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Full text of "Manuel de conversation Francaise-Annamite: Sách Tập nói Chuyẹ̀n tiė̀ng langsa"

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I 






^"l^*— 





^>-* 






M * 



I 



1- 



1 



MANUEL^'^"'-^ -^ 



CONVERSATION 

FRANÇAISE-ANNAMITE. 
SÀCH TiP 

NOI (;MUY$N TIÉNG l.ANGSA. 



TAN-BINH (SAIGON). 
IMPRIMERIE DE LA MISSION. 

1887. 



J 



\? 



ri 

Ail 6 



^ - ?- « ^ PRÉLIMINAIRES. 



D'après Torthographe adoptée pour écrire la 
langue annamite, il est difficile d'en bien indiquer 
la prononciation. Nouô ne pouvons donc donner 
ici qu'une prononciation approximative. 

§ I. — Des Voyelles. 

En annamite, les voyelles employées sont les 
suivantes, 

A, à, â, e, è, i, y, o, ô, or, u/u*. 

Trois sortes d'à. 

A long y qui se prononce comme a dans brave. 

 bref y qui se prononce comme a dans patte. 

k ferméy qui se rapproche de la syllabe en dans 
ennui. 

On remplace quelquefois l'a fermé par i'u* (u bar- 
bu ) dont la prononciation est eu comme dans jeune. 

E ouvert se prononce comme ê dans chêne, mais 
d'une manière aussi ouverte que possible. 

Ê fermé plus ouvert que l'é français, se rappro- 
che de la prononciation de âidans aimer. 

I ne diffère guère de l'i français. La différence, 
qui existe cependant, semble pouvoir se traduire 
par la présence d'un é fermé^ qui se ferait sentir 
immédiatement avant le son de 2, et aurait la va- 
leur de la diphtongue (?/. Par exemple: « dans ©/wA, 



It 

prononcer comme s'il y avait Bèinh. D'ailleurs, dans 
certains cas, le i simple est remplacé par é^ ( Lênh 
pour linh^ Bènh pour binh^ etc..) 

Y, à la fin des mots, est employé dans les mêmes 
cas où l'on emploie Pï en français. Auresle,ilalui 
seul le vrai son de IV français. 

ouvert est bien plus ouvert que Vo français. 

"Ô fermé répond à Vô ou au dans hôte^ auge, 

(J appelé barhu répond à œ dans cœur. 

y se prononce comme Vu latin c'est-à-dire ou. 

U*, appelé u barhu^ se prononce comme eu dans 
jet)ne, mais d'une manièro très- voilée. 

!i II. -> Des Consonnes. 

Les consoHîies employées sont les suivantes: 
b, c, cb, d, d, g, gh, h, k, kh, 1, m, n, ng, ngh, 
nh, p, ph, qu, r, s, t, th, tr, v, x. 

B a la valeur du b français. 

C se prononce comme c dans canard, 

Lh en prenant pour point de départ les mots 
tiare, tiers^ tiens, pitié^ matkieu, on sera à même 
de pouvoir se faire une idée de la prononciation 
de Cb. 

D appelé d non barré^ se prononce au Tonquin 
comme dz; mais en Cochincbine il ne diffère pas 
de la prononciation de gi. 

fi appelé d barré ne diffère pas du d français. 

(i au commencement des mots, se prononce 
comme y dans gabelle» 



in 

Gh a là ppônciation de gu rlans gué. 

H est toujours aspirée. 

K se prononce comme k dans kilogramme. 

Kh k avec /'h aspiré. 

L ne diffère par de 1 français. 

M se prononce comme Fm français. 

N se prononce comme l'n français. 

Ng, le motgnostique que Ton prononcerait ngos* 
tique ^ soit la nasale n précédant la gutturale g^ don- 
nerait une valeur approchée de ng placé à la tête 
des mots. Ng à la fin des mots répond à la pronon- 
ciation nasillarde de ng dans engager. 

Ngh ne diiBfère guère de la prononciation de ng. 

Nh se prononce comme gn dans magnanime. 

Ph se prononce comme le ph dans euphonie^ ou 
autrement dit, comme /français, mais d'une ma- 
nière moins accentuée. 

// est cependant utile de noter que les Annamites 
font sentir la labiale ^ suivie d^une légère aspiration, 
ce qui modifie quelque peu la prononciation de /'f 
français pour rendre le ph annamite. 

Qu répond à quleXin^ ou à cou dans couette^cou- 
ard. 

R on fait peu sonner IV en a mamite. 

S se prononce comme ch ( adouci ) dans chat. 

T comme le t français. 

Th comme th dans Thahor ( avec aspiration ). 

Tr comme tr dans travail ( faire peu sonner IV ). 

y comme Vv français. En Basse Gochinchine le v 
est mouillé; et le mot va, par exemple, se pronon- 
cera comme via. 



IV 

X se prononce comme 5 français. Avec cette dif- 
férence cependant, que les annamites, du moins en 
Basse Cochinchine, font sentir une espèce d't entre 
l'a; et la voyelle qui le suit immédiatement. Par 
exemple: Xudng, pronoticer siutfng, en affectant bien 
peu fi. C'est-à-dire que Vx est tant soit peu mouillé* 

§ III. — Accents et Tons« 

Dans la langue annamite il y a Cinq Accents et 
Six Tons. 

— V Accent aigu ( à ) ma, Joue, ) indique le Ton 
élevé. 

Le Ton élevé, marqué par un accent aigu, est 
celui qu'on fait entendre en élevant la voix pour 
appeler quelqu'un : Bé! Dites donc! 

— V Accent interrogatif vertical [k) ma, Tombe^) 
indique le Ton montant. 

Le Ton montant ou interrogatif peut se remar- 
quer dans l'inflexion de la voix d'une personne qui 
interroge : Bein ? Comment ? 

— V Accent interrogatif horizontal (â) ma, Che- 
val^) indique le Ton légèrement montant. 

Ce ton diffère du précédent en ce sens seule- 
ment qu'il est moins accentué. 

— V Accent grave ( à ) ma, Pour, ) indique le Ton 
descendant. 

Ce ton est une inflexion de voix de haut en bas. 
Le soupir de soulagement Ah! poussé par une 
personne mal à son aise, pourrait donner une idée 
de ce ton de voix ou accentt 



V 

— L'Accent ou Point placé sous une vogelle ( a ) 
ma, Semis). 11 est appelé Ton bas. 

Ce Ton bas est l'inverse du précédent, puisqu'il 
est une inflexion de voix de bas en haut, dont la 
limite extrême est le ton naturel de la conversation. 

Le mouvement d'ascension d^une balle de 
caoutchouc, lancée à terre par la main d'un enfant, 
et revenant à son premier point de départ {le main 
de cet enfant ), donnerait une idée assez exacte de 
cet Accent ou Ton bas. 

Dans la Basse Cochinchine et dans les Provinces 
Sud de l'Annam, l'articulation de ce Ton est ac- 
compagnée d'un certain effort du gosier. Dans les 
Provinces du Nord cet effort ne se fait pas sentir. 

— Le Ton naturel est le ton ordinaire de la con- 
versation. Il renferme tous les mots qui ne sont 
atfectés d'aucun des Accents ci-dessus énoncés. 

— En Annamite Sâc, hôi, ngâ, huyén, nang, 
qui désignent chacun l'accent qu'ils portent^ sont les 
mots qu'on est convenu de choisir pour indiquer ces 
mêmes Accents. 

— Il est à remat»quer que l'Accent affecte tou- 
jours la voyelle qui est la dominante. Par exemple: 
Oâi, irorc, ûy, etc, etc. Naturellement il n'affecte 
jamais que des voyelles. 

— Malgré tout ce qui a été dit ci-dessus, nous 
croyons devoir ajouter, qu'une oreille exercée et 
attentive, et des exercices patiemment multipliés, 
sont d^une extrême nécessité, pour arriver à une 
bonne prononciMîon de la langue annamite, 



MANUEL 



DE CONVERSATION 



FRANÇAISE-ANNAMITE. 



.^1. — De rhomme — Du corps humain 

— Phrases. 

Le genre humaÎQ, Loài ngircVi ta. 

l.e public, le monde, Ngirdî ta. 

les homnoes, 

L'homme. La femme, Ngirài nam. Ngirèi nu*. 

Un homme. Une femme, Bcrn ông. Bocn bà. 

Monsieur. Madame, ông. Bà. 

Un garçon, Thàng con Irai. 

Une fille, Con gai. 

Enfant, Con, con cai. 

Tête. Face, figure, Bâu. Mat. 

Front. Yeux, Trân. Met. 

Cheveux. Dents. Toc. Rang. 

Nez. Cou, Mui. Cô. 

Ventre. Bras, Bung. Canh <ay. 

Jambe. Pied, Trai chcrn. Chcrn. 

Doigt. Ongle, Ngén tay. Mông tay. 

Main. Oreille. Kpaulc'; Tay. Tai. Voi. 



— 2 — 

Cette famille a beau- Nhà nây con cdi nhiéu 
coup d'enfants. Mm. 

Combien avez-vous Anh c6 mfty dura coa 

de garçons? combien trai, mé£y dura con gài? 
de filles ? 

Les hommes labourent Born ôog cày bùra, d<yn 
et les femmes repiquent bà eây hâi. 
le riz. 

J'ai mal à la tête. Toi nhurc dâu. 
J'ai de bons yeux. Con mât toi séng lâm. 

Couper les cheveux. Hdt toc. 
Lavez-vous la figure. Rfra mat di. 

J'ai mal aux pieds, Toi dau chan, di không 

je ne puis plus mar- dang nira. 
cher. 

.le sens des grouille- Toi soi bung, nên toi sor 
ments dans le ventre, dau Wm. 
j'ai bien peur d'être 
malade. 

Qu'avez-vous donc Anh c6 câi gi trên mûi 

sur le nez? do? 

Bonjour Monsieur ! Chào ông ! 

Madame voudrait-elle Bà, c6 mudn di xe dao 
faire une promenade en chci không ? 
voiture ? 
Il y a des hommes bons. C6 ngu-ori tôt, 

§ 2. — La Famille — Phrases* 

Trisaïeul, Ông scr. 

Bisaïeul. Arrière grand* 
jère, Ông c6. 



— 3 — 

Aïeul. Grand père, ông. 

Père. Fils, Cha. Con trai. 

Petit fils, Neveu, Châu, 

Arrière-petit-fils, Ghé t, 

Arrière-petit-fîlsdufîls, Chût, 



Frère, 


Anh. 


Frère germain, 


Anh em ruôt* 


Frère utérin. 


Anh em ruôt mot me. 

• • • 


Cousin-germain, 


Anh em con chù con bàc. 


Oncle paternel, 


Chii, bâc; 


Grand oncle paternel, 


Bâc,chû là anh em vdi ông. 


Oncle maternel. 


Câu. 

• 


Grand oncle maternel, 


ôag c&n là anh em vdi bà. 


Trisaïeule, 


Bàs(r. 


Bisaïeule, 


Bàcd. 


Aïeule, 


Rà. 


Mère, 


Me. 

ê 


Fille, 


Con gài. 


Petite fille, 


ChAu gdi. 


Arrière-petite-fîlle, 


Cbâtgài. 


Arrière-petite-fille de 


Cbût s&u 


la fille, 




Sœur, 


Cbi. ' 


Cousine-germaine, 


Cbi énl con chù. 


Tante paternlle. 


Cô. 


Tante maternelle, 


m. 


Grand' tante^ 


Bà di là chi em vd^i bà. 


Frère aîné, 


Ânh. 


Frère cadet. 


Em trai. 


Sœur aînée, 


Cbi. 

• 


Sœur cadette, 


Em gài , 



J^ai encore mon ar- Ông g6 toi côn s^og, 
ri ère grand-père. 

Je n'ai jamais con- Tùi không cô biét bà toi 
nu ma grand' mère, khi nào hêt. 

Mon père est allé à Cha toi xutfng Mï-tho ngày 
Mï-tho avant hier, il hôm kia, chiéu nay toi ai 
doit revenir ce soir, rirdrc vé. 
je vais à sa rencontre. 

Mon petit frère est Era toi à* nhà trirorng, côn 
au collège, ctmagran- chi toi c6 chông rôi. 
de sœur est mariée. 

J'ai une petite nièce Toi cô mot dijra châu 
qui est très-gentille, gai côn nbô ma ngô que 

chirng. 

Je vais chez ma tan- Toi di mcri di ou bien 
te, l'inviter à déjeuner (cô)lôi ngày mai âën dùng 
pour demain. bû*a ccrm tru*a. 

§ 8. — Jours de la semame — Temps — 
Orientation — Phrases. 



Dimanche, 


Cbùa nhirt. 


Lundi, 


Ngày thir hai. 


Mardi, 


Ngày thur ba. 


Mercredi, 


Ngày thir tir. 


Jeudi, 


Ngày thir nàni. 


Vendredi, 


Ngày thir sàu. 


Samedi . 


Ngày thur bây. 


Hier, 


Hôm qua. 


Demain, 


0ân mai, ngày mai, 



— 


o — 


Le matio, 


Sorm mai. 


Au point du jour, 


Tàng sang* 


Soir, 


Chiéu. 


Dans la soirée, 


Buôi chiéu. 


A. midi^ 


Tru'a. 


L'appès midi, 


HÔi xéf. 


Minuii, 


Khuya. 


Aujourd'hui, 


Hôm nay. 


Semaine, 


Tuân lô. 


Mois» 


Tbdng. 


Année, 


Nftm. 


Jour, 


Ngày. 


Heure, 


Già. 


Minute, 


Phùt. 


Horloge, Pendule, 


Bông hé. 


Montre, 


DÔng hÔ trài quft 


Nord, 


Bâc. 


Est, 


Btog. 


Sud, Midi, 


Nam. 


Ouest, 


Tây. 


Nord-Est, 


Bông bâc. 


Sud-Est, 


Bông Nam. 


Nord-ouest, 


Tây bâc. 


Sud-ouest, 


Nam bâc. 


Boussole, 


Bia bàn. 


Les 4 points cardinaux, 


Btfn phu'ong trcri. 


Les 4 points collatéraux, 


Bdn hirémg trori. 


L'étoile polaire, 


Sào bâc d&u. 


Aujourd'hui il fait 


llôm nay tro'i M 


bien beau temps. 





— 8 — 

Mon maître en de- MAy bûra rày ôog chù 
mande depuis plusieurs toi hôi hoài ma toi mua 
jours, je n'ai pas encore chœa du^çrc. 
pu en acheter. 

Hier j'ai faitunegibe- Hôm qua toi n&n mot 
lotte de lapin; tout le mônthàxào; ain^ytrong 
monde l'a trouvée excel- nhà déu lay làm an ngon 
lente. quà. 

En cette saison les sar-* Mua iiây con le le dm 
celles $Qnt fort maigres, quâ, 

§ 5. — Légumes — Phrases. 

Oignon. Ail. Cù hành. Toi. 

Poireau, Porreau. Cù kiôu. 

Kchalotte. Carotte. Cù nén. UÔng la bac. 

Pomme de terre. Cù khoai. 

Chicorée endive. KhA thâo. 

Rave, Radis. Chou. Cù cài. Câi bâp, câi rô. 

Oseille frisée. Cây dieu hoang. 

Cresson. Pourpier. Bînhlich. Rau sam. 

Persil. Uoa thani. 

Courge, Citrouille. Bi. 

Concombre. Cornichon. Du*a chuôt. Du*a leo. 

Melon, concombre, pas- Du*a. 

tèque. 

Haricots. Mu. 

Pois. Champignon. h^n tron. Mm. 

Salade. Laitue. Rau trôn. Rau diép. 

Légumes. Rau^ dâu. 

En cette saison, il n'y Mua ni\\ cài bâp h^t 
a plus de choux. lôi. 



r- 



— î) — 

\imez*vous Pail et les Ai^b ira hành toi không? 
oignons ? 

J'ai trouvé beaucoup Toi mua dâng khoai 
de pommes de terre, ubiéu quâ, nhu'ng ma no 
mais elles ne sont pas bien kbông cô dang t£ft mâ[y. 
bonnes. 

J'aime beaucoup les Toi hay an rau lâm. 
légumes. 

Cuisinier, vous nous Biu béfp,pbAioâu mot 
ferez un plat de cbam- mén ntfm an cbiéu nây; 
pignons pour ce soir, nghe kbông. 

Voici des carottes, des My là cû hông la b&c, 
poireaux et deux raves cù kiêu, va bai cù cAi dé 
pour la soupe. ma dÂu canb. 

Je vais acbeter une Toi di mua mot trdi 
pastèque. du'a. 

Aimez-vous les radis? Anb bay an cù céi d6 
Pour moi j'en raffolle. kbông? Toi u*an6 dfrqud! 

§ 6. — Fruits — Phrases. 

Fruits, Banane, Trâi trâng. Trài cbudi. 

Orange, Mandarine, Trâi cam. Tréi quit, 

Citron, Grenade, Trâi cbanb. Trài li^u. 

Goyave, Carambole, Trâi ôi. Trâi khéî. 

Mangue, Coco, Trâi xoài. Trâi dura. 

Jacque, Trâi mit. 

Pomme-canelle, Trâi màug cÂu. 

Mangoustan, Trâi mfing eut. 

Fruit du Guttier, Trâi vàng nbijra. 

(!orossol, Trâi màng câu xiém. 

J/, de C. '2 



— 10 — 

JKnki, Rèfledu Japon, Trai h<îug. 

Nèfl(3 litchi, Irai vAi, 

LifcUi œil do dr.igon, Trai nhan. 

Poininc d^icajou, Trài dào Ion hôt. 

Oh ! la quantité de (Iha chA, Irai cAy nhicîu 
fruits ! qna ! 

Ouelle est le fruit de Trdi nào dâit Nam Kv 
Cochinchine le plus prisé? ng-'rnri ta ira han hÔt? 

T'est le n?angoustan. Là frai uiàn^ eut. 

Le mansToiistan est. ori- Tây màng eut c6 pliai 
ffiriîiiro de la Cochinchi- \k nffuvèn bcri dat Nam 
ne, n'est ce pas? Ky mk ra kliông? 

Non, Mons'enr, cet^r- 1'hira ông,khôngphâi, 
l)re a été importé de Sin- cAy mângcutdônguyôn 
fî'ipore en Cochinchine hri*i hèn Phô' mai ma ra: 
par le graîîd évoque dire j^iàm mued'Adran, 
d'AdrJin. qui planta le demc/iy fîy qna bon ndy, 
premier à Lâi Ihiêu près irông lai Lai tliièu gân 
Saï.uon. Sài gon. 

Et que dites-vous des Vay cbo* (on Irai xoài 
mangues? thl làm sao ? 

La mangue es^ un excel- Trai xo^i tlii ngon lâm, 
lent fruit; il y en a qui la lai c6 nhiéu ké u'anoho'n 
préfèrent au maniroustatî. ira mîtoe: eut. 

Quant à la jacque, elle Côn mit, thi ngmVi Tây 
est assez peu estimée par không ira nôcho mtfy. 
les Kuropéer s. 



^- Il — 

§ 7. — Viande — Potage ~ Œufs — Condi- 
ments — Phrases. 



Viande. Du bœuf. 

Du porc. Du poulet. 

Du canard. 

Du lièvre, du lapin. 

Côtelette. Gigot. 

Jambon. Foie. 

Cœur. Gésier. 

Mëlle. Pied de cochon. 

Hiiefiis. Omoplate. 

Andouille. 

Doudin. 

Saucisson. 

Viande bouillie. 

Viande rôtie. 

Vinnde à l'auvée. 

Viande à la fricassée. 

Bouillon de viande. 

Poiase. 

Bouillon aux herbes. 

Potage au riz. 

Purée de pois. 

Ragoût. 

Sauce. 

Saucière. 

Bouillir. Frire. Rôtir. 

IVM'r ;'i la ])rucluî. 

FricasstT. 



Tbit. Thitbô. 

Thitheo. Thit gà. 

Tbit vit. 

Thitthô. 

Sircrn,xircrngsirorn. Mi. 

Thitdùi. Gan. 

Long, trâi tim. M^. 

Tùy. Giè beo. 

Cbâ. Cbà vai. 

Thit va ruôt beo dôi. 

Thit va huyët beo dôi. 

Thit beo dôi. 

Tbit luôc. 

Tbit quay, tbit nu'ô'ng. 

Thit bâm. 

Tbit cbiên. 

Nu-dc thit nâu ninh ra. 

Canb. 

Ntrdrc canb rau. 

Cbào. 

Cbàadâu. 

m 

Bô xâo. 

Bô gia vi, nirdrc cbâ[m. 

Dïa dumg nirdrc cbâ[m. 

Luôc. Chien xào. Nirdng. 

Ou;iy. 

Xào. 



Fricassée, ragoût. 
Daube. 
Poulet sauté. 
(Jlîuf. Jaune d'œuf. 
Blanc d'œuf. (Euf frais, 
<iEuf à la coque. 
Œuf frit. 
<Euf au miroir. 
Faire une omelette. 
Omelette. Sel. 
Saumure. Poivre. 
Piment. Huile. 
Vinaigre. Moutarde. 
Graisse. Cannelle. 
Noix muscade. 
Épices. 

Fenouil, Ânet. Anis. 
Clou de girofle. Safran. 



12 -- 

Thit xào. 
Thit um. 

Thit gà chien, xào. 
Trirng. Trông dô. 
Trôngtrdng. Trirng m(>i. 
Trurng luôc. 
Trurug chiôn. 
Ch& trirng ngôi. 
Chien Irirng. 
Châ trijrng. Mutfi . 
Niro-c mâm. Tiêu, 
Trài &[. Dâu. 
(îiâîm. Tircrng câi. 
MO. Nhuc quéf. 
Nhuc dâu kbàu. 
Hu^cng hoa, thuÔc thorœ. 
Tiéu hôi. Ilôi hircrng» 
Dinh hu'crng. Nght). 



Ce malin je n'ai pas 
pu acheter du bœuf, il 
était trop mauvais. 

\oici une . purée de 
pois, elle est excellente. 

Avez- vous pu vous 
procurer du canard? 

Oui, Monsieur, je l'ai 
mis en ragoût, et je le 
servirai tout-à-Pheure. 

C'est insupportable ! 
.j adore les pieds de co- 



Sâm mai nàv toi mua 
thit bo không dang, coi 
nô xâu quà. 

Dây là châo dâu ngon 
lâm. 

Chu mua dang thit vjt 
không ? 

Tbu-a ông, toi mua 
dâng, toi xâo rôi, mot 
chût nfra foi bu*ng lên. 

Tû*c quà chù-ng I toi 
u^u giô heo bel si^rc, ma 




— 13 — 

chon, et cetimbécile de thàng dâubéfpnâykhông 
cuisinier n'en achète ja- khi nào nô mnô hëi thây. 
mais. 

Monsieur, voici un ci- Thu'a ông, dây là mon 
vet de lièvre. thô nrfu rœoru. 

11 n'y a pas assez de Thit châ mâynétu dây 
condiments dans ton ha- thi thitfu â6 nêm không 
chis, entends-tu ? dà, nghe không? 

Y a-t-il du rôti ? Cô thit nu-drng không ? 

Cuisinier, prépare*moi Mu bêfp^ luôc cho tao 
trois œufs à la coque. ba cai trirng gà di. 

Je trouve qu'un peu de Thit quay an vdri tu'cng 
moutarde relève beau- câi, toi lây làmngon ho'n 
coup le goût du rôti. nhiéu. 

Versez quelques goût- B6 mot miéfng giétm 
tes de vinaigre dans ces trong dâu này j thi an 
haricots, ils seront meil- ngon hcn. 
leurs, 

s 

§ 8. — Laitagd — Confiturds — Phrases. 

Lait. Fromage. Sfra. Bânh sîra. 

Fromage frais. Bành sura tu'orj. 

Fromage mou. Banh sfra mém. 

Crème de lait. Yâng sfra. 

Beurre. Miel. M<t sfra. Mat ong. 

Confitures. Mfrt. 

Fruits confits. Trài cây rim mfrt. 

Gingembre. Gfrng. 

Ici le lait est fort Ô* dây sfra bô mât iiên 
cher, et il ne vaut pas là en , lai cûng không tdt 
grand chose, g^ . 



— 14 — 

Tt>us les matins je Moi bû*a s&m mai Wi 
preudsmon café au lait, ucing cà phe sfra bô. 

Voulez - vous que Anh cô mutfn an châ 

^ nous fassions une ome- triïng n&n v&i mSr sira 

lette au beurre ? không ? 

Ce fromage est déli- Bành sfra nây ngon lâm, 

cieux, où Pavez-vous anh mua cr dâu vây. 
acheté ? 

Voici des confitures Bây là mijrt khéf , anh 

de carimboles , en cô dùng không ? 
prenez-vous ? 

Qu'est-ce ceci ? Du Câi gî dây? Là girng. 
gingembre. 

§ 9. — Céréales — Tubercules — Service 
de table — Phrases. 

Riz blanc. Paddy. Gao. Lùa. 

Froment, blé. Lùa mi. 

Patates. Manioc. Cù khoai. Khoîii-gon. 

Sagou. Arrow-root. But bàng. Nira. 

Tapioca. Farine. lk)t khoai gôn. Bot. 

Maïs. Orge. Cây bép. Mach nha. 

Sésame. Cây mè. 

Bouteille. Vin. Câi ve. Ru'oru. 

Bouteille de vin. Ve ru'oru. 

Eau. Pain. Kirâc. Bdnh. 

Louche. Va mue, mu6ng Id-n. 

Carafe d^eau. Couteau. Binh nir&c. Dao. 

î^appe. Cuiller. Khàn trâi bàn. Mu6ng, 



Fourchette. Ferviet^e, Nua. Khan. 

Verre. Saladier. Ly,chen. firîtronrnii. 

Plat. Assiettô. I)ïad6rin. lïïabàn. 

Tire-bouchon. Ciiro-dent. Huôtgà. Xla rang. 

Chaise. Table. Gh^. Bàn. 

Huilier. BÔ dé dâu giâm. 

Moutardier. ïWzcuit, Ve liro-ng câi. Ccm. 

Je viens d'acheter six Toi njo'i mua sau tram 
cents piculs de riz, et t^ gao, va tam tram ta 
huit ceiits de paddy. lûa. 

Le blé pousse-t-jl en Bât Nam Ky ngu-cri ta 
Cochinchine? Ir^ng lûa mi c6 moc 

kiiông ? 

Oui, il lève, mais il n'a Phâi,lr6ngthi no moc, 
pas de grains. Les pom- ma no không c6 bot. 
mes de terre font la même Khoailangiâycûngvây, 
chose , elles pousseni trông thi lên, nhu-ng ma 
mais ne donnent pas de không cô où nào hO't. 
tubercules 

Voici un potage de BAy là banh canh. 

sagou. 

Apportez une servielte Bem cho ôug mut cai 
pour Monsieur. khan.. 

Ces verres ne sont pas .Mô'y câi ly không co 
propres. sach chut nào. 

Oh 1 la belle table que Lhà ! Arh c6 cài bàn 
vous avez là! En quoi est- ndy toi dû' bay I Bàog 
elle ? cây gi vay ? 

Elleestenboisdetrac. No bâng gô trâc. 

Changez les assielies. B6i dïa di, 



— 16 — 

Débouchez cette bon- ^frvt rvrç'ii nâ'y ra rôi 
teille et versez à boire, rôt ma utfng di • 

Pai perdu le tire-bou- Toi làm mât cài ruôt 
choD, je ne sais pas où gà rôi không biêt or dâu 
il est. ma kiéfm. 

Et le saladier où est-il? Côn cài dïa trôn rau Sr 

dftu. 

Monsieur, je vous de- Toi lay ông, xin ôDg 
mande pardon, je viens chdr chtfp, toi mdi làm 
de le casser. b^, 

§ 10. — Boisson — Service à thé — 

Phrases • 

Eau. Eau filtrée. Nu-ac. Nu^àc Iqc. 

Filtrer de Peau. Filtre. Loc nirdc. fiô loc pirn-c. 

Gargoulette. Binh dirng nxrôô. 

Vin. Vin mousseux. Ruçrunho.Ruorubot,bân. 

Vin excellent . Ru-çru ngon. 

Vin doux. Vin léger. Ru-çru ngot. Ru*çru yê'u. 

Vin tourné. Vin éventé. Ru-çru bu*. Ru-çru mât hcri. 

Bière. Ru-çru mach nha, ru-çru 

Eau de vie. Cognac. Ru-çru manh. [bot. 

Vin blanc. Ru-çru nho trâng. 

Thé. Thé de Chine. Trà, chè. Trà tàu. 

Thé de Hué. Café. Chè, trà Huéf. Cà phe. 

Tasse. Soucoupe. Chéu. Dïalôt dé chén, 

Petite cuiller. Sucre. Muông nhô. Bu-ârng. 

Sucrier. Théière. Binh dirèng. Binh trà. 

Cafetière, Bïnh cà phe. 




— n — 

Voi an lait. Plateau. Binh sfl'â. Mâm. 

L'aulre jour , j'avais Hôm trcrdc, toi c6 mua 
acheté bien cher quel- rœçru chdt mât ma xAu 
ques bouteiltes de mao- lâm;màcôQrirçnin£ylÀ 
vais vin; mais celui-ci est thir ogoo; dây anh n^m 
bon, goûtez -le. thù' coi. 

Àppoptez-nous la gap- Bem binh nurdrc dây 
goulette. cho ta coi nà. 

Voici de Peau de ThA Nœorc nây là nu'o'c 
dure, elle est excellente, surfi Thù dire, urfog 

ngon lâm^ 

Prenez-vous un peu de Anh mu^ uâng mot 
Cognac? chûtru'orumanhkhông? 

Je n'en bois d'habitu- Toi quen dùng mot 
de qu'un, p^u le matin chût sd'm mai, khi sau 
après mon café. \\6ng cà phe ma thôî. 

Apportez le service à fiem dô trè ra dây. 
thé. 

Y a-t-il assez de tasses? C6 di\ chén không? 

Ce thé n'est ni trop fort, Trà nây vira ma thôî, 
ni trop faible, il est bon chd không dâmquà ma 
comme cela. cOng không Içrt quâ. 

J'ai deux sucriers , en Toi sâm hai câi binh 
désirez-vous un ? du'crng, anh mudn mot 

cai không? 

Ces petites cuillers sont Mây câi muAng nhô 
ei^ argent. nây bàng bac héft. 

Allons faire un peu d,e Thôi, ta di nghi mot 

ste, puis nous pren- chût, râi utfng rirçru bçt 

ons la bière. chcrî. 



18 



>5 11. — Chemin — Voiture — Phrases. 



Rue. 


fiàng, du'orng. 


Chemin. 


Bàng, dàng sa. 


Roule. 


[ \TCfOg câi. ^ 


Sentier. 


fiu-crng Lém, W. \ 


Chemin de halage. 


Du'orng mé sông dé kéo 


Chemin de fer. 


Xe lira. [ ghe. 


Quai. 


Birôrng mé sông. 


Voiture. Cheval. 


Xe. Ngira. 


Harnais. Selle. 


16 n^ira. Yen ngira. , 


Sangle. Étrier. 


Dây nit. Chon dirng. 


Voiture à deux chevaux. 


Xe song ma. 


Strapontin. 


Ghfï n^6i tru*6'c X3. 


Capote de voiture. 


Mui X ». 


Voiture à capote. 


Xe mu*. 


Baisser la capote. 


Sâp mui xuông. 


Relever la capote. 


Dirng mui lôn. 


Atteler la voiture. 


Thâag xe. 


Seller le che\al. 


Tlâigngira. • 


Housse. 


La phù ngira. 


Houssine, fouet. 


Roi. 


fiavalier. Cocher. 


Kè c&i ngira. Ké dânh xe. 


Cravache. 


Hoi ngua. 



Désîrez-vous faire une Ong muon di xe dao 

petite promenade en chai mot chût kliông ? 
voilure. 

Oui, parfaitement. T, durrc ma, 



I 



— i9 — 

Attelez, Thâng xe. 

el'ai une voiture à deux Toi c6 mot cdi xe song 
chevaux. ma. 

Ce garçon sait-il bien Thâng ndy biêft dânli 
conduire? . xe giôi không? 

Passons par ici; les Bi ngâ ndy; du'orng 
chemins sont bons. di tôt. 

Ce sentier où mène- ©u'èrug hèm này di qua 
t-il. dâu? 

Il mène droit au quai, Di tât qua du-orng mé 

sông. 

Ce cavalier a mal san- Ngircri cori ngira ndy 
glé son cheval. riêt dây nit ngira nô eu*! 

không xong. 

Je vais acheter une cra- Toi di mua mot cài roi 
vache ( un fouet ). ngV'a. 

Il monte à cheval sans Nô co'i ngira không cô 
étriers. chcrn du*ng. 

§ 12 — Métaux — Minéraux — Phrases. 

Or. Argent. Vàng. Bac, ngftn. 

Cuivre. Airain. Thau. Bông. 

'Etain. Plomb. Thiéfc. Chi. 

Fer. Mine de plomb. SSt. Mo chi. 

Limaille de fer. Mat sàt. 

Gueuse de fer. Quanh sât. 

Vitriol. Mercure. Phàn. thôy. 

Sel ammoniac. Cang sa. 

Salpêtre. Alun. Diôm. Phèn, 

Borax. Ilàn tbe, 

Vermillon, Minium, Sun. 



— 20 — 

Soudure de fer. Ocre. Hàn sât. H/îng' dcrn, 

Cinnabre. Marbre. ChAu sa. Bàcâmthach. 

Pierre. Pierre ponce. M. Bà nôi. 

Pierre à feu. Bà lura, 

Pierre de taille. Bâ vuông, dà bàn, 

Pierre à aiguiser. Bà mai. 

Pierre d'aimant. Bà nam châm. 

Cristal. Albâtre. Thùy tinh. Ngoe phung. 

Biamant. Ngoc kim cang. 

Perle. Ivoire. Hôt châu. Ngà. 

A vez-vous quelque ob- Auh c6 câi gi bàng 
jet en or? vàng không? 

J'ai une paire de bou- Toi c6 mot dôi bông, 
cle d'oreilles et une de mot dôi vàng mdi mua 
bracelets que je viens cho con toi no di cu'd'i 
d'acheter pour le ma- vçr, 
riage de mon fils. 

LaCochincbinea-t-elle Bât Nam Kv c6 mô bac 
des mines d'argent ? không ? 

Je viens de trouver du Toi moi kiêfm dang 
plomb pour fondre quel- khûc chi dé duc it viên 
ques balles dé fusil. dan dé bân sûng. 

On se sert de la limaille Ngu'cri ta dùng mat 
de fer en médecine. sât ma là m thudc. 

Je viens de commander Toi md*i dat mot cài 
une charpente en fer. su'ô'n nhà bâng sât. 

Ce terrain est très- Bât này c6 phèn nhiéu 
aluneux. làm. 

Voulez-vous acheter Anh muÔn mua m^t 
une pifrre à aiguiser? tflfm drf mai không? 



— 21 — 

J'ai reçu dernièrement Ngircri ta mdri g^icbo 

une dizaine de verres en toi mot chue cai ly bâng 

cristal. thùy tinh. 

ï a-t-il beaucoup de Xir nây hôt châu co 

perles en ce pays? nhiêu hay là it? 

Le manche de ce cou- Càn dao nây bâng ngà. 
teau est en ivoire, 

§ 13. — Maison — Dépendances — Literie 

— Phrases* 

Maison. Br'que. Nbà. Gach. 

Tuile. Carreau. Ng6i. Gach làu. 

Chaux. Four à brique. Vôi. L6 gach. 

Four à chaux. Mortier. Lô vôi. Hô. 

Faire le mortier. Truelle. Qu^t hô. Bay. 

Maçon. Maçonner. Thçr hô, thçr xày. Xây 

Crépir. Blanchir. Tô. Tô trdng. [gach. 

Fondement, soubassement. Néo nhà. 

Mur, muraille. Vàch. 

Cloison. Vâch ngàn, vàoh phèo. 

Toit. Faite du toit. Mai nhà. Nôc nhà. 

Toit en pente. Mai dÔc. 

Charpente. Etage. Su^crn nhà. Tàng nbà. 

Maison à étage. Nbà lâu. 

Plancher. Chambre. Gàc. Phùng, 

Cabinet. Porte. Phông kin. Cura. 

Fenêtre. Cfra s6. 

Porte à deux battants. Cira bai cénh. 

Serrure. Verrou. ông khôa. Thoen. 

Ais. CuilVe. Annoit*e. Van, bân. Ilôm. Tft. 



— 90 ._. 

C'iaisc. Escabeau. Ghê. lie. 

Ciisiiie. Salle à manger. Nhà bep. iNhà an ccrra. 

Cellier. Cave. Kho rircrn. 

Lit. Moustiquaire. Giu-omg. Mùng, 

Couverture, xNatle. Méo. Chiê'u, 

Traversin. Oreiller. Gifi dài. Gtfi vuông. 

Matelaç. Nom. 

P/KS moyen de louer une Không mu d'à dang 
maison convenable. cai nl:à nào cho tu* t^. 

Tout simplement, je Thôi, toi finh céEt mot 
vais m'en construire une cai (nhà) cho vira y toi, 
à ma convenance, sur le nci dtft toi mua nam 
terrain que j-achetail'an- ngoàl, 
née dernière. 

Je viens de m'entendre Toi mo*! tinh vdri kè 

avec un entrepreneur, et lânh viôc làm xong r6i, 

je veux îibsolunient une lai toi mutfn mot cai 

charpente en fer. su^crn nhà bâng sât ma 

thôi. 

Sera-ce une maison à Anh tinh cât nhà Mu 
éta^e ? — Oui . pbAi không? — Phâi do. 

Au rez-de-chaussée, il Ttrngdu'O'i, thidénhà 
y aura la salle à manger, co'm,phôngru'orckhâch, 
un salon de réception, la kho rirçru va phônglàm 
cave et un cabinet detra- viôc. 
vail. 

Ainsi la chambre à cou- Vây p jông ngù thi b 
cher sera à l'étage. trên Wu. 

Ctarçon, prépare un lit Trè, don cho ôngmôt 
à Monsieur pour coucher, cai ^^iirorng dan^r ông 

ngu coi lia, 



21 ^ 



Mons-'eur, il manque Thirn ông, tliu^ii cai 
rorcilleretlacouvcrUirej g«1i va câi mon, dé toi 
je vais les chercher. di là y. 

Faites ea sorte qu'il \^\\k\ làm sno cho ro 
y ait tout ce qn'il fout dii M rÙM mât nghe 
pour la toillettc. khônjç. 

Si vous voulez bien, Mcri ông \w6n^ coi nhà 
Monsieur, venir voir les du'O'i chci. 
dépendances. 

Voici récurie avec BAy là chuông ngira 
deux chevaux. vdrj hai con ngira. 

Ici la cuisine, elle est PAy là cdi nh?\ bè'p, no 
bien petite. chat quà. 

J'ai, de plus, une vo- Lai t^i cô mot cài l^ng 
lière, un poulaillier et chiin, môlcai chuông gà 
un colonibier. va cai I6ng bo câu. 

Combien avez- vous Anh crft cdi nhà \6\\ 
dépensé de milliers, de hêft m%muôn gach?-« 
briques pour votre mai- Tffn hé?t hcrn sâu muôn, 
son ? — Plus de soixanle 
mille. 

Pensez-vous à faire un Anh tinh xây vàch 
mur de clôture ? — Oui, tu-crng rào lai không? — 
mais l'année prochaine Ù*, toi tinh xây dâ, ma 
seulement. qua sang nâm toi mdrilàm. 

Quelle est le prix de la Nàm nay giâ vôi bdn 
chaux cette année ? m% ? 

Je viens d'en acheter Toi mai mua mot tràm 
cent piculs à raison de ta; cir 3 ta là mot dông 
une piastre» quarante les hai goc tir. 
r{ piculs. 



2i 



ji 14t — 0$ Peau — Dh la Navigatioû, 

— Phrases, 

Eau. Eau vive. Nu-dc. Nu-dc là. 

Eau croupissante. Nu'drc bùng. 

Eau claire. Eau trouble. Nu^ac trou^. Nrfo'c duCé 

Eau douce. Eau salée. Nu-dc ngot. Nu'do man. 

Yeiue d'eau. Mer. Mach nu'cïc. Bien. 

♦ 

Lac. Marais. Rivière. Bàu. H6. Khe suôi. 

Source. Fleuve. Puits. SuÔi. Sôug. Giëng. 

Vent. Orage, grain. Gio. Dông {6. 

Tempête, typhon. Flots. Phong bâo. Sông. 

Ondes. Ile. Dora sông. Cù lao. 

Défroit. Golfe. Bien hep. Vinh, vûng. . 

PorL Rivage. Cura bien. Bfti bien. 

Cap. Brisans^ écueil. Mûibién. Ran, bon 1((. 

Barre, banc de sable. C6n cat. 

Bateau, Navire. Barque. Tàu. Ghe. 

Barque de mer. Ghebàit. 

Voile. Haubans. Buôm. Chàog. 

Mât. Gouvernail. Côtbuôm. Bành lài. 

Aviron. Tolet. Câi chèo. Côt cbèo. 

Nacelle. Pouppe. Ghe lu'orn. Lài, sau.lâi. 

Proue. Mûi ghe ( tàu ). 

Le lest. B6 dân ghe ( tàu ). 

Ancre. Sonde. Neo. Trài dô. 

Boussole. Pavillon. Biabàn. Cà tàu. 

Capitaine de navire. Chùa tàu. 

Pilote. Matelot. ônghoatiêu. Bao tàu. 

Passagers. Rameurs. Ké qua giang. Ké chèo. 



— 2o — 

Equiper un navire. * Don tàu. 

Fréter un navire, Mu'd'n tàu. 

Lever l'ancre, Kéo neo. 

Faire voile. Chay budm. 

Cingler en haute mer. Ra khcri. 
Hisserla voile. Cottoyer. Kéobuômt Long*. 

Baisser le pavillon. Ha cor xut(ng. 

Louvoyer. Mouiller. Chav vàt. Gieo neo. 
Etre à Tancre. Faire eau. Câm neo. Lâu thûy. 

Prendre le vent. Bçc giô. 

Avoir vent de bout. Giô ngu'o'c. 

Avoir le vent arrière. Giô xuôi. 

Le vent fraîchit. Rân giô. 

Nous partons ce matin Sâca mai ndy, mu'ài 
à dix heures ; c^est pour- giàtàu cbay; cho non, 
quoi, à sept heures, tout bày gicr, ai nây pbài cô 
le monde doit être à bord, d^dri tàu héft thày. 

Détachez les amarres, M^ dày bin ra^ kéo 
•levez les ancres , et en neo di, rôi cbay di, 
avant. 

Le temps est beau, Trài tât, giô xuôi, cho 
nous avons bon vent, nên ra khcri tiirc thi. 
nous cinglerons de suite 
en haute mer. 

Le vent tourae contre Giô ngu'çrc rôi; b4y 
nous; nous n'avons plus giôr ta phài chay vàt moi 
que la ressource de lou- xong, dangdçri â£!n khi 
voyer, en attendant. nô xuôi lai. 

J'ai le mal de mer, je Toi dai sông, toi ai 
vais me coucher. nâm. 

M, de C. 3 



Le vent est tombé et la . Lâng g\6 vôi , bien 

mer est calme. lâng. 

Où sommes nous? Tcri dâu, bây gior? 

Encore une heure et Côn mot gior nûra thl 

nous sommes au port, vào cura. 

Quel plaisir d'arriver Tdî mau lâm , vui 

si vite ! quà. 

Comment! Vous n'ai- Ùa! Anh không u*a 

mez donc pas la mer ? di tàu sao ? 

Jenel'aimepasdutout; Toi không u'a chut 

et je lui préfère de beau- nào; toi u'a di bôhcn, 
coup le plancher des 
vaches. 

§ 15. — Vêtement — Toilette — Phrases. 

Chapeau. Bonnet. Non, MO(mâo). 

Bas. Souliers. Vd*, tât. Giày. 

Pantalon. Habit, robe, Qnàn. ko. 

Chemise. Ao lot, ào Irong. 

Ceinture. Bouton. Dây lu'ng. Nut âo. 

Gilet de flanelle. Ao nï. 

Voile. Mouchoir. Cài lùp. Khan mûi. 

Serviette. Jupe, jupon. Khan. Vày, cun, chân. 

Peigne, démêloir. Câi lu'çrc. 

Brosse. Miroir. Bhxi châi. Kiën soi. 

Cirage. Thudc dénh giày. 

Savon. Eau de senteur. Xa-bong. Nu^dc thcrm. 

Epingle. Kim gâm, kim eue. 

Eventail. Balais. Quat. Chôi. 

Epoussette. Bàn châi bui. 

Plumasseau, ChAi long. 



- 27 - 

Mon chapeau est bien Cài non t6i cû lâm; toi 
vieux; je vais en acheter tiob di mua mot cài mâu 
un autre. 

J'ai perdu ma brosse Cài bàn cbài càa toi 
à habits, mft't rôi. 

Apportez moi une ser- hem cho toi moi edi 
viette. khan. 

Oh 1 le beau miroir ! Kiéfn tôt qud ! 

Je pars chez le cordon- Toi di lai thcr dông 
nier acheter une paire giày mua mot ddi giày 
de souliers. cho toi. 

C'est grâce à ma fia- Toi nhor éo nï, cho nén 
nelie que je ne suis ja- không khi nào toi ho 
mais enrhumé. héft. 

§ 16. — Tailleur — Dialogue. 

Aiguille. Kim, 

Dé à coudre. Bao tay ma may. 

Fil. Fil de soie. Chi. Tor. 

Ciseaux. Ëtui à aiguilles. Kéo. Ông kim. 
Toile. Soie. Filoselle. Vâi. Lua. Bûi. 

« 

Coton. Ouate. Bông. Gôn. 
Crépon. Drap, flanelle. Nhiëu. Nï. 

Machine à coudre. May may. 

Mètre. Couper. Thu'drc do. Câl. 

Coudre. Faufiler. May. May lu'ç'c. 

Etoffe pour habits* Ilàng giè. 

Echantillon. Gié. 

Ètes-vous tailleur ? Chu làm thrr may không? 






— 28 — 

J'aurais be« jin d'ua Toi mudn mot cài io. 

habit. 

C'est bien; en vo'oi Birçrc; dây nây c6 mot 
uu qui fera votre af- câi khi vira, xin ông raàc 
faire, essayez-le. thù* coi. 

Je ne puis pas le met- Toi m&c không dirorc 
tre, il est trop étroit. nô chat quâ di. 

Prenez moi mesure Hây do va cât cho toi 
d'un pantalon. mot cdi quân. 

Le voulez-vous large Ông muôn may nô rông 
ou étroit ? hay là may nô hep ? 

Je le veux ni trop May cho vira, cliô' toi 
large nî trop étroit. không mutfn cho nô rông 

quà ma dirng hep quâ. 

Quand sera-t-il prêt ? May chirng nào rôi ? 

Demain soir. Chiéu mai • 

Vous êtes une mala- Chi dà" quà, chira bi^t 
droite, vous ne savez may vd gi hê!t. 
pas coudra du tout, 

Al'ez m'acheter une Bi mua cho loi mot 
douza'ne dVguilles. chue cây kim, 

§ 17. — École — Fournitures — 

F hrases • 

É'îole, collège. Classe. Trurârng hçc. Nhà hoc. 

Pupitre. Banc. Trâp vi^t. Ghë ngôi. 

Tableau. Livre. Leçon, fiàn. Sàch. Bài hoc. 

Cahier. Tapier. Tâp giâCy. Giây. 

Modèle d'écriture, Tâp dô. 

Encre, tncrieri Mifc, llinh mire. 



Plume. Crayon. 
Ardoise. 

Crayon d'ardoise. 
Craie. Carrelet, règle. 
Papier blanc. 
Papier rayé. 
Cahier de corrigés. 
Pinceau. Bureau. 
Écrire. Épeler. 
Lire. 



— 29 — 

Ngôi viÉ(t. Cây vi^t chi. 

Bân àà. 

Cây viéft â&» 

Phân. Thirdc gach, 

Giây trâng. 

Giây gach. 

Tâp vi^t. 

Bût viéft. Bàn viéft. 

Viéft. Bânh vân. 

Boc séch, coi sâch. 



Savez-vous lire? 

Oui, parfaitement. 

Connaissez-vous les 
caractères chinois? 

Je commence seule- 
ment à les étudier. 

Allez m'acheter une 



Riêft coi sâch không? 

Tôibiê'tgiôi. 

Biéft chfr nhu không? 

Toi mcH cô hoc ma thôi. 

Bi mua cho toi mot bôp 
boite de plumes et six ngôi viéft va sâu cây viéft 
crayons; entendez-vous? chi; nghe không? 

Je n'ai plus de cahiers. Toi héft tâp viéft rôi. 

Les pupitres de l'éco- Trâp viéft tru'crng hoc 
le sont très bas. thâp quà. 

Je ne sais pas ma le- Toi không thuôc bài 
con: celui-ci la sait très anh x\&\ ành thuôc làu 
bien. da. 

Hier je me suis pro Hôm qua toi mua hai 
curé 20 paquets d'encre chue gôi mure deh. 
noire en poudre. 

Combien avez -vous- Anh mua xâ'p giây gach 
payé cette rame de pa- hàng nAy h^t bao nhiêu ? 
pier rayé ? 



— 30 — 

Il y a UD mois déjà Bâ mot tbàng nây toi 
quej'exerce ces gamins day mây thànglula nây 
à épeler^ et je n'y par- dành vân, ma u&ng công 
viens pas . toi, né cûng không cô biéft 

gi héît. 

§ 18. — Jardin — Champ — Outils 

— Phrases. 

Jardin. Champ. Virorn. Ruong. 

Charrue. Soc de charrue. Câi cày. Lu-ô-i cày. 

Laboureur. Semeur. Nông phu. Kè gieo gitf ng. 

Sarcleur. Kè phât cô . 

Sarcloir. Cài chéc làm cô. 
Moissonneur. Moissonner Kè gat lûa. Gat lûa. 

Glaner. Faulx, faucille. Mot. Cài lu*dri bai. 

Fléau. Fourche. Roi dâp lûa. Coc nang. 

Râteau. Van. Cài bira cào. Cài nia. 

Hoyau, bêche. Cài xuông. 

Houe à 2 dents Cài chia. 
Pioche. Piocher la terre. Câi cutfc. Cu6c ait. 
Sarcler. Planter. Brouette. Nhô cô. Trông. Xe fay. 

Pelle. Herse. Herser. Cài va. Cài hira. Bù-a. 

Labourer. Arracher. Cày. Nhô. 

Herbes. Arbres. Cô. Cây. 

Fruit. Fleur. Feuille. Trài. Bông, boa. Là. 

Branche. Haie. Fumier. Nbành. Hàngrào. Pb&n. 

Fumer. Arroser. Bô phân. Tu'd'i. 

Seau. Cài thùng xàch nu'dc. 

Notre jardin est beau Nftmnayvuorntdtiâm, 

cette année, nous auroos khi cô trài cfty ftn nhiéui 
beaucoup de fruits. 



- 31 - 

Les arbres perdent Cây nung lé hëL 
leurs feuilles. 

Si vous n'arrachez pas Néfu ông không lo ma 
les herbes, les fleurs crè- nhô cô di, tbi bông hoa 
veront toutes. phâi chét hêt. 

Que mon jardinier est Thângchalàmvœorntôi 
paresseux I " nô làm bi^ngqué chijrngl 

Les bons travailleurs Kè siêng nànglàm viêc 
sont assez rares. thi không cô bao nhiêu. 

Si vous n'arrosez pas Néfu ông không lo ma 
ces plants-ci, il périront tœdi mây cây nây, thi nô 
tous. phâi ch^t héft di. 

J'ai planté quelques Toi côtr6ngltcâynho/ 
pieds de vigne, je ne sais ma dên sau nô c6 trài 
pas s'ils donneront du nhiêu it toi chu'a bi^L 
fruit. 

Ces orangers sont Mây cây cam nây ttft 
beaux. lâm. 

Avez-vous beaucou p Trong vu*crn ông cô quit 
de mandariniers ? nhiéu hay là it ? 

J'en ai peu mainte- Bây gior cô it lâm ; nâm 
nant; l'an dernier j'en ai ngoâi toi côdônhft nhiéu 
abattu beaucoup parce bfti vi nô dâ côi que, lai 
qu'il étaient trop vieux nô cô trài it quâ, 
et ne donnaient presque 
plus de fruits. 

Les caféiers ne pros- Cây trà phe không tôt 
pèrent pas. gi. 

Je vais fendre un coco Bé toi chat dù*a cho ông 
pour V0U8 le donner à udng nxr&o cher!, 
boire» 



~ 32 — 

Ces arbres-ci ne sont Nhîrng cây nây xtfu, 
pas beaux , parce que b&i vl nSm nay khdngco 
cette année ils n'ont pas bA phân cho dà. 
été fumés suffisamment. 

Les gens qui sont aux Ngu'd'i ta di cày bù-a à* 
champs pour le labour ngoài ruông chu'a vé. 
ne sont pas encore de re- 
tour, 

§ 19. — De quelques professions libérales, 
et autres arts et métiers. 

Théologien. Kè th6ng sdch doàn. 

Prédicateur. Orateur. Thây giâng. Ké giâng. 

Prêtre. Linh mue. 

Jurisconsulte. Kè thông ly luât. 

Magistrat. Juge. Quan vân. Quan an. 

Juge de paix. Quan thâm an xà* viéc tap 

tung. 

Juge d'instruction. Qutin dé thâm [coiira an). 

Président. Quan doân nhurt. 

Conseiller. QwBXi công luân. 

Avocat. Tbây kién. 

Administrateur. Quan tham bien. 
Administrateur principal.Tuyên phù su* quan. 

Notaire. Poëte. ' Quân bien ky. Thi nban. 

Philologue. Vân nhan. 

Professeur, instituteur. Thây giào. 

Imprimeur. Thor in. 

Pharmacien. Chù tiôm thutfc. 

Médecin, Thây thnrfc. 



Asfronome, 

Astrologue, 

Géomètre. 

Géomancien. 

Géologue. 

Géographe. 

Général. 

Général de division. 

Général de brigade. 

Evêque. Inspecteur. 

Architecte. Peintre. 

Sculpteur, Graveur. 

Chirurgien. 

Chiromancien. 



33 — 

Thây thiln van. 
Thâv coi sao ma btii. 
Ké dac di^n, quan do d^t. 
Thây dia ly. 
Ké thông dia ly. 
Ké thông dia du*. 
Quan tirâng. 
Cbànb dé df(c binh bô. 
Phô dé ddc. 
Giàm mue. Giàm d£(c. 
Giâmt». Tho-vê. 
Tho* cham. 
Thdy mô xé. 
Thdy coi tay ma béi. 
Kèhaydornhat. Thabac. 



Musicien. Orfèvre. 

Marchand, Commerçant, Con buôn bàn. 

Négociant. 

Doreur. Fondeur. 

Maréchal, Forgeron. 

Banquier. 

Courtier. 

Epicier. 

Boulanger. 

Confiseur. 

Boucher. 

Hôtelier, cabaretier, res- 
taurateur. Chà quàn. 

Barbier, coiffeur, perru- 
quier. Ké cao râu, thây hù. 
Cordonnier, savetier. Tbçrgiày. 
Bjtelier. Ngu-ô-i du-a dô. 
Charpentier, menuisier. Thrr môc, 



Tho» ma vàng. Thçr duc. 

Tha rèn. 

Ké buôn bàn bac. 

Kinh ki. 

Kè bàn dô gia vi. 

Ké làm bénh. 

Ké làm mtrt châm . 

Hàng thit. 



— 34 — 

Maçon. Thçr hé, tho* xây. 

Tourneur, Tisserand, Thcr tien, Thor cù*î. 
Tailleur. Thçr may. 

Dans cette localité y a- Chô nây cô ngirori làm 
t-il un boulanger ? bânh không ? 

Oui, ily en aun, chinois, IT, c6 mot ngu-ài choc 
qui fait un pain exécrable, làm bânh xé[u quâ. 

Les astrologues, les Nhfirng thây coi sao 
géomanciens, lef chiro- ma bôi, nhû'ng thdy dia 
manciens ne sont que ly, càng nhû'ng thây coi 
d'ignobles trompeurs, tay ma bôi, vân vân, dêu 

hay phinh gat ûgu-ài la 
ma thôi. 
Savez-vous où reste Ta- Anh , biét nhà thây 
vocat? kiên không? 

J'ai un procès avec un Toi mudn di bôi, hSti 
tourneur d'ici, et je vou- vî cô thçr tiônkiadi kiên 
drais le consulter. toi. 

Monsieur... est un ju- Ông.,. làngu*ârithông 
risconsulte éminent. ly luât càch giôi quà. 

Permettez-moi de vous Toi xin phép mù*ng 
féliciter de votre nomina- ông moi lên làm quan 
tion d'administrateur de tham bien hang nhiirt, 
première classe. 

Ma mère vient de se Me toi mai du*t tay 
faire une grave blessure n^ng lâm; nên toi chay 
à la main; je cours chez ditiêmthutfc mua thutfc 
le pharmacien chercher cdm màu. 
du perchlorure de fer. 
Demain professeurs et Ngày mai cdc thdy 



— 33 — 

élèves iront se promener giào cùng câc hoc irb 
toute la journée. di dao chori trot ngày. 

Mon oncle, fils de gé- Chu , toi là con ông 
néral de division, vient chénh dé ddc binh bô, 
d'être nommé général de môï lèn làm ph6 de dÔc. 
brigade. 

Abordons ce batelier, Lai dàng ngu'M dira, 
et demandons-lui com- de, bôi né dfty di Chçr« 
bien il nous prendrait Idndôibaonhiôu. 
pour nous conduire d'ici 
à Cher Id^n. 

Mon père est architecte, Cha toi làm giàm lao, 
mon frère est sculpteur, anh toi làm thçr cham, 
moi, je veux être peintre, toi mudn làm thor vë. 

Il est tout à la fois théo- Thây tfy thông sâch 
logien et orateur distin- doân va giâng giôî lâm« 
gué. 

Combien avez-vous de Anh mu'à'n ctft nhà 
maçons et de charpentiers anh mây tho* hô vàmffy 
à la construction de votre tho* môc ? 
maison? 

Je vais chez l'orfèvre Toi lai nhà tha bac 

• • • 

commander une paire de dat mot dôi vàng mot 
bracelets et de boucles dôi dinh cho vo* toi. 
d'oreilles pour ma femme. 

§ 20. — Quelques adjectifs. — Phi^ases. 

Avare. Acariâtre. Hà tien. Quau quç. 

Aveugle. Abruti. Bui, mù. Bô dai. 

Boiteux. Bègue. Que, Kècàlfim, 



-- 36 — 



Bon. Bossu. 
BlaDc. Borgne. 
Content. Chauve, 
Coupable. Chassieux. 
Carré. Camus. 
Clair. Canaille. 
Dissipé. Dissolu. 
Digne. Docte. 
Faible. Fort. 
Ferme. Féroce. 
Gros. Gras. 
Grand. Gredin. 
Honteux. Humble. 
Ingrat. Insensé. 
Injuste. 

Ignorant. Imbécile. 
Juste. 

Jeune. Jumeau. 
Joli. Joyeux. 
Laborieux. Laid. 
Mince. Mesquin. 
Malade. Méritoire. 
Muet. Moral. 
Mauvais. Moqueur. 
Noir. Net. 
Obéissant. Officiel. 
Obscur. Odieux, 
paresseux. Pâle. 
Rouge. Rugueux. 
Reconnaissant. Rusé, 
JRond. Ruineux. 



Tdt. Cô hirâu. 
Trân^^ Mot con mât. 
Vui long. S6i ddu, 

cô uyu Bét. 

Vuông. Svp mûi. 
Tôr5. Dôkhtfn. 
Nhetinh. Luôngtiiông. 
Dàng. Thôngthài. 
y eu dutfi. Manh. 
Vfrng vàng. Dû*, hung. 
Lo'n lao. Map.. 
Ldn cao. Bijra bà làp. 
XéUi hô. Kbièm nhu*çrng. 
Bac ngâi. Dai dôt. 
Châng công binh, dur, 
Ddt nât. Vô tri. 
Công binh, sach toi, 
Dang thi. Sinh dôi. 
Xinh tdt, ngô. Vui. 
Hay làm . X&u xa, vô doan . 
Mông. Rit rÔDig. 
Dau. Cô công. 
Câm. Ce néft na. 
XAu, Hay nhao. 
Ben. Sach, rô. 
Chiu luy. Công van, 
T«i. Nên ghét. 
Làm biéfng. Met. 
Bô. Nhàm. 
Hiéfu thâo. Khôn qui. 
Trôn. Làm eho hir hai, 



- 37 - 

Sage, Khôn ngoaD) tù' tô. 

Studieux. Simple. Siêog hoc. Thât ttià. 

Sourd. Satisfaisant. Biéfc. Phi long, deplông. 

Savant. "Superficiel. Thông thai. Vha pbào. 

Violet. Vert. Tlm. Xanh. 

Vieux. Vertueux. Già. Nhorn dure. 

Vilain. Vicieux. " Xâ'u^ hèn. Cochirngxâu, 

Vite. Vulgaire. Mau. Thu^crag. % 

Votre air moqueur H^t thây anh em d<5u 
vous fait détester de tous ghétanh, vi bô anh bay 
vos camarades. nhao ngu'ori ta Mm. 

Il porte un pantalon No b^n mot cai qnân 
blanc, un habit violet, et trâng, mot cai âo xanh , 
un turban bleu. vàbitmôtcaikhânthanh. 

Votre conduite n'est Không ai bâng long vé 
pas du tout satisfaisante, câch mây an ô* h^t thây. 

Ce projet ne manque Viôc tinh toào làm do, 
pas d'intelligence, mais thi ce tri lâm, màthàtuo 
il est ruineux. làm thiét bai lâm. 

Il est aussi vicieux que Cha nô nhan dtrclàbao 

son père était vertueux, nhiêu, thi nô xâu là bây 

nhiêu. 

Un pantalon noir et un Quân den ào dô; dé là 
habit rouge; en voilà un mot bô â6 nhijrt, chd^ phài 
joli costume I chcri sao ! 

L'homme reconnais- Ké hiéfu thâo thiit, ma 
sant est assez rare, mais côn ké bac cra bac ngài 
l'ingrat on le rencontre thi không thi^u gi. 
sur tous ses pas. 

Voici un tableau qui Bày ne cai biït tirorng 
est bien joli. nây tôt Um. 



-- 38 - 

Mes enfants, soyez la- Ô" con, nèu ma coù 

borieux, obéissants, et muân cbo à&ng thông 

ainsi vous deviendrez thài, thî pbâi siông nàng 

savants. làm viôc va virng Icri 

chiu luy . 

Ce brave vieillard, il Toi nghiêp ông già d6, 
est sourd comme un pot. àng diéfe câm. 

Ce que vous dites-là Cài sir anh noi dô, thi 
est odieux; cela prouve cbi rô rang anblà ugircri 
tout simplement que x^u, vi sijT ây là xâu» 
vous êtes méchant. 

Vous êtes bien pâle ce Anh dau, hay Ik làm 

matin, qu'avez-vous sao^ ma anh met. châng 

donc? Seriez-vous ma- divây? 

lade ? 
Ma femme est douce Vçr toi nô hiên lành quà 

comme un mouton, mais chirng, côn me vor toi thi 

ma belle-mère est acari- quau quo va dôc hiém 

âtre comme une harpie. Mm. 

Pourquoi me faites- Sao ma sai loi chay di 
vous donc courir à tout chay Içii hoài ; toi mât cô" 
propos; je suis honteux lâm. 
de mon rôle. 

Mes élèves ont été heu- Hoc trô toi thi dâu; 

reux aux examens; aussi biéft toi vui long là du'crng 

vousdire combien je suis nào! 

content ! 
Voyez-vous cet hom- Anh thây thàng do 

me? C'est la plus fran- không? Không cô ai nhu* 

che canaille qui existe, thàng dÔ khôn dô. 

Le paresseux est^ di- M&y thàng làm biéng 

gne de châtiment. thi dang phat. 



- 39 - 

Quand cet homme est Khi nào thàng cha do 
en colère, il devient fé- nôi xung lên, thi nô du* 
roce. lâm. 

Si les jeunes savaient Chdr phâi ma kè nhô 
écouter les vieux ! biéft nghe 10*1 nhiîrng ké 

già câ ! 

§ 21. — Quelques Verbes. 



Aimer. Appeler. 
Arroser. Achever. 
Acheter. Attacher. 
Apporter. Arracher. 
Amener. Aller. 
Attendre. Animer. 
Avertir. Avancer. 
Arrêter. 
JUesser. 
Brûler. Bâtir. 
Ivoire. Balayer. Brider. 
Bouillir. Blanchir. 
Casser. Cacheter. 
Chercher. Chanter. 
Craindre. Choisir. 
Couper. Cacher. 
Cracher. 
Dîner. Détruire. 
Distribuer. Déchirer. 
1 déjeuner. Entendre, 
l'.couter. Envoyer. 
Kludier. Élever. 



Mën, thu'orng. Kêu, goi. 
Tu'di. Làm cho xong. 
Mua. Côt, buôc. 
Dem d^n. Nhô. 
Bem theo. Bi. 
Bori, kboang â&. Giuc* 
Bâo. Bi tdri. 
Ngù-ng Içii, chân lai. 
Làm cho pbài d£u vit. 
BÔtjChay.Cât, lâp. 
Utfng. Ouét. Khdrp. 
Soi, luôc. Tô trâng. 
Bé, gây. Gân thcr lai. 
Kiéfm, tim. Hàt. 
Sor. Lira, chon. 
Cât, chat. Giku giéfm. 
Giô utfdc miêng. 
An bû-a. Phà, 
Phdt, phân. Xé. 
Lot long. Nghe nôi. 
Nghe. Gori, sai. 
Hoc. Dirng lên. 



— 40 — 

Emporter. Enfoncer. Bem di, câft di. Bâm vào« 

Enseigner. Entrer. Day. Vào, vô. 

Exercer. Frapper. Tâp. Bành. 

Fermer. Garder. Bông. Giur. 

Habiller. Laver. Monter. Maccho. Rûra, giat. Lôn. 

Noyer. Se noyer. Tr4n nirdre. Chéft chim. 

Nager. Nettoyer. Loi, bai. Chùi^ lau. 

Oublier. Prîer. Quên, sôt. Càu nguyên. 

Parler. Planter. Payer. Nôi. TrÔng. Trâ, dên. 

Passer» Bi qua. 

Se plaindre. Phiên long, trâch. 

Plaindre. Punir. Thu'ang xôt. Phat. 

Prêter. Pleurer. Cbo niu^orn. Khôc. 

Promener. Se promener. Dâc di d^o. Bi chcri. 

Préparer. Pouvoir. Sura sang. Bang, dœçrc. 

^ Peser. Cân. 

Plaisanter^ badiner. Giëu cort. 

Questionner. Hôi, Ira. ^ 

Remplir. Làm cho dày. 

Remplacer. Retourner. Thay, thé!. Tvà vê. 

Recevoir, se porter eau- L&nh. 

tron. 

Rester. Récompenser Ô* lai. Tbu'6'ng. 

Répéter. Renvoyer. Nôi l^i, îâp lai. fiu6i, 

Respirer. Réussir. ThÔ" ra. fiu'o'c nhu* y, 

Récolter, moissonner. Gat ( lùa ). 

Retenir, Rentrer. Cdm lai. Trft vào. 

Salir. Làm cho Mm, làm do^. 

Souper. An bfra ttfi. 

Surprendre. B^t ( défn ) th\nh Unh. 

Savoir. Traduire. Biel, hiiy. Dich ra. 



— 41 — 

Tourner. Tuer. Xây, Giéft. 

Yoler. Voler. An câp, an trôm, Bay. 



Note. Ldi bdo. 

On ne doit pas se ser- Châng khi nào nén 
virdesmotstu,toî,(w(fy), dùng tiëng mây hay là 
lui, elle, (nrf), à moins né aià nôi vdi nhau, trùr 
qu^on ne pnrle à quel- ra khi nào bé trén nôi 
qu'un qui ne soit d'un cùng ké bé dirai thi mdri 
rang très inférieur à ce- dœçrc, mot hai khi. Phài 
lui qui parle. 11 faut se dùng tiéfng an^ h.là cM, 
servir des mots de frère, câu khi nôi cùng bâu ban, 
(ûwA), d'oncle (cA2i,cdw,) va tiéfng ônçj khi nôi vôri 
envers les égaux,deMon- bé trén; vi bâng ngu*ài 
sieur (dnj') envers les su- ta cô chiïc quârn thi phài 
périeurs, et de (n^ài ) si dùng tiéng {ngài). 
c'est un mandarin. 

i^ 22. — Quelques Phrases détachées. 

Bonjour papa, mon père. Chào cha. 
Bonsoir monsieur, ma- Chào 6ng^ bà. 

dame. 
Veoez-ici. B^n dây, lai dày. 

Allez. Bi di. 

J'ai un livre. Toi cô mot cu6n sâch. 

Il a un jardin. Nô cô mot miéfng vircrn. 

Il ont trois chevaux. Chûng nô cô ba con ngira. 
Il est tombé. Nô té, Nô ngâ xu6ng. 

AL de C. 4 



— 42 — 

11 pleut. Trori mira. 

Il est parti. No di rôi. 

Il est là. Nô b dô 

J'ai cassé un verre. Toi dâp bé mot cài ly rdi. 

Vous avez renversé Ia Bay làm céi dèn ngâ d6 

lampe. dâu v6\. 

J'ai un beau chat. Toi co mot con mèo ngô. 

J'ai mal au bras. Toi dau eành tay. 

Apportez le livre. Bem sàoh lai dây. 

Allez à l'école. Bihoc di. 

Mon chapeau est noir. Cài non toi den. 

Mes bas sont violets. Vdr, ftfl toi tim. 

Mon habit est bleu. Âo toi xanh [da tr&i). 

Je suis arrivé. Toi m&\ défn. 

J'ai mal au ventre. Toi dau bung. 
Nous avons quatre mou- Chùng toi cô h6\\ con 

tonjs. chien, (con tnru). 

Ouvrez la porte. Ma* cfra ra. 

Fermez les croisées. Bông cîra sA lai. 

Apportez le pain. Bem bành lai dây. 

Appelez le cuisinier. Kéu d&u béfp. 

Appelez le cocher. Kêu thâng danh xe. 

Appelez le jardinier. " Kêu ngu'ori làm wxàn 

lai dây. 

Nettoyez la table. Chùi bàn di. 

Lavez-vous les mains. Rura tay di. 

Lavez- vous le visage, Rijra mat di. 

Lavez-vous les pieds. Rijra chorn di. 

Lavez votre linge. Giat d6 minh di. 

Levez-vous, DAy di. 



Faites vite. 
Asseyez-vous. 
Sortez. Entrez. 
Parlez plus haut. 



43 - 

Làm cho mau. 
Ngôi di • 
Bi ra. Yào, vô« 
Nôi Idrn hcrn. 



Ne déchirez pas ce livre. Bûrog xé s&ch nây. 
Ne faites pas de bruit* Btrag c6 rây. 



Portez celte lettre à la 
poste. 

Portez cette lettre à 
Monsieur. 

Envoyez-moi quatre 
canards. 

Balayez la chambre. 
II ne faut pas mentir. 



Bem céi thc ndy bô 
hôp nhà thc. 

Bem cai thcr néy cho 
ông. 

Bem cho toi bÔn con 
vit. 
Quét phông di. 



Cbângnên nôi dtfi. 

Aimez votre prochain. Hây thu'o'ng yêu anh emï 

Il ne faut pas dispu- Bijrng c6 rày lôn vôi 
ter. nhau. 

Ne trompez personne. Bùng cô g^t ai. 

Aimez Bieu • Hây kinh mén B. G.T« 

Ne l'offensez pas. Cher làm mâ[tlôngNgu*o*i« 



Respectez Pautorité. 

Saluez vos supérieurs. 
Évitez l'hypocrisie. 
Faites du bien à tous. 



Hây ton kinh kè cô 
churc phân. 

Hâychàokèbétrênminh. 
Phài lành S!jr già hinh. 
Hây làm phu'O'c cho 
moi ngu'ori. 



Quelle heure est-il ? Giof thur mâty ? 

11 est quatre heures et Gior thir tu* rurW. 
demie. 



— 44 — 

Il est deuxUeures moins Già thtr bai tbiéumdt 

kbâc. 

Giorthurmircrihai riréri. 



un quart. 

Il est midi et demi. 

Où est votre livre ? 

Je l'ai dans l'armoire. 

Où est votre père ? 

Il est à la maison. 

Est-il malade ? 

Non, Moiisieur. 

Où sont vos frères ? 

Il sont dans la cour. 

(Jue font-ils ? 

Ils s'amusent. 

Où est le cuisinier? 

Il est allé à Saigon, 

Où est le cocher? 

Je n'ca sais rien. 

Où sont les bœufs, où 
sont les vaches ? 

Ils sont dans l'étable. 

Je ne l'ai pas vu. 



Sàchmdy(anh)dédàu? 
Toi dé trong ta. 
Cha mdy (anh) àdàu? 
Cha toi b nhà. 
Ngu'ori c6 dau không ? 
ïhu-akhông. 
Anh em chu à dâu ? 
Ô* ngoài sân. 
Chùng nô làm gi ? 
Çhùng no chci. 
eâu bêp or dàu ? 
Nô di Bêfn thènh. 
Kè dâah xe h dàu ? 
Toi không biét. ' 
Bôdirc, bôcàiârdâu? 

0* trong chuông. 
Toi không thây. 



Allez-vous à Mï-tho? 

Non, Monsieur. 

Où allez- vous donc ? 

Je vais à Vïnh-long. 

Avez-vous été en 
classe ? 

Non Monsieur, car je 
suis malade, 



Anh di Mï-tho không? 
Thœa ông không. 
Vây thi anh di dâu ? 
Toi di Vïnh-long. 
Chu cô di hoc không? 

Thu*a ông không, vi 
loi dau. 



— io — • 

Qu'avez-vous ? Chu dau binh g\ ? 

J'ai mal au ventre. TAi dau bung. 

J'ai mal à la iHe. Toi nhù-c d^u. 

J'ai mal aux jambes Toi dau chcrn. 
et aux pieds. 

Il faut faire appeler le Phâi biéu drru'd'c thSy 
médecin. thuôc. 

Il est venu me voir. Thâv thutfc dâ dêfn 

thâm toi rôi. 

Vous a-l-il ordonné Cô day hô't thudc nào 
quelque remède ? cho chu chàng ? 

Oui Monsieur. Thu-a ông cô. 

Qu'avez-vous mangé Hôm qua chu an giô'ng 
hier? gi? 

J'ai mangé des fruits. Toi an trài eây. 

Étaient-ils mûrs ? Trài cô chin không? 

Us n'étaient pas mûrs. Chu*a chin. 
Pourrez-vous aller en Béfnmdtchû dihocdang 

classe après domain? chira? 
Je crains que non. R chu'a dang. 

Pourquoi pas? Vi là m sao? 

Parcequejesuis très-faible. Vi toi yëu lâm. 
Vous trouvez-vous mieux Hôm nay chû cô khà 

aujourd'hui? hcn chu*a? 

Je ne vais pas mieux du KUôag khd gi? 

tout. 



Que désirez- vous? Anh nilion di gi? 

Je désire voir monsieur. Toi muon thàm ôug, 

Savez-vous s'il est chez Anh cô biêft cô Ang cô ô" 
lui? nhà không? 



— 4C — 

Je crois qu'il y est. Khi c6. 

Que faites- vous là ? Anh làm gi do? 

Je cherche une clef. Toi kiëm cài chia khoa. 

Quand Pavez-vous per- Anh (mây) làm mâ't bao 
due? gior? 

Hier au soir. HÔi chiéu hôm qua. 

Combien vous a-t-elle Anh mua chia khôa S.v 

coûtée? bao nhiêu? 

Elle m'acoûté trois francs. Toi mua héft ba g6c tu*. 

Pourquoi pleurez-vous? Sao ma anh khôc? 

J'ai peur d'être grondé. Toi sçr bi quà. 

Qui vous grondera? Sçr ai que"? 

Mon père, ma mère. Cha toi, me toi. 

Avez- vous des frères? Mây ( anh ) cô anh em 

không? 

J'en ai quatre. Toi cô bSn anh em. 

Yont-ils à l'école? No cô di hoc không ? 

11 y en a deux qui y vont, Cô hai dira di ma thôi. 

Que font les autres ? Mtf y dura kia làm gi ? 

Il restent à la maison. Nô or nhà. 

Pourquoi ne vont-ils pas Sao ma nô không di hoc? 

à l'école? 
Ils sont trop jeunes. Nô côn nhô quà. 

Sont-ils obéissants ? Nô de bièu không ? 
Oui, Monsieur. Thu'a ông nô de biéu. 

Que leur donnez- vous? Anh cho nô cài gi? 

Je leur donne des Toi cho nô trài cây, 
fruits, des livres , des cutfn sàch , bôt dœcrng. 
dragées. 

^Uez-vous à la chasse ? Anh hay di sàn không? 



- 47 - 

J'y vais très-souvent. Toi nâng di Mm. 

Qn'avez-von^ tué hier? Hôni qua anh bon dang 

con gî ? 

J'ai tué deux sangliers, Toi Mn dang 2 con 
quatre pigeons, cinq heo rirng, 4 con bô câu, 
cailles , six sarcelles . 5 con chim eût, 6 conlele. 

Âvez-vous un bon fu- Anh c6 sùng tôt không? 
sil? 

J'ai un fusil, mais il Cô mot cây, ma no 
ne vaut pas grand chose, không ra gi. 

Combien vous a-t-il Anhmuaméfy? 
coûté ? 
Il m'a coûté trente cinq Toi mua ba muo*i lâm 

piastres. dông bac. 

Voulez-vous le vendre? Cô mutfn bàn di không? 
Volontiers. MuÔn, 

Combien en voulez-vous? Anh bân mtfy ? 
J'en veux trente piastres. Toi mutfn bàn ba chue 

dông. 
Avez-vous des pains? x\nh c6 banh không? 
J'en ai trois ? Toi c6 ba 6. 

Que voulez-vous en faire? Anh dé làm gi? 

Je veux les donner à Toi muÔn cho thàng 
cet enfant. nhô nây an chai. 

Aimez- vous le riz ? Anh u'a an corm không? 

Je l'aime beaucoup. , Toi u'a lâm. 

Avez-vous un couteau ? Anh ( mdy ) cô cdi dao 

không ? 

Oui Monsieur. Thura ông cô. 

Voulez-vous acheter Anh muôn mua ru'cru 

du vin? không? 



— 48 — 

Il m'en faut deux bar- Toi mttfa mua hai 
riques. thùng. 

Vous faudrait-il quel- Anh mi tfn mua (t hôp 
(jues boites déplumes? ng^i viSi Lhô ig? 

Il m'en faudrait au Pbâi, toi mudn mua it 
moins six. nita là sàu hôp. 

Qu'avez -vous fait de Câixeanbdftdèlàmgi? 
votre voiture ? 

Je l'ai vendue à mon- Toi bàn nô cho ôog 
sieur l'Administrateur . tbaro bien v6u 

Comprenez- vous le Anh cô hiéu tiëng 
français ? phalangsa không ? 

Je comprends quelques Toi hiéu mot hai tiéfng 
mots seulement. ma tbôi. 

Pourquoi ne l'éludiez- Làm sao anh không 
vous pas ? hoc? 

Je l'étudié un peu tous Toi hoc moi ngày mfti 
les jours. it. 

Monsieur l'administra- ông tham bien cô h 
teur est-il ici? nbà kbông ? 

Il vient de partir. ông mai d\ khôi. 

Où va-t-il ? Ông di dâu ? 

llvaàCholon. Bi Chor Idn. 

Quand reviendra-l-il ? Chirng nào ông vê ? 

11 reviendra ce soir. Chiêu nây ông vé. 

Voulez- vous prendre Anh mutfn an giÔng gi 
quelque chose ? không ? 

Volontiers, Monsieur, Thu-a ông, muâîn, vi toi 
car j'ai faim. dôi. 

Depuis quand n'avez- Anh không ftn co*m dft 
vous pas mangé ? bao Iftu ? 



— 4fl — 

Je n^ai rien pris de- Tirhôtn kia toi không 
puis avant hier. an gï hët. 

Mangeriez-vous du riz Anh cô dùng ccrm câ 
et du poisson ? không ? 

Je préfère manger du Không, toi mu6n an 
pain et des œufs. bành va it trirng gà. 

Je vais vous en donner. Bé toi dem cho ông. 

Merci, Monsieur, vous Cém o'n ông, ông rông 
êtes bien bon. r&i lâm. 

Que boirez-vous , du Anh mu^n udng gitfng 
thé ou du café ? gi, trà hay là cà phe ? 

Du thé ou de café, Trà hay là cà phe eông 
peu importe. dàng. 

Voulez-vousunpeude Anh mutfn dùng sû*a 
lait ? không ? 

Non Monsieur, car je Thira ông không, vi toi 
ne Paime pas. không n'a nô. 



DEUXIÈME PARTIE. 



UN FRANÇAIS ET UN ANNAMITE. 

1 
§ 1 « — Avec un jeune garçon • 

Français. Qui est là ? 

Annamite, Je suis ua étranger. 

Fr. Pourquoi es-tu veau ici ? 

An» Je viens ici pour gagner ma vie. 

Fr. D'où viens-tu ? 

An. Je viens de l'Ouest pays de jardins, 

Fr. Où es-tu né ? 

An. Je suis né à Tân-an. 

Fr. Quel est ton nom ? 

An. Je m'appelle Phu'crng. 

Fr. Es-tu chrétien? 

An. Non, je suis païen. 

Fr. Dans ton pays est-ce que tu n'as pas de mo- 
yens d'existence ? 

An. ' Si, mais il ne me plaisent pas. 

Fr. Ton père et ta mère que font-ils ? 

Aa. Ils sont cultivateurs. 

Fr. Quoi tu ne peux pas faire des rizières com- 
me ton père et ta mère ? 

An. Non, je suis trop faible. 

Fr. Que veux-tu faire ? 

An. Je voudrais être domestique d'un français. 



PHAN THLT HAI- 



CAU NÔl TRUYÈN. 



Mot NGiro»! Lang-sa vuffi Mot Noirori An-nam. 



Aidé? 

Thira toi là ngtrori la. 

Chu défn dây làm chi . 

Thira toi défn dây ma làm an. 

Chu à dâu ma défn? 

Thu'a toi b à\rà\ vircrn mai lên. 

Chu sinh ra b dâu? 

Thu-a toi sinh tai Tân-an. 

Chu tên gi ? 

Thu-a toi tên Phu^ang. 

Chû CQ dao không ? 

Thu-a không, toi là ngu-cri ngoai . 

Ô* du-dri chû kh^ng c6 thë ma làm an sao ? 

Thu^a c6, ma toi không lâiy làm u-ng mi\, 

Cha me chû làm nghê gi ? 

Thira cha me toi làm ruông. 

Chû không làm ruông dang nhu- cha me chû 

sao? 
Thira không, vi toi y^u dutfi qiià. 
Chû muÔn làm vi^c gi ? 
Thira toi mudn b mirdn yà\ mot ngu*ori Lang«ai 



— o2 — 

Ff\ Que saîs-tu faire ? 

An. j€ ne sais pas encore grand'chose, mais je 
m'exercerai. 

Ff\ As-tu des frères ? 

An, Oui. 

Fr. Combien ? 

An, J'ai un frère aine et un frère cadet, 

Fr. Es-tu le second des trois ? 

An, Oui, Monsieur. 

Fr, Tes frères que font-ils? 

An, Ils aident mon père et ma mère. 

Fr, ' Sont-ils bien portants ? 

An, Mon frère aine est bien portant, mais mon 

frère cadet est assez faible. 

Fr, As-tu des sœurs ? 

An, Oui, j'en ai deux. 

Fr, Où sont-elles? 

An, A la maison. 

Fr, Sont-elles mariées? 

An, Ma grande sœur est mariée, mais la jeune 
pas encore. 

Fr. Toi, as-tu une femme ? 

An. Pas encore. j 

Fr, Veux-tu te marier ? • 

An. Je ne sais pas encore, plus tard je verrai. 

Fr. Quel âge as-tu ? 

An, J'ai dix-huit ans. 

Fr. As- tu appris les caractères ? 

An, J'ai appris les caractères annamites et les 

caractères français. 

Fr. Sais-tu écrire les caractères français. 

An. Oni,^ 



~ o3 — 

— Chu biéftlàmnghégi? 

— Thiratôi chtrabi^tlàmaghéj^-i, nià toi sëUipt 

— Chu c6 anh em không ? 

— Thu-a cô. 

— Mâydù'a? 

— Thu*a toi cô mot ngtrcri anh va mot dira emt 

— Trong ba anh em chu là thir hai pbâi không ? 
~ Thira ông, pbâi. 

— Mây anh em chu làm nghê gi ? 

— Thira làm viêc giùp dô* cha me toi. 

— N6 manh không? 

— Thura anh toi thi manh lâna, ma em toi tlii 

không clâng manh mây. 

— Chu cô chi em không ? 

— Thtfa foi cûng cô hai chi cm. 

— N6*dâu? 

— Thira à* nhà. 

— Nô cô chông chu'a? 

— Thira chi toi cô chông rôi, con em toi thl 

chtra. 

— Chu cô vor chira? 

— Thira chira. 

— Chu muôn curôi vor không ? 

— Thira toi chira biê't, dé thùng thâng sau se hay. 

— Chu mây tuôi ? 

— Thira toi muro'i tàm tu Ai. 

— Chù cô hoc chu* ngâi gi chira ? 

— Thira toi cô hoc chur An-nam va chû* lang-sa 

rôi. 

"— Chu bi(1t viéft chur lang-sa chira? 

— Thira bièt. 



- rii - 

Ff. Veux-tu rester avec moi ? 

An, Je veux bien. 

Fr* Je te donnerai six piastres par mois. Chaque 
année je te donnerai un bel habit. Si tu 
travailles bien, au premier jour de l'an an- 
namite, je te donnerai des étrennes. 

An. Je ferai mes efforts pour vous contenter. 

Fr. Alors vas chercher la malle et reviens ici. 

An. Monsieur, je vais la chercher sur la barque 
et je reviens tout de suite. 

Fr. Va bien vite, car il est presque nuit. 



§ 2. — Avec sou Domestique. 

Fr. Eh! Phu-crng. 
An. Oui, Monsieur. 
Fr. Viens ici. 

Ax^, Bonjour, Monsieur, que désire Monsieur. 
Fr. Je vais t'indiquerton ouvrage de chaque jour. 
An. Bien, Monsieur. 

Fr. Premièrement, quand le canon partira 
' à cinq heures, tu te lèveras de suite. 

Après, tu allumeras le feu pour faire 

mon café; Entends-lu? 
An. Oui, Monsieur. 
Fr, Après tu mettras une serviette sur la table, 

tu ajouteras une assiette, une cuiller, un 

couteau, un verre, du sucre et du pain. 
Ouand le café sera chaud lu mettras ma 

grande tasse de porcelaine sur la table 



00 



Chu rtiuëti èr v&i toi khôag? 

Thira muf(n lâm. 

Toi trâ cho chu mot thâng sau dôag bac. Lai 
moi nâm toi cho chu mot câi ào ttft. Vi 
bâng chù làm viôc tvr téf, th\ d^n têt An- 
nam toi thu'ô'ng chù thêm nura. 

Thu'a toi se rân ma làm hët sure cho bâng 
long ông. 

Vây thi dem hôm ru'cng âën ma à vài toi. 

Thu'a ông toi xuÔng ghe ma lây, rôi trô* vé 
turc thi. 

&i cho mua, vl dâ gân t^i. 



Ba Phir(mg. 

Da. 

Lai dây. 

Chào ông, thu'a ông dôi toi viêc chi ? 

Toi di chi cho chù nhîîrng viêc phâi làmhàng 
ngày. 

Thu'a ông, toi wxng. 

Mu héft, khi nghe sùng nA gicr thù* nàm, thi 
chù phâi thù'c dây tù'c thi. R6i di nhùm 
lura ma nâu cà phe cho toi; Nghe không ? 

Da, thu'a toi nghe. 

Sau thi trài mot cài khân trên bàn, lai dé 
thêm mot cài dïa, mot cài muông, mot cài 
dao, mot cài ly, du'crng va bành nfra. 

Khi cà phe dâ soi rôi, thi chù phôi de trên 
bàn mot cai cbén banc* sành, \&i cài binii 



— ou — 

avec la cafetière. 
Quand tout sera prêt, tu viendras m'appe- 

1er. Pendant que je prendrai mon café, 

tu arrangeras ma chambre. 
Trois fois par semaine, tu balayeras la cham- 
bre, ensuite tu essuveras la table et les 

meubles. 
Mets bien tout en ordre dans ma chambre, 

et surtout ne prends rien. 
An. Monsieur, ne craignez rien, j'arrangerai 

tout à votre satisfaction. 
Fr, Quand il pleuvra, tu iras me chercher une 

voiture de malabar pour aller à mon 

ouvrage. 
Quand je serai parti, tu iras au marché. 
An, Monsieur, combien me permettez-vous de 

dépenser par jour? 
Ft\ Trois francs, c'est assez quand je suis seul, 

quand des amis viendront manger avec 

moi, je te le dirai. 
An, Combien faut-il préparer de plats pour 

Monsieur ? 
Fr, Trois plais, c'est assez, je ne veux pas que 

tu en ajoutes davantage. 
An, Monsieur, mangëz-vous de la soupe le midi? 
Fr. Non, il fait trop chaud, je n'en mange que 

le soir. 
Tu prépareras la table pour onze heures; 

ne lambines pas, car je veux ensuite 

faire la sieste. 
Pendant que je reposerai, ne parle pas haut 



~ 57 — 

cà phe nCta. 
Khi don moi su* xong rôi, thl chù défn thira 

toi. Bang kbi toi dùog cà phe, thi chû lo 

ma don phông toi. 
Chu phài quét phông mot tu&n ba lân, sau 

pbài lau bàn va cdc tù nGra. 
Phài don dd trong phông cho tu* t^^ lai 

dirng &n câp vât gi sÔt. 

— Xin ông dirng ngai, dé toi don âô theo y ông 

mudn. 

— Khi trài cô mira, thi chû phài di kêu môl cài 

X6 kiéfn cho toi di làm viéc. 

— ' Khi toi di rôi, thi chu phài di cher. 

— Thira ông phdt tien di cho* moi ngày bao 

nhiêu ? 

— Khi cô mot minh toi ba quan thi d& ; ma khi 

cô anh cm ban défn an vdri toi thi toi nôi chot 

— Thira phài don mây mon cho ông ? 

— Ba mon thi dû, toi kbông mutfn chû don 

thém nura. 

— Thira, buôi trira ông cô dùng canh thit kbông? 

— BuAi trira nông quà, toi dùng buôi tÔi ma 

thôi. 

— Chû phài don bàn gicr thiir mœà'i mot, dirng 

trê; vi rôi toi muÔn di nghi mot chût. 

Bang- khi toi nghi, thi dirng nôi truyc^n Idn 

M. de Ci .î 



- 58 - 

et ne fais pas de bruit dans la maison. 
A une Jieure et demie tu m'éveilleras pour 

aller à mon ouvrage. 
An. Monsieur, à quelle heure mangerez-vous 

le soir? 
Fr. Le soir je souperai à sept heures. 
— Après le repas tu laveras les assiettes, les 

fourchettes, les cuillers et les verres, et 

tu ramasseras bien le tout de peur que les 

voleurs prennent quelque chose pendant 

la nuit. 
-- A dix heures, tu fermeras les portes et tu 

iras te coucher. 



§ 3. — Avec un Blanchisseur. 

Pr. Phu*crng ! va me chercher le blanchisseur. 

An. Le blanchisseur de Monsieur est-ce un chi- 
nois ou bien un malabar ? 

Fr, C'est le chinois qui demeure près du fleuve. 

An. Monsieur, voici le blanchisseur. 

Fr, A-Xuàn veux-tu laver mon linge, le raccom- 
moder et le repasser ? 

Chinois. Je le veux bien. 

Fr. Mais combien me prendras-tu ? 

Ch, Quatre sous le morceau petit ou grand. 

Fr. C'est trop cher. 

Ch. Non, c'est très-bon marché. 

Fr. Les chinois sont des filous. 

Ch, Je suis droit, je ne suis pas filou. 



- S9 - 

tiéfng, cùng dirng dông cài gl trong nhà s6U 
Bën gior thur nhurt rirà-i, thi chù phâi à&nh 

thurc toi, cho dang dây ma di làm viéc. 
Thira buôi tôi ông dùng ccrm gicr thur mtfy ? 

Budi \6i tài dùng ccrm gior thû* bày. 

Dùng ccrm tÔi rôi, thi chù phâi lo pùra dïa, 
muSng nia va ly, ma cât cho ta* téf, kèo 
rùi ban dém an trôm l&y ^^ chang ? 



Béfn gior thù- mirofi, thi chù phâi dông cfra 
lai rôi di nghl. 



— Phircrng cri 1 di kêu ngitori giAt do défn dây. 

— Thira ngirori giàt dô ông, là chéc hay là chà 

va? 

— Là ngirôri chéc à gân sông. 

— Thira ông, chù giât dô dây ne, 

— Chù A-Xuân, c6 mudn Iftnh dô loi ma giàt va 

va không ? 
Chêc. mudnmà. 

— Ma chù an bao nhiêu ? 

— Hai tien mot cài bât ki Idrn nhô. 

— Mât quâ. 

— Không mât, ré lâm ma. 

— Câc chù an câp. 

— Toi thi^t thà, c6 bitft an ciîp dftu. 



~ 60 ~ 

Fr. Je ne te crois point. 

C^. Yrai; si Monsieur, n'est pas content, il en 
appellera un autre. 

Fr* Emprrtele linge à laver et compte com- 
bien il y a de morceaux. 

•— Dans combien de jours me le rendras-tu ? 

Ch. Je vous le rendrai sûrement dans une se- 
maine. Bonjour Monsieur. 

Fr. Phu*o^ng, as-tu écrit le compte du linge à 
laver ? 

A7i. Oui Monsieur, je l'ai écrit. 

Fr. Garde bien ton papier pour vérifier quand 
le chinois reviendra. 

Fr, Combien il y avait-il de morceaux? 

An, Il y avait une nappe, une serviette, trois 
chemises, deux pantalons, deux paires 
de chaussettes, quatre mouchoirs, un ha- 
bit de laine et une taie d'oreiller, ce qui 
fait en tout quinze morceaux. 

Fr. S'il manque quelque chose tu m'avertiras. 

As-tu ciré mes souliers ? 

An. Oui, je les ai cirés, mais il y en a une paire 

d'usés. 
Fr. Les souliers de ces pays-ci sont tcès-mau- 

vais, on ne peut pas s'en servir un mois. 
An, Alors Monsieur, il faut acheter des souliers 
français, ils sont plus solides, vous pour- 
rez vous en servir plus longtemps. 
Fr. Oui, mais je n'en trouve pointa mon pied. 
An. 11 y a un chinois qui en a reçu beaucoup 
avant-hier, peut-être il y en a-t-il à votre 
pied. 



— 6i — 

toi khAng tin. 

Thiêt chor; bàng ông không chiu, thi di kêu 

ngircri kbâc mac y ma. 
k thôi, thi chu dem dô vè ma giat di, ma phâi 

défm coi mtfy cài dâ. 
Chùrng mây bîra chu dem à6 âEy lai cho tM? 
Chirng mot tuân thi toi dem lai. Tbu'a ông 

toi vé. 
Phu-crng, ch dr chi\ cô bien nhurog d6 dâ dira 

giat không? 
Da, thura toi bien r6i. 
Hây giûr cài giây do cho tu* t-^, dé khi choc 

dem dô giat défn^ ma tinh lai. 
Mtfy câi ? 
Tbu'a mot cài khan trài bàn, mot cài khan bàn, 

ba cài ào lot, hai cài quâ^), bai dôi vd, btfn 

cài khan mûi, môtcài ào nï, m)t cài bao 

gdi, héft thây Jàmu*ori Ifim cài. 

Coi c6 côn sot cài gi, thi hây n6i cho toi hay. 

Chu dà dành méCy dôi giày toi chu^a ? 
Da, tbu'a toi dành rdi^ ma c6 mot dôidâ Lu*. 

Giày xu- nây xâu quà, dùng chu^a dây mot 

thàng dà bu* rôi. 
Yây tUi ông pi â. mua giy tây chàc hcfn va 

dùng dang lâu ban. 
Ù*^ phài, ma toi không gap dôi nào cho vira 

chcrn toi. 
ilôm kia cô m^t chù chêc dfl s! nô vé nbiéu 

lâm, ông kliÔDg di coi côdôi nàov(ra cbaa 

ông chàng ? 



— 62 — 

Fr. Oh demeure ce chinois? 

An. Il demeure près du marché à gauche. 

Fr. Après mon travail, j'irai voir s'il en a de bons 
pour moi. 
Mais je crains de ne pas arriver à temps, 
prends le mètre, mesure la longeur de 
mes souliers, puis vas lui dire que s'il en 
a de mon pied de me les réserver . 

An. Oui, j'y vais de suite. 

Monsieur, je reviens de chez le chinois, 
ses souliers sont très solides, mais il n'y 
en a pas à votre pied, 

Fr. Je n'ai pas de chance, il me faudra encore 
acheter des souliers chinois; une paire 
par mois, c'est beaucoup, mais je ne puis 
pas aller pieds-nus, il faut en passer parla. 



§ 4. — Une promenade en voiture.— 
Visite à l'hôpital de Thi-nghè. 

Fr. Phu'O'ng, est-il venu quelqu'un me visiter 

en mon absence ? 
An. Oui, Monsieur, il est venu un officier à trois 

galons. 
Fr. Comment s'appelle-t-il ? 
An. Je n'en sais rien. 
Fr. Il ne t'a pas laissé sa carte ? 
An. Non, il a cherché, mais il n'en avait pas; 

alors il m'a demandé du papier et un 

crayon pour écrire quelques mots. 



- 63 — 

Ngircri chéc do b \&\ nào ? 

Lâo ô" gân cher phia bên \k. 

Bé làm viôc rôi, toi di coi c6 dôi nào vira 

không. 
Ma toi SOT défn không kip, chii di Wy céithird'c 

lang-sa ma do dôi giày toi, p6i di biéu 

chu cô dôi nào vira chan toi, thî phài dé 

dành cho toi. 
Da, thira toi virng di lurc tbh 
Tbtra ông, foi di xudng dirai md'i vé ; giày cAa 

chû cbêc bân thi tôt, roà ngat không c6 dôi 

nào vira chcn ông. 
Tiîrc quâ, toi phài mua giày ch^c niral moi 

thàng m5i dôi, tSn lâm; ma toi di chora 

không không dang; bift làm sao, phài chiu 

vây. 



Bd" Phu-o-ng, khi toi di khôi, c6 ai Aén tliani 

loi không? 
Da, thira c6 mot ô.ig quan ba d^n, 

Ong tên gi? 

Thu-a toi không bié(t. 

Ong không du'a cai thiep lai cho chu sao? 

Thu*a không, ông ki^m ma không c6; nên ông 

biéu toi dœa mot chût giây va viéft chî, ma 

vi^t cho ông la chiîr dô. 



— 64 — 

Fr. Où est-ce papier ? 

An* Je l'ai mis sur la table de Monsieur. 

Fr» 11 n'y est pas. 

An. Ah I j'oubliais, je l'ai mis sous le chandelier. 

Fr. Désormais, n'oublies pas, car tu pourrais 
me faire manquer à la politesse. 
Avertis Jean d'atteler la voiture. 

An. Quelle voiture ? 

Fr. Le tilbury. 

An» Monsieur, la voiture est prête. 

An. Où Monsieur veut-il aller se promener ? 

Fr. Je veux aller voir les tigres. 

Assez, maintenant passe le pont de Thi-nghè, 
vas jusqu'à l'hôpital annamite. 

An, Monsieur, nous voilà arrivés. 

Fr. Reste-là, je vais y faire une petite visite, 

Fr. Bonsoir, ma sœur. 

Sœur. Bonsoir, Monsieur. 

Fr. Ma sœur, je suis venu voir votre hôpital, 
avez-vous beaucoup de malades ? 

S. Monsieur, nous en avons près de deux cents. 

Fr. Ma sœur, recevez-vous les païens ? 

S* Oui, Monsieur, païens ou chrétiens nous re- 
cevons tout le monde. 

Fr. Le gouvernement vous aide-t-il ? 

S. Jusqu'ici il ne nous a pas aidées. 

Fr. C'est bien lourd pour vous. 

S» Oui, Monsieur, c'est une grande charj-e; 
mais Dieu aidant, nous avons pu y suf- 
fire jusquHci. 

fr. Ma sœur, je ne suis pas riche, mais recevez 



— 65 — 

Gi«y dô clâu nà ? 

Thira toi dé trên bàn ông. 

Cô dâu, 

Uâ, toi quên, toi dé dirdri chcTn dèn. 

Tu- nây vé sau dirag c6 quèn vây n*a , kèo 

làm cho tM ra Mt lich sy \&i ngirori ta. 

hi biéu thàng Gioang thâng xe. 
Thura xe nào ? 
Xe trAii chdr xe nào. 
Thira ông théng xe rdi. 
ông mudn di dao dâu ? 
Toi mutfn di coi cop. 
Thôi, bây gicr di qiia càu Thi-Nghè Ivë qua 

nhà thircrng annam. 
Thira ông to^i rôi. 

Chu 6" laî dây, dé toi vô thâm mot chût. 
Kinh chào bà. 
Chào ông mdri i&\. 
Toi défnthàm bà, nhà thiro-ng ndy binh nhiéu 

bay là it ? 
Trinh ông, toi c6 dirçrc chirng hai tram. 
Bà cô cho kè ngoai vào không ? 
Bao ngoai toi cûng cho vào bêft. 

Chd nhà ntréc C(S giiip bà không? 
Xira rày không cô giûp khi nào hët. 
Toi nghiêp, viêc nây thi nang Mm. 
Pbâi, viêc nây nâng lâm thât, ma nhcr aa 
Ghûa giûp^ thi chùng toi dùng dû luôn. 

Toi th) cilng không giàn mtfy, song toi héft 



— G6 - 

ces quelques piastres que je vous offre 
de bon cœur pour vousf aider. 
S. Merci, Monsieur, le bon Dieu vous en ré- 
compensera. 
Fr, Bonsoir, ma sœur, je vais continuer ma pro- 
menade. 
S. Bonsoir, Monsieur . 

Fr, Jean, passe par devant la maison de l'ins- 
pecteur, vas jusqu'au tombeau de l'évê- 
que d'Adran et tu reviendras par la route 
de Tông-kêu. 
An* Monsieur veut-il voir le jardin de la ville? 
Fr. Passe par là seulement. Assez maintenant, 

reviens directement à la maison. 
An» Ce soir, Monsieur ira-t-il encore se promener 
en voiture ? 

Fr. Non, c^estassezcommecela pour aujourd'hui. 

An» Je vais aller baigner le cheval. 

Fr, Pas encore, il a trop chaud, il est tout en 
sueur; prends de la paille pour l'essuyer 
comme il faut, entre-le à l'écurie, tu lui 
donneras un peu de paddy. 

Fr. Phu*orng, quelle heure est-il? 

An. Oui, Monsieur, il est près de sept heures, 

Fr. Préparée la table. 

An. Monsieur, elle est prête. 

Fr. Sers le diner. 

An M Monsieur est servi. 



~ 67 — 

làngnià dirng cho câc Là it dâng bac n^y, 

xin bàlây My tbào. 
Càm crn ông, xin Chûa ngày sau tr& công cho 

ông. 
Vay kiéfu bà ngbî, dé toi côn di dao chcri mot 

cbût. 
ông di bàog an. 
Gioang, di ngang qua trurdrc nhà ông tbam 

biôn va riét vô làng Bitc cha, rôi dâo qiia 

ngô dàng Thuân Kiêu ma vê. 

Thira ông tnnôa coi vtrom ông thirorng không ? 
Di ngang qua dé ma thôi. Thôi bây gior mlnh 

riéft vé nhà hè. 
Thira tôi côn phâi dây xe cho ông di chcri nura 

Ihôi? 
Thôi, hôm nay di dft vira Mi, 
Toi dâc ngi^a di tÂm. 
Khoang dâ, nô e6n dô m6 hôi, di My ro'm ma 

lau cho nô^ rôi dâc nô vào chuông ma cho 

nô an It bôt lua. 

Phirorng cri, gior thur m^y dô ? 

Da, thira gân gid* thu* bây. 

Don bàn di. 

Thtra ông, don rôi. 

Birng co*m. 

Thira ùng^ birng rdi. 



— 68 — 
§ 5. — Une indisposition. 

An, Monsieur, le soleil est déjà levé, il est six 
heures passées. 

Fr. Aujourd'hui je ne vais pas travailler, je suis 
malade. 

An. Monsieur veut-il boire de la médecine? 

Fr. Quelle médecine? 

An. De la médejcine annamite. 

Fr. Non, je ne veux point de la médecine an- 
namite. 

An, La médecine annamite est très-bonne. 

Fr, Peut-être, mais les médecins annamites sont 
des ignorants. 

An. Alors, Monsieur veut-il voir lé médecin 
français ? 

Fr. Oui, vas l'appeler. 

An. Monsieur, le médecin va venir dans une de- 
mie-heure. 

Fr. Fais moi une tasse de thé avec un peu de 
cognac. 

Ayi* Monsieur, voici le médecin. 

Fr. Invite-le à entrer. 

Phu'crng, prends cette ordonnance, et vas 
chez le pharmacien. 

An. Monsieur, voici un purgatif, et voilà la qui- 
nine. 

Fr. Attends, je ne puis rien prendre à présent 
parce que j'ai la fièvre. 

An, Monsieur, a-t-il froid ou chaud ? 

Fr, J'ai grand froid. 



-• m 



— Thira ông trtra rôi, qua séu gicr rôi. 

— Hôm nay toi kh6 âr, cîi làm viôc không daug. 

— ông cô mu8n utf ng thu6c không ? 

— Thudc gi ? 

— ïbira thutfc Ànnam. 

— Không, toi không thèm udng thutfc Annam. 

— Thudc Annam hay Mm chd. 

— Cô khi hay, ma thây thudc Annam ddt nàt, 

không biéft làm. 

— Thira ông cô mutfn rirô'c thdy thuoc lèy 

không ? 

— Ù* dirçrc, chu di rirdc ông di. 

— Thira trong nvra. gior niïa, thi cô thây thuâîc 

dê!n. 

— Chu di ntfu cho toi mot chén Ira làu, cùngché 

mot chût riroru manh vào, 

* ■ • 

— Thu'a ông, quan thdy thuÔc âën. 

— Mari Ang vào. 

B(r Phu-crng, lây céi giây nây, di xuÔng tiôm 
thuÔc mua thuÔc cho toi. 

— Thu'a ông, câi nây là thuô'c xô, cài kia là thuô'c 

rét. 

— Khoang dâ, bày gior du-orng rét, utfng câi gi 

chu*a du'crc. 

— Thu'a ông lanh hay nông ? 

— Lanh dfi' htm. 



— 70 — 

An» Voulez- vous de la tisane chaude ? 

Fr. Oui^ mais de la tisane de feuilles d'oranger. 

An. Fautril mettre du sucre dedans ? 

Fr, Mets-en un peu, 

§ 6. — Un petit voyage d^agrément. 

Fr. Pbu*o^ng, mes supérieurs me voyant fatigué, 

m'ont donné une semaine de congé; puis* 

que tu es bon garçon, je veux t'emmener 

avec moi promener quelques jours à 

Bien hôa. 

An, Merci, Monsieur; quand Monsieur partira- 
t-il ? 

Fr, Demain, parcequ'il faut faire les provisions 
auparavant. 

An. Que faut-il acheter ? 

Fr» Achète huit pains; un kilo de jambon; un 
fromage; une douzaine d'œufs de poule; 
trois boites de sardines; trois paires de 
poulets; un kilo de saucisson ; un paquet 
de thé chinois; deux livres de café; deux 
livres de sucre blanc et une bouteille de 
bon cognac; pour le vin, tu en prendras 
à la maison une douzaine de bouteilles: 
n'oublies pas le sel et poivre. 

An, Je vais acheter ces provisions de suite, 

Fr. Ensuite tu iras louer une barque pour de- 
main matin. 

An. Monsieur, les provisions sont achetées et la 
barque louéCi 



— 71 - 

Thira ông mutfa \x6ng nirdc nông khô.ig ? 
\T dirçrc, niTi/c là cam ma thôi, 
Phâi bô dircfng vào không ? 
Bô mot chût» 



Pfairorng, kè bê trêa thây toi yéfu, thi cho toi 
nghi mot tuâa; ma b&i chu à tur têf cùng 
toi, thl toi cho chu di Bien bôa ma chai 
vdri toi. 

Cam an ông; chitog nào di ? 

Don mai di, vi côn phâi lo mua dô an trirac 
dâ. 

Phâi mua giâng gi ? 

Phâi mua tàm 6 bành mi; bai cân thjt dùi beo; 
mot bàob sua; mot chue Irurng gà; ba hôp 
cà moi; ba cap gà; bai càn dôi beo; mot 
goi trà tàu; hai cân cà-phe; hai càn dœorng 
trâng; mot ve rffçru manh thii* t6t] côn 
ru*çru chat thi My ru*çru or nbà, mu-cri bai 
ve : lai dirngquèa dem raudi tiêu theo. 



&é toi di mua bây gior. 

Râi chû di mu'drn m$t chiéîc do daag défn mai 

sdm ma di. 
Thu-a ông, toi mua dô 4n réi, lai dô cûng 

niiro'n roi. 



— 72 - 

fV. La barque a combien de. rameurs ? 

An. Trois, Monsieur. 

rr. A quelle heure la haute marée ? 

An. À minuit. 

Fr, Attention à partir à temps pour ne pas 

rester sur le dos d'âne. 

An. Monsieur, ne prends pas son fusil? 

fr. Pour quoi faire ? 

An, Si nous rencontrions des pirates. 

Fr, Est-ce qu'il y a des pirates si près de Saïgon ? 

An. 11 y en a toujours. 

Fr. Alors prends mon fusil, de la poudre et des 

balles. 
An. Monsieur tirera-t-il les oiseaux ? 

Fr. Quels oiseaux y a-t-il? 

An, 11 y a des sarcelles, des 'aigrettes ; il y a 
aussi des singes. 

Fr. A quoi bon tuer les singes ? 

An. Les annamites se servent de son fiel pour 
faire de la médecine. 

Fr. Quelle médecine ? 

An. Pour guérir les rhumatismes . 

Fr. Est-ce que lu as des rhumatismes? 

An. Non^ mais les bien portants peuvent bien 
en manger la chair aussi. 

Fr. Si cela te fait plaisir d'en manger, j^en tire- 
rai, c'est bien facile. 

An. Monsieur^ a-t-il peur du tigre? 

Fr. Jusqu'ici je n'ai vu le tigre qu'au jardin bo- 
tanique. Je n'en ai point vu dans la forêt. 

An, Je souhaite à Monsieur de n'en point rcu- 
contrer, car il est Iros-féroce. 



— 73 — 

Chiéfc dô c6 mây têa chèo ? 

Thira cô ba tén. 

Chijrng nào nurdrc Idn ? 

Thira nû-a dém. 

Pb&i coi ma lui cho kip kéo bi giàp nirdc. 

Thira ông không dem sûng tbeo sao ? 

Làm chi ? 

Sçr r&i cô g|lp ftn curdrp chftng. 

& loi dây cô ftn cirdrp sao? 

Tbi«ru gi. 

Vfty tbi dem sûng va tbutfc d^n tbeo» 

Tbira ông cô bin cbim kbông? 

Cô cbim gi? 

Cbim le le, cô; va kbl dôt cflng cô. 

Un kbi dôt làm gl ? 

An-nam dùng m^t nô ma làm tbuâc. 

Làmthutfcgi? 

Tbutfc nbiirc xircng côt. 

Cbû cô nburc xirang c6t sao ? 

Tbira kbông, ma ké manb dùng thit nô tbl 

cûng bay, 

Néfu cbû mu6n an, tbl toi bân cbo cbû; de 
lâm. 

Tbira ông cô sor cçp kbông ? 

Xira nay toi tbtfy cop trong sff cop ma tbôi^ 

cbôr cop rjlrng tbi toi cbira tbtfy khi nào. 

Tnà ông dCrngg^p cop tbi hcfn vi nô dû- lâm. 

M. de C. 6 



~ 74 - 

Fr. Si j'en rencontre, j'ai mon fusil je le tirerai • 

An. On ne le tue pas comme cela. 

Fr. Mais si je lui loge une bonne balle dans la 

tête. 
An. Oui, mais si vous le manquez il vous tuera. 

Fr. Tu viendras à mon secours. 

An. Merci Monsieur, moi je n'oserais pas. 

Fr. Ah I tu n'es pas brave. 

An. Non, je chasserai bien les poules, les canards 
etlespigeonsautourde ma cuisine, mais je 
n'irai point chasser le tigre dans la forêt. 

Fr. N'aies pas peur, je ne t'appellerai pas pour 
venir avec moi, 

An^ Merci Monsieur, 



§ 7. — Sur les Voies et moyens de transport. 

An. Est-ce que danslepays de Monsieur, il y a des 
fleuves et des arroyos comme en An-nam? 

Fr. Oui, il y en a, mais moins que dans ce pays- 
ci; c'est pourquoi on trouve beaucoup de 
routes pour les voitures et les piétons; 
il y a aussi des chemins de fer. 

An, Les chemins de fer vont-ils bien plus vite 
que les voitures ? 

Fr. Imbécile, tu n'as donc pas vu le tramway de 
Saigon à Cholon, ni le chemin de fer de 
Saigon à Mythe, pour me poser une pa- 
reille question ? 



- 75 — 

Né(u toi g$p nô thl tdi Un né chéft di. 

C6 ai dàm bâa nô vfty dàu. 

Ma néfa toi nbâm ngang ÔC| ma dira mot mûi , 

thl nô phèi chéft di. 
Pbài, ma nhir ông bâa hut, thi nô giéft ông di 

tijrc thî, 
Mu nô bât thi chu curu toi. 
Me ôi ! toi không dàm. 
h6l chu không cô gan sao? 
Không; toi sftn bân gà vit va bô càu Itfi nhà 

btfp, ttû giôi l&m; chd nhu* di s9n cop trôn 

rirng, thi toi xin kiéfu. 
Birng SOT, toi nôi chcri^ chdr toi không kêu theo 

dâu. 
Cdm an ông. 



— Trongxur ông cô sông cô rach nhu* trong nu'ôc 

Ânnam không? 

— Cô, ma it hcrn xur ndy ; cho nên cô nhiéu dirârng 

de cho xe chay va ngu'cri ta di; cûng cô xe 
lù'a nijcsi. 

— Xe lù'a chay mau bâng xe ngira không ? 

— Bô dai, chu không thây xe Ifra Chçr-ldrn, va 

xe Ifra M)r-tho làro sao, ma hôi toi déu ky 
eue làm vây ? 



~ 76 - 

An. Je vors demaocle pardon, Monsieur, je n'y 
pensais plus. Mais est-ce que les chemins 
de fer iransportent beaucoup de mar- 
chandises? 

Fr* La plus, j^rand^ parîie des marchandises 
sont transportées par les chemins de fer, 
et les bateaux à vapeur. 

An, Le gouvernement a fait une route pour aller 
à Biên-Hôa, 41 y a une voiture publique, 
pourquoi Monsieur ne Pa-t-il pas prise.? 

'Ff# Je n'ai point d'affaires à Biên-Hôa, j'y vais 
seulement pour me distraire et je n'aime 
pas les voitures publiques; c'est pour cela 
que j'ai préféré aller en barque pour être 
seul. 

An. En barque il faut toujours être assis ou cou- 
ché, c'est bien pénible pour un européen. 

Fr. Peu importe, je vais où je veux, je fais ce 
qui me plait, cela me suffit. 

An. Si Monsieur prenait aussi ses repas à l'anna- 
mite, alors ce serait très-bien. 

Fr. Tu voudrais donc que je mange dii poisson 
salé, du piment et autres objets comme 
vous ? C'est bien assez d'en sentir l'odeur. 

An. Mais c'est une bonne odeur. 

Fr# C'est une bonne odeur pour un annamite 
peut-être, maig pas pour un français. 



■ — 77 — 

— Xin ông chd châp, toi quêa. Ma xe liSra châ* 
hàhg nhiêu hay là ft? 



— Xe lura va tàu thi thirorna: chô* dé nhiéu. 



Nhà nirdc c6 làm dirorog di lên Bièn-Hôa, lai 
cô xe chung lên dô , sao ông không di xe 

ây? 
Toi không c6 viêc gi trôn Biêa-hôa, toi dlchai 
ma thôiy nèn toi không thèm di xe chung, 
toi mudn di ghe ma thôi, vi mot minh thi 
thong tiiâhorn. 

(y dirai ghe phâi ng6i hay là nàm hoài, ngiroci 

tây thi lây làm kho chiu lâm. 
Hé gl dâo, toi muitï di dâu thi di, muân làm 

gi thi làm, nhir vây thi vui hcrn cho toi. 
Phâi ma ông cûng an dô an-nam, thi tôt hcra 

nfra. 
Chu muCfn cho toi an mâm, âl va càc dÔ nhir 

chù an sao ? Nguri ma coi thi dû. 

N6 bay mùi tbcfm lâm. 

Aa-na'n liïylàm thc^m thi phài, ma ngirori tây 
lây làm thcrm khôag dang. 



 78 — 

§ 8. — De la mastication de Parec et du bétel. 
— Un côté des mœurs annamites • 

An. Monsieur a-t-îl quelquefois mâché du bétel 
et de l'arec? 

Fr, Jamais, je trouve cela trop malpropre, sur- 
tout chez les vieilles femmes dont on voit 
la langue et les lèvres toutes rouges, com- 
me si elles saignaient de la bouche. 

An. Les français n'en ont pas l'habitude, mais 
les annamites ne peuvent pas s'en passer. 

Fr. Que mettez-vous donc là dedans pour le 
trouver si bon ? 

An* Il y a une feuille de bétel, avec un peu de 
chaux blanche et un quart de noix d'arec. 

JFr. Vous n'y ajoutez pas autre chose ? 

An. Il y en a qui ajoutent un peu de tabac. 

Fr. Mais dans tous ces objets je n'en vois aucun 
qui soit bon. 

An» C'est parcequ'ils parfument la bouche, et 
quand on mange à l'annamite, c'est néces- 
saire. En effet, le poisson salé n'est guère 
parfumé, après en avoir mangé il est be- 
soin de quelque chose pour en faire passer 
le goût. Est-ce que dans le pays de Mon- 
sieur on n'use pas de quelque chose pour 
remplacer le bétel et l'arec? 

Fr. Non, on fait son repas; le repas fait, quel- 
que*uns fument une pipe ou un cigare^ 



— 79 — 



— ông cô àa trâu khi nào chira ? 

— Chtra c6 lân nào héft; toi Itfy là m g&m lâm, 

nfaftjrl; là khi tbtfy mây bà già hay âa trâu, 
cài miông ho dô lôm tor nhu* màu troog 
miêDg ma chây ra vây. 

— Ngirori langsa chura quen an, ma cô nhi^u 

ngvrôri annam fin quen vôi hà không dâng 
dô. 

— Ho bô gidng gi vào, ma Itfy làm ngon vây? 

— Cô mot miéfng trâu têm, vô^i mot chût vôi trâng, 

va môtmiéngcau màthôi. 

— Ho không thêm gitfng gi khàc nita sao? 

— Cô kè xïa mot chût thuôc nfira ma thôi. 

— Ma trong mây mon dô, toi không thây môri 

nào ngon héft. 

— Vi nô làm cho thorm miêng, va khi an dô an- 

nam rôi, thi phâi an nô. VÔn miim châng 
phài là dâ thcrm m^y, non khi an nô rôi, 
thi phài an câi chi vào, cho mât mùî £y di. 
Vây, trong xiï ông ngirôi ta không dùng 
sv* gi thay vjr triu eau sao ? 



Không, h8 &n rdi, kê thi hiit mot di^tt thutfc 
hay Id mÇt âiëwxigà, cô ké thi không hût, 



— 80 — 

les autres rien. 

An. Ici il y en a beaucoup, surtout les gens âgés, 
qui chiquent toujours. 

Fr. En effet, les journaliers ne font presque rien ; 
on les trouve toujours accroupis occupés 
soit à rouler une cigarette, soit à prépa- 
rer une chique. Si seulement, après avoir 
allumé leur cigarette et préparé leur chi- 
que, ils travaillaient; mais non ils restent 
assis à causer ensemble comme de vieil- 
les femmes. 

4^. Est-ce qu'en Europe on paie les journaliers 
aussi cher que par ici? 

Fr II y en a beaucoup qui travaillent pénible- 
ment toute la journée, et qui ne reçoi- 
vent que les deux tiers de la paye d'ici. 

An» C'est bien peu, comment font-ils pour vivre, 
car le pain, et les autres objets que man- 
gent les Européens, sont bien plus chers 
que les vivres annamites et le riz? 

Fr. Aussi les Européens ne sont point prodigues 
comme les annamites; ici vous achetez 
une foule d'objets inutiles; en France on 
n'achète que le nécessaire. 
Si les Annamites n'achetaient que le néces- 
saire, beaucoup deviendraient riches ; 
mais la plupart sont pauvres, car quand 
ils ont de l'argent, etils*ne peuvent le gar- 
der, tout ce qu'ils voient leur fait envie^ et 
ils l'achètent de suitct 
Aussi comme U9 maisons annamites sont 



— 8i — 

va cûng không an gitng g\ hëU 
(T âây cô nhiêu ngirori, nhiït là mdy ông già 

ho an tr£u hoài. 
tr phâi; bfti vây mfty ngirôrî di làm xâu, ho 
làm biéfng qud chirng, tbfty ho chùm nhum^ 
lo vtfnthudc têmtrâu. Lai ph&i ho d^f thuClc ' 
têm trâu râi^ ho cur làm viéc, thl thôi t Câi 
nây ho nhû'ng dum ba dum bày ma nôi 
truyêa nhir mtfy bà già* 



Gh<î* bên tây c6 trâ tien làm mirda mât, ni tr 

bênnfty không? 
Co nbiéu kè chiu khô nhgc cà ngày ma làm 

viêc^ mà.tién mird'a thl it hao bâng bai bàr g 

ba bêa nfty. 
It qud, ho làm sao cho dû Sn; vl dô ngirori (ây 

an, tbi m&t ho'n dô aa-nam ? 



Bori do cho nên ngiTcri tây ch&ng cô phd câa 
nhir ngirâri an-nam ; à dây anh em hay mua 
nhiéu dô vô Ich lâm; cho* bên tây ngu'dî ia 
mua nhû'ng dô cÂn dùng ma thôi. 

Ph&i màngu'd'i an nam bié^t à tiéft kiém, mua 
dô cân dùifg ma thôi, thl c6 khi nhiéu ko 
giàu cô lâm; màkénghèo thl dông, là tai hë 
cô4ông nào thi giû* không d&ng, vi hë thâty 
cdi g^ vijra bung, thi mua turc thi. 

Cho nên nhà annam budn hiu là àvcàng nàct 



— 82 — 

tristes; il n'y a point de meubles, point de 
chaises, on ne sait où s'asseoir; il faut se 
mettre sur les planches, où ils couchent 
sur des nattes sales remplies de punaises. 

An, Il y a des Annamites qui sont mieux, ils ont 
des maisons couvertes en tuiles, des chai- 
ses pour s'asseoir, et du vin au lieu de thé à 
offrir aux Européens qui les viennent voir, 

Fr. Oui; ils ont des verres, mais ils ne savent 
pas les laver, ils sont si sales qu'on pour- 
rait regarder le soleil au travers sans 
avoir mal aux yeux. 

An. J'avoue que pour la propreté, les Annamites 
sont encore bien loin des Européens. 

Fr. Si au moins quand vous avez appris à être 
propres, vous vous efforciez de vous en 
souvenir toujours, mais non vous retour- 
nez de suite à vos anciennes habitudes. 



§ 9. — Des fruits et productions du 
pays — Débarquement. 

fV. Toutes ces barques chargées de fruits d'où 
viennent-elles et où vont»^lles? 

An. Ce sont les barques de Tân-triêu, c'est la sai- 
son desfruits, elles vont les vendre à Saïgon, 

Fr. Quels sont ces fruits ? 

An. Il y en a de toute espèce: il y a 1? des oran- 
ges grosses, et petites, 2= des citrons, 
3^ des pamplemousses blancs et rouges. 



— 83 — 

Vi dâ dac khôngc6, ghê dâng cung kh6ng; 
nên kbi cô tdri nhàho, thi phài ngôi trêo van 
râm hay trii chien dây tinh nhu'ng rêp. 

C6 nhiéu ngirori an-namkbà hcrn, cô nhà ngôi, 
ghéf d&ng cûng c6; cho nên kbi ngirôri tây 
défn tbam tbi bo lAy vu'oru ma dfti tbéf vl 
tpà. 

Û*, ho cô ly cô chén ma không kbi nào ho 
rira béft, dé dcr cày, défn d5i gicr câi ly lên 
tbl không th&Y sir gi bên kia bét. 

Toi cbiu tbât ngircri annam If dcr lâm, không 

bàng ngirori tây. 
Phài chi khi anh em tâp biéft sir sach se rôi, 

thi anh em giû* t Ma không; cur gifr miéfng 

cfl hoài. 



^^a^^S)^^!^'^-^ 



Mtfy chiéfc ghe chô* Irai ndy ff dâu ma d^n, 

va ho di dâu \ây? 
Bô là ghe miôt Tân-triéu; tdri mùa trdi , bo 

chfr xuâng Sài gôn ma bàn, 
BôlàtrAigivây? 
Cô dû cdc tbâ* : 

1 là cam va quit, 2 là chanh, 

3 là birfti «rang birfti dô, 



— 84 — 

4? des mangues, S? des mangoustans, 
6* des jaquiers, 7? des pommes-can- 
nelles, 8= des pommes d'acajou, 9^ des 
noix d'arec fraîches et desséchées, 10? 
du bétel, IIÊ du poivre, 42^ des pa- 
tates, 13? du manioc, 44? du gingembre^ 
15? des pistaches, 16? des raves, 17? des 
courges citrouilles, 18? des melons d'eau, 
19? des calebasses, 20? des cocos, 21? 
des caramboles, 22? du tamarin, 23? des 
goyaves, 24? des cannes^à sucre, 2S? des 
bananes, 26? des grenades et le reste...» 

Fr. Ce pays est bien fertile? 

An. Oui, le pays est bien fertile, mais c'estpéni- 
ble d'y demeurer, 

Fn Pourquoi? 

An. C'est parceque pendant toute la saison des 
pluies les habitants sont touj ours malades . 

Fr. À quelles causes attribut-on ces maladies? 

An» On dit que c'est parce qu'ils emploient les 
excréments de vers â soie pour engraisser 
leur bétel, et pendant les pluies, ce fumier 
se mêle à l'eau pour corrompre l'air et 
l'eau. 

Fr. En ce monde il n'y a pas de bonheur pur, 
les peines s'y mélangent toujours. 

An. Est-ce qu'il y a des endroits comme cela 
dans votre pays ? 

Fr, Sans doute, il y ea a comme cela par toute 
la terre. 

An, Encore un coude et nous arrivons* 



— 83 — 

4 là xoài, 5 là m&ng eut, 
6 là mit, 7 là m&ng céu, 
8 là trài dào^ 9 là eau gidy va eau khô, 
10 là trdu^ 11 là tiêu so, 
12 là khoai laug, 13 là kboai mi, 
14 là gxrngj 15 là dflu phông, 
16 là eô câi, 17 là bi dao, 
• ISlàdu-ahâu, 191àbâu, 
" 20 là dura, 21 là khéf, 
22 là me, 23 là 6i, 
24 là mia, 25 là ehutfi, 
36 là luru vân vân... 

— Xirâydtftttftlàmsao? 

— Phàî, xvcAy dtft tdt que ehirng, ma khô fr. 

— Sao ma khô ér? 

— Vi hë mùa mu*a, Ihi ngu'ori xur ,dô dau hoài. 

— Vi cdnào ma ho dau làm vây? 

— Nghe nôi xur tfy ho dùng pbân fâm ma bô 

trâu, èho nên khi défn mua mœa, thi phàa 
&Y làm eho khi va nu'ôre ra dôe. 



— & d,r*i m gian ndy cbâng c6 phu-<Jc th^t, vi 

hàng eô sir kh^n kbô lôn vào luôn. 

— Trong xiir ông eô ncri nào nhu* vây không ? 

— Thiêfu gi xur làm vây dâu lai không cô. 

— Côn mc)t khiic sông nû-a thi ta vô vàm. 



— 86 - 

Fr. Bis-leup les d'aborder au pont de Pinspec- 
tioa. Je vais faire une visite au comman* 
dant de la citadelle. 

An. Monsieur reviendra-t-il souper ici? 

Fr^ Non, j'irai souper et coucher chez un ami, 
car je ne puis dormir sur la barque, il y 
a trop de moustiques^ et tu as oublié ma 
moustiquaire. • 

An. Je n'ai pas osé la prendre, parce que le toit 
de la barque est trop bas pour la suspens 
dre. 

Fvt Tu vois lés éclairs, le tonnerre gronde, la 
pluie menace, allons vite. 

An. Faut-il laisser les effets de Monsieur sur 
la barque ? 

Fr, Laisse-les là, mais couvre-les bien de peur 
de la pluie. 

An, Monsieur, il fait noir, faut-il allumer la lan- 
terne ? 

Fr^ Veux-tu donc nous faire happer par le tigre ? 
Prends mon fusil, c'est assez, marche. 

An. Ceux qui sont sur le fleuve vont avoir à 
souffrir cette nuit. 

Fr. Pourquoi cela ? 

An. C'est qu'il va y avoir une tempête; nous nous 
avons la chance de l'éviter. 
Monsieur, nous voilà arrivés. 

Fr. Bien, tu vas descendre à la cuisine; demain 
je t'appellerai pour partir. 



-^^ 



— 87 — 

Biéu ho ghé lai cAu quan; toi di thâm ông 
quan don mot chut. 



Thira rôi ông c6 tràr vê ma an ccrm không ? 
Không^ toi &n ccrm va ngù trong nhà b§in hiru 

toi; chd b àxxàx ghe toi ngù không dâng, tI 

muôi nhiéuquà, lai chu quên dem cdi mùng 

tbeo. 
Thira toi không dâm dem theo, vl mui ghe 

théfp qud, nén giang léo không dirorc. 

Chu thtfy sâm sét, trâd gâm coi bô mu'a, ta di 

cho mau. 
Bô dsic cùa ông dé du'dri ghe bay sao ? 

fié Ici d6; phâi dây cho tir téf, kèo mu'a taie 

vào. 
Thtra ông, trori tÔi qud, thâp dèn không ? 

Chdr chù mutfn cho cop bât ta sao; lây cày sûng 

dem theo, thôi^ di. 

Bêm nây m^y ngu'cri du'di ghe phâi cifclâm! 

Sao ma cure ? 

Vi se cô dông \& bâo bùng; ma ta lành khôi, 

non cô phu'dc lâm. 
Thura ông, tdi nhà rôi. 
Thôi, xuông du'dri nhà bép; mai khi nào vé> 

toi kêu. 



88 



LE MAITRE ET LE DISCIPLE. 



Maître, Mon enfant^ comment vous appelez-vous? 

Disciple. Je m'appelle Pierre Càa. 

JU. Quel âge avez-vous ? 

/>• Monsieur, j'ai douze ans. 

il/. Êtes-vou* chrétien ? 

/)• Oui Monsieur, je suis chrétien d'origine. 

M. De quel village venez-vous ? 

Z). Monsieur, je viens du village de Gô*công 

près de M!-tho, 
M. Avez-vous déjà été à l'école? 
/>• Je suis allé à Ml-tho où j'ai étudié deux anst 

JU. Qu'avez- vous appris à l'école de G6-công? 

D. J'ai appris à lire les caractères quôc ngû*. 

M. Avez-vous aussi appris à écrire? 

/)• Oui, Monsieur. 

M. Le maître d'école de Gô-công vous a-t-il 

appris autre chose? 

D. Il m'a encore appris un peu d'arithmétique. 

M. Et à Técole de Mï-tbo qu'avez-vous appris ? 

D, k l'école de Mï-thoj'ai appris à écrire. 

il/. De plus, avez-vous appris l'arithmétique? 

/). Oui, Monsieur. 

M. Savez-vous faire l'addition, la soustraction^ 

la multiplication et la division? 

/>. Oui, Monsieur. 



•I 




— 89 



CÂU NÔl TRUYÉN. 

TuXy \X Hoc trô. 

Nhô, trôlèngi? 

Thira toi tên là Vôrô Càa. 

Trô m&Y tu6i ? 

Thira thây, toi mircri hai tu6i, 

Trô^cô dao không ? 

Thira cô, toi là dao dôag. 

Trè ô" làng nào ma dëa dây ? 

Thira toi ô* làog Gô -công gân Mï-tho. 

Trô di hoc trirorng nào chvra? 

Thira toi c6 di trurârag MIrtho, hoc d$ng hai 

nftm. 
(J trirorng Gô-c6ng hoc di gl? 

Thira toi hoc chû* qutfc ngû*. 

Trô cûng c6 tâp viéft chd? 

Da, thira toi cûng c6 tâp viéft nfra ? 

Thây giâo trirorng Gô-công cô day câi gikbéc 

nfra không? 
Thira cô day toi phép toàn uiO* !*• 
Ma trô hoc di gï tai trirorng Mï-tho ? 
Thira toi tâp viéft. 
Lai trô cô hoc toàn nfra khôpg? 
Da, thira cô. 
Trô cô biét phép cong, trir, nho^n va phép 

chia chira ? 

Da, thu'a toi biê't. 

il/, de C. 7 



— 90 — 

M. Vous n'avez pas appris autre chose ? 

D. Pardon, Moiisieir, j'ai commencé à étudier 

le français. 
M. En savez-vous beaucoup ? 
/). J'en sais peu, je sais lire, et écrire; j'ai étu- 
dié la grammaire jusqu'aux verbes passifs, 

c'est tout. 

M, Alors vous entrerez dans la Iroisième classe; 
et si vous étudiez bien, b entôt v^us mon- 
terez en seconde. 

M. Maintenant allez demander au thdy que voilà 
de vous indiquer votre lit au dortoir, et 
votre place au réfectoire. 

D. Bonjour, Monsieur, monsieur le Supérieur 
m'envoie vous demander de m'indiquer 
mon lit au dortoir et ma place au réfectoire, 
' Th. Comment vous appelez-vous? 

/;. Je m'appelle Pierre Cùa. 

Th, Vous êtes un nouvel élève? 

D. Oui, Monsieur. 

Th. Suivez-moi, nous allons monter au dortoir. 

Voici voire lit. 
Rappelez-vous qu'au dortoir il n'est jamais 

permis de parler avec ses camarades. 
Tous les jours, aprè^ vous être levé, il faut 

pher votre couverture et la rouler autour 

de votre traversin. 
Ensuite vous descendrez vous laver la figure 

et les mains. 
M?ïinfenant descendez au réfectoire; voici vo 

tre place. 



- 91 - 

Trô khôDg hoc gi nû*a sao? 

Thira c6, toi mdri hoc tiéfng lang-sa, 

Trô biéft bao nhiôu ? 

Thira toi không biéft bao nbiêu; toi biéft doc 
va biéft vîéft: lai côn meo thi toi hoc it dieu 

7 • • • 

ma thôi. 
Vây thi trô b Idrp ba; ma nhir trô siông n&ng, 
thi it làu dirgrc lên Idrp nhi. 

Bây giôr lai thây d6, ma xin ngirciri chi chd ngà 
va chd ngôi trong nhà ccm. 

Chào thdy, thây bé trênbiéutôi lai xin thày chl 
chô ngà va chd ngâi trong nhà cam. 

Chiitêngi? 

Thira toi ton là Vêrô Cua. 

Chu là hoc trô mai pbâi không ? 

Da^ thu'a phAi. 

Théo toi ma lên nhà ngà; dày là cài giifGfng 

trè. 
Trô phài biéft trên nhà ngu câim châng kbi 

nào nên nôi truyôn vdri anh em ban héît. 
Moi ngày khi sang thurc dày roi, thi phài cuf'n 
m en va cài gdi. 

Rôi thi xutfng ma rura màt. 

Bày gicr xuCfng nhà ccrm; dày là chô trô 
ngâi. 



.«« qo 

A présent allez sur la cour jouer avec vos 

camarades. 
Quand vous entepdrez la cloche, il faudra 

garder le silence, et vous mettre en rang 

pour aller au réfectoire. 



M, Mettez-vous à genoux pour réciter la prière. 
Maintenant asseyez-vous pour la classe. 
Pierre, récitez le premier chapitre du caté- 
chisme. 
Vous ne j-avez pas suffisamment votre pre- 
mière leçon vous me la réciterez encore 
une fois demain matin. 
Jean, prenez votre Ancien Testament, et lisez 

lentement et distinctement. 
Relisez de nouveau, c'est trop vite. 
Comme cela c'est mieux. 
Comprenez-vous le sens de cette phrase? 
/). Oui, Monsieur, je comprends. 
M, Traduisez-la eu annamite. 

D* Au commencement Dieu créa le ciel et la 
terre. 

M, Cesl exact. 

Jacques, lisez à la suite. 

Ce n'est pas cela, vous vous trompez. 

Prenez garde, vous avez l'air bien dissipé. 

Maintenant prenez vos cahiers, vous allez 

écrire une page pendant que la deuxième 

division récitera sa leron. 
Yolre cahier n'est pas propre, c'est la mar- 



— m — 

Thôi, bây gior d\ ra ngoài sânmà chcri vo*i anli 

em. 
Khi nàonghe chuôngrung, thi phâi làm thînh 
va sâp hàng ma dt vô nhà ccrm. 



Oui gëi lên ma doc kinh. 

NgÔi xuâfig ma trâ bài. 

Yêrô Ira bài sâch phân, phân thir nhurt. 

Mây không thuôc cho du, mai sdrm phâi trâ 
bài 19,1 • 

Gioang lây SâmTruyéncùmàdoc vàdocchtlm 

châm va cho tir të. 
Boc lai, mau quâ. 
Nhir vây kbâ. 
Mây hiéu câu nây không? 
Thira toi hiéu. 
Nôi ti^ng an-nam coi. 
Thu* dâu hët Birc Chùa Trô-i da dirog nén 

tràri dât. 
ir, truDg d6. 
Gia-cô-bê doc ti^p theo. 
KhÔDg phâi, mây doc sâi. 
Mây phâi gitir minh, coi bu ly lâc lam. 
Bây gior lây tâp ma viêt mot ti ang dang khi 

Idrp nhi trâ bài. 

Tâp mây dcquâ, dô là dâu Ihâng làm bi«fng. 



— 94 — 

que d'un paresseux. 
Ces lettres sont mal écrites, lesiines penchent 
d'un côté, les autres de l'autre, ce n'est 
pas bien. 
Ce cahier est bien. 
Continuez d'écrire comme cela, mon enfant, 

et vous aurez un prix à la fin de l'année. 
Si vous étudiez bien^ le soir je vous racon- 
terai une histoire. 
L'heure est passée, après la prière vous irez 
jouer sur la cour une demi-heure; ensuite 
vous entrerez à l'étude faire votre devoir, 
D. Monsieur, un tel m'a battu. 
M. Qui est-ce qui vous a battu ? 
Z>. C'est celui-ci. 

jW. Venez ici. Pourquoi vous êtes- vous battus? 
D. Monsieur, je sortais de l'étude, il m'a poussé 
et m'a fait tomber; alors je me suis fâché 
et je l'ai frappé. 
M. Et vous pourquoi l'avez-vous poussé ? 
D. Monsieur, ce n'est pas ma faute, j'ai butté 
contre une pierre. 

M* Faites la paix, et ne vous fâchez plus désor- 
mais. 
/)• Monsieur, celui-là m'a dit des sottises. 

M» Qu'est-ce qu'il vous a dit? 

D. Je n'oserais pas le répéter, c'est une parole 

sale. 
il/. Vous faites bien, jamais il ne faut dire de 

paroles sales. 

Pardonnez-lui et ne vous fâchez plus. 

/). Oui, Monsieur^ je lui pardonne. 



- 95 - 

Chfr nây ti^t x&u qud, chur thi xiên bên no, 
chu* tbi xeo bên kia, không xong. 

Û*, tâp nây kha. 

Hây cur viê't làm vây, thi Aën cutfi nàm dang 

pbân thiràng. 
Vi bâng bay hoc tfr té!, thî tÔi tao noi mot 

truyên vui cho bay nghe. 
Bà qud gicr rôi; doc kinh rôi thi bay ra ngoài 

sân ma chcri nù'a gio*; rôi vô nhà hoc ma 

làm bài. 

— Thira thây anh kia dành toi. 

— Bura nào dan h mdy ? 

— Thira anh nây . 

— Lai dây; sao ma bayddnh Ion V(/i nhan làm vây? 

— Thira thây toi 6" trong nhà hoc md^i ra, ânh 

xô toi mot cài té nhào; toi giân qud, nên toi 
itim dành ành. 

— Côn mây sao mdy xô no? 

— Thira thdy cô phâi tai toi dâu, là tai toi vàp* 

— Thôi, làm hoà di, tir nây vê sau dirng c6 giân 

nhau nù'a. 

— Thira Ihây anh nây chir<5ri toi. 

— No chircri mây làm sao ? 

— Thira tue qud ! loi không ddm n6i lai . ^ 

— ir phâi, vi châ ignên noi tue khi nào, 

Thôi, thalôicho nô, dirnggiânnû'a, 
.— D i, Ihira toi vurng. 



>ft- 



96 



Af . Êtes-vous content d'être au collège ? 

/). Monsieur, je suis très-content; seulement ce 

^ qui me rend triste, c'est que cette année il 

faudra passer les examens, et puis quitter 
le collège. 

iH. Vous ne pouvez pas y rester indéfiniment; 
vous êtes grand, ilfaut songer à gagner 
votre vie. 

/). Oui, mais jusqu'ici je n'ai eu aucun souci; 
désormais il me faudra penser à ceci à 
cela, de quoije n'ai pas l'habitude, 

M. Peu-à-peu vous vous y habituerez. 

D. Oui, mais je ne vous aurai plus près de moi 
pour vous consulter. 

M. Sans doute, mais jusqu'ici vous étiez un en- 
fant; maintenant vous êtes un homme. 

D. Oui, mais étant un homme sans expérience, 
je me tromperai bien des fois. 

M. Il n'y a pas d'homme si habile qui, au début, 
ne se trompe souvent. 
Souvenez-vous bien de ceci, c'est que vous 
avez étudié beaucoup, mais que vous ne 
savez pourtant pas grand'chose ; ainsi 
donc ne vous en enorgueillissez pas. 

D, 4iKos anciens condisciples, à présent qu'ils ont 
un traitement du gouvei*nement, ne nous 
regardent plus, pourquoi cela ? 

Mn C'est parce que ce sont des orgueilleux; n'i- 
mitez pas leur exemple. 



— 97 ~ 



— Chu b nhà trirorng ce lây làm vui không? 

— Thira thây, toi lây làm vui lâtn; ma cô mot 

déu làmchotôi buÔD, là vi nàm naytôiphâi 
di thi, rôi ph&i ra kbôi nhà trirorag. 

— Chu b dcri không durorc; vi chu Idrn rÔi, nên 

phài lo ma làm àa. 

— Da, ma xu'a rày toi không lo su* gi héft ; ma 

tu* nây vé sau toi phài lo déu no déu kia, 
toi Chu'a quen bi^t, 

— Lan lân thi quen. 

— Thu'a phài, ma toi cbàng c6n b gân th£y cho 

d&bg thây an ai toi. 

— Phài, hôi tru'drc thi côn nhô dai, ma bây giô* 

Idrn kbôn rÔi. 
1 — Thu*a phài, ma b&i vi toi chu'a cô tri ma lo 
i viêc no viéc kia, thi phài Mm loi nhiéu htn. 

\ — Ngu'O'i nào , dâu giôi mac long, thi ban dâu, 

cfing phài 1dm Idi nhiéu khi. 

Chû phài nhdr déu này, thuô* nay chu dâ hoc 
nhiéu, nhirng ma chu'a biét mây, cho nên 
cher sanh long kiôu ngao khi nào. 

— Bô^i tai làm saomà nhîhnghoctrô cfi xira kia, 

khi dà dfing an lôc nhà nu'd^c rôi, thi nô 
ch&ng thèm ngô déo ta nj^a? 
-— Bô^i tai nô cô long kiéu ngfo; ebo nèn dCrnç 
bât chu'ôrc nô» 



— 98 — 

D. Il y en a quelques-uns qui ne font pas com- 
me cela. 
fii. C'est que ceux là sont vertueux; imitez-les< 



M. Vous étudiez depuis combien d'années ? 

D, Monsieur, j'étudie depuis bien longtemps, 
depuis six ans déjà. 

M. Avez-vous passé vos examens ? 

/). Oui, Monsieur. 

M» Ou'«llcz-vous devenir maintenant ? 

D\ Monsieur, je n'en sais rien. 

M. Pouvez-vous être interprête ou bien maître 
d'école ? 

Z). Je voudrais être maître d^école; mais si l'on 
m'envoie chez des païens, là où il n'y a ni 
église ni prêtre, ce sera bien difficile. 

M» Vous avez raison, car vous devez avoir soin 
de votre âme avant tout. 

D. Je suis chrétien, et je ne veux pas pour quel- 
ques piastres exposer mon salut. 

M. Ayez confiance, priez le bon Dieu, il aura 
soin de vous. 

/). Il y a des hommes bien mauvais, qui ne par- 
lent de Dieu que pour l'offenser, je ne veux 
pas être de ce nombre. 

M. Il y a hien d'autres dangers que vous ne con- 
naissez pas encore. 

J), C'est pourquoi je crains de me trouver sans 
personne qui puisse me conseiller. 



— 99 — 

C6 mot a ngirori không c6 an If nhir vây • 
Là b*i vi kè rfy c6 long dao dijrc, thi phâi bât 
chtrdrc nhir vây. 



Chu hoc dà mâty nàm nay ? 

Thira thây toi hoc lâu lâm» dang sàu n&tn nay. 

Chùdithichira? 

Thira toi di thi r6i. 

Bây gicr chu tinh làm gitf ng g\ ? 

Tbu-a thây toi chu*a biét. 

Chu làm thông ngôn hay là thây giâo du-çrc 

không? 
Tbu'a toi mudn làm tbây giào; ma nën ho sai 

tôidixù'kèngoai, không cônbà thor, không 

cô tbây câ, thi khé lâm. 
N6i làm vây thiph&i, vi tru*drché?t, phàilovîêc 

r5i linh hôn dâ . 

Toi là ké cô dao,cho nên toi không muÔn lieu 

minh mât phân linh bon, vi it dông bac 
dâu. 

PhAi trông cây va câu xin cùng Chûa phù hô 

cho. 
C6 nhiêu ngu*ori xâu, hay nôi pbam tbu'çrng 

dën Chùa; cho non toi không mutfn làm 

ban vdi nô« 
Côn nhiéu sir hièm nghèo nCta, ma chu không 

biéft. 
Bôri dô cho nên toi sor ô* mot mlnb, không ai 

khuyôn bâod^y dô. 



M. Plaise h Dieu que vous ayez toujours ces sen-r- 
timents, alors je ne crains rien pour vous. 

/). Priez Dieu que je me souvienne toujours de 
voç bons enseignements, 

M. Je penserai toujours à vous, et si vous vou- 
lez m'éerire je recevrai vos lettres avec 
plaisir. 



UN PÈRE ET DES CHRÉTIENS. 



Chrétiens. Père, nous venons vous présenter nos 

hommages. 
Père. Mes enfants, je vous remercie. 

Ch. Le père vient pourêtre pasteur de la paroisse. 
P. Oui, Monseigneur m'envoie pour prendre 

soin de vous. 

C/i. Le père est en Annam depuis plusieurs an- 
nées? 

P. Depuis dix ans. 

Ch. Le père se porte-t-il bien? 

P. Je ne suis pas aussi fort que quand je suis 
arrivé, mais je me porle encore sulTisamr 
ment bien. 

Ch. Le père a-t-il été malade? 

P. Oui, j'ai été un peu malade comme tous les 
Européens qui viennent en Annam, mais 
maintenant je me porîe bien. Le pays 
d^\unam est bien ebaud; c'est pénible 



— 101 — 
Chdr chi chu c6 lôog t6t nhir vây luôn, thi tôî 

khÔDg SOT sur gi cho chu béft. 
Xin thdy giùp làri câu nguyôa cho toi dang.nhd' 

nhû-ng lori thây khuyên bào loi luôn. 
Toi nhdr âën chu luôn, ma n«u chu mutfn g*i 

thcrcho toi, thx toi vui mirngmà chiu Itfy. 

CÀU NUI JRUYÉN. 

Mot Cha vX B6n Bao. 



— Lay Cha, chung con âën mtrng cha, 

— Ù*, giâ crn, chùng con., 

— Thu'a cha défn ma cai ho ndy sao ? 

— Û*, phâi, Birc Cha sai toi dêfn dây ma coi soc 

anh ern. 

— Thu'a cha or nu^dc Annam dang bao lâu nay ? 

— fiang mu'ô'i nâm nay. 

— Thu'a cha dang sirc khoè luôn không ? 

— Cha không dang sirc khoè cho bâng khi moi 

qua, dâu vây mac long cûng.côn kha. 

— Thu'a cha c6 dau khi nào không ? 

— Cha cûng c6 dau nhu* mtfy ngffài tây qua nu'drc 

nây vây; ma bây gior héft rôi, Nu'ô'c Ânnam 
nong nirc qua, nêncirc chonguôi tûy lâm; 
phâi ma c6 miui ianh thi d? chiu. 



~ 102 — 

pour les Européens, S'il y avait une sai- 
son froide ce serait supportable. 

TA, Père, au mois de Décembre il fait pourtant 
bien froid. 

/** Oui un peu, mais cela n'est rien, 

Ch. Mais s'il faisait froid plus que cela, nous 
péririons tous, 

P^ Vous ne péririez pas plus que les chinois et 
que les autres habitants des pays froids, 
au contraire vous deviendriez plus forts. 

CA. Dans le pays du père, est-ce qu'il fait bien 
froid ?" 

1\ Tous les hivers il tombe de la neige; souvent 
dans les étangs et les rivières il y a un 
ou deux décimètres de glace à la surface 
de l'eau. 

Ch. Uolà ! et comment font ies barques pour na- 
viguer ? 

P, On les laisse au repos. 

C'A. Où prend-on de l'eau pour boire? 

P* Dans les puits profonds, car là l'eau ne gèle 
pas. 

C'A. Dans les lieux où il n'y a point de puits pro- 
fonds comment fait-on? 

P. On brise la glace pour puiser l'eau, ou bien 
on prend des morceaux de glace pour les 
faire fondre sur le feu. 

CA, Dans ce pays-là, c'est bien pénible, 

P. Aussi malheur aux paresseux, ce sont eux 
qui meurent de froid et de faim. 



— 103 ^ 



— Thtra cha cWn thâng chap, tii lanh lungldm. 

— Cûng c6 lanh, ma lanh làm vây c6 ra cai gi 

dâu? 

— Ma néfu lanh hcrn nfira thi ta ch^t hê't. 

— Anh em không chéft dâu; ma anh em ra manh 

më nhir ngirM chéc va nhfrog nsirc>i ^ xir 
lanh vây. 

— Thira xù* cha lanh lâm không? 

— Béfn mùa lanh thi c6 tuyêf* xudng, lai nirdc 

sông va nirdc ao dông lai tdi hai bà tâc. 



— Cha châ ! vây thi ghe di làm sao dirorc ? 

— Làm vây thi ghe dâu lai ma nghi. 

— Thu'a côn nu'ac utfng thi làm sao ? 

— Ilo lây nirc^c du*dri giéfng sâu, không c6 dông 

lai. 

— Cùn nori nào không c6 giëng sâu, thi làm sao? 

— Ho dâp nirdc dông ra ma mue niro'c ô* du'di, 

hay là lây mot miê'ng nu*de dae ma nâu cho 
u6 ra. 

— (y xir dé thi eirc lâm. 

— Cho nên khô'n cho ké làm biéng, vi no phâi 

chO^t lanh hay là chê't dôi. 



— 404 — 

Ch . Nous ne voudrions pas être dans ces pays-là. 

P. Les hommes ne choisissent point leur pays 
pour naître, ils paissent là où Dieu veut* 

Ch. Le père veut-il retourner dans son pays? 

P. Dieu m'a inspiré de quitter mon pays pour 
venir dans celui-ci, pourquoi y retourner? 

C/ï. M?is le père a encore son père, sa mère et des 
parents^ pourquoi n'irait-il pas les visiter? 

P. Je les ai laissés tous, à quoi bon les revoir^ 

Ch , C'est beau cela^ mais tout le monde ne pour- 
rai t pas en faire autant. 

P, Aussi ce n'est que par le secours de la gr&ce 
de Dieu que je l'ai pu faire. 

§ 2. — Avec le Ohef des dignitaires. 

P, ôug trùm, combien il y a-t-il de chrétiens 

dans la paroisse? 
Chef d«s dignitaires, père, il y en a un millier environ. 

P. Sont-ils tous d'anciens chrétiens ? 

Ch. Père, il y a sept cents anciens chrétiens, les 
autres sont nouveaux. 

P. 11 y a-t-il des' retardataires, des mal mariés, 
'des apostats? 

Ch. 11 y en a quelques uns seulement. 

P. Combien il y a-t-il de dignitaires dans la 
paroisse ? 

Ch. Il y en a quatorze. 

P. Sont-ils tous fervents ? 

Ch. Pas tous, il y en a quelques-uns qui sont adon- 
nés à la boisson et d'autres qui fument 
l'opium. 



— 105 — 

— Chûng con kbông mutfn à xû dô. 

— Ngirori ta chon xir ô* không durorc; Chûa mudn 

cho ta à dâu thî phài if d6. 

— Thira cha c6 mudn trà* vê xiir cha không ? 

— Chùa giuc long cha bô xur ma qua dây, côn le 

nào ma mu^n vé nura ? 

— Cha côn cha me bà con, sao cha không trà" vê 

ma th&m ? 

— Cha bô cha me bà con vi Chùa, cho nên tvlf 

vé ma th&m làm chi ? 

— Cài th) tdt thiét, ma li ké làm dang nhir vây. 

— Cho nên, nho* crn Chûa giùp, thi cha mai 

dirorc nhir vây. 

— ông trùm, ho nây cô bao nhiéu bén dao ? 

— Bâm cd, dirorc chilrng mot ngàn. 

— Phài là dao dông héft không? 

— Bâm cd, cô dirorc chvrng700 ngtrcri dao dông, 

côn bao nhiéu thi dao moî h^t. 

— Cô ai trë nâi, rôi vor chông, va bô dao không? 

— Bàm cô mot it ngirôi, ma thôi. 

— Ho cô mây ông chirc ? 

— Bâm cfl, cô mirori bÔn ông. 

— Mây ông chirc ây sÔt sang không? 

— Bàm cô không dtrçrc hët, cô mot it ké mê 
uô'ng Pirau va mê hiit xàch, 

M. de,t\ 8 



- loti - 

P, Comment alors les a-t-on choisis pourdîgui- 

laires ? 
C/i. Autrefois ils étaient bons, ils se sont gâlés 

depuis, 

P, Il faudra me dire le nom de chacun, je les 
appellerai et les encouragerai h changer 
de vie. 

Ch, Oui, père, 

P. Et les chrétiens viennent-ils tous à confesse 
et faire la communion au temps pascal? 

Ch. 11 y a cinquante retardataires environ qui ne 
se sont point confessés et n'ont point 
communié depuis plusieurs années* 

/'. Il faudra aussi me les faire connaître, car ce 
sont mes brebis, quoique des brebis éga- 
rées. 

C/i, Père, il y a aussi quelques catéchumènes 
qui demandent î> A»re instruits. 

/^ Sont-ils nombreux ? 

67/, Non, père, il y en a neuf à dix seulement, 
parceque dernièrement les autres ont 
été baptisés. 

P. Chaque année combien il y a-t-il de caté- 
chumènes en tout? 

Ch. Us n'y a pas de nombre fixe, tantôt vingt, 
tantôt trente.. [ rons ? 

P. Les païens sont-ils nombreux daftsles envi- 

Ch, Père, il y en a beaucoup, mais peu se con- 
vertissent. 

y*. |N»iin[uoi crin ? 



— 107 — 

— Né(u vfty, làm sao ma choa nhû'ng ngxrbi tty 

làm chijrc viéc làm cbi ? 

— Bâm ctf , ihuff trirdc thi mfty ngirori tfy gifr 

dao tù* tëj ma ho ra x&n mdri b&y gior ma 
thôi. 

— ôog phâi nôi tên mây ngurori ây cho cha bitft, 

dang cha kéu ma an ûi ho. 

— Da, bâm dé con n6i cho c6. 

— Côn càc bon dao c6 di xirng toi rirdc le trong 

mùa Phuc sinh không ? 

— Bâm ctf, cô dang chirng nàm chue ngirM trë 

nâi, không xirng toi rtrd'c le dirorc chilrng 
it nâm nay. 

— ông phâi nôi tên cho cha hay, vi dâu ma nô là 

con chien lac, nô cûng là con chien cha. 

— Da, bâm cûng cô it ngirori ch£u nhirng muÔn 

hoc. 

— Cônhiêuit? 

— Bàm không bao nhiêu, cô chin mirà'i ngirô^i 

ma thôi, vi moi rijra toi hôm trirdrc dày. 

* 

— Moi nàm dirorc chirng bao nhiôu châu nhirng? 

— Bàm không chirng, khi thi hai mirori, khi thi 

ba mirai. 

— & xung quanh dây cô ké ngoai nhiéuhay là it? 

— Bàm cô nhiéu lâm, ma ft ké trô" lai. 

— Sao vA V ? 



— 108 — 

Ch, Père, c'est probablement, parceque nous 
sommes trop près delà ville, elles païens * 
voient beaucoup d'européens qui n'obser- 
vent pas la religion, en sorte qu'ils ne 
songeot pas à se convertir. 

P. C'est vrai, mais les chrétiens leur donnent- 
ils au moins le bon exemple ? 

Ch. llélas! père, pas toujours. 

P, Alors avant de songer aux catéchumènes, 
il faudrait convertir ces mauvais chré- 
tiens-là, 

Ch, Oui, père, mais ce n'est pas chose facile. 

P. Il ne faut pas désespérer; si les dignitaires 
sont bons, les chrétiens le seront aussi. 

Cli. Les pauvres écouteront, mais les riches bien 
peu. 

P, C^est pourquoi dans l'Évangile, Jésus-Christ 
a dit : bienheureux les pauvres et malheur 
aux riches. 

Ch. Dans cette paroisse il y a bien peu de gens 
riches. 

P. Et les pauvres sont-ils nombreux ? 

Ch. De vraiment pauvres il n'y en a pas beau- 
coup, la plupart se suffisent par leur tra- 
vail. 

P, Bien, cette condition est excellente pour 
être bon chrétien. 

Ch. En effet, ceux-là gardent mieux les com- 
mandements de Dieu et ceux de l'Église, 
P. Un autre jour, je te demanderai d'autres 



— 109 — 

Bâmco, c<S khi là tîiibô'i cr gin ihành lâm, va 
nôthâynhiêti ngirô-i fây không giu: dao, 
nên nô không cô trô* lai. 



— Ù* phâi, ma kè c6 dao c6 làm girrrog tôt cho 

nô không ? 

— Thircrng ôi ! it khi lâm. 

— Vây thi trirdrc hët phâi lo cho mâty ngirori &y 

irff lai, saii thi mdri lo vê viêc châunhtrng. 

— Da, bâm cô' toi virng, ma sir rfy không de gi 

dâu. 

— ông chô" ngâ long làm chi, vi hë cdc chtirc tôt, 

thi bon dao cûng tôt nû'a. 

— Thiràng ngurcri nghèo thi virng giur, ma ké 

giàu thi it lâm. 

— Bffi vây, trong sàch Êvang cô Icrî Bure Chùa 

Giê giu phàn rang: kè nghèo là ké cô 
phirdrc that, ma khÔn cho kè giàu cô. 

— Bâm trong ho nây cô it ké giàu. 

— Ma ké nghèo nhiéu hay là it? 

— Bim kè nghèo that, thi không bao nhiêu; côn 

bao nhiêu thi vira dû xài btft. 

— Tôt dô, thu-orng ké dû xài nâng giû* dao nên, 

— Dfli phâi, vl nhâ-ng kè &y giû* le luât Chra va 

lé luât Ilôi thânh s(!ft sang bon. 

— Thôi, dé hiScB, khâc, cha hôi vê viêc khàc, 



— HO — 

reoseig^nements sur la paroisse. 
P. J'ai l'honneur de vous saluer, )e me retire. 



Ch. Mon père, je vous offre mon respect et mes 
vœux de bienvenue* 

P. Merci, quel est votre nom ? 

Ch. Père, je m'appelle Augustin Phu'drc. 

P. Que faites-vous ? 

Ch. Père, je suis maître d'école, j'enseigne les 
garçons. 

P. Bien, je voulais vous voir pour vous deman- 
der quelques renseignements sur votre 
école, 

Ch* Père, je suis tout entier à votre disposition. 

P. Où avez- vous étudié? 

Ch. Père, j'ai étudié autrefois au Séminaire pen- 
dant cinq ans. 

P. Depuis combien d'années en êtes-voûs sorti. 

Ch, J'en suis sorti depuis quatre ans. 

P. Avez-vous songé à témoigner votre recon- 
naissance envers la Mission qui vous a 
nourri et instruit gratuitement pendant 
cinq ans? 

Ch* Oui, père, l'année dernière quand on a refait 
le Séminaire, j'ai fait don de quelques 
piastres selon mes moyens. 

P. C'est très-bien, car il y a bien peu d'élèves 
qui se montrent reconnaissants du bien 
gu'on leur a fait. 



— m 



— hkm ci, cou v^ê. 



— Lay Cha, con Wi mirng cha mcri d^'n. 

— V gik crn, chu tên gi ? 

— Thira cha, con tên là Au-cu-xi-tinh Phiroc. 

— ("hù Ihm vièc gi ? 

— Thira cha^ con làm thày giâo day fldng nhi nanfi# 

— Ù* Mt, cha murtn çap thây ma hôi it déii v^. 

nhà triràng. 

m 

— I)a, con xin vtrng. 

— Thây c6 hoc fr dâii? 

— Thira cha, thuà triréc con hoc nam nâni Jai 

nhà InnVng La-tinh. 

— Ma thây ra dtrt/c m«ty nain nay ? 

— Thira cha, con ra dirorc bôn nâm nay. 

— Thây c6 làm déu gi ma tô ra long bitft o-n nhà 

chung rông râi ma niiôi dird^ng va day dô 
thây nam nàm không? 

— l)a, thira cha c6, nâm ngoâi khi làm nhà 

trircrnglai, thi con co dirng Udiîngbac tùy 
sure con . 

— l^ làm vây thi tut lâm, vi it hoc (rù hi(?l long 

hii>'u thào làm vAv. 



— i\2 — 

Ch. Hélas, oui! parceque la reconnaissance n'est 
point regardée comme une vertu en An- 
nam» 
P. Mais vous qui avez été mieux instruit, vous 

vous montrepez plus gentil. 
Ch. Oh ouil père, c'est bien là ce que je suis ré- 
solu de faire. 
P. Vous surtout qui êtes maîtres d'école dans les 
paroisses^ apprenez aux enfants que la 
reconnaisance est un de leurs principaux 
devoirs. 
CA. Père, je fais tout mon possible pour cela; 
mais il est bien difficile de leur ancrer cela 
dans la tête. 
P. Il faut de la persévérance; il en est de cela 
comme de beaucoup d'antres choses, il 
faut les dire et les répéter cent fois, c'est- 
à-dire toujours. 
Ch. Père, je vous demande la permission d'ame- 
ner les enfants vous saluer. 
P. Ce n'est pas nécessaire, j'irai ce soir à l'éco- 
le, ils pourront me saluer là. 
CA. Père, il y a quelques anciens élèves qui de- 
mandent à venir avec leurs camarades, le 
permettez- vous ? 
/>, Certainement, je le permets. Combien avez- 

vous d'élèves ? 
CA. Père, il y en a cinquante. 
i>. Y en a-t-il beaucoup de grands ? 
CAt Non, Père, car quand ils ont fait leur pre- 
mière communion, ou bien ils vont aux 



— H3 — 

Thira câi dô thi thftt, vî An-nam không lày 
sir hiéfu thâo làm nhorn diarc gi Wt. 

Ma h»ï thây bi^t le luât hcrn, thi phài lô long 

tÔthcrn. 
Thira phài, bori dô cho nên con d6c long ma 

à nhu- vây. ♦ 

Ma nhiït là càc thây làm thdy day trong ho, 
thi phài lo day dô con nlt cho no biéît s\f 
hiéfu thâo là sir trong. 

Thira cha con làm héft siïc, ma day dÔ no sur 

ây; côn sir in trong tri Irong long nô thi 

khô lâm. 
Thây phâi Itfy lôngbén d3 ma day sir Ay va 

nhiêu sir khàc cûog vây, phâi n6i di nôi 

lai luôn. 

Thira cha, con xin cha dâc con nft dé!n roà 

mirng cha, 
Không cân gi, dé chîêu cha di coi nhàtrircrng, 

rôi lay mirng cha dô luôn thé. 
Thira cha, cô it ngirori hoc trô cû xin dé(n vai 

anh em, ma mirng cha, cha c6 cho phép 

không? 
Birorc ma. Tbây cô mtfy dura hoc trô ? 

Thira c6 nàm mircri dira. 
Biïa Idrn nhiéu hay là it? 
Thira cha không côhoc trô lô^n; vi h^ nôrirô^c 
1$ bao dông rÔi, thi di nhà Iriro'ng hay là 



écoles, ou bien ils restentchez eux à aider 

leurs pareats, 
P. Combien v en a-t,-il au Séminaire. 
Ch. Il y en a trois ou quatre seulement. 
P. Ce soir j'irai voir l'école. 
CA. Je vous salue, mon père, je m'en vais. 



Ch, Bonjour^ mon père. 

P. Vous êtes mes enfants, je viens faire votre 

connaissance; ensuite je reviendrai vous 

voir souvent, car j'aime beaucoup les 

enfants. 

Ch. Père, voulez-vous voir les cahiers d'écriture 

et etj tendre lire? 
P. Oui, je veux savoir quels sont les enfants 
studieux pour les récompenser. 
Asseyez-vous, mes enfants. 
Combien y a-il de divisions ? 
Ch, Mon père, il y en a trois; dans la première 

sont ceux qui savent lire et écrire. 
P. Voyons, mon enfant, ouvrez votre livre et 
lisez. 
C'est bien, mais vous lisez trop vite, lisez 

plus lentement ce sera mieux. 
Cet autre, lisez à la suite. 
Pourquoi tremblez-vous comme cela? n'ayez 

pas peur. 
Maintenant voyons les cahiers d'écriture. 
Voici un met bien écrit, celui-ci n'est pas 

aussi bien. 



— an — 

b nbà ma giûp cha me. 

Ce mày dira di nhà trirorng Latinh ? 
Thira cô ba bdn dura ma thôi. 
Chiéu này cha di thâm nbà frircrng. 
Con lay cha, con vé. 



Chùûg con lay mùrng cha. 

ChûDg COQ là con cha, cha défn ma thâm cho 
biéft chùng con ma thôî, de sau cha d^'a 
nhiéu lân, vi cha thirang con nit 16 m. 

Thira cha m\x6n coi tâp v\ët va nghe doc 

sâch không ? 
Û* dirorc, vi cha mudn biéft nhûrng dura siêng 

nàng ma thiro'ng. 
fihùng con ngôi xutfng. 
Cô mây Idrp ? 
Thira cha c6 ba l(i*p; mâiy dura biê't viéft va bi^t 

doc sâch, thi ngÔi Idrp nhurL 
Bé coi, thâng nây lâty sàch ma doc coi nà, 

t* khà, càn doc mau quà, doc châm ch^m thl 

tôt horn. 
Thâog kia dçc tî^p theo. 
Làm sao ma con run ? dirng s(/, 

fiây gior dira t^p viéft cho cha coi nà. 

tr, chfr nây virft ttft, chfr kia thi không bâng. 



— U6 — 

Un autre cahier. Ah ! ce cahier-là n'est pas 
propre. Un cahier malpropre, quand mê- 
me il serait bien écrit, ne fait poini plai- 
sir à voir. 
Les élèves de la deuxième division que sa- 
vent-ils ? 

Ch. Mon père, ils savent lire un peu et commen- 
cent à écrire. 

P. Et les élèves de la troisième ? 

Ch. Ceux de la troisième étudient Palphabet et 
s'exercent à lire. 

P. Us ne font pas autre chose ? 

Ch. Ils apprennent aussi les prières et le caté- 
chisme par cœur. 

P. Combien de temps enseignez-vous le caté- 
chisme chaque jour? 

Ch, Une heure par jour, une demi-heure le matin 
pour la récitation par cœur, et une demi- 
heure le soir pour l'explication. 

P. C'est bien comme cela . Combien y en au- 
ra-t-il à se préparer à la première com- 
munion cette année ? 

Ch. Père, il y en a douze. 

P. Se sont-ils déjà confessés ? 

Ch. Pas encore; mais si vous le voulez bien, père, 
je leur rappellerai la manière de s'examiner 
et de s'exciter à la contrition, et le jour 
que vous désignerez ils iront à l'église. 

JP, Bien, préparez-les, et jeudi je me rendrai au 
tribunal pour les confesser. 
Avant de m'en aller je veux mes enfants, 



— 117 — 

Bira tâp khac: t&p nAy dcr quà. Hë tâp nàodor 
' qud, dâu ma viéft chur hay bifc nào mac 
long, thi coi cûng không ra cài gi hêf. 

Hoc trô Idrp nhi biéft giÔng gi? 

Thira cha, nô mdri biéft doc sàch, va mdi tép 

viét ma thôi. 
Côn hoc trô Idp ba tbi làm sao? 
Thira cba, nô dang hoc ABC. va tftp doc. 

No c6 làm di gl n(ïa không ? 

Thira cha, nô cûng c6 hoc kinh va sach phân 

nura. 
Moi liçày thây day sàch phdn mây gior ? 

Thira cha,. moi ngày mot gior; sdm mai tvk 
bài, nira girr, chiêu nîra gicr cdtnghïa. 

ITy làmvây thi ttft. Nàm nay c6 mây dura don 
minh rirac le bao dông ? 

Thira cha, c6 mircri bai dira. 

No c6 xtrng toi chira? 

Thu'a chira; ma vi bâng côdep long cha, tbi 

con nhâc lai cho nô biéft càch xét minh va 

càch an nân toi; rôi ngày nào cha dinh, tbi 

con bièu nô di nbà ihcf* 
Ù*, thây day nô di, rÔi ngày thiï nâm cha ngôi 

toà cho nô. 
Ma ivw&c khi vê, Ihi cha muc^n nhAc cho chùng 



^ 118 — 

Vous rappeler une chose importante c'est 
de ne point venir jouer devant la porte de 
l'église, carPéglîse est la maison de Dieu, 
et non un lieu de récréation. 

Ch, Père, s'il vous plaît, accordez un congé aux 
élèves pour fêter votre arrivée. 

P, Certainement; je vous accorde un jour de 
congé, afin qu'ensuite vous éludiez avec 
plus d'ardeur. 

CA. Merci, mon père. 



Un père et les sœ ars institutrices indigènes. 

Sœur. Mon père, nous venons vous offrir nos res- 
pects. 

P. Je vous remercie, mes sœurs. Quelles sont 
vos occupations dans cette paroisse? 

5. Mon père, nous instruisons les filles, et nous 
élevons les petits enfants que les païens 
nous donnent. 

-P. Avez-vous beaucoup de filles à l'école ? 

5. Mon père, il y a soixante-dix enfants. 

Pm Avez-veus des enfants de païens ? 

5. 11 y en a quatre ou cinq; les autres crai- 
gnent encore, elles n'osent pas venir. 

P. Que craignent-elles ? 

S. Les parents craignent que nous forcions 
leurs enfa')ts à se faire chrétiennes. 

P. Les y confra'gnez-vous? 

S, Aon, prrc. 



— liy — 

con biéft mot déu trong, là chdr hé khi nào 
non chori trird'ccû'a nhà thcr, vi nhà thcr là 
nhàChua, chd khÔDg phài là ch6 chori ââu« 

Xin cba cho hoc trô nghi cbcri mot Lfra nià 
mirog cha mdi défn. 

Ù*, cha cho nghi mot bu'a^ ^^^S ^^^ ^^^^ ^^ 
hoc cho tu* ië bcru. 

Cdm an cha. 



Cac chi nhà phirdrc âé(n lay mirng cha mai 

tàl ' 
Giâ an, càc chi; chdr càc chilàm viôc gi trong 

ho nây ? 
Thira cha, chùng loi & dày ma day dông nhi 

nur, va naôi nhu'ng con nil ké ngoai cho. 

fiông nhi nir di hoc nhiéu bay là it ? 

Thira cha, cô bày mirai dura di hoc. 

Co con ké ngoai nûra không? 

Thtra cô bon nom dira ma thôi; con bao nhiéu 

no sa không dôm dÔn. 
Sagi? 
Thu'a cha me nô sa chùng toi ép con nô chiu 

dao. 
Mk cac chi cô ép nô không ? 
Tluia chii, Ivhoiifi? 



~ 120 — 

P* Combien avez-vous de nourrissons enfants 
de païens ? 

S. Père, il y en a encore six. 

P. Sont-ils chez vous? 

S* Les trois, grands sont chez nous; les trois 
petits sont en nonrrice. 

P. Où prenez-vous ces enfants ? 

S. Mon père, ce sont les païens qui nous les don- 
nent, quand ils sont malades, ou bien quand 
ils sont trop pauvres pour les nourrir. 

P. En sauvez-vous beaucoup chaque année? 

5t Mon père, la plupart de ces enfants sont 
trop malades, ils meurent presque tous; 
c'est à peine si nous en sauvons un sur dix. 

P* Et chaque année combien en recevez-vous? 

S, Mon père, nous en recevons chaque année 
de trente à quarante. 

P. Cela fait trente à quarante petits anges du 
bon Dieu. 

5. Mon père, nous vous prions de vouloir bien 
venir visiter noire école et notre maison. 

P. Demain, j'irai vous voir; je verrai aussi vos 
enfants, et ce dont elles sont capable. 

S. Mon père, elles ne savent pas encore grsftid' 
chose ; il y en a quelques grandes qui 
apprennent à couper et à coudre des ha- 
bits.^ 

P. Apprennent-elles aussi à marquer et à bro- 
der? 

S. Père, quelque peu. 



— 121 — 

— Càc cbi nuôi durgc mâ(y dâra con ké ngo^ i ? 

— Thira cha, dirçrc sâu dura. 

— Nô à nhà càc chi, phâi không? 

— Thira cha, c6 ba dura Idn hoti à nhà chûng 

toi, côn ba dura nhô ô* nhà bà vu nuôi nô, 

— Câc chi kiém con nit ây à dâu ? 

— Thu'a cha, no là con ké ngoai cho, khi no dau, 

hay là bd'i vi nghèo quâ, nuôi không d&ng. 

— Hâng nâm câc chi cô curu du'orc nhléu hay là it ? 

— Thu'a cha, thu'cfng m&y dura con nit âCy dau 

nbiéu lin), nên no chèt gân héft; cihi du'orc 
it dura thl là may. 

— Ma moi nâm câc chi kiém durorc mtf y dira ? 

— Thu'a cha, moi nâm chûng con kiéfm dirçrc ba 

bdn mircri dura. 

— B6 là ba bÔn miro"! thiên thdn do. 

— Thira cha, chûng toi xin cha dêfn vi^ng nhà 

trirorng va nhà phirdc. 

— ir, âSn mai dâ; vi cha cûng muon biéft con 

nit, va biéft nô làm di gi. 

— Thira cha, nô chira bi^t di gi cho mây; cô it 

dù'a lôn md^i tâp cât va may dô ma thôi. 

— Nô cô tâp thêu không ? 

— Thira cha, nô biét 11 • 

M. de C. 



— 122 — 

P. Savez-vous réparer les ornements et les lin- 
ges sacrés ? 

S. Les réparations ordinaires nous pouvons les 
faire, 

P. Cela suffit, 



§ 3. — Un père et son enfant de chœur, 

Vh, Mon père, je vous offre mon enfant de bon 

cœur pour vous servir. 
P. Merci, j'en prendrai soin etpour le corps et 

pour l'âme. Comment s'appelle-t-il ? 
Ch, Il s'appelle Pierre Nhirt. 
P. Nbirt, viens ici; es-tu conlent? 
Nh. Oui, mon père, je suis très content. 
P. Chaque jour, le matin, il faudra arranger 
ma chambre comme il faut. 
Sais-tu les prières pour servir la Messe ? 
JV/^ Oui, père, mon frère qui est au Séminaire 

me les a enseignées. 
P. Sais-tu aussi les prières du Baptême ? 
Nh. Je les sais aussi. 

P. Et les prières pour l'Extrôme-Onction ? 
Nh. Je les sais également. 
P* Ahl ah 1 tu es habile. 
Nh. Oh! Père, je ne sais pas encore grand'chose; 
mais si vous voulez bien m'instruire, je 
désire en apprendre davantage. 
P* C'est bien, mais que veux-tu devenir plus 
tard quand tu seras grand; y as-tu songé ? 



— 123 — 

— Câc chi co biéft sà^a dd le không ? 

— Thura sura dô thirô'ng' thi chùng toi làm dang, 

— ir, vây thi dû. 



L^y cha, toi xin dirng thàag cod toi cbo cha, 

dé giùp viéc cha. 
Giâ orn, dé cha lo phân hdn va phâu xàc no 

cho. Nô ton gi ? 
Thira nô tên là Vê-PÔ Nhift. 
Nhift, lai dây; con bàng long không? 
Da, thira cha, con btng long lâm. 
Moi ngày, bu6i sdm mai, con phâi don phông 

cha cho tu* têf, nghe không ? 
Con thuôc kinh giùp le chira ? 
Da, thira cha, con thuôc, anh con ^hà triràng 

latinh day con rôi. 
Con thuôc kinh giùp phép rfra toi không? 
Thu'a con cûng biéft. 

Côn kinh giùp xûc dâu con thuôc không? 
Thu'a con cOng thuôc • 
hÔ, con giôi he, 
Thira cha, con chira biéft bao nhiêu, ma néfu 

cha mudn day con, thi con hoc thêm nfra. 

Tôt; ma con mu6n làm gi, khi khôn Idn rôi; 
con suy xét chira ? 



— 124 — 

A'A. Oui père, j'y ai songé bien des fois. J'ai en- 
tendu souvent mon père et ma mère me 
parler de mon oncle, qui était un prêtre 
très-zélé, et qui est mort martyr. Alors je 
me suis dit: moi aussi je veux être prêtre, 
enseigner la religion, et, s'il plaît à Dieu, 
mourir martyr comme mon oncle. 

P. Mon enfant, c'est là un signe particulier 
de la grâce du bon Dieu; prie bien, et le 
bon Dien t'exaucera. Quand tu étais petit, 
comment t'amusais-tu chez toi? 

JShn Je n'aimais point à aller jouer avec les autres 
enfants dans la rue; je faisais des petits au- 
tels, et je récitais des prières comme les 
prêtres à l'église. 

P^ Etais-tu exact à entendre la Messe et le ser- 
mon du Dimanche ? 

Nh. Oui, père; et quand j'avais entendu le prêtre 
raconter quelque histoire, je la racontais 
à ceux de la maison qui n'avaient pas pu 
venir à l'église. 

P. Je vais te montrer la manière de préparer 
les ornements pour la Messe; viens avec 
moi à la sacristie. 

Nh. Oui père, je vous suis. 

P, Regarde bien; il y a des ornements blancs, 
des ornements rouges , des ornements, 
verts, des ornements violets et des orne- 
ments noirs. 
On se sert des ornements blancs aux fêtes 
de Noire-Seigneur, de la Sainte Vierge, 



l)a, thira cha, con dà suy nhiéii lâo r^l. Lai 
c6 nhiéu khi con nghe cha me n6i truyen 
vê câu con làm thây câ rât sÔt sâng^ va dâ 
chiu tù* vi dao; nên con drfc long niurfn làm 
thây câ giâng dao cho thiên ha; lai vi bâng 
dep long Chûa, thi con cûng cliiu tù* vi dao 
nîîra. 

& con, dé là dâuriêng Chùathircrng con;hây 
doc kinh câu nguyên cho sdt sang, thi 
Ngirori se nhâmlori. Thuô* con côn nhô or nhà, 
thi con hay chai thé nào ? 

Thira thuâr con côn nhô con không hay di 
cho'i vdri con nit khâc ngoài dàng; con mot 
ô" nhà, ma làm bàn thô* nhô va doc kinh 
nhir cac thây câ trong nhà tho* vây. 

Ilôi do con c6 siêng di xem le va nghe giâng 
ngày Chûa nhirt không ? 

Da, thira cha c6, va khi con nghe thây câ 
thuât lai truyôn gi, thi con thuâi lai truyôn 
iïy cho nhirng kè ô nhà nghe. 

Tlîôi, vôphông thdnb, dang cha day con cdch 
don dô le. 

Thira dé con theo. 

Coi cho tù' ië\ c6 nhiêu thir, d6 thi trdng, dô 
thi dô, dô thi xanh, dô thi den. 



DÔ trdng thi dùng ngày le Bû-c Chûa Giê giu, 
le Dù'c Chûa Bà^ cùng le câc thdnh tu hàoh 



des Confesseurs et des Vierges; des oi*ne- 
ments rouges aux fêtes des Apôtres et 
des Martyrs; des ornemeuts verts les Di- 
manches après la Pentecôte; des orne- 
ments violets les Dimanches de l'Avent 
et du Carême; des ornements noirs pour 
les Morts. 

Nh^ Père, mais il y en a de deux espèces, de com- 
muns et de beaux. 

P. Oui, les communs sont pour les jours ordi- 
naires, et les beaux pour les Dimanches 
et les Fêtes. 

Nh. Maïs père, cet ornement drap d'or quand 
sert-il? 

P, Il sert aux grandes Fêtes. 

Nh, Et les aubes, en avez-vous de plusieurs 
sortes ? 

P, Oui, voilà les aubes ordinaires, celles des 
Dimanches et celles des Fêtes. 

Nh. Et les cordons où sont-ils ? 
P. Les voici; voici ceux de tous les jours et des 
Dimanches, ici ceux des Fêles. 

Nh. Les linges sacrés quand faut-il les changer? 
P. L'amict sert deux semaines; le purificatoi- 
re, il faut le changer toutes les semaines. 
M Merci père, je me souviendrai de tout cela. 



— 127 — 

cùng Ccic thành nû* dông trinh. 
fié dô thi dùng ngày le câc thdnh Tông dà 

cùûg câc thành tu* vi dao • 
B6 xanh thi dùng cac ngày Chua nhirt sau le 

fiirc Chùa Thânh Thân hiôn xu«ng. 
B(5 iica thi dùng nhfrngngày Chùanhirt trong 

mùa Àp ven tô va trong mùa Chay câ. 
fiô den tbi dùng làm le càc dâng. 
Thtra cha, c6 hai birc, birc thircrng, va birc 

tôt, ( phâi không cha ? ) 
Pbâi, dô thirôfng thi dùng ngày thircrng, côn 

dô tôt thî dùng ngày Chùa nhirt va ngày 

Lé câ. 
Thira cha, côn bô dÔ vàng nây dùng khi nào ? 

Dùng le câ birc nhiït. 

Côn âo trâng cha c6 nhiêu thijr không? 

C6, ao nây dùng ngày thirèng, âo nây dùng 

ngày Chùa nhirt, côn âo nây thi dé dùng 

ngày le câ. 
Thira côn dây thât lirng if dâu ? 
fiây ne; dây nây dùng ngày thirôfng va ngày 

Chùa nhirt, côn dây nây thi dung ngày le 

câ. 
Khan thành phâi dài khi nào? 
Khan vai hai tuân dôi mot lân, côn khân thânh 

thi moi tuân moi dôi. 
Câm orn cha, con se rân ma nhd btfy nhiêu ^xp 



y ».■ 



— 128 - 
§1^4. — Un père au maladeé 

Ch. Mon père, un dignitaire vient vous chercher 
pour aller au malade. 

P, Où est le malade, est-ce bien pressé? 

CA. C'est très-pressé, il a déjà perdu connais- 
sance ; c'est un vieillard' demeurant à 
Tân-an, 

P. Vas chercher la boite aux malades, je des- 
cends de suite. 

Ch. Père, tout est prêt. 

P. Ce vieillard quelle maladie a-t-îl ? 

Ch. Père, il est malade de vieillesse. 

P. Depuis combien de jours est-il malade? 

Ch. Il est tombé malade tout récemment; il était 
sorti se promener dans son jardin, lorsque 
tout à coup il est tombé en syncope. 

P. A-t-il recouvré sa connaissance? 

CA. 11 parle sans ordre, comme une personne qui 
ne sait ce qu'elle dit. 

P. Depuis combien de temps s'est-il confessé et 
a-t-il communié ? 

Ch. Père, depuis environ un mois et demi. 

P. Est-ce que ce vieillard n'a pas confessé la foi? 

Ch. Oui, père, il porte encore sur sa figure les 
caractères: religion perverse, 

P. A-t-il subi des tortures ? 

Ch. Il a été retenu en prison pendant plus d'une 
année, bien des fois il a reçu le rotin, il a 
porté la cangue et les ceps aux pieds. Les 



129 - 



Thira châ, cac chirc dën rirorc cha di kè liêt. 

Kè liêt if dâu, gâp không ? 
Gâp lâm; ngircfi liêt &y Mt tin h, là ông già (f 
làhg Tân-an. 



S 



— Con di liïy cai hôp âô di kè liêt, râi cha xu6n 

turc thi . 

— thira cha, sân rôi. 

— Ông già ây dau binh gi ? 

— Thira cha, ông dau binh già. 

— ông àaù mây bîra rày ? 

— thira, ông mdi dau, ông di ra dao ô* ngoài 

vu'crn, bông chue bi xuông gio, té xutfng. 

— Ong tinh lai chu'a ? 

— Thu'a, ông nôi tdni bây tdm ba nhtr ngu-ài 

mfft tri khôn rôi. 

— Ong xu*ng toi chiu le bao lâu nay ? 

— Thu*acha, ihdi dwçrc chirngmôtthung ru'ô'i nay. 

— ông già tfy thuô* tru^dc c6 xu'ng dao không? 

— Thura cha, c6, c6 chu* td dao bien trên mat ông. 

— ông c6 chiu hlnh khô không ? 

— Thu*a, ông bi ô* tù du'çrc hcrn mot nâm; lai c6 

nbiéu khi ông bi phâi don, cùûg dfi bi mang 
gong va dông trSng nû'a. 



— 130 — 

mandarins ont voulu le forcer à fouler la 
Croix, il a refusé; alors il a été envoyé en 
exil. 

P, Ce vieillard a du mérite devant Dieu; il faut 
avoir bien soin de son âme, et l'assister à 
ses derniers moments. 

Ch. Père, il a toujours été un modèle pour les 
chrétiens; s'il meurt toute la paroisse vien- 
dra à sa sépulture. 

P, Attention à ce qu'on ne fasse point de su- 
perstitions. Pas de brancard à têtes de dra- 
gon, point de tête de cochon, ni de vin; 
tout cela est païen et contraire aux règles 
de l'Église. 

Ch, Père, est-il permis d'allumer des bougies? 

P, Oui, mais au lieu de les mettre sur le cer- 
cueil, il vaudrait mieux que les hommes les 
portent de chaque côté en récitant des 
prières. 

Ch. Peut-on se servir du brancard rouge et des 
tentures rouges ? 

P. Jusqu'ici on s'en est servi, mais ce n'est pas 
convenable, puisque vous êtes chrétiens 
suivez les coutumes de l'Église; ainsi il y 
aura une différence entre les enterrements 
de païens et les enterrements de chrétiens. 

Ch. Les parents peuvent-ils porter le deuil en 
blanc suivant les usages du pays ? 

P. Ils le peuvent. 

Ch* Les païens louent des joueurs de flûte et des 
musiciens , est-ce permis pour les chré^ 



— 131 — 

Câc quan mu6n ép ông birdrc ngang qna 

tbành Già ma Âng kbông chiu; non dâ phâi 

bi dày. 
ông già nây cô công (rirdrc mat Chûa lâm; 

phâi lo giû* linh hôn ông cho tur té? khi g&n 

sinh thi. 
Thira cha, 6ngd& làm gircrng chob6ndao luôn; 

nên vi bàng 6ng cô chéft^ thi moi ngircri 

trong ho se di dira xàc. 
Phâi giu* kéo ngircri ta làm sirdidôan châng; 

dùrng dùng rap cô dâu rông, chdr cô dâu 

heo, cùng riroru; bây nhiêu sif ây là phép kè 

ngoai, ngbich cùng Hôi tbdnh. 

•' Thira cha> cô nên thdp dèn không ? 

IT nên, ma tôt hcrn cho moi mot ngtrài càtn 
mot cài dèn di gân quan tài ma doc kinh. 



Thira cha, cô nên dùng ràp dô va màn du 

không ? 
Xtra nay ho cô dùng, ma không nên; vl 

anh em là ké cô dao thi phâi theo phép Hôi 

thânh ; ây vây dém kè cô dao thi khàc, 

ddm ké ngoai thi khdc. 

Thira, anh em bà con cô nên dé chê theo thôi 

nirô^c kbông ? 
Nên. 
Ké ngoçii mirdn ké th6i kèn ca nhac, bôo d^o 

cô dirç'c phép làm vây không ? 



- m - 

tiens ? 

P. Le contraire serait mieux, car un enterre- 
ment n'est point une réjouissance; quand 
on célèbre un mariage alors c'est permis, 
car on peut manifester sa joie par des fes- 
tins, de la musique et des chants; mais à 
un enterrement, il faut seulement songer 
à secourir l'âme du défunt par des prières 
et des bonnes œuvres. 

CA. Peut-on faire les prières des morts à la maison 
du défunt? 

P. Oui, mais il vaut mieux les réciter à l'église; 
et surtout tâchez de faire dire des Messes 
pour l'âme du défunt. 

§ 5. — Un père et un païen. 

Pa'ten. Mon père je vous présente mon respect, 
et vous prie de vouloir bien me conseil- 
les sur une affaire. 

P, Qui êtes- vous, je ne vous connais pas ? 

Pau Père, je suis un païen, je demande à suivre 
votre religion. 

P, Quel âge avez-vous ? 

Paï. Père, j'ai 24 ans, 

P. Êtes-vous marié ? 

Pai\ Mon père et ma mère veulent me marier à 
une païenne; mais moi, je veux prendre 
une femme chrétienne. 

JP, Vos parents consentent-ils à ce que vous de- 



— 133 — 

Bùrng, thi ttft hcfn, bôri vi sir dira xâc là su* 
bu6n; khi làm le cirm thi tiên, b&i vi nên an 
tiôc, ca nhac hâtchcri cho vui; khi diraxàc 
thi mot phâi lo ma doc kinh câu nguyên 
cho linh hôn éty ma thôi. 



— C6 non câu hôn trong nhà kè ch^t không? 

— Muô'n câu thi cûng du^çrc, ma câu trong nhà 

thor thi ttft hcrn, ma nhirt là. phâi lo ma xin 
le cho kè chêt ây. . 



— Lçiy crf, xin ctf lâ'y long thu'o'og xôt toi cùngi 



Chu là ai , ma toi không bi^t chu ? 

Lay cÔ, toi là ngu^ori ngoai, muÔn xin theo dao. 

Chu mây tuôi ? 

Lay c6, toi 24 tuèi ? 

Chû cô vor chu'a ? 

Bim cba me toi mutfn lo vçr ngoai cho tôi^ 

ma toi không chiu, toi murfn làm bçn vdi 

mot ngu'ori c6 dao. 
Cha me chu cô dành cho chu theo dao không ? 



— 134 — 

veniez chrétien ? 

Paï. Mes parents m'ont dit que pui sque je ne vou- 
lais pas leur obéir et prendre une femme 
païenne, ils me chassaient de leur maison. 

P* Maintenant oii êtes-vous ? 

Paï. Je n'ai pas encore de logement. 

P, Alors il faut chercher une bonne maison 
chrétienne; là vous apprendrez les prières 
et tout ce qu'il faut savoir pour suivre la 
religion. 
Savez-vous lire ? 

P(u, Ouï, père, 

P, Voici un catéchisme, vous apprendrez tous les 
jours une page ou deux, et quand vous les 
saurez par cœur, vous viendrez me trouver, 
je vous en expliquerai le sens. 
Tous les jours il faudra réciter les prières en 
commun avec les chrétiens soir et matin. 
Le dimanche, il faudra aller à l'église réciter 
les prières et assister à la Messe. Si vous 
êtes fidèle à faire cela, je vous baptiserai 
dans deux ou trois mois. 



§ 6. — Un père et un vagabond. 

Paï. Mon père, je vous demande de m'aider; je 
suis pauvre, je voudrais suivre la religion 
du père, mais je suis orphelin; aussi je 
vous demande de me prendre chez vous. 



- i3S - 

Bâm cha me toi nôi rang: b^i vi méiy không 

mudn ciro'i vçr ngoai, thî ta duôi mdy di cho 

râob. 
Bây gior chu à nhà nào ? 
Bâm c6j toi chira cô chô nào hê't . 
Vây thi phâi ki^m mot nhà c6 dao tittéf ma or; 

àt do hoc kinh va hoC nhû'ng viêc phâi bi^t 

ma giiï dao. 

Chùbiët coi chur không? 

Bâm ctf, toi biê't, 

Bây cutfn sâch phân, moi ngày chu phâi hoc 

mot bai trang, ma khi tbuôcrôi thi tdi dây 

toi cât ngbïa cho. 

M5i ngày phâi doc kinh bau hôm ban mai \&i 

b6n dao. 
Lçii ngày Chùa nhirt phâi di nhà thcr ma doc 

kinh, xem le. Vi-bâng chu gifr sir ây ma 

làm cho tir té!, thi trong bai ba tbâng nira 

toi rira toi cho. 



Lay cd, xin ctf thu'crng xôt toi; toi nghèo, toi 
muÔn theo dao, ma toi là con m6 côi, cho 
nên loi xin c6 cho toi àr vdri. 



— 136 ~ 

A D'où viens-tu? 

Pai. Mon père, je suis pauvre, j^étais rameur 
sur une barque, liiais le barquier étant 
très-méchant, je me suis sauvé. 

P. As- tu des dettes envers ce barquier? 

Pat. Père, je lui dois 10 piastres; mais comme je 
suis pauvre, si vous voulez bien jne prê- 
ter 10 piastres^ je me ferai chrétien. 

P* Tu es un vagabond, tu n'as point envie de 
te convertir, tu veux seulement me tromper 
pour avoir des piastres; va-t-en de suite. 

PaL Je vous demande pardon, père^ je ne suis pas 
un vagabond, seulement je vous deman- 
de de m'aider un peu. 

P. A la porte I 



Pat. Père, je suis malade; je vous demande un 
peu d'argent pour acheter de la méde- 
cine. 

P. Es-tu chrétien ? 

Pau Non père, je suis païen. 

P. Je vais te donner un billet pour aller à 
l'hôpital. 

Paï, Père, je ne veux pas aller à l'hôpital; je 
vous demande quelques ligatures seu- 
lement. 

P, Je vois quelle est ta maladie; tu es un fu- 
meur d^opium, tu veux de l'argent pour 
acheter de l'opium, je n'en donne pas 
pour cela. 



— lo7 — 

— Mày ff dâu ma âën ? 

— Lay cd, toi nghèo^ toi à baa chèo ghe, ma 

châ ghe dû* torn quà, toi à không dirorc^ 
nén toi trtfn di. 

— Mây c6 mâc nçr chù ghe không? 

— Lay ctf, toi mâc chù mot chue ddng bac; ma 

toi nghèo, non nhir c6 cô giùp toi dirocc thl 
toi theo dao. 

— MAy là âvca. hoang dàng, không co y trà* lai, 

mot c6 y gat tao ma Hy bac ma thôi. 
0i cho rÂnb. 

— Lay CÔ5 toi châng phâi là kè hoang dàng, met 

xin cd giup toi it nhiéu ma thôi. 

— Bi cho rânh. 



Lay c6, toi dau, xin cdcho toi it tien ma u6ng 
thuô'c. 

Mây cô dao không? 

Bâm cô', không, toi ngoai. 

Bé cha cho giây ma di nhà thtro'ng. 

Bàm cô, toi không mu6n di nhà thirorng, toi 
xin itquan tien ma tbôi. 

Taobiéftchurngbinhm£yrôi,mây hutÂphién, 
mây xin tien ma mua à phi en, tao không 
cho. Mây miiôn giâty ma di nhà thircng 
không? ' M. de C. 10 



— 138 — 

Veux-tu une lettre pour aller à l'hôpital? 
Pah Non, 
P, Alors, passe-moi la porte. 



DEUX ANNAMITES . 

/ Bonjour, je ne vous ai pas vu depuis long- 

t temps, comment vous portez-vous ? 

2 Je me porte bien, et vous comment allez- vous? 

/ Mantenant je suis assez bien. Je viens vous 
demander un petit service. 

V Lequel? vous savez bien que tout ce que j'ai 
est à votre disposition, 

/ Je ne vous demande rien; seulement vous sou- 
vient-il que l'année dernière, j'ai accepté 
d'être le parrain de votre fils? Hier ma fem- 
me a mis au monde un joli garçon, je viens 
vous demander d'accepter aussi d'êlre son 
parrain, 

i? J'accepte volontiers, quand ferez-vous le bap- 
tême? 

/ Demain à huit heures. Ensuite vous voudrez 
bien venir chez moi, nous ferons un petit 
repas de réjouissance; j'ai invité tous mes 
amis, j'invite toute votre famille aussi. 

2 Nous viendrons demain. Je veux vous consul- 
ter sur un point important; comme jus- 
qu'ici je n'ai rien fait sans) vous le dire, je 
veux savoir ce que vous en pensez, 
/ (Juelle ci^l-donc cette allairc iujportanle ? 



•^ 139 — 



B&m khôngi 
TJiôi, fti cbo Mnh. 



H Al NGirÔ'l AN-NAM. 



•— Chào anh, toi không gâp anh d^ làu^ anb 

tnanh không? 
*^ M§iub; côn i^nh làm sao, cô khà hcra không ? 

— Bây %ià toi khd khd. Toi défn c^y anb giûp 

toi m^t déu. 

— Giâp gi? anh biét, bë sif gi cAa toi c6 Ihl cOng 

nbir cùa anh vfty. 

— Toi không xin cAa g\ anh héft; anb nhdr n&m 

ngoâi toi dâ dSt dâu cbo con anh; hôm qua 
con ban toi sinh ra mot dû'a con trai ngô 
lâm, nén toi xin anh dd^ dâu cbo nô. 

— ir dirorc, ma cbifng nào làm phép rura toi? 

— Ngày mai, gicr thir tâm. Lai xin anh défn nbà toi 

au tiêc mirng, toi dâ mori càc ban biru, toi 
cûng xin mcri cà va nbà anb nira. 

— Bè mai chûng toi défn. Toi muÔn bôi anb mot 

dêu; xu-arày toi cô surgi thi toi cbo anb bay 
héft, nén hôm nay toi muân làm mot sir, xin 
anh iinh giùm coi c6 dœorc bay không? 

— Vite fti va V? 



— 140 — 

2 Vous savez que j'ai beaucoup d'eufants, et 
beaucoup de dépenses ; j'hi* envie d'établir- 
un. débit d'opium, car on dit qu'il y a beiu^ 
coup de profi*; qu'en pensez- vous ? 

/ Je pense que ce n^est pas permis; car s'il est 
défendu aux chrétiens de fumer, a combien 
plus forte raison doit-il l'êlre de vendre 
l'opium, tout comme il est défendu aux 
médecins de vendre du poison à ceux qui 
veulent se tuer. 

3 Mais je n'en fumerai pas, j'en vendrai seulement 

aux autres. 

/ Oui, vous ne vous empoisonnerez pas, mais 
vous vendrez du poison aux autres pour se 
tuer; comment cela peut-il être permis? 

2 Mais je crains de n'avoir pas de quoi nourrir 
ma femme et mes enfants. 

/ Quoi, pour cette raison vous voulez vendre vo*re 
âme au diable? Ah! si vous faites cela je ne 
permettrai pas que vous soyez le parrain 
de mon enfant. 

2 Puisque vous jugez que c'est mauvais, je ne le 
ferai pas. 

/ Non, ne faites pas cela, il vaut mieux souflrir 
un peu et garder l'amitié de Dieu, qvQ de 
perdre votre âme et enseigner le chemin de 
de Tenfer à vos enfants. 

2 Je me rends à vos raisons, je ne veux point per- 
dre mon âme ni celle de mes enfants. 



— m — 

'— Anh bi^t nhà toi dông lâm , va thifn thi^u nirâ 
nên tinh lâp mot tiêm thuÔc â phiôn , \ï 
ngirori ta noi sir ^y c<S Icri lâm ; anh tinh 
làm sao ? 

— Toi tircrng không nên, vi nëu bàn dao không 

nên hût à phiên, thi ât là châng nên bdn a 
phiên cho ngircri ta but dâu. Cung nhir thây 
thuÔc thi châng ne a bân thn^c dôc cho ké 
mu6n giét minh vây. 

Ma toi không hût, toi bân cho kè khâc ma tlôi. 

— Phâi, anh châng muÔn giêft minh, ma anh bân 

thuôc dôc cho kè khâc giêît minh, thi cô 
nên dâu ? 
-^ Ma toi SOT e không dû ma nuôi vçr con. 

B<^i CO" ây nên anh mudn nôp linh h6n anh 

cho ma qui sao ? Thôi ! néfu anh làm sirflEy, 
thi toi không chiu anh à& dâu cho on toi. 

— B&i vi anh noi sir ây là sir xân, thi toi không 

làmlàmchi. 

— Phâi, anh dirng làm làm vây, vi thà chiu kh6 

ma gifr nghïa cùng Chûa, ma châng thà 
mât linh h6n va làm câ cho con câi anh 
xuông dia nguc. 
~ Thôi, toi nghe lâri anh, toi không muô'n lieu 
miuh phâi mât linh hôn loi va iinh hôn con 
ciii toi nfra. 






— 142 — 

i Vous êtes toujours interprête, combien gagnez- 
vous par mois? 

S Je gagne quinze piastres par mois, mais j'es- 
père avoir bientôt de Tavancement. 

1 Ainsi donc que vous manque-t-il? pourquoi 
vous inquiéter davantage? Si vous voule^ 
augmenter un peu vos ressources d^une man 
nière licite, ilfaut monter une petite boutique 
à votre femme, cela Poccupera et aidera à 
diminuer les dépenses. 

S Vous donnez toujours de bons conseils, je les 
suivrai. 



UN CAPITAINE ET UN ANNAMITE. 

A. Bonjour Monsieur, comment vous portez- 
vous? 

F. Je vous remercie, je me porte bien. 

A • D'où venez-vous ? 

F, Je viens d'Europe. 

A» Vous avez navigué pendant combien de mois? 

F. Six mois, je suis parti de Londres, capitale de 
l'Angleterre, le vingt de Février. 

i4. Avez-vous eu une heureuse traversée ? 

F. On navigue maintenant sur tout l'océan avec 

facilité. 
A, Vous arrivez tout récemment, avez-vous pu 

dormir cette nuit? 
F, J'ai bien dormi; et vous comment ave2-vou9 



Ành càn làm tbôngngôn , anh an mot thang 
bao nhîêu ? 

Toi an mot iïi&ng 15 dông bac, ma toi trông 
cây se dang an lên. 

Làm vây ma anh con thié^u giâng gi? C(Sn lo 
làm chi? Anh mutfn thêm ciia cài cho phài 
le, thi anh phéi liip môtcâi phd cho vrr anh 
buôn bân, nhtr vây thi chl khôi cr không va 
cûng bdrt trfn hcrn. 



— Lo^i anh khuyên bâo là Icri trft, toi se làm nhir 



, ^ 



vav. 



MÛT C4n A TAU VA MÛT ^Cmn AN-NAM. 

— Chào ftng, ông sure khoé không? 

— Cîim crn ông; toi cûng kha nianh. 

— Ông bcri dâu ma den ? 

— hCn phirorog tây. 

— Ông virçrt bien mây thâng rôi ? 

— Sàu thàng rôi, chûng VVi if tai kinh âS h& \g 

mao, goi là London, bêntây, ma chay qua 
dây là ngày hai mircri Thàng hai. 

— Ùi^g di làm vây thi thuân giô lâm, phâi kbting ? 

— Virçrt bien bây giô* thi de lâm. 

— ông mori vào cfra, dêm nay ông ngù dâng 

kliông? 

— Toi ngù dâng; côn ông thi làm sao ? 



- Ii4 - 

passé là nuit? 
A. Je n'ai pas bien reposé. 
F. Pourquoi, avez-vous quelque inquiétude? 
A. Non, mais le bruit du tonnerre et des éclairs 

répétés, ont troublé mon sommeil. 

Qu'avez-vous intention de faire aujourd'hui ? 

F. Je veux visiter le grand Mandarin^ ainsi que 
sa femme et ses enfants* 

A. Vous pouvez visiter le grand Mandarin^ mais 
il n'est pas d'usage en ce pays de rendre 
visite aux dames. 

F. Je me conformerai volontiers aux mœurs du 
pays, carje n'ai point l'intention de rienfaire 
contre les usages du Royaume, Il est un vieux 
proverbe qui dit: Qu'à Rome il ^aut faire 
comme à Rome; et lorsqu'on se trouve dans 
un autre lieu, suivre les usages de ce lieu. 

A. Si vous le désirez, je vous conduirai au Man- 
darin du port; il faut d'abord se présenter 
à lui, afin qu'il soit informé du sujet de vo- 
tre voyage. 

F. Très-bien, allons-y donc à présent. Mais aupa- 
ravant, dites-moi, mon ami, qui vous êtes? 

A* Jfe suis interprête du roi pour les langues 
Anglaise, Française, Portugaise et Latine. 

F. Qui vous a enseigné toutes ces langues, pour 

que vous soyez capable de les interprêter? 

4* Dans le temps où la Religion catholique flo- 



- U5 - 

Toi ngA iilâai. 

Sao vây; ông cô r<1i râni sir gî không? 

Không, toi không cô sir g) héft; là b&i tai s^m 

sét va chdp nên toi ngù không dirorc ma 

thôi. 
Ilôm nay ông tinh làm di gi ? 
Toi niudn di viéng quan Idrn va vor con ngtrori. 

ông di viéfng quan Ici'n thidirçrc, ma côn viéfng 
vor con ngircrithi kh^Vng dirçrc, vi th6i nirô'c 
câm không cho. 

Toi cam long chiu theo qutfcpfaàp, toi cbàng 
cô y làm déu gi nghichcùng thôi phép nhà 
nirac nây, vi cô tue ngfr rang: Nhâp giang 
tùy khûc^ nhâp gia iiiy tue. 



— N^u ông mu((n, tbi toi dem ông vào Ihâm qiian 

thA ngur trirô'c dâ, hâu ngu'ài dirorc hay 
ông dën dây viôc gi. 

— Birçrc; thôi , ta di bây gior: ma trirdrc béft xin 

ông nôi cho loi, ông là ai? 

— Thira ông, toi là thông ngôn vua, dé ma càt 

nghïa tiëng HÔng-mao, tiéng Pha-lang-sa, 
tiêfng Bût-tu-ghé va tiéfng La-tinh. 

— Ai d^y ông càc tiéfng tfy, cho dông làm thông 

ngôn? 

— Thu* dao II ành Chûa d&ng thçnh Icri trong 



— UC — 

t»issait dans ce royaume, j'étais écolier cîe^ 

anciens prédicateurs de l'Evangile; en les 

entendant parler, et en lisant les livres 

européens j'ai appris ces différentes lan- 
gues. 
F» Cela suffif; partons maintenant. 

A, Il vaut mieux que j'aille auparavant pour 
m^informer des serviteurs du Mandarin, 
s'il est à la maison, et s'il est visible, 

F, Votre dessein est bon, mon cher ami, allez 
donc au plus tôt, et donnez-moi réponse. 

i4. Monsieur,je mesuis informé desserviteurs du 
Mandarin s'il était visible, il m'ont répondu 
que, le Mandarin était occupé à vider les 
difi*érents depuis neuf heures jusqu'à mi- 
di, et qu'après cela il allait reposer jus- 
qu'à trois heures, qu'ainsi il serait mieux 
d'aller chez lui à quatre heures. 
Vous avez une montre, Monsieur, veuillez bien 
me dire quelle heure il est. 

F. Il est à présent trois heures; il faut donc me 
raser, me laver et me revêtir de beaux ha- 
bits pour faire honneur au Mandarin. 
Viens ici garçon, prépare mes souliers noirs 
une chemise blanche, un gilet jaune, des 
pantalons verfs, des bas violets, une cra- 
vate rouge, et mon habit bleu; brosse 
mon chapeau, hâte-toi, il faut que j'a lie 
à terre pour rendre visite au Mandarin. 

i4# Je croîs, Monsieur, que vous feriez bien de 
manger quelque chose avant de descendre; 
il pourait arriver que le Mandarin en s'en* 



- 147 — 
tîtrorc nây, thi toi làm hoc tro oàc thÀy 
giàngdaoây; va bo*! toi nghe càc thây ây 
n6i va coi sàch tây, tbl toi mdri bi^t daag 
câc ti^ng ây. 

Thôi, ta di bây gicr. 

Toi di trirorc ma hôi ngirorinhà quanthà, cho 

dang biét ngiràri cô à nhà, va c6 nên vào 

thâm không ? 
ÔDg tinh làm vây thi tôt, xin di cho kip, va 

nôi lai cho toi biéft vdi . 
Thira ông, toi dâ hôi rôi, chûng nô trâ lài 

rang: quan Idrn mâc xfc viôc, hÔi gior thii* 

chin cho défn durngbéng^ rôi ngirài di nghl 

cho déîn gio" thiir ba; néfu gicr thir tir ông 

dffn thi tôt ho'n. 



ông c6 dông hô trâi quit, xin ông coi méfygior? 

Gicr thijr ba; cho nên toi phâi cao râu, riVa 
mat, va mâc âo cho tôt ma kinh quan l&n, 

& nhô, lai dây, don giày den, ào lot trâng, 
ào là vàng, quân xanh là cam, tât tim, khan 
c dô, va ào xanh da trori; ]&y bàn cfaài chài 
non, làm cho maii, vi toi phài lên dât ma di 
viéfng quan Idn. 

Thu*a ông, néfu ông c6 an nftm ba miÔng tru-dc 
khi di thi tôt horn, vi c6 khi ông màc noi 
truyên cùng quan lo^n Iftu, e dôi chàng? 



— 1 18 — 

trenant longtemps avec vous ne vous fit 
souiffrjr de la faim. 
F. Voilà deux barques qui viennent vendre des 
provisions. 



§ 2. — Dialogue avec un pêcheur. 

i4. Nous vous félicitons. Monsieur, de votre heu- 
reuse arrivée; comment vous portez-vous? 

F. Bien; je me félicite aussi de vous rencontrer 
en bonne santé. D'où venez-vous? 

A. De ce village voisin du rivage de la mer, nous 
avons dans cet endroit plus de commodité 
pour exercer notre profession de pêcheurs. 

F. Avez-vous de bons poissons? Il y a bien long- 
temps que je n'ai pu manger du poisson 
frais. 

A. Oui, Monsieur, nous avons plusieurs espèces 
de très-bons poissons, tels que des sardi- 
nes, des poissons volants, des mulets, des 
raies et des sèches. 

F. Vous n'avez point du crocodile, du. porc-ma- 
rin, du requin ou chien de mer? 

A. Nous n'ea avons point, notre barque est trop 
petite pour porter de si gros poissons; voi- 
là une grande barque près d'ici qui vous 
en apportera. 

F. Apportez les poissons sur le navire afin que 
nous les voyions. 



— 119 — 



— Kia hai chiéfc ghe chèo lai ma ban dé an. 



Cliùng toi kinh mirng ông mort tori dfty, àng 

roanh không? 
Chûng toi khà va vui mùrng vi gâp anh em 

sirc khoé làm vây • Anh em bo^i dâu màd^n 

dây? 
ChÙDg toi or trong xôm nây gân bâi bien cho 

de làm cà. 

Ânb em cô càtdt ngonkliông, chûng loi kliông 
an cà tu'ori dâ Iftu? 

Da, chûng toi cô nhiéu thù* ca tdt, nhir ca 
làm, ce chuén, cà ddi, cà duÔi, cà mire. 



Anh em không c6 cbd" con sâu,càcûi, cà xài 

hay là cà màp sao ? 
Thira không, vi ghechûn^^tôi nhôlàm, không 

cher cà Idn dang; kia chiéc ghe \&n crgàn 

dây, no dem cà Id^n cho ông ? 

Bcm rà lèn trên tàu ma coi thûr, 
(jhûns* t^ï nîu<i h^t, ban hao nhi<^u? 



— i30 -^ 

Je les prendrai tous, combien en voulez-vous? 
A' Faites bien attention. Monsieur, qu'il y a là 
.soixante poissons^ et que nous ne deman* 
dons que quatre ligatures. 

§ 3, -- Dialogue sur les monnaies du pays* 

h\ Je ne sais point encore ce que c'est qu'une 
ligature, montrez m'en une? 

A, Nous n'avons ici que quelques deniers ousa- 
pèques, mais cela suffit pour vous donner 
une idée de la ligature ou quan. Regardez 
ce denier ââng qui a un trou carré dans 
le milieu, nous enfilons six cents deniers 
ensemble^ c'est ce que nous appelons qtian 
ou ligature. Nous divisons cette ligature 
en dix parties ou masses tiên^ qui renfer- 
ment soixante deniers chaque: ainsi dix 
masses ou dix tien équivalent à une liga- 
ture. 

F. Je comprends; mais j'ignore encore quelle est 
la matière de ce denier et quelle est sa 
valeur. 

A» La matière c'est le zinc; sa valeur n'est point 
fixe, elle augmente ou diminue selon que 
le prix du clou ou du pain d'argent aug- 
mente ou diminue. 

F. Continuez votre explication, afin que je con- 
naisse la valeur du clou et du pian d'argent. 

A . Un clou d'argent vaut quelquefois trois, quel- 
quefois quatre, cinq ou six ligatures, selon 



— ISl — 

Xin àng coi, dày ci sàu mirori con câ, ma 
chVmg" toi dôi bdn qiian t'en nik thôif 



Quan tien là di gi, toi chira bié't; dira cho toi 
mot quan coi tlii5r. 

Cbùng toi cô mot it dông ma thôi, ma dà cbo 
dangcâtnghïa mot quaalà làmsao: xin ông 
coi d6ng nây cô 15 vuông à gifra, chûng toi 
quen xô sàu tràm dôngnbu* vây cùng nbau, 
iïy là mot quan;|lai cbùng toi cbiaquan tien 
<ty ra làm mœori pbdu, moi mot pbdn là i-àu 
mu'o'i âông,goilà mot tien; b&i dé mot quan 
g6m lai m\rài tien. 



Tôibièu, ma toi cbu*a bi(?ft dông &y làm bàng 
di gi, va giâ dâng bao nbiêu. 

Bôiig Ay là. bâîig këm^ già no không chirng, 
nô lèn xu^ngtheo giàdinbbac, va nén bac. 



Lai, toi xin anb em càt ngnïa cho toi biéft, già 
dinh bac va nén bac là bao nbiêu* 

Mc)t dinh bac khi thi dàng ba, khi thi dàng 
bon, khi thi dang" nàm bay là sàii quan, 



— 132 — 

qu'il y a peu ou beaucoup d'argent, et beau- 
coup ou peu d'acheteurs^ alors le pain d'ar- 
gent vaut trente, quarante, ou soixante li- 
gatures, car le clou est une once d'argent, 
et le pain pèse dix onces. 

F. Connaissez-nous la piastre d'Espagne qui a 
deux colonnes? 

A* Nous la connaissons; mais la piastre est plus 
légère que notre clou, car celui-ci pèse 
trente neuf grammes etla piastre n'en pèse 
que vingt-sept 

A. Nous avons aussi des écus de la même forme 
et du même poids que la piastre d'Espagne, 
mais nous ignorons s'ils sont d'un argent 
plus pur que celui d'Europe. 



sj 4, — Avec un marchand de fruits. 

.1. Yoilà une barque chargée de fruits; voulez- 
vous en acheter pour vous rafraîchir? 

t\ Oui, car après une si longue navigation, je 
ressens un grand écbauffement, il faut à 
présent faire usage de choses rafraîchissan- 
tes? 

A. Nous apportons des bananes, des anaoas, des 
cocos, des mangues^ des oranges, des li- 
mons, des pamplemousses, desanones, des 
Jacques: nous avons aussi des herbes po- 
tagères, tcllcsqiiehiifiics, pourpier, herl>e 



— 183 — 

tbeo it nbiéu bac va it nhiéu ké mua, 
khi tfy mot nén cûng dàng ba mirorii btfn 
mircri bay là sàu mircri quan, vl mot dinh 
là mot lirorng bac , côn mot nén là mirai 
lirçrng. 

Cô biéft dôag bac tây, goi là ttfm bac trôn ,' 
tâm bac bai côt không? 

Chûng toi biéft; ma tâm bac tây nhe horn dinh 
bac ta, vl dinh bac ta câo dàng ba mircri 
cbfn phâD, côn bac i&m thi c4,q daog cô bai 
mirorî bày phân ma thôi. 

ChÛDg toi cung cô t£m bac trôn binh dang 
nhir bac tây, ma chûng toi kbông biéft bac 
tâm ta rông horn bac tây bay là không • 



Kia cô ghe chô* trài cày, ông cô muôn mua 
ma an cho mât không ? 
• — Toi muÔn mua, vi virçrt bien lâu ngày thi 
trong mlnh nông lâm, nên bày gio* dùng 
dô màt thi tôt. 

— Chûng toi cho* chuôi, thcrm, dira, xoài, caro, 
chanh, bir&i, mâng câu, mît; lai cûng 



JA de C\ if 



— 15i — 

cacalie, persicaire, raves, choux, patates, 
oignons, aulx, menthe frisée et des eau- 
ïios à sucre pour parfumer la bouche, 



§ 5. — Avec le capitaine du port. 



A, Monsieur, C'est l'heure d'aller rendre visite 
au xMandaria du port. 

P\ Allons. 

A, C'est inutile, voilà le Mandarin qui arrive avec 
sa garde pour visiter le navire. 
Capitaine, nous vous félicitons de votre heu- 
reuse arrivée. 

/*'♦ Je vous remercie , Messieurs , et veuillez 
agréer l'expression de mes meilleurs sen- 
timents. 
Apportez une chaise pour le Mandarin . 
Voulez-vous accepter un verre de vin ? 

A. Je vous remercie; je prendrai un verre de 
cognac. 

t\ A voire choix; nous avons du cog-nac et du 
très-bon vin, 

A, Nous autres cochinchinois, nous buvons plus 
volontiers un verre de cognac que de vin, 
nous trouvons le vin fade. 

F, Quel est le sujet de la visile du Mandarin ? 

A, Monsieur, le Roi de Cochinchine nous ordon- 
ne de visiter tous les navires qui entrent 
dans ce port, et dr demander au capitaine 
(.c qu'il. vient luire. 



— 185 — 

c6 rau^ nhur rau diéfp, rau sam, rau cân, 
rau IQi , rau ràm ; sau nura cang cô c& cài, 
cài bâp, khoai laag:^ hànb, toi, rau bung', 
va mia cbo tbcrm miéng. 



— Thu'a ông, dà défn gior di viëng quaa thûngû*! 

— Ta di bây gior. 

— Thôi, kla quao cùog liah bdu àën xét tàut 

— CbûQg ta kiob mxrng cbùa tàu mdri défn*. 

— Toi t^ crn cùng cbûc pbu'd^c lành cbo càc ôog. 



Nbâc cài gbê cbo quan ngôi. 

Ngàiinudn dùogmôt cbén ru'orunho không? 

Càm crn ông, toi dùng mot chéu ru'çru maob. 

Mao y ông, dây cô ru'çru manb, va ru*oru 

nbo ngon lâm. 
An-nam cbûng toi u*a ru'çru manb born, vi 

ru'çru nbo lat lâm. 

Quan défn dây cô viôc cbi? 

Tbu'a ông, cô linb boàng dêî nu'ô'c Bai-nam 
day cbûng toi xét càc tàu vào cfra này, va 
M\ cbûa tàu tôri dây çô viôc cbi? 



- 136 — ■ 

h\ Je suis venu pour vendre, et acheter plusieurs 
objets de ce pays. 

A. Vous êtes Européen ? 

F. Oui, Mandarin, 

A. Les Européens ne peuvent acheter ou vendre 
quoi que ce soit dans ce port, une ordonnan- 
ce royale le défend; veuillez, je vous prie, 
continuer votre route jusqu'au port de 
ïourane, qui n'estpas loin de la villeroyale, 
il vous sera plus facile d'obtenir la per- 
mission de sa Majesté. 

F, Levons l'ancre; encore deux ou trois jours et 
nous serons à Tourane port très-vaste, et 
Pun des plus beaux du monde, dit-on. 
Dieu merci, nous sommes arrivés; mais, selon 
mon pressentiment, je crois que nous au- 
rons besoin de patience : quoiqu'il arrive, 
je suppoîterai tout de bonne grâce. 
Voilà la douane; j'y vaisde suite, pour que nos 
affaires ne tirent pas trop en longueur. 



s^ 6. •— Avec le chef de la douane. 

F. Bonjour, Mandarin, comment vous portez- 

V.0US? 

F, Je vous remercie, aujourd'hui je ne suis pas 
à mon aise, j'éprouve un grand mal de tête, 
ma femme à la fièvre, mon fils est attaqué 
de la gale et d'une chique, mou domestique 
•a la diarrhée; ainsi toute ma maison est 
malade, 



- 1S7 — 

— Chùng toi défn dây roà buôa bâa va mua nburng 

dô dât nây. 

— Ông là ngirôî tây, phâi không ? 

— Thira pbâi. 

— Thira ông, ngirù'i tây châog dang mua ban 

giong gi Irong cfra nSy, vl eo linh bé trèn 
câm; xin ông chay tbâng ra dê!n CfraHàn, 
dô thl gân kinh dô, va de xin phép dure 
vua hcfn. . ' 



Kéo neo di, con hai ba ngày nfra, thi ta vào 

Cfra Hàn, là cfra rông cùng nhi'rt hang trong 

brfn bien, nliir ngircri ta noi. 
Ciim an Cbiia^ dô là Cû*a ïlàn ; toi sçr e phâi chiu 

sirgi khô long; dAu vây mac long toi ràn 

ma chiu. 

Kla nhà thn dô; toi lôn ti'rc thi, k^o viec ta phôi 
trë lân ngày. 



Kinh mirng cjuan lô'n, ôngmanh không? 

Doi crn ông, hôm riay toi khô & vi nhi'rc d^îu, 
bà thl dau binh rét, con toi mâc dau ghé 
va dau con vét, dfl'y td* thi mSc xô, nên cà 
va nbè dau h^t. 



— 158 — 
F. Je vous donnerai, si vous le désirez, quelques 

médecines d'Europe. 
A. Si vous avez un médecin à bord, je vous serais 
obligé, ainsi qu'à lui, s'il nous préparait 
quelques potions. 
F. Il y a un médecin à bord; il viendra vous visi- 
ter ainsi que toute votre faniille pour con- 
naître votre maladie, ensuite il vous don- 
nera les remèdes : telle est la méthode des 
médecin^ européens. 
A. Cette méthode est excellente: ce médecin a-t- 

il étudié longtemps, et est-il habile? 
F. Très-habile, il connait tout ce qui a été créé 

sur la terre. 
A. En Europe a-t-il subi ses examens? 

F. Il a subi ses examens, et a reçu le grade de 
docteur. 

A* Qu'est-il venu faire ici? 

F. Il est venu ici pour chasser les différents ani- 
maux, pour connaître et chercher les ar- 
bres, les plantes, les métaux, les pierres 
et autres objets curieux. 

A* A quoi bon tant de fatigues et tant de sueurs 
pour de tels objets ? 

F. Parce que ces hommes sont jaloux d'étudier les 
secrets de la nature, et c'est par la connais- 
sance de tout ce qui existe dans le ciel et 

sur la terre qu'ils deviennent vraiment sa- 
vants. 

A. Vous dites des choses très-raisonnables; mais 

le roi seul peut accorderlafacullé de faire 

de telles rechercheç* • 



Ôiïg cô tùu6ti tbi toi cho mot ii ihuô'c béa tây. 

N^u cô thây thuôc diro"! fàu, tbi toi xin ngircri 
làm cra ma hôt gnua it thang thuJtc cho. 

C6 thây thuô'c dtrdi tàii, ngircri sân long Un 
ma coi binb ông, va câ va nhà ông, doan 
ngirori hô't thudc mdri dang; phép bêo tây 
thi làm vây. 

Phép ^y Ihi hay thâL Thây tfy hoc ngh^- 
thu8c bao lâu, va ngirorr giôi hay là dô"? 

Thây ây giôilâm, va thông càc loài càc vât 
dirori thë ndy . 

Thây âfy thi chira ? 

Thira thi r^i, ngirô-i là tâtn si. 

Ngircri âën dây làm cbi ? 

Ngirâri défn dây ma sàn câc mtlông chim la, 
va tim kiëm càc cây c6i^ céc boa cô, cé.c 
thi'rkimthach, cùngcdcdéu khâc nhir vây, 

Chiu kbô â6 mô hfti cho dang càc vât tbc^ 

âfy, làm chi vây ? 
W càc ngircri ây ham ho xét bon tinh càc vât; 

va khi ngiro'i ta thông tniên dia, thi mdi goi 

là ngirori thông thài thât. 



Ôrig nôi iâm vây thi thâm' pbâi, ma c6 mot 
vua cho phép dang di tim nhflrng vêi thé 
&y ma thôi. 



— iO)0 — 
Maintenant, je dois vous demandera quel des- 
sein vous êtes venu ici, afin d'en informer 
le roi ? 

F. Je suis venu pour vendre des canons de gros 
et de petit calibre, des fusils, des horloges, 
des montres, des indiennes, des soiries, du 
drap, du vin et beaucoup d'autres objets, 
comme on peut le voir dans ma facture. 
Il faut la traduire en cochinchinois, cet inter- 
prête peut le faire. 

A. Voulez-vous être payé en argent, ou voulez- 
vous faire un échange ? 

F. Je recevrai la moitié du prix de mes objets en 
argent, et j'achèterai vos marchandises 
pour la valeur de l'autre moitié. Veuillez 
bien me dire quelles sont les choses qu'on 
vend ici, afin que je puisse en acheter. 

A. Nous avons du riz, de l'indigo, du sucre en 
poudre, du sucre candi, de l'ivoire, des cor- 
nes de rhinocéros, des peaux de buffle, de 
la canelle, du bois d'aigle, d'ébène, de sao, 
de la soie et beaucoup d'autres objets. 
Soyez tranquille. Monsieur, dans deux jours 
nous recevrons la réponse de sa Majesté, et 
nous saurons ce qu'elle veut acheter. 



^ 7. -- Avec le Ministre de la mariné. 

Voici le page du Roi avec le Ministre de la 
marine. 



— 161 — 

Bây gicr toi phâi hôi ÔDg vào cfranây viôc cbi, 
hâu dang toi vê thira lai. 

Toi dén màbân sûng binh, sùng tru, sùng 
tay, dÔDg b6 Idm, d6ng hô trài qu(t, vâi 
boa, lua, ni, rirçru cùng nbîéu dô khâc, 
nhir dâ cô trong s A toi. 

Pbâi dich sô tfy ra tiéfng an-nam, thông ngôu 
nây làm dang^ 

C6 mu6n Wy bac, hay là mudn d6i bàng? 

Toi lây bac phân nura, con pbân nu^a, thi toi 
mua bàng: xin ôngnoicho toi bay, trong 
nirdc nây qiien ban nhfrng vât gi cho 
. toi lo ma mua. 

Cbûng toi c6 gao, cbàm,dàDgcét, dàngphèn, 
ngà, sirng tây, da trâu, quéf, ki nam, g6 
mun, gô sao, cùng ter va nhiêu vât khâc. 



Xin ông or bâng an, côn bai ngày nû*a thi cô 
Ijnh bé trên day phài mua nhû'ng vât g). 



Ay c4u h^ lieu cùng quan Ihirc/ng ihAy, 



— i&2 — 

F. Tant mieux mes affaires n'en seront que plus 
tôt expédiées, 

A. L'empereur ordonne d'acheter tous les canons 
grands et petits: combien le capitaine en a- 
t-il apportés ? 

F, J'ai à bord cinquante canons de gros calibre, 
trente d'un calibre moindre, trois mille 
fasils. Chaque canon de gros calibre vaut 
cinquante piastres, ce qui fait deux mille 
cinq cents piastres; le canon d'un calibre 
moindre vaut trente piastres, ce qui donne 
neuf cents piastres; chaque fusil vaut six 
piastres ce qui fait la somme de dix huit 
mille piastres, et la somme totale de tous 
ces canons et fusils donne vingt-un mille 
quatre cents piastres. 

A, Le Roi veut aussi acheter du drap rouge,'vert 
et bleu, mille aunes de chaque couleur. 

F. Mille aunes de drap rouge se vendent six 
mille piastres, parce que l'aune vaut six 
piastres. Quand au vert et au bleu, l'aune 
vaut quatre piastres, ce qui fait une som- 
me de huit mille piastres; le total de ces 
trois sommes de drap rouge, vert et bleu 
est de quatorze mille piastres. 

A. C'est bien, j'achèterai tout cela pour sa Ma- 
jesté; néanmoins je vous prie de diminuer 
quelque chose de cette somme. 

F, Je suis un homme droit et juste, j*ai JBxé le 
prix de mes marchandises d'une manière 
équitable, Jenepuisle diminuer davantage, 



— 16:] — 

— Vuî làm, làm vây thi mau xong viôc ho'a. 

— Linh hoàng déf day mua céc khâu sûng lorn 

nhô; chûa tàii chfr h^t thé y mfty ngàa 
' khâu ? 

— Toi chô" hê't nam mu-oi khâu sûng biah, ba 

mxrcfi khàu sûng tru, ban ngàn sûng tay; 
mdi mot kh&u sûng binh, già là nam 
mu*cri \&m bac, hëi thây là hai ngàh nàm 
tràm ttfm; moi khâu sûng tru già là ba 
mircfi tâmbac, héft thây là chin tràm tâm; 
m5i khâu sûng tay già là sàu itim bac, 
héft thây là mot muôn tàm ngàn ttfm bac. 
Già hët tbây càc khâu sûng Id^n nhô là 
hai muôn mot ngàn bân tràm t£m bac, 

— hvcc vua cûng muÔn mua nï dô, nï xanh là cam, 

vànïxanh da trôri, moi mot thûr là mot 
ngàn thu'drc. 

— Mot ngàn thu'drc nï dô già là sàu ngàn fâEm 

bac, vi mot thu'dc già là sàu tâEm; côn nï 
xanh sâc là cam hay là datrM mac long, 
thi mot thu-drc già là bÔn tàm; hëi thây là 
tàm ngàn tàm bac. Cho nén, bathu'nl dô 
già hét thây là mçt muôn bôn ngàn tàm 
bac. 

— Tbôi, toi mua héft cho dire vua; ma toi xin 

ông ha già xuông m^t chût. 

— Toi cô long ngay, toi dâ dành già càc vât cho 

xijpng già rÔi, non toi h^. xutfng khônç 
du^çrc. 



— \Ùi — 

A . Que voulez-vous acheter, Monsieur, en échange 
de la moitié de la somme qui vous est due? 

F, Il m'est dû trente-cinq mille quatre cents 
piastres; j'îicheterai du sucre pour dix raille 
piastres, de l'indigo pour trois mille, de l'i- 
voire pour deux mille, de la canelle pour 
deux mille aussi, et du bois d'ébène pour 
sept cents piastres: combien vendrez-vous 
le picul de chacun de ces objets? 

A, Monsieur, je vous prie de m'excuser,jenesais 
pas cela; il faut à présent que je retourne 
auprès desa Majesté pour lui rendre comp- 
te de tout, aussitôt après jie reviendrai et 
vous donnerai la réponse. 

F. Dans combien de jours serez-vous de retour? 

A, Je l'ignore; mais je serai probablement ici 
dans cinq jours. 
Bonjour, Monsieur, me voici de retour. Sa 
Majesté a examiné tous les objets; elle a 
ordonné d'éprouver les canons, et vous 
renvoie quelques canons de gros calibre et 
quelques fusils qui ont éclaté. 

f' Qu'y a-t-il. étonnant ; lorsque vous voulez 
éprouver les canons, vous les chargez trois 
ou quatre fois plus qu'il ne faut, chaque cho- 
se a sa proportion; si donc en les chargeant 
de cette manièreles canons éclatent, cela ne 
peut pas être autrement, quel canon pour- 
rait en être exempt ? 
Avez-vous par écrit le prix des marchandises 
que je veux acheter? 



- ifiS — 

Thira ông mudn mua nhiîrng vât gi ma thé{ 
11 ^•a phân tien bac? 

Giâ. âô toi ban cho ông héffc thây làba muôn 
nàm ngàn bcïn tram tâm bac; toi mua mot 
muôn tâm bac dœo'ng, ba ngàn chàm,hai 
ngàn ngà, hai ngàn quéf, bây tram mun: 
ông ban mot ta càc giÔDg â'y bao nhiêu ? 



Xin ông cho* châp, toi không bi^t, dé loi Iror 
vê ma tâu lai cho dire hoàng d^ hay, rôi 
toi trô" lai ma nôi lai Tîho ông biô't. 



Ông di mtf y ngày vê ? 

Thu'a ông, toi kbông biét chùrng, ma toi tircrng 
trongnàm ngày, thi toi vé Idi dây. 

Cliàoôngjtôi mdi vé; Birc bêtrôn dâ coi cac 
vât ngài dâmua, cùng dâ day thu* cac sùng, 
ma ngài day dem trâ lai mot it khâu sûng 
binh va sùng tay, vi khi thur no thi nô dé ra, 

Cô la gi dâu ! vi khi câc ông muÔn thù* sùng, 

thi nap dan thutfc vào bâng ba bâng h6n 

han le phâi; nhu'ngmà moi su* dâ cô chirng, 

uéfu nap sùng thé ây, thi nô phâi dé ra làm 

sao cho khôi; sûng nào chiu dang ? 



Cô lh(t biôn gianhirng vât toi muôn mua không? 



— 166 — 

A^ Oui: le quinlal de sucre se vead cinq pias- 
tres; le quiutal d'indigo, cinquante; le quin- 
tal d'ivoire, trente; et le quinlal* de bonne 
cauelle, cent qualre-vingt piastres. 

F, C'est bien, si les marchandises sont d'une 
bonne qualité je les prendrai, j'examinerai 
tout: mais prenez bien garde de ne pas mê- 
ler du sable avec le sucre, 

A, Ob! jamais, Monsieur, nous n'oserions. 

F. Chacun est fatigué, si le Mandarin est de mon 

avis, nous boirons un verre devin ou même 

une tasse de thé, à la volonté de chacun; 

mais de peur que la boisson seule ne soit 

'nuisible,il est bon de manger quelque chose. 

A . Vous dites vrai, capitaine; nous avons l'usage 
de boire du thé, mais un verre de vin nous 
sera beaucoup plus agréable. 

F\ Asseyez- vous; voici de la poule, du canard, 
de l'oie, du porc, du buffle et du bœuf; 
que chacun prenne ce qui lui convient. 

A, Nous avons l'habitude de nous servir de bâ- 
tonnets pour manger; il faut donc aupara- 
vant découper les viandes en petits mor- 
ceaux. 

F. Voici la soupe; voilà une poule bouillie à petit 
feu qui est très-tendre, l'oie et le canard sont 
rôtis, les autres viandes ont d'abord été à 
demi grillées, puis on les a fait cuire dans 
l'eau. 

A . Tous ces mets sont succulents, mais nous pre- 
ndrons surtout la viande de porc, 



— i67 — 

Thira c6: mot ta diràng, gid là uâai tàni bac; 

mot ta chàm, nàm mirrri tâtm; mot (a ngà, ba 

mirai tira; mot ta qu^ tôt, mot tram tam 

mircfi tâm. 
Thôi diro-c; clè toi coi trirdc dâ, dô gi tâfl thi 

toi mdi Itfy ma thôi: anh em phâi giur, 

dù'ng trôn càt vdi dirorng, 

Thira ông, chùng toi c6 dam dâu. 

Ai nây cûng mot r6i; nêfu Quaa mu6ii thi ta 

n6ng mot chén rirçru hay là mot chén tvk, 

mac y ai: ma kèo u6ng không làm vây tbi 

làm bai troug minh ta, nèn phâi an nâm 

ba miéfûggi \ôi. 
Thira ông nôi làm vây thi phâi 1dm, chûng 

toi quen dùng nirdrc trà, ma nêfu ông cho 

mot chén rircu thi tdt hcrn. 
Mai câc ông ngôi; dây thit gà, thit vit, thit 

ngông, thit bec, thit trâu, thit bô, ai muô'n 

dùng gidnggithi dùng, 
Chùng toi quen dùng dûamà an, non phâi xât 

thit dâ. 



My là canh, do là gà hâm mém lâm; thit 
ngÔDg thit vit quay; con thit beo, thittrâu, 
thitbô thidâuhê'tthui, rôi luôc ma thôi. 



Câc dô an tW ngon thi^t, ma chùng toi Itfy tlit 
\wo làm nliirt, 



— 168 — 

F. Je désire maintenant demaûder à l'interprète, 
quelques renseignements qui me sont né- 
cessaires pour mon commerce, et pour m'in- 
struîre des usages du pays. 

A . Je suis disposé à faire tout ce qui dépendra 
de moi pour vous obliger, pourvu qu'il n'y 
ait rien de contraire aux lois de ce royaume. 

F, C'est aussi mon intention; Dieu me garde de 
vous demander une chose déraisonnable. 

A. Veuillez me dire sur quoi vous désirez m'in- 
terroger? 

F. Je désire connaître à fond, premièrement, la 
manièrede compter; secondement, les poids; 
troisièmement, les boisseaux ; quatrième- 
ment, les mesures agraires; cinquièmement, 
. l'aune ; sixièmement, les mesures itinérai- 
res; septièmement les monnaies; huitième- 
ment,leshuitlignespour connaître les sorts; 
neuvièmement, les noms de temps et le cy- 
cle. 

A, J'ai tout cela écrit dans un petit livre que voilà. 



DU CALCUL DÉCIMAL. 



Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. 
Neuf . Dix . Onze . Douze . Treize . Quatorze . 
Quinzoï Seize, l)ix-sept, J)ix-linit. Dix-neuf, 



— 169 — 

Bày gicrtôi mutfn hôi thông ngôn môthai déu 
cân, vé phép buôn bàn cùng vê phép mrdc. 



— Thira ông, toi sân long ma giiip ông theo sirc 

toi, mien là dÈrng cô sijT gi pham âën phép 

nirdrc, thi thôi. 
• — Toi cûng muô'n nhir vày, toi không ddm hôi 

ông déu gi trài le héffc. 
•-^ Thira, ông mu8n hôi di gi? 

— Toi muôn hôi nhû'Qg déu nây: thû' nh&t^ 

phép todn; thii* hai, phép ké cân ; thû* ba^ 
phépdong liràng; thir bôn^ phép ké ruông, 
thûr nàm, phép ké vâi; thir sâu, phép ké 
dôm; thû* bày, phép ké tien bac; thû" tâm^ 
bat quai; thû* chin^ phép ké ngày, giô* 
nâm, thàng. 



— Toi dâ chép câc déu tfy Irong mot cuÔn sàch 
nhô; xin ông coi. 



\E PHEP TOÂN. 



Mot. Hai. Ba. BÔn. Nom. Sâu. Bây. Tém. Chin. 
Mirai. Muai mot. Mu'ô'i bai. Muôri ba. Muai btfn. 
Mu'cri Itlni. Wuài sdu. Mucri l)ây. Mirrri lam. 

m\ de C. i'2 



— 170 — 

Vingt. TrJnte, QuAranfc. Cinquante. Soixante. 
Soixantc-d X. (Juatre-vingts. Quatre-vingt-dix. 
Cent. Mille, 



i un. 

10 dix. 

100 cent. 

1, 000 mille. 

10,000 dix mille. 

100, 000 cent mille. 

1,000,000 million. 

10, 000, 000 dix millions. 

100,000,000 cent millions. 

1, 000, 000, 000 billion. 

10, 000, OflO, 000 dix billions. 

100, 000, 000, 000 cent billions. 

1, 000, 000, 000, 000 tiilliou. 

10, 000, 000, 000, 000 dix trillions. 

100, 000, 000, 000, 000 cent (rillions. 



Des Poids . 

Le Gros cochincbinois, nommé i^d'w^ ou dixième 
partie de l'once = 3,903 grammes. 

VOnce cocliinchinoise ou Lirmig = 39,03 gram- 
mes. 

La lùore se nomme Càn^ elle est de 16 onces, 
et ^ ();Ji,80 gr. 



J 



— 171 — 

Mirori chfn. Haï mircri. Bamtrorî. Bda mircri. NSm 
mircri. Sàu mircri. Bây mircri. Tarn mircri, Chin 
mircri. Mot tràm. Mot ngàn. 



Vi 


nliû't 


= mot. 


— 


thâp 


— mirori. 


_ 


bàch 


— tram. 


— 


thièn 


ngàn. 


— 


van 

• 


= muôn. 


— 


urc 


= veo = mircri muôn. 

• 


— 


triêu 


— mirori lïc. 


— 


kinh 


mircri triêu. 


— 


tï 


mœcri kinh. 


— 


cai 


= mirori tï. 


— 


nhircrng 


— mirai cai. 




câu 


mirori nhircrng. 


«■■*' • 


nhàn 


= mirori câu. 


. — 


chinh 


mirori nhân. 


1. , 


tâi 


= mu*cri chinh. 



Vé Phép Kè Càx. 

( — Vi Phâa = 10 Ly = 0, 3905 grammes. ) 
Vi Bôag = 10 Phân = 3, 905 gr. 
Vi Lirorng = 10 BÔng = 39, 05. gr. 
{ — Nén = 10 Lirorng = 390, 5. gr. ) 
— Câtj = 16 Lu-o-ng- = 624, 8. gr, 



— 172 — 

Un Yen == 10 Càn ou livres. 
Un Bioh r= 50 Càn. 
rnïao?UMcul :^^ 100 f an. 
Un QuAn == im Càn, 



Des Boisseaux. 

Nota. — 11 est très-diflicile de fixerla capacité des 
boisseaux. Chaque province a sa mesure, les uns 
l'appellent Lirorng, les autres Vuông, les autres Gia; 
c'est aux acheteurs à convenir de la mesure et de 
la voir auparavant, car dans ce pays, les mesures 
ne sont point échantillonnées. 



Des Mesures de longueur et de 

surface . 



Nota. — Nous ne parlons ici que des Mesures de 
longueur, et de la Mesure des champs qu'on me- 
sure avec une perche de cinq coudées. 

Le Phân est la dixième partie du Tâc, 

Le Tâc est la dixième partie du Thu'drc ou Coudée, 

Le Thu-dc est la Coudée ordinaire; ce Thu*(îc est 
commun à toutes les mesures de longueur, elle a 
10 pouces français ; c'est de cette mesure que se 
servent les architectes et les charpentiers. 



— 173 — 

— Yen = 10 Cân = 6, 248 kilog. 

— Binh =30 Cân = 31,24. id. 

— Ta ■= 100 Cân = 62, 48. id. 

— OuAn = 500 Cân = 312, 40. id. 

Phép Ké L(-(>NG. 

Vé phép Lw&m/ thl nôi châc không (tang, vi ni3i 
tïnh Ma cô àù lirông riêng héft thiVy; trong tïnh 
nây thi kôu bàng Uf&ng, trong tïnh kia thî kêu 
bâng Vuâng, trong tïnh no thi kêu Mng Gia. Bô-i 
dô cho nên ké mua phâi coi cho biéft tru-dc Lu-o-ng 
«y, b&i vi trong xûr nây BÔ Ltrôrng không gi<ïng 
nbau. - 

Vi toât = mot nhon = une pincée. 

— sao ~ mot nhâm = une poignée. 

— tbirçrc = 10 sao = 10 poignées. 
— • hap = 10 thu-çrc = 100 poignées. 

— thàng = JO hap = 1,000 poignées. 

— dâu =r 10 thàng = 10,000 poignées. 

— hoc = 10 dâu =: 100,000 poignées. 

Phép Kè Riông, RucVng Nof . 

Vi Ly =^ 0,00048726 ( mètres français ). 

— Phan == 10 ly = 0,0048726 ( id ). ' 

— Tâc == 10 phân ::r. 0,048726 ( id ). 

— Thirdc = 10 tâc = 0,48726 ( id ). 

— Ngû = 5 thu-dc = 2,4363 ( id ).* 

— Sào = 15 thu-dc = 7,3089 ( id ). 

— Mxx ~ 10 sào = 73,089 ( id )[ 



— 174 — 

De la Mesure de cinq Coudées et cinci 

Pouces. 

Nota. — On appelle Ruông lac les champs qu'on 
mesure avec une Perche de cinq coudées et cinq 
pouces; ce qui rend les arpents ( mâu ) de ces ter- 
res beaucoup plus considérables. Pour le reste 
tout est comme dans la mesure de cinq coudées. 

De PAune. 

Nota. — L'Aune cochinchinoise Thu^o^c a environ 
24 pouces français, on ne s'en sert que pour les 
toiles et les soieries : elle égale 0,64968 de mètre. 



Des Mesures Itinéraires. 



Dam est la Stade cochinchinoise dont les An- 
namites n'ont pas eux-mêmes une idée très-claire; 
elle nous parait égaler la cinquième partie d'une 
lieue commune. 

Ly est la dixième partie d'une lieue ordinaire de 
25 au degré. 

Des Monnaies. 

L'or et l'argent dont les Annamites font usage est 



— m - 



RllÔNG Lui.. 



VI Ly = 0,000 48726. ( mètres français ). 

— Phân = 10 ly = 0,0048726. ( id ). 

— Tâc = 10 phân = 0,048726. ( id ). 

— Thu'(ïc = 10 t«c = 0,48726. ( id ). 
_ Sào = 16 thtrdrc 5 tâc = 8,03979 ( id ). 

— Mâu = 10 sào = 80,03979 ( id ). 

Phép Kè Vai Va Lyv. 

Vi Phân = mètres, 0064968. 

_ Tâc = 10 phân = mètres, 064968. 

— Thu-iJc = 1 Aune = 10 t^c = mètres, 64968. 

— Triro-ng =10 Aunes = 10 thirdc = 6 mètres, 

4968 = 1 Bfforng. 

— Thât = 30 Aunes = 30 thu*<5fc = 19 mètres, 

4904 = 1 Câi vâi. 

— Gon = 194 mètres, 904 = 10 Cdi vâi. 

pHÉpKéDvMVÀLY. 

1 Dâm = 888 mètres. 

5 Dam = 4,444 kilom. c-à-d. une lieue commune, 

i Ly = un dixième de la lieue commune = 444 

métras, 39. 
10 Ly = 4,444 kilom. e-d-rf. une lieue commune. 

Vê TiÊN Bac. 

Va ig b^c Ânnam quen dùng là vàng bac kh4 



— 1% — 

ordinairement de première qualité, quelquefois ce- 
pendant leurs piastres renferment beaucoup d'al- 
liage. Ils ont des monnaies de diverses formes. La 
première et la plus précieuse est celle qu'on appel- 
le Barre d'or, qui se divise aussi en deux parties 
égales et de même forme que l'entier. La seconde 
est la Barre d'argent. Ils ont une autre monnaie 
appelée Clou, il y en a en or et en argent^ et ils 
se subdivisent en moitié et en quart.. 

Ils ont aussi des Sapèques ou Deniers, des Pias- 
tres frappées par le roi Minh-mang. 

La sapèque est en zinc pur. 

Il faut 60 sapèques pour faire une masse nom- 
mée en cochinchinoîs mât tien. Dix masses forment 
une ligature ou Quan qui pèse un peu plus d'un 
kilogramme et demi. 



Les Huit Lignes ou Bat Quai pour 

■ 

les Sorts. 

Le Roi Phuc Hi qui est regardé comme le fonda- 
teur de la monarchie chinoise, vit (ainsi que le rap- 
porte une fable ) ces signes extraordinaires sur le 
dos d'un dragon-cheval et sur une écaille de tor- 
tue, c'est ce qui lui donna l'idée de s'en servir 
pour former des caractères pour les générations 
futures. Il traça d'abord ces huit lignes^ et en for- 
ma des lettres. Mais, comme il est aussi rapporté 
dans un autre livre chinois^ que l'histoire du monde 



— 177 — 

tinh^ cô mât AÔag bac tron chàng tinh nhiéu khi. 
Trong rnrcrc ày cô nhiêu Ibur nhiéu hinh vàngbar». 
Thur nhurt là Nén vàng, va Nà*a nén vàng, ma nûra 
nén ây goi là mot Thoi vàng; c6 Nén bac, va Binh 
vàng, cùngBinh bac; cdc thir Bfnh tfy cûng cô 
chia ra làm bai làm h6n pbân. 

1 Nén bac == 81 francs S7 c, 
1 Thoi vàng = 693 francs 40 c. 
1 Binh bac = 8 francs 1 5 c. 

Cô ââng tien, va tâm bac tràn cô hiôu vua Minh 
Mang. 

1 Ttfm bac trôn ou Bac chien phi = 4 francs, 
b&i vi 2i0 phân T«m bac trôn tfy thi 80 phân là 
bàng don g. 

1 Bông fiên cân dang 40 hay là 42 grains, cho 
nên bàng dang 2, 6767 grammes. 
1 Tien =60 dôngtién. 
1 Quan = 600 dông tien . 



Bat Qvki hay là Tam Que. 

Vua Phuc-IIi, cô kè tU'ô'Dg ngu-ciri là dàu câc 
vua nu'ô'c B^i Minh, cô séch bày dat ngu'o'i thtty 
trên lirng loài vât kia cô hlnh con rông va con 
ngtra, va thây trên mu con rùa dâ'u ki di ây, va nô 
giuc long vua tfy dùng nô ma làm chCr cho dang 
lœu truyén cho nu-drc minh. Tru'drc héft ngu'ori vî^t 
tâm que va IKy nô ma lâp chu*. Song bd^i cô sâch 
B^i Minh nôi rang: cdc viéc dft cô tù* (ao tbi6n lâp 
dia^ thi d& chép sftn trôn luDg con rùa é(y, ngu-orl 



— 178 -^ 

se trouvait écrite en entier sur le dos de cette tor- 
tue; alors les chinois et ceux qui ajoutent foi à 
leurs livres, regardèrent la tortue comme un ani- 
mal de bon augure. 

C'est à cause de cela, que les devins de ces pays, 
se servent d'une écaille de tortue pour faire des 
sortilèges et prédire l'avenir. Il n'est personne qui 
ne comprenne combien est faux et insensé un tel 
art. Ils disent aussi que ces Huit Lignes indiquent 
les huit parties du monde et les divers éléments. 
Ils employeiil quatre de ces lignes dans leur bousso- 
le et les placent entre les quatre points cardinaux. 

Dans la suite l'empereur Thân Nông en combi- 
nant ces lettres deux à deux, en forma soixante 
quatre hexagrammes, qui ( d'après ce qu'on dit ) 
peignaient toute la nature morale et physique. Les 
paroles et les faits de cette nature sont des contes 
inventés à plaisir. 



•«M». 



Des Noms de Temps. 

Les Cochînchinois ont ainsi que les Chinois les 
Thâp can ou dix lettres radicales, qui combinées 
avec les instrumenis horaires ou le Cycle de douze 
lettres servent à diviser le temps. 



Us divisent le jour et la nuit en 12^parties égales 
qu'ils appellent heure ou Gio"; aussi Pheure anna- 
ttijle équivaut à deux des nôtres, Ngây signifie le 



— 179 — 
fiai Minh va kè tin sâch no, nghe Icri d6ï tvà thé â'y 
thi \&Y ^^^ ^^^ ^^^ diém lành. 

Va bôri c& &Y ^^c tl^^y b<^> dùng mu rùa ma boi 
khoa. Song ai cô tri khôa thi de biéft phép bôi là 
déu ddi ira va dai dôt là thé nào. Lai ké boi noi 

• • • 

rang: tàm gué chl tâm lurdiig, cùng câc thur ngû 
hàng, kim hành, San nura càc dia bàn, quen dùng 
trong liât ây, thi cô bon gué, moi que dat gifra moi 
chaug chî mot phu*crng trong btfn phu'orng chinh. 
Béfn dàri sau, vuaThân-Nông Wy Tàm Que ây va 
xô di xô lai hai que cùng nhau thi dang sàu mœci 
bon hinh kbàc, hay chi càc déu thuôc \ê phong 
hôa va bSn chtft càc vât thiéu ha. Lcri nôi cùng viéc 
làm thé &Y là hai déu vô càn vô ngœorn. 



i > i 



Thâp Can. 



/ Giàp 






T(. 


S At 






Sù-u. 


J Cînh 






Dân. 


4 Binh 






Meo. 


5 M6 






ThiD. 


6Kf 






Ti. 

• 


7 Canh 






Ngo. 


8 Tân 






Mùi. 


9 Nhàm 






ThâD. 


iO Qui 






Dâu. 


1 ngày va 1 dêm 


cô i 


12 già. 


1 g^icr annam = 


2 


giâr tây. 


Ngày 


là Jour 


1 



— 180 — 

jour et Dêm la nuit. 

Ils divisent la nuiten S veilles ouCanhetlejoiir 
en 6 veilles qu'ils nomment Khâc; ainsi l'heure 
qui se trouve entre 5 et 6 heures du matin et celle 
qui est entre 6 et 7 heures du soir ne sont point 
comptées dans les veilles. La première veille de la 
nuit se nomme Canh mot; la seconde Canh liai, la 
3^ fanh ba; la 4" Canh tir; la IV Canh nâm. 

Lorsqu'ils se servent desHeures pourdésigner les 
Veilles, alors la première est appelée Giôr ti, el in- 
dique les deux heures qui se trouvent depuis { l 
jusqu'à 1 h. après minuit. 

Gicr suru a lieu depuis une heure après minuit 
jusqu'à trois. 

Gior dân depuis 3 jusqu'à 5. 

Gio* meo « 5 jusqu'à 7. 

Giorthin « 7 jusqu'à 9. • 

Gio* ti « 9 jusqu'à il. 

Gicr ngo « H jusqu'à 1 h. après midi, 

Gior mùi << 1 jusqu'à 3. 

Gior tbân « 3 jusqu'à 5. 

Già" dau « 5 jusqu'à 7. 

Gicr luât « 7 jusqu'à 9. 

Gior hçri « 9 jusqu'à 11. 

Chaque heure a son commencement BAn, son 
milieu Trung, et sa fin Mat. 

Mais ordinairement, l'heure cochinchînoîse é- 
quivalant à deux de nôtres, se divise en deux par- 
ties, la première se nomme Sor ou commencement, 
et la 2 Chânh, ou heure vraie, juste. Leur demi- 
heure a 4 quôrls ou Kbâc^ ainsi l'heure est compo- 





— 181 — 




Dêm là Nuit. 




1 Ngày cô f) khdc. 




1 Dèm cô Canh ( veilles ). 


Canh 


mot, première veille . 


Canh 


hai, seconde veille. 


Canh ba, troisième veille. 


Canh 


tir, quatrième veille. 


Canh 


nàui, ciuquième veille. 




Giô- tf = 11 h. à 1 h. après minuit. 




Giàr sîru — 1 à' 3 h. 




(lier ddn — 3 à S h. 




Giôr meo o à 7 h. 




Giô- thin — 7 à 9 h. 


• 


Già ti - 9 à 11 h. 

• 




Giôf ngo — H à 1 h. après midi. 




Giôr mùi = 1 à 3 h. 




Gièf thân = 3 à 5 h. 


• 


Giôrdâu — 3à 7 h. 




Giôr tuât — 7 à 9 h. 




Giârhcri =9àll h. 



1 gicr chia làm ba phân, thù* nhirt là bon, thir 
hai là tru?iff, thir ba ïà mat. 

l gicr annam --== 2 gio* tây; i gicr thiro-og c6 hai 
pbfin, 1 goi là se, 2 goi là chânh. 

Nà-a giô* annam c6 4 khâc. 

1 gio" cô 8 khâc. 

1 khâc cô 15 pbân. 

1 phcln = \ minute (phui). 



— 182 — 

sée de 8 quarts Tàm khàc. Chaque Kbàc ou quart 
d'heure, se divise en lo parties ou minutes égales 
aux 1 ôtres et nommées Phân. 

Il se servent pour mesurer le temps de clepsy- 
dre ou sablier. 

Pes Mois. 

Pour désigner le Mois les Annamites se servent 
des mots Thdng ou de Nguyet, (ngoat), lune. 

Quelquefois leur année est de 12 mois, quelque- 
fois de 13. 

Dans l'espace de deux ou trois ans ils ajoutent 
un mois intercalaire nommé Thàng nhuân, afm 
que l'année lunaire puisse répondre à l'année so- 
laire^ c-à-d, que dans l'espace de 19 ans ils ont 7 
mois intercalaires. 

Leur mois n'a quelquefois que 29 jours, et il 
se nomme Thàng thiéfu, ou Ngoat tiéu; d'autrefois 
il a 30 jours et alors il prend le nom de Thàng dû, 
ou de Ngoat dai, mois plein. 

Us partagent le mois en trois décades ou Tudn : 
la r se nomme Thu'o'ng tudn; la 2"* Trung tuân; 
la 3^ Ha tuân. 

Le premier mois est appelé Thàng giông. 
Le second Thàng hai; on se sert des nombres 
ordinaires pour les autres, mais le dernier se nom- 
me Thàng cbap. 

En désignant les jours qui se trouvent depuis le 
premier jusqu'au dixième inclusivement, on les fait 
précéder de l'article 3/f>Wy. Ainsi on ne dit pas du 
pi'eniicr jour, ngày mot, niais n^jà;/ m(hig m(U ; 



~ 1S3 — 
Annam dimg dông hô nird^c hay !à dôiig hè cât, 

YÊ ThÀing. 

Thàa^, nguyc^t, ngoa^ ngh?a là M jis. 
1 Dàtn = 12 thâag, ( c6 khi 13 thâ ig ). 
B&i vi khôi hai ba iiàai thi t-iêm m)l thà «g goi 
là Ihéig nhuân, 

TrjDg 19 nàm thi t'iêm 7 thà ig, 
Thàng thiëu = 29 jours ( ngày ). 
Ngoat tiéu = id... 
Thang dû = 30 jours ( ngày ). 
Ngoat dai = id... 

i thàag chia ra làm 3 tuân. 1 tuâa c'iia r^ làm 
10 ngày. 

Tudn thir nhirt « là thirçrng tadn, 
Tuân thir hai « là trung tudn, 
Tudn thir ba « là ha tudn. 

Thàng thir 1 goi là thâng gièiig. 

Thang 2. 

Thang 3. 

Thang 4. ( thàng tir ) 

Thàng 3. 

Thàng 6. vâîi vdn,.. 

Thâng sau hêft là thang chap. 

Ngày mông mot. 

Ngày mông hai. 

Ngày mông ba. 

Ngày mông bon. 

Ngày uiôiig nàrUf vànvàn. 



— 184 — 

pour le second, ngày mâag hai^ etc.... et ngày 
méng mii&i pour le dixième. 

Yoici la manière dont les Annamites distribuent 
les saisons dans leur calendrier. 

Des Vingt-quatre Saiisous de TAunée 

Chinoise, 



Des Saisons, 

L'année est divisée en quatre saisons de trois 
mois qui sont: 1? La.saison du printemps. 2? La 
saison de Pété. 3? La saison de l'automne, 4? La 
saison de l'hiver. 

Chaque saison est à son tour divisée en trois 
parties différentes pour indiquer le commence- 
ment, le milieu et la fin de chacune d'elles. 

Le commencement ou le premier. 

Le milieu ou le second. 

La fin ou le dernier. Ainsi on dira par exemple: 

Premier mois du printemps. 

Deuxième mois du printemps. 

Troisième mois du printemps! 

Et ainsi de suite pour les autres saisons. 



/ 


1 


21 


février. 


Ëau de pluie. 


s 




6 


mars. 


Mouvement des reptiles. 


s 


2 


22 


mars. 


Equinoxe du printemps. 


4 




6 


avril. 


Clarté pure. 




3 


22 


avril. 


Pluie pour les fruits. 



— i8o 
Ngày mông mirori. 



Nhi ÏHÂr Tr TiÊT Hàc . 



\'é Mua, 

Mot n&m cbia ra làm bdn Mùa. Mai mot Miia 
là ba tbàng: lË Là mùa xuân. 2= Là mùa ha 
(hè). 3? Là mùa thu. 4Ê Là mùa dông. 

M3i mot mùa lai chia ra làm ba pbân cho 
dang chi phÂn dâu, phâo giîra va phân duôi. 

Manh là phân dâu hay là thàng thir nhurt. 

Tpong là phân giita hay là thàng thir bai. 

Qui là phân cuôî hay là thàng thir ba. Vi du : 

Manh xuân là thàng dâu mita xuàn. 

ïrong xuân là thàng giita mita xuàn. 

Qui xuàn là thàng ciiôï mua xuàn. 

Côn mày mùa khàc thi cûng va y. 

/ 1 Vu thùy. !^9 ngày, (jours). 

15 Kinh trâp. 

2 1 Xuàn phâii. SI ngày. 

15 Thanb minb. 

:i \ Cdc vu. :iO ngày. 

15 Làp ba. 

4 i Tièu mân. Si ngày. 

15 Mang chùng. 

,ï l lia chi. H9 ngày, 

)1. de C, 13 



6 7 ma't Coiumeocement de Pété'. 

7 4 22 mas Déboipdement des eaux, 
^ 7 juin. Semence des grains, 

P 5 22 ju'n. Solstice d'été. 
40 8 juillet. Petite chaleur. 
f / 6 21 juillet. Grande chaleur. 
/2 9 août. Commencement de l'automne. 
iS 7 2i août. Fin de la chaleur. 
i4 9 septembre. Rosée blanche. 

45 8 21 septembre. Equinoxe d'automne. 

46 9 octobre. Rosée froide. 

47 9 21 octobre. Gelée blanche. 

48 8 novembre. Commencement de l'hiver. 

49 10 23 novembre. Peu de neige. 

50 8 décembre. Beaucoup de neige. 
2i 11 22 décembre. Solstice d'hiver. 
3i 6 janvier. Froid médiocre. 

3S i2 2i janvier. Grand froid. 

94 S février. Commencement du printemps. 



Des Années. 

L'Année ow An se ditXâm ou Niôn, Pour la sup- 
putation des années, les Annamites se servent du 
Cycle de 12 ans, et des mêmes lettres de ce cycle 
ils forment un cycle de 60 ans. Le cycle est com- 
posé de douze lettres eu Chi (branches), qui se 
combinent a\ec chacune des dix lettres nommées 
T^tâp can dix (roncs ou racinei^. Mais pour que la 



i 



— 187 — 

18 Tiéuthù-, 

6 1 &ai thù^. $4 ngày. (jotri)J 
IS Lâp thu. 

7 1 Xû* thfr. SI ngày, 
IS Bach lô. 

8 1 Tbu phân. 97 ngày. 
13 ' Hànlô. 

9 l Sirorng giéng. 3S ngày. 
IS Lftp dông. 

10 1 Tiéu tuyéft. W pg iy. 
15 Bai tu y et» 

// 1 Bôngcbl. SO ngày. 

15 Tiéu hàn. 

ii 1 Btfi hàn. 30 ^ ngày t , 

15 Lâp xuân. 



V/Ln NiÊN Luc Giip. 



1 2 1 



1 GiâH(l"giâp)Ti. 


1864. 


31Giép(4"gi 


iép)Ngo 1894 


2 Ât 


Sù-u 


1865. 


32 At 


Mùi 1895. 


3 Bioh 


Dân 


1866. 


33 Bînb 


Thân 1896. 


4 Binh 


Meo 

• 


1 867. 


34 Binb 


Dâu 1897. 


5 Mo 


Thin 


1868. 


3.^ m 


Tuât 1898. 


6Kt 


Ti 

« 


1869. 


36 Kf 


Hori 1899. 


7 Canb 


Ngo 


1870. 


37 Canh 


Tf 1900. 


8 Tftn 


Mùi 


1871. 


38 tân 


SA-u 1901. 


9 Nbâm 


Thâo 


1872. 


39 Nbâin 


Bân 1902. 


10 Quf 


Dâu 


1873. 


40 Oui 


Meo 1903. 



~ 188 — 

dernière lettre du cycle de douze se rertconire 
|iv€ic la dernière du cycle de dix ans, il faut qae 
s' les dix Can soient réunis chacun six fois à quelqu'un 
des Chi, et que chaque Cbi soit réuni 3 fois à quel- 
qu'un des Can, C'est ainsi que se forme le cycle de 
soixante ans, appelé Vân niôn Luc giàp. Quoiqu'ils 
soient dans l'usage de supputer les choses ordi- 
naires par le nombre des années du règne de cha- 
que prince, par exemple: Minh-mang thâp citu 
niôn, ( signifie la dixième année du règne de l'em- 
pereur Minh-mang , ) cependant lorsqu'il s'agit 
d'événements majeurs ou anciens, il est nécessai- 
re «lors, de se servir du cycle de soixante ans qu'ils 
ont reçu des Chinois afin de faire la supputation. 
— 11 y a beaucoup d'opinions au sujet des Cycles 
écoulés; les uns en admettent 71 , les autres 74, les 
autres 75, Dans ce conflit d'opinions, il nous sem- 
ble plus raisonnable de suivre le sentiment des sa- 
vants préposés au tribunal chinois des mathéma- 
tiques, qui en 1684 décidèrent que cette même an- 
née 1684 était la première du Soixante seplième 
cycle qui a fini en 1743. 

En regardant le tableau du cycle vous verrez la 
série des années notée en chijffres arabes; la pre- 
luière série en langue annamite indique les lettres 
Thâp can, et la seconde série les lettres des douze 
Chi; ce Cycle commence en 1864. 



Du Cycle de dix et du Cycle de douze lettres. 

tes dix lellres nommées radicales ou Thâp can, 







— 189 — 






1 1 Giâp(2*gUp)Tt 


iktl874. 


41 Giâp(S'gl)ip)Thi 


in 1904 


12 Ât 


Hcri 

• 


1875. 


42 M 


Ti 

• 


190o. 


13 Bfnh 


Tf 


1876. 


43 Binh 


Ngo 


1906. 


14 Bînb 


Sfru 


1877. 


44 Binh 


Mùi 


Ï9Ô7. 


15 Md 


Dân 


1878. 


45 Mo 


Thân 


i9'08. 


«6 Kt 


Meo 

• 


1879. 


4fi Ki' 

t. 


Dâu 

• 


1909. 


17 Canh 


Thin 


1880. 


47 Canh 


Tiiât 


1910. 


18 Tân 


Ti 

« 


1881. 


48 Tân 


Hcfi 

• 


1911. 


19 Nhâm 


Ngo 


i882. 


49 Nhâm 


Ti 


1912. 


20 Qui 


Mùi 


1883. 


50 Qui 


Sù-u 


1913. 


21 Giàp(3'i 


giép)Thânl884, 


.5tGidp(6'giàp)Dâi 


nl9l4 


22 Ât 


Dâu 

• 


1885. 


32 h 


Meo 

• 


1915. 


23 Binh 


Tuât 


1886. 


33 Binh 


Thin 


1916. 


24 Binh 


H<yi 

• • 


1887. 


34 Binh 


Ti 

• 


1917. 


23 M6 


Ti 


1888. 


35 MO 


Ngo 


1918. 


26 Ky 


Sù-u 


1889, 


36 Kj 


Mùi 


1919. 


27 Canh 


DÂn 


1890. 


37 Canh 


Thân 


1920. 


28 Tân 


Meo 

• 


1891. 


38 Tân 


Dâu 

• 


1921. 


29 Nhâm 


Thin 


1892. 


39 Nhâm 


Tuât 


1922. 


30 Oui 


Ti 

t 


1893. 


60 Oui 


Hçri 


1923. 



V^N NiÊN Nhu^t GiAp. 



1 


2 


3 


1838 


Mo 


Tué(t. 


1839 


K^ 


II<?i. 


1840 


Canh 


Ti. 


1841 


Tân 


siVu. 


1842 


Nhâm dân. 


18'43 


Qui 


meo. 



4 

Chii. (au). Chien. 

Heo. ( Tpu- ). Porc. 

ChuAt. (Thù-). Bat. 

Bô. ..( Ngu-u ). Buffle. 

Hùm. (HA). Tigre. 

Thô. (Thâ). Lièvre, 



-- 190 — 

{^our les distinguer des douze lettres nommées Chi 
ou Rameaux, quoiqu'elles n'aient aucune signifi- 
cation par elles-mêmes^ ne laissent pas d'être auxi- 
liaires. La première est Giàp, la seconde At, etc*«. 
Les lettres du Cycle de douze signifient chacune 
un animal, ainsi qu'on peut le voir dans le cycle 
ci-contre qui commence en 1838. La l'' série dé- 
signe l'année; la 2^ les noms des Can; la 3*^ les 
noms des Chi; la 4^ les noms des animaux. 



Cycle de dix lettres. Tbâp Cks. 

1= Giàp ( eau naturelle). 6? K J ( bois allumé )• 
2= Ât ( eau à l'usage ) . 11 Canh (métal en général 
3? Binh ( feu allumé ). 8? Tân ( métal façonné ). 
4Ê Binh ( feu latent ). 9* Nbâm ( terre inculte ). 
5? M6 (bois en général), lOÊ Qui (terre labourée). 

Cycle de douze lettres. Nhi Thâp Chi. 

I? Ti ( rat ). 7? Ngo ( cheval ). 

2? Sù-u { bœuf ). 8? Mùi ( chèvre ). 

3? Dân ( tigre ). 9? Thân { singe ). 

4* Meo ( lièvre ). 10= Dàu ( poule ). 

5? Thin ( dragon ). 1 IS Tutft ( chien ). 

6? Ti ( serpent ). 12? Hori ( porc ), 



Fin. 



^.' -«t »-.- 



— 194 — 

1844 GUp thia. ■ Rôn;, (Loag). i ragoa. 

1845 Ât ti. Rio. (Xà). S«rpent. 

1846 Bfnh ngo. Ngipa. {\&). Cne\a,\ 

1847 Binh mùi. Dé. ( Diror ag ). Cbè^re. 

1848 Ma tbân. Khi. (Hâu). Singe. 

1849 Kt dâu. Gà. (Ké). Pou'e. 



Chttng. 



Hi? 



•» « 



TABLE. 

§ 1 — De l^homitie — Du corps humain — • 
Phrases . • • • !• 

§ 2 — La famille — Phrases. • . • . , 2. 

§ 3 — Jours de la Semaine — Temps — 

Orientation — Phrases •..•,. 4. 

§4 — Marché, Animaux. — Phrases. ... 7. 

§ 5 — Légumes. — Phrases. . • . . • 8. 

§ 6 — Fruits — Phrases . 9. 

§ 7 — Viandes — Potage — Œufs — Con- 
diments — Phrases. ...... 11. 

§ 8 — Laitage — Confitures — Phrases. . J3. 

§ 9 — Céréales — Tubercules — Service de 

table  Phrases 44. 

§ 10 — Boissons — Service à thé — Phra- 
ses 16. 

§ 11 — Chemin — Voiture — Phrases. . .18. 

§ 12 — Métaux — Minéraux — Phrases . . 19. 

§ 13 — Maison — Dépendances — Literie 

— Phrases 21, 

§ 14 — De Peau — De la Navigation — 

Phrases 24. 

§ 15 — Vêtements — Toilette — Phrases. . 26. 

§ 16 — Tailleur — Dialogue. . . . . . 27. 

§ 17 — Ecole — Fournitures — Phrases. • 28. 

§ 18 — Jar Jin — Champ — Outils — 

Phrases 30. 

§ 19 — D3 quelques professions libérales, 

et autres arts et métiers «32. 

§ 80 — Quelques adjectifs — Phrases, • . 35. 



— 193 — 

i^. 21 — Quelques verbes. . j . . . 
>i 22 — Quelques phrases détachées . 

DEUXIÈME PARTIE . 



39.' 
4i. 



Un Français et un 



SI — Avec ua jeu le gar^oi. . . . . oO, 
S 2 — Avec soa domestique . • . . . o4% 
Î4 3 — Avec un blanchissaup • . . . . 58, 
js 4 — Une promenade en voitora — Visîte 

à l'hôpital de Thî-nghè. . « . . • .62* 
55 5 — Une indisposition • • • • . .68; 
S'ô —Un petit voyage d'agrément . • . * 70. 
?; 7 — Sur les voies et moyetisds trarsporU 74, 
§ 8 — De la mastication de l'arae et du bét^l 

— Un côté des mœurs annam'tes. .* , 78. 
§9 — Des fruits et productions du pays — 

Débarquement *. • ♦ ..... 82. 



Le Maître et le disciple. • . 

§ 1 — Un Père et des chrétiens . . . 
§2 — Avec le chef des dignita'rds. , 
J5 3 — Un père et son enfant de chœur . 
§ 4 — Un père au malade ..'... 
§5 — Un père et un païen. . . . . 
§6 — Un père et un vagabond ° , . . 

Deux Annamites 



§ 1 — Un Capitaine et un Annamite . • 
§2 — ' Dialogue avec un pécheur. . . 
§ 3 -^ Dialogue sur les monnaies du pays, 



88. 

100. 
104. 
122. 
128. 
132. 
134. 

138. 

142. 

148. 
150, 



§ 4 — Avec an marchand de fruits . ♦ , 182 • 

§. 5 — Avec le capitaine da port. . • • 154. 

§ 6 — Avec le chef de la doaaoe. • • . 156. 

§ 7 — Avee le ministre de la marine • • 160. 

Du Calcul Décimal. . 168* 

Des Poids • . • . . 170. 

Des Boisseaux — Des Mesures de longeur 

et de surface . 172. 

De la mesure de cinq coudées et cinq pouces 

— De l'Aune — Des mesures Itinéraires 

— Des Monnaies 174* 

I^es huit lignes ou Bat quai pour les sorts . 176. 

Des Noms de temps. 178. 

Des Mois . . . • 182. 

Des vingt-quatre Saisons de l'Année Chinoise 

— Des saisons. * 184. 

Des Années. 186. 

Du Cycle de dix et du Cycle de douze 

lettres 188, 

Cycle de dix lettres — Cycle de douze 

lettres 190. 



^11.