous men- 
tionnerons les plus importantes : 

1° V articulation trochléenne ou en charnière. A cet effet 



— 15 — 

l'une des surfaces aii-iculaires a la forme d'une poulie ou trochlée 
qui est reçue dans une forte échancrure moulée sur elle. L'axe 
de la poulie sert en même temps d'axe articulaire ; sa direction 
est plus ou moins perpendiculaire à la direction verticale du 
corps. — Ce genre d'articulation permet les mouvements de 
flexion et & extension ; dans ce cas la capsule est très-lâche du 
côté où le mouvement est possible ; elle est épaisse et tendue 
aux côtés qui correspondent aux extrémités de l'axe articulaire. 
— Les articulations en charnière présentent une forme parti- 
culière très-importante, Y articulation en pas de vis, dont on 
a un exemple dans l'articulation du coude. 

2° U articulation trochoïde diffère de l'articulation en char- 
nière en ce que l'axe de rotation n'est pas situé horizontalement, 
mais dans un sens à peu près vertical qui est plus oii moins 
parallèle à l'axe du corps. L'os dans lequel se trouve l'axe de 
rotation, c'est-à-dire qui sert de pivot, présente ou une apoplyse 
odontoïde ou une tète qui est reçue dans une échancrure com- 
plétée par un ligament annulaire dont est muni l'os qui complète 
l'articulation. — Ce genre d'articulation permet les mouvements 
de torsion à droite ou à gauche (articulation atloïdo-axoïdienne) 
ou ceux de pronation et de supination (articulation radio-humé- 
rale). Pendant que ces mouvements s'opèrent, les membranes, 
qui forment la capsule, se tendent et limitent le déplacement. 

3° \] articulation sphéroïdale ou Yénarthrose est l'articu- 
lation qui donne la mobilité la plus grande. La rotation peut s'y 
exécuter autour d'un axe quelconque, fixe ou mobile pendant le 
mouvement; la seule condition est que tous les axes s'entre- 
croisent en un même point qui est le point de rotation. Les 
articulations de l'épaule et de la cuisse sont de ce genre. Les 
surfaces articulaires sont alors d'une part un segment de sphère 
pleine, et d'autre part un segment de sphère creuse. La sphère 
creuse embrasse toujours un nombre de degrés angulaires moins 
considérable que la sphère pleine. 

Les capsules , qui entourent ces articulations , sont lâches 
de tous côtés afin de permettre les mouvements en tous sens. 
Quant aux mouvements en eux-mêmes, ils sont limités par la 
tension ou la torsion que subissent les fibres de la capsule. 

4° Les amphy arthroses sont des articulations incomplètes, 
dans lesquelles des surfaces planes ou très-légèrement courbées 



— 16 — 

sont maintenues en contact par des ligaments très-tendus. Les 
articulations vertébrales, celles des os du carpe ou du tarse, 
celles des os iliaques entre eux, celles des côtes et du sternum 
sont des amphyarthroses. 

Les articulations, qui ne rentrent pas dans le cadre des 
formes générales sus-indiquées, seront décrites plus loin. 

Les os sont au nombre de 240. On les divise en os impairs 
que l'on rencontre sur la ligne médiane du corps, et en os pairs 
qui existent des deux côtés de la ligne médiane. 

Pour la facilité de la description, le squelette sera divisé en 
trois parties ; la tête, le tronc et les membres. 

a) LES OS DE LA TÊTE. 

La tête comprend le crâne et la face. 

Le Crâne est plus grand que la face'; il est formé en avant 
par le frontal (pi. 1,1), en arrière par Yoccipital (pi. II, 4), 
latéralement et en haut par les pariétaux (pi. 1 , 3) et latérale- 
ment et en bas par les temporaux (pi. I, 3); en avant et au 
dessous du frontal se trouve Yethmoïde et derrière celui-ci et 
entre les temporaux existe le sphénoïde. 

La Face se compose des os propres du nez (pi. I, 5), des 
os maxillaires supérieurs (pi. I, 6), des os zygomatiques 
(pi. I, 4) et de l'os maxillaire inférieur (pi. I, 7). Les os 
lacrymaux , les os palatins, le vomer et les cornets inférieurs 
sont trop profondément situés et sans importance pour l'artiste. 

La tête a une forme ovoïde dont la grosse extrémité se trouve 
en haut et en arrière tandis que l'extrémité effilée correspond 
au menton. Sur les côtés, la tête se trouve plus ou moins 
applatie. La région supérieure du crâne est voûtée et lisse; 
on y remarque en avant la suture coronale, ou la réunion du 
frontal avec les pariétaux (pi. III, 3); en arrière la suture- 
lambdoïde (1), ou la réunion de l'occipital avec les pariétaux 
(pl. II, 3); entre la suture coronale et la suture lambdoïde 
on a, sur la ligne médiane, la suture sagittale (pl. II, 2). 



(1) Cette de'nomination a été' donnée à cause de la ressemblance que présente 
cette suture avec la lettre grecque 1 ()>)• 



— 17 - 

L'os frontal présente, en avant et au-dessus de la cavité 
orbitaire, deux bosses frontales qui dans quelques cas sont rem- 
placées par une bosse unique située sur la ligne médiane. Les os 
pariétaux offrent également au milieu une bosse pariétale. 
L'os occipital est uni dans sa partie supérieure, irrégulier et 
bosselé dans sa partie inférieure où se trouve au centre la 
bosse occipitale, d'où partent deux lignes courbes qui se 
dirigent vers Y apophyse mastoïde (pi. II, 5) de l'os temporal, 
A la partie inférieure de l'os occipital on rencontre le trou 
occipital qui met la cavité crânienne en communication avec 
le canal rachidien ou vertébral. Latéralement ce trou occipital 
est muni de deux condyles qui permettent l'articulation de 
la tête avec la colonne vertébrale. 

Les côtés du crâne sont moins convexes que^sa partie supé- 
rieure. On y remarque en haut la ligne courbe des tempes qui 
commence à l'apophyse orbitaire externe pour se diriger en 
haut et en arrière le long du pariétal et se terminer à l'apophyse 
zygomatique du temporal. Cette ligne courbe est surtout visible 
à son origine et à sa terminaison ; au-dessous d'elle se trouve la 
suture temporale (pi. III, 9), indice de l'articulation du tem- 
poral avec le pariétal et le sphénoïde. Au-dessous de cette 
suture l'on remarque Y arcade zygomatique (pi. III, 11), formée 
par l'articulation de l'apophyse zygomatique du temporal uni à 
l'os zygomatique. Ce dernier os possède à son rebord supérieur 
une autre apophyse qui s'articule avec l'apophyse orbitaire 
externe. 

La ligne courbe des tempes forme, avec l'arcade zygomatique 
et l'apophyse orbitaire externe, la fosse temporale qui est 
convexe en arrière et concave en avant ; à ce dernier endroit 
elle est comblée par des parties molles. 

L'apophyse zygomatique contribue à former, en arrière une 
crête assez considérable qui va à rencontre de la ligne courbe 
des tempes ; elle constitue le rebord supérieur de V orifice du 
conduit auditif (pi. V, 1, e). — En dessous de cette crête et en 
avant de l'orifice du conduit auditif se trouve la cavité glénoïde 
du temporal destinée à s'articuler avec le condyle du maxillaire 
inférieur. — Plus en avant on remarque sur le bord inférieur 
de l'apophyse zygomatique un tubercule sur lequel vient se 
placer la partie articulaire de la mâchoire inférieure qui quitte 

2 



— 18 — 

la cavité glénoïde, par exemple quand la bouche s'ouvre. — 
Derrière et au-dessous du conduit auditif se trouve Yapophyse 
mastoïde du temporal (pi. II, 5). 

La partie antérieure de la tête est en majeure partie consti- 
tuée par la face. A la partie supérieure on remarque souvent 
une suture, indice de la réunion des deux moitiés qui forment 
l'os frontal dans l'enfance. Au-dessous du nez existent deux 
petites saillies qui sont très-dé veloppées chez certaines per- 
sonnes mais spécialement chez le vieillard ; ces saillies forment 
l'extrémité interne des arcades sourcilières qui se dirigent en 
dehors. Au-dessous de chaque arcade sourcilière existe une 
légère dépression qui surmonte une autre arcade plus saillante 
encore, Y arcade oy^bitaire. dont l'extrémité externe, ou X apo- 
physe orbitaire externe, s'articule avec l'os zygomatique. 

Les os propres du nez (pi. I, 5) se trouvent au-dessous des 
saillies qui constituent l'origine des arcades sourcilières ; ce sont 
deux petits os qui s'articulent en haut avec le frontal et en 
dehors avec les apophyses montantes des maxillaires supérieurs ; 
en dedans ils s'unissent réciproquement, et inférieurement ils 
sont soudés au tissu cartilagineux qui doit former le nez. — En 
dehors des os propres du nez, on rencontre les cavités orbitaires 
qui ont là forme de pyramides quadrangulaires dont la base est 
formée : en haut par le frontal, en bas et en dehors par l'os 
zygomatique, en bas et en dedans par l'os maxillaire supérieur. 
D'autres os contribuent encore à la formation des parties pro- 
fondes de cette cavité, mais celles-ci sont sans importance pour 
l'artiste. 

En dehors et en dessous de chaque cavité orbitaire existe 
Vos zygomatique (pi. I, 4) qui constitue une saillie lisse, très- 
visible chez les personnes maigres. Tout-à-fait en dessous des 
cavités orbitaires se rencontrent les os maxillaires supérieurs 
(pi. I, 6) qui offrent, à peu près au centre, une dépression que 
l'on désigne sous le nom de fosse canine. Les bords antérieurs 
et les apophyses montantes des os maxillaires supérieurs, ainsi 
que le rebord inférieur des os propres du nez, limitent Y ouver- 
ture antérieure des narines dont la direction est oblique en 
bas et en arrière et qui compte trois angles. ISépine, que l'on 
rencontre au milieu de la base de ce triangle, disparaît quand 
l'ouverture nasale est munie de la cloison du nez, un tissu 



— 19 — 

cartilagineux qui aide l'os vomer à séparer la cavité nasale en 
deux parties égales. 

Le bord inférieur des os maxillaires supérieurs est appelé 
arcade alvéolaire supérieure ; celle-ci a la forme d'un fer â 
cheval, légèrement aplati en avant, en opposition avec l'arcade 
alvéolaire inférieure qui est plus régulièrement arrondie. L'ar- 
cade alvéolaire supérieure forme en avant une plus grande 
saillie que l'arcade alvéolaire inférieure, de telle sorte que les 
dents supérieures recouvrent légèrement les dents inférieures 
quand la bouche est fermée; cette différence toutefois s'arrête 
aux dents molaires qui se touchent de part et d'autre. 

L'os maxillaire inférieur (pi. 1,7), est composé de deux 
moitiés qui sont encore libres chez le nouveau-né. La partie 
centrale est massive, dirigée obliquement en dedans et en haut ; 
son bord supérieur constitue l'arcade alvéolaire inférieure dont 
la courbure est plus grande que celle du bord inférieur. En 
arrière du corps de l'os on remarque les branches dont le bord 
postérieur se réunit au bord inférieur du corps en formant un 
angle obtus (pi. V, 1, a). Ces branches se dirigent obliquement 
en dehors de telle sorte que la distance qui existe entre leurs 
extrémités inférieures est plus grande que celle qui existe 
entre les extrémités supérieures. La partie supérieure des 
branches présente une échancrure sigmoïde (pi. III, 14) ter- 
minée en avant par Yapophyse coronoïde qui vient se placer 
au-dessous de l'arcade zygomatique et qui est applàtie latérale- 
ment ; en arrière cette échancrure se termine par un condyle 
ovalaire et à direction transversale pour s'adapter à la cavité 
glénoïde du temporal. 

L'Os hyoïde- n'est fixé au crâne que par l'intermédiaire de 
igaments; il sert de point d'appui à la base de la langue et 
au larynx. Il a la forme d'un fer à cheval concave en arrière 
et présente à sa partie supérieure quatre cornes, dont deux 
grandes situées en arrière et deux petites qui se trouvent au 
point où les grandes cornes se fixent au corps de l'os. 

L'articulation de la mâchoire (pi. V, 1), la seule articulation 
mobile que l'on rencontre à la tête, est double ; elle se compose 
de la cavité glénoïde du temporal et du condyle du maxillaire 



— 20 - 

inférieur. Dans cette articulation il existe un fibro-cartïlage 
inter articulaire concave en haut et en bas et fixé à la capsule. 
— Dans les deux articulations de la mâchoire les mouvements 
peuvent avoir lieu de haid en bas, d'avant en arrière, de 
gauche à droite et vice-ver sa. 

La bouche ne peut s'ouvrir quand la capsule repose dans 
la cavité glénoïde; le condyle de la mâchoire inférieure passe 
alors de chaque côté sur le condyle du bord inférieur de l'os 
zygomatique et il ne rentre dans la cavité glénoïde que lorsque 
la bouche se ferme. — Le même déplacement a lieu quand la 
mâchoire inférieure se porte en avant sans s'écarter de la 
mâchoire supérieure. — Dans le mouvement de latéralité, alors 
que la bouche est fermée, le condyle de l'une des articulations 
se maintient en place, tandis que l'autre vient se placer sur le 
condyle du bord inférieur de l'os zygomatique. 

b) LES OS DU TRONC. 

Le squelette du tronc se compose des vertèbres , des côtes , 
du sternum et des os iliaques. 

I. LES VERTÈBRES. 

Les vertèbres occupent la partie médiane et postérieure du 
tronc entre la tête et le bassin. Les vertèbres réunies forment 
la colonne vertébrale qui est composée de vingt-quatre ver- 
tèbres, dont sept pour le cou, douze pour la poitrine et cinq pour 
les lombes. Le sacrum et le coccyx font encore partie de la 
colonne vertébrale ; le premier se compose de cinq et le second 
de trois ou de quatre vertèbres soudées. 

A chaque vertèbre on distingue un corps, des apophyses, des 
facettes articulaires et une grande ouverture. 

Le corps (pi. IV, 4, a) d'une vertèbre est presque cylindrique, 
aplati de haut en bas, convexe si on l'examine de droite 
à gauche et concave de haut en bas. Des deux côtés du corps de 
chaque vertèbre dorsale et en arrière on rencontre des petites 
facettes articulaires, dont une supérieure et une inférieure 
(pi. IV, 4, h, h) destinées à l'articulation avec les côtes. — Le 
volume des corps des vertèbres s'accroît de haut en bas jus- 
qu'aux vertèbres lombaires inclusivement et partant de ce point 



— 21 — 

le volume diminue jusqu'au coccyx. — En arrière et sur la 
ligne médiane toute vertèbre présente une apophyse épineuse 
(pi. IV, 4, b) qui se dirige en bas et en arrière. Cette apophyse 
se scinde à sa base pour donner naissance aux lames qui forment 
Tare postérieur (pi. IV, 4, c, c) pour rejoindre le corps de l'os 
et former le trou vertébral (pi. IV, 4, d) qui loge la moelle 
épinière. De chaque côté du trou vertébral se trouvent deux 
apophyses articulaires (pi. IV, 4 e, e) dont une supérieure qui 
regarde en arrière ou en dedans et une inférieure qui regarde 
en avant ou en dehors ; elles servent à l'articulation avec les 
apophyses articulaires des vertèbres voisines. Du milieu de 
l'espace qui. sépare une apophyse articulaire supérieure d'une 
apophyse articulaire inférieure part une apophyse transverse 
(pi. IV, 4, f f) qui se dirige légèrement en arrière. Les 
apophyses transverses des vertèbres dorsales présentent en 
avant une facette articulaire (pi. IV, 4, g) destinée à per- 
mettre l'articulation avec les côtes. Les apophyses transverses 
des vertèbres lombaires sont longues et applaties d'arrière 
en avant. 

Les corps des vertèbres cervicales et ceux des vertèbres 
lombaires sont plus épais à leur partie antérieure tandis que 
pour les vertèbres dorsales l'épaisseur l'emporte à leur partie 
postérieure. Cette différence d'épaisseur chez les corps des dif- 
férentes vertèbres nous explique les diverses courbures que 
présente la colonne vertébrale (pi. IV, 6). 

La première vertèbre cervicale, qui s'articule avec les con- 
dyles occipitaux , s'appelle atlas ; la seconde vertèbre cervicale 
est désignée sous le nom d'axis. Ces deux Vertèbres offrent des 
particularités qu'il importe de mentionner : 

Dans 1' Atlas le corps manque et est remplacé par Tare anté- 
rieur (pi. IV, 1, a) qui s'unit à Tare postérieur par l'inter- 
médiaire des apophyses articulaires ou masses latérales. L'arc 
antérieur présente au milieu et en avant un tubercule (pi. IV, 1, b) 
et à sa face postérieure une facette articulaire pour l'articu- 
lation avec l'apophyse odontoïde de l'axis. Les masses laté- 
rales (pi. IV, 1 , c, c) sont munies en haut et en bas de surfaces 
articulaires (d, d) qui regardent en haut et en bas (consé- 
quemment une direction inverse à celle des autres vertèbres 



cervicales) ; supérieurement elles s'articulent avec les condyles 
de l'occipital et inférieurement avec l'axis. Son apophyse épineuse 
est remplacée par un tubercule (pi. IV, 1 , e). 

L'Axis (pi. IV, 2) a un corps dont le centre est surmonté de 
X apophyse odontoïde (pi. IV, 2, a) revêtue en avant et en 
arrière d'une facette articulaire. Ses apophyses articulaires 
supérieures (pi. IV, 2, b, b) sont remplacées par des surfaces 
articulaires planes dirigées en bas et en dehors. 

La Septième vertèbre cervicale (pi. III, 15) se caractérise 
en ce que son apophyse épineuse est plus longue et plus épaisse 
et qu'elle se termine par un tubercule que l'on constate facile- 
ment au-dessous de la peau et à la partie supérieure du dos. 

Le Sacrum (pi. I, 28) est composé de cinq vertèbres soudées 
entre elles. Il a la forme d'une pyramide renversée et recourbée, 
à base supérieure et à sommet tronqué inférieur. Sa face 'anté- 
rieure , concave , offre quatre lignes transversales ; sa face posté- 
rieure , convexe, est rugueuse et présente au milieu une série 
de saillies qui ne sont que la continuation des apophyses épineu- 
ses de la colonne vertébrale. Sa base est libre ; elle présente en 
arrière deux apophyses articulaires destinées à l'articulation avec 
la dernière vertèbre lombaire. Son sommet s'unit à la base du 
coccyx. Ses apophyses transverses sont soudées et forment des 
masses latérales volumineuses qui offrent à leur partie supé- 
rieure les surfaces auriculaires destinées à l'articulation avec 
les os iliaques. 

Le Coccyx (pi. II, 28) est composé de trois ou quatre ver- 
tèbres soudées; c'est un os triangulaire à base supérieure et 
à sommet inférieur; il est concave en avant, convexe en arriére. 
Il termine la colonne vertébrale. 

II. LES COTES ET LE STERNUM. 

La cage thoracique est comme entourée de vingt quatre 
côtes, douze de chaque côté ; celles-ci se dirigent obliquement 
de haut en bas et de la colonne vertébrale au sternum. Il n'y a 
que les sept côtes supérieures qui communiquent directement 
avec le sternum ; on les appelle vraies côtes en opposition 
avec les cinq côtes inférieures qui n'ont aucune communication 
directe avec les os et qu'on nomme fausses côtes. Les huitième, 



— 23 — 

neuvième et dixième côtes sont indirectement ralliées au ster- 
num parce que leurs cartilages viennent au contact de celui de 
la côte qui se trouve placée au-dessus. Les deux dernières côtes 
sont encore appelées flottantes (pi. III, 17, 18) parce que leur 
extrémité antérieure est mobile dans l'épaisseur des parois du 
ventre. 

A chaque côte on distingue une partie osseuse (pi. III , 19) 
et une partie cartilagineuse (pi. III, 20). Cette dernière est 
la plus courte. 

La tête ou l'extrémité postérieure d'une côte est arrondie 
et munie d'une surface articulaire formée de deux facettes pour 
s'articuler avec la facette articulaire supérieure de la ver- 
tèbre dorsale correspondante et avec la facette articulaire 
inférieure de la vertèbre supérieure. En dehors de cette tête 
il existe une tubérosité dont la surface articulaire s'adapte 
à celle de l'apophyse transverse de la vertèbre placée au-dessous 
de la côte qu'on examine. Le reste de la côte constitue le corps 
qui présente en arrière une forte courbure qu'on appelle Y angle. 
L'espace rétréci compris entre la tête et la tubérosité est 
désigné sous le nom de col. La face externe du corps est 
convexe; son bord supérieur est arrondi; son bord inférieur, 
mince et tranchant, commence à l'angle de l'os. 

La longueur des vraies côtes s'accroît de haut en bas tandis 
que le degré de courbure diminue dans le même sens. La cour- 
bure de l'os ressemble à une torsion. 

Les cartilages costaux ont des bords arrondis ; ceux des 
six vraies côtes inférieures présentent à leurs extrémités des 
surfaces articulaires lisses pour permettre l'articulation avec 
le sternum ; ceux des fausses côtes se fixent aux cartilages qui 
se trouvent immédiatement au-dessus. 

La première côte présente une face supérieure et une face 
inférieure ; la face supérieure est munie d'un tubercule pour l'in- 
sertion du muscle scalène antérieur. La onzième et la douzième 
côte ne possèdent pas le tubercule; leur tête ne présente 
qu'une surface articulaire unique. 

Le Sternum (pi. I, 10) est aplati d'avant en arrière et dirigé 
obliquement en avant et en bas. Ordinairement cet os forme 
un tel angle (20-25°) que le prolongement de son extrémité 



— 24 

supérieure vient toucher la deuxième ou la troisième vertèbre 
cervicale. Cette direction toutefois est très-variable. Le sternum 
se trouve dans l'interspace des lignes transversales qui par- 
tiraient de la troisième et^de la neuvième vertèbre dorsale. Il 
est composé de trois parties dont la dénomination est empruntée 
à la comparaison qu'on a faite de cet os avec 1 epée d'un gladia- 
teur; la partie supérieure est appelée la poignée (pi. I, 10), la 
partie moyenne, le corps, et l'extrémité inférieure l'appendice 
xiphoïde (pi. I, 11); ses bords s'unissent aux cartilages costaux. 
La poignée présente une échancrure transversale, appelée 
fourchette et à chaque extrémité de cette échancrure il y a une 
facette articidaire qui reçoit l'extrémité interne de la clavicule. 
La première côte est placée entre la poignée et le corps tandis 
que la sixième côte s'articule au point où l'appendice xiphoïde 
s'unit au corps de l'os. 

III. LES OS ILIAQUES. 

Les os iliaques (pi. I, 29 et pi. II, 24) ont une forme très- 
irrégulière. En avant l'os iliaque d'un côté s'unit à celui du côté 
opposé pour former Y articulation des "pubis ; en arrière il pré- 
sente une surface auriculaire pour s'articuler avec une surface 
analogue du sacrum. Les os iliaques unis au sacrum complètent 
le bassin. 

La face interne des os iliaques est divisée en deux parties par 
une ligne saillante horizontale, appelée ligne innominée ; cette 
ligne part de la base du sacrum et s'étend jusqu'à l'articulation 
des pubis ; elle sépare la cavité abdominale de la cavité du 
bassin. Chaque os iliaque est encore divisé en trois parties : 
Yiléon, Yischion et le pubis qui se réunissent dans une cavité 
profonde, semi-circulaire, qui porte le nom de cavité cotyloïde. 
La partie postérieure et latérale (l'iléon) est large, presque 
triangulaire, mince au milieu, épaisse à la périphérie. Sa surface 
externe forme en haut et en arrière la fosse iliaque externe 
(pi. II , 24) qui présente deux lignes courbes peu saillantes. Son 
bord supérieur, ou la crête iliaque (pi. 1 , 30) est recourbé en S 
et se termine en arrière par les deux épines iliaques posté- 
rieures qui sont séparées par une échancrure , et en avant par 
les deux épines iliaques antérieures, également séparées par 



— 25 - 

une échancrure. La pi. II , 25 montre l'épine iliaque postérieure 
et supérieure , la pi. I, 31 l'épine iliaque antérieure et supé- 
rieure. — Le bord inférieur de l'os iliaque offre une grande 
échancrure (pi. II, 26) qui est séparée en deux par une petite 
saillie V épine sciatique ; en avant cette échancrure se termine 
parla tubérosité ischiatique (pi. I, 34 et pi. II, 27) sur laquelle 
le corps repose pendant la position assise. 

L'os iliaque est plus étroit mais plus épais à sa partie anté- 
rieure. En dehors, il présente la cavité cotyloïde qui doit recevoir 
la tête du fémur. Au devant et un peu au-dessous de cette cavité 
l'on voit le trou sous-pubien (pi. I, 33) qui est ovalaire chez 
l'homme, triangulaire chez la femme. Les bords de cette ouver- 
ture sont limités en arrière et en haut par l'épine antérieure et 
inférieure (pi. I, 32) ; en arrière et en bas par la tubérosité ischia- 
tique; en avant ces bords se réunissent en formant un angle 
assez aigu pour former, avec la partie osseuse du côté opposé, 
l'articulation du pubis. Le bord inférieur du pubis a une direc- 
tion oblique en bas, en dehors et en arrière. 

La surface interne de l'os iliaque n'offre aucune importance 
pour l'artiste ; elle présente , en arrière , la surface auriculaire 
qui s'articule avec le sacrum. 

IV. LES ARTICULATIONS DES OS DU TRONC. 

Les articulations du tronc comprennent les articulations des vertèbres , des 
côtes et des os iliaques. 

a) ARTICULATION DES VERTÈBRES. 

Les vertèbres sont re'unies entre elles : 

1<> Par des disques fibro-cartilagineux ou intervertébraux placés entre les 
faces supérieures et inférieures des différentes vertèbres (pi. IV, 7, a, a), à l'ex- 
ception de l'intervalle qui existe entre l'atlas et l'axis; la pi. IV, 6 montre ces 
espaces qui chez l'homme sont remplis par des disques fibro-cartilagineux. — 
2° Par l'articulation des apophyses articulaires situées entre les apophyses épi- 
neuses et les arcs vertébraux. — 3° Par de grands ligaments (pi. IV, 7, b, b) qui 
s'étendent aux faces antérieure et postérieure des corps des vertèbres ; ils sont 
également fixés aux disques intervertébraux. — 4° Par des ligaments d'un tissu 
jaune élastique qui unit les lames vertébrales entre elles et 5° par les ligaments 
interépineux qui remplissent les espaces entre les apophyses épineuses. 



— 26 — 

Les vertèbres du sacrum sont soucle'es entre elles par un tissu osseux; le coccyx 
est uni au sacrum à l'aide d'un disque intervertébral et de ligaments (antérieur 
et postérieur). 

L'articulation des condyles de l'occipital avec les facettes articulaires supé- 
rieures de l'atlas, celle des facettes articulaires inférieures de l'atlas avec les 
facettes articulaires supérieures de l'axis et celle de l'apophyse odontoïde avec 
la facette articulaire de Tare antérieur de l'atlas présentent un appareil ligamen- 
teux constitué comme suit : 

lo Un ligament transverse qui passe derrière l'apophyse odontoïde et qui est 
attaché à la partie interne des masses latérales de l'atlas pour constituer; avec la 
facette articulaire de l'arc antérieur de cette os, un anneau qui entoure l'apo- 
physe odontoïde. Du milieu du ligament transverse partent deux autres ligaments 
dont un supérieur qui va se fixer au bord antérieur du trou occipital et un autre 
inférieur qui s'attache à la paroi postérieure du corps de l'axis. 

2<> Trois ligaments occipito-odontoïdiens qui partent de l'apophyse odontoïde; 
celui du milieu va se fixer au bord antérieur du trou occipital; les deux ligaments 
latéraux s'attachent aux condyles occipitaux. 

3o Des capsides qui maintiennent les diverses facettes articulaires. 

4o Les espaces compris entre l'occipital et les deux arcs de l'atlas sont fermés à 
l'aide de ligaments. 

5° Le grand ligament vertébral postérieur se continue jusqu'au bord antérieur 
du trou occipital. 

L'articulation entre l'atlas et l'occipital permet les mouvements de flexion, 
d'extension et de latéralité; celle entre l'axis avec l'atlas et l'occipital permet un 
mouvement de rotation de la tête et de l'atlas autour de l'apophyse odontoïde et 
peut décrire un arc de cercle de 40°. — Les ligaments occipito-odontoïdiens s'op- 
posent non-seulement à un mouvement de rotation plus étendu, mais ils limitent 
encore les mouvements de flexion, d'extension et de latéralité. Les grands liga- 
ments (antérieur et postérieur) ne font que limiter les mouvements de flexion et 
de latéralité. 

b) LES ARTICULATIONS DES CÔTES. 

Les côtes s'articulent avec les vertèbres dorsales par l'intermédiaire de leurs 
têtes et de leurs tubercules et avec le sternum par leurs extrémités antérieures. 

La tête de chaque côte vient se loger dans les facettes que présentent à cet 
effet les corps des vertèbres dorsaux; les facettes sont formées par deux vertèbres 
excepté pour la onzième et la douzième vertèbre où la facette articulaire n'est for- 
mée que par un seul corps de vertèbre. Ces parties osseuses sont tenues en place 
par un ligament interosseux et renforcé par d'autres ligaments tout autour de 
l'articulation. 

Les tubercules des côtes sont unis, à l'aide de ligaments aux facettes arti- 
culaires des apophyses transverses des vertèbres dorsales; ces ligaments sont 
renforcés par d'autres ligaments qui partent du col de chaque côte et s'étendent 
jusqu'à l'apophyse transverse. En cet endroit l'espace intercostal est comblé 
par d'autres ligaments étendus du col de chaque côte jusqu'à l'apophyse trans- 



— 27 — 

verse place'e au-dessus. La pi. IV, 7, donne une idée de la manière dont se fait 
l'articulation des côtes avec les vertèbres. 

Les extrémités antérieures des côtes sont unies au sternum à l'aide de forts liga- 
ments dont l'un est antérieur et l'autre postérieur. 

C) LES ARTICULATIONS DES OS ILIAQUES. 

Ces articulations ont lieu entre le sacrum et la dernière vertèbre lombaire 
et par la réunion des surfaces auriculaires et celle des pubis (pi. V, h, a, b, c). 
Ces articulations sont sans importance parce que la réunion a lieu à l'aide des 
forts ligaments qui rendent ces parties osseuses presque immobiles. 

Nous terminons ici l'étude de la composition du squelette pour 
procéder à l'examen des caractères essentiels que nous offrent 
la colonne vertébrale, la cage thoracique et le bassin. 

LA COLONNE VERTÉBRALE. 

La colonne vertébrale est une colonne mobile qui soutient le 
tronc. On peut le diviser en deux parties qui se réunissent à 
Y angle sacro-vertébral, point de réunion de la dernière vertèbre 
lombaire avec le sacrum. 

La colonne vertébrale présente quatre courbures. Au cou 
(pi. IV, 6, de 1 à 7) et aux lombes (pi. IV , 6 , de 20 à 24) il y a 
une convexité antérieure ; au thorax (pi. IV, 6 , de 8 à 19) et au 
sacrum il y a une convexité postérieure. 

La réunion des trous vertébraux avec le canal que présente le 
sacrum constitue le canal médullaire destiné à loger la moelle ; 
en haut ce canal communique avec la boîte crânienne. 

En arrière et au milieu de la colonne vertébrale on voit les 
différentes apophyses épineuses dont la réunion constitue Y épine 
dorsale; en dehors de cette épine existent de larges gouttières 
limitées extérieurement par les côtes et les apophyses trans- 
verses; ils servent d'insertion aux muscles profonds du dos. 

Les disques intervertébraux forment environ la cinquième 
partie de la hauteur de la colonne vertébrale, de telle sorte que 
d'après la composition et la forme, cette colonne peut être com- 
parée à une barre élastique qui transmet la pression aux 
parties molles. 

La solidité de la colonne vertébrale augmente avec le volume 
des corps des vertèbres, c'est-à-dire de haut en bas. Les deux 



— 28 — 

premières vertèbres sacrées constituent la base de la colonne 
(et de ses dépendances) qui, à l'aide du bassin, repose sur les 
membres inférieurs. La partie inférieure de la colonne, à partir 
de la troisième vertèbre sacrée, ne supporte aucun poids et est 
complètement libre. 

L'équilibre et la forme de la colonne vertébrale peuvent 
varier; une faible contraction musculaire suffit pour amener 
cette modification, car malgré la solidité des articulations verté- 
brales, les vertèbres possèdent un certain degré de mobilité et 
la somme de ces petits mouvements appliquée à toute la colonne 
peut y déterminer des modifications très-sensibles. Ce mouve- 
: ment dépend essentiellement des disques intervertébraux et des 
articulations des arcs vertébraux. 

Le bassin étant fixe, la colonne vertébrale peut se déplacer et 
jouir de quatre mouvements principaux (la flexion en avant, 
Y extension, la flexion latérale et la rotation sur son axe) ; mais 
le degré de mobilité diffère dans les différentes parties de la 
colonne et dépend de la forme des surfaces articulaires, de la 
longueur et de la direction des apophyses ainsi que du nombre 
d'articulations que présentent des parties de la colonne d'une 
longueur déterminée. La flexion s'opère le plus facilement au 
cou ; aux lombes ce mouvement est moins facile et au thorax il 
l'est moins encore. 

La manière d'être des disques intervertébraux, l'articulation 
des côtes, la longueur et la direction des apophyses épineuses 
expliquent le peu de mobilité de la partie thoracique de la 
colonne vertébrale. La grande mobilité de la colonne cervicale 
s'explique par la conformation des faces antérieures et posté- 
rieures des corps de ces vertèbres (qui sont disposées en selle) et 
des apophyses épineuses qui présentent une fissure au sommet ; 
par la direction oblique des surfaces articulaires et l'épaisseur 
relative avec le nombre des disques intervertébraux. 

La colonne vertébrale sert encore à des insertions muscu- 
laires et spécialement de ceux qui contribuent à mettre la partie 
supérieure du corps en mouvement. Les apophyses et même les 
côtes servent de leviers pour la maintenir en équilibre sur le 
bassin qui lui sert de base et pour permettre les divers mou- 
vements. 



— 29 — 
LA CAGE THOEACIQUE. 

La cage thoracique résulte de l'articulation des côtes avec le 
sternum et les vertèbres dorsales. On y distingue une paroi 
antérieure, une paroi postérieure et deux parois latérales. La 
paroi antérieure est plus courte et plus aplatie que les autres ; 
elle se dirige obliquement en avant et en bas et elle est consti- 
tuée par le sternum et les cartilages des vraies côtes. — La 
paroi postérieure, formée par les vertèbres dorsales et la partie 
postérieure des côtes, est fortement recourbée en arrière; elle 
n'a pas de limites tranchées d'avec les parois latérales. 

La section horizontale de la cage thoracique a la forme d'un 
cœur muni à sa paroi postérieure d'une échancrure qui corres- 
pond aux gouttières vertébrales. 

La cage thoracique est ouverte en haut et en bas ; elle laisse 
également un vide aux espaces intercostaux. — L'ouverture 
supérieure est la plus petite; elle est formée par la première 
vertèbre cervicale, les deux premières côtes et la poignée du 
sternum ; elle se dirige obliquement en bas et en avant de telle 
sorte qu'une ligne horizontale partant de l'échancrure du ster- 
num rencontre la deuxième ou même la troisième vertèbre 
dorsale. — L'ouverture inférieure est beaucoup plus grande; 
elle est formée par la dernière vertèbre dorsale, les deux der- 
nières côtes, les cartilages des fausses côtes et l'appendice 
xiphoïde. Les cartilages des fausses côtes en se rendant vers 
l'appendice xiphoïde y forment un angle. 

La direction des côtes n'est pas parallèle et il en résulte que 
les espaces intercostaux n'ont pas partout la même largeur. Cet 
espace s'accroît à mesure que la côte se dirige plus en avant ; 
aux cartilages costaux ces interspaces diminuent de nouveau 
jusqu'à leur arrivée au sternum. 

Pendant l'inspiration la cavité thoracique augmente pour 
diminuer quand l'air est expiré. En effet, pendant la respiration 
les côtes tournent autour de leur tête et de leur tubercule de 
manière que les arcs costaux (excepté pour la onzième et la dou- 
zième) s'agrandissent pendant la respiration et que leur face 
antérieure devient supérieure. La mobilité des côtes est donc 
suffisante pour dilater la cage thoracique pendant l'inspiration 
et pour la faire venir à son état primitif pendant l'expiration. 



30 



LE BASSIN. 



Le bassin, formé par les os iliaques, le sacrum et le coccyx, 
se divise en deux parties limitées par la ligne innommée 
(pi. V, 5, d, d). La partie située au-dessus de cette ligne constitue 
le grand bassin, celle qui est située au-dessous le petit bassin. 
Ce dernier est une espèce de canal dont la paroi postérieure est 
concave et formée par le sacrum et le coccyx. L'anneau formé 
par les lignes innommées des os iliaques et le bord antérieur du 
sacrum est appelé Ventrée du bassin ou le détroit supérieur ; 
le bord inférieur des os iliaques forme avec le sommet du coccyx 
(et les ligaments qui rattachent ces parties) la sortie du bassin 
ou le détroit inférieur. Les branches descendantes des pubis 
se réunissent à l'articulation pubienne en formant un angle et 
conséquemment une grande échancrure connue sous le nom 
d'arcade sous-pubienne. 

Dans la station debout la position du bassin est telle que le plan 
du détroit supérieur forme avec l'horizon un angle d'environ 60°, 
à ouverture postérieure. — Le sommet du coccyx se trouve à 
peu près dans le même plan que le bord supérieur du pubis. 

L'inclinaison du bassin varie chez les deux sexes, mais encore 
dans les diverses positions du corps. Chez la femme cette incli- 
naison est plus grande que chez l'homme ; dans la position assise 
elle est plus petite que dans la station debout. 

La solidité du bassin, qui fait l'office de base et doit supporter 
tout le poids du tronc, s'explique par la structure de ses os et de 
leurs articulations. Quand on donne au bassin sa position natu- 
relle, alors la pesanteur n'agit pas dans le sens du sommet du 
sacrum, mais dans la direction de la face antérieure de la pre- 
mière ou deuxième vertèbre sacrée (1). La pression, exercée par 
le poids du corps ne tache donc pas de séparer les os iliaques 
mais tend plutôt à les réunir. Les os du pubis ne sont pas corn-- 



(1) Les coupes du sacrum, dans le plan du détroit supérieur, présentent la 
forme d'un coin, dont la base se dirige en bas. Le sacrum tendrait donc à des- 
cendre dans l'excavation pelvienne si les forts ligaments qui entourent son 
articulation ne s'y opposaient. 



— 31 — 

primés l'un vers l'autre, mais plutôt écartés et ils se sépare- 
raient si la solidité des ligaments articulaires ne s'y opposait. 

La mobilité du bassin s'explique par la mobilité des vertèbres 
lombaires; elle modifie l'inclinaison chaque fois qu'il y a un 
changement de position. C'est au bassin que s'attachent divers 
muscles qui doivent tenir le tronc en équilibre sur les membres 
inférieurs. 

Chez la femme l'excavation pelvienne diffère de celle de 
l'homme en ce qu'elle est plus large relativement à sa hauteur. 
Cette amplitude doit être attribuée au sacrum qui est plus large. 
La partie des os iliaques qui limite le détroit supérieur est 
également plus développée. C'est ce qui explique l'écartement 
plus grand des cavités cotyloïdes et des tubérosités ischiatiques, 
et ce qui agrandit l'angle ou l'échancrure sous- pubienne ; chez la 
femme cet angle est ordinairement de 90°, chez l'homme il n'est 
que de 70°. Pris dans son ensemble le bassin est cylindrique 
chez la femme, conique chez l'homme. L'angle sacro-vertébral 
fait une plus grande saillie chez l'homme que chez la femme. 

c) LES OS DES MEMBRES SUPÉRIEURS. 

Le squelette des membres supérieurs se compose de Yépaule, 
constituée par l'omoplate et la clavicule, — du bras qui com- 
prend l'humérus, — de Y avant-bras qui renferme le radius et le 
cubitus, et de la main qui est composée d'une série d'os courts. 

L'Omoplate (pi. II, 10) est un os triangulaire. Son bord 
interne, qui est le plus long, regarde la colonne vertébrale; son 
bord externe, plus court et plus épais, se termine supérieure- 
ment par une cavité ovalaire peu profonde qu'on appelle la 
cavité glénoïde (pi. I, 14). Son bord supérieur est le plus 
court. Le point où le bord interne vient réunir le bord externe 
est appelé Y angle de l'omoplate; d'ordinaire cet angle se 
trouve à la hauteur de la huitième côte. Derrière la cavité 
glénoïde l'os présente une partie rétrécie ou le col (pi. III, 23) 
et une éminence en forme de doigt fléchi en avant et en dehors 
qu'on nomme Yapophyse coracoïde (pi. I, 16). La face posté- 
rieure offre une crête horizontale ou Y épine de l'omoplate qui 
devient libre en arrivant derrière la cavité glénoïde où elle se 



— 32 — 

replie en avant et en dehors pour porter le nom à'acromion 
(pi. I, 15) et présenter à son extrémité libre une facette pour 
son articulation avec la clavicule. 

La face antérieure de l'omoplate est concave; chez l'homme 
elle est tapissée d'un muscle qui est appliqué contre la paroi 
postérieure du thorax. La face postérieure est divisée en deux 
par l'épine; la partie supérieure, qui est située au-dessus de 
l'épine et constitue le quart supérieur de cette face, est appelée 
fosse sus-épineuse (pi. II, 10); le nom de fosse sous-épineuse 
(pi. II, 13) est réservé à la partie située au-dessous de l'épine et 
qui occupe les trois quarts inférieurs de la face postérieure. 

La Clavicule (pi. I, 9) est un os contourné en S, qui unit 
l'omoplate au tronc. Son extrémité interne, épaissie, est appelée 
la tête de la clavicule ; elle offre une surface articulaire convexe 
de haut en bas et concave d'avant en arrière. Son extrémité 
externe est applatie de haut en bas et présente une facette 
articulaire pour l'acromion. 

La clavicule est convexe en dedans, concave en dehors. Sa 
face inférieure présente, près de l'extrémité externe, un tuber- 
cule et une ligne rugueuse oblique où s'insèrent les ligaments 
qui unissent la clavicule à l'apophyse coracoïde. 

Chez la femme la clavicule est plus longue, plus mince -et 
moins contournée que chez l'homme. 

L'Humérus (pi. I, 17) est un os long, dont l'extrémité supé- 
rieure présente une tête articulaire, tandis que l'extrémité 
inférieure est applatie et munie de surfaces articulaires pour 
l'articulation du coude. 

La tête de l'humérus (pi. I, 18) forme avec le corps de l'os un 
angle de 130°, dont l'ouverture se dirige en dedans ; cette tête 
est circonscrite par une petite gouttière appelée le col, au-des^- 
sous duquel se trouvent deux tubérosités. La petite tubérosité 
se trouve en avant; la grande tubérosité est placée du côté 
externe et munie de trois facettes. Les deux tubérosités sont 
séparées par une coulisse assez profonde. 

L'extrémité inférieure de l'humérus est composée eh dedans 
d'une trochlée (pi. III, 25) et en dehors d'un condyle (pi. III, 26). 
Le bord interne de cette trochlée descend plus bas que le bord 



— 33 — 

externe; il est séparé du condyle par une rainure. Au-dessus 
de la trochlée, on trouve en avant et en arrière une cavité; celle 
située en avant se nomme cavité coronoïde (pi. I, 19), celle qui 
qui se trouve en arrière, cavité olécrânienne (pi. II, 16). 

Le corps de l'os, arrondi en haut, devient prismatique et 
triangulaire en bas ; inférieurement le bord interne se termine 
à une saillie, qu'on nomme épitrochlée ; le bord externe y finit 
à une autre saillie, Yépicondyle. Ces saillies servent à des 
insertions musculaires , ainsi que l'éminence rugueuse ou Y em- 
preinte deltoïdienne que l'on rencontre au-dessus du milieu 
de la face antérieure du corps de l'os. C'est au-dessous de cette 
empreinte rugueuse que l'os se contourne en dedans et en avant 
pour devenir prismatique. 

Les os de V avant-bras (cubitus et radius) sont triangulaires 
et prismatiques ; ils sont articulés entre eux par leurs extré- 
mités ; celles-ci présentent aussi bien au coude qu'à l'articulation 
du carpe des surfaces articulaires concaves. 

Le Cubitus (pi. I, 22) est situé du côté interne de l'avant-bras. 
U extrémité supérieure (pi. III, 27) est fortement épaissie; elle 
présente en avant une grande échancrure, qu'on nomme grande 
cavité sigmo'ide et qui constitue presque un demi-cercle; elle 
reçoit la trochlée de l'humérus et est limitée en avant et en 
arrière par deux apophyses. L'apophyse antérieure est appelée 
apophyse coronoïde (pi. I, 23); celle située en arrière constitue 
Yolécrâne (pi. I, 18). L'apophyse coronoïde présente à son côté 
externe une petite surface articulaire, appelée la petite cavité 
sigmo'ide, qui entoure partiellement la tête du radius. 

L 'extrémité inférieure ou la tête du cubitus est un. renflement 
arrondi qui offre à son côté interne une apophyse styloïde 
(pi. III, 28) et en arrière une gouttière par où passe le tendon du 
muscle cubital postérieur. 

Le Radius (pi. I, 20) présente à son extrémité supérieure la 
tête (pi. III, 29) qui est une petite éminence arrondie; au-dessous 
de cette tête, il y a un rétrécissement qui a reçu le nom de col 
et qui latéralement présente une tubérosité (pi. I. 21) pour 
l'insertion du muscle biceps. 

3 



— 34 — 

Son extrémité inférieure est renflée et presque quadrilatère ; 
du côté interne, elle présente une légère échancrure afin d'y 
recevoir la tête du cubitus ; du côté externe, elle est munie d'une 
apophyse styloïde (pi. III r 31) et sa face postérieure offre quel- 
ques crêtes séparées par des coulisses dans lesquelles glissent 
des tendons. La face antérieure est légèrement excavée ; la face 
inférieure est tapissée d'un cartilage et une ligne saillante la 
divise en deux parties. 

Le bord interne et saillant du radius ainsi que le bord externe 
également saillant du cubitus sont séparés par un espace oblong 

A la Main on distingue le carpe, le métacarpe et les doigts. 

Le carpe (pi. 1 , 24) qui est plus large que long, compte huit 
os disposés en deux rangées ; la rangée supérieure est convexe 
en haut et articulée avec les os de l'avant-bras ; en allant de 
dehors en dedans ces os sont : le scapho'ide , le semi-lunaire , 
le pyramidal et le pisi forme (pi. I, 25). Dans la seconde rangée 
on a , en suivant le même ordre : le trapèze , le trapézoïde , le 
grand os et l'os crochu. Les facettes inférieures des os de cette 
rangée forment une ligne sinueuse et anguleuse pour s'articuler 
avec les métacarpiens. Pris dans son ensemble, le carpe est 
convexe en avant, concave en arrière. 

Le pisi forme fait une forte saillie en avant; il forme au carpe 
Yapophyse supérieure interne, en opposition avec Yapophyse 
supérieure externe formée par le scapho'ide. h" apophyse infé- 
rieure interne est constituée par l'os crochu et Yapophyse 
inférieure externe par la tubérosité du trapèze. 

Le métacarpe, squelette de la paume de la main, compte cinq 
os (pi. 1 , 26) ; par leur extrémité supérieure ces os s'articulent , 
à l'aide de facettes articulaires , d'abord entre eux , puis avec les 
os de la face inférieure du carpe. Uextrémité supérieure du 
premier métacarpien est concave d'avant en arrière et convexe " 
transversalement pour l'articulation avec le trapèze. — Leur 
extrémité inférieure offre un condyle pour l'articulation avec les 
doigts ; sur les côtés des condyles, il existe une fossette et un 
petit tubercule pour l'insertion des ligaments latéraux. L'os du 
premier métacarpien, le plus court des os du métacarpe est 
aplati et situé sur un plan antérieur aux autres. La longueur 



— 35 - 

des autres métacarpiens varie; elle diminue du second jusqu'au 
cinquième métacarpien. 

La face antérieure des métacarpiens est concave ; leur face 
postérieure est convexe. 

Les doigts sont formés par trois os superposés qu'on appelle 
phalanges, et qui vont en décroissant de haut en bas. La pre- 
mière phalange présente supérieurement une facette concave et 
ovale, et inférieurement une tête articulaire. — La seconde 
phalange, ou la phalange moyenne, manque au pouce; en haut, 
elle présente une surface articulaire divisée en deux cavités glé- 
noïdes séparées par une crête antéro-postérieure ; en bas, elle se 
termine par une trochlée sur les côtés de laquelle se trouve un 
tubercule pour l'insertion des ligaments latéraux. — La troisième 
phalange présente supérieurement une surface articulaire ana- 
logue à celle de la seconde phalange ; inférieurement, elle est 
aplatie, concave et raboteuse en avant pour la pulpe des doigts, 
convexe et lisse en arrière. 

ARTICULATIONS DES MEMBRES SUPÉRIEURS. 

Ces articulations sont les articulations de l'épaule , du coude, du carpe, du 
métacarpe et des doigts. 

Articulations de l'épaule. 

Aux articulations de l'épaule on distingue : l'articulation sterno-claviculaire, 
les articulations acromio- et coraco-claviculaires et l'articulation scapulo- 
humérale. 

Articulation sterno-claviculaire. C'est une articulation par emboîtement 
réciproque munie d'un fibro-cartilage interarticulaire. Cette articulation est ren- 
forcée par des ligaments qui se trouvent en avant et en arrière, à partir du ster- 
num jusqu'à la clavicule. Un ligament interclaviculaire passe transversalement 
au-dessus du sternum entre les têtes des deux clavicules; c'est ce ligament qui 
limite le mouvement de descente de l'épaule, tandis que le mouvement en haut 
et en avant est limité par le ligament qui se trouve entre la clavicule et la pre- 
mière côte. 

'. Articulations acromio- et coraco-claviculaires. Ces articulations ont lieu 
-entre l'acromion et l'apophyse coracoïde d'un côté avec l'extrémité externe de 
la clavicule de l'autre côté (pi. V, 2). L'articulation avec l'acromion se fait au 



— 36 — 

moyen de facettes articulaires réunies par des ligaments puissants; celle avec 
l'apophyse coracoïde a lieu par deux faisceaux ligamenteux séparés par un espace 
anguleux rempli de graisse. — Il existe également un fort ligament qui unit 
l'acromion à l'apophyse coracoïde; ce ligament surmonte en forme de voûte l'ar- 
ticulation scapulo-humérale. 

L'épaule n'étant fixée au tronc que par l'intermédiaire de l'extrémité interne 
de la clavicule, sa mobilité devra conséquemment dépendre de la forme de l'arti- 
culation sterno-claviculaire. Une ligne , qui part d'un point quelconque de l'épaule 
et qui passera par l'articulation sterno-claviculaire , deviendra l'axe du mouve- 
ment. Toutefois puisque les deux os de l'épaule sont maintenus contre la cage 
thoracique à l'aide de forts muscles, la mobilité sera limitée par un mouvement 
en avant et en arrière contre la cage thoracique. Les principaux mouvements 
sont en avant, en arrière, en haut et en bas. Dans le premier cas le mouvement 
s'exécute à peu près autour d'un axe vertical, dans le deuxième il a lieu autour 
d'un axe presque horizontal qui passe par l'articulation entre la clavicule et le 
sternum ainsi que par l'angle supérieur et interne de l'omoplate. 

L'omoplate et la clavicule se meuvent le long de parois identiques et chaque 
fois que l'épaule entrera en mouvement les deux os s'entraineront mutuelle- 
ment. Ces mouvements compensateurs se passent dans les articulations acromio- 
et coraco-claviculaires. 

L'Articulation scapulo-humérale a lieu entre la cavité glénoïde de l'humérus 
et la tête de l'humérus (pi. V, 2, d). L'axe longitudinal de la cavité glénoide est 
disposé. obliquement sur le bord externe de l'omoplate; cette cavité est rendue 
plus profonde par un anneau fibro-cartilagineux, qui s'y insère tout autour, 
et par le tendon de la longue portion du biceps (pi. V, 2, e). La tête humérale 
est disposée obliquement et forme avec le corps de l'os un angle de 130 à 140°. 

La capsule qui recouvre l'articulation se fixe en haut au col de la cavité 
glénoïde, en bas à la petite tubérosité et tout autour du reste de cette partie 
de l'humérus depuis la coulisse jusqu'à la grande tubérosité. Cette capsule est 
encore renforcée par les tendons des muscles de l'omoplate. 

L'articulation scapulo-humérale permet des mouvements en tous sens (de 
flexion, d'extension, d'abduction, d'adduction et de rotation). Il peut y avoir une 
forte adduction même en portant le bras en avant ou en arrière pour le 
rapprocher de la ligne médiane du corps. En haussant l'épaule le mouvement 
d'adduction peut être rendu beaucoup plus énergique. 

L'épaule, de même que l'omoplate et la clavicule, participe des grands mouve- 
ments dont le bras est susceptible, chaque fois que le tronc est en repos. 

Articulations du coude. Parmi ces articulations, on compte les articulations 
radio-cubitales, l'articulation du radius et du cubitus avec l'humérus et les arti- 
culations du carpe. 

I. Articulations radio-cubitales. Ces articulations ont lieu : 1° par un ligament 
interosseux (pi. V, 3, d) qui remplit l'espace qui existe entre ces deux os, en 
s'étendant du bord interne du radius au bord externe du cubitus. 



— 37 — 

2o Par une articulation trocJwïde (pi. V, 4, f) formée par la tête du radius 
dont le rebord loge dans la petite cavité sigmoïde du cubitus — et par la tète 
du cubitus qui loge dans l'échancrure du radius. On distingue donc dans cette 
trocboïde une partie supérieure et une partie inférieure. 

Dans la partie supérieure les surfaces articulaires sont maintenues par un 
ligament annulaire, qui embrasse la tête et le col du radius et se fixe aux deux 
côtés de la petite cavité sigmoïde du cubitus. 

Dans la partie inférieure l'échancrure du radius est rendue plus profonde par 
un fibro-cartilage qui tapisse la surface articulaire inférieure du radius. Ces 
surfaces articulaires sont maintenues par une capsule. 

Cette articulation ne permet que des mouvements de rotation. Quand ce. 
mouvement s'effectue, le radius seul se meut et la main suit ce mouvement. 
La rotation vers la ligne médiane du corps est appelée pronation, taudis que 
celle qui éloigne le bras de la ligne médiane se homme supination. Pendant 
la pronation, le radius vient croiser le cubitus en avant et de telle sorte que 
ce dernier os forme, avec le radius, deux angles aigus dont les sommets se 
touchent. 

II. Articulation du coude ou HUMÉRo-cuBiTALE (pi. V, 3, e, e). C'est une 
articulation trochléenne qui a lieu entre la trochlée et le condyle de l'humérus 
avec la grande cavité sigmoïde du cubitus et la cavité glénoïde du radius. 

Ces trois os sont ralliés par une capsule unique renforcée par d'autres ligaments, 
tels que le . ligament annulaire du radius que nous avons déjà décrit et deux 
ligaments latéraux, fixés, supérieurement à l'épicondyle et à l'épitrochlée et 
inférieurement au ligament annulaire et au côté interne de la grande cavité 
sigmoïde. La cavité coronoïde et la cavité olécranienne sont contenues dans la 
capsule de même que les apophyses correspondantes, de telle sorte que ces parties 
peuvent se mouvoir librement dans l'articulation. La capsule est tendue 
aux deux côtés, lâche en avant et en arrière. 

L'articulation du coude ne peut effectuer que les mouvements de flexion et 
d'extension. — Quand l'avant-bras est fléchi sur le bras, alors les os de l'avant- 
bras ne suivent pas la direction de l'humérus, puisque la trochlée se dirige 
obliquement en dedans et en avant et que la grande cavité sigmoïde doit suivre la 
même direction; l'avant-bras conséquemment y participe et est porté vers 
la cage thoracique. Afin que l'avant-bras rencontre le bras, il faut que l'humérus 
exécute un mouvement .de rotation qui ramène les os de l'avant-bras en avant. 

La flexion de l'avant-bras est également limitée puisque ce mouvement cesse 
quand l'apophyse coronoïde vient rencontrer la cavité du même nom; il en résulte 
que l'extrémité inférieure de l'avant-bras ne vient jamais toucher l'épaule. 

L'extension est limitée par l'olécrâne quand le sommet de cette apophyse vient 
toucher le fond de la fosse olécranienne ; l'humérus et les os de l'avant-bras se 
trouvent alors dans la même direction. 

L'avant-bras en extension sur le bras forme un angle obtus dont l'ouverture 
regarde en dehors. Cet angle disparaît, quand l'avant-bras se trouve en même 
temps en état de pronation et celui-ci offre alors la même direction que le bras. 



38 



ARTICULATIONS DES OS DE LA MAIN. 



L'Articulation du carpe (pi. V, 3, f) est une re' union de diverses autres articu- 
lations, aussi bien des os du carpe que de l'extrémité' inférieure des os de l'avant-' 
bras. 

- La surface articulaire inférieure des os de l'avant-bras se compose du radius et- 
du fibro-cartilage du cubitus. Les os des deux range'es du carpe s'articulent entre- 
eux en amphyarthroses ; les mouvements dont ils sont susceptibles modifient si 
peu la forme de la main qu'on peut les considérer sans importance. — L'os pisi- 
forme est fixé par une capsule spéciale. 

Les Métacarpiens , si l'on excepte celui du pouce , sont réunis entre eux à 
l'aide d'une capsule; les mouvements, dont ils sont susceptibles, ne peuvent en 
rien modifier la forme de la main. Le trapèze s'articule avec le métacarpien du 
pouce à l'aide d'une capsule lâche qui n'offre de la résistance que sur les côtés. ; 
. Les trois articulations (des es de l'avant-bras avec la première rangée des os 
du carpe, de la première avec la deuxième rangée et de cette dernière avec les 
métacarpiens) comptent autant de capsules. La face palmaire de ces eapsules est 
toujours plus résistante et plus épaisse que la face dorsale. La capsule, qui contient 
les os delà deuxième rangée du carpe et les métacarpiens, est renforcée par d'autres 
ligaments et même dans l'articulation des métacarpiens entre eux, il existe encore 
des ligaments profonds et superficiels. 

La concavité, que présente le carpe à sa face antérieure, est transformée en 
canal par un ligament transversal au-dessous duquel passent les tendons des 
muscles fléchisseurs des doigts. A sa face postérieure le carpe est également 
muni d'un ligament dorsal au-dessous duquel passent les tendons des muscles 
extenseurs des doigts. 

- - Le grand nombre de facettes articulaires et la solidité des ligaments expliquent 
le peu de mobilité que présente cette partie de la main. Les mouvements, qui 
peuvent être exécutés dans cette région, résident surtout dans l'articulation des 
os de l'avant-bras avec ceux du carpe. Ces mouvements sont : la flexion, l'exten- 
sion, l'adduction et l'abduction; la combinaison de ces mouvements permet 
encore la circumduction. 

Articulations des doigts. — Nous avons déjà dit que l'articulation du trapèze 
avec le premier métacarpien diffère des autres articulations des métacarpiens; 
c'est par cette articulation que nous nous expliquons les mouvements que 
permet le pouce. Ces mouvements sont : l'adduction, l'abduction, la flexion, 
l'extension, la circumduction; le mouvement du pouce qui vient faire opposition 
aux autres doigts n'est qu'une flexion. 

Les articulations des têtes des métacarpiens avec les surfaces concaves des 
extrémités supérieures des premières phalanges (pi. V, 3, h, h, h) se font à l'aide 
de capsules dont l'épaisseur domine aux deux côtés et à la face palmaire. Ces 
phalanges exécutent les mouvements de flexion, d'extension et de circum- 
duction. 

Les articulations des autres phalanges (pi. V, 3, i, i, i) ont entre eux une trochlée 
de la part de la phalange située supérieurement et deux petites cavités glénoïdes, 



— 39 — 

séparées par une crête antéro-postérieurc, pour la phalange située en dessous. 
Ce sont donc de véritables charnières. Ces surfaces articulaires sont réunies par 
des ligaments latéraux très-solides ; elles ne permettent qu'un mouvement de 
flexion en avant et il est rare d'y rencontrer une extension forcée qui rappelle la 
flexion en arrière. 

d) LES OS DES MEMBRES INFÉRIEURS. 

Le squelette des membres inférieurs est composé du fémur pour 
la cuisse, du tibia et du péroné pour la jambe et des os du pied. 

Le Fémur (pi. I, 35) est l'os le plus long du squelette. Son 
extrémité supérieure présente une tête(\>\. I, 36) qui repose sur 
un col alongé aplati d'avant en arrière ; au centre de cette tête 
se trouve une excavation qui sert d'insertion à un ligament. Le 
col se termine à deux tubérosités, qu'on. appelle trochanters. Le 
gy^and trochanter (pi. I, 37) se trouve en dehors et à sa partie 
postérieure il offre une excavation , nommée fosse trochanté- 
rienne. Le petit trochanter (pi. I, 38) se trouve en dedans et en 
arrière. Les deux trochanters sont réunis en avant et en arrière 
par des lignes obliques rugueuses. L'axe du col forme avec le 
coprs de l'os un angle d'environ 130°, de manière que le grand 
trochanter constitue l'extrémité supérieure de ce corps. 

L'extrémité inférieure du fémur est beaucoup plus volumi- 
neuse que le reste de l'os ; elle est composée de deux condyles 
(pi. II , 33 et 34) séparés en arrière par une échancrure profonde, 
nommée échancrure intercondylienne. En avant les deux con- 
dyles sont séparés par une dépression dans laquelle vient se loger 
la face postérieure delà rotule. Le condyle interne descend plus 
bas que. l'externe. La saillie, que présente en dehors le condyle 
externe, se nomme tubérosité interne et celle qui se trouve en 
dedans du condyle interne, constitue la tubérosité externe. La 
tubérosité interne forme la saillie la plus grande. 

Le corps de l'os est arqué en avant; il a la forme d'un prisme 
triangulaire dont la face antérieure est arrondie ; les faces laté- 
rales sont planes et regardent en arrière. Ses bords latéraux sont 
arrondis; le bord postérieur présente une ligne âpre (pi. II , 32) 
qui se bifurque à ses deux extrémités au niveau du quart supé- 
rieur et du quart inférieur ; la bifurcation supérieure se dirige 
vers les trochanters , la bifurcation inférieure se rend vers les 
tubérosités. 



— 40 — 

Dans la station debout les deux fémurs convergent en se diri- 
geant en bas ; ils sont donc disposés obliquement sur la face infé- 
rieure des condyles dont la direction est horizontale. 

Les os de la jambe , de même que les os de l'avant-bras , sont 
munis de bords saillants pour permettre l'insertion du ligament 
inter osseux. Ils forment entre eux des articulations immobiles. 

Le Tibia (pi. I, 40) est l'unique colonne sur laquelle repose le 
poids du corps ; c'est aussi l'os le plus volumineux des os de la 
jambe. Son extrémité supérieure présente deux cavités g lénoï- 
des, destinées à l'articulation avec les condyles du fémur; la 
cavité interne est ovale d'avant en arrière et plus profonde que 
l'externe ; celle-ci, un peu plus oblique en bas et en dehors, a une 
forme à peu près circulaire. Les deux cavités sont séparées par 
une crête munie de légères dépressions antérieures et- posté- 
rieures pour l'insertion des ligaments croisés et des fibro-carti- 
lages semi-lunaires. 

Au dessous de chaque cavité gléno'ide se trouve une tubérosité. 
La tubérosité externe présente une petite facette articulaire 
destinée à l'articulation avec la tête du péroné. 

Le corps de l'os a la forme d'un prisme triangulaire dont le 
bord antérieur est tranchant dans ses deux tiers supérieurs ; 
tout en haut ce bord se termine par la tubérosité antérieure 
(pi. 1 , 41). La face postérieure de l'os est rugueuse, plus large 
en haut qu'en bas et munie, à sa partie supérieure, d'une ligne 
oblique rugueuse servant à des insertions musculaires. 

U extrémité inférieure (pi. I, 42) se caractérise en ce que la 
face externe du corps y devient antérieure, tandis que la face 
postérieure devient externe pour se terminer par une cavité 
triangulaire destinée à l'articulation avec l'extrémité inférieure 
du péroné. Le côté interne de cet os présente une saillie épaisse 
mais courte , qu'on appelle la malléole interne (pi. II , 36) et dont 
le bord postérieur est creusé d'une gouttière pour les tendons du 
muscle tibial postérieur et du fléchisseur commun des orteils. La 
face inférieure présente une cavité articulaire quadrilatère. 

Le Péroné (pi. I, 43) a X extrémité supérieure assez volumi- 
neuse ; on la nomme la tête du péroné ; son côté interne offre 
une facette pour l'articulation avec le tibia. 



— 41 — 

Le corps de l'os est triangulaire et tordu sur lui-même; sa 
face externe devient postérieure, sa face postérieure se tourne 
en dedans et sa face interne devient antérieure. 

Son extrémité inférieure est plus grosse que l'extrémité 
supérieure et forme la malléole externe (pi. I, 44) qui, du côté 
interne, présente une facette pour permettre l'articulation avec 
le tibia et l'astragale. 

La Rotule (pi. I, 29) représente l'olécrâne du cubitus. C'est 
un os triangulaire, à base supérieure, attaché au ligament rotu- 
lien et au tendon du muscle triceps crural. Sa face postérieure 
est munie de deux facettes articulaires, séparées par une crête 
saillante; elle s'applique à la partie antérieure des condyles 
du fémur. 

Au pied on distingue comme pour la main, trois parties diffé- 
rentes : le tarse, le métatarse et les orteils. 

Le Tarse (pi. I, 45) compte sept os, savoir : l'astragale, le 
calcanéum, le scaphoïde, les trois cunéiformes et le cuboïde. 

U Astragale présente en haut une poulie articulaire peu 
prononcée, qui s'articule avec le tibia et les malléoles ; en avant, 
elle offre une autre surface articulaire, convexe, pour l'articula- 
tion avec le scaphoïde; en bas, elle a une facette articulaire 
piano-concave pour l'articulation avec le calcanéum. 

Le Calcanéum est libre ; par sa moitié postérieure il forme 
le talon. Sa moitié antérieure présente en haut une facette 
articulaire pour le tibia et en avant une autre facette pour 
l'articulation avec le cuboïde. 

Le Scaphoïde présente des facettes articulaires en avant 
et en arrière ; sa face postérieure concave, s'articule avec l'astra- 
gale, sa face antérieure avec les trois cunéiformes. Du côté 
interne, il présente un tubercule qui fait saillie au bord interne 
du pied. 

Le premier ou le grand cunéiforme est situé du côté interne ; 
le second ou petit cunéiforme se trouve à son côté externe et 
le troisième ou moyen cunéiforme se trouve le plus en dehors. 
Leurs facettes postérieures servent à l'articulation avec le sca- 
phoïde; leurs facettes antérieures s'articulent avec les trois 
miers métatarsiens. Les côtés latéraux des cunéiformes sont 



— 42 — 

autant de facettes pour les articulations réciproques. Le troi- 
sième cunéiforme s'articule en dehors avec le cuboïde. 

Le Cuboïde est moins large du côté externe où l'on remarque 
une échancrure qui se continue sur la face inférieure ; son côté 
interne s'articule avec le cunoïde ; en arrière il s'articule avec le 
calcanéum et en avant , à l'aide de deux facettes , avec les deux 
derniers métatarsiens. 

Les Métatarsiens, au nombre de cinq (pi. I, 46), présentent à 
leur extrémité postérieure deux facettes articulaires latérales 
pour les articulations réciproques et une facette pour l'articu- 
lation avec les os du tarse. Le cinquième métatarsien présente 
à son extrémité postérieure une saillie que l'on peut constater 
du côté externe du pied. Leur extrémité antérieure est arrondie 
et porte le nom de tête. Le deuxième métatarsien est le plus 
long , le premier est le plus épais. Latéralement les têtes sont 
munies de surfaces rugueuses pour l'insertion des ligaments qui 
tiennent ces parties rapprochées. 

Les Orteils (pi. I, 47) sont plus courts et plus grêles que les 
doigts. Ses phalanges offrent les mêmes caractères que ceux des 
doigts. 

ARTICULATIONS DU MEMBRE INFÉRIEUR. 

L'Articulation coxo-fémorale (pi. V, 5, e) a lieu entre la cavité cotyloïde et 
la tête fémorale. La cavité cotyloïde est rendue plus profonde à l'aide d'un carti- 
lage qui incruste le pourtour osseux; au fond de la cavité cotyloïde le cartillage 
est remplacé par de la graisse et du tissu conjonctif. La tête du fémur s'adapte 
parfaitement à la cavité cotyloïde et le col de l'os est partiellement retenu dans 
cette cavité. 

Un ligament interarticulaire se trouve fixé au fond de la cavité cotyloïde et 
dans le creux que présente le milieu de la tête du fémur. — Une capsule, fixée en 
haut au rebord de la cavité et en bas aux lignes rugueuses qui unissent les tro- 
chanters, recouvre complètement l'articulation; elle est encore renforcée par 
d'autres ligaments, tandis que la pression atmosphérique et les muscles environ- 
nants contribuent puissamment à maintenir le contact des surfaces articulaires. 

Cette articulation permet tous les mouvements. Les mouvements de flexion et 
d'extension ont lieu suivant l'axe du col du fémur ; la tête de cet os ne subit 
d'autre déplacement qu'un mouvement de rotation en avant ou en arrière dans 
la cavité cotyloïde. 

Le mouvement de flexion peut être tel que la cuisse peut toucher la partie 
inférieure du tronc; il se forme alors un angle de 130°. — Le mouvement d'extension 
n'est pas si étendu parce que la grande résistance de la paroi antérieure de la 



— 43 — 

capsule s'y oppose. S'il n'en était pas ainsi , alors le rebord de la cavité cotyloïde 
viendrait mettre un obstacle à un mouvement d'extension plus étendu. 

Le mouvement de rotation est plus compliqué; pour le comprendre, on se rap- 
pellera que le col du fémur forme un angle presque droit avec le corps de l'os et 
quand la tête du fémur glisse dans la cavité cotyloïde, le col est mis en mouvement 
et celui-ci se communique au reste de l'os. Le fémur ne tourne donc pas sur son 
axe, mais il décrit un arc de cercle dans la direction du col et de la tête du fémur. 
Le fémur ayant une direction oblique en bas et en dedans, il en résulte que 
son extrémité inférieure vient se placer presque dans la direction d'une ligne 
verticale qui partirait de la tête du fémur; c'est ainsi que cette partie opère alors 
sa rotation presque sur son propre axe. Dans le mouvement de rotation la tête 
décrit donc un fragment de cône dont le sommet correspondrait à l'extrémité infé- 
rieure du fémur et la base à son extrémité supérieure, là où l'axe du corps de l'os 
s'unit à celui du col. 

La jambe étant pendante, l'abduction se fait sous un angle de 45°; dans 
ce cas la rotation en dedans et en dehors reste encore possible sous un angle 
de 45 à 50°. La hanche étant dans un état de semi-flexion, l'abduction et l'adduc- 
tion peuvent encore avoir lieu en formant un arc de 90°; l'une jambe peut alors 
être portée au-dessus de l'autre et les genoux peuvent plus facilement se com- 
primer que lorsque la cuisse se trouve en état d'extension. 

L'Articulation du genou (pi. V, 6) est une articulation trochléenne formée 
par les condyles du fémur et les cavités glénoïdes du tibia. Le péroné n'est uni 
à cette articulation que par l'intermédiaire de quelques ligaments qui se fixent 
à la tête de cet os. 

Le corps du fémur est disposé obliquement sur le tibia et forme avec cet os 
un angle. La surface articulaire inférieure du fémur a la forme d'un fer à cheval 
irrégulier, dont la partie convexe sert à l'articulation avec le tibia, tandis que 
la partie antérieure s'articule avec la rotule. Les surfaces articulaires du tibia 
sont concaves et plus ou moins ovales. 

Les surfaces articulaires du fémur et du tibia sont séparées par des fibro- 
cartilages interarticulaires de forme semi-lunaire (pi. III, 42). 

Les ligaments du genou sont au nombre de quatre; deux de ces ligaments 
se trouvent en dehors de la cavité articulaire, les deux autres occupent l'intérieur 
de l'articulation. Les ligaments externes s'insèrent aux tubérosités du fémur d'un 
côté, et à la tête du péroné et à la tubérosité interne du tibia d'un autre côté 
(pi. V, 6, a, a). Les ligaments internes sont appelés croisés, parce qu'ils se croisent 
en se dirigeant des condyles du fémur à la crête du tibia. 

La capsule de l'articulation du genou se caractérise en ce que ses couches 
externes, très-solides, sont essentiellement constituées par les tendons des muscles 
environnants. Le tendon du triceps crural (pi. III, 6, b, b) entoure la rotule et 
envoie des prolongements latéraux dans les espaces qui existent entre la rotule et 
les ligaments latéraux. Derrière le tendon qui renferme la rotule, se rencontre une 
grande quantité de tissu graisseux dont la présence est très-importante à connaître, 
parce que ce tissu se déplace pendant les mouvements du genou et qu'il en 
modifie la forme ainsi que nous le verrons dans la deuxième partie de l'ouvrage. 



— 44 — 

En arrière- la capsule se trouve fixée à l'extrémité inférieure du fémur et au 
bord supérieur du tibia; elle embrasse les deux condyles du fémur et est 
renforcée par les tendons des muscles demi-membraneux et des muscles jumeaux. 

Les mouvements, que cette articulation permet, sont : une flexion en arrière, 
sous un angle de 160° et une rotation en dedans ou en dehors quand la capsule 
est relâchée, c'est-à-dire le genou étant dans un état de semi-flexion. La flexion 
peut être tellement étendue, que la jambe vient toucher la cuisse et même que 
le talon touche la fesse du même côté. — L'extension cesse quand la jambe est 
rapportée dans la même direction que la cuisse. 

Articulations péronéo-tibiales. — Elles sont au nombre de deux : 

En haut, l'articulation a lieu à l'aide de deux facettes articulaires que présen- 
tent la tubérosité externe du tibia et la face interne de la tête du péroné. Ces 
deux parties sont entourées d'une capsule renforcée en avant par un ligament. 

En bas (pi. V, 1, a) l'articulation se fait entre la cavité triangulaire du tibia, 
et la partie inférieure du péroné qui est située au-dessus de la malléole externe. 
Ces parties sont maintenues par des ligaments antérieurs et postérieurs. 

Les corps des deux os sont ralliés par un ligament interosseux. 

Articulations du pied. — Les surfaces articulaires inférieures des os de la 
jambe sont unies à celles des os du tarse et ceux-ci le sont avec ceux du méta- 
tarse, de telle sorte qu'aucune articulation isolée ne peut se mouvoir sans com- 
muniquer le mouvement aux autres. 

L'articulation de la jambe avec l'astragale (pi. V, fig. 7 et 8), c'est-à-dire entre 
la trochlée formée par l'astragale et les surfaces articulaires inférieures du tibia 
et du péroné, présente en avant et en arrière une capsule qui s'insère à l'astra- 
gale, au tibia et aux deux malléoles. Dans cette articulation, l'axe passe, en dehors 
à travers la malléole du côté externe et du côté interne au-dessous de la 
malléole correspondante. 

Cette articulation ne permet que les mouvements de flexion et d'extension. 

L'articulation entre la surface concave de l'astragale avec la. surface convexe 
du calcanéum a lieu à l'aide d'une capsule fixée aux rebords articulaires. 

L'articidation entre la tête de l'astragale et la surface concave du scaphoïde 
avec les deux facettes articulaires du calcanéum est également munie d'une 
capsule fixée aux rebords articulaires, mais elle est renforcée en arrière par un 
ligament large. 

L'articulation par emboîtement réciproque entre le calcanéum et le cuboïde a 
lieu par une capsule qui est renforcée en bas par plusieurs ligaments. 

Ces diverses articulations reçoivent encore d'autres ligaments solides qui par- 
tent des malléoles pour se distribuer à l'astragale, au calcanéum et au scaphoïde. 

Les articulations des os de la rangée antérieure du tarse (scaphoïde, cunéi- 
formes, cuboïde), soit entre eux, soit avec les métatarsiens, ont lieu par de fortes 
capsules fixées à la face dorsale et à la face plantaire du pied. Divers autres 
ligaments concourent à renforcer ces capsules. 

En dehors des ligaments spéciaux que nous venons de mentionner, il en est 
encore d'autres généraux, qui unissent la partie postérieure du pied avec sa 
partie antérieure pour maintenir la solidité de sa voûte. Ces ligaments sont 



— 45 — 

surtout nombreux à la face plantaire et s'étendent du calcanéum au scaphoïde, 
au cuboïde et à la base des métatarsiens. 

Dans les articulations du tarse on rencontre : les mouvements de flexion et 
^extension, qui permettent au côté interne du pied de se rapprocher ou de 
s'éloigner de la ligne médiane du corps, ainsi que le soulèvement du bord interne 
ou externe du pied. 

Les articulations des têtes des métatarsiens avec les phalanges et celles des 
phalanges entre elles (pi. V, fig. 7 et 8) correspondent à celles des métacarpiens et 
des doigts. Elles ne peuvent exécuter que des mouvements de flexion et d'exten- 
sion. — La partie antérieure du pied ne touche le sol que par les articulations 
des tètes des métatarsiens avec les premières phalanges. 

Nous terminons ici la description sommaire des os et des 
articulations dont l'ensemble constitue un squelette articulé. 
Nous sommes convaincu que cette description aura suffi pour 
en comprendre toute l'importance et que l'étude du squelette 
articulé doit servir de base à l'étude ultérieure du corps humain. 
En effet, sans ces connaissances l'étude des mouvements est 
rendue impossible et l'artiste doit connaître non-seulement les os 
tels qu'ils se présentent à l'état isolé mais encore la position 
naturelle qu'ils occupent chez l'homme. 

Le squelette de l'enfant diffère de celui de l'adulte ; aussi insis- 
terons-nous sur ces différences quand nous expliquerons les 
formes extérieures du corps humain à ces deux périodes. 

Chez le nouveau-né les os n'offrent pas cette dureté qu'on 
rencontre chez l'adulte ; ils se présentent sous un état que l'on 
peut comparer à celui du cartilage; ce n'est que plus tard, au 
fur et à mesure que l'enfant avance en âge, que cet état cartila- 
gineux passe à l'état osseux et vers l'âge de vingt à vingt-cinq ans 
le système osseux est parvenu à son complet développement. 

L'examen dès membres montre que chez le nouveau-né les 
extrémités de ces os sont toujours épaissies et que les corps des 
os sont courts et minces. C'est ce qui explique le plus grand 
volume des articulations chez l'enfant. L'ossification ne se fait 
que progressivement et alors les os s'allongent et s'épaississent 
jusqu'au moment de leur complet développement. Il existe dès 
lors une meilleure proportion et une plus grande harmonie 
entre les différentes parties du corps, tandis que les modifica- 
tions, que les os subissent ultérieurement dans le cours de la 
vie, n'amènent plus aucune modification de forme. 



LES MUSCLES. 



On entend par Muscle un amas de fibres, réunies par du tissu 
conjonctif sous forme de faisceaux et munies de vaisseaux et de 
nerfs. — C'est encore ce tissu conjonctif qui contribue à la for- 
mation des tendons ou des membranes ou expansions tendi- 
neuses que l'on considère comme la continuation des muscles. 
C'est à l'aide de ces fibres tendineuses que les muscles s'atta- 
chent au divers os du squelette. 

L'action musculaire nécessite le concours du système nerveux ; 
un muscle, qui est en action, se raccourcit et cette action est 
connue sous le nom de contraction. Cette propriété des muscles 
est utilisée pour faire sortir les parties mobiles du corps de 
leur état d'équilibre et pour amener conséquemment des modi- 
fications dans les formes extérieures. Ces modifications sont 
occasionnées par l'augmentation de volume que subissent les 
muscles qui se contractent. 

Un muscle, en se contractant, devient non-seulement plus 
épais mais encore plus dur ; il gagne en épaisseur ce qu'il perd 
en longueur quand il se trouve à l'état relâché. 

LES MUSCLES DE LA TÊTE. 

Le Muscle, occipito-frontal est composé de deux masses 
musculaires; la partie antérieure, encore désignée sous le nom 
de muscle frontal (pi. VI, 1), s'insère aux arcades orbitaires supé- 
rieures et au dos du nez ; ses fibres inférieures s'entrecroisent 
avec celles du muscle orbiculaire des paupières. En haut, ce 
muscle finit par une aponévrose, nommée la calotte épicrânienne 



• — 48 — 

qui recouvre toute la partie convexe du crâne pour se terminer 
en arrière à la deuxième partie musculaire, ou le muscle occi- 
pital (pi. VII, 1) qui se fixe à la ligne courbe de l'occipital. 

Quand les deux muscles' se contractent en même temps, ils 
tendent la peau du front. Si le muscle frontal se contracte seul, 
il élève la peau du front, des sourcils et de la racine du nez en 
produisant au front des rides transversales ; en même temps les 
extrémités internes des sourcils sont écartées l'une de l'autre. 

Le Muscle sourcilier est très-petit, mince et fixé au côté 
interne de l'arcade sourcilière pour se diriger en haut et en 
dehors et se terminer au muscle orbiculaire des paupières. Il est 
situé au-dessous du muscle frontal. 

En se contractant il amène le sourcil en bas et en dedans, et 
détermine les rides verticales du front. ' — Il agit surtout pour 
exprimer la colère. 

Le Muscle orbiculaire des paupières (pi. VI, 2) est mince, 
ovoïde et couché dans les deux paupières ; du côté interne il est 
fixé à l'apophyse orbitaire interne. 

En se, contractant ce muscle porte la paupière supérieure en 
bas et la paupière inférieure en haut à l'effet de rapprocher et 
de fermer la fente palpébrale. En même temps le globe oculaire 
est porté en arrière. 

Le Muscle transversal du nez (pi. VI, 3) est triangulaire et 
recouvre transversalement la face latérale du nez. 

Quand le muscle se contracte des deux côtés, la partie supé- 
rieure de l'aile du nez est comprimée contre sa cloison médiane ; 
il entraîne ainsi l'élargissement des ouvertures nasales. 

L'Elévateur de l'aile du nez et de la lèvre supérieure 
(pi. VI, 4) est mince, allongé et triangulaire. Il est placé de_ 
chaque côté du nez et se fixe en haut à l'apophyse montante du 
maxillaire supérieur et en bas aux tissus de l'aile du nez et de 
la lèvre inférieure. 

Quand ce muscle se contracte, il dilate l'ouverture nasale en 
élevant simultanément l'aile du nez et la lèvre supérieure. Pen- 
dant cette contraction il communique à la face l'expression 
du mépris. 



— 49 — 

L'Elévateur propre de la lèvre supérieure (pi. VI, 5) 
s'insère en haut à l'arcade orbitaire inférieure et se dirige jusque 
dans le tissu de la lèvre supérieure. 

Le muscle d'un côté étant en action, il en élève la lèvre supé- 
rieure en l'amenant en dehors. Si les muscles des deux côtés se 
contractent, alors la lèvre supérieure est relevée. 

L'Élévateur de la commissure ou le muscle canin est petit 
et quadrilatère. Il est recouvert par le muscle précédent et 
s'insère à la fosse canine du maxillaire supérieur et à la com- 
missure de la bouche. 

Il élève la commissure et la porte un peu en dedans. 

Les Zygomatiques sont deux muscles qui s'insèrent en haut à 
l'os zygomatique et en bas à la commissure buccale. — Le petit 
zygomatique (pi. VI, 6) se trouve en dehors de l'élévateur propre 
de la lèvre supérieure; le grand zygomatique (pi. VI, 7) se 
trouve en dehors du petit zygomatique. 

Les deux muscles portent la commissure en haut et en dehors. 

L'élévateur de la lèvre supérieure , l'élévateur de la commis- 
sure et les zygomatiques se fixent en bas à la commissure buc- 
cale et contribuent ainsi à exprimer la joie. 

L'Orbiculaire des lèvres (pi. VI, 8) se trouve placé entre 
la peau et la muqueuse des lèvres ; il est également fixé au bord 
inférieur de la cloison du nez. 

Son action consiste à fermer et à rétrécir l'ouverture buccale, 
tandis que la partie médiane et supérieure attire vers elle les 
cartilages mobiles de la cloison du nez. — Ce muscle agit dans 
l'action de chanter, de fumer, de siffler, dans le jeu des instru- 
ments à vent, dans la succion et dans l'expression de la colère. 

L'Abaisseur de l'aile du nez est recouvert par le transversal 
du nez et par l'élévateur de l'aile du nez et de la lèvre supé- 
rieure. En haut ce muscle s'attache dans une fossette située au 
dessus du rebord alvéolaire supérieur et il se dirige en haut et 
en dedans pour se terminer à la peau et au cartilage de l'aile du 
nez. En se contractant, il abaisse l'aile du nez et rétrécit trans- 
versalement l'ouverture nasale. 

4 



— 50 — 

L'Abaisseur de la lèvre inférieure (pi. VI, 10) est un 
muscle carré qui naît en bas au maxillaire inférieur et se ter- 
mine en haut à la peau de la lèvre inférieure. 

Ce muscle est en partie recouvert par l'abaisseur de la com- 
missure; en se contractant, il abaisse la lèvre inférieure et la 
tend transversalement. 

L'Abaisseur de la commissure (pi. VI, 9) est un muscle 
triangulaire qui , par sa base, s'attache au bord inférieur, du 
corps du maxillaire inférieur en dehors du muscle précédent ; 
son sommet se termine à la commissure. ' 

Ce muscle abaisse la commissure de la bouche, ce qu'on peut 
très-bien observer pendant l'action de pleurer. 

L'Élévateur du menton est un très-petit muscle, recouvert 
par l'abaisseur de la commissure, placé .entre une dent incisive 
et la dent canine et fixé à la mâchoire inférieure et à la peau ; il 
se dirige en bas et en avant où il s'entrecroise avec celui du côté 
opposé. 

Il fronce la peau du menton et aide les deux muscles précé- 
dents dans l'expression de la douleur. 

Le Muscle buccinateur (pi. VI, 12) est situé dans l'épaisseur 
de la joue. Il est mince et irrégulièrement quadrilatère. En haut, 
il s'insère au maxillaire supérieur au-dessus des dents molaires ; 
en bas, au maxillaire inférieur, vis-à-vis des dernières molaires. 

Ce muscle attire la bouche de son côté ; mais quand les deux 
muscles se contractent, ils allongent transversalement l'ouverture 
buccale. Pendant la mastication, ce muscle est en action pour 
porter les matières alimentaires entre les dents et pour les ame- 
ner dans la cavité buccale. Ils agissent aussi pendant la déglu- 
tition, dans l'expuition des liquides, dans l'expulsion des gaz 
pendant l'action de fumer ou pendant le jeu des instruments 
à vent. 

Le Muscle masséter (pi. VI , 11) est quadrilatère, assez épais 
et situé au devant de l'oreille,, entre la peau et la branche du, 
maxillaire inférieur. Son bord postérieur est recouvert par la 
glande parotide' (pi. VI, 14). et son bord inférieur par le muscle 
peaucier du cou. Il s'insère en haut au bord inférieur de l'arcade 



— 51 — 

zygomatique et se dirige obliquement jusqu'à la face externe de 
l'angle du maxillaire inférieur. . 

Ce muscle contribue puissamment à ramener la mâchoire 
inférieure contre la mâchoire supérieure ; il agit surtout pendant 
la mastication. 

Le Muscle temporal (pi. VI, 13) tapisse la fosse temporale. 
Il prend ses points d'attaches dans cette fosse où ses fibres se 
réunissent pour passer au-dessous de l'arcade zygomatique et se 
terminer à l'apophyse coronoïde du maxillaire inférieur. 

En se contractant ce muscle serre la mâchoire inférieure 
contre la mâchoire supérieure ; il ramène même la mâchoire 
inférieure un peu en arrière de manière que les dents incisives 
inférieures viennent se placer un peu derrière les dents incisives 
supérieures. 

LES MUSCLES DU COU. 

Le Muscle peaucier du cou (pi. VI, 15) est très-mince et fixé 
à la peau du cou. Il prend naissance dans le tissu cellulaire sous- 
cutané de la partie supérieure du thorax et se termine au-dessus 
du bord inférieur de la mâchoire inférieure. 

Son action consiste à froncer la peau du cou. 

Le Muscle sterno-cléïdo-mastoïdien (pi. VI, 16) s'étend de 
l'apophyse mastoïde du temporal pour se diriger en bas et en 
avant où il se divise en deux faisceaux qui s'attachent au bord 
supérieur du sternum et à l'extrémité interne de la clavicule. 

S'il n'y a qu'un muscle en action, il attire la tête de son côté 
tandis que la face se tourne du côté opposé et en haut. 
Quand les deux muscles sterno-cléïdo-mastoïdiens se contrac- 
tent, ils fléchissent les vertèbres cervicales inférieures pour 
porter la tête en avant. La tête étant fixe, ces muscles peuvent 
élever la cage thoracique. 

Le Muscle digastrique (pi. VIII, 20) se compose de deux 
masses musculaires qui sont ralliées par un tendon ; il a la forme 
d'une courbe à concavité supérieure ; il s'insère d'une part dans 
une gouttière située derrière l'apophyse mastoïde du temporal 



— 52 — 

et il se dirige en bas et en avant où son tendon mitoyen glisse 
dans un anneau de l'os hyoïde pour reprendre une direction en 
haut et en avant et s'insérer vers le milieu de la face postérieure 
du maxillaire inférieur. 

La mâchoire inférieure étant immobile, ce muscle soulève l'os 
hyoïde ; dans le cas contraire, il abaisse le maxillaire inférieur. 

Le Muscle stylo-hyoïdien s'insère à l'apophyse styloïde du 
temporal et sur les côtés de l'os hyoïde. • 

Le Muscle mylo-hyoïdien (pi. VIII, 21) est triangulaire et 
fixé par sa base à une ligne oblique que présente la face pos- 
térieure du corps du maxillaire inférieur; par son sommet il 
s'attache au bord supérieur de l'os hyoïde. 

Le Muscle génio-hyoïdien est placé à la partie antérieure et 
supérieure du cou; il est mince et plus large en bas qu^en haut. 
Il s'étend depuis le tubercule inférieur, que le corps du maxil- 
laire inférieur présente à sa face postérieure, jusqu'à la partie 
antérieure de l'os hyoïde. — Il forme avec le muscle mylo- 
hyoïdien le plancher de la cavité buccale. 

Ces trois derniers muscles soulèvent ou abaissent le larynx 
suivant qu'ils prennent leur point d'appui en haut ou en bas. 

Le Muscle omoplato-hyoïdien (pi. VI, 17) s'insère en avant 
au bord inférieur de l'os hyoïde et se dirige en bas et en arrière 
jusqu'au bord supérieur de l'omoplate. 

Le Muscle sterno-hyoïdien (pi. VI, 18) se fixe au bord supé- 
rieur du sternum et au bord inférieur de l'os hyoïde. 

Le Muscle sterno-thyroidien se trouve au-dessous du précé- 
dent et s'étend de la face postérieure du sternum au cartilage 
thyroïde. 

Le Muscle thyro-hyoïdien paraît n'être qu'une continuation 
du muscle précédent en s'étendant du cartilage thyroïde jus- 
qu'aux côtés de l'os hyoïde. 

Ces quatre derniers muscles contribuent aux mouvements 
d'abaissement de l'os hyoïde. Le muscle thyro-hyoïdien exerce 
cette action d'une manière indirecte, en abaissant le cartilage 
thyroïde. 



- 53 — 

Le Muscle grand droit antérieur de la tète s'attache 
aux apophyses transverses des quatre dernières vertèbres cervi- 
cales et se dirige en haut jusqu'à la partie antérieure et infé- 
rieure de l'occipital. 

Le Muscle petit droit antérieur de la tête a une direction 
oblique depuis la masse latérale de l'atlas jusqu'à la partie anté- 
rieure et inférieure de l'occipital. 

Le Muscle long du cou s'attache à la face antérieure des 
corps des trois premières vertèbres dorsales et des six dernières 
vertèbres cervicales, aux apophyses transverses de ces dernières 
vertèbres et au bord antérieur de l'atlas. 

Les Muscles scalènes (pi. VIII, 19) sont au nombre de deux 
et situés en dehors du muscle long du cou. — Le scalène anté- 
rieur se fixe au milieu de la première côte et aux apophyses 
transverses de la troisième à la sixième vertèbre cervicale. — 
Le scalène postérieur s'insère aux deux premières côtes et aux 
apophyses trans verses des six dernières vertèbres cervicales. 

Les Muscles obliques de la tête, au nombre de deux de 
chaque côté, sont très-minces et placés entre l'apophyse épineuse 
de l'axis, l'apophyse transverse, de l'atlas et la ligne demi-circu- 
laire inférieure de l'occipital. 

Les sept derniers muscles ont pour action de fléchir le cou et 
la tête quand ils agissent des deux côtés. La contraction d'un 
seul côté amène la rotation du cou et de la tête. 

LES MUSCLES DU THORAX. 

Le Muscle grand pectoral (pi. VI, 20) est grand, triangulaire 
et occupe la paroi antérieure du thorax et du creux de l'aiselle. 
Par sa base il est fixé au milieu de la face antérieure du 
sternum et par son sommet au bord antérieur de la coulisse 
bicipitale de l'humérus. Il s'insère aussi à l'extrémité interne 
de la clavicule, aux cartilages des six premières côtes et de 
ces divers points il se dirige en dehors jusqu'à son insertion 
humérale. 



— 54 — 

Ce muscle, avec le concours du grand dorsal et du grand 
rond, produit l'adduction du bras. Quand il agit seul, le bras 
est porté en avant et en dedans en lui imprimant un mouvement 
de rotation de dehors en dedans ; il contribue ainsi à la pronation 
du membre supérieur. Sa portion supérieure soulève l'épaule 
et agit conséquemment dans l'action de porter un fardeau sur 
le dos; sa portion inférieure abaisse l'épaule. Si le muscle 
prend son point d'appui sur le bras, alors il peut soulever les 
côtes et agir pendant la respiration. Dans l'action de grimper 
il agit, de même que le grand dorsal, à soulever le tronc sur 
les membres supérieurs. Les muscles des deux côtés étant 
en action, ils rapprochent fortement les bras de la poitrine. 

Le Muscle petit pectoral est couché au-dessous du précé- 
dent; il est triangulaire; sa base se fixe à la troisième, la 
quatrième et la cinquième côte et son sommet à l'apophyse cora- 
coïde de l'omoplate. 

S'il prend son point d'appui sur l'apophyse coracoïde, alors 
il soulève les côtes ; s'il prend son point d'appui sur la poitrine , 
il abaisse l'épaule. Il agit encore pendant la respiration. 

Le Grand dentelé (pi. VI, 21) occupe la partie latérale du 
tronc. Il s'insère à la face externe des huit ou neuf premières 
côtes par autant de digitations charnues qui se réunissent en 
trois grands faisceaux ; ceux-ci se dirigent en haut et en dehors 
et se fixent : la partie supérieure à l'angle supérieur et interne , 
la partie moyenne au bord interne et la partie inférieure à 
l'angle inférieur de l'omoplate. Une partie de ce muscle est 
donc recouvert par l'omoplate et son muscle sous-scapulaire 
tandis que la partie inférieure et antérieure n'est recouverte 
que par la peau. Le grand dorsal recouvre aussi une partie 
de ce muscle. 

Le grand dentelé est en pleine action quand on attire un fardeau 
derrière soi. Mais afin que l'omoplate ne subisse dans ce cas un 
trop grand déplacement en arrière, le grand dentelé se contracte 
pour ramener cet os en avant. — Les fibres inférieures agissent 
encore quand on a un fardeau à soulever. L'omoplate peut 
donc être considéré comme un levier du deuxième genre, dont 
le point d'appui se trouve à l'angle supérieur et interne tandis 



que la puissance se trouve à l'angle supérieur et externe. — Les 
fibres supérieures portent l'épaule en avant et en bas. 

Les Muscles intercostaux sont au nombre de deux pour 
chaque espace intercostal; l'un est externe, l'autre interne, 
mais les fibres des deux muscles ont une direction opposée de 
telle sorte que l'un aide à soulever les côtes pendant l'inspiration, 
tandis que l'autre les abaisse pendant l'expiration. 

Le Diaphragme est ce muscle qui sépare la cavité thoracique 
de la cavité abdominale. Il est concavo-convexe. Sa face convexe 
est en rapport avec la base des poumons; sa face concave 
l'est avec les viscères qui se rencontrent à la partie supérieure 
du ventre. Ce muscle s'insère à la partie inférieure de la face 
postérieure du sternum, aux cartilages des six dernières côtes, 
au bord inférieur des dernières côtes et aux corps des premières 
•vertèbres lombaires. 

En se contractant les fibres de ce muscle se redressent 
plus ou moins, de manière que le diamètre vertical de la 
poitrine augmente et que celui de la cavité abdominale diminue 
d'une manière relative. Ce muscle agit encore pendant la 
respiration parce que la cessation de sa contraction fait chasser 
l'air des poumons ; il intervient donc dans l'expiration. 

LES MUSCLES DE L'ABDOMEN. 

Le Muscle grand oblique de l'abdomen (pi. VI, 22) se fixe 
en haut par sept ou huit digitations à la face externe des sept 
ou huit dernières côtes ; les digitations supérieures s'entrecroi- 
sent avec celles du grand dentelé et les digitations inférieures 
avec celles du grand dorsal. Ce muscle s'insère encore en bas 
au tiers antérieur de la crête iliaque et en avant à une large 
aponévrose ; en arrière ce muscle se perd dans les lombes. Les 
fibres se dirigent en bas et en avant et son aponévrose recouvre 
presque toute la face antérieure de l'abdomen où elle s'entre- 
croise sur la ligne médiane avec celle du côté opposé pouf 
former la ligne blanche; en bas cette aponévrose est fixée à 
l'épine iliaque antérieure et supérieure et au pubis. 

Le Muscle petit' oblique de l'abdomen est recouvert par 
le muscle précédent; il prend ses insertions : en haut aux 



— 56 — 

cartilages des quatre dernières côtes, en arrière aux apophyses 
épineuses des deux dernières vertèbres lombaires, en bas à la 
moitié antérieure de la crête iliaque et en avant à une large 
aponévrose qui s'étend jusqu'à la ligne blanche. 

Le Muscle transverse de l'abdomen, recouvert par le 
muscle précédent, s'étend des lombes et de la face interne des 
six dernières côtes jusqu'à la partie antérieure de la crête 
iliaque ; en arrière et en avant il se termine par une aponévrose. 

Le Muscle droit de l'abdomen (pi. VI, 24) est long, assez 
épais et placé verticalement à côté de la ligne médiane de 
l'abdomen. Il s'étend du cartilage des trois dernières vraies 
côtes jusqu'au bord supérieur du pubis. Ce muscle est remar- 
quable par des intersections aponévrotiques qui coupent trans- 
versalement les fibres charnues. 

La cavité abdominale se rétrécit par la contraction des mus- 
cles qui précédent. Les muscles larges rétractent la paroi 
abdominale, tandis que les muscles droits restent passifs et sont 
attirés vers la colonne vertébrale. Ce n'est que lorsque le con- 
tenu de la cavité abdominale se trouve fortement comprimé 
que les parties osseuses, où les muscles prennent naissance, 
deviennent des points d'appui. 

Quand les muscles abdominaux se contractent en même temps 
des deux côtés, la colonne vertébrale se fléchit en avant. Les 
muscles droits de l'abdomen contribuent de plus à la production 
de ce mouvement, et ils sont conséquemment les antagonistes 
les plus énergiques des muscles tenseurs de la colonne verté- 
brale. Pendant l'acte de la respiration, les muscles superficiels 
de l'abdomen abaissent les côtes inférieures. 

Le Muscle carré des lombes se fixe en haut à la dernière- 
côte, en bas à la partie postérieure de la crête iliaque, en 
arrière aux apophyses trans verses des quatre premières ver- 
tèbres lombaires; en avant il se termine aux aponévroses de 
l'abdomen. 

Il a pour fonction d'abaisser la dernière côte et de contri- 
buer ainsi à l'expiration. ; 



57 — 



LES MUSCLES DE LA FACE DORSALE DU TRONC. 

. Le Muscle trapèze (pi. VII, 4) est large et a une forme, 
triangulaire ; sa base est dirigée en dedans où elle se fixe à l'aide 
de fibres aponévrotiques à la base du muscle du côté opposé. 
Ces fibres aponévrotiques sont attachées aux apophyses épineuses 
des vertèbres cervicales et dorsales. En haut ce muscle s'insère 
à la ligne courbe de l'occipital jusque près de l'apophyse mas- 
toïde. En dehors, il se termine au tiers externe de la clavicule, 
à l'acromion et à l'épine de l'omoplate. Les fibres qui partent 
de la douzième jusqu'à la quatrième vertèbre dorsale se dirigent 
obliquement en haut jusqu'à l'épine de l'omoplate; celles qui 
partent de la quatrième vertèbre dorsale jusqu'à la quatrième 
vertèbre cervicale ont une direction presque transversale et 
se fixent également à l'épine de l'omoplate tandis que les fibres 
supérieures se portent obliquement en bas et en avant jusqu'à 
la clavicule. 

Par sa contraction le muscle trapèze hausse l'épaule et 
l'omoplate, en déviant l'angle inférieur de cet os en dehors. 
Le muscle trapèze a, comme muscles antagonistes, non-seule- 
ment ceux qui attirent le bras en bas, mais encore le muscle 
rhomboïde qui a pour propriété de ramener l'angle de l'omoplate 
à sa position primitive. La partie supérieure du muscle trapèze 
peut encore/avec le concours du muscle rhomboïde et du muscle 
angulaire, amener directement l'épaule en haut. Les muscles 
trapèzes, en se contractant simultanément avec les muscles 
rhomboïdes, attirent, par leur extrémité inférieure, l'omoplate 
du côté de la colonne vertébrale. 

La partie du muscle, qui se fixe à la clavicule, peut aussi, 
suivant Duchesne, porter la tête de ' côté et en arrière de 
manière à ramener le menton du côté opposé. 

Le Muscle grand dorsal (pi. VII, 11) a une forme trian- 
gulaire; il est large et membraneux. Sa direction est oblique 
en haut et en dehors pour recouvrir la partie latérale de 
la cage thoracique et se fixer à l'humérus ; il contribue à former 
la paroi postérieure de l'aisselle. Ce muscle s'insère en bas à la 
crête iliaque et en dedans aux apophyses épineuses du sacrum;, 



— 58 — 

des vertèbres lombaires et des six dernières vertèbres dorsales. 
Ses fibres se dirigent en haut, en dehors et en avant; ils se 
réunissent insensiblement, recouvrent l'angle de l'omoplate et 
, se fixent à la petite tubérosité de l'humérus derrière le muscle 
grand pectoral. 

Latéralement ce muscle présente encore trois ou quatre digi- 
tations qui se fixent aux dernières côtes pour se croiser avec 
les digitations inférieures du muscle grand oblique de l'abdomen. 

A proprement parler les fibres musculaires commencent à la 
base du triangle qui suit une ligne oblique s'étendant de l'apo- 
physe épineuse de la septième ou la huitième vertèbre dorsale 
jusqu'au milieu de la crête iliaque. Les fibres musculaires, qui 
sont recouvertes par le muscle trapèze, sont les seules qui se 
fixent aux apophyses épineuses ; les autres fibres ne sont unies 
à ces apophyses que par l'intermédiaire d'une membrane ten- 
dineuse. 

Le muscle grand dorsal a pour fonction de ramener le bras 
près du tronc, ou vice-versâ quand il prend son point d'appui 
sur le bras. Il dirige aussi le bras en arrière, et contribue 
conséquemment à ramener l'omoplate vers la colonne vertébrale. 
En se laissant pendre par les bras, ce muscle soulève- la majeure 
partie du corps ; il aide aussi dans l'action de grimper ou de 
monter une échelle. 

Le Muscle rhomboïde (pi. VII, 10) part obliquement des apo- 
physes épineuses des deux dernières vertèbres cervicales et des 
quatre premières vertèbres dorsales en se dirigeant en dehors 
jusqu'au bord interne de l'omoplate. 

Ce muscle agit en portant l'omoplate en haut et en arrière ; 
il aide donc à rapprocher les deux omoplates. 

Le Muscle angulaire a une direction oblique en bas et 
en dehors; il s'étend des apophyses épineuses des premières 
vertèbres cervicales jusqu'à l'angle supérieur et interne de 
l'omoplate. 

Il soulève cet angle ou bien il ramène la tête en arrière, 
suivant qu'il prend son point d'appui en haut ou en bas. 

Des deux Muscles petits dentelés, le supérieur s'étend 
obliquement des apophyses épineuses des deux dernières ver- 



— 59 — 

tèbres cervicales et des deux premières vertèbres lombaires 
jusqu'à la face externe de la deuxième, la troisième, la quatrième 
et la cinquième côte ; Y inférieur s'étend obliquement en haut de 
l'aponévrose lombaire jusqu'à la face externe des quatre der- 
nières côtes. — Le muscle supérieur soulève les côtes, le 
muscle inférieur les abaisse. 

Le Muscle splenius (pi. VIII, 3) est partiellement recouvert 
par le muscle trapèze. Il s'insère aux apophyses épineuses des 
cinq premières vertèbres dorsales et des trois dernières vertèbres 
cervicales ; de ces points il se dirige en haut et en dehors et se 
fixe à la ligne courbe occipitale et à l'apophyse mastoïde ; une 
autre portion se fixe aux apophyses transverses des trois pre- 
mières vertèbres cervicales. 

Ce muscle porte la tête en arrière tout en tournant la tête de 
son côté. Si les deux muscles sont en action, ils portent la tête 
et le cou dans l'extension. 

Les Muscles complexus sont attachés aux apophyses trans- 
verses des dernières vertèbres cervicales et des premières ver- 
tèbres dorsales ; ils se terminent à l'os occipital au-dessus du 
muscle splenius. 

Ils portent la tête de leur côté, ou ils retendent en arrière 
quand les muscles des deux côtés sont en action. 

Les Muscles sacro-lombaires sont deux masses musculaires, 
épaisses et allongées, qui remplissent les gouttières latérales de 
la colonne vertébrale. Ils sont couchés au-dessous des muscles 
grands dorsaux et petits dentelés ; ils se fixent au sacrum à 
l'aide d'une large membrane aponévrotique, qui se termine à la 
crête iliaque et aux apophyses épineuses du sacrum, des lombes 
et des dernières vertèbres dorsales. De ces points les fibres 
musculaires se dirigent en haut pour s'insérer à l'angle des 
diverses côtes et aux apophyses transverses et épineuses de 
presque toute la colonne vertébrale. 

Les muscles d'un côté agissent dans l'inclinaison latérale 
de la colonne vertébrale ; quand ils se contractent des deux 
côtés ils redressent et fixent la colonne; ils peuvent même la 
porter légèrement en arrière. 



— 60 — 
Le Muscle transversaire de la nuque, le muscle transver- 

SAIRE INTERÉPINEUX et les MUSCLES INTERÉPINEUX SOllt Sans 

importance pour l'artiste. Ils contribuent à faire tourner la 
colonne vertébrale ou à l'étendre quand ils agissent des deux 
côtés. 

Les Muscles droits de la tête, au nombre de deux de chaque 
côté, se fixent à l'occipital et aux deux premières vertèbres cer- 
vicales. 

Ils contribuent à étendre la tête. 

Les Muscles obliques de la tête, aussi au nombre de deux de 
chaque côté prennent leurs attaches à l'atlas et à l'axis. 
Ils impriment à la tête un mouvement de rotation. 

Nous venons de voir que les muscles de la face dorsale du 
tronc sont extenseurs de la colonne vertébrale, quand ils agissent 
simultanément des deux côtés. Ils se distinguent en ce que 
l'action se produit sur une partie plus ou moins grande de la 
colonne vertébrale. — S'ils ne se contractent que d'un seul côté, 
ils produisent un mouvement de latéralité ou bien la rotation, et 
plus la direction des fibres se rapprochera de la verticale, plus le 
mouvement de latéralité sera étendu : c'est ce qui a lieu pour 
les muscles interépineux et transversales interépineux. 

LES MUSCLES DES MEMBRES SUPÉRIEURS. 

lo MUSCLES DE L'ÉPAULE. 

Le Muscle deltoïde (pi. VIII, 23) constitue la masse charnue 
qui entoure l'articulation de l'épaule. Il a une forme triangulaire 
et s'insère par sa base à l'extrémité externe de la clavicule, à 
l'acromion et à l'apophyse coracoïde pour se diriger en bas et se 
terminer à l'empreinte deltoïdienne de l'humérus. 

Ce muscle en action élève le bras et le porte en avant, en 
dehors ou en arrière suivant que ce sont les fibres antérieures, 
externes ou postérieures qui se contractent. Il abaisse l'épaule 
quand il prend son point d'appui sur l'humérus. 

Le Muscle sus-épineux remplit la fosse sus-épineuse où il 
prend des points d'attaches et se termine par un tendon à la 
facette supérieure de la grande tubérosité de l'humérus. 



— Cl — 

Ce muscle porte l'humérus en arrière, quand il prend son point 
d'appui dans la fosse, ou bien il porte l'épaule en haut et en avant 
si le point d'appui se prend sur l'humérus. 

Le Muscle sous-épineux (pi. VII, 7) part de la fosse sous- 
épineuse pour se diriger en dehors et se terminer par un tendon 
à la facette moyenne de la grande tubérosité de l'humérus. 

Ce muscle en action imprime au bras un mouvement de rotation 
en dehors. 

Le Muscle sous-scapulaire tapisse la face antérieure de 
l'omoplate et se fixe par un tendon . à la petite tubérosité de 
l'humérus. 

En se contractant, ce muscle imprime au bras un mouvement 
de rotation en dedans. 

Les Deux muscles ronds (pi. VII, 8, 9) ont une direction 
parallèle. Ils s'étendent depuis le bord externe de l'omoplate 
jusqu'à la petite tubérosité pour le muscle grand rond et jusqu'à 
la facette inférieure de la grande tubérosité de l'humérus pour 
le muscle petit rond. 

Le muscle grand rond tourne le bras en dedans, le muscle petit 
rond abaisse le bras et le porte en dehors. 

2o MUSCLES DU BRAS. 

Les muscles antérieurs du bras sont des muscles fléchisseurs ; 
celui qui se trouve à la face postérieure est un muscle extenseur. 

Le Muscle biceps brachial (pi. IX, 1, 22) se trouve à la ré- 
gion antérieure du bras. Son extrémité supérieure offre deux 
chefs dont la courte portion traverse, à l'aide d'un tendon, la 
capsule articulaire pour s'insérer à la partie supérieure de la 
cavité glénoïde de l'omoplate. La longue portion se termine par 
un tendon à l'apophyse coracoïde de l'omoplate. Par son extré- 
mité inférieure, ce muscle s'attache à la tubérosité bicipitale du 
radius. 

Ce muscle fléchit l'avant-bras sur le bras. 

Le Muscle coraco-brachial (pi. IX, 2, 8) s'insère en haut 
à l'apophyse coracoïde de l'omoplate et en bas au milieu de 



— 62 — 

la face interne de l'humérus à l'aide d'une expansion aponé- 
vrotique. 

Ce muscle élève le bras et le porte en avant et en dedans. 
En prenant son point d'appm sur l'humérus il abaisse l'épaule. 

Le Muscle brachial antérieur (pi. IX, 1, 5) commence 
en haut au-dessous de l'empreinte deltoïdienne de l'humérus et 
se termine en bas à l'apophyse coronoïde du cubitus. Ce muscle 
est plus large en haut qu'en bas. 

Ce muscle fléchit l'avant-bras sur le bras, et vice- versa s'il 
prend son point d'appui sur l'avant-bras. 

Le Muscle triceps brachial (pi. IX, 3, 7, 7, 7) occupe toute 
la face postérieure du bras. A son extrémité supérieure on 
distingue trois chefs ; le chef moyen s'insère à la partie-infé- 
rieure de la cavité glénoïde ; le chef interne et le chef externe se 
fixent au bord interne et au bord externe de l'humérus. Les 
trois chefs se réunissent vers le milieu de l'os pour se diriger en 
bas et s'insérer, à l'aide d'un fort et large tendon, à l'olécrâne. 

Ce muscle étend l'avant-bras sur le bras. 

3o MUSCLES DE L'AVANT-BRAS. 

Les muscles de l'avant-bras sont divisés en muscles de la région 
antérieure, muscles de la région externe et muscles de la région 
postérieure. 

Les Muscles de la région antérieure se subdivisent à leur 
tour en muscles superficiels et en muscles profonds. Tous les 
muscles superficiels s'attachent à l'épitrochlée et arrivés au 
milieu des os de l'avant-bras, ils se divisent en quatre faisceaux 
qui sont : 

Le Muscle rond pronateur (pi. IX, 1, 9) qui se dirige oblique- 
ment en bas et en dehors et se termine par un tendon au milieu 
de la face externe du radius. 

Il imprime au radius un mouvement de rotation en dedans. 

Le Muscle grand palmaire {radial antérieur, pi. IX, 1, 10) 
est situé en dedans du muscle précédent ; son tendon commence 



— 63 — 

au milieu de lavant-bras et se dirige en bas et en dehors jusqu'à 
l'extrémité supérieure du deuxième métacarpien. 
Il fléchit la main et la porte dans l'abduction. 

Le Muscle palmaire grêle (pi. IX, 1, 11) est situé en dedans 
du précédent ; quelquefois il manque. Il se termine par un long 
tendon au ligament annulaire du carpe et à l'aponévrose pal- 
maire. 

Il fléchit la main sur Tavant-bras et est tenseur de l'aponé- 
vrose palmaire. 

Le Muscle cubital antérieur (pi. IX, 1, 12) est situé sur le 
côté interne. Il est assez épais en haut et se dirige' presque ver- 
ticalement en bas pour s'insérer à l'os pisiforme et à la base du 
cinquième métacarpien. 

Il fléchit la main sur l'avant-bras et la porte dans l'abduction. 

Les muscles profonds sont : les fléchisseurs communs des 
doigts, le fléchisseur du pouce et le carré pronateur. 

Le Fléchisseur superficiel des doigts (pi. IX, 1, 13)s'attache 
en haut à l'épitrochlée, de même que les quatre muscles qui pré- 
cèdent, et se termine par quatre . tendons qui passent au-dessous 
du ligament annulaire du carpe et se séparent ensuite pour 
se fixer à la deuxième phalange des quatre derniers doigts. 

En se contractant, ce muscle fléchit les quatre derniers doigts. 

Le Long fléchisseur du pouce (pi. IX, 1, 14) est couché en 
dehors du muscle précédent. Il s'insère en haut à la face anté- 
rieure du radius et au ligament interosseux, et en bas à la face 
antérieure de la deuxième phalange. 

Il fléchit le pouce. 

Le Fléchisseur profond des doigts est recouvert par les deux 
muscles qui précèdent ; il s'attache au cubitus et au ligament 
interosseux et se termine par quatre tendons qui s'écartent 
au-dessous du ligament annulaire du carpe ; arrivés à la deuxième 
phalange ils traversent le tendon du fléchisseur superficiel pour 
se fixer à la face antérieure de la phalange inférieure des quatre 
derniers doigts. 

Il fléchit les quatre derniers doigts. 



— 64 — 

Le Carré pronateur est un petit muscle qui ne recouvre que 
la partie inférieure de la face antérieure de l'avant-bras. Il 
s'étend transversalement du radius au cubitus. 

Il aide à la pronation de Ja main. 

Les Muscles de la région externe de Vavant-bras sont au 
nombre de quatre; à leur partie supérieure, ils sont superposés 
et recouvrent le radius ; ils commencent à l'épicondyle et se ter- 
minent au radius ou au métacarpe. 

Le Long supinateur (pi. IX, 1, 7) occupe le plan superficiel; 
il tapisse la partie externe de lavant-bras, et vers le milieu 
inférieur de sa longueur il se termine par un tendon qui s'insère 
à l'apophyse styloïde du radius. 

Il fléchit l'avant-bras sur le bras et imprime au radius un 
mouvement de rotation en dehors. 

Le Long radial externe (pi. IX, 1, 9) se dirige de l'épicondyle 
obliquement en bas et en arrière pour se fixer, à l'aide d'un long 
tendon, à la base de la face postérieure du deuxième métacarpien. 

Il étend la main sur l'avant-bras et la porte dans l'abduction. 
Il concourt également à la supination de la main. 

Le Court radial externe (pi. IX, 3, 14) est couché derrière 
le muscle précédent ; il s'attache à l'épicondyle et se dirige obli- 
quement en bas et en arrière pour se terminer, à l'aide d'un long 
tendon, à la base de la face postérieure du troisième méta- 
carpien. 

Son action est la même que celle du long radial externe. 

Le Court supinateur se fixe en haut à l'épicondyle et au 
cubitus pour se diriger en bas et en avant, en contournant le 
radius ; il se termine au-dessous de la tubérosité bicipitale du 
radius. 

Il aide à imprimer au radius un mouvement de rotation en 
dehors. 

Les Muscles de la région dorsale de Vavant-bras sont dis- 
posés en deux' couches ; la couche superficielle compte : l'exten- 
seur commun des doigts et le muscle anconé ; dans la couche 
profonde, on a : l'extenseur du petit doigt, le cubital postérieur, 



— 05 - 

le long abducteur du pouce, le court extenseur du pouce, le long- 
extenseur du pouce et l'extenseur de l'index. 

L'Extenseur commun des doigts (pi. IX, 3, 15) s'insère en 
haut à l'épicondyle ; en bas il se termine par quatre tendons qui 
se séparent à leur arrivée aux métacarpiens pour se fixer â la face 
dorsale des deux phalanges inférieures des quatre derniers doigts. 

Il est extenseur des quatre derniers doigts et de là main. 

Le Muscle anconé (pi. IX, 3, 12) recouvre la partie posté- 
rieure et supérieure de l'avant-bras. Il a une forme triangulaire 
et s'étend obliquement de l'épicondyle jusqu'au tiers supérieur 
de la face postérieure du cubitus. 

Ce muscle aide à étendre l'avant-bras sur le bras. 

L'Extenseur du petit doigt (pi. IX, 3, 16) se trouve en 
dedans du muscle précédent. En haut, il s'attache à l'épicondyle, 
en bas aux deux phalanges inférieures du petit doigt. 

Il étend le petit doigt. 

Le Cubital postérieur (pi. IX, 3, 17) se trouve en dedans du 
muscle précédent. Il est plus épais au milieu qu'à ses deux extré- 
mités. En haut il se fixe à l'épicondyle, en bas à la face dorsale 
de la base du cinquième métacarpien. 

Il étend la main et la porte dans l'adduction. La main étant 
fixée, il meut l'avant-bras sur le carpe. 

Le Long abducteur du pouce (pi. IX, 3, 18) s'insère en haut au 
bord postérieur du cubitus, du radius et du ligament interosseux, 
et en bas à la base de la face dorsale du premier métacarpien. 

Ce muscle porte le pouce en arrière et en dehors. Il aide aussi 
à étendre la main et à la porter dans l'abduction. 

Le Court extenseur du pouce (pi. IX, 3, 19) existe à la partie 
inférieure de la face dorsale de l'avant-bras, et s'étend oblique^ 
ment du cubitus et du ligament interosseux jusqu'à la première 
phalange du pouce. 

Il étend la première phalange sur le premier métacarpien ; il 
contribue aussi à porter la main dans la supination, 

5 



— 66 — 

Le Long extenseur du pouce (pi. IX, 3, 21) se fixe à la face 
postérieure du cubitus et du ligament interosseux pour se diriger 
obliquement en bas et en dehors jusqu'à la base de la dernière 
phalange du pouce. 

Ce muscle est extenseur de la deuxième phalange sur la pre- 
mière; il aide à étendre l'avant-bras et à l'amener dans la 
supination. 

L'Extenseur de l'index (pi. IX, 3, 22) s'insère de même que 
les trois muscles qui précèdent, à la face postérieure du cubitus ; 
il se dirige obliquement en bas et en dehors et se fixe à la base 
des deux premières phalanges de l'index. 

Il est extenseur de l'index et aide à étendre l'avant-bras 
sur le bras. 

4o MUSCLES DE LA MAIN. 

Les muscles de la main sont petits et tapissent la paume de la 
main. Ceux qui se trouvent dans les espaces interosseux sont 
sans importance pour l'artiste. 

Du côté externe de la paume de la main on a : 

Le Court abducteur du pouce (pi. IX, 1, 15); il est le plus 
externe et le plus superficiel. Il a une forme triangulaire et 
aplatie ; il s'insère en haut au ligament annulaire du carpe et 
au scaphoïde , en bas au côté externe de la première phalange 
du pouce. 

Ce muscle écarte le pouce des autres doigts. 

Le Court fléchisseur du pouce ; ce muscle s'étend du liga- 
ment annulaire et de quelques os du carpe et du troisième 
métacarpien jusqu'à la première phalange du pouce. 

Il fléchit la première phalange du pouce et concourt à produire 
l'opposition aux autres doigts. 

L'Adducteur du pouce (pi. X, 1, 20); ce muscle se fixe en 
haut aux os du carpe et en bas au métacarpien du pouce. 
Il rapproche le pouce de la ligne médiane du corps. 



— 67 — 

Le Muscle opposant du pouce (pi. IX, 1, 19); ce muscle est 
placé au-dessous de l'adducteur du pouce ; il s'étend obliquement 
du scaphoïde et du trapézoïde jusqu'au bord externe du premier 
métacarpien. 

Il porte le pouce en dedans de manière que sa face palmaire 
vienne se mettre en contact avec celle des autres doigts. 

Du côté interne de la paume de la main on distingue : 

Le Muscle cutané palmaire (pi. IX, 1, 16) qui a une forme 
quadrilatère et est situé au-dessous de la peau. Il naît au côté 
interne de l'aponévrose palmaire et se dirige transversalement 
pour se terminer dans la peau du bord cubital de la main. 

Il fronce la peau à la partie supérieure du côté interne de 
la main. 

L'Adducteur du petit doigt (pi. X, 2, 14) qui s'étend de l'os 
pisilbrme jusqu'à la première phalange du petit doigt. 
Il écarte le petit doigt du doigt annulaire. 

Le Court fléchisseur du petit doigt qui s'étend du ligament 
annulaire du carpe et de l'os crochu jusqu'à la première phalange 
du petit doigt. 

Il fléchit la première phalange et porte le petit doigt dans 
l'abduction. 

Le Muscle opposant du petit doigt qui est recouvert par le 
muscle précédent ; il a une forme triangulaire et se fixe en haut 
à la partie antérieure du ligament annulaire et à l'os crochu, et 
en bas au bord interne du cinquième métacarpien. 

Il rapproche le petit doigt du pouce. 

LES MUSCLES DES MEMBRES INFÉRIEURS. 

1° MUSCLES DE LA HANCHE. 

Le Muscle psoàs-iliaque (pi. XI, 1, 2, 2) est en majeure 
partie logé dans la cavité abdominale ; il s'insère aux corps des. 
Vertèbres lombaires et à la fosse iliaque interne; en bas il 
sort en dessous des aponévroses abdominales pour recouvrir 



— 68 — 

l'articulation iléo-fémorale et se fixer, à l'aide d'un solide tendon, 
au petit trochanter. 

Ce muscle fléchit la cuisse sur le bassin et lui imprime un 
mouvement de rotation en dehors. 

Le Muscle grand fessier (pi. XII, 1, 5) est très-épais. En 
haut, il s'attache à la crête iliaque, au sacrum et au coccyx ; de 
ces divers points il se dirige en bas et en dehors pour recouvrir 
le grand trochanter et s'implanter à la branche externe de la 
bifurcation supérieure de la ligne âpre du fémur et à l'aponé- 
vrose crurale. 

Ce muscle, en prenant son point d'appui sur le bassin, produit 
l'extension, la rotation en dehors et l'abduction de la cuisse. 
Quand les fémurs sont -fixes, comme dans la station, et que les 
deux muscles agissent en même temps, ils produisent l'extension 
du bassin et par conséquent du tronc. 

Le Muscle moyen fessier (pi. XII, 1, 3) est en grande partie 
recouvert par le muscle précédent. Il s'attache en haut à la 
partie antérieure de la crête iliaque et à la fosse iliaque externe, 
et en bas au-dessous du grand trochanter. 

Ce muscle étend la cuisse et la porte dans l'abduction. 

Le Muscle petit fessier, recouvert par le muscle moyen 
fessier, se fixe à la partie inférieure de la fosse iliaque externe 
et au sommet du grand trochanter. 

Son action est identique à celle du muscle moyen fessier. 

Le Muscle pyramidal a une forme triangulaire ; il prend son 
origine dans lé bassin, à la face antérieure du sacrum, et quitte 
le bassin par la grande échancrure de l'os iliaque pour se fixer 
dans la fosse située derrière le grand trochanter. 

Ce muscle est rotateur de la cuisse en dehors. 

L'Obturateur interne tapisse intérieurement le trou ovale 
et quitte le bassin au niveau de la grande tubérosité ischiatique 
pour s'implanter dans la fosse située derrière le grand trochanter. 

Ce muscle aide le muscle pyramidal à produire la rotation en 
dehors. 



— 69 — 

L'Obturateur externe tapisse extérieurement le trou ovale 
et s'implante également dans la fosse trocliantérienne. 
Ce muscle est rotateur de la cuisse en dedans. 

2o MUSCLES DE LA CUISSE. 

Les muscles de la cuisse entourent le fémur d'une manière si 
complète qu'il n'y a que le grand trochanter et les deux tubéro- 
sités du fémur qui sont sous-cutanés. 

Le Tenseur de l'aponévrose de la cuisse (pi. XI, 1, 4) com- 
mence en haut à l'épine iliaque antérieure et supérieure ; il suit 
le bord antérieur du muscle moyen fessier et passe verticalement 
par le grand trochanter pour se terminer, quatre à cinq centi- 
mètres plus bas, à une forte et large aponévrose qui se fixe à la 
tubérosité externe du fémur et à celle du tibia. 

Ce muscle a pour action de tendre l'aponévrose de la cuisse et 
de porter légèrement la cuisse en arrière. 

Le Muscle couturier (pi. XI, 1, 5) est le muscle le plus long 
du corps. Il s'étend obliquement en bas et en dedans depuis 
l'épine iliaque antérieure et supérieure jusqu'à la tubérosité 
interne du tibia où son tendon forme une expansion en avant et 
en arrière pour aider à former la patte d'oie. 

Ce muscle produit la flexion de la jambe et de la cuisse ; le 
genou étant plié, il imprime à la jambe un mouvement de 
rotation en dedans. 

Le Triceps crural (pi. XI, 1, 6, 7, 7) est composé de trois 
portions ; la portion antérieure, qu'on nomme encore le droit 
antérieur (pi. XI, 1, 6), est plus large au milieu qu'à ses deux 
extrémités ; il s'étend de l'épine iliaque antérieure et inférieure 
jusqu'à la tubérosité antérieure du tibia; le tendon de sa partie 
inférieure est solide et large pour maintenir la rotule. Sa portion 
interne, ou le vaste interne (pi. XI, 1, 7), est plus épaisse en bas 
qu'en haut ; sa portion externe, ou le vaste externe (pi. XI, 1,7), 
a une plus grande épaisseur en haut. Ces deux dernières por- 
tions se fixent tout autour du fémur jusqu'à la ligne âpre et à 
partir des trochanters jusque près du genou. Leur tendon vient 



— 70 — 

se fixer â celui du droit antérieur qu'il élargit jusqu'aux tubéro- 
sités latérales du tibia. 

Ce muscle étend la jambe sur la cuisse pendant la marche, 
le saut, la danse. Dans la' position assise, c'est-à-dire la jambe 
étant fixée, c'est encore ce muscle qui prend son point d'appui 
sur la rotule pour étendre la cuisse sur la jambe. 

Les Muscles adducteurs (pi. XI, 1, 8), au nombre de trois, 
ont tous une forme triangulaire. Par leur sommet, ils s'insèrent 
au pubis, au bord supérieur et au bord inférieur du trou ovale; 
par leur base, ils se fixent à la ligne âpre, jusque près de la 
tubérosité interne du fémur. 

Ces muscles sont adducteurs et fléchisseurs de la cuisse, et 
la croisent avec la cuisse du côté opposé. 

Le Muscle pectine (pi. XI, 1, 9) est encore un muscle adduc- 
teur; il s'insère au bord supérieur du pubis et au-dessous du 
petit trochanter. 

Le Droit interne (pi. XIII, 1, 11) peut encore être compté 
parmi les muscles adducteurs, mais seulement quand le genou 
est tendu. Le genou, étant dans un état de flexion, ce muscle 
peut, avec le muscle couturier, imprimer à la jambe une rota- 
tion en dedans. 

Le droit interne occupe la partie interne de la cuisse; 
il est épais en haut, mince en bas; il s'étend depuis le pubis 
jusqu'à la tubérosité interne du tibia. 

Le Biceps crural (pi. XII, 1,7) est épais et se trouve du côté 
interne et postérieur de la cuisse; en haut, il est bifide en offrant 
une longue portion et une courte portion. La longue portion 
naît à la tubérosité ischiatique, la courte portion à la ligne âpre 
entre les muscles adducteurs et le triceps crural. En bas, ce 
muscle s'insère à l'aide d'un fort tendon, à la tubérosité externe 
du tibia et au péroné. 

Ce muscle fléchit la jambe sur la cuisse et lui imprime un 
mouvement de rotation en dehors. 

Le Demi-tendineux (pi. XII, 1, 8) s'insère aussi à la tubérosité 
ischiatique et se dirige de là obliquement en bas et en dedans 



- 71 - 

jusqu'à la tubérosité interne du tibia. Ce muscle est tendineux 
dans sa moitié inférieure. 
Ce muscle fléchit la jambe sur la cuisse. 

Le Demi-membraneux (pi. XII, 1, 9) est recouvert par le demi- 
tendineux dont il présente la même direction. Ce muscle, mem- 
braneux dans sa partie supérieure, s'insère à la tubérosité 
ischiatique et se dirige en bas jusqu'à la tubérosité interne 
du tibia. 

Comme le muscle précédent, il fléchit la jambe sur la cuisse. 

3o MUSCLES DE LA JAMBE. 

Les muscles de la jambe sont divisés en trois régions ; en 
avant, on a le tibial antérieur, l'extenseur commun des orteils, 
l'extenseur du gros orteil et le péronier antérieur ; en dehors 
on compte les péroniers latéraux et en arrière, les muscles 
jumeaux, le soléaire, le fléchisseur commun des orteils, le long 
fléchisseur du gros orteil et le tibial postérieur. 

Le Tibial antérieur (pi. XI, 2, 3) a sa moitié supérieure 
insérée à la face externe du tibia ; vers le milieu de cet os, il 
dégénère en un tendon qui passe par le bord antérieur de 
l'os et en dessous du ligament annulaire du tarse ; arrivé près 
de la malléole interne il va se fixer au côté interne du pied, 
au premier cunéiforme et à la base du premier métatarsien. 

Il fléchit le pied sur la jambe et relève le bord interne du pied. 

L'Extenseur commun des orteils (pi. XI, 2, 4) se trouve au 
côté externe du tibial antérieur. En haut, il commence à la 
tubérosité externe du tibia et se termine en bas par quatre 
tendons qui, après avoir passé par le ligament annulaire du 
tarse, vont se fixer aux phalanges des quatre derniers orteils. 

L'Extenseur du gros orteil (pi. XI, 2, 5) se fixe en haut au 
tiers moyen du ligament interosseux et à la face interne du 
péroné. Son tendon passe entre ceux du tibial antérieur et de 
l'extenseur commun des orteils pour se fixer aux phalanges du 
gros orteil. 

Avec le muscle précédent il tend les orteils. 



— 72 - 

Le Péronier antérieur (pi. XI, 2, 6) se fixe au tiers inférieur 
du bord antérieur du péroné et à la base du cinquième métatar- 
sien. Ce muscle, qui manque souvent, est considéré comme le 
cinquième chef de l'extenseur commun des orteils. 

Ce muscle fléchit le pied sur la jambe. 

Le Long péronier latéral (pi. XIV, 2, 8) est plus superficiel 
que le court péronier latéral. Il s'attache en haut à la moitié 
supérieure du péroné, tandis que le court péronier latéral 
(pi. XIV, 2, 9) se fixe à la moitié inférieure du même os. Les 
tendons de ces deux muscles passent derrière la malléole externe 
et celui du premier muscle passe au-dessous de la plante du pied 
pour se fixer à la base du premier métatarsien tandis que celui du 
court péronier latéral se fixe à la base du cinquième métatarsien. 

Les deux muscles concourent à étendre le pied sur krjambe. 

Les Muscles jumeaux (pi. XII, 2, 1) prennent leurs points 
d'attaches en haut au condyle interne et au condyle externe du 
fémur et de là les fibres musculaires descendent et se réunissent 
au-dessous de l'articulation du genou pour se terminer vers le 
milieu de la jambe par un tendon très-volumineux, qu'on 
appelle le tendon d'Achille et qui se fixe à la face postérieure du 
calcanéum. 

Le Soléaire (pi. XII, 2, 3) est aplati; il s'étend depuis la ligne 
oblique et rugueuse de la face postérieure du tibia et de la face 
correspondante du péroné pour se terminer en bas au tendon 
d'Achille. — Le tendon d'Achille, large et très-fort, s'amincit 
et s'épaissit à mesure qu'il descend pour s'élargir de nouveau à 
son insertion au calcanéum. 

Avec les muscles jumeaux, ce muscle contribue à étendre le 
pied sur' la jambe. Les muscles jumeaux peuvent également 
fléchir l'articulation du genou. 

Le Long fléchisseur des orteils (pi. XII, 2, 4) naît à la ligne 
oblique rugueuse du tibia ; son tendon passe derrière la malléole 
interne et arrivé à la plante du pied, il se divise en quatre 
faisceaux qui se dirigent vers les phalanges des quatre der- 
niers orteils. 

Ce muscle fléchit les orteils et étend la jambe. 



— 73 — 

Le Tibial postérieur (pi. XII, 2, 5) se trouve au côté externe 
du muscle précédent ; il commence au ligament interosseux et à 
la face postérieure du tibia et du péroné ; son tendon passe der- 
rière la malléole interne, avec celui du long fléchisseur des 
orteils, et s'insère au côté interne du scaphoïde. 

Ce muscle étend le pied sur la jambe et le porte en dedans. 

Le Long» fléchisseur du gros orteil commence à la face 
postérieure des deux tiers inférieurs du péroné et occupe consé- 
quemment le côté externe de la jambe. Son tendon s'engage 
dans la gouttière du bord postérieur de l'astragale et passe par 
la face plantaire du pied pour se terminer à la dernière phalange 
du gros orteil. .-^ 

Il fléchit le gros orteil et concourt à l'extension du pied sur 
la jambe. 

4o MUSCLES DU PIED. 

La région dorsale du pied ne renferme qu'un seul muscle ; 
c'est le. muscle pédieux (pi. XI, 2, 11); il est sans importance. 
A la plante du pied les principaux muscles sont : 

Le Court fléchisseur des orteils (pi. XII, 3, 2) qui occupe 
le milieu de la plante du pied ; il commence à la face inférieure 
du calcanéum et se termine, par quatre tendons, aux quatre 
derniers orteils. 

Le Court fléchisseur du gros orteil (pi. XII, 3, 5) qui 
s'étend du scaphoïde jusqu'à la première phalange du gros orteil. 
Ces deux muscles concourent à la flexion des orteils. 

L'Abducteur pu gros orteil (pi. XII, 3, 4) qui s'étend du 
cuboïde à la première phalange du gros orteil. 

L'Abducteur du petit orteil (pi. XII, 3, 7) qui se fixe au 
calcanéum et à la première phalange du petit orteil. 

Le Court fléchisseur du petit orteil (pi. XII, 3, 8) qui est 
couché le long du cinquième métatarsien, en dedans et au-dessus 
du tendon de l'abducteur du petit orteil. — Il s'étend du cuboïde 
et de la base du cinquième métatarsien jusqu'à la première pha- 
lange du petit orteil. 



LE MECANISME DES MOUVEMENTS. 



L'étude du mécanisme des principales parties du corps ne 
peut se faire sans que le lecteur ne soit au courant des prin- 
cipes élémentaires de la mécanique. Ces notions font défaut chez 
la grande majorité des élèves de nos écoles de dessin et cela nous 
oblige de les exposer en quelques mots. 

Les mouvements des divers os, qui constituent le squelette, 
et ceux qui sont nécessaires pour obtenir le déplacement du 
corps, doivent être attribués aux mêmes causes, qui sont : la force 
musculaire et la pesanteur. 

Le squelette pris dans son ensemble, est composé d'une série 
de leviers dont les actions se combinent de différentes manières. 
Nous avons vu, en effet, que les os, à mesure qu'ils se touchent 
par leurs extrémités, forment les articulations. Nous avons 
appris à connaître les articulations mobiles et la manière dont 
elles sont constituées ; nous avons démontré que ces mouve- 
ments dépendent en majeure partie de la forme des surfaces 
articulaires, mais que la nature des ligaments, qui composent la 
capsule et qui réunissent ces extrémités osseuses, y contribue 
pour quelque chose. C'est de la forme des surfaces articulaires 
que dépend la nature du mouvement, mais l'étendue de celui-ci 
est limitée par les saillies osseuses et par les ligaments qui, dans 
quelques cas, opposent une forte résistance aux mouvements 
que permettraient les surfaces articulaires si elles jouissaient 
de leur liberté d'action 

Qu'entend-on par levier? En mécanique, on entend par levier 
une tige rigide qui est soutenu en un point unique et qui peut 



— 76 — 

tourner tout autour de celui-ci par le concours cle deux forces 
dont l'une s'appelle la puissance et l'autre la résistance. — 
D'après la place qu'occupe le point d'appui, on distingue trois 
genres de leviers, et dans 'les trois cas le point d'appui peut 
occuper différentes positions par rapport à la puissance et à la 
résistance. 

On appelle levier du premier genre, celui dont le point d'appui 
a se trouve entre la puissance p et la résistance r. Il est repré- 
senté par cette ligne : p â r. On rencontre de 
nombreux exemples de levier du premier genre quand le corps 
se trouve dans la position debout; par exemple, l'articulation de 
l'atlas avec l'occipital fait que la tête est maintenue en équilibre 
sur la colonne vertébrale ; le point d'appui se trouve conséquem- 
ment dans l'articulation; la puissance est représentée par le 
poids de la tête qui tend à tomber en avant ; les muscles de la 
nuque, en se contractant, y constituent la résistance. Et quand 
même la tète reste fixée sur la colonne vertébrale et qu'elle se 
fléchit en avant ou en arrière, le levier du premier genre se 
maintient ; le point d'appui reste dans l'articulation et la puis- 
sance et la résistance ne font que subir un déplacement. Dans 
la flexion en avant, la puissance est représentée par les muscles 
de la région antérieure du cou. 

La colonne vertébrale, qui forme avec les os iliaques une 
articulation presque immobile, repose indirectement sur les 
têtes des fémurs pour former un levier du premier genre. Le 
point d'apppui se trouve dans l'articulation, et la puissance et 
la résistance sont tenues en équilibre; à cet effet il y a des 
muscles à la partie antérieure du tronc, qui opèrent la flexion, et 
d'autres à la partie postérieure, représentés par les muscles fes- 
siers, qui opposent la résistance à la flexion. 

Un levier est du deuxième genre, quand son point d'appui se 
trouve à l'une des extrémités et sa puissance au côté opposé. 
La résistance s'y trouve donc au milieu. — Si nous voulons citer 
des exemples de ce genre de levier en dehors du corps humain, 
nous avons la course à la brouette où la résistance est repré- 
sentée par le contenu de la brouette, le point d'appui par la 
partie de la roue' qui touche le sol, et la puissance par la partie 
de la brouette que l'on tient dans les mains pour faire avancer 
l'appareil. 



— 77 — 

Les exemples des leviers du deuxième genre sont assez rares 
chez l'homme; nous n'en connaissons qu'un seul, savoir la 
station debout ou la marche sur les doigts des pieds. Le point 
d'appui se rencontre alors dans la partie antérieure du pied, là 
où les métatarsiens s'unissent aux orteils et touchent le sol. La 
résistance se trouve dans les muscles contractés de la région 
postérieure de la jambe et la puissance existe à l'articulation 
de l'astragale avec le tibia et le péroné; cette articulation porte 
le poids de tout le corps. 

Dans un levier du troisième genre la puissance se trouve au 
milieu tandis que le point d'appui et la résistance occupent les 
deux extrémités. C'est ce genre de levier qu'on rencontre le 
plus fréquemment chez l'homme et spécialement quand le corps 
se déplace. On le rencontre aussi bien dans les mouvements 
partiels que dans les mouvements généraux. Citons-en quelques 
exemples. 

1° La flexion de Favant-bras sur le bras. Dans ce cas, le point 
d'appui se trouve dans l'articulation du coude et la puissance dans 
les muscles fléchisseurs (biceps et brachial antérieur) , qui sont 
fixés aux os de V avant-bras . La résistance est représentée par 
le poids de lavant-bras. 

2° La flexion de la jambe sur la cuisse est encore un exemple 
de levier du troisième genre. De même que dans l'exemple précé- 
dent, le point d'appui se trouve dans l'articulation du genou, — 
la puissance dans le muscle couturier, le droit interne, le demi- 
membraneux, le demi-tendineux et le biceps crural, — et la 
résistance est représentée par le poids de la jambe. 

3° Dans la plupart des mouvements d'extension, les membres 
de l'homme se comportent aussi comme des leviers du troisième 
genre. Prenons, par exemple, le muscle droit antérieur de la 
cuisse qui, par l'intermédiaire de son tendon, se prolonge jusqu'à 
la tubérosité antérieure du tibia; quand il se contracte pour 
redresser la jambe, la puissance contractile agit sur son tendon 
et suivant sa direction réfléchie. Le point d'application de la 
puissance se trouve alors dans la tubérosité antérieure du tibia, 
— le point d'appui dans l'articulation du genou, — et la résistance 
est encore dans la jambe. 

Les mouvements qui s'accomplissent dans la mâchoire infé- 
rieure, s'exécutent encore suivant le levier du troisième genre. 



— 78 — 

Les différents exemples, que nous avons mentionnés, prouvent 
que la distance de la résistance et de la puissance , par rapport 
au point d'appui, est très-variable ; cette distance est connue 
sous le nom de bras de levier et on peut dire, en règle générale, 
que chez l'homme la longueur du bras de levier, qui représente 
la résistance, l'emporte sur celle du bras de levier qui constitue 
la puissance. 

Les leviers du troisième genre nous fournissent bon nombre 
de ces exemples ; il en résulte cet avantage que l'endroit, où se 
trouve la résistance, se déplace plus facilement que celui où 
l'on rencontre la puissance. C'est ainsi que l'on explique la 
rapidité des mouvements. 

La direction, suivant laquelle la puissance agit sur le bras 
de levier, doit encore être prise en sérieuse considération. 
Ainsi, quand la direction de la force .est perpendiculaire au 
levier qu'elle doit mouvoir, elle est le plus favorablement dis- 
posée : à mesure que sa direction devient plus oblique par 
rapport au bras du levier, l'effet produit, diminuant de plus en 
plus, la puissance doit augmenter de plus en plus pour con- 
tinuer à faire équilibre à la résistance. 

La direction des puissances musculaires est très-peu favorable 
aux leviers du troisième genre, parce que la plupart des muscles 
se fixent aux os en formant des angles très-aigus. 

Examinons maintenant ce que l'on comprend en mécanique 
sous les noms de force, de pesanteur, d'équilibre, de centre de 
gravité et de ligne de gravité. 

On donne communément le nom de force à la cause d'un 
mouvement; ainsi toute cause qui peut faire mouvoir un corps, 
que celui-ci soit à l'état de repos, ou qu'il soit déjà en mouve- 
ment, doit être considérée comme une force. 

La nature des forces est très-variable. On les divise en forces 
physiques et en forces vitales. Parmi les forces physiques , on 
compte la pesanteur (dont nous parlerons bientôt), la chaleur, 
l'électricité, etc. Les forces vitales, sont celles que l'on ren- 
contre chez l'homme et chez les animaux. 

Un corps, qui est abandonné à lui-même, tombe vers la 
surface de la terre en suivant une direction qui est perpendicu- 
laire à la surface d'une eau tranquille. Si un corps est placé 
sur une surface horizontale solide, ce corps exerce sans cesse 



— 79 ■— 

une pression contre la matière qui s'oppose à sa chute et il en 
résulte que cette pression imprime une modification à cette 
surface qui se courbe. Nous allons le prouver par un exemple : 
prenons le fil à plomb, qui n'est autre chose qu'un corps solide 
(par exemple un plomb) fixé à un fil plus ou moins long. En 
tenant le fil par son extrémité libre, le plomb descend et le fil 
se trouve tendu en suivant une ligne droite de haut en bas. 
Le plomb est attiré vers la terre et tâche de la rapprocher 
autant que possible ; c'est ce qui explique la tension du fil. 
Une pierre qui tombe, les gouttes de pluie ou les flocons de 
neige qui descendent des nuages sont autant d'exemples qui 
peuvent être comparés à celui de l'action du fil à plomb. De ces 
exemples on peut donc conclure « que tous les corps de la terre 
qui sont abandonnés à eux-mêmes, tombent. » Tous les corps 
exercent les uns sur les autres des actions à distance. Ces 
actions ne sont, en général, pas assez énergiques, pour vaincre 
la cohésion générale que possède la matière à l'état solide et 
pour modifier par là les positions relatives de ses atomes con- 
stituants; elles se bornent à déterminer des déplacements de 
totalité des corps soumis à leur influence, C'est, en conséquence, 
dans les solides que les lois de la pesanteur se montrent dans 
leur plus grande simplicité. On comprend donc que sous l'in- 
fluence de la pesanteur, tout corps tend à se précipiter vers 
la terre. 

Si l'on prend par exemple une cuiller et qu'on la dispose 
horizontalement sur le tranchant d'un couteau placé sur une 
table, l'on voit généralement que l'une des extrémités descendra 
pour se reposer sur la table ; c'est la pesanteur qui fait que cette 
partie de la cuiller affecte cette position ; en effet, cette partie 
renferme plus de molécules que celle dont l'extrémité est rele- 
vée. Toutefois si on opère quelques déplacements , il arrive un 
moment que la cuiller peut être tenue en position horizontale 
sur le couteau. On dit alors que les deux côtés renferment un 
nombre égal de molécules et que Yune moitié tient Vautre en 
équilibre sur le couteau qui sert de point d'appui. On donne le 
nom de centre de gravité, a ce point autour duquel les diffé- 
rentes parties du corps sont tenues en équilibre. 
. Un corps çtant disposé sur une surface horizontale et n'ayant 
avec elle qu'un seul point de contact, il faut , pour ie mettre en 



— 80 — 

équilibre, que la ligne verticale, qui passe par le centre de gra- 
vité, traverse également le point d'appui. Si les points d'appui 
sont multiples, par exemple dans la station sur les deux pieds, 
alors la ligne verticale doit passer par la surface placée entre les 
divers points d'appui. A cette surface on donne le nom de base de 
sustentation. 

Quant aux corps qui ne sont pas homogènes ou qui ont une 
forme irrégulière, leur centre de gravité ne peut être déterminé 
qu'expérimentalement. On suspend le corps à une corde, et suc- 
cessivement dans deux positions différentes ; le prolongement de 
la direction de la corde donne deux lignes et le point d'intersec- 
tion de celles-ci indique le centre de gravité. — La recherche du 
centre de gravité pour le corps humain est plus compliqué : une 
planche est placée en équilibre sur l'arête supérieure d'un cou- 
teau horizontal et représente ainsi un fléau de balance.'On fait 
coucher sur cette planche un homme dans le décubitus dorsal et 
on le dispose de manière que le système soit en équilibre, l'arête 
du couteau étant perpendiculaire à la longueur du corps. Le plan 
vertical qui passe par cette arête contient alors le centre de 
gravité. Il faudrait encore, pour fixer la position de ce point, 
obtenir l'équilibre clans deux autres positions ; mais on peut se 
dispenser de déterminer expérimentalement au moins l'un des 
deux nouveaux plans, en remarquant que le plan médian du 
corps, ou plan antéro-postérieur, est un plan de symétrie qui, 
par conséquent, doit contenir le centre de gravité du corps 
humain; il ne resterait donc qu'à chercher la position d'équilibré 
du corps couché sur le côté et parallèlement à l'arête du 
couteau. 

- De cette manière Weber a trouvé que le centre de gravité du 
corps humain se trouve dans l'intérieur du canal médullaire de 
la colonne vertébrale, à peu près au niveau du bord supérieur 
de la dernière vertèbre lombaire. — Les membres considérés 
isolément ont, en général, leur centre de gravité placé plus- 
près de l'extrémité supérieure que de l'extrémité inférieure. 

Chez l'homme le centre de gravité est très-mobile; en effet, 
chaque mouvement ou chaque déplacement du corps fait suppo- 
ser une répartition différente de la masse qui le constitue, ce qui 
entraîne nécessairement un déplacement du centre de gravité. 
L'homme jouit de la faculté de modifier la configuration gêné- 



— 81 — 

raie de son corps en faisant varier la situation relative des 
différentes parties qui le constituent. 

En examinant l'homme dans la station verticale sur les deux 
pieds, sa ligne de gravité, c'est-à-dire la ligne verticale qui 
descend du centre de gravité, tombe dans la base de susten- 
tation. Dans de telles conditions l'équilibre sera d'autant plus 
stable que l'écartement des pieds sera plus grand; la base de 
. sustentation se trouve ainsi élargie , et les bras ainsi que le 
tronc peuvent exécuter des mouvements plus étendus sans 
que la ligne de gravité s'écarte de la base de sustentation. — 
Dans la station sur un seul pied, ou plutôt sur une seule 
jambe, le tronc se penche du côté de la jambe qui sert de 
soutien, afin que la ligne de gravité, qui se déplace dans le 
même sens, rencontre encore la base de sustentation. Cette base 
est alors à peine représentée par le pied qui repose sur le sol. 

L'homme, qui se tient debout ou qui marche, se trouve en 
état d'équilibre instable, puisqu'il a son centre de gravité placé 
au-dessus de son point d'appui; aussi tombe-t-il dès que sa 
ligne de gravité sort de la base de sustentation; cet accident 
se produit quand l'inclinaison du corps dépasse certaines limites. 
Pour éviter dans ce cas une chute imminente, on corrige le 
déplacement de la ligne de gravité en portant les membres 
dans le sens opposé à celui de l'inclinaison du tronc. Les jambes 
surtout, en raison de la longueur du bras de levier sur lequel 
agit leur masse, peuvent faire équilibre à la masse bien supé- 
rieure du tronc, ou du moins elles limitent les excursions du 
centre de gravité. 

Dans la marche et la course, l'homme dérange à dessein 
la position de son centre de gravité. Pour faire un pas, nous 
inclinons le tronc légèrement en avant et du côté de la jambe 
que nous voulons avancer. Quand la course est rapide, l'incli- 
naison du tronc est très-prononcée; la plupart du temps elle 
est même si forte qu'on est obligé de la compenser par le 
mouvement du bras du côté opposé à celui de la jambe qu'on 
porte en avant. 

Lorsqu'un homme porte un fardeau, l'homme et sa charge 
ont un centre de gravité commun, et, pour que le système 
soit en équilibre, il faut que la personne modifie son attitude 
de manière à faire tomber constamment dans l'intérieur de la 

6 



— 82 — 

base de sustentation la verticale qui passe par le centre de 
gravité commun. C'est pour cette raison que l'individu qui 
a un fardeau sur le dos incline le tronc en avant; celui, au 
contraire, dont la partie^ antérieure du corps est allourdie 
par une charge supplémentaire, rejette le tronc en arrière; 
cette dernière attitude est celle que prennent ordinairement 
les personnes qui ont, comme on dit, du ventre. 

Quand le tronc, sous l'action d'une charge trop lourde, s'inflé- 
chit en avant au-delà de la limite requise par les lois de 
l'équilibre, l'homme est obligé de prendre, à l'aide d'une canne, 
un troisième point d'appui sur le sol; le vieillard, dont le dos 
est voûté, se trouve dans les mêmes conditions. L'individu, 
qui porte un fardeau sur l'un des côtés du corps, se penche 
du côté opposé. 

Dans tous les cas que nous venons de passer en revue, la 
présence d'un poids additionnel entraîne le déplacement du 
centre de gravité commun à l'homme et au fardeau; en vue 
de ramener ce point dans la position nécessaire pour la conser- 
vation de l'équilibre, on est obligé de développer un surcroît 
d'effort qui s'ajoute au travail musculaire accompli pour suppor- 
ter la charge. Aussi est-ce sur la tête qu'on peut porter les 
fardeaux les plus lourds, car alors l'attitude du corps ne change 
pas, et le centre de gravité n'est déplacé qu'en hauteur. 

LES CHANGEMENTS DE LIEU DU CORPS HUMAIN. 

Les changements de lieu d'un corps ne peuvent être exécutés 
que par une série de mouvements très-combinés. La volonté 
peut les modifier tellement que l'étude approfondie de ces mou- 
vements est presque impossible ; aussi devrons-nous nous borner 
à l'étude des mouvements les plus importants, par exemple la 
marche et la course. Cette description toutefois exige une 
étude préalable des conditions d'équilibre du squelette dans la - 
station debout. 

La station debout, ainsi que nous l'avons déjà vu, est possible 
dès que la verticale, qui passe par le centre de gravité, tombe 
dans la base de sustentation et dès que les articulations qui 
supportent le poids du corps (articulations de la hanche, du genou 



— 83 — 

et du pied) sont assez tendues pour que les os, qui les consti- 
tuent, ne puissent se mouvoir les uns sur les autres. Les diffé- 
rentes parties du squelette étant mobiles les unes sur les autres, 
le centre de gravité du corps n'est pas parfaitement fixe et se 
déplace un peu. Quand les bras tombent naturellement, le centre 
de gravité se trouve à la partie supérieure et antérieure du 
sacrum. La ligne verticale qui prolonge ce point, passe légèrement 
en arrière du centre de gravité de la tête, un peu au-devant des 
vertèbres cervicales et dorsales, croise environ la douzième 
vertèbre dorsale, descend un peu en arrière du centre de rotation 
de l'articulation de la hanche et passe de là dans l'espace qui 
sépare la partie postérieure de l'articulation du genou pour se 
terminer entre les deux pieds, environ au milieu de l'intervalle 
qui existe entre }a grosse tubérosité du calcanéum et la tète du 
premier métatarsien. 

Dans la station verticale les articulations sont tendues, par- 
tiellement par la pesanteur des parties supérieures, et en partie 
par la tension des ligaments ; l'activité musculaire contribue 
aussi, à la tension des articulations et c'est à cette action muscu- 
laire que l'on doit attribuer la fatigue que l'on ressent dans la 
station debout. 

Dans la station verticale les talons sont très-rapprochés tandis 
que la partie antérieure des pieds est dirigée en dehors, si laté- 
ralement les pieds subissent un plus grand écartement ; la base 
de sustentation augmente et le tronc peut subir de plus grandes 
inclinaisons à droite ou à gauche. Si l'un des pieds est porté 
plus en avant, le tronc pourra effectuer des mouvements plus 
étendus en avant et en arrière. 

Nous avons vu p. 81 que la position à prendre varie suivant 
l'endroit où se place le fardeau que l'on porte; cette position a 
toujours pour but de ramener la ligne de gravité dans la base 
de sustentation. 

Dans la station sur une seule jambe, donc sur un pied, la 
base de sustentation devient beaucoup plus petite; elle est à 
peine représentée par la place qu'occupe le pied sur le sol ; la 
ligne de gravité doit donc passer par ce pied, le corps s'incline du 
côté de la jambe qui touche le sol et cède son poids à cette seule 
jambe. L'équilibre de la station sur un pied est très-peu stable 



— 84 — 

et cette position est très-fatigante quand elle se prolonge pen- 
dant quelque temps. On s'en rend facilement compte puisque 
tout le poids du corps est supporté par cette jambe unique et 
que les muscles doivent se maintenir en contraction. Il va de 
soi que dans la station sur la plante des pieds la base de susten- 
tation sera plus petite encore et que cette position est encore 
une fois plus difficile et plus fatigante. 

La station sur les genoux, le reste du corps étant en position 
verticale, est une situation très-fatigante parce que les genoux 
deviennent douloureux sous la charge du corps. Dans cette 
position la ligne de gravité passe entre les fémurs et les genoux 
et tout le poids du corps repose presque exclusivement sur 
une base de sustentation qui est petite, arrondie et peu apte 
à cette situation. La fatigue se sent bien moins quand le bassin 
penche en arrière et qu'il se repose sur les talons; la ligne 
de gravité se déplace alors en arrière, et la base de sustentation 
se trouve considérablement augmentée; elle passe à la fois 
par les genoux et les pointes des pieds qui touchent le sol. 

Lorsque X homme est assis et non appuyé par le dos, les cuisses 
et les jambes n'ont rien à supporter. Dans cette position l'équi- 
libre est "très-facile parce que le centre de gravité se trouve 
très-bas et tout près de la base de sustentation qui est assez 
étendue, puisqu'elle mesure toute la partie du corps supportée 
par le siège. 

La marche. Dans la marche, l'une des jambes porte le tronc 
en avant pendant que l'autre est dirigée en avant sans toucher le 
sol. Supposons que la jambe droite soit celle qui oscille et que la 
jambe gauche touche le sol. En raison de l'extension de la jambe 
droite , les orteils se trouvent placés au-devant de ceux de la 
jambe gauche, à une distance égale à la longueur du pas. Le 
tronc se penche en avant et tombe sur la jambe étendue qui 
gagne alors le sol. Tandis que la jambe droite oscille, le centre 
de gravité est porté du côté de la jambe gauche pendant que 
celle-ci repose sur le sol. Pour atteindre ce but, le pied se fléchit 
dans l'articulation et la cuisse tourne alors en dehors. On peut 
s'en convaincre par une expérience sur le squelette. 

La jambe gauche, qui sert de soutien, s'étend sur le sol et le 
tronc se porte en avant. Aussitôt que le pied de la jambe gauche 



a atteint le sol, une flexion s'opère dans les articulations du 
genou et du pied; le pied est levé du sol et la jambe s'étend pour 
recommencer les mouvements que la jambe droite venait de faire. 
La jambe, qui a été soulevée et qui oscille dans l'air se meut 
comme un pendule ; ce mouvement s'effectue facilement par la 
tète du fémur, qui est hermétiquement maintenue dans la cavité 
cotyloïde, et de telle sorte que le frottement y est presque nul. 
A mesure que le tronc se penche en avant, la jambe qui oscille 
fait un pas en avant sur le sol. 

La course est une marche précipitée entrecoupée de sauts. Il 
y a toujours clans la course un moment où le corps est projeté 
en haut et flotte librement dans l'air, circonstance qui la 
distingue de la marche rapide dans laquelle le pied qui reste en 
arrière n'abandonne le sol qu'au moment où le pied qui est en 
avant l'a touché. 



-^A/\f\A/Vv^- 



87 — 





PLANCHE I. 


1. Os frontal. 




24. Os du carpe. 


2. Os pariétal. — 3. Os temporal. 


25. — pisiforme. 


4. Os zygoinatique. 




26. — du métacarpe 


5. Os du nez. 




27. Phalanges de la main. 


6. Os maxillaire supérieur. 




28. Sacrum. — 29. Os iliaque. 


7. — — inférieur. 




30. Crête iliaque. 


8. Colonne vertébrale. 




31. Épine iliaque antérieure et supé- 


9. Clavicule. 




rieure. 


10. Poignée du sternum. 




32. Épine iliaque antérieure et infé- 


11. Apophyse xipho'ïde du 


sternum. 


33. Trou ovale. [rieure 


12. Première côte. — 13. '. 


Douxième 


34. Tubérosité ischiatique. 


côte. 




35. Fémur. — 36. Tête du fémur. 


14. Omoplate. 




37. Grand trochanter. 


15. Acromion. 




38. Petit trochanter. 


16. Apophyse coracoïde. 




39. Rotule. — 40. Tibia. 


17. Humérus. 




41. Tubérosité antérieure du tibia. 


18. Tête de l'humérus. 




42. Malléole interne (tibia). 


19. Cavité coronoïde de l'humérus. 


43. Péroné. 


20. Eadius. 




44. Malléole externe (péroné). 


21. Tubérosité bicipitale du radius. 


45. Calcanéum. 


22. Cubitus. 




46. Os du métatarse. 


23. Apophyse coronoïde du 


cubitus. 


47. Phalanges du pied. 




PLANC 


ÏHE II. 


1. Os pariétal. 




22. Phalanges de la main. 


2. Suture sagittale. 




23. Sacrum. 


3. — lambdoïde. 




24. Os iliaque. 


4. Os occipital. 




25. Épine iliaque antérieure et supé- 


5. Apophyse mastoïde. 




rieure. 


6. Os maxillaire inférieur. 




26. Grande échancrure ischiatique. 


7. Colonne vertébrale. 




27. Tubérosité ischiatique. 


8. Première côte. 




28. Coccyx. 


9. Douxième côte. • 




29. Fémur. 


10. Clavicule. 




30. Grand trochanter. 


11. Épine de l'omoplate. 




31. Petit „ 


12. Fosse sus-épineuse. 




32. Ligne âpre du fémur. 


13. — sous-épineuse. 




33, 34. Tubérosités du fémur. 


14. Cavité glénoïde de l'om 


oplate. 


35. Tibia. 


15. Humérus. 




36. Malléole interne (tibia). 


16. Cavité olécrânienne 




37. Péroné. 


17. Cubitus. 




38. Malléole externe (péroné). 


18. Olécrâne (cubitus). 




39. Calcanéum. 


19. Radius. 




40. Os du métatarse. 


20. Os du carpe. 




41. Phalanges du pied. 


21. Os du métacarpe. 







PLANCHE III. 



1. Os frontal. 


27. 


2. Apophyse orbitaire externe. 


28. 


3. Suture coronale. — 4. Os pariétal. 


29. 


5. Suture lambdoïde. 


31. 


6. Os occipital. — 7. Os temporal. 


32. 


8. Apophyse mastoïde. 


33. 


9. Suture temporale. 


34. 


10. Os zygomatique. 


36. 


11. Arcade zygomatique. 


38. 


12. Os maxillaire supérieur. 


40, 


13. — — infe'rieur. 


42. 


14. Échancrure du maxillaire infé- 


43. 


rieur. 




15. Septième vertèbre verticale. 


44. 


16. Première côte. 


45. 


17, 18. Côtes flottantes. 


46. 


19. Partie osseuse d'une côte. 


47. 


20. — cartilagineuse d'une côte. 


48. 


21. Omoplate. 


50. 


22. Cavité glénoïde. 


51. 


23. Humérus. 


53. 


24, 25. Tubérosités de l'humérus. 


54, 


26. Cubitus. 


57. 



Son apophyse coronoïde. 

Son apophyse styïoïde. 

Radius. — 30. Sa tête. 

Sa tubérosité bicipitale. 

Son apophyse styïoïde. 

Os iliaque. 

Sacrum. — 35. Coccyx. 

Fémur. — 37. Sa tête. 

Son col. — 39. Grand trochanter. 

41. Tubérosités du fémur. 

Rotule. 

Ligaments interarticulaires du 

genou. 
Tibia. 

Sa tubérosité antérieure. 
Son bord antérieur. 
Malléole interne (tibia). 
Péroné. — 49. Sa tête. 
Malléole externe (péroné). 
Calcanéum. — 52. Astragale. 
Scaphoïde. 

55, 56. Les trois os cunéiformes. 
Cuboïde. 



PLANCHE IV. 



Fig. 1. (Atlas.) . 
a. Arcade antérieure. 
6. Tubercule de l'arcade antérieure. 

c, c. Apophyses articulaires. 

d, d. Surfaces articulaires. 

e, Tubercule de l'arcade postérieure. 



Fig. 2. (Axis.) 

a. Axe. 

b, b. Surfaces articulaires 

rieures. 
Fig. 3. (vertèbre cervicale). 

— 4. ( — dorsale). 

— 5. ( — lombaire). 

a. Corps. 

b. Apophyse épineuse. 

c, c. Arcade vertébrale. 

d. Trou vertébral. 

e, e. Apophyses articulaires. 

f, f. Apophyses transverses. 



supe- 



g, (fig. 4.) Surface articulaire pour 

le tubercule des côtes. 
h, h. (fig. 4.) Facettes articulaires 

pour la tête des côtes. 

Fig. 6. (colonne vertébrale). 
1 à 7. Vertèbres cervicales. 
8 à 19. — dorsales. 
20 à 24. — lombaires. 

Fig. 7. 

Cette figure montre les articula- 
tions que les vertèbres forment entre 
elles et celles que les vertèbres 
engagent avec les côtes. 

a, a. Disques intervertébraux. 

b, b- montre les ligaments longs 
qui recouvrent la face anté- 
rieure et la face postérieure des 
corps des vertèbres. 



— 89 — 



PLANCHE V. 



Fie. 1. (Articulation de la mâchoire.) 

a. Angle de la mâchoire inférieure. 

b. Os maxillaire supérieur. 

e. Échancrure de l'os maxillaire 
inférieur. 

d. Capsule de l'articulation. 

e. Conduit auditif. 

f. Arcade zygomatique. 

g. Os „ 

Fig. 2. (Articulation de l'épaule.) 

a. Acromion. - 

b. Clavicule, 
e. Omoplate. 

d. Capsule de l'articulation. 

e. Tendon du biceps brachial. 

Fig. 3. (Articulations des os de l'avant- 
bras avec l'humérus et avec les 
os du carpe.) 

a. Humérus. 

b. Radius. 

c. Cubitus. 

d. Ligament interosseux. 

e. e. Capsule de l'articulation du 

coude. 

f. Articulation des os du carpe. 

g. Partie de l'articulation qui ren- 

ferme l'os pisiforme. 
h, h, h, h. Articulations métacarpo- 

phalahgiennes. 
i,i,i, i. Articulations des phalanges. 



Fig. 4. (Surface postérieure de l'arti 
culation du coude.) 

a. Humérus. 

b. Radius. 

c. Cubitus. 



d. Apophyse olécrânienne. 

e. Capsule de l'articulation. 

Fig. 5. (Articulations de l'os iliaque 
avec le sacrum et le fémur.) 

a. Sacrum. 

b. Dernière vertèbre lombaire. 

c. Ligaments des pubis. 

d. d. Ligne innominée. 

e. Capsule de l'articulation iléo- 

fémorale. 

Fig. 6. (Articulation du genou.) 

a, a Ligament qui part de la tubé- 

rosité interne du fémur et 
s'insère à la tubérosité interne 
du tibia. 

b, b. Tendon du triceps crural ren- 

fermant la rotule. 

c, Fémur. — d. Tibia. 

Fig. 



a. 



d. 



7. (Surface externe des articu- 
lations du pied.) 

Articulation du tibia avec le 
péroné. 

Péroné. — c. Tibia. 

Calcanéum. 

e, e, e. Ligaments des os du tarse 

f. Ligament d'une articulation 
métatarso-phalangienne. 

Fig. 8. (Surface interne des articu- 
lations du pied.) 

a. Ligament de l'articulation du 
tibia avec le péroné. 

b. Tibia. — c. Péroné. 

d, Calcanéum. 

e, e, e. Ligaments des os du tarse. 

f, f. Ligaments des articulations 
métatarso-phalangiennes. 

PLANCHE VI. 



1. Muscle frontal. 

2. — orbiculaire des paupières. 

3. — transversal du nez. 

4. — élévateur commun de l'aile 
du nez et delà lèvre supérieure. 



5. Muscle élévateur de la lèvre supé- 

rieure. 

6. — petit zygomatique. 

7. — grand „ 

8. — orbiculaire des lèvres. 



90 - 



PLANCHE VI (suite). 



9. Muscle abaisseur de la commis- 
sure. 

10. — abaisseur de la lèvre infé- 

rieure. 

11. — masseter. 

12. — buccinateur. 

13. — temporal. 

14. Glande parotide. 

15. Muscle peaucier. 

16. — sterno- cle'ïdo-mastoïdien. 

17. — omoplato-hyoïdien. 

18. — sterno-hyoïdien. 

19. Trachée-artère. 

20. Muscle grand pectoral. 

21. — — dentelé. 



23. 



24. 

25. 
26. 
27. 
28. 
29. 
30. 
31. 



Muscle grand oblique de l'abdo- 
men. 

— grand oblique de l'abdo- 
men (dont on a coupé l'aponé- 
vrose pour montrer le muscle 
droit de l'abdomen.) 

Muscle droit de l'abomen. 

— trapèze. 

— grand dorsal. 

— deltoïde. 

— biceps brachial. 

— coraco- „ 
■ — couturier. 

— tenseur de l'aponévrose. 

— triceps crural. 
Muscles adducteurs. 



PLANCHE VII. 



1. Muscle occipital. 

2. — sterno-cléï do-mastoïdien. 

3. — . splénius. 

4. — trapèze. 

5. — deltoïde. 

6. — triceps brachial. 

7. — sous-épineux. 

8. — petit-rond. 

9. — grand-rond. 



10. Muscle rhomboïde. 

11. — grand dorsal. 

12. Aponévrose du grand dorsal. 

13. Muscle grand oblique de l'ab- 

domen. 

14. — grand fessier. 

15. — moyen fessier. 

16. — tenseur de l'aponévrose. 

17. Aponévrose fascia lata. 



PLANCHE VIII. 



1. Muscle occipito-frontal. 

2. — orbiculaire des paupières. 

3. — transversal du nez. 

4 . — élévateur commun de l'aile 
du nez et de la lèvre supérieure. 

5. Muscle élévateur propre de Ja 

lèvre supérieure. 

6. Muscle petit zygomatique. 

7. — grand zygomatique. 
S. — orbiculaire des lèvres. 

9. — abaisseur de la commis- 
sure. 



10. Muscle abaisseur de la lèvre infé- 

rieure. 

11. Muscle masseter. 

12. — buccinateur. 

13. — temporal. 

14. — sterno-cléïdo -mastoïdien. 

15. — omoplato-hyoïdien. 

16. — sterno-hyoïdien. 

17. — trapèze. 

18. — splénius. 

19. Muscles scalènes. 

20. Muscle digastrique. 



— 91 — 



PLANCHE VIII (suite). 



21. Muscle mylo-hyoïdien. 

22. Articulation de l'acromion avec la 

clavicule. 

23. Muscle deltoïde. 

24. — biceps brachial. 

25. — brachial antérieur. 

26. — triceps brachial. 

27. — grand pectoral. 

28. Aponévrose du grand oblique. 



29. Muscle grand oblique. 

30. — grand dentelé. 

31. — grand dorsal. 

32. Crête iliaque. 

33. Muscle grand fessier. 

34. — moyen fessier. 

35. — tenseur de l'aponévrose. 

36. — couturier. 

37. Grand trochanter. 



PLANCHE IX. 



Fig. 1. 



1. 
2. 
3. 
4. 
5. 
6. 
7. 
8. 
9. 
10. 

11. 
12. 
13. 

14. 
15. 
16. 
17. 

18. 



Muscle grand pectoral. 

— trapèze. 

— deltoïde. 

— biceps brachial. 

— brachial antérieur. 

— triceps brachial. 

— long supinateur. 

— — radial externe. 

— rond pronateur. 

grand palmaire (radial 
antérieur). 

— palmaire grêle. 

— cubital antérieur. 

— fléchisseur superficiel des 

doigts. 

— long fléchisseur du pouce. 

— court abducteur „ 

— long abducteur „ 

— palmaire sous-cutané. 
Ligament annulaire antérieur. 

Fig. 2. 



1. Gouttière existant entre les deux 

tubérosilés de l'humérus. 

2. Muscle biceps brachial. 

3. Courte portion du biceps bra- 

chial. 

4. Longue portion du biceps brachial. 

5. Insertion inférieure du muscle 

biceps brachial, 
o. Muscle brachial antérieur. 



7. Insertion inférieure du muscle 

brachial antérieur. 

8. Muscle coraco-brachial. 

9. — biceps brachial. 

10. Tendon du grand pectoral. 

11 . Section du muscle deltoïde. 

Fig. 3. 

1. Muscle trapèze. 

2. — sous-épineux. 

3. — petit rond. 

4. — grand rond. 

5. — grand dorsal. 

6. — deltoïde. 

7. 7, 7. Muscle triceps brachial. 

8. Tendon du triceps brachial. 

9. Muscle brachial antérieur. 

10. — long supinateur. 

11. — long radial externe. 

12. — anconé. 

13. — cubital antérieur. 

14. — court radial externe. 

15. — extenseur commun des 

doigts. 

16. — extenseur du petit doigt. 

17. — cubital postérieur. 

18. — long abducteur du pouce. 

19. — court extenseur du pouce. 

20. Ligament annulaire postérieur. 

21. Tendon du long extenseur du 

pouce. 

22. Muscle extenseur de l'index. 



92 — 



PLANCHE X. 



Fig. 1. 



19. Muscle opposant du pouce. 

20. adducteur du pouce. 



]. 


Muscl 


3 trapèze. 








2. 


— 


sterno-clédo-ruastoïdien. 






Fig. 2. 


3. 


— 


grand pectoral. 








4. 


— 


deltoïde. 


1. 


Musch 


grand pectoral. 


5. 


— 


biceps brachial. 


2. 


— 


' deltoïde. 


6. 


— 


brachial antérieur. 


3. 


— 


biceps brachial. 


7. 


— 


triceps brachial. 


4. 


— 


brachial antérieur. 


8. 


— 


long supinateur. 


5. 


— 


coraco-brachial. 


9. 


— 


grand palmaire. 


6. 


— 


triceps brachial. 


10. 


— 


long radial externe. 


7. 


— 


long supinateur. 


11. 


— 


court „ „ 


8. 


— 


rond pronateur. 


12. 


— 


anconé. 


9. 


. — 


grand palmaîre. 


13. 


— 


extenseur commun des 


10. 


— 


palmaire grêle. 






doigts. 


11. 


— 


fléchisseur superficiel des 


14. 


— 


extenseur du petit doigt. 






doigts. 


15. 


— 


long abducteur du pouce. 


12. 


— 


cubital antérieur. 


16. 


— 


court extenseur du pouce. 


13. 


Ligament annulaire du carpe. 


17. 


Ligament annulaire du carpe. 


14. 


Muscle adducteur du petit doigt. 


18. 


Tendon du long extenseur du 


15. 


— 


palmaire cutané (coupé). 




pouce. 


16. 


— 


court adducteur du pouce. 



PLANCHE XL 



Fig. 1. 

1. Crête iliaque. 

2. 2. Muscle psoas-iliaque. 

3. Muscle moyen fessier. 

4. — tenseur de l'aponévrose. 

5. — couturier. 

6. — droit antérieur. 

7. 7. Vaste interne et vaste externe. 

8. 8. Muscles adducteurs. 

9. Muscle pectine. 

10. — droit interne. 

11. Rotule. 



Fig. 2. 



1. 


Vaste externe du triceps crural. 


2. 


Rotule. 


3. 


Muscle jambier antérieur. 


4. 


— extenseur commun des or- 




teils. 


5. 


— extenseur du gros orteil 


6. 


— long péronier latéral. - 


7. 


— court péronier latéral. 


8. 


Muscles jumeaux. 


9. 


Muscle soléaire. 


10. 


— long fléchisseur des orteils 


11. 


— pédieux. 


12. 


— abducteur du gros orteil 


13. 


Ligament annulaire du tarse. 



93 — 



PLANCHE XII. 



Fia. 1. 

1. Crète iliaque. 

2. Grand trochanter. 

3. Muscle moyen fessier. 



4. 


— tenseur de l'aponévrose 


5. 


— grand fessier. 


6. 


— triceps crural. 


7. 


— biceps crural. 


8. 


— demi-tendineux. 


9. 


— demi-membraneux. 


10. 


— couturier. 


11. 


— adductenr. 


12. 


— droit interne. 



Fis. 2. 

1. Muscles jumeaux. 

2. Tendon d'Achille. 

3. Muscle soléaire. 

4. — long fléchisseur des orteils. 

5. Tendon du tibial postérieur. 



G. Muscle long pe'ronier latéral. 



7. 


— court péronier latéral. 


8. 


— biceps crural. 


9. 


— demi-tendineux. 


10. 


— demi-membraneux. 


11. 


— couturier. 


12. 


— droit interne. 




Fia. 3. 


1. 


Calcanéum. 


2. 


Muscle court fléchisseur des orteils. 


3. 


Aponévrose plantaire (coupée). 


4. 


Muscle abducteur du gros orteil. 


5. 


— court fléchisseur du gros 




orteil. 


6. 


Tendon du muscle long fléchisseur 




du gros orteil. 


7. 


Muscle abducteur du petit orteil. 


8. 


— court fléchisseur du petit 




orteil. 



PLANCHE XIII. 



FlG. 1. 



Fia. 2. 



1. 


Crête iliaque. 


1. Vaste interne du triceps crural. 


2. 


Sacrum. 


2. Muscle couturier. 


3. 


Pubis. 


3. — droit interne. 


4, 


4. Muscle psoas-iliaque. 


4, 4. Tendons des muscles demi-mem- 


5. 


— grand fessier. 


braneux et demi-tendineux. 


6. 


— couturier. 


5. Rotule. 


7. 
8, 
9. 

10. 

11. 

12. 

13. 

14. 

15. 


— pectine. 

8. — adducteurs. 

— droit antérieur. 
Vaste interne du triceps crural. 
Muscle droit interne. 

— demi-tendineux. 

— demi-membraneux. 
Tubérosité interne du fémur. 
Rotule. 


6. Tubérosité interne du fémur. 

7. Tibia. 

8. Muscles jumeaux. 

9. Tendon d'Achille. 

10. Muscle soléaire. 

11. — long fléchisseur des orteils. 

12. Tendon du tibial postérieur. 

13. Tendon du long fléchisseur du 

gros orteil. 

14. Muscle tibial antérieur. 

15. — abducteur du gros orteil. 

16. Ligament annulaire du tarse. 



— 94 



PLANCHE XIV. 



Fig. 1. 



1. Crête iliaque. 


1. Muscle biceps crural. 


2. Muscle tenseur de l'apone'vrose. 


2. Tibia. 


3. Aponévrose fascia lata. 


3. Péroné. 


4. Muscle moyen fessier. 


4. Muscle jambier antérieur. 


5. — grand fessier. 


5. Muscles jumeaux. 


6. — couturier. 


6. Tendon d'Achille. 


7. — droit antérieur. 


7. Muscle soléaire. 


8, Vaste externe du muscle triceps 


8. — extenseur commun des or- 


crural. 


teils. 


9. Muscle biceps crural. 


9. — long péronier latéral. 


10. Grand trochanter. 


10. — court péronier latéral. 


11. Rotule. 


11. — péronier antérieur. 




12. . — pédieux. 




13. — abducteur du gros orteil 




14. Ligament annulaire du tarse. 



Fig. 2. 



TABLE DES MATIÈRES. 



Page. 

Préface v 

Introduction 1 

LE SQUELETTE 11 

a) Les Os de la tête 16 

b) Les Os du tronc 20 

I. Les vertèbres ,20 

IL Les côtes et le sternum 22 

III. Les os iliaques 24 

IV. Les articulations des os du tronc 25 

a. Les articulations des vertèbres 25 

6. Les articulations des côtes 26 

c. Les articulations des os iliaques 27 

La colonne vertébrale 27 

La cage thoracique 29 

Le bassin. . • 80 

c) Les Os des membres supérieurs " 31 

Les articulations des membres supérieurs ....... 35 

d) Les Os des membres inférieurs 39 

Les articulations des membres inférieurs 42 

LES MUSCLES 47 

Les Muscles de la tête 47 

— — du cou 51 

— — du thorax . 53 

— — de l'abdomen 55 

— — de la face dorsale du tronc 57 

— — des membres supérieurs 60 

— — des membres inférieurs 67 

LE MÉCANISME DES MOUVEMENTS 75 

LES CHANGEMENTS DE LIEU DU CORPS HUMAIN 82 




r.AUaert, deliTua.vit ei sculpsUJ. 




§lAttaert, idinsavic et sculpsitXD 




lîaerb, ddineavib tt smlpsibO 



PL, VI. 




ÏÏaert, ckUncauiJ^S ets scuipsih^J?. 



PL, VIL 




PL. VIII, 





mïïm 



r€ ï : r ' ; ' 




SfyblUwt, M. £ scalp. 



m -■•Mf^\ 





PL.X. 





ïï&ert, del.&sadp. 




PL. II, 



FIG-.fc. 



EH 



IL 



FI&.l. 




RAHaert, M. âysculp. 




>L;XIL 



'4ttaert, âtl- £ sculp. 



PL. XIV, 



FIG-. 1. 



FICr. fc, 




zrt, ckl. S scalp. 



V