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Full text of "Manuel franco-tonkinois de conversation spécialement à l'usage du médecin, précédé d'un exposé des règles de l'intonation et de la prononciation annamites"

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ANUEL 



FRA-lSrCO - TONKINOIS 



CONVERSATION 



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ANUEL 



FRANCO - TONKINOIS 



CONVERSATION 



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JIANUEL 

FEANCO-TONKINOIS 

DE 

CONVERSATION 

SPÉCIALEMENT A L'USAGE DU MÉDECIN 

PRÉCÉDÉ D'UN EXPOSÉ DES RÈGLES 
DE L'INTONATION ET DE LA PRONONCIATION ANNAMITES 

PAB 

Le Dr Paul\GOUZIEN 

idbBCIN DB 1" CLASSK DES COLOXUW 

SECRiTAIRB DU CONSEIL SUPÉRIEUR DE BASTÈ 

BREVETÉ POUR LES lAXGUBS ANNAMITE ET CAUBODOIENNE 



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# 



PARIS 

Augustin CHALLAMEL, Éditeur 

BUE JACOB, 17 
LIBRAIRIE MARITIME ET COLONIALE 

1897 



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C-4 9 



A mes Collègues du Corps de Santé des Colonies 



-B. G. 



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AVANT-PROPOS 



Les officiers de troupe et les fonctionnaires qui abordent Fétude 
de la langue annamite ont, pour seconder leurs débuts, d'excel- 
lents manuels qui, à côté des généralités d'usage, consacrent 
d'importants développements aux questions spéciales d'ordre mili- 
taire ou administratif. Aucun recueil de ce genre n'existe pour le 
médecin, et c'est à peine s'il trouve à glaner quelques expressions 
banales, sans intérêt pratique, à travers les rares et timides pages 
que les auteurs daignent lui accorder (1). Il était désirable que cette 
lacune fût comblée, et c'est le but que je me suis proposé en écri- 
vant le présent guide, que j'offre à mes collègues comme fruit de 
mes cinq années de séjour en Indo-Chine. 

La connaissance de la langue annamite serait, assurément, moins 
utile au médecin, s'il pouvait disposer d'interprètes apportant aux 
questions relatives à sa profession un bagage technique aussi 
complet que celui dont sont pourvus certains interprètes des tri- 



ll) H convient, toatefois, de faire exception pour le si complet Manuel de Con- 
versation des RR. PP. Bon et Dronet, dont la partie médicale^ traitée avec une 
réelle compétence, m'a servi de base pour la rédaction de certains cbapitref de cet 
ouvrage (Vocabulaire, I*^ partie). 



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Vllj 

bunaux ou des résidences. Mais ils sont si peu qualifiés, vraiment, 
ces traducteurs improvisés que, dans les postes, nous décorons du 
titre d'interprètes ! A quelles épreuves ne soumettent-ils pas notre 
patience (et Ton n'en a guère sous les tropiques !) quand on les met 
en présence du questionnaire le plus simple ! Mais si, non contint 
d'un interrogatoire par trop sommaire, vous risquez un appel à 
leurs pâles lumières pour éclairer un point douteux ou obscur de 
votre observation clinique, alors, après avoir longuement et sans 
profit dialogué au lit du patient, qui est aussi las de vous entendre 
que vous de l'interroger, et que l'interprète de traduire ; alors, à 
bout d'expédients, vous renoncez souvent à poursuivre, n'em- 
portant de ce laborieux interrogatoire qu un diagnostic à peine 
ébauché. 

Dans tout dialogue médiat, le doute ou l'erreur sont la règle, 
quand on se trouve à la merci d'un traducteur sans expérience, 
peut-être sans scrupule ; il appartient au médecin de se mettre en 
garde contre cette alternative, si fâcheuse en l'espèce, et de res- 
treindre au minimum le rôle des interprètes, en se réservant tout au 
moins la faculté de contrôle, si ses aptitudes linguistiques ne lui 
permettent pas davantage. 

Il est de toute évidence qu'en se mettant en relation directe avec 
son malade, le médecin, tout en épargnant son temps et sa peine, 
aoquer]|*a une notion plus nette du cas soumis à son examen. Mais 
ce n-est point tout ; car, en parlant à ce même malade sa langue 
maternelle, il récoltera, en retour, prestige et crédit, facteurs 
moraux qui viendront excellemment en aide à sa thérapeutique. 
Ceux de mes collègues qui ont exercé en Indo-Chine, notamment 
dans les hautes régions, ont été à même d'apprécier la part 
majeure qui revient, dans ces conditions d'isolement et parfois de 
misère, à l'élément psychique du traitement, et bien souvent ils 
l'auront mis à profit. Il me plaît, quant à moi, d'évoquer mes 
souvenirs de brousse tonkinoise, pour y retrouver l'empreinte tou- 
jours vive d'intimes émotions que me valut mon modique lot de 



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IX 



connaissances annamites. Quand, après un long et pénible trajet, 
s'arrêtait à mon ambulance un de ces convois de malades, d'aspect 
parfois si lamentable, et qu'à mon approche les indigènes nouveaux 
venus essayaient, dans le patois confus que Ton sait, de me ren- 
seigner sur leur état, il advenait souvent qu'un de mes infirmiers 
tonkinois, sans me donner le temps de la réponse, les interrompait 
brusquement par cette phrase : « Ông quan làn biet tiéng an nam! » 
(Monsieur le grand mandarin connaît Tannamite)... Et vraiment 
c'était plaisir de voir, dès mes premières paroles prononcées en 
langue du pays, ces visages blêmes et contractés se rasséréner 
soudain, ces regards qui reflétaient la douleur et la crainte prendre 
une expression reposée, presque souriante. D'instinct, chez ces 
infortunés, l'espoir s'était raflTermi... De telles émotions ne se 
recommandent-elles pas d'elles-mêmes à la courageuse initiative 
des débutants, comme le plus sûr dédommagement au très réel 
labeur qu'exige la connaissance de cet idiome asiatique ? 

Nous sommes au Tonkin, et c'est sur place que je prends les 
faits de ma cause. Mais s'il était besoin d'insister sur l'utilité de 
la connaissance des langues dans la pratique médicale, sans puiser 
mes exemples à ces sources exotiques, je les prendrais en France, 
au fond même des campagnes de la Basse-Bretagne ou du 
Roussillon... Le médecin qui exerce dans ces contrées n'est- il pas 
tenu, en eflTet, pour inspirer confiance à ses superstitieux clients, 
de manier passablement la langue bretonne ou le patois catalan ? 
Aussi bien, faisant, il y a quelque dix ans, un intérim à la prévôté 
médicale de l'ile de Sein, dans le Finistère, je compris qu'il m'était 
indispensable, pour donner mes soins aux insulaires de l'autre 
sexe, de me faire traduire en breton un certain nombre de phrases 
courantes, les mystérieuses filles de Sein ayant conservé, sur ce 
lambeau de granit rongé par l'Atlantique, la langue des Celtes 
dans toute son àpreté native. 

Naguère encore, notre marine de guerre ne recevait-elle pas, 
chaque année, un copieux contingent d'illettrés, excellents marins 



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sans doute, mais qui ne paraissaient guère se douter qull existât 
une langue française ? Il me revient le fait suivant : Pendant une 
escale à Ténériffe, à bord de la frégate-école la Résolue^ il y 
a quelques années, mon médecin-major étant descendu à Thôpital 
espagnol de Santa-Cruz, le médecin en chef de cet établissement 
lui présenta un jeune matelot qu'un navire de guerre français avait 
débarqué, comme malade, un mois auparavant, et qui parlait un 
langage absolument inintelligible à tous ceux qui l'approchaient. 
Mon collègue, un pur « brezoneck », flairant sans doute un 
parfum de terroir, aborda cet être singulier et, à brûle-pourpoint, 
l'interpella en breton. Au même instant, notre compatriote, jusque-là 
morose et taciturne, se mit à débarquer gaiement, dans sa langue 
natale, tout un flot de paroles, — sa réserve d'un mois d'hôpital — 
au grand ébahissement de ses voisins de salle. Et le moins ravi, ce 
n'était certes pas notre confrère !... 

Aujourd'hui de pareils faits tendent, fort heureusement, à passer 
au plan des raretés ethnographiques, dans un pays où l'instruction, 
chaque jour, accentue son sillon. Mais combien d'années ne fau- 
dra-t-il pas encore pour que la langue française, si difl'érente des 
dialectes indo-chinois, pénètre la masse de la population tonki- 
noise, gagnant le « nhà que » habitant des brousses, aussi bien 
que le citadin qui journellement nous coudoie, et se gallicise 
insensiblement à notre contact ? 

Confiantes malgré tout, et peut-être à bon droit, dans la prompte 
assimilation de notre langue par les indigènes, quelques personnes 
amies m'ont d'ores et déjà laissé entendre qu'elles ne croyaient 
point à la viabilité de ce manuel : je tiens à les remercier ici môme 
de m'avoir si franchement ouvert leur pensée, et non moins sin- 
cèrement je me joins à elles pour souhaiter qu'un tel présage se 
réalise. 

Mais, cette réserve faite, j'ai cru devoir passer outre à l'objection, 
et j'ai pensé — ce modeste livre fût-il frappé de caducité précoce — 
qu'ilsjiurait toujours assez vivre pour justifier sa venue, en apportant, 



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pour un laps de temps défini, sa part de secours et de consolations 
aux malades du pays d'Annam, et en contribuant ainsi, pour une 
faible somme, à l'œuvre de propagande nationale dont la devise 
doit se formuler : faire aimer la France en nous, afin de la faire 
aimer pour elle-même. 

Pari», 1896. 



Je remercie mon savant maître et ami, le R. P. Dronet, mission- 
naire apostolique du Tonkin occidental, pour les conseils d'une 
érudition sûre et profonde qu'il m'a si obligeamment prodigués, 
lors de la mise en train de ce travail; et M. Lu'o'ng, ex-pension- 
naire de l'École coloniale, dont le concours patient et dévoué m'a 
été si précieux pour la rédaction et la revision de cet ouvrage. 

Avec de tels collaborateurs, la tâche devait me paraître sinon 
légère, du moins plus douce et plus agréable. 



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PRÉLIMINAIRES 



DE L'INTONATION 

ET DE LA PRONONCIATION 

ANNAMITES 

(dialecte tonkinois) 



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DE L'INTONATION'" 



Dans Tétude d'une langue, la première difficulté qui s'offre au 
débutant, c'est la prononciation, à laquelle se rattache, selon les 
cas, l'accentuation. En annamite — langue monosyllabique (2) — il 
ne saurait y avoir d'accent véritable ; mais la principale difficulté de 
cet idiome — la seule — réside dans la prononciation, et surtout 
dans Yintonation^ particularité fort remarquable dont l'annamite 
se partage le monopole avec le chinois, le thai, le birman, le thibé- 
tain... et quelques autres dialectes primitifs. 

Adapter son oreille, façonner sa voix à ce langage pseudo-mu- 
sical d'un genre si nouveau — tel doit être le premier souci du com- 
mençant. Dès qu'il aura franchi cette première étape, et que le tour 
chantant de la langue lui sera devenu familier, sa route s'illuminera 
et ses progrès s'accentueront rapidement ; car, la prononciation et 



(1) Cette étade de TintoDation et de la prononciation annamites se rapporte spé- 
cialement au dialecte tonkinois : an observateur attentif n'aura d^ailleurs point de 
peine à panser de ce dialec te à ceux de TAnnara et de la Cbcbincbine, car les nuances 
qui séparent ces diverses modalités d*un même idiome sont toutes de surface et 
n'atteignent en rien le fond même de la langue. 

(2) Toutefois certains mots, tout en conservant la qualité de monosyllabes, se 
prononcent en deux émissions de voix, la première étant seule accentuée. Ex. : 
huyên, ngiri, dau, etc... (Voir Prononci&tioik) 



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rintonation mises à part, les difiiculiés purement grammaticales 
sont réduites à Texpression la plus simple dans cette langue sans 
flexion, sans agglutination. 

Quand on entend parler un Annamite pour la première fois, on 
est frappé de l'originalité de son langage : une série de monosyl- 
labes, d'un timbre le plus souvent guttural ou nasal, modulés sur 
un certain nombre de notes dont Tensemble produit un chantonne- 
ment ininterrompu. Chaque mot a, pour ainsi dire, sa valeur 
tonale, et ce n'est point son moindre caractère, attendu que de la 
qualité du son émis dépend la signification du mot lui-même, c'est- 
à-dire sa différenciation de toute une série d'autres vocables, pro- 
ches parents du premier, quant à la prononciation, mais dont TafE- 
nité cesse dès qu'intervient l'intonation : celle-ci complète, en effet, 
comme nous allons le voir, la physionomie des divers termes de 
chaque série homophone, en assignant à chacun d'eux son véritable 
sens, son individualité propre. 

Ce système de sons, qui détermine en quelque sorte la couleur des 
mots annamites, peut être ramené à six types fondamentaux, ou tons 
— pour me servir de l'expression consacrée. Ceux-ci, rangés d'a- 
près la hauteur, se présentent dans l'ordre suivant : 

le ton grave; 

le ton bas; 

le ton interrogatif ou sous^ascendant; 

le ton égal; 

le ton brisé ou sus-ascendant; 

le ton aigu. 

Chacun de ces tons est indiqué par un signe spécial, placé au- 
dessus ou au-dessous de la voyelle de support. Seul le ton égal, quî 
occupe une position intermédiaire aux autres, et leur sert de terme 
de comparaison, est caractérisé par l'absence de tout signe tonal (1\ 

Le ion grave [dàu (2) niing) est indiqué par un point sous la voyelle; 

Ex. : ma — semence de riz. 



(1) Nous verrons, au chapitre suivunt, que les voyelles peuvent être affectées 
d^autres signes, dits de prononciation, qui ne portent que sur cette dernière, sans 
influencer en rien Tintonation. 

(2) Le mot dâu signifie cachet^ signe. 



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— 5 — 

Le ton bas [dâu huyên) est indiqué par un accent grave ; 

Ex. : ma — mais (conj.). 

Le ton interrogatif on sous-ascendant [dâu hoi) est indiqué par 
une sorte d'^ retourné ; 

Ex. : ma — tombeau. 

Le ton égal [hàng) ne comporte aucun signe spécial ; 
Ex. : ma — fantôme, cadavre. 

Le ton brisé ou sus-ascendant {dâu tiga) est indiqué par un s cou- 
ché ; c'est le tilde de Vn mouillé espagnol : fl; 

Ex. : ma — cheval (terme poét.). 

Le ton aigu (dâu sac) est indiqué par un accent aigu (1) ; 

Ex. : ma — joue. 

Avant de définir, par le procédé usuel des auteurs, les nuances 
correspondant à ces différents tons, je vais essayer de les mettre 
en lumière de la seule manière vraiment logique en l'espèce, puis- 
qu'il s'agit d'une langue variotonique : par la notation musi- 
cale [2). 



(1) Cet emploi des accents poar indiquer la valeur tonale des syllabes fait songer 
4 la notation musicale qui, sous le nom de neumes, était en usage du VIII« au 
XIP siècle dans les chants d'église. On sait que ces accents musicaux, qui affectaient 
les mots destinés à être chantés, dérivaient des accents grammaticaux, et se rap- 
portaient à deux prototypes : Taccent aigu {virga ou virgula), qui indiquait Téléva- 
tîon du son, et Taccent grave (devenu punctum, par suite de raccourcissements 
successifs), qui en marquait rabaissement. — Les missionnaires, en créant le « quoe 
figs' » annamite, il y a plus de deux siècles, ne se seraient-ils point inspirés des 
neumes de leurs confrères du moyen âge ? Il n*y aurait point d'invraisemblance 
à riraagîner. 

(2) Une langue à flexion, le suédois, se rapprocherait un peu, par ce caractère 
du ton varié, des langues isolantes. En écoutant parler un Suédois, on s'aperçoit, 
en effet, qu'il module sur deux tons principaux : Tun, indiqué dans l'écriture par le 
signe ^ est le bas accent, ou accent profond, accent grave (^ravi<) ;rautre, indiqué par 
le signe F est le haut accent, ou accent élevé, accent aigu (ac«/u«). Ces deux tons sont 



séparés par un intervalle musical équivalent à une quarte mineure. Q ^^ 
Disséminés à travers l'idiome Scandinave, ils donnent à l'oreille jI ^ i "^^ 
rimpression d'une sorte de mélopée, surtout dans le récitatif. "eT ""^ 



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— 6 — 

Ce n'est pas à dire que la langue annamite soit douée d'un tel 
cachet mélodique qu'elle se puisse exprimer sur la portée musicale 
à la façon d'un fragment de Gounod ou de Schubert. Là n'est point 
ma pensée, et l'eussé-je que je l'exprimerais de façon plus discrète, 
pour ne pas effaroucher l'opinion de ceux — et ils sont le nombre 
— qui ne voient dans la langue annamite qu'une cacophonie sans 
parenté aucune avec la gamme des sons. Elle existe, malgré tout, 
cette relation, mais à un degré que l'observation et l'habitude 
permettent seules d'apprécier. Or, s'il est vrai de dire que Tanna- 
mite chante en parlant, il est non moins exact d'ajouter qu'il chante 
faux. 

Mais passons au chant lui-même, et, après avoir fait réciter à 
un indigène une poésie de son pays, faisons-la lui chanter : nous 
distinguerons alors, au-dessus d'un amas de sons inarticulés et 
traînants — substratum de toute mélopée annamite — un motif 
plus concentré, plus net, comme un rudiment de mélodie. Or ce 
chant, qu'on peut qualifier de musical^ qu'est-il par rapport au 
chant grammatical correspondant ? Exactement le même — à la 
justesse près ; en d'autres termes, tandis que, dans le langage 
parlé, les sons restent habituellement flous, se laissant plutôt 
deviner, dans le chant ils se précisent davantage, s'affinent et 
acquièrent pour la plupart la qualité de notes vraies. On pourrait 
dire que le chant annamite est au parler ce que l'œuvre est à 
l'ébauche. 

Il s'ensuit que le meilleur moyen — pour qui a de l'oreille — de 
s'assimiler l'intonation annamite, serait peut-être de se faire 
d'abord chanter des poésies du pays, afin de prendre une connais- 
sance d'ensemble des six tons fondamentaux, de leurs intervalles 
et de leurs qualités propres ; puis de passer alternativement du 
chant au langage parlé, pour finalement s'en tenir à ce dernier et 
s'efforcer — essai méritoire pour un musicien — de chanter à 
côté de la note^ dès que la possession exacte des intervalles per- 
mettrait à la voix de s'affranchir d'un esclavage trop absolu, et 
d'affronter hardiment les tonalités douteuses. 

Voici la notation musicale que j'ai cru devoir adopter, après 
mûr examen, pour représenter les six tons de la langue annamite, 
dans le dialecte tonkinois. Elle ne répond point sans doute à tous 
les cas — l'intonation variant parfois avec les régions et, dans 



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— 7- 

iine même localité, avec les individus eux-mêmes, — mais c'est 
celle qui, bien souvent contrôlée, m'a conduit au meilleur résultat. 
Toutefois, il n'entre point dans mon esprit d'imposer à chaque 
ton annamite une place marquée dans l'échelle musicale : une 
telle prétention serait en contradiction absolue avec l'opinion pré- 
cédemment exprimée. Il convient de ne voir, dans les tracés qui 
vont suivre, qu'un moyen de ne pas s'égarer dans l'étude des 
tons, en les faisant cadrer sans violence avec les notes de notre 
gamme : 



â 



i 

I 



II 



is 



• * • : ; : : 

î • : î : : : 

î î : • : ? : 



(Trolf mesures 
I à deux tempe). 



ma 



ma 



ma md ma ma 



ou, en musique chiffrée (2) : 



1 
ma 



5 
ma 



ifc 5_1 13 I 3 1 
ma ma ma ma ma 



(1) Cette échelle des tons, écrite en gamme à! ut, se déplace naturellement avec 
le registre des voix. 

(2) Dans les exemples qui vont suivre, je ferai usage, pour plus de commodité, 
de la musique en chiffres, système de notation imaginé, comme on sait, par 
J.- J. Rousseau, perfectionné et vulgarisé par Galin, Paris et Cbevé. Aux initiés de 
la musique ordinaire, deux mots d*explîcation suffiront pour les mettre à même 
de comprendre et d*appliquer sur-le-champ ce mode cursif de notation musicale. 

Les notes : ui ri mi fa sol la si sont figurées par les chifiEres : 

12 3 4 5 6 7 (gamme du la normal). 
Un point sur le chiffre indique l'octave supérieure : 3. 
Un point sous le chiffre indique l'octave inférieure : 1. 



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— 8 — 
ou simplement, en langue schématique : 




...-- ... ligne 

poiiUillée indiquant le ni- 
veau du ton nornuil de la 
ccmrerifatûm/rançaUe : U 
»e trouve sentiblement au- 
deêsotu du ton égal. 

Remarque I. — On le voit, quatre de ces tons sont simples, 
c'est-à-dire formés d'une seule note : le ton bas, le ton grave, le 
ton égal et le ton aigu ; les deux autres sont composés, le ton 
interrogatif de deux notes séparées habituellement par un inter- 
valle de quarte, le ton brisé de deux notes séparées habituellement 
par un intervalle de tierce. Le même tableau explique les dénomi- 
nations de sous-ascendant et de sus-ascendant (par rapport au 
ton égal) que j'ai cru devoir ajouter à celles de ton interrogatif ei 
de ton brisé^ pour désigner les deux tons composés. Le premier 
s'élève, en effet, du ton bas au ton égal, le second du ton égal au 
ton aigu. 

Remarque II. — a. Les tons égaly bas et aigu peuvent être 
représentés par des noires ou par des croches, selon que les 
voyelles correspondantes sont longues ou brèves. 



La prolongation de la note est indiquée par un point : 5 • ; 

Le zéro représente le soupir ou silence : 4 0. 

Pour exprimer les dièses, le chiffre est barré dans le sens de Taccent aigu : 
yi (fa dièse) ; — pour les bémols, dans le sens de Taccent grave :\(la bémol ). 

Tout groupe isolé représente un temps : un chiffre isolé équivaut à la noire du 
système ordinaire : 1 3 5 (trois noires) ; — un chiffre surmonté d'une seule barre 
représente une croche : FS (deux cro ches) ; — un chiffre surmonté d'une double 
barre représente une double croche : 123^ (quatre doubles croches), etc.. 



Ainsi 11 23 4507 10 équivaut .'i 
(notation chiffrée). 



^^ 



^ 



(notation êur la porté •)» 

Ces simples données seront suffisantes pour permettre de lire, à première vue, 
les fragments de musique chiffrée qui accompagnent les exercices dMntohation .' 



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-9- 
Ex. : giô mât lam — vent très frais; 

3 3 3 — (deux noires et une croche). 
Ngày hôm nay btrc qua — aujourd'hui il fait trop chaud; 
50 110303 — (trois croches et deux noires). 

b. Le ton grave est considéré par certains auteurs comme un ton 
composé : ce serait, d'après eux, le dâu ngà transporté à quelques 
tons plus bas. Je ne partage pas cette manière de voir, tout 
en reconnaissant que le ton grave (le moins musical des trois) pré- 
sente comme un dédoublement, qui n'est que Técho du son prin- 
cipal, et non une note nouvelle. (Voir plus loin, page 14.) 

c. Le ton interrogatif remouie parfois au-dessus du ton égal, et 
peut atteindre le ré de la gamme. AinsH'expression : cô phài không 
— oui ou non, se notera plutôt 3 5 2 1 que 3 5 1 1. 

d. Le ton aigu oscille entre le r^et le /a, mais c'est au mi qu'il 
s'arrête de préférence. 

Remarque IIL — Au début de mes études d'annamite, j'avais 
cru remarquer que l'indigène ne s'astreignait pas toujours rigou- 
reusement aux règles de l'intonation, et que parfois il s'octroyait 
la licence de détonner — dans le sens littéral du mot — c'est-à-dire 
de donner un ton pour un autre. Je fis part de mon observation à 
des personnes compétentes — qui furent d'avis que je m'étais trompé. 
Il n'en était rien pourtant, et plus d'une fois, dans la suite, j'eus 
l'occasion de prendre sur le fait, en flagrant délit d'outrage à l'in- 
tonation, des indigènes qui convinrent eux-mêmes de la justesse 
de ma remarque. 

Cette faute , qui porte habituellement sur le dâu ngà, peut se commet- 
tre accidentellement quand, dans l'animation d'une querelle ou dans 
les dialogues à distance, la voix se porte et se maintient dans les regis- 
tres élevés . Mais il arrive aussi que, pour le plaisir de commettre un jeu 
de mots, ou seulement quand, le sens total de la phrase étant bien 
défini, une déviation du ton vrai ne peut prêter à aucune amphibolo- 
gie, l'Annamite donne sciemment une entorse à la tonalité normale. 

Ce sont d'ailleurs de ces fantaisies que nous ne saurions imiter 
nous. Européens, qui n'avons que trop de tendance naturelle à 
enfreindre la règle «des tons. 



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— 10 — 



EXERCICES D'INTONATION 



1. Ai go cira dîiy ? 
i 13 5 1 30 
Qui frappe là ? 

2. Toi là ông quan ha thày thuSc. 

i 5 i i i rô 3 

Je suis médecin de 1"^* classe. 

3. Mai ông quan làn vào. 

5 113 5 

Je prie le grand mandarin d'entrer. 

4. Ông cô nhà không? 

13 5 i 

Monsieur est-il chez lui? 

5. Bam cô, 

5 1* 3 

Oui, il y est. 

6. Ông dû vê chuaf 

i ij 5 i 

Monsieur est-il revenu? 



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— 11 — 

7. Bam chtca. 

5 i i 

Pas encore. 

8. Bo ciH này di! 

5j 3 rô i 

Verse ceci! 

9. Toi không bùH cô phai hay là không. 

i i 3 3 5J i 5 i 

J'ignore si c'est exact ou non. 

10. Nô phài nang hay là nhç? 

3 5 i JÔ i 5 ^ 

Est-il gravement ou légèrement atteint? 

11. Anh hot gi? 

iO 515 

Que demandez-vous? 

12. Nôi ta! 

3 1 

Parlez fort ! 

13. Nôi se. 

3 i 3 

Parlez bas. 

14. Cô an thuoc phiên không? 

3 10 3 Jo i 

Fumez- vous Topium? 



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— 12 — 








An 


CO 


(là 


khéng, hay 


là 


muân 


<Wot? 


i 


3 


5 i 


i i 


5 


3 


i 



15. 



Avez-vous assez à manger, ou voulez-vous que j'aug- 
mente (votre régime)? 

16. Trwàc uông tht phài lay. 

3 3 5 5 i i 

Il faut agiter avant de boire. 

17. Ngwài dài nhw bang phh du: 

5 5 13 5 1 

Sâm côn, toi niât; công phu nhâ nhàng, 
3 5 3 3 i i ij 5 

Les hommes, en ce monde, ressemblent à Tombre des 
éphémères : 

Le matin, ils vivent encore, le soir ils ont disparu; 
leurs peines et leurs labeurs aboutissent à la déception. 

18. Con mèo con mêo con meo! 

i 5 i 5 î i i 

Muon an thit chuôt tht leo xà nhà, 

3 i ^ ,4^ 5 i 5 5 

Oh! chat! oh! chat! oh! chat! 

Si tu veux manger du rat, grimpe sur les poutres do 
la maison (1). 



(1) Ce» deux derniers distiques, d'un caractère si manifestement musical, sont 
empruntés à la savante grammaire annamite de M. le professeur Chéon, vice- 
résident de France au Tonkin. 



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— 13 — 

Cet exposé pseudo-théorique de Tintonation annamite demande 
à être complété par une étude sommaire de chacun des tons pris 
individuellement, c'est-à-dire indépendamment de sa position sur 
l'échelle commune. Ces explications sont surtout nécessaires pour 
les personnes qui, n'étant pas familiarisées avec les intervalles 
musicaux, ne sauraient tirer grand avantage du mode de notation 
employé dans les pages précédentes. 

Ton égal. — Le ton égal n'est pas, comme on l'entend souvent 
dire, équivalent au ton ordinaire de notre conversation : il est 
sensiblement /?Za^ élevé. Cette remarque a son importance, car les 
commençants ont pour habitude de prendre trop bas ce ton, qui est 
comme le pivot de l'intonation annamite, en sorte que le registre 
total de la conversation se trouve abaissé de la même valeur. 
M. Abel des Michels, cité par M. Dumontier (1), indique fort bien 
la valeur de ce ton, en le comparant à l'expression claire et franche 
de la voix dans le commandement militaire : Une!... deux!... 
Une!... deux!... 

Ex. : bà — trois; quart — mandarin; coi — regarder; 
mua — acheter; etc.. 

Ton descendant. — Le ton du mot ah dans l'expression : Ah ! 
quel dommage ! 

Ex. : Hà (dans Hà n^t); bàn — table; hbm — caisse; etc.. 

Ton grave. — Le ton du mot là dans l'expression : Hop là! 
(Abel des Michels) .Rien n'est plus exact. Le dâu nàng a quelque 
chose d'absolument guttural qui suffirait a priori à le distinguer 
de ses congénères. Il semble que le son soit comme étranglé dès son 
émission, et cet arrêt subit de l'effort vocal produit une sorte 
d'échappement, simple écho du son primitif, mais que certains 
auteurs paraissent prendre pour un son nouveau, de tonalité plus 
élevée, en assimilant le dâu nàng au dâu ngà. Il est vrai d'ajouter 
que cette analogie existe normalement dans le dialecte cochinchi- 
nois, et c'est probablement même en raison de l'infiltration conti- 
nuelle de ce dialecte dans celui du Tonkin, par l'interm'édiaire des 
interprètes de Cochinchine et des Européens ayant séjourné dans 

(1) Manuel militaire franco-tonkinois. 



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— 14 — 

ce dernier pays, que cette déviation de tonalité tend à s'acclimater 
dans certains centres de TAnnam du Nord. 

Pour rendre sensible, par un exemple, la nuance qui différencie 
à cet égard les deux dialectes, je figurerai comme suit l'intonation 
du mot la — étonnant : 

. a (Goch.) 
la --!^* a (ToDk.) (1). 

Le ddu nàng n'a d'ailleurs pas toujours un son aussi guttural. 
Quand la voyelle qui en est affectée est suivie d'un t ou d'un p, 
elle prend une valeur peu différente de celle du ddu huyên. Il suffit 
de se faire prononcer lentement, et par paires, les deux séries de 
mots suivantes, pour se rendre compte de cette nuance : 



t. 

Pham — commettre un délit; 
Yen — intact; 
Rin — expirer; 
Boc — envelopper; 



Phçt — punir. 
Vet — perroquet. 
RU — lier autour. 
Bot — écume. 



Bac — mesurer; Bap — fouler aux pieds. 

Rêti — araignée; Rfp — punaise. 

Djch — traduire; Djp — occasion. 

Cçc — enjeu; Cop — tigre. 

Ton interrogatif ovL sous-ascendant, — Exprime Tadmiration, 
Tétonnement ; le mot oh dans : Oh ! voilà qui est réussi ! — Ce 



(1) Ces lignes étaient écrites qaand M. Digaet, capitaine d'infanterie de marine 
et extrême-orientaliste distingué, me fit tenir un exemplaire de son nouveau livre : 
« Méthode d'enseignement mutuel franco-annamite ». Dans un précédent ouvrage 
intitulé c Éléments de grammaire annamite » , le même auteur, écrivant au lende- 
main d'un séjour en Cochinchine, représentait le ton grave par un crochet ascen- 
dant, comme le ton brisé. Aujourd*hui, écrivant en tonkinois pur, il modifie sou 

schéma et remplace le crochet par un trait horizontal coupé en deux : Sur ce 

point, comme d'ailleurs sur la manière d'apprécier l'ensemble de la tonalité tonki- 
noise^ nous sommes entièrement d'accord. 



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VOIX 



— 15 — 

ton composé doit être émis largement et sans saccade, en élevant 
la voix par une douce inflexion — portando voce, comme disent 
les musiciens. 

Ex. : phài — effectivement; bi — jeter; mng — délirer; 
dta — sangsue; etc.. 

Ton brisé ou sus-ascendant. — Il est bien difficile d'en expri- 
mer l'équivalence . Pourtant, il rappelle le ton de la voix dans les 
expressions : Comment?... Plait-il?... prononcées d'une manière 
evasive par une personne distraite. — Les deux sons qui compo- 
sent ce ton sont très rapprochés, le premier assez sourd, le second 
éclatant et bref (analogie avec les bruits normaux de la base du cœur) . 

Ex. : ma — graisse; dtk — méchant; bà — résidu; 
rfta — plat; etc.. 

Ton aigu. -. Il a la valeur du mot quoi? prononcé en élevant la 

Ex. : cat — sable ; %ch — ^ utile ; ma — canne à sucre ; 
birt — diminuer; b&c — chaud; etc. 

Une courte digression sur le terrain de l'ethnographie complé- 
tera ce chapitre. Les réflexions qui vont suivre ne sont d'ailleurs 
que le corollaire de ce que nous venons d'apprendre sur le carac- 
tère essentiel de la langue annamite : à ce titre, elles méritent de 
nous retenir quelques instants. 

Pourquoi l'annamite est-il variotonique ? Par indigence, tout 
simplement. Réduite à un nombre relativement minime de vocables, 
de par sa nature monosyllabique, cette langue serait vouée à l'im- 
puissance, si sa misère n'était en partie compensée par l'intonation 
qui, armée de ses six tons, d'un seul mot se charge d'en faire six. 

Voilà, dira-t-on, un palliatif fort ingénieux! En apparence, 
assurément; mais, au fond, ce n'est qu'un lamentable pis-aller : 
car si, d'une part, l'intonation n'imprime pas aux mots, qu'elle a 
charge de différencier, une physionomie nettement individuelle, 
elle pèche en outre et surtout par un vice capital : en sauvant la 
pauvreté de la langue, elle en tue V expression^ — l'une des formeSx 
objectives, vivantes de la pensée. Ici point de nuances possibles. 



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— 16 — 

point de ces inflexions de voix qui, chez nous, Se modèlent sur 
ridée, et donnent tant de naturel, de charme, de vie à la parole de 
nos orateurs ou de nos acteurs. Les gestes, les jeux du visage sont 
encore permis aux Annamites — et l'on sait qu'ils ne se contentent 
pas d'en user, surtout au théâtre ! — mais il leur est interdit de 
donner, à notre manière^ de l'expression à leur langage (car 
qui dit expression, dit chant), sous peine de parler un idiome com- 
plètement inintelligible, le chant grammatical étant mis en déroute 
par le chant de la pensée. — Cette particularité constitue même, 
à vrai dire, le principal écueil des débutants; il faut s'étudier, dès 
le principe, à faire table rase de l'expression et à moduler à contre- 
sens de la pensée. 

Je prends un exemple. Un cuisinier annamite veut-il faire savoir 
à son maître qu'il vient d'acheter du poisson — c«, force lui est 
d'élever la voix sur cette syllabe, car s'il l'abaissait — cà, il ne 
serait plus question de poisson, mais d'aubergines, et s'il donnait 
à ce même mot la valeur du ton égal — ca, il laisserait supposer à 
son maître qu'il ne lui apporte pour tout potage qu'une pièce de 
poésie (1). 

L'Annamite veut-il exprimer la douceur ou la colère ? Sans se 
départir de la règle des intervalles, il se contentera d'atténuer ou 
de renforcer l'intensité du son, en abaissant ou haussant du même 
coup le registre de sa voix, par une sorte de transposition instinctive» 

Le seul avantage, en somme, que l'on puisse reconnaître au sys- 
tème de l'intonation annamite, en dehors du but pour lequel il a été 
créé, c'est de permettre aux indigènes de se comprendre aisément 
et sans grande dépense vocale, à des distances parfois surprenantes 
— rien qu'^ la modulation du langage. Mais l'avantage est mince, 
on en conviendra, en regard des inconvénients; et quelque ingé- 
niosité que l'on daigne accorder au procédé des six tons, on ne 



(1) Pourtant, les Annamites se comprennent au chuchotement^ mode de transmis- 
sion de la parole essentiellement caractérisé par Tabsence de toute résonnance 
vocale. C'est là, sans doute, une question d'habitude. N'avons-nous pas appris, nous- 
mêmes, à distinguer sans effort, et d'après le sens général de la phrase, les différents 
termes des séries homophones dont notre langue est assez abondamment pourvue, 
telle la suivante : sain — saint — sein — cinq — seing — ceint...? Il est vrai dédire 
que ces homophones sont légion dans la langue annamite, en sorte que, sans le 
secours des tons, la confusion y régnerait en maîtresse. 



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— 17 — 

saurait prétendre que ce chantonnement machinal quî ne s'at- 
tache qu'à la matière même du mot, non à l'idée, soit de nature à 
suppléer l'expression, musique intelligente^ traducteur fidèle de 
la pensée. 

Que conclure de ce qui précède ? C'est que V Annamite ne peut 
chanter dans sa langue^ c'est-à-dire qu'à un poème donné il lui 
est impossible d'adapter une mélodie quelconque, les mots de ce 
poème chantant déjà d'eux-mêmes, de par la loi tonale qui régit la 
langue et l'asservit. En sorte que nous avons le singulier spec- 
tacle de ce peuple qui chantonne à satiété dans le langage courant, 
qui transporte ce chantonnement dans l'étude des langues euro- 
péennes et qui, par cela même, est incapable de chanter véritable- 
ment — en musique — , étant, pour l'éternité peut-être, enchaîné 
dans ses six misérables tons, dont l'ensemble n'embrasse même 
pas une octave ! 

Voilà où je trouve l'Annamite digne de compassion ! Parce qu'il 
chante en parlant, il ne peut parler en chantant ! 

Cependant, me dira-t-on, n'existe-t-il pas des essais de trans- 
cription, dans notre système de musique, de certains chants popu- 
laires de l'Annam ? Je sais que de telles tentatives ont vu le jour : 
mais c'est la fantaisie seule qui le leur a donné ; car si, par inter- 
valles, certaines bribes de poésie peuvent s'attribuer l'apparence 
d'un chant, il semble difficile à un esprit impartial d'accorder une 
valeur mélodique réelle, définie, à ce mélange de sons et de bruits 
qui caractérise la mélopée annamite. 

Quant à la mesure, elle y fait presque totalement défaut. 11 im- 
porte, en effet, de ne pas confondre la cadence musicale vraie avec 
le rythme, ou cadence poétique. Et c'est pour n'avoir point saisi 
cette différence que ces transcripteurs de chants annamites, aux- 
quels je viens de faire allusion, ont écrit ces extravagantes mesures 
à cinq, sept temps, et même davantage — alors que la rime seule 
ou la terminaison du vers (1) dicte ici la division de la durée 
musicale. 

C'est donc, en définitive, le simple agencement dos mots — 
limité lui-même dans ses variétés par les exigences de la prosodie 



(1) La rime, en efEet, n'est pas toujours terminale dans les poésies de TAnnam : 
eUe se montre tout aussi fréquemment dans le corps même du yer& (Voir page 12.) 

2 



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— 18 — 

— qui règle le chant. Telles paroles étant données, tel air en 
découle nécessairement^ et aucun autre motif ne saurait lui être 
substitué (1). Aussi, tandis que le poète annamite ne peut empêcher 
ses vers de chanter, le compositeur, s'il existait, se verrait dans 
l'impossibilité de faire chanter un poème en langue de son pays. Si 
donc l'Annamite, par une éducation artistique spéciale, dont il est 
permis de le supposer capable, devenait musicien — dans le sens 
que nous sommes convenus d'attribuer ace mot — et se livrait à des 
essais de composition, ne pouvant adapter ses œuvres à sa propre 
langue, il se verrait dans l'obligation de les fixer dans une langue 
étrangère (2). 

Pareille hypothèse ne me paraît pas aventurée : elle a d'ailleurs 
sa confirmation dans un fait analogue et bien réel, emprunté à 
l'ethnographie d'une nation européenne : le Portugal. On sait que 
le portugais est une langue voisine de l'espagnol, mais infiniment 
moins harmonieuse. Ses dépositîdres eux-mêmes l'ont à ce point 
dénaturée, pour la différencier davantage de la langue castillane 
(question de patriotisme, dit-on, le Portugais ayant gardé la han- 
tise de son ancienne vassalité), qu'ils en ont fait un idiome parfai- 
tement laid. Un autre peuple ne s'en fût point consolé. Mais le 
Portugais n'est pas d'humeur chagrine — si l'on en croit un refrain 
bien connu — et la langue du Gamoëns lui paraissant désormais 
inapte à fixer ses productions littéraires, il s'est rabattu sur la 
nôtre. Aujourd'hui, me disait, il y a quelques années, une per- 
sonne de Madère, la plupart des romanciers portugais écrivent en 

(1| On s explique, pur ce qui précède, pourquoi la musique annamite ne possède pas 
de notation spéciale : elle serait évidemment sans objet, attendu que, pour être â 
même de chanter Tannamite, il suffit, à quelques nuances près, de le savoir parler. 
Aussi, quand on assiste à lun de ces concerts de chambre où, des heures durant, 
les chanteurs attitrés s^escriment sur quelques notes, n'est-il pas rare de voir le pre- 
mier venu — parfois un enfant — prendre le livre en lecture des mains du profes- 
sionnel, et continuer de psalmodier à première vue, sans effort apparent. 

(2) Un jeune bachelier annamite, de TÉcole coloniale, à qui je faisais part de ces 
réflexions, me fit la réponse suivante : « Quand j'étais au collège d*AIger, Tidée 
me vint de composer une poésie annamite (nous sommes tous quelque peu poètes 
dans mon pays) pour Tadapter à un des airs français que j'entendais chanter par 
mes condisciples ; mais, après bien des efforts, je dus avouer mon impuissance. > 
C'était fatal, en effet, puisqu'il se heurtait à ce problème insoluble : chanter à la 
fois deux airs différents. 



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- 19 — 

français. L'anglais naguère faisait prime, et c'était même en cette 
langue qu'étaient rédigés les cours de TÉcole navale. Mais, depuis 
le conflit anglo-portugais de 1889-90 (le patriotisme tient vérita- 
blement une grande place chez ce petit peuple), le français a sup- 
planté la langue britannique dans le domaine ofliciel. 

En somme — et puisqu'il faut conclure — malgré les critiques 
que j'ai cru devoir formuler, et qui tiennent dans ces deux termes : 
pauvreté matérielle du langage, insuffisamment rachetée par l'into- 
nation; impossibilité, pour les indigènes, de chanter dans leur 
langue nationnale — l'annamite n'en demeure pas moins un idiome 
d'une étude fort séduisante, tant par l'attrait d'originalité qu'il pré- 
sente au premier examen, que par le fond même de son génie, d'un 
caractère si différent de celui des autres langues. 

L'Européen appelé à résider dans ces contrées, qu'il soit colon^ 
officier ou fonctionnaire, trouvera dans cette étude un passe- temps 
parfois agréable, toujours utile. 



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DE LA PRONONCIATION 



Pour apprendre à bien prononcer Tannamite, comme à le bien 
intoner, il convient de faire choix d'un bon interprète — d'ori- 
gine tonkinoise, dans le cas qui nous concerne. Les explications 
les plus détaillées ne font ressortir qu'imparfaitement la valeur de 
certaines nuances, et risquent, par excès de subtilité, d'aboutir à 
la confusion. 

Il faut un livre vivant, — et un livre sévère qui, impitoyable- 
ment, redresse dès le début les moindres écarts de la diction. 

Chaque mot demande à être étudié avec soin, dans son intona- 
tion comme dans sa prononciation, et orthographié aussitôt, avec 
les signes qui l'accompagnent, pour le bien différencier de ses 
similaires. La tâche est aride, dans le principe ; elle exige patience 
et bonne humeur : le lecteur, averti, fera ample provision de 
l'une et de l'autre. 

Le a qtiocngît > (1) utilise toutes les consonnes de la langue latine. 



(1) On donne le nom de a quoc 7tgZ' » à un système orthographique imaginé, 
il y a plus de deux cents ans, par les missionnaires portugais, et qui, destiné, à 
Torigine, à rendre plus accessible aux Européens Tétude de la longue annamite, a 
été adopté depuis par la masse des indigènes, en raison de sa supériorité prati(iue 



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— 22 — 

sauf ly, qui est en quelque sorte suppléé par le ph^ — le J et le 
js, dont IV annamite et le d non barré rappellent respectivement 
la prononciation. 

Une seule lettre, le d barré (d), existe supplémentairement dans 
la langue annamite. Il se prononce comme le d français, tandis que 
le d sans barre frise le z. 

Les voyelles portent les signes de la prononciation — qu'il est 
essentiel, rappelons-le, de ne point confondre avec les accents dits 
d'intonation. — Elles sont les mêmes qu'en français, mais la même 
voyelle peut se prononcer de manière sensiblement différente, selon 
le signe dont elle est affectée. 

Les signes de prononciation sont au nombre de trois : 

/\ — le chapeau {mû ddu — chapeau sur la tête) ; 

Ex.: ctftt— phrase; Wn—côté; cAd»— enterrer. 

w — le c couché (c n^ira— c couché sur le dos) ; ce signe 
est spécial à la voyelle a ; 

Ex. : nàng — souvent. 

N^ — la barbe (p et u cô rau — o et m barbus) ; ce signe 
n'affecte que les voyelles o eiu. 

Ex. : cam — riz cuit; bicng — servir. 

La même voyelle peut être affectée de deux signes, l'un de pro- 
nonciation, l'autre d'intonation : le premier règle l'émission du son, 
le second lui assigne sa valeur pseudo -musicale. Le signe de pro- 
nonciation est toujours placé au dessous du signe d'intonation, 
sauf quand la voyelle est affectée du ton grave. 

Ex. : cân — mordre ; ma — ouvrir ; chuôi — rat. 



sur le système des caractères îdéographiqaes empruntés aux Chinois. — Quant 
à Texpression c quoc ngÛ' > elle-même, elle n*a pas grand sons : quoc signi6ant 
royaume, pays, et ngitf parler, langue, quoc ngw signifierait simplement : langue 
du pays. 



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PRONONCIATION DES CONSONNES 



B — Comme le b français. 

G — Comme le c français, devant a, o et m ; il est remplacé par 
la lettre k devant les voyelles e, i et y. 

Ch — initial se prononce presque //, et d'une seule émission de 
voix avec le reste de la syllabe. 

Ex. : cha — père; pron. tia [ia diphtongue, et non ti-a)^ 
avec une légère expiration. 
Final, il imprime une valeur brève à la syllabe tout entière, 
et se prononce presque ït. 

Ex. : càck — chaque ; pron. caïty très bref, et d'une 
seule émission de voix, en faisant entendre un léger ch 
final {caït^^ analogue au ch allemand dans les mots ich^ 
glûckUch,.. (Voir ach^ page 27, et ich^ page 29.) 

D — Comme un i précédé d'un h légèrement expiré. Ainsi le mot 
dôi — faux, se prononcera presque 'hiauille\dù:a — coco, 
se prononcera 'hiœua,... Dans certains cas, il s'articule 
à peu près comme le z français, mais en appuyant moins 
fortement que d'usage la pointe de la langue au-dessus 
de l'arcade dentaire supérieure. 

B — comme le d français. 

G — Ce n'est pas le g dur français, comme on le dit souvent. 
Ainsi le mot gà — poulet, ne se prononce pas comme la 
même syllabe dans le mot français gâteau. Pour lui don- 
ner sa juste valeur, un peu mouillée — je propose l'exercice 
suivant : 



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— 24 — 

Prononcer d'abord la syllabe ka : ici la base de la lan- 
gue appuie fortement contre le palais ; — puis la syllabe ga^ 
avec le g dur français : la langue presse un peu moins 
fort; — le contact diminuant encore, c'est le ga anna- 
mite (g mouillé) qui sort ; — enfin, la langue abandon- 
nant définitivement le palais, le g s'efface, et il ne reste 
que la voyelle a. On a ainsi la succession suivante : ka 
— gci {g dur français) — ga [g mouillé annamite) — a, 
et l'on peut constater, en suivant la gradation indiquée, 
que le g annamite prend devant la voyelle a un son 
comme brouillé, tenant le milieu entre le son palatal 
du g dur français et le son de la voyelle a prononcée iso- 
lément. 

Il en est de môme du g placé devant les voyelles o et 
M, avec ou sans barbe. 

Devant la voyelle e, le g se flanque d'un h {ghe)^ tout 
en se prononçant mouillé, comme dans les cas précé- 
dents. 

Devant la voyelle i^ le g prend un son tout différent : 
gi se prononce comme lli dans bailli^ mais avec une forte 
expiration ; gia^ gie, gio, giu, gia, giw se prononcent d une 
seule émission de voix : ZZa, lle^ Ho, etc.... Ajoutons que 
la syllabe gi sejconfond parfois avec le d non barré. Ainsi 
l'on écrira gia ou da — bas-ventre, etc.. 

H — initial est fortement expiré. Dans le corps d'un mot, il ne 
se rencontre qu'après les lettres /c, /?, ou t, Kh rappelle 
le 1 grec, et se prononce comme le k français suivi d'un 
h fortement expiré, ex. : khô — sec, pr. k'hau. Th est le 
t ordinaire — suivi d'une forte expiration. Ph équivaut au 
ph français dans philosophe, 

K — est dur devant les voyelles e et i. Devant a, o et m, il est 
remplacé par la consonne c, ou bien il s'accompagne d une 
forte expiration, par l'adjonction de la lettre h : k*ha, k'ho, 
k'hu.,, 

L et M — ont la prononciation française. 

N — initial se prononce comme en français. Final, il doit aussi 



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— 25 — 

s'articuler franchement, et non pas être nasillé, comme 
en Gochinchine. 

Ex. : a» — manger; pr. anne; 
in — imprimer; pr. ine. 

Ng — initial est un son nasillé peu différent du gn français dans 
le mot bagne. L'usage seul permet d'en apprécier la 
valeur exacte. Devant les voyelles e et i, il s'accompagne 
de la lettre h : iighe — entendre, nghi — se reposer, sans 
altérer sensiblement sa prononciation. 
Final, il ne se rencontre qu'après les voyelles a, e, o, u; il 
est remplacé par nh après la voyelle i ; 
ang se prononce presque comme a/^, dans bilan — 

mais avec une pointe de nasillement provençal; 
iéng, presque comme ien^ dans bien, — avec le même 

nasillement; 
ong, presque comme aon^ d'une seule émission de voix, 

avec nasillement final. (Voir O.) 
àng, presque comme on, comme dans le mot français 

long — mais en nasillant ; 
ung, presque comme ougn^ en fermant brusquement la 
bouche sur le nasillement final, comme pour prononcer 
la lettre m : ougn[^. 

Nh — initial se prononce presque ni. 

Ex. : nhà — maison; pr. nia (en nasillant). 
Final, il correspond au gn français dans les mots digne^ 
pagne.., y ou encore à Vil espagnol et au nh portugais. 
Ex. : bành — pain; pr. bagne (bref). 

P — final, comme le p français. Initial, il se fait toujours suivre 
d'un A. (Voir H.) 

Q — est toujours suivi de la voyelle m, et se prononce cou; 
qu fait diphtongue avec la voyelle qui suit. 
Ex. : qui — précieux; pr. coui; 
quà — fruit ; pr. quoi. 

R — se confond souvent avec le d non barré, si bien qu'il arrive 
d'employer indifféremment l'un pour l'autre. 



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— 26 — 

Ex. : rit ou dit — lier autour; 
rên ou dên — araignée ; 
râu ou dau — huile, etc.. 
C'est dire qu'il s'articule très légèrement, en effleurant du 
bout de la langue Tarcade dentaire supérieure, comme pour 
grasseyer — mais en se gardant bien de le faire. 

S — presque le ch français, mais plus doux: rappelle plutôt le sh 
anglais. 
Ex. : êai — se tromper ; pr. shaille. 

T — le ^ français. 

Tr — se prononce du bout de la langue, en faisant à peine sentir 
IV, en sorte que le mot tram — cent, par exemple, se pro- 
nonce presque tiamme. 

V — le (^ français, émis sans effort. 

X — r^ français, mouillé par un i presque imperceptible. 
Ex. : xa — loin; pr. s^a 



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PRONONCIATION DES VOYELLES 



A — sans accent, est habituellement long. 

Ex. : ba — trois; comme dans bas; 
làm — faire ; comme dans l'âme ; 
âo — habit ; comme dans a o ris te [ao diphtongue) ; 
càt — sable; comme A^ns pâte,.. 

A — est sec, bref et clair. 

Ex. : tac — obstruer; comme dans tiC'TAC; 
nàm — cinq; comme dans gamme; 
cat — couper ; comme dans patte. . . 

A — se prononce bref et sourd, comme eu dans jeune. Il se 
rapproche beaucoup de la voyelle a, avec laquelle on le 
confond quelquefois. 

Ex. : lâm — se tromper; pr. leumme bref; 
bât — ne pas; pr. beutte bref; 
cdu — phrase; pr. cau-ou (à noter cette exception) ; 
mây — rotin; pr. entre meuille et meille brefs... 

Remarque. — A est toujours bref, bien que dépourvu d*accent, 
devant cA, nh et y. Ainsi : 

ach — Se prononce presque ai'/ch» d'une émission de voix, 
en étranglant subitement le t final, comme si Ton 
contenait un éternuement. (Voir ch.)\ 
Ex. : khàch — étranger ; pr. kliaït^. 
anh — se prononce agne bref, comme dans bagne; 

Ex. : dành — frapper; pr. dagne. 

ay — se prononce aïe! ou aille bref; 

Ex. : may — coudre; pr. maille. 



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— 28 — 



E 

E — Sans accent, est long et ouvert {è français) ; 

Ex. : (f^m— apporter; comme dans œdème; 
dèn — lampe; comme dans Eden; 
mèo — chat; comme dans mes hottes; 
êét — rouille; comme dans manchette... 

E — est toujours bref. — Final, il est toujours fermé [é français); 
Ex. : tê — engourdi; comme dans été. 
Initial, ou dans le corps d'un mot, il est, suivant les cas, 
fermé, comme dans bontéy ou ouvert comme dans dette; 
Ex. : wft»— jeter; comme dans gemme {e ouvert); 
dêfn — venir; comme dans déni (e fermé) ; 
têft — fête; comme dans tette [e ouvert) ; 
xêp — arranger; comme dans sépia [e fermé); 
kêu — crier; comme dans Fou-tchéou {e fermé)... 

La voyelle e se rapproche parfois de Vi avec laquelle elle 
permute dans certains mots, comme bênh — maladie, qui 
s'écrit également binh. 

I 

Initial, il se prononce comme THrançais. 

Final, et après une voyelle, il équivaut habituellement à ill 
(Il mouillé), et fait corps avec la voyelle : 

ai — se prononce aille; 

oi — à!" aille; 

ai — d** auille; 

ai — d** œil; 

m — d** ouille. 

Vi fait exception à cette règle, et se prononce œ.u.i en détachant Vi, 
Ajoutons que la voyelle u\ suivie de /, est toujours surmontée de Tac- 
ccnt intcrrogatif; 

Ex. : ngwi — sentir; pr. gnœu.i. 



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— 29 — 

Ai et oi — se prononcent parfois presque a. é^ o. ^J'accent portant 
sur les voyelles a et o, et Vé se laissant plutôt deviner. Ainsi dans 
cài chân — le pied, Tarticle cài se prononce ca.é presque A:e, tandis 
que, devenu appellatifàdins Texpression : lay mot cài — prends-en 
un, il se prononcera franchement caille (long). 

Précédée d'une consonne, la voyelle i a parfois un son indécis, 
intermédiaire à Vi et à Vé fermé, si bien qu'il arrive d'employer 
indifféremment l'un pour l'autre : nous avons cité plus haut l'exemple 
du mot bênh ou binh — maladie. 

la —son intermédiaire à Im et é.a; Ex. : diia — aller à la 
selle. 

lac — iaque long; 

lac — iaque bref; 

lâc — ieuque bref; 

lam— iame long; 

làm — iamme bref; 

lâm — ieumme bref; 

lan — iane long; 

làn — ianne bref; 

lân — ieunne bref; 

lap — îape long; 

lap — îappe bref; 

làt — iatte bref; 

lât — ieutte bref. 

Toutes ces désinences sont précédées de la lettre g : già, 
giàl,..^ 

Ich — presque itch très bref, et comme étranglé. Pour différen- 
cier le mot %ch (bref), qui signifie utile^ du mot %t (long), qui signifie 
peu^ il est nécessaire de les faire prononcer successivement par 
l'interprète : c'est là un bon exercice de nuance. 

lêc — iéque bref; 

/«m — ièmelong; 

j^fjfi — iemme bref; 

lên — îénne bref; 

ling — i.in, en deux émissions, avec un nasillement final; 

Ex. : biëng — paresseux ; pr. bien^ avec l'accent pro- 
vençal ; 



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~ 30 — 

hp — ièpelong; 

lép — iéppe bref; 

Jit — iette bref; 

lêu — î^ou, presque i. ou; Ex. tiêu — digérer; pr. tiéou\ 

Im — inae long; 

In — inelong; 

Inh— igné bref; 

jo — io, très ouvert, comme dans fiole; 

16 — iau ; 

jff — ieu, très ouvert, comme dans rieur \ 

Ip _ipe long; 

li — ite long ; 

lu — i.ou, en deux émissions; 

lu — entre m, dans Fiume^ et ieu^ dans pieu. 



Cette pseudo-voyelle a presque toujours le son de l'y français. 
A la différence de la voyelle i, elle ne fait pas diphtongue avec la 
voyelle qui la précède, mais se prononce isolément. 

Ex. UUyy — comme il vous plaira ; pr.tu. iiy et non tuye i. 
Ay — a le même son que ai^ mais il est bref. 
Ex. : mai — demain ; pr. maille long. 

may — heureusement: pr. maille bref. 
Ay et ây^ tous deux brefs, sont très voisins comme prononcia- 
tion, et se confondent parfois. Ex. : bày ou bay — sept. 
Yêu — se prononce iéou, presque i,ou. 

Dans les mots terminés en uyên et en uyéi, Vy s'efface presque 
complètement. Ex. : huyên — sous-préfecture; pr. 'hu.^^^y en 
expirant fortement la syllabe initiale Vi?/, et accentuant à peine la 
désinence enne; 

thuyët — neige; pr. t'hu.^u^ (même observation). 

(Éviter de prononcer ouillenne^ ouillette.) 



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— 31 - 







O — sans accent est ordinairement long et ouvert comme dans 60/. 
— est long et fermé comme dans pôle, 

Oa — d'une seule émission de voix ; pr. comme bois^ et non 
comme bo.a. Ex. : hoa — fleur ; 

Oac — o.aque, long comme dans cloaque; 

Oàc — oaque, bref comme dans couac; 

Oat — o. aille, long comme dans Noailles; 

Oanh — oagne, bref comme dans soigne; 

Oay — oaille, bref comme dans soyons; 

Oan, oàn, oang, oàng, oap, oàp, oat, oàt : Voir la voyelle a et les 
consonnes w, ng^p^ t. 

Oc — presque aoc^^ d'une seule émission de voix, et en 
fermant brusquement la bouche sur le c final, comme pour 
émettre la labiale/?; 

Ôc — auCp (même observation) ; 

Oe — oè ; 

Oet — oète ; 

Oi — oille ; 

Ôi — auille ; 

Om — ome ; 

Ôm — aume ; 

On — one ; 

On — aune ; 

Ong — pron. aon^, comme dans Pharaon^ mais d'une seule 
émission de voix, et en fermant brusquement la bouche sur la 
lettre /i, comme pour énoncer un m final; 

Ông— on^ (même observation) ; 

Op — ope ; 

Ope — aupe; 

Ot — ote; 

Ôt — aute. 



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— 32 — 



u 



Cette voyelle se prononce comme ou dans fou. 

Va — ou.a^ comme dans la phrase : à vous ou à lui. 
U — suivi d'une autre voyelle, forme diphtongue avec elle, quand 
il est précédé de la consonne q; ex. : ^ua — traverser ; pr. quoi; 
tandis que, précédé d'une autre consonne, il ne se lie pas avec la 
voyelle qui suit; 

ex. : cua — crabe; pr. cou,a^ en appuyant sur cou, et 
énonçant discrètement la voyelle a; 
Van — ouane; 
Van — ouanne ; 
Uân — oueunne ; 

ex. : /Man — tour; pr. tou^^xan^; 
Uc — ouCp, en fermant les lèvres aussitôt le c émis, comme 
s'il existait un/? final; ex. : lue — moment; pr. louCp. 
Ué — oué ; 
Ui — ouille; 
Um — oume ; 
Un — oune; 

Ung — ougn„, en fermant brusquement la bouche sur le nasil- 
lement dngn, comme pour prononcer la lettre m; 
Uôc — ou.auque; 
Uôi — ou.auillc; 

Uông — ou.on„ (V. ng); presque ou. an^ comme dans Rouen; 
Uôp — ou.aupe; 
Uôt — ou.aute; 
Uât — ou.eutte; 
Up — oupc; 
Ut — oute; 
Uy — uj, et non ou,i; 
Uya — entre u.ia et ouida; 

ex. : khuya — tard; pr. presque k'houLia. 
Uyên et Uyêt. - (Voir Y.) 



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— 33 — 



or et ir 

Çy — se prononce eu long, et ouvert comme dans heure Jeune,., : 
on peut le comparer à Vo allemand. 

U" — est bref, et donne le son intermédiaire à u dans bugle et 
à eu dans beugle^ Jeûne ,.,. c'est Vi dur (bl) russe. Pour bien émet- 
tre ce son, s'essayer à prononcer Vu français, en maintenant la base 
de la langue collée contre le palais. — Le son de Vu" est guttural et, 
en quelque sorte, retenu (1). 

Oï — œil; ex. : bai — nager; pr. bœil; 
Om — eume, comme dans ce malin; ex. : cam — riz cuit; 
pr. keume {eu ouvert) ; 

ffn — eune, à^u^ jeune ; ex. : làfi — grand ; pr. leunc [eu ouvert) ; 
ffp — eupe, dans ce pied; ex. : lap — couvrir ; pr. leupe [eu ouv.); 
en — eu te, comme dans y>/er; ex. \bàt — ; pr. comme la con- 
jonction anglaise but — mais. 



TTa — entre u.a et euM; ex. : vka — modérément; 
Vc — entre uc et eue; ex. : birc — chaud; 
ITi — se prononce ew.^' comme dans bleui ; ex. \ngm — sentir; 
TTng — entre ugne et eugne; ex. : ricng — forêt; 
Ut — entre ut et eut te; ex. : diH — écorcher; 
Vu — entre u.ou et eu*ou^ comme dans l'expression peu 
ou prou; ex. : cuu — sauver. 



(1) La pronoDcialion de certains mots tchèques, monosyllabiques et dépourvus 
de voyelles, tels que srb — serbe, rlk — loup,... peut encore donner assez exacte- 
ment l'idée de la prononciation do Vw annamite. Ces mots, en effet, prononcés 
comme ils s'écrivent, laissent entendre entre leurs deux premières lettres un son 
voyellaire qui rappelle sensiblement celui de Vie ; en sorte que si ces mots étaient 
annamites, ils s'écriraient sicrb vïd^%...— Inversement, le mot annamite bmtg — 
servir, se prononcera comme s'il était dépourvu de voyelle : bgn (gn mouillé), le 
son voyellaire tr s'encastrant de force entre le b et le gn, 

3 



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34 



ITo- 



Cette diphtongue se prononce presque cmo, comme dans le Aoquet, 
mais très bref, et ordinairement d'une seule émission de voix. 
ITac — euoc; ex. : ntcbc — eau; 

ÏTai — presque eu.eille, en appuyant sur eu et glissant sur 
eille; ex. : ngwài — homme; 

Vam — euomme ; ex. : gwam — sabre ; 
Van — euonne ; ex. : viccrn — jardin ; 
ITang — euon; ex. : dubng — chemin; 
TTap — euoppe; ex. : ànctcàp — voler; 
ïTat — euotte; ex. : wàt — mouillé; 
ITau — euou; ex. : bicàu — bosse. 



Comme conclusion à cette étude préliminaire, voici, esquissée 
d'un trait, la physionomie générale du langage annamite. 

Parler, sans trop de hâte, en nasillant souvent, mâchonnant 
parfois, ânonnant de temps à autre, sans exagérer dans aucun 
sens ; envelopper le tout d'une sorte de chantonnement continu, en 
demi-teinte, et basé, non sur le sens môme des mots, mais sur 
leur valeur tonale — tel est, dans ma pensée, le caractère du 
langage parlé de l'Annam, telle doit être aussi la formule d'une 
bonne diction. 



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PREMIÈRE PARTIE 



VOCABULAIRE 



Chapitre I. — Généralités; 

Chapitre II. — L*Hôpital; 

Chapitre III. — Le Régime alimentaire; 

Chapitre IV. — Anatomie; Physiologie; 

Chapitre V. — Pathologie; 

Chapitre VI. — Moyens de Traitement. 



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CHAPITRE PREMIER 



Généralités. 



lo La NuMéRATiON annamite; 

2» Le Temps ; 

3^ Les Jours de la Semaine ; 

40 Les Saisons; 

5» La Parenté; 

6<> Les Couleurs; 

7<^ Sur l'emploi des Pronoms. 



Zéro, 

Un. 

Deux. 

Trois. 

Quatre. 

Cinq. 

Six. 

Sept. 

Huit. 

Neuf. 

Dix. 

Onze. 

Douze. 

Treize. 



lo La Numération annamite. 

A. ~ Nombres cabdikaux. 

Déro; êô không. 

Mot. 

Hat. 

Ba. 

Bon, 

Nam, 

Sàu. 

Bày ou bay, 

Tâm. 

Chxn. 

MuH. 

Muai mot. 

Mtcài hai. 

Mtcài ba. 



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— 38 — 



Quatorze. 

Quinze. 

Seize. 

Dix-sept. 

Dix-huit. 

Dix-neuf. 

Vingt. 

Vingt et un. 

Vingt-deux. 

Vingt-trois. 

Vingt-quatre. 

Vingt-cinq... 

Trente. 

Quarante. 

Cinquante. 

Soixante. 

Soixante-dix. 

Quatre-vingts. 

Quatre-vingt-dix. 

Cent. 

Cent un. 

Cent cinq. 

Cent vingt... 

Deux cents. 

Trois cents... 

Mille. 

Mille un... 

Mille cent. 

Mille cinq cents. 

Dix mille. 
Vingt mille. 
Cent mille. 
Cinq cent mille. 
Un million. 
Dix millions. 
Cent millions. 
Un milliard. 



Mipài bon. 

Mtcài làm. 

Miccri sàu. 

Mu: cri bay. 

Mitài tàm, 

MwH ch'tn, 

Hai mwai, 

Hat mtcai mot, 

Hai mtcai hai. 

Hai muai ba. 

Hai mtcai bon, hai mtcai tic. 

Hai mtcai làm 

Ba mtcai. 

B3n mtcai. 

Nàm maai, 

Sàu muai. 

Bày muai. 

Tàm muai. 

Chin muai. 

Mot tram. 

Mot tram mot. 

Mot tram nàm. 

Mot tram hai muai, mot tram hai . . 

Hai tram. 

Ba triam... 

Mot ngh\n. 

Mot ngh\nmèt... 

Mot nghm mÔt. 

Mot ngh\n nàm tràm, mot nghm 

ruai. 
Mot van, mot muôn. 
Hai van. 
Muai van. 
Nàm muai van. 
Mot tràm van. 
Mot nghm van. 
Mot ûc. 
Muai ù c. 



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— 39 — 

Remarques. — a. De dix à cent^ quatre se rend, indifféremment, 
par b^ ou par tw^; cinq se rend par làm ou nham (ce dernier 
moins usité). 

b. Mtrài^ dix, perd Taccent grave et prend le ton égal à partir 
de vingt, dans tous les multiples de dix. Ex. : trente, ba tnwai , etc.. 

c. Moi , un, change également d'intonation et s'écrit wo/, à partir 
de vingt. Ex. : cinquante et un, nàm muai mot . — Au-dessus de 
cent, môt^ désigne, dans les nombres abstraits, une unité d'ordre 
immédiatement inférieur. Ex. : cent dix, mot tram moi; trois mille 
cent, ba nghtn mot, etc.. Mais si le nombre est concret, on s'en 
tient à la règle ordinaire. Ex. : Cent dix maisons, mot tram mwài 
nhà. 

d. Pour désigner les demies, on se sert des mots rirât ou ricài , 
selon que le nombre auquel cette fraction se rapporte est inférieur 
ou supérieur à cent. Ex. : vingt-cinq et demi, hai muai làm ruai ; 
mille cinq cents, mot ngh\n ruai , etc.. 



B. — Nombres ordinaux. 

Les nombres ordinaux se forment en faisant précéder les nom- 
bres cardinaux correspondants de la particule /*£ (rang, espèce...). 
Ex. : le quinzième, thu^ muai làm. 

Exception. — Le premier se traduit par thu nhât ; le second peut 
se traduire par thu nht, ou par thu hai, indifféremment; le qua- 
trième par thu lu ou par thû bon. 

Le dernier se rend par thû sau h^t , thu rôt bét . 



G. — Nombres fractionnaires. 

Un quart. B6n phan (partie) lây mot, 
trois quarts. bon phân lây ba. 

Une moitié, une demie. MU nica. 

Un tiers. Ba phan làym^ôt, ou, simplement, 

ba phân, 
deux tiers. baphân lây hai, ou hai phân. 

Un cinquième. Nàm phân lây mât. 



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— 40 — 



Double. 
Triple... 
Une fois. 
Deux fois. 
Mille fois. 



D. — NOMBBES MULTIPLICATIFS. 



Bàng hai, gdp hai, gdp dôi. 
Bâng ba, gdp ba,,. 
Mot lân, moi bân. 
Hai lân, hai bân, 
(Mot) nghxn lân. 



2<» Le Temps.. 



Une année. 
Un mois. 
Un jour. 
Une heure ; 

une demi-heure ; 

une heure et demie ; 

un quart d'heure ; 

une minute ; 

une seconde. 
Tous les ans — tous les mois — 

tous les jours — toutes les heu- 
res. 
Aujourd'hui. 
Hier. 

Avant-hier. 
Il y a trois jours. 
La veille. 
Le mois dernier. 
L'an dernier. 
Il y a deux ans. 
Autrefois. 
Demain. 
Après -demain. 
Dans trois jours. 
Le lendemain. 
Le mois prochain. 



Nàm, 
Thàng, 
Ngày. 
Giàr; 

n&a gur; 

mot gicf ruai; 

mot khâc, mât khâc dông hà; 

mot phût; 

mot giây. 
Moi nàm — mai ihàng — m^ôi 

^Oày — moi già. 

Hôm nay, 

Hôm qua, 

Hôm kia. 

Bà ba hôm nay, ngày hôm km 

Hôm trit&c, 

Ihàng trwàc, 

Nàm ngoài. 

Bà hai nàm nay. 

Thuâ trwâc, ngày xica, 

Bën mai, ngày mai, mai. 

Ngày kia, 

Ba hôm ntca, ngày kta, 

Hôm sau. 

Thàng sau. 



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— 41 — 



L'an prochaîn. 
Dans deux ans. 
Plus tard. 
La matinée. 
Midi. 
L'après-midi. 



La soirée. 



La nuit ; 
minuit. 



Sang nam. 

Hài nam nu a. 

Vê sau, dën sau, 

Buoi sang, 

Trica. 

Buôi chiêti (sens général) ; 

xt{\) trtca (peu après midi); 

xëchiêu (correspond à la posi- 
tion du soleil vers 2-3 heures 
du soir) ; 

chiêu hôm (crépuscule). 
Hôm (crépuscule); 

Chiêu toi (à la nuit tombante, 
après le coucher du soleil); 

toi (à la nuit close). 
Bêm; 

nùa dém. 



3<> Les Jours de la Semaine. 



Une semaine. 


Mot tuân (décade) le. 


Dimanche. 


Ngày thi nhât. 


Lundi. 


Ngày thi hai. 


Mardi. 


Ngày thù ba. 


Mercredi. 


Ngày tU tu;. 


Jeudi. 


Ngày thii nàm. 


Vendredi. 


Ngày thii sàu. 


Samedi. 


Ngày thi bày. 






Les cpiatre saisons. 


Bon mua. 


Le printemps. 


Mua xuân. 



(1) ^e signifie s'incliner vers le couchant. 



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-^ 42 



L'été. 


Miui hè (1). 




L'automne. 


MUa thu. 




L'hiver. 


Mua dông. 




La saison sèche. 


Mita nâng. 




La saison des pluies. 


MUa mvca. 




50 


La Parenté. 




Les ascendants. 


rJ long, tè tien, ông hà, 


ông vài 


Les descendants. 


Con chciu. 




Les enfants. 


Con cài. 




La consanguinité. 


Ho mâu. 




Le grand-père paternel. 


Ông nôL 




Le grand-père maternel. 


Ông ngoai. 




La grand'mère paternelle. 


Bà nôi. 




La grand'mère maternelle. 


Bà ngoai. 




Les parents. 


Cha me, bô me. 




Le père. 


Bô, thay, cha. 




La mère. 


3fç. 




Le fils. 


Con giai. 




La fille. 


Con gai. 




Le petit-fils. 


Chàu giai. 




La petite-fille. 


Châu gâi. 




Les frères; 


Anh cm; 




l'aîné de tous les frères ; 


anh cà (2); 




le frère aîné; 


anh; 




le frère cadet; 


em; 




le dernier-né. 


con ùt. 




Les sœurs. 


Chi em. 




la sœur aînée. 


chi. 




la sœur cadette. 


em. 




Les frères jumeaux. 


Con giai sinh iôi. 





(1) Hè est une corruption du caractère chinois ha. On dit aussi miîa ha . 

(2) Si le frère aîné est tuteur de ses autres frères, on le désigne sous le nom du 
anh intmtg. 



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— 43 — 



Les sœurs jumelles. 
Les frères de lait. 
Les sœurs de lait. 
L'orphelin — ine. 
Un métis; 

métis de français et d'annamite; 

métis de chinois et d'annamite. 



Un enfant naturel. 

I frère aîné du père, 
frère cadet du père, 
frère de la mère. 
( sœur du père. 
( sœur de la mère. 
Un neveu ; une nièce. 
Les cousins ; les cousines. 
Le mari, l'époux. 
La femme, l'épouse. 
Un veuf; une veuve. 



La tante 



Une famille. 
Les proches. 



Cofi gài dnh dôi, 
Anh em dông nhu, 
Chi em dông nhîi. 
Con mo câi. 
Con lai; 

tây (1) lai; 

khàch (1) lai. 
(On dit aussi khàch à biéng^ en 

caractères chinois, ou khnch 

già cây, en langage grossier). 
Con ganh. 
Bàc (2). 
Chû. 
Câu. 
Câ (2). 
Z>Y. 

Chàu giai; châu gài. 
Anh em ho; chi em ho. 
Chông. 
Va. 
Lifn ông goà (ou hoâ — disparu) ; 

liPn bà goà. 
Mot nhà, mot ho. 
Anh em bà con, anh em ho hàng 



6o Les CSouleurs. 



Une couleur; 

couleur claire ; couleur foncée. 
Le blanc. 
Le bleu. 



MUiy sac, màu; 

miii ngot, mUi sàm ou tham. 
Trâng. 
Xanh biéc, xanh da gicri. 



(1) C'est la race du père qui détermine la qualification du métis. 

(2) Pour désigner les grands-oncles, on fait précéder les mots hâc, chû et eau du 
mot ông : ông hâc^ etc. . . Pour les grandes-tactes, on place le mot hà devant les 
appellati& cô et di. 



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— 44 — 



Le brun. 


MUi nâu. 


Le châtain. 


MUi nâu sam. 


Le cramoisi. 


MUi do thàm, tïa. 


Le gris. 


Mki xùm xàm. 


L'indigo (couleur ordinaire du tur- 


MUi chàm. 


ban annamite). 




Le jaune ; 


Vàng; 


jaune clair. 


mUi vàng anh. 


Le noir; 


Ben, thâm; 


noirâtre. 


den den (1). 


L'orangé. 


Hung hung. 


Le pourpre. 


Bô tïa. 


Le rose. 


Bo ngbn ngot^ dào (en parlant du 




teint). 


Le rouge. 


Bà, dieu, hông. 


Le roux. 


Hoe hoe, vàng hoe. 


Le vert. 


Xanh y xanh là cam, mUi quan 




lue. 


Le violet. 


Tïm. 



70 Sur l'emploi des Pronoms. 



Il m'a paru avantageux de réunir en un tableau les pronoms 
ou qualificatifs spéciaux par lesquels il conviendra de rendre le 
pronom personnel français, selon que l'on aura affaire à des per- 
sonnes appartenant à telle ou telle classe de la société tonki- 
noise. 

On ne doit pas oublier, en effet, que l'Annamite, très formaliste, 
attache une grande importance aux règles de Tetiquette et de la 
hiérarchie. 



(l) De même, les mots blanchâtre, rougeâtre, . . . se traduisent par la répéti- 
tion du mot annamite qui sert à désigner la couleur primitive : trdny trdng^ 
do rfJ, .. 



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— 45 — 



INDICATION DES PERSONNES 



Je, loi 

(le lédeciD) 



Le roi. 

Un prince, un liaut manda-\ 
rin (un récent, le Kïnh( 
Iteac, un tuânphù, un tôngi 
dÔc, un quan un), ] 

Un phù. 
Un huyçn. 



(1) 
Chung tôL 



m. 



Téi, 



Toi. 



Tl, toi, — TODt 



Tâu bê hn. 



Il 01 elle, lii, — eu 



Ngài^ quan lân. 



( 

i 
Thây phù, ông\ 

phuyquanphû.f 



m'i 



Un petit mandarin (le thtcang^ j. . 
hiçn ou le hang tàiu huyên) ,.\ * " 

Un chef de canton. 

Un sous-chef de canton. 

Un maire. 

Un interprète. 

Un bourgeois notable. 

Un paysan. 

Un sergent de tirailleurs, 

miliciens,... 
Un caporal. 

Un tirailleur, un milicien,... 
Un coolie 



/fils de mandarin. 
Un enfant K fils de bourgeois, 
(fils de paysan. 



Toi, 

m. 

Toi. 

Toi, 

Toi. 

TôioxiTa. 

Toi, 
Toi, 
Toi. o) 
Taowtao, 
Toi. 
Toi. 
Tao, 



Jng \huyôn, ] 
Quan^ \ 

Thây cni tèng 
Phô ton g. 
Lq tricmg, 

Thây. 

Ong, (3) 

Chit.ngicaiy mày, 

Thây dôi. 

Chû. 

Mày. 

Mày. 

Cdu. 

Anh. 

Mày, 



B\œ bê hn. 

Quanlèn,ôngy 
(ou ây). 

Thây) ^ 

Ong ,phu. 

Quan^ 

Tàày, 

Ong • huyên. 

Quan^ 

Thây y. 
TMy y, 

Chû lyfirttàng) 
Thây y. 
Ngicài y. 
Ni). 

Thây y, 
Chû y. 

m, 
m, 

Cdu y. 
Ngwbi y. 
Thàng y. 



(1) Qnand on écrit au roi, on fait habituellement usage du terme de déférence tâu 
(vua)^ qui correspond à l'expression &r/m, usitée à Pégard des mandarins, et se place, 
comme cette dernière, en tête de la phrase. — Pour parler au roi, c'est de l'expres- 
sicin tâu (hêhq) qu'il convient de se servir. 

(2) Lorsqu'on parle à un phû, à un huyên^ etc., d*un phû^ d'un huyen, ou de 
quelque autre mandarin de grade secondaire, en présence d'un mandarin de grade 
supérieur, on doit se servir, à l'égard des premiers, do Tappellatîf thây : thâyphû, 
thây huym, etc.. Mais on emploiera les mots ông ou qxuin^ si Ton s'entretient avec 
les subordonnés do ces mômes mandarins, et, a fortiori^ si l'on se trouve chez eux. 

(3) Ici intervient, naturellement, une question de fortune, de condition, d'âge... 
Il est certain qu'à un vieillard, par exemple, on n'appliquera pas le mot mày^ mais 
l'une des expressions ông^ ông già (vieillard), ông lào (d«). — Quant au mot ngicfrij 
il prend place, par ordre de politesse, entre chû et mày : nous lui donnerons la pré- 
férence, pour traduire le pronom de la 2^ personne, dans nos exercices de conver- 
sation, où le sujet interrogé est censé être un tirailleur. 

(4) Les trois pronoms iao, mày^ nô servent aussi à exprimer la colère, l'arro- 



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— 46 — 

Remarque I. — Le mot con (fils) s'emploie, comme pronom de la 
seconde personne, quand on désire marquer à un inférieur de l'in- 
térêt ou de l'affection, par exemple quand on s'adresse à un servi- 
teur fidèle, à un tirailleur affecté d'une maladie grave, etc.. Réci- 
proquement, ces derniers, parlant à la première personne et 
s'adressant à un supérieur, peuvent faire usage de ce mot con qui, 
dans ce cas, signifiera : (moi, votre) fils, et sera de la part du malade, 
ou du serviteur,... l'indice d'un affectueux respect pour la personne 
qui le traite, ou l'emploie. 

Remarque IL — Dans le dialogue, on supprime communément le 
pronom de la seconde personne : la phrase y gagne en légèreté. 
Ex. : Avez- vous mal à la tête? — C6 rùc dâu không? 



gance. Toutefois» même dans ces cas, ils ne sont applicables qu'aux individus de 
basse extraction. Il faut, an reste, se tenir en garde contre Tabus de ces trois pro- 
noms, sous peine de tomber dans la grossièreté. De même convient-il de se déta- 
cher du préjugé courant, qui consiste à attribuer au pronom tôt-moi (proprement : 
esclave) un caractère de servilité ou seulement d'humilité qu'il ne possède que fort 
rarement — du moins quand il est employé seul, c'est-à-dire sans Tadjonction 
d^aucune formule de salutation respectueuse, telle que thtca^ bc(m, etc. . . 



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CHAPITRE n 



L'Hôpital. 



!• Le Personnel ; 

2^ Les Locaux; 

3« Une Salle de malades ; 

4* La Chambre mortuaire; Les Funérailles. 



lo Le Personnel. 



Le médecin. 



Le chirurgien. 

Le médecin civil. 

Le médecin militaire. 

Le dentiste. 

La sage-femme. 

Le médecin inspecteur général. 

Le médecin inspecteur. 

Le médecin en chef de 1" classe. 



Thây (1) thuSc, thây lang, ông lang, 
y sinh (médecin du mandarin, 
ayant qualité de fonctionnaire). 

Thây ihiwc chich{p\qaer) ddu (plaie); 

— cat (couper) dâu; 

— chtka (soigner) dàu. 
Quart thây thuôc van (2). 
Quart thây thuoc birth, 

Thây chtta ràttg. 
Bàrt bà dâ. 

Ôrtg quart bày thây thuÔc. 
Ông quart sàu thây thuoc. 
Ôrtg quart rtàm thây thuôc frtàm 
khoarth vàrtg). 



(1) On écrit parfois thày, 

'2) L*expre88ioD civils et militaires se traduit par van vu ou van vô. 



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— 48 — 



Le médecin en chef de 2* classe. 6ng 



Le médecin principal. 
Le médecin de 1" classe. 
Le médecin de 2** classe. 
Le pharmacien militaire ; 

le pharmacien civil. 
Le commissaire ; 

le commis aux entrées ; 

le comptable. 
L'aumônier ; 

les catéchistes ; 

l'enfant de chœur. 
Les sœurs ; 

la sœur supérieure ; 

une sœur annamite. 
L'infirmier ; 

le chef infirmier (ou infirmier- 
chef) ; 

le sergent infirmier ; 

le caporal infirmier ; 

le soldat infirmier; 

rinfirmier stagiaire ; 

— européen ; 

— annamite ; 

— de garde ; 

— de pharmacie ; 

— de visite ; 
le vaguemestre ; 

le concierge ; 

le secrétaire ; 
L'oflicier de visite. 
Le cuisinier ; 

le marmiton. 



quan nàm thây ihuSc (ha 

khoanh vàng hai khoanh bac). 
Ông quan tu; thây ihuSc. 
Ông quan ha tMy Ihuoc. 
Ông quan hai thây thuoc. 
ông quan (hai, ba,,..)Mthu3cy kf 

thuc dwac (mand.) ; 

nguibi bàn thuÔc, ké ban thuoc hâc. 
Ông quan (hai, ha,..,) khoanh bac; 

ky tue nhà thirang ; 

tài phû. 
C3 ou ông cÔcoi sôc ké liât, thây cà ; 

eue thây dao à nhà thwang ; 

chû ^ou ké) giûp le. 
Bàmu; 

bà mu en ; 

cô mu ou bà mu an nam. 
Ngtcài coi sôc ké liât ^ou ké dau) ; 

ngicài di'rng dâu cai quàn coi sôc 
ké lièt; 

dôi coi sôc kéliêt; 

cai d*» 

lïnh &" 

ngitcri tky phu coi sôc nhà 
thu-ang; 

Nguiri tây coi sôc ké livt; 

Ngujbi an nam coi sôc ké liât; 

Lïnh canh ké liât; 

Lïnh làm thuoc; 

Lïnh theo quan khàm hânh. 

Lïnh (ou dôi, etc., selon le gra- 
de) chnygiây; 

Ngwiri canh cira (ou công) nhà 
Ihtccrng; 

Lïnh tha Ini, lïnh ky lue. 
Quan khàm hmh ; 
Nguhi nhà h^; 

nguài phu bfp. 



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— 49 — 



Le jardinier. 




Ngu:ài làm vwàn. 


Le planton. 




Ngtcài di giây. 


Le domestique, 


le « boy ». 


Bây ia, ^ibôin. 


Les coolies ; 




Phu; 


un coolie. 




tên phu. 


Le tireur de panka, 


Bia (ou kè) hâu (mand.) quçt, dùa 






kéo (vulg.) qmt. 




2o Les Locaux. 


L'hôpital. 




Nhà thicang. 


Une salle de malades. 


Phong ngicH &in. 


Le pavillon des officiers ; 


Toà quan 6m; 


— 


sous-officiers ; 


Châ nhà dôi 6m; 


— 


Européens ; 


Phàng tây 6m; 


— 


indigènes ; 


PJidng an nam 6m; 


— 


fiévreux ; 


Phàng kès6tréi, etc.; 


— 


blessés ; 


Phong kè hi thtcang; 


— 


vénériens ; 


Phàng kè dau ngoc hành; 


— 


isolés. 


Phàng riéng de nghe hènh. 


La pharmacie. 




Kho thu6c (à l'hôpital); — hàng 
thu6c (en ville) . 


Le magasin. 




Nhà chûa dô. 


La cuisine. 




Nhà h^p. 


La dépense. 




Kho dô an, nhà de dô an. 


La buanderie. 




Nhà giat. 


La lingerie. 




Kho x?p dô vài. 


La bibliothècpie 


'. 


Kho sàch. 


La salle à manger. 


Nhààn, phàng an. 


Le fumoir. 




Phàng hût thuôc. 


La salle d'hydrothérapie ; 


Nhàtàm; 


la baignoire ; 




thUng iâm, châu tâm; 


l'appareil à douche. 


mày kéo nic&c tâm. 


La chambre mortuaire. 


Phàng ch?t, buông Mi. 


L'amphithéâtre, 


► 


Nhà mè xdc. 


La chapelle. 




Nhà thà, am thà 



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— 50 — 



Le couvent. 

Le pavillon de l'aumônier. 

La chambre du médecin de garde. 

La chambre du pharmacien de 

garde. 
Le pavillon de désinfection. 
Les latrines. 

Le bureau. 

La cour. 

Le jardin. 

Le puits. 

Le mur d'enceinte. 

La palissade. 

La toiture. 

L'escalier. 

Ion bambou tressé ; 
en torchis; 
en pierre , brique , terre.. 
La véranda. 
Le pilier. 
Une porte ; 

les vantaux. 
Une fenêtre. 
La clef ; 

C la porte ; 
( la fenêtre ; 
C la porte ; 
( la fenêtre, 
en bambou ; 
en planches ; 
en briques ; 
en pierre. 



ouvrir 



fermer 



Le plancher 



Le plafond. 
Une brique. 
Une tuile. 
La gouttière. 
Le caniveau. 



Nhà dong, nhà mu. 

Nhàcô. 

Phong quart thây thuôc coi sac. 

Phong quan phàt thuSc coi sôc, 

Nhà de thông hoi quan ào da. 
ChuÔng tiêu, chuông héi, nhà xï, 

chuông xï. 
Nhà giày. 
San. 
Vtcan. 
Giéfng. 

Ticàng chung quanh nhà thicang. 
Bir rào. 
3f(U, nuH hién. 
Thang. 
Pliên; 
Vàch; 

Ticbng (dà, gach, dât...). 
Hién, them nhà, hè. 
Côt. 
Céa; 

cânh cira. 
Ciia si. 
Chtakhoâ; 

( cita; 
( citasè; 

cira; 

cia se. 

tre; 

van; 

gach; 

dd. 
Trân. 

Mot Iwn ^ou vién) gach. 
Mot vién fou hbn) ngôi. 
Ong màng, mding nu&c. 
Công nicâc. 



ma 



dông 



Lût 



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— 51 — 

3« Une Salle de malades. 

A. — Mobilier et ustensiles divers d'une Salle. 



L'armoire ; 

le tiroir. 
Le balai. 
Le banc. 

La boite d'allumettes. 
Le bougeoir ; le photophore. 
La bougie ; 

allumer la bougie ; 

éteindre la bougie. 
La brosse. 
La carafe. 
La chaise longue. 
La chaise ordinaire. 
La chaufferette annamite. 
La cheminée. 
La commode. 
Le crachoir. 

La cuvette. 
L'éventail. 
Le fauteuil. 
La glace. 
L'horloge. 
La lampe ; 

un verre de lampe ; 

un abat-jour ; 

allumer la lampe; 

éteindre la lampe. 
Le lavabo. 
Le lit ; 

le lit en fer; 

le châlit en bambou ; 

la fourniture d'un lit ; 



n; 

ngàn kéo, 6 kéo. 
Chôi. 

6À/, ghë chàng kj. 
Bao diêm. 
Bèn nên; cây dèn. 
NëUf cây nén; 

thap nën; 

tât fiAi, 
Bàn chài, 
Lo. 

Ghg dài. 
Cy, gM ngôi. 
Long âp. 
Là 8wm. 
Ta ào. 
ffmh phông (mand.), ông giô ou 

nhi (vulg.). 
Châu (ria mat ), 
QuaL 

GMdyra, ghëbành twang. 
Mat gicang. 
Bông hô. 
Bèn; 

ông khoi dèn; 

chup dèn; 

thap dèn; 

tât dèn. 
Bàn rica mat, 
Gixcang; 

giicirng sut; 

chông; 

b<) giwirng, bo du giicirng; 



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— 52 — 



monter, placer un lit; 
faire un lit ; 
la courte-pointe; 
la couverture ; 

le drap; 

le matelas ordinaire ; 

le matelas cambodgien ; 

la paillasse ; 

la moustiquaire ; 

les montants de la mousti- 
quaire ; 
les cordons de la mousti- 
quaire (annamite) ; 
l'oreiller ordinaire ; 
Toreiller plié annamite ; 

la taie d'oreiller ; 
le traversin. 
Le miroir. 
La nappe. 
La natte ; 

la natte à dessins. 
La pendule. 
Le poêle ; 

le tuyau du poêle. 
Le pot à eau (en porcelaine). 
Le pot à tisane ; à lait. 

Les rideaux; 

les rideaux de fenêtre. 
Le savon. 
Le seau. 

La serviette de table. 
La serviette de toilette. 
Les stores. 
La table. 
La table de nuit. 



kê gitjcang; 

don gixcang; 

chàn bang; 

chàn chien dôy chàn gia dô, chân 

gia trâng..; 
chàn giài gitcorng; 
dêm; 
dâm x^p; 
dêm lot ram; 
màn (muât); 

côt màn; 

dây màn; 

gSi; 

gôi x(^p; 
hao gôi; 

gÔi dài, 
Gwang soi, 
KMn giài bàn. 
Chiëu; 

chieu hoa. 
Bông hô. 
Là dicng; 

6ng khôl là. 
Btnh nicàc (bâng si). 
B\nhdyrng nic&c thuôc; b\fih dymg 

sita. 
Màn giô; 

màn cira si. 
Thtcôcgifit, thuôc «xàphongoiwulg.). 
Thîing. 

Khan an, khan bàn. 
Khan lau mat. 

Mành nuinh, cành xào (mand.). 
Bàn. 
TA dttng nvcàc dài, gM diing ban 

dêm, tu canh giuàng; 



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— 53 — 

levasedenuitl^r'^""''""' f«*'7' , 

. < plat ; binh tieu thap ; 

européen Jf, . , , ^ 

^ \ 1 urinal oi canard; vit ; 

le panier à ordures annamite ; -thiing; 

Turinal annamite. vit; 

Le tablier ; Khàn chùa da (deo tric&c bung); 

les manchettes. kêftay âo mu: an, tay ào già. 

Le tabouret. GMdau (chaise sans dossier). 

Le tapis. Thàm (giài). 

La veilleuse. Dèn chong dém. 

B. — Objets d'à^uipbment et de haekaohembnt. 

La cartouchière. Bao dan. 

Le casque. i/w, non, 

La casquette. Mû gia. 

Le ceinturon. That Iwng da. 

• , (français; Uû; 
Le chapeau ] ^ ./ 

'^ { annamite. Non. 

Les chaussettes. Bit tât. 

Les chaussures ; Giây ; 

une paire de souliers; màt dôi giây; 

un soulier; mot chiëc giây; 

mettre ses souliers; xô giây vào, di giây vào; 

ôter ses souliers. côi giây ra. 

La chemise. Ào tôt mtnh. 

Le fusil. Sûng. 

Les jambières. Bao ông chân. 

Le képi. Mû gia. 

Le livret. « Liép dé » (1) (ou ne^p dé), sô lïnh. 

La montre. Bông hâ quà quit. 

Le mouchoir. Khân mûi. 

La musette. Tûi durng dô. 

Le paletot, la veste ; Ào (ou ào « bành tô ») ; 

(1) Altération du mot français correspondant. Les indigènes ont annamitisé de 
la même manière les mots savon, chaloupe, cartouche, puletot, olc..., qu'ils écri- 
vant : xàphông^ xa lûCy ca tutj bành tOf eto... 



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— 54 — 



la poche ; 

mettre son paletot; 

enlever son paletot. 
Le pantalon ; 

mettre son pantalon ; 

enlever son pantalon ; 

baisser son pantalon; 
Le pistolet. 
La plaque d'identité. 
La pochette à riz. 
Le porte-monnaie. 

Le revolver. 

Le sabre. 

Le sac. 

Le salacco. 

Les sandales (en paille). 

Le turban. 



tûi; 

mac ào vàp; 

côi ^ou coi) ào ra, 
Quân; 

mac quân vào; 

cet quân ra; 

bo quân xuSng. 
Sûng tay. 
Thè deo tay, thè sa. 
TVlt gao. 
Mi gà (gésier de poulet), tûi 

bac. 
Sûng sàu long. 
Gtjcam. 

Biu fvâch vai). 
Non dâu. 
Bai giây ram. 
Khan ch%t dâu, khan dôi dâu. 



C. — Le Bureau du Méobcix. 



Le cachet, le sceau; 

sceller (mettre le sceau) ; 

sceller (cacheter). 
Le cahier. 
La cire à cacheter. 
La colle. 
Le coupe-papier. 
Le crayon. 
L'encre ; 

un bâton d'encre de Chine. 
L'encrier ; 

l'encrier ou godet annamite. 



Con (1) dâu, con an (mand.) ; 

dông dâu, dông an; 

phong lai. 
Cap, cap giây, tdp giây. 
Dwa. 
Ho (dàn). 

Dao cat (om roc) giây. 
Bûtcht. 
Myrc; 

thai myrc. 
Ông myrc, btnh myrc; 

nghién mue. 



(1) La raison de cet emploi de Tappellatif co7i, réservé, sauf de rares exceptions, 
aus êtres animés, est que la poignée des cachets annamites figure habitneltemeot 
un animal quelconque : dragon, caïman, etc... 



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— 55 — 



L'enveloppe. 

La ficelle. 

Du fil. 

La gomme à effacer. 

Le grattoir. 

La lettre. 

Le livre. 

Le papier; 

une feuille de papier; 

une page ; 

le papier à lettre ; 

le papier buvard. 
La plume. 
Le porte-plume. 
La règle. 

Le secrétaire (bureau). 
Le timbre-poste. 



Phong bt, bao tha, 

Dây (gai). 

Chu 

Cài tny chîc, nhtra xod bût chi. 

Dao cno chk. 

Tha ou thw. 

Quyen sâch, cuôn sâch, 

Giây; 

mot tir giây; 

mot giang ou trang; 

giây vi^t thvc; 

giây thâm (mycc). 
Ngôi bût, 
Quàn bût, cây bût, 
Thiràc kè, 

Bàn viêtf an thic viet, 
Concôfddnthajf cài a tem o dàntha 



40 La chambre mortuaire; les funérailles (1). 



Le cercueil. 

Le char funèbre. 

La civière. 
Le corps. 
Les couronnes. 
La croix. 
Le suaire; 

envelopper le corps dans le 

suaire, puis le mettre en 

bière ; 
envelopper le corps dans une 

simple natte; 



Quan tàif do qiian, sang. 

Xe dem ngwài cMt di chôn, xe dua 

xdc. 
CitUf don dtca ma, 
Xdc, 

Vàng hoa, 
fJâu rût. 
Bô khâm liêm; 

lièm xdc vào quan tài; 



bô chi^u; 



(1) Ce chapitre sera complété par le paragraphe 4 du chapitre V : P Amphi- 
théâtre; TAutopsie. 



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— 56 — 

porter le corps. kkiéng ngwbi ckft, kkiêng xàc. 

Le cimetière. Bài tha ma, bâi ma, dât thành. 

Le convoi funèbre; Bàm ma; 

accompagner le convoi. dwa ma. 

Enterrer. Chôn xàc. 

Exhumer. BÔc c6t, Uy côi, bSc ma. 

La fosse; Huyêt; 

le fossoyeur. ngitài dào huyèt. 

La tombe; Ma, mô, ma; 

la pierre tombale. bia mô. 



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CHAPITRE III 



Le Régime alimentaire 



lo L'alimentation ; 

20 Objets et Ustensiles de table. 



1<* L'Alimentation. 



Un régime ; 

le régime européen ; 

le régime annamite ; 

le régime mixte . 
La diète. 
Du pain; 

le pain grillé ; 

la mie ; 

la croûte. 
Du riz ; 

du riz cuit ; 

du riz gluant. 
Du sel. 
Du poivre. 
De l'huile. 
Du vinaigre. 
De la moutarde. 
De la saumure annamite. 



Su: an uSng ce chùng mtfc; 

cam iây; 

cam an nam; 

hat ihù cam làn mây nhau, 
Swkiéng an. 
Bành; 

bành ntffàng; 

mot bành; 

va bành. 
Gao; 

cam; 

gmnêp, 
Mu6i. 

Ho tiêu, hat tiéu. 
Dâu. 
Gidm, 

Cao hqt cài. 
Ntcàc mâm. 



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— 58 — 



De la sauce. 
Du jus. 
Du lait. 
Du beurre. 
De la crème. 
Du fromage. 
Du vin. 
De la bière. 
De Teau-de-vie. 
Du tafia. 
Du café. 
Du thé. 

De la limonade. 
De Torangeade. 
Du bouillon. 
Du potage ; 

de la panade ; 

de la soupe au riz. 
Du bœuf. 
Du veau. 
De la volaille. 

Du mouton. 
Du poisson. 
Du porc. 

Des œufs de poule ; de canard ; 
œufs à la coque ; 

œufs sur le plat, œufs au mi- 
roir; 

omelette; 

le blanc d'œuf; 

le jaune d'œuf. 
Les légumes. 
La pomme de terre. 
La patate douce. 
Le taro. 
Le gras. 



iVirac, nuàc ca$ik. 
Nuàc thit. 
Sîta. 

Ma Mita bè. 
Vàng êûa. 
Bành «tf-a. 
Rwçru nho, 
Ruçru boL 
Rwçru mqnh. 
Rwau ma. 
Nuàc « cà phe ». 
Ntràc chê. 
Nvàe chanh. 
Nwàc cam. 
Ntcâc bung; 

nvcàc bung pha bành; 

ckào bành. 

chào hoa. 
Thit bd. 
nu bô con. 
Thitgà (poulet), vit (canard), ngon§ 

(oie). 
Thit chien, thit cicu. 
Cà. 

nu tan. 
TrAng gà; trirng vit. 

tncng bàn tinh ban thuc, tring 
nia sông nia chïn; 

tring tam tinh; 

tring tràng; 

long trâng tring. 

long do tring. 
Rau. 
Khoai. 
Khoai lang. 
Khoai 90. 
Thit ma. 



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— 59 — 



Le maigre. 


nu nac. 


L'entrelardé. 


Thit nia nac nia mer. 


De la graisse. 


Ma. 


La viande bouillie. 


Thit bung. 


La viande grillée. 


nu nicàng. 


La viande rôtie. 


Thit quay. 


La viande frite. 


nu rân. 


Du sucre. 


Bvbng. 


Des confitures. 


Mât, cao. 


Du miel. 


Mât (ong). 


Des fruits. 


Quà. 


La banane. 


Qua chuSi. 


L'orange. 


Qui corn. 


La mandarine. 


Qua quit. 


Le citron. 


Quà chanh. 


L'ananas. 


Qua giwa. 


La papaye. 


Quà du dà. 


Le letchi. 


Quà vàL 


Le caki. 


Quàhông. 


La goyave. 


Quàôi. 


La pamplemousse. 


Quà buài. 


Le coco. 


Quà dàa. 


La jaque. 


Quà mit. 


La mangue. 


Quà muëm. 


La noix d'arec. 


Quà eau. 


Le bétel ; 


Là giâu, la tràu; 


chiquer le bétel ; 


an giâu^ an trâu; 


une chique de bétel. 


mot miing giâu (ou trâu) 



2o Objets et Ustensiles de table. 



L'assiette. 
Les bâtonnets. 
Le bol. 

Une bouteille. 
Une cafetière. 
Une carafe. 



Cài dta. 

Bûa. 

Bât. 

Chai, la, 

ffxnh cà phe, btnh loc cà phe. 

Lç nuàc, chai nu:àCy b\nh nuire. 



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— 60 — 



Un couteau. 

Une cuiller européenne! ^ ,.^ * 
^ I petite. 

Une cuiller annamite. 

Le cure-dents. 

Une fourchette. 

Une marmite à riz. 

Une nappe. 

Un plateau annamite en cuivre. 



Une serviette de table. 
Une tasse. 
Une théière ; 

la petite théière annamite ; 

faire du thé. 
Le tire-bouchon ; 

déboucher une bouteille. 
Un verre. 



Con (1) dao. 

Muom làn; 

iluom nhô. 

Thxa. 

Cài iàm (xia rang). 

Gta, xién. 

Nôi nâu cam. 

Khan giài bàn. 

Khay (plateau à thé) ; mâm (grand 

plateau où sont disposés tous 

les mets du repas). 
Khan an. 
Chén. 
Am chè, âm nwac, b\nh t'tch; 

âmchuyên; 

pha nticàc, quat nw&c. 
Cài moi gà (m. à m. intestin de 

poulet) càiràtnut; 

rut nût chai, ma chai. 
CÔc. 



(1) Le mot con^ qai sert d'appellatif aux êtres animés, peut, par exception, 
s'appliquer à une certaine catégorie d'objets inanimés que leurs caractères, leurs 
propriétés ou leurs fonctions rapprochent des premiers. £x. : con mât — l'oeil; con 
nwâc — la marée; con gidi — la verge ; con dao — le couteau ; ... Inversement, 
et sans doute par idée de mépris, FAnnamite remplace devant le nom de certains 
animaux, d'aspect répugnant, l'appellatif con par Tappellatif cdi^ qui ne se rap- 
porte normalement qu'aux êtres inanimés. £x. : cdi gidi — le mille-pattes ; ccU 
giun — le lombric ; cdi rçp — la punaise. 



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CHAPITRE IV 



Anatomle. Physiologie^ 



lo Les parties du Corps humain ; 

2o Les organes des sens et leurs fonctions ; 

30 Les organes génito-urinaires; 

40 Liquides et Humeurs de l'économie; Sécrétions et Excrétions; 

5® Etats physiologiques ; Symptômes fonctionnels. 



lo Les parties du corps liamain (1). 



Le corps humain. 

Une artère. 

Une articulation. 

Un cartilage. 

Un ganglion. 

La graisse. 

Un ligament. 

Une membrane. 

Les membres (supérieurs 

rieurs). 
Un muscle. 
Un nerf; 

nerveux. 



■ infé- 



ode, thân xdc. 

Mqch huyêt, 

Khdp xucang, 

Xworng non, xwong sun. 

Hack. 

Mir. 

Gân nhà boc xwang. 

Da mbng. 

Phân thân the (thtcotng - 



ha). 



Gân. 

Gannon, nhuc cân; 
thnôc vê gân non, cô gân non. 



(1) Les Annamites divisent le corps en trois régions^ ou tam tiéu : !<> Thtfçmg 
tUuy la tête ; — 2® irung tiêu, Testomac ; — ^^ ha tiêu, le ventre. 



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— 62 — 



Un 08; 

la moelle. 
Les ongles. 

La peau (voir Organes des sens). 
Le squelette humain. 
Un tendon: 

sectionner le tendon d'Achille(l). 
Une veine. 



Xvang; 

tl. 
Hong tay, mong ehdn. 
Da. 

Mât bô xvcang ngttài^ cSt, kài oSi, 
Gân; 

cat gân. 
Hack màu, mack hmyft. 



La tête; 

le vertex; 

le sinciput ; 

Tocciput. 
Les amygdales. 
La barbe; 

barbu. 
La bouche. 
Le cerveau. 
Les cheveux; 

se coiffer ( à la façon 

dénouer ses cheveux^ annamite ; 

couper les cheveux; 

raser la tête; 

épiler ; 

une tresse; 

chauve; 

chevelu; 

cheveux frisés. 
Le crâne. 
Une dent; 

une canine ; 

une incisive ; 

une molaire; 

une dent de lait; 

les dents de devant; 



Bàu; 

xoày dâu; 

xôi tràn; 

gày. 
Hâu hong hack, hdn trong Kong. 
Râu; 

cô râu. 
Miêng, khhu, mim. 
(k. 
Toc; 

bûitôc; 

êè toc ; 

got dâu, got toc, cat toc; 

cao dâu; 

nhô toc; 

mon toc giàc, mon tac muan; 

Môi, soi dâu; 

cô toc; 

toc quàn. 
So. 
Rang; 

rang chô; 

rang cia; 

rànghàm; 

rang nanh; 

rang trwac cura; 



(1) Opération que l^on infligeait autrefois aux Annamites voleurs. 



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— 63 — 

une rangée de dents ; hàng rang ; 

une racine dentaire ; chân rang; 

l'alvéole; là chân rang; 

édenté; rung rang; 

montrer les dents ; nhan rang ra ; 

se brosser les dents ; dành rang, btcat rang, kg rang; 

se laver les dents ; rwa rang; 

se curer les dents ; xia rang; 

se rincer la bouche. sue miêng. 

La face. Mat. 

Les favoris. Râu ma. 

Le front. Iran. 

Les gencives. Lai, lai rang. 

La gorge. Cô hong, Kong. 

La joue. Ma. 

La langue (1). Lvcâi. 

Les lèvres; Moi; 

la lèvre supérieure ; moi trên; 

la lèvre inférieure. méi dtxài. 

La luette. Gân hong. 

La mâchoire ; Hàm, hàm rang; 

la mâchoire supérieure ; hàm trên; 

la mâchoire inférieure. hàm duài. 

Le menton. Càm. 

Les moustaches. Mu mép. 

Le nez. Mûi. 

La nuque. Gày. 

L'œil. Con mat. 

L'oreille. Tai. 

Les pommettes. Xtcang ma, Itcâng qwyfn. 

Les tempes. Thài dicang. 



Le cou. Co. 

Le larynx. Cô Mu, dâu cuong phoi. 

(1) Pour ce qui concerne les organes des sens et les organes génito-urinaires, con- 
suiter les deux chapitres suivants. 



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L'œsophage. 
La trachée. 



64 



HonÇy ch honçy hong cam, 
Cuông phèi. 



Le tronc humain. 
L'aisselle. 
L'anus. 
Le bassin. 
La ceinture. 
La clavicule. 

Le coccyx. 

Le cœur. 

La colonne vertébrale ; 

une vertèbre; 

une vertèbre cervicale. 
Une côte; 

une fausse côte. 
Le côté. 
Le dos. 
L'estomac ; 

le creux de l'estomac. 
Les flancs. 
Le foie. 
La hanche. 
Les intestins; 

l'intestin grêle; 

le gros intestin; 

le rectum. 
Les lombes. 
Les mamelles ; 

le mamelon. 
Le nombril. 
L'omoplate. 
Les os iliaques. 
Le périnée. 
Le péritoine. 
La poitrine. 



Thân minh. 

Nâch, 

Hâu mon, là dit (vulg.). 

Ben. 

Ngang that Itpng. 

Xitang quai xanh, xtrcrng ion 

gành. 
Bâu xwang cUng. 
Tim, qu tim, buông tim, 
Xtvcrng sông; 

m4t dôt xwang son g; 

xwang c& hong. 
Xtcotng 8wàn; 

xwang swàn eut. 
Canh aman. 
Ltcng. 
r% vi; 

mo àc. 
Hong. 

Gan, là gan. 

Xicang 6â, xicang giâm. 
Ruât; 

tieu tràng ; 

dqi tràng; 

giang tràng. 
Trài cât. 
Vu; 

dâu vu. 
Ron. 

Xwang bà vai. 
Xwang giâm. 
Ben giài (vulg.), ke hàng. 
Mang ma, 
Ngwc. 



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Les poumons ; 

un poumon. 
La rate. 
Le reîn. 
Le sacrum. 
Le sternum. 
Le ventre ; 

le bas-ventre. 
La vessie. 



— 65 — 

là phôi. 
Là làch. 
Bill duc. 
Xtcang cUng. 
Xîcang ngyrc. 
Bung; 

bung duâi (1), bung da. 



Le membre supérieur. 
Un bras ; 

le biceps ; 

rhumérus. 
Un avant-bras ; 

le radius et le cubitus. 

Le coude ; 

l'articulation du coude ; 

Tolécrâne. 
Un doigt; 

Tespace interdigital; 

le pouce ; 

l'index; 

le médius ; 

l'annulaire ; 

l'auriculaire ; 

une phalange. 
L'épaule. 
La main ; 



Cành tay, 
Ôngtay; 

con chuôt {\e rai) \ 

xwang ông tay» 
Bâp tay; 

xicang C irong (enbiioj) \ bâp 

nho phïa { ngoqi inàm) ) tay (2) 
Càng tay; 

khuyu lay; 

xwang trSi, 
Ngôn tay ; 

Kë tay; 

ngôn tay cài; 

ngôn tay tri ; 

ngôn tay giïta; 



C deo nhan; 
ngon tay ] ... 

( canh bên ngm 



ngôn tay ût; 



ngôn tay lit. 

dôt ngôn tay. 
Vai. 
Tay; 



(1) Les Annamites partagent lu région gastro-abdominale en deux portions : 
1® la portion supérieure — hiing trén ou bung cdi (qui comprend Pestomac) ; — 2^ la 
portion inférieure — bung durcri ou biing nw&c (dont fait partie la vessie). 

(2) M. à m. : petit os situé du côtéi fde lavant-bras. 

5 



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la paume de la main ; 
le revers de la main ; 
le poing. 
Le poignet. 

he membre inférieur. 
L'aine. 
La cuisse ; 
le fémur; 

la tête du fémur; 

le col du fémur. 
Les fesses. 
Le genou; 

la rotule. 
La jambe; 

le jarret ; 

le mollet; 

le triceps sural; 

le tibia; 

le péroné ; 

la malléole. 
Le pied ; 

le cou-de-pied ; 

le dos du pied ; 

la plante du pied ; 

le talon. 
Un orteil; 

Tespace interdigital; 

le gros orteil ; 

le petit orteil. 



-66- 



bàn tay, gan bàn tay 
mu bàn lay; 
nam tay. 
Cô tay. 



Ông chân. 
Chô giàp hâng. 
Buiy V?; 

xmang iùi, xicang vé, xwang 
trài vë. 

dâu xicang vê; 

cô xicang vl. 
Mông^ hông. 
Bâu gSi; 

xvcang bành chè, 
CMny ông chân; 

ditçrng chân, khu^ chân; 

blip chân ; 

gân chuôt ; 

xicang ông chân cài; 

xvcang ông chân con; 

mât câ (œil de poisson). 
Chân; 

cô chân; 

mu bàn chân; 

gan bàn chân, bàn chân ; 

got cMn, 
Ngôn chân; 

kè chân; 

ngôn chân cài; 

ngôn chân ut. 



2o Les Organes des sens et leurs fonotions. 



Les cinq sens. 
La vue ; 



Ngû quan. 

Su: xem; con mât tréng; 



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-67 - 



rœil; 


con mal; 


Torbite ; 


xivfffig quâng con mât; 


la paupière ; 


mt mal; 


les sourcils ; 


long mày; 


les cils; 


long mï; 


l'angle externe de l'œil; 


duôiconmtU; 


l'angle interne de l'œil; 


kë con mal ; 


le globe de l'œil; 


quâng con mal; 


le blanc de l'œil; 


long Irâng con mal; 


la pupille ; 


con ngwai; 


l'iris ; 


sac con mal, hoa con mal; 


la lentille; 


nhân mue; 


ouvrir les yeux ; 


m(T mal; 


fermer les yeux; 


nham mal; 


cligner de l'œil; 


nhày mal; 


regarder d'un seul œil (l'autre 


ngômâl; 


étant fermé) ; 




regarder de travers, à la déro- 


liHcmal; 


bée; 




fermer et ouvrir alternativement 


châp mal; 


les yeux d'un mouvement ra- 




pide; 




voir; 


Irông, iMy^ Irâng iMy; 


regarder ; 


xeMy nh\ny notn; 


regarder sans voir ; 


xem không Ihây; 


apercevoir ; 


Ihdy, ngô iMy, swc iMy; 


clairvoyant ; 


sac mal; 


bonne vue ; 


loi mal; 


vue longue ; 


su: Irâng xa dwac^ 


vue courte ; 


sw không Irâng xa duçrc, sw cdn 

Ihi; 
sac, mùi. 


la couleur. 


L'ouïe; 


Su nghe, lô laiy tai nghe; 


l'oreille ; 


lai; 


le pavillon ; 


giài lai, chân lai 


le lobule; 


mép lat; 


le conduit auditif; 


IS lai; 


entendre; 


nghe; 



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— 68 



écouter et ne pas entendre; 


nghe không rô; 


un 8on, un bruit; 


tUhig (tifng kéu^ tiMg itô», iihg 




Ut...); 


bonne ouïe. 


êàng tai, rô iai. 


L'odorat ; 


5ir ngii; 


le nez; 


mûingii; 


le dos du nez; 


sông mût; 


le lobule du nez; 


dâu là mit; 


les narines; 


là mûi; 


sentir (v. actif); 


ngèfi; 


sentir (v. neutre); 


cô mki; 


flairer; 


ngii, kil, dành hot; 


une odeur; 


mki, koi; 


une bonne odeur; 


mki tkam; 


une mauvaise odeur; 


WwW^^W WW^^^W^ ^^VVvW ^W%^W tt 


aspirer par le nez; 


At/; 


pincer le nez etgonfler les joues. 


vuéi mki pkSng ma. 


Le goût; 


Syr Wft mki, iyr bi/l ri, miéng Uèi, 




miéngnAn; 


la langue ; 


lirai; 


le palais ; 


• day be, duèi hàm irên; 


ouvrir la bouche ; 


hd miéng, ma môm^ kà mSm; 


fermer la bouche ; 


ngâm mi^ng, kkép miétig, khép 




môm; 


aspirer par la bouche ; 


hût (kai); 


m&cher ; 


nkai; 


goûter ; 


nAn, nhâm, nhâm xsm; 


goûter sans pouvoir apprécier; 


nfm không thick; 


la gustation ; 


MvrnAn; 


savourer; 


Idy làm ngon; 


savoureux ; 


ngon; 


la saveur. 


mki; 


Le toucher; 


Su: chân tay bUt, chdn lay, lay chân 




dà dông; 


la peau; 


da; 


les poils; 


long; 


toucher ; 


màj êir; 


sentir; 


bi/t, thây, dông thây; 



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69 — 



sensible ; 
insensible; 

rinsensibilité. 



biéft diffçrc, don g défn dtffac; 
khâng buft digaCy khâng d^g dfn 

dtcçtc; 
sur khâng dông din daçfc. 



3<» Xiês Organes génito-ariiudres. 



L'érection 



Les organes génito-urinaires. 

chez l'homme ; 

chez la femme. 
Le coït. 
La fécondation. 



Giài (homme) ; lôn (femme) ; 
5tr citng cac lén^ 
Su: ning lôn Un. 
Su: lai mày nhau. 
Su: làm cho êinh êàn. 



La verge. 
Le gland. 
Le prépuce. 
Le méat urinaire. 
Le scrotum. 
Le testicule. 
Le cordon. 
Le sperme. 



Le mont de Vénus. 
La vulve. 
Le clitoris. 
La fourchette. 
Le méat urinaire. 
La grande lèvre. 
La petite lèvre. 
L'hymen. 
Le vagin ;> 

le mucus vaginal. 
L'utérus; 

le col de l'utérus. 



Con giài, con buôi, con cac (vulg.). 

Bâu giài. 

Mû giài. 

Là giài. 

Bi giài. 

Hàn giài. 

Dây giài. 

Khi, 



Bçn lân. 

Là lân, cia ISn. 

Nhân lân. 

Cuâng lân. 

Là di ddi, là lieu. 

Mép lôn ngoài. 

Mép lôn trong. 

Ghelân. 

Lôn; 

nu:àc lôn. 
Bào thai; 

cia bào Ihaù 



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70 — 



4o Liquides et humeurs de réoonomie ; sécrétions et eiccrétioiis. 



La bile ; 

bilieux. 
Le cérumen. 
La chassie. 
La crasse. 
L'écume, la bave. 
Les excréments; 

aller à la selle. 



L'expectoration. 
Le lait; 

le sérum du lait. 
Les larmes ; 

pleurer. 
Le liquide amniotique. 
Le liquide encéphalo-rachidien. 
Les lochies. 
La lymphe. 
Le mucus; 

le mucus nasal; 

muqueux. 
Les pellicules. 
Le pus; 

suppurer ; 

presser pour faire sortir le pus. 
Les règles. 

La salive; 

cracher. 
Le sang; 

Le sang artériel; 

Le sang veineux; 

sanglant. 
La sanie. 



Bàm, màtxanh; 

CO dàm. 
Dày, ctH dày toi. 
Du: mal. 
Ghét. 

Dili, tiicàc dâi. 
Phân, c*f/(vulg.); 

di dai tien, di ngoài, di riâ 
(vulg.), di ia (vulg. et gros- 
sier). 
Khac dàm, tihé dàm. 
Sita; 

ntràc bai MÎra ma ra. 
Ntràc mat; 

khôc. 
Ntràc trong da bào thai. 
Ntràc 6c, ntràc tt. 
Màu de. 
Ntràc vàng. 
Dài; 

mûi dài, nuàc mûi; 

cédai. 

ùàu. 

Mi; 

ra mi; 

nan mi ra. 
Kinh nguyèt, ban m\nh (vulg.), 

màu lôn (vulg. et grossier). 
Ntràc miMg, ntràc bot dài; 

nhô ^ou gii). 
Màu, huyft; 

màu tuai; 

màu den; 

cômàu. 
Màu htr. 



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— 71 — 



Le sébum. 
Le sperme. 
Le spume. 
La synovie. 
La transpiration; 

transpirer; 

trempé de sueur. 
L'urine ; 

uriner. 



By:a. 

Khx. 

Bot, bot dàù 

Nu;ac trang khâp xicang. 

Mo Mi; 

di mSMi; 

u&t mÔ Mi. 
Niffàc ti}u, ntt&c dâi (vulg.) ; 

tièu tien, di dâi (vulg.). 



5« États physiologiques; ssrmptômes lonotioxmels. 



L'accouchement. (Voir Deuxième 

partie, Ch. II, § 19.) 
S'assoupir. 
Bâiller. 
Un cri; 

crier. 
La digestion. 
Avoir de l'embonpoint. 
Éternuer. 
S'éveiller. 
La faim ; 

avoir faim; 

être miné par la faim. 
Un gémissement; 

gémir. 
Le hoquet. 
Maigre; 

maigrir. 
Se moucher. 
Nourrir. 
Parler. 
Penser. 
Péter; 

un pet; 

vesser. 



5tr rinh, su; dé, su: sinh di. 

BuSn ngà. 

Ngâp (miêng). 

Tiëng kéu, tOng la loi; 

kêu. 
Syr iiéu. 

Béo, to bung, se bung 
Hat hai. 
Thic, thwc ddy. 
Syrdôi; 

dôi; 

dôi là, 
Tiëng rên, tiëng than thà; 

rên, than thà. 
Nâc, nâc vàt, nâc eut. 
Gày, gàyguôc; 

ra gây. 
Ht mûi. 
Nuôi. 
Nôi. 

Tumg, nghï, xuy, tïnh. 
Bành giâm; dânh dit (vulg.) ; 

dit; 

dit ngâm. 



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72 — 



Avoir peur. 
Pleurer ; 

un pleur. 
Renifler. 
Respirer ; 

aspirer; 

expirer. 
Rêver. 
Une ride. 
Rire; 

accès de rire; 

avoir envie de rire. 
Roter. 
Un sanglot; 

sangloter. 
Être en bonne santé. 
Le silence; 

silencieux. 
La soif; 

altéré ; 

avoir soif. 
Le sommeil; 

dormir ; 

dormir profondement ; 

somnoler; 

un somme. 
Un soupir; 

soupirer. 
Sourire. 
Le teint; 

blême, pâle; 

bronzé ; 

cramoisi ; 

plombé, livide ; 

rose; 

rougir; 

pâlir. 
Trembler ; 



Sa, hai, 
Khôc. 

tiëng khôc. 
Hit hà, hU hai. 
Thà; 

thàvào; 

thàra. 
Ma, ma màngy chiém bao. 
Nhàn. 
Cuai; 

tùc cwai; 

buôn cuai, 
(T. 
Tiëngndc; 

nâc, ndc nà. 
Khoè, manh khoê, bwc khoe. 
Su: lang yen, su; yen; 

làngyên: 
Swkhàt', 

khàt; 

khàt (nuàc). 
Sur ngà; 

ngû; 

ngà mê; 

ngû gât; 

met giâc, 
Tiêfng thà dài; 

thà dài. 
Min cuài. 
Màu da; 

vôvàng, tàiméi; 

den, ngàm ngàm; 

do làm; 

xanh xao, xAm, xàm met, bàm; 

ma dào; 

dà mat lin; 

tài met di. 
Run(dhy); 



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— 73 — 



avoir la chaîr de 


poule. 


rânâclén. 


Vivre. 




Sông. 


La voix; 




Tiéng; 


voix claire; 




tiêfng trong; 


voix voilée. 




tifngihànkhàn. 



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CHAPITRE V 



Pathologie. 



1<* Maladies ; Inpirmités ; États pathologiques divers ; 

2<» Insectes, Arachnides,... et autres espèces animales nuisibles a l'homme; 

3^ Genres de mort; 

4*^ L'Amphithéâtre ; L'Autopsie ; 

50 GÉNÉRALiTés ; Aphorismes annamites se rapportant a la médecine. 



!« Maladies ; Infirmités ; états pathologiques divers. 



Un abcès; 

abcès dans le dos (par conges- 
tion) ; 

abcès sur la poitrine ; 

aboutir. 
Un accès. 
Une adénite. 
L'agonie. 
L'alcoolisme ; 

l'ivrognerie ; 

ivre; 

ivre-mort. 
L'alopécie. 
L'angine (grave) ; 

l'angine ordinaire. 



Ung, ung doc; 
hdu hôi; 

tien hôi; 

chin, chin mom. 
Can. 

Nôihach lin. 
Hâphôi. 
ênh ru; au. 

chAng hay say; 

say rtxau; 

say gàn chët. 
Soi dâu. 
ênh y et Mu; 

dau hong. 



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— 75 — 



Apoplexie (avoir une attaque d') ; 

revenir à soi ; reprendre connais- 
sance. 
L'asthme ; 

asthmatique. 
Le ballonnement du ventre. 
Un bancal. 
Un bec-de-lièvre. 
Bégayer ; 

hegue. 
Une blessure. 
Boiter ; 

boiteux. 
Une bosse; 

bossu ; 

le dos voûté. 
La bouffissure de la face. 
Les bourbouilles ; 

avoir des bourbouilles. 
Un bouton. 
Une brûlure. 
Un cancer. 
La carphologie. 
La céphalalgie; 

un léger mal de tôte. 
Le choléra. 
La cholerine. 
Une chute; 

tomber ; 

la chute du rectum. 
Une cicatrice. 
Un clou. 
Une colique; 

une forte colique; 

les coliques de miserere. 
Une congestion. 
Connaissance (sans); 



Ngô gio, xuong giô, trùng phong, 
phài giô; 
tinh lai; hôi lai, 

Xuyen dàm; 

ke mac bénh xuyën, 
Bènh truàng. 
Ngicài uinh (quço) chân, 
Sict mai, 
Nôilâp; 

kê nôi lap. 
DâUy dâu lïch. 
Be khâp khieng ou khâp khenh; 

que (chân). 
Btt&u; 

cô bicàu; 

gà lirng^ cong licng, 
Sucng fnat, nàng mal. 
Say, rôm; 

nôi say, nèi rôm. 
Rot, dinh. 
Sir phài bàng. 
Bênh m. 
Phài phiên. 
Bau dâu; 

vâng dâu. 
Bênh Iho là. 
Ta nhiét, 
Swngà; 

ngà; 

bênh loàl giang. 
Dâu vH, 8Ç0, 
Roi, dâu dinh. 
Thào gia ou dat dau bung, cSn ruôl. 

quan ruôl, dau bào ; 

dau bung hâc loan. 
Sur phài uâl mâu, uâl lin . 
Mé; 



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— 76 — 



être étendu sans mouvement. 
La constipation. 
Une contusion; 

une plaie contuse légère. 
Les convulsions. 
Un cor. 
Une coupure. 
Des courbatures généralisées. 

Un crachement de sang. 

Les crampes. 
Une crevasse. 
Une dartre; 

une dartre farineuse. 
La défaillance; 

tomber en défaillance. 
Le délire ; 

avoir du délire. 

Des démangeaisons. 
La démence. 
La dengue. 
La diarrhée. 

La douleur; 

douloureux; 

un point douloureuxàla poitrine. 
La dysenterie. 
La dyspnée. 

Un éblouissement. 
Une écorchure; 

écorcher. 
Les écrouelles. 

L'ecthyma. 

Une égratignure; 



nâm bat bât. 
Chiing di tâo; 
Ddu ttm da; 

chat da, ait da. 
Su; chuyen gân, su: gdn co lai, 
Vâu chân. 
Ddu dao diit. 
Yfu sic, dau mtnh dau nwy, yh 

va dau cà trong m\nh. 
Chwng khac huyit, ching nhi ra 

mâu. 
Co gdn. 

Né (mai, chdn, tay,...). 
Hâclào; 

bach diên. 
Càmphong, ngà là, phài giô; 

ngà làj phài giô. 
Chùngsàng, sang êSt; 

sang, nôisàng, nôi ma màng, nôi 

mê. 
Ngm. 

Bênh dai, bènh dién, bênh cuông Un. 
Bfnh cûm. 
B^ di ta, bênh di lanh da, bênh 

di thào da (vulg.). 
Stf dau, êv dau dan; 

dau, dau dan; 

bênh dau tic. 
Bênh li. 
Nghet ce, nglut hong, tac hçng, tac 

hai (thù khâng ra hai). 
Nhimàulên. 
Dduêwtda; 

làm cho sAt da. 
Tràng nhçc (chapelet, guirlande 

— clochette). 
La. 
Ddu cào sdy da, ddu cào; 



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— 77 



égralîgner. 
Des élancements. 
Une enflure; 

enfler (n.). 
Les engelures. 
L'engourdissement. 
L'enrouement ; 

enroué. 
Une entorse; 

se donner une entorse. 
Une épidémie. 
L'épilepsie. 

L'érysipèle. 
L'esquinancie. 
Essoufflé (être). 
Les étoufl'ements. 
Un étourdissement. 

Un évanouissement; 

s'évanouir. 
La faiblesse; 

faible. 
La famine. 
Un ferment. 
La fièvre ; 

sentir les prodromes de la fièvre ; 

avoir la fièvre; 
un accès de fièvre; 
un accès algide; 



cào, cào êây da. 
Nhirc ou rie. 
Bènh 8ung lêtij bénh phU ; 

sung Un, phà. 
PhfH cicàc. 

Té. 

Sur kliàn tiéng, su: khan cô; 

khàn tiéng, khàn cL 
Sâifchân, lay); 

Sfii (chân^ tay). 
Djch lêy an dich, dich te, 
Bénh dông kinh (maladie — agita- 
tion — stupeur) . 
Tilt ta dia, hoà dan, 
Yét hâu. 
Thar hào hèn. 
Si/ ngôt. 
Su: udt màUf su: uât lén^ su: chông 

mat, 
Sw ngâ bât tinh, sic phài giô; 

ngd bât tlnh, phài giô. 
Sw y eu (duâij; 

yê^ (duÔi). 
Bôi kém. 
Men, 
Bénh s3t rét, bénh sot; 

îcân rét, uàn Innh, tc&n nCmh 
(on écrit parfois an); 

phàisôtyphàt sot; 

can (1) sot, can rét; 

canphdtlành; 



(1) Corn signifie proprement espace de temps, intervalle, accès. 

Ex. : coji giô — accès de vent, rafale; 
coyi mwa — accès de pluie, averse ; 
coji run — accès de tremblement, frisson ; 
can ho — accès de toux; 
ocr» gian — accès de colère ; . . . . 



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-78-- 



un accès comateux; 

fièvre tierce; 

fièvre quarte; 

fièvre typhoïde; 

fièvre des bois. 
Une fistule; 

une fistule anale. 
Un flux de sang (hemorrhagic rec- 
tale). 
La folie; 

un accès de folie. 
Une fracture; 

se casser la jambe; 

le cal. 
Le frisson; 

frissonner. 
Un furoncle; 
une éruption de furoncles; 
percer un furoncle. 

La gale; 

la gale sèche ; 

la gale purulente. % 
La gangrène; 

se gangrener ; 

une plaie gangreneuse. 
Un gaucher. 
Un goitre. 



Un gonflement. 
La goutte; 
goutteux. 
La gravelle. 
Une hématémèse. 
Une hémoptysie. 
Une hemorrhagic; 



that than va met là dà; 

sÔt each nhàl; 

MÔt ba ngày mût can ; 

bénh thirang hàn; 

bfnh ngà nic&c. 
Am 8an§; 

tri ha, 
Bi ra huyft. 

Bien; 

can dién. 
Sic gay Strang; 

dành gay chân ; 

chà xuang giiy stcng lén. 
Sur ghê mtnA, w ghê may, Sir run 

ghê mtnh, ghê mày, run giàt. 
Rot ou nhot, dinh; 

Un rot.phdtrot; 

ch'tch ma, choc dâu rot cho re 
ma. 
Ghi; 

ghe cài; 

ghi ntrac. 
Chirng dâu thâi; 

(dàu)lhoi; 

dâu vH la loi. 
Cam tay trài. 
icâu (nai) cù, hic cJ, ching ri^a 

kht (jabot — singe; expression 

triviale). 
Sirng. 
Uvnh cât khi ; 

kè phài bçnh cot khï. 
Uênh kén. 
Non ra màu. 
Ho ra màu. 
CJiày màu; 



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— 79 - 



un caillot sanguin. 
Les hémorrhoîdes. 

Un hermaphrodite. 
Une hernie. 
L'herpès. 
Une hydrocele. 
Une hydropisie; 

hydropiqne. 
L'ictère. 
L'inappétence. 
L'incontinence d'urine; 

la rétention d'urine. 
Une indigestion ; 

indigeste. 
Une indisposition; 

indisposé. 
Une infirmité ; 

infirme. 
Une insolation (attraper). 
L'insomnie ; 

le sommeil léger. 
La jaunisse. 

Joues maigres, excavées. 
La lèpre ; 

une variété de lèpre ; 

un lépreux; 

une léproserie. 

La léthargie. 
Un lombric. 
Une loupe. 
Un lumbago. 
Une luxation. 



hdti (1) màuy eue mâu. 
Bi ra mâu (mand.), ta ra mdu 

(vulg ). 
Lai cdi. 

Bênh thién truy. 
Ghé nucfc (?). 
Sa^%. 
Bênh ihiy thûng; 

ki phài bênh Ihùy thûng. 
Bênh hoàng dàm. 
Không ngon miêng. 
Bai lùo; 

chAng dài gât (kho ra). 
Sur dây bung, su; không tiêu; 

khô tiêu. 
Syc uân nCtnh; 

u&n mmh, khô à, 
TAt nguyên; 

ki tât nguyfn. 
Bi trùng nâng, bi say nâng. 
Chiing không ngà dicçrc; 

tinh ngà. 
Bênh hoàng dàm. 
Môp ma, hôp ma. 
Bênhphong, tdtphong; 

phong hûi; 

kimâc tdtphong; 

nhà thicang nuôi ngtJcH c6 tât 
phong. 
Chêt già. 
Con ou câi giun. 
Ung btrôu, ung dôc. 
Bau Ittng^ moi litng. 
Treo (chân^ tay^,..), sif sai khàp on 

khâp.syr loi xirang, siftrât xicang . 



(1) LVxpression cfft; mau désigne un caillot plus volumineux que l'expression libn 
mdu : la première correspond au mot globus des latins, la seconde à globulus. 



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— 80 - 



Mains tordues (congénitalement 

ou accîdentellement). 
Une maladie ; 

malade. 

malade de vieillesse; 

tomber malade; 

être atteint d'une affection lé- 
gère qui n'oblige pas à gar- 
der le lit; 

être atteint d'une maladie grave 
nécessitant l'alitement; 

maladie grave ; 

maladie pernicieuse ; 

maladie incurable; 

maladie endémique; 

maladie épidémique ; 

maladie contagieuse ; 

maladie non contagieuse; 

le mal de cœur ; 

le mal de tête. 
Manchot; 

cul-de-jatte. 
La migraine. 
Un nain. 

La naupathie, le mal de mer. 
Des nausées ; 

avoir des nausées ; 



être pris de nausées sans pou- 
voir vomir. 
La nostalgie (1). 



Queo tay. 

Bénh ou binh^ chingj UH; 
ôm, cô bênhy dau, mac bânh, kè 

UH; 
phài bènh già; 

phài bênh, càm bênh, mac bçnh; 
6m dung; 



ômnâm; 

bênh nang; 

bênh ngat; 

bênh bât tri, bênh không chira 
ditçrc; 

bênh quen Irong xir, bênh riéng 
mot XIV mot ntrôc ; 

bênh chung cà xw (nhrc djch khi); 

bênh lûy; 

bênh không Idy ducac; 

chicng /çrm, buôn non; 

chicng ncc dâu. 
Cut tay; 

eut hai chdn. 
Chicng thién dâu thSng. 
Kè lUn, 
Say sông. 
Chicng lam; 

lamy muôn thô, bnon mia^ thô 
khanj ua^ non, non ruât, non 
long; 

mtca khan, 

Bênh nhir nihà. 



(1) Les Annamites du ToDkin sont fort enclins à la nostalgie : bênh nh(r nhà — 
(m. à m. : maladie — se sonvenir - maison, famille). Ce n^est pas à une autre 



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81 — 



Obèse. 

L'oedème. 

Opium (être adonné à V). 

Pâle; 

très pâle. 
Le panaris. 
La paralysie; 

paralytique; 

paralyser ; 

avoir une attaque de paralysie; 

parésie passagère, à frigo re, 
ou résultant de la mauvaise 
position d'un membre. 
Le paraphimosis. 
La paresse stomacale. 

La peste; 

pestiféré. 
Le phimosis. 
La phthiriase. 
La phtisie pulmonaire; 

un phtisique. 
Un pied-bot. 
La pierre, le calcul. 
Piqûre d'insecte (élevure produite 

par une). 
Une plaie; 

une plaie annamite. 
Un point de côté. 
Une pustule; 

une éruption pustuleuse ; 

une pustule maligne à la lèvre. 
La rage; 

un chien enragé. 



Lan bung, io bung, sô byng. 
Thûng (ehân, lay, màt..,). 
Nghién thuSc a phién. 
Xanh xaoy tài mat; 

tài met, 
Cài (tau giun, 
Bênh bât toai; 

ngiffài bât toai; 

làm ra bât toai, làm ra té; 

ngà bât toai, phài giô; 

bai, bai chân, bai tay^ bai hông. 



Bênh không sun giûi lai durac. 

Tt vi yëu (không tiêu van, an không 

tiéuj. 
Dich, on dich, dich khï, thân khï; 

ke phài dich, 
Bênh giài lô không dwac, 
Bênh sinh chây, 
Bênh lao, bênh ho lao; 

ki phài bênh lao, 
Chân di vdng kihig. 
Bênh kén, hon kén, 
Giàt, néi giàt, 

Dâu; 

sâu quàng. 
Bau xôc hông. 
Mun; 

moc ou niimun; 

dinh râv, 
Bênh dai; 

chô dai. 



cause qu*il convient d'attribuer les cas relativement si fréquents de suicides par 
coupe de feu (sept en 1892) que Ton observe chez les tirailleurs détachés dans les 
postes des hautes régions. 



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— 82 — 



Une rechute; 

une aggravation du mal ; 

une rémission légère. 
Le rhumatisme. 

Un rhume; 

s'enrhumer ; 

un rhume de cerveau. 
La rougeole ; 

contracter la rougeole. 
La scarlatine. 
Le scorbut. 
Les scrofulides. 
Un squirrhe. 
La strangurie. 
La syncope; 

inanimé par la douleur. 
La syphilis. 
Taches de rousseur, lentilles, 

grains de beauté... 
La teigne. 
Le ténesme. 
Le ténia. 
Un torticolis. 
La toux; 

tousser. 
Un ulcère. 
L'uréthrite. 
L'urticaire. 
Le (pied) valgus; 

le (pied) varus. 
La varicelle. 
Les varices. 

La variole; 

contracter la variole; 



Hâu bênh, ôm laiy bênh trù lai; 

bênh sinh ra nàng; 

giàn bênh. 
Chirng thâp, chtrng dan, chirng dan 

trong xtcang^ nhtrc xuang côt. 
Bênh ho; 

mac bênh ho; 

bênh se mûi, bênh ngat mùi. 
Soi; 

Un soi. 
Chwng réimàhàt dô bâm m)nh ra. 
Tri l cri. 
Tràng nhqc. 
Bênh hon. 
Lâm bêf, 
Sw(Mt diêfng, syr bdt tinh, sumAt v'ta ; 

dau chêt diêng. 
Tim la, 
N6t ruôi (mouche), ISt ruôi, nui 

ruôif mun cAl ruôi. 
Bang danh. 
Bau kiêft. 

Con sàny triing sàn. 
Treo cô, chwng dau gân cô. 
Su: ho, bênh ho; 

ho. 
Choc lêch. 
Bênh lâu. 
Sàn 8c. 
Bi khuênh khoang^ cong, khmnh 



chân di vong kifng. 
Irai giông. 
Bong gân (su: sung lên chô mqeh 

màu chay khâng défnj. 
Bâu, hoa, miia^ tôt; 

lên dâu, lên hoa, lên bang, lên 
mùtty lên tôt, lên trâi (Coch.); 



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— 83 — 



une pustule variolique.; 

marqué de la petite vérole; 

une cicatrice de variole. 
Une verrue. 
Les vertiges. 
Le vomissement; 

vomir; 

enfoncer le doigt dans la gorge 
pour provoquer le vomisse- 
ment; 

un vomissement de sang; 

vomir le sang. 



mun dâu; 

tô; 

nÔt seo. 
Muncôc. 
Chông mat. 
Str thé, su- mira; 

thé, mùa; 

môc ci, môc hong; 



syr thô huyft, 
thi huyit. 



AFFEOTIOFB DBS ORQANES DBS SBNB 



L'amaurose, 
L'arc senile. 
La blépharite. 
La cataracte. 



La cécité; 
aveugle ; 
aveugler ; 
borgne. 

La chassie. 

La conjonctivite. 

L'ectropion. 

L'entropion. 

L'exophtalmie. 

L'héméralopie. 

L'hypermétropie . 

L'ictère des conjonctives. 

Le strabisme; louche. 

La myopie. 

Le nystagmus. 



Manh qu(ing, thanh manh. 

Con mat kéo màng. 

Con mat bà loch an, 

Vày (squame) mai, nhài quat (m. 

à m. : extrémité arrondie de 

Taxe d'un éventail). 
Svcphàimu; 

mUy mit mat; 

làm cho mu mât; 

chat mât, (mu) mât con mât, dôc 
long. 
Die mât. 
Mât dà, 
Ve mât. 
Hup mât. 

Loi (proéminer) mât ra. 
Quâng gà. 
Viên thi. 
Mât vàng xanh. 
Hiëng mât, lé mât, lue mât. 
Cân thi, dp nhàn. 
Bênh chap mât. 



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— 84 — 



Un orgeolet. 
La photophobie; 
douleur oculaire résultant d'une 

impression lumineuse trop 

vive. 
La presbytie. 
Le prurit oculaire. 
Le ptosis. 

Rougeur oculaire (suite de veilles). 
Un leucome, une taie. 



Les maux d'oreilles. 
La surdité; 

un sourd; 

oreille paresseuse; 

assourdir. 



Mun leo. 
Sur chôi mai; 
ràt mât. 



Loà. 

Nhàm ou dàm con mât. 

Bênh htm (ou ht) mât. 

Bit mât. 

Yày cà trong con mât. 



Chwng dàng dâng (tai). 
Su: iiëCy làng tai; 

ngvài diéfc; 

nang taiy nghênh ngàng; 

tàm dinh taiy vàng tai. 



Un nez camus. 

Le coryza, le rhume de cerveau. 

Enchifrené. 

L'épistaxis, le saignement de nez. 



Bouche pâteuse. 
La carie dentaire. 
Grincer des dents. 
Haleine (avoir mauvaise). 
L'odontalgie, le mal de dents. 



Trit mûi. 

S6 mûi, chày mûi. 
Nghet ou ngat mûi. 
Chày mdu cam. 



Bang miêng. 

Sâu an rang, thai rang. 

Nghiën rang. 

Th6i miêng. 

Chùng dau rang, nhùc rang. 



2o Inseotes, arachnides, 



et autres espèces animales nuisibles 
à l'homme. 



Une abeille ; 
l'aiguillon. 
Une araignée. 



Con ong; 

noc. 
Con rên. 



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— 85 — 



Un cancrelat. 
Le cent-pieds. 
La chique. 
La fourmi; 

une fourmi blanche. 
La guêpe. 
Le mille-pattesy la scolopendre. 

Le morpion. 
La mouche; 

une mouche charbonneuse. 
Un moucheron. 
Un moustique^ un cousin. 
Un pou (de corps) ; 

un pou (de tête). 
Une puce. 
Une punaise. 
La sangsue (2); 

une sangsue des bois. 
Un scarabée. 
Le scorpion. 
Un serpent ; 

un serpent venimeux; 

un serpent minute ; 

un cobra capelle (naja tripu- 
dians, serpent à lunettes); • 

une couleuvre. 
Un taon. 
Une tique. 
Un ver; 

un lombric, un ver de terre ; 



Can gidn. 
Con rfL 
Can véi. 
Con kiln; 

eon kUfn tràng. 
Con ang vë. 
Cài{i)o\x con gtàiy cài ou con cuân 

chifu; con rît (Coch.). 
Con ran. 
Con ruSi; 

con nhang (?). 
Can bç mat, ran, con ruSi con. 
Con muii. 
Con ran; 

con chày (Coch. : con cht). 
Can bo chit. 

Cài ou con rép, con bo xtt. 
Con dia; 

con sin. 
Con bo hung. 
Con bo cap. 
Con ran; 

con ran doc; 

conrân giun; 

con ran mang hoa; 

con ran nwac, con ran rào! 
Canmàng. 
Con bç chô. 
Sâu, giài; 

cài ou con giun; 



(1) (Voir note, page 60.) 

(2) La sangsue a été classée dans la catégorie des espèces nuisibles, k cause des 
hémoirhagiee que provoqtient ses morsnres chez les hommes en campagne, et qui, 
dans oe cas, sont d'autant plus dangereuses, qu'elles peuvent plus longtemps 
passer inaperçues. Ces petites plaies sont parfois aussi — comme lés piqûres de 
monstîquee — le point de départ d'ulcères de mauvaise nature, dits « plaies Anna- 
mites». 



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— se- 



uil oxyure vermiculaire ; 
un ténia. 



con sdu 15 dit (?) 
con Ban. 



Brûler (en parlant des espèces urti- B6t sung lin. 

cantes). 

Gratter, chatouiller. GàL 

Mordre. Can. 

Piquer. Chxch. 

Sucer. Bu. 



3<» Genres de mort (l). 



La mort. 

Mourir. 

Un moribond. 

Un agonisant. 

Un mort 

Mourir subitement. 

Mourir prématurément. 

Mourir de vieillesse. 

Mourir d'une affection interne. 

Mourir d'une blessure. 

Mourir au combat. 

Mourir de faim. 
Mourir de soif. 
Mourir d'ivresse. 
Mourir asphyxié : par le charbon ; 
— par submersion; 

. — en avalant un 

corps étranger 
(os, arête ...); 



Su chët. 

Chêty qua dài, sink thiy tât hai... 
Gân chift, sâp chêt, hong chêft, rtnh 
chëL 

Hâp m, 

NgtcH chêt. 

Chêt tuai. 

Chëi non, chët sàm. 

cm già. 

CMt bènh. 

Si dâu ma chêt. 

Chêt hi trâny chêt trân, ttr tràn, 

tai trân ma chët. 
Chët dôi. 
Chët khàt. 
Say ru au ma chët. 
Chët ngat. 
Chët duSi. 
Chët hoc. 



(1) Ce paragraphe se complète par les précédents, qui traitent: des divers' genres 
de maladies et infirmités. H est surtout question ici des cas de mort violente. 



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— 87 — 

Mourir asphyxié par compression CMt nghel. 
externe des 
voies aérien - 
nés (objet pe- 
sant, tumeur...). 

Être brûlé. Chêfê chdy. 

Être décapité. PhAi chém 

Être écrasé (éboulement, voitu- Chft chm, chët xe chfti phài. 

re...). 

Être empoisonné ; Phài thuSc dôc ma cMt; 

empoisonner. de thuSc âôc. 

Être étranglé ; Chêt that d ; 

étrangler; thât ci, bôp ce, chen ce, xi giào; 

il est mort étranglé. nô phài bôp ci ma chët. 

Être foudroyé. Bi sét iành phài. 

Se suicider (terme général); TVr vàn, tyr tw; 

s'étrangler, se pendre (mode de mxnh thât ci mttih; 
suicide ordinaire chez les An- 
namites) ; 

se noyer ; tràm m\nh; 

s'empoisonner; uSng thuSc dôc ma chtt; 

se tirer un coup de feu. mtnh ban minh. 

Être transpercé. Bi chit ddm. 



40 L'Amphithéâtre; l'autopsie. 

Emporter le corps. CéU xàc. 

Embaumer. V&p xàc (bà thuôc tham trong xàc 

chët^ kio htP nàt dij. 

Faire une autopsie. Cât thây. 

Le cadavre. Thây, xàc chêft (vulg.). 

Le squelette. Cô't, hài côt. 

La rigidité cadavérique. % chift dà cwng. 

Les sugillations. Dàu ttm. 

L'odeur cadavérique (décès ré- Hai lanhy hai htcérng, 
cent). 



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— 88 — 



La caisse d'autopsie. 
Un seau. 
Une éponge. 
Un bocal. 
La balance; 
les poids. 



Hem dvfng âS cât théy, 
ThUng. 

Bot dà ong de ri' a. 
fftnh. 
Cdn; 
qua can. 



50 Généralités et aphorismes se rapportant à la médeoine. 



Exercer la médecine ; 

la profession médicale. 
Visiter un malade (en ville) ; 
— (à rhôpital). 

une ordonnance ; 

écrire une ordonnance. 
Aller chercher le médecin. 

Aller chercher des médicaments. 
La convalescence ; 

un convalescent ; 
entrer en convalescence ; 

être convalescent; 
être convalescent de blessiu'e. 
La guérison; 
être guéri; 
guérir une maladie; 
guérir d'une maladie; 

guérissable, curable; 
inguérissable, incurable. 
Aller mieux. 



Làm thuSc; 

nghë làm thuoc. 
Thàm bfnh; 

khàm bênh; 

dan thuôc, bài thw5c; 

viët bài thwSc, 
Bi ruàc thây thuoc, di don thây 

thuôc, di mai ông lang. 
Chay thuôc. 
Su: dà dau m&i khoè lai, sy: khoè 

lai; 

kè dau mai khoè lai; 

vica m&i khoè lai (con phài bo 
du!&ng); 

khoè lai, mai dà; 

khài (1) dâu, khoi bi ddu, 
Sw chtta bênh; 

lànhrôi, dà rôi, khoè roi; 

chwa bênh, tri bênh; 

lành bênh, khài bênh, dà bênh, 
yen bênh; 

chîta du;çrc, tri duçrc; 

không chtta du:çrc, bât tri. 
Nhe, bat. 



{W 11 convient ici de distiDguer le mot khoê, qui signifie /or^;, valide, bien par' 
iani, da mot khéi, qui veat dire éviter, échapper, traverser. 



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Aller passablement, assez bien; Khd, kkd kkd; 

pas encore bien, pas encore en chtca khd, chwa manh, 
convalescence. 



On se porte habituellement mieux Tkvsang ikuimg ngubi à nhà que 
à la campagne que dans les manh më kan ngteci à thành phS 
villes. (ou ki cha). 



N^ àtn ngoai dô. 

m. à m. : au dedans — boire, potion — au dehors — oindre, onguent. 

c.-à-d. : Les potions doivent être prises à Tintérieur, 

les onguents employés à l'extérieur. 

Bau cân cMt vôi. 

Maladie précoce, mort subite. 

Bau chông da chây. 

Maladie rapide, guérison tardive. 

Nhiêu thây thSi ma. 

m. àm.: beaucoup — médecins — puer — fantôme, revenant, cadavre. 

c.-à-d. : quand il y a plusieurs médecins auprès d'un malade, 

la mort n'est pas loin. 

(Les Européens n'ont rien inventé !...) 



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CHAPITRE VI 



Moyens de Traitement. 



1^ Substances médicinales ; 

2o Matériel de la pharmacie; Opérations officinales; 

3<> Formes médicamenteuses ; Propriétés thérapeutiques ; Procédés de 

traitement; Opérations; 
40 Objets de pansement; 

5® Ustensiles divers pour pansements ; appareils ; 
60 Instruments de chirurgie ; 
7^ Appareils prothétiques. 



1^ Substances médiolnales 



L'absinthe. 

L'acide nitrique. 

L'acide tartrique. 

L'alcool. 

L'aloès. 

L'alun. 

L'amadou. 

L'amidon. 

L'ammoniaque. 

L'angélique. 

L'anis ; 

l'anis étoile, la badiane. 
L'antimoine. 
L'argent. 



Ngài cicu. 

Tiéu cubng. 

Bô dào toan, 

Rwau manh, ne au càt. 

Léhôi. 

Phèfi chua. 

But nhUi, 

Bôt loc, bot dao^ bot hô. 

Nwâc dài qiiîf nwàc tieu qui. 

Bang qui. 

Tien hoi; 

dqi hSi, dai hôi huang. 
Buiçc tài, oa trach. 
Bote, 



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91 — 



L'arsenic. 

L'asa fœtida. 

L'axonge. 

La belladone. 

La bourrache. 

Le café. 

La camomille. 

Le camphre. 

La cannelle. 

Le caoutchouc. 

Le cardamome blanc. 

La casse. 

Le charbon. 

La chaux. 

Le chiendent. 

La ciguë. 

Le cinabre. 

De la cire. 

Courge (la graine de). 

De la craie. 

Le croton tiglium. 

Le cuivre. 

Le curcuma. 

Le datura stramonium (blanc). 

L'eau albumineuse. 

L'eau alunée. 

L'eau bouillante. 

L'eau bouillie. 

L'eau distillée. 

L'eau filtrée. 

L'eau de fleurs d'oranger. 

L'eau gazeuse. 

L'eau de graine de lin. 

L'eau insalubre. 

L'eau de mer. 

L'eau minérale. 

L'eau de pluie. 

L'eau potable. 



Nkân ngôn, ihqch tvi> 

Cdy a ngity. 

Ma Ion. 

Cà iiên. 

Giài dôc Mi. 

Nttàc cà phe. 

Can cue hoa. 

Lang nâo, 

Quf. 

Nhyra ou dyra, nktra cdy, 

Bach dàu khdu. 

Tràng quà thû ou tku. 

Than. 

Vôi. 

Cà gà, mao can. 

Binh ttk thào. 

Chu sa, ngdn chdu. 

Sdp, sàp ong. 

HçLt bâu. 

Phâny hoà thach phân. 

Ba d4u. 

Bâng. 

Hoàng khuang. 

Cà dôc dwac. 

Long trâng tràng gà hoà mày nw&c. 

Ntc&c dành phèn. 

Nwifc êâi. 

Nwàc dâ sày roi. 

Nw&c càt. 

Nwàc loc, 

Nwàc hoa cam. 

Nw&c bot. 

Nw&c hat ho ma. 

Nw&c dôc. 

Nw&c man. 

Nw&c tyc nhién pha thuôc. 

Nw&c mwa. 

Nw&c uong dwçc. 



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— 92 — 



L'eau de puits. 


Nvcàc giéfng. 




L*eau de fleuve — rivière — étang. 


Nijuàc êông — tigài — ûâ... 




L'eau de riz. 


NiJcàc gqo. 




L'eau de rizière. 


Nu;ac dông. 




L'eau séléniteuse. 


Nvcàc vôi. 




L'eau de source. 


Ntff&c suât. 




L'eau trouble. 


Ntffâc duc. 




L'essence de térébenthine. 


Dâu thâng. 




L'euphorbe. 


Cây xuang ring. 




Le fenouil. 


' Hôi huang. 




Le fer; 


Sât; 




ferrugineux. 


côêàt. 




La fève de S* Ignace. 


Hçi ddu dàng. 




Le fiel de singe (médicament anna- 


Mai khi. 




mite employé contre le rhuma- 






tisme). 






Le galanga. 


Cû riêng dm. 




Le genévrier. 


C8c tvc. 




La gentiane. 


Hoàng Uén. 




Le gingembre. 


Gicng. 




Le clou de girofle. 


Bink hwang. 




La glace. 


Nteàc dà. 




Le gombo. 


Rau vông vang. 




La goyave. 


Quàèi. 




Le grenadier; 


Cây (thçch) Itru; 




l'écorce de racine de grenadier. 


v6 rê cây (thçch) luu. 




La guimauve. 


Cây cSi xay. 




Le gypse. 


Tkach cao, thé phàn. 




Le houx. 


Cây 6 rê. 




L'huile d'arachide. 


Dâu lac. 




L*huile camphrée laudanisée. 


Dâupha long nào va rwau aphién. 


L'huile de menthe. 


Dâu bac hà. 




L'huile d'olive. 


Dâu de an rau. 




L'huile de ricin. 


Dâu thâu dâu. 




L'huile de sésame. 


Dâu Vitng, 




L'iris florentina. 


Bach chl 




Le jujubier ; 


Cây tào tàu; 




le jujube. 


quà tâû iàu. 





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— 93 



Le laudanum. 

La limonade au citron. 

Le lin. 

La litharge. 

Le lotus; 

le fruit du lotus. 
Le manioc. 
La manne. 
La menthe. 
Le mercure. 
Le miel. 
La moutarde; 

la farine de moutarde. 
Le nitrate de potasse, le nitre. 
La noix vomique. 
L'opium. 
L'or. 

L'écorce d'orange. 
L'orangeade. 

La tisane de feuilles d'oranger. 
L'orge. 
Le pavot. 
Le pétrole. 
Le piment. 
Le plâtre. 
Le plomb. 
Le poivre. 
La poix, la résine. 
Le pyrèthre. 
La réglisse. 
La rhubarbe. 
Le ricin. 
Le safran. 
La sandaraque. 
La sangsue. 
Le santal blanc. 
Le sapin. 
Le sel. 



Rtffou a phiên, 
Ntcàc chank. 
Hô ma. 
Mât dà tàng. 
Hoa sen; 

hîcang êen, lien nhuc (mand.). 
San tâu, khoai gàn. 
Mù cây an nên thuôc. 
Rau hûnQj bac hà. 
Thûy ngân. 
Mât fong), 
Rau cài, cây cài; 

bât hat rau cài. 
Diém, 
Ma tifn. 

A phién, nha phiên, 
Vàng, 

Va quà cam. 
Ntcàc cam, 
Nuàc là cam. 
Mach nha. 

Cây a phiên, cây nha phiên. 
Dâu hoà, dâu Itca. 

(h. 

Thqch cao, thi phàn. . 

Ch\. 

Hô tiêu. 

Nhyra ou (/tra, thùng. 

Kim eue. 

Cam thàoj dieu thào (grosse espèce) . 

Bai hoàng. 

Thâu dâu ou râu. 

Nghê. 

Bach giao hucang. 

Can dia. 

Bach dàn. 

Cây thông. 

MuSi. 



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— 94 — 

Le sésame. Vùng, 

Le sorgho. Môc mach. 

Le soufre. Sink. 

Le strychnos gautheriana. Hoang nan (1). 

Le tabac. Thuôc hût. 

Le tamarinier; Cây chua me, cây me; 

la gousse du tamarinier. quà chua me. 

Le thé; Ntr&c chè; 

le thé de Chine. chè tàu. 

Le thym. Kê minh ihào. 

La tormentille. Bach thuac. 

Le vin. Ruau nho. 

La violette. Rau ma tïa. 

Le vitriol; Phènden, hâcphàn; 

le vitriol blanc — le vitriol bleu. bach phàn — dam phàn. 

Le zinc. Këm. 



Je joins à cette nomenclature un certain nombre de mots com- 
posés et de périphrases par lesquels les Annamites — nos infir- 
miers indigènes en particulier — ont pris l'habitude de désigner 
c[uelques-uns de nos médicaments usuels qui ne figurent point dans 
leur codex. 

L'antipyrine. Thuâc rue dâu, thuôc vàng dàu, 

(médicament — douleur — 
tête). 
Le bismuth. Thudc bat tràng, 

(médicament — poudre — blan- 
che). 



(1) Médicament employé contre la rage en Extrême-Orient, et auquel les mis- 
sionnaires et les indigènes attribuent une grande efficacité. Mon savant ooUègue 
et ami, le Dr A . Calmette, accorde au hoang ncm une mention importante dans son 
étude sur la rage en Indo-Chine (Arch, de Méd, nav, et col.y novembre 1891, page 
333). 



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— 95 — 



Le chloroforme. 

La cocaïne. 

Le diachylon. 

L^iodoforme. 

Le laudanum. 

La pelletiérine. 

La pommade d'Helmerich. 

La quinine. 

La santonine. 

Le sulfate de cuivre. 

La vaseline. 

Un vésicatoire. 



Thudc mê, 

(médicament — stupeur, réso- 
lution complète du corps). 
ThtUSc lé. 

(médicament — engourdisse* 
ment). 
Thuôc (vài) cao vàng. 

(médicament — (toile) — on- 
guent — jaune). 
Thuôc bôt vàng. 

(médicament— poudre— jaune). 
ThiUlc dau bung. 

(médicament — mal — ventre). 
Thudc sàn, 

(médicament — ténia). 
Thuôc ghe. 

(médicament — gale). 
Thuôc sÔt rét, 

(médicament — chaud — froid). 
Thuôc giun, 

(médicament — lombric). 
nuôc xanh. 

(médicament — bleu). 
Thuôc ma trâng. 

(médicament — graisse — blan- 
che). 
Thuôc cao lin nu;âc, 

(médicament — onguent — 
monter — eau). 



2» Matériel de la pharmaole ; opérations officinales. 



Une baguette de verre. 
Une balance; 

les poids. 
Le baromètre. 
Une bassine. 



Bûa thtiy iinh de quay. 
Can; 

qua can. 
Am tinh bieu. 
Nôi nâu thuôc. 



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96 — 



Un bocal. 

Un bouchon en liège. 

Un bouchon en verre. 

Une bouteille. 

Une capsule. 

Un compte-gouttes. 

Un couteau. 

Un entonnoir. 

Le filtre. 

Une fiole. 

Une jarre. 

Une mesure (pour les liquides). 

Un mortier. 

Du papier-filtre. 

Un paquet. 

Un pilon. 

Le pluviomètre. 

Un pot. 

Le thermomètre. 



Un tube en verre. 

Un verre à expérience. 



mnh. 

Nût cây, 

Nût thùy Unh. 

Chai, lo. 

Bât sw. 

Thùy tinh de ri (on nhà) dot. 

Con dao. 

Pheu rôt. 

Cài loe nuâc. 

Lo nhà. 

Chum. 

Be. 

CÔi dâm thuâc. 

Giây thâm nttâc, giây toc. 

Gôi. 

Chày. 

Cài iMcbng cho bult mot nàm mm 

mtca duac bao nhiéu. 
ffmh, va. 

Hàn thù bien ou ^HeA. 
(Froid — chaud — avertir ou cou- 
dée, chaîne). 
Ông thûy tinh. 
CÔcfpha thuSc, dyrngnuâctièu,. .) 



Boucher (une bouteille) ; 

déboucher (une bouteille). 
Bouillir (faire). 
Chauffer (faire). 
Cuire (faire). 
Décanter. 

Décoction (faire une). 
Distiller. 
Filtrer* 
Fondre (faire). 
Infusion (faire une). 
Macération (faire une). 



Bông nût (chai), dût nût (chai); 
rût nût (chai), ma nût (chai). 
Mu cho 8Ôi. 
Hâm. 
Nâu. 
Chat. 

Sac (thuôc). 
Cât, dàt. 
Loc. 

Tan ra nicàc. 
Pha (thuôc). 
Ngâm (thuôc). 



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— 97 



Peser. 

Piler. 

Pulvériser. 

Refroidir (faire). 

Vaporiser. 

Verser. 



Cdn, nhâc cân, 

Bâm, 

Tàn ra bât, tan ra mat. 

Be cho lanh, 

Làm cho ra hai, làm cho bay ra hai. 

Bo, rôt. 



30 Formes médicamenteuses ; propriétés thérapeutiques ; 
procédés de traitement; opérations. 



Amputer ; 

une amputation; 

un amputo. 
Un anesthésiquo. 
Un antispasmodique. 
Arracher une dent; 

elle est cassée; 

la racine est restée. 
Un bain ; 

prendre un bain. 
Un cataplasme (faire un). 
Un cautère; 

cautériser. 
Un collutoire. 
Un collyre. 
Une décoction. 
Un dentifrice. 
Une dose. 
Un électuaire. 
Un emménagogue. 
Un emplâtre; 

appliquer un emplâtre. 
Frictionner ; 

une friction. 



Chat fchâtif tay...J; 

su: chilt; 

ngirlïi eut. 
Thuoc té (1), thuoc mé. 
Thuëc yen bênh. 
Rô on nhô rang ; 

nô gày rôi; 

chân rang con mac i trong Içti. 
Nicùc tàm, su: la m; 

tâm. 
My cam nông gôi trong khan. 
Moi cùUy moi dot; 

cicu, dôt. 
Thuoc sue miêng. 
Thuôc chîta mât. 
Su sac thuoc. 
Thtvôc ria rang. 
Lieu thuoc. 
Thuoc fnàu) cao. 
Thuoc cho théng tinh huyH. 
Thuoc dàn ou giàn^ thuôc cao; 

dàn thuoc cao. 
Xoa; 

su: xoa. 



\\) Tè signifie V engourdissement physique ; mê implique \bl perte absolue du senti- 
ment; thuoc tê désignera la cocaïne y thuoc mé le chloroforme. L'expression tê mé 
signifie sans connaissance. 

7 



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98 - 



Un gargarisme. 
Une goutte; 

verser trois gouttes. 
Inciser (au bistouri); 

une incision. 
Une infusion. 
Un lavement. 
Une macération. 
Masser : avec la main ; 

— avec le poing; 

— en montant; 

— en descendant; 

— de dehors en dedans; 

— à la partie interne du 

membre ; 

— à la partie externe du 

membre ; 

le massage. 
Une médecine ; 

prendre médecine. 
Un médicament, un remède (en 

général) ; 

un médicament français; 

un médicament chinois; 

un médicament annamite; 

un médicament à l'usage interne; 

un médicament à l'usage ex- 
terne ; 

un médicament abortif ; 

un antidote; 

un médicament astringent; 

un médicament carminatif; 

un médicament énergique ; 

un médicament eupeptique; 

un masticatoire; 

un remède palliatif; 

préserver d'une maladie ; 



Thudc 8ÛC giong. 
Gioi; 

rôt ba giot. 
Mo; 

su: rach, sic inô, 
Sif pha thuÔc. 
ThuSc ihông khoan. 
Su- ngâm thtiSc, 
Bôp; 
Bâm; 
Bôp Un \ 
Bôp xudng; 
Bôp vào; 
Bôp trong; 

Bôp ngoài; 

sif bôp, syr dâm, 
Phicang thuôc; 

uong thuôc xô, thxiôc ha, 
Ntcâc thuoc, than g thiuîc; 

thuôc tây (médieamoiit de 

l'ouest) ; 
thuôc bac (médicament du nordi; 
thuôc nam (médicament du sud;: 
thuôc nôi; 
thuôc ngoai; 

thuôc phâ tluii, ou phà sang; 
thuôc giài dôc; 
thuôc cam; 
thuôc thon g hai; 
thuôc công; 
thuôc (giùp) tiéu; 
thuôc nhai; 
thuôc trie; 
triv bânh; 



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^ 99 



un médicament en poudre; 

un médicament à priser; 

un médicament réfrigérant; 

un médicament sialagogue ; 

un médicament sudorifique ; 

un médicament tonique. 
Oindre ; 

une onction; 

un onguent; 

préparer un onguent. 
Panser; 

un pansement. 
Un paquet. 
Une pilule; 

faire des pilules; 

pilules toniques. 
Une pommade. 
Une ponction; 

ponctionner. 
Une potion; 

administrer une potion; 

absorber une potion. 
Un purgatif; 

une purgation; 
purger; 



thuoc bôt, thuôe t'n; 

Ihuôc lût; 

thuoc màt; 

thuoc làm cho chày nicàc mien g; 

thuoc dô mô hôi; 

thuoc ho sAc. 
Bôi (1); xicc; dô thuôc; xoa thuoc; 

SIC bôi; «ir Xi'cc; ayr xoa thuoc; 

thuoc cao (2), ma ma bôi; 

nilu thuoc. 
Dit, buôc dcïu, dut thuÔc; 

su: dit, su: buôc dâu. 
Gôi (thuoc). 
Thuoc vién (3), thuoc hoàn ; 

viên ou hoàn thuoc; 

thuôc te (4). 
Thuôc ma. 
Sir chdm chïch; 

châm chïch, 
Chén thuôc, thang thuôc; 

cho uông mot li^u thuôc; 

uông thuôc, 
Thuôc tay (nettoyer), thuôc xi 

(Coch. — décharger); 

syr tay ; 

tay, tay di; 



(1) Bôi et dô s'appliquent aux onguents, aux pommades,... étendus en quantité 
notable sur les téguments ; — xoa implique l'idée de friction ; — antc se dit des 
liniments étendus en très petite quantité, et sur la tête spécialement : on lemploie, 
par exemple, pour désigner les frictions douces effectuées sur les tempes avec une 
huile aromatique (dâu bac hà — huile de menthe;, en cas de céphalalgie; lexpres- 
sien xilc xâc thuôc tham désigne, chez les catholiques. VExtréme-onctiofi, 

(2) Cao désigne un emplâtre composé de plusieurs médicaments, parmi lesquels 
les cornes de chevreuil, de cerf, de daim,... 

(3) Vién est le a numéral » des objets arrondis, globuleux, ainsi que des pierres, 
briques.... 

14) Tè /Auoc signifie : diviser un médicament en très petites fractions, pour l'incor- 
porer aux potions ou en faire des pilules. Tê veut dire proprement : couper, égali- 
Mtr, — L'expression hnv thuôc possède à peu près le même sens. 



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— 100 — 



se purger. 
Une saignée; 

saigner. 
Une sangsue; 

poser des sangsues. 
Un séton. 
Un sinapisme. 
Du sirop. 
Une solution; 

préparer une solution. 
Un suppositoire. 
Une tisane. 



La vaccine ; 



vacciner. 



Une ventouse ; 

appliquer une ventouse scarifiée . 
Un vésicatoire; 

appliquer un vésicatoire. 
Un vomitif. 



uong IhuSc tay, 
Phép chïch màu ra, le cho ra màu 

(Coch.); 

ch'ich màu. 
Con dta; 

de vào cho con dta can. 
Nbng rut mn. 
Thuôc cao hnt màu. 
Nwàc dircrng. 
Thuôc hoà; 

hoà thmc. 
Thmc Ihông hdu (16 dît), 
Nitâc thuoc, nirirc tfmng, (nicèc 

sac In cdy ou rê cây sac thuoc 

ma uong), 
Phép ou 8w chting dâu, phép giong 

ddu, phép khêu dâu; 

chnng dâu, giâng dàu, khêu dan. 
Ông giàc; 

giàc màu. 
Cao phèng da; 

dàn cao phong da. 
Thuôc thù, thuôc non, thuôc mira 

(vulg.). 



4» Objets de pansement. 



Une aiguille à coudre. 
Une bande; 

rouler une bande. 
De la charpie. 
Une compresse en gaze ; 

une compresse en toile. 
Du coton; 

une boulette de coton 
phile. 
Un drain gris — rouge. 



hydro- 



Cây kim (khâu), 
Vài quân, vài boc; 

quân vài boc. 
Gie ràch (chiffon — déchiré). 
Khan rit bâng the; 

khan rit bâng vài cat bà. 
Bông; 

mi^ng bông thâm. 

Ông rût mù xàm — do. 



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— 101 — 



Un drap d'alèze, une alèze. 
De l'eau bouillante; 

de 1 eau bouillie; 

de Teau chaude; 

de Teau filtrée; 

de Teau froide; 

de Teau glacée; 

de l'eau pure; 

de l'eau tiède. 
Une épingle. 
De l'étoupe. 

Une feuille de bananier (1). 
Du fil d'argent; 

du fil de chanvre; 

du fil de soie; 

du fil à ligature (cat-gut) ; 

du crin. 
De la gaze; 

un nouet de gaze à tampons ; 

de la gaze iodoformée. 
Des liens (lacs...). 
Du linge. 
Du mackintosh. 
Un pinceau en charpie; 

un pinceau en coton; 

un pinceau en poil. 
Une toile cirée. 
Une toile imperméable (gutta-per- 

cha laminée, taffetas gommé...) 



Khàn lot. 
Nvcàc soi; 

nuâc sûy; 

nic&c nông; 

nicàc loc; 

nwâc lanh; 

nxcàc dà pha; 

ntrâc là; 

fiîtàc âm, 
Cây kim eue, 
Bà gaiy gôc gai. 
Là ehuâi, 
Chi bae; 

ehi gai; 

ehi lua; 

dây quân de giît mach huytt; 

dây ma vï ou dây cuâc, 
The; 

miëng the boc bang; 

miêng the chdm thuôc bat vàng 

Lat, 
Bô vài. 
Vài do, 
Cdy tam ou que chi; 

cây tam bang; 

cây but (vé). 
Vài San, vài làng. 
Vài dira ou nhyra (gomme). 



ôo Ustensiles divers pour pansements; appareils. 



Une attelle. 

Un baril à désinfection. 



Van dâ (tay, chân). 
Thùng chùa bénh da dây. 



(1) La feuille de bananier est utilisée comme succédané des tissus imperméables ; 
elle peut, à ce titrci s'intercaler eu guise de toile cirée entre le drap et le matelas, 
ou même, au besoin, suppléer le mackintosh dans les pansements. 



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102 



Les béquilles. 
Un bol. 
Une bouteille. 

Une bractée (1) de régime d'aré- 
quier. 
Le brancard, 
Une cuvette. 
La ficelle. 
Le filtre. 
La fiole. 

Le flacon laveur. 
Une gouttière en fil de fer. 
Un plateau à pansement. 
Une poêlette. 
Le seau. 
Une tasse. 

Un tronc de bananier (2). 
Un tube en caoutchouc, en verre. 



Cài nang (fourche). 

Bat, 

Chai. 

Mo eau. 

Gai vông. 

Châu. 

Dây, 

Cài loc mtac. 

Lo. 

fftnh nuàc de ria dâu, 

Bô ou bao tay ou chân bâng thép, 

Châu biii rue, 

Cài xanh dyrng nuàc Ihuoc. 

Thiing, 

Chén, 

Be chuoi, 

Ong bâng dtta xun^ bâng thùy iinh. 



6» Instruments de chirurgie. 



Un bistouri. 

Un cautère. 

Un ciseau à froid. 

Des ciseaux ordinaires. 

Un irrigateur. 

Une lancette. 

Une loupe. 

Un marteau. 

Un microscope. 



La pince. 



Con dao. 

Moi ctcUf moi dot, 

Cài duc. 

Cài kéo, 

Ông thut. 

Con dao con, 

Kïnh hien vi. 

Bûa. 

K'inh hien vi to ou kinii chih m 
nho mon (miroir, éclairer — 
objets — petits, menus). 

Cài Cfjfy Ictm. 



(1) FuçoDDée en corbeille, la bractée du régime d'aréquier peut servir à recevoir 
les déchets de paosemeiiU. 

(2) On peut utiliser Técorce du tronc de bananier pour confectionner des gout- 
tières. 



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10.-1 — 



Le rasoir. 

Le ruban métrique. 

Une scie. 

Une seringue en étain; 

une seringue en verre; 

une seringue hypodermique. 
U ne sonde (en argent — en gomme). 

Un spéculum anal; 

un spéculum auris; 

un spéculum vaginal. 
Un stéthoscope. 
Un thermomètre clinique; 

son étui. 
Une ventouse. 



Con dao cao. 

Thirâc quân, 

Câi Cita. 

Ông thut bâng thiéc; 

on g thtU bâng thùy Hnh; 

on g Ihul héchâm da. 
Ong (bâng bac — bâng ddy xunjdût 

vào lo dài cho ngicbi ta dài, 
Ong xoi là dît; 

âng xoi lo tai; 

âng xoi 16 Ion. 
ông nghe. 
Ong cap nàch; 

câi bao ông cap mich. 
ông giâc. 



70 Appareils prothétiques. 

Un appareil à prothèse (pour les Mày de chwa sw eut. 

membres). 

Un bras articulé. Tay gia. 

Une dent artificielle; Rang già; 

un râtelier. hàm rang gia. 

Une jambe artificielle. Chdn gUi. 

Un nez en argent. Mûi bâng bac. 

Un œil de verre. Mâtiâng thûy tinli. 



FIN DE LA PBEMIEBE PARTIE. 



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DEUXIEME PARTIE 



EXERCICES DE CONVERSATION 



Chapitre I. — Le Médecin et les Infirmiers indigènes; 
Chapitre II. — Le Médecin et les Malades; 
Chapitre III. — Le Médecin vaccinateur. 



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CHAPITRE I 



Le Médecin et les Infirmiers indigènes. 



1** GÉNBRALITÉS; 

2» Au SUJET d'un entrant; 

'6^ A l'Infirmier de garde ; 

4* La Prescrip'Aon (Régime — Traitement) ; 

50 Pour un cas de chirurgie ; 

60 Indications relatives a certains moyens de traitement; 

7** A propos d'une affection contagieuse. 



lo Généralités. 



Pour pouvoir être nommé infir- 
mier, il faut d'abord se munir des 
deux pièces suiA^antes : 

1"* Un certificat d'aptitude pro- 
fessionnelle ; — 2** un certificat 
d'identité et de moralité, délivré 
par le maire du village. 

On doit ensuite s'engager à 
servir pendant trois ans. 

Tu es trop jeune et pas assez 
robuste pour faire le métier d'in- 
firmier. 

La solde (des infirmiers) ; 
toucher la solde; 
distribuer la solde. 



Nguài nào ma xin vào coi viêc 
nhà thitang, Ihi phai lieu nhkng sw 
nhic sau này : 

Mât, là phâi c6 là làm chûng dà 
qtien vire coi sac nhà Ihuang; — 
hai, là tir Ij) tnvi/ng làng m'itih 
nhdn thtrc. 

Bonn roi, t/it phiii kï hH vào làm 
vice Irong ba nàm. 

Mày hày con nhà lâm, không cô 
8 ICC dwac ma vào coi soc nhà 
thwang, 

Lirang (propr^ : vivres, ration) ; 
Itnh Itcang; 
phnt Iwang. 



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— 1(18 — 



Un infirmier ordinaire de 2* 
riasse soldat de 2^ classe touche 
18 sous par jour; un infirmier 
ordinaire de I"* classe soldat de 
l"* classe), 20 sous; un infirmier 
major de 2*classe ^caporal ,23sous; 
un infirmier major de 1" classa* 
(sergent), 30 sous. 

En cas de rengagement, les 
infirmiers touchent Tindemnité 
journalière d'ancienneté. 

Ils touchent un supplément de 
5 sous par jour en temps dVpi- 
démie ou pour tout service excep- 
tionnel. 

Une gratification. 

Une augmentation de solde; 

Une retenue de solde ; 

Une suspension de solde ; 

Une suppression de solde. 

Les gages, le salaire (des coo- 
lies). 

Service pénible. 

Service doux. 



LttUi ik't link WMin tàm xu wiét 
ngàjf; hép tk'i kai mvai xu; ai 
ik't kai mtfoi lam xm; ici tkt ba 
mif(n X». 



yèm kt kri loi mot bdn nka^ U'i 
moi mtjl ngày Itnk itfang tkém, 
bm F> c6 iàm rire léu, 

Cùn kki nào ce du djck, kay là en 
vUc gt la, tk't Ittik tkém nàm dôtig 
xm mit wkàl ngèjf. 

Tihi IkKimg công. 
Su tkém Itrang; 
Su- bât Itcang; 
Sh- câm lifang hi; 
Str trièt lyrang. 
Tien công. 

Yièc nting (ou kkà) Inm. 
Vièc nke lâm. 



Combien de jours de permis- 
sion désircs-tu ? 

— Je désirerais vingt jours. 



Muon xin ngki mây ngày? 
— Toi muon xin ông cko nghi 
kai mirai ngày. 



Fais cela avec soin. 
Monte à Tétage. 
Viens en haut. 
Va en haut. 
Viens en bas. 
Va en bas. 



Làm cko ki (ou can ikdn). 

Lén gàc, 

Lên trén này, 

Lén trén ày, 

Xuong dây, 

Xuâng, xuong dtt&i. 



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— 109 — 



Appelle cet individu, j'ai à lui 
parler. 

Prends ceci. 

Emporte tout cela. 

Allume la bougie. 

Eteins la bougie. 

Allume la lampe. 

Eteins la lampe. 

Viens ici. 

Va ! va-t-en ! 

Demain matin, il faudra me 
réveiller à cinq heures , entends-tu ? 

Va porter cette lettre au com- 
missaire, et attends la réponse. 



Est-ce que la visite est sonnée? 

— Oui, je viens d'entendre le 
clairon. 

Prépare de Teau tiède — chaude 
— bouillante. 

Fais chauffer de Teau tout de 
suite. 

Va chercher de la glace — de 
Teau froide. 

Ce drap est sale : chango-le 
immédiatement. 

11 faut chauffer le lit. 

11 faut préparer de Teau chaude» 
et en emplir des bouteilles. 



Bi goi tên kia de cho ta (1) bào nô. 

Câm ou câm lây cdi này. 

Cât cà nhîcng cdi này di. 

Thdp (2) n^n flénj. 

Tât nfn (di). 

Th/ip dèn (Un). 

T(U dèn (di). 

Lai dây, 

Bif di! chqy di! btxàc dUxéo di! 

Sang ngày mai nàm gicr, th\ phâi 
dânh thive ta, dà nghe ra chica? (3). 

Bern (ou mang) cdi tha này lai 
cho ông quan khoanh bac, rSi cher 
cô tha già Icri lai. 



Kèn khdm bênh dà thôi chma? 
— Thica dà; kèn mai thôi rôi. 

Phài dun nicirc dm — nxcàc nông 
— nwàc 8Ôi, 
Bun nicae ngay lên, 

Chqy di Uly nxcàc dà — nuire 
Iqnh. 

Khan giivcrng này ban làm : phài 
thay ngay di. 

Phài dp giwàng cho âm. 

Phài dun nuàc nông lên, rôi rôt 
cho dây vào chai. 



(1) Voir, l** partie, page 45, le chapitre concernant Pemploi des pronoms. 

(2) On emploie, dans ce cas, thdp de préférence à dot, qui veut plutôt dire enflam- 
mer : dot lûa, allumer le feu. 

(3) Il est d'usage, en annamite, de terminer les phrases imperatives par Tune des 
expressions nhô\ nhê, nghe không, nghe chita {ou chi'ca), etc., qui correspondent 
à nos formules n'est-ce pas? entendez -votisf est-ce compris f... Dans ce manuel, pour 
éviter les redites, nous sous -entendrons le plus souvent ces locutions finales. 



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— 110 — 



Mettez deux bouillottes à ses 
pieds. 

Fais-moi voir le vase (de ce 
malade). 

Vide ceci. 

Lave cette bouteille. 

Rince ce verre, cette fiole. 

Lave ce linge. 

Apporte les ventouses, les allu- 
mettes. 

Soulevez ce malade avec pré- 
caution pour lui donner à boire. 

Non ! Laissez-le dormir, ne le 
réveillez pas ! 

Quand, au moment de la visite, 
un malade sommeille, il ne faut 
pas le réveiller sans mon ordre. 

Cette salle sent mauvais : il 
faudra tout ouvrir après la visite, 
et répandre sur le sol de Teau 
phéniquée. 

Jetez ces immondices au fleuve. 



Liiy hai chai nuâc nông de dtrùi 
chdn cho ngwài /a (1). 
Lày binh tien cho ta xem. 

Du cAi này di. 

Suc cni chai này di. 

Trùng côc di, tràng to di, 

Giat nhîcng cài khan này di; 
nhîrng khan này giat di. 

Uly cni ong giâc va bao diêm; 
ou tfïy cà gidc cà diêm. 

Khi ké liH này muôn non g, tin 
phài dà ngiciri ta. 

Thôi! Bc ngiriri ta ngà yen, 
dirng cô dành thi'vc ngicai ta! 

Trong khi khdm bênh, he ma cô 
ngicifi ta dang ngà, thi châ cô dành 
thicc ngtcoi ta; dai ta cà chuyhi 
thi hày hay. 

Làm sao ma cài phong này hôi 
tlié? He ma già khàm bénh xong 
roi — (cô nghe không?) — thi phài 
tày nicâcphé-ni'kéf ma vày khàp 
cà phong này di. 

Nhîrng cài ràc này, tht dem dô 
xuông sang. 



2o Au sujet d'un c< entrant » 

Transportez ce malade à Thôpi- Bern ngmri dau này vào nhà 
tal. thicang. 

Allez chercher un brancard. Bi tày vông khiêng kè dau. • 



(1) Nous emploierons, h l'égard du malade, Texpression ngwà-i ta (on, quelqu'un, 
l'autre...), de préférence au pronom Tiô, qui implique presque toujours l'idée d'ar- 
roj:fance ou de mépris. 



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— Ill 

Apportez une paillasse, un mate- 
las — un traversin, un oreiller — 
un drap, une couverture — une 
moustiquaire — une toile ciroo. 

Prévenez la sœur. 

Portez ce malade sur son lit. 

Aidez ce malade à monter sur 
son lit. 

Lavez les pieds — les mains — 
le visage de ce malade. 

Cet entrant a Tair bien fatigué. 
D'où vient-il ? 

— C'est un tirailleur — un 
milicien — un artilleur... qui a 
été blessé au combat de X... 



Bi lày mot cài dim ram, mot cài 
dêm — mot cài gôi ram, mot cni 
gôi lâng — mot cài chatty mot cài 
ehàn chien — mot cài màn — viM 
làng ou vài nhica, 
Bi mai bà ma d/n dây, 
Mang ke liH này lin giicàng, 
Bâ ké lièt này lin giwang. 

Lây khàn rica chân — tay ^' 
mat mûi cho ngwài dau này. 

Ngicài này mai vào coi ra bà 
met tàm. Ngicài dà à ddu ma dtfnf 

Nô là l'inh khô dà — lïnh kho 
xanh — l'tnh phào thà,.,; tên lïnh 
này bi trân â X.. 



30 A rinflrmier de garde. 



11 faut surveiller attentivement 
ce malade et ne pas le laisser seul. 
S'il survenait quelque chose de 
particulier, tu me préviendrais. 

Il faudra me donner de ses nou- 
velles demain matin de bonne 
heure. 

Veillez toute la nuit à tour de 
rôle, et tAchez de ne pas vous 
endormir. 

Évente-le de temps à autre. 

Donne-lui à boire. 

Mets des compresses d'eau 
vinaigrée fraîche sur le front de 
ce malade, et renouvelle-les au 
fur et à mesure qu'elles se dessè- 



Này! Phài trông nom luén cài 
ngwài dau này^ dtrng cô cho ngicài 
ta ù mot minh bao gio sot. He ma 
cô viéc g% la dé^n ngwài ta, thi phài 
trinh toi. (Cô nghe khôngj? 

Xem bênh ngwài ta th? nào, th\ 
sang mai sàm lai nôi lai cho ta bi^t, 
nhà? 

Cat nhau ma trông nom xuât (ou 
cà) dêm; chà dicng cô ngù! 

Thuynh (ou thtnh) thoàng phài 
quat cho ngwài ta. 

Cho ngwài ta uông, 

Lây khàn thâm vào nwàc pha 
giâm lanh, rÔi dàp Un tràn cho 
ngwài ta; he ma nom thdy khô, thi 
lai thâm lai, ma dâp cho nawài ta 



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— 112 — 



rh«'roîit tous les quarts d'ht'un* 
— toutes les demi-heures — tou- 
tes les heures . 

C^uand il aura be^^in dialler à 
la S4*lle, aide-le, car il est très fai- 
ble. 

Il faudra prendre à 8 heun^s du 
S4»ir la température du N* 10. 

Quelle temp^-rature a le N* 4 '* — 
Combien de degrés ? 

— Il a38*.5. 

Comment va le N* 15? II n'al- 
lait pas fort ce matin. 

— Monsieur, il ne va guère. 

J'estime que son état n'est pas 

grave ; néanmoins, c'est un malade 

à surveiller de pn*s. 

Où est Tinfirraier de garde.* 
Je te défends de t'absenter sans 

te faire remplacer. Si tu désobéis, 

je te punirai. 



fcMi méi kkàc, e*ick mirm fia, e»ick 
tmÂi fiai. 



He mi kki mào m§»rài té mmSm éi 
dni tirm, ià't pktn dâ ngnài iû, hf'n 
ri n§um îû yi% dmai Inm. 

Bè mti d/m t^m fia, ik't pk/ti c'tp 
mtidk cào tém §5 thk mirai 

Otp m^ick 9u tkk i*f lém héM 
nhiémf ~ Mdf dàf 

— Lém kû Mirai tam rtrâi 

Tém $i mifài làm nà the nàoif 
Snn§ hém nmf nfke ho nô ra kkémf 
Ci't dtffrr kkoè lit m. 

— Tk*rë Ai^, nà cing tkénf cà 
dirac wtamk làm. 

Tm ttrtmf rang : cûng kkdng cti 
nnng; nkvng mtà phài trông nom 
m gif ai ts Imàm luôn. 

Tén nnk atmk à dàm^ 

Mèf kkông eô dirac bo dig m't 
di; kf mè kki mào màg eô muom di 
ra ngoài, tk't Imo ai tkag cko màf. 
Ckà mèf ma kkâmg c6 mgke lài ta, 
tkt bi pkat dâg. 



4* La Preacription (le régime — le traitement). 



Donnez à ce malade deux œufs à 
la coque sans pain, matin et soir 
(ou bien : deux fois par jour . Fai- 
tes-lui prendre également du jus 
de viande — du bouillon de bœuf 
sans pain — du bouillon de bœuf 
dégraissé — du bouillon de pou- 
let — du lait. 



Buùi 9'ing bnùi toi (ou : moi mot 
ngàg kai Inn}, /Ai cAo ngirài te hai 
Cf'ti trû-mg gà Imm sink ban tkuc (ou : 
nn-a song ntra ck'tn), ma dkng c6 
cko an bfink, Mày loipkài cko ngttài 
ta ntr&c tkit — nu&c bung tkjt bo, 
mè dirng cô bàfik — nirâc bung thjt 
bo dirng cô béo - n*f<7f canh (ou 
^i^liO ffà — êka bo. 



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113 



Vous lui servirez son lait par 
tasses, toutes les heures. 

Aujourd'hui, vous pouvez lui 
donner un morceau de beefsteak 
saignant à sucer, mais à la con- 
dition qu'il n'avale pas les fibres. 

Ne lui donnez que du lait, jus- 
qu'à ce qu'il ait montré une selle. 

Je vous défends absolument de 
lui donner à manger. 



Même prescription pour ce ma- 
lade. 

Faites sur le ventre une onc- 
tion avec de l'huile camphrée lau- 
danisée; puis appliquez une cou- 
che d'ouate, et, par-dessus, une 
ceinture de flanelle convenable- 
ment serrée. 

Faites un cataplasme de riz 
que vous laisserez vingt minutes 
en place : enlevez-le au bout de 
ce temps, essuyez la peau avec 
un linge, et appliquez du coton. 

Faites un badigeonnage à la 
teinture d'iode sur le côté gauche. 

Donnez-moi du papier pour 
écrire une ordonnance. 

Portez cette prescription à la 
pharmacie. 



Cû mât già th\ phài cho ngvcbi ta 
uong mût bat sîta. 

Hôm nay cho ngicbi ta mât miêfng 
thlt bà nica sôngnwa chin; ma bào 
ngwài ta nhai ch&, dùng ce nuot thit. 

Ci cho ngwH ta ttSng êwa cho 
dën lue di dai tien de xem. 

Ta cdm không cô dwçtc cho ngicbi 
ta an ddu. 



Ngicbi này, th\ cii theo nhtc hôm 
qua ma cho ngicbi ta. 

Lày dàu pha long nào va ricçtu 
nha phiîfn (ou a phiénj, ma bôi vào 
bung cho ngwbi ta; rôt lây bang 
dap vào; va lai lây mot thât Ixcng 
nhung buôc lai cho kï. 

Lây khan cam nông, ma dâpvào 
chS ^ cho ngicbi ta; rôi xong hai 
micai phût, th\ cât cdi khan di; 
rôi phài lây khan ma lau chS y cho 
khô; sau hit dap bon g vào. 

Lây thuôc « teinture d'iode », ma 
bôi bên cành swbn trài cho ngwbi ta. 

Lây giây de toi viët bài thuÔc. 

Câm cdi dan thuoc này ra khô 
thuôc. 



50 Pour un cas de chirurgie. 



Quelle blessure a-t-il? 
A-t-il été blessé par un coup 
de feu?... ou de quelle manière? 



Nô phài bi dâu g\ f 
Phài dan hay là làm sao? 



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- 114 — 



Il est blessé (sans préciser le genre 
de blessure). 

Il a été blessé par un coup de feu : 
balle, plombs... 

— par un instrument 
tranchant : 

couteau, ... 
sabre, coupe- 
coupe, ... 

— par un instrument 
piquant (en général), 

lance, 
flèche, 
bambou. 

— par un instrument 
contondant (en général), 

bâton, verges... 
Il s'est blessé en tombant. 
Il vient d'être mordu par un 
serpent. 



Nô phài ddu, nô bi ddu, 

Nô phài sung ban : 

nô phài dan; 
Nô phài dô bén cat : 

no phài dwt tay, chân,,., 
nô bi chém phài tay^ chân,.. 

Nô phài mûi nhon, 

nôphài dâm^ nôphài mûi mâc, 

nô phài mûi tén, 

nôphài chông gai, 
Nô bi ngvcbi ta dành cài g\ pham 
phài. 

nô phài dàn. 
Nô ngà bi ddu. 
Nô mai bi rân can phài. 



11 faut préparer tout ce qui est 
nécessaire pour le pansement. 

Prends une bande — une com- 
presse — du coton sec, humide — 
de la charpie — de la toile imper- 
méable — de l'étoupe — de l'io- 
doforme — de la poudre d'ami- 
don — du diachylon. 

Apporte une épingle — une 
grande aiguille — une aiguille 
ordinaire — du fil — des ciseaux. 

Passe-moi la cuvette — le pla- 
teau à pansement. 

Ne frotte pas la plaie ainsi, mais 
tamponne-la doucement. 

Tiens bien la jambe. 



Phài sap San càc dô de bgc dit 
/'ou rit), 

Lây cài vài buôc — câi vài dit — 
bang khô, bang tr&t — vài sçri (ou 
vài chtj — vài nhyra (ou dtta) — 
bông gai (ou bà gai) — thuôc bat 
vàng — thuôc bot trâng — vài cao 
vàng, 

Lây kim eue — kim cài — kim 
chi — cht — kéo, 

Lây cài chdu — cài chdu nông. 

Khi ràa dâu, th\ dicng cô xoa th/, 
lây bông ma se châm châm clw rào. 
Giïv dîii cho chat. 



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— 115 — 



Étreins cette compresse avant 
de l'appliquer. 

Roule cette bande. 

Il faut coudre ce pansement par- 
tout, pour qu'il tienne solidement. 

Laisse ce pansement deux jours 
en place. 

Otc la bande pour arroser le 
pansement. 

Défais (ce pansement). 

Avant de faire le pansement, 
il faut savonner la peau, raser les 
poils et laver la plaie. 

Tous les instruments métalli- 
ques doivent, avant et après Tu- 
sage, être plongés au moins un 
quart d'heure dans l'eau bouillante . 

Veillez à mieux entretenir cette 
trousse : voici deux lancettes Touil- 
lées, un bistouri ébréché. 



Tricàc khi dit, th\ phài vât miéfng 
vài này cho rào. 

QuAn vài di. 

Phài khâu chung qmnh cho kX 
de nô khbi sô, 

Miêng thuôc dit này phài de hai 
ngày. 

Mi vài buoc ra, rôi giâp nicàc vào. 

Coi ra, 

Tricàc khi rit, th\ phài lây n xà 
vbng », ma rica qua di, rôi Idy dao 
cm long cho snchy mây lai rtca chS 
dau di. 

Khi nào ma diing dô sàt^ dô dông^ 
etc.., tht phài ngâm trong nicâc soi 
do micài làm phût (ou mot khâcj; 
khi dà ditng nhitng dô y rôi, th\ 
cûng phài ngâm lai, 

Cài hôp dô này th\ phài give cho 
nô can thdn, cha dtcng cô làm htc 
di : này nom hai con dao chïch con 
di dây này, va mot con dao « bis- 
touri » mé nhw théfnày. 



6» Indioations relatives à certains moyens de traitement. 

A. — UK sinapisme TéBÉBENTHINli 



Pliez une compresse en quatre ; 
trempez-la dans de l'essence de 
térébenthine pure, étreignez-la 
bien, et appliquez-la sur la région 
douloureuse. Placez par -dessus 
une ou deux compresses trempées 
dans de l'eau très chaude, et 
recouvrez le tout d'une couche 
d'ouate. 



Ldy cài khan gdp tic lai, rôi 
thâm nô vào dau thông, ma vàt cho 
kî, doan rôi th\ dâp vào cho dau. 
Lai phài lây mot hai cài khan khdc 
ntta, ma thâm vào niff&c nông, de 
ma dàp lin trên cài khan y, xong 
rôi lay bang hoc lai. 



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— 116 — 

Dès que le malade accuse une Hêmà khi nào ngicài dau ma cô 

sensation de chaleur assez vive thây nông (th\ dô trong mwcri, hay 

(soit au bout de 10 — 15 minu- là mitai làm phût), tht phài coi cà 

tes), enlevez le tout, essuyez bien ra^ rôt lâykhàn khâ, ma lau cho kïy 

la peau , et faites à plusieurs mày lai lây dâu pha long nào va 

reprises des onctions avec de ricçu nha phifn, ma xoa di xoa lai 

l'huile camphrée laudanisée ; enfin nhiêu lân ; sau h?t lây bang dap lai. 
couvrez de coton la place du si- 
napisme. 

S'emploie surtout dans les af- Bài thuôc này cht diing nJiât là 

fections qui s'accompagnent de khi ngwbi ta dau A vt, hay là dau 

crampes violentes d'estomac ou ruôt nang lâm : nghia là phài bênh 

d'intestin, notamment dans le thi ta, hay là dây bung, hay là Un 

choléra, l'indigestion, certains can rât nang, hay là phài bi giun, 

accès pernicieux, les vers intesti- vân vdn.... 
naux, etc.. 

B. — Lb Pansement dibbiquiê au diachylon. 

Pour faire ce pansement, il faut Câi phép dit này, thi phài cat 

tailler un certain nombre de ban- ticng mUfng vài cao vàng, bê ngang 

delettes de diachylon, de la largeur dô bàng ngôn tay, ma bê dài tht 

du doigt, et d'une longueur pro- theo chieu châ dâu; rÔi dap dio nô 

portionnée aux dimensions de la to ra; ma buôc chéo hai khan vuâi 

plaie à couvrir, mais telle que nhau, thi này ;... 
cette dernière soit largement dé- 
bordée dans tous les sens; puis 
entrecroiser les bandelettes de la 
façon suivante : ... 

C. — Un visiOATOIRB. 

Tu appliqueras en cet endroit- & châ này lây milng thuôc cao 

ci un vésicatoire à peu près de phàng dàn vào, to do nhw tM này 

cette dimension. Après l'avoir này. Lây thuÔc bôt long nào ma rac 

saupoudré de camphre, tu l'assu- vào, rôi lay cao phàng ma dàn; doqn 

jettiras à l'aide de bandelettes de rôi lây thuôc cao vàng cat tkng 

diachylon entrecroisées. — N'ou- mUngy ma dàn chéo de giw lây né. 



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— 117 — 



blie pas de raser la région avant 
de poser l'emplâtre. 

Dès que Tépiderme est soulevé, 
il faut le percer en plusieurs en- 
droits avec des ciseaux ou une 
épingle bien propre, afin de per- 
mettre à la sérosité de s'écouler ; 

— presser doucement sur Tépi- 
derme, pour éviter de le déchirer; 

— enfin, panser avec un linge fin, 
oint de vaseline. 

Renouveler le pansement plus 
ou moins souvent, selon l'abon- 
dance de l'écoulement. 

Si la plaie tarde à sécher, la 
saupoudrer d'amidon et appliquer 
une couche d'ouate. 

Plus tard, si des croûtes se for- 
ment, on les fait tomber à l'aide 
de cataplasmes ou d'un linge im- 
prégné de glycérine et recouvert 
d'une toile imperméable. 



Truiàc khi dàn thuSc cao, iht phài 
nhà ma cao long cho sack; dkng 
c6 quén, nhé! 

He ma khi nào da ma né phông 
lén, th% se lây cài kéo, hay là câi 
kim cho snch, rôi ch'xch nô vào mây 
ch'ich de cho nifàc nô chày ra; rôi se 
lây lay ma nan lie lu:, keo ma nô 
riich ra; xong rôi lây mifng vài 
mông, ma bai vào Ihuoc ma trâng, 
rôi rjl vào. 

He ma nic&c nô chày luôn, lh\ hày 
Ihay Ihuôc rit luân; nëu ma nô chày 
tt, th\ Iheo ma ril. 

He ma nô không cô mau khô, Iht 
lây Ihuôc bôl trâng ma râc, rôi lày 
miêng bang ma rit vào. 

Vê saUf hi ma nô dông vày lai, 
Iht lây Ihuôc tf cataplasme », hay là 
miê^g vài thdm vào Ihuôc t glycé- 
rine » ma dâp vào, xong rôi lày vài 
dwa quân lai. 



D. — La TIBAITB ALBUMINBUSB. 



Pour préparer cette tisane, on 
prend quatre à six blancs d'œufs, 
que l'on bat dans un bol avec du 
sucre et une petite quantité d'eau. 
Une fois qu'il sont bien battus, on 
y mélange un litre d'eau. On passe 
à l'étamine, on ajoute de l'eau de 
fleurs d'oranger, et l'on fait pren- 
dre par verrées. 

S'emploie contre la diarrhée, 
comme succédané du lait et de 
l'eau de riz. 



Ccii phép làm ntcàc Ihuôc này^ Iht 
phài lây bon hay là sàu cài long 
trâng trâng gà^ ma bb nô vào trong 
cài bât, rôi dành Ion nô mây dtcirng 
vài màtthï nxcàc.Hèmà khi nào dành 
cho nô kX rôi, th\ lây mot chai nwàc 
ma rôt pha vào. Lây vài Iwçrt ma 
loc, rôipha ntr&c cam vào; xong rôi 
cho ngieiti ta uông ticng côc titng côc. 

Uông nwâc Ihuôc này, th\ chic 
duçfc bénh thào dn, nô cùng nhtc 
nicàc sïta hay là nwàc cam vày. 



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— 118 — 



Lb thé de bœuf. 



Vous prendrez un demi-kilo de 
bœuf sans graisse et sans os, le 
hacherez menu, puis ajouterez son 
poids d'eau froide. Vous chauffe- 
rez le tout jusqu'à Tébullition, et 
quand le liquide aura bouilli pen- 
dant une minute environ, vous 
passerez avec expression. 

Cette boisson est excellente 
poiu* les convalescents. 



Lây nia a kilo » (cân) thit W, 
ma dkng c6 ma va xtcang; bàm 
nô ra cho nhô; mày lai lây nicàc 
nang theo nhu thit. Rôt dun né cho 
soi; soi dô trong nwtphut, lâykhàn 
ma vât mieng thit y, hoc vào trong 
khan, ma vât lAy ntc&c, 

Ntrâc thit này th\ cô y can y tnà 
cho nhxcng ngwH aâp khoé. 



7o A propos d'une affection contagieuse. 



Cette maladie est contagieuse. 

Il a communiqué son mal à son 
voisin. 

Il faut isoler ce malade, pour 
éviter qu'il ne contamine ses voi- 
sins de salle. 

Les infirmiers de la salle devront 
se savonner les mains et se laver 
à la solution antiseptique, avant 
de quitter le service. Ils devront 
aussi endosser une blouse spéciale 
qu'ils laisseront, en sortant, au 
pavillon d'isolement. 

Il faut désinfecter les selles à 
la solution phéniquée forte, puis 
les enfouir. 

Tous les objets de pansement 
souillés par ce malade devront 
être brûlés sur-le-champ. 

Avant de le laisser sortir, il fau- 
dra lui faire prendre un grand bain 



Bênh này là bênh lây. 

Nô dà de bênh cho nguài à bin 
cnnh nô, 

Cài bênh này phài phân riéng ra, 
de nô khbi lây ngxtài khàc, 

Nhîtng ngicài coi sôc khi nào di 
rUf th\ phài lây « xà vàng » ma rira 
tay, rôi rua qua nwàc thuôc nîta. 
Cài phép di vào coi sôc ke liât, tht 
phài an mac ào làm viéc ; rôi lue di 
ra th\ phài coi ma di à nhà riéng. 

Cict này, th\ phài do ntrâc a phé- 
ni'ké n thw cho manh, rôi dào dât 
ma dô xuong, xong lai dap dât lai. 

Ile ma khi nào thây gié boc da cua 
ngurài ômnày^ th\ phài dât ngay di. 

Truoc khi cho nô ra khoi^ th\ phài 
bào nô tam mây nu:&c a xà vàng »> 



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— 119 — 



savonneux, et désinfecter ses effets 
et son sac. 

Badigeonnez les murs à Feau 
de chaux, et répandez sur le sol 
la solution antiseptique. 

Il faudra brosser énergiquement 
le plancher avec la solution de bi- 
chlorure. 



rôt hâp hai quart ào va cdi dieu cûa 
no mây diêm sinh. 

Phài lay niràc vâi ma quét tvcbttg 
di; roi se lày nvcctc tri hâiy tnà rày 
quacàiphông này. 

Lây nwàc thuSc «bichlorure» 
ma rwa va co cho kï vân lâtphàng di. 



(Cette 1" partie est complétée par les articles relatifs au cho- 
léra, à la gale, à la variole, etc..) 



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CHAPITRE II 



Le Médecin et les Malades. 



lo GéNéRALiTés; 

2» Explications sur le mode d'emploi de certaines préparations médici- 
nales ; 

3» La Fièvre; 

4*^ Maladies de l'appareil digestif; 

5<» Maladies de l'appareil circulatoire; 

6^ Maladies de l'appareil respiratoire; 

7<» Maladies du système nerveux; 

8^ Maladies de l'œil; 

90 Maladies de l'oreille; 
lOo Maladies des voies urinaires ; 
11<> Maladies vénériennes ; 
12o Maladies de la peau; 
13» Parasites intestinaux ; 
14» Au SUJET d'une fracture, d'une luxation; 
16» Au SUJET d'une tumeur ; 
16» Au SUJET d'un cas de choléra; 
17» Au SUJET d'un cas de rage; 
18» Au SUJET d'une morsure de serpent; 
190 Quelques mots d'obstétrique. 



10 QénéraUtés. 

Comment t'appellcs-tu ? Tin ngwai là gx? 

— Je m'appelle Nguyen van V&u — Th\ra tên loi là Nguyen van 

Vàu. 
Quel âge as-tu ? Bao nhiéu luôi? Mây tuôi. 



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— 121 — 



— J'ai vingt-trois ans. 

Quel est ton grade ? Sergent, 
caporal, soldat de 1" classe, sol- 
dat de 2® classe ? 

Quel est ton numéro matricule? 

A quel corps appartiens-tu ? 
Es-tu tirailleur — artilleur — pon- 
tonnier — matelot — milicien — 
garde mandarinal ? 

Où sont tes papiers ? — ton 
livret, ton billet d'entrée à Thôpi- 
tal? 

Où es-tu né ? 

De quel endroit es-tu ? 

Le nom de ton village ? 

Es-tu marié? 

— Oui, j'ai deux enfants. 

— Non, je suis célibataire. 
Tes parents vivent-ils ? 

— Ma mère est vivante, mais 
mon père est mort. 

A quel âge est-il mort? 

De quelle maladie ? 
Ressemblait-elle à la tienne ? 

As-tu des frères, des sœurs ? 

— J'ai deux frères et une sœur. 
Sont-ils bien portants ? 

— Mes frères se portent assez 
bien, mais ma sœur est souvent 
malade; en outre, j'ai perdu deux 
frères en bas âge. 

De quelle maladie sont-ils morts? 

— Je n'en sais rien, mais ils 



— Thwa toi nàm nay hai muai 
ba ftuéij. 

Ngtcai làm chic g\? Làm doi, 
làm caif làm bê^, làm lïnh? 

Nguai sÔ mày? 

Ngicai là l\nh g't ? là lïnh khÔ dà 
— lïnh phâo Ihà — lïnh phà — 
lïnh ihny — lïnh khô xanh — lïnh 
cà? 

Nhicng càc giây cia ngvcai à 
dâu?— nào là <i nêp dé n, nào là 
giây vào nhà thtcang.., à dâu? 

Sinh de à dâu? 

Que qudn a dâu? 

Tên làng g\? 

Bà cô va chic a? 

— Bam dà, toi dâ dtcqc hai dwa 
con. 

— Thxca chwa, toi à vây. 
Cha me càn không? 

— Me toi hày càn, ma cha toi 
thàcrôi. 

Cha ngitai chH nàm bao nhiêu 
tuôi? 

Phài bênh gt ma chët? 

Cài bênh cha ngitai cô nhic câi 
bênh ngivai không? 

Cô anh em chi em không? 

— Thua tôt cô hai anh mOt chi. 
Càc ngwbi y cô dicac manh 

không? 

— Anh em toi van ditac manh, 
ma chi toi thumg thuàng khô à; 
mày lai toi mât hai dira em nô chH 
hày con nhà, 

Phài bênh nào ma chûng nô chët? 

— Toi không cô dtrac biit y 



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— 122 



avaient la peau couverte de taches 
et de boutons. 

As-tu eu quelque maladie grave 
dans ton enfance ? 

— Oui, j'ai eu la fièvre typhoïde 
à Tâge de douze ans. 

Quelle profession exerçais-tu 
avant d'entrer au service ? 

As-tu quelquefois travaillé le 
plomb — le minium — la litharge ? 

— Non, j'étais cultivateur. 

De quel poste viens-tu? 

— Du poste de Vînh tuy. 
Combien de temps y as-tu sé- 
journé ? 

Le climat en est-il malsain ? 
L'eau y est-elle bonne ? 

— Non, elle est insalubre, car 
elle contient de l'arsenic. 

— Elle est trouble, mais non 
malsaine. 

L'alune-t-on habituellement ? 

La filtre-t-on ? 

— Oui, on l'alune d'abord lé' 
gèrement, puis, après l'avoir fil- 
trée, on la fait bouillir. 

A-t-on fait des terrassements, 
des constructions nouvelles pen- 
dant ton séjour dans ce poste ? 

Le cimetière est-il situé en 
amont ou en aval du poste, près 
ou loin des berges du fleuve ? 



nhtrng ma da chûng né khi ày, tht 
lia t'ta ma nui nÔt lin. 

Khi con nhb Un ngwai cô phài 
bçnh nàng gt không? 

— Bi\m cô, khi loi lin mwirihai, 
th\ phài hénh thwang hàn. 

Tnrâc khi làm lïnh, th\ ngwai 
làm ngM gi? 

Ngitrai cô khi nào làm nhirng dô 
chi — son (hông dan, dan sa, ngàn 
chu) — màt dà làng không? 

— Thira không, loi chi làm ruong 
ma Ihôi, 

Ngwai à d3n nào ma dfn? 

— udôn Vînh luy 
Bông don dwçrc bao lâu? 

Nwàc (1) à don ây cô doc không? 
Nwàc cô lành không? 

— Thwa không; nurùc doc bai vt 
trong rwng cô nhân ngôn, 

— Nirâc duc, nhwng ma không 
dôc, 

Cô quen lây phèn dành ntcâc 
không? 
Cô loc nwâc không? 

— Thtra cô; Irwâc khi ngwai la 
dành mal Ihï phèn, rôi ngwai ta 
loc, mây lai dun soi lén. 

Khi ngwai â don ây, lh\ ngwai 
cô Ihây ngwcfi la lap nhà, lap cwa, 
mây lai làm dwàng làm câi không? 

Con câi bài Ihao ma, th\ a phïa 
Irên, hay là phïa dwùi, ma cô gân 
ba sông không? 



(1) Le mot a nwâc » signifie à la fois eau — pays — climat. 



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— 123 — 



Qu'est-ce que tu as ? 
Où as-tu mal? 

— J'ai mal ici. 

Depuis combien de temps es-tu 
malade ? — Combien de jours ? 
Comment cela a-t-il commencé ? 

— C'est venu tout seul, sans 
cause apparente. 

Ta maladie a-t-elle débuté len- 
tement ou brusquement? 

Est-ce la première fois que tu 
es atteint de cette maladie ? 

Raconte-moi ton affaire en 
détail. 

Fais-moi voir. 

Découvre-toi pour me faire voir. 

Enlève ta veste — relève ta 
veste — retrousse tes manches. 

Couche-toi sur le dos — sur le 
ventre — sur le côté gauche — 
sur le côté droit. 

Rapproche ton siège (pour Texa- 
men de la régioo aDo-périnéale). 



Màyphài bènh g\? — Mày dau 
làm saOy — dau g\, — dau the nào? 
Bau à dâu? 

— Thvt:a toi dau ù ddy, — dau 
chô này. 

Phài dà bao lâu ? — Bwac mây 
ngày rôt? 
Luc mât dau, thi dau làm sao? 

— Ttf nhién ma phài, toi khéng 
bi/l làm 800. 

Phài y^u trwâCy rôi ra nang, hay 
là truite khoé, ma phài dau ngay ? 

Bau bènh này cô phài lân thi 
nhât khéng? 

Ke nhûng dieu truie sau là the 
nào? 

Cho ta xem. 

Ma ou càt ehàn ra cho ta xem. 

Cài ào ra — vin ào lên — kéo 
cành tay ào lên. 

Nâm ngùa — nâm sâp — nâm 
nghiêng bên tay Irai — nâm 
nghiêng bên tay màt. 

X%t dit. 



Comment vas-tu maintenant ? 

— Passablement, merci. 

— Je me sens indisposé. 

— J'éprouve une grande fai- 
blesse générale. 

Cela va-t-il mieux aujoiu'd'hui? 
Réponds oui ou non. 
Parle fort — plus fort. 
Parle bas. 
Parle lentement. 



Bây gib trong mtnh the nào? 

— Biim khàj cam an ông. 

— Toi khô à, toi uàn (ou an) 
m\nh. 

— Toi Idy làm dau yiu trong cà 
thân mtnh. 

Hâm nay cô bât khéng. 
Nôi di, cô hay là khéng. 
Nôi to — to han. 
Nôi se se, chA — nôi nho nhô. 
Nôi thong thà, nôi châm. 



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— 124 — 



Silence ! 

Allons, cela va beaucoup mieux 
aujourd'hui. 



(Avant une opération.) On va t'en- 
dormir, et lu ne sentiras rien. 
Lâm ! apporte-moi le chloroforme 
et le cornet. 

Je vais te faire une piqûre à la 
peau pour l'insensibiliser. 

Ne bouge pas ! je commence. 

Cela ne te fera pas grand mal. 

Cela ne durera pas longtemps. 
Dans un instant, ce sera ter- 
miné. 
C'est fini! 



Veux-tu le régime français ou 
le régime annamite? 

— Je désire le régime mixte. 

Régime à volonté. 
As-tu assez à manger, ou veux- 
tu que j'augmente ton régime? 

— J'ai suffisamment à manger. 

— Je manque d'appétit. 



Im, im di. 

Hôm nay dd khà lâm ou dà hèt 
nkihi rôi. 



Ta cho h'tt hcri ihuôc mê, tk\ né 
lùm cho ngù cho mê di, không bilt 
dau nîra. Lâm! cam cài ông thuk 
mi va thuSc mê dem cho ta. 

Ta 9ê ch'tch cho mày mây chich 
thuoc té, de cho mày không bi/t dau. 

Bicng cô cica de cho ta làm. 

Ta làm không dau Uim, hai dm 
ma thôi. 

Ta làm không lâu. 

Con mât ït nïra, th\ ctong. 

Kong rôi! 



MuÔn an hành (ou an cam (i) 
tây), hay là cam (ou cam an nom)? 

— Thura tôt muÔn cà bânh va 
cam, ou cà hai thùr. 

An dtrac tùy y mày. 
An cà di không, hay là ta cho 
thêm? 

— Thuca toi cô di, toi no (ras- 
sasié). 

— Toi an không dicçrc ngon 
fmiéng). 



(1) Le mot « cam » signifie proprement « riz cnît » ; mais, en raison do rôle pré- 
pondérant de cette céréale dans Talimentation indigène, la même dénomination a été 
appliquée, par extension, au repas lui-même, — d'où les expressions de « cam tâ^ i, 
repas occidental, et do nca^m an namn, repas annamite. Le mot c bai» (riz cuit) a les 
mêmes acceptions dans la langue khmére, où l'expression • thnâm » — synonyme 
de Ihuoc, en annamite — sert également tout à la fois à rendre les mots tabac et 
médicament : autre homonymie, qu'explique ici le rôle important que joue letabte 
dans la thérapeutique indo-chinoise. 



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— 125 — 



Fumes-tu Topmrn? 

Beaucoup ou peu? 

Y es-tu complètement adonné? 

Fumes-tu depuis peu ou depuis 
longtemps? 

Pour quel prix en fumes-tu cha- 
que jour? 

— J'en consomme en moyenne 
un taël et demi par mois. 

Fumes-tu le tabac? 



(Après iiD pansement doaloureaz, one 
cautérisation, ...) Est-ce que ça 
brûle? Est-ce que ça pique? Ne 
t'inquiète point, cela va passer. 

Tous les deux jours tu viendras 
faire renouveler ton pansement. 

Souffres-tu par intermittences 
ou d'une manière continue ? — 
Modérément ou beaucoup ? 

(A on malade en ville.) Il faut que 
tu gardes la chambre. J'irai 
te voir de temps à autre; mais, 
comme tu demeures loin et que j'ai 
fort à faire, je ne pourrai te visi- 
ter tous les jours. D'ailleurs, dès 
que tu iras mieux, tu viendras me 
consulter à domicile. 

Je t'autorise à sortir de 2 h. à 
4 h.; seulement, préviens l'infir- 
mier au départ et au retour. 

Si tu désires un mois de permis- 



Cô hût thuôcphiên không? 
Hût nhiêu hay là ïl? 
Cô thdt nghién không? 
Mai hût hay là hût dà lâu? 

Hût mot ugày mât hao nhiêu ti?n? 

— Toi hût vira vùa th\ cûng mât 
mât lang ruai mot thàng. 

Cô an thuôc là không? ou Cô hût 
Ihuoc lào (1) không? 



Cô xôt, cô rat không? Bicng sa, 
mot làt se qua. 



Ci hai ngày th% dên thay thuoc 
rit, 

Bau tkng lue, hay là dau luôn? 
— Bau vira, hay là dau lâm? 

Phài ù trong buông, dkng cô di 
ra. Rôi thynh Ihoàng ta se d?n Ihàm; 
ta van muon dM thàm ngirai mai 
ngày, nhtcng nui ngcai ôr xa qud, va 
Ini ta hân lâm, cho nên không làm 
sao ditçrc. Khi nào cô bat, th% cii lai 
nhà ta cûng dtcçtc. 

Ta cho phép ngtvai di ra tic hai 
già cho dën bon già, ma tricac khi 
di ra tht phài nôi mây ngwcri coi 
sôc, va lue vào cûng vdy, 

Ni% ma ngicai cô muon di vê làng 



U) Thuoc là, tabac en feailles, tabac à fumer ordinaire ; — thuoc lào ou thuoc chin, 
tabac pour la pipe à eau. 



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— 126 — 



sion à passer dans ton village, 
j'écrirai à ton colonel. 

— Monsieur le major, je vous 
demande la permission de sortir 
(de rhdpîtal). 

Exeat ! 

Je ne demanderais pas mieux 
que de te mettre exeat, mais je ne 
puis en conscience te laisser sortir, 
car tu n'es pas encore suffisamment 
rétabli. 

Je te mets exeat aujourd'hui, en 
demandant pour toi quatre jours 
d'exemption de service. 

Tu es trop faible pour continuer 
ton service militaire, aussi vais-je 
te proposer pour la réforme. 

Sur quel poste seras-tu dirigé 
à ta sortie de l'hôpital ? 



nght mât thâng, ih\ ta se vift mày 
ehït nôi mây ông quart nàm cho, 

— Thica quan l&n, con xin phép 
di ra, 

Bwffc ra! 

Ta vàn muon cho ngwai di ra 
(chw gilt ngitai làm g\ ? — à quoi 
bon te garder?^ — nhirng ma ta 
con ngai cài sicc nguai chica cà 
dwçrc mnnh. 

Ta cho ngiccri ra hâm nay, r&i ta 
se viêt ma xin trie công vièc cho bon 



Ngiccti cbn yëu lâm, không làm 
l'inh dicçtc nûa, ta phài vi/t ma 
xin cho ngicai thai. 

Khi ra nhà thicang, th\ vê don 
nào? 



20 Sur le mode d'administration des médicaments. 



Agite le flacon avant de boire. 

N'agite pas ! 

Tu prendras cette solution par 
cuillerées à bouche, d'heure en 
heure. 

Cette potion te fera dormir ; tu 
la prendras en trois fois, le pre- 
mier tiers à 8 heures du soir, le 
deuxième à 9 heures, et le reste 
dans le courant de la nuit^ si tu 
te réveilles. 

Avale une de ces pilules avant 
chaque repas, et une troisième 
avant de te coucher. 



Try^âc uSng, tht phài lac nô lên. 
Bùng lac! 

Cài lo này th% phài uong moi 
mot già mot th\a làn. 

Thuôc này uong th\ ngi dtcçrc; 
chia ra làm ha phan : phân thi 
nhât tht uong khi tàm già toi, phân 
thtc hai th\ chïn g0, con phân thti 
ha th\ de d?n dêm cô thicc drly tht 
uSng not, 

Tricùc moi mot bica cam, th\ 
phài nuSt ntôt vién thuSc này, rôi 
tricâc khi di ngû, th\ cûng phài 
nuôt mot vién ntta. 



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— 127 — 



Tu diviseras ce paquet en deux, 
et tu en prendras une moitié immé- 
diatement après chaque repas. 

Chaque matin, au moment de 
déjeuner, tu absorberas un paquet 
de cette poudre dans une cuillerée 
de potage ou une tasse de thé. — 
Tu peux aussi la prendre, sous 
forme de boulette, dans une feuille 
de papier à cigarettes. 

Voici un compte-gouttes; vois 
comment il fonctionne, et veille à 
ne pas excéder la dose prescrite. 

Versez m gouttes de cette fiole 
dans une tasse de vin ou d'eau. 
Augmentez de i goutte tous les 
jours, jusqu'à concurrence de xv 
gouttes. Tenez -vous -en à cette 
dose pendant six jours, puis di- 
minuez de I goutte tous les jours, 
jusqu'à la dose initiale. Suspen- 
dez alors le traitement. — La so- 
lution du jour devra être prise en 
deux fois, matin et soir, au moment 
des repas. 



Prends cette potion à Tipéca 
par gorgées toutes les heures. 
S'il te vient des nausées, espace 
ou diminue les doses. — On vomit 
parfois au début du traitement, 
mais il ne faut pas s'en inquiéter : 
la tolérance s'établit ensuite. 

Gargarise-toi cinq ou six fois 
par jour. Prends ton gargarisme 



Cdi phong ihuSc này, thx chia 
ra làm hai, he an cam xong rôi, 
tht uong ngay mot nia. 

Mai mot sang, lue an cam, Un 
phài lây mal phong thuôc bot này, 
ma hoà vào mây mot tht a chdo, hay 
là mot chén niràc chè, ma uông mày 
no. — Hay là Uiy mi/ng giày hût 
thuôc là, ma hb thuoc vào, vién lai 
ma uông cûng dicac. 

Ta cho cài này ma dhngiot; phài 
theo nhic itây ma làm^ chic dkng cô 
làm qua. 

Ci theo nhîc ta day ma làm : 
Irivàc hH lây mot chén rirau 
« vang » hay là chén ntrac rôt cho 
dây; rôi giô vào ba gint nitàc thuôc 
này; va moi mot ngày lai giô thém 
lén mot giot cho d^n khi nào d^n 
giot thi micln làm; thi phài de 
nhu thë trong sdu ngày. Thé rÔi 
dén cài ngày thi bày, tht lai phài 
bat di moi mot ngày là mot giot, 
cho dén khi nào no lai chà vê giot 
thi ba nhw trirâc, thé thai, — Rôi 
moi mot lieu, thi chia ra làm hai, 
mot phân tht uông trwàc khi bia 
cam sang, can phân no th\ de dén 
khi trwàc bua cam toi. 

Thuôc non này th\ phài uông 
moi mot già mot hâp. Hé ma cô 
buôn non, tht uông tt chi, ding 
cô uông luôn. — Truàc héty tht 
thynh thoàng nô hay non, sau rôi 
no mai yen bênh, nhwng ma 
ding cô lo stc liy! 

Moi mot ngày, tlù phài suc miêng 
nàm sàu lân; ma suc bâng nwàc 



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— 128 — 

tiède. A la fin de chaque séance, tkuoc cko dm; rôi moi mot kàp (ou 
avales-en une gorgée. ngvmj /Ai nhô nà ra, ma dirn§ cô 

nkô cA, phài de lai mot ihï nuàt, 

ma nuôt. 
Matin et soir badigeonne-toi les Buoi sang va buôi toi, tht pkài 
gencives avec ce collutoire. lây tâm bông ma thàm vào lo tkuoc 

nàyy ma xta toi rang di. 



9* La fièvre. 

Es-tu sujet à la fièvre? Ce hay #& rét không? 

Tes accès arrivent-ils périodi- C6 phài lén can ci mot mvc 

quement, par exemple tous les không? Hay ta nô lén can mol ngà^ 

jours — tous les deux jours — motlan, — haylàcâchnhàt,—ha^ 

toutes les semaines — tous les là met tuan te mot lâny — hay là 

quinze jours — tous les mois? — hai tuân le mot lân, — hay là met 

ou se présentent-ils d'une façon thàng mol lân the nào? — hay là 

irrégulière ? không cô mwc chicng nào? 

— J'ai la fièvre tierce. — Thwa loi cô can each nhdt, 

— J'ai une fièvre continue. — Thwa toi sot luôn luôn. 

— J'ai des accès quotidiens. — Thira toi moi ngày cô 

can. 

Tous les combien de jours tes Cdch mây ngày th\ lén can? on 

accès reviennent-ils ? sot rét mây ngày mot can? 

— Tous les huit jours. — Ct'c tdm ngày th\ can né lén. 
Quelle est l'heure habituelle de Tlncàng thvcàng th% can nô hay 

tes accès? lén gib nào? 

Surviennent-ils le matin — l'a- Can nô hay lén ve buôi sang, hay 

près-midi — le soir — la nuit? là buoi chiêu, hay là buôi toi, hay 

là ban dém? 

Le jour ou la nuit? Ban ngày hay là ban dém, the 

nào? 

— Habituellement vers midi. — Thitàng thiràng /Ai do trira. 
As-tu eu la fièvre hier? Hôm qua can nô cô lén không? 
Tes accès débutent-ils par des Khi lén can th\ cô run m'inh 

frissons — se terminent-ils par không? va can qua rôi, tht cô dé 

des sueurs? môhôi không? 



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— 129 — 



Tes accès s'annoncent-ils par 
des maux de tête? 

As-tu des courbatures généra- 
les? 

Souffres-tu des reins? 

As-tu saigné du nez? 

Vomis-tu? 

As-tu sommeil? 

Tire la langue. 

Voyons la langue. 

Elle est bonne — sale. 

Donne-moi la main que je te 
tate le pouls. 

Voyons le pouls. 

As-tu faim? 

As-tu appétit? 

— Les aliments me restent sur 
l'estomac. 

As-tu soif? 

Reviens dans Taprès-midi pour 
faire prendre ta température. 

Reviens demain matin, à 6 heu- 
res, pour prendre une dose de 
quinine. 

Tu ne prendras ce soir que du 
bouillon, et plusieurs tasses de 
thé chaud pour tâcher de transpi- 
rer. Dès que tu te sentiras mouillé, 
tu te changeras. 

Demain matin, on lui fera pren- 
dre une dose d'ipéca, de la ma- 
nière suivante : on partagera en 
trois prises le paquet médicamen- 
teux, on délayera chaque prise 
dans un peu d'eau froide, et on 
les administrera à quelques minu- 
tes d'intervalle l'une de l'autre. 
— Dès que surviendront les nau- 



Lûc Un can cô râc dâu không? 

Co phài yifu dau trong mtnh 
không? 

Cô dau Ikng không? 

Cô dô màu cam không? 

Cô mua không? 

Cô ngà yen dtcçrc không^ 

Thè luâi ra, le lirai, 

Xem Ittâi coi, 

Nô sach — nô da. 

Bita lay dé ta xem mach ou hât 
mach (Coch. : coi mach). 

Xem mach nào. 

Cô thây dôi không ? 

Cô an duçrc không? 

— An non. 

Cô khât không? 

Buôi chi?u lai dfn dây de cho ta 
cap nàch, 

Sàu già sang mai, th\ phài lai 
dây, dé ma uông mût lieu thuoc 
«quinine i>, 

Btdi chiêu hôm nay, thi an nwâc 
bung không ma thôi, rôi uông vài 
chén nuàc chè nông de cho nô ra 
mô hôi. Khi thây trong mtnh wât, 
th\ phài thay quan do ra ngay. 

Buôi sàm mai ngiriri ta se cho 
uông mot lieu thuoc non, tht phài 
theo nhic eau này : phong thuoc, 
tht phài chia ra làm ba phân; moi 
mot phân, tht pha mot thï nur&e 
lanh, phân thw nhât thi uông nga^ 
di, phân thw hai IKt de cdch và% 
phût hày uông, dên câi phân thû 
ba tht cûng thê. — Khi nào ma 

9 



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— 130 — 



sees, on fera avaler au malade 
plusieurs verres d'eau tiède ou de 
thé très léger. 

Préparez la baignoire, placez- 
la auprès du lit du malade, pour 
que nous puissions lui faire pren- 
dre un bain tout à Theure. 

Changez Teau. 

Voici comment Ton peut admi- 
nistrer la quinine : si Ton connaît 
rheure probable de Taccès, il faut 
faire en sorte que la dose totale 
de quinine prescrite soit absorbée 
quatre heures auparavant ; par 
exemple, si la dose est de 1 gram- 
me, on pourra en donner 50 cen- 
tigrammes cinq heures avant Tac- 
cès, et répéter cette dose une heure 
plus tard (1). 

Quand l'accès a été violent, on 
peut donner la quinine au mo- 
ment où la transpiration s'établit^ 
ou même quand le thermomètre 
descend dans les environs de 38"*. 

Enfîn, dans les accès pernicieux, 
où il importe d'agir au plus vite, 
on administrera la quinine en in- 
jections sous-cutanées à Taide de 
la seringue de Pravaz. — A dé- 
faut de celle-ci, on frictionnera 
énergiquement les aisselles avec 



nçwài ta cô hnàti nàn^ tk% phii d^ 
nç^ài ta uât^ff tfèi eôc nvàeémâm, 
kan là nwàc ckè chorô loàn§ dng 
dvçc. 

Lày cài tkkng lâm, ma de bén 
giifàng ngvài ta, de ekSe nka tam 
cho ngyrài ta. 

Thoff nuire di. 

Théo mure thë này ma eko ngtrài 
ta uSng c quinine » : ke ma khi 
nào bi/t gUr can nô lin, tk\ phii 
cho uSng thuSc c quinine » bon gib 
trw&c di; ngô nkw thuSc cho utm§ 
mât c gramme », tht chia ra lèm 
hai, mot phân tht uSng nom gib 
trurâc^ côn phân no tht de eéeh de 
mot gicr hàg uâng. 



He ma can né cô lin mank lâm, 
ma thây dô mô Kôi, tk\ eung lây 
c quinine » cho uông; hag là eà 
thây Sng cap nàch nô xuông dô wS 
ba mvai tàm, tht cho uông cûng 
dvae. 

Thf tht, khi Un can rât nàng, 
tht phai lieu cho mau; ma lây ông 
thut thuy tinh hé con con, chïch da, 
ma cho Ông thut vào chS ây, ma 
thut thuôc vào. — Nëu ma khâng 
cô Ông thut, tht lây thuôc hôi pha 
mây c quinine », ma xoa hai bin 



(1) (Variante). € Connais-tu Thenre de ton 
accès? 

— Oui. 

— Eh bien, il faut prendre ta quinine 
quatre heures auparavant. » 



c Cô hiet dtcçrc già nào can nô hay 
lên khâng? 

— Thwacô. 

— 'Jlié thi phài lieu uông thuôc 
c quinine > bon già tnc&c khi lên can. » 



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— 131 — 



une pommade à la quinine, ou Ton 
fera prendre ce médicament dans 
un lavement tiède. Ce lavement 
ne devra contenir qu'une faible 
quantité d'eau — une tasse environ 

— et sera additionné de m gout- 
tes de laudanum. 

Il faut se rappeler que les médi- 
caments administrés sous forme 
d'injections hypodermiques sont, 
pour une même dose, près de qua- 
tre fois plus actifs que s'ils sont 
pris par la bouche ; tandis qu'ab- 
sorbés par la voie rectale, ils sont 
moitié moins actifs que par la voie 
buccale. 

Quand le malade a sa connais- 
sance, on peut, même en pleine 
fièvre, lui faire prendre par la 
bouche de fortes doses de quinine 

— jusqu'à 2 et 3 grammes dans 
les accès pernicieux — pourvu que 
l'estomac se montre tolérant. 

Contre la céphalalgie, vous 
emploierez l'antipyrine. — D'ail- 
leurs, ce médicament, donné au 
plus fort de l'accès, fait parfois 
baisser la température de un- ou 
deux degrés, ce qui permet alors 
d'administrer plus efficacement la 
quinine. 



nàch cho ki ; hay là Uty thuÔc 
c quinine » ma pha mr&c (ïm, 
thut vào 16 dît cho ngicài ta. Cdi 
str ma thut là dît y, tht lây mot 
ït ntrâc ma thai — dô mot chén 
— va pha ha giot ricçru « lauda- 
num 9. 

Phài nhâf hê ma thuôc chtch 
th% mqnh dô chùng bâtig bon 
thuôc uông, va con thuôc via thx 
mqnh dô bang nwa thuôc uông. 



Khi nào ngicài dau cô tlnh nîia, 
ma dan g can nô lén, th\ cho uông 
khd thuôc « quinine » vào cûng 
dwac; bmg con cô rât nàng, cûng 
phài cho uông d^n hai ba a gram- 
mes » ; nhu^ng ma phài theo tt 
vi. 

Neu ma cô ri'cc dâuy th\ lây 
thuôc a antipyrine » cho uông. 
Va lai, khi nào ma cho uông thuôc 
nàyy dang khi can nàng lam, tht 
ông cap nàch hn xuông mot hai 
bâc; hê lue y ma cho uông thuÔc 
« quinine », tht hay lam. 



40 Maladies de l'appareil digestif. 



Tire la langue. 
As-tu de l'appétit? 
As-tu faim — soif? 



Thè Iwâi ra, le luai. 

Cô an dwac khâng? 

Cô dôi — cô khât khôngf 



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— 132 — 



Souffres-tu de Testomac avant 
ou après tes repas? 

— J'ai de Tappétit, mais mes 
digestions sont très laborieuses. 

Faire ses besoins (d'une manière 
générale). 

Uriner. 

Aller à la selle. 



Éprouver l'envie d'aller à la 
selle. 
Avoir des borborygmes. 
Vas-tu régulièrement à la selle ? 
— Gomme à l'ordinaire. 



Cô thây dau ti vi tric&c khi an 
cam khâng, hay là khi an ccrm 
rôiy the nào*^ 

— Thua an dtcçrc, ma khô lieu 
lâm. 

Bi giài (propre : chasser, ex- 
pulser). 

Bi tieu tien, di dài (vulg.). 

Bi dqi tien, di ngoài, di ra 
dông, di ra dàng sau, di ria 
(vulg.), di ta (grossier). 

Muon di ria. 

Soi bung. 

Bi dai tien cô dSu khâng? 

— Bi dai tien nhvc khi khoe 



Es-tu constipé? 
Es-tu sujet à la constipation ? 
Depuis combien de jours n'es-tu 
pas allé à la selle ? 
As'tu de la diarrhée ? 
As-tu de la dysenterie? 

— Je n'ai que des coliques, sans 
diarrhée. 

Combien de selles as-tu par jour ? 

— Je ne vais qu'une fois tous 
les deux jours. 

— Je suis allé hier quinze fois 
à la garde-robe. 

— J'ai des épreintes. 
Souffres-tu du fondement en 

allant à la selle ? 

— Oui, j'ai du ténesme. 
As-tu des hémorrhoïdes ? 
Coliques simples; 



Cô di tào (sec) khâng? 
Cô hay di tào khâng? 
Biffçrc mây hâm nay khâng di 
dai tien? 
Cô di ta khâng? 
Cô di li khâng? 

— Tâi chi dau bung ma thôi, 
chw khâng di tL 

Mot ngày di dai tien mây lân? 

— Tâi di dai tien hai ngày 
mot lân. 

— Ngày hâm qua tâi di ria 
mwài làm Ivcat. 

— Tâi dau vât, tâi di vât (1). 
Khi di ria cô dau lÔ dît khâng? 

— Thwa phài, tâi di kilt. 
Cô bênh trî ha khâng? 
Bau bung; 



(1) Vdt signifie proprement : exprimer le fuic d'un irait, l'eau d'une éponge... 



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— 133 — 



coliques violentes ; 
coliques sèches; 
coliques légères. 

Avoir des selles solides ; 
— molles ; 



pâteuses ; 

liquides ; 
comme de l'eau; 
comme des cra- 
chats ; 
lientériques ; 



— glaireuses, mu- 

queuses ; 

— bilieuses ; 

— sanglantes ; 

— lavure de chair ; 

— décolorées ; 

— vertes ; 

— riziformes ; 

— membraneuses. 
Avoir une débâcle. 

Avoir le choléra. 

Vomi s- tu? 

De quelle couleur sont tes vomis- 
sements ? 

Est-ce vert — rouge? 

Est-ce bilieux — sanguinolent? 

Est-ce du sang pur, ou du sang 
épais, vieux (1) ? 

— Je ne vomis que des matières 
alimentaires. 

Si tu es repris de vomissements, 



dau bào; 
dau khan; 

hai dau bung, dâm dâm dau 
byng. 

Bi dâc (épais); 
Bi khâng dàc; 

Bi khâng làng khâng dàc, di khà 
khày di vùa vùa; 
Bi làng da; 
Bi nhic nuàc; 
Bi nhu ntc&c bot; 

Bi song phân (à moitié digéré), 
diirângtràng (pas du tout digéré), 
di khâng tiéu; 

Bi ra mûi; 

Bi ra dam; 

Bi ra huyHy di ra màu; 

Bi ra màu loàng; 

Bi ra trâng; 

Bi ra xanh; 

Bi ra nhw cam; 

Bi ra miAig ruôL 

Bi thào gia, di Iqnh gia ou da, 

Bi ihè /â. 

Cô thh khâng? Cô nân khâng? 

Nân ra miii g\? 

Nâ xanh hay là do? 

Cô ra dam — cô ra màu khâng? 

Cô ra màu loàng, hay là dàc, eu? 

— Thua tâi nân ra nhttng dô 
loi an ma thai, 
Nru ma cô non nîra, thx de 



(1) Lliématéinèse ee dit : hvnh ihn huyet. 



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— 134 — 



garde les matières pour me les 
faire voir. 

Il faudra mettre de côté tes sel- 
les pour me les montrer. 

Il faut bien te couvrir. 

Bois ton lait par gorgées de 
demi-heure en demi-heure. Si tu 
le prends par verrées, il te don- 
nera immédiatement des borbo- 
rygmes, et tu le digéreras mal. 

Porte constamment une cein- 
ture de flanelle et veille à la cons- 
tipation. 

Présente-toi régulièrement à la 
garde-robe tous les matins, et, en 
cas de difliculté, prends un grand 
lavement d'eau bouillie tiède. 

Il faudra peser ce malade une 
fois par semaine. 



cho ta xem nhîtng dô non dy. 

Khi di rica, tht phài lây chdu 

ma gitc lây cho ta xem. 
Phài dâp m\nh cho kî, 
Ci'c nira gi<i th) uong vài hàp 

8ita. Chic ditng uSng bitng coc, bei 

vt se soi bung ngay, không tiêu 

dtcçtc 

Phài mang tliat lung nhung 
luôn luén, va giâ: cho khài di 
tào, 

Cir moi mot sang, tht phài di 
dai tien; hê ma di c6 khé lâm^ 
thi lây ong that va nw&c séî rôi 
de àm^ ma thut vào. 

Phài cân ngwài dau này moi 
mot tmn le. 



ôo Maladies de Tappareil respiratoire. 



Tousses-tu beaucoup? 

— Je tousse un peu; surtout 
la nuit et le matin au réveil. 

Craches-tu beaucoup? Est-ce 
épais? Blanc — jaune — vert? 
Y a-t-il du sang? 

As-tu déjà craché le sang? 

— Oui, il y a deux ans. 

Infirmier, vous veillerez à ce 
que, jusqu'à nouvel ordre, on ne 
serve à ce malade que des bois- 
sons et des aliments froids. 

Craches-tu des glaires ? 



C6 ho lâm không? 

— Thwa ho mot chût; chi vê dém 
va vê sang lue thùc dây. 

Ho c6 khac nhiht không? khi ho 
nhè ra cô dac không? Trâng — 
vàng — xanh the nào? Ho ra màu 
không? 

Cô ho ra màu bao già không? 

— Thtca cô, là dà dttçrc hai 
nàm nay. 

Ngicài coi, phài cho cô y tir, cho 
dën khi nào ta chuyên, tht hày hay, 
ma bây già tht cho an uong dô 
nguôi ma thôi, 

Cô khac ra dirm không? 



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— 135 — 



— Je tousse, mais ne crache pas. 

— J'ai une toux sèche. 

— J'ai deux ou trois quintes de 
toux par jour. 

Tu cracheras dans une com- 
presse, que tu me montreras cette 
après-midi. 

Où souffres-tu en toussant? 

As-tu de la peine à respirer? 

As-tu eu des frissons ? un seul 
prolongé, ou plusieurs frissons 
espacés? 

— Un seul frisson prolongé. 
As-tu un point de côté? 

— J'ai attrapé un refroidisse- 
ment l'autre jour, et depuis je souf- 
fre du côté droit. 

As-tu maigri depuis que tu es 
malade ? 

Transpires-tu beaucoup la nuit ? 

As-tu eu dans l'enfance des 
engorgements ganglionnaires ? 

— Je ne m'en souviens pas. 
Mets-toi sur ton séant. 
Tiens-toi bien droit. 
Allonge-toi. 

Ote ton habit, ta chemise. 
Lève la tête — baisse -la — 
tourne-la à gauche, à droite. 

Croise les bras. 

Lâm ! passe-moi la serviette à 
ausculter... J'ai déjà dit de faire 
une marque pour distinguer les 
deux côtés. 



— Toi hOf ma khâng ra dàm, 

— Toi hen. 

-^ Toi ho hai ba can mot ngày. 

NgtJcai cô nhô, thx nhè vào khan 
de chiêu hôm nay cho ta xem. 

Luc ho th\ dau à dâu? 

Cô khé thà khâng? 

Cô run ray không? Can run cô 
lâu khâng? hay là thynh thoàng 
mây run? 

— Tôt run mot can lâu. 

Cô dau xôc hên canhsicàn khâng? 

— Hôm no toi phài lanh, roi tw 
lue y toi dau hên phïa phài. 

Tù khi phài dau dên già, th\ cô 
thây gây không? 

Ban dêm cô ra mS hâi nhiêu 
không? 

Khi côn hé cô lên tràng nhac (1) 
không? 

— Toi không cô nhà. 
Ngôi lên. 

Ngôi cho ngay. 

Nâm among. 

Câi âo ra. 

Ngang dâu (lên) — cvi dâu 
(xu&ng) — gia dâu sang tay 
trài, sang tay mat. 

Khoanh tay lai. 

Lâm! lay câi khan giài de 
nghe... Ta dà bào làm giâu hai bên 
de khàc ra. 



(1) Tràng nhac, littéralement : viscère — grelot. 



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— 136 — 



Respire fort — moins fort — 
naturellement. Ne fais pas ce bruit 
avec ta bouche. 

Tousse. 

Compte fort : un, deux, trois... ! 

Continue ! 

Assez ! 

Rhabille-toi. 

Lève-toi. 

As-tu mal à la gorge ? 

Souffres-tu en avalant ? 

Avale ta salive. 

Être enrhumé. 

Voix rauque. 

Etre poussif. 

(L'InBrmier.) — Voici un sergent 
de tirailleurs qui a reçu une balle 
à la poitrine. 

Bien. Portez-le avec beaucoup 
de précaution sur ce lit. Soutenez 
la tète et les épaules par des 
oreillers, pour lui permettre de 
respirer plus librement. 

Où et quand avoz-vous été 
blessé ? — Répondez à voix basse, 
pour ne pas vous fatiguer. 

— Monsieur le major, j'ai été 
blessé, il y a deux jours, dans un 
engagement contre les pirates, et 
la balle est restée dans ma poi- 
trine. Avez-vous rintention de 
sonder la plaie et d'extraire le pro- 
jectile ? 

Non. Il y a peu d'inconvénients 
à ce que la balle reste dans ton 
poumon, et on essayant de l'ex- 
traire, je pourrais provoquer une 



Thà manh — thà nhe chw — 
8icc thi nhw thwbng. Btcng c6 thà 
giâm nhu; thë. 

Ho du 

Bi^m cho to Un : nwt, hai^ 
ha...! 

Cir dëm nhtc M! 

Thai! 

Mac ào vào. 

Bicng lên. 

C6 dau hong không? 

Nuât cô dau kMng? 

Nuot nxcàc bot vào. 

Khan, khan ce, khan giong. 

Khan tiéfng. 

Cô hen. 

(Kè coi 8ÔC kè lièt). — Thua 
ngirài dôi khô do này phài dan è 
ngxfc. 

IT. Se tic tic ma mang ngtcài la 
lên giwàng. Ldy gôi dâ lot dâu va 
lot vai cho ngtccri ta de tha. 



Ncfi nào va bao già ngicai phài 
dan? — Nôi se chic keo met. 

— Thtca quan làn, toi dành 
giàCy phài dan dà hai ngày nay; 
va viên dan ^ hày cbn à trong 
ngwc toi. Ma ngài cô y muôn 
khdm xem dan â chô nào, de lây 
ra không? 

Không. Ban à trong phôi, thi 
không can chi; n^u ma lây dan 
ra, thi cô le chày ra nhieu màu. 
Va Ini, hoac vê sau dan nô cô ra 



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— 137 - 



hemorrhagic. D'ailleurs, il est pos- 
sible que le projectile se présente 
quelque jour, à fleur de peau, ce 
qui permettra de rénucléer aisé- 
ment. 

Avez -vous saigné abondam- 
ment au moment où vous avez 
été blessé? 

— Non, la plaie n'a saigné que 
faiblement. 

Gardez-vous de fumer ! Parlez 
et remuez le moins possible. Un 
infirmier restera de garde auprès 
de vous, et vous passera le vase 
pour faire vos besoins. 



dieçrc hên da^ thi cô le rut (1) 
ra de han. 



Luc phài dm màu cô chày ra 
nhiêu không? 

— Thua không, chày ïi ma 
thai. 

Bùng hût thuoc! Bùng nôi, 
dicng cira cây! Cô nguH coi trông 
nom à dây, he ma cô muon di 
giài, th\ bào ngucti ta d\ca chdu 
cho. 



ô*" Blaladies de l'appareil circulatoire. 



Es-tu sujet aux palpitations ? 
Sont-elles fortes ou faibles? 

Souffres-tu du côté du cœur ? 

As-tu jamais eu des rhumatis- 
mes? 

Ton père et ta mère ont-ils été 
atteints de cette même affection? 

As-tu parfois des vertiges ? 

A quel moment ? Le matin, en 
te levant, ou après les repas ?... 

As-tu des habitudes d'intempé- 
rance ? Parle franchement. 
Fumes-tu beaucoup ? 



Cô hay dành trong ngvrc không? 
Bành trông ngirc cô mqnh 
không? 
u trong tim cô dau không? 
Cô khi nào dau xwang côt không? 

Bô me ngwai cô phài dau hènh 
'y không? 

Ngwai cô hay chông mat không ? 

Hay chông màt khi thicc dây 
ban sang, hay là lue an cam rÔiy 
hay là lue nào?,,, 

Cô nghiên rwau không ? Phài 
nôi cho that. 

Hût thuoc cô nhiêu không? 



(1) Le verbe extraire se traduira par rut, s'il s'agit d'une sorte d'énucléation du 
corps étranger, immédiatement fixé sous la peau ; s'il est, au contraire, logé dans la 
profondeur des tissus, on emploiera de préférence le mot lay. 



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— 138 — 



Es-tu très essoufflé quand tu 
montes un escalier, ou que tu gra- 
vis une côte ? 

Tes jambes enflent-elles parfois? 

— Oui, quand je marche plus 
que d'habitude, ellesenflentlesoir. 

Urines-tu bien ? 

Vas-tu régulièrement à la selle ? 

Cette tumeur s'est-elle dévelop- 
pée naturellement ou bien subite- 
ment, à la suite d'un effort, d'une 
course ? 

As-tu eu quelquefois des syn- 
copes ? 

Es-tu tombé sans connaissance, 
et t'es-tu réveillé avec tout un côté 
du corps paralysé ? 

Es-tu sujet aux saignements de 
nez? 

Depuis combien de temps as-tu 
ces varices aux jambes ? 

N'as-tu pas été autrefois coolie 
pousse-pousse ? 

Retiens un moment ta respira- 
tion. 

(A rinfirmier.) Donnez-moi le sté- 
thoscope. 

(L'infirmier.) — Monsieur, voici 
un coolie chinois qui est tombé en 
syncope ce matin, et qui, depuis 
cet accident, parle sans ordre, 
comme une personne qui a perdu 
l'esprit. 



Khi trèo thang, hay là Un, 
thàc^ th% c6 thà nhiêu không? 

Chân cô sung lin khi nào không f 

— Thtca ngài cd, khi nào tôt 
di nhiêu lâm, th% toi né sung Un. 

Bi tieu tien cô dêu không? 

Bi dai tien cô nhu thuàng không? 

Sung the nào? Hay là tu nhiên 
ma sung^ hay là phài viêc g\ 
nàng ma sung ngay, hay là chay 
nhiêu quà ma sung? 

Cô phài lue nào ma bâttlnh 
không? 

Cô khi nào ma ngà bât tinh, 
va lue thic tht cô thây té mât 
bin mtnh không? 

Nguai cô hay de màu cam không? 

Phài bong gân chân dâ bao lâu? 

Truifc nguai cô di làm phu xe 
bao gicr không? 
Nïn hai lai mot ït. 

Ldy cdi 6ng nghe. 

Thua ông, cdi tên phu khàch (ou 
tàu) này sang ngày nô ngà bât 
tinh ; ma tic lue y, nô nôi mê màn 
nhu ngucfi không cô tri khôn vây. 



70 Maladies du système nerveux. 



Sens-tu quand je te touche ? 



Luc nào ta mô nguai cô biéft g^ 
không? 



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~ 139 — 



Ici... là... ? 

Ferme les yeux et réponds à 
mes questions. 

Sens-tu que je te pique ? 

Où ?.. En combien d'endroits? 

Sens-tu que je te pince ? 

Sens-tu que c'est chaud ? 

Étends la main et écarte les 
doigts. 

Quand tes crises sont terminées, 
verses-tu des larmes... urines-tu 
abondamment ? 

Marche droit ! — Tourne et 
reviens ! 

Quand tu marches, distingues- 
tu la terre de la pierre, ou te sem- 
ble-t-il marcher sur du coton ? 

Marche en fermant les yeux. 

Ta vue s'est-elle affaiblie ? 

Eprouves-tu parfois des dou- 
leurs vives et brusques dans les 
jambes? 

Eprouves-tu de temps à autre 
de l'engourdissement aux pieds, 
aux mains? 

Sens-tu parfois des fourmille- 
ments aux doigts, aux orteils ? 

Serre-moi la main vigoureuse- 
ment... plus fort. 

Es-tu constipé? 

As-tu parfois des selles, des 
urines involontaires? 

Fais ce mouvement-ci. 
Te rappelles-tu ta chute ? 
T'est-il déjà arrivé pareil acci- 
dent? 



Châ này,.. chS kia.,,? 
Nhâm mai lai, ma già Icri nhicng 
nhori ta hôi. 

Ta chxch ce biêft dau không? 
(X dàu?.. BUt dtrçrc mây chô? 
Véo (ou câu) c6 hiët dau không? 
Cô biët nông không? 
Già bàn tay ra, ma cKxa ra tkng 



Khi can lin rôi, cô khôc không.., 
hay là cô di dài nhiêu kliông? 

Bi cho ngay! — Quay lai^ va 
lai! 

KhidixuÔngdât,haylàkhiditrên 
dà, cô biéft khàc không? Hay là twàng 
m\nh di nhicitrên dÔng bông vây? 

Nhâm mât lai ma di. 

Cô thdy y eu con mât không? 

Cô thây khi nào bât thxnh Vxnh 
ma rie dtcâi chân không? 

Thynh thoàng ce tê chân té tay 
bao già không? 

Cô khi nào phài té roi thây 
dan dan nhtc kiën bb ma dÔt à tay, 
hay là à chân không? 

Nâm tay ta cho chat. . . chat nûa. 

Cô di tào không? 

Cô lân nào không muÔn di rùa, 
hay là di dài, ma tyr nhién chày ra 
không? 

Làm nhic thé này. 

Khi phài cô con nh& không? 

Tricàc cô phài bao già thé không? 



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— 140 — 



Avant de tomber, éprouvcs-tu 
quelque symptôme avertisseur, tel 
que perception d'un bruit, d'une 
odeur spéciale, douleur au bras...? 

Ta mémoire s'est-elle affaiblie 
en ces derniers temps? 

T'arrive-t-il d'oublier des faits 
récents? 

Te souviens-tu des circonstan- 
ces qui t'ont amené à l'hôpital? 

Compte jusqu'à vingt. 

Prends cette plume et écris ton 
nom. 

As-tu des cauchemars la nuit? 
des hallucinations? par exemple 
crois-tu voir des araignées, des 
rats grimper sur ton lit, ou enten- 
dre des voix qui te parlent? 

As-tu parfois rêvé à des incen- 
dies? 

(Répondant à une hallndnation du 
malade.) Non, c'est une erreur 
... personne ne t'injurie... il n'y 
a personne là. 

(A des personnes de l'entourage.) 
Ce malade se croit-il persé- 
cuté ? s'imagine-t-il qu'on veut at- 
tenter à ses jours? 

A-t-il la manie des grandeurs? 



Est-il d'ordinaire taciturne et 
calme ou, au contraire, loquace 
et agité? 



Luc ngà c6 nghe thây cài g\ 
kkông? hcy là cà ngùi tMy cài g\ 
khongf hay là cô tMy dau » lay 
khéng.,,? 

Khi lue mât rôi, thi cô thây mât 
mot thï tri nhâ khâng? 

Cô làn nào quén nhxtng #tr ^i 
mai qua khâng? 

Cô cèn nhâ phài thi nào ma 
vào nhà thirang khâng? 

D/m tir mot cho dfn hai mtrai. 

Cam bût ma vi/t tên. 

Cô hay nâm chiém hao thây 
nhûng sy: dfr khâng ? Khi thtrc cô 
tuàng thây cài 8W gt la, hoac là nhu 
con rén, con chuôt ma hà lén giuâng 
— hay là cô nghe nhtr nhûng 
nhâi nguâi ta nôi ù bén tai khâng? 

Cô khi nào nâm chiém boa ma 
thây chày khâng? 

Khâng! Bà nhâm rôi, chA cô 
ai chùi g\ dâu 9ot.., khâng cô ai 
ù dây. 

Toi hbi chù nguâi này cô khi 
nào ma tuang rang cô nguâi ma 
dht muôn bat bâ ma làm khé nguâi 
ta khâng? \à cô tuang bao già cô 
ngttâimuondenmàdànhchetkhâng? 

Nguâi ta cô hay nôi sang êot 
nhûng su làm quan, hay là làm 
vua khâng? 

Thuâng ihuâng nô cô â làn g 
yen khâng, hay là nô nôi luân luân 
va vât và{i) làm? 



(1) Comparer l'expression vât râ, agité, à Texpression vât va, affairé. 



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— 141 



Recherche-t-il la solitude ? 

Est-il gai ou triste ? 

Son caractère s'est-il modifié? 

Est-il devenu menteur? 



Lui est-il arrivé de dérober et 
de cacher inconsciemment des ob- 
jets? 

Est-il survenu quelque change- 
ment dans ses anciennes affec- 
tions? 

Est-il possédé d'une idée fixe ? 

— Oui, il s'imagine sans cesse 
qu'un de ses amis veut l'assassi- 
ner. 

A-t-il des tendances au suicide, 
à l'homicide? 

Il faut préparer la camisole de 
force pour s'en servir le cas 
échéant. 



Né c6 hay ttm a mot mtnh 
không? 

Nô vui hay là buôn? 

Nô cô âôi tïnh nô không? 

Nô bây già cô hay nôi dôi 
không f hay là bênh làm nô nôi 
dôi? 

Cô khi nào ma nô lây dô giâu 
di, ma nô lai luàng rang không 
phài nô? 

Cài su: mSn yéu cûa nô cô dèi di 
ït nào không, hay là van nhtc 
trtcàc? 

Su: g\ nô tuàng th\ nô cô hay 
nôi luôn trong môm nô không? 

— Thu:a cô, nô vàn tuàng rang 
nhu là cô ngwài anh cm ma muSn 
dën giët nô. 

Xem y nô cô muon lu: vàn^ hay 
là muon giêt ngwài la không? 

Phài sâp âo cùa ngwH dién, 
hoac\:>ô khi dùng dên chàng. 



80 Maladies de rœil. 



Vois-tu bien de cet œil ? 
Distingues-tu le jour de la nuit ? 

Peux-tu apercevoir quelque 
chose en t'orientant d'une certaine 
manière? Par exemple, prends cet 
objet, et montre-moi dans quelle 
position tu le vois. 

Regarde de ce côté-ci... com- 
bien y a-t-il de doigts ? 



Con mât này trông (o\x nom) rô 
không? 

Cô hiêt lue nào ban ngày lue nào 
ban dêm không? 

Khi trông nghiéng hay là trông 
ngwa cô thây g% không? Cam cài 
này, ma xem thây the nào, th% 
bào ta. 

Nom dây,.. thây mây ngôn tay? 



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— 142 — 



Regarde en haut. 

— en bas. 

— de côté. 

— ton nez. 

— mon oreille gauche. 

— par ici. 

Regarde dans le vague, sans 
fixer les objets. 

Regarde-moi bien en face. 

Ferme les yeux — ouvre-les. 

Ne fais pas de résistance pen- 
dant que je retourne ta paupière. 

Vois-tu clair ou trouble? 

Souffres-tu dans l'intérieur de 
l'œil? 

Éprouves-tu des élancements? 

Souffres-tu beaucoup ou modé- 
rément ? 

— Modérément. 

Éprouves-tu des douleurs au 
pourtour de l'orbite? 

Vois-tu comme des objets bril- 
lants voltiger devant tes yeux? 

Vois-tu constamment comme 
une tache noire se déplacer devant 
tes yeux? 

Distingues-tu bien toutes les 
couleurs ? — Par exemple celle-ci 
est-elle rouge ou verte ? Et cette 
autre? 

Ton œil gauche est perdu; 
quant au droit, il n'a presque rien. 

Lave les yeux de ce malade avec 
la solution que contient cette bou- 
teille, après l'avoir attiédie. — 
Après le lavage du matin, instille 
dans chaque œil une goutte ducol- 



Trông Un. 

— xuâng. 

— ngang. 

— vào mûi, 

— bén là tai trài fa. 

— sang bén này. 
Trdng, ma dùng cà ngô. 

Nh\n ngay ta này. 

Nham mât — ma mât. 

Khi ta vành mât, thi ding ce 
chàp. 

Trông ce rô hay là ma ma? 

Trong long con mât cà dau 
không? 

Trong eon mât ce rie không? 

Ban lâm hay là dau via? 

— Vùa via vây ou thf vây. 
Ce dau vong con mât không? 

Khi trông tht c6 nom thây nhu 
nhing con dom dôm ma nô bay 
trtcâc mât không? 

Khi trông tht c6 thây cài g\ dm 
den di lai mai a tncàc mât không? 

C6 phân biêt duac mùi nào 
không? — Chi cài này dô hay là 
xanh? Con cài này the nào? 

Con mât trài hu rôi; con bén 
phài tht hoi dau ma thôi. 

Ldy lo thuôc này, ma de cho né 
âm âm, rôi mai mot ngày là ria 
hai con mât ba bon lân. — Sang ngày 
khi ria xong rôi, th\ lây cài lo 
thuôc nhà dau mât này, ma giôvào 



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— 143 — 



lyre contenu dans cette petite fiole. 
— Applique sur les yeux un mor- 
ceau de coton hydrophile imbibé 
de la première solution, puis un 
carré de toile verte, et enroule la 
bande. 

Infirmier, mettez-lui un ban- 
deau vert flottant. 

Évite de travailler le soir; — 
pendant la première digestion ; — 
dans un appartement sombre. 



Veille à la réverbération, et 
porte au soleil des lunettes légè- 
rement teintées en noir ou en bleu : 
le port de ces verres te soulagera 
beaucoup. 



moi mot bin mât là mot giot. — 
Lây miéfng bang ma thâm mây nuire 
r&a mât, ma dâp vào mât, lây 
miëng vâi xanh ma dâp lén trén, 
thê roi lây vài boc quân chung 
quanh lai, 

Nguài coi^ lây miëng vài xanh 
de che mât cho ngicài ta. 

Tâi dêfn thi dicng cô viéft va dàng 
cô xem 8âch; — an cam mai xong, 
th% cùng không nén xem sâch; — 
va cûng không nén viéft mây xem 
sâch châ không dû sang, 

Phài kiéng ra nâng kéo chôi, ma 
lue nào muon di ra nâng, thi phài 
deo kïnh den vùa vira, hay là xanh 
non da giài eûng dwac : nêfa ma 
ew theo nhw thi, th% dâ mât lâm» 



9« Maladies de roreiUe. 



Il a l'oreille dure. 
Il est sourd. 

De quelle oreille n'entends-tu 
pas? 

— De l'oreille gauche. 
En souffres-tu? L'oreille coule- 

t-elle? 

— Non, je n'ai jamais souffert, 
et mon oreille n'a jamais coulé. bao già, ma eûng không eé chày 

ntc&c vàng bao gib. 
Ta surdité est-elle survenue su- 
bitement, ou s'est-elle accentuée dàn dan mây diée? 
peu à peu? 

— Elle s'est déclarée tout d'un — Tyc nhién phài 
coup. 

Es-tu sourd continuellement ou Mày diic luôn luiy là lue eô lue 
par intermittences ? không ? 



Nô nàng tai. 

N6 diêe, 

Bên tai nào diéfe? 

— &bên tai trài. 

Nô eô dau không? Nô cô ehày 
ntc&e vàng không? 

— Thvca không, toi không eô dau 



Tu; nhién ma diéfe ngay, hay là 



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— 144 — 



— Par intermittences. 

Et toi? Depuis combien de temps 
souffres-tu ? 

— Depuis deux jours seulement ; 
mais j'éprouve dans cette oreille 
des élancements insupportables. 

Combien y a-t-il de temps que 
ton oreille coule? 

— Deux semaines. 

Cet écoulement a-t-il été pré- 
cédé de violentes douleurs dans 
l'oreille, ou bien s'est-il établi sans 
douleur appréciable? 

Éprouves-tu des bourdonne- 
ments dans l'oreille ? 

Sort-il de la sérosité — du pus 
— du sang? 

— C'est comme de l'eau. 

— Il sort de la sérosité san- 
guinolente. 

Essaie de souffler en te pin- 
çant le nez et serrant les lèvres, 
comme ceci... 

Assez! 



— Cùng cô lue cd, cûng cô lue 
không. 

Con ngicai phài dau dà bao lémf 

— Thua mai cô hai kôm naff 
ma thai; nhitng ma trong Id toi 
rie khé ehju lâm. 

L5 lay ngicai ehày nur&c dà bao 
lâu? 

— Bà dtcae hai tuân le nay. 
Trvâe khi ehày nuràc, th\ cô ràc 

khéng, hay là tu: nhién ehày naoc 
ra, ma khéng dau? 

Trong tai ce it ii khâng? 

Luc ehày nir&c ra^ /At ehày n^àc 
vàng — hay là ma — hay là màu? 

— N6 ehày ra nhu nttae thf vdy, 

— N6 ehày ra màu hàng (ou 
loàng). 

Bit mûi ngâm mai lai, ma Ihà 
ra, nhu: théf này... 

Thai! 



10» Maladies des voies urinaires. 



(A rinfirmier.) Gardez ses urines 
de demain matin, pour que je les 
examine. 

Ces urines sont copieuses — 
claires — troubles — rouges. 

Elles contiennent un dépôt abon- 
dant. 

Donnez-moi le papier tourne- 
sol. 



Sang mai khi nguai ta di tieu, 
thx phài giit lay cho ta xem. 

Nu:ac tieu này di nhiêu làm — 
nô trong — no duc — no do. 
Nô cô nhihi gan lâm. 

Btra giây « tournesol i^ cho ta^ 



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— 145 



Passez-moi un tube et un verre 
à expérience — la pince en bois. 

Tenez ce tube légèrement in- 
cliné, et chauffez le liquide jus- 
qu'à Tébullition. 

Où est Tacide nitrique? 

Laissez là ce tube, et n'y tou- 
chez pas. 

(Au malade.) Est-ce que tes pau- 
pières ont gonflé au début de ta 
maladie ? 

Urines-tu souvent? 

As-tu parfois uriné du sang — 
du pus — du mucus? 

As-tu jamais éprouvé dans l'un 
ou l'autre flanc une douleur vive 
et subite, comme un coup de lance, 
ou l'impression d'un fer rouge,..? 

Sens-tu des chatouillements à 
l'extrémité de la verge? 

Urines-tu droit — de travers 
— en tire-bouchon? 

Beaucoup? — Peu? — Goutte 
à goutte? 

As-tu expulsé comme du sable 
rouge ou des graviers en urinant ? 

Souffres-tu du bas-ventre, des 
reins ? 



Lây câi ông thiy iinh — cni coe 

— va câi cap bâng go cho ta. 

Se cam nghiêng cdi ông này, va 
nâu nwùc cho d^n khi soi, 

« Acide nitrique )> âdâu? 

Be câi ông này yen, dkng ci 
ma vào. 

Luc mai dau, tht mï mât cô 
sivng không? 

Cô nnng di tieu không? 

Cô khi nào di tieu ma thày nô 
ra mâu — hay là ma — hay là 
nuire mûi không? 

Cô khi nào ma dau ncc tu: 
nhién à dirai canh siràn không^ 
nhw là nhon mac ma dâm vào, 
hay là nhw mifng sat nung lu a 
vdy,..? 

Cô thày khi nào ma ngwa ir 
nhw dàu giâi không? 

Bi tieu tht nw&c tieu ra ngay 

— hay là ra cong — hay là 
quàn queo vày? 

Nhiêu? — It? ^ Twng giot 
twng giot? 

Luc di lieu th\ cô thày ra nhw 
là eût rfô, hay là nhw nhwng hat 
nhô vây? 

Cô dau dn, dau Iwng không? 



llo Maladies vénériennes. 



Uréthrite. 

Balanite. 

Phimosis. 



Lan. 

Swng ra ma â dàu giâi, 

Giâi không lô. 

10 



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— 146 — 



Paraphimosis. 

Orchite. 

Cystite. 

Chancre mou. 

Bubon suppuré. 

Syphilis. 

Chancre induré. 

Adénite poly ganglionnaire. 

Éruptions cutanées. 

Plaques muqueuses. 

Douleurs ostéocopes. 

Souffres-tu beaucoup en uri- 
nant — ou bien seulement au 
moment de l'expulsion des der- 
nières gouttes d'urine ? 

Le pus sort-il au début ou à la 
fin de la miction ? 

On donnera deux verres à ce 
malade, et il urinera moitié dans 
l'un, moitié dans l'autre. 

As-tu des érections nocturnes ? 

On fera prendre à ce malade de 
la tisane de graine de lin et du lait. 

Il absorbera avant chaque repas 
un bol d'opiat. 

Il prendra trois ou quatre bains 
locaux par jour, et deux injec- 
tions après avoir uriné. 

Couche-toi de préférence sur le 
côté droit, mais pas sur le dos. 

Prends ces trois pilules de cam - 
phre et opium, de demi-heure en 
demi-heure, avant de te coucher. 

Veille à ne pas te toucher les 
yeux avec des doigts malpropres. 



Dénh không thyt là gicà vào 

Thiên H, 

Bau â trong bong bang. 

Not hic (dâu giàij. 

Hrjch cô mA à ben. 

Tim la. 

Nôt dôc 8img ct'cng Un, 

Noi nhiêu hach à ben. 

Nài son ôc minh Un. 

Là môiy là miêngy là lucdi... 

Bau xicang cot ban dêm. 

Luc a giài cô thây dau lânt 
không — hay là di gân xong th\ 
mai dau? 

Luc mai di giài, tht mù chày 
ra, hay là di gân xong, tht mù 
mai chày? 

Lây hai cài côc ma de cho nguiai 
dau này, roi bào ngwài ta se di giài 
moi mot bên là mot nia. 

Ban dêm cô càng không? 

Se cho ngicài dau này uong nuàc 
€ graine de Hn » va sïra. 

Truàc moi mot bua cam, tht dio 
nguàita uong mât vién thuoe 
a opiat ». 

Mai mot ngày tht phài ngâm ba 
bon lân; khi di dài xong rôi, tht 
phài thut vào hai lân mot ngày. 

— Cô nâm, tht nâm bên tay 
phài, ma chw dkng cô nom ngtta. 

Trwâc khi di ngù, tht mai 
mot nàa già uSng ba viên thuoc 
pha long nâo va a phién này. 

Phài cô y ta he ma nhîmg ngén 
tay cô da, tht dùng ma vào con 



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— 147 - 



car tu pourrais attraper une oph- 
talmie et perdre la vue en quel- 
ques jours. 



Lave-toi avec cette solution, 
sans frotter la plaie ; puis saupou- 
dre le chancre d'une pincée d'iodo- 
forme ou de calomel. 

Tousles matins, avant d'urinor, 
vois-tu sourdre une gouttelette de 
pus ? 

Presse d'arrière en avant. 

As- tu eu autrefois un chan- 
cre ? 

— Il importe, pour ta guéri- 
son, que tu me dises la vérité. 

La plaie était-elle rongeante 
(phagédénique) ? — irrégulière ? 
à bords décollés ? 

A-t-elle suppuré beaucoup et 
longtemps, ou peu, en laissant 
après cicatrisation un noyau in- 
duré ? 

Éprouves tu parfois des dou- 
leurs osseuses pendant la nuit ? 

As-tu eu auparavant une érup- 
tion de taches sur le corps, 
spécialement sur la poitrine? — 
As-tu eu des croûtes dans les che- 
veux, des plaies dans la bouche, 
à la gorge? 

Fais voir tes dents. 

Dans quelle maison as-tu at- 
trapé cette maladie? 

Une maison de tolérance. 



mât : nfu ma không nghe nhtc 
tM, th\ ce lue hit con mât 
(chù không chai dâu — c'est- 
à-dire : il ne faut pas plaisanter là- 
dessus), ma cûng ce lue, dô trong 
hai ba ngày, tht mUj dây! 

Rtra né mây nxcàc này, ma dàng 
c6 xoa nù; rôi se lày mot giûm 
thuôc « iodoforme > hay là « calo- 
mel », ma râc vào chô y. 

Mai mât sdngy trxcàc khi di giài, 
tht cô thây giot ma nô chày ra à 
dâu giài không? 

Nàn tic cuâng cho dën dâu, 

Tru&c cô tât g\ A gidi không? 

— The nào phài thû cho thât, 
de ta chtta cho. 

Cài nôt y truac nô cô an lang 
ra không? - Né là quanh quéo ra 
không? — Cài bcr nôt ày ce long 
ra không? 

Né ce chày ma nhiêu va lâu 
không? hay là chày xt, nhitng ma 
lue khô râi, tht càn eue cAng? 

Ban dém ce khi nào dau xwang 
eSt không? 

Truàe cô phàt nii mtnh lén 
không y nhdt là à ngtrc? — Cô 
khi nào nèi vày à chân téc không, 
hay là nèi nôt à trong miêng^ hay 
là trong hong ? 

Xem rang nào. 

Trong nhà nào ngwai mac hênh 
ày? 
Nhà thi. 



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— 148 — 



Une prostituée. 
Le dispensaire. 



Con dïf con diëm. 
Nhà € louksi » (look see - 
vulg.), nhà khdm bènh dan hà. 



120 Maladies de la peau. 



liQ gale ; 
gale grave. 

Sorte de gale, très commune au 
Tonkin, et que les indigènes attri- 
buent aux changements de climat, 
k la croissance... Les Européens 
n'en sont point indemnes. 

L'ecthyma. 

L'impétigo. 

Une papule ; 

une petite papule. 

Eruption de papules. 

Eruption de pustules. 

Pustules très douloureuses. 

Ne grattez pas! N'écorchezpas! 

Se gratter jusqu'au sang. 

Frictionnez d'abord légèrement 
la surface malade avec cette pom- 
made noirâtre, épilez-la ensuite, 
puis pansez avec une compresse 
fine. 

Traitement de la gale. V Par 
la pommade d'IIelmerich. — Fai- 
tes prendre au malade un bain 
savonneux prolongé et frictionnez- 
lui vivement les parties atteintes, 
de manière à crever toutes les vé- 
sicules. Essuyezbienla peau. Puis, 
avec de la pommade d'Helmerich, 
frictionnez partout. Laissez la 
pommade en place jusqu'au len- 



Ghi; ghè nxcirc; ghè mu; 

ghé càng, 
Phà ntcàc. 



Là. 

Hàc lào. 

Mun; 
mun sày, 

S^m mun. 

Phdt sang. 

Binh sang. 

Btcng cô gài! dirng cào ra! 

Gài ra màu, 

Lày thuôc ma den den nàyy ma 
xoa à chô dau y di; râi lày cài 
nhïp ma nhè téc; doan rôi lày 
khan mông boc lai. 

Phài cho ngwcri ta tàm mày 
nwâc « œà vbng », ma bào ngtsiri 
ta ngâm cho lâu; roi xoa cho 
manh va kï nhtcng cho ghé y, 
de cho nhîing cAi vny né di hfl 
di. Lây khan lau cho râo. Tht 
rôi, lày thuôc ma c Hclmerich », 
ma xoa nhïcng cho y di. Xoa rôi, 
th\ Cic de nhic thS cho dfn sang 
mai, dùng câ lau, nhé! — RSi 



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— 149 — 



demain. Donnez alors un deu- 
xième bain savonneux, et faites 
une nouvelle friction. — Recom- 
mencez la même opération, s'il y 
a lieu, le 3* et le 4® jour. — On 
peut aussi laisser un jour d'inter- 
valle entre deux frictions, en fai- 
sant prendre ce jour-là au malade 
un bain sulfureux. — S'il existe des 
plaies à la surface du corps, évi- 
ter de les frotter avec la pommade. 

2® Par le pétrole. — Friction- 
ner deux ou trois jours de suite, 
avec du pétrole pur, tout le corps 
du malade, en insistant sur les 
parties atteintes par l'éruption. 
— Si le pétrole pur est trop irri- 
tant, le couper avec de la bonne 
huile d'olive, dans la propor- 
tion de 2-3 fois son volume. — 
La friction est faite le soir, avant 
de se coucher : on laisse le pé- 
trole au contact de la peau pen- 
dant toute la nuit, et, le lende- 
main matin, on savonne à l'eau 
chaude. 

Il faut désinfecter avec soin 
aux vapeurs de soufre les effets 
et objets de literie ayant appar- 
tenu ou servi aux galeux. 

Il est nécessaire d'isoler ce ma- 
lade pendant la durée de son 
traitement. 



lai bào ngirài la lâm, va ccoa 
Iheo nhic lân Irirôc, — Né^u ma 
không khoè, lh% cw Iheo nhtc Ihê 
Irong vùi ngiiy nùa. — Hag là 
IM này : Ihi ce xoa càch 
nhàtf ma cdi ngày không xoa, lh\ 
cho ngttài ta lâm mày nicàc pha 
thv^c sinh, — Dâng cô cho airt 
da, ih\ dtrng xoa thuôc chô ây. 



Phài lày dâu hoà, ma xoa 
khdp nhûng cho ghé cho ngicài 
dau này, luôn Irong hai ha ngày, 
moi mot ngày là mot Iworl xoa 
ma thôi. — He ma dâu hoà ce 
sot qua, th% phài pha mot phân, 
hai phân, hay là ba phân vài 
dâu an. — Cô xoa, th\ xoa chàp 
toi trwàc khi di ngù : phài de 
dâu hoà hôi à m\nh cà dêm, roi 
sang mai lây ntràc cho âm mây 
« xà vàng >, ma ràa di. 



Nhicng quân ào va khan gittàng 
ciing chàn cûa ngwài ghi, th% bo 
vào thung, ma xông thuoc sinh 
cho Mt hai doc di, 

Kè liât này phài de riêng cho 
dên khi khoè. 



13o Parasites intestinaux. 



Le lombric. 
L'oxyure. 



Con giun ou câi giun, 

Sâu nhu; khûc chi à trong eût. 



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— 150 — 



Le ténia; 

un cucurbitain. 

Un ténifuge. 

J'ai le ténia. 

Quand tu m'auras montré des 
anneaux, je t'administrerai un té- 
nifuge. 

As-tu des maux d'estomac? — 
des digestions laborieuses? — de 
la diarrhée? — des démangeai- 
sons au nez ? 

Depuis combien de temps t'es- 
tu aperçu de la présence du ver? 

As-tu déjà eu le ténia? 

Voici ce qu'il convient de faire. 
Ecoute - moi attentivement. Ce 
soir, tu ne prendras cpie du lait. 
Demain, à la première heure, un 
lavement simple. Dès que tu 
l'auras rendu, tu absorberas la 
dose de pelletiérine, en une fois, 
dans un demi- verre d'eau sucrée. 
Une heure après, tu prendras, 
dans du jus d'orange ou du café 
noir, cette dose d'huile de ricin. 

Fais disposer à l'avance un 
vase de nuit à moitié plein d'eau 
tiède, sur lecpiel tu t'assoiras dès 
que tu éprouveras l'envie d'aller 
à la selle. Habituellement, le ver 
tombe en masse, comme une boule. 
S'il reste pendant, ne le tiraille 
pas, car il se casserait. Attends 
patiemment. Si l'expulsion tardait 
trop, tu absorberais en deux fois, 
à un (juart d'heure d'intervalle, 
cette potion à l'éther. — Si ce 



Con sàn; 

khûc sân. 
Thuôc San. 
— Toi câ bênh s'en. 
Luc nào cho ta xem khûc sdn, 
th\ ta se cho thuÔc sân. 

Ce khi nào (tau A vj, — hay 
là khé tiéUy — hay là di ta, — 
hay là ngxa à nhw là mûi khôngf 

Thày tir hao gicr cài bênh sân 
này? 

Bà cà bênh sân bac gicr chira? 

Này theo nhw thë này ma làm, 
Phài nghe cho ro. Chiêu hémnày 
chi uSng sïca ma thai. Seing ngày 
sàm mai, th\ Uy nw&c dm ma 
thut qua lo dît, Luc nào rira xong 
rôiy thi lây lieu thuoc sân dy 
(pelletiérine), ma pha vào nia 
cÔc nxràc ngot ma uông, Rôi trong 
dô mât gicr, th\ lây lieu thitSc 
dâu thâu này, ma tra vào 
mcirc cam hay là nuire cà phe 
không, ma uông, 

Bào lây cài btnh tieu ma do 
nira b\nh nxccrc dm, de ma liîc 
nào muSn di dai tien tht di, Thuang 
thuang con sân né rai xwSng tirng 
eue vdy. Con lue nào ma né con 
dïnh lai y tht diing ce kéo, keo né 
diet ra mât. Phài dai ma nhin 
cho kï, Nêu ma ce thày lâu lâm, 
tht lây câi te thuôc ^ éther » này y 
ma chia ra làm hai, roi uông mSi 
mot khâc dông hô là mol nita. — 
N^ ma làm nhtc thf không xong^ 



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— 151 — 



moyen est insuffisant, prends un 
lavement salé. Mais ne te décou- 
rage pas trop vite, et surtout 
garde la chambre, car le ver n*est 
parfois expulsé que dans Taprès- 
midi. 

On peut aussi administrer, 
comme ténifuges, Técorce de ra- 
cine de grenadier, dont la pelle- 
tiérine est le principe actif, ou la 
semence de courge, etc.. 



th\ lày nuràc pha muÔi ma thui 
vào ma rira. Bang cô ngai, va 
i luân trong phàng, bôri vt cûng 
ce khi dfn quâ trica tht con sàn 
mai ra. 

Ngu:cri ta cûng tri dwçrc bênh 
sdn mây lai vo rê cây lyru (rè cûy 
y tht cô thuôc « pelletiérine »), 
hay là hnt bâu cûng dttac. 



140 Au sujet d'une fracture, d'une luxation. 



Suspends-toi au cou de Tinfir- 
mier pour monter sur le lit. 
Es-tu tombé ou as-tu été frappé ? 

— Je suis tombé de cheval. 
As-tu perçu un craquement os- 
seux au moment de la chute ? 

As-tu éprouvé, au moment de 
l'accident, ime sensation de dépla- 
cement dans Tépaule? 

As-tu pu te relever et te remet- 
tre en marche aussitôt après Tac- 
cident ? 

Tâche de mouvoir ton bras — 
ta jambe. 

Essaie de soulever ton talon au- 
dessus du plan du lit. 

— Cela m'est impossible. 
Tiens -toi bien droit. 

La plaie a-t-elle beaucoup sai- 
gné ? — Le sang coulait-il en jet 
ou en nappe ? 

As-tu perdu connaissance sur 
le moment? 



Ôm CO lày ngurcri coi sôc này^ 
de dem lén givcirng, 
Bi ngà hay là bi dành phài? 

— Thtta toi bi ngà ngura. 
Luc ngà ce nghe ti?nggày xitctng 

không f 

Luc bi phài tMy tht xwang vai 
cô thây sai không? 

Ngà rôi cô dày ngay dwçrc 
không, va cô di dtroc btcâc nào 
không? 

Thic cura tay — chân xem. 

Nhâc gôt chân Un mot tht, 

— Toi không cô the nào dirçc. 
Ngôi ou ding cho ngay lén. 
Mdu chày ra cô nhiêu không? — 

Màu chày vot ra, hay là chày tic 
tic? 
Luc 2/ ce ngât di không? 



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152 — 



— J^ai fait un simple faux-pas, 
... j'ai senti nettement que Tos se 
brisait,... et ce n'est qu'après que 
je suis tombé. 

As-tu ressenti quelquefois des 
douleurs fugitives, mais violentes 
dans cette jambe? As-tu eu déjà 
d'autres fractures ? Ont-elles vite 
guéri ? 

Est-il sorti de la plaie des esquil- 
les osseuses ? 

A-t-on extrait la balle? 

Il faut prendre deux planchettes 
de cette dimension, et les attacher 
de chaque côté du membre. 

Ne fais pas d'effort.. . ne te con- 
tracte pas... je ne veux pas te 
faire mal. 

Nous allons réduire ta fracture; 
mais nous t'endormirons aupara- 
vant, et tu ne sentiras rien. 

Tu guériras sans doute, mais 
avec un léger raccourcissement 
de la jambe, et tu boiteras un peu. 



— Toi chi btf&c sai câ mot bu:àc, 
... loi thây cài xtcang no hWf,.. 
roi toi m(ri ngà, 

Cô thây bao giif trong chân, ma 
nô rîtc dành phùt (i) mot câi, roi 
nô thai khôngf Bà cô gày 
xtcang cSt không? Ma chua cô 
chông không? 

Cô thây cho y xwang vun rai (2) 
ra không? 

Bà rut dan chica? 

Phai Idy hai mifng van do bâng 
thê này, ma buôc nô hai bên. 

Ta không cô làm dau dâu, ma 
dttng ce co gang ra strc. 

Ta se cho Ihuoc mê ma ngà di, 
thi rôt ta mai lap xurang vào cho 
mai dvcaCf va không cô can thây 
g\ dâu. 

Cài dâu càa ngitai, th\ se khoèy 
nhtrngmàphâi ngânlai, thi ngicai 
se phài di khâp khiêng môl thi. 



15« Au sujet d'une tumeur. 



Une tumeur. 

Cette tumeur s'est-elle déve- 
loppée rapidement ou graduelle- 
ment? 



Str sitng Un; mot cài nui nai 
m\nh; càiung; cài biràu; ung dôc. 

Cài syr sicng này y lh\ swng lén 
câ mau không, hay là lu là nô 
mai swng Un théf? 



(1) Les Annamites affectionnent lonomatopée : le corbeau se nomme con qua qua, 
le chat con nièo;... une gorgée se dira mât h&p^ le tambour cài trong t,.. ici le mot 
phût sif^nifie : rapide comme Téclair. 

(2) Rai^ sortir comme les graines d'un fruit mûr. On dit aussi rai râc, rai ryng^ 



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— 153 — 

Depuis quand vous en êtes- vous Thdy êicng lin dd dwçc bao lâu? 
aperçu ? 

— Elle existe depuis ma nais- — Bà cô tk khi toi mç dé. 
sance. 

A-l-elle augmenté vers Tâge Luc lin muai làm hay là muai 

de 15 ou 16 ans? sàu ttiôi, thx nô cô sung to han, 

hay là van théf? 

Est -elle douloureuse sponta- Nà rùc luôn, hay là lue uàn 

nément, ou seulement a la près- tht mai rue? 
sion? 

Souffriez-vous auparavant dans Truàc cô dau lung, hay là dan 

les reins — dans le ventre — au bung, hay là dau gan, hay là dau 

foie — à la rate? là làch không? 

Éprouvez- vous des élancements Cô rue lâm, hay là dau vu a 

ou une douleur sourde? vây? 

La douleur est-elle continue ou Cô dau luân, hay là lue cô lue 

intermittente ? không ? 

La tumeur se déplace-t-elle par- Ce thây nô di chô no sang chô 

fois? kia không? 

Augmente-t-elle ou diminue- Cô lue né sung to, hay là nô rep 

t-elle tour à tour? di không? 

Grossit-elle pendant la marche Luc di, hay là lue an cam rôt, 

— au moment de la digestion? iht cô thây nô sung han hhông? 

— Elle augmente et devient — Luc di, tht né sung lên khâ 
très gênante pendant la marche, chiu lâm. 

A-t-elle diminué de consistance? Truàc nô eung, râi nô ra mêm 

ehàng? 

Je vais extirper la tumeur, mais Ta muon cat ma lay nhung eài 

il est possible qu'elle se repro- thit hu, ma hoqc là nô lai sung 

duise. nûa, th\ không bift. 



160 Au sujet d'un cas de choléra. 

Depuis combien de jours vas- Phài di ta duac mày ngày rôi ? 
tu en diarrhée? 

Avais-tu bu une grande quan- Truàc chua phài bênh^ tht eu 



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154 



tité d'eau, ou fait des excès d'al- 
cool, avant de tomber malade? 

As-tu froid aux pieds ? 

As-tu des crampes aux jambes? 

Sens-tu comme une ceinture de 
fer qui te serre l'estomac ? 

Combien de fois es-tu allé à la 
selle depuis ce matin? 

Vomis-tu souvent? 

Urines-tu bien? 

Ne t'inquiète point, tu ne cours 
aucun danger. 

Dans quelques jours tu seras 
guéri, mais à condition de suivre 
exactement la prescription. 

Tu peux boire souvent, mais peu 
à la fois. 

(A rinfirmier.) — Donnez-lui à su- 
cer de temps à autre des fragments 
de glace. 

Il faut continuellement masser 
et frictionner ses membres, mais 
sans le découvrir. Tenez constam- 
ment des bouteilles d'eau chaude 
à ses pieds. Appliquez de temps 
en temps des sinapismes aux mol- 
lets, à la partie interne des cuisses. 
Enveloppez dans des serviettes des 
briques chaudes, et placez-les de 
chaque côté du corps. 

11 faudra appliquer un sinapisme 
térébenthine au creux épigastri- 
que, et faire sur le ventre plusieurs 



uông nhiiu niràc, hay là lUiiêu 
rtcçru không? 

Chân ce lanh không? 

unai chân ce co (1) gân không? 

Ce thây nhw là cài thât Iwng 
'sat ma thât vào bung không? 

Tw sang ngày di rira dà mây lân 
rôi? 

Ce hay non không? 

Bi tieu tien cô lai không? 

Bùng lOy chà ce viéc g\ ma sa 
sôt. 

Vài ngày nita, th% se khoe; 
nhtcng ma phài theo nhîtng lai bào 
day, 

VSng nwàc luôn cung duac, 
nhtcng ma moi lue uông, th\ phài 
uông ït chw. 

Thjnh thoàng cho ngtciri ta mal 
miëng nw&c dà de ngwài ta ngâm. 

Phài bôp xoa chân tay luôn luôn 
cho ngwài ta, nhwng ma dùng cô 
de hà chàn ra. Phài lày chai nit&c 
nâng^ ma dat dw&i chân cho ngu:ài 
ta luôn luôn, Thynh thoàng phài 
Idy giây thuôc cao (sinapisme), ma 
dàn vào bâp chân, va lai dap vào 
dîii bên trong nîta. Phài nung gach 
cho nàng, ma boc mai hon vào moi 
cài khan, rôi dat hai bên m\nh né, 

Phài lây miêng vài ma thâm mây 
dâu thông, rôi theo nhtc thuang 
ma làm (2), ma dap vào ma àc hoc 



(1) Tru'âng-Vînh-Ky traduit Texpression c avoir des crampes dans les jam- 
bes par : bi (mdc) vop hé cdng (chân) [Dictiotm. cochinch.] 

(2) (Voir page 115.) 



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155 — 



onctions à Thuile camphrée lauda- 
nisée tiède. 

Faites -lui boire par gorgées 
cette liqueur forte. 

Mettez immédiatement de côté 
le linge de corps du tirailleur dé- 
cédé, ainsi que ses objets de lite- 
rie — natte, paillasse, oreiller — 
et faites du feu au dehors pour les 
brûler. 



ngxxbi ta; docn rôt lày dâu pha 
long nào va ritau nha phiUii cho nâ 
dm, ma xoa cho ngicài ta. 

Cho ngiccri ta uâng cdi rwçtu 
manh này ticng hop ticng hop, 

Phài de quân ào cùa tén lïnh 
chft riéng ngay ra, va nhitng dô 
giicong cûng vdy — hoac là chiêu, 
hoac là nêm ram^ hoac là gai — 
rôi lây lia va ngoài ma dot di. 



170 Au sujet d'un cas de rage. 



Un chien enragé. 

Depuis combien de temps as-tu 
été mordu? 

Était-ce un chien européen ou 
un chien annamite? 

Sais-tu où il se trouve ? Pourrais- 
tu le reconnaître? 

A qui appartenait-il? 

Sa voix était-elle altérée? 

Ses allures s'étaient-elles modi- 
fiées depuis quelques jours? 

De quelle couleur était-il ?Blanc? 
— Noir ? — Roux ? — De plusieurs 
couleurs? 

Était-il grand ou petit? 

L'avais-tu agacé, ou t'a-t-il mor- 
du spontanément? 

A-t-il mordu d'autres person- 
nes? — des animaux? 

Que sont-ils devenus ? 

Le chien mordeur est-il mort? 
A-t-il été abattu ? 



Con chà dai. 

Phài cho iai can ta bao gib? 

Ché tây hay là chà an nam? 

Câ Wt né à dâu không? Va ce 
nhô du: oc nô không? 

Con chà dà cùa ai? 

Ti?ng con chà y cà khâc không ? 

Con chà ^, th\ mdy ngày hôm 
nay cà thdy khâc không? 

Con chà y mui nào? Chà trâng? 
— Chà mue ? — Chà vàng? — 
Chà dâm ou chà ven? 

Nà lôn hay là hé? 

Cà choc nà không, hay là tu: 
nhién nà can phài? 

Nà cà ciin phài ai nu a? — hay 
lànà cà can loài vdt không? 

Nhûng ngxbi nà can phài^ th% 
the nào ? 

Con ché y cà chêt chtra? 

Cà ai dành nô chêt không ? 



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— 15G — 



A-t-il été examiné avant sa mort, 
ou seulement après? 

Sais-tu si Ton a trouvé dans son 
estomac de la terre, des débris de 
paille, ou autres corps étrangers? 

Qui est-ce qui t'a soigné au 
début? un médecin? un vétéri- 
naire? 

Où se trouve-t-il? 

La plaie a-t-elle été cautérisée, 
au fer rouge, ou de quelque autre 
manière? 

Immédiatement, ou combien 
d'heures après la morsure? 

A-t-elle beaucoup saigné? 

Le pantalon, Tbabit ont-ils été 
transpercés ? 

Nous t'enverrons à Saïgon par 
le prochain paquebot, pour y subir 
le traitement antirabique; aussi- 
tôt ton traitement terminé, tu 
reviendras ici. — Une faut pas t'in- 
quiéter, car ta guérison est cer- 
taine. 



Cô xét nô tru;âc khi nà Mi 
chAng, hay là sauf 

Ngwai cô hUl khi ngirai ta ma 
bmg con chô y, thi cô thîly dfU, 
hay là vun ram, hay là càigi khàng? 

Tricâc h/l ai chïtacho ? quan thay 
thuÔc, hay là quan thây thuâc loèi 
vât chUca cho f 

Nhàôngy àdâu? 

Ngtfài ta ce nung êât dà Un ma 
dot cho, hay là làm the nào ? 

Chua lue phài can ngay, hay là 
trong mây giir roi mai chka ? 
M au cô clêiy ra nhieu không ? 
Quân ào nô can ce thing không? 

K^ tàu sau, ta gii di vê Sài 
gin, dang theo bênh chûa chô dgi, 
cho dfn khi nào khoé rôi, tht hày 
vê dây. — Bicng cô lo chi, mày 
se châc lành mnnh. 



180 Au sujet d'une morsure de serpent. 



(L'Infirmier.) — Ce paysan vient 
d'être mordu à la main par un ser- 
pent, en fauchant son champ de 
maïs. 

Quelle espèce de serpent? 

— Un serpent-minute, mon- 
sieur. 

Voici ce qu'il convient de faire 
dans un cas de ce genre, en atten- 
dant le médecin : placer une liga- 



Tên nhà que này bi ran can phài 
tay, dang khi cat lùa ngâ. 



ThA rân nào? 

— TAwa quan làn, né là con 
rân giun. 

Tru:àc khi dai quan thây thuôe 
dfn, tht phài lieu thi này dà : lày 
sun ma buôc à giïca cành lay 



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— 157 — 



ture élastique entre la plaie et la 
racine du membre. Faire saigner 
la plaie le plus possible en pres- 
sant tout autour. Au besoin y ap- 
pliquer une ventouse. Laver lar- 
gement avec de Teau tiède, puis 
cautériser avec un acide, ou mieux 
un fer rouge, une clef par exemple. 
Tâcher de faire transpirer le ma- 
lade, en lui administrant un grog 
bien chaud, ainsi qu'une potion à 
l'ammoniaque ou à l'éther. 



(de cho mâu doc khbi chny ra chô 
khrc'œj. Nàn m'xu chung quanh ra. 
Nhân dip, lay ông giàc ma hût 
mâu. Boqn rôi lây nicàc dm ma 
rtta cho kï, roi lây nicàc thuSc xot 
hay là miêng sât — nhtc cat ch\a 
khoâ vdy — nung cho dà né lériy ma 
châm nô vào. Cô gang ma làm cho 
né d& mô hôi ra^ thi phài cho 
né uSng ricau nâu v&i ntr&c 
chanh, cho rô néng, va mây mot te 
thuôc « ammoniaque > hay là 
« éther ». 



19o Quelques mots d'Obstétrique. 



La conception ; 

concevoir. 
La grossesse ; 

avoir la démarche d'une femme 
enceinte ; 

être enceinte; 

l'embryon ; 

le fœtus. 
L'accouchement ; 

accoucher (v. neutre) ; 

le cri de l'accouchée; 

accoucher de deux enfants ; 

accoucher d'un enfant coiffé ; 

accoucher (v. actif) ; 

la femme en travail ; 

l'accouchée. 
Naître; 

l'enfant nouveau-né ; 

le vagissement du nouveau-né ; 



Bàu Ihai; 

chiu thai, ihu thai. 
Sur ce thai, su ce nghén; 

di khang nqng; 

ce thai, ce nghén, ce mang; 

thai mai dàu, thai mai tuang, 
thai mai tu; 

thai, thai dung. 
Su sinh. su de, sw sinh dé; 

sinh,de, ainh dé; 

ti^ng kêu dm bà de? 

sinh dâi; 

dé boc; 

dâ; 

à eu; 

dan bà nàm bfp. 
Sinh ra; 

bé mon, con mai sinh ra, eon 
mai dé; 

tiêng trè con khéc lue mai lot 
làng ra (oa-oa ou oe-oe); 



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— 158 — 



l'enfant mort-né ; 
l'enfant mort en naissant; 

l'enfant en état de mort appa- 
rente ; 

l'enfant né coiffé; 

les jumeaux, les jumelles ; 

le cordon ; 

la fontanelle ; 

la fontanelle antérieure ; 

la fontanelle postérieure ; 

les fontanelles latérales ; 

l'arrière-faix (placenta et mem- 
branes) ; 

le meconium; 

les langes. 
La sage-femme. 
La nourrice; 

je nourris; 

le nourrisson ; 

le père nourricier. 
Avorter; 

l'avortement; 
un avorton. 
Les règles. 

Les pertes blanches (leucor- 
rhée). 
Les lochies. 
La fièvre de lait. 
La fièvre puerpérale. 



cham cit; 

dica bé con khi mai sink ra thv 

né cMt ngay; 
dira bé chH già; 

dira bé Mi sinh ra ce boc; 
dâng bào, tâm bào, con giai ou 

con gài sinh dôi; 
ciUIng rau, cuông rân; 
thâp; 

thâp dàng irtcàc; 
thâp dàng sau gày; 
thép hai bén; 
bao tw (poche violacée); 

cAt thai lue mai sinh ra; 

ta. 
Mu, bà mu, mu hà. 
Vu nuâi^ vu sîra, vu em ; 

tdiâvû; 

con nuM ; 

bô nuâi, cha nuôi, bô nuôi. 
Sào, hu; thai, nâm bfp dôi, doa thai, 

truy thai, truton trût thai; 

su: sào, stf hu; thai; 

nguiai sinh non. 
Ban mxnh^ lâm mtnh, kinh nguyét 

(mand.). 
Nvàc tràng a lôn chày ra. 

Màu de, 
Bênh Un sita. 
Bênh sàn hâu. 



A quel âge avez-vous été réglée? Ce kinh nguyét lân thic nhât lue 

lén mây tuii? 
Êtes-vous bien réglée ? Kinh nguyét câ dêu khâng ? 



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159 — 



Depuis combien de mois n'avez- 
vous pas eu vos règles? 

Vous rappelez -vous  quelle 
date vos règles ont cessé de paraî- 
tre? 

— Elles ont disparu depuis un 
mois et demi. 

Combien de jours durent-elles 
généralement? 

Vos époques sont-elles doulou- 
reuses? 

Perdez - vous habituellement 
beaucoup de sang? 

N'avez-vous pas eu de maladie 
grave dans Tenfance? 

Savez-vous à quel âge vous avez 
commencé à marcher — à parler? 

Avez-vous déjà eu des gros- 
sesses? — Combien? 

— J'en ai eu trois. 

Tous vos enfants sont-ils en- 
core vivants? 

— L'un d'eux est mort à dix 
mois; quant aux deux autres, ils 
sont très chétifs. 

Votre mari se porte-t-il bien? 

— Non, il est très maigre et 
tousse beaucoup, surtout l'hiver. 

Les accouchements antérieurs 
ont-ils été laborieux? 

Avez-vous fait des fausses cou- 
ches? 

— Oui, j'ai avorté une fois au 
quatrième mois. 

Depuis combien de semaines 
sentiez-vous votre enfant remuer? 



Bd mdy êhdng nay không thây 
kinh nguyètf 

Câ nh& ngày nào không ihây 
kinh nguyU ra ? 

—- Bà (tîtffc mot thàng rwâi nay. 

Thubng thteàng thi mdy ngày 
mât Itrçrt ? 

Nhîcng lue ban mtnh ce thây dau 
không f 

Né ce hay ra nhiêu huyêft không? 

Luc con bé ce phài bênh gt nàng 
không ? 

Ce biêt lue mdy luèi th\ mai 
biêft di — mai buft nâi không ? 

Bà à cw bàn nào chica? — Mdy 
Iwat rôi ? 

— Tôt dà à ci; ba lu;çft rôi. 
Nhûng dûa con y câ nuôi dicçc 

không? 

— Mât dtca, tht duac muai 
thàng th\ cMt; con hai dwa kia^ 
th\ yêfu lâm. 

Ngu;cri chSng (ou phû qudn 
— mand.) ce dvcac manh khoé 
không? 

— T%tra không, ygu va gây lâm, 
ma hay ho nhdt là miia dông, 

Mdy lân trwâc dcvccékhô không? 

Câ khi nào hw thai không? 

— Bam phài; toi câ thai, dtcac 
bân thàng ma sào ra. 

Bà dwçrc mdy tuân le nay ma 
thdy thai dap ? 



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— 160 — 



Éprouvez-vous de fortes dou- 
leurs? 

Sont-elles très espacées ou rap- 
prochées ? 

— Elles viennent toutes les 
dix minutes environ, et partent 
des reins. 

Avez-vous perdu de l'eau ? Beau- 
coup ou peu? 

Ne faites pas d'effort pour pous- 
ser. 

Ne vous découragez pas : dans 
un moment ce sera terminé. 

Il ne faudra vous lever que 
lorsque je vous le dirai, 

Avez-vous éprouvé des frissons? 
Votre ventre est-il douloureux? — 
Ne vous inquiétez pas, c'est la 
montée du lait qui provoque ce 
petit accès de fièvre. 

Votre lait est-il suffisant ? 

L'enfant tette-t-il bien ? 

S'endort-il au sein ? 

Pousse-t-il constamment des 
cris? 

Donnez-lui à téter neuf ou dix 
fois par jour. 

L'enfant fait-il régulièrement 
ses besoins ? 

11 faudra vous procurer une 
bonne nourrice, puisque la mère 
ne peut allaiter son enfant. 



Cà dau lâm không? 

Dau twng khùc, hay là dau hot f 

— Bb micH phût (ht nâ hay dMy 
lue d^n th\ né hay dau à Iwng. 

Ntccrc thai cà chày ch^ra ? Nhieu 
hay là il ? 
Bùng ce ran ra. 

Bttng ngà long : d^ mât chSc ih\ 
xong. 

Luc nào ta cà bào dây, tht hay 
gicr dây, 

Cà run không? Bung cà dau 
không ? — Birng cà lo sur gt : sâi 
là tai sira né lin ma thôi. 



Cà dû êtra không? 
Bica con bu dwac mnnh không? 
Luc nà bu tKi nà cà hay ngà 
không? 
Nà cà hay la khàc không? 

Cho nà bû mai mât ngày là 
chïn murcri bân, 

Bi'ca bé nà di giài cà dêu không? 

Phàng nhu; ngicài me ma không 
cà cho con bu durçrc, tht pliai ftm 
mot ngicbi vu swa cho tot mai 
dwac. 



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CHAPITRE III 



Le Médecin vaccinateur. 



Variole. — Vaccine. 



La variole. 
Contracter la variole. 

Un bouton de variole. 

Marqué de la petite vérole. 

Une cicatrice de variole. 

Pustules à contenu très fluide. 

Pustules à contenu très épais. 

Une croûte de pustule. 

Variole discrète, volante. 

Variole confluente. 

Variole hémorrhagique ou noire. 

Période d'éruption. 

Période de suppuration. 

Période de dessiccation. 

Vaccin. 

Vacciner. 

Vaccinateur. 

Vaccination. 

Avez-vous déjà eu la variole? 

— Oui. 

Il y a combien d'années? 



Bâu, hoa, mita, toi, trdi (Coch ). 
Lén hoa, lên ddu, lin tnkay 

Un toL 
Mun ddu, not hoa 
Râ. 
Sço. 

Bdu thùy bào. 
Bâu trù mât. 
Vày ddu. 
Bdu gân hay 
Bdu nàng, 
Bâu huySt. 
Bdu moc. 

Bdu givcang ou nung, 
Bdu àp ou bay. 
Thuôc giSng dâu, thuôc chûng dâu. 
GiSng dâu, chûng dâu. 
Thây giông dâu, 
Sw chàng hoa, 8\f chûng dâu. 

Cô ou dà lên dâu chtcaf 

— Thua lên rôi. 

Bicgc mdy nàm nay ? 

11 



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— IG2 — 



— Dix ans. 

Avez- vous déjà été vacciné ? 

Le vaccin a-t-il bien pris? 

11 faut néanmoins vous laisser 
revacciner, car Timmunité vacci- 
nale ou variolique cesse au bout 
de huit années environ. Il im- 
porte même, en temps d'épidémie, 
dene point attendre ce délai, pour 
se soumettre à la revaccination, 
surtout si la dernière inoculation 
n'a pas donné de résultat. 

L'immunité conférée par le vac- 
cin ne commence généralement 
que vers le septième jour après 
l'inoculation. Donc, dans les pre- 
miers jours qui suivent la piqûre, 
on est exposé à attraper la variole, 
et, le cas échéant, il ne faudrait 
pas accuser le vaccin d'avoir occa- 
sionné la maladie. On a d'ailleurs 
constaté, en certains cas, la co- 
existence, chez le même sujet, des 
pustules vaccinales et de l'éruption 
variolique — alors mitigée. 

Enfin, la variole peut se décla- 
rer chez des individus vaccinés 
récemment, et avec succès : mais 
alors elle est généralement moins 
confluente et moins grave. 



— Bà ivac mwi nom nêy. 

Bà ching dâu chva f 

Ching cô Un khâng f 

Lin rôi hay là dà ching roi, ik\ 
cùng phài ching lai, kèo ddu dà 
tàm nàm, tht cô le phài lai. Lai 
khi giai An dich, th\ khâng ci dai 
h/t tàm nàm, fhing hai te... nom 
tht phài ching lai, nhât là cko 
nhkng ngttin giong khi Iruâc 
khâng lin, 

Bà ngoai hày ngày, lh\ khâng 
êff lén dâu, ma trong mât, hai, 
ba... ngàyy th% cûng con lén dtsac. 
Khi ching hai, ba.,. ngày^ tht 
cûng lén dâu dwçc, cho nén khâng 
dtrac nôi rang : ching dâu ma 
phài bénh. Va lai cûng cô khi 
ching mot châ ma lie ddu nô lén, 
th\ cô khi nô moc Idy ra, nhtmg 
ma cài 8v dâu y nhe hem. 



Sau Mt, nhikng nguH mai 
giSng via râi, ma lén dteaCy iht 
cùng cô le mac phài nia : nhumg 
ma thtràng thtràng cài dâu j ma 
cô mac nia tht cùng khâng cô lén 
nàng Idm va cûng khâng di lâm. 



Demandez au maire s'il y a dans 
son village beaucoup d'enfants à 
vacciner. 

Faites venir de suite le chef de 
canton. 



Hài Ij triràng trong làng này 
cô nhiêu con tri ching dâu khâng. 

Cho dài cài tèng lai dây lâp 
tic. 



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— 163 

A quelle époque a eu lieu, dans 
cette localité, la dernière épidémie 
de variole ? 

— Au mois de février de cette 
année. 

Quel a été le pourcentage des 
décès? 

— Il y a eu pour 100 cas, en- 
viron 30 décès ; sur ces 100 mala- 
des, 10 sont restés borgnes, aveu- 
gles ou estropiés. 

Pendant quels mois de Tannée 
sévit de préférence Tépidémie ? 

— Généralement entre décem- 
bre et mars. 

Quel est le chiffre de la popu- 
lation de ce village ? 



Dich làng này dà duçc bao lâu? 



A-t-on déjà vacciné ici ? — Il y 
a combien de temps ? 

Est-ce que les Chinois ont vac- 
ciné chez vous ? — Quel prix pre- 
naient-ils pour chaque vaccination ? 

— Une demi-piastre ou une 
piastre pour les bourses modes- 
tes ; jusqu'à trois piastres, et mê- 
me davantage, pour les enfants de 
mandarins. 

Rassemblez les enfants, et ame- 
nez-les moi un par un. 

Les notables doivent veiller au 
bon ordre, pendant que je vaccine. 



— Thua thâng hai nàm nay. 

Moi tram ngicài phài, thx co 
mày ngicài chlt? 

— Trong mot tram ngicài dau 
y, /At phâi dô ba micai ngicài ch/t; 
càn mot tram ngtcoi ây, th\ phài 
mtcài ngicài cûng cô khi chat mat, 
hay là mh mat, hay là chay hâu (l). 

Mim ddu thvcàng thucàng là 
thàng nào? 

— Thvcàng thicàng tic thàng 
chap cho din thàng ba. 

Làng này dicac mày tram dinh 
ou làng này bao nhiêu ngicài, 
tuât cà lien bà con tri? 

Ngicài ta dà chùng dâu à ddy 
chica? — Bà bao lâu? 

Khàch ngtcài ta ce dën dây 
chiing dâu khôngf — Nguài ta 
chùng dâu, th% lây bao nhiêu, tien? 

— Cûng cô khi nàa dông hay 
là mât dâng cho con nhà nghèo; 
càn con cdc quan, tht dô ba dông 
hay là han tht không biêft, 

Bào tri con ding Ici mât chÔ, 
rSi dem mot dm mot. 

Trong khi toi chùng d^u, tht ky 
mue phài trâng nom, cho nâ thù tyc. 



(1) Les indigènes attribuent à un virus spécial, dérivant du virus variolique, et 
qu'ils nomment « dau chqy h^u », une action élective sur les yeux, pour provoquer 
des ophtalmies, et sur les articulations des membres pour donner lieu à des défor- 
mations diverses. (P. Gk)uzien : Les Vaccinations au Tonkin — Arch, de Médecine 
navale et coloniale^ n» de février 1891, note de la page 150.) 



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- 164 — 



Lavez et essuyez bien les bras 
de ces enfants, avant de me les 
présenter. 

En arrière! 

Ne vous bousculez pas ! Il y en 
aura pour tout le monde ! Ceux qui 
ne pourront être vaccinés aujour- 
d'hui le seront demain. 

C'est fini pour ce soir. 

Comment t'appelles-tu? 

De quel huyen es-tu ? 

De quel canton? 

De quelle commune? 

De quel village? 

De quel quartier? 

De quel hameau? 

Ne craignez rien pour vos en- 
fants. Vous voyez ces petits tubes 
en verre? Le vaccin qu'ils contien- 
nent n'est recueilli que sur des 
animaux — génisses ou bufflon- 
nes — et il n'y a pas de danger 
qu'il communique à vos enfants 
une maladie quelconque. 

Déshabillez cet enfant. 

N'aie pas peur! Ne pleure pas 
d'avance? Cette piqûre ne fait 
aucun mal. 

- Ne bouge pas ! 

Approche-toi..., plus près encore. 

Tenez-lui bien la tête! 

Tourne-toi ! 

Présente l'autre bras. 

Ne touche pas ! 

N'essuie pas ! 

Ne le laissez pas se gratter ! 

Laissez sécher le vaccin avant 
de rhabiller l'enfant. 



Trwâc khi dem trxnh cho tâi, 
thi phài ma hai bên cânh tay nô 
cho sachy roi phài lau cho rào. 

Lui ou lui ra! 

Không duac chanh nhau! Se 
cà du cà! Ngày hôm nay không 
ching hfi, th\ de d?n mai cûng 
dwçc, 

Hây thôi chiêu hôm nay. 

Tin con là gi? 

u vê huyên nào? 

VHong nào? 

V^ xd nào? 

V? làngnào? 

Vê xôm nào ? 

Vê ihôn nào? 

Btrng côsçr cho con, Cô thây mây 
cài ông ihùy tinh y không? TTii 
irong cài ông ày dyrng Ihuoc chùng 
dftu ctia loài V(U — nghta là eu a 
bo con cài^ hay là cùa trâu con 
cài — th\ không cà cài ê\f g% ma 
lây cho càc con ngwài, 

Cài ou côi ào dira trè con này ra, 

Bùng cô sa! Dùng ce khôc 

Irurâcf Chïch không cô dau ddu, 

Bàng yen! Bàng cô cita cây! 
Bicng gnn lai, . . , den gàn lai ntra. 
GiiJc dàu nô cho chat! 
Quay lai! 

Bwa tay bên kia dây, 
Bàng cô mô! Bang cô mô dên! 
Bicng chili! Bùng lau! 
Bùng cô de cho nô gài vào! 
Hày dp cho nô khô, roi hày màc 
ào vào. 



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— 165 — 



Il faudra mettre un petit linge 
fin sur les piqûres. 

Attachez- le bien. 

Revenez dans quatre jours pour 
la vérification. 

Je donnerai trois ou quatre liga- 
tures aux parents des vaccinifères. 

Il n'y a aucun danger pour les 
enfants qui fournissent le vaccin, 
et ils conservent l'immunité au 
même titre que les autres. 

Y a-t-il beaucoup d'enfants chez 
qui le vaccin ait pris ? 

Faites-les venir. 

Faites ranger tous les enfants 
vaccinés du même côté, pour que 
je vérifie leurs piqûres. 

Faites vite, car je suis pressé. 

(A un maire.) — Je suis très con- 
tent de vous. 

(A un mandarin.) — Je VOUS re- 
mercie de l'accueil que vous 
m'avez fait, et du grand nombre 
d'enfants que vous m'avez amenés. 
Je vous recommanderai, par lettre, 
à Monsieur le Résident Supérieur. 

Je reviendrai ici dimanche 
matin, vers 7 heures. Faites en 
sorte que tout soit prêt dès mon 
arrivée, afin que je puisse vacci- 
ner immédiatement. 

(A un maire.) — Je ne suis pas du 
tout content de vous. Les enfants 
devraient déjà être réunis à pa- 
reille heure. 

Je me plaindrai de vous à M. le 
Résident. 



lAy miëng vài mbng ma buôc 
vào cho chïch cho nô. 

Buôc cho ktj buôc cho chat. 

Trong bon ngày nm^ tht dem 
nô lai cho ta klAtn lai. 

NgwH nào ma cô con dâu moc 
du^acy ma cho ta lây mû, th\ ta 
se cho ba bon quan tien. 

Nhxmg trê cho lây ma dâu tht 
không cô can chi sÔt, ma van nhv 
tri giong dâu vây. 

Cô nhiêu can trê dâu moc du;ac 
không? 

Bào dem dën ddy. 

Biva nào chàng rôi, th\ dung 
ra mot bên, de cho ta khdm hi. 

Mau ISUy ta bân lâm. 

Chu ly^ toi bang long chu lâm. 

Toi xin câm an quan làn, cô 
long tiêp dài toi ttt të nhw thif, 
va dem dwac nhiêu con trè dêfn 
cho toi. Toi se viët tha nôi 
chuyên quan lân lai cho quan 
thong xA ngài hay. 

Toi trâ lai ddy chu nhât dô 
chwng bày gib êâng. Th\ xin ngài 
truyên sâp sàn cho toi, de cho 
toi chùng ngay du;ac. 

Chu /^, toi không cô bâng long 
chu; chi làm sao ma bây gicr 
chva cô dû s6 con trè cho toi 
chùng dâu. 

Cdi su: xâu thêf, th\ toi se nôi 
cho quan công xic ngài 



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— 166 — 



Je ne reviendrai plus ici. 

Quel temps faut-il pour aller 
d'ici au village de X... ? 

Quelle est la route qui conduit 
au village de X...? 

Faites chercher un pousse- 
pousse et un palanquin solide. 

La chaloupe devra être prête 
pour deux heures de Taprès-midi. 
Prévenez le patron. 

Faites seller mon cheval. 

Emportez les bagages, nous 
partons de suite. 

Je vais partir : hâtez -vous 
d'amener les coolies. 

Mettez les bagages sur ce 
sampan : moi-même, je suivrai à 
pied le chemin de la berge. 



Tâi kMng cô dfn dây nwa. 
& dây vê làng X.. ihi bao lâu ? 

Buràng di làng X,., là dieirng 
nào? 

Cho kéu mât câi xe va mol 
cài vông cho châc, 

Truyên chà tàu 9\p 9àn de tài 
hai già chieu^ th\ ta di. 

Cat ngura ou thâng ngwa. 

Khiéng dô di, ta di ngay lâp 
ticc. 

Ta di ngay bây gib dây : cho 
dem phu lai cho mau. 

Khudn dô xuông thuyën : con 
ta, th\ di bô theo cài ducmg bà 
sang. 



nv DE LA DEUXIEME PARTIE. 



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APPENDICE 



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LEXIQUE 



[Ce lexique comprend la traduction d'un certain nombre de mots 
annamites dont le sens n'est pas suffisamment défini dans le cours de ce 
recueil, soit qu'ils appartiennent à une expression composée, soit qu'ils 
se trouvent dans le corps d'une périphrase. — Cliacun de ces mots n'est 
d'ailleurs accompagné que des seules acceptions qu'il possède dans 
l'ouvrage.] 



Àp — voisin. 



B 



Bay — voler. 

Bdn — fois; pressé. 

Ban — sale, malpropre. 

Bao — étui, enveloppe. 

Bén — côté. 

Binh — soldats, armée. 

BU — couvrir, cacher, 

Bà — bœuf; ramper. 

Boc — entourer, envelopper. 

Bot ^ écume, mousse. 

Bifàe — pas, avancer. 



Cdch — séparer, espacer. 

Canh — à côté de. 

Cào — racler. 

Co — frotter. 

Cô gang — faire des efforts. 

Coiêâc — avoir soin de. 

Cong — courbe. 

Cuông — pétiole (d'une fleur). 

Cûng — également. 

Ci — continuer, suivre. 

CAng — dur. 

Chay — courir. 

Chày — couler. 

Châm — piquer. 



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— 170 — 



Chanh — se disputer; citron. 
Chdp — commencer à, presque. 
Che — couvrir, protéger. 
Chju — supporter. 
Chong — allumer. 
Chua — acide. 



Dïnh — qui se colle, qui s'attache. 
Djp — occasion : nhân dip — à Toc- 

casiou. 
Da — ordures. 
Doi — faux, tromper. 
Dît — méchant, cruel. 



Bàm — foie, fiel ; courage. 
Bap — frapper du talon. 
Bdu — s'arrêter; haricot, fève... 
Beo — porter au cou, au bras, à la 

main. 
Bêu — égal, semblable. 
Biêu — chose. 

Binh — clou (au propre et au figuré) . 
Bât — paire. 
Bom dôm — luciole. 
By;ng — contenir. 



Gàn — près. 

Già — feindre, simuler. 

Giài — étendre. 

GH — changer. 

Giûm — petite quantité (pincée). 

Gitcang — étendre. 

Giûp — aider. 

H 

Hâu — après. 

Ha — sécher, chauffer. 

Hà — être entr 'ouvert, entre-bÂillé. 



Hoa — fleur. 
Hoà — feu. 
Hu; — abtme. 



K 



Kkâp — tout, partout. 

Khoanh -^ galon. 

Khôi ^- fumée. 

KhtUln — transporter. 

Khuc — segment, morceau coupé 

transversalement. 
Kiéng — s'abstenir de. 



Lâm — couvert de boue, de saleté. 

Lap — joindre, unir : Kp vào — 
appliquer. 

Lâp tic — immédiatement. 

IaH — moment, instant. 

Le — raison, motif. 

Lo — s'inquiéter. 

Loi — étendre dessous, garnir, dou- 
bler. 

Lot ra — tomber dehors. 

Luc — moment. 

Luân — continuellement. 

Lieçrt — fois. 

M 

Man — salé. 

Manh — fort. 

Mêm — mou. 

M&i — nouveau, nouvellement. 

Mçn — petit, chétif. 

Mông — mince. 

N 

Nan — presser, comprimer. 
Ngai — craindre, hésiter. 
Ngâm — faire tremper dans ua 
liquide. 



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— 171 — 



Ngâm — fermer la bouche, garder 

dans la bouche. 
Ngàn — court. 
Nghèo — pauvre. 
Nghïa là — c'est-à-dire. 
Nghfch — ennemi, opposé. 
Ngô — à supposer que. 
Ngot — doux. 
Nguyen — originairement. 
Nhâc — déplacer un objet. 
Nhe — léger. 
Nhin — patienter. 
Nhon — pointu. 
Nhtr — comme, de même que. 
Nèi — s'élever au-dessus, faire 

saillie, surnager. 
Non — tendre. 
Nông — pas profond. 
Nung — chauffer. 
Nuâi — nourrir. 

O 

Ôm — embrasser, serrer dans ses 

bras. 
ông — numéral des tubes et de leur 

contenu. 

Ph 
Pha — mélanger. 
Phàt — éclater. 
Phïa — partie, côté, face. 
Phông — conjecturer. 
Phii — rapide comme Téclair. 

Q 

Qua — traverser, passer. 

Que — excéder, passer au delà, trop. 

Quân — rouler autour. 

Qui — diable, diabolique. 

R 

Râc — répandra, éparpiller avec 
les doigts. 



Ràn — faire de grands efforts pour 

expulser. 
Râo — sec. 

Rep — se déprimer, s'affaisser. 
Riéng — isolé, à part. 



San — engendrer. 

Sâp êàn — prêt. 

Sô — dénouer, détacher ; catalogue, 

registre. 
Soi — éclairer, 
Séng — lames, vagues. 
SA — porcelaine. 
Sun — se resserrer, se rétrécir. 



Tai — chez ; à cause de. 

Tiiy — effacer, nettoyer, purger. 

Tiep iài — recevoir quelqu'un. 

Tra vào — ajuster, joindre. 

Tri — commander, se rendre maî- 
tre (d'une maladie). 

Trtnh — présenter, montrer quel- 
que chose à un supérieur. 

TrU — épais. 

Trù — retrancher, expulser, pré- 
server. 

Truy — tomber. 

Truyên — ordonner. 

Trut — tomber. 

Tu — se rassembler, se réunir. 

Tir té — convenablement. 

Twçrng — figure, forme. 

Th 

Thé — moyen, pouvoir, qualité. 

The — mode, manière. 

Théo — suivre. 

Tham — sentir bon. 

j%ép — s'élever, se boursoufler. 



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— 172 — 

7%u — avouer. Yoi — jaillir. 

Thé — essayer. Vùa — médiocrement, à peu près ; 

Thûy — eau. aussitôt que. 

Thûng — perforer. Vun — parcelle, fragment. 

Thwâc — pied (mesure). 

A. 

Xêp — plier. 
Vài — deux ou trois, quelques. Xin — demander. 

Vày — squame. Xôt — brûler (en parlant de la dou- 

Vàn — naturellement. leur). 

Vàng — cercle. 



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TABLE DES MATIÈRES 



Avant-Pbopos Vfj 

Pbéuminaibes : De TlntonatioD et de la PronoDciation annamites (dialecte 

tonkinois) 1 

PREMIÈRE PARTIE 
VooalmlAire. 

CuAPiTRi I. . — Généralités : 1<» La namération annamite. — 2® Le temps. 
. .— 30 Les jours do la semaine. — 4» Les saisons. — 5» La 
parenté. — 6« Les couleurs. — 7*> Sur Teraploi des pronoms. 37 

Chapitre II. — L^Ilôpital : 1« Le personnel. — 29 Les locaux. — 3* Une 
salle de malades. — 4» L:i chambre mortuaire ; les funé- 
railles 47 

Chabitre III. — Le Régime alimentaire.; lo.L^alimentation. — 2« Objets et 

ustensiles de table » 67 

Chapitre IV. — Anatomic. Physiologie : V Les parties du corps humain. 
— 2« Les organes des sens et leurs fonctions. — 3® Les 
organes génito-urinaires. — 4® Liquides et humeurs de 
Téconomie; sécrélions et excrétions. — ô® États physio- 
logiques; symptômes fonctionnels 61 

Chapitre V. — Pathologie : l^ Maladies; infirmités; états pathologiques 
divers. — 2^ Insectes, arachnides et autres espèces 
animales nuisibles à Thomme. — 3<^ Genres de mort. — 
49 L'amphithéâtre; Pautopsie. — &^ Généralités; apho- 
rismes annamites se rapportant à la médecine 74 

Chapitre VI. — Moyens de traitement : lo Substances médicinales. — 
2^ Matériel de la pharmacie ; opérations officinales. — 
3^ Formes médicamenteuses; propriétés thérapeutiques; 
procédés de traitement ; opérations. — 4^ Objets de pan- 
sements ; appareils. — 6^ Instruments de chirurgie. — 
7® Appareils prothétiques 90 



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— 174 — 

DEUXIÈME PARTIE 
ExeroloM de Convenation. 

Chapitre I. — Le Médecin et les Infirmiers indigènes : 1» Généralités. — 
2^ Au sujet d un ce entrant ». — 3o A l'infirmier de garde. 
— 4» La prescription (régime — traitement). — 6*> Pour 
un cas de chirurgie. — 6® Indications relatives à certains 
moyens de traitement. — 7<» A propos d'une affection con- 
tagieuse 107 

Chapitre II. — Le Médecin et les Malades : 1® Généralités. — 2'» Explica- 
tions sur le mode d'emploi de certaines préparations médi- 
cinales. — 3<> La fièvre. — 49 Maladies de l'appareil diges- 
tif. — 6® Maladies de Fappareil circulatoire. — 6o Mala- 
dies de ^appareil respiratoire. — ?<> Maladies du système 
nerveux. — 8® Maladies de l'œil. — 9® Maladies de l'o- 
reille. — IQo Maladie's des voies urinaires. — 11» Mala- 
dies vénériennes. — 12o Maladies de la peau. — 13» Para- 
sites intestinaux. — 14» Au sujet d'une fracture, d'une 
luxation. — 16© Au sujet d'une tumeur. — 16° Au sujet 
d'un cas de choléra. — 17« Au sujet d'un cas de rage. — 
18<> Au sujet d'une morsure de serpent. — 19* Quelques 
mots d'obstétrique 120 

Chapitre III.— Le Médecin vaccinateur : Variole. — Vaccine 161 

- APPENDICE 

Lexique 169 

Table des Matières 173 



BAYBa — IMPBIMIBTH LUCALE ET C** 



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