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Full text of "Manuel de la langue chkipe ou albanaise: Grammaire.-Chrestomathie,-Vocabulaire"

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MANUEL 



DB LA. 



LANGUE CHKIPE 



on ALBiNlISE 



MANUEL 



DB LA. 



LANGUE CHKIPE 



ou ALBANAISE 



fi 



DU MÊME AUTEUR 



Poésies popuijures serbes, traduites, etc. Paris, 1859. 

Chansons populaires bulgares, en original et en traduction. 
Paris, 1875. 

Tous droits réservés. 






r 






IMPRIMERIE D. 13ARDIN, A SAINT-GERMAIN 



,.- . r T. 



MANUEL 



DE LA 



LANGUE CHKIPE 

ou ALBANAISE jrt' 



GRAMMAIRE. — CHRESTOMATHIE. — VOCABULAIRE 



HAR 



CONSUL DE FRANCE 



^ PARIS 

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

LIBTUIRS DE LA SOCl ^TTÊ ASIATIQUE DE PARIS, DE L*ÊCOLS DES LANGUES ORIENTALES 

VIVANTES, DÈS SOCIÉTÉS DE CALCUTTA, DE NEV7-RAVRN 

(ÉTATS-UNIS), DE SHANGHAI (CBINE), ETC. 

28, RUE BONAPARTE, 28 

1878 



^^97.10.5' 




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HARVARD^ 

UNIVERSITY 
UBRARY 7 



AVERTISSEMENT 



Sans littérature, sans art, presque sans histoire, le peuple 
albanais ou chkipetar ne sollicite guère notre attention que par 
les obscurités de son origine. Peu nombreux et isolé au milieu 
d'autres races, on pourrait le comparer à un de ces Ilots, soulevés 
par des forces volcaniques et à une époque inconnue, du fond de 
la mer, et dont la base est dérobée par les eaux où ils s'émiettent 
peu à peu aux investigations des géologues, curieux d*en étudier 
la structure. La langue, qui sépare les Albanais du reste du 
monde, paraîtrait devoir fournir la clef de leur descendance et 
nous révéler d'où ils viennent. Mais cette langue, mosaïque 
étrange de pièces qui semblent partout empruntées, n'offre au 
premier aspect qu'une autre énigme bizarre et indéchiffrable. 

Aussi, en mettant à profit un séjour prolongé en Épire, pour 
rassembler d'abord, et ensuite pour coordonner les matériaux qui 
composent ce livre, mon but principal a-t-il été de fournir aux 
ethnographes et aux philologues, aux albanistes (il faut risquer le 
mot), s*il en est, quelques éléments de plus pour la solution du 
problème. C'est une entreprise où, toute modeste qu'elle soit, je 
m étais, pour mon malheur, engagé trop à la légère. Recueillir 
des contes, des chansons, des proverbes, était en effet tout ce que 
je m'étais d'abord proposé de faire, mais je n'avais point réfléchi 
que, pour mettre par écrit correctement quatre mots d'une langue 
quelconque, il faut posséder la grammaire de cette langue d'une 
manière presque complète et surtout précise. En un mot, je me 



— 6 — 

suis vu entraîné , sans en avoir eu aucunement le projet, 
à étudier l'albanais. De là VEssai grammatical, dont la rédaction 
a marché de front avec la réunion des textes; essai qui est 
complété par un Vocabulaire comprenant tous les mots que ceux- 
ci renferment ou qu'il m'a été donné de recueillir dans le com- 
merce oral *. Les trois parties de l'ouvrage, tout imparfait qu'il 
soit, étant rédigées en vue Tune de Tautre, pourront, si je ne 
me trompe, donner au curieux une notion suffisante, sinon com- 
plète, du génie de la langue chkipe ; c'est l'idée qui m'a soutenu 
dans un travail long et souvent pénible. La préface de la gram- 
maire rendra compte du système orthographique que j'ai été 
conduit à adopter, faute de mieux, et que je me suis efforcé de 
rendre rationnel et intelligible, à la différence de la plupart de 
mes devanciers '. 

La prétention avouée, mais suspecte à bon droit de la part 
d'un étranger, de donner des testi di lingua irréprochables, sinon 
quant au style, du moins sous le rapport de la correction, a be- 
soin d'être justifiée, et c'est ce que je ferai tout à l'heure. Mais 
d'abord il est à propos de dire quelques mots de ce qui représente 
chez les Albanais la littérature populaire (d'autre, ils n'en ont 
pas), c'est-à-dire de leurs chansons et de leurs contes, dont 
j'offre ici au public d'assez nombreux spécimens. 

Ces deux genres de productions, dont un seul, les chansons, 
doit à la versification une forme déterminée et à peu près stable, 
portent des noms d'origine latine ou italienne; car le verbe A*û?n- 
dény chanter, d'où kcéngœ, chanson, dérive de cantare, de même 
que dans prdlhœ ou pœrdlhœy récit, conte, on croit reconnaître 
l'italien parola ^. Ce qui les différencie surtout, au point de vue de 
l'originalité et de l'intérêt qu'ils pourraient avoir pour nous, c'est 
l'empreinte musulmane que, par malheur, la chanson porte à un 
haut degré, tandis que le conte, si on en excepte un petit nombre 

1. A ces moto il en sera igouté un assez grand nombre, pris dans les li- 
▼reU de Kristophoridhis. 

2. Je fais dôs à présent exception, sous certaines réserves à exposer, 
pour deux ouvrages auxquels j'aurai souvent à me référer : les Études alba-- 
naites (albanesische Studien) de M. Hahn, Jena, 1854; la Grammatolagia 
eomparata délia lingua albanese, Livorna, 1864, par un Albanais d'Italie, 
M. D. Camarda ; et avant tout, pour les publications de C. Kristophoridhii. 
Yoj. plus bas. 

3. Cspendant les Albanais de Sicile disent poughdr$. 



— 7 — 

de détails et des conceptions évidemment empruntées aux Mille 
et une nuits, conserve un air de parenté avec les fictions de pro- 
venance indo-européenne. Dans les chansons en outre la propor- 
tion des mots turcs est bien plus considérable que dans le lan- 
gage non versifié, tellement que parfois on pourrait presque dire 
d'elles que ce n'est déjà plus de l'albanais et que ce n'est pas en- 
core du turc. Je fais appel au jugement des personnes qui ont eu 
la patience de lire, fût-ce dans la traduction allemande, quelques- 
unes des élucubrations de Nessim *, fades imitations du Divan de 
Sadi ou d'autres poètes mystiques, dépaysées dans les froides 
montagnes de l'Albanie. Pour moi, le dégoût m'a pris assez vite, 
et quoique aimant autant que personne la poésie, j'avais renoncé 
à me fatiguer pour courir après ce qui le plus souvent en avait 
tout au plus la forme. Cette chasse devenait une déception, et je 
n'avais pas attendu, pour l'abandonner, que le seul Albanais de 
Turquie, qui aujourd'hui cultive sa langue maternelle, Constan- 
tin Kristophoridhis, d'Elbassan ^, me fît l'aveu que ses compa- 
triotes manquaient totalement du génie poétique. 

Ce jugement sévère, qui s'applique aussi aux morceaux don- 
nés par Reinhold • (il est inutile de parler du fragment informe 
qu'on trouve dans les notes de lord Byron), doit être mitigé peut- 
être en ce qui concerne les Albanais d'Italie. Tout au moins y a- 

4. Hahn, Étude» alb., 2* partie. 

5. Kristophoridhis (c^est ainsi quUl écrit son nom), Kpt<rrcçcfî^t; a été Tan 
des deux maîtres de M. Hahn (l'autre, Apostoli, exerce ajourd^hui à lannina 
la profession de chirurgien empirique), et celui qui lui a fourni tous les ma- 
tériaux en matière de langue, de coutumes, etc., pour la partie guèyue de son 
onyrage. Aujourd'hui agent de la Société biblique de Londres, il traduit pour 
elle et a déjà fait imprimer (à Constantinople, chez Bojadji): 1<» le Nouveau 
Testament, en dialecte guégue (un langage composite, sauf pour le troisième 
éyangile, qui est en pur parler d^Elbassan) ; 2o le Psautier, en guégue et en 
toske. Il a publié aussi, dans les deux dialectes, une histoire de tècritun 
sainte^ avec des illustrations anglaises, un abécédaire et un petit ealiehismê 
(kàtœr oungyilhatœ). Les publications guégues sont en caractères latine, 
adaptés à Talbanais, et les toskes en lettres grecques mêlées de lettres la- 
tines, selon le système de Hahn, mais amélioré et rendu presque irréprochable. 
Kristophoridhis travaille aussi depuis vingt ans à la composition d'un grand 
dictionnaire albanais-grec, pour lequel il me disait avoir déjà réuni environ 
40,000 meta; nombre qui ne peut s'expliquer que par la variété des dialectes. 
Là-dessus il n'y aurait pas plus de quatre cents mots slaves. 

6. niXcrpxa, ou Noctea Pelasgicsd, Athènes, 1855. 



— 8 — 

t-il plus de souffle, de variété et d'imagination dans les Rapsodies'' 
éditées et traduites par M. G. de Rada, auteur lui-même décom- 
positions assez nombreuses et de longue haleine, dont les titres 
seuls me sont connus*. Seulement l'éditeur n'ayant fait connaître 
aucune des circonstances dans lesquelles furent recueillies ces 
Rapsodies, soumises d'ailleurs à un arrangement tout à fait arbi- 
traire et probablement forcé, on ne peut se défendre d'un soupçon 
sur l'origine vraiment populaire des pièces de ce recueil, dont j'ai 
cru pourtant pouvoir extraire un morceau, transcrit à ma manière 
(car l'orthographe de l'original est tout à fait amphigourique *). 

Quoi qu'il en soit, les chansons albanaises peuvent se diviser 
en deux genres, les chansons héroïques et celles de fantaisie. Les 
héroïques roulent sur des faits de guerre et sur les brigands. 
Les spécimens tombés dans mes mains sont des plus pauvres 
et celles qu'a publiées M. Jubany *^ ne sont pas très-supé- 
rieures, -quoique faites en général avec un certain art et dans 
une forme où se trahit clairement l'imitation italienne; pauvreté 
qui étonne chez un peuple naturellement belliqueux, et qui offre 
le contraste le plus frappant avec la richesse en ce genre — en 
poésie héroïque — des nations limitrophes. Skanderbey lui-même 
s'il a jamais été chanté par les poètes nationaux, est oublié au- 
jourd'hui; Kristophoridhis, que j ai vu Tannée dernière sur le 
lieu qui fut le théâtre des exploits de Jean Castriote, ne con- 
naît aucun chant où il âgure, et c'est en Italie seulement qu'on 
peut trouver un écho de sa pure renommée **. 

L'amour a un peu plus heureusement inspiré l'esprit albanais 
dans ces chansons que j'ai appelées de fantaisie^ et qui compren- 
nent aussi des couplets satiriques. Il n'y a probablement aucun 
peuple chez lequel il n*ait jailli au moins du sentiment de l'amour 

7. Rapsodie d^un poema albanete, raccolte nelle colonie del Napoletano, 
tradotte da Girolamo di Rada, etc. Firenze, 1866. 

8. Ganti di Milosao, figlio del Despota di Scutari. — L'Albania dal 1460 
al 1485. — Serafina Thopia, Ganti, Napoli, 1836-1847. 

9^ G*est la Chevauchée funèbre (titre que jVmprunte à M. Alfred Ram- 
baud), dont la traduction se trouve dans mes Chansons bulgares, p. 327. (Le 
voyage du mort,) 

10. Raccolla di canti popolari albanesi, Trieste, 1871. — G*e8t sur la version 
italienne, igoutée au texte, que M. Hecquard, dont M. Jubanj était le drog^ 
man, avait fait les traductions qu^oa trouve dans sa Haute-Guégane, 

11. Vojez les Rapsodie, 



— 9 — 

un peu de ce qu'on pourrait appeler la beauté du diable en poésie; 
il est difficile que sous cette influence la jeunesse ne rencontre 
point parfois une veine de grâce, de naïveté, voire de malice spi- 
rituelle. 

Les béits ou quatrains ofirent peut-être ce qu'il y a de mieux 
en ce genre, ils répondent aux distiques des Grecs, forme 
dont j'ai aussi réuni deux ou trois spécimens (n®» 26-29); mais ce 
n*est pas seulement par le nom (bétt est arabe) que Tinfluence 
orientale s'y trahit. Le birbil ou rossignol, le fade bulbul des Per- 
sans, y reparaît trop souvent avec un rôle conventionnel. 

Parmi ces beïts, les plus curieux sont du genre pédérastique et 
se rapportent à ce que M. Hahn, qui en a lui-même imprimé plu- 
sieurs, appelle « die dorische Knabenliebe *' » , c'est-à-dire un amour 
purement platonique entre jeunes gens. Les renseignements que 
j'ai obtenus confirment cette opinion sur la nature de la passion 
exprimée; autrement il n'est pas besoin de dire que j'eusse entiè- 
rement laissé de côté cette nouvelle Muse deStraton}^. Seulement 
quand mon devancier remonte jusqu'aux Doriens pour trouver 
l'origine de ces amitiés exaltées, il ne fait pas attention que tous 
les mots, arçik, dulbir, pouçt, marquant la relation réciproque 
entre les deux amis sont orientaux **, et on est porté à ne voir 
dès lors dans cette relation que l'expression adoucie et purifiée des 
mœurs musulmanes. Voici au reste en quoi consiste et comment 
s'établit ce lien d'affection. Dans quelques villes et bourgades de 
l'Albanie centrale, les jeunes gens ont coutume, c'est comme une 
mode, de s'éprendre d'un garçon plus jeune qu'eux, qui règne en 
tyran sur leur cœur ou sur leur imagination, mais qui traite avec 
le plus profond dédain les manifestations les plus exaltées de la 
passion dont il est l'objet; le dulbèr n'accorde pas une parole ni 
même un regard à Varçik qui n'a d'autre soulagement que des ef- 
fusions lyriques, lesquelles portent le témoignage de ce que je 
viens de dire. (Voy. les n®» 8 et suiv.) Le mariage de celui-ci 
met complètement fin à cette liaison unilatérale en quelque sorte, 
et c'est apparemment au tour de l'objet aimé de soupirer mainte- 
nant pour quelque autre cruel. Et ce n'est point, qu'on le sache, 

12. études alb., i^ partie, p. 166. 

13. Yojez r Anthologie grecque. 

14. Ârçik Mt la corruption d^un mot arabe, les deux autres sont 
persans. 



— 10 — 

parmi les musulmans que règne cette singulière coutume; l'infor- 
mant de M. Hahn était un chrétien d'Elbassan *', et les beïts qu'on 
trouvera ici sont Tœuvre d*un jeune homme appartenant à la 
même religion, d'un boutiquier de Pœrmét, petite ville d'Épire à 
une vingtaine de lieues au nord d'Ianina, lequel ne se doutait 
guère de la publicité qui les attendait ; le parent de l'auteur, qui 
me les a dictés, n'y voyait rien que de naturel et n'y soupçonnait 
aucune impureté. 

Les seuls contes albanais publiés jusqu'ici, au nombre de cinq 
et très-courts, l'ont été par M. Hahn qui, en outre, a ajouté la 
traduction de quelques autres à celle des contes grecs *®. En pré- 
sence de la rareté des textes albanais, on trouvera donc peut-être 
opportune la mise au jour de la présente collection qui, en 
augmentant le nombre des mots déjà connus, aura aussi l'avan- 
tage d'exemplifler la phraséologie et de présenter la langue de 
la prose dans sa libre allure, nécessairement guindée par les né- 
cessités de la traduction et par l'imitation d'une pensée et d'un 
style étrangers, dans la version du Nouveau-Testament *^, jus- 
qu'ici source principale où ont puisé les albanistes. En atten- 
dant que je puisse faire paraître la traduction de mes contes, 
on trouvera ici un index destiné aux personnes assez nombreuses 
qui s'occupent de mythographie comparée. 

Ceci est pour l'élément merveilleux, mais à un autre point de 
vue, je dois dire dès à présent qu'ils réservent une déception 
aux personnes qui croiraient y trouver une peinture des mœurs 
et surtout des coutumes des Albanais. En cela au reste ces 
contes ne forment pas exception aux productions du même genre 
qu'on a recueillies en si grand nombre chez presque tous les 
peuples du globe. Dans les fictions vraiment populaires, c'est 
pour ainsi dire l'homme abstrait qui s'ofire à nous, l'homme, bon 
ou mauvais, mais réduit aux qualités les plus essentielles de sa 
nature. L'organisation sociale y est aussi la plus simple ; ce 
monde imaginaire n'en connaît pas d'autre qu'un despotisme im- 
bécile, mais tempéré, si l'on peut dire, par l'amour et la fortune, 
les rois y épousent des bergères, et réciproquement; la chance, 

15. G. Kristophoridhis. 

16. Griechiiche und albamsische Mœrchen^ Leipzig, 1864. 

17. Il B^agit de la traduction toske, publiée à Corfou en 1827, et réim- 
primée à Athènes en 1858. 



— 11 — 

plus encore que le courage, rintelligence ou la beauté, conduit le 
manant jusqu'au lit des princesses et jusqu'à la royauté : sorte de 
procédé instinctif par lequel la conscience du peuple rétablit 
l'égalité naturelle de la naissance. Mais sous quel ciel, en quel 
lieu se déroulent les événements, au fond toujours si semblables, 
c'est ce qui n'apparaît point, tout au plus si quelque phénomène 
météorologique, la mention de la neige par exemple, nous ap- 
prend qu'on est au nord et non pas sous l'équateur. 

On sent la main de l'arrangeur, d'un arrangeur trop spirituel 
parfois, dans les trop longs récits de M"* d'Aulnoy, comme dans 
les petits chefs-d'œuvre, plus conformes au genre, de Ch. Perrault; 
ils appartiennent clairement à une époque, celle du Roi-soleil, le 
nec pluribus impar est la devise même de Riquet à la Houppe. Les 
uns et les autres pourtant avaient une base populaire, un fond 
dont les deux auteurs cités devaient la première connaissance à 
leurs nourrices, et déplus ils sont, à l'exception du Pentamerone 
du Napolitain Basile, les plus anciennes productions de cette 
sorte publiées dans le monde moderne, après les spécimens 
laissés par les anciens, depuis Hérodote jusqu'à Pétrone et 
Apulée. Aussi, et je saisis l'occasion de le dire, y a-t-il lieu de 
s'étonner de l'oubli dédaigneux où les ont laissés les mytho- 
graphes étrangers. L'élégance de la forme serait-elle donc un 
crime irrémissible? Cependant si le Petit Poucet et Peau d'Ane 
renferment des éléments scientifiques, c'est aussi bien dans la 
rédaction française un peu fleurie, que dans celles, plus naïves 
peut-être, des frères Grimm ou en cinq ou six autres langues et 
dont les principaux détails, rangés par M. Hahn en un tableau 
comparatif, ont fourni une nouvelle application de la statis<* 
tique **. 

Pour les contes albanais non plus le temps et le lieu n'existent 
pas; à peine si, là même où le fond ne semble pas de provenance 
musulmane, quelque titre de fonction ou de dignité nous avertit 
que nous sommes sous le régime turc; de même que la couleur 
générale des compositions de Perrault trahit, avec l'usage des 
titres nobiliaires, la brillante et monarchique époque de 
Louis XIV, ainsi du nom de derviche, de cadi, de pacha, ce der- 
nier parfois clairement substitué à celui de mbret (roi); on n'est 

18. Préface de Touvrage précité, 



— 12 — 

plus heureux comme un roi, mais Texistence d'une femme de pacha 
devient l'idéal proposé à une jeune fille par la vieille qui veut la 
séduire (conte n°2). 11 est tel récit plaisant (le n® 32) qu'on dirait 
traduit du persan, quoique d ailleurs l'intention comique ne fasse 
pas plus défaut ici que chez les autres peuples, et constitue une 
division du genre. Pour le surplus, c'est en vain, comme je le 
disais tout à Theure, qu'on chercherait dans ces récits, délasse- 
ment des Albanais, trace des coutumes qui les caractérisent 
comme nation : la vendette ou le sang (gydkou), qui les décime, la 
division en clans, l'habitude de pleurer les morts, de s'expatrier 
dans un but de spéculation ou de se louer pour le service mili- 
taire. La mise en scène, assez fréquente et sans aucune idée de 
blâme, des voleurs, forme peut-être le trait le plus saillant de 
mœurs, portant d'ailleurs une couleur excessivement simple, et 
qui permettent par exemple à un roi de fréquenter le café, comme 
un simple mortel (conte n° 2). 

Il importe maintenant de dire comment et de qui j'ai recueilli 
les textes présentés ici au public. 

Les contes, il convient d'employer seul ce mot, comme pen- 
dant de l'allemand Mârchen, puisque les fées n'en sont pas un 
élément indispensable, les contes passent en général pour être la 
propriété exclusive des femmes, des vieilles surtout, et des nour- 
rices. Hahn, dans l'introduction fort intéressante de l'ouvrage 
cité en dernier lieu, atteste que durant un long séjour en Grèce 
et dans des circonstances qui le mettaient en rapport continuel 
avec la classe populaire, il ne lui a pas été possible d'entendre un 
seul conte de la bouche d'un homme. C'est par la promesse de ré- 
compenses pécuniaires qu'il est parvenu à se procurer les origi- 
naux écrits dont il a donné la traduction, et il tire de là des consé- 
quences aboutissant à une théorie ingénieuse mais peut-être 
exagérée, sur les difficultés que rencontre la migration des fictions 
de peuple en peuple. Tout au moins je connais un homme, — il 
était naguère dans ma maison, c'était un de mes kavas, musul- 
man, né à Prévéza d'une mère grecque et d'un père albanais, 
échappé jadis au massacre des Gardikiotes par Ali-Pacha, — qui 
sait Tune et l'autre langue, mieux le grec, et a en outre la mé- 
moire très-bien garnie de contes, qu'il ne fait aucune difficulté de 
dire, dans son jargon gréco-épirote. Et parmi les nombreux Alba- 
nais aussi bilingues, on en trouverait san3 doute plus d'un autre 



— 13 - 

également propre à servir d*agent de transmission entre les deux 
peuples, dont les fictions présentent d'ailleurs la plus grande res- 
semblance. Parmi les quatre élèves du gymnase dlaninaque j'ai 
eus successivement pour maîtres et sous la dictée de qui j'ai écrit, 
les uns m'ont répété ce qu'ils avaient appris dans leurs familles, 
un autre s'en allait le soir dans une auberge fréquentée par les 
voyageurs de son pays, et s'y faisait raconter ce qu'il me rap- 
portait le lendemain. Une seule fois, pris au dépourvu, il m'a dit en 
albanais un conte (c'est le n° 9), qu'il ne connaissait qu'en grec. La 
répugnance à dire des contes, fondée généralement sur la crainte 
du ridicule, ne paraît donc pas si grande ici que parmi les Grecs. 
Comme cela a été indiqué plus haut, je ne me suis point 
adressé à des personnes de bonne volonté ponr obtenir des pièces 
manuscrites (chose d'ailleurs d'une excessive rareté en Albanie), 
et les publier telles quelles. Le regretté M. Grimblot m'avait 
bien remis un petit nombre de chansons, qu'il s'était jadis pro- 
curées à Monastir, à l'époque où il y remplissait les fonctions de 
vice -consul, et qui étaient accompagnées d'une traduction 
grecque; fourmillant de mots turcs à peu près autant que l'ori- 
ginal; le motif et la platitude du fond ne m'ont permis d'y 
faire que deux ou trois emprunts *^. A part cette exception, il 
n'est rien, chansons, contes, le morceau étendu sur les Coutumes 
du mariage k Pœrmét, et le reste, il n'est rien que je n*aie écrit 
moi-même, — et cela en exerçant un contrôle perpétuel et sur 
les mots et sur la syntaxe et parfois même sur la rédaction, — 
sous la dictée d'un Chkipetar, notamment des quatre étudiants 
dont il a été question plus haut, et qui s'étaient plies à ma fan- 
taisie, tout extraordinaire qu'elle leur parût peut-être. Ces jeunes 
gens savaient passablement le grec, en connaissaient la technologie 
grammaticale, et c'est par l'intermédiaire de cette langue qu'ils 
ont pu me fournir les explications pratiques les plus nécessaires ; 
quant aux théoriques, il en est que je cherche encore, même 
après de persévérantes études. On me comprendra, si l'on songe 
qu'aucun Chkipetar de Turquie , à l'exception de Kristophori- 
dhis *^, n'a encore réfléchi sur sa langue, ne sait l'écrire et 

19. Entre autres la première des chansons diverses^ et plusieurs des 
extraits. Le nom de Gortcha, la xdpuCx des Qrecs, qui y revient plusieurs 
fois, en indique la provenance. 

20. Mon ouvrage était déjà terminé, quand j'ai eu occasion do voir Kris- 



— 14 — 

ne croit possible ou même utile de le faire ; s'il a le goût et le 
moyen de s'instruire, il n'aspire (je parle des chrétiens) qu'à pos- 
séder le grec, seul instrument d'éducation qu'il ait à sa portée. 
Éloigné de ses parents, c'est en cette langue qu'il communique 
avec eux 

Comme tous les idiomes, surtout ceux qui ne sont point cul- 
tivés, l'albanais se partage en une infinité de dialectes, plus ou 
moins caractérisés. Il en sera dit quelque chose dans la préface 
delà grammaire. En attendant, j'ai indiqué avec soin la prove- 
nance de chaque morceau, car mes maîtres n'étaient point tous 
du même pays, et leur parler offrait dès lors d'assez notables dif- 
férences, qui seront exposées en leur place. Le hasard m*ayant 
fait tomber d'abord sur deux natifs de Pœrmét, c'est le dialecte 
dominant dans cette petite ville, dont j'ai donné l'exposition 
grammaticale. Celui qui s'en éloigne le plus est celui de Fyèri **. 
Tous deux dffrent à leur tour des divergences avec le parler des 
Robza, ou comme Hahn écrit, des Rica, qui sert de base au travail 
de ce philologue. 

Ces jeunes gens par contre étaient tous chrétiens, et c'est un 
fait qu'il ne faut pas perdre de vue pour apprécier les productions 
dont je leur dois communication. Elles montrent, les chansons 
surtout, et par les mots turcs qui y abondent, et par l'empreinte 
musulmane dont elles sont marquées, à quel point les façons de 
penser et de parler de la race conquérante ont pénétré chez les 
Albanais mahométans et de là chez leurs frères séparés d'eux 
par les croyances. Ce sont les premiers qui donnent le ton évi- 
demment, et les chrétiens, tout en restant attachés à leur culte, 
les ont pris, en matière poétique, comme arbitres incontestés du 
goût. 

Comme ce n'est point cependant pour apprendre des mots 
turcs ou même grecs, plus ou moins défigurés, qu'on étudie l'al- 
banais, j'ai cru bon, sans préjudice du vocabulaire, où les diverses 
étymologies seront données, autant qu'il me sera possible de le 
faire, d'indiquer, dans les chansons, tous les mots turcs ou dé- 

tophoridhis à Tirana, en mai 1874 ; ses publications n'ont pu me servir que 
pour un travail de révision. Venues plus tôt entre mes mains, elles m'au- 
raient épargné des peines infinies, si toutefois elles ne m'eassent fait renon- 
cer à l'entreprise commencée. 

21. Bourg situé sur le chemin de Bérat à Avlona. 



— 15 — 

rivés du turc, en entendant par ce mot, bien entendu, tous les 
éléments tartar, arabe ou persan, qui entrent dans la composition 
de l'idiome osmanli actuel. 

Je dois ajouter que Kristophoridhis croit possible de purger sa 
langue maternelle de tout emprunt étranger, et il est certain 
qu'il parait y avoir à peu près complètement réussi dans ses 
traductions bibliques ou ses livrets élémentaires, en remplaçant 
les mots turcs surtout, par des mots albanais, ou bien qui sont 
effectivement en usage quelque part, ou bien qu'il a lui-même 
créés. Il m*avait même complaisamment offert de purifier de la 
même façon mes contes, mais Téloignement ne m'a pas permis 
d'accepter ce service, et je les donne tels que je les ai reçus, non 
sans regretter que les Albanais ne soient pas plus puristes. 

A. D. 

Mostar (Hertzégovioe), le 15 novembre 1875. 



ALPHABET ALBANAIS 

EMPLOYÉ DANS LE MANUEL* 
(Voyez la grammaire.) 



a pron. a. 

b b. 

d d. 

dh 8, grec, th anglais dans that. 

e e\ è. 

œ eùy en, dans meute, heure. 

f A 

g g, dans gant, toujours dur. 



— 16 — 

gy gtiiy dans figuier* 

h h, fortement aspirée. 

• • 

I I. 

y y, dans yeux, {, dans naïade. 

j jy dans jour. 

k k, c dans corps. 

ky qui, dans banquier. 

Ih l gutturo-palatale, / barrée des Polonais. 

ly /t, dans lièvre, gl italien. 

tn m, . 

n n. 

n n gutturale dans sanglier; y grec dans ayxupa; ex : 

kcéngœ. 

n n espagnol, gn^ dans vigne. 

d, (), dans botte, fort; tôt. 

P P- 

r p grec, r frisé. 

rh r français, plus fortement articulé. 

s «, dans soie, toujours dur. 

ç ch, dans chien ; ex. : çeç, pr. chéche, le sol. 

t t. 

th grec, th anglais dans thumb. 

ts t8, zz italien dur dans ragazza, zio. 

tç tchy ch anglais dans church. 

ou ou. 

u u. 

z Zy dans lézard. 

Les voyelles sont longues ou brèves; ^ et o ont le son ouvert 

ou fermé ; œ = eu, est toujours ouvert. 

Les consonnes ne sont jamais muettes; elles conservent inva- 
riablement leur son naturel. 



PREMIÈRE PARTIE 



CONTES, CHANSONS 

ET AUTRES TEXTES INÉDITS 



MANUEL 



DE LA 



LANGUE CHKIPE 



OU ALBANAISE 



CONTES 



I 



FATIMÉ. 



Kyénœ tri môtra, nœ nga atô m'e vôgœlya kyœ kyoùhey Fa- 
timé, Içte m'e boùkourœ nga tœ dùa. Doùalhœ nœ dltœ é pùetnœ 
dlelhinœ, « dlelh moré dlelh, tsllya céçtœ m'e boùkourœ?» — 
€ Fatiméya. » E lyùenœ me tçemtçé é pùesinœ prâpœ dlelhlnœ 
ditœnœ e nésœrme; dfelhi Fatiménœ pœlykyéou. Meytônenœ 
môtratœ tç t' f bofcinœ, thônœ me vétœ tœ tùre, « nésœr tœ bœiraœ 
sikoûr to tœ vémi pœr droû, cdhé néve tœ dâlylmœ mœ pœrpâra 
nga Fatiméya, edhé t' i tliérai kyœ : koù tœ vârimœ néve koùn- 
goulhinœ, atyé tœ na gyéntç. » Kœçtoù e g}'étnœ me djafs edhé 
tœ nésœrmenœ i thônœ Fatimésœ, « fçi rtœplnœ edhé hâyde tœ 
présimœdroù, edhé néve yémi atyé koù tœ kémi vârtourœ koûn- 
goulhinœ. » Çkoùanœ môtratœ edhé Fatiméya, si fçlou çtœplnœ, 
vâte atyé tek klçinœ vârtourœ koùngoulhinœ. Me tœ vâtourœ 
kœrkôn kœtoû kœrkôn kœtyé, s raoùnt tœ gyénte môtratœ, se 



— 20 - 

môtratœ nga nœ oùdhœ tyétœr Içinœ kthùerœ nœ çtœpl. Nœpœr 
piilh érdhi rhôtoulh tœ gyénte ndônœ oùdhœ; po s gyéti dôt 
gyérsa ouérh. Aère hlpi nœ mâyœ tœ nœ lyizi edhé pœr sœ lyâr- 
gou çé nœ çkœndfye, nga hàlhi vâte atyé edhé me çoûmœ ridjâ 
rûri brdënda mœ nœ çlœpf. 

Po ayô çtœpl kyé konâk duzét kapedâneve; atâ nâtœnœ 
vfthnfnœ edhé ditœnœ kthéneçinœ nœ attiè çtœpf. Pas zakônit 
kyœ kiçinœ, érdhœ nœ çtœpi edhé at(ê ditœ edhé me tœ rcènœ 
pôrtœsœ me dufék ouhâp edhé rùnœ brcènda, edhé me tœ ndcèn- 
tourœ érdhi kôha e boûkœsœ, çtroûanœ mirœ mirœ edhé vodnœ 
gyélhœratœ. Metœ vcênœ nœ gôyœ koupœtoùanœ kyœ gyélhœ- 
ratœ s kyénœ nga dora e husmekyârit (se kùy klç vcênœ tœ 
bcèntç gyélhœratœ Fatiménœ, kyœ i kyé dhé sevdallsourœ). I 
thônœ husmekyârit kyœ, « ti ké nerl brcénda? » Kùy noùkœ dôn- 
tey tœ trœgôntey, po mœr sœ foùndi ou thôtœ tœ vœrtétœnœ. 
Aère dôninœ sitsilyido t'a mérhte groùa, po kyœ môs tœ bcènlnœ 
ndônœ çérh, i a dhânœ husmekyârit, edhé kyœ aère délyte edhé 
husmekyâri me 'ta, edhé Fatiménœ duzét kapedânetœ e dôninœ 
si môtrœ, edhé i silhinœ nœ mfyœ tœ mira. 

Digyoùanœ môtratœ e sây kyœ Fatiméya cêçtœ edhé oumar- 
toùa âkœ-koù. Ouhelymoùanœ çoùmœ edhé apofasisnœ me ndônœ 
trôpo t'a vdlsninœ. Nœ ditœ i dœrgoùanœ fiiœ gyerdân tœ flyorintœ 
me nœ husmekyârkœ (e kiçinœ farmakôsourœ) kyœ, posa t'a vir- 
tej' tœ vdistey. Vétehusmekyârka e i thôtœ, (bikoùndrœ e kiçinœ 
porositourcfe môtratœ), fâlyœ me çœndét, edhé i dhâ gyerdânœ 
edhé me tœ dhcènœ e voùri, edhé aUè tçastvdiky. Viynœ kapedâ- 
netœ edhé dzbrâsinœ dufékœ kyœ tœ hâpte pôrtœnœ, po mœ sœ 
foùndmi e tçânœ me pahir si s digyoùanœ gyœ-kâfçœ, edhé rùnœ 
brcènda, po me tœ rùrœ çônœ Fatiménœ çtritourœ nœ mes tœ 
ôdœsœ. Lyekoùnt andéy lyekoùnt kœtéy, mœ sœ foùndmi ihé- 
kyinœ gyerdânœ edhé me n-érœ oungyâlh. Pastây ou trœgôn ayô 
nga se vdiky, edhé me tœ dipyôuarœ i thônœ kyœ tyétœr hérœ 
tœ môs tœ dhéksinœ gycè nga môtratœ. 

Po ditœnœ e dùtœ, si digyoùanœ môtratœ kyœ s vdiky, i 
dœrgôinœ nœ sôçœ me flyoriiî me atoè husmekyârkœnœ, edhé me 
tsâ lyâyka kyœ e kiçinœ psoùarœ môtratœ, e gœiiéou edhé e môri 
Fatiméya, edhé si tsitôsi flyorintœ nœ rôbœ tœ sây, prâpœ vdiky. 
Oukthùenœ nga tœ vyédhouritœ kapedânetœ me tœ çôkyinœ e 
sây, edhé prâpœ e gyénœ tœ vdékourœ, prâpœ e kœrkôinœ nga 



— 21 — 

tœ kâtœr ânœtœ edhé i gyéinœ flyorintœ kyœ i kiç tsitôsourœ 
nœpœr pyl tœ sây. Prâpœ e kœrtôinœ tsâ mœ tépœr, kyœ tçdô 
kyœ dœrgôinœ môtratœ roôs t'a kyâsinœ, po prâpœ ougœnùe, se 
dltenœ e trétœ i dœrgoùanœ môtratœ (si digyoùanœ kyœ prâpœ 
s vdiky) nœ ounâzœ, edhé môri Fatiméya edhé prâpœ vdlky 
me tœ voénœ nœ gyîçt. Oukthùenœ nga tœ vyédhouritœ kapedâ- 
netœ edhé prâpœ e gyénœ tœ vdékourœ; e kœrkoùanœ andéy 
kœtéy, po ^ ou vâte nœ moènt tœ kœrkôninœ nœ dôrœ edhé zoûnœ 
é e kyâninœ. 

Pastây e voùnœ brcénda mœ nœ kasélhœ. edhé si e mbou- 
lyoùanœ e voiinœ mœ nœ lyls kyœ pœrpôç kyé nœ goiirhœ. Nœ 
dftœ selzi i mbrétit vâte nœ atcé goùrhœ t'i épte oùyœ kâlyit, po 
kâlyi mœ tœ kyâsourœ nœ pélhk ikœn edhé s moùnt tœ pinte 
oûyœ(se brcénda nœ oùyœ doûkey hlyeya e kasélhœsœ). Kthé- 
netœ seizi te mbréti edhé i trœgôn tç gyâou ; vêle dhé mbréti 
Tétœ, edhé me tœ ikourœ kâlyi hôdhi sùtœ nœ oùyœ, edhé doùkey 
hlyeya e kasélhœsœ. Porosltf t'a dzbritninœ edhé e môri (si pâ 
kyœ bro&nda kyé nœ groùa boùkourœ), edhé e çpoùri é e mbùlhi 
nœ nœ tœ ndârœ tœ tfy edhé ayô, si kiç çoùmœ kôhœ, zoùri é 
lyigey edhé pas pâkœ ditœ i râ ounâza ga dora, edhé me tœ roénœ 
oungyâlh Fatiméya, edhé e môri mbréti groùa. — Oumblyâk é 
outraçigoùa ^ 



II 



LES SŒUBS JALOUSES. 



Kyé nœ mbrét, na kir tri tçoùpa. Pas vdékiyes* kœtly hipœn 
ntp tâktœ iiœ tyétœr, edhé kùy vœ telyâly kyœ, atcé nâtœ kyœ 
hipi nœ tâktœ, kyœ tœ môs tœ gyéndet' nrloneri me dritœ. Si 
Ihœrili telyâlyi na bœnet' teptily mbréti edhé dély vétœ. Si pyes- 
dlsi andéy kœtéy na vyén dhé nœ çtœpi tœ tçoùpavet mbrétit. Me 
tœ hyâsourœ dœgyôn kyœ Ih.ifôseçin néra me yâtœrnœ, é Ihâ m V 
mâdhya kyœ. « Sikoùr tœ mœ mérhte raDùa mbréti groùa, to t'i 
htinie îiœ sidjadé kyœ tœ rhinœ gyith'askyéri edhé tœ tepœrônœ.» 

i. Uu bien : Edhé atà miroe edhé nére raœ mtrB, formules ûnales d«f 
Contes, comme le mes if, en est Tinitiale. 



— 22 — 

E mésmya thôtœ kyœ, « tœ mœ mérhte moùa groùa mbrét,i to 
t'i bcéne fïœ tçadœre kyœ tœ mboulyônet' i tcêrœ askyéri edhé tœ 
tepœrônœ. » M'e vôgœlya thôtœ kyœ, « tœ mœ mârhœ moùa, to tl 
bcêne nœ diâlyœ é nœ tçoùpœ me ùlh nœ bâlhœ, edhé me hœnœzœ 
nœ krahœroùar. » Me tœ digyoùar kœtô, tœ nésermen' na i thœ- 
rét kyœ tœ tria edhé na i mérh grâ. M'e mâdhya, pas fyâlyœs' 
kyœ kiç thœnœ na bcén sidjadénœ, edhé rhi nœ Hoé gyithœ 
askyéri, edhé tepœrôn dhé nœ tsôpœ. Edhé e dùta prâpœ bœn 
tçadœrénœ, edhé mboulyônet' gyithœ askyéri. 

Pas tsa kôhœ oumbârs edhé e vôgœlya edhé na i vyén kôha 
kyœ tœ pilhte. Nœ ditœ kour to tœ pilhte ayô, mbréti kio dâlyœ 
(s na kyé atù). Me tœ ârdhour' piiet, tç pôlhi? Na i thônœ môtrat' 
etyéra kyœ, « kœlyûç mâtse kœlyûçmi. » Me tœ digyoùar' kœtô 
na porosit kyœ t'a \fninV atoè nœ çkâlhœ, kyœ kouçdô kyœ tœ 
rùnte t'a pçùtey. Edhé môtrat' atcé diâlyin' kyœ pôlhi m'e 
vôgœlya bâçkœ me tçoûpœn', na i mbùlhin' mœ nœ kasélhœ edhé 
i dœrgôinœ me nœ kopflye mœ fiœ stréhœ lyôumi. Nœ dit' na 
frùn nœ érœ e kékye edhé na héth kasélhœn' mœ tœ pœrtéyme. 
M'ânœ tœ*téyme kyé nœ moulhi kyœ rhinte nœ plyâk me nœ 
plyâkœ. Kœtoé kasélhœn' me tœ pârœ plyâka e mérh ée çple nœ 
moulhi. Hâpin' kasélhœn' edhé çônœ diâlyin' edhé tçoùpœn' me 
ùlh nœ bâlhœ edhé me hoênœzœ nœ krahœroùar; me nœ tçoudl tœ 
mâdhe i ndzlerin' ga kasélha, edhé me atœ kyœ klçin' i ouçkyé- 
ninœ. 

Pas pâk na vdés plyâka ; s ndoénti çoùmœ kôhœ edhé na i 
vyén vdékiya dhé plyâkout, po nœ sahât tœ vdékiyes i thœrét 
diâlyit e i thôtœ kyœ, « oùnœ, o bir, tœ rœfén kyœ mœ âkœtç 
çpélhœ kâm iïœ fré, po kœtoé çpélhœ pa mboùçour' duzét dit' môs 
t'a hâptç, nœ dô kyœ tœ bcènœ fréri tç tœ doùatç. » Diâlyi, si 
mboùçi duzét. dit', vête nœ atcé çpélhœ edhé me tœ hâpour' na 
gyén fréno^-Posâkyœ e môri nœ dôrœ frénœ i thôtœ kyœ, « doua 
du koùay, » edhé atoè tçast na bcênen' du koùay, ou hlpin' kyœ 
tœ dû edhé vénœ me nœ frùmœ nœ vœnt tœ babâit tùre. Kœtoù 
na zoùri kùy diâlyi nœ kafené, edhé tçoùpa na rhinte mœ nœ 
çtœpi. 

Nœ kœtoé kafené, si kyé m'e mirœ, na vâte mbréti, edhé me 
tœ rùrœ ré kœtœ diâlyin' me ùlh nœ bâlhœ. Nga boukouri' e atly 
na mbodhiset' mbréti tœ vinte nœ çtœpi mœ tépœr nga zakôni. 
Vête nœ çtœpi edhé e pùesin', psé ombodhls? Thôtœ kyœ kiç 



i 



— 23 — 

hâpour' fiœ kafené nœ diàlyœ, kyœ ky'é kâkyœ i boùkour' kyœ s 
kiç bcèrœ vakl, edhé m'e tçouditesme kyé nœ ùlh kyœ kiç nœ 
bàlhœ. Me tœ dig}'oùar* kœtô môtrat' (kyœ e klçin* hédhour' 
nœ stréhœ) koupœtoùanœ kyœ au oéçtœ diâly'i môtrœsœ tùre. Hely- 
mônen'me foùnt edhé atœ tçast meytônen kyùç tœ gyénin* ndônœ 
trôpo kyœ tœ ydiste diâlyi. Tç bcéinœ? na dœrgôinœ nœ plyâkœ 
nde môtra atly diâlyit, edhé i thôtœ ayô plyâka asây kyœ, 
« yœlbài ùt s tœ dô tû, se au tœ tcèrœ dftœn' rhi nœ kafené edhé 
çœfrén edhé tœ lyoe vétœm; po nœ kyôftœ kyœ tœ dô, t'i thoùatç 
kyœ tœ tœ sielhœ nga e boùkour' e dhéout nœ lyoùlye, kyœ tœ 
lyôtç edhé tl me 't<Ê. Mbrofemavet kthénet* vœlhâi nœ çtœpi edhé 
çé môtrœn* tœ sihlsour'. E pùet, pse cèçtœ kâkyœ sihlsour'? I thô- 
tœ kyœ, € koû mos tœ yém? moùa mœ lyœ mbùlhtour', edhé tl 
andéy kœtéy mœ gyesdis, po nœ mœ dô moùa, hlky nde e boù- 
kour* e dhéout tœ mœ mârhtç nœ lyoùlye kyœ tœ gœzônem edhé 
oùnœ si ti. » Kùy i thôtœ kyœ, « môs kl kyedér kour mœ ké 
moùa, » edhé atcé tçast mérh frérin' edhé i boénet' nœ kâly, 
poùn* e mâdhe, i hipœn kâlyit, edhé tek étsœnte na i dély pœpâra 
nœ koutçédrœ. 

Me tœ pârœ i thôtœ koutçédra kyœ, « mœ vyén kéky tœ tœ hé, 
pandây tœ dourôn yétœnœ tœnde. » Edhé diâlyi e pùet kyœ, « ngâ 
tœ vête nde e boùkour' e dhéout? » Koutçédra i thôtœ kyœ, « o 
bir, oùnœ s di, po hlky nde môtra Ime e mésme. » Çkôn çkôn 
kùy diâlyi edhé vête nde môtr* e mésme. Kœyô i dély pœrpâra 
me nlet kyœ t*a hânte, po me tœ pârœ e lyâ nga boukourla kyœ 
kiç edhé i thâ kyœ, « koù vête? » Edhé kùy trœgôn edhé i thôtœ 
kyœ, « se a dl oùdhœnœ e tœboùkoursœ dhéout? » Po edhé kœyô 
e dœrgôn nde môtr' e mâdhe. I dérdhet' kyœ t'a hânte, po prâpœ 
edhé kœyô, nga boukourla i érdhi kéky edhé e lyâ. Pastây si e 
pùeti diâlyi pœr tœ boùkourn' e dhéout, i thôtœ kyœ, « si tœ vétç 
nde port' e asây, tœ fçltç pôrtœnœ kyœ tœ tœ hâpet' me çaml 
tœnde, edhé si tœ rùntç, brcÊnda, to tœ çôtç nœ aslhân edhé fiœ 
kyénky ; aslânit t'i héthtç trou edhé kyéngit bâr. » 

Vête dhê kùy edhé bo&n g)'ith' atô kyœ e poroslti koutçédra; 
fçlou pôrtœn' edhé ouhâp, i hôdhi aslânit trou edhé kyéngit bâr 
edhé atci? tçast i lyânœ oùdhœ. Vête dhê kùy edhé mérh lyoùlyen' 
edhé me tœ mârhœ mœ nœ daklké vête edhé i a çple môtrœsœ. 
Ouga3zoùa môtra edhé zoùri tœ lyônte me 'tcé. Po s çkôn as nœ 
ditœ edhé tœ nésœrmen' na dœrgôinœ plyâkœnœ môtrat' edhé 



— 2i — 

k(»yô e puei k^m^ « a t^a ^sdlhi Ivoûlyenœ? » edhé kœyô, si i thà 
tçoâi>a kyt» d :jôUu> i thotœ, « mirœ mirœ yé, môy blyœ, po tœ 
kêçi) ilhd çaïuiuiJ» t^ ke boùkoursœ dhéout, to tœ yéçe mœ miroô. > 
Ku>YÔ ui^ U» ânJObLOur' i vœlhâi, na zœ edhé kyân. E çé vœlhài 
tnth^ d puei kyt», tç kiç? Kœyô i thôtœ kyœ, «sadô tœ eglendisem 
mt> Ivoulye, pd pÂtourœ dhé çamiaœ e tœ boùkoursœ dhéout, 
uoukv)^ <>gleadi^m ^ù lyipset*. » Eùy kyœ môs tœ priçte kyéyffn' 
uà^ti\^K$4j»> na i hipœa» kàlyit, edhé kyœ tœ môs tœ dzgyàtemi, vête 
é o lu^rh ddhé kthéaet* nde môtra. 

Tu> uéi^œrueu* si vàte diâlyi nœ kafené, na plyakôs edhé 
vtriga plyâka> edhé gj^éne e pùeti pœr çaml. Pastây i thôtœ kyœ, 
^ lyoûia ti t^vœ ké tœ tf Ihœ yœlhâ kyœ tçdô tœ doûatç, t*a sfelh ! 
p<> i^Vi» tu> ckôatç ûmœr si paçéçœ, tœ tœ mérhte dhé tœ sônœn'e 
^uau^o». ^ Pi'àpœ uisetœ vœlhài pœr hatoër tœ môtrœsœ, edhé si 
vÀlo udo koutc^r, e mâdhe, i thôtœ kyœ, « tl o bir, to tœ vétç 
Ht>^» po tu^ mârhtc H zônœnœ vétœ, s œçtœ kâkyœ kolhây ; po 
N\^ti\> iuii\^ tœ g>é!ito ounâzœn', se nœ atcé e kâ gylthœn' 

Vôto pràpiJe. rdn brc&nda edhé si çkôi ngaaslàni edhé kyéngi, 
\<kW uuM Uàrk eilhê afrànet' nœ tœndârœ tœ boùkoursœ dhéout. 
Mti tu> kNâvSOur* e gyéu atc6 kyœ flyintey, i vête dhé nga dâlye 
U(^a ^laUo, \ môrh ounàzœnœ. Me tœ màrhœ ounâzœn* dzgyônet' 
i^vtUv» (â votou* k,vœ iç lyidhourœ, se i kiç màrhœ ounàzœnœ. 
K\\\w uixxv'r diàh i bà^kœ me at(é edhé vénœ nœ çtœpi me fiœ 
t\<Ut% oUhâ mo ta> pàn» ougœzoùa çoùmœ môtra e tly. 

1\m U0^a»i^iuou* \àt*at prApœ nœ kafené mbréti edhé mœ tœ 
KUm^oivu uvi>cUi>|»i ua poroslt tœ bcènln* dàrkœ, si kiç zfafét dla- 
\y\\ uuk K,>Uhu> ciu^plu* e tiy. Môtratœ porosltin' aktçlntœ kyœ 
iv^\ Munuw f;^\\>lh\)w\At* m^ hélym edhé e bcènœ. Edhé dlàlyi, si 
o\uuU. U.4 \*Uo lua ^vithœ tœ boùkourn' e dhéout kyœ e môri 
<»o\vu oUho môliwa* o ti;^\ Po diàlyi me gyithœ tœ çôkyen' edhé 
uuvuwHUV t w^hù \k\» (^^yœ, ndonœse mbréti i thôçte kyœ tœ 
Uv\^\\\\ -^v^ o hvuikv^uv' iih0i>ut i kiç thœnœ kyœ gyélhœrat' yànœ 
u^^ l^v^l^v m» p\k s^lw4u vlu liéxxù nga oçàfi mbrétit. 

.S^ \vv^vvau> u^^^ bi^àka» thôtœ mbréti tœ thôçte gyithœ koùç 
»i^oi Wvv^ paMA'h^v* Si ua i ^ViM ràdha diàlyit, trœgôn tç i kiç 
c.\Auv^ . ,4s^iv Kv^ujKvUVi mbiH>ti kyœ au dlàlyi kyé nga groùaya e 
\vV^;vv^|^\nv^. K,vv^ u^v^ U¥ k4lhvB4odarit* e môtra vet tyéra e kiç 
U ilKxnu ' uuN v^KAthi^v at\<^ tçast na i mérh kyœ tœ dû môtratœ 



— 25 — 

edhé na i bc6ni kàtœr miyœ tsôpœra, edhé na e mérh pràpœ 
groûa, edhé kœtcê diàlyinœ na e voé nœ koèmbœ tœ tiy. — 
Oumblyàk edhé outraçigoûa. 



III 



l'ours et lb derviche. 



Kyé ✠tçobân kyœ hic nœ kopé me dhcên ; kûy kiç ndézour 
me nœ ari kyœ i vinte dita nga dit* edhé i mérhte nga pésœ nga 
gyâçtœ dhcèn. Nœ dit' na çkôn nœ derviç nga ayô kopé; kœtiy 
(si oupœrçœndôç me tçobânœ) i thôtœ tçobâni kyœ, « nœ ari s na 
lyœ nœ hàlh tcènœ, po dita n^i^ dit* na vyén edhé to na màrhœ, s 
cèçtœ tçaré, nga pésœ nga gyâçtœ dhcfen. » Derviçi i thôtœ kyœ, 
« fét pœr fét oùnœ t'a vrâs, edhé gyœ-kâfçœ pa vrârœ s doua po 
vétçme tre çékouy me gyizœ; » edhé tçobâni i dhâ çékouytœ kyœ 
kœrkôi derviçi. 

Ariou pas zakônit kyœ kiç érdhi kyœ tœ mérhtey dhoèn. Me 
tœ ârdhour i dély pœrpâra ariout derviçi edhé si e pôkyi zoûri 
tœ hâhey me arinœ . tsily i cèçtœ m'i çœndôçœ. Ariou thôçtœ véten' 
e tiy mœ tœ çœndôçœ. Derviçi gyéne i thôtœ kyœ, < oùnœ trœ trét 
si edhékœtcègoârin*, » edhé atcê tçast ndzôri nga tôrb' e tiy (me 
nœ tertip kyœ môs t'a çinte ariou) nœ tôp gyizœ, pastây edhé 
tyétœrin' edhé tyétœrin' edhé kyœ tœ tré i bdèri si mielh. Outçoudit 
arifiu çoûmœ edhé môri dhé au nœ goùr tœ bârdhœ, po noùk' e 
bcéri dôt therime si edhé derviçi. Aère oub(ènœ vœlhâmœkyœtœ 
dû. Pas nœ tçikœ e môri ouria arinœ edhé i thôtœ derviçit tœ 
mérhte ndôiiœ kâ tœ hânin' edhé kûy tœ vinte nœ pûlh tœ prite 
droù. Derviçi i thôtœ kyœ, < hiky ti pœr kâ, se oùnœ s e bcéii 
kaboûlh tœ mérh nœ kâ, se oûnœ doua si ndônœ asiân. » Me kœtâ 
tertipe çpœtôi derviçi nga zaméti kyœ to tœ hikyte me kâ, edhé 
vàte pœr droû ariou. Me te vâtour mœ nœ ergelyé rhœmbéou nœ 
kâ edhé e hôdhi nœ krà*. Po derviçi posakycê vâte pœr droù, tç 
bœri, mérh nœ pe edhé lyith gyithœ lyizat* edhé bobney sikoùr 
dônte t*i tçkoùlyte me ✠héreç (me iiœ tœ hékyour). Hrét ariou 
derviçin', po mœ s doùkey. Oungrit e vâte vétœ nœ pùih edhé e 
gyén dervlçin' kyœ bc&ney hazcër gyôga tœ tçkoùlytey me nœ 
hérœ lyizat'. Tçouditey ariou me vétœ tœ tiy edhé thôçtœ kyœ. 



— 26 — 

kùy kycènga nœ miyœ hérœ m'i mirœ nga oùnœ. I thôtœ pastây 
derviçit, « tç dô gyfthœ kœtô droù kyœ ké niet t'itçkoûlytç? 
mérh n'a dû déga edhé hâyde. » Po au i thôtœ kyœ, « oùnœ s yâm 
i tflhi tœmârh du droù, po nœ dô mérh ti, » edhé atcè tçast tçkoûlyi 
ariou du déga nga nœ lyls, edhé kthénen* tek kiçin' kânœ, e zoûri 
arfou edhé e préou kânœ. 

Po pastây lyipsey kyœ t'apikyin'. I thôtœ ariout derviçi kyœ^ 
« oùnœ tœ vête pœr oùyœ edhé tf drith mfç tœ kyœ tœ môs tœ lyô- 
dhetç, » (i thé kœtœ, se s moùnte tœ drithte nœ kâ kâkyœ tœ 
mâth), mérh nœ lyekoùrœ edhéyâte mœ nœ goùrhœ (ayo goùrhœ 
kyé mœ nœ çkcêmb), mboùç lyekoùrœn', po me tœ hédhour nœ 
krâhœ, noùkœ moùntey t'a mbântey é lyeçôn lyekoùrœn' nga 
krâhatœ edhé e mbân sa tœ nios tœ tçpôney. Priti ariou nœ sahât, 
tœ dùtœn', mœ sœ foùndmi ounis vétœ edhé vête nœ atcé goùrhœn' 
kyœ kiç vâtour edhé derviçi. Me tœ vâtour i thôtœ, « psé oumbo- 
dhise kâkyœ çoùmœ? » Derviçi i thôtœ kyœ, « meytônem kyœ 
ngré goùrhœn' me gyithœ çkœmb, po s'e sielh dôt mirœ, se tœ 
vin vétœm me lyekoùrœn' mœ vyén toùrp, po ngri-e tî mâkar 
lyekoùrœn', » edhé ariou e héth nœ krâhœ edhé nisen' kyœ tœ 
dû. Tek étsin' i thôtœ ariou derviçit, « hâyde tœ zihemi, » po der- 
viçi i thôtœ kyœ, « ikœkœtéy, se s e hâ dôt me moùa, » po mœ sœ 
foùndi zihen'. E çtrœngôn ariou derviçinœ nœ hérœ me kâkyœ 
foukyi sa i kœtsùen' sùtœ, e çé ariou derviçin' ga sourâti kyœ 
kyé i koùky posl gyâk edhé sût' e tiy i kiçin' kœtsùer. E pùet é i 
thôtœ, « psé ouboére kœçtoù? » I thôtœ derviçi kyœ, « edhé oùnœ 
s di setç tœ bcén, tœ tœ héth nga k'yô ânœ, boénè tsôpœra, tœ 
tœ héth nga tyétœra tsâ mœ kéky. » I thôtœ aère ariou, « aman 
lyér-mœ, » edhé e lyâ. Pas pâk vânœ tek kiçin kânœ edhé 
çtroùan' é hânœ. Me tœ ngrdénœ dû kâfçitœ derviçi oungôp, é 
e pùet ariou kyœ, « psé noùkœ hâ? » Pœrgyigyet kyœ' « tani s 
kâm nœ tçikœ kyœ hoèngra kâkyœ dhcén kour vâita pœr oùyœ 
(pa lyé tœ môs tœ kiç ngrcènœ as nce). Si sôsnœ nga boùka, i 
thôtœ derviçit ariou, « hâyde tœ vémi nœ çtœpi time si miky kyœ 
yémi, » edhé emôri nœ çtœpi. Me tœ vâtour porositi ariou noénen' 
edhé môtrœn' kyœ kiç tœ mbréinœ sœpâtœn', se to tœ vrinte 
miknœ kyœ sôlhi, kyœ tœ çpœtônte nga au kyœ içtey m'i çœndô- 
çœ nga vétœ e tiy, edhé môtr' e ariout me tœ dœgyoùar vét' e i 
thôtœ derviçit kœctoù dhé kœctoù. 

Si oungris porositi ariou éçtroûànœ soùfrœn' edhé sihoèngrœ 



— 27 — 

mirœ mirœ rânœ e fléytnœ. Derviçi bcéri sikoùr vâte atyé koù 
kirin' çtroûar, po kiiy vât' e oupçé nœ nœ samâr tœ nœ gomâri 
kyœ kfrin\ Oungrit arfoii nœ mes tœ nâtœs', edlié me lœ mârhœ 
stppc^tœir i ép tri kâtœr î^œpâta edhé pandéou se e préou edhé vâte 
prc^p*o va, 

Pa ngrdhfrœ mirœ ngrihet' ariou edhé vâte pœr droù. Me tœ 
kthûer ré dervirin' kyœ i dôlhi pœrpâra. Posakjœ e pâ hâpi sùtœ 
edhé outçoudit me foûnt. E piiet kyùç çkôi atœ nâtœ; i thôtœ 
kyœ, « fort mirœ çkova, po vétçme n'a du plyéçta nœ mes tœ nâtœs* 
uiœ gyœmboûan'. > Outçoudit me vétœ tœ tiy çoùraœ ariou, kyœ 
ï^œpntat* i doûkerin' si plyéçta, edhé mœ s dourôi po i trœgôn mœ 
sœ foûndi at«^ kyœ i boéri ariou atiy nâtœn' kyœ çkôi, edhé i bcén 
ridjâ derviçit kyœ t*a bœnte dhé atcé tœ çœndôçœ si véten'. Edhé 
derviçi i thôtœ kyœ, « kyô poûnœ œçtœ kolaytçime, po vétçme 
nœ lyekoi'irœ me kj'oûmeçt tœ doua. » Niset ariou edhé vête ga 
kopé e tçobânit. Me tœ vâtour atyé ouhelymoiia çoûmœ tçobâni 
kyœ s e kiç ngôrdhour akôma. Kthénet* ariou nde derviçi me lye- 
koûrœ me kyoï'uneçt odhé pasporosisœ derviçit ndézi zyârhedhé 
voiiri pœrmbi zyârh nœ kazAn mboùçour me kyoùmeçt. Si zleou 
kyoûmeçti mirœ mirœ, i thôtœ derviçi kyœ, « voérœ kôkœn' 
brœnda kyœ tœ çœndôçetç, > e voùri hérœn' e pârœ kôkœn', po 
e dôgyi, e voiiri dhé tœ dûtœn', po me tœ vœnœ dhé tœ trétœn* i 
ép derviçi nœ tœçtiitour, edhé kœçtoii oudôky brcénda nœ kazân. 

Pastâv kthénet' nde trobâni derviçi e i trœgôn kvœ e vrâou 
arinœ; aère tçobâni s dinte sétç t'i bœnte (i s diy se koù t'a viy*), 
^edhé i thôtœ tç dôyœ. Po derviçi gyœ-kâfçœ tyétœr s i môri po 
vétçme nœ kéts, edhé çkôn sœ andéysmi me gyithœ kéts, edhé e 
zoûri nâta mœ nœ grûkœ oûykou. Oùykou nâtœn', si fléytl der- 
viçi i rhœmbéou kétsin' edhé e hâ. Derviçi nga inâti dzbàth bré- 
kœt' edhé zœ vrimœn' e çpélhœs' oiiykout. Me tœ dâlyœ oùykou e 
lyith nœ brékœ edhé çkôn me gj^itkœ'toé. Çkôn edhé degdiset mœ 
nœ fçât ditœn' e dielyœ. Me tœ dâlj'œ kiça e çé prifti kœtoé tœ 
hoùay edhé e pùet nga érdhi edhé pse érdhi. Kùy i thôtœ kyœ, 
€ érdha pœr tœ çitour nœ tçobân, edhé kùy tçobân œçtœ çoùm' i 
mirœ edhé vétç hamies* s dô gyœ-kâfçœ. » Prifti e pùet, « koù e 
ké tçobânœ?» I thôtœ kyœ, « e kâm brœnda nœ brékœ, » edhé e 
dhâ priftit (tçobânœ), edhé prifti me tœ pârœ e mérh é e çpfe nœ 
voént tœ tly. Kùy derviçi çkôn nga au fçâti edhé i lyâ priftit 
tcobânœ. 



— 28 — 

Tœ nésœrmen* prffti hâp kanàtet* kjœ tœ çinte tçobânœ e ri, 
se a i kiç ndzier dh(èntœ pœr tœ koulhôsour, po me tœ hàpour 
kanàtet* noùkœ çé gycB-kàf眻 se tçobàni si oûyk kyœ kyé, s kiç 
lyoénœ ndônœ dhcèn. Vête n*atcè Ycènt kyœ kiç bagetinœ» po 
noùkœ çé as noé dhœn. AUè tçast mérh nœ dufék nœ kràhœ edhé 
niset' tœ gyénte derviçin'. Po derviçi nœ mes tœ oùdhœsœ na 
gyéti tsâ haydoûtœ k} œ s dinin' se-kyûç tœ ndânin* tsâ para kyœ 
kiçin' vyédhour. Me tœ pàrœ dervlçin' i âpin' paràtœ kyœ t'i 
ndànte au si derviçi kyœ kyé. Po derviçi ou thâ kyœ, « oûnœ s 
doua çérh, po cèçtœ mœ mlrœ kyœ t' ou lyith yoûve kyœ yini mœ 
nœ bûthœ lyizi. » Si i lyidhi mérh isénœ e nérit edhé e héth nœ 
djép tœtfy,mérh dhé isénœ tyétœrit, dhé kœçtoû si môri isénœ e 
gylthœve, e héth nœ djép edhé kœrtsét. 

Prifti si çkôn andéy kœtéy na degdlset tek kyénœ atâ hay- 
doûtœ kyœ i kiç lyidhour derviçi. I pùet prifti atâ kyœ, « a çkôi 
nœ derviç nga kœyô oûdha? se kûy mœ dhâ nœ tçobàn kyœ mœ 
hcèngri gyithœ dhoéntœ. » Kœtà i thônœ kyœ, « çkôi edhé au na 
lyidhi edhé néve, po dzgyith-na kyœ tœ vémi t'a zcêmœ gjœ- 
koûnt. » Nisen* kœtà me gyithœ priftin' edhé si e kœrkoùan* pœr- 
pâra s'e gyétnœ, vénœ edhé plyakôsin' nœ çtœpi tœ derviçit. 
Derviçi posakycfe i pâ i thœrét fçâtit, edhé fçâti me tœ dœgyouâr 
plyakôs nœ çtœpi tœ derviçit edhé i zoûnœ atà edhé i lyanisnœ. 



IV 



LE POU. 



Na kyé iïœ, mbrét, kûy kiç iiœ tçoùpœ. Nœ dit na i thôtœ 
tçoùpœs kyœ, « noùhœ mœ morhft iiœ tçikœ? « edhé tçoiipa vête 
edhé zoùri t'a morhite. Me tœ morhitour na i gyén hœ môrh nœ 
myékœr; outçoudit tçoûpa edhé e trœgôn mbrélit. Mbréti i thôtœ 
kyœ, € v(ér-e pjœkoûnt tœ cômœ, se kùy môrh ditç to tœ yétœ, 
kour gyér diyé s kâm gyétour as ncè ; tani tœ gyén, ditç trœgôn.» 
Kœyô pas fyâlyœs mbretit e vcfe seftedén mœ nœ kouti, po pas pâk 
na ourhit kâkyœ sa noùkœ e ndzoùri dôt koutia. E ndzierin andéy 
edhé Yoènœ mœ iîœ dolhâp, po dhé nœ atoè ourhit pas pâk sa me 
zamét e ndzirte. 



— 29 — 

E ndzier mœ sœ foûndi edbé voè telyàly kyœ, « koûç ta nfnte 
atcëmôrhin tœ màrbœ tçoùpœn e mbrétit. » Gyithœ duniâya ou- 
mblyôdbœnœ, po s k}é ndônœ neri kyœ t*a ninte, ne kùy s kyé 
si môrb, po kyé si tsiyâp me myékœr. Mœ nœ foùnt vête dhé 
diàlbi ; kùy me tœ pàrœ thôtœ kyœ cëçtœ môrh. Mbréti oubcfe 
çupelhi e tbôtœ me vétœ tœ tiy kyœ» « kùy noùkœ to tœ yétcfe 
ûeri, » edbé s déç t*i a yépte atiy. Tœ nésœrmen prâpœ mbiyétb 
gyftbœ dani&lœkn*, po gyéne s iç ndônœ kyœ t*a ninte. Mœ sœ 
foùndi doùket au çeytàn kyœ oudoùk ditœn e p&rœ, po Yéçour me 
rôba tœ tyéra, po edbé ditœn e dùtœ s i a dbâ. Edbé ditœn e 
trétœ, kyœ môs tœ dzgyàtemi, ndônœse ouvéç me rôba tœ tyéra 
s i a dbà. Po diàlbi i thôtœ kyœ, « ndzir-m*-a nœ tçikœ, » edbé 
atoè tçast na e rbœmbén edbé na e çpie noènœ dbé koù rbinte 
vétœ. 

Mbréti posakycé ourbœmbùe tçoùp' e tly voùri telyâly kyœ 
tœ mos tœ kétœ neri dritœ nàtœn, po kœtdè porosi noùk* e mbàiti 
nœ groùa. I tbœrésin kœsây tœ nésœrmen nœ sarây e i tbônœ 
kyœ, « psé noùkœ mbàite porosin e mbrétit? « Kœyô tbôtœ kyœ, 
« oùnœ kâm çtàtœ dyém edbé kyœ tœ çtàtœ kyœ kàm nàtœn mœ 
vinœ edbé ditœn ikin ; pandây si tœ môs tœ gœzônem nàtœn, koùr 
tœ gœzônem? » I tbôtœ plyâkœsœ mbréti kyœ, « tç zanât tœ kânœ 
dyémtœ? » — « As oùnœ s di, » tbôt' ayô, < po kour tœ vinœ 
mbrcÊmœ, i pues. » Mbréti i thôtœ kyœ, « kour tœ vinœ tœ na i 
dœrgôntç. » 

Ktbénen mbrcèmavet nœ çtœpi tœ plyâkœs kyœ tœ çtâtœ 
dyémtœ, si bitisnœ nga poùna edhé me tœ vàtour ou thôtœ kyœ, 
« ou kœrkôn mbréti. » Edhe kœtâ ngriben e vénœ tœ nésermen 
nde mbréti. Si e pùeti seftedén tœ koùyt biy yânœ, pastây ou 
tbôtœ kyœ, tç zanât kiçin ? 

Nœéri tbôtœ kyœ, « oùnœ kàm zanàt kyœ tœ dœgyôii sa 
lyârk kyœ tœ yétœ iieriou. > 

I dùti tbôtœ kyœ, « oùnœ kâm zanât kyœ t*i tbém dhéout tœ 
bàpet, edhé me tœ pares hâpet. » 

I tréli kyœ, « oùnœ tœ mârb nœ plyâtçkœ ga tçdô neri edbé tœ 
môs tœ koupetônœ. » 

I kâtœrti tbôtœ gyéne kyœ, « oùnœ yâm kyœ e bétb kœpoùt- 
sœn nœ ânœ tœ duniasœ. » 

I pésœti kyœ, « mœ tçdô vcfent kyœ tœ yétœ, tœ tbém oùnœ 
tœ bcènet koùlyœ, atœ tçast bonnet. » 



— 28 - 

Tœ nésœrmen' prffti hâp kanàtet' kyœ tœ çtnte t; in 
se a i kiç ndzier dhcènto pœr tœ koulh6sour, po me tœ ' 
kanâtet' noùkœ çé gyoo-kâfçœ, se tçobâni si oùyk kyœ ^■ 
Ijcënœ ndônœ dhcën. Vête n'at«ë Toënt kyoe klç baget 
noûkœ çé as ncë dhoèn. Atcè tçast mérh Bœ dufék nœ krA 
nlset" tœ gyénte der?için'. Po derviçi nœ mes tœ otà 
gyéti tsà haydoiitœ k}'œ s dinin' se-kyùç tœ ndànin' tsi 
klçin' Tyédhoar. Me tœ pârœ dervlçin' i ôpin" par&tr 
ndànte au si derviçi kyœ kyé. Po derviçi ou th& kjœ, 
doua çérh, po cèçtœ mœ m(rœ kyœ f ou lylth yoûve ky 
nœ bùthœ lyizi. » Si i lyidhi mérh isénœ e Sérit edhf 
djép tœ tty, mérh dhé isénœ tyétœrit, dbé kœçtoù si i 
gylthœve, e héth nœ djép edhé kœrtsét. 

Prlfti si çk6n andéy kœtéy na degdiset t«k iyt' 
dotilœ kyœ i kiç lyfdhour dervfçi. I pûet prifti at& 1 
iiœ derviç nga kœyô oùdha? se kûy mœ dhà nœ 1^ 
hoëngri gyfthœ dhcêntœ. » Kœtà i tbànœ kyœ, 
lyidhi edhé néve, po dzgy(th-na kyœ tœ \ 
koûnt. » Nlsen' kœtà me gyltbœ priftin' edhé ai • 
para s'e pyétnœ, vénœ edhé plyakôsîn' nœ i' 
Derviçi posakycè i pâ i thœrét fç&tit, < Jhi^ f";;!! 
plyakôs nœ çtœpi tœ dervlçit edhé i zoiUœ ai 



Na kyé Aœ, mbrét, kûy kiç nœ tç< 
tçoûpœs kyœ, < noùhœ mœ morhft n 
edhé zoiiri t'a morhlte. Me tœ morhlfa- 
myékœr; outçoudit tçoùpa edhé e tn 
kyœ, « vtèp-e pjœkoùnt tœ çômœ, i 
kourgyérdiyé s kâm gyétouras fioÈ ; 
Kœyô pas fyâlj'œs mbretit e vob seft 
na ourhit kàkyœ sa nodkœ e ndzoAi 
edhé voénœ mœ nœ dolhàp, po dhé 
zamét e ndztrtp. 




- 31 - 

mbretœrl tœ bcénin donœmâ edhé tœ gœzôneçinœ pœr tçoùpœn 
tœ tly kyœ ougyént. Edhé pastây pùet mbréti tçoùpœn kyœ, 
€ koùç tœ çpœtôi ùraœrin mœ tépœr? » Kœyô thôtœ kyœ , 
« gyithœ mœ çpœtoùan, po mœ tépœr e mœ tépœr kùy kyœ*mœ 
prlti (kùy kyé m'i vôgœly edhé m'i boùkour, s' e harôva t'ou 
thôçfie), pandây mbréti i dhâ tçoùpœn e tiy groùa edhé pas vdé- 
kiyes kœtûè e voùri * nœ kcèmbœ tœ tiy edhé vœlhézœrit e tyérœ i 
voùri mœ boùk\ » 



MOSKO ET TOSKC/. 

ïçin dû vœlhézœr kyœ Için haydoùtœ (kousârœ), kiçinœ edhé 
nœ môtrœ. Kœtâ kiçin çoùmœ kôhœ kyœ kœrkôninœ tœ gyénin 
nœ ç6k si véten' e tùre edhé kyœ t*i yépinœ môtrœnœ e tùre 
groùa. Pas tsâ vyét tek tçâpinœ ditœn gyétnœ nœ fieri edhé i 
thônœ : « Koù vête ? to tœ tœ mârhimœ ç6k edhé to tœ tœ yâ- 
pimœ môtrœnœ tônœ groùa, se néve kémi çoùmœ kôhœ kyœ 
kœrkôimœ nœ çôk, » edhé au i thâ : « vin, po yoù tç fni? » — 
€ haydoùtœ yémi, » i thânœ atâ, « ilakin tœ bcènemi çôkœ, » 
i dhânœ dhé môtrœnœ groùa. 

Nœ dftœ vânœ, se i môri mâlhi, Môskoua edhé Tôskoua te 
môtra e tùre, po boùrhi asây kyœ kiç vârour pastœrmâ nœ 
tavân, noùkœ fç atyé kour érdhœ vœlliézœrit tœ çôkyesœ, klç 
vâtour nœ moulhl. Atyé nœ çtœpi i thôtœ Môskoua môtrœsœ : 
« môtra fme e dâçour, nœm nœ pikœ oùyœ, » edhé ayô vâte 
edhé i sôlhi butsélyœnœ oùyœ tœ piyœ oùyœ, edhé au pion. 
Pastây i thâ Môskoua Tôskœsœ : « dô dhé tf oùyœ, nœ tœ môri 
etia? > « Nœm dhé moùa tœ pi, » edhé au i dhâ butsélyœnœ edhé 
piou oùyœ. I thâ Môskoua Tôskœsœ : « e pé pastœrmânœ? » — 
« E pâçœ.» — « e pé? » — « E pâçœ. » — « E pé? » — « E pâçœ. » 

Pastây atâ ikœnœ. 

» 

Aère érdhi boùrhi edhé i thôtœ tœ çôkyesœ : « Erdhi nerl? » 
— « Mœ érdhœ vœlhézœrit, se i kiç mârhœ mâlhi. » I thôtœ : 
€ Tœ kœrkoùanœ gyœ-kâfçœ? » — « Mœ kœrkoùan, » i thâ, 

1. Ou biea : si vdiky e ly atoé. 



— 32 — 

€ oùyœ. » — « Ou dhé? » — « Ou dhâçœ. » — « Pinœ tœ dû? » 
— € Plnœ edhé thânœ bâçkœ tœ dû : e pé? — e pàçœ. » — « Edhé 
gyœ-kâfçœ tyétœr? » — « Noùkœ fôlyœ gyœ-kàfçœ. » Rànœ tœ 
âyininœ. Érdhi nâtœn Môskoua edhé Tôskoua, edhé Môskoua 
oub(ê si màtse edhé thriti miaoù, edhé Tôskoua rûri bnÊnda. 

Boûrhi azay ^i dig}ôi màtsenœ, pùeti groûanœ, koû <Êçtœ 
pastœrmâya? Edhé ayô i thà, nœ tavàn. Tôskoua, si digyôi kyœ 
au boûrhi thà atcè fyàlyœ, hipi nœ tavân edhé môri pastœrmànœ, 
edhé Iknœ. Vâte au tœ çôhœ pastœrmànœ, po noûk* e gyéti. I 
ndôkyi edhé dôlhi pœrpâra Môbkœs kyœ kiç màrhœ pastœr- 
mànœ, se Tôskoua iç lyôdhour, edhé i thà : « Noèm-a moûa 
pastœrmànœ, o vœlhà, se oulyôdhe, » edhé au i a dhà kyùmkyœ 
e pandéou si vœlhànœ, e môri au edhé ikou. Tôskoua oupôky 
me Môskonœ edhé i thà : « koû e ké pastœrmànœ, o vœlhà? » — 
« Oùnœ t*a dhàçœ, » i thà Môskoua, « harôve kyœ érdhe edhé 
mœ kœrkôve pastœrmànœ edhé oùnœ t'a dhàçœ? » — « S mœ 
dhé gyœ-kàfçœ, » i thà Tôskoua. Pastày koupœtôi Tôskoua ky' e 
môri boûrhi edhé i thà M&skœsœ : « rhi atû ti, tœ vête oûnœ tœ ya 
màrh pastœrmànœ. » Ndzitôn edhé vête nœ çtœpi t*atiy pa àr- 
dhourœ akôma au boûrhi, edhé oubcfe si groûa; érdhi pastày 
boûrhi, edhé i dhà pastœrmànœ atiy, se i oudoûk si groûaya e 
tiy. E môri pastœrmànœ Tôskoua edhé çkôi. E gyéti Môskœn 
edhé ndcèntnœ tœ pyékinœ pastœrmànœ. Âû boûrhi, si psôi kyœ 
oub(è si groûa Tôskoua edhé i a dhà atiy pastœrmànœ edhé e 
môri, ç tœ bcèn? Vàte mœ fiœ lyis tœ dyégourœ, edhé si pà atà 
kyœ pikyninœ pastœrmànœ, oungyûe i toèrœ edhé oub(é Aràp, 
vàte atyé tek pikyninœ pastœrmànœ edhé nd(ènti Karçi edhé 
ndzirte dhoëmbœtœ yàçtœ. Tôskoua kyœ pikyte pastermànœ, si 
e pà kœtcè, i oudoûk si lyoûvgat edhé outrcëmb edhé zgyôi Môs- 
kœnœ kyœ flyinte. Si e pà dhé Môskoua, outrcèmbnœ tœ dû edhé 
iknœ pa pastœrmà. 

E môri au boûrhi edhé e çpoûri nœ çtœpi. I thà çôkyesœ : 
« tœ vétç edhé tœ thoûatç vœlhézœrvet tœ vinœ pœr dàrkœ. » 
Vàte ayô edhé ou thà : « Ou kémi çoûmœ ridjà tœ vini pœr 
dàrkœ, » edhé kœtà érdhœ. Zoûnœ tœ hànin pastœrmànœ, po 
noûkœ moûndnin t*a présinœ me dhœmbœ, se iç e pa-pyékour. I 
thônœ atiy boûrhit : € Oré ti na voûre mlç tœ pa-pyékour? » 
Edhé au ou thà : « Kûy mlçi cèçtœ pastœrmâya kyœ plkyit yoû 
tlœ nàtœzœ, edhé oûnœ si ou a môra yoûve, e voûra si e kiçit 



— 33 — 

pyékour yoù. » Edhé i Ihànœ kœtâ : « po tl yéç3 kyœ na 
troembe? » — * Oùnœ yéçe , hâyde bcènemi ortâkœ, » edhé 
oubcènœ. 



VI 



LA BELLE DE LA TERRE. 





Iç nœ mbrét kyœ klç tré dyém, kfç dhé fiœ bâtçœ, nœ kœtcé 
bâlçœ na fç nœ môlhœ e ârtœ edhé nœ poùs, brœnda nœ poùs îç 
nœ koutçédrœ. Dltœ hga dit koutçédra délyte nga poùsi edhé 
mérhte nga nœ môlhœ tœ ârtœ. Nœ dit diâly i mâth i mbrétit 
Tâte te i âti edhé i thôtœ : « baba, tœ mœ martôntç, » edhé babâi 
i thâ : € diâlyi im, nœ yé i zôti tœ vrâtç koutçédrœn', aère to tœ 
tœ martôn. > Edhé au dialyi si i thâ babâi kœtô fyâlyœ, blyé nœ 
ârk tœ vrâsœ koutçédrœn. Roiiaiti ilœ dit, posa dôlhi koutçédra 
nga poùsi, i biye me ârk, po noiïkœ moiindi t'a vrite. Vâte diâlyi i 
dùtœ (i mésmi) te babâi edhé i thâ atœ fyâlyœ kyœ i thâ m'i 
mâdhi edhé babâi i thâ ato kyœ i thâ edhé dialyit mâth, edhé au 
bcèri atô kyœ bœri diâly' i mâth, edhé noùkœ moiuuli tœ vrâsœ 
koutçédrœn. Vâte diâly' i trétœ, i thâ babâit, e/c*. Edhé au d\ti\y\ 
blyé fïœ topoûz, ngrihet kyœ me nâtœ, vête nœ bâtçœ edhé 
pçiet. Dôlhi nga poùsi koutçédra te mérhte nœ môlhœ pas zakô- 
nit kyœ kiç; posa e pâ dialyi koutçédrœn i biye edhé e vrâou, 
koutçédra ouhôky svâra edhé râ nœ poùs. Diâlyi pastây ouzœ- 
mœroùa edhé meytôney ç tœ bcènœ, thiri husmekyârœtœ edhé ou 
thôtœ : « Oùnœ to tœ lyidhem me tœrkoùzœ tœ rùn nœ poùs 
edhé kour tœ toùnt tœrkoùzœnœ, tœ mœ ngrini. > Oulyith me 
tœrkoùzœ edhé rùri nœ poùs, gyéti brœnda koutçédrœn edhé tœ 
boùkourn' e dhéout. 

Lyidhi tœ pârœnœ hérœ koutçédrœnœ, tœ dùtœnœ hérœ tœ 
boùkournœ e dhéout, pastây vétenœ e tiy, toùndi brcénda nœ 
poùs tœrkoùzœnœ edhé e ngrinœ husmekyârœtœ, edhé si ngrinœ 
tœrkoùzœnœ ndzoùarœ koutçédrœn edhé tœ boùkourn' e dhéout, 
pastây prénœ tœrkoùzœnœ edhé râ brcénda nœ poùs au diâlyi. 
Edhé kùy douke tçâpour ncènœ dhé, dôlhi mœ nœ raâly edhé 

1. Le père répète ce qu'il avnit dit ;> sc^ 'le:ix a.ili'cM fils. 

3 



— 34 — 

râ tœ flyinte ncènœ nœ Ijfs. Atyé tek fl} inte érdhi nœ gyârpœr 
kyœ hânte nga nœ folyé nga atâ kyœ Jçin sfpœr nœ lyis, edhé au 
si digyôi gyârpœrin oungrit nga gyoùmi edhé e vrâou atcé. Érdhi 
pastây çkâba, çé gyârpœrin tœ vrârœ, thôtœ mœ moént e sây : 
« koùç e ka vrârœ kœtoè gyârpœrin? kùy kyœ flyé raoûnt kyœ 
t'a kétœ vrârœ. » Hâp krâhatœ edhé i boén hiye. Oungrft ga 
gyoùmi diâlyi edhé thâ : a tç flyéyta mf rœ ! I thôtœ çkâba : « tf 
e vrâre kœtoè gyârpœrin? » — « Oùnœ, » i thâ au. Aère i thâ 
ckâba : « c tœ mlrœ to tœ boèn? » Edhé au i thâ : « noùkœ doua 
tœ mœ boèntç tyétœr tœ mlrœ, po vétœm tœ mœ çpfetç nœ çtœpi. » 
Edhé çkâba : « hâyde, » i thâ, « kour tœ thrés ôùnœ gâ, aère tœ 
mœ héthtç nœ tsôpœ mlç. » Tek tçâpninœ thfri gâ, edhé au i 
hôdhi nœ tsôpœ mlç ; si çkoùanœ nœ tsôpœ vcènt thfri pœrsœrl 
gâ, i hôdhi au nœ tsôpœ miç, po kour arhitnœ nœ vcént tœ tfy, 
thlri gà. Kùy diâlyi, kyùmkyœ noùkœ kiç mfç, préou nœ tsôpœ 
nga poùlypa edhé i hôdhi. Çkâba e mbânte nœ gôyœ edhé posa 
arhitnœ nœ vcènt tœ tiy, i thôtœ çkâba : « psé tçaljôn? » Edhé 
au i thâ : « pas porosfsœ kyœ jnœ kéçe dhcènœ, tœ tœ héth nœ 
tsôpœ miç kour tœ thrés gâ, edhé oùnœ si m'ousôs mfçi, préva 
poùlypœnœ. » Edhé çkâba i dhâ tsôpœnœ miç tœ poùlypœs edhé i 
a ngfti edhé i thâ :« na kœtô tri kyfme, fioè tœ koùkye, iioè tœ bar- 
dhœ, edhé nûè tœ zézœ; kour tœ çkôntç nœ gôyœtœ koùkyenœ, 
aère to tœ tœ boènet nœ kâly me krâhœ, kour tœ çkôntç tœ bâr- 
dhœnœ, to tœ tœ boènet iiœ pâlyœ çtœpi kyœ tœ kouvœndôiiœ 
me gôyœ, kour tœ çkôntç tœ zézœnœ to tœ tœ boènenœ husme- 
kyârœ, para edhé çdô kyœ tœ doùatç. » 

Mbréti môri tœ boùkourn' e dhéout edhé e mbùlhi mœ nœ 
ôdœ, bcèri yâçtœ nga çtœpfa nœ hendék, voùri telyâlyœtœ tœ 
thrésinœ : Au kyœ oèçtœ i zôti tœ kapœrtsénœ hendékœn to tœ 
mârhœ groùa tœ boùkourn' e dhéout. — Érdhœ gyfthœ nérœzit 
edhé noùkœ moùndnœ tœ kapœrtséninœ. Aère érdhi dhé au, 
çkôn nœ gôyœ kyimenœ e koùkye edhé i oubcè nœ kâly edhé 
kapœrtsèou hendéknœ. Aère e môri mbréti edhé voùri Ihalhoù- 
menat e i dhâ groùa tœ boùkourn' e dhéout. Aère rœféou diâlj'i 
véten' e tly e i thâ, * oùnœ yâm diâlyi tcènt, » aère mbréti i 
vrâou husraekyârœtœ. 



-^ 35 — 



VII 

LE SOULIER. 

Kyé nœ mbrét, kiç nœ groùa edhé nœ tçoùpœ. Groùaya ou 
sœmoùr edhé ouboè kéky ; si koupœtôi kyœ i afrôi vâkti vdékye- 
sœ, thrét boiirhinœ edhé i thôtœ, « tœ porositç te kondouradjiou 
tœ tœ bœnœ nœ par kœpoùtsœ as tœ mœdhâ çoùmœ as tœ vôgœ- 
lya fâre, po tœ vlnœ tœ mœ mârhœ mâsœ, edhé tœ vlnœ pas 
kœmbœsœ time ; tœ dœrgôntç nœ husmekyâr tœ gyezdisnœ ka- 
sabâ mœ kasabâ me atô kœpoùtsœ edhé asây tçoùpœsœ kyœ t'i 
vinœ nœ kcémbœ mirœ, atcé t'a mârhtç groùa. » Si i vdiky e 
çôkiya,' dœrgôi mbréti nœ husmekyâr tœ gyezdfsnœ, po noùkœ 
gj'éti nôfiœ groùa a tçoùpœ kj^œ t'i vinin kœpoùtsœtœ mirœ. 
Pastây oukthùenœ te mbréti edhé i thânœ : « noùkœ gyétmœ 
nônœ tçoùpœ kyœ t'i vfnte kœpoùtsa mirœ, po tsâve ou vlnte e 
mâdhe, tsâve e vôgœly. » Tçoùp' e mbrétit nœ dit' vôuri kœ- 
poùtsœtœ tœ çohœ kyùç i vlnœ asây, po noùk* e voùri me merâm 
kyœ t'a mârhœ groùa i âti. Si e* voùri i érdhœ mirœ; aère godlt, 
é e thiri i âti t'i yépteplkœ oùyœ. Kyô i çpoùri oùyœ mbâthourœ 
atoé kœpoùtsœn*, se noùkœ pandénte kyœ t'a mârhœ groùa i âti 
nœ i ârtœ mirœ kœpoùtsa, madâm kyœ kyé tçoùp' e tly. Mbréti, 
si i pâ kœpoùtsœtœ kyœ i kiç mbâthour', i thâ, « oùnœ to tœ 
mârh groùa, kyùmkyœ tœ érdhi kœpoùtsa mirœ, se yôtœmœ mœ 
thâ nœ sahât tœ vdékyes kyœ, « asây groùa a tçoùpœ kyœ t'i 
vinœ kœpoùtsa mirœ, atoè t'a mârhtç groùa. » Kœyô i oupœr- 
gyéky « vœrtét to tœ mœ mârhtç groùa, po doua tœ mœ boèntç dû 
çandânœ tœ mœdhéii edhé tœ gyâtœ sa moùa edhé tœ gyérœ 
çoùmœ, t'i bcèntç kyœ tœ hâpenœ edhé tœ mbùlhenœ me bourgl. » 
Poroslti kùy atce tçast, pas dû a tri dit i a sôlhi tœhazcérta. Môri 
kœyô çandânœtœ edhé oupçé broènda. Vâte mbréti pastây kyœ 
tœ vcèrœ kourôrœ, po noùk e pâ gyœkoùndi, se noùk* i vlnte nœ 
mcént kyœ tœ yétœ pçéour nœ çandânœ. Pastây mbréti nga 
hélymi kyœ kiç, se noùk' e môri groùa tçoûpœnœ, thrét nœ 
telyâly edhé i thâ, « na kœtâ çandânœ edhé gyezdls t'i çétç edhé 
aà para kyœ tœ ndzlertç, t'i mbàntç vétœ, se oùnœ noùkœ doua 
t*i çô me su. » 



— 28 — 

Tœ néscsrmen' prffti bâp kanâtet' kjœ te çfnte tçobànœ e ri, 
se a i kiç ndzier dhcènte pœr te konlhôsonr, po me te hâpoar 
kanâtet' noûkœ çé gj<B-kâfçœ, se tçobàni si oûjk kyœ kjé, s kiç 
lycènœ ndônœ dhcèo. Vête n'ate T(êot kjœ kiç bagetfnœ, po 
noûkœ çé as ncè dhcéo. AUè tçast mérh nœ dafék nœ krâhœ edhé 
niset* te gyénte dervlçin'. Po derriçi nœ mes te oùdhœsœ na 
gyéù tsà hay doute kjœ s dinin' se-kjûç te ndànin' Isa para kyœ 
kiçin' vyédhour. Me te pârœ denriçin' i âpin' paràte kyœ t'i 
ndànte au si derriçi kyœ kyé. Po derviçi on thi kyœ, « oànœ s 
doua çérh, po cèçte mœ mirœ kyœ t' ou lyith youTe kyœ ylni mœ 
nœ bûthœ lyizi. » Si i lyidhi mérh isénœ e nérit edhé e héth nœ 
djép te tiy, mérh dhé isénœ tyéterit, dhé kœçtoù si môri isénœ e 
gyithœve, e héth nœ djép edhé kœrtsét. 

Prifti si çkôn andéy kœtéy na degdiset tek kyénœ atâ hay- 
doûtœ kyœ i kiç lyidhour derviçi. I pûet prifti atâ kyœ, « a çkôi 
nœ denriç nga kœyô oûdha? se kûy mœ dhâ nœ tçobân kyœ mœ 
hoèngri gyithœ dhcènte. » Kœtà i thônœ kyœ, < çkôi edhé au na 
lyidhi edhé néve, po dzgylth-na kyœ tœ vémi t'a zcèmœ gjœ- 
koûnt. » Nisen* kœtà me gyithœ prlftin* edhé si e kœrkoûan' pœr- 
pàra s*e gyétnœ, vénœ edhé plyakôsin* nœ çtœpi tœ derviçit. 
Derviçi posakyoë i pâ i thœrét fçàtit, edhé fçâti me te dœgyouâr 
plyakôs nœ çtepi te derviçit edhé i zoûnœ atâ edhé i Ijanisnœ. 



IV 



LE POU. 



Na kyé ûœ, mbrét, kûy kiç iiœ tçoùpœ. Nœ dit na i thôtœ 
tçoûpœs kyœ, « noùhœ mœ morhit iiœ tçikœ? « edhé tçoùpa vête 
edhé zoùri t'a morhlte. Me te morhitour na i gyén îiœ môrh nœ 
myékœr; outçoudit tçoùpa edhé e trœgôn mbrélit. Mbréti i thôte 
kyœ, « v(ér-e gjœkoiint te çômœ, se kûy môrh ditç to te veto, 
kour gyér diyé s kâm pyétouras hcè ; tani tœ gyén, ditç trœgôn.» 
Kœyô pas fyâlyœs mbretit e vcé seftedén mœ nœ kouti, po pas pâk 
na ourhit kâkyœ sa noûkœ e ndzoûri dôt koutia. E ndzierin andéy 
edhé Yoénœ mœ iïœ dolhap, po dhé nœ atoè ourhit pas pâk sa me 
zamét e ndzfrte. 



— 29 — 

E ndzier mœ sœ foùndi edhé v(fe telyâly kyœ, « koùç ta ninte 
atcêmôrhin tœ mârbœ tçoùpœn e mbrétit. » Gjithœ duniâya ou- 
mblyôdbœnœ, po s k} é ndônœ neri kyœ t'a ninte, ne kùy s kyé 
si môrb, po kyé si tsiyàp me myékœr. Mœ nœ foûnt vête dhé 
diàlhi; kûy me tœ pàrœ thôtœ kyœ cfeçtœ môrb. Mbréti oubcfe 
çupelhi e tbôtœ me vétœ tœ tiy kyœ, « kùy noûkœ to tœ yéidb 
ûeri, » edbé s déç t*i a yépte atiy. Tœ nésœrmen prâpœ mbiyétb 
gyitbœ dani&lœkn*, po gyéne s Iç ndônœ kyœ t*a ninte. Mœ sœ 
foûndi doûket au çeytàn kyœ oudoûk ditœn e pàrœ, po véçour me 
rôba tœ tyéra, po edhé ditœn e dûtœ s i a dbâ. Edbé ditœn e 
trétœ, kyœ môs tœ dzgyâtemi, ndônœse ouvéç me rôba tœ tyéra 
s i a dbà. Po diàlbi i thôtœ kyœ, « ndzir-m*-a nœ tçlkœ, » edbé 
atoë tçast na e rhœmbén edbé na e çpie noènœ dhé koû rhinte 
vétœ. 

Mbréti posakycé ourhœmbùe tçoùp' e tiy voùri telyâly kyœ 
tœ mos tœ kétœ iieri dritœ nâtœn, po kœtcfe porosi noùk* e mbàiti 
nœ groùa. I tbœrésin kœsây tœ nésœrmen nœ sarày e i tbônœ 
kyœ, « psé noûkœ mbàite porosin e mbrétit? « Kœyô tbôtœ kyœ, 
« oùnœ kàm çtàtœ dyém edhé kyœ tœ çtâtœ kyœ kàm nâtœn mœ 
vinœ edbé ditœn ikin ; pandày si tœ môs tœ gœzônem nâtœn, koûr 
tœ gœzônem? » I tbôtœ plyâkœsœ mbréti kyœ, « tç zanât tœ kânœ 
dyémtœ? » — « As oùnœ s di, » thôt' ayô, « po kour tœ vinœ 
mbrcÊmœ, i pues. » Mbréti i thôtœ kyœ, « kour tœ vinœ tœ na i 
dœrgôntç. » 

Ktbénen mbrcèmavet nœ çtœpi tœ plyâkœs kyœ tœ çtâtœ 
dyémtœ, si bitisnœ nga poûna edhé me tœ vâtour ou thôtœ kyœ, 
« ou kœrkôn mbréti. » Edhe kœtâ ngrihen e vénœ tœ nésermen 
nde mbréti. Si e piieti seftedén tœ koùyt bfy yânœ, pastây ou 
tbôtœ kyœ, tç zanât kiçin ? 

Nœéri thôtœ kyœ, « oùnœ kâm zanât kyœ tœ dœgyôn sa 
lyârk kyœ tœ yétœ iïeriou. > 

I dùti thôtœ kyœ, « oùnœ kâm zanât kyœ t*i thém dhéout tœ 
hâpet, edhé me tœ pares hâpet. » 

I tréti kyœ, « oùnœ tœ mârh iîœ plyâtçkœ ga tçdô neri edhé tœ 
môs tœ koupetônœ. » 

I kâtœrti thôtœ gyéne kyœ, « oùnœ yâm kyœ e béth kœpoût- 
sœn nœ ânœ tœ duniasœ. » 

I pésœti kyœ, « mœ tçdô vcfent kyœ tœ yétœ, tœ thém oùnœ 
tœ bcènet koùlyœ, atoé tçast bonnet. » 



— 30 — 



I gj&cta^ Ûkôtœ kjœ, « oimœ kâm zanat sstdô Ij&rt kjœ tœ 
yéte gyœ-kâfçG&y me nat tat çtùr» e çtfe poctœ. > 

I foûnti thôtœ, « makar nœ krler terétcB sreB-kifcœ, oânœ e 
prés, > 

Si dœgyôi mbrétî zanâtet kœtdre, oa thdtœ kjœ te Tinin tl 
gjénin tr.otipœn kjœ i a kir màrhœ diâlM, edbé i nisi me kikjœ 
tôrba me fllyorfn. 

Na nlâen kcetà, edhé si na étsin oga pés'' a gj&rtœ dit, thôtœ 
nœ ga atâ, « koû yé ti kyœ dcpgyôn? pa Tœrœ réçin, a ou 
afrotîam ? > Voùri Técin edhé thôtœ krœ, « s yémi afrooar akôma, 
pa doi^am dhé tsâ. > Pas p&k TCé pràpœ récin edhé thôtœ kyœ, 
« Ofikyâsm\ » Çkaûan dhé nœ tçikœ edhé i thônœ atfy, kyœ 
hâpte dhénœ, kûy me nœ fjràlyœ kyœ thâ, hâpet dhéoa edhé na 
ri^ri au tyétœri kyœ tœ mérfite tçoûpœn e mhrétit. Po kyœ t'a 
mérhte préps kyœ t'I gyénte nœ gyoùmœ. Ndcéntœn nœ tçlkœ 
gyer-ââ fléj'tœn edhé nga dâlye nga dalye mérh tçodpœn e mhré- 
tit, kyœ e kiç vcénœ nœ sisœ diâlhi, edhé Toùri andiâ tçoùpœsœ 
mbrétit nœ kakœrzôzœ. Vête dhé au tyétœri edhé na i mérh nœ 
kr^^iitsœ edhé na e héth nœ ânœ tœ duniasœ, edhé ounisnœ kyœ 
Up. kthéneçin béckœ me tçoùpœ. 

Diélhi pas nœ tçikœ na oungrit. Me tœ ngritour vœçtrôn an- 
déy yœçtr6n kœtéy, s çé tcoùpœn e mhrétit. Ngrihet kyœ t'i çinte 
atA kyœ kfcin mârhœ tcoùpœn, po kœrkôn kyœ tœ gyénœ kœ- 
pofitHœt, na gyéti nœ vétœm. Héth sùtœ andéy kœtéy, na e çé 
kœpo/iUœn edhé versoùlhet t'a mérhte. Po kœtâ kyœ kiçin tçoù- 
jK/îH, %i^ y{iU*. diàlhi pyér nœ ânœ tœ duniasœ, oulyargoûan çoûmœ. 
l'o diàlhi njra tœ ndzitoùarit e tépœr, pas tsâ na i afrôn. I thônœ 
afly kyœ tœ IxX'nte koùlyœn, se iiœ mœnt i arhinte. Atcè tçast 
jH/;n#ît nœ korlilyœ kyœ kyé nga tœ kâtœr ânet mbùlhtour, s kiç 
as nd/ifif/î brtrnœ, as ndôfiœ parathùre. Diâlhi vinte rhôtoulh 
korlilyœH edh/; ou bœnte ridjâ kyœ t'a ndzfrnin nœ tçikœ t'a çinte. 
ll/ipnœ fiœ brlmœ na; moûr edhé e ndzferin fiœ tçikœ nga ayô 
brirna k/ikyœ s/i i doûkeçin siitœ. Me tœ pârœ prâpœ e rhœmbén 
edhé ngrlhfît me gylthœ 'tœ kâkyœ lyârt sa s doùkey. Aère au 
kyœ çoînônte mirœ i çtle nœ hérœ diâlhit edhé e héth pôçtœ tœ 
vdékour, po art ty/)tœri s e lyâ tçoûpœn tœ binte, po me tœ 
afrouar dônlhet 6 o prêt. 

Si çpœtortanœ gyéne nga çeytâni nisen edhé vénœ ndek i âti 
i sây. Me tœ pârœ mbréti tçoûpœn e tiy porositi nœ gyithœ 



- 31 - 

mbretœri tœ boénin donœmà edhé tœ gœzôneçinœ pœr tçoûpœn 
tœ ily kyœ ougyént. Edhé pastây pùet mbréti tçoûpœn kyœ, 
« koûç tœ çpœtôi ùmœrin mœ tépœr? » Kœyô thôtœ kyœ , 
€ gylthœ mœ çpœtoùan, po mœ tépœr e mœ tépœr kùy kyœ-mœ 
priti (kùy kyé m'i vôgœly edhé m'i boùkour, s' e harôva t'ou 
thôçfie), pandây mbréti i dhâ tçoûpœn e tfy groùa edhé pas vdé- 
kiyes kœtcë e voùri * nœ koèmbœ tœ tiy edhé vœlhézœrit e tyérœ i 
Toùri mœ boùk*. » 



MOSKO ET TOSKC/. 

ïçin dû vœlhézœr kyœ Için haydoùtœ (kousârœ), kiçinœ edhé 
nœ môtrœ. Kœtâ kiçin çoùmœ kôhœ kyœ kœrkôninœ tœ gyénin 
nœ çôk si véten' e tiire edhé kyœ t'i yépinœ môtrœnœ e tiire 
groûa. Pas tsâ vyét tek tçâpinœ dftœn gyétnœ nœ neri edhé i 
thônœ : « Koù vête ? to tœ tœ mârhimœ çôk edhé to tœ tœ yâ- 
pimœ môtrœnœ tônœ groùa, se néve kémi çoùmœ kôhœ kyœ 
kœrkôimœ îïœ çôk, » edhé au i thâ : « vin, po yoù tç fni? » — 
€ haydoùtœ yémi, > i thânœ atâ, « ilakin tœ bcènemi çôkœ, » 
i dhânœ dhé môtrœnœ groùa. 

Nœ ditœ vânœ, se i môri mâlhi, Môskoua edhé Tôskoua te 
môtra e tùre, po boùrhi asAy kyœ kiç vârour pastœrmâ nœ 
tavân, noùkœ le atyé kour érdhœ vœlhézœrit tœ côkyesœ, klç 
va tour nœ moulhf. Atyé nœ çtœpf i thôtœ Môskoua môtrœsœ : 
« môtra Ime e dâçour, nœm nœ pikœ oùyœ, » edhé ayô vâte 
edhé i sôlhi butsélyœnœ oùyœ tœ plyœ oùyœ, edhé au pfou. 
Pastây i thâ Môskoua Tôskœsœ : « dô dhé tl oùyœ, nœ tœ môri 
etia? » € Noém dhé moùa tœ pi, » edhé au i dhâ butsélyœnœ edhé 
piou oùyœ. I thâ Môskoua Tôskœsœ : « e pé pastœrmânœ? » — 
< E pâçœ.» — € e pé? » — « E pâçœ. » — « E pé? » — « E pâçœ. » 
Pastây atâ ikœnœ. 

Aère érdhi boùrhi edhé i thôtœ tœ çôkyesœ : « Erdhi iïerl? » 
— « Mœ érdhœ vœlhézœrit, se i kiç mârhœ mâlhi. » I thôtœ : 
« Tœ kœrkoùanœ gyœ-kâfçœ? » — « Mœ kœrkoùan, » i thâ, 

1. Ou biea : si vdiky e \y& atoé. 



— 40 — 

€ Oùyœ tœ ftô' tœ, po kour t'a çpie nœ çtœpl, tœ mœ yâpœ e éma 
tri 6kœ bâr. » 

M6ri drédhi tçoùpœnœ edhé e ngarkôi nœ brirœ. Atyé tek 
tçâpœnte, e môri ourla edhé i thâ fçoùpœsœ, « hipœ nœ atœ 
lyis edhé nœ ârtœ fieri edhé tœ thôtœ, » zbrit pœrpôç, « tl mos 
tœ zbrétç, gyersâ tœ vin oùnœ; » hlpi dhé ayô nœ lyis. Aère 
çkôi nœ koucrédrœ edhé si vœçtôi andéy kœtév, pà tçoùpœnœ nœ 
lyis edhé i thâ, « zbrit pœrpôç, tœ kouvœndôimœ, » edhé ayô i 
thâ, « noûkœ zbrés, se mœ vyén frikœ se mos mœ hâte. » Edhé 
koutçédra i thâ, « noùkœ tœ hâ. « Edhé tçoûpa i thâ, « tçàp nœ 
çtœpl edhé kthéou tœ mœ mârhtç. » Çkôi koutçédra, aère vlnte 
drédhi, edhé i thiri, se pâ koutçédrœnœ kyœ vlnte, « hâyde çpéyt 
tœ mœ mârhtç, se vyén nœ koutçédrœ tœ mœ hâyœ. » E môri 
drédhi edhé ndzitôn , edhé çdonerl plkyte nœ oùdhœ i thônte, 
€ nœ çkôftœ nôiiœ koutçédrœ, môs tœ rœfénœ oùdhœnœ, po t'i 
thôtœ kyœ tçoûpa edhé drédhi çkoûanœ nga tyétœr oùdhœ. » 
Arhltnœ nœ pôrtœ tœ ncènes edhé trœngœlhltnœ, po kœyô noùkœ 
hâpte pôrtœnœ. Aère trœngœlhlt edhé i thâ tçoûpa, « hâp, o 
ncéne, se yâm tçoûpa tœnde. » Hâpi pôrtœnœ ayô edhé ougœ- 
zoùa si pâ tçoùpœnœ e sây..Tçoùpat' e mâ'lhœs, si digyoùanœ 
kyœ érdhi tçoûpa e mbretœréçœs', érdhœ edhé i thânœ sœmœsœ, 
« lycè-na tçoùpœnœ t'a gœzôimœ kœtoù e atyé, » edhé ayô ou a 
dhâ. Atô, si e moùarœ e çpoûnœ mœ nœ bâtçœ, n at(é bâtçœ Iç 
nœ pôrtœ e mâdhe, kyœ noùkœ hâpey. Zoùnœ tœ toèra tçoùpat 
edhé çtûtnin pôrtœnœ, po noùkœ moùndnin t'a hâpinœ. Aère 
vâte dhé kœyô edhé si çtùti pôrtœnœ ouhâp, edhé, posa rùri ayô 
brœnda, se kiç mârhœ çoûmœ talâs kyœ tœ hâptœ pôrtœnœ, 
oumbùlh (porta), edhé kœtô tçoùpat si pânœ ^yœ noùkœ hâpey 
porta kyœ tœ mârhinœ tçoùpœnœ, Iknœ douk helymoùar edhé 
vânœ nœ çtœpl tœ sây edhé i thânœ sœmœsœ, kyœ kçoù kçoù 
gyâou. Edhé e éma, si digyôi kœtœ fyâlj^œ, kyânte pa pou- 
çim. 

Atyé brcênda tek rùri tçoûpa gyéti iiérœz edhé çpésœra k3''œ 
Için bcérœ si mérmer, gyéti akôma edhé nœ mbrét kjœ iç boérœ 
si mérmer edhé mbânte nœ dôrhœ nœ kârtœ tœ çkroûar edhé tœ 
hâpour odhé kœyô e kœndôn, edhé thônte (kârta) kçoù, « tsilya 
œçtœ e zôiïa môs tœ flyèrœ tri dit e tri net edhé tri yâvœ, atœ to 
t'a mârh groûa, se to tœ ngyâlhem. » Edhé ayô rhinte pa gyoùmœ 
(pa flyéytour) edhé mérhte kârtœra edhé kœndônte. Kour 



- 41 - 

çkoiianœ tœ tri nétet edhé tœ tri dltat edhé dû yâvœ, aére çkôi 
nœ nerf kyœ cite husmekyârka. Dôlhi dhé ayô nœ parathire 
edhé e pùeti, > « sa para kœrkôn pœr nœ husmekyârkœ? » Edhé 
au i thâ,« sa tœ doùatç. » Edhé kœyô ndzôri nœ lyopâtœ me 
flyorin edhé i a hôdhi edhé zbriti nœ tœrkoùzœ edhé ouvâr hus- 
mekyârka edhé e ngriti. Pastây i thâ kœsây, « môs tœ flyétç dû 
a tri dit, po tœ flyé oiinœ nœ tçikœ, se kâm çoiimœ kôhœ pa 
gj'oûmœ, pas kœsây kârtœs kyœ mbân mbréti nœ dôrhœ, edhé 
kour tœ ngyâlhet mbréti, tœ mœ zgyôntç edhé moûa; » edhé i 
rœféou tœ tœra atô kyœ thônte kârta e mbrétit edhé râ e flyéyti. 
Edhé kœyô husmekyârka zoùri edhé i ndzôri rôbatœ asây edhé 
i voùri vétœ, kyœ kour tœ ngyâlhet mbréti tœ mârhœ atœ groùa. 
Si çkoùanœ tœ tri yâvœtœ, oungyâlh mbréti. « Tç yé ti? » i thâ. 
— « Oùnœ yâm, » i thâ, « kyœ kâm tri dit e tri net e tri yâvœ 
pa gyoùmœ, » edhé au e môri groûa. Pastây e pùeti, « kœyô kyœ 
flyé, tç oèçtœ?» Edhé ayô i thâ, <x œçtœ nœ husmekyârkœ kyœ 
e môra, se mœ vinte frikœ. » Aére ouzgyoûa dhé kœyô. I thôtœ 
mbréti groûasœ, « kœtcè husmekyârkœ, ç t'abœimœ? » Edhé 
ayô si digyôi, i thâ,« tœ mœ vcètç tœ rouan pâtet, > edhé mbréti 
e voùri edhé i boéri nœ kalhive pœr tœ ndœfitour. 

Atyé tek rhinte kyânte pa pouçim edhé nœmœrônte nœ nga 
ncÉ hâlhœtœ e sây. Mbréti, si digyôi dû tri hérœ atoè kyœ kyânte, 
vâte edhé i thâ, « psé kyân? » Edhé ayô i thâ kyœ, « kçoù kçoù 
mœ gyânœ. » Pastây mbréti môri atœ groûa edhé husmekyâr- 
kœnœ e vràou edhé e boèri tsôpœra, m'e mâdhya tsôpœ iç kâ- 
kyœ (ou : e bcèri tslngra mlngra). 



X 



LA BOUCLE D OR. 



Iç nœ mbrét i ri, dônte tœ martôney, po kœrkônte nôfiœ tçoù- 
pœ tœ boùkour. roùmœ. Kiç nœ zôk kyœ e dœrgônte nœ nœ 
bâtç<B tœ nœ groûe kyœ iç e pâsourœ, kiç dhé tri troùpa. Vinte 
zôgou kyœ nœ mœngyés nœ bâtçœ edlié thônto, « tçoùpœn e 
mâdhe t'a martôntç, tçoùpœn e mëi^me t'a martôntç, po tçoùpœn 
'e vôgœly môs t'a martôntç. » Kœtâ tçoùpatœ kindisnia nœ gyer- 
gyéf. Nœ dit, si pâ zôgoun kyœ vinte mœngyés pœr mœngyés 



— 42 — 

edhé thônte atô fyâlyœ, vâte mœ iiœ gitône edhé i rœféou atœ 
kyœ gyânte, edhé ayô e pùeti, « ti tç i tlioùa, kour thôtœ zôgou 
kyœ tçoùpœn e vôgœly môs t'a martôntç? » — « Hitç gyoe-kâfçœ, » 
i thâ ayô. Pastây i thâ, « t'a pùetç edhé t'i thoùatç, ç t'a bcêfï? » 
Erdhi zôgou nœ mœngyés pas zakônit kyœ kiç, edhé thâ atô fyâ- 
lyœ. Aère ayô e pùeti, edh î i thâ, « t'a ndziertç mœ nœ inâly me 
nœ husmekyârkœ, se to tœ vinœ atyé mbréti pœr tœ mârhœ atcé 
groùa. » Edhé kœyô e dœrgôi me nœ husmekyârkœ kyœ t'a 
çpierœ atyé edhé tœ présin gyersâ tœ vinœ mbréti pas fyâlyœsœ 
kyœ thônte zôgou. Po ayô husmekyârka, tç boèri? Si érdhœ nœ 
mâly edhé pâ mbrétinœ pœr sœ lyârgou kyœ vlnte, çtùti atcé 
tçoùpœnœ edhé si e çtùti, douke rhougoulhisour râ brcênda mœ 
nœ poùs tœ nœ mbretœréçe, po kœyô iç arâpkœ, se atyé iç nœ 
kasabâ. Nœ atcê kasabâ rhinin arâpœ edhé arâpka, po kyénœ tœ 
pâsour çoùmœ. Si râ nœ poùs ayô, noùk' oumbùt po ndcêntl mœ 
nœ voént tek iç nœ brimœ. Arâpka e zôfia e poùsit dœrgôi nœ 
husmekyârkœ tœ ndzierœ oùyœ, edhé tçoùpa si zbriti ayô hus- 
mekyârka kôvœnœ, zoùri tœrkoùzœnœ edhé noùk' e lyinte. Z(è 
ayô tœ ndzierœ kôvœnœ, po noùkœ moùndi t'a ndzirte, edhé lyâ 
tœrkoùzœn edhé ndzitôi e vâte tek e zona edhé i thâ, « kyœ kçoù 
broènda nœ poùs oèçtœ nœ tçoùpœ e bârdhœ edhé noùkœ mœ lycé 
tœ ndzier kôvœnœ. » Vête zona edhé i thôtœ, « tç yé tt broénda 
nœ poùs? » Edhé ayô i thâ, « tœ kâm ridjâ çoùmœ tœ ndziertç 
kôvœnœ kadâlye kadâlye edhé kour tœ dâly yâçtœ , to tœ tœ 
rœfén kyùç râçœ kœtoù broénda nœ poùs. » Edhé si e ndzôri nga 
poùsi, e môri broénda nœ çtœpi, edhé ayô i rœféou tœ tcéra kyœ 
i gyânœ. Pastây ayô, kyùmkyœ iç e bârdhœ é e boùkour çoùmœ, 
e dônte çoùmœ edhé i dhâ hâpset' tœ kasélhavet edhé tœ râftevet 
edhé tœ dolhâpevet. 

Au mbréti oumartoùa edhé môri groùa at(é husmekyârkœn', 
se atcè gyéti nœ mâly , po tçoudltey gyithinoé, se noùkœ kyé 
kâkyœ e boùkour sa i thônte zôgou. Pas dû a tri vyét ouboé ayô 
me bârhœ edhé i ouçtù pœr kôpsa tœ flyorintœ, edhé au mblyôdhi 
sa flyoriiï kyœ kiç edhé thiri kouyoundjivet edhé ou thâ, « çlni 
kœtâ flyoriiï edhé mœ thôni, dâlyin' âpo yô pœr tœ bcèrœ kôpsa 
tœ flyorinta? » Edhé kouyoundjitœ i thânœ kyœ noùkœ dâlyinœ 
edhé kùy tek vinte mœ çdô kasabâ kœrkônte floyriiï, po noùkœ i 
yépnin. Erdhi dhé n' atoè kasabâ tek kyénœ tœ pâsour. I thâ pas- 
tây arâpkœs', se e dinte çoùmœ tœ pâsour, « tœ kâm ridjâ tœ 



- 43 - 

mœy&ptç tsâ flyoriil, se i ouçtû groùasœ pœr kôpsa tœ flyorinta, 
edhé ayô thlri tçoùpœn e bârdhœ, « tçàp te bâkti ira, odhé mbrù 
nœ koulyâtç edh' i a çpyérœ édhé thoûay, noém tsâ flyorin. » 
Mbréti, si pâ atcê tçoùpœnœ, pùeti atcè arâpkœn edhé i thâ, 
€ koù gyéte tçoùpœn ky' oèçtœ e bârdhœ? » Edhé ayô i thâ, 
€ kçoù kçoû, dôlhi mœ nœ mâly me nœ husmekyârkœ, se to tœ 
délyte nœ mbrét t'a mérhte groùa, po husmekyârka e çtùti edhé 
râ nœ poiis tlni edhé husmekyârka mbéti atyé edhé e môri mbréti 
groûa. € Mbréti, si érdhi ayô tçoùpa me nœ plhâkœ tœ flyorfiitœ, 
i thâ, » tl yé groùaya Ime, si mœ thâ zona, hâyde tœ vémi nœ 
çtœpl edhé to tœ tœ mârh groùa, « i bcéri ridjâ dhé arâpkœsœ 
edhé ayô i a dhâ. Vânœ tœ dû nœ çtœpi, edhé at(fe husmekyârkœ, 
kour psôi kyœ e klç moundoùarœ, e môri edhé e boèri tsô- 
pœra. 



XI 



LA PIERRE MERVEILLEUSE. 



•Na kyé nœ plyâkœ, na kiç nœ diâlyœ edhé kyénœ tœ vârfœr . 
Au diâlyi na vlnte me nœ gomâr mœ nœ pùlh edhé printe droû 
edhé çkôninœ yétœn e tùre me atô para kyœ tœ ndzirnin nga 
droùtœ. Nœ dit me tœ vâtour mœ pùlh tek printe droù, na pâ nœ 
gyârpœr, kyœ i kis mbétour nœ grùkœ kôk' e nœ kétsi kyœ kiç 
ngrcénœ. Tek hâhey au gyârpœri kyœ t'a ndzirte, thâ kùy me 
véten e tiy, « dâly' tœ vête oùnœ tœ çô môs i a ndzier, se moun- 
dônet vétœ i myéri, » vâte edhé e ndzôri. Pastây i thâ gyârpœri, 
€ ti kyœ mœ bcére kœtcè tœ mirœ, hâyde tœ vémi nœ çtœpi tim 
éti kyœ tœ t'a pœrdzblyénœ tœ mirœnœ kyœ mœ bœre, po nœ tœ 
thcéntœ kyœ, tç dô ? ti mos tœ kœrkôntç tyétœr, po i thoùa tœ tœ 
yâpœ atoB kyœ kâ nœnœ gyoùhœ. » Vânœ kj'œ tœ dû tek i âti 
edhé i thôtœ diâlyi tœ yâtit, «o baba, kùy diâlyi mœ ka çpœtoùar 
ûmœrin, se nœ moènt to tœ mbùteçe nga nœ kôkœ kétsi, kyœ 
mœ mbéti nœ grùkœ tek e hâne, po t'i yâptç atœ kyœ tœ kœr- 
kônœ. » Edhé au i thâ atly diâlyit, « tç dô tœ tœ yâp? » — 
« Oùnœ noùkœ doua gy(»-kâfçœ tyétœr, po tœ mœ yâptç atcè kyœ 
ké nœnœ gyoùhœ. » Edhé au i thâ, « oùnœ atœ noùk* t*a yâp, 
po nœ dô gycè tyétœr, thoùa-m' tœ ti yâp. » Edhé diâlyi i thâ. 



— 44 — 

« noiikœ doua tyétœr gyié, po nœ mœ yép atoé kyœ tœ kœrkôva, 
mlrœ, nœ môs, oùnœ to tœ Ikœn ; » edhé mœ sœ foùndi, si noùk* 
a dhâ, ounls tœ ckônte. Pastây i thôtœ i biri tœ yâtit, « nœ môs 
i a dhoèntç atœ kj-œ tœ kœrkôl, to tœ ikœn edhé oùnœ. » — € Si 
tœ doûatç bœn, i thâ i yâti, nœ date rhi, nœ date ikœ, oùnœ 
nœ-hérœ s i a hâp atœ kyœ mœ kœrkôi. » Aére vâte e çôkya 
edhé i thâ, « edhé oùnœ to tœ Ikœfï nœ môs tœ dhcéntç atfy diâlyit 
atœ. » Si digyôi dhé tœ çôkyenœ kyœ to tœ Ikœnte edhé to t'a 
lyirte vétœm nœ môs i dhoéntœ diâlyit atô kyœ thâmœ, i a dhâ 
mœ sœ foùndi tœ çôkyesœ edhé i thâ, « nâ edhé tçâp, kthé diâ- 
lyinœ tônœ. » Ndzitôn kœyô edhé si i dhâ atiy diâlyit atô kyœ i 
dhâ i çôkyi, kœtâ tœ dû, e éma dhé i biri, oukthùenœ. 

Au diâlyi, tek teâpœnte oùdhœsœ kyœ vinte tœ mérhte go- 
mârinœ nœ pùlh, thônte me moént e tiy, « psé oungœnéva edhé 
noùkœ môra flyorintœ kyœ m' ouzotoùa tœ mœ yépte, po môra 
kœtoé goùr kyœ s vyén nœ para? » — Mœ ya-dhyétœ tœ ditœsœ, 
tek thônte atô fyâlyœ, fœrkôi atoé goùrinœ edhé me tœ fœrkoùa- 
rœ na i dôlhi nœ arâp, pastây e pùeti diâlyinœ edhé i thâ, « dô 
gyœkâfçœ tœ tœ yâp? dô boùkœ?» — « Nœm, » i thâ au, edhé 
hoéngri diâlyi. Pastâj^ e pùeti pœrsœri, « dô nôiiœ kâlyœ tœ vétç 
nœ çtœpi, se oungrùse oùdhœsœ? » — « Doua, i thâ au, idhâ 
kâlyinœ arâpi edhé çkôi diâlyi, po môri me vétœ tœ tly goùrinœ. » 
Si vâte nœ çtœpi, i thôtœ e éma, « tç oubœre, o bir? oùnœ tœ 
dœrgôva tœ ngarkôntç droù edhé ti mœ vyén pâ droù; koû gyéte 
kœtoé kâlyinœ? » — Edhé au i rœféou atô kyœ i gyânœ. Pastây 
i thâ sœmœsœ, <c tœ vétç te mbréti, t'i thoùatç tœ mœ yâpœ 
tçoùpœnœ, » edhé kœyô vâte edhé i thâ mbrétit. Me tœ digyoùar 
mbréti kœtô fyâlyœ kéçi edhé i thâ plyâkœsœ, « (»ùnœ tut biri to 
t'i yâp tçoùpœnœ, po nœ bœftœ iïœ pâlyœ palhâte si tœ mtatœ, 
po nœ môs to t'i prés kôkœnœ. » 

Môri dhé kùy atcé goùrœ edhé me tœ fœrkoùarœ na i dôlhi 
pœrsœri arâpi edhé i thôtœ, « doua tœ mœ kourditç nœ pâlyœ 
palhâte si tœ mbrétit mœ duzét dit, se to tœ mârh tçoùpœn e tiy 
groùa, po nœ môs i bœfça mœ duzét dit, to tœ mœ présœ kôkœ- 
nœ. » — « Môs ki kyedér, » i thâ arâpi, « se oùnœ to t'i bœrï. » Si 
na çkoùanœ nœzét é pésœ dit, môri atœ goùrinœ edhé si dôlhi 
arâpi, i thâ, « çkoùanœ nœzét e pésœ dit edhé akôma mbétnœ 
pésœ mbœ dh} étœ dit nga tœ duzétat, po ti s ké niet tœ zcètç, 
ndôkyœ yânœ palhâte edhé lylpsen çoùmœ dit? » Edhé arâpi i 



_ /,5 - 

thâ atô kyœ i kiç thcênœ pœrpâra. Me tœ çkoùarœ tri dhyétœ é 
ncèntœ dit, e thlri pœrsœri arâpinœ edhé i thâ, « a tç rnœ boére? 
mœ gœnéve moùa tœ gyôrinœ, se nésœr to tœ mœ présœ kôkœnœ 
mbréti, kyûmkyœ noûkœ boéra palhâtet. » Edhé arâpi i thâ, 
€ nésœr nœ mœngyés to t'i çôtç tœ hazoèrta, po môs kf frlkœ. » 
Edhé vœrtét nésœrraet oungdhinœ tœ bcéra. Aère au diâlyi dœr- 
gôi mbrélit habér kyœ tœ dâlyœ t'i çôhœ. Dôlhi mbréti nœ pend- 
jeré edhé ré palhâtetœ si tœ titœ, aère i a dhà tçoùpœnœ. 

Nœ dâsmœ tœ atûre na kyé edhé iïœ tçifoût, kûy tçouditey 
edhé thônte me véten' e tiy, « kûy ngyer iiœdltœzœ lylpœnte 
boùkœ edhé vinte pœr droû, tani kyùç môri tçoûpœn e mbrétit 
groAa? » — Tç na bœri? na vâte edhé na oupçé nœ mousœndrœ 
tek flyinin atâ edhé tek kfçin rôbat, kyœ t'a pœrgyonte tœ çlnte 
se koû i kâ gyith' kœtô para. Me tœ ârdhourœ atâ tœ flyinin, au 
diâlyi e ndzôri atœ ounâzœ kyœ kiç kœtœ goûrœ, edhé flyéytinœ. 
Pastây .tçifoùti, si i zoûri gyoïimi atâ, nœ mes tœ nâtœs hâpi 
kasélhœnœ edhé môri atcè ounâzœnœ. Pastây, si e fœrkoi, i dôlhi 
edhé atly au arâpi. I thôtœ, « tœ mârhtç kœtœ diâljinœ, t'a 
héthtç te port' e mbrétit lyakourlky edhé kœtô palhâte t'i mârhtç 
edhé t'i çpietç âfœr détit; » edhé arâpi e çpoûri diâlj'inœ, edhé 
palhâtetœ i sôlhi âfœr détit. Ngriet mbréti nœ mœngyés edhé si 
pâ dhcéndœrin te porta, i thôtœ, « tç ke dâçour kœtoû? tç mœ 
b<Ére tçoùpœnœ? nœ kyôftœ kyœ môs tœ m'a gyéntç, to tœ tœ 
prés kôkœnœ, » edhé e hôdhi nœ hapsâne. 

Nœ dit tek rhinte atyé, na çkôn yârtœ iiœ îieri kyœ rfnte 
mâtse ; i thôtœ, <c se kœrkôn pœr nœ mâtse ?» — « Sa tœ doûatç, » 
i thâ ail, i dhâ dhé kûy sa i dhâ é o blyéou. Na e ouçkyénte kœtoè 
mâtsenœ kâkyœ mirœ sa iç hœvœ si iiœ kyénky, e mâdhe. Nœ 
atcè voént kyœ flyinte, doiike irœrviçtour me tliôfi kiç bcèrœ nœ 
Ihagoém, rûnœ tœ dû, mâtsya edhé aii diâlyi edhé doiialhœ mœ 
nœ vcént âfœr détit kyœ kjénœ min. Ou thôtœ mâtsya nilnevet, 
« po s mœ gyétœ nœ atô palhâte kyœ yânœ âfœr détit nœ ounâzœ 
me goûr, aère to t'ou hâ tœ toérœ. » Vête nœ nga kœtâ nâtœnœ 
nœ atô palhâte edhé douke vœçtroûarœ roûmœ vcéndœre s e 
gyéti. Tç bœri pastây? Vâte edhé i foùti biçtinœ atfy tçifoùtit 
tek flyinte nœ brfmat tœ hoûndœsœ. Me tœ vœnœ bfçtinœ au 
çœtiti edhé ndzôri nga gôya atcè ounâzenœ. Aère e môri miou 
edhé i a çpouri mâtsesœ , mâtsya i a dhâ atiy diâl^it. Me tœ 
màrhœ au ounâzœnœ e fœrkôi edhé i thôtœ arâpit, « tœ çpfetç 



— 46 — 

kœtd palhàte n' atcê vœnt kyœ i kfçim é tçifoûnœ t'a vrâtç. » 
Arâpi bcêri pas fyâlyœsœ tly, edhé au môri groûanœ edhé çkoûa- 
nœ yétœn e tùre bâçkœ tœ dû. 



XII 

LE JOUEUR DE VIOLON. 

Iç mos Iç, na kyénœ du ortâkœ berzegyânœ edhé kâkyœ 
daçourf kfçinœ sa thânœ kyœ, « nœ pielhtœ nœéri diâlyœ edhé 
tyétœri tçoùpœ, t'i zoémœ boùrh' e groùa. » Pas tsâ kôhœ nœéri 
nga atâ na bcéri diâlyœ edhé tyétœri tçoùpœ. Si ourhitnœ kœtâ, 
i dœrgoùanœ mœ nœ kasabâ kyœ tœ psônin tœ dû çkolyô. Po au 
diâlyi edhé tçoûpa dlnin kyœ kyénœ zûénœ boùrh* e groùa. Si 
psoùanœ tsâ nœ çkolyô, au diâlyi ouhôky nga çkolyôya edhé 
zoùri tœ psônte kyœ tœ boéney çalr. Ayô tçoûpa, si e pâ atcè 
diâlyinœ kyœ oubœ tçapkcèn edhé i lylk, edhé Ikœn nga çko- 
ly^y^j î dœrgôi babâit sây kyœ, « oùnœ noùk' e doua atcê diâlyin 
boùrhœ, se oubcè tçapkcèn. » 

Aère diâlyi, si psôi mirœ dhiolyltœ, érdhi nœ çtœpl tœ tly 
edhé i thâ tœ yâtit, « tœ mœ yâptç tsâ para se mœ lylpsen, » 
edhé i yâti i dhâ. Pastây vâte prâpœ nœ atoè kasabâ tek Iç ayô 
tçoûpa edhé bcêri iiœ pâlyœ vcèthœ edhé nœ pâlyœ verzelyike tœ 
flyorlnta, zoùri dhé nœ kafené âfœr çkolyôsœ tçoùpavet, kyœ t' 
ou binte dhiolyivet edhé vâri te port' e kafenésœ atâ vcèthœtœ 
edhé verzelylket\ Aère na çkôi kopily' e asây tçoûpœsœ edhé si 
pâ atâ voëthœtœ vârour, vâte te zona edhé i thâ kyœ, « kçoû 
kçoù cêçtœ nœ neri kyœ kâ nœ pâlyœ vcéthœ tœ flyorintœ edhé 
pœr zôtœrin tcénde yânœ tœ mirœ çoùmœ, po nœ dô t'i blyétç, tœ 
vête t'i thém sa kœrkôn. » Vâte kyô kopilya tek au diâlyi edhé i 
thôtœ, « sa kœrkôn pœr kœtâ voéthœ? » — « Oùnœ, » i thâ au, 
« s doua gyœ kâfçœ tyétœr, po tœ vin t' ou bie nœ hérœ dhiol- 
yivet nœ çtœpi tœ sây edhé t'a zcé nœ tçikœ nga dôrhœ edhé 
t'i a yâp. » Vête kyô edhé i thôtœ zônœsœ kyœ, « au t'i yép pa 
para, po dô tœ vinœ t' ou bierœ nœ hérœ dhiolyivet kœtoû edhé 
tœ tœ zoLirœ nœ tçikœ nga dôrha. » — « Tçâp, i thoùa tœ vifiœ» » 
i thâ ayô. Po-sa érdhi kùy, ou râ dhiolyivet kâkyœ mirœ, sa ay6 
tçoûpa flyéyti edhé kopilya dremlti. Pastây, si e zoùri gyoûmî 



— /i7 — 

at<Ê tçoûpœnœ, va te edhé e dzvéçi edhé i môri kœmisœnœ é 
ikou. 

Si sôsi ayô tçoùpa nga çkolyôya, va te nœ çtœpl kyœ tœ mar- 
tôney, se kye vlyoùarœ me nœ tyétœr boùrhœ. Me tœ digyoùar 
au diâlyi kyœ to tœ martônetœ tçoùpa, oungrit edhé érdhi nœ 
çtœpl tœ tiy, po babalhârœtœ e tùre rhinin mœ nœ çtœpl, se kyé- 
nœ ortâkœ. Kiçin zakôn n' atcè kasabâ kyœ, kour tœ martônet 
nôiiœ neri, tœ thônœ nga nœ prâlhœ. Si thônœ tœ tûérœ atâ kyœ 
gyéndeçin nœ dâsmœ, vâte dhé kùy tœ thônte, po i yâti s' e 
lylnte, se e dfnte kyœ kyé tçapkœn edhé prâlhat e tiy blnte me 
moént kyœ moùnt kyœ kyénœ fyâlyœ tœ lyfga. Po si i bœnœ ridjâ 
tœ tyérœtœ kyœ t*a lyûèrœ, e lyâ. Aère kùy thâ kœtoé prâlhœ. 
€ Iç mos Iç, na kyé nœ nœri, na dôlhi nœ dit pœr gyâ-, tek 
gyoùante na vrâou nœ zorkâdhe. Si e vrâou i ryépi lyekoùrœnœ 
edhé e môri edhé miçtœ e zorkâdhesœ e foùti mœ nœ glhôfkœ 
edhé e mboulyôi me flyétœra, kyœ tœ vinœ tyétœr hérœ t'a 
màrhœ. Posa ikou au nâ çkôi andéy nœ boùrhœ. Douke çkoùarœ 
na gyéti atœ miçtœ mboulyoùar me flyétœra, edhé si e dzboiilyui, 
e môri. Tanl ou pues, tsilyi kâ hâk t'a mârhœ miçtœ? au kyœ e 
vrâou a au kyœ e gyéti? » — « Au kyœ e vrâou, » i thâliœ atâ. 
— € Yâ dhé oùnœ, i tha au, kœsây tçoùpœsœ i môra kœmisœn 
gyôya e ryépa, tanl oùnœ kâm hâk t'a mârh groùa, yô au kyœ 
ka zoènœ t*a mârh' tanl? » — Aère e dzvlyoùanœ nga au edhé e 
môri kùy. — Néve mlrœ dhé mœ mlrœ, atâ kéky dhé mœ 
kékv. 



XIII 

LE PÊCHEUR. 

Iç nœ peçkœdjl, vâte nœ dit nœ dét pœr tœ zcénœ piçky, 
môri perzovolylnœ edhé tsâ gœryépa, hôdhi perzovolylnœ nœ dét, 
po noùkœ moùndi tœ zinte piçky. Pastây, si noùkœ moùndi tœ 
zlnte piçky, oukthùe edhé çkôi nga sokâkou i çtœpivet mbrétit ; 
aère kyé nœ balhkôn edhé mbréti, edhé thâ peçkœdjiou, « o i 
myéri oùnœ! » — Mbréti, si e digyôi, dœrgôi nœ djandâr edhé 
thiri peçkœdjlnœ. Pastây mbréti, si érdhi peçkœdjiou, e pùeti 
edhé i thâ, « psé, kour çkône oûdhœsœ, thé, o i myéri oùnœ ? » 



— 46 — 

kœtd palhâte n' at(è vcént kyœ i klçim é tçifoûnœ t'a vrâtç. » 
Arâpi bcèri pas fyâlyœsœ tly, edhé au môri groùanœ edhé çkoûa- 
nœ yétœn e tùre bâçkœ tœ dû. 



XII 

LE JOUEUR DE VIOLON. 

f 
p 

Iç mos fç, na kyénœ du ortâkœ berzegyânœ edhé kâkyœ 
daçouri kiçinœ sa thânœ kyœ, « nœ pielhtœ iïœéri diâlyœ edhé 
tyétœri tçoùpœ, t'i zoémœ boûrh' e groùa. » Pas tsâ kôhœ nceéri 
nga atâ na boéri diâlyœ edhé tyétœri tçoùpœ. Si ourhltnœ kœtâ, 
i dœrgoùanœ mœ nœ kasabâ kyœ tœ psônin tœ dû çkolyô. Po au 
diâlyi edhé tçoûpa dinin kyœ kyénœ zoénœ boûrh' e groùa. Si 
psoùanœ tsâ nœ çkolj-ô, au diâlyi ouhôky nga çkolyôya edhé 
zoùri tœ psônte kyœ tœ boéney çair. Ayô tçoùpa, si e pâ atcè 
diâlyinœ kyœ oubœ tçapkoén edhé i lylk, edhé Ikœn nga çko- 
ly^y^> î dœrgôi babâit sây kyœ, « oûnœ noùk' e doua atcè diâlyin 
boùrhœ, se oubob tçapkoén. » 

Aère diâlyi, si psôi mirœ dhiolyitœ, érdhi nœ çtœpi tœ tly 
edhé i thâ tœ yâtit, « tœ mœ yâptç tsâ para se mœ lylpsen, » 
edhé i yâti i dhâ. Pastây vâte prâpœ nœ atoè kasabâ tek fç ayô 
tçoùpa edhé bcéri nœ pâlyœ voèthœ edhé nœ pâlyœ verzelylke tœ 
flyorifïta, zoùri dhé iiœ kafené âfœr çkolyôsœ tçoùpavet, kyœ t' 
ou binte dhiolyivet edhé vâri te port' e kafenésœ atâ vcèthœtœ 
edhé verzelylket\ Aère na çkôi koplly' e asây tçoùpœsœ edhé si 
pâ atâ vcèthœtœ vârour, vâte te zona edhé i thâ kyœ, « kçoù 
kçoù (èçtœ nœ nerf kyœ kâ fiœ pâlyœ vcéthœ tœ flyorfntœ edhé 
pœr zôtœrin toênde yânœ tœ mfrœ çoùmœ, po nœ dô t'i blyétç, tœ 
vête ï'\ thém sa kœrkôn. » Vâte kyô kopflya tek au diâlyi edhé i 
thôtœ, « sa kœrkôn pœr kœtâ vûéthœ? » — « Oùnœ, » i thâ au, 
« s doua gyœ kâfçœ tyétœr, po tœ vfiï t' ou bfe nœ hérœ dhiol- 
yfvet nœ çtœpf tœ sây edhé t'a zcè nœ tçfkœ nga dôrhœ edhé 
t'i a yâp. » Vête kyô edhé i thôtœ zônœsœ kyœ, « au t'i yép pa 
para, po dô tœ vfnœ t' ou bferœ nœ hérœ dhiolyfvet kœtoù edhé 
tœ tœ zœrœ nœ tçfkœ nga dôrha. » — « Tçâp, i thoùa tœ vfnœ» » 
i thâ ayô. Po-sa érdhi kùy, ou râ dhiolyfvet kâkyœ mfrœ, sa ay6 
tçoùpa flyéy ti edhé kopflya dremfti. Pastây, si e zoùri gyoùmî 



— 47 — 

aUÊ tçoûpœnœ, vâte edhé e dzvéçi edhé i môri kœmfsœnœ é 
Ikou. 

Si sôsi ayô tçoùpa nga çkolyôya, vâte nœ çtœpl kyœ tœ mar- 
tôney, so kye vlyoùarœ me nœ tyétœr boùrhœ. Me tœ digyoùar 
au diâlyi kyœ to tœ martônetœ tçoùpa, oungrit edhé érdhi nœ 
çtœpi tœ tiy, po babalhârœtœ e tùre rhinin mœ nœ çtœpf , se kyé- 
nœ ortâkœ. Kiçin zakôn n' atoè kasabâ kyœ, koiir tœ martônet 
nônœ neri, tœ thônœ nga nœ prâlhœ. Si thônœ tœ tcèrœ atâ kyœ 
gyéndeçin nœ dâsmœ, vâte dhé kùy tœ thônte, po i yâti s' e 
lyinte, se e dlnte kyœ kyé tçapkcèn edhé prâlhat e tiy binte me 
mcënt kyœ moùnt kyœ kyénœ fyâlyœ tœ lyfga. Po si i bcénœ ridjâ 
tœ tyérœtœ kyœ t'a lycérœ, e lyâ. Aère kùy thâ kœtcé prâlhœ. 
€ Iç mos Iç, na kyé nœ iiœrl, na d'ôlhi nœ dit pœr gyâ^, tek 
gyoùante na vrâou nœ zorkâdhe. Si e vrâou i ryépi lyekoùrœnœ 
edhé e môri edhé miçtœ e zorkâdhesœ e foùti mœ nœ glhôfkœ 
edhé e mboulyôi me flyétœra, kyœ tœ vinœ tyétœr hérœ t'a 
mârhœ. Posa ikou au nâ çkôi andéy nœ boùrbœ. Douke ekoùarœ 
na gyéti atœ miçtœ mboulyoùar me flyétœra, edhé si e dzboulyui, 
e môri. Tani ou pues, tsilyi kâ hâk t'a mârhœ miçtœ? au kyœ e 
vrâou a au kyœ e gyéti? » — « Au kyœ e vrâou, » i thâliœ atâ. 
— € Yâ dhé oùnœ, i tha au, kœsây tçoùpœsœ i môra kœmisœn 
gyôya e ryépa, tani oùnœ kâm hâk t'a mârh groùa, yô au kyœ 
ka zcénœ t'a mârh' tani? » — Aère e dzvlyoùanœ nga au edhé e 
môri kùy. — Néve mirœ dhé mœ mlrœ, atâ kéky dhé mœ 
kéky. 



XIII 

LE PÊCHEUR. 

Iç iïœ peçkœdjl, vâte nœ dit nœ dét pœr tœ zœnœ piçky, 
môri perzovolyinœ edhé tsâ gœryépa, hôdhi perzovolyinœ nœ dét, 
po noùkœ moùndi tœ zinte piçky. Pastây, si noùkœ moùndi tœ 
zlnte piçky, oukthùe edhé çkôi nga sokâkou i çtœpivet mbrétit; 
aère kyé nœ balhkôn edhé mbréti, edhé thâ peçkœdjiou, « o i 
myéri oùnœ! » — Mbréti, si e digyôi, dœrgôi nœ djandâr edhé 
thlri peçkœdjinœ. Pastây mbréti, si érdhi peçkœdjiou, e pùeti 
edhé i thâ, « psé, kour çkôfie oûdhœsœ, thé, o i myéri oùnœ ? » 



- 48 - 

Edhé au i thâ, « pandây thâçœ, se vàita nœ dét pœr tœ zoénœ 
plçky, po noùkœ moùnda tœ zine, edhé s kâm boùkœ t'i çple fœ- 
miyœsœ nœ çtœpl kour tœ mœ kœrkônœ boùkœ. » Pastây mbréti 
i thâ, € tçâp pœrsœrl nœ dét, hith perzovolyinœ edhé atcé kyœ tœ 
zcfetç, mâkar piçk mâkar goûr, tœ m'a sielhtç kœtoû edhé t'a 
zgyâs ; mœ nœ ânœ tœ zikytœ to tœ voè atcè kyœ tœ zoétç, edhé 
nœ tyétœrnœ ânœ to tœ voé flyorlii, edhé sâkyœ tœ rœndônœ 
ayô, âkyœ flyorin to tœ tœ yâp, po me kœtcè ousoùlh kyœ at(é 
kyœ tœ zcètç, to t'a mbâiï oùnœ. » Edhé kùy vâte prâpœ nœ dét, 
hôdhi perzovolyinœ, po noùkœ moùndi tœ zinte gyœ-kâfçœ, vétçe 
nœ flyétœ. Vâte te mbréti edhé i thâ, « noùkœ moùnda tœ zIne 
gyœ-kâfçœ vétçe kœsây flyétœs. » Edhé mbrétî, si môri flyé- 
tœnœ, i thâ, « noùkœ ké bâkt tœ mirœ, o myéri, se kœyô flyéta 
noùkœ vyén as iiœ gyùsmœ drémi. » Pastây e môri edhé e voùrî 
nœ terezl, voùri mœ n' ânœ flyétœnœ, nœ tyétœrnœ ânœ iiœ 
flyori ; çé kyœ rœndôn mœ çoùmœ flyéta, voùri pœrsœrl dû flyo- 
rin, po pœrsœrl rœudônte flyéta. Pastây voùri nœ dôrhœ flyorfn 
nœ terezl, po pœrsœrl rœndônte flyéta. 

Mbréti outçoudlt çoùmœ, pastây mWyôdhi tœ toêrœ tœ dltou- 
ritœ edhé ou thâ, « oùnœ dltç to t' ou pues, po nœ kyôftœ me mu- 
kylm mœ tri dhyétœ e iiœ dit kyœ tœ mœ rœféni atœ kyœ t' ou 
pues, aère to t' ou darovlt, po nœ kyôftœ kyœ mos tœ dini atcé 
kyœ t' ou thém, aère to t' ou moundôn edhé to t' ou prés k6- 
kœnœ. » 

Kœtâ tœ dltouritœ tçalhœstisnœ kyœ t'a gyénin, po noùkœ 
moùndnœ. Kour çkoùanœ iiœzét é pésœ dit, kyùmkyœ noùkœ 
moùndnin t'a gyénin, vânœ mœ iiœ kaloyér edhé i thânœ (se e 
dlnin kyœ kyé i drékytœ), « tœ kémi ridjâ tœ na thoùatç psé 
kœyô flj'éta rœndôn mœçoùmœ nga nœ dôrhœ flyorlii, se na thâ 
mbréti kyœ, « nœ kyôfçi tœ zôtœ tœ dlni kœtoé, aère to t' ou da- 
rovlt, po nœ môs kyôfçi to t' ou vrâs. » Edhé kùy, si bcèri ridjâ 
Perœndlsœ douke fâlyour edhé Ij^oùtour, edhé oudigyoùa ridjâya 
te Perœndla, i thôtœ atùre, « mos klni frikœ, se oùnœ to tœ 
rœféii psé kœyô flyéta rœndôn mœ çoùmœ nga nœ dôrhœ flyorin 
edhé oùnœ to t' ou çpœtôii nga vrâsya. » Érdhœ tœ tridhyétœ e 
iiœ dit, vânœ kœtâ me kaloyérinœ edhé au ouvéç si atâ. Si ndcëât- 
nœ atyé, i pùeti mbréti edhé au kaloyéri môri flyétœnœ edhé tsà 
bâljiœ edhé e lyâgou edhé mboulyôi flyétœnœ me bâlytœ, pastàjr 
i thâ, » kœyô flyéta oéçtœ sur' 1 nerlout kyœ cêçtœ i ngourtsùerœ 



— /lî) — 

edhé tamakjn&r. Kp^yô flyéta, gyersâ iç pa bâiytœ, iç m' e rcêhdœ, 
po tânl kyœ cèçto me bâiytœ, lyipset tœ rœndônœ mcè çoûmœ, 
ilhaktn çômœ kyœ noûkœ rœndôn, kçoû kçoû edhé nertou; 
gyersâ rhôn, tçalhœstfs kyûç tœ mblyédhœ çoùmœ gycè edhé lya- 
kœmôn tœ tépœrnœ, pandây edhé flyéta rœndôn ïncê çoùmœ, se 
(êçtœ pa bâiytœ, p6 kour vdés neriou, aère noiik* cèçtœ gyoe-kâfçœ, 
edhé sûH oumbùlh edhé sa lyakœmôi tœ mérhte i lyâ, kçoù dhé 
llyéta, tanf kyœ cëçtœ me bâiytœ raboulyoùarœ edhé noùkœ 
doûket, antfs kyœ tœ rœndôncè mcè çoûraœ cèçtœ e lyétœ fâre, se 
(Éçtœ mboulyoûarœ. » Pastây mbréti ou thâ, « brâvoni! tani kyœ 
e gyétœ edhé mœ dhâtœ tœ koupœtôn, to t* ou darovlt me çoùmœ 
gycè ; » edhé ou dhâ gyùsmœn e mbretœrisœ. 



XIV 

LA PRINCESSE DE LA CHINE. 

Kyé ficfe mbrét edhé ndé mbreteréçœ, klçin noé diâlyœ tœ vé- 
tœm. Kûy diâlyi nofe dit ngà sevdâya dôlhi pœr gyâ me diâlyinœ 
e sadrazémit. Tek gyoùanin vrânœ nce lyarâskœ, aère pikôi ficfe 
plkœ gyâk mbi tœbôrœ, se kyé dlmœi* edhé kiç roénœ tœbôrœ 
çoùmœ. Çkoi nœ dervfç oùdhœsœ edhé si pâ atcfe gyâknœ tœ 
koûky, thâ, « kûy gyâ kou d?çtœ i koùky si gyâkou i fâkyevet 
tçoùpœs mbrétit nga Klna. » Kùy diâlyi, si digyôi dervlçinœ kyœ 
thâ açtoù, oubcfe merâk edhé ousœmoùr, se dônte tœ çinte tçoù- 
pœn e mbrétit, kyùmkyœ fçte kâkyœ e boùkour si thâ dervlçi. 
Mbretœréça, sî pâ diâlyinœ kyœ noùkœ moùnte, p6 gyithincè 
meytôney, i thâ, « tç ké, o blr, kyœ noùkœ moùnt? » — Au i 
thâ, € oùnœ ousœmoùra edhé yâm boérœ merâk ngâ nœ poùnœ, 
p6 nœ mœ thcéntç kyœ to tœ mœ yâptç tçdô kyœ tœ kœrkôn où- 
nœ, aère to tœ çœrônem, nœ môs to tœ vdés. » Edhé e éma i thâ, 
« thoûa-m' tç dô tœ tœ bcên? » Edhé kûy thlri diâlyin e sadrazé- 
mit edhé i thâ pçéourthi, « c tœ kœrkôn tœ vémi nœ Kfnœ? » 
Edhé au i thâ, « tœ mârhtç tri tôrba tœ mbœdhâ me flyorln, 
akôma edhé tré souvarln edhé tœ rkôimœ. » Aère i thâ s'cémœs, 
€ tœ mœ yâptç tri tôrba flyorln edhé tré souvarln, se dfkou to tœ 
vête edhé pœrsœrl to tœ kthénem. » Edhé e éma i thâ mbrétit, 
€ diâlyi tône i vétœm, kyûmkyœ (èçtœ i sœmoùrœ, kœrkôn tœ 

4 



— 50 — 

Téyœ mœ ncè koarbét kjœ tœ çœrôaet. se cèctœ IxÊrœ merik, 
edhé pas dû a tré rjét to tœ kthéaet pœrsœrf, p6 i Ivipsen tri 
t6rba fljorin edhé tré souTarin. » Pa^tâT mbréti i bcéri hazcfer atdè 
kjœ i kœrkôi. 

Motîarhœ at6 edhé çkoùanœ. Pastàj, si érdhœ nœ Kinœ, 
kthtîenœ sonTarfôtœ edhé ata iknœ. Vànœ edhé zounœ ncè hàn 
edhé i thànœ handjîout. « <à erô*^ ndzier dîtœnœ? > Edhé aâ ou 
thâ, € ndzier dû kyint gr<>o. » — « Né tré kytnt grôç, » i thânœ 
atâ, € edhé mos kàlhœ neri broenda nœ hàn. » Handjioa oa dhà 
atcè ôdœ tek rhfnin nérœzit' e mbijeilhén. Kœtà blvénœ tsà rôbagra- 
rœrlçte. Nœ dit au diâly* i sadrazemit vàte te berbéri tœ rhoûer. 
Si e rhoi berberi tœ pârœn hérœ, lyà ncé medjite tœ vérdhœ; 
pas tri a kâtœr dit vâte pœrsœri edhé i dhà pésœ medjite, tœ tré- 
tœn hérœ dhyétœ medjite edhé e pùeti, < koù céçtœ çkolyô' e 
tçoûpavet toùrkyet ? Se kàm ûœ motrœ t'a çpie nœ çkolyô. » Edhé 
au i dhà ncé diàlyœ. Môri diâlyinœ edhé vànœ nœ hàn, atyé tek 
îç edhé diâly* i mbrétit, ouvéç si zùûœ edhé i thà diâlyit, « tœ mœ 
rœféntç çkolyônœ pœr sœ lyàrgou, pastày vête vétœm oûnœ, 
edhé ti tœ kthénetç, > Si arhitnœ nœ çkolyô, au diàlyi ikou edhé 
kûy trœngœlhiti pôrtœn' e çkolyôsœ. Dôlhi ncé tçoûpœ edhé kûy 
i thà, € nà kœtà tœ dhyétœ flyorin, pçielhœ me noé kàrtœ, i a ép 
dhaskàlhœsœ edhé i thoûay tœ fàlya ngà moua (méye). > Edhé 
kœyô vàte broénda, i a dhà dhaskàlhœsœ edhé i thà, < érdhi û(b 
zônœ te porta edhé mœ dhà kœtà flyorin edhé mœ thà, » thoûay 
tœ fàlya dhaskàlhœsœ. « Pastày e pûeti dhaskàlha, » e nôhe 
setsilya iç? « Edhé ayô i thâ, noûk'e nôha. » Nésœrmet n* aUb 
saliàt pœrsœri vâte edhé trœngœlhiti pôrtœnœ. Dhaskàlha dœrgôi 
atcè tçoùpœ kyœ kiç dœrgoùarœ edhé ditœn e pàrœ, edhé kûy î 
thà atô fyâlyœ. Vàte tçoùpa edhé i thà dhaskàlhœsœ atô fyàlyœ 
kyœ i kiç thcènœ diàlyi. Kœyô dhaskàlha outçoudit edhé noûkœ 
dinte tsilya i a slelh atà flyorin. Aère thiri atœtçoùpœnœ edhé i 
thâ, « nœ ârtœ edhé nésœr ayô zôiia edhé nœ tœ dhoéntœ flyorin, 
i thoûay tœ vinœ brccnda edhé môs i a mérh pa nirœ broénda. » 
Vàte au diàlyi edhé si trœngœlhiti, dôlhi ayô tçoûpa edhé i thà, 
« mœ thâ dhaskàlha pa àrdhour zotœria yôte broénda, mes tœ 
raârh atô kyœ tœ m' i yàptç. > Edhé au i thà, « nà yép - i kœtô 
«•dhé i thoûay kyœ tyétœr hérœ vin. » Nœ foûnt edhé au, kyùm- 
kyœ noûkœ i a môri atô kyœ i dhà, rûri brcènda te dhaskàlha, 
edhé si ndcènti nœ bàngo tœ dhaskàlhœsœ, i lyà dhyétœ flyorifi. 



- 51 — 

Si érdhœ tœ toèra tçoùpatœ tœ thônin mâthimœnœ edhé çkoûa- 
nœ, pastéy érdhi tçoûp* e mbrétit edhé si thâ mâthimnœ, i thi 
dhaskàlhœsœ pçéourthi, « t'i thoùatç asây zônœsœ tœ vlnœ 
sonde pœr dàrkœ. » Pastây i thà diàlyit dhaskâlha, « mœ thé 
tçôup' e mbrétit tœ vétç sonde pœr dàrkœ. > Edhé kùy i thâ, 
< to tœ vête nœ çtœpl tœ màrh Izœ edhé t'ou thém kyœ môs tœ 
mœ présin, se oûnœ to tœ flyé te tçoûp' e mbrétit. » Aère vête 
nœ hân edhé i thâ diâlyit mbrétit, <c mos ki kyedér edhé môs ou- 
b(èn merâk, po rhl rahât, se oûnœ tot*a bcén kyœ t'a mârhtç tl 
groûa, se mœ thiri sonde pœr dârkœ. » Si vâte kûy te tçoùpa edhé 
hcéngrœnœ boûkœ, rânœ kœtâ tœ dû tœ flylnin vétç. Kœyo e 
nôhou kyœ îç diâlyœ, se nâtœnœ tek flyinte au i kiç vàtour kcêm- 
ba mbi atœ. Aère kœyô i thâ, « noûkœ mœ thoûa tçoûpœ a diâlyœ 
yé, se mœ gyàn kyœyé diâlyœ? » Edhé kûy i thâ. « Oûnœ to tœ 
tœ rœfén tœ tcèrœ tœ vœrtétnœ, psé érdha kœtoû. Œçtœ nœ 
diâlyœ mbréti kyœ kâ ârdhour tœ tœ mârhœ groûa, se oèçtœ 
bcêrœ merâk edhé oûnœ yàm diâlyœ, pô ouvéça si zônœ tœ tœ 
ç6. > Pastây ayô e pùeti edhé i thâ, « Noûk' œrtœ nônœ tçaré tœ 
ç6 atce diâlyin edhé pastây t'a mârh boûrhœ? > Edhé au i thâ, 
€ e ké ncênenœ? > Ayô i thâ, « noûkœ kâm. » — « Kour vête tœ 
fâlyetç nœ vârh? « — Edhé ayô i thé, « oûnœ vête tœ prcèmten. > 
Edhé au i thâ, « Oûnœ to tœ vête nœ hân edhé tœ prcêmten to 
t*a çple nœ vârh, tl kour tœ vétç atyé to t'a çôtç. > 

Kœyô tçoûpa, si érdhi e prœmtiya, vâte nœ vârh, çé diâlyinœ 
kyœ e kiçzc&nœ gyoûmi edhé kœyô, kyûmkyœ nôuk' e zgyôi, 
po e pà kyœ iç çoûni' i boûkour, kœpoûti tri gondje edhé i a 
hôdhi nœ kraroûar, pastây ikou. Kûy diâlyi, si ouzgyoûa, çé 
gôndjetœ edhé ouvra, kyûç goditi é noûkœ pâ atoè tçoûpœn. Vâte 
au diâly' i sadrazémit te tçoûpa edhé i thâ, « tç bœre? e pê atoè ? » 
Edhé ayô i thâ, « kour vâita oûnœ, e gyéta, kyœ flyinte, po doua 
t'a çô pœrsœrl, se kâm çoûmœ sevdâ. » Edhé au i thâ, « moûnt 
tœ vétç edhé nésœr pœrsœrl te vârhi tœ fâlyetç ? > Edhé ayô i 
thâ,«tçdô dit kyœ tœ doua tœ vête, edhé, noûkœ mœ mbân neri. » 
€ Aû i thâ, » oûnœ to tœ vête nœ bâtçœ edhé to t'i thém kyœ 
môs tœ flyérœ. » Edhé kœyô, si vâte, e gyéti kyœ rhinte, e poûthi 
edhé e pouçtôi edhé i thâ, « oûnœ doua tœ tœ mârh boûrhœ, pô 
noûkœ dî kyûç tœ boén, se madâm kyœ yâm vlyoûarœ, to tœ vlnœ 
kroûçkyitœ kœtoé yâvœ tœ mœ mirhinœ. » Diâlyi 1 mbrétit i 
thâ,« oûnœ noûkœ dl sekyûç tœ boéntç, po pûet diâlyin e sadra- 



K^ 



zémit edhé ç tœ tœ thôtœ, atoè t'ia boèatç. » Vâte diâly' i sadra- 
zémit edhé i thâ asây, « tœ pœlykyéou diâlyi kyœ t'a mftrhtç 
boùrhœ? » — « Moùa mœ pœlykyéou, doua çoùmœ t*a màrh 
boùrhœ, pô kyùmkyœ to tœ vlnœ krôùçkyitœ kœto dit tœ mœ 
mârhinœ, se yam vlyoùarœ, noùkœ di setç tœ boèn. » — € Aéra 
kour tœ nlsetç kyœ tœ tœ çplenœ te boùrhi, tœ çkôntç ngé porta 
e bâtçœsœ edhé ou thoùa tœ zbrétç nœ tçfkœ ngâ karôtsa, « se 
to tœ vête tœ fâlyem te vârhi, kyùmkyœ to tœ çkôn edhé noùkœ 
to t'a ç6 tyétœr hérœ ; » oûnœ pastây, si tœ vlntç tl brcènda, to 
tœ véç rôba tcènde edhé ti tœ rhitç me diâlyin e mbrétît nœ vârh, 
edhé kourt'ou viiiœ râst, tœ çkôni edhé kçoù t'a mârhtç groûa.» 
Koçyô, kour érdhi dlta kyœ e moùarhœ, si afrôl te porta e bât- 
çœsœ, ou thâ kroùçkyevet, « lyfmni noè tçikœ tœ zbrés ngâ ka- 
rôtsa, se to tœ vête tœ fâlyem nœ vârh, edhé pastây vifi pœr- 
sœrl. » Kœtâ e lyânœ ; si vâte kœyô brcênda, môrf diély' i 
sadrazémit rôbatœ asây edhé i voùri vétœ, dôlhi pastây, i hlpi 
karôtsœsœ edhé çkoùanœ. Atâ, si doùalhœ ngâ bâtça, oumar^ 
toùanœ pçéourthi. 

Me tœ ârdhour diâly' i sadrazémit n' atoè kasabâ tek e çpoûnœ 
krôùçkyitœ, e moùarhœ broènda nœ çtœpf edhé voùnœ Ihalhoù- 
menat' si dâsmœ mbréti. Kiçin zakôn kyœ tœ flyénœ me 
noùsen tri net' môtratœ e dhœndœrit. Kœrkônin tœ tri môtrat 
tœ flyinin me noùsen, edhé zleçin tsllya tœ flyérœ mcé pœrpâra: 
mbretœréça, e éma e dho&ndœrit, voùri tçoùpœn e vôgœly tœ 
flyinte mcê pœrpâra, madâmkyœ tçoùpat e vôgœlya doùhenœ mcfe 
çoùmœ. Si flyéti kœyô atcè nétœ, i pœlykyéou noùsya. Érdhi nât'e 
dùtœ, i bcèri ridjâ s' oémœsœ tœ flyinte pœrsœrl. Si flyéti, se e 
éma i a dhâ fzœnœ tœ flyérœ, e koupœtôi kyœ kyé boùrhœ edhé 
e pùeti, <c tœ mœ thoùatc; tœ vœrtétœnœ, tçyé, boùrhœ a groûa?» 
— « Oùnœyâm boùrhœ, po érdha kœtoù, se kçoù mœ râ. » Pas- 
tây i rœféou atâ kyœ bœri. Kœyo, si e pâ tœ boùkourœ, i thâ, 
« oùnœ doua tœ tœ mârh boùrhœ, po noùkœ di a dô dhe tl? » — 
«Oùnœ doua, po di seic tœ bœntç, kyœ tœ Ikœimœ nâtœnœ?tœ 
kœrkôntç tœ dâlyœ yértœ noé sels me du koùay edhé tœ thoùatç 
kyœ, « mœ lyfpsen, se to tœ dâly tœ gyesdfs, > edhé ti madâm 
kyœ, kour tœ dâlyimœ nga porta e kalyâsœ (se çtœpfa e mbrétit 
klç rhethelhôtour kalyâ), to tœ na zoénœ atâ kyœ roùainœ, pan- 
<iây tœ vyéthtç ngâ çtœpla h(è gyoè tœ babâit, kyœ kour tœ dâlyi- 
mœ tœ rœféimœ atoé edhé to tœ na lycfenœ, se to tœ çônœ niçân 



- 53 - 

mbréti. » Vâfe kœjô tek e éma edhé si { kœrkôi ncé sefs mé koûay 
tœ dâlyœ yâçtœ, noùk' i a bcêrî fyâlyœnœ dû, po atcè tçast 
ndzôrf atcè kyœ i thâ. Edhé kœyô môri pçéourthi dû kélykye tœ 
oûyit, p6 tœ mîrœ çoûmœ. Si rânœ kœtâ tœ dû nâtœn tœ flyî- 
nin, oungrinœ nœ mes tœ nàtœs edhé çkoûanœ, ou hfpnœ koûay- 
vet edhé atîy seizit i thânœ, « tœ kthénetç, se néve mbodhisemi 
ya dû a tri df^. » 

Vénœ tœ çônœ kyûç ougdhf noûsya me tçoûpœnœ, p6 noûk' i 
gyétnœ atyé. Érdhi pastây sefzi edhé ou thà, « atâ fknœ edhé ou 
hipnœ koûayret kyœ ndzôra edhé moûa mœ thânœ tœ kthénem 
edhé pas dû a tri dit mœ thânœ kyœ to tœ yfnœ. > Si çkoûanœ 
tœ trf dit, présinœ tœ vfnœ, pô atâ s kfçin merâm tœ vlnin, se 
yinœ é oupôkynœ me atcé diâlyin e mbrétit edhé oumartoûanœ. 



XV 

LK LION AUX PIÈCES d'oR. 

Iç môs iç, na kyé ncë myéçtœr, na kiç noé groûa edhé ncfe 
diâlyœ, pô kyénœ tœ vârfœr çoûmœ edhé rhônin me tsâ gomârœ, 
kyœ i ngarkônte au me goûrœ. Na klç zakôn kyœ koûrtœ dâ- 
lyœ me gomârœ pœr tœ ngarkoûarœ, môs tœ dâlyœ moé lyârk 
ngâ ncè sahât oûdhœ. Nœ dit me tœ dâlyœ kyœ t*i ngarkônœ, si 
vâte n'atcè voént kyœ i ngarkônte dit pœr dit, pâ pœr sœ lyârgou 
fi(Ê aslhân kyœ Iç çtritour mœ noé plhâkœ tœ mâdhe edhé ngrôhey 
mœ dielh. Me tœpârœ kûy atoé kyœ oungrit,i drithtœrôi zcèmœra 
edhé ontrcèmb çoûmœ. Pastây au aslhani, si e pâ kœtoé kyœ noûkœ 
kfç nœ moént t'a ngâsœ gyce-kâfçœ, p6 i érdhi frikœ me tœ pârœ 
'tofe, râ edhé ouçtrlt. Myéçtœri, si pâ kyœ noûkœ i oudérth t'a 
h&yœ, çkôi noe tçikœ toûtye, pô aslhâni pœrsœri oungrlt edhé râ, 
edhé kûy thôtœ me véten e tly, « pâ dâlye te vête âfœr, tœ çô ç to 
tœ mœ bcfefiœ, se, nœ kfç nîet kyœ tœ mœ hânte, to tœ dérdhey 
posa mœ pâ, pô mœ gyân to tœ mœ bœnœ nônœ tœ mirœ. > Me 
tœ afroûarœ kûy, oungrlt aslhâni, hâpi gôyœnœ edhé ndzôrl noé 
flyori kyœ çkônte ndé miyœ grôç edhé râ pœrsœri. Môri kûy atoé 
flyorinœ douke gœzoûar edhé ngarkôi gomârœtœ edhé çkôi tœ 
Tinte nœ çtœpf . Si érdhi nœ çtœpi edhé çkarkôi goûrœtœ, ndoénti 
edhé kyé çoûmœi kyéçour edhé gyithœ gàs. Vyén groûaya edhé 



— 54 — 

i thôtœ, « psé yé gyithœ kyéif ? » Edhé kùy i ndzôri atdfe flyorlnœ 
edhé î thâ kyœ, « kçôu kçôu, m'a dhâ kœtcê noè aslhân, kyœ 
gyéta ncê tçikœ mcê lyârk ngé au vcèndi kyœ ngarkôfi gomârœ- 
tœ, p6 nœ mœ dhcèntœ gyithincè, to tœ boènemi zenginœ, o 
groùa. » Nésœrmet vête pœrsœrl me gomârœ edhé môri pœrsœri 
ncè flyorf. Si çkoùanœ tsâ dit i thâ groùaya, « df setç tœ bcéntç? 
atcè vcèndinœ tek gyéndet aslhâni t'a mbùlhtç me ndé avlhi edhé 
me parmâkœ tœ hékourtœ kyœ môs tœ rùnœ nerf, t'i bcèntç 
edhé ncê pôrtœ, pô kyùmkyœ au na yép kœtâ flyorin dit pœr dit, 
lyfpset edhé néve t'i a pœrdzblyéimœ edhé t'i çpletç kâtœr 6kœ 
mlç edhé tri ôkœ kyoùmœçtœ. » Pastây i bcÊri gyithœ atcè sa 
thâ groùaya edhé i çpinte atô dit pœr dit edhé mérhte flyorlnœ. 
Pas dû tré vyét zoùri é boèri çtœpi tœ mœdhâ edhé oubcè me hus- 
mekyârœ. 

Dumiâya , si e pânœ kœtcè kyœ ouboè zengln , ndônœ iç 
myéçtœr, outçoudinœ edhé thônin, « kùy me dhyétœ a me nœzét 
gomârœ sadô para kyœ tœ ndzlerœ, noùkœ moûnt tœ bcènœ gyi- 
thœ kœtœ çtœpi edhé tœ yétœ kâkyœ i pâsour, pô dikou kâ gyé- 
tonr nôiiœ aziné me para. » P6 pastay koupœtoiianœ kyœ klç 
gyétour ncè aslhân edhé i yépte flyorin Noé dit diâly' i tùre, tek 
rhinte me vœrsnikœtœ e tîy edhé lyônin, i thânœ atâ dyémtœ, 
€ ti godjâ diâlyœyé boudalhâ, edhé yé frikatsâr, pô môs nakatôsou 
ti me né, se ut-ât kâ gyétour noè vœnt tek cèctœ noé aslhân edhé 
i yép dit pœr dit ngâ tsâ flyorin, pô tù noùkœ tœ thônœ, se tœ 
dinœ kyœyé boudalhâ. » 

Aère kùy , s'i érdhi inât (ouinatéps) edhé voùri sédrœ, 
kyùç môs tœ thônœ edhé moùa babalhârœtœ kyœ kçoù kçoû 
kémi ncé aziné, pô noùkœ mœ voùnœ hitç nœ noùmour, vâte tek 
e éma edhé i thâ, « môy ncène, mœ thânœ vœrsnikœtœ e mi, kyœ 
néve kyémœ tœ vârfœrœ pœrpâra edhé babâi im kyé myéçtœr 
edhé ouçkyéney me tsâ gomârœ kyœ i ngarkônt(* me goùrœ, pô 
oùnœ tani çô kyœ im-âtœ œçtœ i pâsour, kâ çtœpi si palhâte, 
oùnœ gyesdis me husmokyârœ, koù gyéti im-âtœ gyith' kœtcÊ 
pyoé? môs kîni thoùrour nœ vœnt me parmâkœ tœ hékourtœ 
edhé atyé cèçtœ ncé aslhân kyœ i kâ rœfùerœ nônœ aziné? psé 
moùa noùkœ m' a rœféni ? noùkœ yâm edhé oùnœ diâlyi yoùay ?» 
— Edhé e éma i thâ, « vœrtét néve kémi thoùrour noé vcént me 
moùr, edhé atyé wçiœ nié aslhân kyœ na yép ngâ ncé flyori ditœ- 
nœ, pô ti noùkœ moùnt tœ vétç atyé, se tœ çkyùen kyùmkyœ 



— 55 — 

nodkœ tœ ilé. » «- « Oùnœ, môy nc&ne, » i thé, « to tœ yéte edhé 
to tœ mârh ârmœtœ, kyœ p6 tœ mœ dérdhet tœ mœ hayœ, t'a 
vrâs, pô ti tœ mœ nftç ncê husmekyàr me n(è kàly edhé môs ki 
frikœ edhé kyedér, se moûa noùkœ mœ hâ dôt kolhay. » Kyânte 
e éma edhé oulyœrlnte, se me tœ vâtour diâly' i sây te aslhâni, 
to t'i dérdhey edhé to t'a boènte nœ mlyœ tsôpœra, malhœkônte 
^cèrsnfkœtœ e tfy kyœ i thânœ açtoù. Pastây i thôtœ diâly it, 
« daly* tœ pues edhé tœt-âtœ, edhé ç tœ mœ thôtœ au, atcè tœ 
boKntç edhé ti. » 

I thâ tœyâtit kyœ kçoû kçoù, « ut-blr kœrkôn tœ véyœ te 
aslLâni, se e çânœ vœrsnikœtœ e tly tek lyônin. » Thfri pastây i 
yâtidiâlyinœ edhé i thâ, € psé kœrkôn tœ vétç n' atcè vcènt tek 
(éçta aslhâni? nortkœ dl kyœ me tœ pârœ tù au, to tœ tœ dérdhet 
tœ ta hâyœ? psé noùkœ na lyoé tœ mârhimœ dit pœr dit talnœ 
kyœ la kâ voènœ, gyôya flyorlnœ? » — « Oiinœ, » i thâ au dlâ- 
lyi, « to tœ vête ; sadô kyœ thoùatç ti, oûnœ noùkœ ndâhem (tçkœ- 
poùten), to tœ vête tœ çô tç cêçtœ atyé, se mœ gyân mœ gœnéni, 
pô ncènœ hâpsinœ me tœ mlrœ, so nœ môs m'a dhoéntœ to t'ou 
zœ me tœ kéky kyœ t'a mârh. » Si otrœngôi tœmœnœ edhé i 
thôntekyœ, « nœ môs mœ dhoëntç hâpsinœ to tœ tœ vrâs, » ayô 
i a dhà. 

Mérh kùy ncè husmekyàr edhé noé kâlyœ edhé vâte. Me tœ 
hâpour pôrtœnœ aslhâni oungrit nœ kœmbœ, pô si e nôhou kyœ 
kyé diâlyi atly kyœ vinte dit pœr dit edhé mérhte flyorlnœ, 
ouçtrlt pœrsœri. Si ouafroùa pastây me kôrdhœ nœ dôrhœ, 
3ungrit aslhâni kyœ t'a hante, pô kùy posa kyœ i oudérth, i râ 
me kôrdhœ edhé i môri nœ tçikœ blçtinœ, pô aslhâni e bcèri atcé 
&(k miyœ tsôpœra. Prêt husmekyâri tœ dâlyœ diâlyi, pô mœ tœ 
iôt prite, se kiç vdêkour ; môri mœ sœ foùndi kâlyinœ edhé 
Jcou. Me tœ ârdhour nœ çtœpl na i thôtœ e ém' e dialyit, « koù 
çtœ im-blr ? psé mbéti atyé? » Edhé kùy i thâ kyœ, « kçoù kçoù, 
^ tçkyéou aslhâni, se i préou blçtinœ. » Me tœ digyoùar ayô atcè 
fyâlyœ oulyœriti edhé kyânte me gazép. Érdhi pastây i çôkyi 
edhé si psôi kyœ i vdlky diâlyi, zoùri edhé au é kyânte. 

Pas dû yâvœ, si 1 bcènœ vârhin n'atcè voént, vâte i yâti te 
aslhâni me talnœ kyœ e çpinte edhé kœrkônte flyorînœ, pô aslhâ- 
ni, si ouinatéps, se vinte mœ mœnt kyœ moùnt kyœ t'a kiç psoù- 
arœ diâlyin au, noùkœ i yêpte flyorlnœ. Ncé dit vâte pœrsœri, i 
b(6nte ridjâ edhé i thônte douke kyârœ, « tœ kâm ridjé tœ m'a 



— 5<3. — 

jâjptçatcè fljorinœ, se oûnœ ouvarfœrôva edhé s kàm boûk.œ V». 
hâ; ndonœ mœ tcâve diâly inœ pô oûnœ noùkœ t'a bcên pœr mœri.» 
Edhé aslhâni i thâ, « oûnœ vœrtét to tœ tœ yâp flyorinœ edhé tl 
tœ mœ slelhtç tainœ, pô daçourla yônœ tœ yétœ kœtoù é toùtye 
lyârk ngâ néve, se edhé tl me tœ pârœ vârhin e diâlyit kœtoù, to 
tœ mœ malhœkôntç edhé to tœ mœ mœrzitç edhé to tœ tœ dridhet 
zcèmœra, edhé oûnœ, douke pârœ gyàknœ kyœ mœ r<)dhl ngà 
blçti Im, mœ vyén môs tœ tœ çô me su edhé noûkœ tœ doua, pô 
nœ mœ slelhtç tafnœ edhé oùnœ to tœ tœ yép flyorfjaœ. » — * 
Oumblyâk edhé outraçigoûa . 

XVI 

LA LIOUBIa et la BELLE DE LA TERRE. 

Na iç noè hérœ ncè vlhéh çoûmœ i pàtour, na kiç çoùmœ slâne; 
andéy çkôi noè mbrét edhé al e prlti me sa moùntey. Vlhâhçu na 
kiç tœ çôkyenœ me barhœ edhé atoé nâtœ ky'lç mbréti na DÔlh^ 
nœ diélyœ. Mbréti thâ babâit diâlyit, t'a psônœ çoùmœ gyoùra 
(gyoùhœra), i dhà noè krùky edhé i thà, « koùr tçe boènetœ délyi 
pesœmbœdhyétœ vyétç, t'i âptç krùkyenœ edhé t'i thoùatç tœ 
vlnœ n'âktç kasabâ tœ mœ gyénœ, » pastây Ikou. Vlhâhou kéri 
si i thâ mbréti. 

Si psôi diâlyi çoùmœ gyoùra edhé érdhi nœ pesœmbœdhyétœ 
vyétç, i dhâ babal krùkyenœ. Me tœ mârhœ diâlyi dhiavàsi gram- 
matitœ kyœ kiç pœr-slpœr, edhé thôçnœ : Oùnœ yâm mbréti kyœ 
tœ pakœzôva, éa tœ mœ gyétç n'âktç voènt. — Si e dhiavàsi thé 
babâit kyœ, « kçoû kçoù mœ çkroùan flcè mbrét edhé to tœ vête,» 
edhé babâi e nlsi me noè çôk. Nœ mes tœ oùdhœsœ diâlyinœ e 
môri ourla edhé dzbrlti nœ ncè prhoùa, tek Iç noè bourlm kyœ tœ 
hànte boùkœ. Posa kyœ hcèngri, çôkou kyœndrôi mœ noè vOènt 
tœ lyârtœ me noè goùr nœ dôrœ edhé i thâ diâlyit, « dzvlç rôba- 
tœ kyœ ké é noèm-i moùa e tl vlç tœ mltœ edhé boè-mœ bé, kyœ 
noùkœ to tœ mœ kalhœzôç tek nerî, » edhé al i thâ, « nœ vdékça 
edhé oungyâlhtça prâpœ, atœ-hérœ to tœ kalhœzôy. » Çôkou 
hlpi kâlyit, si ndroùanœ rôbatœ edhé vânœ te mbréti. Si pà 
mbréti krùkyenœ, koupœtôi se Iç ai diâlyi kyœ kiç pakœzoùar, e 
môri préy dore edhé e hlpi slpœr ; diâlyi mbéti pœrpôç edhé kou- 
vœndônte me tçdô îierl tçdô gyoùhœ. 



- ^l - 

Çb^qn bc&ri tce sj^moûni;!', vàte mbréti.é e ^i^ii tç k&t* Al i 
thâ kyœ, « yâm kéky. » — « Tç dô tœ tœ boèimœ? » thâ nal^réti. 
— € Doua ncé lyâkœroç i)gâ atô kyœ roùajx. lyouhla. » tt Edhé 
mbréti i thâ, « Yânœ vànœ kàkyœ tœ tyérœ mbrétœre mcê to 
mboçdhéQ ngà oùnœ, e s moûntnœ tœ mirbninœ. » I sœmoùri i 
thâ, « thoùay diâlyit kyœ céçtœ pœrpôç tœ véfiœ, edhé no^.môs 
dâj^tœ frikô-e. i^ Mbréti i thâ diâlyit, « tœ vétç dô môs dô m' âktç 
Ycènt e tœ bfetç nca lyâkœrœ. » Côk' e diàlyît b(ênt^ \x% s^iQOi)r 
rinœ, se dfntey kyœ, posa tœ vintey diâlyi pœr lyâkœrqa, i^ç^iùifR 
to tœ kthéney prâpœ. 

Diâlyi kyénta nàt' e dit* é s dintey setç tœ bcénte. Ncè nâtœ pé 
nœ gyoûmœ ncè plyâk edhé i thâ, < diâlyœ, môs kyâ, pô mérh 
duzét bârhœ oiiâlytce é duzét bârho^ kyoûmœçtœ eidhé hlky n* 
at(é vcênt nœ mes tœ dltœs*, se îatœ-hérœ lyoubia vyén rhôtoulh 
ô noûkœ gyéndetœ prânœ folyésœ. » Aère diâlyi kœrkôi ngâ 
mbréti atô ky' i kiç thoénœ plyâkou edhé ounfs tœ vinte tek ai 
TCëndi. Mb' oùdhœ pôkyi plyâknœ kyœ kiç pârœ nœ gyoùmœ 
edhé i thâ; « vâfç me çœndét, o diâlyœ, pô me tœ vâtœ fçi vcérœ- 
nœ kyœ to tœ gyéç, edhé miâlytœnœ edhé kyoùmœçtinœ t'i tra- 
zoç me bâlytœ edhé tœ fçleç mœ ncè vcènt. Lyoubfa posa kyœ tœ 
vinœ, to tœ hânœ gyûsmœn ; pastây to tœ dâlyœ poerpâra vcérœsœ 
edhé to tœ thôtœ, « koiiç mœ bcéri kœtcé tœ mirœ, lye tœ dâlyœ 
yâçtœ t' a çô ; » edhé tf , i thâ plyâkou , posa kyœ tœ thôtœ 
açtoù, dély edhé thoùay kyœ; « oùnœ yâm. » Ayô aère to tœ thô- 
tœ : « ç tœ mjrœ dô tœ tœ bcéy pœr tœ mirœnœ kyœ mœ bcère?» 
tf thoùay kyœ, « doua ncé lyâkœrœ ; » ayô, pœr ncè to tœ thôtœ : 
mérh sa tœ d.oùatç. Tl tœ dzgyéthç tri moè tœ mbœdhâtœ edhé 
t' i hâtç vétœ se yânœ çoùmœ tœ mira pœr çœndét, edhé koùr tœ 
kthéneç, çkô ngâ méye tœ t' âp ncè pœr tœ sœmoùrinœ. » Diâlyi 
bcèri si i thâ plyâkou. 

Mbâra me kindi (me tœ kthùer' t(p ditœs*) érdhi lyoubia edhé 
ngâ tœ toùndourit* e biçtit dœgyôney pœr sœ lyârgou. Me tœ 
vâtœ hd^ngri gyùsmœnœ edhé dôlhi é fôlyi^ « ai kyœ njœ bcferi 
kœt(è tœ mirœ, tœ dâlyœ yâçtœ. » Me tœ dœgyoùarœ diâlyi 
dôlhi é thâ kyœ, « oùn' yâm, » edhé oubcénœ tœ gyitha atô Jcyœ 
1 kiç thcfenœ plyâkou. Si ounônœ mirœ, i thé lyoubia diâlyit kyœ, 
€ koardô kyœ tœ doùatç, tœ çkôtç pa fçikpB » (ayô oùdhœ çpifitey 
nœ çtœpi tœ boùkoursœ dhéout). Si môri lyâkœrat* diâlyi ouk- 
th)ï^ e4hj& js^' oûdl^çB p^k;p plyâknœ ed)ié i dhâ ly^Jurœno ky* i 



— 58 — 

kfç thcènœ. Si e môri oukthûe te mbréti edhé i dhâ 17a- 
krœnœ. 

I sœmoùri posa kyœ e hcëngri, ouçœroûa. Pas tsà dit bcèri 
prépœ tœ sœmoùrinœ. E pùeti mbréti, « tç dô tœ tœ bcèy? Al 
thà, « doua tœ boiikourœnœ e dhéout, dœrgô diâlyinœ prâpœ. » 
Mbréti i thâ, « kànœ vâtœ kâkyœ mbrétœre é s* oukthùenœ pré- 
pœ. » Aère i thâ i sœmoùri t'a trcémbinœ diâlyinœ kyœ tœ véyœ. 
Diâlyi kyàntey n' atoè dit é s dfnte tç tœ bcèntey. Prépœ i oudoùk 
plyàkou nœ gyoûmœ edhé i thâ, « môs kyé, po kœrkô ngé mbréti 
noè mlyœ çtyérha, kàtœr déç, ncê kylnt bârhœ groùrœ, ncè kylnt 
bârhœ miâlytœ, dhyét fçésœ: posa kyœ tœ arhlç tœ thértç çtyé- 
rhatœ edhé tœ gyéndetç atyé nœ mes tœ dltœs', se atOB-hérœ 
gœrtsflhatœ Ikœn'; vétœmœ aslhànœtœ rhinœ nœ dérœ. Atyé 
yénœ dû dûer, nérœnœ e roûainœ dû ngà aslhénœt, atâ kyœ yénœ 
mœ dérœ tœ mbrémœsme rhf nœ tœ dû tœ tyérœt, çtyérhatœ t*i 
hétç (héthtç) çkâbavet, groûrœtœ t'a hétç atyé tek yânœ milyin- 
gônat', miâlytœnœ atyé tek yânœ blyétœtœ, edhé posa kyœ tœ 
arhitç nœ pôrtœ tœ hétç kâtœr déçtœ aslhânœvet, atœ-hérœ nirœ 
pa frikœ broànda edhé fçl moûret\ se pa fçfrœ gremisenœ é tœ 
vrâsœnœ ; si tœ arhitç te dér' e ôdœsœ t'a fçltç edhé at<é. Si tœ 
hânœ pastây to tœ thônœ tœ gylthœ, tç tœ mirœ dô tœ tœ bcëimœ 
pœr tœ mlrœn* kyœ na bcère ? — Tl tœ kœrkôç ngâ asihânœtœ 
nœ kylme, ngâ blyétœtœ é ngâ milyingônatœ edhé ngâ çkâbatœ 
ngâ noé péndœ. > Diâlyi boèri si i thâ plyâkou. 

Me tœ ngroènœ fôlyœ tœ gylthœ, « dély yâçtœ, tœ tœ çômœ 
tû kyœ na bcére kœtoè tœ mlrœ. » Diâlyi dôlhi edhé i dhânœ ncÉ 
kylme edhé tri péndœ edhé 1 thânœ, € kourdô kyœ tœ na doùaç, 
dlky kylmen' a péndœnœ, edhé néve tœ vlmœ. » Pastây diâlyi, 
si môri kyîmetœ edhé péndœtœ, douke fçlrœ rûri brœnda n' ô- 
dœ tœ boûkoursœ dhéout. Pas tsâ érdhi e boûkour' e dhéout nœ 
mes ncémbœdhyétœ tçoûpave edhé thôtœ diâlyit, « tç fieri yé ti? 
tç kœrkôn kœtoû? » — Al thôtœ, « neri yâm, noûkœ mœ çé? âr- 
tçœ tœ tœ marh tî. » Ayô kyéçi edhé i thâ, « érdhœ kâkyœ tœ tyé- 
rœ é s moûntnœ tœ mœ mirhnin'. » Dély yâçtœ, flyét aslhânœvet 
é ou thôtœ, € psé lyâtœ kœtdé neri tœ rûnœ brcènda? » — Atâ 
thânœ, « ti na hédhe (héthne) miç tœ kyélybourœ edhé atoë ngà 
noé tçlkœ, kûy na hôdhi ngâ ncé dâç pcèr çôk. » Aère fôlyi çkâba- 
vet é ou thâ kyœ, « psé lyâtœ kœtœ fieri kyœ tœ rûnœ brcènda?» 
Atô thânœ, < ti s na hédhe fâre pœr tœ ngrœnœ, é kûy na hôdhi 



- 59 — 

• 

ngi Sob kjénkj. » Aère fôlyi bljétœvet edhé melyingônayet é i 
pûeti, psé lyànœ tœ rùnœ broènda aUé diâlyinœ? Blyétœtœ thâ- 
nœ, € ti nahédhe ngà ncè tçikœ pitâr tœ thâtœ, é kûy na hôdhi 
miàlytœ; » edhé melyingônat' i thànœ, « ti na hédhe pâk thrime 
ngà boûkœ tœ mûkourœ, edhé ai na dhâ groûrœ. > Pastây pùeti 
dûertœ edhé moûret\ psé e lyânœ tœ çkônte, » atâ thànœ kyœ, 
€ tl s na fçive koûrhœ, é kûy na pastrôi. » 

Aère thâ diâlyit e boûkour' e dhéout, « tœ vo&mœ tré bâste, pà 
past&y n'i kœrdhétç, tœ mœ mârhtç. » -^ « Voèmœ, » i thâ dlâlyi. 
— € Bâlh' i bâstit : to tœ mblyéth ncé tôk groùrœ, élyp, bâlytœ, 
groûrœ, e t'i ndâç, mœ ndé nâtœ. » Edhé al i thâ, « i ndây. » — 
€ Bàst* i dùtœ : tœ vétç tœ mârhtç nœ dû mâlye kyœ hâpenœ é 
mbûlhenœ, oûyœ tœ pa-vdékour. » — « Vête, » i thâ diâlyi. — 
€ Bâst' i trétœ : oûnœ to tœ fçihem nœ mes tœ nœmbœdhyétœ 
tçoûpave, to tœ mboulyônemi me noè tçartçâf edhé nœmœ gyétç, 
aère tœ mœ mârhtç, » — « Mfr', » i thé diâlyi. 

Nœ tœ pârœn' e bâstevet dôgyî péndœnœ kyœ kiçnœ dhcènœ 
melyingônat' ; me tœ dyégourœ, melyingônat' i érdhœ pœrpâra. 
Diâlyi ou thâ, « moùntni tœ kyerôni nœ tôk ngâ groûrœ, élyp, 
groûrœ edhé bâljrtœ, t'i vlni vétç é vétç pœr noè nâtœ? » Atô thâ- 
nœ kyœ moûndinœ, aère diâlyi râ pœr tœ flyétourœ, oungré çoû- 
mœ mœngyés, e gyéti tôknœ tœ kyeroûarœ é tœ vcènourœ vétç é 
vétç. Si pâ açtoû, râ é flyéti prâpœ. Me tœ ngrltourœ e boûkoura 
e dhéout vite t*a dzgyônte. Ai i thé, € lycè-mœ tœ flyè, se yam 
pa gyoûmœ gyithœ nâtœ. > Aère ayô va te prâpœ te diâlyi è i 
thâ, € mœ moûnde nœ n(ê bâst, pô tœ çômœ tœ tyérœt'.» Diâlyi 
pœr bâst tœ dûtœ dôgyi péndœnœ e çkâbavet edhé atô érdhœ. 
Aère ou thâ, « doua tœ vémi tœ màrhœmœ oûyœ tœ pa-vdékour 
ngâ tœ dû mâlyetœ kyœ hâpen' é mbulhen', pô tœ ndôdhemi atyé 
nœ mes tœ ditœsœ, se aère mbéten* tœ hâpœtœ pœr gyûsmœ 
sahati. » Mérh noè lâgyen, edhé vénœ. Me t' afroûarœ e moûa- 
rhœ çkâbat* mœ krâ', e foûtnœ brcènda, mboûçi lâgyenœ edhé ouk- 
thûenœ prâpœ t' e boûkoura e dhéout. Ditœn' tyâtœr dôgyi pén- 
dœnœ ky 'i klçnœ dhcènœ blyétœtœ, me tœ dyégourœ érdhœ tœ 
gyltha, e dhé i pûeti, « kyûç to tœ b(éy tœ nôy (noh) setsia 
cèçtœ e boûkour' e dhéout atyé tek to tœ yétœ nœ mes tœ nœm- 
bœdhyétœ tçoûpave tyéra? » M'e mâdhya i thâ, € atyé tek to tœ 
mboulyônenœ, oûnœ to tœ rhi mi tçarçâf moè sfpœr kôkœsœ 
aséy, ti tœ zoéç atcà è tœ môs t'a lyœsôtç, se pastâye s e gyèy dôt 



— 60 — 

as oùnœ. » Posé kyœdoùalhœ atô tœ mboulyoùara edhé hfdh»- 
çin valhœ , diâlyi zoùri atcè ky' iç blyéta edhé s e lyfnte tœ 
ikœnte. Mœ nœ foùnt e môri ayô diélyinœ pœrboûrhœ. Ounlsnœ, 
yànœ te mbréti edhé e dhÂ(mbréti) tek i sœmoûri, é ndcèfii piépœ 
baçkœ me husmekyârœtœ. 

Dltœn' tyatœrœ i sœmoùri thé mbrétit, tœ vrâsoenoer dUIyinœ. 
Mbréti s déç, aère atyé tek flylnte diâlyi mœ vâpœ, vate é e théri 
vétœ. E boùkour' e dhéoutkoupœtôi, mbrîti vétœ pœrpôç, pàeti 
koù e théri, noè husmekyâr kyœ e douante çoùmœ diélyinœ, 
i dœftôi. Atœ-hérœ e môri slpœr nd'ôdœ tœ séy, i hépi gôyœnœ 
edhé 1 hôdhi oùyœ tœ pa-vdékourœ edhé diâlyi oungyâlh. Me tœ 
ngyâlhtourœ dœftôi mbrétit tœ dréytœnœ edhé i thâ tœ gyitiia' 
atô kyœ kfç pœsoùar mb'oùdhœ ngé ai. Aéra mbréti dôllri' 
yàçtœ kasftbàsœ tek içnœ kàtœr pémœ âfœr néra pés yétœre, 
oùni dégatœ edhé e lyidhi kcèmb* é doùar, pastéye i lyœçôi edhé 
outçâ mœ kâtœr. 

Pas tsA kôhœ ounfs diâlyi tœ vintey tœ çintey babinœ edhé 
mtèmœnœ, pa fkour dhâ çôkyesœ mbrétit ncè foustân ky' i kfç 
mârhœ tœ boùkoursœ dhéout, edhé i thâ, < sakcèn se i a ép pa 
ârdhourœ oùnœ. » Nœ dltœ tek hidheçinœ vâlhœ, e boùkour' er 
dbéont noùkœ douante tœ bédhœ, kœrkônte t' i fpninœ fousté- 
nœ. Aéro yânœ gyithœ tçoùpatœ te mbretœréça e i bcèninœ* 
ridjà t'i a yapœ, ayô s douante. Me vôgœlya ngé tçoùpare 
sây i a môri fçéoura. Ayô posa kyœ e voùri, ou thâ, « mbéti 
mœ çœndét, koùr tœ vinœ bbùrhi t'i thoùani kyœ, pa grlseur* 
tri pârœ kœpoûtsœ tœ hékourta noùkœ mœ gyén. » Si oukthAe 
diâlyi ngâ çtœpla, i thânœ Ihâfetœ kyœ kiç thoènœ çôky'e tly. 
Aére-blyéou tri pârœ kœpoûtsœ tœ hékourta edhé ounls edhé e 
kœrkônte. Atyé tek i grlsi kyœndrôi, bcêri ncè hén edhé sa 
çkôninœ hânin* é plninœ^ pa pogoùar gycfe. I pùete vétœmœ tç 
k<çnœ pârœ oùdhœsœ. Noè ngâ atâ i thâ, « atyé tek vlnœ m' 
ourhoukoulhis butsélya mœ ncé prhoùa , vâita ta mârh, atyé 
pâçœ dumbœdhyétœ tçoùpa kyœ lyâheçinœ mœ iioè pélhk. » 
Aère e môri at(é nerinœ diâlyi t' i dœftônte voèndœ. Atyétek 
lyâheçinœ atô, môri foustânœ fçéoura edhé e dôgyi nœ zyârh 
kyœ klçin'bcbrœ atô pœr tœ lyâitourœ rôbatœ. E bôukour* e*' 
dhéout, s'i oudôky foustâni s moûnti t' ikoantey edhé oukthéè^ 
nœ bi$kœ te/mbréti, se gyithœ fonkyi e sây iç nœ- foustân. 



— 61 — 



XVII 

LB tBaPBNT RICOH NAIiSlNT BT LA «TABÀTSÈRE MSRVBILLSVtt* 

Na !ç fi(Ê a«ri i vârfœr, na kfç ficÊ diâly». Ntè dltœ diâlyi 
gyéti fi<Ê gyirpœrœ kyœ kiç ngrirœ, é e m6ri nœ çtCBpf tœ tly. 

BU érdhi m» vétœhe tœ tiy i thâ gyârpœri diàlyit; « tœ mirinœ 
kyœ mœ boère, s kàm sekyûç tœ t'a pœrdzblyéy, tant kyoè tm 
Témi te babâi, to tœ tœ thôtœ, tç dô tœ t' âp pœr tœ mlroè kyœ 
kèra diàlyit tlm? tl tœ môs kœrkôtç gyoè tyâtœrœ, p6 t'I thoùàtç^ 
tœ t* âpœ 8ob tabakyére ; ayô kà brcènda kyime ; posa kyœ t'a 
loântç, tçdô kyœ tœ doùatç tœ vyén. » Vân' te babâi edhé té 
m(Êma, atâ posa kyœ pânœ diàlyin* e tûre, ougœzoùanœ çoûmœ* 
I thâ babéi atfy diàlyit, « tç dô tœ t' àp pœr çpœtim tœ diàlyit 
tlm? » Ai i kœrkôi tabakyérenœ kyœ klç thcènœ gyàrpœr* i vô- 
gcalyœ. Babàit i érdbi çoûmœ lylkçtœ, se pa atofe tabakyérenœ 
noùkœ bcènte dôt. I thà, « atcè noùkœ t' a àp, tçd6 tyàtœr kyœ 
mœ kœrkôç t* àp. » Diàlyi oungré é ikou. Ounis edhé gyârpœri i 
TÔgœly t'ikœnte. Si Ikou diàlyi zoûri me&ma é kyànte é i thà 
boûrhit, « mdb mirœ t*i yàptç atcè kyœ kœrkôn se (œ houmbàsœ- 
raœ diàlyinœ tcènœ. » Yàte moèma é e kyœndrôi diàtyinœ é i thà 
tœ Ténœ te babâi t'i bcfeinœ ridjà bàçkœ. Babài, posa kyœ pà tœ 
çôkyen' edhé diàlyin' kyœ kyâninœ, ou thà kyœ e àp. Vàte gyàr- 
pœr' i YÔgœlyœ, e kthéou diàlyinœ pràpœ edhé i dhà tabakyére- 
nœ. Oakthûe diàlyi nœ çtœpi tœ tly prâpœ. 

At6 dit' kiç dœrgoéar mbréti nœ gylthœ yilhéyet tœ pœr- 
mblyidhenœ gylthœ dyémtœ é tœ çkôinœ ncênœ saràye tœ tly, se 
atcÉ kyœ to tœ pœlykyénœ tçoùp* e tly, to ta godiôœ me ôcè moi- 
hœ é to t' a màrhœ boùrhœ. Atyé tek mblyldheçinœ tœ gylthœ 
onnls tœ vlnte edhé kùy. Pa vâtourœ toùndi tabakyérenœ é i 
érdhœ ncé pàlyœ rôba me ncé kélyœ tœ bârdhœ. Lyà é çkoûaiiœ 
gyfthœ tœ tyérœtœ é ai mbéti nœ foùnt. Tçoùpa ngà tœ gylthœ 
atà kyœ çkoùanœ noùkœ pœlykyéou as nœ ; me tœ çkoùarœ kùy 
e goditi me môlhœ. Dœrgôi mbréti é fôlyi tœ vlnte slpœr, é lyànœ 
tœ bcènenœ dàsmcBtœ pas kàtœr moùay. Pas tsà dit diàlyi ouk- 
thùe nœ çtœpi tœ tiy. Koùr afœrôi kùhae martésœsœ toùndi taba- 



— 62 - 

kyérenœ t'i bcénenœ ncè pâlyœ sarâye. Fçatérœtœ e tiy, koùr 
oimgrinœ nœ mœngyés vœçtrôinœ néri yàtœrinœ é pùetninœ 
néri yàtœrinœ kyûç pœr pâk sahât oubcènœ tœ tilha saràye. Tœ 
çœtoûnœ mbrcèmœ ounisnœ tœ vinin tœ mirhninœ noùsen*. Ou- 
bcènœ dàsmœtœ çoûmœ tœ mbœdhâ é mbénœ te mbréti n<6 
yâvœ, pastây oukthûenœ nœ çtœpi tœ tùre. 

Pas tsà kôhœ mbréti na nisi lyoùftœ me ncê mbrét tyàtœrœ 
é douante t'i zapœtônte, é dœrgôi é mblyôdhi gyithœ askyérœ e 
tly. Mœ nœ foûnt dœrgôi é môri edhé dhœndœrin é e bûëri tœ 
màth pœrmi gyfthœ askyérœ. Pas tsà kôhœ si zapœtoûanœ Ycfen- 
dœ e mbrétit tyàtœrœ oukthûenœ nœ vœnd e tùre. Me tœ afœ- 
roùarœ saràyetœ, dhcèndœr' i mbrétit zbrlti kàlyit mirœ kyœ kfç 
é hipi mœ nœ kàly tyàtœr sakàt. Mbréti ou kiç dàlyœ pœrpàra é 
i printe, mœ nœ foûnt gà gyithœ érdhi dhé ai me kàlyin* e 
tçàly. 

Kour içnœ atà nœ lyoùftœ mbréti kiç màrhœ tçoùpœn' e tfy 
nœ sarày, é e pùente si çkôinœ me boùrhin. Ayô i thâ kyœ, 
« néve as noé husmekyàr as nœ husmekyàrkœ kémi, pô tçdô kyœ 
tœ doùamœ boùrhi toùnt nûé tabakyére kyœ kâ, edhé na vyén, » 
Atoè-hérœ i thà tçoùpœsœ, tœ gyéiiœ tertip t'i a màrhtœ. Ayô i 
thâ, « s di sekoù e fçé. » Atcfe kôhœ flyitninœ zôk}^tœ edhé kâf- 
çœtœ ; i pùeti mbréti, koùç moûnt tœ gyénœ sekoù e vcfe dhcfen- 
dœri i tiy tabakyérenœ? Miou thâ, « e gyiy oùnœ, po koùr tœ 
bini pœr tœ flyétourœ, tœ lycfetç nœ kandilye me vây. » Si rànœ 
pœr tœ flyétourœ é i zoùri gyoùmi, miou foùti biçtin' e tly nœ 
vây tœ kandilyes odhé (» voùri nœ hoùndœ tœ dhoéndœrit. Al 
oupçerœtfti e i dâlhi tabakyérya, miou e rhœmbéou edhé Ikou. 
Atyé tek to t(» hipœtoy nœ karav, i rà nœ dét. Atyé oundoth ncè 
kyén é ouhôth brœnda é o. môri odhé i a çpoùnœ te mbréti. — 
Dhœndœri me tœ pçenrtiloiir koupœtôi kyœ ikou tabakyérya é 
oungré é e kœrkônte. Priçi saràyt»t(i> dôuke kœrkoùarœ, se pan- 
dénte kyœ kiç rœnœ, miout ni(n nônœ vœrœ, pô s' o gyéti dôt. Me 
tœ hoùmbonr tabakyéren»» oubœnœ tœ vàrfœrœ , atœ-hérœ 
dœrgôi mbréti é i môri âfœr tly é ou dhâ vœnt kyœ tœ rhôinœ. 



— 63 - 



XVIII 

LE COFFRE MERVEILLEUX. 

Na fç noé hérœ ncè Serf çoùmœ i pâsour, na kiç noè diàlj é i 
épte tçdô kyœ tœ kœrkônte. Pas tsà kôhœ vdiky e lyà diâlyinœ 
zôt nœ gyithœ màlh tœ tiy. Diâlyi dôlhi i lyik é nœ pâk kôhœ 
prlçi gyithœ atô kyœ i kiç lycènœ baba* i tiy, i mbéti vétœmœ ncè 
ounâzœ edhé ncë pâlyœ rôba. Ncè dit vâte é çiti ounàzœnœ é zoûri 
dû kyint lylra, paslây vâte tek ncè handjt é i kœrkôi ncè 6dœ 
pœr tœ ndénourœ, edhé i dhâ. Ncè ditœ na çkôi noè tçifoût kyœ 
kiç kasélhœ pœr tœ çitour edhé thôçtey, « kyô vyén ncè para, ai 
kyœ to t*a blyénœ to tœ boénetœ piçmàn edhé koûç noùkœ to ta 
mârhœ, gyéne to tœ piçmânepset. » Mejrtôney diâlyi ç tœ bcénte, 
moû nœ foûnt e môri edhé i thâ handjiout t'a mârhœ é t'i a yâpœ 
mbrcèmane kour tœ vinœ. Handjiou bcèri si i thâ. Mbrcèmane si 
hcèngri boùkœ, i mbéti pâk edhé hâpi kasélhœnœ t'a vinte. Me 
tœ hàpourœ dôlhi noë Arâp i çkoùrtœrœ, kyœ mbânte ncè tçiboùk 
edhé i thâ diâlyit, « kœtcè vétœmœ lyé pœr moûa? » — Ai gâ 
frika noùk' oupœrgyéky. « D6 tœ tœ bie oùnœ dhé tyâtœrœ? » — 
€ Noùkœ doua, » i thâ diâlyi. 

Nœ ditœ tek rhînœ nœ bâçtœ i thâ Arâpi, « dô tœ tœ bie prdfe- 
mœ tçoùpœnœ e mbrétit? » — « Byér e, » i thâ diâlyi, edhé Arâpi vâte 
mbrcèmane, hâpi dûertœ pa koupœtoûarœ neri, môri tçoùpœnœ 
edhé e proùri te diâlyi edhé nœ mœngyés e çpoùri prâpœ. Kœtâ 
e bcéri pœr tsâ kôhœ, pô koùr na oubcé tçoùpa me bârhœ s vâte 
mcè, Mbréti, koùr pâ tçoùpœnœ açtoù, e pùeti koùç e bcèri me 
bârhœ? Ayô thâ kyœ, « s di tsiri iç ai, kœtcè vétœm di kyœ, 
mbrcèma pœr mbrcèma vinte e mœ mirhte ncè Arâp edhé mœ binte 
prâpœ. » Atœ-hérœ i thâ mbréti, « koùr tœ vinœ tœ tœ mârhœ 
prâpœ, tœ lyùetç dôrœnœ me kœtcè bôyœ edhé koùr tœ harhitç nœ 
çtœpi tœ lyùetç pôrtœnœ. » Tçoùpa bcèri si i thâ mbréti , pô 
Arépi e koupœtôi edhé zoùri é lyéou tœ gyithœ pôrtœtœ. Si s 
moùntey t'a zintey i dhâ tçoùpœsœ ncè kélykye me raki edhé i 
thâ, » koùr t'a byérœ pœr tœ flyétourœ, t'i a hédhœ pœr sipœr. » 
Bcèri tçoùpa si i thâ babâi. Ditœnœ tyâtœrœ mbréti voùri telyâly 
ê thôçtœ, « i mâth é i vôgœlyœ tœ vinœ tœ lyâhetœ nœ bammâm 



— ^4 — 

pa pogoùarœ. > Viniii gyithœ, atœ-hérœ vàte dhé diàlji. Me tœ 
vâtourœ e zoûnœ ngà éra kyœ kiçnœ màrhœ rôbatœ gà rakia 
edhé e çpoûnœ yâçtœ kasabâsœ pœr tœ vàrour. Posa kyœ psôi 
Arâpi vâte dhé ai atyé. Hôkyi ncè kylme ngâ myékr' e tly edhé 
oubcè (kylmya) fermân pœr sâkakyœ hérœ edhé thoùantey tek ncè 
miralhày tœ môs yârinœ diâlyinœ, p6 atâ kyœ kâ me vétœhe tœ 
tly, edhé kùy bûéri pas fermânit. Si bitisi vâte te mbrétî edhé ai e 
pùeti, iiœvâri diâlyinœ? — « Y6, i thâ kùy, pô vâra atâ kyœ 
kéçe me vétœhe time. » — « Tç bcère? » i thâ mbréti, « oûnœ s 
dhâçœ tœ tilhœ fermâu. » Atœ-hérœ al ndzôri ngâ djépi fermânœ 
edhé i a dœftôi. Koùr pâ mbréti outçoudlt edhé dœrgôi tœ btninœ 
Arâpnœ edhé e pûeti, <c kyiiç bcferi atcê? » — Arâpi i thâ, « diâ- 
lyinœ tim dô tl tœ vârtç? noùkœ dl kyœ kâm fôrtsœ tœ tœ prlç mô 
gylthœ mbretœri ? » Mbréti outrœmb edhé i thâ kyœ, «noûkœ 
tœ fôlya pœr kœtcfe, p6 psôva kyœ ké çoùmœ foukyl, to tœ tœ 
dœrgôy mœ iïoé vofent kyœ s moùnt t'a zapœtôy, vête a po yô? » 
— Arâpi i thâ kyœ, « vête, p6 tœ m* âpç pésœ karâve, trl- 
dhyétœ çpùrt tœ dzgyédhourœ edhé çoùmœ hékour. » Si i dhâ 
atcé mbréti, ounls é vâte tek al voèndi (mbréti e dœrgôi atyé kyœ 
tœ vritey). Atyé gyéti Arâpi nérœz t' égrœ edhé i ouhôdhœ pœr 
sipœr. Al zoùri lyoùftœnœ me hékourinœ edhé vrâou nœzét é 
pésœ. Atâ outrdèmbnœ edhé i rânœ nœ kœmbœ é i boènœ ridjâ te 
môs i prlçnœ edhé i âpœnœ tçdô tœ kœrkônœ. Môri ngâ atâ çoù- 
mœ flyorln edhé oukthùe te mbréti. Mmbréti si pâ kyœ s moùnt 
t'i bcénœ gycê, dhâ tçoùpœn' e tly te diâlyi. 



XIX 

LE FILS INGRAT. 

ïçte edhé noùk Içte. — Mœ nofe kasabâ na Içte nûfe nerl çoù- 
mœ i ndértçem edhé reçpér, klçte çoùmœ konoçtî mœ reçperlt me 
tsâ mfkye tœ tla nœ atcè kasabâ. Tiik me friktçoùarœ se bekylm 
atâ i hânœ krérœt' e mâlhit (se klote vofen' edhé kùv nœ ortakœ- 
rit), oundâ edhé bcèri mirœ kyœ ikou ngâ ayô kasabâya, edhé 
vâiti mœ ncfe tyâtœr me groùan edhé me tœ blrin e tla 
tœ vétœminœ. Si zoùri ncfe vcfent tœ mir' nœ kœtofe kasabâ, 
hnpi nc6 reçperi tœ vôgœly edhé pâk ngâ pâk pô i vinte 



— 65 — 

mbirœ reçperia , edhé rhônte me rehatlhcèk. Si çkoûanœ 
noBzét vyét kyœ pounônte atyé , p6 vœçtrônte se p6 i afrôhœç 
môti kyœ nœ atoé mot do pouçônte ngâ poùnœt*. Nà naksafis i 
vdiky e çôkiya. Tridhyét vyét klçin çkoûar bàçkœ kyœ as néri 
pœr tyâtœrin nonk klçin dhcénœ sebéb pœr fâyat' e tùre. Çoùmœ 
mir' e koupœtôn çdoneri si sa i çtrùdhi zcémbœrœn' kœtiy reçpé- 
rit kœyô vdékiya e tœ çôkyœs tia. Mi atô tuk me parœ se edhé i 
bir' i tly Içte i helymoûarœ, e lyâ mœ-n -an' (noé ânœ) hélymin e 
tfy kyœ tœ hadjiste atoé. I thôtœ, « mcéma yôte vdiky, edhé Içtœ 
ficfe poùnœ kyœ noùkœ ndertôhet' dôt, pô t'i bœimœ ridjâ zôtit 
pœr çpùrtin e sây, lyôtœt' tôna noùkœ do t'a ngyalhin, kœtoù s 
kàm tyâtœr nerf kyœ tœ mœ dônœ sikoûndœr ti, se mîkyet' e mî 
ndéâœn nœ atœ kasabâ kyœ Içim pœpâra ; ti nœ kyôft' se do tœ 
yéç i mlr' edhé i oùrtœ, pouno edhé doua tœ tçalhtis pœr tœ 
martoûar tù me nânœ tçoùpœ tœ arâdhœs' t(jénœ. » Edhé vœrtét 
plyâkou kyœ m' atœ sahât zonri tœ tçalhtisiu' pœr tœ martoûarœ 
tœ birin e tiv . 

Afœr çpis' tfa rhinœn' tré vœlhézœr, i mâdh'i atùre kiçte fiœ 
gôtsœ. Kœtâ tœ tré vœlhézœr pœrpâra için çoùmœ zengin, pastay 
rànœ ngâ zenginlhcékoii edhé rhôiiœn' iiœ ùmœr çoùmœ tœ kéky . 
Kùy plyâkou çoùmœ hérœ Içte mœndoùarœ pœr tçoùpœn e kœ- 
tùre, kour noé dit, kour véçi rôbat e tia tœ réatœ, vâiti tœ kœr- 
kônœ tçoùpœn pœr tœ birin e tiy. Thôcte me véften e tia kyœ, 
kyô tuk me kyénœ e vârfœrœ do t' i y et' e ndértçme. Atœhérœ 
kœtâ tœtré vœlhézœrit' i thônœ, « tçœ mâlh kâ i biri? » edhé 
plyâkou oupœrgyiti, « plyàtçka edhé para mœ bcèhen' nér nœ 
miyœ lyira, gyùsmat' e kœtùre do t'ia yap naçti, tœ tyérat' do ti 
mârhin' pés vdékiyes sime. » Atâ oubœn' hoçnoùk edhé e martôi 
diâlvin e tiv. 

Pas tsâ kôhœ diàlyi bœri tçoùnœ, kyœ içte çoùm' i mœntçem 
edhé me çoùmœ nasihat. Plyâkou mœ kœtcé kôhœ rhônte me 
atâ nœ çpi, pastay yô, sepsé noùsiya noùk e dônte ; pœrpâra kiçte 
liœ tçik toùrp tek i vyérhi, pastay si i dôlhi toùrpi zoùri t akœr- 
tônte, hér' hér' noùk i yipte boùkœ. Derdiméni plyâkou çartint<* 
me véfte edhé noùkœ koulhdzônte tœ thôçtœ kœtô tek nânœ. Mœ 
tœ sôsourit ngyôi kyœ i thôçte noùsiya tœ çôkyit kyœ, « noùk 
dourôn mcé tœ rhôn me atoè mœ nœ çpi. » Ncé dit i thôtœ i biri 
plyâkout kyœ tœ gyénœ tyâtœr vœnt edhé t'i pagoùafi' hârdjœn* 
e tœ vœçtroùarit. Si ngyôi kœtô derdiméni plyâkou ouvérth 

5 



— 66 - 

edhé zoùri tœ dridhet. « Tçœ, o bfri Im, i thôtœ, ti mœ thoûa 
kœçtoù? tœ toèra kœtâ kyœ ké sôt, koûç t'i lyâ? Me gyith kœtô 
môs mœ tœbô, y6 yô, ném iioè voènt kœtoù nér sa tœ vdés, mœn- 
dôhou, blri fm i dâçourœ, sa hâlhe hôkya pœr tù kyœ tœ ouç- 
kyéfi. » Ngâ kœtô fyâlyœt' kyœ î thâ plyâkou i érth çoûmœ 
kéky. E çôkiya noùk don te t'a çlhte moé me su. Âtœhérœ i thôt 
plyâkou, € kou dô tl kyœ tœ vête? do tœ mœ kyâsin' tœ hoùaytœ 
kour im-blr mœ tœbôn ?» Si thâ kœtô fyâlyœ e lyâiti soarinœ 
e t(y me lyôt. Me gyith kœtô i vârfœri môri çkôpinœ edhé oun- 
grlt tuk me bcérœ ridjâ zôtit kyœ t' i ndiéfiœ tœ blrin e tly, pas- 
téy i thôtœ, « dimœri pô afrôhet*, dhé nœ kyôft se Perœndia mœ 
moundôn é rhoii nér atcê hérœ, s kâm nâiiœ rôbœ kyœ tœ mbou- 
lyôhem, tœ kâm ridjâ ném ficé rôbœ tœ vyétœrœ, atcé kyœ noùk 
e véç mcfe t(. » Noùsiya e ngyôi é i thôtœ me tœ kékye kyœ, 
4c noùkœ kâ rôbat pœr tœ dhoèn' » Atœhérœ kœrkôi kyœ t'i âpîn 
ficè ngâ tœ mboulyoùarat' e kâlyit. I blri i bcén me niçarét tçoûnit 
tly, kyœ t' i byérœ ncè ngâ tœ mboulyoùarat e kâlyit. Tçoùni, si 
ngyôi tœ toèra fyâlyœt çtrlti mœ grâjdit kâlyit, môri atœ mcfe tœ 
mlrœn' e tœ mboulyoùaravet, e préou mœ dd-, proùri fiœ gyûs- 
mœ te plyâkou. « Tœ toérœ doùanœ, si doùket*, vdékiyen tlme, 
thâ plyâkou, kâky' sa edhé al tçoùni i vôgœly mœ kâ asét. » I 
blri e kœrtôi tçoùnin e tly, sepsé noùkœ mbarôi poroslnœ si- 
koùndœr kyœ i thâ. « Fyéita, baba, i thâ tçoùni, pô oùnœ ou- 
mœndoùaçœ nofe tyâtœr poùnœ, kyœ atcè gyûsmœn kyœ préva do 
t'a rouan pœr tù kour tœ bcèheç edhé tl plyâk. » Kùy tœ kœr» 
toùarit' e tçoùnit i râ nœ kôkœt, e koupœtôi zoulhoùmîn e tfy, 
pouçôi tœçôkyœn, i râ nœ kcèmbœt tœ babâît tly edhéibobri 
ridjâ kyœ tœ rhifiœ nœ çpl. — Atâ mlrœ edhé néve mofe çoùmœ 
mlrœ ngâ atâ. 



XX 

l'enfant vendu ou la destinée. 

(Prâlhœza e tçoiinit). 

ïçte ficè plyâk me plyâkœn e tly, kyœ s bcèflœn fœmiyœ. Si 
çkoùanœ kâkyœ vyét ou dhâ zôti ficé Hiâlyœ, ougœzoùan çoùmoel 
kyœ i kouitôi z6ti é ou dhâ ncè diâlyœ. Me tœ çkoùarœ dû net\ pô 



— 67 — 

Tinte e tréta kyœ nœ atcÊ nâtœ do toe vlnœn tri grâ kyœ t'i pré- 
sin rhôyœn* diâlyit; atcè nâtœ nâ zcè ncè çf i mâth, kaky' i mâth 
si nodkœ koulhdzônte iieri kyœ tœ dilyte yâçtœ, se kfçte frik 
môs e mbûtte çiou, kour na vyén noë paçâ nœpœr çit edhé ouk- 
thùe nœ kœtoë çpl tœ plyâkout. Kùy, si e pâ kœtcfe kyœ fçte fierl 
f mir, ougœzoûa edbé e voûri nœ krûet tœ yâtrœsœ, i ndézi Soè 
zyârhmœ tœ mâth, I bcèri dhé gyélh' pœr tœ ngrcènœ ky* i oun- 
dôth, hôkyi edhé tsâplyâtçka, i voùri mœ fiœ tsép kyœ tœ vlnte 
kâlyin e paçâit, se kœyô çpf Içte gyûsmœ mboulyoùarœ, gyùsmœ 
zboulyoùar. Si oungrôh fort mirœ paçâi edhé hcèngri, érdhi kôh' 
e tœ fyétourit, râ tœ flyérœ, p6 koû e zlnte gyoùmi paçânœ ngâ 
frika, se kfçte kâkyœ miy' grôç me véfte ! Atcè nâtœ sikoùndœr 
thâm* edhé pcerpâra, do tœ vlnœn tri grâ kyœ tœ prlsfiœn ûmœrin 
6 diâlyit. Nâ pœr bâft na vlynœ atô trî grâ edhé ndéfiœn ânœs 
Tâtrœs. Paçâi, si i pâ kœtô, oufrlktçoûa çoûmœ pô s bœrf 
çamatâ. 

Lyé tœ lyém' paçân' e tœ zém' grâtœ. Ngâ kœtô tœ tri grâtœ 
zoàri e mâdhiya e thôtœ, « kûy diâlyi noùkœ do rhônœ çoùm, 
do vdésinœ çpéyt. » Pœrgyigyet e dûta é i thôt tœ mâdhesœ, 
kyœ, € kûy diâlyi do rhôfiœ çoùmœ vyét, pastây do vdésifiœ ngâ 
1 âtî. » Thôtœ edhé e tréta, « môy mikéça, tç yânœ kœtô Ihâfe 
kyœ thôni? Kùy diâlyi do rhônœ kâky' çoùmœ sa do tœ vrâsœ 
kœtoè paçânœ kyœ Içt kœtoù, do t* i mârhin* zabitlhtièkoum edhé 
tœ blyœn e tly pœr groùa, » edhé sikoùndœr thôçte e tréta kçoù 
do tœ bcèhœç; ndéfiœn edhé pâk, pastây Ikœn. 

Paçâi, si ngyôi kœtô Ihâfe, oufriktçoùa çoûmœ edhé noùk 
flyéti fâre atcfe nâtœ, pô mœndôhœç kyœ kyùç tœ vrâsœ kœtoé 
diàlyin e plyâkout. Si oungrlt mœngyés i thôt, « o plyâk, edhé 
oAnœ s kâm fœmfyœ, noùk mœ nép kœttiè dlâh in toént edhé tœ 
pagoùafi sa tœ kœrkôntç? » I thôt plyâkou, « koù boèhet ayô ? néve 
me zl nâ e pânœ sût' kœtcé diâlyin, e tl kœrkôn tœ na e mârheç? 
s bdèhet koûrhœ. » — « Yô yô, do tœ m'a âpeç, » thôt paçâi, 
edhé ndzfer ngâ heybét' e tly tri mlyœ grôç, kyœ t'I âpin* plyâ- 
kout, po plyâkou noùkœ bcèhœç kallh. Ndzler tri mly tyéra, se 
tamin' i paÇâit fçte pœr tœ vrârœ diâlyin. Plyâkou, si i pâ gyâçtœ 
mlyœ grÔÇj oubcé kallh kyœ t* i yâpin diâlyin e tly, po noùk e fpte 
e çôkiya. Ndzler edhé tri mlyœ tyéra, prâpœ noùk oubœ kallh 
plyâka. Atœhérœ i thôt plyâkou tœ çôkyœs, « môy groùa, néve 
noùkœ dimœ se do tœ na rhônœ diâlyi a po yô, pô lye toe i a 



— 68 — 

âpim paçâit edhé tœ iiiàrliimœ kâkyœ grôç; zér'-e se noùk poiia- 
Ihœm fâre, p6 me gyfth kœtô, e di fort mirœ kyœ dfàlyin do tœ 
na e vœçtrôinœ mœ mir si tl, lyé t'a mârhin', hér' hér vémi edhé 
né kyœ t'a çôhimœ, » e me kœtô Ihâfe e boéri kaflh tœ çôkyœnœ. 
Tœ môs t'a ngyâtimœ, moùarhœn kœta nœntœ miy grôç, i dhân* 
dyépen' kyœ klçte brœnda diâlyiii pœrpâra kàlyit, pastây zodn* 
tœ kyâinœ. Ou thôt paçâi, « môs kyâui, pô tœ vfni daymâ nœ çpi 
time kyœ tœ çihni diâlyin, » edhé si i thâ kœtô fyâlyœ fkou. 

Mb' oùdhœ pô mœndôhœç, kyùç tœ vrâsœ kœtoé tçoûnœ, tœ 
ndzlrte thikœn é t'i prfrte kôkœn i vlnte kékj : tç boèri? tek pô 
çkônte ânœs ncè lyoûmi mûri dyépen edhé e hôdhi broénda nœ 
lyoùmœ, edhé ikoù, se i vlnte kéky kour e ngyônte tœ kyârît' e 
tçoùnit. Thôçte me mcéndiyet' e tiy kyœ oumbiit, pô çpœtôi, se 
kour e hôdhi brœnda tœr' troùpi fçte mbûtourœ, vétœm kôkœn 
kfçte yâçte, nâft sa mirhte frimœ, edhé vâiti e ndénti mœ tsà 
çkorhéta âfœr fioé pûlhi. Nœ kœtœ pùlh na rouante hœ barf tsé 
(Ihi, kûy nœ kôhœ tœ drékœs ndzlrte dhltœ ânœs lyoùmit kyœ tœ 
plnœ oi'iyœ, kour nœ dhl oundâ ngâ çôkjœt e sâya edhé vâiti tek 
kiiy tçoùni, se i ngyôi zœnœ tek pô kyânto, hâpi tœ dû koèmbœt 
sâya edhé e voùri slsœnœ nœ gôyœ tœ tçoûnit kyœ tœ pfyœ; si 
piou mlrœ mlrœ îkou edhé oubaçkoùa me rôkyœt. Érdhi kôha c 
tœ myélyourit, e pânœ kœtœ dhînœ kyœ s klçte kyoùmœçt, i 
thânœ barlout, « psé na miély dhltœ mbçéhourœ? noùkœ tœ dély 
ayô kyœ hâ kœtoii, pô dô edhé mbcéhour kyœ tœ miélyeç dhi- 
tœ ? » Barlou i vàrfœrœ zoùri kyœ tœ boénœ bé kyœ s df gyoè, 
edhé vœrtét noùkœ dlnte. Pastây i thôt i zôt' i dhlvet, « rhl kœ- 
toii tœ pounôntç, se do t' 1 rouan vétœ sônte dhltœ. > Kûy, si i 
ndzôri dhltœ ngâ pûlhi kyœ tœ koulhôsin, mbrœmanét i çpoûri 
ânœs lyoùmit kyœ tœ plnœ oùyœ, kour çéh atcè dhlnœ kyœ s 
klçte kyoùmœçt. oundâ ngâ çôkvœt' edhé vâiti é hâpi kcémbœtœ 
edhé pô i Ipte slsœ tçoûnit. Outçoudlt, vâiti tek ayô dhfa é çéh 
ncé tçoùn mœ dyépe, atœhérœ thâ kyœ klçte hâk barlou edhé e 
môri tçoûnin nœ çpl. Pastây e gyétœn koûyt ya Içte edhé i a dha 
plyâkout kyœ t'a vœçtrôiiœ (se nœ kœtœ fçât rhl n te dhé kûy 
plyâkou), edhé kyœ si tœ rhltet' t* 1 a yâpœ prâp atly kyœ e 
gyéti. 

Môs t' a ngyâtimœ, si ourhlt tçoùni, e môri plyâkou edhé e 
çpoûri tek al kyœ e gyéti. Kûy diâlyi Içte çoùm i mlrœ edhé i 
oûrtœ sa i çkôi tœ tcérœ ata huzmekyàrœt kyœ klçte ai neriou, 



— 69 - 

edhé e klçte voénœ tœ pârin e kœtùreve. Pœr bâft na vyén paçâi 
nœ kœtcè fçât, se Içte mùlhkou i iiy, edhé rà nœ kœtcè çpf tœ koe- 
tfy neriout kyœ fçte diàlyi. Si çkoûan dû a tri dit diâlyi i hùri 
çoûm nœ zoèmbœr paçàit edhé e dônte, se içte i boûkour edhé i 
odrtœ, edhé tœ toera tœ miratœ i kiçte mi véfte. Noé dit i thôt 
boùykout tly pœr kœtcè diâlyœ, kyœ içte çoùm i oùrtœ. Pœr- 
gyigyet boûykou e i thôt, » tœ ditç maslhahâtœn e kœtiy, do tœ 
tçouditeç, > edhé zoûri t' i rœfénœ tœ tcéra atô kyœ kiçin gyéi- 
tourœ tek tçoùni. Atœhérœ oufriktçoùa çoûmœ paçài si ngyôi 
kœtô Ihàfe, se içte ai tçoùni kyœ e hôdhi nœ lyoùmœ; pô tç 
bœn ? mœndôhet prâpœ kyœ t'a vrâsœ, çkroùan ficè kârtœ pœr 
tek e çôkiya e i thôt kyœ, « kœtoé iïeri kyœ pô tœ bîe kârtœnœ 
t'a vrâtç, edhé atcé sahàt kyœ do t'a vrisni tœ hidhni çoùmœ tôpa 
kyœ tœ gœzôhem edhé oûnœ, edhé si tœ çkroùan kœçtoù tœ 
bcèntç. » Si e çkroùaiti kârtœn i thôt boùykout tiy kyœ, « doua 
n(Ê Séri sakihâtçœm kyœ t'a dœrgôn tek zona ime. » I thôt 
boùykou, € zotœria yôte e di fort mirœ kyœ oûnœ s kâm tyàtœr 
mcê tœ mirœ si atoè diilyinœ. » — - « Edhé oùnœ atcè doua, » 
thôt paçâi, « lyé tœ mârhœ kâlyin tîm edhé tœ viiiœ t'i âp kârtœ- 
nœ. » Môri kârtœn tçoùni, i hipi kâlyit edhé ounis pœr nœ çpi tœ 
paçâit. Nœ oùdhœ na e môri ouria pœr oùyœ, gyéti atyé éfœr 
ildî bourim, dzbriti kâlyit, piou oùyœ edhé ra tœ flyérœ fioè tçl- 
kœ. Tek pô flyinte na vyén noé Arap edhé i môri kârtœn ngâ 
gjiri edhé i a çkroùaiti ndrùçe kyœ, « kùy neri kyœ pô tœ vyén 
atù t'i bcèntç çoùmœ ndér edhé nœ ziafét tœ mith, pastây t' i 
yàpeç edhé tçoùpœn tœnœ pœr groùa ; atœ sahât kyœ do t' ou 
vini kourôrœn, tœ hidhni çoùmœ tôpa kyœ tœ ngyôn edhé tœ 
gœzôhem. » Si e çkroùaiti kârtœn Arâpi kœçtoù, e palyôsi si- 
koùndœr e kiçte palyôsour paçâi edhé e voulyôsi, pastéy i a 
voùri prâpœ nœ gyi. Si flyéti nœ tçik diâlyi oungrit edhé s dinte 
fâre atœ kyœ gyâiti, pô ounis nœ poùnœ tœ tia, vâiti nœ çpi tœ 
paçait e i dhâ kârtœn paçésœs. Me tœ kœndoùar kârtœn kœyô i 
bd*ri çoùmœ ndér, ncé ziafét tœ math, pastéy i dhâ tçoùpœn e sây 
pœr groùa, zoùnœ e pô hidhnin tôpa. 

Paçâi kyœ içte nœ fçât, si ngyônte tôpat, mœndônte se e vrâ- 
nœ kœtcè diâlyin edhé thôçte me véft' e tia, « ndaçti s kâm frik 
•ngà ai, » pô si çkoùan kâkyœ dit, ounis pœr tœ vâitour nœ çpi 
tœ tiy. Oufriktçoùa çoùmœ si e pâ kœtœ diâlyin , çoùm tépœr 
koùr môri véçt kyœ kiçte mârhœ tœ biyœn e tiy pœr groùa. 



— 70 — 

Prâpœ vlnte nœ mcfent e tia kyœ t'a priçte, pô s dlnte kyûç. 
Nœ dit i thôt ncfe kovàtçi kyœ, « nésœr do tœ dœrgôn ndb diâlyœ 
kyœ tœ kœrkônœ ncê plyâtçkœ, ti t*i thoùatç kyœ : prfl sa t' a 
bcèfi, edhé mérh ngà dàlye tçekànœ e màth edhé t' i bieç n'a dû 
a tri hérœ nœ kôkœt nér sa t* a vràtç, pastày pré-i kôkœn» lyidb-e 
mœ ncé çaml ; koùr do lœ dœrgon tyâtœr diâlyœ pœr tœ kœp- 
koùarœ atcè kyœ tœ porosita oûnœ, ti ti yépeç kœtc6 kôkœn. » 
Me tœ thœnœ kœtô fyàlvœ kovàtçit onkthû6 nœ çpi tœ tiy. 
Mbrœmanét thriti tœ dhdindœrin edhé i thôt, « nésœr tœ ngriheç 
çoumœ çpéyt edhé tœ véç tek fllhân kovâtçi edhé t"i kœrkôntç 
nœ gyœ kvœ e porosita. » — « Vête, » oupœrgyiti, (kou pastiy 
edhé vàiti tœ âyérœ. Si ougdbi oungrit tœ vinte tek kovàtçi; i 
thâ e çôkiya kyœ, « içt çoùm çpéyt, p6 byér' é flyl. » Paç&i, si 
oungrit ngâ gyoûmi, thrét diâlyin e tia, é e pùet nœ kyôft se 
vàiti i dhcèndœri te kovâtçi. Thôt, « lyé tœ vête t*a pues, » edhé 
vàiti nœ konâk tœ tiy. Ë zgyôiti edhé e pûeti se vàiti te kovàtçi. 
— « Yô, i thôt, naçti do tœ vête. » Thâ me véften e tia i blr' i 
paçâit kyœ, « tœ prés kœtoé nér sa tœ ngribet edhé tœ Ijàhet, 
moë mfr vête oûn edhé e mârh, » edhé vàiti. Kovàtçi nga-dilje 
e mérh tçekànœ e màth edhé e vràou, i préou kôkœn edhé e 
lyidhi mœ ûdd çami. Pas noé tçik érdhi i dhcèndœri kyœ tœ ma- 
rhœ ato' kyœ e kiçte porositour paçài, ndzôri çaminœ edhé i a 
dhà ; e môri kùy edlié e çpoùri tek paçài. Si e pà kyœ içte 1 ngyàlh 
oufriktçoùa çoûmœ pràp, ouhelymoda md) tépœr kour hàpi çamf- 
nœ edhé pà kôkœn e tœ birit tiy, pô noùkœ thâ gycè-kàfçœ. Pas- 
tây porositi seizin kyœ, « koùr tœ zihen koùaytœ nàtœn, môs tœ 
vétç t'i pouçôntç, pô tœ véyœ im-dh(l>ndœ.r t'i pouçônœ edhé tl 
tœ yéç pas dérœs edhé t*i bieç nœ kôkœ me topoùz n a dû a tri 
hérœ t*a vrâtç. > — <( Tç kà. » Nâtœn si zoùn* tœ zihen koùaytœ, 
thriti tœ dhcéndœrin paçâi kyœ t*i pouçônœ, pô kœtcè noùk e 
lyinte e çôkiya ; pas pâk kôhœ oupouçoùan vétœm koùaytœ, thà 
mœ mcèndiye tœ tiy paçâi kyœ naçti ouvra, oungrit vétœm ngà tœ 
çtroùarat edhé vâiti nga-dâlye nga-dàlye brcénda nœ katoùa, 
Seizi e koupœtôi se içto i dhcèndœri, i râ me topoùz nœ kôkœt 
edhé e vrâou. I môri i dhœndœr' i tivzabitlhcèkoun edhé oubœ ai 
para uœ kcvmbœ ta^ tiy, kœçtoù dôlhi fvàlya e groùas trétœ, kyœ 
thé atop-hérœ kour oulyint, kyœ do tœ mirhte zabitlhfékoun d 
paçàit. — Prâlhœza na oumbaroùa. ai çkôi mirœ, néve do tœ 
çkôimœ mœ çoùmœ mir' ngà ai. 




— 71 - 



XXI 

LA FILLE CHANGÉE EN GARÇON. 

Noè Aerf na kiçte tri gôtsa, i dœrgôn mbréti pœr tœ y&itour 
t'i b<ên' huzmét atfy nœ lyoûft. Kûy s kiçte dyém, po rhinte i 
mœndoùar. I thôtœ tçoûp* e màdhe, < psé rbl mœndoûar, o 
baba? » I tbôt, « lyém, o biyœ, mœ dœrgôn mbréti pœr tœ vài* 
tour nœ lyoûft, oûn diàly noûkœ kàm, ou kâm yoùve kyœ s 
moûnt t* ou dœrgôn. » Âtœ-bérœ i tbôt, « martô*mœ moùa. > Si- 
koûndrœ i thà kœyô i thà dhé tyétœra. Pasté^ i tbôt e vôgœlya» » 
baba, môs ké frik, se oûnœ vête nœ lyoûftœ, pô pré-m* nob par 
rôba, pré-m* dbé âyôkœt kyœ môs tœ nibem kyœ >âm tçoûpœ, 
boàn bazcèr dbé kàlyin, ncèm dhé hàrmœt. > Babi* i séy i a bcÊri 
tœ toèra, edbé ounis me çôkœt e fçàtit; si e pén' atà kœtœ dié- 
lyin, ouçastisœn. 

Tek pô çkônœn ouafœroûan. Mbréti atoë dit kiçte ndzierœ 
diilyin e tia kyœ t*a hante koutçédra, se vinte mot pœr mot 
koutçédra edbé hùnte nœ kasabà edhé hénte çoùm nérs (nérœz) ; 
pastây hdb dit thà ayô kyœ, « nœ kyôft se dôni môs tœ viii mcê 
kœtoû, tœ mœ ndziérœ mbréti diâlyin e tiv. » Si e pàn* kœté 
ouafœroûa koutçédra t'a hénte, oufriktçoûan edhé as ncÊ noûkœ 
vàiti t'a çpœtônte, pô vâiti tçoûpa, ndzôri kôrdhœn, vrâou kout- 
çédrœn edhé çpœtôi diâlyin. I vâiti habéri mbrétit kyœ ouvré 
koutçédra, atcB-hérœ ougœzoûa çoûmœ, zoùri tœ bcén' ziafét edhé 
hithte tôpa. Si vâiti kûy diâlyi me diâlyin e mbrétit, e porosfti i 
bir i mbrétit kœtoa diâlyin kyœ e çpetôi kyœ, « babâi im do tœ 
yépin* nâiiœ mbretœri, ti môs tœ kœrkôntç atcë, pô tœ tœ vâpin* 
kélyin e tia, kyœ ai kouvœndôn me gôy' si néve. » 

Si arhitnœ i thé kœtiy mbréti kyœ, « tçxB mbretœri dô tœ tœ 
ép pœr çpagim e kœsây kyœ mœ bœre? » Oupœrgyiti kyœ, « s 
doua gyœ-kàfçœ, pô fiâft sa tœ çpœtôîi ngâ lyoïifta. » — <( Ng« 
ayô çpœtoûar e çpœtortar \é ; i thôt mbréti, pô tçoé mbretœri dô, 
tœ théra ?» — « Nœ kyôft se ké pœr tœ dhoènœ, doua tœ mo* 
yépeç kâlyin kyœ hipœn ti. » Tuk me ngyoïiar kœtô fyâlyo^ 
mbréti nortk oubcè kailh, pastây ikou diâlyi; pas kœtiy pô vinte 
edhé i bir' i mbrétit. E piiesin' kœtfi& kyœ. « koi'i vête? * Oupœr- 



— 72 - 

gylti, < vête pas babâit tfm, se oûn kœt(Ê nôha pœr baba, kùy 
mœ çpœtôi kôkœn ; kour babâi im dô mcè mfr kâlyin se tœ birin 
e tiy, mfrœ tœ ikin. » Si ngyôi kœtô mbréti ouboé kailb edhéi 
ndzoûarœ kâlyin , i voùn' edhé çâlyœn e flyorintœ edhé î a 
dhànœ. 

Kùy diàlyi (se diàlyœ gyân t'a kyoùaimœ edhé yô tçoûpœ), 
si i hlpi kàlyit ounfs mœ noè tyâtœr mbretœrl. Atyé gyéti tsâ fiers 
kyœ pô hidheçin ncè hendékou, pô noûk e çkapœrdzénœn dôt. 
Kàly' i kœtîy, tuk me pârœ atcè kyœ pœr sœ lyargou, e koupœ- 
toi (kyœ sikoûndœr kyœ thâm' pœrpàra kùy kàlyi kouvœndônte 
me gôyœ si edhé néve) edhé i thôt tœ zôtit, « o im-zôt, i çéh ata 
tç p6 bceinœ? » — « I çôh, pô s moùnt t'a koupœtôn dôt. » Atœ- 
hérœ i thôt kâlyi kyœ, « atcè hendék e hdbn mbréti koûr kâ nâfiœ 
tçoùp pœr tœ martoùar edhé porosît tœ toérœ nérœzit e tly kyœ» 
« ai nerî kyœ t'a çkapœrdzénœ kœtcè me kâly edhé tœ présœ ncé 
môlhœ nœ dôrœ tœ tty kyœ e hédhin' nérœzit m'-at'-àn (mœ atcê 
anœ), aï do tœ mârhœ tçoûpœn tîme pœr groùa. » Po si doùket, 
as noLî fierî moùnt tœ çkapœrdzéfi'. Oùnœ do t'a çkapœrdzéfi, pô 
gyan tœ mbahec mîr sîpœr méye, môs tœ friktçôheç fàre, vétœm 
tœ kéç moéndiyen nœ môlhœt ; koùr tœ hîdhem pœr téy tek 
lyédh' i hendékout, bîe-m rioè hér me koèmb edhé zér' lyétœt' 
edhé mbàhou mîrœ. » Tuk me thœnœ kœtô fyâlyœ kâlyi tœ zôtit 
tîy ouafœroùan tek hendékou, môri fioé vrâp kâlyi, si érdhi tek 
lyédhi i rà kùy me koémb edhé i zoùri lyét(Pt, pastây ouhôth 
kélyi pœrtéy edhé kùy prlti môlhœn me dôrœ. Tuk me pârœ 
kœtœ atâ kvœ îcin at3'é outcoudîtœn, se roùmœ nérs e kîcin rka- 
pœrdzoùarœ, pô s prisin môlhœn. Môs t'a ngyâtimœ zoùri mbréti 
kyœ tœ bcén' dâsmœ edhé tœ martôn' tœ bîyœn e tîy. 

Tuk me mbaroùar dâsmœs, râ tœ flyérœ i dhcéndœri me noû- 
sen", pô pœr bâft foin tœ du tçoùpa. Si ougdhi ouzgyoùan edhé 
ngrîtœn. Pùesin pastây noùsen kyœ, « kyùç çkôi nâtœnœî » Se 
koH^toù îçte adéti ata3-hérœ kyœ t'a pùesinœ. Oupœrgylti, « s bdî- 
het mœ kéky, > edhé nâtœn e dùitœ gyâiti si edhé pœrpâra, kœ- 
rtoù pdhé nâtœn e trétœ. Pastây thôrnin me fikyîr tœ tùre kyœ 
t'a vrâsinœ, pô ou vînte kéky, « mîr t'a dœrgôimœ nœ âktç pùlh 
ky(e t' ou çpiér' boùk çardjînivet edhé tœ dâlyœ koutçédra t'a 
linyœ. > I dlioéndœri rhînte mbréhour pas moûrit edhé ng3'6nte 
tœ tïéra Ihâfet'. Vînte te kâlyi edhé rhînte i mœndoùar. E pùet 
kâlvi kyœ, <( psé rhî mœndoùar, o im-zôt? » Oupœrgyîti, « kyùç 



— 73 — 

môs tœ rhiy? mbréti dô tœ mœ dœrgônœ nœ ncè pùlh, kyœ nfet' i 
tîy îçt' kyœ tœ mœ hdyœ koutçédra. » — « Môs outroémb', i 
thôt kélyi, p6 t' { kœrkôntç ficé kyérhe me boûay kyœ tœ yém' 
boûkœn nœ atoé, pastéy tœ mœsôn oùnœ kyûç tœ boéimœ atyé. » 
Pas ficè tçfkœ na e thfri i vyérhi kœtcé edhé i thôt, « tœ véç é tœ 
çpleç boûk çardjinivet nœ ôktç pûlh. » — « Vête, pœrgylgyet, pô 
tœ mœ yâpeç ncé kyérhe nâft se tœ vé boûkœn broènda. > I dhân' 
atoé kyœ kœrkôi, ngarkôiti edhé ounls pœr-nœ pùlh. Oûdhœs i 
thôt kâlyi kœtiy kyœ, « koùr tœ vémi nœ mes tœ pùlhit tœ lyœ- 
tçôntç ncé boùalh ngâ zgyédha edhé tœ thrétç çardjfntœ, koutçé- 
dra do ngyônœ zoén tcént edhé do tœ vin* kyœ tœ hâyœ, po ti môs 
oufriktçô, zér'-e ngâ véçi edhé vér'-e nœ zgyédhœ. » Tuk me thcén 
kœtô fyâlyœ, ouafœroùan nœ mes tœ pûlhit, lyœtçôi kœyô (tçoû- 
pa) ncè boùalh edhé thriti çardjîntœ. E ngyôi koutçédra edhé 
érdhi kyœ t'a hante, kœyô e zoùri ngâ véçi edhé e voùri nœ vcént 
tœ boùalhit, zoùri pastây tœ hidheç é tœ pœrplkyeç, pô me kôt; 
oukthùen pastây me vrâp te mbréti. Si e pânœ kœtâ kyœ kùy 
kiçte mbœrthùer koutçédrœn nœ zgyédhœ, oufriktçoùan, mbùl- 
hœn dùertœ edhé zoùn' é pô bœrtisnin. Atœ-hérœ i thâ kâlyi kyœ 
t'a lyœtçônœ edhé e lyœtçôi. 

Si flyéti edhé atœ nâtœ, koùr oungrftœn mœngyés, pùetœn 
noùsen kj^œ, kyuç e çkôi. Kœyô oupœrgylti, « sikoùndrœ edhé 
pœrpâra.» Atœ-hérœ thon' kyœ,« t'a dœrgôimœ t'I âpœ oùyœ asây 
pélyœsœ kyœ hâ duniânœ, tœ hâyœ edhé kœtoé. » Kùy e ngyôiti 
prâp atœ fyâlyœ edhé vâiti te kâlyi edhé pô mœndôheç, e pùet 
kâlyi, 4c psé mœndôhe, o im-zôt? » — « Çpœtôva ngâ koutçédra, 
thôt, naçtl do tœ vête te pélya kyœ hâ duniânœ. > — « Môs ou- 
troèmb, se ayô Içt mcéma ime, pô tœ kœrkôntç ngâ mbréti dû 
kyùpa me miâlytœ. » Pas nœ tçîk e thrfti mbréti edhé i thâ kyœ 
tœ véyœ t'i âpin' oùyœ pélyœsœ. « Vête, thôt, pô tœ mœ âpeç dû 
kyùpa me miâlytœ. » I dhân* atâ dû kyûpa edhé ounfs tek pélya. 
Nœ oùdhœi thôt kâlyi kyœ, « koùr tœ vémi te poûsi, tf tœ ndzf- 
ertç nœ kôvœ oùyœ, t*a héthtr nœ lyekân edhé tœ mârheç tœ dû 
kyùpat' me miâlytœ, t'i zbrâtc brœnda nœ oûy edhé t'i trazôntç, 
vér dhé çâlyœn karri kyœ t'a çôhœ pélya, edhé ti hfp mœ nœ lyis. 
Koùr do tœ vinœ pélya, do tœ piyœ oùyœ edhé do tœ çôhœ <;â- 
Ivœn e flyorintœ, do thôtœ, € me kœt(p oûy' tœ œmbœly kyœ piva 
edhé me kœidb çâlyœn e flyorfîîtœ kyœ çôh, tœ klçnam iio'^ neri 
tœ mœ hipte sipœr, do bœnam çoùm' lyôdœra. > Ti tœ pœrgyi- 



— 74 — 

gyeç kyœ sfpœr edhé t*i thoùaç kyœ, « yâm oûnœ, pô kâm frikœ 
&é me hà. » Do tœ thôtœ, « noùkœ tœ hâ. » Thoùav tf, < noûkœ 
tœ mbesôn, nœ kyôft 86 noùkœ boan bé kôkœn e DemirtçIIyit, » 
pastày do tœ thôt pœr kôkœn time ; zbrit ngâ lyizi edhé hip-i. » Si 
1 thâ kâlyi kœtô fyâlyœ kœtiy ousôsœn, boèri tœ tcéra atô kyœe 
porositi kàlyi, érdhi dhé pélya, piou oûyœ, pà dhé çàlyœn, thâ 
kyœ, « tœ klçnamœ ncè neri tœ mœ hipte sipœr, çoùmœ lyôdœra 
do bcêuam. » Pœrgyigyet kœyô, « yâm oùnœ, p6 kâm frikœ môs 
mœ hâtç. » — « Y6, noùkœ tœ hâ. » — « Zér' kôkœn e Demir- 
tçilit. » E zoùri, zbriti pastây, i hipi edhé bcèri pélya çoùmœ lyô- 
dœra. Pastày i thôt, « sikoùr tœ kiçnam Di^mirtçilyin» mcè çoûm 
do gœzôhçam. » — « Kœtoù t'a kâm edhé atcè, » thôt, e rœféou, 
edhé ougœzoùa çoùmœ. Si érth kôha pœr tœ ikour i hipi kàlyit 
kœyo edhé ounfs pœr te rabréti, pô prâpa ou vinte pélya. Si e 
pân* atâ kyœ içte pélj^a kyœ hânte duniânœ, oufriktçoùan çoùmœ 
e Ihé zoùn' é bœrtisnin kyœ, « koù e çpfe atcé? kyœ e gyetç ngâ 
Perœndia? » I bœri ridjâ edhé kâlyi kyœ tœ kthéheç, pô noùkœ 
dônte. Me çoùmœ ridjâ prâpœ kyœ i bcèu' kœtâ edhé i thànœ 
kyœ, « do tœ vimœ nésœr e do tœ plkyemi prâpœ, » oukthùe. 

Érdhi 1 dhcèndœri tek mbréti edhé flyéti atcè nâtœ prâpœ. Si 
oungrftœn ngâ gyoùmi, e pùetœn tçoùpœn kyœ kyùç e çkôi, « si 
yô mcè kéky (si oùnœ e myéra). > Thôt mbréti kyœ, « t'a dœrgôii 
m' âktç kiçœ, kyœ ayô içt plyôt me gyerpcén edhé t'i thém kyœ, 
€ t*ou mârh havaét kyœ kân* kâkyœ vyét pa dhcèn' fâre as nœ 
para. » Kùy e ngyôiti prâp edhé vâiti te kâlyi edhé pô rhfnte i 
mœndoùarœ. « Psé mœndôhe, o fm zôt? » i thôt kâlyi. — 
« Naçti. i pœrgyipyet, noùkœ do tœ çpœtôii, se mbréti do tœ mœ 
dœrgônœ nœ àktc kiçœ kyœ tœ mârh havaét ngâ ayô kiça kyœ 
kâ gyerpœntœ. » — « Mus oufriktçô, i thôt kâlyi, pô tœ kœr- 
kôntç nœ bârhœ me zllye edhé kœmbôrœ edhé tsâ moùçka pœr 
tœ ngarkoùanje parâtœ. » Pas nœ tçik thfri mbréti kœtcé é i thâ 
tœ tœra atô kyœ kirte ngyoùar. « Vête, oupœrgylti, po tœ mœ 
yipni fioé bârhœ me zllye edhé me kœmbôrœ edhé tsâ moùçka 
pœr tœ ngarkoùar parâtœ. » Porositi mbréti edhé i dhânœ atcé 
kyœ kœrkôi, é ounls. Oukthùen edhé moùarhœn edhé pélyœn, 
zoùri kâlyi edhé pélya edhé mœsônœn kœtob edhé 1 thôçfiœn 
kyœ, « oùn edhé moéma ime do tœ zém' dùertœ edhé do hœugœ- 
Ihfmœ edhé tl tœ hfpeç nœ nœ parathir, tœ mârhtç zflyet' edhé 
kœmbôrœt' e t'i toùntç : atœ-hérœ gyerpœfitœ do tœ bœrtâsinœ 



— 75 — 

edhé do tbônœ kyœ, tç i kémi bcèr' Perœmdisœ néve, kyœ pô 
na moundÔD kœçtoù ? T{ tœ pœgyigyeç kyœ, tœ ipni bavaétet' 
e mbrétit, se do t* ou batœrdisin (priçnœ) Perœndia. » Tuk me 
thcèn* kœtô, ouafœroûan edhé hcèn' sikoùndœr kyœ thânœ où- 
dbœsœ. Oyerpobntœ si oufrikiçoûan ngà tœ bœngœlbitourit kà- 
lyit edbé pélyœsœ edbé ngà zilyet edbé kœmbôrœt, ndzoûarœn e 
dhân çoûmcB para. Pastây si oulyargoûanœ ncè tçik bôdbœn gyé- 
lypœrat edbé e kœlboûan kœtœ (tçoupœnœ), pô noûk i boèn' 
zaràr. Âto-bércB tbân' gyerpoàntœ kyœ, « ti kyœ na môre parâ- 
tœ, nœ kyôft se yé diâlyœ ouboèfç tçoùp', nœ kyôft se yé tçoûp' 
oubcéfç diàlyœ ! » At(B«bérœ kœyô tçoùpa e koupœtôi véften e sây 
kyœ oubcè diàlyœ, pastày tbà te kàlyi, « bàyde moré kàlyœ, kvéç 
tçoûp é oubcèç diàlyœ, kyéç péiyœ edbé ouboèç kàlyœ. » Ousô- 
sœn tek mbréti, âyéti atœ nàtœ me noûsen e tiy, pastày si oun- 
gritœn e pûetœn prâpœ tçoiipœn' e mbrétit kvœ, kyùç çkôi? Atœ- 
hérœ ou tbà kœyô kyœ; « môs mœ pùesni fâre, se çkôva çoûmœ 
mlr. » — Edbé néve do ckôimœ mœ mir ngâ atô ; iiér kœtoi'i Içte 
prâlhœza edhé na lyâ çœndét. 



XXII 

LES DIABLES DUPÉS. 
(Pràlhoeza e çejtânit). 

5î(È baba na dœrgôi tœ blrin e tiy nœ çeytânœtœ kyœ mœsô- 
fiœ çaytanlbcëket. Nœ krûe tœ noè môti oumœsoûa kdy kàkyœ sa 
i çkônte çeytànœt ; pastày vàiti i àti edhé e môri. I tbôt kuy ba- 
bàit kyœ, « nésœr do bœbem noé kàly çoûmœ i mir, ti tœ kéç 
mcfendiyen kyœ tœ mœ çétç mœ noè pabà kyœ mœ gyàn, pô tœ 
diç edbé kœtce kyœ môs tœ àpec kapistrœn. » Si oungrit mi tœ 
nésme ouboé kàly, e ndzôri i àti edbé e çiti kàkyœ miyœ grôç, 
edbé mbàiti kapistrœn. Pastày ikou ngà izôti edbé oukthùetek i 
âti. Pràpœ mi tœ nésme oubœ nœ moùçkœ, e ndzôri nœ pazàr 
kœ t'a ciste. Ërdbœn çeytànœt kyœ e kiçin mœsoùar, é pûesin 
babàn e tiy kyœ, « sa e çét moùçkœn ?» Ou tbà noè pazàr kyœ, 
€ kàkyœ e çés, » ndzoùarœu parâtœ kyœ t'i ipnin kœtiy. Atœ- 
hérœ i tbô| kyœ. « kapistrœn noùkœ you a yàp. » atà tbàn'-icyœ, 



— 76 — 

« tœ na e yâpeç, » zoûn* p6 ha çfn edlié po zfçin. Sipœr mœ kœtô 
<;pœt6n moûçka edhé ou ikou. Kœtâ e ndlkyœn ta ziSœn ; si 
oiiafœroûan moùçkœs, e pâ kœyô kyœ noùkœ çpœtôivte ngâ atâ, 
oiibcè lyépour edhé ata oubœn' kyén' edhé p6 e ndikyœn. Ouafoe- 
rouan prâp t'a zinœn, p6 lyépouri ouboë noë môlhœ edhé rà nœ 
préhœrœ tœ nœ mbretœréçe. Kyéntœ oubœnœ dû dervfça edhé i 
thânœ kyœ, < kouitô Perœndf edhé na ép atoè môlhœn kyœ tœ 
râ nœ préhœr, se kémi kàkyœ dit kyœ p6 hahemi pœr atcè. > 
Thôt mbretœréça, « ou môs pâtçi toùrp, pœr kœtcê môlhœ ziheni? 
?sa e mfrhni edhé ikni ngâ oûnœ, )>edhé ou hôdhi môlhœn. Môlba 
ouboé mély edhé oupœrndâ nœ dhé. Kœti dervlçat oubcën poùlya 
edhé zoûn pô haiiœn mély. Mélyi oubcé dhélypœrœ edhé hcèngri 
poùlyntœ. Kœçtoù kâkyœ niœsôi al çeytanlhoéket, sa hdéngri edhé 
atâ kvœ e kfcin mœsoûarœ. 



XXIII 

LES DEUX VOLEURS. 
(F^rùlhœza e tœ dû haydoûtine). 

Noi5 lier na fçin dû haydoùt, kœtâ na kiçin ncè koùrvœ, pô es 
ùeri tyâtœrin noùk e dinte se vlfiœn tœ dû nœ kœtœ. Si çkôi kâ- 
kyœ kôhœkœyo koûrva poky ncb poùlyœ,ba>ri nœ koulyétçedhé 
i ndaou gyûsmœ pœr gyûsmœ. Vâiti néri ngâ kœtâ haydoûtœt, 
bœri poûnœn. Mo tœ f kourit i dhâ kœyô gyûsmœn e poûlyœsedhé 
gyûsmœn e koulyâtçit ; vaiti dhé tyétœri, i dhâ atô kyœ kiçin 
nibétour. Érdhi kôh'e drékœs, çtroûan haydoûtœt boûkœn kyœ 
tœ hânœ; thâ néri ngâ tœ dû, « oûn tçoûkou kyéç sôt edhé mœ 
dhâ nœ gyûsmœ poûlye edhé nœ gyûsmœ koulyâtçi, » edhé i 
ndzôri kyœ t'i hânœn. Oupœrgyiti tyâtœri, « edhé tçoûkou kyéc 
edhé niœ dhân* moûa kœtô kyœ tœ dhân' edhé tû, » edhé i ndzôri. 
Si i pânœ kœtô kyœ için gyûsmœ pa>r gyûsmœ moûarhœn edhé i 
baçkoûan, pastây pan' kyœ tœ dû gyûsmat e poûlyœsœ bcèinœ 
ncè edhé tœ dû tsôpat e koulyâtçit bœin' fioé. Atœ-hérœ thôt fiéri 
kyœ, « koùç t'a dhâ! » — « M'a dhâ filhân koûrvœ, » pastây pûeti 
kûy tyâtœrin kyœ, < tu koùç t'a dhâ? » — « Ayô kyœ t'a dhé 



— 77 — 

edhé tu, > pœrgvigyet. Thân' kyœ, « néve kémi noè koùrvœ tœ 
dû, pô yâ tf t'a kéç, yâ oûnœ. > — « Tç ké, koùç tœ bœn' trimœrf 
mcè tœ médhe, ai t'a két. » 

Pœr bâft pô çkônte noè karavân, ahére thôt néri ngâ atâ kyœ, 
« hâyde tœ çôtç, » edhé al dôlhi pœrpâra me kôrdhœ edhé i frik- 
tçôi edhé i kthéou prâpœ. I thâ tyâtœrit kyœ, « e pé trimœrfn 
time? > — « E pâç, pô tœ çôç edhé ti timcn! » Si oungrûs thôt 
ktiy kyœ, « do vémi tœ vyédhim paçânœ, » edhé onnisœn port 
konékout kyœ flyinte parai, ngoiïlyœn gùjda uœ moûr edhé hi- 
pœn sfpœr nœ ôdœ tœ paçâit. Paçâi pô flyinte edhé noè Arâp i 
ndn'iste kcèmbœt', pô e kfçte zcèn' gyoùmi. Si hiin' broènda kœtâ 
gyétœn nœ dérœ t' ôdœs paçâit tœ toèr' tçélysœt e tœ tyéra ôdœ- 
ve, moùarhœn edhé i hâpœn tœ tcèra.Nœ mes t' obôritdùit'zoùn' 
noè pàtœ, e moùarhœn edhé e thérœn nœ ôdœ tœ paçâit edhé e rô- 
pœn, ndézœn dhé zyârhmœ, voiin' edhé pâtœn nœ hély e zoi'in' t'a 
pikyin. Môri kûy kyœ dônte tœ rœfénte trimœrin noè kôç, edhé 
nga dâlye nga dâlye foi'iti Arâpnœ brœnda nœ kôç edhé e voùri 
mbi ncè polyitsœ, pastây zoùri t'a ndrùste paçânœ, se tyâtœri 
pô silhte pâtœn. Ouskyoûa parai edhé thâ, € Arâp, thoùa-m nœ 
prâlhœ sa tœ mœ zér' gyoùmi. > Zoùri kùy kyœ, « ncè hér için 
dû haydoùtœ, » edhé i rœféou tœ toèra atô kyœ kiçin boèrœ 
kœtâ. Nœ mes tœ prâlhœs i thôçte tyâtœrit, « silh pâtœn, se i 
dfgyet skyépi. » E pues te paçâi kyœ, « tçœ thôt ayô kyœ « silh 
pâtœn se digyet skyépi ? > — « Kçoù e ble Ihâfl. » Nœ foùnt i thâ 
kyœ, « koùç kâ hâk t'a mârhœ atoè koùrvœ, ai kyœ kthéou ka- 
ravân, a ai kyœ vôdhi zotœrin toénde? » Oupœrgyiti paçâi kyœ, 
« ai kyœ mœ vôdhi moùa. » — « E ngyôn? » i thâ tyâtœrit. — 
€ M' nâft, thâ paçâi, se do tœ flyé. » Flyéti paçâi, oupôky edhé 
pâta, e prén', hoèngrœn, lyân' edhé kôtskat e pâtœsœ mœ krùet 
paçâit, pastây ikœn, pô noùkœ vôdhœn gjœ. 

Me tœ gdhirœ ouskyoûa paçâi edhé thriti Arâpnœ, Arâpi ou- 
pœrgyiti edhé oungrit kyœ tœ vlnte te paçâi, pô ngâ polyitsa rn 
pôçtœ. « Tç içt kyô kçtoù? » thôt paçâi. — « As oùn noùk e di, o 
im-zôt, » ndézi dritœn, pastây pân' broènda poèndœ, kôtska, zyâ- 
rhmœ, hély ; thâ paçâi kyœ, € na vôdhœn, » pô si vœçtroùan 
ralrœ i gyétnœ tœ toèra kyœ kiçte paçâi. I thôt Arâpi t kyœ, « ti 
mœ thé nâiiœ prâlhœ mbrcèm? » — « Yô. » Oungrit paçâi, vâiti 
nœ medjlis edhé rœféou tœ toèra atô kyœ gyâitœn te véftiya e tiy 
atcB nâtœ. Ahére oupœrgyiti kadiou edhé i thôt kyœ, < naçti 



— 78 — 

bien gyéthet e droùfiœvet edhé nérzit' çôhin cèndœrha, edhé 20- 
tœrla yôte cèndœrha do tœ kéç parce. » 

Voùri paçâi telyaly kyœ, « ai kyœ mœ vôdhi moûa kà kàkyœ 
mlyœ grôç, p6 tœ rœféhet. » Môri véçt kùy haydoûtf edhé thâ 
kyœ, « oiin do vête tœ rœféhem, se oùn noùk i vôdha gj'Ofe, pô 
rœféva trimœrin tlme, » edhé vâiti. I thâ paçâi kyœ, « oùn yâm 
al kyœ tœ vôdha. » Paçâi noùk e mbesônte, zoùri é rœféou tœ 
tcèra atcè kyœ kiçte bûferœ. E koupœtôi paçâi se vœrtét ai Içte, I 
dhâ atô kyœ klçte zotoùar, pastây f thôt kyœ, « doua tœ mœ bleç 
kadlnœ mœ ncé ârk. > — « Oùnœ moùnt t'a ble. » 

Môri kùy tsâ zilye edhé vâiti mbçéhour nœ çpl tœ kadlouti 
hlpi nœ tavân edhé bcferi iicfe vrùmœ nœ ôdœt kyoe flylnte ai. Si 
érdhi kôh' e tœ flyétourit érdhi kadf ou tœ flyérœ kùy ; kyœ slpœr 
zoùri p6 toùnte zilyet. « Allah ! Allah I » thrét kadiou, edhé p6 
fâlyet. Kùy kyœ sipœr thôt kyœ, « oùnœ yâm Djebrahilhi edhé 
érdha tœ tœ mârh çpùrtin, pô nœ kyôft se hùn brœnda nœ âr- 
kœt, noùkœ moùnt tœ t'a mârh dôt. » Me tœ ngyoùar kœtô ka- 
diou me vrép hùri nœ drkœt, zbriti ngâ tavâni haydoùti, e mbû* 
Ihi ârkœn edhé e ngriti nœ çpâtoulhœ, dôlhi yâçt edhé e ndzôri 
nœ bazar t'a çlste. E pùesnœn iiérzit kyœ, « sa kœrkôn m' aUÊ 
ârk? » — € Doua kâkyœ mlyœ grôç, » thôt, pô es fieri nodk 
moùnte t'a blylnte kâkyœ çtréfltœ, fier sa e môri véçt paçfii, e 
blyéou sa kœrkônte, e hâpi edhé pé brcènda kadlnœ. I thôt, « tç 
kœrkôn kœtoù brcènda, kadl? » — « As oùnœ noùkœ dl, » thôt. 
— 4C Tl yé al kyœ mœ thôçfie kyœ, naçtl bien gyéthet e drôùfioB* 
vetedhé çihen çoùm cèndœrha? » Noùk oupœrgylti fâre. Ahére 
môri é préou kadlnœ paçAi edhé nœ kdfembœt atiy voùri kœtcfe 
haydoùtnœ. 



XXIV 

LES TROIS FRÈRES ET LES TROIS SŒURS. 
(Pràlhœza e toe tré Toelhézœrvet edhé tœ tri môtravet). 

ïçte dhé noùk Içte, Için tri vœlhézœr, klçin tré môtra, i mai^ 
toùan atô edhé i dhân' nérœn te dielhi, nérœn tok hoènœza edhé 
tyâtœrœn tek yoùga. Si çkôi kékyœ kôhœ kyœ klçin martoùarœ 



- 79 - 

kœtô atâ, thon me véften e tùre kyœ, « tœ vémi t*i çôhimœ kyûç 
yénœ ngé çœndéti, » edhé si thàn kœt6 ouboèn hazcèr, moûarhœn 
tœ ngrcènœ pœr oûdhœs edhé ounlsœn. Tek po étsin i zoûri nâta 
mœ noè foûçœ àfœr fi(ê mélyf, ndéfiœii mœ ncè voént» ndzoûarœn 
boùkœn edhé ndézœn dritœ. Si mbaroûan ngé boûka, gyoûaya 
sœ ngroèni, thâ i mâdhi atùreve kyœ, « bini edhé flylni yoù, 
edhé oûnœ do tœ rhf kyœ t'ou roùafi yoùve, se môs na vyén nâ- 
Aœ na vyéth edhé na vrét. » Rânœ é flyétnœ tœ dû vœlhœzérit e 
vôgœly, kùy p6 i rouante. Na çéh ncfe koutçédrœ drftœn edhé p6 i 
vlnte dréyt, pô me tœ pàrœ edhé nérs atyé ougœzoùa çoùmœ 
edhé i ouhôth kœtfy kyœ ta hante. Kiiy i râ me karablna edhé 
e vréou, ndzôri pastéy edhé kôrdhœn , i préou kôkœn edhé e 
Yoûri nœ tréstœ, môri dhé koutçédrœn edhé e hôdhi mœ hcè hen« 
dék kyœ môs t'a çihin vœlhézœrit ; pastéy , si ndéni ficè tçik^ 
flkyôi kœtà é ounlsœn ilœ poùnœ tœ tùre. Nétœn e dùtœ ouér- 
hœn mœ ficè tyétœr vcént; si ndézœn drltœn edhé hcèngrœn, 
flyétœn dû, i méstii rouante, edhé kùy, si edhé i médhi, vràou 
ficé koutçédjœ atcè nàtœ. Nétœn e trélœ thé i vôgœly kyœ, « flyi- 
ni yoù, se do tœ roùafi oùnœ. » Kœté i thén kyœ, « flyl tl, se yé 
î vôgœly, tœ roùaiœ fiéri ngé néve tœ dû, » pô noùkœ dônte tœ 
flylnte edhé pô rouante kœté. I vyén dhé kœtly ncé koutçédrœ 
kyœ t'é hânte, pô si i vôgœly kyœ Içte noûke godîti mfrœ, pastéy 
ndzôri kôrdhœn kyœ t'a vrfste, pô mœ tœ ngôrdhourœ kthéou 
bfçtin edhé l çoûaiti dritœn koutçédra. Thôt kùy pastéy me véft' 
e tfa kyœ t'a ndiste, pô s kfçte me tçcè. Çéh pastéy mœ nœ méyœ 
mélyi ficfe zyârhmœ tœ vôgœly edhé ounfs pœr atyé. Nœ oùdh 
gyéti ncènœn e nétœsœ, i thôt kyœ, « koû vête? » Pœrgyigyet 
kyœ, « vêle tœ gdhifi. » I thôt kyœ, « prlt-^-m' se tœ ndés dri- 
tœn. » — « Tœ prés, » i thôt. Kùy noûk e mbesônte, pastéy e 
lyidhi kyœ môs tœ gdhinte. Si ouafœroùa te zyârhmi, pâ kyœ 
içte sfpœr ncè kazân çoûm i math me dumbœdhyét véç. E ngriti 
kùy atcè edhé ndézi dritœn. Na pœr béft na vinœ haydoûtœt kyœ 
kfçin atcè kazàn. I thônœ kœtfy kyœ, « tsilyi yé? > I thé kùy 
kyœ, € yém oudhœtér, pô m' ouçoùa drita edhé érdha kœtoù 
kyœ t*a ndés. » I thon kœtà kyœ, « kyùç moùnde edhe e ngrlte 
kœtcékazén? néve yémi dumbœdhyét nérs edhé koùr doùam ta 
hekyim ngé zyârhmi zémi tœ toérœ ngâ nœ véç edhé me zi e 
ngrémœ. » — - « Moùa noùkœ mœ oudoùk kékyœ i roèndœ, » thôt, 
edhé e ngriti prépœ. I thon kœtà pabtây kyœ, « ti do tœ yéç 



— 80 — 

i>ai«vv vuiî. M M' pœr tœ vyedhourœ inbrétin, » edhé ounisœn 
> !-^;ai<H;.*ati\oc ïwvœ tce vidhnœn mbrétinœ, boénœ nœ vrûmœ 
ui iKui Ailu' liiuiœ bnvnda tœ vîdhin koûayt e mbrétit, kûy 
..ii'iii ^avt. Si hiiii brcénda pô mœndôhœç edhé thôçte, « ounœ 
u\ ïi.;' V vur \œr^a» kyœ yàiii naçtî s kam vyédhour as iicé 
.'»\at. -v r tu» \oi;u»lv : do t*i vras kœtà edhé do tœ ikin oiinœ. » 
Ju iirili itutv lvvii\ « dilyni <;i)éyt, se lia traytoùanœ. » Zoùu o 
•v» àiixm u^a MUiiuv, kûy ou priste krùeret fier sa i prîçi tœ 
.^! :tr, Tii:ouI\i dhê thikœii nœ mes t' obôrit mbrétit, ndézi e<lhé 
iî.itrii, /..uAidhi UKvmaMi e nàtœs, skyôi edhé tœ vœlbézœrit, 

\\v Ixour ata liv zônf mbrétinœ kvœ, koûr oiiskA'oùa edhi^ 
\\i aU\ Uv vrànvt odhô thikœii ngoûlyour nœ mes t obôrit, un- 
it luulu. [»aNia\ porositi kyci» tœ bœnœn han nœ mes tœ çoûra où- 
lihrravo odhô oïli^nori kvœ tœ rkonœ atyé tœ kthéhet nœ kœtcè 
1.» . Ur iiaur tiv thôm» edhé nios tœ pagonan fàre, p6 tœ ra>- 
I. îi Uv u^MM lu» luirativ edhé tœ lyîgatœ kyœ kà boérœ. Si i pt>- 
lo.iu îva\tvui I iHÎMiœ. Çkoùanœ çoùmœ nérs nœpœr han, hoèn- 
:;i,i M l'dho ih oluMi pa pagoiiarœ para. Pœr bàft na rkoùan edhé 
k««'ta lo* l^^» vivlhézirr edhé oukthuen nœ han. Si flyétœn edhé 
.»:m ;<riU\Mi» ud/iorin para ixrr tœ pagoiiarœ handjinœ. Ou thôt 
.tilv,\n\ * kœtoû liori noiikœ pagonan, p6 gyân tœ rœféfiœ tœ 
.n\vA\ o.lht» Uv IviVat e yétœs tiy. » Rœféou i mâdhi tœ toéra ati'> 
A\ip ki\M»* buu'œ edhé kouteédrœn kyœ kîrte vràrœ; kccçtoii 
.!h*' \ dùili. Nœ fonnt edhé i tréti zoùri tœ thôçte tœ tobra alô 
vxi»» kivl.» l»*vni»: imv tœ mbaronar rœféou edhé koutçédrœn 
, li'i»' h ndiMiln^t kvœ kiVte vrarœ konr donœn tœvidhin mbrénœ. 
I. II». Ml pasla\ handjiou koîtœ edhé i thôt kyœ, « tu tœ dô 
.il»!*'i» V Virlhe/tprit Uv tvérœ ikœn edhé nonkœ dimœ te ou- 
',.'11 |»i» kivla» o niôri mbréti si ngyôi tœ tœra atô kyœ kîrte 
• i^r. i' marloi luo tœ bîvoMi e tiy edhé e voi'iri tœ dùltœn pas 

VU' Jil lu» niartesips kirin adét kyœ tœ lyœtrônœn çoum nérs 

< .^r !»v'lvx»m\a. Ntp niés tœ atiire nérzœvet irte nœ gyùsmœ 

. , ..• .\\\\.' jMisnia» nt^ri. Si lyœtr.onan çoiiniœ nérs ngà hé- 

, ,t .lîu» Ivu^la^ o nibâituîn lyîdhour, zouri pô kyânte. Dhœn- 

.i*« ^'l.l i ordlû kéky, i bœri çoûraœ ridjti mbrétit kyœ t'a 

i iK» u»l»roli o kiçte lyîdhour pœr ûmœr ; prapœ i bœri 

.^ ^ .iIuc.kIvwi. paNlay e lyœtrôi ngâ kékourat\ Atyé âfœr 



— 81 — 

ouudàtb edhé e bfy e iiibrétit, ouhôth ki'iy neriou edhé e pion. 
pastây oubœ i padoùkoiir. Mbréti ouhelymoùa çoùmœ pœr tœ 
gyàitourit edhé ndzôri, thikœn kyœ tœ vriste dhœndœrin e tfy, 
pô kùy i thôtœ kyœ, « moûndem t'a gyén edhé t'a bfe prâpœ kœ- 
tôu, pô tœ mœ bcèntç nœ par kœpoûtsœ péy hékouri edhé nœ 
çkôp tœ hékourtœ (se do gyezdiste çoûmcB fier sa t'a gyénte), tœ 
zotùhem kyœ pœr nœ mot tœ vin kœtôu me tœt-blyœ, » edhé 
ounfs si i bœri tœ toéra ato. 

Atœ nâtœ vâiti tek e môtr'e tiy kyœ e kiçte martôuar me 
dielhin, i râ dérœs edhé érdhi e môtra, pùeti kyœ, « tçllyi içtœ?» 
Oiipœrgyiti e i thâ kyœ, « yâm âktç iieri, » i hâpi dérœn si e pâ 
kyœ içte i vœlhal i sây edhé ougœzoùa çoùmœ. Pas nœ tçîk na 
vyén edhé dlelhi ; kœyo ngâ frika se môs e hante dielhi tœ vœU 
hân e sây, e çtûri mœ nœ ârkœ. Si hùri dielhi pûeti tœ çôkyen 
kj'œ, « me tçœ do tœ hâ boiikœn sôt? » Pœrgyigyet kyœ, « me 
tçcé tœ ndôdhet. » — « Moûa mœ bfe éra mie;. » — « Yô, i thot, 
s kâ mlç. » Oungrit kyœ tœ vœçtrônœ koû frto nifçi (tœ gyénte 
mfçinœ), atœ-hérœ e çôkiya, « mœ mir mœ hâ moi'ia si tim-vœlhâ 
kyœ érdhi naçtf nœ tçik pœrpâra téye. > — « Ndzfr-e, se noùk e 
hâ. » E ndzôri ; si pâ tœ kounâtin e tiy, ougœzoùa dielhi me ta» 
çôkyen. I pnet i kounâti, nœ kyôft se e dinœ koù rlil nœ gyùs- 
mœ fieri, gyùsmœ hékour ? I thânœ kyœ, « noùkœ dimœ gyoé, p6 
tœ véç é tœ pûetç hflénœn. » 

Môs tœ ngyâtemi, nâtœn tyâtœr vâiti tek e môtra e dûtœ kyœ 
e kfç martoiiarœ me hcènœn, p6 si edhé kœtâ s dinœn gycé, vâiti 
edhé tek e tréta kyœ kiçte yoiigœn. E pùet kyœ, nœ kj'ôft se di 
ncè gyùsmœ hékour gyùsmœ neri? Pœrgyipryet kyœ, « oùnœ noù- 
kœ di gyœ-kâfçœ, pô ti mérh kœtœ oùdhœn e sipœrme nésœr pa 
gdhirœ edhé atyé mœ âktç vd^nt do gyéntç ncé faykôre, kyœ ayô 
içt kâkyœ e mâdhe sa noùkœ moùnt tœ flyoutourônœ, pô ti ta* 
véç prâpa kadâly kadâly, t'a zéç péy kôke e t'i thoùaç kyœ, « do 
tœ vrâs nœ kyôft se môs mœ rœféii gyùsmœ fierinœ edhé gyùsmœ 
hékourin, » pastây-si tœ thôt ayô koù gyéndet e tçœ tœ b(i*ntç, 
hâyde kœtoù. » Si ougdhi vâiti edhé zoùri faykôren, i thôt ayo 
pastây kyœ, « oùn e di koù Içtos pô gyân tœ mœ bténtç liaz(C*r 
kakyœ ôkœ miç, pâ edhé ta» ma» prétç sa ta» ma^ rhihet krâhou. 
se yâm plyâkœ. » 

E priti kùy nér sa i ourhit krâhou, bœri liazœr çoùmœ miç 
kyœ tœ kônt«» ku»tœ na» oùdha» tek pô ngyiteçin, se atyé t»*k do 



— S-? — 

viùti-'ii icte nu- iiiàlv coùuiu' i Ivarl, sa as ùœ neri noûk luoûnio 
tœ hipteedhé e, kvoiianœn tyâtœr duniâ, kyœ nd'ata'? na rhinte ai 
gyi'ismœ neri gyiisiiKJB hékour me tœ blvœn e mbrétit. Nœ foùiit i 
hipi kûy faykôres, môri edhé mlçtœ pœrpâra, oungrit faykôriya 
edhé p6 flyoutourônte. Mœ tœ iigyétoiirit i Ipte ngâ noè tsôpœ 
infr, nyér sa ouafœroiian, p6 pœr bâft i oumbaroûa mlçi, e s 
kiçto riK» tçœ t'a kônte faykôrenœ. I thôt kœyô kyœ, < doua 
mir. » — « Noûkœ kâm, oumbaroûa. » I thôt prâpœ, « yâ tœ 
ma» iiàpeç mlr, yâ yô do tœ héth port. » Kiiy s dinte tç tœ boénte, 
préou nœ tsopœ ngâ tyâtœra edhé i a dhà, pastây si kœrkôi 
pràpœ, préou ngâ kôfrœt edhé i a dhâ. Si oungyitœn sfpœr edhé 
zbriti faykôresœ, pâ ayô kyœ içte tœr' gyâk, i vôlhi atô tsôpa 
kyœ kicte ngrœnœ edhé oucœroiia. Diâlyi vâiti mœ tsà sarâve 
kycp için atù âfœr tek zbriti, i râ pôrtœs edhé dôlhi e çôkîy' e 
tiy, e biy' e mbrétit. Kœyô posa o pâ e nôhou atoè ktçâst, nga 
gœzimi thâ, « ti yé boùrhi ini ! kyûc érdhe kœtôu sîpœr? koùrtœ 
proùri? » Zoùri edhé i rœféou kùy tœ toéra tœ yoiiaitourat e tiy. 
Mi kœt6 Ihâfe érdhi dhé aï gynsmœ nerîou edhé gyûsmœ hé- 
kouri, kœyô ngâ frîka e mhçéhou tœ çôkyœn lyârt nœ tavân. 
Hiiri kûy, pûeti kyœ, me tçoé do tœ hâm' boûkœn? — « Me tço& 
na oundôth. » — « Moûa mœ bio éra miç, » pœr bâft pâ ngé noé 
vrûmo? ato* nœ tavân, hipi sipœr edhé i plou gyàkoun, môri pas- 
tâv Ivekoûrœn e kcptivedhé kôstkat edhé i hôdhi yâct cpls tfv. 
Na e (;éh faykôriya, e nuhou edhé thâ, « kûy fçt ai diàlyi kyœ 
proûra oûn kœtoû, pô lye tœ rtrin tœ mârh kyoûmœçt dalhandûre 
edhé t'a ntrvâlli, » noûkœ mœnôi, onnis edhé vâiti mœ dû mâlve 
kyo* hâporin t'dln* nibûlherin fno> mes tu? kœtûreve gyéndeç 
kyoûmœçt dalhandûre), hûri brœnda, ml)oû(;i skvépin edhé ouk- 
thué, i a voûri nœ gôyœ diâlyit edhé e ngyâlhi. Oungrit kûy, 
vâiti prâp tak e rôkiya edhé e porositi kyœ tœ bœhet e sœmoûr, 
pastây t'i thôt atîy gyûsmœ ncMiout e gyûsmœ hekourit kyœ, 
« néve kémi kâkyœ kôhœ kyœ pô rkôimœ barkœ, nâiiœ hérœ 
noûk mœ dœft ive kyœ koû mbàhct foukyfayôte. Moûa m' oua- 
fœroûa vdékiya edhé nios ké frik ngâ oûnœ. — Atœ-hérœ do tœ 
rœféno» koû e kâ fonkvinœ. ^ Si i thâ kœtô ikou edhé oumbcéh se 
inôs e gyénte prâp ai edhé e hânte. Ousœmoûr o biy "e mbrétit, 
[>astây e pûeti jiœr foukyi tœ tia. I thâ kyœ, « e kâni nœ fçésœt.» 
Si ikou kûy mi tœ nésme e dôgyi frésœn, pô noûk i oupriç fou- 
kyia. Prâj) ousœmoûr edhé e pûeti kya» t'i rœféiwp foukylnœ. 



— 83 — 

Ato^liéro' i thâ kyœ, « foukjia ime k;t mœ lué dérli kyœ içt mu? 
âktç mâlj ; ai kâ noe dhoémb tœ ergyént, brœnda kà nœ lyépour, 
lyépouri ké nœ bàrkout tiy tré pœlhoùmba, atyé mbâhet foukyia 
Ime. > Tuk me thcèn kœtô ikou edhé vàiti nœ poùmœ tœ tiy. 
Dôlhi kœyé edhé thriti tœ çôkyin edhé i thâ tœ tcéra atô kyœ 
ngyôi. Vâiti diâlyi n' atoé mâly, gyéti ficé barf me tsâ dh(én, e 
pùeti koù gyéndet nœ dérh kœtoù çoùm i mâth? — I thâ kyœ, 
« môs thrit fort, se na ngyôn edhé vyén na hâ. » Kùy zoùri tœ 
thrés* mœ fort nér sa e ngyôi dérhi edhé érdhi t'a hâyœ, p6 s 
moûnte dôt t*a vinte pœrpâra, se kùy kiçte thik. Tek p6 zi'çin 
thôt dérhi, « soukoùr tœ kiçnam noè rcèzœ kœlykâze kyœ tœ 
préh dhcèmœt', pastây tœ mœ çihne. » Thôt edhé diâlyi kyœ. 
« soukoùr tœ kiçnam ficé koulyâtç tœ sitour, tsâ piçky tœ tiga- 
nfsour edhe noè plyôskœ vérœ, tœ mœ çihne edhé ti pastây. » 
Me vrâp ai bariou proùn atô kyœ thâ diâlyi edhé i a dhâ. Si 
hcèngrœn tœ dû, dérhi kœlykazœn f dhé kùy koulyâtçin e sitour 
edhé piçkytœ e tiganisour , zoùnœ prâp tœ hâçin fier sa e 
moùndi dérhin diâlyi, pastây e vœçtrôi ngâ dhoémœt', pâ nœ 
tœ ergyéntœ, pas kœsâye tçâou, gyéti brœnda ncé lyépour, tçaou 
dhé kœtcé, brœnda i gyeti tré pœ!hoùmba. 

Tœ vimœ naçti te pyùsmœ neriou é gyùsmœ hékouri, kyœ 
kùy po sa ouvra dérhi ousœmoùr, si e tçâou (diâlyi) edhé gyéti 
lyépourin ousœmoùr moé keky kâkyœ sa noùk moùnte tœ ngri- 
heç. Pastéy diâlyi atâ pœlhoùmba kyœ gyéti dû i préou, iiœ o 
mbâiti edhé vâiti nœ çtrât tœ gyùsmœ neriout é gyùsmœ hekou- 
rit, kùy posa e pâ, bcéri kyœ tœ ngrihet, pô noùkœ moùnte dôt, 
ahérœ diâlyi théri pœlhoûmbin kyœ mbânte nœ dôr, pastây vdlky 
ai. Môri diâlyi tœ çôkyœn, hipœn nœ krâha tœ faykôres, zbritœn 
pôçt edhé oukthùen te nibréti, kyœ kùy, posa i pâ, ougœzoùa, 
coùmœ edhé boëri ziafétœ tœ mbœdhéfi. 

Foùnd* i prâlhœsœ. 



CHANSONS 



BEYT » 



1. 



Oûiia* Htllié :rv^*iiiiin' ky(P flvé 
Me sevdfi * tœnde p6 haheni, 

.Nl:;i /otn'i'i l«i*ih|H iiMiik»!' ihI.'iIhmii. 

MtMiK' jM'iiilaiit \*' <«»iiiiiiHil «jih- je ijor^ 
l'.ii* ton .'iiiioiir JH iw ••♦*.<<♦» il/'liw «lôvon*. 

he ta beigacurie je iir nu* 5>èpaivrai [>n>. 



Ml)êtçœ si goûr iiœ soLâh, 
dvitli' mo kâ'inbd» niœ ctùiiKo, 
TnHiiïlafilyi no» bnvdâh\ 
Lvoûaiinœ pâk sina». 

1. hii iu.»t aral»«', vnv. rAx.'i'tisstMuciit. (à* >init -l^'s «'Iiansous M!ii"nr" n ««.-^ 
'Ma t'ormo (le quatrains, eu vers <lo huit syllabes et à rimes nu*lées. (4'ebl par 
cxrepti»»a que les deux derniers vers de re premier quatrain «ont de dix syl- 
labes, et le premier du douzième quatrain de douze. La réj^ularilé métrique 
n'eî«t pas, au reste, ce qui parait distin^ruer la versification albanaise. Vuy. 
Cam., App., p. VS.\. — On remarquera dans plusieurs de ces petites pièces, et 
dans d'autres encore, une sorte d<î dédt)ublement ou d'obscur parallcdisme 
d'idées, qui rappelle les pantount malais. 

2. Les mots en italiques sont turcs. 



— 86 — 

Je restai comme une pierre dans la rue, 

Chacun me pousse du pied, 

(^a rose * e^t dans le vase, 

Nous jouons un peu de l*œil (en passant ). 

3. 

Te ké zalœmk' e Pftrœndisa*, 
Tç ké me moûa fonkarànœ? 
Si dodi * kour çkôn tçarfçisœ, 
Priçe mcéntç gyithœ dunydnœ. 

Qu'as-tu, t}Tan (envoyé) de Dieu, 

Qu'as-tu avec moi misérable? 

Dans ton élégance, quand tu passes par le bazar. 

Tu fai> perdre la raison à tout le monde. 

A. 

Zumbûlhe é zilhkadé ({) 
\œ dlmœr mœ s pâçœ pérœ. 
Koù e kœpoùte mœ rœfé. 
S^? kv6 na sôlhi behdrœ. 

Dèb jacinthes et des narcisses (?) 
Kn hiver je n'en avais jamais vu, 
( H\ tu les as cueillis révèle-le moi, 
(lîir ils nous ont apporté le printemps •. 

Pràpa mâlyit m<p hœ toiiro' 
Stfarikyes * se vvén hehnri : 

i. La malti'eflse qu'on reprarde du coin de Toeil eu passant. 

"2. Litt. comme un»^ dodi , originairement nom pn>pre luix? , emplor<^ 
'•«•mmc svnonvme d'un»» tciunu* c:K*p:aut»'. 

3. Tout cooi ef»t fipuiv rt sij;:nifio, on somme, jo n'ai vivn vu d*au8si beau 
<[ue toi. 

t. Mot inooinprcli<']isil)l<': un n,- pt/ut môme reonunaitiv a quelle lan}ru<* 
il .'ippArti«-ii(. 



— 87 — 

Çkô tsigârin noènœ goùçœ 
Tœ tœ vinœ i œmbœly douhâni. 

Derrière la montagne dans une plaine, 
Bonne nouvelle (?), carie printemps arrive; 
Passe le cigare sous ton cou 
Afin que le tabac te paraisse bon. 



6. 



Houkouriiiœ o ké me sur, 
Velhak'tn s ké niouabénwy 
Alhdou tœ bœftœ memoûr. 
Te dliœntœ ma&ip gyenémnœ 

L)e la beauté lu en as plus qu'il n'en faut, 
Mais tu manques d'amabilité: 
Puisse Allah faire do toi un employé (?j. 
Puis<e-t-il te donner un châtiment convenable. 



/ . 



N<e niés ta» fàk3'es(e itn'jpœ, 
Si para e misirlliisœ. 
Arcikout \c i vinœ Ivùtd» 
Ngâ sevdàtf e boukouris(i\ 

Au milieu de la joue i lu ;isi nue fos<,.tl«', 
Comme une monnaie d'Kuvpte ' : 
A l'amant (à moii comme les larmes lui vienneni 
A cause de l'amour de la bi'auté! 



s, 



Dulhcr, to tce thém fué fvâh n», 
llhahin Ur m'a dii»vôntc, 
S«* zotœrôte m'a di hnlhe, 
T<e flvntc cdhé t<p kouviendônlc. 

• •• • 

|. î.itl. (Jo rKi?ypti«'iiiu'. 



— 88 — 

Objet aimt% je vais te «lire une parole, 

Mais que tu Texauces ! 

Car ta seigneurie connaît ma passion, 

(C'est) que tu parles et que tu converses (avec inoij. 

9. 

Kœta niâlyet' me tœbôrœ 

Setc kyâinœ hdlhœt e mfa ! 

Tç ké, poûçty kyœ s flyét me go^œ i 

Kyœ e gyétc ngâ Perœndia ! 

Cos montagnes couvertes de neige 
Comme elles pleurent sur mes chagrins ! 
Qu'as-tu, objet aimé, que ta bouche reste muette ? 
Puisse Dieu t'en punir ! 

10. 

Si pamhoûh'ou to tœ dzboûtetr, 
\ dhahiit > to» tli<'niM' smlll,. 

\ \«'ll ZCiluin l\\<»' In l'i' l\ont<*t«-. 

• • • * 

<!<>iiiiii(* le eoton tu t'aiiiollir;i>. 
Cependant on ne te dit pas... ', 
Le temps viendra que tu me supplieras, 
Que tu t'écrieras, « où es-tu, 6 amant ? » 

H. 

() l>ir, sete mœ plyagôse 
Mo sirmu', t'outliAfld? krâliou ! 
M(* tvize setc nid» karlost* 
Atyé \ok s mo» z<é tljerâhou! 

i) enfant inuirquoi ni 'as-tu l)lessé 
D'un coup de fcMi, puisse ton bras se briser î 
Avec tes airs jri'acieux p()ur((uoi m'as-tu frap|ȏ 
Là où le chirurfrien ne peut mettre la main *. 

I. Il u\ a aucun s^us à Wwv <lu mot M(/iA. justf. 
;'. Dans le C(Hur, 



— 89 — 



1 >^< 



Moustâkiya yôte posa tœ kà dîrsour 
Moe kâ 'nda tœ tœ rh! prânœ, 
Mœ rhî si nous' e stolhfsour. 
Posa vyén m'a çtôn sevddnœ. 

Depuis que ta moustache a commencé de paraître, : . 
J'ai le désir de m'asseoir à tes côtés ; 
Assis, tu ressembles à une fiancée dans ses atours; 
Plus je vais, et plus mon amour s'augmente *. 

• 

13. 

Fâkye e koiikye si bôya, 
Pandây tç va pœlykyén arçikou t 
Fôlyœ, o tçoùn, t' oulyoûmtœ gôya, 
T(o pa»llits.^ <nn mfnmfUou ! 

.Imii»' roiii^»* ri»iiiiii»* \n «•(Hil»'iir -. 
Aii>>i «uiiiii»*; r;<m;nit ^Mi rartolc ! 
}*arU'. ♦^nt'.uit. Iiein'euse soit l.i Imhh-Ii.) ! 
Puisse toi! t'im**iiii «iwt^i- ^' ! 

14. 

Munafikœtœ di nga df, 
Pô pœr tœ kalhœzoùarœ, 
Tek-dô rond» nôîïœ delhi 
S e lyânœ pa helymoùaro». 

Les ennemis sortent deux à deux. 
Mais rien que pour calomnier. 
Partout où ils voient un jeune homino 
Ils ne le laissent pas sans Tempoisonner *. 

l. Litt. A mosurti quf (lo tom|i.s) vient, tu m'augmentes l'amour. 
'2. Une rouleur servant à la teinture. 

3. Crever de dépit, on vt\vant que tu me parles. L^ennemi, ou plus exacte- 
ment Vhyparrite. c* est un jaloux, un rival. 

4. De médisancet, de calomnies. 



— 90 — 



15. 



BirbUfii dégœ mœ dégœ, 
Mœ noè dégoè tœ hourmàsœ 
Gyéti, mœ s pouçôn koùrhœ, 
Se kyân hdlhet e sevdâsœ. 

Le rossignol (saute) de branche en branche, 

Sur une branche du palmier 

Il a trouvé (une place à son gréj, il ne cesse jamais (de chanter). 

Car il pleure les peines de Tamour. 

16. 

Mal}»^ pœr mély to tœ pœrpikyem, 
Si parvdzi to tœ dlgyera, 
Gyersâ môs tœ houmbâs... 
Edhé tœ trétem si plyortmbi. 

De montagne en montagne je m'userai en efforts. 
Comme la lumière céleste je brûlerai. 
Jusqu'à ce que je perde... (vers incomplet) 
Et que je fonde comme le plomb. 

17. 

Mœ thùnœ kv(jR ndzôre Ivind», 
lallui m' a ckôtr me rdMidét ! 
— Mo.^ s t' a priri boukourinn», 
\r i rhofr sat- œmo' o<lhi- tut-ét. 

On ma dit que tu as prij^ la petite vérole. 

Dieu veuille qu'elle passe et que tu recouvres la sauté! 

— Ta beauté, elle ne Ta pas détruite; 

Puis»<es-tu vivre pour ta mère et pour ton père! 

is. 

IVenotita, dôlhi flyakcp. 
Mon \uv kviev vato tumi. 



— 91 — 

Ah me dét, o oûnœ myéri 
Kjœ s mœ gyéndetœ hakyimi. 

J*ai soupiré (d'amour), il est sorti une flamme, 
Jusqu'au ciel la fumée en monta ; 
Ah ! malheur, infortuné que je suis, 
Kt qui ne puis trouver de médecin ! 

19. 

Mœ thinœ kyœ yé i mârhœ 
Edhé oûnœ e di vétœ ; 
To tœ doua dyém tœ bàrdhœ 
Sa tœ vête ncé kylnt vyét. 

On me dit que tu es capricieux, 
Et moi-même je le sais bien ; 
J'aimerai les garçons au teint blanc 
Quand je vivrais cent années. 

Djatnaddnœ lyâra-lyâra 
Véçourœ pœrmbl yelék: 
Thém t' i dâly * tçoùnit pœrpâra, 
Kàm fdkœ setçô mœ flyét. 

La veste toute bigarrée (de boutons) 
Placée par dessus le gilet ; 
Je veux aller au devant du garçon, 
J ai peur qu'il ne me parle pas. 

'H 

Hoiïiulœnœ si kyelyibdr, 
Djevair nœ goùçœ toénde. 
Fâkyenœ bulyàr rekyér, 
M6v hc&na kâtœrmbœdhvêtœ. 

(Tu as) le nez pareil à lambn'. 
Des bijoux autour de ton cou : 

|. Litt. le di» que je sorte, c.-à-d. allons* î*orloiia. 



— 92 - 

La jouo comme du sm:;iv transparent, 
O ma lune au quatorzième (jour|*. 

Po sa dôlha te djamia 
Çtûra sùtœ ânœ mb' ânœ, 
Setç m' oupriçnœ mœnt e mla ! 
Lyôtœt' pas fâkyes mœ rânœ. 

Lorsque je fus arrivé à la mosquée 

Je jetai les yeux de côté et d'autre ; 

A quel point ma raison s'égara ! 

Les larmes me coulèrent le long de la joue. 

232. 

Mendôn vétoulhatV toûa, 

Te m'a mbân ( pirtina» tîni kvn» s 'l*'»lv? 

( *.|i*ir«». m<i' lmhIiî»' iiioi'i;! 

M»* «li'i |»1\ ni'iml><j l\ iMli<»iir ii|.» /<'/»/. 

.It' II»* jMMi.>«* i[U n l«'> >«>nrril>. 

tjii*»'st-«v' qui t'inji^Vlie iiHMi liiiï*' il»' >oi*tir f 

Tu a:> lire \ lu m*a.> Trappe 

De deux balles liées par un fil. 

Ckon me vôtoulha t(i' vrâra 

Si Inèna koûr e /AÎni rêt<H : 

Mj^éri ouno» touke kvara' 

Kvûc to t'a ckofi kœtd' vétn»? 
• ' ■- «• 

1. Litt. O luiu' «[uatni'/i* ; la Iwiw dans 1p qiiatoiv.ii'inc j«»nr do sou cours 
•\st un terme de comparaison tivs-usitê chez les Malays et probablement ciiez 
d'autres orientaux. 

'2. Ce beyt et les deux suivants sont d«* lii-rat ; ils m'(»nt été dictés par 
Mehmed-Ali-bey. petit fils d'Omer Vryonis, connu par la part qu'il prit, 
comme adversaire ths (ir<îcs. à la jruorrc de rindcpcndance. 

'.i. Un coup de fusil : celte comparaison remplace chez les Albanais les 
flèches de Gupidon, jadis si à la mode chez nous. 



— 93 — 

Tu passes avec les sourcils froncés, 
Comme la lune quand les nuages la voilent ; 
Malheureux que je suis, en pleuifant 
Comment la passerai-je cette existence? 

25. 

AIbi gyéthe tœ trœndafllyit 
Ud'uka vésa si indjia, 
Toi thirourit' kyœ bcèn bilybUyi 
Setç m* i priçi moént e mia ! 

Sur les rameaux du rosier 
La rosée tombe pareille à des perles ; 
Les accords que lance * le rossignol 
Comme ils ont égaré ma raison! 



DISTIQUES. 

2(i. 

Da-lyé tœ tœ poùth îicè hérœ, 
Pa mérh îïœ goùr e mœ byérœ. 

Laisse que je te baise une fois. 
Puis prends une pierre et me frappe, 

27. 

Da-lyé tœ tœ zoé préy gyiçti, 
Pa lyé tœ mœ dâlyœ çpîrti. 

Allons, laisse que je te prenne par le doigt, 
Puis je consens à perdre la vie *. 

28. 

môy vétoulha gyelypcèrœ, 
Ndritœ ayô kyœ tœ kâ bcÊrœ! 

i. L^appel, le cri qae fait. 

^. Litt. laisse que Tesprit me sorte. 



— 86 — 

Je restai comme une pierre dans la rue, 

Chacun me pousse du pied, 

{jSl rose * est dans le vase, 

Nous jouons un peu de l'œil (en passant). 

3. 

Tç ké zalcbmk' e Perœndisœ, 

Tç ké me moùa /biifoimwa? ? <*. 

Si dodi * kour çkôn tçarfçisœ, 

Prfçe mcêntçgyithœ dunydnœ. 

Qu'as-tu, tyran (envoyé) de Dieu, 

Qu'as-tu avec moi misérable? 

Dans ton élégance, quand tu passes par le bazar, 

Tu fais perdre la raison à tout le monde. 

/i. 

ZumbtUhe é zilhkadé (?) 
Nœ dimœr mœ s pâçœ parœ, 
Koù e kœpoùte mœ rœfé, 
Se kyô na sôlhi behdrœ. 

Des jacinthes et des narcisses (?) 
Kn hiver je n'en avais jamais vu, 
Où tu les as cueillis révèle-le moi, 
('ar ils nous ont apporté le printemps '\ 

5. 

Pràpa mâlyit mœ noé Umç(v 
Sfiarlkyes * se vyén behfiri : 

i. La maîtresse qu'on regarde du coiu de Toeil eu passant. 

'2. Litt. comme une dodi, originairement nom propi'e turc, emplové 
'••mmc synonyme d'une fomme élëgauto. 

3. Tout ceci est figuré et signifie, en somme, je n'ai rien vu d^aussi beau 
<]ue toi. 

t. Mot iuc<uupn*li«'U.siblf: «ni ne peut luéme reconnaître à quelle langue 
il ;ipparti«'at. 



— 87 — 

Çkô tsigàrin noènœ goûçœ 
Tœ tœ vinœ i cémbœly douhâni. 

Derrière la montagne dans une plaine, 
Bonne nouvelle (?), carie printemps arrive; 
Passe le cigare sous ton cou 
Afin que le tabac te paraisse bon. 



6. 



Houkouriuœ o ké me sûr, 
Velhakin s ké mouabénœ, 
Alhaou tœ bcéftœ memoïtr. 
Te dhœntœ masip gyenémnœ. 

l)e la hcaiitc hi en as plus qu'il n'en faut, 
Mais tu manques d'amabilité: 
Puisse Allah faire de toi un employé (?;, 
Pnisse-t-il te donner un châtiment convenable. 



/ . 



Nœ mes Uv fàkyeste nn')p(e, 
Si para e mhirlhisœ, 
Arrikout te i vinœ lyàUv 
Xgâ sevdàt/' e boukourisie. 

Au milieu de la joue i lu asi une f()^>'*tt<', 
Comme une monnaie d'Kgjple * : 
A Tamant (à moi) comme les larmes lui viennent 
A cause de l'amour de la ]>eauté! 



S, 



l)nUivi\ to to' thém mé l'\âh d*, 
llhahin Uv m'a dii»vôntc, 
Se zotoM'ote m'a di hnlhœ. 
To» flvâtc odhé to* kouvo^niiônlc. 

|. î.itl. do rKurvpli<Mnu". 



— 88 — 

Ul)jet aimé, je vais te dire une parole, 

Mais que tu Texauoes ! 

Car ta seigneurie connaît ma passion, 

(C'est) que tu parles et que tu converses (avec moi). 

9. 

Kœta mâlyet' me tœbôrœ 

Setc kvainœ hdlhœt e mla ! 

Tr> ké, poûçt, kyœ s flyét me goyœ ? 

Kyœ e gyétç ngA Perœndîa ! 

Ces montagnes couvertes de neige 
Comme elles pleurent sur mes chagrins ! 
Qu'as-tu, objet aimé, que ta bouche reste muette? 
Puisse Dieu t'en punir ! 

10. 
Si pamhoùl'ou to tœ dzboùtetc, 

Vt'lhniin > In» il loi IIP s(ulll,\ 

• • • • 

(.«•iiiiiic 1»» intoii tu raiiiollira>! 
Cependant on ne te dit pas... ', 
Le temps viendra que tu me supplieras, 
Que tu t'écrieras, « où es-tu, ô amant ? » 

H. 

l>ir, .set<; mœ plyagôse 
Me siçané. t outliAftœ krahcMi ! 
Me wize setr, ni<j» karlosc^ 
Atvé Jek s nup Z(é fljerahou! 

() enfant inuirquoi m'as-tu l)lessé 
D'un coup de ftMi, puisse ton bras se briser î 
Avec tes airs :4:racieux jiourquoi m'as-tu frappé 
Là où le cliirurf.nen ne peut mettre la main *. 

I. Il n\ a aucun spu^< à tirer du mot pa(/iA'. justt». 
:.*. Dans le Cd'ur. 



— 89 — 






Moustâkiya yôte posa tœ ké dirsour 
Moe kâ 'nda tœ tœ rh! prânœ, 
Mœ rhî si nous' e stolhfsour, 
Posa vyén m'a ctôn sevddnœ. 

Depuis que ta moustache a commencé de paraître, 
J'ai le désir de m'asseoir à tes côtés ; 
Assis, tu ressembles à une fiancée dans ses atour&; 
Plus je vais, et plus mon amour s'augmente *. 

• 

13. 

Fâkye e koûkye si bôya, 
Pandây tç va pœlykyén arçikou t 
Fôlyœ, o tçoùn, t' oulyoumtœ gôya, 

\ii>>i «oiiiiu'î 1 ;im;nit ^mi rart'olc ! 
}*arl»\ ^'iit'aiit. Ii^m'euso s<iit. la l»'airli.^! 

14. 

Mnnafikœtœ di iiga di, 
Pô pœr tœ kalhœzoùarœ, 
Tek-dô conœ nôfïœ delhi 
S e lyâuœ pa helymoûarœ. 

Les ennemis sortent deux à deux. 
Mais rien que pour calouuiier. 
Partout où ils voitMit un jeune homme 
Ils ne le laissent pas sans Tempoisonner *. 

l. latl. A mesure (ju»' (lo temps) vient, tu m'augmente*? l'amour. 
"2, Une couleur servant à la teinture. 

3. Crever de «lêpil, en voyant que tu me parles. L^enuemi, ou plus* exact 
ment V hypocrite, c^ est un jaloux, un rival. 

4. De médisances, de calomnies. 



*«• 



— 90 — 



15. 



Bîrbilffi dégœ mœ dégœ, 
Mœ ncé dégœ tœ hournuUm 
Gyéti, mœ s pouçôn koùrhœ, 
Se kyân hdlhet e secdàsœ. 

Le rossiprnol (saute) de branche en biMiiche. 

Sur une branche du palmier 

Il a trouvé (une place à son gré), il ne cesse jamais (de chanter), 

Car il pleure les peines de lamour. 

16. 

Maly pœr mély to tœ pœrpikyem, 
Si parvdzi to tœ digyem, 
Gversâ môs tœ houmbâs... 
Edhé tœ trétem si plvoûnibi. 

De montagne en montagne je m'userai en effort^i. 
Comme la lumière céleste je brûlerai. 
Jusqu'à ce que je perde... (vers incomplet) 
Et que je fonde comme le ploml). 

17. 

Mœ tlîùnœ kvœ lulzôro Ivind', 
lalhii ni' a <*kôtr me (Minidét ! 
— Mo^ s t' a priri boukourinn». 
M' i rhofi; sat- â^mœ edhr tnt-ét. 

On m'a dit que tu as pri^^ la petite vérole'. 

Dieu veuille qu'elle pas^se et que tu recouvrer la santé! 

— Ta beauté, elle ne l'a pas détruite: 

Piiisses-tu vivre pour ta mère et pour ton pèn»! 

is. 

IVenetita. dôlhi flyakcp. 
Mon wiv kviev vâte tumi. 



— 91 — 

Ah me dét, o oûnœ myéri 
Eyœ 8 mœ gyéndetœ hfikyimi. 

J*ai soupiré (d'amour), il est sorti une flamme, 
Jusqu'au ciel la fumée en monta; 
Ah ! malheur, infortuné que je suis, 
Et qui ne puis trouver de médecin ! 

19. 

Mœ thinœ kyœ yé i màrhœ 
Edhé oûnœ e di vétœ ; 
To tœ doua dyém tœ bârdhœ 
Sa tœ vête nofe kyint vyét. 

On me dit que tu es capricieux, 
Et moi-même je le sais bien ; 
J'aimerai les garçons au teint blanc 
Quand je vivrais cent années. 

20. 

Djamadànœ lyâra-lyâra 
Véçourœ pœrmbl yelék; 
Thém t' i dâly * tçoùnit pœrpàra. 
Kéra frikœ setçô mœ flyét. 

La veste toute bigarrée (de boutons) 
Placée par dessus le gilet ; 
Je veux aller au devant du garçon, 
J ai peur qu'il ne me parle pas. 

Hoiuidœnœ si kyelyibdr, 
Djevair nœ goùçœ tcénde, 
Fâkyenœ bnlyàr rHijér, 
Môv lioéna kâtœrmbœdhvétœ. 

(Tu as) le nez pareil à Tambrc, 
Des bijoux autour do ton cou : 

l. Litt. .îe i\in que je 8oiie, c.-à-d. alloiiî* sortons. 



— 102 — 

Elle. — Pas seule, ma belle-sœur est avec moi. 

Lui — Étends un matelas épais, 

Ou rouge ou bariolé. 

Elle, — Viens, car j'ai étendu le matelas, 

Allonge la main et déboutonne mon gilet, 

Le gilet aux agrafes d*argent. 

Puis vois, vois ce qu'il y a dedans. 

Lui. — Il y a deux pommes odorantes, 

flacon aux couleurs variées *, 

Oh quelle liqueur il contenait 

Pour égarer ma raison. 

47. 

Tç œndœrhit nàtœ pœr nâtœ ! 
Na trénœ lyoùmoB-mbœdhâtœ, 
Fâkye-bardhâtœ si kârtœ. 
Tœ raœ boén zôti ncè mizœ, 
Rhéth é rhéth tœ vfnœ avlhisœ, 
Tœ flyâsœ nddne'badjisœ , 
Asây me poùlha tœ lyfsœ, 
Kyœ s dô tœ na bâyendisnœ, 
Se oùnœ yâm bâlh* i dyelmourisœ. 

Quels rêves je fais une nuit après l'autre! 
Elles nous ont fait fondre en eau les belles ^, 
Celles aux joues blanches comme du papier, 
Si le Seigneur me changeait en mouche, 
Je volerais tout autour de la cour. 
Je dirais à la « bonne ménagère ^, » 
Celle qui a des marques de petite vérole, 
Celle qui ne veut pas m'agréer. 
Que je suis la fleur des jeunes gens *. 

1. Ce flacon, c'est sa maîtresse. Le mot kyœnkyêy du vers suivant, ^«t t^ 
kmvnœ-kye, imparfait admiratif du v. yâm, être, voy. la Grammaire 

2. En eau, litt. rivière. — Litt. les grandes, les belles par excellen 

3. La bonne ménagère, nom qu^une bru donne par respect i '• 
mère, badjï^ en turc, sœur atnée. 

4. La fleur, litt. rextrémité, 



ce 



— 103 — 



48. 



dielhi kyœ ndritçôn 
Çtœpit' e bârdha nœ hôn ! 
Moy çtœpla mi korie 
Dily vâroua e rhiy nœ hie 
Si parai me tafebie 
Vâçoya tçibonki veziri, 
Lyéçt' e sây si fyôlhœ lyiri, 
Çoùmœ i oulyoùtçœ fakiri 
Ngâ e kékiya, yo sœ mlri. 

soleil, qui éclaires 

Les maisons dans le ravin, 

maisons au-dessus du taillis ! 

La jeune fille sortait et s'asseyait à Tombre. 

Comme le pacha avec ses gens, 

La jeune fille (mince) comme une pipe de vizir, 

Ses cheveux semblables aux fibres du lin. 

Longuement je Tai suppliée, infortuné! 

A cause du mal, et non à cause du bien *. 

49. 

ûlhi kyœ dély pas dârke 
Mbân tçoulhoûfete pâte-pàte, 
M(')s yé bfyœ ProgonAte ? 

— On s yâm biyœ Progonâte. 
P(') yâm e mbésœ soulyôte, 

— Me iakœm fakiya yote, 

— Béy, béy kaabdlhsi, 
Dély pâkœzœ nd' avlhi. 

— Yo kyœ yù pœr Perœndi, 
Yô, se mœ ndzi dielhi. 

Lui, — étoile qui te lèves le soir. 
Tu as les cheveux en boucles épaisses, 
N es-tu pas une fille de Progonat? 

i. Du mal qu^elle me fait. 



— 104 — 

Elle. — Je ne suis pas une fille de Progonat, 

Mais je suis une descendante des Souliotes. 

Lui. — Ton visage est plein de grâce. 

Elle. — Bey, o Bey de la ville, 

Viens un peu dans la cour. 

Lui. — Non, certes, non, par Dieu, 

Non, car le soleil me noircirait. 

50. 

Tatœ-pyétœ brégout vifie yelhek'hkvàhœ véçourœ, 

Dôlha douke kyéçourœ, 

Thâcœ se vine tek oùnœ, 

Ti vâite tek pâte poùnœ, 

Koi'i e kâm poùnœnœ, poùnœ-zlou ? 

Mikiya si diâlyœ valhiou. 

Si dialyô si Emln-paçâ . 

Nisi é na vrét tœ trâca. 

Oiinœ poùth, ayô zœ hdça, 

Tii môy mike, nœ t' oundàfça 

Posl lyisi nœ kcémb' outhâfça, 

Tsôpa-tçika mœ çéç râfça. 

— Dérœnœ time e çôfça, 

Tek tl raôs outraçigôfça ! 

Tu descendais la pente vêtue d'un gilet blanc, 

Je sortis tout riant, 

Je me dis que tu venais vers moi, 

Toi tu t'en allas où tu avais affaire. 

Où ai-je affaire, moi, infortuné? 

Ma mie est comme un fils de vali *, 

Comme un fils (de vali), comme Emin-pacha. 

Elle a commencé à faire la cruelle. 

Je veux Tembrasser, elle refuse. 

ma mie, si de toi je devais me séparer, 

Comme le chêne sur pied je sécherais, 

1. Cest-à-dire orgueilleuse. 

2. Litt. j'éteindrais ma porte (maison, famille), je ne prospérerait pêM 
chez toi. 



— 105 — 

En menus morceaux je tomberais à terre. 
— Périsse plutôt ma race. 
Que de vivre prospère avec toi ! 

51. . 

Kvciimœni, çôkœ, tœ zinœ, 
Se tœ lyigatœ s m' outçkinœ, 
Ngadô vête, pas mœ vinœ, 
M' i bœn zoti vetœtiraœ. 
Tç dôlhi kyô dunià zalhœme, 
S Ihdfose dô' dû kouvoênde 
As me kouçœrire tcfende, 
Thonœ bôta, « tçôtç i bcére. » 
G moy djinde, tç mœ sœmoùre, 
Vadéiœ lyârgœ mœ voûre. 
Nœ yé Toûrkœ ouboèfç kaoûre, 
Nœ yé kaoùre me bésœ 
Bœn amin, môv dérœ-zézœ, 
Bœn amin boùrhi tœ vdésœ, 
Tœ vdésœ, é tœ niârtça vétœ 
Tœ çkôimœ hœ tsôpœ yétœ. 
— Yétœnœ tœ mirœ e çkôvci . 
Tek dély dielhi kyœndnWa. 

Camarades, plourez sur moi, l'infortuné, 

Car le malheur ne me quitte pas *, 

Partout où je vais il vient à ma suit<», 

C'est comme la foudre dont le Seigneur me frappe *. 

Que ce monde est devenu méchant ! 

On up peut dire drux. mots 

Même avec sa propre couîjine. 

Les gens disent : tu lui as faitquelqu<' chose ^. 

mon mauvais génie, quel mal tu me causes 

En m'opposant de si longs délais. 

1. Litt. les maux ne se sont pas séparés de moi. 

2. Litt. le seigneur me les fait éclair. 

3. Quelque chose de mal, cela s^entend. 



— 106 — 

Si tu es une Turque, fais-toi chrétienne S 

Si tu es une chrétienne croyante, 

Prie Dieu, o ma pauvrette, 

Prie Dieu que ton mari meure, 

Qu'il meure, et moi je te prendrais 

Pour que nous passions ensemble notre vie ^. 

— La vie, je l'ai passée bonne. 

Je reste où le soleil se lève ^. 



52. 

Çami e koùkye si gyâkou, 

Mœ priçe, tœ prlçtœ hdkou î 

Toûnde, si diàlyœ odjdkou, 

Si diàlyœ si Roumelhi. 

— dlelhi kyœ lyœçôn rtia 

K mboulyôn dhénœ, 

HA parAi Tepelhénœ, 

ThAnœ o vrânœ, thânœ e prénœ 



/^iii. — Mouchoir rouge comme le sang, 

Tu m'as perdu, que Dieu te perde ! 

Hll(*, — Tu te dandines comme un gareon de noble famille, 

(lomme les jeunes gens de Roumélie. 

/jii. — () sohiil qui répands des rayons 

Va ([ui en couvres la terre, 

Le pacha a attaqué Tepelen *, 

On dit qu'il la massacré, qu'il la taillé en pièces. 

l (!lii*(HitM)iio, kaoûre. Los chrêtit'us, à force do s'entoiulre appliquer par 
l«< . riir<'.-^ rtipilhtNto do kaour ou giaour, infidèle, ont fini par Tadopter pour 
Hi ilui»ignur oux>niômo«, mais sans y attacher. Lieu entendu, d*idée inju- 

■J. l.itt. ua morceau de vie. 

l. ll'o.-»i-À-diiv o(i je me trouve bien. 

i l^ollu uUu(|ue contre Tepelen se rapporte-l-ello à rc|)oque d*Ali-Pacli«, 
t.iul U ouiaatrophe serait ainsi annoncée à une femme de sa famille? GVtt 
k'upiuiim du colui qui m*a dicté la chanson. 



— 107 — 



53. 



Dôlha no6 ditœ nœ mâyœ, 
Silhoyiseçœ é pô-kyânœ 
Ncé marâs to tœ mœ hâfiœ, 
Maràzi ùt setç mœ hcéngri I 
Môy béyk' e bérdhœ ngâ vcèndi 
N^ bâlyta kyœ dély ergyéndi, 
Amdn béykœ sàrka-vérdhœ, 
Babdit ép-i nalhénœ, 
Ncè bôurhœ nœ fçàt s t* a gyénœ, 
Pô tœ dhâ pôçtœ Mouzekyénœ 
Koundroùalh me Tepelhénœ, 
ti kyœ dély me kapélhœ, 
Vétœ e bârdhœ é kôka stérhœ. 

Je gravis un jour la colline^ 

Je ne faisais que songer et pleurer, 

Une passion me consumera, 

Ma passion pour toi comme elle m*a consumé ! 

belle brebis blanche du pays, 

De la terre qui produit l'argent ! 

Hélas ! brebis au teint mat, 

Donne une malédiction à ton père. 

On ne t'a pas trouvé un mari dans le village, 

Mais il t*a mariée là-bas dans la Mouzakia * ; 

Dans la direction de Tepelen, 

O toi qui sors avec un chapeau. 

Toi-même si blanche avec des cheveux si noirs ^. 

54. 

— Mcéiuliyenœ trœ silhoyis, 
S tœ prir Perœndia s tœ prie. 
Zog' e lyârœ, npâ gezdU f 

— Çkœmb mœ rkœmb é lyis mœ lyls. 

1. Litt. il t*a donué en bas la Mouzakia. G*est la grande plaiue mar<ica- 
mse qui s'étend derrière Âvlona et Durazzo. 

2. Lin. et U t«t6 d'un noir foncé. 



— 1«* — 

Mot ifttir/Ti: zLi £.:»uTij> . 

Ett^- — I>e r>cîi€rr ti rcicher et dartre es m4c»^ 
L«i. — OnsZii lu ^'.rè fur y*'^'^.>] -' cl qn* tx tn^ù 
«> truite a:: i/^ U-: :--*.•- . 
Tes coiLj&riif-f tT3 '^ :*r'- rij*** 

55, 

O u^T^./iz ^ protokalve. 

Tr moEr kinœ r^ârœ t^ kdl^€, 

Tœ kœsiv derho mahélk^, 

Nœ neràndz* é rjœ Ivevmoû^. 
N' atô balvoûket* e toûa ! 
///îi^'/e na- kourhft me moûa. , 
To te ps*\v gramatikoûa. 
Nœ mo» dâlytœ oulhfeti 
To tœ kréy ngâ L'e$ea, 
Nœ mos dàlyte ugà miria 
To te rés ârmœt* e mia. 
liozilj'ék, te b<i;ra bénœ 
Tœ hàpeç <} te rnboulyôr dhenœ 
Kœtofi nœ mahâlht£ tœiio'. 
Atù rk^inœ trlrria rorir, 
Çk6inœ é te kœpoûiiiœ 
E te vœnœ djépere, 
Djépeve yelékete. 

orange et orange arn<*re, 

Que je suis asi^ailli d*ennuis, 

Ceux que me cause c«t i^rnoblf» quartier ! 

Où m'a préciiûté l'amour, 

Dans loranger et le citronnier, 



— 109 — 

Dans tes cheveux, ces cheveux bouclés ! 

Viens avec moi hors du pays, 

J'étudierai (pour devenir) écrivain, 

Si mes gages ne suffisent pas 

Je prendrai de ma bourse ; 

Si mon revenu ne suffit pas 

Je vendrai mes armes. 

basilic, je t'en adjure, 

Déploie-toi et couvre la terre 

Ici dans notre quartier ; 

Là passeront des pallicares en foule, 

Ils passeront et te cueilleront. 

Et te mettront dans les poches, 

Dans les poches de leurs gilets. 



56. 



Ndœpœr erhœtsfrœ tœ digvôva zœnœ, 
Môs mœ yé bilybily a iu6s mœ yé thœlhœndzœ ? 
Toumânel' e gyéra zvâra ndœpœi' koémbœ, 
Zoënœ si bilybily é V étsourlt* thœlhoèndzœ. 
Koûndrat* e zéza mbàthourœ nœ koèmbœ, 
Ztiënœ si bilybily e t' étsourit' thœlhcèndzœ. 
As e malhœkô môy nœnen' é babdnœ 
Kyœ tœ dhânœ boùriiœ boudalhdnœ, 
Yazik Perœndisœ koùr tœ poûth sourànœ. 
Tinœ mœ yé ûlh é tlnœ mœ yé hcènœ, 
Gynndh Perœndisœ me kœ fléyte prcêmœ, 
Deçà tœ tœ thôçœ, p6 pastây harova, 
Gynndh Perœndisœ kôuç tœ mérh ndœ réba, 



A travers l'obscurité j'ai entendu ta voix, 

Est-ce que tu es un rossignol, ou bien es-tu une perdrix. 

Tes larges pantalons traînent ontrc tes jambes, 

Ta voix est celle du rossignol, ta marche celle de la perdrix. 

Les souliers noirs chaussés à tes pieds, 

La voix, celle du rossignol, et la marche de la perdrix, 



— 110 — 

Ah ! maudis-les, le père et la mère 

Qui t'ont donné pour mari cet idiot, 

C'est un péché devant Dieu quand il baise ton visage, 

Tu es pour moi une étoile et pour moi une lune. 

Maudit soit de Dieu celui avec qui tu as dormi cette nuit! 

Je voulais te le dire, ensuite j ai oublié. 

Maudit soit de Dieu celui qui te prend dans son lit. 



III 

CHANSONS DE GUERRE ET DE BRIGANDS 

57. 
SUR DJULÉKA *. 

Râ tépi nœ Palhvlhi, 
Foùç' e Delyvînœs' oundzJ 
Me nizàm me delhiy 
Gyithœ dyém delhi kalhi, 
Tœ çoûmœtœ Gegœri. 
Gyuléka s oundôth atû, 
I çkréti Odo-alhi 
Vétœ e boèri belhi : 
Odéra, t' ou hldhemi, 
Môs ndroûani se s vritemi, 
As me plyoùmp godUemi. 

On a tiré le canon à Palavli, 

La plaine de Delvino est devenue noire 

De soldats, de combattants, 

Tous jeunes florissants comme des épis, 

Pour la plupart de la Guégarie. 

1. Principal auteur d^une insurrection, qui éclata en 1835 dans TAlbanie 
inférieure. ~~ Delvino est le nom d'une contrée et d'un bourg, aux maisons 
dispersées à Talbanaise, qu'on traverse en allant d'Iannina à Santi Qua- 
ranta. 



— 111 — 

Djuléka ne se trouvait point là, 

Le pauvre Odo-ali le fit voir (quand il s'écria) : 

En avant, lançons-nous sur eux, 

Ne craignez rien, car nous ne serons pas tués, 

Ni parle plomb nous ne serons frappés, 

Ni par le sabre nous ne serons hachés. 



58. 



Érdhi kârtœ ngà Korfoûzi, 
Thânœ dôlhi Tafllhboùzi, 
Thânœ kyœ dôlhi nœ Vlyôrœ 
Me tré barydkm nœ dôrœ. 
Erdhi baryâkou te djamia : 
Dély, o Hôdo, ngâçtœpia! 

— Môs e dhcéntœ Perœndia 

Tœ dâlyœ Hôdoua ngâ çtœpla.— 
Hôdo, Sadik, o Beklr é Karafflyi, 
Dyémtœ e Sinôn-Lyâbit 
Rhéth é rhôtoulh zyârit 
Tç ouvrânœ tœ myérit'! 

— Tœ çœndôçœ tœ tyérœtœ ! 

Il est arrivé une lettre de Corfou, 

On dit que Tafilbouz a débarqué, 

Qu'il a débarqué à Avlona 

Avec trois détachements sous ses ordres. 

Le détachement est arrivé à la mosquée : 

Sors, Hodo, de la maison! 

— Dieu garde (lit. ne donne pas) 
Que Hodo sorte de la maison * ! 

— Hodo, Sadik, o Békir et Karafili, 
Les fils de Sinon le Liap 

Au milieu du feu du combat 
Ils ont péri, les malheureux. — 
Bonne santé aux autres ! 



1. CVst-à-dire, que je me rende ! 



112 — 



59. 



Koùç i dôgyi koûlyat e kyârit, 

Raki-béou Zoulhouftârit ? 

Zoulhouftâri dœrgôi nœ kârtœ : 

<( Raki-bé, tœ kthéneçpràpœ (bis). 

Se vlnœ tôp' e koumbarâtœ, 

Tœ kthéneç bâçkœ me nerlnœ, 

Tœ viç tœ zoèmœ Melhesinœ, 

Se tôp* e koumbar.^ ua vfnœ. 

agâ, moustâkye-vérdhœ, 

Prit nizâmet', se t' oudérdhœ. » 

— « Pâ n' oudérdhœ rai s' érdhœ! 

Mou ndœ kfçœ lye tœ \ énœ. 

Se atyé gyéimœ Elmns-Djémnœ. » 

boùrhœ, o Elmâs, o bonrhœ, 

Tœ çoùmœtœ i vrâne hk» goûrœ. 

Tœ hofcnœn' kyœ nœ mœng}'és 

Elmas-Djémi môri abdést, 

Thâ : « côkœ oùnœ to tœ vdés, 

Tœ boèni gyâknœ ngyèr nœ brés, 

Çokœ, to tœ vdés me yoù, 

T'a boèy gyâknœ^ngyèr mbi gyoù. » 

Melhesinœ mâya-mâya 

Tç e rhé top' e koumbarâya, 

Alonàki me ndb brlfîœ, 

Lyœftôn i nipi pœr dainœ, 

Kyœ ndœ poùs é tek kerçik 

Lyœftôn Çabân-Gegœria. 

More Âhmet-bé Zabôva 

Gy&k tç koulhôntey kôrdha I 

Tç pounôve, tœ lyoùmtœ dora ! 

Hâpni zindjirœ e kalhkdne, 

Pôrtœnœ edhé outç^kalydnœ, 

Ndzlrni Alfko-Protânœ, 

Tœ lyœftônœ me Mahmoud-paçânœ. 

Posa dôlhi Alfko-Protâni, 

Gyâk setç tœ koulhôn yatagdm ! 



— 113 — 

More Aliko-Protâni, 
Lvaskovikœ oufoùt nizâmi, 
Ndœ Stambôlh tœ vâte ndmi ! 
Fermanlhï oubœ Zoulouftârf, 
E gœnéou/)owf( i çkodrâni. 

Qui les a incendiées, les maisons * 

De Raki-bey et de Zoulouftar? 

Zoulouftar expédia ej eun^^re : 

Raki-bey, retourne, retourne, 

Car il arrive des canons et des obusiers, 

Retourne avec le messager. 

Viens, que nous occupions le Mélésine, 

Car obusiers et canons arrivent. 

aga aux moustaches rousses, 

Fais face aux nizams, car ils vont tassaillir. 

— Eh bien qu'ils m'attaquent, ils i^èront les bienvenus! 

Qu'ils viennent jusqu'à l'église. 

Car là ils trouveront Elmas-Djem. — 

O guerrier, Elmas, o guerrier, 

La plupart tu les tuas à coups de pierre. 

Le lundi dès le matin 

Elmas-Djem fit ses ablutions. 

Il dit : Compagnons, je vais mourir. 

Faites couler le sang jusqu'à la ceinture, 

Compagnons, je mourrai avec vous, 

Je ferai couler le sang jusqu'aux genoux, 

Le Mélésine avec ses cimes. 

Voilà boulets et obus qui le battent ! 

L'Alonaki avec ses précipices! 

Le neveu combat pour son oncle. 

Jusqu'au puits et jusqu'au cerisier 

Se battent les Guégues de Chaban. 

Ahmed-bey Zabova, 

Comme le sang dégouttait de ton sabre ! 

1. Litt. les tours; ces hautes maisons de pierre carrées, i^ssemblanl à un 
doojon, qui, dans toute la Turquie, servaient de demeure aux beys, 8eigneui*s 
des villages. — J'ignore le sens de kyarit; au second vers, lire Aalri-frêoMl 
é... ? comme j'ai traduit. 

8 



— 114 -- 

Quelle besogne ! honneur à ton bras ! 

Ouvrez la chaine et la herse, 

La porte et les trois tours, 

Laissez sortir Aliko-Protan, 

Qu'il combatte avec Mahmoud-Pacha. 

Quand Aliko-Protan fut sorti, 

Comme le sang dégouttait de son yatagan ! 

O Aliko-Protan, 

Les nizams s'enfuirent k Liaskovik, 

Zoulouftar fut exilé, 

Ce vil Scutarin l'avait trompé. 



00. 



Çémo, s m'a prite fikyine 

ïœ boéneçe kaky' i mlrœ. 

Sa dœrgoi veziri, 

« Çemônœ tœ mos m'a prlsni, 

P6 t' a nisni é t' a stolylsni, 

Nœ Stambolh t' a deL^dfsni. » 

Cémo, kvuc to tœ tœ rhiten' dvèmto:»? 

— Açtoû si yâm rhltour vétœ. 

Me mœlhâgœ e me lyipyétœ. 

Chémo, je n'aurais jamais pensé * 

Que tu deviendrais si illustre. 

Que le vizir ait (învoyé (cet ordre), 

« Gardez-vous bien de tuer Chémo, 

Mais traitez-le bien et habillez-le magnifiquement, 

Afin de l'expédier à Stamboul. » 

Cdiénio, comment se nourriront tes enfants? 

— Comme je me suis nourri moi-même. 

De mauve et de patience. 



i. Lill. Tu no m'as pus roupë la pon.^t'o au point quu je pusso croire. — 
('i3s railleries sont adronsécs au hrigand Cliômo par ceux qui l'ont ari*été 
ou peut-être veut le penih'e. 



~ 115 — 



61. 



Doùalh' dû tré kapedânœ 
Aydoûtœ, h(knœ zandnWj 
Kyiparis-béynœ tç e vrânœ. 
Nœ Stambôlh dœrgôi fcrmdnœ 
Tœ vinœ poçtœ nizdmi, 
Trank e ckyiti, vetœtiti, 
Gyùsmœn 'e pâlhœs' setç i a ngyiti. 
« Ngréou, o Spiro, ngâ vârhi, 
Se tœ blyegœrôn raanâri, 
Nœ foustanélhœ pœrmbl gyoûnœ, 
Tré kylnt plyoùmba nœnœ goùnœ. » 

Deux ou trois pallicares se firent 

Brigands, ils exercèrent le métier, 

Voilà qu'ils tuèrent Kiparis-bey, 

A Stamboul on envoya une supplique. 

Pour que des troupes fussent expédiées. 

Trank * (Spiro) a tiré (le sabre), il lança un éclair, 

La moitié du sabre voilà qu'il l'a enfoncée *. 

« Lève-toi, o Spiro, de ta tombe ^, 

Car ton bélier bêle et t'appelle, 

(Toi qui avais) une fustanelle sur les genoux, 

Trois cents balles sous ta capote. » 

1. Exclamation imitative. 

2. Dans le corps de la victinae. Ceci paraît ôtre une description du 
meurtre, comme les quatre derniers vers une sorte do myriologue. 

3. Probablement Spiro aura été tué à son tour, peut-ctro pendu. 



— 116 — 



IV 



CHANSONS DIVERSES. 



62. 



Mœ mérh, moy nœne, mœ mérh, 

Môy n(fene pâ mœ mérh, 
Mœ mérh, se mœ piou ki'iy dèrh, 

M6y nœne raœ mérh *, 
Tsitskat' e vôgœlya seto m' i thèr ! 
Ter kcèmbœ setc me vâte brézi ! 
Te biçt' e oùrœsœ setc ouzoï'i çéhri. 
Mœ mérh nâtœnœ, môs mœ mérh ditœnœ, 
Se yâm e vôgœlyœ é mœ klhiui frikœnœ, 
Môs mœ mérh ditœnœ, pô mœ mérh nâtœnœ, 
Se yam e vôgœljœ e mœ klhini ddtœnœ. 

Prends-moi *, o ma mère, prends-moi, 

ma mère, prends-moi ! 
Prends-moi, car ce porc ' m'a épuisée; 
Mes seins, mes petits seins, comme il les massacre! 
Jusqu'aux pieds ma ceinture est descendue *, 
De cliagrin mon fiel a éclaté . 
C'est au bout du pont que la dispute a commencé. 
Emmène-moi la nuit, ne m'emmène pas de jour. 
Car je suis jeune et vous me feriez peur, 
Ne m'emmène pas de jour, mais emmène-moi la nuit, 
Car je suis jeune, et vous me feriez frémir d'épouvante. 

i. Refrain répété après rhaque vers. 
'2, Viens me chercher, emmène-moi. 

3. Sic, il s^agit Je Vanimal de mari, aux mauvais traitements duqael la 
pauvre femme demande à être soustraite. 

4. Tant celle qui la porte est devenue maigre. 



— H7 — 



03. 

ChanUÎ, comme adieu, par un homme marié, qui part pour aller chercher 
de l'ouvrage au dehors ; ses parents et amis raccompagnent à deux heures 
de distance, jusqu'à une éminence d'où on voit Pœrmét. — C'est une 
chanson du genre de celles qu'on appelle en grec tt.; ^ivtTtîa;. Voyez 
le recueil grec de Passow. 

Mblyidhi, o çôkœ, é boéni bénœ 
Tœ môs kapœtôimœ Pœrménœ, 
Girokâstrœn* é Tepeihénœ, 
Nœ Pœrmét tœ ngrémœ foùrhœ, 
Nœ Serés tœ môs vérai koiirhœ. 

Tç kâ bâri, kyœ s bin nœ kyéfœ? 
Ngâ lyôtœ kyœ dérdhinœ grâtœ. 
Môs mœ kyâ, môy goiiçœ-bardhœ, 
ïka é tœ lyâçœ me bârhœ ; 
Koûrtœ viy, tœ gyly nœ diâlyœ, 
T'i vâr nœ flyori nœ bâlhœ, 
Nœ flyori é tri dukmé. 

Rassemblez-vous, camarades, et faisons serment 

De ne pas dépasser Pœrmét, 

Arpyrokastro et Tepelen, 

D'ouvrir une boulangerie * à Pœrmét, 

A Serrés de n'aller jamais. 

Qu'a l'herbe, qu'elle ne croit pas sur la collino? 
C'est à cause des larmes que versent les femmes. 
Ne pleure pas, ô toi à la blanche gorge, 
Je pars et te laisse enceinte; 
Quand je reviendrai, que je trouve un garçon, 
Que je lui suspende au cou un sequin 
Un sequin et trois doublons *. 

1. Lit. Que nous élevions un four. 

2. lie root turc JuÂr/7}/*, rendu par <!ouhlon, désigne co» grandes pitVos 
d'or aux armes d'Autriche, frappées exprès pour servir à la parure des 
fimmes en Turquie. 



— 118 — 



64. 



Pièce composée à roccasion do la mort d'un mudit* * à P/îrmét. 

Elle «3st adressée h U veuve. 

Nœ bdtçœzœ tcùnde tœ kœndùn Inrbilyiy 
Mos ki kéky, o zoîiœ, so tœ vdiky tnudiri, 
Hingœlliiti dti toùtye nœ tçdiri, 
Mos kî kéky, o zofiœ, se tœ vdiky miidiri, 
Medjlizi s'o donte, o donte kir Sotiri, 

Quand elle monte à cheval pour partir : 

Dorhœnœ nœ fré, kœmbœnœ n' uzengi, 
Blyitli lyotœ, zonœ, blyidh-i nœ çami. 
Vaito nœ laninœ, hodhe arzoudlhœ, 
Biiîre çihijdena pœrmbi hekiin Aluuet-Aïuiî. 

Dans ton jardin chante 1<» rossignol, 

Ne t'afflige pas, o dame, si le mudir est mort, 

L'étalon a henni là-bas dans le pré, 

Le medjlis ^ ne l'aimait pas. Kir Sotiri l'aimait. 

La main h la bride, le pied à 1 etrier, 

Cache ^ tes larni(\s, o dame, cache-les dans le mouchoir 

Tu as été à lannina, tu as déposé une supplique, 

Tu as fait une plainte centre le médecin Ahraed-aga. 



()5. 

Vers composés par un Turc d«* Pœnnét, Abcddin, à Toccasiou de la nuu't de 
sa femme, et un mois apn>s cet événomeut, en 1871. 

Tœ thira io. porta, mœ dôlhe ngâ moùri, 

Ky(*pâlhat e toiïa posi âlya groùri. 

Tœ (jkova te vârhi, tie thi'uNx^ tré lyâlyœ : 

1. Le chef administratif du canton. 

2. Lo conseil administratif. 

3. Lit. rassemble. 



— 119 — 

Ngréou, Vaaiéko, ngréou tœ vémi Tœrâlhœ, 
Osman-efendiou dœrgôi Ginokâstrœ. 
Tœ çkôva te vârhi, rœnke érœ thlmiânœ, 
Abedinœ e gyârœ tç e môre nœ kyâfoç! * 

Je t'appelai à la porte, tu sortis par le mur (?), 

Tes cils (étaient) comme des épis de blé. 

Je passai par ta tombe, je te dis trois mots : 

Lève-toi, Vasiéko, lève-toi, que nous allions à Triccala, 

Osman-efendi a envoyé (annoncer ta mort) à Argyro- 

kastro. 
Je passai près de ta tombe, tu exhalais une odeur d*onccns; 
Le pauvre Abeddin, quel mal tu lui as fait * ! 



m. 



VERS SATIRIQUES 8 

Pendjeréme djdine kthûerœ ngâ vlya, 
Setç oumblyâk e éma, na ourliit e blya, 
N*ourhit vozilyâkou sa t'outçà koulia, 
Posi ér' mâlvit vânœ racént e mia. 
Pendjeré me djâme, etc. 

Pendjeré me djâme t' i prènœ me thikœ. 
Si t'i ngrinœ dot fyâçtœ kyint meiljite 
Tœ zbâthnœ toumdnet\ tœ zvéonœ kesiknœ, 
Si t' i ngrinœ dôt gyâçtœ kyint medjite, 
Nœ aoûs tœ thélhœ tœ hodhœ molhoitœ, 
Kùy béou nœ Frâçœr setç hante gostinœ? 

Des fenêtres vitrées regardant sur la rue, 

A mesure que la mère a vieilli la fille a grandi, 

Le basilic a grandi tellement que le verre a éclaté ; 

Comme le vent de la montagne ma raison s'en est allée. 

Des fenêtres, etc. 

1. Lit. tu Tas pris sur Ion cou, expression qui existe aussi eu grec. 

2, Ils sont dirigés contre une femme qui n'avait pas voulu de celui qui 
les chante. Klle a été, paraît-il, victime d^un vol avec effraction pendant 
Tabsonce do sou mari, le bey. 



— 120 — 

Les fenêtres vitrées ils les coupèrent à coups de cou- 
teaux, 
Comme ils ne pouvaient soulever cinq cents pièces d'or, 
Ils Votèrent tes pantalons, ils t'enlevèrent le gilet, 
Comme ils ne purent soulever cinq cents pièces d'or, 
Dans la citerne profonde ils jetèrent les obligations : 
Ce bey pourquoi festoyait-il à Fracheur? 



07. 

Nœ dltœ hofcnœnô 
Tç ounitrœ, vâita Vounô, 
Bobo tç kyœnkeçinœ atô * ! 
Tçoûpat e Kostœ-ntçôsa. 

— Thomi dlié né k}'(c kémi grà, 
Kémi tsâ lvoûma?-mbœdhâ, 

Tsâ kokœ pa kréoura ', 

— Thomi dhé né, kvœ kémi kœsmét 
Kémi boùrha lyoïimœ-dét 

Kyœ rhinœ ngâ dhyétœ vyét nœ kourbét. 

Vu jour de lundi 
Jo partis, je m'en allai à Vouno; 
Tudieu, quelles paillardes je rencontrai! 
C'étaicMit les filles de Kosta Ntroso. 

— Nous disons, nous qui avons des femmes, 
Nous en avons qui sont de grandes coquines, 
Il y en a qui ne se peignent pas la tête, 

— Nous disons aussi nous, que nous avons de la chance, 
Nous avons des maris, de grands vauriens. 

Qui demeurent depuis dix ans hors du pays. 

1. Lit. commo elles étaient, colles-là! 

2. Lit. quelques ti'tes non peignées. 



— 421 — 



VERS EXTRAITS DE DIVERSES CHANSONS • 

Kâm tsâ dît' ngâ sùtœ s çô, 
Mœ bcfenetœ myérgoulhô, 

Vœçtôy mikœn' é s e çô dô' 

Mœ ép boûzœnœ, a po yô? 



Sût' e toû si du zàrfe, 

Posi du zârfe t' ergyéndœ, 

Môy monéza pende-frângœ, 

Môy mœ rœntç moi'ia nœ kœmbœ, 

Môj' tœ rœntœ zalhl 

Nœ mes tœ kœmbœve mi, 

Çelhége bâlhœ-gœstœnœ, 

Si nœna kyœ tœ kâ boérœ, 

Suri ût nœ flyorl i toérœ, 

Dély mœpendjeré vœçtrô-mœ, 

Dély mœ pendjeré mi oûdhœ. 



Tœ énten' me kyâve, tœ fijoumdnœ kyéçe, 
O kourbdn V oubœfça, vétoullia-kalyére!... 
kourbân t' oubœfça, fôkye rhoumboulhàke. 
Mœ thânœ more boiirhœ sevddnœ tek pâte! 

1. Cen chansons remplies do mots étrangers et île formes à Taspect bar- 
bare ou insolite, sont inintelligibles dans pliisiein*s détails et dans la suite 
dos idées. J^eu tire ce qui est compréhensible et a do Tintérét an point de 
Tue de la langue. 



SUPPLÉMENT 



I 

QUELQUES PROVJSRBES. 

N« 1 à 12, do Fyéri. 

N" 13 à 51, de FrAyarl (d'un Musulman). 

N" 52 à 59, de Gùrtoha. 

■ 

1. Kyeni kyœ h/éh nauhœ kafçôn (gr. *), chien qui aboie ne 
mord pas. 

2. / botUi i hoûmti, qui se fait mouton le loup lo mange (litt. 
le doux de caractère, le perdu). 

3 Oudôkif plynka nœ pçéçt (ou ngd kyonlhi), i frûn edhé késii, 
la vieille a été brûlée par la bouillie, elle souffle aussi sur le 
lait caillé; répond à : chat échaudé craint l'eau froide. 

A. Me dourim tœ Uèra bœlienœy avec de la patience on vient à 
bout de tout (litt. toutes choses se font). 

5. Ncè dor lyda iynlœrœn\ tœ dm gourànœ (gr.), une main 
lave lautre, et toutes deux lavent le visage; répond à : un 
barbier rase Tautre. 

6. Bdrkou s kn véÇj le ventre (affamé) n'a pas d'oreilles. 

7. Kôha e rœfén dréyUenœ, le temps fait connaître la vérité. 

8. sVôfi çoûay zydrhmin me rdy (gr.), n'éteins pas le feu avec de 
l'huile. 

9. Tyntœri hœnyri fikytœ, tydlœri i pagôi (gr.), l'un a mangé 
les figues et l'autre les a payées, c'est-à-dire les innocents pâtis- 
sent pour les coupables. 

1. (iv. signifie quo h) [H'uwrbe exi.sle aussi en grec. Il on ost d'autres qui 
paraissonl pris <lu turc. 



— 123 — 

10. Mdb mif tœ ilàUjœ mri se tœ ddlyœ e lyiga (gr.), litt. mieux 
vaut que ton œil sorte (périsse) que ce que sorte (soit connu) le 
mal (que tu as commis). — Ou bien : 

Mcé mirœ tœ tœ ddlyœ suri se tœ tœ ddlyœ émœri, il vaut mieux 
perdre l'œil que la réputation, (de Fraçari.) 

H. Ikon mdlçiya, lyôzin' mitœ, le chat est parti, les souris 
jouent. 

12. Péçkou ngd kôha kyélybef (gr.), la caque sent toujours le 
hareng (litt. le poisson sent mauvais par la tète). 

13. Çéh rhoûçi rhdùçnœ e ndzihef, le raisin voit le raisin et il 
noircit. — De ceux qui n'agissent que par imitation. 

14. Péçkou nœ dét, tigdni nœ zyàrh, le poisson dans la mer, la 
poêle sur le feu (la peau de l'ours vivant). 

15. Koûçê kd poûhjœn kd sôrkœn\ faute de grives on prend 
des merles (litt. qui n'a pas la poule a le choucas). 

10. Tek fi ké dhdbnœ, mes mérh, où tu n'as pas donné ne prends 
pas, c'est-à-dire qui n'a pas semé ne peut récolter. 

17. Tek s tœ puésin' mes fôUjœj pour parler attends qu'on t'in- 
terroge. 

18. Puét tœ voudrin yô tœ psoudrin\ interroge l'homme d'ex- 
périence et non le savant. 

10. Puét çtdtœ vélœeponnô sidivétœy ne prends conseil que 
de toi-même (litt. interroge sept personnes, et agis comme tu sais 
toi-même). 

20. Douke puétour gyén Stambôlhœ, à force de demander on 
trouve (tu trouves) Stamboul. 

21. I sœmoûri puétet*, le malade est interrogé, c'est-à-dire on 
-lui demande ce qu'il désire. 

22. Oyàlkp % n^rœ nœ lyekoûrœ tœ kyénit, le bon beurre dans la 
peau (outre) du chien. 

23. Mœ mirœ tœ diç se tœ kéç, savoir vaut mieux qu'avoir. 

24. Sa mbdrœ, prdpœ, autant tu avances, autant tu recules. 

25. Kotir kéuœ se s kéme se, kofir ké me se, s ké nœ se, quand 
tu as dans quoi (mettre le manger) tu n'as pas dt* quoi (manger) ; 



— 124 — 

quand tu as de quoi, tu n'as pas dans quoi, c'est-à-dire on manque 
toujours de quelque chose. 

20. Mhroûn ê mbroûn, s gatouân^ il a beau pétrir, il ne fait 
point de pâte. 

27. Si viikou edhé mesnikou, comme l'ami le plat de viande; tel 
hôte, tel régal. 

28. Çih-i tourinœ, pa i vœrœ çéhjmœ^ litt. vois-lui (à la brebis) 
le muffle, puis mets-lui le seau à traire. 

29. Kyéni, iek hd, lyeh, le chien, quand il mange, aboie. 

30. Edhé poïclya hy* dbçtœ poûlyœ, pi oûyœ é vœçiôn pœrpyétœ^ la 
poule même, qui est poule, boit de Teau et regarde en haut (vers 
le ciel), c'est-à-dire les brutes elles-mêmes sont reconnaissantes 
envers Dieu. 

31. S tœ lyé (lyœ) dynlhi tœ hdbntç pdçkœ, c'est le diable qui ne 
te laisse pas faire Pâques. 

32. Lyoûmiflyéy lidsmi flyé (turk), le fleuve dort, Tennemi ne 
dort pas. 

33. S dô tœ korhtç, mblyilh ourôf, (puisque) tu ne veux pas 
moissonner, récolte de Torohe. 

34. Evgyinœ koûr c hœnœ paçd thd « tç kyœnka kûy mdly pœr 
thœngyilh ! » TÉgypticn (Bohémien), quand on le fit pacha, s'écria: 
que voilà une belle montagne pour faire du charbon! (Les Bohé- 
miens, pour la plupart forprorons, font grand usage du charbon.) 

35. Koàr kofingonlhy koûr môre gdrdhœ? quand (es-tu devenu] 
courge, quand as-tu grimpé après la haie? — Se dit des parvenus 
orgueilleux. 

30. Où y hou myergoullifp kœrkôn^ le loup cherche le brouillard. 

37. S lui oin/kou mœ porosi, le loup ne mange point au com- 
mandement (allu^ion à l'imprécation qu'on a coutume d'adresser 
aux animaux domestique : (œ ngrœnlœ oùykou, que le loup te 
jnange !) 

3S. Oùykou plydk maskard e kyc'net, \o loup devenu vieux est la 
risée des chiens. 

39. Rhit ofiykoun' tœ tœ lidyœ lôkwnœ, élève le loup pour qu'il 
te mange la tête. 

/iO. Pœrkœzô kytîiœ, tœ tir hédliœ knnnhœtœ, caresse le chien 



— 125 — 

pour qu'il saute sur toi (et te salisse, — litt. te jette les pattes). 

41. Oûykout kyimiyai ndrôhel\ lyœkoûra s indrôhef, le loup 
change de poil, il ne change pas de peau (de caractère, dit le 
proverbe turc). 

42. Ngréou, o i vdékour, Ue hdç poûlyœ tœ pyékour^ lève-toi, ô 
mort (cadavre) , pour manger une poule rôtie ; répond à : il 
veut que les alouettes lui tombent toutesrôties. . 

43. Me tœ mddhœ môs mbilh hoûdhœret\ ne sème pas l'ail avec 
un grand, c'est-à-dire n'aie point affaire aux hommes puissants. 

44. Biçf i lyépourit sadà i i bcéhet\ sa i s' œmœsœ, la queue du 
lièvre, si grande qu'elle devienne, (reste) comme celle de sa 
mère. 

45. S tœ kydsin' nœ pçdt, kœrkôn çtœpinœ e priftit, on ne te 
reçoit même pas dans le village, et tu demandes la maison du 
prêtre. 

46. Zcèrœ n' gdyœ kyéme, hdey hazœr stàpnœ, litt. parle du 
chien, prépare le bâton ; quand on parle du loup on en voit la 
queue. 

A Fyéri : po zoûre kyén' nœ gôyœ^ bcèy hazœr çkôfniœ. 

47. Fôlyœ tç dô, prit tç môs dôy dis ce que tu veux, reçois ce 
que tu ne veux pas ; on est maître de sa parole et non pas des 
événements. 

48. A'oii mizay koû çprélka? Où est la mouche, où est la rate? 
(une petite mouche ne peut manger une rate) , répond à : la 
grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. 

49. Tçdô bérh mœ kcbmbœ tœ tiy vdret\ litt. tout être est sus- 
pendu par ses pieds ; chacun est responsable de ce qu'il fait. 

50. Tœ bœnte tçdô mizœ midlytœ, iç ôka ngd ndb pard, si chaque 
mouche faisait du miel, il ne vaudrait qu'un para (un denier) 
l'ocque . 

51. Ddrdhœ mœ ddrdhœ do Ue véyœ, litt. la poire ira vers la 
poire; bon chien chasse de race, ou : qui se ressemble s'assemble. 

52. Kour içte oûykou kœlynçy quand le loup était petit (Henri IV 
est mort) . 

53. S rhéh dôt gomdrœ, rhéh samàrœy il ne peut battre l'àne, il 
frappe le bat, c'est-à-dire il se venge du puissant sur le faible. 



— i2H — 

54. Koûç dourôn traçœgôn, qui persévère prospère, ou : qui 
survit hérite. 

55. Koûç s M IMœ kd Idmbœ, qui n'a pas de tète a des pieds; 
Thomme sans intelligence se donne beaucoup de mal Inati- 
lement. 

50. Gy(^thœ mœ lui, gyùhœ mœ kroïtany litt. ailleurs cela me 

démange ailleurs tu me grattes. 

Ou bien : 

Koû mœhd, koû mœ fœrkôn^ litt. où cela me démange-t-îl, où 
me frottes-tu? 

57. Koiir ké môçipnce, psc di/ek dàrœrC ? quand tu as les pin- 
cettes, pourquoi to brCiles-tu la main? 

58. Goiiçt é f/oûnfPj vyeçt r hiofh/te, aoiit et pelisse, automne et 
cuiller (à Gortcha il fait froid dès le mois d'août, et c'est en 
automne qu'on mange lo mieux). 

59. Ngà oihjœlœ e toihidotirœ môs ontrcèmb, pô ngd i pa-ioûn^ 
douriy il n'est pire eau que l'eau qui dort; litt. n'aie pas peur de 
l'eau agitée, mais de celle non agitée. 



II 

COUTUMES RELATIVES AU MAlUAlit:, A IMIEUMÉT. 
1. VLYÉSA (les fiançailles). 

Kour vlyônet' nerl, dalyinœ yârtœ kasabAsœ * i yàV i difiljit 
odlié i yàt' i tçoûpœso» pa dho>ndoM'in edlié zœnœ dôrhœnœ edhé 
pontheno» odhé oiiroinœ ^ : na outrarigofrin edhé na oumblyàk- 
trin. Pas dhyctœ dit a iiœ moùay kœmbéinœ ounAzœnœ nœ çtœpt 
tu3 noùsesœ. Vête i yat' i dhœndœrit me nérœzit e tly ', pô yô 
me dhœndœrin, ditœn, edhé i yât' i noùsesœ- ftrtn flérœzit e tly, 

1. Jusqu'à uiio heure ou doux do rlistanoe. 

'^. Cola implique toujours Li formule qui suit ; elle sert ici comme de pa« 
rolt' donnée. Il semble ([u'il vaudrait mieux, au moyen, ourônenœ^ iU s'entre* 
félicitent, comme on le trouve un peu plus ba^. 

3. Lea proches parents. 



— 127 — 

mérhinœ dhé noo prift (pappé). Prlfti mérh ncfe koiipœ mlelh edhé 
VIE brcénda ounc'izœn e dhcèndœrit edhé tœ * noùsesœ, pastây, 
si kœndôn * ounâzœn e dho&hdœrit i ya ép tœ yâtit tçoùpœsœ 
kyœ t'a mbànœ gyér nœ kourôrœ, ounâzœn e noùsesœ i ya ép 
tœ yétit dhcèndœrit edhé oiiréinœ. Pas ncfe a dû moùay vête i 
yâti edhé dhcfendœri me flérœzit e tly kyœ tœ mârhinœ çamlnœ 
tœ mœndâfçtœ ' edhé kœndôinœ edhé hédhinœ dolhl * kour ou 
ndzlerin t' œmblyœra, edhé kour ikœinœ e poùth dhœndœrin 
yj'érha edhé i ép çamlnœ. Pastây, kourdô kyœ tœ déyœ dhœn- 
.dœri vête edhé darovit * noùsenœ edhé i ndzîer glyikônœ (tavl- 
hânœ me glyikô) noùsya vétœ. E mbân îiot tçlkœ dhcfendœri 
edhé i thcitœ tœ fllyasœ, pô ayô noùkœ flyét, pastây i ép flyori- 
nœ, ndô nœ bâlhœ i ya ngit, ndô i ya voé nœ dôrhœ. 

Pastây vinœ kroûçkatœ (e ém' e dhcèndœrit, e môtr' e tly edhé 
iiérœzit e tùre) kour tœ doùanœ, pô to tœ yâpinœ habér, gylthcB- 
koùç me flyorinœ e sây, pô eém' e dlicèndœrit i yép mcè çoùmœ. 
Si ourôinœ , « na outraçigôfçin é oumblyâktçin , ârtçim me 
dyém ^, » edhé nœ kyoftœ e ém' e noùsesœ kyœ tœ kétœ dyèm a 
tçôupa tœ tyéra i thônœ kroûçkatœ, « mœ tœ bivet ^! » Pastéy 
6 èm* e noùsesœ ndzler noùsenœ tœ véçourœ mlrœ edhé noùsya 
rhi mœ kcèmbœ, ngrihenœ kroûçkatœ edhé sefté e ém' e dhcèu- 
dœrit poùth noùsenœ edhé e darovit, kçoù bcéinœ dhé tœ tyérat 
me radhœ, ayô noùsya ou poùth dôrhœnœ edhé nousœrôn ^. 
Pastây nœ kyôftœ kyœ tœ véyœ dhcfendœri nœ kourbét ^, to t'i 
dœrgôiïœ e ém' e tçoùpœsœ Ihoukoùme. 



1. T(r, celui (Panneau) de. 

2. Kœndôn, il chante, ou plutôt lit ou récite, les prières. 

3. Mouchoir de soie destiné au fiancé. 

4. V. plus bas les toasts. Dolhi^ du grec evtcXt, (pr;)n. enndoH), comman- 
dement, parce que celui qui porte un toast, ordonne aux musiciens de jouer 
!iu air, après quoi il est tenu de leur donner une gratification. 

5. Ce don est celui de la pièce d*or, /lorij que parfois il lui applique sur 
le front. 

6. C'est-à-dire puissions-nous venir encore quand les fiancés auront des 
enfants ! 

7. IfûP, 8. e. dâsmWf c'est-à-dire puissions-nous être aux noces de tes 
autres enfants! 

8. Elle 80 tient immobile et les yeux baissés, comme il convient à une 
fiancée. Ce jour passé, elle no se montre plus à personne jusqu'au mariage. 

9. Souvent Thomme (ce peut ôtre un garçon <le quinze ans), à peine 



— 128 — 

Mœ sœ foiindi boéinœ gostl edlié ftôn noiisya * dhcèndœrin 
edhé dœrgôn nœ groiia t' ou thôtœ, « tœ oudhœrôni tœ vini né- 
sœr mbrœmœ pœr dârkœ zotœrla yoûay. » Posa vinœ i yât' î 
dlioéndœrit edhé dhœndœri, to tœ rliinœ Sérœzit e noûsesœ edhé 
ou thôuœ, « mi s' értœ, mi s' értœ *, » edhé zoénœ doûartœ edhé 
ourônenœ. Kour çtrôinœ kyœ tœ hânœ boùkœ edhé h&nœ tsâ, 
zœn' edhé hédhinœ dolhi 



2. DOLHIA ^ (les toasts). 

I yât' i diâlyit, 1 yât' i tçoûpœsœ , noùni * edhé tœ tyérœ. 
Sefté ngré dolhi i yât' i diâlyit edhé i thôtœ tœ yétit tçoûpœsœ, 
«mi s' ér' (érdhe) tœ tœ pyén, naoutraçigôfçinedhéoumblyâk- 
tçin, ârtçim edhé kour o mârhtœ ^ edhé me dyém, e pfmœ pœr 
rœndét tœ noùsesœ edhé tœdhoéndœrit. — Viva*! » Pœrgjn- 
gyet i yét' i tçoûpœsœ, « mi s* értœ. » — « Mf s' ér, tœ gyéta ^, na 
outrarigofçin e oumhlyâktrin dolhi-bâri (i yât' i dhcèndœrit) 
rhôftœ é kyôftœ. Ourdhœri ! > Thôtœ pastây i yât' i diâlyit, kyœ 
e gj'éti me Kôstœnœ ^. I thôtœ kùy (i yàt' i tçoûpœsœ), « mi s' ér 
tœ tœ gyén, sior ^ Kôsta, na outraçigôfçin edhé me tœ dyémvet **, 
dhocntœ Perœndia, edhé me fiœ boganlk **, e pimœpœr çœndét 
tœ noùnit. » 

fiancé, va sMtablir, pour ses afTairos ou son métier, dans un pays plus ou 
moins éloif^né (ii ^tvirtÎA, des Grecs), et son absonco peut durer des années. 
Vov. aux Chansons le no 6'^ Gela arrive aussi après le mariage. 

1. La fiancée, ou plutôt ses parents pour elle. 

2. Vous êtes les bienvenus; ériiv pour érthtœ, 

3. Voyez la note 4 de la pag:e précédente. 

4. Noun^ le parrain ou témoin des noces. 

5. Quand il la prendra, au jour du mariage. 

f>. Viva, sior, paroles italiennes en usage, comme plus bas les mots tares. 

7. Réponse du père du fiancé. 

B. Le nom de Kosta ou Constantin, ici et dans la suite, est pris comme 
exemple. 

0. Vi»vez note 0, ci-dessus. 

io. Si la personne à qui est porté le toast n*a pas dVnfants, ou lui dit: 
mœ Vr tOHiUiPf à la santé des tiens! 

11. Naissance d^un enfant, et dons aux par'^nts à cette occasion. 



— 129 — 

Si sôsin tœ tcferœ ngâ dolhia kyœ pinœ pœr noùninœ ngrihet 
noùni edhé thôtœ : y où bcètœ zamét edhé e pftœ pœr çœndét tim, 
oûnœ tanl e pi pœr çœndét tœ zotœrl yoùay, edhé si i ya ép 
nônœ tyétœr, i thôtœ *.... Oudhœrô! 



3. MARTÉSA A DASMA (lE MARIAGE OU LA NOCS). 

Sefté nœ tœ dielyœ i mérhinœ noùsesœ fâkyenœ ' edhé e 
vœnœ nœ frôn ^ edhé nousœrôn. Atoé tœ dlelvœ vinœ nérœzit e 
sây pœr tœ ouroùarœ edhé e darovltin, pastây e ém* e tçoûpœsœ 
ou ndzier pâyœnœ edhé ou a rœfén tœ toérœ. 

Tœ hcfenœnœ, kyœ ziret dâsma * boéinœ hazœrlôketœ edhé 
vinœ tœ tùretœ (nérœzit e tùre) pas boûke ^ edhé thonœ kcéngœra 
tœ vcfendit ^. 

Tœ mârtœ mbrœmœ bœinœ asœsoy edhé kœndôinœ kœngœra 
tœ dâsmœsœ. 

Tœ mœrkoùrœ mbrœmœ dœrgôinœ edhé ftoinœ tœ vinœ tœ 
tùretœ pœr dérkœ t' éiïten mbrœmœ, edhé gylthœ ditœnœ tœ 
mœrkoùrœ vînœ duniâya edhé darovinœ noùsenœ. 

Tœ éfiten mblyldhenœ tœ tûret edhé rhinœ gj^ér tœ dlelyœ kyœ 
mérhet noùsya ^. M' ya kâtœr tœ ditœsœ dœrgôinœ ngâ dhœn- 
dœri lyoùlyetœ * (Yânœ kœtô : voénœ mœ nœ malàthe nœ pâlyœ 
kœpoùtsœ tœ érta, paskyùrœ tœ mîrœ, nœ krér, nœ tsâtsar, nce 
sôygœ (dimaski), ncè gœrçcérœ, tré kyélykyere livéndo, mosko- 
sàpoun, edhé lyoùlyœra. Atô lyipset kyœ t' i çplerœ dhoëndœri, 

1. Les paroles prononcées étaient des mots turcs défigurés et inintelli- 
gibles. 

2. Phrase d'usage qui signifie qu^on met du blanc h la fiancée et qu^on 
Tépile. 

3. Un siège quelconque, garni d*un tapis et d^un coussin, et où elle reste 
assise tant qu^ii ne passe personne ; autrement elle se lève et salue chacun. 

4. Quand la noce commence ; dans les villages elle dure deux à trois se- 
maines. 

5. Phrase d^usage. 

6. Des chansons du pays, et non pas celles consacrées [)0ur les noces, tœ 
dàimœtœ ; voyez celles-ci à la fin. 

7. Quand elle est prise, par le fiancé qui Temmène chez lui. 

8. Ces fleurs^ envoyées par le fiancé, comprennent les objets énuméros 
ensuite, et qui peuvent d^ailleurs être en partie remplacés par d'autres. 

9 



— 13() — 

p6 nœ dàçtœ tœ rplerœ tœ tyéra, o çple), le noiisya mo tré dyém, 
kyœ tœ kvénœ baballi&rœ (môs tœ kyénœ yetimœ) edhé mœ nûè 
malhàthe mboulvoùarœ me canil tœ mœndâfclœ. Si vlnœ at& 
dyémtœ me rairœ edhé rhina>, dAlyinœ grfttœ e noûsesœ edhé î 
poùthinœ me râdliœ edhé ou thoiiœ, « mœ tœ toiiaytœ *. » Pas- 
tây, si oundziorin glyikônœ, iidzierin edhé noûsenœ. Vête noûs^'a 
edhé ou poùth dôrhœnœ edhé atA e poiithinœ nœ fàkye edhé ou- 
rôinœ ; pas iiœ tçikœ ou ndzier pâyœnœ t'a ronœ edhé i darovit, 
ngrlhenœ tsà gr& edhé kœtséinœ. Si sôsiuœ ngâ tœ kœtsiierit* 
dély e ém' e tçoùpœsœ edhé darovit çalrœtœ e dho&ndœrit, past&y 
ckôinœ. 

Mbrœmavet vf nœ atA kyœ ouftoùanœ ^ ; m' ya tétœ tœ nétœsœ 
vénœ (vétœm ngâ dhœndœri) tœ mârhinœ oùyœ edhé dû dyém 
mârhinœ dû ibrikœ. Posa vyén kyœ tœ mârhinœ oùyœ, ndzier 
fidi ng' atô krùkyen e tfy edhé prêt oùyœtœ douke krukyôsour 
tri hérœ edhé si mboiirenœ, rkoinœ ngâ tyéta»r sokâk tœ kthénen 
nœ çtœpi. Me tœ ârdhour nœ rtoîpi, nœ proûa zœ broùmœ ^ edhé 
vête edhé lyùen dhœndœrin edhé t(;<loiïeri tœ tinœ. 

Pas oùyit vénœ kroiiçkyit e noùses te dhœndœri, kânœ zakôn 
kyœ, nœ vâfçin dhé dyém vyédhinœ çdônœ. tœ gyéinœ ^. 

Tœprémten ftôinœ ngâ tœ dû ânœtœ, dhœndœri iléroezit e 
tiy edhé noûsya nércnzit e séy pœr tœ çœtoiinœ mbrœmœi edhé 
vénœ duniâva te noûsya t'a darovitin ; mbrœmavet vlnœ kroû- 
^'kyit' e dhœndœri t te noûsya edhé atâ pœrsœri vyédliinœ. 

Tœ çœtoûnoî, si sosinœ ngâ boûka, vénœ ngâ tœ dû ânœtœ 
kyœ tœ mârhinœ oûyœ, p6 noûkœ plkyenœ nœ sokâk ^. Pastây 
ngâ dhoindœri vénce kyœ tœ mârliinœ berbérinœ. Si sôs berbéri» 
dhofendœri rhf mœ nœ rini tœ mâdhe ® edhé viçetœ, to t'i hédhœ 
kœmîçœnœ ^ nônœ diâlyi kyœ tœ kyétœ baba, açtoû bœinœ edhé 
te noûsva. 

1. Aux tiennes, à tes noces. 

2. Les parents des deux côtés, ceux du gendre ï^euls vont à Veau, 

3. De la pAte faite à l'Instant mOmo avec do Teau qui vienl d*^tro appor- 
tée; la femme qui la ])etrit doit otre mère, mais jeune eucôi*e. 

4. Les objets ainsi dérobés sont raii^ortés le lendemain. 

5. Chaque compagnie ])artà un moment différent, et elles ne doiveutpM 
se rencontrer dans iarut*. La prise de Teau a lieu avec les mêmes céi'émonies. 

0. Lu grand plat de métal qu'on apporte babituellement, garni des mets et 
de tout ce qui sert au repas. 
7. On lui passe la chemise. 



— 131 - 

Tœ dlelyœ, tsâ iiérœz niœ kâtœr tœ dftœsœ, tsâ pa gdhlrœ, 
màrhinœ noùsenœ, edhé nœ kyôftœ lyârk ngâ çtœpi' e dhcèndœ- 
rit, e hlpœinœ nœ kâlyœ edhé noiisen' e mbâinœ kouçourîri edhé 
e émta. Si arhitinœ âfœr çtœpisœ dhœndœrit edhé mârhinœ noù- 
senœ, ncèrœzit e tçoùpœsœ * kthénenœ. 

Si rùn brcènda noùsya, i yâpinœ oris kyœt'a hédhœ prâpazi*, 
pastây vête i j&V i dh(éndœrit edhé e éma edhé e poûthinœ edhé 
i thônœ, € na traçigôftœ edhé oumblyéktœ, me kcfembœ tœ mbâ- 
rœ, dhofentœ Perœndia ^. » 

Pas ncè sahâtvcénœ koiirôrœ^. Nœ kourôrœ noùni rhf (mœ 
koémbœ) nœ mes, dhcéndœri é noùsya nœ ânœ, i kœmbén ounâ- 
zœtœ, ounâzœn e dhœndœrit kyœ e klç mérhœ nœ vlyésœ ngâ 
noùsya, i ya ép noùsesœ, ounâzœn e noùsesœ i ya ép dhcéndœrit. 
Pas nœ sahât vlnœ kroùçkyit' e noùsesœ edhé ourôinœ. 

Tœ dielyœ kânœ pœr drékœ gyùsmatœ e atùre kyœ kfçin tœ 
çœtoùnœ mbrœmœ. 

Tœ hœnœn dœrgôinœ rôbat e tçoùpœsœ te dhœndœri edhé 
nœ mœngyés i mœkôn noùni ^. 

Tœ mârtœnœ vénœ kroùçkat e noùsesœ kyœ t*a çônœ, atœ 
dit vœnœ noùsenœ kyœ tœ mbrùfiœ zôgyœre tœ çekyértœ * edhé 
i ndâinœ. 

Tœ proémten ftoinœ ngâ çtœpî' e noùsesœ kyœ tœ vlnœ pœr- 
sœri noùsya edhé dhoéndœri me tçdonerl kyœ tœ dôyœ, tœ çœ- 
toùnœ pibroèmœ. Pastây lylpset nérœzit* e noùsesœ edhé tœ 
dhcindœrit t ou bœinœ gostl mœ tçdô vâkt kyœ tœ doùanœ '. 

1. Les parents de la femme ne peuvent assister au mariage; en Serbie le 
même usage existe, mais les fêtes y ont lieu après la cérémonie religieuse. 

2. Par derrière, par-dessus son épaule. 

3. C'est-à-dire Dieu veuille que tu entres ici avec un pied heureux ! 

4. On met la couronne, celle que portent les époux durant la cérémonie 
du mariage grec. Plus bas nœ kourôrœ veut dire pendant cette cérémonie. 

5. Il leur donne la bouchée, comme aux petits enfants. 
0. Des pâtisseries ou sucreries, en forme d'oiseaux. 

7. Ce n'est que le mardi ou même le mercredi que les époux fout lit 
commiin. 



— 132 — 



CHANSONS USITÉES DANS LES NOCES. 

1. 

Kour zfret dàsma, tœ liotnœn mbrcfema gj'ér tœ prcèmten (aa 
commencement des noces, du lundi soir au vendredi). 

Ov na rhofc é na kvofc, Kostàki-be ! 
Kyœ na bœre kœtô dàsmœ, id. 
Tœ gœzontç babanœ t(6nt! id. 

— Psé rhini é psé s kœndôni? ^ 
You e dlni kd» martoni ? 

— Martôimœ Kostaki-bénœ, 

I yapim satliénœ (ou begzadénœ), 
Begzadén e béout, 
Tœ boûkourn' e dhéout 
Kost-bé, pértre e vœrrfme, 
Koùyt i ya bœn kœtA gœzfme? 

— Oiïn i va bœn babâit tim. 



Koùr mârhinœ oûyœ, ta» énten mbrcfema (quand on va puiser 
l'eau, le jeudi soir). 

Ridbinœ goûrhat e bârdha, rfdhinœ, 
Rldhîn cekvér é mialvtœ, rfdhinœ, 
Si ridhinœ é koû na bfrin? rldhinœ, 
Nœ goyœ Kostâki-béout ridhinœ. 

.S. 

Koùr vête berbérl cœtoùnco mbrcéma mœ va tétœ n&tœs, tœ 
rhoùanœ dhc&ndœrin (pendant qu'on fait la barbe au fiancé, le 
samedi, vers huit heures de la nuit). 

Berbéri kvœ rhoùan mbrôna», 
Na rhoiian dhé K'^stc^l^ i-bapm 



— 133 — 

Tœ kétç mâlh pœr dialyœri, tœ kétç mâlh, 
Se diàlyœ mob s boéne koùrhœ, tœ kétç mâlh, 
Tœ kétç mâlh, tœ flyétç me goùnœ. 

4. 

Koùr tœ sôsetœ ngà tœ rhoùarit edhé e lyâlnœ edhé e ndrol- 
n<B (quand, la barbe finie, on rhabille). 

DzyIç rôbat e dialyœrfsœ 

É vlç rôbat e dhcfendœrfsœ, Kostâki-bé. 



o. 
Koùr mârhinœ noùsenœ (quand on vient chercher la fiancée) 

Tç trœngœlhin nœ pœr sokâkœ * ? 
— Kostàki-béou me pésœ kyinte, 
Vfnœ tœ tœ mérhin, 
Ngé babai tœ tœ ndânœ. 



6. 

Koûr rhfnœ kroûçkyitœ kyœ t'a mârhinœ (avant le départ du 
cortège) . 

Trœndafilyi kyéç é lyôt, 

Tç ké, noùse, kyœ kyân me lyôt, kyan me lyôt ? 

— Kâm babânœ, s e lyœ dot, s e lycé dot'. 

— Mérh babénœ, e plyâs nœ dhê, 
Ayde ti noùse ndœr né, 

Mérh babénœ, e hfth nœ lyoùmœ, 
Ayde ti noùse tek oùnœ. 



1. Après chaque vers on répète ce refrain : pa dély moy, digyù moy. 

2. Ce n'est pas la fiancée elle-même qui fait cette réponse, mais un dos 
assistants qui la représente on quelque sorte. 



— 134 — 

7. 

Aère thotœ babâi te noiisya (le père à la fiancée) : 

Pa dély, blyœ, tçyàn' até, tç yén'até? 
— Yanœ kroùçkyit', o baba, o babé! 
Nls-mœ tœ vête me 'ta, me 'té, 
Vlc-mœ rôbatœ me sœrmA, me sœrma. 

8. 

ïliotœ noijsya tek e èma (la fiancée à sa mère) : 

Mœ rhite, nofene, mœ rhlte, mœ rhfte, 
Mœ rliito me toùly simlte, mœ rhîte, 
Erdlii k()ha mœ pœrzoùre, mœ rhfte. 

9. 

Koiir dély noûsya ngâ çtœpîa e séy edhé e mArhinœ kroùç- 
kyitœ (quand la fiancée sort de sa maison). 

Oiïnoii, kyiparîs me kokye. 
Prîmœni atii, moy çôkye, 
I)it<; t' ou tlièm é dftç t' ou kyàhem, 
Ngîî babai im tu tœ ndâyem, 
Aféndit màth to tœ fâlyem. 

LES DEUX SUIVANTES SONT DE ZA60RIË *. 

10. 

Quand on rase et habille le marié. 
Dhœndœrô lyoïilye-loymon, 

1. Le» nocos à Zagoriô rommouccnt. j^nu* les richeB, le jeudi soir et se 
prolouprcnt jusqu'au mci*ci*odi. — Celui qui in<* dicte la clinnson me dit qu^aii 
niaringi! (]<> son fivro aîiu', qui t-ut liou il y a dix ans, on a consommé ceut 
quatre mou tous el lirisO quatre eliargos de cheval de vaisselle et do verres, 
la coutume «'tant de tout casser, mdamment les verres apr^s chaque toast. 



— 135 — 

OûDOii é rhi mi kœtœ frôn, 
Tœ tœ lyây tœ tœ ndœrôy, 
Te noùsiya tœ tœ dœrgùy, 
Tœ tœ nîs tœ t'ormis 
Te noùsiya tœ tœ depdîs. 



11. 

Quand les mariés commencent à danser ensemble 

LE CHŒUR. 

Ouzoù noùsiya ndœ vâlhe ndœ vâlhe. 
Dialyo, môs e voùre ré, ndœ vâlhe ndœ vâlhe, 
Kîrtey flyori a s kîctey ? 

LE MARIÉ. 

Yô bésa, s e voùra ré 
Se kiçtey, se s kiçtey. 

LE CHŒUR. 

Lyopœtœ a tç ké roùaitourœ 
Ky œ s e ké vœçtroùarœ ? 

Ce dialogue plaisant se continue ainsi indéfiniment, à propos 
de chaque objet de toilette, le nom de vachei étant chaque fois 
remplacé par celui d*un animal domestique différent, par ox. : 

LE CHŒUR. 

Kiçtey gerdén a s kiçtey? 

LE MARIÉ. 

Yô bésa s e voùra ré. 

LE CHŒUR. 

Kétsœret' a tç ké roùaitonrœ 
Kyœ s e ko vœçtroùarœ ? 



— 136 — 



III 

SPÉCIMEN DE L'ALUANAIS-ITALIEN. 
LA CHEVAUCHÉE FUNÈBRE *. 

le il' (im coiimœ e niir 
Kçi ncônt bîy gadhiâr, 
E tœ (Ihiétœten fiœ vac 
Kj'œ 3'a e thoyin Garantin : 
Tsîlyen kérin nkœ kouçki 
Véiu e vîn ndœ dliêt tire 
Bîy zotœrar é boiihàr. 
Praua êrth nœ trîm i lyàrg. 
E V* œma me tœ vœlhézœrt 
Nœnk dôin, se iv kéky toutyé; 
Vélœni dôi é praraatîsney 
I vœlliaou Kostantîni. 

— Bœn-e, mœiii, kœtœ kouçkî. 

— Kostantin o bîri im, 
Tr 'œ pramatia yote 
Akvœ lyàrff tf tœ m' e rtîer ? 
Se mV e dàca ou pœr paré 
Pœr garê prâna nk' e kam, 
Ndœ e dàra oii pœr hélym 
Où pœr hélym n<ùnkœ e kâm. 

— Vête où mœm e me t'e sielh. 
Émartoùan Garantînen. 

Érth fiœ vit kakvœ i rcùnd 
Kvœ i koûarti asav zofi 
Nœnt bîyt te nœ lyoupadh ; 
Avô o\i\êc ndœr t(P zéza 
E m(i» érhi rpizit. 

1. Rap5*4Mrn» <rini pocina al1>anosc, etc., raiito xvii, p. 2i>. -^ Voyez TAver- 
tis-iiufiit, paire 7, et la traduction franvaise duiif* mes ChaMs Bnlgares. 



-î. \. 



— 137 — 

Kour prâ e çtoûnia pœr çpirt 
Y' oudlh tœ kœrrtévet, 
Dôlhi é vâte ayô mbœ kiç 
Tek în vârhet e t' bly vet ; 
E pœrsfpœr é nka vârhi 
Nka vârhi e t' bilyœvet sây 
Bcferi é tçélytin nœ kiri 
E m* klhâiti nœ valytim ; 
Po te vârhi Kostantlnit 
Di kirlne e di valvtfme : 

— Kostantin, o biri fm, 
Koù œçt bésa kyœ m' dhé 
Se m* sllhie Garantlnen 
Garantinen t' œt-môtœr ? 
Bésa vôt3 nœn dhé! 

Si oungrls é oumbilh klça, 
N6 te drfta e kirinœnet 
Oungré Kostantini vârhit. 
Goûri kyœ pouçtrôney vârhin 
Mœ oubdî îïœ kâlv i brfmt 
Me tœzêz paravithe; 
Vôkoulha kyœ mbéney goùrin 
Mœ oubœ nœ frèn i rœgycî'nt, 
I hlpi é nkâou cpéyt, 
Arhou pas dihtour 
Tek çpi e s' môtœres. 

Kyôi ndœ çért para pœlhâsit 
Tœ biyt e s' môtœres 
Kyœ brfdhin pas ndalhanlçet : 

— Koù vâte zôiïa yot'-œm ? — 
Kostantin, é z6ti Ivâlv, 

OEçt te vâlhia pœr ndœ pôr — 
Vâte al dréy tœ pâren vâlhe : 

— (Vâça, tœ boûkoura yini, 
Porsa khè pœr nioiiii s kini !) 
Oiikyâs e i pieti : 

A pœzoûar e bârdlia vâr ! 



— 138 — 

OÉçt me yoù Garentlna 
Garentina, Ime môtœr? 

— Nga pœrpâra se m' e tçôn 
Me gyipoùnin Ihampadhôri 
E me tsôg tœ vœllioùst. 

Ardhour tek e dita vâlhe 
Ouafœroiia tœ pfeney. 

— Kostantiii, o Imœ vœlhâ! 

— Garantin, lyœçôou se vémi ; 
Ke t' vlç me moua ndœ çpî. 

— Po thoùa-m' vœlhâou im, 

Se ndœ kàm t' vin nd(er Iiélvmo, 
Vête vécem ndœr t' zùza : 
Nd(ii na vémi ndœ kharù 
Où tœ màrh stolylt e mira. 

— Oudhlsou si t' zoû liera. — 
E voû vlthe kâlyit. 

Véyin oûdhie tœ gyât\ 
E oupœrgj'égou te Garantina : 
Kostantin imœ vœlM, 
Nœ çœnkœ tœ kéky où çôh, 
KrAht cénd tœ gyérit 
Yàn t(i^ mougoulhoùamis. 

— Garent in môtœra ime, 
Kamnoi dufékevet 
Krâhœtœ mu3 mougoulhôi. 

— Kostantin pa vœlhaou im\ 
YAtœr rcrnk t(i» kéky oii yùli, 
Lj'ért œnd tœ dourhoudhiàr 
OÉçt t(e piougourosoiiritli. 

— Garentin m6t(era ime 
Mœ t' kéiîœn sizit 

Ka bougoi i oùdhœvot. 

— Kostantin, vœlhaou im\ 
Pse (Irita o t' mi v(ciliéz(ere 
Ne tœ bîvte (^ zôtit lyàlv 

As «lonken na dàly pœrpâra l 



- 139 — 

— Garanttn, môtœra Ime, 

Yân pœrtéy, thôm-se ndœ rhôlyet ; 

S' érthtim sônte é nkœ na prisin. 

— • Po sinàl tœ kéky où çôh, 

Finéstrat e çpis an 

Tœ mboulhitoura mbœ bâr! 

^~ Ya e mboulhitin akhœtes dôtit 

Si ktéy vrdbn dlmœri. 

Érdh é çkoûan nka kiça. 

— Lye-m* tœ hin ndœ k(ç tœ troûhem. 
Vétœm ayô çkâlhvet lyârt 

Hipi tek e ycèma. 

— Hap déren moëma ime. 

— Koùç m'yé atl te déra ? 

— Zona m' œm yàm Garentlna. 

— Mbâ toutyé boùçtra vœdéke, 
Kyœ m' môre no&nt bly, 
Érdhe am* mœ màrh moùa ! 

— Oh ! hâp-mœ ti zona mœm : 
Vét' yâm où Garentina. 

— Koùç t' soùalh pa, biya Ime? 

— Moùa mœ soùalhi Kostantfni, 
Kostantini Imœ vœlhà. 

— Kostantimi e ni koù cb ? 

— HIri mbœ kiç é troùhet. — 

Y' (Êma sgardhaménti dèren. 

— Kostantini Imœ vœdiky ! — 
E mbé y' (fema teke biya, 
Mbâ e biya tek y' œma, 
Vœdin y' oéma ev e bîva. 



NOTES COMPARATIVES. 



Vers 2. Kri = kiç, kirte; gadhiàr; cf. lo gr. yai'^gtiw, cares- 
ser. — 3. Vàç, vâyzœ. — 4. Garœntina, du gr. 'Ap^TV). — 0. 
Nkœ, ndœ? — Kouçki-a, mariage, cf. kroùçk-ou. — G. Dliét, 



— 140 - 

locatif de dliê-ou. — 7. Des fils de seigneurs, zôt. — Bou- 
lyàr , du slave , boyards , grands. — 10. Nœnk , noùkœ. — 
Kéky, extrêmement. — H. Doi , dér. — Pramatis , pra- 
matia (15), du grec. — 15. œ, cfcçtœ. — 17. Garé, plus, 
bas, h'haré, du gr. x.apa, joie. — 19. où , oùnœ. — 24. Koû- 
arti, kôrhi, moissonna, fit périr. — 25. Lyougâdh, lyoûftœ, 
guerre? — 27. Çpizit, çtœpitœ, la maison. — 28. E çtounia, e 
cœtouna, le samedi des âmes ou des morts. — 29. Oudfh, de 
ngdhin. — 31. in, içinœ. — 34. Trély, allumer? — 35. Klhàitl, 
kàllii. — Valytim, vây, lamentation sur les morts. — 40. Sllhie, 
sllline. — 42. Nœn, ndœnœ, sous. — 44. No, voici que. — 46. 
Pouçtrôy, embrasser, recouvrir? — 49. Vokoulhœ, anneau. — 

— 51. Rœgyœnt, i ergyœnt, d'argent. — 52. Arhou, arhiti. — 
Pas dihtour, pas tœ ngdhlrit. — Kyôi, kyoùaiti; il appela; pœl- 
liâs, palais, en toske palhâte. — 58. Du turc lala^ oncle? — 59. Gôr, 
ville? — 62. Khù? — G7. Tcôy, trouver? — 09. Tsôgœ, espèce 
de coiffure. — 70. Ardhour, arrivé, italianisme. — 71. Pleney, 
pûente. — 74. Ke, it. che^ car. — 80, 81, voiïri, zoùri. — 82. 
Oiidhié, oùdhœ. — 83. Oupœrgyégou, fautif pour OM/^»rjyA. — 85. 
Çœnkœ, signe, ital. segno ou slave senka, ombre? — 89. Kamnùi, 
gr. xaTTvoç, fumée ; dufèk, fusil, en turc. — 93. Douroudbiar, 
bouclés, des cheveux? — 94. Piougourosoùrith, réduit en pou- 
dre, poussière (plyoùhour-i, en toske). — 96. Litt, les yeux 
(sûtœ) ne te font, servent plus. — 97. Ka, ngâ, bougo&a-ôi, pous* 
sière. — Litt. la lumière de mes frères, cf. vis Heraclea = Her- 
cule. — 103. Rhôlvtœ, ital. disco? — 104. Érthtim, értlinœ. — 
105. Sinal, it. segnale. — 106. An, onœ, notre. — 108. Akhœtes? 

— 111. Troiïhem, prier. — 115. Atl, atu, là. — 119. Màrh, 
mérh. — 122. Soûalh, sollii. — 128. Sgardhaménti, it. spalancô. 

— 131. Vœdin, vdikvnœ. 



— 141 — 



IV 

QUELQUES FABLES D'ÉSOPE < 

1. Groûatja edhé poûlya. 

Ncè groûa e vé * kiç nœ poùlyœ kyœ i pllhte asây ditœ ngâ 
dltœ n(é vé ^, edhé kœyô pandéou kyœ, fiœ * kyôftœ kyœ t'i 
hédbœ mcè çoùmœ yélyp, to tœ plelhœ du hérœ dftœn'. Pô me 
tœ hédhour poûlya ouméyt edhé s moûnte tœ pflhte as nœ hérœ 
dftœnœ. 

2. BoûykoH edhé gyàrpœri, 

Nœ boùyk nœ dlmœr me tœ gyétour * nœ pyârpœr kyœ kir 
ngrlrœ ngâ tœ flôtit, e môri kœtœ edhé e ngoiilyi nœ gyi. Pô si 
ountzé gyàrpœri, e kafçôi atcfe kyœ i kfç bcérœ tœ mfrœ •. 

3. Kyéni. 

Nœ kyén çkônte lyoûmit me fidî tsôpœ mlc nœ gôyœ me tœ 
pàrœ hlyen' e tiy nœ oùyœ, pandéou se kyé tyétœr kyén me tsô- 
pœ mlç nœ gôyœ, edhé me tœ lyoénœ tœ tinœ ^ ouversoùlh kyœ 
tœ mérhte mfçnœ tœ atly. Pô mbéti me liitç, se tsôpa e hfyesœ 
noùkœ kyé *, edhé tyétœrnœ e môri oiiyœtœ. 

4. Kétsi edhé oûykou. 

Nœ kéts kyœndrôi mbi Sofe çtœpi edhé me tœ pârœ ncé oiiyk 
kyœ çkônte sœ andéysmi, i çânte edhé e pœrkyéçte. Edhé oùy- 
kou 1 thôtœ : s mœ çân tl, mor' i myèri, pô mœ çân voéndi. 

1. Traduites par un natif de Pœrmét; c'est de lui aussi que sont les deux 
leUres qui suivent. 

2. E vè, veuve. 

3. Vèj œuf. 

4. Nœ = nœ, si. 

5. Ayant trouvé. 

6. Tœ mtrœ, du bien. 

7. Ayant laissé la sienne. 

8. Le morceau de Tombre n'était pas, c'est-à-dire cette chair n*était 
qu'une ombre. 



— 142 - 

5. Gcérthiya * edhé nccniya asdy. 

Ncéiiiya i thâ pœrthiyes' : psé étsœn çtrcfcmbœr , o biyc, é s 
vête Adréky? Edhé ayo 1 thotœ : çko tf, moy nœne, poerpàra, 
edhé oùiiœ to tœ vête pas tœ tçàponrit toént ^. 

0. Tœ dû idrbaUe ^. 

Trdô nerl cfcçtœ i ngarkoiiar me dû tôrba , nérœn' e kâ pœr- 
para edhé tyétœrnœ prôpa; kyœ tœ dùa yânœ plyôt me tœ l3iga^ 
pô c pœrpàrœsmya ka tœ lyigat* e tœ tyérœvet, e pràpœsmya ki 
tœ ^ atly kyœ e mban ; panday fiérœzit' tœ lylgat'e tùre noùk* I 
çônœ, pô tœ^ tœ tyérœvet i (.-ônœ fort mlrœ. 

7. Phjdkou edhé vdékiya. 

Nœ hérœ nœ plyâk kthéney ngà pûlhi ngarkoûar me droâ 
edhé étsœnte me gyithœ atù ^, p6 ngâ tœ lyôdhourit' e tépœr i 
trkarkoi mœ nœ vœnt edhé i thrite vdékiyes'. Vdékiya me tœ 
àrdhour e piiet pœr-se e thriti, pu kuy ngâ frlka i thôtœ kyœ : 
tœ thrita pœr tœ ngritour nœ tcikœ bârhœnœ. 

8. Tœ du kendésalœ. 

Dû kœndésa ouzoûnœ; au kyœ oumoûnt oiipçé mœ koumàto 
kyœ tœ mos tœ doûkey, p6' au kyœ moûndi hfpi mœ iiofe tçati 
edhé me fiœ zœ tœ math trogônte tœ moùndouritœ. Ahérœ ver- 
soûlhet* fiœ çk&bœ edhé e rhœmbén. 

9. Aslhdni i sœmoûrœ. 
Nœ aslhân, madàm kyœ noûkœ* moûnte mœ tœ ouçkyéney 



i. Gœrthiye^, écreviastj, surtout île mer, à ce qu'il paraît. 

2. J'irai sei«>n ton pas, je marcherai comme loi. 

3. Les deux sacs, ici la besace à deux compartiments. 

4. Tœ l'tygci'Ui', les vices, défauts. 

5. Tir at'iy, ceux de celui qui. 
0. Ta», ceux, des autivs. 

7. Me gyithœ atû^ avec eux, dron, bois à l^rfiler, étant au pL fém.; yyîlte 
est commo explétif, V. le lexique. 



— 143 — 

ngâ plyekœrla kyœ kfç *, oumeyloûa kyœ tœ çkônte * me dina- 
kœri ; panday oungoùly nœ ficé vrimœ edhé bcèney sikoùr kyé I 
sœmoùrœ, pô kiiy, gyithœ atô çpésatœ kyœ i vinin' pœr tœ pârœ, 
i mérhte é i hânte. Si e koupœtôi kœtœ dhélypœra, vâte edhé 
ayô kyœ t' a çlnte, p6 yâçtœ vrlmœs' e pûeti, kyûo Içte. Aslhâni 
me tœ thcenœ dhélypœrsœ ', psé noùkœ rûn brcénda? i thôtœ» 
€ se gyoùrmat' tregôinœ kyœ çoiimœ rùinœ, pô pâk délyinœ. » 



DEUX LETTRES (SUPPOSËES)« 
t 



1. 



Mœ 6 (gyâçtœ) tœ mâyt 1871 (nœ mlyœ é tétœ kylnt é çtâtœ 
dhiyét é &é), nœ Yaninœ. 

Babâi Im i dâçourœ, tœ poùtli dôrœnœ. 

Çoûmœ kôhœ kâra kyœ s kâm mérliœ ndonœ kârtœ ngâ 
dôr' e zotœrl {ou zotrisœ) sâte. Ndonœse oi'inœ tœ dœrgôva me 
kœtoè tri kârtœra ^ fiœ hérœ pas tyâtœrsœ ^ edhé nœ kârtœ ta^ 
âœditœsme tœ trœgône (rœféne) kyœ mœ lylpsen' para, se kâm 
niet tœ mârh tsâ vivHa (kârtœra). Kœtcé oùdhœ tœ kâm ridjâ, 
dœrgô-mœ moutlhâk kârtœ mœ tépœr ^ edhé pastây, si tœ 
doûatç, tsâ para. 

Diâlyi ùt i dâçouri ^. 

1* Â cause de la vieillesse quil avait; ces inots^ ici et tràa-souvent, rem- 
placent le pronom personnel. 

2. Çkôn, passer, se tirer d^afiaire,par ruse. 

3. Ayant dit au renard. 

4. Comme il a été dit dans la préface, les Albanais d^Epire se servent 
unicpiement du grec, et jamais de leur i)ropre langue, pour la correspon- 
dance; il en est autrement, il est vrai, pour les négociauts scutarins, mais 
leur idiome est hérissé de mots italiens et turcs. Ces deux lettres fictives 
sont un essai composé sur ma demande. 

5. Trois lettres avec, en comptant, la présente. 
G. Une fois après l'autre, successivement. 

7. Surtout, avant tout, 

d. Comme en grec iioLimThç, i ddçourœ veut dire aimé et qui aime. 



— 144 — 



2. RÉPONSE. 

12 mây 1871 (ncè dumbœdliiyét tœ mâyt, iicè mij^œ é tétœ 
kyint é çtâtœ dhiyétœ é iïcé), nœ Pœrmét. 

Diâlyi Im i dâçour, tœ poùtli sûtœ me çoûmœ màlh, 

Kârtœn kyœ dœrgôve e môra edlié ougœzôva çoûmœ pœr 
r.œndét tœnt, edhé néve gyèr sôtyémi si dô vétœ Perœndia *. 

Me tœ kœndoùar kârtœnœ, cô kvœ mœ ckroùan kvœ tœ Ivlp- 
sen' tsâ para pœr tœ blyérœ kârtœra, ya edhé oùnœ tek * tœ dœr- 
gon... Tanl si edhé vét' e df, o bfri Im, afroinœ eksetàsit* ', 
pandây préps tœ, gyéndetc gyithifiœ me kârtœ nœ dorœ, yô tœ 
gyesdltç sokâkœt' e Yaninœs', nœ do kyœ tœ çtônet* daçouria 
kyœ kâm pâtour tek tu. Kosçtoù tœ bœntç, o bir, edhé t3'étœr 
hérœ dzgyâtem mœ tépœr. 

Babâi iit. 

(j. P. (çkroiiarœ pastây *) Edhé nœniya tœnde tœ poùth sûtœ 
me roûmœ màlh, edhé kœtœ yàvœ kà niet tœ tœ dœrgô&œ Acè 
pâly tçarâpœ gyér nœ gyoù ^. Vétœ *. 



1. Gomme Dieu lui-même le veut, c*e8t-à-dire bien. 

2. Ya-tek^ voici que. 

3. Les examens des écoles, ehelds-i^ du grec î^'raot;. 

4. Post-scriptum . 

5. (Des bas montant) jusqu^aux gonoux. 

6. Vétœ, moi-même, grec o i^io;. 



— 145 — 



VI 



LES DEUX JUMEAUX ENCHANTÉS * 

(Di metsomœrat fatarm). 



Nœ hherœ içœ nœ regyœ *, 
e nœ rigime '. Ki regyœ e kœyo 
riginœ nkœ kiçin biy e parça- 
laslin * tœn * zot sa t' * klcin 
nœ. Nœ dit van te loufta, e 
sbouartin ^ regyœrin. Tœ mie- 
rit vein tou-e ^ lipour edhé bou- 
kœn. 

Nœ dit nœ tierat oundoth 
reg)- i ndanz • nœ loumœ , e 
mori nœ boukour *^ piskœ i ** 
koukœ. I tha piskou regyit : 
Pritœm kattrœ tsopa, nœ pœr 



Nœ hérœ iç, ncé mbrét, é 
nœ mbretœréçœ. Kûy mbrét 
é kœyô mbretœréçœ noùkœ ki- 
çin bîy é lyoïiteçin tœ Zôtit kyœ 
tœ kicin iiœ. Nœ ditœ vanœ 
ndœ lyoûftœ, é hoûmpnœ mbre- 
tœrlnœ. Tœ myéritœ vînin tou- 
ke l^'ipour edhé boùkœnœ. 

Nœ dit ndœ tœ tyéra oun- 
doth mbréti ânœsœ ncé lyoïimi, 
é môri nœ péçk tœ boukour é 
tœ koiiky. I thâ péçkou mbré- 
tit : Prîtœ-m' kâtrœ tsôpa, nœ 



1. Les deux jumeaux (metsomœra, en toske bindky). Ce conte est em- 
prunté, À titre de spécimen du dialecte, ou plutôt d^un des nombreux dia- 
lectes albanais - siciliens , au IVe volume des Fiabe , novelle e racconti 
(Palermo, 1875) de M. Joseph Pitre, qui me sont parvenus pendant la cor- 
rection des épreuves. L'auteur, qui ignore Talbanais, a joint à sa collection 
sicilienne six petits contes, recueillis par un de ses amis, dont Porthographe 
est très-compliquée et peu claire. Je Tai donc ramenée autant que possible 
à la mienne, en transcrivant le texte, que j'ai de plus, dans la colonne de 
droite, présenté sous la forme qu'il aurait dans le dialecte épirote méridio- 
nal, sauf erreur de ma part. 

2. Regyœ-i, de rex, regem, gr. m. j^i^â;; de là regyœrl-a royaume. 

3. Riginoo-a, ital. regina, reine; plus bas, princesse, fille de roi, tçoûpœ 
wubréti, en ce sens j'ai conservé le mot. 

4. Parkales, gr. trapaxoXû, prier. 

5. Tœn zot, sans doute pourtœnzot; Z6t-i, le Seigneur, Dieu. 

6. Sat (sic partout)^ pour sa tœ = kyœ tœ, pour que. 

7. Sbouartin, de sbier ou sbyerh (Gam.), perdre. 

8. Tou-e = touke. 

9. Ndanz, pour ndœ Anezœ, au bord, etc. 

10. Nœ boukour, italianisme. 

11. Au lieu du nom. {, il faatPacc. tœ. 

10 



— 146 — 



yot coke y nœ pœr keriiz * tœud, 
iïœ pœr pelœu tœnde, e netrœ 
pœr kopçtin. 

Si çkouan ditsa ddit * e ço- 
kia poli di biy, kéni ddi ûœy ^, 
e kopçti mospyœ. Ggyitli kta 
içîn tœ fatarme *, se piskou 
icœ i fatarmœ. Si oiiritœn kta 
di biy oiivoun ^ kalouar mi ddi 
nœrtœ, e me kenetœ vein sa t' 
kiriii pameta ^* mbretœrin tœ 
yatit tire. Van pœr îïœ horœt ^, 
e iïeri oundoth te lïœ regyori 
koii moundçin ^ ditsa kopiy sa 
t' çilihin kouy kiçœ i nkisœy ^ 
pœr çokœ Rigiua. 

Ai outouftoua **^^ moundi e 
mori riginœn. Kœyo riginœiçœ 
ebiyœtœ** roGvit kvœ kirœ 
mar regyœrin tœ yatit *^ tiliœ. 
Çkouar*' tsa ddit ki dfàlœ vate 
sa t' gyen me kalin e me kenni. 



pœr yot-çokye, iioé pœr boûç^ 
trœnœ tœnde, n(t pœr pélyœn' 
tœnde, é iïœ tyétœr pœr kôpç- 
tinœ. 

Si çkoûan' tsâ dit e côkyia 
pôlhi du biy, kyéni dû kœlyû- 
çe, pélya dû mœza, é kôpçti as- 
gyœ. Gyith kœtâ fçin tœ fa- 
tarme, se péçkou iç i fatàrm. 
Si ourhitœn (-tnœ) kœtà du 
biy ouYoûnœ kalyoûar mbi dû 
mcÈzatœ, é me kyéntœ vinin* 
kyœ tœ kiçin pràpœ mbretœ- 
rin' e tœ yâtit tûre. Vânœ pœr 
iïœ vœnt, é iïéri oundoth ndœ 
nœ mbretœri koû zilieçin* tsâ 
dyém kyœ tœ çfhin' koûyt do 
t* i ngiste pœr çokye At^îna. 

Ai moûndi é môri 

riginœn', kœyô riginœ iç e bfya 
e mbrétit kyœ kîç mérhœ 
mbretœrin' e tœ yâtit atly. Si 
çkouanœ tsa dit, kûy difthne 
vâte tœ gyoùante me k&lyin* é 



i. Keniz, tliin. de kjeu, H. Jl-y^nœ^œ , chieiiii^; il faudrait Jby^m'swi' 

2. L'auteur écrit tantôt ddit, ddi et tantôt dit, di. 

3. Nœy, «pir. nioéz, poulain. 

-1. I fatarm, ital. fatato, tncliantc; je no sais si ce mot existe en Epira, 
nù d'ailleurs ou dit /al-i, fatum, sort, destin. — - L'auteur écrit sans sépara- 
tion ifataiTîKP, eboukoura, e^okia, bien qu'il sépai'e tœ fatarmrr. 

f). Ouvoun, italiau., si misero, ils se niirtMit achevai, pour MpnŒ. 

C). Pameta (Gam.) = pràpœ : aiidarono per riayere. 

7. Ilorœt, locatif de borti.'-a, gr. T«»p«, contrée, 

^^. Moundvin, luttaient; en toske momdeni sign. être vaincu; pouvoir. 

0. Nkisœy = ngiste (ngAs), tovçare, échoir ù, italian. 

il). Outouftoua, touftonem? 

11. Tœ, aprè.s biya il faut e, 

12. E, après yatit, est de trop, la grammaire exigerait d^ailleurs |C0 (fiy). 

13. Çkouar, italiau. : passati alquauti giomi. 



— 147 — 



Oundoth • sa t' viy tietri via tçœ 
i pglisœy ' gyith atihœ, e hhin 
me kalin eme kenin. Rigina i 
boiiri fakle ' çkouna * se içœ 
i çoki. Mbrœmanit van te stra- 
ti 5, ma ^ kopili vouri nœ mest 
nœ zâbie sa t' mos i bouvœ 
brit ^ tœ vlait. Erdhi menat- 
net ^ i çoki, gyegyi ^ (jœrbe- 
sin *** e nats, de' tœ vrisœy tœ 
çokyen, pra kour gyegyi se me 
tœ vlain e ayô ** nkœ kfçœ 
klœn ** mosgyœ, e pouthi e e 
çtrœngoi te gyiri. 

Atâ rrouan , e trasgouan, 
thoiiam tœnden , se timen e 
thaçœ *^. 



me kja^ninœ. Oundôth kyœ tœ 
vinte tyâtœri vœlhâ kyœ i 
gyânte gyith atly, é hùn (rùn) 
me kâlyin é me kyénin. Rigina 
i b(éri fâkye sikour se îç i çô- 
kyi. Mbroémanet vânœ te çtrâ- 
ti, pô diâlyi voùri nœ mést ncfi 
kôrdhœ kyœ môs t'i boéiïœ bri- 
tœ tœ vœlhâit. Érdhi nésœrmet 
i çôkyi, koupœtôi poûnœn e nâ- 
tœsœ, déç tœ vrfstey tœ çok- 
yen', pô kour koupœtôi se me 
tœ vœlhânœ é atcè noûkœ kiç 
kycénœ as-gyofe, e pouthi é e 
çtrœngoi te gyiri. 

Atâ rhoùanœ é traçigoùa- 
nœ,thoùa-m' tœnden', se timen' 
e thâcœ. 



i. Oundôth, il arriva que. 

2. Glisey, de Talb. sic. glas, glet (Gam.)i ressembler. 

3. Fakle = fàkye^ italian. : gli fece buon viso, e prïtou mïrœ, 

4. Çkouna, sikour nœ? 

5. Strati, italian. : andarono al letto, en toske, rânœ tœ flyinin. 
0. if a, ital., pour pô. 

7. Bouyœ ^ bœûœ : bùeû britœ, far le corna, planter des cornes. 

8. Menatnet = nœ mœngyés. 

9. Gjék? ordinairement gyégyem =. koupœtôn, apprendre. 

10. Çœrbésœ ^ poûnœ, affaire. 
il. Avo, il faut Tacc, atœ. 

12. Klœn = kyôenœ. part, de yàm. 

13. Dis-moi le tien, ton conte, car j^ai dit le mien. ~- Cette formule 
semble indiquer une récitation successive de contes par plusieurs personnes 
et comme par défi. 

Une remarque générale sur ce texte, c^est que les italianismes et même 
les fautes contre la grammaire, y sont en nombre. 



— 148 — 



BEYT GUÉGUE • 



Sût' 6 toù vëtoulha yôte 
Mœ kœpoùn' dilye kadâly, 
Ourdhœnô Zotnfa yôte, 
Me moùa fôlyœ ncè fyâly. • 

♦ Dictco par Vassa-Efendi. 



INDEX DES CONTES 



Aigle reconnaissant, 6 ; sert de monture au héros qui, pour 
le nourrir, se coupe des morceaux de chair et est ensuite guéri 
par Toiseau, ibîd. Voy. faucon. 

Animaux reconnaissants. Voy. aigle, serpent, faucon ; aident 
le héros dans son entreprise, 16; gardant la Belle de la terre, 
lion et agneau, 2; lions, aigles, fourmis et abeilles, 16. 

Apologue du chevreuil et de la chemise, 12; — de la feuille, 
amenée par un coup de âlet et pesant plus que tous les tré- 
sors, 13. 

Arc, 6. 

Auberge , bâtie à un carrefour de routes , dans le but d'y 
interroger les voyageurs et de découvrir une "personne dispa- 
rue, 16 ; 24. 

Bague, plongeant en léthargie celui qui la porte ; un collier 
et des florins ont le même effet, 1 ; — placée dans un mets et 
servant à faire retrouver au héros sa femme persécutée, 7. 

Belle de la terre, gardée par des animaux, auxquels il faut 
jeter une proie, 2; 16; sa fleur, son mouchoir, anneau dans 
lequel réside sa puissance, 2; épouse son ravisseur et le sauve 
d'un grand péril, ibid ; sa conquête indiquée ou imposée comme 
une épreuve pour faire périr le héros, 2; 16; épreuves qu'elle 
impose au héros, et dont Tune consiste à la reconnaître au milieu 
des onze jeunes filles qui l'entourent, 16; ressuscite le héros, son 
ravisseur, au moyen de Teau d'immortalité, ibid. ; s'enfuit pour- 
tant à l'aide d'un certain vêtement, et le mari ne rentre en pos- 



— 150 — 

session d'elle qu'après avoir brûlé ce vêtement tandis qu'elle se 
baignait, ibid. 

Bêtes, temps où elles parlaient, 17. 

Bride, qui se métamorphose, au commandement du posses- 
seur, en un ou doux chevaux, 2. 

Caloj^er ou moine, plus habile que les sages du roi, 13. 

Cerf, qui par Tordre du soleil, ramène une fille de la maison 
de celui-ci chez sa môre, 9. 

Chandelier, où se cache la princesse que son père veut épou- 
ser, 7. 

Chat, qui aide à sortir de prison le possesseur de la pierre 
merveilleuse, 11. 

Chaudière à douze anses, des voleurs, soulevée par lo héros 
seul, 21. 

Coftre merveilleux , renfermant un petit nègre, qui procure 
au possesseur du coffre tout ce qu'il désire, 18. 

Collier, voy. Bague. 

Coq, qui mange et ensuite pond de l'or, poule qui poud des 
serpents, (S; rusos du coq, ibid. 

Demi-fer et* demi-homme , nom d'un individu monstrueux 
ainsi composé, 24; tiré de prison, avale une femme et l'emporte 
sur une montagne, où il cohabite avec elle; boit le sang du héros; 
meurt progressivement, à mesure que périssent les animaux dans 
lesquels réside sa force, ibid. Voy. Sanglier. 

Demirtchil, nom turc d'un cheval qui parle la langue humaine, 
donné (comme les objets merveilleux , par le père du serpent 
reconnaissant), en récompense d'un service: tire, par ses con* 
seils, son nouveau maître de plusieurs dangers, 21. 

Derviche, trompe l'ours et le tue, 3; vend un loup pour ber- 
ger à un prêtre, ibid. 

Destinée, efforts inutiles que fait lo pacha pour en éluder le 
décret qui le condanuie h périr, 20; Destinées (féti-tœ), les trois 



— 151 — 

femmes qui viennent, la troisième nuit après la naissance d'un 
enfant, lui assigner son sort, 20. 

Diable (figurant le dragon ordinaire) , reconnait le pou 
monstrueux et enlève la fille du roi ; est abattu d'un coup de 
f«u (?) par le libérateur de celle-ci, 4 ; diables, tenant école de 
diablerie, eux-mêmes dupés, 22. 

Eau d'immortalité, employée par la Belle de la terre. Voy. ce 
mot. 

École de filles turques, dans une ville chinoise, 14. 

Enfant jeté à la rivière et sauvé miraculeusement, 2 ; 20 ; 
découvert et nourri par une chèvre, 20; selon le décret de la des- 
tinée, échappe à tous les pièges que lui tend le pacha, qui l'avait 
acheté pour le faire périr. 

Epreuves, dont la main d'une femme est le prix, G; 21 ; sug- 
gérées ou imposées pour causer la perte du héros, 16 ; 21 ; 24. 

Faucon gigantesque, qui transporte le héros, lequel le nourrit 
d'abord de viande, puis de sa propre chair ; l'oiseau la lui resti- 
tue, et plus tard le ressuscite, 24. 

Fille, changée en garçon par l'effet de l'imprécation des ser- 
pents, 21 ; — cadette déguisée en homme, va à la guerre à la 
place de son père, 21 ; tue la koutchédra et sauve ainsi le fils 
du roi, qui était exposé pour être dévoré par elle, ibid. ; — endor- 
mie par le violon et dépouillée de sa chemise, 12. 

Fils du Valaque sachant toutes les langues ; croix qui doit le 
faire reconnaître du roi, son parrain ; 16; — . du pacha, tué par 
le forgeron, 20. 

Frères, trois, dont le plus jeune triomphe dans l'épreuve im- 
posée, ou sept frères, ayant chacun un talent, dont ils font usage 
pour délivrer la princesse, enlevée par le diable, 4. 

Janlin merveilleux, 9. 

Jument, sauvage et anthropophage, mère de Demir-tchil ; 
attirée par un breuvage de miel, 21. 

Koutchédra, monstre figuré tantôt comme une femme et répon- 
dant à notre ogresso et à la lamie ou à la Drakaina des Grecs; 



— 152 — 

dévorant les voyageurs, 2, et aill.; au nombre de trois sœurs 2; 
secourables, par exception, pour le Iiéros dont la beauté les a 
touchées, 2; habitant dans un puits et venant voler des pommes 
d'or, 6 ; attelée de force à un chariot en guise de buffle, 21 ; kout- 
chédra, qui se trouve dans la maison du soleil, 9; qui a sa mai- 
son et est trompée par une fille qu'elle veut dévorer, ibid. ; visi- 
tant chaque année une ville et y dévorant des gens, 20; tuée par 
une héroïne, ibid.; trois koutchédras tuées par trois frères, 24. 

Lait dliirondelle, qu'on trouve entre les deux montagnes qai 
s'ouvrent et se referment. Voy. Résurrection. 

Lion, qui laisse tomber chaque jour de sa bouche un florin 
d'or au profit d'un homme qui s'est chargé de le nourrir ; donne 
la mort, pour se défendre, au fils de cet homme, 15; sentence 
morale qu'il prononce, ibid. 

Lioubia, monstre pourvu d'une queue, 16 ; sa tanière ; garde 
des choux, précieux pour la santé ; en cède trois au héros qui lui 
avait ofiert du miel et du lait, ibid. 

Louvgat, espèce de loup-garou, voleur qui le contrefait, 5. 

Lune, mariée (comme homme) à une des trois sœurs, 24. -^ 
Ce trait sera tiré du slave, où la lune [méséls) est du masculin ; 
lune, que porte sur la poitrine une jeune fille, 2. 

Mariage de deux filles, dont une passe pour un homme, 24. 

Mère de la nuit, c'est-à-dire l'aurore, enchaînée pour retar- 
der l'apparition du jour, 24. 

Métamorphoses, d'un garçon qui a appris des diables leurs arti- 
fices, en cheval, en mulet, puis, pour échapper à la poursuite 
dos diables, en lièvre, pomme, millet, renard, 21 ; de diables en 
derviches, puis en poules, qui sont dévorées par le renard. Voy. 
Bride, Plumes, Prince. 

Montagnes. Voy. Lait. 

Mosko et Tosko, voleurs; tours plaisants qu'ils jouent à leur 
beau-frère. 5. 

Murs ot port^ du logis de la Belle de la terre, doivent être 



— 15? — 

frottés pour ne pas s'écrouler ou pour s'ouvrir, 2 ; 16 ; ils par- 
lent, 16. 

Nègre, esclave de la pierre, 11, et du coffre, 18; apporte la 
fille du roi chez le héros et le tire de plusieurs dangers, 18 ; re- 
présente un génie qui sauve le héros en substituant une lettre à 
une autre, 20 ; pays de Nègres, 10. 

Objets merveilleux, voy. Coffre, Pierre, Tabatière, Bride, etc.; 
— dont le contact cause la léthargie, 1 ; — ou actions servant à 
arrêter la poursuite du diable (dragon) ravisseur, 4. 

Oiseau, parlant et entremetteur de mariage, 10. 

Ours, qui parle, a maison, famille, âne, hache; dupé et tué 
par un derviche, 3. 

Pacha, pièges qu'il j,end au héros et qui causent sa propre 
mort, 20. Voy. Destinée. 

Pierre merveilleuse, enchâssée dans une bague, donnée par 
le père du serpent reconnaissant; elle a un esclave, un noir, 
qu'on fait apparaître en la frottant, 11; (voy. Aladin et la 
Lampe). 

Plumes , données par l'aigle reconnaissant et pouvant se 
transformer en serviteurs, chevaux, argent, etc. ; — ou poils, 
donnés par les animaux qui gardent la Belle de la terre, et ser- 
vant à faire paraître, en cas de besoin, l'animal auquel l'objet 
appartenait, 16. 

Poil de la barbe du nègre, esclave du coffre, se métamorpho- 
sant et doué de la parole, 18, voy. Plumes. 

Pomme, dans les épreuves dont une femme est le prix, 21. 
Pommier aux fruits d'or, 6. 

Pou de grosseur monstrueuse, 4. 

Prince, changé en pierre, qui reprend sa forme grâce «^ une 
femme qui passe trois semaines, trois jours et trois nuits sans 
sommeil, 9. 

Princesse de la Chine, un prince en devient amoureux sur 
une seule parole d'un derviche, et va Tenlever de Técole des 
filles, 14; princesse qui choisit un époux on lui lanrant une 
pomme, 17. 



— 154 — 

9 

Puits servant d'habitation à une Koutchédra et où 86 troute 
aussi la Belle de la terre ; ^conduit sous terre, 6. 

Résurrection, opérée par le grand faucon et à Taide du lait 
d'hirondelle, 24. 

Sanglier, qui a une dent d'argent, renfermant un lièyre et 
trois pigeons, dans lesquels réside la force de demi-fer demi- 
homme, voy. ce mot, 24 ; vaincu et tué par le héros après un 
long combat, ibid. 

Sépulture, cercueil placé dans les branches d'un arbre, 1. 

Serpent reconnaissant, 11 ; 17. Voy. Pierre, Tabatière; ser- 
pents, doués de la parole, qui habitent une église et payent 
tribut au roi, 21 ; leur imprécation transforme une fille en gar- 
çon, ibid. 

Servante, se substituant frauduleusement à sa maîtresse pour 
être épousée par un prince, 9 ; 10 ; la maîtresse garde les oies, 
9; substitution analogue d'un serviteur au filleul du roi, 16, 

Sœurs jalouses, 1 ; 2 ; égarent leur soîur cadette dans la 
forêt et cherchent ensuite à la faire périr, ibid, ; substituent des 
animaux aux enfants mis au monde par leur cadette, 2. 

Soleil, enlève à 1 âge de douze ans une fille qui lui a été pro- 
mise avant la naissance et la rend ensuite à la mère, 9; a une 
maison avec jardin, oiseaux, etc., ibid.; épouse une de trois 
sœurs, c'est un ogre qui sent la chair fraîche, 24. 

Tabatière ou petite boite merveilleuse qui, lorsqu^on la se- 
coue, produit tous les objets désirés; donnée par le père du 
serpent reconnaissant, 17. 

Tapis et tente, pouvant contenir ou abriter une armée tout 

entière, 2. 

Voyage sous terre, G. 

Youg, ou le vent du Sud (mot serbe), marié à une des trois 
sœurs, 24. 

Voleurs, 1 ; 3; 5; 24: mangent l'oie du pacha et mystifient le 
cadi, que l'up. d'eux remplace ensuite, 23. 

FIN DE LA PHEMIKKK PARTIK. 



TABLE DE LA PREMIÈRE PARTIE 



ATertissement 5 

Alphabet albanais 15 

Contes (prâlha *) 19 

1. Fatimé il) 

2. Les sœurs jalouses • 21 

3. L^ours et le derviche 25 

4. Le pou 28 

5. Mosko et Tosko 31 

6. La Belle de la terre 33 

7. Le soulier 35 

8. Le coq qui pond de l'or et la poule qui pond des serpents . . , , 38 

9. La fille promise au soleil 39 

10. La boucle d'or 41 

11. La pierre merveilleuse 43 

12. Le joueur de violon 40 

13. Le pêcheur 47 

14. La princesse de la Chine 49 

15. Le lion aux pièces d'or 53 

16. La lioubia et la belle de la terre 50 

17. Le serpent reconnaissant et la tabatière merveilleuse 01 

18. Le coffre merveilleux 63 

19. Le fils ingrat 04 

20. L'enfant vendu ou la destinée (Prâlhœza e tçoiinit) 00 

21. La fille changée en garçon 71 

22. Les diables dupés (Prâlhœza e çeytânit) 75 

23. Les deux voleurs (Prâlhœza e tœ dû haydoiitœve) 70 

1. Les n*** I à IV sont de Pœrmét; V à XV ont la môme provenance, mai» 
ont été dictés par une autre personne; XVI à XVIII sont de Zagoryé (petite 

contrée proche de R(5ezœ et de Pœrmét, et qu'il ne faut pas confondre ave^ 
Zagàrû région grecque au nord d'Ianina, qui renferme quarante-six vil- 
lages); XIX à XXIV deFyèri. Voyez l'Avertissement. 



— 156 — 

24. Les trois frôres et les trois sœars (Prâlhœza e tœ tré Toslhé- 

zœnret edhô tœ tri môtravet) 78 

Chansons (Kôengœra) 85 

Beyt (1-^) 85 

Distiques ' 

Chansons d^amour (32-56) 

Chansons de guerre et de brigands 110 

Chansons diverses • 116 

Extraits 18! 

Supplément : 

1. Proverbes ÎXt 

2. Coutumes relatives au mariage à Pœrmét 126 

Chansons usitées dans les noces (de Zagoryé) 133 

3. Spécimen de Talbanais-italien : la chevauchée funèbre 136 

4. Quelques fables d^Ësope 14Û 

5. Deux lettres supposées 143 

6. Spécimen d^un dialecte albanais-sicilien : les deux jumeaux. 145 

Index des contes 149 



FIN DE LA TABLE DE LA PREVIÈRB PARTIE. 



J 



DEUXIÈME PARTIE 



GRAMMAIRE ALRANAISE 



PRÉFACE 



I 



LES ALBANAIS £T LEUR LANGUE. 

• 

Le Chkipe» çkyipe^^ est» selon des estimations nécessairement 
approximatives, la langue d'environ un million et demi d'hom* 
mes, habitant la haute et la basse Albanie, diverses portions du 
royaume hellénique et d*assez nombreuses localités de Tltalie et 
de la Sicile '. La population des colonies calabro-siciliennes , 
évaluée à 80,000 âmes, y a émigré de TEpire et du Péloponèse • 
à partir du xv^ siècle, et pour se soustraire au joug turc, dont 

i. Au singulier çkyipe-ya, çkyïpya; on dit aassi au pluriel çhfhpêkÉ. 

2. Hahn, qui avait longtemps habité en Grèce, t^est livré à ce stget à des 
recherches dont il a donné en détail les résultats. Malheureusement, au 
moment où j'écris cette préface (à Mostar, au milieu d'occupations fort dif<^ 
férentes). Bon livre me manque, comme beaucoup d'autres, et quand je le 
cite, c'est parfois d'après M. Camarda. Un faubourg d'Athènes, dont le nom 
ne me revient pas, est albanais, mais en outre, selon Hahn, les Chkipetars 
occupent la partie méridionale de l'Ile d'Eubée, le côté nord d'Andros, et 
forment ou formaient naguère la majorité de la population dans la Réotie, 
l'Attique, Mégare et l'Argolide. On trouve aussi, dans les Albanesiche Studien, 
]m tableau statistique complet, d'après un ouvrage italien, des colonies 
d'Italie. 

3. Voj. dans VÂpp9ndie$ de Camarda, p. 126, la chanson qui commence 
aiftti : 

O e boûkourœ Mord, 
TçoB koûrœ tœ Ijd, etc. 

« belle Morée, depuis que je t'ai quittée...! Voy aussi ibid., p. xiAX. 



— 160 - 

d*autres Chkipetars, en trop grand nombre, s'accommodèrent, en 
embrassant Tislamisme. C'est par suite d*un mouvement spontané 
et antérieur, qu*ayaient été occupées les lies d'Hydra, de Spezzia 
et de Poros, ainsi que d'autres points de la Grèce continentale, 
et probablement la région inférieure de TEpire. Au xi® siècle, 
après le renversement ou la disparition de la domination bul- 
gare, avait eu lieu ce qu'on a appelé « la manifestation alba- 
naise, » révélée par le chroniqueur byzantin George Âcropolitis, 
qui mentionne pour la première fois, sous la date de 1079, to tûv 
'A^Pavwv eSvoç *, et à partir de ce moment on voit cette nouvelle 
nation ou ce peuple qui vient de se reformer, agité d'une fermen- 
tation qui le fait déborder sur les pays voisins et ne s'arrête que 
devant la conquête osmanlie. 

Sur la partie du continent bordée par l'Adriatique, les limites 
extrêmes de Taire géographique où se parle l'albanais, sont, au 
nord le Monténégro, au midi la montagne de Camarina, site de 
Tantique Cassiopaia, qui borne la plaine de Souli (rhérolque 
montagne est absolument dépeuplée), à six ou sept heures de 
Prévéza. Mais ici le pays albanais ne forme qu'une zone étroite 
et comme un avant-poste; il faut remonter jusqu'à quinze lieues 
au-dessus dlannina pour le trouver dans sa plus grande lar- 
geur; de ce côté, au delà du bourg de Liaskoviki, il dépasse les 
frontières de l'Epire, comprend une région macédonienne, appe- 
lée aujourd'hui Kolonia, et rencontre sa limite orientale au lac 
d'Ochrida, sur la rive ouest duquel se trouvent pourtant deux vil- 
lages bulgares, comme il y en a encore deux autres à peu de dis- 
tance de Gortcha (Kopu^a), chef-lieu de la Kolonia *. Ce dernier 
peuple, les Bulgares, qui a inondé pendant plus d'un siècle tout 
le centre et la partie inférieure de l'Albanie, a laissé aussi d'assez 
nombreuses épaves dans la contrée montagneuse des Dibres. 
Entre le lac de Scutari et la mer, la région que quelques-uns 
appellent Albanie autrichienne, est habitée par des Serbes ; c'est 

1. Voy. Hahn, et d'après lui, Gam., App., p, xxv. L^expression de mani- 
festation albanaise est de Fallmerayer. 

"^. On prononce Colôgna, J^ai parcouru Pan dernier toute cette contrée, 
en allant d'iannina à Scutari. Dans la direction do Liaskoviki, la limite du 
pays albanais n^est qu^à dix heures d^Ianniua; vers Touest, il y en a douie 
de cette ville à Paramythia (Aï Donat des Turcs), bourg peu éloigné de 
Parga. 



— 161 — 

là qa*est Textrême limite atteinte par cette race, qui elle-même 
a dominé plusieurs siècles sur les Guégues, devenus partielle- 
ment catholiques en haine d*elle. Enfin, à Tétat sporadique, dans 
les villes et surtout dans les campagnes, on rencontre un autre 
élément, les Roumains, pour la plupart nomades et dont le nom 
ordinaire, Valaque, sous sa forme slave (vlali) est synonyme de 
pasteur *. 

Le peuple qui nous occupe se donne, donne à sa langue et à 
son pays deux noms différents. Le premier, çkyipf avec ses déri- 
vés çkyipœtâr, albanais, çkyipœri (en guégue çkyipœnfjy Albanie, 
a une plus grande compréhension, il embrasse même les dési- 
gnations provinciales de Guégue et de Toske, tandis que la dé- 
nomination d'arbœri, avec Tadjectif et adverbe arbœréç, parait 
avoir été primitivement restreinte à un coin de territoire, celui 
qui est autrement appelé kourwœlyéç ou encore pays des Lyapes 
(/y(ifci?/i), au-dessous d'Avlona. Elle est d'ailleurs usitée à Hydra 
et en Italie *, et Hahn en a, je crois, établi d'une manière satis- 
faisante l'identité avec le nom donné par les Byzantins et à leur 
suite par les Européens, aux Albanais, 'AppaviTTiç ou 'A>.pavo; 
(p = \, et réciproquement), nom mentionné déjà par le géogra- 
phe Ptolémée comme celui d'un petit canton et d'une montagne, 
To 'A^pavov, et dont la racine parait être le celtique si répandu, 
aip, hauteur, montagne ^. 

Quant au nom de chkipe, il est identique au mot qui dans 
certains dialectes désigne l'aigle {çkyip *, ailleurs pkoéûp, çkœ- 



1. Il y en a une centaine de familles àElbassan, autant à Tirana, les der- 
nières vers le nord. Les Valaques, qui appartiennent tous au rite grec, 8*ar- 
rétent là où commence ^élément catholique, représenté à Tirana par six ou 
sept familles de Scutarins.'— En Bosnie et en Hertzégovine, les musulmans 
désignent tous les chrétiens par le nom de Vlah. Yoy. le \yi<* conte. 

2. fiai zônœ arbœriç, une dame albanaise, Haptodie d'un poema aWanese^ etc. 
"^ Nôendœ vàça t' arbœréça, neuf filles albanaises, Cam., i4p|)., p. 114. — 
Lyàp est un sobriquet tenu pour injurieux, et le nom slave albanais de kour- 
vcely^ç peut s'interpréter par « cheveux de prostituée. » 

3. Voy. Cam., Mp/j., p. xxviii. — Selon George Acropolitis tb *AX(iatvo» de 
Ptolémée, est TElbassan d'aujourd'hui. 

4. Cest le nom sous lequel Kristoforidis , dans son abécédaire guéguo, 
p. 18, désigne Taigle (dans le toske, çkyifléri a çktj'ipeya). Yov. la traduction 
du morceau à la fin de cette grammaire. 11 paraît par là que Tauteur adopte 
rexplication indiquée au texte. 

11 



— 162 — 

bàhœ, etc.), et a lui-même de raffiuité avec çhœmb, rocher; on y 
retrouve, comme il semble, la clé du jeu de mots mis par Pln- 
tarque dans la bouche de Pyrrhus, disant à son peuple : « Cest 
par vous que je deviens aigle ^ » C'est apparemment un de ces 
titres que la vanité nationale aime quelquefois à se décerner. 

 côté de ces deux appellations communes à la race, il en est 
d'autres qui en indiquent le partage en deux grandes fractions et 
impliquent souvent une idée réciproque de mépris et de haine 
gégcdj gegœri, le Guégue, la Guégarie ', au nord, et au sud ftfii', 
toskœri, mot qui est bien le même que Tuscus, Toscan. Ces deux 
dénominations reçoivent, suivant les circonstances, une accep- 
tion plus ou moins étendue, mais la rivière du Çkoûmb^ dont le 
nom se retrouve dans celui de la ville antique de lx,aimiç ', est 
la limite généralement admise entre le paj's des Guégues et celui 
des Toskes. Or cest la direction que suivait la via Egnatiat 
laquelle, selon Strabon, avait à gauche les lUyriens et à droite 
les Épirotes *. 

On est habitué à considérer respectivement le langage des 
Toskes et des Guégues comme des dialectes si nettement séparés, 
qu'ils formeraient presque des idiomes distincts, quoique ayant 
beaucoup d'affinité. Il y a là une exagération, mais il faut dire 
que jusqu'ici ni le lieu où finit le toske et où commence le gué- 
gue, ni ce qui constitue Tessence propre de chacun n*a été sufB- 
samment déterminé. En effet, beaucoup de formes de mots» de 
combinaisons phoniques, données par Hahn comme guégues, se 
retrouvent dans les parlers méridionaux, tandis qu'il en est d'au- 
tres, appartenant à ceux-ci, que Kristoforidis n'emploie ni à l'un 
ni à lautre titre. La vérité est qu'il n y a pas de ligne de démar- 
cation bien tranchée, et qu'en remontant du sud au nord, en 
allant de l'ouest à Test, la langue et la prononciation changent 

i. Al '{)u.â; àtTo; iî{iu, ou, comme traduit Gam. , pœr yoû, Cftytportdra; 
çky'ipe yàm, App., p. 152. — Le nom même de Pyrrhus se prêterait àl'expli- 
cation de boàrh, vir, guerrier. 

2. J'ignore si ce nom a un rapport d'étjraologie et de signification avec 
les mots serbes gfiijati se^ « marcher paresseusement, segni gradu incedere, > 
ycganatSn Thomme qui marche ainsi. 

3. *Esf<!^iTûv 2x«u.?;cl;, Ptol , lat. Scampœ, Cam., App.^ p. xu; en «U)anaii 
çkùemb ou çkôemp veut dire rocher. 

4. Voy. Hahn et Cam., App,, p. xxx. 



— 163 — 

par degrés presque insensibles, encore que la plus grande diver- 
sité se manifeste entre le dialecte de Scutari et ceux de l'Epire 
inférieur. Le centre de TAlbanie, immédiatement au-dessus du 
Çkoùmb, passe, même chez quelques Toskes, pour le lieu où leur 
idiome, bien qu'il y soit décidément guégue, se parle avec le 
plus de pureté. A cela se rapporte le dicton que j'ai entendu (il 
est de Zagoryé) : 

Tûrktç' e Stambôlhit, 
Çkjip' e Elhbas&nit, 

« turc de Constantinople, albanais d*Elbassan ^ » 

Les textes ici publiés fourniraient, s'il en était besoin, la 
preuve de ces variétés dialectales, qui ne donnent pas moins 
d'embarras pour apprendre l'albanais que pour en faire l'expo- 
sition grammaticale. En cela, c'est-à-dire en me bornant à un 
seul dialecte, celui de Pœrmét {Premedi des cartes), j'ai suivi 
l'exemple judicieux de Hahn. Il est évident en effet que mêler les 
mots et les formes appartenant à des parlers différents, engendre 
une confusion qui ne peut que brouiller les idées du lecteur. Il 
suflSra, et il y a utilité à le faire, d'indiquer dans les remarques 
ou en note, les plus importantes de ces formes divergentes, 
parmi celles qui me sont connues. Les paradigmes de M. Ca- 
marda en contiennent d'autres encore, bien qu'il y manque quel** 
ques-unes de celles que je donne. 

Pris dans son ensemble, quelle est la provenance du peuple 
albanais? On sait que quelques philologues récents, des plus au- 
torisés d'ailleurs, se sont hasardés à les appeler Pélasges moder- 
nes, par voie d'hypothèse et en confessant d'ailleurs qu'on ne 
sait pas encore exactement ce qu'étaient les Pélasges, t ques- 
tion, ajoute Hahn, après citation et examen de tous les témoi- 
gnages, qui était aussi embrouillée du temps de Strabon qu'elle 
lest de nos jours *. » C'est par une conclusion toute négative 

i. Voy. À la fin de la grammaire, le chapitre où j'ai résumé les caractères 
du guègue. 

2. AU). Studien, p. 222. « C'est peine perdue, dit M. Max Mûller, que de 
chercher à tirer aucun renseignement positif de ce que nous disent les 
Orecs et les Romains concernant la race et la langue de leurs voisins bar- 
bares. 9 La science du langages p. 149, note. Et ailleurs, à propos des Pelas- 



— 164 — 

que l'auteur allemand, il le dit lui-même, est conduit à cette hy- 
pothèse. Dans les pays où les écrivains anciens nous parlent 
dlllyriens et d'Epirotes et où Thistoire mentionne plus tard une 
invasion bulgare, il voit tout d*un coup surgir une nationalité 
parfaitement étrangère, par la langue et les coutumes, aux Bul- 
gares, aussi Lion qu'elle est distincte des autres Slaves et des 
Grecs; cette nationalité n'est non plus le produit d'aucune immi- 
gration historique, et dès lors il ne reste qu'à la considérer 
comme la descendante, sous un nom nouveau, des peuples con- 
nus à lantiquité, et qui eux-mêmes : Illyriens, Epirotes, Macé- 
doniens, Thraces, auraient appartenu à la grande race tyrrhé- 
nopclasgique. 

Ce qu'était vraiment celle-ci on l'ignore, et on l'ignorera pro- 
bablement toujours. Quant à la première partie de la thèse. Tau- 
tochthonie des Chkipetars et leur parenté avec les populations 
primitives du pays, elle me parait le résultat d'une induction 
légitime, sous la réserve qu'on admettra une infusion considé- 
rable de sang étranger, depuis les Celtes, les Romains et les 
Goths (v*' siècle), en passant par les Bulgares et les Serbes, jus- 
qu'aux Osmanlis et aux Grecs. 

La race étant mélangée au plus haut degré, ce qu*atteste 
d'ailleurs la diversité des types physiques, le problème ethnolo- 
gique disparait presque ou s'absorbe dans celui qui regarde le 
langage. Quelle lumière la langue albanaise peut-elle donc four- 
nir sur sa propre origine? 

Des deux parties dont se compose tout idiome, le vocabulaire 
et la grammaire, le premier était bien propre à égarer de hasar- 
deux étymologistes qui, n'ayant à leur disposition, en fait d'alba- 
nais, que des mots peu nombreux et pas toujours correctement 
écrits, avaient tiré de cet examen des conclusions aussi diverses 
que précipitées. Les textes corrects sont venus, les formes des mots 
ont été reconnues presque toutes , sinon toujours expliquées, et 
soigneusement exposées, avec les principales règles de la syn- 
taxe, honneur qui revient surtout à M. Ilahn, et il est devenu 
dès lors possible de démontrer que l'albanais, tout en ayant son 

gcs cux-mêmf'S : a I/iiypothùse «raprôs laqucHe les Pélasges auraient été les 
anrôtros communs des Orecsct des Romain.*!, n'est autre chose qu^un mjthe 
grammatical, qui ne mérito plus aujourd'hui de réfutatiou sérieuse. » Ibid., 
p. 245. 



'J 



— 165 — 

originalité propre, appartient, dans plusieurs parties essentielles, 
à la famille indo-européenne, et se rapproche spécialement du 
grec ancien, quoique toutes les idées de M. Camarda à ce sujet 
ne me paraissent pas pouvoir être acceptées. 

On entrevoit aussi dans certaines particularités comme : la 
fréquence du son sourd œ (eu), le manque d'infinitif, l'usage d'un 
article postposé ou l'aspect déterminé des noms, la confusion du 
génitif et du datif, des analogies avec les idiomes modernes de la 
presqu'île danubienne, le roumain, le grec et le bulgare ; analo- 
gies qui sont probablement l'héritage du passé et ont leur source 
dans l'ancien ou les anciens idiomes de la contrée. 

Plus que cela, la continuité de ceux-ci avec l'albanais, ou le 
fait que là où il est parlé aujourd'hui et sur d'autres points 
encore, régnait jadis une langue dont il sert à expliquer les rares 
débris, paraît avoir été mise hors de doute. La nomenclature 
géographique laissée par les auteurs anciens, encore qu'on la 
voulût plus abondante, en fournit la preuve. Il est impossible, en 
effet, de ne pas reconnaître des mots chkipes dans les noms sui- 
vants : Triballes (tri, bàlhœ, trois points ou sommets; Philippolis, 
au moyen âge, fut appelé Trimontium), Vendum {yœnd, lieu), 
Lopsi (lyépœ, vache, h/ôpoes, vacher, nom de diverses localités 
actuelles); localité et peuplade des Japodes, Dimallœ [di mdly, 
deux montagnes, cf. le promontoire Malée *), le mont Bora (la 
neige), Codria, Scodra (kôdrœ, colline, éminence), etc. Le nom de 
Scampœ a déjà été cité *. Je n'hésite pas d'ailleurs à avouer que 
Hahn a été beaucoup moins heureux et n'est pas allé au delà de 
quelques probabilités dans l'explication qu'il a tentée, au moyen 
du même instrument, des noms, supposés pélasgiques, des prin- 
cipales divinités grecques ^. 



1. 'AXX * ÔTt ^71 tix' ii|At>>4 MxXiiaicuv opo; aiiri... Odyssée, iv, 544. Goûrœ, 
pierre, se trouve dans le même poemo : FusTÎm'» at^rpûTa ncocK^xuv iVtXaooiv... 
•^Àotft p^fliîtr» ictTpr», ib. v, 500, 507. 

2. Voy. H., Alb. Studien, p. 221 et seq. Aux mots cités on peut ajouter, 
entre autres, le nom de la Dalmatie (AaXjxaTiî;, A*>.aaTiI;, avec leur capitale 
ÀaUfxtc^). que rappellent ilê'ije, brebis, dœhimh" (S. T.), pâtre, et peut-<*tre le 
nom de la région épirote de Dolvino. 

3. Alb. Stud , p. 248-254. Les rapprochements les moins improbables 
seraient ceux-ci : Xr,-u.ivriZ (alb. dhé, terre, dorien ^à), AiuxoO.twv, Deucalitm 
{dhê-ou, la terre, kalhl épi), Thétis (déi-i. l» mer) Tj,^^nnis, k-H^ {thôinœ. qui 



— 16C - 

Considéré sous le rapport du lexique, Tcilbanais ofTred'aburd 
le même aspect mélangé que nous avons constaté dans la race 
qui le parle. En premier lieu sans doute, un élément chkipe pr<^ 
prement dit, le pélasgique peut-être, mais qu'on n'a pas encore 
déterminé, et qui ne pourra Tétre qu'après un examen minutieux 
et appuyé sur un savoir très-étendu, de tous les mots reconnus 
pour ne pas appartenir aux catégories suivantes : hellénique, 
latin, grec moderne, slave, italien, sans compter quelques voca- 
bles qu'on a rattachés au gothique; le turc est ici hors de ques- 
tion, mais il se pourrait que le roumain eût une grande impor- 
tance pour cette investigation. 

Sur les mots mêmes qu'on retrouve, plus ou moins modifiés, 
en grec et en latin, il s'élève une question très-intéressante : Ces 
mots dérivont-ils d'une source commune, ou bien sont-ils des 
emprunts faits à une é^)oquo historique quelconque? Le grec et 
le latin étant, comme cela est admis aujourd'hui, des langues 
sœurs, rien d'étonnant à ce qu'une autre langue, tout en gardant 
sa qualité indépendante, contint, même en grand nombre, des 
mots se retrouvant dans les deux autres, n'est-ce pas là le cas du 
slave, du lithuanien, etc.? Mais pour être en mesure de se pro- 
noncer là-ricssus, il sera nécessaire de passer au crible de la 
grammaire comparée les mots albanais de cette classe, soit qu^il 
y ait identité de forme, soit que celle-ci ait subi des altérations. 
M. Camarda surtout s'est déjà livré à ce travail, souvent avec 
succès, mais de manière parfois à montrer un danger des études 
étymologiques, c'est-à-dire en traitant comme chkipes des mots 
qu'il ignorait être slaves ou turcs, et Hahn n*avait pas non plus 
échappé à ce danger *. 

Ajoutons que pour les mots de provenance latine, mais qui 
ont passé en italien, il y aura encore lieu de se demander auquel 
de ces doux idiomes (^et un troisième, le roumain, pourrait bien 
parfois être aussi interrogé) ils ont été pris. Tel serait le cas 
pour viartôn, marier, h-œnclén, chanter, morir, mur» /ÏA*, figuier, 
Lœmbœ, jambe et pied, pôrlœ, porte, et tant d'autres. 

a «lit), KofT, rrosorpiuc ikùhr, m(»i.*fsoniior). Kpcvc; (AroMa, Aro-î, louroe 
jainissant(?K 

1. M. lUaii a dresse une listo do plus do L^)() mots turcs, uon indiqués 
par juon dovaucicr. Ia* nirino autour u tenté <IVxpliquor, au imiven de l'al- 
banais, les inHcriptious IvoicnncH. 



— 167 — 

L'espace me manque pour dresser ici les longues listes de 
mots qui donnent matière aux questions indiquées et que je ne 
me fais pas fort de résoudre , mais du moins convient-il de faire 
voir par quelques exemples les difficultés auxquelles on se heurte, 
MidltfiWy miel, se reconnaît dans (JiéXi et mel, et le t semblerait se 
rapporter au thème (Jie^vT, mais n'appartient-il pas au suffixe al- 
banais si fréquent tœ? Oudhm, route, hàlytœ, argile, boue, marais, 
sont bien identiques et pour la forme et pour le sens à ô^oç et à 
^cÛiToç, gr. mod., mais dans quel rapport sont-ils entre eux?L*un 
a*t^il donné naissance à Tautre, ô^o; à oudhWy ou au contraire bd- 
Ijfiœk p«>To;î Doukem, paraître, poûth, baiser, rappellent évidem- 
ment les formes Jox<o[iaiy iroô^o»; en sont-ils dérivés? 

Deux observations essentielles doivent, selon moi, servir de 
guide dans ces investigations, c'est 1® que le Chkipetar n'a au- 
cune répugnance à employer des idiomes étrangers et qu'il leijr 
fait avec la plus grande facilité des emprunts ; n'a-t-il pas oublié 
jusqu'au nom de père, ou du moins ne le reraplace-t-il pas 
le plus souvent par le mot turc correspondant * ? 2® que sa langue 
parait avoir suivi la loi intérieure qui, dans les idiomes -néo- 
latins, a amené d'une part, la suppression des syllabes ou dési- 
nences finales, et de l'autre, a tiré plusieurs mots non pas du 
nominatif, mais du thème des cas obliques, ifotlr, mur, Arfrp, dét. 
kôrbi, çpirt, esprit, âme, individu, mik^ ami, àrk, arc, peuvent 
servir d'exemple pour le premier cas; nous y ajouterons péçk^ 
poisson, fdkfje, joue, etc., qui montrent que l'emprunt, s'il a eu 
lieu, remonte jusqu'à l'époque où le c latin avait encore la pro- 
nonciation de k. YertéUe, vérité, vrai, çœndét^ santé, lyépour, liè- 
vre, gyœndœrWf glande, etc., indiquent les thèmes veritatem (ou 
veritat-is), sanitatem, leporem, glandem*. 

1. Babà^ dont le pluriel, renforcé du signe du plur. alb., babalhài œtœ ^ 
sert aussi à exprimer le pèro et la mère, les parents, au lieu du latiu pe~ 
rïnt'tœ; (itœ-a paraît aussi avoir la môme origine (Tk., àta), 

2, M. Camarda me parait en général disposé à chercher trop loin ou troj) 
haut IVtymologie de bien des mots qui, à mon avis, sont des emprunts mani- 
feflteset récents; p. e. legyén, bassin, pris du turc, corruption lui-mémo de 
Ifxsvf., fidrn, pera., koulyàtç. gâteau, en slave (de kolo, roue), et non du grec 
xôXXtÇ, Zfipœtoù, du turc (tous les voyageurs savent ce que c'est qu'un zaptié), 
tq)0j en turc crAne, éminence, qu'il rapproche deôii^tj; de même pour Çi;, 
l{eg<fî-«, mots grecs mutilés, et tant d'autres plus modepnes. La chute ou le 
manque d'un suffixe se fait aussi remarquer dans des mots helléniques du 



— 168 — 

La domination en Albanie des Serbes et des Bulgares, dont 
la nomenclature géographique du pays conserve tant de traces, 
Tabsorption certaine parla nation albanaise de nombreux indivi- 
dus appartenant à ces deux races, le voisinage prolongé des siè- 
cles durant, des trois peuples, enfin cette propension mentionnée 
plus haut des Chkipetars à prendre des vocables étrangers, tout 
donnerait à supposer que la langue de ceux-ci aura été pénétrée, 
à peu près au même degré que cela a eu lieu à Tégard du turc, 
d*éléments slaves. C*est donc avec étonnement que j'ai constaté 
le contraire dans les textes parvenus à ma connaissance, et il est 
à peine besoin de rappeler le témoignage oral de Kristoforidis, 
selon lequel, sur les quarante mille mots qu*il a recueillis, quatre 
cents à peine, d'après Texamen fait par un Slave, auraient cette 
origine. 

, Les emprunts faits au grec moderne ou récemment au grec 
ancien, principalement pour les besoins de la traduction, dans le 
Nouveau Testament (édition de Corfou), sont plus nombreux et 
aussi plus apparents. En dépit d analogies fondamentales entre 
les deux idiomes, et quelque mutilés que puissent être les mots 
pris du grec, ils gardent dans leur extérieur quelque chose d'anti- 
albanais, ce qui s'explique aussi bien par certaines particularités 
grammaticales (les préfixes, suffixes, etc.) que par la différence 
des alphabets. Sous le rapport phonétique, en effet, le chkipe est 
d'une abondance et d'une variété qui dépassent de beaucoup la 
langue d'Aristophane. Et il a eu sa part d'influence sur le grec 
vulgaire, dans la prononciation duquel on trouve bon nombre de 
sons ignorés de l'alphabet classique, notamment le ck au lieu de 
s, particularit'i qui lui donne un air de ressemblance avec notre 
charabias d'Auvergne *. 

L'albanais est-il susceptible de culture et de développement? 
Quel est son avenir et celui du peuple qui le parle? Questions 
peut-être oiseuses, ou que ce n'est pas le cas de traiter ici. On me 
])orniettra cependant à ce sujet quelques brèves remarques. Bien 

rarnctère le plus ancien, comme groùa^ femme, ^poû-;, vyirhœ^ sœur, bm^s, 
poùnœ^ travail, ^vo-(, oùdhœ, chemin, i^i-;. — Le suffixe supposé perdu est 
qut'lquffuis remplacé par un sullixe albanais, ox. : dhèlypœrœ^ vulpes, gffàr^ 
pœrip, scrpcns, sk. sarpas, noiUe^ vus;, kyâh, x}.Atca, ùerï^ àvvp. sk. naraa. 

1. (rost peut-('*tre dans la phraséologie, dans les idiotismes, que le groe 
vulgaire et Talhanais offrent le plus de ressemblances. 



— 169 — 

que le vocabulaire du chkipe soit incomplètement connu, on peut 
aflBrmer que c*est une langue pauvre, et cela au point de vue 
non-seulement des idées abstraites ou générales, mais de la no« 
menclature naturelle la plus simple, et je parle d'après les efforts 
que j'ai faits, souvent en vain, pour me procurer les noms des 
animaux, des arbres, des plantes les plus ordinaires *. Que sera- 
ce si Ton aborde la nomenclature administrative ou industrielle? 
Là le turc règne sans partage. La fusion raisonnée de divers diar 
lectes, la connaissance approfondie et l'emploi judicieux des res- 
sources qu'offre la grammaire pour la formation des mots, com- 
bleraient en partie les lacunes signalées. Il faudrait aussi que la 
langue fût enseignée dans les écoles. Kristoforidis a préparé les 
voies par la rédaction d'abécédaires et d'un abrégé de l'histoire 
sainte; le gouvernement ottoman lui-même semblait accorder sa 
coopération en décrétant, au commencement de 1870, la nomina- 
tion d'une commission mixte, composée de trois musulmans et de 
trois chrétiens, et chargée de créer un nouvel alphabet pouvant 
servir à « toute l'Albanie, sans que nous soyons obligés d'avoir 
€ recours aux alphabets étrangers, dont les langues n'ont aucun 
€ rapport avec le nôtre *. » Au fond, la mesure, sans précédents 
dans la politique ottomane, était dirigée contre l'hellénisme, et la 
commission , qui avait pour programme l'adoption des lettres 
turques ou l'invention de caractères tout à fait nouveaux, s'est 
depuis longtemps dissoute sans avoir rien produit '. 

Le morcellement politique et plus encore le morcellement 
religieux, menacent sérieusement l'existence des Albanais comme 
nation. Les membra disjecta, dispersés en Italie et en Grèce, se- 
ront fatalement absorbés par la population plus nombreuse qui 
les entoure. Dans le royaume hellénique l'égalité civile et l'iden- 

i. On peut consulter la liste franco-albanaise à la fin du volume. 

2. Extrait d'une correspondance de Scutari, publiée dans le Courrier 
iTVrient^ le 2 mara 1870. L'écrivain enrôle sans hésiter parmi les Chkipetars, 
et en tète d*une foule de pachas, \ristote et Alexandre. 

3. Ce n*est pas tout à fait exact, elle a imaginé un alphabet, qui fut im- 
primé, et qu*un des membres musulmans de la commission, Tahsim-Efendi, 
distribuait dans la province d'Iannina, lorsqu'il fut (mars 1874) appréhendé 
poar ce fait et envoyé à Constantinople. Au reste,-les alphabets particuliers 
et inventés de toutes pièces n^étaient pas chose inconnue en Albanie. Naoum 
Hartsi, de Gortcha, en a publié un de ce genre à Bucharesl, en 1844, et s'en 
est servi pour l'impression de je ne sais quels textes. 



— 170 — 

tité de culte tendent à accélérer cette fusion^ qui produira an 
nouveau mélange de la race grecque. L*albanais, dont quelques 
spécimens publiés dans les journaux dWthènes sont déjà maca^ 
roniques ^, et que les Hydriotes tant soit peu cultivés ne connaiB- 
sent plus qu'imparfaitement, sera relégué sous peu au rang de 
patois. On ne se vante guère d'être Albana^is dans la cité de Mi- 
nerve, cela y serait fort mal vu. Au reste, jamais Marco Botzaris, 
pas plus que Canaris ou Miaoulis, n'ont, je crois, revendiqué 
cette qualité. Ils s'étaient voués pleinement et do cœur à la pa- 
trie hellénique. 

Re^te le tronc principal, concentré dans une région de la 
Turquie d'Europe. Au nord, les sectateurs du rite latin; au sud, 
ceux qui professent le rite grec, ne se chérissent pas plus mu- 
tuellement qu*il8 n'aiment les musulmans, nombreux partout et 
appuyés de toute l'influenre d'un gouvernement qui, malgré la 
velléité éphémère rapportée tout à l'heure a toujours confondu 
la nationalité avec Tislamisme. Les missionnaires étrangers en- 
seignent Titalien aux Guègues septentrionaux, tout en se servant 
pour les besoins religieux de Tidiome national, qu'ils corrom- 
pent *. Une autre cause tend h dénationaliser les Toskes et en 
général tous les Albanais du rite oriental, c'est l'hellénisme, 
dont les maîtres ou maîtresses d'école (les écoles de filles sont 
encore bien rares), sortis du gymnase d'Iannina ou d'Athènes, 
se font les propagateurs plus ou moins conscients en enseignant 
exclusivement, quoique d'une manière fort élémentaire, le grec 
aux enfants des deux sexes '. 

Par le peu que je viens de dire, on voit quelle révolution poli- 
tique, quels changiMuents profonds dans les mœurs et les antipa- 
thies confessionnelles il faudrait pour donner au peuple chkipela 



1. Voy. Cam., App., p. S<». 

'2. Ij'mv lnn<rn^o fdiirnnlln entiv nutreH do mots tiiros. Les traductions de 
la Dor-triiic cIirirtiiMiiKf et do la Vide du jinrndis sont les neuls ouvrages qu'on 
ItMir doive. I.o t( r4un«'Ms pruplitrlnriiiii. italien et cpirotice, » gros volume 
inipi'iiiu* a Padoiu* en WM. est piMit-ètre d'un meilleur stylo, Tauteur, Pierre 
Hn^'-dan. ar('h(>vi*>({iie (PTskup, paruiasant avoir ctu indigène, car il se qualifie 
dt' Mun'doiuen. Si Ton en excepte une tracluction de la Doctriue chrétienae 
fpii reiiKuito à 1()44, !•• (iUneus est le plu^ ancien texte albanais roniiu, et 
Kristniniidis ni\'Hsnnùt «pie la lan^^ue en ditVùre fort peu du parler actuel. 

'i. Il en est de même dans lo8 «^colos valaques. 



— 171 — 

cohésion qui lui manque, assurer sa conservation et celle de sa 
langue, et faire passer celle-ci au rang des idiomes cultivés. Un 
Dante suffirait à peine à cette dernière partie de la tâche. 



II 



GRAMMAIRE ET ORTHOGRAPHE. 



J*ai dit précédemment que presque toutes les formes gramma- 
ticales de l'albanais avaient été établies et expliquées. C*était 
une restriction nécessaire, car il s*en faut que toute incertitude 
ait cessé au sujet de plusieurs d'entre elles. Si dans la dérivation 
des mots, dans certaines flexions nominales et* verbales et plu- 
sieurs règles de syntaxe, on trouve des rapports et des analogies 
manifestes avec le système général ind(»-européen, il est telle 
forme grammaticale dont l'existence est encore problématique, 
et des particularités de syntaxe qui n*avaient pas été suflisam- 
ment définies ou interprétées; or ce sont précisément celles-là 
qui constituent loriginalité de Talbanais. Le lecteur qui jettera 
les yeux dans cette grammaire, sur ce qui concerne le neutre, 
l'article, ce que j'ai appelé pronom attributif, les cas et aspects 
des noms, et le chapitre de la formation des mots, verra quels 
efforts j'ai faits pour combler les lacunes laissées par mes devan- 
ciers, pour établir au moins nettement Tusage, là où je ne réus- 
sissais pas à en donner la raison. Ce n'est pas de ma faute si 
l'exposition a pris parfois une allure critique, mais il me tenait 
k cœur surtout de mettre en relief cette partie originale do la 
grammaire, celle qui caractériserait peut-être l'élément pélasgique. 
C'est avec pleice raison en effet qu'un éminent philologue, M. Max 
MûUer, en parlant de l'anglais, a insisté sur ce fait que Tidiome 
de nos voisins, fourmillant de mots français, latins et autres, 
manifeste clairement par sa grammaire, si réduite et si indi- 
gente soit-elle, son origine teutonique. Le chkipe primitif s'est 
comporté de même ; loin d'ailleurs d'avoir subi autant de pertes 
grammaticales que langlais, il a, plus que lui, accommodé à son 



— 172 — 

génie, frappé de son empreinte les éléments étrangers qu'il s'est 
trop libéralement assimilés; soumis aux flexions nominales et 
verbales, ils n*accusent leur provenance que par la physionomie 
parfois trop insolite du radical. 

Il me reste à parler de l'alphabet et de Torthographe qae j'ai 
adoptés. Parmi les nombreux systèmes d'écriture déjà employés 
pour Talbanais, et qui semblent être en raison inverse de la 
rareté des textes auxquels on les a appliqués ^, celui de Hahn, 
perfectionnement de la méthode mise en usage par les tradoc- 
tours toskes du Nouveau Testament, méritait à tous égards la 
préférence, et j'avais d abord commencé à m'en servir, en y in- 
troduisant les améliorations qu*il était susceptible de recevoir'. 
L'extension des lettres latines pour exprimer les nombreux sons 
albanais qui manquent en grec (eUy ti, j, A, Ih, ly^ gn^ rh, eh, Id» 
ts) ou n*y sont pas spécialement représentés (6, d, gu^ ng), n'sn- 
rait pas eu seulement pour but de supprimer tous signes diacri- 
tiques ; la formatfon d'un alphabet mixte gréco-latin est d*autant 
plus légitime et opportune, que les Chkipetars, divisés par la rs- 
ligion, sont déjà partiellement initiés, ceux du rite latin, les Gnè- 
gués septentrionaux à Talphabet italien, usité d'ailleurs, mais 
sans aucune fixité dans les colonies calabro - siciliennes , et 
ceux du rite oriental, ainsi que bon nombre de musulmans! 
récriture grecque, et qu'en outre leur idiome contient quantité 

1. Voy. la curieuse note, p. 10, de la brochure italienne intitulée il Osrs 
iVhtria gli Albanesi, Livourne, 1870. L'éditeur, M. D. Caaiarda, éniimèri 
environ vingt'cinq de ces systèmes et il en propose lui-même deux nouTeaoz, 
Tun eu lettres latines, Tautre en lettres grecques, tous deux bien imparfaiti 
à mon avis, et très-inférieurs à celui dont il s'est servi dans la Grammato- 
logie. Et ici pourtant il a crée de la confusion comme à plaisir, et de manîèn 
il dérouter le lecteur qui n'a pas entendu parier l'albanais, par Tusagedees 
qu'il appelle Ve muet (notre œ) à la fin et au commencement des mots, làoft 
il n*est jamais jirononcé, p. e. : kyénitœ^ g. sg., au lieu de ibjffjiil, ce qui 
forme confusion avec le nom. pi. ; poiifhœ {poûlh)^ piklô'iym et piJfcfé-MVs 
piklâij, piklôn. Qui reconnaîtrait aussi, dans s'pfx ou i^x, quelquefois ^pMi 
la préposition nyn prononcée toujours en trois lettres n-^-af et mMfdsil 
lafla'jE, etc. i 

'^. Ces aniéli(»rations sont : 

lo Extension des lettres latines et en conséquence suppression des sïgm 
diacritiques (sur -y, a, tc, y., t) ; 

2» Suppression d'un caractère inutile (7) dans deux emplois diffimts, 
et des lettres doubler, qui peuvent induire en erreur. 



— 173 — 

d'éléments latins et helléniques. L*impossibiIité de faire usage 
dans nos imprimeries de ces types mélangés, m'a forcé d*y 
renoncer et de recourir à Talphabet latin, lequel se prête beau- 
coup mieux que le grec à exprimer les sons étrangers au moyen 
de groupes de lettres dotés, s'il le faut, d'une valeur convention- 
nelle * ; expédient qu'a mis en œuvre chaque nation européenne 
en adaptant cet alphabet à sa langue, mais dont je n'ai usé 
qu'avec une extrême discrétion. 

Lorsqu'il s'agit de construire de toutes pièces un nouveau 
système d'écriture et d'orthographe, il y a deux principes qu'il 
faut suivre : Affecter un caractère particulier à l'expression de 
chaque son distinct, ne donner qu'une seule valeur à chaque 
caractère. C'est un idéal qu'il n'est pas toujours aisé d'attein- 
dre, même quand on n'est point gêné par Tétymologie, comme 
c'est le cas pour l'albanais, et on verra au tableau de l'alphabet 
en quoi j'ai dû en rester éloigné {e pour ^ et ^, o pour rf et (J ; kij 
pour ky et ci italien ou c serbe, ai en certains cas pour ay ou ai). 
La simple représentation des sons par les lettres n'est pas une 
besogne aussi simple qu'à première vue on pourrait le croire *, 
car ces sons, il faut d'abord les pjercevoir dans leurs nuances 
souvent délicates, sans parler de considérations grammaticales 
qui engagent parfois à se relâcher de la rigueur de la méthode. 
Une telle tâche, compliquée encore par la nécessité de repro- 
duire l'accentuation et de tenir compte, au moins dans une cer- 
taine mesure, de la quantité prosodique, eût sans doute mieux 
convenu à un indigène instruit (j'ignorais, en l'abordant, qu'il 
y en eût un); je ine suis du moins efforcé consciencieusement de 
la remplir. 

Il est peut-être à propos d'avertir le lecteur qu'il ne doit 



1. Pour 8^eu convaincre, il suffit de voir la physionomie baroque qu^ont, 
dans les journaux helléniques, les noms anglais ou français; écrivez par 
exemple en grec Washington ou Chateaubriand. De Bjron, on a fait Bup^v, 
Viron, et de Talbanais Botzaris, Vozaris! 

2. « Le mot Aon^i, du samoa son^i, qui signifie « saluer en pressant le nez,» a 
été écrit par des personnes différentes, shongi^ chongi^ heongû h^ongi et zongi.» 
M. Millier, Se. du lang., p 207. Voy. aussi ibid., p. 213, Tauecdote de rAïuc- 
ricain écri\ smi bactthasch pour bakvhih^ anecdote qui, dit Fauteur, « montrera 
combien il est difficile de saisir le son exact d'un mot appartenant à une 
langue étrangère, » 



— 174 — 

pas chercher ici un ouvrage de grammaire comparée ; inclina- 
tion et les connaissances m'auraient également fait défaut 
pour un travail de ce genre. Ce que j'ai voulu faire, ç*a été d'ana- 
lyser et de décrire Torganisme vivant de la langue albanaise. 
 de plus savants le soin d en démontrer les affinités. 



ABRÉVIATIONS ET LIVRES CITÉS 

ou RELATIFS A LA LANGUE ALBANAISE 



Pœrm. (dialecte de) Pœrmét. 

Zag. — Zagoryé. 

Fy. — Fyéfu 

Ber. — Bérat. 

Arg. — Argyrocastro. 

Ch. Chanson de ma collection. 

Alb. it. Albanais italien ou sicilien. 



Gu. Guègue. 
Lat. Latin. 
It. Italien. 
SI. Slave. 
Sb. Serbe. 
BIg. Bulgare. 



Gr. Grec ancien. 
Gr, m. Grec moderne. 
Gr. V. Grec vulgaire. 
Tk. Turk. 

Dét. Aspect déterminé. 
Ind. Aspect indéterminé. 
N. T. Nouveau Testament, édition d'Athènes, 1858. 
Lee. P. da Lecce , osservazioni grammaticali nella lingua 
albanese, Roma, 1719. 

Xyl. Xylander, die Sprache der Albanesen oder Schkipe- 
Uren, 1832. 

H. Hahn, albanesische studien, lena, 1854. 
R. Reinhold, noctes Pelasgicœ, Athènes, 1855. 
P. Rossi. Regole grammaticali délia lingua albanese , Roma» 
1866. — Vocabolario italiano-epirotico (livres informes et sans 
valeur). 

Cam. Demetrio Camarda : Saggio di grammatologia compa- 
rata suUa lingua alb., Livorno, 1864. — Appendice al Saggio» 



— 176- 

Prato, 1866. — A Dora distria gli Âlbanesi, canti pubblicati 
per cura di D. C, Livorno, 1870. 

Raps. Rapsodie d*un poema albanese, raccolte nelle colonie 
del napoletano , messe in luce e tradotte da Girolamo di 
Rada, etc., Firenze, 1806. 

Rada. Gius. di Rada, grammatica délia lingua albanese, Fi- 
renze, 1871. (Sans méthode, orthographe vicieuse.) 

Jub. Jubany, Raccolta di canti popolari albanesi, Trieste, 
1871. 

Krist. ou Kr. C. Kristoforidhis, d*Elbassan : abécédaire alba- 
nais ; abrégé de l'Histoire sainte (alhfavilar çkyfp. — Istorla e 
çkrôfïesœ cœntœroùarœ pœr dyèm , pœrmbœlyédhourœ nga 
Dhiàta e viétœrœ edhé ngà istoria e bôtœsœ, edhé kœthûerœ 
rkyfp ndœ gyoùhœ toskœriçte, préy Konstantinit Kristoforidhit 
Ëlhbasànit, Eonstantinopolyœ , ndœ çtupa-çkrônœ tœ A. H. 
Boyadjiânit), 1872. — Nous avons dû faire de fréquents emprunts 
à ces deux opuscules, là où les exemples nous manquaient ponr 
rétablissement des règles grammaticales. 



GRAMMAIRE ALBANAISE* 



PREMIÈRE SECTION 



I. — SONS ET LETTRES. 



I. Cette grammaire a pour base, comme il a été dit dans la 
préface, le parler, essentiellement toske, de la ville de Pœrmét 
en Epire. 

Les sons que la langue albanaise possède sont, en ne tenant 
pas compte des voyelles nasales du guègue S les suivants, en 
regard desquels nous mettons Talphabet grec : 





CAl 


tlACTÈI 
Orec. 


HES. 


Albanais. 


SON. 


1 


(1 


a 


a. 


2 
3 
4 


h 
d 

dh 


^ 


fc, t: après v, ex. : xiv xaT^pa. 
rf, T après V, ex. : Trevre. 
th anglais dans ihat. 


5 
G 
7 
8 

9 


e 
œ 

f 
9 

'JS 


e 

? 


é, dans été, i, dans sème, père. 

eu^ dans meute, heure; e souligné de H. 

jf, dans gant, toujours dur; y, x, après y, ex 

çéyyoç, âyjtoXyj. 
gui, dans figuier. 



* Les chiffres entre parenthèses renvoient aux numéros ou paragraphes 
de la grammaire. 

1. Vov. TAppendice, n® 2. 

12 



— 178 — 

A, fortement aspirée. 

y, t, dans yeux, naïade; y devant e, i, u, ex.: 

j, dans jour. 
y. A-, c dans corps. 

qui, dans banquier; plus mou que x, dans wd, 

y. j(ov ; parfois ^' polonais et serbe. 
/ gutturo-palatale, / barrée des Polonais, 
ancienne / mouillée, gl italien ^ 

a VI. 

V w. 

?ij anglais dans song; y devant y, x,ex.: 

ayxupa. 
w espagnol, gn dans vigne. 
0, (0 ô, d, dans botte, fort; tôt. 

p p grec, r frisé. 

r français, plus fortement articulé, 
ç 5, dans soie, toujours dur. 

cil dans chien. 

t 
th anglais dans thnmb. 

ts, z ou zz italien dans zio, pozzo. 

tchy ch anglais dans church. 
ou ou, 

u, 

S( )NS DOUTEUX ou LOCAUX. 

y ydansyaao;; albanais-italien, ex. : pmighére. 
\ l française. 

V ch allemand dans rache; albanais-italien. 

1. A (lovant t. <laii.s In ]>roiiunciation, qui passe pour un provincialiuM* 
du Pélopoiiése et do quolqucs IIc!?. Au reste les sons fi, f, tç^ dj^ U\ iobI 
tivs-oommuns dans le pat 1er de» Grocs, p. ex. : iravia, tna, etc. 

'2. Pour prévenir touti> incorlitudo de la prononciation, je me raift ââtUé 
à marquer n gutturale par un signe particulier. 



10 


h 


11 


• 

1 


12 


.'/ 


13 


• 


14 


A- 


15 


h 


10 


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17 


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18 


m 


19 


n 


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24 


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25 


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s 


27 


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28 


t 


29 


th 


30 


tx 


31 


tr 


32 


on 


33 


u 


34 


r 


35 




30 


oh 


37 


l 


38 


hh 



— 179 — 



REMARQUES SUR LA PRONONCIATION. 

II. Voyelles. — Elles sont longues, brèves ou d'une durée 
moyenne (8) ; e eta ont en outre le son ouvert ou fermé. Afin de 
diminuer Tincertilude de la prononciation, nous avons noté, dans 
les syllabes qui portent raccent du mot, ces divers degrés de la 
durée par les accents grave ('), aigu (') et circonflexe (*), p. e. : 
hàp (Vi très-bref), ouvrir, pr. happe; bdr (a très-long), herbe, 
pr. barre; mdrh {a intermédiaire), prendre, comme dans mar- 
cher. 

En Tabsence de caractères particuliers, è et à représenteront 
toujours le son ouvert de ces lettres, qu'il soit long ou bref, comme 
dans sème, mer; coq, fort: ^sera pour e bref dans été\ é pour é long 
dans vélin. Ex. : 

à plyàk, vieillard, pr. pliaque. à grâtœ, les femmes. 

ë {e) kyèn, chien, pr. quiènne. ë merh, prends, pr. mère. 

i (e) vête, aller pr. vété. ê vémi, nous allons. 

oë dhélypœrœ, renard. oë bœra, je fis. 

I hn, mon (Imo, ma). 5 bir, fils. 

ô (b) çôk, compagnon, pr. choque, o thùtœ, il dit. 

6 (ô) môs ne pas, pr. maus-sade. o çôh, voir, pr. chauh. 

6M poiis, puits, pr. pousse. o« boùrhœ, mari. 

u mbùlh, fermer. n pûlh, forêt. 

OE, qui bref, représente exactement le son de e dans fc, que 
(thœlhd'nzœ , pr. theuleunzeu, bartavelle), et long, celui dVn 
dans peur [dbçiœ, pr. eùchteu, il est), a quelquefois, dans ce 
dernier cas et selon la prononciation de certaines contrées, un son 
emphatique, qui le rapproche d ai dans chair, p. e. : hd^ra, pr. 
presque baira, je fis; c'est le T de Hahn. Cette voyelle, non accen- 
tuée, est souvent élidée dans le corps des mots, et plus fréquem- 
ment à la fin, dans les inflexions grammaticales surtout : hjô, 
kçtoû et AfOM, pour kœyô, kœçtoû; dU\ ditœn* = dilœ, ditœnœ, doûker 
=s doûkelœ, etc., etc. C'est affaire d'euphonie et de prononciation 
rapide ou posée. Voy. aussi plus loin sous h, 

III. L'albanais ne parait pas posséder de vraie diphthongue 



— 180 — 

car les voj-elles, quoique accumulées, conservent leur son distinct, 
oûn, p. ex., forme deux syllabes oti-a : mova, moi. On ne peut 
non plus donner le nom de diphthongue à la combinaison de la 
semi-voyelle ou palatale y avec les voyelles, comme dans : 

ya yàm, je suis. ay vày, pr. vaille, huile. 

ye yù, tu es. ey préy, pr. preille, par, 

yœ gùyœ, bouche, pr. go-ïeu. œy bœy, pr. beuille, je fais. 

yi yini, vous êtes. iy piy, pr. pille, je hois. 

yo yô, non. oy rhôy (rhôn), je vis. 

yon yoûve, vous. ouy kouytonem, je pense, 

yu kyiiç, comment. uy kiiy, celui-ci. 

Il faut remarquer à ce propos que, dans les verbes, les groupes 
ai, fii, ôi, qui sont le résultat d\ine inflexion, se prononcent en une 
syllabe, comme s'ils étaient écrits a//, ny^oy^ ex. : mM-tfa, je 
tiens, mbnUita^ j'ai pétri, /mJ-i, il apprit, pr. mbalta, mbroltâ, 
pso-ï. A la fin des monosyllabes huy, Uy, piy^ etc., y s*entend à 
peine. On a aussi une grande diflîculté à distinguer î de y, entre 
deux voyelles, et on hésite s'il faut écrire didtyœ^ midlytœ^ ou 
dyfilyŒy mydlytœ, etc. 

Y s*ajoute à la plupart des consonnes qui, même alors (conune 
en français t dans vieux, mieux, etc.), ne forment qu'une syllabe 
avec la voyelle suivante : vyèrhœ, belle-mère, myèrhœ^ malheu- 
reux, etc. 

IV. Consonnes. — Elles ne sont jamais muettes, et ont un son 
invariable, ky excepté. 

G reste toujours dur : géyœ^ pr. guégueu, guégue. — Le son 
de Y grec (qui est, on le sait, à peu près celui du ghain arabe), 
parait n'exister que dans l'albanais-italien, p. e. : pongire^ pr. 
poughdre, conte, fable. 

Gy se prononce comme gui dans flguier, ex. : gyd, la chasse, 
gycid, je trouvai, gyoûmœ, sommeil, pr. guia, guiéta, guioumeu. 
// est la h aspirée française, mais articulée plus fortement, 
comme dans l'anglais home, là où toutefois on la prononce, car 
à Pœrm<H on l'entend à peine; à Fyéri et dans le nord c'est toat 
le contraire, et là on ajoute même ce son à des mots comino 
hdrk\ arc (arcus), qui ne devraient pas l'avoir. A Texemple de 



— 181 — 

Kristoforidis , jo n'ai pas admis dans l'alphabet le /^ grec, dont 
]e son n'existe pas^ 

H sert à distinguer des homophones, comme àp donner, et 
hàp ouvrir, a ou bien, et hd je mange. 

Le rejet définitif de h a amené la contraction de plusieurs 
mots, où il était suivi de œ, ex. : prèrœ ou préherœ tablier, bjêtœ^ 
de lijéhœlœ léger, véte^ de v/tœhe individu, etc. 

J est fort rare, ex. ; vrdjœlœ dur; il se rencontre surtout dans 
les mots pris du turc, comme ridjd prière, etc. Quelquefois il 
représente un ç adouci, comme jgœbbnœ pour çkœhbnœ, aigle. 

Kg rappelle ordinairement, mais avec une articulation bien 
plus marquée, la prononciation du k grec devant ai, e, T, u, ex. : 
xufio;, xtvTpov, mais assez souvent, quoique facultativement, il 
me semble, il se rapproche du son de tch adouci {ci italien, c serbe 
et polonais) ; ainsi kijènky, agneau, se prononce presque comme 
tchèntch, et kyarœ, qui a pleuré, ciare en italien. 

Lh et hj, — L française parait ne pas exister en albanais *, 
des deux sons qui y correspondent, lh et ly, l'un, /A, est beaucoup 
plus dur, et l'autre, ///, plus doux; lh ou / gutturo-palatale, se 
prononce en portant la langue vers la racine des dents supé- 
rieures avec un gonflement du gosier ; ly, en l'abaissant sur les 
dents inférieures; elles sont représentées en polonais et en russe 
par / et li; ly équivaut aussi à l'italien j/' et se rapproche de 
li dans lion, ex. : ûlh étoile ; myalytœ miel, kdly cheval, qui se 
transcriraient en italien mjagl'te, cagl'. — L'y contenu dans /// 
subsiste quelquefois seul, ainsi il y en a qui disent fycia au lieu 
de flyéia, je dormis, etc. 

N ne se rencontre que devant g et k, et a le son gutturo-nasal 

1. Au moins en Kpire, Caraarcla l'admet sous ses tleux formes, «lurc et 
molle (ex. X*?w, 7.t'?), lamlis qu'il rejette h. Il faut convenir que l'asplralio;!, 
quand elle est très-forte, se rapproche de la gutturale, et pour mon compte 
j^ai été plus d'une fois dans le doute. 

2. Cependant j'avoue qrte ma certitude à cet égard n'est pas absolue. 
Quand on me dictait, il me fallait souvent demander quelle était la qualité de 
VI entendue (de même pour •* et rh), tandis que souvent aussi je discernais 
parfaitement les sons décrits au texte. Enfin dans le son rendu par /^, on 
dirait parfois qu'il y aurait fi distinguer une / raolle et une / suivie d'un i, 
comme dans lièvre (que les Champenois prononcent yeuvre). C'est ce qu'in- 
dique aussi la forme fyéta^ je dormis, pour flyéla, où la semi-voyelle seule 
a été conservée. 



— 182 — 

du y grec en pareille circonstance, ex. : ccyxaXTî, à peu près comme 
en franrais dans congre, sanglier, ex. : kœâgœ chanson, pr. 
keung-gueu. Au commencement des mots et après Taugraent du 
passif, n et /; conservent leur son naturel : ngd de, ngàp rassasier, 
oungop il se rassasia, pr. n-ga, n-goppe, ou-n-goppe. 

N est le « espagnol (ex. : doua), équivalant au français j« 
dans vigne, ex. : r//i je viens, hœ un, pron. vigne, gneu dans har- 
gneux. 

H est vibrant et prononcé avec la pointe de la langue, comme 
eu grec. 

lili est le r franrais, mais plus fortement articulé; à Pœrmêt 
il est à peine sensible pour l'oreille non exercée, ex. : drœ nover, 
drhœ champ, rouan garder, rhoûan raser. 

S reste toujours dur, ex. : aÔ5 achever, çéi acheter, pr. 
susse, cliésse. 

Ç a reçu arbitrairement la valeur de ch français, ex. : çkipf^ 
albanais, ndtûçk, rouiller, pr. chkipe, ndruchke. 

V. Groupes de consonnes^. — Initiales : dzbr, mbr, ndr, ngr, 
fr, vr, pr, rkr, çtr, prli (pœrh), thrh (thœrh), nd, ng, ngy, mb, 
wh, (Izb, (Izbly, |)s, mps, ft, fç, pc, çp, tçk, gdh, ngdh, ply, plli 
fpœlb), ps, kly, klli (kœlh;, kth (kœtb). 

Finales : rk, rth, Ihk, ps, nt, rk, et-. 

Le caprice individuel supprime ou ajoute souvent quelques 
uuf's diî ces lettres, et Ton dit aussi bien zb, m et u qnedzb^mbei 
w7, rx. : dzhrr's et zhrcs descendre, mhœ et mœ dans, ndœikm el 
viviuv sons, vjjd et gd de, c et /f. J'ai même entendu, quoique plus 
rareni.Mil, nibiœnda et «f/Z^yci/i (aussi »////àn), pour 6r<é/}</a, (//jjfM. 

Voy. g loy. 

1. Chaque peuple affoclionno certains sons, en outre il assigne à ceux-là 
ou il d'autres Mes places particulières dans les mots, et enfin il les rapproche 
ou les accumule en (Troupes qui, pour un étranger, sont aussi peu harmo- 
nieux qu'iU deviennent dilBr^iles à prononcer. Ainsi les ÂUemandi, i ^ 
!(*<( langues slaves paraissent dures, ont des mots comme Artzt, Pfiropf. 
l'i'.'ctsrlnior (nom ))rt)pro), qui ne peuvent charnier qu\ine oreille tudeiqu* 
V(»ila pourquoi j*ai rassemble ici les groupes d'articulations qui plaiwit 
aux Albanais. 

:.'. A'<, ;, ne se trouve qu(' dans des mots pris du grec. 



— 183 — 

VI. Division des consonnes. 

a) muettes : gutturales : k, ky, g, gy (gh, kh). 

dentales : d, dh, t, th. 

labiales : b, p, v, f, ni. 

h) palatales : y> j» Ç» tç. 

c) nasales : n, 9l, n. 

d) sifflantes : s, ts, z. 

e) liquides : Ih, ly (1?), r, rh. 
/) aspirée : h. 

Rem. — A'j^, dans sa seconde prononciation de tch adouci 
(r serbe), pourrait être rangé parmi les palatales. 

VII. Élhion, — Épenthèsc, — Contraction. — Incorporation» 
Apophonie. — Permutation euphonique des consonnes. 

i. Les voyelles i, ou, a, ya de Taspect déterminé des noms 
s'élident dans la prononciation, devant le prépositif i, e, ex. : 
didly* = diàlyi, i math, le grand garçon, tçonp' = tçoupa, e mddhe, 
la grande fille, nous* = nomya e boûUourœ, la belle fiancéo. 

A et œ initiales s'élident quelquefois dans les pronoms atœ, 
atd, atô, et dans cèçtœ^ est, ex. : me ''td, avec eux, koû *çtœ? où 
est-il? 

On dit toujours, et il faut écrire, m*i^ m'e, pour mcê i, vue e, 
dans les comparatifs (41); tœ, que, perd aussi sa voyelle devant 
les pronoms t, ou; il en est quelquefois de même, devant diverses 
voyelles, de /a?, prépositif et pronom, de mo?, pronom, et de ncé, 
un. On dit par exception «' (sœ) œmœsœ, datif de émœ ou cèmœ, 
mère, zœ n (ndœ) ybyœ, mentionner, mh^-aV-dn = mhœ atcè dnœ^ 
de ce coté-là, fi (ùœ) a rfw, un ou deux, etc. 

Dans les désinences nominales et verbales œ est si souvent 
supprimé (2), qu'il ne parait pas toujours nécessaire de le rem- 
placer par l'apostrophe. — A Pœrmét cette suppression est moins 
fréquente qu*à Fyéri; dans le guégue et lalbanais-italien elle 
parait être de règle, ce qui efface dans une grande mesure la dis- 
tinction des noms masculins et féminins (12). 

2. A Tacc. sing. des noms et aux 2* et 3^ perd. pi. de l'aoriste 



— 184 — 

des verbes, f et n tombent souvent : t devant n et f, ex. : mhri-m 
= mbrét(i)nœ^ le roi; gyét-œ^ g yét-tœ^ vous trouvâtes (Kristoforidis 
écrit les deux (), gyé-nœ = gyéi-nœ ils trouvèrent, et n après une 
liquide et une dentale, ex. : doûalhœ = doûalhnœ ils sortirent 
fàl!i(n)œ^ ils parlèrent; xœnd-œ = rcènd{t)nœ^ ace. , le lieu 
(18 ; 70). 

3. L'albanais ne redoute pas le concours des voyelles, cepen- 
dant dans certaines inflexions il y a intercalation d*une consonne: 
y, r, r, w, A, pour empêcher l*hiatus, ex. : </jrf-//-a la chasse, 
moulhtr-i le moulin, lyd-v-a^ lyd-iH!^ je lavai, tu lavas (/yrf-eii il 
lava); ni-r'a, rû-r-e, rri-r-i, je suis, tu es, il est, entré; bcè-inm 
ou bœ-h-em^ je deviens, zi-li-em et zi-r-^m, je suis pris, etc. 

4. La principale crase affecte le pronom accus, f, lui, elle, 
à savoir : 1*^ Quand il est précédé des monosyllabes tnœ, à moi, 
/as à toi; que, om, à eux, leur, Vœ et Ve se fondent alors en un a, 
ex. : t'a {tœe)'màrhtç, que tu le prennes; de même nàbm-a pour 
lué-mœ-e, donne-le-moi : 2° Après le pronom i, à lui, à elle, les 
deux mots n'en forment qu'un seul dans la prononciation, ya : 
tœ çô môs ya (i é) ndzierh^ que je voie si je ne puis le lui ôler. Cette 
seconde contraction se rencontre aussi après l'impératif, ex. : 
kœrkô-ya (i e), demande-la-lui.. Pour plus de clarté, partout où 
c'est possible, j'écris séparément t'a, î a, ou a. 

Par exception, le pr. pi. *,eux, elles, se change en a : 1^ après 
t, dat. sing., ex. : t zvéçi rbbalw...^ edhc ia [=i i) véçi Elyeazàril^ 
Kr., il lui ôta les habits, et les vêtit à, en revêtit, Eléazar ; 2^ après 
OM, leur : oùa (= ou i) bœri mbdrœ yyithœ foûnœtœ^ Kr, il leur 
rendit prospères toutes les affaires. 

On dit zotœrôte ta seigneurie {-h âçévTîia ou eùyivsià «w), au 
lieu de zotœria ydte. 

Plusieurs mots, des adverbes, ont en outre subi des syncopes 
considérables , comme aère alors , pour atœ-hérœ cette foî&Jft» 
pastdy ensuite, de pas anddyoe^ prdnœ^ de pœr dnœ^ etc. Voy. aussi 
§ 2 sous h. 

5. La 2'^ pers. i)lur. de Timpératif offre une trace (rincorpo- 
ration, (;'t\st-à-direque hî pronom régime y est quelquefois inséré 
entre le radical et la désinence, ex. : lyiinni = lyi^mce^ni^ /f«H 



— 185 — 

mœ^ laissez-moi, primœni pour prilni-mos^ attendez-moi, bjoût^i-on 
== iyoûtou~i Kr, supplie-le. 

6. Apophonie. L'apoplionie ou mutation de la voyelle radi- 
cale, joue un certain rôle dans la grammaire albanaise. 

1® Le pluriel des noms y est sujet, mais dans un trop petit 
nombre de (;as pour que le phénomène n*y soit pas regardé 
comme une irrégularité, laquelle est parfois accompagnée de 
deux autres : le changement de désinence et la transposition de 
l'accent. Voy. ci-dessous § 27, 4®. 

2* Elle caractérise diverses classes de verbes qui, s'ils étaient 
plus nombreux, pourraient être comparés à la conjugaison forte 
du grec et des langues teutoniques. Voy. § Ik-ll, 85, 86 et 89. 

subit une modification particulière, il s'allonge quelquefois 
en Ofîa. Voy. 79 et 82, V. Voy. aussi une permutation analogue 
des voyelles e et ne au § 82, IL 

7. L'albanais a (comme le bulgare et le grec) une tendance 
à renforcer le son des consonnes douces finales, mais celles-ci 
reprennent leur son naturel lorsqu'elles viennent à être suivies 
d'une désinence commençant par une voyelle. C'est le cas pour : 

b qui devient ;?, ex. : phjoûmp, plomb, pUjoûmhi^ le plomb. 

d — t — rcéw^rfi*, lieu. 

dh — th — lyith^je lie, lyidha^^e liai. 

g — A: — çtàk-gou^ sureau. 

s — z — hjiS'Zi^ chêne. 

Au contraire àrk-ou^ arc (arcus), poûth^ je baise, pontha^ je 
baisai, etc. 

Rem, — L'analogie latine dans plgoump-bi, plumbus, hbrp-bi^ 
coiT)us, et réciproquement dans drk-ou, arcus, tnik^u, ami- 
cus, etc., montre bien que la règle doit être formulée comme 
nous l'avons fait. 

1. Vœnt'di, c'est-à-dire que vœnt fait à Taspect tlêterminé vwudi (9» II; 
7, vu). Cette manière abrégée de s'exprimer sera désormais employée toutes 
les fois que les noms devront être cités dans les deux aspects; ainsi bhjètœ-a 
signifiera que l'aspect dét. do bbjétœ est blyHn ; lycà'nœ i, que /^oii fnœ fait au 
dft. lyoàmin {tôk\ çtôgou, etc. 



— 178 — 

10 h A, fortement aspirée. 

H t i i. 

12 // y, t, dans yeux, naïade ; y devant e, i, u, ex. ; 

yuvY). 

13 j j, dans jour. 

14 A* x /•', c dans corps. 

15 l'u fpiiy dans banquier; plus mou que x, danswd, 

îc'jwv; parfois c polonais et serbe. 
10 lli l gutturo-palatale, / barrée des Polonais. 

17 /// ancienne / mouillée, gl italien *. 

18 m a m, 

19 n V n. 

M n * tij anglais dans song; y devant y, x,ex.: 

ayxupa. 

21 7i w espagnol, gn dans vigne. 

22 « 0, (0 ô, (J, dans botte, fort; tôt. 

23 p T, p. 

2i r p p grec, r frisé. 

25 rh r français, plus fortement articulé. 

26 s ç «, dans soie, toujours dur. 

27 ç ch dans chien. 

28 r T r. 

29 /// th anglais dans thumb. 

30 tx ts, z ou rr italien dans zio^ pozzo. 

31 tr tch, cil anglais dans churcli. 

32 ou o'j ou. 

33 n «. 

34 r p r. 

S<.)NS D(JUTEi;X ou LOCAUX. 

3G gh y y dans yafjLo;; albanais-italien, ex. : jHmghére. 

37 / i / française. 

38 /.7i y cA allemand dans rac/t^; albanais-italien. 

1. A (lovant s. dans In ]U'ononciation, qui passe pour un proTi&ciali«B>« 
(lu rV'loponêse et de (|uol(|U('s lies. Au reste les sons n, f« tÇn c/j, U\ aont 
trt's-f'ommuns dans le pat 1er des Grocs, p. ex. : iravtaé, (oia, etc. 

2. Pour prévenir tduto incertitude de la prouonciation. je nie laU décW 
à marquer n gutturale par uu signe particulier. 



— 179 — 



REMARQUES SUR LA PRONONCIATION. 

II. Voyelles. — Elles sont longues, brèves ou d'une durée 
moyenne (8) ;eeta ont en outre le son ouvert ou fermé. Afin de 
diminuer Tincertitude de la prononciation, nous avons noté, dans 
les syllabes qui portent r accent du mot, ces divers degrés de la 
durée par les accents grave ('), aigu (') et circonflexe ('), p. e. : 
hàp {Vi très-bref), ouvrir, pr. liappe ; bdr (a très-long), herbe, 
pr. barre; mdrh {a intermédiaire), prendre, comme dans mar- 
cher. 

En Tabsence de caractères particuliers, è et à représenteront 
toujours le son ouvert de ces lettres, qu'il soit long ou bref, comme 
dans sèmet mer; coq, fort; ^sera pour e bref dans été; é pour é long 
dans vélin. Ex. : 

à plyàk, vieillard, pr. pliaque. à grâtœ, les femmes. 

ë (è) kyèn, chien, pr. quiènne. ë merh, prends, pr. mèro. 

ë (e) vête, aller pr. vété. ë vêmi, nous allons. 

oë dhélypœrœ, renard. oë bcfera,jefis. 

I hn, mon (Imo, ma). l bir, fils. 

ô (b) rùk, compagnon, pr. choque, o thùtœ, il dit. 

6 (ô) môs ne pas, pr. maus-sade. o çôh, voir, pr. chauh. 

6M poùs, puits, pr. pousse. o« boûrhœ, mari. 

ù mbùlh, fermer. ft pûlh, forêt. 

OE, qui bref, représente exactement le son de e dans fc, que 
(thœlhœnzœ ^ pr. theuleunzeu, bartavelle), et long, celui d'en 
dans peur (œçtœ, pr. eùchteu, il est), a quelquefois, dans ce 
dernier cas et selon la prononciation de certaines contrées, un son 
emphatique, qui le rapproche iVai dans chair, p. e. : bdbra, pr. 
presque baira, je fis; c'est le T de Hahn. Cette voyelle, non accen- 
tuée, est souvent élidée dans le corps des mots, et plus fréquem- 
ment à la fin, dans les inflexions grammaticales surtout : kyô, 
kçtoû et kçoûj pour kœyô, kœçtoû; dii\ ditœn' = ditœ, ditoenœ, doûkel* 
= doûkelœ, etc., etc. C'est affaire d'euphonie et de prononciation 
rapide ou posée. Voy. aussi plus loin sous h. 

III. L'albanais ne parait pas posséder de vraie diphthongue 



— 188 — 

eto. — Si le neutre est admis, les syllabes û?, tœ, le caractérise- 
raient exclusivement. 

2. La déclinaison a deux aspects ^différents : le déterminé^ 
qui correspond en général au nom français accompagné de l'ar- 
ticle défini «le, la», et rm(/^Y(»rwînc qui représente le nom fran- 
çais dépourvu de ce même article, p. ex. : tnik^ou l'ami, niik\ Hé 
inik^ ami, un ami. Sur Temploi de ces aspects, voy. §§ 113 et seq. 

3. Les cas sont, au moins dans Taspect déterminé, au nombre 
de cinq : nominatif, génitif, accusatif, ablatif et locatif. 

Le nominatif sert aussi pour le vocatif, qui est d'ordinaire 
précédé des exclamations o ou vioy; o s'ajoute aussi, surtout en 
poésie, au mot, il prend alors l'accent et devient long : o birbUg i 
birbihjô! ch., ô rossignol! 

De même le génitif correspond aussi au datif, ainsi groioMm 
signifie également de la femme et à la femme, grdvet des femmes 
et aux femmes *. 

4. Quant aux deux derniers cas, lesquels sont presque tombés 
en désuétude dans l'Epire méridional, il faut remarquer : 

i^ L'ablatif est remplacé au singulier par le génitif, dont il a 
le plus souvent le sens, même au pluriel; il s'emploie ou seul, 
comme complément d'un nom (120) ou d'un verbe, ou précédé 
d'une préposition ^. 

Rem, — Les noms féminins en o? et e ont au singulier un 
ablatif distinct, c'est le génitif indéterminé suivi d'un f, ex. : 
gotset^ indét. prry yàtsjt, dét. (gàlsœ, jeune fille), Krist., Abécédaire 
guêgue, p. 0. — Je révoquerais en doute gbtset^ ind., le I étant 
toujours le signe de la détermination. 

2® Le locatif est toujours précédé de certaines prépositions» 

1. Aspect, terme que jVmprunte à In granimau*e slave {vid). Dans Tan* 
cien slav<»u et en serhe, VaJjerlif subit un changement de désinence, ou 
d'accentuation, avec modification correspondante du sens; Tadjectif allemand 
offre aussi quelque chose d'analogue à ce qui a lieu en albanais, on dit • der 
gute Wein et ein guler Wein. » D'un autre côté le roumain et le bulgare 
postposenl Tarticle défini, ainsi que les langues Scandinaves. 

2. Le grec vulgaire et le bulgare n\>nt aussi qu'une même forme ponr le 
génitif et le datif: tcj ratîioO, de l'enfant, à IVnfant. 

3. Selon Ilahn il n'existerait quVi l'indéterminé, mais Krist. en fait ua 
usage trés-fréquent, au moins dans lt> sent déterminé, comme : e nyffàiki 
prêytœvdèkouriç, il le ressuscita d'entre les morts. Tous les auteurs admettent 
ce cas; dans mes textes il ne s'en rencontre que deux exemples. 



— 189 — 

celles qui signifient dans, sur, c'est-à-dire un rapport de Heu, 
d'où le nom que j'ai adopté; il n'a de désinence spéciale qu'au 
singulier déterminé et là même où il est en usage, l'emploi en 
parait arbitraire. Dans mes textes, il est, à très-peu d'exceptions 
près, remplacé par l'accusatif indéterminé. Il parait à prppos 
cependant de l'admettre dans les paradigmes, en en fournissant, 
autant que possible, des exemples ^ 

La déclinaison est la même pour les substantifs et pour les 
adjectifs de tout genre; elle ne s'éloigne de ce type qu'à l'égard 
des pronoms personnels et démonstratifs. 

11 y a des circonstances d'ailleurs où, selon les lois de la 
grammaire, l'un et l'autre mot ne subissent point la variation 
des cas. 



II. — DU SUBSTANTIF. 

X. — 1® Les déclinaisons sont au nombre de trois: elles se 
distinguent respectivement par la désinence du génitif singulier 
de l'aspect déterminé, à savoir : 

1" décl. Noms fém. et masc. gén. sing. — sœ. 
2* — Noms masc. — it. 

3» — Noms masc. — ont. 

Il n'y a qu'une désinence : »«, pour l'accusatif sing. dét. des 
trois déclinaisons *. 

Le nominatif et l'accusatif du pluriel sont toujours sembla- 
bles. — Le génitif-datif n'a non plus, à ce nombre, qu'une dési- 

1. Il commence à paraître dans ceux de mes textes qui viennent de 
Fjèri. Il y en a« je les ai comptés, neuf exemples, tous, sauf deux exceptions, 
de noms féminins, et dans la même phrase il m^a été dicté nœ dôroet (loc.) 
et nœ dôrœ (ace. ind.), avec le même sens de « dans la main ». Rada, qui 
pourtant n'en donne que des paradigmes incomplets dit à ce propos, gramm., 
p. 24 : « Questo caso è dalle viscère délia lingua, che rimarrebbe deformata 
se alla prep'>sizione ndœ si desse invece Taccusativo. » (C^est ce qui arrive 
pourtant presque toujours). » Il ajoute : a Questa forma del nome è sfuggita 
al dotto Gamarda, il quale, dove le s'imbatte, corrcgge, come nel verso, etc. 
— Veramente questo caso non fii conosciuto ne anche dal P. da Lecce. » 

2. Cf. le V de la déclinaison grecque dans «ui^o-v, >iy.-v. 



— 190 — 

nence, re-f , et plus rarement mais à volonté, après une consonne, 
dét. et, ex. : monayvet et moûayet, kyénœvet et kyènet. 

De même pour le locatif, caractérisé partout par I, et Tablatif 
pluriel, caractérisé par ç * ; quant à la désinence ei du sing., 
voy« ci-dessus, §9. 

Pluriel des noms. — Le pluriel des noms offre plusieurs singu- 
larités. 

i^ Tantôt il est semblable au singulier, tantôt il a une dési- 
nence particulière; 

2® Cette désinence est généralement la même {a) pour le 
masculin et le féminin, au moins dans les noms finissant par une 
consonne ou par œ; 

ii^ Dans les deux genres elle est parfois renforcée par le 
suffixe secondaire, r ou œr (13; 19); 

/i<* Excepté dans des cas assez rares, la forme du pluriel ne 
peut être déduite du singulier. 

Ces exceptions sont : 

Noms fém. en i, pi. î. 

— masc. — iin^ — e, ex. : gœzlm-e. 

— — — /A, — y, ye, ex. : ûlh, p. ùy, ùye. 

— — — dr, tdr, — œ. 

— — — œs, — i ou a. 

l""^ déclinaison. 

XI. Klle comprend tous les féminins et* un petit nombre de 
masculins; le thème est toujours terminé par une voyelle. 



A. Soms féminins. 

XII. Noms en œ^ remplacé par a au nomin. déterminé : Ugéli 
abeille, blyéta Tabeille. 

1, Rossi, r lît ri. 



. . 



- 191 — 



ASPECT INDÉTERMINÉ. 



ASPECT DÉTERMINÉ. 



Singulier : 



N. blyétœ, abeille. 

V. o bljétœ, ô abeille. 

G. Ab. blyét-e, d'abeille. 

D. blyét-e, à (une) abeille. 

Ac. blyétœ, abeille. 

Loc. (remplacé par racciis.) 



blyét-a, l'abeille. 
blyéta (ime), 6 (mon) abeille, 
blyétoe-sœ ■), de Tabeille. 
blyétœ-sœ, à Tabeille. 
blyétœ-nœ, l'abeille, 
ndœ, mbi, mblyétœ-t, dans, sur, 
l'abeille. 



N. 


blyétœ, abeilles. 


V. 


blyétœ, ô abeilles. 


G. 


blyétœ-ve, d'abeilles. 


D. 


blyétœ-ve, à (des) abeil- 




les. 


A. 


blyétœ, abeilles, 


Ab. 


blvétœ-c, d abeilles. 


Loc. 


(remplacé par l'accusatif)- 



Pluriel : 

blyétœ-tœ, les abeilles. 
blyétœ-t'(e mi),ô mes abeilles, 
blyétœ-vet, des abeilles, 
blyétœ-vet, aux abeilles. 

blyétœ-tœ, les abeilles, 
blvétoî-c, des abeilles. 

3usatif)- 
a) abl. gu. préij blf/étet, 

XIII. Le pluriel a deux autres formes : l^ Yœ final est changé 
en a, ex. : mbtrœ-a^ sœur; pi. ind. mblra, màtra-ve; pi. dét. mbtra- 
tœ, màtra-tet^ abl. môtra-ç, — Cette forme est au moins aussi 
commune que la première, mais l'usage seul peut enseigner celle 
que prend chaque substantif; 2^ la syllabe ra est ajoutée au 
radical: oûdhce^a, route; pi. ind. oûdhœ-ra, oùdhœra-re; pi. dét. 
oûdhœra-tœ, oûdlicera-vet, abl. oùdhœra-ç. Ce pluriel est plus rare, 
on ne le rencontre guère que dans : 



Poiinœ-a (chose, travail), 
Gyélhœ (mets, aliment), 
Kârtœ (papier, lettre), 
Erœ (vent, air), 
Kùhœ (temps), 
Voy. aussi § 19. 



pi. poi\nœra-tœ et poiina-t<p. 

— gyélhœra. 

— kârtœra. 

— érœra. 

— kùhœra, et quelques autres 



XIV. Noms en e : les paroxytons changent cette voyelle en ya 



— 192 — 

,14), au nom dét. : nome, fiancée, noûs-ya ^, la fiancée; les oxytons 
intercalent un y entre la finale et la désinence : vé œuf, r^-ffl, 
l'œuf; FaUme\ n. pr., Falimé-y-a, 



Pluriel : 

noiise-tœ. vé, vé-tœ. 

noùse-vet. vé-ve, vé-vet. 

noûse-r. vé-c, vé-ç. 

a) nJœ fdkye-t, sur la face; b) ndœ ré-t^ dans le nuage, Kr. 

XV. Noms en i. Ils sont tous oxytons; l'a de Tasp. dét. s*ajoate 
immédiatement au radical : dhi^ chèvre, dhi-a, la chèvre. 



N. Ac. noùse, 
G. noiise-ve, 

Ab. noiise-c 





Singulier : 






Pluriel : 




N. 


dhf, 


dhi-a. 




dhi, 


dhl-tœ. 


G. 


dhi-e. 


dhi-sœ. 




dhi-ve, 


dhl-vet. 


Ac. 


dhi. 


dhi-nœ. 




dhi, 


dhi-tœ. 


Loc. 




dhl-t. 


Ab. 


dhi-ç, 


dhi-ç. 



Les noms, pour la plupart abstraits, en I (100) suivent 
ce paradigme, ex. : boukouri-a, la beauté, g. fror/itourf-M;, ae. 
boukouri-nœ. 

XVL Quelques noms en a et en o se déclinent comme n^y 
p. ex. : gya-y^a, la chasse, tonro-y-a, la tourterelle. 







Singu 


lier : 








ÎNDÉT. 


DÉT. 




IKDÉT. 


BÉT. 


N. 


gyà, 


gyâ-ya. 




toùro, 


toûro-ja. 


G. 


gyâ-0, 


gyâ-sœ. 




tourô-e, 


todro-sœ. 


Ac. 


gyâ, 


gyâ-nœ. 




toilro. 


toûro-nœ. 



1. Vn i sVntend faiblement avant la désinence ya, et il 86 peutqmj*!! 
écrit quelquefois, p. ex. : noûsiya^ comme aussi vdékyi^èkffa^ et vMi§^ 
vdékiya^ la mort, etc. 







Singulier : 








INDÉT. 


DÉT. 


INDÉT. 


DÉT. 


N. 


noùse. 


noùs-ya. 


vé (r^, 


vé-ya. 


G. 


noùse-ye. 


noùse-sœ. 


vé-ye. 


vé-sœ. 


Ac. 


noùse. 


noùse-nœ. 


vé, 


vé-nœ. 


Loc. 




noùse-t ") 




vé-t ^). 



— 193 — 

Pluriel : toûro^tœ^ toûrchve-t, les tourterelles, etc. 

De même gycè-ya (on dit aussi gycè-ri, masc), chose, g. ind. 
9Wll^t pl- Qyàs-^œ, groûa^ femme, qui a le pluriel anomat ou con- 
tracté : 

Indét. Sing. N. Ac. groùa, g. groù-e; pi. grâ, grave. 
Dét. — N. groûa-ya, g. groûa-sœ, ac. groùa-nœ. 
— PI. N. Ac. grà-tœ, pi. grâ-vet. 



B. — Noms masculins. 

XVII. Ils sont en petit nombre, presque tous d'origine étran- 
gère, grecque ou latine; terminés en o (o) non accentué, ils ral- 
longent, au nom. dét. en oua : 

Tôsko, n. pr., dét. n. Toskoua, g. Tosko-sœ, ac. Tùsko-nœ. 

De même MbsUo-Màskoua^ n. pr.,wdfo (vûto;), le vent du sud, 
nàtoua^ etc. 

Il y en a aussi un ou deux qui suivent la déclinaison féminine 
en (T-a, comme gégœ, dét. géga, le Guégue, pi. géga-tœ; âtoe-a, Kr. 
(et nt(B^i), père, pi. dlœre^ dét. àtœri-tœ. 



2« Déclinaison. 

Elle ne renferme que des noms masculins, en y comprenant 
-ceux qui ont pu être réputés neutres (23) ; le pluriel offre beau- 
coup (le diversités ou d'anomalies. 

XVIII. Noms terminés par une consonne autre que k ou /i, 
ex. : kyvn^ chien, kyèn-i^ le chien. 



Singulier : 



INDÉT. 



DÉT. 



N. kA'èn, kvèn-i. 
G. kyèn-i, kyèn-it. 
Ac. kvèn, kvèn-i-nœ 

(kyênœ). 
Loc kyèn-t. 



Pluriel : 



INDÉT. 



DET. 



N.A. kyèn, kyèn-tœ. 

G. kyèn-œ-ve, kyèn-œ-vet , 

kyènet. 
Ab. kvèn-o, kvèn-r. 



. . • • 



1 3 



— 194 — 

liem. 1. — Les noms qui finissent en*A,/î, 5, f , adoucissenf[ces 

lettres, probablement non radicales (§ 7, vu), en rfA, 6, r, d; ex.: 

■ 

Gàrth-gârdhi (haie), lyis-lyizi (arbre, chêne). 

Kùrp-korbi (corbeau), voent-vcèndi (lieu, etc.). 

2. — L'accus. sing., après les liquides et les dentales, a aussi 
les formes trlm-nœ (de trim, pallicare) et hjfénœ; ex. irœni^ dét. 
rœiifliy lieu, acr*. vrénd-HiuP et vœnd-ie; iuhrét-i, roi, acc.mbrét-hva, 
mbrêt-nœ et winr-nœ; i nt-i^ père, ace. t'iitinœ et Vdnœ. 

3. — ' De mrme que hjèn-tœ fait au gén, kyèn-Œ-^et^ il y a des 
noms qui, au contraire, insèrent la lettre euphonique au nom., 
p. ex. : hèrœZ'i-tœ, les hommes, gén. nèrœz-vet. 

'i. — Le pluriel en œre (voy. ci-après), se décline ainsi, d'après 
Krist : 

X. Ace. mbrétœre, rois, dét. mbrétœritœ. 
G. mbrétœrcnvet. 

Abl. mbrétœrie. 

Ex. : hlua mbrétœriç, des filles de rois. 

XIX. Pluriel. — Il a plusieurs formes, parmi lesquelles celle 
qui (»st indiquée au paradigme est peut-être la plus rare; les 
autres consistent dans l'adjonction au radical et à tous lesca». 
des voyelles a, (% n\ les deux promièn's tantôt seules, tantôt pré- 
cédées de la svUabe (vr, comme dans les noms féminins dont 
il est parlé au J^ lo; ex. : trim-i pallicare, rrfrA-î tombeau. 
(jomdr-i àne. 

Pluriel : 

INDÉTERMINÉ. DÉTERMINÉ. 

N Ae. trim-a, G. trim-a-ve. trima-tœ, trima-vot. 

vârli-e, vârli-e-ve. varhe-tœ, vârhe-vet, vârliet. 
gomâr-rn, gomâr-rr-ve. gomAra»-t(«, goniArœ-vet. 

EXEMPLES DE PLURIEL, EN .* 

!♦* œra : lyéç-i (laine, cheveux), pi. lyéçœra-tœ et lyéç-lœ. 
bàr-i (h(»rbe), bàrœra. 

fyàt-i (village), fçâtœra. 



— 195 — 

2^ œn : vcénd-î (pays, lien), vdendœre, voénde et voèn- 

dœra. 
prift (prêtre), priftœre. 

gylçt-i (doigt), gylçtœre et gyiçtœra. 

kôrp-bi (corbeau), kôrbœre et kùrp-tœ. 

Comme on voit, plusieurs de ces formes peuvent se rencontrer 
dans le même substantif. 

Les substantifs en Ih changent d'ordinaire cette lettre en y 
ou ye : 

Délh (veine, nerf), pi. déy-tœ. 

Kùyielh (ciel), kyley et kyielh-tœ. 

Ulh (étoile), ûy-tœ, ùlhe-et ûye (Kr.). 

Pùlh (forêt), pûy-tœ, piilhe et pûye. 

L'apophonie ou permutation de la voyelle radicale apparaît 
dans un certain nombre de thèmes. (Voy. ci-dessous, § 29.) 

XX. Noms en a et é; ils sont peu nombreux, p. ex. : vœlhd-i, 
frère, yatrihi, médecin (taipo;). 

Singulier : 

INDÉTERMINÉ. N. A. vœllià, g. vœlhâ-i. 

DÉTERMINÉ. N. voclhâ-i, g. vœlliâ-it, ac. vœlhâ-nœ. 

Le pluriel est anomal : vœlhézœr; dét. vœlhézœr-e-tœ ou 
vœlhézœr-i-tœ, g. vœlhézœr-vet et vœlhézœret. 

XXL Noms en a? (souvent rejeté dans la prononciation), ex. : 
boiirhœ-iy homme (vir), mari. 

INDÉTERMINÉ. DÉTERMINÉ. 

Singulier: N. boiirhœ, boûrh-i. 

G. boùrh-i, boiirh-it. 

Ac. boûrhœ, boiirh-i-nœ. 

Loc boûrhoe-t*). 

Pluriel : boùrha-tœ, boùrha-ve-t, boûrhaç. 

a) ndœ lyoùmœt, dans le fleuve, Kr. 



— 196 — 

Les noms de cette classe ont presque tous le pluriel irrégulier, 
comme : 

Lyoïiraœ-i, fleuve. . pi. lyoùmœra et lyoumoèfi-tœ. 

Diâlyœ-i, garçon. dyém (dyélm)-tœ. 

Kâlyœ et kâly-i, cheval. koùay-tœ. 
Gyârpœrœ, serpent. gyerpœn et gj'erpiu-tœ. 

XXII. Noms en otiay contracté en 6 devant i, ex. : thoûfi^ ongle, 
£rén. indic. thô-i. 

K. 

DÉT. Sing. N. tliô-i, Tongle, g. tlio-it, ac. thoùa-nœ. 
PL N.Ac. tliôil-tœ (thoile-tœ, Kr.), g. thôn-oe-vet. 

De même prom, ravin, torrent, kroûa, source, floûa^ coiDg. 

XXIII. Noms terminés par une voyelle, qui intercalent un r 
devant t; ex. : fré, dét. frè-r-i, la bride. 

INDÉTERMINÉ. DÉTERMINÉ. 

Sinffulier : N. fré. frè-r-i. 

G. frè-r-i. frè-r-i t. 

Ac. fré. frè-r-inœ et frènœ. 

Pluriel : frérœ-tœ et fré-tœ, frérœ-vet. 

Plusieurs suivent aussi la 3® déclinaison : 

Moulhl-ri ot moulhl-ou (moulin), pi. moulhiii-tœ. 
Oullil-ri et oullil-ou (olivier, olive), oulhin-tœ. 
Sii-ri et sl-ou (œil), sû-tœ. 

I5rl-r-i et brl-ou (corne), brirœ-tœ. 

XXIV. A cette déclinaison appartiennent aussi certains noms 
dont le véritable caractère a embarrassé les grammairiens, qui y 
voient, les uns (Reinhold, Camarda) des noms neutres, les autres 
(Hahn) une forme du pluriel usitée au lieu du singulier. La 
question n est pas encore éclaircie, et il me parait impossible 
actuellement de se décider pour Tune ou pour Tautre opinion^ 
toutes deux étant également contredites en quelque chose par la 



— 197 — 

construction de ces mots dans le discours ^ Quoiqu'il en soit ils 
se déclinent certainement comme il suit : 



Singulier : 

INDÉTERMINÉ. DÉTERMINÉ. 

N. Ac. oùyœ, eau, de l'eau. oùyœ-tœ (et oùy-i), Teau. 

G. oùy-i, d'eau. oùy-it, de l'eau. 

Loc mbi oùyoe-t, Kr. *) sur l'eau. 

Pluriel : 

N. Ac. oùyœra, eaux. oûyœra-tœ, les eaux. 

G. oùyœra-ve. oiiyœra-vet. 

Ab. oûyœra-ç. oùyœra-ç. 
a) ndœ miç-t, hrùe-t. 

Ex. : hœ kélykye oûyi (et oûyœ), un verre d'eau ; nœkélykeeonyit, 
un verre à eau, pour l'eau ; pi oûyœ, je bois de l'eau ; oùyœtœ e délit, 
l'eau de la mer ; oûyœratœ e délit, les eaux de la mer ; ncè pœrmbûlœye 
oûyœraç, Kr., un déluge d'eaux. 

Rem, — On dit aussi, au nominatif, selon la forme ordinaire, 
ony-i, l'eau. 

Il faut observer aussi que les noms de ce genre désignent 
tous, à l'exception de krûe, tête, une substance divisible en parties 
semblables entre elles, c'est-à-dire que ce sont de véritables col- 
lectifs; tels sont : 

Oiiyoe-tœ et oi'iy-i, pi. oùyœra (eau). 

Mir-tœ et miç-i, pi. mirœra (chair, viande). 

Gyâlhpoe-tœ et gyâlhp-i (beurre). 

DiâthcB-tœ et diâth-i (fromage). 

Vây-tœ et vây-i (huile). 

Groùroe-tœ et groù-ri (blé). 

Troù-tœ, trou-ri et troù-ya (cervelle;. 

Dhyâmœ-a et dhyâmoe-tœ, sain-doux, suif, graisse. 

Krùe-tœ et krùe-ya (tète). 

1. Voy. TAppendice n« t. 



— 198 — 

Vo3^ ci-dessous, § 42, 5®, pour la déclinaison analogue de8 
noms verbaux. 

3® Déclinaison. 

Elle ne comprend aussi que des noms masculins. 
XXV. i^ Noms terminés par un k : [ik-ou, figuier. 

Singulier : 

JNDÉTERMfNÉ. DÉTERMINÉ. 

N. fik, flk-ou. 

G. fik-ou, fik-out. 

Ac. fik, flk-ou-nœ et fik-nœ. 

Loc fik-out*). 

Pluriel : 

N. Ac. fiky, flky-tœ. 

G. fiky-œ-ve, fiky-oo-vet. 

Ab. fiky-ç. fiky-ç**) 

^j ndœ hnrkoHt (conte), dans le ventre; b) zbkyç (Kr.), de» 
oiseaux. 

Le k s'adoucit quelquefois au singulier; dans d*autr6s mots 
il subsiste, même au pluriel, ex. : 

Zùk, dét. z6g-ou, oiseau, pi. zoky-tœ. 

Çtùk-gou, sureau, rtogye-tœ. 

Tùk-gou, tas, monceau, tùgye-tœ. 

Ç6k-ou, compagnon, cokœ-toe. 

Onyk-ou, loup, oiiykœre-tœ. 

Les noms on A, presque tous de provenance étrangère, sui- 
vent le modèle précédent : 

Ah-ou, hêtre, mastih-ou mastic. 

Knihœ-ou, épaule, aile, pi. krâhœ-tœ. 

XXVL 2^ Noms terminés par un i : kouçœri-ou, cousin^ et ari' 

on, ours. 

Singulier : 

INDLTKRMINK. DÉTERMINÉ. 

X. kourœri (ari, etc.\ kcurœriou (arl-ou, etc.). 







— 199 — 


G. 


kouçberi-ou, 


koiiçœri-out. 


Ac. 


kouçœrf , 


koucœri-nœ. 


Loc. 




kourœri-t '). 



0) ndœ fi-/, par la pluie. 

Le pluriel a deux formes, la seconde est en in et s'applique 
'ntre autres aux mots turcs : 

Pluriel : 

INDÉT. DÉT. INDÉT. DÉT. 

^. Ac. kouçœrî, kouçœri-tœ. arin, ariiï-tœ. 

r. kouçœrl-ve, kouçœrf-vet. arlnœ-ve, arin-œ-vet. 

De même les mots turcs souvari-ou, cavalier, aklçi-ou, cuisi- 
ier, pi. sourarin, aktçih, etc. 

XXVIL Anomalies et particularités des noNis. 

1® Noms à double genre, comme gyà-ya et gya-oUy la chasse, 
ibit^r, Iroû-ya, tron^ri et tront-œ, cervelle ; 

2** Noms appartenant à deux déclinaisons, comme sû-ri et 
f-ori. rpil, etc. (23); 

11^ Noms à double forme, comme ôuyœtœ et oûyi, leau (24) ; 

4^* Irrégularité du pluriel, soit quant à la désinence, soit 
uant à la voyelle ou aux voyelles du radical : on n'en citera que 
uelques expmpl(*s, en renvoyant pour le reste au lexique. Les 
stes de Hahn sont assez complètes, mais elles contiennent beau- 
3up de mots, dont la forme a été plus haut considérée comme 
^gulière; tels sont les pluriels, en œra et œre (13 et 19). 

Pluriel : 



nce. 


vase, 


eud*. 


ir-i, fils. 


flls, 


biv-t(i\ 

• 


éç-i, 


bélier, 


déc. 


érœ-a. 


porte, 


duer. 


iàly(B-i, 


fils, garçon, 


dyém (dyélm). 


ôrœ-a, 


main, 


doùar. 


yârpœroe-i. 


serpent. 


gyerpîn et gyerpœn 





— 200 — 


r. 

m 


Groùa-ya, 


femme, 


grâ. 


Hoû-r-i, 


pal, pieu. 


hoûn. 


Kâ-ou, 


bœuf, 


kyé. 


Kâlyœ-i, 


cheval, 


koùay. 


Lycémœ-i, 


aire à battre. 


lyœmcéa. 


Lyoùmœ-i, 


fleuve. 


lyoumoën et lyoù- 
mœra. 


Nâtœ-a, 


nuit. 


nétœ, net. 


Nerî-ou, 


homme, 


nérœz-i-tœ, gen.-z- 
vet. 


Pé-r-i, 


fil, 


pén-tœ» 


Péçk-ou, 


poisson. 


piçky-tœ, péçkje, 
Kr. 


Çî-ou, ci-ri, 


pluie. 


cira. 


Çkœmb-i, 


rocher. 


çkœmbcÊS,-ifi, et 
çkoèmbe, reg. \ 


Thés-i, 


sac. 


thàsœ, thasœre. 


Véctœ-i (vœréçtœ, Kr.), 


vigne (plantation), 


vréçta. • 


Vœlhâ-i, 


frère. 


vœlhézœr^i-tœ,géD. 
-r-vet. 



Âtœ-i et âtœ-a, père, gén. dét. àtit, pi. àtœre, fait au gén. s. 
ind. et après un pronom possessif : tut-^'t, à ton père. 



III. — DE l'article indéfini, DE l'ARTICLE PRÉPOSITIF 

ET DU CONJONCTIF. 



XXVIII. Le numératif indéclinable ncè^ un, une, s'emploie 
comme Tarticle indéfini français et pour les deux genres ; ^ 
boûrhœ, un homme, iiœ groûa, une femme ; le mot têd (g. Htù)j 
correspond au pluriel ; tsà îièrœz, quelques, des, hommes. 

XXIX. Le mot que nous appellerons article prépositif ^ difi%rede 
Tarticle défini du français et des autres langues en ce que, à très* 
peu d'exceptions près, il ne s'ajoute point aux substantifs, dont 
l'aspect déterminé exprime la signification inhérente & l'article 
défini. En outre il se lie également avec les deux aspects des noU 



— 201 — 

ju'il paratt avoir pour véritable office d'accompagner ou de s/;e- 
Hfter. Il en résulte qu'en français tantôt il doit se rendre par 
l'article défini, et tantôt il ne peut être traduit. 

XXX. Ce mot n*est autre qu'un pronom démonstratif, celui 
jue nous avons qualifié d'attributif (59). En voici le paradigme : 

MASCULIN. FÉMININ. NEUTRE. 

Singulier, N. i, e, tœ. 

G. D. tœ, sœ ') pour tous les genres. 

Ac. tœ, — — 

Pluriel pour tous les cas et genres *•) tœ. 

a) Sœ, qui parait dans les pronoms féminins s'ime^ s'dte^ etc., 
{'emploie aussi au masc. ou au neutre : 8œ bàçkou^ ensemble, sœ 
)iW, à force de boire. 

b) Kr., abl. sœ. 

XXXI. Quelques noms de parente' sont les seuls substantifs pro- 
rement dits, qu'on rencontre précédés du prépositif; ils sont 
lors à l'aspect déterminé (130, 2®) *; ex. : 

Singulier : 

MASCULIN. FÉMININ. 

N. i (jôkyi, l'époux (18). * e çôkya, l'épouse (14), 
G. D. tœ çokyit. tœ çôkyesœ. 

Ac. tœ çùkyinœ. tœ çùkyenœ. 

Pluriel : 

N. Ac. tœ bfytœ, les fils. tœ çùkyetœ, les épouses *. 

G. G. tœ biyvet. tœ çùkyevet. 

De même : t àti (}'âti), le père, eèma ou œma, la mère, i biri, 
i fils, e biya, la fille, t vœlhdi, le frère, e mbtra, la sœur, t oûngyi, 

1. Parce quUls indiquent une corrélation, un rapport à une personne 
éfinie, comme du fils au père, de Téponse à Tépoux, etc. 

2. P. ex. : de Salomon, lequel kïcte ndœ çtœpl tœ ti çoûmœ btya mbœri- 
triç^ Kr. 



— 202 — 

Toncle, e èmta. la tante, t nipi, le neveu, t dhcèndœri, le gendre, i 
koundti, le beau- frère, ï kouçouriri, le cousin, et peut-être quelques 
autres; mais il y a plusieurs même de ces mots qu*on rencontre 
dépourvus d'article. — / zdti, le maître, e zéna, la maltresse, 
sont proprement des adjectifs. 

XXXII. Le prépositif précède nécessairement : 

1® L adjectif, qualificatif ot numéral, à savoir ; a) employé 
attributivement, ex. céçtœ i mirœ, il est bon ; b) employé substan- 
tivement, ce qui s'applique aux participes : ndb i sœnwûrœt un 
malade (/j2), t psouari, Thomme instruit, e mira, le bienfait, 
(ditœ) e nésœrmun, le (j(Mir du) lendemain ; c) précédant, au positif 
et au superlatif, et alors il est déterminé, le nom : e mddh^a, «V 
mddhxja, rtœpl, la grande, la plus grande, maison ; rf) suitant un 
nom indéterminé : ncè ctœpi e (ace. tœ) mddhe, une grande maison. 

2° Quelques adjectifs pronominaux ou indéfinis, comme i 
tdbrœ, tout entier, / tUhœ^ tel, etc. Voy. § 61. 

3<^ Les noms des jours et de certaines fêtes: e meritoérv- «, 
mercredi, e krœmte-yn, jour de fête. 

^^ Les numératifs cardinaux, mis isolément : tœ dMi, les 
deux, toutes deux, ou précédant un substantif déterminé : tœiéim 
dcrt(Py les quatre béliers. 

S** Les noms abstraits dérivés des adjectifs : tœ koùk^etœ, la 
rouii(Mir, tœ çoùmœîœ, la quantité (42). 

(\^ Les noms verbaux tirés des participes : to mofiitdoMnr, action 
de Yiuncre, victoire, d(»t. tœ inoùndoiiritœ, la victoire, tœ fdlga-ttt, 
saluts, compliments; ùœ tœ çtiUourœ , una poussée, un choc, /« 
[tiVourUœ, Faction de pousser, le choc. 

XXXIII. Quand un substantif (nom possédé) en régit un autre 
(nom possesseur), celui-ci est au génitif et vient /aw/ours le der- 
nier. Si le premier nom est indéterminé et le possesseur déle^ 
miné, ils sont liés par le prépositif, qui s'accorde avec le nom 
recteur et non avec le régi, ce qu'il faut bien observer, p. e. «a? 
re e (ace. tcè) péulgœsœ, un œuf de la poule. Ici le prépositif (bien 
qu'il ne se traduise pas en français) est en réalité le pronom attri- 
butif, Texemple cité équivalant à « un œuf [celui) de la poule »• Ce 
cas est le même que celui de l'adjectif au §32, '. 

Il en est de même quand le nom régi est remplacé par le géni- 



— 203 — 

>ronom de la 3^ personne, comme : ndœ ^ vcbnt tœ tiy, tœ 
tûre, à la place (celle) de lui, (celle) d'elle, (celle) deux, 
dire, à sa, à leur, place. 

XIV. Si, à Tinverse, le nom recteur ou le nom qui précède 
if, sont à Tasp.dét., alors ils sont liés Tun et l'autre à leur 
ment par un autre petit mot, que j'appellerai, faute de 
le conjonctif, et dont le nominatif d'ailleurs est identique 
du prépositif. 

MASCULIN FÉMININ. 

Singulier N. t, e. 

G. D. manque. 

Ac. e. 

Pluriel N. Ac. e. 

XV. Enfin si les deux noms sont indéterminés, tout signe 
on disparait, p. e, ncè vé, tsà vé, poùljjey un œuf, des œufs, 
le; figoùre nèrœziç, é çtézœç, Kr, des figures d'hommes et 
aux. 

le nom au génitif ou ablatif, équivaut à un adjectif, voy. 

• 

XVI. Pour plus de clarté il est nécessaire de donner ici un 
e des deux principales constructions du substantif, on 
'a plus loin ce qui concerne l'adjectif et le pronom. 

•som dét., eu régissant un autre également nom dét. (34). 

Sinfiulier : 

iri * i lyôpœsœ (kâout), la corne de la vache (du bœuf), 
irit lyùpœsœ, de, à, la corne de la vache, 

inœ e lyùpœsœ, hi corne de la vache. 

Pluriel : 

z. brirœtœ e lyùpœsœ 

(kâout), l*^s cornes de la vache (du bœuf). 

i préposition ndœ veut, comin*» mbœ et quelques autres, l'accusatif 

liné. autrement il faudrait ndœ vocndivœ e t'ty, etc. 

1D8 la pronoDciation courante, 6rtr^ t, brtrctt* «, lyàpcuœ, ^yU^ $ 



— 204 — 
G. brirœvet lyôpœsœ, des, aux, cornes de la vaclie. 

Singulier : 

N. briri f lyopœvet (kjévet), la corne des vaches (des bœa£s). 
G. brlrit lyopœvet, de, à, la corne des vaches. 

Ac. brinœ e lyopœvet, la corne des vaches. 

Pluriel : 

N. Ac. brirœtœ e lyopœvet, les cornes des vaches. 

G. brirœvet lyopœvet, des, aux, cornes des vaches. 

De même, le nom au nominatif étant du féminin^ fféUi 
lyizi^ e ddrdhœsœ, la feuille du chêne, du poirier, etc. 

2^ Nom indét., régissant un nom dét. (33). 

SING. FÉM. 

N. ilœ mayœ e mâlyit, une cime de la montagne. 

G. D. ncc mâye tœ » de, à une cime > 

Ac. noè mâyœ tœ » une cime » 

ndœ màyœ tœ > sur la cime » 

Pluriel : 

N. méya tœ mâlyit, des cimes de la montagne. 

G. D. màyavet > de, à des, cimes » 

Ac. maya tœ » des cimes de » 

mbœ maya tœ ma- sur les cimes de la montagne, 

lylt (tœ mâlyevet), (des montagnes.) 

On dirait de même, le nom au nominatif étant du maso.» pi éi 
hdb Ujis i pùlhit, un chêne de la forêt, gen. noè lyizi tœ p., ac. M 
lyis tœ p. 

Rem. 1. Le génitif manque, c'est-à-dire que lorsqu'un MB 
dépend d*un autre nom au génitif, ils ne sont pas unis» peat-Mn 
par motif d'euphonie, par le signe de possession (conjonctiOi 
lequel suit seulement le nom au nominatif et àraccusatifi eLi 
A^^i^ gydkou cèçtœ i koùky si gyàkou i fdkyevet içoûpœsm «MKI ^ 



— 205 — 

kima *, ce sang est rouge comme le sang des joues de la fllle du 
roi de la Chine. 

Rem. 2. Lorsqu'au lieu d'un substantif régi, il y en a plusieurs 
(régime complexe), le conjonctif (e) est remplacé par le pronom 
attributif, ex. : t dhà hàpsetœ e kasélhatet edhé tœ rdftevet edhé tœ 
dothàpetet, il lui donna les clefs des coffres et celles des armoires 
et celles des placards. De même si le nom possédé a un adjectif 
pour complément, ex. : kyimef e bàrdha tœ çœrbœtérit t'tU, dtit t* 
imœ^ Kr., les cheveux blancs, ceux de ton serviteur, mon père. 



IV. — DE l'adjectif. 



XXXVII. Les mêmes accidents grammaticaux sont communs 
an substantif et à Tadjectif ; il y a des cas pourtant où ce dernier 
ne se décline pas, mais ce qui le caractérise avant tout, c'est d'être 
toujours précédé d'un article , dans l'un comme dans l'autre 
aspect *. — Font exception les mots en -lf^ fém. içte, ayant le plus 
souvent un caractère adverbial, et qui, même comme adjectifs, 
se construisent sans article, p. e. ràba grnrœrkle, des habits de 
femme (i()5) ^, et les adjectifs composés (112). 

XXXVIII. Les adjectifs sont terminés par une consonne ou 
par la voyelle œ. 

Parmi les premiers, on peut remarquer ceux dont la consonne 
finale est un m; tirés presque tous des prépositions et des adver- 
bes (105), comme sipœrm supérieur {sipœry en haut), pœrtr y tn situé 
du côté opposé {téye^ pœrtéye, au-delà), et ceux en tœ, dérivés 
surtout d'un nom de matière (105), comme goûr-tœ de pierre, 
kékoHT'tœj de fer. 



1. Dans ce dernier mot le génilif est remplacé par le nomiu. d(4. avec la 
préposition ngà. 

2. Si, ici et au dictionnaire, le prépositif est omis, c'e.^tpour la brièveté, 
il doit toujours être sous-entendu. 

3. Ou encore : rio/yta çkyïpndœ gyoùhœ Totkœriçte, m$ çkrôiia Grek'içte^ Kr. 
liTref en langue toske avec caractères grecs. 



— 206 — 

XXXIX. Féminin et pluriel. Les adjectifs terminés par une con- 
sonne, ajoutent au féminin un e, qui est conservé au pluriel, wM 
graïul, mddhe, grande (pi. irr.), màtfm, gras, màymef grasse, pi. 
fém. tœ mdfjmey grasses. Excepté lyik'lyigou, méchant, f. Igigœ, et 
koûky , rouge, f. koûkye, qui forment leur pluriel fém. en i, 
comme les adjectifs finissant en œ : tœ lyiga^ tœ koûkya. 

Ces derniers, ceux en œ, sont de genre commun : î boûkoun, 
e boùkourœ, beau, belle ; le plur. masc. dét. remplace quelquefob 
œ par / : tœ mirœlœ et tœ miritœ, les bons, et le pi. fém. toujoars 
par a : tœ mira, bonne, tœ mira-tœ, les bonnes. 

XL. Sont irréguliors : 

Sinj/ulier : Pluriel : 

MASO. FÉM. MASO. FÉM. 

Mâth-dhi(grand) madhe-dhya. Mbœdhèn-(in-)tœ mboedhâ-tœ. 
Vôgœlyœ-i (petit) vogœlyœ-a. Vogéy- (iy) vôgœlya. 

Zi-ou (noir) zézœ-a. Zés , zéz-f-tœ zéza. 

et zés-tœ 
Kéky-i (mauvais) kékye-a. Kekyin kekyia. 

On dit aussi : m. mœdhèfk^ mœdhin, et f. mœdhà. 

lit, jeune, nouveau, qui avec zi, noir, est le seul adjectif ter- 
miné par une autre voyelle que «, est régulier : sg. t ri-^u, $r^ 
yOy pi. m. tœ ri-tœ, f. tœ ré-lœ. (Fy. tœ réa-tœ). 

WA. Comparatif ai superlatif. Ils s'expriment au moyen de 
radv(;rbe m(/% plus, dont la voyelle est toujours élidée devant 
rarlicle, ('X. : m*i mât h y plus grand, m'e mddhe, plus grande; 
la forme tléterminée, représente le superlatif relatif : m'i «*• 
dlii le plus grand, m'emddhya la plus grande. Le superlatif absoli 
est marqué par Tadverbe çoùmœ beaucoup, fort, très : ç^Atm i 
boûkourœ très-beau, e hoûkourœ çoùmœ fort belle, fort, fort, serin 
même usage. 

Déclinaison. 

XLIL Les adjectifs, dans le cas assez rare où ils sontplaoi* 
avant le substantif, et lorsqu'ils sont construits tevb, coui 
sujet ou régime, se déclinent comme les substantifs détermiiéi 



— 207 — 

t, selon la finale, les masculins sur les 2® et 3* déclinaisons, les 
àminins sur la l**. 

1® i, e, sœmoûrœ, malade. 

Singtilier : 

MASCULIN. FÉMININ. 

J. i sœmoùri, le maladt». o sœmoùra, la malade. 

r. tœsœmoiirit. tœ sœmoûrœsœ. 

Lc. tœ sœmoùrinœ. tœ ^œmoûrœnœ. 

Pluriel : 

». Ac. tœ sœmoûrœtœ, tœ sœmoùratœ **). 

tœ sœmoùritœ. 

r. tœ sœmoùrœvet. tœ sœmoùravet. 

Lb. tœ sœmoùrir •). tœ sœmoùraç. 

■ 

a) Préy sœ vdékouriç, Kr., d'entre les morts, h) Tœ dhœmbou- 
atœ, les souffrances. 

2** i lyik, e lyîgœ, méchant, e. 

Sinfiulier : 

MASCULIN. FÉMININ. 

[. i Ivi^rou, le méchant. e Ivftra, la méchante. 

. tœ lyigout. tœ lyigœsœ. 

.c. tœ lyigounœ, tœ lyiknœ. tœ lylgœnœ. 

Pluriel : 

• Ac. tœ lyikytœ. toç lylgatœ, les méchantc^s, les 

vices, etc. 
tœ lyfgyœvet. tœ lyigavet. 

3^ M'f math, m'i mâdhe, plus grand, e. 

Shujulier : 

MASCULIN. FÉMININ. 

. m'i mâdhi, le plus grand. me mâdhya, la plus grande. 



t 

t 



— 208 — 

G. mœ tœ mâdhit. mœ tœ mâdhesœ. 

Ac. mœ tœ màdhinœ, mâdliœ. mœ tœ mâdhenœ. 

Pluriel : 

N. Ac. mc« tœ mbœdhéiltœ. mœ tœ rabœdhâtœ. 
(î. m(ù tœ mbœdhénœvet. mœ tœ mbœdhâvet, 



4^ N. fiœ i sœmoûrœ, un malade, iiœ e sœmoùrœ, une malade. 

G. nœ tœ sœmouri. iïœ tœ sœmoûrœ. 

Ac. no; tœ sœmoûrœ. nœ tœ sœmoûrœ. 

Plur. Ts;\ tœ sœmoûrœ, m. tsâ t(p sœmoûra, f., des malades. 

5** Noms verbaux. 
Tœ ngrofenœ (hâ, 8<S), le manger, to towysiv. 

INDÉTERMINÉ. DÉTERMINÉ. 

N. Ac. tœ ngrœna».' tœ ngrœnœ-tœ. 

G. sœ, tœ, ngroMii. tœ ngrœnit. 

mbœ tœ ngroènœt, Kr. 

Au pluriel féminin, tœ ngrœna-tœ, aliments, mets. 

To^ ctûtourœ (rtun), poussée, coup, choc. 
N. Ac. (nœ) tœ ctûtourœ. tœ çtûtouri-tœ. 

G. t03 rtùtouri. tœ ctûtourit. 

Exemples : mbaroiiauœ sœ ngrœni boûkœnœ, ils finirent de man- 
ger (le pain); hikji dbrœ sœ mironiit Kr., abstiens-toi de, du, 
manger ; i ép nn* tœ çlûtonrœ, il lui donne une poussée ; tm çtùtOËr 
rit* e atiij mœ hbdhi jiôçtœ, Kr. la poussée, le coup qu'il me donna, 
m(3 jeta par terre; oubœ noj tœ kyàrœ, Kr. il se fit, s'éleva une 
lamentation ; t mirœ pœr tœ ngrœnœ, bon à manger, t mtrœ mbœt* 
nf/rcênœty Kr. bon dans le manger, c. à d. agréable au goiit. 

Rem. Beaucoup de locutions adverbiales, ayant la forme d'un 
génitif sinirnlier masculin indéterminé, doivent sans doute 
s'expliquer par les formes précédentes, comme sœ paitd/mi, en 
dernier lieu, enfin, sœ andcysmiy au-delà, plus loin; sœbéçkon (on 
bâçkout), ensemble, pœr sœ lydrf/oUy de loin, au loini etc. 



— 209 — 

XLIII. — On peut regarder comme règle générale, quoique 
non sans exception (H6), que l'adjectif se place après le substantif. 

Le mot qui vient le premier, nom ou adjectif, est presque 
toujours, et en tenant compte de l'exception relatée au §134, le 
seul qui prenne la forme déterminée, le second ii éprouve que 
les modifications de genre (s'il est adjectif), et de nombre si 
l'adjectif précède, et alors il est toujours déterminé, il est pourvu 
du prépositif, comme au § 42, 1® et 2" ; il en est de même s'il suit 
un nom indéterminé (ex. : ndb kâlij % math) ; au contraire, le nom 
étant déterminé, c'est le conjonctif qui est employé (34). 

Singulier masculin : 

DÉTERMINÉ. INDÉTERMINÉ. 

N. kâlvi i mâth, le grand elle- (noé) kâlyœ i mâth, un grand 

val. cheval. 

G. kàlyitmâtli. (ncé) kalyi tœ mâth. 

Ac. kâlyinœ e mâth. (nœ) kalyœ tœ màth. 

Pluriel masculin : 

N. Ac. koiiaytœ embœJhéfi, les (tsâ) koûaytœ mboedhéii, de 

grands chevaux. grands chevaux. 

G. koiiayvet mbœdhén. (tsâ) koûayve mbœdhén. 

Singulier féminin : 

N. tçoùpa e mâdhe, la grande (ilœ) lyoùlye e mâdhe , une 

fille. grande fleur. 

G. tçoùpœsœ màdhe. (nœ) lyoùlyeye tœ mâdhe. 

Ac. tçoûpœnœ e mâdhe. (ncè) lyoùlye tœ mâdhe. 

Pluriel féminin. 

N. Ac. gràtœ e mbœdhâ, les (tsâ) çtœpi tœ mbœdhâ , de 

grandes femmes. grandes maisons. 

G. grave t mbœdhâ. (tsâ) çtœpi ve tœ mbœdhâ. 

Hem, — Quand le nom déterminé est suivi de deux adjectifs 

14 



— 210 — 

au nominatif, le premier lui est uni par le conjonctif, tandis qi 
le second prend le prépositif, ex. : tœ çidtœ démat' e hàlhœ'étœ 
mœtaûarœ, Kr. les sept bouvillons maigres et hideux. — Si lenoL:2:3 
est au génitif, le deuxième adjectif prend aussi le prépositif, ex. : 
idhoulhavet droûniœ é tœ goûrtWy aux idoles de bois et de pierr»/ 
après Vablatif, les deux adjectifs ont le prépositif, ex. : tç fora 
poûnœraÇy tœ traça é tœrcènda, Kr. quelle espèce jd'objets énormes 
et pesants. • 

XLIV. — De même, 1 adjectif précédant : N. maso, i méiki 
kdlyi, le grand cheval, ac. tœ mddhinœ kdly^ etc.; N. fémin. e 
màdhija tçoûpœ, la grande fille, etc., tœ mddhenœ tçoûpœ, etc. 



V. — DES NUMÉRATIFS OU ADJECTIFS NUMÉRAUX. 



XLV. — 1« Cardinaux. 



1 nœ (gu. ni). 




un, une. 


2 diï, ailleurs di, 




deux. 


3 trè, masc. tri. 


fém *. 


trois. 


4 kâtœr, kâtrœ, 




quatre. 


5 pésœ, 




cinq. 


6 gyàrtœ, 




six. 


7 çtâtœ. 




sept. 


8 tétœ, 




huit. 


9 no'^ntœ, 




neuf. 


10 (Ihyétœ (dhétœ, 


, dhletœ) «, 


dix. 


11 nœ-mbœ-dhvétœ'^. 


onze. 


12 dû — — 




douze. 


13 tro 




treize. 



1. Trè vœUièzœr, trois frères, tri môtra^ trois sœurs. La l'ègle est soaraBt 
violée. 

:i. Analogie avec la prononciatiou serbe, p. ex. : dans [ép, Ité/i, ikyep et tt^ 
beau. 

3. Le preinici' accent est plus faible. Dans ces composés, le premier mot 
conserve k demi sou accent dans la prononciation. 



— 211 — 



14 kâtœp-mboB-dhyétœ, 


quatorze. 


15 pésœ — — 


quinze. 


16 gyâçtœ — — 


seize. 


17 çtâtœ — — 


dix-sept. 


18 tétœ — — 


dix-huit. 


19 ncéntœ — — 


dix-neuf. 


20 nœzét, 


vingt. 


21 nœzét ncè, 


vingt et un. 


22 nœzét dû, 


vingt-deux. 


30 tridhyétœ, 


trente. 


40 duzét, 


quarante. 


50 pésœ-dhyétœ*, 


cinquante. 


60 gyâçtœ-dhyétœ, 


soixante. 


70 çtâtœ-dhyétœ, 


soixante-dix. 


80 tétœ-dhyétœ, 


quatre-vingts. 


90 nœntœ-dhyétœ, 


quatre-vingt-dix. 


100 kylnt, ncè kyint, 


cent, un cent. 


101 ncè kyint ncé, 


cent et un. 


200 dû kylnt, 


deux cents. 


300 trè kyint, 


trois cents. 


1000 miyœ, noè miyœ, 


mille, un millier. 


pi. miyœra, Kr. 


des milliers. 


2000 dû miyœ, 


deux mille. 



Mbœ (ndœ) ficé miyœ tétœ kyint En Tannée mil huit cent 
tatœ-dhyétœ é trè vyét. soixante-treize (1873). 

Mbœ (ndœ) nœzét é nœ tœ mârtit. Au vingt et un mars. 



Môti ka trè kyint gyaçtœ-dhyétœ 
! pésœ ditœ edhé ndàhetœ mbœ pesœ- 
Ihyétœ dû yàvœ. 



L*année a trois cent 
soixante-cinq jours et se 
divise en cinquante-deux 
semaines. 



XLVI. — Les adjectifs ordinaux se forment des cardinaux 



1. Même observation. 



— 212 — 

par 1 addition du suitixe tœ, qui, par euphonie, s'omet quelqueC^v* 
dans le discours ^ ; ex. : 



dûtœ (à F3^ dùitœ), 

trélœ, 

kâtœrlœ, 

nœ n tœmbœd h vé tœ lœ , 

fïœzétiïœlœ, 

kyintœtœ, 

dumiyœtœ, 



deuxième, second. 

troisième. 

quatrième. 

dix-neuvième. 

vingt et unième. 

centième. 

deux-millième. 



Erceplions : 



pàrœ, 

nœzétra, fem.-e, 
duzétm, 



premier. 

vingtième. 

quarantième. 



XLVII. — iVcé se décline, au masculin et au féminin, A ^^^^ 
Taspect déterminé, lorsqu'il n'est pas accompagné d'un & '•^^ 
stantif : 



N. nèri, l'un, 
G. nèrit, 
Ac. nèrinœ. 



nèra. Tune. 

nèrœsœ. 

nèrœnœ. 



Il y en a qui disent tiϏriy nϏra. 
Les autres numératifs cardinaux, aussi quand ils sont isol^- 
représentent des noms, se déclinent également dans les deux: 
mes, et prennent le prépositif; dû et (rè ajoutent un a 

féminin. 

m. tœ du, tœ trè, tous deux, tous trois. 

f. tœ dûa, tœ tria, toutes deux, toutes trois. 

gen. dat. fém. tœ dùve, tœ duvet, à toutes les deux. 

tœ pésœtœ, gen. tœ pésœvet, Kr. les cinq (personnes). 
tœ duzêlatœ, 1. les quarante (jours), service célébré 40 j< 
après la mort. 

1. A pai'tir de sinime, Kr. supprime Vœ du nombre cardinal* en 
servant les deux f(, ex. : t gydçtti^ $ gyàçta, le, la sixième, t 
dhiim^ le dix-ueuviôme, etc. 




— 213 — 

Vlïl. — Les adjectifs ordinaux se déclinent comme les 
atifs (42)» ils ont les deux aspects, ex. : 

. i pârœ, premier. i pari, le premier. 

6 pârœ, première. e para, la première. 

'. tœ pârœ, premiers. tœ pârœtœ, les premiers. 

tœ para, premières. tœ pâratœ, les premières. 

;e placent généralement avant le substantif : tœ pdrœn hèrœ 
lève fois, mhœtœ dnzéuinœtit^ Kr. dans la 40® année. 

X. — Gyùsmœ; e gyùsma, moitié, demie; la moitié. 

3 trétœ, e tréta, un tiers, le tiers. 

î kâtœrlœ, e kâtœrta, un quart, le quart. 

dû, hèrœ, une, deux, fois. 

dû, mœ trè, en deux, en trois (parties). 

gyâçtœ tœ nâtœsœ, à six heures de la nuit. 

— Dûç, double*, trie, triple. 

erç, quadruple, pésœc, quintuple. 

\dUjœ vêle mœ duc, ce mot a deux sens, 1. va en double ; 
mbœ triÇf Kr. il les sépara en trois (troupes). 

— Il n y a pas de nombres distributifs, mais le sens en est 
ar la préposition ngd, de (en grec âvo) ; ex. : 

)uvlntedltœngâdit*edhé L'ours venait chaque jour et 

hte ngâ pésœ ngâ gyâçtœ prenait chaque fois cinq ou six 

n. moutons. 

na hôdlii nga nœ dâç Celui-ci nous a jeté à chacun 

çôk. un bélier (un hé\\&t partite). 

— L'ablat. sing. masc. indét. de l'adjectif ordinal, avec 
la préposition /wr, forme des adverbes qui marquent 

ît la réitération ; ex, : 

pari, sœ dùti, etc., (pœr En premier, en second lieu, 1®, 
i), pœr sœ dûti, sœ kat- 2^ (d'abord, pour la 1"), pour 
, etc. la 2% la 4« fois, etc. 

uç, simple, perœ'dhyètœç, cinquantuple^ elc, Kr. 



— 214 — 



VI. — DU PRONOM ET DES ADJECTIFS PRONOMINAUX. 

LUI. — Pronoms personnels. 



Sing. N. 

G. D. 

Ac. 



I. 

où, oùnœ a), 
moùa, méye, 

moûa, 



II. 



Plur. N. Ac. néve, 
G. D. néve, 



Ab. 



néç, Kr. 



Sing. N. ti, tlnœ a), 

G. D. tû, téye, 



Ac. 



tû, 



Plur. N. Ac. yoiWe, 

G. D. yoùve, 

Ab. yoiiç, Kr. 

Sing. N. au, al, 

G. D. tiy, atly. 



Ac. 



atcè, 



Sing. N. ayô, 

G. D. sây, asây, 



Ac. 



atoè, 





je, moi. 


mœ 


de moi, à moi, 




me. 


mœ 


moi, me. 


na, ne 


nous. 


na, ne 


denousyànons. 




nous. 




de, par, nous. 




tu, toi. 


tœ 


de toi, à toi. 




toi, te. 


tœ 


toi, te. 


y ou, ou 


TOUS. 


you, ou 


devousyàvout; 




vous. 




de, par, tous. 




il, lui. 


• 

1 


de lui, à lai; 




lui. 


e 


lui, le. 




elle ; cela. 


a 
1 


d'elle, à elle; 




de cela. 


e 


elle, la ; cela. 


m. f. 




Ac. i 


euxzilszelki: 



Plur. maso. fem. 

N. Ac. atâ, atô, 

les; ces choses. 
G. D. tûre, attire, atûreve, G. D. ou de,à,eux,elkB; 

leur. 



— 215^ 

a) ouna est beaucoup plus commun que oti ; c'est le contraire 
pour tinœ à l'égard de tl. 

Rem. — Au sert aussi de pronom et d'adjectif démonstratif, 
indiquant l'objet le plus éloigné : celui-lîi, § 58. 

On voit, par le tableau précédent, que les pronoms ont deux 
formes, la première (1" colonne), qu'on peut appeler p/eirw, la 
seconde (2* colonne), brkr, pour les cas obliques. Sur la ma- 
nière de les construire avec le verbe et les prépositions, voy. 
§ 127, seq. 

LIV. — Pronom réfiéchi. 

1 . Il se rend par le substantif vétœhe-ya (contracté à Pcermét 
en t/le, à Fyèrl en véfte), accompagné ou non de l'adjectif pos- 
sessif, et qui répond à « la personne', » er. : atà kijœ kijéçe me 
vélœhe Urne, ceux que j'avais avec ma personne, c'est-à-dire avec 
moi ; kyœ t' a bcènte dké atcé tœ çœndàcœ si véien' (e (i^), aSn qu'il le 
rendit aussi fort que lui-même. 



Thâçœ, 


S 


' (tfme) 




J'ai dit en moi-même. 


Thé. 


. ^ 


(UÈnde) 




Tu as dit en toi-même. 


Thâ, 


1 1^ 


l (e tiv. e 


sây) 


n, elle, a dit en soi-même. 


Thâmœ, 




(tone) 




Nous dimes en nous-mêmes. 


Thâtœ, 


a i 


\ (toilay) 




Vous dites en vous-mêmes. 


Thânœ. 




(e tiire) 




Ils, elles, dirent en eux-, elles- 
mêmes. 



A la 3» personne, il est rare que l'adjectif possessif soit 
omis : 
Rœféou véten" e tiy, II se fit connaître, lit. révéla sa 

personne. 
Siérdhi nœ vétœhetœsây. Lorsqu'elle revint à elle-même, 

reprit ses sens 
Noè çok (ace.) si véten' i; ture. Un compagnon pareil à eux. 
Oùngyi vétœhenœ, Il s'inclina, salua. Voy. § 135. 

Quoique cette locution se dise surtout pour l'accusatif, on la 
rencontre aussi au génitif : evoâri tœ dùlœnœ pas tv'ftiyetUiy, il le 

I. Comme l'uiiglaU Hlf. HanR your oirnMlf. 



— 210 — 

mit au premier rang après lui-même; théçin vélœhetœ,\\$^ 
disaient à eux-mêmes. 

Vête, à Pœrmét, peut être remplacé par rétœ, individu : aioii 
on dit me véieiC e tiy et me vétœ tœ tiy, en lui-même. Ce mot ren- 
force parfois le précédent : veiœvétœhe. 

IL — Véiœ, individu, personne, ajouté aux pronoms person- 
nels, répond à même : 



Oi\nœ vétœ, 
Ti vétœ, 
Au vétœ, 
Avo vétœ. 



moi-même, 
toi-même, 
lui-même, 
ollo-même. 



Nà vétœ, 
Yoù vétœ, 
AtA vétœ, 
Atô vétœ, 



nous-mêmes, 
vous-mêmes, 
eux-mêmes, 
eiles-mémes. 



On dit f'uissi sans pronom, p. e. to tœ rête vélœ, jiml moi' 
même. 



LV. — Adjectiff possexsifit. 



Nom. — 



Grn. 



i. mon 

2. ma 

3. mes, pi. m. 

4. mos, pi. f. 

5. ton 
0. ta 

7. tes, pi. m. 

8. tes, pi. f. 
î). nolrft, ni. 

10. notrt\ f. 

11. nos, pi. m. 

12. nos, pi. f.' 

13. votre, m. 
l'^j. votn», f. 
15. vos, m. f. 
10. son 

17. sa 

18. SOS 
11), son 

20. sa 

21. sps 



Im 
ime 
e mi 
e mia 
ùt (yùt) 
yùte 
toû 
e toiia 
ûnœ 
vùnœ 

vânœ 

• 

ton a 

vonav 

voiiav 

• • 

toiiav 

i tiy (i tira) 

tiy 

etiy 

i sâv (i sa val 

e sàv 

o sàv 



'Dat. 

tim 

sime, time 

mi 

mia 

tiU (tât) 

sâte (sât) 

toû 

toûa 

tœnœ 

lœnœ 

tânœ 

tôna 

toûav 

toûav 

• 

touay 
tiy 
tiy 
tlv 

a 

sAv 

sàv 

» 

sév 



Accus. 

tim. 
time. 
e mi. 
e mta. 
tofent. 
tcfende. 
e tod. 
e toûa. 
tùnœ. 

tùne. 

tànœ. 

tôna. 

toûay. 

toûaj'. 

toûa}'. 

o tiy. 

e tiy. 

etly. 

e sAy. 

e si^. 





— 217 - 






22. leur, m. 


i tùre 


tùre 


e tùre. 


23. leur, f. 


e tùre 


tùre 


e tùre. 


24. leurs, m. f. 


e tùre 


tùre 


e tùre. 



Hem. i. Le pronom de la 3® personne, qu'il soit ou non réflé- 
chi (illius, suus), est composé du pronom attributif (59) et de trois 
mots : tii/, masc, sdi/, fém., et tûrey m. f. pi., qui, joints à des 
radicaux particuliers, servent aussi à former le génitif des pro- 
noms démonstratifs; voyez plus bas. Ainsi les combinaisons t tiy, 
e tiy, p. e., sont en réalité des périphrases signifiant celui de lui, 
celle de lui, etc. 

Dans cos combinaisons, 1'^ de Taccusatif est remplacé par iœ 
lorsque le nom est indéterminé. Voy. § 35. 

2. Les n®» 16 à 18 et 19 à 21 sont en rapport respectivement 
avec un sujet masculin et avec un sujet féminin; les indications 
de genre signifient que l'adjectif se joint à un objet masculin ou 
féminin. 

3. L-^s n°* 16 à 24 ont aussi le sens réfléchi, ainsi dô màtrœn' 
e tijf veut dire aussi bien (comme en français), il aime sa propre 
sœur, que celle d'un autre homme désigné. 

4. Ces mots off*rent d'assez grandes diversités locales. A 
Zagôrye on dit, n^llf tûnœ pour tcéncBy au dat.,et tœnœ pour 
tbnœ, ace; îi° 12, sdnœ pour/cé/icp, et n** 14, soùay pour toûay, dat. 
Pour les n*^* 3 et 4, Hahn indique une seconde forme tim, siin, tim; 
fém. time, sime, lime; de même pour les n®» 5 et 6, ace. s., tdt et 
tcént, ace. s. f. tâte et tœnte *. 

5. Le y initial de plusieurs (yùt, yùtœ, etc.) n'est autre que 
l'article t on e fondu dans la prononciation avec le corps du mot ; 
les formes commençant par un t sont le résultat d'une pareille 
combinaison, et on aurait pu écrire séparément (comme Hahn et 
Kristoforidis) p. c. i- cènœ ou (' œnœ, t- omij qui sont pour lœ àbncB, 
la oûay. 

LVI. — La place ordinaire de l'adjectif possessif est après le 
substantif, qui prend alors, à la 1''*' et à la 2® personne, la forme 

1. TiU ou Ct'U est employé comme nom., gén. et loc. par Krist. ; surtout 
avec le nom verbal et les mots analogues : m'tçtœ Vât, ta chair; tw lymtouitl' 
f ô/, ta prièi'e ; tœ dhohnbouraC e tœ pyèlhouril idl, les douleurs de ton enfan- 
tement (accouchement); ndœ dhêt Càty dans ton pays; au fém., i>\Uvijérhœ, 
ta belle-mère. 



— 218 — 

déterminée. II n*est pas inutile de donner quelques exemples A(^ 
cette déclinaison. 







Nom masculin. 




Nom féminin. 








Mon chien. 


Sing. 


Ma maison 


N. 


V. 




Kvèni Im. 




Çtœpia ime. 


G. 


D. 




Kyènit tim. 




Çtœpisœ sfme. 


Ac, 


» 




Kyènin*, kyênœ, tîm. 




Çtœpfnœ time. 








Mes chiens. 


Plur. 


Mes maisons 


N. 


V. 


Ac. 


Kyènt e ml. 




Çtœpft e mfa. 


G. 


1). 




Kyènvet mi. 
Kyènet mi. 




Çtœpfyet mia. 



3® personne. 
Diâlyi i tiy, son (de lui) fils; diâlyi i sây, son (d'elle) fils. 

Sing. N. Diâlyi i tiy, i sây. 

G. D. Diâlyittiy, sây. 

Ac. Diâlyin' e tfy, e sây. 

Plur. N. Ac. Dyèmtœ e tiy, e sây. 

G. D. Dyèravet tiy, sây. 

Tçotipa e tiy, sa (de lui) fille; tçoùpa e sây, sa (d'elle) fille. 

Sing, N. Tcoûpa e tiy, e sây. 

G. D. Tçoûpœsœ tiy, sây. 

Ac. Tçoupœn' e tiy, e sây. 

Plur. N. Ac. Tçoûpat' e tiy, e sây. 

G. D. Tçoùpavet tiy, sây. 

LVII. — Ceux des noms de parenté qui prennent l'article pr^ 
positif (§ 32) peuvent aussi, en le rejetant, être précédés de 
Tadjectif possessif, qui parait alors sous certaines formes spé- 
ciales; en ce cas ils se mettent à Taspect indéterminé; ex. : 

Nom masculin. Singulier. Nom féminin. 

Mon (ton) frère, ma (ta) fille. 

N. Im (ut) vœlhâ, Ime (yote) biyœ. 

G. D. Tim (tut) vœlliâi, sime (tœt) blye. 

Ac. Tim (tœt) vœlhâ, time (tœt) biyœ. 



— 219 - 



Pluriel. 

N. Ac. Tim vœlhézœr, mes frères, 
G. D. Tim vœlhézœrve, 



tfme biya, mes filles, 
time blyave. 



LVIII. — PRONOMS POSSESSIFS. 



Nom. 



1. Le mien, 

2. La mienne, 

3. Les miens, 

4. Les miennes 

5. Le tien, 

6. La tienne, 

7. Les tiens, 

8. Les tiennes 

9. Le nôtre, 

10. La nôtre, 

11. Les nôtres, 

pi. m. 

12. Les nôtres, 

pi. f. 

13. Le vôtre, 

14. La vôtre, 

15. Les vôtres, 

m. f. 
10. Le sien, 

17. La sienne, 

18. Les siens, 
lessiennes, 

19. Le sien, 

20. La sienne, 

21. Les siens, 
les siennes, 

22. Le leur, 

23. La leur, 

24. Les leurs, 



Im-i, 
e mi-a, 
tœ mi-tœ, 
tœ mia-tœ, 
ùt-i, 
yôtya, 
tœ toù-tœ, 
tœ toùa-tœ, 
yôni, yùni, 
yôna, 

tana-tœ, 

tôna-tœ^ 

yoùay-i, 
yoùay-a, 
toùay-tœ, 

i tly-i, 

e tfy-a, 

tœtfytœ(t(-tœ), 

i sây-i, 
e sàv-a, 
tœ sày-tœ, 

i tùr-i, 
e tiir-ya, 
tœ tûre-tœ. 



Gen. Dat. 

tlm-it 
sime-sœ, 
tœ ml-et, mi 
tœ miavet, 
tcénd-it, 
sâte-sœ, 
tœ toù-vet, 
tœ toùa-vet, 
ùn-it, 
tônœ-sœ, 

tânœ-vet, 

tôna-vet, 

toùay-it, 

toùay-sœ, 

toùay-vet, 

tœ tly-it, 
tœ tiy-sœ, 
tœ tiy-vet, 

tœ sày-t, 
tœ sâyœ-sœ, 
tœ sây-vet, 

tœ tùr-it, 
tœ tùre-sœ, 
tœ tùre-vet, 



Acctis. 

tfm-(i-) nœ. 
time-nœ. 
-vet, tœ mi-tœ. 
tœ mia-tœ. 
toénd-inœ. 
toènde-nœ. 
tœ toù-tœ. 
tœ toùa-tœ. 
t(èn-inœ. 
tônœ-nœ 
tcénœ-nœ.Kr, 
tânœ-tœ. 

tôna-tœ. 



toùay-inœ. 
toûay-nœ. 
toùay-tœ. 

tœ tiy-inœ. 
tœ tiv-nœ. 
tœ tiy-tœ. 

tœ sây-nœ 
tœ sây-nœ. 
tœ sây-tœ. 

tœ tùr-inœ. 
tœ tùre-nœ. 
tœ tùre-tœ. 



— 220 — 



LIX. — PRONOM DÉMONSTRATIF. 



1. Kùy, kœyô, celui-ci, cdle-ci. 

2. Au (ai), aj'ô, celui-là, celle-là. 

Masc. Singulier. I. 

N. Kùy, celui-ci, ce, cet, 
G. D. Kœ-tly. de, à, celui-ci, 
Ac. Kœ-tdî, celui-ci, 

Fem. 

N. Kœ-j'ô, colle-ci, cette, 
G. D. Kœ-sày, de, à, celle-ci, 

Ac. Kœ-tœ, celle-ci, 

Afasc. II. 

N. Au (ai), celui-là, ce, cet, 
G. D. A-tiy, de, à, celui-là, 



Pluriel. 



Ac. A-td», 

Fém, 
N. A-vù, 



celui-là. 



cjdl"-!à, cette: c»la, a-tô, 



koe-tâ, 


ceux-ci, ces. 


kœ-tûre, 


de,à,ceiix-ci. 


kœ-tâ. 


ceux-ci. 


kœ-tô, 


celles-ci, cm. 


kœ-tûre,-eve, 


de, à, celles^ 




ci. 


kOB-tÔ, 


celles-ci. 


a-tâ, 


ceux-là, ces. 


a-tiire,-eve, 


de, à, ceui- 




là. 


a-tà, 


ceux-là. 


a-tô, 


celles-li,cei, 




ces choses. 


a-tiire,-cve. 


de, à, celles- 




là. 


a-to. 


celles-là. 



G. D. A-?fly, i\\\ îi, celle-là, 

Ac. A-t<i\ celle-là, 

I\'m, — 1. Cf^s pronoms se prennent aussi pour adjectifs, et 
précrd(Mit toujours le nom : h't'tj boûrhœ, cet homme-ci, etc. 

2. Le féminin, sincr. et phir., s'emploie seul avec le sens de 
c<^ci, cela, c's choses. Cf. § H8. 

3. (.)n retrouve dans tous deux le génitif des pronoms person- 
nels /!//, érf//, tûre (54) ; les radicaux hœ et a, qui indiquent nne 
situation voisine ou éloignée de la personne qui parle, forment, 
avec un sens analogue, des adverbes, § 106. Voy. aussi § 61. 

LX. — rUONOM ATTRIBUTIF. 

Ce pronom, qui répond, ainsi que nous Tavons montré. 



— 221 — 

français celui de, celle de, est identique à l'article prépositif (voy. le 
§ 30), ou, pour mieux dire, le prépositif n'en est qu'un emploi 
particulier; on a vu aussi dans quels cas il est remplacé, tout en 
gardant la même signification, par le conjonctif (43). 

Il entre, au moins au nom. masc. et à Tacc. du sing., dans la 
composition des pronoms démonstratifs précédemment expos is. 
En effet, 

Les nom. masc. sing. ai, kùi (kùy) .-= a et ku -f- i, 
Les ace. sing. atœ, kœtœ = a etkœ -f- tœ. 

Quant à Ve du féminin et de tous les cas autres que le nom. 
masc, dans le conjonctif, j avoue n'en pas connaître la prove- 
nance. Voy. § 132. 

LXL — PRONOMS INTERROGATIFS. 

1 . Koùç ? qui ? pour les deux genres. 
N. Koùç? qui? 

G. D. Koûyt? de qui ? à qui? 
Ac. Kcé? qui? 

Le génitif, précédé du pronom attributif t, e, marque l'appar- 
tenance, ex. : e koûyt œçlœ ayô çtœpi? A qui est cette maison ? — 
Le même sens est exprimé par : 

I koùy-i? fém. e koûy-a? cujus, a, um? (cujumpecus? anMe- 
libœi?) ex. : 

I koûyi œçlœ au làlyœ? e koûya cèçtœ ayô çtœpi ? A qui appar- 
tient ce cheval, cette maison ? Voy. § 59. 

2. Tsilhi et tsilyi? lequel? qui ? Il a plusieurs formes : 

Masc ulin . Fém inin . 

Sing, N. Tsilhi, tsfri, tsilya, tsia, tsfra. 

G. D. Tsilhit, tsirit, tsilyœsœ, tsfrœsœ. 

Ac. Ts^ilhinœ, tsinœ, tsilyœnœ, tsirœnœ. 
Plur. N. Ac. Tsiytœ, tsitœ, tsitœ. 

Tsiyœvet, tsîavet. 

Tsilhi, etc., signifie, lequel de plusieurs? mais il se prend aussi 
pour : qui ? 

3. Tçœ, prononcé d'ordinaire tç, et même ç, pron. et adj. 
indécl., qui ? que ? quoi? quel ? de quelle sorte ? 



— 222 — 

4, Se? quoi? interrog. et relatif, rare et toujours avec une 
préposition, ex. : Kour ké nœ se, s hé me se; kour ké me ié^i kim 
séf proY.y quand tu as dans quoi (mettre le manger) tu n'as pu 
avec quoi (manger) ; quand tu as de quoi, tu n'as pas dans quoi, 
c'est-à-dire on manque toujours de quelque chose. 

LXII. — PRONOMS RELATIFS. 

1. Kyœ, indéclinable, pour les deux genres et les deux nom- 
bres , qui, que, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles (133). 

2. Tçœ, ce qui, ce que. 

3. Setç(sey tç), aussi indécl., ce,que, quoi. 

4. Au, ayô kyœ, celui qui, celle qui. 

Ayô, atcèf atô kyœ, ce qui, ce que (58, Rem, 2). 
Tsilhit tsilya, qui, celui, celle qui. 

Rem. — Kristoforidis emploie i Uilyi, e tsUya^ lequel, laquelle, 
par imitation probablement du grec ô ôiroToç. 

LXIII. — PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉFINIS. 

Plusieurs d'entre eux sont employés comme noms ind^cr- 
minés. 

I. — Ayant rapport au mode: 

Neri (homme), quelqu'un. 

As iieri, nul, personne. 

Nerlou (l'homme), on, quelqu'un. 

Tçokoûç, quelqu'un. 

Tçôtç, quelque chose. 

Tçdô (tç dô, ce que tu veux), 1<^ quelque chose que, quoique 

ce soit que, tout ce que ; 
2^ chaque , quelconque , qnel 

qu'il soit. 
Tçdônerf, quiconque, chacun, toute pe^ 

sonne. 
Kouçdô, quiconque. 

Gvithœkouç, chacun. 

Sitsilhido, chacun de plusieurs , toaSt 

chacun. 



— c. 


co — 


iœ, nônœ (nœ do nœ, si tu 


quelque, un quelconque. 


veux un), nânœ, Fy. 




tdônœ, 


nul, ne aucun. 


ce, 


pas un, pas même un, nul • 


( 


quelque chose. 


tç. âk-tc. 


tel et tel. 



II. — kyaikX rapport à la quantité: 

1^ relat., tout ce que, tous les. 

2^ inter., combien? combien de ? 
tioe-sa, tous ceux qui. 

tioe-se-tsflyi, tous tant qu'ils sont ; quicon- 

que, chacun ; chaque. 
B, sàkyœ, kâkyœ, tant de, si grand (tantus, tanti ; 

tantûm). 
^œ, quelques, un certain nombre, 

^'oe sa aussi grand que. 

(B-kàkyœ, autant-autant, autant de. 

liœ, adj., tout, tous, toutes, 

aœ, adj., beaucoup de (multum; multi). 

e, adj., peu de (paucum ; pauci). 

tiœtç fârœ, Kr., toute espèce, toute sorte de. 

[I. — Tous les mots précédents, dont plusieurs sont aussi 
rbes, sont indéclinables. 

.es suivants se déclinent, ou ont au moins les deux genres ; 
ne possèdent pas les deux aspects. 

. Tœ gylthœ, pronom pluriel (Voy., ci-dessus, jj/t7Aû?, sing. 
:1.). 

Masculin . Féminin . 

N. Ac. Tœ gyithœ, tous, tœ gyltha, toutes; toutes choses. 
G. D. Tœ gyithœve, tœ gyithave. 
Abl tœ gyithaç, Kr. 

. Çoûmœ, beaucoup de, pàkœ, peu de, sont ordinairement in- 
bles (voy. plus haut) ; cependant on les rencontre aussi sous 
•me d'un adjectif ordinaire. 



00'. 

S//}f/. I roûmi, m. celui, celle qui est en plus 
E roi'ima, f. grand nombre. 

Plnr. Tœ çoiimœtœ, la plupart (plerique). 
Tœ coiimœvet. 

Ex, : Mœ tœ çonmœnœpiésœnœ, Kr., la plus grande portion ;ft 
roûmœtœivrdvc me goûrœ^ ch., la plupart tu les tuas à coups de 
pierres. 

3. S'mg. I pàki, e pâka, celui, celle, qui est en petit 
Plur, Tœ pâkœtœ. nombre. 

Ex. : Ndœr mést tœ kœtûre tœ pàhœvCf Kr., au milieu de ces (bon* 
mes) peu nombreux. 

4. T$d, gén. tsdre, quelques. 

Au dat. tsdcc-tsdve^ aux uns-aux autres. 

5. Sing. i tcèrce, m. e tœrœ, f. tout entier, tout, toute. 
Plur. tœ tœrœ,. tœ tœra. 

G. I tilhœ-i, e tilhœ-a, pi. tœ tilhœ, tœ tilha, tel. 

Rem. — Krist. a aussi les dérivés i atilhœ^ i kœtUhœ ainsi que 
(le gén. ou abl. plur. f. tœtilhaç,) (58, Rem. 3), indiquant un okjflt 
plus éloigné ou plus rapproché de la personne qui parle. 

7. Tyétœrœ ou tyâtœrœ, autre, pi. tœtj'érœ. 

Masculin . Singulier. Féminin. 

Indcl. Dét. tyétœrœ, autre, tyéUm, 

rautn. 

N. Tyétœrœ, autre, tyétœri, Fautre, tyétœrœ, tyétan. 

G. D. TyétoM'-i, lytHœrit, tyétœr-e, iji\m> 

\r. Tvétœrœ, tvélœrinœ, tyétœrœ, t7étla^ 

(œ)w 

Pluriel. 

N. A.Tœtyérœ, tœ tyérœtœ, tœtyéra, tœ ty*- 

rat». 

G. D. Tœ tyérœv(\ tœ tyérœvet, tœ tyérave, tœ tyé- 

ranL 



— 225 — 

On décline de même, au déterminé, une autre forme de ce mot 
ydtœri, m. ydtœra, f. (ÏTepo;) Tun-l'autre. 



VII. — DU VERBE. 

LXIV. — Le verbe albanais a deux formes ou voix, l'active 
et la passive. 

La voix passive ne possède que dans deux temps, le présent et 
Timparfait, des désinences qui lui soient propres. 

Elle s'emploie dans plusieurs sens, notamment le réfléchi, 
ex. : mbdheniyje suis tenu et je me tiens, de l'actif mbdn, tenir; 
martén, je marie, martonem, je me marie. 

LXV. — Modes. Il y a cinq modes : indicatif, subjonctif, op- 
tatif, impératif et participe. 

1. Le subjonctif, toujours précédé de la particule f<p, n'a, les 
auxiliaires exceptés, de désinence particulière que pour les 2® et 
S* personnes du singulier du présent de l'actif, et la 2®personne au 
passif ; dans le reste de ce temps et dans les autres, il est rem- 
placé par les formes de l'indicatif. 

2. Le participe a le sens du passé, il est le même pour les deux 
voix. 

Uni à des prépositions ou à une particule, et précédé ou non 
de l'article (§ 143), il donne naissance à des combinaisons qui 
tiennent lieu, dans une certaine mesure, de Vinfinitifei du g&on* 
dif^ modes qui n'existent pas en albanais. 

Du participe, on tire aussi le nom verbal. 

3. Le conditionnel français est remplacé par l'imparfait du sub- 
jonctif, précédé de té, particule caractéristique du futur (GG. 3), 
quelquefois par l'optatif. 

LXVI. — Temps. Ils sont simples ou composés ; les com- 
posés se forment à l'aide du participe de chaque verbe et des temps 
des auxiliaires kàm, avoir, pour l'actif, et ydm, être, pour le 
passif. 

15 



- 226 — 

Temps simples. Temps composa. 

Présent. Parfait. 

Imparfait. Plus-que-parfait. 

Aoriste. Futur. 

Optatif. Futur passé. 

Impératif. Conditionnel. 

1. L*aoriste et Top tatif prennent, au passif, l'augment m; 
c'est ce qui les distingue de Tactif. 

2. Il y a un second plus-que-parfait, où Timparfait de rauxi- 
liaire est remplacé par son prétérit. 

3. Le futur n*est autre que le présent du subjonctif, précédé 
de la particule té, altération de dô (il veut), 3® personne du singu- 
lier prés, indicatif du verbe doua, je veux (91). 

Rem. 1. — Il y a des contrées où le futur se forme par la sim- 
ple addition de dô : do vête, j'irai. 

Rem. 2. — Dans l'Albanie centrale, un second futur, avec son 
imparfait répondant à notre conditionnel, est en grand usage ; il 
est composé de l'auxiliaire kdm et de la forme d'infinitif jnvr to...i 
et par exemple hàm pœr tœ lyidhourœ, signifie par conséquent f j*ai 
à lier, je dois lier » et aussi, je lierai. 

4. Temps composés admiratifs. L'imparfait et le prétérit ont 
une seconde forme, qui se compose respectivement du présente! 
de l'imparfait de l'auxiliaire avoir, et du participe apocope, c'est- 
à-dire privé de son suffixe caractéristique, du verbe conjugué. Le 
participe vient ici en premier, et ne forme qu'un mot avec Taoïi- 
liaire. 

Ces deux temps ont un sens tout à fait spécial, celui de Fad* 
miration, de l'étonnement, parfois ironique, d'où la qualiflcatkB 
d' admiratifs , que nous avons cru pouvoir leur donnera I^ 
premier marque un passé dont l'efiet dure encore et en réalité le 
présent, parfois même un futur prochain. 

Comme ils sont d'un usage pliis rare, quoique d'ailleurs trts* 
caractéristique, nous allons exposer ici tout ce que nous avons à 
en dire; le lecteur pourra plus tard, et lorsqu'il y aura lieu, le 
reporter au présent paragraphe. 

1; Krist. les désigne par Tépithôte de àirpco^diiriTci, inopinte» i n a tt w*< 



I 

j 



— 227 — 

Voici, pour exemples de la formation, quelques verbes pris 
ans les diverses classes : 

Imparfait. Prétérit. 



'âm (être), part, kyœnœ, 


kyoénkam, 


kycRnkeçe. 


là m (avoir), 


pâtœ. 


pàtkam, 


pâtkeçe. 


.yîth (lier), 


lyfdhœ. 


lylthkam, 


lylthkeçe. 


LÔrh (moissonner). 


kôrhœ, 


kôrhkam. 


kôrhkeçe. 


[bielh (semer), 


mbfelhœ, 


mblelhkam. 


mblelhkeçe. 


►âly (sortir). 


dâlyœ. 


dâlykam, 


dâlykeçe. 


ikroûan (écrire), 


çkroùa-rœ, 


çkroùakam 


çkroùakeçe 


•yân (laver), 


lyâ-rœ. 


lyâkam. 


lyâkeçe. 


'râs (tuer), 


vrâ-rœ, 


vrâkam, 


vrâkeçe. 


lie (tomber), 


roénœ, 


roénkam, 


rcènkeçe. 



Dans hœngœrkam (de /irf, manger, pa. ngroènœ) et peut-être 
ans d'autres verbes, le radical parait être celui de l'optatif, 
(éngœrtça (§91). 

Le passif se forme par l'addition de l'augment ou, ex, : oukéth- 
flm, ouhcèngœrkeçe ^ . 



LXVII. — VERBES AUXILIAIRES. 



A'rf/M, j'ai, 



ydnif je suis. 



Ils offrent plusieurs anomalies ; entre autres les temps de kdm 
ont tirés de deux racines différentes : aor. pdt-çœ, opt. pdt^a, pa. 
âtourœ et pdsonrœ. 

Quant à ydm, dont le y initial est précédé d'un k dans plu- 
leurs temps (opt. kyôfça, pa. kycènœ, etc.), il est probable qu'il 
i'y a là qu'une modification du radical. 



1. Voici quelques exemples : ktnj kyoénga (= kyoènœ'ka) nœ mtyœ hèrœ 
»'i* mira? ngd oùnœ, Pœrm., en voilà un qui vaut mille fois mieux que moi ! 
iW gyéthœ tœ trœndafUyit, roénka {roènœ-ki) vèsa si inJjïa, cli. sur les 
ameaux du rosier, voici que la rosée est tombée comme des perles. Avec 
ouble auxiliaire : çpïrti im pdsœka kyénourœ çoûmœ i ndérçim tôt ndœ sût tc$ 
7«, Kr., ma vie a été ai\jourd*hui très-honorée à tes yeux (tu i^as épargnée). 





— 228 — 






Indicatif présent. 




s. (Oi'uiœ*), 


kâm, j*ai. 




yâm, jesuis* 


(Tl), 


ké. 




yé. 


(AtS, ayô), 


kâ. 




(Èçtœ. 


P. (Nâ), 


kémi. 




yémi. 


(Yoù), 


kini. 




ylni. 


(Atâ, atô), 


kânœ. 




yânœ. 




Imparfait. 




Sing. 


kiçe, kéçe^, 


j'avais. 


yéçe*, jetais. 




klçe, kéçe. 




yéçe. 




kfç, kiçte. 




fç, Içte. 


Plnr. 


kfçim. 




içim. 




klçit. 




Içit. 




klçinœ. 




içinœ. 




Aoriste. 




Sing. 


pâtçœ, j'eus. 




yéçe*, je fus. 




pâte. 




yéçe. 




pâti. 




kyé. 


Plur. 


pâtmœ. 




kyémœ. 




pâtœ. 




kyétœ. 




pâtnœ. 




kyénœ. *. 




Parfait. 




S. kém pàsourœ 


, j'ai eu. 


kâm kyoènœ, j'ai été. 


ké — 




ké 


— 


kâ — 




kâ 


*-. 


P. kémi — 




kémi 


■ 


kini — 




kfni 


— 


kânœ — 




kânœ 


^^ 



1. Habituellement ces pronoms sont omis, voj. § 128. 

2. Ces deux verbes sont, avec thèm ou thôm^ dire, les seuls qui, en dtbon 
de la voix passive, ont un m pour désinence. 

3. Zag. sg. Kéçœ, kéçe, kiç et kiçtej, pi. kéçœm, kéçtœ, klçnœ; 1"P^ 
klçAam, Fy., klçnœm, Kr. 

4. i>'« p., yéçœ, Zag., içûnm, Fy. 

5. Zag. sg. i'* p., yéçœ; pi. yéçœm, yéçnœ, içnœ. 



— 229 — 



Premier Plus^que-parfait. 

S. kéçe pâsourœ, j'avais eu. kéçe kycènœ, j'avais été, 

kéçe — kéçe — 

kiç — klç — 

P. kiçim — kîçim — 

kiçit — klçit — 

kiçin' — kiçin' — 

Deuxième Plus-que-parfait* 

pétçoe pâsourœ, etc. yéçe kycénœ, etc. 

j'avais eu. j'avais été. 

Subjonctif Présent. 

S, tœ kèm, que j'aie. tœ yém, que je sois. 

— kétç. — yétç. 

— kétœ. — yétœ. 
P. — kémi. — yémi. 

— kîni. — yini. 

— kénœ. — vénœ. 

Imparfait. 

tœ kéçe, etc. tœ yéçe, etc. 

que j'eusse; si j'avais. que je fusse; si j'étais. 

Parfait. 

tœ kèm pâsourœ, etc. tœyèm kycfenœ, elr. 

que j'aie eu. que j'aie été. 

Futur. 

S. là tœ kèm, j'aurai, tù tœ yèm, je serai. 

— kétç. — yétç. 

— kétœ. — yétœ. 
P. — kémi. , — yémi. 

— kini. — yini. 

— kénœ. — yénœ. 






— 230 - 

FmXut antérieur. 

tô tœ kèm pâsourœ, etc. tô tœ yèm kyoènœ, etc. 

j'aurai eu. j'aurai été. 

Conditionnel présent. 
to tœ kéçe, etc. tô tœ yéçe, etc. 



j aurais. je serais. 

Conditionnel passé. 

tù tœ kéçe pâsourœ, etc. tô tœ kéçe kyO^nœ, etc. 

j'aurais eu* j'aurais été. 

Optatif. 

S. pâtça, que j'aie! puisse- kyôfça, que je sois! puisse^ 
• je avoir! *) être! *) 

pâtç. kyôfç. 

pâtœ. kyôftœ. 

P. pâtçim. kyôfçim. 

pâtçi. kyôfçi. 

pâtçinœ. kyôfçinœ. 

a) avec la conjonction nœ, si : si j'ai (aurai); si j'ayais; si je 

suis (serai) ; si j'étais. 

Impératif. 

S. ki, aie. yé, sois. 

P. kini, ayez. yini, soyez. 

Participe. 

pâsourœ et pâtourœ, eu. kycénœ (kyénœ, Py.), été. 

pâsœ et pâtœ, eu. kycènourœ, Kp., été. 

Nom verbal. 
(pâsœye, Kr. richesse). tœ kycènourœ, Kr. existanca. 






— 231 — 



LXVIII. — DÉSINENCES PERSONNELLES, 



Ces désinences, dont quelques-unes sont très-variables sui- 
vant les dialectes, sont les mêmes pour tous les verbes réguliers, 
bien qu'elles ne s'ajoutent pas d'une manière uniforme à la base. 

Présent de Vindicatif. 
Actif. Passif. 



S. 13*) ou la base. 

2 n — 

3 n — 
P. l i-mœ *•). 

2 ni. 

3 i-nœ»»). 



1 e-mj) 

2 e^). 

3 e-tœ.i 

1 e-mi. 

2 i»). 

3 e-nœ. 



Présent du Subjonctif. 



S. 2 tç, ç 0. 

3 nœ, i-nœ, œ**). 



2 etc. 



Imparfait (Indic). 



S. 1 ne«). 

2 ne. 

3 te, n-te, tey '). 
P. 1 nim. 

2 nit. 

3 ninœ. 



1 e-çe ™). 

2 e-çe. 

3 e^y-). 

1 e-çim. 

2 e-çit. 

3 e-çinoo. 



Aoriste. 



S. la; tçœ, 眻). 

2 e. 

3 i et on (§ 72, 1). 
P. 1 mœ; œm. 

2 tœ ; œt. 

3 nœ (œ) ^); œn. 



L'actif, précédé deTaugmentOM**). 



— 232 — 

Optatif. 

S. 1 ça ou tça. 

2 c ou te. 

3 tœ. L'actif, précédé de Taugment oi. 
P. 1 dm ou tçim. 

2 ci ou tçi. 

3 çinœ ou tçinœ. 

Impératif. 

S. 2 la base *). ou '). 

P. 8 comme au prés, indic. ou-nî, i**). 

Participe. 
œ, rœ (ou-rœ, nœ, mœ'). 

a) Zag. et Kr. j^ (H., 2/)» ex. : çkby; Rada, in : lyidhiii. D'après 
ce dernier, n serait la désinence primitive de tous les verbes. A 
Scutari, on dit lyidhi. 

b) Zag. et H., quelques verbes ont œ-mœ, œ-nœ; Kr. 3*p. pL 
yœnœ, nœnœ : lyithnœnœ. 

c)Fy., aussi ^f, (gu.,tf). 

d) i-fïœ, quelquefois, par euphonie : lyidh4nœ; dpœ, mdri&. 

e) Zag., nœ; Fy., nain (Kr., nem) : kiçnam^ lyithnamf UHêê; 
Alb. it., iya. 

f) sans suffixe : dily =■ dely-te, ou avec le suffixe Iqf, U(lqfi 
mérhtey, bcb-n-iey. — H., pour toutes les personnes : s. yœ^ }r,i; 
p. yœmy yœtœ, yœnœ. 

g) la désinence tçœ, quoique rare, se rencontre aussi daii 
des verbes réguliers, 

h) sur la suppression de n, voy. § 7, IL — fl?w, œt, ivA, à Ff.: 
çit-œm^ etc. 

i) y s'ajoute quelquefois au radical : çkroûO'y^ iyàry. 

j) e, épenthèse caractéristique du passif; sur la consonne de 
liaison, qui la précède à la 2® conj. et dans plusieurs verbes îrré- 
guliers, voy. § 79, etc. 

k) * long, résultat peut-être d'une contraction. 

1) î, Alb. it. ihye. 



-233 - 

m) Fy. 2^ conj. çam : do gœzôhçam, je me réjouirais ; Alb, it, 
e-ça. 

n) Fy., eç, œç : mœndôhœç. 

o) V^ p. sg., çœ, ç : Fy., oubcèç = oubcèra; Kr. ougœzoûaçœ 
sss ougœzôva. — 3* p. sg., celle de l'actif est remplacée parle 
simple thème de la !'• p. pi. : bcèri, il fit; oubcè, il fut fait, etc., 
voy.§72. 

p) ou est transposé devant le thème, à l'impératif négatif. 

q) OM peut être supprimé à la 2* p. pi., et alors Vn tombe: 
mblyidhi, rassemblez-vous, ch. {lyoûtouni, priez). 

r) œ est le véritable suffixe ; ou, tou, intercalés après une con- 
sonne : lyidhourœ et lyldhœ, rdr-tourœ et vdr-ourœ; nœ (c'est le 
suffixe ordinaire du guègue), dans quelques verbes irréguliers : 
thcénœ; mœ est propre au gu., ex. : bduice^ fait. 

CONJUGAISON. 

LXIX. — La classification des verbes albanais présente des 
difficultés. Si, en eflFet, on y reconnaît au premier examen deux 
grandes divisions, l'une de radicaux finissant en consonnes, 
l'autre de radicaux terminés par des voyelles, on constate aussi, 
d'une part, que beaucoup de radicaux subissent des variations 
nombreuses; de l'autre, que les désinences ne s'attachent pas 
toujours de la même manière à ces radicaux. 

Il n'y a que deux types parfaitement réguliers, c'est-à-dire 
que suivent dans toutes leurs parties un nombre assez considé- 
rable de verbes; ce sont : 1® les verbes à radical immuable et 
terminé par une consonne, ceux qu'on pourrait appeler verbes^ 
racines: nous en ferons notre première conjugaison, et 2® les 
verbes finissant en ô, qui formeront la deuxième conjugaison. 
Tous les autres s'écartent plus ou moins de ces types, auxquels 
pourtant beaucoup devront être rattachés, ou sont tout à fait 
irréguliers. 

PREMIÈRE CONJUGAISON. 
Verbes terminés par une consonne. 

LXX. — A. VERBES A RADICAL IMMUABLE. 

La racine, ou le thème, sans désinence, forme les trois per- 
sonnes du prés, indic. sing., et l'impératif, 2*pers. sing. 



— 234 — 

Rem. — Cette racine est monosyllabique; les exceptions se 
rapportent surtout à des verbes d'origine étrangère. 

Les désinences de Taoristc s'ajoutent à la base sans lettre de 
liaison. 

Le participe reçoit les suffixes œ et ow-rœ^ tourœ; voy. an 
paragraphe précédent. 

Sur radoucissement de la consonne finale de la base devant 
une désinence commençant par une voyelle (ex. : lytih^ aor. ItfUUj, 
voy. § 7, VL 





LXXL 


Actif. 


Passif. 


lyith, je lie. 


lyldhem, je suis lié. 




Indicatif présent. 


S. lyith, je lie. 


lyidh-e-m, je suis lié (on me lie) 


lylth. 


lyidh-ê (78). 


lylth. 


lyidh-e-tœ. 


P. lyldh-i-mœ. 


lyidh-e-mi. 


lyith-ni. 


lyidh-ï. 


lyldh-i-nœ. 


lyidh-e-nœ. 



Subjonctif présent (§ 65, 1) . 
(\ 1 f t r ( î^® *^ ^'®^* *® lyidh-e-tç, que tu sois lié. 



p 3e pj tœlyfth-nœ. 
^' ( tœ lyldh-i-nœ. 



Imparfait {indic). 

S. lyith-ne, je liais ^ . lyidh-e-çe, j*étais lié (on me liait). 

lylth-ne. lyidh-e-çe. 

lyith-te,-tey. lyldh-e-y. 

P. lylth-nim. lyidh-e-çim. 

lylth-nit. lyldh-e-çit. 

lyith-ninœ. lyidh-e-çinœ. 

1. Kr. emploie aussi un impair îaUpériphràstifiuê, ex. : k<mr t^» iuMiWilW 
dhœntœ, tandis quUl était paissant, c. à d. faisait paître, lee brebia. 



— 235 — 



Aoriste. 

S. lyldh-a, je liai. oulyldh-a, je fus lié. 

lyidh-e. oulyîdh-e, 

lyldh-i. oulylth. 

P. lylth-mœ (lyidh-œm). oulyîth-mœ. 

lylth-tœ (lyldh-œt). oulylth-tœ, 

lylth-nœ (lyldh-œ, -œn). oulylth-nœ. 

Optatif. 

S. lyîth-tça, puissé-je lier! oulyith-tça, puissé-je être lié! 

lylth-tç. oulylth-tç. 

lylth-tœ. oulylth-tœ. 

P. lyith-tçim. oulylth-tçim. 

lyith-tçi. oulylth-tçi. 

lyith-tçinœ. oulylth-tçinœ. 

Optatif composé. 

ndœ pâtça lyldhourœ, ndœ kyôfça lyidhourœ, 
si j'ai lié. si j'ai été lié. 

Impératif. 

S. 2* p. lyîth, lie. lyldh-ou, sois lié. 

P. 3* p. lyith-ni. lyldh-ou-ni, lyldh-i. 

Impératif négatif (§ 68, p). 
môs lylth, ne lie pas. môs oulyitb, ne sois pas lié. 

Participe. 
lyldh-ou-rœ, lyîdh-œ. 

Parfait. 

Indic.kkm lyidhourœ, j'ai lié. yàralyidhourœ,j'aiété,jesuis,lié. 
Sul^. tœ kèm lyidhourœ, tœ yèm lyidhourœ, 

que j'aie lié. que j'aie été lié. 



— 236 — 

1®** et 2* plus-que^arfait. 

Indic. kéçe lyidhourœ, yéçe lyfdhourœ, 

pâtçœ lyidhourœ, — — 

j'avais lié. j'avais été lié. 

Subj. tœ kéçe hidhourœ, tœ yéçe lyidhourœ, 

que j'eusse lié, etc. que j'eusse été lié *, etc. 

Futur. 

S. to tœ lylth, je lierai. tô tœ lyldhem, je serai lié. 

— lylth. — lyldhe. 

— lylth. — lyldhetœ. 
P. — lyldhimœ. — lyidhemi. 

— lylthni. — lyldhî. 

— lyîdhinœ. — lyfdhenœ*. 

Futur antérieur. 

tù tœ kùm lyidhourœ, tô tœ yèm lyidhourœ, 
j'aurai lié. j'aurai été lié. 

Conditionnel. 

S. to tœlylthîïe, je lierais, tôtœlyîdheçe, jeseraisliéjto- 
j'aurais lié , je devais rais été lié, je devais être W, 
lier, j'allais lier. j'allais être lié. 

1. Il existe aussi des temps composés à double auxiliaire^ oomiM: 

ACTIF. PASSIF. 

Parf, kâm pâsoc lyidhourœ, kâm kjoénœ Ijidhourœ. 

PL que pf. pâtçœ pâsoe Ijidhourœ, pâtçoe kyoénœ Ijldhoara. 

Fut. ant. to tœ kùm pàsœ lyidhourœ,. to tœ kèm kjoénœ lyldhonnB. 

Ces conibiuaisons, d^uu usage rare, paraisseut dénoter un tempi r^ 
éloigné ; p. ex. : kànoœ pàsœ hipourœ pœr tœ vœçÀrôuarœ icytltfi Kr. v 
ont monté (montaient habituellement) pour observer les autres; BM^ 
kâ kyènœ ngréhourœj Babylone fut bûtie, etc. 

TEMPS AUMIRATIFS (§. 66, 4). 

1. lyithkam, je lie, j'ai lié, oulyithkam, j'ai été, je sais lié. 

2. lyithkeve,je liais, j'avais lié, oulyithkeçe, on me liait«J*avaisMB^ 

2. 2e futur (Go, 3) : knm pœr tœ lyidhourœ^ je lierai, J*aià lier. Je Ml 
lier ; kéçe pœr tœ lyidhourœ, j'avais à lier, je devais lier* 



— 237 — 

to tœ lyithne to tœ lyldheçe. 

— lyithte. — lyidhey. 

^ — lylthnim. — lyldheçim. 

— lyithnit. — lyldheçit. 

— lyîthninœ. — lyîdheçinœ. 

Conditionnel passé. 

to tœ kéçe lyidhourœ, to tœ yéçe lyidhourœ, 
j'aurais lié. j'aurais été lié. 

Nom verbal. 

asp. indét. (noé) tœ lyidhourœ, action de lier, liaison, 
asp. dét. tœ lyidhouritœ, l'action de lier, la liaison. 

Infinitif et gérondif. 

doùke lyidhourœ ) ,. , ,,. . ... .., 

/♦ , I :a\ t? \ [en liant (liant, qui lie, K. 

(tuk me lyidhourœ, Fy.) ) \ » i » / 

me tœ lyidhourœ, en liant, après avoir lié, dès qu'on 

a lié. 

pœr tœ lyidhourœ, pour lier, à lier, pour être lié. 

pa lyidhourœ, sans lier, avant de lier. 

LXXII. — Hem. I. — Aoriste. — Les verbes terminés par un k 
nnent la désinence ou, au lieu de i, à la 3® pers. sing. ; 
: lydgou, il mouilla, de lyàk, mouiller; ikou, il partit, de ikœfi. 
Au passif, la 3* pers. sing. perd la désinence et devient iden- 
16 à la racine, ou mieux, ce qui est applicable à tous les verbes, 
uHers ou irréguliers, au radical de la l*"* pers. pi.; ex. : bcèri^ 
dbipàbhj faire); joriri, ouzoû {zœ, saisir) ; /îsôî, oeipsojîa (Impers. 
ouittoùa-mœ, de psbhy apprendre) ; sblhiy ousoûalh (sielh, appor- 
i; oulyith, il fut lié; oulydky il fut mouillé. 
La désinence nœ, de la 3* pers. pi. de Tactif, perd ordinaire- 
it Vn après une gutturale et une dentale : hjUhnœ et lyidhœ; 
ilhœ,deddly(§7, II). 

II. — Participe. — La voyelle ou est intercalée entre le radical 
i désinence, et ordinairement elle est précédée d'un ^ lorsque 



— 238 — 

le radical se termine par une liquide : vdr^urm et rdr-t-oiinr 
suspendu. 



LXXIII. — Liste de verbes suivant cette conjugaison.— 
Ils sont arrangés selon la consonne finale, et quand celle-ci s'a- 
doucit, ou, plus exactement, revient à son premier état (§ 7, VI), 
l'aoriste est indiqué. 



trcimb (a. troémba), 

hoiimp (a. lioùmba), 

hàp, 

Çtùp, 

kyélhp (a. kyélyba), 

kyélybem,pass., 
lyàk (a. lyâga), 
mblvak, 
vérk, véçkem, 
toiïikv, 
mbùt, 
nioùnt (a. moùnda), 

moùndem, 
toùnt (a. toùnda), 
poiith, 
kyéth, 

lyith (a. lyldha), 
lyoth (a. lyùdha), 
mbùlli, 
n£roiilv, 
trkoûlv, 
nœni, 
thoiir, 
thùr, 
korh, 
kvàs, 
nls, 
ni-i'Hi, 

kvtM;: pœrkyéç, 
niboùç, 



effrayer. 

perdre. 

ouvrir. 

écraser. 

puer. 

pourrir. 

mouiller. 

vieillir. 

se flétrir. 

révéler. 

étouffer, nover. 

pouvoir, vaincre. 

être vaincu. 

secouer. 

baiser. 

tondre. 

lier. 

fatiguer. 

fermer. 

ficher, enfoncer. 

arracher, déraciner 

maudire. 

enclore. 

égorger. 

moissonner. 

approcher. 

arranger. 

partir. 

rire; railler» 

emplir. 





— 239 — 


doukem, 
kùlhem. 


NeutrO'passifs . 

paraître, 
tousser. 




Verbes dissyllabiques. 


ouyit, arroser, 
morhit, épouiller. 
vœrvît, lancer, 
tçouditem (si.), s'étonner. 



habitem (et habit), être ébahi, 

plyakôs, surprendre, 

plyagos, blesser. 

De même tous les verbes en ôs, dérivés du grec. 



B. — VERBES A RADICAL VARIABLE. 

LXXIV. — Ils ont pour terminaisons -fe/A, -ielt/y -ier, -éth, 
^yeth et -yék. 

Les voyelles t>, e, et la syllabe ye sont remplacées : l^par i, 
à la 2* pers plur. du prés, indic, à l'imparfait, à l'impératif et au 
passif; 2® par œ à Taoriste, sauf pour ceux en ielh et ter, qui 
prennent oûa au pluriel. 

Pour le subjonctif, le participe et radoucissement de la con- 
sonne finale, voyez les paradigmes suivants. 



LXXV. 

I. mblelh, semer. III. héth, jeter. 

II. ndzier (-erh), extraire. IV. dyék, brûler. 



Actif. 





Indic. 


présent. 




S. labielh. 


ndzier. 


héth. 


dyc'k. 


p. inbîelhimœ. 


ndzierimœ. 


hédliima». 


dvé<^iniœ. 


mbilh-ni,-i. 


ndzîr-ni, -i. 


hithni. 


dyékni. 


mbielhinœ. 


ndzierinœ. 


hédhinœ. 


dyéginœ. 



— 240 - 



Subjonctif. — 2« et 3« pers. $ing, 

tœ mbiellitç. tœ ndzlertç. tœ héthtç. 
tœ mbielhœ. tœ ndzierœ. tœ hédbœ. 



tœ dyéktç. 
tœ dyégœ. 



mbîlhne. 



Imparfait. 

ndzirne. hithne* 

(comme lyithne, § 71.) 

Aoriste. 



dikyne. 



S. mbùlh-a, e, i. ndzôr-a, e, i. bôdh-a, e, i. dôgy-^, e, i. 

P. mboùalhmœ. ndzoûarmœ. hôthmœ. dôkymœ. 

mboùalhtœ. ndzoûartœ. hùthtœ. dôkytœ. 

mboùalh(n)œ. ndzoùar(n)œ. hôthnœ, hôdhœ. dôkynœ. 



mbîelhtca. 



mbilh. 



Optatif. 
ndziertça. héthtça. 

Impératif. 
iidzir. hîtb. 



dyéktça, 



dîky, 



Participe. 
mbielhœ. . ndzîerœ. hédbourœ. 



dyégourœ. 





Passif. 




Présent. 


Impératif. 


Aorisie. 
3* pen. êing 


inbllhom. 


mbilhou. 


oumboûalh. 


ndzlrem. 


ndzlrou. 


oundzoùar. 


hldhem. 


hldhou. 


ouhôth. 


digyem, brûler. 


dlgyou. 


oudôky. 



Rem, — A Zag, les verbes des deux premiers modèles se pro- 
noncent en une sj'llabe et so conjuguent comme suit : 

Ind. prés. sing. mhijélh; plur. mbyélhœmœ, mbUhni, mbgM 
Imparf. sing. mbilhnœ, etc.; opt. mbyélhtça; part. mb/Mm» 



— 241 — 

LXXVI. — Hekjjy tirer, se conjugue comme Jyék : 

Prés. 2« pers. plur. Hkyni; imp. hikpU; aor. h6kya\ impér. 
hiky (tire, va-t'en); pa. hékyourœ; pass. hikyem, hikyou; ouhdky. 

LXX VII . — Liste (elle est à peu près complète) des verbes 
qui suivent les modèles précédents : 



miely. 


traire. 


aor. môlya. 




vlely. 


vendanger. 


vôlya. 




mbielh. 


semer. 


mbolha. 




plelh. 


enfanter. 


polha. 




pçielh. 


envelopper. 


pçùlha. 




pœrtsielh. 


accompagner. 


p(wrts61ha. 




sielh. 


apporter. 


sùlha'). 




vielh. 


vomir. 


vôlha. 




ndielh. 


rappeler un animal. 


ndolha. 


« 


ndzler. 


extraire. 


ndzôra. 


i 


pœrmier. 


uriner. 


pœrmôra. 


w 


tier. 


filer. 


tùra. 




tçler. 


déchirer. 


tçôra. 




dréth. 


tordre. 


drùdha. 




çdréth. 


détordre. 


çdrùdha. 




bréth. 


sauter, galoper. 


brùdha. 




mblyéth. 


rassembler. 


mblyodha**). 




ryéth, rleth. 


dégoutter. 


rùdha. 




zgyétli. 


choisir. 


zgyùdha. 




héth. 


jeter. 


hùdha. 




vyéth. 


voler, dérober. 


vùdha. 




dyék. 


br&ler (transitif). 


dogya. 




vdyék. 


poursuivre. 


vdùgya. 




pyék. 


rôtir, rencontrer. 


pokya^). 




pœrpyék. 


rencontrer. 


pœrpokya. 




a) Impér. svélhœ. 


— b) pass. mblyidhem. — 


- c) pass. pikvem. 





LXXVIII. — On peut aussi rattacher à cette section les deux 
verbes très-usités vidrh, prendre, et dâly^ sortir; seulement c'est 
en e qu'ils changent l'a du radical, et cette permutation a lieu 
aussi aux 2« et 3* pers. sing. 

16 







— 242 — 




Prcs. 


S. 


mârh, je prends. 


dâly, je sors. 






mèrli. 


dély. 






mèrh. 


dély. 




P. 

m 


marhimœ. 


dilyimœ. 






mèrhni (mlrhni). 


dél}"!!! (dllyiii). 






màrhinœ. 


dàlvinœ. 


Suhj. 


'2^ pers.sing. 


tœ inarhtç(màrher). 


tœ dâlytç. 






tœ mârhœ. 


tœ dalyœ. 


Imparf. 




mèrliiie (mirhiie). 


dèlyiîe (dllyiie)'). 


Aor. 


S. 


môr-a, e, i**). 


dôlh-a, c, i''). 




P. 


mouarhuKw. 


doûallimœ. 






moùarhtœ. 


doûalhtœ. 






moùarh(n)œ. 


doùalh(n)œ . 


Optât. 




màrtca. 


dâlytça. 


Impér. 




mèrh . 


dély. 


Part. 




màrhœ. 


dàlyœ, dilyourœ. 



Pass.prcs. mèrhem. Aor. 3^ pers.sing. oumoùarh. 

nilrhem, Zag. 

a) Zag. 3o pers. siiig. dUy, — h) Kr. 3e pers. sing. moûarh, dcifklk. 



DEUXIÈME CONJUGAISON. 
Verbes dont le radical est terminé par une toyelle. 

LXXIX. — Le singulier du présent se forme par raddition, 
ûu radical, des consonnes n pour la 1™ personne, n pour la 2* et 
la3^ 

A l'aoriste, les lettres ou syllabes de liaison r> îl, r, soat 
intercalées entre le radical et la désinence, et le radical» quelr 
quefois, éprouve un allongement ou une contraction, 

La formation du pa^^sif est indiquée au tableau ci-dessous, il 
faut observer que dans certaines contrées, à Fyéri, par exemple, 
le snftixe du passif est toujours h : tnarldhcm, bœhem^ au lieu de 
martônem, bœnem. 

Tous ces verbes sont oxytons; Tunique exception concenM 
quelques verbes de la 2^ classe. 



-■ 


- 243 - 




tXX. — Il y en a sept 


classes, à savoir 


• 
• 


Présent. 


Aoriste. 


Passif. 


kyàfi, pleurer. 


kyâva. 


kyàhem. 


mbàn, tenir. 


mbaita. 


mbàhem. 


thùen, briser. 


théva. 


thûhem. 


gœnèfi, tromper. 


gœiiéva. 


gœnénem. 


i bcén, faire. 


bd'^ra. 


hcknem. 


fçln, essuyer. 


fçfva. 


fçihem. 


martùn, marier. 


martôva. 


martônem. 


-n çkroùail, écrire. 


çkrova. 


çkroùhem. 


rouan, garder. 


roûaita. 


roûhem. 


frùn, souffler. 


frûita. 


frùhera*). 


rùn, entrer. 


rùra. 


(manque) **). 



Je suis euflé, je me gonfle. — b) çtàii^ pousser, çlûrOy çlàhem. 



XXXI. — Comme on Ta vu plus haut (69), la régu- 
absolue et le nombre très-considérable de verbes compris 
le n® 5, ou terminés en ô, les désignent immédiatement 
le type de la conjugaison. 

i voyelle finale o s'allonge en oûa au pluriel de l'aoriste 
les deux voix, à la 3® pers. sing. de Taor. passif, et au 
âpe. 

martùn, je marie. martônem (martùhem), 

je me marie. 

Actif. Passif. 

Indicatif présent. 

S. marlô-fi. martôn-em* 

marto-n. marton-ë. 

martô-n, martùn-etœ. 

P. marto-i-mœ. martùn-emi. 

martù-ni. martùn-u 

martù-i-noBi martùn-enœ. 

Subjonctif présent. 

pers. tœ martô-n-tç (-ôyç, Kr.). tœ martôn-etçi 
tœ marto-nœ. 



— 244 - 



Imparfait {indic). 



S. martù-ne. 

inartô-ne. 

martô-n-te. 
P. martù-nim. 

marto-nit. 

martô-ninœ. 



martôn-cçe. 

martôn-eçe. 

martùn-ey, 

martôn-eçim. 

martôn-eçit. 

martôn-eçinœ, 



Aoriste. 

S. martô-v-a. 

marto-v-e. 

martô-i. 
P. martoùa-mœ, -tœ, -nœ. 



Optatif. 



S. martô-f-ça. 
marto-f-ç. 
martô-f-tœ. 

P. martô-f-çimœ. 
martô-f-çi. 
martô-f-çinœ. 



Impératif. 



S. 2* pers. martô. 
P. 2* pers. martô-ni. 



oumartova (-toû 
oumartôve. 
oumartoûa. 
oumartoûa-mœ, 

-nœ. 



ou martô fça, etc. 

Tactif, précédé de 
ment ou. 



martô-ou. 
martô-ou-ni. 



Impératif négatif. 
môs martô. mes oumartô, 



neb 



ne pa8< 



Participe. 
martoùa-rœ. 

Parfait. 
kàm martoûarœ. 



yàm martodan». 



— 245 — 



Plus-que-parfait. 

1 . kéçe marloùarœ. yéçe martoùarœ. 

2. pâtçœ martoùarœ. 

Imparf. et parfait admiratifs. 



1. martoùakam. 

2. martoûakece. 



oumartoûakam. 



Futur. 



S. tù tœ martôn. 

— martôntç. 
^ martôfïœ. 

P. — marlôimœ. 

— martôni. 

— martôinœ. 



to tœ martônem. 

— marlônetç. 

— martônetœ, 

— martônemi. 

— martôni. 

— martônenœ. 



Conditionnel. 



tô tœ martôile, etc. tù tœ martôneçe, etc. 

Pour les autres temps composés et le gérondif, Voy. le para- 
digme /yiVA, § 71. 

LXXXII. — Parmi les verbes en bn, il n y en a que fort peu 
de monosyllabiques; la plupart ont deux, plusieurs aussi trois 
syllabes, exemples : 



çkùn, passer. 

rhùn, vivre. 

psùn (mœsôn), apprendre. 

çtrùfi, étendre. 

kalhœzon, calomnier. 

nœmœrùn, compter. 



digyùfi, entendre, 
dœrgôfi, envoyer, 
pounôfi, travailler, 
kyertùîi, réprimander, etc. 
ou(r)dhœrôu , commander, 
traçigùn, prospérer, etc. 



LXXXIII. — Voici les autres paradigmes : 

I. IL III. 

kyàfi, pleurer. gœnèn, tromper, bdeiï, faire. 



S. kyà-n. 



Présent. 
gœuè-iï. 



bœ-3. 







— 246 — 






kyà-n. 


gœnè-n. 


bâe-n. 




kyà-n. 


gœnè-n. 


bce-n. 


p. 


kyâ-imœ. 


gœiïé-ipœ. 


b<Ê-iinœ. 




kyâ-ni. 


gœné-ni. 


boè-ni. 




kyâ-inœ. 


gœné-inœ. 


bcê-inœ. 



Subjonctif, 2® et 3* pers. sing. 





tœ kyâ-n-tç. 


tœ gœné-n-tç. 


tœ b(6-n-tç 




tœ kvâ-uœ. 


tœ gœné-fïœ. 
Imparfait. 


tœ bcb-iiœ. 


s. 


kyâ-ne. 


gœné-îïe. 


bœ-ne. 




kyâ-ne. 


gœfïé-iïe. 


boé-fie. 




kyâ-n-te. 


gœné-n-te. 


bœ-n-te. 


p. 


kvâ-nim. 


gœiïé-nim. 


LcÈ-nim. 




kyâ-ni t. 


gœîié-nit. 


baVnit. 




kyâ-ninœ. 


gœilé-ninœ. 
Aoriste. 


bœ-ninœ. 


s. 


kyâ-Y-a. 


gœné-v-a. 


bc&-r-a. 




kvâ-v-e. 


gœné-v-e. 


b<fe-r-e. 




kyâ-ou. 


gœiïé-ou. 


b(fo-M. 


p. 


kyâ-mœ. 


gœîïûc-mœ. 


b<Ê-mœ. 




kyâ-tœ. 


gœnùe-tœ. 


bc6-tœ. 




kyâ-nœ. 


gœrliie-nœ. 


b<fe-nœ. 



Optatif. 



s. 


kyâ-f-ça. 

kyA-f-Ç. 
kyâ-f-tœ. 


gœfié-f-ça, etc. 


bcfe-f-ça, etc. 


p. 


kyâ-f-çim. 

kyâ-f-çi. 

kyà-f-çinœ. 


Impératif. 




s. 2' p. 


kvA. 

• 


gœné. 


b(6-n (irr^.). 




kvâ-ni. 


gœiîé-ni. 


b(Ê-ni. 



kyé-rœ. 

IV. 
fçlfi, essuyer. 



— 247 — 

Participe. 
gœnûe-rœ. 

V. 



bcè-rœ. 



VI. 



çkroùan, écrire, frùn, souffler, 



S. 



P. 



Présent. 





çkroùa-n. 


frù-n. 


fçl-n. 


çkroùa-n. 


frù-n. 


fçl-n. 


çkroûa-n. 


frù-n. 


fçî-mœ. 


çkroûa-imœ. 


fru-imœ, 


fçl-ni. 


çkroûa-ni. 


frû-ni. 


fçi-nœ. 


rkroùa-inœ. 


frû-inœ. 



tœ fçMç. 
tœ fçî-nœ. 



Subjonctif, 2* et 3« pers. sing, 

tœ çkroiia-n-tç. tœ frû-n-tç (frùyç, 

Kr.). 
tœ çkroiia-nœ. tœ frrt-nœ. 

Imparfait. 



s. 


fci-ne. 


ckroùa-ne. 

• 


frù-ne. 




fçf-fîe. 


çkroûa-ne. 


frù-fie. 




fç(-n-te. 


çkroûa-n-te. 


frû-n-te. 


p. 


fçl-n im. 


çkroùa-nim. 


frù-n i m. 




fci-nit. 


çkroùa-nit. 


frù-nit. 




fcl-ninœ. 


ckroûa-ninœ. 


frù-ninœ. 



Aoriste, 



s. 


fci-v-a. 


çkrô-v-a. 


frù-it-a. 




fcî-v-e. 


çkrô-v-e. 


frù-it-e. 




fçi-ou. 


çkrô-i. 


frù-it-i. 


p. 


fçî-mœ. 


ckroûa-mœ. 


frù-it-mœ. 




fci-tœ. 


çkroùa-tœ. 


frû-it-(t)œ 




frf-nœ. 


çkroùa-nœ. 


frû-it-nœ. 



— 248 — 



Optatif. 



S. 


fçi-tça. 


çkrù-f-ça, etc.] 


frù-it-ça. 




fçi-tç. 




frù-it-ç. 




fci-tœ. 




frù-it-(t)œ. 


p. 


fçl-tçira. 




frù-it-çim. 




fçl-lçi. 




frù-it-çi. 




fçl-tçinœ. 


Impératif. 


frû-it-çinœ 


s. 2* p. 


fcl. 

n0 


çkroùa (çkroùay), 


. frû (frùy). 




fçl-ni. 


çkroùa-ni. 


frù-nî. 



Participe. 





fçl-rœ. 


çkroùa-rœ. fri! 


i-it-ourœ, frû 






Passif, 


1 






Présent. 


Imparf. 


Aoriste, 
3' pers, sing. 


Impératif 


I. 


kvéhem. 


kyâheçe. 


oiikvà. 


k}'âhou. 


II. 


gœnénem. 


gœrléneçs. 


ougœfiùe. 


gœiiéoa. 


III. 


bœiiem. 


bœnece. 


oubcfe. 


Ixênou. 


IV. 


fdliem, 

• 


fcihec.e. 


oufrf. 

• 


fçfhou. 


V. 


çkroiihem. 


rkroûhece. 


ouçkroùa. 


çkrôhou. 


VI. 


frùhein. 


frûheçe. 


oufrùit. 


frûyou»). 



a)§G8l). 



LXXXIV. — Observations. 



I. — Vidasse. — La seconde formation de VtwrUle, com- 
mune, comme d'ordinaire, à Toptatif et au participe» est celle do 
G^ paradigme, fniita; ex : mbdila, je tins; opt. mbditpa; pa. 
mbâitourœ; aor. passif, 3^ per?'. sing. oumbdit. 

Suivent cette conjugaison : 



— 249 — 



Présent. 



Aoriste. 



Optatif. 



Participe. 



gj'àfï, sembler, gyava. gyàitça. 

ndàu, partager, ndâva (ndàita). ndâfça. 



lyàitça. 



lyàiï, laver. 


lyâva. 


tc;àn, fendre. 


tçâva. 


thàn, sécher. 


thâva. 


çàn, railler. 


ça va. 


nibàn*), tenir. 


mbàita. 



màfï, engraisser, màita. 



gyârœ. 

ndârœ (ndài- 
tourœ). 

lyarœ ( lyài- 
tourœ). 
tcàfca. tcàrœ. 

tbafça(thàitça). Ihàrœ. 
çàitça. çârœ. 

mbàitca. mbâitourœ. 

mditça. màitourœ. 



a) Au lieu de mbàn^ mbàn, ou dit aussi, pour les trois personnes du 
sing., mbâ. 

Passif : ndàhem, lyàbem, tbahem, mbàbem, etc. 



IL — 2* classe. — Tandis que les verbes oxytons, comme 
gcth^Hj intercalent un u au plur. de Taoriste actif et à la 3® pers. 
sing. de Taoriste passif, les paroxytons, c'est-à-dire ceux qui ont 
une voyelle (m, t) avant Ve final, la perdent au sing. de l'aoriste 
et à l'optatif. Exemple : thûeh^ briser. 



Prés. 


thùen. 


Aor. 


. s. théva. 


Opt. théfça, etc. 


Imparf. 


thùefîe. 




théve. 




Impér. 


thùe (thûey). 




théou. 




Passif. 


thùhem. 




pi. thûemœ. 




Aor. 3'p. s. 


outhûe. 




thùetœ. 




Impér. 


thûeyou. 




thûenœ 





A cette classe appartiennent : 

!• kthèn, renvoyer. kœtsèn, sauter, 

rœfèn, déclarer, raconter, etc. v(œ)yèn, valoir. 



dœftén, montrer, 
fœyèn, pécher, 
gœnèn, tromper, 
kœmbèn, échanger, 
pœlykyèn, plaire, agréer. 



vœrçœlhèn, siffler. 
2® ^thùen, a. tliéva, briser, 
lyùeiï, a. lyéva, oindre, 
tckyûen, a. tçkyéva, lacérer, 
ngyûeii, a. ngyéva, teindre. 



/ 



— 250 — 

3° ndîen et ndièn, pardonner. zfen, bouillir. 

a. ndleva, p. ndferœ. a. zleva, p. zfcrœ. 

III. — 3® classe. — Le yerbe bcbn, très-usité, ainsi que son 
passif hdbnem et hœhem, être fait, devenir, est à peu près seul de 
son espèce ; on y rapporte, à Pœrmét : pœgdbn, salir, pass. pœgà^ 
nem, se salir (des petits enfants), et à Zag. : 

vrœn (vrœy), troubler. pass. vrcèhem; ouvroe, p. vntrœ. 

prà?n (prœy), calmer. proéhem, p.prœrœ. 

brœn (brœy), ronger. aor. brœva, p.brœrœ, 

bréourœ. 
Voy. aussi au § 86, hipœfi, etc. 

IV. — 4« classe. — Au présent, 1" et 3* pers. du pluriel, Yi 
du radical se contracte avec celui de la désinence : fçtmœ^ fçi'img. 

On conjugue sur ce modèle : 

fdn, et fçl, essuyer. tçgrhi, dégeler, 

ndliï et ndi (ndih), aider. gdhiu, poindre (du jour). 

ndzlîï et ndzi, noircir. çln, dépiquer le grain. 

ngrln, glacer. lyœpîn, lécher. 

Les trois premiers verbes de cette courte Uste ont deai 
formes de présent; la seconde, ex. : fçt, est pour les trois per- 
sonnes du singulier. 

On doit encore placer ici : çtrin, déployer, ao. çîrtia^ pa. fW- 

tourœ; pass. çtrihem, s'étendre. 

V. — 5^ classe, — Le radical se contracte au sing. de Taor., 

et à Toptat. et à Timpér. passif. 

Il y a une seconde forme d*aoriste , semblable à celle qa*oii 
trouve dans la 1^° et la 6^ classe ; ex. : roûaita; roAailça; nûaiiowWt 
de rouan, garder. Elle s'emploie même au lieu de çkréva : çkroiMêt 

j'écrivis. 

Le passif, selon qu'il subit ou non la contraction de l*aoritta» 

prend les suilixes n ou A. 

A cette classe se rapportent, entre autres : 



J 



— 251 — 





Aoriste. 


Participe. 


Passif. 


l^gyoùan, chasser. 


gyôva. 


gyoùarœ. 


gyoùhera. 


pagoûan, payer. 


pagô va . 


pagoûarœ. 


pagônem. 


tçoùan, flairer, quêter. 


tçôva. 


tçoùarœ. 


tçônem. 


rhoùan, raser. 


rhôva. 


rlioùarœ. 


rhoùhem. 


çkroùan, écrire. 


ckrôva. 


ckroùarœ. 


çkroûhem. 


blyoùaîï, moudre. 


blyôva. 


blyoùarœ. 


blyoùhem. 


çoùafi, éteindre. 


çôva. 


coûarœ. 

«0 


çoùhem. 


kroûan. gratter. 


krôva. 


kroùarœ. 


kroûhem. 


2^roùafl, garder. 


roùaita. 


roùaitourœ. 


roùhem. 


hoûan, prêter. 


hoûaita. 


hoiiaitourœ. 


hoùhem 
(emprunter) 



VI. — 6« classe, — Les cinq verbes qui la composent ne sont 
pas sans quelque anomalie : 



frùn, souffler, 
mbrùn, pétrir, 
çtùn, heurter, 
pçùn, cracher, 
rùn, entrer. 



A oriste. Impératif. 

frùita. frù. 

mbrùita. mbrû. 

çtùta, çtûra. çtùt. 

pçùta. peut, 

rùra. rùrœ. 



Participe. 

frùitourœ, frùrœ. 

mbrùitourœ. 

çtùtourœ. 

pçùtourœ. 

rùrœ. 



Passif : frùhem, je suis enflé, je me gonfle. 



VERBES IRREGULIERS. 

LXXXV. — Les anomalies des verbes sont de divers genres 
et de divers degrés ; elles regardent tantôt le radical ou les dési- 
nences, tantôt l'un et l'autre; quelquefois il y a mélange des 
formes de deux conjugaisons ; enfin certains verbes tirent leurs 
temps de racines difierentes. 



1" SECTION. 

LXXXVL — Verbes à double radical. 

L — Quelques verbes très-usités, réguliers quant aux dési* 
nences, et appartenant dans leur ensemble à la 1*^ conjugaison, 



— 252 — 

offrent cette particularité d avoir à plusieurs personnes de diffé- 
rents temps un double radical, l'un monosyllabique, Tautre formé 
du premier par Taddition de la syllabe œn^ ce qui les rapproclio 
du paradigme bcbn, § 83; ce sont : 



bip et bipœil, monter '). 
lylp et lylpœn, mendier, 
ikœn, partir**). 

û) Zag. hlpiy. — b) ikiy. — c) étsiy. 



étsœfî, marcher, aller ')< 
tçâpœn, marcher. 



Présent. 



S. 


hipœfi. 


ikœn. 




hipœn. 


ikœn. 




hipœn. 


ikœn. 


p. 


hîpœimœ. 


ikimœ. 




hipni. 


fkni. 




hlpœinœ. 


fkinœ. 




Subjonctif. 




s. 


2«p. tœhipœntç'). 


tœ fkœntç •) 




3" p. tœ hipiiœ. 


tœ fkiiœ. 




Aoriste. 






hfp-a, e, i, etc. 


fk-a, -e, -01 



hiptça. 



blpœ. 



Lipourœ. 



liipeni. 



Optatif. 



Impératif. 



Participe. 



Passif. 



Iktoa**). 



Ikœ, 



fkourœ, 



manque. 



n) Ziifr, hip v{^^ Ikfpç. 

b) lleinplaoi' souvent par çkôfça (de çkôii) ; de même itttœ^ 2» pera. sing. 
optatif, seule personne usitée de Toptatif d^étsœn. «- Ce temps est innsilé 
dans le verl)e trdpœn. 



— 253 — 

Étsœn et tçdpœn se conjuguent comme ikœn; impér. tçàp^ va, 
cours ! 

hipùfn eilyipœh suivent aussi, même au présent, la !'• conj. : 
liip,je monte, etc. 

IL — Par analogie, on peut placer ici des verbes qui ont pour 
la plupart un double présent, en in et en i7, et qui, par ce der- 
nier, comme par le reste de leurs temps, appartiennent à la 
1« conjugaison ; p. e. : 

Prés, arhln, arriver, etc. Imp. arhlt. 
Aor. arhfta et arhiva. Pa. arhitourœ. 

Passif, arhltem, je suis devancé, atteint. 

De même, gogœçlfi et gogœçlt (bâiller), drœmifi (sommeiller), 
gromœçliï (roter), porsin et poroslt (commander), trœngelhln 
(résonner), thœthlt (mœ — , cela me démange), praçin (tailler la 
vigne), çœtin (éternuer), oulyœrln (hurler, se lamenter), vœrvlfl, 
vœrvlt, aor. vœrvita et vœrvitçœ (lancer). 

LXXXVII. — Verbes terminés par une 5, précédée de a, «f. 

I. — Verbes en as. 

Ils ont cela de commun de changer cette désinence, l^' en et, 
aux 2* et 3* pers. sing. de Tind.; 2® en rt, à la 2* pers. plur. du 
même temps, à l'imparfait et à l'impératif (Aâ/A excepté). Le sub- 
jonctif conserve la voyelle radicale a. 

Voici le paradigme de ces temps , pour les huit verbes de 
cette catégorie : 

Ind. S. vràs, je tue. Subj. tœ vrâtç, tœvrâsœ. 

vrét. Imparf. vrltne, etc. 

vrét. 3* p. s. vrfte, vrînte**). 

P. vrâs-imœ. Impér. vrlt'). 

vrit-ni ') . Part. vrârœ. 
vrâs-inœ. 

0) Fy. vrlsni. — 6) vrlsle. — c) Kr. vrâ (mus vrâ, ne lue pas). 

Le tableau suivant contient les anomalies des autres temps, 
particulièrement de Taoriste, qui offre une formation toute parti- 



— 254 — 

culière du thème, eu mémo temps que, quant aux désinences, il 
appartient soit à la l""*^, soit à la 2° conjugaison. 



Présent. 



vràs, tuer. 




vrâ-v-a, 




3 


^p.s.vrâou 


ngàs, toucher. 




ngâva. 


çkàs, glisser. 




rkâva. 


pœlhtsàs, crever. 




plyâsa. 


kœlhàs, klhàs, mettre, 


pla- 


kàlha. 


cor. 






flyàs, parler.' 




fùlva. 


p(œ)lhàs, mugir. 




pàlha. 


kœrtsàs, craiiuer. 




kœrtsita. 


gœlhthàs, crier fort, v; 


:iirir. 


g(vlhthila. 


bœrtàs, vociférer, bra 


ire. 


bœrtita. 



gœrrâs, inviter aux noces, grira. 



Aoriste. Impératif. Participe. 
vrit(vrâ). vrârœ. 



ngi. ngârœ , ngà- 

sourœ. 
rkvit. rkàrœ. 
pœlhtsit. plyâsourœ. 
kàlh. kàlhtourœ. 

fùlyœ. fùlytourœ. 
plhlt. pàlhourœ. 
kœrtsit. krfsourœ. 
gœlhthit. gœlhthàsourœ 
bœrtit. bœrtâsourœ, 

britourœ. 
gru;. griçourœ. 



L optatif se tire régulièrement du radical de l'aoriste : vrâfça; 
ngâfça; plyâtça; kàlhtça et klhàtça; fùlytça; kœrtsltça. 

Iloùmp, perdre, se conjugue au sing., mais au présent seule- 
ment, sur le modèle de vràa : lioumbàs^ houmbét, 2^ p. pi. hoûm" 
pni; pass. hoùmbem; part, hoûmhourœ. 



Passif : Prés, vritem, je suis tué. 

ngiliem, je suis touché, 
klhitem, je suis placé, 
flyltem, je suis calomnié. 



Aor. 3^p. s. ouvra. 

oungà. 
oukàlh. 
oufôly. 



II. — Verbes en es. 

1" La plupart suivent lanalogie des précédents, ex. : îhrn 
(et thœrlics), appeler, crier. 



Prés. S. tlirés. 

Ihrét [subj. t(p tiirétr]. 

tlirét [subj. tœ thrésœ]. 
Imparf. tliritne. Imp 



P. thrésimœi 



thritni. 
thrésinœ. 
thrlt et thirhœ. 



— 255 — 



Aor. thrita et thfrha. 


Pa. thfrtourœ, thirourœ. 


Opt. thritça. 








De même : 


• 






Présent. 


Aoriste. 


Impératif. 


Participe. 


thrés , thœrhés , ap- 


thrita (thirha). 


thrit(thirhœ). 


thirourœ. 


peler. 








dzbrés, descendre. 


dzbrita. 


dzbrlt. 


dzbritourœ. 


prés, attendre. 


prita. 


prit. 


pritourœ. 


prés, couper. 


préva, 3® pers. 
préou. 


prit, pré. 


prèrœ. 


ces, vendre. 


cita. 


ç\t. 


çîtourœ. 


tlliyés, cnco. 


dhyéva. 




dhyèrœ. 


pues, interroger. 


pùeta. 


pûet. 


pùetourœ. 



La seule anomalie de pues (aussi pues) consiste dans la subs- 
titution d'un t à r*, dans les occasions où les autres verbes chan- 
gent leur radical. 

Passif : pnVtfm, je suis attendu, je suis coupé; çitem et çihem, 
je suis vendu; pûetem eipuélem. 

2^ Trois verbes présentant à peu près les mêmes anomalies, 
suivent au singulier du présent la l^*' conjugaison, c'est-à-dire 
que les trois personnes en sont semblables, comme : 



S. ndés. 


j'all 


umo. 


P. ndézimœ. 


ndés. 






ndisni. 


ndés. 






ndézinœ. 


Présent. 




Aoriste. 


Impératif. 


ndés, allumer. 




ndéza. 


nd\s. ndézourœ. 


vdés, mourir. 




vdikya*). 


vdls. vdékourœ. 


vér, vêtir. 




véça. 


v\ç. véçourœ. 



a) Toutù fait invgulicr; 3o pers. siog. vddy^ il mourut. 

Passif : ndizom; viçem, je m'habille. 



LXXXVIII. — Vorbes terminés au présontpar unevoyelle nue. 
On ne veut parler ici que de quelques verbes qui, selon l'a- 
nalogie de fçin, § 83, perdent dans la prononciation, à Pœrmét, 



— 256 — 

la consonne finale li (l""" conj.j ou n (2^ conj.) du présent; ceux 
en e se rattachent d ailleurs, par Tapophonie, à thrés^ § 87, IL 
Ce sont : 

1. pçé(h), fçéh (gu, mbçéh), cacher. 6. pi (ply), boire. 

2. ngré(h), lever. 7. kré (krèn), extraire. 

3. ftô(h), refroidir. 8. blyé (blyèn), acheter. 

4. nô(h), connaître. 9. flyé, dormir. 

5. di (diy), savoir. 

• 

Aoriste. Optatif. Impératif. Subjonctif. Participe. 

1. pçéva. prétça. pr.i, prlni"). tœ pçétç, pçéhourœ. 

pçéfïœ. 

2. ngrita. ngrltra. ngri, ngrlni"). tœ ngrétç, ngréhourœ, 

ngréyœ. ngrftourœ. 

3. ftôva. ftôfra. ftô, ftôni. tœ ftùtç, flôhourœ. 

ftùhœ. 

4. nôha. nofra. no, nini"). tœ nôtç, uôhourœ. 

iîôhœ. 

5. dfta. ditça. dî, dini. tœ dite, dftourœ. 

diyœ. 

6. piva. p(f«;a. pi, pini. tœ pitç, pfrœ. 

pîyœ. 

7. kréva. krétça. kri, krini"). tœ krétç, kréhourœ. 

krénœ. 

8. blyéva. blyétra. blyé, blyini"). tœ blyétç, blj-èrœ. 

blyéfiœ. 

9. flyéita. flyéitça. flyi, flyiiii'). tœ flyétç, flyitourœ. 

flyèrœ. 

a) Cette 2<i personne, qui est en même temps celle du prés, ind., indioM 
aussi la forme do l'imparfait en t : pç'ine^ fly'ifie^ etc. 

Passif : prlhem, je me cache; oupçé; pçlhou. 
ngritcm, ) , 
nlrihem î ^"^ ^^ ^""^'^^ oungre ; ngreou. 

ftùhem, je me refroidis ; oufto; ftùhou. 
niliom, je suis reconnu; ouno; nôhou. 
dihom, je suis célébré. 



— 257 — 

pihem, je m'enivre, 

blyfhem (Zag. blyénem), je suis acheté. 

Ngrô{h), chauflfer, se conjugue comme fté{h); Ar^(A), peigner, 
comme krèn. 

2* SECTION. 

Verbes irréguliers proprement dits. 
LXXXIX. — Verbes dont les temps proviennent de plu- 



Mieurs racines : 






kàm, avoir, § 67. 


Aor. 


pâtçœ. 


àp, donner. 




dhâçœ. 


ble, battre, tomber. 




râçœ. 


bfe, apporter. 




proùra. 


rhi. s'asseoir. 




nddîiïta. 


çô(h), voir. 




pâçœ. 


vin, venir. 




érdha; ârtcœ. 



Voy. plus loin, à la liste alphabétique. 



XC. — Formes communes à plusieurs verbes : 

I. — Présent; les 3 personnes du singulier sont semblables, 
comme à la l""* conj.. § 68. 
a) ble, çtle, çpie. 
2) vœ, lyœ, zœ, ntzœ. 

IL — Aoriste. 

a) Forme qui ne se retrouve pas dans le reste de la conju- 
gaison, avec l'optatif et le participe qui y correspondent : 



Aor. S. dhâçœ, je donnai, 
dhé. 
dhâ. 
P. dhâmœ. 
dhâtœ. 
dhânœ. 



Opt. dhdîntça,puîssé-je donner! 
dhoéntç. 
dhoéntœ. 
dhœntçim. 
dhœntçi. 
dhoéntçinœ« 
Part, dboénœ, donné. 

17 





— 258 


mmm^ 




De même : 








Présent. 


Aoriste. 


Optatif. 


Participe. 


àp, donner. 


dhâçœ. 


dhœntça. 


dhoénœ. 


çô(li), voir. 


pâçœ. 


(pâfça). 


(pârœ). 


thèm (thom), dire. 


thâcœ. 


thœntça. 


thoénœ. 


bie, tomber; frapper. 


râcœ. 


rœntca. 


rœnœ. 


lyOe, laisser. 


lyAçœ. 


Ivœntça. 


lycénœ. 


zœ, saisir. 


(zoûra). 


zœntca. 


(zcèrœ). 


vce, mettre. 


(voiira). 


voéntça. 


(vœrœ). 


rhi (rhiy), s'asseoir. 


(ndœnta). 


ndœutca. 


(ndoeiitourœ). 


hâ, manger. 


(hœncrra). 


(hcéngœrtça). 


ngrcènœ. 



Hem. — Quelques aoristes, réguliers d'ailleurs, font à volonté 
la l""® pers. sing. en tçœ ou çœ, comme gyéta et gyétçœ, je trouvai; 
érdha et drtçœ^ je vins ; ngrita et ngritçœ^ je levai, et quelques 
autres. 

b) Forme qui existe à la 2*^ conjugaison, paradigme 6cÉr», 
§ 83, ex. : 

S. voiira, je mis. P. voùmœ. 

voùre. voûtœ. 

voùri. voùnœ. 

De même proiira, zoûra. ndzoïira, çpoûra, çtùra. 



XCI. — LISTE ALPHABÉTIQUE. 

Ap, yâp, donner. 

Indicatif présent : sing. àp, ép, ép; pi. àpimœ, épui, âpinœ; 
ou yâp, yép, etc. — Subjonctif : tœ aptç, tœ âpœ, ou yâptf, 
yapœ. — Imparfait : sing. ép-ne, -ne, -te ; pi. ép-nim, -nit, -niM, 
ou yép-ne*, etc. — Aoriste : dhâçœ, § 90. — Optatif : dhdblt(it 
ibid. — Impératif : sing. ép ou yép ; pi. épni, yépni. — NéBi 
donne-moi. — Participe : dha''no\ — Parfait : kam dhdfenœ.— 



1. Lf>s lieux promiùivs pe:'!=:onno.< dt; rimparfall étant toujours 
lil.ililos, il ircii sera dt^sormais donne qu*uno seulo. De même, le ndîeil 
nVst pas répOté, quaud il est semblable h celui de la personne prief^ 
dente. 



J 



— 259 — 

Prwi'i/ : épem, yépem, et (Zag. ) ipem, je suis donné; je me 
rends. 

Bie (biye), 1® tomber; 2® frapper; 3® porter. 

Ce verbe est défectueux et emprunte plusieurs de ses temps, 
notamment au verbe rhdh, qui peut le remplacer partout, excepté 
à Timpératif, dans l'acception de frapper; dans celle de porter,- il 
est ordinairement remplacé par sielh, § 77. 

Bie, tomber. 

Prés. : sing. bie*, pi. biemœ, bini et biri, bienœ. — Subj. : 
tœ bietç, tœ byérœ. — Imparf. : II a deux formes au sing. et trois 
au pluriel : 1<* sing. birîïe, blrte, pi. blr-nim, nit, ninœ; 2° sing. 
bine, binte, pi. binim, etc.; 3^ pi. birim, etc. 

Bie, frapper. 

Prés. : bie et rhâh. — Imparf. : biriïe, blfïe et rbihiie. — Subj. : 
tœ bietr, tœ byérœ, ou tœ rliâtç, tœ rhâhœ. 

Les autres temps comme au numéro précédent. 

Bie, porter, apporter. 

Prés. : bfe et sielh, etc. — Aor. : sing. proùr-a, e, i ; pi. proii- 
mœ, tœ, nœ; aussi solha. — Opt. : proùfça, aussi sielhtça. — 
Part, : proùrœ et sielhœ. 

Dûly, sortir, § 78. 
Doua, vouloir, aimer, désirer. 

Prés. : sing. doiia, do, pi. doùamœ, dùni, doiianœ. — Subj. : 
• tœ doùatç, tœ doyœ. — Imparf. : dôiïe, dônte, pi. dVînim» etc. — 
Aor. : sing. deçà, déçe, déçi ou déc; pi. déç-mœ, tœ, nœ. — Opt. : 
dâtça» 3* p. s. dârtœ. — Impéri : doùay, dôni. — Part. : darourœ, 
aimé. — Pass. : doiihem, être aimé, être nécessaire; doiihemi, 
nous nous aimons réciproquement — Aor. : 3^ p. s. oudôç. 

i. Les trois personnes du singulier sont semblables. 



— 260 — 

Flyâs, parler, § 87. 

Flyé, dormir, § 88. 

Gœrçâs, inviter aux noces, § 87. 

Gyéiî (Zag. gyly), trouver. 

Ce verbe suit en général le paradigme thûen, § 84, II. 

Aor. : gyéta, etc.; à la 1" p. s. aussi gyétçœ. — Opt. : gyélçâ. 
Part. : gyétourœ. — Pass. : gj'éndem. — Aor. : ougyénda, 3»p. 
s. ougyént. 

Hé, manger» 

Près. : sing. hâ, pi. hâ-mœ, ni, nœ. «- Subj. : tœ hâtç, tal 
hàyœ. — Imparf. : héfle, hante, etc. — Aor. : sing. h(èngr-«, 
-e, -i, pi. hdîngrœ-mœ, tœ, nœ. Opt. : hûfengœrtça. — Impir. : U» 
hàni. — Part, : ngrcénœ. — Pass. : hâhem, être mangé; héhemii 
nous nous disputons. 

Houmbâs, hoùmp, perdre, § 87, I. 

Kœlhâs, mettre, § 87. 

Kœrtsâs, craquer, § 87. 

Lyoé, laisser, abandonner. 

Près. : sing. lycè, pi. lycémœ, lylni, lycênœ. Subj. : tœ lyélî, 
tœ lyœrœ. — Imp. : sing. 1® lyine, lylnte, etc.; 2* lylrfie, lylrto; 
pi. lylnim et lyirnim, etc. — Aor. : lyéçœ. — Opt. : l7€&ntça.§M. 
— Impér. : lyoérœ et lyé, lyini; lyér-e, laisse-le. 

Mârli, prendre, § 78. 
Mbétem, rester. 

L'aor. est de forme active : mbétçœ et mbéta, etc. 
Impér. : mbétou. — Part. : mbétourœ. 

Ngàs, toucher, § 87. 

Ngrè(h), lever, § 88. 

Nô(li), (ngyôh, Kr.), connaître, sentir. 

Prés. : sing. fiô, fié, pi. iïômœ, nini, nônœ. ^ SwIJ. : tœ iAlti 



— 261 — 

3 nôhœ. — Itnparf. : nlfîe, nlnte (ngylhte, Kr.), etc. — Aor. : 
ng. nôh-a, e, et nôv-a, e, 3« p. nôhou, pi. iiô-mœ, tœ, nœ. — 
pr. : fiôfça. — Imper. : ni, nini. — Part. : nôhourœ. — Pass. : 
Ihem, faire connaissance avec. — Aor. : 3* p. s. ounô(h.). 

Prés. 1® attendre, 2® couper, § 87. 

Pçé(h), cacher, § 88. 

Pues, interroger, § 87. 

Rha(h), battre, frapper. 

Ce verbe confond ses temps avec bie. Voy. ci-dessus. 

Prés. : sing. rhéh, rhéh, pi. rhàmœ, rhihni, rhénœ. — /m- 
arf. : rhihne, rhihte, etc. — Aor. et opt. : réçœ, rcèntça. — Imp. : 
yérœ, birni et bini. — Part. : rhàhourœ et roènœ. — Pass. : 
hihem. 

Rhî (rhly), être assis, s'asseoir, etc. 

Prés. : sing. rhî, pi. rhl-mœ, ni, nœ. — Subj. : tœ rhitç, tœ 
hinœ. — Itnparf. : rhlne, rhînte, etc. — Aor, : sing. ndcênt-a, e, 
, pi. ndœnt-mœ, tœ, nœ. — Opt. : ndcèntça. — Imper. : rhî, 
hfni. — Part. : ndcéntourœ. Aor. et part. : dial. ndéna, ndé- 
ourœ. 

Çkàs, glisser, § 87. 

Çô(h), voir. 

Prés. : sing. çA, çé, pi. çomœ, rini, çônœ. — Suhj. : tœ çùtç, 
œ çôhœ. — Imparf. : çîne, çinte, etc. — Aor. et opt. : péçœ, 
éfça, § 90. — Imper. : çî(h), çini. — Part. : pârœ. — Pass. : 
îhem. 

Çpie, porter, conduire. 

Prés.': sing. çpie, pi. çpiemœ, çpîni, çpienœ. — Sm6;. ; tœçplelc, 
œ çpierœ. — Imparf. : opine, cpinte, etc. — Aor. : sing. çpoùr-a, 
, i, pi. çpou-mœ, tœ, nœ. — Opt. : çpoiifça. — Impér. : çpyèrœ, 
pini. — Part. : çpyêrœ. 

Çtie, verser, répandre; tirer. 
Prés. : rtie, comme çpie. — Imparf. : çtlne, çtlnte, et çtîriSe, 



— 262 — 

çtlrte, etc. — Aor, : sing. çtùra, pi. çtùmœ; aussi çtiva, 3* p. s. 
çtîou, etc. — Opt, : çtùfça. — Imper. : otyérœ, çtlrni. — Part. : 
ctùrœ. — ^ Pass. : ctihem et ctîrem. 

Thèm, thoin, dire. 

Prés. : sing. tlièm (thôm), thoùa, thotœ, pi. théini (thômi), 
thôni (thoùani), thonœ. — Subj. : tœ thoûatç, tœ thôtœ. — /m- 
parf. Il y a deux formes au sing. et trois au pi. : sing. thôçnœ 
et thofiœ, 3® p. thùçte, thônte et thoùante; pi. thôçnim, thônim 
et thùr/im, etc. La seconde forme est la plus usitée. —-Aor.: 
tliôçœ. — Opt. : thœntça, § 90. — Impér. : thoùa ou thoûar, 
thoùani. — Pari, : thœnœ. — Pass, : thoùh^m, être appelé. 

Vdés, mourir, § 87, II. 

Prés, : sing. vdés, pi. vdésimœ, vdlsni, vdésinœ. — SubJ. :tœ 
vdétç. — Imparf, : vdisfie, vdfste, etc. — Aor. : ydéky-a» e, 
3^ p. vdlky, pi. vdlkymœ, etc. — Opt. : vdékytça. — Impér. : 
vdis, vdisni. — Part, : vdékourœ. 

Vête, aller. 

Prés. : sing. vête, pi. vérai, vlni, vénœ. — Stifc;. : tœyétç, tœ 
véyœ ou viyœ. — Imparf. : vliie, vînte, etc.; l'* et 2* p. sing. 
aussi véye. — Aor, : sing. vait-a, e, 3« p. vàiti et vâte; pL !• véit- 
mœ, vaitœ, vaitnœ; 2° vatmœ, vétœ, 3* p. vâtnœ et vânœ. — 
Opt. : vailraet vâf(;a, 3^ p. s. vaftœ. — Impér. : tçAp, tçapni(de 
toàpœn) ; hiky (de héky), va-t'en ! — Part. : vétourœ, vâtœ. 

\(v, mettre, placer. 

Prés. : sinL^ voé, pi. vœmœ, vini, virni et vlri, vdsnœ.^Sd^'.: 
tœ vœtr, tœ vœrœ. — Imparf. : viriïe, vîrte, etc. — Aor. : Toùra, 
§ 90. — Opt. : vœntça. — Iirpér, : vcfcrœ, vIrni. — Part. : vénœ. 
— Pass. : virem, vîhem, être mis; se mettre à. — Aor. 3* p, s. 

OUYOÙ. 

Vin, venir. 

Prés, : sing. v\n, vyèn, pi. vimœ, vlni, vlnœ. — ShIj;. : t« 
vint(;, tœ ville, comme celui de vête. — Aor. : sing. érdh«a, e,!» 



— 263 — 

pi. érth-mœ, tœ, 3* p. érthnœ et érdhœ. — !'• p. sing. aussi 
ârtçœ {ârthtrœ, Kr.). — Opt, : ârtça. — Itnpér. : éa, éani (héyde, 
hâydeni). — Part. — ardhourœ, érdhœ. 

Vràs,tuer, §87. 
Zde, saisir. 

Prés. : Zde, comme vcé. — Subj, : tœzcétç, tœ zcérœ. — Imparf, : 
ziiie, zinte, etc. — Aor. : zoùra. — Opt. : zcfentça, § 90. — Itnpér. : 
zœrœ, zlrni. — Part. : zcérœ. — Pass. : zirem et zlhem, commen- 
cer à, se mettre à. — Aor. 3^ pers. sing. : ouzoù. 

VIII. — DE l'adverbe. 

XCII. — Sous le rapport de l'origine, les adverbes peuvent se 
diviser eti : 

1® Adverbes proprement dits, primitifs ou dérivés (§ 107): 

2® Prépositions ayant le sens adverbial ; 

3® Adjectifs et participes ayant le sens adverbial ; 

4^ Cas des noms — — 

5** Locutions composées — — 

XCIII. — En général, les adjectifs qualificatifs peuvent être 
employés adverbialement,[comme : mirœ, bien, kéky^ mal, rhdlhœ, 
rarement, ncbndourœ, fréquemment, etc., et parmi les participes 
pf/Aotir/At et /f^^AoMra, secrètement, modifications de pçéhourœ et 
fçékûurœ^ part, de pçé, fçéy cacher. 

Ndiœnœ^ nuitamment, ditœnœ^ pendant le jour, sont les accu- 
satifs des substantifs ndtœ, nuit, et ditcSt jour; de même que 
mbrcémaney au soir, aussi mbrcèmavet, et nésc^ret^ le lendemain, 
au matin, sont U gén. pi. et Tablât, sing. (9, IV, l^ rem.) de 
mbràbnue, soir, nésœry lendemain. 

Les locutions les plus remarquables sont : pœr^œ-dùti^ secon- 
dement (dtUœ^ deuxième), pœr-sœ-lydrgou, de loin (de lydrk, éloi- 
gné), sœ-bâçkou, ensemble (forme d'ablat. indét. de Tadv. 
bàçkœ), etc. 

XCIV. — Les adverbes de quantité et de manière sont suscep- 
tibles des degrés de comparaison, comme mircBy bien, mdb mirœ^ 



— 264 — 

mieux, çoûmœ mirœ, fart mirœ, très-bien, fort bien , fotcNW, beau- 
coup, mcè çoûmœ, davantage, mcé tépœr imdb tépœr^ le plus, etc. 



XCV. — PRINCIPAUX ADVERBES. 



sot, 

dié, die, 

nœditœzœ (pradle, Kr.), 

iiœnétœzœ, 
nésœr, 
pas nésœr, 



1® De, temps. 

aujourd'hui, 

hier. 

avant-hier, Tautre jour, 

dernièrement. 

l'autre nuit. 

demain. 

après-demain. 



tœ nésœrmenœ, nésœrmet, le lendemain. 



ditœnœ, 

nâtœnœ, 

nœ mœngyés, 

héret (Kr.), 

sonde, 

mbrœmavet, mbrcémane, 

tœ tœrœ ditœnœ, 

nœ dftœ, 

kœtù dltœ. 

ditœ ngà ditœ, 

ditœ pœr ditœ, 

vyét, 

si-vyét, 

mot, 

pas mot mot, 

nœ hérœ, 

pœr-hérœ, 

ngâ nœ hérœ, 

pœr tsà hérœ, pœr ii(u hérœ, aussitôt, sur-le-champ. 



de jour. 

de nuit. 

le matin, au matin. 

de bonne heure, de grand matii- 

ce soir. 

le soir, au soir. 

toute la journée. 

un jour. 

ces jours-ci. 

tous les jours, chaque jour. 

Tan dernier, 
cette année. 
Tan prochain, 
dans un an d'ici.' 
une fois, jadis, 
chaque fois> 
quelquefois. 



atœ-hérœ, aère, 
pœrpàra, 
mœ pœrpàra, 
pastay (pasandây), 
koùrhœ, s — , 
gyfthinœ, gj'ithœîîœ, 



alors. 

auparavant, 
plus tôt, d'abord, 
après, ensuite, 
jamais, ne — . 
toujours. 



— 265 — 



po (devant les verbes), 

tani (gr. Ta viïv), ) 

ndaçti, taçli, ) 

akôma, s — , 

edhé, 

pas pàk, 

pœr-soe-çpéyti (Kr.), 

mœ-soe-foùndi, nœ foûnt, 

prépœ, 

kœtoù é toùtye, 

kyœ koùr? 

ngyèrkoûr? 

kyœ : -tanI, -nœ raengyés, 

fét (fœt) pœr fét, 



constamment, 
maintenant, 

encore, pas — . 

encore. 

peu après. 

promptement, sous peu. 

à la fin, enfin. 

derechef. 

désormais. 

depuis quand? 

jusqu'à quand? 

dès maintenant, dès le matin. 

immédiatement. 



2« De lien. 



koû (ubi)! ngâkoû? 

ngâ (quo)? 

tek, se-koù (relat.), 

atyé, atù, kœtyé, 

atyé tek, 

andév, 

andéy kœtéy, 

kœtou, kœtéy (hinc), 

kœtoù é atyé, 

kœtéy, 

toùtye, pœrtéy, 

lyârk, mœ — , 

pœr-soD-lyàrgou, 

brcénda, brœndazi, 

yâçtœ, yâctazi, 

sipœr, sfprazi, 

pùçtœ, pœrpùç, 

pùçtazi, 

tétœpyétœ, 

pœrpyétœ, 

dikou, âkœ-koù, ) 

gyœkoùnt, S 

sgyœkoûndi, 



où? d'où? 

où? par où? d'où? 

où. 

là. 

là où. 

par là. 

par-ci par-là. 

ici, d ICI. 

çà et là. 

en deçà. 

au delà. 

loin, plus — . 

de loin. 

dedans, de dedans. 

dehors, de dehors. 

en haut, d'en haut. 

en bas, au bas. 

d'en bas. 

sens dessus dessous, en aval. 

en amont, en montant* 

quelque part. 

nulle part. 



— 266 — 



prâpœ, 


en arrière, en retour (= re). 


prâpazl, 


en arrière, de derrière. 


v^'^tç é vétç, 


à part. 


3» 


De manière. 


rairœ, mcfc mirœ, 


bien, mieux. 


fort mlrœ, mirœ mira', 


fort bien, très-bien. 


kéky, mw kéky, 


mal, pis. 


tsà mcé mirœ, 


tant mieux. 


tsà met kôkv, 


tant pis. 


vo^rtot, me tœ vœrtétœ, 


vraiment, à la vérité, il est vrai. 


me tœ mlrœ, 


de bon gré. 


mo tœ kékv, 


contre le gré, de force. 


dô mos dô (1. tu veux, 


tu (le gro ou de force. 


ne veux pas), 




me zî, me moundim. 


avec peine, difïicilemont. 


kolliày(tk.), 


facilement. 


me tœ. kôt. 


en vain. 


pcéhourthi, fcéhoura, 


secrètement, furtivement. ' 


tçpéyt, çpéyt. 


vite, rapidement. 



nga-dalye, kadalye; aussi lentement, doucement» tout don- 

répété : ngadâlye nga- cément. 

(lâlye. 

tç! sétç! combien! que! comme! 

fâre, s — , t jut à fait, pas du tout. 

ndrûçœ, nutrement. 

vétœm, seulement, 

açtoù, kœçtoù (§ 106), ainsi. 

ka?rtoû kœçtoù (pron. vulg. ainsi, comme cela (dans un récit). 

kcoù kcoû), 

me pryithœ kœtô, avec tout cela, nonobstant. 

sa-do-mos, Kr. cependant, malgré tout. 

4® De quantité. 

pftk(P, pàk, uo> toikœ, peu, un peu. 

mœpàk, moins. 

çoiimœ, fort, beaucoup, très, fort (superl.). 

mœ, plus (compar.). 



— 267 — 

moéçoiimœ, moé tépœr, plus, davantage, 

mœ tépœr é mcè tépœr, le plus, surtout, 

sa ? — sa , combien ? — combien . 

kâkyœ, si, tant, tellement, 

âkyoe-kâkyœ, autant que. 

kékyœ-sà, tellement que. 

tœ pâkœnœ, au moins, du moins, 

kékyœ roiïmœ, tant, tellement, 
sa-î'ikyœ (ou kâkyœ ) mœ plus, plus. 

coûmœ, 

sa, ex. sa lyàrt kyœ, si haut que (ce soit), 

sadô, en quelque quantité que. 

Pour les exemples, voy. le lexique. 

Pour les adverbes d'affirmation et de négation, voy. ci-des- 
ous, § 143. 

XCVI. — ADVERBES REDOUBLÉS. 

On en a déjà rencontré quelques-uns dans les listes précé- 
lentes; pour les autres, nous renvoyons à la liste de Hahn,gram., 
i50. 

IX. — DE LA PRÉPOSITION. 

XCVII. — La plupart des prépositions, sinon toutes, sont 
primitivement dos adverbes. 

Il y en a de simples et de composées (d'un adverbe et d'une 
►réposition, d'une préposition et d'un nom). 

Elles se construisent avec différents cas. 

I. — Avec le nominatif. 

ngà, de(Iat, ex.): à cause de; vers, à; 

par, par chez; près de; à tra- 
vers, par; à. 
te, tek (devant une voyelle), à, chez, vers; dans; contre, 
ndc. 

C'est le nominatif déterminé que veulent ces deux prépositions, 
I moins que le substantif ne soit précédé de ncè^ un, une. — Par 



— 268 — 

exception, ngà se met aussi avec le génitif du pronom personnel, 
ex. : ikœ ngdméye, ôte-toi de devant moi, va-t'en d'ici! 

Sur le datif analytique, formé à l'aide de te^ yoj. § 125, 
2° rem. 



II. — Avec le génitif ou datif. 



âfœr, 

ânœsœ, 

atéy, andéy, 

brcfenda (et brcénda nœ, 
accus.), 

kôndrœ, koùndrœ, 

koundroûalh, karçf (tk) 

kœtév, 

mbânœ , ndanœ , prânœ 
(comp. de mbœ, ndœ, 
pœr, et ànœ^cbié), 

pas, 

poctœ, poerpôç, 

prâpa, 

pœrpàra, parj, Kr., 

pœrpyétœ, 

tâtœpyétœ, 

pœr kyàrk, ) 

rhéth, rhùtoulh,i 

sipœr, 

kyœ sipœr, 

préy, 

téy, pœrtéy,^ 

toiitye, ) 

vétr, vétçrae, pœrvétç, 

yâçtœ, pœryâcta, Kr., 

ndœ mes tœ — , ndœrmést, 

Kr., 
nœ vœnt tœ, 



près de. 

le long de. 

au delà de, de l'autre côté de. 

dans. 

contre. 

vis-à-vis de , en face de. 
en deçà de, de ce côté-ci de. 
à côté de, auprès de. 



après. 

au-dessous, en bas de. 

derrière, par delà. 

avant, devant, au-devant, i la 

rencontre de. 
en amont de, en montant, 
en aval de, en descendant. 

autour de. 

au-dessus de, sur. 
de dessus, 
par, de. 

au delà, de l'autre côté de. 

outre, excepté. 

hors de. 

au milieu de, parmi. 

au lieu de. 



— 269 — 

jIII. — Avec l'accusatif. 

mbœ, mœ, ndœ, ndœr, nœ, à, vers, près de, sur, dans. 

brœnda nœ« dans. 

ndœpœr, à travers. 

mbi, pœrmbf, sur. 

me, avec. 

ndœnœ, nœnœ, sous. 

pa, sans. 

pœr, pour, à côté de, à propos de, 

pour (en), concernant, à, sur, 

par. 
moù-te, moù-ndœ, jusqu'à (du lieu), 

ngyèr (nèr), ngyèr mbœ, jusqu'à, jusque, 
kyœ mbœ, -ndœ, depuis, dès. 

Rem. 1. — mbœ^ ndœ^ ndœpœr ^ mW, se construisent aussi avec 
le locatif, § 126. 

Rem. 2. — pœr et préy se construisent aussi avec* l'ablatif, 
§127. 

Pour les exemples, nous renvoyons au lexique; voy. aussi 
les §§ 120 et seq., sur l'usage des cas. 

X. — DE LA CONJONCTION. 

XCVIII. — Parmi les conjonctions de subordination, il en est 
qui régissent le subjonctif; seule ndœy si, peut se construire avec 
l'optatif. 

1® Avec r indicatif. 

e, edhé (e, dhe), dhé, et, même, aussi, encore, 

a, a-a, euph. ya-ya, ou, ou bien, ou-ou. 

pô, mais, cependant, or. 

se, car. 

psé? — se, sepsé, pourquoi? — parce que. 

si, si edhé, comme, tout comme, 

kyùç? comme? comment? 

pandày, c*est pourquoi. 



— 270 — 



nga se, 
nœ mos, 
gyôya (tk.), 
dû me tliœnœ, 
kyœ, se, 

koiir (avec le pas<é), 

si, 

pô, et plus souvent po-sfi, 

po-sâ, posa kyœ, 
sekyûç, 

ncloiïœ, lulonœse, 
tek, 

kyûinkyœ (tk. tchùnki), 
ndo-ndo, 

sa (corrélatif de kâkyœ), 
tanî kvœ, 

ndœ, nœ (voy. ci-dessous), 
se, 



pourquoi, comment. 

sinon, autrement. 

comme si, soi-disant, à savoir. 

c'est-à-dire. 

que {sBy aussi dans les comparai* 

sons, § 145, iP). 
quand? lorsque, puisque, 
comme, après que. 
après que, dès que, lorsque. 

comment, de quelle manière. 

quoique. 

pendant que, tandis que» comme. 

attendu que. 

soit que, — soit que. 

que (tellement). 

maintenant que 

si. 



2^ Avec le subjonctif. 



tœ, marque du subj., 
kva>, 

kour (au futur), 
ngyùr-sa, 
si-koûr, 

andis kyœ (gr. avri), 
ngadô, 

si (au futur), 
raakar, 
se mos, 
jtœrpâra se, 

ni6s (propr. advorbe, vov 
§ IVi, 20), 



que, pour que, 

afin que. 

quand, alors que, tant que. 

jusqu'à ce que. 

comme si, si, en cas que. 

au lieu que. 

partout où, où que. 

quand. 

encore que, quand même. 

que ne, de peur que. 

avant que. 

que ne, gr. |i.tî. 



l*» Avec l'optatif. 

inkv, lur, si. 

Voy. le lexique et les gg 137 et seq., sur les modes datefbl 
et les conjonctions si et que, § 143, seq. 



— 271 — 

TROISIÈME SECTION. 

FORMATION DES MOTS. 

XCIX. — Elle a lieu surtout par dérivation, la composition 
étant un fait plus rare. 

La réduplication donne aussi naissance à un petit nombre de 
mots. 

Dérivation, 

C. — Il est plus difficile encore en albanais que dans d'autres 
langues de dégager les véritables racines. Les mots : substantifs, 
adjectifs, verbes ou adverbes, se présentent assez souvent sous 
l'aspect de racines, ou, si Ton veut, de monosyllabes significatifs 
et dépourvus en apparence * de tout suffixe. Les dérivés se for- 
ment soit de ces mots-racines, soit de radicaux de différente, 
nature, par l'adjonction de suffixes^ beaucoup plus rarement de 
préfixes, et à l'aide de lettres ou syllabes épenthétiques, qui lient le 
radical ou thème aux suffixes et aux désinences. 

La transposition de l'accent accompagne fréquemment aussi la 
dérivation. 

Enfin, on trouve, mais en fort petit nombre, des exemples de 
modification intérieure du radical ou apophonie. 

Ainsi, dans çkyip^e, langue albanaise, çkyip'à-n, comprendre 
(dans un certain sens restreint) cette langue, çkyip^œ-tdr^ Alba- 
nais, çkyip'œr-^i, Albanie, çkyip-œriçty adj. et adv., albanais, nous 
trouvons : 1® le mot racine çkytp qui, comme adverbe, signifie 
l'idiome albanais (p. e. parler, écrire en albanais); 2** les suffixes 
nominaux ou verbaux e, à, tdr^ (, tf/, lesquels, sauf le premier, 
ont reçu Taccent et dont les trois derniers s'appuient en outre 
sur 3" les lettres ou syllabes auxiliaires œ, œr (108). 

L'euphonie exige quelquefois l'adoucissement de la consonne 
finale ou la suppression d'une voyelle, ex. : marfA-œ-Zs-ô-w, agran- 

1. Et non toujours en réalité, comme on va le voir, mais dans bien des 
cas, une savante analyse ne peut que hasarder des conjectures sur les élé- 
ments constitutifs des mots albanais. M. D. Camarda eu a, dans sa Gram^ 
matolojia^ recherché Torigine dans les langues anciennes et le sanskrit. 
Pour nous, nous ne prétendons qu*à donner une liste, à peu près complète, 
des désinences et affixes, avec le sens qui y est attaché. 



— 272 — 

dir (de màth, grand), fç-ésœ^ balai (/fin, balayer), rœni-^hn^ peser 
(rcéndœ, pesant). — La consonne initiale peut aussi être modi- 
fiée, ou même rejetée, ex. : ngarkàn, charger, tç-karkbn^ déchar- 
ger (ici il y a peut-être seulement retour au radical, caricare, 
ital.), broû-mœf pâte, levain, mbrûn^ pétrir. — Dans fyàlj/œ^ parole, 
il semble y avoir transposition de Vly de flyàs, parler (H2). 

LISTE DES SUFFIXES ET DES PRÉFIXES^. 

CI. — 1 . Suffixes. — A. Nominaux. 

Œ : 1^ noms féminins (les plus nombreux), dàrœ^ main, ktm, 
lune, etc. 

Rem. — œ n*est souvent que Tafiaiblissement d*un a étranger, 
p. e. kcèmbœ (lat. it. gamba), jambe, pied, pbrtœ (lat. it. porta), 
porte, fàrtsœ (it. forza), force. — Rem. aussi otie/Aa;, route, fwiw, 
chose, travail, afiaire, du gr. ô^oç, wcfvo;. 

2® Féminin des noms : 

vyèrh, socer. vyèrh-œ, socrus. 

nèrk, par^tre. nèrk-œ, marâtre, 

çkyipœtâr, Albanais. çkyipœtâr-œ, Albanaise. 

3^^ Noms masculins ; œ y est mobile : baûrhœ et hairhf ihari, 
vir, rnrhœetvdrh, tombeau. 

Co suffixe est souvent précédé du suffixe secondaire wr^f 

(§100). 

a) noms féminins : 

dhélyp-œr-œ(vulp-es). gycènd-œr-œ, glande. 

mœngy-œr-œ, gauche. thoùnd-œr-œ, talon. 

gœrçoèrœ, ciseaux. gyelypcérœ, aiguille (gu. gaa^ 

tœrçoérœ, avoine, nœ, gyelypànœ). 

b) noms masculins : 

gyârp-œr-œ (serp-ens). kréh-œr-œ,peigne(kréh,p6igBa)- 
groù-r-œ (gu. groùnœ, gra- frâç-œr-œ (fraxinus), frèna. 
num), blé. 

1. Ils sont rangés selon Tordre de leur importance. 



— 273 — 

M : 1^ noms féminins : notise, fiancée, lyoûlye^ fleur, vé^ œuf, 
iyij»e, la langue albanaise. 

2® fém. des noms et adjectifs : 



çôky, époux, 
kritç, ânon. 
slpœrm, supérieur, 
màim, gras, 
soulyôt, Souliote (wtti;). 

ÔRE : noms féminins : 

çapœtôre, bécasse. 



çôky-e, épouse, 
krftç-e, jeune ânesse. 
sfpœrm-e, supérieure, 
mâim-e, grasse, 
soulyôt-e. 



faykôre, faucon (faJconem?). 
Voy. § 103, sufT. oûar. 
l : 1^ noms masculins : moulhi, moulin, neri, homme, â-vtfp, 
fi, ours. 

i : 29 noms féminins, surtout abstraits et collectifs et généra- 
ement précédés de (bt, ces. 



a) tirés des substantifs : 
diâlyœ, garçon. 

zôt, seigneur, maître, 
mbrét, roi. 
mlk, ami. 
gégœ, guègue. 

h) tirés d'adjectifs et participes : 

boùkourœ, beau. boukour-î, beauté. 



dialyœ-r-i et dyelymourî , jeu- 
nesse, les jeunes gens. 
20t-œr-î, seigneurie, 
mbret-œr-î, royaume, 
miky-œs-î, amitié. 
geg08-r-i, Guégari^; les Guègues. 



dâçourœ, cher, aimé. 

ÉçoB : féminin des noms 

prift, prêtre, 
mik, ami. 
paçà, pacha. 

AK : noms masculins : 



daçour-i, amour, amitié. 

prift-œr-éçœ, sa femme, 
mik-éçœ (et mik-e), amie, 
paç^çœ, femme du pacha. 



fçat^r, villageois {fçàt); lyop-dr, vacher {lyàpœ), tnan-dr^ mouton 
apprivoisé (cf. manus, mano). — Ce suff. est très-commun en 
^rbe, et il pourrait bien être pris de là. 

TAB, noms masc. marquant la profession, Thabitude, la pos- 
^^sion d*une qualité, et dès lors jouant quelquefois le rôle 
l 'adjectifs : 

18 



— 274 — 

oudhœ-tdr, voyageur (oûdhœ); gyukycB-tdr, juge (gj/ûkf); 9ffie^ 
tdr^ menteur (gernéçtrœ); çkyip-œ-tdr, albanais (çkylp, çkylpéliheiÊ' 
târ, croyant, fidèle {hésœ). 

NŒ, noms fém. et fém. des noms : 

melyingônœ, fourmi. mœlh(énœ (cf. (uXcuva), merle. 

dhœlhoénœ, genévrier. 

çkrô-nœ, Kr., caractère d'écriture (çkroûan, ao. çkrAra, 

écrire), 
mbourô-nœ, Kr., bouclier, (mbourôn, défendre). 
zo-t, maître. zô-nœ, maltresse. 

Irœ [s'irœ^ ts-irœ), noms féminins : 

kyelyb-œsirœ, puanteur (kyélybem, puer). 
erh-œtsirœ, obscurité (èrh, il fait nuit). 

ouLH, ouLHŒ, noms masc. : 

koùngoulh, courge. âkoulhœ, glacé, glace. 

OULHŒ (lat. ula), noms fém. : 

pyérgoulhœ (pergula). çpâtoulhœ, omoplate. 

çkyétoulhœ, aisselle. vétoulhœ, cil. 

oùthoulhœ, vinaigre. myérgoulhœ, brouillard. 

M, MΠ(?), noms masc. 

vœlhâ-m, frère de choix (vœlhâ, frère). 

zyàrh-mœ ctzyàrli, feu. gyoùmœ, sommeil (cf . Koi(ifipB)f 

dormir, 
lyoùmœ (flumen), fleuve. 

T, noms masc, tœ (?), noms fém. 

zô-t, maître. mô-t, année (cf. moAajy rùxUj» 

dltœ, jour. nàtœ, nuit, 

blyétœ, abeille, etc. 

Les noms qui suivent sont presque tous féminins : 

TRŒ, 

môtrœ, sœur (cf. (Jt.>fT7ip). vâtrœ, foyer (cf. ftMpov). 

ÇTRŒ, 

gœnéçtrœ, mensonge. (gœnéil, tromper), 

boùçtrœ, chienne. 



— 275 — 

nj (f�) 

kâfçœ, chose, animal (cf. lat. causa lyéfçœ, crête), 
(kofçœ-i, ou kôpçtœ-i, jardin, estmasc.) 

ÇTŒ, 

grâçlœ (et grajd-i), mangeoire, crèche, kéçtœ, paille. 
Ij^ofâçtœ (et lyofâtœ), arbre de Judée. 

TÇOE, 

pâlytçœ, moelle. % 

ÇKŒ, 

doùçkœ, chêne; moûçkœ, mulet; pyéçkœ, pèche, fruit (it. 
esca). 

TÇKŒ, 

fétçkœ, grouin; lyôtçkœ, cadenas (lyôs, barre de clôture). 

TERMINAISONS d'oRIOINE INCERTAINE OU ÉTRANGÈRE. 
AK, m. 

zœmœrâk, homme colère (zœmœrœ, cœur). 

binàk, jumeau (lat. bini) ; rhosâk, canard mâle (rhôsœ); zbo- 

râk, moineau (voy. le lex.). 

Ik, (ky, m. 

korhik, mois de la moisson (korh); ouriky, hérisson ; lyakou- 
Iky, nu. 

ÙK, 

patùk, oie mâle (sb. p&tak, canard mâle) ; matçôk (sb. màt- 
:ak), chat mâle. 

TŒ (sb. ka), fém. 

Çkyipœtâr-kœ, Albanaise; huzmekyâr-kœ (du turc), ser- 
rante. — Peut-être lydra-skœ, — tskœ, pie (Jydrœ^ bigarré). 

ïcrœ, Kr., noms fém. — Lat., ura? 

detùrœ, dette; mœndûrœ, mode, manière ; futûrœ, forme. 

— as, Kr., noms ethniques maso. 

Berâdas, habitant de Bérat (Berât). 
Misiras, Égyptien (Misfr). 
Galhilhéas, Galiléen (Galhilhé-ya). 



— 276 — 



CIL — DIMINUTIFS. 

ZŒ : 1^ Noms fém.» tirés d'autres féminins : 

h(ênœ-zœ, lune. kcêmbœ-zœ, pied. 

dôrœ-zœ, anse (dôrœ, main). nc6, ncfe-zœ» un. 

2^ Se trouve aussi dans^ quelques noms, qui n'ont pas le sens 
diminutif» et s*applique à des locutions adverbiales : 

ârhœzœ, guêpe. çtfye-zœ, Er., lance (çtie» lanea). 

nœ ditœ, un jour. nœ ditœ-zœ, Tautre jour» avastr 

hier, 
nœ tçikœ, un peu. nœ tçikœ-zœ, un petit peu. 

TH, fxH, iTHŒ, m., THŒ, f. (rare). 

dhcèndœr, fiancé. dhœndœr-ith-œ, sposino. 

diâlyœ, garçon. dialy-ithœ, petit garçon. 

dhê-ou, la terre. dhé-th, Kr., pays, patrie. 

bfr, fils. bir-th, jeune fils, 

drê, cerf. dré-th, jeune cerf, faon. 
flyoùtourœ-thœ, petit papillon. 

Rem. — Dréih est le seul exemple que j*aie rencontré; ht 
autres sont empruntés à Camarda, p. 163, ou à Krist. II ptntt 
que dans l'albanais italien (selon de Rada, Gramm., p. 28, 40,50), 
non-seulement tous les substantifs, mais les adjectifs et les pRH 
noms, sont susceptibles de recevoir la terminaison diminatif^ 
qui est ;: (zœ) pour le féminin et th pour le masculin; ex. : 
• lyéth, m. ; e lyé-Zy f., léger; kdkyœ-th, « un tantino »; tf-ll, toî; 
kûy-th (chiitb), ai-th^ ayô^Zy kœyô-z (§ 59) ; {moMik, {me-i, lenki 
(§ 58), « indicano un caro e tenero possessivo ». 

En guègue existent aussi des diminutifs féminins en «rifi ^ 
oûke, p. e. : ve-yoûçe^ e ve-yoûke^ petite veuve. Voy. au leziqMh 
mot Balyo^ke. 

cm. -— DÉRIVÉS VERBAUX. 

De la base verbale sont tirés immédiatement des noms d'agile 
d'instrument, d'action, ou exprimant le résultat de cellMi ^ 



— 277 — 

rétat, au moyen de différents suffixes qui répondent aux français 
ment, ion y ance, etc. 

CBS (principalement dans les verbes delà l'* conj.), es (dans 
ceux de la 2«) : noms d'agent ou d'instrument. 

mbyélh-œs, semeur. ryép-œs, écorcheur. 

hâp-œs, celui qui ouvre, clef. mbùlh-œs, celui qui ferme, cou- 
vercle, 
hâ-ra-œs, glouton (hâ, manger), pi-m-œs, ivrogne (pi). 

roûan-œs et roùait-œs, Kr., gardien (rouan, ao. roùaïta, gar- 
der); mbourùn-œs, protecteur; gyithœ-pouçtét-œs, Kr., tout- 
puissant (pouçtét, potestas, puissance), 
kœnd-és, chanteur; le coq. rhœmb-és, ravisseur, 
kouyd-és, souci (kouytôiï). 

Rem. — Cam., ainsi que Rada, comprend aux paradigmes des 
verbes, comme de véritables participes présents, les mots formés 
de ces suffixes. Il n'accentue point es, p. e. poûth-es, « celui qui 
baise » (Kr., bœr-es, celui qui fait), ou transforme en is cette dé- 
sinence, qu'il rapproche du grec «; dans yoLfi-tiÇy p. e. piklhMs, 
« celui qui rend amer » ; aussi piklhoû^s, gu. 

oùAR (du part, en oûarœ), det. àri, fém. ère. 
çtœrpoùar-ôri , bouc ; çtœrpôre , la femelle de six mois à 
deux ans. 

çœrbœtoùar, Kr., serviteur; çœrbœtôre, servante, esclave. 

Krist. en fait grand usage, soit au masc, comme madhύ- 
toûar, orgueilleux; ouçtœtoùar, soldat; soit au fém. ; ex. : 
çœntœrôre, sanctuaire; zœntôre (zœ, voix), voyelle; duzœntôre, 
diphthongue, etc. 

Im (dans les verbes de la 2*conj.). 

pouçim, action de cesser, cesse, intervalle (pouçôfi) ; apyœrim, 
jeûne (ag3'œr6n); çpœtim, a. de sauver, salut, délivrance (çpœ- 
ton); harhim, l'oubli (harhôn); gœiïim, fourberie (gœnèô); çœm- 
bœlhlm, ressemblance (çœmbœlhèii). 

ivE; ŒYE, Kr. (!''• conj.). 

vdék-iye; mort (vdés, mourir, pa. vdék-ourœ); vrâs-iye, 
meurtre (vràs); çit-iye, vente (ces, vendre, pa. çit-ourœ) ; lyldh- 
iye, lien (lyith). 



— 278 — 

ÉSŒ (3« conj .) . 

vlyésœ, fiançailles (vlyon); martésœ, mariage (martôn); 
ndertésœ, accomplissement, construction, réparation; créature 
(ndertôiï); fçésœ, balai (fç(n). 

MŒ, noms fém. 

frûmœ, haleine, souffle (frùn); pçùmœ, crachat, «alhe 
(pçùfi); ndihmœ, secours, assistance (ndih); pçtûmœ, la soie 
(pçtiiii, mctûil, fumer). 

ME, noms fém. 

hoûaitme, emprunt (hoiiail, prêter, aor. hoùaita); hoùy«me, 
penchant vicieux (tk. liouy); tcâyme, héron (tk. tçaï, riTièn). 

ATŒ, noms fém. 

ourâtœ, souhait, bénédiction (ourôn) ; dhourâtœ, don, cadeau 
(dhourùn, îwpov). 

CIV. — Aux mots qui précèdent se rattachent, pourleseu, 
deux espèces de noms, tirés du participe, et qui, toujoars aocOBh 
pagnes de Tarticle prépositif, ont des acceptions fort diTanei, 
quoique d'un caractère le plus souvent abstrait; ce sont : 

1^ Un nom féminin, dont le pluriel est parfois seul ei 
usage; ex. : 

e hédbourœ-ay ce qu'on jette, rebut; ordure; e mbira-a {wàBf, 
ce qui pousse, germe, la production végétale ; e ndriçkourm^, h 
rouille; tœ dhcèmhouraAœ, douleurs; tœ véçoura-tœ, yétemeats. 

2® Le nom verbal ou (Uaction proprement dit, qui existe dins 
chaque verbe. 

Il est du genre neutre (§ 42) et prend, à l'aspect détermini 
la forme du pluriel masculin, caractérisée par un i, plus rare- 
ment, et surtout chez Krist., celle en œ. — L'aspect indétemuBi 
a parfois un sens plus ou moins concret; ex. : 

tœ lyidhouritœ (lyitli), Faction de lier, la liaison, 
tœ kœrtoûaritœ, l'action de gronder, blâme, reproche. 
Xœ thirouritœ (thrés) , l'action de crier, d^appeler, Tappeli !• 
cri, etc. 

tœ çtùtourœ (rtùfi), poussée, tœ çtûtouritœ, Taction de poa^ 
ser, coup, choc. 



— 279 - 

tœ ndârœ (ndân), chose sépa- tœ ndârœtœ, séparation, par- 
rée, séparation, chambre iso- tage, division, 
lée. 

tœ dhoèmbourœ, pitié. tœ dhoèmbouritœ, la souffrance. 

. CV. — Pour préciser, par la comparaison, le sens du nom 
verbal et celui des autres substantifs, tirés de la même base, 
nous donnerons ici quelques exemples. 



tœ gœnûerœtœ (gaenèn), 

gœnim, 

gœnéçtrœ, 

tœ gyâitouritœ (gyàn), 

çœmbœlbim, 

çœmbœlhésœ, 

tœ rœmbœlhûeritœ, 

tœ dhœmbourœ, 

tœ dhoémbouritœ, 

tœ dhœmbouratœ, 

kœrtim, 

tœ kœrtoùaritœ, 

kj^ârtœ, 

çftiye, 

tœ çitouritœ, 

e çitoura, 

tœ ngrœnœtœ, 

tœ ngrœnatœ*. 



la tromperie. 

fourberie, ruse. 

mensonge. 

chasse, gibier. 

chasse, la poursuite. 

ressemblance, forme. 

représentation, figure. 

la ressemblance. 

pitié. 

la souffrance. 

les douleurs. 

blâme, reproche. ' 

la gronderie, etc. 

querelle. 

vente, lieu, assemblée de 

la vente (acte). 

Tobjet vendu. 

le manger, acte, mets. 

les aliments. 



Enfin, on tire des adjectifs des substantifs abstraits, sur le 
modèle du nom verbal; ex. : 

tœ çoumœUp, la multitude ; tœ mddhœtœ (mrf/A), la grandeur ; 
tœ koûkyetœ, la rougeur. 



1. La forme du nom verbal, dans chaque verbe, avec la détermination du 
•ens qui 7 est attaché, est un des points les plus obscurs de U grammaire et 
de la lericographie albanaises. 



— 280 — 



CVI. — ADJECTIFS. 
TŒ. 

l^' Adjectifs qualificatifs : oûnœtœ^ bas; jnkœtœ^ amer; aÛT^ig, 
affamé (ouri, faim). 

Rem. — Ajoutée à une base verbale, tœ forme des adjectifs 
qui ne se distinguent que par une nuance de sens du participe 
correspondant : 

lyâgœtœ, humide. lyàk, mouiller, 

lyégourœ, mouillé. 

dyégœtœ, consumé. dyék, brûler, 

yégourœ, brûlé. 

2° Adjectifs tirés des noms de matière : hékourtœ, de fer; 
goiirtœ, de pierre; groûrœtœ^ de froment. 

3** Adjectifs numéraux : 

a) Cardinaux, de 6 à 10, § 45. 

b) Ordinaux : dû-tœ, etc., § 46. 

M, fém. M-E, adjectifs qualificatifs et plus souvent circon»- 
anciels, tirés des adverbes : 

mai-m, gras (màn, aor. màita, engraisser), 
broénd-œs-m, intérieur (broènda, dedans), 
nésœr-m, de demain (nésœr). 
sù-r-m, de ce soir (sonde, ce soir). 
(ELY, dans 

vùg-œly, petit. oDmb-œly, doux au goût, 

çiM, TçiM Fy. ÇŒM, TÇŒM, fcm. E (cf. la désinence itiMidi 
superlatif latin), répond à la désinence française ant, able. 
douroûartçim, patient, constant (douroùare, pa. de dooroS). 
ndèrtcim, ndèrtçœm, honorable (ndèr, honneur). 
saklhâtçœni, fidèle, digne de confiance (du tk.). 
fakyc-hieçim, Kr., au visage gracieux. 

içT (cf. gr icTo;, superl.), adjectifs et adverbes marquant It 
manière, la convenance, etc. 

(;kyii)-œr-f(;t, albanais (ckyîp); dialyœ-r-îçt, de garçon; p^ 
rœr-fçt, de femme (grâ, femmes). 



— 281 — 



CVII. — ADERBKS. 

içT (voy. ci-dessus). 

arbœriçt, à la façon, en langue albanaise, mikyœsiçt (mlk), 
amicalement. 

zi (cf. gr. 6ev) marque la provenance : 

yâçtazi, de dehors (yâçtœ, hors); broèndazi, de dedans; bâr- 
kazi, sur le ventre. 

THi (voy. ci-dessus la dés. dimin. th) : 
pçéhourthi, furtivement (pçéhourœ, caché). 

A. 

prâpa, derrière (prâpœ, rétro, rursum); brcênda, dedans; 
fçéhoura, pçéhourthi. 

ç, adv. et adj. exprimant les nombres multiples : 

Scéç, Kr., simple; triç, triple, en trois, etc. (cf. sb. dvâç, 
deux fois; triç, trois fois). 



CVIII. — VERBES. 

ô (le plus commun, § 81) : verbes dénominatifs ou tirés de 
substantifs et d'adjectifs. 

çaron, scier (çârœ, scie); pikôii, dégoutter (pikœ, goutte); 
rœndôii, peser (roéndœ, pesant); vogœlyon, diminuer (vôgœly, 
petit). 

Le suffixe est souvent précédé d'un œr, ts, «, z ou Ih de 
liaison, ex. : 

nouserùn, se comporter en fiancée (noùse). 
mbretœrôn, régner (mbrét, roi), 
madhœtsôn, madhôn, agrandir (math, grand), 
œmbœlytsùfi, adoucir (oèmbœly, doux), 
pikœlhofi, vexer, irriter (pikœtœ, amer). 

Rem. — Le suflfîxe semble répondre quelquefois, et primiti- 
vement peut-être, au gr. û, contr. de aco, ita, oa>, et au lat. o; ex. : 



— 282 — 

çtrùn, étendre, cTpow. 

pounôfi, travailler, Toveo) (poùnœ, icovoç). 

dhourôii, donner, ^wplw. 

dourôfï, endurer, duro. 

çkôn, passer, sequor. 

È (cf. lat. eo). 

pœlykyèil, plaire, placeo; kœmbèn, échangefi it. cambio; 
fœyèn, pécher (fâyœ-i, péché) ; rhœmbèS, ravir, rapio, etc., voy. 
§83. 

iT. 

morh-ft, épouiller (môrh, pou); ouyit, arroser (oûyœ, eau); 
porosit, commander (porosi, ordre), 

s. 

1® Verbes monosyllabiques en as, es, è», § 87. 
vrà-s, tuer; thœrhé-s, appeler, etc. 
m-bâr-s-em, devenir enceinte (bârhœ, fardeau). 

2® Ajouté à des bases, a) grecques : dhék-s, recevoir (^^x^' 
aor. è^e;a(JL7iv) ; plyakù-s, surprendre, assaillir, gr. m. ffXfltxAw. 

b) turques : gezdi-s, se promener (gezdi, il s'est promené, da 
V. t. gezmek). 

PS, EPS, tiré de la terminaison de i'aor. des verbes grecs 
euaa, selon la prononciation vulgaire, epsa : . 

honéps, digérer (èyciveua, khonepsa), 

piçmanéps, se repentir (du tk. piçmàn^ qui se repent). 



CIX. — II. — PRÉFIXES, 

PÀ. Cette préposition (elle signifie sans, § 97), placée dorant 
les noms , les adjectifs et les participes , devient une pré8x6 
équivalant aux françaises in — , dé — , et Tadjectif ainsi fonni 
donne à son tour naissance à des noms abstraits. 

a) adj. pa-bésœ, sans foi, déloyal, 
pa-oùdhœ, injuste, impie, 
pa-douroùartçim, insupportable, 
pa-vdékourœ, immortel. 



— 283 — 

pa-ditourœ, ignorant, d'où : 

b) subst. pa-ditouri, ignorance; pa-besœrl, incrédulité; pa- 
oudhœri, impiété. 

PŒR, dans un petit nombre d'adjectifs circonstanciels; ex, : 

pœr-dftçm (H.), quotidien, 
pœr-nâtçm, nocturne. 



ex. -^ VERBES. 

S. Cette particule, qui parait n'être autre que la particule 
négative (§ 14G), mais qui prend euphoniquement les formes z, 
dz, Çy tÇy marque : 

1® Séparation, éloignement, destruction de l'état marqué par 
le verbe primitif, et correspond ainsi aux françaises dé —, ex — . 

fl) vlyùn, fiancer. dz-vlyon, défiancer. 

\éç, vêtir. dz-vér, déshabiller. 

lyfth, lier. dz-gyith, délier. 

h) ngarkôfi, charger. tç-karkùn, décharger. 

ngoûly, ficher, insérer. tç-koûly, extraire, arracher. 

mboulyùn, couvrir. dz-boulyùn, découvrir. 

l\em. — On dit à volonté, selon les dialectes, p. e., zvéç, 
ckoûlv, etc. 

2<* Jointe aux adjectifs, elle marque la production de la qua- 
lité exprimée par le thème (voy. plus bas,m, n) : 

dz-bârth, blanchir (bârdhœ, blanc), 
dz-boiiteni, s'amollir (boùtœ, tendre), 
dz-gyàtem, s'allonger (gyétœ, long). 

PŒR signifie : 

1" Renforcement de l'action : 

mblyéth, assembler. pœr-mblyéth, rassembler, 

kyéç, rire. pœr-kyéç, se rire de, railler, 

pyék, rencontrer. ' pœr-pyék, heurter. 

pœr-pikyem, se rencontrer avec, 
plkyem, être rôti. pœrpikyem, s'échauffer à force 

d'efforts, faire tous ses efforts. 



— 284 — 

2° Écartement, dispersion : 

hàp, ouvrir. pœr-hâp, écarter, dissiper. 

ndàii, partager. pœr-ndâhem, s*écarter, se di»- 

perser. 

3° Devant des thèmes nominaux, la production d*une action 
analogue aux sens qu'ils expriment : 

pœrçœndbçem, s'entre-saluer (çœndàçœ, sain); pœrgyoûif faire 
agenouiller {gyoûy genou), 

Dz-PŒR, seulement dans le mot dZ'pœr-ilyè^, récompenser, 
rendre la pareille, de blyèn, acheter, Kr. ç-pœr^lyéy; aussi /^ 
pœr-futurbh , métamorphoser , d'où tçpœrfuturim , métamor- 
phose. 

M et N. 

hârhœ, fardeau. m-bârsem, devenir enceinte. 

brùmœ, pâte. m-brù-n, pétrir. 

gyâlhœ, vivant. n-gyalh, ressusciter. 

dréky, droit. n-dréky, rendre droit. 

zl, noir. n-dzihem, noircir, devenir noir. 

n-dàny partager, gu. ddy, cf. gr. îaico; n-dA (et dkéx)^ tlhi- 
mer, cf. ^aiw; in-boulybn^ couvrir, cf. bulg. boulo^ voile. Voy, ci- 
dessous 8. 



CXI. — ADVERBES ET PRÉPOSITIONS. 

PŒR renforce la signification des mots de cette espèce : 

brœnda et pœr brcbnda, dedans ; tnbl, pœr'tnbif sur, aa-desios 
de; pbçtœ, pœr^pbç^ en bas. 

Certains adverbes se mettent, comme cela a lieu en angltth 
après le verbe, dont ils modifient légèrement la signiflcationi ex.: 

héth pùçtœ, héth téy, rejeter, mettre au rebut. 

bie pùçtœ, tomber, être ruiné. 

tœ rœnœtœ pùçtœ, la chute, angl. the falliog dowa. 

i ndârœvélç, mis à part. 

tœ hipouritœ lyârt, lascension, le monter haaL 



— 285 — 



CXIL — MODIFICATION DU RADICAL. 

fyélyœ, parole, de flyàs, parler. 

fày, péché, — fœyèn, pécher, 

kyârtœ, dispute, — kœrtôn, réprimander, 

gàs, joie, — gœzôfi, réjouir. 

yétœ, existence, — yàm, je suis. 

AUTRES FORMATIONS. 

çkrônœ, lettre, caractère d'écriture (çkroûan, écrire) ; kcèngœ, 
kdbnkœ, chanson [kœndbh, chanter) ; rhôyœ^yie (rAon, vivre). 



CXIII. — COMPOSITION. 

Elle est de deux sortes, celle qui unit les mots significatifs, 
et celle qui unit des mots au préfixe. Il a déjà été traité, ci-dessus, 
de cette dernière espèce. 

Composition proprement dite. — Il serait peut*étre plus exact 
de dire juxtaposition, car, à quelques exceptions près, les éléments 
constitutifs des composés albanais sont, non des thèmes, mais 
des mots qui gardent leur forme première et ne sont unis par 
aucune lettre de liaison. Quoi qu'il en soit, ceux qui sont le plus 
en usage, sont : 

1® Des adjectifs (ils ne prennent pas le prépositif) dits pos- 
sessifs, c'est-à-dire qui attribuent au sujet la possession de la 
qualité marquée par les deux termes ; le sens en est souvent 
figuré, et ils ne se rencontrent guère qu'en poésie. Tels sont : 
gaucœ-bdrdhœ, au cou blanc; moustakye-vérdhœ, aux moustaches 
blondes ; derœ-zi, au fém. derœ-zézœj lit. à la porte noire, infor- 
tuné ; lyonmoe-mbœdhd^ de grandes coquines. (Voy. au lexique le 
mot lyoûmœ; on y trouvera aussi lyoumœ-dét, formé de deux 
substantifs, avec idée d*attribut.) 

2? Des noms formés d'un substantif et d'un nom d*ageiit, le 
premier terme déterminant le second, ex. : biçtœ-toûndœs (et biçt€B^ 
lotifU-dt), le hochequeue ; ovidhc^hékyœs, Kr., guide. 



— 286 — 

Rem. — Kristof. a employé ou imaginé d'autres formations 
qui pourraient être d'une grande ressource pour la langue alha- 
naise, comme : çtHpa'çkrô?)œ, typographie; du-santére^ diphthon- 
gue; f/fiithœ'pouçtœtés^ le tout-puissant; reth-prés^ rheth-pmœp, 
circoncire, circoncision, etc. 

Les pronoms et adjectifs indéfinis offrent plusieurs exemples 
de composition, aussi par rapprochement, voy. § 63; il y faut re- 
marquer surtout le mot dô (tu veux), qui, associé à ces sortes de 
mots, ainsi qu'à des adverbes, et leur communiquant un sens 
général et indéfini, a presque acquis la valeur d'un suffixe. 

Il convient de mentionner ici certains adverbes de lieu et de 
manière, composés à Taide des racines pronominales, qui ont 
donné naissance aux démonstratifs (59) ; ce sont : 

kœ-toû, ici. a-n-dù, là. a-tyé, là. 

kœ-téy, d'ici, par ici, a-n-déy, de là, par là. tou-tyé, au delà. 

en <lecà. 

kœ-çtoii, ainsi. a-çtoû, ainsi. . 

Comme on Ta fait remarquer au paragraphe 7, plusieurs ad- 
verbes composés ont subi des syncopes considérables, comme 
aére=^at€è hèrce, alors ; past(Uj = pas anddy, ensuite, etc. 

La rédiiplication sert aussi à former des mots dont le sens 
adverbial incline quelquefois vers celui de Tadjectif, comme: 
riya^iya, rayé (de viyœ, raie); lydra-lydra^ diapré^. 



QUATRIÈME SECTION. 

OBSERVATIONS SUR LA SYNTAXE. 

Des aspects des noms. — I. Substantifs. 

CXIV. — Aspect indéterminé. 
Il s'emploie : 

l"" En général, toutes les fois que le substantif, sujet, attribut 
ou complément, ne correspond pas au nom français accompagné 

1. Ces exemples sont tirés de mes chansons ; voy. la liste de Hahn, 
§5(). 



— 287 — 

de rarticle dé^i : kiç rcènœ tœbôrœ çoûmœ , il était tombé de la 
neige en quantité; haydoûtœ yàni^ nous sommes (des) brigands; 
doua I' a mark bourhœ, je veux le prendre pour mari, l'épouser. 

Bem. — Le nom sujet est presque toujours accompagné d'un 
des adjectifs énumérés ci-dessous. 

Exceptions, — 1. Certaines prépositions, celles dont il est 
parlé au paragraphe 126, se construisent presque toujours, au 
moins à Pœrmét, avec Taccus. indét., p. e. nœ-pœr pûlh (et non 
pûlhinœ) érdhi rbtoulh, elle fit cent tours à travers le bois. 

2. Dans différentes locutions , la forme définie du français 
est remplacée par Tasp. indét. ; ex. : tyœpin me gyoûhœ, il lèche 
avec la langue; lyindenœ me su mbûlhourœf ils naissent avec les 
yeux fermés ; pas ddrke, après le soir venu. 

2® Comme conséquence du principe posé, avec l'article indé- 
fini : iç nœ neri, il y avait un homme; mœ hœ bdtçœ tœ hcè groûe, 
dans un jardin d'une certaine femme; et avec les adjectifs, pro- 
noms et adverbes : tsd, quelques; tçcè, quel? t tilhœ, tel; dktÇy tel 
et tel, un certain; çoûmœ, beaucoup de; pàk, peu de. 

3** Pour marquer une quantité indéterminée: Igipœnte boûkœ, 
il mendiait du pain; kœndesi pilhte flyorih^ le coq pondait des 
pièces d'or. 

4** Avec les numératifs et les pronoms démonstratifs, quand 
il s'agit d'objets non encore désignés : au kiç tré dyèm, tri tçôupa, 
il avait trois fils et trois filles ; tb tœ fçihem nœ mes tœ nœmbœdhyétœ 
tçoûpave^ je me cacherai au milieu de onze jeunes filles; dita e 
kœsày sœ krémteye^ Kr., le jour de cette fête ; mœ dhd kœtd flyorih, 
il m'a donné ces fiorins (que voici). 

5** Avec l'adjectif possessif, quand, par exception, il précède 
le substantif : im-àtœ, mon père; ut-bir kœrkàn, ton fils demande 
(§57). 

6** Le génitif ou ablatif indéterminé d'un nom, régi par un 
autre substantif, et quand il n'est pas précédé de mé, c'est-à-dire 
lorsqu'il désigne une espèce, et non un individu, équivaut sou- 
vent à un adjectif* ; les deux noms ne sont pas liés par le con- 

i. Celui que dans les langues slaves on appelle adjectif possessif géné- 
rique, mais elles ont aussi Tindividuel. 



-^288 — 

jonctif , ex. : hiçdn mhréti, signe de roi, c.-à-d. royal; Ué véféUt 
des œufs d*oie (anserina ova) ; fècé zbk lyoumij Kr., un oiseau de 
fleuve, aquatique; lyéçC e sdy si fyàlhœ lyiri^ ch., ses cheveu 
(sont) comme des fibres de lin , et au plur. (d*après Krist.)f ^ 
pœrmbûtœye oûyœraç, un déluge d'eaux ; plyàt me éçtœra krokoiiUÊÇ 
é çtésœç é çpésœç é çtœrpinç, plein d'ossements de crocodiles, d'tni- 
maux sauvages, d'oiseaux et de reptiles. 

CXV. — Aspect déterminé. 
Il s'emploie : 

1° Avec le sens de l'article défini français : e mbri ouria ariim, 

la faim prit l'ours (l'ours eut faim). 

2^ Avec le sens de l'adjectif possessif, dans les noms de 
parenté cités au paragraphe 31 ; ex. : i dhdnœ métrœnm grwia, ils 
lui donnèrent la, c*est-à-dire leur, sœur pour femme; kœyét m 
tœ drdhour i vœlhdi, zdb edhé kydn, celle-ci, à l'arrivée de son frèn, 
se met à pleurer. 

3® Avec les numératifs, quand ils qualifient des objets d^ 
ésignés : koûr çkomnœ tœ tré nétœf edhé tœ tri dUœt^ quand les 
trois nuits et les trois jours furent écoulés. 

Bem. — Dans ce cas^ le numératif lui-môme est précédé da 
prépositif : tœ tré tœ biyt e Noésœ, les trois fils de Noé. 

4^ Avec les pronoms démonstratifs, dans le cas précédent : 
au didlyi blyéou, ce garçon (dont nous avons parlé) acheta; tetff 
mbrétit i érdhi kbha, à ce roi arriva le temps de... — La règle B*6Bt 
pas bien certaine; elle est positive, quand le nom est suivi d*iift 
complément : t*i àpœ oûyœ asdy pélyœsœ kyœ hd diinûliur, qnH 
donne à boire à cette jument qui dévore les gens. 

5^ Avec le pronom démonstratif reimplaçant l'adjectif po^ 
sessif ; ex. : boûrhi i asdy (t sdy), le mari de celle-là, d'elle, soa 
mari. 

Rem. — C'est presque le seul cas où le vocatif détenniné 8oU 
en usage : didlyi tm, ô mon fils ! o màtra ime e ddçourm^ ô ma scMir 
bien-aimée! — En poésie, au moins, on le trouve aussi snivi 
d'une proposition relative : o ûlhi kyœ dély pds ddrke, 6 étoile qui 
parais le soir I o dielhi kyœ ndritçbn, à soleil qui éclaires ! 



— 289 — 

G^ Toujours, et au nominatif, avec la préposition te, nde : 
rdle te zéna, elle alla chez sa maîtresse ; mbéîœ te mbréti, ils res- 
tèrent chez le roi. 



CXVI. — Noms propres, se déclinant comme les autres sub- 
stantifs, ils suivent les mêmes règles : fké ngà atô ki/œ kyoûhey 
Fatime, Tune d'elles, qui s'appelait Fatimé; tsilya d'çtœ m> ftotî- 
kourœ? — Fatiméya, laquelle est la plus belle? — Fatimé (déjà 
nommée); ithd Aldskoua (dét.) Tbskœsœ, Mosko dit à Tosko. 

Adjectif et participé. 

CXVII. — L'aspect de ces mots, joints à un substantif, 
dérive en général de la place qu'ils occupent relativement à 
celui-ci; d ordinaire ils le suivent (42), et quand cette situation 
change, on peut dire que cela indique dans le sens une emphase 
particulière. 

A. Ils prennent l'aspect indéterminé et varient pour le genre 
et le nombre seulement : 

1® Après le substantif qu'ils qualifient, et quel que soit l'as- 
pect de celui-ci : kdhjin* e mdth, le grand cheval; iiœ kdly tœ mdth, 
un grand cheval (42). (Ces exemples, à l'accusatif, montrent la 
différence du conjonclif et du prépositif.) 

2P Quand ils sont mis attributivement igydkou dbçtœ i koùky le 
sang est rouge ; tœbbra dbçtœ e bdrdhœ, la neige est blanche ; kàrptœ 
yànœ tœ zés, les corbeaux sont noirs; sàrhatœ ydnœ tœ zéza, les 
corneilles sont noires. 

3* Ou en apposition, selon la règle 1** du paragraphe H4 : 
rd e rdékourœ, elle tomba morte; e gyénœ tœ vdékourœ, ils le, la, 
trouvèrent mort, e; nà kœtô tri kyime, ndb tœ koûkye, ndb tœ bdrdhœ 
edhénœ tœ zézœ, prends ces trois plumes, une rouge, une blanche 
et une noire. 

k^ Même placé le premier, l'adjectif indéterminé prend la 
désinence casuelle, le substantif restant alors invariable; ex. : 
bésae ndb tœ vœrtéti edhé ndb tœ (jydlhi Perœndi, Kr., la foi en un 

Dieu vrai et vivant. 

19 



— 290 — 

B. Ils prennent Taspect déterminé : 

1® Quand ils précèdent exceptionnellement le substantif; 
Tadjectif qualificatif forme alors avec lui une locution dans la- 
quelle il modifie quelque peu sa signification (à peu près comme 
en français, Thomme grand et le grand homme) : i miri ieri 
$ vyéth koûrhœ, rhonnéte homme (ou plutôt, Thomme bonnète)ne 
vole jamais; ndœr su tœ màdhit edhétœ çœntœrvûarit Perœndif Kr., 
aux yeux de Dieu, qui est grand et saint. 

2° Quelquefois, et par une autre exception, les deux mots 
sont déterminés ; cela paraît avoir lieu surtout quand ils sont 
séparés par un adjectif possessif : vàiti me groûarC edhétœ WnVi 
tiy tœ vétœminœ, Fy., il partit avec sa femme et son fils unique'; 
Perœndia dœftéou tœ pa-noumœrouarœnœ tnadhœrin 'e ti, edhétmfÊr 
kœrkomrçimenœ ditourin 'e ti, Kr., Dieu montra son incalculable 
grandeur et son insondable savoir. 

Rem, 1. — La place des adjectifs ordinaux est facultative, et 
Taspect se modifie en conséquence ; ainsi on dit : tm pàrœii\ te 
dûtœnœ nàtœ^ ou ndtœn' e pàrœ^ e dûiœ^ durant la première, la 
seconde nuit. 

Rem. 2. — Les adjectifs pronominaux % tcérœ^ tout entier; 
gyithœ, tout, qui se mettent toujours avant le substantif, ne Tem- 
péchent pas de prendre l'aspect déterminé : tœ tdbrœ tœ tœrtêtM 
(accus.), toute la vérité; tœ Idbrœ tçoùpatœj toutes les jeunee 
filles; gyithœ dhœntœ, toutes les brebis. 

3° Quand ils sont pris substantivement ou mis isolément pir 
ellipse du substantif, précédemment exprimé ou sous-entendn : 
t vdékouri, la mort, le cadavre ; e Boukoura e dhéout, la Belle de 
la terre (contes) ; t kdtœrti^ e mésmiya, thôtœ^ le quatrième (frère), 
la (sœur) moyenne en âge, dit; kéri tœ semoirinm^ il fit le 
malade, feignit de l'être. 

A^ Quand ils forment apposition, mais avec le sens défini: 
ncè ngd ato, m'e vôgœlya, Tune d'elles, la plus jeune; kaûr tmçlkif 
nœgbyœ tœ koùkyenœ^ quand tu passeras dans ta bouche la (plvme) 

1. Au contraire, didlyt tônœ i vétœm (et non pas i oifomi), 14« eoili« 

notre fils unique. 



— 291 — 

rouge (voy. l'exemple ci-dessus, A, 3®); kyimœni, çàkœ, tœ zinœ^ 
camarades, pleurez sur moi, Tinfortuné (l'adjectif fcp zinœ, lit. le 
noir, est le complément du pronom mœ, intercalé dans le verbe, 
§ 7). — On trouve t myèri oûnœ et aûnœ i myèri, malheureux que 
je suis ! 

Dans l'exemple suivant, un sujet a pour compléments deux 
adjectifs d'aspects différents : atd tœ çtdtœ démaf e pdrœ tœ tndj" 
touritœ, Kr., ces sept premiers bouvillons, les gras. 

ARTICLE PRÉPOSITIF ET CONJONCTIF: 

ex VIII. — On se contentera de rappeler ce qui suit 

I. — Le prépositif accompagne : 1® certains noms énumérés 
au paragraphe 32; 2® l'adjectif suivant le nom indéterminé, 
§43; 3^ l'adjectif construit isolément, §42; Vies numératifs car- 
dinaux déterminés, § H5, 3", Rem. 

II. — Le conjonclif lie le substantif déterminé : 1^ avec l'ad- 
jectif qui le suit, §43; 2^ avec le nom qu'il régit au génitif, §33. 

III. — Dans la formation de l'adjectif possessif de la 3° per- 
sonne, Taspect du substantif détermine la nature du mot qui le 
lie au pronom génitif, § 55. 

DU OENRB ET DU NOMBRE. 

CXIX. — Du genre. 

Le féminin, en albanais, a des acceptions qui le rapprochent 
assez du neutre des autres langues; ainsi : 

1® Le féminin des adjectifs se convertit en un nom abstrait, 
p. e. e kékye^a, le mal, la méchanceté; pi. tdb kekyiatœ, les maux, 
calamités; c çtrdbmhœrœ-a, la perversité; e mirœ-ay le bien, bien- 
fait; e lyigœ-a, malice, vice, défaut; ex. : 

droùri tœ nfryôhourit sœ m(- l'arbre de la connaissance du 
rœsœ edhê sœ kékyesœ, bien et du mal. 

gyàrpœri kafçôi atœ kyœ i klç le serpent mordit celui qui lui 
bœnœ tœ mirœ (sg. fém. ind.). avait fait du bien. 



— 292 — 

iièrœzit' tœ Ivicrat' e lûre noùk* les hommes ne voient pas leurs 
i çùnœ, propres défauts. 

gyàn tœ rœfénœ tœ mirât 'edhé il faut qu'il raconte toutcequil 
tœ lyigat' e yélœs' tfy, a fait de bien et de mal dans 

sa vie. 

Sur un emploi analogue du féminin des participes, m. 
§i04, 1«. 

2^ Le même féminin, indéterminé, figure elliptiquement dans 
(les locutions où il faut sous-entendre un substantif, comme 
poûnœ, pi. pomœra, chose, affaire; îyàlijœ^ parole; p, e. mefp»- 
ditesme, hiç kyœ, le plus étonnant, la chose la plus étonnante, 
c'était que; ngi/éou nœ tœ zéza çlœpinœy elle teignit en noir It 
maison; nn vrct tœ traça, elle nous en débite de grossières» des 
paroles difficiles à croire. 

3° Le féminin des pronoms démonstratifs correspond an 
français ce, ceci, cela, ces choses; ici encore les mots indiqués 
au précédent alinéa peuvent être sous-entendus; ex. : 

koû hœhet' ayo? où cela se fait-il? c.-à-d. com- 

ment cela pourrait>iI se faire? 
pœr cpagîm e kœsay kyœ mœ en récompense de ce que ti 

bœre, m'as fait. 

i thà kœtœ, kœto, il lui dit cela (hoc, hses). 

tœ mœ yàpt<; atœkyœ ké nœnœ donne-moi ce que tu as sous la 

^^yoiihœ. langue. 

nde po'lykyéfça, tô tsa bhéy, si cela me plait, je rachèterai. 
i rœféou atô kyœ i gyànœ, il lui raconta ce qui lui était 

arrivé. 

L'accusatif singulier e annonce parfois une proposition qui 
viont après ; ex. : oùnœ s c bcèn kahoûlh (œ mdrh, je ne me contents 

pas de cela, de prendre. 

CXX. — Da nombre et de la concordance* 

I. — Le nom et Tadjectif s*accordent toujours en genre etai 
nombre, mais exceptionnellement, quant à l'aspect et aux caSi 

voy, ci-dessus. 



— 293 — 

Il en est de même du nom et de Tatlribut (§ il7, 2®). 

II. — Le sujet et le verbe s'accordent en nombre. 

Par exception, quelques collectifs, surtout étrangers, ayant 
la forme du singulier, prennent le verbe au pluriel : oumblybthnœ 
taràçi, duniâya, la ville, le monde se rassembla. La règle paraît 
pourtant n'avoir rien de bien fixe, car à côté de llibiiœ bôta, les 
gens disent, on trouve aussi oumblybth gyithœ bôta, tout le monde 
s'est réuni. On dit de même, par syllepse : 1ç pielh mdtseya, ndie% 
kœnœ mita», ce qu'enfante le chat, c.-à-d. les chats, poursuivent 
les souris. De plus, des noms qui expriment véritablement la 
pluralité prennent le verbe au singulier : lyœftàn Çabân-Gefjwria, 
eh., la Guégarie, c.-à-d. les Guêgues, de Chaban combattent.! 

.On trouve même deux adjectifs, employés de cette manière, 
et construits avec le verbe au singulier : t math e i tdgœlyœ, tœ 
tinœ tœ lyàhetœ, petit et grand qu'il vienne, que petits et grands 
viennent se baigner. 

III. — Les noms à sens collectif, dont il est question au pa- 
ragraphe 24, quand ils prennent la forme du pluriel [oûyœtœ], les 
noms verbaux, qui ont toujours cette même forme, quoique avec 
le sens du singulier, et les noms analogues tirés des adjectifs 
(ex. : fœniblyœ, t'œmblyitœ, la confiture), sont soumis (quel que 
soit le genre grammatical qu'on veuille leur attribuer *) à des 
règles de construction encore obscures sur quelques points : 
!• ils veulent le verbe au singulier; 2^ ils sont unis au substantif 
régi et à l'adjectif par le conjonctif, qui, comme on sait, sert à 
la fois pour le féminin singulier et pour le pluriel des deux 
genres, e; 3® l'adjectif attribut se met au singulier masculin, 
avec le prépositif /(f (i, selon d'autres) ; A^ ils veulent le pronom 
démonstratif au pluriel masculin (au singulier, selon d'autres*); 
l'adjectif possessif est masculin singulier'; ex. : 

1. C'est pour arriver à i^ésoudro le problème de rexistence du neutre en 
albanais, qu'il v aurait un gran<l intérêt à connaître d*uuo manière sûre et 
précise, ces règles; j'ai pris beaucoup de peine pour y arriver, mais les ré- 
ponse.H contradictoire» des indigènes m'ont lais.-ïe dans le doute, Kristof. lui- 
même m'a donné verbalement dos exemples en opposition avec sa pratique 
écrite. Voy. TA pp. l, sur lo neutre. 

2. P. e : atœ m'içlœ e mûri, celle chair il la prit. 

'i. Au lieu du masc. ordinaire tœnt, ton, ta, Krist. dit : m'tçlœ^ krûetœ, tœ 
pifHhourUœ, tàt^ ta chair, ta tête, ton enfantement. 



— 294 — 

oublyoùa mirœ groûratœ ? le blé 8'e8&-!l bien moula? 



ngi oûj^œtœ e pa-toùndourœ 

mos outrœmb, pô nga t pa- 

toùndouri, 
oùyœtœ e krùit oéçtœ m' t mirœ 

ngâ t poùsit, 
oùyœtœ e detlt o&çtœ tœ (t) zi, 
kœtà (kùy ) tœ kœndoûarit' e bir- 

bilyit raœ pœlykyèn fort, Kr. 
tœ ndfgyoûarœt' œçtœ mœ tœ 

mirœ se tœ maitourit e décœ- 

vet, 

smœ pœlykyèn t'cémblyitœ, 

tœ ftôtit* (feçtœ tœ. kéky, tœ 
mâth (i kéky, Kr.). 



ne crains pas Feau agitée, nais 
celle qui ne Test pas. 

Teau de la fontaine est Meil- 
leure que celle du puits. 

l*eau de la mer est noire. 

ce chant du rossignol me pistt 
beaucoup. 

1 obéissance est meilleure qse 
l'engraissement des bélien 
(il y a plus de mérite ï 
obéir, etc.). 

la douceur, la confiture ne me 
plaît pas. 

le froid est rigoureux, péniUe. 



IV. — Les adjectifs cardinaux, depuis deux, veulent letwfce 
au pluriel ^ et laissent le substantif au cas régi par le premier*: 
tœ dû mnluetœ Injœ hdpenœ, les deux montagnes qui s*0UTrent; 
pàçœ dumbœdhycUe tçoûpa, je vis douze jeunes filles. — Ils s'ic- 
cordent aussi avec le substantif quand ils ont l'apparence d*iii 
nom au singulier : nœkyintnèrœZj une centaine de, cent, hommee; 
nœ mvjœ çtyérhaf nœ m\yœ tœ mira^ mille agneaux, mille boniei 
choses. Le substantif ou adjectif est alors en apposition. 

y. — C'est aussi en apposition, et au même casaque le noa 
de Tobjet mesuré, ou nom de matière, se place après le nom de 
mesure : duzét bàrhœ midhjtœ, vingt charges de miel; âm Uk 
groûrœ, éhjp, bàlyiœ, goiïrœ, un tas de blé, d'orge, de terre et de 
pierres. On trouve cependant, mais c'est peut-être un hellénisme, 
ncé tbk ngd (stro) groûrœ, un tas de blé; comme aussi, Hmlnfém 
dhœn, un troupeau de, lit. avec, moutons ' ; fkB bdrhœ me xUfe M 



1. A la différence <Ui turc. 

2. Il est autrement dans les langues slaves. 

3. Krist. dirait à Tahlalif : nœ kopè dhœnç. 



— 295 — 

me kmmhhrœ, une charge de sonnettes et de clochettes. — S'il est 
le complément d'un adjectif, il le précède : ncè moûr ^QO kdbmhœ 
% lyértœ^ e 87 kdemhœ i gyèrœ, Kr., un mur haut de 300 pieds et 
large de 87. En pareil cas, le mot vyét^ années, se met le plus 
souvent à Tablatif : 20 vyétç i vyétœrœ, âgé de 20 ans. 

Les noms propres sont mis (dans Krist.) au génitif, après le 
nom commun qu'ils déterminent : lyoûmi i Efràtit^ le fleuve de 
TËuphrate; malyi t Sinàit, le mont Sinal. 

USAGE DES CAS. 

Nous ne nous occuperons pas ici des cas dans leur rapport 
avec les prépositions, i>i ce n'est à propos de ceux d'entre eux qui 
sont régis exclusivement ou principalement par l'intermédiaire 
d'un de ces mots. 

CXXI. — Nominatif. — C'est toujours le cas du sujet. Sur la 
construction de celui-ci avec le gérondif, voy. § 143, II, 29. 

Cest aussi celui de l'attribut et de l'apposition, après les 
verbes qui siimifient « devenir, être appelé, élu, etc. *, » et, bien 
entendu, c'est l'asp. indét. qui est de mise; ex. : oubcé lyépoufy il 
devint, se changea en, lièvre; kyoûh^y Fatimé, elle s'appelait 
Fatimé. — Par exception, il s'emploie : 

1** Avec les prépositions te et ngd; 

2^ Dans des formules de serment et d'imprécation : 6âa/par 
ma foi! pluoumbi! martial H., que le plomb, la peste (t'étouffe)! 

CXXII. — Vocatif. — Sur l'emploi du vocatif déterminé, 
voy. § ll'j, 5^. 

CXXIII. — Accusatif, — 1® C'est le complément le plus ordi- 
naire d(»s verbes : hà boûkœnœy je mange le pain, et dans le sens 

partitif : hà boùhœ, je mange du pain (§114, 3®). 

• 

Rem, — Krist. l'emploie comme complément, sans préposi- 
tion, à la faron du grec et du latin : thûerœ krûetœé doùartcBy qui a 
la tète et les bras rompus, lit. brisé de tète, /.ara. 

i. A la differeuce de plusieurs langues slaves, où rinstrumeutal est em> 
ployé. 



— 296 — 

2^ II exprime le temps pendant lequel une action a lien : wi 
diiœ, ndb hèrœ, un jour, une fois (§92); tœ ènten' mœ kyâMf, It 
djoumànœ mœ kyéçe, ch., le jeudi tu me pleuras, le vendredi tu ris; 
oûnœ edhê gyoûmin kyœ flyé, ch., même pendant le sommeil que je 
dors. 

3^ Il se met sans verbe, dans des formules de serment oa 
d'imprécation : iœ kékyerC e surit o sorkddh* epûlhiiî ch., (je teux 
prendre sur moi) le mal de Tœil (qui pourrait t'y atteindre), 6 
chevreuil de la forêt ! 

4° psbn , enseigner , veut deux accusatifs : mbréti thd kUl 
didlyity fa (tœ e) psônœ çoûmœ gyoûra, le roi dit au père de Teafant 
de lui enseigner plusieurs langues. 

Porostt, ourdhœrbn, commander, ordonner, veulent l'accusatif 
de la personne : sikoûndrœ e k\çin' porosttourœ, ainsi qu'elles le 
lui avaient ordonné. 

Çôh, voir; di, savoir, dans une phrase principale, veulent un 
régime annonçant le sujet de la phrase relative : si e pi Mtf, 
kyœ nt)ûkœ kiç nœ mœnt kyœ, quand il vit que celui-ci (lit. fit 
celui-ci que il) n'avait pas l'intention de. . ; tœ dinœ, kym fi hm^ 
dalhà, ils te savent, que tu es stupide. 

5° On y met aussi le régime de verbes formant une locotioa 
composée, comme : kàm mœr\ (p^viç), avoir du ressentiment 
contre; v(è ré, remarquer : môs e voûre ri se ktçtey fljior\f ch., 
n'as-tu fait attention , si elle portait des pièces d*or? kfts U 
kbkœti* e..., jure par la tête de... 

6° II indique aussi le prix et la mesure. Voy. § 120, V. 

CXXIV. — Génitif. — 1° Le génitif indéterminé, outre rem- 
ploi exposé au paragraphe 114, G®, marque une quantité plus ou 
moins définie : mœ dhâ nce gyûsmœ poûlye i ncé ggûsnue ionfytfp, 
elle ma donné une moitié de poule et une moitié de gâteau. 

2® Le génitif déterminé forme aussi des compléments ci^ 
constanciels (92), indiquant l'époque vers laquelle raction t 
lieu : mbrœmavet, au soir; héret, Kr., de bonne heure; eUkÊSÊi 
chemin faisant. 

Sur la manière de construire un nom au génitif après u 
autre nom, voy. § 3G. 



— 297 — 

Le génitif se confondant souvent, pour le sens, comme pour 
la forme, avec l'ablatif, voy. ci-dessous, à ce cas. 



CXXV. — Datif. — 1® Les verbes, à forme active ou passive, 
qui marquent un mouvement physique ou moral vers un objet, 
veulent au datif le nom de cet objet; tels sont, entre autres : 



bie, dans ses diverses accep- 
tions de : battre, jouer d'un 
instrument; tomber sur; ap- 
porter. 

bœiï ridja, prier, faire une 
prière à. 

lyoïitem, invoquer. 

fâlyem, supplier; se soumet- 
tre, etc. 

sevdalfsem, devenir amoureux 
de. 

frùn, souffler sur. 

arhfn, atteindre (un âge). 

beson, croire à, en. 

zœ bésœ, ajouter foi à. 



afœrônem , kyâsem , s'appro- 
cher de. 

dérdhem, s'éîancer, fondre sur. 

hîdhem, se jeter sur. 

bip, monter sur, gravir. 

thœrés, appeler. 

pœlykyèn, plaire à. 

zotùnem, promettre. 

vin , venir : mœ vyèn toùrp , 
éti, kéky, lyfkyrtœ, il me 
vient, c'est-à-dire j'ai honte, 
soif, pitié, je suis fâché, 
vexé. 



Rem. — Thwrésse construit aussi avec l'accusatif: thrU-e et 
thrti'i, appelle-le. 

29 Lorsque les verbes actifs peuvent avoir un second terme à 
leur action, le nom qui l'exprime, ou régime indirect, se met au 
datif, tandis que l'objet direct est exprimé par l'accusatif: hàp 
hoùkœnœ nenonty je donne le pain à l'homme. Parmi ces verbes, 
on p?ut citer : 



àp (donner). 

bd*n (faire; ex. : nœ tœ mlrœ, 

du bien à). 
thèm (dire). 
flyâs (parler, dire). 
dœrgôn (envoyer). 
dœftèn (montrer). 



héth (jeter). 

çkroûan (écrire). 

vœ (mettre dans; ex. : djépeve 
yelikeve , ch. , mettre dans 
les poch ?s des gilets). 



— 298 — 

licm. — Lft datif, après plusieurs verbes de ces deux caté- 
c:ori(\s , pout être remplacé par une préposition , comme : K\f 
hàh/it ot iup Lâh/y montor à cheval, et surtout nrf^,(e, à,chez,vers, 
p. e. : àp tçoi'iKPiup te diâUji, il donne sa fille au jeune homme; 
thblœ noùsii/a tek e èma, la fiancée dit à sa mère ; c*est un datif 
analytique. Voy. §97. 

3° Il marque uno action accomplie au profit ou au dé- 
triment d'une porsonne : koihjt bcèn kœtd gœzimet — Oi%*U 
bœn bahf'fit fini ! cli., pour qui fais-tu ces réjouissances? — Je 
les fais pour mon père; o kourbàn fonbcùfça, 6 puissé-je devenir 
victime, donner ma vie, pour toi! se tœ kdm nœ poûnœ, car je 
t'ai, jai avec toi une affaire ; ?w' irhôfç satcème e'/«Nrt /puîsses-ta 
vivre pour ta mère et pour ton j^l'rel tœ hdptœ dhéou f qne h 
terre s'ouvre pour toi, t'engloutisse ! noùk i vàdha gycè^ je ne lai 
ai rien volé. 

4<* Il s'emploie avec les verbes mis impersonnellement, sans 
sujet (exprimé ; mœ doûhetœ, il me semble ; t ouçtû^ elle eut une 

envie (do feunne gross(»). 

5" Le pronom personnel, à ce cas, tient la place d'un adjectif 
p().ssessif an nominatif: / outhne zcemœra, à lui se brisa le cœur, 
son cœnr se brisa, de chagrin; / oundés zœniœrimiy à lui s'alluma 

la, il fut transporté de, colère. 

CXXVI. — Locatif (§9, IV). — Cecas,àFyèri (il n'estpasconnu 
à Pœrmét), parait ne se constrnire qu'avec la préposition fwte, 
dans; ex.: li/rpouri hd nœ bdrkout tiy tré pœlhonmba^ le lièvre a 
dans son ventre trois pii;<'t)ns ; kadiou me rrdp hùri nw drk(Bt,h 
ca<li entra à ki liât* dans le eoffre. 

Kristof. en fait un emploi beaueoup plus fréquent, mais arbi- 
traire *, et ;îve(' 1 s irèpo.^i lions ndœ, mhn», mbi, pœrm-n, ndœfŒf^ 
ndfpnœ, ex. : pronnœ UMlhœkini mbœ vvtœvcUvhvt , ils attireront une 
malédiction sur enx-m''»mes; w////t'/' mhœ vdt'kœyet, jusqu'à la 
mort: j'fpnnhi fiihijct l/r IhroHtt sur la face de la terre; «t/«/wr 
drœt, par, à travers le champ: mbi droùt. sur l'arbre; ndwp'^ ''W- 
sous la terre. 

i. (Vi'st-à-dire qu'il construit souvent ces prépositions, c 
apparoiito, avec Taccusatif, môme déterminé. 



— 299 — 

Toutes ces prépositions, au Sud, veulent l'accusatif, presque 
toujours indéterminé. 

Comme on le voit par quelques-uns de ces exemples, le con- 
jonctif tœ s'emploie après ce cas . 

CXXVII. — Ablatif (§ 9, IV). — Il est régi par le verbe di- 
rectement ou au moyen des prépositions pr^'«/, p«pr. Il exprime: 

1® Le mouvement hors de, ou à travers, un lieu : ddly vdrhit^ 
sortir du tombeau ; çkbn oûrœsœ, passer par le pont; étsœn oûdhœsœ, 
suivre la route ; ngydlh préysœ vdékouriç, Kr., ressusciter d'entre 
les morts * ; tislyi.., do l'on çpœtônœyoùve préy doùarç mia? qui vous 
sauvera de mes mains ? 

2° Le résultat ou le moyen de l'action : koûr tœ bcènetœ 
didlyi pesœmbœdhyét vyétç, quand l'enfant atteindra 15 ans *, 
priçe mcèntç gyithœ dunidnœ , ch. ', lit. tu as gâté d'esprit, tu 
as fait perdre la raison à, tout le monde ; lyoûmi nddhetœ du 
rhémaç^ Kr., le fleuve se partage en deux bras. 

3^ La cause : vdés ourie, mourir de faim ; çoùmœ % oulyoûtçœ -^ 
ngd e kékiya, yô sœ wiiri, ch.,je l'ai bien suppliée, à cause du mal 
(qu'elle me fait), et non à cause du bien (sœ min, gén. ou abl. 
sing. indét. de tœmirœ, le bien). 

Rem. — Au Sud, la préposition ngd, avec le nominatif, rem- 
place d'ordinaire l'ablatif régi parpr^y, etc. 

DU PRONOM. 

CXXVIII. — Pronoms personnels. — I. Ih ne sont exprimés, 
comme sujets du verbe , que pour renforcer l'expression ou 
opposer les personnes: doua, s doua, je veux, je ne veux pas ; 
oûnœ s doua, moi je ne veux pas; oûnœ tœ vcte pœr oûyœedhéti 
drith miçtOBy moi je vais chercher de l'eau, toi tourne la viande 

1. Au gén. dét. koûrmaVe tœ vdèkonret, les corps des morts; et au gén. ou 
ablat. indét. plyôt me kôurma tœ vdékouriç^ plein de corps de morts, de ca- 
davres. 

2. Ces deux exemples de la désinence f , les seules dont j'aie connaissance 
dans les dialectes du Sud, pourraient peut-être se considérer comme des ar- 
chaïsmes, d^autant plus qu^on dit indifféremment vyélç et vyét. 



— 298 — 

liem. — Le datif, après plusieurs verbes de ces deux caté- 
pfories, peut être remplacé par une préposition, comme : kif 
kâli/it et nœ hdhj, monter à cheval, et surtout nrf^, te, à, chez, vers, 
p. e. : àp tçoûpœnœ te diàlyi, il donne sa fille au jeune homme; 
thblœ noûsiija tek e èma, la fiancée dit à sa mère ; c*est un datif 
analytique. Vo3^§97. 

3° Il marque une action accomplie au profit ou au dé- 
triment d'une personne : koûyt bcén kœtd gœzimei — Oés'ti 
bœn bahàit fim! ch., pour qui fais-tu ces réjouissances î —Je 
les fais pour mon père ; o kourbân fonbd'fçay ô puissé-je devenir 
victime, donner ma vie, pour toi! se tœ kdm ndb poûnœ, car je 
t'ai, j'ai avec toi une affaire ; m' irhôfç satdème e/Mt-eï/puîsse»-tu 
vivre pour ta mère et pour ton père ! tœ hdptœ dhéou I qne\^ 
terre s'ouvre pour toi, t'engloutisse ! noûk i vàdha gycé^ je nelai 
ai rien volé. 

4® II s*(»mploio avec les verbes mis impersonnellement, sans 
sujet exprimé: mœ doûketœ, il me semble ; t ou^tu, elle eut une 

envie (de femme grosse). 

5" L(»pi'oii()in lun'îionnel, h ce cas, tient la place d'un adjectif 
posst'ssif au noiiiiualif : / outhùe zcémœra, à lui se brisa lecœnr, 
son cœur se brisa, de chagrin; i oundes zœmœrimiy à lui s'allama 

la, il fut transporté de, colère. 

CXXVI.— Locatif (§9, IV) . —Ce cas, à Fyèri (il n'estpasconnn 
à Pœrmét), parait ne se construire qu'avec la préposition lufet 
dans; ex.: li/rpouri kn nœ bdrkout tiij tré pœlhoûmba^ le lièvre a 
dans son ventre trois pigeons; kadion me rrdp hùri nœ drkot^l^ 
ca>li entra à la liât' dans le coffre, 

Kristof. en fait un empli)! beaucoup plus fréquent, raaisarbi- 
trair.; *, et avec 1 s ; répo.^ilions ndœ, mhœ, mbi, pœrmH^ ndttfÊt^ 
ndfpnœ, ex. : pronnœ mnlhœkiin mbœ vot(Pvt'lœhet^ ils attirèrent une 
malé'liction ^ur enx-m'''mes ; «////tr m^ne rd''kœ!/ct, jusqu*i la 
mort; j>frnnhi fiil.ijct Itv lhro\it, sur la face de la terre; nimfÊt 
drœt, par, à travers le champ; mbi drôùi, sur l'arbre; ndœnmiUt^ 
sous la terri*. 

1. C/f st-à-<îiro (jiril oonstniit souv^mt ces prépositions, et «ans riii* 

appan.'utt;. avec raccusatif, laôinc déterminé. 



— 299 — 

Toutes ces prépositions, au Sud, yeulent l'accusatif, presque 
toujours indéterminé. 

Comme on le voit par quelques-uns de ces exemples, le con- 
jonctif to s*emploie après ce cas. 

CXXVII. — Ablatif (§ 9, IV). — Il est régi par le verbe di- 
rectement on au moyen des prépositions pr^y, p<pr. Il exprime: 

1® Le mouvement hors de, ou à travers, un lieu : ddly vdrhit^ 
sortir du tombeau ; çkbn oûrœsœ, passer par le pont; éUœn oûdhœm, 
suivre la route ; ngydlh préysœ vdékouriç, Kr., ressusciter d'entre 
les morts * ; tislyi... do t'ou çpœtôhœyoûve préy doûarç mia? qui vous 
sauvera de mes mains ? 

2® Le résultat ou le moyen de l'action : koûr tœ bcénetœ 
didlyi pesœmbœdhyét vyétç, quand l'enfant atteindra 15 ans *, 
priçe mcèntç gyithœ dunidnœ , ch. ', lit. tu as gâté d'esprit, tu 
as fait perdre la raison à, tout le monde; lyoûmi nddhetœ du 
rkémaç^ Kr., le fleuve se partage en deux bras. 

3^ La cause : tdés owrfe, mourir de faim ; çoûmœ i oulyoûtçœ -^ 
ngd e kekiya, yô sœ miri, ch.,je l'ai bien suppliée, à cause du mal 
(quV'lle me fait), et non à causo du bien {$œ miri, gén. ou nbl. 
sing. indtît. de tœmirœ, le bien). 

Rem. — Au Sud, la préposition ngd, avec le nominatif, rem- 
place d'ordinaire l'ablatif régi ]^dLV préy, etc. 

DU PRONOM. 

CXXVIII. — Pronoms personnels. — I. Ils ne sont exprimés, 
comme snjots du verbe , que pour renforcer l'expression ou 
opposer les personnes: doua, s doua, je veux, je ne veux pas ; 
oûnœ s doûfi, moi je ne veux pas; oûuœ tœ vête pœr oûyipetiheti 
drith miçtœ, moi je vais chercher do l'eau, toi tourne la viande 

1. Au gén. i\éi. koùrmaCe tœ vdikourct. les corps dos morts; et au gén. ou 
ablat. indét. plyôt me kôurma tœ vdékouriç^ plein de corps de morts, de ca- 
davres. 

2. Ce-* dftux exemples de la désinence f, les seules dont j'aie connaissance 
dans les dialectes du Sud, pourraient peut-être se considérer comme des ar- 
chaïsmes, d^autant plus qu^ou dit indifféremment ryé/ç et vyf^ 



— 300 — 

(la broche). — Le pronom de la 3* pers. servant à différen- 
cier les genres, il est naturel qu'il soit d*un usage moins res- 
treint. 

II. Les deux formes, pleine et abrégée, des pronoms personnéli 
(voj'. le tableau, §53) se construisent de trois manières comme 
régimes du verbe: 

1® La forme n® II (2* colonne) est de l'usage ordinaire, et elle 
se place avnnt le verbe, exactement comme en français, ex.: 
noùkœ mœ (ace.) mbati neri, personne ne me retient; flé m* 
(dat.) kdçpœloûarœ û^imrinœ, c'est lui qui m'a sauvé la vie. 

A Timpératif seulement, le pronom s'attache, comme encli- 
tiquo. au verbe : thoùi-mœ {ihoùa-m), dis-moi ; ngr\*f^ soulève-le; 
dzgyith-na, délie-nous. On a déjà vu qu'au pluriel ce même pro- 
nom est intercalé entre le radical et la désinence : primahi, ponr 
prilni-mœ, attendez-moi (§ 7, V); insertion qui peut avar 
lieu aussi au sing. du passif, ex. : lyoût-i-ou = /yo^v-t, 
prie-le. 

En poésie, par exception, le pronom peut précéder: mèriidt 
goûr é mœ hijèrœy prends «ne pierre et me frappe. 

Quand deux de ces pronoms se suivent, le datif se met 
avant Taccusatif, et alors les contractions ou mutations suivantei 
se produisent : 

me le, m-a (mœ e), me les. 

te le, t-a (tœ e), te les. 



lui le, le lui, i-a (i e), lui les, l es lu|,] i-a (i e). 

nousle!(na e), nous lesl(na i). 

vous le (?) vous les .| 

leur le, le leur, ou-a (ou e), leur les, les leur^ou-a (ou i). 

Ex. : i-a (i) hœri lœtœra, il les lui fit toutes ; bùkfM-a, faîi-Ie- 
lui ; iœ môs ou-a (i, deturalœ) , kœrkôiiinœ «ué, pour qu'ils ne les 
(les dettes) leur réclamassent plus. (Voy. aussi § 7, 3*.) 

2® La 2« forme (l^^ colonne) se met après le verbe, mais elle 
sVmploie principalement avec les prépositions, comme: ^tf 
inp'ljey près de moi; pas téye, après \.o\\pœr moî&a^ pour moi, à 
Tabl. ; pœr néç, pœr yotiç, Kr. ; pour nous, pour vous ; mtÊOit 
avec lui. 



— yoi — 

3** Une autre construction plus commune consiste dans IVmploi 
simultané des deux formes, la première (pleine) suivant le 
verbe, la seconde le précédant; elle a beaucoup d'analogie avec 
nos fiiçons de parler françaises dans lesquelles le pronom est 
répété, ou joint au verbe être précédé de ce, ex. : 

tœ mœ raèrhte moùa groiia, s'il me prenait moi, si c'était moi 

qu'il prit, pour femme, 
au nalj'dfhi edhé néve, c*est lui aussi qui nous a liés. 

kyœ t ou lyith yoiive, afin que je vous lie. 

i thûnœ atfy, ils lui disent (à lui). 

Dans ce cas, le pronom plein est placé au commencement 
de la phrase, s'il s'agit d'appeler l'attention sur l'objet qu'il dé- 
signe, ex. : 

moùa mœ Ijœ, tu m'abandonnes, 

tû tœ ]y<Si vétœm, il te laisse seule, 

tœ pœlykyéou ? — moùa, mœ t'a-t-il plu? — moi, il m'a plu. 
pœlykyéou, 

CXXIX. — De même le pronom abrégé est joint bien sou- 
vent : 

!<* Au substantif régime du verbe, sans que l'idée soit en rien 
modifiée, ex. : 

ithâarlout dœrvioi. Tours dit au derviche, 

i hipœn kâlyit, il monte sur le cheval, 

s'e lyà tçoûpœnœ tœ binte, il ne laissa pas tomber la jeune 

fille. 

Il faut remarquer cependant qu'ici le pronom rappelle un objet 
dont il a déjà été question. 

2^ Avec les pronoms démonstratifs et les numératifs remplaçant 
un nom : 

e çé prifti kœtoé tœ hoùay, le prêtre voit cet étranger. 

th.-ésinœ kœ^ây , ils rappellent (celle-ci). 



— 302 — 

kœtiy i thôtœ çobâni, le berger lui dit. 

kyœ tœ tri i bœri. tous les trois il les fit... 

CXXX. — Mœ, à moi; tœ à toi; na, à nous, sont très-fréçuem- 

ment explétifs, ex. : 

kour mœ dély ngà klça mœ dély quand tu(me)sor8derégli86,tn 
e mirôsour, ch., (me) sors parfumée. 

hœ baba na dœrgôi tœ birin un père envoya son fils. 
etly... 

Pour le pronom réfléchi, voy. 1*"® partie, § 54. 

CXXXI. — Adjectifs possessifs. — 1° Ils se placent après le 
substantif: mbtra, ou e mbtra, tm^, ma sœur; la seule exception 
regarde, et cela pour la l'"'^ et la 2* pers. seulement, les noms de 
parenté qui sont susceptibles de recevoir le prépositif (§ 32), 
qu'ils perlent avec l'aspect déterminé, lorsque Tadjectif lai 
précède ; ainsi on peut dire : im môtrœ, ma sœur ; tœlkdiit et 
ut'Vœlhn, ton frère ; im-zot^o mon maitre, etc., toujours pourtant 
im-àtœ, mon père. (Vo\'. §§ 55, 5G.) 

2° Souvent Tadjectif est supprimé, la relation qu'il exprime 
étant siitïisnmment marquée par les circonstances et aussi pir 
Taspect déterminé du nom : e ké ncènenœ? l. Tas^tu la mère, c'est- 
à-dire ta mère est-elle encore vivante? ikon ngà i zdtiéfmkMê 
tek i ijdti, il s'enfuit de chez son maitre et retourna chezioii pèra 
(§H5,2«). 

3^ Parfois, comme dans d'autres langues, ils sont pris ea on 
sens passif : kœyô serdàt/a yàte^ 1. cet amour tien, c'est-&-dire l'a* 

mour que j'ai pour toi. 

■ 

CXXXII. — Pronoms possessifs. — Ils servent : !• à remplaeer 
un nom qui vient d'être ('»noncé : kâlyi im edhé tî/î, mon cheval et le 
tien; houa-mœ kowtjjtœ tcènt, se tœ mitœ ydnœ lœ êmmoûrm, prête- 
moi tes chevaux, les miens sont malades; e pé trimœHn* limêt ^ 
E pdçœ, po tœ çuç edhé ti timenœ, as-tu vu ma bravoure? — oui, 
mais tu vas voir aussi toi la mienne; 2^ à afSrmer ou indiquer la 
possesseur d'un objets en réponse à une question^ p. e. # Mfi 



— 303 — 

iç^œ mjô çtœpi ? — e miya, e tùriya, à qui est cette maison? — à 
Qoi, à eux, 1. la mienne, la leur (e alûreve, à ceux-là). 

CXXXIII. — Pronoms démonstratifs. — L'un et Tautre (§ 59) 
'emploient : 

1® Très-fréquemment dans le sens du pronom personnel, il, 
lie, etc., et dans celui de Tadjectif possessif son, sa, etc. : pas 
dekiyes^ kœtiy, après la mort de celui-ci, après sa mort; pœr tçoû- 
œn e kœtnreve^ pour leur fille. 

2® Comme adjectifs, et alors ils se mettent toujours avant le 
ubstantif. On a vu, §§ H3, 114, que ce dernier prend l'aspect dé* 
ermiiié ou indéterminé, selon qu'il désigne ou non un objet déjà 
onnu : kûy hm, cet homme-ci, que voici; kày fieriou, cet homme, 
(ont il a déjà été parlé. 

3** Comme pronoms, /.tiy et au, dans leurs cas obliques, suivent 
ordinairement le verbe; c'est par exception, pour attirer Tatten- 
ion et aussi servir comme de transition avec ce qui précède, qu'on 
es met au commouccmcnt de la phrase (§ 147, II, 2*^). 

CXXXIV. — Pronom attributif, — Ce pronom, comme tel, mar- 
[ue rapp:irtenance, et ^'emploie pour éviter la répétition d'un nom 
léjà énoncé, dans son rapport avec un antre possesseur, ex. : 
àlyi im cdhéi (on peut dire aussi ai) tœlhdit, mon cheval et celui 
le mon frère; prifti vcê brœnda ounàzœ)iœ e dhœndœrit edhé tœ noû- 
esœ, le prêtre met dedans l'anneau du fiancé et celui de la 
lancée. 

Quelquefois, et alors qu'il semble jouer simplement le rôle de 
igné de liaison (33), il indique un rapport de possession plus mar- 
[ué, qui doit être exprimé dans la traduction, comme : drhœn' e 
Vdkpalhdhit^ kyœ içte e Ephrônit, Kr., le champ de Mahpelah qui 
ippartenait à Ephron; tœ ryéthtç nœ gycè tœ babdit, vole quelque 
»bjet de, appartenant à, ton père. 

Voy. aussi l'emploi de ce mot, uni au pronom interrogatif (61), 
mploi dont voici encore un exemple : e biya e koùyt yé ti? — ydm 
biya e Uathoûelhit, Kr., la fille (celle) de qui es-tu? — Je suis la 
ille (celle) de Bathouel. 

CXXXV. — Pronoms relatifs. — I. kyœ sert pour les deux gen- 



— 304 — 

res et les deux nombres (§ 60) : oûnœ ydm kyœ, c*e3t moi qui; nfi 
kélymi kyœ kiç, à cause du chagrin qu'il avait. 

Le datif et souvent même l'accusatif sont exprimés d'une ma- 
nière analytique par kyœ, qui parait alors jouer son rôle de con- 
jonction, et le pronom personnel *, ex. : nénœtçoûpœ kymV î««W 
kœpoûtsa mirœ, quelque fille à qui, lit. que à elle, le soulier alUt 
bien; kœpoùlsatœ kyœ i kiç mbdthonrœ^ les souliers lesquels, I.qaa 
eux, elle avait chaussés. 

Kyœ ne pouvant s*allier à aucune préposition, une constraction 
analogue devient obligatoire, toutes les fois qu'un de ces motsde- 
vrait être emploj'^é ; il est alors tantôt seul, tantôt suivi de quelque 
adverbe qui le détermine, ex. : çkoûmœ sapoûni kyœ kiç Ifdrw 
doûartœ, de Técume de savon que, c'est-à-dire avec ou dans la- 
quelle, elle avait lavé ses mains; nùè lyis kyœ pœrpàç kyé ndè goArkf, 
un arbre ^ous lequel, I. que dessous, il y avait une source; wàli 
kyœ nœ atœ mbt do pouçànte^ Tannée dans laquelle (I. Tannée que 
dans cette année) il devait cesser. 

Ce relatif répond souvent à oà, ex.: tnœ nàriœ vdbnt kgœlœykM 
Uhœra, dans un endroit que = où, il y eût des orties. 

II. Tsilyi peut faire l'office de nom indéfini : Uilyacèçtm esHi 
môstœ flyèrœ, celle (ui^e femme quelconque) qui est capable de aa 
pas dormir. » 

Kr. exprime lequel, laquelle, lesquelles, par t (lî/jfî, eUU/êt 

môme précédés d'une préposition. 

III. — Tçœ^ se y sefç; voy. le lexique. 

CXXXVI. — Pronoms et adjectifs indéfinis (63). 

I. — Gyithœ, i"" comme adjectif, est invariable et précède le 
nom, qui est déterminé : gyithœ askyèri, toute l'armée; tM ffûte 
mbrelœri^ avec tout le royaume; gyiihœ dAa'/Uer, tous les moutons. 

Le nom reste indéterminé dans un idiotisme où g^jUlm ré- 
pond à aimi que, ou, comme on disait autrefois, eii5eiii&/e atec^ ex.: 
tœ tœ priç me yyithœ mbrctœri^ je t'exterminerai, toi et toa 
royaume. 



1. Chez nous aussi le vulgaire dit : «( riiomme que jo lui ai dit, le coa* 
tcau que j'ai coupe avec, » mais en albanais on n*a pas le choix. 



— 305 — 

2^ Comme pronom, il a un pluriel féminin^fée^j/i/Aa, qui, seul, 
signifie « toutes choses»; il semble être précédé ou non du prépo- 
sitif, selon quUl a un sens plus ou moins étendu; ex.: fàlyœ tœ 
gyithœ, ils dirent tous ; rtntVi^ gyithœ, tous venaient; ngàtœ gyilhœ 
atd kyœ.çkoûanŒf de tous ceux qui passèrent ; mèrh %$én' e gyithœve^ 
il prend la part de tous. 

II. — / tcérœ, n'a que l'aspect indéterminé et précède le subs- 
tantif, lequel est toujours déterminé : tœ tcérœ tœrtétnœ (ace.) ^ 
toute la vérité, la vérité tout entière: tœ tcêra tçoûpatœy toutes les 
jeunes filles ; tœ tcèra atô kyœ, toutes les choses que. 

III. — / tilhœ, comme adjectif, se place devant le nom, qui 
reste indéterminé, ex. : ti kyœ ké tœ tilhœ vœlhd, kyœ... toi qui as 
un frère tel (si bon), que...; tœ tilha sardye, un tel (si grand) 
palais. — Comme attribut, et suivi d'une proposition, il a l'as- 
pect déterminé, s ydm i tilhi^ tœ mdrh, je ne suis pas tel que je 
prenne, homme à prendre^. 

IV. — Tyétœrœ, tyàtœrœ, 1® L'aspect indéterminé signifie « autre, 
un autre », et semble se mettre indifféremment avant ou après 
le substantif: ngd nœ tyétœr oûdhœ. et ngà ncè oûdhœ tyétœr, par un 
autre chemin ; gycé kdfçœ tyétœr s doua, je ne veux rien autre chose; 
$ doua tyéter tœ mirœ/]e ne veux pas d'autre bien. 

2^ Au déterminé, tyétœri s'emploie seul, et comme adjectif, ou 
comme pronom : pastdy ndzbri edhé tyétœritiœ edhé tyétœrinœ^ en- 
suite il aveignit l'autre, puis l'autre. 

Il est opposé à hèri (47) : mèrh isénœ nèrit, mèrh dhé isénœ tyé- 
tœrit, il prend la part de l'un, il prend aussi celle de l'autre. 

3** Une autre forme de ce mot, ydlœri (ctTeso;), opposée aussi à 
nèri, répond au français l'un Tautre, gr. a>.>7i>.ou;, ex. : pùesinœ 
niri ydlœrinœ, ils s'interrogent l'un l'autre; Ihafàseçinœ hèra me 
ydtœrnœ, elles conversaient Tune avec l'autre, entre elles. — On dit 
dans le même sens càk çbkonnœ {çàk, compagnon). 

4® Il sert de nom indéfini : çkoùanœ kàkyœ tœ tyérœ^ il en est passé 
tant d'autres ; çkoùanœ gyithœ tœ tyératœ, toutes les autres pas- 
sèrent. 

i. M'iyw tœ tïlhaç çkrààa^ Kr. , des milliers de figures Je ce genre. 

20 



— 300 — 



DU VERBE. 

CXXXVII. — Usage des voix. — La voix, passive se prend 
dans le sens, 1° réellement passif : içoûpafe tôgœlya doAhenœmœ 
çoûmœ^ les filles puînées sont aimées davantage; kijm mes tœ nikem 
kyœyàmtçoHp(By afin que je ne sois pas reconnue pour être, 1. 
que je suis, une fille; 2^ réfléchi : mbdhou mirœ^ tiens-toi bien; 
toAndë si didlyœ, tu te remues, te dandines, comme un garçon, 
cil. Quelquefois, pour mieux marquer l'action exercée sur le sujet 
par lui-même, on emploie l'actif avec le mot qui répond au pronom 
réfléchi, ex. : oumjyi rétœhenœ, il s'inclina, 1. inclina sa propre 
personne, ngyéçnœ vetœvctœhenœ, ils se ceignirent (54, l.)î 3* réci- 
proque, ce qui s'exprime de deux manières, a) au singulier: 
ounôva me nœ iieri, j'ai fait connaissance avec quelqu*un, eti)aa 
pluriel : si ounônœ mine, quand ils eurent bien fait connais- 
sance; Mydetœ zihemi, viens que nous nous prenions mutuelle- 
ment, luttons ensemble ; 4^ moyen, mais fort rarement : koikmt 
j'emprunte, c'est-à-dire je me fais prêter (hoûan) de Targent; 
rhoûhem, je me fais raser, on me rase. 

En outre, elle a la signification inclioative : çœnièçem^ déte- 
nir vigoureux [çœndôçœ, adj.), plydkou ouvirth (vèrdkœ^ adj.)^ le 
vieillard pâlit; çéh rhoûçi rhoûçnœéndzihetœ, proY.ile raisin voitle 
raisin, et il se fait noir, noircit {z(, adj.). 

Elle répond très-souvent à des verbes français intransitîfs : 
kthéiiem, revenir, prop. se retourner; Ircémb^m, craindre, avoir 
pour ; oùykout kyimiya i ndràhet^ prov., 1. au loup le poil lui change, 
le loup change de poil. 

Le verbe passif n*est pas toujours, pour le sens» le correspon- 
dant exact de Tactif, p. e. : pi, je bois; pihem^ je m'enivre; Mi» 
je fais, bcèhem, je deviens, je me métamorphose, etc. 

Un certain nombre de verbes n'ont que cette voix, ayeciens 
intransitif, ex. : kôlhem, tousser ; doûkem, apparaître, etc. 

Les verbes déponents, c'est-à-dire à forme passive avec sens 
transitif, sont excessivement rares; tel est loMAent, promeUrB, 
ex. : i rd ndœr moènt Iç ikyézotoûarœ Josifit^ Kr. il se rappela ee 
qu'il avait promis à Joseph. 

La construction passive remplace fréquemment le tour actif 



— 307 — 

du franrai» : t sœmoûripûetetœ, le malade est interrogé, c.-è^d. on 
lui demande ce qui lui plalt; t mbàhelœ oûyœtœ, I. Teau lui est 
retenue, il a une rétention d'urine. 

Le nom indiquant l'auteur de l'action est relié au verbe passif 
par les prépositions ngà, avec le nominatif, on préy^ avec l'ablatif, 
ex. : pémœ tœ drta kyœ roûkeçinœ préy Hdb gydrpœri, Kr., des fruits 
d'or qui étaient gardés par un serpent; à Pœrmét on dirait ngd 
hcè gydrpœr, par un serpent, ngd gydrpoeri (nom. dét.), par le 
serpent. 



EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES. 

CXXXVIII. — Indicatif. — 1® Le présent, comme en français. 
— La 2^ pers. du sing. et la 3* du plur. rendent le français on, 
suivi d'un verbe ; ex. : 

s Ibafùse du kouvoénde as me tu ne dis pas, c.-à-d. on ne peut 
kouçœrire tœnde, ch. dire, deux paroles, même 

avec sa propre cousine, 
tbônœ (aussi tliônœ bota), ils disent, on dit. 

2^ Imparfait, — Il exprime la simultanéité, l'habitude, la 
durée ou Tépoque indédnie : 

iç ncé hèrœ nœ neri, na klç noé il y avait une fois un homme, il 
diàlyœ é i épte, avait un fils et il lui donnait, 

e kœrkonte, se pandènte, il le cherchait, car il croyait. 

Rem. — Il n'y a rien dans la forme des verbes albanais qui 
corresponde aux aspects de durée, etc., des verbes slaves, mais 
avec le présent, et surtout avec l'imparfait, on fait usage de la 
particule po pour indiquer l'actualité, la prolongation, la fré- 
quence ou la durée de l'action; ex. : 

kùy neri kyœ p6 tœ vyùn atù. cet homme-ci qui en ce moment 

se rend vers toi. 

me sevdà tœnde p6 hàhem, ch., je suis constamment dévoré par 

l'amour que j'ai pour toi. 



— 310 — 

si tœ doûatç, bcèn, ainsi que tu voudras, fais. 

si ou posa kyœ, tœ arhitç, après que tu seras arrivé. 

3° Avec les prônons indéfinis ff, tçdôf setç, $adô {pard)kfÊ, 
sadô kyœ. 

noùkœ dî setç tœ boèiï, je ne sais quoi faire. 

tç (lô tœ tœ bcfeimœ ? que veux-tu que nous te fassiont? 

tçdô kyœ tœ doûatç, quoi que tu veuilles. 

4^ L'infinitif manquant en albanais, le subjonctif est une des 
manières de le remplacer. (Voy. § 145.) 

ncfe yé 1 zôti tœ vrâtç, si tu es capable [de tuer, 1. que 

tu tues, 
blyé no6 ârk kyœ tœ vrasœ, il achète un arc afin de tuer. 
i érdhi kôha kyœ tœ vinte, le temps arriva pour lui d*aller 

(1. qu'il allât). 

5** On a vu plus haut qu'il sert aussi à exprimer Timpératif. 
C^est d'ailleurs de récrie pour les personnes de ce dernier mode, 
qui n'ont point d'inflexion spéciale. 

t'ou hldhomi, lançons-nous sur eux. 

Voy. aussi § 150, II, 3^ 

CXLIII. — Conditionnel, présent et passé. — Ce mode qui, 
comme on Ta vu (64), n'est autre que l'imparfait précédé des par- 
ticules ta et tœ, marques du subjonctif et du futur, a^emploie es 

général comme en français : 

1^ Après une proposition non hypothétique : BipékfmnÊél» 
to fa çpinte nœ çtœpi, quand il vit qu'elle ne la porterait pas ehei 

elle; 

2° Dans des propositions principales (apodose), déterminées 
par une autre proposition contenant l'énoncé d'une condition 
(protase). Le verbe de cette dernière est, en albanais, a) au sub- 
jonctif, précédé ou non d'une conjonction, quand il s'agit d'une 
chose i\ venir et incertaine, ex. : tœ mœ mirhte^ oniikaér tm wm 
vièrhle, moûa groûa, to t'i bœney s'il me prenait pour femme, je loi 
ferais...; tœ héçe dhéçaminœ ta tœyéçe mœ mirm^ si tu ayais anssi k 



— 311 - 

mouchoir, tu serais mieux; b) comme en français, à l'indicatif 
avecwflp, si, pour marquer un fait passé et connu, dont on tire une 
conséquence, ex. : nœ kiç niet tœ mœ hdnte^ ta tœ dèrdheyposd mœpd, 
s'il avait l'intention de me dévorer, il se serait jeté sur moi dès 
qu'il m'a vu. 

Dans ce dernier exemple, et il en est ainsi le plus souvent 
le verbe a le sens du conditionnel passé. Cependant il en prend 
aussi quelquefois la forme, à l'aide d'un auxiliaire, ex. : ndœ pdt 
kékyourœ keky, do tœ kiçte nœmoûarœ Perœndinœ^ Kr., s'il eût souf- 
fert, il aurait maudit Dieu. 

nœ m'a dhœntœ gyithinœ, to s'il me le donnait chaque jour, 
tœ bœnemi zenginœ, nous deviendrions riche». 

3^ Il marque l'intention, la probabilité : 

se to tœ vrinte mlknœ kyœ parce qu'il tuerait, voulait tuer, 

sùlhi, l'ami qu'il avait amené. 

se to tœ délyte nœ mbrét t'a car un roi devait sortir afin de 

mérhte groûa, la prendre pour femme. 

atyé tek to tœ hîpœnte nœ ka- comme il allait monter sur le 

ràv, f rà ounaza nœ dét, navire, la bague tomba dans 

la mer. 

4® Il s'exprime aussi par le présent du subjonctif. 

Ou, 5® simplement par l'imparfait, comme dans ce proverbe : 
tœ kénte tçdô mizœ midlytœ^ iç àka ngdncépard^ si chaque mouche 
faisait du miel, l'ocque en vaudrait, 1. était, un para. 

CXLIV. — Optatif. — Il a deux emplois principaux . 

1<^ Il sert, et cela dans des propositions indépendantes, à ex- 
primer des souhaits, en bonne ou en mauvaise part; la poésie en 
fait granrl usage. Aux formules de salutation (152), on trouvera 
plusieurs exemples de souhaits favorables; en voici quelques 
autres, des deux espèces : 

G kourbAn tœ bœfça ! ch., oh! pussé-je être offert en sacri- 

fice pour toi 1 

ndrilœ ayo kyœ tœ bcéri ! ch., louée soit (1. qu'elle brille) celle 

qui t'a enfantée? 



— 312 — 

môs oungdhifç! puisses-tu ne pas voir le (être 

vivant au) matin ! 

tœ thcrtœ nœ zo&mœrœ ! que (le chagrin) te ronge dam 

le cœur * ! 

2^ Précédé de ndœ, si, ndœmôs, si ne, il marque un futur cou* 
ditionnel ou hypothétique, exprimé en français par le présent oa 
rimparfait : 

nœ àrtcB edhé nésœr ayô zona si cette femme venait encore 

edhé nœ tœ dhc&ntœ , i demain et si elle te donnait 

thoùay... (qu'elle te donnât), dis-loi... 

nœ kyofçi tœ zôtœ tœ dini kœ- si vous êtes (ital. se sarete) ca- 

tœ, aère to t*ou darovit, po pables de deviner cela, je 

nœ môs kyôfçi, to t*ou vrâs, vous récompenserai; si vous 

ne rétes pas, je vous tuerai. 

Reni. — Dans ce cas^ et pour mieux marquer rincertitnde 
d'une condition, on emploie une périphrase où entre Toptatif da 
verbe yàm, être, ex. : nésœrnœ kyàftœ ki/œ tœ yétœ kihœ e mtrm^tê 
tœ ddlij pœrgyd, sll fait beau demain, j'irai à la chasse, lit» s'il 
était, arrivait qu'il soit beau temps. 

8^ Après la proposition hypothétique, Toptatif, dans la pro- 
position principale, peut marquer un désir conditionnel, ex. : M, 
moy mike, nœ f ounddfça^ — posi lyUi nœ kdbmb' ouihdfça^ — fiJ|pt- 
tçika mœ çéçrafça, ch., de toi,ô mon amie, si je devais me séparer, 
— comme le chêne sur pied je sécherais, — en menus morceau 
je tomberais à terre. 



CXLV. — CORRESPONDANCE DES T£MP8. 

Le verbe de la proposition subordonnée se met : 

1° Au présent du subjonctif, après le présent de l'indicatif d 

l'impératif : 

doiïa tœ vlnœ, je veux qu'il vienne. 

thoùay-i tœ vinœ, dis-lui qu'il vienne, de venir. 

1. llalin a rassemblé un assez grand nombre de ces fonnules«p. 108 M 

seq. de sa gra.umaire. 



- 313 — 

2"* Après les autres temps de Tindicatif , à Timparfait ou au 
présent, selon des circonstances difficiles à déterminer ; le pré- 
sent cependant semble indiquer la fréquence de l'action , p. e. : 
kœrkàninœ tœ flyin%n\ elles demandaient à dormir, 1. qu'elles dor- 
missent (une fois); kiçia' zakon tœ flyéncFy elles avaient coutume 
de dormir, I. qu'elles donnent; s moûnlnœ fa mirhninœ, ils ne pu- 
rent, ou n*ont pu, la prendre, 1. qu'ils la prissent. 



CXLVI. — DU PARTICIPE ET DU NOM VERBAL. 

INFINITIF ET GÉRONDIF. 

I. — Le participe qui, comme tel, a le sens actif et passif, 
prend facilement, avec la forme de l'adjectif, la valeur d'un nom 
d'agent : 

t dilourœ'i ((/î), celui qui sait, le savant; 

i ikonrœ-i, celui qui a fui, le fugitif; 

i ndyékourœ'iy le persécuté. 

puét tœ vouàrin' yô tœ psouàrin, prov., consulte l'homme d ex- 
périence et non le savant (I. interroge celui qui a éprouvé et non 
celui qui a appris). 

II. — Nous avons dit aussi (04, II, voy. aussi le paradigme 
lyith) que, précédé de certaines prépositions ou particules, et 
tantôt seul, tantôt accompagné du prépositif /a, c'est-à-dire 
transformé en nom verbal, le participe donne naissance à des 
locutions qui tiennent lieu, en plusieurs cas, de Vinfinitif et du 
gérondif. Ces combinaisons, très-usitées et très-caractéristiques, 
sont les suivantes : 

1® Le nom verbal, avec pœr, pour, sert à exprimer l'infinitif, 
avec ou sans régime, celui-ci se mettant au cas voulu par le verbe : 
érdhapœr tœ çitouvœ ndb tçobdn,)e suis venu pour vendre un berger; 
e çpoûnœ pœr tœ vârour, ils l'emmenèrent pour (le) pendre ; ouçitœm 
pœr tœ thèrœ i pœr tœ rdièrhœ, Kr., nous avons été vendus pour 
élre égorgés et exterminés *. 

i. Pot De 86 traduit pas toujours par pour, ex.: ndonœti pàtç pctr tœ fi - 
l^ûiicr, K., quand même tu aurais à, devrais, gagner; laMÎii* ipaçaït ïçtêpœr 



— 314 — 

2^ Avec me, avec, il forme une sorte de participe passé ou de 
gérondif, dont le sujet simple ou complexe, exprimé ou noi, 
peut être différent de celui du verbe principal. La locution 8*ani- 
lysepar Taoristo et une conjonction ; ainsi, p. e., me tm àrikêwt, 
lit. avec Tarriver, en arrivant, équivaut à si érdha^ $i érâhe^ etc., 
quand j'arrivai, quand tu arrivas, etc. Ce gérondif, comme les 
autres, est susceptible de recevoir un régime : 

me tœ digyoïïar kœtcfe, môtra la sœur, dès qu'elle eut appris 

vâte, cela, alla, 

me tœ vœnœ nœ goyœ, kou- dès qu'ils commencèrent à man- 

pœtoùanœ, ger, ils s'aperçurent- 

La construction parait souvent bizarre et difficile à expliquer, 
parce qu'il arrive : 

a) D'une part, et comme en français, que le gérondif a'i 
pas le même sujet, exprimé ou sous-entendu, que le verbe prin- 
cipal : 

me tœ rœnœ portœsœ, ouhàp, à force de frapper la porte, elle 

s'ouvrit, 
me tœ ndofcntourœ, érdhi kùh' à peine furent-ils assis» 1. en 
e boùkœsœ, s'asseyant, qu^arriva rheore 

du repas. 

b) Et, de l'autre, que le gérondif reçoit un sujet au nomim^, 

différent d'ailleurs de celui du verbe personnel : 

me tœ dàlyœ kiça, e çé prifti, comme on sortait de TégUie 

(I. avec le sortir réglise), le 
prêtre le voit. 

mo tœ Ikourœ kàlyi, hùdlii au moment où le cheval se sau- 
nibréti si'itœ, va, le roi jeta les yeux. 

tœ vrdrœ iJUiUjinœ^ rintention du pacha (.Hait de tuer Tenfant. Cette loeiCÎM, 
tivâ-usitéo, a (les emplois varies, ainsi elle exprime la destination d\ui o^ 
jet : HIV kdhj'ibe pœr tœ nilwntoura\ une cabane pour habiter; telyfftepflrls 
hjfinr, uiiba^^sin ])our se laver; après le v. ydtn, elle équivaut au part.^atfé- 
rond, latin en dus, dum : noiik' wçtœ jurr tœ tçouditourœ^ il n'y a pas à it 
tonner; fort pœr tœ çanouar' œçlœ ùœ fyàhjœ^ Kr., il y a une parole ibrt^ 
remarquer; \çte pœr tœ bœrœ nœ kourbàn, il devait être fait an aacrifloe. 



— 315 — 

3° Sans article, et avec la particule doûke ou toûke (modifl- 
oation de la conjonction tek, pendant que), le participe forme un 
gérondif présent * : 

doûke rhougoulhisour ra raœ en roulant, elle tomba dans un 

ndb poùs, puits, 

doûke félyour edhé lyoùtour il invoqua Dieu en priant et en 

Lœri ridjà Perendisœ, suppliant, 

toûke kyarœ, yùç to, tœ çkùn en pleurant (toujours) comment 

kœtcfcyétœ?cli., la passerai-je, cette vie? 

4® Avec prf. sans, il forme une locution qui marque une action 
antérieure, ou conséquence de celle exprimée par le verbe prin- 
cipal, et qui peut se rapporter aussi à un sujet différent; elle 
répond aussi parfois à l'infinitif français : 

edhé gyœ kâfçœ , pa vràrœ, et, avant de l'avoir tué, je ne 

s doua, po... veux rien que,.. 

kœtœ çpélhœ , pa mboûçour cette caverne, avant l'expiration 

du;^ét dit, môs t*a liàptç, de (1. pas remplis) quarante 

jours, ne l'ouvre pas. 

hâpi dûertœ, pa koupœtoûarœ il ouvrit les portes sans que per- 

neri, sonne s*en aperç&t. 

e mûri pa bœrœ dâsmœ, il l'épousa sans faire de noce. 

tœ lyâhetœ pa pagoûarœ, qu'il se baigne sans payer. 

5<* Au génitif ou ablatif, le plus souvent indéterminé, le nom 
verbal marque la cause ou le but de l'action; il se traduit par 
l'infinitif avec de : 

oungyirhtçœ sœ britouri, je me suis enroué à force de 

crier. . 

1. A Fyéri, doide est remplacé par tàk (gu. toû-) mr, p. e.: tuk mê pàiœ^ 
ikenue^ en voyant, en disant; kœyô tuk me kyème e tàrfœrœ^ do tœ yilœ e 
fèdértpiu, ceUe-là étant, parce quVllo est, pauvre, sera liuun^*te.<— Krist. em- 
ploie cette locution dans le sens du part. prés, latin : do tœ ïni poiï Perœnd'tra^ 
toute ngyôkourœ tœ m'vœnœ...y oritissicut doi cognoscentes bonum; pà fpôr- 
tœnœ touke lyoundroûarœt il vit la corbeille flottant, qui flottait; ou bien il en 
tire des temps péripbrastiques, analogues in Panglais : / am, Itcat, going^ etc.: 
kour ïçte touke kouthùtourœ gr'vjyœnœ, tandis qu*il gardait, était gardant, le 
troupeau. 



— 316 — 

oufrùit sœ pfri, il s*est gonflé de boisson. 

hfky dùrœ sœ pirit, sœ ngrcfe- abstiens-toi du boire, du man- 
nit, Kr., ger. 

Rem. — La même idée peut être rendue par le verbal déter- 
miné, avec ngd : plydsa ngdtœ kyéçouritœ, ou sœ kyéçouri, y^Àctî^i, 
je crève, de rire. 

CXLYII. — Les verbes, tant actifs que médio-passifs. s'em- 
ploient impersonnellement, c.-à-d. sans sujet défini, comme : 

ka, s kà, il y (en) a, il n*y (en) a pas. 

gyân, il convient. 

(raœ) doùketœ, il (me) parait. 

moûnt, moùndetœ (se), il se peut (que), 

doiihetœ, lyipsetœ, se, il faut que. 

mfrhetœ véçt, se, on comprend que. 

mœ oudhœmp, j'ai eu pitié, 

ngdhilietœ, le jour parait. 

érlietœ, ngrùsetœ, il se fait nuit. 

i ouçtn pœr kopsd, eWe eut envie d'agrafes; t oukourluig fm 
délyenœ, il eut regret pour, voulut épargner, la brebis, etc. 



CXLVIII. — CONJONCTIONS. 

Le mode avec lequel elles se construisent a été indiqué an 
§ 07; voy. aussi le lexique. Il suffira de faire connaître ici m 
détail les diverses manières de rendre les conjonctions françaîlsB 
si et que, à cause de leur importance. 



CXLIX. — Selon qu'il s'agit de conditions d'une 
incertaine, que ces conditions dépendent ou non de la ToloBié 
des personnes du discours, ou enfin qu'il s'agit de faits existants, 
mais dont la véritable nature n*est pas connue, on emploie : 

1" Avec Toptatif nJœ, nœ mes; voy. § 143, 2*. 

2*^ Avec le subjonctif, sikour [§ 141), si 1œ mes tœ fœzâmm i^ 
tœnœ^ konr...?^\ je ne me divertis pas la nuit, quand. ••? 



— 317 — 

3® Avec l'indicatif, ndœ : iwb dô, mèrh ti, si tu veux, prends- 
en, toi ; nœ mœ dô moûa, si tu m'aimes. 

4^ Egalement avec l'indicatif, et comme liaison entre deux 
propositions (interrogation indirecte), ndœ^ se (italien se), a 
(proprement, est-ce que?), ex. : 

e pii3ti, se vâri diâlyinœ, il lui demanda s'il avait fait 

pendre le jeune homme, 

noûkœ dî se e bârdhœ, se e je ne sais pas si c'est blanc ou 

zézœ, si c'est noir, 

s e voùrœ ré se kiçtey, se s je n'ai pas fait attention si elle 

kiçtey, en avait ou n'en avait pas. 

noûkœ di, a dô dhé tf, (se do je ne sais pas si tu veux aussi, 

tœ viyœ), toi (s'il viendra), 

noûkœ mœ thoûa , tçoûpœ a tu ne me dis pas (si) tu es fille 

diélyœ yé, ou garçon. 

b^ Dans ce dernier cas, mais sous forme négative : tœ çô, 
mes i a ndzier, que je voie si je ne pourrai pas le lui ôter. 

CL. — La conjonction que s'exprime comme il suit : 

1^ Kyœ, se, servent à lier les phrases énonciatives : t thànœ 
kijm noûkœ ddlyinœ, ils lui dirent qu'ils ne suffisaient pas. 

Kyœ indique aussi la cause : tç ké, o btr, kyœ noûkœ moûnt? 
qu'as-tu, mon fils, que tu ne te portes pas bien. 

Rem, — Lorsqu'on rapporte les paroles d'une autre personne, 
il est d'usage de le faire par le discours direct, précédé néan- 
moins de kyœ, qui alors n'est plus que l'équivalent des guillemets 
dans l'écriture * : i thàtœ kyœ, ikœ kœtéy, il lui dit que, « va-t'en 
d'ici ; > e ptiet kyœ, psi noûkœ hà ? il lui demande, « pourquoi ne 
manges-tu pas ? » 

29 Au subjonctif, kyœ est ordinairement supprimé, étant suppléé 
par la particule tœ : si e pd kœtœ, kyœ noûkœ kiç nœ mcènt fa ngâsœ, 
quand il vit que celui-ci n'avait pas l'intention de lui nuire, 
1. qu'il le touche. 

Exprimé dans ce cas, kyœ répond d'ordinaire à pour, afin 

i. Comme 1:4 en turc, et quelquefois Sri daus rancien grec. 



— 318 — 

que : hœ diV we tw ddhjœ hyœ Vi ngarkànœ, un jour, comme il sor- 
tait, pour les charger, 1. afin qu'il les charge. 

3^ La préposition ngd, dans les comparaisons, rend que et de: 
knij kijœnga mœ inirœ vgd otinœ, celui-là vaut bien mieux que moi; 
tœ ddUjimœ mœ jurrpdra ngàFatiméga^ sortons plus tôt que, ayant, 
Fatimé ; môs tœ ddlyœ mœ Ujdrk ngd ncè sahdt ùûdhœ^ qu'il n'aille 
pas à plus d'une heure, de distance. Se a aussi le même 
emploi. 

/i^ Lorsque la comparaison a lieu entre deux proposition$i 
elle est marquée par se ou ngd : mœ mirœ tœ diç se tœ kiç, proT., 
mieux vaut savoir qu'avoir, 1. mieux que tu saches que ce que tu 
aies ; ngd kœgô oudœftûe mœ tépœrœ ngà pat kycènourœ âmftimt 
pœrpdra, Kr., par cela il fut manifesté plus gn'il n avait été ma- 
nifesté auparavant. 

5® Sa est le conséquent d'un adjectif ou d'un adverbe corré- 
latifs : me kdkijœ foukyi, sa i kœtsiienœsûtœ, avec tant de force que 

les yeux lui jaillirent. 

i)^ Que ne, se môs : vœçtd, se mes i çlûptÇf fais attention que tu 

ne les écrases pas, à ne pas les écraser. 

7<* Après kdm frikœ, avoir peur, craindre, que ne, nw (si), te, 
(juo ne pas, uœ môs, setç : kùm frikœ ua rdbntm çi^ — nœ mtff ta 
rœntfpçi^je crains qu'il ne pleuve, qu'il ne pleuve pas; — tetçù 
mœ flyét/]ii crains qu'il ne me parle pas, ch.; — se mœ Ai, que tu 

ne me manges. 



CLI. — AFFIRMATION, >ÉGATION, IlITBRROOATIOll. 

Nous avons réuni ici, pour plus de commodité, tout ce qlii a 
rapport à Tcxpression de ces modes de la pensée dana les diffé- 
rentes parties du discours. 

L — n? est-co ({uo ? a l\i solhi lyoûlyenœ f dst-ce qu'il t*a apporta 

la fleur? 

/)o/<*ertes! comment Jonc! oui! 

ne (gr. nai), cvvt (tk.), oui (plus usités que/id). 



— ai9 — 

ijô, non. 

I/o a i»o 1/6 ? oui ou non ? vête a po yô, y vas-tu, oui ou non? 

noHkœ, 5, ne, ne pas. 

L'interrogation, en général, n'est marquée que par le ton de 
In voix et sans chaniremont dans Tordre des mots. 

En ajoutant n, on donne plus de force à l'expression : e sblhi^ 
Ta-t-il apporté ? a e sàlhi, est-ce qu'il Ta apporté? 

On peut interroger aussi sous une forme négative, à l'aide de 
màs^ qui répond alors au latin nonnel est-ce que ne? est-ce que 
par hasard? peut-être que? ex. : môs tœ mbri mdlhi pœr ncènenœ^ 
1. le regret pour ta mère ne t'a-t-il pas pris ? ne regretterais-tu 
pas ta mère? 

Pour répondre soit affirmativement, soit négativement, il est 
plus ordinaire et plus poli, surtout dans la seconde hypothèse, de 
répéter le verbe de la question : e p^? — epdçœ; Jioùkœ^ on s^ e 
pàç^B, l'as-îu vu ? — je l'ai vu ; je ne Tai pas vu. 

IL — MàSy ne pas, ne. 

1® Par ellipse, et comme défense de faire : mést non! c.-à-d. 
ne fais pas cela ! (gr. [tM !) 

2^ C'est la seule négation qui accompagne l'impératif; voy. 
§ 138. 

3*^ Elle se construit le plus souvent avec le subjonctif: e hàdhî 
mœ hfé hcndck, kyœ môs fa çihin* tœlhézœritœ^ il la jeta dans un 
fossé, afin que ses frères ne la vissent pas. — Sans kyœ, comme 
liaison entre deux propositions : tsilya ckçlœ e zona môs tœ flyèrœ, 
celle qui est capable de ne pas dormir. 

4** On la trouve cependant aussi avec l'indicatif : fàlyœ iç dôt 
prit tç môs dô, prov., dis ce que tu veux, reçois (souffre) ce que tu 
ne veux pas ; dô môs dô, que tu veuilles ou que tu ne veuilles pas, 
bon irré mal pré; et dans la formule initiale des contes : iç môs 
iç, il y avait, il n'y avait pas. 

5** Sur moi, nJœ môs, avec loptatif, voy. § 143. 

i)^ Se môs, de peur que : ta t'oii rouan yofive, se môs na ryèn 



— 320 — 

ndfiœ, je ferai la garde pour vous, de crainte qu'il ne \icime 
quelqu'un. 

III. — As, as s, pas même, pas non plus : as oûnœ$ dl, je ne le 

sais pas moi-même. 

As-aSy ni-ni ; nœ par kœpoûtsa as tœ mœdhd çoûmœ a$ tœ téfdfi 
fdre, une paire de souliers ni trop grands ni tout à fait petits. 

Noûkœ-a, ne-ou = ni ni : noUkœ gyéti tidnœgroûa a fforifM, il ne 
trouva aucune femme ou fille. 

Koûrhœ s, ne jamais : koûrhœ s çô gydb, je ne vois jamais 

rien. 

Mcè s, de plus : mcé s dourài, il n'y tint plus. 

S akbma, pas encore : sekiç ngôrdhourœ akàma, il neTavaitpas 
encore tué. 

S fdre, pas du tout {fdre, tout à fait). 

S dàt, pas du tout, marque Timpossibilité de faire : seM 
dbt mirœ, je ne puis venir à bout de le porter ; ikœ kmtij^ MieU 
dot me moûay va-t'en d^ici, car tu n'es pas en état de me résister, 
1. tu ne peux le manger avec moi. 

IV. — S, noikcBy as ndb, pas même une personne : ngiyer ^i 
kàm gtjétourœ as ùcè, jusqu'à hier, je n*en avais pas même Ironie 
un, pas trouvé un seul ; noûkœ çé as ndb kyènky, il n'aperçoit pis an 
seul agneau ; as hcè noûkœ rditi, personne, nul, n'alla. 

Sndénœ, ne, aucun : noûkœ gyétmœ ndéna tçonpm^ nous n'avons 

trouvé aucune, pas trouvé de, fille. 

S ndôhœ neri, s neri, personne, nul ne : 5 k^e ndéHmnirikjÊfi 
nintet il n'y eut personne qui le reconnût ; mes tœ tœ çôkœ neri, qne 
personne ne te voie; pa koupœtoûarœ neri, sans que personne s'ei 

aperçût. 

S gycù, s gyœ-kdfçœy ne rien : noûk' i ràdka gydb^ je ne loi si 

rion volé. 

Noûkœ doua tyélœr gycVj je ne veux pas autre chose; •*'• 
kœrkàiUç tyélœr, prf..., ne demande pas autre chose» mais..-i 

c.-â-d. rien autre chose que. 



— 321 — 



LII. — CONSTRUCTION OU ORDRE DES MOTS DANS LE DISCOURS. 

La construction albanaise a beaucoup d'analogie avec la fran • 
lise, même dans quelques-unes de ses inversions. Cependant le 
ikipe jouit d'une plus grande liberté que notre langue quant à 
Drdre des parties constituantes de la proposition, lesquelles se 
lacent, en général, non point avec la rigueur mécanique de la 
instruction allemande, mais selon l'importance qu'elles ont dans 
esprit de celui qui parle; aussi trouve-t-on très-fréquemment : 

1* Le sujet après le verbe : kwnœ tri mbtra, il y avait 
1. étaient) trois sœxxvs] s hd oûykou mœ porosi, prov., le loup ne 
lange pas au commandement. — Cela arrive surtout dans les 
hrases incidentes qui commencent par un adverbe ou une con- 
3nction: ex. : posa ouvra dèrhi, quand le sanglier eut été tué; 
fis fuè tçiktp na vi/èn edhé dielhiy peu après arrive aussi le soleil ; 
•u même dans les propositions principales, quand le sujet est déjà 
onnu : wbri diâhjitœ çhhijenœ, le jeune homme (dont nous avons 
•arlé) emru»»na sa femme ; hûri hûy, celui-ci entra. 

2* Le sujet après le complément direct ou indirect : nœ mes tœ 
àJhœsœ didlyinœe mari ouria, au milieu du chemin le garçon (ac.) 
e prit la faim, il eut faim: kœtiy mbrétit iérdhi kbha, à ce roi lui 
irriva le temps de. 

3** L'appo-ition avant le verbe ou avant le sujet : thàtcB : neri 
fàm^ il lui dit : Je suis un homme ; tœ tœvinœ i œmhœly douhdni, 
:h., afin que le tabac te paraisse agréable. 

4** Le verbe à la fin de la phrase : oùykon myèrgoulhœ kœrkbii, 
prov., le loup cherche le brouillard. 

IL Toutefois il y a, comme on l'a déjà vu, des "mots dont la 
place, relativement à d'autres, est ou invariable ou strictement 
marquée. Ainsi : 

1<* Le génitif suit le nom qui le régit, § 'M. 

2^ Voyez, sur la place des adjectifs : qualificatifs, §.!§ i3, 1 IG ; 
possessifs, § 54, et démonstratifs, § 132, 3». 



— 322 — 

3** Sur la place du pronom personnel à l'égard du verbe, et 
particulièrement de Timpéralif, §§ 52, 127. 

Il s'intercale entre la particule tœ du subjonctif et le vert»; 
ex. : t'a rndrhœ, pourquoi le prenne. 

S'il yen a deux, le datif précède l'accusatif ; ex. : edkéiadhd, 
et illa lui donna (§ 127, II). 

4^ Le nom et l'adjectif ne peuvent être séparés que par l'ad- 
jectif possessif. 

5® L'auxiliaire précède immédiatement le participe. 

G® La préposition précède toujours son régime. 

7^ Il en est de même de Tadverbe négatif à l'égard du verbe; 
la place des autres adverbes est plus facultative. 

III. — Au reste, le texte qui suit, accompagné d'une tradu^ 
tion interlinéaire, donnera une idée nette de la construclijn 
albanaise. 

I. 

Çoi'iniœ niirœ e koupœtùn rdoneri 
Très bien le comprend chacun 
sisa i rtnidhi zoémbœrœnœ kœtly 
combien lui serra le cœur à ce 
rcrpèrit kœyo vdékiya e tœ cùkyesœ Mya. 
marcliau'l cette mort celle de lepouse sienne. 

II. — PRALHŒ (conte). 

Aère kiiy tha kœtœ pràlhœ : fç môs 
Alors celui-ci dit ce conte: Était ne 

ic, na kvé uolî neri, na dùlhi nœ 
était, nous fut un homme, nous sortit un 

ditœ pœr gyâ, tek gyoûante na 

jour pour chasse, comme il-chassait nous 

vrâou nœ zorkadlie (knprouly). Si e 

il-tu;i un chevreuil. Après que le 

vrâou i rvôpi lyekoiirœnœ edhé e 

il-eut tué lui écorcha la peau et la 



— 323 — 

mûri edhé miçtœ e zorkàdhesœ e foùti 
prit et la chair celle du chevreuil la mit 
mœ nœ glliolkœ e<lhé e uihoulyôi me 
dans un trou et la couvrit avec 
flyétœra, kyœ tœ vinœ tyétœr hérœ 
des-feuilles, afin que il-vienne ùne-autre fois 
ta niârhœ. Po-riâ ikou aii na çkdi 
pour-que la prenne. Après que partit il nous passa 
andey noé boiïrliœ. Douke çkoùarœ 
par là un homme. En passant 
na pyêti atœ miçtœ mboulyoûarœ 
nous il-trouva cette chair couverte 
me flyétœra, edlié si e dzboulyùi 
avec feuilles, et quand la découvrit 
e mûri. Tani ou plies, tsilyi 

la prit. Maintenant vous je demande, lequel 
kâ liâk t*a mârliœ mirtœ? au kyœ 
a droit qu'il la prenne la chair? celui qui 
e vrAou a ai\ kyœ e pryéti? 
la tua ou celui qui la trouva? 

(Extrait du coûte n® A7/, de Pœrmét.) 



CLIII. FORMTLES DK SALUTATION. 

L — Kn alhnnais, on s'a'lresse la parole à la deuxième per- 
)nn(» du singulier; l'inférieur à l'égard d*un supérieur, les ^ens 
tî la class<^ supérieure entre eux, usent de temps à autre, mais en 
urlant toujours à la deuxième personne, de la formule de poli- 
îsse zœteria ydte{tœnde, en parlant a une femme), contractée d*or- 
iiiaire en zotœrbte, ta seigneurie, ce qui répond au grec iq eùytveià 
vj (çoO, et non oà;) : zotœria i/ôte (éndmrha do tœ kèç pdrm, ta sei- 
:iieurie aura rêvé cela, dit le cadi au pacha diins un conte ; mfd 
oueri td'iide nonkœ nddhein, ch.,de ta seigneurie je ne me sépare- 
ai pas. 

H. — Les formules de salutation les jdus ordinaires * sont les 
uivantes : 

1. llahii t'U a rasseiiible uu graud uoinbre, Graui., p. l07. 



— 324 — 

Le matin, celui qui entre : 



mirœ mœngyesi, 
Vers le soir : 
mirœ mbrœma, 

Réponse : 
mi s' (ralrœ se) érdhé, 



ou : 



mi' s'èrth koùç èrth, 



bon jour, 1. bon matin. 



bon soir. 



tu es le bienvenu, 1. il est bien 
que tu es venu. 



le bien venu qui est venu. 



Dans la soirée, celui qui part : 



mirœ nâtœ. 
Réponse : 



bonne nuit. 



oungdliifç çœndôçœ, pritou mirœ, puisses-tu te lever en bon»« 

santé! 1. sois bien reçu(cbex 
toi). 

çœndét pàtç, aie bonne santé. 

A l'heure des repas, celui qui entre : 



pœr tœ mirœ t'ou boèftœ. 

Réponse : 
oudhœro, t'a hâmœ, 



que cela soit pour ton bien. 



ordonne, mangeons (ensemble). 



Quand on se rencontre au dehors : 



mirœ mœngyési, 
mirœ dita, 
mirœ mbrobma. 



i bonjour, 
bon soir. 



On dit encore : 



tç bofen, tç bcéni? 

kyùçyé, yini? 

koù oiîçlœ zot'i çtœpisœ ? 



) comment te portes-tu, vous po^ 
) tez-vous (irwç tx^c) î 
où est le maître de la oiaisoif 



— 325 — 

Réponse : 

tœ roûatœ (= rôftœ) ndèriya. que ton honneur vive ! 

ou : 
gyithœ bàçkœ. tous ensemble. 

Les jours de fête : 

pœr çoiimœ mot (ypovouç iro^- pour beaucoup d'années ! ^ 

\o6;) ! 

pœzoï'iaçi , réjouissez-vous. 

A celui qui part pour un voyage : 
oûdh* e mbàrœ, heureux voyage. 

Réponse : 
mbârœ pàtç, bonne chance. 

ou : 
pyekçim prâir (pœr hâir), heureux revoir. 

Aux noces, toast en Thonneur des époux : 
oumblyàktçin'e outraçigôfçinœ, qu'ils vieillissent et prospèrent. 

Le souhait me çœndéty « avec santé, » sert en beaucoup de cir- 
constances, p. e. quand quelqu'un éternue, etc. 

Les musulmans ont des formules particulières, tirées de 
l'arabe. 



326 — 



APPENDICE. 
I. 

SUR LE NEUTRE*. 

Le neutre existe-t-il en albanais ? Le lecteur peut être légiti- 
mement surpris de voir poser une pareille question» h propos 
(Yiine forme grammaticale qui, (Kordinaire, dans les langues, 
occupe une place si considérable qu'elle ne peut être conte:«tée; 
si l'anglais fait exception, tout au moins le genre neutre y a, 
dans les pronoms de la 3*' personne, une forme propre et ce^ 
taine. Le fait qu'il y a matière à doute montre déjà qnedansle 
chkipe, les ôlém<Mits linguistiques qu'il peut y avoir lieu decon- 
prendre sous la catégorie du neutre, doivent être rar«»s et surtool 
ambigus. C'est ce qui réassortira de l'exposé que nous allons foire 
et qui sera conv<»nablement précédé du vers : 

Grammatici certant^ et adhuc subjudice lis est. 

I. — Les grammairiens, en effet, sont divisés en deux camps. 
Porir le neutre : llada, qui Tadmet pleinement; Camarda, aussi 
Albanais d(» naissance (ce qui est d'un grand poids), lequel tem- 
père son opinion par cette remarque : « Qu'il y ait réellement 
dans la lan«!u<^ dont je parb^ une déclinaison neutre complète 
comme en grec et en latin, c'est ce qui n'est pas facile à démon- 
trer^; » le P. (la Lecce et Reinhold, tous deux étrangers, mais 
familiarisés par une longue pratique avec l'idiome dont ils ont 
tiaité. Contre : IIalin\ le P. Rossi, s'appuyant §ur l'autorité 
d'un Guï^gue ^, et enfin Kristoforidis, qui m'a <ionné verbalemeat, 
mais de la manière la plus positive, son opinion. 

1. Vovez i!^ 111), 111. 

2. (îrammalolojria, p. 180. 

3. (iraminain*, ?:? il, 1; voy. ci-clo«sus, §24. 

4. '( Il •^'fiiiTo luMiti'o ii«-lla liugua albanoso, secundo Mon8ignorD.Gâl|iiR 
(!!rasnisrli, nhiiU\ niitrato <li Minlita, «'sp^rtissiiiio nel siio idioma EpiroU». 
non (>sistt': ma cln* (xtc) tutti li nnnii apparttMigouo al gcnere mascolino o il 
ff'nnniiiino. » Kt-nr, nrrannn., p. iO. — Vassa-Ktoudi s'est expriiiiéà moidui 
\i* nH"'nH» stMis. 



- 3?7- 

II. — Laissant les opinions, voyons les faits, c'est-à-dire les 
formes grammaticales, auxquelles celles-là s'appliquent, et tout 
d'abord remarquons qu'il n'y a point, au contraire du grec, du 
latin, et surtout du slave, de désinence qu'on puisse dire spéciale 
au neutre. Les formes en question sont les suivantes : 

i® Substantifs : noms à double forme, comme QÛyœ-i^ oûyœtœ 
(§ 24): noms abstraits, tirés des adjectifs, ex. : tœ koûkyefœ, 
Vœmhltiœ, (\éi. ViPmhbjHœ fjj \2)\ noms verbaux tirés du par- 
ticipe, e\, : tw mboulffoûarWy tœ mboulyoûaritœ {iHd,); ce3 deux 
dernières classes précédées do l'article prépositif /«(§ 32). 

29 Adjectif: Quand il est mis attributivement après un des 
noms précéflents, et alors il se présente sons la forme du singu- 
lier masculin, précédé du même prépositif, ^ex. : tœ ftôhœtitœ. 
(éçtœ tœ kêkij, tœ wdth, 

3*» l.e pré»'fiositif tœ, qui se joint au pluriel de certains noms,« 
roai^culins ou féminins, et au pluriel de l'adjectif dans les deu)( 
genres. 

Quant à la désinence tw, qui caractérise l'aspect détermipé, 
elle est commune, au pluriel, à toute la déclinaison, sans excep- 
tion. 

4** Pronom. Reinhold donne pour les adjectifs et pronoms pos- 
sessifs finon, le mien, etc.), une nomencl.itiire ass »z Ci)mplête, 
mais dont toutes les formes se retrouvent soit au masculin, soit au 
féminin : la seule difrérenee est qu'elles sont, même au singulier, 
précédées et suivies de la syllabe tœ. Il attribue aussi, et comme 
Rada, aux démonstratifs plur. masc. kœtd et atd, la valeur d'un 
neutre : hoc, illnd [kœtd t*v kœrtoiinritœ, voy. § 119). Malbeureuse- 
ment, cet auteur n'a .donné aucun exemple à l'appui de ses para- 
<ligmes. 

III. — Comme on peut le voir, la difficulté roule presque en- 
tièrement sur la nature du prépositif f®. Est-ce toujours un plu- 
riel, ou est-ce quelquefois un singulier? Si l'on répond par 
l'atfinuîitive à co{U' dernière partie de la question, il en résultera 
que la même syllalxî pourra caractériser, comme finale, le sinffn- 
lier détermin»;, et i\vw vhiw ne s'oppose à ce que les noms énuraérés 
au premier alinéa soient considérés comme étant au singulier, et 



— 328 — 

au sing. neutre, puisqu'ils auraient au dA. une caractéristique 

différente do tous les autres noms. 

Or, 1° le nom verbal, quand il ne finit point par te, c'est-à-dire 
quand il est à l'aspect indéterminé, peut recevoir l'article indé- 
fini ncé, un, ce qui exclut toute idée de pluralité; ex. : onbct «rf 
tœ kydrŒy Kr., il se fit une lamentation, et ce même nom déterminé 
devient : tœ hijdrœtœ, la lamentation. 

2** L'adjectif, attribut de ces mêmes noms, se met au sing. 
masc, précédé de tœ, et il n'est pas admissible qu'un article soit 
à un autre nombre que le nom qu'il accompagne. (Selon d'autres, 
cependant, ce n'est point le prépositif te, mais celui du sinp. 
masc. t, que l'adjectif prend en ce cas *.) 

N'oublions pas de dire que M. Camarda a rapproché, Bon 
sans raison peut-être, te de l'article grec to. 

Rappelons, d'un autre côté, que dans' bien des cas, le féminin 
joue en albanais le rôle du neutre d'autres langues, voy. §118. 

Enfin, l'admission du neutre n'explique pas toutes les partica* 
larités de la construction exposée au § 119; qu'est-ce, eneftt, 
que le conjonctif e, qui unit au génitif ou à l'adjectif les noms da 
premier alinéa, et qui est bien certainement ou singulier féminin 
ou pluriel des deux genres? Dans le cas dont nous parlons, s^il 
est singulier, il faut admettre que les compléments d'un même 
nom peuvent être de deux genres, ce qui constituerait unegrande 
singularité grammaticale. 

La note est bien longue et bien vétilleuse, surtout pour aboatir 
à des doutes, mais la question devait être au moins posée et 
exposée; à un autre de la résoudre complètement. — Dès ï 

1. I/exoiiipl(* cité par Hahu, p. 30, pour prouver 'que diàthtœ^ comme lei 
noms do cette espèce, est un pluriel masculiu, « dmthartœ cpçltf to (et bob 
pas t) p)kœta\ » le fromage est ra'nce, n'est pas concluant, parce qae le neu- 
tre S'il existe, serait, dans cotte forme d'adjectifs, semblable au singulier 
masculin; les phrases où figurent des adjeclifs ayant une dvsiuence dill^ 
rente pour les deux genres et les deux nombres, comme ntcf/A, grand, 51, noir* 
ki'kij. mauvais, <.'tc., peuvent seuh^s offrir de la certitude, mais je répète que 
les indigènes ne sont nullement d'accord sur la coustruction à employer. 

Knfin ilahn, qui regarde ces noms comme des plur. masc., en assîflùle 
pourtant Tuniou avec un verbe au sing., il la construction grecque bien eoa* 
nue : t» r*i^ta t^xï^h, mais outre qu'il n'agit ici d'un neutre et non f ■■ 
masc, dirait-on rot irai'îta iari xaXoc? 



— 329 — 

présent, peut-être serait-il permis d'induire de ce qui précède, 
€ qu'il existe dans certaines contrées albanaises des débris du 
genre neutre, dont la véritable nature n'est plus comprise, de 
sorte qu'on en confond dans Tusage les formes avec celles des 
autres g<»nres, ou qu'on les remplace par celles-ci. » 



APPENDICE. 



II 

PRINCIPAUX CARACTÈRES DU GUÉGUE. 

Je dois avertir que le guègue dont il va être question est le 
dialecte d'Elbassan , tel qu'il est écrit par Kristoforidis ; il s'éloigne 
assez de celui de Scutari, mais les textes ecclésiastiques qu'on a 
dans ce dernier sont trop incertains, sous le rapport de la 
langue et de l'orthographe, pour qu'on puisse faire fond sur 
eux. 

Phonologie. — 1. La prononciation du guègue se distingue par 
la nasalité; toutes les voyelles, œ excepté, peuvent être nasales, 
et Krist., qui les appelle zœntôre hounddre, les représente par 
des signes spéciaux, qui en indiquent en outre la longueur et la 
brièveté. 

Dans ce chapitre, elles seront distinguées par un trait hori- 
zontal, à savoir : à, ë, î, o, 06, u *, 

2. Bien des mots sont tout à fait différents ; mais dans un plus 
grand nombre 'il y a simplement permutation tant des voyelles 
que des consonnes. Dans les détails, nécessairement très-res- 
treint>, où nous allons entrer à ce sujet, on trouvt^ra des indices 
d'une antériorité du guègue à régar«l du toske. 

1. Cette nasalité e.st autre que celle du franvais, plus profuniie, et elle ne 
serait repréBentée qu'roparfaitement par aiig, eng, ing, ong, oung, ung. 



— 330- 



voYELLES. — A. Voyelles ordinaires. 

a toske est remplacé en guègue par, 1) e : groûe, prhôAe, 
moiiey, i lioûey, faytoûer, moue, yoûey, roùey {t. rouan), roùeita, 
oumartoiio, ndœgyoïienœ, moùer, pùelt (t. mûri, pùlhi); 2) a: 
v6y, vùrli, vote, vôrfœnœ (t. vârfœrœ). 

e t. est remplacé par, 1) a : nàni {t. iléri), vœlhâzœn(t. vœlhé- 
zœr); 2) i : gyindem. 

œ t, est remplacé par, 1) a : liânœ, kâmbœ, ândœrhœ, çkâmp 
(t. çkœmb), maz-i, ambœly, tând (t. tœnt), nàndœ (t. nœnta»), 
hangra, kartst'y; 2) e : vend, ménd (t. vœnt, moènt), dhéii-tœ, 
zén (t. zœrœ, inipér.): 3) i : ni, kyi, kakyi, kyiç (t. tçœ), kyin- 
drofi, kyilhôn, kyiroiï. 

i t. est remplacé par, 1) e : ém, éme (mon, ma) ; 2) « : Uir- 
kazœ, pçéfazœ (t. pçehourthi) ; 3) u : hùp, lyùp, krùp (saler). 

A. Voff elles nasales, 

û, t. œ : gya, zu (voix), ma (plus), za (prendre), lya, açtœ, 
raiidœ, bav, bahem, ouba. 

à, i, a : lyanœ, thaiiœ (ils dirent). 

«, t. e : fn;, dre, ixye\\ venœ (t. vérœ, vin). 

ï, t. * : lii, moulhi, ngriy, çtriy. 

oUy t. ou : grounœ (t. groiirœ), hoiindœ, droii, troii. 

«, t. u : huy (entrer), çtuy, su. 



CONSONNES, 



Il faut not«^r surtout : i^ /*, gu. pour h, t. : c6f, passif çifeilli 
ngyôf (t. nôli), nirnif. i préftœ (t. prébœlœ), i ngrâfœtœ, etc. 

2^ L<'ttres (Iiv(M'S(»s : mbîis. uibrapa, mbrénda, mbcéf, t. pés» 
prapa, bni'uda, prèli ou IVéh; kapçoy, t. kafçôn ; trémem, L 
trœmbem: day, t. udan; Utâp, t. àp et yàp; kâh, t. ngà; kyiÇi 




— 331 — 

t. tçœ; rabiis, kyls (extraire), rbisem, t. mbùt, kylt, rhitem; déri, 
t. ngyér. 

3** Et, enfin, le chanj^eraent de n gu., en ri., qui a une im^ 
portance capitale au point de vue de Tétymologie et de la gram- 
maire, à savoir : 

SUFFIXES PRIMAIRES ET SECONDAIRES. 

dlmopn-i, gyarpœn-i. 

oulhi-n-i (t. oiilhi-i'-i), za-n-i (t. zœ-r-i). 

ditoiinî-a, ouni-a. 

oùrdhœnœ, venœ (t. vérœ), grounœ-i (irranum, t. £rroû-ri). 

erhœ^>inœ, egrœsina, pi. 

i lyoûniounœ, i vorfœnœ (opçavci;), t. vârfœrœ. 

nâni (t. nèri), alûne. 

vraiiôn, ounlhciMiùn. buna, prouna (t. bœra, proiirœ). 

Pluriel des noms : kohœna, perœndina, çplrtœna, oûyœna, 
vœlhazœn (t. vœlliézœr), mbrétœn-i-tœ, krénœta» (les chefs). 

Participes, — Tous ne changent pas r en n; en voici Taperçu 
comparatif coinpk't : 

toske. guègue. 

œ (maihœ, dâlyœ, etc.). œ (gu. vdêkœ). 

ni» (iidârcis biéni», vciToe, <;tri- nue (da-mœ, ba-mœ, voumœ» 

tonnp;. çtri-mœ). 

onrcn f lyi«lhourœ, etc.) ounœ (lyidhounœ). 

ait-ourœ (roûaitoiirœ). eit-ounœ (roûeitounœ). 

oi\,iro» (kœn(ioû:ini\ et tons les oiiem(kœn(loûem, rkroûoni). 

verbes en on; rkroùarœ). 

ri»*np (thiierœ). ùtMn fthûem). 

nœ ilyti'nœ, dhciMio»). nœ (lyanœ, <lhanœ). 

FORMATION DES MOTS. 

EIl«» n'otTre rien do particulier, seiibMnent certains suffixes 
sont pins usités que d'autres, p. e. tœei çiin dans les adjectifs ou 



— 332 — 

les participes employés comme tels; comme : ngritœ, màngyœtœ, 
kœtlu'itœ, mhoulyoïitœ, sboulyoùtoî, idhœnoùtœ, çoumœtoùtœ et 
çoumœtoùem, en toske ngrfrœ, mcéngyœrœ, kœthûerœ, mbou- 
lyoûarœ, dzbonlyoûarœ, idhœnoùarœ, çoumœtoûarœ; vœyéf- 
çim, pœlykyûeçim, ditçim, t. yœyùerœ, pœlykyùerœ, ditourœ. 
— Ajoutons : pœrgyoyœs et pœrgyois, rôiiœs ou royœs, t. pœ^ 
gyonœs, rouanœs, et le sub. çkroyœ, t, çkronœ. Voy. aussi ci- 
dessus, Consonnes, 3^. 

Déclinaison. — La différence principale, à l'égard du toske 
méridional, consiste dans l'emploi normal des cas ablatif et locatif. 
Voy. Gram.,§ 126,127. 

Pronoms, — Il y a surtout à remarquer l'usage de rA, quel- 
quefois au plur. fém., véta^ au lieu des gen. /ly, «rfj^, Itîre, p, e. i 
dhd boûrhit rot, elle les donna à son mari ; ndœ dhi tœ véi^ dans son 
pays ; nérœziV e vét, ses gens. 

On trouve aussi les ablatifs asôye^ asôyet, asôç et kœiéç, des 
pr. démonstratifs. 

Verbe, — C'est ici que s'accusent les plus grandes divergences 
fframmaticales. 

Désinences personnelles. — Voy. Gram., §68. 

Angment du passif. — Il s'ajoute aussi à rinfiiiitif, ex. : me •«- 

vorhonem, être inhumé. 

Temps composés à double auxiliaire. — Le participe de l'auxi- 
liaire est ajouté fréquemment au participe du verbe, apparem- 
ment pour dénoter une action qui a eu lieu depuis longtemps, 
ex. : i hdnœ pdsœ çkroùem Israelffitœtœ, ce sont les Israélites qui les 
ont écrits; ai pirg La pdsœ kijénœ ngréfounœ, cette tour a été 
bâtie, etc. 

Il y a trois futurSj ex. : 

kani ni' rkroûeui, j 

kâni jKi'r Uv (;kroût»m (Gram., r j'écrirai, j'ai à écrire, je dois 

,^(i(). i écrire. 

<1() (tœi rkroùay, 



— 333 — 

Passifs kâm me ouçkroùem, kâiii pœr lœ ouçkroùem. 

Conditionnel . — kiçieni me çkroùera, j'écrirais. 
Il a déjà été parlé du participe. 

Infinitif. — Précédé de la préposition ou particule me, le par- 
ticipe répond plus exactement et dans un plus grand nombre de 
cas, que les combinaisons toskes énumérées an § 145, à Tinfinitif 
français, précédé ou non des prépositions de, à, pour, ex. : 
sgifôdhi me ktjénounœ..., se me kyénounœ, il préféra d*étre..., plutôt 
que d'être...; s kdnœ su me pdmœ^ as réçœ me ndigyoûem^ ils n'ont 
pas d'yeux pour voir, ni d'oreilles pour entendre. 

Cet infinitif donne lieu à des constructions très-singulières*, 
entre nutres à celle qui est connue en latin sous le nom de que 
retranché, mais avec cette différence remarquable que le sujet 
est au nominatif et non pas à l'accusatif; ex. : bcéri me oundcer- 
toûem çtœpia e zôtit, il fit rebâtir, 1. être rebâtie, la mai on du 
seigneur. 

Il peut élre précédé de la préposition pœr, ex. : konrtœbcé- 
hetœ pœr me oumartoûem, quand elle devient pour être mariée, 
bonne à marier; et aussi régir lui-même un second infinitif : pœr 
me moûndounœ me ddlyœ, pour pouvoir sortir; smoùfti me e bdmœ 
Joséfinœ me fœiinem^ elle ne put faire pécher Joseph. 

Nom verbal. — Ax;oté de la forme ordinaire, c'est-i-dire du 
participe précédé detœ, on trouve en outre un substantif féminin, 
dérivé de ce participa», et d'un usage plus restreint; le sens parait 
à peu près le même , p. e. : 

t'àrdhounœ. dêt. -i-tœ, / , ,, . . 

... [ la venue, 1 arrivée, 

e ardhonme-va, ; 

lœ filhoùeinœ, dét. i-tœ ; e fi- i , 

,, , [le commencement. 

Ihoueme-ya. ^ 

Fcst *e sœ filhoàemesœ tœ kàrhounity la fête du commencement de 
la moisson. 

1. P. ox.; tœ h'tlyatœ^ me oungynlhoumœ tœ gy'ttha^ s kiçinœ nu % ndzdnœ 
ouyœnalœ^ lesquels, s'ils naissaient (1. à être vivifies) tous, les eaux ne |K)ur- 
raient les contenir; yyïndetœ neii yyakoàndi me pâsounœ tèiœ dàer^ se trouve- 
t'il quelque part un homme avoir (qui ait) huit mains ? etc. 



— 33V — 



SPÉCIMEN DU DIALECTE GUÈGUE, d'aPRÈS M. KRISTOFORIDIS, 

Abeldr (kyip^ Gonstantinople, 1872, p. 18. 



TEXTK. 
Çkyli>oya. 

Çkyipoya açtcp iiKi * e fùrtœ se 
tfp irvitliœ zùkvtoî kvi- flyou- 
toiirùyœiHo^ iidco kyielh, pœ- 
rnndav kvoiihot' edlié inbœréti 
i rpèmldnet*. A.vo o ka sk^é- 
piiKiî Uv kd'thùtœ ^ porsi ^ gi ép, 
edhé thofitœ porsi rlîza' iœ 
préfta'^. 

Çkyipeya hé zôky {œ gyàlli(P 
é lyépoura, é brérka é hai'- 
doiitsa'-*. S gyliuMœ*^^ zùk me 
i dâlvœ** koùndni^ rkyipesœ : 
avô artœ poTinbi (;i)ùn<lœt e 
kM'Oliit, porsi lyroni**po.M!ubi 
<*taza*t*^ c lôkd'su' **. Avo flv- 
outoiirùii fort nâlyt*^ ndœ 



TRADUCTION. 
L^atgle. 

L'aigle est plus fort que tons 
les oiseaux qui volent dans-le- 
ciel, c*est-pourquoi il est ap- 
pelé et le roi des oiseaux. Il le 
a le bec recourbé comme tin- 
croch<^t, et les ongles comme 
lances aiguisées. 

L*aiglt^ mange (des) oiseaux 
vivants, et lièvre, et tortues, et 
lézards. Ne se trouve oiseau 
pour lui sortir contre à l'aigle : 
il est sur les oiseaux du ciel 
comme le lion sur les animaux 
de la terre. Il vole très haut 
dans le-clel, et quand il voit 



I. drlœ ihd. toskc (rçtiv nuv: les voyelles nasale» sont iudiqiivea par un 
trait li(ni/(>ntal. 

•J. kvi, t. Uv.i». 

i). T. llvoutuun'»iii'»', Kr. <'»ûi»u(i^ 

."). T. i ktliuiT I». 
»». 1 . posi. 

7. T. v^iy-'"/ '*-. lîiiiPi', Kr. 
S. T. i ]»ivh »•!•!'. 
\). T. liar«lL l'Vi.i', anlliityk'i*. 
in. T. irviiiliît I». 

II. Mf «ImIvi', st>rtii\ «Ml t. ky«i» t o dàlyn», qui S4>rte. 

1:.'. I.Mîi»n-i. «lu ^••i«'c; on «lit foiiiinuiii'meut asUtàn, en luro.' 
l;>. (Ità/'i\ t v* ''^■''- '"^''î ii»iniai. 

1 1. 'r<»k I-, t. <lli<*-OU. 

15. Nalyl, a«lv., i nalyt.i', adj., t. lyArt, i lyArte. 



-335- 

kvielh : edlié kour çéf *^ ndô- 
ni '^ zùk préy sœ h^irgou toûe 
flyoutouroiiem *® lyiçôlietœ *^ 
IK)rsi plyoûmp tetpùrtœ*^ mbi 
atœ, edhé i kœlhét** thôntœ 
ndœ bârkout, edhé e ckvûen, 
rabasan<lav*^ e ndoi'ik me 
kvé[)in' edhé e hà tœ evalhœ. 
Gyfthœ zôkyt' e npryôfinœ'^ 
rkyipenœ, edhé e kàuœ frikœ, 
edhé kour cofin' ata», trénien'*^ 
e rhoiidlieiiœ préy fri'kœsœ. 

Alo ii'lœrtôyoînœ trérdhetœ*^ 
ndœpœr inâlyet' e nAlytœ, ndœr 
rkrepa e iidœrrkyémbe^^'. KœtA 
zi'ïkv II iiiia-^ td^iortœdalienœ^^ 
<*ni'nii(i* fârac-'-*, < <lhekanœcori- 
ma» éniu^iia"'^, disa'^* lli('dienœ'^ 

rkvirténii'^'^ pcpraudâv edhé 

néve lia IIioiki) rkyipœtâiœ, 
sopseyéiui Iriina tœ fortœ, porsi 



quelque oiseau de loin volant, 
il se - laisse - tomber comme 
plomb en bas sur lui, et lui en- 
fonce les ongles dans le ven- 
tre, et le déchire, ensuite le 
becqueté avec le bec et le dé- 
vore vivant. Tous les oiseaux 
le connaissent l'aigle, et le (en) 
ont peur, et quand ils voient 
lui, tremblent et se blottissent 
de peur. 

Ils bâtissent les nids parmi 
les monta^rnes hautes, dans les- 
précipicos et dans les-rochers. 
Ces oiseaux héros forts se par- 
tagent en plusieurs tribus et 
ont b(»aucoup-de noms , quel- 
qu(»s-uns sont-dits. . . , c'est pour- 
quoi et nous nous dit-ou chki- 
petars, parce que nous*soninies 



H». Çit\ le p. (;.,f, t. vôh, V<>Jï- 

17. T. n(l«'>ritp. 

IS. T. (iouko tlyuutouroiiar.p, lilt. en volant; usai?t; du gérondif pour le 
part. pivs«*uf, <ii"aui., p. .'{!.%, note. 
VJ. I.yiv<»h<*ni, t. ly«etv«>nem. 
;;^J. T. p'^v^ '• 

2i. l)e k'i«lhi\s, mettre, etc. 
"J'2. T. past.iy. 
'S^. Ntrv<»t\ t. iiffv<'>h, ùnh. 
2-1. T. tr-rmlien»'. 
*S). Tv« rdhe. t. folyé. 

20. T.. Kr., çk'i'nibii goiireç, 1. des rorhers de pierres. 
'^7. Tiiui, a<IJ. et .sub.st., brave, un bcros. 
2K. T. Mdali.Mii. 

2l>. Faraç. abl de fano, tribu, ici, genre, espùce 
^iO. T. cuMM'a. 

:u. T. tsâ. 

'A'J. T. th«'>ulien<p. 

.'ti. !.♦• t«'xt«* ajoute : e dïsa thôhcnœ çkyïpe, a çkyipôùopy a pétrît; noms dont 
nous ne pouvons donner avec précision les équivalents; ^içript et lo irirpirn; 
^ont bien connus dans la poésie .grecque vulgaire. 



— 336 — 



rkyiftèri: edhé gyoïihesœ t'ù- 
nœ^* i thunœ"'^ çkyipo ^^, sepsé 
flyésimœ gyoùliœii' e zùiront. 



des héros forts» comme Taigle; 
et la langue notre la dit-on 
clikipe, parce que nous parlons 
la langue deToiseau. 



Siit'etoù, vétoulha yôte 
iiiœ kœpoùu' dâlye kadàly, 
ourdliœnô zotnia yôte, 
me luoûa fôlyœ fiœ fyàly *. 

Tes yeux, tes sourcils, 
m'ont peu à peu arraché (le cœur)» 
que ta seigneurie ordonne, 
parle-moi (dis-moi) un mot. 

34. Touœ, t. Kr., s'Aihtp. 

,*C). T. lln'uKo, propr. il.'j disent, on appelle. 

^^). T., Kr., v^yipvt*; l't'in. ce double régime du v. tliôm. Sur cette de»^ 
niination, vi>y. la Préface do la grammaire. 

1 Heyt. dicté pur Vas^a-Kfendi, de Scutaii, poëte eu albanais et en iU- 
lion et actuellement (1877) président de la Cummission des rôformei ca 
Ilerizégovine. 







TABLE DE LA DEUXIÈME PARTIE 



Pa|tt 

Préface 150 

PremiiTC section. — Sons et lettres 177 

Alphabet, %\. — Remarques sur la prononciation : voyel- 
les, 2. — Voyelles précédées ou suivies de 1/, 3. — Consonno8,4. 
— Groupes de consonnes, 5. — Division des consonnes, 6. — 
Elision, cpenthèse, contraction, incorporation, permutation 
euphonique des consonnes, 7. — Accent et quantité, 8. 

Deuxième section. — Lexiologie 187 

1. Notions préliminaires : genre, nombre et aspect, cas, 9. 

II. Du substantif 189 

Déclinaisons et pluriel des noms, 10. 

]"* décl. Noms féminins, 12-10. — Noms masculins, 17 . 190 
2' décl., 18. — Pluriel, 19. — Autres noms, 20-23. — 

Oùyœtœ, oùyi et noms semblables, 24 103 

3'' décl. Noms masculins en A, 25, — qq i.26 . . . . 198 

Anomalies et particularités des noms, 27 199 

III. De Particle indéfini, do Tarticle prépositif et du 
conjonctif 20(> 

Article indéfini : nd\ tsâ^ 28. — Articles prépositif et 
conjonctif, 29-30. — Noms de parenté qui prennent 
le prépositif, 31. — Mots qui reçoivent le prépo- 
sitif, J2 200 

Conjonctif : Noms au génitif régis par un autre nom, 

etc., 33-36 203 

IV. De l'adjectif 205 



— 338 ~ 

Article qui précède Tad^ ectif, 37. — Finale des a4Jeoti£B, 38. 
»- Féminin et pluriel, 39. — Adjectifs irrégoliers, 40. — 
Comparatif et superlatif, 41. — Déclinaison des adjectifs et des 
noms verbaux, 42. — Place de l'adjectif, 43. — Déclinaison de 
Tadjectif suivant un nom déterminé ou indéterminé , ibid. — 
Adjectif précédant le nom, 44. 

V. Des numératifs ou adjectifs numéraux 210 

Cardinaux, 45 ; ordinaux, 46 ; déclinaison de nèri et des 
cardinaux, 47 ; des ordinaux, 48 ; nombres fractionnaires, 
multiples et distributifs, 49-51. 

YI. Du pronom et des adjectifs pronominaux .... 214 

Pronoms personnels, 53 ; pr. réfléchi, 54 ; ac^j. possessifs, 
tableau et remarques, 55 ; déclinés avec un substantif, 56-57. 

— Pr. possessifs, 58. — Pr. démonstratif, aussi adjjectif, 59. 

— Pr. attributif, exemples, 60. — Pr. interrogatifs, 61. — 
Pr. relatifs, 62. — Pronoms et adjectifs indéfinis, 62. 

VII. Du verbe 

Voix, modes, temps, 64^. — Temps admiratifs, 66|4. 

Verbes auxiliaires : kàm, yàm, 67 

Tableau des désinences personnelles, 68 VI 

Conjugaison : classiflcation des verbes 

l^ conjugaison. — Verbes terminés par une consonne ; V. à 
radical immuable, 70. — Paradigme /j/A/i,71. — Remarqaas : 
aoriste, passif, participe, 72. * Liste de verbes, 73. 

Verbes à radical variable, 74. — Paradigmes mbielh^ 
udzûr, hêth, dyik, 75. — //éfcj/, 76. — Liste de 

verbes, 77. — Màrh, dàly^ 78 

2*' conjug. Verbes dont le radical est terminé par une 

voyelle, 79 

Tableau des 7 classes, 80. — Paradigme mariàn^ 81 — 
Divers verbes en du, 82. — Parad. kyàn^ goBiièn, 
bœn, frjn, çkroùan, frim, 83. — Observations, 84. M 

Verbes irréguliers ; diverses anomalies, 75 2H 

Verbos à double radical ; parad. Mpœn^ ikœii, 86, — V. à 
double présont en iii et on /^ ibid. II. — V. terminés par 
une 5 : V. en as, en es, 87. — V. qui perdent h ou n, 88. 

Vorbos irréguliers proprement dits 

V. provenant do plusieurs racines, 89. — Formes oommones 
à plusieurs vorbes ; aor. en çœ ou tçœ ; aor. en ra» 90. 

Liste alphabétique des verbes irrégaliers, 01 



- 3:^9 — 

PtfM 

VIII. De radverbo 263 

Origine et division des adverbes, 92. — Adjectifs et cas des 
bstantifs employés adverbialement, 93. — Degrés de compa- 
ison, 94. — Principaux adverbes : de temps, de lieu^ de 
anicre, de quantité, 95. — Âdv. redoublés^ 96. 

IX. De la proposition 267 

Prépositions construites avec le nominatif ; — le génitif ou 
ttif ; — l'accusatif ; — Tablatif ; — le locatif, 97. 

X. De la conjonction 269 

Conjonctions qui se construisent : avec Tindicatif, avec le 
ibjonctif ou l'optatif, 98. 

Troisième section. — Formation des mots, 99 ... . 271 

Dérivation^ 100. — Liste des suffixes et des préfixes. — 
ifSxes, 101. — Diminutifs, 102. — Dérivés verbaux, 103. — 
om féminin et nom verbal, 104. — Exemples de dérivés 
t>venant d'un même verbe, 105. — Adjectifs, 106, — 
Iverbes, 107. — Verbes, 108. 

Préfixes, 109. — Verbes, 110. — Adverbes et préposi- 
>n8, 111. — Modifications du radical, 112. 

Composition, 113. — Réduplication, ibid. 

Quatrième section. — Observations sur la syntaxe. . . 286 

Aspects des noms. — Substantifs : aspect indéterminé, 114. 
Aspect déterminé, 115. — Noms propres, 116. — Adjectif 
participe, 117. — Article prépositif et coiyonctif, 118. 
Du genre et du nombre, 119. — Nombre et concordance, 120. 
Noms à sens collectif, ibid, 111. 

Usage des cas 295 

Nominatif, 121. — Vocatif, 122. — Accusatif, 123. — 
initif, 124. — Datif, 125. - Locatif, 126. — Ablatif, 127. 
Du pronom. — Pr. personnels, 128-130. — Adj. posses- 
sifs, 131. — Pr. possessifs, 132. — Pr. démonstra- 
tifs, 133. — Pr. attributif, 134. — Pr. relatifs, 135. 

— Pr. et adjectifs indéfinis, 136 299 

Du Verbe 306 

Usage des voix, 137. 
Emploi des temps et dos modos : Indicatif, l*tô. — Impé- 
ratif, 139. — Futur, 140. — Futur antérieur, 141. — 
Subjonctif, 142. — Conditionnel, 143.— Optetif, 144. 
Correspondance des temps, 145 307 



- 340 - 

Du participe et du nom verbal. — Infinitif et gérondifi 146. 

— Verbes employés impersonnellement, 147 ... 313 

Conjonctions, 148 

Manière de rendre les conjonctions françaises si, 149 ; et 

que, 150 

Affirmation, négation, interrogation, 151 SIS 

Construction ou ordre des mots dans le discoars ; texte 

albanais spécimen, 152 SU 

Formules de salutation, 153 323 

Appendice. — I. Sur le neutre 3SS 

II. Principaux caractères du guègue 39 

Spceimcn du diulecto guègue. 334 



UN m: la taiilk nr. la DKrxiiiMF. partie 



PRINCIPALES CORRECTIONS 



Il faut accentuer partout les mots nœ (un), dû^ tri^ tri, ngà (par), 
md (plus), é (et), pà (mais ; oui), pas, tsà, psé, sa. 

En plusieurs endroits le point de Yi a été changé en accent ; 
ailleurs, par une autre erreur typographique, des mots ont re^u deux 
accents ; nous laissons ces corrections à faire au lecteur, en récla- 
mant toute son indulgence pour tant d*autres fautes, qui ont eu pour 
cause réloignement de l'auteur pendant la correction des épreuves. 







PREMIERE 


PARTIE 


Page 


lifrno 


Lisez : 


Au lieu de : 


6 


7 


pourront 


pourront 


6 


37 


Liyorno 


Livorna 


12 


3 


n" 22 


no 32 


13 


37 


K6ç,^l^x 


x6puÇ2 


20 


11 


Me tœ 


Metœ 


21 


18 


t' boùkouru' 


boùkourœ 


21 


29 


kijcisourœ 


hyàsourœ 


22 


1 


1 libre ti 


mbrét, i 


22 


31 


frénœ. 


frénœ- 


•>9 


39 


oumhodhh 


ombodhù 


23 


3 


kœto 


kœto 


23 


U 


yie 'tœ. » 


me 'tœ 


24 


1 


lyoùlyenœ 


Ivoùlycnœ 


24 


8 


i hipœn 


i hipœn, 


24 


13 


zônœn 


sànœn' 


24 


20 


me tœ 


mœ tœ 


25 


1 


hœri 


bœni 


M 


b 


kiç 


hic 


» 


10 


fUfà 


nag 


25 


26 


màrh 


mérh 


» 


32 


Prêt 


Hrét 


u 


33 


mœ 6'.... /' vatt' 


mœ s... e vàle 


29 


2 


t'i tçkoùlytc 


C itçkoùiytç 


u 


8 


miçtœ 


mïc tœ 

m 


;> 


26 


hœnc 


bœnè 


27 


1 et 29 


Pycytnœ. flyéytt 


fléytnœ, fléyti 


28 


1 


r ri 


e ri 


»> 


2 


se i a 


se ai 


» 


2o 


nœ mbrét 


nœ, mbrét 


n 


26 


noùkœ 


ùhœ 



— ÎM2 — 



Pag« 


ligne 


Lises : 


An lieu de : 


29 


3 


sn 


ne 


30 


7 


Pyorin 


fllyorin 


» 


10 


ouafroùam 


ou afroùam 


31 


34 


atœ 


aloé 


82 


/ 


asàij 


azày 


35 


3 


càkL'i 


vàkli 


38 


21 


vàill 


vàùc 


40 


17 


mhirs 


n&nes 


43 


20 


m 


i kis 


» 


34 


lœ Ca ydp 


lœ li yàp 


44 


3 


i (i dhà 


a dhà 


)) 





àp 


hdp 


)> 


14 


oupœncva 


ouugctnéva 


>; 


•>9 


ijoàrinœ. 


yoàrinœ. » 


45 


21 


ngrlhcl' 


nyriel 


47 


13 


rieri 


nœrl 


D 


17 


nœ hoùrhiv 


nœ boùrbœ 


48 


(> 


z^'kxjil 


zikytœ 


» 


11 


Ihjclc 


flyéto) 


)> 


18 


nœ dorhœ 


nœ dorhœ 


» 


30 


nr/à n(b 


nga nœ 


49 


33 


souvarin 


souvarin 


1) 


35 


ma: 


iônc 


50 


25 


Pasiàij 


(( Pastày 


}> 


2(î 


Edfic 


(( Edhi: 


/) 


» 


u mmk' 


noxUc 


ni 


33 


rdhc noùktv 


cdkVf noùkœ 


51 


34 


A a i 


f< Au i 


51 


15 


Ihinimja 


Dumiàya 


58 


11 


Supprimez les mots : 


a là kyœ yànœ 


51> 


35 


(•dhr 


r dhù 


07 


23 


zdbitlhfhh'oitn" 


zabillhœkonm 


(hS 


15 


ijùrlœ 


yùrtc 


œ 


32 


pno'Çtvs 


paçéscsœs 


71 


21) 


rpdfinnn'' 


r.pagivi 


74 


7 


khîiam 


kicnamœ. 


78 





imaiit 


puçni 


7î» 


8 


Vwlhi'ZnTh 


iuclhœzcrit 


)) 


2:J 


'in: t't' 


mœ lœ. 


80 


:v.) 


lit'knimif' 


kêkourat' 


81 


IX 


^■/ 


si 


8-> 


•> 


ni ht' i 


rdhé^ € 





- 343 


— 


ligne 


Li«fl2 : 


Au lieu d« : 


10 


uopœ ngà kofçœi 




11 


préou ngà tyàtœra 




23 


tœ çdkyœn 


— tœ çàkyinœ 


28 


oiikthûe 


oukthuè 

• 


32 


toumàn 


tourna 


27 


nœ zœ 


nœ zœ 


27 


kasabàlhi 


kaabalhsi 


25 


à Topposé 


dans la direction 


26 


flyéyte. 


fléyte 


12 


Palhavlhi 


Pathvlhi 


22 


Vers omis : 


as me kàrdhœ pritemi. 


16 


vràve 


vràne 


8 


expédia une lettre 




19 


retiens, retiens-les 


cache, cache-les 


16 


nœ. dàr' 


nœ dor* 


21 


pouno 


ponnâ 


16 


h(ismi s pyc 


hàsmi flyé 


12 


flyàsœ 


fîlyàsœ 


22 


r 




14 


(jôyœ ; me 


goyœ me 


23 


lO'.OÇ 


Toioç 


35 


àiiœzœ 


ànezœ 


35 


toccare 


toççare 


6 


dicté 


dictée 


:« 


Après comme une femme ajoutez : et tant6t 



un animal chimérique, 
Rn!zœ Rôezœ 





DEUXIÈME PARTIE 


32 


nœtuiœ 


nôendœ 


38 


çkœmbj rkœmp 


çkôemb, çkôemp 


19 


Philippopolis 


Phitippolis 


20 


lyôpœs 


lydpoes 


35 


kàrh 


kôhr 


23 


korbiy corbeau. 




32 


Remplacez les mots 


€ tk. dta » par ceux-ci : cf. ce 




pendant le gr. Sua 




34 


socrus, belle-mère 


sœur 


39 


13 


TO 


31 


doàket' 


doûkel' 


12 


àrhœ noyer, àrœ ch 


amp. 



— 344 — 

Page ligna Liseï : Aa lien 4e : 

185 16 rasse grec 

18Ô 37 a œ 

195 11 kyielh kuyieUi 

197 13 kélykye kélyke 

» 29 trou-ri trou^ri 

199 15 troù^tœ tivùt-œ 

210 A la note 3 ajoutez : ils signifient litt. un sur dix, etc. 



256 33 " nd/wie ' nàhou 

288 18 désignés ésignés 

290 27 le mort la mort 

291 . 7 màytouriiw majtouriiœ 

292 25 ^0 l'a to tsà 

293 note 3 après dit ajoutez : t'àt ou tôt 

294 1 groùrœlœ groùratœ 
299 9 pr(îy sœ priysœ 

» 10 /seZyî tùlyi 

301 31 i thrésinœ thrésinœ 

302 1 tcohàni cobàni 

303 2 atùrcve alûreve 
» 27 âra?n' àrhœn* 

304 21 mds fœ wiifeta? 

» 28, 29 Supprimez les mots: nt^.... royaiuna. 

315 8 kyùç yûç 

317 10 voÙ7*a vùùrœ 

320 19 Lisez : pas même on, personne 

32^1 18 votre bien ton bien 

329 21 où ou 

Dans la Grammaire, V indication des renvois d'an pangrapkt k 
l'autre a été faite plusieurs fois d'une manière fautive ; il a pfftà 
propos de rassembler ici les corrections les plus essentielles. 

Lisez : page 195, ligne 15 : §29. — P. 201, 1. 17 : (181, 2»).-p. 
202, 1. 16 : § 63. — P. 203, 1. 19 : 114, 6». — P. 808, l. 11 : (fcî, 
91). — P. 215, 1. 31 : § 137. — P. 221, 1. 112 : § 134. — P.» 
1. 8 : (135) ; 1. 12 : (59). — P. 225, 1. 20 (§ 146). — P. 238, L33, 
(66, 3). — P. 267, 1. 15 : § 141. — P. 295, 1. 15 : § 146, ll,^; 
1. 25 : § 115, 5». — P. 303, 1. 17, supprimez : (§ 147, 11, 2») - P- 
310, 1. 19 : § 150, 2». — P. 316, 1. 22: § 98 ; l. 29 : § 144, 2»; l 
30 : (§ 142). — P. 319, 1. 21 : § 139. — P. 321, 1. 31 : 117 ; I. S: 
§ 55 ; § 133, 3». — P. 322, 1. 2 : § § 53, 128 ; 1. 6 : (§ 128, 11). 



— 346 — 



TROISIÈME PARTIE 



PAff* 


colonne 


ligne 


Lises : 


Ao lieu de : 


2 


2 


7 


tek çkànte 




> 


» 


11 


anœmik'OU 




» 


» 


37 


aràdhm 




3 


> 


45 


mH rhéfç 




4 


1 


17 


Après art. conj. fem.^ ajoutez: sing., et plnr. des 








2 genres. 




6 


2 




fn:t. 




7 


1 


20 


kyépœ —, 




8 


2 


5 


vœlhài ût ou ut-vœihà 




10 


I 


11 


Ihoyi 




12 


1 


17 


bouhoulhimœ'-a et — i, aussi 


boumboulhimœ 


» 


> 


19 


bouboulhit et boumboulhù 




13 


> 


7 


fyàlya 


yàlya 


15 


1 


4 


diàlyi ùnœ 


diàlyi tàne 


> 


> 


15 


tœ 


tœ 


» 


> 


21 


dàra c — , 


dôraey — 


> 


2 


26 


kùy màrh 


kùy màrh 


> 


3* 


38 


dyépe 


dgipe 


16 


1 


14 


dâ mos dé 


— dâmosdô 


> 


> 


48 


oubœçœ 


oubœçœ 


» 


2 


25 


nœ kyôfçinœ 


kyôfçinœ 


18 


1 


23 


dzbrùninœ 


dzhritinœ 


20 


1 


2 


tçfày 


tÇy fày 


21 


1 


47 


lyûh fyàiyœ me — » 


lyithe me —, 


27 


•> 

M/ 


17 


pi. gyœ-tœ et (Kr.) gycère-tœ 


» 


> 


23 


gyœreç 


gycsre 


31 


I 


18 


hoùay (hoùayoxi) 




33 


1 


11 


kàlhœs 




34 


•> 


12 


bagœtivet 


bagœlivet 


36 


1 


() 


bœn atœ pas kokœs* timc 




> 


» 


29 


konàk 


konà 


» 




48 


edhr i 


edhé é 


37 


1 


26 


pervétç 


pœrvéte 


38 


2 


39 


koulyàtç 


kouliatç 


39 


I 


9 


koundôn 


koùndàn 


40 


<> 


16 


kyêlh et kyielh 




> 


> 


18 


kyélk 


kyilyh 


41 


1 


39 


érdhœ kyœ tœ dû 




> 


2 


5 


au nom. 


au nom 



— 346 — 



Page 


colonne 


» 


> 


42 


1 


43 


» 


» 


2 


44 


1 


46 


2 


55 


1 


56 


1 


57 


2 


58 


1 


59 


> 


60 


1 


63 


o 

4w 


68 


1 


> 


» 


69 


•> 


73 


1 


» 


» 


71 


1 


81 


•> 


> 


» 


82 


1 


87 


•> 


88 




94 


1 


» 


•> 


> 


» 


95 


1 


» 





96 


•> 


98 


1 


99 


•> 


101 


1 



li^rne. Lisez : 

18 tœ kyœlhoùarœ 

14 Après m<e kyoùatœ supprimez tœ. 

11 Lyàk Làb 

34 AjDrèf adj., supprimez : et 8ub. 



Au U«a de : 



Lièker 

lyoùlourœ 

fllyôkœ 

Gyiuléka s ouuMtk 

dîtœ 

1. Ngàj gà 

se 

noha 



45 Lyéker 

40 lœ lyoùtourœ 

23 flyàkœ 
49 Yerousalhimœsœ 

24 Gyulhéka s oundàth 

14 (/« fa» 
2^1 2. iVj/à, gà 

10 6- 6' 

1 iiôha 

33 conserver en vio 

40 Transposez pœrmbi fàkycl.,. , terre, après 2* 

16 zœmœra zœmœrœ 
39 torrent, gr. Xàxxoç. 
10 proùrœ 
27 ^a» powiGÙarœCi' 

17 ouhdky —, 

33 mn 

15 Après ÇœmbœlkèUy ajoutez : cf. lat. simolo, fr. 

sembler. 
Après çoùmœy ajoutez : cf. lat. summuB. ' 

34 7V/i, con). : — çkontc^ tandis qu'il allait; iekgy/oir 

antCy comme il chassait. 

37 rcàii Tcôn 

10 / bœn bœn 

23 Tcarln-a T carii^ 

4 

2 1 me içœ tœ me tœ 

21 Tçknùiij Tçoùly 

26 vàpœsœ vàpœsse 

45 ûnœ towiœnœ 
42 virem virem 

46 kicinœ kécinœ 



prouarœ 

ouhàkyj — 
neri 



— 347 — 

MOTS OMIS 

(Ils sont presque toos turks) 
Ibrik'-on, pi. œ (tk.), vase à eau, petit broc. 
Inùt (tk.), dépit, colère ; inatêpsem (tk. alb.), être pris de dépit, se 

mettre en colère. 
Oupœrgyùiy il répondit. Cette forme, répétée plusieurs fois dans les 

contes de Fjéri^ est incorrecte, car il faudrait dans tous les cas, 

oupœrgyit^ d'un primitif que je ne connais pas ; elle équivaut à 

onpœrgyéky, de posrgyégyem^ V. ce mot. 
Drèm (tk., du grec), dirhem, dramme, poids qui est la 400^ partie de 

Tocque. 
Hapsâne (tk.), prison. 

llitç (tk.), rien, pas du tout : — gyœ-kàfçœ absolument rien. 
Kalhoycr, moine chrétien du rite grec. — gr. xa^oylpciyv. 
Kapùtrœ, licol du cheval. — gr. xdbworpov. 
Lhagœm (tk.), trou de mine. 
Lhokoûm (tk.), espèce de pâte parfumée qui se mange comme le 

bonbon. 
LyivdndOj eau de lavande. 
Lyofilyetœ, h, Pœrmét, désigne les cadeaux que le promis envoie à sa 

fiancée, V. page 120. 
MœkÔHf Pœrm., V. kôn. 
Mosko-sàpoun, savon parfumé. 
Moutlhàk (tk.), assurément, sans faute. 
Mukytm (tk.). possible : œçtœ me — , il est possible. 
MtUhk-ou (tk.), bien qui appartient en toute propriété. 
Xnksafis, tout à coup, à Timproviste. — gr. îÇaf^vr^ç. 
Xasihcit (plur. tk.), qualités, vertus. 
Sédrœ (tk.) : voùri — , il conçut du ressentiment. 
Takœm (tk.), vêtement complot : me — , ch., parée, élégamment 

vêtue. 
Terezi-a (tk.), balance. 
Çair, pi. œ (tk.), musicien ambulant. 
Çini-^ (tk.), plat de métal. 
Thèm, Yoc, p. 02. Ce mot répond très-souvent à «^ penser», il est 

alors suivi de me vête, etc., p^e. : thàcte me mœndiyei' e tiy kyœ 

ouminu, l. il disait dans son esprit, il croyait, que (Fenfant) avait 

été noyé. 
Tsàtsar^ ^ 
Tcapkœn (tk.), gamin des rues, vaurien. 



— 348 — 

Au moment où TErrata est mis sous presse, il me pairieni, do 
Caire, un volume des plus important pour la connaissance de l'ilbi- 
nais et qu'il convient, dès lors, d*ajouter à la liste (2* partie, p. 176) 
des livres relatifs à cette langue. G^est le tome premier, Tonique ptn 
jusqu'ici, de TÂbeille chkipe (Vœlyétta çki/ipœtàre y 'lûSanwi ^ùao, 
in-8, pp. a — l ; 1 — 224, Alexandrie, chez X. N. Salti, 1878), 
recueil contenant des textes inédits et variés, et analogue à 1i 
l'* partie du Manuel, L'auteur^ M. E. Mitsos, est un de ces asm 
nombreux Albanais, originaires principalement do Kdpl^B, ou Oortcha, 
dans la Macédoine chkipetare, qui vont commercer en Egypte, miii 
ne manquent guère do revenir au pajs natal, où, à leur honneur et 
comme beaucoup d*Epirotes, ils consacrent noblement une partie de 
leur fortune à dos fondations utiles, surtout à des écoles. 

Je me souviens toujours avec plaisir de la visite que j*ai faite i 
leur ville, petit foyer de lumière au milieu de la barbarie environ- 
nante. A. D. 



SAl.'^T-QUErCTirV. — IMP. JCLES MOUEBAU 



TROISIÈME PARTIE 



YOCABUUIRE AieANAIS-FRANÇAIS 



Outre les mois qui se trouvent dans les textes et dans la gram- 
maire^ ou que le commerce oral m'a permis de recueillir, ce vo- 
cabulaire en renferme un certain nombre d'autres, tirés des livrets 
de Kristoforidis, et enfln j'y ai incorporé, afln de donner un degré 
plus ^rand d'utilité à Touvragc, ce qu'il y a de plus essentiel, en 
fait de termes et d'acceptions, dans le lexique de Ilahn. Cette 
provenance a été presque toujours indiquée (par les lettres Kr. 
et H.). L'élément turc a été, bien entendu^ exclu de ces emprunts; 
il en u été de même du guégue, bien que souvent je n'ai connu et 
enregistré que la forme qualifiée telle par Tautour allemand, ce 
qui prouverait que, dans une bonne partie de l'Albanie, le toske 
et le guégue se mêlent à doses diverses. Bon nombre d'autres 
mots, qui ne sont pas pris non plus des Études albanaises, y 
paraissent sous une forme assez différente de celle qu'ils ont ici. 
Il ne faut pas se hâter d'en conclure que mon devancier ou moi 
nous nous soyons trompés, mais se souvenir d'abord, de ce qu'il 
dit lui-même, « qu'il a entendu de cette façon, et qu'un autre 
pourra entendre différemment ; » ensuite et surtout, des obser- 
vations consignées dans la préface et au début de la grammaire, 
sur les variétés dialectales et les caprices de la prononciation. En 
fait, plus d'un mot chkipo semble, pour ainsi dire, n'avoir pas 
atteint im éclat de fixité complet; en outre, certaines lettres, prin- 
cipalement les consonnes fortes et fiûbles, se remplacent entre 
elles, et certaines préfixes ou prosthèses varient presque à l'infini 
ou se suppriment. 

L'espace manquait pour enregistrer à leur ordre alphabétique 
toutes ces formes, mais il convient d'en donner un aperçu, qui 
serve de guide dans l'usage du vocabulaire. Ainsi., par exemple, 
comme j'ai entendu. 

J'écris : (> i|ue Hahn écrit : 

Tœbôrœ (neige). Bôru», dœbôrce, dzbôrœ vi 

vil(>re. 
Mbiyâk (vieillir). Plyâk. 

Mblyélh (rassrmbitT). Mbœyéth et mu'lyélh. 

NdziiTh (rxtrnin»). Mzier, etc. 



On dit encore : 

Dœgyon, digj'on, ndœgyôii et ngyôn (entendre). 

Dzgyôn, zgj'ôâ et skyôn (éveiller). 

Vœ(;trofi et vœçl6n (regarder). 

Vœrçœlhën et fœçœlhfen (siffler). 

Nœmœron, noumœrôn et noumbœron (numoraro). 

Zdemœrœ et zœmbœrœ (cœur). 

Graçtœ et gràjdœ (crèche). 

Ngà et gii, nkA et kà (de, par). 

Goiidzon, koulhdzon et koulsofi (oser). 

Godzgœ et kolskœ (os). 

Fçéh (fçe), pç6h et mbçéh (cacher), etc. 

Des exemples ont élé donnés, multipliés mémo, afln de bien 
déterminer les acceptions vagues ou diverses. Quant aux étymo- 
lo^ncs, mon travail a été surtout négatif^ c*est-à-dire que j'aî 
indiqué la provenance étrangère (turque, slave, grecque vulgaire, 
italienne) des vocables, sans pouvoir, autant que cela eût élé 
désirable, et fiil-ce en m'aidant des recherches de M. Camarda, 
remonter h l'origine de ceux qui paraissent avoir par cxcelleace 
le droit d'être appelés ali)anais. L'avenir y pourvoicra. 



AVIS 



Asficct et (jcnre des noms, — L'aspect déterminé des noms en 
fait (*n mrmo temps connaître le genre ; il n'est marqué ici, que 
lors(in'il ne peut être connu par les règles grammaticales^ et cela 
par la voyelbî qu'un — sépare du mot expliqué ; ainsi lyoùmœ^, 
est pour bjolnmv, det. hjo!nw;ari'On^ pour arî^ det. ariou; ouri-a 
pour 0?///, det. ourla, etc. 

Pluriel des nonis. — Le pluriel déterminé se forme toi^ourspar 
Taddition de la syllai)e lœ à l'indéterminé; celui-ci ne sera donc 
(wprimé, que lorsqu'il y a interciilalion d'une voyelle, par exemple 
tlcrfrz, det. i-lœ, c'est-à-dire vèrfvz^i^tfv. 

Vowv \\\ pluriel indéterminé, il est aussi omis, lorsqu*il estsem- 
blai)le au singulier, ainsi : kœmlxv, noàse, il s entend que le ploriel 
est /iy/v/?//^. noi'fse, «'I au déterminé kœmhœtœ, nomeiœ. 



Au contraire : 

Dbélypœrœ, pL a, sign. pi. indét. dbélypœra, 

Oûdbœ, — œra — — — oûdhœra^ 

Poùs, — e — — — poûse, 

Vœnt-di, — e,œra — — — vœnde, vœndœra, 
et au pluriel déterminé dhélypœratœy etc . 

Adjectifs, — L*article prépositif, qui les distingue, a été omis; 
le féminin et le pluriel n'ont pas été non plus indiqués, quand ils 
sont réguliers, ainsi : boùkourœ (beau) est pour i boûkowrœ-U 
m.,tf boùkotirœ-a, f., lœ boùkotarœ-iœ^ pi. m., tœ baùkoura-tœ, 
pi. f. 



sub. 
coll. 


substantif, 
collectif. 


pass. 
trans. 


passif ou moyen, 
transitif. 


pr. 
prép. 
conj. 
adv. 


pronom, 
préposition, 
conjonction, 
adverbe. 


irr. 
V. 

cf. 
1. 


irrégulier, 
voyez, 
comparez, 
littéralement. 



Pour les autres abréviations, voyez ci-dessus, p. 475. 



VOCABULAIRE ALBANAIS-FRANÇAIS 



^•- 



ORDRE DES LETTRES 

1. Voyelles : a, e, œ, 1, o, ou, n. 

2. CONSONNES : I »>' d. *»»^ '♦ «' fy' V !' ''' ''^' ""' *''' 

i p, r, rh, s, ç, t, th, ts, tç, v, z. 



1. A, ou, ou bien; «-a (on dit 
aussi ya-ya), ou-ou; a-pd, ou 
bien; a-pd i/o, oui ou non ?' vête, 
a^pà yoy iras-tu, oui ou non ? 

2. A y est-ce que (gr. ipaye), si : 
e piiet, fi t'a sôlhi, il lui de- 
mande : est-ce qu'il te Ta appor- 
tée? à s mœ thoicOy est-ce que tu 
ne me dis pas, c.-à-d. dis-moi 
donc. 

3. .4, altération euphonique ou 
contraction des pronoms [o e^ 
après (œ, mœ, om, / (Kr. écrit fa, 
va, oua):oùn(r t'a{=tœ é)dhàçœ, 
je te lai donné ; / a (y a) dluinœ, 
ils la lui donnèrent ; 2* î, après i 
(à lui), ou : mori tri çœgéta, edhé 
ia f= i i) mbœrtkéou, il prit trois 
flèches, et les lui ficha... V. om, 

Abdést (ik.), ablution qui pré- 
cède la prière musulmane. 

Adét (tk.), coutume, usage. Cf. 
zakàn. 

Aére^ alors. V. atœ-furœ, 

Adhourim^ adoration, culte; ad- 
houron (lat. adoro), Kr., adorer. 

àfœr (cf. gr. df^ap, aussitôt), adv. 
et prép. avec geu. : auprès, près 
de : çtœpùsŒj près de la maison. 

àfœr-i, H. voisin. 

àfœrm, Kr. : i àfœrmi^ le pro- 
chain. 



Afœrô^ afrôy environ, à peu 
près. 

/i/œrdn, approcher, tr. ; pass. 
afœronemy afrohem, s'approcher, 
— lyoùmity du fleuve. 

âfœrtŒj adj., qui est près, 
proche, voisin : kàtœr pémœ tœ 
àfœrtay quatre arbres voisins, 
rapprochés Tun de l'autre. 

àfÇy pl. e (cf. cr. or3co), vapeur, 
ex. de Teau bouillante, V. àvoulh, 

A(j(i-i (tk.), petit propriétaire 
ou bourgeois turc, agha. 

Agà-ya^ H., Dieu, dans les an- 
ciens chants guégnes. Cf. grec S(-po(, 

Agôn^ Kr., faire jour. V. gdhin. 

Agyœrim (cf. gr. ip-fC», chô- 
mage), jeûne absolu dans lequel on 
ne fait qu'un repas par 24 heures, 
une heure après le coucher du 
soleil. 

Agyœrotu jeûner ainsi. 

àk-ou, hêtre. V. çkôzœ. 

Ai, ayô^ v. oii. 

àyetœ : tœ zœntçin — , ch. 38. 
(tk. aïiet, signes, miracles ?) Hahn 
donne dy (ity), aussi avec le y. 
zœ : zœ gyouhœnœ dy^ tais-toi, 
mœ zoûri dy, je me suis mordu 
(la langue, pour ne pas parler). 

àykœ^ crème du lait. 



— 348 — 

Au moment où TErrata est mis sous presse, il me parvient, da 
Caire, un volume des plus important pour la connaisiance de l'albi- 
nais et qu'il convient, dès lors, d'ajouter à la liste (2* partie, p. 176) 
des livres relatifs à cette langue. C'est le tome premier, l'unique psn 
jusqu'ici, de l'Abeille chkipo (Vœlyétta çkyipœtàre^'XX&Tnài i&Aur, 
in-8, pp. a — l ; 1 — 224, Alexandrie, chez X. N. Salti, 1878), 
recueil contenant des textes inédits et variés, et analogue à It 
l'* partie du Manuel, L'auteur, M. E. Mitsos, est un de ces asm 
nombreux Albanais, originaires principalement de K6puCa, ou Oortcha, 
dans la Macédoine chkipetare, qui vont commercer en Egypte, miii 
ne manquent guère de revenir au pays natal, où, à leur honneur et 
conmie beaucoup d'Epirotes, ils consacrent noblement une partie de 
leur fortune à des fondations utiles, surtout à des écoles. 

Je me souviens toigours avec plaisir de la visite que j'ai faite à 
leur ville, petit foyer de lumière au milieu de la barbarie environ- 
n»nte. A. D. 



SAlNT-QUEirriIf. — IMP. Jt'LES MOUREAL* 



TROISIÈME PARTIE 



VOCABULAIRE ALBANAIS-FRANÇAIS 



I atilhcBy Kv,y tel (que celui-là). 
V. tilhœ. 

Atyéf atiyé, là, là-bas; — koii^ 
— tek, là où ; — àfier, près de 
là. 

Atâ, pi. de ayâ, ces choses, 
cela; atâ kyœ, les choses que, ce 
que. V. au. 

Atû, là, où tu es, correspond au 
grec auTcu. 

àthœtœ, Fj., aipre, acide. 

i4îi, ni, fém. ayu, pron. et adj. 
démonsir., ce, celui-là, il; cette, 



1. E, 1" art. prépos. fem., la : 
e. zotïa, la maîtresse, c vœrtéta la 
vérité ; e çœioitna%' samedi, e 
çœtoicnûy le samedi; 2» art. conj. 
fem. : e zona e poi'sU la proprié- 
taire {celle) du puits; lyoïilya e 
çègœsœ, la fleur du grenadier; 
3° pron, attrib. fem. : e koùyt 
œçlœ ayô ctœpl^ 1. celle de qui, à 
qui, est cette maison? 

2. Ey pron. pers. ace, lui, le, 
elle. 

3. Ef edlié, et; aussi, encore : 
ndcnœn edhé pàk, pnslày ikosn, 
ils d'^meurèrent encore un peu, 
puis ils partirent; edhâ duzét dit, 
cdhc do tœ rhœzonelœ^ Kr., en- 
core vingt jours, et elle sera dé- 
truite; moundimi edhé s Içte mbn- 
romra\ ses peines n'étaient pas 
encore au bout; ou thà edhé m(!\ 
se, Kr., il leur dit, en outre, que. 
V. dhê. 

E(u pi. en ni y ou éynni, Kr. hii, 
vi^Mis, venez; sert d'impératif à 
v/Tt : hii pas miye, suivcz-moi, 
gr. m. £Àa, lAizz, 

Eylvndfsem \\\i. eïlenmck), se 
divcriir, s'amuser. 

Eoœrs/nt-tœ.iiL, Kr., les bétes 
sauvîiges. V. ryrœ, 

Èf/rœ {ç;v. oiyy.oç\ sauvage, non 
apprivoisé, non cultivé, opp. à 
bothœ. 
Eyrœs'u'ty sauvagement. I 



celle-là, celle, ce, cette nént : 
au diàlyœ^ au didlyi^ ce garçoi- 
là. Au fem., ceci, cela, cei eluk 
ses : koù bœfietœ ayâ^ commeit 
cela pourrait il se fdire. Y. alâ. 

Avœlhôn^B. avoulkdn,nhÊltf 
une vapeur, avoulhdhem. H., ti- 
trer en colère. Y. àvouUk. 

Avlhi-a (gr. câX^), cosr di 
maison. 

àvoulh, pi. e (cf. gr. dtH,«UUi)» 
vapeur, exhalaison. 

Aziné (tk.), trésor. 



Efjrœsdn, H., rendre laiingi, 
eyrorewnem^ le devenir. 

Elybœrfçt, adj. et adr., H.,4ii 
appartient à l'orge. 

^iypy yélyp, l'orge. ^ 
Elyptœ, d*orge : boùkœ t *, 
pain d'orge. ^ 

A' r/na, e œmn, la mère : viu 
teke œma edhé i tkà : moy iMbtf, 
il alla trouver sa mère et loi dit: 
ô maman ! Y. nœne ; thà ïàmiBh 
50?, il dit à sa mère. 

ÉmœroB^i^ pi. a, nom, moa: 
pa èmœroBy sans nom, anoojBi; 
me — tœ màth ndœ 6dftel, Kr., 
ajant une grande réputatioadiBi 
le monde; kà kyénourœ me— t 
Kr., il a eu du renom, a été eé- 
lèbre. 
Èmtœ, e tmta^ tante patensDt. 
Enœ, vase, pot : — t krfytm 
vase au sel ; énœt' e çtapùtif b 
vaisselle. 

Énl, tisser : pœr tœ éninv* 
pelyhoàrœ, pour tisser ds It 
toiie. 

E érucy jeudi ; tœ énUnœ^ alîi 
le jeudi. 

Êpœrœ, Kr., î, e— , celûfii 
est en haut ; }fisir t — , VEgf^ 
sujiérieurc, la Haute-^gTpte. 

Erdha (cf. gr. i^XOm, ylg. fpMt 
ao. de rm, je vins. Y. àrtÇBB, ^ 
Êrœ, pi. érmra (gr. i^p), A 
vent; parfum, odeur ;èftreUl|^ 



J 



B 

vent violent; — eçiout, vent de 
la pluie ou du midi ; — e dielhit, 
vent d'est; hâle ; friin éra, le vent 
souffle; éra k\jœ kiçin màrhœ 
rdbatœ, Todeur que ses habita 
avaient contractée ; mœ bie érœ 
miç (dans les contes), je sens une 
odeur de chair, la chair fraîche; 
rcenke érœ thimiànœ^ ch., tu 
exhalais une odeur d'encens. 

Ergelyé ( tk. ) , troupeau de 
fran<U animaux, ex. de bœufs. 

Ergyéndœ, d'argent : kdpsa 
f ergyenda, des agrafes d'argent. 

Ergyèni'dl (lat. argentum), Tar- 
çent, métal; pi. ergyénde, Kr., de 
'argent, des espèces monnayées. 

Ergyentsérœ^ H., objets en 
irgent, argenterie. 

Èrh, attarder, retenir quelqu'un 
ivant dans la nuit : inos mœ êrh, 
îî., ne me retiens pas, mœ érhi 
ïœ poùnœ, une affaire m'a re- 
ardé. 

Érheîn.&o, oiicrhlçœ, se trouver 
\n tel endroit quand la nuit sur- 
ient. être surpris par la nuit : 
•^î, t'érher, attends que la nuit 
ienne (tu partiras ensuite) ; im- 
pers, ouérh^ il se fait tard, le jour 
taisse; na érdhi me t' èrhourœ, 



E 



5 



il est arrivé au tomber de la 
nuit ; tœ érhouritœ, le crépuscule 
du soir. 

Érhœ, H., obscurités, ténèbres. 

Erhœsàh, rendre obscur. 

Èrhœlœ^ H., obscurité; adj., 
sombre, couvert, du ciel. 

Erhœtsirœ, obscurité, ténè- 
bres : ndœpœr — tœ digyôva 
zœnœ, ch., à travers l'obscurité 
j'entendis ta voix. 

Er/tœtsdnem, s'obscurcir. 

Ésœlhœ^ ésoulhœ. H., qui ^st à 
jeun : yàm — , ou esœlhôn, je 
suis à jeun, u*ai pas encore 
mangé. 

Éçhœ-a^ éçk-ou, amadou. 

Et, dat. irr. de àtœ, père. 

Été, soif : mœ vyèn étiya, j'ai 
soif. 

Elonarœ, H., altéré, qui a soif. 

Èthe, fièvre : mœ zoùnœ éthetœ, 
j'ai souffert des fièvres. 

Étsœiï^ Zag. étsiyy v. irr., aller, 
cheminer ; tek étsœnte . tandis 
qu'il marchait, chemin faisant ; 
étsœn lyoûmi le rteuve coule ; tœ 
étsouriiœ, la marche, l'allure; — 
e lyoùmit, le courant du fleuve. 

Evyit, pi. œ (Aîpjriioç), égyptien, 
c'est-à-dire bohémien, tsigane. 



Π



œmbœlyœ (cf. amabilis), doux 
u goût, sucré, agréable : tœ tœ 
uxœ i œmbœly douhàni, ch., 
fin que le tabac te paraisse 
gréable ; t' œmblyœ, t' O'mblyœ- 
atœ, confitures, douceurs, gà- 
eaax, etc. ; adv., ou fôty œmbœ^ 
yœ^ il leur parla doucement. 

GEmbœli/tsôrt, adoucir, pass., 
•A^m .• koha ouœmbœlyisom^ le 
emps s'est adouci. 

T œmblyœth, Kr.,fiel, par eu- 
hémisme : oulhoulftœ perzitrœ 
%e — , du vinaigre mélangé avec 
a fiel. V. œmblyœ, 

d'mœ, pi. œma, mère. V. êmœ. 

œndœrhœ, pi. a, (cf. ^vap, à^il- | 



para), rêve, songe : pà nœ — nœ 
plyàk, il vit en songe un vieil- 
lard ; çôh œndœrhay avoir des 
visions. 

Œndhœrity — item, œndœrhô-' 
nem, rêver, avoir un songe. 

œil , gonfler, pass. œnem, 
œhem, se gonfler, enfler: oucimt-- 
C(P, je suis enflé, plydga oudbnt, 
fa plaie est enfl-'e. 

d'ctœ et içtœ (lat. est), il est; 
digyôuanœ ' kyœ Fatiméya — , 
elles apprirent que Fatimé est, 
c'est-à-dire vivait encore ; zœri 
lit œçtœ? — Zœri im — , est-ce 
ta voix? c'est ma voix. Y. yàm. 



6 

1. /", !• 1 biri, le fils; i màthf 
grand, i màdhi, lo f^rand; 2* i 
btri i vœlhàit^ le fils de mon 
frère ; S^ kùlyi ira edho i vœlhàit, 
mon cheval et celui de mon frère. 
V. e, 1. 

2. /, pr. pers., à lui, à elle; 
eux, elles, les. 

Idhœràîi, rendre amer, remplir 
d^amertume, de chagrin ; au pass., 
zœmœra m' ouidhœromi , mon 
cœur est affligé. 

idhœlœ, idhourœy amer, affligé. 

//tv/v7, ao. ?'A:a, partir, s'en aller, 
fuir ; ikWy va-t-en ! 

ikonrœ, pa. de ikœn; i ikouriy 
e ikoura, fugitif, ive ; me tœ ikoU" 



I rœ kàlyh au moment où ladwral 
s'échappait; tœ Aourœ^ ^ Aff, 
fuite, marche; ndœ ka^ tt 
ikonrœ^ dans cette marche. 

intj H., V. ént. 

{m, fem. ime^ mon, ma: Ai- 
lyi im, im bir^ mon fils; imi,k 
mien. 

fpeniy pass. de dp, être dcnné, 
se rendre» faire sa sonmiinoB: 
fpem vétœ^ pàmds mœ vràCvril), 
je me rends de moi-même, mil 
ne me tue pas. 

içtopy Ey.j T. cèçtop. 

My pl^ ùhœrâ, dim. iAaA, 
ortie, des orties. 



ObOKy enclos, cour; sb. 

àderûy en avant! étjm.? 

àdo' (tk.), chambre. 

Odjàk (tk.), cheminée, et par 
ext., pour odjaldUy noble, de no- 
ble famille. 

'oqœ (tk.). ocque, poids, de 1240 
grammes environ. 

rirœ, H. , espèce de génie fémi- 
nin : lïiosi se çkon dru é ndœgyony 



non, car Vora peut passer ttt'ei* 
tendre. 
Oris~ziy le riz. gr. <pyfi, vlg. 

Ortàk(ik..)^ compagnon, sMÔé 
de commerce: or(aitœrl (tLslb.), 
association, société commerôile. 

Oçàf{tk,)^ espèce de compoli, 
jus de fruits. 



OU 



1. 0//, je, V. oànœ, 

2. Ou, 1" à vous, vous; 2** à eux, 
à elles, leur. 

3. Ou, augment de Taor. et de 
l'opt. pass. : oubn\ il devint; ou- 
bd'fra, puissé-je devenir. 

4. Ou, désinence de Timpér. 
pass., qui se place avant le radical, 
quand le verbe est précédé de 
mos : iifircoUy lève- toi; màs oun- 
fjr(\ ne te lève pas. 

Ot)a = l" ou-e; 2" ou-i : kœlô 
fi/àhjœ.». t'i romyÇy edhè t'oiia 
{zzz ou i) mœsoyc dyhnvet tou, Kr.; 
ces paroles garde-les et enseigne 
\à eus) les à tes enfants. 

Ondhd'^ pi. wra (gr. iSo?), che- 
min, route, vovage; fig. précepte,] 



règle, justice : bœn nœ^ — iàn 
un vo jage ; oùdhœsœ^ mô'oiUte, a 
route, chemin faisant; hum tê 
çihte me — , Kr., quand k 
jugerait à propos, ▼• fa w dk Ê 

Oîtdhœ'hékycM. Kr., gaide. 

Oùdhœrœ^ pi. a»e, ail,anlz:w 
tœ màdhœ mot mbilh haùikafMgf 
prov., ne sème paa Fail ane 
l*homme puissant. 

Oudhœrl^ ourdhœrîf oonmaidi* 
ment. 

OudhœrÔH^ ourdkctràii (Ist il 
ordino), ordonner, commanair,rf- 
gner, gouverner, Youloir; isit» 
comme en gr. 6p2C«», k un misérisir : 
sa tjràç kœrkôn ? — rép. m mÊttm^ 
rôntçZotœràtefCombien de piaslm 



ou 

veux-tu (de ceci)f — Ce que ta 
seigneurie voudra (donner) ; si tœ 
oudhœrbntç, comme il vous plaira^ 
&pi9{i6{ 90^; on dit, dans le même 
sens, oudhœri! 

Oudhœtdry vojageur. 

Oùydhœsœ, pi. a, Kr.. île. 

Otiyœi et Ôicyœtœ, pi. oùyœra, 
eau : piou oûyœ^ il but de Peau; 
ncè pfkœ otiyœ, une goutte d'eau ; 
du kyélyke tœ oùyit, deux verres à 
eau ; oùyœtœ e lycùmit œçtœ i trou- 
boulhœ edhé i poYisit œçtœ i kthi- 
elhtœ^ Teau de la rivière est trouble 
et celle du puits est limpide ; 
oùyœra tœ kyélybourœ, eaux puan- 
tes, sulfureuses; iifk pœrmbtUœye 
oùyœraç, Kr.,un déluge d'eaux. 

Oùyœsœ, g. s. f. de oiiyœy H. bré- 
tçkœ, kyépœ, — tortue aquatique, 
oignon d'eau. 

Ouyit, Kr. arroser, irriguer. 

Oùyk-ou, pi. oùykœrCy loup; me 
tœ dahjœ onykou, comme le loup 
sortait; ouykàiiœ^ H, louve. — Cf. 
Xixoç, si. vœlk. 

Oulhfé-a (tk.), solde, gages. 

Oulhi-ri, oulh?-oH, pi. oulhin^ 
olivier, olive. — Cf. lat olea, gr. 

Ofilyy pass., oulyem, Kr., v. onn. 

Oulyœrnl, hurler, pousser des 
hurlements, des cris de douleur, 
particulièrement sur les morts, 
^oçvpo;iai: kyànte éoulyœrtixtc, elle 
pleurait et se lamentait- — Cf. 
lat. ululo. 

Ounàzœ, bague, anneau : — e 
martésœs, anneau nuptial. 

Oiïngyem^ pass. do oùnky^Kv,, 
se baisser. — mbœ gyoànœy s'age- 
nouiller. V. oifii. 

Oungyilh, pi. a, évangile. 

OunyyUhovnr-briy Kr., évangé- 
liste. 

1. Oànky^ Kr., baisser : krùetœ, 
la tête ; pass. oungyem. 

2. Oànky-gyi, pi. onngyœre^ 
oncle ; tœ oimgyinœ, ace. sg. 

Oùn, baisser, abaisser, incliner, 
pass. oii/îf m, s'incliner, etc.V.ow/i/. 



OU 7 

I OùnœtŒf Kr., oùlyœtœ, bas, 
humble. 

Ouràtœ, souhait, bénédiction, 
prière : — e zôtit, Kr., l'oraison 
dominicale ; mœ ourove me ouràtœ, 
Kr., tu m'as comblé de bénédic- 
tions (par reconnaissance). 

Oùrdhe^ oùrthrdhi^ lierre. 

Ourdhœràtœy pi. a, ordre, com- 
mandement, précepte; yàm nœ 
ourdhœràta toùay, je suis à tes 
ordres. V. oudhœrî. 

Oûrdhœrœ-i, ordre, comman- 
dement, pouvoir, autorité ; kàrta 
e oiirdhœrit, ordre écrit ; bœh — , 
donner un ordre ; çpœtànpréy oùr- 
dhœrit hoùay, délivrer de la do- 
mination étrangère. Y. oudhœri, 

Ourdhœrim, pi. e, ordre : tœ 
dhietœ ourdhœrimetœ, Kr.; les dix 
commandements (de Dieu). 

Onrœ, pont : — e goùrtœ, e 
droiitœ, pont de pierre, de bois ; 
H., tisons enflammés. 

Ourœtœ^ affamé, qui a faim. 

Ourij besoin, faim; mœ vyèn 
ouria,mœ mari — , j'ai faim, àFy., 
envie, désir; e mori ourta pœr 
oûyœ, il eut soif; mèrhi groùrœ 
pœr ourin' e çtœpivet tomy, Kr., 
prenez du blé pour le besoin de 
vos maisons ; çtàtœ viét ourie, sept 
années de famine . 

Ourikyy hérisson. — Cf. lat. 
horreo. 

Ouri'OU^ taupe. 

Ourdf,{gT. Spojoç), ers, orobe. 

Ouràil, saluer, féliciter, expri- 
mer un souhait de longue vie et 
prospérité dans les mnriages ; pass. 
onronem, s'entre-féliciter de cette 
manière. 

Oàrtœ, sage, modeste, qui a une 
bonne conduite. 

Ourtœsîy sagesse, bonté, modé- 
ration. 

Ourtœsônemj Kr., devenir sage, 
se bien conduire. 

Ouçkyrn, nourrir, élever. 

Ouçkyim, nourriture ; pi. ouçkyi- 
I metœ^ les aliments. 



8 



OU 



Ouçkyicerçim^ Kr., bien nourri, 
vigoureux . 

Oùçt, pi. œre, ^pi. V. kalhi. 

Ouçtœrîf Kp., armée, troupes; 
ouçtcetottar-ôri, soldat. — 1. hostis. 



OU 

Ouçtù. V. çtirem. 
Oùtç (tk.), trois; ouiç^kaiyàfUê 
trois tours, ch. 50. 



tilh, pi. ûye, ùijj étoile, astre : 
— i mœngyésit, l'étoile du matin. 

Ulh-bèri^ l'arc-en-ciel . 

ûmœr (tk. eumr), vie, exis- 
tence. V. yétœ. 



ùnœ^ pr. m. notre. 
Vl pr. ton : vœlhai ik, oii m- 
vœlhài, ton frère ; t ûl», le tien. 
Uzengi-a (tk.), étrier. 



Babà-i (tk.), père; pi. baballiàr- 
œ^lŒy les parents, le père et la 
mère. 

Badji-a (tk.), sœur aînée : nœne- 
badji'O, — p. 104, n. 3. 

bàft (Ik. bakht), fortune, chance, 
hasard : jiœr — , par hasard, par 
aventure. 

Baganl-n, grand bétail, bestiaux, 
zœrct' € bayœt/vvtj Kr., les voix 
des animaux domestiques. 

Bàgytv, lionto des grands ani- 
maux, bouse de vache. 

Bnyùme^ amandier, amande. 

Bàihœ-a, front; me iid' ùlfi nœ 
6r///iûr. avec une étoile sur le front; 
b(}l/iœza\ dim. Cam. — Bàlhœ-i, 
tète, chef, le premier de : ydm 
bàUi i dyt'lmnurlsœ, je suis le 
premier parmi les jeunes gens; 
bàlli- i b(htiL le premier article du 
pari, — Cf. gr. x£^aX/„ sanscr. 
kapalas. 

Balhlion, balcon : mbrêli Uyé 
nœ — , le roi était au balcon. 

Balyôr, roux, des cheveux, bai, 
des chevaux; à Fy., qui a le poil 
blanc et noir, pie, des chevaux, 
chiens, etc. 

Bâlytœ, boue, marais, argile, 
terre : (jyer-srt ir pa — , tant 
qu'elle était sans, non recouverte 
de, terre. — Cf. gr, m. £4Xto;. 

Balytœ-ddsœ, Fy., 1. truie de 
marais, quadrupède plus petit que 



la loutre et qui habite dam Uê 
marécages, le vison ? 

Balyoùke-tœ, pi. cheveux ondu- 
lés? probablement diminntif tiré 
de p«/y, pli. 

Bandilh^ 6a nef/:;, vaurien, amant, 
galant, jeune homme qui coortîie 
les femmes, dans les chansons; 
bnndflliybandilh, i tœrboùarœj— 
Uyœ s mœ lyé vœnl pa kafçoùtn, 
6 garçon, garçon enragé, — qii 
ne m^as pas lausé nne place lan 
morsure. — Cf. it., banditto. 

Bàngo^oua (it. banco), bane. 

Bdr, pi. œra^ herbe, plante; Mr. 
de Therbe, du foin ; au pi. kirm, 
des simples, des médicamenti, -* 
c'est lenom albanais d*AntÎTari,0t 
peut-être de la ville italienia 
opposée, Bari. 

Bardàk'OH (tk.), petit vase m 
pot de terre, avec anse, pov 
boire. 

Bàrdliœ^ blanc, blanche : eèdr- 
dlia e sàril, le blanc de rordi;Mi 
bàrdhœlœ, la bUncheur; im kit' 
dha\dei. tœbàrdhilœ^ fwl blane: 
vœ tœ bàrdhœy mettre du Uaae, 
se farder; tm bàrdhit' priç tgi^ 
h'oàrœnœ, le fard gâte la peau. 

Bardhdr, — otiç, H.,blajioliUrSt 
qui a le teint blanc. 

Bàrgœrœ : dàç i — , bélier en- 
tier, non châtré. 

Bari-a, Cam., bétail. 



B 

Bari'OU^ pi. ifij pasteur en gé- 
néraly chevrier, etc.; — dhœnç, 
Kr. berger; ndœr mést barinet, 
parmi les pasteui s. — Cf. bar, herbe. 

Baryâktœ, adj bariolé, bigarré, 
— du r^.bariak, drapeau? 

Barynk (tk.). étendard, drapeau. 

Baryàm (tk. bairam), fête re- 
ligieuse des musulmans. 

Bàrh'OU^ pi. bàrkye, centre; H, 
génération, race : — t sipœrm, 
le ventre; — i poçlœrm, le bas- 
ventre. — Cf. 8kr. garbhas, ôeXçjç , 
utérus. 

Barkoumàdhi[bàrki — ),legrand 
ventre, nom d'un village proche 
d'Iannina, au-dessous des ruines 
(suppos'^es) de Dodone. 

Baroiit{i\i.)y poudre à tirer : nœ 
kàkœ do vœnœ baroiinœ, 1. dans 
ta tête on mettra de la pondre, 
pour rouvrir tant elle est dure, 
comme les rochers qu'on fait sau- 
ter. 

Bàr/iœ.jtoïds; charge de cheval, 
cheval charge, pr. 9ôpT<oaa : itœ 
kyint bàrhœ mlàhjiii\ cent charges 
de miel ; hrrnem me — , devenir 
enceinte, concevoir, de la femme; 
s yàm me. — ch., je ne suis pas 
grosse ; e bœn me — , rendre en- 
ceinte, engrosser. — Cf. gr. m. 

BarhoHf barhôs. H., charger. 

Bàsl, pi. c (ik.j, pari : vœ — , 
parier, faire une gageure. 

Bàrkœ, sœ hàrkou, ensemble ; — 
me, avec, ainsi que. 

Barkô/l^ rëuijir, mettre ensem- 
ble : barkowin l<r dû gyitsmala\ 
ils réunirent, ajustèrent, les deux 
moitiés; pass. barkonem,^evé\xïï\i\ 
me, à. 

B^içtàrty bàrlo-ya. H., bâtard. 

Bàrlœ (tk.), jardin. 

Bdlœrdis (tk. bulinnaq), enfon- 
cer, anéantir, détruire, V. prie, 

Bàllxœ, fève. 

BàUira\ H., narcisse. 

Bàtçkœ soufflet, claqué, / dhà 
fiœ — , il lui donna un soufflet. 



B 



9 



Bé'yOy serment; bœn bi^ faire 
serment, jurer; bœ-mœ bé kyœ, 
jure-moi que; i voùri mbœ bé, il 
leur fit jurer de... 

Bébé, enfant à la mamelle, bébé. 

BébœzŒy H., pupille de l'œil. 

Behàr (tk.). printemps, été. 

Bejendis (tk. alb.), approuver, 
agréer. 

Béyt (tk.), petite pièce de vers, 
quatrain. 

Béykœ, belle brebis : béyk'e bar» 
dhœ, ch., blanche brebis. 

Bekim, bénédiction; bekàn, bé- 
nir. Kr. 

Bekyim^ (tk. belki), peut-être 
que. 

Bélhbœrœ, Kr., bègue, qui bal- 
butie; gyoùha c tœ bélhbœrit.j la 
langue du bègue. 

Belhi (tk. bellu), connu, notoire. 

Beràdas, H . , habitant do Bérat. 

Berât-di (contraction du sb. bel- 
grad, ville blanche), la ville de 
Bérat, en Epire : mœ vête Beràte, 
ch., tu vas à Bèrat. 

Berbèr (ik,)f barbier. 

Berh, dans le prov.; trdé — mœ 
kœmbœ tœ tfy vâretœ, tout être 
est suspendu par ses pieds, est 
responsable de ses actions. 

Berhœ-i, pi. a, brebis, mouton, 
sa berha ké, combien de moutons, 
de bvtes, as-tu? 

Bêsœ, croyance, confiance ; pa- 
role donnée pour une trêve, un 
sauf-conduit, etc. ; croyance reli- 
gieuse : zœ — , prendre confiance, 
se risquer; tç bésœ kânœ, de quelle 
religion sont-ils? kaoûre me bésœ, 
ch., chrétienne fidèle; bésa! par 
ma foi! t/o, bésa, ch., non par ma 
foi, ma foi non! — Cf. bé. 

Besœtdr, pi. tf, Kr., fidèle, 
croyant ; aussi adj. 

Ècson. mhcson, croire : noùkœ 
tœ mbesoil, je ne te crois pas. 

Bflbn, faire jurer; pass.6λ/ôn^m, 
jurer, faire serment; i betouarœ, 
celui qui a fait serment, juré. V.tê. 

Bd'hem, bœnem, pass. de bcèn, 



10 



B 



. être fait, devenir, avoir lieu, se 
changer en : oubœ kàly, il se chan- 
gea en cheval; oubœ teptily, il se 
déguisa; bœnetœ, cela se fait, se 
peut; s bcehet mœ kéky j on ne peut 
plus mal. 

Bœfi, ao. bcèraj faire ; — ridjà, 
prier; — zœ, crier, ordonner; 
noukœ — ddt pa, 1. je ne fais pas 
sans, ne puis me passer de : s bœn 
ddt tçdo drékœpapdtœ triloyi f/f/él' 
hœra, il ne peut se passer de trois 
espèces de mets à son dîner; — 
sikoiir, faire comme si, semblant; 
tç bœn, comment te portes-tu? (gr. 
T^ xi{iv6iç); — roùmœ diit, Kr., 
passer plusieurs jours ; bœrl kyœ 
tœ ngrihetœ, il essaya de se lever; 
mœ bœn tœ çtin, tœ kyèc, cela me 
fait oternuer, rire; bœnte vétœ- 
henœ pœr tœ birin' c, Kr., il se 
faisait passer pour le fils de. . . do 
tœ bœri tûnœ Ihaoïis, Kr., je ferai 
de toi un peuple. 

Bœres : keky-bœres, Kr., celui 
qui fait le mal, malfaiteur. 

Bcênv^ pa. de bdul, fait, tout 
fait, prêt; ougdhinœ tœ- bœra, le 
matin ils se trouvèrent faits, prêts; 
suh., action, fait. 

Bœrtàs, ao. bœrtitn, crier, vo- 
ciférer; braire, de Tàne; pa. bœr- 
thourœ; tœ — , vocifération, cris 
d'épouvante. 

Bœrtcikœ, empan : s ko vœ — 
dhcj il n'a pas un pouce de terre. 
V. pœlhœmb. 

Bœrthmwp, noyau des fruits. 

Bllm\ gu., jeune oiseau aqua- 
tique. 

1. Bie (biye), ao, rùrœ, p. r<vno\ 
1° tomber, se coucher : b(e rL 
tœboni\ il tombe de la pluie, de la 
neige; rà nœ poùs, il tomba dans 
le puits; rô tlœ top, il est tombe';, 
ou a tiré, un coup de canon; bic 
/Jyc. ch., je me couche et m'en- 
dors; rnnœ tœ /fijinin, ils se cou- 
chèrent, se mirent au lit; bfc pas 
hjakonnnnit, s'abandonner à Tava- 
ricc. 



B 

2. Bie,^ battre frapper ; tœ mœ 
bietc me tkèçtâp, bats-moi avae on 
hkioïi\b{edhioly{vet^ iroumhètœuÊ, 
jouer du violon, de ]a trompette. 
V. rhàh. — Cf. eb. biti, bioa, 
battre. 

3*^ Bie^ ao. proùra^ pr. pra&rœ, 
porter, amener, condaire : e bù 
rhàtoulhœ, amuser par de firax 
prétextes; Y. sielh. 

Btgœ, espèce de fronde, bagvetta 
fendue qui sert à lancer des pierrea 

Biyœ, pi. a, fille. Y.tçoùpœ^ frfr. 

Bm : biou mœ ncè nàlm^ Kr., il 
a poussé en une nuit. V. mbHi 

Binàk^ pi. œ, et biiiàky, ju- 
meau ; i lyintnœ dû biiiàkœ^ Kr., 
il lui naquit deux jomeanz. — Cf. 
lat. bini. 

Bîr, pi. biy, fils; biy-iœ, <li, 
enfants des deux sexes; o btr, o 
mon fils ! tœ biyvet (btvet), sa ma- 
riage de tes fils I toast. 

Birœrîy filiation, qualité defili; 
parœsia e birœrisœ, Kr., droit d'st- 
nesse, de primogéniture. 

B/sk^ou^ H., petit rameau avec 
ses feuilles. 

Bi'nœ, Kr., béte féroce, Syb*; 
à Zag, tœ- hœngœrtœ biça^ qne la 
loup te dévore, imprécation qu'on 
adresse aux animaux domestiques. 

Biçô^ mot d*appel aux pores. 

Biçt, pi. œra, queue; H., chi- 
gnon des femmes. 

Biçtœtoùnt'di et (à Fj.) biç' 
toànde f hochequeue, bergeron- 
nette. 

Bktmœ^ adj., H., le dernier. 

Bith (tk. alb.), achever; — n^ 
poùna, cesserde travailler, quitter 
son travail. 

Bhr, &/(roun,pl. e, cochon de Isit 

Blyî\ ao. blyéva, pa. Uyérv, 
acheter; pass. biyihem; à Zsg. 
blyèy, pass. blyinem, 

Blycfjœron, blyetfœràs^ bêler; lî 
tœ blyeyœrôn manari, ch., carton 
agneau apprivoisé bêle; blyegœrù 
dvlya, la brebis bêle. — Cf. 



B 

Blyêm^ pi. f, H., achat, trafic. 

Blyérœ, pa. de blyê, acheté, qui 
est à vendre. 

Blyétœ, abeille, mouche à miel. 
— Cf. (xAirca. 

Blyihem, pass. de blyL 

Blyith.y.mblyéth, 

Blyoûan, ao. blyàva, moudre; 
pass. blymihem. 

Bogamk, naissance d'un en- 
fant et dons faits aux parents à 
cette occasion. — Cf. sb. bog, Dieu; 
bogat, riche. 

Bàyœ (tk.), couleur. 

Bàrœ, neige ; an' ebdrœsœ^ Kr., 
côté de la neige, le nord ; i At/iô- 
mosourœ posibora, lépreux (blanc) 
comme la neige. — Cf. 6op6iç. V. 
tœborœ, 

Boslàn (tk.), jardin, lieu planté 
de melons. 

1. Bôlœ, le monde, les gens: 
thdnœ bôla, les gens disent, kour 
vàile ndœ botw, tr oumblydth 
gyilhœ bôta, ch., quand tu sortis 
en public, tout le monde se ras- 
sembla (pour te voir). 

2. Botœ, H., espère d'argile qui 
sert au nettoyage. 

Bràvoîii (Tital. bravo, avec la 
désinence de la 2° p. pi. de 
l'imper.); bravo à vous, je vous 
félicite, conte. 

Brék-goH^ colline. — Sb. breg. 

Rrék, dans la locution : nœ — 
di(Uha\ un fromage. 

Brékœ^ pi., culottes, caleçon, 
braies, dzbâth brckœtœ, ôter ses 
culottes, son caleron. — Cf. 
lat. braccfe, braies; breton, bra- 
gou. 

Brés-zi, pi. a, ceinture; géné- 
ration, d'hommes; bri'z^ i Perœn- 
dîsœ, la ceinture de Dieu, l'arc- 
en-ciel. 

Brisa^ H., chicorée. 

Birçœ, brétriiœ, tortue ; — e 
oûf/œsQ\ H., t. aquatique; brctrka, 
pi., goitre, écrouelles. 

Brêrœra^i, grêle ; bie bréçœr^ il 
grêle. — Cf. gr. fîp^/.£t. lipox<,* pluie. 



B 



11 



Bretœkdsœ, grenouille. — Cf. 
?aTpûty6ç, V. kakœrzôzœ. 

Brétn, ao. hràdha, imp. hrith, 
sauter, galopper; fig. brlih tani 
kyœ s œçtœ babàij fais le diable, 
donne-t-^n, à présent que ton père 
n'est pas là; bràdhe bràdhe, sa 
oulyàd/Uy tu t'en es tant donné, 
que tu n*en peux plus; pœr tœ 
brédhourit to tœ dàly oùlhoulhœ^ 
à force de me remuer, je tournerai 
en vinaigre. 

Bréthnihi, sapin. 

Brœnda, !• adv. dedans, y; ti 
ké neri, tu as, caches^ quelqu'un 
là-dedans, céans; 2^ prép. avec 
gen. — çtœptsœ, dans la maison; 
plus souvent avec nœ et l'accus. : 
— nœ çtœpî, — nœ oùyœ, dans la 
maison, dans Teau. (pcer^ et gr. 
?v8ov, dans?) 

Brœndazi^ de dehors. 

Brœndesm, fem. f , et brdbndœSy 
intérieur. — Cf. le nom de la ville 
messapique de Brindusium, Brin- 
disi, qui a un port intérieur, très- 
enfoncé dans les terres. (Les an- 
ciens cependant interprétaient ce 
nom par « cornes de cerf, » bri, 
dréth?^^ 

Brœuy ronger. 

Bri'-ou^ bri-ri, pi. brirœ, corne 
bois du cerf; drèdhi e ngarkài nœ 
brirœ, le cerf la chargea sur ses 
cornes. 

Brimàth ^dhi^ H . , comard , 

XCpXTS{. 

Brimœ, pi. a, trou : brima e 
çpèlhœsœ, l'ouverture, l'entrée de 
la caverne; brimât' e hoùndœsœ, 
les trous du nez, narines. V. 
iTmcp. 

Brinœy V pi. œ, côte, du corps; 
2* pi. a, précipice, pente très-es- 
carpée. 

Brisk'-oUy rasoir. 

Brita, britourœ, ao. et pa., de 
bœrtùs. 

Brahoroy,brahorityKr.^ pousser 
des acclamations, des clameurs. 



12 B 

Broûly^ H. V. broiis, 

Brnùmœ'i, pâte, levain ; 5fî/?//iœ- 
spMsilyi mon broàmn* e bonkœsœ, 
Kr.; chacun prit le levain du pain. 

BroùSj broùts, le coude. 

Broàtsœy espt^co do manteau 
sans manches, fait d'une épaisse 
étoffe de laine noire, et dont le 
côté extérieur est tout garni de 
longues mèches. 

Bruma\ Fy., givre, gelée 
blanche, — lat. pruina. — Cf. /vy?/, 
et le fr. brume. 

Boùalh, pi. boùay, buflles. — 

Cf. pouÊaXoç. 

Boàbœ, H., croquemitaine. 

Boubou l/iimœ-œy pi. a, ton- 
nerre. 

Boumboulli/t, il tonne. V. f/yir- 
moil. 

Boudulhài (Ik.), bete, stupide, 
idiot. 

Boûf(gr. ?oû9oç), hibou, grand- 
duc. 

Bouhfir (ik.'^) cheminée. 

Bot'njk-ou, Kr., /;o«i/i//i, cultiva- 
teur, paysan, colon ou fermier 

Boûke, pain, repas, le manger; 
/tf'f — . manger, prendre un repas; 
kôh' e honlia'Sfi\ l'heure du repas; 
fonction ou dignité lucrative (gr. 
V. 'Ywat) : / cofh'i nœ bnùli\ il leur 
conféra des emplois. — Cf. allem. 
backen, sb. pekti, alb. py/7r. cuire 
du pain. 

Bnukœ-}i\iv.k(rii. Kr., celui qui 
cuit le pain, boulanger. 

Bôukounpy beau, belle; r bnû 
koura e dhvout, la salamandre ter- 
restre; la Belle de la terre, f, 
t'opaîa tt;; y^;, sortc (l'ôtrc merveil- 
leux dans les contes. 

Bniikourl, beautô. 

Bnuknuràn, embellir. 

BnurboulliHrm, rompre le jeune. 



B 

BourgUou (tk.), vrille, tarière. 

Bourim^ source vive ; pàeiœ ngà 
bovrlmi, ch., en bas de la source. 

Bourk-ou^ pL boùrgye, Kr., pri- 
son. — Cf. allem. Burj^. 

Bourôn^ sourdre, jaillir; bouràn 
ouyœtœ, lyoûmi^ l'eau sourd, le 
fleuve prend sa source. — Cf. gr. 
epjw, 6pvaiç, sb. tj/r, vrelo, 

Botirliœ'iy pl.^ a, homme, mUe 
(vir), mari : au boùrhi, si psài, 
cet homme, quand il apprit ; boùrh' 
i asày, son mari. 

Bôurhœviçt^ adj. et adverbe, 
d*homme, viril, virilement, bra- 
vement. 

Bourliœrî, ft|?e ou qualité vi- 
rile; coll., les hommes d*aamëme 
lieu. 

Bovrirœ^ chienne. V. kyœnœstt. 

Boiàc (it. botte), tonneau. 

Boùtœ, mou, tendre, facile, 
doux de caractère ; apprivoisé, 
des animaux ; cultivé, des froiti, 
par. 0}tposition à sauvage, égrœ; 
i boàlœ si dèbja, doux comme un 
agneau ; ci i boùtœ, pluie fine; 
çélhkmi i boiitœ, saule pleureur. 

Bot'fzœ^ lèvre, rive, i tyoùaniiue 
bof'fzœtœ^ ses lèvres remuaient; 
ndfrboàzœt tœ pœrhoit jKr. au bord 
du torrent; prdnœ boùzœsœ ièlil, 
Kr. le long du rivage de la mer. 

Bulyàr (tk. biliour^, cristal. 

Bùk-oUf menue paille, qui reste 
après le battage des gi^ins. 

Buthdr, H., sodomite. V. hùîha. 

Buihœ, !• tronc; riœ — /yt2i»nn 
tronc d'arbre ; 2" le derrière, feue 

(xoAov ) , 

Butsi'lyœ, vase à eau en boiSf 
en forme de section de cylindre, 
Torifice est surmonté d'un goulot ; 
en vovage, on le suspend au bit 
--CLDoUigliar 



Dàly^ ao. dôlha, v. irr., sortir, 
réussir, bien ou mal ; suflire : — 
yàçtœ, sortir; — yocrfiàra, dat., 



aller à la rencontre, au-devaiit de; 
dvlxj dirllii, le soleil se lève, par»ii; 
doihi i lyik, il devint un mauvaii 



D 

sajet, tourna mal ; kœçtoù dàlhi 
fyàlyn, ainsi se vérifia la prédic- 
tion ; fyàlyœl' e attire doùalhœ tœ 
vœrtétaj leurs paroles se véri- 
fièrent, furent accomplies; dàly 
pœr fàkye, Kr., devenir public, se 
produire; ngà yàlya, manquer 
à sa parole ; noàkœ tœ dély oyô 
kyœ hà, ce que tu manges ne te 
suffit il pas? dàlyinœ a po yô pœr 
tœ bœrœ, suffisent-ils, ou non, pour 
faire ? me tœ dàlyœ oàykou, — kica, 
quand le loup sortit, quand on 
sortit de Téglise ; pa dàlyourœ 
kàrta, — drmœt' e zyàrhit, Kr., 
avant l'invention du papier, des 
armes à feu. 

1. Dàlye (da? lye^ V. ce mot), 
propr. laisse, permets : dàiy tï 
cô, laisse que je les voie; dàlye 
tœ tœ poàlliy — tœ zœ pré y gyfffti, 
ch., permets que je te baise, que 
je te prenne la main. 

2. Dàlye^ ngà — ngà — , et ka- 
dàly kadàly, tout doucement, à pe- 
tits pas; ti tœ ver pràpa kadàly 
kadàly t'a zéc^ avance-toi avec 
précaution par derrière, pour le 
surprendre; dàlyœ ngà dàlyœ^ Kr. 
peu à peu, successivement. 

Dàlyœ, dàlyourœ, p. de dàly; 
tœ dàlyfptœ, Kr., l'exode, la sor- 
tie; tœ dàlyouritœ, la diarrhée. 

Dàm^ Kr., dœm, H., dommage, 
lat. damnum. 

Dàrdliœ, poirier (cultivé), poire; 
dàrdha mœ dàrdhœ do tœ véyœ, 
prov., la poire ira vers la poire, 
qui se ressemble s'assemble ; bon 
chien chasse da race. 

Dàrkœ, soir, souper, repas du 
soir; o itlh kyœ dély pas dàrke, 
ch. étoile qui parais au soir! mœ 
dàrk, au soir, le soir. — Cf. angl. 
daik. sombre? 

Darkon, donner à souper à quel 
qu'un; pass. darkonew, souper. 

Dànr, II., pinces, tenailles. 

Dàsmw, et au pi. dàsmœtœ, noce, 
les noces, fêtes du mariage; 
€ mort pa bœrœ dàsviœ, il la prit 



13 



sans faire de noce, Tépoosa secrè- 
tement. 

Dàç, pi. déç. bélier, tout grand 
mouton; — i bàrgœrœ^ entier, 
bélier; — i ràhourœ, i drédhourœ^ 
châtré, mouton. 

Dàçtœ^ zôti kyœ^ Dieu veoille, 
plaise à Dieu, opt. de àp. 

Dàçourœ^ pa. de doua^ aimé, 
cher ; o màtra ime e dàçourœ^ o 
ma sœur bien aimée ; pa — , sans 
le vouloir, sans préméditation ; 
touke — , à dessein, avec prémé- 
ditation, exprès. 

Darourl, amour, afiection, amitié. 

Darourïm, Kr., volonté; H., 
goût, penchant : kà çoïanœ — pœr 
gyd, il et^i chasseur passionné. 

Dàtœ (tk.?), eff'roi subit, épou- 
vante, mœ klhini dàtœnœ, ch., vous 
me causez de Tépouvante. 

Dàts, Kr. matou. V. matçok. ^ 

Déhem, dœhem^ pass. de dén, 
s'enivrer. 

Degdisem (tk, alb.), arriver par 
hasard, survenir. 

Dêitourœ^^. dedèn, enivré, ivre. 

Dêy^ H,, après-demain, un de 
ces jours. 

Di'l/i,- pi. dêy^ veine, artère, 
nerf; zœ délhin' e dàrcesœ, tâter le 
pouls. 

Delh^ndniçe, hirondelle. — La 
prononciation de ce mot varie 
beaucoup ; Kr. écrit delhendùçe et 
kyelhœndruçe. 

Délye, pi. irr. (//ia?a. brebis. 

Déiymœr et delymoiiar, N. T., 
berger. 

Dem, pi. a, bouvillon, jeune 
taureau. — Cf. gr. ôxîxiXC;. 

Demirlrfly^ (tk. demir, fer); nom 
d'un cheval fabuleux. 

Den, ao. déita^ enivrer; pass. 
dèhem et dénem : oudéit, il s'eni- 
vra; rfn'/of/rtr. ivre. 

Derdnnen (tk.), infortuné. 

Derdhem^ pass. de dèrth, s'é- 
lancer, courir sus à, dat., se dé- 
verser ; dérdhetœ lyoùmi ndœ dét, 
le fieuve se jette dans la mer. 



14 



D 



1. Dêrœ^ pi. irr. dicer^ porte ; 
maison, famille, race : atyé yànœ 
du dmr^ là sont deux portes; dé- 
rœnœ lime e çàfça, eh., je vou- 
drais plutôt anéantir ma race. — 
Cf. Oipa, si. dvor, angl. door, etc. 

2. Dérœ, adj.. H., amer, diffi- 
cile à faire. 

1. Dêryyem, s'élancer en cou- 
rant 

2. Dhgxjcm, N. T., être ma- 
lade, alité. 

Dermàn (tk.), crédit, considé- 
ration. 

DennÔHy Kr., écraser. 

Dcràçkœ, dim. petite porte : 
ngà deritçka e 'pHrourœ^ ch. par la 
petite porte en ruine. 

Z>6'r.s (H. dersiy), suer, trans- 
pirer; commencer à. pousser, de la 
barbe et des moustaches; mous- 
tàkxja yole posa tœ kà dersourœ, 
depuis que ta moustache a com- 
mencé à pousser, ch. 

Dersitoura\ qui est en sueur ; 
yàm i — , je suis tout en nage. 

Dèrlh^ verser, répandre : — 
hjbtœ, des larmes ; — vétœ^ jeter 
les œufs, pondre, des insectes ; 
pass. dfrdhrm. 

Dervin (tk.), derviche. 

Dcrhj porc mâle, verrat; pi. 
dcrliatœ, les porcs, les cochons ; 
dèr/i i cgrœ, cochon sauvage, san- 
glier; comme adj., derliô : kœsày 
— mahàlhe. ch., de ce sale, misé- 
rable quartier. 

DermUay Kr., témoignage, .u»p- 

Tupfa. 

Dennimy témoignage, [xapiùpiov. 

Derinltâr, témoin. 

Dcçmbhy témoigner. 

Dèly pi. ttVfl, la mer; un* c dclity 
le rivage de la mer; do tœ pfy* 
dcnœ (di'tinœ)y il veut boire la 
mer, prendre la lune avec les 
dents; ni*' drly intcrj. de désespoir: 
(ik me di:l^ oûnœ myêrij ah! 
malheur, infortuné que je suis! 

Dctdr, Kr,, marin, matelot. 

Dctùrœy devoir, dette. 



D 

Detotiar-orU Kr., débiteur. 

Dœbohy y. tcMii; i doBbaùarm^ 
banni, exilé. 

Dœflcn^ dœfïôii, montrer; pan. 
dœfiànem, dœflàhem^ être montré, 
prouvé. 

Dœflinu indice, preuve. 

Dœgyàn^ digyàn^ entendre, en- 
tendre dire, apprendre, éeoater, 
obéir ; pass. digyonem^ être exaoeé, 
d'une prière; oudigyoùa ridjàfia 
te Perœndia^ la prière fut exaneée 
près de Dieu. V. ngyàn, 

Dœym (dén)^ H., ivre, ivrogne. 

Dœlyh'y Kr., délivrer, purifier; 
pass. dœlyirem, 

DœlyirœSy Kr. libératear. 

Dœmwtore, Kr.: çtckzœ — j ani- 
mal nuisible, malfaisant. 

Dœm, H., V. dafn,\ dœmatdr, 
dissipateur, prodigue; dœmatôn^ 
dœmôn, dissiper, nuire. 

DœndourŒy pa. de dœnd^ fré- 
quent, épais; ré tœdœndoura^ Kr. 
nuages épais. 

DœndyR.^ rendre épaie; bourrer. 

DœnésŒy H., sanglot; éœuaàky 
sangloter, gémir sur on mort 

Dœnœsàn, H., condenser, épeii- 
sir. 

Dœnim^ Kr. condamnation. 

Dœnbn, Kr. dompter, eondaa* 
ner. — Cf. lat. damno. 

Dœrœmàii^ dœrmôn^ descendre, 
précipitamment, sauter àbai; — 
figà màlyi, dévaler de la mon- 
tagne. — Kr. écraser. 

DœryÙHy envoyer; iœrgàù <• 
biainoPy il envoya, là pour qnU 
apportassent, se fit amener. 

Dœrstiiyœ,K,^ moulin à fouler. 

Dœçœrim , Kr. désir ; daeœrbun 
désirer, convoiter. — Lat desiders. 

Z>f , diyy ao. dita^ savoir; s ift 
(= dfnte) koù t'a viy^ il ne savshv 
1. où le mettre, que faire ^rU; 
noàk' e ditœkam^ je ne l'ai puss; 
pass. dihem, 

DU V. du. 

Diàlhy pi. diéy^ le diable.— Gf. 



15 



Dialhœzt, diablerie,8célératesse. 

Diàly^ didlyœ-i, pi. dyèm {dyé- 
lym), enfant mâle, jeune garçon, 
jeune homme, fils; diàly' i ibne i 
vétœnij notre fils unique ; diàly i 
màthf i vogœly^ fils aîné, fils cadet; 
kiç trè dyèm, il avait trois fils; 
gyithœ dyèm delhi kalhi, ch., tous 
jeunes gens fiorissants comme des 
épis. 

DyalyœrU jeunesse; coll. la 
jeunesse d*un pays, les jeunes 
gens. V. dvelymœrt. 

Dyalyœrintf adj. et adv., de 
garçon, à la mode des garçons; tœ 
mœ bœntç iiœ pàlyœ ràba dyalyœ- 
riçte, fais-moi faire un costume 
complet de garçon, d'homme. 

Dinlyœth^ dim. de diàlyœ. — 
dialyàn, augm., jeune homme. 

1, bidtliœtœy droit, e : dàrae, — 
la main droite. 

2. Diàtkœtœ et diàthœ^i, fro- 
mage. 

Dïây dié H., diélhinœ, hier; — 
mbrcèmœ, hier soir; ngyér die, jus- 
qu'à hier, hier encore. 

Dielh, le soleil; ngà perœndon 
dielhi^ ngà dély — , où le soleil se 
couche, se lève, au couchant^ au 
levant. 

Diéçm, diélçœm, adj., d'hier. 

Digyem^ pass. de dyék^ être 
brûlé, se consumer : oudoky, il fut 
consumé; digyctœ zydrhiy le feu 
brûle. 

Digybn, V. dœgyôn; lœ digyoùa" 
ritœ, l'ouïe. 

Dihem^ pass. de dî, être su, cé- 
lébré : dihetœ hyœ, il est connu, 
on sait que. 

Di'-koH, quelque part; to tœ 
vêle — , j'irai quelque part. 

Di'kouf\ H., quelquefois. 

Di'koicÇy quelqu'un : — érdhi^ 
quelqu'un est venu. 

Dilfiœ, dùlhœ et dùlhœtœ, neut., 
résine; II. cire. 

Dilfitœj adj. : kyeri — , chan- 
delle de cire. 

DimaskyUa , petit couteau, canif. 



Dimœry l'hiver : nœ — , en hiver. 
— Cf. sb. zima, etc. 

Dimœrdn, hiverner. 

Dinàk^ rusé. — Cf. 8«ivdç. 

Dinakœrî^ Kr., ruse, four- 
berie. 

pùœ, jour : ncè — , un jour; 
ditœ nga (ou pœr) dU ^ jour par 
jour, chaque jour; ditœnœ, de 
jour, pendant le jour ; tœ tœrœ di" 
tœnœ, toute la journée ; kœtô dit' 
(Kr. dUt)y ces jours-cf, pas tsàdit, 
quelques jours après; dit tœ bàr- 
dha, — lœ zéza, Kr., jours blancs, 
jours noir^, c'est-à-dire de pros- 
périté et de revers. 

Dîtourœ, pa. de dî, qui sait, 
instruit ; tœ ditouritœ, les savants, 
les sages; pa dùourœ^ sans le sa- 
voir, sans intention; me tœ di" 
loiirŒy sciemment, avec intention. 

Dilourl, savoir, science, sa- 
gesse, Q^iOL, 

Dite {diy lç\ quelque chose ; — 
trœgàny cela annonce quelque 
chose, un événement; kùymàrh — 
to lœ yi'tœ, ce pou doit être quel- 
que chose d'extraordinaire. 

Ditçimy savant. V. ditourœ. 

Dyêgœtœ, consumé. 

Dyégourœ, pa. de dyék, brûlé. 

Dyék , ao. dàgya, brûler, tr. : 
foûrhœnŒy chauffer le four; pass. 
digyem, 

Dyelymourt, V. dyalyctrl. 

Dyèmthy pi. det., -i-tœ^ dim. de 
dyalyœ, jeune garçon, enfant. 

Dyépy pi. «, et dgêpeya, ber- 
ceau d'enfant. 

Dyèrsœ^ dièrsœysneur. V. dèrs, 

Djais (tk.), gyèii me — , trouver 
à propos, convenable. 

Djamadàn (tk.), espèce do veste. 

Djnmi^a (tk.), mosquée. 

/>/ép, pi. e (tk.), poche. 

Djeràh (tk.), chirurgien. 

Djevairhk.), jojaux, bijoux. 

Djinde (ar. djinn), génie, es- 
pèce de démon. 

Didkœ^ vêtement aussi appelé 
flyokœ. Y. ce mot. 



16 



D 



Djoumà-ya (tk.), vendredi. V. 
prœmle. 

Djubé'i/a (tk.), pelisse, long vê- 
tement de drap. 

1. Du, 3 p. sg. de doua, il veut: 
P dans quelques contrées^ auxi- 
liaire du futur, sans la part, tœ : 
dô vin, je viendrai; c?^* 7«^ thœnœ 
(gu.), Kr. cela veut dire, c'est-à- 
dire ; 2° sert à former des pro- 
noms et adv. indéfinis (lat. cum- 
que); kourdô, quiconque; lujadù, 
partout où ; sadn, autant que, etc. 
— dô mos rfy, 1. tu veux, tu ne 
veux pas, bon gré mal gré, de gré 
ou de force. 

2. DiK pour dot ; s e rô du, ch., 
je ne puis le voir. 

fJohl-a, Kr. utilité, profit. — sb. 
dohiti, obtenir, gagner. 

Mf/i/ft, ao. dodyt'h. 

Dolnj, pi. o\ bâtard, fils illégi- 
time. 

Dôlha, ao. de dàlif. 

JhUuil), pi. c (tk.), armoire. 

Dolhi-(i^ toast, santé portée le 
verre à îa main dans les noces; hi'th 
dutlif, porter une santé; n(frê — , 
la porter le premier. — Doïhibncf 
(tk. bavh, tt'te), celui qui préside 
aux toasts, — gr. IvtoX/jj comman- 
dement. 

/>o/ia'mri (tk.), réjouissances pu- 
blif^ucs. 

Donv, dorhœ, pi. irr. douar, 
main : dorœ c diàthUv, main 
droite — c md.'nfjyœiitc^ main 
gauche; — mr — , de main en 
main; espèce, classe sociale, con- 
dition : linHn rtrnvs prv\j hàkijœ 
doiairr, ces gens de toutes con- 
ditions. 

Dnnr-zfi'nœs, Kr., celui qui se 
porte caiition, garant : ot'/hœrœ — 
pœf\]eme suis porté caution j)Our. 

JU()rhœz(i\ dim. poignée ; anse 
d'un vase : nàe — m/rlh^ — //;//». 
/7*/7, une poignée de farine, de 
pièces d'or; tout ce qu'on peut 
tenir à la fois dans la main ou 
sous Taisselle. 



Dàsœ, traie, laie. 

Dot, particale, dans la locotîoa 
s dot. pas du tout, marqua ïim- 
possibilité : s gyéti ddt^ il oa pat 
trouver ; s e sielh dût mirœ^it m 
puis venir à bout de le porter. 

Dôtç, H., bâtard. 

Dràpœr, faucille, serpe. ^ Cf. 
gr. dpénotvov. 

Drap, H., perche, bâton loDf. 

Dràsœ, pi. a, dalle, piem 

(date, p. e, celles qui reeoaTmt 
e toit en guise de tuiles. 

Dré-ri Çdrœ-ri^ H.), cerf. 

Drédhiye, H., loquet, Teiroo. 

Drédhourœ, pa. de (frrJA, tords; 
châtré, par torsion. 

Drétjœzœ, pi. a, Kr.yCroûtsdci 
plaies. 

Dréytœ, ndréytœ, droit; jsite, 
vrai ; e dréyta^ justice, droit, la 
vérité; dœftài mbrétit tœ irit* 
tœnœ, il lit connaître au rot la 
vérité ; — îia' i dréytœ^ un(homae) 
juste; hyofçinœ dhUtœ tœiréjitg, 
s'il y avait dix justes. CL lat. 
directus, it. dritto. 

ûreylœri , droiture , jnstiee; 
yyukon me — , juger justemsat.^ 

ûri'kem, faire le repas de aidi, 
dîner. 

Drékœj midi ; le repas de sndi: 
pas drvkopsœ , dans l'aprèsHiiîdL 

Drckytœ, droit, honnête, probe. 
V. drrytœ. 

Dremin, avoirenvie de donnr, 
sommeiller. — Sb. dremati. 

1. Drvlh, ao. drùdha, tordn, 
faire tourner, p. e, la broche: 
drùk mfçtœ, tourne la viande fii 
est sur la broche; châtrer par 
torsion ; pass. dridhem, 

2. DrcAh-dhi, dim. de drwi, 
jeune cerf: e pùeti dielhi drr* 
dhinœ^ le soleil demanda aa eert 

Drcvnœ^ H., la oaille. T. 

rkonrl cp, 

Dritdr, Kr., luminaire (astre^ 

Drilœ. lumière, clarté, ehss- 

delle : drha r hœnœzœ$m^ la doté 

de la lune ; t(B moi tœ kitm ntri 



D 

dritœ nàtœnœ, que personne n'ait 
de lumière pendant la nait ; içte — , 
il faisait jour. 
/>r/(/wp, blé, grains. 
. Drithtœràfiy trembler d*effroi : 
f drilhtcerài zœmœra^ le cœur lui 
trembla, il fut pris d'épouvante. 
Ihnzœy épine, chardon, buisson 
épineux ; le paliure (naXtoOpoç). 

Droù-ri^ pi. droùrœ^tœ et 
droùn-iœ, arbre : gyéthet' e droùn- 
(Tvet, les feuilles des arbres. 1 

Droii-ya, pi. droû-tœ, bois, sur- 
tout à brûler: to tœ vémi pœr 
droù, nous irons chercher du bois. 
— Cf. gr. SpOç, arbre, chêne. 

Ihùa^ ao. deçà, pa. dàçoiirœ^ v. 
irr., aimer, vouloir; nœ mœ dv 
moùa, si tu m'aimes ; vétœ mày e 
déçc, est-ce toi-même qui Tas 
voulu? do tœ kèkyenœ tœndCy il te 
veut du mal ; te ké dàcourœ kœ- 
toù, que cherches-tu ici, qu'y es-tu 
venu faire? doiianœ tœ lliônœ, on 
prétend, on assure. 

Dotiay, det. do^i, gerbe. 
Doiïhem, pass. de doiia, être 
aimé; s'entr'aimer : doùJumi^ 
nous nous aimons réciproque- 
ment; tçoûpaV e vôgœlya (/oîi- 
henœ mœ çoûmœ, les filles ca- 
dettes sont aimées davantage ; 2^ 
être nécessaire, on a besoin de 
moi : kour donhem, viy, quand on 
aura besoin de moi, je viendrai; 
doùhetœ dhé nœ kàlyœ akomn^ il 
faut encore un cheval. 

Doùk, H., air. mine : ka — , il 
a (bonne) mine. V. doàkem. 

Douke^ à Bôr. toukcy particule 
qui, avec le participe, forme un 
gérondif, exprimant la simulta- 
néité : doùkc çkoùurœ nà gyétiy 
en passant voici qu'il trouva ; 
louke kyàrœy en pleurant. V. tuk, 
tek^ et la gram. 

Doùkem, paraître, apparaître, 
être vu : doûketœ, il parait; si 
lœ doùketœ mirœ, comme il te 
paraîtra à propos ; noùk' oiidoùk 
mœ, il ne parut plus, on ne le vit 



D 



17 



plus ; mœ doùketœ, il me semble ; 
tœ doùkourœtœ, air, apparence, 
mine. — Cf. gr. Sox<o{iat. 

Doùkiye, présence : doùkiya e 
tiy, sa présence. 

Dourim, patience. 

1 . Douron, supporter, endurer : 
mœ s dourdiy il n'y tint plus. — 
itl. dure. 

2. Dourdriy dhourôn, faire un 
don, faire cadeau de : tœ — ùmœ' 
rin tœnt, je te fais grâce de la 
vie — gr. ^pov. 

1. DouroÏMrçim, Kr., durable, 
qui dure longtemps. 

2. Douroùartçœm (-tcim), Fj., 
patient. 

Doiiçkœ, espèce de chêne, ap- 
pelée en serbe granitza ; au pi. 
doicçka-tœ, branches coupées pour 
servir de fourrage. 

Dû, dt\ deux; kyœ tœ du, tous 
deux, tous les deux; fem. tœ dua, 
toutes deux; mœ du, en deux 
parties. 

Z)M/'é)t(tk.), fusil. 
Dukyàn (tk.), boutique. 
Z>j/^*mé(tk.), pièce d'or employée 
dans la parure des femmes ; talari. 
Dulbcv (tk.), garçon aimé ; v. 
poùft. 

Dumbœdhyètœ, douze; i dum^ 
bœdhyét(œ)ti y le douzième. 

Dunià-ya (tk.), le monde, les 
gens, le public. 

Dù^y double : kœyô fyàlyœ vête 
mœ — , ce mot a deux sens. 
Duçék (tk.), matelas. 
Duçemé (tk.), plancher, par- 
quet. ' 

Dùtœy k¥y. dûitœy deuxième, 
i dùti thotœy le second dit ; sœ 
dùti y secondement , en second 
lieu; pœr sœ dàti, pour la seconde 
fois; vétœ i dùtWy 1. (moi-) même 
second, c.-à.-d. qui est avec une 
autre personne : vétœmœ yê, a vétœ 
e dùtœ ? rép. vétœ e dùtœ me... y 
ch., es-tu seule, ou y a-t-il quel- 
qu'un avec toi? — je suis avec... 
Duzét, quarante ; tœ duzétatœ, 

2 



IS 



I) 



service l'unèbre qui a lieu 40 jours 
après la mort. 

Dùzet - kœmbœlyœ , le mille- 
pattes, insecte. 

Duzétm^fem. — e, quarantième. 

Dzy préfixe, v. S. 

Dzbdrthy blanchir, tr. : bayàme 
e dzfjàrdlwuroPf amande blanchie, 
écorci^e. V. bànlhœ, 

JJzbàUi y àier des souliers : — kœ- 
po-àtsœtœ préy kœmbeç tom, Kr., 
Ole les souliers de tes pieds, dé- 
chausse-toi ; pass. dzbalhem, se 
déchausser, dzhàthoitrœy qui aies 
pieds nus. 

/)zb(j/l, V. tœboii. 

DzbràSf vider, décharger, tirer 
un fusil : dzbràshiœ tiifékœ, ils 
tirent des coups de fusil, y. zbrà- 
sœtœ. 

Ihhrês, zbrêSy ao. dzbrita, des- 
cendre, tr. et neut. : porositi t'a 
dzbr/linrcy il commanda qu'on le 
descendît; zhr/l pœrpdç, des- 
cends ! zbrhi kàlxj'U mirœ, il des- 
cendit du bon cheval; — ngà 
hesàpiy rabattre quelque chose 
d'un compte. 

DzhuttlyÔH, découvrir, révéler : 
nia* m tria* ynbovhjonnrœ me /7j/'*- 
Uvrdy r dzhoiilyôiy cette viande 
recouverte de feuilles, il la dé- 
couvrit, V. mbouh/d/l. 

/Jzhnt'ftrni , s'amollir, s'atten- 
drir, s'apprivoiser; tœ dzboiuon-' 
ril(t\ la clémence. V. bnntœ. 



I) 

Dsfè, V. zàbf contenir. 

Dzgyàtem^ «^allonger, 1*6168- 
dre, p. e. en discours : Jkyar tm 
màs tœ dzgydtemif ponr ne psi 
nous étendre, pour le dire bqè- 
vement, ▼. gyatœm 

Dzgyèâhourœ^ pa. de ixgfUk^ 
choisi, d*éJite. 

Dzgyèth^ ao. dzgyàdha, eMiir, 
élire, préférer : tœ dzgyéthiç tri 
mœ tœ mbœdhàtœ^ choins ss 
trois, les plus grands; éjgyddU 
m(k tépœrœ tœ hékyœ irity...pie 
tœ. kètœ fitim^ Kr.» il aima laisu 
souffrir que de gagner. 

Dzgyùh, zgyith^ délier, détt- 
cher : dzgyith - na , délie-iMMi; 
zgxjlth œndœrhatœ^ Kr.» iaterp^ 
ter les songes, tœ zgyiikonÊnlÊ^ 
l'interprétation ; « zgyUhomrw^ 
explication. V. lyith. 

Dzgyduj ao. dzgyôva et iz§f^ 
omitay éveiller, réveiller: psN^ 
dzgyônem^ se réveiller. 

Dzgyomrœ^ pa., éveillé. 

Dzvèrky la nuque. 

Dzvèç, déshabiller. Y. véf. 

Dzvéçourœ^ pa. déshaliillé, is. 

Dzvicem^ pass. de rfswç, n 
déshabiller. 

Dzvlyon^ 1. dé-Aancer, roMt 
l'engagement contraeté daaslii 
fiançailles : tçaùpœn' yôte e div- 
lyà!i, ta fille, je ne Teas pta 
l'épouser. 



DH 



Dhnlh(j\ lait aigre, gr. vg. 

Dhùrt, IL, fléau .\ battre. 
l)hasknll\ii\ maîtresse d'école, 

du pr. O'.oiaxaXo;. 

l)hnça\ ao. de àp. — Lat. da- 
re. etc. 

/)/»/', aussi, même; vnledhénù 
^//ï/^', il y alla, lui aussi. V. f*2ypdlié. 

/fhr'Ofiy la terre; r boiikoum /• 
d/unut, la Hello de la terre ; aà 
kyœ liàplc dhaw, celui qui ou- 



vrait la terre : pi. dhilara^ Kr.i 
terrains; contrées. — Cf. k 
dorien 85==)^. 
Dhé^ya, H., sol cultiTable. 
Dhèks^ recevoir, aeeepter : Iv 
màs tœ dhèksinœ gyœ^ qa'sBi 
n'accepte rien. — Or. Ifaifr. 
Dhéiypœrœ, renard. C^ valpii^ 
DhclypœrU fourberie, aitani 
ùhespàt, évéque, aoe. ihnféi^* 

— Or. Bi«:^Tr,c. 

Dhéz^ H., ▼. ndès. 



DH 

Dlurlhu'HU'j j;:cnéM'ier, geniè- 
vre. 

Dhcemb, faire mal, causer d) 
la doulear : mœ — kriietœ, dhœm - 
bàlhœ, j'ai mal à la tête, aux 
dents; pass. dhœmbem, Kr. : on 
dhcènbenœ attire ve , \U excitent 
leur pitié; noùk i ondhœmp, il 
fut sans pitié ; tœ dhœmhourn\ 
pitié : * klçin — pœr alœ, Kr. . 
lis n'avaient pas pitié de lui; t(r 
dtuèmbourit' e atixj içle fort i 
math, Kr., sa souffrance était 
très- grande ; tœ dhœmbourat' r 
plyàgœvel, — tœ piélhourit, les 
douleurs des plaies, de l'enfante- 
ment; kà dhœmboura nœ. bàrk, il 
m la colique. 

Dhœmbàihœ (dluëmp, bàlhœ), 
grosse dent, dent molnire. 

Ùficembe-ya, souffrance, v. 
dhœmb, 

Dhœmp'bi, pi. cp, dent : ndzirt" 
dhœmbœtœ yàçtœ, il tirait le^^ 
dents dehors, comme grimace. 

Tœ dhœmpçouralœy pi. f., 
Kr., compassion, miséricorde, v. 
dhœmb, 

Dhfkn^ pi. irr. de dèlyc. brebis : 
moutons, en général : hop*' mv 
dKfPfi , troupeau de moutons : 
nonkœ çp as ûài dhri'n, il ne voit 
pas un seul mouton, (3» conte), 
expression probablement fautive. 

Dhfhida'r, 1" fiancé, nouveau 
marié ; flôn nnùshja dh(vndai'inœ, 
la fiancée invite le fiancé ; 2^ pen- 
dre, vxjfrha vàU' tœ o'^hœ odœmr 
e dhœndœrity la belle-mère alla 
voir la chambre de son gendre : 
im^hœndœr, mon gendre. — Cf. 
gêner, gendre. 

Dhœndœri, H., noce. 

Dhœnœ, pa de ///> ; tœ dhœnœtœ 
e lyigesœ^ Kr., Faction de donner 
la loi; e d/iœnœ^n, impôt, taxe ; 
vœ tœ dfuèna dhioul Kr. , frapper 
le pays d'impôts ; pagomn tœ 
dtuvnœtœ^ pa^'er le tribut. 

DhcvnœSydhdnœs, Kr., celui qui 
donne, donneur, donateur, libéral. 



t)JI 



10 



Dhi-a, chèvre (change de 
nom aux différents âges); dhi e 
égrœ^ chèvre sauvage, chamois. 

Dhiàtœ, testament, traité, con- 
vention : dhiàta e vyètœrœ^ e ré, 
l'Ancien, le Nouveau Testament ; 
— bœri dhiàlœ me Jakonœ^ Kr., 
il fit un pacte avec Jacob. 

Dhidr, chevrier. 

Dhiavàs, lire, v. kœndon. — 

Gr. Zii^i'^ui, 

Dhimizœ (dhyés, viizœ), H., 
mouche à viande. 

Dhimponrœ, miséricordieux : 
zdti œctœ i — , Dieu est clément. 
V. dhœmb. 

DhimpsourUa, Fj., pitié, mi- 
séricorde. 

Dhiolyitœy pi., violon : psài 
mirœ — , il apprit à bien jouer 
du violon. 

Dhyâmœtœ, et dhyàmœ^i, 
graisse, le gras, saindoux, suif. — 
Gr. Ôr,;x'Sç «graisse. 

Dhynmlœ, de suif, etc. : Uyéti 
e — , chandelle de suif. 

DhyéSy ao. dhyéva, v. irr, caco. 

Cf. gr. yi^ta. 

Dhictœ, dhyétœ, dhietœ, dix; i 
dhyéttœ-iy dixième, e dhyèttœ-a, 
la 10* partie ; la dime des fruits 
de la terre. 

DhyHœÇy décuple. 

Ohoyœ, planche. — Cf. sb. 
douga, douve de tonneau. 

JJhrU la vigne, cep de vigne, 
V. hardhî, 

bhôanœ, honte, opprobre; 
scandale, tapage. 

Dhounàn, couvrir d'ignominie. 

Dhourniœ, pi. a, Kr., offrande. 

Dhourœti, Kr. , don, cadeau; 
ad, gratuitement. 

Dhourbây v. douràn^ 2. 






20 



F 



Fày^if pi., e, et fàyœ-a, péché, 
faute, erreur : iç, fdy kàm oûixŒy 
eh., quelle faute ai-je commise? 
bœri ffhjcCj commettre une faute, 
se tromper; foc fia pa fày, des 
enfants sans péché, innocents. 

Fai/œloànr-dri, Kr., pécheur. 

Fii]/kor(\ faucon. — Lat. falco. 

Fakir (tk.), pauvre, infortuné. 

Ffjkijc, joue, face, visage ; fa- 
çade ; coté d'un triangle, etc. ; 
l/i/àknu i fàkyevel, le sang des 
joues; noàsrsœ i niârhinœ fa- 
kyeno\ idiot., on farde la mariée ; 
ju.kycya c oàyœravci, Kr., la face, 
le niveau des eaux ; fàkyc indlyi, 
versant, pente de montagne ; e 
iidzu'rh p(vr fàkyr, publier, ren- 
dre public ; — V('lœh('na\ se faire 
connaître. — Lat. faciès. 

FakyP'bnrdhw, qui a les joues 
blanches, au teint blanc. 

fVi///, gratifier, faire don de, 
accorder : Iç nur foly kyœ t<v l'a 
iiycn, que me donnes-tu, si je te 
le trouve? / fàly yilœiiœ, Kr., 
faire grâce de la \w ; zoli e fa- 
h/f'i' Cdhniirnfif.r), Kr., Dieu le 
veuille; fàly fny€to\ pardonner, 
remettre les péchés. 

Fn.lyri/K supplier, invoquer; se 
sounieltre : hfvrl ndjà donkf 
fàlynur V lynt'ftuuro\ il fit une 
prioi'o à l)ieu on l'invoquant et le 
suppliant: fàlycmi )idri'S(r je 
(vous) remercie. 

Fnhiii\ salut, compliment : / 
Ihntn- — ////' çirndvi, 1. elle lui dit 
salut avec santé, elle salua en 
lui souhaitant (selon la formule 
d'usn^o) bonne santé ; pi., tu* 
ff'fh/ii, mcme sons. 

F'/iinni/fi, iijlcul, fém. fninmt- 
(h(i\ lilleule. lat. famulus. 

F()rf\ tout à fait, trop : (hçlœ r 
/i/rf,r — , elle est tout àfaitlogère ; 
N ff'frf\ pas (lu tout : fis fœ C(h/(rh/ft 
— , ni tout à fait petites. 



Fàrœ, pi. a, graine, semeiiee; 
race, tribu, espèce, lorte : ^ 
fàrœ yé? — Çkyipœtdr ngà fin, 
de quelle nation es-tu ? — Albsuii 
de race ; ké fàr' é fis, Fj., is4i 
des parents? gyilhœtefàrmzàkjt^ 
Kr., toutes sortes d^oiseanx; &* 
kije fàraç, Kr., des graines; U 
farœ Hcrioii iç an, quelle espto 
d^homme était-il? 

FarmakoSf empoisonner; /ài^ 

makosoHrœ, empoisonné. — Gr. 

m. 9xp{isx(jjvb>. 

Fat, destin, sort. — Lat fstnL 

Fati-a, H., nom des troîifm- 

mes ou fées qui, le troisième jov 

après la naissance d'un enfiiBt, le 

visitent et déterminent u dfl^ 

tinée. Au 21* conte, elles loit 

appelées simplement j;rd, femaei. 

Fntimé^ya (tk.), n. pr. de 

femme. 

Frmœratœ, pi-, Kr., les fer- 
mes, le sexe féminin. V. finuen, 
Fcrmàn (tk.), commandemeit» 
ordre émanant d'une autorité. 

Fèrhœ, pi. a, ronce, ronâer, 
buisson. 

Fvl, fœtj dans la locution : /?t 
pœr fêt, aussitôt, sur-le-efaamp. 

Fi'tçkœ^ groin du pore, miilbt 
museau. 

Fœyèh, fyèn^ ao. fyéyta^ ^ 
cher, commettre une faute, r. m. 
— Dans le sens de pêcher, plilw 
ùœil yyunùh, 
Fièkiiiœ, voisin. — Lat. neiaM. 
Fœllvky, souiller; pass.,^ n 
souiller, se polluer volonUiie- 
ment : diàlyi oufœlMky, ce gn^ 
çon a porté la main sur loi-nÂM. 
Fœlhikyœrî, Kr., fomicatioa 
Fœmœrœ^pl, a, femelle du 
animaux : fœmœra e dréikU^ b 
femelle du cerf, biche. — I^ 
femiua. 

Fœmfycr, famille, enfants, pot- 
térité ; fœmtyœtœ e fàirgsœ^ K^" 



21 



lei familles de la tribu; noùkœ 
kiç fœmhjœ, elle n'avait pas d'en- 
fants; s bœnœn — , ils ne fai- 
naient pas d'enfants ; .s kàm boùkœ 
t' i çpte fœmiyœsœ, je n'ai pas de 
pain à porter à ma famille ; { dti 
fœmiyœl, Kr., le père de famille. 
— Lat. familia. 

Fœnqilh, pi. iy (on dit aussi 
thœngilh), charbon de bois He 
tk. kyumùv est plus en usage) ; 
fen éteint, tison éteint. 

Fœrgœlfiàri, Kr., trembloter. 

Fœrkon, frotter. — Cf. lat. 
frico. 

Fœrtérœ, H., poêle à frire. 

Fœçlhèn, Fy., siffler : fœçlhèn 
gyàrpœri, le serpent siffle, v. rccr- 
çœlhèn. 

Fik-^u, pi. ftky, figuier, figue. 
— Lat. ficus. 

Fikyir (tk.), pensée, esprit. 

Fildjàn (tk.), petite tasse à 
café. 

Fîlh, pi. fnjr, Kr., fil (non de 
fer) : vàrrtœ prnj fn/ec, elle est 
suspendue à des fils. — Lat. filum. 

Filhàn (tk.), un tel. V. âklç. 

FHhdr, fil d'or, de soie. 

Filhœ, Kr., commencement, zœ 
— , tirer son origine. 

Filhàn (gu.), commencer. 

Fis'i, P Kr., nature: ndœfist, 
dans la nature ; 2^ parenté, race, 
parent, au pi. fisœra : d)ly prhj 
fisit tfi'ut, sors (du payi>) de ta 
parenté ; d'çtœ fis nnœ, nyà mœ 
tœ àfœrmit' c psravrt t' ôna\ il 
est notre parent d'entre les plus 
proches ; voj. fàrœ. — Gr. çiaiç. 

Fitvn, gain. 

Fità/l, gagner, acquérir. 

Fyàlyœ, parole, mot : pas fyà~ 
lyœsœ kyœ i kiç Ihfrnœ, selon la 
parole qu'il lui avait dite ; dwr- 
fjdn — , envoyer un avis, faire 
savoir ; hjitk me — . Kr., fairo une 
convention, traiter avec ; Urn — 
pœt\ s'entretenir de, délibérer. 
V. flyiis. 

Fytrir, dim. fycrœzœ, lentille. 



Fyolhœ, fibre : — ly^ri, fibre 
de lin. 

Flhougônem , être enflammé, 
dévoré par le feu. — Gr. v. 9X^70. 

Flyàkœ, flamme. — Gr. 9X^710, 

Flyàktœ, adj., enflammé, flam- 
bant. 

FlyâmcCy maladie du raisin. 
Lat. flamma. 

FlyàSy ao. fàlya, v.irr., parler: 
— nœ yyouhœ, une langue ; flyét 
me tœ drékytœ, il parle sincère- 
ment ; flyàs kéky pœr, dire du 
mal de; fàlyœ, tgoùn, parle- 
moi, enfant I to tœ vête tœ flyàs ^ 
ou véini mœ tœ fàlytourœy j'irai, 
nous allons à la consolation (gr. 
raprjopfa), quand, quelques jours 
après le décès d'une personne, les 
amis se rendent à la maison 
mortuaire, ordinairement munis 
d'eau-de-vie, pour parler avec les 
parents du défunt et les consoler, 
non sans boire largement, Zag.; 
pass. flyitem, 

Flyc, ao. /hjéytn et fyétay dor- 
mir : edhê (jyoùmin kyœ flyè, ch., 
même pendant le sommeil que je 
dors; rànœ kyœ tœ dû tœ flyinin 
ils se couchèrent tous les deux 
pour dormir à part ; tœ flyétou- 
ritœ, le dormir ; kàha c tœ fîuér 
ourit, l'heure de dormir, de se 
coucher. 

Flyètœy pi. flyètœ et flyétœra, 
feuille ; aile d'oiseau ; nageoire 
des poissons : e mboidyài me fié" 
tœrUy il la recouvrit de feuilles ; 
fîyi'tœ e pendjèrit, volet de fe- 
nêtre; flyvtœt' c diiervety bat- 
tants de portes. 

Flyitem y pass. de flyàsy être 
calomnié, l'objet de médisances. 

Flyôkœ, ailleurs flyokàtœ^ 
espèce de pardessus d'homme en 
laine blanche, qui marque la taille 
et ne descend pas plus bas que la 
fustanelle. — V. djàkœ. 

Flyôk-gon^ H., flocon. 

Flyàkœtœ, pi. m., cheveux 
longs et flottants, chevelure : 



90 



prê-m' —, coupe-moi les che- 
veux ; 771 œ pœlykyéinœ pyokœt' e 
zh^ j'aime les cheveux noirs, 
cf. flyàk, 

Flyori-oii, pi. /7//or//7, or mon- 
nayé, florin d'or, sequin, ducat, 
pièce d'or : mori çoicmœ flyori^ 
il prit beaucoup d'or. — Gr. m. 

Flyoriatœ, d'or : kàpsa tœ flyo- 
rintn^ des atrnifes d'or. 

Flyoïilnurnh'Ou, H., volailles. 
Flyoutoïtrœ, papillon. 
Flyoutoin'fhl, voler, des oiseaux. 
Folyn^ ao. de fhjhs, 
Fnlyé't/ftf nid d'oiseau, repaire. 

Fôl(/n)f\ H., discours; pronon- 
ciation, dialecte. 

Fôh/ouriV, pa. de ////r/,s; sub., 
JI., pi'ononciation, dialecte. 

Fùrl^ adv., fort, très : — mlrœ^ 
très bion; ,sy/ wfb fort, à combien 
l)lus forte raison, — lat. it. forte. 

i'>;V^r, adj.,Kr., fort : oubœnœ 
t(i) l'nrtfr, ils se fortifièrent, de- 
vinrent pui>sants, 

Fôrfsd', force. — fovtsoncm, 
se foptilier, devenir plus fort, 
it. for/ a. 

Fùrnn\ enfant, jusqu'à deux ou 
trois ans. 

Vurn'rv'i^ temps de la première 
enfîinoo. 

Frnrnn\ frêne ; Fn'trœri (le 
frcno), nom do lieu et d'homme. 
— lat. fraxinus. 

Fri'-ri, pi. f/r-ltr, bride, mors, 
frein : nw il à Injfr Jtr hci'H'r frvri 
t'''l(l kytr t'r dot* ifr, si tu veux que 
lii bride fasse tout ce que tu dé- 
siros. — Lat. frenum. 

Frikntsàr, poltron, lâche. V. 
frfk(i\ 

Frihn\ crainte, pour: kôtn — 

Sflrn u\i.r p]i(L cb., je crains qu'il 

ne me parlo pas; mna Uf — , n'aie 

T'^s peur; kàrn — nw rdrnlw rl^ 

nœ nuls ttr rfl'nhr r/, je cniins 

* ne pleuve, qii'il ne pleuve 

'V' l'r/ka se mns e hfhilv, de 



crainte qu'il ne la déToriit • 

< rr. 9p(xi]. 

Frikœçinif Kr., efOraTâDt, te^ 
rible. 

Frikœtçàhem^ ao. oufriktçm' 
re, s'effrayer, avoir peur ; ov/Ht 
I -oûa roûmœ, il eut grand peir. 

Frikàii. menacer, etflrajer. 

Frôn, siège, chaire; noùsaïae 
rrknœ nœ fràtiy on place rëpouéi 
sur un siège. — gr. Opdvoc. 

Froklh'dhi, la rougeole. 

Fràfiem, pass. de />-ûn,wgM- 
iler, s'enfler; oufrùitçœ sœ piri, 
e suis gonflé de boisson; m'«ii- 
, m fnkyiya^ j'ai une fluxion. 

FràUoitrœ^ pa. de ftm: Iff 
yuitouritœ^ Tenflure. 

Frùinœ, respiration, halelM, 
>ouf[^ej esprit; màrh — ,Teipinr; 
ifif nœ — . en un instant ; pmê 
/' çœntœromrœy Kr., le Saint-Bi- 
[»rit. 

Fnin, ao. frùîta^ souffler; /iw 
>/*», le vent souffle ; ft*àn thiiu, 
^oiifller dans ses doigts; psM. 
/■/*///i/?m. 

Frà}^^ pa. de fràn^ esflè, 
:^onflé ; yijœndœrai' yànœ Im frir 
ra, les glandes sont enflées. 

Fçnt, pi. (Titi, village; UittHiH 
fràtit^ il appelle les gens du vil- 
lage. 

Fratàr. pi. a\ villageois. 

Fri'h, V. pçèh. 

Ft-ehivràk, H., homme diié- 
mule, sournois. 

Frrhoitra, Zsg. /^Aounuî, Kr.. 
fuilivement, secrètement. V. ^ 
hourihL 

Frhœ, balai, V. frin. 

FçU fi'îfiy balajepj essayer : « 
friou riœpinœ^ quand elle art 
balayé la maison; fçi moùrelm^K 
pu fç.irœ (jrtmistna^ essuie 1m 
murs', car si tu ne les easaies psi* 
ils tomberont; pa»amjçihiem» 

Ft'irn^ pa. de fçin ; tm PgifOlM^ 
balayage, ordures*. 

Ftnh, ft(K refroidir^ — sjfàrà^ 
ôter Je feu (et non l'éteindre svic 



F 

dé r«au); pj&M. flàhem^ te ro- 
firoidir. 

Ftàkœ^ oontr. ftéiœ, adj., froid ; 
oùyœ tœ fïétœ, de Teau froide ; tœ 
ftôUB^ det. tœ flôlilœ, le froid; 
kàm tœ ftétœ, )*ai froid; roùkenœ 
ngà tœ flàhœtitœ^ ils se pré- 
Mrvent du froid. 

Ftàii, inviter; atà kyœ oufloù^ 
ark)e, ceux qui furent invités. 

Ftoua-oi, pi. /ïôn, coing, co- 
gnassier. 

Foùgœ, loriot. — sb. vouga. 

Foukarà (tk). pauvre. 

Foukyî, force, énergie ; e çtrœn- 
gôn me kàkyœ — , sa, il le serre 
avec une telle force que.. ; Zôl'i 
foukyivet, Kr. , le seigneur des 
années. 

Foukyi'mdth : foukyimàdhi Pe- 
rœndia^ Kr., le Dieu tout-puis- 
sant. 

F(n€ndœ, dernier : i foùndi thà- 
tœ, le dernier dit ; mœ sœ foùndi y 
nujtr sœ foùndmi, à la fin. V. 
faùnt. 

Foùndœsniy fera, e, dernier, qui 
est à la fin ; tstlya œçtœ dïC e 
fàundcBsme c yàvœsœ, quel est le 
dernier jour de la semaine ? 

Foùnt'di, fond; fin : foùnd'i 
éétit, i poiïsit, le fond de la mer, 
du puits ; fotïnd' i pràlhœsœ, la fin 
du eonte ; — t lyimesœ, bas de la 
chemise; bord inférieur du vête- 
ment qu'on baise en signe de res- 
pect; au tnbéti nœ foùnt, il resta 
à la fin, le dernier; nœ fount, à 



F 23 

la fin, enûu, finalement. -— lat. 
fundus. 

Foùrhœ-i, pi. a, four; boutique 
de boulanger. — gr. m. ^o&pvoi. 

Fourk-ou, H., pieu ser\'ant à 
empaler. 

Foùrkœ (lat. furca) fourche; 
quenouille (elle est fourchue). 

Foustanélhœ, la fustanelle, vê- 
tement en forme de jupon (de ca- 
licot) blanc, des Albanais et des 
Grecs ; nœ — pœrmbi gyoùnœ, 
ch., une fustanelle sur les ge- 
noux. 

Fouçàtœ^ Kr., multitude. 

Fowfœ, pi. a, f)Iaine,camp8gne; 
ihœlhœnza e foùçœsœ^ la perdrix 
grise. 

Foùty mettre, placer; brcènda 
nœ lyàkœrœ kic foùtourœ ouna- 
zœnœ. dans les légumes elle avait 
mis sa bague ; pass. foùtem, se 
mettre, se fourrer dans. — Cf. 
le mot trivial français, qui a 
même son et sens. 

Foutœ (tk.?), pièce de cotonnade 
bleue rayée de jaune, dont lei 
femmes se servent comme de ta- 
blier. 

Ffràtçkœ, vessie. 

Fttelhy pi. fùey. flûte. 

Ffier^ fougère. V, tMer, 

Fûih, V. lùelA. 

Futùrœ, Kr., forme; ncterôn 
futùrœnœ, changer de forme; 
oudœftùœ ndœ — tœ iiertont, il se 
montra sous la forme humaine; 
H., traits du visage, teint. 



Gàj V. ngà, 

Gd^ imitation du cri d'un oiseau 
de proie: çkàba thiri yd, l'aigle 
cria y a. 

Gaihàtœ, ch., indienne, étofi'e. 

Gamilhœ, chameau. — Gr. 

xdkiAijXoç. 

GaryUa, lance, épieu. 
Gàrth-dhi, haie sèche, clôture : 



gdrdhi kà ré(r,prov., les murs ont 
des oreilles. — Plusieurs localités 
en Ëpire ont le nom de Gardhiki. 
— Cf. le sb. grad, cité» graditi, 
enclore. 

Gàs^ziy contentement « joie, 
rire : kyê yyithœ gàs, il était tout 
joie, tout heureux; bœn gàs, Be 
divertir. V. gœzànem. 



24 



G 



Gaçœrim, grand chagrin, aflSic- 
tion, regrets : tœ ndàrœ me — , 
ch., la séparation (des amants) est 
accompagnée d'une profonde af- 
fliction. 

Gatlf Kr. : hœn — , apprêter, 
bœncm =, se préparer. 

Gatœrif Kr., désordre ; gntœràii, 
embrouiller. 

Ga/o?ian, pétrir (autrement que 
mbrùii); Kr., préparer un mets: 
e gatài délycna^ il fit cuire la bre- 
bis. 

Gazcp (tk.), colère : hjàn me, 
pleurer à chaudes larmes. 

6'rf/ia?n^ tailler du bois; rabo- 
ter; bâtonner; pa. (jdhœndourœ. 

Gdh in ; tœ gdhirœ, — Uœ, Taube , 
aurore, point du jour. V. ivjdhin. 

Gegén. N. T. et alb. it., écou- 
ter, obéir. V. gyéggrm, 

Gégœ-a^ masc, Gucgue, nom 
donné par les Albanais du Sud à 
ceux du Nord, qui ne le reconnais- 
sent pas et 8*appellent eux-mêmes 
Chkipetars. 

Gegœriy gu.gegœiit^ la Guégarie ; 
coll., des Guègues: (tr rnàmœ Gc" 
gœrlj ch., Guègues pour la plu- 
part. 

Gegœrif'ty adj. et adv., guègue: 
lytbra çkijîp ndœ ggoùhœ geg(*nfrtv, 
Kr., livres albanais en langue 
guègue. 

Gezdis (tk. alb.), se promener. 

Gélybœrœ, vert. 

Gœlhbâzœj bave des animaux. 

Gœlhlhàs^ v. irr., pousser des 
cris aigus, vagir: gœlhlhfl fonia, 
l'enfant vagit. 

Gœriêél, tromper; pass. gœ^iC" 
nein, être trompé, se laisser abu- 
ser ou séduire : prftptv nugœnifCj 
de nouveau elle se laissa abuser, 
tœ gœaàenrlœ kifw i hfr.n\ Kr. la 
tromperie qu'il lui avait faite. Cf. 
it. in-gannare. 

GœflertdVy menteur, imposteur. 

(iœrn'rtnr, pi. n, mensonge. 

Gœaim^ ruse, fourberie, trom- 
perie. 



Gœriu^ H., gratter, griller, 
égratigner. 

Gœryépœ^ hameçon, crochet— 
Cf. gr. YptfcK. V. grép, 

Gœrkyiçty a4j. et adv., grec : 
nœ alfavitàr tœ gœrkyfçievel^iMM 
l'alphabet des Grecs. 

SI. gramada, monceau. 

Gœrmdn, Kr. foailler : — W- 
dra^ fouiller des tumulus. 

Garçâs, ao. grica^ inviter au 
noces :'//r?'f-na-n* se-pa griewrv 
noùkœ tœ vi'mce, inyitez*noali,ctf 
sans être invités nous ne venou 
pas; mœ griçi pœr dàsmctt ilB*a 
invité à la noce; tœ griçourita, 
les invités. 

Gœrçœrœy ciseaus. 

Gœrçétj H., tresse, natte; — 
OH, tresser. 

Gœrthiye^ écrevisse, homard. 

Gœrthiihatœ, dans un conte iei 
animaux sauvages, cormptioBde 
egœrsiratœ^ Kr. 

GœrtÇy H., pic, sommet, saillie 
de montagne. 

Gœrvfct, gratter, griffer, fouil- 
ler: doufce gœrvîçlour methàn^n 
grattant avec les ongles ; pasa. la 
gœrvirteçinœ mbœ çkœmply Kr.,fl 
(mes paroles) étaient gravées asr 
la pierre. 

Gœrhàs^ ronfler; tœ gœrkà^ 
soitritœ, le ronflement. 

Gœçtêrœ^ a^j.* chrétien : jfdsc 
tœ —, ils sont chrétiena; I» 
gœçUrœt' mbesàinœ kyœ tœ tii' 
kourit* do tœ nggàlhenœ^ les chré- 
tiens croient que les morts ne- 
susciteront. Y. kaoùr» 

Gœçtœiiœ, châtaigoier, châtai- 
gne. — lat. castanca. 

Gœtsim, Kr., tentation. 

Gœtsit, Kr., tenter. 

Gœzfm, réjouissance, divertie- 
sèment : plyol me, *-, Kr.* pleîa 
de joie; koàyt l ya (s t) ft<rs 
kœtd gœz/me, pour qui fais-ta eee 
réjouissances? 

Gœzàii, réjouir : tœgœzontçba- 



G 

bànœ lœnt^ puisses-tu faire le 
bonheur de ton père ! pass. gœ- 
sonem, se réjouir, s'amuser : ow- 
gœzd (=. fjœzôou), salut, ave, 
X«rp€ ! tœ gœzoïmritœ, joie, ré- 
jouissance. V. f/às. 

Gitane^ une voisine, gr. ydicov. 

Glhôfkœ, cavité, trou, creux. 

GlyikOy les confitures et autres 
douceurs qu'on sert dans les vi- 
sites. — gr. m. To YAux6. 

Godù {s\, (joditi): P atteindre, 
frapper, surtout d'un coup de feu ; 
2* imper i. godhi^ il arriva que ; lœ 
goditoiirœ^ événement. 

GàdzgcTy os : h/rngœrça gôdz- 
gœt' e nœnesœy nœ mas,.,, puissé- 
je manger les ossements de ma 
mère, si je ne. . . Zag. V. kolskœ. 

Gdf, pi. fpj hanche. 

Gofjύ/ri, gf>gor/t^ bailler. 

Gôyœ, la bouche; zœ n — , 
faire mention de ; lœ n = man- 
der ; çkàii ndu'jfO'r — lœ thikœs(i\ 
Kr., passer au fil de Tëpée, mas- 
sacrer. 

Goyàr, qui a la bouche de tra- 
vers. 

Gozdiv^ pi. n, clou. — si. gvozd. 

Golhognùnt/<i\ baie dé gené- 
vrier. — Cf. goàngn'y dur à bri- 
ser. H. 

Govuir, pi. ii\ âne, go}iif\r(\ 
ànesse. Cf. gr. yô;xo;, charge, 

iro|x<S«i>; gr. vg. Yo;iipi. 

Gondjé (tk.), bouton de rose, 
bourgeon. 

Gôp, H., vulva. 

Gorhs(i\ pi. «, poirier sauvage. 
— Beaucoup de localités portent 
C3 nom, qui au reste peut être dé- 
rivé du bulg. goritsa, petite mon- 
tagne. 

G'istt^ repas, festin : hà gosti, 
être d'un festin. — SI. gost, hôte. 

(iotsœ, pi. a, Fv, fille, jeune 
fille, V. trof'fpu, rf'n/zn\ 

(irri-tœ, pi. de groàa : tir trê 
gràur, les trois femmes, qui cor- 
respondent aux iMorpai des (trecs. 
V. rhô If œ et /«//. 



G 



25 



Gràjdce^iy V. gràçtœ, 

GrarœrU coll. les femmes. 

Grarœrïçt, de femme, féminin, 
qui appartient aux femmes ; tsà 
roba grarœnrte^ des vêtements 
de femme. V. groûa. 

Gràçtœ-iy mangeoire, crèche 
d'une écurie. 

Gràlskœ^ piège; ouzoû zogou 
nœ, — Toiseau s'est pris au piège, 
prov. 

Gremis, tomber, s'écrouler, des 
murs. — Gr. xpT)(ivtî^ta, xpsjxî^co. 

Grépœ, pi. a, Kr., crochet, 
grépa piçkyeç, hameçons à pois- 
sons. V. gœryépœ. 

Grifçœ^ H., la pie. V. lyaràtskœ, 

Grigyœ, Kr., troupeau. — lat. 
grex, gregis. 

Grihi£, pierre à aiguiser. 

GrihaHj aiguiser, repasser. 

(/r//7, ao. grivay hacher menu, 

— lyàkœra^ des choux. 

Gripj Kr., hameçon, V. gœryv' 
pœ. 

Gns. user des habits, chaus- 
sures, etc.; jta gr/soiirœ trt pnrœ 
kœpoàlsa\ avant d'avoir usé trois 
paires de souliers; gvisi ràbalœ, 
il déchira ses habits (en signe de 
douleur). — Fy., égratigner, grif- 
fer ; mœ grisi inàtsiya, le chat 
m'a griff'é. 

Grf courir^ pa. de gœrràs; lœ 
grironritŒy les invités aux noces. 

i/romœcfn. roter. 

Gropn\ fosse, fossette ; nœ mes 
lœ fnkycs grdpœ^ ch., au milieu 
de la joue une fossette. — cf. 
ail. grab., angl. grave. 

Gropoùy H., creuser. 

Grocœ, sg. et pi., Kr., lentilles. 

Grotia-ya pi. irr. 7/v/, femme; 
màrh groùa, prendre pour femme, 
épouser; tld' bàlçœ e nœ groffc, 
un jardin d'une certaine femme. 

— Cf. gr. Ypai; 
Gf'oàmbonlhœ y Kr., monceau, 

tas. V. kyipî, 

Gronrœ-i et grourœ-Uv , (gu. 
grnànoC'iJ^ froment, blé; s ou^ 



26 



G 



blyom mirœ groùranœ^le grain 
n'a pas été bien moulu. — Cf. lat. 
granum. 

Grotfrœtœ. ad)., v. grûnœ. 

Grottçt^ poinj^, coup de poing, 
poignée; i dixn tiœ — ,illui donna 
un coup de poing; iiœ — miclh, 
une poignée de farine. 

Gruen, H., gratter; poûlya 
grùen dhénœ^ la poule gratte la 
terre. 

Gmtiœj adj., de froment; 
boàk* e — , pain de froment. 
V. gnirœtœ. 

Gnwœratœ, pi., les blés, les 
biens de la terre, champs ense- 
mencés. 

Goudzdn, oser; notfJcœ^iœ thèm 
ffœ fyàh/œ, je n'ose dire un mot. 
V. koiilhdzdfi 

Goulytsôn, sangloter convulsi- 
vement ; inquiéter ; pass. — ôhem ; 
mos goithftsdhr^ H., ne vous dé- 
rai»gez pas, restez assis. 



G 

Goàèiœ^ oapote, caban* un dn 
noms de la^ tàiata des Ûrtei^ (ré 
kyini plpoùmba nœnœ gomic, 
ch., trois cents ballet dans ta 
capote. Dans les Tilles, paideuM 
fourré, fourrure. — 8b. 901M1 
vêtement de dessus. 

Goûr-if pU ff, pierre; yrwv 
onyi, la pierre d'eau, la piem, 
maladie, 

GourœUàn^ pitrifier, enduroir; 
au pa., pétrifié, opiniàtrs. ^ 

Goùrtœ^ de pierre; (mm c 
goùrtœ, pont de pierre. 

Goùrhœ, pi. a, fontaine, séant 
abondante, qui sort d'un roihir. 

Gouçakouky^ ronge-gerge, «- 
seau.^ 

Goiiçœ (sb. gouça)^ gorge, 00t. 
— Go'uçcS'bàrdhœ, qui a le cos 
blanc. 

Goiïçtj goçtf août. 

Goùiç : zœ — , H-, mordre. 



GY 



Gyà'i/a, gyn-ou (gyàli-ou)^ 
r liasse ; dàly pœr gyd, aller à la 
chasse; kam du kyèn tœ gyàoul, 
j'ai deux chiens de chasse ; dUy 
pœr gyd^ v mœ gyomy^ Kr., sors 
et va chasser pour moi ; hn préy 
gyàhont l'im , mange de ma chasse. 

Gynitourœ, gyàrœ^ pa. de gyâiï; 
ouhdymotia pœr tœ gyàitourit^ il 
s'affligea de Tévènement, de ce 
qui était arrivé. 

Gyùykœs, H., chasseur, persé- 
cuteur; adj., pareil, semblable. 

(;,?/rfA-oi/, pi. crrfl, sang; meurtre, 
vondette, vengeance à laquelle on 
est exposé par suite d*un meurtre 
(comme la vendetta en Corse); 
kam gynh (pœr tœ màrhœ, préy 
ntiifj. j'ai une vendette à exercer 
rentre lui; ynm me gynk^ ràcœ 
ndœ — , je dois du sang; bccngyak^ 
commettre un meurtre; mnrh 
fjl/nkmi\ exercer la vendette. 



Gyakœtoiij saigner; tuer ptr 
vendette. 

Gyakœtàuar'àri^ pi. ôroB.hout 
sanguinaire; meurtrier, Kr.; i» 
tœ triste gyaA'œtdrina, Kr., ildt- 
vait tuerl assassin. 

Gyàlhœ^ vivant: H.,^ aotn: 
semblable ; \çtœ gydlhœ i àti, c'tH 
son père tout craché. 

Gyàlyœ^ angulUe,of. gr. hofim, 

Gyàn^ ao. gyàta et 0ydAt, 
lo arriver, d*un événement; i tnÊ- 
gon tç gyàou. il lui raooatt tt 
qui était arrivé; 2^ sembler, ni- 
sembler; s 1 gyanin' iièri fydlr- 
r/'i. ils ne se ressemblaient pts; 
mœ- gxjAn kyœ. il nie semble ^st; 
se gyàn (T^^hcH) diàJyœ fa kffimi' 
mœ^ car il convient qoe msi 
rappellent gardon. 

Gyàrœ^ V. gyàitourœ. 

Gyàrpœr^ pi. irr. gycrpiii et 



GV 



OY 



27 



gyerpœn, serpent : doùalhœ ngà 
goya gyerpintœ^ les serpenta lui 
sortirent de la bouche. — Cf. lat. 
serpe ns, skr. sarpas. 

uyàçim, II., pareil, convenable. 

Gyâçtœ^ six. — Cf. lat. sextus. 
— Gyaçtadhyétœ ^ soixante. — 
Gyaçlœmbœdhyélœ, seize. 

Gyàlœ^ long, vaste, ample : 
çanaànœ, tœ gyàlœ sa moua, des 
chandeliers, hauts, grands comme 
moi; pœr sœ gyàti, en largeur; 
gyàC é gyérœ^ en long et en 
large; gyilhie nàtœn' e gyàtœ^ 
durant toute la nuit. 

Gyèfjyem, alb. it., comprendre, 
écouter, obéir, répondre à quel- 
qu'un, surtout au maître qui vous 
appelle, on répond griy^^^i/em/ j'ai 
entendu , me voici , je viens ; 
'^ gyfgyoKvœ, réponse, y.ptev' 
gyêgyem. ^ 

Gyekœtfn, Fy,: gyekœtinmàlyi^ 
la montagne retentit. 

Gyêlha\ pi. œra, mets, plat, le 
manger : vounœ gyilhœratœ^ on 
servit le repas. — Cf. sb. yélo, 
aliment. 

^y^'hh v}' ''i coq. V. kœndés, 

Gyelyp(rra\ aiguille. 

G^telypœnuTy grande aiguille, 
a. d'emballeur. 

Gyèndrtn, pass. de gyèUj être 
trouvé : ongyenly il fut trouvé; 
ougyti'ndœkeçinœ, Kr. (passé ad- 
miratif), ils ont été trouvés ; tœ 
gyéndouritœ, Kr., Tinvention, 
Taction de trouver. 

Gycnè (tk)^ de nouveau, de 
rechef. 

Gyenéin (tk. djennem, enfer), 
châtiment. 

G yen, Zag. gyéy, ao., gyéla et 
yyétçœ, trouver : t a gyétç ngà 
Perandia^ 1. que tu le tiouves de 
la part de Dieu, que Dieu t'en 
punisse î e kékiyn kyœ e kà pœr 
tœ gyétourœ, le malheur qui doit 
le frapper. 

Gyi r inr, jn<?f|irà : ffi/er-sn^ jus- 
qu'à ce que. \'. ntjyri. 



Gyerdàn (tk.), eollier. 

Gyérœj large; gyerdrif élargir. 

Gyetcèk, Kr., ailleurs. 

Gyéthe, rameau, feuillage; tnbi 
(jyéthe tœ trœndafilyit^ sur les ra- 
meaux du rosier; bien'gyéth^t'e 
drùùnœvet^ les feuilles des arbres 
poussent; gyéthet* e bdril^ les 
brins d'herbe. 

Gyéthœ, Gort., ailleurs; — mœ 
/*d, — mœ kroùan^ prov., lit. ail- 
leurs cela me démange, ailleurs 
tu me grattes. 

Gyethœsàn^ H., se couvrir de 
feuilles. 

Gyœ^ri et gyde^ya^ gen. ind. 
gyœye, pi. gri/cè-^o?, chose, objet; 
bien, fortune, avoir : tœ vyéthtç- 
nœ — tœ bahàit, vole un objet 
appartenant à ton père; gyithœ 
gyœt'e gyàlhœy Kr., tontes les 
choses vivantes, les êtres animés; 
figoiire tœ tyéra gycbi^e, Kr., des 
figures d'autres objets ; me gyithœ^ 
gyœn e tiy, avec tout son bien ; — 
seul, ou avec kafçœ : quelque 
chose, et avec la néiration, rien 
(rem) : pa thcbnœ gydbt ««^n» rien 
dire. V. kàfçœ. 

Gyœkmndi, quelque part; s — , 
nulle part. 

Gyœmbàn, piquer; ilcè a dû 
piyéçta mœ gyœmboùanœ, une ou 
deux puces m'ont piqué. 

Gycbmœ , chagrin , mauvaise 
nouvelle, p. e. de la mort de 
quelqu'un. 

Gyœmtm, tonnerre. 

Gyœmon^ tonner; yyœmàn, il 
tonne; retentir: gyœmbninœ bou- 
bouihimatœ, Kr., des coups de 
tonnerre retentissaient. 

Gyœmp'bin gyd'm , épine ; gyœm 
gomàri^ chardon. 

Gyœndœye, Kr., nation. — Lat. 
gens, gentis. 

Gyœndœrœ, glande. — Cf. lat. 
glans, ^landis. 

(iytriiuir, Kr., gentil, paven. 

(h/ύim, riche, qui a du bien. 



28 



GY 



Gyi-ri^ pi. gyire, poitrine, sein, 
mamelle. 

Gyindc^ gens, monde. V. gyœn- 
dœyc. 

Gyfçl, pi. œra, doigt; — / mâth, 
le pouce, — i dàtœ, Tindex ; — 
/ lUf'sm^ le doigt du milieu; — 
/ k/rtœrta'y Tannulaire; — t vo- 
tjœlf/, le petit doigt ; — / kd'm- 
bœsœ^ doigt du pied, orteil. 

Gyithœ, tout, toute, tous, toutes ; 
1" adj. indec\. gyil/iœ asIiyeri^V&T- 
méo tout entière ; me gyitliœ 
kœtn^ avec tout cela, nonobstant; 
2" pron. pi. tfi? gyithœ-tœ, m., tœ 
yynhu-t(i\ feni., tous, toutes; lœ 
gyhh(ita\ toutes choses. 

Gy^'thœ-kou-dn , Kr. , partout, 
où que ce soit. 

Gyillur - kuifç , chacun , qui- 
con(iuo. 

Gf/it/nr-sfij tous ceux qui; — 
nipçhouy lyhidinn\ Kr., tous les 
màlcs qui naissent. 

Gy*Ùnv-sC'isUyi^ chaque, clia- 
run ; — lya ff}kyc, chaque côté, 
chaque face. 

iiy'n\knUia\ cigale. — it. cicala. 

Gyhtr, t'romafjre blanc, gyizàr, 
H., fabricant de fromages, vacher, 
par mépris. 

Gydga, gyôyus gw^uiyn, (tk.) 
soi-disant, comme si, c'est-à-dire; 
hœuhj hazfi'r, gyôga Ur Içknif^ 
lytcy, il s'api)rôtait soi-disant à, 
il faisait semblant de vouloir, ar- 
racher. 

Gynk~nu (tk.), poitrine, en alb. 

gyfi'i'^ 

Oyôn, petite chouette de pas- 
sage on été, la chevêche, la hu- 
lotte? 

Gyôrœ , misérable — du tk. 
k'uu\ aveugle? 

(;>//»;>-/•/, pi. gyoitn<i\ genou; 
nnv l'hitie )tihfv gyoniiœ, tu étais 
assise sur mes genoux. 



GY 

Cyoùaiin chasser, être « 
chasse; tek gyùùante, vràounœ 
zorkàdhe, en chassant il toa on 
chevreuil; harhioH ngû tœgyaiài' 
touritœ^ il arriva de la chuM. 

(jyoùhœy pi. gyouhœra (proi. 
gyoûra), la langue ; langage; ( § 
psonw çoùmœ gyoùhœra, qu'il 
lui fasse apprendre plasieon 
langues ; — Cf. gr. ^Ijâm. 

Gyoïimèçy somnolent, dormeor. 

Gyoùmœi, sommeil; ountjrii 
^W^ gyoùmi^ il se leva da som- 
meil, se réveilla; se yàm j» 
gyoàmœ gyithœ nàlœ^ car je n'ai 
pas dormi de toute la nuit. — Cf. 

gr. xâ>;jix, xot(JiS)|Jt.ai. 

Gyoùrmœ, pi. a, trace, piste. 

Gyukœtàr^ Kr. «/i/ci&âttfsjnge; 
gyKmtœsitœ, les juges, livre deU 
bible. 

GytfJiiye, tribunal, procès, jo- 
gement, autorité ; gyxikiya t iW'^ 
la\ le jugement dernier; kύlm 
ourdliœrdi gynkiya^ ainsi le com- 
mande Tautorité (juge, etc.). 

Gyukim, jugement (d*opinion]. 

Gyukôn, juger, exercer l'auto- 
rité, gr. 6p{;w. 

Gyi'ikys Kr. : dùa e gyùhfit, le 
jour du jugement (dernier). 

Gyunàk (tk), péché. V. Aiy. 

Gyif'Sjnœ^Lay (Cam. écrit g^gn* 
mœsfi). moitié, demi; pi. gifjttr 
nmtii\ la moitié; kœyô çtœftiçi^ 
gymm'e wboulyoiMfa\ gjfitsnC t 
zboulyomr, cette maison étiit 
moitié couverte, moitié décou- 
verte ; tœ dit gynsmaiœ bœinœ tilf * 
les deux moitiés font un entier; 
gyusmœ pœr — , par moitié. — 

Cl. f|JllOU(-OE(X. 

G;/ùp, grand-père, aïeul; gyAç^t 

aieule. 



Hà, ao. hœngra, pa. ngrcenœ, 
V. irr., manger, dévorer, mordre; 
mœ hà, j'ai des démangeaisons, 
cela me démange; t hante zœ- 
mœra pœr t'ànœ^ Kr., il brûlait 
du désir de voir son père ; fig. 
s e hà dot me moua, tu n'es pas 
capable de me tenir tête ; pass. 
hàhem, être mangé ; s'efforcer, se 
débattre, se disputer : zoûri tœ 
hdhey me annœ, il commença à 
se disputer avec Tours. 

Habêr (tk), avis, nouvelle, rap- 
port. 

Habity Kr., habitem^ Fj., rester 
bouche béante, être stupéfait; 
pa. habitourœ, stupéfait. 

Hàhem^ v. hà, 

Haydé (tk.), va! viens! allons! 
sert d'impératif au v. vête. 

Hàk'Ou (tk,), droit, raison ; kàm 
AdA, avoir raison; Dieu. 

Hàlh (tk.), état, condition; au 
pi. kàlhœ et hàlhe, répond à : 
misères, peines, chagrins. 

Hàmœs, mangeur, glouton. 

Hàmie, nourriture, le manger ; 
vétç hàmiesœ, s do gyœkùfçœ, 
conte, outre la nourriture, il ne 
veut rien. V. hd. 

Hammam (tk.), établissement 
de bains chauds. 

//«n(tk.), auberge; handji-ou^ 
aubergiste. 

Hàp, ouvrir; pass. hàpem, 
s'ouvrir; pa. hàpourœ, ouvert; 
tœ h/(pourita\ le printemps, gr. 

^ dfvoiÇiç. 

Haparàlythiy avec les cuisses 
écartées, à grandes enjambées 
(Twp, rnlxjœ), 

Ilàpœs (pron. haps, apsj pi. f, 
celui qui ouvre; clé : hapset' e 
kasêihavetj les clefs des coffres. 

Hàpwlœ , aHj . , ouvert ; clair, 
de couleur; adv., ouvertement. 

liàrdj (tk), dépense, frais. 

Hàrdhœye, Kr., v. ardhitçkœ. 

//ardhi, Fj., la vigne. V. dhrt. 

1. Uàriye, espèce de petit cou- 
sin, moucheron. 



29 

2. Hàriye^ verdure coupée pour 
fourrage ; pré tsà hàriya pœr 
kàlyinœ, Fj., coupe un peu de 
fourrage pour le cheval. V. hàrh, 

Hàrk'OU, Fj. , rarc-èn-ciel ; 
Kr., pi. hàrgye, arc, v. ark. 

Harkœtoûar'ôri, Kr., archer. 

Hàrh Fj., émonder, tailleries 
arbres. 

Harhim^ oubli. 

Harhin^ v. arhin. 

Ilarhàn, oublier : s' e harhova 
t'ou thôçnœ, car j'avais oublié de 
vous le dire; harhouarœ oublié. 
V. nrhàii. 

Hàsm (tk), ennemi^ hasméçœ, 
ennemie ; hasmœrl , inimitié , 
haine. 

Hàça (tk. hachùy Dieu garde!) 
zœ — , refuser. 

Hatcer (tk.), volonté, etc. : 
pœr — tœ màtrœsœ, pour le plai- 
sir de sa sœur, pour lui être 
agréable. 

Havà-ya (tk.), air, climat. 

Ilavàet (tk.), impôt, tribut. 

Ifazœr, hazœrtœ {tk. alb.),prêt, 
préparé ; bœnem hazœr, se pré- 
parer. 

Mê-ya^ grâce. V. hir, 

Hédhourœ^ pa. de héth; e hè^ 
dhoura poçt\ e mbira nœ kôfçt, 
ce qui est jeté dehors (l'ordure, 
l'engrais) est ce qui germe dans le 
champ, prov.; ^à nœ tœ hédhoxirœ 
hàrgou^ Kr., autant que, à, un 
jet d'arc; tœ hédhourW téy e atùre^ 
Kr., leur rejection^ l'action de les 
mettre de côté. 

Heybè'tœ, pi. (tk .) bissac, double 
sac de voyage qui se place en 
travers du cheval. 

Héky, ao. AôAya, tirer, traîner; 
souffrir : çpœtoi ngà zahméti kyœ 
to tœ hikyte, il échappa à la diffi- 
culté qu*il aurait éprouvée; — 
kéky, mal passer, avoir à souffrir ; 
imper, hiky ti pœr kà^ va, cours, 
toi, chercher un bœuf; — oiidhœ^ 
guider, montrer la route à. 

IJékyourœ, pa. tiré, traîné; tœ 



;^o 



ir 



/tèkyourœ, action de tirer, trac- 
tion, ddnte t'i tçkoùlyte me nœ tœ 
hékyourŒf il voulait les arracher 
d*uii seal coup; tœ hékyouritœ, 
la djssenterie. 

I/ekytm (tk.), médecin. 

Hélh^ pi. htyœ, broche, cf. gr. 

Hélym, poison; cha^in; gyé- 
IhœraC yànœ vie — , les mets 
sont empoisonnés. 

Helymàû^ empoisonner, affliger ; 
pass. helymànem, être empoi- 
sonné, s'affliger, se désoler; tœ 
helymoiiaritœ, chagrin, affliction. 
Hèvdhœ.y testicule. V. lyohye. 
Héret, Kr., abl. de hérœ^ de 
bonne heure, de grand matin; 
oungrit — me 7u}tœ, il se leva 
qu'il faisait encore nuit. 

Hérœ, temps, époque, fois; A'yœ- 
sœ-krhjsœ hrre, et kyœ ndœ kriic 
te hérœsŒy Kr., dès le commen- 
cement du temps, dès Torigino; 
nrè hérœy une fois, jadis; pœr — , 
chaque fois ; ngà nœ — . quelque- 
fois; pœr-tm-hérœ, sakàkyœ — , 
Kr. , aussitôt, sur-le-champ ; pœr- 
>w7î — , à la fois, en une fois; 
tyétœr — , une autre fois , hér hér\ 
maintes fois, de temps à autre. — 
Cf. wpa, hora. 

Hf'Çœnu Fj., gracieux. V. hc, 

Hèth'i ao. hodha^ jeter, lancer ; 
siaœ nœ, jeter les jeux sur ; -^ 
oùyœ, verser de l'eau ; hr.th tœbo- 
rcBy il tombe do la neige en abon- 
dance. 

HHhtourœ, Fy. : àrœ tœ — . 
champ abandonné, en friche. Y. 
fiédhnurœ. 

Ilœnœ^ ou dira, hœnœzœ, la 
lune ; hœnœz c rcy nouvelle lune ; 
— , e mboiiçoiirœ^ pleine lune; 
drlthn e hœnœsœ, le clair de lune; 
dolhi hœnœzny la lune est levée. 

Ilœnyœlhà^ hennir; tœ /ïcp/i- 
gœlhiUmr'Uœy le hennissement. 

Hœngra, ao. de /ï^î. 

//AW, pi. 'i/rfl, cendre; gomàri 
kà hoytœ hirit, l'àne a la couleur 



tt 



de la ceiiilrv, (*st ;:ris cendré- 

Uidhem, pass. de hèth^ 8*élaneen 
se jeter sur: l'on hidkemiy di., 
fondons sur eox, attMqaoïis-lei; 
po hidheçinnœ hendékou^\\% (plu- 
sieurs à la file) franchissaient u 
fossé. 

Hidhosrtm, Kr., amertomei dé- 
pit, colère; affliction. 

Hidhourœ^ acerbe, amer: fyàlift 
e — , parole mordante; aùj/œi^, 
eau saumàtre, de mauvais goflt 

Hidhœrdhem, se fâcher, sa met- 
tre en colère ; s'affliger. 

1. Hiye, det. kiye-ya^omlm: 
hiyeya e kasélhœsœ^ l'ombre do 
coffre; Kr., majesté, grandesr; 
hiyetœ, pi., ombres, fantômei,ei* 
prits. 

2. Hiye, Kr., Dieo; pi. htyelas, 
dieux des païens; hieri^ la divi- 
nité, hieromrçtmj divin. — Ct 

fflp, hipœn^ monter: — kâl}^ 
ou 7iœ kàly, monter à cheval, mt 
le cheval ; tr. : « hipi sipœr^ il !• 
fit monter; hipœ é zbrit^ 1. noate 
et descends, par monts et ptr 
vaux; tœ hiponritœ^ montée; l'ai- 
cension. 

Hir, Kr., gràne, faveor, x^' 
ou dàctœ — pœrpàra^ Kr., qa'il 
vous fasse trouver grâce devant..] 
gydn — , trouver faveor; ibœi 
— , faire une faveur. 

Hirhœ, fromage blanc, gr. ▼{• 
Tup^foXa; iron. m -^^ œil ehM- 
sieux. 

Bobé^ (tk.), fronde. 

HodhOy ao. de hêth. 

Hoye: hoyetœ e myâi^(il,gâ* 
teaux, rajons, de miel. 

Hokya, ao. de héky, 

HôlhiTj mince, fin, dëlieat; fi 
i /loV/up, pluie fine; tm kblkà»^ 
V la taille, ceintare; 2* vête- 
ments légers; e pàçœ nMP'.j* 
l'ai vue dans ses atonn; 8* t8P* 
tige, évanoaissement; i rti fff — • 
Kr., il s'évanouit, perdit eoBDsii- 
sance. 



H 

Hoçnoàk (tk.j, content: bœhem 
— , être satisfait. 

Hoû-^i, pi. ^otin, pieu, pal, pi- 
miet; membram virile; Koimpice^ 
Kr., des torches de résine. 

Hoîiaytme, emprunt. \,fwùan. 

Hoxuiy^ adj. et subst., étranger, 
hôte ; gyouhœra tœ hmaye, lan- 
gues étrangères; iiœ i hoùay, un 
étranger; e çê kœtcè tœ hoùay, il 
voit cet étranger; tœhoùaytœ, les 
étrangers, non parents ; i hoûayi 
ùt, Kr., ton hôte. 

Houa^hœnœs^ Kr., préteur^ 
créancier. 

Honan, prêter; pass. hoùhem, 
emprunter, se fairu prêter; ot/- 
hùuay{^=ihùùayov)ènœ^ emprunte 
des vases. 

Hoùhenij V. horuin. 

Hovyme (tk. alb.), vice, mau- 
vais penchant: prit i hoùymetœy 
taniky' œrtœ i vdyœly, corrige-le 
de (lit. coupe-lui) ses mauvaises 
habitudes, tandis qu'il est encore 
jeune. 

Hoùkye, Fj., v. hoùyme. 

Houlhdn, H., amincir, raréfier, 
délayer. V. hôlhœ. 



M 



iW 



HoumbàSj v. hoùmp. 

Haùmbem, pass. dêhoùmp. 

Hoùmbourœ, pa. de hûmmp, 
perdu; sot, imbécile. 

Haùmœtœ^ Fy.,= h&ùmbaurœ : 
i boùti i hoùmti (t haùmbouriV 
1. le facile, le perdu, qui se fait le 
mouton, le loup le mange, prov. 

Hoùmp, houmbdSf ao. /iotîmè«, 
perdre ; être perdu, périr : tœ mai 
houmbàsnœ vcendi ngà ouria^ Kr., 
pour que le pays ne |Ȑrisse point 
à cau8e de la famine. 

Boùndœ, nés ; bec ; pointe ; cap, 
promontoire, Kr.: ou dély ptBr 
hoùndœç, Kr.^ cela leur fort par 
le nez, ils en sont dégoûtés. 

Hourmàr-ya (tk.), palmier, dat- 
tier. 

Hmpœtœ, H., sec, rassis, du 
pain. 

Hoûrth-dhi^ Fy. , le lierre. 

Bûny Fy., entrer, v. ruii. 

ffiizmekyàr, p\. œ(ik.), servi- 
teur. 

Huzmekyàrkœ, servante, es- 
clave. 

Huzméi (tk.), service. 



1 . Yà, voici : — pèma e atiy, 
Kr., voici son fruit. — yà tek et 
yàvoka, Kr., voilà que. 

2. )a-ya, ou-ou, V. a, 1. 

3. Ya, devant des noms de 
nombre : mœ ya-dhyétœ tœ dÛOBsœ^ 
vers la dixième heure du jour. 

4. Yay pourf,pron., après un i, 
lui, elle: i ya ép^'û le (la) lui 
donna; quelquefois pour t, après 
un antre i. V. e, 2. 

fdm, ao. yèçœ^ pa. kyœnœ^ v. 
frr., être, exister: oùnœ yàm kyœ, 
je suis celui qui, c*est moi qui, 
koHofà yàm, me voici. — Auxiliaire 
des verbes passifs. 

1 . Yànœ, nos. 

2. Kâncr, ils sont. v 



Yargœ, bave, viscosité. 

Yàçtaziy de dehors, du dehors. 

Yàçtœ, 1* adv. dehors; dàly 
yàçtœ, sortir; 2* prep. avec gen., 
hors de : -* çtœpisœ, hors de la 
maison. 

Yàçtœsm, fem. f, extérieur; yàç* 
tœsme, surtout au plur., par eu- 
phémisme, nom d êtres sumatu« 
rels qui répondent aux Nipé!^( des 
Grecs actuels, aux Yilas et Samo- 
vilas des Serbes et des Bulgares. 

Yatagan (tk.), sabre court, cou- 
telas à gaine, qui se porte à la 
ceinture. 

Yàtœr(B-if fem. ydtœrcMi, pron., 
Tautre, opposé à 1 un : Iha/àtepinœ 
fiera me yàteemœ, elles eonvor* 



;v> 



j 



saient Tune avec l'autre , ensem- 
ble. — Cf. gr. ?T£poç. V. lyàlœi\ 
lyi'Aœr. 

I yâti, pour i àtl, le père, mon 
père ; i tholœ diàli/i tœ ycitit, le 
fils dit à son père. V. ôtœ. 

Ydvœ, semaine: si çknwmo' tœ 
tir ynvœtn\ quand les trois se- 
maines furent écoultSes. 

Yazih (tk.) , c'est dommage, 
tant pis. 

Y(ahrU (tk.), gilet. 

Yècau ao. de \j()in. 

Yêtft\ vie, existence, le monde; 
yê.ta /çt' (ulàr.mirœ, on aime la vie, 
la vie est chère, précieuse ; ndw 
yi'tœt tœ yHœvo'iy Kr., dans les 
siècles dessiècles. Cf. ]inm\ Cam. 
rapporte ce mot à oîaiTa. 



Yéiœ-'gyàiœ.y Kr., doué d*ane 
longue vie. 

Iw, non: e dif — y«, le con- 
nais-tu ? — non ; yo, t Ihà tiig^ 
non, lui répondit celui-ci, uô kpt 
yo^ non, mille fois non, yo véKr- 
mœ.. . pô., , non seulement... mail. 

Yônœ, fem., notre, ydnn, la 
nôtre. 

Ydtf, ta, yot'fèmœy ch., à ta 
mère; yàlhja^ la tienne. 

Yorà», H., grand*mùre dn côté 
maternel. V. gywe. 

Yoà^ yoàve^ vous ; p6 yoM, l€ 
ini, mais vous, qu'êtes -Tou) 
yoûve kyœ ytni, tous tantque tou 
êtes ; prêy yoùÇj Kr., d'entre tou. 

Yowiy, notre ; i/otMiy-/,— a.le, 
la, nôtre. 



Jdlh, H., liqueur séminale. 
Jnpi-ou, le lézard vert. 
Joàka\ jonc: vofjo:; phj (prnj) 



joùlic, Fy.<t natte de jonc. Cf. laL 
juncus, sb. jouka. 
JneTt, SiOjjéva, salir. 



AV?, il a; imperson., il y a. .s* — , 
il n\y a pas. V. hnm, 

Kà-ou, pi. kyi', bœuf, taureau. 

Knboàlh (tk.), bii'H. — , con- 
sentir. 

Kndfhr (tk.), capable. V. Zot, 

Kndàhj^ V. dàln*:. 

Kafr, le café. 

Kafeni', café, lieu où on le boit. 

gr. xaçicVîtov. 

Kà/kœ, coquille, coquillage. Cf. 
gr. m. xajxaXov. 

Kf)fi'n\ chose, animal (quadru- 
pède) : ntœ kôluc IJyitnimr tiôfrW' 
/^/»,dans ce temps-là les bètes par- 
laient ; knfav r [iy()lh(i\ Kr., bête 
de somme, gr., Troivax : yyo'knfrœ, 
quelque chose; sgyir — , h/lr (jyw 
— , rien. V. (fyœ. 

Kafcon, mordre : s ma' lyù vrint 
pn kajromnr, ch., tu ne m'as pas 



laissé un endroit sans morsnret. 

Kailh (tk.), qui consent: hœnm 
— , consentir. 

Kahœrdhly crottin, fiente des 
brebis, etc. 

Kakœrzozœ, grenoaille. V. ferf- 
to'kôzœ. 

Kàkyœ. lo adv., si, tellement, 
tant; — / pàsour, si riche; — 
mirœ, sd^ tellement, si bien qas; 
— e ces, je le vends tant, j'en 
veux tel prix; — mœ fort e lofU 
tsmff\ Kr., il le haïssait d'autant 
plus ; — sà^ tellement que, de 
sorte que ;^ kàkyœ çoHmce^ tant, 
tantùm ; kàkyœ çoàmœ perœniin 
k/rinœ, Kr., tant ils avaient de 
dieux; 2** pron. et a4j- inded., ■ 
grand, tant de, tantus : me — 
foukyf\ avec tant de force; — fff 
lyira, tant d^autres; qoelqm 



K 

(un plus grand nombre que tsà); 
kiçte mixjœ grôÇf il avait sur lui 
plusieurs milliers de piastres; si 
çkoùanœ — vyét, quand ils eurent 
vécu quelques années. Y. àkyœ, 
sa. 
Kalhfim, pi. e, roseau. — gr. 

Kalhambok, le maïs. — gr. 

yg. xaX2[jir6xi. 

Kalhœs-zi^ pi., f, épi. V. kalhi- 
ou. 

Kalhœzim^ trahison, délation. 

A*r///io?-(>/7, calomnier, dénoncer; 
nonkœ to lœ mœ kalhœzôr tek 
iiert, tu ne me dénonceras à per- 
sonne; tœ kalhœzoùaritœy la, ca- 
lomnie, médisance, etc. 

Kalhi'ou, pi., m, épi, chaume; 
delhi knlhi , ch., jeunes (gens 
droits et vigoureux comme des) 
épis (Ilahn rappelle avec raison 
l'expression française, « un beau 
brin de fille) » ; dorœza kalliinry 
Kr., des poignées d'épis. 

1. Kalhknn, glace en stalac- 
tites ; dfjimrlœ m'oubriniœ.y'ài les 
mains transies. V. le mot sui- 
vant. 

2. Kallikân (tk.), herse de fer 
qui ferme une porte. 

Kah/à (tk.), v. koàlyœ. 

Aùlybeju, puer, pourrir; i vdc' 
konri kàlyhrt' nœ dhvy le cadavre 
pourrit dans la terre. V. kyêli/- 
beni . 

KalyéçcMonâ; vrtoulha kalyêre^ 
qui a les sourcils blonds. 

Kàlyœ-i^ kcUy, pi., hoàay^ che- 
val en général, cheval hongre. 

Kalyœi'U Kr., coll. des che- 
vaux; cavalerie. 

Kalyire, cabane, gr. xaXJ^x. 

Knhjore, houssine; luv^in' '7i(r 
— , donne-moi une houssine, cra- 
vache. 

KalyorœSy cavalier. 

A'alyoïcar-ôri, nui est à cheval ; 
adv., érdlii kalyouar y ii est venu à 
cheval. 

Kàriij ao. pnlnv^ pa. palourœ, 



K 



33 



avoir : Av//;/ fr/kœ^ j*ai peurj kàm 
çoàmœ kôhœ kya\ }'ai, c'est-à- 
dire il y a longtemps quej e.. kà 
pésœ vyèt nœ Yaninœ, il est depuis 
cinq ans à lannina. Auxiliaire des 
verbes^ actifs: kàm pàsouropy j'ai 
eu; kàm ^aVo», j'ai fait. 
Kamàrœ, voûte ; chambre, Kr. 

— gr. lat. it. camara. 
Kambœsoiiar^\A, ôrœ, Kr., pié- 
ton, fantassin, V. kœmbœ. 

Knnàte (tk. kanad, aîle), fenê- 
tre (sans vitres), yo\ei\hàp kanà- 
tein\ ouvrir les fenêtres. 

Kandilye, petite lampe, un go- 
det rempli d'huile. — gr. V. xay- 

Kànt'di, pi, e, Kr. , angle, 
coin. — it. canto, 

Kapedàiiy pi. e, pallicare, bri- 
gand, avec un sens de vaillance, 
dans les contes ; capitaine, chef. 

— it. capetano. 

Kapêlhœ, chapeau. — it. ca- 
pello. 

Kapœrlsià. franchir en sautant : 
kapœrtséou hendtkœn, il sauta 
par dessus le fossé. V. kapœtôii. 

Kapœrtsér^ ^ag-j gosier. V. 
ngriràk. 

Knpœlon^ Zag., dépasser, aller 
au delà de. 

Kapsalhit, cligner de l'œil. 

kdi\ membrum virile. 

Karàvy pi. e, vaisseau, navire. 

— gr. v. xapd^i. 

Karavàn (tk.), file de bêtes de 
somme voyageant ensemble, cara- 
vane. 

Karkalhêts, V. kartsàlliets. 

Katri (tk.), adv. et pré p., en 
face, vis-à-vis de. 

Kàrtœ, pi. ara, papier; lettre; 
tœ rkrova )lrr — , je t'ai écrit une 
lettre. — lat. chai ta. 

Ka^tsàllu'ts, pi. a, sauterelle. 
V. kœrtséil, 

Kasnbà (tk.), ville, bourg. — 
kcisnbàlhi, citadin. 

Kasélhœj pi. a, coffre, caisse ; 
cercueil. — it. cassa, scarsella. 

3 



:h 



K 



Kàçtœ, paille. 

Kàtœr, quatre : iT^riicrr/œ-/, qua- 
trième ; e kàtœrtœ-a, le quart ; tri 
tœ kàtœrtat\ Kr., les trois quarts; 
kàtœrç, quadruple; étsïii me tœ 
kàtœra, courir à toutes jambes. 

Katœnnhœdiif/étœ, quatorze. 

Katoùa-di, écurie. — du gr. 
xdTo), dessous, parce que les écu- 
ries sont dans le sous-sol. 

Kaour, fem. r, (tk. guiaour^ 
infidèle), chr<^tien, fidèle : knoùrc 
me bi'sœ^ une chrétienne fidèle. 
C'est ainsi que les chrétiens se 
nomment eux-mêmes, à force de 
s'entendre appeler kaour (notre 
giaour) par les Turcs, dans la bou- 
che desquels le mot est un terme 
de mépris qui sijrnifie « infidèle, 
mécréant. » V. fjœrlvrœ, 

Ki'ky^ Lr, pi. î/tœArkjjfn^m^n- 
vai'î, méchaïit; crœ e lii'k't/e, vent 
violent; /imn pœr tœ hêky tœ bœri, 
je tiens pour mal de faire, cela 
m'est odieux; 7)ie tœ kiki/^ par des 
moyens violents, par force, — 
subs. c hrkt/n, le mal: tœ kvkycn' c 
sifrit, ch., le mal aux yeux; tœ 
kdiytatœ., les maux, calamités; 
Sidv. y mœ vyni h'ky, j'ai regret, 
compassion ; i bcvù — faire du mal 
à (ni«'kiu*un. — Cf. gr. xaxdç. 

Ki'lykyr^ vei re à boire : dû — 
tœ oùijii, deux verres pour Teau. 
— lat. calix. 

Kf'r/in (ik.). miséricordieux, v. 
p. 102, note 2. 

Kcrr/'iL cerise. — lat. cerasus. 

Krprthtrlhdri, Kr., environner, 
assiéger. 

K'Sr (tk.), bourse; somme de 
500 piastres. 

AV.s77i'(tk.), espèce de vente. 

Kits, pi. œra et O'ir. chevreau : 
v/^/' ho/i'œ kit si, une tête de che- 
vreau. — Cf. gr. V. xaTaIxi, du ik. 
ketchi. chèvre. 

Kilh, pi. kidha, Kr.,v. kvts, 

Kd'yn, kyn, cette, celle-ci, ceci, 
ce, V. kl) y, 

Kœlh'js, klluiSj ao. kàlha, met- 



tre, placer; inhamer; pus. klhî- 
tem. — Cf. sb. klasti. 

Kœlykàsœ^ Farum, plante M- 
beuse dont les pores sont friimb. 
Kœlyh/érœ chaux. — Lat. eali. 
Kœlyuç^ kiyûç^ petit de quel- 
ques animaux, particuliéreBeat 
du chien : tç polhil — teljfiv 
7ni, — mâts'e^ de quoi art-t-Uo 
accouché? — d*une petite sonrif, 
d'un petit chat; gyiihœ kœlfiftœ 
€ pàrœ tœ bagœUvet^ Kr. tout lei 
premiers nés des animaux domo- 
tiques, 

Kœmbcn^ changer, échanger: 
ounàza kyœ kiçin kœmlnung, 
Tanneau qu'ils avaient échangé; 
kœmbc-ya me^ change-la afse... 
— it. cambio. 

Kckmbœ, pied, jambe; û^. di- 
gnité, emploi : oubcè paça m 
kœmbœ tœ tiy, il devint psdia à 
la place de celui-là; ercénce *lv 
tiy^ il le désigne pour son snceet- 
saur; zœkœmbœnœ Kr.,saeedd6r 
à, f voùri pœrsœri mbœ — tepa- 
rœ, il le rétablit dans son prenitr 
emploi ; màrh ndœpœr — , Kr., 
jouer par dessous jambe, tromper. 
Kœmborœ, clochette de mêul 
cro>sièrement faite, à Tusage des 
bestiaux. ^ lat. campana. 

Kœmisœ^ kœmiçœ, chemise.— 
lat. camisla. 

Kœndés, coq, prop. le chantear. 

V. f/yclli. 

Kœndim, le chant, comme art. 

Kœndàn, chanter; lire, sortait 

•X haute, voix et en la modelait; 

réciter les prières de l'église, 

d*un prêtre; kœndôn zôgou^YA' 

seau chante ; e kœndôn kàrUgnif^ 

elle lit le papier; priflin si toa- 

don, r;)..., le prêtre, tandis qsH 

lit les prières, donne... — Lat. it 

canto. 

Kfi'ngœ^ pi. jopraf chaosea, 
cha'jt. V. kœndàn 

Kœnyœlouar^dri, f. dre, dsa- 
teur, surtout chanteuse, dliaki* 
tude. 



K 



ai 



Kœnlcœri, Kr., poésie, poème. 

Kœrkdn, chercher, fouiller; 
demander; vouloir, un prrx; e 
kœrkôinœ ngà tœ kàtœr ànœtœ^ 
elles la fouillent de tous côtés; 
iœrkônte ptyàka^œ (aussi ngà 
plyà/co) nck kokye vé, il deman- 
dait à la vieille un œuf;r tœ kœr- 
kàûf que faut-il que je demande ? 
sd kœrkon pœr kœiœ, combien 
veux-tu de ceci ? — it. cerco. 

Kœrmiihy escargot, limace. 

Kœpotiçœ, tique, insecte. — cf. 
sb. kœri^ouça. 

Kœpout^ cueillir; briser, ex. 
un fil; casser : kyàfœnœ^ le cou. 

Kœpnùtsœ, soulier; iicb peu , 

une paire de souliers. 

Kœrpoxidhœ, champignon. 

Kœrror, juin (mois des cerises) ; 
ndœ moùay tœ kœrçorit, Kr., au 
mois de juin. 

AœrtOfl^ réprimander, gron- 
der; kuy tœ kœrtoûaritœ^ cette 
réprimande. — lat. certo. 

Kœrtsàs, ao. krilsa, v. irr., 
retentir, craquer ; sauter, s'en- 
fuir, détaler : A?/wc kœyd iyàkœra, 
kœcoiï kœrtsét zœînœra, de même 
que ce chou, ainsi craque le cœur 
de.. ; e lièth ne djrp é kœrtsét il le 
met dans sa poche et décampe. 

Kœrthtnœ ; kœrth inat' e dhœnety 
Kr., les prémices des brebis. 

Aœrthizœ, le nombril; Kr. 
kœrthiyœzœ: kœrth iyœza e Afri- 
kœsœ, le centre, Tintérieur, de 
l'Afrique. 

Kœrtsi^riy la jambe, du genou 
JQSqu*à la cheville. 

Kœsày, gen. de kœyo ; pas — , 
après cela, ensuite. 

Kœsmét (tk.), sort, destinée. 

KiBçUhe, conseil ; kœçiihœs, le 
conseiller ; kύilhon, conseiller, 
Kr. — Lat. corlsilium. 

Kœçtov, abr. kçoû, ainsi : — 
edhéy de même aussi. 

Kœtéy (kœ, têy). adv., par ici, 
d'ici: tœ rkdimœ — , passons par 
ici. 



Kœtêym, kœtéf/sm, d'ici, qui est 
de ce côié-ci ; i Hœtéysmi, celui qui 
est d'ici ; ikou sœ kœtéymi, il sor- 
tit de ce pays. 

/ kœtUhœ^ Kr., tel (que celui- 
ci). V. tilhœ. 

Kœtyé^ là. 

Kœtoùy ici: — kœtyé, ici et là, 
par-ci par-là; — é toutye, d'*»8or- 
mais; — é kàtœr vyét, dhyêtœ dit ; 
il j a de cela quatre ans, dix 
jours ; kœrkàn kœtyé kœrkàn 
kœtoûy elle cherche de ci de là. 

A'fF^^^H, sauter, courir^ danser: 
i kœtsùenœsùtœ, les yeux lui sau- 
tèrent (hors des orbites) ; Djànya 
koiir kœtséotiy ch., quand Djania 
dansa ; tœ kœtsiceritœ, le saut, la 
course, la danse. 

Kikîkoà, cri du coq: kœndési 
thiri — , le coq cria. 

Kindù, broder. — gr. m.xivito. 

A'/fcP, pi. œrn^ église: me tœ 
dàlyœ k?ça, au moment où on 
sortait de l'église. 

Kizœ, espèce do serpe double 
pour émonder les arbres. 

Klhùem, pass. de kœlhàs, être 
placé. 

Klyisdr , Kr. , ecclésiastique , 
homme d'église. 

Klyolçkœ poule couveuse : zàky 
tœ klyàtçkœsœ^ petits poussins. 

— gr. m. xXfiiwa. cf.lefr. glousser. 
Kodrœ, pi. a, colline; à Zag., 

lieu en pente situé au pied d'une 
montagne et cultivé : pli des vê- 
tements: feredjé me kodra, butùn 
kddra-'kodra, ch. feredjé qui, en 
tombant, forme des plis nombreux. 

— On a rapporté à ce mot le nom 
alb. de Scutari, çkàdra. Cf. lat. 
Scardus. 

1 . Kofçœ, cuisse jarrets. 

2. Ko'î'çœ-i, kôfçtœ-i^ jardin; 
vaste champ enclos. -* Cf. xfj:xiç. 

Kàhœ^ pi. œ et œ/a, temps, du- 
rée et température: kàhœe mirœ^ 
beau temps ; si kfç çoûmœ — 1. 
quand elle eut beaucoup de temps, 
fut restée longtemps dans la même 



:ii> 



K 



situation ; ekôn hoha^ le temps 
passe ; pa kô/ice, hors de propos, à 
contre-temps ; sa — , aussi long- 
temps que ; pas tsâ — (Kr-i 
hôliœye), quelque temps après. 

Kokœy tête : hœmlœ kokœs time, 
je n'en fais qu'à ma tête; hjà 
kokœn pœr bi^sœnWy il a laissé sa 
tète, est mort, pour la foi. 

Kokœ - trnçœ , qui a la te te 
épaisse ; /çtœ' — , il est stupide. 

Koki/f'j grain de blé ou de rai- 
sin : Isa — (jrot'n'i, quelques grains 
de blé; va) — r/.', un œuf. — Cf. 

gr. X<iXXOÇ. 

Kolhày (tk.), kolliài/trim (tk. 
alb.), facile, aisé. 

Kolhàtsc, pituite, flegme. 

Kôlhrtn^ tousser. 

Kdlh(i\ la toux: — v mirer, 
toux incurable, des phthisiques, 
par eu phi' in, 

Kdnijj-hl, pi. r, Kr., nation, 
peuple; kombrlii\ les gentils. 

Ixôniso'^ V. kôpsœ. 

hàndro'^ knùndnL\ houmln'kij, 
prép. avec gen.. contre, vis-à-vis; 
si knùnffra\'iùnsi que. — lat. contra. 

Konà (tk.), habitation, de- 
meurtî, résidence; gite, gîtée. 

Kundniirà (tk.), soulier; kon^ 
ilouifu/j/'int^ corrlonnicr: 

Konrm, pa. kutn:/rn\ s'échauf- 
fer, s'en IIh ramer : innukoifa fàkyn, 
j'ai les jou«.'S enllammécs. 

Knn')flî'ti : h*rtr cnt'ftno' knnnrtJ 
i}(i' rrf'iif'iyi, il avait beaucoup de 
liaisons conimorciales, conte. Cf. 
lat. «•Oirnosco. 

Kôii, donner la becquée aux 
oisoaux, faire mangt^r les petits 
enf.inla avec les doigts: lii/n.' tœ 
kùnti\ pour donner à manger, au 
fauron. 

Knpnn: nti* — rlioifç , une 
graj)po de raism. — Cf. gr. xo-avi>>. 

Knjn\ irou[)Oi{u : — me dluin, 
troupt'au de moutons. — gr. v. 

xonio:, et. xô::t»'>. 

Kùiifiçur-i, Kr., V. knfrii\ 2. 
K'ijtffi/r^ servante. — Cf. gr. v. 



K 

xonsXs, jeune fille, sb. kopile, bâ- 
tard. 

Kàpsœ, pi. a, ^a^fa; ié 
kopsœ fémœrœ edhénœmàçkoubfj 
une agrafe avec son fermoir,!, 
mâle et femelle. 

Kordhœ, sabre. Cf. magyar 
kard. 

Kùrœ, écorce des arbrM; 
croûte supérieure du pain. Cf. 
lat. cortex, crusta. 

Koric (tk. qourou)^ boif^ tail- 
lis. 

Kôrp'hij pi. kàrbt, kàrbœrf, 
kôrp-lœ, corbeau. — lat. comiB. 

A'orh, H. kotuir^ pa. kdrfuttt 
kôrhnurœ, moissonner: mbardua 
sœ korhouri, j'ai fini la moisson; 
f'rdhi koha e tœ kôrhourit (lœkor- 
/h'O, le temps de la moisson est 
venu; zên' tœ korhouratœ.Vj.^w 
a commencé la moisson. 

Tœ kôrhœ^ pi. tœ kàrhala: m 
tœ kôrhœ, une tige de maïs. 

A'drhœs, pi. /', moissonneur. 

AVas-, lait caillé, le yaourt des 
Turcs. 

Â'ôçy panier. — sb. 

Aorœrœ, la faux. Cf. sb. kosa. 

1. ÀV>^ /id/(P, vain, inutile: m/ 
tœ — « inutilement. 

2. K6l'i\ robscurité,la nuit.— 

Cf. axÔTOç. 

Kojœsirœ, pi. «, Kp., Tanité. 
^ AoVxAvr, pi. fî,Fj., o^zlyàgourv 
nt-r tiœ kôtskat\ trempé jusqa^anx 
03. V. ffôdzgœ» 

K'^ràtç, forgeron. — sb. 

A6nr\iky sb.), seau apaiser 
Teau. 

KraharoifMr, krahœroùar (pt. 
h rd' rot air), poitrine, le sein. 

Kràhœ, det. kràhou^ pi. «, le 
dessus de l'épaule, le haut dn 
bras; aile d'oiseau: e hàihi M 
kràhœ, (pron. kra)^\\ lejetasnr 
son épaule; çkàbœ hàp kràkaltt 
vdh*' V lurn hfye^ Taigle ooTreses 
niles et lui fait de rombre;ffiflni 
kràhœ pœrkrithœ. passer de front| 
1. côte à cùle, épaule à épaule. 



K 

A'rastavelSy pi. a^ concombre. 

— 8b. krastavitsa. 

Krrh, krê, peigner; pass., fcre- 
Af m, se peigner. 

Kréh(pi\ krtt\ peigne. 

e Krcmtr, fête, jour chômé: 
Toûrkytœ kànœ sot tœ krémte, les 
Turcs ont fête aujourrhui; tœ 
krémtet' e mœdhà mbnherinœ, Kr., 
les grandes fêtes étaient obser- 
vées; adj., nà' ditœe krcmte^ Kr., 
un jour de fête ; dh' e kœsày sœ 
krèmleiie, le jour de cette fête. 

KremtœroH, Kr., fêter, chômer. 

Krcflf tirer, extraire, aveindre; 
tirer vengeance de : iiœ inos tœ 
kréfca atœ kyœ mœ brrre, si je ne 
tire pas vengeance de ce que tu 
m*as fait 

Kn'rœ-tfr, pi. irr. de krire : les 
chefs; capitaux, fonds: chapitres 
d'un livre : krrrrrt' r fit/ri'ndœyesœ^ 

— e fàrœsœ, Kr. , les chefs de la na- 
tion, de la tribu ; — c mnlhiL les 
capitaux qui composent la for- 
tune ; /}ûrrt'/';r /.syJ krèrœvc . Kr., 
à l'exception de quelques chapi- 
tres. V. krifr. 

Kri'cmo\ carême : krènna e ma- 
dhe , le grand carême. — lat. 
quaresima. 

Krèrtœ, crête du coq ; soies de 
l'échiné du porc. — lat. crista, 
it. cresta. 

Kréth. plonger: pass. Urêdhem, 
se plonger, plonger. 

Kriyi'sœ , création ( choses 
créées) ; krij/rtar, créateur; kriyr- 
turœ^ créature; kriyoh^ créer; 
pas sœ knyoiuivity après la créa- 
tion, Kr. — lat. creo. 

Arim]}~bij pi. a, ver de terre, 
lombric ; krimb' i viœndàfçity le 
ver à soie, bombyx. 

AV/V, ânon ; kritçe^ ânesse. 

Krotm, det, Avô/, source, fon- 
taine. — En guùgue, kroyya^ d'où 
Kroia , nom de la forteresse de 
Skenderbej. — Cf. gr. xpouv6ç. 

Kroùeii^ gratter; — dhœmhœ- 
icr, véritw\ se curer les dents. 



K 37 

l'oreille ; pass. krouhem ; — , se 
mœ hày je me gratte^ parce que 
cela me démange. 

Kroûnde, et sl\x^\. kroùnde-tœ , 
son (de la farine). 

Kroitçk^oUy pi. kroûçky^i^tœ, 
P parent par alliance, in law^ se 
dit mutuellement des grands pa- 
rents des deux époux ; 2** invité aux 
noces (sb. svatj : to tœ vinœ kroùç- 
kyilœ tœ mœ màrhinœ^ les invi- 
tés (la noce) viendront pour me 
prendre ; ou thà kroûçkyivet, elle 
dit aux gens de la noce. 

Knie-ya (aussi krie^ya), f., 
krfte^i, m., et krûetœ, neut., gen. 
kricesœ. et krésœ, pi. krèrœ-'lœ^ 
kréra-tœ et krûerœ-'tœy tête, chef, 
commencement, bout : me kint^ 
tler/ou, à tête d'homme ; ngréh 
hrne, Kr., lever la tète, se révol- 
ter; s/pœr kriiesœ atty, au-dessus 
de sa tête; àfœrœ krésœ, Kr., prés 
de la tête ; mœ dhcèmp krùetœ, 
j'ai mal à la tête ; krùetœ, e kir te 
si., Kr., la tête, il l'avait pareille 
à; fifi* krùe i màth i yoicrti, Kr., 
un grand bloc de pierre ; iigà 
krùryn, depuis le commencement; 
kyœ nœ kriie gxjtr nœ fotïnt, d'un 
bout à l'autre ; nœ kruet tœ va- 
trœsœ, au haut bout du foyer; 
nœ kriie tœ iiœ màti, au bout 
d'une année ; ou prlçte krmrœtœ^ 
Fy., il leur coupait les têtes, V. 
krh'œ''lœ, — Cf. gr. xps-c, xips. 

Kruc^itœ^ Kr., patriarche, 1. 
chef-père. 

Krue-kyutêtj Kr., capitale, 1. 
chef-ville. 

Krue-lyàrtœ, Kr., à la tête 
haute, fanfaron. 

Krvkye^ croix, lat. crux. 

Krukyœsôiî, Kr., crucifier; tœ 
krukyœsoimritœ, le crucifiement. 

Krukyos, bœh krùkyr, faire le 
signe de la croix. 

hrhomœy Kr., lèpre; krhomô" 
sonrœ. lépreux. 

Kcnt'fy^kropy , sync. de kœrtou^ 
ainsi, comme cela, telle et telle 



;w 



K 



chose, quand les paroles do quel- 
qu'un sont rapportées. 

Kthénem, pass. de ktlièn, reve- 
nir, s'en retourner ; descendre 
dans une maison, y entrer, pour 
y loger ; ctr*^ traduit : ouklhé il 
s'en revint; içln^ kthwrœ, aWe^ 
s'étaient enretournées ; oitkthé 
nœ kœtœ rpU nœ hàtij il est des- 
cendu dans cette maison, à, Tau- 
berpre. 

Kt/iciï^ retourner, faire retour- 
ner, renvoyer; traduire: i klf{êoit 
pvùpa\ il les fit retourner sur 
leurs pas; klhàvnœ aoucarinlœ, 
ils renvoyèrent les souvaris ; «ra 
klhéoii propœ onyœraUc^ Kr., le 
vent fît reculer les eaux ; klhnt 
m'ànœ tyàlœrm, renverser sons 
dessus dessous ; — hriietœy Kr., 
tourner la tùte. 

Klh V'Ili lœ (Kr. konh felliœtu), 
clair, serein ; ko h a à'rtœ e — , le 
temps est clair; of/t\, clairement. 

Klhifcrir, pa. de kthvn, qui est 
revenu, etc.; traduit : — çkyip, 
traduit en albanais; — ndœgyôu" 
hœ toskwriçtr, traduit en langue 
toske ; /6P klJwn'iVy retour; tra- 
duction: mr. — tœ dkœsWj au 
déclin dujour. 

Ktrnsl, Fy., V. tçôsl, 

Koa, où ? où : koà (rrla\ où 
est-il ? aiyc — , là où; knainds tœ 
yi'in comment ne serais-;e pas ? 

A'ou do, partout, — kyœ^ par- 
tout, où. 

Koiffàr^ cadavre. — gr. vg. 

ÂV»///7, Kr., borne, limite. 

KutnidiSy soin, souci: ekùm — , 
je prenais soin de lui. 

h onydesliii'y Kr.. surveillant, 
intcndjint. V. knuytdii. 

i hot'nji, r koinja, à qui appar- 
tient ? / koifyi (vrUv aà kyen, à qui 
est ce chien ? 

Kot'ft/t, gen. do koùr : /, r, 
koàifty de qui 'i à qui (a|)partient) ; 
/■ biy^ e kov.yi yê, de qui es tu la 
fille? knnr /' i lo'trsn-. tir km'njf 



yànœ kœtu, Kr., quand il leur 
demanderait, & qui appartieiUMiit 
ces (troupeaux) f 

KouylifUn souveniry mémmn, 
kàm^ s kdm — , j*ai de la, je n'ai 
pas de, mémoire. 

Âouylàfif penaer à, ae aonveiiir 
de ; trans.^ faire penser à, rqi- 
peler ; i kouytbi zàU é ou m, 
Dieu s'est souvenu d*eux et leur a 
donné ; kouyiô^ PerœndU Dieu aia 
pitié de nous ; na kouytài dïmari^ 
il j a un retour d*hiver; lioif- 
kiya e tiy mœ kouitôi çoùmm poir 
nœra^ sa présence m'a rappelé 
beaucoup de choses ; itouyfd m a, 
fais-m'eu souvenir. — Cf. lat. 
cogito, fr. cuider. 

Koukoumàre^ arbousier, ar- 
bouse, gr. vg. xQu^i. 

kotikoumyàtrkœ^ chouette. 

Koùky, rouge : kerçiya œçUB e 
konkye, la cerise est rouge; lai 
koitkyelŒf la rougeur.— Cf. gr. n. 

xôxxivoç. 

KouUiizon^ Fy., oser. V. ^wir 
son. 

Koulhôlij couler goutta à goutte, 
dégoutter : gyàk tçœ kaulhdnU 
kdrdhay c/i., comme le sabre dé- 
gouttait de sang ! — lat. colo. 

KoulhoSy paître, faire paître : 
ndzierh dhœntœ pcer te houUié' 
soiirœ, faire sortir les monioas à 
la p&ture. 

KoiUhàtœ^ pi. a, Kr., pâturage. 

KoxUhoumbri-a^ à Souli, l'aubé- 
pine. 

KoulicUç, gâteau, galette.— sb. 
kolatç. 

Koxdyœ (tk), tour, tonte naisoa 
en pierre. 

koùlym^ Kr., comble, hant'da 
toit : koùlym i çtœphœ^ les eoa- 
bles de la maison. ^ — lat. culmea. 

KoùlypœrWf kaùrpouly, cléitt- 
tite sauvage. 

Koumàts, poulailler. 

A'oumbaràf esp. de pièea d*ar- 
tillerie. 

Knumbf^scnt^ 8*appujer: — n» 



K 

hroùs, sur le coude, — gr. vg. 
dbiou|jLr:co, accumbo. 

Koùmboulhœ, prunier, prune. 

Kounàt, beau-frère (frère du 
mari) ; kounàtœ, belle-sœur (sœur 
du mari). — It. cognato. 

Kounatolh, beau-frère (frère de 
la femme.) 

Koundon, Fjr, parler: kdundon 
pa mœndoùarœ, il parle sans ré- 
fléchir, à tort et à travers. V. kou- 
vœndèn, 

Koundroicalh, konndroùclh^ en 
face, vis-à-vis. V. kondvœ, 

Koûngoulh, courge, gourde. 

Koupœ, coupe, verre : nœ — 
mielh, un verre rempli de farine, 
lat., gr., cupa. 

Koupœtdn^ comprendre, s'aper- 
cevoir de. reconnaître, sentir : 
koupœtoiumœ kyœ, elh»s s'aperçu- 
rent que ; rp/rli koupœlôn nga tœ 
pàrilœ , l^esprit pen;oit par la 
vue. Cf. gr. xJzxtsi, 

Koupœtomrçim^ Kr. intelli- 
gent. 

Aoî/r, quand, lorsque, 1» avec 
ind.: kour afœrôi koluij lorsque 
le temps approcha; 2** avec subj. 
marque le futur : kour tœbini pœr 
Ue flyétourœ, quand vous vous 
coucherez pour dormir ; kour é 
kour^ de temps à autre. 

kourbél (tk.), voyage en pays 
étranger. 

A'o?n6^//i(tk.), sacrifice, victime. 

Kourdis (tk. alb.), dresser, 
construire. 

Kour-do, cou], ^ avec subj., toutes 
les fois que : — kyœ mœ dotlatr^ 
chaque fors que tu auras besoin de 
moi; 2" kourdo-hêrœ, Kr. en, de 
tout temps, toujours. 

Kotïrm, pi. a, Kr. corps; koàr- 
mat é tœ vdèkouret^ les corps des 
morts. — gr. v. xopjjii. 

Kourorœ, couronne que portent 
les époux pendant la cérémonie 
du mariage ; cette cérémonie elle- 
même : vcc — , mettre la cou- 
ronne, c. à d. se marier, kyœ t'a 



K 



39 



mbàiiœ gyèr nœ ^, pour qu'il le 
garde jusqu'à Tépoque du ma- 
riage. — Jat. corona. 

Koursèfi, épargner : oùnœ tœ 
kourséva^ je t'ai épar^^né, t'ai 
laissé la vie ; pass. — énem, être 
épargné ; impers, t oukoursùe tœ 
màrhœ, Kr., il eut trop d'avarice 
pour prendre. 

Koùrvœ, prostituée, fille publi- 
que. — sb. 

Kourvœrôn, Kr.» forniquer. 

Koùrhœ,$koùrhœ, jamai8:5pou- 
çbi — , il ne cessa jamais; s mœ 
— ,ne plus jamais. 

Kourhùs'Zi, pi. ze, dos, épine 
dorsale, échine; bosse du cha- 
meau : tœ tœra rànœ nœ kourhis 
tœ tiy, tout est tombé sur son dos, 
il paie pour les autres ; kamilhatœ 
kànœ nrè kourhis mbi çpinœ Kr., 
les chameaux ont une bosse sur le 
dog. 

Kourhoùsem. Kr., s'incliner, se 
courber, mœ dhc, vers la terre. 

Kou$(u\ voleur, surtout de bé- 
tail. — It. corsare. 

Koùç, gen. koiïyt, qui, celui 
qui : ^ tœ thà, qui t'a dit? — cf. 
lat. quis, ionien, xotoç. 

Kouçdn, quiconque; — kyœ tœ 
rànle^ quiconque entrerait. 

Kouçœri-ri^ f, kourœrùWj V. 
koucouri-rL 

Kouçouri^ri^ cousin:— t ^a- 
rop, cousin germain ; idùtœ^ c. issu 
de germain ; kourourirœt e pàrœ 
yclnœ dyèm tœ du vœlhézœrve a 
Diôtrave, les c. germains sont 
enfants de deux frères on de deux 
sœurs ; kouçourirœ, cousine. 

Koiit, espèce de mesure, coudée, 
aune. 

Kouli-a^ (ik.)^ boite; vase à 
fienrs. 

KoutsÔH, Kr. V. goudzôn. 

Koutrédrœ (alb. \t, klhœçedhra)^ 
être fabuleux du sexe féminin, 
répondant à l'ogresse des contes 
français et à la Uimia des Oreca et 
des Bulgares, etc.; elles habitent 



40 



K 



d'ordinaire dans les puits et se 
repaissent de chair humaine : 
brœndn nœ po)h iç nœ — , dans le 
puits il y avait une ogresse. — cf. 
sb. knnfrha, chienne. 

Koi(vrl*n(l. pi, r. parole, conver- 
sation : .s llia frise dôl du konvœnde, 
as me..,, ch., on ne peut dire deux 
paroles, mônie avec... — cf. lat. 
conventus. 

Kourœndort^ parler, s'cntrete- 



Kyafrpy cou, surtout la partie 
postérieure; col, f^orq;e de mon- 
tagne : / oukœpont ki/àfn, il se 
cassa la nuque, le cou; màrli nœ 
— , 1. prendre sur le cou, causer 
du tort, du dommage : mœ mare 
ndœ — , tu as causé ma perte, gr. 

V. »j.'l-f,zic aTov Xat'jL^. 

Kjffifon, Kr., cmbrassor. 

Kiiobt-m, pass. de h\inn, se la- 
menter : se plaindre de. 

Kt//hl, pleurer : — nir hjf)iiif\ 
pleurer sur un mort dans un ciuint 
spécial; ^r /7/^^/vr-//'/\ pleurs, la- 
mentation: nuiifv nù* îivhti()rn\ il 
s'éleva une lamentation ; tœ kt/n^ 
riiltr f Jn'unii'sip (aussi, virh/n r 
ta' h]inri(), Kr. , les lamentations 
de .lérémio. 

K\if)rU, Ivr., prép. avoc pren., au- 
tour de : — '''^'/. de lui. — Cf. 
lat. circus, it. ccrcliio. V. /;//•/- 
k[fnrk, 

Kfj'irkn,l, Kr., entourer: pass. 
hi/firkonrin : kytn'h'tt'nirfr mr rmn'f- 
n\ environné de murs. 

Kiffh-l'i\ (luerelle, dispute ; 7)///- 
ili ri fi' — il sV'leva une dispute. 

V. kl/rrtfifl, 

A"?//'\, approcher: toucher: pass. 
k\fnsrni, s'approcher; ki/f'/stni tir- 
r/koitfy eh., apprO';}ic-toi de ton 
amant; lur Or h'\i(hnin'(j\ en s'ap- 
prochant. 

Kiffdi'r (tk.), clmgrin, ]ieine, 
inquiétude: mn^ // — , n'aie point 
^' 'ouci. 



tenir : — çkijipy parler albacaii. 
Kmj^ f. kœijô, pjon. et il4j. ce, 
celui-ci, il : kùyiieri^ c6thomm^ 
ci ; kàxj thoiœ-y celui-ci, il, dit;itfy 
riçlœ, c'est lui ; Aori/ô, tefof, 
kœu), ceci, cela : iç œçtœ kœyd k^ 
brvre^ qu'est-ce cela que, (ju'u-ta, 
fait ? kœyo noùkœ kyé e para hér^ 
kyœ Kr., ce n'était pas la pre- 
mière fois que. Cf. lat. quis, sL ko, 
etc. 



Kyêft, Kr., coupe à boire. - 
gr. xeOOqç. 

A'.}/r//(tk.), bonne humeur, con- 
tentement 

Kyélh, pi. kjffey^ ciel. — lat 
cœlura. 

Kf/él/tœzœ^ dim. de iti/r/yA,paUii 
de la bouche, ojpxviax6c. 

Kyclyby pus. 

Kyêlybeui, pass. de kyèlyp^ pour- 
rir, être en putréfaction: pt. 
hjHybounpy pourri, gâté, puant: 
ofhjtrrn Uc hyêlyboHrœ , eaox 
puantes, sulfureuses. 

Kyêlyp^ ao. kyélyba^ puer, sentir 
mauvais. 

Kyclyibàr (tk.), ambre, bouquin 
d'ambre. 

Kyhi\y Kr., encens. 

Kycn, pi. kyén'tWy chien.— lat 
canis, gr. x.m.>v. 

Kyi:nky^ dot. kyéngi^ pi. çlytrhA 
et çkycrhn (Kr. kyêngr), vgnean. 

A>'7>, coudre. 

Kyepàlhw, pi. «, cil; hytpàihÊt 
e tom^ ch., tes cils. 

Kyf'pa\ oignon. — lat. cepa. 

Ai/r/r, Ja teigne. 

Kyrron: 1** nettoyer, éplu- 
cher, peler un fruit ; 3* nettoyer, 
guérir. — Cf. lat. euro. 

Kyrrf)s-zf\ teigneux: pràikmÊ 
€ mùirtit kyerdSf le conte du roi 
teigneux. 

Kyerlon, V. kœrtôii, 

Kyertim^ pi. r, Kr.jréprimaade, 
reproches. 



KV 

Kyrrlhoulhon, Kr., environner, 
assiéger. 

Kyérhe, chariot, char, voiture ; 
nœ — me bomij, un chariot attelé 
de buffles. — Cf. lat. currus, it. 
carro. 

Kyêr, rire; pa. A'i/f'çow/'tf?, riant, 
content: kyé i — , il avait l'air 
riant, tout jojeux ; tœ kyèçouritœ, 
le rire : — dcly i ïdlwurœ, 1. le 
rire sort amer, à force de rire on 
finit par pleurer. 

1. Kyœ, conj., avec ind. et 
subj., que : digyoiianœ kyœ Fati- 
méya œçtœ^ elles apprirent que 
Fatimé existe ; porosili kyœ t'a 
vininœ^ il ordonna qu'on la pla- 
çât; avec subj., pour que, afin 
que : kyœ lœ lyôtç, afin que tu 
joues; kyœ môs, pour que ne, de 
crainte que; kyœ inos tœ bœninœ 
ndoilœ rvrh„ de craii)to qu'ils 
n'eussent quelque querelle. — 
Kyœ est comme explétif, quand il 
annonce le passage au discours 
direct (gr. 5ti, tk. ki), il remplace 
alors los guillemets: / Ihotœ kyn\ 
mes ki kyedh\ il lui dit (que), 
« n'aie point de souci.» — Cf. 
it. che. 

2. Kyœ, esp. de prep., depuis ; 
— kour, depuis quand; — koûrœ 
sr, depuis que; — tntii, à partir de 
maintenant; — nœ mœnyyrs, dès 
le matin; — s/pœi'y d'en haut; — 
andhj^ do là-bas; — pœrpàrOj 
d'avance, à l'avance. 

3. Kyœ, avec un nom de nom- 
bre: vrdhœ tœdif, ils vinrent tous 
les deux ; / thœrvl — Ur tria, il les 
appelle toutes les trois. — gr. xat. 

4. Kyœ, pron. indecl., qui , 
que, lequel, laquelle, lesquels, 
lesquelles: othur ynm, — c'est moi 
qui ; fur plyàk me ph/àkœn' — .s 
b(vnen\ un vieillard avec sa 
vieille, qui ne faisaient pas. — 
Dans les cas obliques, on y joint 
très-souvent le pron. pers. : içte 
ai dinlyi kyœc hôd/ii, c'était ce 
garçon qu'il avait Jeté ; «ela ar- 



KY 



41 



rive surtout quand kyœ devrait 
être précédé d'une prép. : nœ 
moulhi — rhinte nœ plyàk, un 
moulin que, dans lequel, demeu» 
rait un vieillard ; au nom et avec 
le pron. démonstr. : te mbrètiy — 
kùy owjœzoùa, chez le roi, le- 
quel, lit. que celui-ci, se réjouit. 
Voy. la gram. — Cf. it. che. 

Kyœ'atœ-hèrœ, depuis lors, à 
partir de cette époque. 

Kyœlhon, atteindre, toucher, 
frapper : hàdhœn gyélypœrat edhê 
e kyœlhoûanœ (les serpents), lan- 
cèrent leurs dards et l'atteigni- 
rent, le piquèrent ; kœçtotc kyœl" 
hoiy Kr., ainsi arriva-t-il, cela 
eut lieu ainsi ; nœ tœ kœlhoùarœ 
tœ mirœ, Kr., une bonne chance, 
rencontre (angl. a hit). 

Kyœndrêsœ, Kr., firmament. 

Kyœndrôn, arrêter, f«ire de- 
meurer; s'arrêter, rester immo- 
bile, demeurer debout; coûter: 
$d kyœndrinx^ combien cela coute- 
t-il i kxjœndroimmvdà vyét A0///1- 
drœ atiire, Kr., ils leur résistè- 
rent deux ans ; persister, s'obs- 
tiner : kyœndrdnin ê thôçinœ^ 
Kr., ils persistaient à dire. 

Kyœnœ, kyœnourœ, kyènourœ, 
pa. de ynm, qui a été : tœ kyœ- 
nourœ^ Kr , existence. 

Kyrinx (fp)knm, passé admiratif 
de kàm : kuy kyœtujn (kyœnœka) 
îi(v miyœ lièrœ m'i mirœ nyà 
oànœ, en voilà un qui est mille 
fois meilleur, plus fort, que moi ; 
kyœnkerœ, imparf. : tç kyœnkcçi- 
nœ atô, ch., quelles (combien 
belles) elles étaient, celles-là. 

Kyfrnga, v. kyo*nœkaw. 

Kyikœr, pois chiche. — lat. 
cicer. 

Kyilhijil, v. kyœlhbii. 

Kyime, poil, plume : nn kœto 
tri kyime, tiens, prends ces trois 
plumes; kyimetœ e bàrdha, les 
cheveux blancs. V. lyéçtœ, 

Kyime-koùky, Kr., qui a les 
cheveux roux, roux. 



42 



KY 



Kyint, c.oni: nfî* — , une cen- 
taine ; dùy trc — , deux, trois 
cents ; l kijintœti^ le centième. — 
lat. centum. 

KyipU Kr., tas : cœ — , amon- 
celer, mettre en tas. 

Kyll, tirer, ex. Tépée, extraire ; 
rejeter. 

Kuôfça, optatif de yâni^ être : 
nœ Kyoftœ Injœ, s'il arrivait, s'il 
arrive, que ; si, en cas que; — tœ 
do, s'il est vrai qu'il t'aime. 

KyoHiin, 1" appeler, nommer, 
2»» croire, penser : mœ kijoimtœ tœ 
tœhoHinbonrœ mona, m'avez -vous 
pris pour un imbécile ? dios mœ 
kxjomii tœ tiiho\ ne me crois pas 
tel (si sol) ! 

Kiioàhcm, pass. de kyoûtiû; 
kyonlwy Ffitimi', elle s'appelait 
Fatimé; kyfiç kyoàhr , comment 
t'appelles-tu,'te nomme-t-on? 

kyofïmœçlœ'i, kyoHinvrtœ-i, lait. 

Kyouinœrlôrr, laiteron, plante. 

Kyoumœçloimr, gâteau au lait, 
espèce de flanc, pila. 

Kyoïtr/wtœypL morve : fràu — , 



KY 

je me mouche, Ifrrrii — Hœ inmi, 
moacher un enfant, lui essayer It 
nez. 

Kyùkye^ coucoa : kœnâàn k^ 
kiya, le coucou chante; kàly i 
kyàkyesœ^ cheval do coocou, vau- 
tour noir et blanc, au bec jaune, 
le cathartCy qui arrive en Epireia 
printemps en même temps que le 
coucou, auquel, selon la crojrBiiee 
populaire, il sert de monture; en 

gr. Y. iXojéxouxxoç. 

Kyùmkyœ^ (tk. tchnnki), at- 
tendu que, puisque. 

A'î/w/', pl- û» (tk.), jarre, long 
pot de terre à couvercle. 

Kyùç, comme, comment : mqf- 
tônen kytiç tœ gyénin. elles réflé- 
chissent comment elles poarraieaft 
trouver. 

Kyùe : — i gyoùrU, articDlati*» 
du gQnôu, rotule, — cf. tb.klyoilç* 
clé. 

Kyutét, pl. f, cité, ville.; tgùu- 
lôre^ acy. f., civile. Kr. — li- à- 
vitas. 



LH 



Lhàfe(ik.), discours, entretien, 
parole; Ihafôscm, converser, s'en- 
tretenir. ! 

Utàlho-ya, chenille. ; 

Lhalh()itmcna-l(j\ orchestre, ins- : 
truments de musique. — Etym. ? ' 

LhaoHS-zi, pl. Uiaotfzœrœ, Kr., j 
peuple, nation. — gr. Xaô;. 

Lhœrhœ-i: Ihœrh^ idorœsœ, le 



haut du brns. 

Lhoustrinœ : kondoùre — , di., 
des souliers vernis, cf. fr. Inilie, 
etc. 

Lhoàp^ lyoùp^ IdL^er, manger 
gloutonnement : l^oup Uoùp n 
kyén, il mange avec ravidité d'u 
chien; trœ Ihoùp kœçtoù, poariMi 
avales-tu si gloutonnement t 



LY 



Lf/à/ço*, crête du coq, huppe de ! 
l'alouette. V. krêrtœ. w 

Lynyœlœ, adj., lyfhjnurœ, pa. > 
de /j/^î/i\mouillô, humecté, trempé: 
kf'çiu fiwstùnet" t(v lyf/goiirœ nffà i 
çiou, elles avaient leurs robes | 
trempées de pluie ; lyàqœtfp wr 
rrarr^ humide do ros<5o. 



Lyagœsirœ, humidité ; -r «A 
rendre humide. 

lynhcm, pass. de /yân, se laver, 
se baigner : dhyiiœ teoùpa ^ 
lyàheçinœ, dix jeunes fillei qùit 
baignaient. 

Lyaykatîs^ H., flaitar. 

hjnykœy'pl.a, caresiei flatterie, 



compliment : me tsà lyàyka kyœ 
e kiçin psoùarœ, avec quelques flat- 
teries qu'elles lui avaient apprises. 

Lyàykœs flatteur, 

i Lyàym-i, lyàymœs^ envoyé, 
médiateur; lymjmœsi, ambassade, 
négociation; lyaymœson^ Kr. , né- 
gocier ; être médiateur. 

Lynylhi-a^ noisetier, coudrier, 
son fruit. 

Làk, mouiller, humecter, pass. 
lyàgem. 

Lyàk'Ou, lacet, piège; pœr tœ 
zœnœ çapœtoretŒy lacs pour pren- 
dre les bécasses. — lat. laqueus. 

Lyakœmtm souci, désir, pré- 
somption, convoitise : lyakœmimi 
kœtiy neriout œçtœ tœ çônœ vœl- 
hèzœret' e liy tœ mùètenœ pn 
boùkœ. Tunique souci, désir, de 
cet homme est de voir ses frères 
rester sans pain. — SI. lyakom, 
cupide, avide. 

LyahœmoH, se soucier, se pré- 
occuper, avoir soin de ; oànœ s 
lyakœmoy (on) pœr lœ hoiuiy po 
pœr yoHj ce n'est pas pour le pro- 
chain, mais pour vous que je tra- 
vaille (dit le père à ses enfants) ; 
— tœ tepœrnœ, convoiter le su- 
perflu; lœ lyakœmomrit roumœ 
prie iïm'nœ, le trop manger, la 
gourmandise, est trés-nuisible. 

Lyàkœrœ, pi. a, chou; légume, 
herbes sauvages qu'on mange; les 
orties sont comprises sous ce nom ; 
ncè lyàkœrœ, un chou. Cf. gr. 

Xdvxvov. 

Lvak (œ) roùar, pila des Slaves 
et des Grecs, mets composé de 
farine et de choux ou autres légu- 
mes cuits au four. 

Lyakœsôn, H., être enroué. 

Lyakouriky 1", adj. (sans arti- | 
cle), nu ; t'a hcthr te port* e mbrétit 
lyakouriky, tu le jetteras tout nu 
à la porte du roi ; 2" chauve -souris. 

Lyàndœ, Kr. , bois de construc- 
tion. 

Lyangaf/rt-oi, lévrier, cf. gr. 



LY 



m 



Lyanisj tailler en pièces, hacher 
menu. — gr. m. XiavCCca. 

Lyàn, ao. lyàva^ laver, baigner ; 
mœ lyàouçiouyje suis trempé par 
la pluie; lyàn detùrœnœ Kr. ac- 
quitter sa dette ; pass. lyàhem. cf. 
lat. lavo. 

Ltjàp, laper : — lyàp si kyèn^ 
il lape comme un chien. V. Ihoùp. 
Lyàp'bi^ Liap, nom d'une race 
albanaise, qui est devenu comme 
un sobriquet injurieux : psé oiibœre 
si Lyàp, 1. pourquoi es-tu devenu 
comme un Liap, fait comme un 
voleur ? (H.) — Le Liap se nomme 
lui-même àrbœr, Voy. ce mot. 

Lyapœrl, Lyabœrî, le pays des 
Liaps, région qui comprend Tan- 
cienne Acrocéraunie et la rive 
méridionale de la Voioussa vers 
son embouchure. 

Lyàra-lyàra : djamadànœ — , 
ch., la veste toute bigarrée (de 
boutons de métal). V. lyàrœ, 

Lyaràtskœ, iyaràskœ^ la pic. 
V. lyàrœ, 

1. Lyàrœ^ pa. de lyaros^ et 
iyùrm, adj., bigarré, diapré, qui 
est de plusieurs couleurs. 

2.^ Lyàrœ, lyàytourœ^ pa. de 
lyàn^ lavé ; net sans tâche : zengi 
lyàrœ me flyori, des étriers lavés 
d'or, dorés; jxft tœ lyàytourœ ro- 
6a/(r, pour laver les habits. 

Lyàryœtœ^ adj. et sub., loin- 
tain; sub., éloignement. 

Ly argon, éloigner; partir: Xrour 
ilo tœ lyargontç ? — do tœ lyargon 
nésœr, quand partiras tu ? — je 
partirai demain; pass lyargoncm, 
V. lyàrk. 

Lyàrky l^adv. loin; 2» lyàrk ou, 
f. lyàrgœ, éloigné, long, d'une 
distance : kœyO otidîiœ œçtœçoùmœ 
e lyàrgœ, ce chemin est très-long; 
SŒj par-sa', lyàrgou^ de loin. 

Lyaros, It/arùn, rendre bigarré; 
pass. — osenij le devenir. 

Lyarôç (sans art.), de couleur 
cendrée, gris. 

Lyàrk, adv. , haut : sndâ — kyœ 



il 



LV 



tœ j/clœ^ si haut qu'il soit placé; 
lyàrgazit, d'en haut. 

Lyàrtœ^ adj., haut, élevé, grand 
de taille : iieri i lyàrtœ, homme 
grand ; sub. , hauteur. 

Lyàrtœsm^ supérieur. 

Lyarto/l^ élever en haut; exal- 
ter, par des louanges ou en di- 
gnité ; tœ li/artnàarœtœ, Kr. Tac- 
tion d'élever ou d'ctre élevé, 
l'exaltation. 

Li/nrhourk-ou, vigne sauvage. 

Ltjàrœ, ao. do If/œ, 

Lyàçtœ, 1» Fy. , hùtif, précoce ; 
(frourrri li/àriœj blé précoce; 2» 
tœ lyâfHfp : knm nœ tœ — , j*ai un 
terrain emblavé ; tœ li/àçlnifr, les 
récolt»^î», les biens de la terre : 
sini-ryi'l /f/» hjfirtdttr do Ut" yvnœ 
Ifr ???//Y^ cette année la récolte 
sera bonne ; :J« vieux, très-Agé : atd 
ji/chyt' e lynçlfp., ces vieillards 
décrépits. 

Liinr.ion, H., faire vieillir; dif- 
férer, ajourner. 

Li/fitài\ Kr., creuser, sculpter, 

vVjî»f.), cf. ÀaTO'xif.). 

hiathft, II., délirer, oxtrava- 



guer. 



LiiavdoH, l\inv(ïoun/n^ louer. 
— lat. Ininln. 

Lynvdouarnm, Kr.. glorieux. 

L]H'\ lyn\ pour bftvrœ, imper. 
de l y fi': lyrrr e, laisse-le; ///rr- 
'/ïf/% laisse-moi ; lyr-inœ ttr fhi(\ 
laisse-mni dormir: ////'• hr vios ttr 
k/r ngrrrnœ. il était bien loin 
d'avoir mangé ; ///(• Ur dnlyn\ qu'il 
sorte . 

Lyi'h, lyt\ abover : h/i'on kyr}n\ 
le ciiien a abr>vé. — Cf. sb. hiyati . 

Lyrh.ii'ln\ V. lyrUv. 

Lyr/iono\ accouchéo; hjrhonf- 
fij les couches. — gr. Àr/o; 

Lirhn\ pi. r, Kr.. lac. 

Lyi'Unùnt, secouer, balancer. 

Lyfknf'f.rn\ p^au, cuir, outre ; 
peau ou écorce des fruits : / ry/'j}! 
fyrkot'fnrnœ^ il lui ôta la peau, Té- 
corcha (le clievreuil tué): mbof'fn' 
lyrkonrœmr^ il remplit foutre . 



LY 

Lyekoùrlce, fait de cair. 

Lyékyezœ, H., le jarret, 

Lyémœzœ, hoquet: mœ mri 
lyémœza, j^ai le hoquet. 

Lyèii^ ao. lyéva, naître, le le- 
ver, du soleil; ériger: ktrlelyénB 
dîellii, le soleil avait paru. V./jff'nt. 

Lyhik^goH, ^uSy bouillon, soc, 
lymphe. 

Lyipe, mot que répond, poor 
marquer qu'il a entenda, celai 
qu'on appelle , particulièrement 
un serviteur. C'est rommf; pré- 
sent! Je viens! plait-iW II est 
usité aussi en Herzégovine. 

Lyépe-tœ, pi., écailles. —Cf. 
gr. XtrA;, 

Lyépoury pi. r, lièvre. — Ut 
icpus. 

Lyerôs, salir, gr. vg. It^ùm. 

Lyêc^ pi. œra^ laine; /y^(4P, 
lyêrfrrntœ, les cheveux. 

Lyrrtœ, adj., de laine. 

Lyviœ, sync. de hjêhœta^ léger, 
pesant, facile. — Cf. si. iœgoi. 

Lyvtœ-tœ, pi. crinière; — e 
kàlylt, crinière du cheval. 

Lyetœnhjt Kr., alléger, soula- 
ger ; pass, — ônem. 

Lycth'dhi, bord d*un flenve: 
talus ; terre du fossé rejetée m 
le bord : rà nga lyédh* i lyaùmit^ 
il est tombé de la berge de la ri- 
vière. 

Lyctroiij F j. : hjriçoî n& bomlK 
il détela un buffle. V. lytreon. 

Lyecôjgœ^ écale de noix, fn 
mande. 

Lyezct (tk.), doncear, agré- 
ment; lyezetçim^ agréable, plai- 
sant au goût. 

Ly(i\ ao. lyàçœj pa. Ij/œnœ^ ▼■ 
irr. . laisser, abandonner; mtt 
lyfv vitœm, tu me laisses seule; 
pass. lyihnn. 

Lytrftrjil,^ guerroyer, combat- 
tre. V. lyonftœ. 

Lyœgiràtœ^ harangue ; lifŒ/irit 
yifij, Kr., haranguer, diseoorir. 

Lyœma^i, pi. tyœmœn, aîw* 
battre le bic. 



LY 

Lyrrniç, écheveau ; lycinrtci 
lyéçit, le peloton de laine. 

Lxjœndœ, pi. a, gland da chêne. 
— Cf. lat. gîand-em. 

Lyœngoh , languir , souffrir ; 
lyœngim, langueur, souffrance ; 
iyœî}gyùer, H., épidémie. — lat. 
languor. 

Lycrpiii, lécher. 

Lyœrœ^ pa. de lyœ. V. aussi 
lyé. _ 

Lyœçofi, lâcher, laisser tom- 
ber, 1. pendre, 1. aller; répudier 
une épouse; intr. pousser, des 
arbres; lyœromnœ pématœy les 
arbres ont commencé à pousser, 
ils bourgeonnent ; pass. lyœçô- 
ne m : i ouhjœroûa mbœ kyàfœ, 
Kr., il se jeta à son cou. — Cf. 
lat. it. lascio. 

Lyœvà, Kr., bouger, se mou- 
voir. 

LyœvroùamCy jour ouvrable, 
it. lavoro. 

1. Lyî-a, petite-vérole ; ndzôre 
lyinœ, ch., tu as eu la petite- vé- 
role. 

2. Ijji-n, lin, chanvre. 
LyldhcPy lien. 
LyùHiourcTy pa. de lyilh. 
Lytg, lyiyœHf rendre maigre, 

amaigrir; pass. ly^finij maigrir; 
oulyik, il est devenu maigre. V. 
lyik, 

1. /.yigœ, loi; lyfga c lyou- 
tœyesœ, loi religieuse; lyfga 
kyutetôre^ loi civile, Kr. — iyiga 
e dùtiT^ le Deutêronome, lat. lex. 

LyigW'dlurnu's ^ Kr. , législa- 
teur. 

2. p Lylgiv, méchanceté, vice ; 
lieux d'aisances H., V. lyik. 

Lyigyfy H.: P chant de dou- 
leur sur un mort; hyàù me — ; 
2" chant rimé en général ; 3° V. 
lyfgœ. 

Zi///i^wi, pass. de ly(i\ 

Lyik-gou f. iylgfr^ mauvais, 
qui ne vaut rien : maigre : ddlhi i 
lyik, 1. il sortit mauvais, il a mal 
tourné ; fyfilya if lyiga, des pro- 



LY 



45 



pos indécents; lœ lyiyat' e grave, 
les mauvaises (d*entre les) fem- 
mes. 

Lyikçtœ : mœ vyèn — , je suis 
fâché, je regrette ; i érdhi çùùr- 
mœ — , il en fut vivement fâché, 
vexé. 

Lytmni, T)our lyini-mœ, lais- 
sez-moi. V. lyœ, lyé, 

Lyindem et lyint (Kr.), naître, 
se lever, des astres ; oulyint, il 
naquit ; kour tœ lyintiiœnœ ùyetœ ; 
quand les astres se lèvent; tœ 
lyindouritœ, naissance ; lever des 
astres; — edielhit, lever du so- 
leil ; dita e tœ lyindourit tiy^ le 
jour de sa naissance. Y. lyèn. 

Lyintœ et lyùœ^ adj., de chan- 
vre, de fil. 

Lyinœ, Ber. , chemise : tœ lyànœ 
ndœ — , ch., ils te laissèrent en 
chemise. 

Lyipœn, demander, mendier; 
lyipa oùyœ^ ch., j'ai demandé de 
Teau ; kùy lyipœnte boùkœ, il 
mendiait son pain. 

LyipœSy mendiant. 

Lyipyétœ, la patience, plante. 

— Cf. gr. XifraTov. 

Lyipsem, être nécessaire, lyip^ 
senœ çoùmœ dilœ, bien des jours 
sont nécessaires ; impers, si lyip- 
setœ, comme il faut. — Cf. gr. 

Lyirœ, libre, lâche, relâché; 
qui est à bon marché ; tœ iyirœ, 
Kr., liberté; mari — ngà, il prit 
congé de. — Cf. lat. liber. 

LyirùUy libérer, évacuer; lyirô- 
nem, être délivré ; diminuer de 
prix ; lyiroùarœ^ librement. 

Lyis'Zi, pi. a, chêne; arbre; 
lyilh gyithœ lyizata\ il lie tous 
les arbres. V. pémœj doùçkœ^ 
droû. 

Lyilh, lier, attacher; — fyàlyœ^^ 
faire une convention; pass. /y/- 
dhem. 

Lyiiàlh'dhi, Kr,, pré, prairie. 

— Cf. gr. XiSaSCot. 

Lyôdœ (H., lyodœrœ)^ pL œra, 



u\ 



LV 



jeu; sauts, cabrioles d'un cheval 
en gaité ; i hipi édité {kàlyi) bœri 
çoùmœ lyodœra, il monta sur le 
cheval, qui se mit à sauter et à 
danser. V. lyos. 

Lyodhourœ^ pa. de lydlh^ fati- 
gué, las. 

Lyofàtœ, lyofàçtœ, bois de Ju- 
dée, arbre. 

Lyôkyc, testicule ; H., membre 
viril. V. hêrdhe. 

Lycpnr^ vacher, bouvier, 

Lyoj)(Uœ, pelle, rame; nœ^^ine 
flyorùiy une pelletée de pièces 
d*or. — Sb. lopata. 

Lyôpœ, vache. 

Lyàs, ao. lyoita, jouer, s'amu- 
ser ; zouri fœ lybnte me 'tœ, elle 
commença à jouer avec. V. lyoùan, 

Lyos zi, barre qui sert à fermer 
la porte à T intérieur. 

Lyoïçkœ, dim. de lyos^ cadenas, 
serrure. 

Lyol, pi. œ, larmes, pleurs : 
A'yàfi me lyot, verser des larmes. 

Lyblh, fatiguer; pass. lyodhem^ 
se fatifruor. 

A|/o/V//>7. remuer, bouger ; jouer : 
— domrl(i\ remuer les mains; 
lyoàaiînœ pah simw, ch., nous re- 
muons, jouons un peu de r<cil ; 
môs mœ lyoifn dor(rnn\ ne fais pas 
trembler ma main (([uand j'écris). 
V. lyos. 

Lyoubi'd, monstre fabuleux à 
sept, têtes, espèce de dragon : no* 
Ivàkœrœ nya al6 kyœ romn lyou- 
b/a^ un chou, de ceux que garde la 
Lioubi. — Cf. fr. lubie, lat. lubeo, 
si. lioubiti, aimer. 

Lyoà/tn\ pi. trra, guerre, expé- 
dition , lyoufuvtur, Kr., guerrier, 
combattHnt, 

Lyoïf/tonj guerroyer, combat- 
tre. 

Lyoii<jfi\ cuiller. 

Lyonhit\ pi. lyni'f.lye et lynnl^ 
yœm{iVvi\\ le gr. v. XouXo^oi), tieur; 
menstrues, II. 

LynulyœsoH. fleurir. 

Lyoùtn^ mot qui sert à féliciter ; 



lynàm, ti kyœ kè tœ li'Uiœ ror/Aâ, 
que tu es heureuse d*aToir on tel 
frère ! ironiq.: lyoùm babài iycr 
prêt ngà ti, malheur au pèra qii 
attend (q. q. ch. de bon} de toL 
V. lyoûmtœ. 

Lyoùmœ-if pi. âPraet6^,flettTe, 
rivière ; par ellipse et fig., qui 
est bon pour la rivière, k 7 jeter, 
c. à d. qui ne vaut rien : kémi 
Isa (grà) lyoumœ — mbœdhà^ eh., 
nous en avons (des femmes) qni 
sont de grandes eoqninee; il m 
joint aussi an mot iit^ dne k 
même sens : kèmibàurka /yoiiai» 
dét^ ch., nous avons des maris qii 
sont de francs vauriens. — ef. lat 
flumen. 

Lyoùmtœ^ aussi ou/yotcmioe, m 
plur. lyoûm.tçinœ^ formes vertelei 
(optatif, 3 p. eg. et pi.), déri- 
vées de lyoùm et servant à expri* 
mer des souhaits favorables : Ut 
lyoàmtœ dàra^ goya^ que ta bou- 
che, que ta main soit heureuse ! 
tœ lyoàmtrinœ doùarlœ^ ch., que 
tes mains soient heureuses. 

Lyoûmourœ^ lyoùmatŒf heu- 
reux, fortuné. 

LyoùndrŒy bac à passer les ri- 
vières : grande barque du lae de 
Scutori ; Kr. , navire. 

Lyoundrày f-d/TJ, Kr., navi- 
guer. 

LyoùnQW^ H., abcès, clou. 

Lyoïis^ /ff/otW, Kr., adorer, fen- 
dre un culte, Xoiptiu. 

LyoHtemy pass. de /yoûl, se. 
oulyoàlçœ^ avecdat.,^rier,sin!tOBt 
Dieu, invoquer; lyotitourœ, 
plication, prière, cf. Xliopai. 

Lyoàtœyr^ Kr., culte, relîgimi 
V. lyifjœ. 

Lyoutœs^ pi. t, Kr., adorats«. 

Lyontsœ, pK a et. crm, Cnge, 
mare, flaque d'eaa. — C'ait le 
nom d'un quartier d'Iannina et de 
diverses localités. Cf. lat. IslML 

Lyouvàlh^M, pL — dke, Y. 
lyivàlh. 
^ Lyouvgàt, loup-garoa : (mtÊiik 



M 



si — , il parut comme, se donna l'ap- 
parence d'un loup-garou, conte. 

Lyouvgi-a, Fy.J'ouragan, sans 
doute personnifié. V. lyouvgàt. 

Lyiceiiy oindre, enduire; i/t/iier»y 
rOint, 



M 



47 



Lyàiia^lœ, pi., H., beurre. 
Lyùp, K.. V. iyipom; pa. lyû- 
pourœ^ imploré. 



Madàm (tk.), quoique. 

Madhœri ^mdihj^ grandeur. 

Madhœron, Kr., agrandir. 

Madhœçll^ orgu<»ii; madhcrçlo- 
netw, s'enorgueillir ; marf^û?f(Oîiar- 
ôriy orgueilleux, Kr. 

Madhœisàiiy madhôri^ agrandir, 
louer; pass. mad/iœtsdh^m, s'a- 
grandir, s'enorgueillir. 

Magyistdry Kr., magicien. 

Màgye, auge à laver et à pétrir 
le pain, maie. ^ Cf. it. madia. 

Makàlhœ (tk), quartier d'une 
ville. 

Màhem^ pass. de màn^ s'en- 
graisser; oumàil, elle devint 
grasse. 

MdijcPy pi. a s cime, sommet; 
pointe; nœ màijœ te /Ta? lyizi^ à 
la cime d'un arbre; màyaC e ma- 
lyevet^ les sommets des mon- 
tagnes ; me inàyœ tœ gymïhœsœ, 
avec la pointe, du bout, de la 
langue; me iiœ — ndœ kviut^ 
avec une pointe au sommet. 

Mnym^ f. e, gras. 

Màyme, H., graisse, onctuosité. 

Màxjmœlœ^dÙA']., V. màym ; tœ 
màumœtœ, graisse, le gras. 

Juàytoitrœ^ engraissé, gras; dé~ 
mat' e pàrœ tœ mnytour}tœ, Kr., 
les premiers bouvillons, les gras; 
dhè i màyiourœj terre grasse, fer- 
tile. V. mdri, 

Makài\ au moins, du moins, 
encore que, quand même. — sb. 

1. J/a7//, souci, regret, chagrin, 
nostalgie, affection tendre ; mœ 
môri mdlhi ; mos tœ mdri mdlhi 
pœr nœnemœ, peut-être que tu 
regrettes ta mère et désires la 
revoir? Cf. gr. uiXn, il soucie. 



2. Màlh (tk.) fortune, posses- 
sions, bien, capital; krèrœf e 
màlhit, les capitaux. 

Afaràs'zi (tk ), marasme, lan- 
gueur ; marazi ùt, ch.^ le chagrin 
que tu me causes. 

MalhàthCy corbeille, panier. Cf. 
gr. xsXdOt. 

Malhœkim, malédiction, ex- 
communication. 

Malhœkbn, maudire ; as e mal- 
hœkô nœnen', ch., ah! maudis-la^ 
la mère. V. nœm. — Cf. lat. 
maie. 

Màhj, pi. e, montagne. — Cf. 
le nom homérique MdDisfa: MoXttâtMv 
Spoç aliTj, Odjs., 111,287, étal. 

Malyœsî^ H., contrée monta- 
gneuse ; gu., les pajsans, par op- 
position aux habitants des villes. 

Malyœsomr-'àn j gu. malycS'^ 
soùr^ montagnard; par ext.^rude, 
grossier. 

Mnn, pi., e, mûrier, mûre. 

Mnndr, mouton apprivoisé, ha- 
bitué à manger dans la main. — 
lat. manus. 

Manitrim, Kr., merveilleux. 

^Mh, engraisser; pass.m^/i^m. 

Margaritdr, pi. a», perle. — gr. 

Vg. {JLOCpYOCptTofpt. 

Martèsœ^ marttm, mariage. 

e Mnrtœ (dies martis). mardi; 
tœ màrtœ mbrcvmœ, mardi soir, 

Martôn (lat. maritus, it. ma- 
rito), marier, donner en mariage; 
mariànemy se marier; martotSw- 
rcp, marié. 

Màrtlu H., être transi, frisson- 
ner de froid. 

Màrh, ao. mora, prendre : — 
boùrhœ^ grot'.a^ prendre pour 



-18 



M 



m«ri, pour femme, épouser; — 
oiidhœ^ faire du chemin ; — moun- 
dhrtj recevoir un châtiment; — 
me tœ mirœ, me tœ kékxj, traiter 
bien^ traiter mal ;pass. mèrhcm et 
mtrhcm. Cf. gr. {xapTirw. 

Marhdç, H., un fou. 

JirfrAa*, pa. de ?/îrf/7ï, pris; un 
peu fou, toqué, capricieux. 

Marhon, égarer, rendre fou; 
pass. marhônem^ devenir fou. 

Marlwsem j devenir fou; pa. 
mnrlidsoiira\ qui est en démence. 
V. mrir/iœ. 

Màsœ et mùtœ, mesure : mark 
— , prendre mesure. V. mat. 

Masip, (tk.), convenable. 

Mnskarn (tk., de Tital.), mo- 
querie, objet do dérision, 

Mârœ (tk.); pincettes. 

Masiahàt (tk.), affaire, occupa- 
tion. 

Mffçkœy V. màf'Jioul]/, 

Màçkonly , pi. ifurkoiiy, adj., 
mâle; <ji/hhœ mrrkôuytœ^ Kr. , 
tous les mâles (hommes). — lat. 
masculus. 

Mdt^ }nàs, (Cf. lat. metior) me- 
surer : mata f/iionmœnœ, j'ai me- 
suré la trace; /rr ynàtouritœ^ le 
mesurage; e lijànœ — , on cessa 
de mesurer. 

Màt(vs . Kr. , mesure ; d à — fàrŒy 
deux mesures de grains; trc)n('ftœ- 
sœ m!'*lhi, trois mesures de farine. 

Màth-dhi ^ f. màdhe, pi. m. 
inlxrdhrri et mwd/irn ( — //7), pi. 
f. mbfrdhà et mœdhà ^ grand; 
dUily i mathy iLls aîné ; m'c ma- 
dfujd, la plus grande, rainée; / 
iiunli V. i vo(j(vlij(r liv vltlœ, que 
petits et grands viennent ; neni:- 
zit' r mluvd/icét^ les grands; tœ 
dzfjyvthtr trf\ mn) tœ mltœdhàtœ, 
choisis-en trois, les plus grands; 
e ùrrri ta: tiiàth jnvniti^ il lui 
donna l'autorité sur. Cf. lat. ma- 
jor, sanscr. niahat. 

Màthiiiur (jrr. aiOraaV letton : 
SI tha màthii/ifrnœ j quand elle 
eut dit sa leçon. 



M 

Màtse-iya^ et màlcêj chitte, 
chat en grénéral . 

Màtç et matçàk^ chat mftle,iiir 
tou. — sb. mâtçka, chatte, mat- 
çak, matou. 

Mbàhem^ pass. de mhàny toe 
tenu, retenu, se tenir; mhàkn 
vnrŒj tiens-toi bien; t rnlAhuX 
oùyœ^ il a une rétention d^orine; 
kœyô mbàhet'ngà oùnœ, cela dé- 
pend de moi ; te 'ti mbahel {gyàn) 
tœ m'ourdhœràntç^ c'est à toiqa'il 
appartient do me commander; 
mmhry mbœ tœ màth^ il triom- 
phait dans son orgueil. 

Mbànœ {mbœ, âmr), adr. et 
pr^p. avec gen.: auprès; àodté, 
prés de. 

.W-aV-ànœ, de ce côté--là, as- 
delà de, mbœ^kœC-ànœ^ de ee 
cùté-ci, en deçà de : — lyoùmœna, 

— du fleuve, Kr.; mbœ-n'-àwBti 
part, de côté. 

3fbàn, à Zag. mbd^ tenir, rete- 
nir, garder pour soi, emjiîéeher; 
porter des vêtements ; noukœ ma 
7nbàn neri, personne ne m'en em- 
pêche; to t'a nibd tnd'nc, j'en gl^ 
derai le souvenir ; nibànzi^ porter 
le deuil ; — véç, prêter l'oreille, 
écouter; vétœlûnœ^ se retenir, le 
contenir : pass. mbàhenu 

Mbâry K., porter, transporter, 
traîner. — V. bàrhœ. 

Mbàra, justement, précisément: 

— me kindi, juste à VUûndi (don 
heures avant le coucher du soieQ.) 

Mbàrœ, 1^ adj., henreu, qni 
réussit; droit : me kœnAœ 10 
mbàrcTy dhœntœ Perœndùi, (entre) 
avec un pied fortuné, sMl plaît à 
Dieu, dit-on à l'épousée an mih 
ment où elle franchit pour l*,p>^ 
miêre fois le seuil du mari ; ohmc 
e mbàrœ heureux voyage; duc e 
mbàrœf ou c mbdra^ rendroil 
d'une étoffe; Perœnâia œçlm i 
drvyté i mbàrœ^ Kr., Dieu oei 
juste et sincère ; 2* adv.: Sa wkèr 
rœ propœf prov., autant enatut, 
(autant.) en arrièroi autant Ci 



M 

avances, autant tu recules ; vin — , 
prospérer, réussir; ia {i i) bœnte 
mbàrœ poùnœtœ, il lui faisait réus- 
sir, menait à bien ses affaires; 
— vdtç, bon voyage ! 

kbnrœsU chance, bonheur. 

Mbarœson: mbavœsàva birinœ, 
H., j'ai établi mon fils : — ohcm, 
faire une fin, cesser les fredaines, 
se ranger. 

Mbaràii, achever, finir ; — poà^ 
lupnœ, son affaire : — tufâ boàka^ 
achever le repas ; — sœ folyouri^ 
finir de parler ;7nc tœ mbaryicarœ, 
en finissant; luIc vie mbaroùnr 
ddsmœsœ ; la noce étant terminée ; 
pass. mbarnnem ; pràlfiœza na 
oumbaroàa, notre conte est ter- 
miné ; tœ mbavomritœy la fin : — e 
vi/éçtœs(i\ de l'automne. 

Mbàrs, féconder, engrosser, 
rendre pleine une femelle; pass. 
mbârsrm^ devenir grosse; oum- 
Imrs e vô{f(rh/a, la plus jeune de- 
vint enceinte. V. barluv, 

MbârsŒy H., pleine, qui porte, 
d*une femelle. 

Mbdth, chausser, mettre (des 
chaussures); pass. mbàtliem, se 
chausser; hœpoùisœ mbàthouro\ 
des souliers chaussés, mis au 
pied; Uc ?/j^(î//io/nYi for, les chaus- 
sures. 

Mbfsœ: !<> nièce; 2" petite-fîlle. 

MbcsoTt, croire. V. beson. 

Mbit, plus souvent inbétem, ao. 
mbétçœ et mhHa, rester, demeu- 
rer, s'arrêter; cesser ; mbiti rfoUy 
la pluie a cessé; atô kyœ k/çin' 
mbètour, ce qui était resté, le 
reste. 

Ubœ, mœ {mœr)^ prép. l» avec 
ace, en, dans, sur ; mb'ovdhœ, en 
route, chemin faisant; rhinin mœ 
iiœ rlœpi, ils demeuraient dans 
une maison; t'a ndzlrrtr mœ nd* 
màUjy emméne-la dans une mon- 
tagne ; çtr/tourœ mœ ilœ plhàkœ, 
étendu sur une dalle; /It/intembœ 
vfipœ, il dormait pendant la cha- 
leur; mbiti inœ çœndity restez en 



M 



49 



santé, c.àd. adieu ; mœ nœ foùnt, 
à la fin ; 5^» mbœ kœtck kàhœ, Kr. 
jusqu*aujourd'atgourd'hui;2oavec 
loc. : mbœ cm rit tœ àtit, Kr., au 
nom du Père; — tœ mbarotmrœl 
tœ yêtœsœ, jusqu'à la consomma- 
tion des siècles; gyèr — ditœt tœ 
sotme, jusqu'à ce jour; 3» avec 
abl. : mœ {mœr) sœ foùndi (foiin- 
dmi)j à la fin, enfin. V. ndœ. 

Mbœdlu'tin mbœdhà, V. mùth. 

Mbœrlhcn, agrafer, boutonner ; 
atteler ; kiçle mbœrthûcr koutri- 
drœn mœ z^ycdhe^ il avait attelé 
au joug l'ogresse; — çœijita, Kr., 
enfoncer des fièchesdans; pass. 
mbœrthênem, s'agrafer, se bou- 
tonner. 

Mbœtçi'lhj Kr., boucher, obs- 
truer, iroîpiixdtu. 

Mbœcikœ, K., vessie. — lat. ve- 
sica. V. foHlçkœ. 

Mbl, 7>î/, prép., sur, 1» avec ace. : 
mbi iiyi'the tœ trœndafilyit, cli., 
sur les rameaux du rosier: f 
vnicri — i](Vpoiyitsœ, il le mit sur 
un rayon ; / kfç vàtour kœmbœ — 
atn\ son pied s'était posé sur elle ; 
mon v(vrœ ddrœ — dynhjœmv, 
Kr., ne mets pas la main sur Ten- 
fant; 2» avec loc: e voitri — //»/•• 
rnret, Kr., il le pla<;a sur Tautel. 
V. pœnnbi. 

Mbiplhy ao. mbiAha, semer; 
pass. mbilhem, 

MbilhœSy celui qui sème, se- 
meur. 

Mbin, et au pass. mbthrto,, 
impers. ; ma* mbin dhœmlndhn^ 
j'ai une dent agacée ; m'oumbf 
kdmbay mon pied s'est, j'ai le 
pied engourdi. 

Mbi/1, croître, pousser, germer. 

Mbfrœ, pa. de mbfn, qui a 
germé ; r mbira, Y. hédhourœ, 

Mblyàk, vieillir, tr. ; pass. 
inblyàkem^ vieillir, intr. ; otn/i- 
bhjdktrinœ, puissent-ils devenir 
vieux, vivre longtemps ! aux ma- 
riés. 

Mblyith^ ao. mblyodha, assem- 



:>(» 



M 



l>lcr, rassembler; ld)fi\h (pour 
mbh/fth) h/ùtiVy blijldh^i, ch., 
retiens tes larmes, retiens-les; — 
dôrœno? />//.< vrlo'/irsfr, Kr., reti- 
rer la main vers soi. 

Mblyhlhcm, pas.de mblyHh: 
tjyflhiv (hniiàf/a onmblf/odhœntr^ 
ci)., tout le monde se rassembla. 

Mbodhfs, tarder, s'attarder: c 
jiHriHtr^ psi' mbnd/u's, cWes lui de- 
mandèrent pourquoi il avait tardé. 
— gr. :;x7:oo{vo, cmpéclier. 

Mbràs^ H., vider, Y. dzbràs. 

Mbrnsu\ inbrnz(i'!n\ vido. 

Mbrinurani, f. /•, intérieur, qui 
est au dedans; tità /r////' ythur mr 
df't'ir ///■ rnbvrnio*Him\ ceux qui 
sunt à la porto intérieure. V. 
brn'ndrsiii^ bi'd'nda, 

Mhrri), uijjuiser. s(i'iif}iff*nn\ la 
hache. 

Mbril, nifurrii, pi. frrf\ roi. — 
Cf. lat. imjierator. 

Mbirtnririi\ reine. 

Mbrrfœri, rojaume. 

Mbrrtnrn'i, royal, royalement. 

Mbrrinrihl, régner. 

Mbrd'uhr, soir; mtnr mbytrin*', 
honsoir: pur mbyd'ma, Kr.. «'ha- 
(|U0 suir; l'r cmiuitutp inbnl'imrf 
samedi suir: adv. mbrrcmn , 
tnhrn''iiiiir(i. nihni'i)ianflj le soir, 
au soir. 

Mbni'n.d i/r, Soirée; ndu* hnhtr 
tu- if;hr('r,n(i:yrsn\ hnui\ Kr., au 
moment de lii soirée, (^uand. 

Mbrd'in'n : f'r'r — l;ni/i' irl/ni(i\ il 
était nuit (piand ils arrivèrent. 

M^irui't, ao. mhrifiin^ pétrir: 
mhrtf t/n' hniilyntr^ lais une ga- 
lett(\ V. hynt'ftntr, i 

Mbr'h, pass. mhrfbmi, Fy., V. j 

lirr, Irr, ^ ; 

Ml"Hi/nrsii\ couvercle ; inhiUf- . 
If/rstt c ()rhirsn\ le couvercle du 
coilro. 

J//"<i////ôy"/. couvrir, recouvrir; ! 
pass. )fib"i'/ji''j/irmy se couvrir, 
s'al)ritor, suhir nue éclipse : Lùi/r 
/iilhiii!f/(f,if fliKf d/> ///.■ t hii'nn^Kv,, 
quan»! Jiri'ivaiont los /-clipsos do 



M 

soleil et de lune, pa. mboutyaiêarct, 
couvert. — Cf. bulg. bouio, voile. 

Mboiironf protéger; pass. mboih 
roncm, se défendre ; mbourdna^ 
bouclier; mboiiràmcSf défeoieor, 
Kr. 

Mboûrh , m bourlièn ^ Tintar ; 
pass. mhourhéhem^ se ▼anter; 
wbourhœsty vanterie, jacUnee; 
mbonrhiy louange. 

Mbotfç, emplir, charger, an fa- 
sil; accomplir, du temps; èra 
mbovr plyvhœral\ le vent gonfla 
les voiles ; si mbowi duzèt êi\ 
quand il eut accompli les 40 joon: 
pa mboHçourfi* duzH d\l\ avant 
que quarante jours se soient écoB- 
Ics ; pass. oumboifç lymmi n^ 
çfratn\ la rivière a été gonflée 
par les pluies ; ml/oùçenœ fyà' 
/yœlœ^ les prédictions' a'aceom- 
plissent. 

Albàlhn mbilh^ fermer,]». 
mbMhioiti'ce et miniikourœ; t9 
mbt'fllwurat'c dorœsœ^ les aiiica- 
lations de la main. 

M b y < / , étouifer , asphyxier , 
noyer: pass. mbùtem : si rà fMf 
poih, WHfk' ottmbnt^ quand elle 
tomba dans le puits, elle ne le 
noya point. 

Me, prép. avec aoc., avec; par 
le moyen de ; de, c.-à-d. plein de: 
mr ilti* an\ avec un oun; mr 
nrtnn\ avec rours: t dwrgbintt 
nfb sôço* me pf/Oiiîl me husme- 
hynrUu'ncCy elles lui envoient on 
crible plein de florins avec (parle 
moyen de) la servante ; iiœ ko^ 
tnv dhœn, un troupeau de mon* 
tons. Avec le nom verbal: fne Ur 
rnfounr, — tœ àrdhourœ^ en al- 
lant, en arrivant. 

Mrdjhliv et medjil (tk), pièce 
d'argent ou d'or : ûœ — e bardkr^ 
une pièce d^argent. 

Medjlyis (tk.), conseil adminis- 
tratif, tribunal. 

Mcylànem , méditer, songer, 
réilécliir, penser; meyîônenatfi 
htrlntr, elles .'«ongent àceqa*eUêa 



M 



51 



pourraient iui faire (pour lui 
nuire); o'.meyUiiia, il s'avisa de; 
tœ meyim'mrilœ, la réflexion, pru- 
dence. V. mirnd^m. 

Méktm, perdre la respiration, 
étouffer. 

_ MrkniT, le paliuro? V. mœrki' 
iur. 

Mrly, mil, millet. — lat. miliiim, 
it. miglio. 

Mflijtir r boi'tbr r — pain de 
millet. 

MeU/ni'jôîia-^ pi. n, fourmi. 

Mtlylri : ^ e koùkyr, poumon ; 
— e zi-zir, foie. 

Mfminti- (tk.), fonctionnaire, 
employé. 

ATcniiim . opinion; nxfndime 
ndàr<f mhie ilitr-, Kr., opinions 
divisées. V, uiœndàn. 

Êleiàk (tk,), triste, atteint de 
mélancolie ; brrufin — . tomber 
dani la mélancolie. 

Mfrùm (tk.), déair. 

Mènuer, marbre, pierre dure ; 
nfrcrz kyœ l'çiii' birrir si — , des 
hommes qui avaient été changés 
en pierre. — gr. [iipiiMov. 

i Mrrmcriir, de marbre. 

Mérheiii, pass. do mi'trh, être 
pri» ; Itr th'rlyir, hyie lie mi'iiieli)' 
uuiui/ii, le dimanclie où la fiancée 
est prise (emmenée par le mari) ; 
ouniotïar, il fut pris. 

.A/«j, pi. «'.milieu, la taille; iiœ 
mrs la' oi'itlhiviu-, Ur iinla'uc, au 
milieu du chemin, de la nuit; au 
loc. ndirr viisl, Kr., ndœr min 
mèye r — liye, entre moi et toi; 
par mes kyiili-lil, à travers la 
Tille; mis pirr mis, de part en 
part. — gr, [liflot. 

Mcs-dilir ; l'oi' e "ifs-iiiiœsiv.Kr., 
côté du midi (demi-jour), le Sud. 

Uésm, f, p, mo>en, qui est an 
oàUen; t: iiiisDiiya, la moyenne, 
en âge. 

Mesnik'Oii (ib. meso, viande), 
espèce de plat de viande. 

A/rsoii (itiif), partage, séparer 
en deui 



Itiéslœ, V. mésm. 
Mérœ (missa, mœsôii), messe, 
chez les Latins et les Grecs. 
Mizœ. pouliche. V. mfJhs. 

1. Mœ, prép,, T. vxbœ. 

2. Mœ, pron., à moi, moi, me, 
q.-q.-fois explétif. 

3. J/tè, adv., plus; mà'foiimœ, 
mn; lépœr, davantage ; mœ s ou 
noùka mœ, ne plus ; mihsdourbi, 
il n'y tint plus. — Forme le com- 
paratif et le superlatif; m'i (md'-i) 
màlli, plus grand ; m'i mâdhi, le 
plus grand. 

Mœlhù'ja, mauve. — Gr. [ittl^/r,, 

M'œlhé-ri. H., bosse, enflure, 
cloche sur la peau. 
Mœthàina; merle. — cf. gr. 

Afœmœ, mère. V. wma:. 

Mœiidàfç {tk.), la soie; ni/rn- 
dàfçtœ, de soie. 

Mœndfçœ : mandrçii e jt bhj- 
ff-îo', Kr., la nourrice de la fille, 
V. mànil. 

Mœndiye, V. mœnl. 

Mœnddn, penser ù, réfléchir. 
I songera; — vitonthat' e tona, ch., 
je pense k tes sourcils; noi'ik' r 
jiiO'fKioffl.^en'j'aipaspensé; l!yiir 
tnœ niœndon, pour qui me prends- 
tu f pa mŒudoùiinc , sans réflè- 
, chir;pa8g. niccndônrin, mirmU'f- 
hrm, même aent; tiji-ni Ihot' tyiia 
mirndôhet, il dit une chose, il en 

Jeu se une autre: po mitndohaç 
yœ, hyùr tœ vras, il réfléchissait 
comment il pourrait tuer. V. 
I nidiiit. 

I Uœndot'iarœ, pa. de mœudàii, 
qui réfléchit, préoccupé, inquiet, 
pensif, 

Mœndi'iv, Kr., manière, mode ; 

pas ma-ndi'trusœ, à la maoiore de. 

Sfànija; manche d'habit; mû 

— dro)f, une brassée de bois, — 

lat. mauica. 

Mœngùn, se lever ou partir de 
I grand matin, se hâter, activer, 



52 



M 



accélérer; mœ)uj6y se lo tœ tœ 
zœrœ kdti, dépêche-toi, autre- 
ment ta seras pris ^ par la nuit ; 
nnœngbi kyœ vie nàlœ, il se leva, 
qu'il faisait encore nuit. — Cf. 
lat. mane. 

Mivmjynn^ H., un gaucher. 

Mnmtjxjvs^ matin; nœ — , au 
matin, le matin; kijœ nœ — , dès 
le matin; — pœr — , chaque ma- 
tin. V. mœuf/on. — cf. lat. mane. 

Mœngxjhhje^ H., aurore. 

Mœufiyrsit^ au matin, le matin. 

Mn'nfJi/wro* gaucho : dora e — , 
la muin gauche. — cC. lat. muncus. 

Mœnôû (lat. maneo, [liv»)), tar- 
der, arriver en retai*d : inœnova 
bv iig)'/hrrf'/]ii me suis levé tard. 

1. Mfrnl, Fy.j téter; allaiter : 
forna nifcnt, Tenfauttète ; mdima 
'nifl'nt fnçnœnœy la mère allaite 
Tenfant. 

2. Mtrnl-^di et m(vndl\ir^ es- 
prit. Ame, raison, mémoire, atten- 
tion : s ou vote nœ inà'nl^ il ne 
leur vint i)as à l'esprit; posi vr 
f inàh/li ràtiœ liifrnt e in/(f^ ch., 
(^omme le vent de la montagne mu 
raison s'en est allée; svlr ?«'/ 
pr/rl md'nt r i/i/a^ comme elle a 
égaré ma raison ! (liyperbolc fré- 
<iucnte dans les chansons amou- 
reuses); nuju'/n' iiuvnlrj tu as 
perdu la raison ; mbii nifrnty koiu\ 
je me souviens quand; nnitha' 
/nhnil nurni t'f marin' c //?/a je ne 
me souviens pas de son âge ; tœ 
hvr nuîiid'uii'. nii\ fais bien atten- 
tion à; / rà mtriid'n/n , il a des 
remords ; thn nu' )n(i'ndii/c tw thj^ 

il dit en lui-mt-me; mdnidUja e | 
drnjUr trt' /.v/j/o', voici le meilleur 
avis; nnnk' i jnrf mfrHdlya, il n'a 
pas inventé la poudre ; ,v m\t 
pr/'li iiui'ndhia, t'a. bfi'ù si r hrrre 
u\ je n'ai pas jugé à propos de 
l'aire ce que tu as fait, toi. 

Mfi'iifrii/i .' — ic')ii. — trœm). 
intelligent, avisé. 

Mfrrf/f'n)^ éloigner, écarter; 
pass. '-'àtutHj s'absenter. 



M 

Mœrkinœ, Fj., jajabier, ja- 
jube. 

Mœfî, gu. mœnlf colère, m- 
cune, ressentiment : t mhànmiai^ 
je lui garde rancune; fiotîtel'a 
bœn — , je ne t'en veux pai pour 
cela; kànœ mœrî nèrî lyàimœ, 
Kr., ils se détestent mntndle- 
ment. — Gr, (i^vtc. 

e Mœrkoùrœ, mercredi. — LiL 
mercurius. 

MœrtscHf H., reposer à l'on- 
bre, du bétail ; se reposer. 

Mœrziii, haïr. — Sb. mœniti. 

Mœsàlhœ (cf. lat. mensa). Kr., 
table à manger; festin; nsppe 
étroite et longue, H. 

Mœsim^ doctrine, instmetioa. 

J//, prep., V. inbL 

Mwsàn^ l» apprendre, ensei- 
gner, conseiller; s'irte masaih 
arœ me atà, Kr., il'n*étaitpsi 
habitué à eux. V. psdn; 2°dirsb 
messe, officier. 

M/'OUy pi. min^iœ^ sooris; mf 
/ wnth, rat ; ou ihotœ màlùflA 
mincvet, le chat dit aux souris.— 
Gr. ;x-jç, lat. mus. 

Alt', sync. de miras^ bien:mf 
s (mirw Hc) êrd/tc^ il est bien qua 
tu es venu, sois le bien-Ten; 
wi sérdhœ, ch., qu'ils soient les 
bienvenus ! 

Mi, par eugh., (si ce n'est IV 
brégé de) miaœ^ mfyœ^ adT. tpi 
exprime qu'une action va avoir 
lieu ou même a lieu actnellemeat: 
mi drs^ H., il se meurt, va mo«- 
rir; mi tœ ifinn^ie vais tadirs; 
kœtscy^ sti mfiîœ arhihem^je cous, 
car on va m^attraper. 

e Miiiy 1» mes, f.; 2<* lamienns. 

Ativk, niiêkœs, médecin; mie^ 
kfrsi, médecine; miekœsÔHj trai- 
ter, guérir, Kr. 

M/elh^ farine. — Cf. lat. moles, 
si), mlin^ moulin, ail. MeM^ «te. ' 

Midij, ao. môlya^ traire; fer 
miiHt/intriltr, l'action de trairs; 
vrdhi kohaetit mîvlyaurit', arriva 
l'heure de traire (les chèyres). — 



M 



C(, lat. muhjfn, sb. mlicko, lait. 

M)yœ,%\xh%i.^ toujours avec nn\ 
mille, un mille : i7a? — çiycrha^ 
mille, un millier de, agneaux ; du- 
miyœ^ deux mille; i bœn kàlœr 
miyœ tsopœra, il les coupe en 
quatre mille morceaux, les taille 
en pièces; pi, mtyœra,»\xh,: mùjœva 
bréznr^ des milliers de généra- 
tions. — Lat. mille. 

Miyu'Lœ-i^ millième. 

Mfk-^H^ pi. mihxj^ ami;. si miky 
kyœ ycmi, en amis que nous som- 
nîes. — Lat. amicus, it. amico. 

3i/Ar, amie^ amante. 

Mihcç(i\ F y., amie. 

Mikyœs) , amitié; mik\jŒStrlj 
amicalement. 

MUh, pi. t\ IL, lame de cou- 
teau, etc. 

MUijimur^ f. milyàn\ jeune 
bélier ou brebis, de un à deux 
ans. — Cf. gr. :jit;Xov, brebis. 

Mir^dlhày (tk.), colonel. 

iWmr, bon; beau, du temps: 
i iinri vcrt\ Phomme dô bien, 
koh'c m/rn\ ])eau temps; mfrœ 
dfUr, bonjour (d'où le nom des 
Mirdites) ; subs. r 7/j//'aw7, bien, 
avantage, bienfait : pœr tœ ml- 
rœnœ hyfr Jiur brrrr^ pour le 
bien que tu m*as fait; ndî mhjœ 
tœ mh'dy un millier do bonnes 
choses, gr. vg. /ataxxXa; lœ tfvra 
tœ mirattr c hfçtr me vrflr^ il pos- 
sédait toutes lés bonnes qualités ; 
tœ m/ri((i\ la bonté. 

Mirœ^ adv., bien; m me mi~ 
rœ, très bien ; )n(b inira\ mieux; 
— Ci y(^it(\ il vaut mieux que 
tu lui donnes. 

Mirmànyfr, V. myrrimàgœ, 

MiràsonviV, parfumé, — gr. 

Min^i (tk.). revenu, ce que Ton 
gagne ; le domaine de l'état. 

Afirhrniy V. inrrhrw. 

Misrr r (ik.), T Egypte; le mais; 
misirlhi, égyptien. 

AffÇ'i et mfçtu\ pi. miçœra, 
chair, viande : m^\'i (Ihn'.'mbœvel, 



M 



53 



1 



la chair des dents, les gencives ; 
m?ç kàotiy de la viande de bœuf; 
miçtœ e zarkàdhesœ, e foùti, la 
chair du chevreuil, il la mit; 
gijéli atœ miçtœ, il trouva cette 
viande ; miçœmtœ toûay, Kr., vos 
corps. — Cf, gr. jiOç, muscle, et 
si. meso, chair. 
Mic/iônœ, moucheron, cousin. 

— Cf. lat. musca. 
Miçniy H., charnu. 
}ffclœ, de viande. 

Mt^zœ, mouche. — Cf. gr. (xur». 

Myélœ, H., rebut de la laine et 
du coton. 

Myàft (mcCf aftjj Kr., en quan- 
tité ; noiŒœ yànœ — tœ ndzihnœ 
tHy ils ne sont pas capables de te 
contenir; — mchy suffit, c'est assez ! 

— D'après Cam.,ri/Tt, gu. ahty qu'il 
rapproche, du gr. dtyOoc, poids. V. 
iiafl. 

MyàlyUr^ny et myàlytœ^fy miel : 
hoyr myàlyti, rayon de miel. — 

Cf. gr. luXt, {JL^XlTOÇ. 

MyikœrŒy barbe, menton : tsyàp 
me myêkœVy un bouc barbu ; mœ 
dhrrmb myékra, j'ai mal au menton. 

Mytrœ, adj., malheureux, in- 
fortuné; onnœ i myèn\ e myçra^ 
malheureux, -se, que je suis ! Ir 
ouvrânœ tœ myèritœ, ch., ils ont 
péri, les infortunés ; myèr aikyo\ 
malheur à qui... ; pô myvrœ setn 
pffy mais hélas ! que vit-il. — Cf. 
lat. miser. 

Mycrfjoidhœ, à Fy. myryoulhœy 
brouillard. 

Mycvimàgœy araignée. 

Aft/eçtœr , ouvrier , artisan : 
babdi im kyc — , mon père était 
un artisan, manouvrier. — Lat. 
magister, gr. v. (xiato^o;. 

Alyeetœnj Kr., art, métier, ar- 
tifice, ruses. 

Mohôily Kr., renier; — bésœnœy 
sa foi ; refuser. 

iY/^)y, interj., seule ou devant 
le vocatif des noms fém.; mày 
bf'yœ, - nœney A ma fille, ô ma 
mère. V. mor*\ 



51 



M 



Mokœr(i\ meule de moulin. — 
Cf. it. mnc-inn. 

Mohjhsœ , mite , insecte qui 
ronge les étoffes. — Sb. wïo/j/, 
mol y nia, 

molhtfy pommier, pomme : nth 
— c àrlœ, une pomme d'or. — Cf. 

gr. ultJXov. 

AïolJwij billet à ordre, obliga- 
tion, gr. (J'i.riloyi7L. 

Moni'zn: ^ pcndc^fràntjœ, eh., 
monnaie, pièce de cinq francs. 

M(hifi\ Kr., temps : gyithœ — , 
en tout temps, toujours. V. mol, 

il/o/7', quelquefois o;T,int., pri- 
mitivement impérieuse et mépri- 
sante, qui sert à appeler, surtout 
un inférieur; elle se met aussi 
devant le voc. des noms masc. ; 
mnri' (Udh^ o soleil ! V. mmi. On 
no comprend pas comment Hahn 
a voulu tirer de mnriu prendre, 
ce mot de ato;::, vocatif do atopiç ou 
jKopo;, fou, sot, qui se trouve déjà 
dans Aristophane, co (iwce aJ ! dans 
Platon, r;.f.)pl ! et dansle N. T., où 
il est interdit de le dire à son 
])rochain. 

Morn\ lo cauchemar. — Sh. 
mora. 

Môrh, ])1. //, pou; r/rrlrôH. jfœr 
yjiffrhn, chercher les poux. 

J/oyÂ//, épouillor; nir lœ mor~ 
h*lnurœ^ en cherchant les poux, 
ronto. 

M os, négation ordinairement 
proiiibitivo ; vios î non (ne fais pas 
cela:gr. 'u\\ avec imper, etsubj., 
no pas. Yo.y. la gram. — Avec 
ind. : /V; inôs /V, il y avait, il n'y 
avait pas. au début des contes ; 
intcrrog., nonne '( est-ce que ne ? 

inôs ïiin* yi' hirh/hj. n nids Vnr Ijr 

/hffiJift'iizf/'. eh., sorais-tu un 
rossi^rnol, ou es-tu une perdrix? 

Mns/,n, det. Mns/cnnn, gen , 
Mnsl,irsn\ n. pr. d'homnic. 

Mnrn\ Kr., xx^^o ; mnrahir, con- 
temporain. V. ///ô/. 

J/ô^ an. année: wo*» ;//ô/, un 
an : //o^y rn/nnœ ntôt (gr. r^zoi zTr^ 



M 

noXXi), pour beaucoup d'annéei, 
souhait des jours de fête ; mai, 
adv.. Tan prochain ; pas màtmàt, 
dans un an d*ici ; pi. môte^ Kr.. 
vùi kà kàtcer mote^ Tannée aqni- 
tre saisons ; kôhœrat' é motetœ, 
les temps et les années, Oœhêrœ 
mbliy Kr.y & une certaine époque, 
il y eut un temps où; sd moi 
ngyàti^ tant qu'il dura. V. «V, 
vyvt.^ 
MolroCj pi. rt, sœur. — Cf. gr. 

Môtmm, ancien, âgé. 

Mpœçlfelh, Kr., V. pçielk. 

Mon', 1^ conj., jusqu'à ce qaa : 
mou nœ foûnt e môri^ jusqa*à ce 
que, tant que, à la fin il Tacheta ; 
2« mou «fte, prdp. . moii nœkyéy, 
jusqu'aux cieuz ; moù ndœ liar 
hje tœ vcnœ^ oh., qu'ils Tiennent 
jusqu'à l'église. 

Mouabt (tk.). amitié, amabi- 
lité. 

Moimf. det. moi^ çl. motikry. 
mois : /ws mîflrfw woic(iy,auboui 
d'un mois ou deux ; émœret' f 
nwt}n}ivet, les noms des mois. 

Momyrim, mensuel.^ 

Mongrtœ^ ao. oumoiik^ H., le 
crépuscule commence, la nuit 
tombe. 

Moxtk-gou^ H., crépuscule, nuit 
tombante. 

Moukœlhàa^ïvim moisir; pau 
moukœlliàncm, moisir, V. muitô- 
sem. 

MoùlhœzŒy H . , estomac. 

Aloulhi-ri, pi. rV7, moulin. — 
Gr. fjLjX?], lat. mola, sb. mlin, ^ 

Moimdcm^ pass. de momi'- 
lo être vaincu ; iœ moùndouriîœ, 
la victoire, la défaite ; 2» pouToir : 
— Cn oyi-Uy Py., je peux le trou- 
ver. 

Mnundiyc Cmowit)^ H., tîc- 
toire, force, bon état de santé. 

Momidhi , peine , tourment ; 
hrky — , prendre, se donner de la 
peine. 

MoundoHy tourmenter, torts- 



M 



rer; châtier, punir: aoàkœ lyinie 
fà\j pa e moundcniarœ, Kr., il ne 
laissait pas de péché sans le pu- 
nir ; pass. moundonem : k]/ùç 
nioundonetœj i myèri, comme il se 
tourmente , le malheureux ; tœ 
moundomrUœ^ tourment, souf- 
france, châtiment. 

Moungris, mugir. 

Moùnty ao. w/oiinrffl, !• vain- 
cre : mœ moùndc mœ nrv bdst^ tu 
m*as vaincue dans, m'as gagné, 
un pari; 2^ pouvoir; moûnt ou 
mount tœ yrta\ Aî/œ, il se peut 
que ; s moûnt, je ne puis pâs ; je 
suis indisposé (gr. v. oh 'noow). V. 
moundem. 

Moàntsa\ Fy., serrure, verrou. 

Moin\ pi. r, mur. — lat. murus. 

Mourùi'Zi, H., Tépino noire, ar- 
buste. 

Mnurmœ, F.v., blond, châtain: 
piyôkœ tœ woi'frmœ, cheveux châ- 
tains. 

Moifrrnniiriin, Kr., murmure. 

Mourmniiï'/sy murmurer. 

Mourlnijœ, la poste. — lat. moi*5. 



M 



55 



mortis, sb. moriti, faire périr. 

Moustàkiye, moustache : mous^ 
tà/dya yote^ ta moustache ; mous- 
takiye^vèrdhœ, (on dirait aussi 
vcrdhi), ch., qui a les moustaches 
jaunes, rousses. 

Mousœndrœ (tk.), comparti- 
ment d'une chambre qui en est 
séparé par une cloison de bois, 
et où sont entassés pendant la 
journée les objets de literie. 

Moiirkœ^ mule, mulet. 

Mourkyérhœ, mouçtycrhœ, gé- 
nisse d*un à deux ans. 

Moùtf pi. œra, excrément hu- 
main. 

Moutlhàk (tk.), sans faute, as- 
surément. 

Mulc-^u, moisissure ; le moisi. 
— lat. mucus. 

Alukoncm et 7nuko$em, se moi- 
sir: oumiikoim boùkn y le pain 
est moisi. 

Mnkourœ^ mnkœtœ^ ad., moisi ; 
bof'fkœ r mùkoi'rœ, pain moisi. 

Munafik^Uy pi. œ (tk.), hypo- 
crite, calomniateur. 



N 



1. S(i, ne, pron., nous, à nous; 
très souvent explétif. 

2. A'^. et nd tc^ nà ndrk, Kr., 
voici ! tiens ! voilà que ! lat. en, 
ecce. — sb. nn, nay. 

i^V//^ gu., H., bien, possession. 
V. nd/t.^ 

Snkalôsem , se mêler : màs 
nakatàsou (il faudrait ounnkatôs) 
me ne, ne te mêle pas avec nous; 
pa. nnkatôsourœ, mêlé, mélangé. 

— Gr. m. ivaxaTtovto. 

Nalhè (tk.), malédiction. 

Sdlyl, gu., haut, en haut; 
nâlytœ^ adj., haut; grand. V. 
lydriœ. 

ISYtnœ, Fy., quelque. V. ndàitœ. 

Nntœ, pi. nèic, net', nuit; atrl* 
nàtw, cette nuit ; ndtœnœ^ nui- 
tamment; ndtœnœ kyœ rkoi, la 
nuit passée. — Cf. gr. vjÇ, vjxid;. 



\dz, \}\. i: (tk.), minauderie, 
coquetterie. 

S'ddhem , nddyem , pass. de 
?w/^J/7, être séparé, partagé, se 
séparer. 

Sddy, Kr., prép. avec ace, à 
côté de, auprès; — poùsin r 
oàyit^ prés du puits; — mbrœmay 
vers le soir. 

iWddly, Kr. , empêcher; tœ 
nddlyœ-tœ, obstacle, empêche- 
ment; pass. nddlycm, être em- 
pêché. 

\d(thjôii, Kr., arrêter, s'arrê- 
ter, mn^ nœ VfVnt^ dans un en- 
droit. 

Xddnœ (ndiv, dnœ), prep., à 
coté de. 
^ .V(//>^7, séparer, diviser, parta- 
ger; distinguer, discerner; dif- 
i fércr : nodkœ nddn mbw mœn" 



56 



N 



dm/rt as mbœ fyàlyœty Kv., il no 
diffère ni en pensée, ni en parole ; 
pass. ndàhcm, — Cf. gr. oado, par- 
tager. 

Ndàrœ^ pa. de ndàil; tœ ndàrœ- 
f(L\ division, partage ; lieu clos, 
petit bâtiment à part : e mbiUhi 
mrnnœ ndàrœ tœ tiijy il l'enferma 
dans un logement à part qu'il 
avait. 

Ndarôfi , ndœrdn , changer , 
éclianger : kwyô ndœrdn , cela 
change l'affaire; pass. ndœroncm^ 
se changer, c. à d. de vêtements. 

Sdnçif, maintenant. V. niv^ti, 

t.nrl/\ 

AWe, ndckj prcp. avec nom., à, 
vers, chez, envers : ktluncC srfzi 
adc. )nbrvlf\ le sais retourne vers 
le roi ; ouhfî'rc ndr nlà, Kr., tu es 
devenu pour eux, à leur égard. 
V. ir, tp/i. 

JVdrtl, ao. ndnta,:) p.sg. ndrili 
et )idrof(j Kr., étendre: ndcn 
r/càfuin\ son sceptre ; — don nue, 
îîi main. V, ndrr, ndrl/jj, 

.\drrni ^ ndcrtoin-œ , Kr. , V. 
iidfrFiia ; l(n ndnlourit' t'àl^ ton 
8(\jour, ton Jiabitation. 

Adt-r, étendre. 

\dcry honneur, considération : 
hn'ù — , faire honneur, rendre dos 
honneurs; r kom par — , avoir en 
honneur, honorer. — Cours, va- 
leur des monnaies. 

SdrrÙH^ honorer, estimer. 

Sdrrçhn, ndrrlçri/if honorable, 
honnête, i>robe ; Jionoré. 

.\dcrtr.su\ pj. //, construction, 
fabrication ; clioso construite : 
Kr., créature. 

Xt/rrlôil, construire . réparer, 
raccommoder, arranger: — iifr 
çt<ri)/\ construire, réparer, une 
maison; pass. ndcruincmy ndrr~ 
làli' )n : fiOf'fjvr Jnj(r nnnhtr whr^ 
Inhrt' (ftjf, une chose qui ne peut 
se réparer, irréparable ; tœ ndrr^ 
Intoinvl' c JcrnusdHi/intrs/r jitrr sn- 
di'di^ Kr., la reconstruction de 
Jérusalem. 



N 

Ndh, ao. ndcza, allumer; — 
mœ^ 86 brouiller avec gadlqo'aii : 
kù\i kiç ndésour me nœ ari, il 
était tourmenté par un oun; 
ndéza me huzmekydrœnœ, fni à 
me plaindre de mon domestique ; 
pass. ndizem, 

1. AVte, nœ^ prëp., dans, chez, 
à, vers, sur, 1*> avec ace. : vàie 
nœ pùlh, nœ ctœpi tœ tfy, il alla 
au bois, dans sa nudson; tour 
vàtc n'odœy quand ello entra dans 
la chambre (dans ce sens, trèi 
souvent brœnda nœ^ dans); ^ 
sœnioùnde, pendant sa maladie; 
hip — karàlsœ^ — Aâ/y, — Ifù, 
monter on voiture, se mettre à 
cheval, grimper sur un arbre ;r 
hodlii nœ krah^ il le jeta sur son 
épaule ; oungrinœ — kckmbœ, ils 
80 dressèrent en, sur leurs piedi; 
pçi'toitr --- moûrj appujrô au mnr; 
zœ n' QÔ^œy prendre & la bouche, 
c. à d. faire mention de ; vàte nia 
atfv (joùrhœnœ (ace. det.), ils'es 
alla vers cotte source ; — tœ pà- 
rœn' v hàsiœvet^ dans le premier 
des paris, 2^ avec loc. : kiçir 
vcvnœ. nœ ortakœrtl^ il avait mis 
(do l'argent) dans la compagnie ; 
mevràp hàri ndœ àrkœtj il entrs 
vitoment dans le coifre. V. mbœ. 

2. AVrr, si, V. mp. 
.\dœiftyt, nd^hjtn, pardonner. 

V. ndien. 

A\dœyvsœf pardon, miséricorde. 

ydtrnœ, sous, V. nœnœ. 

.\dœiiy ndœi\ étendre, tendre. 

Sdœnla et ndina, ao., ndœS^ 
tmtnr, pa. de rht ; mœ ndénœ 
(ndd.Mnœ) pwr drèkœ^ on me fit 
asseoir pour dîner ; tœ ndéHûH' 
riUc^ l'habitation, demeure; fflf 
tœ ndfviilourœ^ en s'assejant^ dés 
qu'ils 80 furent assis. 

ydœpœr, nœpœr, prëp. avec ace. 
ou loc : -- pùlhy à traveralafi»^!; 
ntrpœr giji. dans le sein ; • çkin 
Ihtkn — troûp, le couteau lui tra- 
versa le corps ; r\jcn — rii, F^-, 
il arrive par la pluie. 



N 

\dœ/\ prép. , avec ace. , à, 
parmi: thrés — lœ krémte^Kv.f 
inviter aux fêtes ; e pàcœ fàkye — 
fàkye^ je Tai vu face 4 face; 
lyintnœ hùja ndœr alà^ il leur 
na(j[uit des ûlles ; nœ lymm i 
math — gyithœ lyoùmœmt^ un 
fleuve grand entre tous les fleuves. 
V. ndc^ te. 

Ndœr^mht, Kr. , prép. avec 
gen., au milieu de, parmi : — 
attire nrrœzœvet, parmi ces gens ; 
— téye c (froH/isŒy entre toi et 
la femme. V. ndœ, 

iXdfrroUj mhvvonnn, V. ndaroli. 

NdœroïKirœ, pa. de udœrdn, 
changé ; c ndœroùnrœ'a , aussi r 
ndrotcdi tnura , changement; dia- 
lecte d'une langue. V. ndnvàù, 

iWlielh, ao. ndolha, appeler un 
animal, p. e. des poules. 

1. yd^fil, 7\dihl^ pardonner : 
perœndia r ndiritœ, Dieu lui par- 
donne, Dieu ait son Ame ! V. 
ndtryèn. 

2. Sdinl, remarquer, s'aperce- 
voir, entendre : pa ndihur t/ot'(vc, 
sans que vous vous en aperceviez, 
à votre insu ; ad te nie Itr dh<rm~ 
bourniœ, Kr., il ressentait les 
douleurs. 

Ndftjyem, pass. de ndyik ; ôtre 
poursuivi, persécuté ; H., s'ac- 
coupler, des quadrupèdes. 

Mdifjyon „ Kr. : ourdhoTiiur, 
ohéir au commandement ; ft/n- 
lyœnrr, à la parole. V. dœfpjoiï. 

ydifjyomrnm^ Kr., obéissant, 
docile. 

iVrf//?, ndl, nditly avec dat., ai- 
der, assister. 

ydi/ime, ndimr, secours, aide. 

Sdihnurs , défenseur , protec- 
teur. 

\dft, V. Jidzit. 

iVrf/rrm, pass. de ndis, s'allu- 
mer, brûler ; i oiindis zœmfrrimi, 
sa colère 8*alluma, il s'enflamma 
de colère. 

Ndyek, ao. ndwjyn, poursuivre, 
persécuter ; lœ ndyc/wuritœ , la 



N 



67 



persécution ; i ndyékourœj persé- 
cuté. 

Ndyétœ, N. T. , horrible, odieux ; 
sub., dégoût, répugnance : mœ 
vyèn — , cela me dégoûte. 

Ndô (nœ dô) — n(W, coiy., soit 
que — soit que. 

Ndokyœ^ ndoruBse^ conj., quoi- 
que. 

Ndoneri (nœ, cW, iien)^ pr., 
quelqu'un ; avec neg.^ personne, 
nul ; kyœ tœ mos gyindetœ ndo^ 
iicri me dritœ, que personne ne 
soit trouvé avec de la lumière. 

Sdônœ (ndofi/v), nonœy pr., 
quelque, un certain ; avec neg., 
nul, aucun : kiç rœnœ mœ nfinœ 
vœrœ ^ il était tombé dans un 
trou ; mbœ ndoruk ngd aid kyu" 
tétetœ. Kr., dans quelqu'une de 
ces villes. V. nàiiœ. 

Ndblh^ ou au pass. ndbdhem^ se 
trouver, être par hasard dans un 
endroit (tj-f/a^vw ojv): GyiulékasouU' 
dôth atû, ûiuléka ne se trouva 
pas là ; me tçd tœ ndàdhet'^ avec 
co qui se trouvera. 

tœ Ndotœ, tœ ndrititœ, frisson : 
mœ vtnœ me tœ nddtœ êthetœ, la 
fièvre me vient avec des frissons. 

iXdràçem^ grossir, épaissir, de- 
venir gros ou gras. V. trâ^œ. 

Ndrêkœsy H., celui qui améliore, 
répare, réconcilie. 

1. A'rfn'Ay, adv., tout droit, en 
ligne droite. 

2. Ndréky, redresser, réparer, 
réconcilier. 

Mrit^ briller, luire; fig. être 
glorifié : ndritœ ayô, ch., louée 
soit celle... V. dràœ. 

1. Ndritçhn, splendeur. 

2. iV(//7/nm, H., éclairé, illustre, 

gr. lxXxjx3ip«STaToç. 

ydritrort^ briller, éclairer : « 
dielhi kyœ ndritrbn çtœpitœ , ^ 
soleil qui illumines les maisons. 

NdroiuWj redouter, craindre : 
mos ndroùfini ^ ch. n'hjez pas 
peur. 

AWr/zN. serrer, presser: i ndrmet 



:>« 



N 



A'a>m^6r^â?. il lui massaitles jambes. 

Ndt-ùrc^ autrement ; yu — , ab- 
solument, sans faute. 

Ndrùçk, rouiller, pass. ndrûç- 
kem, se' rouiller; e ndriirhourœ 
— ^7, la rouille. 

Ndoùk^ H., ronger, mordre à ; 
plumer un oiseau. 

Ndûhem^ pass. de ndun : mœ 
ndi'if]ctœ prcy hoàlic (ngà hoifka), 
j'ai du dégoi\t, de la répugnance, 
pour le pain. 

Ndnii Fy., ndàr Kr., salir, 
souiller, blâmer : d1 tœhjacdoiiràn 
rdhé tœ ndùn, je sais louer et 
blâmer. 

Ndàrœ, pa. de ndnn^ infâme, 
honteux ; sœmonndœ r — , mala- 
die honteuse, dégoûtante ; /' k/rin 
tœ — , ils Tavaient en dégoût^ il 
excitait leur répugnance ; pi. f. 
tir. lulàrn'îœ : nrhon — , tœ mi- 
rntœ, oublier les injures, les bien- 
faits ; pnànœ. tœ ndàru, actes in- 
fâmes, débauche. 

Xdffrsî, malpropreté, saleté. 

Ndi\to\ini\ mlnitourœ^ pa. de 
mb'f.n^ sali, sale. V. iulnnv. 

\dzrJui'lff\ adj., / — iirnj ih'ri- 

hit, Kr., échauffé par le soleil : 
n(V irœ c — , Kr.. un vent brû- 
lant. V. ntzfr. 

1. Xdzœ, àZag. tidzfî'i/, v. irr.. 
contonir, avoir telle contenance : 
nnt)l{' r ndzoiii'i dnl knulfn , la 1 
boite ne put plus le contenir. — | 
V. zfî\ 

2. Sdz(i\ apprendre : — hin^ 
diin, Kr.. le chant. 

Ndzfri\ mhfrrh, ao. mlzùrOy 
extraire, tirer, avcindre ; faire 
sortir, conduire hors de ; pro- 
duire ; puiser, de Peau ; gagner, 
<le l'argent : sa ifrtjç tidzk)\ com- j 
bien de piastres gagncs-tu ? com- \ 
poser des vers , des chansons : ' 
pass. udzlrhrm, 

Sdzni , ndzJ, noircir, rendre i 
noir ; pass. ndzflum , noircir : . 
fonçti nundzf, la plaine est devc- ■ 
nue toute noire. V. zî-nn. 



N 

Mdzùy H., bâte, célérité, promp- 
titude, 

Ndziiim : me — iœ màih, an 
grande hâte. 

^(dzitdèi et ndzà^ H., eonrir, 
se hâter ; (cr fidsilnùaritœ , la 
hâte, etc.; ttgd — e têparr^k force 
de se^ hâter, de courir ; act. i 
ndzltàninœ mbœpnùna tœrœnda^ 
Kr., ils les poussaient à des tra- 
vaux pénibles. — cf. lat. eito. 

Ne, nous, à nous. V. néve, 

AV/i, donner, V. àp^ ncè-m. 

Ncpojrkœ, vipère. 

Nvsar, adv , demain ; pas ^, 
après-demain. 

Ncsœnn, adj., do demain ; tœ 
nèsœt^fnen' etdiiœn'c nêsœrmetné' 
sœrmrt, adv. le lendemain. 

K nésœnnc^ le lendemain. 

iVésmCj Py,: initœ — , le lende- 
main. V. nhœrw, 

Néce, pr., nous ; »7êri ngà n^r* 
tœ. dà, un de nous deux ; pœr nr^ 
pour nous ; tsfliji nvç^ Kr., qui de 
nous ? 

\('cùi/œ, besoin, nécessité; ne' 
rôyœt^im, Kr. nécessaire. ^ Sb. 
ncvolya, nécessité. 

1. S'œ, prép. y.ndœ. 

2. A^cr, tHiœ,con]. l» avaeind.: 
c piictl, nœ vdri diàlyœtiœ, il loi 
demanda s'il avait fait pendra Is 
jeune homme ; 2^ avec opt.: se 
àrlœ cdhf' lur tœ dhœntœ, si aile 
venait et qu'elle te donnât; n« 
mus, sinon, autrement» 

Nà'-m' = ep^mœ, donnannoî : 

— nrv pfliœ oùyœ^ donne-moi ai 
peu d'eau ; nœm^, nœm'i, moùa, 
donne-le, donne-les, moi. V. Rfp, 
àp, 

Nœm, ncm^ maudire; tiœmff, 
malédiction , blasphémer ; fMP- 
wœx^,^ blasphémateur. V. mal' 
hœkôà, 

Xœmœron^ compter : impiimt- 
innte nœ nga iid' hàlkeiœ^ alla 
énumérait un à un ses chagrini. 

— lat. it. numéro. Y. naumwt' 

roiuirœ. 



N 



N 



50 



ydnâoiiro'. l» adv.: souvent; 
2o a4j.: fréquent, dru, épais. 

Ncene^ nœnœ^ mère iiiœniya, 
la, c,-à-d. ma, mère ; nœne^ ma- 
man ! — badjia, ch., la bonne 
ménagère. V. êinœ, mœmœ. 

NiBiiœ, ndœnœ^ prép. avec ace. 
etloc, sous, dessous, en bas de : 
nœnœ dhè, sous terre ; tœ rkdinœ 
nœnœ sàrayc tœ tiy, qu'il passent 
en bas, sous les murs de, son pa- 
lais ; prœhi — /|/A7, Kr., repo- 
sez-vous sous le ciiêne. 

JS'œnœrU H., maternité ; coll. 
les mères. 

Nœntœ^ neuf; i ndnlœ-i, neu- 
vième ; nœnUv-mbœ'dhijHœ^ dix- 
neuf; nœnlœ-'dhijélœ, quatre-vingt- 
dix. 

1. A'î;^/,adv., où? d'où? par où: 
ngà vête, où vas-tu? — vyeu, 
d'où viens-tu ? — iœ vête, par où 
irai-je ? 

1. Nffà.f/f} (gu. /{afi)j prcp. avec 
nom., de, à partir de (ab), hors de 
(ex), de la part de, depuis : ilœ 

— ntd, l'une d'elles ; çpœtàn — 
vdéliiyn^ sauver de la mort ; / 
rd ounàzn gà dônu l'anneau lui 
tomba de la main : sos ngâ boùka, 
finir le repas ; sielh — e lioûkourn, 
apporter de chez la Belle ; nyri- 
hem — yynumi^ se réveiller, se 
\eYev; fjyéllurralfr s kyvnœ — dora 
c atâjj les mets n'étaient pas pré- 
parés de sa main : /î/i» tàk — 
grotirœ, f'hjp^ un tas de blé, d'orge; 
i Ihoùay lœ fnlya tigâ mcyc ("par 
exception, au lieu de oîi/î^r), salue- 
la de ma part ; rh/iur — dhyvtœ 
vyét nœ kourbet, ils habitent de- 
puis dix ans à l'étranger ; 2^ à, 
vers : cih — di'tiy regarde vers la 
mer ; 3** par, à travers, près de : 

— nœ oiidhœ tyôtœr, par un au- 
tre chemin ; zfr — dora, prendre 
par la main ; rkôû — porta, pas- 
ser par la porté ; siekôi — kycngi^ 
quand il passa près de l'agneau ; 
rhô — mf'ycy passe par chez moi : 



4"" par. à cause de, par suite de : 

— asétiy — sevdàyay par dépit, 
par amour ; e lyà — boukouria 
kyœ kiÇy il Tépargna à cause de sa 
beauté'; 5® par, surtout après le 
V, passif : do vdésin' — i vàli, il 
mourra par, de la main de, sen 
père ; ouvrànœ — bréçœri, ils fu- 
rent tués par la grêie; Moisiou 
kiçte kyœnœ mœsaùarœ — e dbma^ 
Kr., Moïse avait été instruit par 
sa mère, V. préy ; 6^ dans les 
comparaisons, que, de : m* i mirœ 

— oùnœ, meilleur que moi ; içte 
m' e boukoura — tœ diM, elle était 
plus belle que les deux autres ; 
oudœfttce mœ têpœr -— pàl kyœ^ 
nourœ dœftiierœ pœrpàra.Kv.y cela 
fut prouvé plus clairement qu*il ne 
l'avait été auparavant ; 7° distri- 
butivement (gr. ivi): tœthoçtrkoûr 

— nœ prnUift^ aue chacun dit un 
conte ; na hàdhi — iifh dàç, il 
nous donnait & chacun un mouton; 
I -fpte — ndi tsôpœ mie, il lui 
donnait chaque fois un morceau 
de viande ; dita^ — dit, jour par 
jour, chaque jour; — vyêty chaque 
année ; iiœ — n(i% un par un. 

Sya-dô, conj. avec subj., par- 
tout où, où que. 

\garkoiîy charger. — it. carico. 

\gàs, ao. ngàva, pa. ngàrœ et 
ngàsourœ* v. irr., toucher : mos 
ngi-e, ne la touche ; pass. figihe^». 

Xf/d/iihenu pass. de ngdhtn, 
impers, ngdhihetœ, le jour naît ; 
pa iKjdhirœ mirœ, avant qu'il fasse 
bien jour. 

Ngdhin et gdhin^ 1° faire le 
jour, faire cesser la nuit: vétœ tœ. 
ydhin, « je vais luire ou ramener 
le jour», dit, dans un conte, la 
mère de la nuit, qui joue ici le 
rôle de l'aurore ; 2^ passer la 
nuit jusqu'au jour ; tr. : tçobànœ 
ngdhive me IhAfe^ ch., le berger, 
tu lui fis passer la nuit en dis- 
cours. 

Ngé : Aàw. s Aâm, ngê^ j'ai, je 
n'ai pas, le temps, Toccasion. 



60 



N 



NffMmy adj., qui est de loisir : 
yAni i —, je n'ai rien & faire. 
f^gihcm^ pass. de ngà^. 
Ngiçtrœ, hameçon. — Gr. 

Ngolhàr {ngoùlxj), H., concu- 
bitus sine Lucina. 

Ngàp aussi ngos , rassasier ; 
pass. ngopem, se rassasier. 

Ngorth, tuer, un animal: sv 
kir. ngbrdhourœ akoma^ il ne l'a- 
vait pas encore tué ; mourir, cre- 
ver, des animaux ; piçkycï e Igoiir 
mil ngbrlhno\ Kr., les poissons 
du ileuve moururent; pa. ngbv- 
dhouru\ crevé : oubœ si i — , il 
fit semblant d'être mort, fit le 
mort. 

iVf/o,s-, V. ngop. 

Ngrvh, ngré, ao. ngrila, v. irr., 
lever, soulever; dresser, ériger; 
susciter; — foûrhœ, ouvrir bou- 
tique de boulanger ; viœ ngrc l$à 
ih/lizàmœ^ ch., tu affermes des 
dîmes ; — zdnuvy élevai* la voix ; 
pa. ngrltouvœ et iignhtmrœ, 

Nf/rdiirr, pa. de hd: me tœ 
iigrœnœ, dès qu'il eut mangé ; tœ 
ngvœntjC'tœ et tœ nt/rœni-tm, 
l'action de maûger, le manger, 
aliments: .si mbarouan'sœngrœni, 
ou ugà tœ iigrfrnitœ, quand ils 
eurent fini do manger; moùnrœn 
tœ )igrn*nœ pœr nûdhœna\ ils 
prirent des provisions de voyage ; 
prhj trdô tœ ugrfvni kijœ liahctœ^ 
Kr., do toute espèce do chose 
qui se mango ; aussi au pi. f. : tœ 
ugnrnntœ, aliments, nourriture. 

;V///v'/7, geler, être transi : kfç 
nrjr/nr. ngà In' flntitœ^ il était en- 
gourdi par lo froid ; tw ngrtritir, 
la gelée. — Cf. gr, xpjoî. 

.Xtp'iràk'OU, Zag., gosier: wœ 
dbllii ngrirdkou (ou /iapœtsvri)sœ 
hrànfn'i,\G gosier m'est sorti, je 
me suis égosillé, à foreo de crier. 

Ngrmr, pa. do ngrint gelé, 
transi ; ndd'nnfr si ta* ngrirœ, 
Kr., ils demeurèrent comme pé- 
trifiés. 



N 

Xgrita, ngnlottrœ^ ao. et pa. de 
ngrch. 

Ngritem^ pass. de ngrè^ sa le- 
ver : ngréou , lève-toi ; oungrii 
et oungréf il se leva ; fdçiia aun- 
grit nœ kœmbœ^ Tenfaot se tient 
sur ses pieds, il peut déjà marcher. 

NgrùcPt H., glace, V. ngrin, 

Ngris et ng^nis^ faire le soir; 
pass. ngrisem^ passer la soirée; 
impers., ngrisetœ^ ao. oungrùf 
oungniSf il se fait tard, le jour 
baisse. 

Ngrdk, ngrô^ chauffer, échauf- 
fer : — gyclhœnœ, faire chauffer 
le manger; pass. ngwhem^ se 
chauffer. 

Ngoulij^ mettre, ficher ; planter, 
fourrer; établir, coloniser; s'éta- 
blir^ se fixer : c ngoiUiji nœgyi, il 
le mit dans son sein; ngoit^ 
gbjd(in enfoncer des clous; kific 
ngoùlyonnj; sittœ^ Kr., elle afsit 
les jeux fixés, baissés; ngoAlp 
otiji', il s'établit dans ce psji; 
ngoùli/i ftmrfpn^e \iiyity il occopt 
la plaine duNil; pass., ngoùlym, 
s'enfoncer, entrer avec force; 
s'attacher à ; s'établir. 

Ngourtmerœ^ cupide, avide de 
richesses, avare. 

Ngom et ngoiU^ Kr.. exciter; 
pousser à ; forcer : môs mœ nçffk 
tœ tœ lyœ /«/, ne me force pesée 
te quitter. 

i\goùçfœ, étroit ; chiche, avare. 

— lat. angustus. 

iXyoHçtôfif rétrécir, resserrer; 
rendre étroit ; — ôhtm^ être 
serré ; être avare. 

SgoHçonlhim , consolatiiOB; 
ngonçoulhimjdrj consolaieir; 
ngoHçoulhôn^ consoler; psM- 
7tgouçôuUiôncm, se iH>n8oler. Kr. 

— lat. consoler. 

Xgyàlli, IL, engraisser; gui* 
rir , ressusciter , trans. ; j^aa. 
ngynlhem^ ressiisciter; renne; 
être guéri. V. gyàlhœ, 

iVgyfilhœyCf Kr., îœ fij/yattes- 
ritœ, la résurrection. 



N 

\îjy(is^ ao. ngyàLa,ei7igyàt^ al- 
longer, étendre; durer: — àdrop" 
nœ, étendre la main ; tœ môs t'a 
nguàUma\ 1. pour que nous ne 
rallongions pas, pour le dire en 
peu de mots; pass. Coungyàlœ 
yéta, que ta vie soit allongée ! 
souhait. V. gydtœ, dzgyàtem. 

AV/yâra?prép.avecgen. ,prèsde. 

Ngynton, V. ngyàt. 

^Oy^'f'lfy H., hâle, vapeur des 
journées chaudes. 

Ngyèr^ gyèr^ jusqu'à : — iiœ 
dilœzœ, jusqu'à l'autre jour ; sou- 
vent suivi de nœ ou mbœ; ngyèr 
Aoîircr, jusqu'à quand ? 

Ngycl/iem, H., frissonner. 

Ngyir^ pi. f, endroit profond 
d*un cours d'eau. 

Ngyirim, Kr,, goût; niiytroTty 
goûter. 

Ngylrli e m , s'enrouer : ow- 
ngyirhtrœ sœ folylouri, je me suis 
enroué à force de parler; pa. 
ngyirhourŒy enroué. 

Ngyhem, H,, se porter caution. 

Ngyù, coller : selç l a ngyili, 
eh., comme il l'a lui a collée 
(c. à d. enfoncé Tépée dans le 
corps) 1 

1, Ngyiiciii , pass. de ngyà: 
ngyitet' si zffyébiya, cela tient 
comme la teigne ; — pas gyiç^ 
trœvet , Kr. , coller après les 
doigts ; — pas (iliy, adhérer, s'at- 
tacher à quelqu'un, comme parti- 
san ; pa. ngy/toiira\ collé :— nœ 
pazàt\ touchant au bazar. 

2. Ngyitem, monter, grimper, 
prendre l'essor, s'élever : mœ tœ 
ngyitourit. pendant que (le fau- 
con) s'essorait. 

Ngyok, Kr. : tœ ngyohouvitœ, 
la connaissance; droûri tœ ngyà" 
hourit sœ. mirœsœ cdhc sœ livlcyesœ, 
l'arbre de la science du bien et du 
mal ; e ngyohoiira e Perœndisœ, 
la connaissance de Dieu. V. 
noh. 

ygyomœy Kr., V. iiàmœ. 



N 



61 



Ngyàn, Fpr., entendre, écouter : 
kœçtou ut^at dô^gyàn (a ngyàntç^ 
ainsi le veut ton père, il faut que 
tu lui obéisses ; ^3 p. sg. ao. 

ngyàiti. Y' dœgyôn. 

Ngyùen, teindre; pass. ngyû» 
hem : oungyùe i tœrœ^ il se tei- 
gnit, se noircit, tout entier. 

Nièt (tk.), intention, projet. 

NiSy préparer, arranger, parer ; 
pourvoir, munir, fournir de ; en- 
tamer, des mets : i nui me nœ 
çàk, il les munit d'un compagnon ; 
i nisl me kàkyœ toii)à me flyorin, 
il les pourvut d'autant de sacs de 
sequins ; nui tœ iœrœgyélhœraiœ^ 
elle entama, goûta à, tous les 
mets. 

Ntsenif ao. ounitçœ, pass. de 
nis, se parer, s'arranger pour le 
voyage, partir : ounù tœ çkànte^ 
il se disposa à partir ; ounïs nœ 
potcnœ tœ tiy, il s'en alla à ses af- 
faires (gr. V. In^Ysc^ci^vôouXcidtou); 
tœ nùouritœ^ Kr., le commence- 
ment. 

Nisœyœ, U. , commencement, 
parure, départ, voyage. 

A75/-rt, île. — gr. vg. vr^af. 

Niçàn (tk.), signe ; marque ; 
but. 

iMràne (tk.), but, V. niçàn, 

IViçarvt (tk.), intention. 

Nizâm (tk.), troupes régu- 
lières turques ; tout soldat qui y 
appartient. 

Nom^ loi religieuse ou morale, 
gr. v<5|xo€. 

yàt: bœn — , notôn. H., je 
nage ; cft — , je sais nager. — lat. 
nato, it. nuoto. 

Notis, sourdre ; notis oùyœ , 
l'eau jaillit. — Cf. gr. v^ioç, vent 
du midi. 

Ntzêy H. ntzœy, chauffer, ren- 
dre brûlant; pass. ntzihem, se 
réchaufier: si ountzi gyàrpœri, 
quand le serpent se fut réchauffé, 
dégourdi; ountzéva, je suis 
échauffé, hors d'haleine. V. ndzœ- 
hctœ. 



02 



N 



i\où/cœ, alb. it. nœi\ka\ ne, ae 
pas ; no\(kœdoû(t/^Q ne veux pas. 
— Cf. lat. nunquam. V. s. 

Noiiplhy\\. i'tœy H., Fussballen^ 

Noumbœroiiarœ.^dL. ,Fy .: pagàii 
(fip) tœ noumhœroiiava , payer 
comptant, en espèces, gr. {iExpr,Ti. 
V. noûmnur. 

NoumœroFty pass. — oncm : s 
kànœ tœ noiimœroûarœ^ K., ils 
sont en nombre incalculable. V. 
nœmwrôri. 

Noùmoiir, Kr., nownœr^ nom- 
bre, compte ; noiikœ mœ voùnœ 
h lie mœ noànwnry ils ne m'ont 
pas mis en nombre, n'ont tenu 
nul compte de moi. — lat. nume- 
rus. V. nccmwron. 



X 

i\VM»i, parrain, témoin da no- 
ces ; nmmœ^ marraine. — Or. vg. 
voiSvoc, it. nono. 

Nouse^ fiancée, éponaéa, jaune 
mariée ; noùsœzœ on noûï e /yd- 
hjœsœ, la belette. — Cf. gr. rj-<c 

Nousœrî^ relativement à ne 
nouvelle mariée, temps qni a'é* 
coule jusqu'à ses premières cou- 
ches. 

Noiisœron^ tenir les yeux bais- 
sés, prendre l'attitude hnmbla et 
modeste prescrite aux mariées : 
7io{tsiija ou poHth dàrœnœ edhi 
noKsœrou^ la fiancée lenr baisse 
la main et puis se tient dans cette 
attitude. 



N 



ncift Cnœ, ùfi), à peine, tout 
juste : — sii mark irœ, je puis à 
peine respirer ; — sa lu: Çfiœloil, 
que j'échappe seulement." — V. 
inyàft, 

m'rj V. vt/yrr. 

'tii-vœ^ pour iiœ hirœ^ une fois ; 
inc nêrœ, tout d*un coup. 

verœzU coll. les gens, parents : 
ho à rliniin iiirfrzV r 0\ Kr., où 
liabitait sa parenté. 

ilrri'Ou^ pi. irr. ^tm^z-i-la^ 
homme (homo) : *ç vti* nrri. il y 
avait un homme; ktinr vdrs tlerhif, 
quand rhommo meurt ; au pi. 
aussi : les parents : rwrirzit r 
noùsesœ, les parents de la mariée. 
— Comme pronom : iier/ouy on, 
Ton ; jirr/, quelqu'un, avec nég. 
personne, nul ; hoiir vhjônrt neri, 
(juand quelqu'un se iiance ; ti kc 
iicrl bnviuld , tu as quelqu'un 
céans ; j^a h^uiKVlomrœnrrfy sans 
que personne s'en aperçut. — cf. 
gr. i-vT;p, skr. naras. 

wry/, '/7t7v^ asp. dét. do nœ ; 
l'un, l'une , de deux ; pt\cfniïuv 
ûvri ]iùl(nrinu\ ils se demandaient 
l'un il l'autre ; hfi'isnnmv iirrti 
jj/V\ yntnrsn^^ ellos couraient Tune 



après Tautre ; mbœljfîdheçina 
vdœpœr çtœpil tœ ncrit è tœjfàlŒ^ 
rity Kr.f'ils se réunissaient dssi 
les maisons les uns des antres ; 
nèra picsœ, Kr., Time des deux 
parties. 

venth. H., la luette. 

nèrk-ou^ J)eau-père, par second 
mariage : ilèrkcc, beUe-mëre, ma- 
râtre.^ 

1. »7a', m.etf.,un,une: mœnA 
bfltçœ tœ iiœ mbrtti, dans on JS^ 
din'd'un certain roi ; êrdhi né i 
trHœ, il en vint un troisième ; Ar 
dà yt/{fsmatœ bœinœ iiœ^ lesdeiz 
moitiés font nn ; iiœ ngà juê, n 
à un, une par une ; tœ lyoufliSm 
n<b me nw me niofla, qa'il com- 
batte seul à seul avec moi ; j^ 
si nœ nd\ c'est une seule etmne 
chose ; mœ n'ànœ. d*nn côté, ie 
côté ; iiœ mbi nà% l'an sor Tst- 
tre, en foule. 

2. nœ, Pœrm, si. V. niœ^ w. 
nœditœzœ^ avant-hier, Tasln 

j our, dernièrement (gr. m. cpiQ(!Nj= 
vfjyèr — , naguère encore. 
nœeriy V. ^leri. 

nœ-mbœ^dhyrtœt onie ; t — Ôl^ 
le onzième. 



élœzét, vingt : — îiœ vingt et 
un ; nœzétm, f. e, vingtième.^ ^ 

nœzœ, comme dim. de nœ : 
iUizœ psova rc/œm, je n'en ai ap- 
pris qu'un. 

fié^m, pass. de noli^èire connu, 
reconnu ; môs lœ nihem, jiûn 
que ^e ne sois pas reconnu ; ounôva 
me lub neri, j'ai fait la connais- 
sance de quelqu'un, je me suis 
lié avec lui ; si ounonœ mtrœ, 
quand ils eurent bien fait con- 
naissance. 



p es 

ilohy iiô^ ao. nàca et nôhay pa. 
nôhourcBy v. irr., connaître^ re- 
connaître, savoir, sentir : s iç 
ndônœ kyœ t' a ninte, il n'y avait 
personne qui le reconnût. — cf. 
lat. nosco. V. ngyàh. 

nàm, mouiller, humecter : nd- 
ma kœmbœtœy je me suis mouillé 
le8j)ieds ; pass. nomem. 

fiomœ, Kr. ngyàmœ^ frais, ré- 
cent, humide, mon, tendre ; bdr^ i 
nômœ^ de l'herbe fraîche ; tçizme 
lœ ndma, des bottes molles. 



1. Pa, prëp. avec ace, sans : pa 
kùlijj sans cheval ; pa kàiyinœ, 
sans le cheval ; yêp pa para, don- 
ner sans argent, gratis. 

2. Pay avec le participe, sans, 
à moins de, avant de : pa pogoûwœ, 
sans payer; pa vùtourœ, mari, 
avant de partir il prit. 

3. Pa, préfixe : sans, dé — , in 
— : miç ipa'pyi'kourœ, de la viande 
non cuite, crue. 

4. Pdy interj., donc, or : pà 
dêly,, allons, sors. 

5. Pdy il a vu. V. pàrœ. 
Pa-bésœ^ Kr., incrédule, sans 

foi ; pa-besœriy incrédulité, im- 
piété. 

Pa^ditœri, ignorance. 

Pa-ditçim , pa-diiourœ , igno- 
rant ; adv., € b(vra pa'dftoura'y je 
Tai fait sans savoir, sans inten- 
tion. 

Pa'^oùkourœ, invisible. V. doti- 

Pa^douroiujrtrcm, f. inne^ in- 
supportable. 

Pàfjœ^ paye, récompense. — it» 
paga. 

Pa-goycCy muet, lit. sans bou- 
che ; i pagôyi, Kr. , le muet, 
muet. 

PagoiMUf pagàn, payer ; pass. 
pagonem, — it. pago. 

Pagma-^iy et palhom^i. le 
paon. — gr. vg. -avr.'ivi. 



Pahà (tk), prix, valeur. 

Pahir (pa, hir)^ force, violence ; 
hàp pérlœnœ me — , ouvrir la 
porte avec violence, l'enfoncer de 
force. V. hir. 

Pâyœ^ dot, ou plutôt trousseau 
d'une mariée : ou ndzierhpàyœnœ, 
C a çônŒy elle leur exhibe le trous- 
seau pour qu'ils le voient. 

Pàysimj f. r, pur, ex. de Tair. 

Paytsôfh réconcilier. 

Paky adv., peu ; pas pàk, peu 
après; — ngà — , peu à peu ; mœ 
pàk, moins. 

Pàkœ, a4j., celui, celle qui est 
en çetit nombre : ndcer mést tœ 
kœiure tœ pàkœve, Kr., parmi ces 
hommes peu nombreux ; sœ pàkou, 
tœ pàkœnœ ^ pour le moins, au 
moins ; tœpàka edhè tœ mira, peu 
et bien ; pas pAkœ dît, quelques 
jours après.— lat. paucus. 

Pa^kœrkoxuirçim, Kr., insonda- 
ble. V. kœrkôii. 

PakœtsÔHj pass. — ôhem^ dimi- 
nuer. 

Pàkœzœ, dûn. adv., un tout 
petit peu : — oùyœ, hérœ^ un peu 
d'eau, de temps. 

Pakœztm^ baptême : tçœ diV do 
bœhet pakœzimi^ quel jour aura 
lieu le baptême ? 

PakœzÔHy baptiser; tenir sur 
les fonts, comme parrain ; se iç ai 
dialyi kyœ h> pakcezwaVj que 



C4 P 

c'était là TenfaDt qu'il avait bap- 
tisé ; tœ pakœznùnriUr^ le bap- 
tême, action de baptiser. 

Pd'kriponrœ^ non salé. 

PàkxjCy paix. — lat. pax. 

Pàkyœm , Fy., propre, net; 
pakyœsU propreté. V. pàysim, 

Pakys/ni^ pakytim^ Kr., paix: 
rkdni ndœ pakytim^ allez en paix ; 
pakysdn , pakijion , pacifier ; tw 
pnkyiomrii<i\ la pacilication. 

PdUi,ll. V. pœl/iâs. 

Palhaiv, pi., palais: nœ pùlyœ 
pdlhàtc^ un vaste palais ;/r pa~ 
Ihàtelœ si Un iUn\ il voit le palais 
semblable au sien. — lat. pala- 
tium. 

1. Pàlhfr, sabre. 

2. PoUvr : r/il — , je demeure 
oisif. 

Pàlhlçrr^ pàlytru', moelle, des 
os et du bois : phji'p' i phjùk pnk 
pùlylsœ (-- pàlylnr) ka, le vieux 
peuplier a peu de moelle (exercice 
de prononciation, selon llahn). 

Palhotni-ùif pi. (ni, paon. — cf. 
lat. pavo. 

1. Pnhjiv, pour murquer un ob- 
jet trùs-grand : 7nr — 0^*'V'y — 
palhàtr, une grande maison, un 
vaste palais. V. par. 

2. Polyit\ pli. 

Pdlyds, plier, ployer : knrUvwr, 
une lettre. 

Pfimbnt'tk (tk), coton. 

Pii-mù'nL sans intelligence. 

Paiidi'nj, coi\].f voilù, c'est pour- 
quoi. 

Ptinih-n , attendre , espérer , 
croire : pnndron se r prn^)'., il crut 
ravoir tue ; nnifkn' pn/nlinlc kyu\ 
elle ne s'attendait pas à ce que ; 
r pa/ifli/in ttr miru\ je le croyais 
bon. — gr. Y{?. T.TM'iyyi. 

Pti-udî'iyat'jirt'ini, Kr., déso- 
béissant. 

P(i^)iui'nifnoioirf.i\ Kr., innom- 
brable. 

Pa'îiithnur(i\ inconnu. 

Piiptirùuitn'^ pavot. — gr. vg. 
nxnaooOvî, lat. papavcr. 



Pa^-pyékourœf Donrôti: mieipa- 
pyêkourœ, de la viande crue! 

Pa^prHourœ^ inattendu , ino- 
piné ; adv., à rimproviste. 

Pa-poùnœ^ oisif, désœuvré. 

Pâr^ paire : nœ — kœpoùtsœ, 
une paire de souliers ; ûd' — 
rôha^ un vêtement complet. V. 
pàh/œ, 

Pfira^ Kr., prep. avec gen., 
avant : — kriçlit^ avant. J--C.; 
pnra se, avant que ; paradie, par* 
dn\ avant-hier. 

Para ftk.), espèce de petite 
monnaie (40 à la piastre) ; para" 
tu\ pi., de l'argent, des espèoei. 

Pnrahjlndœyeiœ^ pi. f,, Kr.. pro- 
géniture ; paratymdœs, premier- 
né. 

Parathûre , fenêtre, — gr. v^. 

napxO-jpt. 

ParaoïidlitTSy Kr., précnneor. 
Pardivj Kr, avant-hier. V. îîff- 
dftœzœ. 

Pàrc,^ Kr., écaille de poisioii. 

1. /Vfra*,' adj., premier : tœ 
pàrœ dhœnw^ ou dttœn' e pàrœ^ le 
premier jour ; mœ pârcr, d*abo^. 
en premier ; i ^)âri, le premier, le 
chef : e kiçlc vœnœ tœ pàrin t 
kwlàrevc^ il Tavait fait le premier 
d'entr*eux,J'avait mis à leur tête; 
tœ rfîimœ Un' lœpàrœ, Kr., éta- 
blissons un chef ; tœ pàrœtœj lei 
chefs. 

2. Pàrœ, pa. de çô^ vu; lor 
pàrrctu'y tœ parilœ^ air, mine, ap- 
parence ; vue, spectacle ; la vue ; 
iiœ tœ pùrw i frikœrim^ Kr., us 
spectacle terrible ;' fnf atœ ta 
pàrœ tœ roumœtoiiarœj Kr., avec 
cet aspect hideux ; i pœhjkyùers 
pœr tœ pàrœ ; Kr., agréaSile à 
voir. 

3. Pàrœ, pârthinœ^ kyœpàrti^ 
H., naguère, il y a peu de teape. 
V. para. 

Parœsi, Kr., primauté; eoU., 
les notables, archontes^ d'un liev. 

Pnrmnk'OH^ pi. œ (tk.), grills 
d'enceinte, barreaux. 



Porvàzy lisez pervàz. 
Pâsy prep. avec gen., après, 
derrière ; selon, conformément à; 
après, le long de : />^/,s' mêye, — tiy, 
après moi, après lui ; — dérœsœ, 
derrière la porto; — pàk, pas Isa 
A'o/iŒf peu après, au bout de quel- 
que temps; — zakonit U\jœ kie^ 
selon sa coutume ; — pomsisœy 
d'après le commandement; lyotœt 
pas fàkyes mœ rùkninœ, les lar- 
mes me coulaient le long du vi- 
sage. 

Pasnndày Kr., ensuite, plus 
tard. V. pastrhj, 

Pâsœyp, Kr., richesse. 

Pnskijurc (de paçw, j'ai eu, et 
kyùrœ, pa. de hyiirdii,\o\r; H.), 
miroir. 

Pas-si, Kr., après que. V. 
posa. 

Pa^sôsourœ, qui n'a pas de fin, 
éternel ; yi'ta e — , la vie éter- 
nelle. V. SOS, 

PasUu/y contr. de pas andàyWy 
ensuite, après. 

Pastâym : i pastàymi profit^ 
Kr., le dernier prophète ; sœ pas- 
tâymiy enfin, à la fin; ngyèr sœ — , 
jusqu'à la fin ; Kr pastàymeC e 
Jôvit, la vie ultérieure de Job ; 
e paslùymeya ditœ, le dernier 
jour. 

Pasthjsniy dernier. V. pastâym, 

Pcistœnnà-ya (tk.J, viande sé- 
chée pour Thiver. 

Pàstœrœ, Kr., pur, net iràba 
tœpàstra, vêtements propres. 

Paslrdii, nettoyer ; pa. pas- 
tromrWy nettoyé, propre, net. — 

gr. m. 7:aT:p£jw. 

PàsonrWy pàtourœ, pa. de kàniy 
qui a eu ; riche : ilà* vlàh roumœ 
I pàtoiir, un valaque ou berger 
très-riche ; kynur tœ pdsourœ 
couinœ, ils étaient très-riches. — 
Tw pàtnurilœ y l^ les riches ; 
2*» la richesse : t<c pntouvilœ e 
iierioxU d'rtfc ronni' e (sic) ;/i/rtP, 
la richesse est une fort bonne 
chose. 



P 65 

Paçà'i (ik,), pacha, dignitaire 
turc ; dans plus d'un conte, le 
pacha parait avoir été substitué 
au mbréty roi, primitif. 

1. PàçŒy H. pàCy pi. e. brasse, 
ippii : kiiypoicsi œçtœgyàçtœ — , 
ce puits est (profond de) six 
brasses. 

2. PikoSy ao. de çôhy j'ai vu. 
Pdçkœ, H., chacune des quatre 

grandes fêtes que précède un ca- 
rême : Pâques {p. e màdhe)^ Noël 
(p. e kriçlit), Saint Pierre et TAs- 
somption. 

P(ity pi. e, étage d'un bâtiment : 
ndœrtouarœ me tétœpàte^ Kr. , bâti 
à huit étages. — cf. gr. rd?u>(jLa. 

Pâte-pâle y ch., abondantes, des 
boucles de cheveux. 

1. Pâtœ, oie : roitan pàtœlœ^ 
garder les oies ; vé pâte , œufs 
d'oie. — Le sb. pâtka^ canard, 
parait pris de là. 

2. PâUCy pa. V. pâsourœ, 
PntOHHiVy la plante du pied. — 

gr. raTio, fouler. 

Pâtça\ ao. de Aàm, j'eus. 

Pa-trimoùarcCy Kr., sans prix, 
inestimable. V. tçmàn. 

Pa-oiMœ, Kr., impie, inique : 
i pa-oùdàif l'impie, l'homme in- 
juste ; le diable ; pa-oudhœrl : 
çomy paoudhœrit' e mia, etface 
înes iniquités. 

Pa-vdêkourœy immortel: ihàdhi 
oûyœ tœ pa'Vdékoury il Taspergea 
de l'eau d'immortalité. V. vdcs. 

Pa- vœy\urœ.y sans valeur, vil. 

Pè-ya et pc-ri^ pi. peu, fil. 

/>éi/, Fy.,V. />réy. 

Pêlyk-gou^ pi. gye, bassin d'une 
fontaine ; petite mare, flaque 
d'eau. 

Pêlyœ, pi. a, jument. 

Pende- frânga\ch,^ pièce de cinq 
francs, gr. névTc çpivxa. 

Phidœ, plume, penne de l'aile : 
tœ kœrkor ngâ çkâbatœ ngâ ftœ 
pt'iidœ^ demande aux aigles à cha- 
cun une plume ; vwri kyimetœ 
edhé pendœiœ^ il prit les poils et 

5 



GS P 

Pœrgyoûn, faire agenouiller, 
forcer à la soumission ; pœrgyoïi" 
fœmy s'agenouiller, etc. V. 
gyoùnœ, 

Pœrgxjimem, Kr. , s'humilier, 
lœ pœrgyùnuritœ , l'humiliation 
volontaire. V. pœroûngyem, 

Poarkry ao. prora, alb. it., 
tourner. 

Pœr^hêrœ , chaque fois ; tou- 
jours. 

Pœrhcrtçim^ fréquent. 

Pœrnit'dly Kr., père : i pari 
pœvindi nnœ, notre premier père ; 
pi. pœrtntœ^iœ , les ancêtres : 
diC e viéielyilœsœ pœvfulo'vet miy 
les jours des années de la vie de 
mes pères. — lat. parens, entis. 

Pœrkôs, pa. pœrkàumrœ, Kr.. 
V. prt'k, 

Pivrkrcnàre, Kr., casque. — 
cf. kriir. 

Pœrklhcnem ; klhcnem è park- 
tliriieniy se tourner et se retour- 
ner, en tous sens. 

Pœrkijàrk , Kr., prop. avec 
gen., autour de. 

PœrkyrCy se railler de, tourner 
en ridicuîe ; lœ pœrkynyuritœ, 
persifllage. 

Pœrhyéçœs, Kr., railleur, mo- 
queur. 

PœnnhUy conserver, en vie. 

Pœrrnbi, pœrnu', prép. 1" avec 
ace. , sur : vuih'i pœrndn zyàrh 
/l(r kazaHj il mit sur le feu un 
chaudron ; e Ixvrl la' inàlh pœrmi 
'jyithœ askyèrœ, il le lit grand sur, 
c.-à-d. chef de toutes les troupes; 
ixvrmbf fo.kyri lœ d h roui, Kr., 
sur la face do la terre. 2^ avec 
loc, sur, contre: pœnnbf! A/imah 
nna\ ch., (des plaintes) contre 
Ahmed-a;^'a. 

Pœrniln'fs (^pat\ hof*fzœ, II.), 
adv., sur la face : i/V — , tomber 
la face contre terre ; lul/i ?«^/- 
Uf/cmv /' /' r//' — , il renverse la 
huche et la met sens dessus des- 
sous. 
Pu'Diibûlœycy Kr., déluge. 



Pœrmœnt, pœrmènt^ Kr., rap- 
peler; mentionner; pass. pcrr- 
inœndeniy se rappeler; par tœ 
pœrméndourœ^ pour rappeler. 

Pœrmier, eio, pœrmàra, uriner; 
pœrmircm, se compisser (Rabe- 
lais). 

Pœrndr^ chêne vert, yeuse. — 
gr. v. Tioupvapi. V. pràlh-i. 

Pœrnàlœ, nuitamment ; ^xrr- 
nàtçœmj nocturne. 

Pœrndàhem, s'écarter, se dis- 
siper; oupœrndà mélyi^ le millet 
s'est répandu ; çtœpitœ yànœ tœ 
pœrndàrn, les maisons sont dis- 
persées. V. iidàii. 

Pœrndàn^ disperser, répandre. 

Pœr-iiWy prép. ; ounis — ç^î, il 
partit pour se rendre à la maison. 

Pœr-uayhéreç f Kr. , aussitôt; 
pœr'ûœ^licrœy Kr., en une fois, à 
la fois. 

Pœrpàm, l^ adv., auparavant; 
ma) —, avant ; d'abord, en pre- 
mier lieu ; mœ — tujd^ plus tôt 
que, avant ; 2<^ prép. avec gen. : 
— vœrœsœ, au-devant du troa; 
/■ dôlhi — artoHt^ il sortit à la 
rencontre de Tours ; — kàlyil^m 
le devant dd cheval. V. rœpàra. 

Pœrpàrazit^ de devant. 

Pœrpàrœsm^ antérieur; e inrr' 
pàrœsmyQy celle de devant, qui 
est par devant. 

Par pi j avaler, engloutir, pasi. 
pœrpihem, V. p/. 

Parpikyem, 1» s'échauffer, m 
consumer en efforts, lutter; re- 
gimber ; 2^ se rencontrer avec ; 
pass. de 

Pœrpyck, rencontrer, heurter; 
Itv pwrpyvkourœy rencontre, en- 
trevue. V. pijèk. 

Pœrpyêtœ^ adv. , de bas en 
haut : màlyi ngnhctœ drêytœ —, 
la montagne se dresse à pic; 
mhàntr doiiariœ — , Kr., il teniit 
les mains levées en Pair ((otô- 
pyrlœ.,.^ baissées) ; aussi adj.« 
H., escarpé ; e pœrpyéta^ la mon- 
tée dune pente. V. rœpyéiœ. 



69 



Pœ/'ifOç, adv., en ba8 : zbrit — , 
descends! V. pôçtœ, 

Pœrjwûrt/iy^diss. — thein^U.^ 
salir, 80 salir. — cf. pyèrth. 

Pœr-sn^lyârgoii, adv., de loin. 
V. I\j(\rk, 

Pœr^sœ-riy de nouveau, de re- 
chef. V. r/. 

Pœsœrhem, rajeunir, intr. 

Pœr-s/pœr , adv. , en-dessus , 
par-dessus : t'i a hcdhœ — , qu'il 
la verso sur lui ; / ouhddhœ — , ils 
se ruèrent sur lui. 

Pirrçivndi't y salut, compli- 
ment. 

Prrrrfrndoçnny vu\ s'entre-sa- 
luer avec quelqu'un : si nupœr- 
i-fvndor mr tçnhana\ quand lui et 
le berger se furent salués mutuel- 
lement. 

Ptrrli'f/, adv. et prép., au-delà; 
de Tautre côté de. V. tâi. 

P(rrth/m, pn'rtiysm^ sis doTau- 
tre coté, opposé ; 7nœ (s. e. ànœ) 
tfv pfrrlrtjwc, sur le rivage op- 
posé, sur l'autre bord. Y. thjni. 

Pni'lhjinnzi, Kr., au-delà, plus 
loin. 

Pœr-(rL\ prép. : rhrnmn il ri* 
kf'n'hr — e çôk'njn^ il écrit une 
lettre (adressée) à son épouse. 

Pivrtivrhi^ pass. — //irm, Kr., 
renouveler. V. pœrstrritrw, 

Piprlhn, nonchalance. 

Pfprtôn^ hésiter, tarder, faire 
le paresseux. 

Pirrtsrrlf/hl, — 0/7, II., flamber 
une volaille ; pass. — ihem, — 
ô/irw, s*échaullcr. 

Pd'rtsirlh, ao. ptvrUÔlha, ac- 
compagner. V. $fdh. 

Ptrrffyik, IL, saillir la femelle, 
du bouc, bélier. 

Pivricnk-nu, H. V. pœrlçnp. 

Pirrtcnp^ bouc non châtré. V. 
tsiiiftp, 

Pirr(cm<m. II. déshonorer. 

Pwrh/p, mâcher, ruminer ; ava- 
ler : — ndœr d h rv m bn\ mixcher 
entre les dents. 

Pœroùngiimi , Kr., s'abaisser, 



s'humilier; pœroùngt/œtœ^ hum- 
ble. V. oMn, oùnœtœ. 

Pœroùngourœ, humilié. 

Pœrvéç^ retrousser un vête- 
ment; pœrviçenif se retrousser, 
se préparer pour an travail, pour 
partir. 

PœrvctÇj prép. avec gen. : — 
kœtùreve y Kr., outre cela, en 
outre; — sepsé, si ce n'est que, V. 
vélç. 

rœrvœlyÔHj faire bouillir; 
bouillir, être ardent; pœrvœlyon 
dielliiy oùyif le soleil brûle, l eau 
boni; pœrvœlyônemj se consumer, 
être brûlé, ex. par la piqûre des 
orties; i pœrvœlyoney zcèmœrœ 
pœry son cœur était consumé (du 
désir de voir...). V. vœlyôn. 

Pœrzœ, chasser, renvoyer, ex. 
un domestique ; pa. pœrzoùrœ, 

Pœziey, Kr., confondre, trou- 
bler , mettre le désordre : — 
(jyonhœnœ^ confondre les langues ; 
pass., oupœrz/cnœ me^ ils se mé- 
langèrent avec ; pa. pœrzierœ^ 
confondu, troublé ; tœ pœzierœtœ 
et tœ pœrzieratŒy désordre, trou- 
bles, sédition. V. zieii. 

Pœsôn, souffrir, pâtir. — cf. 
gr. rjraOov, lat. patior. 

Pielhy ao. pàlha, enfanter, 
mettre au monde ; accoucher ; 
kâm pielhœ çtàtœ dyèm, j'ai eu 
sept fils; tç pàlhi, de quoi est- 
elle accouchée ? i vycn vàkti tœ 
pilhtc, son terme arrive ; pfelh véy 
pondre des œufs ; pass. pHhtm, 

Picsœ, Kr., morceau, pièce, 
part ; kàm — ndœ, avoir part à. 
— cf. it. pezzo, fr. pièce. 

Pihem, pass. de p/y, s'enivrer. 

Piy, pU ao. piva^ boire, ava- 
ler, engloutir. — cf gr. rfvto, si. 
piti. 

Pikàtonrœ^ Kr., aspergé ; me 
(jynk , de sang ; tœ pikâtourœ ^ 
aspersion. V. pikœ» 

Pik^ H., rendre amer, saler. 

Pikœ, pi. a, goutte ; pi/ra/' f 
ciouty les gouttes de la pluie ; t' i 



70 P 

yêpte nœ ptkœ oùijœ, pour qu'elle 
lui donnât un peu d'eau à boire ; 
apoplexie : i rà pika, il a eu une 
attaque. 

Pikœlhim^ amertume, affliction. 

PikCœ)llion^ rendre amer ; pass. 
piA'//K>/ic??i» s'affliger, se fâcher; 
oupiklhotïa fort, il fut vivement 
contrarié. 

Pikœtœ, amer, acerbe, rance. 

cf. gr. 7:iyp6ç. 

Pikbrl^ dégoutter, tomber 
goutte à goutte ; pikbi nœ pikœ 
fff/àky il tomba une goutte de 
sang ; mœ pikàn nœ bnnœ, j'ai un 
point de côté. 

Pik\iem, pass. de pyvky l** rôtir, 
être rôti ; plkyoïi, kcratày rôtis, 
gredin (aux fainéants qui se chauf- 
fent au soleil.) 

Pflhcm, pass. de pivlh, naître, 
etc. 

P/mœSy buveur, ivrogne. 

Prrœ, pass. de p?)/, bu.; s. f., 
boisson. 

P/sa\ la poix, cf. p/cœ. 

P/sir : tir iKVWj'crtœ p/sirl y 
que le dépit te dévore. — Ktym? 

Pisirdncyn , Za:?., être empoi- 
sonné , rongé , par le chagrin ; 
oupisirùfr, oiibœjr i pisourœ ! im- 
précations. 

PIro'y pin, bois de pin qu'on 
brûle pour l'éclairage, (gr. ôa&(). 
cf. gr. tM'zol. 

Pfchy, II., double nœud ; lyith 
— , faire un tel nœud. 

Pinnùn (tk), qui se repent ; 
bœnvm — , picmanrpSy se repen- 
tir 

Picàny II., chuchotter. 

P/f;tfi\ de bois de sapin. 

PliAr, rayon do miel où il ne 
ro8to que la cire. 

P/fhy pi. p/fJ/urrn^ H., organes 
sexuels de la femme. V. ijôp. 

Pf/i'k, ao. pôk'/ii, 1'' rôtir, taire 
rôtir ; (iii/r trk pflnjn'nuv jKisttvr- 
inni\(i\ là où ils faisaient cuire de 
la viande fumée, cf. sb. pvktl ; 
2" rencontrer : 6/ e pôkiji, quand 



il le rencontra ; e pyékourœni, la 
rencontre. 

tœ Pyélhouritœ, l'enfantement, 
accouchement. V. pielh. 

Pyépœr, gu. pyépœn, melon.-— 
On dit aussi pipo-ya, — lat. pepo, 
it. pepone. 

Pyèrgoulh-œ'if berceau de vigne, 
tonnelle. — lat. pergnla. 

Pyèrthy ao. pordha^ péter^ cf. 

gr. ?;épS<i>. 

Pycçkœj pêche, fruit. — lat. per- 
sicum. 

Plhàkœy plaque ; iiœ — e /?ya- 
riniœy une plaque d'or, an lingot. 
— gr. TXi\. 

Plhoùtskœ, pustule. V. flhoùr 
tskœ. 

Plhoùtsœ, trop mûr, blet ; mûr, 
d'un abcès. 

Plt/àf, pi. piyà/a et (H.) plhœ- 
fœHœ^ couverture de laine on 
autre. 

Plyagôs, blesser. — gr. m. 

Plijàg(Vy Kr., plaie, blessure, 
fléau. 

Plyàk'OUy pi. plyéky, vieillard; 
plyàkœ , vieille femme ; yam 
plyàkœ,, je suis vieille. 

Plyàk, pass. plyàkem. V. 
mblyàk. 

PlyakàSy survenir inopinément, 
surprendre, assaillir. -^ gr. m. 

nXaxb)Vu>. 

Plyàsa, ao. de pœlhuàs, 

Plyàsœ, H., fente, crevasse, 
meurtrière. 

Plyàtrkœ^ pi. a, chose,^ objet^ 
oflets, biens mobiliers ; màrh vUè 
— , je prends un objet ; plyàt^ 
eâhé para mœ hœhen ngyèr tuè 
viiyœ lyirùf ce que je possède en 
mobilier et en argent se monte à 
mille livres. — De là le sb. 
plyatçka^ butin, pillage. 

Plyatçkft,Kr,^meiiM i 

Plj/rH, fumier ; vœnde plyékfÇw 
Kr., monceau de fumier. 

Plychon^ fumer, couvrir de fli- 
mier. 



Plijf'hourœ, V. pœlyoûrœ, 

Phjekœn, vieillesse ; vdcs ngà 
— , mourir de vieillesse ; coll. les 
vieillards, les archontes ou nota- 
bles d'un lieu. 

Ph/cliœrÔH, prendre soin d'un 
homme (de son père) âgé, rontre- 
tenir. 

Phjckœsdn^ H., être un des ar- 
chontes , avoir do l'inûuence 
comme tel, commander dans sa 
maison. 

Plyrrt, ]}\. a, puce. — cf., lat. 
pulcx. 

Phjdmdœs, H., intérieur du 
ventre, intestins. 

Pl7/os/{(i% grosse bouteille en 
bois, plate et arrondie. — sb. 

Plynl(i\ plT/ôt^mV] . et ad v. .plein , 
nn\ rie: (/nuvf r ]fhiô(n\ femme 
grosse ; hd'nœ e — , pleine lune. 

Phjniinr, H., soc de charrue. 

Plf/{n\}wui\ poussière, sable : — 
i flrfit. le sal)le do la mer ; plî/nH' 
hoffôrt, réduire en poussière. 

Ph/m'tmp-bi, pi. n , plomb; 
balles de fusil : (b\ ph/nàmba 
hjnlhnurœinv tib/, ch., deux bal- 
les liées par un fil, ramées. — lat. 
plumhus. 

1. /V>, conj. T'mais, cependant, 
or; inôs h?/à, po/orrlul, ne pleure 
pas, mais cherche ; pd nyo çtœpi 
l']l*'\.., or, cette maison était..., 
pà yù^ mais non pas ; ixdnnœsc.y 
pà,..^ quoique..., cependant.,.; 
2** après que. V. posa, 

2. Po, marquant la durée : po 
zà'mœva mbHi pn v (irpœrcpy mais 
son cœur demeura, continua d'être 
endurci *; dans ce sens il est or- 
dinairement placé devant le prés, 
et rimparf. des verbes : me sevdà 
tfl'nde pn hàlum , ch., par ton 
amour, je suis sans cesse tour- 
menté ; mh' nwlh/r pn vKvndohœr 
hyf'fry en chemin il ne faisait que 
songer comment. 

3. /M, est-ce que, v. r?, 1. 

4. I*fi, certes ! comment donc ! 
Pblha^ ao. da piclk. 



P 71 

Poh/itsœ, planche axée au mur, 
étagère. — sb. politsa, 

Pordhœ, vent, flatuosité. V. 
pyèrth. 

PorosU ordre, commandement.i 

Porosùy Zag. porsin^ avec dou- 
ble ace, commander, ordonner ; 
recommander, engager à faire ; 
sikoùndrœ e kiçin povositourœ ^ 
ainsi qu'elles le lui avaient or- 
donné ; commander, ud objet à 
fabriquer. 

PonrCy porte. — lat. it. porta. 
V. dèrœ, 

Porsibœnœ, H., obéissant. 

Portokàlye, oranger. — tk. Por- 
tokdlj Portugal. 

PosâjposàkyŒy posi, copj., après 
que. 

Posi, posikoùr, Kr., comme, 
ainsi que : do t' a rton posi rcènrp, 
je la multiplierai comme le sable. 

Poslimœ, Fj., phthisie ; posa*- 
iiukonrœ^ phthisique. 

Pdrtœ, adv., en bas, de haut en 
bas \ hHh —, jeter bas, jeter de- 
hors, comme aux ordures ; çtie — . 
abattre, d'un coup de feu ; — 
nqà bourimiy au-dessous de la 
fontaine. — cf. lat. post. après. 

Pàrtme-yn, Fy, descente; môrn 
(œ portmen e wiâ/i/iV, j'ai des- 
cendu la pente de la montagne. 

Poçtœrœ et pociœrm^ adj., qui 
est en bas, inférieur, bas. 

Polçc^ Kr., vase de terre, vase 
de nuit. 

Prd, Kr., donc ; — çih, vois 
donc ! taçi — , maintenant donc. 

Prâk-gou, seuil de porte. — sb. 
prag. 

Pràlh, pi. f, chêne vert, yeuse, 
quercus ilex. 

Pràlhœ (pœràlhœ), pi, «, conte, 
historiette racontée ; kirin zakon 
tœ thonœ nyà no^ praihœ , ils 
avaient coutume de dire chacun 
un conte. — cf. it. parola. 

PràlhœzcCy dim. de prâlhœ: na 
onmbarum pràlhœza^ notre conta 
est fini. 



72 



Prânœ {pœt\ ànœ), prép. avec 
gen., à côt6 de : — folyhœ^ près 
du nid ; tœ tœ rlii — , ch., que je 
m'assoye à tes côtés. 

Pranbn, H., mettre de côté, 
écarter ; s'appuyer, pencher. 

Pràpa, l^ adv. : lœ xrr — , ap- 
proche-toi par-derrière ; içt' i 
lllùUwur mr donrir — , il avait les 
mains lices derrière le dos ; 2® 
prép. avec gen.: — màUjiL au- 
delà de la montagne ; htr — iiœ 
ditourky Kr., s'adonner à une 
science ; — t/y, derrière lui ; i 
ndnh\i — , il les poursuivit. 

Pràjmzi. adv., en arrière; de 
derrière, par-derrière ; hilli — , 
jeter derrière soi. 

PràiK}\ 1° adv., do nouveau, 
derechef; en arrière, re — ; vàtc 
— , il y aiîa de nouveau ; il s'en 
revint ; adj., / prnpn*, d'un carac- 
tère violent, vicieux ; r prnpa: — 
(i^ ou ait' r prô.pcr, l'envers d'une 
étoffe. 

Prapivain , qui est derrière , 
postérieur. 

Pràpntn^ iidv. Kr. : bir — , 
tombera la renverse; s. f., H., 
perversité. 

Pntjurlsl, H., contrariété; — 
(soi), empirer, renverser; pass., 
verser, chavirer. 

Prrh, pi, //', poireau. — gr. 



npa-jov. 



Priirni, tailler la vigne. 

Pn'h, Fy., aiguiser; (l/irlnmciœ, 
les défenses, du sanglier ; repas- 
ser : th/7i>rnn\ un couteau. 

Prrhn'tn-, aiguisé, aigu, tran- 
chant ; fy\f/o*zn hr in'rhfi'ln, Kr. 

P/rij, à Fy. />///, prép. (très-peu 
usitée dans TKpire inférieur, où 
elle est remplacée par ;;.7^?J,avec 
gon., ou ahl., de, creiitre, par: 
zr!' — (/ort\, prendie par la main; 
///• ///■ zfî' —/////'■//, cil., que je te 
prenne j)ai* le doigt; rof/ôs jinj 
jni'fhr, natte (faittO do jonc; 
çpfrthii — tlnnvsfr, — dot*nrr^ 
sauver quelqu'un de la main, des 



mains; ngyàihem — sœvdékourtç, 
Kr., ressusciter d'entre les morts; 

— yow, d'entre vous ; çoùmœ — 
atH»*e, beaucoup d'entre eux ; ~ 
sœ dit ànieç, des deux côtés ; — 
lœ bvjet Âdàmitf iièri, des fils 
d*Adam, l'un...; tœ vœrçoîiarœf 
bœhet' — siraç é — bôraç kyœ, le 
débordement est causé par les 
pluies et par les neiges qui. — 
Après le y. passif, par: ougœ- 
nîfcnœ — iïœ gyàrpœri^ ils furent 
trompés par un serpent; ckroùarœ 

— rnumœ vHœç, écrits par plu- 
sieurs personnes. V. pœr^ ngà, 

Prtk\ Kr., toucher, approcher: 
inôs i pn'kni as ndonœ yydye^ ne 
touchez à aucune chose. 

Prvps^ il faut. — gr.^izfbztu 

1. Pn'rœ, tablier : nœ — flyo- 
rnlj plein un tablier de ducats. 

2. PreraHy pa. de prcs^ coupé; 
lœ prêra-tœ, coliques, douleurs 
d'entrailles: kàm tœ préra; tœ 
prêntœy coupure. 

1. PrcSy ao. prcvn^ pa. préra, 
couper, sevrer : tœ préshnœ droiî, 
que nous coupions du bois ; prft-e 
diahjinœ nga sisa^ 1. coupe Fen- 
fant du sein, sèvre-le, pass. prj- 
tnn. 

2. Pm, ao. prAa, pa. pritount, 
recevoir, accueillir, attendre : r 
priti me sa moùntey, il le reçut 
avec ce qu'il pouvait, le traita de 
son mieux ; pass. pritem. 

Privœ, II., chemin praticable, 
gué ou lit ordinaire d'une rivière. 

Prœhcmy pass. de prrini on 
pvtry, se reposer; tœ prccytof/r 
ritiTy le repos. 

PrfrmiTf adv. cette nuit (pas- 
sée). V. mbtxèmœ. 

t Prfrmlê, le jour de vendredi : 
vite tœ prœmtetiœ^ j'y vais le 
vendredi. 

Pnhl, calmer. V. prœhem, 

Pr//1, pi. œrcj prêtre ; prifta^ 
rirœj femme du prêtre, popasse, 
gr. V. RftnaSitf; priftœrî^ prê- 
trise. 



Prln, Kp., marcher en avant; 
tœ prinœnœ pœrpàra néÇy qu'ils 
nous procèdent. 

Priit'-br^ Fy., les parents, c- 
à-d. lo pèro et la mère : kàm 
frtkœn e prinœvet, je crains, res- 
pecte, mes parents. — lat. pa- 
rentes. V. pœnnt. 

Prie, gâter, abîmer, ruiner, 
détruire, dévaster, défaire ; priçi 
gililhœ atd kycc i kiç lyœnœ, il 
gaspilla tout ce qu'il lui avait 
laissé ; nonkœ prie, cela no fait 
rien, ZU rcipdil^ei ; naçti e priçœmy 
nous nous sommes brouillés ; de- 
ritçka c prirourœ, la porte rui- 
née. 

Pr/ara, lo destructeur. 

1. Prilem^ pass. de près, 

1, être coupé, taillé ; as me kàr^ 
dhœ tœ pr/lcmi, ch., nous ne se- 
rons pas non plus taillés en pièces 
à coups de sabre. 

2. PrUem^ pass. do près y 

2. : priiou mirer, 1. sois bien ac- 
cueilli, réponse à la personne qui 
vous quitte pour retourner chez 
elle ; pa pritourœ, inopinément, à 
rimproviste ; tœ pràouritœ, la 
réception. 

Prokœ, H., fourche. 

Provon, Kr. , prouver, es- 
sayer : provôiH'f c drèyln^ la vé- 
rité est prouvée ; provoiiarœ, 
éprouvé. — lat. probo, it. provo. 

Proùa (Kr., pœrhoica), det. 
proi, pi. jinà [pœrhcn), ravin, 
gorge do montagne, vallon, lit de 
ruisseau, torrent. — gr. Xzxxo;. 

Prof'frn, ao., proùarœ, pa., do 
hir^ apporter; lœ proûrœtœ, l'ac- 
tion d'apporter. 

Proûc, H., charbons ardents, 
braise. * 

Psé^ pourquoi? pourquoi. V. 
sepsé. 

Psi fi, lettre, caractère d'écri- 
ture. — gr. V. '}fT^'^[, V. çkronœ, 

Psimem, pass. de psôn, être 
enseigné, recevoir des instruc- 
tions, apprendre à, s'habituer, 



P 73 

s'accoutumer: oupsôva nœ tœ 
kœtsùerœ, j'ai appris à danser ; 
psàou pas vcendU, nœ dé tœ çkdç 
mirœ, conforme-toi aux habitudes 
du pays, si tu veux vivre en 
paix. 

Psàii^ psàt/f apprendre ; en- 
seigner ; entendre dire ; psôy 
gj-amatikoua, étudier pour deve- 
nir écrivain, commis. Y.mœsôn. 

Pçéh, pçê, cacher; pass. pçi- 
hem: oupçé^ il se cacha. V. fçék, 

Pçerœttli, éternnev 'y soupirer: 
pçerœtita^ dàlhi flyàkœ, ch., je 
soupirai, il sortit une flamme; 
me tœ pçerœtùour koupœtdi, en 
éternuant il s'aperçut. 

Pçêç, Fy., le kouskout des 
Grecs, mets composé de blé 
bouilli, auquel on ajoute de la 
farine, et chez les gens aisés, de 
l'huile et du miel. 

Pçct (H. mœrtét), appuyer: 
mos — dàrœfiœ, ne touche pas ! 
pçétourœ nœ moûr, appuyé au 
mur. 

Pçeourthi, furtivement, en se- 
cret, en cachette. V. pçék. 

Pçielh, ao. pçôlha, envelopper: 
prielhœ me iiœ kàrtœ, enveloppé 
de papier. V. mpύtielh, 

Pçfhem^ pass. de pfé/i. 

Pçik, H., eflleurer, raser en 
passant. 

Pçikœzœy cocon de ver à soie. 

Pçtùmœy Zag., la suie. 

Pçûmœ, salive. 

Pçioi, cracher sur, conspuer ; 
kyœ kouçdu C a pçxitey^ afin que 
chacun crachât sur elle. 

Pôulhœ, pi. a, tête de clou ; pi, 
marques de la petite vérole : me 
poùlha lœ lyisœ, qui est marqué 
de la petite vérole. 

^o?/.//i^*(r, dindon,enblg.))Otfyifca. 
cf^ ponlyœ, 

Pa?Wî/cp, pi. fl, poule : vêpoùlye^ 
œufs de poule. — cf. lat. puUus, 
gr. V. r.oAi, oiseau. 

Poulyirt, H. poulain. V. mœs. 

Poùlypœ, le mollet : priva peu- 



74 P 

lypœnœy je coupai la chair de 
mon mollet. — lat. pulpa. 

Poùnœ, pi. poûnœra et poûnœ^ 
travail ouvrage; chose, objet : tœ 
kam nœ poùncSy j'ai une affaire 
avec toi ; to tœ bœn — , je travaille- 
rai pour toi ; ferai ton ouvrage ; 
nœ kàhjy poùn' c màdhc, un che- 
val énorme ; pœr — tœ^k cause de, 
au sujet de ; pœr kœtœ — , pour 
ce motif, à cause de cela; pœr poùnœ 
tœ fioûyt, à cause de qui ; ndœr- 
mést tœ tycra poùnœç, Kr. , entr'- 
aulres choses. — cf. gr. nivoç. 

Pounœtomr-ori y ouvrier, ma- 
nœuvre ; adj., f. — ore^ laborieux; 
œçtœ pounœtdrey Kr., elle est la- 
borieuse. 

Pounœ-zi y malheureux, 1. à 
chose noire ; 'pQunœ-zioUj ch., 
infortuné que je suis. 

PoimôUf travailler, faire, cul- 
tiver; — tœ kt'hycnœ, faire le mal ; 
tç mœ pounôi bandizi\ ch., que 
m'a-t-il fait, le garnement! drœ 
c pounounrœ, champ cultivé. — 
tœ. poinwûorœt* a dhrouty Kr,, le 
travail de la terre, labourage. 

Poûpœy pi. a : nœ hm'dhi v\c 
poûpn rhoûçiy Kr., un cep de vi- 
gne avec des grappes de raisin ; 
oupohjnœ. po^ipat' e rlioûçit^ les 
grappes du raisin mûrirent. 

Poûpœ/yœ, duvet. 

Pourtr/k'œy baguette. 

Poih, pi. c, puits. 



Poueim : pa — , sans cesse, sans 
interruption. 

Pouçôûy cesser, faire cesser, 
calmer, se taîre ; pouçâ! silence ! 
paix ! pouçdn ngà poùnœtœ^ sa 
retirer des affaires ; pass. poufà' 
hem, se calmer, se tranquilliser, 
cf. gr. ica-jb). 

Pmçt (tk.), V. dulbèr; en turk^ 
ce mot a un sens infâme. 

PouçtoUy lo embrasser, serrer 
dans ses bras ; e poûthi edhi e 
pouçtoi, il le balsa et le serra dans 
ses bras ; 2^ conquérir, s'emparer 
de ; tœ pouçioùarœtœ ^ Kr., la 
conquête. \/pouçtét. 

Pouçtéty Kr., puissance, auto- 
rité. — lat. potestas. 

Poûth, baiser ; mœ poùthe nœ 
hoûzœ, ch., tu me baisas sur la 
bouche ; pass. poûlhem : poHthenœ, 
ils s'entrebaisent. — cf. gr. 
r.oUb}, désirer. 

PouthtOHy H., serrer, gêner, 
des vêtements ; — > ôhem, porter 
des habits étroits. 

PttcSy pués^ ao. pàeta, interro- 
ger, questionner ; pîéerfi(Fd«WAifMP, 
elles demandèrent au soleil. 

Pmtem^ puétem^^Bas. depû»: 
i sœmoûri puétetœ^ proT., on de^ 
mande au malade (ce qu*il dé- 
sire). 

Pïdlij pi. pùUie et pûye^ forêt, 

bois. 



Râdiur : me —, chacun à son 
tour, à la file. V. aràdkœ. 

Rnfl, pi. (\ placard, espèce 
d'armoire. 

Ilfikt-a, (tk.). eau-dc-vie, raki. 

ÏU(rff\ pass. de bte, tombé ; tœ 
rànriœy la chute. V. nrn(i\ 

Rffst, occasion, facilité ; kour t' 
ou vnlœ ràst, quand Toccasion 
s'en présentera à vous. — cf. sb. 
rast, repos. 

Bàçœy ao. 1" de bic, je tombai ; 



kçoii mœ râ, ainsi m* est-il échu, 
le sort l'a voulu ; 2» de rAôA, je 
frappai. 

1. né-ya, nuage ; $i hœna kour 
e zœn rclŒy comme la lune, quand 
les nuages la couvrent. 

2. e /?r-î/fz, pi. tœ ra-(œ; l*bni : 
2'' nouvelle: fç rà kémi, qu*ya-i-il 
do nouveau ? V. rf-oii. 

Re : vck n', faire attention, oW 
server ; s c imira rr, je n^yai pss 
fait attention ; tç viri ré niœr sv 



R 

nèriyàtrinœ, Kr., qu^avez-vous à 
vous regarder l'un Tautre dans 
les yeux ? 

liedhôn, H.,V. rhethàii. 

Reh(n{X\i.\ paix, tranquillité ; 
rehatlhœk^ aisance. 

Reçpci\ négociant, tk.; reçperi^ 
négoce, commerce, tk. alb. 

Rértj H., retenir, arrêter; réç- 
Um, s'arrêter, s'écarter. — it. 
resto. 

Rœfêhem^ pass. de rœfèriy se 
dénoncer soi-même, se faire con- 
naître, se déclarer. 

/iœfcUy révéler, déclarer, mon- 
trer, expliquer, avouer ; rœféou 
véten' e Inj, il se fit connaître. 

Rœflm, aveu, déclaration. 

Rcckc, Fy., ruisseau, même de la 
rue : me iin'j dôrcp fçésœ, fçin rœ^ 
kin', ch., le balai dans une main, 
elle balaye le ruisseau ; i vàili 
Oynkou rœkr^ son sang coula par 
ruisseaux (gr. roiafif). — cf. gr. 

pdbctov. 

Rœk/ni^ soupir. 

Rœkôn, soupirer : pass. dnnn, 
gémir ; / oxirœkoua^ Kr. , il mur- 
mura contre lui ; rakùl sepsê, 
il gémissait de ce que. 

Rœmb, pi. a, H., ride, pli, raie ; 
rœmha'rfhnbn,\i\eÏTiàe rides, etc. 

Rd'inàn, fouiller, vormiller, du 
porc. 

/^/7?r/a', pesant, lourd, difficile; 
rky/peC yànœ tœ rœndoy l'alba- 
nais est difficile ; viœ vycn rcvndœ, 
je m'ennuie. 

Rù'ndœ-n, IL, poids, pesanteur; 
liqueur séminale. Wjdl/i, 

Rœndohem, pass. de rœndÔHy 
être ennuyé, excédé de quelque 
chose. 

Rfrndôfl , tr. et intr.: to C a 
zfjiiiis , edhc sâkijœ tœ rœndofiœ 
ayôy je la pèserai, et autant elle 
aura de poids ; — zfjyédhœnœ , 
appesantir le joug. 

Rœndzf'terœ, Fy., IL rœndzdk^ 
qui a une hernie ; lœ rœndzùcriloCy 
hernie. 



R 



76 



Bœndzàhem, gagner une her- 
nie. 

RdèncBy pass. 1* de hie ou rhàhy 
frapper ; me tœ rœnœ^ en frap- 
pant ; 2? de bie^ tomber ; tœ rcB' 
nitœ^ Kr., et tœ rcbnœtœ pàçt, la 
chute. 

Rœpœtirœy éboulis, pente ébou- 
lée d un ravin abrupte. 

Rœpàray H., V. pœrpàra. 

Rœpyétœ, Fy . , V. tatœpyitœ. 

Rœrœ, sable. 

Rœzœ^ rhœzœ^ pi. a, racines ; 
rœzaC e màlyit, la base, le pied, 
de la montagne ; — e pôrtœsœ, 
gonds de la porte ; — e dielhity 
Fy.i rayons du soleil, V. rhœze. 
— Rcèzœ est le nom de la région 
dont Hahn a exposé le dialecte, 
et qu'il appelle, je ne sais pour- 
quoi, Riza(Riça). 

Ri'OU^ f. ré-ya, pi. m. ri, pi. f. 
m, nouveau, neuf, jeune ; kyœ tœ 
çintc tçobànœ e ri, afin de voir le 
nouveau berger ; m' i riou ngà 
yoù lye tœ vtnœy que le plus jeune 
d'entre vous vienne ; hœn' e rf , 
nouvelle lune ; zœri tœ riiut, Kr., 
la voix des jeunes gens. 

Bielh^ H., euphorbe, plante. 

Rleth^ ryéthy ao. ràdha, couler, 
dégoutter, tomber par gouttes ; 
tr. émettre en coulant, suinter ; 
ridhinœ (= ryêdhinœ) goùraV e 
bàrdha^ ridhinœ çekycremiàiytœy 
ch., les rochers blancs suintent du 
sucre et du miel ; i ryéth gyàkou^ 
il a une hémorrhagie ; atyé kou 
ryédhœnœ krhdnœy là où coulent 
des sources. 

Rigœ-a, Kr. et alb. it., roi. — 
rex, régis, gr. vg. fC^oç. 

Rfçlazi, Kr., nouvellement, ré- 
cemment. — V, n-OM. 

Ridjà-ya (tk.), prière ; bœii — , 
prier. 

Ryvdhiyœy écoulement. 

Ryèp^ ao. ryèpa et ropa^ écor- 
cher, dépouiller ; i iyépi lyekoù- 
rœnœ, il lui ôta U peau, le 
dépouilla ; ràpœn pàtomœ , ils 



76 



R 



plumèrent l'oie ; tœ rycpouritœf 
Taction d'écorcher, écorchure. 

Byépœs, écorcheur. 

Ryét, pi. €, N. T., filet de po- 
che. V. pœrzovolyi. 

ndbœ (Kr. rhàbœ)^ pi. a, vête- 
ment, habits, d*homme ou de 
femme : ràba dj/alyœriçte , — 
— qrarœriçle, — it. roba. 

ilobœrU captivité, servitude. V. 
ràp, 

RàdhCy glouteron. 

RogWy H., solde, gages. 

J\ogœlât\ mercenaire. 

Rogos^ natte. — sb. 

Rôpj pi. œrcy captif, esclave ; 
màrn — , réduire en captivité. 

Ropœrl^ captivité servitude. — 
sb. rob, 

Roitaûj ao. roùaiia , garder, 
faire la garde, être au guet, en 



RhAh^ ao. rnrœ^ v. irr., battre, 
frapper ; / rinhie zœmœra^ Kr., 
le cœur lui battait. V. b?c, 

Rhâlhœ, rare, pou dense, clair- 
semé ; adv. , rarement ; me îc — , 
rarement. 

/?Aûf/Aô>7, H., raréfier, sarcler. 

Rhàp, pi. rhcpr^ platane. 

Rftâsœ, pi. a, pierre plate, dalle; 
rhnsa goûri, plaques de pierre. 

Rhatha\ Kr., bracelet; dû — 
doxmrr, 

Rha-zœnœy IL, qui souffre des 
vers, maladif. 

Rhv-yn, pi. rhn^ vers intestinal, 
helminthe. 

1. Rhi-rn^ bras d'un fieuve, ruis- 
seau, veines d'une pierre. 

2. Rhhn, Kr., adj., faux ; brsat' r 
rhcmCy les fausses religions; bœu 
d-cçm? mhœ tœ rhêm^ Kr., témoi- 
gner faussement. 

Rhhin\ Kr , fausseté. 

Rhcsotlj Kr., entourer, envi- 
ronner. 

1. R/i(U/i, pi. rhàthfr, IL, cercle 
do tonneau, d'une roue. 



faction ; -^ p^tœtœ^ garder les 
oies ; e rouan tœ môs byèrœ^ je 
l'empêche de tomber. 

RoùanceSf Kr. , garde, gardien. 

Rouféf la foudre : rà rouféya^ la 
foudre est tombée. 

Roùhem,f9iM9. de rouan: roùhou 
môs vétÇf garde toi, prends garde, 
d'aller. 

RoumelM (ik.)^ Roumélie, qui 
est de là. 

Roùçkouly^ le sumac fastet. 

Rùlhe, H., pois (Erbse.) 

Rùm : — i lyoùmi^ Kr., court, 
courant, d*un fleuve. — cf. gr. 

Rim, ao. infrOj entrer ; rùri 
brœnda, il entra ; lyoumi rùn net 
dêt, le fleuve se jette dans la mer; 
me tœ rùrœ^ en entrant. Y. 
hùn. 



2. Rhctht 1» adv., autour ; — i 
rhdtoulhy tout autour ; 2» prép. 
avecgen.: — riv/A;5ar, autour de 
la cour, — çlràtit^ — du lit. 

R/icthelhdn^ entourer, arrondir. 

Rhcthelhàiourœ : çtœpia kà — 
moùrœre, la maison est entoarée 
de murs ; kàlyi vyèn — , le ehevil 
vient en tournant, en faisant dei 
courbettes. 

Rhêth'prcs^ Kr., circoncire (eos- 
per autour), ; rkcthprésœye^ dr- 
concision.^ 

RhcthoUy Kr., entourer; rAe- 
ihoftarœ me nœ moûr, entouré 
d'un mur. 

Rhœmbèn^ ravir, emporter ds 
force. — cf. lat. rapio. 

RhœmbésoSi proie, chose ram. 

Rhtrmbim^ rapt. 

Rhœmbûrrœ, pa. de rhamèèn, 
ravi ; rapide, au cours violent : 
iïrfî pœrhoùa i —, Kr., un torrast 
impétueux. 

Rlwnœ^ racine ; souehe ; nea, 
famille.^V. rœzœ. 

Jthœnàs^ roenôs , consolider ; 



RH 

affermir; — osem, se consolider, 
prendre racine. 

Uhœpinv, pi. a, Kr. : rhœpira 
màlyer^ précipices. 

Rhd'zCy Kr., rajon : nœ — 
dritCf un rayon de lumière. 

HhœzÔHy Kr., démolir, abattre, 
détruire de fond en comble; tœ 
rhœzoàarœtœy la démolition, etc.; 
tœ rhœzoHaralœ, les ruines. 

/?/i/, r/ii'y, ao. ndœnta, v. irr., 
s'asseoir, être assis ; habiter ; 
demeurer ; faire asseoir : ?iœ 
{jyoiUiœ mœ r/iinCy ch., tu étais 
assise sur mes genoux ; nœ 
nwulhî kijœ r/i/nte nœ ph/àk, un 
moulin où habitait un vieillard. 

lihilwm, pi. do rhàh, se frap- 
per, par chagrin ; être battu. 

lùuty élever, nourrir et faire 
l'éducation : mœ rhhe me loidy 
si mue, ch., tu m'as nourrie de 
pain blanc. 

lilihemy rliihemy Zag., pass., 
être élevé, se nourrir, grandir : 
kyûç to tœ rhiten dyhnlœ'i — 
arloà si yàm rhilour oàmi\ ch., 
comment se nourriront, subsiste- 
ront, tes enfants ? — Comme je 
me suis nourri moi-mome ; 5a tœ 
vhhvin otnui\ ch., jusqu'à que je 
sois devenue grande. 

Wwyœ, la vie : près rhoyœîiœ, 
1. couper la vie, assigner la des- 
tinée à un enfant, ce que font 
pendant la troisième nuit après la 
naissance les trois fem mes qui cor- 
respondent aux.Morpai des Grecs. 
V. rfiôn, 

lihdk, Kr., saisir: pœr dôre^ 
saisir par la main. 

lUiô/ly vivre : ynœ rhofç, puis- 
ses-tu vivre (longuement) I gr. 
m. vi (xovi ;/;or,;î rhon zoti, Dieu 
vit, c.-à-d. aussi vrai qu'il j a un 
Dieu ; rhôftœ tubriti, vive le roi I 



RH 



77 



liliosàky canard mâle, m&- 
lard. 

RhdsŒj pi. a, canard, canne : 
— e éarŒf canard sauvage. 

RhotŒj pi. a, roue. — lat. 
rota. 

RhotovilyŒy Kr., petite roue, 
ex. de potier. 

Rhotoulhés^ tourneur. 

RhàtoulhcBy adv. et prép., au- 
tour, autour de : vin — , faire une 
tournée ; i vîn — , je prends soin 
de lui ; e bie — , j'allègue de faux- 
prétextes, prends des faux- 
fujants. — it. rotolo. 

RholoulhàHy faire tourner ; ar- 
rondir ; — ànem, tourner, rouler 
sur soi-même. 

Rhoitan, ao. rhôva^ raser; 
liMS. rhoûhem, se faire faire la 
barbe : vàte te berhèri tœ rhoù/teij^ 
il alla chez le barbier pour se 
faire raser ; vcend i rhoùarœy lieu 
nu, aride. 

Rhoudhem, se recroqueviller, 
se tapir, de peur. 

Rhowjœ^ ruelle, chemin. — bas. 
lat. rouga. 

Rhougoulhis et pass. rougoul^ 
hiscrriy rouler en bas, dévaler: 
rhougoulhiset* nœ gyàk, il nage, 
roule, dans son sanj?. 

Rhoumboulhàky f. e, quelque- 
fois sans art., rond , arrondi : 
pomi œçtœ — , le puits est rond ; 
rhôtai* yànœ rhoumboulhàke, les 
roues sont rondes ; fakye^rhoum^ 
boulhàke^ à la face arrondie. — 
cf. lat. rhombus. 

Rhoumboulhàkiœ y K., V. le 
précédent. 

RhoiiÇy pi. rhoùç'tœ, raisin. 

Rhùp (H. rip)y pi. a ; nœ — 
lyekoiire , une courroie ; — i 
çolhœzœ^ courroie de sandale. 



S 



5. I*»adv.,nepa8, ne : 5 moîin(, s gyd\ ne rien. V. as, noùkœ; 
je ne peux pas ; s ndôiiœ, aucun ; 2^ pré&xe, répond a»fr. dé-,in — ; 



78 S 

aussi sous les formes z, dz, ç 
et tç. 

1. Sa^ coDJ., quand, après que : 
— tkou flîi, çkdi andhj, quand il se 
fut éloigné, par là passa. Y. 
posa. 

2. Sfi^ adj., pron. et adv. în- 
déf. : sa fùTCtz kyœ tœ kétiœ mbc- 
tourœ, tous les hommes qui sont 
restés ; mcrh — tœ doiiatç^ prends 
tout ce que, autant que, tu yo\x~ 
dv^s; i prfU 7ne su vwûnlci/, il, 
le reout avec tout ce qu'il pou- 
vait, do son mieux; — hœrkbn 
pa't\ combien, quel prix veux-tu 
pour... ? (jyhhœ-sa^ tous ceux qui, 
tout ce qui. — Cf. gr. 8aa. 

3. Sà<i adv. et couj., que, telle- 
ment que, si, autant que, aussi 
longtemps que, assez pour que, 
combien : knkyœ i pasour, sa, 
tellement riche, que ; ourhil^ sàj 
il grandit, au point que ; prit — 
t'a ùfrFiy attends que je le fasse ; 
nàfl — , juste assez pour que ; tœ 
gynlœ — moûn, aussi grand ^ue 
moi ; imn l mùth se — tœ moùn- 
tûœ, Kr., trop grand pour qu'il 
puisse ; — e côh (ikyœ mœçoûmœ^ 
V doîtn^ plus je le vois et plus je 
Taime; sa mœ çtôncçinœ, kàkxjœ 
çioney etl/ir, Kr., plus ils augmen- 
taient^ plus aussi croissait; sd tœ 
lyoàmourœ yémi tià kyœ^ com- 
bien nous sommes heureux, nous 
qui. 

Sa-dô, adv. : — lyàrt kyœ tœ 
yHœ, si haut qu'il soit ; — kyœ 
tœ mœ ihonatr, autant que tu mo 
diras; — kyœ tœ ndihycy, pô..,, 
Kr., quelque (cruellement) qu'il 
fût persécuté, cependant. 

Sa - do - 7nàs , Kr. , toutefois, 
'>'''inmoins. 

^adrnzcm (tk.), le grand vizir. 

^a/uin (tk.), plat, assiette de 
■••nal. 

>a/un (tk.), heure. 

>Vfy, pr. gen. f., d'elle : «/ar 
jy, près d'elle, de soi ; / sây, f 

•*nj son, 'l''*^îfl^ i^T' lin pnÎAt. f 



% sàyi, e sàya, le sien, la sienne, 
les siens, d'un siyet f. 

Sàk (Ik.), assarément sans 
faute ; œçtœ — , c^est positif. 

Sakœn : — se i a êp, garde- 
toi bien de le lui donner. V. sàk, 

Sa-kàkyœ : pœr — hérœ^ aup le 
champ. 

Sakàt (tk.), boiteux, estropié. 
V. tçdiy. 

Saklhàtçœm (tk. alb."i: neri^, 
homme de confiance, sûr. 

Sâkyœ {sa, àkyœ)j pr. et adv., 
autant de, autant de, tanti quanti; 
tantum quantum. 

Sà-pœr^ Kr., quant à. 

Sarka^vérdhœj ch., à la chair, 
au teint doré ; gr. vg. otfpxa. 

Sâtœme, ch., = sàt^ ckmœ, à ta 
mère. 

Sboulyésœ^ révélation, apoca- 
lypse. V. dzboulyon. 

1. Se., pron., quoi; quoi? mtsi 
bckncf lyakroiiari^Bxec quoi fait-on 
le (mets appelé) Ijakrouarf ou 
trœgon iiga se vdiky^ elle leur 
raconte de quoi elle était morte. 

2. Se^ conj., 1" car,parce que : 
s e lyintCy se dinte^ il ne la lais- 
sait pas, parce qu'il savait; 
2» que : t ihà se e vràou^ il lai dit 
qu'il l'avait tué, V. kyw, dans les 
comparaisons : mcè i vyétœrœ se^ 

))lus vieux que ; mcb mirœ.,. se 
ioumbàsœmœ, il vaut mieux... que 
si nous perdions, Y. ngà ; S"* si 
(ital. se ?) noùkœ dî se rhàn a s 
rhôn, je ne sais s'il est mort on 
vivant ; a d/, se to te viiiœ^ se 
èrdfii, sais-tu s'il viendra, s'il est 
venu ; se a, si, est-ce que ; t thàtœ^ 
seac dhi oicdhœnœ^ il lui demanda, 
si elle connaissait 'est a^^ Que tr 
sais) le chemin ^ 

Se-Aow, où : d t*, r* ^" 

sais pas où il le ca-* . 

Se-koùr, qu^"*^ 

Sc-kùùçy qui "^-xc ^ci*v»i' 
kà> ck ■»'»/'T»*"i < "» "^«» '»«»*• — 
a écrii 



'-- S-ï fc. 



1»-.* — --. 



Sr-^moSy sinon ; do peur que ; 
peut-être, dans respéranco que. 

Srhf'h (tk.), cause motif. 

.SV//'/- (tk.j, voyage, expédition 
de guerre. 

Srfti', srfteden, scflcndm (tk.), 
d'abord, au commencement. 

.SV/r(tk.), spectacle: bœn — , 
regarder curieusement ce qui se 
passe au dehors. 

Seis'Zi (tk.), palefrenier, sais. 

Sr-pSL\ parceque. 

.sVnr, poix, goudron. 

Srros, enduire de poix, gou- 
dronner; — lif/i'.rhenœ, graisser 
les roues d'un chariot. 

St'.s", passer au tamis, cribler ; 
pa. sitounr : koulxjàtr i sitourœ, 
gâteau fait de farine tamisée, 
fine. 

Sr-sî, comment, de quelle ma- 
nière. 

Sc'lsilhi, f. sc'lsiya, pr., lequel 
d'entre plusieurs. 

Setr {se y tço') ; 1" pr. indecl., 
que, quoi, co que : .s dintc sctç tœ 
Iffi'ntc^ il ne savait que faire, à 
quoi se résoudre ; 2** adv. com- 
bien ! que ! sctr in ouprirnœ 
inrl'nt' c m/(iy comme ma raison 
s'est égarée ! .> setç, sctçoy que 
ne : h/'rm fr/kœ sctro mœ /îf/ét, 
eh., je crains qu'il ne me parle 
pas. 

Sridà-ya (tk.), amour, passion, 
penchant ; srvdalh/sem (tk. alb.), 
8*éprendre de, devenir amoureux. 

S(i\ gen. et abl. de Tart. prép. : 
oufruilnr sœ />//•/, je me suis gon- 
llé de ))oisson ; ikju c kchya^ yôsœ 
mni^ ch., à cause du mal, et non 
à cause du bien ; s'œmœsœy à la 
mère. V. to\ 

Sd'intnhidœy sœmoûndyey ma- 
ladie ; sœmuànda c mâdhe, Tépi- 
lepsie; ^â sumnicndi/ii kyœ vrdhi 
sivt/i'i na vd/lnj çoianœ dyèniy 
il est mort beaucoup d'enfants de 
la maladie qui a régné cette an- 
née. 

S(rmnw\ rendre malade ; pass. 



S 79 

sœmmremyXe devenir; groùaya 
ousœmoùr^ la femme tomba ma- 
lade. 

Sœmoùrœ, adj. malade ; i scb- 
moùriy^ e sœmoùra^ le, la, ma- 
lade ; iiœ i sœmoùrœ^ un malade . 

SœpàtŒy pi. a, hache; i dhà 
sœpàtQy il lui asséna des coups de 
hache.' 

SœrWy Kr., ordre, série; ver- 
set d'un psaume : vœ ndœ —, 
mettre en ordre, arranger. — cf. 
lat. séries. 

5i, conj. 1<> lorsque, tandis que, 
après que : prifli^ si kœndorty ép, 
le prêtre, lorsqu'il lit les prières, 
donne ; si e dzboulyài e mbrij 
quand il Tout découverte, il la 
prit; 2« comme, attendu que : si s 
moiinte Ca zinte, comme il ne 
pouvait le saisir; 3o comme, ainsi 
que : bœri si i thà mbrêti^ il ût 
comme le roi le lui avait or- 
donné; e doninœ si môtrœ, ils 
Tairoaient comme une sœur ; e 
pxienie, si rkôinœ me boxirhincCy il 
lui demandait comment elle vi- 
vait avec son mari; 4** si, lat. si. 

Si-ou, V. sû-ri. 

Sidjadc (tk.), espèce de petit 
tapis. 

Sirlhy ao. sàlha^ pa. sielhoSy 
porter, apporter, conduire ; pass., 
silhnn . 

Sihisourœ, affligé , désolé, du 

gr. ouYyuvw, auY)^oǫu. 

S/-Aôii/i(/rcp, conj., ainsi que: 
— e kiçin porositourœ^ comme 
elles l'avaient ordonne ; kakyœ 
sikoundœr (t, autant que toi ; 
sikoimdrœ..., kœçtoû cdhèy de 
même que.., de même aussi, 
ainsi. 

Si'-kour, comme si : à Fy. 50W- 
kotir, conj., si, dans le cas où : — 
tœ mœ mèrhte grotui, en cas qu'il 
m'épousât; tœ bœimœ — to tœ 
verni y faisons semblant d'aller; 
soukoùr tœ- kicnam, si j'avais ; 
sikoursc me thœnœ^ Kr., c'est-à- 
dire, autrement dit. 



80 



SHhem^ pass. de sielh: silhey 
andhj c kœtéy, Kr., elle se por- 
tait, errait, de côté et d'autre; 
ousoùalh iyi'tœrazif Kr., il se com- 
porta autrement. 

Simvyî'l, Fy., V. Sivyét. 

Sipœt% 1" adv. en haut, dessus, 
au-dessus ; / fôlyl tœ vinte sipœr, 
il lui dit do venir en haut, de 
monter ; 2* prép. avec gen.; sur : 
nui' sfpœr kokœsœ nstiff^ pardef sus 
sa telo ; sfpœr nœ lyis^ sur Tar- 
bro ; — mœ kœtn, là-dessus, entre- 
temps ; — mbi therôret droùrct^ 
Kr., sur l'autel au-dessus du bû- 
clier. — lat. super. 

Sipœrm, f. e, d'en haut, supé- 
rieur ; /f^/ow/y' / sipœnn^ la mâ- 
choire supérieure ; oûdha e si-- 
ptrrmCy le chemin d'en haut ; 
hàydf mœ tœ sfpœrmCy viens par 
(le côté de) en haut ; ynàrh tœ 
sipœrmen* e mdlyitj gravir la 
montagne, f» àv/,çopoç. 

Sisœy mamelle, mamelon. — 
sb. sisa. 

Siçané (th.), carabine ; ch. n<* 35, 
pierreries. 

SfUCy tamis. — cf. sb. sito. 

Sffoitrœ, pass. de ses, 

Si'tsiUii^ si-tsilhi'dOy chacun ; 
dàninœ sUs?lludOy ils voulaient 
chacun, tous voulaient. 

Sitsil/iis, H., déterminer, par- 
tager. 

Siri/éhUy f. e, qui est de cette 
année ; kœtu ràba yànœ tœ si- 
vyclDic, ces habits sont de cette 
année. 

Sivyvt, adv., cette année. V. 

Skeb/kyini y H,, rayon lumi- 
neux. 
^klliàfy pi. sklhi'f^ Kr., esclave, 
*'jiif. 

Iklhép, Fy., chassie. 
yklhcpùsourœ, chassieux, 
'''f/^'jô, Fy., ^«0 ; skijf'ni y er' 
'le bec d^* "'^'«"»aux 






..•/•« 



/• i" v» ■»» • I 



«ueJn* 



tlF"^ dl. 



Skyimœ 9 H,, parore, orne- 
ment. 

Skyoùpour^ V. çkyoùfour. 

SùgyŒy petit couteau grossier 
qui se ferme, eustache, 

Soy ftk.), espèce, sorte, race. 

Sokàfc-^u (tk.), rue. 

Sonde, sônte, adv., ce soir. 

Sdnn, f. e, d'aujourd'hui ; dùa 
esàrme ou esànnya^ le jour d'au- 
jourd'hui ; e sdrmya tœ môs tœ 
gym/£ (s. e. màt)^ que ce jour ne 
te trouve pas (vivant, dans un an)! 
imprécation. 

Sdrhœ, pi. a, corneille^ chou- 
cas. 

1. Sàs, finir, achever; si sàsanœ 
ngà boiikay quand ils eurent fini 
de manger ; tœ sàsourœ, fin ; ton- 
viânct' e ti>ùa mœ s kànœ tœ sà- 
sotirœ y ch., tes pantalons n'ont 
pas de fin ; mœ tœ sùsourit^ à la 
fin ; pass. sàsem : ousdsœn tek 
mbrêti^ ils arrivèrent chez le roi ; 
m'ousàs miçi, je n'ai plus de 
viande. — cf. gr. m. oi^Wcn. 

2. 5o5, est-ce que : sos yé ùlh^ 
SOS yé hœnœ^ ch., est-ce que ta es 
une étoile, ou est-ce que tu es une 
lune ? 

SoccBy crible, tamis ; jîcè — nw 
flyoriUy un crible rempli de da- 
cats. 

Sôf, ^aujourd'hui. 

Spinœ^ épine dorsale. — lat. 
spina. 

Stàn, pi. sténœ, station de bé- 
tail. — si. 

Slàp, bâton. 

Stavœ^ H., tas, monceau. 

Stcrkœ^ très-noir ; vétœ e bàrdhœ^ 
é koka stèrhœ, ch., toi-même si 
blanche avec la tête (les cheveux) 
si noire. 

SlœiHjyûç^ bisaïeul ; stœrgyîwt, 
bisaïeule, cf. gr. Soxtpov. Y. gyw 

Stœrnipj pi. owe, appîèn-"-»*'- 
flic arr^^^ letits enfantt 

K^tolv^ .^*— vifvs paré, »*- -'• 



s 

Stréàœ ; nœ — lyoùmi^ enfon- 
cement pratiqué dans la berge 
d'une rivière et qui sert à abriter 
le bétail. — sb. streha, saillie du 
toit. 

Soufrœ (tk.), table à manger, 
très-basse. 

Souhàdhe (étym.?) hémorrhoï- 
des, gr. vg. I^o/doîç. 

Soùhjem, Kr., se hâter, se pré- 
cipiter. 

Soùpy pi. €., dos, épaules. 

Sonràl (tk.), visage. 

Sourbtâ, H., humer, avaler. — 
lat. sorbeo. 

Souvari'OH, pi. iâ (tk.), cava- 
lier, gendarme à cheval. 

Sà-ri, aussi 5/-0;/, pi. sù-tœ, 



S 81 

l'œil, les yeux : hàdhi sûtœ nœ, il 
jeta les yeux sur ; e kékya e sûrit^ 
le mauvais œil ; e kàm mbœ su tœ 
mirody voir d'un bon œil, estimer ; 
su ndœr su me, face à face avec. 

Su-boùkourœ^ Kr., qui a de 
beaux yeux. 

Sukyœnezœ, H,, 1. celle qui a 
dos yeux de chien, espèce d'o- 
gresse, dans les contes. Y. kout- 
çêdrœ, 

Su-lyàrm, f. e, ch., qui a les 
yeux bleus. 

SU'Zi, qui a les yeux noirs. 

Sur ? : me sur, p. 89. 

Svàra, en traînant à terre ; 
ouhàky , — elle se traîna en ram- 
pant. — cf. gr. vg. <j?ipva, herse. 



Ç P préfixe, V. 5, tç ; 2« = tçœ, 
V. ce mot. 

Çàhem, pass. de çàn, être un 
objet de moquerie, do raillerie. 

Çàkoulh, pi. çékouy, petite ou- 
tre ; trf! çi'kouy me gyizœ, trois 
outres de fromage blanc. 

1. Çàlyœ, cuisse ; grande en- 
jambée. 

2. Çàh/œ, selle de cheval. 
Çdinatà-ya (tk.), bruit, ta- 

pap:e. 

Çami-a (tk.), mouchoir de tête 
des feranies. 

Çà)l, railler, se moquer de : e 
çànœ vœrsnikœtœ, ses camarades 
se moquèrent do lui. 

Çapœtôre, la bécasse. 

Çardjf, pi. ifl, scieur. — alb. tk. 

Çcira\ scie : çaron, scier. 

Çartrsa\ ente*, greffe : rartoTi, 
greffer, enter. 

Çàt, II., hoyau, houe ; çatàn, 
bêcher la terre. 

Çàllxa\ II., bonnet, calotte de 
feutre blanc. 

Çrgœ, grenadier, grenade. 

Çei/tàn, p\. e {ik,]y diable, dé- 
mon ; çeytanlhœk , artifices du 
démon, diablerie. 



Çckye, seau à traire. — it. sec- 
chia. 

Çekyèr (tk.), sucre. 

Çelhck-gou, pi. gœ, agneau de 
six mois à un an ; fem. çelhége. 

fèlhkgoUy pi. gyCy saule ; — i 
boùtœ, saule-pleureur. — cf. lat. 
salix. 

Çênœ, Kr. , signe , marque ; 
sceau apposé ; miracle. — lat. 
signum, it. segno. 

Çcnàn, H., rayonner. 

Çcrh (tk.), dispute : bœn —, sa 
quereller. 

Ces, ao. cita, vendre : ncè nert 
kyœ çinle màtse, un homme qui 
vendait des chats ; pass. çitem. 

Çêç, pi. e, sol, espace uni : 
djàkœnœ nœ çéç e çtrôva, ch., j'é- 
tendis ma cape par terre. 

Çcçdn, aplanir, unir. 

fû?, saint, ex. : çœ MÙrœ-i, 
saint Dimitri. 

1. Çœfvèy^ Kr., souffrir. — it. 
soffro. 

2. Çœfrén, s'amuser ; rester oi- 
sif, se donner du bon temps : rM 
nœ kafené edhé çœfrén, il reste aa 
café et se divertit, conte. 



82 Ç 

Çœfjêtœ, flèche ; navette de tis- 
serand. — lat. sagitta. 

Çœlhirœ, H., salure, saumure. 

{■œlhïrtfC, Kr., saié ; dH' i — , 
la mer salée ; oùyœra tœ —, eaux 
salées. 

1. Çœmbem, Fy., se rassasier, 
me hmkfCy de pain ; ouçrembc ? — 
ourœwÇy es-tu rassasie? — je le 
suis; pâ. çœmhoura\ rassasié. V. 
ngoi), 

2. Çfinnbemj H., être éreinté 
de fatigue. 

Çwmbœlhi'riy Fy., coiyecturer, 

conclure, auu.;:£pa(vw. 

Ça'tnhœlhesœ, Kr. , et (œ çœmbœ-^ 
iliuerittc ; ressemblance : irtendb 
çœjnbœllics' e Mcssisœ, il était un 
symbole, une flgure du Messie ; 
tœ çonnbœlhûrrœ, Kr., figure, 
matérielle ou morale ; as— ndo7uk 
iiyfryc, ni la représentation, 
image, d'aucun objet. 

Çœniœlôrt, défigurer; pa. çœ- 
mœtnwirip, laid, dilïorme. 

çdnnp^ çœnibdnj H., blesser, 
causer une plaie par contusion. 

ÇanulHy bonne santé, vigueur : 
kyuç ynmv nyà rfrndvti, comment 
ils se portent ; me çœndêtj 1. avec 
santé, porte-toi bien ! / ///â* — , 
dire adieu, prendre congé de ; 
congédier; mbêli nœ — , restez en 
santé, c.-à-d. adieu ! — lat. sani- 
tas. atis. 

Çœndf)ç, II., rendre sain, gué- 
rir ; — ù{-e7n,, se guérir. 

Çœndôrip, sain, vigoureux, ro- 
buste ; ts/l/ii fl'çtœ /?i' l — , lequel 
est le plus fort. 

Çœndn, marquer, remarquer ; 

sceller une lettre ; viser, ajuster, 

irer ; pa. Çicimnarœ, marqué, in- 

iî'uio • pfrr du' tœ çœnomr a, Ki\^ 

j- " certains jours déterminés. 

.vàœ.^ 

Àpnomrçim , Kr. , remarqua- 

''>'"/(rra% Kr., saint : i klnnœ 
.'"Uœra, ils ^'»a rog9T»riaî'^n+ 



Çœntœrdny sanctifier ; paas. — 
ohèm^Kr.f pa. çœntœroùarœ: 
çkrôm e — , TEcriture sainte. 

Ccpn-vo&ndî, Kr. , le saint lieu, 
sanctuaire. 

Çœnœ^ H., rayon; çasnœtdr^ 
rayonnant. 

Çœrbéyy Kr., servir ; çœrbhœy 
service; çœrbœtoùar^ri,f. çcer^ 
bœtôre^ serviteur, servante, es- 
clave ; cœrbim^ pi. e, service, 
fonction; çœrbœturœ^ servitude, 
esclavage. * — lat. servio, it. 
serve. 

Çœrim^ guërison. 

Çœrôrij guérir ; pass. çœrômm^ 
guérir, se guérir : i sœmoùri ou- 
rœroua, le malade fut guéri; 
noûkœ kà tœ çœroùarœ^ il n'y a 
pas de guérison, le mal est incu- 
rable. 

Çœtîn^ étemuer. V. pçerœtin. 

<* Çœioùnœ^ samedi. 

Çï-ou^ pi. ç/m, pluie; ir* e 
çiout, vent de la pluie ; bie ci, il 
pleut. 

ÇJhenij pass. de çôh, 

Çhjœ, Kr., bon goût, saveur 
agréable. 

ÇikdUj regarder, considérer: e 
çikoninœ me su tœ kéky, ils le 
voyaient d^un mauvais œil. 

ÇAii, dépiquer le blé. 

çirŒy gomme des arbres. 

Çlkyat'na (tk.), plainte, accu- 
sation. 

Çirê-a (tk.), carafe, bouteille. 

(yVr/m,Kr., agréable au goût, 
savoureux: gyélhœ tœ çicime^ 
mets succulents. V. çïyœ. 

Çftern^ pass. do çés^ vendre, 
pa! çftourœ; c çltourcMt, objet 
vendu ; pœr tœ çùourœ^ pour 
vendre ; tœ çùouritœ, la vente. 

6V7///r, vente. 

Çkabœj pi. a, aigle, vautour 
db(jyi pcndœnœ e çkAbave^ ilbriu* 
la plume des ?'<?''»« ^ ':kœb^*v* 

'^asioi 



mni., 



r«/ 



.. ■■■.I 



4K 



prado, dignité : rhœzôn ngà çkà- 
Iha, dégrader. — lat. scala. 

Çliàly, H., ensorceler. 

l'karazon^ H., traîner dans la 
boue ; — ohcm, s y vautrer. 

Çkar/con, décharger. 

Çkàrpœ, pi. a, branche coupée 
pour fourrage ; broussailles. 

Ç/tf}s, ao. çkyila, glisser. 

Çki'ly^ fouler aux pieds ; cou- 
vrir la poule, du coq : mœçkélytç 
me kœmbcpj ch., puisses-tu me 
fouler aux pieds ! — bênœ^ violer 
un serment; lœ çkélyourit' e Yeri- 
/loVi', Kr., le saccagement, sac, 
de Jéricho. 

CkwlôncCy H. çkyipônŒy V. 
çkdbœ. 

Çkœmb, pi. çkœmbœfiy — bin 
et çkœmbcj l^ rocher, entasse- 
ment de rochers : ngré goùr- 
liœtuv me gyithœ çkœrnby enlever 
la source avec le rocher ; nda*' 
pœr yoùrœ é nilœpœr çkœmbc, Kr., 
à travers les pierres et les ro- 
chers ; 2^ Kr., trône, royauté : 
kl pi ndœ çkdmpt tœ rnbrctœrùœ. 
il monta sur le trône, devint roi. 

ÇkœndêHy étinceler. 

çkœndhje, étincelle , lumière 
vacillante : pœr-sœ - lyàrgou ce 
nd' — , do loin elle aperçoit une 
faible lumière. 

Çkcct-dhin^K,^ rem habere cum 
muliere, et en gu., cum puero ; 
groûa e çkœrdhiïerœ, vile pros- 
tituée. 

Çkàdrce-Qy la ville de Scutari 
d'Albanie; i çkodràn-i, le Scu- 
tari n. — cf. kàdroy colline, et le 
lat. Scardus. 

Çkolyô-ya^ école; psôn — , 1. 
étudier Técole, la fréquenter, 
étudier. — gr. ayoXttov. 

Çkdn, passer, s'en aller, che- 
miner ; passer, c.-à-d. vivre, bien 
ou mal ; surpasser, dépasser ; — 
oùdhœsŒj passer par, suivre, le 
chemin ; i çkdnte çeytànœiWy il 
surpassait les diables (en habi- 
leté); me tœ çkoùarœ tridhyétœ 



C 83 

dU\ trente jours s'étant écoulés. 
— Cf. lat. sequor. 

Çkôp, pi. iUy bâton, canne, pi- 
quet. — Cf. lat. scipio, gr, 

ÇkopétSj bouc châtré. — SI. 

Çkorhét, foret ; pi. — a, arbres 
déracinés et emportés par les 
eaux. — cf. tk. kori^ taillis. 

Çkdzœ, hôtre ; çkdz* e bàrdhœ, 
charme, arbre. 

Çkrép, pi. a, précipice, lieu es- 
carpé. 

Çkrepœlimœ , Fy., éclair. V. 
vetœtimœ, 

ÇkrepœtiHf impers., il éclaire. 

Çkrepœtirœ, pi. a, Kr., foudre ; 
velœtimal' é çkrepœtiratœ ndœ 
màyœ tœ màlyit^ les éclairs et les 
tonnerres àlacime de lamontagne. 

Çkrétœ^ solitaire, abandonné, 
misérable ; i çkréti Odo-Alhi, ch., 
rinfortuné Odo-Ali ! e çkréta^ 
Fabandon, la solitude, Tesprit qui 
y réside, le diable ; mœ zoàri e 
çkréta , ch., le mauvais esprit 
s'empara de moi. — lat. secretus. 

Çkretœtjrœ, le désert. 

\!kretohy Kr., dévaster, rendre 
désert ; pass. — ànem ; ouçkrctoùa 
kyutéti^ la ville fut détruite. 

ÇArdike, pi. o, Kr., caractère 
d'écriture , écriture ; viclyia me 
çkroiia grekiçte, livres en caractè- 
res grecs ; çkrôna e çœntaroùarœ, 
récriture sainte. 

Çkrônœs^ écrivain. 

Çkroùan,fio çkràvaetçkroùaita^ 
écrire; pa. çkroîiarœ ; tœ dû sùC 
€ çkroùwœy ch., les deux yeux 
peints ; e çkroùurœ-a^ inscription : 
me tri tœ çkroùara, Kr., avec trois 
inscriptions. — cf. lat. scribo. 

Çkoùmœ, écume, au pi. çkoù^ 
mœtœ e détit, Técume de la mer. 

Çkmmb, nom d'un fleuve de la 
Guégarie, cf. Supincr^ de Ptolo- 
mée, et çkœmb. 

Çkoùpa^ bruyère, à Souli (elles 
y atteignent la grandeur d'an ar- 
buste). — gr. V. 9X0U1UK, balai. 



84 Ç 

Çkoùrt,a.dv.: — meiAcènœ, Kr., 
pour le dire brièvement, en aamot. 

Çkoùrlœ, lo court, da petite 
taille; giiaubat. et dim.,ç/f0!iclœ3a*, 
pi. a, la caille, à Bérat. — cf, lat. 
curfus. 

CAow'ÔM, raccourcir, détruire. 

Ç'kyèigm. coup de pied, ruade ; 
àpniè—, doDneruucoupde fied; 
kilh(mf) — , lancer des ruad«s, 
ruer. V. çkêly. 

Çkehjmàn, fouler aux pieds. 

Çhyètnœzœ, H, , espèce do châne, 
ail! Lorbecreiche. 

Çkyép, découdre, 

Çkuerha et çUjèrha, pi. irr. de 
kyénsy, agneau. 

Çkyés. Fy., Y.çkàs. 

Çl'yétoulfiœ, aisselle. 

Çki/lnde, lentisque. — cf. gr. 

Çkyiji, adv., en albanais: kou- 
vœndon — , parler albanais; môre 
— . as-tu bien coraprisîV. çkyi- 
pàii ; vivlyia, gu. lyi'bra — , Kr., 
livres (eu) albanais. 

Çliyipc, et au pi. cki/ifie-lœ, la 
langue nlbanaiso : çhjiiiya œtçœ 
e rœndir, l'albanais tst-il Jiffîcile î 
çkyi'petœ mœ yàncp lœ rœndn, la 
langue albanaise me paraît diffi- 
cile ; toûrlç' e. Sltimbùlli'l, çkylp 
eEthbas(init,ZssL^.,\ii\Mvaâe Stam- 
boul. l'ulbHiiuis d'Ëlbassan, dicton. 

Çkyipa'i'î, gu. çkyipcen'i, l'Al- 
banie, V. Arbivn. 

Çkyipœlnr, pi. q' ; f. çkyipœiâre, 
et — rkir, Albanais, e : 7jàm çkyi~ 
pœiio-, je suiâ albanais. 

Çhyipalarkl, adj. ot adv., alba- 
nais, à la manière albanaise. 

Çk'/ipvn. Zag-, comprendre l'al- 
banais, mais dans un sens res- 
treint, comme quand nous disons 
à quelqu'un qui a l'intelligence 
dure : n'ontenda-tu pas le fran- 
çais î — II., comprendre, p. e., 
aiœgyoùliœiKr.je comprends cette 
langue. 

Çkyt'lem, glisser, pass. de çkds, 
•'■-yrs 



Çkyoùfbur, skyoùpour, sonfllra ; 
bie ira — , avoir nce odeur de 
Bouffre. — cf. lat. snlphar. 

Çkyoûan, H., diatinguer, choi- 
sir ; pa. çkyoùara, ctLoiii, écarté, 
d'un lieu. 

Çkyùen, déchirer, lacérer;(niç- 
kytteç nga toi kyiçourita,je erère 
der: 



Çkuùmœ, V. çfcoiimœ. 
Çàh,çâ,ti- -' ■- 



, . . ao. pàça, v. irr. ; wtç- 
trôii, s ci, il regarde et ne Tmt 

Eas ; mbàrœ pàtç, bonne chiuice, 
on voyage I tç tœ çàtçl o prodige ! 
pass. rihfm. 

Çbkou, pi. çàky, compagnon, 
associé ; çokye, compagne : lUty 
me çbkye', ch. , ta aora avec tai 
compagnes ; çôkou çbkounŒ, Tua 
rautre,gr. iUi^Xauc: vrimin' fâtou 
r.àkouii e n'y, ils s'entretnaient 

— lat. socius. 

Çokcrrî, société, compagnio. 

1. Çàhj, probablement pou 
ràk, dans le sens He : iadivîda, 
léte : na hôdhi ngà ntê dàç par 
çùky, il nous a jeté un moutrâ l 
chacun, par tête, 

2. Çàky, toujonra aveo l'art:! 
çàkyi, l'époux; t. çàkyt, e çàkya, 

l'é|>0US0. 

ÇAtkcc, pi. fôye: 1» çàytfe 
kà'inbœret, Kr., les planiea au 
pieds, les sabota des chevaux; 
2' soulier des payaana (opanakilti 
Serbes, tçarouh des Turc*) -.rhifi 
çàlbcesT, courroie qui attache It 
soulier. 

Çôrtœ, Kr., sort, deitinée ; lot 
échu. — lat. sors, lis. 
Çàç, passer au crible. 
Çà'^e et çoeœ. H., eriUe gnn- 
sier lormé d une pean percée As 
trous. V. làçœ. 

Çpagim, remboorsement, ré- 
compense : pœr çpagim tœ iaM|l 
kyfF mœ bœre, en rècompenie Ai 
service que tu m'as reoda ; mari 

— préy, Kr., tirer Tengeanee de 
quelqu'un. 

f;rà^oûa)i,rentboanar: ne tçi 



c 

do tœ m' a çpagoùaniç, par quoi 
reconnaîtras-tu ce service I tirer 
vengeance , pœr tœ kékijenœ, du 
mal, avec dat. 

Çpârtœ, genêt. — gr. a^àpToç. 

Çpntœ^ épée. — it. spada, gr. 

Vg. anaOf. 

Çpâtoulhœ, omoplate. — lat. 
spatula. 

Çpiytj adv., vite, de bonne 
hcun?, tôt ; hàijde — , viens vite ; 
ngriifin — , se lever matin ; içlœ 
coùmœ — , il est encore de trôs- 
Donne heure. 

Çpcyfœ, adj . , vite, rapide ; pœr- 
sœçpi'iiti^ bientôt, au plus vite. 

— cf. lat. expeditus. 

Çpélhœ , grand trou , cavité , 
grotte, caverne : nœ àktç — kàm 
nœ fré, dans une cavité sise à tel 
endroit j'ai une bride. — cf. gr. 
<r:r,Xarov , lat. spclunca. 

Çpi'sœ, pi. fl, (rra, ci çprs-i, Kr., 
aninïul sauvag(?, oiseau ou qua- 
drupède ; Çitrœz cdhé çphœrn^ des 
hommes et des bckes ; Ihirœ tyctœr 
çpésœ , edhè ayo tlu'ri drcdhinœ^ 
appelle un autre animal, et elle 
appela le cerf; çphœt' c kt/irlhit, 
Kr.. les oiseaiix du ciel ; flyétœ 
çpêsi, Kr., aile d'oiseau. 

Çixrhjàn^ H., laver. 

Çpœrblycy, Kr., racheter, par 
rançon ; t^pœrbhjim^ rachat, ran- 
çon ; rpœrbh/itrs^ le Rédempteur. 

— V. p(rrdzblyv. 

Çpœrfàky, Kr., manifester, ré- 
véler ; pass. çpœrfàkycm, se révé- 
ler, se faire connaître. Y. fàkye» 

Çpœtf.in, salut, délivrance : pœr 

— tœ diàlyii tim, pour avoir sauvé 
mon âls. 

Çpœtimtdr, Kr., sauveur, ré- 
dempteur. 

Çpœtod, tr. et intr,, sauver, 
délivrer , s'enfuir , s'échapper ; 

— ngd,, ., échapper à, être déli- 
vré de, être exempté ; pa. rpcp- 
toùarœy sauvé, exempté. 

Çptj Fy. et gu., maison. V. 
çtœpî. 



Ç 85 

ÇpiCj ao. fpoMra,v.irr., porter, 
transporter, conduire : kour C a 
çpïe nœ ctœpîy quand je Taurai 
transportée à sa maison ; ayâ 
oùdhœ çpïnte te, ce chemin con- 
duisaità... 

Çpify Kr., gu., inventer, fyàlyœ 
tœ kekyia, des calomnies. 

Çpinœ, épine dorsale, dos. V. 
sptnœ. 

Çpirty çpiïrty pi. çpirt et — œra, 
vie, âme ; puissance ; personne, 
individu : tç m' a mbàn çpirtin' 
tim kyœ s dély, ch., qu'est-ce qui 
retient ma vie, qu'elle ne sort paa, 
c'est-à-dire m*empéche de mourir ? 
nœ atœ ounàzœ e kà gyithœ çpir- 
tin c sày, c'est dans cet anneau 
qu*elle a toute sa puissance ; tri- 
dhyétœ çpûrt tœ dzgyédhourœ, 
trente hommesd'élite; àpfpiV/inû?, 
rendre l'esprit, expirer. 

Çplyàdkem, Fj., se reposer ; 
çplyàdhou, repose-toi, cf. lyàth^ 
fatiguer. 

Çpàii^ Fj., percer: i çpôi dà* 
rœnœ me thikœ il lui a percé la 
main d'un coup de couteau : t çpài 
plyàgœnœ, il lui a fait une bles- 
sure. 

Çpreiiy ao. çpriva, Fj., espé- 
rer, tek Perœndia, en Dieu ; pa 
çprùerœ^ à Timproviste. — lat. 
spero. 

çprésœ, espérance, conQance : 
kàm çprésœn tek ai, je me repose 
sur lui ; oaçkyèii çprésœ, je nour- 
ris des espérances. 

Çprètkœ, la rate. 

rpoîin, H., montrer. 

Çpoùra, ao. de çpie, 

Çtàp, bâton : oie me nœ — , 
battre avec un bâton. — cf. ail. 
stab, 

Çtàt, taille, stature. 

Çtàtœ, sept ;— dhyétœ, soixante- 
dix ; — mbœ^hyétœ^ dix-sept ; 
çtàtœtœ, septième. 

Çlatœgyàtœ, adj., haut de taille. 

Çték-gou, pi. çtégye, H., rentrée 
d'un enclos fermé d'une haie^ 



86 Ç 

échalier ; embuscade, poste, afiût 
à la chasse. 

Çtèrerriy Kr., tarir, s'épuiser. — 
cf. gr. arspéci), priver. 

Çtèrpœ, brebis stérile; H., aussi 
femme stérile. 

Çterpin-tœ^ Kr., reptiles. 

Çterpoùar-^riy f. — ôre, bouc, 
chèvre, h Tâge de deux ans. 

Çtœmbâr, Kr., potier ; çtœmbœy 
vase de terre, pot. — gr. oraiivàç. 

ÇtœmœUf écarter, pousser de 
côté, faire place ; pass., s'écarter. 

Çtœngœrœy H. , louche. 

Çtœpl-a, maison, propr. la pièce 
principale, celle qui sort à la fois 
d'habitation et de cuisine, et que, 
pour la distinguer, on appelle 
mœma c çtœp?sœ, la mère de la 
maison; au pi., çtœpilœ c mbré- 
tu, les maisons, c'est-à-dire le 
palais du roi. Les maisons, vastes 
et solides, des grands personna- 
ges, sont appelées koiihja (du turk), 
en Bosnie koula, — cf. gr. m. 

Çtœjryàkœs, H., casanier, séden- 
taire. 

Çtœràn^ tarir : oùyœratœ zoùnœ 
ter çtœrdfiinœ, Kr., les eaux com- 
mencèrent à baisser, à tarir, V. 
çlvrcm, 

ÇtœrpdUy dessécher ; — dnerrij 
se dessécher, se tarir. 

Çlrhœ, Kr,, animal ; lyekoùra 
rtcrsœf\ des peaux d'animaux. V, 
t'pcsœ, 

Çtky ao. çtûra et çliray verser, 
répandre, lancer ; tirer, avec une 
arme ; avorter : — oihjœ nœ 
kyrhjhi/Cj verser de l'eau dans un 
verre ; çtk sdrtœ, tirer au sort ; 
— frfkœnœ, jeter l'épouvante, 
inspirer la terreur ; çuou vctco- 
lioirr pœr tœ honay, 11 se donna, 
se fit passer pour, un étranger. 

Çtnjrzœ, Kr., lance. V. çtie, 

Çtircm , rtlhcmy pass. do r/?V, 
iHro lancé, versé, etc.; impers. 
mer çt fréter, j'ai une envie, des 
femmes grosses ; / ouçtïi groicasœ 



pœr kôpsa, la femme eut envie 
d'agrafes ; i ofiçtù peer Iffdkcera, 
il (un malade) eut envie de man- 
ger des choux. 

Çtôk^ou, pi. gye^ sureau, hié- 
ble. 

Çioiif augmenter ; pass. çtàhem^ 
croître, s'accroître ; ouçtàfçif mul- 
tipliez-vous. 

Çtràt, lit, conche» — lat. etra- 
tum. 

Çtrèntœ, adj. et adv., cher, d'un 
prix élevé : i* a blyinte kàkyœ — , 
qu'il Tachetât si cher. 

ÇtrrJbmbœrœ, a4j. et adv., obli- 
que, qui est de travers : étiœn — , 
aller, marcher de travers ; per- 
vers : i dréyti posi i çtrœmbœrù 
Kr., le juste aussi bien que le per- 
vers ; tœ çtrœmbœrœ, manque de 
droiture, perversité. — cf. gr. 

Çtrœmbôrif courber, fausser. 

Çtrœmtœ,Fj.i tœ tœra tnœvina 
çtrœmif tout me va de travers, 
rien ne me réussit, Y. çirdbmbœrœ. 

Çtrœngimy pression, serrement, 
contrainte, angoisse : çtrœngifni 
krvn vàyj le pressage fait sortir 
l'huDe. 

Çlrœngànem^ pass., être forcé, 
contraint : çtrœnQÔneçinœ nia 
poùnœ, Kr., ils étaient contraints 
de travailler. 

ÇtrœngàUy serrer, presser, for- 
cer : çti^ngàn ariou dtrvMna^ 
l'ours serre le derviche ; çtfiengô 
kœtà nirœz, nœ dâ tœ màrntiç 
parày force ces gens, si ta veu 
avoir ton argent ; pa çtrcmgoùarœ 
s vctc, à moins d*étre forcé, je n'y 
vais pas. — lat. stringo. 

Çtrœngoùarœy pa. de çtrcm^f^n: 
oùrdhœrœi — Kr., ordre ngou- 
reux ; yàm fart i — , je sois fort 
embarrassé. 

Çtrœngoùarçim, Kr.,rigonrsaZ| 
sévère. 

Çtrœntsàn^ et pass. — dnen, 
monter en prix, rendhérb. V. 
çtrèntœ. 



Çtrigœ, injure appliquée à une 
vieille femme : çlnga plyàka, la 
vieille sorcière, la maudite vieille. 
— lat. striga, it. stroga, sor- 
cière. 

Çtrihein, çtritem^ pass. de çtrni, 
8*ètondre. 

Çtrik'OUy H., avare, sorcier. V. 
rtrifjœ, 

1. Çtriii, étendre, déployer ; 
pass. çtritem : ni cdhé ourtrù, il 
se coucha et s'étendit de son 
long. 

2. Çirin, Fj,, courir ; çtrài nœ 
grojiîit kdlyit, il courut à la man- 
geoire du cheval ; lije tœ çtrin lœ 
màrh^ que je coure prendre. 

Çtrirœ, çlritourœ, pa. de ç/r/Vî, 
déployé, étendu, gisant; çtrfrœ 
pœr dlu\ étendu par terre, 

Çlrofàk-ou^ H., tanière, gîte, 
repaire d'un animal. 

ÇtrÔH, faire le lit, mettre la ta- 
ble, la servir : tek kicin rlrowirœ. 
là où on avait préparé les lits ; 
ctrowinœ mine mirœ cdhè voùnœ 
gyclhtrnitœ^ on mit la table ma- 
gnifiquement, puis on servit les 
mets. — gr. m. aip^vw. 

^r Çlrnuanitœ, couche, lit fait 
d'objets étendus à terre : oungrit 
nr/à ^— ^ il se leva du lit. V. 
r/ro/7. 

Çlnith^ ao. çlrudha, presser, 
serrer, zœtnbœrœn\ briser le 
cœur ; tœ çtn'uihouritœ^ pression, 
écrasement. 

Çtuliem, pass. de rtùn être 
poussé, repoussé. 

çtùllvvy Kr., colonne, — gr. 

çtûà, ao. rtûra et çtùla^ jous- 
ser, repousser : me kœmbœ mœ 
rtànœ^ ils me repoussèrent du 
pied. 

Çtûp, fouler aux pieds, écra- 
ser : vœrtû se mos t' i çtuptr, preids 
garde de les écraser. 

Çlu}fa-çkn)/la\ Kr., typogra- 
phie, imprimerie. V. çtùp. 

Çtàray ao., ctùrœ, pa., de çtit; 



87 



tœ çtùeritœ, çtieriiœ, çturitœ^ IV 
vertement, fausse couche ; me ndk 
tœ çtùrœ e çtie pcerpôç, d'un seul 
coup je rabats. 

Çtùtourœ, pa. de çtùn ; tœ çtth- 
touritœ^ Taction de pousser : t ép 
dcrviçi nœ tœ çtùtourœ, le der- 
viche lui donne une poussée, on 
coup. 

ÇoirnUy ao. çôva et çoùaita, 
éteindre, effacer, ri/ârAina?, étein- 
dre le feu ; pass. çoûhem. 

Çoùalh CO ' ouçoùalhy il a 
tardé. 

Çoùfrœ, baguette, verge. 

Çoùmœ, 1» adv., beaucoup, 
très ird^ùa — , jeTaimo beaucoup ; 
kiç nbnœ tœborœ — , il était tombé 
de la neige en abondance ; kùy 
Ihnoiçs œçtœ — , ce peuple est très- 
nombreux ; çoùmœ e boûkourœ^on 
e boùkourœ çoùmœ y très- belle ; 
mœ — , plus, davantage ; 2^ a. a4j. 
indccl.: çoùmœ ilerœZy — flyorin^ 
beaucoup d*hommes, de florins ; 
kê — fouky}, tu as une grande 
force ; 6. adi . et pron. decl. et avec 
la prépos. (Kr.) : pàga yàte do tœ 
yétœ fort e çoùmœ^ ta récompense 
sera grande (multa) ; mck tœ 
çoùmœnœ pièsœnœ^ la plus grande 
portion ; mœ tœ çoùmœnœ kàhœy 
durant la plus grande partie du 
temps ; vivlyfat yànœ mœ tœ 
çoiimntœ, les livres sont, pour la 
plupart ; tœ çoùmœtœ^ la plupart, 
multitude ; tœ çoùmœtœ i vràve 
me goùrœ^ ch. , la plupart, tu les 
tuas à coup de pierres ; s moùnt 
tœ noumœroneC n^â— , il ne peut 
être compté à cause do la multi- 
tude ; pas tœ çoùmœtit tœ dhœmp^ 
çouravet toùa^ dans la surabon- 
dance de ta miséricorde. 

Çoùmœtœ, H., foule de peuple. 

Çoumàn^ Kr., augmenter, mul- 
tiplier ; pass. çoumdnem. 

Cour, gravier ; comme adv.: 
çkhinœ trima çoûr, il passe des 
pallicares en quantité. 

Çoùrdhœrœ, sourd : bœii tœ 



88 Ç 

çoùrdhœrin\ faire le sourd. — 
lat. surdus. 

Çourdkim, surdité. 

Çourdhàny rendre sourd ; — 
ànem. le devenir. 

ÇoùrhcBy urine. 

Çourhœ-zœnœ^ qui aune réten- 
tion d'urine. 



Çouçùune^ sangsue. 

Çupelhi (tk.V douteux : bdBntm 
— y concevoir des soupçons. 

Çûta-tœ, pi. f.iFj;. enflure des 
glandes : tçf % sœmoùrœ noà — , 
il souffre d'une enflure des giAndes. 

Çùtœ, H., voûté, d'un homme ; 
sans corneSy d'une chèvre, etc. 



Tafebie (tk.|, gens de la suite 
d'un grand, alb. trima-tœ. 

Takœm (tk.); me —, eh. ; sign? 

7 a As, promettre par un vœu, 
un engagement solennel : atœ 
kyœ mœ kà tàksour, ce qu'il a 
promis de me donner. — gr. m. 

Td^ti), ao. lia; a. 

Tâktœ (tk.), trône: hipœn 
nœ — , monter sur le trône. 

Talhàs, élan pour courir ; se 
kiç mârhœ çoàmœ — , car elle 
avait pris beaucoup d'élan. — cf. 
gr. OdiXaoaa. mer, flot. 

Tamnkyàr (tk.), cupide, avare. 

Tant, ujaintenant. — gr. ti vûv. 

Tàl, ton. 

Tàlœ-a, m., père : tàtœ, papa! 
tàla^ papa, mon père. — blg. tiita, 

gr. V. taïaç. 

c Tatœpf/i'smc, déclivité, des- 
cente : màr/i lœ talœpymnen e 
lyonmil^ dt?scendre la rivière. 

Tatœpycln\ \^ adv., de haut en 
bas, sens dessus dessous : tœ mœ 
vàrtç — , pends-moi la tête en 
bas ; 2*» prép. avec gen., en aval : 
vï/i — brcyout, descendre la col- 
line ; — màlyity lyoïimil^ en des- 
cendant la montagne, en aval de 
la rivière. 

Tavân (îk.), plafond, grenier. 

Tarlho-ya, plateau: — me 
glyikô, plateau servant à porter 
les confitures. — it. tavola. 

1. Te, ie/\\ ad V., où : kthinicn' Ick 
kiçin kôno\ ils retournent là où 
ils avaient le bœuf; n'ntd* lœ 
nddrœ tek rlifnte vvKp, dans cette 
chambre où il habitait; atyù tek, 



là ^ où, où ; après ^ çâh^ voir : pà 
nœ groùa te po fàtyey^ il vit une 
femme qui, lit. où elle, priait; 
e pà atœ te kiçte ngoiiiyourœ sùta^ 
il la vit qui tenait les yeux bais- 
sés ; i/a te, voici que. 

2. r^, trA:, ter, prép. avec nom., 
à, vers, chez : vàte te zona, elle 
alla chez sa maîtresse ; érdhi te 
plyàkou, il vint chez, alla trouver, 
le vieillard; vàte tek au vcèndi, il 
se rendit en ce lieu : noùkœ to ta 
mœ kalhœzàr tek neriy tu ne me 
dt?nonceras à personne ; noùk^ 
ondtyiik te ti, il ne t^est pas ap- 
paru ; mbénœ te mbréti^ ils res- 
tèrent chez le roi ; vàri te pàrta, 
il suspendit à la porte ; ter kcbmiœ 
mœ vàte Irézi^ ch., ma ceinture 
m'est tombée jnsque sur les pieds. 
— Te renplace souvent le datif: 
dhà tçotqtœn' te diàlyi^ il donna sa 
mie au jeune homme ; pcer U : 
ounis par te mbréti, il partit pour 
aller trouver le roi, 

3. Ttk^ conj., pendant que, 
tandis |u'il allait, comme il chas- 
sait \ ^ to tœ htpœtey^ comme il 
allait monter. V. touke^ doute. 

Teh-dô, conj., partout où. 

7'(iA/(tk.),mdefer. 

Teyàly (îk.), crienr publie: 
IV t' ^,1. mettre crieur, faire pro- 
clanrcr publiquement. 

Tmdœ, pi. a, Kr., tenta. — it 
ténia. 

Ihve, H. , ver, ver solitaire. — 
cf. tœnia. 

Tépœr, adv., plus ; mœ — , da- 
vantage ; tépœr é tnœ Up€gr,lû 



plus, principalement; mœ — ngà 
za/cbniy plus que de coutume ; sa 
mœ — , Kr., à combien plus forte 
raison. 

Tcpœrœ, adj., qui est en plus, en 
oxcèi, considérable : ngd tœ 
ndziUncariCe têpœr, grâce à une 
course forcée, à force de courir ; 
lyakœmdn lœ tépœrnœ, il convoite 
Texccs, souhaite d'avoir plus de 
richesses. 

Teptily (tk.): bœnem — , se dé- 
guiser, prendre un déguisement. 

Terti'py pi. c(tk.), artifice, ruse, 
tour, dextérité. 

Tctœ, huit ; tctlœ^ huitième ; 
tétœ-dhyétœy quatre-vingt; Utce- 
mbœ-dtujétœ . dix-huit. 

1. Ta\ pr., à toi, te. 

2. Tipy forme do plusieurs cas 
de l'article. 

3. Tœ, pr,, ceux, celles : nœ 
palhàir si lœ mbrvtit^ un grand 
palais comme celui du roi. 

4. Ta? désinence du plur. det. et 
de plusieurs personnes des verbes. 

5. Tœ, suffixe formatif d'adjec- 
tifs. 

6. Tœ, conj., afin que, que; 
forme le subjonctif, et par suite 
le futur : tœ r('^', que tu ailles ; 
10 lœ vriç, tu iras; par ellipse, si: 
tœ dilr. si tu savais. 

Tœbôrœ, dœbàrœ, dzbôrœftieige : 
kœlà mùhjelœ me (œborœ, ch., ces 
montagnes couvertes de neige. 
V. bbrœ. 

Tœbân, Fy. (dzbàn, H.), chas- 
ser, expulser, renvoyer ; pa. tœ^ 
boùarœ, banni. 

TœhoH : pœr 9^000 viét é — , 
Kr., pendant 2,000 ans et plus. 

Tœfnblt/a'tœ,^\.<t les tempes. — 
lat. tempera. 

Tœrblm, la rajjre. 

Tœrbànem , devenir enragé ; 
enraf^er de colère : outœrboùa 
kycni, le chien est devenu en- 
ragé ; pa. tœrboiuirœ : kyén i — , 
chien enragé ; o bandilh i — , ch., 
ô vaurien (galant) enragé. 



T 89 

i Tœrœ^ a4j. et ppon., entier, 
tout entier, tout : iœ tcèrœ çtœ^ 
pinœ^ la maison tout entière ; tœ 
tœrœ tœ ditouritœy tous les sa- 
vants ; lœ tcèra tçoùpatœ^ toutes 
les filles ; tœ tœra, toutes choses ; 
tœ tœra ato kyœ, tout ce que ; 
{rte tœr* gyàk, il est tout sang, 
ensanglanté. — gu. i tànœ^ oi. 

gr. tavaiç, Ti{vu>. 

Tœrkoùzœ, grosse corde, corde 
à puits, faite de laine ou de poil 
de chèvre. 

Tœrcœrœ, avoine. 

Tœrvit {trc. vyét), il y a deux 
ans, gr. xp<m^pv9t. 

Ti, tinœ, tu, toi : tinœ mœ yi 
ùlh, ch. , tu es pour moi une 
étoile. 

Tier, tordre, p. e. la laine dans 
les doigts, lorsqu'on la file. 

Tiganisour, frit dans la poèle. 
— pr. xifxvtl^w 

Tiyy pr. gen., de lui, illius, 
soi : e voùri àfœr — , il le mit 
près de lui, de soi ; i tiy, son, « 
tiy, son, ses (sujet masc.) ; i tiyi, 
e tiya, tœ tiytœ \tœ tUœ), le sien, 
la sienne, les siens (d'un suj. 
masc.) 

i Tilhœ, adj., et pr., tel : s 
dhàçœ tœ- tilhœ fermàn, je n'ai 
pas donné un tel ordre. 

Tirk'ou, pi. tfrkye, guêtres. 

Tizgœ, jarretière, portée sur 
les guêtres des hommes. 

Tyàtœrœ^ tyétœrœ^ pi. m., tœ 
tyêrœ, pi. f. tœ tyéra, adj. et pr., 
autre : me iid^ mbrét tyàtctrœ^ 
avec un autre roi ; me nœ kàlyœ 
tyàtœr tœ tçàlyœ, avec un autre 
cheval (qui était) boiteux ;y/^â 
tyi'tœr oiùlhœ et ngà ncè oùdhœ 
tf/êtœrœ, par un autre chemin; 
ditœnœ tyàtœrœ, le jour suivant; 
tçdô tyàtœr kyœ mœ kœrkàç^ quel- 
qu'autre chose que tu me de- 
mandes; pastày tyètœrin^ edhé 
tyétœrinœy ensuite (il tira) l'autre 
puis l'autre ; ngà tyétœra^ s. e. 
druf , de l'autre câté. 



00 T 

tœ Tyèrœ, pi. de tyàtœr : md- 
trate lyéra, les autres sœurs; 
pœr tçdâ fày tœ tyérceç, Kr. pour 
chaque péché d'autres personnes ; 
dùy çoùmŒy tœ tyérœ, deux, beau- 
coup de, autres. 

Tyctœry V. tyàtœrœ. 

Tyétœrazl , tyàtœrazi, autre- 
ment : ousoùalh — , il se comporta 
autrement. 

^ Tàk-fjou^ pi. tori/e^ tas, amas : 
nœ tôk groùrœ, un tas de blé. 

Tàkœ, Kr., terre forme, conti- 
nent; ndœ^pœr tdkœt, par (voie 
de) terre. 

Tàp (tk.), objet rond ou sphé- 
rique : iiœ — oyi^œ, un fromage 
en forme de boule ; pièce de ca- 
non : m nœ — , on a tiré le 
canon. 

Topoùz (tk.), massue, masse 
d'armes. 

Torbœ- (tk.), petit sac à provi- 
sions, alb. nmtœ. 

ToskœrU gu. toskœnly le pays 
habité par les Toskes. 

Toskœrlçt^ à la manière toske ; 
adv. et adj., relatif aux Toskes : 
kœthùmv ndœ gyoùhœ toskœrfçte^ 
Kr., traduit en langue toske. 

Tàskœs (H. lôskœ-a^ f. toski-a), 
pi. tôskœ-lœ^ l'Albanais toske. — 
cf. lat. Tuscus. 

Totn-ya etoua, le prêtre, ex. 
trito Gyergyoua. en grec Umi 

FewpYtoç. 

Tw.-ri^ trà-oUy pi. trârœ, pou- 
tre. — cf. lat. trabs. 

Trayfôil,Fy,y entendre, décou- 
vrir, entendre venir quelqu'un 
qui cherchait à vous surprendre : 
dilym' çpt'yi, se un traytoàmiœ, 
sortez vite (à des voleurs), car on 
nous a découverts ; kyœni trayton 
çoûmœ, ce chien, 1. entend beau- 
coup, est do très ))onne garde. 

Tn}nffOuy-tœ,\)\. m.; Kr. expli- 
que par knisltivctsfi, concombres. 

Trdnky ch., espèce d'exclama- 
tion imitative. 

TràstŒf petit sac qui se porte 



sur le dos» et où Ton donna Torge 
aux chevaux, la torba des Tares. 

TràçŒy gros, gras ; épais ; sab., 
épaisseur, grosseur. 

Traçigôn^ traçcBgàn, jouir de ; 
hériter : yétœn* s e traçceçôve^ 
ch., tu n'as pas joui de la vie, ta 
es mort prématurément ; pass. 
traçigdnem, prospérer, vivre lon- 
guement et heureux : oumMyd- 
ktçinœ é traçigdfçinœy poissent- 
ils vieillir et être heureux ! sou- 
hait aux nouveaux époux; ou-- 
mblyàk é outraçigoùa^ il vieillit 
et fut heureux, à la fin des contas. 

Trathtim^ Kr.^ trahison; trà^ 
thldy, trahir, livrer ; trathlouar^ 
àn\ traître. — cf. lat. trado. 

Trazdii^ mêler : ('t trazàç me 
bàlytœ^ mélange-les avec de la 
terre; pa. trazoùarœ, mélangé, 
confondu. — gr. ispdbow. 

Tré, masc, trois ; trilœ^ troi- 
sième ; e tréta^ le tiers ; pctr sœ 
trêti, pour la troisième fois ; tre- 
mbœ^hyetœ, treize. V. trf. 

Trék^gou, Kr., marché; «re- 
getâi\ commerçant ; trtgetî^ com- 
merce, négoce; tregetdnj com- 
mercer. — Si. tœrg^ marché, etc. 
(d*où Tergestum, Triesta). 

Trétj écraser, réduire an pous- 
sière, faire fondra : aùnœ tœ trét 
si cdhr kœtœ goùrinœ^ je t'écra- 
serai menu comme cette pierre; 
na tmiœ lyownœ, ch., allas noas 
ont fait fondre an eau, litt. ri- 
vière ; pass. tritemy être écrasé, 
se fondre : trétetœ tœbàra^ la 
neige fond ; koùrma pa trétourœ^ 
Kr., des cadavres non décom- 
posés. 

Trêthy châtrer, par torsion. V. 
dri'th. 

TrœgdUf avouer, révéler, ra- 
conter, déclarer : trcegàn tç i kig 
gyàriTy il raconta ca qui loi était 
arrivé. 

Trœmby épouvanter, faira panr 
b^'. il yêçe kyœ na trtèmte , o*asl 
donc toi qui nous a ûtttêjéB t pass. 



trœmbem f avoir peur, trembler de 
crainte : — ngà kyéntœ, avoir 
peur des chiens ; outrckmby il eut 
peur, à Fy. il est tombé en épi- 
lepsie ; màs oulrœmb^ n'aie pas 
peur; tœ trœmbouritœ ^ effroi, 
épouvante; à Fy., Tépilepsie. — 
lat. tremo; cf. le fr. trembler. 

Trœmbœlyàkj tremceràk^ le peu- 
reux, poltron. 

Trœndafilhdkj à Souli, l'églan- 
tier, rosier sauvage. 

Trœnd^fily, rosier, rose. — gr. 

m. TptavidçuXXov . 

Trœngœlhfn^ trœngœlhky frap- 
per à la porte ; tr. : — pdrtœnœ. 
V. trùnk, 

Tri^ f. , trois : irt dyèjn é tri 
tçnxtpay trois garçons et trois 
filles ; tridhyHœy trente ; i tri" 
dhyètti, trentième ; tœ tridhyétat' 
dit ynnœ fui* minuiyj les trente 
jours font un mois. V. trè, 

Trif/hj, trèfle. — gr. vg. TptçoXXi. 

Tniiiy^l, a, adj. etsubs., brave, 
courageux ; iiœ boûrhœ trim, un 
homme vaillant ; pi. trimatWy les 
gens, la suite, serviteurs armés 
d'un grand propriétaire Alba- 
nais. 

Trimœri^ vaillance, courage, 
bravoure. 

Trimœriet, courageusement. 

TrjTTi^yf.pallicaro jeune homme. 

Triç^ triple ; i ndàou mbœ — , 
il les partagea en trois. 

Trirtdn, H., eflrayer, faire 
trembler. 

Trôkoij H., petite clochette, 
grelot. 

Trôpo, moyen, expédient. — 

gr. Tp<S?:oç. 

Troùr-ri, troii-yn eipl. /roti-fû?, 
cervelle, cerveau : t'i hcthtç trou, 
jette-lui do la cervelle ; i douai- 
hœn troûtœ yàçt^ il a perdu le 
sens, c'est un écervelé. 

Tro\d)Oulhœ^ toiirboulhœj adj., 
trouble : ouyœ i — , eau trouble ; 
trouboulhirœ^ état de ce qui est 
trouble, sédition, troubles; troii-^ 



T M 

boulhàn^ Kr., troubler; pa. troU' 
boulhùùarœy troublé, consterné. 
— cf. lat. turbidus. 

Troùalh^ det. tràlMy alb. it., 
sol, la glèbe. 

Troûmbopj Kr., troupe, trou- 
peau : troùmba çkoùrtœzaç, des 
troupes, des vols de cailles. 

Troupj tronc, partie du corps 
humain. — SI. 

Trouvézœ, Kr., table. — cf. 

gr. xpdijce^a. 

Toùay, pr. pi., vos ; toùay-tœ^ 
les vôtres. 

Toùfœ, pi. a, Kr., troupe d'hom- 
mes ; troupeau : do tœ koulhôste 
toùfœn' e tiy posi bari, il ferait 
paitre son troupeau, comme un 
berger. — lat. tufa. 

Touk, toùke, H. écrit, p. e., 
touk e ikourœ, en allant ; Krist. 
est d'opinion que Yc appartient à 
la particule, ce que je crois aussi, 
etj ai écrit en conséquence (comme 
j'ai entendu) douke ikourœ. V. 
donke. 

Toùlye, Pœrm., mie de pain. — 
H., toùlh^ chair sans les os. 

Toumàn^'tœ (tk.), pi. larges 
pantalons des femmes. 

Toùnt, ao. toùnda, agiter, se- 
couer, tœrkoùzœnœ,^ la corde; 
pass. toùndtm : outoiint dhêou, la 
terre a été secouée, il y a eu un 
tremblement de terre ; tœ (otin- 
dourit' e dheoxU, tremblement de 
terre ; ngà tœ toùndourif e bfçtit 
digyôneyy on l'entendait aux coups 
qu'elle donnait avec sa queue. 

7otir6ouWi,etc.,V, troùboulhœ. 

Touri'Ou^ groin, muffle. 

rotirfc-oti, pi. m. toivrky, pi. f. 
toùrkye. Turc : çkolyô'e tçoùpavet 
Toùrkyet, Técole des filles tur- 
ques. 

Tourkyœrî, Tislanisme ; coll., 
les Turcs. 

Toùro-ya, à Ber. (otir(o-ya, à 
Fy. toùrtoulh, tourterelle. — lat. 
turtur. 

Tmirp, honte, vergogne, res- 



92 T 

pect, pudeur : i dôlhi toùrpif 1. la 
honte lui sortit, elle perdit le res- 
pect, kàm toùrp^ mœ vyèn — , 
j'ai honte ; s ké — , n'as-tu pas 
de honte? mds pàtçi — , 1. ne 
voyez pas de honte, je ne vous 
causerai pas la honte d'un refus. 
— lat. turpis. 

Tourpœrdn : — nœ groùa^ 
déshonorer une femme ; pass. 
tourpœrofiemj être honteux, cou- 
vert de honte. 

Joùrpœçim, Kr., respectueux, 
pudique. 

Toûrpœçime^ modestie. 

Toûrh et toûrhem, Kr., se 



prëciçiter sur (mbi), attaquer. 

TauUfe^ adv., là-baa, pluiloin, 
outre, au-delà : çkôii — , pasier 
outre. 

Tùrriy tinij fumée; poussière. -* 
cf. sb. dim. fumée. 

Tumày^ Kr., fumer. 

Tuk, Fj.: tukmeflrikteoùarœse, 
craignant que ; ayâ, tuk me kyénœ 
e vàrfœrœ^ do to yéC e ndértçme^ 
étant, parce qu'elle est, pauvre, 
elle sera honnête. C'est une forma 
guègue. y. doukCy touk, 

Tùre.^T. gen. pi., d'eux, d'elles; 
t, e, ràre, leur ; i tûriy e tùrj/ay 
tœ tùretŒy le, la, leur, les leurs. 



TH 



Thànœ, cornouiller, cornouille. 

Thàn, faire sécher ; pass. thà- 
hem, sécher, se dessécher : t'oii^ 
thàflœ kràhouy puisse ton bras 
se dessécher! imprécation; nœ 
kœmU outhàfça, ch., je sécherais 
sur pied. 

Thàrœ, pa. de tliàn, sec, dessé- 
ché, raidi. 

Thàrtœ, acide, aigre : vèrœ e — , 
vin devenu aigre, gâté. 

Thartàil, aigrir, trans. ; lœ 
thàrtouritœy Taigreur, acidité. 

ThàçT, ao. do thèm. 

1. r/irfiœ-/, furoncle, abcès. 

2. Thàtœ, sec, desséché : boiikœ 
e — , pain rassis ; hœngra boûk* 
thàtœ, j'ai mangé du pain sec, 
sans autre chose. 

Thatœsl et thntœsirœ^ séche- 
resse, siccité. 

Thik, H., faire chauffer, griller^ 
rôtir. 

Thékœ, frange. 

Thèhœrœ, seigle. 

Thélhp, pi. rin^ partie comes- 
tible des fruits à ccorce (noix, 
amnndo, châtaigne). 

Thélhœ, adj., profond ; tœ thcl" 
haC e délit j Kv., les profondeurs 
de la mer, les abîmes. 

r/ièm, thonij ao. tliàçœ^ v. irr., 



dire, parler: thànœ kyœ^on dit que; 
thoùa-mœy dis-moi ; lo tœ tKèm 
iïcè D/àlyœ, ch., j'ai on mot k ta 
dire ; tœ thoùaÇy que tu dises, 
parfois répond à à' pea près : jKsr 
gyiismœ, tœ thoùaç^ presque la 
moitié ; i thôçinœ émœrina^ on 
l'appelait du nom de... 

Themély, Kr., fondement; cAe- 
melyôSy fonder ; themelytdr^ fon- 
dateur. — gr. OejaiXiov. 

Therôrey Kr., autel. 

7'hés, pi. thàsŒy sac. 

Thcrhtmty fragment, éclat, petit 
morceau : mari ncè goÙTy pâ 
noûk* e bœri dàt therhimey il prit 
une pierre, maisilne put U^brisar 
en morceaux. Y. tharhmàn, 

Théi)tty ao. de thûen, 

ThiTy pa. thèrourcBy égorger, 
tuer un animal de boucherie ; fig. 
massacrer, abîmer; tœ thirœlŒf 
Kr., regorgement. 

Thœlhésnzœ^ perdrix, la per- 
drix grecque ou bartavelle : zdhnm 
si bilybilyy é eétsourit" thœlhcknxœ, 
ch., la voix pareille à celle da 
rossignol et la démarehe de la 
perdrix ; — e foùçœsœy perdrix des 
champs, la p. giise. 

Thœlhimy Kr., tempête, oura- 
gan^ 0-jfXXa. 



Tfl 

ThœlhÔHy H., creuser, rendre 
profond. 

Thœmbœrœ — i, thcèmbœrœ — a, 
talon ; croûte inférieure du pain. 
V. tlioùndœrœ. 

Thœna\ pa. de thém^ dit : me 
iœ — , en disant; sub., mot, dis- 
cours, parole : i màrhi me ncè tœ 
thœnœ s màrh vcç, H., il faut plus 
d'une parole pour que le sot com- 
prenne ; do me thœnœ, c'est-à- 
dire, ce qui signifie; tç dé me 
thœnœ, que veut dire cela? e 
tJiœna e tiy, ses paroles, son ré- 
cit. 

ThœHics, V. thrés. 

Thœrhmôn, Kr., broyer, con- 
casser : c thœrhmài edhé e hœri 
plyoùhourœ, il le broya et le ré- 
duisit en poussière ; pa. thœrh-' 
movnrœ : boùkœ e — . V. ther-' 
hitnc. 

Thœlhin, Pœrm., sucer, têter : 
thœthin hibif/a sùœnœ, le bébé 
têlo le soin. 

Thœlhit, Zag., impers. : mœ — , 
j*ai des démangeaisons. 

ThioHy gu.,porc. — cf. gr., 5ç, 
lat. sus. 

T/tirr, fougère, V. fùer. 

Thivrhœ, dim. thiérhœzœ, len- 
tille, des lentilles. 

Thikœ,, couteau. 

Thirœ (thfr/iœ), thirourœ, thir^ 
tourœ, pa. de thrès ; tœ thirouritœy 
appel, cri : — kxjœ brin birbilyiy 



TH 



98 



le chant du rossignol ; tm thirhœtœ 
e Avràmit, Kr., la yoeation d*A- 
braham. 

Tkdm, V. thêm ; 3 p. pi. ihànœ, 
on dit, on raconte. 

Thrés et thràs^ ao. thrïla^ avec 
dat. ou ace. , appeler, inviter, 
crier : thirœ tyétœr çpésœ^ tLip^Me 
un autre animal ; i thœrésin' kœ^ 
sày, on appelle celle-ci ; kour tœ 
th^rés gân quand je crierai gd. 

1. fhotia^ imper, de thém. 

2. Thoùa, thà — i, pi. thdfir^ 
tœ, ongle, griffes, serres d'oi- 
seaux sabot de cheval : gœrviçl 
me thàii, gratter, fouiller avec les 
ongles. 

Thoùhem^ pass. de thém^ être 
dit, appelé, se nommer. 

Thoundœrœ^ talon ; H., cou de 
pied ; sabot du cheval. Y. thœm-^ 
àœrœ. 

Thoùmp'biy grand bec, ex. de 
bécasse, de canard ; — çigéte^ 
Kr., pointe de flèche; H., battant 
de cloche. 

Thoûr^ enclore, boucher : kimi 
thonrour iiœ vœntf nous avons 
enclos un espace. 

Thùen^ ao. thèva^ briser, cas- 
ser : théve kœmbœ é gyoùiiœ^ ch., 
tu te brisas pieds et genoux ; 
pass. thùhem : i outhxu zœmœra, 
il eut le cœur brisé de douleur, 
de repentir; ihùerœ krùetœ^ Kr., 
ayant la tête brisée. 



TS 



Tsà (gu, ditsa)^ l^adj. etpr., 
quelque, quelques, des ; quelques- 
uns ; quelque chose : me Isa lyayka^ 
avec quelques flatteries ; pas tsà 
dii\ tsà kàhœ j quelques jours 
après, au bout de quelque temps ; 
tsà.., tsà, les uns, les autres; 
tsdv^,.. tsdvey aux uns, aux au- 
tres ; 2° adv., encore: — mœ 
kékij, encore pis, tant pis; — mœ 
mirœ, tant mieux. 

Tsfoùrk^ou, scorpion. 



Tsêp, Fv., coin, angle: voùri 
tsà plyàtçka mœ iiœ tsêp, il mit 
quelques bardes dans un coin. 

Tsiyàp, tskyàp,p\, — cèp, bouc. 

Tsi'lhi^ tsïiyi, tsiri, f. tsïlya, 
tsia, tsfra, pi. Isitœ, pr., lequel ? 
qui ? celui qui : tsiiyi içtœ ? qui 
est-là, qui vive î tsilya œçtœ m' e 
boxikourœ^ laquelle est la plot 
belle ? tsilya œçtœ e zàiia^ celle 
qui est capable de ; tsilui yi ti^ 
qui (lequel) es-tu, toi? (i%t ύtm 



94 



TS 



vœndi îif ,quel est ton pays?— Kr. , 

i tsilyi, e tsÛya, pi. m. tœ tsUyœ'iœ^ 

f. fœ^^Z/yo-^o?, lequel, laquelie,qui. 

Tsindjifà, jujubier, jujube, gr.v. 

Tsinsœr^ pi. a, cigale, gr. v. 
tafvTÇupaç. V. gyinkàlhœ. 

Tsipœ , écorce , pellicule de 
l'œuf. 

TsUos^ entasser, fourrer en 
quantité des objets dans un lieu 
de manière à le remplir ; si tsitôsi 
flyoriÂtœ nœ rohœ tœ sày^ quand 
elle eut entassé les sequins dans I 



TS 

son yétement ; pa. uitàsourœ. 

Tsitskœ^ dim. de sùœ, ma- 
melle, ch. 

Tskyàtœ^ H., neige fondantei 
mêlée de ploie. 

Tsmirj Kr., envie, jalousie : i 
kàm — , j'en sais jaloux. 
^ Tsôpœ, pi. csra^ moroean, pièce: 
nœ — miç, un morceau de viande; 
bdbn kàtœr miyœ tsôpcera^ L il les 
fait 4,000 morceaux, les taille en 
pièces. 

Tsopœtàn, mettre en pièces. 

Tspôrdh(BS, H., ésophage. 



TÇ 



1. Te, préfixe, V. p, dz. 

2. Tçy V. içœ. 
Tçadœr (tk.), tente. 
7'çâf, Argk., givre. 
Tçatr (tk.), prairie. 
Tçàymc (^tk. alb.J, héron. 
TçaihœsUSylçalhtts (tk. alb.) s'ef- 
forcer, travailler. 

Tcalhik'OU, pi. œ, Kr., outre ; 
tçalnik vére, outres de vin. 

Tçàlyœ, boiteux. 

Tçalyôn, boiter, ndœrmcst d^ù 
mcbndœyeç^ Kr., hésiter entre 
deux résolutions. 

Tçam, tçamœrty nom d'une race 
albanaise et de la contrée qu'elle 
habite ; celle-ci s'étend le long de 
la côte épirote, depuis le voisi- 
nage do Prévéza jusqu'à Parga. 
— cf. le tk. tçanif pin sylvestre. 

Tçamariçt, adj. et adv., à la 
façon des Tchames. 

"Tçcmy briser, rompre, fondre, 
pbrlœnœ, enfoncer la porto ; pe- 
pônœ, ouvrir un melon ; pass., 
içàhcm : oiilçà koiuia^ la boîte a 
éclaté. 

Tçàpœ, pi. a, un pas. 

Tçàpœn, aller, marcher : tek 
tçàpamtc, tandis qu'il cheminait ; 
tçàp, va I cours I doiikc tçâpourœ^ 
tout en cheminant. 

Tçripaihony H. 1® ouvrir large- 
ment les jambes ; 2^ déchirer, dé- 



pecer, comme les animaux rapaces. 

Tçaré (tk.), mojen, expédient, 
remède : s œçtœ — , il n'y a pas 
mojen. 

Tçartàhem, Fj., délirer; pa. 
tçarioûarœ : kouvœndôn si i — , il 
parle comme un homme en dé- 
lire ; tœ tçartoùaritœ, le délire. 

T çarti'Q (tk.), rue marchande, 
à boutiques. 

Tçàst: a(6p-<f (Ut, aussitôt, àrins- 
tant ; me nœ — , en un moment. — 
si. tças, tçàsetSy temps, moment. 

Tçati-a (tk.), toit. 

Tçatïs, ch. 34, sens et étvm ? 

Tçaoùly, mâchoire : — iinpœrm^ 
m. supérieure ; — i pôçumfn, m. 
inférieure. 

Tçdô (If^œ, do, ce que tu veuxj, 
pr. 10 chaque : kouvœnddnte me 
tçdô iieri tçdôgyoùhœ^ il parlait 
avec chaque honmie chaque lan- 
gue, c'est-à-dire avec chacun sa 
langue ; 2^ quelque chose, quoique 
ce soit que : — kyœ tœ doùatç^ 
tout ce que tu voudfraa ^^tgdtœr 
gycbf quelque autre chose que (ce 
fût) ; mbœ — vdbnt kyœ, en quel- 
que lieu ^ue. 

TçdiMieri^L chaque honune, qui- 
conque, qui que ce soit qui, chacun; 
avec neg., nul, personne. 

Tçdréthf détordre. 

fçckàn (tk.), marteau. 



TÇ 

Tçélyj Fy., ouvrir, s'ouvrir ; 
içihj-nu sùlœ, ouvre-leur les yeux; 
thUyin' lyoùhjetœ^ les fleurs s'épa- 
nouissent. — H . , toske : — zyàrhœ^ 
mettre le feu à. 

TrHxjœs, (pr. tçcly's), Fy., clé : 
tœ tdrœ tçHff sœC, toutes les clés. 
— V. hàpœs. 

Jcemlçr^ morceaux de verre 
cassé, tessons. — tk.? 

Tçf'tœ,U., parenté, famille,clan, 
of. lé tçHa des Monté négrin8,bande 
armôe et expédition qu'elle fait. 

7>â', ord., prononcé tç, aussi r, 
indecl., 1« adj., quel? quelle es- 
pèce do ? quel ! tçrè mot oulyinde^ 
en quelle année es -tu né? tçœ 
mbretœri dô tœ lœàp, quel royaume 
veux-tu que je te donne? ç tœ 
m/nr to tœ hœn^ quel bien te ferai- 
]e ; tç fœmiyœ kà, combien d'en- 
fants Vt-il ? tç fiœziniy quelle joie, 
quel plaisir ! 2^ pron., quoi ? que ? 
ce qui, ce que : ine tçœ? me tœ 
ndùdhctiv, avec quoi ? avec ce qui 
se trouvera ; tç dn tœ tœ bœima\ 
que veux-tu que nous te fassions ? 
/(• kà, expression d'assentiment : 
oui, je le ferai, c'est bien, gr. 
iidXiîTa ; 3* comme adv., com- 
bien ! que ! comme ! gr. -:( : tç cp;î- 
dœrh il nàtœpœr nâtœ, cb. , comme 
je rêve, quels rêves je fais une 
nuit après l'autre I V. setç. — cf. 
tiyœ^ que /cri? remplace enalb. sic. 

Jçfàky y déclarer, révéler : e 
tçfnkyi kyœ <ètçœ groiiaya e tiy^ il 
déclara publiquement qu'elle était 
son épouse. 

Tçfrùtl, renifler, moucher, hoiin- 
dœnœ, le nez; pass. tçfrùhem, se 
moucher, se désenfler, d'un abcès, 
etc. 

Tçgyù, déchirer, ôter en déchi- 
rant. V. tçkyftem, 

Içiboùk (tkA tuyau de pipe. 

Trier, ao. tçora, déchirer, écor- 
cher, ogratigner. 

Tf;ifoHt,}mî\ tçifoùnœ t' a vràtç, 
quant au juif, tue-le. — tk. 

Trikœ, pi. a, petit fragment de 



TÇ 



95 



bois brisé, esquille; tsôpc^tçika^ 
adv., en tout petits morceaux ; nœ 
tçikœ, un peu ; pàsnœ^ e çpœtdva, 
je l'ai échappé belle ; naçtipœr nœ 
— dôlhiyil ne faitque de sortir; nœ 
tçïkœzœ, dim.; H. , aussi étincelle. 

Tçilhimi'OUy garçon jusqu'à 
sept ou huit ans : pœrvétç grarœ- 
risœ é tçilhimivet, Kr., outre les 
femmes et les enfants. 

Tçilhi, Fy. V. tsilhi. 

Tçkàky^ égrener ; pa. Içkà- 
kyour, comme adv., en séparant, 
distinctement. 

Tçkœpoûtemj s'arracher, re- 
noncer à faire une chose : oûj/œrat' 
outçkœpoûtnœ^ Kr., les eaux s'ou- 
vrirent. 

Tçkririy il dégèle ; tœ tçkHrœtœ, 
tœ tcgriritœy le dégel. 

Içoûly, arracher, déraciner . 
— kyimetœ, épiler. V. ngouly, 

Tçkyitem^ se séparer, s'éloi- 
gner de : tœlyigat' sm* outrkyinœ, 
ch., les maux ne se sont pas éloi- 
gnés de moi, ne cessent de me 
poursuivre. V. tçgyù. 

Tçkywn, lacérer, déchirer. 

Tçmàinœy précieux : djouvahir 
tœ —, des joyaux précieux. 

Tçmàn, estimer, apprécier ; 
pa. tçmoùarœ, précieux. 

Jçobàn^ pi. e (tk.), berger ; 
tçoban-baçi, berger en chef. 

Tçdk-^ou, cheville du pied, aussi 
sir' i kœmbœsœ, 1. l'œil du pied ; 
H., entraves pour hommes et 
chevaux. 

rçokoùç, tçotsilhi, quelqu'un. 

Tçàrkdy dinde, dindon. — sb. 
tçourka. V, poùlhkœ. 

Tçotç, quelque chose : •— i 
bœre^ ch., tu lui as fait quelque 
chose (de mauvais). 

TçpœrfUturim^ Kr. , transforma- 
tion; /rpcpr/'uturôn, pass, — àhem^ 
métamorphoser, se m. 

1. TçoxMiiy quêter, flairer avec 
ardeur, du chien, lyépourœnœ, 
lancer un lièvre. 

2. H., aussi tçôiij envoyer, por- 



96 



TC 



ter, emporter ; tçmhem , s'éloi- 
gner, partir. 

TçoudU étonnement, miracle ; 
— sb tçoitdo, merveille ; tçouditi, 
s'étonner. 

Tçouditcm, s'étonner : outçoudù 
me 'foûnt , il fut profondément 
étonné. 

Tçoudùesmy tçoudûçimj éton- 
nant, merveilleux, extraordinaire: 
m" e tçouditcsme^ le plus étonnant 
(c'est' que. . .). 

TçoukOH, adv., quelque part ; 



TÇ 

oùn' — kyéç^ j'étais quelque part 

Tçoulhoùft pi. e (tk.)> cheveax 
en boucles. 

Tçoùmbœ, grappe, fruits dispo- 
sés en grappes. 

Tçoùmœt H., seau apaiser. 

Tçoùn, pi. a, jeune garçon (dans 
les chansons, comme pouçt) : 
fàlycSf tçoùn^ parle, o mon en- 
fant. 

Tçoùpœ^ pi. a, fille, jeune fille. 
^ cf.gr. Yg. et dalmate, tsoupra. 
V. vàyzœ, biyœ. 



Và-ya, gué ; espèce de barque : 
7iœ tçœ va :kôo€y par quel gué as- 
tu passé? — cf. lat. vadum. 

Vadé (Ik.), terme, délai. 

Vaditj arroser, irriguer. — SI . 
voda, eau. 

Vàdhezœ^ sorbier, sorbe. 

Vàitay ao. de vête^ j'allai. 

Vày-i et vàytœ, huile ; nœvày 
lœ kandîlyrs, dans Thuile de la 
lampe. 

Vchjœ, alb. it. valytim, lamen- 
tation sur un mort, cris de dou- 
leur. V. pyàs. 

Vayon^ frotter d'huile, oindre. 

Vcnjlôny pleurer un mort. 

VàyzŒy fille, jeune fille. V. 
vàcœzœ. 

Vayzœrt, virginité; coll., les 
jeunes filles. 

Vàk, attiédir. 

Vàhœtœ, tiède. 

VaJi? (ik.j : bœn —, arriver, 
avoir lieu. 

Vàkt (tk.), temps, époque. V. 
kàhœ. 

1. Vâlhœ, danse : hvUi — , dan- 
ser ; ouzoà ndœ — , elle est entrée 
dans la rondo. — cf. it. ballo. V. 
kœlsc7i. 

2. Yàlhœ, adv. , peut-être, peut- 
être que : — pi'kycmi md\ ch., il 
se peut que nous ne rencontrions 
plus; — vyèn sonde, peut-être ne 
viendra-t-il pas, je ne sais s'il 



viendra, ce soir; — ipœlykyènU^ 
est donc que cela lui plaisait? 

Vàlyœ, pi. a, bouillonnement, 
vague ; vàlyat' e détit^ les flots de 
la mer. -— cf. ail. Welle. 

Valyàh, bouillonner, bouillir. 

Yalysamàs^lxT.^ embaumer. — 

gr. m. ^sXaapujjvca. 

Valytim^ alb. it., V. vàyœ, 

VàpaSy pi. œra, chaleur: (èetœ 
— , il fait chaud ; kàm — , j'ai 
chaud ; mû? — , à l'heure de la 
chaleur, vers midi ; préy vàpcuse 
ditœsœ, à cause de la chaleur du 
jour. — cf. lat. vapor. 

Yâr , pendre , suspendre : e 
çpoùnœpœr lœvdrour^ on le meni 
pour le pendre ; ahjé tek kiçiri 
vàrtourœ koàngoulhinœ, là * oà 
elles avaient suspendu la gourde; 
pass. vàrem : yéta e aiiy vàretœ 
ndœ yclœt tœ diàlyit^ Kr., sa vie 
est suspendue à celle de son fils. 

Vàr/œrœ, pauvre ; orphelin : 
ncvc kyémœ tœ vàrfœrœ pcerpàra^ 
jadis nous étions pauvres. »• cf. 
gr. dp7zv6c. 

VarfœrU pauvreté. 

VarfœràHy rendre pauvre ; — 
àncm^ le devenir, a^appauvrir. 

Vàrk^oUj pi. vàrgye, Kr., col- 
lier : — i àrtœ^ d'or ; chapelet de 
figues, rang de perles ; vàrk Aé- 
kouraç^ chaînes, fers d'an prison- 
nier. 



Varàr, ville : oumhlijôlhno^ va- 
rori, cil., toute la ville s'assem- 
bla. — map:^var. 

1V//7/, |)1. /', tombeau. 

VdrJifjii, Kr., inhumer, en- 
te rrer. 

lV//M(alb. it.), dim. vnrœzœ : 
vnrnint , v(h'nf/t(y fille; V. rdyzœ. 

V((f'(rzrtjn', H., virginité. 

Vf'/(u\ rntourir y pa. do vùlv : 
jKir fir rnfnnnc, pour aller ; me 
l'i — , on allant, en arrivant. 

Vf'ffru, î\tri\ foyer : hri'/i koii- 
hjf't'r fnlfi' vàtnrivi^ Kr. , fais un 
{râteau sur lo foyor. — Do là le 
.sb. ratni, fou ; cf. ^v. fjihyyi, 

1. Vàth-dhiy Vy., parcdo mou- 
tons. 

2. Vàlh. ^)l, », Kr., pondant 
d'oreilles: 7uv pnUjtr ràthvl'ùrUv, 
une paire do boucles d'oreilles en 
or. V. rd'tliir, 

\'fUf'Lfi\ soufllet, coup sur la 
jouô : /■ dlif'' éln' — , il lui donna 
un soufllet. 

Vil*'kiH\ la mort : nœ salin t tw 
rdi'hf/rsn,, à l'heure de la mort. 
V. c'drs. 

Vih'kimviv, pa. de vdis, mort : 
/ v(h'h>)uvi^ lo mort, le cadavre ; 
nijifùlhi tn inr]i su' vilihnurir, Kr.. 
ressusoitor d'entre les morts. 

\ dis. V. irr., mourir. 

\ih'n\ Kr,, détruire, faire pé- 
rir; pass. rd/i'cfn : oijn hjninmvn 
nuvd'u'fiir ((»///*/*/>;). Kr., ce bon- 
heur fut détruit. — cf. j:r. ^Oifpc». 

Vdfluin, ao. de vdis : utd* t''nsl 
cdf'hf/, à l'instant elle expira. 

Vdlffli, poursuivre, persécuter; 
pa. idt^,'hoifru\ persécuté. 

1. IV, adj., / r/, c Vt\ veuf, 
vouvo : iifi' (jrai'fn t rt , une 
fomuio vouve ; / v* f/fi '" //"' y^/*"- 
/>V/, Kr., la vouve d'un prophète. 

'^, IV-//'/, «LMif : rr t'V /tniflijtrstv, 
des (l'ufs do la poule ; fur luilnjc 
rr, un «l'Uf. 

IV77'\ i ifiiffr^ Fy. : nie Vr/tr, me 



V 97 

pas véftiyes' liy^ 1. il le mit le se- 
cond après lui, en fit le premier 
personnage après lui-môme. Y. 
vi'Urhe. 

Velhakin (tk.), cependant. 

Vvrbœrœ, aveugle ; i — pa'^û, 
Kr. — cf. lat. orbus. 

Verbœsirœ , céeité , aveugle- 
ment. 

Verhon, aveugler ; — onem^ 
devenir aveugle. 

ymi/iem, pass. de vérth, jau- 
nir, pâlir; ouvcrth, il pâlit, de 
douleur. 

Vi'rdhœ, jaune ; nœ medjit e — , 
un medjidié jaune, une pièce d'or 
turque ; ta- vtrdliœtœ^ qualité de ce 
qui est jaune, couleur jaune ; tœ 
viri/i, jaunisse. — cf. lat. viridis. 

Vii'dhof;, qui a le teint jauni, 
blôme. 

1. Vtro', gu. rr/ia-, vin. — cf. 
o?vo;, vinum. 

2. IV/vr, Kr., été. — lat. ver. 
Ytiœ^kiihas^ Kr. , échanson, 

celui qui rrtrait le vin. 

Vcryyari, H., virginité ; rt/- 
(njn'nrœj vierge, pucelle. — lat. 
virgo. 

Vcrsnulhcfn, s'élancer, se pré- 
cipiter en avant. — cf. suùlyvm . 

Vcrth^ faire jaunir. 

Verzvlyih'OK, pi. c, bracelet : 
no! pàUjir vvrzvhjilic, une paire 
do bracelets. Etym.? 

V(Sii\ rosée, pluie fine : bic — , 
il tombe do la rosée ; il bruine. 

fVr, vêtir, habiller ; pass. r/- 
i^rm ; pa. viçouruj vêtu ; (œ iv- 
rnurittt, l'action ou la manière de 

* 

se vôtir ; ttr cêrnuratn\ vètemonts, 
costume ; / dhfi ttr vtrnunv^ Kr., 
il leur donna de quoi se votir. 

)V/;, pi. u\ oreille ; division 
naturelle d'une grappe de raisin ; 
anse, ou fer mobile qui sert & sus- 
pendre une chaudière : l'ttnri rt*- 
riiuv, il mit, prêta, l'oreille ; iid' 
h'ïZfin mr du-mba-d/niitiV rtV, 
un chaudron ù douze anses.* — cf. 



98 V 

Véçe, rein, rognon ; pL véçeiœ, 
les reins, les flancs ; la taille ; H., 
véçye, pi. véçiya-tœ, 

Vêçk et véçkem, se flétrir, se 
faner. 

Véçty vvç : mark — , apprendre 
une nouvelle, comprendre ; mer- 
hetœ vêç se, Kr. , on comprend 
que. — cf. sb. viest, nouvelle. 

Vèçiœ-i (vœréçtœ, Kr.)/, pi. 
irr. vrêçta, vigne, comme planta- 
tion. 

Vête, ao. vàita, aller; — pœVy 
aller chercher. 

Vête, V. vélœhr. 

1. VrtŒ'if personne, individu : 
puêt çtàue vi'tœépoinw si di vêtœ, 
prov., interroge sept personnes et 
puis agis comme tu sauras (le 
faire) toi-même ; vHœmœ tji\^ a 
vvlœ e dater i rcp. ritœ c dàtœ 
me,.., ch., es-tu seule ou (lit. se- 
conde personne) y a-t-il quel- 
qu'un avec toi ? — Je suis avec...; 
me — tir tiy, en lui-même ; luc — 
tœ tare, on eux-mêmes. 

2. Vrtœ, indecl., même; s'a- 
joute au pron. pers. : oàiiœ — , 
ti — , moi-même, toi-même ; ta 
tœ vi'te — , j'irai moi-même ; mdij 
c dire — , est-ce toi qui l'as voulu ? 

Vrtœhr, Zag., à Pœrm. con- 
tracté en ri' If, répond à « per- 
sonne, » et à l'anglais.sr//' ; ,s/ ird/ii 
nœ vitœ/tc Uv t/y^ quand il revint 
à lui, reprit ses sens ; càra atà hyœ 
h'içe me — to)ic, j*ai pondu ceux 
que j'avais avec moi ; rhrlh vvtœ- 
Itesir litre, autour d'eux-mêmes ; 
viten" e tiy, e sôy, e titre, à Tacc., 
lui. elle, sa, leur, personne ; thif- 
rimr vitn'lu'sn\ Kr., ils se disaient 
à eux-mêmes, ils pensaient. 

Vrtannœ. vi'Unn, 1" adj., seul, 
unique : dit'tlyi tôit.nœntc i rêttvm, 
notre lils unique ; '^^ adv., lœ lyti' 
rrlonn, il te laisse seule; dit 
liinr — . deux fois seulement ; 
!/(') — , pt] edlir^ non-seulement... 
mais encore. 

Vrtn'l/n\tr^ pi, //. éclalr. 



Veiœlin, 3 p. sg. veiœtin^ lan- 
cer des éclairs, des rayons. 

Vetœvètœhe, Kr. : tigyéçnœ ve^ 
tœvêlœhc, ils se ceignirent, 1. ils 
ceignirent leur propre personne ; 
kourbàn' i vetœvêtœhesœ^ le sacri- 
fice de soi-même, abnégation. V. 
vétiCf vétœhe, véfle. 

Vetiùit, vetiout, Fy, adv., de 
soi-même, spontanément : èrdhi 
veiiou, il est venu de lui-même, 
sans être appelé ; içtc — , cela est 
naturel ; e hokyi péy — f/Jt"i/ vêf^ 
tes' tiy), il Ta traîné, tiré vers soi. 
V. vétœ. 

Yi'tç, P adv., à part, séparé- 
ment : t*i vini — , mettez-les à 
part, séparez-les Tun de l'autre ; 
ndànr — , séparé ; vite v rf/f, 
séparément, à l'écart ; 2^ véth, 
vétçine, prép. avec gen., outré, 
en * outre de, excepté : vctç Art- 
miesœ, excepté la nourriture*. 

Vetç-ànœ, Kr. , à part. 

Vêt{:ma\ j)œr'vêtçmœ^ adv. V. 
rr/(*.; vetçdn^ séparer, bannir. 

Vêtoulhœ, pi. a, sourcil. 

Vfè, ao. voùra, v. irr., mettre, 
placer ; servir le repas ; inhu- 
mer : — (yyêlAœnœ) nœ gôyœ^ 
mettre à la bouche, manger; e 
ki(j vœnœ tœ bcbnley^ il l'avait 
chargée de fairo ; kour l'a v<Pnœ 
vdi'kourinœ, quand enterrera-t-on 
le mort ? r«; pœrpàra, renverser, 
vaincre à la lutte : s moùnte dot 
l'a vintc pœrpàra; pass. vfrem, 
ville m, 

VCœJyin, valoir, être ntile, pré- 
cieux : bârœratœ kyœ màra s mœ 
vyi(4;nw fàrCy les médicaments 
que j'ai pris ne m'ont servi à rien 
du tout ; roba kyœ more s vyèn 
kif/i'yœ sa mœ thé, le vêtement 
que tu as acheté ne vant pas au- 
tant que tu m^avais dit. 

Vœl/W'i, i rœlhàitjl.vœlAéztpr^ 
frore : vœlliài nt on ut^vcelhàj 
ton frère ; vœlhêzœrilœj frères et 
sœurs ; dyhn dû vœlhézaprvff en- 
fants de deux frères. 



Vfplhàm, pi. tf, frùpe de choix, 
ami, lo pobratim des Serbes, gr. 

V. aoiX^^RoiTo;, 6X(i(ir,ç .OUbœnœvœl- 

h(tm(i\ ils devinrent amis. 

VœÛvamœrl, confraternité, re- 
lation entre les vwlhàm^ qui est 
d'ordinaire consacrée par une cé- 
rémonie religieuse. 

Vnlhnmfrnçt, adj. et adv., re- 
latif au vœf/iàm. 

V(vlhfiz(rn^ fraternité. 

Vœlhazwriçt^ adj. et adv., fra- 
tornol, - lement.. 

V(vhjOH, bouillir, bouillonner. 

Vwntfi's^ pi. f et / — tn\ f. vœn^ 
f/f'.sr, qui est du pays, du lieu, in- 
digèno, habitant. V. vumt. 

V(în\(i\ vfl'nourœ^ pa. de va: : 
e f/fjiti toknw lœ vœnonrœ vêtç ê 
vilç , il trouva lo tas dont les 
divers éléments avaient été mis à 
part, séparés. 

\'<i'nt-di^ pi. /', (vra, erre, lieu, 
localité, pays, endroit : (fin iy/vi- 
ihrni, <juol(iues endroits; nœ rfi*nl 
t'i'^ au lieu do : /• ri)itri mv vfrnl 
tir hn/ftil/iii^ il Tiittela en place du 
bullle ; ?v/' infj(r — , Kr. , rétablir, 
restaurer ; ntr vd'nt kf/u\ au lieu 
que ; fin vd'iit, hors do propos ; 
f/ilfi' iffi — ., Kr., chose inconve- 
nante ou injuste ; rd'nt mbœ — , 
do plaoo en place, par endroits; 
mltr — U'iir^ à ta place. 

V(rrirUi\ V. crrhr-i, 

1. Vn''rii\ Fy. rrrn\ imper, de 
rd' : rt'rr'-r kivioù, mets-le ici; 
môs r vi'i'' nn' 77uènl m fi', n'y 
pense plus. 

'2. Vd'rir, trou, cavité : h/otthia 
tn t,r (tàUftv ]uvrp()rn iv/vtrAvr, la 
lioubi sortira devant sa tanière. 

V. vrnmr. 

Vivrhf~'i^ aulne, arbre. 

Vn''rs>i\ Xç^o. : mr tçth — içiœ, 
quel ;\go a-t-il ? — du sb. vtrrsta, 
ligne, série, espèce; égal, 

r^/r.s/i/^-o//, pi. u\ qui est du 
même àure, camarade : ;/j<r ihànœ 
vn'i'sn/liatœ r im\ mes camarades 
m'ont dit. — sb. 



V 99 

Vœrçœlhèn, vœçœlhén, siffler. 

Vœrçim, Kr. , '^débordement, 
inondation ; vœrçàfif déborder; tœ 
voer^oîMrœt e lyoùmity le débor- 
dement du fleuve. — cf. lat. yerso. 

Vœrtêt^ adv., à la vérité, il est 
vrai, vraiment. 

Vœrtêtœ, vrai, sincère ; e rcer- 
têt(iy la vérité ; lœ mœ thoûutç tœ 
td*rœ tœ vœrtétnœ, dis-moi la vé- 
rité tout entière ; me tœ — , réel- 
lement, en effet. — lat. veritas, 
atem. 

YœrtelœrU Kr., V. e vœrtcta. 

Vœrtctdn, Kr., assurer; pass. 

— ônern^ s'assurer, vérifier. 
Vœvv?n, vœrvîtj lancer, jeter. 

— cf. sb. et blg., aller. 
Vœçtirœj terrible, fort, péni- 
ble ; mœ vxjen tœ — j*ai du dégoût, 
cela me répugne ; tœ veçtiratœ^ 
Kr., dégoût, aversion; ennuis, 
peines. 

Vœrtroncmy pass. de vœçtràii^ 
otre considéré, 5/, comme. 

Vivrlroû, vœçtôii^ faire atten- 
tion, observer, examiner , regar- 
der ; prendre soin de, élever : 
vœçtro, attention I hàrdj i tœ vœç^ 
tnnuirityfvdiis d'entretien, de nour- 
riture. 

VnHhœ. m. pi., pendants d'o- 
reilles ; iifv pAlyœ —, une paire 
de — . V. Vitth. 

VivI/l ao. volha, vomir : x'ôlha 
t'/vT, j'ai vomi de la bile ; mœ- 
vifhx pœr tœ vyêUur, j'ai envie de 
vomir ; cela me dégoûte. 

Viely, ao. rùlyay vendanger; 
tœ xijehjouritœ, la vendange. 

V//i^m, V. vnrm. 

V'/ycr, pi. a, ligne, raie, sillon ; 
ruisseau de la rue : sa viya bœre 
sàt, combien de sillons as-to la- 
bourés aujourd'hui ? pendjeré kt- 
hùfrœ ngd viya y ch., fenôtres 
tournées vers la roe ; viya^viya, 
ch., bigarré, rayé. 

Viiœ^ bourdon (insecte). 

FeA'-oti, paMerelle, poutre pla- 
cée sur un cours d'eau. 



100 V 

JJiï. ao. ùrdha, v. irr., venir; 
vinpùs^ (h'œtnj), suivre quelqu'un ; 
r?M m/rœ, 1° plaire à : i rrdhi 
çoànttr mim\ cela lui fut trùs- 
âgréable; 2° aller hien, seoir: 
/l'yœt'i vf'nin tiœpoûtaœiœ mfrœ, 
que les souliers lui allassent bien ; 
m(r vijhi frikœ, toiirp, Ar/-//, j'ai 
pour, honte, pitié; Içd'i kiyv lœ 
donatç lœ rj/r//,tu obtiendras tout 
ce que tu voudras. — cf. lat. ve- 
nio. 

Vh'em^ pass. do vœ. 

Vf{*p.m, pass. do tv'ç, se vOtir : 
o)irrç si /jnnhi, il s'habilla on 
femme. 

V/nlr, cerise aigre. — sb., tk. 

V*K pi. vivt, Kr. , année : r/// 
hn hù.t.i'ir mnli\ Tannéo a quatre 
saisons ; Vfli i d/iflhif, Tannée :?o- 
lairc ; r/lnn' Injtr v.\irn, (durant) 
Tanuée (jui vient, prochaine. — 
cf. gr. cTo;, Y. v\iH, 

l'/'a'/v', pi. de mol (et de r//) : 
yàivr roùitur — /,//o* .v ^>' hfin 
■pnrfî's il y a bien dos années ([uo 
je ne t'avais vu. 

Vf'n-ïfit, pigeon. V. luvllurmp. 

M'ôrr^ animal labuleux, (lu't)n 
se liirure sous la formo d'un oiseau 
ou d'un serpouT, et qui passe pour 
apporter le bonheur dans la mai- 
son fm il entre. 

Viih-fl/u\ orme. 

r///j/\ Fy. ctalb. it., prép. avec 
gon., doiTiéro : — hnhjii, sur la 
croupe du cheval. V. I.n\llin\ 

Vilh^\sr>f/rir. enfoncé, écroulé ; 
rv'/7/ / — . oli.j ce tombeau écroulé. 
— gr. tyrXoi. 

IV'r, pi. <t')'a\ veau; f. /vV/r, 
génisse. 

Vi/r(l/tar,'.},\ f. r, Kr., voleur, 
enclin à dérober : rnolupijii (rt^Uv 
V]ivdhnrnkt\ le chat est voleur. 

Viliil/inifrn\ j>a. de vi/n'h ; hr 
l'ip'dfinurittr, le vol, brigandage. 

l'///'.7(7', II., anse de chaudière, 
crémaillère. V. /•»>. 

Vurhimj qui est do Tan dernier : 



kœlrè lœ vyélymenœ^ to ta mhd 
niœnty cet événement de l'an der- 
nier, j*en garderaile souvenir. V. 
cyét, 

lœ Vyèlhouritœ^ vomissement. 
V. viclh, 
tœ Vyi'lyourîtœ, la vendange. 
Vllrm^ V. vyêlym, 
yyvi\ H., pendre, V. vdr, 
Vyrrhf beau-père (socer) ; f. — 
œ, belle-mère (socrus). — cf. gr. 

Vyrrtœ, automne; — e pàrœ, 
septembre ; — e dùlœ. octobre ; 

— v irt'tœ, novembre. 

VyH, det. vyêtœ-tœ, pi. de vit 
et de vtùt , 1** années : pas Un 
r|//7, quelques années après; «À 
vyitr yê'i — yàm nœzét njèlç^ 
quefâge as-tu ? — j'ai vingt ans ; 
Sf't çpnjt çh'Oinw vyttœlœj comme 
les années passent vite ! dh* t 
ryi'tel ycfœsœ s'ime^ Kr., les jours 
des années de ma vie ; 2^ adv., 
Tan dernier, n£pu9i. V- r«V. 

Vj/êîœrœ^ vieux, âgé, ancien. 

— lit. velus, si. vetkh. 
Vyetœrov,, vieillir, trans. ; — 

ôfif-ni, devenir vieux; s'user. 

VyHliy ao. rôrf/ia, voler, déro- 
ber. 

Vyefrdry âgé de (un) an ; du (tri) 
cyrh(ii\ âgé de deux (trois) ans. 

Vyi'rrœ i)a. do vœf/rn, utile, 
précieux ; nerf i — , homme de 
valeur, de mérite. 

Ylhnh, pi. vœlhvy^ Yalaqae, 
c'est-â-dire berger nomade, ordi- 
nairement de race roumaine. 

Vlyrsœ, fiançailles, accordaiUes, 
promesse de mariage. 

Vlyôrty fiancer; pass. vfyofifm^ 
se fiancer ; pa. vlyomrœ : yàm 
(' — , je suis fiancée, promise. 

Vh/ôrœs^ la ville et le district 
d'Avlona ou Valona. 

Vohvk-ijoH^ f. vobéka^a, pi. ro- 
hthv-tii\ Kr., pauvre, indigent; 
vnhœzi, indigence. 

VôffœlytVj pi. m. vôyœy et 
i^fiy^!/^ petit, jeune, |iixp6ç ; m'r 



vogœlya^ la plus petite, la ca- 
dette. — cf. gr. àXl^oç, 

Vogœhjôn , amoindrir , dimi- 
naer; pass. — dhem, diminuer, 
s*affaiblir. 

Vdn, adv., tard: kàm adét tœ 
b?n — , j'ai Thabitude de me cou- 
cher tard. 

Vônœtœ, adj. : tœ vdnœtœ, pi. 
m., Kr., la postérité, posteri. 

Vdts^ IL, enfant, garçon ; vàtse^ 
fille, jusque vers douze ans. 

Vozihjâk-oUy basilic, plante. — 
sb. hositxjak, du gr. 6ajiXtx6ç. 

Vràjrtœ, dur, cruel, insolent ; 
oûdhœ e — , chemin inégal, rabo- 
teux ; adv. : ou fôlyi — , il leur 
parla durement. 

Vrànœ et vrànœtœ^ vranôn^ V. 
vrnr(i\ vrnrdn. 

V';v>/), course, galop: (h tœ 
mark i)(h — jo ferai un temps de 
galop ; me — , en courant ; à la 
hàtt% rapidement. 

Vrnpfctdu, vrapÔH^ Kr., courir, 
galopper, se hâter. 

1. Vràrfi\ pa. de vràs, tué : pa 
rràrœ, avant d'avoir tué. 

2. Vrârœ : vHnulha Ur vrnrn\ 
ch. , sourcils froncés. — cf. vraron. 

VnirœrôhcjiK vnironcm, Kr., 
se couvrir de nuages, s'obscurcir : 
nuvrnmm kyfellii, le ciel se 
couvrit. 

Vrnrôn : vmrôi f(\k\icn*c ti\j, 
Kr., il assombrit sa face, en signe 
de colère. V. vrànr, 2. 

Vrns, ao. r/Y/iv/, v. irr., tuer : 
vrfl-r, tue-le ; 7nœ vrà^iinœ kœm- 
bœtœ tçizmctœ^ les bottes me font 



V 101 

mal aux pieds ; i vrél tœ tràça^ 
ch., 1. il lui en coupe de grosses, 
il cherche à en faire accroire, gr. 
Tou x66£t yovSçatç ; pass. vrùem. 

Vràse/vrasœye^ Kr., mort vio- 
lente, ex. par un supplice, meur- 
tre, massacre : to Cou çpœtàii ngà 
vràsya^ je vous sauverai du sup- 
plice; vràsœya c kàfçavet tœ 
gyàlha, Kr., le massacre du bé- 
tail. 

Vrër, bile, fiel. 

Yrélh^dhi, H. hrélh, sapin. 
'Vrœhy troubler: kœtéy vrœn 
dlmœri, alb.-it., de ce côté Thiver 
sévit, la bise fait rage ; pass. 
vrœhem : ouvrcèit kyitlhU Kr., le 
ciel s'obscurcit ; pa. vrœrœ: /Vi- 
kye p vrœrœ, visage troublé, air 
inquiet ou chagrin. 

Vrimœ, vràmœ^ Fy., trou: 
hœnœ nre vrimœ nœ moùr^ ils 
firent un trou dans le mur. V. 
brimœ, vœrœ. 

Yritein^ pass. de vràs: ouvrà^ 
il fut tué. 

VoiifiUj courir des périls, souf- 
frir : nà mcoùdhœvoiiaimœ, Kr., 
c*est avec raison que nous souf- 
frons, sommes punis ; i rœféou tœ 
trvra vomitouraC e tfy, il lui ra- 
conta toutes ses aventures, ce 
qu'il avait soufl'ert. 

Voùarœ, pa. de voùan : puét tœ 
vounnn\ ytl tœ p8ouàrin\ prov., 
interroge Thomme d'expérience, 
et non le savant. 

Voudjnùt (tk.^, corps. 

Voulyds, sceller, cacheter. — 
gr. m. ^uXXc(»v«u. 



/f, préfixe, V. .ç, dz. 

Znhiflhflfli (ik.), autorité, do- 
mination. 

Zngallij H. taon. 

Znkon , coutume , habitude : 
f)ns znkdnit kyœ kèçinœ, selon 
leur coutume. — sb. , loi, du 
gr.? 



Zalhœmkœ, (tk.), tjran, dit 
d'une femme aimée. 

Zàlk: — t (yoùmi^ Kr., litd*un 
fieuve, d*un torrent, gravier, ga- 
lets. 

Zalhe, vertige : e rà zalhèa^ 
il a eu le vertige, il s'est évm- 
noui. — gr. ÇdDiïj. 



102 



Z 



Zaïnct, (tk.), peine, çlifficulté, 
labeur : hcki/ — , avoir de la 
peine, être dans Tembarras. V. 
moundhn, 

Zanat, pi. r (tk.), métier, pro- 
fession; au 4« conte, talent, ha- 
bileté. 

Zaràr (tk.), dommage, préju- 
dice. 

Zàrf, pi. /•, (tk.), petit vase de 
métal (rcssiîmblant à un coque- 
tier), qui supporte la tasse à 
café. 

Zàvn\ IL, boucle. 

Zl>ar*lh(rlliri) : iu/zlnii-t/li(r!liffr ^ 
Kr., \o jour u paru : ///• zhar- 
dhîrJhitvnvUVy Taubc. le point du 
jour. V. zhàrlh. 

Zhà.rffi : zhùrlln dr/ta, Kr., la 
lumière^ Manchit, Taurore ])arut. 
Y. dzhnnh^ hi'irdhn\ 

/hoTlh.','/, d(''Sa^Tafer, débou- 
tonner : i/rllùh'n(!\ t'ii zbn'rlht' 
fr,i nf'f, )n\ ch., ton f^âli't. puissé-jc 
lo (léboutoniior! zhnrlhnrna'ff/nt'f' 
lii'-Lfi'. Ivr.,l(îs llours sont écl(»ses. 
Y. rnlurrl/tifl. 

/Jjih't'r/t', pi. zhnrr/niy moineau, 
passoroau ; ;ipj)clé aussi zô/// 
l*rr'ritd/s'i\ Toiscau do Dieu. — 
du sl>., zbor. asseniblt'C, parce- 
qu'ils sont en troupe ? 

//'/V/.S7//C/'. adj., vide. V. dzhrf'r.s, 

/hr/l. descends ! Y. dzhris, 

/li(U(/iir.\tt\ Ki\, révélation, TA- 
poc!ilyj»S('. Y. dzhiMilijini, 

Ztinf'tn (tk.;, t(*nij)S, alb. /:/y//o'. 

Zt '-/,'' i\ lii'un, noirâtre : /• zirh-a 
{nt'f.iHr) ! niallicurouse que je suis ! 
Y. :./-'!,/. 

//:■'/■. r. de ;/-.'»/' : sub., /■ zizfi 
— , ''oulour noire, le noir. 

Ziini'i) (tk.), riclie, alb. / y»^/- 
sDiinr : z('i'f/illiti'h\ richesse. 

1. Zfî\ ao. z-tin-n. v. irr., sai- 
sir, s'oiiiparer, '.•oinmeucei* , se 
mettre à, surtout au passif : l\i 
Zfi'f, onipoiLrn(?-!a : znt'ni iitc' 

nlhi- s I iijf.nlr hr f/tir!\t<\ il 1m sai- 
sit et ne la laissait pas s'rchap- 
per ; znifivr r r /if/ninir, ils se 



Z 



mirent à la pleurer ; j)ass. zihcm. 
zircm. 

2. Zœ-ri, pi. zœn^ , voix ; 
rumeur, bruit, appel : tœ diffijÔH 
zœnŒy j'entends ta voix ; 7«'oî<- 
zoû zœri^ je suis enroué ; àp zd\ 
donner un avis , faire savoir , 
apporter une nouvelle. 

Zœmbratœ (Fj.), zœnifcrnu, la 
colère. 

Ztrmœrcik j irritable , homme 
colère. 

Z(Innœro\ à Fy. zo'mùœrn\ 
co}ur ; tout l'intérieur du corp.«!, 
comme en irreo xsiota, et en turk 
liurfk : t/trvt zcbniœra ntrnesfi 
aime, le cœur de ma mère crie, 
frémit; i /nhi rnum' 7iœ Zfrmhfcr, 
il lui entra tort dans le cœur, 
ga*rna toute sa faveur. 

Zfvimvrnti ^ irriter, pass. — 
oueni, se mettre en colère: '>»/- 
zicmœroiid rdhr mrytnnrif^ il fut 
j pris de colère et songeait. 

ZfrnurrUv, qui a du cœur, de 
Tau d ace. 

Zfcnœ^ pa. de zœ : f/ruhr — 
zr/'/irr, c\\,, quia le coii occupé 
(par des joyaux), paré ; tw ztrnit' 
r ue kôrliit, Kr., le commence- 
ment de la moisson. 

Zrrrnwth'œtw , pi. de zyàrh , 
H., feu, feux qui brûlent en un 
endroit. 

ZiUffh, peser, tr., V. nrudôn, 

Zffi/rhf'y gale, rogne. — lat. 
scabies. 

Zf/]n'dh'C, joug : Vf-r'-c nœ — , 
attèle-le au joug. 

Z/jijœron, Kr., élargir, ampli- 
fier. V. fn.jirœ, 

Zrpjomrn^ éveillé' ; tuffrûli — , 
il demeura éveillé, veilla. V. 
dzinjnti, 

Zf^n famine, : zh pur lmfka\ 
la disette ; vdia ngà z/a, mourir 
de faim ; me zf\ avec peine ; à 
peine ; mr zl nu e pdncv sùtœj à 
peine Tavons-nous vu. 

Zi^Uy f. zi'zœ, pi. m. zês, det. 



z 



tœ zrziUp ou tœ zi'Stœ, noir ; 
noir, fig. malheureux : ngxjvou nœ 
t<p zézfij ollo teignit en noir, en 
signe (lo deuil ; ifrzrstœcAfrikœsœ , 
Kr., les noirs de TAfrique ; /• j/î^q 
r st'frit, lo noir de Vœ'û ; ki/nimœni 
{liyôni — 7iur) tœ z/iiu\ eh., pleu- 
rez sur moi, l'infortuné ; inbàn 
zf\ porter lo deuil ; Uir Z(''zaln\ 
cal.'imités, afllictions ; dmr-zl, 
pinynir-zf\ malheureux, qui est à 
plaindre. 

Z'uifH (tk.), lestin, prand re- 
pas. 

/A'/7, bouillir, fermenter: .s/ 
zivOH /l'ijnùf/in'f'fi , quand le lait 
fut houillant; ffôtr z/rn, (luel- 
que chose fermente, c'est-à-dire 
il y a de Ta^'itation dans le 
peuple. 

Zffunn, z/rrtn, pass. de z(f\ être 
l)ris ; commencer, se mettre à, 
s'entrebattre, lutter, se quereller : 
tn'ntfznà zn'/'iy j'ai la voix prise, 
enrouée ; Imur hr z/lirn h)àinjla\ 
({uand les chevaux se battent ; 
alnfiinr zilni/ kàrhiili/\ alors 
commenrait la moisson. 

//A//, det. z/)jii-i , pi. zikyhr et 
z^'f/ï/nir^tir^ balance. — frr. ^jt''^*- 

Zilhkadr (tk), nom d'un mois 
arabe. 

/'(ijv (tk.), petite sonnette en 
cuivre qu'on pend surtout au cou 
des chèvres. 

Zihiitin\ Kr. , jaloux : Pcnrufh'". 

— frr., ry^>;. 

Zindjfv (tk.), chaîne. 

Zi/firliy pi. /'•, et à Fy. zynr/tmœ 

— /, feu : àti zijnrhœ doHhr}\(i\ 
combien de feux voit-on? V. :;'/t- 

hioin'nttr, 

Zijfirh'hiot'fhrs, Kr., adorateur 
du feu. 

Zt)f/u\ fem. de zoL\ poulet, jeune 
poule (jui n'a pas encore couvé. 

Zôf/irz'i'y dim.. un petit oiseau. 

Zo/k-r/nu, i\. zf)kif'ln\ oist'au ; 
petit des oiseaux; zôf/t>ft i tiàtœsœ^ 
l'oiseau de la nuit, chauve-souris ; 
zôf/' i l*rnrnth'sn\ moineau ; fsir 



Z 103 

zoky tœ khjôU'kœsœ^ des pous- 
sins ; du zàky toûrtouyc^ Kr., 
deux tourtereaux ; zok dèrhi, H., 
cochon de lait. 

Zùnœ, e zona, 1® dame, maî- 
tresse, mère : e zona e jxmsit, 
la propriétaire du puits ; 2^ a^j. 
f., capable. V. zdt. 

Znrkâdhe , chevreuil. — gr., 
ooixi;, vg. î^opxiût, alb. kaproûlij. 

Zovhœ^ ou au plur. zor/iœtu\ 
entrailles, intestins, boyaux. 

Zôt, pi. zoUvrœ et zotœnn, 1" 
maître, seigneur ; zoti, le Sei- 
gneur . Dieu, surtout chez les 
Guègues : Vr mœ hrim zùti /ï/i 
inhd'fCh.^si Dieu me changeait 
en mouche ; /• lyà zot nœ yyilhœ 
màlh tir tiy^ il le laissa maître de 
tout son bien ; ou dolhl zot koûn^ 
dr(i\ Kr., il prit leur défense 
contre ; 2o adj. , / r/y/i , fem. r 
zf'jilft, capable : inr t/ê ? zoti tn: 
vràtç, si tu es capable de tuer. 

Znttvrly qualité de maître, sei- 
gneurie , titre de courtoisie (comme 
en grec, ;, rivivsta, i, xMhzvA, aou) : 
nyn zaVriP tdnde noiïkœndôfiftn, 
ch., je ne puis me séparer de ta 
seigneurie, do toi ; Kr., Mon- 
sieur : — liottay M. Botta ; sei- 
gneur, maître, prince : Un' — / 
AvAy kyfV ourd/iœrôtiy Kr., un 
maître cruel qui commande ; zo- 
lin'/!cct r civrbclôrœvel, aux maî- 
tres et aux serviteurs. 

Zœtoroii, zolôn^ être maître, 
s'emparer de, régner sur. 

Zivtardtv, pour zntœria yùti\ ta 
seigneurie, c'est-à-dire tu, toi,8o 
dit entrY'gaux et du serviteur au 
maître. 

Zotolunny zotônem, promettre, 
garantir, s'olfrir à : tœ zolôhem 
kyir fir v/h Âvr/o/i, je te promets do 
venir ici ; pyorliitœ kyœ mœ oU" 
zotofta kytr mœ yi'pte, les ducats 
qu'il a promis do me donner ; e 
zotoicanc — «, promesse: kouiiô 
tœ zotomraC e tom, songe à (te- 
nir) tes promesses. 



104 



1 

t 



Zoulhàpy bete sauvage, surtout 
le loup, par euphémisme. 

Znulhoùm , (tk.) , oppression, 
tjrannie, iniquité. 

Zumbûlh (tk,), jacinthe. 



Zvéç^ déshabiller : tœ zvêçnœ 
kesiknœ, eh., ilst'ôtèrent ta veste; 
pass. zviçem, se déshabiller; 
zvéçourœ, nu ; lœzvèçouraC e vœn» 
dit^ Kr., les côtés faibles du pays. 



FIN. 






•.¥• 



■9 -•• 



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