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MANUEL DE LANGUE KABYLE
Ouvrages du même auteur:
Prières des musulmans chinois trad, sur Toriginal arabe et
persan imprimé à Canton. Paris, 1878, in-8.
Poème de Çabi en dialecte chelba. Texte, transcription et
traduction française. Paris, imp. nationale, 1879, in-8.
La poésie arabe anté-islamique. Paris, 1880, in- 18.
Un voyage en Tunisie (Bulletin de la Société de géographie
de l'Est. 1882).
Études sur l'histoire d'Ethiopie. Paris, I. N. 1882, in-8.
Relation de Sidi Brahim de Massât, traduite sur le texte chelha
et annotée. Paris, 1883, .'n-8.
Les manuscrits arabes de deux bibliothèques de Pas. Alger
1883, gr, in-8.
Notes de Lexicographie berbère, 1ère partie (Vocabulaires du Rif,
de Djerbah, de Ghat et des Kel-Ouï). Paris, I. N. 1883, in-8.
Mission scientifique ep Algérie et au Maroc (Bulletin de la
Société de géographie de l'Est. 1883-85).
Documents géographiques sur l'Afrique septentrionale,
traduits de l'arabe (Bulletin de la Société de géographie de
» l'Est. 1883-86).
Contes arabes: Histoire des dix Vizirs (Bakhtyar-Nameh).
Paris, 1883, in- 18.
Les Manuscrits arabes du bach agha de Djelfa. Alger, 1884, in-8.
Vie d'Abbâ Yohanni, texte éthiopien, traduction française avec
une introduction. Alger, 1885, gr. in-8.
Notes de Lexicographie berbère , 2^ partie (Dialecte des Beni-
Menacer). Paris, I. N. 1885, in-8.
Notes de Lexicographie berbère, 3^ partie (Dialectes des
K'çours du Sud Oranais et de Figuig). Paris, 1. N. 1886, in-8.
Les manuscrits arabes des bibliothèques des zaouias de 'Aïn
Madhi et Temacin, de Ouargla et de 'Adjaja. Alger, 1886,
gr. in-8. •
Mélanges d'histoire et de littérature orientales. I. Une élégie
amoureuse d'Ibn Sa4d en Nas. Louvain, 1886, in-8.
En collaboration avec M. Houdas:
Mission scientifique en Tunisie. I. Épigraphie tunisienne.
Alger, 1882, gr. in-8. Avec carte et planches. — II. Biblio-
graphie: les manuscrits arabes de Tunis et de Qaïrouan
Alger, 1884, gr. in-8.
Sous presse:
Contes populaires berbères, in- 18.
Une semaine dans le Sahara oranais (Bulletin de la Société
de géographie de l'Est. 1886).
MANUEL
DE
LANGUE KABYLE
(DIALECTE ZOUAOUA)
GRAMMAIRE, BIBLIOGRAPHIE,
CHRESTOMATHIE ET LEXIQUE
PAR
RENE BASSET
professeur à TÉcole Supérieure des Lettres d*Âlger, membre des Sociétés
asiatiques de Paris et de Leipzig, de la Société de géographie
de l'Est, de la Société historique algérienne, de la Société
des traditions populaires, de la Folklore Society
^♦»
PARIS
MAISONNEUVE & CH. LECLERC, ÉDITEURS
25 QUAI VOLTAIRE 25
* ^*
25^7 S"
• vD 3 Z.
PRÉFACE
On sait quels services a rendus à ceux qui com-
mencent rétude des langues orientales la collection
de Manuels entreprise par feu Petermann sous le
titre de Ibria linguarum orientalium , Un résumé
de grammaire, un index bibliographique et une
courte chrestomathie accompagnée d'un lexique,
permettent à tout étudiant, même réduit à ses seules
forces, de s'initier à la connaissance de l'arabe, du
syriaque, de l'arménien, de l'hébreu, du chaldéen,
du samaritain, etc.
C'est sur ce plan que j'ai rédigé ce Manuel de
langue kabyle, en me limitant au zouaoua dont la
connaissance est spécialement demandée pour le
brevet de langue berbère, créé récemment et dé-
livré par l'École Supérieure des Lettres d'Alger.
J'ai dû résister à la tentation de faire, dans le cou-
rant de ce livre, des rapprochements philologiques
avec les langues chamitiques et sémitiques, rap-
prochements qui sortaient du cadre restreint de ce
Manuel et qui seront plus à leur place dans un traité
de grammaire et de lexicographie comparées. J'ai
seulement indiqué, mais sommairement, les rapports
VI PRÉFACE
du zouaoua avec les autres dialectes berbères de
l'Algérie et du Maroc: c'est dans ce but que j'ai
ajouté à la Chrestomathie qui termine ce volume
un choix de textes appartenant à ces divers dia-
lectes.
Jusqu'à présent il n'existait que l'excellente gram-
maire du général Hanoteau qui a, en même temps
que M. Newman, ouvert la voie aux recherches
sérieuses sur ce dialecte (*). Une expérience de
six ans, passés au milieu de populations berbères,
en Algérie, dans le Sahara, en Tunisie, à Tripoli
et au Maroc, jointe à deux années d'enseignement,
m'ont permis d'apprécier la valeur de son livre.
Mais outre que cette grammaire, qui ne pourra de
longtemps être dépassée, est devenue fort rare, la
richesse un peu diffuse des renseignements qu'elle
contient peut plutôt égarer un débutant que lui
servir. A l'époque où M. Hanoteau la fit paraître,
U n'existait pas de lexique français-zouaoua. Les
listes de mots qu'il a intercalées dans son ouvrage
(*) La grammaire de M. Newman est antérieure à celle de M . Hanoteau,
mais elle est consacrée au dialecte chelh*a du Maroc et se ressent des in-
certitudes et du manque des documents indispensables . J . D . Delaporte
avait également rédigé une g^^ammaire chelh'a qu'il a laissée incomplète et
qui existe à la Bibliothèque Nationale (fonds berbère, N" i). C'est de là
que M. de Slane a tiré la plus grande partie des notes grammaticales
publiées à la suite du tome iv de sa traduction dlbn Khaldoun. Le
Dictionnaire de M. Brosselard, fait avec beaucoup de soin, ne donne
malheureusement que Tidiôme de Bougie, un des plus corrompus. Bref,
en 1858, il n'avait été publié aucune grammaire complète et véritablement
scientifique, lorsque parut celle de M. Hanoteau (voir la bibliographie).
Depuis on peut citer celle du dialecte de Ghat par M. Stanhope Freeman
et l^abrégé plus que succinct de grammaire xouaoua par Si Ah'med Ben
Kbouas, mais ce dernier essai absolument incomplet ne peut pas rendre
plus de services que celui placé en tête du Lexique du P. Creuzat.
PRÉFACE VII
comblaient alors une lacune, mais ne seraient
aujourd'hui qu'un luxe encombrant et inutile, de-
puis la publication de deux vocabulaires, il est
vrai de valeur inégale, et dont le plus recom-
mandable est celui du P. Olivier. J'ajouterai que
le manque de lexique zouaoua-français pour qui
veut traduire les textes publiés à la suite de la
grammaire du savant général, n'est qu'insuffisam-
ment compensé par la version interlinéaire qui ac-
compagne ces extraits.
La rédaction d'un dictionnaire berbère-français
présente de grandes difficultés, qu'on emploie les
caractères orientaux ou latins. D'un côté, si l'on
veut ranger les mots dans l'ordre alphabétique
employé dans nos langues européennes, on se heurte
à cet obstacle: le berbère n'ayant pas, comme les
idiomes sémitiques et même le tamachek' malgré
son système imparfait d'écriture, une orthographe
constante, il n'existe aucune règle, et le même texte
écrit par dix t'alebs présentera dik orthographes
différentes. Il est impossible de faire figurer dans
un lexique les innombrables variantes que peut créer
le caprice d'un scribe peu lettré. Cependant les
consonnes qui forment comme le squelette du mot
se maintiennent à travers ces modifications et, dès
que l'état des études berbères sera plus avancé, on
pourra songer, comme dans les langues sémitiques,
à baser la rédaction du dictionnaire sur l'ordre
étymologique par racines. Mais nous en sommes
encore loin et d'ailleurs, on ne saurait imposer à
VIII PRÉFACE
un commençant Tobligation de chercher le mot
thimezriouth ^^yy^ «fvue», par exemple, à la
racine ^ '^ Z R «voir».
D'un autre côté, un vocabulaire uniquement
rédigé en transcription latine, présente encore de
plus graves inconvénients. Jamais il ne pourra
servir pour am texte écrit par des indigènes qui,
quoiqu'on fasse, n'abandonneront pas l'usage des
caractères orientaux. De plus, il ne pourrait être
consacré qu'à un seul dialecte, et là encore, les
incertitudes causées par les voyelles sourdes, aussi
fréquentes en kabyle qu'en arabe vulgaire , ne per-
mettent pas de noter toutes les variantes et d'adopter
un classement alphabétique . Dans son Lybian Voca-
bulary, M. Newman a essayé de tourner cette diffi-
culté en classant les mots transcrits en caractères
latins, par ordre de racines. Mais pour les lettres
qui manquent en anglais, il a adopté un mode
de transcription auquel je n'hésite pas à préférer
les caractères arabes. On verra en tête du lexique
comment, partant d'une idée analogue, j'ai tenté
de parer aux divers inconvénients que je viens
d'énumérer, sans oublier qu'il est surtout destiné aux
commençants .
Les textes qui suivent la bibliographie sont tous
inédits, à l'exception desN®* lo et 13 (dial, zouaoua)
et 1 , 3, 6, 7 et 8 (dialectes divers) . Les N°M , 5 , 11
(dial, zouaoua) sont empruntés au manuscritN® i fonds
berbère, de la Bibliothèque Nationale, contenant
entr'autres le recueil formé par Hodgson: il existe
PRÉFACE IX
aussi à la Société asiatique de Paris. Les N®^ 2,3,4,
7, 8, 9, 12 sont tirés du manuscrit N° 17, fonds ber-
bère de la Bibliothèque Nationale, renfermant les
contes recueillis par le P. Rivière et dont une partie
a été traduite en français. Le N.° (zouaoua) existe
à la bibliothèque de TUniversité de Leyde, parmi
les papiers de J.Humbert. Enfin les N°* i, 2, 4,
5 , 8, 9 et 10 (dialectes divers) ont été recueillis dans
mes diverses missions, tant en Algérie qu'au Maroc.
LUNÉVILLE (Meurthe et Moselle)
10 septembre 1886.
TABLE DES MATIERES
pages
PRÉFACE V
PREMIÈRE PARTIE — GRAMMAIRE
CHAPITRE I. LANGUE ET ALPHABET
Si. Du berbère . i
S 2. Son étendue i
S 3. De Pancienne langue i
S 4. Des dialectes berbères 2
S 5. Classification provisoire des dialectes ... 3
S 6. Alphabet berbère 3
S 7 . Tableau de l'alphabet et modifications phoné-
tiques en zouaoua 3
S 8 . Principales modifications phonétiques dans les
dialectes d'Algérie et du Maroc .... 6
CHAPITRE H. DES PRONOMS
1 . Pronoms personnels 10
S 9. Pronoms personnels isolés en zouaoua . . 10
S 10. Pronoms personnels isolés dans d'autres dia-
lectes . II
XII TABLE DES MATIÈRES
pages
$11. Pronoms affixes compléments d'un nom . 12
S 12. Pronoms affixes compléments d'une pré-
position 13
S 13. Pronoms possessifs 14
S 14. Emploi de ^.\> 14
S 15. Manière de rendre le verbe avoir ... 14
S 16. Pronoms personnels affixes compléments d'un
verbe 15
S 17. Place des pronoms affixes construits avec un
verbe . 16
S 18. Pronom réfléchi 16
11. S 19* Pronoms et adjectifs démonstratifs ... 17
III. S 20. Pronoms et adjectifs interrogatifs ... 18
IV. S 21. Pronoms relatifs 20
V. S 22. I^onoms et adjectifs indéfinis 21
CHAPITRE III. DU VERBE
S 23. Division des verbes 25
S 24. Genres, nombres, personnes 25
S 25. Thèmes verbaux 25
S 26. Des temps 25
S 27. Différences dans les autres dialectes ... 26
S 28. Particules marquant le passé et le futur 27
S 29. Conjugaison du verbe ers ^3^ • • • 27
S 30. Des particules séparables > dal et y^ noun . 28
S 3 1 . Du participe 29
S 32. Modifications vocaliques à l'aoriste ... 29
S 33» Concordance du verbe kabyle et du verbe
français 31
S 34. De la négation 3^
S 35. De l'interrogation 34
S 36. Verbes qualificatifs ou d'état 34
S 37. Des expressions éire bon, être méchant 36
TABLE DES MATIÈRES
XIII
S 38.
S 39.
s 40.
s 41.
s 42.
s 43.
s 44.
s 45.
s 46.
s 47.
s 48.
s 49.
s 50.
s SI.
s 52.
s 53.
s 54.
s 55.
S 56.
S 57.
s 58.
s 59.
Modifications de Pidée verbale. — Formes
des verbes. Combinaisons des formes
ire forme: factitive
lie forme: passive et réciproque
me forme: passive
lye forme: habitude, durée, continuité
ve forme: id. id.
vie forme: id. id.
vue forme: id. id.
vine forme: id. id.
ixe forme: id. id.
xe forme: id. id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
ver
Tableau des modifications des formes
bales
Des noms verbaux ou noms d'action
Formation des noms verbaux. — Emploi
radical simple
Formation par a préfixe ....
Formation par ou préfixe ....
Formation par / préfixe
Formation en redoublant la 2e articulation
Formation par an préfixe ....
Formation par th préfixe ....
Formation par th préfixe et in suffixe
Emploi pléonastique du nom verbal .
Tableau des formations des noms verbaux
du
pages
38
38
39
40
41
42
43
44
45
45
46
47
49
49
49
50
50
50
51
51
52
53
54
CHAPITRE IV. DU NOM OU SUBSTANTIF ET DE L' ADJECTIF
QUALIFICATIF
S 60. Des substantifs masculins 55
S 61. Formation du féminin 55
S 62. Du diminutif 57
S 63. Des noms de métier et d'agent .... 59
XIV TABLE DES MATIÈRES
pages
S 64. Des noms abstraits ........ 60
S 65 . Modification de la voyelle initiale du substantif
en rapport d'annexion etc 60
S 66. Rapport d'annexion (génitif) 61
S 67 . Rapports de direction (datif), de cause, d'effet,
de moyen etc. (ablatif) 62
S 68. Accusatif et vocatif 62
S 69. Du pluriel 62
S 70. Noms collectifs 62
S 71. Formations du pluriel 63
S 72. Règle générale 63
S 73 . Pluriel externe 63
S 74. Pluriel interne 64
S 75. Pluriel externe et interne -65
S 76. Pluriel féminin 65
S 77. Pluriels irréguliers . 66
S 78. Noms propres 67
S 79. Du comparatif 68
S 80. Du superlatif 68
CHAPITRE V. NOMS DE NOMBRE
S 81. Numération berbère 69
S 82. Nombres cardinaux 69
S 83. Nombres ordinaux et fractions .... 71
CHAPITRE VI. DES PARTICULES
S 84. Division des particules 73
S 85. Prépositions 73
S 86. Adverbes de lieu 77
S 87. Adverbes de temps 77
S 88. Adverbes de quantité 78
S 89. Adverbes de manière 78
TABLE DES MATIÈRES XV
pages
S 90. Adverbes d'affirmation, de négation et de
doute . . . . . 78
S 91. Conjonctions 79
S 92. Interjections 79
MODÈLES DE LECTURE ET D'ANALYSE ...... 8o
DEUXIÈME PARTIE
BIBLIOGRAPHIE I*
TROISIÈME PARTIE — TEXTES
A. — TEXTES EN DIALECTE ZÔUAOUA
1. La gazelle malade il*
2. Les voleurs ii*
3. Le chacal et la perdrix 12*
4. Pourquoi le corbeau est noir 13*
5. L'homme, la vipère et le hérisson .... 13*
6. Lettre 14*
7. Conquête de Constantine par les Arabes . .15*
8. Le hérisson et le chacal 16*
9. L'enfant et le roi des génies 18*
10. Extrait de la traduction des Évangiles . . . 20*
11. Beddou et Amkammel 21*
12. Les ravages de la peste 23*
13. La cueillette des olives 25*
B. — TEXTES EN DIVERS DIALECTES
1. Salomon et le dragon (Beni-Menacer) . . . 26*
2. La charité (Mzab) 27*
3 . Naissance de Moh'ammed et de *Ali (Chaouïa) 28*
4. Le vieillard, la femme et les voleurs (Righia) 29'*'
XVf TABT.R DES MATIÈRES
<; . Le chacal et le coq (Tagouarjelent) .
(t. I,es boticles d'oreilles (Djerbah) .
7. Une noce dans le Djebel Nefousa (Dj(
Nefoiisa)
X. l^ mari de la fée (K'çours du Sud Oranai
0. r.a fée et les t'alebs (Chelh'a)
u>. r,'Ane de Djoh'a (Rif^
QUATRIÈME PARTIE
(iî.OîîfîAIRK
ADDITIONS KT TORRKmONS
3
AM
^f^ ' V
c nesT-i'^-
rnu
L
XVI TABLE DES MATIÈRES
pages
5. Le chacal et le coq (Tagouarjelent) .... 30*
6. Les boucles d*oreilles (Djerbah) 31*
7. Une noce dans le Djebel Nefousa (Djebel
Nefousa) 32*
8. Le mari de la fée (K'çours du Sud Oranais) . 35*
9. La fée et les t'alebs (Chelh'a) 36*
10. L'âne de Djoh'a (Rif) 37*
QUATRIÈME PARTIE
GLOSSAIRE 39*
ADDITIONS ET CORRECTIONS 7©*
V
GRAMMAIRE KABYLE
CHAPITRE I
LANGUE ET ALPHABET
S I. Le berbère, dont le zouaoua {Agaouaoua)
n'est qu'un dialecte, et Tun des plus purs, appartient
à cette famille de langues qu'on appelle kouchite ou
chamitique et qui comprend l'égyptien ancien et son
dérivé, le copte, tous deux éteints aujourd'hui, le
saho, le bedja, l'agaou, le bilèn parlés en Nubie et
en Abyssinie, le galla, le somali et le haoussa. On a
donné aussi le nom de proto-sémitique à ce groupe
de langues pour marquer sa parenté avec celui
des langues sémitiques : l'arabe, l'assyrien, l'hébreu,
le syriaque, le phénicien, le samaritain, l'himyarite,
l'éthiopien (ghëëz) et ses dérivés: le tigré et le tigrinia.
S 2 . Le berbère est divisé en plusieurs dialectes
parlés depuis l'oasis de Syouah sur les frontières
égyptiennes, jusqu'au Sénégal (Zénaga) et depuis
la Méditerranée (Rifain, Bougie, Beni-Menacer) jus-
qu'au delà de Tombouctou ( Aouelimmiden) . Un
d'entre eux s'est éteint dans les temps modernes,
le guanche, que les Espagnols trouvèrent en usage
dans les Canaries au moment de la conquête.
S 3. Ces dialectes correspondent probablement
Grammaire. t
GRAMMAIRE KABYLE
à d'autres qui existaient, croit-on, dans Tancien ber-
bère, connu sous le nom de libyque, numidique,
numidico-libyque . Nous ne possédons en fait de
documents que des inscriptions votives ou funéraires,
mais qui ne renferment guère que des séries de noms
propres. Quelques-unes sont bilingues, latino-liby-
ques : la plus importante, celle de Thugga est en puni-
que et en berbère. Le déchiffrement de ces inscrip-
tions est encore aujourd'hui sujet à contestations^
au moins pour la valeur de plusieurs lettres.
S 4. Les principaux dialectes berbères parlés
aujourd'hui sont: le zouaoua, en Kabylie, le dialecte
de Bougie, celui des Beni-Menacer entre Cherchel,
Ténès, Orléansville et Milianah; le Rifain, sur la
côte marocaine de la Méditerranée, jusqu'auprès de
Tétouan; le dialecte des Beni-Snous et des Bem-
Iznacèn sur les frontières marocaines et françaises;
le chelh'a du Sous, de Taroudant, de l'Oued Noun,
du Tafileltet du Touât; le zénàga parlé sur les
bords du Sénégal, auquel il a donné son nom; le
touareg des Ahaggars et des Azgers; Taourâghié
des Kel-Ouï dans l'oasis d'Asben; le Sergou et
l'Aouelimmiden, à Tombouctou et aux environs;
les dialectes de Ghât, de Ghdamès; le chelh'a du Sud
Oranais, la zenatia du Mzab et de POued Rir*, le
tagouarjelent à Ouargla; le chaouïa de l'Aouras,
la zenatia du Djebel Nefousa, le chelh'a de Djerba,
les dialectes des oasis d'Aoudjila et de Syouah, etc.
A cette enumeration déjà longue, on pourrait ajouter
quelques îlots où le berbère s'est conservé au milieu
LANGUE ET ALPHABET 3
du flot arabe: les Bel H'alima, les Bot'ioua du Vieil
Arzeu, les A'chacha du Dhahra etc.
S 5 . La classification de ces dialectes, peu connus
pour la plupart, n'est que provisoire. On peut adopter
la suivante : dialectes forts (touareg du Nord, Zouaoua,
Chelh'a, Ghdamès(?), Syouah, K'çoursdu SudOranais,
Beni-Iznacen) ; dialectes faibles (touareg des Aoue-
limmiden, Zénaga et probablement guanche); dia-
lectes intermédiaires (Rifain, Zenatia des Beni-Mena-
cer, du Mzab, de TOued Rir', Chaouïa, tagouarjelent,
Kel Ouï) . La caractéristique de ces dialectes con-
siste dans l'adoucissement de certaines consonnes
en passant d'un groupe à un autre: k devient x
ou ch; l se transforme en d, di, dj; l en r; s en
cA; g en i; z en zi et j. On trouvera plus loin
rindication des principaux changements phonétiques
dans les dialectes d'Algérie et du Maroc. Mais, je
le répète, cette classification n'est que provisoire.
§ 6. Une des variétés de l'alphabet libyque, dont
l'origine phénicienne est certaine, donna naissance
à l'alphabet tamachek' que seuls les Touaregs em-
ploient aujourd'hui. Les autres Berbères ou bien
n'écrivent pas dans leur langue, ou bien emploient
les caractères arabes avec quelques lettres supplé-
mentaires. A plusieurs reprises, on a essayé de
se servir de transcriptions en caractères latins, mais
aucun de ces modes n'est d'une exactitude absolue.
S 7. Le tableau suivant représente l'alphabet
arabe avec la valeur que lui donnent les Zouaouas. (0
0) La transcription adoptée est celle du général Hanoteau.
I*
GRAMMAIRE KABYLE
LETTRES
LETTRES
LETTRES
LETTRES
TRANSCRIPTION
il
NOMS DBS
ISOLkES
INITIALES
MkDIALBS
FINALES
LETTRES
• •
l 1
a, ^, /, <7, ^^
élif
•
«
1
b
ba 1
••
• •
1 .
!
/, /.f
ta
«*
ù
^ :
i
M (/^ anglais,
ô grec)
tha
C
^
1
■S,
•
t
dj
djim
-^
\*
*
8
tch
tcha
1
(')V
^
1
C
h' (guttural)
h'a
•
r
%
i
•
kh {ch alle-
kha
1
i
mand dur)
1
1 >
• •
Js. :
1
d
dal
*
1
• «
•
iV
d'al
1 ^ • •
• •
7 ,
r
ra
3 •
« «
•
z
zain
-) • •
• •
j
ja
^ : t
•«Wk
^ i
s
sin
»% %•
U- 1 --
*•
ch
chin
^ : 'o
é*A
^>A
ç (emphatique)
çad
J» ' -
•
•
dh (emph.)
dhad
J» , i.
< k
k
/' (emph.)
t'a
1
1
k
dh (emph.)
dha
*£ , ■:
*
5
a (guttural)
âïn
t
1 •
*
5
r' (gh)
r'aïn
<-»
ft
•
1 •
•-^
/
fa
•
•
•
«wft.
k' (q)
k'af
J
r
^
viX
k .
kef
•^
t
^
1 g (dur)
ga
J
J
' 1
J
1/
lam
f
•
1 ^
r .
m
mim
O
J
c^
n
noun
6
Jb
, ■«-
^
h (aspirée)
! ha,
^
• •
• •
-^
m
1 ouaou
v3
1
rquées d*un
astérisque
•
t
n'existent que dan
' ta
is les mots
(') Les lettres ma
empruntés à l'arabe.
LANGUE ET ALPHABET 5
OBSERVATIONS
Dans la transcription, chacune des voyelles a sa
prononciation distincte (excepté le ^ = ou)\ ainsi
ai = ai, ei = èi.
Le O ^^ se prononce souvent tsa. Suivi d'un
. :» thad il se contracte en \> fa .
Le son du ^ /^a (th anglais, Q grec) manque
dans plusieurs dialectes: en mzabi, en touareg, dans
les k*çours. Lorsque le C; tha est précédé d'un
^ noun, il se prononce ta. Les tribus de PO.
Sahel lui donnent le même son après un J^ chin,
un ^ sin, ou un o ^^- — Précédé d'un > <3?a/
il s'assimile cette lettre et se renforce en o ^^
et en tsa dans l'Ouest de la Kabylie. De même,
il s'assimile le J> dhad qui le précède et se renforce
en 1> ta. — Deux Jj qui se suivent sans voyelle
intermédiaire se contractent en Cj ^^^ Un Jj suivi
d'un ^ sin devient souvent o ^•^^•
Dans les mots empruntés à l'arabe, le ^ dji7n
se prononce comme un j; ja .
Le • ^A^^ a le son de la jota espagnole ou du
ch allemand devant a, o, ou.
Le > d^al a le son du â grec ou du th anglais
dans les mots the, this; il s'assimile au ^ noun
quand celui-ci le suit. Dans la plupart des dialectes,
en touareg par exemple, il est remplacé par un dal.
Le )è> dha (zha) est rarement employé chez les
Kabyles qui confondent ce son avec celui du J>
dhad. Quelquefois les Chelh'as rendent ce dernier
par le signe ^.
6 GRAMMAIRE KABYLE
La transcription du £ raïn (qui permute souvent
avec le ^3 /^af) par gh serait préférable : j'ai néan-
moins conservé r pour ne pas introduire de modi-
fication dans le système du général Hanoteau.
Dans quelques mots que Tusage apprendra, le v^
kef a en zouaoua le son du x grec. Ce fait est
très fréquent dans les dialectes du Rif et des Beni-
Menacer.
Le ^ 5 est toujours dur: ge^ gi = gue^ gui.
Le J lam permute, mais très rarement en zouaoua
avec le > daL
Chez les Beni-Raten et la plupart des Zouaoua,
deux • ou qui se suivent se contractent en ,,_^ ba ;
chez les Beni-Abbès en ? ga. Quelques dialectes
conservent aux deux ^ leur prononciation.
Deux ^3 ta qui se suivent se contractent en ? ga,
§ 8. Le v-j àa zouaoua correspond au ^ fa de
Ghdamès. Ex.: inebgi ,^/^^^^h6te{Z,)^==^anefjt ^jaS[
(Gh.) ; — au ouaou ^ des Beni-Menacer et du Mzab, de
Bougie et du Rif, où ne se fait pas la contraction
de deux ^ en ^^, Ex.: thabbourth Cj;^', porte (Z.)
^^thouourth (Jj^^y (Bougie), touourt Cjj^y^ (Mzab),
thaouourth \^^^^ (B.-Men.), tkaoîiort Cjj^^
(Botf ioua) ; — au if des Illoulen : thaggourth «^^>^(I11.) .
Le o ^ 21 toujours le son / et non ts chez les
Beni-Mzab.
Le Cj ^'^^ correspond au O ^ des Beni-Mzab,
de rOued Rir', du Chelh'a, du Rif, des Encours, de
Ghdamès, de Syouah. — Ex.: thimes ^y^^, fièvre
LANGUE ET ALPHABET
(Zoua.) «= timsi j^^-***^ (Ghd. et Syouah), tamsi
j^^-***^ (K'çours), ternis ^j*^ (Mzab et Ouargla);
thourmas ^U*y, dents (Zoua.) = tir mas ^Uà>
(Rif); thamrarth ^i^U-»^, vieille (Zou.) «- O;'-*-^
(Chelh'a); — au Cj tsa des lUoulen et de TOued
Sahel: tharanimth JX»-oU.> , petit roseau (Zoua.) *=
tharanimts cu^Ijo (O. Sah.); — au > (ïal des
Beni-Menacer: ithbir y^^^^^, pigeon (Zoua.) = acCbir
^>\ (B.-Men.).
Le ^ kha au ^ ràin rifain : thik/isi . ^A*„às^3 , bre-
bis (Zoua .) =» /S^V j^' ^^^u^Jl^ (Rif) ; — ^ au < ^^ du zé-
naga: tekchi ^^^-îxXI) (Zénaga).
Le > dal au > û^h;/ des Beni-Menacer: idmim
^i-^jo, genêt (Zoua.) = ad*mem ^M (B.-Men.).
Le > d*al au > ^fo/ du Mzab, de Ghdamès, du
Chaouïa, des K'çours. Ex. : fond* iy , genou (Zou.)
= foud >^ (K'çours, Chaouïa, }A.z3b, Syouah);
adkad* ^Lô\, doigt (Zoua.) •=» adad >\>\ (Gh.).
Le 3 zàîn au i (fal des Beni-Menacer: louz j,^,
faim (Zoua.) = loiut >^ (B.-Men.); — au > dal
du Rif.
Le j ja s'échange avec le 3 zàin des Beni-Me-
nacer, de Djerbah, du Chaouïa: ak^joun c^^j»^,
chien (Zoua.) = ^jp\ arzim (Djerbah), ak^zin
^.^\ (Chaou . , B .-Men .) .
Le ^ sin avec le ^ chin du zénaga: thikhsi
^^^A^yJs^, brebis (Zou.) = tekcAi ^^^-i^* (Zén.).
Le Jo dAad avec le i> t'a de Bougie. Ex.: id/i
Jaj», nuit (Zoua.) « //* iaj> (Boug.); — avec le j
zatn du Rif. Ex.: aidAi t<^\ (Zoua.) =* oxzx
8 GRAMMAIRE KABYLE
^j^.\ (Rif); — avec le > dal à^ Djerbah: aidi ,3sX3.\
(Djerb.); — avec le o de Djerbah, du Mzab et
du Chaouia: aiezidh ^.pJ^ coq (Zaua.). = ia^nt
CUji.^, (Djerb.), iazet Cjjt. (Mzab et Chaou.).
Le '^ ràin s'échange avec \t J^ çhin de Ghdîa-
mès. Ex.: ired" SJb, cendre (Zona.,) ^ ecAed s>J:o\
(Ghdam.); — avec le s ha deGhdamès: tarât' Lbu,
chèvre (Zoua.) «= tehaf )a\j^ (Ghdam.); — avec
le i ga du Chelh'a: amezzour j^^l, oreille (Zoua.)
« antezg i2)j^\ (Chelh'a); — avec le ^ kka de
Djerbah, des B. -Menacer, de Taroudant et de
rO. Sahel: iref v-j?à^., tête (Zoua.) = ikhf u»xj>.
(B. -Menacer, Djerbah, O. Sahel), zrh' çi^j, j*ai vu
(Zoua.) == zrikh ^y^ (Taroudant).
Le i kef avec le ^ et le ,^ du Mzab, du Rif et
des Beni-Menacer : nek vili, moi (Zoua.) =» netch
gu (B.-Men., Mzab), nick ^ (Rif.); — avec le
^ de Ghdamès et des K'çours: neck ^J:S, moi
(Ghdam.); kem ^, toi (fém.) (Zoua.) «== chetn-
mint c:-s^U.»iô (K'çours) ; — avec le ^ ia du Mzab :
aksoum fy*^i chair (Zoua.) = aisoum ^y^\
(Mzab) ; — avec le xa du Rif et des Beni-Menacer.
Le ? ga s'échange avec le - djim de Ghdamès
de rO. Rir', et du Mzab: argaz jK]^!, homme (Zoua.)
=- ardjaz '^^ (Mzab et Oued Rir') ; igenni ^^^^. >
ciel (Zoua.) == adjenna Ua.\ (Ghdam.); — avec le
'^ja du Rif, du Mzab, des B. -Menacer, de Ghda-
mès, de Djerbah, des K'çours. — Ex.: ajenna li^\
(Rif et Ghdamès) = ijenni ^^y^, (Djerb.); age//id*
S^\ , roi (Zoua .) — ajellid vxJ^\ (Mzab , B .-Menacer ,
LANGUE ET ALPHABET
O . Rir*, K'çours) ; — avec le J^ chin de Ghdamès :
= acheUid j^.JLiô\ (Ghdam .) ; — avec le ^ ia des B .-
Menacer, duMzab, du Rif, du Chaouïa, du Chelh'a:
Ex.: aggour ;^\ , lune, mois (Zoua.) = Hour
(B.-Men., Chaouïa, Mzab, K'çours) «= aiour ^y.\
(Chelh'a, Rif).
Le J lam s'échange avec le ^ ra de Ghdamès
et du Rif: thagelzimth viu^^^b, hachette (Zoua.)
= thagerzimth vix^i^b (Ghdamès); ameddakoùl
jy\j<^\, ami (Zoua.) ■=» amdoukr ^^j^\ (Rif); —
avec le > dal du Rif: amellal J^i, blanc (Zoua.)
^=^ ameddad >\o^\ (Rif); — avec le ^ djim du zénaga:
ouzzel Jj^, fer (Zoua.) = izzedj -i> (Zénag.).
Le ^ mim avec le ^ noun du Rif.
CHAPITRE U
DES PRONOMS
I. PRONOMS PERSONNELS
Les pronoms personnels se divisent en deux classes
— A. Pronoms personnels isolés — B. Pronoms
personnels affixes.
A. — PRONOMS ISOLÉS
s 9. Les pronoms personnels isolés sont en
zouaoua:
SINGULIER PLURIEL
, ^. ftûukni c--^, nous (masc.)
nek wX->, moi , .. «v^» ^
noukenti ^^^XÀX>, nous (fém.)
ketch gv^, toi kounotd ^y^ , vous (masc.)
kem ç^f toi (fém.) kounemtsi ^Z^X ^ , vous (fém.)
natta lX>, lui nitheni ^^^-^.^, eux
nettsath O'^» elle nithenU ^^_5-v^-^, elles
On voit qu'à la V^^ et la 3** personne, le féminin
est marqué par un o ou un ^ et à la 2^ pers.
par un ^.
Ces pronoms isolés sont susceptibles de s'allonger
à la première et à la seconde personne, au moyen
des particules n çX. i.
Ex.: fuk *Xi, moi nekki ^^^^ nekkini \^y^^^
ketch gv.^, toi (m.) ketchi ^^ys^ ketchini
kem ^ , toi (f.) kemmi ^^^^ kemmmi
DES PRONOMS
II
S 10. Voici, comme point de comparaison, le
tableau des pronoms personnels isolés dans les
dialectes d'Algérie, du Maroc et de Ghdamès.
BBNI-MENACBR
ire p. neich g^->
2e p . m . chek «Xao
2© p. f. chem ^^
3e p. m. netta Uî->
3e p. f. nâttathK^_JJi>
1 re p . netchnin
(fém. nechnmtî)
SINGULIER
MZABI
netchi fuckchi ^^^'»*«->
chetchi ^^^ssuô
chemmi ^^% <* >
netta
nettatsa UlXi
PLURIEL
tUchnin ^^^>^,«LmÀk>
CHAOUÏA
netch
chek
chem
netta
nettath
BOUGIE
nek
ketch
kem
nettsa
nettsaih
nechnin noukni (m.)
noukenti (f .)
26 p. m. x^mnioun c>Y^ chetchoum ^^o^açu*» koumnd i^v^
** *• chenoum
2* p. f. x^^''***^^^^^'^y^ ^^^^^'''f'**^ C^^^^^^^^^ * kountaui ^y^SS
3e p. xa.nahnin ,^j^^^J^ netnin ^^^^^XX) noutni
nihenm
3e p. f. nahnint C^^'^^^^ netnitin ^^^j-^Js-js-LXi ncuthentsi ,
SINGULIER
K*ÇOURS ou SUD ORANAIS KIFAIN
ire p. «^/rA gU
2^ p. m. <r<4^/è «Xi»)
2e p. f. chemmint y S *. X^ j%^
3e p. m. netta l^
3e p. f. nettatsa li>Ui
^•
netta LXi
nettath i/VjLX-)
PLURIEL
ire p. netchim
2e p. m, chekaumin ^ ^^ .% ^ **}
2^ p. f. chemmti
♦* • % •«
3e p. netmntt ^^^iaX^wa-a,
nechnin ^2, ^ >^^LùX.>
Xenniou y^^
Xennmt ^^<^JJ*
(aunahnm ^^^.^Sj^
\î» nahnifU O
12 GRAMMAIRE KABYLE
SÏNQULIER
CHBLH*A GHDAMès
If«p, ttâk wA-> nech y^^ .
2e p. TCi.ki ^^ cheg «Xu)
2« p. f. kemin 1 ^^ ^% ^ chem a-**»
3e • p . m. netta uC-> m^/^ ^X>
3« p. f. netiat «^LX-> nettath «JjlX^
PLURIEL
ire p. f. nokonti ^^^^C^sX> j
2© p. m,ÂûnûUt ^^^
2e p. f. kanamti ^^à.%,à ^
3« p. xx\,noikm ^^^^^ nalanin (?)
3« p. f. nothenti ^^^^L^J^ ncUin (j^^ (?)
\chegouanini (?)
Comme on le voit, les principales différences entre
les pronoms de ces divers dialectes proviennent
des modifications phonétiques du eT qui devient
tantôt ch ou / et du tha Cj qui se durcit en /
O ou s'affaiblit en /^ t.
B. — PRONOMS AFFIXES
§11. Les pronoms affixes peuvent affecter trois
formes différentes, suivant qu'ils sont compléments
d'un nom , d'une préposition ou régimes directs d'un
verbe.
1°. Les pronoms affixes compléments d'un nom,
tiennent lieu d'adjectifs possessifs.
^ <^} ^. icu^ de moi ^^ULl €ikhkhamiou^x£LZ,xsi2A&on
(maison de moi)
^ kf ik, ek, de toi (m.) «X^lsLl akhkhamik, ta maison
f m, im, enti de toi (f.) ^lsL\ akhkkamim^ ta maison
^ s^ iSf es, de lui, d'elle ,^y-wolsL\ akhkhamis, sa maison
j.lil
de nous
akkkkamennat^ â^Ul^ULl
cy^
de vous (m.)
notre -maison
de vous (f.)
d*eux
d'elles
etc.
DES PRONOMS IJ
Au pluriel, on emploie, pour le complément du
nom, le pronom personnel affixe joint à la pré-
position ^ n ou en, de.
ennat^
ennouen
enkount
ensen
ensent
La forme ennouen ^^\ est probablement adoucie
de enkouen ^^^\ — c'est ainsi que chez les Beni-
Menacer , on dit au féminin ennouent «JUiy \ au lieu
d' enkount cu5yo\.
Dans les autres dialectes, les pronoms affixes sont
les mêmes qu'en zouaoua: cependant chez les Beni-
Menacer le e^ ^ de la 2® personne est affaibli en /,
en Mzabi, en ^ ch et en ^ tch,
S 12. — 2°. Pronoms personnels affixes employés
avec une préposition:
Avec la préposition in, en \^i de .
inou y^*> ^^ ™^^
meÂ, ennek «-^^. «-^U de toi (m.)
in^ntf enneni a-O a->\, de toi (f.)
mes, ennes ,^/«^, ^j^-^^-t de lui, d'elle
(Pour le pluriel voir plus haut.)
Avec la préposition ^ i,. à .
«, (/) <^. (^) à moi
iak, {ak) iiTb {s2^\) à toi (m.)
tant, [am) fb (f\) à toi (f.)
/ar', («r*) ^b (fi^\) à nous
iaoun, (aoun) 0^4L (O^) ^ voxjkS ^^
14 GRAMMAIRE KABYLE
ioÀûUH/f {akounf) CX>^b (CUi^\) à vous (f.)
iasen, (asm) c?*^^. (cr***^) ^ ®^*
iastnt, (osent) LlXU*ab (LlXU*a\) à elles
La forme primitive de inou ^., de moi, était
inour p^., qui s'est conservé dans les dialectes
du Sud Oranais et de Figuig. Quelques tribus de
rOued Sahel ont gardé le féminin de la i^'* per-
sonne pluriel du pronom employé avec en ^ —
entner ç^l, de nous (f.).
8 13. Les pronoms personnels affixes, précédés
de Vn du génitif, se combinent avec les pronoms
démonstratifs pour exprimer les pronoms possessifs .
Ex.: le mien (mmniau yCr^^ ^^ CJ^-^ ^ O ^ ^.
celui de moi
la mienne thinniau yt:^^ ^'^ Crt^ ^ O ^^^ y^*
celle de moi
les miens ouid^en iou y^^^ ou auid^en mou y^^^O^^^
les miennes thicVen iou y^J^ ou thid^en inou y*^^^^J^^
etc.
S 14. Sous l'influence de l'arabe, les Zouaoua
emploient aiia )h\ (propriété, richesse) pour ex-
primer l'idée de possession — cf. en arabe vulgaire
^IXo et surtout Jb> qui ne s'emploie qu'avec les
pronoms affixes.
Ex.: Cest à moi, d^aUaou ^^y> m.-à-m. propriété de moi
Ce jardin est à \M\,ourÛU a^d^ailas ^^j> ^\ ^^^
Dans quelques tribus le ^ i s'est renforcé en ^
— (faglaou ^\>y (faglak vîr^\>, cTaglam ^^>etc.
S 1 5 . Combinés avec la préposition rour ^^ ,
DES PRONOMS 1 5
chez, le pronom personnel sert à rendre le verbe
avoir, comme en arabe (J et ^jJ^
Ex.: R^ouri kS)^ j'^i (chez moi) ar. ,3*>mU>
r'ourek ^)^ ^^ *s (™')
r'ourem f^^ tu as (f.)
r^ our es i/*^^ ^ ^^ ^^^^ ^
r'oumar' t}^)^ nous avons
r^aur ouen i^^ j^ vous avez (m.)
r'ûur kount <J^^ ^^ vous avez (f .)
i^our sen CJ**^)^ ^^ o^t
t^our sent <JI^^.4.o^^ elles ont
Lorsque Tidée est au passé ou au futur, on ex-
prime le verbe être. Ex . : Nous avons eu des mai-
sons, ellan roumar ikhkhamen ^^liu ^Uj^ ^\ .
— J'aurai un cheval, acT ili rouri ioun ^aoud^iou
y.>^ C>y. kS)^ i^y^ m.-à-m. sera à moi un cheval.
Dans la plupart des dialectes autres que le Zou-
aoua, on emploie rer S au lieu de rour y^.
§16. — 3°. Pronoms personnels affixes complé-
ments directs d'un verbe:
SINGULIER PLURIEL
ir«p. i ^ ire p. ar* P^\
2e p. m. ^ ^ 2« p. m. koun C>^
2* p. f. kem ^ 2« p. f. kount CX>^
3e p. m. th v^ 3c p. m. tken ^^
(ou v3 ^ après un ^^) n)
3e p. f. ts C-> 3*^ p. f. ^à^^^ Cl-vXi
Ex . : Je t*ai vu , zrit^k vi^*J>jJ. Je l'ai tuée, enr'irts v.IUÀ;sÀ)\,
Cette forme d'affixes s'emploie lorsque le pronom est
construit avec un adverbe ou un pronom interrogatif .
Ex.: D'où est-il? ansith ^'^■'^^^^■>\ m.-à-m. d'où lui?
. •♦
Qui suis-je? achoui KSy^^ m.-à-m. <^q\ xûsxnT^
1 6 GRAMMAIRE KABYLE
S 17. Place des pronoms affixes. Tantôt ils pré-
cèdent et tantôt ils suivent le verbe auquel ils ser-
vent de régime.
I**. Lorsque le verbe n'est accompagné d'aucune
particule, le pronom affixe, régime direct ou indirect,
suit le verbe.
Ex . : donne-moi , efk ii t^^^^^ ; il les a vues , izera thent
Quand le verbe est employé avec un double
régime, direct et indirect, celui-ci se place avant
Tautre .
Ex.: Je le lui ai dit enni^ ias M vJI^wtob ç^\
2°. Lorsque le verbe est accompagné d'une particule
qui le régit, les pronoms personnels, régime direct
et indirect, se placent entre elle et le verbe.
Ex.: Il les verra, a tent àera \^p^ CU^\ ; tu ne le lui
donneras pas, our ias ttefkedk ara \^\ ,Ja^-a3 y^ yj^,0^* j^
ne l'ai pas dit, our th ennir' ara U\ ^^\ ^J^*
La même règle s'applique aussi aux pronoms et
aux adjectifs interrogatifs.
Qui l'a vu anoua ith izeran C^)yi, ^-^. ^^^^
S 18. Pour rendre l'idée exprimée par le verbe
réfléchi, on emploie en zouaoua iman y^^U^, (per-
sonne) avec le pronom affixe complément d'un nom.
Ex.: moi-même, nek si imaniou ^^L^J^ ^^^^*»*> X) cf. en
arabe ^^***Jl > et i^_^^) m.-à-m. moi, de la personne de
moi; elles-mêmes, nithenii si iman ensent ^^'-♦J;, ^^.5**** (^.5^^-*^
CXî.*«.î\; il s'est tué (il a tué lui-n\ême), im^a imanis ^-«-o
DES PRONOMS 17
II. PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS
S 19. Les pronoms et adjectifs démonstratifs sont
a \, entd ^\y ou ^, th ^ qui s'emploient tantôt
seuls j tantôt comUnés ensemble ou avec la parti-
cule ^* L^« Ils se placent après le substantif qu'ils
déterminent.
a \, ceci, ce, est invariable. Ex.: ce jour, ass a
\^\ (aujourd'hui); ce soir, thamdith a \ J:^yxJ>,
ennz ^\, ce, cela, est également invariable. Ex.:
arg-as enni ^\ 3l?)\, cet homme-là; cette femme-là,
thameffouth énni ^\ Jj^U.» > .
Composé avec la particule^/ J^, a \ donne l'adjectif
invariable ^^/ ^^, celui-ci. Ex.: cet homme-ci, ^r^^:^
agi ^y;^^\\ ces hommes-ci, irgazen agi J^^oj^f^^-
Le pronom ou ^ L ^t^ th n'est employé que dans
les dialectes de l'ouest, mais en Zouaoua, on le
trouve combiné l°. avec a \. Ex.: oua \jj, ceci,
celui-ci; tha\^y celle-ci.
Cette forme oua \^ se combine aussi avec la par-
ticule gi ^,
« « •
Ex.; ouagi f^\^ celui-ci ^Aa^ L5^ celle-ci
aui^ e5^.^ ceux-ci iàigi (^^^^ celles-ci
2**. avec Ai ^^, pour exprimer l'éloignement.
Ex.: ouaÂi i^_^^^ celui-là ouiÂi (^5^.^ ceux-là
^AaAi (^^^ celle-là tAîÂi i^j^^ celles-là
On trouve enfin le pronom ou ^ combiné avec
la particule n ^^.
Ex.: ouin O^*^ celui ^àm CX^* celle
ouid^en vl^*>^ ceux thid^en 0>«^ te?^^%
Grammaire. 'i.
1 8 GRAMMAIRE KABYLE
III. PRONOMS ET ADJECTIFS INTERROGATIFS
S 20. Le pronom interrogatif Qui? se rend par
oui ou oua ^^ , \^ . Le verbe dont il est sujet se
met d'ordinaire au participe indéclinable. Quand le
pronom interrogatif est construit avec une prépo-
sition, il la précède.
Ex.: Qui a entendu? oui iselan <^^L**^. ^^
Qui lui dira? a oui as innan cJ^.^^^^
(m.-à-m. ô qui lui disant)
Chez qui es-tu allé? oui r^ef theroulûdh ^Jaa-A^ Ljfcft ^^
A QUI? s'exprime par ioumi ^^y. .
A qui a-t-il donné de Pargent? ioumi i/ka icfrinien
Employé avec les pronoms afâxes régimes du
verbe, ioumi ^^^. signifie À quoi bon? — Ex.:
ioumii <^^^^., à quoi suis-je bon? ioumits CU^^,
à quoi sert-elle?
Le négatif se rend par oula ^^. Ex.: oula oumik
vX^^ ^^, tu n'es bon à rien.
A QUI? marquant la possession, se traduit par oui
^^, qui devient le sujet de la proposition et Ton
tourne la phrase de cette manière: à qui est cette ville?
tkamcTint agi oui fs ilan ^^^^ O k3^ ^J^^ CU-o^J^*
(m.-à-m. ville cette qui la possédant). A qui est
cette femme? (quel est son mari?) thameffouth
agi oui ts ilan ^^. o sS^ ^^^ vJj.^W>.
Le verbe J\ el «avoir» qui existe encore en
touareg, ne s'est conservé en zouaoua que dans
cette expression.
Qui, Quel, Lequel, Laquelle, pronoms et adjectifs
DES PRONOMS 19
interrogatifs se rendent par anotia ^y \, fém . enta l:u\
— que Ton décompose en an ^\, particule et oua
\^ ou tha là pronoms démonstratifs — pi. anoui
^y\, enti ^J^\. — Le verbe qui suit se met au
participe indéclinable, précédé de la particule d >,
— Ex.: Qui a-t-il vu? anoua d izran ^)yt, >\^\,
\y\ anoua etc. se combine i°. avec la particule ai
^\ pour former les expressions composées: anoua
ai ^\ \y\, enta ai ^ Ui\ — pi. anoui ai ^ kS^^*
enti ai ^\ <^^\ — Lequel, laquelle, lesquels, les-
quelles. — Ex.: Lequel est ton père? anoua ai d
babak vî^'bb > ^\ \y\.
2°. avec les pronoms \^ oua, b tha^ ^^, oui et
t/iz ^Ji , et leurs composés ouagi ^\^ et ouahi <^i^
— pour traduire Texpression Qui est-il? — Ex.: anoua
oua \^ \y\, qui est-il?; enta tha iS* lxi\, qui est-elle?;
anoui oui ^^ ^^\ qui sont-ils?; enti thi ^ ^J^\
quelles sont-elles? etc.
Lorsque anoua \y\ est employé comme adjectif
interrogatif, il se place, ainsi que le substantif qu'il
détermine avant la préposition qui le régit . — Ex . :
avec quel homme est-il venu? anoua argaz id* d
iousa Uj^^ > Jo j^^\ \y \ .
Que, Quoi, se traduit par achou y^\ emprunté à
l'arabe vulgaire ach JfA pour ^^^ • Il se place
également avant les prépositions qui le régissent. —
Ex.: Qu'ai-je vu? achou zrir ç^^j ^^ — Pourquoi
as-tu dit? achou ref thennidh yj^^ lj?^ y^\.
Avec quoi, indiquant l'instrument: ai s ^^\ —
2*
20 GRAMMAIRE. KABYLE
Ex.: Avec quoi Pas-tu fait? aL s it. tekhcCemdh.^
En quoi, indiquant la matière : bou aglan ^^\ ^ .
— Ex. : En quoi est cette maison? — En terre, Bou
aglan akhkhatn agi J^\ ^UL\ ^^V5\ ^ — Bou akcd
IV. PRONOM RELATIF
S 21. Le mot enni ^\^ invariable, sert à ex-
primer le pronom relatif. L'homme que j'ai vu,
argaz enni zrir ^^^^^ ^\ jlS]j\ ; les femmes que j'ai
vues, tftoulaouin enni zrir ^y^ ^\ o^^j^y .
• Comme les Touaregs emploient pour le pronom
relatif, les démonstratifs oua^ ta etc., on a sup-
posé que les Zouaoua avaient emprunté enni ^\
à l'arabe vulgaire (^^'\ enni, altération de ^\)\
mais il faut remarquer que ^\ enni s'emploie aussi
comme pronom démonstratif (v. plus haut): on a
suivi en zouaoua le même procédé qu'en touareg —
cf. aussi en arabe où la particule > sert à la fois
pour former l'adjectif démonstratif 0>, \Jjb, sy>) et
le pronom relatif (,3v3J\)..
A QUI, Auxquels, Auxquelles se rendent par ^t^w^'
ioumi ,^^, ^^\ ou enni oumi ^^^ ^ \ invariable .
— Ex.: La femme à qui j'ai donné de l'argent,
thameffouth enni ioumi efkir id^rimen ijj^k^*
Lorsque enni ^\ est construit avec une préposi-
tion, celle-ci se place après lui. — Ex.: La ville
où je suis allé, themcTint enni t^er roulier CU-ovX^*
DES PRONOMS 21
Quelquefois, sous IHnfiuence de l'arabe, on con-
struit avec un pronom, là préposition qui gouveriie
enni ^\,
Ex.: La montagne sur laquelle j'irai, ad^rar enni r^a
oular' fellas ^J>»^ çJ^ ^ ^\ ^\y>\ (la montagne que je
monterai sur elle — ar. ^^^^ ^^^\ ^^^ J-C?*^^)*
Celxh qui. Celle qxh etc. se traduisent par ouin
^^.^ f. thin ^^*, pi. ouicCen c^J^l^, thicTen ^J^.
— Le verbe se met souvent au participe invariable.
— Ex.: Celui qui voit, ouin izeran c^^yt. c^.^-
Celxh à qui. Celle à qui etc. se rendent par ouin
ioumiy,^^^ ^^.^, f. thin ioumi^yi^ o<^> P'* ^^^*^^
ioumi f^y>, O^.^ f« thid^en ioumi <^^. O"^'
V. PRONOMS ET ADJECTIFS INDÉFINIS
j5 22. AiTTRE. Le mot iedh ^. qui signifie «dif-
férent» sert à exprimer Tidée d' «autre» dans les
composés suivants:
1°. m.auàiedk J^Sfi (<w ^J pron. dém. et J^, iedh)
f . thatedh J^^* {,tha li* - - et JaJ». iedh)
pi. m. oui iadh ^b^* {pf^^^ • • et ^j»^. iadà)
f . tMad J>^^ Kthi ^ ' - et J>b iadh)
. ouiadh ou yj^,^ ou ouiadhnin ^^î^-^î-^ôb^ signifient
«autrui».
2°. ^«/« /irfA^Tï ^^^-ôji ^^^^ — composé du pron.
dém. ouin ^^ et de iedh avec la forme participiale —
c'est le seul exemple où cette forme prienne la
marque du pluriel.
Sg . m . ûutn idhen Cx^- C^.^ ^* ^^'^ idhen ^^^r^. Cx^
Pi . m . auid*en idhenin ^;^.*.i**à> O*^.^ ^ • thid^en idhenin y^Js^
22 GRAMMAIRE KABYLE
3**. enni idheti ^^y^^ ^\ composé également du
démonstratif ^/i;/! ^\ et de iedh Jaj. sous la forme
participiale .
Sg. ettni idhe» cr^. (^^ ni. et f.
PI. enni idhenin cy^S,'^ l<*^ ï»» et f.
Les uns les autres: ouiadh ouiadhenin ^j^^
On rend par aôrid* Jo^^\ (chemin) le mot «fois» en
zouaoua. — Ex.: une fois, toun oubrid^ ^.^fi^ Oiy.;
quelques fois o\>^. J**?-
Les dialectes du Maroc et de l'Ouest se servent
de thikelth JUUi ou tikclt vJUl^b.
Un, employé au sens indéfini s'exprime par /^««
^^y, f. ioueth v^y.. — Ex.: Il était un homme,
iUa toun ourgaz jo^^ ^^^ ^ .
Construit avec la négation oulemma U^, pas
même, ioun^ iouth signifient aucun, aucune, per-
SONNE. — Ex.: n n'y a personne, our d illa oulemma
toun ^y. U^ ^, > ;^.
Combiné avec koull (ar.) J.^, tout, ioun et ioutk
v^y.» oy. servent à rendre «chacun, chacune». —
Seul le touareg a conservé la vraie forme berbère:
ak tien — chaque-un.
On se tourne par la 3** personne du pluriel du
verbe qu'on emploie souvent à la forme d'habitude.
Ex.: On raconte, eJ^ffaren o;W — On dit, tennan ^Lîj ,
Quelques, Quoi que s'expriment par kera \S
(chose) qui se construit, comme un substantif, avec
le génitif. — Ex.: Quelques jours, kera boussan
DES PRONOMS 2$
^Uo^ \^; quelques femmes, kera n toulaoïdn \J
C^,^"^^- On rencontre aussi quelquefois le mot
arabe . ^luo ôad/i.
Quelconque: iouen eg ellan ^\ J}'\ ^^^^ f. ioueth
eg ellan ^\ eTl C^^,, -^ composé de iouen ^^.
(un) et de eg ellan ^M\ ir \ (quel étant) , mis pour
ai illan ^2;^. k^ — c'est la même particule ^ ai
qui entre dans la composition du relatif anoua ai
y^\ \y\ etc.
Qm QUE CE SOIT, Quel qu'il soit. Quelle qu'elle
SOIT, Quoi que ce soit se rendent par ouin illan ^j^
^^, thin illan ^^^, cr:^^» ouid'en illan ^^^, 0^.5»
tki(fen illan ^^^. o^^-
Am çj^\ qui signifie «quoique», traduit aussi «ce
que», lorsque le verbe qui suit est au passé, Ex.:
Dis- moi ce que tu as fait, inai ain tekhd^emdh ,3^0.
Quand le verbe est au futur, on emploie ra U.
Ex.: Dis-moi ce que tu feras, inai ra thekd^emdh
Voici se traduit par la particule aia b\ précédée
du pronom personnel des verbes, quand il s'agit
d'un substantif ou d'une 3*^ personne.
Ex.: voici sg. m. (UAaia bb\ f. atsaia bL>\
pi. m. athenaia ^>.U3\ f. athentaia blXJ3\
Dans l'expression ahath cJ^\ , voilà, le pronom
personnel est suffixe.
Ex.: voilà sg. m. akath «^W f. ahats . vI1^1a\
pi. m. ahathen ^^P^aI f. ahathent C^^-oIaV
24 GRAMMAIRE KABYLE
Avec la r* et la 2** personne, on emploie ji.\
akH — pour signifier «voici, voilà».
SINGULIER
ire p. al^u ^\ me voici oii:jne voilà
2e p. m. al^lak si^^\
2« p. f. aJ^lam f^»
■ . j
PLURIEL
ire p. al^lar- \^\
2e p. m. a^lakoun yl^^^^»
2* p. f. akHakount vlUi^^^l.
4
CHAPITRE in
DU VERBE
S 23 . Les verbes kabyles peuvent se diviser en
deux classes: verbes complets et verbes incomplets.
La première, de beaucoup la plus nombreuse, ex-
prime un état ou une action; la seconde qu'on pour-
rait appeler qualificative, renferme les verbes in-
diquant les couleurs et les qualités physiques ou
morales .
S 24. Il y a dans le verbe kabyle deux nombres:
le singulier et le pluriel; trois personnes et deux
genres dont la distin<ition n^est faite qu'à la 3*^ per-
sonne du singulier, aux 2^ et 3* pers. du pluriel.
j5 25 . Le berbère possède des thèmes verbaux
formés d'une, deux, trois, ou quatre lettres radi-
cales. — Ex.:
th . d'une lett. rad. aR* £^, prendre aF ^^\, trouver
- de 2 lettres - SeL J-**», entendre ZeR j|^,voir
- de 3 - eKCHeM (>-«*^^, entrer eDHFeU y^\, suivre
- de 4 - D^eRI^eL Ji;>, être aveugle RtJD^eL J^J;, boîter.
Cette dernière cat^orie comprend surtout les
verbes dénominatifs.
S 26. Il n'existe à proprement parler que deux
temps en kabyle: l'impératif et l'aoriste. Ce dernier
26 GRAMMAIRE KABYLE
qui exprime le passé, le futur et le présent, subit des
changements vocaliques selon qu'il est conjugué ou
non avec des particules qui en modifient le sens.
Voici le scheme de la conjugaison:^'^
IMPÉRATIF
Sg. 2e p.
PI. 2* p. m. — th
2* p. f. — mth
AORIST£
Sg. ire p. c. r
2e p. m. th dh
3e p. m. i
3e p. f. th
PI. Fc p. c. n
2e p. m. th m
2e p. f, th — mth CXo — '3
3e p. m. n ^ —
3e p. f. nt CU-î
S 27. Chez les Beni-Menacer le tha Cj final est
remplacé par un ta c^, — Le ,^ tha initial des
2* et 3* pers. du sing, et des 2^ du plur. est
afiaibli en 2$ ha et quelquefois tombe complète-
ment. Le J> dhad final de la 2* pers. sing, devient
un > dal et souvent un o ^^•
En touareg, en mzabi et dans le dialecte des
K'çours, le vi tha est remplacé par un ta o et
le J> dhad final de la 2* pers. du sing., par un
dal >, La même modification existe à Ouargla;
de plus, à Taoriste employé avec la particule ad^ >\,
(0 Le trait remplace la racine du verbe, qui est la 2e personne du
singulier de i*impératif.
DU VERBE
27
le rain ^ final de la première personne s'affaiblit
en ^ àin et quelquefois même en ^ \«
A Taroudant le ^ kha et à Ghdamès le ^ àin
sont presque toujours substitués au ^ rain.
En Chelh'a et à Djerba le o ^^ remplace par-
tout le K^ tha et le J> dhad.
En Rifain, le ^ /A^ est quelquefois conservé:
la consonne finale de la 2*^ personne du singulier
est o ta, tantôt > ^/i^/.
En Zénaga le Cj ta remplace le Jj tha et à la
fin de la i** personne du sing, on trouve un siS
kef au lieu du ^ kha de Taroudant et du '^ rain
des autres dialectes.
S 28. Pour marquer plus particulièrement Tidée
du passé, on place devant le verbe la particule ai
^. Les particules ^^ ra^ ar'a U\ et ad' >\ sont
employées pour le futur.
S 29. IMPÉRATIF
Sg. 2* p. c. ers o^)^y descends
PI. 2« p. m. erseth
.\
2« p. f. ersenUh •JU.^-aî%\
AORISTE
Avec le sens du Prétérit.
Sg. ure p. * erset^
2^ p. m. thersedh
3e p. m. iers
3e p. f. thers
PI. ire p. c. ners
2* p. m. thersem
2® p. f. thersemth
3e p. m. ersen
3e p, f. ersent
Avec le sens du Futur.
aiterser*
atersedh
ad* iers
aters
anners
atersem
atersetnth
cutersen
28 GRAMAf AIRE KABYLE
On remarquera qu*à l'aoriste futur, en vertu des
règles phonétique^, le cCal > s'est assimilé ati norm ^
à la I'® personne du pluriel et que càntràcté aveo le
tha ^ à la 2® personne masc., la 3* du fém. siiig.,
et aux 2® pers. du pluriel, il s'est changé en O ^^•
Au prétérit le ^ t'àin final de la i'* pers. du
sing, est très souvent précédé du son ^'.
S 30. Outre les particules qui indiquent l'idée de
temps, il en est d'autres destinées à appeler plus
spécialement l'attention sur le verbe. La plus em-
ployée est d > qui est vocalisée ed ou id selon les
besoins de l'euphonie. Tantôt elle précède le verbe,
et tantôt elle le suit.
EUe est toujours placée après les pronoms com-
pléments directs ou indirects du verbe, soit qu'ils
le suivent, soit qu'ils le précèdent (voir S ^7)'
Ex.: Donne-le-moi, efk ii th id jo ^ ^^^ Sa\\ Je
te verrai, acC ak d ezrar^ è)^^ er\3\.
Quand le verbe n'est pas modifié par une par-
ticule ni accompagné d'un pronom affixe, d > se
place immédiatement après lui. Ex. : Es sont venus,
ousen d jji,^*^^ .
Quand lé verbe est accompagné d'une particule
(ad% ai, ra) de la négation ou d'un pronom relatif
ou interrogation, d > \t précède înimédiatement .
Ex.: Quand il a passé la nuit, mii d iousa > ^
En zouaoua on emploie aussi, mais très rare-
ment, la particule n ^ qui suit les mêmes règles
de position que > d, — Elle exprime uniquement
Qu vmBE 29
l'idée de lieu s'appliquant à la personne à qui Pon
parle.
S 3'- Cette particule ^^ n sert aussi à former
un participe, indéclinable, lorsqu'elle est jointe à la
3* personne de T^oriste. .
Ex.: ti/a ^^, il a été tiian vl^V^L, ayant été, étant
mna l^., il a dit mnan ^^., ayant dit, disant
Ernployç fiveçle verbe précédé de la. particule
r'a U, « ^^ lui donne le sens du participe futur.
Ex.: izenz yiy^^, il a vendu; izenzen OPJi» ayant vendu,
vendant ; r a izenzen C^yj^, ** > devant vendre .
Lorsque le participe est enriployé avec la négation,
V n ^^ précède le verbe. Ex.; Celui qui ne vient
pas, ûum our niousa t«*>^ ^^ ^^.^.
S 32. Dans la conjugaison de Taoriste, le verbe
kabyle est susceptible des. modifications suivantes:
1°. Les verbes commençant par un élif \ non
prosthétique (comme \ a ou V e de ekchem, entrer;
ers y descendre), changent au prétérit cet a\ txiou ^.
Un petit nombre de verbes commençant par un / ^
suivent la même règle.
Ex.: aker y^\ voler aor. oukerer ^r^^ iouker r^^.
af vJJ^ trouver - oufir^ é^^ ioufa l*^.
iricH* i>J» •J*. être propre - ourad^er ^\)^ iourad* ^U^.
Dans les verbes qui, ayant un ou ^ pour seconde
syllabe, changent leur \ elif initial en oîi, celui-ci
devient un ^^ ba en zouaoua, un ? g dans les
tribus de TO. Sahel.
Ex.: aoui ^9^ apporter aor. bouir^ é^.>^> ibboiU ^y^.
30 GRAMMAIRE KABYLE
Chez les Beni-Menacer les deux ou ^ subsistent:
iououi v5^.'
Les verbes ili j^^, être, et ini ^^^^, dire, changent
à l'aoriste leur ^ i initial en ^ \ et redoublent leur
consonne. Ex.: illa ^ , il a été, eltir^ ç^\, j'ai été,
ennir^ ç^\, j'ai dit.
2°. Lorsque le r' ^ final de la i" personne du
prétérit est précédé du son /, cet / devient un a
dans le reste du temps — excepté à la z^ personne
du singulier.
Ex.: rt/" L-3^ » trouve — otifir* Ç^^, j'ai trouvé, thoufidk
jJéx^^ — ioufa ^_^., thoufa ^^ ^ noufa Ij»^ etc.
Avec la négation, le son / persiste en zouaoua
à toutes les personnes. Ex.: our ioufi ara, il n'a
pas trouvé.
Dans le dialecte des K'çours le prétérit tout entier
garde le son /.
En zénaga et chez les Beni-Menacer, le son i
existe à la i''*' et à la 2^ pers. du sing.; aux 2* et
3* du pluriel.
En mzabite et à Ouargla, le. son ou remplace
souvent le son i,
l^, La plupart des verbes terminés à l'impératif
par ou ^ , perdent cet ou ^ k l'aoriste et suivent la
règle 2.
Ex . : ezzûu ^j\ griller ezzlr çJ-jl , izza \ P.
ousûu y^^ tousser misir ç.-^^, ioma ^^,
4°. D'autres verbes terminés par / ou par ou
changent à toutes les personnes du prétérit cet ou
ou cet i en a.
DU VERBE 31
Ex.: argou ^'\ rêver ourgar* k}^j^9 iourga op^?,
• • •
gen ^y rester gerar^ g)^, igera \^.
5°. Les verbes qui ont à Timpératif le son i
avant la dernière radicale, le changent en a au
prétérit. Dans certain cas, cet a est une voyelle
primitive qui reparaît.
Ex.: zouir t^.«ô> précéder aor. zouarer A )^^3
sir Ç-j^, allumer aor. saret* ç^Uo
6**. Les verbes qui ont à Pimpératif le son a
avant la dernière radicale, le changent en ou au
prétérit.
Ex.: dlaz ''^\ ^ avoir faim aor. ellouzer ^3^^
Toutes ces modifications phonétiques n'ont lieu
que lorsque le verbe est conjugué sans particules
ou avec ^ marquant le prétérit.
}5 33. L'aoriste du verbe kabyle, avec ou sans
particule, sert à rendre les nombreux temps de la
conjugaison française — (Voir le tableau ci-après —
le nom prétérit indique le verbe conjugué sans parti-
cule ou avec y^ ; celui d'aoriste désigne la conjugai-
son avec ra ou ad^).
S 34. En zouaoua, la négation se rend par les
particules our .... ara \^\ . . . . ^^ entre lesquelles
se place le verbe et les pronoms affixes.
Ex.: Je ne l'ai pas vu, oiir th zerir* ara U\ é^jj «^ )^
Lorsque le verbe est au futur ou à l'impératif,
on emploie la forme d'habitude et on supprime la
particule ad" >\ ou ra U.
GRAUUAIRB KABYLE
PRESENT (Prétéril);('} Je vois, e">-' jJjj.
lo. (Prit.): Je voyais, zrir'
îio'i-
(V«be êlre au prétérit
avec le présent d'habitude): t!lir'
ifa terrer' i\\ li jfcjJl .
PASSÉ DiriNl (Prit.): Je vis, trir' gyj-
PASSÉ INDÉFINI (Prêt.): J'ai vu, «TT* ÇJiJJ-
PASSÉ ANTÉRIEUa (Pfél.): J'ai vu, vir'
PLUS QUE PARFAIT (Prêt, du Verbe iln\
avec le prit, du verbe): J'avais 1
vu, dlir- ,rir' j^jj jLJU l
rOTOK (Futur avec aa' M ou r'a U):]
Je verrai, aJ" etrar' iljjl il.
PUTtTR ANTÉRIEUR 10. (Prêt.): J'aurai TU ,
■■*■ K}}-
FUTUR ANTÉsiEUR 2°. (Futur du Verbe
t/re avec le prétérit du verbe);
oif tir' snV-' jjjj ç^l il .
CONDITIONNE!. PRÉSENT (Futur): Je ver- ,
Présent — (Impératif)
i, aJ" /
■■\,\\ i).
■■ dbj'
;l passé 10, (Prêt.): J'aurais
1. PASSÉ 20. (Futur): oi^
„„,.-£y il.
DODU di* laapt da vube b
SUBJONCTIF
INFINITIF
PARTiaPE
Futur): Que je voie,
Se iQume par mi
(PréEent, Passé);
«^«...■tljjl^-
verbe à un mode
voyant , ayant
"■'"«"Cjijii-
le nom d'action.
(Futur); Que je .ÎEse,
ad•ar^r'i^J)\i\.
(Prêt.): Que j'aie vu,
1 ', '.'
=">■ é^jj-
1
10, (Ptét,): Que j'eusse
1
vu, »^- ji;j.
■ 1
30, (Fatd^ : (uf* nmr'
jijji il.
1 (Participe «vecr'a
li)!deT«.tvDir.
r'a ùtren U
cyj?--
'
.
34 GRAMMAIRE KABYLE
£x.: Il ne viendra pas, our d itsas ara U\ ,^~. ^ )^
Je ne le verrai pas , our th zerrar* ara \ n\ *^\\ tjj >^
Ne viens pas, our d tsas ara U\ ^j^ > \^
On supprime souvent la seconde particule ara
\^V, surtout dans les enumerations.
On trouve aussi en zouaoua les formes oulah «V^
et oulach Jà))^ empruntées à l'arabe avec le sens
de rien, il n'y à pas.
Ex.: Je n*ai pas de frères, oulach rouri athmathen ^^^
s 35 . L'interrogation est ordinairement indiquée
en kabyle par l'intonation de la phrase.
, Ex.; L*a t-il vu ? izera th'i «Jj bf?.*
! On trouve quelquefois employé le mot kera (chose),
qui se construit comme un substantif.
Ex.: As-tu des bœufs? rour ek kera g izgarett
% %
%% ««
(As-tu chose de bœufs?) C^}^r^ \^ ^)^
' Y A-T-iL se rend par ma U suivi du prétérit du
verbe illa ^, (être), qui s'accorde avec le sujet
réel. Ex.:
Y a-jt-îl un homme? /«â! Ula ioun ourgaz S^)^ CA^» ^-
Y a-;t-il une femme? ma theUa iouth thamet* t^ outh \^ yn ^ > '^-l^^?. ^"^ ^
Y a-t-il des hommes? ma ellan irgazen ^j\^i\j v^^^» ^
Y a-t-il des femmes? ma ellant toulaouin C^S^y^ CX>W Lo
S 36. Verbes qualificatifs ou d'état. On
a vu plus haut (§ 23) qu'il existe en Kabyle une
seconde classe de verbes, qu'on peut appeler qua-
Iffieative ou d'état, renfermant les verbes qui ex-
priment les couleurs et certaines qualités physiques
DU VERBE
35
OU morales, comme, èirt grand mou^k^er ^à^; être
doux (de caractère) jsid^er jS^^j, être blanc melhul
jy^. Elle correspond par conséquent à la neu-
vième forme arabe, tout en ayant une acception
plus étendue.
Les verbes, appartenant à cette catégorie, ont
une conjugaison qu'on a considérée comme in-
complète et qui est peut-être le reste des flexions
primitives du berbère. — Ex.:
berrik ti^j^ être noir
Sg. ire p.
2e p.
3*^ P
3^ p-
berriket*
berrikedh
m. berrik
f. berriketh
PI. comm. berrikith
e SUIS noir
nous sommes noirs
vous êtes noirs
ils sont noirs
On remarquera que les trois personnes du singu-
lier sont marquées par des suffixes comme dans le
prétérit des langues sémitiques.
Accompagnés d'une particule, les verbes qualifi-
catifs suivent la conjugaison ordinaire: toutefois ils
sont précédés du son i à toutes les personnes.
Ex.: Sg. ire p. c. acTiberiker*
2e p. c. atiberikedh
3e p. m. acPUberik
3e p. f. oHberik
PI» life p. c. anmberik
2e p. m. atiberikem
2e p. f. atiberiketnth
3e p.m. acTiberiken
3e p. f. atTiberikent
je serai noir
36 GRABOfAIRE KABYLE
On peut considérer comme le particq>e des verbes
qualificatifs, caiains mots classés jusqu'ici parmi les
at^ecti& et qui sont couçosés du tiième d'un ^^rbe
qualificatif et du sufiixe an^ employé dans la for-
mation des participes (cf. S3')- ^ ^^^^ restés
déclinables comme le sont encore aujourd'hui les
participes en touai^.
Ex.: èârrik ^ifj^, être noir; aberkan ^U^j\ , noir; eszcù
^\j\, être lourd; azzaian O^^jU lourd; ««rrjj^J, être gros;
azûuran C^^J^J^ > gros; f^aua/i^j^^ être long; at^ezfan v^^J*^,
long ; nunû^fier jÀ^ , être grand ; amoliran ^^y^^ , grand etc .
Des traces de cette conjugaison existent dans le
dialecte des K'çours du sud Oranais.
Ex.: berek id wX>^,->, il est noir.
Les autres dialectes ne semblent avoir conservé
que le participe considéré comme adjectif.
S 37. On peut rattacher à cette classe deux ex-
pressions qualificatives qui n'existent qu'en zouaoua:
éftIaâU <^^>, Irien, ^XdHri ySyÙ> "^ ^ ^^> fi^-
ployées avec les pronoms suffîxes compléments di-
rects des verbes, signifient être bon, êtne méchant.
Exemples :
SINGULIER
ircp. c. fuk fVdaâli ^!^^> ^ je sois bon
2e p. m. ketch d'^daâUk • j Ci^V> gvi*
2« p. f. kem d'daaUkem ^»CJl»V> ^
3« p. m. netsa d'elaàUih viXJ»^)> Ui
3e p . f . neUath âdaâUts CUJ*V^ (JjUi
DU VERBE 37
PLURIEL
v^^,m..noukm (Pelaâliar' ^LJL*V> ^^^^^îXînoas sommes bons
irep.f. noukenti d^elaâUat^ ^LJ^^> (^.5^^^^
2e ip,TQ.,kounom d*elaâltkoun Ol?^<^^^ \S^^
2c p.f. kounemthi d^elaâHkounty^^y^^-'^'^^ f^y^.^^^
3e p.m. mtheni d'elaâlitken ^^^jX^wXft V3 i^^^^
3e p.f. nithenti c^elaâlUhent CI^i-Li^wU^^
SINGULIER
ifcp. c. «^^ ^Vrw v5r?.^ wG je suis méchant
2e p. m. >&^/fi4 ûTVr^ *^.^.^ è"^
2e p. f. kent dHrikevi j>Xj>.j>3 ^
3e p. m. netsa dHrith \^^^^S> LXJ
3e p. f. netsath dHrits "^.jÙ CJ^
PLURIEL
ire p. xci. naukni d^iriar' è.'^.T?.^ C.5^^
ire p. f. noûketUi dHriat^ è}^»yi*^ e.5^*^*^
2e p. m. kounaui dHrikoun ^^aj»-j3 \^y^
2e p. f. kounemthid'trikount\^^'-*^^^^y^> f^^J^-^^^
3e p. m. niikeni dHrtthen ^^^-op^ ^^^-^-^
3e p. f. nithenti dHrithent d^^*.>»^^3 ^^^^X-UI.)
Ex.: J*ai vu une belle femme, zrit^ thameft'^outh d*elaâliis
C^>-^V^ v3^^*-*^ énA3» na.àm. j*ai vu une femme, elle
est belle.
Quand le mot qualifié est déterminé, on emploie
de préférence l'adjectif verbal.
Ex . : J*ai vu sa grande maison , zrir' akhkhamis amoUrcm
On trouve dans les verbes qualificatifs des parti-
cipes invariables formés suivant la règle ordinaire.
Ils sont probablement de création récente, à Timi-
tation des verbes réguliers.
38 GRAMMAIRE KABYLE
MODIFICATIONS DE L'IDÉE VERBALE
8 38. Un des caractères particuliers au berbère,
comme aux autres langues proto-sémitiques et sémi-
tiques , est la modification apportée à l'idée verbale
simple par l'adjonction ou l'introduction d'un affixe
dont la signification propre est aujourd'hui perdue.
C'est ainsi que l'on crée Ats formes exprimant l'idée
factitive, habituelle, passive, réfléchie, réciproque,
intensive, etc.
De tous les dialectes berbères, le zouaoua est le
plus riche en modifications de ce genre: elles sont
au nombre de dix et leur conjugaison suit toutes
les règles de la forme simple, en y comprenant les
modifications vocaliques causées par l'emploi des
particules .
S 39. r*^ FORME. Elle exprime l'idée de faire
devenir, faire faire et répond à la 4*^ forme arabe.
On l'obtient en préfixant un ^ ^ à la racine.
Ex.: ekchem ^Jk*^, entrer: sekchem ^JiS>Mi^ faire entrer;
aU ^^\^ monter: sali ^^^ , faire monter.
Lorsque le thème verbal renferme la lettre z,
\s ^ de la i^''*' forme devient souvent un ^ j par
euphonie .
Ex . : enz y\ , être vendu ; zenz iij , vendre (faire être
vendu) .
Les modifications vocaliques de la i^" forme
suivent les mêmes règles que celles de la forme
simple. (Voy. p. 29.)
DU VERBE. 39
La plupart des verbes commençant par un a le
changent en i sous Tinfluence de \s factitive.
Ex.: arez "^^ i attacher: sirez *^y^ faire' attacher; âmes
^jM^\, être sale: simes ^ m % ^< o , salir (faire être sale).
A Taoriste, Ma primitif reparaît.
Ex . : sarezcf^ ô3j ' thesarezedh ^Jp»J^U4^ , isarez J^Lu*J .
Dans les verbes qui, à Tétat simple, commencent
par une consonne redoublée provenant de l'assimi-
lation d'un ou primitif à la consonne suivante, cet
ou reparaît à la forme factitive.
Ex.: effer* ç3\ , sortir: sou/er' ç3^-4*î, faire sortir.
Le changement en a de la voyelle i de certains
verbes à la forme simple existe aussi à la forme
factitive.
Ex.: emsioui ^^i>k-u*/o\, être égal: imsaoua \y»*^^^^, f.
fact, semsioui <3 3 ? . ^** •■**S égaliser: isemsaoua \^1. 4*>i. » ■«*« > .
Uou final des verbes de la forme simple se change
en ^ à toutes les personnes de la voix factitive.
Ex.: ehtou y^\ ^ ployer: seknou ^^X.**>, faire ployer;
aor. isekna 1-*X*mJ, seknat^ ^uXaaj,
S 40. n* FORME. Elle exprime l'idée de passif et
de réciprocité, soit Tune ou l'autre, soit toutes deux
à la fois et correspond à la vir forme arabe. On
la rencontre, comme d'ailleurs toutes les autres en
touareg, à côté d'une autre forme en nm préfixe,
marquant seulement la réciprocité. Elle se forme
en préfixant un mim ^ à la racine. Lorsque celle-ci
commence par deux consonnes, on fait suivre Mm
40 GRAMMAIRE KABYLE
&im i euphonique et ravant-demière oonsonne est
marquée du a^^ a.
%%é\ ^fif))^f CMêtn merz j^, être cassé; {^ick^m ^^i^SX^
entrer 1 miikekam ^L*L C ^y entrer l'un chez l'autre.
Cette forme peut se combiner avec la piemière.
\L%.\ tnf^ ^\f ttier; a« f. ment^ é^> s'entre-tner, com-
battu) V^ — 3« f. tmenr' g <»%** » , faire combattre (faire s'entre-
tti«r)j th ^j^^t être habillé; !«•« f, /<f/f ,^^*J-m>, habiDer;
a«;— If f, «>fW/, iliftbiller réciproquement.
,S 41. ni*KO»ME. Pour former la lir forme qui
exprime uniquement Tidée du passif, on préfixe au
radical la «yllabe tsou y qui devient quelquefois
ti0U(t ty. Il en est de même dans le dialecte de
nougie .
K%,\ ^/Vy U!J»\, prendre: tsauaet'ef k^\^ , être pris;
(^tr yj\, cacher! tsouaffer ^\t^ ^ être caché.
Chez les Beni-Menacer, la syllabe thou y corres-
pond au tiou y du zouaoua.
Ex il nW s^^t écrire: thoura \^y, être écrit.
En touareg y en tagouarjelent et dans le dialecte
des K'çours du Sud Oranais on emploie tou ou ioua.
Kx.» fiér jj, voln inuaier jji\y> , être vu;
ari vA)^» écrire: fouari ^^^y, être écrit;
cJ>B jf\, mAcher: touaffez J*^y , être mâché.
Quelques verbes commençant par a changent cet
a en I à la 3" forme: arez j^\, attacher: tsouirez
jyy, être attaché, mais cet a reparait à Taoriste
employé sans particule : iisouarez '^^\y<>/, acP itsouirez
DU VBRBE 41
ere
La troisième forme peut se combiner avec la i*
pour former un passif de transitif.
Ex.: zenz pj, vendre: tsouzenz p\^ ^ être vendu;
err* A^^» brûler: serr' A r^> i?Ârt brûler, allumer,
tsouserr' ^j-**)^, être fait brûler, être allumé.
§ 42. IV* FORME. Cette forme qui marque l'habi-
tude, la durée d'un état, la continuité d'une action,
s'exprime en préfixant au radical la syllabe ts O
qui modifie souvent la vocalisation du verbe. De-
vant ceux qui commencent par s ou ck, on emploie
seulement ts C^,
A. — MODIFICATIONS INTERNES
1°. En général, lorsque le radical se compose de
deux consonnes précédés de la voyelle adjonctive e
on introduit, à la iv* forme le son ou ^ entre les
deux consonnes radicales; il en est de même dans
les verbes trilitères renfermant déjà à la forme simple
le son ou.
Ex.: enz ji\, être vendu. Rac. N z, ive f. tsenouz jy^,
être vendu souvent;
moiik^el s^y^i regarder. Rac. mk'l, ive f. tsemou-
k^oul ^J^y%J*, regarder continuellement.
2^ . Dans les verbes quadrilitères mis à la IV* forme,
on introduit le son i entre la troisième radicale et
la quatrième.
Ex.: egrireb ^^sS\ , rouler; tsegririb c^^ >Jxj , rouler
souvent ,
3°. La plupart des verbes trilitères prennent le
son a \ avant la dernière radicale.
Ex.: effef\^j^\, prendre; iv* f . tsaffaf s^^^\^
azzel jjj^» courir; \\^ l^ tsazzal y^^^
42 GRAMMAIRE KABYLE
B. — MODIFICATION EXTERNE
Lorsque la modification vocalique ne se produit
pas à rintérieur du verbe mis à la IV® forme, elle
a lieu à la fin, par l'adjonction d'une des voyelles
Ex.: h^ass ^^i être malade; ive f. tsICassa 1. **« ffc u ;
r'outnm ^^, boucher; ive f. tsr'oummou y^^^\
mlil J-^J^, se réunir; ive f. tsemlili ^^i^i»J .
La voyelle finale est généralement la même que
celle qui se trouve à Tintérieur du mot.
Quelquefois \t b ^ initial de certains verbes
tombe à la iv* forme, ce qui amène un renforcement
de la voyelle précédente:
Ex.: ebges ^ySjA^ se ceindre; ive f. tsfiges ^^^\^ ,
La iv*^ forme peut se combiner i° avec la II® pour
exprimer l'idée habituelle de réciprocité ou de pas-
sivité.
Ex . : (forme simple) erdhel J*^^^ , prêter ; ive f , mierdhal
JLôj-^, se prêter réciproquement; ive — ne f, tsemierdhal
jLôj-^k.^, avoir l'habitude de se prêter l*un à Pautre.
2°. avec la il® forme et la première pour exprimer
l'idée d'habitude du réciproque d'un transitif.
Ex.: (forme simple) aoggad^ ^^jU être effrayé; je f . sa-
oggcid^ 3o^uo; lie — le f. msaoggad^ 3l^L**^^, s'effrayer réci-
proquement; ive — ne— le f. tsevisaoggad^ 3l^^L4AA-^'i, avoir l'habi-
tude de se causer des frayeurs réciproques.
S 43 . V® FORME . La v® forme se marque par tk
Cj préfixe: elle a également le sens d'habitude, de
durée et de continuité.
DU VERBE 43
Ex,: effer' ç3\, sortir; theffer^ çAi, avoir l'habitude de sortir;
etch -;;\, manger, fait par exception thets CI^^, au lieu de
thetch .
A cette formation correspond celle par un / o
préfixe, employée en touareg, en chelh'a, chez les
Beni-Menacer, dans les K'çours du Sud Oranais et
en tagouarjelent.
Ex.: ICaous -*»^1a., se promener; ve f. ih^aous ^^^lasu;
erhi (touareg) aimer; ve f. terhi\
cssin ,^^ y ^\ savoir; ve f. tessin ^^j^^^mj^ ,
On la trouve quelquefois combinée avec la
ir forme:
Ex.: enr"* çi\, tuer, meni^ ^^ t se combattre; iment', se
battre réciproquement (K'çours).
S 44. VP FORME. Cette forme, qui a le même
sens que la IV*^ et la v* est une des plus usitées : on
la rencontre, non-seulement dans tous les dialectes
berbères, mais dans presque toutes les langues sémi-
tiques et protosémitiques. Elle s'obtient en redoublant
la deuxième radicale et s'emploie pour les verbes
bilitères et trilitères.
Ex. zer y^f voir: zerr j^ voir fréquemment; ekmez j^\ y
gratter: ketnmez j^t gratter continuellement.
Par euphonie a) le âf > redoublé se change en d >.
Ex.: ezd''em f^jU couper du bois; vie f, zeddeni ^>3.
b) Le dh J> redoublé se transforme en /* 1>.
Ex.: ezdh J>3\, tisser; vie f. zetW \>y
c) Le r* g^ devient un ^* vJ.
Ex.: enr^ çi\, tuer; VP f. nek^k^ Uti .
44 GRAMMAIRE KABYLE
d) Le ou ^ se change en g ir.
Ex.: erouel Jjj^^, fuir; vie f. reggml \^y)- Excepté
aottth i^*-> ^\ j frapper, qui donne ekkath «^i^\.
Par exception le verbe t^ar jÀ^ lire, redouble la
première radicale: ek'k^ar ^\ , avoir l'habitude de lire.
Il en est de même des verbes
mel J«^, indiquer: emmal ^Jl^^ ;
0^^ 3j, moudre: <?20a^ ^U^
S^^ ^> jeter: ^rjjfar ^^\;
d'oeil J3, couvrir:, ^^û^itz/ J^^^;
qu'on ne rencontre qu'à la vir forme.
On a vu (S 33) que dans les verbes accompagnés
d'une négation, on emploie au futur ou à l'impératif
Tune des trois formes d'habitude (iv^, v® ou VI®) .
S 45 . Vn*^ FORME. La Vir forme, indiquant l'habi-
tude, s'indique en ajoutant le son a avant la dernière
radicale; elle est employée avec la forme simple, la
première, la troisième, la quatrième et la sixième;
dans cette dernière, avec les verbes qui redoublent
leur première radicale.
Exemples :
»♦ ••
gen ^ (f. simple) dormir; vue f. gan y^^l^;
le f. seknef «^ja-îXxo, faire rôtir; VU* f. seknaf ^^1X^4*);
me f. tsauaffer J^\^, être caché; vue f. tsauaffar J^\^ \
ive f, tserdhel ,J.^ J>, être prêté; vue f. tserdhal JLôJ>;
f. simple mel J*^, indiquer; vie f, ^emtnel J«^\ (inusitée);
vue f . emmal <JU\ .
Elle se joint encore à la combinaison i° des
formes iv, il, l (voir % 40) pour renforcer l'idée
d'habitude d'un réciproque de transitif.
DU VERBE 45
Ex.: (f. simple) adhen i;j^\^ être malade; V^ f. sidhen
.> y ^Q^Ma>; lie — le f . msidhen ^ v w»ô.>».**^^ ; ive — ne — le — yiie f.
tsentsadhan ^'.^à*44«.%, > , se communiquer habituellemrent une
maladie •
2^ des formes m et I pour exprimer Phabitude du
passif du transitif.
Ex.: (forme simple) <?^^r^r^ V^^J^j^l , rouler; le f. segrireb
V«^^ JCiO; me — le f. tsotisegrireb <^*jOLwo^; me — le — vue f.
tsousegrarab ^_^U\ JCmj^* , être roulé continuellement.
S 46. Vin® FORME. A la VIII* forme qui indique
ridée d'habitude pour la forme transitive, on intercale
le son ou ou i çxAxo, les deux dernières radicales.
Ex.: ens ^y*^\ ^ passer la nuit; i© f . sens ^^^*tX<40, faire
passer la nuit; Viue f. senous ^yX^^ ^ donner habituellement
l'hospitalité. — d^err'eli^^>y être aveugle; !« i. sd^en^el ^'^S^^y
aveugler; viiie f. sd'err'il J.^%J«uj, aveugler habituellement.
J$ 47 . IX* FORME. La modification vocalique dans
la IX* forme est extérieure: elle consiste à ajouter le
son a après la demiète radicale des formes l, III
et IV, auxquelles elle donne l'idée d'hîJjitude.
Ex.: (forme simple) enz ii\ être vendu; l* f . senz l^j,
vendre; ix« f. zeftza ^J^3» "tendre souvent; — (f. s.) edj, ».\,
laisser; me f. tsouadj r^y^9 être laissé; ixe f. tsouadja \^^ ^
être laissé habituellement ; — (f. s.) els ^j^\ s'habiller; ive f.
tsels ^y^y être habillé; ixe f. tselsa UiJJ, être habillé ordi-
nair ement.
Dans les verbes tenninés à la forme simple par
ou, Va de la IX* forme devient ai.
Ex.: f. s. ah^mou ^^1, être chaud; l* f. safùmou ^^^X^ ,
chauffer; ix* f. sah'mai ^^l^Uo, dtanffer habittiellement.
46 GRAMMAIRE KABYLE
La IX* forme se joint aux combinaisons des formes
suivantes :
1°. F. II et I pour exprimer l'habitude d'un transitif
de réciprocité.
Exi : f. s.erz j^\ , casser; lie f. raerzjyo; ne et le f. smerz
Jj,^ ..%*); lie — le — ixe f. smerza Iji j .^.*^ , avoir l'habitude de faire
se casser réciproquement.
2° . F. III et I pour indiquer l'habitude d'un passif
du transitif.
Ex.: f. s. er9^ t.)^* brûler; le f. sert^ t^y^ * allumer;
me — le f. isousert^ g^-4A>y , être allumé; llie — ie_ixe f. tsou-
serr'a U-iO^*, être allumé habituellement.
y. F. IV et II pour exprimer avec plus d'intensité
l'idée d'habitude d'un réciproque.
Ex.: f. s.2^j(j, voir; ue f. mzârjj^; ive — ne — ^ixe f .
tsertitera \^y^ ^ se rendre des visites fréquentes.
4". F. IV, II, I pour rendre avec plus de force
l'idée d'habitude d'un réciproque de transitif.
Ex.: f. s. edks ^y^^\ ^ rire; le f . sedhs ,^^**-*à-%*> ; ne — le f,
tnsedhs ^^^^-.-lâ.***^ ; ive — ne — le — ixe f. tsemsedhsa^ avoir l'habi-
tude de s'égayer réciproquement.
§ 48. X* FORME. Elle s'obtient .en plaçant les sons
ou, iy à la fin de la forme transitive à laquelle elle
ajoute l'idée de durée ou d'habitude.
Ex . : f . s . end v>J\ , se prendre , se coaguler (en parlant
du beurre); le f. send J^-î-*o, battre le beurre; ixe f. sendou
^J^^LiO, battre habituellement le beurre; — kHm (><t*> s'asseoir;
le f . sf^lm . ^»<^*-**» ï faire asseoir ; ixe f . st^imi ^ % ^ii < (*■>> , faire
asseoir habituellement.
Elle se combine avec la viii^ forme pour augmenter
l'intensité de l'habitude.
DU VERBE 47
Ex.: f. s, ens ,j««^^, passer la nuit; i^e f, sens ^ kXm» ;
viiie f . senous ^yX^»*^ ; viiie — x* f . senousou yy^yX^t*» , donner
habituellement et continuellement l'hospitalité.
S 49. Il faut observer que, bien que virtuellement
chaque verbe soit susceptible de toutes les modifi-
cations et combinaisons qui viennent d'être indiquées,
il s'en faut de beaucoup qu'elles soient toutes em-
ployées dans la pratique. La plupart des dialectes
berbères n'en possèdent que quelques-unes, et même
en zouaoua où elles se sont le mieux conservées,
elles n'existent, du moins beaucoup d'entre elles,
que dans un petit nombre de verbes. On peut
considérer les six premières formes en y joignant
la forme simple, comme principales et les quatre
dernières comme secondaires.
48
GRAMMAIRE KABYLE
TAÈLEAU DES MODIFICATIONS DES FORMES VERBALES
s 2
i 5
h CO
vue
FORME
(HABIT.)
Vine
FORME
(HABIT.)
ixe
FORME
(ttABlT.)
xe(»)
FORME
(habit.)
COMBINAISCWS
FORME SIMPLE
ire FORME
(transitif)
ne FORME
PASS., RÊICIP.)
♦*(I)
*<ï*
s**
s*a*
m**
■
J**ff
nie ^ORME /SOU**
(passif) I
tsou*a*\
ive FORME
(hab., pass.)
Ar**
/j*a*
Ve FORME j/A**
(HABITUDE) I
I
I ***
Vie FORME {**
(habitude)
*a*
!
^"^l
\s**ou
isou**a
\
/s**a
lo trans .-récipr. le,
ne f. sm**
2o trans. -récipr. hab.
. le, ne, DCef. sm**a
rédp .•trans, ne , le f.
lo pass .-trans, nie,
le f. tsifus**
2o pass.-trans. hab.
nie, le, vn« f.
tsous*a*
30 pass.-trans . hab .
me, le, ixe f.
- tsous**a
' iohab.-récip.<«/pass.
' ive, nef. /WW**
20 hab.-récip . trans.
< IVe,ne,ieC/wwj**
30 hab.-récip. trans.
IVe, ne, le, VU* £
, tsms*a*
40 hab.-récip. trans,
ive, ne, le, ixe f.
tsms**a
(*) Les astérisques indiquent les lettres radicales d'un verbe de la forme «rr' ou ert .
(') La disposition de ce tableau n'a pas permis d'y faire entrer la combinaison
de la vui* et de la x* forme s*ou*ou .
DU VERBE 49
DES NOMS VERBAUX OU NOMS D'ACTION
5 50. Le kabyle, comme Tarabe et d'autres langues
sémitiques, possède des noms verbaux destinés à
exprimer, sous une forme nominale, Faction indiquée
par le verbe.
S SI. Les noms d'actions qu'on peut diviser,
d'après la formation , en classes principales et classes
secondaires, s'obtiennent de la manière suivante:
1°. En employant le radical du verbe.
Ex.: ourar ^^^, jouer; ourar ^\^^ jeu.
Remarque. La forme secondaire s'obtient en préfixant
et en suffixant un th »^. Ex.: ousou y^^, tousser; thousouth
^^y*^y^^ toux.
S 52. 2°. En préfixant un tï. Cette formation est
usitée dans les verbes de la forme simple, de la i^"^^,
de la 2^ forme et dans les combinaisons de ces deux
dernières .
Ex.: ouali ei^^, regarder; 2umali (j\y , regard; seknef
OJ-iX-kO, rôtir; i« f. diseknef ^^J^^S^k^A , action de faire rôtir;
mekihi ^^^^X*, se souvenir; (ne f. de l'inusité ekthi) 2jnekthi
^^^^X^\ , souvenance ; msioul ,J|^>k-u*/o, s'appeler réciproquement,
s'interpeller; z.msiaul \^yy***^\ > interpellation.
Remarques: a. — Un grand nombre de verbes , à la forme
simple introduisent le son a avant la dernière radicale. Ex.:
ezger S'j^ ^ traverser: a«^r ^^j^\ traversée; emger JmX^ mois-
sonner: 2img2j^, moisson. On en dérive une forme secondaire
en préfixant et en suffixant un th O. Ex.: edh/er jJBuô\,
suivre: 2uihfzr ^^-^^ et thaulA^arth ^JVLjuôu, poursuite^
action de suivre.
Grammaire. \
50 GRAMMAIRE KABYLE
B . — Le son ou s'ajoute ordinairement à la fin du nom
verbal quand il existe déjà à Pintérieur du verbe. Ex.: fauk
\Sf^, achever: z/oukovi ^^\f achèvement; sbourr yy^^ se
voiler: asâifurrovL ^jyy^^* action de se voiler.
C. — Quelques verbes, appartenant surtout à la i>^« et la
2« forme ajoutent un i à la fin de leur nom d'action . £x . : sens
^y^S^ui (ire f.) éteindre: ar^ji ^^yu^S^tA ^ action d'éteindre;
merz \j^ (2^ f .) , se casser réciproquement : zmerzi. y^jyc\ ,
action de se casser réciproquement. On dérive une forme
secondaire en préfixant un M «Jj* Ex.: sousem ^^uoy^^ se
taire: thsLsausemi ^^»**»^y**)U, silence.
S 53- 3°- En préfixant un ou ^ qui prend la
place de IV prosthétique, s'il existe devant le verbe.
Ex . : aszûu ^j\ , étendre : ouzou ^j^ , action d'étendre .
On observera que dans ce cas une des consonnes
redoublées du verbe disparaît dans le nom d'action .
Remarque. Quelques verbes ajoutent un i à la fin du
radical. Ex.: edj -A , abandonner: omdji j^>^^, abandon.
On en dérive une forme secondaire en préfixant et en suf-
fixant un ih O» Ex.: edj ».\, abandonner: ondji i^^^ et
thouâ[/lth C '<.;>«^ ^ , abandon.
S 54- 4**. En préfixant le son i et en l'ajoutant
soit à la fin du mot, soit avant la dernière lettre
radicale.
Ex.: f'âm ^, teindre: ir^âmi ç^_j-»-àj, teinture; ad* >s\^
moudre: i«i^ ^.f?.» mouture.
S 55. 5°. En redoublant la seconde articulation .
Dans les verbes qui commencent par un a apparte-
nant à la racine, on redouble la première consonne.
Ex.: eflou ^\^ percer: yîdlw ^Xa, percement; areou ^^\,
accoucher: artcum 9^^^ accouchement.
DU VERBE 51
Remarque. Dans quelques verbes, on intercale le son
ou avant la dernière radicale. Ex.: anefK,jc\^ laisser, aban-
donner: annou/* ^^j^y» , abandon.
S 56. 6°. En préfixant la syllabe an ^^\ et en
introduisant le son ou avant la dernière lettre ra-
dicale.
Ex.: egzem fj^> couper: an^oum ^^i5o\, action de
couper.
On en dérive une forme secondaire en préfixant
et en suffixant wn th s^.
Ex.: ezdW ^>3\, habiter: than^i/'our'th «iUi^>jjlS',
habitation.
§ 57. 7°. En préfixant un vjj ^^ à la racine.
Dans ce cas les sons ou et / qui n'appartiennent
pas à la racine sont remplacés par la lettre e.
Cette formation a lieu principalement dans les verbes
qualificatifs .
Ex. : efsous ^y**^ 1 être léger: the/rej ,^ ^ **^^ , légèreté ;
birrik viTjJ, être noir: theâere ^ifj^, noirceur.
Remarques: a. — Dans la plupart des verbes ordinaires
on ajoute un « à la fin du mot. Ex.: fdàs ,^7**-^», rire:
thadAsa. L*^^u, le rire.
Le fA O préfixe peut être vocalisé en a, ou, oûu, aoua,
Ex.: (fiif^ Ç3\ , sortir: thou^Sr'a \À3yi ^ sortie; â/'Â sX3\ , donner:
thaoua/>la lX>\^u, don; adW y^\, descendre: thaoue^era \y>^\^,
descente .
B . — Dans quelques verbes , le nom verbal formé par la
pré fixation du iA vjj prend un ou avant la dernière radicale
et un / à la fin. Ex.: ger y>, jeter: th^DuH ,^^^u ^ \^v,
err y, rendre: tharouri kS)^^^ ^ reàdilioiv, Tt^WtvxNÀatv."
52 GRAMMAIRE KABYLE
c. — Plusieurs noms verbaux ne prennent que le son /
à la fin des mots et le font suivre d'un ih 0« Ex.: lai
jJJ, naître: tha/ot/ith CX;JJ3, naissance.
On peut rattacher à cette dernière catégorie, quelques
noms d'actions qui paraissent appartenir à la 2^ forme verbale,
bien qu-ils n'expriment pas une idée de passif ou de réci-
proque. La syllabe ith est remplacée par wt4ik. Le tk l **j
est vocalisé en i. Ex.: enr' çi\, tuer, menr* ç-î^ (nef.):
thZ/w^wr'iouth y^y^ÀX^ ^ eîs ,^_^**J1, s'habiller, mels ,^j**A.^
(II* f.): th/Vw^/riouth vJ^^.^^-uU-o-> .
D. — Cette formation s'applique aussi à des noms d'action
appartenant à des verbes combinés de la V^ et de la vi* forme.
Dans ce cas, on ajoute un a à la fin du mot. Ex.: â^^\_5^.»
dire, menni ««-^ (composé inusité de la il* et de la Vie forme) :
thimenna. i-i-»-), action de dire.
§ 58. 8°. En préfixant un /A ci;, vocalisé en i
ou en ou, et en suffixant la syllabe m ^^^.
'Ex,: a/ v^\ , trouver : thoii/in ^*^^^ , action de trouver,
trouvaille; aoudh ^y 9 arriver: thiou^/ftin ^^^.i^^^, arrivée.
Bien qu'ayant la forme du pluriel féminin, ces
noms verbaux se construisent avec le singulier.
Ces formations existent dans les autres dialectes
berbères: en touareg, en. mzabite, en chelh'a des
ï^'çours, le Cj ^^ est remplacé par un / O-
Quelques verbes possèdent des noms d'action,
dont la formation ne rentre pas dans les catégories
précédentes. L'usage seul peut apprendre ces ex-
ceptions.
Pour la déclinaison du nom verbal, voir au
chap. IV.
DU VERBE 53
S 59. Outre remploi du nom verbal comme sub-
stantif, comme on le rencontre en arabe, le kabyle
s'en sert pour compléter ou renforcer l'idée exprimée
par le verbe, qu'il accompagne alors comme une
sorte d'adverbe. On trouve en hébreu une con-
struction semblable de l'infinitif avec un verbe à un
mode personnel.
Ex.: Il a trouvé un homme chez lui, il Pa tué. On peut
traduire: ioufa iîoun r* our es inr'ath vJI;'»*"^ \J^)^ 0^3^. .>?•
ou thoufin ai goufa (pour atiou/a) iioun r'oures inr'ath ^-^^yi
O''*^. yj^)^ O^" ^^ V-5^» m.-à-m.: action de trouver, il
a trouvé quelqu'un chez lui, il Pa tué. En français, nous
ne pourrions rendre cette expression que par une tautologie
en employant le participe 'présent et le verbe: En trouvant,
il a trouvé quelqu'un chez lui. — Je comprends le kabyle: afham
fahmat* ihak'ebailiih CX^J-j^o Ç-»~^ f'*^^» m.-à-m.: com-
préhension je comprends le kabyle, ou: en comprenant, je
comprends le kabyle.
CRAUUAIRE KABYLE
3
f -s s- ï -s -S S 5
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>■» e I'l s . ! ■ S,
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f
I J Ï
ir
11 11 si M.
i
CHAPITRE IV
DU NOM OU SUBSTANTIF ET DE L'ADJECTIF
S 60.. L'article n'existe pas en kabyle: les genres
des substantifs sont indiqués par les mots eux-
mêmes.
Il y a deux genres: le masculin et le féminin.
Au singulier, les noms communs masculins com-
mencent presque tous par une des voyelles: a, e,
i, ou. Les noms empruntés à Tarabe font excep-
tion à cette règle.
Ex.: ardJM j^j^ 1 homme; oui J^, cœur; ^ ^ j *M^,
hyène .
Dans les dialectes des Beni-Menacer et de Ghdamès ,
cette voyelle initiale tombe souvent.
Ex.: dÂad >Lô pour adAad >Lô\, doigt.
Au pluriel, certaines des voyelles initiales subissent
des modifications qui seront indiquées plus loin.
8 61 . Pour former le féminin d'un substantif
masculin^ on préfixe et on suffixe un /A vjj (0>
qui devient / o lorsqu'il est précédé d'un ^ n.
Ce th v_j final qui, d'ailleurs, tombe au pluriel paraît être moins
la marque du féminin que le signe d''unité. Il correspondrait, dans ce
cas, au i arabe.
56 GRAMMAIRE KABYLE
Ex,: a»fr*rtr ^li*\ , vieillard, thamr^arth Cj^' ^ > *^ » vieille
femme; ouckchen ^^^j-**»^, chacal, ihouchchent k^^^^JJ^^^ chacal
femelle; ithbir yy^^^^ pigeon, thiihbirth vjjj-;^.*^^, colombe.
Dans le dialecte des Beni-Menacer, le Cj th ini-
tial s'affaiblit en A «, ou même disparaît complète-
ment : thif ko (Zouaoua) , œil , source =^ hif k^ ;
thamemt »ju^^1j, miel (Zouaoua) = amemt CU^-c\.
En mzabite et dans la plupart des dialectes ber-
bères, comme en touareg, le th Cj est remplacé
par un / O qui quelquefois est prononcé ts.
Les substantifs féminins, tirés d'une autre racine
que le masculin, ont la même forme.
• I *«
Ex.: thametWoutk O j)" ^ ^ > femme.
Certains noms qui ne désignent pas des êtres
mâles ni femelles ont cependant la forme féminine
moins le th Cj final.
Ex.: iàimâs ^»*'^ ^,>, feu; ikizi ^3J<^» ^°^î tharga ««>)*->,
rigole .
Cette remarque s'applique également à une classe
de noms d'actions.
Quelques substantifs tirent leur féminin de racines
perdues ou inusitées en zouaoua, mais conservées
quelquefois dans les autres dialectes.
argaz i5^\ , homme ; thameffouth Q^n ^ > , femme .
La forme simple tamet existe dans le touareg
de Ghat.
azgar t^^, bœuf; thafounast d-v-M)U^A.i, vache.
On trouve employée chez les Beni-Menacer, les
Rifains, les Mzabites, à Syouah, chez les Touaregs
DU NOM ET DE l' ADJECTIF 5/
Kel Ouï la forme afounas ^^^\ qui semble avoir
été le véritable mot signifiant «bœuf». Le mot
azgar ^^\ usité en zouaoua paraît avoir été pri-
mitivement une épithète (le roux) dérivé de la racine
z G R (cf. l'adjectif azouggar ^«^j^ rouge) .
âùud'*iou ^y^ , cheval; tka^s^arth vjji*-*^, jument.
• AoudHou est probablement un emprunt fait à Parabe
(^y cheval). En zouaoua, on rencontre aussi le
véritable mot, Us ^j^,. La forme masculine de
thagmarth ^j;-»io, agmar j^ s'est conservée en
chaouïa.
ikerri . < «Xi , mouton ; fém . thikhsi / ,44^' è\ f^ > brebis .
La forme simple âHkerri est iker Jo^ qui existe
en chaouia; thikhsi paraît être le féminin d*un mot
qui s'est conservé en guanche sous la forme mas-
culine: acha {axa) liô\.
izem ^P,, lion; fém. thasedda \cX**o, lionne.
Ce féminin est emprunté à l'arabe {yy^\ lion).
UCaik^el J^ijlanj , perdrix ; fém . thasekkourth (J2;j|^X**--> .
IhUaik'el paraît être une altération de l'arabe
J^si^A* perdrix; la forme masculine d'où est tirée
thasekkourth existe en zénaga : achkor SJ^ .
aJ^loiMch sj^y^i ho\ic;^Aar^a/ (^làj, chèvre.
Le dialecte de Syouah a gardé le masculin ar'
^ bouc.
§ 62. Du DIMINUTIF. Le diminutif se forme,
en zouaoua, en préfixant et en suffixant \m\ tft v!i:.
58 GRAMMAIRE KABYLE
au radical, comme pour les noms féminins. Il suit
pour le pluriel, les r^les de ces derniers qui ne
peuvent avoir de diminutifs. Dans les dialectes du
Sud et en touareg, le th est remplacé par /.
Ex.: igtr S^^ diamp, t^^erth O^j^^f petit champ;
• •« •
igran vl^^r^., champs, th^rothin ^^^S^ ^ petits champs;
agelzim ^.^1^1, hache, ihagdzim^ CX^il^U, hachette;
igdtiam ^uiXXj, haches, i^ùigdziam ^biXiLô, hachettes.
Des formes aujourd'hui perdues à Tétat simple,
reparaissent au diminutif.
ichch yj^,, corne; ihichch(niùi i^yCCt^, petite corne.
La forme à l'état simple achaou ^\ existe en
Rifain (Temsaman); on trouve achchaou ^lio\ en
Mzabi, achouaoùa \^\^\ en Rifain (Beni-Ouriar'en) ;
\ou reparaît également dans les pluriels achioun
Oy^^ (Zouaoua, Bougie, Aït-Khalfoun, Chaouïa);
iskaouen (de isek) en Touareg; techaoun ^^^1-«Xj à
Syouah; ichchaouen ^:^^l-îîo chez les Beni-Menacer.
La forme thichchets v:x*^o qu'on rencontre aussi
en Zouaoua est dérivée de la forme abrégée
ichch ,^yîo.
atekka fe^\ , tombeau ; tha««J>Jaouth Cj^^J*^' » petit tombeau.
La forme azekkou existe encore en Touareg
Ahaggar.
Dans quelques noms où le diminutif est terminé
par cht sS^ on doit supposer à l'état simple une
double forme en n ^ e!t tn ch ^*
Ex.: amdoun v^^j^^^^U réservoir; thamdoucht CXiô^vX*l3,
petit réservoir.
DU NOM ET DE l'aDJECTIF 59
Le mot imi ^^^^, bouche, a pour diminutif fkak^tm*-
moucht c^yj^. — On trouve, à côté des formes
ak'amonm fy^\, bec, en Zouaoua, agemmoum^y^
en Rifain, et même ak'aboub <— >yW en Zouaoua,
les formes ak'emmouch Jf»y^\ à Bougie, et avec le
sens de bouche de canon, en Zouaoua.
8 63. Bien qu'en kabyle on emploie fréquem-
ment le participe de la forme d'habitude précédé de
ouin 4^^.^ pour rendre les noms de métier et d'agent,
il en existe un certain nombre, dérivé pour la plu-
part de la VI* forme, dont la formation a lieu de
trois manières:
I**. En préfixant un a et en intercalant la même
lettre avant la dernière radicale.
Ex.: erJ^em ^^U peindre; vi« f. rek^k^em ^^ , zrek'k^o.ni
^Ux\, peintre; ezcPem f^jU couper du bois; vi« f. zeddem ^>j,
weâddsim f^-^jU bûcheron.
2°. En préfixant la syllabe am ^\ et en interca-
lant la lettre a avant la dernière radicale.
Ex.: ««/* >j\, moudre, 2imz2ui* Mi*\, meunier.
3**. En préfixant la syllabe an ^^\ et en interca-
lant la lettre a avant la dernière radicale. Quelques
verbes ajoutent le son ou à la fin du mot.
Ex.: rfVyLJjJ»U saisir, a««^/a/e3^^» celui qui saisit;
^(Tn* ^j^t rester en arrière, a.negg?j'Ou ^yS^\ , dernier.
On a aussi rangé parmi les noms d'agents et de
métiers des mots de la forme amok ran ^f^\ , grand ,
aberkan o^^^» noir, etc., qui doivent être plutôt
60 GRAMMAIRE KABYLE
considérés comme d'anciens participes de verbes
qualificatifs (cf. S-3^'
S 64. Les abstractions se rendent en kabyle par
les noms verbaux (voir §§ 50—58).
S 65 . La déclinaison n'existe pas à proprement
parler eh kabyle, mais la voyelle initiale des sub-
stantifs masculins est susceptible de modification au
singulier.
Lorsqu'un nom commençant par un a est en rap-
port d'annexion (génitif), de direction (datif) ou
régi par une préposition, cet a se change eh ou.
Il en est de même lorsque le substantif, sujet d'une
proposition (nominatif) n'est pas placé au commence-
ment de la phrase ou précédé de la particule d* > .
«
Ex.: Il dit au roi, inna ias iougellid* ^y^^^^S^J l/*^» ^^.
{agellid' iX^J^l, roi); les cornes du bœuf, achchioun b outgar
tO-^ Oy^^ (<M^<£zr ^S bœuf); le roi lui dit, imta ias
ougellid* ^>^^^ c/*^- ^^"* ^^ ^'^ frappé avec la main, iouih ith
s oufous ^^^y^ "^^^yt, {¥^5 c/L??^» main).
Remarques : a . — Les noms régis par les prépositions d'ég^
*\ »♦
\i^>, dans , et seg »Xao , de , font exception à cette règle : Vûu
initial se reporte sur la préposition. Ex.: Il est sorti de Peau,
*
^irr* soug aman ^^L*\ s2>y**i çAi. pour seg ouaman; il est entré
dans la maison, iVè^^^i» d^oug akhkham f^^ <iX*3 a-«mXXj» pour
d'eg oukhkham,
B. — Quelques noms au singulier et tous ceux qui au
pluriel commencent par un a font précéder cet a d'un ou dans
tous les cas mentionnés ci-dessus (S 65). Ex.: asiff \^}u^\^
rivière ; ouasiff l-.»-;^^^ ; akli i^^^\ , nègre : ouakli i^_^\^ \
aklan ^^\ , nègres: ouaklan v^^^^; afrioun ^^ ,31 , feuilles:
ouafrwun CA^vT?^^' Cette règle n'existe pas en touareg.
DU NOM ET DE l'aDJECTIF 6i
S 66. Rapport d'annexion (génitif). Il se rend
en zouaoua de plusieurs manières.
I**. Par la juxtaposition de deux noms.
«
Ex.: Tèau de Pétang, aman augelmim ^.^^i^ ^^*^^ {f^g^^'
mim ç.A.% \ S\ , étang); le col du genêt épineux, thizi ouzomu
^3J|^ kSt^ ' (Devenu dans l'usage Tizi Outou, nom d'une
sous-préfecture du département d'Alger.)
2°. Par un ou placé entre les deux substantifs,
quand le second fait partie de ceux commençant
par un a. Cet a devient à son tour un ou, sui-
vant la règle indiquée plus haut (8 65). Le premier
de ces deux ou, en zouaoua, se change en â,
«
Ex.: la maison de l'homme, akhkham b ourgaz ^)yt y^
pour akhkham ou ourgaz \ les pleurs des yeux, imetH^aoun b oualUn
{^^^, O^^*^.» ^* queue du renard, ajanidh b ouchchen
Dans rOued-Sahel, surtout chez les Béni* TAbbes,
la contraction a lieu en ^ Jr.
Ex.: la maison de l'homme, akhkham g ourgaz 'yS ^^ ^la>.\.
3°. Par un i placé devant les. mots qui com-
mencent par cette lettre. En zouaoua, le premier
de ce deux i devient mvi gs*^ .
«
Ex.: la bouche du singe, imi g ibki ^^x-^-^ o*^»» '^^
« «
dents de l'hyène, ouglan g iffis ^ j ^-^^A^ O^^» ^® ^^^ ^^^
« *•
pigeons, aJ^amoum g ithbiren ^^yy^^ ^y^,
4°. Par la préposition n ^{eii, in) placée entre
les deux substantifs: c'est la forme la plus fréquente
dans toute les tribus berbères, sauf en Zouaoua ou
elle est réservé pour marquer le génitif dvx ^V\xcvé^^
62 GRAMMAIRE KABYLE
des noms propres et des noms féminins. Dans ce
dernier cas, le /A Cj qui suit, se prononce / en vertu
de la règle euphonique (S 7).
Ex.: les oreilles des gens, inuztmr'eH n midden ^^^j^^
^w)c»i ; le mari de la femme, argazn tamdiouth \^^^-^^ y^^»
Devant les noms propres commençant par B, \n
se prononce m. Quelques-uns, mais très rares,
emploient a au lieu de «.
%6'j. Rapports de direction (datif), de cause,
d'effet, de moyen, d'instruments, etc. (ablatif). —
Ils s'expriment par des prépositions; le premier par
i ^, les seconds par s ^, se^" JLo, si ^^^, ûTeg^
ir^, etc.
Ex.: il a donné de Targent à la femme, ifkaUhametfouth
td'rimm ^^.r^^;^. vJj_^J*'»^. '^^.î il est parti de la viUe,
irouK si theméPtnt CXo J^' ^^^-u> ^«h-?.; il l'a frappé avec un
bâton, ùmth ith s audebouz \yi>y>ui «JXo^ .
Le kabyle, comme le syriaque et l'éthiopien, pos-
sède le datif pléonastique.
Ex.: il a donné à la femme, ifka ias ithamettouth Ujo
O ^" -» ^ * ^. ^^., m.-à-m.: il a donné à elle, à la femme.
S 68. Accusatif et vocatif. Ils sont semblables
au nominatif. Le second est marqué d'ordinaire
par l'interjection ^ \ ou ^^* ^\, ô.
S 69. Le kabyle possède deux nombres: le sin-
gulier et le pluriel.
DU pluriel
S 70. Noms collectifs. De même qu'en arabe,
un certain nombre de substantifs kabyles exprime
DU NOM ET DE l'adjectif 63
l'idée de collectivité ou d'espèce . Ainsi (islen ,^^^\
le frêne, azemmour jy«}\ l'olivier en général. Pour
indiquer un individu isolé, on joint au substantif le
tA Cj comme préfixe et suffixe.
Ex.: thaslent CI^^^.Li*ô, un frêne; ihazemmqurtk Cjjiy^J^t
un olivier.
A cette catégorie, on peut joindre certains sub-
stantifs qui ne s'emploient qu'au pluriel.
Ex.: aman y^^^^, eau (cf. arabe t*); id^ammen ^2^^. »
sang (cf. arabe ^>)\ iriran ^^.J^^, déjections (kabyle err ^^
rendre) etc.
8 71. Formations du pluriel. Le pluriel se
forme de trois manières: il peut être externe, in-
terne, ou à la fois externe et interne: ces deux
derniers correspondent aux pluriels brisés de plu-
sieurs langues deutéro-sémitiques (arabe, éthiopien,
himyarite) . La 3* forme qui a été considérée comme
une combinaison des deux autres est en realité la
plus ancienne, et les autres n'en sont que des
dérivées.
% 72. Règle générale applicable aux trois
FORMES. Tout nom commençant au singulier par
un a ou par un ^ le change en i au pluriel.
Chez les Beni-Menacer, à Ghdamès et en Zénaga,
la syllabe initiale tombe souvent au pluriel.
Ex.: boùuen vl^^^i fèves (Beni-Menacer) pour ibaouen\
r' alien ^^J^^ bras (Ghdamès) pour it^allen-y jidiou y^,^jt bouc
(Zénaga) pour ijédùm»
% 73. Pluriel externe. Il se forme du sin-
gulier en changeant en i Va ou Ve \tv\t\^\ eX et\^ ^ysv^-
64 GRAMMAIRE KABYLE
tant la désinence n, an^ en ou in, qui correspond
aux formes régulières arabes ^^ et ^^.
Ex.! akhkham f^^, maison, ikkkhamm ^^liu ; at^ertPa
13ji\, rat, ir'enPaïn ^«^J^jÀ>; agerfiou y^SK, corbeau, iger^
fioun ^y^j^^^.
Remarques: a. — Dans certains mots, la terminaison est ouh
^^ ou ouen ^^^ qui représente sans doute un ancien ou tombé
au singulier. Ex.: j^ «Ai , feuille, iJrioMXi C>y^.r^.9 ar^endjù.
ls:vJ^\, cuiller, ir*«*^aouen ^^ls3.-ob. D'autre ont la forme
ouani \genni ^^y^,, ciel, ^«louan ^y^S^^,
B . — Un petit nombre de substantifs conserve Va initial
au pluriel. Ex.: aoual vJ^^U parole, Sioua/en cP^^ J <iSg<ntr
\^\ , mois, 2igg(mrt.Vi C^j^^ ; ass ^y!>\ , jour, fait oussan j^»-***^ .
c. — La plupart des noms commençant par i et tous ceux
commençant par ou gardent au pluriel leur lettre initiale.
Ex.: ouchchen c^^t chacal; ouchchantn ^^Xàô^ .
D. — Quelques noms commençant par i changenjt au pluriel
cette lettre en ût. Ex.: i<//i 3^** nuit, 2idhan ,jpt-ô\; imter
>J-ô, nez; 2Jtzartn, ^^J^y\,
E . — On peut rattacher à cette classe de pluriels ceux
formés en Ihen au lieu de « ,^. — Ils sont assez rares en
zouaoua, presque inconnus dans les autres dialectes d'Algérie,
mais assez nombreux dans le touareg des Kel-Ouï et des
Aouelimmiden. Ex.: ament^i ^^^«-î./o\, combat, ifw^wr'ithen
^ ^^■B,^»j ; abeHHa '-ÀjI, soufflet, i^^i'>&'athen ; agouglou ^^^\^
fromage; igouglouthen ,
$ 74. Pluriel interne. Outre la transforma-
tion régulière de Va initial en / , beaucoup de sub-
stantifs forment leur pluriel en changeant en a la
voyelle qui précède la dernière radicale.
Ex.: astrdoun ^^^y^j mulet, isfrdan ^\>— **a3; afijoun
C>^J»U chien, ik'jzn c>^j^,.
DU NOM ET DE l' ADJECTIF 6$
Remarque. Lorsque la i" radicale est vocalisée en a
ou en i, elle prend au pluriel le son ou, Ex.: aiazidh Jp^y^^t
coq, \io\iz2idh J^^jy^/t enijd <Jy^^, ronce, inoMJ^l J'Jfy^*
S 75. Pluriel externe et interne. C'est celui
qui réunit les modifications indiquées dans les
deux règles précédentes: changement de Y a ou IV
initial en /, de la voyelle interne, et addition de
désinence an, in, en,
Ex.; asiffK^'y^\y rivière, ifa^n ^^L**^; abrid^ S^j^\,
chemin, i^erâf'an ^V>y^^; azar J^j^, nerf, isouran o\^^J^, •
Remarques : a . — On peut y rattacher une série de noms,
terminés au singulier par ou qui devient a au pluriel, outre
les modifications initiales et internes. Ex.: aneggarau ^^^^\ ,
postérieur; pi. ineggoxxrz. \j[^X-0; asafou ^L*»\, tison; pi.
isovifa. Is^A*^^. Us représentent sans doute une ancienne forme
*ineggouran, *isoufan,
B . — Dans quelques noms de cette catégorie , la modi-
fication interne a disparu. Ex.: azrou ^)^i rocher; pi. izra
i^P.; azezzou ^)j^, genêt épineux; pi. tzâzza \3j^«-
S yô. Les pluriels féminins se forment de trois
manières .
I**. Ceux qui correspondent à un pluriel masculin,
se forment de ce dernier en préfixant un /A J^ et en
changeant dans les pluriels externes la terminaison
efi ou an ^\ en in' ^^,
Ex.: agoujU ^Js^\ , orphelin; fém. thagoujiUh Cl^J^Jj^^^ ;
pi. m. igoujUen ^^Jf^j fém. \\dgouj'^\xv c^^Jj^^^'y a^ioul
J^l, âne; fém. thar'wulth «i^^^^î pi. *V«ï/ JU«J.; fém.
Remarque. Dans quelques noms masculins terminés au
pluriel par an et venant généralement d'un singulier termm4
Grammaire. ^
66 GRAMMAIRE KABYLE
pax i, on ajoute atàin au lieu de an comme terminaison du
pluriel féminin . Ex . : tsli ^^^)-uO , fiancé , fém. /Âisiifâ C^^i-*4*-.o ;
pi. islan C)^*-**^.» ^^™* thw/dthin ^^^'V-u*^*.
2®. En changeant le préfixe tAa en (Ai et la ter-
minaison a en ^^//^ ou /V^^m.
Ex.: iAai(fsa \^yi^J^ , vipère; pi. thi/^ouin ^^^^^^utA^Ai-^.
3°. Quelques noms terminés au singulier par /A
et itA changent au pluriel cette terminaison en a et
vocalisent en i le fA préfixe.
Ex.: M^' f^^-^, trou, pi. iAifia )iJ^; ihargUh viU-^iy ,
rêve, pi. /l^'r^ uJyo; thabbourth ^)y^ y porte, pi. thiâottrB,
Remarque. On trouve quelquefois la s;^llabe ouai thara
^)^7 vigne, pi. ihirio\x2i. ^^^^^5 ^*^* ij^}^» ^^''^t» pl-
/^ii^foua \^y3. Exception: iharouka ^^^, quenouille, pi.
ihifvukaui ^^^y^.
S ^^ . Plusieurs substantifs ont un pluriel em-
prunté à une autre racine, souvent conservée dans
les dialectes voisins. Ce sont:
ou ^ , fils ; pi . aiih C^\ , gens .
emmi ^^^\ , fils ; pi . arraou ^^ , qui doit se rattacher au
mot ar^ûu ^^\, enfanter.
«
é^gyna U-^^, frère (de ^ ou a^, fils, usité en touareg et
ma, mère), pi. athmathen ^2^L%J>\ (composé de oM k^\, gens,
ma Uo, mère, et then ^^ marque du pluriel).
oulima t^^, sœur, pi. issethma 1 » 'I' , **«■ > ; ouUma s ouU
inusité, fille et ma t^, mère; issethma composé de issM^
inusité (cf. issi ^^y^,, filles, en touareg echd) et ma l^, mère.
thameffauih Oi ^^ < S femme, pi. thoulaouin c^^V^*»
petits cœurs, diminutif de oui J^, cœur, et thtsetPnaH
I » • *•
•^
DU NOM ET DE l' ADJECTIF 6/
thafounast ViIXm^U^u, vache, pi. thisUha l<.*»x^ ^> eitâistan
^lJv-4**^ , qui appartiennent à un singulier tes employé encore
en touareg.
thagmarth Cj)*-»^» jument, pi. thif'aJlin ^^^^JÀô. Le
dialecte de Djerbah a conservé le singulier tha^aUith CX^JÀ3.
illi (^^^,, fille, pi. issi ^^5-***^'.; cf. le touareg echet,
thit^ "^^y œil, pi. aUen çj\. Les autres dialectes ber-
bères emploient thiCaouin ^^.^Uxô ; alien ^\ se rattache à
la racine otuUi j^^^, voir.
thikhsi \a**àss3 ^ brebis, pi. oulU (^^.
8 78. Les noms propres, masculins ou féminins,
singuliers ou pluriels , suivent les mêmes règles que
les noms communs.
L'adjectif qualificatif s'accorde en genre et en
nombre avec le nom auquel il se rapporte, et
après lequel il est ordinairement placé. Pour la
formation du féminin et du pluriel, il suit les règles
des substantifs.
Lorsqu'il se rapporte à un nom indéterminé qui
n'est ni au génitif, ni au datif, ni à l'ablatif, l'ad-
jectif est précédé au masculin de la particule cP qui
s'assimile au th du féminin pour se changer en /.
Ex.: j'ai vu un bœuf blanc, trir' axgar d^amellal çi\J
^JU*\> j^^; j*ai vu des bœuf blancs, zfir' izgaren dUmellalen
^^y^Wj,^ ^ySii^ è*v)3* J'** ^^ ^^® vache blanche, zrir'
thafounast ettamellalt C^^L^jl CXmjU^jo feji» J'*^ ^^ ^^^
vaches blanches, zrir' thisitha ettimellalin Ul^^^t^^ô Ç^jn
Quand le nom est déterminé, on n'emploie pas d\
Ex.: j'ai vu le bœuf blanc, trir* azgar amellal j$^\ çisj
J^\ . J'ai trouvé son jeune frère, oufir' egmas amezzian Ç^^
68 GRAMMAIRE KABYLE
S 79. Le comparatif s*exprime par l'adjectif con-
struit avec la préposition t^ef \^i on fell J3 sur.
Ex.: il est plus grand que moi, netta d^ at^ez/an fdli
L^ O^j^^ ^ ^* (^^ grand sur moi.)
On peut aussi employer la particule ai ^\ devant
Tadjectif.
na^ ai d' ar'ezfan felli ^^ cJ^//^ ^ »^^ ^.
S 80. Le superlatif se rend de la même manière:
on emploie ai quand il s'agit du présent ou du
passé; f^a avec la forme participiale quand il s'agit
du futur.
£x.: il est le plus blanc de tous, netta ai d^amellcU Jeilasen
elkoull ,JXJ\ ^^^-Mi^ (J^^^ \^ '^ï m. à m. lui blanc siir
eux tous; il sera le plus blanc de tous, netta t'a imelloulen
fellasen elkoull JXJl ^r^^ oV^. ^ ^ -
On peut, dans tous les cas, substituer aux ad-
jectifs les participes des verbes d*état.
CHAPITRE V
NOMS DE NOMBRE
S 8i. Parmi les dialectes berbères, un petit
nombre seul a conservé l'ancienne numération. Les
autres, parmi lesquels le Zouaoua, n'ont gardé que
les deux premiers nombres et ont empruntés les
autres à l'arabe vulgaire.
S 82. NOMBRES CARDINAUX
un uûumoutûun \^y^, fém. iûugtA ou tiûuiA v^^.
deux sin Crî^ fém. senath i_^*j Ll^*o
trois ihlatha à!i)Ù
quatre arbâa ^*^y etc. -
Les dialectes suivants ont également cessé d'em-
ployer l'ancienne numération:
BENI-MENACER un Udj gu f. ikhi CXùîo
deux sin Cxy^ f» sanat CLy^^^^^
K*çouRS un idjen C^P^, f» ^^ ^^•^'^"'^^^
deux sin 0<^ ^' ^^^ CI-'»-*-»*»
RIFAIN un tjjm ^^J^,
deux thnaun ^}^ (ar. i^^^^)
trois ttiatha à^Jî (ar. iS)Ù)
Le Mzabite, le Touareg, le Chelh'a, le Zenaga,
le dialecte de Djerba et de Ghdamès ont conservé
l'ancienne numération.
70
GRAMMAIRE KABYLE
MZABITS ET OVARGLA
CHELH.A
ian ^^^b
sin c^^^
GHDAMBS
k€rad >\^
koz ^
1 few* cP^.,
f . igget vJ^.
2 sen ^^r***
3 chared >jUÔ
f. charet i^j^ Uo
f. okkozd CL>^\
5 semmes ^ ^* %■*« >
f . semmeset d *<'*'M,% .« o
f. s ess ft v^'^i i4*»i«<)
8 /a»i fli>
karedh ^^
karedket
zâNAGA
iûun ^^.
»,(r
chinan ^«-^
9 ^J v.^
f . iesset
sa l-iA>
ickcha
okkoz y^\
okkazet C1->T^^
sommons ^ji^y^^*^ semmes ^j*^^-^^^ chammouch^y^
semmeset^S.'^A**' t ***>
j^2:a tj.4A» chodouch ^^^\>JJa
satset v_!* ^1Aw^«vJ
iamei CU^b*
ft*
tessout vH-)^***^
10 meraou ^y^ meraoui ^9^yc meraou ^y^
f . meraout y^^y^ nieraout \Zj^r^
En examinant ces dénominations, on trouve qu'à
partir de cinq, les noms de nombre paraissent être
une altération très ancienne de noms sémitiques:
iitem ç^^
touza U^
%
mereg \iS'yo
.j^
ç-j-*o à Djerbah sabrath vJjI«-*-*a»
Si Ton considère qu'un dialecte, celui de Djerba
a conservé pour rendre 5 l'expression afous ^^\
(main) et qu'on y rencontre des expressions comme
NOMS DE NOMBRE 7I
afous dijjen pja»> ^^\ m.-à-m.: cinq (main) et un
= 6y mode employé également dans le Mzab et
rOued Rir', on peut conclure que le système primitif
de numération chez les Berbères était quinaire.
Toutefois, l'emprunt des noms de nombres de 5 à 9
ne peut avoir été fait aux Arabes, puisque nous les
rencontrons, quoique sous une forme altérée dans
le dialecte guanche (5 sammetti; 6 sasetti; 7 satti;
8 tamati), sur lequel Tarabe n'eut pas d'influence,
n faut vraisemblablement en faire remonter l'origine
aux Phéniciens.
Meraou y^ dix, dans ces mêmes dialectes est
un véritable substantif qui signifie dizaine et prend
la marque du pluriel: 20 senet temaraouin cu-L**)
^^^^y^ (Mzab): deux dizaines. Touinest v.:Xu*X>y
cent, a le sens exact de ««centaine».
A partir de dix, les noms de nombre mettent au
génitif les substantifs qu'ils déterminent: Vingt
hommes, àcherin girgazen c>}^f^ cr?./^-
§ 83. NOMBRES ORDINAUX
De même que pour les noms de nombres car-
dinaux, le zouaoua n'a conservé que les deux pre-
miers.
premier anwmarou ^^^y<\ f . thamzouarouth \^^^^y^
pi. imzoura \\^y^^^ f . ihimzoura U^;<f />
second ouis sin ^^J'^ ^j^,^ f. tAù sinath kIj^-^''^ \j*^
A partir de troisième, on emploie les noms arabes
précédés de ouis au masculin et thh ^m Ifecrôsà».,
72 GRAMMAIRE KABYLE
Cette formation sert aussi pour exprimer les frac-
tions.
troisième au tiers ouis ihlatha ^ju ^y^^j^
dernier aneggarou ^y^\ f . ihaneggarouth tJ^^SS^
pl. ineggoura^ \^^Sji^ f. thmeggoura \)^^^^
moitié cuigen ç^^
Les chiffres usités sont les chiffres arabes: à
Ghdamès on a cru retrouver dans un système em-
ployé par les habitants un souvenir des chiffres
romains.
CHAPITRE VI
DES PARTICULES
S 84. On peut diviser les particules en prépo-
sitions ^ adverbes y conjonctions et interjections,
% 85 . Prépositions et locutions prépositionnelles.
La racine a^Wa \>1, bas, a formé les prépositions
suivantes :
Eddaou ^>\^ sous, en Touareg et à Bougie,
daou ^>,
Dans les dialectes des K'çours et du Mzab le 021
est remplacé par un i\ eddai ^^\.
Cette préposition s'emploie surtout avec les affixes
eddaouk s2^^^\y sous toi.
Combinée avec la préposition j, elle donne la
XoQXiSxQVi seddaou ^^>^^ ^ au-dessous de; et gouverne
le génitif. Dans le dialecte des K'çours et en Mzabi :
soueddaï ^\>yka.
Bouadda b\^, en bas, d'en bas, composé de la
racine adda \>\ et d'un ou devenu b devant un autre
ou initial. A Bougie ouadda \>\^.
Le dialecte des K'çours combine encore celte
préposition avec / J et ;/ ^. Ex.: aloudaï ^\>^\y
^\>^9 en bas.
74 GRAMMAIRE KABYLE
D'effir ^>, derrière, après, à la suite, appartient
à un thème D F R qui a donné le verbe edhfer ji^\
suivre. Le dhad J> s'est conservé en touareg:
dheffer, après.
Par derrière rW d^effir yt>^- A Bougie, on
emploie zeg Ss'y. zeg d'effir yf>s^y, au Mzab, un s
^: sdeffir r»^^-«», qui devient un -sr j dans les dia-
lecte des K'çours: zdeffir ^>y
DH ^> et d^eg eX3, qui existent aussi chez les
Beni-Menacer, marquent le locatif sans mouvement:
à, dans, en. La seconde de ces prépositions signifie
aussi: entre, d'entre, pendant, sur, contre. On a
vu que Vou d'un nom qu'elle régit se reporte à l'in-
térieur de la préposition: d^oug aman ^^^Ui e?^>,
dans l'eau, pour d^eg ouaman. Les autres dialectes
emploient di ^>, deg Jf>\ en touareg dat^.
D\ > id' Jo avec. En touareg et dans les
K'çours, âf a la signification de «jusqu'à».
Ar ^\y jusqu'à, existe aussi en touareg. On le
trouve quelquefois combiné avec la particule mi ^^ :
armi i^J^-
Zed'ath Cj\>y devant. Chez les Beni-Menacer,
cette locution est devenu ezzith «iu^Jl par assimi-
lation du d' 2M z. Dans les K'çours, zat, O^J,
en touareg dat.
S ^ est une des principales prépositions berbères.
Elle marque i° le mouvement vers un endroit peu
éloigné: dans, à, vers, chez.
2°. L'éloignement: de.
DES PARTICULES 75
3°. L'instrument et la cause: de, par, moyennant.
Elle possède ces divers sens dans les autres dialectes
berbères.
Seg JLo et si ^ paraissent être des formes allon-
gées de ^ ^, comme dH ^> et d'eg de > qui
n'existe plus en zouaoua à Tétat simple. Elles
marquent Téloignement, le point de départ: de,
depuis, à partir de.
Rer jè'y f^our ^^\ chez, à, vers (avec mouve-
ment) pour, envers, à l'égard de. On a vu (S 15)
que ces prépositions construites avec les pronoms
suffixes servent à rendre l'idée de possession. Em-
ployées avec un pronom relatif, elles deviennent
postpositions. Ex.: aï t'er ^ ^\, pourquoi. Précédé
de ^ ^, r'our ^^ signifie: de chez, st'oures ^^y^,
de chez lui.
Ref \^, sur, pour, de, à cause de. Il précède
le complément de l'adjectif employé au comparatif
et au superlatif; construit avec un pronom relatif,
f^ef LJ8* devient postposition : achou r'ef \^ ^\ ,
pourquoi.
Fell J3 en touareg, foull, fill\ sur, à, de, pour,
s'emploie principalement devant les pronoms suffixes
et régit le complément du comparatif ou du super-
latif. La forme la plus ancienne de cette prépo-
sition paraît être /^j» fi ijt ^^ ^^^ retrouve dans
le dialecte des Beni-Menacer et qui se rattache à
la même racine que le verbe zouaoua if ljw»., être
au-dessus de, être meilleur que.
yÔ GRAMMAIRE KABYLE
G y^y dans (sans mouvement).
Gar ;f , entre. Il existe en zénaga sous la forme
garé je et dans presque tous les dialectes berbères.
Dans celui des K'çours, le ^ e? s'est adouci en dj
-: djar ^\ en Chaouia, il est devenu /: /^ar ^\j.
On trouve aussi en Zouaoua et à Bougie la forme
composée gai gar jsJè et bou ai gar ^^J>> .
Almi ^\ , akmma ULl, suivie de la particule d* > :
jusqu'à. On peut considérer ces deux prépositions
comme composées de al Jl , marquant la direction
(cf. dans le dialecte des K'çours, alad >'^\, jusqu'à
ce que) et de la particule ma U ou mi ^^. Almi
,^\ serait donc formé comme armi ^^^1.
Ilniendad^ >\j^X^, vis-à-vis, en face de.
n ^y etiy in marque, comme on Ta vu, le rap-
port d'annexion; elle indique aussi la matière:
de, en.
Ennig Xoi, ou avec la préposition s, sennig
Jt^^u), au-dessus de, par-dessus. Chez les Béni-
Menacer, \t g Ji^ s'est adouci en ^* ^; sendji ^^^b^j>^\
en j j dans le dialecte des K'çours semiej jJ<^.
Ou ^ marquant le rapport d'annexion. On le
rencontre le plus souvent sous la forme b «^j.
y ^ marquant la direction (datif) et quelquefois
le génitif. Dans ce demier cas, il affecte la forme
g ^.
des particules tj
% 86. Adverbes: — Adverbes de lieu.
anid^a \J^\, enga ^\, où (sans mouvement);
sani ^^^, où (avec mouvement);
ansi (^y*o\ , d'où . .
Le thème est an construit avec la particule d^a
\> et les prépositions s ^ vers, et si ,^^ de.
%
r^er d*a ^^ i*» r*erd*agi ^^^^ f'i ici (avec mouvement);
sia '-;^, si agi ^^^L^, d'ici;
«
d^a U, d*agi ^^y>, ici (sans mouvement).
Nous retrouvons ici les thèmes des pronoms dé-
monstratifs a et agif employés avec les prépositions .
Cette remarque s'applique aux adverbes suivants:
d*in ^lx^y , dHnna ï-*^.^, là (sans mouvement);
aJdn i^j^^i akinna \X^\ ^ là bas (sans mouvement);
f^er dUn ^} ^, r'er dHnna Lô3 ^, là (avec mouv.);
sien ^^^-^^, sinna \X,^^^ de là.
S 87. Adverbes de temps.
idhdU ^^^X^à3, hier;
composé de idh ^,, nuit et de la particule démon-
strative marquant Téloignement elli ^^, Cf. dans
les K'çours idh ennadh J»li\ ^, hier (m. à m.
l'autre nuit)
sdd idhdîi ^^5^-^^ «^A-*»», avant-hier;
tik «^J, de bonne heure.
De cette racine est formé à Bougie azek ^^\ qui
signifie «demain», et nous rencontrons dans les formes
allongées : azekka %'^ en zouaoua, employé aussi à
Bougie , chez les Aït-Khalfoun et en touaregs aditcha
Uo\ en chaouïà, où le >& s'est adouci M 4h%
même dans les formes syncopées des BMi«lfil
jS GRAMMAIRE KABYLE
et des K'çours du Sud Oranais aitcha ^v.\. En
Mzabi, la dentale s'est assimilée au ch qui suit:
achcha liôl . Ass a \^\ , ass agi i^\^\ aujourd'hui
(m.-à-m.: ce jour-ci); imiren ^-^^, aussitôt; du
mot imir -^u^. signifiant temps accompagné de la
particule démonstrative «:
*daum ^\^ i toujours;
*ùur djin ^^js^ ^^, jamais.
S 88. Adverbes de quantité.
afas ^U»^, fort, très, beaucoup;
nezAa ^J->, beaucoup (employé sans complément);
*akther J^\ , plus ;
d^ar'en (^^^, de plus;
ak*el J^\. moins;
*oulach ^^^^1 point.
S 89. Adverbes de manière.
amek wCo\, comment? (interrogatif);
akkm, akkmni \^^^^\ C^^ » comment, de quelle manière;
^achh'al Jlsn-iô\, combien;
achh^al ais ^j^\ ^Jls r v^i, combien, pour combien (d'argent);
annechth CXùîJl , autant.
S 90. Adverbes d'affirmation, de négation et
de doute.
eh, ih *\ , ^., oui;
*ala ^\ , non ;
oulemma W^, pas-même;
ouak^Ua ^3, peut-être;
our . • . ara ^^^ . . . ^3 , ne pas .
On trouvera les autres adverbes dans les diction-
naires français-kabyles.
DES PARTICULES 79
S 91. Conjonctions.
ad' >\, ed\ d\ et.
Cette conjonction ne peut s'employer qu'entre
des substantifs.
akka l^\, akkagiy ainsi;
o/Id V\, si ce n'est;
cdmi i^^i aUmma lill, jusqu'à ce que;
ségmi ^^ » ^..«o) , depuis que, après que, parce que;
khas i^^ et f^as ^^, si ce n'est, quoique, bien que;
lemmer j^, si (conditionnel).
La proposition corrélative est dans ce cas pré-
cédé de ialli ^^/. si tu viens, je te recevrai, lem-
mer atasedk ialli ad^ ek sensed ^^, Ja*olj\ -J
ma ^, si;
mar'a Ul^, quand (avec le futur);
*mâm, lamâni ^^^Xa^ , ^^^ * .» i , toutefois , mais , cepen-
dant, néanmoins, pourtant;
mdmi ^ ^ » ^ ^ , quand, lorsque;
mi {^9 gimi <^^*-^f quand, lorsque;
maour \^^ , mûur, si (suivi d'une négation) ;
maoulach ,^^^1^, motdach ^yi^yA^ sinon;
ner' ci, ou, ou bien;
our . . . our i^ • • • )^» ni ... ni;
M e^b, suivi de d* >, ainsi que;
iaiii (^5^., donc, en conséquence, alors;
imi f^_^,f parce que, puisque;
imiokken {^^yt* ^^^ ^^®»
892. Interjections. Les principales interjections
sont:
a \, ai ^\, ô, ah!; aiiaou ^lj>. ^1, allons; ia b, hé; i>if
r>, hé bien!
80 GRAMMAIRE KABYLE
MODÈLES DE LECTURE ET D'ANALYSE . (i)
^ ,^jL^\ \3^^ \^\^ y ^^^^ ^\^ ^y, >U3;5 p^,
o^k^-^. c^y i^yj^ ^^"**^. «-*t^b ^-^^-t::^ -^. yy^> ^-^.
^/V?«« Oujennad* ioun ouass irouh* r'gr Amraoua, youfa
asiff mouk'k'er, Ikchem (Tegs iddemith ouasiff. Ikkes ed qfgrtouai
r'oures inna tas: Atetchedh Ajennad* ai asiff!
^^^,, iioun adjectif numéral cardinal masculin; féminin iouetk
•^y.» se rapporte à Oujennad* (Lexique s. v.
ioun) un,
J^ 0**J^^^d* nom propre, masc. singulier, de Ajennad*
devenu Oujennad* parce qu'il n'est pas premier mot
de la proposition; cf. Grammaire S 65 (Lex. s. v.
ajennad' Ajennad*),
^y^, iioun un.
^y^\^ ouass masc. sing, du n. commun ass^ placé après iioun ,
àewitnt ouass , cf. Gramm. S 65, Rem. B; pluriel oussan
,^Lo^; cf. Gramm. S 73, Rem. B (Lex. s. v. 2iSSjour),
r^y^* «rw^^* 3« personne masc. sing, de l'aoriste avec le sens
du passé, du verbe •.^> rouh\ emprunté à l'arabe
^), r^J^» (Lex. s, V. rouh'), // alla.
J> r'er préposition, vers (Lex. s. v. r'er).
\ù^y^ Amraoua n. pr. du pays par la tribu des Imraouifn
complément de r'er (Lex. s. v. Amraoua).
lô^^ ioufa 3« pers. masc. sing, de l'aoriste avec le sens du
passé, du verbe \^ a/, qui fait oufir* Ç^f^, sou/a
la»^, à l'aoriste conjugué sans particule; cf. Gramm.
S 32, 10 (Lex. s. V. af) // trouva.
^jLytA asiff s. m. compl. dir. dit ioufa 'f plur. isaffen ^^^^^^^^i
cf. Gramm. § 73 (Lex. s. v. asiff) rivière.
(*) Texte extrait de VEssai de grammaire kabyle par le général
HaDOteau, p. 265.
MODÈLES DE LECTURE ET D* ANALYSE 8l
y^ mauJi^k^er verbe d'état, 3« pers. masc. sing, de l'aoriste
conj. sans part.; cf. Gramm. S 3^ (Lex. s. v.
mouk'k'er) elie avait grossi.
^JcSj^ ikchetth 3« pers. masc. sing, de l'aor. avec le sens du
passé, conjug, sans part, du verbe ekckéni ^;^i ^ \
(Lex. s. V. ekchem) il entra.
\2^> d*eg prépos. dans,
^ s pronom personnel suffixe, 3e pers. commune du siug. ,
complément d'une préposition; cf. Gramm. S ^5
(Lex. s. V. s) elle.
^^ iddem 3« pers. masc. sing, de l'aor., empl. avec te sens
du passé, sans partie, du verbe eddem ^>\ (Lex.
s. V. eddem) U emporta.
vJ-o ith pron. pers. suff., 3* pers. masc. sing., compl. direct
du verbe iddem \ cf. Gramm. S 16, 3p. \Ji est
une voyelle de liaison (Lex. s. v. th) lui,
LJB-^^\^ ouasiff s. m. de cuiff k^x^^^ devenu ouasiff parce
qu'il est placé après iddetn dont il est le sujet; cf.
Gramm . S 65 ; rivière.
^y-^,, ikkes 3e pers. masc. sing, de l'aor., employé avec le
sens du passé, sans partie; du verbe ekkes y^^
(Lex. s. V. ekkes) U tira.
> ed particule separable placée après le verbe conjugué seul ;
cf. Gramm. S 30 (Lex. s. v. D).
^>Ô^ ^i;Vw«^«/s. m. compl. dir. de ikkes, pi. i/enouien ^^^^J^^;
cf. Gramm. SS 72, 73, 78 (Lex, s. v. ajennoui) saâre.
^^ r'our prépos. (Lex. s. v. r'our) contre.
^ s elle.
Lo inna 3* pers. masc. sing, de l'aor., avec le sens du passé,
du verbe ini i^^y^^, qui, ainsi que iîi 4^,5^^ C*^tte,\ xt,-
Grammaire. ^
82 GRAMMAIRE KABYLE
double sa consonne à l'aoriste conjug ., sans particule ;
cf. Gramm. S 32, ire pers. de Paoriste eîlir* Ç^^
(Lex. s. V. iiii) il dit.
^yûb ias composé de la prépos. / ^^ marquant la direction
' et la tendance (datif), et du pron . sùff. de la 3« pars .
du masc. sing.; cf. Gramm. S 12; placé après le
verbe conjugué sans particule; cf. Gfâmm. S 17
(Lex. s. V. i et as) ^ elle,
la^Vj\ atetchedh pour ad* thetchedh . Le ^* ^ assimilé au l**j
iha donne un / O; cf. Gramm. S 29. ad* 3\ par-
ticule marquant le futur; thetchedh ,Ja^?VJ 2e pers.
sing. masc. de l'aor. conj . avec particule , du verbe
etch «1 (Lex. s. v. etch) tu mangerais.
^Uj\ Ajeiinad* complém. dir. de atetchedh.
^\ ai exclamation (Lex. s. v. aï) 0.
UJi-^-Mj! asiff s. m. vocatif, rivière.
j^UXj _5XaSJ. ^1 ;>\ flji.^^ >yii. ^y^.. t^^- ^Sj*i
^3 ^. c^^ é^ ^y>\ by ^^ ^^. ^. Jyy ^.
^/^«« Oujennad* Umfa aouthoul itWes. youth it h s oudebbouz
r'er oukWrouï. Isour' immouth, lâoud^ s oukhkham ad as iafCkou
Q) Extrait de V Essai de dictionnaire /rançaisJtaiylt: (Zouaoua) par le
P. Creusât. Alger 1873, P^t* in-8. p. xliv. En plusieurs endroits
Torthographë a dû être corrigée .
MODÈLES DE LECTURE ET d'aNALYSE 83
tegmas, Inna ias egmas: Amek thenr'itih aottthoul agi. Atàou
ar amkan ânni (C(g ith enrHr' . Irouh^ iddem egmas armi (Pamkan
enni (Veg ittr*a aouthoul . Inna ias: Effes thoura acT ak melar*
akken ith outher\ youth ith s oudebbouz r'er oul^erroui, Inna
ias: Sour* akken isour^ aouthoul enni. D'r'a immottth our itsoU'
ê
r'ou ara,
C^^, yioun adjectif numéral cardinal masculin, féminin ioueth
Oi^., se «rapporte à Oujennad* ^^'j^t ««•
^tJjj^ Oujennad^ nom prop, masc. sing., de Ajennad* ^lij^ »
devenu Oujennad^ parce qu'il n'est pas le premier
mot de la proposition, cf. Grammaire S 69; sujet
de iou/a ^3^., Afennad.
13^. ioufa 3e pers. masc. sing, de l'aoriste avec le sens du
passé, du verbe af \^ qui fait oufir' Ç^^, ioufa
^y^,. à l'aoriste conjugué sans particule; cf. Gramm.
.S 32, 10, trouva,
J^^l aouthoul s. masc. compl. direct de ioufa ^^., pi.
iouthal vj^^., lièvre.
, ^ ^ U> itWes 3e pers. sing. masc. de l'aoriste avec le sens
de l'imparfait du verbe etW*es ,^^^^1 , il dormait,
0_^. iouth 3e pers. sing. masc. de l'aoriste avec le sens du
passé, du verbe onth «Jl:^, U frappa,
C^, ith pronom personn. affixe, 3e pers. masc. sing, com-
plément direct du verbe iouth vJI;^, » /«/,
•* r'er préposition, sur.
^3^T*^ ouk^erroui sing. masc. de ak^erroui ^^j3\ ^ plur. ik^our-
raï ^\^y^, devenu oukerroui ,^a-s^ comme com-
plément de r'er jS'i cf. Gramm. % 6g, la tête.
fiy^^. isour' 3e pers. masc. sing, de l'aoriste du verbe sour*
i^^y^ t employé avec le sens du passé, il cria.
6*
84 GRAMMAIRE KABYLE
L^^y^ immouth 3« pers. masc. sing, de l'aoriste du verbe em-
mouth Cj^^ , employé avec le sens du passé, U
moiirut.
m
^^jjo iâoud* 3e pers. masc. sing, de Paoriste employé avec
le sens du passé, du verbe âoud^ 3^, emprunté à
l'arabe >^, ^^^.i ^ revint.
-^ s préposition, vers,
^IsL* oukhkham sing. masc. de akhkham ^ls^\ , plur. ikhkha-
men ^^^lio, devenu oukhkham f*^^ comme com-
plément de s ^\ cf. Gramm. S 65, /a maison.
>\ àd^ particule marquant le subjonctif; cf. Gramm. S 33 1
afin que.
-»\ as pronom pers. affixe 3e pers. sing. masc. servant de
complément indirect au verbe; cf. Gramm. S 12
placé avant lui parce qu'il est conjugué avec la
particule ad* M; cf. Gramm. S 17, et formant un
double complément avec iegmas ^L«X^ ; cf. Gramm.
S 67, à lui.
^^asu^ iah^kou 3e pers. masc. sing, de l'aoriste conjugué avec
la particule ad^ >\, du verbe ah* hou ^Xa»\ , emprunté
à l'arabe ^^a-, 3»^^^.; à l'aoriste sans particule,
il fait ah kir* ^^^SaA ^ iahka IXa::vj ; cf. Gramm.
S 33» 2» et 60, // raconte.
^ / préposition marquant le datif, à.
%%
%
• «
L%.^\ egma sing. masc. complément indirect de iahkou ^X^co
régi par la préposition 1 ^; cf. Gramm. S 67,
composé de ^ ou û;^ iÎTl, fils et de »w '^ mèréj
plur. athmatheit ^^^U^l ; cf. Gramm. S 11 ^fr^^^*
^^ s pronom personnel suffixe, 3e pers., complément d«
egma l*^\; cf. Gramm. Su» de lui.
MODÈLES DE LECTURE ET D'aNALYSE 85
l'ô inna 3« p^fs. maâc. sing, de Paoïr. avec le sens du passé
du verbe mi («-^, qui, ainsi que Ui ^^^^3 (être)
redouble sa consonne à l'aoriste conjugué sans
particule; cf. Gramm. S 32, i" pers. enmr* ç^l
dit.
,^u ias composé de la préposition / ^3 i^arquant la direc-
tion et la tendance (datif) et du pronom suffixe
de la 3« pers. du sing.; cf. Gramm. % 12, placé
après le verbe conjugué sans particule; cf. Gramm.
S 17. à lui.
%
• •
W^\ egnta sujet de inna ^-^,, /rère.
^ s, de lui.
•X«\ amek adverbe de manière, comment.
^•^^^ thent'idh 2^ pers. du sing, de Paoriste conjugué sans
particule, avec le sens du passé, du verbe enr*
^i,»aor. enrHf^ >LJo\, inr'a lÀ-o tu as tué.
cJ^^ ^o^l^oul complément direct de t/ienrHdh ^^^»jwa*o ,
lièvre.
^^\ agi adjectif démonstratif invariable, composé de a \ et
de la particule gi i-^, se place après le mot qu*il
détermine (aouthoul J^^^; cf. Gramm. S I9t ^■•
t^\ àiaou interjection, allons»
^ ar préposition , yV/J^z/'à .
^^lx^\ amkan sing. masc. complém. de ar \\ , pluriel imou-
kan s^^y^.* de Parabe ^^^^, P endroit.
^\ enni pronom relatif invariable, précède la préposition qui
le gouverne; cf. Gramm. S 21, lequel.
vîT^ d'eg préposition devenue postposition parce qu'elle est
employée avec le l«latif, dans.
S6 GRAMMAIRE KABYLE
CI^. i/à pron. pers. affixe, 3e pers. masc. sing, complément
direct du verbe {mr^ir^ ^^Ài\) qu'il précède parce
que celui-ci est employé dans une proposition sub-
ordonnée, ////.
ç>^Â>\ enrHr* i^e pers. de l'aoriste du verbe ettr' çil avec le
sens du passé , fai tué,
T-JLT?* '^^''^* 3^ pers. masc. sing, de l'aoriste avec le sens
du passé, du verbe •-^^ ronhf emprunté à l'arabe
^Jo iddem 3e pers. masc. sing, de l'aoriste avec le sens du
passé, du verbe fddem ^^\ , // emmma,
%•
W^i egma compl. direct de iddem ^^,9 le frhe,
^ s, de lui,
^\^^^ (irmi d préposition composée de ar %! et de la par-
ticule mi (^_5^, renforcée par la particule d', cf.
Gramm . S 85 , jusqiCh .
^^JS^\ anikan compl. de arnii (^_5^^^ Vendroit.
^^\ enni, lequel.
«
^ > d'eg, dans.
tâ-o inr'a. il a ttté .
J^^i aouthoul compl. dir. de inr'a ^■*-o. , le lièvre.
Lo inna. il dit.
-*3b las, à lui.
^j*^\ eft^es 2e pers. du sing, de l'impératif, dors.
U^ thoura adverbe de temps, maintenant.
>\ ad\ afin que.
^\ ak pronom personnel affixe de la 2^ pers. masc. sing.
MODÈLES DE LECTURE ET D'aNALYSE 8/
complément indirect de mêler* ^i^; cf. Gramm S 12,
qu'il précède parce que le verbe est conjugué avec
la particule ad* M; cf. Gramm. S i?» ^ ^^'«
çl^ mêler' i^e pers. du sing, de Paoriste du verbe mel J-*;
à Paoriste sans particule, il fait melir' ^•^^^, imela
^L«J; cf. Gramm. % 32, 2P,f indique,
^^\ akken adverbe de manière, comment.
Cl-o itk, îîd.
ç3^ outher'* ire pers. du sing, de Paoriste du verbe outh Cj^»
J "^ ai frappé .
Cliy^, tout h j il frappa,
C^ /M, lui.
J^^^ ûudeââouz, le bâton.
J' r'er^ sur.
^^j3* ouk^errouif la tête.
Lo inna . il dit.
^li^.ias, à lui.
i'Y^ sour' 2e pers. sing, de Pimpératif du verbe sour\ crie,
^^\ akken conjonction, comme.
^y«*o isonr* , a crié,
J^^l aouthoul, lièvre.
^^\ enni a,dject. démonstratif invariable désigne les personnes
ou les objets éloignés et se place après le substantif
qu'il détermine; cf. Gramm. % 19, ce.
U3 d'r'a adverbe, alors,
y^^y^ immouth, il mourut.
89 GRAMMAIRE KABYLE
\j\ j^ êur . . . 0ra adverbe de négation Hé . . . pas.
•^ yâ ^ S ^^ Usouf^ou 3e pers. masc. sing, de l'aoriste avec le
sens du passé de la 4e forme (habitude) du verbe
jtfMr*, employée avec la négation; cf. Gramm. S 34.
Le verbe sour' &>^ commençant par un j on a ts
au lieu de tss\ cf. Gramm. S 42> et il subit la
modification vocalique externe par l'addition du
son ou-, cf. Gramm. S 42» Rem. 6.
DEUXIEME PARTIE
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TROISIÈME PARTIE
TEXTES
A — TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
I
LA GAZELLE MALADE (^)
^y ;^ g^*b^ ^'^y^ J^ P cri^ c^^ o\c^ô
Thar^zalt iotieth n tikelt ther'li s ouat*fan. Immeddoukal es
loufûmich tsasen frères dâoun as bach a t ich/ou Rebbi. Nothni
isetten rebiâ enni ouin illan thamas. H'' in thekker g ouatU^an
thenoud'*a ar a thetch, our thou/ ara themtnotith s laz.
Tat at d mâna ennes: Ouin ar ikethther g elahl es r'as Wezn,
2
LES VOLEURS (^)
(*) Bibliothèque Nationale fonds berbère N" x.
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère N" 17.
12* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
loun zoueren as if^fân d^eg oubrid\ Louân i: Ai atherras
erdjou ak nesebboul. Inna iaseft : Otda u thesebbouîem ara » Inn a
iaseti: Ad ii thesebboulem r^ef dounith our t izger fûad d^ salem.
Inna iasen: Ad' u thesebbotdem t^ef elakharth ala rebbi ai d'ei
aient ma d'à ikoun; erdjir' d'nek ai d dhalem.
3
LE CHACAL ET LA PERDRIX (^)
^* c/^ e5-^. J^^ L5-^^ Ja^si^' U ^>^
ç^J^ M ç^ ^^jOil Ja-*JJ\ o^^j:3 > vij^J-y ,33
Melalen ouchchen d' teskourth inna ias ouchchen ithaskourth: Anoua
irk'em imanim s çifa d'elâali? Thedjaoueb thaskourth: A tchebahedh am
nekkini ma thekhd' emedh akkenni. Mouk^el igenni akken tetouUesedh a
tefedjedj thif ik: jeîeb dH thir'ezarth a telsedh thirkasin; d'i thoul-
mouthy d' ijedjigen, a telsedh ak'andour, Bt'ir' ad' khed'emct^
akkagi. Ijeleb dH thir'ezarth, irez oudhar is; itsenwuk' koul
d'eg igenni j thed'err'el thit' is; d'i thoulmouth ijeleb y inr^a th
imams.
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère N" 17.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA I3*
4
POURQUOI LE CORBEAU EST NOIR(0
« «
jy^ vi^;bj^' c^^^^^* vJjU^ ^.l^*\ ^j ^h ^.
O^^ b/ C^3 b^j-^. ^^. ^* Cr^^^^ ^J^^^
^^Uy*) ^L»A.^u^»-o CUj» ^y ^j^>^^)JÔ ,Jji^feL«io ^^^-^«y >
^<^^\ cr:^ ^U.l4,M,»3 ^^^-^^y ^^^^^jo ^^^-fttu) j^\
Mt^i ikhlak^ Rebbi thagerfa thella thameîlalt iâk'bi th bob n
dounith imi our Usar^ ara aottalis thamchoumth thenni. loun n
ouas inna tas Rebbi: Athata senath thùhkarin thamzouarmith thet'
chour g id*rimen , this senath tUHn ; thin g id^rimen aoui th id"*
Urnselmatij thin tUkin iiroumien. Therouh^ thagerfa thoufa thezat
thachkarth g id^rimen thefka tas ith Umzoura atn thezra ; ellan
d'*iroumien ; thachkarth n tilkin thebboui th iimselman. S zeman
agi saân id^rimen iroumien; imselman tilkin. Elmâna irfa rebbi
inna ias i thagerfa : Imi our thetsar'edh ara aoual ion a tont^alledh
thaberkant.
5
l'homme, la vipère et le hérisson (^)
(>) Bibliothèque Nationale fonds berbère N" 17.
(>) Bibliothèque Nationale fonds berbère N^ i .
14* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
* w> iJ^ 3*03 u-^. ^. W'^"* v»^*^ o^^- ^■
nia ioun ioufa azrem cPamezzian , iaoui th d itrebbl th . Alemrni
mak^k'ar ioun n ouass iindedder d^ ûuânk'ik'is ; inna tas: Ad^er.
Igamma. Inna ias: Aïa i nemdâ. Inna tas: Azzel. Ar tseddan
d'* oubrid^ ouf en ioun inisi inna iasen: Sani at teddouni^ . Inna
ias our gaz enni: Azrem a rebar th d^amezzian, thoura igamma
ad"* id^er r'er elk'â. Athdia iouth n ianietH'* outh thaouid seksou,
Inna ias: Ad^er a tetchidh seksou. Id^er ouzrem enni^ inna
ias inisi: Enr'ith. Inr'a d ak'errouïs. Inisi enni iâlem irouel ik-
chefn g ouniad^ar\ Argaz inna: Irouel illa aouir* lâich n ouar-
raouiou. Inna inisi: Argaz aberkan ouk^errouiy lemmer ierr'a^
our thessouidh ara.
6
LETTRE (')
M ^\^\ c^X;^ é^^^ ô^>^^.. '-^t^^ y^'^ ^y y^\
^^^S^ (^)g^t^' ^^\ dà> ^b \^\ d;^* kJ:>
\^) Bibliothèque de l'Université de Leyde, Manuscrits orientaux N"z649.
L'orthographe incorrecte a été reproduite dans le texte en caractères arabes.
i"^) Le texte porte '^^'^^ T^ *\^^ ""^^ aucwu seos . ■
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA I5*
s^Uj\3 (x)^b li^i c^^\ J^>\ o^ly\ çi^\
El h^amdou Ullah
Nek auçeler' T^er oud^rar ; ibrtcfen dHrithen; thaserd^ount inou
our thezmir; asif iaJCmel; ensir^ r* Thelammeth; bei*fir' {ar^eroum)
id^ sin irgazen d^ ifffiren d"* imsaferen f^ef idharen ensen. D^eg
idh thououeth elhaoua iaser; d^eggatk eççebaJC thefidjidj thafouk
lakinni as enni d^açenimit. D ^eg idh zrif^ tharoua ou thamet^t^outh
iou ellan theradjoun d^egi, Efkit^ asen a U tefkidh iasen . Et^karen
ak ad iggeth Rebbi Ikhirek. Nek teslimer* fellak ad^ ak ibarek
Rebbi, Our theisou ara ameddakoul ek ad aset^ ak zrar^ mara
âdin thlatha ouatouren.
7
CONQXJÊTE DE CONSTANTINE PAR LES ARABES (2)
vj^^inP / ç^às^^ J^^ ^> ,jXui cui.^\ jj^j^^ c^ ^\
yjf^ )3 ^ r^^ l/*^. '^^ b^ o^* ;^ ^y^^^ H^-
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(») Ms . ^,^y^\ .
(*) Bibliothèque Nationale fonds berbère N*^ 17.
1 6* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
c/*^. ^.r?^^ ^^^ aon j^ ^b Lo ^^'\ 3^^^ ov^r *^»
RouJCen Ouâraben armi thama JCçani*ma, EffkUmen d*mna
ennan as (/' ^^âf ^^SoA ^é:;^ Oudjâfer): Amek cutnekchem t^er tVakhal
A
;; tem(Vmt agi? Inna iasen Abd Allah ben Oudjâfer: Aotùtk seUawm,
I^eg idh ikchem i^er themd'int enni ouh*ad^es UsnadH dH themd^ini,
ioufa then et'*fesen; iou/a ioueth thameWotUh our .thetU^es ara;
inna ias: Achou r^e/our thet^t^es ara a thamei*t^outh agi TTtemta
ias: H^aousen ii emmi Ouâraben; thoura isemouJ^oulet^ amek ad^
khed^emer* akken as id"* ekkeser^ emmi; aJiel ent'en /, lamâna
r^ouri lakhbar our enr^en t ara: Inna ias: Oulemma our t em^in
iûumkin our am th id"* tsaken ara . Thenna ias: Illa ioun ourgaz
d^agi d^elâali ad"* as inir* d^elânàia our nek^a ara emmi. Ismis
A
b ourgaz enni? Thenna ias, Abd Allah ben Oudjâfer, Inna ias:
D^nek, Thenna ias: Ak iâoun Rebbi, thoura ekkes ii d"* emmi our
th neJ^en ara. Inna ias: Mel ii amek aftnekchem thamd^int agi^
nekkini our nek^er' ara emmim ahath i^ouri, Thenna icLs: Ar
azekka a taouidh emmi ad"* ellir* thiboura . Ar azekka enni çebah*
ekchemen. Thour'al themd^int outrent imselman.
8
LE HÉRISSON ET LE CHACAL (^)
cy*;^ J.^\ Ci^r:^*^* cr^^i^ c^^ o-^y
h r3T^, viji^* ^ O^. C^3 é^.^^ >^ c.5^-^ C^3
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère N" 17.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA IJ*
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rcH^. J^3^ o^^. i^j) ^> r<^J^ f^)% ^> - :. ^5^^;
Jxùxjo JjL\> / ^.^, ^'^^^ ^.3->^. (.5-**^?. o^^;
^L^U ^\^\ ^^<^. <^y**^. cj^^,^ >^*^^ '►^. c?^^, ^,
/j«f/«' d*ouch 'hen cherikcn khecVmen tibhHrth aîbaçl armi (Vas
mi ihbiaa, inna ias inisi: Sefcrene/ ak acui cfain illan nig
thon 4rih ner acui d^àîn V^an (Vaou th^mourth. Inna ias ouch-
chcn: Nekkini ad'' aouh" ain illan nlg themourih. Jrouh* igzem-
ith id. D'^ar" c.ini kh^d'^men aârgoub g i,^d^en armi ass enf l
ihb. 4a ' ma ias iiurh hen inlsi: Se/erenc/ ak, aoui d^aïn illan nig
themcurth ner^ ou.'n illan d'aou. Inna ias ouchchcn: AbruVa ad^
aoui/ am Ulan d^ami fhemotirîh. Irouh^ inisi imge/- aârgoub enni
iseroiMuth id v .^a i/s ,tâ aVm d^eg oufhmou, ird^en mazal ik'k'im
gount^ar. Ouch h m inna -as: Theh^amehdh ii annâoud^ beVt^ou.
Inna ias inisi: Our tsaoud^e/ ara. Inna ias ouchchen: Aia a
nmezazal, ouin ad"* izouaren cuaïedh s ounnar ad^ iaoui ain illan
d^eg. Inna ias in*n: Irbah\ RouJûen . Inisi ibboui Ih egmas ifferi th
t'er d^akhfl thire'h*\. Imzazal ouchchen dHnisi; ouchchen iaf
d^i't iw'H ar itsekhthl^i. Inna ias : llha annâoud\ RouhUn . Inisi
ikchem amkan n egmas; mczazalen , icufa ouchchen itseklhili d'ird^en,
irouh\
1 8* TEXTES. EN DIALECTE ZOUAOUA
9
l'enfant et LE ROI DES GÉNIES (^)
L5^>)^ \jÀ^^. C; ^\ Lo > y^ J».^^^ l5^.*^ o^-)^ "^y^^
cr*^^ '-^. b^ é-^-:^* ^^ L5-^ ^> ^^^ h)^ L>^^. ^.
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^ cf'^. ^^. L5- ^^. c^br** ^^^' '^^^ ^-i^
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uH-^i'^^y oy ^y ^^ ^^ cr^-^. b^ c^^-'^. ,>-^>
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CV Bibliothèque Nationale fonds berbère N" 17.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA ÏÇ*
li/an iotm chikh isr'era Volba. I b ouass iboui as iouth n ta^
soult n seksou id^ aksoiim, iouth fellas eldjinn, ibbauith anni dHmi
ibbodh r'er dHnna ar ith isr'era àrmi dH b ouass aritserou. Inna
tas ougellid^ n eldjenoun: Ai t^ef thetseroitdh, Inna ias: Erout' f
baba dHmma, nekki our tsr'imer' ara. Inna iasen iouarraouis:
Ouarra th iaoui. Inna ias ioun: Nekkini. Inna ias: Amek ara
th aouif^, Inna ias: Aoui ih id as mergeUn iniezzour'enis f tha-.
d'août'' am ara d^isel elmalaik iâbed^en Rebbi, Akkenni mi d^ ebbo-
dhen s oumkan elflani isela iasen iâbed^en Rebbi. lâbed^ Rebbi oula
d nettsa . AJ^chich enni ibra ias thelt iam our d^iouk ara, Ass mi
d^iouki irouh\ loufa thal^jount thetU^es^ ibraâchis segla/en dH
thâbbout'^is . Irouh? sami ioufa that^iouUs a itsouou th d agoulaf n
tisdth . Ioufa seftat tejerath iouth mi iers fellas fir azegzaou marra
iafeg i^er thàiedh d^iselbedhouch . Irouh* ioufa thala amennar b ouadda
Ifefa ottin oufella n deheb, amants imellaUn. Irouh^ ioufa ioun
ibded ed thelt iam our intHk^ ara, Irouh^ ioufa kera n tamdHnt,
Rebbi illa d^egs imdhamen , ara ikchemen aula fCad\ Ioufa ioun n
our gaz d^elâali s elâk^ely inna ias: Ak sta^çit'. Inna ias: R*ef
ai d*eg ara thestek^çidh. Inna ias: Oufit' tha^jount theft^es
ibrâach seglafen gi lâllas. Inna ias: Ouinna d^elkhir n zeman^
amr^ar ad^ isousem, imi istaJCa ad^ httHfi. Inna ias: Oufit'
ihar'ioults at itsououth d agoulaf n timth, Inna ias: Ouin d^
Ah^adjidj ou MaJCadjidj Allah d Dadjal. Inna ias: Oufii^ senath
n tejera, ioueth mi iers Jellas fir azegzaou marra a itsafeg t'er
thatedh a itse^ar, Inna ias: D^argaz isâan senath n toulaouin
thimechki ilouâ, ioueth thàiedh thetcha, Inna ias: Oufir* thala
amennar b ouadda elfeVa , ouin oufella n deheb, amants d^imellalen.
Inna ias: Thinna d tala Ih^aïats, ouin isououan d^egs our itsemmeth
ara. Inna ias: Oufit' ioun ourgaz itzalla, ^imet' d^vunok tKeU
TROISIÈME PARTIE
TEXTES
A — TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
I
LA GAZELLE MALADE (^)
^y ;^ g^*b^ ^^^* c^ f^ cx^^ ^y^^ o^. c^.^
Thar'zali ùnieth n tikelt ther'li s ouaffan. Immeddoukal es
loufûeuch tsasen itères dâaun as bach a i ichfou Rebbi. Nothni
tsetten rebiâ enni own Ulan thamas, HHn thekker g ouatWan
tkenoud^a ar a thetch, our thouf ara themmouth s laz.
Tat aï d mâna ennes: Ouin ar ikethther g elahl es ras Wezn,
2
LES VOLEURS (^)
(0 Bibliothèque Nationale fonds berbère N" x.
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère "S" ij.
12* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
/<77/« zoueren as ik^Vân d^eg oubrid\ Louân t: Ai atherras
erdjou ak nesebboiil, Inna iasen : Oula u thesebbottîetn ara, Inna
iasen: Ad U thesebboulem t^ef dounith our t izger fûad d* saUtn.
Inna iasen: Ad^ ii thesebboulem t^ef elakharth ala rebbi ai d'*el
âlem ma d'^a ikoun; erdjir^ d^nek ai d dhalem.
3
LE CHACAL ET LA PERDRIX (')
Jfx^^y^\ Cj;^^-^ ^^h-"^ <i^ ^ Ix^a^ ^l^ ^j^
j»x*Jy:j ç^\ ^^^. Ji^ ^^\ ja^siiu u ^>-<^ ^\
ç^j^ M ç^ ^^-^^^ Ja-Uj\ cP^j^. ^ vjj^i-y ^3
Melalen ouchchen d* teskourth inna tas ouchchen ithaskourth: Anoua
irk^em imaftim s çifa delâali? Thedjaoueb thaskourth: A tchebaÂedh am
nekkini ma thekhd'* emedh akkenni. MouHel igenni akken tetouUesedh a
tefedjedj tkiV ik: jeîeb dH thir'ezarth a telsedh thirkasin; dHthûuI-
mouthy d^ ijedjigen^ a telsedh aJ^andour, Br'ir^ ad'* khed'^emct'
ahkagi. IjeUb d'*i thir^ezarth^ irez oudhar is; itsemouk' koul
d^eg igmnif thed^err'el tkU'* is; dH thaulmouth ijeleh^ inr^a th
imams.
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère N*' 17.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA I3*
4
POURQUOI LE CORBEAU EST NOIR(^)
^^* vi^;bj^' c^^^^^' vi'-^ ^.^*^ L5^^ o^h ^,
oV» b/ c^.> b^i-ï?. ^^. "^ c^.j^ <^j^^^
C^^j^ OUJ-»*^-^. CU3 ^^ ^j^-;^^)JÔ v^^feL«L3 ^^^^a,^^ >
^^^-^^^ cr:^ oUi-«-»^. ^^5-^^^, cr^^^. o-*^ C3^^
M^i ikklaJ^ Rebbi thagerfa theîîa thatnelîalt iâk^bi th bob n
dounith imi our iisar* ara aoualis thamchoumth thenni. loun n
ouas inna tas Rebbi: Athata senath thichkarin thamzouarouth thet'
chour g icPrimen y this senath tUkin; thin g icPrimen aoui th id"*
Umselmanj thin tilkin iiroumien. Therouh^ thagerfa thaufa thezaï
thachkarth g id^rimen thefka ias ith Umzoura a'in thezra ; ellan
d^iroumien ; thachkarth n tilkin thebboui th umselman. S zeman
agi saân id^rimen iroumien; imselman tilkin. Elmâna irfa rebbi
inna ias i thagerfa : Imi our thetsar'edh ara aotial ion a tour'alledh
thaberkant.
5
L*HOMME, LA VIPÈRE ET LE HÉRISSON (^)
^ cr^» .^r^- ^ ^-^^ ^^i^^ w* ^^- ^^- ^•
(') Bibliothèque Nationale fonds berbère N*^ 17.
(2) Bibliothèque Nationale fonds berbère N^ i .
14* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
* V3* ^y* '^)i ^^.- ^.- M>^"* c^^ o-^^- '-^- u»-*^-
cr**^. sJ^^' ^y^ ^-^^'^ ^^^"^*^ e5-^. l/*^. '-^^ L^^ W^
é^3y ^^ J«Lr> ^-^.3^^^ èl:^^ r*^- J^t^. ?^W cy^
nia ioun ioufa azrem cPamezzian , iaoui th d itrebbi th . Alemmi
mak^k'ar ioun n ouass imdedder d"* ouânk^Wis ; inna tas: Ad^er.
Igamma. Inna ias! Aïa i neindâ, Inna tas: Azzel. Ar tseddan
d'* oubrid'' ouf en ioun inisi inna iasen: Sani at teddoum. Inna
ias our gaz enni: Azrem a rebar' th d^amezziany thoura igamma
ad"* id^er r'er elk' a. Athdia iouth n tametH^outh thaouid seksou,
Inna ias: Ad^er a tetchidh seksou, Id^er ouzrem enni^ inna
ias inisi: Enr'ith, Inr'a d ak^errouis . Inisi enni iâlem irouel ik-
chem g oumad^ar\ Argaz inna: Irouel illa aouir* lâich n ouar-
raouiou. Inna inisi: Argaz . aberkan ouk'errotù, lemmer ierr'a,
our thessouidh ara.
6
LETTRE (')
M ç^k^\ cJ:.uÀj^ è:^\ J-^-*=4, *-^t^^ f^y )!)\ y^\
%
v^^^ii" wf-ti*^' c^^» c^> r-^- *->^* ^y ^^
(*) Bibliothèque de l'Université de Leyde , Manuscrits orientaux N" 1649.
L'orthographe incorrecte a été reproduite dans le texte en caractères arabes.
(^) Le fexte porte ^■-^'^^ f* qui n'a aucun seos .
r
.là
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA I5*
erli^U (x)^b li^^SLCôl c^li^\ J^>\ c;^\/^ ç;^i
jE/ }Camdou Ullah
Nek ouçeler' t^er oudWar ; ibrtd^en dHrithen; thaserd^aunt inou
our thezmir; asif iafûmeî; ensir' r* Thelammeth; beVfir' {ar'eroum)
id^ sin irgazen V/* ifk?iren d^ imsaferen f^ef idharen ensen. D'*eg
idh thououeth elhaoua iaser; d'eggath eççehafC thefidjidj thafouk
lakmni as enni d^açenimit. D^egidk zrir' tharoua ou thametH^outh
iou ellan theradjoun d^egi. E/kir* asen a u tefkidh iasen . El^karen
ak ad iggeth Rebbi Ikhirek. Nek teslimet^ fellak ad^ ak ibarek
Rebbi, Our thetsou ara ameddakoul ek ad aset^ ak zrat^ mara
âdin thlatha ouatouren.
7
CONQUÊTE DE CONSTANTINE PAR LES ARABES (2)
,y^ )^ ^ y*^^ ^^., ^, b^ ^^^ ;^ .s*^-^^^ H-^-
c^)^ ^^ .y^. ^^. b^ -^^-^^^ ;^ )^\ ^^y ^5^
(») Ms . ^^y^y .
(*) Bibliothèque Nationale fonds berbère "N** 17.
1 6* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
^k '-^.7^«^3 ^ ^\ J^ ^b to ^^\ j^jy^ o ^ m * M , >
RouJCen Ouâraben armi thama JCçant^ma, EffkHmen (Pinna
A
ennan as {i Abd AHak ben Oudjâfer): Amek annekchem f^er d*akhal
A
n temcVint agi? Inna iasen Abd Allah ben Oudjâfer: Aouith sellaum.
Ueg idh ikchem t'er themdHnt enni ouJCad^es iUnadH dH themd^ini,
iûufa then etU^esen; ioufa ioueth ihametH^outh our .thetU^es ara;
inna ias: Achou r'e/our thetU^es ara a thamet^t^auth agi Thenna
ias: H^aousen ii emmi Ouâraben; thoura isemau^ouler^ amek ad'*
khed'*emer^ akken as id^ ekheser* emmi; aHel ent'en /, lamâna
r'ouri lakhbar our ent^en t ara: Inna ias: Oulemma our t enr'in
ioumkin our am th id"* tsaken ara. Thenna ias: lUa ioun ourgaz
d^agi d^elâali ad"* as inir' d^elânaïa our nek* a ara emmi. IsnUs
A
b ourgaz enni? Thenna ias^ Abd Allah ben Oudjâfer, Inna ias:
D^nek. Thenna ias: Ak iâoun RebH^ thoura ekkes ii d^ emmi our
th neJ^en ara, Inna ias: Mel U amek annekchem thamd^int agi,
nekkini our neiger* ara emmim ahaiji t^ouri. Thenna ias: Ar
azekka a taoïâdh emmi ad"* ellir* thiboura . Ar azekka enni çebaJû
ekchemen. Thour'al themdHnt outrent imselman.
8
LE HÉRISSON ET LE CHACAL (')
K^:^ J^^^ ^y^:^^ cr*^ c^..y^ cr^y e^-^.
(^) BibJiothèque Nationale fonds berbère N*^ 17.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA 17*
^.y^?. <J^ t/*^ ^yj^ oV^ S-^^y^ cf^^^ <J^ è}^^ ^.
*^^ C>^. cr?3'> *33^ *i^^ è^r?^ Ly*^^ cr^y. t/''^. '^.
r:^. J^3^ o^^. jr»^^ ^^ f^J ^ ç^;i:. '^y - :. ^5r**^.
cXiico J^\> js> c:^^^, ^U^l ^.3-^^. ^5-**^. cr^)
^U^U ^\^\ ^^5o. j^^.**^. er=^«>; >^>o\ l^. ^b Lo,
/«/« d^ouch'hen ch^rîkcn khecTmen tibhUrth aîbaçl armi cTas
mi ihbiua, inna ias inisl: Se/crene/ ak acui d^ain iîlan nig
them trih ner acui d^din V^an d^aou th^mourth. Inna ias ouch-
chcn: Nekkini ad"* acuh" ain illan nig themourih. Irouh^ igzem-
ith id. D'^ar' (..tni kh^d^men aârgoub g ird^en armi ass en? l
ihb. 4a -ma ias iiurh hen inlsi: Se/erenc/ ak, aoui d^aïn iîlan nig
themourth ner^ ouln illan d^aou. Inna ias ouchchcn: Abrid^a ad^
aoui/" am Ulan d^aou themourih. Iroulû inisi im ge y aârgoub enni
iserououfh id k ."a ij3 ,tâ aVm d^eg oufhmou, ird^en mazal ilPk^im
gountùar. Ouch hm inna ras: Theh^amebdh u annâoud'' bet'^Vou.
Inna ias inisi: Our tsaoud^c/ ara. Inna ias ouchchen: A'ia a
umesasal, ouin ad"* izouaren cuaïedh s ounnar ad"* iaoui din illan
d^eg. Inna ias iwn: Irbah\ Roulûen. Inisi ibboui th egmas ifferi th
r'er d^akhel thirc'h*'i. In?zazal ouchchen d'iftisi; ouchchen iaf
d'*vn iw'n ar itseklithlH. Inna ias : llha annâoud\ RouhUn. Inisi
ikchem amkan h egmas; mezazalen , icufa ouchchen ilsekthili dird^en,
irouh\
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TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA ÏÇ*
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///a;; w«« r^z^ii isr*era Volba. I b ouass iboui as iouth n tak^
stntit n seksou id* aksoiim^ iouth fellas eldjinn, ibbouith anni dHmi
ibbodh r^er dHnna ar ith isr'erà amii dH b ouass aritseroti. Inna
ias ougellid* n eldjenoun: Aï i^ef thetseroiidh, Inna tas: Erout^ f
baba dHmtna, nekki our tsr'imer' ara. Inna iasen iouarraouis:
Ouarra th iaoui. Inna ias ioun: Nekkini. Inna ias: Amek ara
th aouir*. Inna ias: Aoui th id as nurgeUn imezzour^enis / tha-,
d^out* am ara d^isel elmalaik iâbed^en Rebbi, Akkenni mi d"* ebbo-
dhen s oumkan eljlani isela iasen iâbed^en Rebbi. lâbed^ Rebbi oula
d nettsa . AJ^chich enni ibra ias thelt iam our d*icuk ara. Ass mi
d^iouki irouh\ lou/a thafêjount thetH^esy ibraâchis seglafen dH
thâbbout'*is . IrouK sami ioufa thar^ioults a itsouou th d agoulaf n
tisith , Ioufa settat teferath iouth mi iers fellas fir azegzaou marra
iafeg i^er thàîedh d^iselbedhouch . Irouh* ioufa thala amennar b ouadda
Ifefa otHn oufella n deheb^ amanis imellalen. IrouhH ioufa ioun
ibded ed thelt iam our intHk^ ara, Irouh^ ioufa kera n tamdHnt,
Rebbi illa d^egs imdhamen , ara ikchemen oula h^ad\ Ioufa ioun n
ourgaz d^elâali s elâk^el^ inna ias: Ak sta^çir^. Inna ias: R^ef
at d^eg ara theste^çidh. Inna ias: Oujir^ thaJ^jount thefVei
ibrâach seglafen gi lâllas. Inna ias: Ouinna d^elkhir n zeman^
amr^ar ad"* isousem, imi istafCa ad* intHI^. Inna ias: Oufit^
thar'ioults at itsououth d agoulaf n tisith. Inna ias: Ouin d*
Ah^adjidj ou MaJCadjidj Allah d Dadj'al. Inna ias: Oufit' senath
n tejera, ioueth mi iers Jellas Vir azegzaou marra a itsafeg f^er
thaiedh a itself ar, Inna ias: D^argaz isâan senath n toulaouin
thimechki ilouâ, ioueth thaiedh thetcha. Inna ias: Oufif^ thala
amennar b ouadda elfet^a^ ouin oufella n deheb^ amanis dHmellalen.
Inna ias: Thinna d tala WatatSy ouin isououan d*egs our itsemmeth
ara. Inna ias: Oufr' ioun ourgaz itzalla, l^imen' dHnna. tfielt
20* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
iamf our tnt'^iii ara, Inna tas: Ouinna d^otdn our n touU ara
g dounith ass mi dUkker^ it^erem thazallithis . Inna tas: Chiâi
f^er imaoulan iou . Amr'ar enni iouala thilzeé^iih n tagouth, Inna
tas: Aoui botmàd^em agi f'er Maçer . lebboui th armi d"* imaotUanis.
lo
EXTRAIT DE LA TRADUCTION DES ÉVANGILES (*)
(LUC VUI, 5—19)
^^3^ o^^y' c^^3 c^. r^ <-^*^ L^^ è^b ^> L^'
cr^''-^-**^. o^^. cr::^ C5*^' o^ C^^-^.^ J*^* Cr<»^'
^^^* ^^' ^ J^> J^\ e?_5> JJ^ crft^; ^^^-^
^\ cui\ ^\ LJJ> ^^Lo J.-UO. M c.>:^^-**^thi^ o^^r^.
o^*-*^. <j^^ô^ ^./^^ ^^ cy*^^.^ L5^y Jb^^ ^^jj^
^3 ^ o^^-^^tt^ cr^y cr^; o^^. L5^^-^?.y c^^-^-^si
-■ I . ' — — " *
(*) Extrait de VAkiab en tiàraiin d endjilen. Alger 1869. En com-
parant avec le texte on remarquera que de nombreuses corrections ont dû
être faites.
(*) Du verbe \Sy^ aoui.
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA 21*
Iffef^ oum iùrân ad izerâ et terâh ennes. Mi kerây ioueth thet^U
dUg ouhrid'* thetsouarkedh^ etchan ts ifrakh g igenni. Thennidhen
ther^li d^eg oud^f^ar', segmi themr'i thenar imi ùuîach t' cures a%-
zoug, Thennidhen ther'li ger isennanen; mi themr^i^ mr^in id"* es
isennanen r'othent, Thennidhen ther'li d^oug akal d^elâH; mi
thenCri thourou tsemer mia d^eg ioueth. Mi inna ouagi iâggedh:
Ouin isân imezzaur'en s themesliouth ad isel, Saien Volba ennes:
Antsa at thamtilt agi? Inna iasen itsouanefk aouen a tefhemem
esserr n tageldith n Rebbi^ lamâni ioudhnin s thimtilin iouakken
ma zeran our zrin ara^ ma selan our fehmen ara, themtilt agi
at thagi: ezzerâh d aouaî n Rebln, ouid^enni d^eg oubrid'* d"*
ouid^cnni iselan , imiren iousa d Chit^an » ikkes aoual seg oui ensen^
amara ad^ amenen ad selleken, Ouid'*enni t^ef oud^t^at^ d"*
ouid^enni ma selan ^ J^abelen aoual s oufrah\ noihni oulach r^our
sen izourant oumenen s ezzeman d^eg ouoffth oujerreb t^akhkheren,
Amma atn it^ langer isennanen d^ouid^enni iselan roufùen tsout'othen
s idebd^eben d"* aila ad tizid^athin n toudderih , our tsaken ara tsemer.
Lamâna atn doug akal d^elâli d^ ouid^ enni iselan aoual soul d^elâli^
fCarezen d bouin tsemer d^eg çaber.
II
BEDDOU ET AMKAMMEL(*)
J-^X*o\ ^ *^^,4«.)\ ^^J^\^ Xi ,^^,**-»-**j\ ^2;,^, O"^^ c^
^ô c^y. ^^. J*^^ <J^ è.y oy. l;^^^- c^;^ ^^ z^>
(') Bibliothèque Nationale , fonds berbère N" x . L'orthographe du
manuâcrit a été conservée dans la transcription en caractères arabes. On
remarquera que le préfixe de la 3ème pers. du masc. sing. d« V^ox. «ax
indiqué par \ au lieu de ^«
Z2* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
^^M ^^;\ j^\ ^/-*ii c>y. ^^ oy. ^ Ly*y ^ y-^^
c;>. J^^^^-^ cA^^ é^3 o^^ ^^^^ ^r*^^ yy^^^ yy^^\ ^^
^yjj\ ;^À\ ^^J^\ UwO\ ^^ ^ii.\ ^T^^ O^^ ^^^^^^ ^L*Ji\
^^^ j^azui ;i Jo \5-*iw*i^\ l/Lt^ 3^ ^.^**^ ^»j«-^' cr*;^^
/M y-l ^\ /\ J^ Jux)\ J.^*i:^\ /Si ^\ çi\
C?/^ /\ ,y^^\ ^Lo\ cr^.^J^. c^j^ oy./^ CjvX^*
^\ ^\ çj\ ^\ ^. />\ ^\ ^\ cu^\ ^^^\ ^y^^^
^.^ ^^\ Juik^' Jk. ^^r^:^\ ^^\ J^\ cu^^ cua..
J^vx^.\ ^*M ^\ ^^^\ ç^> ^\ ^>\ ^\
^s:SS XLmj\ J^j^.\ ^ J^Ol ^Lo\ ^^^^ ^\
•• .
A« midden iouen ismis Beddou, ouennidhen isntis Amkamfnel
sour" en essouJ^ cumin d erreba n tazarth. Ouf en iouen ikerret^-
ennan as: Rebbi ad iâin. Innasen: Amin. IrmifC iouen ezzegsen
ar isired. Aman oulach . Inna tas otiin ikerrezen iouenni r'oures :
Ma ismik? — Inrui ias: Beddou. Inna ias: A Rebbi, a Beddou,
âss a izgaren ad rouh^et^ ad essouar'. Inna ias: Rouh\ Agiirouh*.
laoui ias iouen ouaïout", Almi ad ik^k^el iaf ed iouen ouatât* oulacÂ.
IrouA* oufellaJC enni r'our outkerras ennidhen, inna ias: A baba
ma t'smi/tP — (Inna ias) Amkammel ouennidhni. Inna ias: A
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA ij*
Z>V/ Wadj mechhour isem
D'eg ima 'Ali Ow el IPadj
Oura tâmed^en choh^en
D^eg ima MolCand ou FraJCth
Ouinna d"* achabifC d^eg imezzUftt
Ath arirou Hn id^sen,
Irna MoJCand aberkan
Mechhour b(m inebgaoun.
Ima el Mesâoud Ou Bekhi
H^asan a d^eg ih*addaden.
Hatha bouchJCéUh atha d^effir thixi
R^er el djemâ dHnna ag irsa el khouabi.
Ibboui thatouga eUnzan
A
Tharoua n chikh El Arbi.
13
LA CUILLETTE DES OUVES(*) [chANSON]
(') Extrait des PoHies populaires de la Kabylie du Jurfura par le général
Hanoteau. Paris, 1867 ,. in-S** , pages 437— 438»
24* TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA
^\A\^ > li^. ^>
Ad' aouen nah^kau afsa th'jt idhran
DH Çaharidj imtnouth Si Said Amzian
Ther^abedh asenùd'* ioufafen
D^eg ima IPasan Aoudjahan
Bab d medheb iqouran
Aggouadh ek f^er Thadoukouarth
El bcuajeh^ g El Modhan
ImlafC oujedjig inouran
Abrid'^a ig iâdi el-Maçer
DHnna ai idhran ^'Voumeft:
Imm<nUh SI H^and AJCaddad
TEXTES EN DIALECTE ZOUAOUA ij*
Z>V/ H^adj mechhour isem
D'eg ima *Ali Ou^ el H'adj
Oura iâmed^en choh*en
D'*eg îma Moh^and au FrahUh
Omnna d* achabUC d^eg imezziin,
Ath arirou sin id'* sen.
Jrna Moh^and aberkan
Mechhour bou inebgaoun.
Ima el Mesâaud Ou Bekhi
H^asan a d*eg Waddaden.
Hatha bouchJCéîth atha d^effir thizi
R^er el djemâ dHnna ag irsa el khouabi,
Ibboui thatouga elbizan
A
Tharoua n chikh El Arbi.
13
LA CUILLETTE DES OUVES(*) [chANSON]
•• ••
(') Extrait des Poésies po^laires de la KaèyHe du Jurjura par le général
Hanoteau. Paris, i867„in-8", pages 437—438.
26*
TEXTES EN DIVERS DIALECTES
A iouaziouHt
Emouth ar* thirfù
— A bob n touizi
Thoura d^azal,
A bab n touizi
Thoura ecf lâcha
A bob n touizi
Thoura ed^ lâcha
A bab n touizi
Thegedh ar' aK'addour
Thament ed^ oudH
A iouaziouHy
Emouth ar' thimi
Rebbi a koun iâoun
akka d\asa(mn.
dholU^ ar' an Tterouh^ ;
it^t'*ij inr'a errouh\
serralù ner^t a otdidH!
thikhsi d'à iserli,
annat^y ai h* amant I
la kkathen ijah^mam.
a ouin chouraMen!
sezzith erk'i^en.
thetsen imrabdhen
ai ath ouh^aik
akka ar imid^ek.
B. — TEXTES EN DIVERS DIALECTES
SALOMON ET LE DRAGON (^
(DIALECTE DES BENI-MENACER)
gUxA) ^^ kj^ > ^^, Ja-o^ gU JU\ ^J p^\
QÀi\ j;^^^^ uu-o j^-t-xi ,^^^^ ^2^»>^l > c^^^ o;b3 ^^
^p> ^\ ^, juxj\ ^ j^.^^^bb j^, ^^^.*oj viujoy;
(') Recueilli à Cherchel en 1884. Publié avec la traduction dans le
Bulletin de Correspondance africaine 1885, p. 3—4.
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 2/*
J^3 i5'> v;^U-J-wj Ja^^ Ij^, ^^*^*^. uj**-**^. ^"^-^^
ja^^ ^^ijo^ ^Ttï-^. c^'^^ ^r^"*-^^^ c;'^^^ c>^y. ^.)
Eff^aren zich eWal iidj ouçadh iersa dH hW ouaman sendji
Cherchel. R*ares arraouis. Iidj ouas effet^en seg imi oukhbou
bach ad^ ouraren . Ousin d akidsen arrachen en temdint . Outhin
ten ent^in tarbât zisen . Isela babasen it^ad'^if eWal ierkha essem
d^ùug ouaman; gâ eîr'achi n temdint isaouin aman enni mouthen
erradjen. Elbak*i chekkan i Sliman. Sliman ickef ennas, ioused
akidsen lettres iidj iazit^ ioui ikhjis ir^chek' //4 / ikhjis irouJC i^er
ouçadh iser'as laman béinahoum d^outihellej^ch, Innas: Oualou
f ikhfix sioua agi iemden f ikh/iou, loumith ouçadh isers ikhjis f
eWarbous amzouar ezzith n Sliman . Irouh\ itkerker dis d ouçadh
iteffar* seg oukhbouis sami iouedh Metiidja. Iksas ikhjis, louatta
ouçadh Sliman d^eg oujlal ouissis ikesas Ht jichcha . IrouïC Sliman
sellidj sami ITammam Rit^a ioud^en f eldjenoun safCman as aman
issired id^amen ouçadh iersen fellas.
LA CHARITÉ (0
(DIALECTE DU MZAB)
'5i?. rtt***^' é*^. o^^jji o^- -^^^ ^■^ c^^r» ^^^"
J' Ojy. Oby J*-^" Cjy^> ■>^^ ^.ji. > '-f^.
Lo Xa*»o *iJ» ^b Lo ^^3*i ^) ^b Uï j^^yi J»^b
(■) Inédit. — Recueilli à MéUka (Mzab) en i88s
28* TEXTES EN DIVERS DIALECTES
■<^ji. 0'>*' Cf^i^J sS> J
Adefli izoua Ibabas l r'abet ijebbed nta did es. Ilouza adefii.
Inna tas: A memmi lach r' ari anta a tched^ rûuh\ J^eUeb difratn
tsaggout tezdaitty lar'na a tafed iggen oujerdoun imma*' ar^essim,
Izoua adefli itr*ar ^ oui ioufa tchera, IJ^J^im babas iiv^ar d
iVelleb d i Rebbi. Tased tametW*out techmer iazoudan iau%en. Al
taottdh r^ersen tenna ias: Rebbi iâoun. Inna ias: Allah iseUemek{}).
Tenna ias: Mimi tr'ared ed, Inna ias: Memmi ikhsa ad immtt
s tlazit. Tenna iasen: Ar^at echet chetch idid es enfach n R^fbL
Tek^kim il tick as ed bessi bessi imemmi al d itcher, Eckchm al
di jaoïinen hUamden i Rebbi. .
3
NAISSANCE DE MOH'aMMED ET DE *ALl(*)
(CHAOUÏA DE L'AOURAS)
^\j}\ CUsil k^l^\j> gvj ^^^Lo, o^j c^f "^^x^^..
^\ >Lo ^yl JUI c^>)\ oy^ <J^> ^\ c>^^)\
r^f'^ x^T^- <^^^ ^"^^ ->^***-H ^^ J* ^^^^\ j^
c:^j^,û. v-^.l^ jy^, cf^^^ z^^^^ '-^ ^.>.Asxx^\
^.jwft_5 js- s>.t^y, s..?**^^^ J^*J^ / ^>-:^y. ^'-*-^.
^^\> J^^'jijs. ^U., >^^y. ^U,^ çU^\ >\ \£ ^u?^
(') La formule est complètement arabe , sans quoi il aurait fallu mettre
le pronom suffixe au féminim isellemem.
(^) Tiré de E. Masqueray. Tradition de VAouras oriental (BuOetin de
Correspondance africaine» 1885, fasc. 1— lî).
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 29*
ZV </<w// « 0i^ </'^ Rouman k'aïmin as soug oussan iousid
r'er sen Rohhan innasen : Netch d'* amraboV ar'eth errai ino.
Ennm asen :. Ini atennidh a t ennig, Innasen : Harest as Ifelani
atha d ilal ourgaz au esm ennes Moh^ammed doug ouammas er
Rouman aiha d ikhlak* siouen ardeth elbal enn(mn; mad^agilla
our teJUaoussem cha ad ifessed eWokam ennoun . IbrafC ouberrah\
Est)Cafeden fel arouaJC ensen. Iloul ouaileb . Djahedent. lemr'ar
iousid f^er lâial âmmis iousid r'er ouâddis ennes imai$ âddis n
A
tameft^ot innas: Ali k'erbed cha dWged. Innas: Reja ad ekem-
A
mêler' oussan. loulla d innas: AU k^erbed cha dWged, Izri t
ourgaz iousid r*er ourgaz n tametH^ot innas: Aileb d in itteg ilâial
ennech. At iousid netta iJ^kHmen. R^er ouadetcha iousid Moh^ am-
med innas:* Ali tnelmi aderged? Adetcha. Iloul. Iousid t'ers ieouasd
alaou ieouasd el mek^eda ieouasd ak^ebbouz ieouasd erkaz. Innas
iâmmis: Edjhad le k^arch elâial ennech touri.
4
LE VIEILLARD, LA FEMME ET LES VOLEURS (^
(righia de TEMACIN)
C^y ^y^-^^ C^f O^rf^^ ^J^-y C^j^y^^ Cj^W>
;by Cr***^****^ O^'-*^ liiXJl y^jjyj^ Oj^U^V j^_j.**-^iCJ\
(*) Inédit. — Recueilli à Touggourt en 1885 . L'orthographe originale a
été conservée.
(*) Pour tjjen ouas (»j^'^ Oj^.)' Le \^ («) s'échange souvent avec
le f »» dans ce dialecte . Ex : itntna W^, =» inna »-^, .
30* TEXTES EN DIVERS DIALECTES
^% ttA^yAa>\ ,^^^À^Lc ^ywoL^^ \if))^ >jAmlÀ3 tS'^'*A \ » >\yi ^Jttiytti
% %
Jjjemmas outfen sin {l)itnkerdhanen i taddari. A/end dis ta^
metU^out taoussert d ariazis d ameHHeran^ t^ersen tikhsi am d oufin
i taddart, Immas ijjen seg imkerdhaneh: Mamich anneftf^ ou
la nioui la d chera! Imma ias ameddakotdis : Annet^s aousser
ameJ^Heran Itikhsij taniet^Vout taoussert annezna mâas, Iseltisen
ariaz l tamet^t^aut, imma ariaz: Ad âiedh ad tusmanâ iman iou:
Temmu ias tametU^out is: Sousem touadda Imaçibet terser d fiUak,
Imma ias: Mamich ad sousemar"{ imkerdhanen ekhsen en r'ersen
nech l tikhsi chem oui temnâdh seggeg tsellid essisen VCal^ennem,
ou ai tedhiâ sim la d chera y terdhidh sezzena mâsen, lâiedh
ejmidj lakhert sougga sellen eldjiran, erouelen (l)imkerdhanen ^
imnâ sig er'ares netta l tikhsi,
5
LE CHACAL ET LE COQ(0
(TAGOUARJELENT)
JJ^. bi?- C>^^^^. O^^ cr^3^ f^y^^ O^j^ cr^
Jf>^^ Cr^3 L^^. ^. j^^^\^ Uj\ ^. CU^jb J^^. cf^^
•0^3 J>;Liô ,^. cr^**^ "^^ti*^ o'-*^ "^Hi
(>) Inédit. — Recueilli à Ouarsla (1885).
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 3I*
G igen n zeman touched d otuhcken ; selan id^adan ; izoua itazzel
ouchchen; irouel iazit ineggez azetina n essedjer* Inna tas otichchett:
Aoudh ou d ajourna a nzaL Inna tas ouaiazit: Mata tk^ellebed
tazallitf ou nech d moueddin , souggetn ad iased elimam . Inna ias
ouchchen: Agis ma limam? Inna icts: Iased: d ctslougi, Inna
ias d ouchchen: Zalt^ eloudhou illa irrez fellat^, Inna ias iazit:
Ak nsouggoum. Inna ias ouchchen: Ou, zalt, aman bâtd n sin
tni charedh oussan.
LES BOUCLES D*OREILLES [CHANSON(^)]
(DIALECTE DE DJERBA)
• "I
jJCVm'««^3\ cXi%.^7\.»«0ft wX^OLaO
(*) Extrait d'une chanson publiée par M. de Calassanti-Motylinski:
Builetin de Correspondance africaine 1885, fasc v-rvi.
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 33*
^r? ^ ^^ ^^^^ s?^ ^i^^ oyu^b ^^\ ^^y ^y^
cj^.^^ d^ c^^j^^ cP^b J^\^\ > p^,yc\ ^\^\ >
sSj^ yS> v^^i^^^^ O^-*-^* cr^^X-^^^^ Cj^y^ O^ ^^^
^jJ^^ ^»^ >\ ^\^ J^ ^ cr^\ cr»? ^^ v.r*'^:^
%%
li\
34 TEXTES EN DIVERS DIALECTES
A t adelen dis ass n elkhemis si a tali tou/out ad aotdn Uei^man
d ad ougoun fefsen ireggen ad ougouroun in ist^aren d ad asaunt
tisednan ad aouint Vamzin a t entarefent d ad Viniount af tesar
ad ezdhount asouik oui n t^oumen d aren oui n arouat d ad ek-
kerent achchar sisent a t sifount d achchar ad ougount tougdmn.
af tefaout ad souount an ad asoun ibab n isr'aren ad afotin mekU
imsers ad etchoun irgazen niten imzouaren d ad etchouni Hsednan,
An temeddit ad asoun ioudan imok^ranen n ar^ledh , ad akmoun di
gaji oui n tendjift d ad aouin asouik ouh d di d tezwuaouiny ad
erouin t^oumen, a t sersoun di douskan, ad sioulen in ibab n t^asrou
ad etchoun in ter^fer tou/out, ad sioulen in ichemdjan ad sedbedben;
adjeroun r'efsen ibouchilen n r'asrou amani ellan ad ougoun aouàr
oudjoun d as efkoun aget^ fount di ouf es ennes. Si tirou a iHirn
itsetch di elârsan d ed niten ouï a ten izzar amekhlouff in ass
en letnin , dis ad ef errent tiâzzebin d tsilout d alemmas ensent in tanout
ad siredent dis ifiebbach in zegni n ass a tent taouten ioudan s
ter'aUin d ichemdjan in dous dad aouin ten d s ourar delmiz moJi^ran
oui at tafed mani tououdded si ioudan d a t siiefen in taddart n
baba ennes in d iiet\ asigoun elKenni niitet d tiâzzebin d ad asoun
ibab n izli si mensi in afellaJC ded niten a maloun: àiouh iiet^ n
tlat in Oef n legmet, Ass n legmet si allai n toufotU ift tizamin
ded niten a tsetchoun d arouat d isan imazir'en d ibiaten d imeU
lalen d izet^t^afen; an touk^zin ad aouin alr*em ad ougoun r^efs
tederbouket at serout^en çabih^ ad sekmen dis' tsilout ded bouchil
mechek d tzioua n arouat, ad sekkeren alt^em ih d ad asoun ibab
n ourar imnam d irgazen d cul aouin tsilout in ergaz ennes, ad
aout^en ir'far n toufout d cul sekmen tsilout d ergaz ennes di gaji
ensen d cul ctkmoun did sen elârsan d ta'ia, ad cUchoun arouat.
Sis ad eff^en in imi n gaji ad ouededen s teboundekHn ensen an
ikWa ergaz ter'aousa s tsilout; ad oui* en aiih elbaroud ad aseloun
ioudan d ad ameloun: /ouh n illis n ouidi tefr'ed tiâzzebt.
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 35*
8
LE MARI DE LA FÉe(*)
(dialecte des k'çours du sud or an aïs et de FIGUIG)
^/ é^ fU^*^ k^ (Jy\ J.^. >\ o>^ c^^^^ Tt^r^-
^rrJa^ CULi)^ Js^aiis ycoLo vJ..w>Ui. CUk<»Jo CXiio
^U^\ cx«io cxùic-yu ciu^-uj ^^^ ^j^ ^wx.)\ ^^^J
C^y^ ^Lijil j^\ Jo\ ,^^^t« ^^^A^uJ^\ ^^J^'^ ^J^a*\
i^W* n ourgaz e^k^aren as Mauley ech Chéri/ seg ousoun n
Cher/a tour' it d animar isken g Bou Semr'oun . IraJC g OuarJ^a
ad imer r'ir ouak^des. Ouden ad wused, a iouli tHV n elk'am-
tnam teffbur' r^eres ticht n tamef^fout Idjinnt tenria tas: Ercheîi d,
Jrchelty Wh^a melmi irafC l OuarJ^a oukid teffaur* r' ères seg t Ht \
TeJ^J^im tametU^ouf ennes. Abuden kid es irou sint n elouâcht,
(t)icht ek'k'aren as H^alima, tennidhen ou nessin manich ai d as
em^aren as. Temmout iemmatsent , ek^kUment tioujjilin melmi iraJû
babasent oukid effour^ent r'eres alouden immout.
9
LA FÉE ET LES T*ALEBS (^)
(DIALECTE CHELH'A DU SOUS MAROCAIN)
*
^\j\ ^> ^up ^t^^^ ^^ ^^^r^*^ ^^^^^ ^^*
(}) Recueilli à Frendah en 1883 et publié dans la jème série des Notes de
Lexicographie berbère . L'orthographe de l'indigène qui me Ta communiqué ,
Ould Te^jini, a été conservée dans la transcription en cataLCX^t«& ^^«& .
(*) Inédit. — Recueilli à Tétouan (Maroc) eu i%%3.
36* TEXTES EN DIVERS DIALECTES
O-*^.^ Oj^. c^'^ ^^. C)^ cV^ J^^ c^^. d" Ç-^>
U^. \c-^U> J^\ ISLo, U^. êLo. CX*i^J\ O^. ^;--
J3L. CXUX4,JU U.LX^ 0>^, C^U% cr^^ ^^^^^
^r^o' JUy fi^' t/"^- *^- ^* ;'* <> o**-^^y ^
Igan sin ditmaten Volba kh Sous r^ian decker ar as timn
Ouarzemmimen . lan gisen ikhannech if ta a iJ^ra imil ictchked
s elr'arb s ialmoudhâ{^) ar as tinin Tazia / Ait Arous tenima n
Mouley Abd es Selam. Ennan as iaouasi^^ kera n midden:
Lmoudhâ an ilîa g is elmal, anrouah' a t id nasi, Imoun d isen
aillir* elkemen lmoudhâ an . Ar itezzem f elmoudhâ an imil teffout*
sers iat el hicht ihga igenna, ibga akal faleb a izema itemma
ifis imins oukan tentait elhicht an. Ftoun lakhbar elkemen ougmas
immout s tint^a n elhicht, Igoul ougmas ar ad iechk ar d iamez
elhicht an inr*an ougmas ar isek'ça tak*bilt s tak'bilt ailler^ ilkem
manir* illa lmoudhâ an. Ar itezzam f elmoudhâ an ailler^ d
teffout^ elhicht an, iamez it d isersit r* iat tadouit iaouit s temazirt
s Ouarzemmimen tega g oufous ines r'i dar ens ifka ias agebdm n
ouzzal ar isers tebbi azouggar d ouargan ailler' immout.
(}) Contraction pour ion il moudhà .
{*) Contraction pour iatt ouas .
«*
TEXTES EN DIVERS DIALECTES 3/
lO
l'Âne de djoh'a(^)
(guélÂia du rif marocain)
r^. b^^ / ^>^, J^^ bb^ ^^ ér^J ^^ ^3^^ ^^^
^^ £^. c-.^^ o;^^ ^^ C^/ <S^^ J^ cP*5 l5^ ^^ O^-^.
loused ij'en n ouriaz r'ar Djoh^a ad tarder' ar'iouî ennes.
Innas Djoh^a: la ouma ad rah^at^ ad saouarer* ar'ioul. loudef
f^ar aroua, idher souàî, iff^i inna: At^ioul iougia; inna ii;
Maid*a touched i imidden ad ai outen ar d ai r^ersen ad ouk^
k^aren bab inouf^ d ai ezzen ad emtar^ s raz.
(») Inédit. — Recueilli à Melilla (Maroc) en J883.
QUATRIEME PARTIE
GLOSSAIRE
Il n*existe pas jusqu'à présent de dictionnaire
berbère-français conçu dans un but pratique, et
Ton se trouve, comme je Tai dit dans la préface,
en présence d'un double système: le premier, et le
plus rationnel, est celui appliqué aux langues sémi-
tiques: c'est à dire ranger les riiots par ordre de
racines; mais ce procédé, excellent pour des étu-
dUants déjà avancés, aurait de graves inconvénients
pour des débutants. Le second système, plus dé-
fectueux du moment qu'il s'agit d'une langue dont
l'orthogrc^he n'a jamais été fixée, consiste à suivre
Tordre alphabétique, comme pour les langues
européennes. Mais, à moins de tripler l'étendue de
ce vocabulaire pour noter les ncmibreuses variantes
causées par le caprice ou l'incertitude d'un écrivain
indigène^ on ne pouvait songer à l'employer. Se
servir uniquement de la transcription française était
^[alement impraticable: jamais les Berbères n'em-
ploieront l'alphabet latin pour communiquer dans
leur langue entre eux ou avec des étrangers. Jai
eu recours à la combinaison des deux systèmes.
Quelles que soient les fantaisies de l'orthographe
40* GLOSSAIRE
Kabyle (si on peut lui appliquer ce nom) les con-
sonnes sont toujours écrites; le glossaire suivant a
donc été rédigé par ordre de consonnes, et c'est
d'après ce principe qu'il faudra chercher les mots
sans tenir compte,, sauf de rares exceptions, des
voyelles ou des demi-consonnes. C'est ce qui permet
de réunir sous la même rubrique aWaW (M>\) et
id*ouWan\ la terminaison an du pluriel et les voyelles
a^ ou, i, étant écartées, il ne reste plus que les
consonnes d* (j>) et d* (>) qui forment, pour ainsi
dire, le squelette du mot. De même pour otiSir*
(è:^^)* ^^ éliminant, suivant le principe émis plus
haut, les voyelles ou et i et la terminaison de la
i^"^® personne de l'aoriste, r*, il ne reste plus que
le thème s qu'on trouvera au commencement des
mots commençant par cette consonne {as). Pour
faciliter les recherches, les consonnes ont été im-
primées, dans le glossaire, en caractères qui se
détachent nettement et permettent de faire abstrac-
tion des voyelles qui les accompagnent; c'est pour
cette raison que j'ai placé en premier lieu la trans-
cription française où la distinction était plus aisée
à faire qu'avec les caractères arabes.
Je n'ai pas cru devoir noter à part certaines
formes régulières, dont la composition a été ex-
posée dans la grammaire: les formes nominales
ou verbales, par exemple, sauf dans les cas
où ces dernières s'écartent de la forme simple: les
pluriels et les féminins , sinon les pluriels et les
féminins irréguliers; c'est ainsi qu'on trouvera irgazen
GLOSSAIRE 4 1 *
à Tarticle avgaz, à cause des consonnes communes
r, g, «; tk*jan à l'article ak*joun etc. Ce système
n*est pas, je le reconnais, rigoureusement scientifique,
puisque j'aurais dû ne tenir compte que des con-
sonnes radicales et placer, par exemple, thimesliouth
vJl;^.Ju**-w audition, sous le thème SeZé «entendre».
Mais, comme je l'ai dit, je poursuis plutôt un but
pratique. Dans la chrestomathie berbère qui
paraîtra après cet ouvrage, et qui est destinée à
des étudiants plus avancés, j'adopterai Tordre naturel
par racines.
Les abréviations entre parenthèses désignent les
dialectes auxquels appartiennent les mots qu'elles
accompagnent :
B. M. Beni-Menacer
Ch . Chaouïa
Cl. Chelh'a
D. Djerbah
D. N. Djebel Nefousa
G . Guélâia
K' . K'çour
M. Mzab
R. Righia
T. Tagouarjelent.
Les mots qui ne sont suivis d'aucune remarque
sont employés en Zouaoua.
\ A, E, I, O,. OU. ibiaten c^^^, m, pi Arabes
a U fnarçue du subjonctif et des ^ * *'*
prépositions subordonnées — se *bh'ar ^;.«4 ^' *»• mer; //.
combine souvent avec le pronom ^^^ )^^^ •
personnel complément direct cP un Bekni ^^.^^ «• p^* ^
verbe, Beddou ^Jo n. pr.
— marque du futur , bded >^ î'. «. demeurer, se
■— adject, démonstratif invariable^ tenir debout ; aor. ibded >0^,
ce, cette. ebrou ^yi>\ v. a. lâcher; ctor.
aï ,3^, exclamation — ô, holà. ibra »r^.»
— particule appelant P attention *brah' r-^r? v, n, faire une
sur le mot çu^ elle précède, proclamation, proclamer ; «éTr.
— pronom relatif employé da?ts ibrah' t-^ t-^. (Ch.).
Vexpression aï r'ef L^^^U *aberrah' J^f\ s, m. crieur
pourquoi. public, héraut (Ch).
♦baroud ^^^, s, m, poudre.
S^ abrid' ^.r?^ -f- »*• chemin,
b K^^, contraction de deux ou route, fois; //. ibrid'en
^ en zouaoua, O^.rî^.*
*(i)bou^ s, m. père, posses- ibraâch y-T^rî^. '''*• /^* Petits
seur de... (d*un animal),
ebbou ^\ v, n, mûrir; aor. *barek «^^ «/.«. bénir; a^r.
ibboua ^v<^. ibarek eTxLo .
«• • »• • ♦ ••
ebbi ,^\ î'. fl. couper; aor, 2\i^T\L2XL^y>\ adj,qual.na\T\
iebbi ,^^.. yK>y/. thaberkant CUiliT^*.
*bab v.^^4 J. tn. maître; //. — n, pr, m.
ibab t^Lo. *|jaz J^ j. w. faucon; //.
*baba bu s. m. -phre; pi. ba- bizan ^Ij-o.
bath ,JjbL>. bouajeh' r-j^y^ -f* »*• douleur.
(') Les mots marqués d'un astérisque sont empruntés à Tarabe.
GLOSSAIRE 43*
bessi bessi ,,^**-? sj*^ adverbe atta u*l v, a, retenir; aor,
doucement (M.). iouatta '»^^^, (B. M.).
*Bou Semr^oun \^ ^ ^ - % <<« } n.pr, atsa u\ pron, indéfini, fént,
*bach ^4 ^^' empruntée à contracté ^'atsaîa uu\ voilà.
r arabe parlé pour ^^^ \^^, tsoii ^ v, a, oublier; cufr,
pour que. \Xsom yi^^ forme cPhab, thetsou
bouchh'eith C'^^^^ îx ***?^ s, /, y^'
fléau. tai ^^ adv, voici.
abouchil J-:^^^ s.m, enfant ; *teboundek' k^OS^ s, /. fu-
//. ibouchilen ^^p-^^^. sil; plur, teboundek'in
^' N.)- ,^s>S^ (D. N.).
*baçl ij-^a^ J. /?«. ^/ ^^//. .„ .. .. Va. • ' /-i
» ^ • tsect ««-^^ jorme trregultere
^^ ' - d* habitude du verbe etch »:\
bet't'ou Ja^ z/. a. partager; ^,„„^, " ^
-^ I manger.
>^.>5^^.^.ebdhou,^\; ^.^^^. ^^^^^^ ^ ^j^.^^^
fl^. betVir' ç>^^ , ibet't'a ^"^
Ua>0 j. m. partage. ^. j •* •• ^ v\* ^
^ ••• ^ "• *taaouit *— o^iX) s,f. encrier,
*bâïd Jw^A^ /zfl)'. et adv, loin , , ,, v *J .
•• • -^ * de Par. ^\^> .
éloigné. " » ^ ..
^ , , . t , . *tederbouket «.lU>^>c>o s. f,
♦ebrou ^*^» î'. <ï. vouloir; ^^'^ -^
1 i- i- '. -t. / 1 • V litière de femme placée sur
aor, brir ^^•-"-^ , ibr'a La^. *^
^, , ,. • I ** * ^ ' * les chameaux ; de P arabe
*baki iV^ s, m. reste. .. , ,
i*> ,, ,^, V ^y^> tambour (D. N.).
bga bo V, «. trembler (Cl.); "^^ ^^ ..
!, i>» , *taddart O)^ j./. maison;
aor, ibga »^^., -^ i ••
., , ,1 ' . //. tiddarin o^j»^><^; de
♦bal ^Ju j. m, esprit. -V , ^-^î^
^_ . ' , ^ Varabe >\>.
*bein cr^? /^^/- entre. |
, ,. m: . / tadel iJ>o commencer (D.N.).
bounad em f-^^^? •?. w. créa- ^ ^ '
ture humaine ûT^ Varr, ^>\^\ aïtmaten ^*U-o.\//. ^/. frères
fils d'Adam. (^^•)-
tirou ^y^ s, f, moment, in-
stant (D. N.).
*'"*^ ' *trebbi i^,y^ V* ^» emprunté
t O /«w. /^J. suffixe et pré' à la V^ forme de Varabe ^^^^
fixe; se personne masc. sing, élever; aor, itrebbi ^^-o.
le, lui; compL direct des *tarbât CXaJ^J adj , num,
verbes, card, fém, quatre (B. M.\.
44* GLOSSAIRE
taourdount CUj^>^^1j s, f, tiâzzebt CU^i«J s. f, jeune
boucle d'oreille (D.). fille, vierge; pL tiâzzebin
touiza et touizij^ s. f, aide Crît^f*^ (^» N.).
mutuelle et volontaire que tour'it ^^^-^^^ verbe imper-
les gens se prêtent au mo- sonnel il était, il existait (K.).
ment de la cueillette des ter'aousa L*aj^À3 s , f. chose,
olives en envoyant leurs virginité (D . N .) .
enfants travailler chez leurs ter'allith CU^lÂJ j. f. cheval,
voisins. Cf. Hanoteau, Poésies jument ; //. ter'allin ^^^^li!)
populaires Kabyles T^.^'^'jnoi^l. (D. N.).
tazdit C^>Ù s,f, palmier; atef e-W\ v. n, entrer; /orme
pi. tizdaïn ^r^J^j^ (M.). factitive sitef <^jb-X-wo faire
tazoudan ^b^ £> s, f, assiette entrer, introduire (D..N.).
(M.). toufout 0>?^ s, f. soleil
tizarnin c^jjf^ •^- /• °^i^i (^' ■^•)-
(D. N.). lefaout O^^^* s,/, feu (D. N.).
♦tazallit «-^^^J^* s. /. prière; "'taqbilt CULs.^* s./, tribu,
de l'arabe ï^ (T.). de Parabe iu.^.
•• »
tezzem ^y V, «. réciter des touk'zin c^./y J. /. milieu
formules magiques ; aor. ^^ Paprès-midi {j.^) (D. N.).
itezzem ^^. (Cl.). tkerker //i* z'. a. traîner;
tzioua \^^ ../. plat;//. «.r. itkerker/JLX^. (B.M.).
teziouaouin cr?.^^ f^* P- N.). ^^
Tazia bjJ n.pr./ém. tsaggout O^'^ /r^>. sous
taioujjilt ^:^.3>^* ^./ orphe- ^^ '^ *
line;//, tioujjilin ^^^li.J^' *tegdirt CJr?.^^^* s./, mar-
(K .) . mite ; //. tougdirin ^^. p. j3o
Upron.pers. suff.^epers.fitn, P. N.), û^if /'ara^^ U^wXA.
la, rt7w/. dir. des verbes, talabat Cj^^ «f. f' voile
tisednan v:^U^X**ô* /«w^ //. ûf^ (D. N.).
thametVouthCl;^k^'femmes. *tlat CJ^ s,/, mardi.
tisirt O;-^^-^ «f./. moulin; tlazit CoJ^* s, f, faini (M.).
//. tesar ^L*aI> (D. N.). toulles ^j*^^ v, n, être ébloui.
ticht v^*^*^»^^ ou CZ^»**X3 tffl^ temm ^ z^. a. retenir; aor.
j'ect. indéfini et num. cardin. itemma l^.O (Cl.).
/m. une (K.). temmaU./r^. près de (CL).
GLOSSAIRE 4^*
tamedjroud >^y^^-^ s. /. verger, potager, jardin; //.
couplet, de Parade >jS^ (D.). thibh'irin c^.j-^s:^ de Par,
temeddit C^.*X»j j./. après- beh'irah iyss:^,
midi (D. N.). ^ thabbourth C^^^ s,f, porte.
nemdiDt c^..^ et tem- ^^. ^hiboura \s^.
d'int CXÔ.J^ ^. /. ville; ^,^^. ,N ^^
,,.-,.. »» V " , "noa ç^ z'. a. suivre; aor.
« V • . ,„** **, , ithbâ Ç---0 ûV Parade juo.
r^r. <X-OvXo (R. M.). .. ^-^
♦tsemer^* j./. fruit. ^^'^^^ ^^ forme irrêgulière
temazirt O^jUj ^./. pays ^^^^^^^^ du verbe etch ^\
(Cl.). manger.
tametToutOA^^/ femme *thah'abbith CX^
(M.).
fruit; </<? /'or. à^^^.^..
tamet't'out i>^k^* j./. femme *thah'kaith JUilXscu j. /.
(K.). histoire, récit;//, thih'kain
tamelzoumt CU^^ji^' j. /. c^}^^^ de Par. ^.^^^.
refrain (D.). thikhsi ^^^-u^sru j. /. brebis.
tanout Oy^* J. /. puits thoudderth <Jlj;>y j./. vie.
( D. N. ). Thadoukouarth CjJ^^^J^ n,
tendjift CUa^-u s. /. ma- /^- /^w-
riage (D. N.). thazd'ath ^\>Ù s.f. plaisir;
I • • •
tinr'a lÀ-o j. /. meurtre, /^- thizid'athin c^^'^.j^ -
assassinat (Cl.). thad'out' l>^3lj» s,/, laine.
♦etnin ^^^,>w-o\, as n letnin thoura \^yi adv, à présent,
^IX^:^^^^ ^' lundi. maintenant,
taïa U.*i j. /. négresse (D. N.). *atherra8 ^\f\ s. m. homme,
individu ; //. itherrasen
,% Cr^^r^, de P arabe ^\^.
tharkast V— ^^IS^ j./. chaus-
i\iy^i}^CJypron,pers,suff,S'pers, sure, soulier; //. thirkasin
masc, compl, dir, d'un verbe ^^j^^'^S,
le. *tharoumant CUX^J»* s. f
ath O^ m. pL gens, J<fr/ à grenadier; pL thiremmanin
former les noms de tribus, ^^^j-^^-Lojj, de Parabe AJLos,
atha u\ /ïi/zA. voici (Ch.). thirni ^^ s, f, ligne.
'"thibh'irth 0/tï*=y j. /. tharoua V^^VS coll. ^x&a»\s.
4^* GLOSSAIRE
thizi ySr^ ^'/' col, défilé; *thk'el Jju z,. «. être lourd;
//. thiza \j^. aor, ithk'el J-iij».
thizith CU^./ j. /. «^//^^ thikelt CUJl5o j./* fois; ^.
^^w«^ collectif:^ mouches. thikoual Jl^o.
thazarth Ô^/ .. /. ««//. thiouga l^^* .. /. couple,
comme coll.: figues. nnirp- ^/ ♦!.• • •
^. ,.... .\ I ••• paire, pi. thiougiouin
*tnazallith "— ^P prière de ^^ V
nheierath ô^/ . / arbre, JJ^^^f ,^-^^ '' ^' ^^S-
this,^W^/«^/ ^^^/r. ^'^^ thigerfiouin C^^J^.
/é»i. de OMIS ^j^,^ serl à /or- ^^^ageldith CU^^jdio j. /.
mer les adjectifs numéraux ^^yaume.
ordinaux, *hala ^' j. /. fontaine; //.
thaskourth, theskourth thiJioua \y^,
Cj;3^^k*^V./perdrix femelle; *thelth ^^^^ et
pi, thiskourin c^^.^^"**^* *thlatha àS^ adj , numéral
^thachkarth Cj^lX^iJ s, /. <:ard, trois.
sac, gibecière; //. thichkarin thilzed'ith ^^}^ s,f, flo-
^^^IX^io, de Var. à^U-i. con; //. thilzed'a \>^.
thit' ko j./. œil, source; //. thilkets viUliJ j. /. pou;//.
thit'aouin ^^^.^^«k^*. thilkin ^^^>^^Aj,
thâbbout' ^y<^ s,/, ventre. Thelammeth JXJJ ». /r.
thir'zarth vlj)ipi-^* s, f, di- /«'*•
minutif de ir'zer ^J^. ravin. *thoulmouth ^^^ s, f.
♦thar'zalt C^ysC^ s, /. ga- ormeau;^ pi, thoulmouthin
zelle, de P arabe ill ift . C^^^ du latin ulmus.
thir'echth vÎU-uXàÏ s.f, tas thoulaouin ^;^.^'Sly/ewi. //«/r.
(de blé); pi, thir'ach ^^L«J>. (^'^ diminutif de oui ^J^ cœur)
thafoukt C^^ s, /, lumière, femmes.
soleil. thama U3 prép, près de.
thafoukth C^^'.^yBj j./. lumière, athmou ^^\ s. m, meule (de
soleil. paille);//, ithma U-^. .
thak'soultCJ^.*«jLS*j./. plat, nhamtilt CUU-^' s./, pa-
plateau ; //. thik'soulin rabole ;//. thimtilin ry^^L^.
C ^ tr j -**''^' de V arabe J^.
GLOSSAIRE 47'
thamdith CUÎJmP .. /. soir, *djemâ ç^ .. «. rassemble-
soirée ; //. ihimdiin c^.^>-^ • t^^^^ •
♦themd'intCU^. J^' s./, ville ; *djillll c^ S^nie ; //. djenoùn
//. thimd'inin ^^j^,Sj>y de Oy^-
V arabe àS^^. oudjoun ^y^^, O^r^^ «*'
themesliouth ^l^y^^^^ s./. indéf, et nu.., cardin. n.asc.
audition; n. verbal de J^. j^^ (^^ ^'•)- .
.V ^ . idjen CJ^^' ^*- '''^^^' ''^
thimechki ^5^-^ -^y. ^^^^^^^ ^^^^^^ ^^^^ ^n (K.).
lo"q^^- , , . *djinntCU;<t--./-fée.
thamet't'outh O^J»*-^ •^- /• «^jahed cX-y:*- v. a. cacher;
femme. ^^ ^^^ idjahed ^Mrf-V.-
thamemt CU^-^* J./. miel, ♦^oudjahan O^^^^^^ '^^ ^^•
then cy P^^' P^^^' ^■^' ^^ ffiosc,
préfixe y 3e pers. masc, plur,
complément direct des verbes :\t%. ^ TCH
thin cr^ ^^*- ^^ P^^' ^'^^^^^f* etch ^ v. a, q\. n, manger;
féni. de ouin ^^„^ celui qui. ^^^ -^^^^^ ^su^^ forme fact.
athaïa ^^}^\ adverbe voilà. ggj.j,j^ gv^ faire manger,
formes d' habitude ^ de durée,
de continuité:
têts
.. V
edj ^ V, act, laisser; aor, idja ^^^^
^^^. . combinaison de la forme d'habi-
idj tV. «^'- *'^^^- ^^ ««'W'^- iude avec la forme factUive
card, masc, un (B. M.). tsetch g^-***^ P» N.).
*djaoueb e^^^- ^- '^^ '^^" etchou ^a^^ ^- '*• se fâcher;
pondre ; fl^. idjaoueb ^ .^^^^j^^ j^.^^
S-^^^.- etcher /ît-^ vin, se lever;
*Djoh'a l^^^ n. pr. masc, ^^^ Ucher ^H (M.).
à}QT f^ y- ^' ^^ réunir; aor, ^^j^^^ 1 ^^ ^'^ être rempli;
idjerou ^j^,^ (D. N.). ^^ itchour ^>ç^. ^^ Z^-
*djar ^\^ s, m, voisin; //. ^^^ ^^^ la prépos, g ir.
djiran C>^^rîi^' tchera \f>: s, m, chose (M.)
djâr y»^ 2^. «• avoir peur;
aor, idjâr
50* GLQSSAnUS
d' > voy. d'i i5>.
id' Jo» voy. d' >. ->
— prep. avec. ar j^ particule et etmjm. donc,
d'i v3^ prép. dans. jusqu'à.
M'akhal |Jlà*\^ s, m, inté- ara U\ conj. donc.
rieur, ^<f /'arfl^^f JjL\>. arou et erou (K.) ^^ v. a,
ad'ad >\M j. w. poule, poulet; produire, engendrer; aor.
pi, id'adan v:;>\^\Jo (T.). iourou «i^y. et irou ^^, (K.).
ad'ad' MM s. m. doigt;//, erou «i;\ v. n, pleurer; —
id'oud'an O^^^^ii . forme (fhabUude tserou «i^.
ad'er^M V, n, descendre. ari ^)\ v. a, enfantjer; aor,
ad'rar^\;M J. m. montagne. ^^^j ^^^ (ch.).
d'err'el ^s> v, cPétat, être . . ,,. . . ^
, ^ , in ,3r?., d'in ySfJ être
aveugle, devenir aveugle; ••'^ ••^
.,, , , u* îv mauvais.
aor, id'err'el Jj^j^.. * , i ,,
it' Ai •-. ^ vv ^7 *reba Os z/. a. élever.
. , „ , ^ . *Rebbi i<>^ «. /r. Dieu,
argent, o^ V arabe ^j^« ^^^-^
j. . IV . /. , *rbah' f^\ V. a, gagner.
d'ar' f^> prép, après. ^ -^ i
,. V, V aoriste irbah' r'^r?. •^*'»'"
d'er' ^> «w;. lorsque (Ch.). C •>^-
,, , ^ «I'M • pl(M dans le sens de Vinter-
ad'r'ar fj*'^» «f. «. pierre; ^
//. idVar-enc^UJo. >6V^ soit.
d'effir rf> /^é». derrière. *'«=»»« Î?J ^- «• q-arteron.
d'eg.d'o;g^^^,>/.^.sur, *''!»'* 5^^ '■ "• '^"'"'
6» © » j ^ ^ » pâturage.
dans, pendant. '^
d'egfath ^è> /r^. à. en, «"^«'J E^' '• «• ^t"^» "m-
^^Yk%, poisonné (B. M.).
*d'ain ^\> v.n, être constam- *erdjou ^ v. a. attendre,
ment, durer; a. id'oum^^Jo, espérer, s'arrêter pour at-
de r arabe f\>. tendre; aor. erdjir' étt^j\,
id'amen c^lJo w. //. sang. ^^^3^ ^V^.î — >w^ rf'Ai^'
ad'en o^\ z/. a. ordonner; A^^^ ^^ ^^ ^^A««ftf/ theradjou
aor. ioud'en o>>y.. -^^^.f ''^^'^' '''"'' ^^**
d'inna Uj»> adv. là (jû^j »w«- d'eg eT^.
vement), *rah', rouh' ^\;, ^) v. n.
♦d'eheb s^^J^> s. m. or. s'en aller; a. irah' r^^»
d^SLOU •fV^ prép, au dessous. irouh' r^/?.»
GLOSSAIRE 51*
♦rouh' ryj. ^t rj •^- ^« vie; *rdlla ^j v. n. être contemt,
pi» arouah' r^^J^ s'embête de V arabe i^y^y*
aussi pour rendre le mot mèntiG, err' '^^ v. «. brûler, être
erkh ^^ v, a, jeter (B. M.); brûlé; aor, ierr'a ^r?..
a, ierkha ^^,. ouFer* £^^^ s, m. or (B.).
ard >^ V. a, emprunter; a, erf lj?^^ ^' »• se fâcher; ûw.
iard >y^, (G.). irfa U^,.
♦ — V, a, rendre, de P arabe ^j; aref eJ5^\ v, ât.- griller (D. N.).
ardeth Ibal {J^^\k^>j^ fai- *rfed ^j v, a. enlever; aor.
tes attention, prenez garde irfed ^>^r?,.
(Ch.). Ouark'a ^;^ n, pr,
ird'en C>^^. P^* masc, blé. *rak'b ^-f^^ •?•»«. cou,nuqtie.
ourar j)\y^ V, a, et n, jouer *rk'ik' *-À-tt*), L-iijl fl<^'.
(B. M.). quai. fin.
ourar ^\;^ s, m, jeu, fantasia *rk'eiil ^) v. a, peindre.
à cheval (D» N.). arkaz J^j\ J. m, chaussures
Arirou «i^.^! «. /r. m. (Ch.).
raz J'^ J. »?. faim (G.). erkedh ,J^^ 2'- «. écraser,
erz J^\ z'. «. se briser, être fouler aux pieds; — forme
brisé, annulé, rompu; aor, pass, tsouarkedh Jp^y\^
ierz, irez Jr>. être écrasé.
Ouarzemmimen cr^i;^ «•^- aregg «jà}^ j.«. filet ;//.ireggen
*reja 13^; V, a. attendre (Ch.). .^^
ers ^>^ 2/. «. descendre, se *-^-^*^ *
^^ . , er«:ed«>5v V, n, sortir (Ch.).
poser; aor. lers ^;^.; — r>',
/^.>^. sers ^^ placer, ^rgaz j\^j^ s, m. homme,
poser, faire descendre. fantassin, piéton; //. irgazen
Qmibmaison de la forme foc- C^JrJTiJ
titève et de la forme passive, ergel J^\ v.a, boucher;^ —
msers ^ j - m », ^ être prêt, forme pass, mergel ^J^^
être placé (D. N.). être bouché.
Arous ^^j^ n. pr. argan C>^j^ «f- ^« arganier
erehel »J-**>^^ v. a. épouser; (Cl.).
aor. irchel ,J^j^, (K.). rouel ^J^j v.n. fuir, s'enfuir;
arrache n c^^j^ ^« /^« en- . aor. irouel tJ^/?»*
fants (B. M.). armi ,^j\ conj\ yx^o^V.
52* GLOSSAIRE
'''aroumi i^^j^ «f' w^. chrétien; *zerâh ^^j) ^* f* semence.
//. iroumien ^^^j-a^^-j», azrem fjij» s. m* serpent,
*Rouman ^^J^^^ m, pi, Ro- vipère.
mains (Ch.). zich k^^..) <*^» autrefois
aren ^'^ j. w. farine (D.N.). (B. M.); — zich. el h'al
ernou y^^ v, n, et a, con- jJU.\,_^iiJj au temps jadis,
tinuer, se mettre à, ajouter; ezdhou y^'^ v. n, broyer
aor, irna ^r?. • (D. N.).
*Aohban C>^^^ n. pr, iazit' ^.y^, s, m. coq (B.M.).
aroua \^^ s. m, étable (G.), azet't'af LJj'-^J^ o^j* î^*^'
arraou ^\^^ n. coll. enfants. noir;//, izet't'afen ^^^ILp
eroui v^^^l 2/. «. pétrir (D.N.). (D. N.).
aroua! \3^«9^ s. m, couscous Zik »^.J adv, autrefois.
(D. N.'). azekka ^y adv, et subst, de-
vrai y<\s s. m. avis. main, lendemain.
arlai jb_)\ s. m. homme (G.), ezzeg lÏJ^l (<ifù\)prip. d'entre.
mari(R.);//.iriazenc.jU^.. ezzouK,k3J\ ^. «. humidité.
Zg^er j^j V, a, traverser;, aor.
^ • izger jï)3 .
ezz j,\ V. a, laisser (G.). azger /j\ J. «. bœuf; //.
Zi. ^iprêp. d'entre, de (B.M.). .^^^^^ ^^^p..
iazit CUj>Ju j, w. coq (T.). »• i
•AU '•• \ M ^ '^ j 4. azoïiararar )»^3' J. w. jujubier
ezzith <— ^J* /^<2^' devant ®® /.-^-^ "* ''
ITK M \ ' ' sauvage (î^j^^-**»), broussailles
*Zith v--îS, «^-^^ •^» ^' huile, .N
' û'. /»âra^^ CU^ ; . aZegzaou^\j^j\ «^^ gual, bleu.
zer ^3 z'. a. voir; ds. izra \;JJ»,, azougger' Ç^-ijl ^wjf. ^«a/.
izzar^l^. (D. N.). rouge (D.).
azar j^j^ s. ffti racine; //. zegni (^^-^ J» ^» moitié (D.).
izouran O^^^J^»' ^^al jJljV ,«■..«. midi.
Zoùer^«>3**'*' *• poursuivre (ie azzel jjjl î^.». courir, se hâter;
complément se met au. datif\ famurécipr , erazazal JWl*\
; dépasser,' être le premier. lutter à la course; — forme
*Zcrâ ^j)^ v, a) semer, a, - d^ habitude de durée tazel
GLOSSAIRE -^*
onÏll'^rr ^' %' ^''•^- ^J"'^"" ^^^^^^ - -• petite
onzzaljl^^,. «. fer. datte (M.).
Zalla i'j z/. flr. et «. prier îepna *J •*•
^^j, u^ ^ ^^' ^ meules; aar. ijemâ *i.p
dhabuude et de durée tzalla «eleb ^^'^ ., - "^
Vp J " ^>> ^- ^- se jeter; aor.
^tSa^p-^'^-'^^^^^^^-^'^'J^f-r
izu ^^^, j. ;,,. chant (D. N.). contraction j>our ^iy^p
zma LoJ être eflfrayé (CI.); Vennouas, un jour (R.).
aor, izema Up^ . jaoun ^^Ij e,. « . être rassasié
zmer ^j z/. «. pouvoir; «. (M.).
izmir^^^.
♦zeman ^Loj j. ;,,. temps! g
*zna bj z/. «. commettre un .
adultère, forniquer. * O^ P^^P- à, en, dans, de-
•*zena Uj j. ;,,. adultère, for- P"'^' ^^^^'y—pron.pers,aff,
nication. Supers, masc, et fém, sing.
azenna liji prép, en haut (T.). "^^ construit avec les prépositions
iouzen oJi>^ J. ^/. farine ^"^' ^ Ij»»» à elle;//. ^^^^ sen,
grossière (M.). ^'> '-^'^ sent,/ém,
ZOUa 1^3 z'.^. aller, se mettre ^^ c/*^ z'- «. venir; s'emploie
à; ^ï^. izoua i^jj (M. T.). presque toujours avec la parti-
ezaï ^Ijl z,. «.peser, être ^^f -^^^^^^d >; <z^/.. ousir'd
lourd; aor. iezaï ^^i p . ^^^^t^***^» iased *X4ob; —
/^m^ û^'/Sât^îf. de continuité
tsas . yolj.
^ -^ — J. »ï. jour; pi. oussan o^^-
*jbedwX>Jz,.^. tirer de Peau; ^^ Sf*** ^^- d'entre, de,
aor. ijbed Jojj, aV./'^r^^^ P^^mi (Ch.); conj. lorsque
(^vi^. (D. N.).
ajedjig Xç^jfl j. ;,,^ fle^j.. - abréviation de P arabe sidi
//. îjedjigen j^^Lwswp , S?"^"^^ monsieur.
♦ajerreb c->;3'l j. «.tenta- ^®' S^^ ^- a- prendre (Cl.),
tioh, dé Paraie ^^y;^, ÇSSi i-^\ prkt. A^ \^\
54* GLOSSAIRE
sebboul {Jy^ v, m, inter- pLx^exàfzxa ^^y***^^ — /A»,
roger (/^ complément se met thaserd'ount Co^j.-m»U
au datif) \ aor, isebbonl mule.
JL.4-UWO. 8«rouet' ^^y^ ^' ^* revêtir
♦stah'a UCU) V, n. avoir couvrir JD. N.).
honte — Xe firme arabe du Serouou 5/*** ^' ^- battre (le
,. , , Sous iy>v^ **. /^« ^•
^esth'afed iXA*X4*j\ z^. a. ob- '-^ ^
818 ^M-^k^M) o^z/. delà(D.N.}«
server -^ JT* >&rw^ arfl^^ du ^ **
. ,/ ,. . 80u8eiil ^^y^ V, n. se taire;
verbe kftA* (kiLatCUoh. . ^ -^
^ • fl^r. isousem ^-mp^-uO.
♦stak'çi c5^"-^> z'. «. s»in. ^seVfaf (^Ui»--\ o^^". jwa/.
former, interroger, deman- xaoix,
der — Xe forme arabe du geffel Jix*o z;. a, raser;
z.^^^ ^^_^ (^_,-.aiJc*^\). ^^^ iset't'el J*»-**^..
*esthâmel J-»JtX^\ v, n. ^^ ^^oj z/. a. avoir, posséder;
faire semblant de, feindre ^^^ j^^^ ^U^..
de; fl^. isthâmel J-^^Jti-u^, »g..^ ^^^^^^^ n^pr. m.
- ^V^^'f «'•^^ ^« ^^^^ ser' ^^v, n. promettre; aar,
♦sedjer ^y "« > J. w. arbre, ♦gour' g.^ ^* *• ^^^^ *"
â^<? l'arabe 6jSX^. marché, de V arabe K^yi.
sedbdeb^wJJojs-Mîz/.w. danser asr'ar ^^■«-***^ s, m. bois;//.
en musique. isr'arett C>)'*****^, •
ser f^ prép, vers (Cl.). ousr'er r*-***^ <y' *»• bois (D.).
♦serr î*»* j. «. secret, *sr'era t-i-w» forme factitive de
ousser r***^ ^« û^^<3f^ vieillir. \ls, z/. a. faire lire, enseigner;
aoussar ^^-^^^ et aousfter^-"»^^ a. isr'era \^j-i-uO ,
j. »». mari (D. R.); — fém, sifou >J-**» ï'. «. passer au
taoussert CL>f^^ vieille crible (D. N.).
(R.). asif v-J8l>^\ j. m, rivière;//.
*9errah' ^ %-**» v ,act. renvoyer; isafen ^^l-uo .
aor, iserrah' .^y^, ♦gouk' \^y^ s. m. mavciàé.
sired ^ry^ v, a, laver; aor. *sek'ç$^ L <^«** > v, «. s'infor-
isired >r^wbMj . mer, chercher; dSc-Zs K* fmnu
aBerâ'oun CJ!^*^j^^ s» ««.Tiiulet; de tombe ^^Jtm^(^J(»^i^LtÉ^),
GLOSSAlSE 55*
asouîll <ifjyi\ s. m. sorte de 'sellonita ^I^ s. "m. échelle;
couscous (D. N.). fil selloumalh i^WJ--.
sker jiI*o V. a. meftre; aor. *Slinian ^Lfr-J— i «. /r. m.
isker <' n n ^ . Soliman, Salomon,
eaksouji-f^ivj-m couscous, 'semiM ^ J. m. poison.
S«X-./r^.de,par(B.M.)^ sami ^L-^y-jusqu'àceque.
■■> , , *isni f-^, s. M. nom; tJ. i'-
%iin%<i>y^prép. de, par, entre. "^ . .
d'entre __(ai.).
soùffga l^^ ™,/. de sorte ^^^^i
que, de façon que (R.J.
fiegg'eg ..CXiU nwy', depuis que ,
p^ce que (R.). .^^^ J^_ "^^L^,| ^ ^^_
«gUr e*y^ î-. ». aboyer; ^;^„^^^ jo_ jj ,_
seglef i_ç)X«. „„g^,„„ ^^^ ,_ „_ ,^„_
souggem fifyiid ï.. fl. attendre famiUe (Cl.).
("")■ . asennElh^^'-^-^l J. oi. épervïer;
segsi (j^X*j m»/, lorsque. pi. isennanen ^^LUmJ .
•sal JUo demander. sin cr— - '"^■- «■"«■ ""-^- "'■
sel J-« îi. a. entendre; aor. deux^/Aw. senath^iU-Jsmt
isela M.»^. et isel J— J.. '■^--^tr*' (K.).
selbedhouch ^^«àJ-m ». b. 8ani^'-»'a^- où (■n'. «<■"«'.)■
chanter (en parlant des geDdJiij^^-^ /r^. au dessus
oUeaux). de (B. M.).
fldlidJ(^-J—>a(ft'. rapidement, 'sengel ijij.*) o. «. s'agran-
*sellek JX-j V, a. sauver. ^^ '^^ ï*"^" *^**^ <'"
•asiougi t/^1 J. w. slou- koh'eul, /r>rme fadithi dt
gui, lévrier d'Afrique. ^'■"''^ >-^?" (^-l-
•Stfrflh'^ adj. quai, sain et esonou ^—l boire; aar. isoua
sauf. \y^_,J.tram. essouonj;il\
*tetl^ tJL*» î-. fl, saluer; faire boire, abreuver, désàltë-
sauver; >*™> iFkab, tt de ta forme (P^ai. lhessaL<-.ï.
ivfie têilim ^l^JutO {» (vn- sdilou Jp>u> i'. a, faire ciilre
ttnUtifùtclt ^fp. feH J*). ^D.^.V
56*
GLOSSAIRE
Saouar^l^U z,. «. parler (Q,). adj. indéfini un peu, quelque
Sioul Oy^ «'. «. et ad, (D. N.).
parler, appeler. ^. ^ , ,\
♦»ftii5iy A ^ ^ "^""^ Ir^ J"- »»• chose, ^72/^r
'''"^' ^^^ adv, un peu la né^, rïtn,
(£.)^^ ^-f /W^. z^/^«,V. ♦Cherchel J-i,^ «.^.
H\oC\y^ ççnj, si ce n'est ^^"^"f" ^^^ "^^- «*^-
que^ ^«^^. /w^J^. trois (T.).
♦cherif t-A^^ j. /». noble,
issu de la famille de Moh'-
cr^ ^^ ammed; pL cherfa U Jô,
Ch ^ pron, pers. aff. 2e pers, ^' ^^' ^' .^ ,
»wj^. amipl. dir, d'un verbe ^'*°"''*^' '-i)^ ^- «• être
te, toi (Ch.). ^^^''•
*cha Ji particule interrogative *«*»erik cX>^ z,^«. s'associer,
(Ch \ </<? V arabe si^Ji^,
ech ^l z/. a. et «. mander, *Chit'an ^lkjJo«./r. Satan.
«^. iech \^^, (M.). *chiâ ç.^ z/. a.' envoyer,
ouch (d) (^)^^z/. «. arriver chef «-^ii v, a, avoir pitié;
(T.). aor. ichef LJBuio, (B. M.),
♦achou ^\ pron. interr, quoi, *chefa Uio ef. «. -guérir; <wr.
achou r*ef L-ft^^i pourquoi. ichfou ^ f-t**^,
achabih' ^v^L^l adj, quai, *chëkk ^CÎô «/. «/se plaindre,
beau. de Parabe \^J^, î- » •
♦chebah à<^ V, n: ressema achk(d) (^)wCi>\z;.«. arriver;
bler; aor, ichebah àVi \^ u » . ^^» iachk d > «-^^.
*achtaUi:)\^^. ,V,/5frr!quoi. ^^^^ ^ ^^- P^^- ^^
Chetcll gvii ^.^. ^,. isolé "'j.^lY^"'' '^^^ '^" '^^
2epers. masc, Hng, tu, toi \^ * ... .% --
(M ) achemdji ,^^W***)1 s. m,
♦choh'ên c,.^ s, m. haïne. '"T"' • ^^''"' i^^^^djan.
♦cheïkh f^ s. m. cheikh, ^hm^« _^ '
^ ^^ » cnmer j^^ v, a. porte?:; aor..
maître, vieillard. . . _ ^ .». , ,tr »
.ichmer j-%.^^^ (M.).
achchar^Lil .. m. chosej ouchchen o^^ .. ^, chacal;
s^^/>2aie pour les proKoms et pi, ouchchanen c^^Ù^. ^
GLOSSAIRE 5 9
ç ^ *dholk' «^-ÀLô 2/. a, laisser
, , , , ,. partir, renvoyer, de V arabe
♦cebah' .-wo ;f. w. matm. *^ . , ,
♦cebih ^!^-*-^ «flï^» bien (L). tu. ^
çe»iu c.,, V dhalem ^li^ /a^/. près. ar.
^•^' ,. faisant du tort, de Var.
*çaber^;-^ J. fn, patience.
♦rt'ad >Ux*P, ^xi»>ô -z/, tf. ^/ v^'
« . chasser , VJII^ forme arabe ^
de >to (>lko\). '^
*çifa 1*-*^ J. »«• manière, de jje^' ^^ j, ;^;. nuit (D. N.)-
Varabe à<SL^, fjl'a U:U>, fU> ^. «. être,
♦ouçel J'^^^ z/. «. arriver. ge trouver au moment de;
açadh J>^^ s, m, dragon a^. itVaU^^. g^. (K.).
(B. M.). *t'akherj^:K^ î'. ^' se retirer,
açemmit v:X*-»--o\ ûî^'. ^//fl/. ^^ ^^ j^y^y^ /tfr»î^ Jrj^^ du
froid. vé-r^^ *À*\ (j-s:^^).
♦Çaharidj ^;U^ «. /^- ^,^j^^^ ^^, ,, ^. disciple,
étudiant, savant; //. t'olb a
^ et ^' DH LJlI>..
idh ,^, <f/ ià^. J. »«• nuit; fL *t'ir j^ j. »?. oiseau.
oudhan o^^. it't'ij j:-:^^ (^>:^^)--^- ^'
• *oudh'ou y^^ s. m, ablution. 5^1^^
dher t-<> î'. «• clemeurer; aor. gn^gs ,j^\ «'• «• dormir,
idher j^, (G.). ^,j^, ^^^ ^ y^ source (K.).
adhar ;U>\ .. ;«. pied, patte; ^^^^^^^jj ^^ ^^ ^^ ^^^^^^^^^^
//. idharen c>^^.- invoqueV; aor, . it'elleb
dhrou •>;-<> z/. n. arriver (en jj^^
parlant d'un malheur); aor, ^ *' •
idhra \^.. , *'^'»^'" «^-r^ • " ^- °'^"
♦dhrafL^lr^^.»»- débris de (D. N.)- ^
laine (£)0/ *'°"""»^" '^f^ --/■ / V
*dhaâ tU z,. ». périr; «^. de pâte ou de rouma fa>te
tedhiâ (rT . eriUée. des figues broyées
>> . ,.„ et de l'huile D. N. .
auger jiH»..»'. «. pousser (en . \ ■
parlant des plantes) . ... at't'an C>^ ^ • "» ' "«^^^^ '
58* GLOSS AIRS
^ A. •âk'b ^-^^ V. a. châtier;
aor. iâk'b i^*i *<> .
*âbd vX^^ J. m. serviteur. ^ ,.12. ' • «, n-.^.^^
*ak el or** s. m. intelligtiice .
71 entre dans la composition àe , ^
J . ♦airaredk Ja>^ v. n. cner;
plusieurs noms propres dont ^^ . „ « ^
_ aor, izsgfiQjï. <^aXji> ,
Vautre terme désigne Dieu ou T^*» -
.^ A / Ai,^ a**l J*^ *• **• démine*
«« ûV ses attributs. Ad a , **^
allah ben Oudjâfer ^\ J^ *^^ ^ n, pr.
*vj c 1 *alem J^ v. a. eVn. savoir,
JUiA^j-o. Abd es Selam- ^ .*, »
^^ Cl * Il être savant : a^r. lalem »^^.
^>LmJ\ wX«<iP« Il r -
' • *âalem ^Vft /flfT^. /r/r. ar.
♦âbed' sX^ V. act. adorer; ^^^^^5^3^^. £«el.
^i^. iâbed' Jc^., de Varabe ^.^^ ^ ^^ ^ ^^^^ ^^^
^^' *âmed' J^-^ t'. «. craindre;
♦âdi yS^ -^^ «• Passer, se ^ j^^^^, j^^^^^
passer; fl^. iâdda \J^.. ^^^^ j^ ^ ^ ^i^e^. ^
aâddis ,.>->.wXi^\ s, m. ventre. ^.^^ ^^^^^
*âad' >^ V, n. recommencer; *aânk' u,w\ j. /w. gorge.
dor, iâoud' >^*i., ^^ /'tfrfl^é' *aânk'ik' eÀ.;^i^\ s, m,
>U; forme d'hab. tsâoud' ^^^.g^^ ^.^^^ ''
^^' *âliaia Aj^'^ j./. protection,
♦Araben o^\f ; « ./^. Arabes . garantie , saHf-cônduit .
*Arbi i^^f n, pr,
^ârsan ^i^f' m. pi, intimes, .g^ R'
époTlx (D. N.-). X* tprép, ôbez; iéniplme ptel-
ouâchtCXuXA^j./. fille (K.). ^^^^^ pàtir rendre le verbe
♦aârgoubv-jup;*^ s* m, champ ^^y^ r>as ^^U il a.
cultivé, pièce de terrain. ^'\ ^ prêp. dans (Cl.).
*fis8 yj»^ V, a, garder, stkr- ar' ou r' g) (^ prokom pers,
veiller. aff, j*re pêrs. plOr, ^ous.
♦âsôou ^-ua* V. a, garder, ar* g} v. a, prendre; abr,
surveiller. iour* ^^.. Ù expression axixittr'
*âtlia ^J^ s, m, soir, de Par, gU\ s^ emploie dans le sens de
JLs«â^. Vinterjection: Allons; forme
♦àich ^.>*^ *•<»». nourriture. cthOnt, ou de éktie tsat* J^
*éieéÊi J^ P. n. cttor (R.)- accomplit.
GLOSSAIRS 5Ç^
♦r'ab 4*)^ V. n, disparaître; aor, ir'chek' <^>-*«^ « ■ > (B.
aor. ir'ab W^.. M.).
Vabet CU^U .. /. jardin, de ^^^ ^ t^^' sur.
Varabe ^U (M.). ^''^^ f^ ^- **• ^^^P^^^^*^^
r'oth C^^ V, a, étouffer. , _ , .
ir'far j^J^*^. ^Ui\ j, fw. dis-
r'ad'if (^ii z/. «. se fâcher; ^^^^.^^ ^'jf^ jj^^^
flf^. ir'ad'if e^^. (B. M.). ^^^.^j j^^ ^^ ^, derenir; ^.
r'ar, t'^t/ prep, vers, dans, .^^^.^^ j^^^
Remploie pour rendre le verbe ^j. ^ ^^ ^\ t^^^^er, périr;
*^oi'- /wr. ir'li ,>i?..
r'ar ;U z/. ». pleurer (M.), ^^^^^^ J^\ J. «. âne;//.
forme d'hab. et de durée tcr'ar ir'ial JLoL,,/Aw. thar'ioults ,
^ • CUJ^lJ ânesse.
r-our jy /r^^. Chez, dans, ^j.iç^'*j^\ ^. ^. ^ue (D.
vers , Remploie pour rendre le
verJf€ avoir.
*r'ir y^ eonj\ si ce n'est.
*R'art ^j^ n,pr. m, Magh- L-$ F
"^' f ej& prip. sur (B. M.).
ir'ed Joo. .. «. cendre. ^^ ^^ ^^^^ ^^^ ^j^^ ^y^^
r'ew t>^jf* 2^. «. forger; aor. — ^ ^^^ trouver; aor. ioufa
ier'rc» t>*^r*^-- \3^^, forme d'hah. taf lj&^'-
ef'aretS ^^^^ -f» *»• meurtre ftou ^^ v, n, partir; aor,
(R.). ifta Ua>. (CI.).
♦r'erem fi* z'. «• accomplir, fedjedj g'-f^ î'» «• briller,
être tenu à, s'acquitter de, aor, ifedjedj gL»*^,.
acquitter; aor, ir'erem effer j^A v,n, et act. reculer,
f«ÀJ>^. revenir en arrière, cacher;
ar'erouni fj^^ s, m, pain. aor, iffer ^^-J^..
*r'««Pou^¥**>^ J. «. k^çar, <*? îfer i^. s, m. feuille, pi.
Vwabe ^ (D. N.). ifraïn c^\f^„ (M.).
ar'essim ^^^"^ J- «• courge «afrah' ^^\ J. «• joie.
(li..). ^ *afroukh ^^f\ s. w. oiseau,
Va^ ^^^ n, eoU. peuple. ^/. ifrakh ^^^H» ^ /'fl^i<^^
r'^hek' <^À-i^ v, a, planter; ^^*
60* GLOSSAIRE
^Frah'th viUîwJ^ n.pr, «afellak' ^\ s. m. paysan,
fren ipT* V. a. choisir, y&rw^ //. ifellah'en j^yafcu^Lftj».
âr<Y. <'/ r/r. sefren ^^Jl***> — j. ^. aurore (D. N.).
faire choisir, laisser choisir. *flaiii j^^ ^4/- *^{/^» tel,
fous fj^^ J- ^- main (D.). un tel; de V arabe i^jy^,
afes yj^^ J. «». main (D. N.). *feheiil ^ ij^ z/. a. rf ». com-
afous j^_^^ s, m. main (Cl.). prendre.
*^** c^**<t^. ^' ^' souffle,
respiration (Ch.). . x^,
*fegsed vXh*a3 z^, /?. être gâtéj
périr; aor, ifessed Jc***j«l^. . ï^ek'k' et nek' *^>r/7«f .««^«ft^-
fichcha UX3 fl^z/. ras (B. M.). ^^^ ^^ «"'' éf^ t"^^-
fet'alk» j. ^/. argent (métal),, ak'ebbouz j^\ s, m. calotte
de Varabe i-ô5. (Ch.).
«. ^ . 1 ,. ik'ebbach lP^L^a^ w. //.
effer ?•» «'. «. sortir; aot. ^ . ** r
-a '^\. /• V';; Av V . effets (D. N.).
iffer çA^ ; forme d habitude et , ,
</. </«r/; teffar' MiO(B. M). *'"'''"' ^ "■ "" '"•^'°^-
, * ek'k'er j3\ V, n, se dessécher,
efTour' ? %*» z^. n. sortir. *♦ ^ 4.^ • i « i
^^^ être sec, austere; fliv. lekTc'or
afaf u?U\ z/. «. être fin, dé- ^ ^^ ik'our^^J^.
licat;a^. ioufaf e^l3^.(D. *ek'k'ar .W ou J\ v, n. et
^ ^ • ^ a^t. prier à haute voix , chanter,
♦afk'ir yS3\ s, m. pauvre; appeler, crier, réciter des
plur. ifk'iren o^rt^.» ^ formules (Cl.), nommer
/Wfl^^^j-^. (K.), raconter (B. M.); flév.
fak i2^U z/. «. être fini; aor. jk'ra ^^;ÂJ' ; — forme factitive
ifouk ^^^ . sr'era \y9u^ ; ^ forme d'habi-
efk wX»\ z/. <?. donner; a^. ///ûV tsek'ar jUj.
iefkalXAJ,/«rw^/ajx. tsou- *ak'erroui ,3«(^^ J. m. tête,
anefk ^X^ii^ï être donné. pi^ ik'ourràï v^^;t^..
afeg JC»\ V. «.s'envoler, voler; *|jiç,.]^ ,^y ^ ;;^ être proche .
<ior.iafeg^b;/arw^^'^a&'- X'k'erbous ^^,fs.m. pom-
/W<r ^/ y,r </«r/<f tsafeg meau de la selle.
JC>b*. ak'joun 0>>r*^ j. w. chien,
fell ^ prfp. suç. >; ik'jan pl^ib,/ thak^ount
aA/Zs ^I adv, en haut. OJ^jilS*. ^.
GLOSSAIRE 61*
k'ser j-f*^ V, «. survenir; camp, ind\ d'huit verbe te,
aor, ik'ser y**^^, (R*)* à toi.
ak'chich ,J^-^^\ s, m, en- ak ^\ pron. indéf, tout.
. fant. akka ^1 /r<^. jusqu'à.
*K'çailtina A.^.;da-Uaà « . /r. ekkatji «Jl.^\, fornied'habU. du
/. Constantine. ^'^^^^ outh C.^ frapper,
*k't'â ^ V. a, couper, en- joùer d'un instrument.
lever; aor, ik't'â çA^Âjf. ♦keththery^ z'. «. multiplier,
k'â ?»* J'. fn. terre. être abondamment pourvu de;
, ,, , , \t\ . a<?r. ikethther r^»-5o [se con-
ek'kel yj^\ V, «. revenir; J •• \.,
a. ik'k'el J-W.. ''^^^^ ^f^^ iaprép, g eX).
ak'el Ji\ adv. peut-être. ^thil Ji^ z/. «. mesurer du
^, , „ , .. ' ,. blér — forme d'^habt et de
♦k'elleb L^.-J3 v,a, accomplir, , , .,- \ •*•<"♦
• ûT^r^^f tsekthih J-oo.
fouiller, chercher; aor. ik'el- . , ^ ,
^JJ-3 ^>^ prep. avec (K.).
• /•* ^ akid oS\ prép. avec (B. M.).
"k'aîm *-> ta z/,«. être puissant |.j v <' v ^
v^' ^ oukid ^^-^^j fcX^t «w;. aussi
.(^^•)- (K.).
♦ek'k'im ^\ z'. «. s'arrêter, ^^^^^ ^y\ ^^ ^^ ^^1^^,
demeurer, s'occuper de, se dérober; aor. iouker y^..
mettre à; -^ forme d'habU. et ^^y^^^ ^ ^^ ^ 5^ ^^^^^ ^ ^^g.
^« durée tsr'im ^*i , tsr' imi susciter ; aor. iekker ^o ;
«^•.«'"'^' • forme factit. sekker S^^
*ak'andour )^^>^\ s. m. fajre lever.
gandoura. j^e^^ \^ ^ ^ chose — s'em-
ploie pour rendre les adj. et
pron . indéf. un peu , quelque
et se construit avec le génitif
k \if pron. pers, aff, 2e pers. par n ^.
sing, masc, te, toi. \i.tTTtZ ^j^ forme d'hab. et de
X ^ pron, pers. aff. 2^ pers, continuité de kerez Jr^ la-
sing^ masc. te, toi (B. M.), bourer; a^. ikerrez }j^.'
q]l^ V. a. restituer^ relâcher, kes ^j^ v. a, sentir, peser;
rendre; — forme d^hab. tsak aor. ikes ^**X>.
\iy3. ekkes ^j^^v, a^ enlever, dé-
— pron. pers, 2* pers. masc. livrer*, aor. \V>l^^ v,^*^..*
eT K et X
62'*' GLOSSAIRE
aluoum f».i**». ^ \ s, m. chair, ^^ ;>i . l? ^ - •
viande . .
ekchem ^«^\ z/. ». entrer; ^' '^
dw. ikchem ^^mX^,. gg, J3r\ ^^ j^^^^ ^tre; aor. iga
akkagi i^^\ adv. ainsi. iSj (Cl.).
akal J^\ s. m. sol, terre. ^ ^^ ^^ ^^ f^j^^^ ^^t^^^.
ekm /fc^^ V, n, entrer (D.N.): • <' * /t% xt x
r r .V 1 ^ r. «^. lougouyy. (D. N.);
forme factU. s ekm aXw) faire
entrer, introduire. >^ ''''^- **« '*^^" '"'«''«
*kemjnel J^ ï-. <». com- visite; avoir commerce avec;
pléter; 0(»r. ikemmel J-^.. *»'• itteg «XXi (Ch.).
*kaii ^^ V. j«^j/. être; aor, agi j^\ z/. «. refuser; <wr.
ikoun o^y^.. i„„gi ^^ ^ iag„^ ^^
)LovjkC^pron,pers,aff.2fpers, . i *)• . ,0 %
lougia »-^^. (G-.).
^^MU*^. //«r. compU des verbes
^^yg — /r^. oi^'. ^/w. ce, cette.
akken ^^\ conj, jusqu'à ce eggeth «iU^\ v,a, multiplier,
que, afin que. augmenter.
iouakken ^/iy. ^^«y. jusqu'à ^^^^^ ^^^^^
ce que, afin que. ^
« _ u- . airour 5^^ w. «. aller (D. N.).
oukan i^»^ conj, mais. ® ^-^ ^.^ ^ '
akkenni ^\ adv. ainsi. ^8^^'^^™ (^vT^^ •^- '"• ^^''^^'
eknef LJ»-i^\ z/. «. rôtir, être egzem f^\ v. a, couper,
rôti; — forme factit. seknaf moissonner.
^^uX^A); V, n. rôtir, faire , ..J;
*'. gaji v33- '^' ^' chambre
(D. N.).
agis ma \^^jM.^\pron. interr.
qui (T.).
g ^i^ prép. de, dans, chez. aget't'oumf^l j.«. baguette
— résultat de la contraction de m n ^
deux ia ^chez les Zouaouas,
de dmx ok i die* Us triius «""^ ^^ l' «• ^'""' '^•
d( /'O. SaÂel. igoul J^. (Cl.).
GLOSSAIRE 51*
♦rouh* rJt?. et v-j s. m. vie; *rdba l^^ v,n, être conteAt,
/^. arouah' r;}^J^ s'emfieie de V arabe f^y^^*
aussi pour rendre le mot Tokm^. en* ^j\ v. «. brûler, être
erkh -^^ v* a* jeter (B. M.);, brûlé; aor. ierr'a ^r?..
«. ierkha «^.. ourer* g^^^ j. m, or (D.).
ard ^^^ V, a, emprunter; a, erf vjB|^^ z/. ». se fâcher; aw.
iard^^b (G.). irfaU^?..
* — z'. <z. rendre, de V arabe ^j; aref vjs»^^ ^' At griller (D. N,).
ardeth Ibal J^J^O-^^^ fai- *rfed ^j v, a, enlever; aor,
tes attention, prenez garde irfed v^j^..
(Ch.). Ouark'a ^j^ n, pr,
ird'en v:^^;^. //. »ïûyr. blé. "Crak'b «-^^ j. »*. cou, nuque,
ourar j\j^ V, a, et n, jouer ♦rk'ik' *— *-;^>, «^-àij^ a<^'.
(B. M.). ^a/. fin.
ourar ^\^3 s, m. jeu, fantasia «rk'eiil ^^ z/. a. peindre.
à cheval (D. N.). arkaz "^^ s. m, chaussures
Arirou 3y^\ n, pr, m. (Ch.).
raz J^^ s, m, faim (G.). erkedh Ja^^ 2'. fl. écraser,
erz j^\ «'. «. se briser, être fouler aux pieds; — /orme
brisé, annulé, rompu; aor. pass, tsouarkedh J»^iy
lerz, irez
Jj^.' être écrasé.
Ouarzemmimen cr^i)^ «•^- aregg ^yifj\ s,m. filet;//. ireggen
♦reja Vj^ v. a. attendre (Ch.). . J . /^ ^x
ers ^yh^ z'. «. descendre, se ^^^\. '
. ^ erted ^5» V» «. sortir (Ch.).
poser; aor, lers ^;^.; " ,i».
>wVarf. sers ^^ placer, ^^gaz }\Sj\ s, m. homme,
poser, faire descendre. fantassin, piéton; pi, irgazen
Comàmaison de la forme fac- ^j^j^x'
iUive et de la forme passive, ergel ^^ v, a. boucher;^ —
msers ^^ •-***-« être prêt, forme pass, mergel J^^V*
être placé (D. N.). être bouché.
Arous yj^^y n, pr, argan C^y ^' ^' arganier
erchel ,J-^^\ v, a. épouser; (Cl.).
aor. irchel ,J-**M. (K..). rouel ^J^J v,n, fuir, s'enfuir;
arrachen ^i^^j^ fn, pi, en- . aor, irouel «J^J^..
fants (B. M.). armi \^;^ conj, jusqu'à.
[4*]
64* GLOSSAIRE
lemmer r^ c&nj. si. forme de durée ^ d^fiab, tsem-
alemnias ^^^ prép, au mi- meth.
lieu de (D. N*). emmouth \^y^v,n, mourir;
*Allah àS}\ n, pr. m. Dieu. aor, immduth C^y^,*
elhou y^\ V, n, être bien; '*'Mah'àdJidj g:^^^s^^-* n. pr.
aor, ilha '^W^.' J^ y pers, m, Magog.
m . de V aoriste s^ emploie dans l'Moh'ammed w V ^ ^\ ^ n , pr. m.
le sens impersonnel: c^Q%ih\QTi, '^'amakhlouq vji^^-^'^^ s. m.
créature .
med vX«« v.n. durer; a. iemd
^ ^ ' cX^. (B. M.).
m ^ pron. pers. a/fixe 2^ pers , "Cmdedder ^^^^^ v, act, s'en-
sing. fém. toi, te. rouler autour, de V arabe •^>.
am ^v. a, croire; aor. ioum *jsAk ^^ forme réfléchie de
^^. (B. M.). rar.\^> discuter, plaider.
— conj. am . . . ara \j\... ^\ ameddakoul J^J^\ s. m.
pour que ... ne ... pas . ami;//.imeddoukal Jl^^J^..
ma ^ pron. relat, que, \3Lo .
miuden y^y>^ m, pi. gens,
'î'"'- hommes.
— conj. si, lorsque. ^ ,,. . ,
... *moueddin o^>* j. /». mued-
*amma U\ r^^^y. mais. ,. 1 • • i- -. 1, 1
, ^ dm — celui qui fait rappel
imma to s.f, mere. ^ . ..
I ^j à la prière.
Sr • • • ♦mcdheb u-''>«AuX/o j.x«. secte,
imi ^ z/. «. dire; ^^. ^.^^ conduite, ^. /'ar^.
iemma W> (R.). ^.„^ J^ .
— j. m. bouche, ouverture; ' , 1 • 1 . ^
I ■ *maid'a \J^.to r^. si (G.).
pi, imaouen 03^.* , m • ï , .
amad'ar' PïwX^i j. »ï. buisson,
— conj. parce que. ^ .,«
^ ..1 . //. imoud'ar' ^>y^^, ,
emmet v-*-*-*! V, n. mourir; ^ . ^, ^*
, .. , ,y,, V imid'ek ^^^t^. ou sify>^,
aor. immet v-*^**-> (M.).
^ |..i , * . ,rr. V s, m, lentisque,
• mata bUo adv. comment (T.). ^
emmout Oy«^ V- n, mourir; mad'agil|a^\>Lo«w/si(Ch.).
^wr. immout 0>^. (CL), mer ^ z>. n, enseigner; aor,
*Mettidja iffî:^ n, pr, f. i^er ^. (K.).
Metidja. ♦tnaira \y adv, tantôt, de
emmeth clU^I z'. «#. mourir; V arabe <^.
GLOSSAIRE 52*
ezzal J\)\ s, m. fer (D.). ajerdoun o^^ji s, m. petite
OTizzal ij\)^ s, m, fer. datte (M.).
♦zalla ))) V. a. et «. prier, jernâ ^j^ v, a. mettre en
de Parabe j^^; — forme meules; a^. ijemâ ^fj^ .
<rhalntude et de durée tzalla jeleb v^J ^. n. se jeter; aV.
7^* jjeleb «-5^j^.
ezloujyJjl 2/. «. égorger; a, ajlal JVji^.^i. queue (B. M.).
izela '^^;. ijemmas ^l^j:> (^Usxj»)
îzlî ^^^. J. ^/. chant (D. N.). contraction pour ^^_^^oP.
zma Loj être eflfrayé (Cl.); ^jennouas, un jour (R.).
aor. izema ^P. jaoun O^^^v, «. être rassasié
zmer ^J z/. a. pouvoir; a, (^•)*
izmir r* P. .
""zeman ^^3 J. w. temps. ^ S
♦zna lij z/. «. commettre un
adultère, forniquer. ^ ^ ^^' ^' ^"^^ ^^»s, de-
•*zena Uj ^. ,,,. adultère, for- P"'"' ^^^^\-pron. pers,aff,
nication. J'^A^J. niasc, et fém, Hng,
azenna U)l ^^. en haut (T.) '' '''''''^''^ ^"^'^ ^""^ /^^>i*^x
iouzen 0}y^. s. m. farine ^"^' ^ IT^I ^ '"''^^- ^ ^^"'
grossière (M.). '"*' ^"^ sent,/^.
ZOUa 1^3 z/.^. aller, se mettre ^^ (^^ ^- «• ^e^ir; xV;«//^;>
à; aor, izoua i^p (M. T.). ^^'^""^ toujours avec la parti-
ezaï ^\}\ V. n. peser, être ^^'/^^rable ^ ^ -, aor , oMsir' à
lourd; «^. iezaï ^Ip. '-^^^t^^. iased J^b; —
^* /^rw<? d'habit, de continuité
tsas ,^b\
J» J — -^ • 'w • jour ; //, oussan C^^^.
*jbedJojz,.«. tirer de Peau; ^' S^ ■^^- ^'^^*^^' ^^'
flw. ijbed wX>i3, de P arabe P^""^ (C^-); ^^y. lorsque
(D. N.).
aje^jig X^3i ,. ;,,. fleur; *~ «^^^'«^ ^^ /W^^ sîdî
//. îjedjigen i:^j:^.. . S? ^^t-- monsieur.
♦ajerreb O;^! si m,' tenta- ^^^ Sf^^ ^' ^' P^^'^^^*^ (^l-)'
tioii, dé Varabe y^^. ^^si «^^^l prép, de (R.). .
66* GLOSSAIRE
. grand (D. N.), vitfeux i(R.); pi- imefeileti c^i^; J^-
. //. imok'rànen ^\yL^.. «MiinettâUh iiUJU^' Waache.
mouk'el Jjy« î'. fl^. regarder t^èmk \y*^ «**». ^ etmj,
fixement; -- formé ^ habit, ^«and.
et de durée ^^jê^ tstem- *iniaiii i^\ s, m. Imaffi, Celui
OHk'oul examiner, s^lif er à, qui ï^it la prient et èafùX Ites
chercher. fidèles Suivant lé$ mirtltt-
aiMlek «X^^ conj\ comment» ments.
Mnkerdhan 0^7^^ s. m. ittràlhi ^^j^^ s. m. enfant (M.),
voleur; //. imkettlhimen mimi f^^^^ adv. pourquoi
*in&kla iUU j./. nourriture, maitiich ^^^ adv- comment
'*'lll6kli u^^ s. m. déjeâner ^>^^
(D. N.). '*'alften ^;>*^ '?>.«. et ti. croire;
'*'Ainkallimel J-iÀ*\ n.pr.m, aoy, ioumfeh cr*^.-
*àmkàti v^^\ J. »». place, «aman ^W î. >». garantie,
endroit. pwdon, assurance.
'*'ioumkin ij^-^,, adtf, peut- — yn.pl, eàu.
^^®* .^ amani ^'^^ <Mfe'. partout où.
Jûigi L^-r" ^^/* lot-sque. *amin ^^.^tt-*^ ^^'^*' ^^^^si soit-il.
emger /«l ^'. «. moissonner, ^^n» S^^ «^^- ^^ <^ ' ^^•
b moun ^vo z'. «. partir (Cl.);
fauciller; aor, imger *>^.. .
. 1 . ^ «^- imoun O^-^..
■tel ij^ îf. «. incRQuer. , ^'^
,11 ,. iman o'-^. '^- ^* personne,
anel ^» z/. tf. «^ n. dire , . ^M . 1 •
t; ame; imanis ^j**Jy»^ lui-
(D. N.). , 11' •' -1
„ ... même, elle-même; imamk
*nial ijv^ «. //. richesses. ^.i . ^
, ^, J^V^ toi-meme.
♦«aotfU y^i^ s, m. parent, - " 1 . i
.„ , . , VI amnai L$».>^» s. m, cavalier;
famille;//, imaoulan^^^y^^.. ^^ . • .
♦Mouley J^«./r. irr. pl^^ra^^^ ^S^. ^\^\
*mlah' ^:a^ z'. «. être beau; amennar ^U^\ ^. m, partie.
«^.. imlah' ç^.. «^"Si ^r^ "• '"^ **^''
*malaik ^.^ m. pi. anges. (^' ^')-
mêlai ^V^t/.n^. M rencontrer, manidi y^^ 'àdv. CottmiMit
^ «liai J^) o^'. ^MNr. I>laiic ; (K .) .
I
CLOSSAIM 67*
*mtBà ç^ V. a. V©p|)iO&f8r, sitMl v><<<s^ >r<7«. ^j. mié
défendre (R.); -^ forme fac- ' y pers, ma^, phr* «ux
titive %mfiiit ^^ % *M» faire âé- i(D,. N.V
fendre, faire protéger (R.)* nithni 1^^^^ prçn., ^rs. isplé
manir' Ç^^ ^v, où (Cl.). ^p^^» ma^c ^kt^r. e«w.
*IIlia ^^l^ «. dénombre cent, ennidj g^l «(è'. «nbant(J^.)-
C^ N aor, indjer^^,.
^ Ofréf,, marque du géniti/, «^*«t t^ ^'^' ^'^'' ^^^
se combine avec l^s pronoms ^' P^s. sing, je, moi (Ch.).
suj^xes ennek «XS^, ennçm nad'i ^J^ v, «. s'apercevoir,
^\, ennes ^j^^, etc. signaler, chercher; <wr.
an ^ conj. jusqu'à ce que inoud'a \>t^y, — forme
(D. N.). d^habit. et du 4urée, tsnad'i
•^ pron. démonsir, ce (Cl.). \S^^^^ examiner, visiter.
\VLO ^y^^ pron, pers. l' pers, *Bir ^U v. n. briller, étf«
xwf^. de moi (Ch.). brillant, aor, jyÀ^^,
efllHi ^j\prûH, ei (t4j, démoMstr, aQJB^ ^Ul s, m, airç à batlT^
' c6,e«tte, celui là, cela. le grain;//. inourar^tjj^ÀJ», .
— pron. relatif qui. ens yj^*^^ v, n, passer la nuit;
i* CX^y pf'if^^Pic^ÇMeladirectifi» aor. iens ^y^,.
à , vers, danç , jusqu'à (D. N.). *|ias ^U m . pi, gens .*
ini i^f^ v^a, et n, dire; <z^. inisi ^5-***^. ^. ^^. hérisson;
inna U^ ; —forme d'habJ^de • pi, inisan yl^tW^, .
tini ^^^r*^ (Cl.). ne^lj ^^ ^^^ ^^^^ ^y^/^-
— r^y. ou,, ou bien (T.). jère p^s, dusmg,]t.,miA^,\
^lefegi i^^^-*i -f- «^- liôte; emiidken 0""^^^ «^'. MV^-
pi, inebgaoun CP^JX^n*^.. autre ;/thennidheB^2r**^>^»
nil C<«<y, C^ <»«/. auMi, teçnidhen ^^ y ^^ (K.).
netA2i\^ pron, perif. isolé 3e pers, *iit'ik' v.-Ak> z/. », parler;
. »iar^, sing' lui. «^. int'ik' v->i l> i< ^\ .
antaJUi^ prm. relata que. ner' ^ ^^y- Qu, ou bien,
2jkX%ak\^\ pron, relal' ^mi, twf ^\ v. a^ tuer; açtr.
^ prm* perf. fkm, ijwr'a ^-^-H^ ~" f^^^ d^kflb
UoU^fn9*5iwg.^%^,^*), nek' eÀi.
ÔS"^ \ GLOSSAIRE
inour' y^'^, pron, suff, de la *ho\xm ^ pron , pers . et je pers,
jère pers. du shig. combiné du plur, eu?c.
(wec /<? n ^ du génitif, de *ha0Ua \^ s. m, pluie,
moi, mon (G.).
*nfach ,_P~ J". w. aumône . çyyj
(M.), de Varabe iSsd .
, ^. ' , _, OU 9 nég, ne pas (T.).
nek X> pron. pers, isolé jère ^ ^ ^ r v /
— s. m. fils.
pers, du stng, je, môi.
♦ — conj. et.
nekkini ^ji^ for,,,, allongée «^j ^^^^„.^<f;„. celui (D.N.).
^ ^ aoui y3^» î'. fl^^. apporter;
j%-. je, moi. ... . . . ^ . .
., "^ a^TT. ibboui ^y^, et laoui
^^? ^^^\P^^P' ^^ dessus de. ^^U .
engez ^\ v.n. monter; aor, out O^ ^- ^^^- frapper (G.).
ineggez ^^-^. (T.). outh O^ ^« <^^' ^l «• frap-
animar ^Uii s. m, maître per, tomber (en parlant de
d'école (K.). la pluie); a, iououeth vjj^?.-
anoua \^\ pron. interr. qui. *OUah'ch o^*^ •^' *«• ^i'
mal, bête; //. ouh'ouch
* ^ OUid'i »3»>^.^ «^*' ^^ pron.
♦»
ouh i^ 2>tf;i^. dèmonstr. ce ^«û'O'^- autre (D. N.).
(D. N.). oud'i ^>^ s. m. beurre*
hatha Li* contract, p. ahatha ouid'enni ^^..^ pron, relat.
lSU\ voilà. celui qui.
ahath CJ^\ prép. voilà. our ^^ adv. de nég. ne ... .
*hares ^j^ V, a, prendre p^g, our h'ad' >l^ ^^
garde à (Ch.). personne.
hicht CU^iXA j. /. fée (Cl.), ^uarra \^^ contract, pour ouai
hit' k^* /<^^ thit' JxO s, /. ara \^V ^\^.
œil, fontaine, source (B. M.), our .... cha ^ • • • • ^^
*ahl J^i «. «?//.. famille. aûfe/. ne . . . pas (Ch.).
♦hellek cCjb z/. tf. faire périr; *aouzir j^J^^ s, m. vizir.
^wr. ihellek si^i^^^^, 11^ forme aoUïiou^.J^\ s. m, auxiliaire;
arabe de ^XJub . //. iouazioun C>^?.3^>?.'
GLOSSAIRE 69*
OUasd Js^\^ V. a, revêtir; iduma Lo^^ j. /, frère (T.).
a. ieouasd wV-mj\^ (Ch.). aouen ^^^\ pron, pers, suff.
OUCh J^^ V. a, donner (G.). 2e pers, du masc, plur,, compl.
OU . . . ch ^ . . . ^ ctdv, de indir, d^un verbe vous, à vous.
nég, ne . . . pas (B. M.). fém, aouent CUi^\ .
aoudh Ja^l v.n, arriver; aor, ouin ^;^,^ prm, dhnonstr. et
ibbodh,Jxo,iggoudhj9'3Xj, ^<?/o/^ celui , celui qui . '
ieouedh J»^. (B. M.). OUinna Lo^ pron, dém. ce;
août' -l»^! V. a, rejoindre(D. N.). fém, thinna U.^*.
♦ouek'th JUà^ s, m. temps,
époque . ^ j
OUak ^\^ V, n. en être à, .
être arrivé (.. constr, avec la * S^ ^'''^' marçue la direction à.
prêp. r'er /); «^r. iouak ^ Z^^'^- Z^-^- '^ff- 1^' pers ,
^\^ , ^« ««««f' me, moi.
aouki ^\/y z'.«. se réveiller; ^^* ^-- ^*'- '*^^^^- '^ «'''''•
^. iouki ^^y.. ^ card,fém, une (Cl.).
oui J^ j . ^ . cœur i //. oulaoun *°"^*** ^^- ''^'- ''«^^- ^^ «^^'•
^ ^ card,fém, une.
- «/^. ne . . . pas (M.). »^"^^n C^^-*^. ^^'- P^' S^n^
aoual Jiy j. w. parole; //. ^' ^'^'
aoualen J\^\, aiour ^jy^.l J-. .«. mois.
*OUaIou ^\^ adv. rien. 9^» C^j^. ^^'- ^''^î^^' ^^ «'''^^ '
OUali JI3 z/. «r/. voir; aor, ^^^^- ^''^•^^- "'^ (^•)-
iouala ^\_^.. ^^® v..?^-^ ^- '«• cheval.
OUla d >M^ *^^/. aussi. **as^r r**^- ^^^- beaucoup.
*OUlid' vi^3 i-. ///. enfant, ^^°"«" 6-^-^ '^- ^'- b^"^-
diminutif ar . de «^J^. i§^§en cr^. ^^* indéf. et num.
'''oulach <^^^ û'âfe/. point — card, masc, un (M. T.).
de V arabe f^yyo M^ . aïla ^,1 n. coll. richesses.
OUaïedh Jf^.^ ad/, et pron . aïleb *—-^.W. ^«. enfant (Ch.).
indéf. autre; fcm. thaïedh *iam f«-i plur. de ^^ jour
*OuUi j^^ v.n. revenir; aor, aïn i^^} particule afj^rnmtive —
ioulla V^, (Ch.). insiste sur Vidée exprimée par
OUma Lo^ j, »/ . frère (G .) . le verbe .
70* GLOSSAIHX
îaB ^b adj, indéf, et numir , !•• ^^ proii. fers, stiff, t^m^.
card, masc. un (Cl.). ^'*« ^oih ^* pers, du sing.
iouB \^y^, <^4i. mdéf. et numér, de moi.
card. masc. un, quelqu'un. aï#vll *^.l culv, ainsi (D. N.).
ADDITIONS ET CORRECTIONS
Dans quelques exemplaires,, les points diacritiques de
plusieurs lettres (Cj, «Jj, ■>»■?.» ^) sont tombés au moment éH
tirage définitif. Comme cette incorrection n'existe pas d'une
manière uniforme dans toute l'édition, on a jugé inutile d« la
signaler ici: la transcription qui accompagne chaque mot en
caractères arabes, permet d'ailleurs d'y remédier facilement.
p. 5 ligne 7 au lieu de thad lite,dAad
p. 9 ligne 10 au lieu de C ^ ^ ^ ?t^^ lire CX%j»^j^U
p. 10 ligne 17 au lieu de ftetta lire netsa
p. 10 ligne 18 au lieu de nettsath lire netsatk
p. 21 ligne 22 au lieu de thiiad lire tknadk
p. 23 ligne 23 après /«'j'^/«<f/ ajouter complément
p. 27 ligne 17 au lieu de ^^ lire U
p. 28 ligne 19 au lieu de ^))^^ lire ^^))^^
p. 28 ligne 27 au lieu de Z^** lire ^^y«
p. 31 ligne 20 après nom ajouter de
p. 32 ligne 12 au lieu de J'ai lue J'eus
p. 54 colonne 4 ajouter a***a
p. 54 colonne 6 au lieu de a**ou* lire a***ou
p. 54 colonne 8 au lieu àe AD C lire AF E
p. 61 ligne 14 au lieu de ^IsiLl lire fls^^l
p. 68 lignes 4, 8, 13 et 15 au lieu de netta lire netsa
Ajouter à la Bibliographie:
A l'année 1809, P. A. Ledru, Mémoires sur les oéiéno-
nies religieuses et le vocabulaire des Guanches, premiers
habitants des îles Canaries. {Revue celtique t. IV.)
A l'année 182D, J. Grey Jackson , An account of Timbueteo
and Housa territories in the interior of Africa by lùl Hage
Abd Salam Shabeeny. London^ in-8. {Vocabulaires berbère^
ehelfûa , syouah et guanche. )
A l'année 1855, Entrait d'une nouvelle lettre de M. le
baron de Slane à M. Reinaud. {Journal asiatique 1855 t. l\,)
A l'année 1885. Jnjil en sîd'nâ Âisâ '1-Masîh' akken it-
soualctheb s' errasoul Yah'yâ. London y m'\2. {Diakete zouamia.)
En vente chez les mêmes éditeurs:
ABOULFÉDA. Géographie traduite de l'arabe par Reinaud et
St, Guyard. 1848-83, 3 vol. in-4 50 fr.
CALLIGARIS. Histoire de Napoléon !« en arabe. 1856, in-8. 10 fr.
— « Le compagnon de tous : Dictionnaire polyglotte en onze
langues: français, latin, italien, espagnol, portugais, allemand,
angles, grec moderne, arabe écrit, arabe parlé, turc. 1864-70,
2 vol. in-4 45 fr.
CASPARI. Grammaire arabe traduite par E. Uricoechea. 1881,
in-8 15 fr.
CAUSSIN DE PERCEVAL, Grammaire arabe vulgaire pour les
dialectes d'Orient et de Barbarie. 5« édition. 1880, in-8. 5 fr.
CLÉMENT MULLET. Le livre d'agriculture à'/bn-el-Awam, traduit
de l'arabe. 1864-67, 3 vol. in-8 .... . . 22 fr.
CORAN. Texte arabe. 1880, in-8, br 20 fr.
— Le Koran analysé par y. La Beaume, 1876, gr. in-8. 20 fr.
DOZY. Histoire des Musulmans d'Espagne. 1861-62, 4 vol.
in-12 12 fr. 50
— Recherches sur l'histoire et la littérature de l'Espagne pendant
le moyen âge. 3e édition. 1881, 2 vol. in-8 . . . 20 fr.
— Essai sur l'histoire de l'islamisme. 1879, in-8 . . 7 fr. 50
DUGAT. Histoire des Philosophes et des Théologiens musulmans .
1878, in-8 7 fr. 50
— Grammaire française à l'usage des Arabes. 1854, in-8. 5 fr.
FARES ECH-CHIDIÀC. Les aventures de Fariac. Texte arabe.
1855, gr. in-8 25 fr.
tfARCIN DE TASSY. L'islamisme d'après le Coran*, l'enseigne-
ment jdoctrinal et la pratique. 1874, in-8 . . . . 7 fr. 50
— Rhétorique et Prgsodie des longues de l'Orient Musulman.
i«73, in-8 10 fr.
GUYARD (St.). Fragments relatifs à la doctrine des Ismaélis.
1874, in-4 7 fr. SO
— Un grand maître des Assassins au temps de Saladin. 1877,
in-8 5 fr.
IBN DJANAH. Opuscules et traités grammaticaux. Publié par
M. M, Derenbourg, 1880, in-8 **,,,. . 15 fr.
KAZIMIRSKI. Dictionnaire arabe-français, i860, 2. vol. gr. in-8.
Broché 105 fr. — Relié demi maroquin, coins, doré . 120 fr,
LANDBERG. Proverbes et dictons du peuple arabe. Vol. I.
1883, in-8 15 fr.
MARCEL. Dictionnaire français-arabe des dialectes vulgaires
d'Alger, de Tunis, de Maroc et d'Egypte, 1885, in-8 . 6 fr,
MARTIN. Dialogues arabes-français (dialecte algérien) avec la
prononciation. 1847, ^^'^ • • ^ fr»
MOULIÉR AS , Manuel algérien (sous presse) .
NABIGA. Le Diwan, texte et traduction publié par Derejtbourg^
1869, in-8 9fr.
PHARAON Fr BERTRAND. Vocabulaire français-arabe à l'usage
des médecins, vétérinaires, sages-femmes, etc. i860, in- 12 5 fr.
QUERRY. Droit Musulman. 1871-72, 2 vol. gr. in-8 . 30 fr.
SAUTAYRA et CHERBONNEAU. Droit Musulman. 1873-74,
2 vol. in-8 20 fr.
S Ain^AYR A. législation de l'Algérie. Tome I. 1883, gr. in-8 15 fr.
SAUTAYRA, HUGUES et LAPRA. Législation de l'Algérie.
Tome II. 1884, gr. in-8 10 fr.
SÉDILLOT. Histoire générale des Arabes. 1877, 2 vol. in-8 15 fr.
SIBOUYA ou SIB AWAIHI . Traité de grammaire arabe , pubUé
par Derenboîirg. 188 1-86, 2 vol. in-8 30 fr.
SPITTA-BEY. Contes arabes modernes. 1883, in-8 . 7 fr. 50
TABARI. Chronique traduite sur la version persane par Zé?^?»^^»^.
1867-74, 4 vol. in-8 40 fr.
ZOTENBERG. Notice sur le livre de Barlaam et Josaphat. 1886,
in-8 7fr.
BINGER. Essai sur la langue Bamb'ara. 1886, in- 12 . 4 fr,
BOILAT. Grammaire de la langue Wolofife . 1858, gr. in-8 20 fr,
FAIDHERBE. Grammaire et Vocabulaire de la langue Poul.
1882, in-i2 4 fr,
HALÉVY. * Études berbères. I. Essai d'épigraphie libyque. 1875,
in-8 15 fr.
. . ■ ...
, Jmppmqrie W- DruguUn à Leipzig.
/
^