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I
^"l^*—
^>-*
M *
I
1-
1
MANUEL^'^"'-^ -^
CONVERSATION
FRANÇAISE-ANNAMITE.
SÀCH TiP
NOI (;MUY$N TIÉNG l.ANGSA.
TAN-BINH (SAIGON).
IMPRIMERIE DE LA MISSION.
1887.
J
\?
ri
Ail 6
^ - ?- « ^ PRÉLIMINAIRES.
D'après Torthographe adoptée pour écrire la
langue annamite, il est difficile d'en bien indiquer
la prononciation. Nouô ne pouvons donc donner
ici qu'une prononciation approximative.
§ I. — Des Voyelles.
En annamite, les voyelles employées sont les
suivantes,
A, à, â, e, è, i, y, o, ô, or, u/u*.
Trois sortes d'à.
A long y qui se prononce comme a dans brave.
 bref y qui se prononce comme a dans patte.
k ferméy qui se rapproche de la syllabe en dans
ennui.
On remplace quelquefois l'a fermé par i'u* (u bar-
bu ) dont la prononciation est eu comme dans jeune.
E ouvert se prononce comme ê dans chêne, mais
d'une manière aussi ouverte que possible.
Ê fermé plus ouvert que l'é français, se rappro-
che de la prononciation de âidans aimer.
I ne diffère guère de l'i français. La différence,
qui existe cependant, semble pouvoir se traduire
par la présence d'un é fermé^ qui se ferait sentir
immédiatement avant le son de 2, et aurait la va-
leur de la diphtongue (?/. Par exemple: « dans ©/wA,
It
prononcer comme s'il y avait Bèinh. D'ailleurs, dans
certains cas, le i simple est remplacé par é^ ( Lênh
pour linh^ Bènh pour binh^ etc..)
Y, à la fin des mots, est employé dans les mêmes
cas où l'on emploie Pï en français. Auresle,ilalui
seul le vrai son de IV français.
ouvert est bien plus ouvert que Vo français.
"Ô fermé répond à Vô ou au dans hôte^ auge,
(J appelé barhu répond à œ dans cœur.
y se prononce comme Vu latin c'est-à-dire ou.
U*, appelé u barhu^ se prononce comme eu dans
jet)ne, mais d'une manièro très- voilée.
!i II. -> Des Consonnes.
Les consoHîies employées sont les suivantes:
b, c, cb, d, d, g, gh, h, k, kh, 1, m, n, ng, ngh,
nh, p, ph, qu, r, s, t, th, tr, v, x.
B a la valeur du b français.
C se prononce comme c dans canard,
Lh en prenant pour point de départ les mots
tiare, tiers^ tiens, pitié^ matkieu, on sera à même
de pouvoir se faire une idée de la prononciation
de Cb.
D appelé d non barré^ se prononce au Tonquin
comme dz; mais en Cochincbine il ne diffère pas
de la prononciation de gi.
fi appelé d barré ne diffère pas du d français.
(i au commencement des mots, se prononce
comme y dans gabelle»
in
Gh a là ppônciation de gu rlans gué.
H est toujours aspirée.
K se prononce comme k dans kilogramme.
Kh k avec /'h aspiré.
L ne diffère par de 1 français.
M se prononce comme Fm français.
N se prononce comme l'n français.
Ng, le motgnostique que Ton prononcerait ngos*
tique ^ soit la nasale n précédant la gutturale g^ don-
nerait une valeur approchée de ng placé à la tête
des mots. Ng à la fin des mots répond à la pronon-
ciation nasillarde de ng dans engager.
Ngh ne diiBfère guère de la prononciation de ng.
Nh se prononce comme gn dans magnanime.
Ph se prononce comme le ph dans euphonie^ ou
autrement dit, comme /français, mais d'une ma-
nière moins accentuée.
// est cependant utile de noter que les Annamites
font sentir la labiale ^ suivie d^une légère aspiration,
ce qui modifie quelque peu la prononciation de /'f
français pour rendre le ph annamite.
Qu répond à quleXin^ ou à cou dans couette^cou-
ard.
R on fait peu sonner IV en a mamite.
S se prononce comme ch ( adouci ) dans chat.
T comme le t français.
Th comme th dans Thahor ( avec aspiration ).
Tr comme tr dans travail ( faire peu sonner IV ).
y comme Vv français. En Basse Gochinchine le v
est mouillé; et le mot va, par exemple, se pronon-
cera comme via.
IV
X se prononce comme 5 français. Avec cette dif-
férence cependant, que les annamites, du moins en
Basse Cochinchine, font sentir une espèce d't entre
l'a; et la voyelle qui le suit immédiatement. Par
exemple: Xudng, pronoticer siutfng, en affectant bien
peu fi. C'est-à-dire que Vx est tant soit peu mouillé*
§ III. — Accents et Tons«
Dans la langue annamite il y a Cinq Accents et
Six Tons.
— V Accent aigu ( à ) ma, Joue, ) indique le Ton
élevé.
Le Ton élevé, marqué par un accent aigu, est
celui qu'on fait entendre en élevant la voix pour
appeler quelqu'un : Bé! Dites donc!
— V Accent interrogatif vertical [k) ma, Tombe^)
indique le Ton montant.
Le Ton montant ou interrogatif peut se remar-
quer dans l'inflexion de la voix d'une personne qui
interroge : Bein ? Comment ?
— V Accent interrogatif horizontal (â) ma, Che-
val^) indique le Ton légèrement montant.
Ce ton diffère du précédent en ce sens seule-
ment qu'il est moins accentué.
— V Accent grave ( à ) ma, Pour, ) indique le Ton
descendant.
Ce ton est une inflexion de voix de haut en bas.
Le soupir de soulagement Ah! poussé par une
personne mal à son aise, pourrait donner une idée
de ce ton de voix ou accentt
V
— L'Accent ou Point placé sous une vogelle ( a )
ma, Semis). 11 est appelé Ton bas.
Ce Ton bas est l'inverse du précédent, puisqu'il
est une inflexion de voix de bas en haut, dont la
limite extrême est le ton naturel de la conversation.
Le mouvement d'ascension d^une balle de
caoutchouc, lancée à terre par la main d'un enfant,
et revenant à son premier point de départ {le main
de cet enfant ), donnerait une idée assez exacte de
cet Accent ou Ton bas.
Dans la Basse Cochinchine et dans les Provinces
Sud de l'Annam, l'articulation de ce Ton est ac-
compagnée d'un certain effort du gosier. Dans les
Provinces du Nord cet effort ne se fait pas sentir.
— Le Ton naturel est le ton ordinaire de la con-
versation. Il renferme tous les mots qui ne sont
atfectés d'aucun des Accents ci-dessus énoncés.
— En Annamite Sâc, hôi, ngâ, huyén, nang,
qui désignent chacun l'accent qu'ils portent^ sont les
mots qu'on est convenu de choisir pour indiquer ces
mêmes Accents.
— Il est à remat»quer que l'Accent affecte tou-
jours la voyelle qui est la dominante. Par exemple:
Oâi, irorc, ûy, etc, etc. Naturellement il n'affecte
jamais que des voyelles.
— Malgré tout ce qui a été dit ci-dessus, nous
croyons devoir ajouter, qu'une oreille exercée et
attentive, et des exercices patiemment multipliés,
sont d^une extrême nécessité, pour arriver à une
bonne prononciMîon de la langue annamite,
MANUEL
DE CONVERSATION
FRANÇAISE-ANNAMITE.
.^1. — De rhomme — Du corps humain
— Phrases.
Le genre humaÎQ, Loài ngircVi ta.
l.e public, le monde, Ngirdî ta.
les homnoes,
L'homme. La femme, Ngirài nam. Ngirèi nu*.
Un homme. Une femme, Bcrn ông. Bocn bà.
Monsieur. Madame, ông. Bà.
Un garçon, Thàng con Irai.
Une fille, Con gai.
Enfant, Con, con cai.
Tête. Face, figure, Bâu. Mat.
Front. Yeux, Trân. Met.
Cheveux. Dents. Toc. Rang.
Nez. Cou, Mui. Cô.
Ventre. Bras, Bung. Canh <ay.
Jambe. Pied, Trai chcrn. Chcrn.
Doigt. Ongle, Ngén tay. Mông tay.
Main. Oreille. Kpaulc'; Tay. Tai. Voi.
— 2 —
Cette famille a beau- Nhà nây con cdi nhiéu
coup d'enfants. Mm.
Combien avez-vous Anh c6 mfty dura coa
de garçons? combien trai, mé£y dura con gài?
de filles ?
Les hommes labourent Born ôog cày bùra, d<yn
et les femmes repiquent bà eây hâi.
le riz.
J'ai mal à la tête. Toi nhurc dâu.
J'ai de bons yeux. Con mât toi séng lâm.
Couper les cheveux. Hdt toc.
Lavez-vous la figure. Rfra mat di.
J'ai mal aux pieds, Toi dau chan, di không
je ne puis plus mar- dang nira.
cher.
.le sens des grouille- Toi soi bung, nên toi sor
ments dans le ventre, dau Wm.
j'ai bien peur d'être
malade.
Qu'avez-vous donc Anh c6 câi gi trên mûi
sur le nez? do?
Bonjour Monsieur ! Chào ông !
Madame voudrait-elle Bà, c6 mudn di xe dao
faire une promenade en chci không ?
voiture ?
Il y a des hommes bons. C6 ngu-ori tôt,
§ 2. — La Famille — Phrases*
Trisaïeul, Ông scr.
Bisaïeul. Arrière grand*
jère, Ông c6.
— 3 —
Aïeul. Grand père, ông.
Père. Fils, Cha. Con trai.
Petit fils, Neveu, Châu,
Arrière-petit-fils, Ghé t,
Arrière-petit-fîlsdufîls, Chût,
Frère,
Anh.
Frère germain,
Anh em ruôt*
Frère utérin.
Anh em ruôt mot me.
• • •
Cousin-germain,
Anh em con chù con bàc.
Oncle paternel,
Chii, bâc;
Grand oncle paternel,
Bâc,chû là anh em vdi ông.
Oncle maternel.
Câu.
•
Grand oncle maternel,
ôag c&n là anh em vdi bà.
Trisaïeule,
Bàs(r.
Bisaïeule,
Bàcd.
Aïeule,
Rà.
Mère,
Me.
ê
Fille,
Con gài.
Petite fille,
ChAu gdi.
Arrière-petite-fîlle,
Cbâtgài.
Arrière-petite-fille de
Cbût s&u
la fille,
Sœur,
Cbi. '
Cousine-germaine,
Cbi énl con chù.
Tante paternlle.
Cô.
Tante maternelle,
m.
Grand' tante^
Bà di là chi em vd^i bà.
Frère aîné,
Ânh.
Frère cadet.
Em trai.
Sœur aînée,
Cbi.
•
Sœur cadette,
Em gài ,
J^ai encore mon ar- Ông g6 toi côn s^og,
ri ère grand-père.
Je n'ai jamais con- Tùi không cô biét bà toi
nu ma grand' mère, khi nào hêt.
Mon père est allé à Cha toi xutfng Mï-tho ngày
Mï-tho avant hier, il hôm kia, chiéu nay toi ai
doit revenir ce soir, rirdrc vé.
je vais à sa rencontre.
Mon petit frère est Era toi à* nhà trirorng, côn
au collège, ctmagran- chi toi c6 chông rôi.
de sœur est mariée.
J'ai une petite nièce Toi cô mot dijra châu
qui est très-gentille, gai côn nbô ma ngô que
chirng.
Je vais chez ma tan- Toi di mcri di ou bien
te, l'inviter à déjeuner (cô)lôi ngày mai âën dùng
pour demain. bû*a ccrm tru*a.
§ 8. — Jours de la semame — Temps —
Orientation — Phrases.
Dimanche,
Cbùa nhirt.
Lundi,
Ngày thir hai.
Mardi,
Ngày thur ba.
Mercredi,
Ngày thir tir.
Jeudi,
Ngày thir nàni.
Vendredi,
Ngày thir sàu.
Samedi .
Ngày thur bây.
Hier,
Hôm qua.
Demain,
0ân mai, ngày mai,
—
o —
Le matio,
Sorm mai.
Au point du jour,
Tàng sang*
Soir,
Chiéu.
Dans la soirée,
Buôi chiéu.
A. midi^
Tru'a.
L'appès midi,
HÔi xéf.
Minuii,
Khuya.
Aujourd'hui,
Hôm nay.
Semaine,
Tuân lô.
Mois»
Tbdng.
Année,
Nftm.
Jour,
Ngày.
Heure,
Già.
Minute,
Phùt.
Horloge, Pendule,
Bông hé.
Montre,
DÔng hÔ trài quft
Nord,
Bâc.
Est,
Btog.
Sud, Midi,
Nam.
Ouest,
Tây.
Nord-Est,
Bông bâc.
Sud-Est,
Bông Nam.
Nord-ouest,
Tây bâc.
Sud-ouest,
Nam bâc.
Boussole,
Bia bàn.
Les 4 points cardinaux,
Btfn phu'ong trcri.
Les 4 points collatéraux,
Bdn hirémg trori.
L'étoile polaire,
Sào bâc d&u.
Aujourd'hui il fait
llôm nay tro'i M
bien beau temps.
— 8 —
Mon maître en de- MAy bûra rày ôog chù
mande depuis plusieurs toi hôi hoài ma toi mua
jours, je n'ai pas encore chœa du^çrc.
pu en acheter.
Hier j'ai faitunegibe- Hôm qua toi n&n mot
lotte de lapin; tout le mônthàxào; ain^ytrong
monde l'a trouvée excel- nhà déu lay làm an ngon
lente. quà.
En cette saison les sar-* Mua iiây con le le dm
celles $Qnt fort maigres, quâ,
§ 5. — Légumes — Phrases.
Oignon. Ail. Cù hành. Toi.
Poireau, Porreau. Cù kiôu.
Kchalotte. Carotte. Cù nén. UÔng la bac.
Pomme de terre. Cù khoai.
Chicorée endive. KhA thâo.
Rave, Radis. Chou. Cù cài. Câi bâp, câi rô.
Oseille frisée. Cây dieu hoang.
Cresson. Pourpier. Bînhlich. Rau sam.
Persil. Uoa thani.
Courge, Citrouille. Bi.
Concombre. Cornichon. Du*a chuôt. Du*a leo.
Melon, concombre, pas- Du*a.
tèque.
Haricots. Mu.
Pois. Champignon. h^n tron. Mm.
Salade. Laitue. Rau trôn. Rau diép.
Légumes. Rau^ dâu.
En cette saison, il n'y Mua ni\\ cài bâp h^t
a plus de choux. lôi.
r-
— î) —
\imez*vous Pail et les Ai^b ira hành toi không?
oignons ?
J'ai trouvé beaucoup Toi mua dâng khoai
de pommes de terre, ubiéu quâ, nhu'ng ma no
mais elles ne sont pas bien kbông cô dang t£ft mâ[y.
bonnes.
J'aime beaucoup les Toi hay an rau lâm.
légumes.
Cuisinier, vous nous Biu béfp,pbAioâu mot
ferez un plat de cbam- mén ntfm an cbiéu nây;
pignons pour ce soir, nghe kbông.
Voici des carottes, des My là cû hông la b&c,
poireaux et deux raves cù kiêu, va bai cù cAi dé
pour la soupe. ma dÂu canb.
Je vais acbeter une Toi di mua mot trdi
pastèque. du'a.
Aimez-vous les radis? Anb bay an cù céi d6
Pour moi j'en raffolle. kbông? Toi u*an6 dfrqud!
§ 6. — Fruits — Phrases.
Fruits, Banane, Trâi trâng. Trài cbudi.
Orange, Mandarine, Trâi cam. Tréi quit,
Citron, Grenade, Trâi cbanb. Trài li^u.
Goyave, Carambole, Trâi ôi. Trâi khéî.
Mangue, Coco, Trâi xoài. Trâi dura.
Jacque, Trâi mit.
Pomme-canelle, Trâi màug cÂu.
Mangoustan, Trâi mfing eut.
Fruit du Guttier, Trâi vàng nbijra.
(!orossol, Trâi màng câu xiém.
J/, de C. '2
— 10 —
JKnki, Rèfledu Japon, Trai h<îug.
Nèfl(3 litchi, Irai vAi,
LifcUi œil do dr.igon, Trai nhan.
Poininc d^icajou, Trài dào Ion hôt.
Oh ! la quantité de (Iha chA, Irai cAy nhicîu
fruits ! qna !
Ouelle est le fruit de Trdi nào dâit Nam Kv
Cochinchine le plus prisé? ng-'rnri ta ira han hÔt?
T'est le n?angoustan. Là frai uiàn^ eut.
Le mansToiistan est. ori- Tây màng eut c6 pliai
ffiriîiiro de la Cochinchi- \k nffuvèn bcri dat Nam
ne, n'est ce pas? Ky mk ra kliông?
Non, Mons'enr, cet^r- 1'hira ông,khôngphâi,
l)re a été importé de Sin- cAy mângcutdônguyôn
fî'ipore en Cochinchine hri*i hèn Phô' mai ma ra:
par le graîîd évoque dire j^iàm mued'Adran,
d'AdrJin. qui planta le demc/iy fîy qna bon ndy,
premier à Lâi Ihiêu près irông lai Lai tliièu gân
Saï.uon. Sài gon.
Et que dites-vous des Vay cbo* (on Irai xoài
mangues? thl làm sao ?
La mangue es^ un excel- Trai xo^i tlii ngon lâm,
lent fruit; il y en a qui la lai c6 nhiéu ké u'anoho'n
préfèrent au maniroustatî. ira mîtoe: eut.
Quant à la jacque, elle Côn mit, thi ngmVi Tây
est assez peu estimée par không ira nôcho mtfy.
les Kuropéer s.
^- Il —
§ 7. — Viande — Potage ~ Œufs — Condi-
ments — Phrases.
Viande. Du bœuf.
Du porc. Du poulet.
Du canard.
Du lièvre, du lapin.
Côtelette. Gigot.
Jambon. Foie.
Cœur. Gésier.
Mëlle. Pied de cochon.
Hiiefiis. Omoplate.
Andouille.
Doudin.
Saucisson.
Viande bouillie.
Viande rôtie.
Vinnde à l'auvée.
Viande à la fricassée.
Bouillon de viande.
Poiase.
Bouillon aux herbes.
Potage au riz.
Purée de pois.
Ragoût.
Sauce.
Saucière.
Bouillir. Frire. Rôtir.
IVM'r ;'i la ])rucluî.
FricasstT.
Tbit. Thitbô.
Thitheo. Thit gà.
Tbit vit.
Thitthô.
Sircrn,xircrngsirorn. Mi.
Thitdùi. Gan.
Long, trâi tim. M^.
Tùy. Giè beo.
Cbâ. Cbà vai.
Thit va ruôt beo dôi.
Thit va huyët beo dôi.
Thit beo dôi.
Tbit luôc.
Tbit quay, tbit nu'ô'ng.
Thit bâm.
Tbit cbiên.
Nu-dc thit nâu ninh ra.
Canb.
Ntrdrc canb rau.
Cbào.
Cbàadâu.
m
Bô xâo.
Bô gia vi, nirdrc cbâ[m.
Dïa dumg nirdrc cbâ[m.
Luôc. Chien xào. Nirdng.
Ou;iy.
Xào.
Fricassée, ragoût.
Daube.
Poulet sauté.
(Jlîuf. Jaune d'œuf.
Blanc d'œuf. (Euf frais,
<iEuf à la coque.
Œuf frit.
<Euf au miroir.
Faire une omelette.
Omelette. Sel.
Saumure. Poivre.
Piment. Huile.
Vinaigre. Moutarde.
Graisse. Cannelle.
Noix muscade.
Épices.
Fenouil, Ânet. Anis.
Clou de girofle. Safran.
12 --
Thit xào.
Thit um.
Thit gà chien, xào.
Trirng. Trông dô.
Trôngtrdng. Trirng m(>i.
Trurng luôc.
Trurug chiôn.
Ch& trirng ngôi.
Chien Irirng.
Châ trijrng. Mutfi .
Niro-c mâm. Tiêu,
Trài &[. Dâu.
(îiâîm. Tircrng câi.
MO. Nhuc quéf.
Nhuc dâu kbàu.
Hu^cng hoa, thuÔc thorœ.
Tiéu hôi. Ilôi hircrng»
Dinh hu'crng. Nght).
Ce malin je n'ai pas
pu acheter du bœuf, il
était trop mauvais.
\oici une . purée de
pois, elle est excellente.
Avez- vous pu vous
procurer du canard?
Oui, Monsieur, je l'ai
mis en ragoût, et je le
servirai tout-à-Pheure.
C'est insupportable !
.j adore les pieds de co-
Sâm mai nàv toi mua
thit bo không dang, coi
nô xâu quà.
Dây là châo dâu ngon
lâm.
Chu mua dang thit vjt
không ?
Tbu-a ông, toi mua
dâng, toi xâo rôi, mot
chût nfra foi bu*ng lên.
Tû*c quà chù-ng I toi
u^u giô heo bel si^rc, ma
— 13 —
chon, et cetimbécile de thàng dâubéfpnâykhông
cuisinier n'en achète ja- khi nào nô mnô hëi thây.
mais.
Monsieur, voici un ci- Thu'a ông, dây là mon
vet de lièvre. thô nrfu rœoru.
11 n'y a pas assez de Thit châ mâynétu dây
condiments dans ton ha- thi thitfu â6 nêm không
chis, entends-tu ? dà, nghe không?
Y a-t-il du rôti ? Cô thit nu-drng không ?
Cuisinier, prépare*moi Mu bêfp^ luôc cho tao
trois œufs à la coque. ba cai trirng gà di.
Je trouve qu'un peu de Thit quay an vdri tu'cng
moutarde relève beau- câi, toi lây làmngon ho'n
coup le goût du rôti. nhiéu.
Versez quelques goût- B6 mot miéfng giétm
tes de vinaigre dans ces trong dâu này j thi an
haricots, ils seront meil- ngon hcn.
leurs,
s
§ 8. — Laitagd — Confiturds — Phrases.
Lait. Fromage. Sfra. Bânh sîra.
Fromage frais. Bành sura tu'orj.
Fromage mou. Banh sfra mém.
Crème de lait. Yâng sfra.
Beurre. Miel. M<t sfra. Mat ong.
Confitures. Mfrt.
Fruits confits. Trài cây rim mfrt.
Gingembre. Gfrng.
Ici le lait est fort Ô* dây sfra bô mât iiên
cher, et il ne vaut pas là en , lai cûng không tdt
grand chose, g^ .
— 14 —
Tt>us les matins je Moi bû*a s&m mai Wi
preudsmon café au lait, ucing cà phe sfra bô.
Voulez - vous que Anh cô mutfn an châ
^ nous fassions une ome- triïng n&n v&i mSr sira
lette au beurre ? không ?
Ce fromage est déli- Bành sfra nây ngon lâm,
cieux, où Pavez-vous anh mua cr dâu vây.
acheté ?
Voici des confitures Bây là mijrt khéf , anh
de carimboles , en cô dùng không ?
prenez-vous ?
Qu'est-ce ceci ? Du Câi gî dây? Là girng.
gingembre.
§ 9. — Céréales — Tubercules — Service
de table — Phrases.
Riz blanc. Paddy. Gao. Lùa.
Froment, blé. Lùa mi.
Patates. Manioc. Cù khoai. Khoîii-gon.
Sagou. Arrow-root. But bàng. Nira.
Tapioca. Farine. lk)t khoai gôn. Bot.
Maïs. Orge. Cây bép. Mach nha.
Sésame. Cây mè.
Bouteille. Vin. Câi ve. Ru'oru.
Bouteille de vin. Ve ru'oru.
Eau. Pain. Kirâc. Bdnh.
Louche. Va mue, mu6ng Id-n.
Carafe d^eau. Couteau. Binh nir&c. Dao.
î^appe. Cuiller. Khàn trâi bàn. Mu6ng,
Fourchette. Ferviet^e, Nua. Khan.
Verre. Saladier. Ly,chen. firîtronrnii.
Plat. Assiettô. I)ïad6rin. lïïabàn.
Tire-bouchon. Ciiro-dent. Huôtgà. Xla rang.
Chaise. Table. Gh^. Bàn.
Huilier. BÔ dé dâu giâm.
Moutardier. ïWzcuit, Ve liro-ng câi. Ccm.
Je viens d'acheter six Toi njo'i mua sau tram
cents piculs de riz, et t^ gao, va tam tram ta
huit ceiits de paddy. lûa.
Le blé pousse-t-jl en Bât Nam Ky ngu-cri ta
Cochinchine? Ir^ng lûa mi c6 moc
kiiông ?
Oui, il lève, mais il n'a Phâi,lr6ngthi no moc,
pas de grains. Les pom- ma no không c6 bot.
mes de terre font la même Khoailangiâycûngvây,
chose , elles pousseni trông thi lên, nhu-ng ma
mais ne donnent pas de không cô où nào hO't.
tubercules
Voici un potage de BAy là banh canh.
sagou.
Apportez une servielte Bem cho ôug mut cai
pour Monsieur. khan..
Ces verres ne sont pas .Mô'y câi ly không co
propres. sach chut nào.
Oh 1 la belle table que Lhà ! Arh c6 cài bàn
vous avez là! En quoi est- ndy toi dû' bay I Bàog
elle ? cây gi vay ?
Elleestenboisdetrac. No bâng gô trâc.
Changez les assielies. B6i dïa di,
— 16 —
Débouchez cette bon- ^frvt rvrç'ii nâ'y ra rôi
teille et versez à boire, rôt ma utfng di •
Pai perdu le tire-bou- Toi làm mât cài ruôt
choD, je ne sais pas où gà rôi không biêt or dâu
il est. ma kiéfm.
Et le saladier où est-il? Côn cài dïa trôn rau Sr
dftu.
Monsieur, je vous de- Toi lay ông, xin ôDg
mande pardon, je viens chdr chtfp, toi mdi làm
de le casser. b^,
§ 10. — Boisson — Service à thé —
Phrases •
Eau. Eau filtrée. Nu-ac. Nu^àc Iqc.
Filtrer de Peau. Filtre. Loc nirdc. fiô loc pirn-c.
Gargoulette. Binh dirng nxrôô.
Vin. Vin mousseux. Ruçrunho.Ruorubot,bân.
Vin excellent . Ru-çru ngon.
Vin doux. Vin léger. Ru-çru ngot. Ru*çru yê'u.
Vin tourné. Vin éventé. Ru-çru bu*. Ru-çru mât hcri.
Bière. Ru-çru mach nha, ru-çru
Eau de vie. Cognac. Ru-çru manh. [bot.
Vin blanc. Ru-çru nho trâng.
Thé. Thé de Chine. Trà, chè. Trà tàu.
Thé de Hué. Café. Chè, trà Huéf. Cà phe.
Tasse. Soucoupe. Chéu. Dïalôt dé chén,
Petite cuiller. Sucre. Muông nhô. Bu-ârng.
Sucrier. Théière. Binh dirèng. Binh trà.
Cafetière, Bïnh cà phe.
— n —
Voi an lait. Plateau. Binh sfl'â. Mâm.
L'aulre jour , j'avais Hôm trcrdc, toi c6 mua
acheté bien cher quel- rœçru chdt mât ma xAu
ques bouteiltes de mao- lâm;màcôQrirçnin£ylÀ
vais vin; mais celui-ci est thir ogoo; dây anh n^m
bon, goûtez -le. thù' coi.
Àppoptez-nous la gap- Bem binh nurdrc dây
goulette. cho ta coi nà.
Voici de Peau de ThA Nœorc nây là nu'o'c
dure, elle est excellente, surfi Thù dire, urfog
ngon lâm^
Prenez-vous un peu de Anh mu^ uâng mot
Cognac? chûtru'orumanhkhông?
Je n'en bois d'habitu- Toi quen dùng mot
de qu'un, p^u le matin chût sd'm mai, khi sau
après mon café. \\6ng cà phe ma thôî.
Apportez le service à fiem dô trè ra dây.
thé.
Y a-t-il assez de tasses? C6 di\ chén không?
Ce thé n'est ni trop fort, Trà nây vira ma thôî,
ni trop faible, il est bon chd không dâmquà ma
comme cela. cOng không Içrt quâ.
J'ai deux sucriers , en Toi sâm hai câi binh
désirez-vous un ? du'crng, anh mudn mot
cai không?
Ces petites cuillers sont Mây câi muAng nhô
ei^ argent. nây bàng bac héft.
Allons faire un peu d,e Thôi, ta di nghi mot
ste, puis nous pren- chût, râi utfng rirçru bçt
ons la bière. chcrî.
18
>5 11. — Chemin — Voiture — Phrases.
Rue.
fiàng, du'orng.
Chemin.
Bàng, dàng sa.
Roule.
[ \TCfOg câi. ^
Sentier.
fiu-crng Lém, W. \
Chemin de halage.
Du'orng mé sông dé kéo
Chemin de fer.
Xe lira. [ ghe.
Quai.
Birôrng mé sông.
Voiture. Cheval.
Xe. Ngira.
Harnais. Selle.
16 n^ira. Yen ngira. ,
Sangle. Étrier.
Dây nit. Chon dirng.
Voiture à deux chevaux.
Xe song ma.
Strapontin.
Ghfï n^6i tru*6'c X3.
Capote de voiture.
Mui X ».
Voiture à capote.
Xe mu*.
Baisser la capote.
Sâp mui xuông.
Relever la capote.
Dirng mui lôn.
Atteler la voiture.
Thâag xe.
Seller le che\al.
Tlâigngira. •
Housse.
La phù ngira.
Houssine, fouet.
Roi.
fiavalier. Cocher.
Kè c&i ngira. Ké dânh xe.
Cravache.
Hoi ngua.
Désîrez-vous faire une Ong muon di xe dao
petite promenade en chai mot chût kliông ?
voilure.
Oui, parfaitement. T, durrc ma,
I
— i9 —
Attelez, Thâng xe.
el'ai une voiture à deux Toi c6 mot cdi xe song
chevaux. ma.
Ce garçon sait-il bien Thâng ndy biêft dânli
conduire? . xe giôi không?
Passons par ici; les Bi ngâ ndy; du'orng
chemins sont bons. di tôt.
Ce sentier où mène- ©u'èrug hèm này di qua
t-il. dâu?
Il mène droit au quai, Di tât qua du-orng mé
sông.
Ce cavalier a mal san- Ngircri cori ngira ndy
glé son cheval. riêt dây nit ngira nô eu*!
không xong.
Je vais acheter une cra- Toi di mua mot cài roi
vache ( un fouet ). ngV'a.
Il monte à cheval sans Nô co'i ngira không cô
étriers. chcrn du*ng.
§ 12 — Métaux — Minéraux — Phrases.
Or. Argent. Vàng. Bac, ngftn.
Cuivre. Airain. Thau. Bông.
'Etain. Plomb. Thiéfc. Chi.
Fer. Mine de plomb. SSt. Mo chi.
Limaille de fer. Mat sàt.
Gueuse de fer. Quanh sât.
Vitriol. Mercure. Phàn. thôy.
Sel ammoniac. Cang sa.
Salpêtre. Alun. Diôm. Phèn,
Borax. Ilàn tbe,
Vermillon, Minium, Sun.
— 20 —
Soudure de fer. Ocre. Hàn sât. H/îng' dcrn,
Cinnabre. Marbre. ChAu sa. Bàcâmthach.
Pierre. Pierre ponce. M. Bà nôi.
Pierre à feu. Bà lura,
Pierre de taille. Bâ vuông, dà bàn,
Pierre à aiguiser. Bà mai.
Pierre d'aimant. Bà nam châm.
Cristal. Albâtre. Thùy tinh. Ngoe phung.
Biamant. Ngoc kim cang.
Perle. Ivoire. Hôt châu. Ngà.
A vez-vous quelque ob- Auh c6 câi gi bàng
jet en or? vàng không?
J'ai une paire de bou- Toi c6 mot dôi bông,
cle d'oreilles et une de mot dôi vàng mdi mua
bracelets que je viens cho con toi no di cu'd'i
d'acheter pour le ma- vçr,
riage de mon fils.
LaCochincbinea-t-elle Bât Nam Kv c6 mô bac
des mines d'argent ? không ?
Je viens de trouver du Toi moi kiêfm dang
plomb pour fondre quel- khûc chi dé duc it viên
ques balles dé fusil. dan dé bân sûng.
On se sert de la limaille Ngu'cri ta dùng mat
de fer en médecine. sât ma là m thudc.
Je viens de commander Toi md*i dat mot cài
une charpente en fer. su'ô'n nhà bâng sât.
Ce terrain est très- Bât này c6 phèn nhiéu
aluneux. làm.
Voulez-vous acheter Anh muÔn mua m^t
une pifrre à aiguiser? tflfm drf mai không?
— 21 —
J'ai reçu dernièrement Ngircri ta mdri g^icbo
une dizaine de verres en toi mot chue cai ly bâng
cristal. thùy tinh.
ï a-t-il beaucoup de Xir nây hôt châu co
perles en ce pays? nhiêu hay là it?
Le manche de ce cou- Càn dao nây bâng ngà.
teau est en ivoire,
§ 13. — Maison — Dépendances — Literie
— Phrases*
Maison. Br'que. Nbà. Gach.
Tuile. Carreau. Ng6i. Gach làu.
Chaux. Four à brique. Vôi. L6 gach.
Four à chaux. Mortier. Lô vôi. Hô.
Faire le mortier. Truelle. Qu^t hô. Bay.
Maçon. Maçonner. Thçr hô, thçr xày. Xây
Crépir. Blanchir. Tô. Tô trdng. [gach.
Fondement, soubassement. Néo nhà.
Mur, muraille. Vàch.
Cloison. Vâch ngàn, vàoh phèo.
Toit. Faite du toit. Mai nhà. Nôc nhà.
Toit en pente. Mai dÔc.
Charpente. Etage. Su^crn nhà. Tàng nbà.
Maison à étage. Nbà lâu.
Plancher. Chambre. Gàc. Phùng,
Cabinet. Porte. Phông kin. Cura.
Fenêtre. Cfra s6.
Porte à deux battants. Cira bai cénh.
Serrure. Verrou. ông khôa. Thoen.
Ais. CuilVe. Annoit*e. Van, bân. Ilôm. Tft.
— 90 ._.
C'iaisc. Escabeau. Ghê. lie.
Ciisiiie. Salle à manger. Nhà bep. iNhà an ccrra.
Cellier. Cave. Kho rircrn.
Lit. Moustiquaire. Giu-omg. Mùng,
Couverture, xNatle. Méo. Chiê'u,
Traversin. Oreiller. Gifi dài. Gtfi vuông.
Matelaç. Nom.
P/KS moyen de louer une Không mu d'à dang
maison convenable. cai nl:à nào cho tu* t^.
Tout simplement, je Thôi, toi finh céEt mot
vais m'en construire une cai (nhà) cho vira y toi,
à ma convenance, sur le nci dtft toi mua nam
terrain que j-achetail'an- ngoàl,
née dernière.
Je viens de m'entendre Toi mo*! tinh vdri kè
avec un entrepreneur, et lânh viôc làm xong r6i,
je veux îibsolunient une lai toi mutfn mot cai
charpente en fer. su^crn nhà bâng sât ma
thôi.
Sera-ce une maison à Anh tinh cât nhà Mu
éta^e ? — Oui . pbAi không? — Phâi do.
Au rez-de-chaussée, il Ttrngdu'O'i, thidénhà
y aura la salle à manger, co'm,phôngru'orckhâch,
un salon de réception, la kho rirçru va phônglàm
cave et un cabinet detra- viôc.
vail.
Ainsi la chambre à cou- Vây p jông ngù thi b
cher sera à l'étage. trên Wu.
Ctarçon, prépare un lit Trè, don cho ôngmôt
à Monsieur pour coucher, cai ^^iirorng dan^r ông
ngu coi lia,
21 ^
Mons-'eur, il manque Thirn ông, tliu^ii cai
rorcilleretlacouvcrUirej g«1i va câi mon, dé toi
je vais les chercher. di là y.
Faites ea sorte qu'il \^\\k\ làm sno cho ro
y ait tout ce qn'il fout dii M rÙM mât nghe
pour la toillettc. khônjç.
Si vous voulez bien, Mcri ông \w6n^ coi nhà
Monsieur, venir voir les du'O'i chci.
dépendances.
Voici récurie avec BAy là chuông ngira
deux chevaux. vdrj hai con ngira.
Ici la cuisine, elle est PAy là cdi nh?\ bè'p, no
bien petite. chat quà.
J'ai, de plus, une vo- Lai t^i cô mot cài l^ng
lière, un poulaillier et chiin, môlcai chuông gà
un colonibier. va cai I6ng bo câu.
Combien avez- vous Anh crft cdi nhà \6\\
dépensé de milliers, de hêft m%muôn gach?-«
briques pour votre mai- Tffn hé?t hcrn sâu muôn,
son ? — Plus de soixanle
mille.
Pensez-vous à faire un Anh tinh xây vàch
mur de clôture ? — Oui, tu-crng rào lai không? —
mais l'année prochaine Ù*, toi tinh xây dâ, ma
seulement. qua sang nâm toi mdrilàm.
Quelle est le prix de la Nàm nay giâ vôi bdn
chaux cette année ? m% ?
Je viens d'en acheter Toi mai mua mot tràm
cent piculs à raison de ta; cir 3 ta là mot dông
une piastre» quarante les hai goc tir.
r{ piculs.
2i
ji 14t — 0$ Peau — Dh la Navigatioû,
— Phrases,
Eau. Eau vive. Nu-dc. Nu-dc là.
Eau croupissante. Nu'drc bùng.
Eau claire. Eau trouble. Nu^ac trou^. Nrfo'c duCé
Eau douce. Eau salée. Nu-dc ngot. Nu'do man.
Yeiue d'eau. Mer. Mach nu'cïc. Bien.
♦
Lac. Marais. Rivière. Bàu. H6. Khe suôi.
Source. Fleuve. Puits. SuÔi. Sôug. Giëng.
Vent. Orage, grain. Gio. Dông {6.
Tempête, typhon. Flots. Phong bâo. Sông.
Ondes. Ile. Dora sông. Cù lao.
Défroit. Golfe. Bien hep. Vinh, vûng. .
PorL Rivage. Cura bien. Bfti bien.
Cap. Brisans^ écueil. Mûibién. Ran, bon 1((.
Barre, banc de sable. C6n cat.
Bateau, Navire. Barque. Tàu. Ghe.
Barque de mer. Ghebàit.
Voile. Haubans. Buôm. Chàog.
Mât. Gouvernail. Côtbuôm. Bành lài.
Aviron. Tolet. Câi chèo. Côt cbèo.
Nacelle. Pouppe. Ghe lu'orn. Lài, sau.lâi.
Proue. Mûi ghe ( tàu ).
Le lest. B6 dân ghe ( tàu ).
Ancre. Sonde. Neo. Trài dô.
Boussole. Pavillon. Biabàn. Cà tàu.
Capitaine de navire. Chùa tàu.
Pilote. Matelot. ônghoatiêu. Bao tàu.
Passagers. Rameurs. Ké qua giang. Ké chèo.
— 2o —
Equiper un navire. * Don tàu.
Fréter un navire, Mu'd'n tàu.
Lever l'ancre, Kéo neo.
Faire voile. Chay budm.
Cingler en haute mer. Ra khcri.
Hisserla voile. Cottoyer. Kéobuômt Long*.
Baisser le pavillon. Ha cor xut(ng.
Louvoyer. Mouiller. Chav vàt. Gieo neo.
Etre à Tancre. Faire eau. Câm neo. Lâu thûy.
Prendre le vent. Bçc giô.
Avoir vent de bout. Giô ngu'o'c.
Avoir le vent arrière. Giô xuôi.
Le vent fraîchit. Rân giô.
Nous partons ce matin Sâca mai ndy, mu'ài
à dix heures ; c^est pour- giàtàu cbay; cho non,
quoi, à sept heures, tout bày gicr, ai nây pbài cô
le monde doit être à bord, d^dri tàu héft thày.
Détachez les amarres, M^ dày bin ra^ kéo
•levez les ancres , et en neo di, rôi cbay di,
avant.
Le temps est beau, Trài tât, giô xuôi, cho
nous avons bon vent, nên ra khcri tiirc thi.
nous cinglerons de suite
en haute mer.
Le vent tourae contre Giô ngu'çrc rôi; b4y
nous; nous n'avons plus giôr ta phài chay vàt moi
que la ressource de lou- xong, dangdçri â£!n khi
voyer, en attendant. nô xuôi lai.
J'ai le mal de mer, je Toi dai sông, toi ai
vais me coucher. nâm.
M, de C. 3
Le vent est tombé et la . Lâng g\6 vôi , bien
mer est calme. lâng.
Où sommes nous? Tcri dâu, bây gior?
Encore une heure et Côn mot gior nûra thl
nous sommes au port, vào cura.
Quel plaisir d'arriver Tdî mau lâm , vui
si vite ! quà.
Comment! Vous n'ai- Ùa! Anh không u*a
mez donc pas la mer ? di tàu sao ?
Jenel'aimepasdutout; Toi không u'a chut
et je lui préfère de beau- nào; toi u'a di bôhcn,
coup le plancher des
vaches.
§ 15. — Vêtement — Toilette — Phrases.
Chapeau. Bonnet. Non, MO(mâo).
Bas. Souliers. Vd*, tât. Giày.
Pantalon. Habit, robe, Qnàn. ko.
Chemise. Ao lot, ào Irong.
Ceinture. Bouton. Dây lu'ng. Nut âo.
Gilet de flanelle. Ao nï.
Voile. Mouchoir. Cài lùp. Khan mûi.
Serviette. Jupe, jupon. Khan. Vày, cun, chân.
Peigne, démêloir. Câi lu'çrc.
Brosse. Miroir. Bhxi châi. Kiën soi.
Cirage. Thudc dénh giày.
Savon. Eau de senteur. Xa-bong. Nu^dc thcrm.
Epingle. Kim gâm, kim eue.
Eventail. Balais. Quat. Chôi.
Epoussette. Bàn châi bui.
Plumasseau, ChAi long.
- 27 -
Mon chapeau est bien Cài non t6i cû lâm; toi
vieux; je vais en acheter tiob di mua mot cài mâu
un autre.
J'ai perdu ma brosse Cài bàn cbài càa toi
à habits, mft't rôi.
Apportez moi une ser- hem cho toi moi edi
viette. khan.
Oh 1 le beau miroir ! Kiéfn tôt qud !
Je pars chez le cordon- Toi di lai thcr dông
nier acheter une paire giày mua mot ddi giày
de souliers. cho toi.
C'est grâce à ma fia- Toi nhor éo nï, cho nén
nelie que je ne suis ja- không khi nào toi ho
mais enrhumé. héft.
§ 16. — Tailleur — Dialogue.
Aiguille. Kim,
Dé à coudre. Bao tay ma may.
Fil. Fil de soie. Chi. Tor.
Ciseaux. Ëtui à aiguilles. Kéo. Ông kim.
Toile. Soie. Filoselle. Vâi. Lua. Bûi.
«
Coton. Ouate. Bông. Gôn.
Crépon. Drap, flanelle. Nhiëu. Nï.
Machine à coudre. May may.
Mètre. Couper. Thu'drc do. Câl.
Coudre. Faufiler. May. May lu'ç'c.
Etoffe pour habits* Ilàng giè.
Echantillon. Gié.
Ètes-vous tailleur ? Chu làm thrr may không?
— 28 —
J'aurais be« jin d'ua Toi mudn mot cài io.
habit.
C'est bien; en vo'oi Birçrc; dây nây c6 mot
uu qui fera votre af- câi khi vira, xin ông raàc
faire, essayez-le. thù* coi.
Je ne puis pas le met- Toi m&c không dirorc
tre, il est trop étroit. nô chat quâ di.
Prenez moi mesure Hây do va cât cho toi
d'un pantalon. mot cdi quân.
Le voulez-vous large Ông muôn may nô rông
ou étroit ? hay là may nô hep ?
Je le veux ni trop May cho vira, cliô' toi
large nî trop étroit. không mutfn cho nô rông
quà ma dirng hep quâ.
Quand sera-t-il prêt ? May chirng nào rôi ?
Demain soir. Chiéu mai •
Vous êtes une mala- Chi dà" quà, chira bi^t
droite, vous ne savez may vd gi hê!t.
pas coudra du tout,
Al'ez m'acheter une Bi mua cho loi mot
douza'ne dVguilles. chue cây kim,
§ 17. — École — Fournitures —
F hrases •
É'îole, collège. Classe. Trurârng hçc. Nhà hoc.
Pupitre. Banc. Trâp vi^t. Ghë ngôi.
Tableau. Livre. Leçon, fiàn. Sàch. Bài hoc.
Cahier. Tapier. Tâp giâCy. Giây.
Modèle d'écriture, Tâp dô.
Encre, tncrieri Mifc, llinh mire.
Plume. Crayon.
Ardoise.
Crayon d'ardoise.
Craie. Carrelet, règle.
Papier blanc.
Papier rayé.
Cahier de corrigés.
Pinceau. Bureau.
Écrire. Épeler.
Lire.
— 29 —
Ngôi viÉ(t. Cây vi^t chi.
Bân àà.
Cây viéft â&»
Phân. Thirdc gach,
Giây trâng.
Giây gach.
Tâp vi^t.
Bût viéft. Bàn viéft.
Viéft. Bânh vân.
Boc séch, coi sâch.
Savez-vous lire?
Oui, parfaitement.
Connaissez-vous les
caractères chinois?
Je commence seule-
ment à les étudier.
Allez m'acheter une
Riêft coi sâch không?
Tôibiê'tgiôi.
Biéft chfr nhu không?
Toi mcH cô hoc ma thôi.
Bi mua cho toi mot bôp
boite de plumes et six ngôi viéft va sâu cây viéft
crayons; entendez-vous? chi; nghe không?
Je n'ai plus de cahiers. Toi héft tâp viéft rôi.
Les pupitres de l'éco- Trâp viéft tru'crng hoc
le sont très bas. thâp quà.
Je ne sais pas ma le- Toi không thuôc bài
con: celui-ci la sait très anh x\&\ ành thuôc làu
bien. da.
Hier je me suis pro Hôm qua toi mua hai
curé 20 paquets d'encre chue gôi mure deh.
noire en poudre.
Combien avez -vous- Anh mua xâ'p giây gach
payé cette rame de pa- hàng nAy h^t bao nhiêu ?
pier rayé ?
— 30 —
Il y a UD mois déjà Bâ mot tbàng nây toi
quej'exerce ces gamins day mây thànglula nây
à épeler^ et je n'y par- dành vân, ma u&ng công
viens pas . toi, né cûng không cô biéft
gi héît.
§ 18. — Jardin — Champ — Outils
— Phrases.
Jardin. Champ. Virorn. Ruong.
Charrue. Soc de charrue. Câi cày. Lu-ô-i cày.
Laboureur. Semeur. Nông phu. Kè gieo gitf ng.
Sarcleur. Kè phât cô .
Sarcloir. Cài chéc làm cô.
Moissonneur. Moissonner Kè gat lûa. Gat lûa.
Glaner. Faulx, faucille. Mot. Cài lu*dri bai.
Fléau. Fourche. Roi dâp lûa. Coc nang.
Râteau. Van. Cài bira cào. Cài nia.
Hoyau, bêche. Cài xuông.
Houe à 2 dents Cài chia.
Pioche. Piocher la terre. Câi cutfc. Cu6c ait.
Sarcler. Planter. Brouette. Nhô cô. Trông. Xe fay.
Pelle. Herse. Herser. Cài va. Cài hira. Bù-a.
Labourer. Arracher. Cày. Nhô.
Herbes. Arbres. Cô. Cây.
Fruit. Fleur. Feuille. Trài. Bông, boa. Là.
Branche. Haie. Fumier. Nbành. Hàngrào. Pb&n.
Fumer. Arroser. Bô phân. Tu'd'i.
Seau. Cài thùng xàch nu'dc.
Notre jardin est beau Nftmnayvuorntdtiâm,
cette année, nous auroos khi cô trài cfty ftn nhiéui
beaucoup de fruits.
- 31 -
Les arbres perdent Cây nung lé hëL
leurs feuilles.
Si vous n'arrachez pas Néfu ông không lo ma
les herbes, les fleurs crè- nhô cô di, tbi bông hoa
veront toutes. phâi chét hêt.
Que mon jardinier est Thângchalàmvœorntôi
paresseux I " nô làm bi^ngqué chijrngl
Les bons travailleurs Kè siêng nànglàm viêc
sont assez rares. thi không cô bao nhiêu.
Si vous n'arrosez pas Néfu ông không lo ma
ces plants-ci, il périront tœdi mây cây nây, thi nô
tous. phâi ch^t héft di.
J'ai planté quelques Toi côtr6ngltcâynho/
pieds de vigne, je ne sais ma dên sau nô c6 trài
pas s'ils donneront du nhiêu it toi chu'a bi^L
fruit.
Ces orangers sont Mây cây cam nây ttft
beaux. lâm.
Avez-vous beaucou p Trong vu*crn ông cô quit
de mandariniers ? nhiéu hay là it ?
J'en ai peu mainte- Bây gior cô it lâm ; nâm
nant; l'an dernier j'en ai ngoâi toi côdônhft nhiéu
abattu beaucoup parce bfti vi nô dâ côi que, lai
qu'il étaient trop vieux nô cô trài it quâ,
et ne donnaient presque
plus de fruits.
Les caféiers ne pros- Cây trà phe không tôt
pèrent pas. gi.
Je vais fendre un coco Bé toi chat dù*a cho ông
pour V0U8 le donner à udng nxr&o cher!,
boire»
~ 32 —
Ces arbres-ci ne sont Nhîrng cây nây xtfu,
pas beaux , parce que b&i vl nSm nay khdngco
cette année ils n'ont pas bA phân cho dà.
été fumés suffisamment.
Les gens qui sont aux Ngu'd'i ta di cày bù-a à*
champs pour le labour ngoài ruông chu'a vé.
ne sont pas encore de re-
tour,
§ 19. — De quelques professions libérales,
et autres arts et métiers.
Théologien. Kè th6ng sdch doàn.
Prédicateur. Orateur. Thây giâng. Ké giâng.
Prêtre. Linh mue.
Jurisconsulte. Kè thông ly luât.
Magistrat. Juge. Quan vân. Quan an.
Juge de paix. Quan thâm an xà* viéc tap
tung.
Juge d'instruction. Qutin dé thâm [coiira an).
Président. Quan doân nhurt.
Conseiller. QwBXi công luân.
Avocat. Tbây kién.
Administrateur. Quan tham bien.
Administrateur principal.Tuyên phù su* quan.
Notaire. Poëte. ' Quân bien ky. Thi nban.
Philologue. Vân nhan.
Professeur, instituteur. Thây giào.
Imprimeur. Thor in.
Pharmacien. Chù tiôm thutfc.
Médecin, Thây thnrfc.
Asfronome,
Astrologue,
Géomètre.
Géomancien.
Géologue.
Géographe.
Général.
Général de division.
Général de brigade.
Evêque. Inspecteur.
Architecte. Peintre.
Sculpteur, Graveur.
Chirurgien.
Chiromancien.
33 —
Thây thiln van.
Thâv coi sao ma btii.
Ké dac di^n, quan do d^t.
Thây dia ly.
Ké thông dia ly.
Ké thông dia du*.
Quan tirâng.
Cbànb dé df(c binh bô.
Phô dé ddc.
Giàm mue. Giàm d£(c.
Giâmt». Tho-vê.
Tho* cham.
Thdy mô xé.
Thdy coi tay ma béi.
Kèhaydornhat. Thabac.
Musicien. Orfèvre.
Marchand, Commerçant, Con buôn bàn.
Négociant.
Doreur. Fondeur.
Maréchal, Forgeron.
Banquier.
Courtier.
Epicier.
Boulanger.
Confiseur.
Boucher.
Hôtelier, cabaretier, res-
taurateur. Chà quàn.
Barbier, coiffeur, perru-
quier. Ké cao râu, thây hù.
Cordonnier, savetier. Tbçrgiày.
Bjtelier. Ngu-ô-i du-a dô.
Charpentier, menuisier. Thrr môc,
Tho» ma vàng. Thçr duc.
Tha rèn.
Ké buôn bàn bac.
Kinh ki.
Kè bàn dô gia vi.
Ké làm bénh.
Ké làm mtrt châm .
Hàng thit.
— 34 —
Maçon. Thçr hé, tho* xây.
Tourneur, Tisserand, Thcr tien, Thor cù*î.
Tailleur. Thçr may.
Dans cette localité y a- Chô nây cô ngirori làm
t-il un boulanger ? bânh không ?
Oui, ily en aun, chinois, IT, c6 mot ngu-ài choc
qui fait un pain exécrable, làm bânh xé[u quâ.
Les astrologues, les Nhfirng thây coi sao
géomanciens, lef chiro- ma bôi, nhû'ng thdy dia
manciens ne sont que ly, càng nhû'ng thây coi
d'ignobles trompeurs, tay ma bôi, vân vân, dêu
hay phinh gat ûgu-ài la
ma thôi.
Savez-vous où reste Ta- Anh , biét nhà thây
vocat? kiên không?
J'ai un procès avec un Toi mudn di bôi, hSti
tourneur d'ici, et je vou- vî cô thçr tiônkiadi kiên
drais le consulter. toi.
Monsieur... est un ju- Ông.,. làngu*ârithông
risconsulte éminent. ly luât càch giôi quà.
Permettez-moi de vous Toi xin phép mù*ng
féliciter de votre nomina- ông moi lên làm quan
tion d'administrateur de tham bien hang nhiirt,
première classe.
Ma mère vient de se Me toi mai du*t tay
faire une grave blessure n^ng lâm; nên toi chay
à la main; je cours chez ditiêmthutfc mua thutfc
le pharmacien chercher cdm màu.
du perchlorure de fer.
Demain professeurs et Ngày mai cdc thdy
— 33 —
élèves iront se promener giào cùng câc hoc irb
toute la journée. di dao chori trot ngày.
Mon oncle, fils de gé- Chu , toi là con ông
néral de division, vient chénh dé ddc binh bô,
d'être nommé général de môï lèn làm ph6 de dÔc.
brigade.
Abordons ce batelier, Lai dàng ngu'M dira,
et demandons-lui com- de, bôi né dfty di Chçr«
bien il nous prendrait Idndôibaonhiôu.
pour nous conduire d'ici
à Cher Id^n.
Mon père est architecte, Cha toi làm giàm lao,
mon frère est sculpteur, anh toi làm thçr cham,
moi, je veux être peintre, toi mudn làm thor vë.
Il est tout à la fois théo- Thây tfy thông sâch
logien et orateur distin- doân va giâng giôî lâm«
gué.
Combien avez-vous de Anh mu'à'n ctft nhà
maçons et de charpentiers anh mây tho* hô vàmffy
à la construction de votre tho* môc ?
maison?
Je vais chez l'orfèvre Toi lai nhà tha bac
• • •
commander une paire de dat mot dôi vàng mot
bracelets et de boucles dôi dinh cho vo* toi.
d'oreilles pour ma femme.
§ 20. — Quelques adjectifs. — Phi^ases.
Avare. Acariâtre. Hà tien. Quau quç.
Aveugle. Abruti. Bui, mù. Bô dai.
Boiteux. Bègue. Que, Kècàlfim,
-- 36 —
Bon. Bossu.
BlaDc. Borgne.
Content. Chauve,
Coupable. Chassieux.
Carré. Camus.
Clair. Canaille.
Dissipé. Dissolu.
Digne. Docte.
Faible. Fort.
Ferme. Féroce.
Gros. Gras.
Grand. Gredin.
Honteux. Humble.
Ingrat. Insensé.
Injuste.
Ignorant. Imbécile.
Juste.
Jeune. Jumeau.
Joli. Joyeux.
Laborieux. Laid.
Mince. Mesquin.
Malade. Méritoire.
Muet. Moral.
Mauvais. Moqueur.
Noir. Net.
Obéissant. Officiel.
Obscur. Odieux,
paresseux. Pâle.
Rouge. Rugueux.
Reconnaissant. Rusé,
JRond. Ruineux.
Tdt. Cô hirâu.
Trân^^ Mot con mât.
Vui long. S6i ddu,
cô uyu Bét.
Vuông. Svp mûi.
Tôr5. Dôkhtfn.
Nhetinh. Luôngtiiông.
Dàng. Thôngthài.
y eu dutfi. Manh.
Vfrng vàng. Dû*, hung.
Lo'n lao. Map..
Ldn cao. Bijra bà làp.
XéUi hô. Kbièm nhu*çrng.
Bac ngâi. Dai dôt.
Châng công binh, dur,
Ddt nât. Vô tri.
Công binh, sach toi,
Dang thi. Sinh dôi.
Xinh tdt, ngô. Vui.
Hay làm . X&u xa, vô doan .
Mông. Rit rÔDig.
Dau. Cô công.
Câm. Ce néft na.
XAu, Hay nhao.
Ben. Sach, rô.
Chiu luy. Công van,
T«i. Nên ghét.
Làm biéfng. Met.
Bô. Nhàm.
Hiéfu thâo. Khôn qui.
Trôn. Làm eho hir hai,
- 37 -
Sage, Khôn ngoaD) tù' tô.
Studieux. Simple. Siêog hoc. Thât ttià.
Sourd. Satisfaisant. Biéfc. Phi long, deplông.
Savant. "Superficiel. Thông thai. Vha pbào.
Violet. Vert. Tlm. Xanh.
Vieux. Vertueux. Già. Nhorn dure.
Vilain. Vicieux. " Xâ'u^ hèn. Cochirngxâu,
Vite. Vulgaire. Mau. Thu^crag. %
Votre air moqueur H^t thây anh em d<5u
vous fait détester de tous ghétanh, vi bô anh bay
vos camarades. nhao ngu'ori ta Mm.
Il porte un pantalon No b^n mot cai qnân
blanc, un habit violet, et trâng, mot cai âo xanh ,
un turban bleu. vàbitmôtcaikhânthanh.
Votre conduite n'est Không ai bâng long vé
pas du tout satisfaisante, câch mây an ô* h^t thây.
Ce projet ne manque Viôc tinh toào làm do,
pas d'intelligence, mais thi ce tri lâm, màthàtuo
il est ruineux. làm thiét bai lâm.
Il est aussi vicieux que Cha nô nhan dtrclàbao
son père était vertueux, nhiêu, thi nô xâu là bây
nhiêu.
Un pantalon noir et un Quân den ào dô; dé là
habit rouge; en voilà un mot bô â6 nhijrt, chd^ phài
joli costume I chcri sao !
L'homme reconnais- Ké hiéfu thâo thiit, ma
sant est assez rare, mais côn ké bac cra bac ngài
l'ingrat on le rencontre thi không thi^u gi.
sur tous ses pas.
Voici un tableau qui Bày ne cai biït tirorng
est bien joli. nây tôt Um.
-- 38 -
Mes enfants, soyez la- Ô" con, nèu ma coù
borieux, obéissants, et muân cbo à&ng thông
ainsi vous deviendrez thài, thî pbâi siông nàng
savants. làm viôc va virng Icri
chiu luy .
Ce brave vieillard, il Toi nghiêp ông già d6,
est sourd comme un pot. àng diéfe câm.
Ce que vous dites-là Cài sir anh noi dô, thi
est odieux; cela prouve cbi rô rang anblà ugircri
tout simplement que x^u, vi sijT ây là xâu»
vous êtes méchant.
Vous êtes bien pâle ce Anh dau, hay Ik làm
matin, qu'avez-vous sao^ ma anh met. châng
donc? Seriez-vous ma- divây?
lade ?
Ma femme est douce Vçr toi nô hiên lành quà
comme un mouton, mais chirng, côn me vor toi thi
ma belle-mère est acari- quau quo va dôc hiém
âtre comme une harpie. Mm.
Pourquoi me faites- Sao ma sai loi chay di
vous donc courir à tout chay Içii hoài ; toi mât cô"
propos; je suis honteux lâm.
de mon rôle.
Mes élèves ont été heu- Hoc trô toi thi dâu;
reux aux examens; aussi biéft toi vui long là du'crng
vousdire combien je suis nào!
content !
Voyez-vous cet hom- Anh thây thàng do
me? C'est la plus fran- không? Không cô ai nhu*
che canaille qui existe, thàng dÔ khôn dô.
Le paresseux est^ di- M&y thàng làm biéng
gne de châtiment. thi dang phat.
- 39 -
Quand cet homme est Khi nào thàng cha do
en colère, il devient fé- nôi xung lên, thi nô du*
roce. lâm.
Si les jeunes savaient Chdr phâi ma kè nhô
écouter les vieux ! biéft nghe 10*1 nhiîrng ké
già câ !
§ 21. — Quelques Verbes.
Aimer. Appeler.
Arroser. Achever.
Acheter. Attacher.
Apporter. Arracher.
Amener. Aller.
Attendre. Animer.
Avertir. Avancer.
Arrêter.
JUesser.
Brûler. Bâtir.
Ivoire. Balayer. Brider.
Bouillir. Blanchir.
Casser. Cacheter.
Chercher. Chanter.
Craindre. Choisir.
Couper. Cacher.
Cracher.
Dîner. Détruire.
Distribuer. Déchirer.
1 déjeuner. Entendre,
l'.couter. Envoyer.
Kludier. Élever.
Mën, thu'orng. Kêu, goi.
Tu'di. Làm cho xong.
Mua. Côt, buôc.
Dem d^n. Nhô.
Bem theo. Bi.
Bori, kboang â&. Giuc*
Bâo. Bi tdri.
Ngù-ng Içii, chân lai.
Làm cho pbài d£u vit.
BÔtjChay.Cât, lâp.
Utfng. Ouét. Khdrp.
Soi, luôc. Tô trâng.
Bé, gây. Gân thcr lai.
Kiéfm, tim. Hàt.
Sor. Lira, chon.
Cât, chat. Giku giéfm.
Giô utfdc miêng.
An bû-a. Phà,
Phdt, phân. Xé.
Lot long. Nghe nôi.
Nghe. Gori, sai.
Hoc. Dirng lên.
— 40 —
Emporter. Enfoncer. Bem di, câft di. Bâm vào«
Enseigner. Entrer. Day. Vào, vô.
Exercer. Frapper. Tâp. Bành.
Fermer. Garder. Bông. Giur.
Habiller. Laver. Monter. Maccho. Rûra, giat. Lôn.
Noyer. Se noyer. Tr4n nirdre. Chéft chim.
Nager. Nettoyer. Loi, bai. Chùi^ lau.
Oublier. Prîer. Quên, sôt. Càu nguyên.
Parler. Planter. Payer. Nôi. TrÔng. Trâ, dên.
Passer» Bi qua.
Se plaindre. Phiên long, trâch.
Plaindre. Punir. Thu'ang xôt. Phat.
Prêter. Pleurer. Cbo niu^orn. Khôc.
Promener. Se promener. Dâc di d^o. Bi chcri.
Préparer. Pouvoir. Sura sang. Bang, dœçrc.
^ Peser. Cân.
Plaisanter^ badiner. Giëu cort.
Questionner. Hôi, Ira. ^
Remplir. Làm cho dày.
Remplacer. Retourner. Thay, thé!. Tvà vê.
Recevoir, se porter eau- L&nh.
tron.
Rester. Récompenser Ô* lai. Tbu'6'ng.
Répéter. Renvoyer. Nôi l^i, îâp lai. fiu6i,
Respirer. Réussir. ThÔ" ra. fiu'o'c nhu* y,
Récolter, moissonner. Gat ( lùa ).
Retenir, Rentrer. Cdm lai. Trft vào.
Salir. Làm cho Mm, làm do^.
Souper. An bfra ttfi.
Surprendre. B^t ( défn ) th\nh Unh.
Savoir. Traduire. Biel, hiiy. Dich ra.
— 41 —
Tourner. Tuer. Xây, Giéft.
Yoler. Voler. An câp, an trôm, Bay.
Note. Ldi bdo.
On ne doit pas se ser- Châng khi nào nén
virdesmotstu,toî,(w(fy), dùng tiëng mây hay là
lui, elle, (nrf), à moins né aià nôi vdi nhau, trùr
qu^on ne pnrle à quel- ra khi nào bé trén nôi
qu'un qui ne soit d'un cùng ké bé dirai thi mdri
rang très inférieur à ce- dœçrc, mot hai khi. Phài
lui qui parle. 11 faut se dùng tiéfng an^ h.là cM,
servir des mots de frère, câu khi nôi cùng bâu ban,
(ûwA), d'oncle (cA2i,cdw,) va tiéfng ônçj khi nôi vôri
envers les égaux,deMon- bé trén; vi bâng ngu*ài
sieur (dnj') envers les su- ta cô chiïc quârn thi phài
périeurs, et de (n^ài ) si dùng tiéng {ngài).
c'est un mandarin.
i^ 22. — Quelques Phrases détachées.
Bonjour papa, mon père. Chào cha.
Bonsoir monsieur, ma- Chào 6ng^ bà.
dame.
Veoez-ici. B^n dây, lai dày.
Allez. Bi di.
J'ai un livre. Toi cô mot cu6n sâch.
Il a un jardin. Nô cô mot miéfng vircrn.
Il ont trois chevaux. Chûng nô cô ba con ngira.
Il est tombé. Nô té, Nô ngâ xu6ng.
AL de C. 4
— 42 —
11 pleut. Trori mira.
Il est parti. No di rôi.
Il est là. Nô b dô
J'ai cassé un verre. Toi dâp bé mot cài ly rdi.
Vous avez renversé Ia Bay làm céi dèn ngâ d6
lampe. dâu v6\.
J'ai un beau chat. Toi co mot con mèo ngô.
J'ai mal au bras. Toi dau eành tay.
Apportez le livre. Bem sàoh lai dây.
Allez à l'école. Bihoc di.
Mon chapeau est noir. Cài non toi den.
Mes bas sont violets. Vdr, ftfl toi tim.
Mon habit est bleu. Âo toi xanh [da tr&i).
Je suis arrivé. Toi m&\ défn.
J'ai mal au ventre. Toi dau bung.
Nous avons quatre mou- Chùng toi cô h6\\ con
tonjs. chien, (con tnru).
Ouvrez la porte. Ma* cfra ra.
Fermez les croisées. Bông cîra sA lai.
Apportez le pain. Bem bành lai dây.
Appelez le cuisinier. Kéu d&u béfp.
Appelez le cocher. Kêu thâng danh xe.
Appelez le jardinier. " Kêu ngu'ori làm wxàn
lai dây.
Nettoyez la table. Chùi bàn di.
Lavez-vous les mains. Rura tay di.
Lavez- vous le visage, Rijra mat di.
Lavez-vous les pieds. Rijra chorn di.
Lavez votre linge. Giat d6 minh di.
Levez-vous, DAy di.
Faites vite.
Asseyez-vous.
Sortez. Entrez.
Parlez plus haut.
43 -
Làm cho mau.
Ngôi di •
Bi ra. Yào, vô«
Nôi Idrn hcrn.
Ne déchirez pas ce livre. Bûrog xé s&ch nây.
Ne faites pas de bruit* Btrag c6 rây.
Portez celte lettre à la
poste.
Portez cette lettre à
Monsieur.
Envoyez-moi quatre
canards.
Balayez la chambre.
II ne faut pas mentir.
Bem céi thc ndy bô
hôp nhà thc.
Bem cai thcr néy cho
ông.
Bem cho toi bÔn con
vit.
Quét phông di.
Cbângnên nôi dtfi.
Aimez votre prochain. Hây thu'o'ng yêu anh emï
Il ne faut pas dispu- Bijrng c6 rày lôn vôi
ter. nhau.
Ne trompez personne. Bùng cô g^t ai.
Aimez Bieu • Hây kinh mén B. G.T«
Ne l'offensez pas. Cher làm mâ[tlôngNgu*o*i«
Respectez Pautorité.
Saluez vos supérieurs.
Évitez l'hypocrisie.
Faites du bien à tous.
Hây ton kinh kè cô
churc phân.
Hâychàokèbétrênminh.
Phài lành S!jr già hinh.
Hây làm phu'O'c cho
moi ngu'ori.
Quelle heure est-il ? Giof thur mâty ?
11 est quatre heures et Gior thir tu* rurW.
demie.
— 44 —
Il est deuxUeures moins Già thtr bai tbiéumdt
kbâc.
Giorthurmircrihai riréri.
un quart.
Il est midi et demi.
Où est votre livre ?
Je l'ai dans l'armoire.
Où est votre père ?
Il est à la maison.
Est-il malade ?
Non, Moiisieur.
Où sont vos frères ?
Il sont dans la cour.
(Jue font-ils ?
Ils s'amusent.
Où est le cuisinier?
Il est allé à Saigon,
Où est le cocher?
Je n'ca sais rien.
Où sont les bœufs, où
sont les vaches ?
Ils sont dans l'étable.
Je ne l'ai pas vu.
Sàchmdy(anh)dédàu?
Toi dé trong ta.
Cha mdy (anh) àdàu?
Cha toi b nhà.
Ngu'ori c6 dau không ?
ïhu-akhông.
Anh em chu à dâu ?
Ô* ngoài sân.
Chùng nô làm gi ?
Çhùng no chci.
eâu bêp or dàu ?
Nô di Bêfn thènh.
Kè dâah xe h dàu ?
Toi không biét. '
Bôdirc, bôcàiârdâu?
0* trong chuông.
Toi không thây.
Allez-vous à Mï-tho?
Non, Monsieur.
Où allez- vous donc ?
Je vais à Vïnh-long.
Avez-vous été en
classe ?
Non Monsieur, car je
suis malade,
Anh di Mï-tho không?
Thœa ông không.
Vây thi anh di dâu ?
Toi di Vïnh-long.
Chu cô di hoc không?
Thu*a ông không, vi
loi dau.
— io — •
Qu'avez-vous ? Chu dau binh g\ ?
J'ai mal au ventre. TAi dau bung.
J'ai mal à la iHe. Toi nhù-c d^u.
J'ai mal aux jambes Toi dau chcrn.
et aux pieds.
Il faut faire appeler le Phâi biéu drru'd'c thSy
médecin. thuôc.
Il est venu me voir. Thâv thutfc dâ dêfn
thâm toi rôi.
Vous a-l-il ordonné Cô day hô't thudc nào
quelque remède ? cho chu chàng ?
Oui Monsieur. Thu-a ông cô.
Qu'avez-vous mangé Hôm qua chu an giô'ng
hier? gi?
J'ai mangé des fruits. Toi an trài eây.
Étaient-ils mûrs ? Trài cô chin không?
Us n'étaient pas mûrs. Chu*a chin.
Pourrez-vous aller en Béfnmdtchû dihocdang
classe après domain? chira?
Je crains que non. R chu'a dang.
Pourquoi pas? Vi là m sao?
Parcequejesuis très-faible. Vi toi yëu lâm.
Vous trouvez-vous mieux Hôm nay chû cô khà
aujourd'hui? hcn chu*a?
Je ne vais pas mieux du KUôag khd gi?
tout.
Que désirez- vous? Anh nilion di gi?
Je désire voir monsieur. Toi muon thàm ôug,
Savez-vous s'il est chez Anh cô biêft cô Ang cô ô"
lui? nhà không?
— 4C —
Je crois qu'il y est. Khi c6.
Que faites- vous là ? Anh làm gi do?
Je cherche une clef. Toi kiëm cài chia khoa.
Quand Pavez-vous per- Anh (mây) làm mâ't bao
due? gior?
Hier au soir. HÔi chiéu hôm qua.
Combien vous a-t-elle Anh mua chia khôa S.v
coûtée? bao nhiêu?
Elle m'acoûté trois francs. Toi mua héft ba g6c tu*.
Pourquoi pleurez-vous? Sao ma anh khôc?
J'ai peur d'être grondé. Toi sçr bi quà.
Qui vous grondera? Sçr ai que"?
Mon père, ma mère. Cha toi, me toi.
Avez- vous des frères? Mây ( anh ) cô anh em
không?
J'en ai quatre. Toi cô bSn anh em.
Yont-ils à l'école? No cô di hoc không ?
11 y en a deux qui y vont, Cô hai dira di ma thôi.
Que font les autres ? Mtf y dura kia làm gi ?
Il restent à la maison. Nô or nhà.
Pourquoi ne vont-ils pas Sao ma nô không di hoc?
à l'école?
Ils sont trop jeunes. Nô côn nhô quà.
Sont-ils obéissants ? Nô de bièu không ?
Oui, Monsieur. Thu'a ông nô de biéu.
Que leur donnez- vous? Anh cho nô cài gi?
Je leur donne des Toi cho nô trài cây,
fruits, des livres , des cutfn sàch , bôt dœcrng.
dragées.
^Uez-vous à la chasse ? Anh hay di sàn không?
- 47 -
J'y vais très-souvent. Toi nâng di Mm.
Qn'avez-von^ tué hier? Hôni qua anh bon dang
con gî ?
J'ai tué deux sangliers, Toi Mn dang 2 con
quatre pigeons, cinq heo rirng, 4 con bô câu,
cailles , six sarcelles . 5 con chim eût, 6 conlele.
Âvez-vous un bon fu- Anh c6 sùng tôt không?
sil?
J'ai un fusil, mais il Cô mot cây, ma no
ne vaut pas grand chose, không ra gi.
Combien vous a-t-il Anhmuaméfy?
coûté ?
Il m'a coûté trente cinq Toi mua ba muo*i lâm
piastres. dông bac.
Voulez-vous le vendre? Cô mutfn bàn di không?
Volontiers. MuÔn,
Combien en voulez-vous? Anh bân mtfy ?
J'en veux trente piastres. Toi mutfn bàn ba chue
dông.
Avez-vous des pains? x\nh c6 banh không?
J'en ai trois ? Toi c6 ba 6.
Que voulez-vous en faire? Anh dé làm gi?
Je veux les donner à Toi muÔn cho thàng
cet enfant. nhô nây an chai.
Aimez- vous le riz ? Anh u'a an corm không?
Je l'aime beaucoup. , Toi u'a lâm.
Avez-vous un couteau ? Anh ( mdy ) cô cdi dao
không ?
Oui Monsieur. Thura ông cô.
Voulez-vous acheter Anh muôn mua ru'cru
du vin? không?
— 48 —
Il m'en faut deux bar- Toi mttfa mua hai
riques. thùng.
Vous faudrait-il quel- Anh mi tfn mua (t hôp
(jues boites déplumes? ng^i viSi Lhô ig?
Il m'en faudrait au Pbâi, toi mudn mua it
moins six. nita là sàu hôp.
Qu'avez -vous fait de Câixeanbdftdèlàmgi?
votre voiture ?
Je l'ai vendue à mon- Toi bàn nô cho ôog
sieur l'Administrateur . tbaro bien v6u
Comprenez- vous le Anh cô hiéu tiëng
français ? phalangsa không ?
Je comprends quelques Toi hiéu mot hai tiéfng
mots seulement. ma tbôi.
Pourquoi ne l'éludiez- Làm sao anh không
vous pas ? hoc?
Je l'étudié un peu tous Toi hoc moi ngày mfti
les jours. it.
Monsieur l'administra- ông tham bien cô h
teur est-il ici? nbà kbông ?
Il vient de partir. ông mai d\ khôi.
Où va-t-il ? Ông di dâu ?
llvaàCholon. Bi Chor Idn.
Quand reviendra-l-il ? Chirng nào ông vê ?
11 reviendra ce soir. Chiêu nây ông vé.
Voulez- vous prendre Anh mutfn an giÔng gi
quelque chose ? không ?
Volontiers, Monsieur, Thu-a ông, muâîn, vi toi
car j'ai faim. dôi.
Depuis quand n'avez- Anh không ftn co*m dft
vous pas mangé ? bao Iftu ?
— 4fl —
Je n^ai rien pris de- Tirhôtn kia toi không
puis avant hier. an gï hët.
Mangeriez-vous du riz Anh cô dùng ccrm câ
et du poisson ? không ?
Je préfère manger du Không, toi mu6n an
pain et des œufs. bành va it trirng gà.
Je vais vous en donner. Bé toi dem cho ông.
Merci, Monsieur, vous Cém o'n ông, ông rông
êtes bien bon. r&i lâm.
Que boirez-vous , du Anh mu^n udng gitfng
thé ou du café ? gi, trà hay là cà phe ?
Du thé ou de café, Trà hay là cà phe eông
peu importe. dàng.
Voulez-vousunpeude Anh mutfn dùng sû*a
lait ? không ?
Non Monsieur, car je Thira ông không, vi toi
ne Paime pas. không n'a nô.
DEUXIÈME PARTIE.
UN FRANÇAIS ET UN ANNAMITE.
1
§ 1 « — Avec un jeune garçon •
Français. Qui est là ?
Annamite, Je suis ua étranger.
Fr. Pourquoi es-tu veau ici ?
An» Je viens ici pour gagner ma vie.
Fr. D'où viens-tu ?
An. Je viens de l'Ouest pays de jardins,
Fr. Où es-tu né ?
An. Je suis né à Tân-an.
Fr. Quel est ton nom ?
An. Je m'appelle Phu'crng.
Fr. Es-tu chrétien?
An. Non, je suis païen.
Fr. Dans ton pays est-ce que tu n'as pas de mo-
yens d'existence ?
An. ' Si, mais il ne me plaisent pas.
Fr. Ton père et ta mère que font-ils ?
Aa. Ils sont cultivateurs.
Fr. Quoi tu ne peux pas faire des rizières com-
me ton père et ta mère ?
An. Non, je suis trop faible.
Fr. Que veux-tu faire ?
An. Je voudrais être domestique d'un français.
PHAN THLT HAI-
CAU NÔl TRUYÈN.
Mot NGiro»! Lang-sa vuffi Mot Noirori An-nam.
Aidé?
Thira toi là ngtrori la.
Chu défn dây làm chi .
Thira toi défn dây ma làm an.
Chu à dâu ma défn?
Thu'a toi b à\rà\ vircrn mai lên.
Chu sinh ra b dâu?
Thu-a toi sinh tai Tân-an.
Chu tên gi ?
Thu-a toi tên Phu^ang.
Chû CQ dao không ?
Thu-a không, toi là ngu-cri ngoai .
Ô* du-dri chû kh^ng c6 thë ma làm an sao ?
Thu^a c6, ma toi không lâiy làm u-ng mi\,
Cha me chû làm nghê gi ?
Thira cha me toi làm ruông.
Chû không làm ruông dang nhu- cha me chû
sao?
Thira không, vi toi y^u dutfi qiià.
Chû muÔn làm vi^c gi ?
Thira toi mudn b mirdn yà\ mot ngu*ori Lang«ai
— o2 —
Ff\ Que saîs-tu faire ?
An. j€ ne sais pas encore grand'chose, mais je
m'exercerai.
Ff\ As-tu des frères ?
An, Oui.
Fr. Combien ?
An, J'ai un frère aine et un frère cadet,
Fr. Es-tu le second des trois ?
An, Oui, Monsieur.
Fr, Tes frères que font-ils?
An, Ils aident mon père et ma mère.
Fr, ' Sont-ils bien portants ?
An, Mon frère aine est bien portant, mais mon
frère cadet est assez faible.
Fr, As-tu des sœurs ?
An, Oui, j'en ai deux.
Fr, Où sont-elles?
An, A la maison.
Fr, Sont-elles mariées?
An, Ma grande sœur est mariée, mais la jeune
pas encore.
Fr. Toi, as-tu une femme ?
An. Pas encore. j
Fr, Veux-tu te marier ? •
An. Je ne sais pas encore, plus tard je verrai.
Fr. Quel âge as-tu ?
An, J'ai dix-huit ans.
Fr. As- tu appris les caractères ?
An, J'ai appris les caractères annamites et les
caractères français.
Fr. Sais-tu écrire les caractères français.
An. Oni,^
~ o3 —
— Chu biéftlàmnghégi?
— Thiratôi chtrabi^tlàmaghéj^-i, nià toi sëUipt
— Chu c6 anh em không ?
— Thu-a cô.
— Mâydù'a?
— Thu*a toi cô mot ngtrcri anh va mot dira emt
— Trong ba anh em chu là thir hai pbâi không ?
~ Thira ông, pbâi.
— Mây anh em chu làm nghê gi ?
— Thira làm viêc giùp dô* cha me toi.
— N6 manh không?
— Thura anh toi thi manh lâna, ma em toi tlii
không clâng manh mây.
— Chu cô chi em không ?
— Thtfa foi cûng cô hai chi cm.
— N6*dâu?
— Thira à* nhà.
— Nô cô chông chu'a?
— Thira chi toi cô chông rôi, con em toi thl
chtra.
— Chu cô vor chira?
— Thira chira.
— Chu muôn curôi vor không ?
— Thira toi chira biê't, dé thùng thâng sau se hay.
— Chu mây tuôi ?
— Thira toi muro'i tàm tu Ai.
— Chù cô hoc chu* ngâi gi chira ?
— Thira toi cô hoc chur An-nam va chû* lang-sa
rôi.
"— Chu bi(1t viéft chur lang-sa chira?
— Thira bièt.
- rii -
Ff. Veux-tu rester avec moi ?
An, Je veux bien.
Fr* Je te donnerai six piastres par mois. Chaque
année je te donnerai un bel habit. Si tu
travailles bien, au premier jour de l'an an-
namite, je te donnerai des étrennes.
An. Je ferai mes efforts pour vous contenter.
Fr. Alors vas chercher la malle et reviens ici.
An. Monsieur, je vais la chercher sur la barque
et je reviens tout de suite.
Fr. Va bien vite, car il est presque nuit.
§ 2. — Avec sou Domestique.
Fr. Eh! Phu-crng.
An. Oui, Monsieur.
Fr. Viens ici.
Ax^, Bonjour, Monsieur, que désire Monsieur.
Fr. Je vais t'indiquerton ouvrage de chaque jour.
An. Bien, Monsieur.
Fr. Premièrement, quand le canon partira
' à cinq heures, tu te lèveras de suite.
Après, tu allumeras le feu pour faire
mon café; Entends-lu?
An. Oui, Monsieur.
Fr, Après tu mettras une serviette sur la table,
tu ajouteras une assiette, une cuiller, un
couteau, un verre, du sucre et du pain.
Ouand le café sera chaud lu mettras ma
grande tasse de porcelaine sur la table
00
Chu rtiuëti èr v&i toi khôag?
Thira muf(n lâm.
Toi trâ cho chu mot thâng sau dôag bac. Lai
moi nâm toi cho chu mot câi ào ttft. Vi
bâng chù làm viôc tvr téf, th\ d^n têt An-
nam toi thu'ô'ng chù thêm nura.
Thu'a toi se rân ma làm hët sure cho bâng
long ông.
Vây thi dem hôm ru'cng âën ma à vài toi.
Thu'a ông toi xuÔng ghe ma lây, rôi trô* vé
turc thi.
&i cho mua, vl dâ gân t^i.
Ba Phir(mg.
Da.
Lai dây.
Chào ông, thu'a ông dôi toi viêc chi ?
Toi di chi cho chù nhîîrng viêc phâi làmhàng
ngày.
Thu'a ông, toi wxng.
Mu héft, khi nghe sùng nA gicr thù* nàm, thi
chù phâi thù'c dây tù'c thi. R6i di nhùm
lura ma nâu cà phe cho toi; Nghe không ?
Da, thu'a toi nghe.
Sau thi trài mot cài khân trên bàn, lai dé
thêm mot cài dïa, mot cài muông, mot cài
dao, mot cài ly, du'crng va bành nfra.
Khi cà phe dâ soi rôi, thi chù phôi de trên
bàn mot cai cbén banc* sành, \&i cài binii
— ou —
avec la cafetière.
Quand tout sera prêt, tu viendras m'appe-
1er. Pendant que je prendrai mon café,
tu arrangeras ma chambre.
Trois fois par semaine, tu balayeras la cham-
bre, ensuite tu essuveras la table et les
meubles.
Mets bien tout en ordre dans ma chambre,
et surtout ne prends rien.
An. Monsieur, ne craignez rien, j'arrangerai
tout à votre satisfaction.
Fr, Quand il pleuvra, tu iras me chercher une
voiture de malabar pour aller à mon
ouvrage.
Quand je serai parti, tu iras au marché.
An, Monsieur, combien me permettez-vous de
dépenser par jour?
Ft\ Trois francs, c'est assez quand je suis seul,
quand des amis viendront manger avec
moi, je te le dirai.
An, Combien faut-il préparer de plats pour
Monsieur ?
Fr, Trois plais, c'est assez, je ne veux pas que
tu en ajoutes davantage.
An, Monsieur, mangëz-vous de la soupe le midi?
Fr. Non, il fait trop chaud, je n'en mange que
le soir.
Tu prépareras la table pour onze heures;
ne lambines pas, car je veux ensuite
faire la sieste.
Pendant que je reposerai, ne parle pas haut
~ 57 —
cà phe nCta.
Khi don moi su* xong rôi, thl chù défn thira
toi. Bang kbi toi dùog cà phe, thi chû lo
ma don phông toi.
Chu phài quét phông mot tu&n ba lân, sau
pbài lau bàn va cdc tù nGra.
Phài don dd trong phông cho tu* t^^ lai
dirng &n câp vât gi sÔt.
— Xin ông dirng ngai, dé toi don âô theo y ông
mudn.
— Khi trài cô mira, thi chû phài di kêu môl cài
X6 kiéfn cho toi di làm viéc.
— ' Khi toi di rôi, thi chu phài di cher.
— Thira ông phdt tien di cho* moi ngày bao
nhiêu ?
— Khi cô mot minh toi ba quan thi d& ; ma khi
cô anh cm ban défn an vdri toi thi toi nôi chot
— Thira phài don mây mon cho ông ?
— Ba mon thi dû, toi kbông mutfn chû don
thém nura.
— Thira, buôi trira ông cô dùng canh thit kbông?
— BuAi trira nông quà, toi dùng buôi tÔi ma
thôi.
— Chû phài don bàn gicr thiir mœà'i mot, dirng
trê; vi rôi toi muÔn di nghi mot chût.
Bang- khi toi nghi, thi dirng nôi truyc^n Idn
M. de Ci .î
- 58 -
et ne fais pas de bruit dans la maison.
A une Jieure et demie tu m'éveilleras pour
aller à mon ouvrage.
An. Monsieur, à quelle heure mangerez-vous
le soir?
Fr. Le soir je souperai à sept heures.
— Après le repas tu laveras les assiettes, les
fourchettes, les cuillers et les verres, et
tu ramasseras bien le tout de peur que les
voleurs prennent quelque chose pendant
la nuit.
-- A dix heures, tu fermeras les portes et tu
iras te coucher.
§ 3. — Avec un Blanchisseur.
Pr. Phu*crng ! va me chercher le blanchisseur.
An. Le blanchisseur de Monsieur est-ce un chi-
nois ou bien un malabar ?
Fr, C'est le chinois qui demeure près du fleuve.
An. Monsieur, voici le blanchisseur.
Fr, A-Xuàn veux-tu laver mon linge, le raccom-
moder et le repasser ?
Chinois. Je le veux bien.
Fr. Mais combien me prendras-tu ?
Ch, Quatre sous le morceau petit ou grand.
Fr. C'est trop cher.
Ch. Non, c'est très-bon marché.
Fr. Les chinois sont des filous.
Ch, Je suis droit, je ne suis pas filou.
- S9 -
tiéfng, cùng dirng dông cài gl trong nhà s6U
Bën gior thur nhurt rirà-i, thi chù phâi à&nh
thurc toi, cho dang dây ma di làm viéc.
Thira buôi tôi ông dùng ccrm gicr thur mtfy ?
Budi \6i tài dùng ccrm gior thû* bày.
Dùng ccrm tÔi rôi, thi chù phâi lo pùra dïa,
muSng nia va ly, ma cât cho ta* téf, kèo
rùi ban dém an trôm l&y ^^ chang ?
Béfn gior thù- mirofi, thi chù phâi dông cfra
lai rôi di nghl.
— Phircrng cri 1 di kêu ngitori giAt do défn dây.
— Thira ngirori giàt dô ông, là chéc hay là chà
va?
— Là ngirôri chéc à gân sông.
— Thira ông, chù giât dô dây ne,
— Chù A-Xuân, c6 mudn Iftnh dô loi ma giàt va
va không ?
Chêc. mudnmà.
— Ma chù an bao nhiêu ?
— Hai tien mot cài bât ki Idrn nhô.
— Mât quâ.
— Không mât, ré lâm ma.
— Câc chù an câp.
— Toi thi^t thà, c6 bitft an ciîp dftu.
~ 60 ~
Fr. Je ne te crois point.
C^. Yrai; si Monsieur, n'est pas content, il en
appellera un autre.
Fr* Emprrtele linge à laver et compte com-
bien il y a de morceaux.
•— Dans combien de jours me le rendras-tu ?
Ch. Je vous le rendrai sûrement dans une se-
maine. Bonjour Monsieur.
Fr. Phu*o^ng, as-tu écrit le compte du linge à
laver ?
A7i. Oui Monsieur, je l'ai écrit.
Fr. Garde bien ton papier pour vérifier quand
le chinois reviendra.
Fr, Combien il y avait-il de morceaux?
An, Il y avait une nappe, une serviette, trois
chemises, deux pantalons, deux paires
de chaussettes, quatre mouchoirs, un ha-
bit de laine et une taie d'oreiller, ce qui
fait en tout quinze morceaux.
Fr. S'il manque quelque chose tu m'avertiras.
As-tu ciré mes souliers ?
An. Oui, je les ai cirés, mais il y en a une paire
d'usés.
Fr. Les souliers de ces pays-ci sont tcès-mau-
vais, on ne peut pas s'en servir un mois.
An, Alors Monsieur, il faut acheter des souliers
français, ils sont plus solides, vous pour-
rez vous en servir plus longtemps.
Fr. Oui, mais je n'en trouve pointa mon pied.
An. 11 y a un chinois qui en a reçu beaucoup
avant-hier, peut-être il y en a-t-il à votre
pied.
— 6i —
toi khAng tin.
Thiêt chor; bàng ông không chiu, thi di kêu
ngircri kbâc mac y ma.
k thôi, thi chu dem dô vè ma giat di, ma phâi
défm coi mtfy cài dâ.
Chùrng mây bîra chu dem à6 âEy lai cho tM?
Chirng mot tuân thi toi dem lai. Tbu'a ông
toi vé.
Phu-crng, ch dr chi\ cô bien nhurog d6 dâ dira
giat không?
Da, thura toi bien r6i.
Hây giûr cài giây do cho tu* t-^, dé khi choc
dem dô giat défn^ ma tinh lai.
Mtfy câi ?
Tbu'a mot cài khan trài bàn, mot cài khan bàn,
ba cài ào lot, hai cài quâ^), bai dôi vd, btfn
cài khan mûi, môtcài ào nï, m)t cài bao
gdi, héft thây Jàmu*ori Ifim cài.
Coi c6 côn sot cài gi, thi hây n6i cho toi hay.
Chu dà dành méCy dôi giày toi chu^a ?
Da, tbu'a toi dành rdi^ ma c6 mot dôidâ Lu*.
Giày xu- nây xâu quà, dùng chu^a dây mot
thàng dà bu* rôi.
Yây tUi ông pi â. mua gi y tây chàc hcfn va
dùng dang lâu ban.
Ù*^ phài, ma toi không gap dôi nào cho vira
chcrn toi.
ilôm kia cô m^t chù chêc dfl s! nô vé nbiéu
lâm, ông kliÔDg di coi côdôi nàov(ra cbaa
ông chàng ?
— 62 —
Fr. Oh demeure ce chinois?
An. Il demeure près du marché à gauche.
Fr. Après mon travail, j'irai voir s'il en a de bons
pour moi.
Mais je crains de ne pas arriver à temps,
prends le mètre, mesure la longeur de
mes souliers, puis vas lui dire que s'il en
a de mon pied de me les réserver .
An. Oui, j'y vais de suite.
Monsieur, je reviens de chez le chinois,
ses souliers sont très solides, mais il n'y
en a pas à votre pied,
Fr. Je n'ai pas de chance, il me faudra encore
acheter des souliers chinois; une paire
par mois, c'est beaucoup, mais je ne puis
pas aller pieds-nus, il faut en passer parla.
§ 4. — Une promenade en voiture.—
Visite à l'hôpital de Thi-nghè.
Fr. Phu'O'ng, est-il venu quelqu'un me visiter
en mon absence ?
An. Oui, Monsieur, il est venu un officier à trois
galons.
Fr. Comment s'appelle-t-il ?
An. Je n'en sais rien.
Fr. Il ne t'a pas laissé sa carte ?
An. Non, il a cherché, mais il n'en avait pas;
alors il m'a demandé du papier et un
crayon pour écrire quelques mots.
- 63 —
Ngircri chéc do b \&\ nào ?
Lâo ô" gân cher phia bên \k.
Bé làm viôc rôi, toi di coi c6 dôi nào vira
không.
Ma toi SOT défn không kip, chii di Wy céithird'c
lang-sa ma do dôi giày toi, p6i di biéu
chu cô dôi nào vira chan toi, thî phài dé
dành cho toi.
Da, thira toi virng di lurc tbh
Tbtra ông, foi di xudng dirai md'i vé ; giày cAa
chû cbêc bân thi tôt, roà ngat không c6 dôi
nào vira chcn ông.
Tiîrc quâ, toi phài mua giày ch^c niral moi
thàng m5i dôi, tSn lâm; ma toi di chora
không không dang; bift làm sao, phài chiu
vây.
Bd" Phu-o-ng, khi toi di khôi, c6 ai Aén tliani
loi không?
Da, thira c6 mot ô.ig quan ba d^n,
Ong tên gi?
Thu-a toi không bié(t.
Ong không du'a cai thiep lai cho chu sao?
Thu*a không, ông ki^m ma không c6; nên ông
biéu toi dœa mot chût giây va viéft chî, ma
vi^t cho ông la chiîr dô.
— 64 —
Fr. Où est-ce papier ?
An* Je l'ai mis sur la table de Monsieur.
Fr» 11 n'y est pas.
An. Ah I j'oubliais, je l'ai mis sous le chandelier.
Fr. Désormais, n'oublies pas, car tu pourrais
me faire manquer à la politesse.
Avertis Jean d'atteler la voiture.
An. Quelle voiture ?
Fr. Le tilbury.
An» Monsieur, la voiture est prête.
An. Où Monsieur veut-il aller se promener ?
Fr. Je veux aller voir les tigres.
Assez, maintenant passe le pont de Thi-nghè,
vas jusqu'à l'hôpital annamite.
An, Monsieur, nous voilà arrivés.
Fr. Reste-là, je vais y faire une petite visite,
Fr. Bonsoir, ma sœur.
Sœur. Bonsoir, Monsieur.
Fr. Ma sœur, je suis venu voir votre hôpital,
avez-vous beaucoup de malades ?
S. Monsieur, nous en avons près de deux cents.
Fr. Ma sœur, recevez-vous les païens ?
S* Oui, Monsieur, païens ou chrétiens nous re-
cevons tout le monde.
Fr. Le gouvernement vous aide-t-il ?
S. Jusqu'ici il ne nous a pas aidées.
Fr. C'est bien lourd pour vous.
S» Oui, Monsieur, c'est une grande charj-e;
mais Dieu aidant, nous avons pu y suf-
fire jusquHci.
fr. Ma sœur, je ne suis pas riche, mais recevez
— 65 —
Gi«y dô clâu nà ?
Thira toi dé trên bàn ông.
Cô dâu,
Uâ, toi quên, toi dé dirdri chcTn dèn.
Tu- nây vé sau dirag c6 quèn vây n*a , kèo
làm cho tM ra Mt lich sy \&i ngirori ta.
hi biéu thàng Gioang thâng xe.
Thura xe nào ?
Xe trAii chdr xe nào.
Thira ông théng xe rdi.
ông mudn di dao dâu ?
Toi mutfn di coi cop.
Thôi, bây gicr di qiia càu Thi-Nghè Ivë qua
nhà thircrng annam.
Thira ông to^i rôi.
Chu 6" laî dây, dé toi vô thâm mot chût.
Kinh chào bà.
Chào ông mdri i&\.
Toi défnthàm bà, nhà thiro-ng ndy binh nhiéu
bay là it ?
Trinh ông, toi c6 dirçrc chirng hai tram.
Bà cô cho kè ngoai vào không ?
Bao ngoai toi cûng cho vào bêft.
Chd nhà ntréc C(S giiip bà không?
Xira rày không cô giûp khi nào hët.
Toi nghiêp, viêc nây thi nang Mm.
Pbâi, viêc nây nâng lâm thât, ma nhcr aa
Ghûa giûp^ thi chùng toi dùng dû luôn.
Toi th) cilng không giàn mtfy, song toi héft
— G6 -
ces quelques piastres que je vous offre
de bon cœur pour vousf aider.
S. Merci, Monsieur, le bon Dieu vous en ré-
compensera.
Fr, Bonsoir, ma sœur, je vais continuer ma pro-
menade.
S. Bonsoir, Monsieur .
Fr, Jean, passe par devant la maison de l'ins-
pecteur, vas jusqu'au tombeau de l'évê-
que d'Adran et tu reviendras par la route
de Tông-kêu.
An* Monsieur veut-il voir le jardin de la ville?
Fr. Passe par là seulement. Assez maintenant,
reviens directement à la maison.
An» Ce soir, Monsieur ira-t-il encore se promener
en voiture ?
Fr. Non, c^estassezcommecela pour aujourd'hui.
An» Je vais aller baigner le cheval.
Fr, Pas encore, il a trop chaud, il est tout en
sueur; prends de la paille pour l'essuyer
comme il faut, entre-le à l'écurie, tu lui
donneras un peu de paddy.
Fr. Phu*orng, quelle heure est-il?
An. Oui, Monsieur, il est près de sept heures,
Fr. Préparée la table.
An. Monsieur, elle est prête.
Fr. Sers le diner.
An M Monsieur est servi.
~ 67 —
làngnià dirng cho câc Là it dâng bac n^y,
xin bàlây My tbào.
Càm crn ông, xin Chûa ngày sau tr& công cho
ông.
Vay kiéfu bà ngbî, dé toi côn di dao chcri mot
cbût.
ông di bàog an.
Gioang, di ngang qua trurdrc nhà ông tbam
biôn va riét vô làng Bitc cha, rôi dâo qiia
ngô dàng Thuân Kiêu ma vê.
Thira ông tnnôa coi vtrom ông thirorng không ?
Di ngang qua dé ma thôi. Thôi bây gior mlnh
riéft vé nhà hè.
Thira tôi côn phâi dây xe cho ông di chcri nura
Ihôi?
Thôi, hôm nay di dft vira Mi,
Toi dâc ngi^a di tÂm.
Khoang dâ, nô e6n dô m6 hôi, di My ro'm ma
lau cho nô^ rôi dâc nô vào chuông ma cho
nô an It bôt lua.
Phirorng cri, gior thur m^y dô ?
Da, thira gân gid* thu* bây.
Don bàn di.
Thtra ông, don rôi.
Birng co*m.
Thira ùng^ birng rdi.
— 68 —
§ 5. — Une indisposition.
An, Monsieur, le soleil est déjà levé, il est six
heures passées.
Fr. Aujourd'hui je ne vais pas travailler, je suis
malade.
An. Monsieur veut-il boire de la médecine?
Fr. Quelle médecine?
An. De la médejcine annamite.
Fr. Non, je ne veux point de la médecine an-
namite.
An, La médecine annamite est très-bonne.
Fr, Peut-être, mais les médecins annamites sont
des ignorants.
An. Alors, Monsieur veut-il voir lé médecin
français ?
Fr. Oui, vas l'appeler.
An. Monsieur, le médecin va venir dans une de-
mie-heure.
Fr. Fais moi une tasse de thé avec un peu de
cognac.
Ayi* Monsieur, voici le médecin.
Fr. Invite-le à entrer.
Phu'crng, prends cette ordonnance, et vas
chez le pharmacien.
An. Monsieur, voici un purgatif, et voilà la qui-
nine.
Fr. Attends, je ne puis rien prendre à présent
parce que j'ai la fièvre.
An, Monsieur, a-t-il froid ou chaud ?
Fr, J'ai grand froid.
-• m
— Thira ông trtra rôi, qua séu gicr rôi.
— Hôm nay toi kh6 âr, cîi làm viôc không daug.
— ông cô mu8n utf ng thu6c không ?
— Thudc gi ?
— ïbira thutfc Ànnam.
— Không, toi không thèm udng thutfc Annam.
— Thudc Annam hay Mm chd.
— Cô khi hay, ma thây thudc Annam ddt nàt,
không biéft làm.
— Thira ông cô mutfn rirô'c thdy thuoc lèy
không ?
— Ù* dirçrc, chu di rirdc ông di.
— Thira trong nvra. gior niïa, thi cô thây thuâîc
dê!n.
— Chu di ntfu cho toi mot chén Ira làu, cùngché
mot chût riroru manh vào,
* ■ •
— Thu'a ông, quan thdy thuÔc âën.
— Mari Ang vào.
B(r Phu-crng, lây céi giây nây, di xuÔng tiôm
thuÔc mua thuÔc cho toi.
— Thu'a ông, câi nây là thuô'c xô, cài kia là thuô'c
rét.
— Khoang dâ, bày gior du-orng rét, utfng câi gi
chu*a du'crc.
— Thu'a ông lanh hay nông ?
— Lanh dfi' htm.
— 70 —
An» Voulez- vous de la tisane chaude ?
Fr. Oui^ mais de la tisane de feuilles d'oranger.
An. Fautril mettre du sucre dedans ?
Fr, Mets-en un peu,
§ 6. — Un petit voyage d^agrément.
Fr. Pbu*o^ng, mes supérieurs me voyant fatigué,
m'ont donné une semaine de congé; puis*
que tu es bon garçon, je veux t'emmener
avec moi promener quelques jours à
Bien hôa.
An, Merci, Monsieur; quand Monsieur partira-
t-il ?
Fr, Demain, parcequ'il faut faire les provisions
auparavant.
An. Que faut-il acheter ?
Fr» Achète huit pains; un kilo de jambon; un
fromage; une douzaine d'œufs de poule;
trois boites de sardines; trois paires de
poulets; un kilo de saucisson ; un paquet
de thé chinois; deux livres de café; deux
livres de sucre blanc et une bouteille de
bon cognac; pour le vin, tu en prendras
à la maison une douzaine de bouteilles:
n'oublies pas le sel et poivre.
An, Je vais acheter ces provisions de suite,
Fr. Ensuite tu iras louer une barque pour de-
main matin.
An. Monsieur, les provisions sont achetées et la
barque louéCi
— 71 -
Thira ông mutfa \x6ng nirdc nông khô.ig ?
\T dirçrc, niTi/c là cam ma thôi,
Phâi bô dircfng vào không ?
Bô mot chût»
Pfairorng, kè bê trêa thây toi yéfu, thi cho toi
nghi mot tuâa; ma b&i chu à tur têf cùng
toi, thl toi cho chu di Bien bôa ma chai
vdri toi.
Cam an ông; chitog nào di ?
Don mai di, vi côn phâi lo mua dô an trirac
dâ.
Phâi mua giâng gi ?
Phâi mua tàm 6 bành mi; bai cân thjt dùi beo;
mot bàob sua; mot chue Irurng gà; ba hôp
cà moi; ba cap gà; bai càn dôi beo; mot
goi trà tàu; hai cân cà-phe; hai càn dœorng
trâng; mot ve rffçru manh thii* t6t] côn
ru*çru chat thi My ru*çru or nbà, mu-cri bai
ve : lai dirngquèa dem raudi tiêu theo.
&é toi di mua bây gior.
Râi chû di mu'drn m$t chiéîc do daag défn mai
sdm ma di.
Thu-a ông, toi mua dô 4n réi, lai dô cûng
niiro'n roi.
— 72 -
fV. La barque a combien de. rameurs ?
An. Trois, Monsieur.
rr. A quelle heure la haute marée ?
An. À minuit.
Fr, Attention à partir à temps pour ne pas
rester sur le dos d'âne.
An. Monsieur, ne prends pas son fusil?
fr. Pour quoi faire ?
An, Si nous rencontrions des pirates.
Fr, Est-ce qu'il y a des pirates si près de Saïgon ?
An. 11 y en a toujours.
Fr. Alors prends mon fusil, de la poudre et des
balles.
An. Monsieur tirera-t-il les oiseaux ?
Fr. Quels oiseaux y a-t-il?
An, 11 y a des sarcelles, des 'aigrettes ; il y a
aussi des singes.
Fr. A quoi bon tuer les singes ?
An. Les annamites se servent de son fiel pour
faire de la médecine.
Fr. Quelle médecine ?
An. Pour guérir les rhumatismes .
Fr. Est-ce que lu as des rhumatismes?
An. Non^ mais les bien portants peuvent bien
en manger la chair aussi.
Fr. Si cela te fait plaisir d'en manger, j^en tire-
rai, c'est bien facile.
An. Monsieur^ a-t-il peur du tigre?
Fr. Jusqu'ici je n'ai vu le tigre qu'au jardin bo-
tanique. Je n'en ai point vu dans la forêt.
An, Je souhaite à Monsieur de n'en point rcu-
contrer, car il est Iros-féroce.
— 73 —
Chiéfc dô c6 mây têa chèo ?
Thira cô ba tén.
Chijrng nào nurdrc Idn ?
Thira nû-a dém.
Pb&i coi ma lui cho kip kéo bi giàp nirdc.
Thira ông không dem sûng tbeo sao ?
Làm chi ?
Sçr r&i cô g|lp ftn curdrp chftng.
& loi dây cô ftn cirdrp sao?
Tbi«ru gi.
Vfty tbi dem sûng va tbutfc d^n tbeo»
Tbira ông cô bin cbim kbông?
Cô cbim gi?
Cbim le le, cô; va kbl dôt cflng cô.
Un kbi dôt làm gl ?
An-nam dùng m^t nô ma làm tbuâc.
Làmthutfcgi?
Tbutfc nbiirc xircng côt.
Cbû cô nburc xirang c6t sao ?
Tbira kbông, ma ké manb dùng thit nô tbl
cûng bay,
Néfu cbû mu6n an, tbl toi bân cbo cbû; de
lâm.
Tbira ông cô sor cçp kbông ?
Xira nay toi tbtfy cop trong sff cop ma tbôi^
cbôr cop rjlrng tbi toi cbira tbtfy khi nào.
Tnà ông dCrngg^p cop tbi hcfn vi nô dû- lâm.
M. de C. 6
~ 74 -
Fr. Si j'en rencontre, j'ai mon fusil je le tirerai •
An. On ne le tue pas comme cela.
Fr. Mais si je lui loge une bonne balle dans la
tête.
An. Oui, mais si vous le manquez il vous tuera.
Fr. Tu viendras à mon secours.
An. Merci Monsieur, moi je n'oserais pas.
Fr. Ah I tu n'es pas brave.
An. Non, je chasserai bien les poules, les canards
etlespigeonsautourde ma cuisine, mais je
n'irai point chasser le tigre dans la forêt.
Fr. N'aies pas peur, je ne t'appellerai pas pour
venir avec moi,
An^ Merci Monsieur,
§ 7. — Sur les Voies et moyens de transport.
An. Est-ce que danslepays de Monsieur, il y a des
fleuves et des arroyos comme en An-nam?
Fr. Oui, il y en a, mais moins que dans ce pays-
ci; c'est pourquoi on trouve beaucoup de
routes pour les voitures et les piétons;
il y a aussi des chemins de fer.
An, Les chemins de fer vont-ils bien plus vite
que les voitures ?
Fr. Imbécile, tu n'as donc pas vu le tramway de
Saigon à Cholon, ni le chemin de fer de
Saigon à Mythe, pour me poser une pa-
reille question ?
- 75 —
Né(u toi g$p nô thl tdi Un né chéft di.
C6 ai dàm bâa nô vfty dàu.
Ma néfa toi nbâm ngang ÔC| ma dira mot mûi ,
thl nô phèi chéft di.
Pbài, ma nhir ông bâa hut, thi nô giéft ông di
tijrc thî,
Mu nô bât thi chu curu toi.
Me ôi ! toi không dàm.
h6l chu không cô gan sao?
Không; toi sftn bân gà vit va bô càu Itfi nhà
btfp, ttû giôi l&m; chd nhu* di s9n cop trôn
rirng, thi toi xin kiéfu.
Birng SOT, toi nôi chcri^ chdr toi không kêu theo
dâu.
Cdm an ông.
— Trongxur ông cô sông cô rach nhu* trong nu'ôc
Ânnam không?
— Cô, ma it hcrn xur ndy ; cho nên cô nhiéu dirârng
de cho xe chay va ngu'cri ta di; cûng cô xe
lù'a nijcsi.
— Xe lù'a chay mau bâng xe ngira không ?
— Bô dai, chu không thây xe Ifra Chçr-ldrn, va
xe Ifra M)r-tho làro sao, ma hôi toi déu ky
eue làm vây ?
~ 76 -
An. Je vors demaocle pardon, Monsieur, je n'y
pensais plus. Mais est-ce que les chemins
de fer iransportent beaucoup de mar-
chandises?
Fr* La plus, j^rand^ parîie des marchandises
sont transportées par les chemins de fer,
et les bateaux à vapeur.
An, Le gouvernement a fait une route pour aller
à Biên-Hôa, 41 y a une voiture publique,
pourquoi Monsieur ne Pa-t-il pas prise.?
'Ff# Je n'ai point d'affaires à Biên-Hôa, j'y vais
seulement pour me distraire et je n'aime
pas les voitures publiques; c'est pour cela
que j'ai préféré aller en barque pour être
seul.
An. En barque il faut toujours être assis ou cou-
ché, c'est bien pénible pour un européen.
Fr. Peu importe, je vais où je veux, je fais ce
qui me plait, cela me suffit.
An. Si Monsieur prenait aussi ses repas à l'anna-
mite, alors ce serait très-bien.
Fr. Tu voudrais donc que je mange dii poisson
salé, du piment et autres objets comme
vous ? C'est bien assez d'en sentir l'odeur.
An. Mais c'est une bonne odeur.
Fr# C'est une bonne odeur pour un annamite
peut-être, maig pas pour un français.
■ — 77 —
— Xin ông chd châp, toi quêa. Ma xe liSra châ*
hàhg nhiêu hay là ft?
— Xe lura va tàu thi thirorna: chô* dé nhiéu.
Nhà nirdc c6 làm dirorog di lên Bièn-Hôa, lai
cô xe chung lên dô , sao ông không di xe
ây?
Toi không c6 viêc gi trôn Biêa-hôa, toi dlchai
ma thôiy nèn toi không thèm di xe chung,
toi mudn di ghe ma thôi, vi mot minh thi
thong tiiâhorn.
(y dirai ghe phâi ng6i hay là nàm hoài, ngiroci
tây thi lây làm kho chiu lâm.
Hé gl dâo, toi muitï di dâu thi di, muân làm
gi thi làm, nhir vây thi vui hcrn cho toi.
Phâi ma ông cûng an dô an-nam, thi tôt hcra
nfra.
Chu muCfn cho toi an mâm, âl va càc dÔ nhir
chù an sao ? Nguri ma coi thi dû.
N6 bay mùi tbcfm lâm.
Aa-na'n liïylàm thc^m thi phài, ma ngirori tây
lây làm thcrm khôag dang.
78 —
§ 8. — De la mastication de Parec et du bétel.
— Un côté des mœurs annamites •
An. Monsieur a-t-îl quelquefois mâché du bétel
et de l'arec?
Fr, Jamais, je trouve cela trop malpropre, sur-
tout chez les vieilles femmes dont on voit
la langue et les lèvres toutes rouges, com-
me si elles saignaient de la bouche.
An. Les français n'en ont pas l'habitude, mais
les annamites ne peuvent pas s'en passer.
Fr. Que mettez-vous donc là dedans pour le
trouver si bon ?
An* Il y a une feuille de bétel, avec un peu de
chaux blanche et un quart de noix d'arec.
JFr. Vous n'y ajoutez pas autre chose ?
An. Il y en a qui ajoutent un peu de tabac.
Fr. Mais dans tous ces objets je n'en vois aucun
qui soit bon.
An» C'est parcequ'ils parfument la bouche, et
quand on mange à l'annamite, c'est néces-
saire. En effet, le poisson salé n'est guère
parfumé, après en avoir mangé il est be-
soin de quelque chose pour en faire passer
le goût. Est-ce que dans le pays de Mon-
sieur on n'use pas de quelque chose pour
remplacer le bétel et l'arec?
Fr. Non, on fait son repas; le repas fait, quel-
que*uns fument une pipe ou un cigare^
— 79 —
— ông cô àa trâu khi nào chira ?
— Chtra c6 lân nào héft; toi Itfy là m g&m lâm,
nfaftjrl; là khi tbtfy mây bà già hay âa trâu,
cài miông ho dô lôm tor nhu* màu troog
miêDg ma chây ra vây.
— Ngirori langsa chura quen an, ma cô nhi^u
ngvrôri annam fin quen vôi hà không dâng
dô.
— Ho bô gidng gi vào, ma Itfy làm ngon vây?
— Cô mot miéfng trâu têm, vô^i mot chût vôi trâng,
va môtmiéngcau màthôi.
— Ho không thêm gitfng gi khàc nita sao?
— Cô kè xïa mot chût thuôc nfira ma thôi.
— Ma trong mây mon dô, toi không thây môri
nào ngon héft.
— Vi nô làm cho thorm miêng, va khi an dô an-
nam rôi, thi phâi an nô. VÔn miim châng
phài là dâ thcrm m^y, non khi an nô rôi,
thi phài an câi chi vào, cho mât mùî £y di.
Vây, trong xiï ông ngirôi ta không dùng
sv* gi thay vjr triu eau sao ?
Không, h8 &n rdi, kê thi hiit mot di^tt thutfc
hay Id mÇt âiëwxigà, cô ké thi không hût,
— 80 —
les autres rien.
An. Ici il y en a beaucoup, surtout les gens âgés,
qui chiquent toujours.
Fr. En effet, les journaliers ne font presque rien ;
on les trouve toujours accroupis occupés
soit à rouler une cigarette, soit à prépa-
rer une chique. Si seulement, après avoir
allumé leur cigarette et préparé leur chi-
que, ils travaillaient; mais non ils restent
assis à causer ensemble comme de vieil-
les femmes.
4^. Est-ce qu'en Europe on paie les journaliers
aussi cher que par ici?
Fr II y en a beaucoup qui travaillent pénible-
ment toute la journée, et qui ne reçoi-
vent que les deux tiers de la paye d'ici.
An» C'est bien peu, comment font-ils pour vivre,
car le pain, et les autres objets que man-
gent les Européens, sont bien plus chers
que les vivres annamites et le riz?
Fr. Aussi les Européens ne sont point prodigues
comme les annamites; ici vous achetez
une foule d'objets inutiles; en France on
n'achète que le nécessaire.
Si les Annamites n'achetaient que le néces-
saire, beaucoup deviendraient riches ;
mais la plupart sont pauvres, car quand
ils ont de l'argent, etils*ne peuvent le gar-
der, tout ce qu'ils voient leur fait envie^ et
ils l'achètent de suitct
Aussi comme U9 maisons annamites sont
— 8i —
va cûng không an gitng g\ hëU
(T âây cô nhiêu ngirori, nhiït là mdy ông già
ho an tr£u hoài.
tr phâi; bfti vây mfty ngirôrî di làm xâu, ho
làm biéfng qud chirng, tbfty ho chùm nhum^
lo vtfnthudc têmtrâu. Lai ph&i ho d^f thuClc '
têm trâu râi^ ho cur làm viéc, thl thôi t Câi
nây ho nhû'ng dum ba dum bày ma nôi
truyêa nhir mtfy bà già*
Gh<î* bên tây c6 trâ tien làm mirda mât, ni tr
bênnfty không?
Co nbiéu kè chiu khô nhgc cà ngày ma làm
viêc^ mà.tién mird'a thl it hao bâng bai bàr g
ba bêa nfty.
It qud, ho làm sao cho dû Sn; vl dô ngirori (ây
an, tbi m&t ho'n dô aa-nam ?
Bori do cho nên ngiTcri tây ch&ng cô phd câa
nhir ngirâri an-nam ; à dây anh em hay mua
nhiéu dô vô Ich lâm; cho* bên tây ngu'dî ia
mua nhû'ng dô cÂn dùng ma thôi.
Ph&i màngu'd'i an nam bié^t à tiéft kiém, mua
dô cân dùifg ma thôi, thl c6 khi nhiéu ko
giàu cô lâm; màkénghèo thl dông, là tai hë
cô4ông nào thi giû* không d&ng, vi hë thâty
cdi g^ vijra bung, thi mua turc thi.
Cho nên nhà annam budn hiu là àvcàng nàct
— 82 —
tristes; il n'y a point de meubles, point de
chaises, on ne sait où s'asseoir; il faut se
mettre sur les planches, où ils couchent
sur des nattes sales remplies de punaises.
An, Il y a des Annamites qui sont mieux, ils ont
des maisons couvertes en tuiles, des chai-
ses pour s'asseoir, et du vin au lieu de thé à
offrir aux Européens qui les viennent voir,
Fr. Oui; ils ont des verres, mais ils ne savent
pas les laver, ils sont si sales qu'on pour-
rait regarder le soleil au travers sans
avoir mal aux yeux.
An. J'avoue que pour la propreté, les Annamites
sont encore bien loin des Européens.
Fr. Si au moins quand vous avez appris à être
propres, vous vous efforciez de vous en
souvenir toujours, mais non vous retour-
nez de suite à vos anciennes habitudes.
§ 9. — Des fruits et productions du
pays — Débarquement.
fV. Toutes ces barques chargées de fruits d'où
viennent-elles et où vont»^lles?
An. Ce sont les barques de Tân-triêu, c'est la sai-
son desfruits, elles vont les vendre à Saïgon,
Fr. Quels sont ces fruits ?
An. Il y en a de toute espèce: il y a 1? des oran-
ges grosses, et petites, 2= des citrons,
3^ des pamplemousses blancs et rouges.
— 83 —
Vi dâ dac khôngc6, ghê dâng cung kh6ng;
nên kbi cô tdri nhàho, thi phài ngôi trêo van
râm hay trii chien dây tinh nhu'ng rêp.
C6 nhiéu ngirori an-namkbà hcrn, cô nhà ngôi,
ghéf d&ng cûng c6; cho nên kbi ngirôri tây
défn tbam tbi bo lAy vu'oru ma dfti tbéf vl
tpà.
Û*, ho cô ly cô chén ma không kbi nào ho
rira béft, dé dcr cày, défn d5i gicr câi ly lên
tbl không th&Y sir gi bên kia bét.
Toi cbiu tbât ngircri annam If dcr lâm, không
bàng ngirori tây.
Phài chi khi anh em tâp biéft sir sach se rôi,
thi anh em giû* t Ma không; cur gifr miéfng
cfl hoài.
^^a^^S)^^!^'^-^
Mtfy chiéfc ghe chô* Irai ndy ff dâu ma d^n,
va ho di dâu \ây?
Bô là ghe miôt Tân-triéu; tdri mùa trdi , bo
chfr xuâng Sài gôn ma bàn,
BôlàtrAigivây?
Cô dû cdc tbâ* :
1 là cam va quit, 2 là chanh,
3 là birfti «rang birfti dô,
— 84 —
4? des mangues, S? des mangoustans,
6* des jaquiers, 7? des pommes-can-
nelles, 8= des pommes d'acajou, 9^ des
noix d'arec fraîches et desséchées, 10?
du bétel, IIÊ du poivre, 42^ des pa-
tates, 13? du manioc, 44? du gingembre^
15? des pistaches, 16? des raves, 17? des
courges citrouilles, 18? des melons d'eau,
19? des calebasses, 20? des cocos, 21?
des caramboles, 22? du tamarin, 23? des
goyaves, 24? des cannes^à sucre, 2S? des
bananes, 26? des grenades et le reste...»
Fr. Ce pays est bien fertile?
An. Oui, le pays est bien fertile, mais c'estpéni-
ble d'y demeurer,
Fn Pourquoi?
An. C'est parceque pendant toute la saison des
pluies les habitants sont touj ours malades .
Fr. À quelles causes attribut-on ces maladies?
An» On dit que c'est parce qu'ils emploient les
excréments de vers â soie pour engraisser
leur bétel, et pendant les pluies, ce fumier
se mêle à l'eau pour corrompre l'air et
l'eau.
Fr. En ce monde il n'y a pas de bonheur pur,
les peines s'y mélangent toujours.
An. Est-ce qu'il y a des endroits comme cela
dans votre pays ?
Fr, Sans doute, il y ea a comme cela par toute
la terre.
An, Encore un coude et nous arrivons*
— 83 —
4 là xoài, 5 là m&ng eut,
6 là mit, 7 là m&ng céu,
8 là trài dào^ 9 là eau gidy va eau khô,
10 là trdu^ 11 là tiêu so,
12 là khoai laug, 13 là kboai mi,
14 là gxrngj 15 là dflu phông,
16 là eô câi, 17 là bi dao,
• ISlàdu-ahâu, 191àbâu,
" 20 là dura, 21 là khéf,
22 là me, 23 là 6i,
24 là mia, 25 là ehutfi,
36 là luru vân vân...
— Xirâydtftttftlàmsao?
— Phàî, xvcAy dtft tdt que ehirng, ma khô fr.
— Sao ma khô ér?
— Vi hë mùa mu*a, Ihi ngu'ori xur ,dô dau hoài.
— Vi cdnào ma ho dau làm vây?
— Nghe nôi xur tfy ho dùng pbân fâm ma bô
trâu, èho nên khi défn mua mœa, thi phàa
&Y làm eho khi va nu'ôre ra dôe.
— & d,r*i m gian ndy cbâng c6 phu-<Jc th^t, vi
hàng eô sir kh^n kbô lôn vào luôn.
— Trong xiir ông eô ncri nào nhu* vây không ?
— Thiêfu gi xur làm vây dâu lai không cô.
— Côn mc)t khiic sông nû-a thi ta vô vàm.
— 86 -
Fr. Bis-leup les d'aborder au pont de Pinspec-
tioa. Je vais faire une visite au comman*
dant de la citadelle.
An. Monsieur reviendra-t-il souper ici?
Fr^ Non, j'irai souper et coucher chez un ami,
car je ne puis dormir sur la barque, il y
a trop de moustiques^ et tu as oublié ma
moustiquaire. •
An. Je n'ai pas osé la prendre, parce que le toit
de la barque est trop bas pour la suspens
dre.
Fvt Tu vois lés éclairs, le tonnerre gronde, la
pluie menace, allons vite.
An. Faut-il laisser les effets de Monsieur sur
la barque ?
Fr, Laisse-les là, mais couvre-les bien de peur
de la pluie.
An, Monsieur, il fait noir, faut-il allumer la lan-
terne ?
Fr^ Veux-tu donc nous faire happer par le tigre ?
Prends mon fusil, c'est assez, marche.
An. Ceux qui sont sur le fleuve vont avoir à
souffrir cette nuit.
Fr. Pourquoi cela ?
An. C'est qu'il va y avoir une tempête; nous nous
avons la chance de l'éviter.
Monsieur, nous voilà arrivés.
Fr. Bien, tu vas descendre à la cuisine; demain
je t'appellerai pour partir.
-^^
— 87 —
Biéu ho ghé lai cAu quan; toi di thâm ông
quan don mot chut.
Thira rôi ông c6 tràr vê ma an ccrm không ?
Không^ toi &n ccrm va ngù trong nhà b§in hiru
toi; chd b àxxàx ghe toi ngù không dâng, tI
muôi nhiéuquà, lai chu quên dem cdi mùng
tbeo.
Thira toi không dâm dem theo, vl mui ghe
théfp qud, nén giang léo không dirorc.
Chu thtfy sâm sét, trâd gâm coi bô mu'a, ta di
cho mau.
Bô dsic cùa ông dé du'dri ghe bay sao ?
fié Ici d6; phâi dây cho tir téf, kèo mu'a taie
vào.
Thtra ông, trori tÔi qud, thâp dèn không ?
Chdr chù mutfn cho cop bât ta sao; lây cày sûng
dem theo, thôi^ di.
Bêm nây m^y ngu'cri du'di ghe phâi cifclâm!
Sao ma cure ?
Vi se cô dông \& bâo bùng; ma ta lành khôi,
non cô phu'dc lâm.
Thura ông, tdi nhà rôi.
Thôi, xuông du'dri nhà bép; mai khi nào vé>
toi kêu.
88
LE MAITRE ET LE DISCIPLE.
Maître, Mon enfant^ comment vous appelez-vous?
Disciple. Je m'appelle Pierre Càa.
JU. Quel âge avez-vous ?
/>• Monsieur, j'ai douze ans.
il/. Êtes-vou* chrétien ?
/)• Oui Monsieur, je suis chrétien d'origine.
M. De quel village venez-vous ?
Z). Monsieur, je viens du village de Gô*công
près de M!-tho,
M. Avez-vous déjà été à l'école?
/>• Je suis allé à Ml-tho où j'ai étudié deux anst
JU. Qu'avez- vous appris à l'école de G6-công?
D. J'ai appris à lire les caractères quôc ngû*.
M. Avez-vous aussi appris à écrire?
/)• Oui, Monsieur.
M. Le maître d'école de Gô-công vous a-t-il
appris autre chose?
D. Il m'a encore appris un peu d'arithmétique.
M. Et à Técole de Mï-tbo qu'avez-vous appris ?
D, k l'école de Mï-thoj'ai appris à écrire.
il/. De plus, avez-vous appris l'arithmétique?
/). Oui, Monsieur.
M. Savez-vous faire l'addition, la soustraction^
la multiplication et la division?
/>. Oui, Monsieur.
•I
— 89
CÂU NÔl TRUYÉN.
TuXy \X Hoc trô.
Nhô, trôlèngi?
Thira toi tên là Vôrô Càa.
Trô m&Y tu6i ?
Thira thây, toi mircri hai tu6i,
Trô^cô dao không ?
Thira cô, toi là dao dôag.
Trè ô" làng nào ma dëa dây ?
Thira toi ô* làog Gô -công gân Mï-tho.
Trô di hoc trirorng nào chvra?
Thira toi c6 di trurârag MIrtho, hoc d$ng hai
nftm.
(J trirorng Gô-c6ng hoc di gl?
Thira toi hoc chû* qutfc ngû*.
Trô cûng c6 tâp viéft chd?
Da, thira toi cûng c6 tâp viéft nfra ?
Thây giâo trirorng Gô-công cô day câi gikbéc
nfra không?
Thira cô day toi phép toàn uiO* !*•
Ma trô hoc di gï tai trirorng Mï-tho ?
Thira toi tâp viéft.
Lai trô cô hoc toàn nfra khôpg?
Da, thira cô.
Trô cô biét phép cong, trir, nho^n va phép
chia chira ?
Da, thu'a toi biê't.
il/, de C. 7
— 90 —
M. Vous n'avez pas appris autre chose ?
D. Pardon, Moiisieir, j'ai commencé à étudier
le français.
M. En savez-vous beaucoup ?
/). J'en sais peu, je sais lire, et écrire; j'ai étu-
dié la grammaire jusqu'aux verbes passifs,
c'est tout.
M, Alors vous entrerez dans la Iroisième classe;
et si vous étudiez bien, b entôt v^us mon-
terez en seconde.
M. Maintenant allez demander au thdy que voilà
de vous indiquer votre lit au dortoir, et
votre place au réfectoire.
D. Bonjour, Monsieur, monsieur le Supérieur
m'envoie vous demander de m'indiquer
mon lit au dortoir et ma place au réfectoire,
' Th. Comment vous appelez-vous?
/;. Je m'appelle Pierre Cùa.
Th, Vous êtes un nouvel élève?
D. Oui, Monsieur.
Th. Suivez-moi, nous allons monter au dortoir.
Voici voire lit.
Rappelez-vous qu'au dortoir il n'est jamais
permis de parler avec ses camarades.
Tous les jours, aprè^ vous être levé, il faut
pher votre couverture et la rouler autour
de votre traversin.
Ensuite vous descendrez vous laver la figure
et les mains.
M?ïinfenant descendez au réfectoire; voici vo
tre place.
- 91 -
Trô khôDg hoc gi nû*a sao?
Thira c6, toi mdri hoc tiéfng lang-sa,
Trô biéft bao nhiôu ?
Thira toi không biéft bao nbiêu; toi biéft doc
va biéft vîéft: lai côn meo thi toi hoc it dieu
7 • • •
ma thôi.
Vây thi trô b Idrp ba; ma nhir trô siông n&ng,
thi it làu dirgrc lên Idrp nhi.
Bây giôr lai thây d6, ma xin ngirciri chi chd ngà
va chd ngôi trong nhà ccm.
Chào thdy, thây bé trênbiéutôi lai xin thày chl
chô ngà va chd ngâi trong nhà cam.
Chiitêngi?
Thira toi ton là Vêrô Cua.
Chu là hoc trô mai pbâi không ?
Da^ thu'a phAi.
Théo toi ma lên nhà ngà; dày là cài giifGfng
trè.
Trô phài biéft trên nhà ngu câim châng kbi
nào nên nôi truyôn vdri anh em ban héît.
Moi ngày khi sang thurc dày roi, thi phài cuf'n
m en va cài gdi.
Rôi thi xutfng ma rura màt.
Bày gicr xuCfng nhà ccrm; dày là chô trô
ngâi.
.«« qo
A présent allez sur la cour jouer avec vos
camarades.
Quand vous entepdrez la cloche, il faudra
garder le silence, et vous mettre en rang
pour aller au réfectoire.
M, Mettez-vous à genoux pour réciter la prière.
Maintenant asseyez-vous pour la classe.
Pierre, récitez le premier chapitre du caté-
chisme.
Vous ne j-avez pas suffisamment votre pre-
mière leçon vous me la réciterez encore
une fois demain matin.
Jean, prenez votre Ancien Testament, et lisez
lentement et distinctement.
Relisez de nouveau, c'est trop vite.
Comme cela c'est mieux.
Comprenez-vous le sens de cette phrase?
/). Oui, Monsieur, je comprends.
M, Traduisez-la eu annamite.
D* Au commencement Dieu créa le ciel et la
terre.
M, Cesl exact.
Jacques, lisez à la suite.
Ce n'est pas cela, vous vous trompez.
Prenez garde, vous avez l'air bien dissipé.
Maintenant prenez vos cahiers, vous allez
écrire une page pendant que la deuxième
division récitera sa leron.
Yolre cahier n'est pas propre, c'est la mar-
— m —
Thôi, bây gior d\ ra ngoài sânmà chcri vo*i anli
em.
Khi nàonghe chuôngrung, thi phâi làm thînh
va sâp hàng ma dt vô nhà ccrm.
Oui gëi lên ma doc kinh.
NgÔi xuâfig ma trâ bài.
Yêrô Ira bài sâch phân, phân thir nhurt.
Mây không thuôc cho du, mai sdrm phâi trâ
bài 19,1 •
Gioang lây SâmTruyéncùmàdoc vàdocchtlm
châm va cho tir të.
Boc lai, mau quâ.
Nhir vây kbâ.
Mây hiéu câu nây không?
Thira toi hiéu.
Nôi ti^ng an-nam coi.
Thu* dâu hët Birc Chùa Trô-i da dirog nén
tràri dât.
ir, truDg d6.
Gia-cô-bê doc ti^p theo.
KhÔDg phâi, mây doc sâi.
Mây phâi gitir minh, coi bu ly lâc lam.
Bây gior lây tâp ma viêt mot ti ang dang khi
Idrp nhi trâ bài.
Tâp mây dcquâ, dô là dâu Ihâng làm bi«fng.
— 94 —
que d'un paresseux.
Ces lettres sont mal écrites, lesiines penchent
d'un côté, les autres de l'autre, ce n'est
pas bien.
Ce cahier est bien.
Continuez d'écrire comme cela, mon enfant,
et vous aurez un prix à la fin de l'année.
Si vous étudiez bien^ le soir je vous racon-
terai une histoire.
L'heure est passée, après la prière vous irez
jouer sur la cour une demi-heure; ensuite
vous entrerez à l'étude faire votre devoir,
D. Monsieur, un tel m'a battu.
M. Qui est-ce qui vous a battu ?
Z>. C'est celui-ci.
jW. Venez ici. Pourquoi vous êtes- vous battus?
D. Monsieur, je sortais de l'étude, il m'a poussé
et m'a fait tomber; alors je me suis fâché
et je l'ai frappé.
M. Et vous pourquoi l'avez-vous poussé ?
D. Monsieur, ce n'est pas ma faute, j'ai butté
contre une pierre.
M* Faites la paix, et ne vous fâchez plus désor-
mais.
/)• Monsieur, celui-là m'a dit des sottises.
M» Qu'est-ce qu'il vous a dit?
D. Je n'oserais pas le répéter, c'est une parole
sale.
il/. Vous faites bien, jamais il ne faut dire de
paroles sales.
Pardonnez-lui et ne vous fâchez plus.
/). Oui, Monsieur^ je lui pardonne.
- 95 -
Chfr nây ti^t x&u qud, chur thi xiên bên no,
chu* tbi xeo bên kia, không xong.
Û*, tâp nây kha.
Hây cur viê't làm vây, thi Aën cutfi nàm dang
pbân thiràng.
Vi bâng bay hoc tfr té!, thî tÔi tao noi mot
truyên vui cho bay nghe.
Bà qud gicr rôi; doc kinh rôi thi bay ra ngoài
sân ma chcri nù'a gio*; rôi vô nhà hoc ma
làm bài.
— Thira thây anh kia dành toi.
— Bura nào dan h mdy ?
— Thira anh nây .
— Lai dây; sao ma bayddnh Ion V(/i nhan làm vây?
— Thira thây toi 6" trong nhà hoc md^i ra, ânh
xô toi mot cài té nhào; toi giân qud, nên toi
itim dành ành.
— Côn mây sao mdy xô no?
— Thira thdy cô phâi tai toi dâu, là tai toi vàp*
— Thôi, làm hoà di, tir nây vê sau dirng c6 giân
nhau nù'a.
— Thira Ihây anh nây chir<5ri toi.
— No chircri mây làm sao ?
— Thira tue qud ! loi không ddm n6i lai . ^
— ir phâi, vi châ ignên noi tue khi nào,
Thôi, thalôicho nô, dirnggiânnû'a,
.— D i, Ihira toi vurng.
>ft-
96
Af . Êtes-vous content d'être au collège ?
/). Monsieur, je suis très-content; seulement ce
^ qui me rend triste, c'est que cette année il
faudra passer les examens, et puis quitter
le collège.
iH. Vous ne pouvez pas y rester indéfiniment;
vous êtes grand, ilfaut songer à gagner
votre vie.
/). Oui, mais jusqu'ici je n'ai eu aucun souci;
désormais il me faudra penser à ceci à
cela, de quoije n'ai pas l'habitude,
M. Peu-à-peu vous vous y habituerez.
D. Oui, mais je ne vous aurai plus près de moi
pour vous consulter.
M. Sans doute, mais jusqu'ici vous étiez un en-
fant; maintenant vous êtes un homme.
D. Oui, mais étant un homme sans expérience,
je me tromperai bien des fois.
M. Il n'y a pas d'homme si habile qui, au début,
ne se trompe souvent.
Souvenez-vous bien de ceci, c'est que vous
avez étudié beaucoup, mais que vous ne
savez pourtant pas grand'chose ; ainsi
donc ne vous en enorgueillissez pas.
D, 4iKos anciens condisciples, à présent qu'ils ont
un traitement du gouvei*nement, ne nous
regardent plus, pourquoi cela ?
Mn C'est parce que ce sont des orgueilleux; n'i-
mitez pas leur exemple.
— 97 ~
— Chu b nhà trirorng ce lây làm vui không?
— Thira thây, toi lây làm vui lâtn; ma cô mot
déu làmchotôi buÔD, là vi nàm naytôiphâi
di thi, rôi ph&i ra kbôi nhà trirorag.
— Chu b dcri không durorc; vi chu Idrn rÔi, nên
phài lo ma làm àa.
— Da, ma xu'a rày toi không lo su* gi héft ; ma
tu* nây vé sau toi phài lo déu no déu kia,
toi Chu'a quen bi^t,
— Lan lân thi quen.
— Thu'a phài, ma toi cbàng c6n b gân th£y cho
d&bg thây an ai toi.
— Phài, hôi tru'drc thi côn nhô dai, ma bây giô*
Idrn kbôn rÔi.
1 — Thu*a phài, ma b&i vi toi chu'a cô tri ma lo
i viêc no viéc kia, thi phài Mm loi nhiéu htn.
\ — Ngu'O'i nào , dâu giôi mac long, thi ban dâu,
cfing phài 1dm Idi nhiéu khi.
Chû phài nhdr déu này, thuô* nay chu dâ hoc
nhiéu, nhirng ma chu'a biét mây, cho nên
cher sanh long kiôu ngao khi nào.
— Bô^i tai làm saomà nhîhnghoctrô cfi xira kia,
khi dà dfing an lôc nhà nu'd^c rôi, thi nô
ch&ng thèm ngô déo ta nj^a?
-— Bô^i tai nô cô long kiéu ngfo; ebo nèn dCrnç
bât chu'ôrc nô»
— 98 —
D. Il y en a quelques-uns qui ne font pas com-
me cela.
fii. C'est que ceux là sont vertueux; imitez-les<
M. Vous étudiez depuis combien d'années ?
D, Monsieur, j'étudie depuis bien longtemps,
depuis six ans déjà.
M. Avez-vous passé vos examens ?
/). Oui, Monsieur.
M» Ou'«llcz-vous devenir maintenant ?
D\ Monsieur, je n'en sais rien.
M. Pouvez-vous être interprête ou bien maître
d'école ?
Z). Je voudrais être maître d^école; mais si l'on
m'envoie chez des païens, là où il n'y a ni
église ni prêtre, ce sera bien difficile.
M» Vous avez raison, car vous devez avoir soin
de votre âme avant tout.
D. Je suis chrétien, et je ne veux pas pour quel-
ques piastres exposer mon salut.
M. Ayez confiance, priez le bon Dieu, il aura
soin de vous.
/). Il y a des hommes bien mauvais, qui ne par-
lent de Dieu que pour l'offenser, je ne veux
pas être de ce nombre.
M. Il y a hien d'autres dangers que vous ne con-
naissez pas encore.
J), C'est pourquoi je crains de me trouver sans
personne qui puisse me conseiller.
— 99 —
C6 mot a ngirori không c6 an If nhir vây •
Là b*i vi kè rfy c6 long dao dijrc, thi phâi bât
chtrdrc nhir vây.
Chu hoc dà mâty nàm nay ?
Thira thây toi hoc lâu lâm» dang sàu n&tn nay.
Chùdithichira?
Thira toi di thi r6i.
Bây gicr chu tinh làm gitf ng g\ ?
Tbu-a thây toi chu*a biét.
Chu làm thông ngôn hay là thây giâo du-çrc
không?
Tbu'a toi mudn làm tbây giào; ma nën ho sai
tôidixù'kèngoai, không cônbà thor, không
cô tbây câ, thi khé lâm.
N6i làm vây thiph&i, vi tru*drché?t, phàilovîêc
r5i linh hôn dâ .
Toi là ké cô dao,cho nên toi không muÔn lieu
minh mât phân linh bon, vi it dông bac
dâu.
PhAi trông cây va câu xin cùng Chûa phù hô
cho.
C6 nhiêu ngu*ori xâu, hay nôi pbam tbu'çrng
dën Chùa; cho non toi không mutfn làm
ban vdi nô«
Côn nhiéu sir hièm nghèo nCta, ma chu không
biéft.
Bôri dô cho nên toi sor ô* mot mlnb, không ai
khuyôn bâod^y dô.
M. Plaise h Dieu que vous ayez toujours ces sen-r-
timents, alors je ne crains rien pour vous.
/). Priez Dieu que je me souvienne toujours de
voç bons enseignements,
M. Je penserai toujours à vous, et si vous vou-
lez m'éerire je recevrai vos lettres avec
plaisir.
UN PÈRE ET DES CHRÉTIENS.
Chrétiens. Père, nous venons vous présenter nos
hommages.
Père. Mes enfants, je vous remercie.
Ch. Le père vient pourêtre pasteur de la paroisse.
P. Oui, Monseigneur m'envoie pour prendre
soin de vous.
C/i. Le père est en Annam depuis plusieurs an-
nées?
P. Depuis dix ans.
Ch. Le père se porte-t-il bien?
P. Je ne suis pas aussi fort que quand je suis
arrivé, mais je me porle encore sulTisamr
ment bien.
Ch. Le père a-t-il été malade?
P. Oui, j'ai été un peu malade comme tous les
Européens qui viennent en Annam, mais
maintenant je me porîe bien. Le pays
d^\unam est bien ebaud; c'est pénible
— 101 —
Chdr chi chu c6 lôog t6t nhir vây luôn, thi tôî
khÔDg SOT sur gi cho chu béft.
Xin thdy giùp làri câu nguyôa cho toi dang.nhd'
nhû-ng lori thây khuyên bào loi luôn.
Toi nhdr âën chu luôn, ma n«u chu mutfn g*i
thcrcho toi, thx toi vui mirngmà chiu Itfy.
CÀU NUI JRUYÉN.
Mot Cha vX B6n Bao.
— Lay Cha, chung con âën mtrng cha,
— Ù*, giâ crn, chùng con.,
— Thu'a cha défn ma cai ho ndy sao ?
— Û*, phâi, Birc Cha sai toi dêfn dây ma coi soc
anh ern.
— Thu'a cha or nu^dc Annam dang bao lâu nay ?
— fiang mu'ô'i nâm nay.
— Thu'a cha dang sirc khoè luôn không ?
— Cha không dang sirc khoè cho bâng khi moi
qua, dâu vây mac long cûng.côn kha.
— Thu'a cha c6 dau khi nào không ?
— Cha cûng c6 dau nhu* mtfy ngffài tây qua nu'drc
nây vây; ma bây gior héft rôi, Nu'ô'c Ânnam
nong nirc qua, nêncirc chonguôi tûy lâm;
phâi ma c6 miui ianh thi d? chiu.
~ 102 —
pour les Européens, S'il y avait une sai-
son froide ce serait supportable.
TA, Père, au mois de Décembre il fait pourtant
bien froid.
/** Oui un peu, mais cela n'est rien,
Ch. Mais s'il faisait froid plus que cela, nous
péririons tous,
P^ Vous ne péririez pas plus que les chinois et
que les autres habitants des pays froids,
au contraire vous deviendriez plus forts.
CA. Dans le pays du père, est-ce qu'il fait bien
froid ?"
1\ Tous les hivers il tombe de la neige; souvent
dans les étangs et les rivières il y a un
ou deux décimètres de glace à la surface
de l'eau.
Ch. Uolà ! et comment font ies barques pour na-
viguer ?
P, On les laisse au repos.
C'A. Où prend-on de l'eau pour boire?
P* Dans les puits profonds, car là l'eau ne gèle
pas.
C'A. Dans les lieux où il n'y a point de puits pro-
fonds comment fait-on?
P. On brise la glace pour puiser l'eau, ou bien
on prend des morceaux de glace pour les
faire fondre sur le feu.
CA, Dans ce pays-là, c'est bien pénible,
P. Aussi malheur aux paresseux, ce sont eux
qui meurent de froid et de faim.
— 103 ^
— Thtra cha cWn thâng chap, tii lanh lungldm.
— Cûng c6 lanh, ma lanh làm vây c6 ra cai gi
dâu?
— Ma néfu lanh hcrn nfira thi ta ch^t hê't.
— Anh em không chéft dâu; ma anh em ra manh
më nhir ngirM chéc va nhfrog nsirc>i ^ xir
lanh vây.
— Thira xù* cha lanh lâm không?
— Béfn mùa lanh thi c6 tuyêf* xudng, lai nirdc
sông va nirdc ao dông lai tdi hai bà tâc.
— Cha châ ! vây thi ghe di làm sao dirorc ?
— Làm vây thi ghe dâu lai ma nghi.
— Thu'a côn nu'ac utfng thi làm sao ?
— Ilo lây nirc^c du*dri giéfng sâu, không c6 dông
lai.
— Cùn nori nào không c6 giëng sâu, thi làm sao?
— Ho dâp nirdc dông ra ma mue niro'c ô* du'di,
hay là lây mot miê'ng nu*de dae ma nâu cho
u6 ra.
— (y xir dé thi eirc lâm.
— Cho nên khô'n cho ké làm biéng, vi no phâi
chO^t lanh hay là chê't dôi.
— 404 —
Ch . Nous ne voudrions pas être dans ces pays-là.
P. Les hommes ne choisissent point leur pays
pour naître, ils paissent là où Dieu veut*
Ch. Le père veut-il retourner dans son pays?
P. Dieu m'a inspiré de quitter mon pays pour
venir dans celui-ci, pourquoi y retourner?
C/ï. M?is le père a encore son père, sa mère et des
parents^ pourquoi n'irait-il pas les visiter?
P. Je les ai laissés tous, à quoi bon les revoir^
Ch , C'est beau cela^ mais tout le monde ne pour-
rai t pas en faire autant.
P, Aussi ce n'est que par le secours de la gr&ce
de Dieu que je l'ai pu faire.
§ 2. — Avec le Ohef des dignitaires.
P, ôug trùm, combien il y a-t-il de chrétiens
dans la paroisse?
Chef d«s dignitaires, père, il y en a un millier environ.
P. Sont-ils tous d'anciens chrétiens ?
Ch. Père, il y a sept cents anciens chrétiens, les
autres sont nouveaux.
P. 11 y a-t-il des' retardataires, des mal mariés,
'des apostats?
Ch. 11 y en a quelques uns seulement.
P. Combien il y a-t-il de dignitaires dans la
paroisse ?
Ch. Il y en a quatorze.
P. Sont-ils tous fervents ?
Ch. Pas tous, il y en a quelques-uns qui sont adon-
nés à la boisson et d'autres qui fument
l'opium.
— 105 —
— Chûng con kbông mutfn à xû dô.
— Ngirori ta chon xir ô* không durorc; Chûa mudn
cho ta à dâu thî phài if d6.
— Thira cha c6 mudn trà* vê xiir cha không ?
— Chùa giuc long cha bô xur ma qua dây, côn le
nào ma mu^n vé nura ?
— Cha côn cha me bà con, sao cha không trà" vê
ma th&m ?
— Cha bô cha me bà con vi Chùa, cho nên tvlf
vé ma th&m làm chi ?
— Cài th) tdt thiét, ma li ké làm dang nhir vây.
— Cho nên, nho* crn Chûa giùp, thi cha mai
dirorc nhir vây.
— ông trùm, ho nây cô bao nhiéu bén dao ?
— Bâm cd, dirorc chilrng mot ngàn.
— Phài là dao dông héft không?
— Bâm cd, cô dirorc chvrng700 ngtrcri dao dông,
côn bao nhiéu thi dao moî h^t.
— Cô ai trë nâi, rôi vor chông, va bô dao không?
— Bàm cô mot it ngirôi, ma thôi.
— Ho cô mây ông chirc ?
— Bâm cfl, cô mirori bÔn ông.
— Mây ông chirc ây sÔt sang không?
— Bàm cô không dtrçrc hët, cô mot it ké mê
uô'ng Pirau va mê hiit xàch,
M. de,t\ 8
- loti -
P, Comment alors les a-t-on choisis pourdîgui-
laires ?
C/i. Autrefois ils étaient bons, ils se sont gâlés
depuis,
P, Il faudra me dire le nom de chacun, je les
appellerai et les encouragerai h changer
de vie.
Ch, Oui, père,
P. Et les chrétiens viennent-ils tous à confesse
et faire la communion au temps pascal?
Ch. 11 y a cinquante retardataires environ qui ne
se sont point confessés et n'ont point
communié depuis plusieurs années*
/'. Il faudra aussi me les faire connaître, car ce
sont mes brebis, quoique des brebis éga-
rées.
C/i, Père, il y a aussi quelques catéchumènes
qui demandent î> A»re instruits.
/^ Sont-ils nombreux ?
67/, Non, père, il y en a neuf à dix seulement,
parceque dernièrement les autres ont
été baptisés.
P. Chaque année combien il y a-t-il de caté-
chumènes en tout?
Ch. Us n'y a pas de nombre fixe, tantôt vingt,
tantôt trente.. [ rons ?
P. Les païens sont-ils nombreux daftsles envi-
Ch, Père, il y en a beaucoup, mais peu se con-
vertissent.
y*. |N»iin[uoi crin ?
— 107 —
— Né(u vfty, làm sao ma choa nhû'ng ngxrbi tty
làm chijrc viéc làm cbi ?
— Bâm ctf , ihuff trirdc thi mfty ngirori tfy gifr
dao tù* tëj ma ho ra x&n mdri b&y gior ma
thôi.
— ôog phâi nôi tên mây ngurori ây cho cha bitft,
dang cha kéu ma an ûi ho.
— Da, bâm dé con n6i cho c6.
— Côn càc bon dao c6 di xirng toi rirdc le trong
mùa Phuc sinh không ?
— Bâm ctf, cô dang chirng nàm chue ngirM trë
nâi, không xirng toi rtrd'c le dirorc chilrng
it nâm nay.
— ông phâi nôi tên cho cha hay, vi dâu ma nô là
con chien lac, nô cûng là con chien cha.
— Da, bâm cûng cô it ngirori ch£u nhirng muÔn
hoc.
— Cônhiêuit?
— Bàm không bao nhiêu, cô chin mirà'i ngirô^i
ma thôi, vi moi rijra toi hôm trirdrc dày.
*
— Moi nàm dirorc chirng bao nhiôu châu nhirng?
— Bàm không chirng, khi thi hai mirori, khi thi
ba mirai.
— & xung quanh dây cô ké ngoai nhiéuhay là it?
— Bàm cô nhiéu lâm, ma ft ké trô" lai.
— Sao vA V ?
— 108 —
Ch, Père, c'est probablement, parceque nous
sommes trop près delà ville, elles païens *
voient beaucoup d'européens qui n'obser-
vent pas la religion, en sorte qu'ils ne
songeot pas à se convertir.
P. C'est vrai, mais les chrétiens leur donnent-
ils au moins le bon exemple ?
Ch. llélas! père, pas toujours.
P, Alors avant de songer aux catéchumènes,
il faudrait convertir ces mauvais chré-
tiens-là,
Ch, Oui, père, mais ce n'est pas chose facile.
P. Il ne faut pas désespérer; si les dignitaires
sont bons, les chrétiens le seront aussi.
Cli. Les pauvres écouteront, mais les riches bien
peu.
P, C^est pourquoi dans l'Évangile, Jésus-Christ
a dit : bienheureux les pauvres et malheur
aux riches.
Ch. Dans cette paroisse il y a bien peu de gens
riches.
P. Et les pauvres sont-ils nombreux ?
Ch. De vraiment pauvres il n'y en a pas beau-
coup, la plupart se suffisent par leur tra-
vail.
P, Bien, cette condition est excellente pour
être bon chrétien.
Ch. En effet, ceux-là gardent mieux les com-
mandements de Dieu et ceux de l'Église,
P. Un autre jour, je te demanderai d'autres
— 109 —
Bâmco, c<S khi là tîiibô'i cr gin ihành lâm, va
nôthâynhiêti ngirô-i fây không giu: dao,
nên nô không cô trô* lai.
— Ù* phâi, ma kè c6 dao c6 làm girrrog tôt cho
nô không ?
— Thircrng ôi ! it khi lâm.
— Vây thi trirdrc hët phâi lo cho mâty ngirori &y
irff lai, saii thi mdri lo vê viêc châunhtrng.
— Da, bâm cô' toi virng, ma sir rfy không de gi
dâu.
— ông chô" ngâ long làm chi, vi hë cdc chtirc tôt,
thi bon dao cûng tôt nû'a.
— Thiràng ngurcri nghèo thi virng giur, ma ké
giàu thi it lâm.
— Bffi vây, trong sàch Êvang cô Icrî Bure Chùa
Giê giu phàn rang: kè nghèo là ké cô
phirdrc that, ma khÔn cho kè giàu cô.
— Bâm trong ho nây cô it ké giàu.
— Ma ké nghèo nhiéu hay là it?
— Bim kè nghèo that, thi không bao nhiêu; côn
bao nhiêu thi vira dû xài btft.
— Tôt dô, thu-orng ké dû xài nâng giû* dao nên,
— Dfli phâi, vl nhâ-ng kè &y giû* le luât Chra va
lé luât Ilôi thânh s(!ft sang bon.
— Thôi, dé hiScB, khâc, cha hôi vê viêc khàc,
— HO —
reoseig^nements sur la paroisse.
P. J'ai l'honneur de vous saluer, )e me retire.
Ch. Mon père, je vous offre mon respect et mes
vœux de bienvenue*
P. Merci, quel est votre nom ?
Ch. Père, je m'appelle Augustin Phu'drc.
P. Que faites-vous ?
Ch. Père, je suis maître d'école, j'enseigne les
garçons.
P. Bien, je voulais vous voir pour vous deman-
der quelques renseignements sur votre
école,
Ch* Père, je suis tout entier à votre disposition.
P. Où avez- vous étudié?
Ch. Père, j'ai étudié autrefois au Séminaire pen-
dant cinq ans.
P. Depuis combien d'années en êtes-voûs sorti.
Ch, J'en suis sorti depuis quatre ans.
P. Avez-vous songé à témoigner votre recon-
naissance envers la Mission qui vous a
nourri et instruit gratuitement pendant
cinq ans?
Ch* Oui, père, l'année dernière quand on a refait
le Séminaire, j'ai fait don de quelques
piastres selon mes moyens.
P. C'est très-bien, car il y a bien peu d'élèves
qui se montrent reconnaissants du bien
gu'on leur a fait.
— m
— hkm ci, cou v^ê.
— Lay Cha, con Wi mirng cha mcri d^'n.
— V gik crn, chu tên gi ?
— Thira cha, con tên là Au-cu-xi-tinh Phiroc.
— ("hù Ihm vièc gi ?
— Thira cha^ con làm thày giâo day fldng nhi nanfi#
— Ù* Mt, cha murtn çap thây ma hôi it déii v^.
nhà triràng.
m
— I)a, con xin vtrng.
— Thây c6 hoc fr dâii?
— Thira cha, thuà triréc con hoc nam nâni Jai
nhà InnVng La-tinh.
— Ma thây ra dtrt/c m«ty nain nay ?
— Thira cha, con ra dirorc bôn nâm nay.
— Thây c6 làm déu gi ma tô ra long bitft o-n nhà
chung rông râi ma niiôi dird^ng va day dô
thây nam nàm không?
— l)a, thira cha c6, nâm ngoâi khi làm nhà
trircrnglai, thi con co dirng Udiîngbac tùy
sure con .
— l^ làm vây thi tut lâm, vi it hoc (rù hi(?l long
hii>'u thào làm vAv.
— i\2 —
Ch. Hélas, oui! parceque la reconnaissance n'est
point regardée comme une vertu en An-
nam»
P. Mais vous qui avez été mieux instruit, vous
vous montrepez plus gentil.
Ch. Oh ouil père, c'est bien là ce que je suis ré-
solu de faire.
P. Vous surtout qui êtes maîtres d'école dans les
paroisses^ apprenez aux enfants que la
reconnaisance est un de leurs principaux
devoirs.
CA. Père, je fais tout mon possible pour cela;
mais il est bien difficile de leur ancrer cela
dans la tête.
P. Il faut de la persévérance; il en est de cela
comme de beaucoup d'antres choses, il
faut les dire et les répéter cent fois, c'est-
à-dire toujours.
Ch. Père, je vous demande la permission d'ame-
ner les enfants vous saluer.
P. Ce n'est pas nécessaire, j'irai ce soir à l'éco-
le, ils pourront me saluer là.
CA. Père, il y a quelques anciens élèves qui de-
mandent à venir avec leurs camarades, le
permettez- vous ?
/>, Certainement, je le permets. Combien avez-
vous d'élèves ?
CA. Père, il y en a cinquante.
i>. Y en a-t-il beaucoup de grands ?
CAt Non, Père, car quand ils ont fait leur pre-
mière communion, ou bien ils vont aux
— H3 —
Thira câi dô thi thftt, vî An-nam không lày
sir hiéfu thâo làm nhorn diarc gi Wt.
Ma h»ï thây bi^t le luât hcrn, thi phài lô long
tÔthcrn.
Thira phài, bori dô cho nên con d6c long ma
à nhu- vây. ♦
Ma nhiït là càc thây làm thdy day trong ho,
thi phài lo day dô con nlt cho no biéît s\f
hiéfu thâo là sir trong.
Thira cha con làm héft siïc, ma day dÔ no sur
ây; côn sir in trong tri Irong long nô thi
khô lâm.
Thây phâi Itfy lôngbén d3 ma day sir Ay va
nhiêu sir khàc cûog vây, phâi n6i di nôi
lai luôn.
Thira cha, con xin cha dâc con nft dé!n roà
mirng cha,
Không cân gi, dé chîêu cha di coi nhàtrircrng,
rôi lay mirng cha dô luôn thé.
Thira cha, cô it ngirori hoc trô cû xin dé(n vai
anh em, ma mirng cha, cha c6 cho phép
không?
Birorc ma. Tbây cô mtfy dura hoc trô ?
Thira c6 nàm mircri dira.
Biïa Idrn nhiéu hay là it?
Thira cha không côhoc trô lô^n; vi h^ nôrirô^c
1$ bao dông rÔi, thi di nhà Iriro'ng hay là
écoles, ou bien ils restentchez eux à aider
leurs pareats,
P. Combien v en a-t,-il au Séminaire.
Ch. Il y en a trois ou quatre seulement.
P. Ce soir j'irai voir l'école.
CA. Je vous salue, mon père, je m'en vais.
Ch, Bonjour^ mon père.
P. Vous êtes mes enfants, je viens faire votre
connaissance; ensuite je reviendrai vous
voir souvent, car j'aime beaucoup les
enfants.
Ch. Père, voulez-vous voir les cahiers d'écriture
et etj tendre lire?
P. Oui, je veux savoir quels sont les enfants
studieux pour les récompenser.
Asseyez-vous, mes enfants.
Combien y a-il de divisions ?
Ch, Mon père, il y en a trois; dans la première
sont ceux qui savent lire et écrire.
P. Voyons, mon enfant, ouvrez votre livre et
lisez.
C'est bien, mais vous lisez trop vite, lisez
plus lentement ce sera mieux.
Cet autre, lisez à la suite.
Pourquoi tremblez-vous comme cela? n'ayez
pas peur.
Maintenant voyons les cahiers d'écriture.
Voici un met bien écrit, celui-ci n'est pas
aussi bien.
— an —
b nbà ma giûp cha me.
Ce mày dira di nhà trirorng Latinh ?
Thira cô ba bdn dura ma thôi.
Chiéu này cha di thâm nbà frircrng.
Con lay cha, con vé.
Chùûg con lay mùrng cha.
ChûDg COQ là con cha, cha défn ma thâm cho
biéft chùng con ma thôî, de sau cha d^'a
nhiéu lân, vi cha thirang con nit 16 m.
Thira cha m\x6n coi tâp v\ët va nghe doc
sâch không ?
Û* dirorc, vi cha mudn biéft nhûrng dura siêng
nàng ma thiro'ng.
fihùng con ngôi xutfng.
Cô mây Idrp ?
Thira cha c6 ba l(i*p; mâiy dura biê't viéft va bi^t
doc sâch, thi ngÔi Idrp nhurL
Bé coi, thâng nây lâty sàch ma doc coi nà,
t* khà, càn doc mau quà, doc châm ch^m thl
tôt horn.
Thâog kia dçc tî^p theo.
Làm sao ma con run ? dirng s(/,
fiây gior dira t^p viéft cho cha coi nà.
tr, chfr nây virft ttft, chfr kia thi không bâng.
— U6 —
Un autre cahier. Ah ! ce cahier-là n'est pas
propre. Un cahier malpropre, quand mê-
me il serait bien écrit, ne fait poini plai-
sir à voir.
Les élèves de la deuxième division que sa-
vent-ils ?
Ch. Mon père, ils savent lire un peu et commen-
cent à écrire.
P. Et les élèves de la troisième ?
Ch. Ceux de la troisième étudient Palphabet et
s'exercent à lire.
P. Us ne font pas autre chose ?
Ch. Ils apprennent aussi les prières et le caté-
chisme par cœur.
P. Combien de temps enseignez-vous le caté-
chisme chaque jour?
Ch, Une heure par jour, une demi-heure le matin
pour la récitation par cœur, et une demi-
heure le soir pour l'explication.
P. C'est bien comme cela . Combien y en au-
ra-t-il à se préparer à la première com-
munion cette année ?
Ch. Père, il y en a douze.
P. Se sont-ils déjà confessés ?
Ch. Pas encore; mais si vous le voulez bien, père,
je leur rappellerai la manière de s'examiner
et de s'exciter à la contrition, et le jour
que vous désignerez ils iront à l'église.
JP, Bien, préparez-les, et jeudi je me rendrai au
tribunal pour les confesser.
Avant de m'en aller je veux mes enfants,
— 117 —
Bira tâp khac: t&p nAy dcr quà. Hë tâp nàodor
' qud, dâu ma viéft chur hay bifc nào mac
long, thi coi cûng không ra cài gi hêf.
Hoc trô Idrp nhi biéft giÔng gi?
Thira cha, nô mdri biéft doc sàch, va mdi tép
viét ma thôi.
Côn hoc trô Idp ba tbi làm sao?
Thira cba, nô dang hoc ABC. va tftp doc.
No c6 làm di gl n(ïa không ?
Thira cha, nô cûng c6 hoc kinh va sach phân
nura.
Moi liçày thây day sàch phdn mây gior ?
Thira cha,. moi ngày mot gior; sdm mai tvk
bài, nira girr, chiêu nîra gicr cdtnghïa.
ITy làmvây thi ttft. Nàm nay c6 mây dura don
minh rirac le bao dông ?
Thira cha, c6 mircri bai dira.
No c6 xtrng toi chira?
Thu'a chira; ma vi bâng côdep long cha, tbi
con nhâc lai cho nô biéft càch xét minh va
càch an nân toi; rôi ngày nào cha dinh, tbi
con bièu nô di nbà ihcf*
Ù*, thây day nô di, rÔi ngày thiï nâm cha ngôi
toà cho nô.
Ma ivw&c khi vê, Ihi cha muc^n nhAc cho chùng
^ 118 —
Vous rappeler une chose importante c'est
de ne point venir jouer devant la porte de
l'église, carPéglîse est la maison de Dieu,
et non un lieu de récréation.
Ch, Père, s'il vous plaît, accordez un congé aux
élèves pour fêter votre arrivée.
P, Certainement; je vous accorde un jour de
congé, afin qu'ensuite vous éludiez avec
plus d'ardeur.
CA. Merci, mon père.
Un père et les sœ ars institutrices indigènes.
Sœur. Mon père, nous venons vous offrir nos res-
pects.
P. Je vous remercie, mes sœurs. Quelles sont
vos occupations dans cette paroisse?
5. Mon père, nous instruisons les filles, et nous
élevons les petits enfants que les païens
nous donnent.
-P. Avez-vous beaucoup de filles à l'école ?
5. Mon père, il y a soixante-dix enfants.
Pm Avez-veus des enfants de païens ?
5. 11 y en a quatre ou cinq; les autres crai-
gnent encore, elles n'osent pas venir.
P. Que craignent-elles ?
S. Les parents craignent que nous forcions
leurs enfa')ts à se faire chrétiennes.
P. Les y confra'gnez-vous?
S, Aon, prrc.
— liy —
con biéft mot déu trong, là chdr hé khi nào
non chori trird'ccû'a nhà thcr, vi nhà thcr là
nhàChua, chd khÔDg phài là ch6 chori ââu«
Xin cba cho hoc trô nghi cbcri mot Lfra nià
mirog cha mdi défn.
Ù*, cha cho nghi mot bu'a^ ^^^S ^^^ ^^^^ ^^
hoc cho tu* ië bcru.
Cdm an cha.
Cac chi nhà phirdrc âé(n lay mirng cha mai
tàl '
Giâ an, càc chi; chdr càc chilàm viôc gi trong
ho nây ?
Thira cha, chùng loi & dày ma day dông nhi
nur, va naôi nhu'ng con nil ké ngoai cho.
fiông nhi nir di hoc nhiéu bay là it ?
Thira cha, cô bày mirai dura di hoc.
Co con ké ngoai nûra không?
Thtra cô bon nom dira ma thôi; con bao nhiéu
no sa không dôm dÔn.
Sagi?
Thu'a cha me nô sa chùng toi ép con nô chiu
dao.
Mk cac chi cô ép nô không ?
Tluia chii, Ivhoiifi?
~ 120 —
P* Combien avez-vous de nourrissons enfants
de païens ?
S. Père, il y en a encore six.
P. Sont-ils chez vous?
S* Les trois, grands sont chez nous; les trois
petits sont en nonrrice.
P. Où prenez-vous ces enfants ?
S. Mon père, ce sont les païens qui nous les don-
nent, quand ils sont malades, ou bien quand
ils sont trop pauvres pour les nourrir.
P. En sauvez-vous beaucoup chaque année?
5t Mon père, la plupart de ces enfants sont
trop malades, ils meurent presque tous;
c'est à peine si nous en sauvons un sur dix.
P* Et chaque année combien en recevez-vous?
S, Mon père, nous en recevons chaque année
de trente à quarante.
P. Cela fait trente à quarante petits anges du
bon Dieu.
5. Mon père, nous vous prions de vouloir bien
venir visiter noire école et notre maison.
P. Demain, j'irai vous voir; je verrai aussi vos
enfants, et ce dont elles sont capable.
S. Mon père, elles ne savent pas encore grsftid'
chose ; il y en a quelques grandes qui
apprennent à couper et à coudre des ha-
bits.^
P. Apprennent-elles aussi à marquer et à bro-
der?
S. Père, quelque peu.
— 121 —
— Càc cbi nuôi durgc mâ(y dâra con ké ngo^ i ?
— Thira cha, dirçrc sâu dura.
— Nô à nhà càc chi, phâi không?
— Thira cha, c6 ba dura Idn hoti à nhà chûng
toi, côn ba dura nhô ô* nhà bà vu nuôi nô,
— Câc chi kiém con nit ây à dâu ?
— Thu'a cha, no là con ké ngoai cho, khi no dau,
hay là bd'i vi nghèo quâ, nuôi không d&ng.
— Hâng nâm câc chi cô curu du'orc nhléu hay là it ?
— Thu'a cha, thu'cfng m&y dura con nit âCy dau
nbiéu lin), nên no chèt gân héft; cihi du'orc
it dura thl là may.
— Ma moi nâm câc chi kiém durorc mtf y dira ?
— Thu'a cha, moi nâm chûng con kiéfm dirçrc ba
bdn mircri dura.
— B6 là ba bÔn miro"! thiên thdn do.
— Thira cha, chûng toi xin cha dêfn vi^ng nhà
trirorng va nhà phirdc.
— ir, âSn mai dâ; vi cha cûng muon biéft con
nit, va biéft nô làm di gi.
— Thira cha, nô chira bi^t di gi cho mây; cô it
dù'a lôn md^i tâp cât va may dô ma thôi.
— Nô cô tâp thêu không ?
— Thira cha, nô biét 11 •
M. de C.
— 122 —
P. Savez-vous réparer les ornements et les lin-
ges sacrés ?
S. Les réparations ordinaires nous pouvons les
faire,
P. Cela suffit,
§ 3. — Un père et son enfant de chœur,
Vh, Mon père, je vous offre mon enfant de bon
cœur pour vous servir.
P. Merci, j'en prendrai soin etpour le corps et
pour l'âme. Comment s'appelle-t-il ?
Ch, Il s'appelle Pierre Nhirt.
P. Nbirt, viens ici; es-tu conlent?
Nh. Oui, mon père, je suis très content.
P. Chaque jour, le matin, il faudra arranger
ma chambre comme il faut.
Sais-tu les prières pour servir la Messe ?
JV/^ Oui, père, mon frère qui est au Séminaire
me les a enseignées.
P. Sais-tu aussi les prières du Baptême ?
Nh. Je les sais aussi.
P. Et les prières pour l'Extrôme-Onction ?
Nh. Je les sais également.
P* Ahl ah 1 tu es habile.
Nh. Oh! Père, je ne sais pas encore grand'chose;
mais si vous voulez bien m'instruire, je
désire en apprendre davantage.
P* C'est bien, mais que veux-tu devenir plus
tard quand tu seras grand; y as-tu songé ?
— 123 —
— Câc chi co biéft sà^a dd le không ?
— Thura sura dô thirô'ng' thi chùng toi làm dang,
— ir, vây thi dû.
L^y cha, toi xin dirng thàag cod toi cbo cha,
dé giùp viéc cha.
Giâ orn, dé cha lo phân hdn va phâu xàc no
cho. Nô ton gi ?
Thira nô tên là Vê-PÔ Nhift.
Nhift, lai dây; con bàng long không?
Da, thira cha, con btng long lâm.
Moi ngày, bu6i sdm mai, con phâi don phông
cha cho tu* têf, nghe không ?
Con thuôc kinh giùp le chira ?
Da, thira cha, con thuôc, anh con ^hà triràng
latinh day con rôi.
Con thuôc kinh giùp phép rfra toi không?
Thu'a con cûng biéft.
Côn kinh giùp xûc dâu con thuôc không?
Thu'a con cOng thuôc •
hÔ, con giôi he,
Thira cha, con chira biéft bao nhiêu, ma néfu
cha mudn day con, thi con hoc thêm nfra.
Tôt; ma con mu6n làm gi, khi khôn Idn rôi;
con suy xét chira ?
— 124 —
A'A. Oui père, j'y ai songé bien des fois. J'ai en-
tendu souvent mon père et ma mère me
parler de mon oncle, qui était un prêtre
très-zélé, et qui est mort martyr. Alors je
me suis dit: moi aussi je veux être prêtre,
enseigner la religion, et, s'il plaît à Dieu,
mourir martyr comme mon oncle.
P. Mon enfant, c'est là un signe particulier
de la grâce du bon Dieu; prie bien, et le
bon Dien t'exaucera. Quand tu étais petit,
comment t'amusais-tu chez toi?
JShn Je n'aimais point à aller jouer avec les autres
enfants dans la rue; je faisais des petits au-
tels, et je récitais des prières comme les
prêtres à l'église.
P^ Etais-tu exact à entendre la Messe et le ser-
mon du Dimanche ?
Nh. Oui, père; et quand j'avais entendu le prêtre
raconter quelque histoire, je la racontais
à ceux de la maison qui n'avaient pas pu
venir à l'église.
P. Je vais te montrer la manière de préparer
les ornements pour la Messe; viens avec
moi à la sacristie.
Nh. Oui père, je vous suis.
P, Regarde bien; il y a des ornements blancs,
des ornements rouges , des ornements,
verts, des ornements violets et des orne-
ments noirs.
On se sert des ornements blancs aux fêtes
de Noire-Seigneur, de la Sainte Vierge,
l)a, thira cha, con dà suy nhiéii lâo r^l. Lai
c6 nhiéu khi con nghe cha me n6i truyen
vê câu con làm thây câ rât sÔt sâng^ va dâ
chiu tù* vi dao; nên con drfc long niurfn làm
thây câ giâng dao cho thiên ha; lai vi bâng
dep long Chûa, thi con cûng cliiu tù* vi dao
nîîra.
& con, dé là dâuriêng Chùathircrng con;hây
doc kinh câu nguyên cho sdt sang, thi
Ngirori se nhâmlori. Thuô* con côn nhô or nhà,
thi con hay chai thé nào ?
Thira thuâr con côn nhô con không hay di
cho'i vdri con nit khâc ngoài dàng; con mot
ô" nhà, ma làm bàn thô* nhô va doc kinh
nhir cac thây câ trong nhà tho* vây.
Ilôi do con c6 siêng di xem le va nghe giâng
ngày Chûa nhirt không ?
Da, thira cha c6, va khi con nghe thây câ
thuât lai truyôn gi, thi con thuâi lai truyôn
iïy cho nhirng kè ô nhà nghe.
Tlîôi, vôphông thdnb, dang cha day con cdch
don dô le.
Thira dé con theo.
Coi cho tù' ië\ c6 nhiêu thir, d6 thi trdng, dô
thi dô, dô thi xanh, dô thi den.
DÔ trdng thi dùng ngày le Bû-c Chûa Giê giu,
le Dù'c Chûa Bà^ cùng le câc thdnh tu hàoh
des Confesseurs et des Vierges; des oi*ne-
ments rouges aux fêtes des Apôtres et
des Martyrs; des ornemeuts verts les Di-
manches après la Pentecôte; des orne-
ments violets les Dimanches de l'Avent
et du Carême; des ornements noirs pour
les Morts.
Nh^ Père, mais il y en a de deux espèces, de com-
muns et de beaux.
P. Oui, les communs sont pour les jours ordi-
naires, et les beaux pour les Dimanches
et les Fêtes.
Nh. Maïs père, cet ornement drap d'or quand
sert-il?
P, Il sert aux grandes Fêtes.
Nh, Et les aubes, en avez-vous de plusieurs
sortes ?
P, Oui, voilà les aubes ordinaires, celles des
Dimanches et celles des Fêtes.
Nh. Et les cordons où sont-ils ?
P. Les voici; voici ceux de tous les jours et des
Dimanches, ici ceux des Fêles.
Nh. Les linges sacrés quand faut-il les changer?
P. L'amict sert deux semaines; le purificatoi-
re, il faut le changer toutes les semaines.
M Merci père, je me souviendrai de tout cela.
— 127 —
cùng Ccic thành nû* dông trinh.
fié dô thi dùng ngày le câc thdnh Tông dà
cùûg câc thành tu* vi dao •
B6 xanh thi dùng cac ngày Chua nhirt sau le
fiirc Chùa Thânh Thân hiôn xu«ng.
B(5 iica thi dùng nhfrngngày Chùanhirt trong
mùa Àp ven tô va trong mùa Chay câ.
fiô den tbi dùng làm le càc dâng.
Thtra cha, c6 hai birc, birc thircrng, va birc
tôt, ( phâi không cha ? )
Pbâi, dô thirôfng thi dùng ngày thircrng, côn
dô tôt thî dùng ngày Chùa nhirt va ngày
Lé câ.
Thira cha, côn bô dÔ vàng nây dùng khi nào ?
Dùng le câ birc nhiït.
Côn âo trâng cha c6 nhiêu thijr không?
C6, ao nây dùng ngày thirèng, âo nây dùng
ngày Chùa nhirt, côn âo nây thi dé dùng
ngày le câ.
Thira côn dây thât lirng if dâu ?
fiây ne; dây nây dùng ngày thirôfng va ngày
Chùa nhirt, côn dây nây thi dung ngày le
câ.
Khan thành phâi dài khi nào?
Khan vai hai tuân dôi mot lân, côn khân thânh
thi moi tuân moi dôi.
Câm orn cha, con se rân ma nhd btfy nhiêu ^xp
y ».■
— 128 -
§1^4. — Un père au maladeé
Ch. Mon père, un dignitaire vient vous chercher
pour aller au malade.
P, Où est le malade, est-ce bien pressé?
CA. C'est très-pressé, il a déjà perdu connais-
sance ; c'est un vieillard' demeurant à
Tân-an,
P. Vas chercher la boite aux malades, je des-
cends de suite.
Ch. Père, tout est prêt.
P. Ce vieillard quelle maladie a-t-îl ?
Ch. Père, il est malade de vieillesse.
P. Depuis combien de jours est-il malade?
Ch. Il est tombé malade tout récemment; il était
sorti se promener dans son jardin, lorsque
tout à coup il est tombé en syncope.
P. A-t-il recouvré sa connaissance?
CA. 11 parle sans ordre, comme une personne qui
ne sait ce qu'elle dit.
P. Depuis combien de temps s'est-il confessé et
a-t-il communié ?
Ch. Père, depuis environ un mois et demi.
P. Est-ce que ce vieillard n'a pas confessé la foi?
Ch. Oui, père, il porte encore sur sa figure les
caractères: religion perverse,
P. A-t-il subi des tortures ?
Ch. Il a été retenu en prison pendant plus d'une
année, bien des fois il a reçu le rotin, il a
porté la cangue et les ceps aux pieds. Les
129 -
Thira châ, cac chirc dën rirorc cha di kè liêt.
Kè liêt if dâu, gâp không ?
Gâp lâm; ngircfi liêt &y Mt tin h, là ông già (f
làhg Tân-an.
S
— Con di liïy cai hôp âô di kè liêt, râi cha xu6n
turc thi .
— thira cha, sân rôi.
— Ông già ây dau binh gi ?
— Thira cha, ông dau binh già.
— ông àaù mây bîra rày ?
— thira, ông mdi dau, ông di ra dao ô* ngoài
vu'crn, bông chue bi xuông gio, té xutfng.
— Ong tinh lai chu'a ?
— Thu'a, ông nôi tdni bây tdm ba nhtr ngu-ài
mfft tri khôn rôi.
— Ong xu*ng toi chiu le bao lâu nay ?
— Thu*acha, ihdi dwçrc chirngmôtthung ru'ô'i nay.
— ông già tfy thuô* tru^dc c6 xu'ng dao không?
— Thura cha, c6, c6 chu* td dao bien trên mat ông.
— ông c6 chiu hlnh khô không ?
— Thu*a, ông bi ô* tù du'çrc hcrn mot nâm; lai c6
nbiéu khi ông bi phâi don, cùûg dfi bi mang
gong va dông trSng nû'a.
— 130 —
mandarins ont voulu le forcer à fouler la
Croix, il a refusé; alors il a été envoyé en
exil.
P, Ce vieillard a du mérite devant Dieu; il faut
avoir bien soin de son âme, et l'assister à
ses derniers moments.
Ch. Père, il a toujours été un modèle pour les
chrétiens; s'il meurt toute la paroisse vien-
dra à sa sépulture.
P, Attention à ce qu'on ne fasse point de su-
perstitions. Pas de brancard à têtes de dra-
gon, point de tête de cochon, ni de vin;
tout cela est païen et contraire aux règles
de l'Église.
Ch, Père, est-il permis d'allumer des bougies?
P, Oui, mais au lieu de les mettre sur le cer-
cueil, il vaudrait mieux que les hommes les
portent de chaque côté en récitant des
prières.
Ch. Peut-on se servir du brancard rouge et des
tentures rouges ?
P. Jusqu'ici on s'en est servi, mais ce n'est pas
convenable, puisque vous êtes chrétiens
suivez les coutumes de l'Église; ainsi il y
aura une différence entre les enterrements
de païens et les enterrements de chrétiens.
Ch. Les parents peuvent-ils porter le deuil en
blanc suivant les usages du pays ?
P. Ils le peuvent.
Ch* Les païens louent des joueurs de flûte et des
musiciens , est-ce permis pour les chré^
— 131 —
Câc quan mu6n ép ông birdrc ngang qna
tbành Già ma Âng kbông chiu; non dâ phâi
bi dày.
ông già nây cô công (rirdrc mat Chûa lâm;
phâi lo giû* linh hôn ông cho tur té? khi g&n
sinh thi.
Thira cha, 6ngd& làm gircrng chob6ndao luôn;
nên vi bàng 6ng cô chéft^ thi moi ngircri
trong ho se di dira xàc.
Phâi giu* kéo ngircri ta làm sirdidôan châng;
dùrng dùng rap cô dâu rông, chdr cô dâu
heo, cùng riroru; bây nhiêu sif ây là phép kè
ngoai, ngbich cùng Hôi tbdnh.
•' Thira cha> cô nên thdp dèn không ?
IT nên, ma tôt hcrn cho moi mot ngtrài càtn
mot cài dèn di gân quan tài ma doc kinh.
Thira cha, cô nên dùng ràp dô va màn du
không ?
Xtra nay ho cô dùng, ma không nên; vl
anh em là ké cô dao thi phâi theo phép Hôi
thânh ; ây vây dém kè cô dao thi khàc,
ddm ké ngoai thi khdc.
Thira, anh em bà con cô nên dé chê theo thôi
nirô^c kbông ?
Nên.
Ké ngoçii mirdn ké th6i kèn ca nhac, bôo d^o
cô dirç'c phép làm vây không ?
- m -
tiens ?
P. Le contraire serait mieux, car un enterre-
ment n'est point une réjouissance; quand
on célèbre un mariage alors c'est permis,
car on peut manifester sa joie par des fes-
tins, de la musique et des chants; mais à
un enterrement, il faut seulement songer
à secourir l'âme du défunt par des prières
et des bonnes œuvres.
CA. Peut-on faire les prières des morts à la maison
du défunt?
P. Oui, mais il vaut mieux les réciter à l'église;
et surtout tâchez de faire dire des Messes
pour l'âme du défunt.
§ 5. — Un père et un païen.
Pa'ten. Mon père je vous présente mon respect,
et vous prie de vouloir bien me conseil-
les sur une affaire.
P, Qui êtes- vous, je ne vous connais pas ?
Pau Père, je suis un païen, je demande à suivre
votre religion.
P, Quel âge avez-vous ?
Paï. Père, j'ai 24 ans,
P. Êtes-vous marié ?
Pai\ Mon père et ma mère veulent me marier à
une païenne; mais moi, je veux prendre
une femme chrétienne.
JP, Vos parents consentent-ils à ce que vous de-
— 133 —
Bùrng, thi ttft hcfn, bôri vi sir dira xâc là su*
bu6n; khi làm le cirm thi tiên, b&i vi nên an
tiôc, ca nhac hâtchcri cho vui; khi diraxàc
thi mot phâi lo ma doc kinh câu nguyên
cho linh hôn éty ma thôi.
— C6 non câu hôn trong nhà kè ch^t không?
— Muô'n câu thi cûng du^çrc, ma câu trong nhà
thor thi ttft hcrn, ma nhirt là. phâi lo ma xin
le cho kè chêt ây. .
— Lçiy crf, xin ctf lâ'y long thu'o'og xôt toi cùngi
Chu là ai , ma toi không bi^t chu ?
Lay cÔ, toi là ngu^ori ngoai, muÔn xin theo dao.
Chu mây tuôi ?
Lay c6, toi 24 tuèi ?
Chû cô vor chu'a ?
Bim cba me toi mutfn lo vçr ngoai cho tôi^
ma toi không chiu, toi murfn làm bçn vdi
mot ngu'ori c6 dao.
Cha me chu cô dành cho chu theo dao không ?
— 134 —
veniez chrétien ?
Paï. Mes parents m'ont dit que pui sque je ne vou-
lais pas leur obéir et prendre une femme
païenne, ils me chassaient de leur maison.
P* Maintenant oii êtes-vous ?
Paï. Je n'ai pas encore de logement.
P, Alors il faut chercher une bonne maison
chrétienne; là vous apprendrez les prières
et tout ce qu'il faut savoir pour suivre la
religion.
Savez-vous lire ?
P(u, Ouï, père,
P, Voici un catéchisme, vous apprendrez tous les
jours une page ou deux, et quand vous les
saurez par cœur, vous viendrez me trouver,
je vous en expliquerai le sens.
Tous les jours il faudra réciter les prières en
commun avec les chrétiens soir et matin.
Le dimanche, il faudra aller à l'église réciter
les prières et assister à la Messe. Si vous
êtes fidèle à faire cela, je vous baptiserai
dans deux ou trois mois.
§ 6. — Un père et un vagabond.
Paï. Mon père, je vous demande de m'aider; je
suis pauvre, je voudrais suivre la religion
du père, mais je suis orphelin; aussi je
vous demande de me prendre chez vous.
- i3S -
Bâm cha me toi nôi rang: b^i vi méiy không
mudn ciro'i vçr ngoai, thî ta duôi mdy di cho
râob.
Bây gior chu à nhà nào ?
Bâm c6j toi chira cô chô nào hê't .
Vây thi phâi ki^m mot nhà c6 dao tittéf ma or;
àt do hoc kinh va hoC nhû'ng viêc phâi bi^t
ma giiï dao.
Chùbiët coi chur không?
Bâm ctf, toi biê't,
Bây cutfn sâch phân, moi ngày chu phâi hoc
mot bai trang, ma khi tbuôcrôi thi tdi dây
toi cât ngbïa cho.
M5i ngày phâi doc kinh bau hôm ban mai \&i
b6n dao.
Lçii ngày Chùa nhirt phâi di nhà thcr ma doc
kinh, xem le. Vi-bâng chu gifr sir ây ma
làm cho tir té!, thi trong bai ba tbâng nira
toi rira toi cho.
Lay cd, xin ctf thu'crng xôt toi; toi nghèo, toi
muÔn theo dao, ma toi là con m6 côi, cho
nên loi xin c6 cho toi àr vdri.
— 136 ~
A D'où viens-tu?
Pai. Mon père, je suis pauvre, j^étais rameur
sur une barque, liiais le barquier étant
très-méchant, je me suis sauvé.
P. As- tu des dettes envers ce barquier?
Pat. Père, je lui dois 10 piastres; mais comme je
suis pauvre, si vous voulez bien jne prê-
ter 10 piastres^ je me ferai chrétien.
P* Tu es un vagabond, tu n'as point envie de
te convertir, tu veux seulement me tromper
pour avoir des piastres; va-t-en de suite.
PaL Je vous demande pardon, père^ je ne suis pas
un vagabond, seulement je vous deman-
de de m'aider un peu.
P. A la porte I
Pat. Père, je suis malade; je vous demande un
peu d'argent pour acheter de la méde-
cine.
P. Es-tu chrétien ?
Pau Non père, je suis païen.
P. Je vais te donner un billet pour aller à
l'hôpital.
Paï, Père, je ne veux pas aller à l'hôpital; je
vous demande quelques ligatures seu-
lement.
P, Je vois quelle est ta maladie; tu es un fu-
meur d^opium, tu veux de l'argent pour
acheter de l'opium, je n'en donne pas
pour cela.
— lo7 —
— Mày ff dâu ma âën ?
— Lay cd, toi nghèo^ toi à baa chèo ghe, ma
châ ghe dû* torn quà, toi à không dirorc^
nén toi trtfn di.
— Mây c6 mâc nçr chù ghe không?
— Lay ctf, toi mâc chù mot chue ddng bac; ma
toi nghèo, non nhir c6 cô giùp toi dirocc thl
toi theo dao.
— MAy là âvca. hoang dàng, không co y trà* lai,
mot c6 y gat tao ma Hy bac ma thôi.
0i cho rÂnb.
— Lay CÔ5 toi châng phâi là kè hoang dàng, met
xin cd giup toi it nhiéu ma thôi.
— Bi cho rânh.
Lay c6, toi dau, xin cdcho toi it tien ma u6ng
thuô'c.
Mây cô dao không?
Bâm cô', không, toi ngoai.
Bé cha cho giây ma di nhà thtro'ng.
Bàm cô, toi không mu6n di nhà thirorng, toi
xin itquan tien ma tbôi.
Taobiéftchurngbinhm£yrôi,mây hutÂphién,
mây xin tien ma mua à phi en, tao không
cho. Mây miiôn giâty ma di nhà thircng
không? ' M. de C. 10
— 138 —
Veux-tu une lettre pour aller à l'hôpital?
Pah Non,
P, Alors, passe-moi la porte.
DEUX ANNAMITES .
/ Bonjour, je ne vous ai pas vu depuis long-
t temps, comment vous portez-vous ?
2 Je me porte bien, et vous comment allez- vous?
/ Mantenant je suis assez bien. Je viens vous
demander un petit service.
V Lequel? vous savez bien que tout ce que j'ai
est à votre disposition,
/ Je ne vous demande rien; seulement vous sou-
vient-il que l'année dernière, j'ai accepté
d'être le parrain de votre fils? Hier ma fem-
me a mis au monde un joli garçon, je viens
vous demander d'accepter aussi d'êlre son
parrain,
i? J'accepte volontiers, quand ferez-vous le bap-
tême?
/ Demain à huit heures. Ensuite vous voudrez
bien venir chez moi, nous ferons un petit
repas de réjouissance; j'ai invité tous mes
amis, j'invite toute votre famille aussi.
2 Nous viendrons demain. Je veux vous consul-
ter sur un point important; comme jus-
qu'ici je n'ai rien fait sans) vous le dire, je
veux savoir ce que vous en pensez,
/ (Juelle ci^l-donc cette allairc iujportanle ?
•^ 139 —
B&m khôngi
TJiôi, fti cbo Mnh.
H Al NGirÔ'l AN-NAM.
•— Chào anh, toi không gâp anh d^ làu^ anb
tnanh không?
*^ M§iub; côn i^nh làm sao, cô khà hcra không ?
— Bây %ià toi khd khd. Toi défn c^y anb giûp
toi m^t déu.
— Giâp gi? anh biét, bë sif gi cAa toi c6 Ihl cOng
nbir cùa anh vfty.
— Toi không xin cAa g\ anh héft; anb nhdr n&m
ngoâi toi dâ dSt dâu cbo con anh; hôm qua
con ban toi sinh ra mot dû'a con trai ngô
lâm, nén toi xin anh dd^ dâu cbo nô.
— ir dirorc, ma cbifng nào làm phép rura toi?
— Ngày mai, gicr thir tâm. Lai xin anh défn nbà toi
au tiêc mirng, toi dâ mori càc ban biru, toi
cûng xin mcri cà va nbà anb nira.
— Bè mai chûng toi défn. Toi muÔn bôi anb mot
dêu; xu-arày toi cô surgi thi toi cbo anb bay
héft, nén hôm nay toi muân làm mot sir, xin
anh iinh giùm coi c6 dœorc bay không?
— Vite fti va V?
— 140 —
2 Vous savez que j'ai beaucoup d'eufants, et
beaucoup de dépenses ; j'hi* envie d'établir-
un. débit d'opium, car on dit qu'il y a beiu^
coup de profi*; qu'en pensez- vous ?
/ Je pense que ce n^est pas permis; car s'il est
défendu aux chrétiens de fumer, a combien
plus forte raison doit-il l'êlre de vendre
l'opium, tout comme il est défendu aux
médecins de vendre du poison à ceux qui
veulent se tuer.
3 Mais je n'en fumerai pas, j'en vendrai seulement
aux autres.
/ Oui, vous ne vous empoisonnerez pas, mais
vous vendrez du poison aux autres pour se
tuer; comment cela peut-il être permis?
2 Mais je crains de n'avoir pas de quoi nourrir
ma femme et mes enfants.
/ Quoi, pour cette raison vous voulez vendre vo*re
âme au diable? Ah! si vous faites cela je ne
permettrai pas que vous soyez le parrain
de mon enfant.
2 Puisque vous jugez que c'est mauvais, je ne le
ferai pas.
/ Non, ne faites pas cela, il vaut mieux souflrir
un peu et garder l'amitié de Dieu, qvQ de
perdre votre âme et enseigner le chemin de
de Tenfer à vos enfants.
2 Je me rends à vos raisons, je ne veux point per-
dre mon âme ni celle de mes enfants.
— m —
'— Anh bi^t nhà toi dông lâm , va thifn thi^u nirâ
nên tinh lâp mot tiêm thuÔc â phiôn , \ï
ngirori ta noi sir ^y c<S Icri lâm ; anh tinh
làm sao ?
— Toi tircrng không nên, vi nëu bàn dao không
nên hût à phiên, thi ât là châng nên bdn a
phiên cho ngircri ta but dâu. Cung nhir thây
thuÔc thi châng ne a bân thn^c dôc cho ké
mu6n giét minh vây.
Ma toi không hût, toi bân cho kè khâc ma tlôi.
— Phâi, anh châng muÔn giêft minh, ma anh bân
thuôc dôc cho kè khâc giêît minh, thi cô
nên dâu ?
-^ Ma toi SOT e không dû ma nuôi vçr con.
B<^i CO" ây nên anh mudn nôp linh h6n anh
cho ma qui sao ? Thôi ! néfu anh làm sirflEy,
thi toi không chiu anh à& dâu cho on toi.
— B&i vi anh noi sir ây là sir xân, thi toi không
làmlàmchi.
— Phâi, anh dirng làm làm vây, vi thà chiu kh6
ma gifr nghïa cùng Chûa, ma châng thà
mât linh h6n va làm câ cho con câi anh
xuông dia nguc.
~ Thôi, toi nghe lâri anh, toi không muô'n lieu
miuh phâi mât linh hôn loi va iinh hôn con
ciii toi nfra.
— 142 —
i Vous êtes toujours interprête, combien gagnez-
vous par mois?
S Je gagne quinze piastres par mois, mais j'es-
père avoir bientôt de Tavancement.
1 Ainsi donc que vous manque-t-il? pourquoi
vous inquiéter davantage? Si vous voule^
augmenter un peu vos ressources d^une man
nière licite, ilfaut monter une petite boutique
à votre femme, cela Poccupera et aidera à
diminuer les dépenses.
S Vous donnez toujours de bons conseils, je les
suivrai.
UN CAPITAINE ET UN ANNAMITE.
A. Bonjour Monsieur, comment vous portez-
vous?
F. Je vous remercie, je me porte bien.
A • D'où venez-vous ?
F, Je viens d'Europe.
A» Vous avez navigué pendant combien de mois?
F. Six mois, je suis parti de Londres, capitale de
l'Angleterre, le vingt de Février.
i4. Avez-vous eu une heureuse traversée ?
F. On navigue maintenant sur tout l'océan avec
facilité.
A, Vous arrivez tout récemment, avez-vous pu
dormir cette nuit?
F, J'ai bien dormi; et vous comment ave2-vou9
Ành càn làm tbôngngôn , anh an mot thang
bao nhîêu ?
Toi an mot iïi&ng 15 dông bac, ma toi trông
cây se dang an lên.
Làm vây ma anh con thié^u giâng gi? C(Sn lo
làm chi? Anh mutfn thêm ciia cài cho phài
le, thi anh phéi liip môtcâi phd cho vrr anh
buôn bân, nhtr vây thi chl khôi cr không va
cûng bdrt trfn hcrn.
— Lo^i anh khuyên bâo là Icri trft, toi se làm nhir
, ^
vav.
MÛT C4n A TAU VA MÛT ^Cmn AN-NAM.
— Chào ftng, ông sure khoé không?
— Cîim crn ông; toi cûng kha nianh.
— Ông bcri dâu ma den ?
— hCn phirorog tây.
— Ông virçrt bien mây thâng rôi ?
— Sàu thàng rôi, chûng VVi if tai kinh âS h& \g
mao, goi là London, bêntây, ma chay qua
dây là ngày hai mircri Thàng hai.
— Ùi^g di làm vây thi thuân giô lâm, phâi kbting ?
— Virçrt bien bây giô* thi de lâm.
— ông mori vào cfra, dêm nay ông ngù dâng
kliông?
— Toi ngù dâng; côn ông thi làm sao ?
- Ii4 -
passé là nuit?
A. Je n'ai pas bien reposé.
F. Pourquoi, avez-vous quelque inquiétude?
A. Non, mais le bruit du tonnerre et des éclairs
répétés, ont troublé mon sommeil.
Qu'avez-vous intention de faire aujourd'hui ?
F. Je veux visiter le grand Mandarin^ ainsi que
sa femme et ses enfants*
A. Vous pouvez visiter le grand Mandarin^ mais
il n'est pas d'usage en ce pays de rendre
visite aux dames.
F. Je me conformerai volontiers aux mœurs du
pays, carje n'ai point l'intention de rienfaire
contre les usages du Royaume, Il est un vieux
proverbe qui dit: Qu'à Rome il ^aut faire
comme à Rome; et lorsqu'on se trouve dans
un autre lieu, suivre les usages de ce lieu.
A. Si vous le désirez, je vous conduirai au Man-
darin du port; il faut d'abord se présenter
à lui, afin qu'il soit informé du sujet de vo-
tre voyage.
F. Très-bien, allons-y donc à présent. Mais aupa-
ravant, dites-moi, mon ami, qui vous êtes?
A* Jfe suis interprête du roi pour les langues
Anglaise, Française, Portugaise et Latine.
F. Qui vous a enseigné toutes ces langues, pour
que vous soyez capable de les interprêter?
4* Dans le temps où la Religion catholique flo-
- U5 -
Toi ngA iilâai.
Sao vây; ông cô r<1i râni sir gî không?
Không, toi không cô sir g) héft; là b&i tai s^m
sét va chdp nên toi ngù không dirorc ma
thôi.
Ilôm nay ông tinh làm di gi ?
Toi niudn di viéng quan Idrn va vor con ngtrori.
ông di viéfng quan Ici'n thidirçrc, ma côn viéfng
vor con ngircrithi kh^Vng dirçrc, vi th6i nirô'c
câm không cho.
Toi cam long chiu theo qutfcpfaàp, toi cbàng
cô y làm déu gi nghichcùng thôi phép nhà
nirac nây, vi cô tue ngfr rang: Nhâp giang
tùy khûc^ nhâp gia iiiy tue.
— N^u ông mu((n, tbi toi dem ông vào Ihâm qiian
thA ngur trirô'c dâ, hâu ngu'ài dirorc hay
ông dën dây viôc gi.
— Birçrc; thôi , ta di bây gior: ma trirdrc béft xin
ông nôi cho loi, ông là ai?
— Thira ông, toi là thông ngôn vua, dé ma càt
nghïa tiëng HÔng-mao, tiéng Pha-lang-sa,
tiêfng Bût-tu-ghé va tiéfng La-tinh.
— Ai d^y ông càc tiéfng tfy, cho dông làm thông
ngôn?
— Thu* dao II ành Chûa d&ng thçnh Icri trong
— UC —
t»issait dans ce royaume, j'étais écolier cîe^
anciens prédicateurs de l'Evangile; en les
entendant parler, et en lisant les livres
européens j'ai appris ces différentes lan-
gues.
F» Cela suffif; partons maintenant.
A, Il vaut mieux que j'aille auparavant pour
m^informer des serviteurs du Mandarin,
s'il est à la maison, et s'il est visible,
F, Votre dessein est bon, mon cher ami, allez
donc au plus tôt, et donnez-moi réponse.
i4. Monsieur,je mesuis informé desserviteurs du
Mandarin s'il était visible, il m'ont répondu
que, le Mandarin était occupé à vider les
difi*érents depuis neuf heures jusqu'à mi-
di, et qu'après cela il allait reposer jus-
qu'à trois heures, qu'ainsi il serait mieux
d'aller chez lui à quatre heures.
Vous avez une montre, Monsieur, veuillez bien
me dire quelle heure il est.
F. Il est à présent trois heures; il faut donc me
raser, me laver et me revêtir de beaux ha-
bits pour faire honneur au Mandarin.
Viens ici garçon, prépare mes souliers noirs
une chemise blanche, un gilet jaune, des
pantalons verfs, des bas violets, une cra-
vate rouge, et mon habit bleu; brosse
mon chapeau, hâte-toi, il faut que j'a lie
à terre pour rendre visite au Mandarin.
i4# Je croîs, Monsieur, que vous feriez bien de
manger quelque chose avant de descendre;
il pourait arriver que le Mandarin en s'en*
- 147 —
tîtrorc nây, thi toi làm hoc tro oàc thÀy
giàngdaoây; va bo*! toi nghe càc thây ây
n6i va coi sàch tây, tbl toi mdri bi^t daag
câc ti^ng ây.
Thôi, ta di bây gicr.
Toi di trirorc ma hôi ngirorinhà quanthà, cho
dang biét ngiràri cô à nhà, va c6 nên vào
thâm không ?
ÔDg tinh làm vây thi tôt, xin di cho kip, va
nôi lai cho toi biéft vdi .
Thira ông, toi dâ hôi rôi, chûng nô trâ lài
rang: quan Idrn mâc xfc viôc, hÔi gior thii*
chin cho défn durngbéng^ rôi ngirài di nghl
cho déîn gio" thiir ba; néfu gicr thir tir ông
dffn thi tôt ho'n.
ông c6 dông hô trâi quit, xin ông coi méfygior?
Gicr thijr ba; cho nên toi phâi cao râu, riVa
mat, va mâc âo cho tôt ma kinh quan l&n,
& nhô, lai dây, don giày den, ào lot trâng,
ào là vàng, quân xanh là cam, tât tim, khan
c dô, va ào xanh da trori; ]&y bàn cfaài chài
non, làm cho maii, vi toi phài lên dât ma di
viéfng quan Idn.
Thu*a ông, néfu ông c6 an nftm ba miÔng tru-dc
khi di thi tôt horn, vi c6 khi ông màc noi
truyên cùng quan lo^n Iftu, e dôi chàng?
— 1 18 —
trenant longtemps avec vous ne vous fit
souiffrjr de la faim.
F. Voilà deux barques qui viennent vendre des
provisions.
§ 2. — Dialogue avec un pêcheur.
i4. Nous vous félicitons. Monsieur, de votre heu-
reuse arrivée; comment vous portez-vous?
F. Bien; je me félicite aussi de vous rencontrer
en bonne santé. D'où venez-vous?
A. De ce village voisin du rivage de la mer, nous
avons dans cet endroit plus de commodité
pour exercer notre profession de pêcheurs.
F. Avez-vous de bons poissons? Il y a bien long-
temps que je n'ai pu manger du poisson
frais.
A. Oui, Monsieur, nous avons plusieurs espèces
de très-bons poissons, tels que des sardi-
nes, des poissons volants, des mulets, des
raies et des sèches.
F. Vous n'avez point du crocodile, du. porc-ma-
rin, du requin ou chien de mer?
A. Nous n'ea avons point, notre barque est trop
petite pour porter de si gros poissons; voi-
là une grande barque près d'ici qui vous
en apportera.
F. Apportez les poissons sur le navire afin que
nous les voyions.
— 119 —
— Kia hai chiéfc ghe chèo lai ma ban dé an.
Cliùng toi kinh mirng ông mort tori dfty, àng
roanh không?
Chûng toi khà va vui mùrng vi gâp anh em
sirc khoé làm vây • Anh em bo^i dâu màd^n
dây?
ChÙDg toi or trong xôm nây gân bâi bien cho
de làm cà.
Ânb em cô càtdt ngonkliông, chûng loi kliông
an cà tu'ori dâ Iftu?
Da, chûng toi cô nhiéu thù* ca tdt, nhir ca
làm, ce chuén, cà ddi, cà duÔi, cà mire.
Anh em không c6 cbd" con sâu,càcûi, cà xài
hay là cà màp sao ?
Thira không, vi ghechûn^^tôi nhôlàm, không
cher cà Idn dang; kia chiéc ghe \&n crgàn
dây, no dem cà Id^n cho ông ?
Bcm rà lèn trên tàu ma coi thûr,
(jhûns* t^ï nîu<i h^t, ban hao nhi<^u?
— i30 -^
Je les prendrai tous, combien en voulez-vous?
A' Faites bien attention. Monsieur, qu'il y a là
.soixante poissons^ et que nous ne deman*
dons que quatre ligatures.
§ 3, -- Dialogue sur les monnaies du pays*
h\ Je ne sais point encore ce que c'est qu'une
ligature, montrez m'en une?
A, Nous n'avons ici que quelques deniers ousa-
pèques, mais cela suffit pour vous donner
une idée de la ligature ou quan. Regardez
ce denier ââng qui a un trou carré dans
le milieu, nous enfilons six cents deniers
ensemble^ c'est ce que nous appelons qtian
ou ligature. Nous divisons cette ligature
en dix parties ou masses tiên^ qui renfer-
ment soixante deniers chaque: ainsi dix
masses ou dix tien équivalent à une liga-
ture.
F. Je comprends; mais j'ignore encore quelle est
la matière de ce denier et quelle est sa
valeur.
A» La matière c'est le zinc; sa valeur n'est point
fixe, elle augmente ou diminue selon que
le prix du clou ou du pain d'argent aug-
mente ou diminue.
F. Continuez votre explication, afin que je con-
naisse la valeur du clou et du pian d'argent.
A . Un clou d'argent vaut quelquefois trois, quel-
quefois quatre, cinq ou six ligatures, selon
— ISl —
Xin àng coi, dày ci sàu mirori con câ, ma
chVmg" toi dôi bdn qiian t'en nik thôif
Quan tien là di gi, toi chira bié't; dira cho toi
mot quan coi tlii5r.
Cbùng toi cô mot it dông ma thôi, ma dà cbo
dangcâtnghïa mot quaalà làmsao: xin ông
coi d6ng nây cô 15 vuông à gifra, chûng toi
quen xô sàu tràm dôngnbu* vây cùng nbau,
iïy là mot quan;|lai cbùng toi cbiaquan tien
<ty ra làm mœori pbdu, moi mot pbdn là i-àu
mu'o'i âông,goilà mot tien; b&i dé mot quan
g6m lai m\rài tien.
Tôibièu, ma toi cbu*a bi(?ft dông &y làm bàng
di gi, va giâ dâng bao nbiêu.
Bôiig Ay là. bâîig këm^ già no không chirng,
nô lèn xu^ngtheo giàdinbbac, va nén bac.
Lai, toi xin anb em càt ngnïa cho toi biéft, già
dinh bac va nén bac là bao nbiêu*
Mc)t dinh bac khi thi dàng ba, khi thi dàng
bon, khi thi dang" nàm bay là sàii quan,
— 132 —
qu'il y a peu ou beaucoup d'argent, et beau-
coup ou peu d'acheteurs^ alors le pain d'ar-
gent vaut trente, quarante, ou soixante li-
gatures, car le clou est une once d'argent,
et le pain pèse dix onces.
F. Connaissez-nous la piastre d'Espagne qui a
deux colonnes?
A* Nous la connaissons; mais la piastre est plus
légère que notre clou, car celui-ci pèse
trente neuf grammes etla piastre n'en pèse
que vingt-sept
A. Nous avons aussi des écus de la même forme
et du même poids que la piastre d'Espagne,
mais nous ignorons s'ils sont d'un argent
plus pur que celui d'Europe.
sj 4, — Avec un marchand de fruits.
.1. Yoilà une barque chargée de fruits; voulez-
vous en acheter pour vous rafraîchir?
t\ Oui, car après une si longue navigation, je
ressens un grand écbauffement, il faut à
présent faire usage de choses rafraîchissan-
tes?
A. Nous apportons des bananes, des anaoas, des
cocos, des mangues^ des oranges, des li-
mons, des pamplemousses, desanones, des
Jacques: nous avons aussi des herbes po-
tagères, tcllcsqiiehiifiics, pourpier, herl>e
— 183 —
tbeo it nbiéu bac va it nhiéu ké mua,
khi tfy mot nén cûng dàng ba mirorii btfn
mircri bay là sàu mircri quan, vl mot dinh
là mot lirorng bac , côn mot nén là mirai
lirçrng.
Cô biéft dôag bac tây, goi là ttfm bac trôn ,'
tâm bac bai côt không?
Chûng toi biéft; ma tâm bac tây nhe horn dinh
bac ta, vl dinh bac ta câo dàng ba mircri
cbfn phâD, côn bac i&m thi c4,q daog cô bai
mirorî bày phân ma thôi.
ChÛDg toi cung cô t£m bac trôn binh dang
nhir bac tây, ma chûng toi kbông biéft bac
tâm ta rông horn bac tây bay là không •
Kia cô ghe chô* trài cày, ông cô muôn mua
ma an cho mât không ?
• — Toi muÔn mua, vi virçrt bien lâu ngày thi
trong mlnh nông lâm, nên bày gio* dùng
dô màt thi tôt.
— Chûng toi cho* chuôi, thcrm, dira, xoài, caro,
chanh, bir&i, mâng câu, mît; lai cûng
JA de C\ if
— 15i —
cacalie, persicaire, raves, choux, patates,
oignons, aulx, menthe frisée et des eau-
ïios à sucre pour parfumer la bouche,
§ 5. — Avec le capitaine du port.
A, Monsieur, C'est l'heure d'aller rendre visite
au xMandaria du port.
P\ Allons.
A, C'est inutile, voilà le Mandarin qui arrive avec
sa garde pour visiter le navire.
Capitaine, nous vous félicitons de votre heu-
reuse arrivée.
/*'♦ Je vous remercie , Messieurs , et veuillez
agréer l'expression de mes meilleurs sen-
timents.
Apportez une chaise pour le Mandarin .
Voulez-vous accepter un verre de vin ?
A. Je vous remercie; je prendrai un verre de
cognac.
t\ A voire choix; nous avons du cog-nac et du
très-bon vin,
A, Nous autres cochinchinois, nous buvons plus
volontiers un verre de cognac que de vin,
nous trouvons le vin fade.
F, Quel est le sujet de la visile du Mandarin ?
A, Monsieur, le Roi de Cochinchine nous ordon-
ne de visiter tous les navires qui entrent
dans ce port, et dr demander au capitaine
(.c qu'il. vient luire.
— 185 —
c6 rau^ nhur rau diéfp, rau sam, rau cân,
rau IQi , rau ràm ; sau nura cang cô c& cài,
cài bâp, khoai laag:^ hànb, toi, rau bung',
va mia cbo tbcrm miéng.
— Thu'a ông, dà défn gior di viëng quaa thûngû*!
— Ta di bây gior.
— Thôi, kla quao cùog liah bdu àën xét tàut
— CbûQg ta kiob mxrng cbùa tàu mdri défn*.
— Toi t^ crn cùng cbûc pbu'd^c lành cbo càc ôog.
Nbâc cài gbê cbo quan ngôi.
Ngàiinudn dùogmôt cbén ru'orunho không?
Càm crn ông, toi dùng mot chéu ru'çru maob.
Mao y ông, dây cô ru'çru manb, va ru*oru
nbo ngon lâm.
An-nam cbûng toi u*a ru'çru manb born, vi
ru'çru nbo lat lâm.
Quan défn dây cô viôc cbi?
Tbu'a ông, cô linb boàng dêî nu'ô'c Bai-nam
day cbûng toi xét càc tàu vào cfra này, va
M\ cbûa tàu tôri dây çô viôc cbi?
- 136 — ■
h\ Je suis venu pour vendre, et acheter plusieurs
objets de ce pays.
A. Vous êtes Européen ?
F. Oui, Mandarin,
A. Les Européens ne peuvent acheter ou vendre
quoi que ce soit dans ce port, une ordonnan-
ce royale le défend; veuillez, je vous prie,
continuer votre route jusqu'au port de
ïourane, qui n'estpas loin de la villeroyale,
il vous sera plus facile d'obtenir la per-
mission de sa Majesté.
F, Levons l'ancre; encore deux ou trois jours et
nous serons à Tourane port très-vaste, et
Pun des plus beaux du monde, dit-on.
Dieu merci, nous sommes arrivés; mais, selon
mon pressentiment, je crois que nous au-
rons besoin de patience : quoiqu'il arrive,
je suppoîterai tout de bonne grâce.
Voilà la douane; j'y vaisde suite, pour que nos
affaires ne tirent pas trop en longueur.
s^ 6. •— Avec le chef de la douane.
F. Bonjour, Mandarin, comment vous portez-
V.0US?
F, Je vous remercie, aujourd'hui je ne suis pas
à mon aise, j'éprouve un grand mal de tête,
ma femme à la fièvre, mon fils est attaqué
de la gale et d'une chique, mou domestique
•a la diarrhée; ainsi toute ma maison est
malade,
- 1S7 —
— Chùng toi défn dây roà buôa bâa va mua nburng
dô dât nây.
— Ông là ngirôî tây, phâi không ?
— Thira pbâi.
— Thira ông, ngirù'i tây châog dang mua ban
giong gi Irong cfra nSy, vl eo linh bé trèn
câm; xin ông chay tbâng ra dê!n CfraHàn,
dô thl gân kinh dô, va de xin phép dure
vua hcfn. . '
Kéo neo di, con hai ba ngày nfra, thi ta vào
Cfra Hàn, là cfra rông cùng nhi'rt hang trong
brfn bien, nliir ngircri ta noi.
Ciim an Cbiia^ dô là Cû*a ïlàn ; toi sçr e phâi chiu
sirgi khô long; dAu vây mac long toi ràn
ma chiu.
Kla nhà thn dô; toi lôn ti'rc thi, k^o viec ta phôi
trë lân ngày.
Kinh mirng cjuan lô'n, ôngmanh không?
Doi crn ông, hôm riay toi khô & vi nhi'rc d^îu,
bà thl dau binh rét, con toi mâc dau ghé
va dau con vét, dfl'y td* thi mSc xô, nên cà
va nbè dau h^t.
— 158 —
F. Je vous donnerai, si vous le désirez, quelques
médecines d'Europe.
A. Si vous avez un médecin à bord, je vous serais
obligé, ainsi qu'à lui, s'il nous préparait
quelques potions.
F. Il y a un médecin à bord; il viendra vous visi-
ter ainsi que toute votre faniille pour con-
naître votre maladie, ensuite il vous don-
nera les remèdes : telle est la méthode des
médecin^ européens.
A. Cette méthode est excellente: ce médecin a-t-
il étudié longtemps, et est-il habile?
F. Très-habile, il connait tout ce qui a été créé
sur la terre.
A. En Europe a-t-il subi ses examens?
F. Il a subi ses examens, et a reçu le grade de
docteur.
A* Qu'est-il venu faire ici?
F. Il est venu ici pour chasser les différents ani-
maux, pour connaître et chercher les ar-
bres, les plantes, les métaux, les pierres
et autres objets curieux.
A* A quoi bon tant de fatigues et tant de sueurs
pour de tels objets ?
F. Parce que ces hommes sont jaloux d'étudier les
secrets de la nature, et c'est par la connais-
sance de tout ce qui existe dans le ciel et
sur la terre qu'ils deviennent vraiment sa-
vants.
A. Vous dites des choses très-raisonnables; mais
le roi seul peut accorderlafacullé de faire
de telles rechercheç* •
Ôiïg cô tùu6ti tbi toi cho mot ii ihuô'c béa tây.
N^u cô thây thuôc diro"! fàu, tbi toi xin ngircri
làm cra ma hôt gnua it thang thuJtc cho.
C6 thây thuô'c dtrdi tàii, ngircri sân long Un
ma coi binb ông, va câ va nhà ông, doan
ngirori hô't thudc mdri dang; phép bêo tây
thi làm vây.
Phép ^y Ihi hay thâL Thây tfy hoc ngh^-
thu8c bao lâu, va ngirorr giôi hay là dô"?
Thây ây giôilâm, va thông càc loài càc vât
dirori thë ndy .
Thây âfy thi chira ?
Thira thi r^i, ngirô-i là tâtn si.
Ngircri âën dây làm cbi ?
Ngirâri défn dây ma sàn câc mtlông chim la,
va tim kiëm càc cây c6i^ céc boa cô, cé.c
thi'rkimthach, cùngcdcdéu khâc nhir vây,
Chiu kbô â6 mô hfti cho dang càc vât tbc^
âfy, làm chi vây ?
W càc ngircri ây ham ho xét bon tinh càc vât;
va khi ngiro'i ta thông tniên dia, thi mdi goi
là ngirori thông thài thât.
Ôrig nôi iâm vây thi thâm' pbâi, ma c6 mot
vua cho phép dang di tim nhflrng vêi thé
&y ma thôi.
— iO)0 —
Maintenant, je dois vous demandera quel des-
sein vous êtes venu ici, afin d'en informer
le roi ?
F. Je suis venu pour vendre des canons de gros
et de petit calibre, des fusils, des horloges,
des montres, des indiennes, des soiries, du
drap, du vin et beaucoup d'autres objets,
comme on peut le voir dans ma facture.
Il faut la traduire en cochinchinois, cet inter-
prête peut le faire.
A. Voulez-vous être payé en argent, ou voulez-
vous faire un échange ?
F. Je recevrai la moitié du prix de mes objets en
argent, et j'achèterai vos marchandises
pour la valeur de l'autre moitié. Veuillez
bien me dire quelles sont les choses qu'on
vend ici, afin que je puisse en acheter.
A. Nous avons du riz, de l'indigo, du sucre en
poudre, du sucre candi, de l'ivoire, des cor-
nes de rhinocéros, des peaux de buffle, de
la canelle, du bois d'aigle, d'ébène, de sao,
de la soie et beaucoup d'autres objets.
Soyez tranquille. Monsieur, dans deux jours
nous recevrons la réponse de sa Majesté, et
nous saurons ce qu'elle veut acheter.
^ 7. -- Avec le Ministre de la mariné.
Voici le page du Roi avec le Ministre de la
marine.
— 161 —
Bây gicr toi phâi hôi ÔDg vào cfranây viôc cbi,
hâu dang toi vê thira lai.
Toi dén màbân sûng binh, sùng tru, sùng
tay, dÔDg b6 Idm, d6ng hô trài qu(t, vâi
boa, lua, ni, rirçru cùng nbîéu dô khâc,
nhir dâ cô trong s A toi.
Pbâi dich sô tfy ra tiéfng an-nam, thông ngôu
nây làm dang^
C6 mu6n Wy bac, hay là mudn d6i bàng?
Toi lây bac phân nura, con pbân nu^a, thi toi
mua bàng: xin ôngnoicho toi bay, trong
nirdc nây qiien ban nhfrng vât gi cho
. toi lo ma mua.
Cbûng toi c6 gao, cbàm,dàDgcét, dàngphèn,
ngà, sirng tây, da trâu, quéf, ki nam, g6
mun, gô sao, cùng ter va nhiêu vât khâc.
Xin ông or bâng an, côn bai ngày nû*a thi cô
Ijnh bé trên day phài mua nhû'ng vât g).
Ay c4u h^ lieu cùng quan Ihirc/ng ihAy,
— i&2 —
F. Tant mieux mes affaires n'en seront que plus
tôt expédiées,
A. L'empereur ordonne d'acheter tous les canons
grands et petits: combien le capitaine en a-
t-il apportés ?
F, J'ai à bord cinquante canons de gros calibre,
trente d'un calibre moindre, trois mille
fasils. Chaque canon de gros calibre vaut
cinquante piastres, ce qui fait deux mille
cinq cents piastres; le canon d'un calibre
moindre vaut trente piastres, ce qui donne
neuf cents piastres; chaque fusil vaut six
piastres ce qui fait la somme de dix huit
mille piastres, et la somme totale de tous
ces canons et fusils donne vingt-un mille
quatre cents piastres.
A, Le Roi veut aussi acheter du drap rouge,'vert
et bleu, mille aunes de chaque couleur.
F. Mille aunes de drap rouge se vendent six
mille piastres, parce que l'aune vaut six
piastres. Quand au vert et au bleu, l'aune
vaut quatre piastres, ce qui fait une som-
me de huit mille piastres; le total de ces
trois sommes de drap rouge, vert et bleu
est de quatorze mille piastres.
A. C'est bien, j'achèterai tout cela pour sa Ma-
jesté; néanmoins je vous prie de diminuer
quelque chose de cette somme.
F, Je suis un homme droit et juste, j*ai JBxé le
prix de mes marchandises d'une manière
équitable, Jenepuisle diminuer davantage,
— 16:] —
— Vuî làm, làm vây thi mau xong viôc ho'a.
— Linh hoàng déf day mua céc khâu sûng lorn
nhô; chûa tàii chfr h^t thé y mfty ngàa
' khâu ?
— Toi chô" hê't nam mu-oi khâu sûng biah, ba
mxrcfi khàu sûng tru, ban ngàn sûng tay;
mdi mot kh&u sûng binh, già là nam
mu*cri \&m bac, hëi thây là hai ngàh nàm
tràm ttfm; moi khâu sûng tru già là ba
mircfi tâmbac, héft thây là chin tràm tâm;
m5i khâu sûng tay già là sàu itim bac,
héft thây là mot muôn tàm ngàn ttfm bac.
Già hët tbây càc khâu sûng Id^n nhô là
hai muôn mot ngàn bân tràm t£m bac,
— hvcc vua cûng muÔn mua nï dô, nï xanh là cam,
vànïxanh da trôri, moi mot thûr là mot
ngàn thu'drc.
— Mot ngàn thu'drc nï dô già là sàu ngàn fâEm
bac, vi mot thu'dc già là sàu tâEm; côn nï
xanh sâc là cam hay là datrM mac long,
thi mot thu-drc già là bÔn tàm; hëi thây là
tàm ngàn tàm bac. Cho nén, bathu'nl dô
già hét thây là mçt muôn bôn ngàn tàm
bac.
— Tbôi, toi mua héft cho dire vua; ma toi xin
ông ha già xuông m^t chût.
— Toi cô long ngay, toi dâ dành già càc vât cho
xijpng già rÔi, non toi h^. xutfng khônç
du^çrc.
— \Ùi —
A . Que voulez-vous acheter, Monsieur, en échange
de la moitié de la somme qui vous est due?
F, Il m'est dû trente-cinq mille quatre cents
piastres; j'îicheterai du sucre pour dix raille
piastres, de l'indigo pour trois mille, de l'i-
voire pour deux mille, de la canelle pour
deux mille aussi, et du bois d'ébène pour
sept cents piastres: combien vendrez-vous
le picul de chacun de ces objets?
A, Monsieur, je vous prie de m'excuser,jenesais
pas cela; il faut à présent que je retourne
auprès desa Majesté pour lui rendre comp-
te de tout, aussitôt après jie reviendrai et
vous donnerai la réponse.
F. Dans combien de jours serez-vous de retour?
A, Je l'ignore; mais je serai probablement ici
dans cinq jours.
Bonjour, Monsieur, me voici de retour. Sa
Majesté a examiné tous les objets; elle a
ordonné d'éprouver les canons, et vous
renvoie quelques canons de gros calibre et
quelques fusils qui ont éclaté.
f' Qu'y a-t-il. étonnant ; lorsque vous voulez
éprouver les canons, vous les chargez trois
ou quatre fois plus qu'il ne faut, chaque cho-
se a sa proportion; si donc en les chargeant
de cette manièreles canons éclatent, cela ne
peut pas être autrement, quel canon pour-
rait en être exempt ?
Avez-vous par écrit le prix des marchandises
que je veux acheter?
- ifiS —
Thira ông mudn mua nhiîrng vât gi ma thé{
11 ^•a phân tien bac?
Giâ. âô toi ban cho ông héffc thây làba muôn
nàm ngàn bcïn tram tâm bac; toi mua mot
muôn tâm bac dœo'ng, ba ngàn chàm,hai
ngàn ngà, hai ngàn quéf, bây tram mun:
ông ban mot ta càc giÔDg â'y bao nhiêu ?
Xin ông cho* châp, toi không bi^t, dé loi Iror
vê ma tâu lai cho dire hoàng d^ hay, rôi
toi trô" lai ma nôi lai Tîho ông biô't.
Ông di mtf y ngày vê ?
Thu'a ông, toi kbông biét chùrng, ma toi tircrng
trongnàm ngày, thi toi vé Idi dây.
Cliàoôngjtôi mdi vé; Birc bêtrôn dâ coi cac
vât ngài dâmua, cùng dâ day thu* cac sùng,
ma ngài day dem trâ lai mot it khâu sûng
binh va sùng tay, vi khi thur no thi nô dé ra,
Cô la gi dâu ! vi khi câc ông muÔn thù* sùng,
thi nap dan thutfc vào bâng ba bâng h6n
han le phâi; nhu'ngmà moi su* dâ cô chirng,
uéfu nap sùng thé ây, thi nô phâi dé ra làm
sao cho khôi; sûng nào chiu dang ?
Cô lh(t biôn gianhirng vât toi muôn mua không?
— 166 —
A^ Oui: le quinlal de sucre se vead cinq pias-
tres; le quiutal d'indigo, cinquante; le quin-
tal d'ivoire, trente; et le quinlal* de bonne
cauelle, cent qualre-vingt piastres.
F, C'est bien, si les marchandises sont d'une
bonne qualité je les prendrai, j'examinerai
tout: mais prenez bien garde de ne pas mê-
ler du sable avec le sucre,
A, Ob! jamais, Monsieur, nous n'oserions.
F. Chacun est fatigué, si le Mandarin est de mon
avis, nous boirons un verre devin ou même
une tasse de thé, à la volonté de chacun;
mais de peur que la boisson seule ne soit
'nuisible,il est bon de manger quelque chose.
A . Vous dites vrai, capitaine; nous avons l'usage
de boire du thé, mais un verre de vin nous
sera beaucoup plus agréable.
F\ Asseyez- vous; voici de la poule, du canard,
de l'oie, du porc, du buffle et du bœuf;
que chacun prenne ce qui lui convient.
A, Nous avons l'habitude de nous servir de bâ-
tonnets pour manger; il faut donc aupara-
vant découper les viandes en petits mor-
ceaux.
F. Voici la soupe; voilà une poule bouillie à petit
feu qui est très-tendre, l'oie et le canard sont
rôtis, les autres viandes ont d'abord été à
demi grillées, puis on les a fait cuire dans
l'eau.
A . Tous ces mets sont succulents, mais nous pre-
ndrons surtout la viande de porc,
— i67 —
Thira c6: mot ta diràng, gid là uâai tàni bac;
mot ta chàm, nàm mirrri tâtm; mot (a ngà, ba
mirai tira; mot ta qu^ tôt, mot tram tam
mircfi tâm.
Thôi diro-c; clè toi coi trirdc dâ, dô gi tâfl thi
toi mdi Itfy ma thôi: anh em phâi giur,
dù'ng trôn càt vdi dirorng,
Thira ông, chùng toi c6 dam dâu.
Ai nây cûng mot r6i; nêfu Quaa mu6ii thi ta
n6ng mot chén rirçru hay là mot chén tvk,
mac y ai: ma kèo u6ng không làm vây tbi
làm bai troug minh ta, nèn phâi an nâm
ba miéfûggi \ôi.
Thira ông nôi làm vây thi phâi 1dm, chûng
toi quen dùng nirdrc trà, ma nêfu ông cho
mot chén rircu thi tdt hcrn.
Mai câc ông ngôi; dây thit gà, thit vit, thit
ngông, thit bec, thit trâu, thit bô, ai muô'n
dùng gidnggithi dùng,
Chùng toi quen dùng dûamà an, non phâi xât
thit dâ.
My là canh, do là gà hâm mém lâm; thit
ngÔDg thit vit quay; con thit beo, thittrâu,
thitbô thidâuhê'tthui, rôi luôc ma thôi.
Câc dô an tW ngon thi^t, ma chùng toi Itfy tlit
\wo làm nliirt,
— 168 —
F. Je désire maintenant demaûder à l'interprète,
quelques renseignements qui me sont né-
cessaires pour mon commerce, et pour m'in-
struîre des usages du pays.
A . Je suis disposé à faire tout ce qui dépendra
de moi pour vous obliger, pourvu qu'il n'y
ait rien de contraire aux lois de ce royaume.
F, C'est aussi mon intention; Dieu me garde de
vous demander une chose déraisonnable.
A. Veuillez me dire sur quoi vous désirez m'in-
terroger?
F. Je désire connaître à fond, premièrement, la
manièrede compter; secondement, les poids;
troisièmement, les boisseaux ; quatrième-
ment, les mesures agraires; cinquièmement,
. l'aune ; sixièmement, les mesures itinérai-
res; septièmement les monnaies; huitième-
ment,leshuitlignespour connaître les sorts;
neuvièmement, les noms de temps et le cy-
cle.
A, J'ai tout cela écrit dans un petit livre que voilà.
DU CALCUL DÉCIMAL.
Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit.
Neuf . Dix . Onze . Douze . Treize . Quatorze .
Quinzoï Seize, l)ix-sept, J)ix-linit. Dix-neuf,
— 169 —
Bày gicrtôi mutfn hôi thông ngôn môthai déu
cân, vé phép buôn bàn cùng vê phép mrdc.
— Thira ông, toi sân long ma giiip ông theo sirc
toi, mien là dÈrng cô sijT gi pham âën phép
nirdrc, thi thôi.
• — Toi cûng muô'n nhir vày, toi không ddm hôi
ông déu gi trài le héffc.
•-^ Thira, ông mu8n hôi di gi?
— Toi muôn hôi nhû'Qg déu nây: thû' nh&t^
phép todn; thii* hai, phép ké cân ; thû* ba^
phépdong liràng; thir bôn^ phép ké ruông,
thûr nàm, phép ké vâi; thir sâu, phép ké
dôm; thû* bày, phép ké tien bac; thû" tâm^
bat quai; thû* chin^ phép ké ngày, giô*
nâm, thàng.
— Toi dâ chép câc déu tfy Irong mot cuÔn sàch
nhô; xin ông coi.
\E PHEP TOÂN.
Mot. Hai. Ba. BÔn. Nom. Sâu. Bây. Tém. Chin.
Mirai. Muai mot. Mu'ô'i bai. Muôri ba. Muai btfn.
Mu'cri Itlni. Wuài sdu. Mucri l)ây. Mirrri lam.
m\ de C. i'2
— 170 —
Vingt. TrJnte, QuAranfc. Cinquante. Soixante.
Soixantc-d X. (Juatre-vingts. Quatre-vingt-dix.
Cent. Mille,
i un.
10 dix.
100 cent.
1, 000 mille.
10,000 dix mille.
100, 000 cent mille.
1,000,000 million.
10, 000, 000 dix millions.
100,000,000 cent millions.
1, 000, 000, 000 billion.
10, 000, OflO, 000 dix billions.
100, 000, 000, 000 cent billions.
1, 000, 000, 000, 000 tiilliou.
10, 000, 000, 000, 000 dix trillions.
100, 000, 000, 000, 000 cent (rillions.
Des Poids .
Le Gros cochincbinois, nommé i^d'w^ ou dixième
partie de l'once = 3,903 grammes.
VOnce cocliinchinoise ou Lirmig = 39,03 gram-
mes.
La lùore se nomme Càn^ elle est de 16 onces,
et ^ ();Ji,80 gr.
J
— 171 —
Mirori chfn. Haï mircri. Bamtrorî. Bda mircri. NSm
mircri. Sàu mircri. Bây mircri. Tarn mircri, Chin
mircri. Mot tràm. Mot ngàn.
Vi
nliû't
= mot.
—
thâp
— mirori.
_
bàch
— tram.
—
thièn
ngàn.
—
van
•
= muôn.
—
urc
= veo = mircri muôn.
•
—
triêu
— mirori lïc.
—
kinh
mircri triêu.
—
tï
mœcri kinh.
—
cai
= mirori tï.
—
nhircrng
— mirai cai.
câu
mirori nhircrng.
«■■*' •
nhàn
= mirori câu.
. —
chinh
mirori nhân.
1. ,
tâi
= mu*cri chinh.
Vé Phép Kè Càx.
( — Vi Phâa = 10 Ly = 0, 3905 grammes. )
Vi Bôag = 10 Phân = 3, 905 gr.
Vi Lirorng = 10 BÔng = 39, 05. gr.
{ — Nén = 10 Lirorng = 390, 5. gr. )
— Câtj = 16 Lu-o-ng- = 624, 8. gr,
— 172 —
Un Yen == 10 Càn ou livres.
Un Bioh r= 50 Càn.
rnïao?UMcul :^^ 100 f an.
Un QuAn == im Càn,
Des Boisseaux.
Nota. — 11 est très-diflicile de fixerla capacité des
boisseaux. Chaque province a sa mesure, les uns
l'appellent Lirorng, les autres Vuông, les autres Gia;
c'est aux acheteurs à convenir de la mesure et de
la voir auparavant, car dans ce pays, les mesures
ne sont point échantillonnées.
Des Mesures de longueur et de
surface .
Nota. — Nous ne parlons ici que des Mesures de
longueur, et de la Mesure des champs qu'on me-
sure avec une perche de cinq coudées.
Le Phân est la dixième partie du Tâc,
Le Tâc est la dixième partie du Thu'drc ou Coudée,
Le Thu-dc est la Coudée ordinaire; ce Thu*(îc est
commun à toutes les mesures de longueur, elle a
10 pouces français ; c'est de cette mesure que se
servent les architectes et les charpentiers.
— 173 —
— Yen = 10 Cân = 6, 248 kilog.
— Binh =30 Cân = 31,24. id.
— Ta ■= 100 Cân = 62, 48. id.
— OuAn = 500 Cân = 312, 40. id.
Phép Ké L(-(>NG.
Vé phép Lw&m/ thl nôi châc không (tang, vi ni3i
tïnh Ma cô àù lirông riêng héft thiVy; trong tïnh
nây thi kôu bàng Uf&ng, trong tïnh kia thî kêu
bâng Vuâng, trong tïnh no thi kêu Mng Gia. Bô-i
dô cho nên ké mua phâi coi cho biéft tru-dc Lu-o-ng
«y, b&i vi trong xûr nây BÔ Ltrôrng không gi<ïng
nbau. -
Vi toât = mot nhon = une pincée.
— sao ~ mot nhâm = une poignée.
— tbirçrc = 10 sao = 10 poignées.
— • hap = 10 thu-çrc = 100 poignées.
— thàng = JO hap = 1,000 poignées.
— dâu =r 10 thàng = 10,000 poignées.
— hoc = 10 dâu =: 100,000 poignées.
Phép Kè Riông, RucVng Nof .
Vi Ly =^ 0,00048726 ( mètres français ).
— Phan == 10 ly = 0,0048726 ( id ). '
— Tâc == 10 phân ::r. 0,048726 ( id ).
— Thirdc = 10 tâc = 0,48726 ( id ).
— Ngû = 5 thu-dc = 2,4363 ( id ).*
— Sào = 15 thu-dc = 7,3089 ( id ).
— Mxx ~ 10 sào = 73,089 ( id )[
— 174 —
De la Mesure de cinq Coudées et cinci
Pouces.
Nota. — On appelle Ruông lac les champs qu'on
mesure avec une Perche de cinq coudées et cinq
pouces; ce qui rend les arpents ( mâu ) de ces ter-
res beaucoup plus considérables. Pour le reste
tout est comme dans la mesure de cinq coudées.
De PAune.
Nota. — L'Aune cochinchinoise Thu^o^c a environ
24 pouces français, on ne s'en sert que pour les
toiles et les soieries : elle égale 0,64968 de mètre.
Des Mesures Itinéraires.
Dam est la Stade cochinchinoise dont les An-
namites n'ont pas eux-mêmes une idée très-claire;
elle nous parait égaler la cinquième partie d'une
lieue commune.
Ly est la dixième partie d'une lieue ordinaire de
25 au degré.
Des Monnaies.
L'or et l'argent dont les Annamites font usage est
— m -
RllÔNG Lui..
VI Ly = 0,000 48726. ( mètres français ).
— Phân = 10 ly = 0,0048726. ( id ).
— Tâc = 10 phân = 0,048726. ( id ).
— Thu'(ïc = 10 t«c = 0,48726. ( id ).
_ Sào = 16 thtrdrc 5 tâc = 8,03979 ( id ).
— Mâu = 10 sào = 80,03979 ( id ).
Phép Kè Vai Va Lyv.
Vi Phân = mètres, 0064968.
_ Tâc = 10 phân = mètres, 064968.
— Thu-iJc = 1 Aune = 10 t^c = mètres, 64968.
— Triro-ng =10 Aunes = 10 thirdc = 6 mètres,
4968 = 1 Bfforng.
— Thât = 30 Aunes = 30 thu*<5fc = 19 mètres,
4904 = 1 Câi vâi.
— Gon = 194 mètres, 904 = 10 Cdi vâi.
pHÉpKéDvMVÀLY.
1 Dâm = 888 mètres.
5 Dam = 4,444 kilom. c-à-d. une lieue commune,
i Ly = un dixième de la lieue commune = 444
métras, 39.
10 Ly = 4,444 kilom. e-d-rf. une lieue commune.
Vê TiÊN Bac.
Va ig b^c Ânnam quen dùng là vàng bac kh4
— 1% —
ordinairement de première qualité, quelquefois ce-
pendant leurs piastres renferment beaucoup d'al-
liage. Ils ont des monnaies de diverses formes. La
première et la plus précieuse est celle qu'on appel-
le Barre d'or, qui se divise aussi en deux parties
égales et de même forme que l'entier. La seconde
est la Barre d'argent. Ils ont une autre monnaie
appelée Clou, il y en a en or et en argent^ et ils
se subdivisent en moitié et en quart..
Ils ont aussi des Sapèques ou Deniers, des Pias-
tres frappées par le roi Minh-mang.
La sapèque est en zinc pur.
Il faut 60 sapèques pour faire une masse nom-
mée en cochinchinoîs mât tien. Dix masses forment
une ligature ou Quan qui pèse un peu plus d'un
kilogramme et demi.
Les Huit Lignes ou Bat Quai pour
■
les Sorts.
Le Roi Phuc Hi qui est regardé comme le fonda-
teur de la monarchie chinoise, vit (ainsi que le rap-
porte une fable ) ces signes extraordinaires sur le
dos d'un dragon-cheval et sur une écaille de tor-
tue, c'est ce qui lui donna l'idée de s'en servir
pour former des caractères pour les générations
futures. Il traça d'abord ces huit lignes^ et en for-
ma des lettres. Mais, comme il est aussi rapporté
dans un autre livre chinois^ que l'histoire du monde
— 177 —
tinh^ cô mât AÔag bac tron chàng tinh nhiéu khi.
Trong rnrcrc ày cô nhiêu Ibur nhiéu hinh vàngbar».
Thur nhurt là Nén vàng, va Nà*a nén vàng, ma nûra
nén ây goi là mot Thoi vàng; c6 Nén bac, va Binh
vàng, cùngBinh bac; cdc thir Bfnh tfy cûng cô
chia ra làm bai làm h6n pbân.
1 Nén bac == 81 francs S7 c,
1 Thoi vàng = 693 francs 40 c.
1 Binh bac = 8 francs 1 5 c.
Cô ââng tien, va tâm bac tràn cô hiôu vua Minh
Mang.
1 Ttfm bac trôn ou Bac chien phi = 4 francs,
b&i vi 2i0 phân T«m bac trôn tfy thi 80 phân là
bàng don g.
1 Bông fiên cân dang 40 hay là 42 grains, cho
nên bàng dang 2, 6767 grammes.
1 Tien =60 dôngtién.
1 Quan = 600 dông tien .
Bat Qvki hay là Tam Que.
Vua Phuc-IIi, cô kè tU'ô'Dg ngu-ciri là dàu câc
vua nu'ô'c B^i Minh, cô séch bày dat ngu'o'i thtty
trên lirng loài vât kia cô hlnh con rông va con
ngtra, va thây trên mu con rùa dâ'u ki di ây, va nô
giuc long vua tfy dùng nô ma làm chCr cho dang
lœu truyén cho nu-drc minh. Tru'drc héft ngu'ori vî^t
tâm que va IKy nô ma lâp chu*. Song bd^i cô sâch
B^i Minh nôi rang: cdc viéc dft cô tù* (ao tbi6n lâp
dia^ thi d& chép sftn trôn luDg con rùa é(y, ngu-orl
— 178 -^
se trouvait écrite en entier sur le dos de cette tor-
tue; alors les chinois et ceux qui ajoutent foi à
leurs livres, regardèrent la tortue comme un ani-
mal de bon augure.
C'est à cause de cela, que les devins de ces pays,
se servent d'une écaille de tortue pour faire des
sortilèges et prédire l'avenir. Il n'est personne qui
ne comprenne combien est faux et insensé un tel
art. Ils disent aussi que ces Huit Lignes indiquent
les huit parties du monde et les divers éléments.
Ils employeiil quatre de ces lignes dans leur bousso-
le et les placent entre les quatre points cardinaux.
Dans la suite l'empereur Thân Nông en combi-
nant ces lettres deux à deux, en forma soixante
quatre hexagrammes, qui ( d'après ce qu'on dit )
peignaient toute la nature morale et physique. Les
paroles et les faits de cette nature sont des contes
inventés à plaisir.
•«M».
Des Noms de Temps.
Les Cochînchinois ont ainsi que les Chinois les
Thâp can ou dix lettres radicales, qui combinées
avec les instrumenis horaires ou le Cycle de douze
lettres servent à diviser le temps.
Us divisent le jour et la nuit en 12^parties égales
qu'ils appellent heure ou Gio"; aussi Pheure anna-
ttijle équivaut à deux des nôtres, Ngây signifie le
— 179 —
fiai Minh va kè tin sâch no, nghe Icri d6ï tvà thé â'y
thi \&Y ^^^ ^^^ ^^^ diém lành.
Va bôri c& &Y ^^c tl^^y b<^> dùng mu rùa ma boi
khoa. Song ai cô tri khôa thi de biéft phép bôi là
déu ddi ira va dai dôt là thé nào. Lai ké boi noi
• • •
rang: tàm gué chl tâm lurdiig, cùng câc thur ngû
hàng, kim hành, San nura càc dia bàn, quen dùng
trong liât ây, thi cô bon gué, moi que dat gifra moi
chaug chî mot phu*crng trong btfn phu'orng chinh.
Béfn dàri sau, vuaThân-Nông Wy Tàm Que ây va
xô di xô lai hai que cùng nhau thi dang sàu mœci
bon hinh kbàc, hay chi càc déu thuôc \ê phong
hôa va bSn chtft càc vât thiéu ha. Lcri nôi cùng viéc
làm thé &Y là hai déu vô càn vô ngœorn.
i > i
Thâp Can.
/ Giàp
T(.
S At
Sù-u.
J Cînh
Dân.
4 Binh
Meo.
5 M6
ThiD.
6Kf
Ti.
•
7 Canh
Ngo.
8 Tân
Mùi.
9 Nhàm
ThâD.
iO Qui
Dâu.
1 ngày va 1 dêm
cô i
12 già.
1 g^icr annam =
2
giâr tây.
Ngày
là Jour
1
— 180 —
jour et Dêm la nuit.
Ils divisent la nuiten S veilles ouCanhetlejoiir
en 6 veilles qu'ils nomment Khâc; ainsi l'heure
qui se trouve entre 5 et 6 heures du matin et celle
qui est entre 6 et 7 heures du soir ne sont point
comptées dans les veilles. La première veille de la
nuit se nomme Canh mot; la seconde Canh liai, la
3^ fanh ba; la 4" Canh tir; la IV Canh nâm.
Lorsqu'ils se servent desHeures pourdésigner les
Veilles, alors la première est appelée Giôr ti, el in-
dique les deux heures qui se trouvent depuis { l
jusqu'à 1 h. après minuit.
Gicr suru a lieu depuis une heure après minuit
jusqu'à trois.
Gior dân depuis 3 jusqu'à 5.
Gio* meo « 5 jusqu'à 7.
Giorthin « 7 jusqu'à 9. •
Gio* ti « 9 jusqu'à il.
Gicr ngo « H jusqu'à 1 h. après midi,
Gior mùi << 1 jusqu'à 3.
Gior tbân « 3 jusqu'à 5.
Già" dau « 5 jusqu'à 7.
Gicr luât « 7 jusqu'à 9.
Gior hçri « 9 jusqu'à 11.
Chaque heure a son commencement BAn, son
milieu Trung, et sa fin Mat.
Mais ordinairement, l'heure cochinchînoîse é-
quivalant à deux de nôtres, se divise en deux par-
ties, la première se nomme Sor ou commencement,
et la 2 Chânh, ou heure vraie, juste. Leur demi-
heure a 4 quôrls ou Kbâc^ ainsi l'heure est compo-
— 181 —
Dêm là Nuit.
1 Ngày cô f) khdc.
1 Dèm cô Canh ( veilles ).
Canh
mot, première veille .
Canh
hai, seconde veille.
Canh ba, troisième veille.
Canh
tir, quatrième veille.
Canh
nàui, ciuquième veille.
Giô- tf = 11 h. à 1 h. après minuit.
Giàr sîru — 1 à' 3 h.
(lier ddn — 3 à S h.
Giôr meo o à 7 h.
Giô- thin — 7 à 9 h.
•
Già ti - 9 à 11 h.
•
Giôf ngo — H à 1 h. après midi.
Giôr mùi = 1 à 3 h.
Gièf thân = 3 à 5 h.
•
Giôrdâu — 3à 7 h.
Giôr tuât — 7 à 9 h.
Giârhcri =9àll h.
1 gicr chia làm ba phân, thù* nhirt là bon, thir
hai là tru?iff, thir ba ïà mat.
l gicr annam --== 2 gio* tây; i gicr thiro-og c6 hai
pbfin, 1 goi là se, 2 goi là chânh.
Nà-a giô* annam c6 4 khâc.
1 gio" cô 8 khâc.
1 khâc cô 15 pbân.
1 phcln = \ minute (phui).
— 182 —
sée de 8 quarts Tàm khàc. Chaque Kbàc ou quart
d'heure, se divise en lo parties ou minutes égales
aux 1 ôtres et nommées Phân.
Il se servent pour mesurer le temps de clepsy-
dre ou sablier.
Pes Mois.
Pour désigner le Mois les Annamites se servent
des mots Thdng ou de Nguyet, (ngoat), lune.
Quelquefois leur année est de 12 mois, quelque-
fois de 13.
Dans l'espace de deux ou trois ans ils ajoutent
un mois intercalaire nommé Thàng nhuân, afm
que l'année lunaire puisse répondre à l'année so-
laire^ c-à-d, que dans l'espace de 19 ans ils ont 7
mois intercalaires.
Leur mois n'a quelquefois que 29 jours, et il
se nomme Thàng thiéfu, ou Ngoat tiéu; d'autrefois
il a 30 jours et alors il prend le nom de Thàng dû,
ou de Ngoat dai, mois plein.
Us partagent le mois en trois décades ou Tudn :
la r se nomme Thu'o'ng tudn; la 2"* Trung tuân;
la 3^ Ha tuân.
Le premier mois est appelé Thàng giông.
Le second Thàng hai; on se sert des nombres
ordinaires pour les autres, mais le dernier se nom-
me Thàng cbap.
En désignant les jours qui se trouvent depuis le
premier jusqu'au dixième inclusivement, on les fait
précéder de l'article 3/f>Wy. Ainsi on ne dit pas du
pi'eniicr jour, ngày mot, niais n^jà;/ m(hig m(U ;
~ 1S3 —
Annam dimg dông hô nird^c hay !à dôiig hè cât,
YÊ ThÀing.
Thàa^, nguyc^t, ngoa^ ngh?a là M jis.
1 Dàtn = 12 thâag, ( c6 khi 13 thâ ig ).
B&i vi khôi hai ba iiàai thi t-iêm m)l thà «g goi
là Ihéig nhuân,
TrjDg 19 nàm thi t'iêm 7 thà ig,
Thàng thiëu = 29 jours ( ngày ).
Ngoat tiéu = id...
Thang dû = 30 jours ( ngày ).
Ngoat dai = id...
i thàag chia ra làm 3 tuân. 1 tuâa c'iia r^ làm
10 ngày.
Tudn thir nhirt « là thirçrng tadn,
Tuân thir hai « là trung tudn,
Tudn thir ba « là ha tudn.
Thàng thir 1 goi là thâng gièiig.
Thang 2.
Thang 3.
Thang 4. ( thàng tir )
Thàng 3.
Thàng 6. vâîi vdn,..
Thâng sau hêft là thang chap.
Ngày mông mot.
Ngày mông hai.
Ngày mông ba.
Ngày mông bon.
Ngày uiôiig nàrUf vànvàn.
— 184 —
pour le second, ngày mâag hai^ etc.... et ngày
méng mii&i pour le dixième.
Yoici la manière dont les Annamites distribuent
les saisons dans leur calendrier.
Des Vingt-quatre Saiisous de TAunée
Chinoise,
Des Saisons,
L'année est divisée en quatre saisons de trois
mois qui sont: 1? La.saison du printemps. 2? La
saison de Pété. 3? La saison de l'automne, 4? La
saison de l'hiver.
Chaque saison est à son tour divisée en trois
parties différentes pour indiquer le commence-
ment, le milieu et la fin de chacune d'elles.
Le commencement ou le premier.
Le milieu ou le second.
La fin ou le dernier. Ainsi on dira par exemple:
Premier mois du printemps.
Deuxième mois du printemps.
Troisième mois du printemps!
Et ainsi de suite pour les autres saisons.
/
1
21
février.
Ëau de pluie.
s
6
mars.
Mouvement des reptiles.
s
2
22
mars.
Equinoxe du printemps.
4
6
avril.
Clarté pure.
3
22
avril.
Pluie pour les fruits.
— i8o
Ngày mông mirori.
Nhi ÏHÂr Tr TiÊT Hàc .
\'é Mua,
Mot n&m cbia ra làm bdn Mùa. Mai mot Miia
là ba tbàng: lË Là mùa xuân. 2= Là mùa ha
(hè). 3? Là mùa thu. 4Ê Là mùa dông.
M3i mot mùa lai chia ra làm ba pbân cho
dang chi phÂn dâu, phâo giîra va phân duôi.
Manh là phân dâu hay là thàng thir nhurt.
Tpong là phân giita hay là thàng thir bai.
Qui là phân cuôî hay là thàng thir ba. Vi du :
Manh xuân là thàng dâu mita xuàn.
ïrong xuân là thàng giita mita xuàn.
Qui xuàn là thàng ciiôï mua xuàn.
Côn mày mùa khàc thi cûng va y.
/ 1 Vu thùy. !^9 ngày, (jours).
15 Kinh trâp.
2 1 Xuàn phâii. SI ngày.
15 Thanb minb.
:i \ Cdc vu. :iO ngày.
15 Làp ba.
4 i Tièu mân. Si ngày.
15 Mang chùng.
,ï l lia chi. H9 ngày,
)1. de C, 13
6 7 ma't Coiumeocement de Pété'.
7 4 22 mas Déboipdement des eaux,
^ 7 juin. Semence des grains,
P 5 22 ju'n. Solstice d'été.
40 8 juillet. Petite chaleur.
f / 6 21 juillet. Grande chaleur.
/2 9 août. Commencement de l'automne.
iS 7 2i août. Fin de la chaleur.
i4 9 septembre. Rosée blanche.
45 8 21 septembre. Equinoxe d'automne.
46 9 octobre. Rosée froide.
47 9 21 octobre. Gelée blanche.
48 8 novembre. Commencement de l'hiver.
49 10 23 novembre. Peu de neige.
50 8 décembre. Beaucoup de neige.
2i 11 22 décembre. Solstice d'hiver.
3i 6 janvier. Froid médiocre.
3S i2 2i janvier. Grand froid.
94 S février. Commencement du printemps.
Des Années.
L'Année ow An se ditXâm ou Niôn, Pour la sup-
putation des années, les Annamites se servent du
Cycle de 12 ans, et des mêmes lettres de ce cycle
ils forment un cycle de 60 ans. Le cycle est com-
posé de douze lettres eu Chi (branches), qui se
combinent a\ec chacune des dix lettres nommées
T^tâp can dix (roncs ou racinei^. Mais pour que la
i
— 187 —
18 Tiéuthù-,
6 1 &ai thù^. $4 ngày. (jotri)J
IS Lâp thu.
7 1 Xû* thfr. SI ngày,
IS Bach lô.
8 1 Tbu phân. 97 ngày.
13 ' Hànlô.
9 l Sirorng giéng. 3S ngày.
IS Lftp dông.
10 1 Tiéu tuyéft. W pg iy.
15 Bai tu y et»
// 1 Bôngcbl. SO ngày.
15 Tiéu hàn.
ii 1 Btfi hàn. 30 ^ ngày t ,
15 Lâp xuân.
V/Ln NiÊN Luc Giip.
1 2 1
1 GiâH(l"giâp)Ti.
1864.
31Giép(4"gi
iép)Ngo 1894
2 Ât
Sù-u
1865.
32 At
Mùi 1895.
3 Bioh
Dân
1866.
33 Bînb
Thân 1896.
4 Binh
Meo
•
1 867.
34 Binb
Dâu 1897.
5 Mo
Thin
1868.
3.^ m
Tuât 1898.
6Kt
Ti
«
1869.
36 Kf
Hori 1899.
7 Canb
Ngo
1870.
37 Canh
Tf 1900.
8 Tftn
Mùi
1871.
38 tân
SA-u 1901.
9 Nbâm
Thâo
1872.
39 Nbâin
Bân 1902.
10 Quf
Dâu
1873.
40 Oui
Meo 1903.
~ 188 —
dernière lettre du cycle de douze se rertconire
|iv€ic la dernière du cycle de dix ans, il faut qae
s' les dix Can soient réunis chacun six fois à quelqu'un
des Chi, et que chaque Cbi soit réuni 3 fois à quel-
qu'un des Can, C'est ainsi que se forme le cycle de
soixante ans, appelé Vân niôn Luc giàp. Quoiqu'ils
soient dans l'usage de supputer les choses ordi-
naires par le nombre des années du règne de cha-
que prince, par exemple: Minh-mang thâp citu
niôn, ( signifie la dixième année du règne de l'em-
pereur Minh-mang , ) cependant lorsqu'il s'agit
d'événements majeurs ou anciens, il est nécessai-
re «lors, de se servir du cycle de soixante ans qu'ils
ont reçu des Chinois afin de faire la supputation.
— 11 y a beaucoup d'opinions au sujet des Cycles
écoulés; les uns en admettent 71 , les autres 74, les
autres 75, Dans ce conflit d'opinions, il nous sem-
ble plus raisonnable de suivre le sentiment des sa-
vants préposés au tribunal chinois des mathéma-
tiques, qui en 1684 décidèrent que cette même an-
née 1684 était la première du Soixante seplième
cycle qui a fini en 1743.
En regardant le tableau du cycle vous verrez la
série des années notée en chijffres arabes; la pre-
luière série en langue annamite indique les lettres
Thâp can, et la seconde série les lettres des douze
Chi; ce Cycle commence en 1864.
Du Cycle de dix et du Cycle de douze lettres.
tes dix lellres nommées radicales ou Thâp can,
— 189 —
1 1 Giâp(2*gUp)Tt
iktl874.
41 Giâp(S'gl)ip)Thi
in 1904
12 Ât
Hcri
•
1875.
42 M
Ti
•
190o.
13 Bfnh
Tf
1876.
43 Binh
Ngo
1906.
14 Bînb
Sfru
1877.
44 Binh
Mùi
Ï9Ô7.
15 Md
Dân
1878.
45 Mo
Thân
i9'08.
«6 Kt
Meo
•
1879.
4fi Ki'
t.
Dâu
•
1909.
17 Canh
Thin
1880.
47 Canh
Tiiât
1910.
18 Tân
Ti
«
1881.
48 Tân
Hcfi
•
1911.
19 Nhâm
Ngo
i882.
49 Nhâm
Ti
1912.
20 Qui
Mùi
1883.
50 Qui
Sù-u
1913.
21 Giàp(3'i
giép)Thânl884,
.5tGidp(6'giàp)Dâi
nl9l4
22 Ât
Dâu
•
1885.
32 h
Meo
•
1915.
23 Binh
Tuât
1886.
33 Binh
Thin
1916.
24 Binh
H<yi
• •
1887.
34 Binh
Ti
•
1917.
23 M6
Ti
1888.
35 MO
Ngo
1918.
26 Ky
Sù-u
1889,
36 Kj
Mùi
1919.
27 Canh
DÂn
1890.
37 Canh
Thân
1920.
28 Tân
Meo
•
1891.
38 Tân
Dâu
•
1921.
29 Nhâm
Thin
1892.
39 Nhâm
Tuât
1922.
30 Oui
Ti
t
1893.
60 Oui
Hçri
1923.
V^N NiÊN Nhu^t GiAp.
1
2
3
1838
Mo
Tué(t.
1839
K^
II<?i.
1840
Canh
Ti.
1841
Tân
siVu.
1842
Nhâm dân.
18'43
Qui
meo.
4
Chii. (au). Chien.
Heo. ( Tpu- ). Porc.
ChuAt. (Thù-). Bat.
Bô. ..( Ngu-u ). Buffle.
Hùm. (HA). Tigre.
Thô. (Thâ). Lièvre,
-- 190 —
{^our les distinguer des douze lettres nommées Chi
ou Rameaux, quoiqu'elles n'aient aucune signifi-
cation par elles-mêmes^ ne laissent pas d'être auxi-
liaires. La première est Giàp, la seconde At, etc*«.
Les lettres du Cycle de douze signifient chacune
un animal, ainsi qu'on peut le voir dans le cycle
ci-contre qui commence en 1838. La l'' série dé-
signe l'année; la 2^ les noms des Can; la 3*^ les
noms des Chi; la 4^ les noms des animaux.
Cycle de dix lettres. Tbâp Cks.
1= Giàp ( eau naturelle). 6? K J ( bois allumé )•
2= Ât ( eau à l'usage ) . 11 Canh (métal en général
3? Binh ( feu allumé ). 8? Tân ( métal façonné ).
4Ê Binh ( feu latent ). 9* Nbâm ( terre inculte ).
5? M6 (bois en général), lOÊ Qui (terre labourée).
Cycle de douze lettres. Nhi Thâp Chi.
I? Ti ( rat ). 7? Ngo ( cheval ).
2? Sù-u { bœuf ). 8? Mùi ( chèvre ).
3? Dân ( tigre ). 9? Thân { singe ).
4* Meo ( lièvre ). 10= Dàu ( poule ).
5? Thin ( dragon ). 1 IS Tutft ( chien ).
6? Ti ( serpent ). 12? Hori ( porc ),
Fin.
^.' -«t »-.-
— 194 —
1844 GUp thia. ■ Rôn;, (Loag). i ragoa.
1845 Ât ti. Rio. (Xà). S«rpent.
1846 Bfnh ngo. Ngipa. {\&). Cne\a,\
1847 Binh mùi. Dé. ( Diror ag ). Cbè^re.
1848 Ma tbân. Khi. (Hâu). Singe.
1849 Kt dâu. Gà. (Ké). Pou'e.
Chttng.
Hi?
•» «
TABLE.
§ 1 — De l^homitie — Du corps humain — •
Phrases . • • • !•
§ 2 — La famille — Phrases. • . • . , 2.
§ 3 — Jours de la Semaine — Temps —
Orientation — Phrases •..•,. 4.
§4 — Marché, Animaux. — Phrases. ... 7.
§ 5 — Légumes. — Phrases. . • . . • 8.
§ 6 — Fruits — Phrases . 9.
§ 7 — Viandes — Potage — Œufs — Con-
diments — Phrases. ...... 11.
§ 8 — Laitage — Confitures — Phrases. . J3.
§ 9 — Céréales — Tubercules — Service de
table Phrases 44.
§ 10 — Boissons — Service à thé — Phra-
ses 16.
§ 11 — Chemin — Voiture — Phrases. . .18.
§ 12 — Métaux — Minéraux — Phrases . . 19.
§ 13 — Maison — Dépendances — Literie
— Phrases 21,
§ 14 — De Peau — De la Navigation —
Phrases 24.
§ 15 — Vêtements — Toilette — Phrases. . 26.
§ 16 — Tailleur — Dialogue. . . . . . 27.
§ 17 — Ecole — Fournitures — Phrases. • 28.
§ 18 — Jar Jin — Champ — Outils —
Phrases 30.
§ 19 — D3 quelques professions libérales,
et autres arts et métiers «32.
§ 80 — Quelques adjectifs — Phrases, • . 35.
— 193 —
i^. 21 — Quelques verbes. . j . . .
>i 22 — Quelques phrases détachées .
DEUXIÈME PARTIE .
39.'
4i.
Un Français et un
SI — Avec ua jeu le gar^oi. . . . . oO,
S 2 — Avec soa domestique . • . . . o4%
Î4 3 — Avec un blanchissaup • . . . . 58,
js 4 — Une promenade en voitora — Visîte
à l'hôpital de Thî-nghè. . « . . • .62*
55 5 — Une indisposition • • • • . .68;
S'ô —Un petit voyage d'agrément . • . * 70.
?; 7 — Sur les voies et moyetisds trarsporU 74,
§ 8 — De la mastication de l'arae et du bét^l
— Un côté des mœurs annam'tes. .* , 78.
§9 — Des fruits et productions du pays —
Débarquement *. • ♦ ..... 82.
Le Maître et le disciple. • .
§ 1 — Un Père et des chrétiens . . .
§2 — Avec le chef des dignita'rds. ,
J5 3 — Un père et son enfant de chœur .
§ 4 — Un père au malade ..'...
§5 — Un père et un païen. . . . .
§6 — Un père et un vagabond ° , . .
Deux Annamites
§ 1 — Un Capitaine et un Annamite . •
§2 — ' Dialogue avec un pécheur. . .
§ 3 -^ Dialogue sur les monnaies du pays,
88.
100.
104.
122.
128.
132.
134.
138.
142.
148.
150,
§ 4 — Avec an marchand de fruits . ♦ , 182 •
§. 5 — Avec le capitaine da port. . • • 154.
§ 6 — Avec le chef de la doaaoe. • • . 156.
§ 7 — Avee le ministre de la marine • • 160.
Du Calcul Décimal. . 168*
Des Poids • . • . . 170.
Des Boisseaux — Des Mesures de longeur
et de surface . 172.
De la mesure de cinq coudées et cinq pouces
— De l'Aune — Des mesures Itinéraires
— Des Monnaies 174*
I^es huit lignes ou Bat quai pour les sorts . 176.
Des Noms de temps. 178.
Des Mois . . . • 182.
Des vingt-quatre Saisons de l'Année Chinoise
— Des saisons. * 184.
Des Années. 186.
Du Cycle de dix et du Cycle de douze
lettres 188,
Cycle de dix lettres — Cycle de douze
lettres 190.
^11.