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Full text of "Mémoires de la Société d'archéologie lorraine"

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MÉMOIRES 



DE LA SOCIÉTÉ 



D'ARCHÉOLOGIE LORRAINE. 



MÉMOIRES 



DE LA SOCIÉTÉ 



D'ARCHÉOLOGIE 



LORRAINE. 



1 



SECONDE SÉRIE. — IIP VOLUME. 




NANCY, 

IMPRIMERIE DE A. LEPAGE , GRANDE-RUE, 44. 

4861. 



THE GtlTV UtMit« 



DÉCRET IMPÉRIAL 

PORTANT RKCOWNAISSANCB DE LA SOCIÉTÉ d'aRCHÉOLOGIK 
COMME ÉTABLISSEMENT d'uTILITÉ PUBLIQUE. 



Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale , 
Enopereur des Français , 

A tous présents et à venir, Salut. 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'Etat au 
département de l'instruction publique et des Cultes , 

Vu la demande formée par la Société d'Archéologie 
lorraine à l'effet d'être reconnue comme établissement 
d'utilité publique; 

Vu les avis de M. le Préfet de la Meurthe , de M. le 
Recteur de l'Académie de Nancy et du Comité des travaux 
historiques et des Sociétés savantes ; 

Notre Conseil d'Etat entendu , 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. i«^ 

La Société d'Archéologie lorraine est reconnue comme 
établissement d'utilité publique. 

Les Statuts de cette Société sont approuvés tels qu'ils 
sont joints au présent Décret et ne pourront être modifiés 
qu'avec notre autorisation. 



II 

Art. 2. 
Notre Ministre Secrétaire d'Etat au déparlement de 
l'Instruction publique et des Cultes est chargé de l'exécu- 
tion du présent Décret. 
Fait au palais des Tuileries, le 9 janvier 1861. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 
Le Ministre Secrétaire d'Etat 
au département de l'Instruction publique et des Cultes, 

Signé : Rouland. 

Pour ampliation : 
Le Directeur du Personnel et du Secrétariat général , 
/. Rouland. 



STATUTS 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'ARCHÉOLOGIE 

LORRAINE. 



ARTICLE 1". 

La Société d'Archéologie est placée sous l'autorité du 
Ministre de l'Instruction publique. 

Elle a pour but : 

1" De travailler à procurer au Musée historique lorrain, 
fondé par elle, les développements dont il est susceptible ; 

2° De veiller à la conservation des monuments que pos- 
sède le pays ; 

3° Enfin , de publier des dissertations et des documents 
sur l'archéologie et l'histoire de la Lorraine. 

ARTICLE 2. 

La Société se compose de membres honoraires, de 
membres titulaires et de membres correspondants. 



IV 

Le nombre des membres honoraires ne peut être de 
plus de dix. 

Le nombre des autres est illimité. 

Tous les membres titulaires paient, chaque année, une 
cotisation dont le taux est déterminé par le règlement in- 
térieur. 

ARTICLE 3. 

Le Recteur de l'Académie de Nancy et l'Inspecteur de 
l'Académie résidant en cette ville sont, de droit, membres 
de la Société. 

L'Inspecteur fait, de droit, partie de toutes les com- 
missions nommées par la Société. 

ARTICLE 4. 

On peut être admis dans la Société , soit comme titu- 
laire, soit comme correspondant , sur la présentation ver- 
bale ou écrite de trois de ses membres. Le vote sur l'ad- 
mission des candidats a lieu dans la séance qui suit celle 
de la présentation. 

Les membres honoraires sont présentés par le Bureau 
seul et doivent être admis, au scrutin secret, à la majorité 
des deux tiers des suffrages des membres présents. 

ARTICLE 5. 

Le Bureau de la Société se compose d'un président , 
d'un vice-président, d'un secrétaire perpétuel, d'un secré- 
taire annuel, de deux secrétaires-adjoints, d'un trésorier 
et d'un bibliothécaire-archiviste. La Société a , en outre , 
un agent comptable. 



Le président est nommé pour une année et peut être 
réélu indéfiniment. Il en est de même du vice-président , 
du secrétaire annuel et des deux secrétaires- adjoints. 

Le trésorier et le bibliothécaire-archiviste sont nommés 
pour trois années et rééligibles indéfiniment. 

L'élection se fait à la majorité absolue des membres 
présents. 

ARTICLE 6. 

Le trésorier rend, chaque année, un compte détaillé de 
sa gestion. 

Le budget de la Société est discuté et voté, chaque an- 
née, sur le rapport de la commission chargée d'examiner 
les comptes du trésorier. 

ARTICLE 7. 

Le Bureau régit les dépenses courantes. 

Le président représente la Société vis-à-vis des tiers. 

ARTICLE 8. 

Les ressources de la Société se composent des revenus 
et arrérages des biens qui lui appartiennent, des cotisa- 
tions que s'imposent ses membres , des subventions qui 
peuvent lui être accordées , et des libéralités qu'elle peut 
être autorisée à accepter. 

Les fonds disponibles sont placés en rentes sur l'Etat. 

ARTICLE 9. 



La Société se réunit en séances ordinaires aux jours 

2 



VI 

fixés par son règlement intérieur, et en séances extraordi- 
naires sur la convocation du Bureau. 

ARTICLE 40. 

Les délibérations relatives à des acquisitions, aliéna- 
tions ou échanges d'immeubles, à l'acceptation de dons 
ou legs et à la modification des Statuts, sont subordonnées 
à l'autorisation du Gouvernement. 

. ARTICLE H. 

Toutes les discussions politiques ou religieuses sont 
interdites dans lès réunions de la Société. 

ARTICLE 12. 

La Société publie annuellement les mémoires lus dans 
ses séances. A la fin de chaque séance où un mémoire 
destiné à l'impression a été lu , il est décidé , au scrutin 
secret, après délibération et en l'absence de l'auteur, si 
ce mémoire sera publié. 

ARTICLE 13. 

Le compte-rendu des travaux de la Société est adressé, 
chaque année, au Préfet de la Meurthe et au Ministre de 
l'Instruction publique. 

ARTICLE 44. 

Un Règlement particulier, soumis à l'approbation du 
Ministre de l'Instruction publique, détermine les condi- 
tions d'administration intérieure et en général toutes les 
dispositions de détail propres à assurer l'exécution des 
Statuts. 



vu 

ARTICLE 15. 

En cas de dissolution, la Société, convoquée extraordi- 
nairement, statuera sur l'emploi et la destination ultérieure 
de ses biens. Elle devra respecter les clauses stipulées 
par les donateurs en prévision de cette circonstance. 

Les présents Statuts ont été délibérés et adoptés par le 
Conseil d'état dans sa séance du 20 décembre 1860. 

Le Conseiller d'Etat, 
Secrétaire général du Conseil d'Etat. 

Signé : Boilay. 

Certifié conforme à l'original : 
Pour le Directeur du Personnel et du Secrétariat général : 

Le Chef du Bureau des travaux historiques et des 
Sociétés savantes, 

E. Servaiix. 



ARRÊTÉ 



DE S. EXC, LE MINISTRE DE L INSTRUCTION PUBLIQUE ET 
_ DES CULTES PORTANT APPROBATION DU RÈGLEMENT DE LA 
SOCIÉTÉ d'archéologie. 



Nous Ministre Secrétaire d'Etat au département de l'Ins- 
truction publique et des Cultes , 

Vu les avis de M. le Préfet de la Meurthe et de M. le 
Recteur de l'Académie de Nancy, 

Arrêtons : 

Est approuvé le règlement intérieur de la Société d'Ar- 
chéologie lorraine joint au présent arrêté. Aucune modi- 
fication ne pourra y être introduite sans notre assentiment. 

Fait à Paris , le 19 mars 4861 . 



Signé : ROULAND. 

Pour ampliation : 
Le Directeur du Personnel et du Secrétariat général , 

J. RoULAND. 



RÈGLEMENT INTÉRIEUR 



DE LA 



SOGIËTË D'ARCHÉOLOGIE LORRAINE- 



mil V I (D ilHi iii" 



ARTICLE 1^"^ 

Le Président veille à l'exécution des Statuts et du Rè- 
glement, convoque et préside les assemblées, dirige les 
discassions, recueille les suffrages, proclame le résultat 
des votes, porte la parole dans les députations, après 
avoir préalablement soumis son discours à la Société. Il 
est, de plus, chargé de surveiller l'impression des Mé- 
moires et des autres publications. Il a voix prépondérante 
en cas de partage. 

ARTICLE 2. 

Le Vice-Président remplace le Président dans ses fonc- 
tions, en cas d'absence, et jouit alors des mêmes droits. 

ARTICLE 5. 

Le Secrétaire perpétuel est chargé de la correspondance 
de la Société; il signe, scelle et expédie, de concert avec 
le Président, tous les actes dont l'expédition est arrêtée- 
Il est dépositaire du sceau de la Société. 

ARTICLE 4, 

Le Secrétaire annuel rédige les procès-verbaux des 



Séances. Eu cas d'absence, il est suppléé par l'un des 
Secrétaires-adjoiuts. 

ARTICLE 0. 

Les Secrétaires-adjoints sont chargés , à tour de rôle , 
de la transcription, sur des registres à ce destinés, des 
procès-verbaux des séances et des pièces dont il semble 
utile de conserver des copies. 

ARTICLE 6. 

Le Trésorier est chargé de la centralisation des recettes 
de la Société et de ses dépenses. 

Il présente, chaque année, dans la séance de janvier, 
son compte de gestion, à l'appui duquel doivent se trou- 
ver joints tous les reçus des sommes qui ont été versées 
entre ses mains par l'Agent comptable , et les quittances 
des personnes auxquelles ont été faits des paiements. Ce 
compte est arrêté par la Société , sur le rapport d'une 
Commission spéciale de trois membres, nommée pour 
l'examiner, et qui doit soumettre à la Société ses vues 
sur l'emploi des fonds. 

Dans la séance d'avril , le Trésorier présente la liste des 
membres qui n'ont pas encore acquitté leur cotisation , 
monobstant avertissement préalable et par écrit, afin qu'il 
soit décidé s'ils doivent être considérés comme démis- 
sionnaires. Dans le cas de l'affirmative , leur nom est ins- 
crit au procès-verbal de la séance dans laquelle leur ra- 
diation a été prononcée. 

ARTICLE 7. 

Le Bibliothécaire-Archiviste veille à la conservation des 
livres, papiers et autres objets appartenant à la Société. 



XI 
ARTICLE 8. 

La Société tient ses Séances ordinaires le second lundi 
de chaque mois , à six heures et demie du soir. 

Les séances ordinaires sont interrompues pendant les 
mois de septembre et d'octobre. 

Les séances extraordinaires, que la Société peut rendre 
publiques, ont lieu aux jours et heures fixés par le Bureau. 

Les billets de convocation indiquent l'ordre du jour de 
la réunion et notamment le sujet des lectures. 

ARTICLE 9. 

La Société procède à ses travaux dans l'ordre suivant : 
i° Lecture du procès-verbal de la séance précédente; 
2° Communication de la correspondance; 
3° Présentation et admission de membres ; 
4° Lecture dès rapports ; 

5° Discussion des objets soumis à la délibération de 
l'assemblée ; 

6° Lecture des mémoires ; 

7° Fixation de l'ordre du jour pour la séance suivante. 

ARTICLE 10. 

Le procès-verbal est transcrit sur un registre , après 
avoir été adopté par la Société. II doit être signé par le 
Président et par le Secrétaire annuel. ' 

ARTICLE 11. 

Lorsqu'un objet soumis à la délibération de la Société 
mérite un examen spécial , la discussion en est renvoyée à 
une autre séance, et une Commission est nommée, s'il y a 
lieu, pour faire un rapport. Dans ce dernier cas, les 



XII 

membres appelés à composer la Commission sont désignés 
par le Président, ou bien, sur la demande de deux mem- 
bres, par la voie du scrutin, à la majorité relative. 

Le doyen d'âge est, de droit, président de la Commis- 
sion , qui choisit elle-même son rapporteur. 

ARTICLE l'2. 

Les membres qui veulent communiquer un travail à la 
Société, doivent demander à être inscrits à l'ordre du 
jour, en indiquant le sujet de leur composition. 

Les lectures ont lieu suivant l'ordre des inscriptions. 

ARTICLE 13. 

Tous les membres titulaires de la Société reçoivent un 
exemplaire des Mémoires qu'elle publie; il en sera déli- 
vré deux exemplaires aux membres dont quelque travail 
y aura été inséré. 

Nancy, le 16 mai 18G0. 

Pour la Société : 
Les Membres de la Commission déléguée par elle. 

Signé : Louis Lallement, Signé : L. Lacroix. 
Signé : Aug. Digot. 

Le Président, 

Signé : H. Lepage. 

Vu et approuvé. 
Paris, le 49 mars 1861. 

Le Ministre de l'Instruction publique et des Cultes, 
Signé : ROULAND. 

Pour copie conforme : 
Le Directeur du Personnel et du Secrétariat général , 

J. RoULAND. 




'■^^nd^.'ii 



]\OTES SUR LA LORRAINE ALLEMAI\DE 



LA 

PIERRE TOMBALE 

DE 

MATHIAS KILBERGER 

(1621), 
PAR M. LOUIS BENOIT. 



Il y a quelques années, en exécutant des travaux dans 
l'ancienne chapelle de Landsberg, de Fénétrange, on dé- 
couvrit, encastrée dans le mur, la pierre tombale de Mathias 
Kilburger. Ce monument, qui est loin de présenter le 
même intérêt artistique que celui d'Otto de Kyrbourg, 
aujourd'hui au Musée lorrain, est, sauf quelques mutila- 
lions, dans un état plus satisfaisant de conservation; il 
forme deux étages que couronne une archivolte et que 
supporte une console; sa hauteur est de 2 mètres 10 sur 
4 mètre 5. Sa pierre, d'un grès quartzeux, vient de Mack- 
willer. 

Dans l'intérieur de l'archivolte, dont les retombées sont 



arrondies en volute et ornées de palmes, apparaît en demi- 
relief fortement accusé un personnage sans aucun emblème 
guerrier, représenté de face , dans une attitude qui paraît 
être celle de la prière, les mains jointes et appuyées, ainsi 
que les coudes, sur la tablette du panneau sur lequel se 
lit l'épitaphe. Un justaucorps à manches collantes et une 
collerette godronnée, une longue figure osseuse aux mous- 
taches retroussées, à la barbe carrée, aux cheveux courts, 
complètent, avec l'attitude roide de la pose, ce type sévère 
des protestants du commencement du xvii" siècle. Deux 
pilastres à cannelures supportent les volutes de l'archi- 
volte et sont séparés par un cartouche aussi décoré de 
palmes, renfermant l'inscription suivante, gravée en beaux 
caractères lapidaires : 

viro. patritio. matiii^. klebvrgeu. 

a. biedbvnc. illvstr. et generosiss. dnorvm. 

WILD-î;. rhenj. salm^eq. comitvm. 

a. consiliis. diemeringens. qvondam. 

ac. demv. vinstingensivm. priefecto. 

hvered. moestiss. monvmentv. 

H. P. C. 

PR;EFECTVRA. FVNCT. AN. 55. VIX. A. 78, 

OBYT. AN. SA. 1621. 23. FEB. 

El QUIBENE PRECABERIS BENE TIBI EVENIAT ET VIVO ET SIORTVO. 

Que l'on peut traduire ainsi : 

<t Au noble Mathias Kilburger, de Biedbourg, bailli des 
très-illustres et nobles comtes sauvages du Rhin et de 
Salm, autrefois dans leurs conseils de Diemering et enfin 
de Fénétrange , ses héritiers affligés ont élevé en commun 
ce monument. Après avoir rempli ses fonctions pendant 
55 ans, et vécu 78 ans, il mourut le 25 février 1621. 



— 3 — 

» A toi, qui diras une bonne prière, qu'il t'arrive du bien 
et pendant ta vie et après ta mort. » 

Deux pilastres plus lourds , ornés de facettes diaman- 
tées, soutiennent ceux de l'étage supérieur et sont ratta- 
chés l'un à l'autre par un bandeau, auquel sont fixés deux 
anneaux supportant une banderole , des rinceaux et trois 
écussons déchiquetés à la mode allemande, sur lesquels 
on ne voit ni émaux, ni métaux. Celui du milieu , le prin- 
cipal , est chargé de trois pilons , deux en sautoir , un 
en pal, et il a pour timbre un casque couronné et sur- 
monté du buste d'un homme armé d'un pilon fet couvert 
d'un bonnet pointu orné de deux lambrequins. Sur l'écus- 
son de dextre , on ne remarque aucune pièce ; sur celui 
de sénestre, un loup contourné et ravissant une mer- 
lette. Suivant Dom Pelletier, Kilbourger (Otto) jouissait 
de la terre et du château de Bierberg et demeurait à Sal- 
bourg ; il fut anobli par lettres du duc Charles IV, expé- 
diées à Nancy le 16 novembre 1C26 ; porte d'azur à trois 
étoiles d'or, mises de rang et en cœur, à trois besans de 
même, deux et un, posés en pointe de l'écu, au chef 
gironné d'argent et d'azur et chargé de trois pilons d'ar- 
gent, deux en sautoir, un en pal sur le tout ; et pour ci- 
mier, un homme revêtu de la couleur de l'écu, tenant de 
sa dextre un pilon d'argent ; le tout porté d'un armet 
morné, couvert d'un lambrequin aux couleurs dudit écu. 

Une console d'un goût lourd et maniéré supporte le sou- 
bassement et termine ce monument dont le style appar- 
tient à la seconde époque de la période du mouvement 
artistique connu sous le nom de Renaissance. 

Aujourd'hui que ce bas-relief, divisé en tronçons , est 
détaché de la muraille qui l'avait protégé , il attend sa 
place au Musée lorrain. 



L'épitaphe de Alalhias Kilburger* nous apprend qu'il 
fut appelé fort jeune à des fonctions d'autant plus impor- 
tantes , que ses maîtres venaient d'engager la lutte contre 
le parti catholique représenté par les Landsberg, les Salm 
et les Havré^. Ce fut le Rhingrave Otto qui le choisit pour 
conseiller. Successivement bailli à Diemering et à Féné- 
trange , il déploya constamment une ardeur juvénile dans 
la direction des affaires spirituelles et temporelles dont il 
fut investi et qu'il administra pendant plus d'un demi- 
siècle. Quand il mourut, en 4621, à un âge fort avancé, il 
laissa des biens considérables à ses héritiers^. Son fils, 
le docteur Philippe, lui succéda dans ses fonctions (1621- 
1641)*. Quanta son petit-fils, Jean-Léonard, il fut institu- 
teur évangélique et mourut de la peste qui décima la po- 



i. Son nom s'écrit Kilburger, Kleburger, Kilburg ^ Ruiburg, etc. 
Est-ce une corruption du mol de Kirburg, nom de son maître? 
Mathias Kilburger reingravische kirburgische ambtman wegen des 
Schwanenhals portail aussi les litres de baumeisler el de gubernator. 
(V. Arch. comm. de Fénélrange). Livre des échevins de i588 à 1726. 

2.V. les Rliiugraves el les reîtres pendant les guerres de religion da 
xv!"^ siècle, noies sur la Lorraine allemande, que nous avons publiées 
dans le Journal de la Société d'Archéologie. 1860. 

3. Entre autres, la censé dite du Rhingraff, vendue pour 1,500 
livres de Lorraine par Adolphe Henri, de la branche de Dauhu, à son 
bailli Malhis Kilburger, en 159^; el depuis ce temps, elle a toujours 
été possédée par ses héritiers. C'était une terre de 218 arpents envi- 
ron, située près de Bruderwald, sur le chemin de Berendorf, laquelle, 
en 1720, se trouvait ruinée. (V. terriers de la baronnie, Archives 
départementales.) 

^. Le docteur Philippe étail déplus maître chirurgien; il avait 
pour amlschreiber (greffier, tabellion juré) Johann Kilburger (102^^) , 
et Casimir Kilburger (1G58), qu'avait précédés Joachim Ilaselbracht 
(la90). (V. sur l'organisalion judiciaire des Rhingraves, les Com- 
munes de la Mcut'the, par M. Henri Lepage, l. I, p. 34.2 et sniv.) 



pulation en 1675*. Un autre de ses descendants, Johann 
Philips Kilburger, fut bourgmestre en Î704 et assesseur 
(burgermeisters gezogene) pendant les années suivantes. 
Aux dissensions civiles et religieuses qui avaient précédé 
la réaction de 1682, avait succédé le règne paternel du duc 
Léopold. 

La bible à fermoirs, qui avait appartenu au vieux bailli des 
Rhingraves, a été conservée à Fénétrange; elle est ornée 
de gravures sur bois et contient ces quelques lignes tra- 
cées en caractères gothiques : 

SOLA DEI MISERICORDIA SALUS NOSTRA. 

4570. 

MATOIAS RILBURGER JIE EMIT. 

On y trouve aussi consigné le fait suivant : l'an 1671 , 
dimanche de la Pentecôte (41 juin), à huit heures du soir, 
la tour de l'église de Fénétrange fut frappée de la foudre ; 
la grosse cloche fut atteinte , le support du battant détruit, 
la poutre sur laquelle reposait l'horloge brisée ; sous cette 
poutre , la foudre creusa un grand trou dans le mur, de 
sorte que des pierres de 45 à 48 livres volèrent jusqu'au 
maître-autel; puis, glissant sur l'arceau de la voûte, ser- 
pentant le long du pilier contre lequel est adossée la 
chaire , la foudre y pénétra , brisa la dernière marche de 
l'escalier et arracha le fer qui la scellait. Chose non moins 
merveilleuse, cette bible, qui était placée sur la chaire, ne 
fut nullement endommagée, bien que la foudre passât à 
une palme près du saint livre. Ajoutons que le sablier 
resta de même intact. (Traduit de l'allemand.) 

1. Malhias fut enterré à la moDiée de la chaire , el Jean Léonard 
non loin de là. 



— 6 — 

Mathias Kilburger avait acheté les biens que le chapi- 
tre de Fénétrange possédait dans le comté de Diemering , 
et il payait, depuis 15GS, une rente de 10 florins et 4 
schellings. Dans un compte de 1612, on trouve qu'il a été 
vendu, au prolit de sa fabrique et moyennant 60 florins, 
un petit jardin à Johan Kilburger le greftier. 



NOTICE 



SUR QUELQUES 



GRAVEURS NANCÉIENS 

DU XYIir SIÈCLE, 

PAR M. BEAUPRÉ. 



HOERPIN OU HARPIN. 1783 — 1796. 



« Hœrpin, » dit M. Noël*, a était fils d'un marchand de- 
> meuranl à Nancy, Grande-Rue (Ville-Vieille). 11 faisait 
» espérer qu'il deviendrait une célébrité ; mais il a disparu 
» fort jeune pendant les troubles de notre première révo- 
» lution, et je n'ai pu apprendre ce qu'il est devenu. » 

Dans un autre ouvrage de M. NoëP, on lit que Hœrpin 
est mort fort jeune aux armées républicaines. 

Nous n'en savons pas plus que notre regrettable conci- 
toyen qui, dans sa jeunesse, a pu entendre parler de Hœr- 
pin, et qui a vécu pendant longues années avec des con- 



i. N° S356 du Catalogue raisonné de ses collections lorraines. 

2. Mémoires pour servir à l'histoire de Lorraine , n" S, règnes des 
ducs Léopold, François III et Stanislas. Nancy, 18^0-41,2 vol. in-8", 
T. II, p. 83. 



temporains de cet artiste. Tout ce que nous pouvons dire, 
c'est qu'on ne connaît de lui aucune gravure antérieure à 
1785, postérieure à 1796 ; que de sa vie , de l'année de sa 
naissance et de celle de sa mort, on ne sait rien ; que, d'après 
le petit nombre de planches oîi il a inscrit son nom, Har- 
pin sur les deux premières et sur une des dernières, 
Eœrpin sur toutes les autres, et toujours sans donner son 
adresse*, il est à croire qu'il n'exerçait pas la profession de 
chalcographe, et que la gravure à l'eau forte, la seule qu'il 
ait pratiquée et qui, comme on sait, n'exige pas un longappren- 
tissage, était pour lui un amusement, peut-être le délassement 
d'un travail obligé. Ajoutons que ses gravures, à l'exception 
d'une seule (n" 13), étant exclusivement consacrées à l'il- 
lustration de la capitale de la Lorraine, il y a, par cela seul, 
lieu de présumer que Nancy était sa ville natale, et le lieu 
de sa résidence. Cette présomption devient une certitude 
quand on lit sur une de ses planches : Harpin de Nancy. 
Ce que nous connaissons des travaux de Hœrpin se réduit 
à treize pièces où, presque toujours, monuments et per- 
sonnages sont reproduits dans les plus petites dimensions 
que comporte le dessin ; la pointe la plus aiguë n'irait pas 
au-delà sans risquer de tracer des lignes imperceptibles 
ou d'omettre, faute d'espace, les détails les plus essen- 
tiels. Trente ans au plus s'étaient écoulés depuis que Do- 
minique Collin avait reproduit, dans les dimensions or-- 
dinaires de la gravure, les monuments de Nancy ; Hœrpin, 
qui voulait aussi leur consacrer son talent , désespérant, 

I. Sans prénoms ni même initiale de prénom : ce qui n'esl pas pro- 
pre à éclairer les recherches qu'on pourrait faire dans les registres de 
l'état civil, et exposerait a prendre pour le graveur Hœrpin tout autre 
individu du même nom. Aussi avons-nous cru pouvoir nous épargner 
ce soin. 



après les premiers essais, de faire mieux que son devancier, 
craignant même avec raison de rester au-dessous de lui, 
s'est exercé sur une plus petite échelle. Le Feu d'arliflce 
et huit ou neuf autres pièces de la suite des Caprices, dans 
l'œuvre de Caîlot, lui oiïraient des exemples séduisants 
d'un genre de gravure que , sans excès d'hyperbole, on 
peut appeler microscopique ; notre jeune artiste a tenté 
l'aventure , il a imité, comme il a pu, le grand chalcogra- 
phe nancéïen du xv!!*^ siècle*, et le succès de sa première 
planche l'a probablement encouragé à poursuivre dans la 
même voie. Pareil essai avait été fait par Collin fils, en 
1769 ; mais ce graveur en était resté là, et nous n'avons de 
lui en ce genre que la petite planche des Casernes royales 
de Nancy. 

Dans le catalogue qui va suivre, l'ordre des dates sera 
observé ; mais il y a deux pièces que, faute de millésime, 
nous classerons arbitrairement, de même que, faute d'ins- 
cription sur quelques estampes, nous devrons nous-même 
les intituler. Nous donnerons, comme il est d'usage, les 
dimensions de chaque pièce, quoique ce soin, indispensa- 
ble pour les gravures dont il existe des copies trompeuses, 
n'ait pas la même utilité pour celles de Ilcerpin, qui n'a pas 
eu de copiste. 

1. L'imitation était d'aulanl plus hasardeuse qu'eu dessinant sur 
le cuivre les personnages isolés ou groupés, Callot n'a, comme le dit 
un de ses biographes, M. Desmaretz, raccourci son échelle qu'afin de 
pouvoir agrandir d'autant plus son plan; qu'il n'a rapetissé ses figures 
qu'afin de pouvoir les multiplier à l'infini, et les faire agir à l'aise et 
saus confusion sur un terrain d'autant plus vaste, au gré de son ima- 
gination. Hœrpin, au contraire, dont le terrain était limité par des 
édifices dont il voulait avant tout donner l'image, en observant leurs 
proportions relatives et les rapports de situation qu'ils ont entre eux, 
n'avait à sa disposition que les'premiers plans, pour y placer les figures 
destinées à l'animation du tableau. 3 



— 10 — 

I. 

Quartier-Royal ou Casernes d'Im anterie de Nancy. 
1783. Ce litre occupe le milieu du bas de la planche. A 
gauche, on lit : Des. et Gr. p. Uarpin de Nancy. Hauteur 
de la planche, 188 millimètres; largeur, 590. Outre les 
trois grands bâtiments dont se compose le quartier d'in- 
fanterie, on voit à gauche les dernières maisons de la rue 
Sainte-Catherine, et à droite , la porte du même nom ainsi 
qu'une partie du coteau voisin. — Pièce rare. 

IL 

La Carrière de Nancy ou la Revue. Au bas de l'estampe, 
vers la droite, sur une terrasse et en caractères fort menus, 
Hœrpin in. et f. 1784 le 1 6 yîM7/ef. Hauteur présumée, 
206 à 220 millimètres ; largeur, b09 millimètres dans le 
trait carré. 

Cette pièce rarissime , dans laquelle Hœrpin paraît avoir 
voulu imiter la manière de La Relie , ne nous est connue 
que par une épreuve d'essai, où l'on ne voit pas de ciel, où 
le papier n'offre aucune trace de foulage et où le trait carré, 
presque imperceptible sur les côtés, manque entièrement 
dans le haut : ce qui ne nous a pas permis de préciser les 
dimensions de la planche, évidemment inachevée. Il n'y a 
pas de titre. 

Elle représente la place Carrière de Nancy dans sa lon- 
gueur, terminée par l'Arc-de-Triomphe, avec l'Hôtel-de- 
Ville et la Cathédrale dans le fond, tels qu'on les voit du 
palais du Gouvernement. Cette place est animée par une 
revue de cavalerie, à laquelle assistent de nombreux 
spectateurs. Les détails sont généralement exacts, si ce 
n'est aux deux pavillons voisins du Gouvernement, dont les 
arêtes de toitures semblent curvilignes tandis qu'elles sont 
droites. Celte exagération, ou, si l'on veut, celle fantaisie 



— n — 

de perspective se retrouve dans toutes les gravures où 
notre artiste a représenté la Carrière. 

III. 

Place Royale de Naincv*. 4789. C'est la place Stanislas 
dont la vue est prise du haut d'une maison, à l'angle sud- 
ouest des trottoirs. Elle est occupée en grande partie par 
une procession qui est sur le point de s'arrêter devant un 
reposoir, à l'entrée de la rue Stanislas. Le dais, précédé 
de lévites qui, tournés vers le Saint-Sacrement, donnent 
de l'encensoir, va bientôt se trouver en face de l'Arc-de- 
Triomphe. Deuxabbés crossésetmitrés, et deux abbesses, 
tous quatre se faisant porter la queue, marchent derrière ; 
vient ensuite le reste du cortège, défilant devant un autre 
reposoir qu'on voit à l'entrée de la rue Sainte-Catherine. 
Les spectateurs sont nombreux sur la place, aux balcons et 
aux fenêtres des édifices qui l'encadrent : il y en a même 
sur les toits des maisons des trottoirs. Le soleil répand 
sur cette vaste scène une lumière splendide. Au haut de 
l'estampe, trois trophées d'armes; sur celui du milieu, qui 
est le plus grand, s'appuie le buste de Stanislas en médail- 
lon. Le titre suivi de ces mots : Hœrpin inv et /"' est dans 
un encadrement, au bas de la planche. Hauteur, 188 mil- 
limètres ; largeur, 300. 

IV. 

Mardi-Gras et son cortège ; tel est le titre qu'on peut don- 
ner à une pièce, qui n'a pour toute inscription que les mots : 
VirE M'i^ Mardi-Gras, tracés sur un drapeau. Le graveur 
n'y a pas mis son nom ; mais le cachet de Hœrpin s'y trouve 

1. Nous ne conuaisssoDs que deux épreuves de celle pièce, aussi 
belle que rare ; l'une apparlenanl à M. le docleur Dalien, qui a bien 
voulu nous la communiquer , ei l'autre dans le cabinet de M. Tbié- 
ry-SoIel : celle-ci est coloriée. 



— 12 — 

cmiiroint , de manière à ne pas permettre de l'attribuer à 
un autre que lui. Celte joyeuse mascarade est sans date ; 
mais nous croyons que notre artiste n'aurait pas même eu 
la pensée de la mettre au jour après la déplorable alïaire 
du 51 août 1790, qui avait ensanglanté sa ville natale, et 
dont il paraît avoir longtemps conservé le souvenir. Il ne 
l'aurait sans doute pas jugée moins intempestive, dans les 
temps malheureux qui suivirent les massacres de septem- 
bre, et ne finirent que longtemps après le d thermidor : 
aussi la plaçons-nous dans son œuvre avant les gravures 
datées de 1700. 

On y voit Mardi-Gras et son cortège défiler sur le rond- 
point de la Carrière^ où, çà et là, bon nombre de masques 
exécutent diveises parades plus ou moins bouffonnes. La 
vue, prise du palais du Gouvernement, s'arrête à l'Arc- 
de-ïriomphe, que dominent par derrière l'IIôtel-de-Ville 
et le portail de la Cathédrale. 

Hauteur, 144 millimètres, largeur, 1G9, mesures prises 
sur une épreuve entière qui, du reste, n'a dans le haut ni 
ciel ni trait carré, et où le foulage du cuivre n'a laissé 
qu'une trace souvent imperceptible : ce qui nous ferait 
croire que c'est une épreuve d'essai, si toutes celles que 
nous avons vues et qui proviennent du tirage que M. Noël, 
possesseur de la planche, a fait faire il y a quinze ou vingt 
ans, n'étaient absolument semblables. C'est évidemment 
une planche que le graveur n'a pas terminée. 

V. 

Les Arcs-de-Triompue et Portes de Nancy. La planche 
au bas de laquelle on lit cette inscription est divisée en 
treize compartiments iuégaux où sont représentées et dé- 
nommées les portes de cette ville. Le plus grand de tous, 
qui occupe le milieu, est pour la Porte Stainville. Au haut 



— 15 — 

la Porte St-Stanislas, vue de la place Stanislas, alors 
place Royale, dont une partie est au premier plan; la Porte 
Royale ou Arc-de-Triomphe, du côté des trottoirs, et la 
Porte Sai7ite-Cathertne a\ec h partie la plus proche du 
quartier d'infanterie. Au bas, la Porte de la Chapelle 
ducale ; la Porte de la Carière (sic) ; c'est encore l'Arc- 
de-Triomphe, mais à l'aspect du nord, avec le palais de 
Justice et les autres édifices qui bordent la Carrière en 
dehors des grilles ; la P. du vieux Palais des Ducs. A 
gauche, la P. St-Nicolas, vue du faubourg Saint-Pierre ; 
]a P. St-Georges, vue aussi de l'extérieur et la P. St- 
Nicolas, terminant la rue Saint-Dizier. A droite, la P. 
Notre-Dame, qui serait mieux intitulée Porte de la Cita- 
delle, et le pont qui y donne accès ; la P. St-Jean, vue du 
faubourg, enfin la P. de la Citadelle ou Tours Notre- 
Dame, du côté de la ville. L'intitulé général est au bas de 
la planche, qui n'est ni signée ni datée, mais dont l'attri- 
bution à Hœrpin nous parait incontestable. Hauteur, 108 
millimètres ; largeur, IGl. 

Nous connaissons deux étals de cette planche ; le pre- 
m]er, sans aucune inscription, le deuxième, conforme à la 
description qui précède : c'est celui qu'on rencontre ordi- 
nairement. Peut-être en existe-t-il un troisième avec le 
nom du graveur et la date. Nous possédons une épreuve, 
sans inscription , où le troisième compartiment du haut 
(Porte S'°-Catherine), est resté en blanc : particularité tout 
exceptionnelle, qui n'indique pas un état antérieur aux 
deux autres, mais une épreuve d'essai, tirée avant que 
la planche fût terminée. 

VI. 

CiviTATis Nanceian^ monumenta SACRA. Cettc plauche cst, 
comme la précédente, divisée en treize compartiments iné- 



— 14 — 

gaux disposés de même avec inscriptions. Le plus grand 
est pour la Cathédrale primatiale de Lorraine, dont le 
nom se lit, en petites capitales, sur une banderole, au-des- 
sous de l'écu de Lorraine supporté par deux aigles. On 
y voit cette église vers laquelle se dirigent, drapeaux dé- 
ployés, plusieurs pelotons d'infanterie , venant de la rue 
Saint-Georges , et dont le plus avancé vient d'atteindre 
le porche ; d'un côté, l'ancien évêché en partie, et de l'au- 
tre l'édilîce qui y correspond, et qu'on appelait autrefois la 
Maîtrise des enfants de chœur. Derrière le carré de maisons 
faisant angle sur la place de la Cathédrale et sur la rue 
Saint-Georges, s'élèvent la toiture et les tours de Saint- 
Sébastien, Au haut de la planche, St-Léopold, église des 
Bénédictins, aujourd'hui détruite, dont la vue est prise 
de l'étang Saint-Jean que domine la croix de Bourgogne; 
St- Joseph, autrefois l'église des Prémontrés, aujourd'hui 
le Temple des protestants, avec l'abside en dôme et le 
clocher des Minimes , dont il ne reste plus rien. Au bas , 
Bon-Secours ; Séminaire et Mission, avec une partie de 
l'église Saint-Pierre ; la Rotonde et l'église des Cordeliers, 
vues de la terrasse de la Pépinière. A gauche, \'Hosp\ce 
St-Stanislas, dont la façade subsiste encore dans la rue 
Sainte-Catherine; les Gr. Carmélites, église qui a disparu; 
la Visitation, aujourd'hui la chapelle du Lycée. A droite, 
Sl-Roch, le St-Sacremenl, deux églises qui n'existent 
plus, et les Pet. Carmélites. Au bas de la planche, le 
titre général, près duquel on lit à gauche, à Nancy 1790, 
à droite, Ilœrpin inv. et S. Hauteur, 109 millimètres; lar- 
geur, 160. 

Nous ne connaissons qu'un état de cette planche : c'est 
celui qui vient d'être décrit, mais on peut présumer qu'il 
existe un état antérieur sans inscriptions. 



— Ib — 

VIL 

LoGEMENS MILITAIRES DE Naiscy. 1790. Planclie divisée 
en cinq compartiments. Les trois premiers sujets occupent 
Tentabiement d'un portique, ce sont : Quartier St-Jean ; 
Pavillon de MM. les Officiers ; Quartier-Neuf, appelé 
aussi Quartier des Suisses, dans l'emplacement qu'occupent 
en partie les écuries militaires de la rue de l'Opéra. Au- 
dessous, entre les pilastres ornés de cariatides et de tro- 
phées. Quartier Royal. C'est la caserne Sainte-Catherine 
et la cour en avant, dans laquelle se passe une revue. Plus 
bas, la même caserne , vue par derrière, des bords de la 
Meurthe. L'inscription Quartier royal est en petites capi- 
tales, sur une banderole que déploie une chauve-souris 
volant. Au bas de la planche, le titre général près duquel 
on lit à gauche : à Nancy ; à droite : Hœrpin in. S. Hau- 
teur, ilO millimètres ; Largeur, 166. 

Nous ne connaissons qu'un état de cette planche, c'est 
celui que nous venons de décrire, et qu'on rencontre ordi- 
nairement. Il est possible que la découverte d'épreuves 
sans inscriptions vienne révéler l'existence d'un état an- 
térieur. 

VIII. 

Dévouement de M. Desiles a la pokte Stainville de 
Nancy. Au-dessous de c^tte inscription, qui est au bas de 
la planche, on lit, à gauche : Nancy 1790, à droite : Se. 
Hœrpin inv. Hauteur, 105 millimètres ; largeur, 166. 

Le dessin de cette pièce de circonstance excède de 
beaucoup les proportions des quatre qui précèdent et 
qu'elle est bien loin de valoir. C'est à tous égard une pau- 
vre gravure, et l'artiste, s'il n'eût pas fait autre chose, ne 
mériterait pas d'être tiré de l'oubli. Si on ne la trouvait 
pas réduite, avec tous ses détails, dans une de celles dont 



— 16 — 

il sera question ci-après, et si Ilœrpin ne s'était pas servi 
de la planche pour graver au derrière les Vues et perspecti- 
ves de la place principale de Nancy, qui sont incontestable- 
mènl son ouvrage* , avec une date postérieure de six an- 
nées, on pourrait croire qu'un faussaire s'est servi de son 
nom , en vue de lui nuire ou pour aider au débit d'une 
mauvaise gravure. Au reste, il se peut que Ilœrpin, mé- 
content de cette planche, l'ait lui-même condamnée à 
l'oubli, car il n'en n'existe pas, autant que nous sachions, 
d'épreuves anciennes. Toutes celles que nous avons vues , 
ou dont on nous a parlé, proviennent du tirage que M. 
Noël a fait faire longtemps après la mort de l'artiste. Peut- 
être aussi la gravure a-t-elle été négligemment exécutée , 
parce qu'elle devait être coloriée et vendue à vil prix , 
comme une image vulgaire. 

IX. 

Almanach de Nancy, 4792. Deux feuilles où le calen- 
drier, imprimé à Nancy chez C. S. Lamort, est entouré 
de douze compartiments inégaux, dans chacun desquels 
est gravé, avec inscription en petites capitales, un monu- 
ment ou une place publique de la ville de Nancy. Au haut 
Place de la carière {sic) ; Place Royale ; Arc de Triom- 
phe. A gauche Place d'Alll\nce ; Intérieur de la Pri- 
MATIALE ; Palais de Justice. A droite Le Gouvernement ; 
Tombeaux des Ducs ; l'Université. Au bas, des scènes de 
l'affaire du 31 août 1790, que le temps n'avait pas effacées 
de la mémoire de l'artiste nancéien, animent l'aspect de la 
Porte Stainville, de la place de Grève et de la Porte 
Stanislas. Au bas de la gravure qui représente la place de 

4. V. iafranoXI. 



» 



— 17 — 

Grève, théâtre d'uQ combat où la victoire n'est plus que 
faiblement disputée, on lit : Place de Grève, la journée 
du 31 Aoiit 1790. Hœrpin inv. Se. /el5 oct. 1791. 

La petite gravure qui représente la porte Stainville n'est 
qu'une réductiondu numéro VIII. OnyvoitDesilles, attein^ 
par la fusillade des soldats insurgés , tomber devant les 
canons dont son dévouement a voulu prévenir les effets 
meurtriers, tandis qu'une femme non moins héroïque, car 
elle s'expose au même danger, verse un seau d'eau sur la 
lumière d'une autre pièce en batterie. Suivant la relation 
de M. de Léonard*, cette femme était l'épouse d'un sieur 
Humbert, concierge de la porte Stanislas, et c'est à cette 
porte que le fait a eu lieu. Les gravures de Hœrpin le 
placent à la porte Stainville. 

L'Almanach de Hœrpio est très-rare, comme toutes les 
pièces de ce genre qui, après avoir été dans l'origine entre 
les mains de tout le monde, ne se retrouvent plus nulle part 
vingt ans après. Nous n'en connaissons que deux épreuves : 
celle de M. Thiéry-Solet, qui a appartenu à M. Noël , et 
la nôtre. Hauteur, 173 millimètres ; largeur, 259. 

X. 

Quartier royal ou Casernes d'Infanterie de Nancy. 1792. 
Hœrpin Invent. Sculp. le aoust. Planche en deux compar- 
timents. Celui du haut, dont nous venons de donner le 
titre, représente la Caserne Sainte-Catherine, d'où sortent 
des troupes qui vont se former dans la rue. Le compar- 
timent inférieur, qui est sans inscription, offre l'aspect d'un 
combat sur la place Carrière. Nous dirions d'une petite 
guerre si, tout-à-fait à droite , près de la première arcade 



1. Relation exacte et impartiale de ce qui s'est passé à Nancy , le 
51 août et les jours précédents. Nancy 1790 ia-4 p. HZ. 



— 48 — 

fermée, on ne \oyait un soldai isolé couchant enjoué. Les 
combattants sont des deux côtés de la place ; mais ceux qui 
semblent venir de la Ville- Vieille ont pour eux l'avantage; 
leurs canons occupent déjà la moitié de la place, en avant 
du Gouvernement, tandis que leurs adversaires, réduits à 
trois pièces et peu nombreux, sont la plupart dispersés et 
prennent la fuite vers l'entrée de la Pépinière. La vue, 
prise du balcon du Gouvernement, embrasse toute cette 
place, et, planant au-dessus de l'Arc-de-Triomphe, a pour 
horizon, comme le numéro II, l'Hôtel-de-Ville dont on 
découvre le premier et le second étage, et les tours de la 
Cathédrale. 

Le graveur a voulu sans doute retracer encore sur cette 
planche des souvenirs de l'affaire du 31 août*. Hauteur, 
110 millimètres ; largeur, 162. 

XL 

Les vues et perspectives de la Place principale de 
Nancy. Nancy, 1796. Hœrpin inv. Planche en onze com- 
partiments, dont le principal qui occupe le milieu, avec 
l'inscription ci-dessus sur une draperie, représente la place 
Stanislas, telle qu'elle se déploie devant le spectateur ve- 
nant de la place Carrière. Les autres, au nombre de trois 
en haut, autant en bas et deux de chaque côté, la montrent 
sous ses différents aspects et l'Arc-de-ïriomphe, à ses 



1. Peut-être le combat qai eut lieu quand les Suisses tentèrent de 
déloger du palais du Gouvernement les grenadiers de Castella et de 
Royal-Liégeois que 51. de Bouille y avait envoyés (v. Relation de Léo- 
nard, p. \ji). Les détails ont été prohablemeul exagérés par l'artiste. 
Il esta remarquer que daus la gravure, les vaincus prennent la fuite 
vers l'entrée de la Pépinière, et que les Suisses , ayant échoué dans 
leurs attaques, n'avaient pas, en ce moment, d'autre chemin que la 
terrasse de celle promenade pour regagner leur quartier. 



— 19 — 

deux faces : on voit ainsi la place des ditierentes rues qui y 
débouchent, ainsi que de l'Hôtel-de- Ville et de l'entrée 
de la Pépinière, où l'on a en face le portail de la Cathé- 
drale. La gravure qui est au milieu du haut reproduit 
encore , comme on la voit au numéro IV, la face septen- 
trionale de l'Arc-de-Triomphe avec les premiers édifices 
de la Carrière à droite et à gauche, mais avec cette diffé- 
rence, qu'au numéro IV, la vue est prise du milieu de la 
place, tandis qu'ici elle est prise du balcon du Gouverne- 
ment, comme au numéro X. On lit au bas de la planche, 
vers le milieu, Hœrpin inv. sculp. Hauteur, 409 milli- 
mètres; largeur, 1G6. 

M. Noël possédait la planche dont il a fait tirer des 
épreuves sur deux papiers différents. Elle est au revers du 
cuivre sur lequel Hœrpin a gravé le Dévouement de M. 
Desiles. 

XII. 

Carière [sic) DE Nancy et Nancy. Planche en deux compar- 
timents, chacun avec inscription sur une banderole. Celui 
du haut offre, dans toute son étendue, la place Carrière 
oîi défilent des troupes passées en revue ; la vue est prise 
de l'Arc-de-Triomphe. Celui du bas, Nancy en perspective 
tel qu'on le voit de la rive droite de la Meurthe, près du 
pont d'Essey. Cette planche, qui est sans date, est signée 
Harpin^ sur la banderole du compartiment supérieur. 
Hauteur, 107 millimètres ; largeur, 460. 

M. Noël, qui possédait cette planche, en a fait tirer des 
épreuves. 

Ici s'arrête la série des illustrations nancéiennes de Hœr- 

1. Peul-èlre lit-on Hœrpin sur des épreuves où les lellres «le la 
siguature sont plus dislincles que sur la uôlre. 



— 20 — 

pin, telle que nous la connaissons. On y compte douze 
planches qui, par la division de la plupart d'entre elles en 
compartiments plus ou moins nombreux, iwésenlent soixante- 
quatre gravures distinctes où l'on voit, sous diflërents aspects, 
les places publiques de l'ancienne capitale de la Lorraine, 
ses portes et ses arcs-de- triomphe, ses casernes et ses 
monuments religieux, dont plusieurs ont disparu que l'on 
ne trouve gravés que dans les plans en relief de Cl. de 
Lamelle et de Belpré. 

Quant au mérite artistique de ces vues , nous devons 
dire qu'elles laissent à désirer sous le rapport du dessin, 
trop souvent incorrect, et que plusieurs offrent, sous celui 
de la gravure, des imperfections résultant, croyons-nous, 
de l'inexpérience de Hœrpin dans le maniement de l'eau 
forte, qu'il a laissée mordre en quelques endroits au delà 
de ce qui était désirable. Le recueil n'en est pas moins 
intéressant, et parmi les petites pièces, il en est qui sont 
vraiement jolies, celles là surtout qui servent d'encadre- 
ments à l'almanach de 1792. 

XIIL 

Vues des Coateau, Serres, Orangeries et Parterres de 
Botanique de Lomj devant le Pont, près Metz. Ce titre, 
qui dispense de toute description, est au bas de la planche ; 
plus bas, à droite : a iVawcî/ ; 1790. Hœrpin inv. se 
Hauteur, 221 millimètres ; largeur, 189. 

Celte pièce a été gravée pour servir de frontispice au 
Supplément au Dictionnaire des jardiniers* , ce qu'indique 

t. Supplément du Dictionnaire des Jardiniers, de Philippe Miller , 
traduit el augmenlé de l'anglais par M. de Chazelles ; arec des noies 
relatives à la physique el à la matière médicale, par 31. Holandre. 
Met::;, 1790 ; 2 vol. in-i, fig. Le Dictionnaire, en 8 volumes, a été im- 
primé, avec figures, à Paris, eu 1783 el années suivantes. Hœrpin n'a 
gravé pour le supplément que le frontispice. 



— 21 — 

linscription sur une draperie, au liaul de la planche. 
Ce fut probablement aux frais du président de Chazelles, 
traducteur du célèbre Dictionnaire de Philippe Miller, et 
propriétaire du château dont la gravure de Hœrpin offre 
l'aspect du côté des jardins. 

Le frontispice du Supplément au Dictionnaire des jar- 
diniers est, de toutes les gravures connues de Hœrpin, la 
seule qui ne soit pas relative à la ville de Nancy. Mais la 
famille de Hœrpin était, nous a-t-on dit, originaire de 
Metz ; Claude Lamort, qui y a imprimé ce supplément, était 
fils du typographe nancéien Claude-Sigisbert Lamort, 
dont le noiïtse trouve au bas de l'almanach de 1792. Notre 
graveur avait donc des relations à Metz, et nous ne serions 
pas étonné d'apprendre que des ouvragées imprimés dans 
cette ville sont redevables à sa pointe de quelques illustra- 
tions. C'est une recherche à faire. 

Il nous reste encore un mot à dire : c'est qu'il n'existe 
à notre connaissance que des épreuves anciennes des numé- 
ros I, II, III, V, VI, VII, IX, Xet XIII, et que nous n'avons 
jamais vu, des numéros IV, VIII, XI, XII, que les épreuves 
dont les iconophiles nancéiens sont redevables à M. Noël. 
Faut-il en conclure que les planches des neuf premières 
gravures n'existent plus depuis longtemps et qu'à la mort 
de Hœrpin, les autres étaient encore inédites ? 



NOTES 



SUR LA LORRAINE ALLGIIIAI\DE. 



LE WESTRICH 



PAR M. LOUIS BENOIT. 



Les anciens historiens s'accordent à reconnaître que 
l'Austrasie , au temps de Cliarlemagne , comprenait la 
Lorraine, le Westrich , l'Alsace, le Brabant et la Hol- 
lande. Cependant, quelques géographes et quelques éru- 
dits modernes, trompés par une fausse similitude de noms, 
ont confondu l'Austrasie tout entière avec le Westrich, 
et le Westrich avec le Sareland et le Sargau. D'autres 
ont prétendu que le Westrich était ce royaume fantastique 
qui n'avait existé que dans l'imagination du duc Charles 
IV, quand il voulut en doter son fils, le prince de Vaudé- 
mont, en 167o. 

Malgré les transformations qu'il eut à subir, le nom de 



— 23 — 

Westerreich , West-Reijch , Westrasia, Vastum regnuni 
en basse latinité, Westruck , Wastriche , Wausterich, 
Westrich, se maintint jusqu'au xyiii® siècle et servit à dé- 
signer un pays partagé , il est vrai , entre une foule de 
petits dynastes, mais qui, au milieu d'éléments hétéro- 
gènes , sut conserver un caractère assez tranché pour fixer 
non-seulement l'atlenlion des personnes livrées aux recher- 
ches spéculatives, mais aussi pour frapper l'esprit des 
gens du peuple , qui ne le confondirent ni avec l'Alsace , 
ni avec le Palatinat, ni avec la Lorraine, ni avec les au- 
tres pays environnants. 

I. 

Au XVI* siècle , Lutzelstein, petite ville des Vosges, 
avait un château et une douane fort importante; « c'était, 
y dit Sébastien Munster, la cié du Westrichi. , 

Einartzhausen , devenu le burg du comte Palatin, était 
le passage des marchands de la France , de la Lorraine et 
du Westrich pour l'entrée et la sortie de l'Alsace^. 

Volcyr nous apprend , dans sa Guerre des Rustauds que 
« ceulx de la Wastriche se commençoient fort à esmou- 
» voir; » que le duc Antoine s'étant avancé à la tête de 
ses troupes,^ ladicte armée donnoit grand terreur aux ha- 
» bitants de la Wastriche non accoustumez de veoir telle 



1. V. Cosinograpliiœ universalis, libii vi. Basiliae, lSa2, in-fol. La 
Cosmographie univers, contenant la siUiallon de toutes les parties du 
monde , par Seb. Monslere, 15b8. (L. III, p. 512). — Dans l'édition 
allemande (liv. 5, p. 884.), on lit : Seind ein Schliissel in das Weste- 
reich ; ce que la traduction française a rendu inexactement par u Clus 
qui mène à Vueslrich. n 

2. V. M. H. Lepage, les Communes de la Meurlhe, art. Phalsbourg, 
t. II, p. 274. 



— 24 — 

> foullc (le gensdannes si bien équipez, montez et armez. » 
Le duc se dirigea vers a Sarrebourg qui est une bonne et 
» forte ville située et assise ou pied des montaignes de 
» Vosges, du costé de la Wastriche, sur la rivière de 
» Sarre doulce et plaisante , laquelle fait séparation de 
» plusieurs bons et fructueux territoires , joinctz avec le 
» bault et puissant domaine du susdit duc Antlioine, fai- 
» sant aussi son décours par maintes révolutions, sans 
» grandement saillir de son eauge , jusques à se joindre 
» avec Mezelle, ung petit au-dessus de Triève, noble, 
» saincte et plus ancienne cité de Belge. » Plus loin, le 
Polygraphe s'écrie, en parlant des paysans révoltés des 
comtés de Créhanges, de Salm, de Deux-Ponts, de Bit- 
che , du Nassau , de la baronnie de Fénétrangc : « Com- 
» bien que aulcuns de la Wastriche n'en laissèrent à pour- 
» suyvre leur folle alliance et faulse entreprise , dont mal 
» leur en print!*» 

Le Westrich ou Vastum rcgnum, comme l'appelle, un 
autre chroniqueur, JeanHerkel, était séparé de l'Alsace 
par les Vosges : a Vosegus separans Lotharingiam et vas- 
» tum regnum a Tiermania Cisrhenana. » Au mot vastum 
est ajouté un renvoi : A'^austerich , l'Austrasie. La pre- 
mière de ces annotations est juste; la seconde, inexacte; 
car, lorsque le chroniqueur veut parler de l'Austrasie ou 
de la Lorraine, il dit : « Rege in Austrasia, dux Lotha- 
» ringiuî; j> et non : « in vasto regno. » Dans un autre pas- 
sage, il est question des salines de Dieuze. « Quid refe- 
» ram limpidissimos fontes, quorum aquœ nonnulœ sunt 



\. V. Lhisloire et recueil de la triumphanle el glorieuse victoire 
obtenue coutre les séduyclz el abusez luthéiieus mescréans du pays 
d'Aulsavs. (Rec.de doc. sur l'hist. de Lorr. 1856, p. 26,7^,81, 208.) 



— 25 — 

» potu suaves , alise amarœ et salsœ, unde sal candidum in 
» vasto regno conficitur. » De Vaudrevange : « Apud Val- 
» derphingam, quod oppidum in Vasto regno situm est 
» ad ripam Sarœ, colorem illum cœruleum et pretiosis- 
» simum Assyrium (azur). » De Vergavillc : « Euslasii 
» reliquiœ hoc tempore apud Vergavillam Vasti regni pa- 
» gum repositse*. » 

Un géographe du xvi« siècle s'exprime ainsi : « De sorte 
» que Lorraine seroit aujourd'huy avoisine vers l'Orient 
» de l'Alsace et de ce pays qui plus spécialement s'ap- 
» pelle Vestrasie. — Adeo ut Lotharingise hodie conja- 

> ceant ad Orientem quidem Alsatia et que specialore 
» natione Westrasia-. » 

Mais c'est surtout sous la plume des chroniqueurs alle- 
mands que le nom de ce pays, constamment dénaturé, 
revient le plus fréquemment. M. Louis Spach le mentionne 
en parlant des rassemblements des paysans de 1525 et des 
expéditions des Strasbourgeois sur le revers occidental des 
Vosges à la fin du xiv® siècle. « Le Westrich ou Wester- 
» reich, dit-il, fragment de l'ancienne Austrasie, est un 
» district montagneux situe à l'ouest du Palatinat, au 
» nord de la Lorraine allemande (?); il comprenait le du- 

> ché de Deux-Ponts, les principautés de Birkenfeld et 
» de Siromern , les comtés de Veldenlz , de Spanheim , La 
» Petite-Pierre, Linange, Saarbriick, Nassau et Bitche. 
» — V. Iselin, t. IV, p. 869, col. l.^ » 

« Le Westerreich ou Westrich, nom que l'on donnoit 

1. V. lohann. Herculani Pleinfesini historia, cap. i el 3. (Dom 
Calmet, Hist. de Lorr., 1728, t. III. col. cxxxiv el cxxxv.) 

2. V. les caries de Gérard Mercator. Lolharingiae ducatus, f. 70. 

3. V. la Description du dép. du Bas-Rhin , publiée sous les aus- 
pices de M. Migneret, préfei, p. H6 et 176. 

4 



— 26 — 

» autrefois à l'une des cinq contrées qui composoienl le 
» Bas-Palatinat. Cette contrée s'étendoit depuis la Lor- 
» raine et l'Alsace jusqu'à Oppenheim. Comme le Pala- 
» tinat est divisé aujourd'hui en bailliages , les noms des 
» anciennes contrées ne sont plus guère en usage. Davity 
» donne une grande étendue au Westerreich. Il le borne 
» au nord par le duché de Limbourg et par l'archevêché 
» de Cologne; au levant, par les terres du Palalinal; au 
» midi , par le duché de Lorraine , qui même faisoit au- 
» trefois partie du Westerreich; et au couchant, parle 
» pays de Lutzenbourg. Le nom de Westerreich , c'est-à- 
» dire royaume de l'Ouest est donné à cette contrée pour 
> la distinguer de l'Oosterreich ou royaume de l'Ost ou 
» de Levant. — D'AudifFret, géogr., t. 3, p. 214*. » 

« Le Westrich, suivant M. de Boutciller, est la partie 
» assez boisée et montagneuse qui s'étend à l'Est de la 
j> Moselle, arrosée par la Simmern et la Nahe, au sud 
» du Hundsruck, qui , suivant le même auteur, est la par- 
ï lie méridionale de l'angle découpé par le Rhin , et la 
ï Moselle, jusqu'à leurréunion entre Oberwesel etCelle^.» 

Ainsi que nous venons de le voir, cette contrée s'étendait 
beaucoup plus loin au sud, car elle comprenait, d'après 
une charte du xv^ siècle , reproduite dans l'histoire des 
Wild et Rhingraves, Morhange^; d'après un autre docu- 

1. V. le grand Diclioun. géogr. et critique de Lamarlinière , art. 
Westerreich. — Oesterreich, Aulriche, Austrasia , uni la même 
élyinoiogie et sont opposés à Westerreich , Wesirieh , Neuslria , etc. 
De ces dernières dénominations , c'est celle de Westrich (plate teulsch) 
qui a prévalu, parce qu'elle appartient à la langue du pays. 

2. V. Hisl. de Franlz de Sickingen, p. 212. 

5. V. Hisl. des Wild et llhingraves (en allemand). Mannheim, 1769, 
p. 91. 



— 27 — 

ment, Forbach*, et tout ce qu'on appelle aujourd'hui la 
Lorraine allemande , mais non, comme l'avance Moréri , 
le Hundsruck, l'Eydel, c'est-à-dire le haut pays qui, de 
la basse Kyll, s'étend jusqu'à trois lieues en deçà du Rhin, 
entre Andernach et Sinzig, et tout le Wasgau; ce qui 
comprendrait une partie de la basse Alsace, Landau, 
Worms, Spire. 

Des localités plus ou moins importantes, telles que 
Munster, et Insming, les couvents de Lixheim et de Her- 
bitzheim, figuraient aussi dans le Westrich et se trouvent 
mentionnées dans le « Registre des rentes et revenus des 
abbayes , prieurés , chapitres , cures et chapelles sous les 
bailliages d'Allemagne, Westerreich etpaysduSauInoir», 
dressé par le président Thiéry Alix en loGS^. 

D'autres, comme Donneley, Ley, Aboncourt, Vintri- 
mont, Vallerange et Lhor, sont désignées dans une charte 
de 1461 comme faisant partie du Westrich, du Welsch- 
land, du duché de Lorraine et de l'évêché de Melz^. 

« Il y a une province appelée Westrich , sur la rivière 
» de Sarre et aux environs qui contient plusieurs princi- 
» pautés et seigneuries, dont une des principales est la 
■» principauté de Lixheim. » C'est ainsi que s'exprimait en- 
core, en 4707, Rice, chargé par le duc Léopold de dres- 
ser l'état du temporel des paroisses dans le duché de Lor- 
raine". 

4. V. Notes sur le comté de Forbach par M. d'Huarl. (Mém. de 
l'Académie de Metz, 18^2, p, 113.) 

2. Trésor des Charles de Lorraine, reg. B. 284. 

5. Vente des biens de l'abbaye de Neuvillers-en-Alsace au maré- 
chal Jean et à Béatrix d'Ogéviller (en allemand). Arch. comm. de 
Fénétrange. 

4. Trésor des Chartes, reg. B. 286-296. 



— 28 — 

Sarbrûck est situé dans le Westreich, dit la notice de 
Dom Calmet. 

Avant de clore la première partie de ces notes , que 
nous avons recueillies de côté et d'autre, sans ordre, 
mais avec le désir de les mettre au service de ceux qui 
s'occupent de recherches historiques, et en attendant 
qu'une plume plus exercée vienne les compléter et au be- 
soin les rectifier, il nous reste à signaler la position hybride 
de plusieurs localités du Westrich, qui, au spirituel, 
étaient nullius rf/ocœsis. Dans ce nombre il faut compren- 
dre Lixheim , dont le couvent avait été ruiné et dont la 
ville n'existait pas encore au milieu du xvi*^ siècle. C'est 
sans doute ce qui a fait commettre aux biographes de 
Wolfgang Musculus, fils d'un tonnelier, né à Dieuze en 
1497, une erreur qu'il importe ici de relever. Ils rappor- 
tent que le célèbre prédicanl luthérien entra, à l'âge de 
quinze ans « dans un couvent de l'ordre de Saint-Benoît^ 
» qu'on avait bâti proche d'un lieu nommé Westric»; tan- 
dis que ce fut au couvent des bénédictins de Lixheim, situé 
dans le Westrich. 

II. 

La description du Westrich , qui nous paraît le plus en 
harmonie avec les chartes et les titres du moyen-âge , est 
celle de Sébastien Munster, que nous allons reproduire in 
extenso. La Cosmographie, dont elle fait partie, éditée à 
Bâle en 1552, parut successivement en latin, en français 
et en allemand. Cette dernière édition, la plus complète, 
à en juger par l'exemplaire que nous avons sous les yeux , 
et dont malheureusement il nous manque le titre , nous a 
servi à combler les lacunes qui se trouvent dans les édi- 
tions latine et française de la Bibliothèque publique de 



EditLon de 1^6$. 




u nt. ^ roc r/x r-t^ stt r»-» 









— 29 — 

Nancy. En revanche , l'article Westrich n'y esf pas illustré 
d'une gravure en bois , tandis que , sur l'édition française, 
on voit un pécheur à la ligne , au bord d'un étang, entouré 
de nasses, et sur l'édition latine, un tendeur de filets cap- 
turant des oiseaux. La première de ces vignettes, dont 
nous reproduisons le fac-similé , paraît représenter un de 
ces gentilshommes du xvi^ siècle dont les étangs et viviers 
formaient, au dire du Gosmographe Bâlois, le principal 
revenu. 

Wuestrich c'est a dire le roy 

aulme d'Occident. 

« Le pays qu'on appelle vulgairement Westrich s'estend 
» bien loing vers la Gaule, et plusieurs comtes et princes 
» y président, à sçavoir les principaux : le duc de Zwei- 
» bruck, c'est-à-dire du double-pont , et les comtes de 
» Bitsch; le duc de Lorraine, les comtes de Nassauu, 
» qui demeurent à Sarbruck ; les comtes de Leiningen* et 
» l'évesque de Trêves y ont aussi part. 

» Aulcuns pensent que Westrich a esté jadiz le pays 
» qui s'appeloit Neustria, mais ils errent grandement, 
» pour ce que la Neuslrie a occupé alors le dedans de la 
» Gaule, à sçavoir le pays où aujourd'huy est la Norman- 
» die. Quant à mol, je pense que ce nom de Westrich 
» vient d'Austria , que les François ont nommé Austrasie, 
» Oesterreich, c'est-à-dire royaulme de TEst; car, par 
» rapport à eulx, ce pays se trouvoit à l'Orient; tandis 

> que, pour les Germains, c'est le Westreich , c'est-à- 

> dire le royaulme d'occident, ce pays étant situé quant 

> à eulx vers le soleil couchant. Semblablement aussi les 

1. Liaaoges. 



— 30 — 

» Saxons ont esté ainsi appelez Ostphallez et Westphal- 
» lez, c'est-à-dire Orientaulx et Occidentaulx , ayant es- 
» gard au fleuve Visurgis, vulgairement Wester; et les 
« Goths ainsi ont esté distinguez en Ostogothz et Wisigothz*. 

« Or Wcslrich est assez bonne terre et commode à 
» l'habitation des hommes. Elle produict beaucoup de from- 
» ment, mais peu de vin. Elle nourrit grand bestial et 
» abonde en estangz, dont les uns s'estendcnt jusques à 
» une ou deux lieux (dont quelques uns ont de un à deux 
» milles en longueur). Et y a tant de poissons que la 
» pesche d'aulcuns vault quelques milles d'escuz (plusieurs 
» mille florins ou gulden). Les gentils-hommes (des Adels) 
» qui habitent en ce pays n'ont point de plus grandz re- 
» venuz que leurs estangz et viviers. Ainsi le commun 
» père de famille céleste a donné à cbascune terre quel- 
» que chose dont les habitantz puissent commodément 
» vivre. Les principaux estangz sont ceulxde Stockweyer, 
K Guldelinger, Linderweyer, Thusweyer, etc^. 

» Geste région produict aussi aulcuncs pierres excellentes 
* et principalement de la croy rouge (rotelstein), qu'on 
» trouve en grande quantité près d'une ville qu'on appelle 
> S. Vendelin (S. Wendel) et une aullre pierre qu'on 
» appelle Calcédoine (Kallzedonien), laquelle on trouve 
» en ce lieu en grande abondance , et puis on la porte à 
3> Fribourg en Brisgou , pour la nettoyer et polir. 

> A S. Ouirin, gros village qu'on appelle vulgairement 
» S. Curi^ se font et accoutrent de fort bons miroirs 

1. V. Mercalor, lolharingiœ ducatus pars sept. — Ph. Cluverii 
introductionis in ubIv. geogruph. Amsielod. 1629. p. 120. — Blerulae 
cosmographiœ gêner. libri 1res. Amsterdam, 1631, p. iSS. — Th. 
Corneille. Dictioan. géogr. 

2. Etangs de Stock , de Gondrexange, de Lindre , de Dieuze, etc. 



— 31 — 

» (die besten spiegel) et aultres sortes de verres (und 
» ander glasswerck). 

» Sarbourg, qui est une ville impérialle assise jouxte le 
» fleuve de Sar, est aujourd'huy sujette à l'Evesque de 
» Trêves*. 

» En la ville de Thus y a une mine de sel (Saltzertz^). 
» Item on fouyt près de Landsberg du vif argent 
» (quecksylber). 

» Item Sarwerden, Buckenheim, Diemeringen et Phings- 

> tingen quatre petites villes (vier stattlin) ; les comtes de 
» Nassauu, qui ont succédé aux comtes de Sarwerden , y 
» dominent aujourd'huy'. 

» Sierk, château et petite ville, Wolderfîngen (Vaudre- 
j> vange), petite ville, Béris, petite ville, Gemïmd an der 

> Sar (Sarreguemines), château et petite ville appartien- 
ï nent au duc de Lorraine. 

ï S. Wendel, Bleich, Castell, deux petites villes sont 
» à l'évesque de Trêves. 

» Lauterecken, un château, Bockweiler, Liechtenberg, 
K Kùschel et Miischel, deux petites villes, Kirkel et alten 
» Kirkel , le tout au duc du double-pont. 

» Medesheim, une ville au susdit duc et au comte de 
» Bitsch. 

i. Sarburg ein ReichstaU qu'il ne faut pas confoadre avec Sarburg 
Kaufmann dont il a été parlé précédemment. 

2. Dieuze en allemand Douze. 

3. Là s'arrête le texte de l'édilion française de la bibliothèque de 
Nancy, qui provient du coavent des Tiercelins. Eu marge on a écrit : 
gallice Fénestranges. 



— 32 — 

» Alben (Sarre-Albe). château et petite ville au Lorrain 
(schioss und Stattlin, des Lothringers*). 

» Fyrtbach (Forbach) et Riexingen (Réchicourt-le-Châ- 
teau), deux petites villes au comte de Leiningen. 

» Fieuers (Viviers), petite ville et château au comte de 
> Salni^. 

» Merchingen, petite ville et château aux Rheingraffen'. 

• Hohenburg (Hombourg) château et bourg* aux com- 
» tes de Nassauu, ainsi qu'Ottweyler, Bocherbach , etc. » 

Ici finit l'article Westrich de l'édition allemande de 
Séb. Munster; il présente un tableau assez exact du mor- 
cellement de ce pays , dans lequel les ducs de Lorraine 
avaient taillé leur bailliage d'Allemagne, et où ils avaient 
été chercher pour grands officiers de leur couronne les 
descendants de ces hauts barons, qui furent les contem- 
porains des premiers ducs , leurs pairs et quelquefois leurs 
adversaires sur le champ de bataille. 

L'origine tudesque de ces puissants personnages a èou- 
vent dérouté les lolharingophilcs, qui, dans leurs nomen- 
clatures, ont omis des noms, comme ceux des rhingraves, 
et déclaré étrangers à la Lorraine et à son histoire les 
Egide de Rodemack, les Henri de Vinstinga, et d'autres 

chevaliers dont les faits et gestes sont relatés dans les 

» 

i . II est a remarquer que la langue française y est plus répandue 
qu'aux environs. 

2. A ajouler Ballzweiler (Badonviller). 

3. Morhange élail la principale résidence d'Otto deKyrbourg, dont 
la pierre tombale se trouve au musée Lorrain. 

4i. Il y a dans le texte allemand Markt que l'on peut aussi traduire 
par marché ou frontière. 



— 33-- 

chroniques messines et dans l'histoire du savant abbé de 
Senones*. 

III. 

Le duché de Lorraine avait été divisé en trois bailliages; 
celui de Nancy, celui de Vosges et celui d'Allemagne. Au 
milieu de fiefs relevant du Saint-Empire, se trou- 
vaient des enclaves de la Lorraine. La politique enva- 
hissante des ducs cherchait à reconstituer le royaume 
d'Austrasie, et au xvi'^ siècle ils étaient parvenus enlr'au- 
tres à faire reconnaître leur suzeraineté dans une partie 
de la baronnie de Fénélrange, une des archi-maréchaus- 
sées de l'Empire; dans une partie du comté de Liitzel- 
stein^, que Schoëpflin place en Alsace, tandis que d'autres 
historiens en font une dépendance de la Lorraine. Le 
comté de Nassau-Sarwerden, qui n'était pas compris dans 
l'Alsace, quoiqu'il fasse aujourd'hui partie du département 
du Bas-Rhin , Lixheim , ville moderne , fondée par l'élec- 
teur Palatin, qui lui avait octroyé une charte en 1608, 
avaient résisté ^ ainsi que la commanderie de Saint- Jean- 
de-Bassel et d'autres seigneuries, qui faisaient partie du 
Weslrich et non de la Lorraine. 

Le hasard nous a fait découvrir, sur le finage de Hel- 
lering (Meurthe), une borne triangulaire, au millésime de 
1604, ornée sur chaque face d'armoiries dilTércntes; le 
lion des Lutzelbourg, seigneurs de Sarreick; l'écu fascé 
de Fénétrange et le globe d'archi-maître d'hôtel de l'em- 

1. V. l'avant-propos de la table générale du Catalogue raisonné des 
collections lorraines de M. Noël, t. III, p. 1117. 

2. La Petite-Pierre n'appartenait ni à l'Alsace, ni à la Lorraine, ni 
an Palatinat, mais au Weslrich. 



'_ 34 — 

pire de l'électeur Palatin du Rhin, seigneur de Lixheim*. 
Encore aujourd'hui, la vallée de la Sarre, de Nieders- 
tinzel à Sarwerden, est désignée sous le nom de Nassau, 
et les villages que l'on rencontre avant d'arriver à la Petite- 
Pierre, sous celui de Laendel (petit-pays). 

Dans le dénombrement du bailliage d'Allemagne pour 
la contribution impériale en 1567, on trouve la seigneurie 
de Sarreick^ celle de Fénétrange, seulement pour la part 
du comte de Salm , Bitsch et Lemberg , Sarbourg en Lor- 
raine , les chastellenies de Morsperg et de Dieuze , la ville 
terre et seigneurie de Guemunde, Puttelange, Diellenbach, 
Forbach, Faulquemont, Boulay, Sierck , Bérain , Schauen- 
bourg, Keller noster prévosté, Valdevrange, Sarre-Albe. 
On peut aussi consulter le dénombrement du duché de 
Lorraine en 1594, par le président Alix. 

Le Trésor des Chartes de Lorraine possède deux pièces 
inédites que nous reproduisons entièrement pour mieux 
apprécier la nature et l'étendue du bailliage d'Allemagne. 

La première est intitulée : Lettres délivrez par le se- 
crétaire Humbert pour envoyer aux vassaulz du bailliage 
d'Allemalgne le 9 octobre 15922. 

1" Aux Gentilshommes et Vassaulz (40) : 
Une au comte Philippe de Nassau (cousin). 

au comte Emich de Linanges (cousin). 

au comte Emich le nepveu. 

1. V. Nous avons déjà eu occasion de signaler, dans les Notes sur 
la Lorraine allemande, publiées en 18G0 dans le Journal de la Société 
d'Archéologie, une borne non moins curieuse, celle de Uambach. 

2. V. Trésor des Charles, layette Etats Généraux additions^ Uo 30. — 
M. Beaupré, Essai historique sur la rédaction officielle des principales 
coutumes et sur les assemblées d'Etats, p. 84. 



— 35 — 

au comte Frederich (cousin). 

au comte Otto (cousin). 

au comte d'Hartembourg (effacé). 

au sr. de Reispolkirch. 

au sr. de Créhanges Baucourt. 

au sr. Guillaume de Créhanges. 

au sr. Peter Ernst de Créhanges. 

au sr. Christophe de Créhangos. 

au sr. de Palan. 

au sr. Jean de Recepen. 

au sr. Guillaume de Soteren. 

au sr. Valentin Faust de Schambourg. 

au sr. Georges Guillaume de Sotteren. 

au sr. Phiiii)pe Jacob de Fleisheim. 

au sr. Olry de Trombe'rg. 

au sr. Nicolas de la Layen 

au sr. Philippe de la Layen 

au sr. Jean de Warnsperg 

au sr de Braubach 

au sr de Liebstein 

au sr de Crantz 

au sr de Hausen 

au sr. de Helmstadt pour Hinquessange 

au sr. de Helmstadt pour Chatel Voué 

au sr de Honstein (ces trois derniers sont effacés) 

au sr. de Dietz 

au sr. de Schmittbourg. 

au sr de Lavenstein. 

au sr capitaine de Siersberg. 

au sr. Philippe Stralt et Jean de Brisgen , 

de Saarinsming 
au sr Jean de Bitche, dit Kuntersperg 



— se- 
au sr Anstett de Bitche, dit Kuntersperg 
au sr Alexandre Mussot de Sierck 
au sr. de Lutzclbourg 
au sr. de Falkenstcin Eberstein 
aux deux comtes d'Ebcrstein 
au sr. de Gressnick 

2° Aux prélats et chapitres (16) : 
Une à l'abbé de Bouzonville 

à l'abbé de Freistroff ^ 

à l'abbé de Stulzerbronn 

à l'abbé de Tholey 

à l'abbé de saint Avold 

à l'abbé de Longueville 

à l'abbé de Metloch 

à l'abbé de Wadgaz 

à l'abbé de Willers Bettnach 

à l'abesse et chapitre de Fraulautern 

au prévôt et chapitre de Marienfloss 

à l'abbesse et chapitre de Vergaville 

au prévôt et chapitre de Sarburg 

au prévôt et chapitre de saint Pierre de Trêves 

au prieur d'Amange 

au prieur de Zelle. 

3° Aux villes (16) : 

Une au maire et habitans de Morhange 
au maire et habitans de îlombourg 
au maire et habitans de Dieuze 
au maire et habitans de Faulquemont 
au maire et habitans de Saint Avold 
au maire et habitans de Belrain 
au haut maire et habitans de Guemunde 



— 57 — 

au prévat , gens du conseil et habitans de Sarburg 
au maire et habitans de Bilsche 
au maire et habitans de Boulay 
aux gens de justice et habitans de saint Hyppolite 
au maire et habitans de Puttelange 
au maire et habitans d'Albe 
au maire et habitans de Valdevrange 
au prévôt , gens de justice et habitans de Forbach 
au maire et habitans de Sierck. 
« Fault y adjouter ceulx qui reprengnent à cause de la 
» seigneurie de Bitsch que le sieur comte de Hanau a 
» remis à son altesse. 

» Toutes les lettres cy dessus ont esté délivrez par Ip 
» secrétaire Humbert à Jacques Tholley, messager juré 
» de son Altesse, demeurant à Nancy, pour les porter aux 
» receveur et lieutenant de Vaidrevange alïin de les faire 
» tenir et envoyer par les sergens de bailliage aux messa- 
» gers allemands dudit lieu suivant les lettres que son 
» altesse a escript, et qu'ils aient à enjoindre auxdicts 
» messagers de tirer récépissé des prélats , vassaux , 
» villes et autres à qu'ils en délivreront. 
» Ce jourd'huy neuviesme d'octobre 1591.» 
Dans le Rolle des lettres pour les états-généraux aux 
députés du bailliage d'Allemagne le 42 janvier 16i6S les 
93 destinataires de missives ne sont plus placés par ordre 
de préséance ; pour faciliter les recherches nous les avons 
rangés par ordre alphabétique : 
Albe (la ville d'). 
Allemagne (le bailli d'), 
Amange (le prieur d'). 

\. V. Trésor des Charles, layetle Etats-généraux, addilions, n» 30, 



— 88 — 

Bérain (la ville de). 

Berguim (le sr. de). 

Bitche (la ville de) 

Bittendorf (le sr. de) 

Boulay 

Bourguignon (le sr.) 

Braubach (le baron Charles de). 

Charles. 

Créhange (le baron Pierre Henri de). 

Dau (le sr.) commandeur de la ville de Nancy. 

Dietz (Guillaume). 

Dietz (le sr). 

Dieuze (la ville de). 

Dombasle (le sr. de). 

Eberstein (le comte d'). 

Falkenstein (le comte de) 

Faulquemont (la ville de) 

Fleckenstein (le sr. de) 

Fleibstein (le sr. de) 

Floër (Marion). 

Forbach (la ville de) 

Frauloutern (l'abbesse de) 

Freiberg (le baron de) à Forbach 

Freystroff (l'abbé de) 

Freussel (le sr.) 

Guermange (le sr. de) 

Hanau (le comte de) 

Hausen (Alexandre Sambson de) 

Helmstadt 

Hombourg 

Huart 

Hunolstein 



— 39 — 

Imling«(le sr. de)* 

La Layen (Jean-Adam de) à la motte 

La Layen (Philippe de) 

Landsperg (Jean Frédéric de) 

Landsperg (Jacob de) 

Lamelle (le sr. de). 

Linange (le comte Jean-Louis) 

Linange (le comte Philippe-Georges) 

Linange Forbach (le comte de) 

Linange Réchlcourt (le comte de) 

Longueville (l'abbé de) 

Louzbourg (Bernard de) 

Lôvenstein (le sr. de) 

Marimont (le baron de) 

Marmoutier (l'abbé de) 

Melloch (l'abbé de) 

Michel (le sr.) 

Mittdenin (le sr.) 

Morhange 

Morhange (le comte de) 

Phalsbourg (la ville de) 

Phalsbourg (le commandeur de) 

Puttelange (la ville de) 

Puttelange (le comte de) 

Puttelange (le comte de) 

Reinach (le sr. de) 

Rettel (les chartreux de) 

Ribeaupierre (M. de) 

Saillart (le sr.) • 

St. Avold 

1. Weigaud de Lulzelbourg. 



— 40 — 

St. Hyppolite (la ville de) 

St. Maximiii 

Salbourg (le commandeur de) 

Sarrebourg (la ville de) 

Sarrebourg (l'église de) 

Sarrcgueminde 

Saubourel 

Schambourg (Jean de) 

Schmittembcrg (le sr. de) 

Sierck (la ville de) 

Sitlvcn (le sr. de) 

Steinkallenfeld (le sr. de) 

Strombourg (valentin paul fogt de) 

Sulz (le comte de) 

Sulzbach (la ville de) 

Tanncbick (le sr. de) 

Theyley (Krantz de) 

Tholey (l'abbé de) 

Trêves (le chapitre de) 

Vadgaz (l'abbé de) 

Varize (le cte de) 

Vaudrevange 

Vergaville (l'abbesse de) 

Vilz (le baron de) 

Warnsberg (Gambs de) 

Warnsberg (Walter de) 

Zandt 

Zelle (le prieur de) 
Nous n'avons pas ici à rechercher dans quelle propor- 
tion le Tiers-Etat était représenté dans ces assemblées , 
sur lesquelles les documents font généralement défaut; 
mais seulement à constater que les Salm , les Créhange , 



— 4î — 

les Morliange , et quelques autres seigneurs du bailliage 
d'Allemagne tenaient le premier rang aux Etats-généraux 
de Lorraine. A celui du l**" mars 1594, où figuraient 54 
députés de la noblesse, on trouve au premier rang Jean 
IX, comte de Salm ; au cinquième et au sixième , Fride- 
rich, comte sauvage du Rhin et de Salm, grand écuier de 
Lorraine, et son cousin Olbo, comte sauvage du Rhin, 
sieur de Morhange ; au huitième. Peter Ernst de Cré- 
hange,etc. On les appelait les Hauts- Hommes, parce 
qu'à la réunion des Etats, ils étaient placés sur le même 
haut-dais que le prince ; tandis qu'autour d'eux étaient 
rangés les anciens chevaliers, les gentilshommes, c'est-à- 
dire ceux de quatre races qui avaient obtenu des lettres 
de gentillesse, les nobles qui en avaient moins, et au der- 
nier rang les anoblis. La noblesse du Westrich jouissait 
aussi d'une certaine prééminence dans la cité de Metz : 
quand l'évèque Georges de Bade fit son entrée en 1461, 
il était escorté de ses « haults hommes, monseigneur le 
comte de Bitche, de Sarrebruche, de Sarwerden, et mes- 
seigneurs les comtes de Salme et de Fénestranges et plu- 
sieurs aultres*. » 

Tous ces seigneurs dépendaient du cercle du Haut- 
Rhin , qui avait été le cinquième , celui du Rhin. 

Le duc de Lorraine en faisait partie : il possédait le 

d. V. les Chroniques messines de Huguenin, p. 293. — Mém. sur 
l'élat de la Lorraine à la fia du xvn^ siècle (Recueil de documents 
sur l'histoire de Lorraine , publié par la Société d'Archéologie, p. 71). 
— Constumes générales du duché de Lorraine es bailliages de Nancv, 
Vosges et Allemagne. Nancy, 161^, f. 58. — Durival. Descr. de "la 
Lorr. t. I. p. 510. — Dans les Chroniques messines de 1387, il est 
aussi question des hauts hommes de l'évèque de Metz, appartenant 
tous à la noblesse du Westrich. 

5 



— 42 — 

marquisat de Nomcny et le comté de Blâmonl, fiefs de 
l'Empire; mais il n'en écartelait pas ses armes, ni des 
terres qu'il tenait en relevance par les lettres d'investiture 
de Rodolphe II. Depuis le traité conclu par Ferdinand , 
roi des Romains, et le duc Antoine, le 26 août 1542, la 
Lorraine avait été déclarée duché souverain, sous la pro- 
tection du Saint-Empire , exempte de la juridiction de la 
Chambre impériale et du contingent des mois romains, 
mais non de la contribution connue sous le nom de land- 
frid, inscrite dans la matricule de d6o4, sans que cepen- 
dant il en fût tiré aucune somme. 

Quant aux autres états du cercle du Haut-Rhin, ils con- 
tribuaient tous aux charges de l'Empire : ils étaient la 
plupart états mixtes , parce qu'ils étaient à la fois vassaux 
d'autres états et de l'Empire : lesWild-et-Rhingraves, qui 
prétendaient descendre des comtes forestiers {cornes syl- 
varum), établis par Charlemagne dans la forêt d'Arden- 
nes , portaient , depuis 1493, le nom et les armes de Salm ; 
ils étaient vassaux du duc de Lorraine, de l'électeur Pala- 
tin et de l'Empire ; ce qui ne les empêchait pas d'être re- 
présentés à la diète générale parmi les comtes de Vété- 
ravie , et d'avoir aux assemblées du cercle du Haut-Rhin 
droit de séance et autant de voix qu'ils avaient de fiefs, 
dont le nombre était indiqué par les casques du cimier de 
leurs Armoiries : celles des rhingraves étaient timbrées 
de trois casques et celles des princes de Salm de cinq. 

Après les comtes venaient les gentilshommes libres, 
qui tout en jouissant des mêmes privilèges que les autres 
états immédiats d'Allemagne dans leurs fiefs , avec droit 
de séance et de suffrage dans les assemblées du cercle , 
n'avaient cependant pas celui d'être appelés à la diète 
générale. Quelques-uns portaient le titre de toujours 11- 



— 43 — 

bres, comme les Weslerbourg {die semper freyc von 
Westerburg^)', d'autres, comme les Fénétrange, anciens 
barons de nom et d'armes, voulurent simplement être 
appelés freyherr, ce qui est plus que herr, titre que pre- 
naient tous les nobles d'Allemagne^. 

Leurs droits régaliens, leurs privilèges, plus étendus 
que ceux des comtes et barons de la Lorraine proprement 
dite, leur avaient permis, à la suite de la paix de reli- 
gion de 4535, d'introduire la réforme dans leurs domaines 
et de dépouiller de leurs biens les couvents et les collé- 
giales du Westrich^. 

Quand Louis XIV, continuant l'œuvre de Richelieu , se 
fut emparé de la Lorraine et eut établi les Chambres de 
réunion, il soumit sous son sceptre les petits dynastes que 
le duc de Lorraine n'avait pas su contenir, et il fit du dé_ 
parlement de la Sarre* une province française, dont M. 
de la Goupillière fut intendant en 1682, et dont le chef- 
lieu fut Sarre-Louis, ville qu'il bâtit et fortifia en 1680. 
Vaudrevange , qui avait été le siège principal des assises 
d'Allemagne, mais non la résidence habituelle du bailli, 
ne fut plus qu'un simple village du diocèse de Trêves , 
sous la dépendance de Sarre-Louis. 

En résumé, leWestrich, fragment de l'Austrasie de 
Charlemaghe'% une des provinces dont les ducs de Lor- 

1. Georges, « comte de Leiningen , seigneur de Wlneslerbourg et 
Chambourg, touiours franc, » signa avec les Rhingraves et les autres 
colonels de reîlres, le manifeste de 1868. 

2. V. Heiss. Ilist. de l'Empire. Amsterdam. 1755, t. IL p. 7 etsuiv. 

3. V. la deuxième partie de notre brochure sur les Rhingraves et 
les Reitres pendant les guerres de religion du XVI^ siècle. 

4i. V. arch. dép. coll. de Fénétrange. 10^. 1. n" 258, 
5. Dans le partage de 870, entre Charles-ie-Chauve et Louis-le-Gcr- 
manique , à ce dernier échut le Weslrich qui comprenait l'Albechowa , 



— 44 — , 

raine étaient niarchis^ était devenu le royaume de l'Ouest 
et avait été compris dans le cercle du Rhin ; puis avait été 
envahi par le Palatinat, l'électorat de Trêves et le bailliage 
d'Allemagne , qui en avait fait la Lorraine allemande , et 
enfin par le grand roi , qui en avait fait le département de 
la Sarre. L'élément français l'ayant emporté, cette déno- 
mination surannée de royaume de l'Ouest ne larda pas à 
s'ell'acer et ne se rencontre plus que sur quelques cartes 
allemandes. 

IV. 

Si nous consultons les anciens monuments géographi- 
ques, nous retrouvons le Wcstrich occupant, dans une 
carte dédiée à Charles IIÏ (Lolharingiœ ducatus superio- 
ris vera delineatio. Coloniœ Agrippime. Exe. Joann. Bus- 
semecher), l'espace compris entre Vislingen, Merspurg 
et Falquemont; dans celle de Specklin (Strasbourg, 1576), 
les comtés de Lutzelstein et de Dabo ; dans l'édition fran- 
çaise de Séb. Munster (p. 510), la région montagneuse 
bornée par Zweibruck et Bingen; enfin, dans le Ptolémée 
de Jean Schott(lol3), la moitié de la carte destinée à René 
II, qui possédait dans le Westrich de nombreux enclaves^. 
Gravé en bois , à trois teintes , bleu, rouge et noir, frappé 

le Sarachowa supérieur et le Sarachowa ioférieur, le Blesilchowa (pays 
de la Bliese), le Nilachowa (p )ys de la Nied), elc. 

1. Dès 869 Charles-le-Chauve avait établi sur la Sarre, uQcomlede 
Sargau (gaw, contrée), appelé plus lard comte de Marche, ou Jlarchis, 
parce qu'il avait la garde de sa frontière. (Ms. cité par Dom Calmct dans 
sa dissertation sur le litre de 3Iarchis que preuueut les ducs de Lorraine^ 
col. IV.) 

2. V. une carte du duché en 1725, qui place le Weslreich enlre le 
Ilunsruck et la principaulc de Birkenfeld ; uue aulre de 1746, s. a. d. I. 
avec le Weslruck (sic) entre le Hunstruck et le Nahegosw. 



— 45 — 

comme les pièces d'orfèvrerie , ce curieux spécimen de 
xjflographie , qui a précédé de plus de trois quarts de 
siècle les cartes de Lorraine de Gérard Mercator et du 
président Alix, a déjà été décrite Dressée à Saint-Dié, 
oîi elle devait être mise au jour, cette carte de Ptolémée, 
marquée à la couronne, est la seule où l'on retrouve un 
véritable luxe de détails comparativement aux autres car- 
tes de la même édition. Elle a pour légende : Secunde 
partis Ptolemœi finis : opéra lohannis Schotti Argenlinen. 
ANNO CHRÏSTI OPT. MAX. 1513. Dans notre exem- 
plaire, ex libris fratrum minor. bruxill. 1525, un ton jau- 
nâtre domine la teinte d'azur des écussons , forêts , mon- 
tagnes , rivières , etc. Les degrés de latitude y sont mar- 
qués, comme dans Mercator; elle a une échelle milliaire, 
et 258 de large sur 362 de haut. Nous ajouterons qu'elle 
renferme les principales villes et bourgades de Trêves à 
Plombières (Plumerium), et de Saverne à St.-Mihiel (S. 
Michael) ; que les noms en sont indiqués par des minus- 
cules gothiques en noir et en rouge pour les principales. 
Voici celles que l'on remarque sur une des planches qui 
accompagnent cette étude géographique et qui reproduit 
en fac-similé la partie de la carte de Jean Schott , où se 
trouvent le Westrich et le cours de la Sarre depuis ses 
sources, aux pieds du Donon, jusqu'à son embouchure 
dans la Moselle, à Consarbriick, près de Trêves : Bénes- 
troff, Bérain, Bidestroff, Blàmont, Boulay, Deux-Ponts, 
Dieuze, Fauquemont, Fénétrange, Forbach, Hombourg, 

i. V. M. Beaupré. Recherches hist. et bibl. sur les commencements 
de l'imprimerie en Lorraine, p. 83. — Le nom de Jean SchoU, l'édi- 
teur du Plolémée, apparaît au commencement du xvi*^ siècle dans la 
pléiade littéraire de Strasbourg ; il est cité dans l'histoire de la Basse- 
Alsace de M. Louis Spach. (V. Descr. du dép, du Bas-Rhin. loc. cit.) 



— 46 — 

Lagarde, la Petite-Pierre, Lindre {ditissima plaga in 
sale etpiscibus), Morhange, Réchicourt-Ie-Chàteau, St.- 
Avold, St.-Quirin [hic siint spécula), St.-Vendel, Sarre 
(fluvius), Sarre-AIbe, Sarrebourg, Sarrebruck, Sarre- 
guemines , Sarre-Union , Sarrewerden , Schambourg , 
Siersberg à remboucliure de la Nied , Vaudrevange {hie 
reperitur lasuriimi), AVestricb*. Ses limites étaient : au 
nord, le Hundsruck, et au sud, le bailliage de Nancy, à 
l'est, les Vosges, et à l'ouest, la Moselle. 

En tête de la carte que nous venons de décrire, dans 
un médaillon au champ de gueules , se trouve un écusson 
à quatre cotices d'azur, entouré de la légende : DOMINII 
VASTI REGNP. A côté , dans un médaillon au champ 
d'azur, se trouve un écusson de même dimension, chargé 
de la bande de gueules aux trois alérions de Lorraine , 
ainsi que l'indique la légende : DVCAT VS LOTHARINGIE. 
Dans l'art héraldique , aucune particularité , quelqu'insi- 
gnifiante qu'elle paraisse , ne doit être négligée , et ici nous 
remarquons que les armes du Westrich occupent la place 
d'honneur, c'est-à-dire sont à la gauche du spectateur, 
tandis que l'écu de Lorraine est à droite. Serait-ce parce 
que le Westrich était, pour René lï, l'ancienne Austrasie 
de Charlemagne , qu'il y confondait la Lorraine , qui, à ses 
yeux, n'était qu'une dépendance de l'empire carlovingien, 

1 . Nous avons francisé les noms de la carte du Westrich en omettant 
ceux qui appartiennent à révcché de Metz, comme Vie, ou à la Lorraine 
proprement dite, comme Lunéville ; il en est un cependant , que nous 
devons signaler, c'est le Batum oullatiim de la Vezouse, oii l'on a cru 
reconnaître Haudonvlller (aujourd'hui Croismare). Les noms allemands 
des cantons de plusieurs villages français, comme Blanche-Eglise, etc., 
indiquent qu'ils faisaient partie du Westrich. 

% V. la planche d'armoiries. 




LOT HyKRTNGI>^ % 




%ofU^ 



UlVl 



S'iliroln 



la(^nt.on*r 



i^tfptiiUa^ 







vuM-tn. 



otvtdz^fàorjx ' 

o3eM 






EBmn 



^^HUiu/d\^ 



■S- ^atûf 



$é$ 



foc batu^Kt 



O 






Srci.7a. .Jn?/j'a.p 




Le V 



h-a/jmenl d'une carié tiroe de la cûimu 



Armes du. Westriclt ( \l CLStunt^ iteanuiTL^J d-'ap, 
ut cûsnLûûr(Lpnie^ d.o Jcait. Ochoif. /c)13. 




Arms diL WeslricL ( WeslreicL ) J.'apn5 uit 
Wappeit-3iici di lêS7, (Swlivi/i.d^iana/. 



— 47 •— 

dont les descendants de Gérard d'Alsace revendiquaient 
l'héritage ? 

Dix-sept écussons d'un plus petit module sont placés à 
droite et au bas de la carte de Jean Schott : très peu ap- 
partiennent à la lorraine proprement dite, et on ne saurait 
guère y comprendre que ceux de Vaudémont, Chatel et 
Apremont. Ils sont rangés méthodiquement , du côté de 
l'écu de Lorraine , comme une de ses dépendances , sous 
la légende suivante : Comitatus et Bai'onatus Lotharingie 
et Vasti regni. Ce sont d'abord les comtés , sur la colonne 
verticale : WADEMONT, blamont, rvxinga, salm, sarwerd, 
sARBRvc , zwEiBRVc ; puis au bas de la carte , en allant de 
droite à gauche, les baronnies : bitsch , vinstinga, 

BOLCHEN, LVTZELSTEIN, BENSTHDORF, CHASTEL , APERM0NT, 
SIRK, KRIECHINGEN Ct BARRAIN. 

Nous ne blasonnons pas les armes de tous ces dynastes, 
que le curieux peut facilement trouver dans les traités 
spéciaux. Quant à celles du Westerreich , Westrich , que 
nous reproduisons d'après un Armoriai du Saint-Empire 
romain de 1657, où elles sont opposées à celles de l'Oes- 
terreich , Autriche*, elles sont cotticées d'argent et d'azur 
de six pièces. Le timbre consiste en un casque d'argent 
en tiers point, treillissé de barreaux d'or, orné de même, 
couronné et surmonté d'un lion acculé d'argent, à la queue 
fourchue , couronné d'or et de trois houpes de plumes 
de gueules , d'or et d'argent. Les lambrequins sont aux 
couleurs de l'écu. 

C'est la similitude que ces armoiries ont avec celles du 
Vastum regnum de Jean Schott, qui nous a amené à exa- 

1. V. Wappen-buch. Nurenberg. 46S7. 2» part. p. ô. (bibl.de 
Naocy.) 



— 48 — 

miner quel était ce royaume aussi ignoré aujourd'hui que 
le duché d'Athènes ou l'empire de Trébizonde. Dans ce 
voyage entrepris à la recherche de pays inconnus , nous 
avons surtout été guidé par les principes de l'art héral- 
dique, celte science trop négligée de nos jours, qui nous 
a fait récemment découvrir dans un bas-relief de Féné- 
trange une des pages les plus curieuses de l'histoire du 
Westrich. 



—aXS-CSs— 



NOTICE 



SUR QUEJ.QUES 



GRAVEURS NÂNCÉIENS 

DU XVllP SIÈCLE, 

9 

ET SUR LEURS OUVRAGES, 
PAR M. BEAUPRÉ. 



Dominique Collin. 1725-1781. 

Yves-Dominique Collin. 1753- ? 



Dominique Gollîn. 

« Dominique Collin », dit Mory d'Elvange, dans un 
éloge de cet artiste, lu à une séance publique de l'Aca- 
démie de NancyS « naquit à Mirecourt en 1725. Le désir 
» de se faire un nom fut celui de sa plus tendre jeu- 
» nesse; la peinture, la sculpture avoient pour lui des 
> attraits ; il voulut s'instruire dans l'un et l'autre de ces 

1. Le 23 août 1782. Cet éloge terminait l'Essai historique du 
même auteur sur les progrès de la gravure en médailles chez les ar- 
tistes lorrains ; mais il est resté inédit, tandis que l'Essai historique a 
été publié avec un Catalogue de tous les ouvrages de Ferdinand de 
Saint-Urbain , connus en Lorraine. (Nancy, Hœner, 1785, in-8'i.) 

6 



— 50 — 

» arts. Sa mère , que son peu de fortune rendoit timide , 
» lui refusa des secours qui , dans le premier de ces 
» genres, l'eussent probablement mis au rang des plus 
j> grands maîtres. Forcé d'obéir, il embrassa l'orpbévrerie. 
» Son génie, enchaîné dans les détails monotones d'un art 
» qu'il n'aimoit pas, attendit des circonstances plus heu- 
» reuses pour se développer. N'ayant de maître que lui- 
» même, de principes que son penchant, c'est dans 
» l'ombre de la solitude et sous le voile du silence qu'il 
» osa essayer son crayon sur les premiers objets qui se 
» présentèrent sous sa main. La nature peut fournir les 
» modèles; mais, pour les imiter, il faut le secours de 
> l'art, et ce secours manquoit alors à CoUin... 

« Fixé à Metz chez la veuve d'un orphcvre dont des ou- 
» vriers allemands soutenoient le commerce, il voit pour 
» la première fois manier le burin , les poinçons ; des 
!• couverts, des cachets médiocrement gravés éveillent 
» chez lui le germe heureux d'un art qui devoit se faire 
» honneur de son nom. Tenant de la nature ce goût fin et 
» délicat qui apprécie sans partialité les beautés des plus 
» grands maîtres, il sent vivement les défauts de tout ce 
» qui s'exécute sous ses yeux; mais, modeste et vrai 
« comme l'est toujours l'homme de mérite , il sent plus 
» vivement encore qu'il feroit moins bien ; il voudroit faire 
« mieux, ce désir le consume, il se forge des burins, il se 
ï forme des poinçons et grave en secret. 

» Un militaire^ veut avoir sur un cachet un emblème de 
» la vérité. Homme instruit, il peint avec chaleur ce qu'il 
» désire. Une femme nue, n'ayant de voile que sa pudeur 
» et ses cheveux, foulant d'un pied hardi le vice person- 

4. il M. de Guiol, mort inspecteur du corps royal d'artillerie, n 



— M — 

» nifié , présentant d'un air riant un miroir sur lequel sa 
» figure se réfléchit : voilà le projet. Les ouvriers étonnés 
« se regardent en silence; cette idée hardie enflamme 
» l'âme vive de Collin, il ofl're de l'exécuter. La veuve , 
» surprise, n'ose le contredire; elle fixe, en hésitant, un 

» prix à l'amateur Ce cachet exécuté, quoique au- 

» dessous de l'idée qu'il devoit rendre, dépasse ce qu'on 
» pouvoit attendre d'un jeune homme. Enhardi par cet 
» essai, le jeune artiste passe à Strasbourg, croyant y 
» trouver plus de ressources. 

» Ses premiers instants dans cette ville répondent peu 
» à ses espérances. Strasbourg possédoit alors un gra- 
> veur, Striebeck* , dont on estimoit les tailles douces , 

d. Le nom de Striebeck nous est inconnu ; nous sommes disposé 
à croire qu'il esl mal écrit, el que l'artiste strasbourgeois que Mory 
d'Elvange donne pour maître à Dominique Collin, n'est autre que Jean 
Slridbeck ou Striedbeck, connu, dit l'iconographe Nagler, par plu- 
sieurs morceaux gravés qui soûl insérés dans divers ouvrages, et mon 
en 173o après avoir travaillé à Augsbourg el à Strasbourg. 

Le nom de Striedbeck se trouve au bas d'une vignette de biblio- 
thèque dont nous devons la communication à M. Charles de Rosières. 
Ecu écartelé au l^' el au i^ de gueules à la bande d'azur, chargée de 
deux bâtons d'argent, aux 2"^ el 5« fascé d'or et de sable de six pièces, 
à la bordure contre-componée de même. Sur le lour, de sabie à trois 
lozanges d'argent posés en fasce. Couronne de marquis. Au bas , à 
droite, J. Striedbeck fec. Arge. (Argenlinae), el au-dessous, toujours 
dans le Irait carré. J'apartiens à M. Chel de Cressia Cap au 
Reg^ de Navarre, 

Celte vignette est inférieure à celles que nous avons de Collin. 

M, l'abbé Marchai nous a fait connaître une gravure du tome P'des 
s. ORDiM pRjt;.MONSTRATENsis ANNALES , pars prima monaslerologiam 
historicam complectens, auclore C. L. Hugo. Nanceii 1754-56, repré- 
sentant l'abbayê de Codischoff en Bohème. On lit au bas Prospectus 
parthenonîs Cotieschoviensis ordinis prœmonstr. : Venustus et 
gratus pro nnno qVo DoMinICVs Peterka prœLatVs{lns) 
prœfVIt. — (1754), Elle est signée /. Stridbeck , Sculp. Argent. 



— 52 — 

» dont on recherclioil les cachets. Le jeune Lorrain , in- 
ï connu dans celte ville dont il ignore l'idiome, est réduit 
» à armorier de la vaisselle ; juge sévère de ses ouvrages, 
» il sent qu'il s'est aveuglé sur ses premiers succès. Quel- 
» ques cachets (à exécuter) que le hasard lui procure vont 
ï mettre fin à cette perplexité. Le Strasbourgeois les voit, 
ï désire connaître l'artiste qui les a faits. — Mes tailles 
« douces m'ont fait un nom, dit-il au jeune homme ; mes 
» cachets valent moins , j'ai vu les vôtres , vous ferez 
» mieux un jour. Unissons nos travaux. Pour prix de ce 
j> léger sacrifice, apprenez de moi les principes de mon 
» art. 

» Collin, dès ce moment, n'a de but, de désir que de 
» se perfectionner, que de seconder l'homme généreux 
» qui veut l'associer à son travail. Faisant du cachet son 
» principal objet, il donne quelques morceaux de taille 
» douce ; le Strasbourgeois dirige, enhardit ses essais dans 

» ce genre. 

» Après la reconnoissance que Collin conserva toujours 
» pour son bienfaiteur, le sentiment d'amour pour sa pa- 
> trie tient la première place dans son cœur ; ce sentiment 
» le ramène à Nancy. Il pouvoit à Strasbourg espérer une 
» fortune ; artiste désintéressé , la médiocrité au sein de 
» sa famille lui plut davantage. 

> Stanislas régnoit alors sur les Lorrains. La taille 
» douce devoit transmettre à la postérité les embel- 
lissements, les projets d'un prince qui, par ses bien- 
faits , vouloit se fixer dans les cœurs de nos compa- 
triotes, entre les noms chéris de Ferry, de Charles III, 
de Léopold. 

» Collin, assez heureux pour mériter l'attention du 
prince, obtient le titre flatteur de sou graveur. Que ne 



— 53 — 

ï peut sur les talents la protection d'un grand roi ! L'ar- 

» tiste n'est plus le même, cet instant est pour Collin 

» l'époque de sa gloire. Une ordonnance réfléchie , une 

» gaîté naïve, des charges bien entendues, sans être trop 

» multipliées et toujours dans le ton de la chose, caracté- 

ï risent ses estampes. Les curieux y désirent quelquefois 

ï plus de correction dans le dessin , plus de précision 

» dans la perspective; mais ils doivent être justes et ne 

« pas oublier que Collin grava, pour ainsi dire, avant 

» d'avoir appris à dessiner. 

» Les cachets de Collin, recherchés des amateurs , sont 

■» variés dans leurs annonces, supérieurement touchés dans 

» leurs blasons , pleins d'agrément et de finesse dans les 

T> détails... 

» Cet artiste estimable mourut à Nancy le 21 décembre 

3) 1781. Bon citoyen, sujet zélé, il joignit aux talents que 

» son art exige un esprit cultivé par les lettres*, par 

ï l'étude de l'histoire ; il guida souvent par ses conseils 

» Girardet et Pérignon. Avide de s'instruire, mais peu 

i jaloux de ses connoissances, toujours prêt à les commu- 

» niquer, toujours éloigné de ce ton de prétention qui 

» dégrade le savoir, il méritoit des amis, il méritoit des 

» regrets... » 

II est regrettable que Mory d'Elvange ait négligé les 
détails particuliers que , de nos jours, on aime à lire dans 
la biographie d'un artiste. Assurément il devait connaître 
de la vie de Dominique Collin autre chose que des géné- 
ralités , lui qui était son contemporain , qui habitait la 



i. Ce qui ne l'empèchail pas d'orthographier comme une cuisinière, 
ainsi qu'on le verra dans bon nombre d'inscriplioos au bas de ses gra- 
vures. 



— 54 — 

môme ville, et que ses goûts ont dû mettre souvent en rap- 
port avec noire artiste. Il y a telle gravure de Collin , la 
Réception d'un sorcier, par exemple, sur laquelle il serait 
curieux de savoir ce qu'on disait , quand elle a paru , et 
du sujet et des personnages mis en scène. Les figures n'y 
^ sont pas idéales, ce sont évidemment des portraits ; et il y 
a là des gens aux dépens desquels Collin a voulu s'amuser 
et égayer le public, en retraçant une mystification dont ils 
avaient été victimes. Mory d'Elvange devait savoir cela ; 
mais il n'en a dit mot et de bien autres choses encore, parce 
qu'il écrivait un éloge et non une notice biographique , et 
que cette pièce d'éloquence, si on peut l'appeler ainsi , 
devait être lue dans une séance académique dont la solen- 
nité n'admettait pas de pareils détails. 

Quelque peu que Mory d'Elvange nous apprenne de la 
vie de Collin, il faut encore lui en savoir gré, car sans lui 
que saurions-nous ? que Collin est né à Mirecourt le 30 
mai 1725, que ses ouvrages en taille douce, sceaux, ca- 
chets, sont nombreux et qu'il y en a d'excellents. C'est tout 
ce qu'en dit Durival dans sa Description de la Lorraine*. 
Qu'il était graveur du roi Stanislas et qu'il demeurait à 
Nancy, rue des Dominicains. Cela se lit sur la plupart de 
ses gravures. Et quand plus tard la Biographie historique 
et généalogique des hommes marquants de l'ancienne pro- 
vince de Lorraine fixe la date de sa mort à 1781 , c'est en 
citant son éloge par Mory d'Elvange. 

Remarquons, en passant, que Dominique Collin a cela 
de commun avec plus d'un graveur célèbre de la fin du 
xv« siècle , des xvi« et xvii^, que d'orfèvre qu'il était par 
état, il se fit chalcographe par goût. Nous n'avons, du 

1. Tome I, p. {M 



— oS — 

reste , aucune raison de croire que les travaux de l'orfè- 
vrerie aient occupé les années qui suivirent son apprentis- 
sage à Metz. Il s'en tint, selon toutes les apparences, à la 
gravure des sceaux, des cachets et des estampes, joignant 
aux ressources que lui procurait ce travail, exécuté tantôt 
par lui-même, tantôt par ses élèves, le produit de la vente 
des épreuves tirées de ses planches et de quelques autres 
dont il était possesseur*. De la gravure en creux des sceaux 
et des cachets armoriés à celle des poinçons de médailles 
il n'y a pas loin; la distance de l'une à l'autre a été fran- 
chie par Derlange et par Nicole le père , deux autres gra- 
veurs nancéiens contemporains de Collin; mais on ne voit 
pas que celui-ci ait été entraîné par leur exemple, etMory 
d'Elvange ne parle que de ses cachets^. 

Mory d'Elvange n'a pas fait suivre l'éloge de Collin 
d'une notice des gravures qui portent son nom ou qui peu- 
vent lui être attribuées; il n'a pas même cité les principaux 
ouvrages de notre artiste, ceux auxquels il doit sa célé- 
brité dans notre pays. Ce silence est regrettable , mais on 
peut lai trouver une excuse. En 4782 , lorsque l'éloge de 
Collin était lu à l'Académie, ses contemporains étaient 
nombreux à Nancy; leur mémoire était encore fraîche 
des ouvrages qu'il avait produits sous leurs yeux ; les 
planches qu'il avait gravées existaient encore^, et les 
épreuves de ces planches, qui n'avaient pas pris place dans 
les portefeuilles des iconophiles lorrains, se trouvaient en 
grand nombre chez les marchands d'estampes et déco- 
raient leurs devantures. Mory d'Elvange a donc pu juger 

1. Nous avons vu des gravures avec le nom de Collin suivi seule- 
ment A'excudit. 

2. La bibliotlièque publique «Je Xancy possède des épreuves, tirées 
snr cire , d'un certain nombre de cachets gravés par Collin. Elles 
avaient été données par cet artiste a Mory d'Elvange. 



— 56 — 

supertlu d'entretenir l'Académie de ce que ses concitoyens 
connaissaient ^si bien que lui. 

Il n'en est pas de même aujourd'hui. Les ouvrages de 
Collin ne se rencontrent plus guère; il en est, et des meil- 
leurs, qu'il faut chercher longtemps avant de les trouver : 
le moment est donc venu d'en dresser l'inventaire. Nous 
entreprenons cette tâche, sans nous dissimuler ce que notre 
travail aura d'incomplet. Mais nous aurons donné l'éveil ; 
d'autres viendront après nous, qui rempliront les lacunes 
que nous aurons laissées. 

Nous n'avons que quelques mots à dire de Collin fils , 
et nous les puisons dans la Description de la Lorraine par 
DurivaH. 

« Yves Dominique Collin, bon peintre de miniature, né 
» à Nancy le 8 janvier 1755, a aussi le talent de la gra- 
« vure en taille douce et y réussit. » L'auteur de la Bio- 
graphie des hommes marquants de l'ancienne province de 
Lorraine^ dit que Collin fils mourut vers 1815; mais nous 
doutons de cette date, répétée par M. Jean Cayon dans son 
histoire de Nancy^, quand nous lisons dans l'abbé Lion- 
nois*, dont l'ouvrage entier a paru en 1811, que Collin 
« avoit un fils peintre et graveur qui auroit surpassé son 
» père, s'il eut vécu. » 

L'œuvre de Dominique Collin n'est pas assez nombreux 
pour que nous ayions cru devoir employer, dans la des- 
cription qui va suivre , les divisions et subdivisions usitées 
en iconographie ; nous nous bornons à celles-ci : Section 

1. T. IV, p. 93. 

2. Nancy, 1829, in-12, p. H7. 

5. Histoire physique, civile, morale et politique de Nancy. Nancy , 
18-46, in-8-, p. àl. 

i. Histoire des villes vieille etnenve de Nancy. Nancy, 1811, 5 vol. 
in-8<>. T. II, p. 494. 



— 57 — 

P*. Histoire sainte et sujets de dévotion. — Section Ih. 
Histoire profane, l» Portraits. 2° Funérailles. 5** Ar- 
moiries, i-^ Monuments. — Section IIP. Mélanges. Celle- 
ci comprendra les pièces de toute sorte qui ne peuvent 
pas être rangées dans les deux premières. Nous plaçons à 
la fin de chaque section les sujets afférents , gravés pour 
l'ornement des livres. 

I. 
histoire sainte et sujets de dévotion. 

1° L'Image miraculeuse de Notre Dame de Bon-Secours 
aux pieds de laquelle sont agenouillés, à gauche un pape, 
un archevêque et un cardinal ; à droite, un duc et une du- 
chesse. D'autres personnages occupent le fond. Quatre 
angessoutiennent, au-dessus de la Sainte- Vierge, une im- 
mense draperie qui retombe de chaque côté sur ses ado- 
rateurs, et deux autres anges une couronne. Au-dessous 
du titre une prière en quatre lignes : Très-Sainte-Vierge... 
dans le ciel. Ainsi soit-il. Au bas de la planche , on lit : 
Dédié à Monseigneur le Duc de Tenczin Ossolinski , 

prince du Saint-Empire grand-maître et premier 

grand-officier de la Maison du Roi de Pologne, duc de 
Lorraine... Chef de son Conseil aulique. Par son très- 
humble et très-obéissant serviteur Colin. 

H% 280millim.; L% 178. 

2° Un damné dans les flammes de l'enfer, tourmenté par 
un démon en forme de dragon, sans pouvoir se défendre , 
ses mains étant enchaînées. Au bas de la planche : Qui de 
vous pourra demeurer éternellement dans les feux dévo- 
rans et les ardeurs insupportables de l'enfer. Isaie 33, et 
plus bas, à droite, Collin. 

H% 409millim.; L% 81. 



— bS — 

La planche existe encore, et il en a été tiré des épreuves 
assez récemment. 

3 — IT). Suite de 14 planches pour un bréviaire à l'u- 
sage de Toul, imprimé en 4750 par l'ordre de Me"" Bégon. 

4° Mfc'' Bégon, à genoux, adore J.-G. descendu de la 
croix. A ses pieds, sa crosse épiscopale, sa mitre et l'é- 
cusson de ses armes soutenu par un ange. Au bas de la 
planche, sous le trait carré à gauche : D. Colin Fecit 4754, 
et plus bas, trois lignes : Attendit Dominus... 

2° Le Roi David à genoux jouant de la harpe. Au bas 
de la planche, sous l'encadrement, à droite, D. Colin Fe- 
cit 4754, sans légende. 

5** Le Roi David à genoux, sa harpe posée à terre de- 
vant lui. Sous l'encadrement, à droite, Colin il SI, et plus 
bas, 4 ligne 4/2 : Un feu s'est embrasé... 

4" L'Annonciation. Sous l'encadrement, à droite, DC 1'., 
et plus bas, 4 ligne, Je vous salue... 

5" La Nativité. Jésus^-Christ sur la crèche est adoré par 
des anges. Près de lui la Sainte- Vierge à genoux, les bras 
étendus, et saint Joseph debout. Dans l'encadrement, à 
gauche, Colin F. , et au bas de la planche , 4 ligne 4/2 , 
Le Verbe s'est fait chair... 

f)° L'Adoration des Mages. Sous l'encadrement, à droite, 
D. Colin fecit 4750, et plus bas 4 ligne 4/2, Les nations 
se prosterneront... 

7° La Purification. Sous l'encadrement, à gauche, DCo- 
lin f., et plus bas, 4 ligne 4/2 : Je serai nommée... 

8° La Cène. Sous l'encadrement, à droite, D. Colin 
fecit, et plus bas, 2 lignes : Pour le saint des fidèles... 

9° La Résurrection. Sous l'encadrement, à droite , D. 
Colin F. et plus bas, 4 ligne : Il est ressuscité... 

10° L'Ascension. Sous l'encadrement, à droite, D. Co- 
lin F., et plus bas , 2 lignes : J.-C. nous donne r espé- 
rance... 

44° La Trinité. Sous l'encadrement, à droite, D. Colin 
-F', et plus bas, 2 lignes : Il y a trois... 

î2° L'Assomption de la Sainte-Vierge. Sous l'encadre- 
ment, à droite, D. Colin fecit , et plus bas , 2 lignes : De 
quelle (sic), éclat... 

45" ïoussAiNTS. Sous l'encadrement, à droite, D. Colin 
Fecit, et plus bas, 2 lignes : Com,bien est grande. 



— 59 — 

14° Le Martyre de saint Etienne. Sous l'encadrement, à 
droite, Colin F. 1751, et plus bas, 1 ligne 1/2 : Ils lapi- 
doient Etienne. 

La suite la plus nombreuse que nous ayions vue de ces 
planches est celle que possède M. l'abbé Déblaye , curé 
d'Imling , qui a eu l'obligeance de nous l'apporter en 
communication; mais en n'y voyant pas de gravure pour 
la Pentecôte, l'une des plus grandes fêtes de l'année chré- 
tienne, nous devons nous demander si elle est complète. 

IL 

HISTOIRE FROrANi:. 

Portraits. 

17" Louis Dauphin de France Né à Versailles, le 4 Sep- 
tembre 1729. 

Portrait en buste du Dauphin, fils de Louis XV, tourné 
vers la droite et regardant de face. Sous le trait carré , à 
droite et au-dessus de l'inscription qui est coupée en deux 
par les armes du Dauphin, D. Colin fe. 1748. 
H% 98 millim.; L% 58. 

La planche existe encore, et nous en connaissons des 
épreuves assez récentes. 

18° Stanislas premier Roy de Pologne, Duc de Lorraine et 

de Bar. 
Portrait en pied de Stanislas dans les dernières années 
de sa vie. Il est vu de profil, canne à la main, chapeau 
sous le bras , se dirigeant vers la gauche. Au bas de la 
planche , sous l'intitulé, ces quatre vers : 

Sous les traits de ce Roy dans l'heureuse Lorraine , 
On relrouve Auguste el Titus ; 
Autant que ses bienfaits, son exemple y ramène 
Le règne des Talens, des Arts et des Vertus. 



— 60 — 

Sous le Irait carré, à gauche : Colin fecit Nanceii. 
H% 2d5 millim.; L% 139. 

19° STANISLAS, Roy de Pologne, Duc de Lorraine, etc. 

Portrait en buste, de profil, regardant à gauche. Au- 
dessous de l'inscription, et au bas de la planche, à gauche, 
Girardet del. ; à droite : Présenté au Roy par Collin , 
graveur de Sa Majesté, le 5 septembre 1759. 

H% 267millim.; L% 187. 

Gravure à la manière du crayon, introduite , comme on 
sait, par un autre artiste lorrain, J.-Ch. François. Il y a des 
épreuves au crayon noir et au crayon rouge. 

20° Portrait du prince Charles-Alexandre de Lorraine. 

Le prince est représenté à cheval , en avant d'une ville 
sous les murs de laquelle galopent quelques cavaliers. 
Au bas : Le Serenissime prince Charles de Lorraine, gé- 
néralissime des troupes autrichiennes, etc. Collin. 

Eau forte grossière , mais très-rare. Il en existe des 
épreuves coloriées. Celle que nous avons vue* étant ro- 
gnée, nous ne pouvons donner les dimensions de la planche. 

21° CLAUDIUS DROUAS DE BOUSSEY EPISCOPDS COMES TCLLENSIS, 

S. R. I. P. 

Cette inscription est sur le pourtour d'un cadre ovale , 
où M. Drouas est représenté à mi-corps, tourné vers la 
droite et regardant de face, la main droite posée sur un 
livre. Au bas , l'écu armorié du prélat. A gauche , sous 
le trait carré, gravé par D. Collin à Nancy, 1735, et 
se Vend Chez luy , près des Jacobins. 

H% 248 millim. ; L^ 177. 

i . Chez M. (le Sainl-Florent. 



— 64 — 

22° François d'Aristay de Chateaufort, Conseiller en la 
Cour Souveraine de Lorraine, Commissaire de S. M. I. en 
Cour de France, né le 9 mai 1704, mort à Paris, le 15 
mars 4765. 

Portrait en buste dans un cadre ovale , reposant sur un 
socle et au bas duquel est l'écu armorie de M. de Château- 
fort. Ce personnage, en robe de conseiller, est vu de face, 
le corps tourné vers la gauche. L'inscription ci-dessus en 
4 lignes et sur le socle. Au bas de la planche , à gauche , 
peint en 1734 par F. Senemont; à droite, à Nancy, par 
Collin, graveur du Roy, et au milieu : 

Juslilise soror 

Incorrupta Fides nudaque Veritas 
Quando ullum invenienl parem? 
Horal, od, 24., Lib. 1. 

Hs 203 millim. ; L^ 129. 

La planche existe encore , et nous en avons vu des 
épreuves récentes. 

23° Jean Girardet , i^"^ peintre du Roy de Pologne , 
Duc de Lorraine et de Bar. 

Buste dans un cadre rond reposant sur un socle , tête 
de profil tournée à droite. Au-dessous de l'inscription qui 
est sur le socle, on lit : né à Lunéville, addition qui peut- 
être n'existe pas dans les épreuves du 1®"" état. Au bas de 
la planche : Dessiné et gravé par son Ami et très humble 
Serviteur Collin graveur du Roy, d'après le dessein de 
M^ Mirbeck. 

W dans le trait carré, 169 millim. ; L% 121. 

Armoiries. 

24° Les villes de Nancy et de Bar-le-Duc personnifiées dans 
deux femmes couronnées de laurier. Elles sont assises , se 
tenant embrassées , ayant aux pieds leurs écussons. Au 



— ca- 
bas, à gauche, dessiné et gravé par Collin, graveur du 
feu Roy de Pologne 1779. 

H% 77 millim.; U, 116. 

25° Les Armes et les Alliances de la maison de Ludres. 
Ecu bandé d'or et d'azur, à la bordure engrelée de gueules. 
Au-dessus de Técu, qui est supporté par deux lions, dont 
l'un est couché, la Renommée écrit sur un tableau que le 
Temps, assis sur un nuage, soutient par derrière : Stirpis 
Frolensis SERIES. Au bas, Hercule assis, tenant en main 
sa massue. Dans l'encadrement, de trois côtés, les armes 
et les noms des maisons alliées, au nombre de quinze. Au- 
dessous du trait carré, à gauche, gravé à Nancy par Col- 
lin graveur du Roy. 

HS 226millim.; L^ 170. 

Frontispice gravé pour un volume qui a pour titre : 
Translation de la substitution du marquisat de Bayon sur 
le comté de Guise et Erection du comté de Guise en mar- 
quisat de Frolois en faveur de la maison de Ludres. Du 
20 mars 1757. Nancy, Thomas, 1765, pet. in-4'*. 

26° Vignette pour la Bibliothèque de M. de Giron- 
court, Chevalier d'honneur, Seigneur de Yomécourt*. 

^Ecu écartelé, au premier, de gueules à l'épée d'argent 
posée en bande, au chef de même, chargée de deux cou- 
ronnes de laurier de sinople ; au second, d'azur à la fasce 

i. Les litres de chevalier d'iionneur et de seigneur de Voraécoiirt 
indiquent asspz que cette vignette a été faite pour un Regnard de 
Gironcourt, peul-clre Henry-Anloine , né à Nancy, le 5 juin 1719 , 
qui se serait ainsi débarrassé de son Regnard. En tous cas, il n'a pas 
pris les armes d'une ancienne maison de Gironcourt qui portait fascé 
d'or et d'azur de huit pièces. 

2. Nous sommes redevable à l'obligeance de 31. de Bonne.val de cette 
description héraldique, et de toutes celles qui suivent. 



— 63 — 
d'argent, accompagnée de trois glands de même, deux en 
chef et un en pointe ; au troisième, d'or à trois coqs au na- 
turel, posés deux et un , et au quatrième comme le pre- 
mier. Ecu surmonté d'une couronne de comte ayant pour 
supports un lion et un lévrier. A gauche, sous ia gravure, 
Collin. 

H% 412mil!im. ; L^ 88. 

27° Vignette pour la Bibliothèque de M^ Heré. 

D'or, à la fasce de gueules , chargée d'un croissant 
d'argent en chef un héron éployé et pour cimier le hé- 
ron de l'écu. Au-dessous, cinq génies, dont deux suppor- 
tant l'écu, le troisième dessinant, les deux autres prenant 
des mesures au compas. Au bas de la gravure, DColin 
fecit 1732. Au bas de la planche l'inscription. 

H% 108millim.;Ls 79. 

28° Vignette pour la Bibliothèque de D. Laflize, Maître 
en Chirurgie à Nancy. 

Une salle d'anatomie où l'on voit, au premier plan, la 
Science portant son flambeau sur un squelette sculpté 
dans une pierre. A ses pieds un chien accroupi, et plus 
loin un professeur d'anatomie disséquant un corps humain 
en présence de ses élèves. Sous le trait carré , vers la 
droite : Collin à Nancij, 1768, et plus bas l'inscription. 

H', llOmillim.; L% 61. 

l^r Etat. C'est celui qui vient d'être décrit. 

2®. La gravure retouchée présente de plus , au bas, à 
droite, un coq, un serpent et deux volumes intitulés au 
dos : Gallien, Hipocrate. L'inscription qui n'a que deux 
lignes a été effacée et remplacée par Bibli. deD. laFlize, 
Doct. en Médecine, suivis de quatre autres lignes; enfin la 
date de 1768 a disparu. 



— 64 — 

29" Vignette pour la Bibliothèque de messiue Jean-Bap- 
tiste François-Joseph de L'Aubrussel, Ch*"^, Seig' de 
Mont-Richard , Conseiller au Parlement de Metz. 

Ecusson couronné, portant d'azur à un cygne d'argent 
accompagné de trois étoiles de même, ayant pour supports 
deux sauvages armés de massues, l'un debout, l'autre as- 
sis. L'inscription est au bas de la planche; au-dessus, 
derrière le sauvage assis : A nancy, par Collin, graveur 
du feu Roy de Pollogne, duc de Lorraine, 1769. 

H% 92 millim.; L% 75. 

30° Vignette pour la Bibliotecque (sic) de M. Charles 
comte de la Vaulx, baron de Vrecourt, offisier (sic*) 
Supérieur de la Gendarmerie et finance. 

Ecu surmonté d'une couronne murale avec la devise : 
TovT PAR AMovR, écartclé aux l*^"^ et 4« d'azur à deux truites 
d'argent, cantonnées de quatre croisettes recroisetées d'ar- 
gent; aux 2« et 3*^ de sable à trois herses d'argent; sur le 
tour de sable aux trois tours d'argent, en pal une couronne 
de comte, et ayant pour supports deux sauvages, l'un de- 
bout tenant une massue , l'autre couché ; au bas , deux 
génies , au milieu des attributs des beaux-arts. Derrière 
récusson les bannières de Chiny et de Luxembourg. Au 
bas de la planche l'inscription ci-dessus. Au-dessous du 
trait carré, Collin f. 1752. 

H% 97 millim. ; L% 68. 

51°Vignette pour la Bibliothèque de M. De LespéEj Conseil- 
ler du Roy Garde marteau de la Maîtrise de Lunéville. 

A l'entrée d'une forêt, un écusson supporté par un génie 

1. M. de Luvaulx, ea donnant le détail de ses qualités , comptait 
probablement sur Collin pour en corriger l'orthographe; mais le gra- 
veur n'en savait guère plus que le genlilhomme. 



— 65 — 

et qu'un autre génie couronne de fleurs, présente, au lieu 
d'armoiries*, un chiffre formé des lettres F. D. L. Au bas 
de la gravure : A Nancy, par Collin, graveur du feu Roy 
de Pol. 

W. ? L^ ? 2. 
32© Vignette pour la Bibliotecque de M. de Mailliart , 
Mestre de Camp de Cavalerie. 

De pourpre au chevron d'or accompagné de trois têtes 
de girafe^, deux en chef et une en pointe. Ecu ayant pour 
supports deux girafes. Au bas trois génies assis au milieu 
d'attributs divers, parmi lesquels on remarque un dra- 
peau et un canon. Au bas de la gravure à gauche, Collin. 

H^ ? L^ ? 
33° Vignette pour la Bibliothèque de M^ Mengin, Lieute- 
nant Général du Bailliage de Nancy. 

Ecusson couronné portant d'or au chevron de gueules , 
accompagné de deux étoiles d'azur en chef, et en pointe 
d'un croissant de sable, au chef chargé de trois serpents 
d'argent mis en pal. Il est supporté par deux génies à 
demi-couchés sur un nuage , tenant l'un une balance , 
l'autre un livre ouvert. Au bas du nuage à droite, Collin FK 

H^ ? L^ ? 

d. V. dans l'Armoriai de Dom Pellelier les armes de la famille de 
L'Espée, anoblie en 4596."' 

2. Nous donnons, autant que possible, les dimensions de la planche, 
telles qu'elles sont empreintes par le foulaiie sur l'épreuve que nous 
avons sous les yeux. Quand la marque du foulage ne subsiste plus, les 
hauteur et largeur sont prises dans le trait carré de la gravure; enlin le 
point d'interrogation (?) indique l'absence de ces deux indices sur une 
épreuve rognée. 

3. Le graveur a allongé et recourbé les deux petites éminences que 
ta girafe porte auprès des oreilles , et qui ressemblent à deux petites 
cornes droites. 

7 



— 66 — 

34° Vignette pour la Bibliothèque de de Millet de Chevehs. 

Ecu écartelé : au premier de gueules, semé de fleurs de 
lys d'argent, parti de sable, semé d'alérions, couronné de 
même; au deuxième, d'azur au chevron d'argent accompa- 
gné de trois grenades d'or; au troisième, de gueules à une 
licorne passant d'argent, au chef cousu d'azur chargé de 
trois épis de millet d'or; au quatrième, d'or au lion con- 
tourné de gueules, parti de même, au lion d'or. Sur le 
tout d'argent au chardon à trois fleurs, feuille et terrassé 
de sinople, au chef d'azur chargé d'un renard passant d'ar- 
gent et d'une étoile de même en dextre. Au-dessus de la 
couronne et pour supports une licorne et un renard. Au 
bas de la planche l'inscription , et un peu plus haut , à 
droite, gravé par Collin à Nancy, '17dG. 

Hs 100 millim. ; L', 74. 

35° Vignette pour la Bibliotecque* de M. Do Perron, Cheua- 
lier Gentilhomme Ordinaire de S. A. R. Madame Du- 
chesse Douairière de Lorraine et de Bar, Souveraine de 
Gommercy. 

Ecu couronné de gueules à cinq pals d'azur, à une bande 
ondée d'or brochant sur le tout, reposant sur un lion cou- 
ché et soutenu par un autre lion. Au-dessous du car- 
touche qui renferme l'inscription : Collin fecit Nanceit , 
4786. 

H'' (approximative), 104 millim.; L% 66, 



1. (Sic). Pour éviter la répélilioD de ce mol, qui reviendrait trop 
souvent, nous disons, une fois pour toutes , que tous les mots en pe- 
tites capitales ou en italique reproduisent exactement, avec leur orlho- 
graplie , les diverses inscriptions qui se voient sur les gravures de 
Collin. 



_ 67 -- 

36" Vignette pour la Bibliotecque de M. Riston*. 

Ecusson au chiffre formé des lettres A. R. , reposant 
sur des livres ; deux génies , dont l'un supporté par un 
nuage, l'autre tenant de la main gauche une épomide, 
viennent de l'entourer d'une guirlande de fleurs. Un troi- 
sième à demi-couché lit un papier couvert d'écriture, dé- 
roulé devant lui. Au bas de la gravure, à gauche, Collin, 

H% 90 millim. ; L% 7o. 

370 Vignette pour la Bibliothèque de Sirejean fils^. 

Deux génies, l'un assis par terre, ayant devant lui les 
attributs des beaux-arts; l'autre debout, appuyé sur un 
piédestal, supportent un écusson couronné portant d'azur 
à la fasce d'or, au bras dextre armé d'argent. Au-dessous, 
à droite. Colin, sculpA7^i, et plus bas, le nom ci-dessus 
dans un cartouche. 

E% 82 millim.; L% 53. 

i" Etat. C'est celui qui vient d'être décrit. » 

2e Au-dessous de Sirejean fils, on a ajouté Du Reclus, 
et la date de 1764. 

3^. Nouvelle addition au bas du cartouche, veuf en 

1784. 

Nous ne serions pas étonné de rencontrer un état anté- 
rieur à tous ceux-là, portant, au lieu de Sirejean fils, le nom 
de son père, Sirejean tout court ou Sirejean, docteur en 
médecine. La date de 17S4 sur la vignette donne lieu de 
croire qu'elle a été gravée pour lui et non pour Sirejean 
du Reclus, qui avait alors tout au plus 16 ou 17 ans^\ 

1. Auteur de l'Analyse des Coutumes sous le ressorl du parlement 
de Lorraine. Nancy, 1782, \ù-i°. 



— 68 — 

38*^ V'ignette pour la Bibliotecque de M. Thibault , 
Conseiller d'Etat, Procureur Général de la Chambre des 
Comptes. 

D'azur au caducée d'or, mis en pal dans un écusson cou- 
ronné, soutenu par un génie qui vient de prendre un vo- 
lume dans une pile de livres placée à sa droite, et con- 
templé par un autre génie, assis en face sur une pierre et 
tenant une épée. Au bas, à droite, Collin, sculp. Nanceii 
17SG. 

Hs 79 millim. ; L', ol> 

39° Vignette pour la Biblioth. de M. Thouvenin, Cons' 
du Roy, son Avocat Procureur au Bailliage de Lixheim. 

Ecusson fleuri portant un chiffre formé des lettres F. T., 
surmonté d'un coq avec la devise Vigilat et Cantat, et lais- 
sant voir, sur le nuage où il repose, deux livres et une épo- 
mide. A gauche , sous le nuage qui couvre en partie l'ins- 
cription ci- dessus : à Nancy, par Collin, graveur du 
feu Rotj de Pol. 1769. 

H%84;1% 61. 

40'^ Vignette pour la Bibliothèque de M. Thouvenin, 
Avocat es Parlem' de Nancy et de Metz. 

Ecusson fleuri et couronné reposant sur un nuage et 
laissant voir en partie deux volumes , une épomide et une 
toque. 

Hs 70 millim. ; \J, 48. 

M. Thouvenin, avocat, est probablement la même per- 
sonne que M. Thouvenin, conseiller du Roy, etc., dont 
nous venons de voir la vignette gravée par Collin. Celle-ci, 
que nous croyons antérieure , est sans nom de graveur ; 
mais il est à croire qu'elle est aussi de cet artiste. 



— 69 — 

41° Vignette pour la Bibliothèque de R. Willemet , M»'® 
Apothicaire à Nancy. 

Au-dessus de cette inscription, des plantes dans un mé- 
daillon ovale couronné de fleurs, avec les mots Vigilate 
TiMENTES, un pot d'aloès, un alambic, un mortier avec son 
pilon, des fioles , des livres et une écritoire. Au bas de la 
gravure, à gauche, Collin graveur du feu Rotj de po- 
logne. 

H--, 95millim.; L% 72. 

l*"" Etat. C'est celui qui est décrit. 

2®. On lit à la suite de l'inscription : Démonstrateur 
Royal do Chimie et de Botanique au Collège de médecine. 

Funérailles. 

42°MAusoLÉEDESTANiSLASLEBiENFAisANT, Roy de Pologne, 
grand-duc de Lithuanie, duc de Lorraine et de Bar, mort 
à Lunéville, le 23 février 1766. Elevé par les ordres de 
l'Hôtel-de-Ville de Nancy , dans l'église paroissiale de 
Saint-Roch , pour la pompe funèbre et le service solennel 
du 26 mai de la même année. 

Il n'est point de vertus que son nom ne rappelle. 

Philosophe et guerrier, monarque et citoyen , 

Son génie étendit l'art de faire du bien ; 

Charles fut son ami, Trajan fut son modèle. 
Le mausolée est surmonté par un groupe représentant 
Stanislas à demi-couché et soutenu par la Religion qui lui 
montre une couronne d'étoiles. Sur une des faces on lit : 

UrBS NaNCEIANA ORBA PATRE .ETERNOS FDNDENS FLETUS. Au 

bas de cette inscription un trophée d'armes. Des statues 
qui décoraient les quatre coins du mausolée, la gravure 
ne montre que deux : la Charité et la Ville de Nancy, celle- 
ci personnifiée par une femme assise sur les marches, ayant 



— 70 — 

la main droite appuyée sur un faisceau d'armes, et à ses 
côtés le blason de ses armes. Au-dessous du trait carré 
on lit : inventé par Girardet, sculpté par J. Jos Soutken, 
dessiné par Claudon , gravé par Collin , graveur du feu 
Roy de Pologne. 
H"" (dans le trait carré), 370 millim. ; L' {ibidem) , 313. 

43*> Décoration de la pompe funèbre des deux services so- 
lennels que MM. les officiers, sergents et soldats du Régi- 
ment d'infanterie du Roi ont fait célébrer en l'Eglise des 
RR. PP. Dominiquains de Nancy, pour le repos de l'âme 
DU FEU Roi Louis XV.... les jeudi 26 et vendredi 27 mai 
4774. 

Le fond est occupé par un sarcophage, en forme d'autel, 
sur lequel est couchée entre deux trophées la France 
pleurante , représentée par une guerrière dont le bras 
gauche s'appuie sur l'écu fleurdelisé, et la main droite 
tient un faisceau d'armes. La décoration est complétée sur 
les panneaux en retour par les écussons couronnés de 
France, à la droite de l'autel, de Navarre, à la gauche. Au 
premier plan, un officier du régiment du Roi causant avec 
un ecclésiastique; deux factionnaires et quelques specta- 
teurs. On lit au bas de la planche , sous le trait carré , à 
gauche : Inventé et exécuté par Claudut; à droite, Collin 
seul p. 

W (dans le trait carré), 52) millim.; L"^ (ibidem, 27b. 

44° Mausolée de Louis le bien-aimé Roy de France et de 
Navarre, élevé par les ordres de l'Hôtel-de-Ville de Nancy, 
dans l'église paroissiale de Saint-Roch , pour la pompe 
funèbre et le service solennel du 18 juin 1774, 

Mausolée sous une arcade, l'un et l'autre d'ordre do- 
rique. En avant du sarcophage, qui esta demi-engagé sous 



— 74 — 

une niche , la Lorraine et le Barrois représentés par deux 
femmes qui pleurent, l'une assise, l'autre à demi-couchée, 
chacune d'elles supportant l'écu de la province dont elle 
est la personnification. Au sommet du monument un groupe 
de deux femmes , l'une debout couroimant une urne ciné- 
raire qui est entre elles sur un piédestal, l'autre agenouil- 
lée et pleurante ; aux pieds de cette dernière l'écu de la 
vyie de Nancy qu'elle personnifie. Sur le socle une ins- 
cription latine en trois lignes : Hue vos o Lothari.... ma- 
GNOQUE NEPOTi. Sous Ic trait carré, on lit à gauche : Exé- 
cuté par Messieurs Girardet et Cloudot (sic) , peintre; à 
droite, Collin, sculf>. 
H% 439 millim.; L% 317. 

' Monuments. 

43" Face intérieure delà porte S'-Nicolas de la Ville 
DE Nancy. A côté de celte inscription, qui est au-dessous 
du trait carré, et à gauche : Collin f. 

H', 341 millim. ; L% 387. 

On lit sur la frise. Réparée et ornée par le magistrat 
pour le passage de Mesdames de France, Adélaïde et Vic- 
toire, le IV juillet 1761 : 

4 L'Hôtel-de- Ville de Nancy i rapporte Durival « fit répa- 
» rer et orner à cette occasion la face intérieure de la porte 
» S'-Nicolas. Deux groupes d'enfans et deux vases, ouvra- 
» ges duS-^ Le Noir, sculpteur du Roi, furent placés sur les 
j> socles qui terminent l'ordre dorique ; le buste de Stanislas 
» sur un piédestal dans le portique du milieu; à ses côtés les 
T> chiffres des deux princesses ornés et couronnés de fleurs : 
» une inscription gravée en creux dans la frise marque la 
» date du 4 juillet 1761 (v. ci-dessus). Celte porte fut 



— 72 

» gravée par Dominique Coliin et l'estampe présentée à 
» Mesdames.*» 

46*> Face extérieure de la porte S'-Jean de la Ville ue 
Nancy , réparée pour le passage de Mesdames de France , 
Adélaïde et Victoire , le xxviii may M. DCC. LXII. Entre 
cette inscription, qui est au bas de la planche et le trait 
carré , on lit à gauche : Gravé par Coliin , graveur du 
Roy et de la ville de Nancy. * 

H% 346 millim. ; L% 296. 

« La ville de Nancy », dit encore Durival « fit ouvrir davan- 
» tage et réparer au dehors la porte SWean, par laquelle 
» Mesdames dévoient passer, et cette belle porte militaire 
» d'ordre dorique, ornée des chiffres d'Elisée d'Harau- 
» court , qui la fit construire au commencement du der- 
» nier siècle , reparut alors dans sa beauté. Elle a été 
» gravée par Coliin , et l'estampe en fut présentée aux 
» deux princesses. » 

47° Vue de la PLACE d'Alliance de Nancy et de laFontame 
pyramidale élevée par le Roy de Pologne, Duc de Lor- 
raine, pour monument de l'Alliance contractée par le traité 
de Versailles, du l^"" may 1736, entre le Roy très Chrétien 
et l'Impératrice Reine de Hongrie. 

C'est l'aspect de la place d'Alliance avant la plantation 
des deux rangées d'arbres qui en décorent le pourtour^. 
La vue est prise en face de l'hôtel d'Alsace. 

L'inscription ci-dessus est au bas de la planche, plus 

1. Description de la Lorraine, t. I, p. 259, 

2, On peui juger par la gravure de Coliin du triste effet que pro- 
duirait la suppression de ces deux rangées d'arbres. Avis à ceux qui 
la réclament. 



— 73 — 

bas encore l'adresse de Collin. A gauche , au-dessous du 
trait carré, Collin dellineavil fecit. 

H% 254 millira. ; L% 368. 

Cette pièce et les cinq qui suivent sont les plus impor- 
tantes de l'œuvre de Dominique Collin. Il n'est pas facile 
de les réunir toutes , et surtout de les avoir en belles 
épreuves. 

48° Construction du Quartier Royal des Casernes de 
Nancy, dont la première pierre a été posée le 14 juillet 
1764, Sous le Régne et les Auspices de Stanislas I. Roy 
de Pologne , Duc de Lorraine et de Bar, surnommé le 
bienfaisant. 

La vue est prise du bas de la rue Sainte-Catherine 
continuée, jusqu'à l'endroit oîi s'élève la porte de ce nom, 
par une avenue dont une partie seulement est plantée, et 
qui longe le jardin botanique. L'édifice central des ca- 
sernes n'est parvenu à sa hauteur qu'à l'extrémité sud- 
ouest; l'emplacement des deux autres et la grande cour 
n'offrent que l'aspect d'un vaste chantier. Au-delà les vil- 
lages de Malzéville et d'Essey dont les coteaux terminent 
le paysage. 



Au bas de la planche, l'inscription ci-dessus coupée en 
deux par les armes du roi Stanislas ; plus haut, dans la 
gravure, vers la droite, on lit sur une pierre : Collin sculp. 

H%213millim.;L'-, 367. 

49° Veiïe septentrionale de la Carrière de Nancy, Dédiée 
à sa Majesté le Roy de Pologne , Duc de Lorraine et de 
Bar. Par son très-humble , très-obéissant et très fidèle 
serviteur et sujet D. Collin. 

La vue prise de l'Arc-de-ïriomphe, du côté du Palais- 
de-Justice , est animée par des carrosses , des chaises à 



— 74 — 

porteurs et bon nombre de personnages, parmi lesquels on 
remarque, au premier plan, le roi Stanislas considérant un 
plan qu'on déploie devant lui. Les grilles aux deux extré- 
mités de la place ne sont pas encore posées, et il n'y a 
qu'une ligne d'arbres de chaque côté. L'inscription ci- 
dessus, au bas de la planche, est coupée en deux par les 
armes de Stanislas, Plus bas encore , l'adresse de Collin. 
H"^ entre le trait carré du haut et le bas de la planche , 
245 millim. ; L"" dans le trait carré, 340. 

50° Veûe méridionale de la Carrière de Nancy, dédiée à 
Monsieur le Lieutenant Général de Police et Messieurs du 
Magistrat de Nancy, Par leur très humble et très Obéis- 
sant Serviteur Collin^ Graveur Ordinaire du Roy et de la 
Ville. 

Cette vue représente la Carrière dans le même étal que 
la précédente. Prise du palais du Gouvernement du côté 
sud-ouest, elle est terminée par l'Arc-de-Triomphe que 
dominent par derrière l'Hôtel-de-Ville , et plus loin les 
tours de la cathédrale. L'inscription ci-dessus , coupée en 
deux par les armes de la ville de Nancy, est au bas de la 
planche. A gauche, au-dessous du trait carré , Collin de- 
line, 4758, et tout au bas de la planche l'adresse de Collin. 

H% 250 millim.; L% 357. 

M. de Saint-Florent possède le dessin original de 
Collin, d'après lequel cette gravure a été exécutée. Il est 
au lavis, tous les objets y sont représentés eu sens inverse 
de l'estampe dont il diffère, au premier plan, par un groupe 
de personnages à cheval que la gravure n'a pas reproduit, 
et dans lequel on remarque le roi Stanislas. 

51'> Vue septentrionale de la place Royale de Nancy. 

Cette vue est prise de l'Hôtel-de- Ville, d'où l'on en a 



— 75 — 

face l'Arc-de-Triomphe , les trottoirs et les fontaines de 
Neptune et d'Amphytrite. On remarque au premier plan, à 
droite , un marchand de complaintes entouré de badauds 
des deux sexes. La pièce est sans nom de graveur. L'ins- 
cription est au bas de la planche. Plus bas encore, Se vend 
à Nancy, chez Collin , graveur du feu Roy de Pologne , 
vis-à-vis les Dominiquains, aux (sic), w° 96. 

H'^ (dans le trait carré), 20S millim. ; L^ 355. 

Celte pièce est sans dédicace dans la seule épreuve que 
nous ayions vue* et dont la pâleur donne lieu de croire à 
des tirages antérieurs. Il est remarquable que Collin ne 
l'ait pas signée. Peut-être n'est-elle pas son œuvre : en 
tout cas , elle se vendait chez lui où la gravure a pu être 
exécutée sous sa direction par un de ses élèves. 

52"^ Vue méridionale de la place Royale de Nancy, Dédiée 
à Monsieur Alliot, Conseiller Aulique, Intendant et Commis- 
saire Général de la Maison du Roy , Par son très-humble 
et Obéissant Serviteur Collin, graveur ordinaire du Roy 
et de la Ville de Nancy. 

Vue prise du trottoir; elle découvre l'Hôtel-de-Ville et 
les quatre autres grands édifices de la place dans leur état 
primitif, c'est-à-dire avec des toits plats , laissant voir le 
ciel au travers de la balustrade qui couronne les façades. 
L'inscription est au bas de la planche, coupée en deux par 
les armes du dédicaîaire; plus bas, l'adresse de Collin. 

H'' entre le trait carré supérieur et le bas de la planche, 
248 millim. ; L"^ dans le trait carré, 333. 

53"^ Vue de la fontaine Royale dans la forêt de Commercy. 

La vue est coupée par une galerie supportée par des co- 

1. Collection de M. de Saint-Florent. 



— 76 — 

lonnes et dont chaque extrémité est terminée par un pa- 
villon. L'intervalle des colonnes laisse voir, au fond, un jet 
d'eau qui alimente un bassin dont les eaux, passant sous la 
galerie, sortent sur le, devant par la bouche d'un mascaron, 
et retombent en cascades successives dans deux autres 
bassins. Des haies taillées séparent de la forêt le pourtour 
des bassins, où Ton voit quelques promeneurs. Cette pièce 
n'est pas signée. On lit au bas de la planche sous l'inscrip- 
tion : Se vend à Nancy, chez Collin, graveur du feu Roy 
de Pologne , vis-à-vis les Dominiquins, au n° 96. 

H% 24^ millim, dans le trait carré; L^ 558 idem. 

On ne lira pas sans quelque plaisir la description en 
vers de celte fontaine par un poète lorrain, Panpan* De 
Vaux, lecteur du roi Stanislas. 

Description de la Fontaine royale. 

Dans ces palais de superbe sirncture 

J'ai vu le triomphe des arts ; 

Je vois ici de toutes paris 

Le Iriomphe de la nature. 

Ces chênes que le temps a courbés en berceau, 

Aux feux brûlants du jour opposent leurs ombrages ; 

Voyez sous leurs épais feuillages 

Couler en murmurant le limpide ruisseau ; 

A peine a-t-on aidé la pente qui l'entraîne; 

Un flot à l'autre flot s'enchaîue. 

En suivant mollement le penchant du coteau. 

Des groltes de ces lieux les timides nayades , 

Après avoir erré de canal en canal, 

Par d'imperceptibles cascades, 

Ouvrent un lit plus vaste à leurs flots de crystal. 

Un essaim d'habitants peuple les eaux tranquilles 

Et joue en sûreté sous leur nappe d'argent. 

Sur tout être qui vit rhumanilé s'étend : 

1. Ainsi surnommé familièrement dans la correspondance de Vol- 
taire et dans les lettres de M"»^ de Graffigny. 



— 77 — 

Le fllet respecta leurs paisibles asiles. 

Sur ces bords tapissés d'un gazon toujours frais 

Le goût fit élever un champêtre palais. 

Loin du faste gênant des villes, 

La liberté confond sous ses rustiques toits 

.\vec les courtisans les pâtres de nos bois. 

C'est dans ce réduit agréable 

Que le plus illustre des rois. 

Déposant sa grandeur, veut n'être quelquefois 

Que des hommes le plus aimable. 

Quand je peignais ainsi ces brillantes merveilles 
Et que tu me prêtais d'indulgentes oreilles, 
Grand Roi ! qui l'aurait dit que les vastes châteaux 
Dureraient encor moins que mes faibles tableaux ? 
Quel œil eut pu percer dans cet avenir sombre ? 
Je lis encore ces vers... Ces palais ne sont plus ; 
Dans la tombe enfouis, ils sont tous disparus. 
Si leur magnilicence a passé comme une ombre 
A jamais dans nos cœurs survivront tes vertus*. 

54-63. Dix Planches pour le Recueil des ouvrages en 
SERRURERIE, quo Stanislas-le-Bicnfaisaiit, Roy de Pologne, 
duc de Lorraine et de Bar, a fait poser sur la place Royale de 
Nancy, à la gloire de Louis le Bien-Aimé, composé et 
exécuté par Jean Lamour, son Serrurier ordinaire... 5e vend 
à Nancy, chez l'Auteur, rue NDame , derrière la Pa- 
roisse S*' Sébastien. A Paris, chez François, Graveur 
du Roy... s. d. (1766?) in-fol. atlant., savoir : 

1° Frontispice oîi le litre ci-dessus est gravé dans un 
encadrement aux armes du roi Stanislas, richement orné, 
de trophées, de vases et de guirlandes de fleurs. Au bas du 
cadre, vers la gauche, Collin. 

H% 537miîlim.; Ls 423\ 

2° Vignette et encadrement pour l'épitre dédicatoire. — 

1. Ces vers, auxquels on trouverait facilement à redire, ont été im- 
primés en 1780 dans le Journal de Nancy ; mais il est à croire qu'à 
l'exception des neuf derniers, De Vaux les avait composés vingt ou 
trente ans auparavant. 



— 78 — 

Le sujet de la vignette est indiqué par une inscription au- 
dessus portant : Stanislas- le-Bienfaisant... Visite V Ate- 
lier et les Ouvrages deLamour. Sur le cadre de la vignette, 
au bas, à gauche, Benard pexit (sic) ; à droite, Collin del 
schId • 

IV, 544raillim.; V, 430. 

d^ Vignette en tête du discours préliminaire. — Vulcain 
assis sur son enclume , un marteau dans la main gauche , 
montre à la Renommée le portrait de Stanislas dans un 
cadre ovale qu'il tient de la main droite. D'un côté, des 
Cyclopes ; de l'autre, une des petites fontaines de la place 
Royale. Au-dessous du trait carré, à gauche, Girardel del; 
à droite, à Nancy, par Collin, graveur du feu Roy de 
Pologne. 

Hs 174 millim. ; L% 328. 

4» La fontaine de Neptune avec les deux fontaines qui 
l'accompagnent. Au-dessous du trait carré de cette grande 
pièce qui est formée de 4 planches imprimées sur autant 
de feuilles dont trois se replient, on lit : Dessein des 
grandes grilles posées sur la place Royale de Nancy en 
1755 par ordre de S. M. le Roy de Pologne, et plus bas : 
Composées et Exécutées par Jean Lamour, Son Serrurier 
ordinaire. Collin Régis Sculptor. 

H"" dans le milieu, 936 millim.; de chaque côté, 600 ; 
LS 1,778. 

Nous ne pouvons donner qu'approximativeraenl ces di- 
mensions, toutes les épreuves que nous avons vues étant 
plus ou moins rognées, même dans les exemplaires non 
reliés. 

5'' Grilles des angles d'entrée de la place Royale de 
Nancy. Au bas, sous le trait carré, inventé et exécuté par 
Lamour, Serurier du Roy, et gravé à Nancy par Collin, 
graveur du Roy. 

HS 600 millim. ; L'' 600. 

Dimensions approximatives, par la même raison que ci- 
dessus. 

6" Partie du grand Balcon de L'avant corps du milieu de 
la façade de L'Hôtel de Ville. — Suite du balcon ci-des- 
sus. — Partie du balcon des angles de la même Façade. 
Au bas de la planche, à gauche : inventé... (comme à la 
pi. 5.) A droite : Collin sculp. 

H', 433 millim. ; L^ 530. 



— 79 — 

Suivent 6 planches de grilles : la i^^ sans aucun nom , 
les 2^, 3^ et 4^ avec les noms de Lamour comme inventeur, 
et de Nicole fils, la 5® avec celui de Nicole, sans doute 
Nicole père, la 6^ avec le seul nom de Lamour. 

7° Balcon de composition. — Balcon de l'appartement 
du Roy à Commercy. — Balcon du second Etage de l'Hô- 
tel de Ville. — Petite rempe (sic) de M. Heré. Au bas de 
la planche , à gauche, Collin sculp. 

H% 519 millim. ; L\ obS. 

Suivent 2 planches : 1° Grilliage posé à la chapelle de 
Monseig'" le cardinal de Lorraine. A bas : Lamour invenit 
Nicole fils sculpsit Nancii 1759, 2° Deux couronnements 
(de chapelle) sans nom d'artiste ni inscription. 

8° Deux autres couronnements dont l'un aux armes de 
l'art de serrurerie , avec l'inscription Securitas omnium. 
Sous le trait carré, à gauche : Lamour inv. Collin s. 

W, 341 millim.; L% 382. 

Suivent 3 planches : i° deux couronnements avec les 
noms de Lamour et de Nicole père, 2° et 3°, balcons de la 
maison de Lamour*, avec son nom et celui de Nicole fils. 

9° Serrure gothique pour un coffre, chez l'auteur de 
ce Recueil. Dans la gravure, vers le bas à droite, Collin 
sculu 

Hs* 458 millim. ; L% 425. 
. 40" Six bras de lanternes , sans inscription. Au bas, à 
gauche, Lamour invenit, Collin sculp. 

H% 358 millim. ; L^ 209. 

Suivent 4 planches dont les deux premières pour une 
seule figure, imprimées sur 2 feuilles , les deux dernières 
sur une seule, et toutes sans inscriptions. Elles représentent 
divers ouvrages de serrurerie, tels que pilastres, couronne- 
ment et balcons. Il n'y a pas de nom de graveur, et La- 
mour n'a signé que la 4^, celle des balcons. 

Ainsi Collin a contribué au Recueil de Lamour pour treize 

planches signées de lui, dont les quatre de la fontaine de 

Neptune ne doivent compter que pour une , ce qui réduit 

le nombre total à dix. Des autres planches, au nombre de 

1. Cette maison , située rue Noire-Dame, derrière l'abside de l'é- 
glise SaiDt-Sébaslieo, existe encore aujourd'hui avec ses balcons. 



_ 80 — 

quinze, sept dont deux ne comptent que pour une, sont sans 
nom de graveur, six sont de Nicole fils, une porte le nom de 
Nicole sans autre désignation, et une autre celui de Nicole 
père. 

64-71. Huit vignettes, fleurons et culs-de-lampe pour le 
Recueil des fondations et établissemens faits par le Roi de 
Pologne, duc de Lorraine et de Bar. . . Nouvelle édition aug- 
mentée et corrigée. Lunéville, 1762, et pour le compte 
général de la dépense des Edifices et Bâtiments que le Roi 
de Pologne... a fait construire pour l'embellissement de la 
ville de Nancy, depuis 1751 jusqu'en 1759. Lunéville, 
1761, 2 parties en 1 vol. in-fol. 

1° Fleuron au titre de la 1" partie : Recueil des fonda- 
tions... — Les armes du roi Stanislas sur un nuage, ayant 
pour supports deux génies ailés et deux aigles. Au bas de 
la gravure, à droite : Collin, sculp. 1760. 

HS 112millim.; L^ 157. 

2° Vignette en tète du texte de la l'^" partie. — Minerve 
assise sur un nuage, couronne le portrait de Stanislas. Un 
génie, à la droite de la déesse, lui présente un livre sur le- 
quel on lit : Fondations et établissements par Sa Majesté. 
De l'autre côté quatre génies diversement occupés : l'un 
embouche la trompette de la Renommée, deux autres ré- 
pandent les richesses de la corne d'Amalthée , un qua- 
trième écrit sur un livre qui a pour titre : Compte rendu. 

Sous le trait carré, à gauche, Girardet del; à droite, 
Collin, sculp. 

ÏP, 103 millim. ; L^ 194. 

Cette vignette est répétée à la p. 15 de la 2« partie. 

3° Cul-de-lampe au bas de la p. 187 de la 1'"'' partie. — 
Sur une console ornée de guirlandes de fleurs, un trophée 
composé d'attributs divers. La Renommée plane au-des- 
sus , embouchant sa trompette. Au bas de la gravure : 
Gravé par Collin, graveur du Roi et de la ville de Nancy. 

H--, 134 millim. ; L-, 150. 

4" Vignette ornée au titre de la 2'^ partie : Compte gé- 
néral de la dépense. Elle représente la façade déjà avancée 



— 8i — 

de l'Hôlel-de-Ville en construction. Au premier pinn, Sta- 
nislas assis examine des plans qui lui sont présentés par 
un architecte. Au bas de la planche, Girardet del. Cotlin 
sculp. nanceii. 
H% 141 millim.; L^ 186. 

5° Viguelle ornée en tête du texte. — L'écu couronné 
de Stanislas supporté par deux aigles, et de chaque côté 
des génies occupés de, divers travaux de sculpture, pein- 
ture et architecture. Au bas de la gravure : gravé par — 
Collin à Nancy. 

H% i82millim.; L% 240. 

Plan cÉ>ÉnAL de Nancy Levé en 1758 (avec une table 
des renvois A — W et 1 27). 

H% 428 raillim. ; \J, 376. 

Ce plan qui, comme la plupart des pians, n'est pas si- 
gné par le graveur, est probablement de Collin ou de quel- 
qu'un de ses élèves, sous sa direction. Il est remarquable 
en ce qu'il montre , encore subsisiant dans leur intégrité, 
les fortifications de la Ville-Vieille. Il n'y a d'interruption, 
dans la partie qui sépare les deux villes, qu'à l'endroit où 
est indiqué l'Arc-de-Triomphe ou Porte Koyale. 

6" Elévation d'une des G rilles et Fontaines posées en tours 
creuses aux angles de la place Royale de Nancy. La planche 
représente la ibntaine de Neptune, les deux petites fon- 
taines dont elle est accompagnée et les grilles, en forme de 
portique, qui les encadrent toutes trois. Sous le trait carré, 
à gauche : inventé et exécuté par Lamour, Serurier (sic) 
du Roy; à droite : dessiné et gravé par Collin, graveur 
du Roy et de la Ville de Nancy. I7G1. 

H' (approximative), 400 millim. ; L% G48. 

Suivent deux autres planches repliées dont l'une qui a 
pour titre : Grilles des angles d'entrée de la place Royale 
de Nancy, est signée sous le trait carré : Lamour inv et 
fecit P. Etigramelle August Sculp Nancœii (sic) 1757, et 
l'autre, sans signature, représente le grand balcon du mi- 
lieu de la façade de l'hôtel-de-Ville el un des deux balcons 
des extrémités. 

Les sujets de ces trois planches sont reproduits, mais 
plus en grand, dans le Recueil des grilles de Lamour. 

8 



■— 82 — 

Vignette dans le texte de la p. 48. — Hôtel~de- Ville. 
Au trait*, sans nom de graveur. 
H', 123millim.; L% 23a. 
Vignette dans le texte de la page 27. — Hôtel des Fermes. 

— Hôtel de M'' Altiot. Au trait sans nom de graveur. 
H% -125 millim.; L^ 255. 

Vignette à la p. 29. — Pavillion (sic) de M. Jacquet. 

— Pavillion de la Comédie. Au trait sans nom de graveur. 
Hs 423 millim. ; L^ 23d. 

Vignette à la page 33. — Vue des Fontaines et de la 
Face opposée à lliôtel de Ville. Au trait sans nom de 
graveur. 

H% 423 millim. ; L% 245. 

Vignette dans le texte de la p. 58. — Porte Royale 
(du côté de la Carrière). Au trait sans nom de graveur. 

L% 420 millim.; IP, 423. 

Vigîielte dans le texte de la p. 55. — Statue de Louis 
XV. Sans nom de graveur. 

H"", 422 millim.; L"", idem. 

Vignette dans le texte de la page 65, représentant la 
Porte Stanislas. Sans nom de graveur. 

H', 442 millim.; L\ 465. 

Vignette dans le texte de la p. 70. — Place D'alliance. 
Sans nom de graveur. 

H"-, 422 millim. ; L% 239. 

Vignette dans le texte de la p. 84. — Vue Perspective 
de la Carrière depuis L'intendance. Sans nom de graveur. 

Hs 420 millim. ;L% 23G. 

Vignette dans Je texte de la p. 9G. — Intendance (au- 
jourd'hui le palais du Gouvernement). Sans nom de gra- 
veur. 

H% 420 millim.; L>-, 255. 

Vignette dans le texte de la p. 402. — Pavillion (sic) 
Pour les Officiers de la Garnison. Sans nom de graveur. 

H% 420 millim.; L-", 236. 

8° Cul-de-lampe au bas de la p. 455. La sculpture, la 
peinture et l'architecture sur un nuage avec leurs attributs. 
Au bas, gravé par Collin à Nancy. 

H% 4l"9 millim.; L^ 180. 



4. Celle gravure et les cinq suivantes ne soiu que légèremenl om- 
brées, comme les dessins (l'architecture. 



— 83 — 

Les planches de ce cul-de-lampe et du suivant existent 
encore. Une étrange fantaisie d'éditeur les a fait reparaître 
dans la i-éimpression de l'Elégie de Jean Héraudel. Nancy 
4839, gr. in-S". 

9° Cul-de-lampe à la page XII, dernière des pages sup- 
plémentaires. 

Sur une banderole entremêlée à des guirlandes de fleurs 
le mot Fin. Sous un repli de la banderole : Collin fecit 
1762. 

H"-, 400 millim.; L^ 152. 

Ainsi dans le Recueil des fondations du Roi de Pologne 
il y a huit planches de Collin, qu'il a signées ; une d'Én- 
gramelle, religieux augustin de Nancy, et 13 anonymes. Il 
n'est pas fort rare d'en trouver d'anciennes épreuves, tirées 
à part du texte. 

III. 

72 Une élégante jardinière debout, tournée vers la droite 

et appuyée sur un râteau. Sous le trait carré, à gauche , 

Collin sculp., et au milieu, ces quatre vers : 

De Ninette à la Cour, de Nioetle au village. 
Vous nous faiies, Denesle, adorer les attraits. 
L'Amour en vous formant, coulent de son ouvrage. 
Ne fut jamais plus sur de l'effet de ses traits. 

Plus bas, l'adresse de Collin. 

H% 229 millim. ; U, 153. 

1" Etat. Nous venons de le décrire. 

2®. La planche a été retouchée ; les vers ont disparu 
ainsi que l'adresse de Collin pour faire place, à un titre : 
La JardiiMère. 

Collin fut-il bien content de son ouvrage ? il est permis 
d'en douter. En tout cas , on ne comptera pas parmi les 
attraits de Ninette un nez en pied de marmite et une joue 
enfluxionnée. 



— 84 — 

73 IlÉCEPTiois d'une sorciéue, Dédié à Monsieur Bagard, 
Conseiller, Premier médecin Ordinaire du Roy (Stanislas), 
Chevalier de l'Ordre de Sainl-Micliel, Médecin des Hôpi- 
taux de S. M. T. C, Conseiller honoraire et Médecin Pan- 
sionnaire (sic) de la Ville, Président du Collège Royal des 
Médecins et de la Société royale des Sciences , Belles- 
lettres et Arts de Nancy. Tiré de son Cabinet, et gravé Par 
son très-humble serviteur D. Colin. 

Une vieille femme assise lit, à la lueur d'un flambeau, 
dans un livre posé devant elle sur une table ; à sa droite 
un homme debout et une jeune femme assise paraissent 
écouter attentivement, ainsi qu'un diablotin bossu à longue 
barbe, debout sur la table à la gauche de la vieille. Autour 
d'eux, des diables dans des attitudes diverses, les uns écou- 
tant, les autres en conversation. Plus loin, à gauche, une 
sorcière frotte le corps nu d'une jeune femme agenouillée 
devant le feu de la cheminée, tandis qu'au fond une autre 
femme, également nue, s'en va par le toit, transportée sur 
un nuage. Cet scène est éclairée par une espèce de torche 
que tient à deux mains un démon, et dont le manche lui 
sert de monture. Deux cercles magiques sont tracés sur 
le parquet. Au bas de la planche, l'intitulé et la dédicace 
que coupe en deux l'écu armorié de Bagard. 

H', SGOmillim.; L% 170. 

l"' Etat de la planche. C'est celui qui vient d'être décrit. 
Nous en possédons une épreuve d'artiste où le mot sor- 
cière de l'inscription est encore en blanc. 

2'' Etal. La planche coupée par le bas n'a plus que 228 
millimètres de hauteur, et il ne reste de l'inscription que 
l'intitulé , en sorte que les épreuves de cet état sont sans 
nom de graveur. 

D'après une note manuscrite sur une épreuve du l*"^ état, 



— 85 — 
Collin aurait gravé cette pièce d'après un tableau de de 
Troy. 

74 Réceptio.n COMIQUE d'un SORCIER. — A gauchc, au pied 
d'un arbre sec, est assise une jeune femme nue. Devant el!e se 
pose un grand bouc à mains humaines, espèce de satyre dont 
les entreprises, plus que galantes, ne paraissent pas l'effa- 
rojucher. C'est apparemment Satan, le maître du Sabbat. 
Nous ne voulons pas dire où est sa main gauche ; mais de 
la droite il fait signe, en tournant la tête, à un homme à 
demi-vêlu agenouillé derrière lui, et dont la figure exprime 
la curiosité la plus naïve. Un peu plus loin, un groupe 
nombreux de spectateurs, démons et sorciers, la plupart 
à genoux ou accroupis, ont l'air d'attendre ce qui s'en sui- 
vra. Parmi eux on dislingue un personnage portant per- 
ruque, robe de palais et rabat : c'est sans doute un avocat 
ou un procureur, affilié à la bande infernale. Au fond une 
lanterne éclaire à demi quelques sorciers et sorcières, qui 
portés sur des nuages et mêlés à des diables ailés, exécutent 
en l'air la ronde du Sabbat. La scène principale est à l'en- 
trée d'un caveau; on voit sur le devant un gros registre 
ouvert que tient un démon couché sur le ventre, et l'on 
y distingue ces mots : Cathalogve de mesieur les noveaux 
reçus. 

L'inscription est au bas de la planche sans nom de gra- 
veur. 

Hs loi millim.; L% 184. 

Il existe des épreuves d'un état antérieur. Telle est 
celle que nous voyons décrite ainsi par feu M. Noël, au 
Catalogue de ses collections lorraines et que nous ne con- ' 
naissons pas autrement. N° 3275 Réception d'un sor- 
cier, dédié à M. Senémont, peintre du roi et de la ville 
de Nancy. Ainsi cette planche, comme la précédente, aura 



— îs6 — 

été rognée par le bas, de manière à n'y laisser que Tinti- 
tulé. M. Noël possédait aussi, s'il faut en croire son 
Catalogue qui n'est pas toujours exact, une épreuve avant 
la lettre de celle planche, ainsi que de la précédente dont 
elle est le pendant. 

La réception comique d'un sorcier a-t-elle été , comme 
rapporte la tradition , composée et gravée par Collin en 
souvenir d'une mystification dont Senémont , qui était fort 
crédule, aurait été victime? S'il en est ainsi, le peintre 
nanééien serait représenté par l'homme agenouillé derrière 
le bouc. 

75 Le singe prédicateur. — Un singe en capucin prêche 

un troupeau de dindons. Une hotte en osier suspendue à un 

arbre lui tient lieu de chaire. La scène est près d'une 

mare dans un bois. On lit au bas de la planche : 

Suspendu daus une hôte (sic) au chicot d'un vieil arbre. 

Sur le sommet duquel est perché un hibou, 

Un singe loyoiisle eu capurin Malabre 

Annonce à ses dindons à mieux frapper leurs coups. 

H% loG millim. ; V, 212. 

Cette pièce, sans nom de graveur, est attribuée à Collin 
par M. Noël qui en possédait une épreuve décrite comme 
il suit, dans son Catalogue, n" 5276. Ceux ou celles qui 
justifieront d'une ressemblance parfaite avec quelqu'un 
des auditeurs, auront V estampe gratis. Sous les pseudo- 
nymes Vertigo pinx. Griffonet del. et sculp. Un singe 
prêche des dindons ; au milieu de ceux-ci un porte- tête à 
perruque faisant le portrait de Senémont. ln-4° par 
Collin. 

L'épreuve que nous avons eue sous les yeux* et qui est 

i. CoileclioD de M. Lucien Wiener. 



— 87 — 
probablement du second état de la planche, ne laisse voir 
aucune trace du portrait de Senémonl, ni de celui qui le 
fait. 

76 Un petit satyre lève le voile dont se couvre une petite 
fille nue, sacrifiant sur un autel. Au bas , dessiné par Ei- 
sen et gravé par Collin. 

H% 47 millim. ; L% 75. • 

77-88. Vignettes pour I'Histoire de Lorraine, par l'abbé 
Bexon, Paris... 1777, in-8°, t. I", (le seul qui ait paru). 

.\o Vignette du titre. 

Au milieu d'un paysage terminé par des montagnes s'é- 
lève une colonne tronquée sur laquelle un génie trace le 
mot PATRICE. Au bas, à droite : Collin. 

H% 404 millim.; L'', 99. 

2» Vignette de l'épitre dédicatoire. 

Minerve assise sur des nuages , soutient le portrait en 
médaillon ovale de la reine Marie-Antoinette , sur lequel 
une femme, personnification de la Lorraine, va poser une 
guirlande de fleurs. 

H% 93 millim.; L-", 100. 

89 Frontispice gravé de I'Eloge de Charles IIL.. duc 
de Lorraine... par Joseph-François Coster, de Nancy. A 
Francfort, .... 17G4, in-S». 

Minerve j assise sur un nuage, contemple les traits de 
Charles IV dont le buste est à côté d'elle sur un piédes- 
tal. Autour du monument les Beaux-Arts et le Commerce, 
représentés par des enfants diversement occupés. L'un 
d'eux achève de tracer sur la pierre ces mots : H^c a te 
NON ABLUDiT IMAGO, ce quï est asscz Vrai. Au bas de la gra- 
vure^ à gauche, Collin. 

W de la planche, 139 millim. ; L"^, 83. 

90-91. Fleuron et vignette pour I'Oraison fuaèbre de 
Stanislas I, Roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar.., 



— 88 — 

par l'abbé Guyot, Nancy, V^ et Cl. Leseure. s. d. (176G), 
iu-4° de 4o et 15 p. 

1" Fleuron sur le titre. L'écu couronné de Stanislas , 
reposant sur iin nuage et soutenu par un aigle. La Mort 
apparaît tenant un sablier à la main, et deux génies pleu- 
rent. An bas, à droite, Cnllin. 

H% «3 millim.; L'", 120. 

5" Vignette en tête du texte. 

Buste do Stanislas dans un médaillon ovale que sup- 
portent d'un côté la Religion, de l'autre la Charité. Adroite, 
un génie j)leuranl sur les attributs des beaux-arts ; à 
gaucho, la Lorraine personnifiée dans une femme éplorée. 

H% 84 millim. ; L% 143. 

92 Vignette pour une oraison funèbre du Dauphin , fils 
de Louis XV. 

Les armes du dauphin de France, reposant sur un nuage 
et supportées par deux génies pleurant, dont l'un tient de 
la main gauche un sablier. A droite, sous le nuage, Collin 
graveur du Roy de Pol. 176G. 

H% ? L% ? 

95-94. Deux Vignettes pour I'Eloge histobique de Cal- 
lot, par le P. Husson. Bruxelles, 176G, pet. in-4*>. 

1° En tête de l'épitrc dédicatoire : 

L'écu armorié du prince Charles-Alexandre de Lorraine, 
supporté par un aigle et reposant sur les attributs de la 
guerre et des beaux-arts; il est couvert du manteau ducal 
et deux génies le décorent de guirlandes de Heurs. Sans 
nom d'artiste. 

H% 42 millim. ; L^ 70. 

2° En tête du texte : 

Le portrait en buste de L\cqves Callot dans un mé- 
daillon rond, acosté d'arabesques ; le nom de Callot est 
dans le haut de la bordure. Au bas, à gauche, Collin. 

H% 54 millim.; L^ 72. 

M. Thiéry-Solet possède le cuivre de cette jolie vignette. 

1)5 Vignette aux armes de Bagard. 



— 89 — 

Porte d'azur, à l'anneau cordelé d'or et flamboyant de 
gueules, au chef d'or chargé d'un lion léopardé de gueules. 
Une draperie descend derrière l'écu. Au second platî des 
arcades, sous une desquelles on voit une statue d'Hygie. 
Au bas, à droite, Collin del et sculp.. 

Celte vignette qui est rare, au moins en Lorraine, a été 
gravée pour être mise en tête de la dédicace à Bagard , 
premier médecin du Roi (Stanislas) , du Parallèle de la 
médecine avec la navigation..., par M. Olivier. Lyon, 
4762, in-4° de 24 p. 

96 Vignette pour une oraison funèbre. (?) 

La Religion pleure assise sur un monument funèbre. 
De la tombe ouverte à ses pieds sort l'Envie , tenant un 
masque à la main. Au bas du monument une ancre et un 
génie pleurant. Sous le trait carré , à gauche , à Nancij , 
par Collin, graveur du Roy de Pologne. 

H% 59millim.; L>-, H9. 

97 Frontispice grave pour I'Ami philosophe et poli- 
tique... (par D. Aubry, bénédictin). Nancy, 1776, in-'12. 

Une femme debout, appuyée contre un autel, y dépose 
deux cœurs réunis par une chaîne. Aux pieds de l'autel, à 
gauche, l'écu couronné de Lorraine reposant sur les attri- 
buts des beaux-arts. Sous le trait carré, à droite, Collin, 
sculp. Au bas de la planche : Theseâ libnns pectora jnncla 
fide. 

H% 147 millim. ; L^, 84. 

98 Adresse historiée de Walrin horloger. 

Deux génies soutiennent un cadran sur lequel on lit : 
Watri.v à Lunéville, Au-dessous, dans un carré. Joseph 



— 90 — 

Watrin successeur de Watrin Horloger du Roy, Rue des 
deux Ponts à Liinéville. Au bas de la gravure : A Nancy 
par Collin graveur du Roy et de la Gendarmerie. 

H% 71 niillim. ; L% 90. 

99-122. Vingt-quatre Gravures pour l'atlas in-4*' du 
Tkaité histouiqde des plantes qui croissent dans la Lor- 
raine et les Ïrois-Evêchés... par M. P.-J. Buchoz, avocat 
au Parlement de Metz, docteur en philosophie et eu méde- 
cine... Nancy , 17G2 et suiv. 15 vol. pet. in-8°. 

Cet atlas est rarement complet, en sorte que nous n'a- 
vons pas la certitude d'indiquer ici toutes les gravures 
que Collin a faites pour y prendre place. Le nombre assez 
grand de planches non signées, dont une douzaine au moins 
ne porte pas la signature de Collin sur les épreuves des 
deux exemplaires que possède la Bibliothèque de Nancy , 
tandis qu'on la voit sur celles d'un troisième exemplaire qui 
nous appartient, n'est assurément pas fait pour dissiper 
nos doutes. Nous nous bornons donc à inscrire dans l'œuvre 
de notre artiste les planches qu'il a signées, et pour faciliter 
les recherches qui pourront être faites avec l'espérance 
d'en découvrir un plus grand nombre, nous les rangeons 
alphabétiquement, sans avoir égard à leur classement 
dans l'atlas. 

Les détails descriptifs se réduiront au nom de la plante, 
tel qu'il est écrit, et à celui de la personne aux frais de la- 
quelle elle a été dessinée et gravée. Nous dirons si c'est à 
droite ou à gauche que se trouve la signature de Collin , 
presque toujours placée sous le trait carré , dans les 
épreuves que nous possédons. Quant à la dimension des 
planches, destinées à former un volume in-4'', elle varie 
de 112 à 21 13 millim. pour la hauteur, et de 124 à 220 
miliim. pour la largeur. 

4° Amygdalus nana. Amvgdalus sativa. — Aux frais de 
M. Claude Drouas de Boussey, Evoque et Comte de ïoul. 
A droite, sous le trait carré, Collin sculp. Au bas de la 
planche, i'écu armorié de M. Drouas, coupant en deux 

1. De la colleclioa de M. le président Gillcl, ainsi que le n° 93. 



— 91 — 

l'inscription, disposition qui, du reste, est la même dans 
toutes les planches où sont gravées des armoiries. 

2° Caucalis arvensis major. — Aux frais de. .. M°'' Charles- 
Théodore de Stulzbach , Electeur Palatin. 

Collin à Nancy. — Ecu armorié. 

5" Frangcla. — Minerve, avec ces mots : Elle Vivifie 
la Nature', anime les Talens, et deux vers latins dont ils 
sont la traduction. A droite : Collin. 

4° Fusain. — Minerve vivifie la nature , anime les Ta- 
lens. A droite : Collin. 

5° Gratiole. — Aux frais de la ville de Nancy. A droite : 
Collin /". — Ecu armorié. 

6° Lalrier-tin (thym). — Aux frais de Ms"" Antoine de 
Chaumont... marquis de la Galaizière... A droite : Collin. 
— Ecu armorié. 

7° Leucorum flore rubro. — Aux frais de M. Chomel... 
Collin à Nancy. 

8° Marronnier dinde (sic). — Aux frais de M. de Brye. 
A gauche : Collin sculp. — Ecu armorié. 

yo. Melissa. — Aux frais de... Ms' Charles-Théodore 
. de Stulzbach... A droite : Collin à Nancy. — Ecu armorié. 

10° Millefeuille. — Donnée par Collin, graveur du 
feu Roy de Pologne... s. n. — Ecusson au chiffre de Col- 
lin DC. 

14° Muscari. — Aux frais de M. Léopold... A droite : 
Collin. — Ecu armorié. 

12" Le nerprun. — Aux frais de M. Mique, premier 
Architecte du Roy de Pologne. A droite : Collin. — Ecu 
armorié. 

15° Obier des bois, obier a fleur globuleuse. — Aux 
frais de M. Rounow... premier Médecin du Roy de Po- 
logne... Au-dessus du trait carré, adroite, Collin. — 
Ecu armorié. 

14° Pécher. — Aux frais de Madame Anne-Marguerite 
de Lignéville, Princesse douairière de Craon... A droite : 
Collin F. — Ecu armorié. 

1S° Pensée. — Aux frais de... Madame Louise-Eléonor, 
Princesse de Lôwestein. A droite : Collin — Ecu armorié. 

16" Polygala. — Aux frais de M. Lallemant... Adroite : 
Collin sculp. — Ecu armorié. 

17° Rose de Burgogne. Rose muscade. — Aux frais de 
la Ville de Nancy. A gauche : Collin. — Ecu au chardon. 



— 92 — 

18° Saffran BATAnn. — Aux Frais de M. François... mé- 
decin. A droite : A Nancy, par Collin, graveur du Roij. 
— Kcu armorié. 

19° Stapiiisagria. — Aux frais de M. Soniiii... receveur 
des finances à Luncvilie. A droite : Collin sculp. — Ecu 
armorié. 

20° TussiLAGo OFFic. — Aux frais de Madame de Ponze... 
A droite : Collin. — Ecu armorié. 

21° Vlmaria, Rfine des Prez. — Aux frais de M. Dczo- 
teux... Chirurgien-Major du Régiment du Roy... A gauche : 
Collin à iSancy. — Ecu armorié. 

22° Frontispice du tome III; il représente Apollon dans 
les nues , planant au-dessus d'un paysage qu'arrose une 
rivière, et dont un palmier et de grandes plantes occupent 
le premier plan. Au bas de la planche, deux vers d'Ovide. 
Inventum «<e(/tc/na...Puisonlitdeparl et d'autre d'un écu 
armorié. — Aux frais de Mf-'"" Louis de Montmorency Laval... 
Evoque de Metz... A droite, sous le trait carré, Collin f. 

H'-, IS4 millim.; L^ 97. 

Collin a encore gravé deux petites vignettes : la pre- 
mière pour le titre, la seconde pour la dédicace du livre 
de Buchoz, savoir : 

23° Deux génies dont l'un tresse une couronne de fleurs 
que l'autre soutient. Au bas, à droite, Collin /'. 

W, 40 millim. ; U, 53. 

24° Les armes du Roi Stanislas supportées par deux 
aigles. Sous le trait carré, à cauche, Collin f. 

H' 45 millim. ; Ls 79*. 

1. Les autres gravures signées de cet allas portent les noms de 
Collin fils, âgé de 13 ans la Scahieiise, Nicole à Nancy, i~Gi, In 
Pulmonaire , le Putiet , Ccvasus racenwsa fruclu non cduli. 
Hépatique, et ceux de Fontaine, graveur à Metz, Claude Fessard, 
qu'il ne faut pas confondre avec Etienne Fessard, P.-L, Cor, Lachaus- 
sée, M'"° Pinard el Defehrt, artistes ou amateurs qui nous sont incon- 
nus. Le plus grand nombre est de ce dernier. 

L'ouvrage de Buchoz coniient déplus, entre autres gravures , le 
portrait de Fr.-Nic. Marquet, doyen du collège de médecine de Nancy 
(beau-père de l'auteur), gravé par Nicole en 1763, une petite carie 
de la Lorraine et des Trois-Evècliés el 4i plans non signés qui ne sont 
pas sans intérêt, savoir : 

Le Jardin botanique de Nancy ; 

Le Château et le jardin de Lunéville; 

Le Château et le jardin de la Malgrange ; 

Le Jardin el le Château de Commercy. 



— 93 ~ 

123° Vue du Portail des Dames de S'" Elizabelh, l'une 
des curiosités de Nancy, sous le nom de Portail des Sœurs 
Grises, bâti en 4422, démoli en 4764. Dédiée aux Ama- 
teurs de la belle Antiquité. 

H% 140millim.; U, 168. 

Cette pièce anonyme a été gravée pour être jointe à la 
seconde partie d'un recueil de facéties peu divertissantes, 
imprimé sous le titre de Mémoires de l'académie de Nancy, 
Ville-Neuve. Cologne (Nancy), 17o7, petit in-S» de 149 
et 16 pp. Elle passe pour être l'œuvre de Collin père, et 
nous ne savons rien qui rende cette attribution contestable. 



— 94 — 

Yves - Dominique Gollin . 
\ Saint Genest, Maiiyr, 2G août. 

Dans un amphilhéâtre couvert de spectateurs et à l'ex- 
trémilé duquel est assis un personnage couronné, s'élève 
une espèce de grabat sur lequel S' Genest est couché. Au- 
tour de lui quatre personnages , dont l'un lui verse un 
liquide sur la têle. Au bas , Dessiné et gravé par Y.-D. 
Col lin fils à Nancy, 1781, 

H% 50 millim. ; L--, 88. 

2 Le B. Bernard de Corlean, Capucin. 

Ce bienheureux, les mains jointes, est à genoux sur un 
prie-Dieu, ayant devant lui un crucifix et un livre ouvert. 
A droite, au-dessous du trait carré, Collin fils à Nancy, 
17G9. 

H'" dans le trait carré, 141 miilim. ; L'. ? La planche est* 
rocnée. 

3 Casernes royales de Nancy, Présenté à M'" le Comte de 
Stainville par son très-humble serviteur Collin fils. Mé- 
daillon rond dans une planche carrée. 

C'est la caserne d'infanterie, autrement Quartier S"' Ca- 
therine. Le litre est en haut, dans la bordure du médaillon 
où sont aussi, mais en bas, ces mois : gravé par Collin {ils, 
1769. La dédicace est au bas de la planche. Jolie gravure. 

HS 114 millim,; L% 88. 

4 INCE^D^E de l'hôtel de M. le Marquis d'Alsace sur la 
Place d'Alliance, la nuit des 17 et 18 octobre 1782, 

La vue est prise de la place, derrière la fontaine monu- 
mentale qui la décore, et qui diiTère par quelques détails 
de la gravure exécutée par François, pour le Recueil de 
Heré. L'incendie qui a envahi toute la partie centrale de 



— 95 — 

l'hôtel, et que des travailleurs sur le toit s'efforcent en vain 
(l'arrêter dans ses progrès, fait voir au milieu d'une obs- 
curité profonde la place d'Alliance, entourée d'arbres 
comme aujourd'hui et couverte de monde. 

Au-dessous du trait carré à gauche, dessiné et gravé à 
Veau forte par Yve Dominique Collin peintre en minia- 
ture. 

H% 134millim.; L^ 493. 

5 Petite foire Saint Jean. Dédié à Messire Jacques 
Philippe Gabriel Desbarres Bailly, grand Croix de L'ordre 
de S' Jean de Jérusalem, Commandeur de laCommanderie 
de S' Jean de Nancy. Au bas à droite. Par son très hum- 
ble et très Obéissant serviteur Collin, peintre en Minia- 
ture. 

W de la planche, 435 millim.; L^ 200. 

Cette jolie gravure offre, avec l'aspect animé d'une foire 
chaptipêtre, l'image fidèle de la commanderie de S* Jean 
du Vieil-Aître, telle qu'on la voyait encore il y a quarante 
ans, avant la démolition du colombier qui s'élevait au sud- 
ouest , entièrement détaché des bâtiments. Quelques 
vieux arbres couronnaient alors une partie du tertre sur 
lequel est encore debout l'antique chapelle , avec sa tour 
ronde percée prés du toit de plusieurs petites arcades 
géminées. C'est le chef-d'œuvre de Collin fils qui l'a exécu- 
tée sur son propre dessin, comme la plupart des pièces que 
nous avons de lui. Elle est maintenant assez rare et les 
belles épreuves sont fort recherchées. 

6 HEiLLECouRTà une lieue de Nancy, vu depuis la chaus- 
sée de Mircourl (sic). Le paysage offre l'aspect de Heille- 
court, terminé à gauche par un château à tourelles qui 
maintenant est démoli en grande partie. Vers l'autre ex- 



— 96 — 

Irémilé, une maison de campagne qui , par sa construc- 
tion, domine les autres maisons du village : elle apparte- 
nait à M. Durival à qui la planche est dédiée. En avant 
des vergers et sur la chaussée, près d'un poteau aux armes 
de Lorraine, un personnage à cheval, qui parait interroger 
un paysan. Au-dessous de la gravure à droite : dessiné et 
gravé par CuUin fils en 1767. 

L'inscription, au bas de la planche, est suivie de ces 
mots : Présenté à Monsieur Durival, Lieutenant Général de 
police de Nancy par son très-humble et très-obéissant ser- 
viteur, Collin lils, âgé de 14 ans et demi. L'écu armorié 
de la ville de Nancy coupe en deux cette inscription. 

H^ ? L'-. ? 

Nous ne donnons pas, même approximativement, les 
dimensions de cette gravure qui est fort rare, et dont nous 
ne connaissons qu'une épreuve rognée appartenant à 
M. Lapaix , graveur à Nancy. 

7 PlaiN d'une partie de la Ville de Lyon, Extrait par le 
S"" Miromenil, Architecte à Nancy, d'après le Plan Géné- 
ral qui se trouve chez le S"^ Desnos , Ingénieur Géographe 
à Paris, 

La planche est en 3 parties : le haut pour l'inscription 
ci-dessus et pour l'échelle, le milieu pour le plan qui 
comprend, outre les détails marqués A. B. C. D., une 
partie de l'hôtel de ville de Lyon , la place des Terreaux , 
le Séminaire de l'Oratoire, etc. , la partie inférieure pour 
le Renvoy des lettres. On lit au bas. Fait à Nancy par le 
Soussigné Architecte en la même Ville le dix avril 1782. 
Signé Miromenil, et au-dessous du trait carré gravé par 
Y. D. Collin, Peintre en Miniature. 1782. 

U\ 187 millim.; \J, 193. 



— 97 — 

Cie plan a <Hé gravé i>our un faclum de ;iC p. in-4", im- 
prime à Nancy par la veuve Leclcrc, à l'occasion d'un pro- 
cès en recherche de la maternité, et intitulé en tête de la 
I'"'' page : Preuves de TEtat du sieur de Beauchamps. 

8. Cour Souveraine de Lorraine cl Rarrois. 

Grande pièce en hauteur où sont rangés sur une drape- 
rie, pendant de la gauche et soutenue à droite par un gé- 
nie , les blasons de tous les membres de la Cour Souve- 
raine au nombre de 36, y compris le parquet; un blason 
est resté en blanc pour indication d'une place vacante à la 
Cour en 17G9. Au bas la Lorraine assise, le bras droit 
appuyé sur l'écu aux trois alérions,et montrant de la main 
gauche les attributs de la justice royale de France qui re- 
posent sur un coussin. A droite le Barrois debout, le bras 
droit caché sous la draperie et la main gauche posée sur 
l'écu aux deux barbeaux. Au-dessus de chaque blason, le 
nom du titulaire et la date de sa réception^ 

\. Messirc f 31 Jos. ilc Cœunleroy Chevalier Reçu Premier Pre- 
sid' le 23 juin 1767. 

M""" f J. C. Labbc Comlc de Rouvrois et de Coussey Preffiier Pre- 
siilt 24 x'»<= 174.5 honoraire le '2 .lujl. 1767 f M''° Gasp. Nie. de Tho- 
massin reçu Presid* à Sînriier 7 x^""- i7G2. f M'''= Ch. Fr. de Vi- 
gneron reçu Presid' à Mortier le 1 x'''« 1702 -{- M Ad. Cleriad de 
Ciioiseul Beaupré, Gard. Prim. de Lorr. Arcli. de Besançon , Pr. du 
S' E. Coa«'' Prélat 51 janvier 174.5 f M. Ci. Drouas de Boussey 
Evèque Comte de Toul. Con«' Prel' 18 O^e \7bii f M .lac. Mar. Ant. 
de Mahuet de Lupcourl. Grand Doïen de la Primatiale Con«'' Prel» 20 
9^^<= 1769 f M. Cil. Jiis. Prince Je Bcauvau Grand Maître de ia Mai- 
son du feu Roy de Pol. Con'^^ Cher d'iion^ t M Ladislas Maréchal de 

Bercheny Grand Ecuyer du feu Roy de Pol. Con*»" Ch«'' d'hon"" f M 

au-dessous d'un écn. resté on i)Ianc — ?.I Nie. Jos. Doré de Crepy 
Doyen Reçii le 1 février 17U f M Marc Sig. Anthoine Conseilier 
Clerc 10 janvier 172S — M. Cl. Ch. Fr. Sailer 29 9>"' 17.iG. f M 
Cl. .los. de PerriQ 27 9^-- \7:il f M. CI. Fr. de Millet de Chevers 14 

9 



— 98 — 

On Ut au bas de la planche vers le milieu : dessiné et 
gravé par Culiin fils à Nancy , 17 G9, et au-dessous du 
liait carré : imprimé à Nancy chés Duruusy. 

W, î)4îi mi'lim. ; V, 4H. 

9 Vignette armoriée pour une épîtrc dédicaloire. 

Ecu couronné de marquis, d'or à la fasce d'azur char- 
{^ée de (rois étoiles d'argent accompagnée de trois tours 
d'azur, deux en chef et une en pointe. Au bas de la gra- 
vure : DCoUin fils. 

II'. ? L', 90. 

40 Un village au bord de l'eau, domine par une tour car- 
rée sans toit. Au bas à droite , en dedans du trait carré , 
1765, n" 2. Au bas de la planche : Présenté à M'- Coynel 
par son Serviteur Collin fds, âgé de 12 ans. 

IF, 61 miUim.; L>, 77. 

lî ScAB'EUSE. Donné et gravé par Collin fils âgé de 
treize ans. V. ti-dessus p. -Jâ, 1. 

12 Retour d'Aouilon. 

Copie d'un paysage de La Belle, représentant au pre- 

jii .1 17.52 f M. Aa. B. CachcJcnicr de Vassimon 1 Aoul 1733 4 M 
Dd, H. Cliarvet 1 mars 1754 f M Nie. de Maurice 2 mars 175'4 f M 
E:^ "la. Rouot 2 7i»^ 173/. f M PL. Pa. de Marcot 26 mars 4757 f M 
Es. Cl. Pierre de Sivri. 28 9'»« 1758 f M. Jos. Nic.IIarmand de Be- 
uamcnil 27 janvier 1751) f M A de Garaudé f M Lou. Mie. Colin 
1' • Beuaville 11 D''" 17G2 f M Lco. Ileo. Prolin de Vulmoul 11 7^'^ 
17(J2 f M Nie. Léo. Sig. Lefebvrc 11 7^"^ 1762 f M Fr. Jos. Renault 
d'Ubexi 11 7'''" 17G2 f M Marc Sig. Anl de Bazelaire de Coiroy 11 
yi^re 1762 f M Gab. de la Morre de Savonuièrcs 15 juin 1767, f M 
Cb. Jos. Ily de Bouvier 22 juillet 1767 f M Pierre Dom. Guil- 
laume de Rogéville 20 juin 1769 f ^I Nie. Micb. Roxard de la Salle 
20 juin 1769 — Messire Pas. Jo de Mareol Con«' d'Etal. Pro. Géné- 
ral de Lorraine cl Barrois 15 9'^-<= 1757 — f M Nie. Lo. de Vigneron 
Premier Avocat Général, juin 1751 J- M Cli. J. B. Coileuel Second 
avo*^ Gén' 17 aoust 1769 f M Anl. Cbaumonl de Lamilliere Maître 
des Rcq. avo' Gén' honf»^ 6 7'^'^'^ 1769, 



— 99 — 

mier plan un voyageur à cheval dont les vêtements sont 
agités, et la marche ralentie par un vent impétueux. Der- 
rière lui un autre voyageur, contraint de mettre pied à 
terre , tire par la bride son cheval qui refuse d'avancer. 
Au second plan un village. Au bas de la planche , sous le 
trait carré à gauche : Slef de la Bella inite ; h droite , 
Collin Scidpsil Aqua forti Naccii (sicj.L'inscrîpiion, cou- 
pée en deux par un écu armorié, porte à la suite du titre : 
Dédié à Monsieur le Chevalier de Gourcy par son très- 
humble et Obéissant Serviteur Collin. 
H% TSmillim.; L% 139. 

Le dédicatairc de cette pièce a lui-même fait, à î'^au- 
forte, quelques petites gravures, entre autres une vignette 
armoriée pour sa bibliothèque. 

43. Le repos du lutteur. 

Nous intitulons ainsi une pièce qui représente entière- 
ment nu un homme fortement musclé. Il est assis sur un 
bloc de pierre, le pied droit à terre, le gauche sur un autre 
bloc, dont une des faces porte ces mots : Cochin invcnit. 
Collin fils del cl seul 1708. Au bas : présenté à M"^ L'abbé 
Charoyer, Prêtre de Loratoirc par son très humble et très 
Obéissant serviteur Collin fils. 

Hs 184millim.; L^ 124. 

L'abbé Charoyer et son frère, ancien curé de Gircourt, 
possédaient à Rosièrcs-aux-Salincs, où ils s'étaient retirés 
après laRévoluiiondans une habitation des plus modestes, 
un bon nombre de tableaux de maîtres, de médailles, de 
gravures et autres objets d'art. Leur bibliothèque , une 
des plus riches du pays , a été acquise dans les premières 
années de ce siècle par M. le comte Léon d'Ourches, 



— 100 — 

1 i Chantez dansez amusez vou^. Rosière deSal. (Salency). 

Eau-1'orlc qui n'a pas d'autre litre. Elle représente pro- 
hablement une scène de la Rosière de Salency, au nionienl 
où paraissent sur le théâtre deux lionunes dont l'un dé- 
ijuisé en Pierrot, l'autre tenant une guitare, et trois jeunes 
lillcs dont la plus rapprochée des spectateurs a le sein 
demi-nu. 

Au-dessus du trait carré, à ijauche, Vutteau pinx ; à 
droite, Collin fils, seul. 

Il', 84 millim. ; L% 8y. 

15" La danse cjiampétke. Trois personnages déguisés 
et une jeune lille se livrent au plaisir de la danse sur une 
pelouse à l'entrée d'un bois. A gauche, dans le feuillage, 
un autre personnage joue de la llùle. Au milieu du bas , 
sous le Irait carré, (jruvè par D. Collin, 178o. 

H% 87 millim.; L', 98. 

La date de celte eau-forte étant postérieure à la mort 
de Collin père, nous croyons devoir l'attribuer à son fils, 
jnalgré l'absence de F Y initiale de l'un de ses prénoms. 

IG Grilïbnis. 

Quatre têtes, dont deux de vieillards coilïes de turbans. 
Au milieudu bas unmonogramme formé des capitales D C. 
H"", 50 millim. ; L"^ moyenne, 55. 

17 Griffonis. 

< 8 figures d'étude, dont le buste d'une femme, vue de 
profil, et au-tiessous celui d'un vieillard, vu des trois quarts. 
Au bas de la planche à gauche : Collin fils. 
H', 80 millim.; L'" moyenne, 82. 

18 Adresse historiée de Collin. 

Deux gonies posent une guirlande de lleurs sur une 



— 101 - 

pierre où l'on a gravé ces mots : Collin vis à vis des Do- 
niiniquains, n° 96. Au bas à gauche, Y. D. Collin. 

W, 38 millini. ; b, 90. 

\'^' Etat. C'est celui qui est décrit. 

2*. Au nom de Collin est ajouté la date de 178o, pos- 
térieure de deux ans à ia mort de Collin père. 

Nous ne sommes pas éloigné de croire que cette adresse 
était dans l'origine celle de Collin père^ gravée par lui- 
même et que son fils aura voulu utiliser, en y ajoutant 
d'abord un Y puis le millésime 1783. 

49 Adresse de Collin lîls. 

Collin Peintre en Miniature à Nancy. Collin Graveur 
en Taille Douce à Nancy. 
Dans un carré sans aucun ornement. 
W, 80 miliim.; L'', 50. 

"ÀO Adresse historiée de Krantz. 

Sur la tablette d'une pierre carrée, que les branches 
feuillées d'un arbrisseaux couvrent en partie, sont posés 
un fallot, une cafetière et un autre objet en ferblanterie. 
Un réverbère et un arrosoir sont au bas de cette pierre 
dont une des faces porte j n Krantz M''® Ferblanquier 
tient bras de Cheminée Girandoles.... 8 lignes en italique. 
Au bas à droite, DCollin filius aqua forli. 

H'. ? L'. ? Ne peuvent être déterminées, l'épreuve dé- 
crite étant rognée en tous sens. 

21 Adresse historiée de Séguien. 

Deux génies soutenant un écusson qui porte ces mots : 
Au Petit Dunkerque a Nancy. Au-dessous dans un ovale : 
Seguien Marchand bijoutier.. . (Sept lignes en italique. Au 



— 102 — 

bas, inventé flessinc et gravé par DCoIlin fils peintre en 
miniature. 

Hr ? _ Lr ? 

22 Aulrc adresse historiée de Ségiiicn. 

Deux génies, à demi-couches sur la lablclle d'une con- 
sole, relèvent d'une main une guirlande de fleurs qui re- 
tombe d'un vase placé entre eux, et soutiennent de 
l'autre une ])anderolc sur laquelle on lit : Au vase d'or. 
Au-dessous dans un carré : Seguien , puis 7 lignes 4/2 : 

Marchand bijoutier à Nancy près les Dominiquains 

à juste prix. Au l)as de la planche : Collin fils. 

W ? — L"^ ? 

28 Adresse historiée de Bcusc. 

Petit paysage ovale dans une espèce de panneau décore 
de guirlandes de fleurs. Au-dessous sur un carré : Beuse 
Peintre de Paysages de Fleurs et d'Ornements Montre le 
Dessein en tout genre Nettoyé et Racomodc les vieux Ta- 
bleaux les plus endommagés.... à Nancy.. 4 lignes en ita- 
lique. Au haut de la planche dans le milieu : Collin à 
Nancy. i78o. 

H% 52 millim.; U, 79. 

24 Le frontispice gravé de .Toannis Meursii Elcgantias 
lalini Sermonis... Birminghamiœ Ex Typis Nonnulins 
1770, 2 vol. in-lG. 

En intitulant cette pièce le Jugement de Vénus, nous ne 
ferions que traduire l'inscription Judicium Vcneris qui 
est en tête, au-dessus du trait carré. La déesse, nue, en- 
tourée des amours, est à demi couchée sur le gazon que 
recouvre une draperie. Le moine en faveur duquel elle a 
prononcé, au grand désappointement dun militaire et d'un 



— 103 — 

rustre ses rivaux^ s'avance pour recevoir la pomme, prix 
de la victoire. Au-dessous du trait carré on lit : 

Jussit Hyblœis starc diva floribus. 
Prœscs ipsa jura dicet. 
Perv. ven. 

Au bas de la gravure à droite : C fils del et sculp. 
1770*. 
H', 420miliim. ; V, 71. 

25-30. Six planches du Traité de la Mythologie ou de 
riiistoire poétique... Nancy, Hœner, pet. in-i" sans date 
(17G8), réimprimé sous le titre de Traité de la Mythologie, 
orné de cent quatre-vingt gravures en taille douce , à l'u- 
sage des jeunes gens de l'un et de l'autre sexe. Par M. 
l'Abbé *** (Lionnois) , seconde édition , revue et corrigée 
par l'Auteur. Nancy, Henry Hœner. 1785. in-S", fig. 

Les gravures de ce livre forment deux séries : la 1'*' de 
y planches, la '2'^ de G. Chaque planche offre 12 sujets 
mythologiques, numérotés dans la 1^^ série 1 à 108, dans 
la 2° 1 à 72. 

La l'® série est l'œuvre de Nicole qui a mis son nom 
sur toutes les planches, au bas à droite , en y ajoutant à 
Nancy 1767, excepté sur la quatrième où l'indication de 
lieu ne se trouve pas, et sur la cinquième qui est sans lieu 
ni date. 

4. Nous ne pouvons nous expliquer pourquoi l'édilion de Meursius 
pour laquelle Colliu lils a dessiné et gravé ce fronlispice n'est pas ci- 
tée au Manuel du libraire : elle est pourtant fort jolie , surtout dans 
les exemplaires en papier fia , plus correcte que beaucoup d'autres et 
assez rare. Elle a été imprimée à Nancy chez Hyacinthe Leclerc, aux 
frais des officiers du Régiment du Roi et par les soins de M, Coguel , 
avocat à la Cour Souveraine de Lorraine. 



— 104 — 

La 2" série a été gravée par Collin fils. On lit sur !;) I"^' 
planche (1-12), au bas à droite, et sur la i-^ (37-48) des- 
siné et r/7-avi' par CnlUn fih , la l"*" porte de plus la date 
de 17(;8. Sur les 2-^ (12-24) et 3'' (2!i -30) au bas à droite, 
et sur la G*' au bas à gauche , on lit : Collin fiU anilp. La 
5'' planche n'est pas signée , mais il y a apparence qu'elle 
est comme les autres de Collin fds. Dans la cinquième édi- 
tion, iVancî/, JTœner et Dclahayc an XIV-480r> , in-B", 
dont le texte est plus étendu, où les planches sont au 
nombre total de 17 et les sujets mythologiques de 210, les 
gravures de Nicole et de Collin fds ont fait place à des 
copies et à des imitations qui sont généralement au-dessous 
du médiocre. 

Nous n'avons pas vu d'exemplaires des B*' ct4'' éditions. 

H% l--^ série, de 195 à 198 millim.; L% de 220 à 230. 

H% 2« série, de 193 à 195 millim.; L% de 227 à 233. 

Le bon Samaritain, 

Le Samaritain pansant les plaies d'un homme blessé 
étendu sur le bord d'un chemin ; derrière lui est attaché à 
un arbre son cheval dont on ne voit qu'une partie de la tête. 
Au bas de la planche sous le trait carré, à gauche : /. Gi- 
rardet pinx. Collin fils delin ; à droite : D B Didelot 
fecit, et plus bas encore : R'"P. Josepho Andréas Goubcrt 
primo Generali Eremit S Auguslini pro parte Galliarum 
Adsistenti hune pii Samaritani Effigiem a Jo Girardet dc- 
pectam et à se in acre expressam vovet et dicat humill et 
addictissimus Scrvus et ex Sororc ncpos D Renediclus 
Didelot ord. S. Bened. 
 ir, 250 millim. ; \J, 284. 

Nous avons cru devoir mentionner celle pièce à la suite 
de l'auivrc de Collin fils. C'est lui qui en a donné le des- 



— 405 — 

sin d'après un tableau de Girardet ; mais la gravure a été 
exécutée par un religieux bénédictin, Dom Benoit Dideiot, 
dont le nom se retrouve au bas de quelques eaux-fortes 
inférieures à celle-ci, c'est à dire au dessous du médiocre. 

Excepté quelques pièces à l'eau-forte, les gravures que 
nous venons de décrire sont généralement en taille douce, 
c'est-à-dire qu'après quelques tracés à la pointe sèche, 
ou à l'eau-forte, les planches ont été terminées au burin. 

Cent vingt-trois gravures de Collin père et trente de Collin 
fils ne sont pas assurément tout ce que doit mentionner 
un catalogue complet des ouvrages de ces deux chalco- 
graphes. Outre celles dont nous ignorons l'existence, il en 
est que nous connaissons par ouï-dire, ou que nous avons 
entrevues, d'autres encore sur lesquelles M. Noël a donné 
quelques détails dans le catalogue de ses collections lor- 
raines ; mais, en les mentionnant, il y avait risque de plus 
d'une inexactitude, et même de plus d'une erreur, de plus 
d'un double emploi. Mieux valait omettre sciemment 
toutes les pièces que nous ne pouvions pas décrire de 
visu, et c'est ce que nous avons fait. Ce catalogue est donc 
incomplet, mais il suffira, nous l'espérons, pour appeler 
l'attention des iconophiles lorrains sur les travaux des 
deux Collin et pour provoquer d'obligeantes communica- 
tions, comme celles dont nous sommes redevable aux 
amateurs que nous avons eu occasion de nommer, ainsi 
qu'à M. l'abbé Marchai et à MM. Aug. Digot et Ch. de 
Rozières. Le résultat de nos recherches ultérieures pourra 
être publié dans une notice supplémentaire. 



10 



i\0TES SDR L\ mmm allemande. 



]Â 



CHAPELLE CASTRALE 



r > 



DE FENETRANGE. 

PAR M. LOUIS BENOIT. 



La révolution architectonique amenée par la renaissance, 
ne se fit pas brusquement; elle s'opéra par le mélange des 
caractères propres aux deux styles : tandis que les baies 
des portes et des fenêtres étaient en plein-cintre, les voûtes 
de grande portée et les réseaux des fenêtres conservaient 
encore une forme ogivale. 

On rencontre un spécimen assez rare de la dernière 
époque du gothique de transition dans une salle voûtée, 
située dans l'aile orientale du château de Fénétrange, entre 
l'ancienne cour d'honneur et une terrasse escarpée , aux 
pieds de laquelle coule la Sarre. C'est la chapelle castrale, 
dont la construction ne remonte qu'aux dernières années 



Ui^pede cnôtrall d£ Férictrarufe. 




vu^ d an^ (DarUc. dz- l irde; 



eneut - 



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oàm . 




^m^Êà^ss^ssm, 



^•Penoit cUt. 



Cour a kûnneur. 



.'fiit.jU. C/injf.pii. 



a. 
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en U6J. 

Cicy D«. vouïc .eiMoc^ a.t*HC4> De (fOù3H€ ^c COcnHp-maytiiiA. 

-K^- i^. 'ie. 'dhiiitype^' ?c, (5ï<n| 

^  i^ l ^ Il 



l^îttr 



— 107 — 

du xvi« siècle. Elle est éclairée par trois fenêtres à iarges 
ébrasures, à arêtes vives, à doubles baies en plein-cintre, 
inscrites dans une ogive à réseau flamboyant. Un lourd 
pilier cilyndrique, de 70 centimètres de diamètre et de 3 
mètres 90 de hauteur, dont le chapiteau cubique n'est orné 
d'aucune moulure, divise en deux parties cette chapelle, 
qui forme un quadrilatère de 8 mètres 50 sur 8 mètres 50 ; 
il s'unit par une doucine munie d'appendices en forme 
de feuilles d'eau grossièrement découpées, à une plinthe 
carrée, qui est assez élevée pour être regardée comme un 
socle. Ce pilier, dont la base n'est pas munie de tores 
séparés par une scotie profonde , ce qui accuserait le xm^ 
siècle, semble toutefois remonter à une époque antérieure 
à la chapelle actuelle, et avoir fait partie de l'ancien burg 
des sires de Fénétrange. C'est sur ce pilier que repose 
un arc doublcau qui soutient une voûte d'arête, aux ner- 
vures prismatiques, formées d'un bandeau plat accompagné 
de deux doucines qui vont se^perdre dans six colonneltes 
dont les chapiteaux toriques sont à la hauteur des tablettes 
des fenêtres, c'est-à-dire à î mètre 80 du sol. Près de la 
porte d'entrée principale, aujourd'hui détruite, et commu- 
niquant à la cour d'honneur, se trouve un bénitier en 
pierre, sans moulures , encastré dans le mur. Une petite 
porte en plein-cintre , sans ornementation , donne sur la 
terrasse ; une troisième a été murée : c'était celle par 
laquelle le châtelain se rendait à une tribune dont il ne 
reste plus que les corbeaux. Une ouverture moderne m.ène 
à une cuisine dans laquelle on a construit la gueule d'un 
four avec l'arcade d'une des portes de la chapelle , dont 
l'agrafe est décorée d'une tête d'ange et les tympans de 
crosses renversées, qui présentent les caractères de l'or- 
nementation du commencement du xvn'' siècle. A l'extrémité 



— i08 — 

du fer-à-cheval que forme l'aile du château qui renferme 
la chapelle caslralc, à l'angle oriental, s'élevait un clocher 
indiqué sur les anciens plans, et l'on prétend qu'il servit 
de poste d'observation, quand la tour de Salm se fût 
écroulée en 4705. Dans la voûte, entre deux nervures, 
une ouverture carrée permettait sans doute aux personnes 
qui étaient placées dans les appartements supérieurs , 
d'entendre l'office. Quant au sol, il est dépouillé de ses 
anciennes dalles ; quelques planches dissimulent mal l'en- 
trée d'un caveau funèbre , qui , pendant les dernières 
invasions, servit à cacher les archives communales. 

Les deux clefs de voûte formées par les intersections 
des croisées d'ogive ont conservé les armoiries des fon- 
dateurs. 

Celle du sud est décorée d'un écusson arrondi par le 
bas et terminé en pointe. Il porte écartelé au 1 et au 4 
d'argent à trois fasces de gueules pour Croy ; ce sont les 
armes des anciens roi de Hongrie ; au 2 et au 4 d'argent 
à trois douloirs de gueules, deux en chef, un en pointe, 
pourRenty; et sur le tout, les armes pleines de Lorraine,- 
dont les Croy chargeaient leurs armoiries, par suite du 
mariage de Philippe de Croy et d'Anne de Lorraine, en 
1548. Au lieu du timbre consistant en un casque couronné 
et surmonté d'une tête de braque de sable, accolé d'or et 
accosté d'un vol d'argent et de gueules, aux huchements 
de même , se trouve une couronne ducale. La devise 
était : Sans fin Croy. 

La clef de voûte septentrionale est décorée d'un écusson 
en lozange , ce qui , d'après les règles du blason , indique 
qu'il appartient à une femme. Il porte parti de Croy et de 
Dompmarlin. Nous venons de voir les armes de Croy. 
Dorapmartin porte écartelé au i et au 4 de sable, à la croix 



■ipdU Cxistrale d^ TenèlrsrL^e^ 




(E^lcf .dey y^ou-tc CUUPC a^AMC^<. 
de OJx^xm^ dey Oc)<ym^fyyHoc^nAy. 



CJhapelle câstrdk de- Fenétrdn^&. 




.dey (zÀ>ouxXc^ A-WdÀMhe. de (jtoU . 



— 109 — 

d'argent, pour Dorapmartin ; au 2 et au 3 d'or, à la fasce 
eschiquetée d'argent et de gueules de trois traits, au lion 
issant de gueules, pour Lamarck ; et sur le tout d'azur au 
croissant d'argent , surmonté d'une croisette accompagnée 
de deux étoiles de même, qui sont les armes parlantes de 
Diane de Dompmartin, duchesse de Croy, marquise de 
Havre ; armes parlantes que nous n'avons rencontrées nulle 
pari ailleurs. Une couronne ducale figure à la place du timbre 
de Dompmartin, qui consiste en un vol orné de huchements 
aux couleurs de lecu. Quant à celui de Lamarck, il con- 
siste en une tète de taureau , affrontée de gueules , armée 
et allumée d'or, surmontée d'une couronne cerclée de la 
fasce de Lamarck, rehaussée de fleurons d'or, aux huche- 
ments de gueules doublés d'or. 

Le caveau sert aujourd'hui aux usages les plus vulgaires, 
et la chapelle, dont la partie supérieure a été transformée 
en grenier à fourrages , et la partie inférieure en écurie à 
l'aide de nombreuses cloisons, est menacée d'une destruc- 
tion prochaine. 

Tel est le monument, insignifiant pour les uns, curieux 
pour les autres, dont nous avons entrepris de reconstruire 
l'histoire, à l'aide de différents matériaux dispersés dans 
le Trésor des Chartes de Nancy ou dans les collections 
particulières. 

L 

Plusieurs années avant la guerre de Trente ans , des 
signes précurseurs de l'orage qui allait éclater sur les 
frontières de la Lorraine s'étaient annoncés en Alsace par 
la guerre épiscopale de 1592 et par la guerre de Stras- 
bourg, de 1610. 

La petite ville de Fénétrange, qu'une communauté d'inté- 



— 110 — 

rets reliait aux provinces rhénanes, fut, à son tour,enlClo, 
le théâtre d'événements analogues : l'union protestante y 
était représentée par les Rhingraves* et la ligue catholique 
par Diane de Dompmartin. 

Diane, de l'ancienne chevalerie lorraine, alliée aux Ducha- 
telet, aux Bassompierre, aux Bayer de Boppart, aux d'A- 
villers, était fille unique de Louis II de Dompmartin et de 
Gerniiny et de Philippine de Lamarck, héritière de Jametz 
et du Saulcy. Le grand-père paternel de Diane, Guillaume 
de Dompmartin, frère de Vary, évèque de Verdun, acquit 
une part dans la haronnie de Fénétrange, en 1488, par 
son mariage avec Anne de Neufchatel, fille de Ferdinand 
de Neufchatel et de Madeleine de Fénétrange. Diane pos- 
sédait en Lorraine de nombreux domaines : la terre de Fon- 
tenoy-en-Vosges, donnée en 1479, à Ferdinand de Neufcha- 
tel par Renéll ; celles d'Ogéviller, de Neuviller et de ïhicourt 
où elle s'était bâti de superbes châteaux. Elle avait acheté 
d'un Haraucourt celles de Bayon et de Borville ; en 1583, 
de Paul, comte de Salm, ce que celui-ci possédait dans la 
baronnie de Fénétrange, et en 1G17, la part des Landsberg. 
L'hôtel de Havre, situé à Nancy, au centre de la partie 
septentrionale de la rue des Comptes, lui appartenait-. Elle 
jouissait en outre de nombreuses redevances, dont, en 
bonne ménagère, elle faisait elle-même la rentrée^. 

i, V. Les Rhingraves et les lîeîtres pendant les guerres de 
religion du xvi^siècfe , que nous avons publiés dans le Journal de la 
Soc. d'xVrch. lor. 1860. 

2. V. Ilist. de Nancy, par l'abbé Lionnois. C'est aujourd'hui la 
rue Callot, dont les anciens iiùtels ont disparu. 

3. V. aux Arch. dcp., disU-ict de Blàmonl, a" 65, une leUre adressée 
au sieur chàlelain de Récliicourt, pour M. le comte de Linangc, au 
sujet de redevauces de grains dues par le maire d'Avricourl, et signée : 
Yoslre atïeclionuée à iamais Diane de Donimarlin. De Fénestranges , 



— m — 

L'existence de Diane fut très-agitée : elle commença 
par épouser, à l'âge de treize ans, en 1360, son coti- 
sin, le rhingrave Jean-Philippe , qui était protestant. Le 
jeune colonel de reîtres ayant été tué à Montcontour , en 
iWJ, elle se trouva veuve avec une fille posthume, la 
rhingravine Claude , qui , après avoir eu un long procès 
au sujet de l'héritage de son père, se maria à Robert de 
Ligne, baron de Barbançon, prince d'Aremberg, capitaine 
des archers de la garde de l'archiduc. Diane ne resta veuve 
qu'un an , et, en 1570, elle épousa Charles-Philippe de 
Croy, prince immensément riche, avec lequel elle prit une 
' part trés-active aux affaires de la Ligue, et fut désignée sous 
le nom de marquise de Havre. En 1379, nous la voyons 
figurer au baptême de Christophe de Bassompierre, qui 
devint maréchal de France et dont elle fut marraine au 
château d'Haroué'. 

Charles-Philippe de Croy, le second mari de Dian*' 

dernier iuiu 1609. — Eq 1^74-, elle élait allée elle-même prendre 
possession d'une partie de Badonviller. (Arch. dép. lay Salm IV.) — 
Elle possédait un grand nombre d'étangs dans la terre de Fénélrange 
et en surveillait l'administration , de concert avec les Rhingraves. Ces 
relations devaient occasionner des difficultés, augmentées par !e sin- 
gulier morcellement de tous ces biens indivis. Le Langschenckborn et 
le Gemeinweyer étaient loués en terrage 400 florins : les Kyrbourg 
en reliraient 70 gulden 20 ait.; Diane et les Dhaun le surplus. Il en 
était de même du reste. C'était un réseau inextricable. (V. Arch. 
com. de Fénétrangc. CC. 1. Compte du bailli lohann Barlhel Dielher. 
1665. En allemand.) 

1. Je naquis le dimanche, jour de Pâques fleuries , le douxième 
avril, à quatre heures du malin, en l'année 1S79, au château de Harouel 
en Lorraine, et le mardi second suivant, je fus tenu sur les fonds de 
baptême par Charles de Lorraine ; Jean, comte de Salms , Maérchal de 
Lorraine et Diaue de Dampmarlin, marquise de Havray, et fus nommé 
François. {Mém. du mareschal de Bassompierre, Cologne, MDCCIIL 
t. I. p. 23.) 



— lia — 

Dompmarlin, était fils posthume de Philippe II de Croy 
et d'Anne de Lorraine. Il naquit le l"^"" septembre 1549 et 
eut pour parrains Charles-Quint et Philippe II. L'empereur 
Rodolphe érigea, en sa faveur, la terre d'Havre en marquisat, 
et le créa prince de l'Empire à la diète de Ratisbenne, où 
il représentait comme ambassadeur, en 1374, le roi 
d'Espagne. Ces deux souverains lui confièrent des missions 
importantes en Allemagne, dans les Pays-Ras, en Italie 
et en Angleterre. Il fut chevalier de la Toison-d'or et 
gentilhomme de la chambre du roi d'Espagne , duc d'Ars- 
cholt, comte de Fontenoi et seigneur de Rièvre, Acre et 
Everbeck. En lo8o, il accompagnait, à son entrée solennelle 
dans Metz, son cousin, le nouvel évêque, Charles, cardinal 
de Lorraine. Il mourutle22 octobre 1G13, en Bourgogne, 
et voulut que son cœur fût déposé aux Jacobins de 
Louvain, et que son corps fût transporté à Fénélrange*. 
Heiss, dans son Histoire de lE'mpire. rapporte que la 
maison de Croy n'avait pu être introduite au Collège des 
Princes, faute de fiefs immédiats. 

Diane n'était pas seulement une gi'ande dame, telle que 
la représente une vieille estampe, en costume d'apparat, 
la couronne sur la tète, un manteau doublé d'hermine sur 
les épaules, autour du col une vaste fraise et un double 
collier, revêtue, suivant la mode du temps, d'une vertugade*; 

A. V. la Notice d'Imhof, les Quartiers généalogiques de Leblond, 
les Grands officiers duP. Anselme, le Dictionnaire de Moréri, la Notice de 
Dom Calniel elles Communes de la Meurtbe de M. U. Lepage , passim. 

2. V. la copie que nous avons faite du portrait de la marquise de 
Havre, d'après une gravure dont le cuivre mesure 188 mill. sur 281 
et fait partie de notre collection. Cette estampe , sans nom d'auteur, 
d'une exéculioD remarquable, parait appartenir à une suite destinée à 
une histoire des Croy ; elle est ornée de récusson lozangé de Diane 
et de la légende suivante : 



ILLVSTRISSBÎE DA^ÎE DIANE DE DO^mURTLN: 

ixJle %'nÂqiie' et heritierTe' 00^ Jvlefsirty OailUamru (J-e^D^mtpinoj'tifv iBa^ûrt ^ 
lonterwv.dd^Tf.imePhilliji^c'tle de Lx3Ia/r /te, fille /yeriture Je3Ù/àii\' leun Jt'ln 
/n.iirche,S!'dfJa.ma.iscl^(iu,Sa€icy.i'efij£ au,'elU e/ttJit deJite/sirc iutii Ffjis, Conte- 
Sjuuai^e du Rhùt, et de- Saline' , 




1- 2fenç:T d(ipr^ aitt aravufT li^^tànu^. 



Si ' ZiJn £ Ckj-t»iopJif ïlof..^ 



Femme cU Jfi^i>vrc' 
Charles I^îf de Oroy, 
•rat 



M^ ri) lits de- JlaM-rec/y . 



— 413 — 

c'était aussi une châtelaine, qui, plus que Charles-Phi- 
lippe, s'intéres?ait au sort de ses vassaux et qui souvent 
quittait la cour des archiducs pour venir résider en Lorraine 
et dans le Westrich. Une partie de la façade du châ- 
teau de Fénétrange a conservé la physionomie du xvi^ 
siècle et peut lui être attribuée ; c'est là que se trouve la 
chapelle castrale et au-dessus le grand poêle, où nous la 
voyons s'installer sur la fin de sa longue carrière, après 
avoir signalé son passage dans nos contrées par des actes 
de bienfaisance , qu'il y aurait injustice à laisser dans 
l'oubli. En 11)77, par une charte datée de Didrichsdorff 
(Thicourt), elle et le comte Paul de Salm confirmèrent 
dans leurs droits sur le Burgerwald les habitants de 
Fénétrange; eu 4584, elle signait la charte d'affranchis- 
sement de la bourgeoisie (dont malheureusement nous 
n'avons pu retrouver le texte); en 1604, elle rétablissait, 
avec Charles-Philippe, l'hôpital fondé, suivant la tradition, 
par Arnould, sire de Fénétrange, en 1499, pour les pauvres 
vassaux malades et les étrangers sans asile* ; en 1608, elle 
octroya , ainsi que les Rhingraves et Jacob de Landsberg , 
une nouvelle charte destinée à régler les droits de glandée 

ILLVSTRISSIME DAME DIANE DE DOMPMARTIN, 

Fille unique et héritière de messire Guillaume de Dompmartin, baroa 
deFonlenoy, et de dame Philipotte de la Marche, fille héritière 
de aiessire Jean de la Marche, sieur de lamais, et du Saucy, 
vefuc qu'elle esloit de messire Jean Phls, conte Sauuaige du Min 
et de Salme. 

Femme de Messire 
Charles Phls de Croy , 
Marquis de Haurech. 
4. V. l'Hisl. ms. de la baronnie, citée dans les Rhingraves. Suivant 
la Statistique, l'hôpital fut fondé en 1359, et suivant les Communes 
en 4519. Cette dernière date parait être la plus certaine (V. Part. Fé- 
nétrange). 



— 114 — 

du Schwanhals et du Brackenkopf ; la même année , elle 
abolit la servitude humiliante du scharlfrichter , pour 
laquelle les bourgeois payaient l'eckerbaber pour ceux de 
Niederstinzel ; enfin, nous la voyons, en 1611 , intercéder 
en laveur de deux malheureux condamnés par la justice 
des Rhingraves^ 

Les chartes originales , marques de la sollicitude de la 
marquise de Havre pour les habitants du Westrich , ont 
disparuj et nous n'avons rencontré que quelques notes mss. 
qui n'indiquent pas à quelles sources elles ont été puisées. 
Le nom de la marquise s'est si complètement effacé , que 
l'on a cherché à faire remonter, assez récemment, à une 
cancella ou chapelle romaine, dans laquelle se serait trou- 
vée une image de la déesse de la chasse , l'origine d'un 
village fondé par elle en 1611, prés de l'étang du Stock, à 
l'extrémité de sa seigneurie de Brackenkopf, sur les ruines 
de Cappel. Mais un chercheur infatigable a fait prompte 
justice d'une erreur qui tendait à s'accréditer, et rendu au 
village le nom de sa fondatrice ; nous pourrions ajouter 
de sa bienfaitrice-. 



1. V. une leUredurliiagrave Jean IX. Tp. desCli. , liasse B. 8886. 

2. V. la Statistique et les Communes de 31, II. Lepage, arl. Diane- 
Capelle. 

C'est à tort que le Fouillé de Toula altribué à la marquise de Havre 
la fondaliou d'uu prieuré à Ogéviller , eu 1375, et qu'il en fait la veuve 
de Christophe de Féaétrange, maréchal de Lorraine et de Barrois. La 
version qu'il faut accepter est celle de l'Etat du temporel des paroisses 
(1710) : Il y a à Ogéviller un hôpital , auquel est jointe une chapelle 
sous l'invocation de saint Fiacre; elle a été fondée par Diane deDomp- 
marlin. Le patronage appartient aux seigneurs d'Ogéviller qui y nom- 
ment alternativement. Il y a à cette chapelle le jour du vendredi-saint 
un rapport , c'est-à-dire une dévotion , avec grande affluence de peu- 
ple. (V. Communes, art. Ogéviller.) 



— 415 



II. 



Nous avons fait connaître, dans une précédente étude, la 
première phase de la lutte de la marquise de Havre avec 
les Rhingraves, ces hardis colonels de retires qui, après 
avoir été combattre les huguenots aux côtés des Guises et 
s'être mêlés aux intrigues galantes de la cour des Valois , 
revinrent dans leurs états du Westrich et firent triompher 
la réforme religieuse qu'ils avaient introduite violemment 
dans la baronnie de Fénétrage, en 1563. On peut expliquer 
leur fortune rapide par le courage qu'ils déployèrent sur 
le champ de bataille et leur sagesse dans le conseil , et 
aussi par la facilité avec laquelle ils parlaient la langue 
française; avantage inappréciable à une époque où les re- 
lations de la France avec l'Allemagne devenaient de plus 
en plus fréquentes , au moment où le roi de France Henri 
II, après la conquête des Trois-Évéchés, allait triomphale- 
ment faire boire ses chevaux dans le Rhiri, en 1532. 

Voici une lettre inédite empruntée à la correspondance 
de l'un de ces persomiages* ; c'est un autographe de 
Frédéric, le chef de la branche de Dauhn, qu'il est utile de 
connaître afin de se rendre compte de la position difficile 
de la marquise de Havre vis-à-vis de ses habiles adversai- 
res ; c'est aussi un monument philologique de l'apparition 
de la langue française dans le Westrich ; nous en avons res- 
pecté scrupuleusement l'orthographe irréguliére, les u em- 
ployés pour les V, les e muets pour les é fermés, le g fran- 
çais pour le ié allemand , etc^. Nous n'affaiblirons pas 

1. V. Mss. de la bibliothèque de Nancy, Maison de Salm. (fonds 
Noël). 

2. OpiugoD, dinge, se prouooçaieul : opiniou , digne ; l'on écrivait 



— 110 — 

riutérét que présente ce document historique par d'autres 
commentaires, nous bornant à tenir le lecteur en garde 
contre une anecdote perfide du rhingrave, et à le prévenir 
que la marquise de Havre, qui faisait partie du monde de 
la cour, se trouvait exposée aux traits de son beau-frère, 
dont clic avait refusé d'accepter la transaction , à laquelle 
elle n'accéda qu'en lî)84, et que Henri de Guise était de- 
venu le rival heureux du rhingrave , auquel la baronne de 
Sauves avait inspiré une si profonde passion en 4567. 
D'autres noms illustres figurent dans cette lettre ; celui des 
Barbançon, princes de Ligne , dans la famille desquels 
entra la rhingravine Claude, désignée dans la lettre sous le 
nom de Mademoyselle ; Françoise de Salm , la première 
des quatre femmes de Frédéric, à laquelle celui-ci s'adresse 
avec une courtoisie charmante. 

« A BIADAME LA COMTESSE DU RHEIN (sic) A FENESTRANGE. 

» Madame, je reçu eune lest (lettre) ajourdhuy de vous 
» et osy ccle de mon frère le conte Salm* par lesquelles 
» jeantant quilla communique laret que je fais à Fénétrange 
» touc(h)ant madame daure à mon frère le conte^ pour et 
» asqui sentant auoir deia donne commandement et ordre 
» en cela a son chatelein de Fenetrange et touc(h)ant ce 
» que vous me mandes du chattelein de Ongiwiler^ qu'il 

encore au XVI« siècle rue de la Vingne pour rue de la Vigne ; les 
signes de poncluatioD n'étaient pas prodigués comme à notre époque 
et le repos des phrases était indiqué par les majuscules. 

1. Jean IX, comte de Salm , le dernier mâle de l'ancienne famille 
des Salm-en- Vosges , maréchal de Lorraine et Barrois, gouverneur 
de Nancy, beau-frère du rhingrave Frédéric et de Dandelot, le frère 
de l'amiral Ccligny, 

2. Sans doute Jean-Christophe, mariée à Dorothée de Mansfeld, 
tige de la branche des Rhingraves de Grumbach. 

3. Du gouverneur d'Ogéviller (Eigenweillcr). 



— 417 — 

» le fouit de mestre et sesir la parte de madame daure et 
ï outre chose II ne man mande rien mais jauey parles à 
» M. de Bilt* qu'il est ici àMetz, lequel treuve vostre avis 
» bin bô meis qu'il ne le fait poynt demestre nuy rien de- 
T> santre et si fouit ouir contes de lui remes ces affere 
» jousque au retour. » 

« Jan escris pas a trez (?) pour ce qu'il ne pas besoin et 
» ossy most de Bilstein nen est pas cetain pour ce qu'il 
» craint qu'il est de la partie de Madame de Auvre Je 
» troue fort ben de ce que vous man mandes vostre opin- 
» gon et ne trouerey james moues vostre opingon et encore 
» moyn de ce que vous voudrey et commmanderes Je vou- 
» troy estre de retour auprès de vous pour vous dire beo- 
» cup de choses Jeantan de mosieu de Bilstein , beocup 
» de choses de madame de auert* on dit que mossier de 
» guise lui doit fort feire l'amour Je pens qu'il fasse loy- 



1. Le conate de Bilslein, Nicolas, seigneur de Froville, Magnières, 
Villacourl, lequel possédait arec les rhingraves ane partie de la voue- 
rie de Gbainpenous, etc. Â la vente de la seigneurie de Bonnhausen 
par Claude de Salm, en 1572, ce fut lui qui stipula, au nom de Fré- 
déric et de Françoise sa femme (Dufourny, X. 2'^ part. p. 217.). En 
différentes circonstances nous le voyons chargé de soutenir les intérêts 
des Rhingraves et prenant parti contre les Havre. D'antres seigneurs 
de la cour catholique des ducs de Lorraine tirent de mèmCj notamment 
Jean IX, le gouverneur de Nancy. Une monographie approfondie de 
chacun de ces personnages pourra seule un jour nous faire connaître 
le règne glorieux du duc Charles III et les obstacles de toute nature 
que ce grand prince rencontra dans l'exécution de ses projets. 

2. Après avoir écrit le nom de la marquise comme il se prononce 
en français, de Havre, d'Avré, le rhiograve adopte la prononciation 
allemande, de Hauer. Cette bizarrerie était irès-coramune autrefois, et 
l'on rencontrait fréquemment dans le même acte un nom orthographié 
de plusieurs^ manières différentes. Cette lettre en offre plus d'un 
exemple. 



— 118 — 

» seon qui va la nuyt Je neantan celle noueles qui! soinl 
» dinge de vous mander sinô que je me recomande a voslre 
» bone grâce priant dieu vous meinfcnir en 1res bone santé 
» et longe vie et a moi la grâce de paracheuer ce que nous 
» auons coracncé de Metz le 5 de oust io77. » 

Vostre bien affectionne mary 
bis meinen dot * 

FRIDERIC 

Reingraflf. 

a Je vous prie mon ceur de prandre 
» la peine de fere mes humble 
» recommandation à Mademoyselle et 
» a mes frère de Barbâ Je vous 
» envoyé par le Behm 800 teston 
» Je vous use cnuoyc dauantaige mais 
» il ne a pas a se fie par le chemin ni 
» pouoit porter. » 

III. 

La première phase de la lutte des Rhingraves et des 
Havre se termina par une transaction appelée le burgfrid 
de 1384. 

Charles-Philippe de Croy , qui souvent faisait sa rési- 
dence à Fenétrange, « se sentit incommodé » de ce que 
l'exercice de la religion catholique n'y avait plus lieu ; il 
proposa aux autres seigneurs un accommodement d'après le- 
quel la religion suivant la confession d'Augsbourg conti- 
nuerait à être exercée dans les endroits où elle avait été 
établie, à la charge par les Rhingraves de céder aux Ha- 

i. Josqa'k ma mort. 



~ 419 — 

vré « leur part et place au château de Fénctrange* , avec 
j- ses fossés, ensemble toutes les rentes , dîmes et revenus 
7> situés hors de la seigneurie , lesquels appartenaient aux 
» églises réformées , auquel château M. d'HavTé pourrait 
» faire bâtir une chapelle ou église où l'exercice de la re- 
» ligion catholique romaine serait libre à lui, à ses succes- 
» seurs et à ses sujets et habitants de la ville et des villa- 

> ges qui y voudraient aller ^ qu'il y pourrait établir des 

> chanoines et prêtres catholiques... » La chapelle du châ- 
teau fut construite en vertu de ce traité, et, pendant quel- 
ques années, luthériens et catholiques se livrèrent paisible- 
ment à l'exercice de leur culte^. 

Pour compléter ce passage emprunté aux Communes , 
nous ajouterons les suivants : «; Diane de Dompmartin, du- 
» chesse d'Havre, dans le temps du commencement du lu- 
» théranisme en ces pays-ci , était en plus grande partie 
» dame de la terre de Fénétrange et les Rhingraffs ou com- 
» tes du Rhin , luthériens et les plus forts , seigneurs de 
» l'autre ; elle vendit à ceux-ci la part de tous les droits 
» qu'elle avait en commun avec eux* sur les églises de la 
» seigneurie de Fénétrange, qui s'emparèrent aussitôt, tant 

> de l'église paroissiale et collégiale de la ville , que de 
» celles des villages vendus et en chassèrent les curés...'» 

Plus loin on lit : « Par un traité et accord appelé le 
5 Bourg frid, entre les seigneurs dudit Fénétrange , il est 
s dit que ladite ville et celle de Schalback ne se pourront 
» partager et demeureront communes entre eux. (Cet ac- 

1. Le morcellement de îa terre de Fénétrange, où l'on ne connais- 
sail ni droit d'aînesse , ni masculinité de fiefs , avait donné aux Rhin- 
graves une part dans le château. 

2. V. Communes, 1. 1. p. ôi6. 
5. V. Communes, t. 1. p. 591. 



— i20 — 

» cord, dont je n'ai pu trouver le texte , avait été fait en 
. 1584.)* » 

Dès lors la collégiale, située au centre de la ville, après 
avoir été le lieu de la sépulture des anciens seigneurs de 
Fénétrange, devint celle de plusieurs Rhingraves deDauhn 
et de Rirbourg ; ceux-ci s'en étaient emparés en 156a, et 
elle leur fut complètement abandonnée en 4o84. Trois 
pierres tombales rappellent cette période de l'histoire de 
Fénétrange ; ce sont celles d'Otto , de Mathias Kilburger 
et de Jean-Philippe". 

Les catholiques, pour remplacer la collégiale, élevèrent 
dnns l'intérieur du vieux burg une chapelle, dans le caveau 
de laquelle furent déposés les seigneurs du château, et en- 
tre autres Charles-Philippe de Croy, mort en 1615^. 

La transaction de 1584, qui consacrait les entreprises des 
Rhingraves, fut suivie de l'excommunication de la marquise 
de Ilavré'^, et amena une lutte sourde qui dégénéra en 
hostilités ouvertes en 1615. Pour sortir de la position fausse 
où les avait jetés l'abandon de leurs droits, les Havre s'a- 
dressèrent en 1594 au cardinal de Lorraine, Charles, évê- 

1. V. Communes, l. I. p. "oi^. 

2. Nous avons longuement décril le monument d'OUo, aujourd'hui 
au Musée lorrain. Nous avons aussi consacré une notice, accompagnée 
d'une planche, au bailli lulhérien Malhias Kilburger. Quant au monu- 
ment de Jean-Philippe, il a été découvert, il y a une vingtaine d'an- 
nées, en retournant une des dalles de la sacristie ; depuis il a de nou- 
veau disparu ; de sorte que l'inscription hie ruhe im gott wcilandt 
lohann Philipp wild'-und-rheingraff..., dont ou n'a pu préciser la 
date, peut s'appliquer, soit au premier mari de Diane de Dompmartin, 
soil à son oncle mort en 1S66 , lesquels étaient tous deux colonels de 
reîlres au service de France. 

3. V. le P. Anselme. Hist. des grands officiers de la Couronne. 
T. VI, p. 643. 

4. V. Communes, t. I, p. 592. — Ibid. Coll. de Fénétrange, 



— 421 — 

que de Metz et de Strasbourg. Une des conditions que le 
prélat leur imposa fut de reconstruire à leurs frais et de 
doter quatre nouvelles paroissiales là oîi il avaient cédé les 
anciennes églises et les biens curiaux aux ministres luthé- 
riens des Rhingraves. C'est ce qu'ils exécutèrent au châ- 
teau de Fénétrange, à Lhor, à Schalbach, terres de la sei- 
gneurie Commune et à Mittersheim, terre de la seigneurie 
de Schwanhals. Quant aux églises de celle de Bracken- 
kopf , dépendant aussi de la baronnie de Fénétrange . les 
Rhingraves n'en étant pas seigneurs, n'y avaient pu intro- 
duire la confession d'Augsbourg. Ces nouvelles cures, sauf 
celle de Schalbach , furent occupées en 1603 par les cha- 
noines du chapitre Saint-Pierre de Fénétrange, retirés, lors 
de la persécution de 156o, à Donnelay, terre de Lorraine*. 
Des quatre églises qui furent construites à la fin du xvi^ 

siècle, aucune ne préseutedeparticularitésarchitectoniques, 
sinon celle du château, type du style ogival de transition. 
Cette nouvelle paroissiale ne fut connue que sous le nom 
de chapelle castrale, malgré la destination qui lui avait été 
donnée par ses fondateurs, en dépit des réclamations faites 
en diverses circonstances. Dans une note, ajoutée à un 
acte de mariage de 1710, messire Van Oncle, doyen de la 
collégiale, déclara que son prédécesseur avait commis une 
erreur en écrivant « chapelle castrale ; car celte petite Eglise 
s au chasleau a estébastieexprèspourparoisse au temps que 
» Diane deDompmartin, duchesse deHauré auoit cédé sa part 
» aux luthériens dans la terre et par ainsy la grande Eglise ; 
5> dans une chapelle castrale , ajoute-t-il , il n'y a point 
» de confessionnaux, de chaire à prêcher, de fonds baptis- 
» maux, ni caveaux, coe (comme) il y a dans celle prétendue 



\. V. Dom Caimct, Notice, 3rt. Fénùlrange. 

il 



— 122 — 

ï chapelle castralc qui estoit l'église paroissiale pendant 
j> plus de cent ans que les luthériens occupoicnt !a grande 
» église collégiale et paroissiale...* » 

Le genre de recherches auxquelles nous avons dû nous 
livrer, en nous forçant à entrer dans une élude de détails, 
nous a exposé à nous laisser égarer par des liors-d'œuvres, 
qui méritent cependant d'être l'objet de quelque attention 
de la part de ceux qu'intéresse le récit des événements 
qui furent, sur les frontières de la Lorraine, le prélude 
de la guerre de Trente ans. 

Parmi les pièces que nous avons à présenter, entre le 
burgfrid de 4984 et le manifeste de ICI y, il en est une 
qui caractérise , d'une façon toute particulière, l'antago- 
nisme des deux partis. Le calendrier de Grégoire XIII, 
adopté en 1582, le 22 novembre en Lorraine^ et le 20 
décembre suivant en France, ne le fut par les états catho- 
liques d'Allemagne qu'en 1384. Les Mingraves, comme 
les autres princes protestants, continuèrent à se servir 
de l'ancien, en sorte qu'ils étaient en retard de dix jours 
et obligés d'avoir deux computs dans leurs relations avec 
les étrangers. Diane, pendant son séjour au château de 
Neufviller, où plusieurs missives lui furent adressées au 
sujet du burgfrid de 1S84, par les Rhingraves, leur proposa 
la réforme du calendrier; sa lettre, qui n'est pas datée, 
se termine ainsi : Sur cette créance je vous baise les mains, 
Messieurs mes frère et cousin. Vosre humble seur et cousi- 
ne. Diane de Dompmartin. Ses elForts furent infructueux, 
car elle fut obligée, en 1601 , d'envoyer une nouvelle 

4. V. Arch. comm. de Fénétrauge. E. 2. 

2. Par un édit du 45 novembre 4579, le duc Charles III avait fixé 
au i" janvier le commencement de l'année , qui auparavant était 
incertain^ à Noël, à P?,ques ou au 2b mars. 



— 123 — 

missive, relative à la même affaire, à Messieurs les chlains 
[châtelains) de F enestrang es pour Messieurs les ringraffs 
à F enestrang es*^. En voici le contenu : 

« Messieurs les Chlains. lay receu voz 1res (lettres) Et 
» bien entendu le contenu d'Icelles , pour ausquelles res- 
» pondre Je vous diray que touchant au point que me repre- 
» sentes, en ce que monseigneur et marit auroit permis que 
» lusage du vieil calendrier demeureroit en la seigneurie 
» de Fenestranges, cestoit d'aultant que nauions encore esté 
• Interpellés de nos supérieurs Ecclésiastiques de prendre 
» le nouveau , comme depuis ilz nous ont fait comman- 
» dem* sur peyne dExcoraunication de ne permestre Lu- 
» sage dudit vieil : or a nous aues catholiques ce que nous 
» est chose tant redoubtable que celle censure que plus 
ï tost aymerions de perdre vie et biens que, de lencourir. 
» Cest pourquoy quand ie fus darniereraent a fenestran- 
» ges ien aduerty noz cures, affîn quilz nignorassent l'or- 
» donnance qui nous en auoit esté faite par nre supérieur 
» ecclésiastique, et ce qui me garda de vous en rien dire, 
» estoit que comme cest chose qui touche nre religion, 
» et ou il ny va rien du temporel nous pouuions faire cela 
ï sans quil fut nécessaire vous donner a cognoisîre sur 
» les ordonnances de nre Eglise par ce que nous ne scauons 
» rien de ce qui touche la vre;Et dalleguer qu'a Spire, 

i. Ces deux lellres, qui font parlie du Trésor des Chartes . liasse 
colé B. S886, sont eu entier de la main de la marquise, sauf l'adresse 
de la seconde, qui paraît être de Blienstem, son secrétaire, dont nous 
avons rencontré une note où il est question d'Otto de Kyrbourg : ii Je 
t) soubsigné secrétaire de Madame la marquise de Havre certifie et 
f» atteste que le présent porteur a délivré à son Son Excellence les 
Il lettres de Monsieur le comte Otho ausquelles ladicte ex''^ por certains 
Il empeschements n'a peu respondre. Faict à Nancy le lô«may mil cinq 
Il cens quatre vingt et dix sept. Signé : Blienstem. 



— 124 — 

B Landau et Haguenau ou les deux religions sexercenl 
» que Ion y retieul Lancien Calaudrier, cela nest a propos 

» parceque vous scaues quen toutte la seigneurie du* 

» dont est question, je ny a ung seul subiect qui ne soit 
» catholique , c'est donc bien la raison , que puisquilz le 
» sont touz, qu'ils viuent obseruant les lois catholiques, 
» Et non quilz encourent le péril de la perte de leurs 
» âmes, pour une chose ou personne ny a Interrest,et ou 
» Il seroit plus a propos que vous accomodassiezs, que 
» nous , puisque nous sommes le plus grand nombre 
» dieu niercy : Et puisquil ny va nul péril de vos âmes 
» daultant que cela dépend de vostre seulle volonté de la 
» prendre ou laisser. Que si toutes fois ceulx de vre religion 
» veuillent continiier a retenir le viel , Je ny empesche pas 
» et cela napporte nulle incommodité a personne comme 
» nous poues remarquer en mes subgects du Channals^ que 
> tous tiennent le nouueau et toutesfois il ny a pour cela 
» nul desordre , can chacun fait son exercice comme sa 
» religionluycommande, Etpourconcluoirje vous prie en- 
» core un coup que cela nous apporte trouble ou dissention 
ï Et vous souffre paisiblement exercer noz ceremonyes , 
» comme ie vous asseures ne voulore donner nul empesche- 
» mens aux vrs, Que si vous en faites auement vous occa- 
» sionnerez les pasteurs Ecclésiastiques duser de leur autho- 
» rite, alaquelle voulant estre obéissante entout et partout^ 
» Je ny pourray, ny voudray donner empeschement, ains 

1. Il y a ici une abrévialioa indéchiffrable, que, d'après le sens de 
la phrase, on peut traduire par Brackenkopf. Effectivement, dans celle 
partie de la terre de Fénélrange , les Rhingraves n'avaient pas de 
sujets , tandis (jue la marquise en possédait dans les seigneuries de 
Schwauhals, Géroidseck et Commune. 

2. Schwannechals. 



— 125 — 

ï plus tost faueur et assistance comme ma oonscience my 

» oblige, Qui apportera quelque fascheuse conséquence de 

» quoy je seroys marrie, Et pourtant voiere noz cures ce 

» qui leur en adviendra, si par la crainte que vous leur 

» penser donnez Hz desobeyssent a leurs supérieurs Eccle- 

» siastiques, Je les estime si en advisez quils sen garde- 

y> ront, et feront bien, Car je vault mieulx encourir toutes 

ï sortes de fortunes, que de perdre lame, Dieu nous en 

» preserue : Et vous donnent 

» Messieurs les Chains bonne et longue vie. de Thi- 
» court le IX^ décembre 4601 

Vre bien affectionnée amye 

DIANE DE DOMPMARTIN 

» Vous ferez fort bien et le vous prie de 
» faire treuuer bon a messieurs vos mres 
» mes raisons , masseurant quilz vous croy- 
» ront chose que ie désire, affîn que nous 
» demeurions bons parens, amys etenpaix. » 

Les négociations de la marquise de Havre ne furent 
pas couronnées de succès et ne purent briser l'opposition 
systématique des Rhingraves , dont les sujets continuèrent 
à se servir de l'ancien calendrier , tandis que ceux de la 
marquise avaient adopté le nouveau, qui ne fut cependant 
d'un usage général dans la terre de Fénétrange que vers 
1682*. 



1. V. Arch. comm. de Féûélrauge. BB. I. f. 190. — L'adoption 
du nouveau caleodrier fui une des réformes que le prince de Vaudé- 
mont inlroduisit dans la lerre de Fénélrange, grâce a l'appui de Louis 
XIV. Quant aux prolestants de l'Allemagne, ils adoptèrent le calendrier 
de Weigel, le !«"• mars 1700. 



126 



IV. 



Lorsque Diane fut devenue veuve une seconde fois , en 
1613, un changement radical s'était opéré dans la famille 
de ses adversaires : Otto et Frédéric étaient descendus 
dans la tombe et les deux branches de la maison qu'ils 
représentaient, divisées en une infinité de rameaux, avaient 
brisé le pacte de famille. Les Dauhn, dont le chef était 
alors Philippe Olhon, devaient bientôt prendre rang parmi 
les familles princières du saint empire romain , tandis que 
les Kyrbourg, attachés aux principes de la réforme, s'étaient 
déjà préparés, en Alsace, à la lutte sanglante qu'ils allaient 
soutenir dans les rangs de l'armée franco-suédoise. 

Diane eut alors pour adversaires, non plus des colonels 
de reîtres qui avaient conservé les traditions de galanterie 
de la cour de France, mais les trois fils d'Otto, que les 
aîîaires du parti et leurs habitudes cynégétiques amenaient 
fréquemment à Fénétrange , dont la souveraineté était 
restée indivise entre eux*. 

Le premier était le Rhingrave Jean IX^. Il naquit en 
4575 et mourut en 1623, après avoir épousé Anne-Cathe- 
rine, fille de Georges, comte de Créhange. Il eut en partage 
la terre de Morhange. Nous l'avons vu à Va pompe funèbre 
du duc de Lorraine Charles III, en 1608, soutenir un 
des coins du lit d'honneur. 

Le second, Jean-Casimir, eut en partage la terre de 
Kyrbourg. Il mourut en 1657, après avoir épousé, en 



1. V. l'hisloire de la Maison des Rhingravcs (ea allemand) Man- 
nheim. 1769, passim. 

2. Il ne faut pas le confondre avec Jean IX, comle de Salm. 



— 127 — 

premières noces, Dorothée de Solms , et en 1635, Anne 
Julienne, lîlle de Henri, comte de Linange, 

Le troisième, Otto, deuxième du nom, mourut en 
1657, après avoir épousé en premières noces Claude, 
fille de Joachim , comte de Manderscheid , et en secondes, 
Barbe , fille de Georges comte de Fleckenstein et veuve 
du comte d'Eberstein. 

La rudesse germanique des fils d'Otto poussa la vieille 
marquise de Havre à recourir à un parti extrême ; mais, 
avant d'employer la violence, elle lança un manifeste des- 
tiné à justifier sa conduite^ et fit un appel aux lois fonda- 
mentales qui régissaient l'Empire et la baronnie de Féné- 
trange qui en dépendait. Ce factum forme une brochure 
in-4'' de 8 feuillets , imprimée en allemand à l'aide de ca- 
ractères gothiques, mobiles et métalliques, sans nom 
d'auteur, sans indication de lieu ni de date ; il ne contient 
que 41 pages de texte; sur la première se trouve le titre, 
orné d'un cul-de-lampe à arabesques, reproduit à la fin. 
La rareté des signes de ponctuation rend la traduction 
difficile; les pages ne sont pas chiffrées; on y rencontre 
des mots français et d'autres, d'un latin barbare, imprimés 
en caractères italiques. Le papier, sans consistance, ne 
possède pas de marque et ne présente aucune analogie 
avec celui des papeteries lorraines. Ce factum sort-il des 
imprimeries de Strasbourg? les presses qui lui donnèrent 
le jour sont aussi ignorées que les faits qu'il mentionne*. 



i. Aucun signe ne vient ajouter aux qualités bibliographiques de 
cette plaquette, qui parut en 161 S et qui , résistant à toutes les vicis- 
situdes, est arrivée jusqu'à nous , protégée par une feuille de parche- 
min sur laquelle on remarque la secrète d'un missel romain, notée en 
signes neuraaliques , accompagnés de lettres coloriées en vermillon 
servant de clefs. (Les manuscrits de chant , regardés généralement 



i28 



Telle est celte pièce rarissime que l'on chercherait vai- 
nement autre part que dans les Archives départementales, 
lunds de la colléi^ialc de Fénéliange. Nous en donnons la 
traduction, en faisant suivre les mots qui sont imprimés 
en italiques de la mention sic. 



DE LA SERENISSIME 

ET Illustre Dame, Dame Diane, née Baronne 
de Dompmarlin, Duchesse d'Ârschott, Princesse du 
Saint-Empire Romain, Marquise de Havre, Comtesse de 
Fontenoy et baronne de Fénestrange, etc. raisons légi- 
times , nécessaires et justes pour lesquelles sa Grâce 



comme les plus anciens, soûl notés à l'aide de neumes, que l'on n'a 
pas encore j;u traduire jusqu'à ce jour. V. Gruduale. Parisiis 1861. 
p. XII.) Ce curieux manuscrit que nous signalons ici, au moment oii , 
de toute part, on revient à l'ancienne liturgie , fut lacéré , puis servit 
de couverture au registre d'un bailli , ainsi que l'indiquent ces mots 
tracés en cursives : vinstingen ainjits rcchnimg. Iy86. Plus tard il 
fut fixé par un fil grossier à la brochure dont nous venons de donner 
la description bibliographique ; il fit alors partie des papiers de la 
collégiale, vers 1682, car c'est à celte époque que l'on peut faire re- 
monter les annotations écrites en français sur les marges du factnm. 
Les missels et les livres liturgiques de la collégiale Saint-Pierre de 
Fénétrauge avaient été détruits ou dispersés par les hauts-officiers des 
Rhingraves en 1563; leurs débris, d'une si grande variété et d'un si 
grand intérêt pour le paléographe, changèrent encore de destination ; 
nous en avons rencontré qui avaient la même origine et dont ou s'était 
servi depuis, soit pour relier les ohituaires de la paroisse , qui ne re- 
montent pas au-delà de !a seconde moitié du xvn*^ siècle , soit pour 
envelopper les papiers qui forment aujourd'hui au Trésor des chartes 
le fonds de la collégiale de Fénétrauge, dont le doyen avait longtemps, 
mais en vain , revendiqué la possession pour ses archives. Il est de 
nouveau question de ces archives au % VII. 



— 429 — . 

Sérénissime a été incitée à s'emparer de la ville de Fé- 
nestrange et à l'occuper par ses troupes. 
Au nom de la très sainte et indivisible trinité. Amen. 

Il n'y a rien que le Dieu tout-puissant ait plus hautement 
ordonné; il n'y a rien d'autre part qui lui soit plus agréable 
que la paix et la concorde. Aussi l'a-t-il laissée à ses dis- 
ciples chéris, comme suprême gage et volonté , disant : la 
paix soit avec vous ; je vous donne ma paix. C'est pour 
cette raison que toutes les âmes fidèles , qui aspirent à la 
perfection et cherchent à faire partie du nombre des en- 
fants de Dieu , cherchent cette paix et l'acceptent autant 
qu'il dépend d'eux. Ainsi fit le feu sérénissime et illustre 
prince et seigneur de très-heureuse mémoire seigneur 
Charles-Philippe de Croy, né duc d'Arschott, prince du 
saint-empire romain, marquis de Havre , comte de Fonte- 
noy, baron de Fénestrange, etc. Ainsi a aussi agi la séré- 
nissime dame Diane de Dompmartin, épouse de sa grâce 
sérénissime. La moitié de la seigneurie de Schvi^anenhals* 
lui appartenait du chef de la susdite duchesse , qui l'avait 
héritée de ses ancêtres ; de même qu'à eiLx revenaient 
aussi tous les droits ecclésiastiques ou juris patronatus 
(sic^), tant par rapport aux églises collégiales, fondées par 
les ancêtres de la même duchesse et ceux des wild-et- 
rhingraves, comtes de Salm, leurs co-seigneurs , que par 
rapport aux autres églises situées dans les villages de la 
seigneurie de Schwanenhals. Par suite des grandes cala- 
mités et des troubles qui occasionnèrent des changements 
en Relligion (sic) , les églises reçurent une autre destina- 

1. Col de cigne. 

2. Les mots , suivis de la particale sic, scot eu italiques et nou eo 
caractères gothiques, daos le texte. 



— 150 — 

tion religieuse de la part des parents des susdits wild-et- 
rhingraves durant la minoritet (sic) de ladite dame, du- 
chesse et marquise, laquelle se trouvait alors sous la 
tutelle et garde de feu le seigneur Jean-Philippe* wild-et- 
rhingrave, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et colonel 
de la cavalerie et de l'infanterie allemande en France. Le 
susdit comte l'ayant ensuite donnée en mariage à son cou- 
sin le feu seigneur Jean-Philippe-, wild-et-rhingrave, aussi 
colonel, comme ci-dessus, dans le même pays de France , 
la souvent mentionnée dame duchesse étant encore jeune 
et n'étant pas encore parvenue à l'âge de treize ans, il ar- 
riva que pendant sa jeunesse et minoritet (sic) se fit le 
changement précité de la Relligion (sic) catholique, apos- 
tolique et romaine en la religion de 'la confession d'Augs- 
bourg. En même temps les chanoines et les autres curés 
catholiques furent expulsés de leurs églises et à leurs 
places furent installés des prédicants. Cet état de choses 
dura jusqu'au moment où le susdit duc d'Arschott, mar- 
quis de Ilavré , d'heureuse mémoire , second seigneur et 
époux de la susdite duchesse, voulut de concert avec cette 
dernière Vexercitium (sic) de la Relligion (sic) catholique 
et le voulut, tant dans la ville de Fénestrange que dans les 

1. Jean Philippe, le jeune Rhingrave, mort à Monlconlour (1569), 
était assisté à soq mariage avec Diane de Dompniartia , de son oncle 
le rhingrave Jean-Philippe , chevalier des ordres du roi , mort en Pi- 
cardie en 15'66, le 10 septembre. (V. notre notice sur les Rhingraves, 
passim.) Celui-ci était tuteur testamentaire de Diane et fil en sou nom, 
par procureur, ses reprises féodales, en laSS. (V. Dufourny, t. VII , 
p. 503, 504, 505.) 

2. Suivant ce document authentique^ Diane fut mariée à 15 ans , 
l'année de l'introduction de la réforme à Fénétrange , c'esl-à-dire en 
15G5; l'annaliste des rhingraves , ordinairement bien renseigné , fixe 
celle date à 1566. 



— 431 — 

villages de la seigneurie de Scbwanenhals. A cette fin ils 
firent interpelliren amiablement feu les nobles wildetrhin- 
graves Otto et Frédéric*, et demandèrent qu'on leur per- 
mît d'user pacifiquement et sans obstacles de leur aiitho- 
riteten (sic) , dont ils ne voulaient pas être frustrés plus 
long-temps, car ils avaient résolu et étaient décidés à réta- 
blir l'exercitiwn (sic) de la RelUgion (sic) catholique dans 
la part de l'héritage à eux échue, c'est-à-dire dans la 
moitié des églises dénommées et à réintégrer les prêtres et 
curés catholiques dans les fonctions qu'ils remplissaient avant 
l'irrupion et V introduction (sic) augsbourgeoise. Ils allé- 
guèrent qu'étant seigneurs pour moitié, ils voulaient agir 
de même et que c'était un devoir pour eux, parce que ce 
qui s'était fait avait eu lieu pendant la minoritet (sic) et le 
premier mariage de la susdite dame duchesse, son épouse, 
laquelle n'avait jamais acquiescé à de tels changements et 
mutation (sic) et les avait encore moins confirmés. Ils 
étaient donc bien fondés dans leur réclamation quant à la 
restauration de la religion catholique qu'ils voulaient ac- 
complir. L'affaire ayant été bien débattue des deux côtés , 
l'on s'entendit enfin et l'on convint d'un accord (sic) et 
d'une paix de religion {Relligions friden). Dans cet acte, 
les conclusions furent formulées dans les termes suivants : 
Item ont après mûre réflexion les Rhingraves promis 
sur leur conscience et religion, pour eux et leurs succes- 
seurs, de ne rien entreprendre à rencontre, mais de main- 
tenir, soutenir et protéger les curés, prêtres et maîtres 
d'école , en même temps que les adhérents de la susdite 
religion catholique dans l'exercice de leur religion et les 
cérémonies de leurs églises. 

1. Le premier représeolail les Kyrbourg et lesecoûd les Daohn. 



— 132 — 

A cette paix de religion, conclue le 14 janvier 4584, à 
Neuviller , dans la maison et demeure du seigneur rhin- 
grave Frédéric, laquelle n'est pas suspecte de ruse ni de 
dol, en succéda une autre, conclue à Féneslrange, le 3 
juillet 4584 , qui fut appelée Burgfriden (sic). On y con- 
firma et corrobora dans les termes suivants l'accord et 
paix de religion de Neuviller : 

Et comme nous Charles Philippe de Groy, duc d'Ars- 
chott, etc. et nous Otto et Frédérich-wild-et-rhingraves , 
parents, nous nous sommes accordés pour les affaires de 
religion dans la seigneurie de Fénestrange, ainsi qu'il 
convient de faire et ainsi qu'il conste par un recès spécial 
dressé à ce sujet. Tout recès et accord doit être compris 
dans ce burgfriden et aucun seigneur commun n'y doit 
faire opposition à l'autre, ni obstacle à l'une ou à l'autre 
religion, respectant ainsi la constitution (sic) impériale, 
promulguée en l'année 55, ainsi que la paix de religion ; 
mais chacun doit laisser l'autre en repos quant à sa religion 
et à son Exercitio (sic). 

Aux termes de ce Relligions-und-Burgfriden, les susdits 
duc et duchesse ont cédé la moitié à eux appartenant des 
églises et en ont laissé jouir les autres en paix ; ils en ont 
fait construire à leurs frais de nouvelles pour faire admi- 
nistrer les saints sacrements à eux et à leurs sujets de la 
seigneurie de Schwanenhals, comme aussi à tous autres. 
Les susdits duc et duchesse n'ont cependant dérogé en 
rien, quant aux authoritet (sic) établies dans la ville de 
Fénétrange et les villages communs, dans lesquels ville et 
villages la susdite duchesse exerce le pouvoir : comme 
elle a la plus grande part sur les rues et lieux communs, 
attendu que de huit parts, elle en possède cinq et audclà, 
elle a, par le fait, pouvoir et authoritet d'y agir à son bon 



— . 135 — 

plaisir, d'y faire des processions et creutzgange (rogations), 
d'y élever des Altaria (sic) et d'y pratiquer les auW"es 
Exercitia (sic) de leur Relligion (sic) ; auxquelles choses 
leS'Susdits comtes ne purent ni ne durent opposer d'em- 
peschement, si ce n'est qu'ils veulent rompre et anéantir 
le susdit Contractus relligionis (sic) et Burgfridens , et 
efFectivement les susdits duc et duchesse ont pratiqué le 
tout et l'ont exercé depuis la conclusion des mêmes Con- 
traten (sic) au vu et au su des feux Rhingraves Otto et 
Frédéric, alors vivants, ledit seigneur père Otto jusqu'en 
•1G07 et Frédéric jusqu'en 1G08*, sans obstacles ou em- 
pêchements à la pratique des Cœremonien (sic) et aux 
usages de la susdicte Relligion (sic) catholique ; car ils 
n'ignoraient pas qu'ils n'avaient pu le faire sans rompre 
le Contractus Relligionis (sic) et le burgfrid, deux conven- 
tions qui leur avaient été des plus avantageuses. Ainsi la 
dame duchesse est à même de manifester et de démontrer 
clairement qu'elle a été trompée de plus de la moitié d'une 
légitime acquisition ; car les susdits Rhingraves lui ont 
adjugé à elle seule le vieux mur d'un bâtiment incendié 
depuis plus de vingt ans^ , comme aussi le fossé joignant 
ce mur, contenant cent w erckschuh en longueur. Il n'y avait 
aucune construction sur l'emplacement de ce mur renversé 
et bouleversé; tout ce que la duchesse a bâti, elle l'a 
construit sur les fonds de son antique héritage , ainsi que 
l'église^ et d'autres logis et habitations. Et en contre sa 
grâce sérénissime a cédé aux comtes la moitié de la belle 



i . Dates des décès des Rhingraves Otlo et Frédéric. 

2. Vers 159b. 

3. Il est ici question de la chapelle castrale et de l'aile orientale du 
château, qui domine la vallée de la Sarre. 



— 154 — 

église collégiale de Fénétiange, qui n'a pu avoir été cons- 
truite qu'à grands frais, puis ensuite toutes les autres 
églises de la seigneurie de Schwannenlials, ensemble la 
moitié des guildes, rentes, et demeures des curés et prê- 
tres. La souvent citée dame duchesse se trouve parfois si 
profondément navrée d'un tel état de choses, qu'elle se met 
à espérer qu'il prendra fin, et que tout ce qu'elle a aban- 
donné retournera de nouveau sous sa puissance. Elle ex- 
posera aussi et prouvera que l'on veut injustemenent, 
violemment et à tort lui attribuer d'avoir , après tant de 
belles choses, aliéné encore son authoriteten (sic) : ce qui 
ne lui est jamais venu à l'esprit et a bien moins encore été 
dans ses intentions , ce qui, au surplus, n'a jamais été 
mentionné dans aucun traité. De môme les enfants et hé- 
ritiers du susdit seigneur rhingrave n'ont jamais formé 
d'opposition jusqu'en 1615, le 6 juin, jour du Saint-Sacre- 
ment, les wild-et-rhingraves Jean, Jean-Casimir et Otto, 
frères et fils du précédent seigneur rhingrave Otto, étant 
arrivés à Fénétrange en l'absence de la susdite duchesse, 
qui dans ce moment était dans les Pays-Bas, sans que le 
duc ou la duchesse leur en eût donné de motifs, ou qu'on 
les eut molesté eux ou un des leurs, soit dans les Céré- 
moniœn (sic) de leur église, soit de tout autre façon qui 
ait pu arriver à la connaissance du duc et de la duchesse , 
ils osèrent ériger plusieurs choses inconvenantes et injus-, 
tes à rencontre de l'honneur de Dieu, des usages et céré- 
moniœ (sic) de la Relligion (sic) catholique , apostolique 
et romaine, le tout directement en opposition avec les 
précités accords de religion et burgfrîd. Furent alors em- 
pêchés la procession (sic), le creutzgang et les cœrcmonien 
(sic) du jour de la Fête-Dieu et cela avec grandes menaces 
et injonctions de ne plus faire de pareilles processions 



— 13b — 
(sic), creutzgang el cœremonien (sic). Non contents de 
cela, les susdits comtes ont envahi la maison ou demeurait 
le bailli Frédéric de Hindenbourg* , l'ont parcourue en 
en tous sens, ont monté les escaliers en courant , ont dé- 
gainé leurs épées, ont coupé la corde qui soutenait un ciel 
de tentures d'or^, adossé à la maison, l'ont précipité ainsi 
dans la rue , en présence du précité duc , son seigneur , 
encore vivant et retenu à Fénétrange par une maladie 
grave, mais elle (la duchesse) étant absente. On ne pou- 
vait agir plus de Despect (sic) et d'acharnement. Non con- 
tents de cela, l'année suivante, en 1614, ils ont, le même 
jour de fête, manifesté toute leur mauvaise volonté en 
réunissant toutes sortes de gens armés en assiégeant le 
château de Fénétrange appartenant à ladite duchesse, en 
se précipitant sur les ponts et tout autour de ce même 
château et en plaçant des vedettes de Reîtres sur tous les 
points qui y conduisent, en ouvrant même une porte dans 
la ballhauss (jeu de paume)^, par laquelle on entre au 
château, chose ignominieuse et intolérable. A tout cela, 
nonobstant que le bailli de la duchesse, Frédéric de Hin- 
denbourg leur ait tout d'abord notifié une Protestation 
(sic) dans laquelle il déclarait que vu l'absence de la sou- 
vent citée duchesse, il ne voulait, ce même jour de fête, 
ne riicii iai. c , ni ne rien entreprendre. Les susdits comtes 

 . Fridericn h in denburg, margraioisch haiterîsch amptman 
i'cgen Brackenkoffs , habitait la maison dite de Landsberg, démolie 
eii 1858;, que nous avons décrite dans une Notice insérée dans le Bul- 
;etin de la Soc. d'Arch. lorr. 

2. Ce riche ornement n'est pas porté sur l'inventaire de 1649, re- 
produit au § VI. 

5. Le jeu de paume, suivant le compte du bailli de 1665, était 
placé près d'un petit jardin, arrosé par la Sarre, et conimuniquaul avec 
la ville par une poterne, assez rapprochée du moulin actuel. 



'- 136 — 

ont depuis lors permis à leurs serviteurs beaucoup ûà 
légèretés inconvenantes : ainsi l'un d'eux s'est précipité, 
en véritable étourdi, dans la cour de la susdite duchesse, 
a sorti un pistolet de son ceinturon et a tiré sur un des 
serviteurs de Son Altesse Sérénissime ; si ce dernier n'eût 
esquivé le coup, il eût été tué sur place. Beaucoup d'au- 
tres ont prouvé et ont montré une grande envie de nuire , 
mauvaise volonté et inimitié formelle à l'égard de la dite 
duchesse. Mais à raison de son absence, qui se prolongea 
de deux ans, la souvent mentionnée duchesse n'a pu obvier 
autrement à un tel état de choses, qu'en faisant interpeller 
les susdits comtes, et cela à plusieurs reprises , par le 
ministère de Notarien (sic) impériaux pour avoir à rétablir 
et à réparer, premièrement, les Injurien (sic) envers le 
Dieu tout puissant, outrages perpétrés en empêchant son 
saint service, qui se célèbre en tel jour dans toutes les 
églises catholiques , et les Cœremonien (sic) religieuses ; 
secondement, les injuriens (sic), outrages et violences 
qu'ils se sont permises envers le feu duc de très-heureuse 
mémoire et la duchesse, son épouse, ayant par des voies 
et moyens violents rompu et anéanti le contracten der 
Relligionen (sic) et le Burgfriden. 

Ladite duchesse étant arrivée en ces pays voulut ap- 
prendre plus amplement ce qui s'était passé ; elle trouva 
que dans le Burgfriden conclu pai- les seigneurs communs, 
il est dit : 

Que celui qui se trouve lésé , ait avant d'en venir à une 
procès judiciaire à engager à un accomodement celui auquel 
il a une répétition à faire. Si l'intimé est coupable, il doit, 
dans les quatorze jours, choisir un gentilhomme impartial 
ou tout autre homme brave et loyal pour arbitre; de 
même doit aussi le plaignant choisir un noble ou tout 



— 137 — 

autre ; lesquels arbitres doivent être avisés et priés par 
les deux parties de fixer le jour et le lieu pour vider le 
différend, etc^ 

Et comme la susdite duchesse reconnut que ce même 
accord avait été consenti et corroboré par serment par son 
seigneur et époux (d'heureuse mémoire), pour ne point 
charger sa conscience et également pour le maintien de sa 
réputation, de son nom et de son honneur, elle voulut 
l'observer de point en point et fidèlement en tout. A cette 
fin elle ordonna, le 19 octobre de l'année dernière, 1614, 
à son bailli Frédéric de Hindenbourg , de déclarer à 
Mathias Kilburger bailli des Rhingraves de Rirbourg, 
d'avoir à faire part à ses maîtres que ladite dame duchesse 
était disposée à remplir en leur entier les points et clause 
du burgfrid et que s'ils voulaient nommer des arbitres, 
elle en ferait autant de son côté. Le susdit Hindenburg 
exécuta fidèlement cet ordre et en fit part à Kilburger qui, 
après quelques pour-parlers, laissa l'afifaire sans solution. 
Quand la souvent dénommée duchesse en fut informée, 
trois mois s'étant écoulés depuis l'avertissement, elle fit 
insinuer une protestation publique par ministère d'un no- 
tarien (sic) impérial, le 13 janvier de Tannée 1613. Elle y 
déclara être dégagée et déliée de l'engagement par sermen 
au burgfrid, serment qui avait lié et engagé son défunt 
seigneur et époux (d'heureuse mémoire); elle déclara prot 
longer néantmoins le burgfrid d'un terme de quatorze jours" 
donnant à comprendre combien fortement et ardemmen^ 
elle désirait que les choses aient pu se terminer bonne- 
ment et amiableraent. 

i. C'était dans l'aDcien droit germanique la juridiction des Austrè- 
gues. Nous verrons plus loin qu'elle fut confiée au duc de Lorraine 
Henri II, du consenlemeni des deux parties. 

12 



-- 138 — 

Eux, au contraire, ont témoigné en tout temps, dans 
tout l'ensemble de leur conduite, une jalousie extrême et 
cela même par lettre et missiven (sic), au grand déshon- 
neur et despect (sic) de feu son seigneur et époux , en ce 
que, selon la louable coutume de la naiionen (sic) alle- 
mande, ils le traitaient de votre Amitié (ewer lieb) ; tandis 
que les comtes doivent donner aux princes le titre de votre 
Grâce {ewer gnad) , ainsi que l'avait fait feu le Rhingrave 
Otto, leur seigneur père, et que font encore les comtes de 
l'empire romain, dont le souvent mentionné duc a été 
nommé prince par feu l'empereur Rudolplmm (sic) de 
très-heureuse mémoire , en considération de la grandeur 
de la famille et du nom qui se rattachait aux très-puis- 
sants rois de Hongrie*. Et malgré que la souvent dénom- 
mée duchesse leur ait fait toutes les avances, à raison des 
choses ci-dessus , pour arriver à une bonne entente et 
union, il ne fut pas donné d'autre réponse de la part du 
précité Kilburger , sinon que ses seigneurs et maîtres ne 
voulaient user et se servir d'autres moyens que de ceux 
intentés devant la Chambre impériale de Spire, moyens 
dont cependant la susdite duchesse doit déclarer qu'aucun 
n'a reçu de commencement d'exécution, attendu que le 
mandat qu'ils ont obtenu dans ladite Chambre est encore 
en litige , et est regardé comme non avenu en vertu des 
motifs allégués par elle dans une protestation (sic) pré- 
sentée à ladite Chambre. Comme donc par les choses ci- 
dessus mentionnées et diverses autres, elle reconnaît bien 
que les souvent dénommés comtes ne sont pas intention- 
nés d'exécuter l'accord de Relligion (sic) et le burgfrid , 

\. Donl les Croy écarlelaient leurs armes, comme les ducs de 
Lorraine. 



— 139 — 
rompus et anéantis par eux, qu'elle est même assurée par 
des personnes dignes de foi que les dits comtes persistent 
dans la même opiniâtreté, volonté et résolution de cher- 
cher à empêcher par la force les Processionen (sic) et au- 
tres Cœremonien (sic) en usage, qui jusqu'à ce jour avaient 
bien et chrétiennement eu lieu sans aucun obstacle chaque 
année, comme également dans le même but, ils profèrent 
à chaque instant de nombreuses menaces^ dont la susdite 
duchesse a reçu relation véridique, disant que maintenant 
ils voulaient la faire sortir de son repaire (nid) , c'est-à- 
dire de sa ville et de son château de Fénétrange ; qu'ils 
voulaient réunir une si grande quantité de troupes qu'ils 
sauraient bien l'empêcher de faire et exécuter de sembla- 
bles Processionen (sic). Il est aussi certain que pour arri- 
ver à ce but final, ils ont formé des complots et tenu des 
conciliabules pour aviser aux moyens de réaliser leurs 
projets. Pour couper court à tout cela, la souvent men- 
tionnée duchesse a finalement résolu, par devers elle, d'en- 
vahir la ville et de s'en rendre maîtresse , comme aussi de 
rentrer de nouveau en jouissance de son ancienne autho- 
riteten (sic) et de son héritage, qu'en vertu desdits traites 
elle avait cédés et abandonnés ; attendu que les susdits 
comtes ont eux-mêmes rompu , enfreint et anéanti ces 
mêmes traités, elle n'a pas hésité à les rompre , enreindre 
et anéantir. 

VI. 

L'auteur de ce manifeste est inconnu ; peut-être est-ce 
un juriste de Spire, le docteur des ducs de Lorraine à 
Kauffman-Sarburg, chargé de rédiger, en 1608, la sup- 
plique des habitants de la baronnie à la marquise de 
Havre, ou Johann Keudel, que nous retrouverons, en 1617, 



— 140 — 

instrumentant dans le château de Fénétrange. Il allègue 
que la marquise, suivant les termes du burgfrid de 4584, 
avait proposé de s'en remettre à un arbitrage, mais que 
les Rhingraves, ayant voulu porter l'affaire à la Chambre 
impériale de Spire, la marquise s'empressa de décliner 
cette juridiction en invoquant les lois qui régissaient l'Em- 
pire. Nous allons, après elle, secouer la poussière des 
vieux livres du droit germanique et exposer succintement 
les principes de cette législation, dont il semble que vos 
pays, dit un mémoire adressé au duc de Lorraine Charles 
III , ayent pris leur première origine^. 

Fénétrange était terre d'Empire et conserva, sous l'ad- 
ministration du prince de Vaudémont (1665-1720), les 
rouages de sa vieille administration féodale. Son autonomie 
avait été respectée par Louis XIV et par le duc Léopold , 
qui, l'un et l'autre, lui laissèrent ses anciennes juridic- 
tions : celles des tribunaux inférieurs , soit au civil , soit 
au criminel, dont nous n'avons pas à nous occuper ici, et 
celle des tribunaux suprêmes dont le principal était alors 
la Chambre impériale de Spire , à laquelle les états de 
l'Empire avaient recours entre eux, relativement aux fiefs, 
péages, revenus et autres droits, et même les vassaux 
en lutte contre leurs suzerains, lorsque les causes étaient 
de nature à intéresser les lois générales de l'Empire. La 
Chambre impériale de Spire jugeait aussi en dernier res- 
sort les actions réelles, quand il s'agissait au fond de 
plus de 1,500 florins, ce qui arrivait rarement à Féné- 
trange, dit un mémoire du temps^. 

1. V. l'essai sur les Coulumes de M, Beaupré, p. 52. 

2. V. Communes, l. I. p. 542. — On remarquera que, dans une 
seigneurie voisine de celle de Fénétrange, à Lixheim, les appels du 
buffet des seigneurs étaient portés à la cour de Heideiberg, devant les 



— 141 — 

Cependant les simples genlilhommes immédiats jouis- 
saient de privilèges si considérables qu'ils pouvaient se 
soustraire à cette juridiction commune à tous les états; ils 
avaient le droit de ne répondre en leurs causes que devant 
des arbitres appelés aiistrègues, ce qui amenait de telles 
longueurs de procédure, que ceux qui commençaient les 
procès en voyaient rarement la fin et plus rarement l'exé- 
cution de l'arrêt, à moins que la diète de l'Empire ne s'en 
mêlât ou que les parties ne vidassent leur différend l'épée 
à la main ; usage barbare qui força les seigneurs à faire 
entre eux des traités d'alliance pour leur défense récipro- 
que, soumis par eux à une sanction pénale. Ces traités 
furent appelés hurgfrid, ou paix du château, et les chro- 
niques de Lorraine en font constamment mention. 

L'arsenal des lois fondamentales de l'Empire fut aug- 
menté, au xvi^ siècle, par un nouveau reces^ connu sous le 
nom de Religion's frid ou paix de religion. A la suite de 
la transaction de Passau, du 26 mai 1552, Ferdinand, roi 
des Romains, avait conclu avec les états de l'Empire, réunis 
à la diète d'Augbourg, le 25 septembre 1555, un traité 
par lequel le libre exercice de la religion fut accordé aux 
catholiques et aux protestants, à l'exclusion des sacramen- 
taires ; les privilèges précédents furent maintenus et l'on 
y ajouta la clause dite Réserve ecclésiastique. Ce reces, 
publié sous Charles- Quint, ne fut pas plus fidèlement 
observé que ceux qui l'avaient précédé ; chaque parti 
l'interprétait à sa manière ; il fut invoqué dans le burgfrid 

comles palatins da Rhin, et que ce ne fui qu'en 1707 que ceUe princi- 
pauté fut mise sur le pied des autres prévôtés de la Lorraine, à la- 
quelle elle fut annexée. 

1* On nommait ainsi les constilulions iuipériaies, qui ordiuaireiueat 
étaient promulgées à la fin de la tenue de la diète (in recessu). 



— 142 — 

de 1584 et clans le manifeste de 1613 , que nous venons 
de reproduire*. 

Les graves questions qui s'agitaient sur les frontières 
de la Lorraine, finirent par être portées devant le duc 
Henri II, non pas parce qu'il était suzerain des seigneurs 
de Fénétrange pour certains fiefs situés sur les terres de 
Lorraine, comme Donnclay et autres, mais à litre d'aus- 
Irèguc. 

Il semble, au début de cette afTairc, que le rôle des 
ducs de Lorraine était bien nettement tracé et que, suivant 
les traditions de leur maison, ils dussent chercher à arrêter 
les empiétements des Rhingraves. Il n'en fut pas ainsi. En 
1565, pour des raisons politiques trop longues à déduire, 
le duc Charles III ferma l'oreille aux plaintes des Salm et 
des Landsberg, et la ville tomba au pouvoir de leurs ad- 
versaires^. En ifilo, Diane recommença la lutte : c'était 
alors Henri II qui régnait ; prince timide, qui dut se trou- 
ver dans un étrange embarras quand il eut à s'immiscer 
dans la querelle des Rhingraves et de la marquise de 
Havre. Les premiers étaient pour lui des voisins turbulents 
et redoutables, dont les terres étaient enclavées au milieu 
de ses états et dont les regards étaient constamment tour- 
nés vers la France, son ennemie. Quant à la seconde, il 
n'avait pas oublié qu'elle était entièrement dévouée à la 
maison de Lorraine, pour laquelle elle n'avait pas dissi- 
mulé ses sympathies pendant les guerres de la Ligue ; en 
1588, elle avait prêté cent deux mille écus barrois au duc 
Charles III, pour le mettre en étal de prendre le comman- 

1. V. Droil public germanique., où l'on voit l'élat présent de l'em- 
pire. Amsterdam. M.DCC.XLIX. — Ibid. Heiss. hisl. de l'Empire. 
Amsterdam. 1755. 

2. V, Communes, t. I. p. 548. 



— U3 — 

dément de la Ligue* ; en 1598, les terres de Hombourg et 
de Saint-Avold lui avaient été engagées ; enfin, si elle avait 
aliéné une partie de ses droits dans la terre de Fénétrange, 
dont elle était dame pour la plus grande partie, c'est que, 
ainsi que le constate un mémoire du temps^, les Rhingraves 
luthériens étaient alors les plus forts. Comme Charles III, 
Henri II chercha à observer la plus stricte neutralité , et 
certes ce n'est pas nous qui nous plaindrons de cette sage 
politique , qui valut à la Lorraine une prospérité qu'elle 
ne retrouva plus que sous le règne du duc Léopold^ 
Nous touchons au dénouement : le vieux burg des sires 



i. V. Dom Calmet. Hist. de Lorraine, t. II. col. 1414. 

2. V. Communes, t. I. p. S91. 

3. Voici une pièce relative à une affaire d'exlradition , au sujet de 
laquelle le duc écrivit lui-mènae : « A MM. les marquis d'Havre, Rhin- 
H graffs et autres seigneurs de Féneslrange. Messieurs, ce n'est jamais 
H de mon consenlemenl ny permission que mes officiers et ministres 
Il puissent agir dont vous puissiez tirer un sujet de plainte comme je 
Il m'assure dont n'en trouverez point icy et ce qui s'y fait par mon 
II prevosl du camp pour la capture du nommé Lacliapelle cy-devanl 
I» domicilié en mon bourg de Saincl-Nicolas ou il auroit commis un 
Il assassinat merveilleusement détestable et pour raison duquel ayant 
M été contraint de s'absenter de mon pays.... 

n Je suis pour le surplus. Messieurs, votre bon et 
Il affectionnée cousin, HEMIY. 
(i De Nancy ce 7 juillet 16H. » 

L'extradition se fil avec les plus grands ménagements et le maître 
des requêtes, M. de Bailli^7, fut chargé, le 8 juillet 1611 , d'en in- 
former de Nancy Madame la marqiiîse d'Havre princesse du 
Saint-Empire. Il profita de cette circonstance pour lui donner des 
nouvelles de la cour : La comtesse de Vaudémont est accouchée d'un 
prince ; le duc est à Nancy ; il doit se rendre à Lunéville , et de là à 
Charmes ; le baron d'Ancerville est toujours en faveur ; on a prétendu 
qu'un Français a tué le duc, ce qui fait que tous les Lorrains ont tué 
tons les Français qu'ils rencontraient, ce dont la reine s'est plaint ; les 
rcligionnaires ont assemblée en France, etc., etc. 



— 144 — 

de Fcnétrangc élait entouré de hautes murailles et sépaié 
par un fossé profond de la ville, avec laquelle il commu- 
niquait par le pont-levis d'une tour munie d'une herse ; 
du côté de la Sarre se trouvaient des ravins fortifiés ; ce- 
pendant c'était la partie faible , car ce fut par la poterne 
de la Balhaus que le château fut assailli , ainsi que nous 
l'avons vu dans le manifeste de 161o. Sans doute cette 
poierne conduisait aux dépendances du moulin de la ville, 
ainsi que le font supposer les mesures de précautions pri- 
ses en cette circonstance, que nous trouvons signalées 
dans un vieux registre allemand d'un bailli des Rhingra- 
ves : » De l'écurie dans le Miihlhof (cour du moulin) , qui 
» figurait annuellement dans ce compte pour un cens de 2 
» florins on ne tire plus rien depuis 1615 ; la dame mar- 
» gravine de Hauer l'a fait démolir pendant les événements 
j> de la guerre. Cet emplacement, ajoute le bailli, appar- 
» tient toujours à mon gracieux seigneur et comme la 
» seigneurie de Hauer n'a pas encore manifesté ses inten- 
» lions à cet égard, on fera de nouvelles réclamations » 
Le château avait été ainsi mis à l'abri d'un coup de main 
par la marquise de Havre , mais nous ignorons, jusqu'à 
présent si la lutte s'engagea dans les rues entre ses gardes 
vallonnés et les reîtres et les lansquenets des rliingraves, 
vers la fin de janvier 1615. 

A ces détails sur le tumulte de 1615, comme on disait 
alors, il faut ajouter que les suites en furent favorables au 
parti catholique, dont les bourgeois, après avoir été long- 
temps opprimés, parvinrent enfin à jouir de leur préroga- 
tives et à siéger parmi les treize, grâce à l'énergie déployée 
par la marquise de Havre*. 

I. V. Arch. comm. de Fénèlrangc. BB. I. Le livre du XX« 
Jour (en allemand) f. 91. 



— \ij — 

Les Rhingraves ne se tinrent pas^ pour battus : ils s'a- 
dressèrent à la Chanîbre impériale de Spire et au bon duc 
Henri, le 28 mars, prétendant que c'était la marquise qui» 
la première , avait rompu le burgfrid en faisant faire des 
processions publiques hors de la chapelle et du château ; 
ils renouvelèrent leurs plaintes le 28 septembre; Le 27 
mars 4617, le duc s'étant enfin décidé à intervenir, ils le 
remercièrent de ce qu'il leur avait envoyé ses conseillers 
pour commissaires. Mais la marquise ne se rendit pas à 
la conférence qui fut proposée , en sorte que ce ne fut 
qu'au mois de novembre 1618 que toutes ces difficultés 
furent aplanies par un nouveau burgfrid* , dont il ne fut 
plus question après la guerre de Trente ans, qui, la même 
année, éclatait à l'autre extrémité de l'Empire germa- 
nique. 

Le 25 janvier 1 6 1 7, la marquise se trouvait dans son château 
deFénétrangeoùellefîtl'acquisition delà part que lesLand- 
sberg possédaient dans les seigneuries de Brackenkopf, Gué- 
roldseck etCommune.Elle était assistée de deuxseigneursap- 
partenantauxplusnoblesetplus anciennes familles d'Alsace: 
Wolf Boecklé de Boecklinsau et Georges Zorn de Bulach, 
tuteurs d'Adam Martzloff, Richard, Maximilien, Marie-Ma- 
deleine et Catherine, enfants de Jacob et d'Ursule de 
Landsberg. L'acte de vente fut dressé dans le grand poêle 
en haut du château de S. A. Madame la princesse Diane, 
dans ce vaste appartement qui s'étend au-dessus de la 
chapelle castrale, et où l'on remarque encore aujourd'hui 
une vaste cheminée, des poutres historiées, des croisées 
coupées par des meneaux prismatiques en quatre parties, 
et l'ouverture carrée qui le mettait en communication avec 

1, V. Communes, t, I. p. oAô, art. Fénélrange. 



— 14G — 

la chapelle^ lohannKeudel de Spire, notaire public juré de 
S. M. I., habitant et bourgeois de Fénétrange, ancien bailli 
des Landsberg en lu98, fut chargé de dresser l'acte en lan- 
gage germanique, en présence de TérémicLalouette, prévôt 
de la seigneurie Commune, de Sébastien Geyer et de Mathis 
Smidt, tous deux échevins de Fénétrange, tous deux appar- 
tenant à cette bourgeoisie turbulente, dont l'atlitudc, pendant 
la période orageuse qui s'écoula depuis l'époque où, après 
avoir été de condition serve et soumise aux innovations des 
Rhingraves, elle reçut sa charte d'affranchissement, for- 
merait un tableau d'un intérêt saisissant, qu'il faudrait 
compléter par celui de sa nouvelle organisation municipale; 
ce que ne nous permettent pas les limites du cadre étroit 
que nous avons adopté. 

La date de la mort et le lieu de la sépulture de la mar- 
quise de Havre nous sont inconnus. Dom Calmet rapporte 
dans sa Notice , art. Fontenoy , qu'elle vivait encore en 
4621 , au moment ou le pays allait être envahi par les 
troupes de Mansfeld. Suivant un autre document , elle se 
trouvait, le 14 octobre lG2b, dans son château de Thicourt, 
oîi fut signé le pacte de famille qui réglait les droits de 
ses héritiers. Parmi ceux-ci on remarquait son gendre, le 
fils aîné de son vieil adversaire le rhingrave Frédéric; 
Philippe- Othon, que Diane eut la consolation de voir em- 
brasser la religion de ses ancêtres et élever au rang de 
grand-écuycr de Lorraine par le duc Charles, III et de 
prince du Saint-Empire par l'empereur. Philippe-Othon 



1. Cetle salle est maintenant divisée par des compartiments entre 
plusieurs petits ménages, et le second étage est devenu un grenier, 
dont les fenêtres ont été murées en partie. 



— U7 — 

fut la tige des princes de Salm-Salm, dont la résidence est 
aujourd'hui dans la Westphalie prussienne. 

VII. 

Après la mort de sa fondatrice , la chapelle castrale eut 
à subir d'étranges vicissitudes. 

Pendant la guerre de Trente ans , elle ne fut même pas 
épargnée par le grand Condé, ainsi qu'on le voit par le titre 
d'une pièce , non retrouvée , qui fut jointe à un inventaire 
de 1722* et dont voici la teneur : 

« Inventaire des reliques autrefois à l'Eglise du châ- 
, » teau de Fénétrange, retirés (sic) par ordre du prince 
» de Condé, suivant la missive en original datée du camp 
» de Friburg, du 17 octobre 1643 et récépissé au bas 
ï dudit inventaire de son aumônier et copie tant dudit 
» inventaire que du récépissé. » 

La nomenclature suivante, empruntée aussi à l'inventaire 
de 1 722, et signée par le bailli des Havre, Jean Meyer (1644- 
1660), complète notre description de la chapelle castrale, 
dont les splendides ornements , en partie aux armes des fon- 
dateurs, échappèrent, on ne sait comment , au pillage des 
Suédois, qui saccagèrent la ville en 1636. Ces ornements 
furent considérablemuntdétériorés, et quelques-uns durent 
être remplacés en 1662, ainsi que l'indiquent des annota- 
tions , d'une écriture postérieure, dont est surchargée la 
pièce que nous allons reproduire in extenso. En la par- 
courant, on s'explique combien grande devait être l'irrita- 
tion des jeunes Rhingraves, dont le puritanisme intolérant 
ne put supporter la vue du luxe déployé dans les pompes 
religieuses de la chapelle de Diane de Dompmartin. 

1. V. Trésor des Chartres , liasse colée B. S886. (FénétrangC" 
Commun.) — Il eu esl plus amplement question au § VIL 



— 148 — 

Inventaire de tous les ornements trouvés dans la chapelle 

de Fénestrangeet y appartenant. {Original. Arch. dép. 

F énétr ange- Commun.) 

Cy: 

Un calice avec la patène d'argent partie doré. 

Un encensoir en argent. 

Un petit gobelet d'argent doré. 

Une grand croix d'argent. 

Deux petites coquilles d'argent, une des coquilles rom- 
pues. 

Une gondole à mettre encen avec une petite cuillère 
d'argent. 

Un ciboire servant de monstrance tout argent. 

Un petit tableau. 

Un tabernacle sur l'autel. 

Un autre petit po' porter le S*-Sacrement le jour de la 
Feste-Dieu, avec des petits rideaux et autres broderies. 

Un grand drap de velours noir et blanc avec les armes 
de nos seigneurs. 

Deux autres draps noirs et blancs pour mettre sur les 
morts. Fort deschiré. 

Un devant d'autel velours noir et blanc. Fort taché. 

Un devant d'autel vert et blanc, toile d'or. 

Un autre devant d'autel, damas et broderie , au milieu 
l'annonlion. 

Un devant d'autel, toile d'or et figuré. 

Une chasuble avec l'estole et manipule en toile d'or. 

Une blanche et verte toile d'or avec les armes deschirée 
sur le devant. 

Une autre de taffetas blanc et taffetas rouge deschirée et 
mangée des souris. 

Deux tuniques blanche et verte. 



— 149 — 

Deux autres blanches. 

Deux tuniques de velours rouge avec des parements 
d'argent. 
Deux tuniques de velours noir. 
Une chasuble noire. 

Une autre de taffetas violet. 

Une chappe de taffetas blanc doré. 

Un ciel taffetas rouge. 

Deux rideaux de taffetas rouge. 

Deux taffetas à couvrir le tabernacle vert et noir. 

Un autre de lassis. 

Deux robes rouges pour les enfants, avec les bonnets 
quarrés. 

Une boëte à mettre le vénérable sacrement d'argent. 

Une croix d'ébène ; le crucifix, la Vierge, le S'-Jean 
d'argent^ n.-d. dessus d'argent. 

Un petit tableau d'ébène. 

La lampe d'argent. 

Six chandeliers de cuivre tant gros que moyens. 

Deux petits tableaux de marbre. 

Sept autres petits, les autres descolés. 

Six petits vases d'étain. 

Deux atitres paires. 

Deux anges taillés tenant deux chandeliers dorés. 

Un petit coussin, dessus les reliques de S'-Morin et S'- 
Jacques, apôtres. 

Un autre avec des reliques des martyrs thébains. 

Un missaille. 

Un antiphonaire. 

La Vierge avec la couronne de perles. 

Un petit chappelet de coralles rouge et perles. 

Un Enfant-Jésus avec une petite couronne.,.. 



— 150 — 

Un autre avec cinq médailles d'argent et quelques perles. 

Un Christ attaché à la colonne tout de marbre. 

Une S'^-Catherine de bois. 

Un S'-Christophe de bois. 

Une main avec quelques reliques. Est à Romelfmg. 

Deux portioncules de reliques dans un autre bois. 

Deux tète d'anges de cire. 

Force bouquets façonnés. 

Les quatre Évangélistes. 

Une Vierge. 

S*^ Catherine de Sienne. 

Un crucifix, rompu. 

Une autre Vierge. 

Un voile de calice brodé, la Vierge au milieu. 

Un autre de satin blanc avec des broderies. 

Un lassis blanc. 

Un autre lassis rouge et noir. 

Deux corporeaux. 

Deux coussins toile d'or, des franges et gallons d'or. 

Deux autres satin rouge brodés d'argent. 

Deux verts tapissés. 

Deux satins blancs. 

Deux noirs, tous deschirés. D'une autre écriture. 

Deux de cuir doré, deschirés. 

Deux autres avec les araicts toille fine et deux ceintures, 
une achetée en 4662. 

Un surplis avec de la dentelle, tout deschiré. 

Un grand taffetas bleu, un blanc cassis. 

Un taffetas bleu et un blanc cassis, appartient à Bern- 
dorff et y est encore. 

Deux autres voiles de toutes coleurs, de nulle valeur. 

Un devant d'autel, pans coupés. 



— 451 — 

Un autre entrelacé. 

Une autre toile, au milieu le nom Jésus. 

Six (?) 

Une serviette, deux torche mains. 

Un panon taffetas rouge , la Vierge d'un côté , S'- 
Maurice de l'autre tout en pièce. 

Une autre panon taffetas blanc. 

Deux grauds draps blancs avec dentelles pour les com- 
muniants. 

Un eau-bénitier. 

Deux choppinettes. 

Un petit chappelet. 

La tapisserie à orner la chappelle, toute deschirée. 

Une grande couronne d'argent à mettre sur le monstrant. 

Fait le 41® jour d'avril 1649, par les sieurs curés et 
chapellains ; lesquels ornements ont esté mis ez mains de 
M. Jean Dreiz , maître d'école, pour le présent à Fénes- 
trange, lequel a signé le présent inventaire avec lesdits 
sieurs curés et chappellains. 

Signé : Jean Dreys. Jean Meyer. Charles Soufïlatte , 
curé de Romelfing et Fénestrange. 

Voguer, maître d'école. Hans Blamgen. 

VIII. 

En 1630, les troupes franco-suédoises ayant complète- 
ment évacué le pays, on se mit à réparer les ruines qu'avait 
amoncelées la guerre de Trente ans. Suivant le compte du 
receveur, en 1638, on ouvrit dans la grand'salle du châ- 
teau de Fénétrange une porte, et l'on en mura une autre ; 
il fut placé des vitres au grand poêle sur la chapelle ; on 
paya le curé de la chapelle Charles , etc. Des notes* nous 

4. V. Trésor des Charles. B. b886. (Fénétrange. Commun.). 



— 152 — 

font connaître quelques-unes des dépenses atrectées à l'en- 
tretien de religieux chargés de la desserte. Elles sont si- 
gnées d'un nom lorrain, celui d'un prédécesseur du véné- 
rable Mory d'Elvange, dans son fief des bords de la Nied, 
dans le Westrich*. Jean Guillaume Seltzer d'Elvange (lo- 
hann WilhelmSeltzer von Elwingen), bailli des Croy-Havré, 
avait été nommé par Charles IV, le 5 novembre 1665, 
capitaine-châtelain, haut-officier, gruyer et receveur des 
château, ville, terre et seigneurie de Fénétrange et dépen- 
dances, dont il avait été chargé de prendre possession, le 
31 avril, après la vente de Marie-Claire de Croy. Il avait 
sous ses ordres un fonctionnaire subalterne , Gaspard 
Thiébault, qui avait été continué dans ses fonctions de 
receveur général des églises, par le prince de Vaudémont 
quand celui-ci eut fait l'acquisition de la baronnie de 
Fénétrange. 

— Le s"" Gaspard Thiébault donnera un bichet de fro- 
ment, de rentes de l'Eglise, au présent porteur religieux 
de Sarbourg et ce pour aumône. Fénétrange, le 17 febvrier 
1657. d'Elvange. 

— Le s^ Gaspard Thiébault, receveur général des Egli- 
ses, donnera au s' Claude , curé de BerndorlP, ce qui lui 
revient pour avoir desservi la chapelle de cette ville, et 
pour qu'il n'ait pas de difficultés entre les s'^ curés, il 
sera bon d'en donner avis au s"^ curé de Romelfing. 

d'Elvange. 

— Le soussigné , confesse avoir reçu de M*'^^ Gaspard 
Thiébault, receveur général des Eglises , la quantité de 4 

1. V. M, Boulangé. Noies pour servira la slatislique monu. de la 
Moselle. 1853. p. 104. 

2. Claude de Bronval élail un religieux bernardin du pays de Liège, 
mort eu 1676. 



— i55 — 

resales de blé et autant a'aveine, et ce pour avoir desservi 
la chapelle dudit Fénétrange, en l'an 1066. 

B. Claude de Bronval, curé de BerndorfF. 

— Le s"" Gaspard Thiebault, resseveur des Eglises, fera 
acheter trois mesures de vin d'Allemagne et 2 pots de 
bière, qu'il fera délivrer aux R. P. Capucins de Salbucg*, 
et ce pour qu'ils ont desservi la chapelle de ce lieu , pen- 
dant le temps qu'il n'y avoit point de curé , durant que la 
dyssenterie a régné à Berndorlï"; ce qui lui sera alloué en 
dépense de son compte prochain. Fait à Fénétrange , le 
20 octobre 1666. 

Wil. d'Elvange. 
En apostille : Nous avons reçu le contenu du présent 
ordre. 

F. François-Joseph de la Marche, gardien des Capucins 

de Sarbourg. 

— Je soussigné, certifie auoir reçu des mains du s"" Gas- 
pard Thiebault, receveur des Eglises de Fénétrange, la 
somme de 20 florins du Rhin, pour retirer 7 calices qui 
sont engagés à Strasbourg, dont ils sont détenus pour une 
note de treize florins du Rhin. La note a été pour la dé- 
pance. Ce que j'atteste sous ma signature. Fénétrange, le 
42 juillet 1666. d'Elvange. 

Encore plus reçu 4 florins pour ledit voyage, ce qui fait 
en tout 24 florins. 

A la suite d'une nouvelle révolution, en 1682, la collé- 
giale de Béatrix d'Ogévillers ayant été ouverte aux chanoi- 
nes, la chapelle castrale cessa d'être paroissiale. Le 
nouveau doyen réclama et obtint du prince de Vaudémont 



1. Les RR. PP. de Sarrebonrg furent fréquemment appelés à Fé- 
ûélrange et dans les environs jusqu'à la révolution. 

43 



— 154 — 

la croix de procession, un calice avec patène, encensoir, 
petit soleil pour porter le Saint-Sacrement , saint-ciboire, 
croix (l'ébène , etc. A partir de cette époque commença 
l'enlèvement successif de tout le riche mobilier dont nous 
avons donné l'énumération. Voici une des pièces qui le 
constate : 

Inventaire des meubles et argenterie appartenant à la 
chapelle castrale de Fénestrange^ qui sont entre les 
mains de l'officier ; les autres ayant été remis au s^ 
Pierron, dotjen de la collégiale, suivant reçu en forme 
de reversalc ci-devant inventorié. Et cy : 
Une image de la Vierge en argent, en relief, avec un 
petit Jésus et un Saint-Jean sur velours cramoisi et un 
cadre d'ébène garni d'argent. 

Deux petites plaques d'argent, servant de chandeliers 
et attachés à un aparoy (?). 
Une petite lampe d'argent ouvragé. 
Une petite coupe d'argent vermeil servant à donner le 
vin aux communiants*. 

A cette pièce sans date, dont on ne possède plus que la 
copie, empruntée à l'inventaire de 1722 (Arch. dép. Féné- 
trange. Commun.), se trouve jointe la suivante : 

Reçu du s"^ Pierron, du 14 sept. 1GU3, de l'argenterie 
servant au service divin de la chapelle castrale de Fénes- 
Irange, pour être mis dans l'Eglise avec promesse de les 
représenter quand il plaira au prince. 

C'est ainsi que l'on put encore célébrer des mariages 
sous les voûtes ogivales de l'édifice abandonné , entre 
autres celui de Christophe Van Oncle de Venette, seigneur 
de Rahling et de Bining , qui épousa, le 7 février 1710, 
Anne-Éléonore de Souart, dame de Schveigen. 

4. V.leBulletiuduBouquinisle (l'A. Aubry. Paris. 1859. p. 571,628. 



— ïm 



IX. 



Outre les Archives de la collégiale, dont faisait partie 
le manifeste de ICI S, il y avait les Archives des seigneurs, 
au château, puis celles du bailliage et de la communauté, 
à l'Hôlel-de-Ville. La séparation de ces deux derniers 
dépôts est bien nettement caractérisée par le greffier du 
bailliage, dans son inventaire de 1753, où il déclare que 
les doubles des rôles des villages doivent être déposés aux 
Archives du Roy, au château de Fénestrange^. Or, Sta- 
nislas représentait alors les anciens seigneurs. C'est la 
réunion de ces trois dépôts d'archives qui a formé le fonds 
Fénestranye, source précieuse de renseignements histori- 
ques, dont se sont enrichies les Archives départementales 
et le Trésor des Chartes. 

Les Archives des seigneurs furent longtemps reléguées 
dans une vieille armoire de la tribune de la chapelle cas- 
trale, ainsi que le constate un inventaire dressé par ordre 
du duc Léopold, le 20 octobre 1722, par un de ses con- 
seillers, messire Henry-Joseph de Kiecler, chevalier, com- 
missaire ordonnateur et général réformateur des eaux et 
forêts en la Lorraine allemande et département de la Sarre 
et pays frontières, qui, en 1718, avait été chargé de pré- 
sider au remembrement de la terre de Fénétrange. Voici 
l'intitulé de cet inventaire^ : 

« Procès-verbal du Conseiller d'Etat de S. A. R., étant à 
» Fénestrange, et commissaire en cette partie. 

» Le s' Senault nous a représenté un procès-verbal du 

1. V. riavenlaire des papiers du bailliage en 1733, 23 févr. (Tré' 
sor des chartes). 

2. V. Trésor des Chartes. Layette colée B. S88fi. (Fenélratige. 
Comiiiun.) 



— 45(i — 

3 juin dernier, portant que, dans le temps des répa- 
rations que l'on faisoit au cliàteau et à la chapelle 
castrale, il se seroit trouvé une vieille armoire dans la 
tribune de la dite chapelle , ouverte et brisée, entre 
plusieurs meubles d'éghsc et dans laquelle une masse 
de vieux papiers sur l'Eglise et l'hôpital de Fénestrangc 
et la comté de Falkenstein, dont on n'avoit connoissance 
et avons fait dresser inventaire par les sieurs Senault, 
Klein et D'hame, procureur fiscal et P. Aubry, procu- 
reur et substitut à Lixheim, interprète. » 

Faisaient partie de l'Inventaire de 1722 : 
« Une liasse de six pièces formant inventaire des titres 
de Fénestrangc, que Maurice du Plessis, bailli du prince 
de Vaudémont, et que Jean Daniel de Dalheim, maître 
des comptes dudit prince, fit transporter au domicile 
de M. Souart, le 1 1 décembre 1680 , qui les mit en 
sûreté. 

» Un inventaire des papiers de la maison de Croy, con- 
servés au château de Friburg, tirés des mains du s"' 
Pagny, châtelain dudit château, et remis dans celui de 
Fénestrangc, sous la garde du s"" Richard, bailli de 
Fénestrangc, pour S. A. R. le 23 avril 1711. 
» Un inventaire des titres et papiers trouvés dans la 
chapelle du château de Fénestrangc , fait par Henry- 
Joseph Kikler (sic), escuyer , seigneur de Guéblange, 
conseiller de S. A. R., commissaire ordonnateur pour 
son service, et général réformateur des eaux et forêts, 
au département de la Lorraine allemande en présence 
de M. Charles-Henry Souart, conseiller, secrétaire d'E- 
tat de Mg'" le prince de Vaudémont, fait le 21 avril 
1711. » 
Ces intéressantes épaves d'un passé déjà si loin de nous 



— n? — 

avaient dû être mises en lieu de sûreté, notamment eu 
4636 et en 1676, quand amis et ennemis saccageaient le 
château et la ville, La guerre, connue sous le nom de tu- 
multe des Pandours (1743), vint de nouveau répandre une 
alarme dont nous trouvons une exemple en 1793 , lorsque 
le I®'' octobre on dirigea en toute hâte au château de 
Fénétrange trois grands coffres contenant les Archives de 
Bouquenom, différents objets appartenant à la nation et 
provenant du château de Lorentz, de Saarvverden , etc., 
pour en cas d'événements les faire passer plus loin à 
Vintérieur. 



L'original d'un placet, annexé à l'inventaire de -1722*, 
nous fait connaître l'état de la chapelle castrale sous le 
règne du duc Léopold : 

« A Son Altesse Royale, » 

» Nicolas Van Oncle , curé et prêtre de Fénétrange, 
ï conjointement avec les bourgeois catholiques dudit lieu, 
» remontre très humblement qu'en l'an 1582- , Diane de 
» Dommartin , duchesse de Havre , en partie dame des 
» terres de Fénétrange, auroit cédé la part et portion des 
» églises desdites terres aux hérétiques luthériens, dont 
» les chefs étoient Otto (sic) et Frédéric, Rhingraffs, aussi 
j> seigneurs dudit Fénestrange. Le Pape ayant été informé 
» que cette trop faible cession est injurieuse à la religion 
» catholique, obligea cette dame de bâtir quatre Eglises 
» paroissiales dans ladite terre , les fournir d'ornements ; 
» une de ces quatre Eglises fut bâtie au château de Fé- 



i. V. Trésor des Charles. B. §886. (Féuélrange. Commun.) 
2. Lisez : 1584. 



— 158 — 

» nestraiige, pourvue de tous les ornements nécessaires ; 
» les luthériens, en vertu de la cession, ayant enlevé ceux de 
« l'ancienne paroisse, celle bâtie au château, qu'on prétend 
» être chapelle castrale, servit de paroisse jusqu'en Tan 
ï 1G82, que la religion luthérienne a été abolie par les 
» armes de France ; l'ancienne église reprit une partie 
» des ornements transportés du château en icelle par le 
* curé de ce temps ; il se trouve cependant encore, entre 
» les mains des officiers de S. A. R. , une petite lampe 
» d'argent, un gobelet et quelques plaques, le tout d'ar- 
» gent. 

» Ce considéré , plaise , Monseigneur à V. A. R., or- 
» donner à ses officiers de remettre les effets dudit châ- 
» teau à la paroisse encore à elle appartenant et le tout 
» pour être employé au service divin, pour la plus grande 

> gloire de Dieu, la continuation des vœux pour un long 
» et heureux règne de V. A. R. 

» Signé : VAN ONCLE. « 
Au dos du placet : a S. A. R. ordonne au sieur comte 
» de Choiseul-Beaupré , bailli de Fénestrange , de faire 
» remettre incessamment à la paroisse dudit lieu les lam- 

> pe, gobelet, plaques d'argent et tout autre ornement 
» d'Eglise, qui sont au château dudit Fénestrange , pour 
» être employés à former un ciboire et un soleil en ladite 
» Eglise. 

» Fait à Lunévil'e, le 5 janvier 4727. » 
En apostille : • J'ai reçu l'original de la présente copie. 
» Le comte de CHOISEUL BEAUPRÉ. «. 

Sous Stanislas, en 1763, il restait encore quelques vieux 
tableaux , la cloche , et dans le caveau, quatre cercueils 
en plomb, peut-être d'autres cercueils en chêne ; le doyen 



— 1S9 — 

de la collégiale s'empressa de réclamer le tout et rédigea 
ainsi sa demande , qui fut visée par le lieutenant civil et 
criminel du bailliage : 
e A Monsieur d'Hame, conseiller du Roy, lieutenant- 

» général civil et criminel du bailliage dé Fénétrange 

» et en qualité de subdélégué commissaire en cette 

» part. 

» REMONTRENT très-humblement les doyen , cha- 
» noines et curé vicaire perpétuel , à eux joints les éche- 
j> vins et fabriciens de l'Eglise collégiale et paroissiale de 
» l'Eglise de S'-Pierre de Fénétrange que leurs prédé- 
» cesseurs ayant obtenu, en 1693 et en 1697, la permission 
» de transporter en leur dite église les ornements, vais- 
» saux sacrés et autres décorations les plus nécessaires 
» à la célébration de nos mystères , qui étaient en la cba- 
» pelle du château de cette ville, comme ils sont énoncés 
ï dans leurs quittances, ils auroient pareillement obtenu 
ï de S. E. Mg"^ le chancelier de Lorraine un décret en 
» date du 4 may 1733 , par lequel ils sont autorisés à 
» faire remettre en leur Eglise tous les vieux tableaux, 

> meubles et autres effets restés dans ladite chapelle et 
» principalement une cloche avec le bois et marnage né- 
» cessaire pour accompagner celles qui sont dans la tour. 
» Ce qui ne fut point rais pour lors en exécution, malgré 
» que dans ladite année ladite chapelle fut profanée par 
» les choses qu'on y mit, et malgré que depuis on n'y fit 
» plus de procession comme d'ancienneté dans l'octave du 
» très-saint Sacrement , parce que M. le comte de Saint- 
» Ignon, qui logeoit audit château, leur a observé que la- 
» dite cloche lui étoit nécessaire pour appeller du secours 

> en cas qu'il fut attaqué la nuit par des volleurs. Cette 
» raison n'existe plus, et, par le même décret , il est aussi 



— 100 — 

» permis aux remontrants de faire transporter des osse- 
a ments et reliques des morts que l'on aiiroit mis dans le 
» caveau de laditle chapelle, dans le temps qu'on y faisoit 
» le service paroissial , s'ils s'en trouvent après l'ouvcr- 
» ture et la visite faite, parce qu'elle est toujours actuel- 
» lement employé à des usages profanes. Ils ont aussi ob- 
» tenu des supérieurs ecclésiastiques de les remettre à 
» l'ossuaire de la paroisse , afin qu'ils ne fussent pas 
» profanés. 

» Monsieur, ce considéré, il vous plaise, etc. 

» Jean G'JIIIE, chanoine et doyen du chapitre. 

> Vu le 43 décembre 17G3. j> d'HAME. » 

Les ossements qui se trouvaient dans le caveau furent 
enlevés j le 9 juillet 17G4, ainsi que le constate le pro- 
cès-verbal de la vente des meubles de la chapelle castrale* : 

« .... a été procédé en la cour du château, devant la 
» chapelle qui y est attenante, à l'adjudication de quatre 
» cercueils de plomb, provenant du caveau et trouvés sans 
» couverture et gâtés de rouilles, pourriture et vieillesse. 
» Après que les ossements qui y estoienl eussent été lavés 
» et transportés, avec les cérémonies ordinaires , dans ur 
» cercueil de bois de chêne, fait exprès, qui a été déposé 

* dans l'ossuaire de l'église collégiale de Féneslrange , en 

* attendant qu'il en soit disposé autrement. » 

M. de Vareilles, vicaire-général de l'évêché de Metz, 
écrivit à ce sujet, le J8 septembre 1764, au doyen : « J'ai 

* de la peine à comprendre, Monsieur , quelle est la rai- 
» son qui vous a déterminé à vous adresser à M. le chan- 
» cellier , pour obtenir la permission de transporter d'une 
» église dans l'autre, des tableaux, ornements, et d'ouvrir 

i. V. Arcli. dép. Coll. de Fénéirange. X« L. 237. 



— iM — 

I un caveau, transporter des ossements et autres choses 
» de cette nature , qui semblent n'appartenir qu'à la juri- 
» diction ecclésiastique. Je vous envoie aujourd'hui la 
» permission de J)énir ledit caveau et la nouvelle cloche. » 

Il importe peu de savoir comment se termina le conflit 
soulevé entre M. de la Galaizière et M. de Vareilles, entre 
le chancelier du roi Stanislas et le vicaire-général de l'é- 
vêque de Metz ; ce qui est certain , c'est que le caveau de 
la collégiale, profané en 1S65, n'était pas encore béni en 
1770S et que l'on n'y déposa pas les cendres des dynastes 
du château, qui furent reléguées dans l'ossuaire du cime- 
tière, d'où elles n'ont disparu qu'assez récemment, après 
avoir traversé la tourmente de 93. Nous ignorons ce qu'el- 
les sont devenues. Parmi les cercueils de plomb vendus 
à l'encan dans la cour du château, devait se trouver celui 
de Charles-Philippe de Croy, le filleul de Charles-Quint 
et de Philippe II, le mari de Diane de Dompmartin. 

Ici s'arrêtent nos recherches. En 47t)5, le château de 
Fénétrange fut acensé au nouveau gouverneur, M. de 
Frimont, et rebâti en partie par lui. C'est ce qui fit dire 
à un auteur lorrain , à Durival^ : « il y avoit un vieux 
» château , dans lequel étoit l'ancienne chapelle castrale / 

1. V. Arch. dép. Coll. de Fénétrange. X". L. iid. 

2. V. Diirival. Desciipliou de ia Lorraine. Nancy. 1779, T. II. p. 
2«j6. — La Notice de Dom Calmel et le terrier de 1720 ont aussi 
meDlionné la chapelle caslraie, mais d'une nianière encore plus laco- 
nique. Quaul à l'etal de la cure de Fénétrange, présenté le 2 septem- 
bre d7i*3 à messire J.-B. Canon, chanoine de Melz (V. Coll. de Féné- 
trange, u" l'/O), il nous fournil très-peu de détails nouveaux. Après 
avoir rapporté qu'on ne dit plus la messe dans la chapelle castrale , il 
nous apprend que ceux qui demeurent au cliàleau en ont la clef; que 
par ouï dire, la chapelle est sous l'invocation de Saint-Jacques , que 
l'on y élève un rejiosoire le jour de la Fèle-Dieu cl qu'il y a un caveau. 
Des anciennes tombes, pas un mot. 



— 1G2 — 

» et un caveau sans doute la sépulture ordinaire des sei- 
» gneurs. — On a construit une maison très-considérable 
» sur l'emplacement du château, » ajoute Durival sans se 
douter apparemment qu'au milieu des travaux de restaura- 
tion en style Louis XV, la chapelle castrale et la sombre 
façade du manoir seigneurial habité par Diane de Domp- 
martin étaient restées debout, bien déchues, il est vrai, de 
leur antique splendeur. 



■iionin o celHH"! 




iii L Ch- i 'îoph*. A'a/'-y. 



MKPvE.u x 1)1 ciiAirriU': dk toul 



SUR 



ÛUELQDES MÉREAUX 



DU CHAPITRE DE TOUL, 



PAR M. AUG. DIGOT. 



Il n'entre pas dans le plan de ce petit travail de rappe- 
ler, même succinctement, tout ce que l'on a écrit relati- 
vement à l'origine et à l'usage des méreaux. De semblables 
explications m'entraîneraient trop loin, et je me conten- 
terai de quelques notions extrêmement sommaires. 

Les revenus des chapitres (chapitres des cathédrales ou 
collégiales) étaient ordinairement divisés en deux parts. 
La première se subdivisait elle-même en autant de pré- 
bendes qu'il y avait de chanoines , et chacun de ceux-ci 
touchait la sienne, lors même qu'il montrait peu d'em- 
pressement à assister aux offices. L'autre part, au con- 
traire, était destinée à récompenser l'assiduité à ces 



— 1()'i — 

mêmes offices. A cet effet , lorsqu'un chanoine se présen- 
tait à l'église , il recevait ce que l'on a nommé plus tard 
sa distribution, et il résultait de cet arrangement que les 
ecclésiastiques les plus exacts et les plus réguliers étaient 
en même temps les mieux rétribués. Les moyens d'effec- 
tuer la distribution dont il s'agit ont varié selon les temps 
et les lieux. Dans quelques églises, on se contentait de 
prendre les noms des chanoines présents ou de les pointer 
sur le tableau du chapitre. Ce système donna lieu à des 
abus et souleva des réclamations. Plus d'une fois, les 
ecclésiastiques négligents prétendirent que le pointeur les 
avait omis à dessein ou par distraction, et, pour couper 
court à de pareilles plaintes, on adopta presque partout 
l'usage de faire la distribution, pendant ou après l'office, 
en remettant aux chanoines présents ce qui devait leur 
revenir. Mais , comme il n'y avait pas au moyen âge (sauf 
les bronzes romains qui circulaient encore) de monnaie 
moindre que l'obole , pièce d'argent dont la valeur était 
assez considérable; comme les offices étaient très-nom- 
breux, et que la distribution de chaque ecclésiastique ne 
devait pas valoir une obole, on prit le parti de créer une 
sorte de monnaie conventionnelle, à laquelle on imposa le 
nom de mar allas, merallus ou merellus , en français mé- 
rel ou méreau, mois, qui viennent du substantif grec Wîcros 
ou merès, lequel signifie ;jar^ ou portion. 

Ces mércaux étaient presque toujours en plomb, rare- 
ment en cuivre, et quelquefois ils portaient un mot, tel 
que matines, messe ou vespres, indiquant à l'occasion 
dequel office ils devaient être dislribuési. C'était le poin- 

i. M. Iloiiyer a décril (daus lu lievue numismatique, l. XIX , 
p. 565) des mércaux à l'usage de l'église collégiale Sainl-Wulfran 
d'Abbeville , el sur lesquels ou lii les mois MATines , iMESses et 
YESpres. 



— i65 — 

teur et parfois le chantre ou un autre dignitaire*, qui, 
après avoir pris les noms de tous les assistants , ou même 
sans s'être acquitté de cette formalité , désormais inutile , 
donnait à chacun des chanoines le méreau établissant son 
droit à h distribution. Puis, à des époques fixées d'a- 
vance, les chanoines se rendaient chez le trésorier du cha- 
pitre, et là on leur remboursait en monnaie courante la 
valeur des méreaux qu'ils avaient reçus. A la Sainte-Cha- 
pelle de Paris, l'échange se pratiquait tous les samedis^ ; 
mais il n'y avait rien d'uniforme à cet égard , et chaque 
église avait ses usages particuliers. 

Ce n'était pas toujours aux membres du chapitre que se 
faisait le remboursement dont il s'agit. Il s'était introduit 
dans les villes qui possédaient des églises épiscopales ou 
des collégiales une coutume que nous devons signaler. 
L'échange des méreaux contre de la monnaie n'avant lieu 
parfois que de loin en loin, les chanoines qui avaient des 
dépenses à acquitter ou des achats à faire donnaient à 
leurs créanciers ou aux marchands les méreaux qu'ils pos- 
sédaient, et ces créanciers ou ces marchands les portaient 
eux-mêmes au trésorier et en recevaient la valeur en es- 



1. Item, idem Canlor sive Prœsidens plumbos interessenlibus horis 
dislribuet. V. une charte de Ferri de Cluny , évéque de Tournay, 
confirmant la fondatian de la collégiale de Middelbourg, dans Le Mire, 
Opéra historica et diplomatica, t. II, p. \ôiô. — Dislributori me- 
reliorum , in vim prœslill per eom juramenli , inliibentes ne personis 

haec committentibus dislributiones aiiqiias exsolvere praesumat. 

V. Reformatio Sanctœ Capellœ per Carolum VI, dans Du Gange , 
Glossarium, édil. Henschel, v° Merallus. 

2. Quolibet sabbalo anni , omnes canonici , capellani el clerici con- 
veniunt ia caméra solutionis, et debent merellos sucs ibi asportare, ut 
videalur quid el quod eorum unusquisque fuerit lucralus. V. Statuta 
Canonicortim Sanctœ Capellœ Parisiensis , p. 22. 



— 166 — 

pèces courantes. Les méieaiix constituaient , par consé- 
quent, une sorte de monnaie conventionnelle dans les villes 
épiscopales et dans les autres lieux où se trouvaient des 
chapitres. 

Les auteurs qui ont traité de ces signes représentatifs 
ne s'accordent pas sur l'époque à laquelle on a commencé 
à en faire usage. Les textes qui les mentionnent ne sont 
pas fort anciens, et l'on n'a pas, à notre connaissance du 
moins, publié jusqu'à présent de méreaux remontant à 
une antiquité un peu reculée. M. Rouyer pense toutefois 
qu'on les employait dès le xiii^ siècle*, et je crois que l'on 
peut, sans crainte de se tromper, dire qu'ils étaient con- 
nus cent ans plus tôt, car je publie dans celte note deux 
méreaux, dont l'un est bien certainement du xiii*^ siècle , 
tandis que le style de l'autre ne permet pas de le croire 
plus récent que le xii®. 

Quoi qu'il en soit, on possède encore aujourd'hui un 
assez grand nombre de méreaux, et il est, sans doute , 
inutile d'ajouter qu'ils offrent les types les plus variés et 
quelquefois les plus singuliers. Cependant, malgré leur 
variété, ils ont, pour la plupart, un certain air de parenté 
avec les monnaies que l'on frappait à l'époque de leur 
émission, et cette ressemblance, souvent assez légère, j'en 
conviens, permet de les classer et de leur assigner une 
date, avec quelque certitude ou du moins avec vraisem- 
blance. 



1. V. Revue numismatique , t. XIV', p. 36t. Ed JSd?, les cha- 
noines de la cathédrale de Màcon prétendaient s.'élre servis de méreaux 
depuis trois ou quatre siècles. M. Ch. Robert a publié dans la Re- 
vue numismatique, 2" série, t. V, p. -^82 et 4'83 , quelques méreaux 
de celte église, et Jeux de ces pièces semblent, en effet, remonter au 
xiv'= siècle. 



— 167 — 

Duby* et d'autres numismates^ ont publié beaucoup de 
raéreaux provenant de diverses cathédrales et de plusieurs 
collégiales; mais aucune de ces pièces n'appartient à la 
Lorraine, et la présente note est le premier travail où l'on 
ait décrit quelques méreaux du chapitre de Toul. 

4. La pièce que j'ai rangée à la tête de la série (v. la 
planche, n" i) appartient évidemment à une époque très- 
reculée, et si j'ai rapporté ce méreau au xn^ siècle, j'au- 
rais pu, sans témérité, le vieillir encore et l'attribuer au 
XI®. C'est une masse de plomb , coulée grossièrement et 
offrant une convexité, entourée d'une sorte de bordure en 
saillie, que j'ai tâché de figurer sur la planche (v. n° i bis). 
La pièce présente d'un côté une surface parfaitement lisse, 
et de l'autre côté une croix, dont les branches s'élargis- 
sent un peu vers les extrémités, que termine la bordure 
dont je parlais tout à l'heure. Au centre de la croix on 
voit un point saillant , et entre les branches des stries ou 
raies, qui figurent comme une seconde croix. Le poids 
considérable de ce méreau, la rudesse du travail et une 
ressemblance éloignée avec les deniers frappés, à Toul , 
par les évèques Gérard, Brunon, Udon, Pibon et Ricuin^, 
me forcent à le regarder comme très-ancien. Il ne porte 
aucune légende; mais il a été trouvé à Toul, et cette cir- 
constance supplée à toute autre indication de provenance, 
car les méreaux ne circulaient jamais hors des villes dans 
lesquelles on les fabriquait. 

1. V. Traité des monnaies des barons, passim. 

2. Revue numismatique, passim et notammeat t. III , p. -46 , 
XIII, p. 336 et suiv., t. XIV, p. 361 etsuiv., t. XVI, p. 218 el suiv. 



M 



3. V. Recherches sur les monnaies des évèques de Toul , par 
. Robert, p. 11-20, planche I, fig. 2, 3 et 4, pi. II, fig, I, 2, 3 et 't. 



— 168 — 

^. La pièce qui me paraît devoir être placée au second 
rang, sous le rapport de l'antiquité, appartient, comme la 
précédente, à la riche collection de M. Gillet , vice-prési- 
dent du tribunal de Nancy (v. la pi., n" 2). Son travail est 
encore assez grossier ; néanmoins , il est tellement supé- 
rieur à celui du n" i, qu'on dirait ces deux méreaux sépa- 
rés par un intervalle de plusieurs siècles. Je pense que le 
n" 2 a dû être coulé vers le commencement du xiii® siècle ; 
car son revers offre de l'analogie avec les deniers frappés 
par l'évêquc de Toul Pierre de Brixey, qui siégea de 1168 
à 1192*. Voici la description de ce méreau : 

D. N.-S. Jésus-Christ attaché à la croix; au-dessus le 
soleil et la lune, comme sur toutes les représentations de 
ce genre exécutées au xn« siècle; à droite et à gauche de 
la croix , deux anges , qui paraissent soutenir les bras du 
Christ, ou peut-être reçoivent dans des vases le sang cou- 
lant de ses plaies. 

R. Une croix, terminée par des globules et inscrite dans 
un cercle; grenetis extérieur; entre le cercle et le grenetis 
les lettres SA^I GAqI, qui semblent être mises pour 
SANCTI GERARDl. On sait que le patron de la cathé- 
drale de Toul était saint Etienne; mais saint Gérard, qui 
avait reconstruit l'église et tâché de rétablir la vie com- 
mune parmi les chanoines, était en grande vénération chez 
eux, et je vais décrire un autre méreau sur lequel son 
nom figure incontestablement. 

3. Ce méreau, qui a été récemment découvert dans le 
préau qu'entoure le cloître de la cathédrale, se conserve 
dans le trésor de cette église (v. la pi., n" 3). 

i. V. Recherches sur les monnaies des évéques de Toul, p. 30 
el51, pl.^lV, fig. 5. 



— iG9 — 

D. Croix paltée, inscrite dans un cercle; entre ce cercle 
et celui qui borde la pièce, la légende MONETA en capi- 
tales gothiques très élégantes. 

R. T majuscule, inscrit dans un cercle ; entre ce cercle 
et celui du bord, la légende f GERADI (pour GERARDI), 
qui complète celle du droit. 

La forme des lettres et la ressemblance du type avec 
celui de monnaies frappées au xiv" siècle par les ducs 
Raoul et Jean P, et avec plusieurs autres pièces du même 
temps , me portent à croire que le méreau n'' 3 doit re- 
monter à la première moitié du xiv^ siècle. 

4. J'assignerai une date un peu plus récente à un mé- 
reau, de dimensions beaucoup moindres (v. la pi. , n° 4) , 
qui figure dans le trésor de la cathédrale de Toul. En 
voici la description : 

D. Trois cercles concentriques ; entre les deux cercles 
les plus rapprochés du bord un zigzag; dans le champ, un 
calice, accosté de deux annelets. 

R. Cercles et zigzag semblables à ceux du droit; dans 
le champ, im écusson de vair, à trois tires. 

Le profil du calice et le dessin de l'écu, semblable à 
celui que l'on voit sur les monnaies de l'évéque de Toul 
Thomas de Rourlémont (1330-1353) et des ducs de Lor- 
raine Raoul et Jean P , ne permettent guère de faire des- 
cendre la pièce plus bas que le second tiers du xiv® siècle, 
et il faudrait même la faire remonter beaucoup plus haut, 

i. V. Recherches sur les monnaies des ducs héréditaires de 
Lorraine , par M. de Saulcy , p. 6î) el 72 , pi. V, fig. 13 , pi. VU , 
fig. 5 el 8. 

2. V. Recherches sur les monnaies des évêques de Toul , p. o!2 
el S3, pi. VIII, fig. 1 et 2; Recherches sur les monnaies des ducs de 
Lorraine , passim. 

44 



— 470 — 

si l'on voulait, à tort selon moi , reconnaître dans l'écus- 
son du revers les armes de la famille de Beaufremont , 
dont un membre, (lauthier de Beaufremont, fut élu évoque 
de Toul en 1271 , mais ne put obtenir du souverain-pon- 
tife la confirmation de son élection*. 

o. Le méreau suivant, qui a été découvert, comme le 
n'' 3, dans le préau du cloître de la cathédrale, appartient 
aussi au trésor'de cette église (v. la pi., n^ 5). Ses types 
sont les mêmes que ceux du n" 3 ; mais le style en est 
tout autre, et on n'aperçoit aucune trace de légende. 

D. Croix pattée , cantonnée de deux annclets aux l^"^ et 
4** cantons, et enfermée dans deux cercles concentriques ; 
bordure formée de trois cercles concentriques, avec ha- 
chures croisées. 

R. Bordure semblable; dans le champ, T enfermé dans 
deux cercles concentriques. 

La forme bizarre de la croix et du T, le style des deux 
bordures et l'analogie que ce méreau présente avec un 
gros de l'évêque Pierre de la Barrière (1361-1365) et 
avec diverses monnaies de Charles II , duc de Lorraine^, 
m'engagent à assigner pour date à sa fabrication le com- 
mencement du xv*' siècle. 

6. C'est aussi à la même époque , et même un peu plus 
tard, que je rapporte le n<* 6, qui se trouve dans la collec- 
tion de M. le docteur Denis , de Toul, correspondant de 
l'Académie des Sciences (v. la pi., n" 6). Son diamètre est 
à peu près égal à celui de la pièce décrite sous le n» 5. 

1. V. Bcniiii i'icart , Histoire ecclésiastique et politique de la 
ville et du diocèse de Toul, p. iHâ el 4S4. 

Si. V. Recherches sur les monnaies dos dvéques de Toul, p. 53 , 
pi, IX, fig. 1 ; Recherches sur les monnaies des ducs de Lorraine, 
passim. 



— 171 — 

D. Dans le champ, une croix pattée ; entre deux cercles 
concentriques une légende, qui commence par une croi- 
sette, et que je n'ai pu déchiffrer; bordure semblable à 
celles du n'* 6. 

R. Dans le champ , un monogramme, où j'entrevois les 
lettres nécessaires pour former en abrégé les mots BEAT VS 
STEPHANVS , nom et titre du patron de la cathédrale ; 
entre deux cercles concentriques, une légende, à peu près 
illisible, et oii je crois cependant distinguer, en prenant 
les lettres à rebours, les mots BEATI GERDI (pour BEA- 
TI GERARDI) ; bordure pareille aux précédentes. 

La mauvaise conservation de cette pièce , que l'on a 
même percée^ probablement pour l'enfiler avec d'autres , 
ne me permet pas de tirer un meilleur parti de ses longues 
légendes ; cet inconvénient n'est pas rare quand on s'oc- 
cupe de l'étude des méreaux; la plupart sont fabriqués 
avec une telle négligence , beaucoup d'autres sont telle- 
ment oxydés par un long séjour dans des terres humides , 
qu'il est bien souvent impossible de les expliquer, et M. 
Bourquelot, qui a publié plusieurs méreaux de la collé- 
giale Saint-Quiriace de Provins, n'a pas hésité à déclarer 
que leurs légendes lui paraissaient illisibles^ 

7. Cette observation me servira d'excuse pour ce que 
j'ai à dire de la pièce cotée 7, qui est â peu prés contem- 
poraine des deux précédentes^, mais qu'il n'est guère plus 
aisé de déchiffrer (v. la pi., n» 7). Je la décrirai briè- 
vement. 

1. V. Bévue numismatique, \. Ili, p. 45. 

2. Elle a été liouvée à Ton! , dans les déûiolilious d'une vieille 
maison sise rue de la Muunuie, el clic apparlieat à M. Dufresne , con- 
seiller de préfecture et membre de l'Académie de Metz. 



— 172 — 

D. Dans le champ, une croix paltée, formée de quatre 
triangles réunis par un globule ; autour de la crobc une 
large bordure, dont un coup d'œil jeté sur la planche ren- 
dra mieux compte qu'une description détaillée ; entre le 
cercle qui termine cette bordure et le cercle extérieur, 
une longue légende presque illisible, mais où l'on retrouve 
cependant les éléments des mots SANCTI GERARDI. 

R. Dans le champ, un T, dont les extrémités se termi- 
nent par une triple pointe ; autour une bordure semblable 
à celle du droit , mais qui est interrompue sur un point 
et laisse lire le mot tocl en lettres retournées ; sur le 
bord de la pièce une inscription indéchiffrable. 

8. Tous les méreaux que je viens de décrire sont en 
plomb et coulés; le suivant', au contraire, est en cuivre , 
et les figures ont été gravées à la pointe (v. la pi., n° 8). 
On peut cependant admettre, à la rigueur, qu'il servait au 
même usage. 

D. Ecusson terminé en accolade et offrant les cailloux 
de saint Etienne. 

R. Ecusson de même forme et présentant un chevron , 
avec deux roues en chef et une ancre en pointe. 

Il n'y a ni légendes, ni monogrammes; mais l'origine 
touloise de la pièce n'en est pas moins certaine. En effet , 
elle a été découverte, avec le n° 7, dans une maison de la 
rue de la Monnaie; l'écusson du droit est celui de la cathé- 
drale de Toul-, et les armes du revers^ sont peintes, plu- 
sieurs fois, autour de la coupole et au-dessus de la porte 

i. Il apparlient égaiemeol à M. Dufresae. 

2. De gaeules, à trois cailloux d'argent, posés 2 et 1. 

3. De gaeules, au chevron d"or, accompagné en chef de deux roues 
d'or, et en pointe d'âne ancre de mèine. La devise est : }Ai\CHORA 
>IEA DlVS. 



— -175 — 

de la chapelle Sainte-Ursule ou des Rois, dans la même 
église. J'ignore , du reste , à quel personnage appartenait 
cet écusson; je n'ai pu le trouver dans aucun armoriai, et 
les registres contenant les délibérations du chapitre ne 
m'ont fourni aucune lumière. 

Je n'en dirai pas davantage relativement aux méreaux 
du chapitre de Toul, et je ne me dissimule pas l'imper- 
fection de ce petit travail ; mais , tel qu'il est , il pourra 
avoir pour résultat de procurer la découverte de quelques 
pièces nouvelles, en appelant l'attention des collectionneurs 
sur des objets jusqu'à présent trop négligés. 



DICTIONNAIRE 



GEOGRAPHIQUE 



DE LA MEURTRE 



PAR 



M. HENRI LEPAGE. 



(Suite et fin. 



MÉDAILLE D'ARGENT 



A LA SOCIETE D'ARCHÉOLOGIE 



AU CONCOURS DE 1860. 



- m — 

MosELLY, ch., c°« de Chaudeney, appartenant autrefois 
aux évêques de Toul. 

MoïiiE (La), anc. chût., c"^ deDombasle; fief de la châ- 
tellenie de Nancy. 

MouAcouRT, c"" de Lunéville (Sud-Est). — Mualcourt 
cum ecclesia. il 52. Tr. des eh., 1. Abb. de Senones, n» 8. 
— Moaulcourt. 4461. Pr. de Ménil. — Mouvaiicourt. 
i542, Ib. — Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

MouKENUOFF {ferme des mouches), f., c"*^ de Biihl. 

Moulin (Le), éc% c°es de Bainville-sur-Madon , Bides- 
troff et Bouxières-aux-Dames. 

MouLix. On désigne seulement par ce mot, en y ajou- 
tant le nom de la commune , des moulins situés sur les 
territoires d'Assenoncourt, Avrainville, Avricourt, Bain- 
ville-sur-Madon, Barbonville, Baudrecourt, Berlrambois, 
Bezange-la-Petite , Bréhain , Burlioncourt, Clayeures , 
Coincourt, Einvaux, Fonteny, Foulcrey, Frémery, Fro- 
ville, Guermange, Griscourt, Haussonville, Hesse, Hom- 
marting, Jallaucourt, Juvrecourt, Landange, Landécourt , 
Lenoncourt, Lorey, Lucy, Lupcourt, Malleloy, Manon- 
court-en-Vermois, Manoncourt-en-Voivre , Marsal, Mi- 
norville, Oron, Petit-Mont, Pont-S'-Vincent, Bccbicourt- 
la-Petite, Réméréville, Rodalbe, Tanconville, Villers-aux- 
Oies , Villers-en-Haye. 

MouLiN-Aux-Bois (Lej, m*°, c"® de Manonville. 

Moulin-a-Vent (Le), éc. , c^^s de Villacourt et de Co- 
lombey. 

Moulin-Bas (Le) , nv^'S c"*^^ de Bellange, Marthil et Insming. 

Moulin-de-Bouret (Le), us., c°<= de Glonville. 

.VÎoulin-de-Bréménil (Le), met., c^^ de Bréménil. 

Moulin-de-Deneuvre (Le), us., c"^ de Deneuvre. 

Moulin-d'Ecorce (Le), m'", c"*' de Morville-lès-Vic. 

Moulin-de-la-Baraque (Le), m'"', c"« de Fréménil. 

Moulin-de-lÀ-Forge (Le) ou La Forge (V. ce mot), us., 
c"« d'Imling. 

Moulin-de-la-Fosse (Le), m'°, c"« de Craincourt. 

Moulin-de-l'Etang (Le), éc, c"^ d'Einville. " 

Moulin-de-Réchicourt (Le), éc, c""^ de Réchicourt-le- 
Chàteau. 

Moulin-d'en-Bas (Le) , éc , c"^ de Bouxiéres-aux- 
Chênes. 

Moulin-d'Envie (Le), m'°, c'"= de Craincourt. 

13 



— 47« — 

Moulin-de-^France (Le), m'", c"" d'Abrcschwiller. 

Moulin-des-Champs (mis. du), prend sa source au bois 
de S'-Jean-Fonlaine et se jetlc dans la Seille. 

Moulin-de-SaIxNt-Ei>yue, anc. m"' sur le Madon.  — Mo- 
lendinum Sancti Apri. 12W, H. L., II, c. 454. 

Mollin-de-Sai>t-Jean (ruis. du), sort de la forêt du 
Petit-Clos et se jetlc dans la Mcurthc. 

Molli.\-de-Vaudrecouut (Le), m'°, c"« d'Athienvillc. 

Moumn-des-Prés (Le), m'", c"'= de Domnom; — met., 
c"'' de Badonviller. 

Moulim-de-Villers-Vaux (Le), nV°, c°« de Rogéville. 

Moulin-du-Bas (Le), m*", c"« de TouU 

Moulin-du-IIaut (Le), nV", c"" d'Ecrouvcs. 

Moulin-du-Sanon (Le), mot., 0""= d'Einville. 

Moulinet (Le), m'", c'"' d'Oriocourt; — ce., c"<= de 
Deuxville. 

Moulin-Gros (Le), m'", c"*^ de Fonteny. 

MouLiN-GuiBEN (Le), m*", c"^ de Lironville. 

Moulin-Haut (Le), nv°% c°«=s de Bellange, Maidières et 
Marthil. 

Moulin-Neuf (Le), nv°% c»'=S(]eYaxy, Nancy, Maidières, 
Thiaucourt, Foug, Lucey et Einville. 

Moulin-Rouge (Le), m'°, c'"' de Sarrebourg. 

Moulin-Vieux (Le), m'"% c"«' de Nancy et de Ferricres. 

Moulins (ruis. des), prend sa source à Jeandelincourt 
et se jette dans la Seille. 

Moulins, ham., c"<^ de Bouxières-aux-Chênes ; vil. et 
paroisse au commencement du siècle dernier. 

MouLNOT (Le), met., c°e de Crévic. 

MouLON, éc. (fief et haute justice érigés en 1717), c"« de 
Vandières. 

MoussEY, c°^ de Réchicourt-lc-Chàteau. — Muusseys. 
4288. Abb. de Haute-Seille. — Mouzeij. 1041. Dom. de 
Salm. — Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

MoussiÈRE (La), ce, c"'' de Magnières. 

Mousson, c"" de Pont-à-Mousson. — Castriim Montio- 
nîs. 89G-90O. Notice de la Lor., art. Pont-à-Mousson. — 
Montiacum, — MoiUio. 4078-1093. H. L., I, 476, 497. 

Ulricm Moncionis. 147o-4181. Abb. de Beaupré. — 

Th., comte de Monçon. 149]. Tr. des ch., 1. Comman- 
deries, n« \%.~- Monzims. 1211. H. M., p. 171. —Mon- 
cons. 1243. Tr, des ch., 1. Pont dom. II, n" \.—Mon- 



— l'79 — 

sons. 42G1. Ib., 1. Pont-à-Mousson, n" 2. — Lou priorei 
de Moussons. 1333. Ib., 1. Fiefs de Lorraine, n" lî). 

Mousson, fief relevant du marquisat de Pont-à-Mousson, 
fut le siège d'une prévôté et d'une châtellenie dont il est 
fait mention au xin^et au xiv^ siècles [P., prévos deMon- 
sons. 4287. Cart. de Rengéval, P 47 v°. — La prévostei 
de Monsons, — la chastcUenie de Moussons. 4316, 1338. 
Tr. des ch., 1. l'Avantgarde, n° 4, et Pont-à-Mousson, n° 
24). — Il fut aussi le siège d'un archiprêtré, diocèse de 
Metz, duquel dépendaient : Atton, Clévant, Condé-sur- 
Moselle (Malleloy) , Eply, annexe de Cheminot; Juville 
(Liocourt) , Mailly (Flin en partie) , S'-JMartin de Pont-à- 
Mousson (Les Mènils) , Millery (Autrevilie) , Morey (Bel- 
leau). Mousson, Port-sur-Seille, Raucourt, S^'^-Geneviève, 
Serrières (Sivry), Ville-au-Val-S^'^-Marie (Landremont, 
Villers-le-Prud'lîomme et Bezaumont), Vittonville (Cham- 
pey), etc. 

MouTELOTTE (La) , f., c°^ d'Haboudaugc. 

MouTROT, c°° de Toul (Sud). — Mollenis villa. 1078. 
H. L., I, c. 413. — MoUonis villa. 1210. Ib., c. 925.— 
Molonis villa. 1218. Ib. , II, c. 427. — Le village du 
Moutrot, ditMalonville. xvi^ s. Tr. des ch., reg. B. 282, 
fo 44 yo, — Doy. et dio. de Toul. 

Moyen, c°" de Gerbéviller. — Modium. 1114. H. L., I, 
c. S36. — Ecclesia de Moyn. 1120. Tr. des ch., 1. Abb. 
de Senones, n^ G. —Moin. 1152. Ib. , n" 8. — G. de 
Moyan. 1135. Ib., 1. Abb. de Beaupré, n° 1. — Médium 
castfnim. 1153 ou 1155. H. L., I, c. 1105 du texte (note). 
— Moyens. 1344. Tr. des ch., 1. Chaligny, n» 11. 

Moyen , qui avait ses coutumes particulières , était le 
chef-lieu d'une châtellenie du temporel de l'évêché de 
Metz, bailliage de Vie. — Doy. de Deneuvre, dio. de Toul. 

Moyenbois, anc. bois à l'abbaye de Beaupré, c"*^ de Vi- 
trimont.  — Nemus quod dicitur Moyns. 1130. Abb. de 
Beaupré. — Moyens. 1135. Tr. des ch., l.Abb. de Beau- 
pré , n" 1 . 

MoYENYic, bourg, c°° de Vie. — Mediano vico. Tiers de 
sou. Et. num., p. 142-144. — In Mediano vico... salinœ. 
836. H.L., I, c. 302. — Prioratus Sancti Pientii Medio- 
vici. 968. H. T., p. 67. — Ecclesia de Medio vico. 982. Ib., 
p. 63. — Anselmus de Moyenvi. 1183. Tr. des ch., 1. Abb. 
de risle, n" 44. — Moienvi. 1252. Abb. de Salivai. — Es- 



— 180 — 

tanc 011 finaige de Moenvic. 1258. Ib. , l. Fiefs de Lor- 
raine II, n° 1. — Moyeiwy. 1324. Ib., 1. Blâmonl I, n" 
77. — Bourg de la chûlcUenic de Vie, du temporel de l'é- 
vèciié de Melz. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Miiiii.r.nAnt.N (Le), ruis. , prend sa source dans l'étang 
de Loudrcling et se jette dans la Sarre. 

M iiiiiAVEVEU, étangs, c""^'dcLoudrcfingcldeMitterslieim. 

MuLCEY, c''" de Dieuze. — Fiscum nomine suum Mil- 
cei. 975. Als. dip. I, p. 120. — Jordanus scabinus de 
Milchet/o. 1280. Abb. de Vergavillc. — Fî7/a M/r/c/te 
juxta Marmllum. 121)8. Als. dip., II, p. 67, — Villa de 
Milceij. 1320. Tr. des ch., 1. Deux-Ponts, n» 8. — Mil- 
lecy. 1343. Ib., n" 13. — Millecey. 1346. Ib., n" 17. — 
Arcbip. de Marsal, dio. de Metz. 

Ml'.mekemioff, éc. (seigneurie), c°^ de Walschcid. 

Munster (mieux : Munster, que l'on prononce Myns- 
tre), c°" d'AlbestrolF. — Collégiale fondée sur la fin 
du XII'' siècle. — Ecclesia de Monstre. 1262. Arcli. : 
Cure de Munster. — De Munstre. 1270. Ib. — Monas- 
terium. 1271. Coll. de Marsal. — Village de la baronnie 
de Fénétrange, qualilié de franc-alleu d'Empire et sei- 
gneurie à part. — Arcbip. de Morbange, dio. de Metz. 

TMuNSTERiiu, emplacement d'une anc. verrerie ambu- 
lante, près d'Arscheviller. 

NABÉcon, faub. de Nancy. 

Nablotte (Les Haute et Basse-) , f. et scierie, c"® de 
Badonviller. 

Nagl'ée (La) , f., c"^ de Clayeures. 

Nakeii, ce, c°® de Guermange. 

Nakweitt (La), f., c°° de Lindre-Haute. 

Nanceuil, anc. censé, de la terre de Pierrefort. 

Nancy, ville, cli-1. du département. — Nanceiacum (?) 896. 
Coll. S'-Georges. — Odelricus de Nanceyo. 1069. H. L., 

I, c. 468.— iVajicmcwm. 1070-1115. Vignier, Origine des 
maisons d'Alsace , etc. , p. 112. — Castrum Juxta Nan- 
ceium. 1130. II. L., II, c. 290. — Valdricus de Nancei. 
1138. Ib., c. 317. — Nanceyum castruni. 1145. Coll. S'- 
Georges. — Villa Nanceyacum. 1147. Ib. — Drogo de 
Nanceiaco. 1 127-1168. Abb. de Beaupré. — Menia Nan- 
ceii. 1190. Ordre de Malte. — Nantiacum. 1220. H. L., 

II, c. 429. —Nancey. 1263. Coll. S'-Georges. 

Nancy, capitale du ducbé de Lorraine, était le chef-lieu 



— 181 — 

d'un bailliage qui prit le litre de présidial en 1751, et d'une 
prévôté et chàtellenie dont la circonscription s'étendait sur 
tout ou partie des trois cantons de Nancy, de ceux d'Ha- 
roué et Lunéville (Nord). — Siège de la Chambre des 
Comptes de Lorraine, d'une Cour souveraine qualifiée en- 
suite de Parlement , et, dans le siècle dernier, d'un Gou- 
vernement militaire et d'une Intendance. 

Sous le rapport ecclésiastique, cette ville fut le siège 
d'une collégiale ayant titre de Primatiale, érigée en 1602, 
puis d'un évèchè créé en 1778, par le démembrement du 
diocèse de Toul. — L'Université de Pont-à-Mousson avait 
été transférée à Nancy en 1768. — Doy. de Port, dio. de 
Toul. 

Naazéville, f., c"'^ de Martincourt. 

Narbonne, ruis., sort du bois du Juré, prés d'Atton, et 
se jette dans la Moselle. (V. Arhonne.) 

Narmoxd, f,, c°<^ d'Etreval. 

Natagne (Le) , ruis. , a sa source près de Bratte et se 
jette dans la Moselle. 

Natrou , forêt, c°'= de Liverdun. 

Nébing, c"° d'Albestroff. — Nubinguen. 1572. Tr. des 
eh., 1. DieuzellI, n°8. — Nebingen. 1613. Ib. — Archip. 
de Morhange, dio. de Metz. 

Nesselhoff, f., 0°'= de Bébing. 

Netz (La), f., c°° de Marthil. 

Netzenbach, f., c°*^ de Walscheid. 

Neuf-Champ (Le), éc, c"® de Pierre-Percée. 

NEUFceÈRE, f. (seigneurie, haute justice et chapelle) , 
c°e de Chicourt. — Neufvechère. 1594. Abb. de Salivai. 
— Neufcherre. 1605. Dom. de Viviers. 

Neuf-Fontaines (Les), éc, C® de Lafrimbolle. 

Neuf-Maisons, c°° de Baccarat. — Village de la chàtel- 
lenie de Baccarat, du temporel de l'évêché de Metz. — 
Doy. de Salm, di*. de Toul. 

Neuf-Moulin (Le) , us., C^® de Brouville; — f., c°« de 
Vilcey-sur-Trey. 

Neuf-Moulins, c°° de Lorquin. — Archip. de Sarre- 
bourg, dio. de Metz. 

Neufs-Cuamps (Les), ham., c»^ de Pierre-Percée. 

Neuf-Village, c°° d'Albeslrolî. — Archip. de Morhange, 
dio. de Metz. 

Neuhoff (Le), f% c"®^ de Dolving et de Hoff. 



— 182 — 

Neukopf, f., c"" de Dabo. 

Neulleux, f., 0""= de Dieulouard. 

Neumuiil, m"'% c"^^ d'Angvillci', Biihl et Guntzviller. 

NEusTADTMiiiiL, Hi'", c"'' dc Dabo. 

Neuve-Grange (La), nV", c"« de Niderboff, construit 
sur l'emplacement du village détruit de Varcoville. (V. ce 
moi.) —Lu Neuve Grange, alias Ueimwilrevorst. 4201. 
Abb. de Haute-Seille. — Grungia que Nova dicitiir. 
1288. Ib. 

Neuvelotte (La), c°" de Nancy (Est). — Nodulfum in 
pafjo Calvomonteme. 770. H. L., I, c. 288. — La Ncuf- 
viÙette. 1441), Pr. de L'Aîlrc. — La Neufvevilletle de- 
soubz Amance. 147G. Tr. des ch. , reg. B. I, f" 318. — 
La Neuflotle. 1524. Ib., B. IG, f° ZO. — Neuflotte. 1G15. 
Tr. des ch., 1. Nancy IV, n" 33. — Le fief de la Neuve- 
lotte relevait de la chàlellenie d' Amance, bail, de Nancy. 

— Doy. de Port, dio. de ïoul. 

Neuves-Maisons, C" de Nancy (Ouest). — Village du 
comté de Chaligny. — Doy. et dio. de Toul. 

Neuves-Maisons (Les) , éc. (franc-alleu; fief érigé en 
1G08), c"« de l'Aître-sous-Amance. — La Neuve Maison 
sous Amance. 16G4. Tr. des ch., reg. B. 112, f° 104 v°. 

Neuveville-aux-Bois (La), C" de Lunéville (Sud-Est). 

— Novovillare. 922. II. M., p. ^S. ~ La Neuville au 
bois. 1234. Ordre de Malte. — La Nucveville on boix. 
1333. Tr. des ch., 1. Blâmont I, n° SG.— Neuf ville. 1420. 
Ordre de Malte. — Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

Neuveville-derrière-Foug (La) et La Neuveville-lès- 
TouL, c°° de Toul (Nord). — Ecclesia de Nevia villa. 9G5. 
H. L. , I, c. 374. — La Petite Foug. Notice de la Lor- 
raine, d'après un titre de lU^i. — La Neuveville-der- 
rière-Foug ou La Petite-Foug. 1779. Descr. de la Lor. 

— Doy. dc Meuse-Vaucouleurs, dio. de Toul. 
Neuveville-devant-Bayon (La), c"" d'IIaroué. —Nova 

villa juxta Ulmos. 1229. Arch. de l'Aube. — La Nueve- 
ville. 1290. Tr. des ch., 1. Rosières I, n» 29. — La Nue- 
veville devant Ourmes. 1370. Ib., 1. Fiefs de Lorraine , 
n° 23. — La Neufville. 1484. Ib. , 1. Nancy I , n'' 17. — 
La Neuveville lès Ormes. xvi<= s. Cart. Fiefs de Nancy.— 
La Neuveville lès Baijon. 1594. Dénombrement de la Lor- 
raine. — Le fief de La Neuveville relevait de la châtelle- 



— 183 — 

nie de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. du Saintois , 
dio. de Toul. 

Neuveville- devant-Nancy (La), c"" de S'-Nicolas. — 
Nova villa juxta Nanceium. 4228. Abb. de Clairlieu. — 
La Neuville. 1258. Ib. — La Nueveville devant Nancey. 
1303. Tr, des eh., 1. Dompaire, n° 9. — Le fief de La 
Neuveville relevait de la chàtellenie de Nancy , bail, de 
cette ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Neuveville-en-Saulnois (La) , c°° de Delme. — Nova 
villa ante Vivaria. 1222. Tr. desch., 1. Viviers, n"!. 
— La Neufveville devant Beismes. 1505. Ib., n° 41, — 
Village de la baronnie de Viviers, relevant en fief du mar- 
quisat de Pont-à-Mousson. — Archip. d'Haboudange , 
dio. de Metz. 

Neuveville-lès-Lorquin (La) , 0°° de Lorquin. — Vil- 
lage de la baronnie de Lorquin. — Archip. de Sarrebourg, 
dio. de Metz. 

Neuvic ou Neuf-Vic, localité inconnue qu'on suppose 
avoir existé dans le voisinage de Vie et de Moyenvic. — 
Novo Vico. Tiers de sou. Bulletins de la Société d'Ar- 
chéologie lorraine, I, p. 135-136. 

Neuviller, éc. C»^ de Bouxières-aux-Chênes. 

Neuviller-lès-Badonviller, c°° de Baccarat. — Nuef- 
veilleir. 1329. Tr. des ch., 1. Blâmont I, n" 84. — Neu- 
viller-ban-le-Moine. 1779. Descr. de la Lor. — Doy. de 
Salm, dio. de Toul. 

Neuviller-sur-Moselle, bourg, C" d'Haroué. — Odel- 
ricus de Novovillarc. 1065. H. L., I, c. 456. — Castrum 
de Noviler. 1091. Ib., c. 492. — Novum villare. 1094. 
Ib., c. 498. — Novillaris cella. Hist. eps. virdun. ad an. 
1131-1150. H. L., II, c. 237. — Th. de Novivillare , — 
Novoviler. 1157. Ib. , c. 354. — Olricus Novivillaris. 
1164. Abb. de BcEKipré. — De Novovillari. 1172. Tr. des 
ch., 1. Abb. de Clairlieu, n" 1. — Capella de Novillari. 
1188. Abb. de Beaupré. — Novum villarium. 1220. Pr. 
de Flavigny. — Castrum de Novileir. 1220. Tr. des ch., 
L Pont fiefs I, n° 72. — Nuevileir. 1269. Ib., 1. Rosières 
I, n° 11. — Ville, chastel et chastellerie de Nuefviller. 
1286. Ib., 1. Rosières I, n» 21. — Nueviller. 1298. Ib., 
n" 46. — Chaumont-sur-Moselle en 1776; Chaumont en 
1790. — Le fief de Neuviller relevait de la chàtellenie de 



— 184 — 

Nancy, bail, de celte ville. Il fut le siège d'un comté érigé 
en 1749. — Doy. du Saintois, dio. de ïoul. 

NicÉviLLE ou NixÉviLLE, ficf, c"*^ dc Sciclieprcy. 

NiD-DE-CicoG.\E (chemins du) , c"«^ de Kerprich-lès- 
Dieuze et dc Lindre-Basse. 

NiD-DES-OisEALx, Hiont., c"'' dc Turqucstcin. 

NiDERiioFF (mieux : NicderJio(l'), c°" de Lorquin. (On 
liTOnonce Nidrehoff' : nider, et mieux nieder, signifie ban.) 

— Niderhovum et Nidrehoff. 1244. Abb. de Hautc-Seille. 

— Molendinum de Nidrehove. 1288. Ib. — Nidrehowe. 
1314. Tr. des ch., 1. Blâment I, n° 96. — Niderhau. 1590. 
DomI de Phalsbourg. — Archip. de Sarrebourg, dio. de 
Metz. 

NiDEnsTiNZEL (micux : Niedersteinzel ; vulgairement : 
Stinzle) , c"" de Fénétrange. — Nidersteinsclle, Steinsel- 
Bas ou Steinzel. 1779. Descr. de la Lor. — Village delà 
baronnie de Fénétrange. — Archip. de Bouquenom, dio. 
de Metz. 

NiDERviLLEu (en français : Nidreville) , c°° de Sarre- 
bourg. — NiederwUrc. 1163. Als. dipl., I, p. 21)4. — 
Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

NiDREQuiN ou NiTREQuiN, vil. détruit, près de Languim- 
bcrg. On voit encore, sur l'emplacement que ce village a 
occupé , des restes de constructions qu'on appelle Tour- 
de-Nidrequin. — Il y a un chemin de Niterquin, c"^ de 
Romécourt. 

NiED (La) , riv. , divisée en deux branches : la Nied- 
Française et la Nied- Allemande ; la première seule coule 
dans le département de la Meurthe ; elle commence à pa- 
raître à Marthil , passe sur les territoires de Prévocourt , 
Morville, Baudrecourt, S'-Epvre, Yillers-aux-Oies, Bré- 
hain, Oron, Frémery, Hannocourt, Lucy, et se jette dans 
la Moselle. — Nida. w"" s. Géographe de Ravenne. — 
Neda. 1121. II. L. , II, c. 26G. — Nita fliwius. 1675. 
Not. Gall., p. 376. 

Le territoire que la Nied arrose formait un pagiis qui 
est appelé iVï7ac/?owr/, en 870, dans le partage du royaume 
de Lothaire entre Charles-le-Chauve et Louis de Germa- 
nie. H. L., I, c. 310. — Nitensispagus. 1675. Not. Gall., 
p. 376. 

Nied, f., c°^ d'Hamiocourt; vil. détruit. — Han et ville 
de Nyedz. 1505. Tr. des ch., 1. Viviers, n« 41. 



— 185 — 

NiEDEKscHALBACH, vil. détruit, prés de Schalbach. 

NiTRA (sentier de) , c°« de Val-de-Bon-Moutier. 

NiTTiNG, c°" de Lorquin. — Archip. de Sarrebourg , 
dio. de Metz. 

NivERLACH, ham., c"^ de Riche. 

Noires-Terres (Les), éc., c"^ de Bertrichamp. 

Noirs-Colas (Les), ham., c°« de Bionvilie. 

NoLFÈREs, franc-alleu à l'abbaye de Belchamp, près de 
Marainviller; lieu aujourd'hui inconnu. — Allodmm de 
Nolf'eres. 1157. Abb. de Belchamp. 

NoLWEYER, m'", c°« de Bisping. 

NoMENY, ville, ch-1. de c°°, arr' de Nancy. — Merca- 
tiim Numeniacœ villœ. i075. H. M. , p. 97. — Ecclesia 
de Niiminiaco. 1130. Ib. , p. 108. — Nommeni. 1265 
Tr. des ch. , 1. Pont dom. II, n» 5. — Nominey. 1271 
Ib., 1. Commanderies, n° 2G. — Nommeney. 1290. Ib., 1 
Apremont, G"^ liasse, n" 1. — Chastcl et chastellerie de 
Nominy. 1395. Ib., 1. Nomeny II, n" 12. — Nomenium 
1513. Géogr. de Ptolémée. — Numeniacum. 1675. Not 
Gall., p. 496. 

Nomeny fut un fief mouvant de l'évêché de Metz , érigé 
en 1551; le siège d'un marquisat et d'une principau 
d'Empire, créés en 1567; le chef-lieu d'un bailliage éri^ 
en 1698, supprimé en 1718, rétabli en 1751, et d'un ar- 
chiprêtré, diocèse de Metz, duquel dépendaient : Abau- 
court, Bouxiéres-sous-Froidmont , Serrières (Sivry et 
Lixières), Manoncourt-sur-Seille, Nomeny (Rouvre), Clé- 
mery, Morville-sur-Seille, Thézey-St-Martin (Flin en par- 
tie), etc. 

NoMiiGNY, c°" de Blâmont. — Capella de Nohennes. 
880. II. L., I, c. 316.— De Nohenneo. 880. Ord. prsem. 
ann.. Il, c. 538. — Capella Sancti Martini de Nohonies. 
1114. Ib., c. 540. — Nohenneis. 1140. Ib. , c. 542. — 
De Nohecjenis. 1147. Ib., c. Mi. ~ Nonhigney. 1413. 
Tr. des eh., 1. Blâmont fiefs, n° 80. — Noliegney. 1420. 
Ib., n° 85. — Nohigmj. 1552. Dom. de Blâmont. — Le 
fief de Nonhigny relevait du comté de Blâmont. — Doy. 
de Salm, dio. de Toul. 

NoNNENBURG, éc% c"*^ de Walscheid, au bas du Non- 
nenburg ou Nonnenberg {forteresse ou montagne des re- 
ligieuses), mont., c"^" d'Abreschwiller. 



— 18G — 

Nonnes (bois des), anc. bois à l'abbaye de Boiixières , 
c"*' de Bures. 

NouROV, C" de Pont-à-Mousson. — Nogaredum in co- 
mitatu Scarponensi. 9(10. Gallia christiana, XIII, c. 392. 
— Hawidis de Noeroi. 1138. Ord.pra'in. ann., II, c. 135. 
— Nowarai. l\Si. Ib., c. \37. — Nmveroit. \^\\. H. 
M., p. 171. — Nouroi. 42al. Arch. : Chapitre de S'- 
Pierre de Metz. — Noweroit de les Prignei. 1293. Ib. — 
La santaine de Noveroy. 13G0. Ih. —Nouroy. 1505. Tr. 
des eh., 1. Viviers, n" 41. — Noveroy. 151G. Chap.de 
S'-Pierre. — Norroy-devant-le-Pont. 1779. Descr. de la 
Lor. — Le fief de Norroy relevait du marquisat de Pont- 
à-Mousson. — Doy. de Prény, dio. de Toul. 

NoRuoY, nv"*, c""^ de Petit-Mont; — scierie et us., c°^ 
de S'-Sauveur. — Il y avait un étang du même nom sur 
le territoire de cette dernière commune. 

Norroy, ham. , c°e des Ménils. — Noeroie. 1297. Tr. 
des ch., 1. Pont dom. II, n» 10. — Noweroy ad Magnis. 
1332. Ib. , 1. Pont fiefs III, n° 10. — Nouweroit. 1339. 
Ib., I. Pont fiefs I, n» 117. — iVouro?/. 1371. Ib., 1. Pont 
cité II, n° 21. — Noewroy eiNoiveroy. 1385. Ib., 1. Pont- 
à-Mousson, n"5 42 et 73. 

Note (La), éc, c°e de Gondreville. 

Notre-Dame, prieuré dépendant de l'abbaye de Mo- 
lesme, fondé, au xu" siècle, près de Nancy, et depuis en- 
fermé dans la ville. Il jouissait du droit d'asile. 

Notre-Dame, anc. faubourg d'Ormes. 

Notre-Dame , anc. hôpital et collégiale à Pont-à- 
Mousson. 

Notre-Dame-de-Bon-Succès, nom de la chapelle de 
Fricourt. 

Notre-Dame-de-Brionne , ermit. , c"« de Manoncourt- 
sur-Seille. 

Notre-Dâme-de-Consolation, ermit., c°^ de Vandœuvre. 

Notre-Dame-de-Gloire , prieuré de chanoines réguliers 
à Viviers. 

Notre-Dame-de-Grace, ermitage, €"•= de Crévéchamp. 

Notre-Dame-de-Lorette, anc. cliap., c"*' de Méréville. 

Notre-Dame-de-Lorette , anc. chap. et ermit. , €"« de 
S'-Martin. 

Notre-Dame-de-Pitié, ermit% c"^^^ de Bulligny et de 
Saulxerotte; — anc. chap., c"'' de Vannecourt. 



— 187 — 

Notre-Dame-des-Anges , éc. , c°« de Nancy , où s'éta- 
blirent d'abord les ïiercelins de cette ville. 

Notre-Dame-des-Ermites, chap., c°* de Lorquin. 

Notre-Dame-des-Gouttes , anc. chap. , c°® d'Ailamps. 

Notre-Dame-du-Bel-Amour, chap., c"« de Liverdun. 

Notre-Dajie-du-Refuge, anc. chap., c"^ de Toul. 

Nouveau-Lieu, éc, c°« d'Hablainville. 

Nouveau-Lieu, f. (fief et chap.), C'^ de Rosières-aux- 
Salines. — Grancjia de Novoloco. 1182. Abb. de Clair- 
lieu. — Lou Novell leu. 1323. Tr. des ch., 1. Rosières I, 
n» 79. 

Nouvelle-Bethléem (La), nom que portait l'ancieii cou- 
vent des Dominicains de Blainville. 

Noviant-aux-Prés , c°° de Domêvre. — Novoiant en 
Hey. 1239. Cart. de Bouconville, P 307 v°. — Nouvoiant. 
1304. Tr. des ch., 1. Pont dom. II, n° 24. — Nouviant en 
prei. 1363. Ib. , 1. Pont ecclés., n» 24. — Le fief de No- 
viant relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. Il fut le 
siège d'un marquisat érigé en 1642. — Doy. de Dieu- 
louard, dio. de Toul. 

NuDELnoFF, f., c°<' de S*-Louis. 

Orermuhl , anc. m'", près de Sarrebourg. — Molendi- 
num dictum Obermule. 1306. Abb. de Vergaville. 

Oberschalbacii (Hcmt-Schalbach), vil. détruit, près de 
Schalbach. 

Oberstinzel (mieux : Obersteinzel), c"" de Fénétrange. 
— Obersteynsel. 1526. Tr. des ch., 1. Steinsel, n° 18. — 
Obersteinsel. 1S59. Dom. de Dieuze. — Oberstemsel ou 
Steinsel-Haut. 1779. Descr, de la Lor. — Archip. de Bou- 
quenom, dio. de Metz. 

Oberweiler, f., c°^ de Niderviller. 

Obreck, co" de Château-Salins. — Obrickes. 1349. Tr. 
des ch., 1. Salm II, n° 3. — Village de la châtellenie d'Ha- 
boudange, du temporel de l'évêché de Metz. — Archip. 
d'Haboudange, dio. de Metz. 

Ochey, C" de Toul (Sud). — Oscadum. x« s. Hist. eps. 
tull. ad an. 872-894. H. L., I, c. U9. — Ursiwacus 
(peut-être Ochey? dit D. Calmet). 948. Ib., c. 353. — 
Capella Oscadis villœ. 1033. H. T. , p. 25. — Oschier, 
Oschers, Oscheir, Oscher, Oschir. xii'' s. Abb. de Clair- 
lieu. — Ochier. 1476. Tr. des ch. , reg. B. I, f» 349. — 



— 188 — 

Le lief d'Ochey relevait de la châtellenie de Gandreville , 
bail, de Nancy. • — Doy. et dio. de Toul. 

OEnERDonFP, ham., c"** de Berthelmiiig. 

OEuFS-Duns (Les), éc., c"'" d'Anthelupl. 

Ogévilleu, c°" de Blàmont. — Of/eriivillare cum eccle- 
sia. 1152. Tr. des cli., 1. Abb. de Scnoncs, n° 8. — Ogie- 
viler. 1285. Ib., 1. Blàmont liefs, n» 8. — Ogiermllcr. 
i301. Ib., 1. Deneuvrc, n" 13. — Ogievilleir. 1332. Ib., 
l. Blàmont, n'' 86. — Ougiervilleir, Ogevillare. 1392. Pr. 
de Flavigny. — Ogievillers. 1395. Tr. des cb., 1. Blàmont 
IV, n" 1. — Fourleresse d'Ogiervilleir. 1472. ib., 1. Blà- 
mont fiefs, n" 76. — UngievUler. 1477. Dom. d'Einville. 

— Le fief d'Ogévillcr relevait du comté de Blàmont. C'é- 
tait le siège d'une baronnie dont l'origine est inconnue, et 
le chef-lieu du ban dit de la Rivière. (V. ce mot.) • — Doy. 
de Salm, dio. de Toul. 

OgiNéville, c°° de Vézelise. — OigneviUe. 1303. Cart. 
Vaudémont fiefs, f°221.' — Walterus de Ongnevilla. 1399. 
Tr. des ch., 1. Vaudémont dom., n" 171. — Ognieville. 
1451. Ib., 1. Vaudémont fiefs, n" 37. — Le fief d'Ognié- 
ville relevait du comté de Vaudémont. — Doy. du Sain- 
tois, dio. de Toul. 

OLiMpnÉ, f., c°<' de Puttigny. 

Olzev, f., c"^ de Ménil-Flin. — Ohlisiacum. x^ s. Li- 
bellus de successoribus sancti llidulphi. H. L., I, c. 60. 

— Grangia de Oïdese, Oïdesei, Oblesei , Ohloseis , — 
feodum de Obliseis, Obleseis, Oblisei, Oblisewn. xii'' s. 
Abb. de Beaupré. — Olleses. 1262. Ib. — Grainge de 
Oileseis. 1282. Tr. des ch., 1. Deneuvre, n» 3. — Oblizey 
et Olizey. 1295. Ib., n» 11. — Ollezeis. 1313. Ib., 1. Lu- 
néville I, n» 17. 

Omelmont, C" de Vézelise. — Homemont.\ ISS7 . Tr. 
des ch-, 1. Vaudémont, n» 7. — Omelmont. 1402. Ib., n" 
9. — Le fief d'Omelmont relevait du comté de Vaudé- 
mont. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Omjierey, c"^ de Vie. — Ecclesia de Hommeres. 1219. 
Abb. de Haute-Seille. — Omeris. 1273. Tr. des ch. , 1. 
Moyenvic I, n° 1. — Ommereis. 1285. Abb. de Haute- 
Seille. — Hommeris. 1288. Ib. — Homerey. 1476. Dom. 
de Dicuze. — Village de la châtellenie de La Garde , du 
temporel de l'évêché de Metz. — Archip. de Marsal, dio. 
de Metz. 



— 189 — 

Onze-Fontaines (Les), m'°, c°^ de Blénod-lès-Toul. 

Onze-mille-Vierges (cliap. des) , anc. chap. , c"® de 
Puttigny. 

Or (chemin d'), c°^ de Sommerviller. 

Or (la chapelle d') au ban d'Ormes, mentionnée en 
1484. Tr. des cb., 1, Nancy I, n° 17. 

Orevaux (L'), mis., prend sa source à Crantenois et se 
jette dans le Madon. 

Oriocourt, c°° de Dehne. — Pauhis de Oricourt. 1195. 
Abb. de Salivai. — Orioucort. 1211. H. M., p. 171. — 
R., miles Oriencourt. 1310. Abb. de Haule-Seille. — Le 
fief d'Oi'iocourt , de la baronnie de Viviers , relevait du 
marquisat de Pont-à-Mousson. — Archip. de Delme, dio. 
de Metz. 

Orjiange, f., c°^ de Gelucourt; franc-alleu et métairie 
franche à l'abbaye de Haute-Seille.  — Grangia de Or- 
manges. 1288. Abb. de Haute-Seille. 

Ormes-et-Ville, c°" d'Haroué. — Allodium.de Ulmis. 
1179. H. L., Il, G. 382. — Castrum de Ulmis. 1229. Tr. 
des ch., 1. Fiefs de Nancy, n» 112. — Ourmes. 1370. Ib. 
\. Fiefs de Lorraine, n» 2. — Ormes-sm'-Madon. 1779. 
Descr. de la Lor. — Le fief d'Ormes relevait de la châ- 
tellenie de Nancy, bail, de cette ville. Il fut le siège d'une 
châtellenie dont il est parlé en 1322, et d'une ancienne ba- 
ronnie qui fut unie au marquisat d'Haroué. — Doy. du 
Saintois, dio. de Toul. 

Oron, 0"° de Delme. — Orron. 1505. Tr. des ch., 1. 
Viviers, n° 41. — Le fief d'Oron, de la baronnie de Vi- 
viers, relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. — Ar- 
chip. d'Haboudange, dio. de Metz. 

Orvillé (L'), ruis. , passe sur les territoires de Benney 
et de Lemainville et se jette dans le Madon. 

Otterbach (L'), ruis., prend sa source à Brouderdorff" 
et se jette dans la Bièvre. 

Ourches, fief au village de Réméréville. 

Outremont, f'* (prieuré) , c°® de Lesse. 

OziER, censé détruite, près d'Aulnois. 

Padoux, f. (métairie-fief et chap.), c"® de Coiviller. 

Pagney-derrière-Barine, c°° de Toul (Nord). — Pater- 
niacum. 885. H. T., p. 5. — Ecclesia et castellare de 
Pauniaco. Hist. eps. tull. ad an. 996-1018. H. L. , I, c. 
1G5. — Parneitim. 1155. Cart. de Rengéval, f" 13.— Vi- 



— 190 — 

neœ apiid Parneiam. 1188. H. L. , II, c. 401. — Par- 
gneiuni. 1223. Cart. de Rengéval, f"' 15. — Pargneiiim 
jiixta Tulluni. 1237. Ahb. de Mureaii. — Pangney. 1355. 
Cath. de Toiil. • — Paiigneyum. 1384. Ib. — Pargney. 
1779. Descr. de la Lor. — Doy. et dio. de Toul. 

Pagny-suu-Moselle et Pagny-sous-Puény. — Paternia- 
cum. 932. Arch. de la Moselle : Abb. de S'^'-Glossinde. — 
Parnei. 1115-1139. Prénionlrcs de Pont-à-Mousson. — 
Cîiria niontis Parney. 1142. Ib. — Pargnei desous Pri- 
gnei. 1267. Tr. des ch. , 1. Vaudémont fiefs, n° 1. — La 
sentainne de Pargney. 1329. Ib., 1. Prény, n<' 10. — Pai- 
gney. 1368. Ib., 1. Fiefs de Lorraine II, n° 12. — Le fief 
de Pagny relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. — Ce 
village fut le siège de la prévôté et gruerie de Prény en 
1731. — Doy. de Prény, dio. de Toul. 

Pain-Bénit (cbemins du) , c"^^ de Pont-S'-Vincent et 
d'Eply. 

Pain-de-Sucre (Le) , mont. , c°^ d'Agincourt , appelée 
anciennement le montheu. 

Pallon, ham., c"*^ d'Arnaville. ' 

Pannes, c°" de Thiaucourt. — Villa Sancti Stephani 
cujus vocabulum estPenna, in pago Scarponinse. 745. 
Cart. de Gorze. • — Pennes. 1258. Cart. Apremont, n° 
30. — Le fief de Pannes relevait de la baronnie d' Apre- 
mont. — Archip. de Gorze, dio. de Metz. 

Pantau (Le), ruis., prend sa source au Vdl-d es-Nonnes 
et se jette dans l'Ingressin. 

Papeterie (La), f. et us. ruinée, c"° de Champigneules. 

Papeterie (La), éc% c°^ de Cirey. 

Papeterie (La) , anc' us% c"^^ de Jezainville et de S'- 
Nicolas. 

Papeterie (chemin et ruelle de la), 0"°^ de Roville et de 
Rosières-aux-Salines. 

Paql'is (Le), ham., c"^ de Toul ; — f., c"<= de Magnières ; 
— forêt et f., c"*^ de Turquestein; — scierie, c"<^ de Raon- 
lès l'Eau. (V. Cambreholz.) 

Paquis (Le), anc. chat., à Frouard. 

Paquis (ruis. des) , prend sa source sous le bois de 
Trémolot et se jette dans le Brénon. 

Paradis, fief à Vézelise. 

Paradis (chemins ou sentiers du) , c"*"' de Gelaucourt , 
Lagney, Thiaucourt, Pompey, Praye. 



— 19! — 

Parc (Le) , éc% c^^^ de Mailly et de Frouard. 

Parey-Saiint-Césaire , c°° de Vézelise. — Pares. 1220, 
Pr. de Flavigny. — Parel S. Cesaire. 1413. ïr. des cli,, 
1. Vaudémont fiefs, u° 29.  — Parey-la-Montagne en 
1790. — Le fief de Parey relevait du comté de Vaudé- 
mont. — Doy. du Saintois, dio. de ïoul. 

Parisotte (La) ou Grise-Terre, éc. , c"^ de Hertzing. 

Parroy, c°° de Lunéville (Sud-Est). ' — Simon de Par- 
roya. H 30. Abb. de Beaupré. — Parreya. V. 1130. Ib. 

— Perreya. 1127-1168. \h.~Parreia. 1182. Ib.— Pe- 
trus de Parroie. 1238. Ib. ^ — Parroies. 1291. Tr. des 
eh., 1. Chaligny, n» 3. — Perroie. 1290. Ib. , 1. Rosières 
I, n" 26. — Lou chastel de Parroyes. 1343. Ib., I. Nancy 

I, n° H2. — Parradium. xiv« s. Chr. med. mon. H. L., 

II, c. 76. — Le fief de Parroy relevait de la châtellenie 
d'Einville, bail, de Nancy. — Arcliip. de Marsal, dio. de 
Metz. 

Cette commune donne son nom à une forêt qui s'étend 
sur les territoires d'Hénaménil, Parroy, Sionviller, Moua- 
court, Emberménil et La Neuveville-aux-Bois. 

Parux, c»" de Lorquin. — Paru. 1244. Abb. de Haute- 
Seille. — Villa de Parru. 12o8. Ib. — Palrux. 1463. 
Ib. — Palru. 4494. Tr. des ch., 1. Blâmont IV, n" 2 bis. 

— Parux-la-Haute el Parux-la-Basse. 1779. Descr. de 
la Lor. — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Passagard, seigneurie au village de Frolois. 

Passage (chemin du), c°^ de Crépey. 

Passage (chemin du Grand-), c°® de Prény. 

Passages fchemins des), c""^ de Blanche-Eglise. 

Patients (chemin des), c°« de Bioncourt. 

Patis-de-la-Croix (Le), mont., c"*^ de Jolivet. 

Patis-des-Agneaux (Le), éc, c"^ de Toul. 

Patte (La), m'°, c°^ d'Ecrouves. 

Pavillon (Le), éc, c^^ de Malzéville. 

Paul-Gérard, f., c°^ de Deuxville. 

Pèche ou Pesch (La) , canton du territoire de Lorquin , 
entre le Sarrupt et le Rhô, où l'on a découvert, parmi des 
restes de constructions gallo-romaines, une statue de Gé- 
rés, et où, en 1312, le duc de Lorraine Ferry IV défit les 
comtes de Dachsbourg et de Réchicourt. 

Pèlerins (chemin et sentiers des), c°^^ de Villey-le- 
Sec, Méhoncourt et Bezange-la-Grande. 



— 192 — 

Pendu (chemin du), c'"' de Blàmont. 

Perèle (La) , mis., prend sa source sous le mont S'- 
Michel, près de ïoul, et se jette dans le ruisseau de Lon- 
geau. — Rivulus Jserella (?) Ilb4. II. L., Il, c. 347. 

Péricourt, vil. détruit, près de Fresnes-en-Saulnois. 

Pessincourt, f., c"° de Moncel-lès-Lunéville; vil. dé- 
truit; hôpital et chap. unis à l'hôpital de Luncville. — 
Peciucurlis. 1034. Ahh. de S'-Remy. — Picencurt. 1160. 
Ordre de Malte. — Picincorth. 1179. Ahh. de S'-Remy. 
Pinsincor. 1277. Ib. — Pessincourt devant Einville. 

1372. Ordre de Malte. 

Pestiféués (chemin des) , c°« de Vie. (V. Cimetière.) 
Peterscuîseideu, éc, c"« de Gondrexange. 
Petit-b.\n-de-Fribourg (Le), éc, c"" de Dianc-Capelle. 
Petit-Blanc-Rupt (Le), f., c"^ de Turquestein. 
Petit-Boeuf (Le) , ruis. , sort de la fontaine du même 
nom et se jette dans la Petite-Seille. 

Petite-Béchamp (La) , anc. gagnage à l'abbaye de Bel- 
champ, c"'' de Dameleyière. 
Petite-Fontenelle (La), anc. ferme, c°« de Montigny. 
Petite-Grammont (La), f., c"<= de Berlrichamp. 
Petite-Pologne (La) , f. , c"« de Moncel-lès-Lunéville. 
Petite-Rocuelle (La), éc. (fief), c°« de Bonviller. — la 
Rochelle. 1618. Dom. d'Einville. 

Petite-Rochelle-au-Parc (La), éc, c-^^ d'Einville. 
Petite-Seille (La), riv., sort du département de la Mo- 
selle , passe sur les territoires de Riche , Haboudange , 
Burlioncourt, Dédeling, Puttigny, Obreck, Hampont, Lu- 
bécourt, Amclécourt, Château-Salins, Salone, et se jette 
dans la Seille. 

Petite-Verdurette (La), ruis., prend sa source à Neuf- 
Maisons et se jette dans la Verdurette. 
Petite-Voile (La), éc, c"« d'IIatligny. 
Petite-Voivre (La), éc, c"« de ïhiaville. 
Petit-Hartzviller (Le), ham., c"^ de Trois-Fonlaines. 
Petit-Ingressim (Le), ruis., prend sa source au Val-de- 
Passev et se jette dans l'Ingressin. 
Petit-Jarville, section de la c°<^ de Jarville. 
Petit-Mont (Le), mont., c"'= d'Amance. 
Petit-Mont, c"" de Lorquin. — Doy. de Salm, dio. de 
ïoul. 



~ 193 — 

Petit-Moulin (Le) , éc% c°«s de Fénétrange , Vergaville 
et Niderviller; — tuilerie, c^^ d'AIbestroff: — m'°% c°«5 
de Tonnoy, Fonteny et Bréhain. 

Petit-Paris (Le), éc% c°es de Maizières-lés-Vic et Thia- 
ville. 

Petit-Saint-Epvre. (V. Saint-Epvrc.) 

Petit Saint-Jean (Le), tuilerie, c°e de Phalsbourg. 

Petting, éc, c°« de Bermering. 

Pettoncourt, c°° de Château-Salins. — Betoncourt. 
1339. Tr. des eh., I. Blâmonl I, n° 94. — Archip. de 
Delme , dio. de Metz. 

Pettonville, c°" de Baccarat. — Betonisvilla. 1152. 
Tr. des cli., 1. Abb. de Senones, n° 8. — Betonville. 1293. 
îb. , 1. Deneuvre, n" 8. — Bethonville. 1G03. Dom.de 
Salm, — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Peugst (Le), mont., c°e de Walscheid. 

Pévange, c^n de Château-Salins. — Archip. deMorhange, 
dio. de Metz. 

Pexonne, c»'' de Baccarat. — Pelri Scamnum. xi« s. 
Libellus de successoribus S. Hidulfi, in Hist. Mediani 
fflonasterii, p. 151. — Allodium de Per somme. 1147. Ord. 
prœm. ann. , II, c. 544. — Personne. 1270. Tr. des ch., 
L Deneuvre, n" 2. — Le fief de Pexonne relevait du comté 
de Blâmont. — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Pfarrbach {ruisseau de la paroisse) ^ vil. détruit, près 
d'Arscheviller. 

Phalsbourg, ville, ch-1. de c»", arr' de Sarrebourg , 
fondée de 15G4 à 1^7 G. — Pfalzbur g. 1576. 'Carte de 
Specklin. — Pfalzhurgum. Pfalzbiirg. 1751. Als. ill.. Il, 
c, 199. — Chef-lieu d'une terre et seigneurie qui compre- 
nait, en 1590, les villages d'Einartzhausen, Vilsberg, Mit- 
telbronn, Lutzelbourg, Hiiitenhausen et Hazelbourg. — 
Siège d'une principauté d'Empire érigée en 1646 ; — d'une 
prévôté du gouvernement des Trois-Evêchés , bailliage de 
Vie, créée en 1661. — Doy. de Saverne, dio. de Strasbourg. 
PuLiN, c°° de Nomeny.— Zocîisçm' Filis dicitur . 1158. 
Prémontrés de Pont-à-Mousson. — Félix. 1261. Ib. — 
Félin en Saulnois. 1333. Cart. Pont fiefs, f» 144. — For- 
teresse de Phelin. 1487. Tr. des ch., 1. Pont fiefs III, n» 
60. — Le fief de Phlin relevait du marquisat de Pont-à- 
Mousson. — Archip. de Nomeny, dio. de Metz. 

Pierre et Pierre-la-Treiche, c»" de Toul (Sud). — 

14 



— 194 — 

Villa quœ dicitur Petra. 830. H. L., I, c. 301.— Village 
de la châtcllcnlc de Blénod, du temporel de révêché de 
Toiil. — Doy. et dio. de Toul. 

PiEi\RE-A-CnEVAL (La) , f., c"« de Pexonnc. 

PiKnuEFORT, ch., c"'' de Martincourt. — Château fort, 
chef-lieu d'une terre qui relevait en iief de la chàlellenie 
de Nancy et comprenait Mamey, Pierrefort, SMean et 
Martincourt. — La fort maison de Pierefort. 1344. Tr. 
des cil., 1. Pierrefort, n" 75. 

Pierre-Moulin, anc. m'", près de Bouxières-aux-Chênes. 
1380. Coll. S'-Georges. — 11 y a, sur le territoire de cette 
commune, un chemin dit de Pierre-Moulin. 

Pierre-Percée, c°" de Baccarat. — Corradiis cornes de 
Petra perceia. 1127. H. L., II, c. 28o. — Castrum 
qiiodPetra pertusata dicitur. Chr. eps. met. ad an. 1120- 
1103. H. L., I, c. ôî). — Cliastcllerie et forteresse de 
Pierre perde. 1280. Tr. des ch., 1. Blàmont II, n° 20. — 
Pierreperciée. 1282. Ib., l. Deneuvre, n» 3. — Doy. de 
Salm, dio. de Toul. 

Pierreville, c"" de Vézelise. — Petrevilla. 1094. H. 
L., I, c. 498. — Chef-lieu d'une prévôté appelée la Garde- 
d'outre-Moselle, de laquelle dépendaient 17 villages. — 
Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Pile (La), f., c°«= dePexonne. 

PiLEAU, anc. m'" à la collégiale S^-Gengoult de Toul, 
c"« de Crézilles. 

PiLLiERS (Les), seigneurie à Housséville. 

Pins (Les), canton du territoire de Lorquin, dont le 
nom allemand Lœrchingen signifie lisière des pins. 

PiRouEL, m'", c"*^ de Dommartin-sous-Amance. 

Pirouette (La), m'", 0°*^ de Froville. 

PixERÉcouRT (pron. Pisser écourt) , C" de Nancy (Est). 

— Villa Porcherœ curtis, super fluvium Mort, in comi- 
talu Calmontinse; — Purcherei curtis. 932. Abb. de 
Bouxières. — Portyeriaci curtis. 900. Ib. — Porteriaci 
curtis. 903. H. L. , I, c. 372. — Vicus qui Perchericurt 
vocatur, — ecclesiade Pixerecourt. 1130. Ib., II, c. 390 
et 392. — Pucherecourt. 1258. Abb. de Clairlieu. — Pis- 
serccoiirt. 1300. Ib, — Pincherecourt. 1330. Pr. de Lay. 

— Le fief de Pixerecourt relevait de la châtellenie de 
Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Placieu (Le), éc, c°« de Villers-lès-Nancy. 



— 195 — 

ÎPlaine (La) , grande plaine dont une partie s'appelle h 
Jardinoi, c°^= de Lorquin et de Nitting, à la jonction des 
vallées des deux Sarres et traversée par un canal d'em- 
branchement qui met ces rivières en communication l'une 
avec l'autre, puis toutes deux avec le canal de la Marne 
au Rhin, à Hesse. 
Plaine (La), f., c°e de Lunéville. 

Plaine-de-Valscu (c'est-à-dire Plaine en avant de 
Walscheid, qu'on prononce Walsdi) , c°" de Sarrebourg. 
— Plaine-de-Walche. 1772. Tr. des çh.. Fois et hom- 
mages. — Blaimlevasch, Plaindevalche, Pleindevalche ou 
Plaine-de-Valche. 4779. Descr. de la Lor. — Archip. de 
Sarrebourg, dio. de Metz. 

Plantation (La), éc, c°e de Rosières-aux-Salines. 
Plante (La), éc., c"^ de Rosières-aux--Salines. 
Plécheuu (Le), us., 0"^^ de Turquestein. 
Pligesindis et Eligesendis [villa), lieu inconnu, men- 
tionné dans des titres de 822 et 4106 pour le prieuré de 
Salone. Hist. de l'abb. de S«-Mihiel, p. 428 et 453. 

Point-du-Jour (Le), ham,, c°« d'Ecrouves; — éc% c°«s 
de S'-Max, Abaucourt et Alton. 

Pointe-des-Cras (corbeaux), f., c"^ de Moncel-lès-Lu- 
néville. 

Poirier-de-Jérusalem (sentier du), c»e de Coutures. 
Poisson (Le), ruis. , prend sa source à Bulligny et se 
jette dans les Eouvades. 

PoMPEY, con dc Naucy (Nord). — In Pompangio vinea. 
896. Coll. S»-Georges. — Pompanium. 965. H. L., L, c. 
372. — Ecclesia Pompaniœ villœ. 968. Ib. , c. 384. — 

— Pomponium. 4405. Ib., c. 546. — Pompaçine. 4488. 
Ib., II, c. 401. • — i*om7ja»(yr. 4 196. Prémontrés de Pont-à- 
Mousson. — Ponpaing. 4243. Tr. des ch., 1. Pont dom. 
IIj n" l. — Pompain. 4268. Ib., 1. Fiefs deNancy, n^ 445. 

— Pompaing. 4270. Ib., 1. Pont ecclés., n^ 425. — i*o?z- 
paig. 4278. Ib., 1. l'Avantgarde, n° 3. —Le fief de Pom- 
pey relevait de la cbàtellenie de l'Avantgarde , bail, de 
Nancy. — Siège d'une prévôté créée en 4698. — Doy. de 
Dieulouard, dio. de Toul. 

Poncé, éc. (léproserie), c""" de Pont-à-Mousson. — La 
maladreriedePoncel. 4358. Antonistes de Pont-à-Mousson. 

PoNCEL (Le), « fief de passage » entre Einville et Bauze- 
mont. 4447. Cart. Fiefs de Nancy, I, f" 86. 



— 196 — 

Pont (Le), met., c'"' de Merviller. 

PoM-A-MoussoN, ville, cli-1. de C*", arr' de Nancy. — 
Villa Pontus siib Castro Monlionis. 89Ge( 905. Notice de 
la Lorraine, art. Pont-à-Mousson. • — Pons. 1257. Anto- 
nistes." — Pons subliis Montioucm , — Pont à Monçons. 
1257. Tr. des oh., 1. Pont ecclcs., n"^ 3 ejl 4.  — Le Pont. 
4261. Ib., 1. Ponl-à-Mousson , n" 2. — La NuevevUle au 
Pont. 1265. II)., 1. Pont fiefs III, n° 1. — Pont à Mous- 
sons. 1277. Ib., 1. Pont-à-Mousson, n" 8. — Villa de 
Pontcmontionis. 1372. Ib., 1. Pont ecclés., n"28.^ — Pon- 
timussi, Pons Caniassionis, Mussiponti, Pontimiissani , 
Pons adMonticulum, Pons adMontionem, Ponli-Mussi, 
sur des livres imprimés dans cette ville aux xvi^ et xvn'^ 
siècles. Beaupré, Ilechercbes sur rimprimerie en Lor- 
raine. — Pons Monsanus, Pons Mousonius ou Musso- 
nius, Mussi Pontum, Pons Camassionis, Pons Camisio- 
nis et Camisonis, Pontimussum. xvii^ s. Abram, Hist. de 
l'Université de Pont-à-Mousson; Rogéville. Diction, des 
Ordonnances , au mot Université. 

Pont-à-Mousson fut le siège d'une châtellenie {la chas- 
tellerie dou Pont à Monssons. 1338. Tr. des ch., 1. Pont 
dom. II, 11° 24), puis d'un marquisat et principauté d'Em- 
pire (1354). — Chef-lieu d'un bailliage du duché de Bar, 
créé en 1698, comprenant les prévôtés de Pont-à-Mousson, 
Mandres et Thiaucourt. — Siège d'une Université fondée 
en 1572, transférée à Nancy en 1768. — Doy. de Prény, 
dio. de Toul, et archip. de Mousson, dio. de Metz. 

Pont-Balard (Le), scierie, c"'' d'Angomont. 

Pont-de-Jaillon (Le), ham., c"^ de Jaillon. — Le Pont à 
Jaillons. 1291. Tr, des ch., 1. Commandcries, n" 26. 

Pont-de-Jarville. (V. Petit- Jarville.) 

Pont-de-la-Croix (Le), éc, c°° de Nancy. 

Pont-de-l'Eau-salée (chemin du), c""' de Bourdonnay. 

Pont-d'Essey (Le), ham., c"^ de S'-Max. 

PoMHus ou Pontus, fief à Tantonville. 

PoNT-IssoL, éc, c"^ de Pont-à-Mousson. 

Pont-Saint-Georges (Le), f., c"^ de Donjeux. 

Pont-Saint-Vincent, bourg, c°" de Nancy (Ouest). — 
Cella qiiœ dicitur ad Sanctnm Viiicentlum. 1126. H. L., 
II, c. 279. — Portus Sancti Vincentii. 1161. Abb. de 
Clairlieu.— Villa de Ponte. 1178. H. M., p. 132. — Villa 
Sancti Vinceniii. 1183. Abb. de Clairlieu. — Conflans. 



— 197 — 

1193. Ib. — Villa de Sancto Vincentio et de Conflans. 
1249. Pr. de l'Aître. — Le Pont à Saint Vincent. 12G2. 
Tr. des cli., 1. Abb. d'Orval, n° 10. — Saint Vincent, — 
la Nueveville à Pont. 1291. Ib., 1. Chaligny, n° 3. — La 
ville de Conflans, laquelle se nommoit ville neufve, et la- 
quelle maintenant est appelée communément Pont Sainct 
Vincent. 1362. Ib., 1. Conflans, n" im.—Pont-la-Mon- 
tagne en 1790. — Le fief de Pont-S'-Vincent relevait du 
comté de Vaudémont. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

PoNTs-DE-ïouL (Les), haiïi., c°^ de Velaine-en-Haye. 

PoRCHAPTS (Les), gagnage-fief, c"® d'Ognéville. 

PoRTiEux, f. (seigneurie) , c"*^ de Rosières-aux-Salines. 

— Dominiciis de Porticiolo. 1178. Abb. de Beaupré; — 
La grainge de Pourtesuel. 1320. Tr. des eh., 1. Rosières 
I, n° 72. — La jumenterie de Portesieux, Portessieux lez 
Rosières au sel, Pourtesseulx , Portsieulx , Portesseux. 
1562. Ib., 1. Rosières III, n° 83. — Pourtesseul lez Ron- 
zière. 1363. Ib. — Portessieux. 1492. Dom. de Rosières. 

PoRTOis (Le), canton enclavé dans la partie septentrio- 
nale du Chaumontois , et qui tirait son nom de la petite 
ville de Port ou S'-Nicolas. — Portense. 870. H. L., I, 
c. 312, et c. 744 du texte. 

Port-sur-Seille, c°° de Pont-à -Mousson. — Port sor 
Soille. 1269. Tr. des ch., 1. Pont fiefs III, n» 2. — Por- 
tum ad Saliam. 1673. Not. Gall. , p. 496. — Le fief de 
Port-sur-Seille relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. 

— Arcbip. de Noraeny, dio. de Metz. 
Poste-de-Velaine (La), ham., c"^ de Velaine-en-Haye. 
PosTROFF , c°° de Fénétrange. — Posdorff et Postorjf. 

xvii*^ s. Dom. de Fénétrange. — Village de la baronnie de 
Fénétrange. — Arcbip. de Bouquenom, dio. de Metz. 
PoT-DE-vii\, us. et maison forestière, c"*^ de Petit-Mont; 

— éc, c°'^ de Val-de-Bon-Moutier. 
Poteau (Le), éc, c°^ de Montauville. 

Poteau (chemin et ruelle du) , c°«^ de Xermaménil et 
de Bouxières-aux-Chènes. 

PoTEjjcE (chemin de la), c°^ de Gibeaumeix. 

Potence (La) , endroit du territoire de Lorquin où se 
faisaient les exécutions. On y voyait encore, avant la Ré- 
volution, les bases des fourches patibulaires. 

Potiers (chemin des) , 0"*= de Thuilley-aux-Groseilles. 



— 498 — 

Poudrerie (La) , aiic. macasin à poudre et éc% c"« de 
St-Max. 

PouLOT (Le), ruis., sort du bois du Haut-de-la-Croix , 
c"«' de Xures, et se jette dans le Sanon. 

Praye, c«" de Vézelise. — Alherfus de Preis. 1179. 
Ahb. de Beaupré. — Praez. 1270. Tr. des ch. , I. Fiefs 
de Nancy I, n° 121. — Prêtes. 1295. Ib., 1. Vaudémont 
doni., n» 14i). — Pree^r. 1319. Ib. , nM4G. — Prees. 
1344. Ib. , n° 1G4. — Preez sons Vaudémont. 1404. Ib., 
n" 151. — Prée desoubz Sijon. 1421. Ib., 1. Vaudémont 
addit., n° 18. — Le fief de Prayc relevait du comte de 
Vaudémont. — Doy. du Saintois, dio. de ïoul. 

Pré-au-Bois (ruis. du), prend sa source à S'-Germain 
et se jette dans la Moselle. 

Pré-Barbier (Le) , éc, c'^*' de Badonviller. 

Prébois, éc, 0°'= de Vandœuvre. 

Pré-Chevalier (sentier du), c"^ de Bouxières-sous- 
Froidmont. 

Pré-des-Bouchers ou Vieux-Cours (Le), pré-fief, c°^ 
d'Alton. 

Pré-des-Saints (chemin du), c"<^ de Xouaxange. 

Pré-du-Bois (Le), éc, C^ de Thiavillc. 

Pré-Jardin (Le), éc, c""^ de Lafrin;bolle. 

Pré-Lallema>d (ruis. du) , prend sa source à Manon- 
court et se jette dans le ruisseau de S'-lNicolas. 

Prèle ou Presle, m'», c"*^ d'Houdreville. — Le molin 
de Préelles. 139G. ïr. des ch., 1. Vaudémont, n" 8. — Le 
molin en Preille. 1509. Ib., 1. Vaudémont fiefs, n° 95. — 
Ce moulin relevait en fief du comté de Vaudémont. 

Prèle (La), mis., prend sa source sur le territoire d'Ar- 
racourt et se jette dans le Moncel. 

Pré-Marandel (Le), f . , c"" de Bertrambois. 

Pré-Marcot (Le), éc, c^e de ïhiaville. 

PrémeiNtial, f., c"*^ de Coutures (corruption du moi Pri- 
mat iale). 

Prémont, fief au village de Tliclod. 

Prény, C" de Pont-à-Mousson. — Primidum in page 
Scarponensi. 745. Pardessus, Diplomata, I[, p. 399. — 
Capella Prisgney. 9G0. H. L., I, c 3G8. — Prisney. 977. 
H. M., p. 83. — Rotridns de Prisneo. 10G5. H. L., I , 
c 'i:^%.—Prisnay,Prisnei. 1138. Ib., II, c.3l5et318.— 
Castrum Prigney. Chr. eps. met. ad an. 1120-1163. Ib., 



— 199 — 

I, c. 65. — Ecclesia Sanctœ Mariœ de Prisneio. 1162. 
Ib., II, c. 559. — Prineij. 1293. Tr. des ch. , 1. Prény, 
n° i. — Prignei. 1332. Inscription sur une pierre tom- 
bale dans l'ancienne abbaye de S'^-Marie-au-Bois.^ — Prin- 
gney. 1349. Tr. des cb., 1. Fiefs de Lorraine I, n° 21. — 
Preney. 1444. Ib., 1. Prény, n" 24. — Priney au Duc. 
1542. Ib., reg. B. 22, P 156. — Priny! Priny! Cri de 
guerre des ducs de Lorraine aux xiii^ et xiv*^ siècles. 

Prény, qualifié de ville en 1594, fut le siège d'une pré- 
vôté [N., prévôt de Prigney. 1290. Cart. Apremont , n° 
101) et d'une châtellenie, bailliage de Nancy. — Cbef-lîeu 
d'un doyenné, diocèse de Toul, duquel dépendaient les 
trois paroisses de Pont-à-Mousspn situées à gaucbe de la 
Moselle : S"=-Croix-en-Rupt, S'-Laurent, S^-Jean (Blé- 
nod); S*-Baussant, Essey-en-Voivre, Fay-le-Grand (Fey- 
en-Haye), Flirey-en-Haye, Gezoncourt(Griscourt) , Jaulny 
(Rembercourl) , Jezainville, Limey (Regniéville) , Liron- 
ville , Mandres-aux-Quatre-Tours (Hamonville) , Mamey, 
Norroy, Pagny-sous-Prény, Prény, S'-Pierre et S*-Remy 
de Maidières, Réménauville, Seicheprey, Vandières, Vié- 
ville-en-Haye (Vilcey-sur-Trey) , Villers-sous-Prény, etc. 

Pré-Salé (cbemin du), c°« de Coutures. 

Prés (mis. des), prend sa source à Azelot et se jette 
dans le Frabaut. 

Presle (La) , mis. , prend sa source au-dessus de Cha- 
vigny et se jette dans la Moselle. 

Prés-Ory (mis. des) , prend sa source sur le territoire 
de Blénod-lès-Toul et se jette dans le Blarin. 

Prés-SaiiNt-Thiébaut (mis. des) , sort de la forêt de 
Frébaut et se jette dans le ruisseau d'Athienville. 

Pré-sous-le-Rupt (ruis. du) , prend sa source dans la 
forêt de Parroy et se jette dans le Sanon. 

Prêtre (Le), scierie, c"^ de Raon-lès-l'Eau. 

Pr.ÉviLLE, faub. de Nancy, ainsi nommé d'un fîef érigé 
en 1725, et sur l'emplacement duquel a été établi le cime- 
tière général de la ville. — P'rès de ville. 1725. Tr. des 
eh., reg. B. 225, n^ 44. — Presville. 1779. Descr. de la 
Lor. 

Prévocourt, C" de Delme. — Fief relevant du marqui- 
sat de Pont-à-Mousson. ^ — Arcbip. de Delme, dio.de Metz. 
Preys, f., c°« d'Eply; village détruit. 



~ 200 — 

Prieuré (Le), éc% c"^' de Manonviller, Salone, Bainville- 
aux-Miroirs, Baccarat et Xurcs. 

Primatiale (La), ce, c"" de Vannecourt. 

Prise (La), ruis., prend sa source à la ferme du Mont- 
Laval et se jette dans le ruisseau des Amis. 

Prise (La), f., c'"^ d'Emberménil. 

Prisonniers (chemin des), c"® de Dombasle. 

Procession (chemin de la), c°° de S'-Quirin. 

Procheville, éc. (fief), c'"" de Pont-à-Mousson. 

Produits cdimiques, us., c°° de Dieuze. 

Providence (La), f., c"'' de Bidestroff. 

PRUNSTîùiHL et mieux BrunstmiIhl [moulin de l'incen- 
die ou moulin brûlé), mont., c"*^ de Walscheid. — La 
carte de l'Etat major l'appelle Pijrunstmiihl. 

Puits (Le) , m"', c°<' d'Hénaménil ; — f. , c^'^ de Mon- 
tauville. 

PuiTs-Du-CnÈNE (Le), éc, c"® d'Hatligny. 

Pullignv, c°° de Yéîelise. — Villa de Pullignei. 1204. 
Abb. de Clairlieu. — Lou chaistel de Puligne]). 1344. Tr. 
des ch. , 1. Nancy I, n" 1 13. — Pullegney. 4545. Ib., n«> 
115. — Poullegni. 1457. Ib., 1. Fiefs de Lorraine II, n* 
25. — Pullegng. 1487. Ib., 1. Nancy I, n» 75. — Le fief 
de Pulligny relevait de la châtellenie de Nancy, bail, de 
cette ville. — Doy. du Saintois, dio. de ïoul. 

PuLNEY, e"" de Colombey. — Purnez, Purnelz. 1332. 
Cart. Vaudémont fiefs, f" 221. — Punies. 1398. Cari. 
Vaudémont dom., f° 178. — Le fief de Pulney relevait du 
comté de Vaudémont. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

PuLNOv, c°° de Nancy (Est). — Villa Purneriaca. 1027. 
H. L., I, c. ^d-2. — Pullenetum. 1342. Coll. S«-Georges. 
— Purneroy. 1238. Abb. de Bouxiéres.  — Le fief de 
Pulnoy relevait de la châtellenie de Nancy, bail, de cette 
ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

PuRiMONT. Un titre de 1352 mentionne un ruisseau de 
ce nom près de Chàtillon : Lou rui de Purymont. Tr. des 
ch., 1. Blâmont I, n'' 111. 

Putaigne (corruption de -Bt'fa/^rne) , f. , c""^ de Moncel- 
lès-Lunéville. 

PuTTiGNY, c»" de Château-Salins. — Petigneit. 1280. 
Cart. de Salivai. — Puthegney , Pethigney et Pulhigney. 
1445. Coll. S^-Georges. — Archip. d'Haboudange, dio. de 
Metz. 



— 201 — 

PuvENELLE, forêt, c"«' de Jezainville et de Montauville. 
— Les fourestreis dePevenelles. 4265. Tr. desch., 1, Pont 
fiefs III, n" 1. 

PoxE, ham., C^ de YK\œ\\i. — Purs. 1317. Tr. des 
ch., 1. Vaudémont fiefs, .n'' 7. — Ecdesia Puris. xiv® s. 
Chr. med. mon. H. L., II, c. 80. — Puix. 1406. Tr. des 
ch., I. Vaudémont fiefs, n» 16 bis. — Pux. 1437. Ib. , n<» 
33. — Puxe-en-Saintois. 1779. Descr. de la Lor. — Le 
fief de Puxe relevait du comté de Vaudémont. 

PuziEux, c°" de Delme. — ^Ecdesia de Fuley (?) 1121. 
H. L., II, c. 265. — Puzeuz. 1277. Tr. des ch. , 1. Salm 
I, n" 16. — Puisieux. 1505. Ib., 1. Viviers, n» 41. — Vil- 
lage du marquisat de Nomeny. — Archip. de Delme, dio. 
de Metz. 

Quatre-Fers (Les), éc, c°^ de Clémery. 
Quatre-Fils-Aymon (rue des), c"^^ dé Germiny et de 
Toul. 

Quatre-Vents (Les) , ham^ , c"^= de Danne-et-Quatre- 
Vents et de Saxon; — f., c°^ d'Angomont; — éc% c^^^ de 
Lorquin, Mulcey et Rosières-en-Haye. 

Quenouille (La), us., c°® d'Abreschwiller. 

Question (sentier de la), c°« de Pagney-derriére-Barine. 

QuEUE-DE-MoNT (LA),ruis., prend sa source à Charmes- 
la-Côte et se jette dans la Moselle. 

QwEviLLONcouRT, c°° dc Vézelisc. — Fief relevant du 
comté de Vaudémont. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

QuiQUENGROGNE, anc. ch., c"« de Moyen. 

QuuRiMONT, f. , c"*^ de Giriviller. 

Ragon, éc. , c"^ de Goviller. — Tuilerie d'Arragon. 
1442. Dom. de Vaudémont.  — La Descr. de la Lor. men- 
tionne l'étang Ragon entre Goviller et Souveraincourt. 

Ramont (Le), f., c"^" de Brin. 

Rammbach, f., C" de Fraquelfing. 

Rancourt, fief, c'^'^ de Maizières-lès-Vic. 

Ranzey, f. (fief), cn« de Bezange-la-Grande. — Ranzis. 
1267, Abb. de Beaupré. 

Ranzey, fief au village de Serres. 

Raon-lès-Leau (mieux : Raon-lès-l'Eau, vulgairement : 
Lai-delai, c'est-à-dire La (Raon) d'au-delà (de l'eau) , 
ce village étant au-delà de la rivière par rapport à Raon- 
sur-Plaine (Vosges), co" de Lorquin. — Ravon sur Plaine, 



— 202 — 

dit lez Veau, xviii* s. Abb. de Haute-Seille. — Doy. de 
Salm, dio. de Toul. 

Rappe (La), f., c"« de Croismarc ; — éc, c"^ de Bcrln- 
champ. 

Happe (La), seigneurie au comté de Vaudémont. — Poul- 
Icdn de la Rappe. 1390. Tr. des eh., 1. Vaudémont, n° 8. 

Happes (Les), f., c"** de Remoncourt; censé franche éri- 
gée en fief en 4736, sous le nom de Bellecour. — Un titre 
de 1313 fait mention du bois des Rappes. Tr. des ch., 1. 
Lunéville, n° 19. 

RAPPMiiHL, nV", c"« de S^-Louis. 

Raptin, m'", c""^ de Riclieval. 

Rath, éc, c"*^ de Dabo. 

Ratout (Le) , tuilerie, c°« de Neuf-Maisons. 

RAtcoLRT, C» de Nomeny. — Ecclesia de Raciiriaco. 
4130. H. M., p. 108.— Archip. de Nomeny, dio. dcMetz. 

Ravages (sentier des), c"'' de Germonville. 

Raville et Raville-sur-Sanon, C" de Lunéville (Nord). 
— Rodaldivilla. 922. H. M. , p. m. — Radoldi villa. 
Hist. eps. tul. ad an. 922-9G3. H.L., I, c. i^\. — Radonis 
villa. xii« s. Clir. eps. met. Ib. , c. 65. — Raviile-sur- 
Sanon. 1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Raville re- 
levait de la chàlellenie d'Einville, bail, de Nancy. — Doy. 
de Port, dio. de Toul. 

Ravoi {molin de) , mentionné avec Maidières et Trcm- 
blecourt. 1245. Tr. des ch., 1. Pont fiefs I, n» 73. 

Rayeux (Le) ou Saint-Ureain , f., c^^ jc Rosières-aux- 
Salines. 

Rayeux (Les) , éc% c"«^ d'Amenoncourt et de Niderhoff. 

Réchicourt-la-Petite, c»° de Vie. — Matfridus- de 
Richiscurt. 1127-1108. Pr. de Flavigny. — De Richeyr- 
cort et Richicort. xii® s. Tr. des ch., 1. Abb. de l'Isle , 
n^^ 40 et 44. — Richeicourt. 12G9. Cart. de Salivai. — Vil- 
lage de la chûtcllenic de Vie, du temporel de l'évêché de 
Metz. —  Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

RÉcnicouuT-LE-CiiATEAu , bourg , ch-1. de c«°, arr' de 
Sarrebourg. — Warinus miles de Richircort. 1181. Abb. 
de Haule-Seille.— iîic/jercorL 1182. Ib. — Rukesingen. 
1209. Ib. — Thirricus cornes de Richecort. 1272. Ib. — 
De Ruchesingue. 1273. Ib. — Joffrois deLinanges, conte 
de Richiecourt. 1307. Tr. des ch., 1. Rlàmont I, n^ 130. 



— 203 ■— 

 — Rechiecotirt le chastel. 1401. Ib., 1. Steinsel, n" 3. — 
Ruxsingen. 14G9. Ib., n» 12. — Ruckesingen. 1490. Ib., 
1. Fiefs divers II, n" 39. — Le comté de Réchicourt rele- 
vait en fief du bailliage d'Allemagne. ^ — Archip. de Sarre- 
bourg, dio. de Metz. 

II y avait à Réchicourt, sur la fin du siècle dernier, une 
Rosière à l'instar de celle de Salency. 

Réclixg, vil. détruit, près de Guébling. — Racolin- 
gias (?) 1111. H. L., I, c. m9.—ReclingenAU7, Arch., 
titres de Bourgaltroff, etc. 

Reclonville, c°n de Blâmont. — Reclonvile. 1300. Tr. 
des ch., 1. Blâmont fiefs, n" 18. — Le fief de Reclonville 
relevait du comté de Blâmont. — Doy. de Salm, dio. de 
Toul. 

Reclos (Le), forêt, c°® de Neuf-Maisons. 

Reclos (Le) ou Le Rouge-Vètu, éc, c"'^deBertricharap. 

Reclus (Le) , éc. , c°^ de Vandœuvre ; ermitage cons- 
truit en 1605, au lieu dit Fontaine d'Auzécoiirt, et qu'on 
appela Sainte-Marie-des-Anges, puis Sainte-Marie-du- 
Reclus. 

Récompenses (chemin des), c°® de Chaligny. 

Récourt (Les Haute et Basse-), f% c"^^ de Lezey; vil- 
lage détruit, puis grange et métairie franche à l'abbaye de 
Haute-Seille. — Régis ciiria juxta Marsallum. 1268. 
Abb. de Haute-SeilIe. — Rihecort juxta Marsallum. 
1270. Ib. — Grange de Riecort. 1273. Tr. des ch. , 1. 
Moyenvic I, n° 1. • — Molendinum de Reehecurt. 1288. 
Abb. de Haute-SeilIe. — Reicort et Reicourt. 129G. Ib. 
— Rehecoiirt. 1301. Ib. — Capella seu ecclesia sita prope 
curten seu dommn monaslerii Clarevallis apud Ricort 
juxta Marsallum. 1303. Ib. — La court de Reecourt. 
1311. Ib. — Reycuria. 1313. Ib. • — Eglise paroissiale de 
Reijcourt. 1319. Ib. — Ralcourt devant Marsal. 1396. 
Ib.  — Riecort ante Marsallum. 1426. Ib.  — Ricourt. 
1481. Ib. — Les Grosse, Grande, Vieille ou Petite et 
Neuve-Récourt. xvi® et xvii« s. Ib. 

Rédi>g, c**"* de Sarrebourg. — Ruding. 1326. Tr. des 
ch., 1. Steinsel, n° 26. — Rudingen. 1731. Als. ill. , II , 
p. 198. — Village originairement du comté de la Petite- 
Pierre. — Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

Regnéville, c°° de Thiaucourt. — Rignieiville. 1283. 
Tr. des ch. , 1. Pont ecclés. , n^ 14. — Rigneville. 1283. 



— 204 — 

Cart. Apremont, n°I01.^ — Rcyniéville-en-Heys. 4779. 
Descr. de la Lor. — Doy. de Prcny, dio. de ïoul. 

Rehainyillek, C" de Qerbéviller. — Regisvillare. U52. 
Tr. des ch., 1. Abb. de Senones, n" 8. — Reheinvilla. 
1179.Abb.deS'-Remy.— /îo//fl>u'î7er.H88.Ib. — Rehen- 
viller. 1311). Tr. des ch., 1. Fiefs de TS'ancy, n° 140. — 
Le fief de Rehaiiiviller relevait de la chàlellcnie de Luné- 
ville, bail, de Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Réiiéray, c»" de Baccarat. — Rchereix. 1314. Tr. des 
ch., 1. Blâmont I, n» 9G. — Reherciz. 1327. Ib. , 1. De- 
neuvre, n" 22. — Alliage de la chàtellenie de Baccarat , 
du temporel de l'évêché de Metz. — Doy. de Salin, dio. 
de Toul. 

Reillon, c°° de Blâmont. — Ridions. 1293. Tr. des 
ch., 1. Blâmont fiefs, n° 44. — Roillon. 1301. H. L., II, 
c. ^m.— Relions. 1332. Tr. des ch., 1. Blâmont I, n° 86. 
— Rillon. 4409. Ib., 1. Blâmont fiefs, n» 77. — Relon. 
1479. Cart. Blâmont fiefs, f" 123 v°. — Le fief de Reillon 
relevait du comté de Blâmont. — Archip. de Marsal, dio. 
de Metz. 

Relne (La), forêt et étang, c"« de Royaumeix. 

Reine (cuemixs ou routes de la) , chemins, c"" de Vi- 
terne, Fresnes-en-Saulnois, Chambrey. 

Reine (La), canton du territoire de Bassing. 

Reiterwald {j'orèt des Cavaliers ou peut-£tre des 
Reîtres) , canton du territoire de Lixheim. 

Relécourt, f. , C^ de Moriviller. — Allodium de Rel- 
leycort. 1149. Abb. de Beaupré. — Grangia de Rellei- 
ciirt. 11G3. Ih. — Relleicort. 11G4. Ih.—Rellecurt. 1182. 
Ib. — jRe/ecorf. 1197. Ib. 

Rembercourt et Rembercourt-sur-Mad , c°" de Thiau- 
court. — In pago Scarponinse, in fine Raginbertiaca , 
vel in ipsa villa Raginbei'tocurle , vineœ. 848. IL M., p. 
27. — Villa Ragimberciaca. 857. Ib. — Renibuecourt. 
-1452. H. L., II, c. 342. — Rambcrcourt sur Maz. 4434. 
Cart. La Chaussée, f° 4G. — Rambescourt aux Grozelles 
stir la rivière de May. 4484. Ib., f° 44. — Le fief de 
Rembercourt relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. 
— Doy. de Prény, dio. de Toul. 

Réméxauville, c»" de Thiaucourt. —Doy. de Prény, 
dio. de Toul. 

Réménoville, c<"» de Gerbéviller. — Romonoldi villa. 



— 205 — 

1144. H. L., I, c. 536. — Parochia de Remenovilla. 
4164. Abb. de Beaupré. — Symon de Romonoiwilla, co- 
gnominatus Frigida auricula. 1479. Ib.' — Romenovilla. 
.1482. Ib. — Romonovilla. 1186. Ib. — Remoldi villa. 
XIV® s. Chr. med. mon. H. L., II, c. 69. — • Le fief de Ré- 
ménoville relevait de la châlellenie de Rosières , bail, de 
Nancy; il fut incorporé au marquisat de Gerbéviller. — 
Doy. de Deneuvre, dio. de Toul. 

Réméréville , co" de S'-Nicolas. — Ermerago villa (?) 
775. Hist. de l'abb. de S'-Denis, pr., p. 37. — Ecclesiain 
Raniei villa. Hist. eps. lui. ad an. 922-963. H. L., I, c. 
131. — Boemundus de Ramereville. 1135. Tr. des ch., 
1. Abb. de Beaupré, n" 1. — Ramereivilla. 1452. Ib., 1. 
Abb. de Senones, n° 8. — Remereivilla. Cbr. eps. met. 
ad an. 1296-1301. II. M. , i). 2. — Ramereville. 1322. 
Tr. des ch., 1. Amance, n° 5. — Réméréville fut, dès le 
xiv^ siècle, le chef-lieu d'une mairie, du temporel de l'é- 
vèché de Metz , comprenant les villages de Buissoncourt , 
Erbéviller, Cercueil et le fief de Beaufort.  — Doy. de 
Port, dio. de Toul. 

Remey, éc, c°« de Thiaville. 

Remicourt, ham. et ch. (fieC^et château fort), c°® de 
Villers-lés-Nancy. — Rimiecorth. 1127-1168. Abb. de 
Clairlieu. — Remeycort. 1182. Ib. — Remecorth. 1193. 
Ib. — Remigii curtis. 1231. Ib. — Remecourt. 1258. ,Jb. 
• — Grainge de Remicort. 1270. Tr, des ch. , 1. Fiefs de 
Nancy, n° 119. — Forte maison de Remeicoiirt. 1477. 
Ib., reg. B. 1, f°^ 375 et 390. —Le fief de Remicourt re- 
levait de la châtellenie de Nancy, bail, de cette ville. 

Reniremont (Le), ruis., prend sa source derrière Xousse 
et se jette dans le Sanon. 

Remoncourt, C" de Blâmont. ^ — Remimcurt. 1162. 
Abb. de Haute-Seille. — Remoncort. 1327. Ib. — Re- 
moncourt-devant La Garde. 1779. Descr. de la Lor. — 
Le fief de Remoncourt relevait du comté de Blàmont. — 
Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

Remonville, f., c°<' d'Einville. — Réménoville. 1779- 
Descr. de la Lor. 

Renard-Moulin, ham., c"° de Lucey. 

Renaud, cense-fief, c"'' de Seicheprey. 

Rendez-Vous (Le), m'", c°*^ de Damelevière. 

Renémont (précédemment Sauvageon), éc. et ch., c"* 



e 



— 206 — 

de Jarvillo , ainsi appelés en souvenir de la bataille livrée 
dans le voisinage, le 5 janvier 1477, par le duc René II à 
Charles-lc-ïéniérairc. 

Rémng, c°" d'Albeslroiî. — lleningen. 1559. Dom. de 
Dieuze. — Arcliip. de Morhange, dio. de Melz. 

Repaix, c°° de Rlàmont. • — Ecdesia de Repasco. xiv 
s. Chr. nied. mon. H. L. , II, c. 07. — Respaix. 1322. 
Tr. des ch., 1. Rlàmonl I, n" 7^.— Reppaîx. 1332. Ib., 
n** 8G. • — Le fief de Repaix relevait du comte de Blàmont. 
• — Arcliip. de Marsal, dio. de Metz. 

Reposoik (chemins du) , c"«* de Saxon et de Villacourt. 

Réquival, ruis. , sort du département des Vosges et se 
jette dans la Plaine. 

RESSAixcounT, vil. détruit, près de Nomeny; franc al- 
leu avec une chapelle en 1712; hameau seigneurial en 
1779. — Arscncoiirt. xyi*^ s. Carte de Gérard Mercator. 
— Arsincourt. 1G4G. Cart. d'Ant. de Fer. (V. Communes 
de la Meurlhe, I, p. 4G7.) 

Revers-du-Bois-Caxon, éc, c""' de Lafrimbolle. 

Revers-du-Grakd-Haut, éc, c"® de Lafrimbolle. 

Rheinkopf ou Reinkopf, mont., c"*^ de S'-Quirin. 

RuIxNdebois, f. (fief), c"*^ de Bioncourt. — Rèynehois. 
1351. Tr. des ch., 1. Viviers, n° 153. — Rainnebolx. 1503. 
Cart. Pont fiefs, f" 32G v°. — Rhindebois-Catoire, au 
siècle dernier, du nom de son propriétaire. 

Rhingrillon, éc, c"*' de Bezange-la-Grande. 

Rhodes, c°° de Sarrebourg. — Village de lachâtellenie de 
Fribourg, du temporel de l'évêché de Metz. — Archip. 
de Vergavillc, dio. de Metz. 

Rhô (Le), ruisseau, c"^ de Lorquin, vient du Pré-des- 
Ecluses et de la Basse-de-Fraquelfing, alimente plusieurs 
tanneries et laisse son nom à la prairie qu'il arrose avant 
de se jeter dans ,1a Sarre-Blanche , dont il est le dernier 
affluent. 

Rhône (Le Petit-), ruis., prend sa source au-dessus de 
Salîais et se jette dans la Meurthe. 

RicAUDviLLE (Haute et Basse-), f. et scierie, c"** de 
Turquestein. 

Ricuacourt ou Richecourt, fief, c"** de Parroy. ' 

RicuARDMÉML, C" dc S'-Nicolas. ~ Richartmesnil. 
1198. Abb. de Clairlieu. — Richartmainil. 1242. Pr. de 



— 207 — 

Flavigny. — Le fief de Richardménil relevait de la châtel- 
lenie de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. 
de Toul. 

Riche, c°" de Château-Salins. — Rainerits et Aijmo de 
Rich. 1202. H. L. , I, c. 515. — Etait le chef-lieu d'une 
mairie, du comté de Morhange, comprenant les villages 
de Lidrequin, Solzeling et Riche. — Archip. de Morhange, 
dio. de Metz. 

RiCHEVAL (vulgairement : Le Roûge-Ry) , c°" de Réchi- 
court-le-Chàleau. — Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

RiEsnoLz (Le), ch., c°^ d'Hattigny; ce tiora signifie /"ore* 
des chevaliers. 

Rigolle-du-Haut-du-Mont (La) , éc. , c"® d'Anlhelupt. 

RiGOLOTTE (La), éc, C^*^ d'Angomont. 

RiMLiN, hi'", C® de Sarrebourg. 

RiNTiNG, f'^ et bois, c"® de Bébing ; couvent de Dominicaines 
fondé au xiv*^ siècle. — H y a des chemins de Rinling sur 
les territoires de Barchain, Bébing, Diane-Capelle, Ker- 
prich-aux-Bois, Langatte et Sarrebourg. 

RioLLE, anc. ch. et fief, près de Pont-à-Mousson. 

RiOiNviLLE (Haute et Basse-) , f** (seigneurie) , c°^ d'Ar- 
racourt; vil. détruit. — Rioville. 1180. Ord. prœm. ann., 
Il, c. 454. — Godefridus de Riovilla. 1212. Abb. de 
Beaupré. — Villa que dicitur- Rioville. 12G2. Ib. — La 
Petite-Rioville. 1620. Arch. : Emigré du Brachet. 

Risermatte (La), éc, c"*^ de Gondrexange. 

RiTTERWÂLD, f., c"*^ de Schncckcnbusch. 

Robert, fief à Nomeny. 

Robert-Méml, f. (fief érigé en 1709), c"*^ d'Euvezin. — 
Il y avait une autre localité du même nom , dont la situa- 
tion est inconnue : Terra de Robermasnil. 1189. Abb. de 
Beaupré. 

RocENi cuRTis, lieu inconnu, mentionné avec Neuviller- 
sur-Moselle dans un titre concernant le prieuré de Flavi- 
gny. 1127-11(58. Pr. de Flavigny. 

Roche (La), éc, c""^ de Villey-le-Sec. 

RocHE-DE-LA-JusTicE (La) , f., c°® de Bouviller. 

Roche-des-Fées (chemin de la), c°<' de Baccarat. 

RocHOTTE ou Rochette (La) , éc (ermit. et chap.), c°«^ 
de Deneuvre. 

Rôchotte (La), éc, c""^ deBeuvezin. 

Rochotte (La) , m'°, c"® de Pierre. — Molendinum ul- 



— 208 — 

ira Mosellam quoil dicitur Rochete. 1183. Cart. de Ren- 
géval, f° 30. 

RoDALBE , co" d'Albcstroff. — Archip. de Morhange , 
dio. de Metz. 

RoDERBAN, nom d'un ban séparé entre V^ibersviller et 
Munster, dépendant de la seigneurie de Fénélrangc et du 
comté de Sarrewcrden. 

Rogations (sentier des), c"*^ de Pagny-sur-Moselle. 

Rogations (pré des), canton du territoire d'ilaussonville. 

Rogéville, C" de Doniêvrc. — Rougcville. 1270. Tr. 
des eh., I. Pont fiefs, n« 81. — Rougeymlle. 1334. Ib., I. 
Pont fiefs III, n» 24. — Rogéville en îlaye. 1GG5. Ib., 1. 
Pont fiefs IV, n" 78. — Doy. de Dieulouard, dio. de Toul. 

RoGNELLE (La), ruis., prend sa source sur le territoire 
de Rlémerey et se jette dans le ruisseau de l'Etang. 

RoiiÉ, f., c"° de Marainvillcr. — Roheij. 1539. Abb. de 
Belcbamp. 

Romain, ham., c"*^ de Flavigny. 

Romain (Bois-), anc. bois à l'abbaye de Belcbamp, 0'"= 
de Méhoncourt. 

Romain, c"" de Rayon.' — Romain-lès-Méhoncourt , 
hameau. 1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Romain 
relevait de la chàtellenie de Rosières, bail, de Nancy. — 
Doy. de Port, dio. de Toul. 

Romains (chemins des), c°^^ de Loisy, Bernécourt, Al- 
ton, Blénod-lès-Pont-à-Mousson et Toul. 

Romains (boutes des), chemins, c"" de Bagneux, Bari- 
sey-au-Piain, Bicqueley, Pont-S'-Vincent. (V. aux mots 
Route et Voie.) 

Romans {villa de), lieu inconnu, mentionné dans un di- 
plôme concernant le prieuré de Salonc. 822. Hist. de 
l'abb. de S»-Mibiel, p. 428.— iîoHmns. 1106. Ib., p. 4113. 

RoMAUL MOULIN {Lou mouUn corn dit) entre S. Jehan et 
Mairtincourt. 1315. Tr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n" 139. 
C'est l'un des moulins qui dépendent de Marlincourt. 

Romécouut , c"" de Récbicourt-le-Chàteau. — Romui- 
cort cum ecclesia. 1152. Tr. des ch., 1. Abb. de Senones, 
n? 8. — Archip. de Vergaville, dio. de Metz. 

Romelfing, c°° de Fénétrange. — Rumelfingen. 1482. 
Tr. des ch., 1. Fénélrange I, n« 142. — Village de la ba- 
ronnie de Fénétrange. — Archip. de Rouquenom, dio. de 
Metz. 



■— iî09 — 

KoMÉMOiNT, f. et chat., c"^ de Buissoncourt. 

RoMÉNiL, éc, c°^ de Clayeures. 

RoMSTEiiN (Gha.nd et Petit-), peut-être pour Rœmerstein 
(rocher des Romains) , inont% c"*^ d'Abreschwillcr. 

RoMONT ou Sarrasine, monticule, c°*' de ïrondes. 

RoMONT (Le), ëc., 0"*= de Brin, 

RoMUR , f. , c"^ de Donnehiy. — Moulin de Romule et 
Ravenmuhl. xyiii*^ s. Coll. de Fénétrange. 

JloNCHÈUE (La), éc, c"° d'Houdemont. — La Roin-^ 
chière. 1334. Ordre de Malte. 

Rond-Pré (Le), ham. , c"« des Métairies-de-St-Quirin. 

Ronxe (La), c"" de Lunéville (Sud-Est). — La Ronxe. 
4309. Tr. des ch., 1. Deneuvre, n° 61. — Village de la 
châtellenie de Moyen, du temporel de l'évèché de Metz. 

— Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Rorbach (et mieux : Rohrbach), c°° de Dieuze. — Ror- 
bach in comitatu Saraburg. 966. Abb. de Vergaville. — 
Rorebach. 1327. Tr. des ch. , 1. Blâment I, n^S!.— 
Rhorbach. 1779. Descr. de la Lor. — Archip. de Verga- 
ville, dio. de Metz. 

RosEuoiFAiz {sylva que dicitur), forêt inconnue, dans le 
voisinage de la métairie d'Olzey. 1262. Abb. de Beaupré. 

Roses (ruis. des) , prend sa source sur le territoire de 
Vého et se jette dans le Chazal. — Un autre ruisseau du 
même nom sort de la forêt de Molring et se jette dans le 
ruisseau de Rhodes. 

Rosière (chemin de la), c"^ d'Obreck 

Rosières (chemin des), 0°*= de Bioncourt. 

Rosières-aux-Salines, ville, c^^de S'-Nicolas. — Castrum 
et castellania Roseriœ salinitœ. 4153 ou 4155. H. L., I , 
c. 1103 du texte (note). — Roseriœ. 1172. Tr. des ch., 1. 
Abb. de Clairlieu, n" 1. — Rou;:ières. 4282. Ib., I. Ro- 
sières I, n° 16. — Saline de Rozièrcs. 1285. Ib., I. Fiefs 
de Lorraine I, n" 9. — Villa de Rosires. 1288. Abb. de 
Haute-Seille. — Roiisières. 4434. Tr. des ch., 1. Remi- 
remont I, n° 4. — Rositum.. 4513. Géogr. de Ptolémée. 

— Rosières au sel. 1362. Tr. des ch., 1. Rosières III, n° 
83. —Ronzière. 4563. \h.~Rosariœ. 4675. Not. Gall., 
p. 363 et 629. 

Rosières fut le chef-lieu d'une prévôté et châtellenie , 
bailliage de Nancy, qui comprenait une partie des cantons 

45 



— 240 — 

deBayon, Gcrbcviller et Harouc. Siège d'un bailliage 
créé en 1751. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Rosières-en-Haye, c"" de Domèvre. — Ecclesia in Rau- 
serus, in comitatu Scarponinsi. 89G. H. T., p. 12. — In 
Raiiserias. lïist. eps. lui. ad an. 895-907. H. L., I, c. 
130. — Ecclesia de liaiisariis. 9G5. Ib., c. 372. — Ro- 
seriœ, Rozeriiim. H4G. Ib., 11, c. 325. — Roceres , Ro- 
sercs. 1188. Ib. , c. 401 , et H. T. , p. 93. — Bruno de 
Roseircs (?) xn^ s. Tr. des eh., 1. Mandrcs, n" 28. — Rou- 
zigres. 1340. Ib., 1. Pont fiefs, n" 138. — Doy. de Dieu- 
louard, dio. de Toul. 

Rosières-la-Petite, éc., c"^ de Rosières-aux-Salines. 

RossKOPF {tête de cheval), mont., c"" de Dabo. 

RoTiiERBAcn {rouge ruisseau), vil. détruit, prés de S*- 
Louis. 

RoTH, f., c"'' d'Hazelbourg. 

RoTiiENMÏiHL, éc., c""^ dc Dabo. 

RoTiiENPFUHL {rougc mare), mont., c"^ de Dabo. 

RoTHERiioFF, éc, c°<= d'Inswilicr. 

RoTHHiEUSLEiN (prononccz : Roth-hyzle). (V. Maisons- 
Rouges.) 

RoTHSTEiN , éc^, c""^ dc Walschcid. 

RoTTE (La), ruis., prend sa source dans le département 
de la Moselle et se jette dans la Nied. 

Rouaux (Les) , ruis. , prend sa source au Grand-Pré et 
se jette dans le ruisseau de Vilerne. 

RouENNE ou PissoTTE (La) , ruis. , prend sa source au- 
dessus de Rémércville et se jette dans la Meurthe. 

Rouge (La), éc, c°<' de Velaine-en-Haye. 

Rouge-Eau. (V. Sarre-Rouge.) 

Rouge-Eau (La), éc% c"" de Vasperviller. 

ROUGE-MOITRESSE OU MoiTRESSE-AU-BoiS (La) , aUC. 

censé, c"** de Biibl. 

Rouge-Rente, f., c"^ de Saxon. 

RouGEMoisT. Une colline de ce nom, entre Croismare et 
Sionviller, est mentionnée dans un titre dc l'abbaye de 
Beaupré : Rubeus mons. 1157. II. L., II, c. 354. 

Rouge-Vètu (Le), éc, c"'' de Bertrichamp. 

Rougimont (Grand et Petit-), mont% c"""^ de Turques- 
tein. 

Roulette (La), f., c"<^ de Phalsbourg. 

Route (la Grande-), chemin, €"•= de Hunskirich. 



— 211 -- 

Route (l'Ancienne-) , chemins, c"*^^ de Frouard, Mon-^ 
lauville, Vittonville. 

Route (la Vieille-), chemins, c"^^ de Gelucoiirt et 
d'Haussonville. 

Route-des-Puètres (La) , chemin, c"*= de Domêvre. 

Route iiomaine (La), chaussée, c"'' de Rouves. 

RouvES, c°" de Nomeny. — Archip. de Nomeny, dio. 
de Metz. 

RouxEY (lou rui'dé) on ban deNomeney. 4307. Tr. des 
eh., \. Nomeny I, n" 87. 

RoviLLE, c"'' d'Haroué. — Ecclesia de Rouvile. 1233. 
Ahb. de S*-Epvre. — Roville-devant-Bayon. 1779.Descr. 
de la Lor. — Le fief de Roville relevait de la châtellenie 
de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. du Saintois, dio. 
de Toul. 

Roville, vil. détruit, près de Vandeléville. 

RoYÀUMEix, C" de Domêvre. — Rouaunicz et Rouau- 
meis. 4290. Cart. Apremont, n° 148, et Tr. des ch. , 1. 
Apremont, 8'' liasse, n" 4. — Ruaumeix. 4299. Cart. Apre- 
mont, n" 43. — Renouaumey. xvi^ s. Cart, Epitome des 
fiefs du duché de Lorraine. — Rouaunieix. 4756. Dép. de 
Metz. — Libremeix en 4790. — Le fief de Royaumeix 
relevait de la baronnie d'Apreraont. — Doy. et dio. de 
Toul. 

RozELiEur.ES , c°° de Rayon. — Ecclesia Roserolis in 
comitatu Mortisna. 96G. Abb. de Vergaville.  — Alodiiim 
de Roseoiis. 41137. Abb. deRelchamp.^ — Roserulœ. 4488. 
Abb. de Beaupré.-^— i!l^o/enrfinw»i de Roserules. 4248. Ib. 

— De Rosereures. 4238. Ib. — Rozeruelles. 4291. Béné- 
dictins de Nancy. — Roseriielle. 4390. Tr. des ch., 1. Ro- 
sières III, n" 80. — Rosereules. 4425. Ib. 1. Châtel, n° 9. 

— Rouzcruelcs. 44G6. Abb. de Belchamp. ^ — Le fief de 
Rozelieures relevait de la châtellenie de Rosières, bail, de 
Nancy. — Doy. de Deneuvre, dio. de Toul. 

Rubengarten, éc, 0""= de Dabo. 
RuD-MoNT (Le), mont., c°® d'Arnaville. 
Rue (La), éc. (fief), c"^ de Brin. 
RuissEAu-D es-Oiseaux (Le), ruis. et f., c"" d'Ibigny. 
Ruisseau-Saint-Pierre (Le) , ham. , c°« de La Chapelle. 
Rumont (La), mont., c"*^ de Faulx. 
RuPT et RuPT-LÈs-MoivRON, ham. (ch. et seigneurie), 
(.ne de Villers-lès-Moivron. — Rui de lez Moiveron. 1334. 



ïr. des ch., 1. Pont liel's III, n« i9. —Ruz lès Moyveron. 
1497. Ib., reg. B. 6, f 27. — Le fief de Riipt relevait de 
la châtellenie d'Amance, bail, de Nancy. 

RupT (Lk), mis., prend sa source près de Charey et se 
jette dans le Mad. 

Rupt-Blanc. (V. Blanc-Rupt, qui est le \critable nom, 
et Sarre.) 

Rupt-de-Mad. (V. Mad.) 

RuPT-DU-Bois (Le), ruis., prend sa source sousEcuelle 
et se jette dans la Seille. 

Rupt-des-Dames (Le), scierie, c"'= de Turqueslcin. 

RuvuY (Le), ruis., sort du bois Jacob, territoire de Pul- 
ligny, et se jette dans 1-e Madon. 

Saauecke [angle ou corne de la Sarre), m'° et ch., c"® 
d'Oberstinzcl. — Place et forteresse de Sarrech. 1460. 
Tr. des ch., 1. Sleinscl, n° G. — Sarrecken. 1471. Ib., n° 
28 bis. — Sca^eck. 1490. Ib., 1. Fiefs divers II, n° 39. — 
Sareik, 1394. Dénombrement de la Lorraine. — Sara- 
vicum vel Saracuni. 1675. Not. Gall., p. 504. — Saareckc 
était, au xvi'' siècle, le chef-lieu d'une terre qui ne dé- 
pendait d'aucun bailliage et se composait des villages de 
Biilil, Dolving, Gosselming, Nitling, Oberstinzel, Sar- 
raltrotr, et du hameau d'Eich. 

SAARMÏinL (La), m'", c"« de Romelfing. 

Saarwald (Le), f., c"° de Dolving. 

Sabat (ruelle du) , c"" de Gerbéviller. 

Sadiémeix, f. , c'"^ de Loro-Montzey. — Curia de Hei- 
bermeis (?) 1147. Ord. prœm. ann., II, c. 544. — Sau- 
belmeix. 1306. Cart. Châtel, f» 334. 

Sacré-Coeup. (Le), éc, couvent et chap. , c"'= de Nancy. 

Saffais, c°" de S'-Nicolas. — Saphcz. 1094. H. L., I , 
c. 498. — Seffey et Sef/'ez. 1172. Abb. de Clairlieu. — 
Seifez.^ 1290. Tr. des ch., 1. Rosières I, n« 29. — Le fief 
de Saftais relevait de la châtellenie de Rosières, bail, de 
Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Saint-Amant. — V. les Saints et les Saintes à la fin de 
la lettre S. 

SaixNTois (Le), pays dont se forma le comté de Vaudé- 
raont, et qui est diversement qualifié dans les diplômes du 
moyen âge : Suetensis pagiis. 661. H. L., I, c. 258. — Su- 
gentensis. 709. Ib., c. 267. — Suggentinsis. 770. Ib., c. 
288. — Suggentensis. 788. H. M. , p. 18. — Valcrifidus 



— 213 — 

cornes in pago Sungintensi. 800-843. H. T., p. 282. — 
Comitatnm Suentisiacum. 839. Annales de S'-Bertin , 
Dom Bouquet, VI, p. 202. — Suentisium. 870. H. L., I, 
c. 310. — Comitatus Hugonis in pago Sagintensi. 892. 
H. T. , p. 10. — Comitatus Sointi^isis. 942. Abb. de 
Bouxières. — Segentensis. V. 942. Ib. — Pagus Segin- 
tisis. 937. H. L., I, c. 864. — Comitatus S anctensis. 960. 
Abb. de Bouxières. — Pagus Sagatinsis. ilH. H. L., I, 
c. 529. 

Le doyenné du Saintois, archidiaconé de Vitel , diocèse 
de Toul, dont la circonscription paraît correspondre à celle 
de l'ancien pagus, s'étendait principalement, dans la par- 
tie sud-ouest du département de la Meurthe, sur les can- 
tons de Colombey, Vézelise et Haroué ; il comprenait 60 
paroisses et 16 annexes, parmi lesquelles : Vézelise (Ogné- 
ville), Acraignes, aujourd'hui Frolois; Autrey, Bainville- 
sur-Madon (Maizières) , Bainville-aux-Miroirs , Benney , 
Bouzanville, Ceintrey, Chaouilley, Clérey, Courcelles (Blé- 
merey) , Crantenois, Crépey (Germiny), Crévéchamp , 
Diarville (Gugney, vicariat), Dommarie-Eulmont (Thorcy), 
Favières, Fécocourt, Fiavigny-surTMoselle, Forcelles-S^- 
Gorgon, St-Firmin (Affracourt), Fresnes-sous-Vaudémonl, 
Gerbécourt, Grimonviller, Gripport, Hammeville, Haroué, 
Houdelmont, Houdreville (Parey-S'-Césaire), Lebeuville, 
Lorey, Marthemont, Le Ménil-Mitry,Méréville,NeiivilIer, 
prieuré-cure; Ormes, Pierreville, Vont-S'-Vincent (Sexey- 
aux-Forges), Pulligny, Pulney, Puxe (Battigny), Roville 
(La Neuveville) , Saulxerotte, Selaincourt, Sion (Praye et 
Saxon), Avrainville, secours de Tantimont; ïantonville , 
Thelod, Vandeléville, prieuré-cure ; Vaudémont, Vaude- 
ville, Viterne, Vitrey (Goviller), Voinémont (Lemainville), 
Vroncourt , Xeuilley-, Xirocourt. 

Safzerais, c°" de Domèvre; c°<' formée des deux villages 
de Saizerais-S'-Amand et Saizerais-S'-Georges. — Ec- 
clesiade Sasiriaco. 942. H. L., I, c. 330. — Sasiriacum 
in comitatu Scarponensi. 960. Abb. de Bouxières. — Sa- 
sere. 4179. Prémontrés de Pont-à-Mousson. — Ecclesia 
de utroque Sasireio. 1488. H. L., II, c. 404. — Les dous 
Saizereiz. 4305. Tr. des ch., 1. Pont fiefs I, n° 96. — 
Les Grande et Petite-Saizerais. 4396. Ib., 1. Vaudre- 
vanges, n° 9. — Les villages de Saizerais relevaient 
en fief du marquisat de Pont-à-Mousson. — Dov. deDieu- 
louard, dio. de Toul. 



— 214 — 

Saléaux ou Salées-Eaux, saline, c"*^ de Ley. — Grau- 
(jia que vocntur Salsa aqua. xii'= s. Abb. de Salivai. • — 
Salinaria de Salsa aqua. 1208. Tr. des eh., 1. Abb. de 
risie, n° 45. — Salléaive. 1390. Abb. de Beaupré. 

Salièues (Les), autrefois Mal-Gré, f. (censé franche), 
c"^ de Goojncy. 

Sallve (La), us., c"° de Vie. 

Saliine d'Aut-sur-Meurthe, us. en conslruclion, c"" 
d'Arl-sur-Mcurthc. 

Salunes (ruis. des) , prend sa source à Moncourt et se 
jette dans le ruisseau d'Ommerey. 

Salines (chemins des), C"^^ de Deuxville et de Maixe. 

Salines de Rosièues-Varangéville, us., c"® de Rosières- 
aux-Salines. 

Salines de Saint-Nicolas-Varangéville, us., c"® de Va- 
rangéviile. 

Salines de Sommerviller, us., c"*^ de Sommerviller. 

Salimer (chemin du), c"® de Lindre-Basse. 

Salival, c*^" de Château-Salins. — Abbaye de Prémon- 
trés fondée au xii'' siècle. — Eeclesia Saline vallis. 1177. 
Tr. des ch., 1. Abb. de l'Isle, n° 4G. — Salimoas. 1252. 
Abb. de Ilaute-Soille. — Salli vallis. Chr. eps. met. ad 
an. 1200-12G0. H. L., I, c. 7^.— Salivas. 1258. Tr. des 
ch., 1. Fiefs de Lorraine II, n" 1. — Salinvas. 1273. Ib., 
1. Moyenvic, n" 1. — Sallinvals. i'27G. Ib., 1. Fiefs de 
Lorraine II, n" 5. — Loii covent de Salivaulx. 1291. Ord. 
prœm. ann., Il, c. 403. — SaiUnvalz. 1296. Abb. de 
Haute-Seille. — Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

Salm, prévoie, comté et principauté dont Badonviller 
était le chef-lieu ; doyenné de Tarchidiaconé de Port, dio- 
cèse de Toul, duquel dépendaient : Badonviller (Fenne- 
villcr), Blâmont, Brouville (Réhéray etMerviller), S^-Clé- 
ment (Chenevière), Couvay (Halloville), Frémonville, Géla- 
court (Azcrailles), Hablainville (Vaxainville et Réclonville), 
Herbévilier-Launoy, Montigny, Neuviller-lès-Badonviller 
(Bréménil ban S'-Pierre), S'^-Pôle (S'-Maurice), Pexonne, 
Vacqueville (Neuf-Maisons etBerîrichamp), etc. — Le ter- 
ritoire mentionné avec V Albechova (le Blâmontois) , dans 
le partage du royaume de Lolhaire, en 870, sous le nom 
de Selme (H. L., I, c. 310), est peut-être le pays de Salm, 
dont la majeure partie s'étendait dans les Vosges. 

Salmonrupt, éc% c°^ de Pexonne. 



— 215 — 

Saloine ou Salon.ne , C" de Châtean-Salins. — Prieuré 
dépendant de l'abbaye de S^-Denis, fondée au viu« siècle. 
— Salionno (?) Triens. Et. nuin. , p. 149. — Locus qui 
dicitiir Salona. 777. Coll. S'-Georges. — Cella de Sal- 
lone, — Sallonœ. 822. Hist. de l'abb. de S»-Mihiel, p. 
^S8. — Villa Salona super fluvium similiter Salona, in 
page Moslensi. 950. Coll. S'-Georges. — Salonia. 1226. 
Ib. — Salone. 4277. Tr. des ch., 1. Marsal I, n» \.-—La 
rivière de Sailonne. 4296. Abb. de Haule-Seille. — Sal- 
lonnes, Salloncs, Sailonne. 4346-1348. Tr. des ch., 1. 
Château-Salins, n^^ 6, 8 et 9. — Haiite-Salone et Basse- 
5a/o»e (enclos où étaient les salines). 1744. Fouillé. — 
Archip. de Delnie, dio. de Metz. 

Salone, qualifié de bourg en 4594. fut, suivant quel- 
ques auteurs, le chef-lieu du Saulnois. (V. ce mot.) 

Salprey, gagnage-fief, c"'' d'Ognéville. 

Sand (Le), us., c«e de Niderstinzel. 

Sandroxyiller ouXandrokviller, f. et ch. (seigneurie), 
c°« de ïonnoy; vil. détruit. — Alodium de Sodrunni 
villa. 880. H. L., I, c. 346. — Sendronis villa quam de- 
dit Sendr ans. 962. Als. dipl., I, p. il7. — Sendruviller. 
4094. H. L,, I, c. 498.' — Sindronis villa quam dedU Sen- 
draas. 4144. Ord. prœm. ann. , II, c. 539. — Sendron- 
viller. 4447. Ib.,'c, 544. 

Sanlicu , maison-fief à Houdreville. 

Sanon, riv., a ses sources au-dessus d'Avricourt et dans 
l'étang de Réchicourt, passe sur les territoires de Mous- 
sey, Xures, La Garde, Mouacourt, Parroy, Hénaménil , 
Bauzemont, Einville, Maixe, Crévic, Sommerviller, Dom- 
basle, et se jette dans la Meurthe. — Fluvius Cernone , 
inpago Calvomontense. 770. H. L., I, c. 288. — Fluvius 
Cernonis. 862. B. Picart, Orig. de la maison de Lorraine, 
p. 9. — Cernuns. 1481. Abb. de Haute-Seille.  — Sai- 
gnon. 4512. Dom. d'Einville. — Saijon. 4519. Ib.— -Sar- 
non. 4640. Ib. 

Santifontaine, éc, c"*^ de Nancy. — Sancli Fontaine. 
4335. Arch. de l'hospice S'-Julien'. 

Sanzey, cO" de Toul (Nord). — Locus deSanseio. 4479. 
Ord. prsem. ann., II, c. 440. — Granyia que Senzey di- 
citiir. XIII® s. Cart. Apremont, n" 44. — La nueve ville 
con dit Sanzey. 1242. Ib., n" 15. —Le fief de Sanzey re- 
levait de la baronnie d'Apremont. — Doy. et dio. de ïoul. 



— 216 — 

Sauraltroff et Sarre-Altroff, c°" de Fénélrange. — 
Altorf super Saram. 1307. Abh. de Vergaville. — Sarol- 
torf. 15^1. II). — Altorfl'. 11120. Tr. des cli., 1. Steinsel, 
n° IS. — Village originairement du comté de la Petite- 
Pierre. — Archip. de IJoHquenom, dio. de Metz. 

Sarre (La) , rivière formée de plusieurs ruisseaux qui 
ont leurs sources dans les forêts du versant septentrional 
des Vosges, nu canton de Lorquin, et se divisent en deux 
branches principales appelées la Sarrc-BUinche ou le 
Blanc-Rupt cl la Sarre-Rouge ou Rouge-Eau. La pre- 
mière passe sur les territoires de ïurquestein , Lafrim- 
bolle, Niderhoir, La Ncuvcvillc-lcs-Lorquin et Lorquin; 
la seconde, sur ceux d'Abresch\\ilIer, S'-Quirin, Mélai- 
ries-de-S'-Quirin, Nitting et Lorquin. Réunies à Herme- 
lange, elles forment la Sarre qui , par Sarrcbourg et Fé- 
nétrange, va se jeter dans la Moselle à Consarbriich. — • 
Saravus. iv^ s. Ausonius, Mosella , 91, 307. — Sara, v^ 
s. Ven. Fort., lib. vu, carm. iv. — Flumen Sarrœ. 646. 
Pardessus. Diplomata , II, p. 84. — Saruba. ix^ s. Géo- 
graphe de llavenne. — Sorr fluvius. 1576. Carte de Spec- 
klin. 

Le pays arrosé par la Sarre est appelé Pagus Saroen- 
sis dans un diplôme de l'an 713 (Pardessus, Diplomata , 
II, p. 43S) ; il est désigné sous le double nom de Sara- 
chowa superior et Sarachowa subterior dans le partage 
du royaume de Lothaire. 870. H. L. , I, c. 310-311. La 
première de ces contrées était baignée par ce qu'on ap- 
pelle la Sarre-Française, la seconde par la Sarre-Alle- 
mande; dénominations données à la même rivière suivant 
les territoires qu'elle traverse. — Saravensis pagus. 1675. 
Not. Gall., p. 501. 

Sarrebourg (en allemand : Saarburg , château fort sur 
la Sarre; les paysans disent encore en français : Salle- 
bour, et en patois : Sallebo), ville, ch-1. d'arr'. — Ponte 
Sarvix. Itin. d'Antonin. — Pontcsarovi. Table théod. — 
Saredurgo et Sareburco. Tiers de sou. Et. num., p. 153- 
154. — Sarabîirguin inpago Saroensi. 713. Pardessus, 
Diplomata, II, p. 437. — Saraburg. 966. Abb. de Verga- 
ville. — Sarburc. 1056. Gallia christiana, XIII, c. 398. 
— Sarbuch. 1189. Abb. de Haute-Seille. — Sarreboc. 
Fin du xii'^ s. Monnaie frappée par le chapitre de la ca- 
thédrale de Metz. Mém. de l'Académie de Stanislas , 



— 217 — 

1840, p. 144. — Saleburc , Saraborc, oppidum Sale- 
bore. \n^ et xiii^ s. Chr. eps. met. "H. L. , I, c. 67, 
68 et 71. — Sareborch, Saleborch , Salaborch. xiii« s. 
Chr. mon. sen. Ib., II, c. 13, 31 et 38. — Cives Sarburgen- 
ses. 1238. Aïs. ill., I, p. 363. — Ecdesia apiid Sarebourg 
(titre de fondation de la collégiale). 1256. H. L., II, c. 
479. — Ecdesia Beati Slephani in Sarburch. 1281. Tr. 
des eh., 1. liesse, n" 9. — Scdebourch. 1283. Ib., 1. Blâ- 
ment I , n° 12. — Sarbiir. 1288. Abb. de Haute-Seille. 

— Sarebourch. 1295. Ord. prœm. ann. , II, c. 467. — 
Sarbrnch. 1301. Abb. de Vergaville. — W., magister 
scabinorum opidi Sarburg. 1331. Tr. des ch., 1. Hesse , 
n° 15. — SaUebourg. 1375. Ib., I. Blâmont I, n° 168. — 
Opidum de Sarbiirgo vidgariter niincupatum Kaiiffmann 
Sarburg. 1418. Cart. Bailliage d'Allemagne dom., I, f** 
290 Y". — Sara Castrum. 1513. Géogr. de Ptolémée. — 
Saraviburgum vel Saraburgiim, Sarburg. 1675. Not. 
Gall., p. 504. 

Sarrebourg fut le siège d'un comté qui existait dès le 
X® siècle : Comitatus Saraburg. 966. Abb. de Vergaville. 

— Chef-lieu d'une terre ou châtellenie qui ne dépendait 
d'aucun bailliage {chastellerie de Sarbourg. 1395. Cart. 
Bail. d'Allemagne dom., I, f" 275); — d'une prévôté du 
gouvernement des Ïrois-Evêchés , bailliage de Vie, créée 
en 1661. 

Il fut aussi, dès le xiii*^ siècle, le siège d'un archidia- 
coné, diocèse de Metz [Joannes , archidiaconus de Sare- 
bourch. 1295. Ord. prœm. ann. , II, c. 467) , duquel dé- 
pendaient les archiprêtrés de Sarrebourg, Vergaville , 
Bouquenom, etc. L'archiprêtré de Sarrebourg, qu'on 
trouve meniionné également au xiii° siècle {Andréas, ar- 
chipresbiter in Sarburg. 1235. Als. dipl. , I, p. 373. — 
B., archipr. de Sarburch. 1252. Tr. des ch., 1. Hesse , 
n» 1) , comprenait , au siècle dernier : Abreschwiller 
(Voyer), Arscheviller (S'-Louis), Avricourt, Berthelming, 
Bertrambois (Lafrimbolle), Bieberskirch (Trois-Fontaihes, 
Hartzwiller), Biihl (Niderviller, Schneckenbiisch), Bours- 
cheid (S'-Jean-Courtzerode) , Brouderdorff, Brouviller, 
Diane-Capelle, Fleisheim, Foulcrey, Gondrexange, Guntz- 
viller, Hattigny, Hellering ('Kerprich), Héming, Henridorff 
(Dannelbourg, Lutzelbourg) , Hérange, Hertzing , Hesse , 
Hilbesheim , Hoff , Hommarting , Hommert (Harreberg) , 



— 218 — 

Hunskirich, Ibigny (Hablutz, Richeval), Igncy, Imling , 
Laiulange (Aspach, ÎVcuf-Moulin) , Lorqiiin (La Neuve- 
villc-lcs-Loi'(juin), Moussey,Nitting(Hermelangc,Lixheimj 
Vieux-Lixheim, Melting, Oberslinzel, S'-Georges, Vilters- 
bourg. 

Sakrelfing, f. (l)an séparé) , c'"^ de Haut-CIocbcr. 

Sarreux, éc, c"*^ d'Angoniont. 

Sarrupt (Le), côte très-escarpée, s'étendant de Lor- 
quin à Imling, à gauche de la vallée de la Sarre, et dont 
le versant septentrional était encore couvert de forêts sur 
la fin du xvii^ siècle, au lieu dit le Blanc-Bois, territoires 
de Lorquin et de Xouaxange. 

Sallce-Ei\-Rupt. (V. Sainte-Catherine.) 

Saulcy, f., c"« de Moncel-lès-Lunéville. 

Saulmèue (chemin de la), c°« de Coincourt. 

Saulnois (Le), pays compris dans la cité de Metz, et 
qui devait son nom tant à la rivière de Seille qu'aux nom- 
breuses salines qu'on y exploitait. — Salinensis pagus. 
66 L IL L., I, c. 258. — Salininsis. 77o. Hist. de l'abb. 
de S'-l)enis, pr., p. 37. — Saloninsis el Salinensis. 777. 
Hist. de l'égl. de Strasbourg, pr., p. 122 et 128. — Sal- 
ninsis. 782. H. L., I, c. 290. — Salmoringum (peut être 
pour Salinorinr/nm). 870. H. L., I, c. 310. — Saliensis. 
896. Coll. S'-Georges. — Pagus et comitatus Salnensis. 
9o7. H. M., p. 70. — Comitatus Salnensis. 960. Abb. de 
Bouxières. — Pagus Salninsis. 1111. H. L., I, c. 529 
(indication donnée à cause de la date). — Salonensis pa- 
gus, sive à Salia fluvio, sive à Salone mancipio, sive à 
salinis. 1675. Not. Gall., p. 498. 

On ne peut indiquer les circonscriptions actuelles cor- 
respondant à ce pagus; on sait seulement qu'il s'étendait 
sur une partie des cantons de Vie, Château-Salins, Delme, 
Nomeny et Pont-à-Mousson. Les diplômes du moyen âge 
citent, comme y étant compris : Vie, Amelécourt, Bion- 
court, Château-Salins, Dédeling, Fresnes-en-5aM/noîs, 
Gerbécourt, Salone, Ajoncourt, Fonteny, Jallaucourt, La 
'SenveyiWc-en-Saulnois, Leyr, Manoncourt-sur-Scille , 
Moivron, Morville-sur-Seille et plusieurs villages détruits. 

Saulrupt ou Saurupt (Le) , éc. (ch. et maison de plai- 
sance des ducs de Lorraine) , c°'= de Nancy. — Soiruy. 
1312. Tr. des ch. , 1. Harbonnières , n° 79 — Soirui da- 
vant Nancey. 1366. Coll. S'-Georges. — Soiru. 1490. 



— 219 — 

Tr. des ch. , I. Nancy I, n" 27. — Sorroy. 1332. Ib., reg. 
B. 21, P iO. — Solriip lès Nancij. ICIO. Ib., reg. B. 
81, f" 16. — La Neuve Solru. 1621. Ib. , reg. B. 91 , 
fo 237. 

Saulxerotte (pron. Sausserotte) , c"" de Colombey. — 
Nova villa construenda aputl Sauœuretes. 1242. Tr. des 
ch., 1. Vaudémont dom., n° 139. — Doy. du Saintois , 
dio. de Toiil. 

Saulxures-lès-Nancy (pron. Saussures) , c°° de Nancy 
(Est). — Ecclesia de Sasuris. 1120. Tr. des ch. , 1. Abb. 
de Senones, n° 6. — Salsurœ. 1132. Ib.,n°8. — Theodoricus 
de Saussuriis. 1176. Abb. de Beaupré. — Sasures. 1193. 
Abb. de Clairlieu. — Saussures. 1402. Tr. des ch., 1. 
Fiefs de Nancy, n° 120. — Souhzure. 1524. Ib., reg. B. 
\Q, f° 30. — Le fief de Saulxures relevait de la châtellenie 
de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. de 
Toul. 

Saulxures-lès-Vannes, c°° de Colombey. — Salsuriœ. 
836. H. L,, I, c. 301. — Tirricus de Sassures. xii*= s. Tr. 
des ch., I. Mandres, n» 28. — Sauxures. 1190. Abb. de 
Mmeàu. — Saxuriœ. 1218. H. L., Il, c. ^^G. — Saulxu- 
res-aux-Bois ou lès-Barisey. 1707. Fouillé.  — Le fief 
de Saulxures relevait de la châtellenie de Goudreville , 
bail, de Nancy. — Doy. de Meuse-Vaucouleurs, dio. de 
Toul. 

Sauxaire (chemin), c°^ de S'®-Geneviéve. 

Sauxard (chemin), c"^ de Nomeny. 

Sauxard (La), chemin, c"" de S'-Baussant. (V. Sonard.) 

Sauxier (chemin du), c°« de Cranlenois. 

Sauxiersou Saulxiers (chemins des), c"«=d'Haussonviile, 
Haudonville, Gerbéviller, Flainval, Diarville, Bouxières- 
sous-Froidmont, Bouvron, Rogéville, Lucey, Francheville. 

Sauxiers (canton des), c"^ de Moncel-lès-Vic. 

Saussenrupt, franc-alleu à l'abbaye de Beaupré, au ban 
de La Chapelle. — Alodium de Sauseru in banno de Cap- 
pella. 1163. Abb. de Beaupré. — Sausiirus.Y. 1189. Ib. 

Sauvage (Le), éc, C^ d'Ommerey. 

Sauvages (sentier des), c"'^ de Moyenvic. 

Sauvoy (Le) , chat, (maison franche) , c"^ de Maxé- 
ville; au xvi® siècle appelé Maison du Réservoir, parce 
que les ducs de Lorraine y avaient un vivier. 

Sauvoy (Le Petit-), éc% c°« de Maxéville. 



— 220 — 

Saux (La) , ruis. , prend sa source à Marlheniont et se 
jette dans le ruisseau de Vitcrnc. 

Savignon, anc. erinit., c'"^ de PuUigny. 

Savonnières, éc, c°« de Foug; château des rois de la 
seconde race; vil. détruit; mère-église de S'-Germain. — 
Saponctriœ. 83G. H. L. , I, c. 301. — Soponaria. 1033. 
Ib., c. 413. — Savonnières-lès-Toul. 4779. Descr, de la 
Lor. — Il s'y tint, en 8o9, un concile auquel assistèrent , 
outre les cvêques de douze provinces des Gaules, Charles- 
le-Cluuivc et ses neveux, Charles et Lothairc. 

Saxon-Sion (on prononce vulgairement Sachon), c°" de 
Vézelisc. — Viens qui vocatur Saisons. 1174. Ahb. de 
Beaupré. — Albricits de Sayso7is. 1178. Ib. — Soisons. 
4276. Tr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n" 121. — Saison. 
4397. ïb., 1. Vaudémont fiefs, n" 19. — Soixon sous 
Vaudémont. 149C». Arch. de la famille d'Ourches. — Le 
lief de Saxon relevait du comté de Vaudémont. — Doy. du 
Saintois, dio. de Toul. 

ScARPONAis (Le), pays ou comté compris, pour la plus 
grande partie , dans la cilé de Toul , et dont l'ancienne 
ville de Scarpone était la capitale. — Comitatus Scarpo- 
«ens/s. 70G. Pardessus, Diplomata, II, p. 275. — Pa- 
giis Scarponinsis. 745. Cart. de Gorze. • — Scarponiensis 
pagus. 782. H. L. , I, c. 290. — Scarponinse. 870. Ib., 
c. 310. • — Comitatus Carponensis. 889. Ib., c. 321. — 
Payas et eomitatus Mettensis seu Searponensis. 892. H. 
M. , p. 49. — Comitatus Sarpontcnsis. 918. Ib. , p. 56. 
— Eccerponensis. 965. H. L. , I, c. 372. — Comitatus 
Richiani in pago Searpona. 1028. H. T., p. 27. — Pa- 
gus Scarponnensis. Not. Gall., p. 508. 

Le Scarponais s'étendait, sur les rives de la Moselle et 
de la Meurthe, depuis Scarpone jusqu'aux environs de 
Metz et de Nancy, ayant pour limites les pagi Mettensis , 
Scarmensis, Vabrcnsis, Salinensis el Calvomontensis ; 
il comprenait une partie des cantons actuels de Nancy (Est 
et Nord), Nomcny, Pont-à-Mousson, Domêvre et Thiau- 
court. Les anciens diplômes citent, comme enclavés dans 
ce territoire : Bouxières-aux-Damcs, Marbache, Moivron, 
Autreville, Belleville, Champey, Dieulouard, Millery, 
Prény, Liverdun, Mamey, Saizerais, Arnaville, Bayonville, 
Bouilionville, Pannes, Rembercourt, Thiaucourt, Vande- 
lainville, Xammes, etc. 



— 221 — 

ScARPONE OU ScAUPONNE, hani., c"« de Pieulonard; ville 
détruite au x« siècle , capitale du Scarponais; au xiii^ 
siècle, siège d'un archiprêtré, diocèse de Metz, dont la 
circonscription est inconnue. — Scarponna. Ammien Mar- 
cellin, lib. xxvii, cap. 2. — Scarpona. Itin. d'Ant. — Ber- 
tharius homo Scarponensis. vn'^ s. Frédégaire, Chron,, 
n° 52. — Scarbona. ix'^ s. Géographe de Ravenne. — Ac- 
tum in Scarponna , in mallo publico. 912. H. M., p. 53. 

— Scarponnœ. 1047. H. L., I, c. 422. — Symon, ar- 
cepreste de Sarpannes. 1277. Tr. des ch., 1. Pont fiefs 
III, n» 4. — Xarpenne. 1437. Coll. S'-Georges. — Xar- 
paigne. 1:;G7. Dom. de Condé. — Xerpannc. 1383. Coll. 
St-Georges. — Ecclesia parochialis de Xerpagnes. 1606. 
Arch. : Cures du district de Pont-à-Mousson. — Serpaigne. 
1607. \h.~Serpanne. 1612. l\i.—Xerpuignc. 1666. Ib. 

— Ser pagne. 1700. Ib.; — Scarponna castrum. Incolis et 
accolis Sanponne vulgô dictas; nostris Scharpeigne aut 
Charpeigne. 1675. Not. Gall. , p. 508. — Serpagne ou 
Serpaigne. 1756. Dép. de Metz. — La porte de cette ville 
qui menait à Scarpone, s'appelle porte Serpenoise. 

ScHiEFERHOF, liani., c"« de Dabo. 

ScHALBACH , c°° de Fénétrauge. — Schalhenhach (?) V. 
1050. H. L., I, c. 431. — Schalkcnbach et Schalckbach. 
1664. Dom. de Fénétrange. — Schalqiienbach. 1719. Tr. 
des ch., 1. Lixheim II, n« 10. — Village de la baronnie de 
Fénétrange. — Archip. de Bouquenoni, dio. de Metz. 

ScHiRRDORF, vil. détruit, près deVahl. 

ScHNECKEXBÛscH (ou pron. Chnecquepèche), c°° de Sar- 
rebourg. — Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

ScHAECKENHOF, f., c°^ de Mitlelbroun. 

ScHNEEMUHL, m'°, c"® do SanaltrofF. 

ScHocKOHOFF (Le), f., 0°'^' de Dolving. 

ScHUREXRÏicK (La) , éc, c°« de Mittersheîm. 

ScHiixzEAJiïiHL, m'°, c"<= d'Hangviller. 

Schwanhalps ou Schwaxenhals {col-de-cigne) , forêt , 
c"^ de Vibersviller. 

Scie (La), ham., c°^ de Pierre-Percée. 

Scierie (La), us., c^'^d'Ecrouves; — éc, C® de Xeuilley. 

Scierie-l'Abbé (La), ham., c°<= de Raon-lés-l'Eau. 

Séchajips (mieux : Séchamp), c°° de Nancy (Est). — Se- 
champ. 1076. H. L. , I , c. 475. — Ulricus de Seccamp. 
1137. Ib., II, c. 313. — Séchant. 1294. Tr. des ch., 1. 



— 222 — 

Rosières I, n° 39. — Sigillum curati de Sicco campo. 
XV® s. Sceau en cuivre dans la collection de M. l'abbé 
Marchai. — Le ficf de Sécliamp relevait de la châtellenie 
de Nancy, bail, de celte ville. — Doy. de Port, dio. de 
Toul. 

Seicheprey , c°° de Thiaucourt. —  Johannes de Sache- 
pree. 1227. Cart. de Gorze. — Sechcpree. 1283. Cart, 
Apremoiit, n° 3i. — Seschcpreie. 1284. Tr. des cli., 1, 
Bouconvillc II, n" 5. — Sachcpreie. 130o. Tr, des ch., 1. 
Aprcmont ficis, n" 99. — Sochepré. 132(). Tr. des ch., 
1. IJouconville I, n° 70. — Le fief de Seicheprey relevait 
de labaronnie d'Apremont. — Doy. de Prcny, dio. de Toul. 

Seille(La), riv., prend sa source dans l'étang de Lindre, 
coule de Test au nord-ouest, passe sur les territoires de 
trente-huit communes et va se jeter dans la Moselle près 
de Metz. — Salia. v° s. Ven. Fort., Carm., m, 12. — Sal- 
lia fluvius. 1049. Pr. de Lay. — Saille et Ceille. 1323. 
Tr. des ch. , 1. Pont dom. II, n^^ 18 et 19. — Sella flu- 
vius. 1513. Géogr. de Ptolémée. — Le pays arrosé par 
cette rivière se nommait anciennement le Saulnois. (V. ce 
mot.) 

Selaincourt , c"" de Colombcy. — Siglini curtis. 836. 
H. L., I, c. 301. — Siclini curtis. 884. Ib. , c. 317. — 
Silini curtis cuni ecclesia. 930. Ib. , c. 343. — Silien- 
court. 1207. Abb. de S'-Epvre. — Villa de Slaincourt. 
4359. Ib. — Sellancourt. 1470. Tr. des ch. , reg. B. 1 , 
f"* 349.^ — Le fief de Selaincourl relevait du comté deVau- 
déniont. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Sellenmiuil ou ZELLE?;MiiHL iinouUn de la cellule ou du 
petit couvent), m'", c"*^ de Haut-Clocher; opposé à Dorf- 
miihl [înouiin du village), mêipe commune. 

Senet, ruis., prend sa source au-dessus d'Hénaménil et 
se jette dans le Sanon. 

Sens-de-Cour (La), éc, c°<^ de Neuf-Maisons. 

Sens-de-la-Mel'le , dit la Gueule-le-Loup, met., c°^ 
de Deneuvre. 

Sept-Chevaux (Les), ham., c°*^ d'Angomont. 

Sept-Fomaines (Les), éc, 0"*= d'Autrcy. 

Seraincourt, m'", c"*= de Salone. — Filicionis curtis. 
773. Hist. de l'abb. de S'-Denis, pr., p. 37. — Locellum 
infra pago Salninse, super fluviuni Salona, in Filicione 
curte. 782. Ib., p. 40. 



— 223 — 

Séranville, c»" de Gerbéviller. — Alodhim de Sesani- 
villa. 1156. Abb. de Beaupré. • — Seseravilla. 4164. Ib. 

— Sesaraivilla. 1171, Ib. — Le fief de Séranville rele- 
vait de la châtellenie de Rosières, bail, de Nancy. — I)oy. 
de Deneuvre, dio. de Toul. 

Serre, seigneurie à Pagny-sur-MoselIe, érigée en 17S7. 

Serres, 0°° de Lunéville (Nord). — Humberlus de Serra. 
1178. Abb. de Beaupré. —iJ/o/oif/i/mm de Serres. 1203. 
Arch. : Cure d'Arl-sur-Meurlhe. — Le fief de Serres re- 
levait de la châtellenie de Lunéville, bail, de Nancy. — 
Doy. de Port, dio. de Toul. 

Serrières, c""» de Nomeny. — Cerieires. 1330. Tr. des 
eh., 1. Pont ecclés., u" 16. — Cirières et Cerieres. 1333. 
Ib., 1. Pont fiefs, lîl, n" 12, et Amance, n° 7. — Serieires. 
1334. Ib., 1. Pont fiefs lïï, n" 18. — Le fief de Serrières 
relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. — Archip. de 
Nomeny, dio. de Metz. 

Sesskng, vil. détruit, entre Albestroff et Léning. 

Sexey-aux-Forges, C^" de Toul (Sud). — Capella de 
Sisseiaco. 982. H. L. , I, c. 390. — Scssiacum. lOoO. 
Ib., c. 429. — Capella de Sisseio in honore S. Mansueti. 
1069. Ib., c. 464. — Sissei. 1196. Abb. de Clairlieu. — 
Xexey. 1238. Ib. — Sexeij la Larnouse. 1295. Tr. des 
ch., 1. Commanderies, n° 28. — Sexey Lanouze. 1492. 
Dom. de Gondreville. — Sexetj Larnouse 1568. Ib. — 
Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Sexey-les-Bois, C" de Toul (Nord). — Cirseium. 965. 
H. L., I, c. 372. — Cirseid. 968. Ib., c. 381. — 5essm- 
cum ciini sylva. 1050. Ib. , c. 429. — Sexei delez Vil- 
lennes. 1279. Tr. des ch., 1. Gondreville, n" 31. — Sixey. 
1322. Ib. , n" 35. — Sexey près de Gondreville. 1339. 
Ib., 1. Nancy I, n° 109. — Sexey en Hey. 1527. Dom. de 
Gondreville. — Xexey. 1572. tr. des ch., 1. Nancy II, 
n° 58. — Sexey aux bois. 1592. Ib., 1. Gondreville, n" 31. 

— Sexey oultre les bois. 1596. Ib. , n° 79. — Sexey-lès- 
Velainc etSexey-lès-Gondreville. 1708. Pouillé. — Sexey- 
lès-Bois. 1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Sexey re- 
levait de la châtellenie de Gondreville, bail, de Nancy. — 
Doy. et dio. de Toul. 

Sibérie (La), f., c"^ de Vie. 
SiCHARDKOPF, mont., C*^ de Dabo. 
SiELMiiHL, m'"^, c"« de Haut-Clocher. 



— 224 — 

SiLLONcoDRT, ficl" uu villagc de Pompey. 

SiNZEY, Yil. détruil, entre Repaix et Igncy. —Azenzeis. 
1332. Tr. des ch., 1. Blàniont I, ii" 86. — Le fief de Sin- 
zey relevait du comté de Blàmont. 

SiON, éc. et église sur la montagne du même nom. — 
Couvent de Tiercelins fondé au xvii" siècle, remplacé au- 
jourd'hui par une maison d'oblats. Pèlerinage. ^ — Ecdesia 
Semitensis. \OCri. II. T., p. 7o. — Cyon. 1444. Tr. des 
ch., 1. Vaudémont dom., n° 22. 

SioxviLLKR, c"" de Lunéville (Sud-Est). — Sionni villa. 
Hist. eps. tul. ad an. <J22-9G3. H. L., I, c. VM.—Suain- 
viller. 1457. II)., II, c. 334. — Suenviller. 1249. Ordre 
de Malte. — Sewonviller. 11502. Dom. d'Einville. — Le 
fief de Sionviller relevait de la chàlcllenie d'Einville, bail, 
de Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

SiRAucouuT ou Serol, cc, c°<5 de Leintrey. 

SiTiTORF, f., c"'' de Harreberg. 

SiTZESBURG [château de la résidence) , fort ruiné, près 
de Mittersheim. 

SivRY, c°° de Nomeny. — Siverey. 1334. Tr. des eh., 
1. Pont fiefs I, n" 106. — Sijverey. 1339. Ib., n» 116. — 
Severez. 1370. Ib., 1. Nomeny II, n° 8. — Severij. 1633. 
Dom. de Pont-à-Mousson. — Sivry-Val-Sainle-Marie. 
1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Sivry relevait du 
marquisat de Pont-à-Mousson. — Archip. de Nomeny, 
dio. de Metz. 

Six-Maisons (Les) , canton du territoire de Puxe où , 
d'après la tradition, il existait un prieuré de Bénédictins. 

SoFFET, éc, c°® de Velle-sur-Moselle. 

Soie (La), ham., c"'' de Pierre-Percée. 

Soldat (chemin du), c°° de Cercueil. 

SoLDATENTHAL. (V. GvandSoldat.) 

Soldats (chemin des), c°« de Juville. 

Solitude (La), éc, c»^ de Bertrichamp. 

Solterel, ancienne mairie à Croismare. 

Solvimpré, ruis., prend sa source à Fontenoy-la-Joule 
et se jette dans le Mazerot. 

Sommerviller, c°" de Lunéville (Nord). — Samervilcr. 
1178. Abb. de Beaupré. — Huiiniis de Samervile. 1186. 
\h. — Sonmerviller. 1333. Tr. des ch., 1. Nancy I, n''25. 
— Le fief de Sommerviller relevait de la châtellenie de 
Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 



— 22S — - 

Son-Altesse (chemin de), c°^ de Flavigny. 

SoNARD etSoNNARD, chemiiis, c^'^Hl'Eply et d'AbaucouFl, 

SoNARD (bois de la), c°<^ de S'-Baussant. 

SoNNBERG ou SoNTNENBERG (jnontague du soleil) , mont., 
çno (jg Walscheid. 

SoRNÉviLLE, c°° de Chàteau-Salins. — Apud Sorneville. 
Hist. eps. met. ad an. d200-12GO. H. L. , ï, c. 72. — 
Sourneiville. 1284. Tr. des ch., I. Rosières I, n" 17. — 
Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

SoTZELiiNG, c<"' de Château-Salins. — Lochs qui dicitur 
Sutsoiingas. 985. H. L., I, c. 372. — Villa Zuzelinga. 
96G. Abb. de Vergaville. — Villa Sucelingœ. 1102. H. 
L., I, c. 515. • — Sotzelingen. 1251. Abb. de Vergaville. 
— Sotzelin. 1281. Ib. — Zucelenges. 1285. Ib. — Zu- 
celanges. 1285. Tr. des ch., 1. Dieuze I, n" 1. — Zutze- 
ling. 1312. Abb. de Vergaville. — Zuccelenges. 1420. 
Tr. des ch. , 1. Blâmont fiefs, n» 86. — Zotzeling. 1779. 
Descr. de la Lor. — Archip. d'Haboudange, dio. de Metz. 

SoucHOT, éc, C'^ de Rosières^aux-Salines. 

Souhait (Le), f . , fief et haute justice érigés en 4717, 
c°® de Badonviller. 

Source (A la) , anc. m'° à la collégiale S'-Gengoull de 
Toul, c°« de Crézilles. 

Souricière (La), éc, c"*^ de Pont-à-Mousson. 

Sous-Montaigu, éc, c°^ de Jarville. 

Souveraincourt , ham., c"® de l'Alceuf. — Soverain- 
court. 1317. Tr. des ch., 1. Vaudémont dom. , n° 7. — 
Souvraincourt. 1336. Ib., 1. Vaudémont fiefs, n° 13. — 
Souvereincourt. 1437. Ib. , n» 33. — • Le fief de Souve- 
raincourt relevait du comté de Vaudémont. 

Sparsbrod {pain chiche). Le même que Farbach. (V. 
ce mot.) —  Sparsbrott. 1705. Fouillé. — Sparbruch. 
1779. Descr. de la Lor. 

Speck, éc, c°*= de Virming; vil. détruit. 

Spin (Le) , ruis. , prend sa source au-dessus de Bour- 
galtroff et se jette dans la Seille. 

Spitzberg ou Spitzenberg [mont aigu), f. et mont., c°® 
de Dabo. 

Stanislas, faubourg de Nancy. 

Steinbach , f. (chap.), c°® de Vergaville; elle est men- 
tionnée sous le même nom en 1285. Tr. des ch., 1. Dieuze 
I, n" 1. — Stainbach. 1625. Abb. de Vergaville. 

•16 



— 22f) — 

Steinkopf, mont., c'"' de Walscheid. 

SïiNZKL (pour Steinsall , salle de pierre, ou Stinsœle , 
salles de pierre), ch. en ruines, c°'= de Niderstinzcl , an- 
ciennement appelé Géroldzock. Stinzel est aussi le nom 
sous lequel on désignait le village de Niderstinzcl. • — Ec- 
clesia de SteiusUide (?) V. 10^0. H. L., I, c. 431. — 
Stensel. 1424. Tr. des ch., 1. Stcinsel, n» '^1 . — Steinsal. 
1490. Ib., 1. Fiefs divers II , n" 39. — Steinztd. xvi« s. 
Cart. Epitome des fiefs du bail. d'Allemagne. — SteneseL 
1779. Descr. de la Lor. 

Stock (Le), étang, c"*'^ de Rhodes et de Diane-Capelle. 

Stoliiof, vil. détruit, sur le ban de Brouviller. 

Stranhof, f., c^^ de Guermange. — Stranshof. 4344. 
Abb. de Vergaville. 

Sucr.ERiE (La), éc% c"«* de Vandœuvre et de Domêvrc- 
cn-Haye. 

Saint-Amand, vil., c"° de Saizerais. 

Saint-Amon, éc. (ermit.) et forêt, c"'= de Favières. (V. 
Amon.) 

Saint-Antoine, f., c°^ de Blainville. 

Saint-A>toixe, commanderie d'Antonistes à Pont-à- 
Mousson, fondée au xiii" siècle. 

Saint-Antoine, fief à Rosières-aux-Salinesj — ermit% 
c"'^=dcMarimont, Luncville, Bainville-aux-Miroirs ; — anc. 
censé, c"»^ de Serres. 

Saint-Arnou, seigneurie à Morville-sur-Seille. 

Saint-Barthélemy, vallon près de Champigneules, où 
il y eut successivement un village avec une église, puis 
seulement un ermitage. — Ecclesia Sancti Barlholomei 
infra septa silve Heii posita. -H30. Pr. de Lay. 

Saint-Baussant, c°° de Thiaucourt. — Ecclesia Sancti 
Balsami. IIOG. Hist. de l'abb. de S'-Mihiel, p. 453. — 
S. Bausoimie. 1284. Tr. des ch., 1. Bouconville II, n** 5. 
— S. Baulsomme. 1289. Cart. Àpremont, n° 2. — S. 
Bansomme. 1290. Ib. , n" 107. — 5. Balsoumc. 1326. 
ïr. des ch. , 1. Bouconville I, n" 70. — S. Baulsemme. 
1387. Ib., 1. St-Mihiel, n^ C)± — S. Baidsonne. 1473. 
Ib., n» \M. — Roche-sur-Mad en 1790. — Le fief de 
S'-Baussant relevait de la baronnie d' Apremont; il fut le 
siège d'une baronnie érigée en 1723. — Doy. de Prény, 
dio. de Toul. 

Saint-Blaise, éc. et chap., c°^ de Réchicourt-le-Château. 

Saim-Blaise ou Le Gonvers, ermit., c°'^ de Loisy. 



— 227 — 

Sàint-Blaise-aux-Forges, vil. détruit , que la tradition 
prétend avoir existé prés de Ciiavigny. 

Sai.\t-Bol\g (par corruption : Sambois), c"" de Bayon. 

— Villa que dicitur Cembench. 1177. Abb. de Beaunré. 

— Cembeng. 1179. Ib. — Garsirius de Cembunge. 1183. 

Ib. — Cembenche. 1188. Ib. • — Cembanche. 1189. Ib. 

Chenbanch. 1218. Ib. — Sanctus Bonus. 1S49. Abb. de 
Belchamp. — Le fief de S'-Boing relevait de la châtel- 
lenie de Chàtel, bail, de Vosge. — Doy. d'Epinal, dio. 
de ïoul. 

SAiNT-C.ïSAR , ermit. prés la censé de Vaudrecourt, c°^ 
d'Arracourt. 

Sai.m-Charles, f., c"*' de Nancy;  — anc. censé, C" de 
Lunéville. 

Saint-Christophe, prieurés de Bénédictins à Léomont, 
Deneuvre , Yic et Xures; — anc. ermit. et chap. , c°e de 
Burthecourt-aux-Chênes ; — éc. , c"'' de Baccarat. 

Saint-Claude, anc. chap., c"^ de S'-Baussant; — er- 
mit% c"e^ de Thelod et de Blainville-sur-I'Eau. 

Saint-Clément, c°'i de Lunéville (Sud-Est). — Sanctus 
Clemens. 1164. Abb. de Beaupré. — S eint Clément. 1290. 
Tr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n» 129. — Village de là 
châtellenie de Moyen, du temporel de l'évèché de Metz ; 
chef-lieu d'un ban et d'une mairie composés de S'-Clé- 
ment, Chenevières et Laroaxe. — Doy. de Salm, dio. de 
Toul. 

Saint-Clément, f., c°® de Gelucourt. 

Saint-Dizier, vil. près de Nancy, ruiné en 1587, et sur 
l'emplacement duquel a été bâti le faubourg des Trois- 
Maisons. — Ecclesia Sancti Desiderii prope Nanceium 
1212. Coll. S»-Georges. 

Saint-Don, prieuré de Bénédictins à Dombasie, dépen- 
dant de l'abbaye de S'-Mansuy de Toul. — Sanctus Do- 
natus. 1147. H. L., II, c. 330! 

Saint-Elophe, fontaine médicinale, c°<= de Trondes. 

Saint-Epvre, c°° de Delme. — Archip. d'IIaboudangè', 
dio. de Metz. 

Saint-Epvre, i., c°<= de Deuxville; vil. et paroisse; 
cense-fief et chap. au siècle dernier. — Ecclesia Sancti 
Apri. 1120. Tr. des ch., 1. Abbaye de Senones, n° 6. — 
La ville de S. Ewre. 13iO. Ib., 1. Blâmont, n" 70. — S. 
Evre desour Leneville. 1320. Ib., n" 71. ~ Le waingnage, 



— 228 — 

— la fort maison de Sainct Epvre près Liméville. 1471, 
1474. Ib., 1. Fiefs de Nancy, n"^ 21 et 22. 

Saint-Epvke, f . , c"'= de Blénod-lès-Ponl-à-Mousson ; 
prieuré , maison franche et seigneuriale à l'abbaye de S'- 
Epvrc. — La maison de S. Eivre de Blenous. 126Î). Tr. 
des ch., 1. l'ont fiefs III, n° 1. — La maison de S. Eyvre 
à Blainnon. 1317. Ib., 1. Pont dom. II, n° 1I>. —Le Pe- 
tit Saint-Epvre devant Pont-à-Mousson. 1724. Abb. de 
S'-Epvre. (V. Petit-Saint-Epvre.) 

Saint-Epvrï:, faubourg de Toul; village où était l'ab- 
baye de Bénédictins du même nom, fondée au commence- 
ment du vi'= siècle. — Viens Sancti Apri. 83G. H. L., I , 
c. 301. 

Saint-Esprit (chemin du) , c"^ de Mont-le-Vignoble. 
Saint-Etienne (terre dite le Fief de) , près de Salées- 
Eaux. — Terra que dicilur feodum Sancti Stephani, que 
adjacet Salse aque. xii« s. Tr. des ch., 1. Abb. de l'Isle , 
n° 40. 

Saint-Etienne, collégiale à Vie, fondée au xiii^ siècle. 
Saint-Eucaire, chap. (ermit.), c°« de Pompey, près de 
laquelle saint Eucairc souffrit le martyre. 

Saint-Eucaire, collégiale à Liverdun, fondée au xn® 
siècle. — Canonici Liberdunenses ecclesie Sancti Eucha- 
rii. 1169. Garl. de Rengéval, f" 18 v". 

Saint-Fiacre, éc. et chap. (pèlerinage) , c"^ de Char- 
mes-la-Côle ; — éc. , c"''^ de Blénod-lès-ïoul et de Vil- 
lers-lès-Nancy ; — faubourg de ïhiaucourt. 

Saint-Firmin, c°" d'Haroué. — Sanctus F irminus. 1179. 
Abb. deClairlieu. — .S. Frémi. 1296. Tr. des ch., 1. Nancy 
I, n° 101.  — S. Fremin. 1398. Cart. Vaudémont dora., 
fo 478, , — Le fief de Saint-Firmin relevait du comté de 
Vaudémont. — Doy. du Sainlois, dio. de Toul. 

Saint-Firmin, éc. (ermit.), c^^ de Loisy; — anc. ora- 
toire, c°^ d'Affracourt. 

Saint-Firmin , prieuré de Bénédictins à Flavigny, fondé 
au x^ siècle.  — Ecclesia Sancti Firmini apud Flavinia- 
cim. 1177. H. L., Il, c. 37S. 

Saint-Flin, f., c°o d'Art-sur-Meurlhc; prieuré à l'ab- 
baye de S'-Clément de Metz; cense-ûeî. —■ S'-Félix. 1468. 
Coll. S'-Georges. 



— 229 — 

Saint-Florentin , anc. église près de Charmes-Ia-Côte. 
(V. ce mot.) 

Saint-François, ermit. sur la côte de Rupt, près de 
Pont- à-Mousson. 

Salnt-Gall, chap., c°^ de Guénestroff. 

Saint-Gengoult, seigneurie au village de Bagneux. 

Saint-Gengoult, collégiale à Toul, fondée au x^ siècle. 

Saint-Georges , c°° de Réchicourt-le-Château. — Siège 
d'une ancienne baronnie dont l'origine n'est pas connue. 

— Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 
Saint-Georges, vil., c°® de Saizerais. 
Saint-Georges, faub. de Nancy.  
Saint-Georges , collégiale princière à Nancy, fondée en 

1339. 

Saint-Georges, prieuré de Bénédictins à l'abbaye de 
Saint-Epvre, près de la ville de Toul. 

Saint-Georges , hôpital fondé au xi'^ siècle ; maison de 
Templiers, puis commanderic de Malte, près de Lunéville, 
ruinée en 4587. — Beraldus magister domus Dei Lunaris 
^ville. 1177. Abb. de Beaupré. — Sent George de Luner- 
ville. 1249. Ordre de Malte. — Doumaison et Beimiaisoti. 
xy" s. Ib. 

Saint-Georges, collégiale à Deneuvre, fondée en 1301. 

Saint-Georges , éc% c°^^ de Moncel-lès-Lunéville et de 
La Neuveville-aux-Bois. 

Saint-Germain , c«° de Bayon. — Albertus de Sancto 
Germano. 113S. Tr. des ch., 1. Abb. de Beaupré, n° 1. 

— Le fief de S'-Germain relevait de la chàtellenie de Châ- 
tel, bail, de Vosge. — Doy. d'Epinal, dio. de Toul. 

Saint-Gibrien, nv° et chap., c°® d'Essey-et-Maizerais. 

— Chapelle de la Reine. 1538. Dom. de Pont-à-Mousson. 
Saint-Gibrin, anc. chap., c"°de Thuilley-aux-Groseilles. 
Saint-Gorgon, fief à Morville-sur-Scille. 
Saint-Gorgon, prieuré de Bénédictins à Varangéville , 

fondé au viii'^ siècle et dépendant de l'abbaye de Gorze. 

Saint-Gorgon , nom d'un anc. ban séparé , c"® d'Arna- 
ville. 

Saint-Gorgon (terre de), entre Einville, Raville et La 
Neuveville-aux-Bois. — Terra Sancti Gorgonii, in pago 
Calmontense, super fluvium Cernone. 922. H. M., p. 58. 



— 230 — 

Saint-Hilaire , anc. église chanipclre , mère-église de 
Leyr. 

Sai.nt-Hilaire, ou SAiNT-IIiLAinE-AU-VEBMOis, égUsc pa- 
roissialc, c"" de Ville-en-Vermois ; vil. détruit. — Eccle- 
sia Sancti Jlilarii in Vcrmense. x*' s. Hist. cps. tul. ad 
an. 907-922. H. L., I, c. iZ^O. — Theodericus Sancto Hi- 
lario. 1147. Abb. de Beaupré. — Alodium de Sancto Hy- 
lario. 1176. Coll. S'-Georges. — S^-Ylaire. 12G1. Ordre 
de Malle. 

Sai.m-Hubert, maison forestière, c°*= de Donnelay. 

SaiiNt-Jacques, éc% c"®^ de Lironville, Champigneules et 
Toul. 

Saint-Jacques, ermit. aux Bénédictins de S'-]\îansuy de 
Toul, c°« de Flirey. 

Saiint-Jean, faub. de Nancy, ainsi nommé à cause de 
la commanderie de 5'-/eon-(/«<-)ïe<7-j4<7re, ordre de Malte, 
dont la chapelle et les bâtiments existent encore. C'est 
dans l'étong voisin, aujourd'hui en cultnre , que fut tué 
Charles-le-Téméraire , le 5 janvier 4477. Une croix avec 
une inscription rappelle cet événement. — L'hôpital du 
Vicl Asti^e. d244. Ordre de Malte. — Le Viez Aitre delez 
Nancci. 1280. Ib. — Le Vies Aitre devant Naneey. 1411. 
Tr. des ch., 1. Amance, n" 11. 

Saint-Jea.n , chap. avec pèlerinage , c°^ de Phalsbourg. 

Sai>t-Jean , us% C"^^ de Berlrichamp et d'Essey-lès- 
Nancy; — f. et chap., c"^ de Blâmont; faubourg de thiau- 
court-;  — chap., c"'' de Marthil; — éc. (ermit et chap.) , 
c"^ de Moyenvic, sur une montagne où les antiquaires 
placent un camp romain, peut-être même un vicus. 

Saint-Jean, fontaine, c"*^ de Craincourt, où viennent boire 
les fiévreux. ^ 

Saint-Jean, ermit., c°^ de Frouard. 

Saint-Jean, collégiale à Vaudémont, fondée en 1325, 
unie en 17C0 au chapitre de Bouxières. 

Saint-Jean et Saint-Jean-Pieriiefort, ham., c"<^ de Mar- 
tincourt; autrefois village. — Lai ville de S. Jehan. XM"^. 
Tr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n" 139. — S. Jehan deley 
Pierefort. 1347. Tr. des ch., 1. Pierrefort, n« 73. 

Saint-Jean-Baptiste, anc. oratoire, c"*^ de l'Aître-sous- 
Amancc; ermitage, c°^ de Jaillon; — chap. (ermit.), c 
de Bertrichamp. (V. Froide-Terre.) 

Saint-Jean-Brouviller, éc% c"*' de Brouviller. 



ne 



— i231 -^ 

Saint-Jean-Courtzeuode, co° de Phalsbourg. — Archip. 
de Sarrebourg. dio. de Metz. 

SAii\T-JEAM-DE-BAssEL(pron. Bcissle), c"" de Fénétrange; 
couvent d'Augustines fondé au xii^ ou au xiii^ siècle, puis 
commanderie de l'ordre de Malte; aujourd'hui maison- 
mère de la congrégation des sœurs enseignantes dites de 
Saint-Jean-de-Bassel, — Bassola. 4240 Ordre de Malte. 
— Beatus Johannes de Bassele. xiii^ s. Ib. — Archip. de 
Bouquenom, dio. de Metz. 

Salnt-Jeax-Foataine, erniit., c^^ de Blainville. 

Saint-Jean-Fontaine, m'" et éc. (ermit.) , c^ de Be- 
zange-la-Grande. 

Saii\t-Jean-Fontaine, forêt, c"^^ de Vie, Bezange-la- 
Grande et Arracourt, 

Saint-Jean-Forèt, f., c"« de Prévocourt. 

Saint-Jean-Mazerules, f., c°^ deMazerules. 

Saint-Joseph, éc, c""^ de Nancy. — Richardménil. 4616. 
Oratoriens de Nancy. 

Saint-Joseph, éc, c"*^ deMessein; ermit., oîi fut trans- 
féré du Val-des-Nonnes le noviciat de la congrégation des 
ermites de S'-Antoine. 

Salnt-Julien, f,, c°<^ de Marsal. 

Saint-Lambert, ermit., c"*^ de Crépey. 

Saiint-Laurent-le-Vieux ou Saint-Laurent-le-Lévite, 
éc (vil. et église), c'"^ de Pont-à-Mousson. 

Saint-Léger, collégiale àMarsal, fondée au x!ii« siècle. — 
Ecdesia Sancti Leodegarii in Marsallo. 4222. H. L,, IL 
c 432. 

Saint-Léon. (V. Léonsherg.) 

Saint-Léon, f. et grotte profonde, c°^ de Walscheid. 

Saint-Léon, abbaye de chanoines réguliers à Toul, fon- 
dée au x<^ siècle. 

Saint-Léonard , prieuré de Bénédictins , prés de Féné- 
trange, fondé au xin'' siècle. — Capella Beati Leonardi 
in monte apud Vinstingen. 4232. H. L./II, c. 472. 

Saint-Léopold, éc (ermit.), c"^ de Lunéville , bâti en 
4728. 

Saint-Léopold , abbaye de Bénédictins à Nancy, fondée 
au xvii® siècle. 
Saint-Livier , éc. et chap. (pèlerinage) , c°^ de Salivai. 
Saint-Louis, f% c"^^ de Bayonville et de Ville-au-Val. 
Saint-Louis, c"° de Phalsbourg, vil. construit en 4 629 sur 



— • 232 — 

remplacement du village ruiné de Rolherbach. — Village 
de la principauté de Lixheim. — Arcliip. de Sarrebourg , 
dio. de Metz. 

Salm-Louis-Hablutz, us., c"<= d'Ibigny. 

Sai.\t-Ma.\sly, faubourg de ïoul, où était l'abbaye de 
Bénédictins de ce nom, fondée au x^ siècle. 

Saim-Mard, c°° de Bayon. — Sancliis Medardiis su- 
pra Mosellam. 1292. Abb. de Belcliamp. — Saint-Maix, 
\u\ginvemcnt Saint-Ma-devant-Bayon. 4779. Descr.de 
la Lor. — Le fief de S'-Mard relevait de la cbâtelleiiie de 
Rosières, bail de Nancy.  — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Sai>t-Marti.\, C" de Blàmont. — Fief relevant du comté 
de Blàmont. — Archip. de Marsal, dio. de Metz. 

Sai.nt-Martin , anc. église et cimetière, près de Liver- 
dun. — Cimitcrium ecclesie Sancti Martini que sifa est 
ad montis pedcm Liberduni. 1 100. CartdeRengéval, f" 19. 

Sai>t-;Martin, ham. etchàt. (seigneurie et cbap.), c^^ de 
Thézey-S'-Marlin. 

Saint-Martix, vil. détruit, près de Marsal. — Ecclesia 
Sancti Martini ante Marsal. 1178. H. M. , p. 132. — Il 
y a, à Moycnvic, un chemin dit du Ban-S^-Martin. 

Sa!.\t-Marti.n-Fomai.ne , éc. , c"»^ de Blénod-lès-Pont- 
à-lMousson. 

Sai.nt-Martin-Foxtaine, anc. met. à l'abbaye de Rengé- 
val , c'"^ de Bruley. — In banno Brurei locus de Sancti 
Martini fonte. Hdd. Cart. de Rengéval, f° 13, — Gran- 
gia que dicitur Sancti Martini fons , in banno de Bru- 
reio. 1180. Ib., f" 13 v°. (V. Val-des-Nonnes.) 

Saint-Martin-le-Bel (Champ de), vallon faisant suite à 
la plaine qui, près de Frouard, s'étend jusqu'au confluent 
de la Moselle et de la Meurthe, et où, en 1308, Thiébaut 
II, duc de Lorraine, battit les troupes d'Edouard P% 
comte de Bar, et de ses alliés. 

Saint-Maurice, c«° de Baccarat. — Ecclesia Sancti 
Mauricii. 1120. Tr. des ch., 1. Abb. de Senones, n'^ 6. — 
Sainct Maurixe. 1422. Ib., 1. Blàmont fiefs, n° 88. — 
Saint-Maurice-lès-B((donvillcr. 1779. Descr. de la Lor. 
— Le fief de S^-Maurice relevait du comté de Blàmont. — 
Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Saint-Maurice, anc. cbap. et ermit. , c°^ de Fraimbois. 

Saint-Maurice, anc. église champêtre qui servait de pa- 
roisse aux villages de Domgermain et de Choloy. 



— 233 — 

Saint-Max (pron. Ma) , c°° de Nancy (Est), — Saint- 
Maixe-sur-Meiu'the, vulgairement S'aMi^iïfa. 1779.Descr. 
de la Lor. — Le fief de S'-Max relevait de la châtellenie 
de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. de 
Toul. 

Saint-Médard, c°° de Dieuze. — Sanctus Medardus. 
12S8. Abb. de Salivai.— S'-Marc. I2G4. Ib.— ^. March. 
1273. Tr. des ch., 1. Moyenvic I, n° 1. — Archip. de Mar- 
sal, dio. de Metz. 

Saint-Melain, prieuré de Bénédictins à Vandœuvre , 
fondé au xi« ou au xii« siècle. 

Saixt-Michel , prieuré , puis ermit. sur le mont de Bar 
(v. ce mot), près de Toul. — Ecclesia Sancti Michaelis , 
in monte Barro noviter construcia. 1»88. H.L., I, c. 393. 

Saim-Micuel, éc, c°« de Pont-à-Mousson; prieuré 
fondé au xi'= siècle. — Ecclesia Sancti Michaeli sub cas- 
tra Montione. 1093. H. L., I, c. 497. 

Saint-Michel, seigneurie au village de Bagneux*. 

Saixt-Miciiel, éc, c"^ de Malzéville; — f% c°«= d'Aze- 
railles et de Lafrimbolle. 

Saixt-Miciiel, ermit., c°® de Nomeny. 

Saint-Nicolas ou Saixt-Nicolas-de-Port , ville, ch-1. 
de c°°, arr' de Nancy. — Pèlerinage. — Villa quœ dicitur 
Port, in comitatu Calmnntinse, super fluvium Mort. 912. 
H. L., I, c. 33d.  — Villa que dicitur Portus. Hist. eps. 
tul. ad an. 922-9G3. Ib., c. 431. — Stratn publica que 
versus Sanctum Nycholaum ducit. 1150. Abb. de Beau- 
pré. — Capella Beati Nieholay de Port. 1210. Coll. St- 
Georges. — Portus Sancti Niclwkn. 1234. Abb. de Haute- 
Seille. — Le Port. 1243. Coll. S«-Georges. — Saint Ni- 
cJiolai de Port. 1273. ïr. desch., I. S'-Nicolas , n^ 2. 
— Saint Nicolai de Poirt. 1331. Ib. , n° 4. — Saint- 
Nicolas. 1498, Ib., n" 45. — Sainct Nicolas du Port. 
1503; Heures de la Vierge imprimées à S'-Nicolas. — 
Sanctus Nicolaus. 1513. Géogr. de Ptolémee. — Viens 
Sancti Nicolai. 1G75. Not. Gall., p. 363. 

Saint-Nicolas fut la capitale du petit pays appelé le Por- 
tois (V. ce mot) ; — le chef-lieu d'une prévôté créée en 
4698. — II y avait au moyen âge des foires importantes , 
qui furent déclarées franches en 1597. 

Ce bourg était le siège d'un archidiaconé , diocèse de 
Toul (iV.;, archidiacre de Port. 1299. Tr. desch., 1. 



— 234 — 

Amancc, n° 4), duquel dépendaient les doyennés de Port, 
Dieulouard, Prény, DeneuM'e et Salm. Le doyenné de 
Port, dont il est fait mention au xii"^ siècle {Wolterits de- 
caniis de Port. 1147. H. L., I, c. 331), e( qui était beau- 
coup plus étendu que le pays du même nom, comprenait, 
au commencemonl du siècle dernier, 74 paroisses, 29 an- 
nexes et sept ou huit succursales, savoir : à Nancy, S'- 
Epvre, S'-Georges, collégiale et paroisse de la cour; 
Notre-Dame, S'-Sébastien, S'-Fiacre; Agincourt, Amance 
(Dommartin et l'Aître) , Anthelupt ÇVitrimont) , Art-sur- 
Meurthe, Barbomille, Bauzeraont (Bathelémont), Béna- 
ménil, Blainville , Bouxières-aux-Chênes (Ecuelle, se- 
cours), Bouxières-aux-Dames (Pixerécourt, secours), 
Buissoncourt, Burthecourl-aux-Chênes, Cercueil, Cham- 
penoux (Mazerules), Champigneules, Crévic (Sommer- 
viller, secours de Crévic et de Dombasle , Flainval , 
chapelle), Crion (Sionvillcr) , Deuxville-S'-Epvre , Deux- 
ville-Notre-Dame, Dombasle, Dommarlemont, Domp- 
tail (Haussonville et S»-Médard) , Drouville, Einville-au- 
Jard (Bonviller), Erbéviller, Essey (Tomblaine) , Ferrières 
(Coiviller), Gellenoncourt, Haraucourt, Ilaudonviller, au- 
jourd'hui Croismare; Heillecourt (Fléville), S'-Hilaire 
(Manoncourt) , Hoëville, Laxou, Lay-S^-Christophe (Eul- 
mont), Lenoncourt, Ludres, Lunéville (Chanteheux, Mon- 
cel, Méhon et le Ménil), Lupcourt (Azelot), Maixe, Mal- 
zéville (S'-Max), Marainviller (Thiébaumcnil), S'-Mard , 
Mariemont, Maxéville, Mont (Xermaménil, La Math), 
Moulins , uni à Blanzey , Moyenvic (Xamey) , La Neu- 
velotte , La Neuveville-devant-Nancy , S'-Nicolas ou 
Port, Raville (laPetite-Bienville), Rehainvillcr(llériménil), 
' Réméréville (Courbessaux), Richardménil, Rosières-aux- 
Salines, Saftais (Vigneules, chapelle), Saulxures, Séchamp 
(Pulnoy), Serres, Tonnoy (Velle) , Valhcy, Vandœuvre 
(Houdemont, secours), Varangéville, Velaine-sous-Amance, 
Ville-en-Vermois. 

Saint-Nicolas, ermits c»"^ de Liverdun et de Rosières- 
en-Haye. 

Saixt-Oury ou Saint-Ulricd, chap. avec pèlerinage , 
c"« de Réding. — Capella in honore Sancti Voldorici. 
103S. Inscription trouvée dans cette chapelle et rappe- 
lant sa fondation. 

Saint-Oury (mieux : Saint- Ulrich), chap. avec pèleri- 



— 235 — 

nage et succursale de la maison de retraite ecclésiastique 
de Bon-Secours , c°^ de Dolving. — Sainl-Udalric. xviii^ 
s. Etat civil de Dolving. 

Saint-Pancrace, f. (cense-fief), c°^ de Bures. 

Saint-Pajncrace, ermit., c°^ de Blainville-sur-l'Eau. 

Saint-Paul, anc. église champêtre, c"^ de Chenicourt. 

Saint-Paul, anc' bans particuliers, c°«' de Donjeux et 
de Rogéville. 

Saint-Paul, éc. (fief) , c"« de Saizerais. — Saint Polt. 
1330. Tr. des ch., 1. Nomeny II, n° 32. — Le fief de S»- 
Paul relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. 

Saint-Piant, abbaye, puis prieuré de Bénédictins, prés de 
Moyenvic. — Abbotia et abbatiola Saneti Pientii. x^ s. 
Hist. eps. tul. ad an. C00-G22 et 893-907. H. L., I. , c. 
426 et 430. 

Saint-Piant ou Saint-Pron, prieuré de Bénédictins, sur 
la montagne de Mousson, uni à la collégiale S"^-Croix de 
Pont-à-Mousson. 

Saint-Pierre, faubourg de Nancy. 

Saint-Pierre, ham. (ermit.), c°« de Choloy; — scierie, 
c°« de Raon-lès-l'Eau; — chap., c""^ de Fontenoy-la- 
Joiite ; — éc% c°^^ de Vandières (V. Cour-S*-Pierre) et 
de La Chapelle. 

Saint-Pierre, collégiale à Fénétrange, fondée en 147S. 

Saint-Pierre, nom d'un ban indiqué, en 1894, comme 
faisant partie du bailliage de Nancy, et comprenant les 
villages d'Abaucourt, Jallaucourt et Pettonville. 

Saint-Pierre, ruis. , formé des eaux de la fontaine S*- 
Pierre, passe à Bezange-la-Petite et se jette dans le ruis- 
seau des Salines. 

Saint-Quirin, c°" de Lorquin. — Prieuré de Bénédic- 
tins à l'abbaye de Marmoutier, fondé au x« siècle. — De 
pago Saroense ad cellam Qqdelsadis , ubi sanctiis Quiri- 
nus requiescit. 1120. Aïs. dipl., I, p. 198. — CellaBeati 
Quirini martyris in sylva vastissima quœ Vosagus dici- 
tur. 1179. Ib., p. 268. — Saint-Curien. 1483. Dom. de 
Dieuze. — Sanctus Quirinus. Hic siint spécula. 1513. 
Géogr. de Ptolémée. — Archip. de Sarrebourg, dio. de 
Metz. 

Saint-Quirin (Haute-Chapelle-de-) , chap. avec pèleri- 
nage, sur une montagne, c"« de S'-Quirin. 

Saint-Quirin, anc. chap. à Ville-en-Vermois. 



— 23G — 

Saint-Remimom , C"^ d'IIaroué. — Ecclesia montis 
Sancti Rem'ujii, in comitalu Sonctensi. 903. II. L., I, c. 
372. — S. Remdmont. 4290. Tr. des ch., I. Rosières I, 
n° 29. — Le fief de S'-Remimont relevait de la chûtellenie 
de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. du Saiiitois, dio. 
de Toul. 

Saint-Remy, abbaye de clianoines réguliers à Luné- 
ville, fondée au xi'^ siècle.  — Sanctus Remigius. 1033. 
H. L., I, c. 412. 

Saint-Remy-aux-Bois , c°° de Rayon. — Parochiatus 
Sancti Remigii. 1176. Abb. de Beaupré. — Sainct Re- 
mey on boix. 1421. Tr. des cb. , 1. Rosières II, n^ 7. — 
Le fief de S'-Remy relevait de la châtellcnie de Rosières , 
bail, de Nancy.  — Doy. d'Epinal, dio. de Toul. 

Sai.m-Richard , f. , c°« de Vitrimont. 

Saint-Roch, cbap., c"*' de Hoff. 

Sai.nt-Sauveur, c"" de Lorquin. — Abbaye de Bénédic- 
tins, puis de Chanoines réguliers, transférée à Domèvre 
au xyi'= siècle. — H., custos Sancti Salvatoî^is. 1183. Tr. 
des ch., 1. Abb. de l'Isle, n° 44. — Seint Sauvour en 
Voge. 1282. Ib., I. Deneuvre, n» 3. — S. Sulvour en 
Voige. 1309. Ib., 1. Dicuze I, n» 6. — Doy. de Salm , 
dio. de Toul. 

Saint-Sauveur, abb. de Bénédictins, près de Toul, fon- 
dée au xi^ siècle. 

Saint-Sébastien, ham. (ermit. et chap.) , C*® de Maxé- 
ville; — tuilerie, c°« de Villers-lès-Nancy. 

Sai>t-Sigismo>'d, anc. ermit. et chap., c°^ de Rosières- 
aux-Salines. 

Saint-Simon, canton du territoire de Rosières-aux- 
Salines où l'on a trouvé des vestiges d'anciennes cons- 
tructions. 

Saint-Tuiébaut (ruis. de) , anciennement de l'Etanche, 
prend sa source à Villers-lès-Nancy et se jette dans la 
Meurthe. — Le riipt de la Tainche. 1411. Ordre de Malte. 

Saint-Tiiiébaut, ermit% c"'=" de Foulcrey et de Gogney. 

Saint-Thiébaut, ch., c°° de Méréville. — Prieuré de 
Bénédictins fondé au xi° siècle. — Sainct Thiéhault prez 
Méréville. 1539. Coll. S'-Georges. 

Saint-Thiébaut et Sainte-Marguerite- de-l'Etanche , 
anc. chap. près de Nancy, dans le faubourg dit de S*- 
Thiébaut, qui subsista jusqu'à la fondation de la ville 



— 237 — 

neuve. Une fontaine d'eau ferrugineuse porte encore ce 
nom. 

Saint-Ulrich. (V. Saint-Oury.) 

Saint-Urbain. (V. Le Rmjeux.) 

Saint-Urbain, prieuré de Bénédictins à Gerbéviiler, 
fondé vers le xii® siècle. 

Saint-Urbain, anc= chap% prés de Toul et de Thiau- 
court. 

Saint-Yal, ruis., prend sa source dans le bois des Por- 
tions, territoire de Pulligny, et se jette dans le Madon. 

Saint-Volfegand, anc. cliap., c°° de Deneuvre. 

Sainte-Agathe , f. et chap. (seigneurie) , c°« d'Ancer- 
viller ; — m'», c"^ de Neuviller-lés-Badonviller. 

Sainte-Anne, f., c"^ de Sexey-aux-Forges ; — f. (er- 

mit.), c°e de Vitrimont; — nv°, c°e de Gogiiey; — chap% 

gnes d'Albestroff et de Lorquin; — anc. chap., c"® de Bru- 

"ley; — ermit% c^^^^ de Xermaménil et de Velle-sur-Moselle. 

Sainte-Anne, ham. , c"^ de Laxou, où s'établirent les 
Chartreux avant la construction de leur maison de Bosser- 
ville. 

Sainte-Barbe , chap. (ermit.) , sur une montagne nom- 
mée la Plaine Sainte-Barbe , et où sont des carrières 
abandonnées , c°e de Pont-S'-Vincent. 

Sainte-Barbe, f., c°e de Phalsbourg. 

Sainte-Camille, éc, c°« de Vandœuvre. 

Sainte-Catherine, faubourg de IVancy. 

Sainte-Catherine, éc. , c""^ de Baccarat; — nv", c"^ 
d'Ecrouves. 

Salnte-Catherine ou Saulce-en-Rupt , ham., ch. avec 
chap., scierie, c°« de Bertrambois. 

Sainte-Catherine, anc. faubourg d'Ormes; — anc. ora- 
toire, c"*^ de Velle-sur-Moselle; — anc. chap., c"^ de 
Vennezey. 

Sainte-Catherine-la-Brussière, us., c°^ de Baccarat. 

Sainte-Cécile, ch., c°« de Nancy. 

Sainte-Claire, chap. et polissoir de glaces, c°^ deVas- 
perviller. 

Sainte-Claire, anc. chap. et fontaine médicinale, c°« 
de Prévocourt. 

Sainte-Colombe, chap., c"^ d'Essey-la-Côte. 

Sainte-Croix, f. (maison franche) , c'^e d'Assenoncourt, 



— 238 — 

Sainte-Croix, anc, collégiale à Pont-à-Mousson, fondée 
au xiii« siècle. 

Sainte-Croix-en-Rupt, anc. église sur la côte de Rupt, 
près Pont-à-Mousson. (V. Uant-de-Rieupt.) 

Sainte-Elisabeth, f., c"** de Yibersvilier. 

Sainte-Geneviève, c°° de Pont-à-Mousson. — Village 
de la prévôté de Dieulouard, du temporel de l'évêché de 
Verdun. — Archip. de Mousson, dio. de Metz. 

Sainte-Geneviève , f. (ermit.) , c"« de Dommartemont ; 
primitivement maison de chasse des ducs de Lorraine. — 
La meison de Seinte Geneviève desor Acey. 1248. Coll. 
S*-Georges. 

Sainte-Libaire, m'" et f., c"'' de Valhey. 

Sainte-Libaire, f., c"*^ de Serres. 

Sainte-Lorette, cliap., c"^ de Baudrecourt. 

Sainte-Lucie , prieuré de Bénédictins , c"* de Neuves- 
Maisons, dépendant de l'abbaye de S*-Vincent de Metz. 

Sainte-Lucie ou Sainte-Pélagie, f. (ermit.), c"® de 
Flainval, 

Sainte-Marguerite, éc. (chap. et ermit.), c°«= de Tom- 
blaine. — Notre-Dame de Loing^cey. 1419. Coll. S'- 
Georges.  — De Long Woè. 1523. Ib. 

Sainte-Marie, ch. (fief érigé en 1714), c"^® de Nancy. 

Sainte-Marie, vil. détruit; anc. ferme aux Jésuites de 
Nancy, c°'= de Barbonville. — Sancta Maria. 1261. Jé- 
suites de Nancy. 

Sainte-Marie, f., c°<^ de Rosières-aux-Salines. 

Sainte-Marie , f. et m'", c°^ de Bezange-la-Grande ; 
prieuré de l'ordre de Cluny, uni, en 1454, à celui deFro- 
ville. — Sainte-Marie-lès-Bezange ou Sainte-Marie-aux- 
Bois. 1779. Descr. de la Lor. 

Sainte-Marie-au-Bois, f., c°«= de Vilcey-sur-Trey ; ab- 
baye de Prémontrés fondée au xii<^ siècle. — Sancta Ma- 
ria de nemore. 1138. H. L. , II, c. 317. — Ecclesia 
Sanctœ Mariœ de Prisneo. 1162. Ib., c. 339. -^ Sancta 
Maria juxta Prisney. 1127-1168. Abb. de Beaupré. — 
Sancta Maria ad nemus. 1249. Prémontrés de Pont-à- 
Mousson. — Sainte Marie ad hoix. 1333. Tr. des ch., 1. 
Fiefs de Lorraine I, n" 19. 

Sainte-Marie-aux-Bois, f% c»«= de Tonnoy et de Gelu- 
court. 



— 239 — 

Saknte-Menae, f. et cliap., c°e de Blénod-Iès-Toul. 

Saia'te-Odile, éc. (fief érigé en 1736), c°« d'Athienville. 

Sainte-Odile, anc. chap., c"« de Dabo. 

Sainte-Ursule, ermit., c°« de Pultigny. 

Sai.nte-Pole, c°" de Baccarat. — Lambertus villicus 
Sancti Pauli. 1175. Abb. de Beaupré. — Village du comté 
de Salm. — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Sainte-Reine, ermit., c"^ de Pierre. 

Sainte-Suzanne, f., c"^ de Rodalbe. 

Sainte-Valburge, fontaine médicinale, cnMeChaudeney. 

Sainte-Valdrée , éc. (ermit. et chap.), c^^ de La Neu- 
veville-devant-Nancy. — Thirions dis de Sainte JVadrée. 
1323. Tr. des ch., 1. Rosières I, ii" 79. ~ Sainte- Vaudrce 
ou Vaudrue. 1779. Descr. de la Lor. 

Sainte- Valérie ou Sainte-Valérienne , chap. auMontet, 
(.ne (Je Vandœuvre. 

Tanconville, C" de Lorquin. — Tamcolvilla. 1U5. 
Abb. de Haute-Seille. — Parochia Tancomsville. 1134- 
1166. Ib.— Tecchonis villa, — feodum de Tenchere. 1174. 
H. L., II, c. 366-377. — Tencheres. xii« s. Abb. de Haute- 
Seille. — Village du comté de Salm. — Doy. de De- 
neuvre, dio. de Toul. 

Tanneries (Les), faubourg de Nancy. 

Tantonville , con d'Haroué. — Tontonis villa. 1033. 
H. L., I, c. 408. — Tantonis villa. 1034. Ib., c. 413. — 
Alodium de Tantonvilla. Epitaphia eps. tul. ad an. 1108- 
1127. ïb., c. 179. — Totoni villa. 1127-1168. Pr. de Fla- 
vigny. — Tantumville. 1397. Tr. des ch., 1. Vaudémont 
fiefs, no 101. — Le fief de Tantonville relevait du comté 
de Vaudémont. C'était le siège d'une haute justice ap- 
pelée féauté, à laquelle ressortissaient les villages d'O- 
melmont et de Quevilloncourt. — Siège d'un marquisat 
érigé en 1763. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Tantonville, seigneurie à Thelod. 

Tarpe (La) , canton du territoire d'Ognéville où l'on a 
trouvé des tombeaux. 

Tarquinpol, c°° de DieViZQ.—Decempagi. Table théod. 

— Taikenpail. 1274. Arch. : Cure de Tarquinpol. — Tai- 
kenpaul. 1286. Ih. — Ecclesia de Tackembac. 1295. Abb. 
de Salivai. — Teckempaiil. 1339. Tr. desch., 1. Dieuze I, 
n» \Q. — Tachenipach. 1293. Ord. prœm. ann.,II, c. 467. 

— Tacampach. 1345. Tr. des ch., 1. Dieuze I, n" 15. — 



— 240 — 

Teekempal. 13G4. Cari. Bailliage d'Allemagne dom., I , 
fo 260. — Techempul. 1500. Dom. de Dieuze. — De- 
chcmpful. 1543. Ib. — TachempJmlle. 41)50. Ib. — Te- 
chempful. i5f)4. Tr. des eh., reg. B. 36, f» 52 y«. — The- 
chempfoid. 4575. Dom. de Dieuze.' — Tachemphul. 4591. 
Cure de Tarquinpol. — TachempoUz. 4612. Ib. — Tar- 
quempol. 1645. Ib. — Teckempoi. 4616. Tr. des ch., reg. 
B. 88, f'' 8 v". — Techemfoid et Tcchempfoul. 4616. Dom. 
de Dieuze. — Archip. de Vergaville , dio. de Metz. 

ÏAURUPT, ham., c""^ de Bionville. 

ÏAUTÉcouRT, f., c"« de Prény. 

Taxonmère (La), f., c'"^ de Vatliiménil. 

Tllégrapue de Chate.\u-Salins (Le), éc., c"^ de Fresnes- 
en-Saulnois. 

Temple (bois du), anc. bois à l'abbaye de Beaupré, c"^ 
d'IIoëville. 

Templiers (Les), canton du territoire de Foulcrey. 

Templiers (bois des), anc. bois à l'ordre de Malte, c°<= 
de Lenoncourt. 

Templiers (Champ-des-) , canton du territoire de Man- 
gonville. 

Ternes (bois de) , c"'' de S'-Remy-aux-Bois. — Nemus 
qiiod vocatur Terna. 4478. Abb. de Beaupré. — Il y avait 
aussi des bois du même nom sur les territoires de S*- 
Boing et de Rozelieures. 

Terre-Maldite (chemin de la) , c"« de Rosières-aux- 
Salines. — Un canton du territoire de cette commune 
porte aussi le nom de Terre-Maudite. 

Terre-Maudite, nom donné à une pièce de terre du 
territoire d'Atton en souvenir (suivant la tradition) du 
combat qui eut lieu entre Jovin et les Germains. (V. Ar- 
bonnc.) 

Terreur (chemin de la), c"® d'Aingeray. 

Terrouin (Le) , ruis,, prend sa source sous Lucey et se 
jette dans la Moselle. — Le Terrowain. 4471. Tr. des 
ch., 1. Commanderies, n'' 26. 

Terthra , anc. met. et franc-alleu à l'abbaye de Beau- 
pré, sur le ban de La Chapelle. — Grangia de Terthra. 
4456. Abb. de Beaupré. — Alodium de Tertra. 4170. Ib. 
— Grangia Tertrnm. 1262. Ib. 

Tète-de-Brack (La), nom d'une des seigneuries qui for- 
maient la terre de Fénétrangc. C'est aussi l'un des noms 



I 



— 241 — 

d'une partie de la forêt dite de Fénétrange , et probable- 
ment le plus historique , quoique beaucoup de personnes 
aujourd'hui lui préfèrent celui de Tête-de-Dragon. (V. 
Brackenkopf.) 

Téte-de-la-Loge (La) , mont. , c"« d'Abreschwiller. 

Téte-de-la-Vieille-Marcarerie (La) , mont. , c°°5 d'A- 
breschwiller et de Walscheid. 

Tète-de-Mort (La), mont., c°<' de S*-Quirîn. 

Tète-du-Galice (La) , mont. , c"«^ de S'-Quirin et d'A- 
breschwiller. 

Téte-du-Frésillon (La), mont., c"® de S*-Quirin. 

Tète-du-Mirguet (La), mont. , c°® de Turquestein. 

Téte-du-Yieux-Chat (La) , mont., c°^ d'Abreschwiller. 

Thalmatt , ruis. , prend sa source à Miltelbronn et se 
jette dans le Zintzel. 

Theilung (La), f., c°® de Berthelming; source d'eau 
minérale ferrugineuse. 

Thelod, c°° de Vézelise. — Alodium de Toullo. H27- 
H68. Pr. de Flavigny. — Feodiim de Toiilo. 4233. Cart. 
Vaudémont fiefs, f° 1. — Tullou. 4279. Tr. des ch. , I. 
Fiefs de Nancy, n-' 122. — Tullon. 4305. Ib. , 1. Gondre- 
ville, n° 34. — Thelou. 4368. Ib., 1. Vaudémont domaine, 
n° 470. — Thelodium. 4359. Abb. de S'-Epvre. — Te/^o. 
4390. Tr. desch., 1. Rosières III, n» SO. — Chastel, foiir- 
teresse et ville de Thouloud. 4427. Ib., 1. Vaudémont 
dom., n° 40. — Thoulon. 44o6. Ib. , 1. Vaudémont fiefs , 
n° 82. — Le fief de Thelod relevait du comté de Vaudé- 
mont. G'était une seigneurie qui fut incorporée au comté 
de Chaligny en 4744. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

They ou They-sous- Vaudémont, c°° de Vézelise. — Thil. 
4398. Gart. Vaudémont dom., n^ 178. — La forte maison 
de Ty. 4434. Tr. des ch., 1. Vaudémont fiefs, n° 37. — 
Le fief de They relevait du comté de Vaudémont. — Doy. 
du Saintois, dio. de Toul. 

Thézey-Saint-Martin, c°'* de Nomeny. — Tasey. 4184. 
H. M., p. 439. — Taysey. 4492. Ib., p. 430. — Tazey. 
4277. Tr. des ch., 1. Salm I, n» \Q.~Taizey. 4503. Ib., 
1. Viviers, n° 44. — Le fief de Thézey, de la baronnie de 
Viviers, relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. — 
Archip. de Nomeny, dio. de Metz. 

TniAucouRT, ville, ch-1. de C»", arr* de Toul. — Theau- 
cort in pago Scarponinse, super fluviolum Magide. 764. 

17 



— 242 — 

H. M. , p. 42. — Alodium Tealdicurie. 1053. Cart. de 
Gorze. — Theoldi Ciirtis. HOC. Hist. de l'abb. de S»- 
Miliiol, p. 41)5. • — Bovo de Tfieancourt. 1134. II. L., II, 
c. :^0\. — Thiocourt. 1138. Ib., c. 316. — Thiacort. 
1127-HC8. Abb. de Clairlieu. — Le licf de Tbiaucourt 
relevait de la cbâtellenie de La Cbausséc, bail, de S'- 
Mibicl. — Fut le chef-lieu d'une prévôté, bailliage de 
Ponl-à-Mousson, puis d'un bailliage établi en 17d1. — 
Archip. de Gorze, dio. de Metz. 

TiiiAviLLE, c"" de Baccarat. — ThimlimUa. 902. Als. 
dipl., I, p. 117. — Tliiavilla. 1491. Arch. de la commune. 
 — Village de la cbâtellenie de Baccarat, du temporel de 
l'cvccbé de Metz. — Doy. de Deneuvre, dio. de ïoul. 

Thiaville, f., c"*" d'Angomont. 

TniÉBAui/r-Po>T, ruis., prend sa source à la Queue-de- 
l'Etang, territoire de Clémery, et se jclte dans la Seille. 

TiiiiiBAUMKNiL, c»" dc Lunévillc (Sud-Est). — Tiba- 
mesni. 1152. Abb. de Belchamp.  — Raimbardus de 
Tlieobalmasnil. 1156. Abb. de Beaupré.' — Theobalmes- 
nil. 1175. Abb. delIaute-Seille.^ — Thièbaulmanil. 1268. 
Tr. des cb., I. Blâment I, n''4.' — Thièbaut masnil. 1272. 
Ib., n° 7. — Tlnèbaulmesmj. 1544. Ib., 1. Abb. de Beau- 
pré, n° 2.  — TIiiébamêniL 1779. Descr. de la Lor. — 
Doy. de Port, dio. de Toul. 

ÏHiEBEHAiE {1(1 (/range con dit) desus Fleuville, lieu 
aujourd'hui inconnu, mentionné dans un titre de 1274. 
Tr. des ch., 1. Rosières I, n"» 12. 

TniÉRY-MoLLiN, m'", c°° de Dolcourt. 

Thirev, vil. détruit, près de Pont-à-Mousson , et sur 
l'emplacement duquel a été construite la censé de Vilrey. 
— Ùme ecclesiœ apud Tyriacum. 1076-1093. H. L., I , 
c. 476. — Ecclesia de Tyrelo. 1139. Hist. de l'abb. de 
S'-Mihiel, p. 449.^ — Vicairie et ville de Tyrei. 1257. Tr. 
des ch., 1. Pont ecclés., n" 2. 

TuiLLE , ruis. , prend sa source près de Xousse et se 
jette dans le Sanon. 

TnoMASTHAL, éc, c"*= d'Abrescbwiller. — Thomastaler- 
hoff. 1722. Arch. : titres du comté de Dabo. 
TooN, éc, c"*' de S'-Sauveur. 

TnoHEY, c^" de Vézelise. — Ecclesia de Torreio villa. 
965. H. L., I, c. 572. — Tourey. H27-HC8. Abb. de 
Bouxières. — Torey. 1291, Tr. des ch., 1. Chaligny, n» 3. 



— 245 — 

— Thourey. 4487. Ib. , 1. Nancy I , n^ 7b. — Le fief de 
Thorey relevait du comté de Vaudémont. — Doy. du Sain- 
tois, dio. de Toul. 

Thuilley-aux-Groseilles, c°° de Colombey. — Tuilla- 
cum cum ecclesia. 965. H. L., I, c. 374. — Tulliacum. 
982. Ib., c. 290. — Titiliacum. x® s. Hist. eps. tul. ad 
an. 600-622. Ib., c. 426. — Tulleij. 4285. Abb. de Clair- 
lieu. — Theuley. 4397. Tr. des ch., 1. Vaudémont fiefs , 
n° 49. — Theulley aux rjrouzellcs. 1527. Dora, de Gon- 
dreville. — Theuliy aux grouselles. 4596. Ib. — Doy. et 
dio. de Toul. 

TiLLOx, fief, 0°" d'Amance. 

TiMois, mont., c"" de Germonville, oîi, suivant la tradi- 
tion, il y aurait eu un hôpital, ou plutôt un cimetière de 
pestiférés. 

TiNCRY, c"° de Delme. — Balduinus de Tincheri. 4486. 
H. L., II, c. 397. — Tinkerey. 4301. Tr. des ch., 1. Vi- 
viers, n° 5. — Tinkrey. 4343. Ib., n" 9. — Cono de Tyn- 
creio. xiv^ s. Chr. med. mon. H. L. , Il , c. 76. — Tin- 
querey. 4505. Tr. des ch., 1. Viviers, n° 44. — Le fief de 
Tincry, de la baronnie de Viviers, relevait du marquisat 
de Pont-à-Mousson.  — Archip. de Delme, dio. de Metz. 

TixcRY, éc, C^* de Xocourt. 

Tivoli, us., c»^ de Badonviller; — éc, c"" de Pont-à- 
Mousson. 

Tombe (chemins de la), c"<=' de Deuxville et de Moutrot. 

Tombe (La), ruis. , prend sa source à la ferme de Me- 
hon et se jette dans le Sanon. 

Tombeau (chemin du), c"^ de Noviant-aux-Prés. 

Tombeaux (Sous-les-), chemin, c""^ d'Abaucourt. 

ToMBEL (Le), éc. , C^ de Toul. — Tombellum 4359. 
Abb. de S*-Epvre. 

Tombes (Cuamp-des-) , canton du territoire de Pompey 
où l'on a exhumé, il y a quelques années, des tombeaux , 
des armes , des poteries , etc. , provenant d'un cimetière 
gallo-romain et mérovingien. 

ToMBLAiNE, C" de Nancy (Ouest). — Molendmum de 
Tonbelennes. 1228. Abb. de Haute-Seille.' — Tombeleine. 
4258. Abb. de Clairlieu. — Lou molin de Tornbelaines. 
1273. Tr. des ch., 1. Deneuvre, n" 55. — Tonibelkiine. 
1402. Tr. des ch. , 1. Nancy I, n^ 27. — Tumulus Ala~ 
norum. 1525. Volcyr, Guerre des Rustauds (étymologie 



— 244 — 

à rejeter). — Tomblaine-aiix-Oies. 4779. Descr. de la 
Lor. — Le fief de Tomblainc relevait de la châtellenie de 
Nancy, bail, de cette ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 
To>i\OY, c°" de S'-Nicolas. — Tornai. H 72. Abb. de 
Clairlieii. — Tornoi. 4203. Ih. —Tounioi. 1332. ïr. des 
eh., 1. Nancy I, n" 406. — Tournoy. 4345. Ib., n° 444. 

— Le fief de Tonnoy relevait de la châtellenie de Rosières, 
bail, de Nancy. — Doy. de Port, dio. de ïoul. 

ToRCiiAMP (mieux : Tors- Champ) , monticule à large 
plateau, entre Lorquin, La Neuveville-lès-Lorquin, Ni- 
derhoff et Fraquelfing, et au versant duquel s'élevaient au- 
trefois, à l'est, le château du Hasard, plus loin, une mai- 
son qu'on croit avoir appartenu aux Templiers ; au nord , 
la Haute-Ville (V. ce mot), et au sommet ouest un moulin 
à vent détruit peu de temps après sa construction. 

ÏORCHEViLLE, c°" d'Albcstroff. — Godelmans de Torvi- 
ler. 1285. Cart. Bail. d'Allemagne, fiefs, f» 476. — Gîio- 
delmannus de TorvUlari; — Toirvilleir. 1293. Tr. des 
eh., 1. Bitche, Castres, etc., n" 24. — Toirvilcr. 4300. 
Ib., n» 3d. — Torviller. 4342. Cart. Bail. d'Allemagne , 
fiefs, P 3dd. — Dorswiler. 4343. ïr. des ch., 1. Hesse, 
no 13. — Tormlleir. 4346. Ib., 1. Dicuze I, n° 7. — Go- 
demannus de Dornesivilre. 4320. Ib., n" 8. — Dorswilre. 
4328; Ib. , 1. Fénétrange I, n" 42. — La ville de Torvil- 
lers. 4333. Ib., 1. Fiefs de Lorraine I, n" 48. — Willemus 
dominus Torchioillensis. 1335. Inscription tumulaire dans 
l'église de Munster. — Tourvilleirs. 1339. Tr. des ch., 1. 
Deux-Ponts, n° 43. — Dorvnlre. 4352. Ib., 1. Fénétrange 
II, n° 10. — Le fief de Torcheville relevait de la châtelle- 
nie deDieuze, bail. d'Allemagne. — Archip. deMorhange, 
dio. de Metz. 

TouL, ville, ch-1. d'arr^ — Toullon. Ptolémée. — Tul- 
lum Leucorum. César, deBello gallico, lib. I. — Tulluni 
Leucomim et Tulluni. Itin. d'Ant. — Tullio. Table théod. 

— Civilas Leucorum Tullo. Notitia provinciarum et civi- 
tatum Galliœ. — Tullum oppidum, vi*^ s. Vila sancti Ve- 
dasli. — Leucus et Leutia. Diction, tironien. — Tullo ci- 
vita. Tiers de sou. Et. num., p. 459-462. — Leuchoritm 
U7^hs. 836. H. L., I, c. 304. — Leucorum oppidum. 852. 
Ib., c. 305. — Leucorum civitas quœ nunc dicitur Tul- 
lensis. 884. Ib., c. 347. — Tulla. ix^ s. Géographe de 



— 243 — 

Ravenne. — Leiicha urbs. xiv« s. Chr. med. mon. H. L., 
II, c. 67. — Tullium. 4313. Géogr. de Ptolémée. 

Toul était le chef-lieu d'une cité de laquelle dépendaient 
les pagi Tullensis, Calvomontensis, Portensis, Vermen- 
sis, Secjentensis , Bedensis et partie du Scarponensis , 
compris dans le territoire du département de la Meurthe ; 
et les pagi Solocensis (le Soulossois), JBarrensis (le Bar- 
rois), Odornensis (l'Ornois) et le Blesencis (Blésois). 

Après avoir été ville libre et impériale au moyen âge , 
Toul fut ensuite réuni à la France, et on y créa, en 1634, 
un bailliage qui comprenait les prévôtés de Blénod, Brixey, 
Maizières, Liverdun, Void, Villey-S*-Etienne et Vicherey. 

Toul était le siège d'unévèclié dont l'origine paraît remon- 
ter au IV® siècle; il fut démembré en 1778 pour former les 
évêchés de Nancy et de S'-Dié, et supprimé en 1802. Le 
diocèse de Toul était divisé en six archidiaconés et vingt- 
cinq doyennés (en voir la liste, p. 23-24) ; le doyenné de Toul 
comprenait, en 1707, 33 paroisses, 13 annexes, un vicariat 
en titre et un secours, savoir: S'-Aaiant, S'-Anian, S'^^-Ge- 
neviève , St-Jean-du-Cloître et S'-Vaast (Lay-S*-Piemy) , 
dans la ville de Toul ; S'-Maximin et S'-Pierre , dans les 
faubourgs; Andilly (Ménil-la-Tour et Royaumeix), Ba- 
gneux, Bicqueley (Pierre) , Bulligny (Blénod), Bouvron , 
Bruley (Pagney-derriére-Barine) , Chaligny (Chavigny et 
Messein), Chaudeney, Colombey (Allain), Crézilles, Char- 
mes-la-Côte, Dommartin (Villey-le-Sec), Ecrouves (Grand- 
Ménil, secours), Francheville, Fontcnoy (Velaine), Gon- 
dreville, Lagney, Lucey, Maron, Ménillot, Mont-le-Vi- 
gnoble (Gye), Moutrot, Ochey (Thuilley), Sanzey, Sexey- 
aux-Bois (Aingeray), Villey-S*-Etienne. 

TouLOis (Le) , pays comprenant la ville de Toul et ses 
environs, et que les diplômes du moyen-âge qualifient 
tantôt depagus, tantôt de comté. — Pagus Tullensis. 727. 
Pardessus, Diplomata, II, p. 332. — Tulleme. 870. H. 
L., I, c. 310. — Comitatus Tullensis. 898. Ib. , c. 330. 
— Pagus Tullensis. 1188. Ib., II, c. 398 (indication don- 
née en raison de sa date). Gondreville, Villey-St-Etienne 
et Velaine-en-Haye sont désignés comme compris dans le 
Toulois. 

Toulon ouToullon, mont., c"'' de Lixières, où existait 
un château fort, chef-lieu d'une seigneurie. La carte de 
l'Etat-major y place une « forteresse des Romains. » — 



— 246 — 

Thoron elToullon. 1271. Tr. des ch., 1. Pont-à-Mousson, 
n" 6, et 1. Commandcries, n^ 2(5. — Tollon. 4318. Ib., I. 
Pont cccics., 11" 12{). — Chaistcil de Thourons. 1323. Ib., 
1. Pont fiefs I, n" 94. — Thouroins et Toitrons. 1334. 
Ib. , 1. Pont fiefs III , n«^ 22 et 23. — Le fief de Toulon 
relevait du marquisat de Pont-à-Mousson. 

Toupet, f. et m'" (cense-fief), C"^ d'Azoudange. 

Tour (La), fief érigé en 16GIi, C"^ de S'-Georges. 

Touu (La), seigneurie à Fossieux. 

Tour (La), maison forte à Ilerbéviller. 

Tour-d'Affléville (La), fief au bourg de Foug. 

TouR-DE-DoîiÈvRE (La), coUine, c'"' de Buissoncourt. 

Tour-de-Frémo.vville (La), fief, c"« de Frémonville. 

TouR-DE-LixNDRE (La), éc. , c°® de Lindre-Basse; anc. 
tour fortifiée destinée à protéger l'étang de Lindrc. On 
construit, près de cette ancienne tour, un fortin pour dé- 
fendre les écluses de l'étang. 

Tour-des-seigneurs-d'Anglure (La) , anc. ch. et sei- 
gneurie à Essey-lès-Nancy. 

Tour-du-Stock (La), éc, c"^ de Langatte. 

Tour-en-Vermois (La), fief à Ville-en-Vermois. 

Tour-Saint-Blaise (La), fief à Chavigny. 

Tour seigneuriale d'Abielécourt (La), maison forte, 
c""^ de Leyr. 

TouRNELLE (La) , f. (maisou franche) , c"'' de Pont-S*- 
Vincent. 

Tramont-Emy, C" de Colombey. 

Tramont-Lassus, c°" de Colombey. — Tramons Lassus. 
1374. Cath. de Toul. — Tramont-la-Sus. 1756. Dép. de 
Metz. 

Tramont-Saint-André , C" de Colombey. — Tramons 
ad fontem. 1235. Cath. de Toul. ^ — Tramont Lajux. 1352. 
Ib. — Tr amont-la- Jus ou Saint-André. 1756. Dép. de 
Metz. — Ces trois villages étaient de la prévôté de Viche- 
rey, du temporel du chapitre de la cathédrale de Toul. 
— Doy. et dio. de Toul. 

Treille (La), éc, c"^ d'Ancerville. 

Tremblebois, éc, c°*' de Velaine-sous-Amance. 

Tremblecourt, c<"» de Domêvre. — Tremblecurt. 1127- 
1168. Pr. de Flavigny. — Tremblecort. 1245. Tr. des 
ch., 1. Pont fiefs, n" 73. — Tramblecoiirt. 1249. Cart. 
Apremont, n° 127. — Tranblecourt. 1273. Tr. des ch., 



— 247 — 

1. Pont dom. II, n» 8. — Tramblecort. 127G. Ih., I. Pont 
ecclés., n° 10. — Le fief de Tremblecourt relevait du mar- 
quisat de Pont-à-Mousson. — Doy. de Dieulouard, dio 
de Toul. 

Tremblecourt, anc. censé, C^ d'HallovîUe ; les comtes 
de Blâmont y avaient un haras. 

Trépassés (chemins des), c°«^ de Pont-à-Mousson et de 
Gerbécourt-et-Haplemont. 

Trey (Le), ruis., prend sa source à Vilcey-sur-Trey et 
se jette dans la Moselle. — Trien. 1402. Tr. des ch.", 1. 
Fiefs de Nancy, n» 42. — Erien. 1478. Ib., n» 44. — Trez. 
1504. Prémontrés de Pont-à-Mousson. 

Triivité (La), ham. (chapelle), c^^ de Malzéville. Dans 
le voisinage sont les restes d'une enceinte présumée gau- 
loise. 

Tripoli, éc. (fief érigé en 161G), c"° de Tarquinpol. 

TROis-Foi>iTAiNES, c°" dc Sarreboui'g. — Archip. de Sar- 
rebourg, dîo. de Metz. 

Trois-Fontalnes , anc. verrerie au ban de Bickenholtz. 

Trois-Maisons (Les), vil., c°« de Phalsbourg; — éc, 
C^ de Dannelbourg. 

Trois-Maisons (Les), faubourg de Nancy, construit sur 
l'emplacement de l'ancien bourg de S'-Dizier, ruiné au 
XVI® siècle. (V. ce mot.) 

Trois-Saiints (Les) , fontaine médicinale , c»« de Gon- 
dreville. 

Tronc-qui-fume (Le), éc., c"^ d'Essey-lès-Nancy. 

Trondes, c°° de Toul (Nord). — Trondolœ. Hist. eps. 
tul. ad an. 963-994. H.L., I, c. lU.—Alodium de Tron- 
dis. Epitaphia eps. tul. ad an. 1108-1127. Ib., c. 179. — 
De Trundlis. 1157. Gart. de Rengéval, f» 10 y° — Trun- 
dles. 1180. Ib., 9 v». — Trondeles. 1180. Ib., f« 6. — 
Molendiniim apud Trundes. 1220. Ib., f^ 15 v". — Vil- 
lage de la prévôté de Void, du temporel du chapitre de la 
cathédrale de Toul. — Doy. de Meuse-Commercy, dio. 
de Toul. 

Trou-de-Diâne (en patois : Poteu de Dione), excavation 
naturelle en forme d'entonnoir, territoire de Moutrot. 

Trou-des-Fées, éc, c°^ de Liverdun. 

Trou-du-Tonnerre, fontaine médicinale, c"« de Dame- 
levière. 



— 248 — 

Trous de Sainte-Reine, grottes souterraines sur la rive 
droite de la Moselle, c"« de Cliaudeney. 

Ti\u, scierie, 0°'= de Bionville. 

TniiBBAcuTiiAL, mout., c"" de Ilarreberg. 

TnunALPONT, m'", c"'' de Fécocourt. 

ïuiLE (La), m'°, c"« de Vandières. 

Tuilerie (La^, éc., c°« de Bainville-aux-Miroirs. 

Tuilerie (La) de Bouxicres-sous-Froidmont, Champi- 
gneules, La Garde, Langatte, Maidières, Merviller, Mous- 
sey, Réchicourt-le-Châtoau, Richardménil , S«-Germain , 
S'^-Geneviève, Torcheville , Vie, Viterne, Voyer, us^ sur 
les territoires de ces communes. 

Tuilerie (La Neuve-), us., c"'' de Toul. 

Tuileuie-de-Barbonville (La), f., c°"^ de Barbonville. 

Tuilerie-de-la-Maison-de-briques (La), us., c°^ de 
Moncel-lès-Lunéville. 

Tuilerie-de-Lémng (La), éc, c"® de Léning. 

Tuilerie-de-Sainte-Croix (La), us., c°® de Rhodes. 

Tuilerie-de-Ville-en-Vermois (La), f., c"^ de Ville-en- 
Vermois. 

Tuilerie-du-Haut-de-la-Grande-Maison (La) , us. , c°^ 
d'Hablainville. 

Tuileries (Les), us., c"'' de Dieuze. 

Tuilotte (La), ruis., prend sa source à Quevilloncourt 
et se jette dans le Brénon. 

TuMEJus, f. et ch. (seigneurie), c"^ de Bulligny. 

TuRiQUE, ce. (fief érigé en 16G0) , c°'= de Nancy; main- 
tenant maison du Bon-Pasteur. — Richardmesnil , alias 
ThuHque. 1590. Dom. de Nancy. 

TuRNUGO villa, lieuincoimu, mentionné dans un titre 
de 777 pour le prieuré de Salone. Hist. de l'abb. de S^- 
Denis, pr., p. 38. 

TuRQUESTEiN, c°" dc Lorquiu; commune entièrement 
composée d'écarts : la Haute -Turquestein, la Basse- 
Turquestcin, f^au bas de la montagne de ce nom; Turques- 
tein, maison forestière sur la montagne même et au haut du 
rocher où s'élevait autrefois le château des barons de Tur- 
questein, dont il ne reste plus que quelques vestiges. — Ben- 
celinus de Triichstein. 1124. H. L., I, c. 439.' — Durchels- 
<em.ll26.Als. dipl., I, p.205. — JrMc/jsfen. 1128. H. L., 
II, c. 285. — Turchestein. 1135. Ib., c. 306. — Turcestein 
et Ticrkestein. 1157. Ib. , c. 354. — Turchesten et Dur- 



— 249 — 

chestein. i486. Abb. de Haute-Seille. — Druchetein. Chr. 
eps. met. ad an. 1200-1260. H. L., I, c. 71. — La chas- 
tellenie de Tarkenstein. 1314. Tr. des ch., 1. Blâmont I , 
n" 96. — Turkestein. 1324. Ib. , n° 77. — Le chestel de 
Durkestein. 1346. Ib., n° 101. — Diirkestain. 1350. Ib., 
n° 164. — Durquesteim. 1352. Ib., n" 111. — Dursques- 
tain. 1422. Ib. , 1. Blâmont fiefs, n° 88. — Turckstein. 
1490. Ib., 1. Fiefs divers II, n° Sd.-^Tricquestain. 1534. 
Abb. de Haute-Seille. — Turquestin, censé. 1756. Dép. 
de Metz. — Chef-lieu d'une seigneurie, puis d'une baron- 
nie du temporel de l'évêché de Metz. — Archip. de Sar- 
rebourg, dio. de Metz. 

Unterdorf, ham., c°^ de Berthelming. 

Unterwindsburg (j^ort sous le vent), f., c°® de Dabo. 

Urepont (L'), ruis., prend sa source àLudres et se jette 
dans le Frahaut. 

Uruffe, co'» de Colombey. — lîî(^a. 707-735. H. T., 
texte, p. 274. — Rufiaco villa, x® s. Hist. eps. tul. ad an. 
622-654. H. L., I, c. 127. — Huruffe. 1516. Dom. de 
Gondreville. — Doy. de Meuse- Vaucouleurs, dio. de Toul. 

UvRY (L'), ruis., prend sa source à Crépey et se jette dans 
le Brénon. 

Vacherie (La), éc% C»^^ de Gerbéviller et de Toul. 

Vacherie (La) , anc. métairie à la Primatiale de Nancy, 
c"® de La Neuveville-devant-Nancy. 

Vachières , nom d'un ancien ban contigu à celui de 
Bérupt. 

Vacon (Le), ruis., prend sa source à Petit-Mont et se 
jette dans la Vezouse. 

Vacqueville, c^° de Baccarat. — Episcopi villa. 1120. 
Tr. des ch., 1. Abb. de Senones, n° 6. — Vaskevile. 1179. 
Abb. de Haute-Seille. —  Vacheviller. 1186. Ib. — Ves- 
queville. 1327. Tr. des ch., 1. Deneuvre, n° 22. — Village 
de la châtellenie de Baccarat, du temporel de l'évêché de 
Metz. — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Vacroncourt, vil. détruit, près d'Aulnois. — Wacrun- 
curt. 1121. H. L., II, c. 266. 

Vagneau (Le), éc, c°® de Nancy. 

Vagnepont, tuilerie, c°® de Pannes. 

Vahl, c°° d'Albestroff. — Valen près de Mersprich. 
1571. Tr. des ch., 1. Puttelange, n" 76.— Le fief de Vahl 



— 250 — 

relevait de la chûlellenie de Dieuze, bail. d'Allemagne. — 
Archip. de Morhange, dio. de Metz. 

Vaimbois, vil. détruit au xvn" siècle, près de Fraimbois ; 
l'abbaye de Beaupré y avait une maison franche en 1446. 

— Il y a un chemin de Vaimbois sur le territoire de 
Fraimbois. 

Val (Le), éc, c""^ de Lafrimbollc. 

Valcourt, ham. et chap., c"'' de Bicqueley ; vil. détruit; 
hôpital et léproserie. — Ecclesia in villa quœ dicitur 
Yallis curia. 1034. H. L., I, c. 413. — Walecort. 1359. 
Abb. de S'-Epvre. — Sancta Maria de Walco. 1486. 
Arch. de Toul. 

Val-de-Bops-Moutier (v. Bon-Moiitier) ouVal-et-Cua- 
TiLLON (vulg. le Val pour tout le village, et en patois : 
Fa/a pour une partie, i?on-Mofé pour l'autre), c°" de 
Lorquin. — Wale. 12G5. Abb. deHaute-Seille. — Lou Vault 
de Boinmoustier. 1422. ïr. des ch., 1. Blàmont fiefs, n° 
88. — Le fief de Val-de-Bon-Moutier relevait du comté 
de Blàmont, — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

¥al-de-Guéblange. On appelait ainsi un petit canton 
renfermant les villages ou hameaux de Guéblange , Steim- 
bach, Vinzeville , Schweix et Audcville (ces trois derniers 
de la Moselle). 

Val-de-Gugney, territoire comprenant, au xvi® siècle , 
les villages de Gugney, chef-lieu du Val, They-sous-Vau- 
démonl et Forcelles-sous-Gugney. 

Val-de-l'Ane, f., c"^^ de Foug. 

Val-de-Passey, ham., C"^ de Choloy; prieuré de Béné- 
dictins, dit de Saint-Maur, fondé au xiii® siècle, puis 
maison de l'ordre de S'-Augustin. — Paceium. 1188. 
H. L., II, c. 401. — Passeyum. 1359. Abb. de S'-Epvre. 

— Pacé. 1708. Pouillé. 

Val-des-Faulx , vallon dans lequel se trouve situé le 
village de Faulx ; la prévôté de Condé (Gustines) s'appelait 
prévôté de Condé et du Val-des-Faulx.— ^Fa///s de Fans. 
Chr. eps. met. ad an. 1200-1260. II. L., I, c. 72. — 
VaulzdeFaulz. 1333. Tr. des ch., 1. Pont fiefs III, n" 12. 

Val-des-Nonnes, ham., c""^ de Pagney-derrière-Barine ; 
couvent de religieuses, ordre de Prémontré, sous le nom 
àe Saint-Martin- Fontaine; ermit. , noviciat de la con- 
grégation de S'-Antoine, jusqu'en 1759. 



— 2S1 — 

Val-de-Vaxy, nom donné à un petit territoire dont le 
village de Vaxy était le chef-lieu. — Val de Vaxi. 1277. 
Tr. des ch., 1. Salm I, n° 16. — Val de Vexi. 1289. Ib., 
I. Amance, n° 1. — Val de Vaxelz. 1505. Ib., 1. Viviers, 
n° 41. — (V. Vaxy.) 

Valence, f., c"® de Badonviller. 

Valette (La Haute cILa Basse-), éc% c°<^ d'AbreschwilIer. 

Valhey, co" de Lunéville (Nord), — Valches. 1249. 
Ordre de Malte. — Ncmiis de Valleheis. xin« s. Tr. dés 
ch., I. Abb. de l'Isle, n° 42. — Valleis. 1290. Ib., 1. Blâ- 
montl, n° 19. — Valleheis et Valleheiz. 1298. Ib., 1. 
Rosières I, n" 43.— Fa//ie?/s. 1419. Ib., 1. Abb. de l'Isle, 
n° 47. — Le lîef de Valhey relevait de la prévôté d'Ein- 
ville, bail, de Nancy. — Doy. de Port, dio. de ïoul. 

Valiions, f., c'i® de Vahl. 

Valières , ruis. , prend sa source sur le ban de SafFais 
et se jette dans la Meurthe. 

Valla, éc., c°« d'Angomont. — Wallas. 1756. Dép. 
de Metz. 

Vallée-du-Clos (La), éc, c"*^ de Francheville. 

Vallerade (La), f. (lîef et maison franche), C^® d'Albes- 
troff. — La Valleracht, à présent Sainte-Marie. 1602. 
Arch. : titres de la chàtellenie d'Albestroff. 

Valérysthal, verrerie devenue importante , surtout de- 
puis la suppression de celle de Plaine-de-\Valsch , c"® de 
Trois-Fontaines. 

Vallois, c°" de Gerbéviller. — Valloys. 1189. Abb. de 
Beaupré. — Le fief de Vallois relevait de la chàtellenie de 
Rosières, bail, de Nancy. — Doy. deDeneuvre, dio. de 
Toul. 

Val-Sainte-Marie, seigneurie à Ville-au-Val. (V. ce 
mot.) 

Valtembourg, c°° de Phalsbourg. — Valdembourg. 
1756. Dép. de Metz. — Archip. de Sarrebourg, dio. de 
Metz. 

Valtiiouse (La) (pour Waldhaus, maison de la forêt), f. 
(fief), c"e de Vahl. —La Valtreuze. 1699. Tr. des ch., fois 
et hommages. — Valthous. 1779. Descr. de la Lor. 

Vandelainville, c^° de Thiaucourt. — Wandelevilla in 
comitatu Scarponensi. 960. H. L., I, c. 367. — Wa^idi- 
linvilla. 977. H. M., p. 82. — Vandelinvilla. 993. Ib., 



— 252 — ^ 

p. 83. — Wandelainvilla. 1227. Cart. de Gorze. — Ar- 
chip. de Gorze, dio. de Metz. 

Vandeléville , c°" de Colombey. — Ecclesia de Wan- 
delini villa. 1091. H. L., I, c. 489. — Wandini villa. 
1103. Ib., c. 316. — Wandelainvilla. 1233. Ib., II, c. 
449, — Vcndeivilla. 1240. Abb. de Clairlieu. — Waiide- 
lenville. 1291. ïr. des ch., 1. Abb. d'Orval, n» 10. — 
Wandeleinville. 1318. Ib., 1. Fiefs de Nancy, n" 147. — 
Wandelainville. 1398. Ib., 1. Vaudcmont, n" 23. — Le 
fief de Vandeléville relevait du comté de Vaudémont. — 
Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Vandières, c°° de Pont-cà-Mousson. — In fîsco Vendr. 
Denier d'argent de Cbarles-le-Chauve. 8G9-873. Et. num., 
p. 203. — Villa Vindera dicta. 9G0. H. L., I, c. 368.— 
Villa olim regia, vocabulo Vinderia. x^ s. Vie du B. Jean 
de Vandières. Bollandistes, t. III de février, p. 692. — 
Venderia. 1106. Hist. de l'abb. de S'-Mihiel, p. 433. — 
Venderiœ. 1126. Prémontrés de Pont-à-Mousson. — Van- 
deriœ. 1138. H. L., II, c. 518. — Wandières. 1276. Tr. 
des ch., 1. Fiefs de Nancy, n** 121. — Vendicres. 1283. 
Ib. , 1. Rosières I, n" 19. — Vendière dessoubz Preney. 
1444. Ib., I. Prény, n« 24. — Doy. de Prcny, dio. de Toul. 

Vandoeuvre, c°° de Nancy (Ouest), — Prieuré dépen- 
dant de l'abbaye de Cluny, fondé au xn« siècle. — Beral- 
dus de Vindopera. 971. H. T., p. 66. — Vendopera cas- 
triim Beraldi comitis in Calmontensi. x® s. Benoît Picart, 
Origine de la maison de Lorraine, p. 10. — Venduevre. 
1289. Tr. des ch., 1. Blâment I, n° 13. — Vandalorum 
opiis. 1523. Volcyr, Guerre des Rustauds (étymologie à 
rejeter). — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Vannecourt, c"° de Château-Salins. — Warnugo curtis. 
777. Hist. de l'abb. de S'-Denis, pr., p. 38. — Vivi cur- 
tis. 1106. Hist. de l'abb. de S^-Mibiel , p. 433. — War- 
necuria. 1293. Coll. S'-Georges. — Vai^ecort. 1344. Tr. 
des ch., 1. Fiefs de Lorraine I, n" 20. — Archip. d'Ha- 
boudange, dio. de Metz. 

Vana'es, c°" de Colombey. — Venna cum ecclesia. x^ s. 
Hist. eps. tul. ad an. 622-634. H. L., I, c. 126.— Fennes. 
1226. Abb. de Mureau. — Vannes-le-Château. 1707. 
Pouillé. — Vannes-le-Châtel. 1779. Descr. de la Lor. — 
Doy. de Meuse-Vaucouleurs , dio. de Toul. 



- 2S3 



Varangéville , c°° de S*-Nicolas. — Prieuré de Béné- 
dictins fondé au vni^ siècle. — Warengesi villa in pago 
Calvomontense. 770. H. L., I, c. 288. — In pago Cal- 
montinse , in Vuarengisivilla , monasteriiim in honore 
sancti Gorgonii. 910. H. M., p. 52. — Pagus Varengisi 
villœ. 9G8. H. T., p. 72. — Warigis villa. Fundatio mo- 
nasterii Beati Arnulphi Metensis , ad an. 960-984. H. L., 
I, c. 551. — Waregevilla. dl97. Abb. de Clairlieu. — 
Varengevilla. 1234. Abb. de Haute-Seille. — Waringi 
villa, xiii^ s. Cbr. mon. sen. H. L. , II , c. 34. — Wa- 
rempgeyvile. 1248. Coll. S'-Georges. — Waurengeiwille. 
1279. Tr. des ch., Fiefs de Nancy, n° 123. — La Grande 
et la Petite-Varangéville. 1633. Dom. de Nancy. — La 
Basse et la ffaiite-Varangéville. 1712. Fouillé. — Le fief 
de Varangéville relevait de la cbâtellenie de Nancy, bail, 
de cette ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Varcoville, vil. détruit, sur l'emplacement duquel a 
été construite la métairie de la Neuve-Grange, c"^ de 
Bertrambois. — Parochia de Warchovile. 1208. Abb. 
de Haute-Seille. — Warcovilla. 1248. Ib. — Guar- 
chowilla. 1288. Ib. — Le fief de Varcoville relevait du 
comté de Blàmont. 

Varenseille, éc, c"« d'Ommerey. 

Varinchanot, Varinchanaux ou Voirin-Chanot, f., c°« 
d'Hamonville; métairie à l'abbaye" de Rengéval. — Gran- 
gia que Garini quercetum dicitur. 1180. Cart. Rengéval, 
f" 9. — Alodiiim quod dicitur Warini quercetum. xm« s. 
Ib., f 16. 

Varincourt, f., c^^deLaNeuvelotte; fief érigé en 1664. 

— Voiriyicourt. 1664. Tr. des ch., 1. Amance, n" 84. — 
Voirnecourt. 1779. Descr. de la Lor. 

Vasperviller (vulg. Les Baraques), C" de Lorquin. — 
Waspervillers. 1708. Pr. de S^-Quirin. — Walspervil- 
ters. 177,8. Ib. — Archip, de Sarrebourg, dio. de Metz. 

Vatiiiménil, c°°de Gerbéviller. — Parochiatusde Water- 
masnil et Watemasnil. 1164. Abb. de Beaupré. — Wa- 
tiermasnil. 1225. Ib. — Waithiemesnil. 1587. Ib. — Voi- 
thiemesnil. 1605. Arch. : Terrier de la châtelleniedeMoyen. 

— Village de la cbâtellenie de Moyen , du temporel de 
l'évèché de Metz. — Doy. de Deneuvre, dio. de Toul, 



— 254 — 

Vaucouut, c°" de Blâmont. — Archip. de Marsal, dio. 
de Metz. 

Val'démont , c^" de Vézclise. — Hurjo cornes de Gade- 
monte (pour Vodemontc). 4 133. H. L., Il, c. 307. — Wa- 
doni mons et Wadamons. 1 127-1168. Abb. de Beaupré 
et de Clairlieu. — Wo'nlam mons. ilîiO. Abb. de Clair- 
lieu. — Wadanimons. 1 174. Ib. — Vadcsmont. 1188. H. 
L., II, c. 403. — Wademons. 1242. Tr. des eh., I. Vau- 
démont dom., n'' 139. — Wademnont. 124;3. Tr. des eh., 
1. Rosières I, n" 2. — Wadoimont. 12G3. Ib., 1. Fiefs de 
Nancy, n" 110. — La contei de Wadcmont. 1263. Ib., 1. 
Vaudémont fiefs, n" 2. — Wydeimont. 1265. Ib., 1. Pont 
dom. II, n» 5. — Waudoimont. 1285. Ib., 1. Châtel I, n" 
4. _ W^oidemont. 1288. Ib., 1. Nancy I, n» 5. — Voyde- 
mont. 1293. Ib. , 1. Vaudémont fiefs II, n" 5. — Waude- 
mont. 1310. Ib., n" 6. — Vanldemont. 1336. Ib., 1. Vau- 
démont fiefs I, n" 13. — Waideymont. 1346. Ib., 1. Cba- 
ligny, n° 19. — Waudelmont. 1376. Ib., n" 13. — Wal- 
demont. 1387. Ib., 1. Vaudémont, n° G.—Moneta deVad- 
mont. 2« moitié du xrv« s. Monnaie de Jean de Bourgogne, 
comte de Vaudémont. Mém. de l'Acad. de Stanislas, 1845. 

— Vadani mons. 1675. Not. Gall., p. 579. 
Vaudémont fut la capitale du Saintois {par/us Scginten- 

sis)', le siège d'un comté érigé en 1072; le cbef-lieu d'un 
bailliage qui comprenait le canton de Vézclise et partie 
de celui d'Haroué. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Vaudeville, c"" d'Haroué. — Waldini villa, x^ s. Hist. 
eps. tul. ad an. 872-894. H. L., I, c. 172. —- Ecclcsia de 
Vualdini villa. 1127-1168. Pr. de Flavigny. — ïï^anrfim- 
villa. 1177. Ib. — Vaudemville. 1240. H. L., II, c. 453. 

— Waudemlle. 1243. Pr. dcFlavignv.— Wadeville. 1244. 
Ib. _ Waidemlla. 1273. Ib. — Waideville. 1496. Tr. 
des cb., 1. Fiefs de Nancy, n" 33. — Vaudeville-sur-Ma- 
don. 1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Vaudeville re- 
levait de la chàtellenie de Nancy, bail, de celte ville. — 
Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Vaddigny, c»" d'Haroué. — Wadegneiz. 1296. Tr. des 
ch., 1. Nancy I, n» 101. — Vaudigny-sur-Madon. 1779. 
Descr. de la Lor. — Le fief de Vaudigny relevait de la 
chàtellenie de Nancy, bail, de cette ville.— Doy. du Sain- 
tois, dio. de Toul. 



— 255 — 

•Tl 

Vaudrecourt, f. (cense-fief et chap.), c"^ d'Arracourt. 
— Wauldreeourt. 1519. Dom. d'Einville. 

Vaux, m'"», c°^ d'Ecrouves. 

Vaux (Ban-de-La) , seigneurie au village de Dombasle. 

Vaux (Les), pays ou comté qui paraît s'être étendu de- 
puis Toul jusqu'à Vaucouleurs, et qu'on désigne aujour- 
d'hui sous le nom des Côtes-de-Toul. — Pagus et comi- 
tatus Vallium. 1067. H. T., texte, p. 81. 

Vaux-lès-Germonville (La) ou Les Vaux-Germonville, 
maison-fief et seigneuriale, jouissant du droit d'asile, près 
de Germonville. Le canton du territoire de cette com- 
mune où s'élevait cette maison, porte le nom de La 
Vaux-lès-Germonville. 

Vaux-Martin (La'), éc, c''^ de Val-de-Bon-Moutier. 

Vaux-Toussaint (Le) , nom d'un canton du territoire 
d'Aingeray où la tradition place un village appelé le Vieil- 
Aingeray. 

Vaxainville, C" de Baccarat. — Varsienville. 1314. 
Tr. des ch., 1. Blàmont I, n° 96. — Village de la châtel- 
lenie de Baccarat, du temporel de l'évêché de Metz.  — 
Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Vaxy (on pron. Vachi), c"'" de Château-Salins. — 
Vaxei. 1277. Tr. des ch., 1. Salm I, n» \G. — Vexi. 1289. 
Ib.,l.AmanceI,nol.— )Tfl;rei. 1 299.1b., l.Châtel,nM. — 
Vaixei et le Vaul. 1457. Ib., 1. Viviers, n° 22. — Waxelz. 
1505. Ib., 1. Viviers, n° 41. — Le fief de Vaxy, de la ba- 
ronnie de A^iviers, relevait du marquisat de Pont-à-Mous- 
son. C'était le chef-lieu du petit canton appelé le Val de 
Vaxy (V. ce mot), comprenant Vaxy, Lubécourt, Gerbé- 
court, Puttigny, Moivron et Morville. — ^Archip. d'Habou- 
dange, dio. de Metz. 

Veckersviller, c°° de Fénétrange. — Villa Volckers- 
willer (?) 1126. Als. dipl., I, p. 123. — Weckersiveiller. 
1669. Tr. des ch., 1. Lixheim II, n° 14. — Village de la 
principauté de Lixheim. — Archip. de Bouquenom, dio. 
de Metz. 

Vého, c°" de Blâmont. — Wihoth. 1034. Abb. de S»- 
Remy. — Wehes. 1312. Cart. Blâmont fiefs, f« 45 v». — 
Weho. 1327. Blâmont I, n« 82. — Le fief de Vého rele- 
vait du comté de Blâmont. • — Archip. de Marsal, dio. de 
Metz. 



— 256 — 

Veischeim , c°" de Phalsbourg. — Doy. de Saverne , 
dio. de Strasbourg. 

Velaine ou Velaine-sous-Vaudémont, château où rési- 
daient les comtes de Vaudcmont et près duquel a été bâtie 
la ville de Vczclisc. — Velleniœ. llOo. Tr. des ch., 1. 
Abb. d'Orval, n» 40. — Villa de Villaines. 1220. Ib. — 
La ville de Vellaines. 1397. Tr. des ch. , 1. Vaudéniont 
fiefs, n'* 101. — Il y a un chemin de Velaine sur le terri- 
toire de Vézeiise. 

Velaine-en-Haye, c°° de Nancy (Nord). — Villenœ. 836. 
H. L., I, c. 301. — Villeniœ. 884. Ib., c. 317. — Valle- 
niœ. 1033. H. T. , p. 26. — Villennes. 12o8. Abb. de 
Clairlieu. — Vellaine. Ib76. Tr. des ch., 1. Gondreville , 
n** 43. — Velaine-les-Bois. 1697. Séminaire de Toul. — 
Velaine-aux-Bois. 1708. Pouilié. — Doy. et dio. de Toul. 

Velaine-sous-Amance, c°° de Nancy (Est). — Vellanis. 
875. Arch. de la Moselle : Abb. de S"^-Glossinde. — 
Villa quœ dicitur Villanis siib Amantio Castro. 1033. H. 
L., I, c. 408. — Villeines. Chr. eps. met. ad an. 1200- 
1260. Ib., c. 72. — Vileines et Villeines. 1284. Tr. des 
ch., 1. Rosières I, n" 17. — Le fief de Velaine relevait de 
la chàtellenie de Nancy, bail, de celte ville. — Doy. de 
Port, dio. de Toul. 

Velle, ham., c°« de l'Alœuf. — Ville. 1317. Tr. des 
ch., 1. Vaudémont fiefs, n** 7. — Le fief de Velle relevait 
du comté de Vaudémont. 

Velle-sur-Moselle, c»" de Bayon. — Veile. 1290. Tr. 
desch., 1. Rosières I, n''29. — Vyelle. 1371. Ib., 1. Nancy 
I, n" 14. — Le fief de Velle relevait de la chàtellenie de 
Rosières, bail, de Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Vendée (La), éc, c^^ de Bionville. (V. Éarcholin.) 

Veney, c''" de Baccarat. — Venneiz. 1327. Tr. des ch., 
1. Deneuvre, n"^ 22. — Le fief de Veney relevait du comté 
de Biâmont. — Doy. de Salm, dio. de Toul. 

Vennezev, coo de Gerbéviller. — Venerzey. 1291. Bé- 
nédictins de Nancy. — Doy. de Deneuvre, dio. de Toul. 

Vénus, ruis., a sa source sur le territoire de Cutting et 
se jette dans le Verbach. 

Verbach, et mieux Wehrbach (Le), ruis., prend sa 
source à Cutting et se jette dans la Seille. 

Verbois (Le), éc, c°« de Nancy. 

Verdenal, c^"» deBlàmont. — Vardenois. 1318. Tr. des 



— 237 — 

ch., I. Blâmoiit fiefs, n° 42. — Verdenois. 1350. Ib., L 
Blâmont I, n° 164. — Wardenay. 1532. Dom. de Blàmont. 

— Vardenal. 1623. Coll. S*-Georges. — Le fief de Ver- 
denal relevait du comté de Blàmont. — Archip. deMarsal, 
dio. de Metz. 

Verdurette (La) , riv. , prend sa source à Fenneviller, 
passe sur les territoires de Pexonne, Vacqucville, Mervil- 
1er, Réhéray, Vaxainville, Pettonville, Réclonville, Ogé- 
viller, Herbéviller et se jette dans la Vczouse. 

Vergayille, c°° de Dieuze. — Abbaye de Bénédictines 
fondée en 966.^ — Vergavilla. 1086. H. L., I, c. 483. — 
Wargamlle. 1283. Abb. de Vergaviile. — Wargavilla. 
1294. Ib. — Vargaville. 1346. Ib. — Wargauville. 1481. 
Dom. de Dieuze. 

Vergaviile était le siège d'un archiprêtré de i'archidia- 
coné de Sarrebourg, diocèse de Metz, qui comprenait : 
Angviller, Assenoncourt, Azoudange, Bassing, Bénestroff 
(Bourgaltrolf), Bidestroff, Bisping, Cutting (Rorbach), Des- 
seling, Dieuze, Domnom, Fribourg, Gelucourt, Guéblange, 
Guébling, Guermange, Guinzeling (Molring), Kerprich-lés- 
Dieuze (Guénestroff, Guébestroff), Languimberg, Lindre- 
Basse (Lindre-Haute, Zommange), Lhor , Lostroff, Lou- 
drefing, Mittersheim , Rhodes , Romécourt (chapelle cas- 
trale et paroissiale^, Tarquinpol, Vergaviile. 

Vermillière (La), éc. (maison-fief), c"® de Battigny. — 
La Vermelière. 1527. Tr. des ch., reg. B. 16, P 233 v°. 

— La Vermeillière. 1528. Ib., reg. B. 17, f'' 149 v°. 
Vermois (Le) , petit canton voisin du pagus Portensis, 

et dont le nom s'est conservé jusqu'à nous; plus tard, 
mairie comprenant les villages de Ville-en-Vermois, Lup- 
court, Gérardcourt, Manoncourt, S'-Hilaire, Azelol et 
Burthecourt, lesquels étaient compris, sans doute, dans le 
territoire de l'ancien pagus. — Vermensis. Hist. eps. tul. 
ad an. 907-922. H. L., I, c. 130. — Le Varmois. 1261. 
Ord. de Malte. — Vermodium. 1396. Coll. S*-Georges. 

Verrerie (La) , portion aujourd'hui considérable du 
bourg de Cirey, fonderie et forges au xviii® siècle, main- 
tenant grande manufacture de glaces qui a remplacé les 
verreries de S'-Quirin. 

Verrerie-de- Vannes (La), us., C^^ d'AUamps. 

Verreries-de-Saint-Quirin (Les). (V. Lettenbach.) 

Vertignécourt ou ViTRiNcouRT, vil. détruït, près de 

18 



— 258 — 

Puttigny. — Vecterneia ciirtis inpago Salninse. 782. Hist. 
de Tabb. de S'-Dcnis, pr., p. Ai). — Ecclesia in Yeterne- 
gio curte, in honore Sanctœ Mariœ.OliO. Co\l. S*-Georges. 

— Prœdium inpago et comilatu Salnensi silum, Vilri- 
nei cutHini dictiim. 1)57. II. M., p. 70. — Viterneicurt. \IS0. 
Ord. prœm. ann. , II, c. 454. — Petrus de Vitrcneicort. 
4192. Abb. de Salivai. — Vitrignecourt. 4195. Ib. — 
Pelrufi de Vilernicort. 4197. Ib, — VUrigneicort. 4228. 
Coll. St.-Gcorges. — Vertignécourt près Uêdival. 4235. 
Ib. — Vitrignicort. 4291. Ord. prœm. ann., II, c. 463. 

Vexo-Fomaine. (V. Chaii fontaine.) 
A^'tzELiSE, ville, ch-1. de c"", arr' de Nancy. — Ecclesia 
Vizillensisln comilala Sanctensi. 900. Abb. de Bouxières. 

— Ecclesia Vixiliensis. 965. H. L., I, c. 372. — Vize- 
risia. 4146. Ib., II, c. 323. — Vizelise. 4294. Tr. des 
ch., 1. Clialigny, n° 3.  — Vézelisse. 4390. Ib., 1. Vaudé- 
mont fiefs, n'' 88. — M., prepositus de Vezelisia. 4373. 
Ib., 1. Vaudémont dom., n*» 474. — Vizclixe. 4447. Pr. 
de Flavigny. — Moneta Veselisi. 4431-4444. Monnaie 
d'Antoine, comte de Vaudémont. De Saulcy, Recb. sur 
les monn. des ducs béréd. de Lorr. , p. 85-80. — A^éze- 
lise était le cbef-lieu d'un bailliage créé en 4751. — Doy. 
du Sainlois, dio. de Toul. 

Vezouse (La) , riv, formée de plusieurs ruisseaux qui 
se réunissent à Cirey, coule de Test à l'ouest, passe sur 
les territoires de Blâmont, Domèvre, Herbéviller, Frémé- 
nil, Marainviller, Croismare, Chanteheux, Lunéville, et se 
jette dans la Meurtbc près de cette ville. — Fluvius Vi- 
zuzia. 840. Hist. de l'église de Strasbourg, pr., p. 460. 

— Viososa. 4457. H. L., II, c. 353. — Vernise et Ver- 
nize. 4304. ïr. des ch., 1. Blâmont fiefs, n<> 49, et 1. De- 
neuvre, n" 43. — Veososa. 4336. Als. ill., I, p. 674. — 
Vyzuse. 4342. Abb. de Haute-Seille. — Vezuse. 4350. 
ïr. des ch., 1. Blâmont I, n° 464. — Vezuze. 4352. Ib., 
jio j[[[^ _ Le pays arrosé par cette rivière est désigné , 
dans les diplômes du moyen âge, sous les noms de pagus 
Albinsis et Albechova. (V. Blùmontois.) 

ViACELLE ou ViACEL , auc. cglisc champctrc de Grip- 
port. — Le ban de Viaucelle. 4304. Tr. des ch., 1. Char- 
mes, n° 45. — Il y a des chemins de Viacelle, c"«* de 
Gripporl et de Germonville. 



— 2S9 — 

ViBERSvtLLER (pour Webersiveilcr) , c°° d'Albeslroff. — 
Wibersiveiller. 1737. Tr. des ch., I. Fénétrange VII, n» 
21. — Wiébenveiller. 1779. Descr. de la Lor. — Village 
de la baronnie de Fénétrange. — Archip. de Bouquenom, 
dio. de Metz. 

Vic-sur-Seille , ville , ch-1. de 0°°, arr* de Château- 
Salins. — Bodesio vfco , Bodisileio, Bodoso , Vadoso , 
Bodeisio et Bodatio vico. Tiers de sou. Et. num., p. 
138-140; Bulletins delà Société d'Archéologie lorraine 

I, p. 129-13G. — Vigum. 709. H. L., I, c. 263. — Sub- 
terior vicus qui dicitur Bodeshis viens. 737. H. M., I, p. 

II. — Viens Bodeciiis. 777. Hist. de l'église de Stras- 
bourg, p. 128. — Bodesius vicus in pago Salininse, cnm 
ecclesia in honore sancii Marianî. 933. H. L., I, c. 339. 

• — Ecclesia Sancti Mariani iri Subteriori vico. 936. H. 
M., p. 59. — Vicus. 987. H. M., p. 83. — Vicus qui vo- 
calur Vuich. lOCo. H. L., I, c. 439. — Grandis Viens. 
1218. Abb. de Beaupré. — Fy. 1203. Tr. des ch., 1. Pont 
dom. II, n" 3. — Vi. 1273. Ib. , 1. Moyenvic I, n° 1. — 
Wy. 1273. Ib., 1. Rosières I, n» 13. 

Vie était le chef-lieu du bailliage seigneurial de l'évê- 
ché de Metz, duquel dépendaient, en 1736, les châtelle- 
nies de Vie, La Garde, Fribourg, Albestroff, Haboudange, 
Moyen, Baccarat et la mairie de Réméréville. — Il était 
aussi le siège d'un archidiaconé, diocèse de Metz , com- 
prenant les* archiprètrés de Delme, Nomeny, Mousson , 
Gorze et Hatrize (ces deux derniers de la Moselle). 

Vicaire (ruis'' du) , l'un prend sa source dans la forêt 
de Croismare, l'autre dans celle de Parroy, et ils se jet- 
tent dans la Vezouse. 

VicHEREY (Le), ruis., prend sa source sous le bois 
d'Haussonvillc et se perd sous terre en aval de Germon- 
ville. 

Vide-Bouteille, éc, c""^ de Pont-à-Mousson. 

Videlange, f. et m'° (maison forte et seigneurie), c°° 
de Gelucourt. — Widranges ou Vidranges (en allemand 
Wittrengen et Widrengen). xv*' s. Arch. de la famille de 
Widranges. 

Vieille-Atrie (chemin de la) , c°* de Rosiéres-aux-Sa- 
lines. 



— 260 -- 

Vieille-Eglise (La), cantons des territoires de Neuf- 
Maisons et de Puttigny. 

Vieille-Eglise (chemins de la), c^^^ d'AbreschwilIer, 
IJattexey et Mitling. 

Vieill'e-Idote ou Vieille-Date (chemin de la), c"^ de 
Lorqiiin. 

Vieille-Nancy (La), nom donné, dans un titre du xvi'^ 
siècle, à un canton de l'ancien bois de Saurupt, près Nancy. 

Vieille-Route (La), chemins, c"'^^ d'IIéming, Languim- 
berg, Lixheim, IMillclbronn, Ncuf-Moulin, Essey-et-Mai- 
zerais, ïhuilley-aux-Groseilles, Azoudange et Diane- 
Capelle. 

Vieilles-Vignes (chemins des), c°^' de Marimont, Né- 
bing et S'-Médard. 

Vieille-Tuilerie (La), us., c'"= de Bouvron. 

Vierge-de-Rincuard (chemin de la), c"^ de Favières. 

Vieux-Chateau (Le^, ch., c"'' de Maizières-lès-Toul. 

Vieux-Chateau (Le) , canton du territoire de Tarquin- 
pol où l'on a trouvé des antiquités. 

Vieux-Cdateau (Le) , canton du territoire de Villers- 
lès-Nancy. — Le lieu condit en Vief Chastel. 4375. Abb. 
de Clairlieu. 

Vieux-Ciiateau (Le), maison à Gcrmonville qui jouis- 
sait du droit « de refuge ». 

Vieux-Chaufour (chemins du), c"'^^ de JaiUon, Azerailles, 
Vacqueville. 

Vieux-Chemin (Le), chemins, c°«® de Jaillon, Azeraillcs, 
Hattigny, Hérange, Lafrimbolle, Trois-Fonfaines,Avrain- 
ville, Ècrouves, Grimonvillcr, La NeuYeville-derrière- 
Foug, Ludres, Parey-S'-Césaire, Neuvilter-sur-Moselle , 
S'^^-Geneviève, Armaucourt, Bouzanville, Cuslines, Dom- 
basle, Heillecourt, Houdrevîlie, L'Aître, L'Alœuf , Le- 
beuville, LaNeuvelotte, Domptail, Méhoncourt,Montreux, 
Ogéviller, Romain, Veney, Kerprich-lès-Diieuze , Malau- 
court. 

Vieux-Chemin (Le), chemin, c"« de Pont-S'-Vincent. — 
Vêtus callis. 112G. H. L., II, c. 279. 

Vieux-Chemin (Le), chemin entre Flavigny et Méréville. 
— Via vêtus desuper vallem , usque ad ripain fluminis (la 
Moselle) et usque ad sylvulam de Flavigny. 1094. H. L., 
I, c. 498. 

Vieux-Cimetière (chemins du), c°«' de Bouvron, Ro- 



— 261 — 

sières-aux-Salines {oude l'Atrie), Arscheviller etBouxières- 
aux-Chênes. 

ViECX-CouvENT (Le) , canton du territoire de Dolving , 
près de la chapelie de S'-Oury. 

ViEux-LixHEiM, c°" de Fénétrange. — Lixin-le- Village. 
4779. Descr. de la Lor. — Village de la principauté de 
Lixheim. — Arcliip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

Vieux-Moulin (Le), éc% c"<=^ de Fossieux et de Mangon- 
ville. 

ViEux-MouLiN (chemins du), c°«s d'Azerailles , Hilbes- 
heim, Mailly, Manoncourt-sur-Seille, Nomeny, Hausson- 
ville, Lezey, Lubécourt. 

ViEux-MouLiN ou ViEiL-MousTiER (Le) , caulon du ter- 
ritoire de Buissoncourt. 

Viéville-ex-Haye , c«° de ïhiaucourt. — Ecclesia Ve- 
tustœ villœ. 1 106. Hist. de l'abb. de S'-Mihiel, p. 453. — 
Magna via Vieville. 1138. H. L., II, c. 317. — Viesville. 
1230. Prémontrés de Pont-à-Mousson. — Viesville en 
Heys. 1402. Tr. des ch., 1. Fiefs de Lorraine II, n° 42. 
— Viezville. 1436. Prémontrés. — Le fief de Vieville re- 
levait de la châtellenie de Prény, bail, de Nancy. — Doy. 
de Prény, dio. de Toul. 

Vigne (La), f., c^^ de Cirey. 

ViGNES-LE-Duc (chemin des), c"»^ de Rosières-aux-Sa- 
lines. 

ViGNES-LE-Duc (Les), canton du territoire d'Amance. 

Vigneules, c°° de Bayon. — Allodium de Vineolis ciim 
capella. 1152. Tr. des ch. , 1. Abb. de Senones, n*^ 8. — 
Vignueles. 1290. Ib., 1. Rosières I, n° 29. — Vigneulle- 
sous-Saffais. 1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Vi- 
gneules relevait de la châtellenie de Rosières, bail, de 
Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Vilcey-sur-Trev, co" de Thiaucourt. — Villeselz. 1342. 
Tr. des ch., 1. Prény, n» 13. — Vilecelz. 1397. Ib. , 1. 
Fiefs de Lorraine II, n" 21. — Villeselz sus Trien. 1402. 
Ib., 1. Fiefs de Nancy, n° 42. — Villecel sus Erien. 1478. 
Ib., n» 44. — Vellesel sur Trez. 1504. Prémontrés de 
Pont-à-Mousson. — Doy. de Prény, dio. de Toul. 

ViLLACOURT , C" de Bayon. — Ecclesia de Villacourt. 
1157. H. L., II, c. 352. — Garnerus de Velascort. 1172. 
Tr. des ch., L Abb. de Clairlieu , n^l. — Vellascort. 



— 2G2 — 

H78. Abb. de Beaupré. — Velasciirt et Velacort. 1182, 
Ib. — Vclascorlh. 1189. Ib. — VcUacort. 111) 3. Ib. — 
Vilescort. 1218. Ib. — Yalacort. 4247. Ib. — Le fief de 
Villucourt relevait de la chàtelienie de Chàlel , bail, de 
celte ville. — Doy. d'Epinal, dio. de ïoul. 

ViLLAiiD, f., c"<= de Cbaouillcy. 

ViLLAUME-FoNTAiNE, unc. ceiise, c°^ d'Autrey. 

Ville-au-Val , c<*" de Pont -à-Mousson. — Ville on 
vaut Sainte Marie. 147G.Tr. des ch., rcg. B. i, f«349.— 
Ville près Mousson. xvi° s. Cart. Epilome des fiefs du 
duché de Lorraine. — Le fief de Ville relevait de la ba- 
ronnie d'Apremont et du marquisat de Pont-à-Mousson. 
— Archip. de Mousson, dio. de Metz. 

Ville-en-Vermois, 0°" de S'-Nicolas. — Villa en Ver- 
mois. 4337. Pr. de Flavigny. • — Villa in VermoiHo. 1390. 
Coll. S'-Georges. — Ville- au-Vermois. 1779. Descr. de 
la Lor. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Ville-suu-Madon , hani. (seigneurie) , c"*^ d'Ormes. — 
Guerardus de Villa. 1178. Abb. de Beaupré. — Villa 
supra Maudiim. 1240. H. L. , II, c. 433. — Le fief de 
Ville relevait de la chàtelienie de Nancy, bail, de celte 
ville. 

Ville oi^Saint-Goeuic, nom donné à une partie du ban 
d'Agincourt. 

ViLLER, faub. de Lunéville (vil. avec un hôpital). — Alo- 
dium de Villarc. 1157. Abb. de Bclchamp. — Le mostier 
de Villers. 1273. Tr. des ch., 1. Moyenvic I, n» 1. — Loii 
pessaige de la neif de Villeir. 1323. ïr. des ch., 1. Fiefs 
de Nancy, u° 151. — Viller-lès-Lunéville. 1779. Descr. 
de la Lor. 

ViLLER, f. (cense-fief), c"*' d'Assenoncourt. 

ViLLERcoLRT, vil. délruit, près de Pixerécourt. — Vil- 
lericurlis. V. 932. Abb. de Bouxières. 

ViLLERS, gagnnge-fîef près deVézelise. — Le gaignaige 
de Villers près Vézelise. 1543. Tr. des ch., reg. B. 22, 
f° 227. 

ViLLERS-Aux-OiES, c°"deDelme. — Archip. de Morliange, 
dio. de Metz. 

Villers-Betnack, f., c""^ de Marsal. 

Villers-en-Haye , c°" de Domêvre. — Villaris. 9C5. 



1 



— 263 — 

H. L., I, c. 372. — Vileirs. 1303. Tr. des ch. , 1. Pont- 
à-Mousson, n° 13. — Doy. de Dieulouard, dio. de Toul. 

Villers-le-Prud'homme, éc. et chap. (fief), c°® de Ville- 
aii-Val; vil. détruit. — Villers le Proudhon. 1483. Coll. 
S'-Georges. — Le fief de Villers relevait de la baronnie 
d'Apremont. 

ViLLERS-LÈs-MoivRON, c°° de Nomeiiy. — Villare. 873. 
Arch. de la Moselle : Abb. de S'^-Glossinde. — Alodium 
quod dicitur Villare. 1073. H. M., p. 38. — Viller lès 
Moivron. loC7. Dom. d'Amance. — Archip. de Delme , 
dio. de Metz. 

Villers-lès-Nancy , c°° de Nancy (Nord). — Vilers. 
1169-1193. Abb. de Clairlieu. — Vilers desor Nancey. 
1291. ïr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n" 130. — Villers 
devant Nancxj. 1483. Coll. S'-Georges. — Le fief de Vil- 
lers relevait de la chàtellenie de Nancy, bail, de cette 
ville. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Villers-sous-Prény, c»" de Pont-à-JIousson. — Vil- 
lare. 977. H. M. , p. 82. — Petrus de Baruncort advo- 
catus de Villers. 1138. H. L. , II, c. 318.  — Villers de- 
soubz Prifjney. 1433. Prémonlrés de Pont-à-Mousson. — 
Le fief de Villers relevait de la chàtellenie de Prény, bail, 
de Nancy. — Doy. de Prény, dio. de ïoul. 

ViLLERSVAux, m''*, c°« de Rogéville. 

Villey-le-Sec , c°° de Toul (Sud). — Villula quœ di- 
citur Vitiliagus. 836. H. L., I, c. 301. — Viiilacus. 870. 
H. T., p. 2, — Utiliacus. 936. Ib., p. 62. — Vidiliaciis. 
948. H. L., I, c. 332. — Videliaciis et alia villa eodem 
nomine nuncupàta. x^ s. Hist. eps. tul. ad an 600-622. 
Ib., c. 126. — Videliacus et Viliacus. 1071. Ib., c. 471. 
^- Villeium le sec. 1339. Abb. de S'-Epvre. — Villers 
le sec. 1393. Tr. des ch., 1. Gondrecourt V, n» 49. — 
Villey le sec lez Gondreville. 1372. Ib., 1. Nancy II, n" 
58. — Villey-la-Montagne en 1790. — Doy. et dio. de 
Toul. 

Villey-Saint-Etienne, c°° de Domêvre. — Villa Vidi- 
liacaciim ecclesia. 883. H. T., p. 3. — Vedeliacum cum 
basilica, in eomitatu Tullensi. 898. H. L., I, c. 330. — 
Villa qiae Videliacus dicitur. Hist. eps. tul. ad an. 893- 
907. H. L., I, c. 130.' — Villeyum. Epitaphia eps. tul. ad 
id. an. Ib., c. 173. — Chef-lieu d'une prévôté du tempo- 



~ 264 — 

rel du chapitre de la cathédrale de Toul, bailliage de celte 
ville. — Doy. et dio. de Toul. 

ViLSBERG, iî°" de. Phalsbourg. — Wilsperg. 1751. Als. 
ill., II, p. 199. — Vilspcrrj. 17o(). Dcp. de Metz. —An- 
cien iief du comté de la Petite-Pierre. — Doy. de Sa- 
verne, dio. de Strasbourg. 

YiLSDERGEnMuriL, ruis., prend sa source près de Phals-- 
bourg et se jolie dans le Keillcmat. 

YiNOT (Le), éc, c"*' de Bouxières-aux-Chènes. 

ViMERsnouRG (pour Wintershurg), 0°° de Phalsbourg. ^ — 
Wintershcrri. 1751. Als. ill., II, p. 198. —Village du 
comté de la Petite-Pierre. — Archip. de Sarrebourg, dio. 
de Metz. 

ViNTREMo.NT OU ViTRiMO.NT, cour OU métairie à l'abbaye 
de Neuviller en Alsace, près du village d'Abaucourt. — 
Wintremunt. 1178. Coll. de Fénétrange. — Wintremont. 
1256. Ib. — Vitremont. 1560. Ib. — 11 y a un chemin de 
Vitrimont, C'' d'Abaucourt. 

ViOMBOis, éc, C"^ de Neuf-Maisons. 

ViREcouRT, c°" de Bayon. —  Maison de Templiers, puis 
commanderie de Malle. — Theodericus de Wiricurt ; 
alodiura cipud Evcreicurt (?) 1127-1168. Pr. deFlavigny. 
— Boso de Wiricort. 1172. Tr. des ch., 1. Abb. de Clair- 
lieu, n" 1. — Werecort. 1203. Ordre de Malte. — Pra- 
ires Templi de Wirecort. 1255. H. L., II, c. 478. — Fez- 
lecoiirt. 1301. Tr. des ch., 1. Nancy I, n° 102 bis. — Vou- 
recourt. 1481. Ordre de Malte. — Doy. d'Epinal, dio. de 
Toul. 

ViRHAGOTTE OU VoiRHAGOTTE, éc, c°^ dc Pierrc-Pcrcée. 

ViRLAY (Le), maisons près de la commanderie de S*- 
Jean, de Nancy, ruinées lors du siège de cette ville en 
1633. 

ViRLOCNE, ruis., prend sa source sur le territoire de 
Juvelise et se jette dans le ruisseau de Videlange. 

ViRMiKG, c"° d'Albestroff. — Warningas in Salineme {t) 
777. Hist. de l'église de Strasbourg, pr., p. 28. — Wir- 
menges. 1231. Abb. de Haute-Seille. — Waltherus de 
Warminga. 1326. Abb. de Salivai. — Wurmgngen. 1518. 
Dom. de Dieuze. — Virmanges. 1573. Ib. — Virmingen. 
1667. Ib. — Archip. de Morhange, dio. de Metz. 

ViTERNE , c"" de Vézelise. — Villa Stephani cum basi- 



--265.— 

lica. 836, fl. L., I, c. 301. — Doy. du.Saintois, dio. de 
TouL 

Vitré (La), éc, c"^ de Pont-à-Mousson. 

ViTREY, c°° de Vézelise. — Ecclesia in Vitriaco. 1033. 
H. L., I, c. 408. — Wutrei. 1196. Abb. de Clairlieu. — 
Bannum de Vietry (?) 1235. H. L., II, c. 449.— Vuterei. 
1267. Tr. des ch., I. Vaudémont fiefs, n» 3. — Wiiterei. 
1297. Ib., I. Vaudémont dom., n» 144. — Wutrey. 1310. 
Ib. , 1. Vaudémont fiefs, n» 6. — Vitreyum. 1438. Abb. 
deBouxières. — IFi/rey. 1451. Tr. des cb,. 1. Vaudémont 
fiefs, n" 35. — Le fief de Vitrey relevait du comté de Vau- 
démont ; il fut le siège d'une baronnie épigée en 1720. — 
Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

Vitrey. (V. Thirey.) 

ViTRiMoxT, c°° de Lunéville (Nord). — Ger ardus de 
Viterimont. 1147. H. L., II, c. d^d. — Viteremont. 1274. 
Tr. des cb., 1. Rosières I, nol2. — Veterimont. 1315. Ib., 
1. Fiefs de Nancy, n° 140. — Vetrimont. 1348. Pr. de Mé- 
nil. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

ViTRi.NcouRT. (V. Vertignécourt.) 

ViTTERSEOURG, C""» d'AlbcstrofF. — Witerborch. 1343. 
Tr. des cb., 1. Fénétrange II, n° 6. — Vitersberg et Vit- 
tersberg. 1559. Dom. de Dieuze. — Arcbip. deMorhange, 
dio. de Metz. 

ViTTONviLLE, c"" de Pont-à-Moussou. — Witonisvilla. 
1161-1170. Cart. de G^oTze. — Wytonville. 1266. Tr. des 
cb., 1. Rosières I, n" 9. — Witonville. 1325. Ib., 1. Pout- 
à-Mousson, n" 1. — Le fief de Vittonville relevait du 
marquisat de Pont-à-Mousson. — Arcbip. de Mousson , 
dio. de Metz. 

VivALcouRT ouViLVAcouRT, vil. détruit qui semble avoir 
été situé dans les environs de Nonhigny. — Morro de Vi- 
valcoiirt. 1092. H. L., I, c. 495. — L'estang de WUleva- 
cort et WiUevaucourl. 1332. Tr. des cb. , 1. Blâmont I , 
n° 86. — Veullevaidcourt. 1413. Ib., 1. Blâmont fiefs, n° 
80. — Il y a des cbemins de Vilvaucoitrt et de l'Etang 
de Vilvaucourt sur les territoires de Barbas et de Nonhi- 
gny, et un bois de Vilvaucourt près de Ilalloville. Il y 
avait aussi un bois du même nom sur le ban de Deuxville. 

Viviers, C" de Delme. — Prieuré de Chanoines régu- 
liers fondé vers le xi^ siècle. — Bibera in pago Muse- 



— 266 — 

lechgouve (pays de Metz). 1024. Copie du xviii^ s. Arch. ; 
Cari, du prieuré de Viviers, — Castrum de Viviers. V. 
1130. II. L., II, c. 434. — Vivaria, — castrum de Vi- 
variis. 1222. Tr. des ch., 1. Viviers, n°^ 1 el 2. — Vivie- 
res et Vivarium, xui" s. Chr. mon. scn. H. L., II, c. 36 
et 39. 

Viviers était le siège d'une châtcllenie (châtel et chàtcl- 
lenie de Viviers. 14U7. Tr. des cli. , 1. Viviers, n" 22) et 
d'une ancienne baronnie relevant en fief du marquisat de 
Ponl-à-Mousson; elle fut érigée en titre de prévôté en 1579. 
C'était aussi, au xvi^ siècle, le siège d'une mère-court de 
laquelle dépendait le village de Thézey. — Archip. de 
Delrae, dio. de Metz. 

Viviers, couvent de Prêcheresses, prés de Sarrebourg, 
fondé au xi'' siècle, ruiné vers la fin du xiv«. — Sorores 
de Vivario prope Sarburch. 1312. Tr. desch., 1. Viviers, 
no 8. — Monasterium de Vivario prope Sarburch, ordi- 
nis predicatorum. 1323. Ib., 1. Fénétrange I, n° 10. 
Voie-d'Affrique, anc. chemin, c°'= d'IIeillecourt. 
VoiE-DE-PouT (La) , chemins , c°°= d'IIaussonville et 
de Vandœuvre. 

Voie-des-Censiehs, Voie-des-Marécuaux , chemins, c"« 
de Domgermain. 

Voie romaine , chemins, c"" de Crézilles, Gye et Mou- 
trot. 

VoiES-DE-TouL, chemins, c°e^ de Tramont-S'-André , 
Favières, Charmes-la-Côte, Boucq. 

VoiNÉMONT, C"^ (VEixroué. — Capella de Waneneymont. 
1090. H. L., I, c. 500. — Venemont. 1492. Tr. des ch., 
1. Fiefs de Nancy, n° 32. — Le fief de Voinémont relevait 
de la châtellenie de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. 
du Saintois, dio. de Toul. 

VoiNOTTE (La), f., c"'' de LafrimboUe. 
Voirix-Chanot. (V. Varinchanot.) 
VoissiEux (Le) , mis., prend sa source à Vannecourt et 
se jette dans la Pelile-Seille. 
VoiTE-JouTE, éc, c°® de Pont-à-Mousson. 
VoiTRiNE, met., c"« de Vaxainville. 
VoivRE (La), territoire situé entre le Toulois, le Scar- 
ponais, le pays de Metz et celui de Carme , et dans lequel 
étaient compris plusieurs villages des cantons deDomêvre 



— 267 — 

et de Thiaiicourt, notamment Beaumont , Mandres, Ma- 
noncourt, Essey , Charey et Rembercourt, — Pagus Wa- 
brinsis. 691. Pardessus, Diplemata, II, p. 212-213. — Pa- 
gus Vabrinsis. 706. Ib., p. 275-276. — Wabrensis. 776. 
Cart. de Gorze. — Vabrensis. 1673. Not. Gall., p. 579. 

VoiVRE (La) , éc% c"^« de Custiiies et de Flavigny. 

VoivRE (La), éc, C" de Glonviile. — La Weivre. 1295. 
Tr. desch., 1. Deneuvre, n° 14. —  La Weyvre. 1313. 
Ib., 1. Lunéville 1, n" 47. — La maison de Wevre. 4381. 
Ib. , 1. Blâmont I, n° 156. — Il y a, entre Gélacourt et 
Azerailles, à peu de distance de Glonviile, deux bois ap- 
pelés la Grande et la Petite-Voivre. — • Morignenoevre. 
1291. Tr. des ch., 1. Fiefs de Nancy, n° 129. — Boix que 
on dit Moringneweivî^e. 1315. Ib., 1. Deneuvre, n° 21. 

VoivRE (La), forêt, c°^ deBoucq.' — Wevra et Weivra. 
1152. Cart. de Rengéval , f° 12. — Wevria. 1180. Ib., f" 
8 v°. — Wevre et Weivre. 1294. Cart. Apremont, n" 12. 

VoivRE (La) , bois, c°® d'Ormes. — La Weivre. 1417. 
Tr. des ch., 1. Nancy I, n° 15. 

VoivRE (La), bois, c"^ de Maizières-lès-Toul.  —  Bois 
de la Weivre darrier S. Vincent. 1291. Tr. des ch., 1. 
Chaligny, n" 3. 

VoivRE (La), ruis.j prend sa source à l'étang de Verry, 
près de Sanzey, et se jette dans le Terrouin. 

VoivROTTES (Les), f., c°® des Ménils. 

VoLMERHOLz, forèt , c"^^^ de Langalte, Haut-CIocher et 
Gosselming. 

Vosges (Les) , chaîne de montagnes dont une portion 
occupe la partie orientale du département. — Vosegus. 
Inscription du m® ou du iv*^ s. au Musée de Strasbourg. 
— Vosagus. Table théod. — Vogya. 1191. Abb. de 
Haute-Seille. 

Voué (Le), bois mentionné avec les villages de Sivry et 
Marbache. • —  Boix con dit lou Vouey. 1334. Tr. des ch., 
1. Pont fiefs I, n» 106. 

VoYER, c"" de Lorquin. — Veiher. 1671. Arch. : titres 
du comté de Dabo. — Voyer, germanice Weyer. 1751. 
Als. ill., II, p. 195. — Village du comté de Dabo. — 
Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

Vrécourt, fief, c"® de Rosières-aux-Salines. 

Vrécourt, vil. détruit, près de Malaucourt. 



— 268 — 

Vroncourt , co" de Vézelise. — Yeroticort. 1291. Tr. 
des ch. , 1. Chaligny, n"* 3. — Veroncuria. 1399. Ib., 1. 
Vaudémont dom. , n» 171. — Veroncourt. 140G. Ib. , 1. 
Vaudémont fiefs, n° 10 bis. — Vroncourt-sur-Brènon. 
1779. Descr. de la Lor. — Le fief de Vroncourt relevait 
du comté de Vaudémont. — Doy. du Saintois , dio. de 
Toul. 

VuissE, c*"" de Château-Salins. — Alodium quodWissa 
dicitur. 1092. Pr. de Lay. • — Georgius de Wisse. 1195. 
Abb. de Salivai. — Vyce. 12G4. Ib. — Wysfie. 1346. Tr. 
des ch., 1. Dieuzc, n" 17. — Ecclesia de Wiss in Vred. 
XV® s. Arch. : Cure de Vuisse. — Weis ou Wisse. 1779. 
Descr. de la Lor. — Archiprêtré d'Haboudange , dio. de 
Metz. 

Walscheid (vulg. Walsch) , c"" de Sarrcbourg. — Ec- 
clesia Malscheidt (pour Walscheidl). V. 1050. H. L., I, 
c. 431 (attribution donnée dans l'Als. ill., II, p. 195). — 
Village du comté de Dabo. — Doyenné de Saverne, dio- 
de Strasbourg. 

Wackenberg, éc, c"*= de Dabo. 

Wackendiïihl, nv", c'"' de Walscheid. 

AVassersuppe {soupe à l'eau), éc, c°^ d'Abreschwiller. 

Warteville, éc, c"*^ de Walscheid. 

Webersdorf , f., c°^ d'Inswiller. 

Weiherstein, éc, c""^ de HolF. 

Weinsberg, f., c°^ de Dabo. 

WESCHEiMERMiinL, m'", c"*^ de Berlingen. 

Westropf, mont., c"® de Dabo. 

Westrich , nom donné par quelques géographes à une 
portion du pays arrosé par la Sarre, et dans lequel était 
comprise la principauté de Lixheim. — Westreich. 1576. 
Carte de Specklin. 

WiscuE {torchon), éc, c°^ d'Abreschwiller. 

WoLDESiNGUESiLLA {prœdium), lieu inconnu, mentionné 
parmi les biens de l'abbaye de Bouxières. 965. H. L. , I , 
c 372. 

WoLFGARTENKOPF, mout., c'^'^ de Dabo. 

WoLFERD (Le), f., c"<> de Bidestroff. 

WoLFGRABEN (La) , chap. , c"® dc Romelfiug ; il y avait 
une louvière appartenant au domaine. 

WoLFSTiiAL {vallée du loup), f., c"^ d'Abreschwiller. 

WuscHTGASSE (La), éc, C^ de Romelfing. 



— 269 — 

WusTKANiNE, f., c"^ d'Abreschwillcr. 

Xadrexé, ruis., prend sa source au-dessus de Manon- 
viller et se jette dans la Vezouse. 

XaiMmes, c^° de Tliiaucourt. — In pago Scarponinse , 
in fine Scannuse vel in villa Scannis. 77G. Cart. de Gorze. 

— Scannis in fine Scannise. 81 d. H. L., ï, c. 339. — 
Xame. 1437. Antonistes de Pont-à-Mousson. — Xames 
lès Thiancourt. IsGS. Ib. — Le fief de Xammes relevait 
de la baronnie d'Apremont. — Archip. de Gorze, dio. de 
Metz. 

Xanrey (pron. Chanrey), C" de Vie.  — Doy. de Port, 
dio. de Toui. 

Xapenamoulin, ham.,'C°« de Pierre-Percée. 

Xariipt, ruis., prend sa source dans le bois de la Lou- 
viére et se jette dans la Meurthe. 

Xayoy. (V. Chaoïié.) 

Xerbéviller, m'"% c'^'' de Lunéville. 

Xermaménil (en patois : Cliaméni), c*"* de Gerbéviller. 
— David presbiter de Sarmanmasnil 1 18G. Abb. de Beau- 
pré. — Xarmanmesnil. 1308. ïr. des cb., 1. Lunéville I, 
n° 14. — Xarmanmesny. 1313. Ib., 1. Fiefs de Nancy, n° 
141. — Xermamesny. 1316. Abb. de Beaupré. — Le fief 
de Xermaménil relevait de la cbâtellenie de Lunéville , 
bail, de Nancy. — Doy. de Port, dio. de Toul. 

Xermamont-lès-Vacqueville, ham., c°® de Vacqueville. 

Xeuillev (pron. Cheiiilley), c°° de Vézelise. — Capella 
de Xuylleio. lOol. H. L. , I, c. 433. — Suleium. 1168- 
1193. H. T., p. 95. — Cheulei. 1183. Abb. de Clairlieu. 

— Cheumley. 1197. Ib. — Gerardus de Suileio. 1220. 
Pr. de Flavigny. — Ftdlei. 1331. Cart. év. et cité de 
Toul, P 3. — Xuillet. 1756. Dép. de Metz. —Village de 
la -châtellenie de Maizières , du temporel de l'évèché de 
Toul. — Doy. du Saintois, dio. de Toul. 

XiROCouRT, c°° d'Haroué. — Seroucort. 1183. Abb. de 
Clairlieu. — Xirocoiirt siiz Madon. 1296. Tr. des ch., 1. 
Nancy I, n» 101. — Syrocourt. 1298. Ib., n" 102. — Xe- 
rocourt. 1301. Ib., n" 102 bis. — Siraucourt. 1397. Ib. , 
1. Vaudémont fiefs, n° 20. — Le fief de Xirocourt relevait 
de la châtellenie de Nancy, bail, de cette ville. — Doy. du 
Saintois, dio. de Toul. 

Xirxange (La Haute-) ou Malgré-Moussey , f., c°^ de 



*t 



— 270 — 

Maizières-lès-Vic. — Syrsenges. 1271. Abb. de Haute- 
Seillc. (V. Bnsse-Xirxavf/e.) 

XocouRT (pron. Chocourt) , c°" de Delme. — Archip. 
de Delme, dio. de Melz. 

Xo.\ (pron. Chon), ham., c"*' des Mcnils. — Soissons. 
1201. Tr. des ch. , 1. Pont-à-Mousson , n° 2.  — Sixon. 
1297. Ib., 1. Pont dom. II, n° 10. — Xixon. 1371. Ib., 1. 
Pont, cilé, n° 21. — Soixon. 1385. Ib. , 1. Pont-à-Mous- 
son, n" 42. — Sixons. 1424. Ib., 1. Pont fiefs III, n" 47. 
— Xeon. 1708. Pouillé. — Le fief de Xon relevait du 
marquisat de Pont-à-Mousson. 

XouAxAis'GE (pron. Chouafjsange), c"" de Sarrcbourg. — 
Soivaquesangc. 1587. Dom. de Sarrebourg. — Xeuaque- 
sanr/e. IGU. Tr. des ch., 1. Salm, n*' 81. — Xouagsange. 
1756. Dép. de Metz. — Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 

XouDAiLLES (pron. Choudaillcs), f. (franc-alleu, fief), c°*= 
de Rosières-aux-Salines.  — Le loaingnaige de Xourdaille. 
1444. Tr. des ch., l. Fiefs de Lorraine II, n° 24. 

XoussE (pron. Chausse), c°° de Blâmont. — Bertrannus 
de Suiza (?) 1126. Als. dipl., I, p. 205. — De Solda. 
1129. H. L., II, c. 386.— XoMces. 1328. Abb. de Haute- 
Seille. — Village de la châtellenie de La Garde, du tem- 
porel de l'évêché de Metz. — Archip. de Marsal , dio. de 
Metz. 

XuHES (pron. Chiires), C" de Vie. — Prieuré de Béné- 
dictins dépendant de l'abbaye de Senones, fondé au xii^ 
siècle. — Cella de Suris. 1120. Tr. des ch., 1. Abb. de 
Senones, n° 6. — Ecclesia Beati Jacobi apostoli quœ 
Seuris sita est. 1129. H. L., II, c. 286. — Capella de 
Cureis. 1172. Cart. de Salivai. — Curées. 1234. Ib. — 
Prioratus de Xuris. xiii*^ s. Chr. mon. sen. H. L. , II, c. 
40. — Sures. 1258. Tr. des ch., 1. Fiefs de Lorraine II , 
n° 1. — Archip. de Marsal, dio. de Melz. 

Zahlstadt, ce, c"° de Dabo. 

Zaubeling, c°'' de Dieuze. — Sarbeling. 1621. Abb. de 
Vergaville. — Archip. de Morhange, dio. de Metz. 

ZiEGELsciiEUER, f., c"^ de Schalbach. 

ZiLLiAG, c°° de Phalsbourg. — Zielingen. 1557. Tr. des 
ch., 1. Fénétrange VII, n"12. — ZilUngen. 1751. Aïs. ill., 
II, p. 198. — Village du comté de la Petite-Pierre. — 
Archip. de Sarrebourg, dio. de Metz. 



— 271 — 

ZiMMERFELD , hain., c"'' de Dabo. 

ZiMMERMANN, f., c°« de Guiilzviller. 

ZmswALD, ch., c"^ d'Hommarting. 

ZiNTZEL (Le), ruis. , prend sa source à Vintersbourg et 
se jette dans la Zorn. 

ZoMMANGE , c»" de Dicuze. — Semenges et Semanges. 
1499. Dom.de Dicuze. — Summingen. 1559. Ib. — Soub- 
mange. 1027. Ib. — Archip. de Vergaville, dio. de Metz. 

Zorn (La), riv. , prend sa source au Spitzberg, mon- 
tagne de la chaîne des Vosges , passe sur les territoires 
de Dabo, Hommert, Hazcibourg, Garrebourg , S'-Louis , 
Henridorff, Lutzelbourg, et se jette dans le Rhin. — • Sorna 
fluvius. 713. Pardessus, Diplomata, II, p. 342. — Sorne 
fluviiis. Inscription du ix« s, dans l'église de Marmoutier. 
Voicyr, Guerre des Rustauds. 

Zoyart (Le), ruis., sort de la forêt de Parroy et se jette 
dans le ruisseau des Amis. 

ZuFALL (pron. Soufull) , ch. et f. , c°e de Lorquin. (V. 
Hasard.) 



INDEX DES NOMS ANCIENS 

MENTIONi\ÉS DANS LE DICTIONNAIRE ET DANS LES ADDITIONS 
PLACÉES EN TÈTE DE CE DERNIER*. 



Abajiim , Beon , Baon , 
Bayons , Bayonnum , Baio- 
nura, Baio, Bayon. 

Aboni ciirtis , Abbonis 
curtis, Aboncort. Abon- 
court-sur-Seille. 

Abonis curtis, Aubon- 
court. Aboncoiirt-en-Vosge. 

Acciagum , Aciacum , 
Aceium, Acey, Aci, Ascey 
près de Nancey , Escey da- 
vant Nancey. Essey-lès- 
Nancy. 

Acervallis , Aceravallis , 
Aiserable, Ayserable , Aze- 
raule, Auzeralle, Aseraulc, 
Aizerable, Aizeraule , Yse- 
ravle, AirzerauUe, Azerale, 
Aseraiila, Aeseraule, Azi- 
raule, Axeraille, Exeraille , 
Ezerauble, Aizeraille, Exe- 



raule, Eyziraille,Azeraulles. 
Azer ailles. 

Aciacum, Acci, Aciaca et 
Acciaca villa, Ascy, Acy, 
Ascey en Weivre , Acey , 
Essey et Escey en Weivre. 
Essey-et-Maizerais. 

Adelbehousse , lîadel- 
bouze. Adelhouse. 

*Adimartia villa. 

Adsoloni mansus (?), Aul- 
soncourt. Ansoncourt. 

Agnaldi curtis, Ajoncourt 
et Ageoncourt sur Saille , 
Adjoacourt, Ajoncourt. 

Abmantia , Asmantia , 
Amaiiiium castruin, Asman- 
cium, Araantia, Esmancia , 
Araancia, Amance lou chas- 
tel, Aumance. Amance. 

Aispach. Aspach. 



1. Les noms précédés d'un astérisque dans l'Index sont ceux donl 
l'équivalent moderne n'est pas connu, ils ont un arlicie dans le Dic- 
tionnaire a leur ordre alphabétique. 

On n'a point mis d'astérisque devant les noms de localités qui n'exis- 
tent plus, mais dont la dénomination française se trouve dans des in- 
ventaires de litres ou nous a été conservée par des appellations données 
soit à des chemins, soit à des cantons de territoire. 

Enfin, le point d'interrogation placé à la suite de plusieurs noms 
indique, comme dans le Dictionnaire, le doute sur leur altrihulion. 

19 



274 



Alanuni, Alamnum, Alaii- 
num, Ailain, Allein. Allain- 
aiix-Bœufs. 

Alba, llumcn. L'Albr. 

Alba Ecclcsia. Blanche- 
Eglise. 

Alba lez Saint-Nicolas. 
Alba. 

Albes(louruid'). L'Albe. 

Albeschot, Alberscholf, 
Alberschoiïcn, Albexau. Al- 
béchaux. 

Albinsis pagus , Albe- 
chova, Alvinsis pagus. Le 
Blùmontois. 

*Albus Fons. Blanche- 
Fontaine. 

Aldcnh viens, Audenma- 
nile, Audoimesny, Aude- 
maisnil. Adomènil. 

Aleineombe, Alleincombe. 
AUencombc. 

*Aliacy. 

Alineort, Allincort, Ail- 
leineourt. Alincourt. 

Almerega curtis , Alme- 
rici curtis , Almeri curtis , 
Americurt , Aumereicort , 
Ameleicort, Amercicourt , 
Amelyeourt , Amelaincourt. 
Amelécourt. 

Almingas (?), lïasmingia, 
Asmengia, Asmingia, As- 
munges , Asmenges , Es- 
manges, Amenges, Aman- 
ges, Esminga, Einsmingcn. 
Jnsming. 

Alnet, Ennoy, Anois , 
Anoi. Aulnois. 

Alnoldi villa, Ernaldo- 
villa, Alnaldivilla, Alnaldo 
villa, Enuualdivilla (?) , Ar- 



naldivilla, Aruavilla, Her- 
nadi villa, Ernaldi villa, Ar- 
nadivilla, Ernaville. Arna- 
ville. 

Alouum , Alona , Alum , 
Alon, Aulon, Alomps. Al- 
lamps. 

AIradi curtis , Aracort , 
Aracbort, Auralcourt prope 
yieum,Arraeolt.ylrracoMrf. 

Alla pctra , Altrepierre. 
Aiitrepierre. 

Alla silva, lloenvorst , 
Halcsalle , Haute salve , 
HauUesalle. Haute-Seille. 

Altéra villa, Ullris etUtris 
villa, Allrivilla. Aiitreville. 

Altorf super Saram, Sa- 
raltorf, Allorff. SarraUroff. 

Allorph, AltoriF, Frey- 
AKroff, Franc-Allorff. Al- 
troff. 

Aitweiller. Alleville. 

Allzingen. L'Alsing. 

Amansuelle (L'), l'Aumes- 
suelle, l'Amancieulle, la Mc- 
sule. L'Aniezule. 

Amelu, Amalulh. Amer- 
lieu. (V. Clarus locus.) 

Amenuncourt, Amenon- 
cort , Amenoncour. Ame- 
noncourt. 

Amerelli villa, Ameralli 
villa, Merevilla, Merelvilla, 
Mereivillc. Mèrêville. 

Amerniasnil, Hamermas- 
nil, Amermamenil, Moril- 
lunmasnil (?) , Harimasnil , 
Herimesnil, Harimesnil. Hé- 
riménil. 

Amermasnil, Hamermas- 
nil, Hameharmasnil j Har- 



275 — 



meharmasnil , M-ehartmes- 
nil. Méharménil. 

Amezan. Mezan. 

Ancervillc , Anserville , 
Encerviller. Ancermller. 

Aiigeriaca villa, Angelia- 
cum, Angeriacum, Angerey, 
Aingerey lez Gondreville, 
Aingeray. 

Angoimont. Angomont. 

Angovillcir, Gowilley , 
Govellé. Goviller. 

Angwilre. Angviller. 

Anon. Amon. 

Ansoldi villa, Ansulivilla, 
Ansauvilla , Aussainville , 
Ansaville, Ansaulaville. An- 
sauville. 

Antelii, Anthlii, Anthelu, 
Anthiuslocus, Antheluy. An- 
thelupt. 

*AnthetvilIer. 

Aplemont. Haplemont. 

Arcas, Arch , Archus su- 
per Mortam, Arc-sur-Meur- 
the. Art-sur-Meurthe. 

Archesingas , Escheim , 
Eschen. Achain. 

Arduno, Ardinio, Ande- 
lerise, Andeliers, Andilliers, 
Andelliers, Andeley, Andei- 
ley. Andilly. 

Arembeaviller, Herbevil- 
leir, Erbéviller lès Réméré- 
ville. Erbéviller. 

Argenterœ , Arenteres , 
Arenterie. Arentières. 

Armaucort , Armacourt 
sur Seille, Armalcourt sur 
Saille. Armaucourt. 

'Arnuncurt. 

Arragon. Ragon. 



Arsencourt, Arsincourt. 
Ressaincoiirt. 

Arsilleium, Arsilei, Aizil- 
loi, Aizcloi, Aizeloy, Aise- 
loy , Azelotum , Aizelois , 
Azelois, Aiselot, Altzelot. 
Azelot. 

Arusia fluvius. L'Aroffe. 

Askein, Agréa, Scriniœ , 
Escraines, Escrines, Escrai- 
gnes, Acregnes , Acregniœ , 
Acrangnes, Acraingnes, Au- 
Acrengnes , Ac- 
AcrengniËe , A- 



craingnes 
cringnes 



chrcngnœ, Acreignes, Guise 
sur-Moselle. Frolois. 

Atreium, Alteria, Aute- 
reium, Auterium, Autrei , 
Autre, Auterey, Aultrey , 
Autrey la Grande et la Pe- 
tite , Autrey-sur-Brénon. 
Autrey. 

Atreval, Autrevaux. Au- 
treval. 
Atrium. L'Aître. 
Attinvilla, Atinivilla, At- 
tivilla , Atieinville, Atien- 
ville, Autienville, Aithien- 
ville , Eslienville. Atliien- 
ville. 

Aubelette. La Blette. 
Aubocurt , A'ubocourt , 
Aubocour. Ahaucourt. 

Aubues , Abowes. Les 
Abouts. 

Audoenus villa, Odani- 
villa, Odcnvilla, Oyenvilla , 
Envile, Enville , Èynvilla , 
Einville au jars, Einville au 
parcq. Einville. 

Aulnes (Les). V Aulne. 
*Auronis mansus , Auro- 



— 270 — 



ris niansus. 

Avariavilla , Avrainville- 
sur-Terroiiin. Avrainville. 

Aveniicynnoa (rivilus de). 
L'Aveline (?). 

Avios, Aviol,Nolrc-Dame 
d'Aviol. Les Aviots. 

Avricorlli , Everocorl , 
Averoncort , Alveroncourt , 
Awroiicourt. Avricourt. 

Azenzeis. Sinzeij. 

Babainvilla , Bchcnvila. 
Ba inville-sur-Ma do n . 

Babaui villa , Bainvilla , 
Benvilla,Beiuvilla,BcinYille, 
Baicmille, Benvilla, Bain- 
ville sur Moselle, Bainville 
aux Mirois, Bainville au Mi- 
roix. Bainville - aux - Mi- 
roirs. 

Bacquarat , Bakarroit , 
Beckarrat, Backarrat, Bac- 
careat, Baccaratnm, Bacca- 
roy, Bacaroy. Baccarat. 

Baddonviler, Baudonvi- 
1er, Baldovillare , Baudon- 
vilier, Baudovillor, Baudon- 
vilieir, Bodonviilare , Bau- 
donviiler, Pfaltzweiller, Ba- 
donisvillare. BadonviUcr. 

Bademesni, Baudemanil , 
Bademesnif , Eaudemény , 
Baudemasnil, Baudemesnil, 
Baldeménil, Br.deménil-sur- 
Meurthe. Badménil. 

Bainsing. Binsing. 

Baionis villa, Baiunvilla , 
Baionville. Bayonville. 

Baldofovilla , Godelinis- 
•villa, Balioni villa, Bodulli- 
villa, Boullonville, Buillon- 



ville, Bullonvillc. Bouillon- 
ville. 

Baldrecurl. Baudrecourt. 

*Bandeuront, ncmus. 

Baniacum , Banniolum , 
Banvioluni, Bagnuelz, Bai- 
gncul, Baigncux. Bagneux. 

Bar (nions) , monsBarrum. 
Bar et Saint-Michel. 

"Baramveare , Bertrand 
Voyvre. v 

Barbanvilla, Barunvilla , 
Barbonvila, Bcrbonvilla , 
Barba-vilia. Barbonville. 

Barbes, Barbay, Barbaix, 
Barbax. Barbas. 

Barbesieux , Barbezuel. 
Barbezicux. 

Barexeyau Plain, Barisey 
le Plein, Bariseium ad pla- 
num . Barisey-au-Pla in . 

Barnei, Ugneys (?) , Bar- 
ney. Benney. 

Barricinum mons, Baris- 
num, Barrisinuni, Barris- 
muni, Barrisnuni, Barinum. 
Barine. 

Barrum, Barrivilla. Bar 
ou Barville. 

Barville-de-Nilling. Bar- 
ville. 

Bascurt, Bascors, Bacort, 
Baucourt, Baucuria. Ba- 
courl. 

Basopons , Bassumpunt , 
Basompont , Bassunpont. 
Bassompont. 

Bassola, Bealus Johannes 
de Bassele. Sainl-Jean-de- 
Bassel. * 

Bateneae, Betegnex, Be- 
tegniex, Betigney, JBatigneix, 



277 



Belegnix, Bethegney, Bette- 
gney, Baptegney. Battigmj. 

Bathelani mons, Bathe- 
lanmont, Bathlémont, Ba- 
thelémont lez Arracourt. 
Bathelémont - lès -Bauze- 
mont. 

*Bayarth, Baiart. 

Beati Leonardi capella. 
Saint-Léonard. 

Béderstorff, Bédestorff. 
Bédestroff'. 

Bedinsis pagiis, Bedensis. 
Le Bédois. 

Beleiio (?) , Bladenaco , 
Bladene nacum , Bladonau , 
Bladenaciim, Bladeniacum , 
Blandonis in Blîlndanacum , 
Blandenacum, Bladenacum, 
Bladenaciim super Mosel- 
lam, Blenau , Belenneium , 
Blainnou , Bleenou , Bleno- 
dium , Blenodinm coram 
Pontemonlionis, Blennoid et 
Blennod devant le Pont, Blé- 
nod-lès-Pont-à- Mousson. 

Bella aqua, Belle auwe , 
Beille yawe, du Hautoy. 
Belleau. 

Bellecourt. Les Rappes. 

Bellum donum, Bédon- 
aii-Vermois. Bèdon. 

Belîus campus , Beal- 
champ , Béachamp. Bel- 
champ. 

Belluslocus, Bealeu, Bel- 
lelieu. Beaulieu. 

Bellus pratus , Beapré , 
Belprei, Belprey. Beaupré. 

Bellus rivus. Bérupt. 

Bel Repaire, Beilrepaire. 
Beaurepaire. 



Bénestorf , Benneslorf , 
Benschdorff. Bénestroff. 

Benevisœ. Benevise. 

Bergerie lès Madière (La). 
La Bergerie. 

Berlaut molin, Ballaim- 
moUin. Bellainoulin. 

Bernaicuria , Brenein- 
court, Brenaincourt, Bre- 
naicuria, Brenaicourt, Ber- 
neycourt belle fontaine , 
Mousin. Bernécourt. 

Bernardi viens , Bernart- 
manil, Bernarmesniz , Ber- 
narmesnil. Bénaménil. 

Berovilla, Brovile, Bero- 
nis villa. Brouville. 

Berrange, Berranges, Bin- 
ranges, Beinranges, Belron- 
ges. Bérange. 

Berten-Chesne. Batin- 
CJtêne. 

Berlmeringas, Vermerin- 
gas. Bermering . 

Bertranboix. Bertram- 
hois. 

Bertrici curtis , Berthe- 
curtis ad quercus , Burtre- 
court , Burtbecuria. Bur- 
thecourt-aux-Chênes . 

Berum, Buis, Biert, Bicrs 
sur Seille. Bey. 

Berviller, Berswiller. Bes- 
villc. 

Besangœ, Semibesengia , 
Saint-Memin-Buzange , Bi- 
sainges de lez Ranzis, Semi 
Besainge , Semibesenge , 
Parva Bisangia. Bezange- 
la-Petite. 

Besangia, Bisangia, Be- 
senchae , Bisanges magna , 



— 278 — 



Besenges, Besenchez, Bes- 

sanges, Bezaiiigc, Bcsanges, 
Besenge, la Grand Besanges. 
Bezangc-la-Grande. 

BcssiiigciijBassigen. Bas- 
sine/. 

Bclainvilleir, Bélcnviller, 
Bélcviilcii". Beltainvillcr. 

Bctboorn , Belhboren , 
BcUpert. BeUborn. 

Bclonis \illa, Bclonville, 
Eétlionville. Pellonville. 

Bctloncourl. i*c<fo«co»rf . 

Beveinville , Byaiiivillc , 
Bycnville, BlainvilIc-la-Pe- 
tile , Blaiiiville-aux-Marais. 
Bienvitle-la-Petite. 

Bevro, Bcvero, Boverons, 
Bouverons, Bouveron.i/ow- 

Bibera, Vivaria, Vivariœ, 
Vivieres, A^ivarium. Viviers. 

Biherlimch. Bieberskirch. 

Biliiiiacum, Bibiniacum , 
BuUignev. Balligni/. 

Bill, Bille, Éiel, Bible. 
Biilil. 

Billangcs, Belanges, Blan- 
che. Bel lange. 

Bionis curtis , Byoncort , 
Bicncort, Byoncourt, Byon- 
curia. Bioncourt. 

*Bis (rivulus de). 

Bispenges , Bispingen , 
Bispaigne, Bispanges, Bus- 
seping , Bicbepin , Dix- 
•Paings. Bisping. 

Bissoncourl, Bussoncourt, 
Buchoncourt. Biiissoncoiirt. 

Bladenacum , Bladenaii , 
Blenodium , Bladiniacum , 
Blaviniaciini, Blénou, Bléno, 



Blénod-aux-Oignons. Blé- 
nod-lès-Toul. 

Blammonl, Albus mons, 
Blaiiniont, Blancmont, Blan- 
keiiberg, Blaulmont, Alba, 
Blanniondum. Blùmont. 

Blanziacnm,BIanzei,Blan- 
zcvum. Blauzeg. 
i Bledonis(?), villa Bladini, 
Blaiiivilla, Bullinvilla, Blein- 
I villa, Bleinvillc, Blainvilie 
sur Meiix , Blainville-la- 
Grande, Blainvilie - sur- 
l'Eau. 

Blebers, Bleheres, Ble- 
hericc, Blcbores, Blehors- 
lès-Blainville. Blèhors. 

Blumerys , Blumeriez , 
Blémereis, Blumereix. Blé- 
merey. 

Bodesius viens, Bodisi- 
leius, Bodosus, Vadosus , 
Bodeilius , Bodatius viens , 
Vigum, Snl)lcrior viens, Bo- 
decius viens, Viens, Vnieh, 
Grandis Viens. Vic-sur- 
Seille. 

Bodonis monasterium , 
Bonmonstier, Boenmons- 
tier. Bon-Moutier. 

Bodonis et Boddonis villa. 
Boudonville. 

Bûiacnm , Boneh , Boe , 
Bone. Boucq. 

Boiey, Boey, Baie. Boyé. 

Boinviler, Boinvilleir , 
Bonviller de leis Einville. 
Bonviller. 

Bonavallis , Bonnevaulx. 
Bonneval. 

Boncort, Boincort. Bon- 
court. 



279 — 



Bordes (ad), les Bourdes, 
le village des Bourdes. Les 
Bordes (près Gerbéviller). 

Borvilla. Borville. 

Bosanivilla, Bouzlainville. 
Bouzanville. 

Boscelein T\yn?>{J)Boxjard. 

Bosonis mons , Visionis 
mens (?),Basonis mons, Ba- 
simons, Basemont , Baude- 
cemont. Bauzemont. 

Boulle. La Borde. 

Boullehieux , Bolhieux. 
Le Bolhux. 

Bourde (La). La Borde. 

Bourdenniers , Bourde- 
nier, Bourdeney. Bourdon- 
nay. 

Bourdes (Les^. Les Bor- 
des (près Nancy). 

'Bourmont. 

Bouxières devant Gille- 
bertviller, Boixières, Bou- 
xières lès Gerbéviller. Bou- 
xières. 

Bozule (La), la B.ouzieul- 
les, laBouzeulle, laBozuelle 
soub Amance, la Bouzieulle, 
la Bouseulle, la Bozules. 
La Bouznle. 

Brachium Sancti Eucha- 
rii. Bras-de-Saint-Eucaire. 

Braiboix. Brahois. 

Brates , Brotes , Breth , 
Brathe, Brotlie. Bratte. 

*6ray (alodium de). 

*Brehericolle (alodium 
de). 

Breheu. La Breheux. 

Bremuncort, Bremoncort, 
Bromoncourt. Brémon- 
court. 



Breslevilla. Bralleville. 

Brichambal. Bricham- 
beau. 

Britannia, Bretengne. Bé- 
taigne. 

Briviariacum,Bureriacum, 
Briviriacum , Bruvriacum , 
Brueriacum , Bruviriacum , 
Bruriacum , Brurci , Bru- 
reium, Bruererum. Bruletj. 

Broc , Bruque. Hélio- 
court. 

Brouville. Brouviller. 

Brovillelte , Brovilate , 
Brovillate, Brovelalte, Bruil- 
late, Braulolte. Broiwelotte. 

*Bruch (nemus). 

Bruche, Bruct. Bruch. 

BruderdorfF. Brouder- 
dorff. 

Bruilloncort, Brulloncu- 
ria. Burlioncourt. 

Brumenil , Brumesnil , 
Bréménil-ban-Saint-Pierre , 
Bréménil -ban -le - Moine. 
Bréménil. 

Bryn, Brinum, Brin sur 
Saille. Brin. 

Bubinga, Bubinguen. Bé- 
hing. 

Bucculiacum, Buchulia- 
cum, Bucheleium, Biichail- 
lei, Bicquilley. Bicqiieley. 

Bucsariœ, Vacariœ, Buxe- 
riœ super fluvium Salliam , 
Vacheriœ, Boissères, Buxiè- 
re. Boiixières-sous-Froid- 
mont. 

BugneicourtjBigneicourt. 
Bénicourt. 

Bure , Bure-lès-Parov. 
Bures. 



— 280 



Burigallorf, Bourigaltorft'. 
JiourfjaUrojf. 

Burivilla, Biirvilla, Buri- 
nivilla. JJuricille. 

Burlsoloni villa (?) , Esso- 
nis villa, Hessonvilla , IIcs- 
sonisvilla, Hesselonis villa , 
ïlauzonvillc , Hassonville , 
Ilassonvilla. Ilaussonviilc. 

Biisnei villa , Bellavilla , 
Belle ville de Iciz Deul- 
louart, Baille ville, Bcille 
ville. Bclleville. 

Biisserise et Biixerise ma- 
jores , Boxeriae , Buxeriœ 
subter Amantiam, Boxèrcs 
desorAmance, Buxièresde- 
souz Alliance, Grand Biixiè- 
res dessus Amance , Grand 
Bouxières. Bouxières-aux- 
Chênes. 

Buttegnémonl, Buligne- 
monl, Buthignemont. Bu- 
thef/néinont. 

Buvisin, Buevezaing, Beu- 
vezain lez Vicherey. Beii- 
vezin. 

Buxarias, Buxarie, Buxe- 
rie , Buxeria , Buxeriis , 
Bri'xerise, Buxerium, Beala 
Maria de Monte seu Buxe- 
rito , Boscherie , Bosseres , 
Boissiers as Nonains, Buxiè- 
res, Buxcires, Bourcières 
aux Daines, Bouxières-au- 
Mont. Bouxières - aiix- 
D limes. 

Cadiniacum, Caldiniacum, 
Caldcniacum , Cliaudenay 
sur Moselle. Chavdeney. 

Caliniacum, Caluniacum , 



Chelignei , Chaleiiii , Chali- 
nei, Chelineiuni, Cheline- 
tuni, Clialineium, Chalinne, 
Cliclennei , Clialigneium , 
Chalignie, Challigney, Che- 
ligney, Calcniacum. Cha- 
ligny. 

Calmons , Calvus mons , 
Chamunt, Chamont. Cliau- 
mont. 

Calvomontisis pagus in 
Vosago, Calmonlinsis, co- 
mitatum Calmontensium , 
Calmontis, pagus Calmon- 
linsis, coinitatus Calmuntin- 
sis, pagus Calmotcnsis, Co- 
mitatus Calvomontensis, pa- 
gus et comitatus Calvomon- 
tinsis, comitatus Calmuten- 
sis, pagus Calmontensis. Le 
Chaumontois. 

Cainiacum (?) , Caulia- 
cum, Cholois, Choloi, Clial- 
lot. Clioloy. 

Campania lullensis , la 
Champaigne. La Champa- 
gne ou Champ-des- Alle- 
mands. 

Campels , Campi , Cham- 
pelz, Ghampeilz, Champé- 
sur-Moselle. Cliampey. 

Campiniola villa , Cham- 
peigneules , Campaniolse , 
Cliampegneulle , Campa- 
gncium, Cainpaneola, Cam- 
pinoles , CUampigneuUe , 
Ciiampeignola. Champi- 
gneules. 

Campispinal, Campus spi- 
nosus, Chamspinous, Cham- 
pinos, Champinous, Champs 
penoins , Champegneu , 



284 



ChampegnoUjChampenoiilt, 
Cliampeignou. Champe- 

710UX. 

Canaverse, Cheneveires , 
Cheuaveres.Canaveriœ, Cha- 
neveres, Cheneverœ, Che- 
neveres, Cannab'ariœ. Che- 
nevières. 

Canciale (La). Léopold- 
vald. 

Canonicurtis , Chanun- 
cort, Cani. Ca7iy. 

Canpes, Campellœ, Cam- 
pele, Campellum, Campeiœ, 
Champes, Champel. 
Capella. La Chapelle. 
Capella, La Chapelle de- 
vant Gerbervilleir. La Cha- 
pelle. 

Cappelle, Diane Cappel , 
Capel , Diane-la-Chapelle. 
Diane- Cap elle. 

Careica villa , Careium , 
Chareiiini, Chairey. Chareij. 
Casa-Nova. Cassenove. 
Castellum, Aridum Cas- 
trum , Durcastel dit Chastel 
voueljChasteauwouel, Chas- 
telwouel , Château Houez , 
alias Durikastel. Château- 
Voiié. 

Castrum salliim , Sallum 
Caslriim, Sallins, Chastel 
Sallin, Chastelsalin, Castra- 
salina, Castrum Salinense , 
Salins-Libre. Château-Sa- 
lins. 

Caviniacum , Chevaini , 
Chevenei, Chevigney, Cha- 
vegney, Chevegney. Cha- 
vigny. 

Cembench , Cembunge , 



Cembenche , Cembanche , 
Chenbanch, Sanctus Bonus. 
Saint-Boing. 

Cerieires, Cirières , Ce- 
riéres, Serieires. Serrières. 

Cernone tluvius, fluvius 
Cernonis,Cernuns, Saignon, 
Sayon, Sarnon. Le Sanon. 

*Chaceinval, Chacenval. 

ChaizeUes. Chazelles. 

Chamblers , Chambiez , 
Chambleis. Chamblé. 

Chambon. Jambon. 

Chambry, Chambreyum. 
Chambrey. 

Chanoy. Chénois. 

Chantehui , Canleheu', 
Cantehu, Canteu, Chantehu. 
Chanteheux. 

Chanteheuum. Chante- 
heu (près d'Ochey). 

Charmeyacum, Chermoy, 
Chesmis. Charmois. 

Charmois (Le). Le Cha- 
mois. 

Charmois lez Gondreville. 
Charmois. 

Chasnoy. Lp, Chénois. 

ChasleÙet (Le), Le Mon- 
tayt. Le Montet. 

Chatellon , Chaistillon , 
Chastillon en Vosge, Chas- 
tillon, Castellio. Chàlillon. 

Chaulrux. Chaurupt. 

Chegneicourt , Cheigni- 
court, Chegnicourt. Cheni- 
court. 

Chelmes, Charmes devant 
Toul. Charmes-la-Côte. 

Chestes , Chastelbrehain. 
Chàteau-Brèhain. 
Chidulfo villa, Cauleivilla, 



— 282 — 



Cheuliacum , Cheulaium , 
Sully, Cheullcy , Savlley , 
Chaveilleis desoubz Vaiulé- 
mont, ChauUcy, Chawilly. 
Cliaouilley. 

Cirseium , Cirseid, Ses- 
siacum, Sexci dclcz Villen- 
nes, Sixcy, Sexcy près de 
Gondievillc, Sexey en Hcy, 
Xexey, Sexey aux bois, 
Sexey oultre les bois, Sexey- 
lès-Velaine, Scxey-lès-Gon- 
dreville. Sexey-les-Boîs. 

Claregium , Clarey près 
d'Autrey, Clairey-sur-Ma- 
don. Clèrcy. 

Clarus locus , Cleiieu , 
Clerlui, Chierlieu, Cleirleu, 
Clarus-locus ad Nanceium , 
Cler-lieu les Nancy. Clair- 
lieu. 

Clausui'îe, Cleura, Claiu- 
res , Cleures , Claures. 
Clay cures. 

Climerey, Climerei, Du 
Hautoy. Clêmery. 
Clivens. Clévant. 
Clous, Le Clos. 
Coda faba , Keutefève , 
Queute-fève , Keutle febve, 
Cuitfève , Cul -de -Fève. 
Cuite-Fève. 

Colbat, Scopax, Scopa- 
tium, EscouvaiXjScovagium. 
Coiivay. 
*Collectivus rivulus. 
Columbarium, Colomba- 
rise (?), Columbare, Colon- 
bey, Colombiers, CoUom- 
bier, Colombey-aux-belles- 
femmcs. Colombey. 
Commey. Commet. 



Concourt , Coencourt , 
Coaincourt. Coincourt. 

Condeium , Condey sur 
Mozclle , Condey, Conde 
supra Mosellam, Condeum, 
Condate. Cuslincs. 

Contille. Conthil. 

Contrexon, Gondresum , 
Gondrecbon, Gondrexons , 
Gonderxon,Gondexon. Gon- 
drexon. 

Corbesal , Courbessal , 
Corbessauz , Corbeçalz , 
Courbesal. Courbessaux. 

Corcelles , Curezelle , 
Courcelles - sous - Vaudé- 
mont. Courcelles. 

*Cotani curtis. 

Court Bellize, Bellise , 
Bellcze,Bullezel, BuUezelle. 
La Cour-Bulizel. 

Crafflel. Krafftel. 

Craliièrc(La). LaCrai/ère. 

Crepatus campus , Crevei- 
cbamp, Craveichamp , Cra- 
vecbamp. Crévéchamp. 

Crepiacum , Crepicum , 
Cripiacum , Crippiacum , 
Crupeium , Cruppei , Cre- 
pels. ■€répey. 

Cretcnau , Crantenau , 
Cranlinau, Cratinau, Cran- 
tenou, Crantheno, Cranthe- 
nou. Crantenoy. 

Crusiolœ, Cruciolœ, Cru- 
siole , Crusille , Cruxelie , 
Crezeille. Crézilles. 

Cruvilleir, Criviié. Cré- 
villcr. 

Culturœ, Cotures, Co- 
ture, Coutures lès Château- 
Salins. Coutures. 



— 283 — 



Cumegie. Cumejtis. 

Ciircellœ. Courcetles. 

Curtis Lenonis comitis , 
Lenyncort. Lenoncourt. 

Ciirtus Rivus, Corup. 
Corrupt. 

Curvi, Crevy. Crévic. 

Dagisburgensis comitatus. 
Comté de Daho. 

Dahervilla (?), Dehevilla , 
Deheville. Déhainville. 

Dalheim, Dalehen, d'Al- 
hein, Dalem. Dalhain. 

Danubre, Donobrium, Da- 
nubrium , Danorum opiis , 
Dunnievre, Donciivre, Do- 
novre, Doiinevre ou Doniie- 
vre, Dennevre, Douneuvre , 
Denuevre , Denuevres , Do- 
nuvre. Deneuvre. 

Dasborc, Tagisburc, Das- 
borc, Tasborc , Dasbiirch , 
Dasburg, Dasbor, Dasburc, 
Daburc, Dauborc, Daborc , 
Dauburgum , Dagesburg , 
Tagesburg,Halsporch, Hals- 
borg, Dasporcb, Taxporch, 
Dagespurg , Hasseboiirg , 
Hassemborg, Dachspurg. 
Dabo. 

Decempagi , Taikenpail , 
Taikenpaul, ïackembach , 
Tacbempacb, Tecbempaul , 
Tacampach, Teckempal, Te- 
cbenpul, Dechempfiil, Ta- 
chemphuUe 5 Techemfiil , 
Thecbempfoul , Tachem- 
pbiil , ïachempoltz , Tar- 
quempol, Teckerapol, Te- 
chemfoul , ïechempfoul. 
Tarquinpol. 



Deilauvart, Deus-Louvart, 
Desluardum , Deulewart , 
Dislowart , Deulewart , 
Deusleuward , Deulouart , 
Beilowart, Deulowart, Deu- 
louvart, Delouard, Dieule- 
wart, Deulouwart, Deile- 
wart , Deullouart , Deulo- 
wairt , Duaillewart. Dieu- 
louard. 

Denelburg , Danelbourg , 
Denelbourg. Dannelbourg. 

Deuvile, Deuxville Notre- 
Dame ou Notre-Dame-de- 
la-Outre et Deuxville-Saint- 
Epvre. Deuxville. 

Dextroch. Destrich. 

Dben, Dbanne , Dann. 
Danne-et- Quatre- Vents. 

Didersberg ou Didestroff. 
Montdidier. 

Dodoniscurtis , Doncurt , 
Doncort , la Grande-Don- 
court. Doncourt (près de 
Landécourt). 

Dolecourt, Doullecourt. 
Dolcourt. 

Dolvinga, Dolfîngen. Dol- 
ving. 

Domaliveria, Dompna Li- 
baria , Dommeleveire , Do- 
maliveria , Dame Livière , 
Damelivére. Damelevière. 

Domenheim, Donneneni , 
Dombeim. Domnom. 

Domno Busilla , Domna 
Basula, Dunbasla, Dombas- 
ley, Dombaille, Dompbasle, 
Dombâie - sur - Meurthe. 
Dombasle. 

Domnus Aper, Domevria, 
Domeivre, Dommeivre. Do- 



284 



m êvre - en-Ha y e . 

Uomnus Apcr, Domepvre, 
Dommeyvre, Domêvre-sur- 
Vczouse. Domcvre. 

Dommis Gcrmanus.-Dom- 
rjermain. 

Domnus Juvimis, Domniis 
Jovinianus, Doinjiivin, Don- 
jeviii, Dongcvin. Domjevin. 

Domnus Jwinus, Dongeu, 
Donjeus , Dongleu , Dom- 
geux. Donjeux. 

Domnus Martinus, Dom- 
nus Martinus secus Mosel- 
lam , Dompmartin sus Mu- 
selle j Dompnus Martinus 
ante ïullum. Dommartin- 
lès-Toul. 

Domnus Martinus , Alla 
Ecclesia, Gardia. La Garde. 

Dompmairtin de les La 
Chaulcie. Dommartin-La- 
Chaussée. 

Dompmartin aux Fours , 
Domnus Martinus ad furnos. 
Dommartin-aux-Fours. 

Domus Dei Lunaris ville, 
Sent George de Lunerville , 
Doumaison , Deuraaison. 
Saint-Georges. 

Donamaria,Domnamaria, 
Dompmarie , Dompmairie. 
Dommarie-Eulmoni. 

Donstaine , Domnus Ste- 
phanus, Domptail-sur-Me- 
xet. DomplaiL 

Doso vlco (?), Duosa, Do- 
sia, Doza, Duesa,Dueze, 
Dosa, Dusa, Duza. Dieiize. 

Drouvilla. Drouville. 

Dructelingas , Drutherin- 
ga, Tuttilinges. Dédeling. 



Dummartinus , Domnus 
Marliims. Donimartin-sous- 
Amance. 

Duncurt, Domcourt, Don- 
court-sur-SeilIc. Doneourt 
(près d'Aulnois). 

Dunningen , Donncreys , 
Donneris, Donnery, Donne- 
rey. Donnelay. 

Duodecimum (Ad), Dios- 
mis, Demes, Desmes, Dye- 
me. Deismes. Delme. 

Dyarville, Dierville, Dya- 
rivillc. Diarville. 

DyllonVille , Delonville , 
Dillonis villa, Dylonville. 
Glonvilte. 

*Eadallago. 

Einsv^ lire , Einswiller , 
Einszwilr, Ensweiller. Ins- 
viller. 

Elberswylre , Helbers- 
wilre, Elberswilre , Elbers- 
veiler, Abresviler, Elbers- 
Aveiler , Eiberschweiller. 
Abreschwiller . 

Elbingen. Albin. 

Embermengnil , Ymber- 
mesnil. Emberménil. 

Emmingen , Emmingon , 
Helmingen. Hcminrj. 

Engincurt , Engincurtis , 
Augecourt, Agencort, En- 
giencourt. Agincourt. 

EnvaSjEinvauz, Einvaulz, 
Envaus , Einvalz, Envalz , 
Ainvau, Envallis. Einvaux. 

Episcopi villa, Vaskevile, 
Vachevillcr , Vesqueville. 
Vacqueville. 

*Ercus fluviolus. 



285 ~ 



Ermerago villa ('?), Ramei 
villa, Ramerevilla, Ramerei- 
villa, Remereivilla, Rame- 
reville. liéméréville. 

Ermiindies, forestaregia, 
Mondonum, nemus Mondo- 
nii. Mondon. 

Erouel, Harouel, Here- 
wey , Harowci , Harowel , 
Herwelz , lïarowez. Ha- 
roiielz, Craon. Harouè. 

Erschweiller, Herclnvil- 
ler,Archeviile. .'lrsc/tei;«//er. 

Escio fluviolus , rivulus 
Eyx, Eys , Eche. L'Ache. 

Escoviller desuz Rozières. 
Coiviller. 

Escuelies, Escuelles lez 
Grand Bouxières. Ecuelle. 

Espilley. Eply. 

Estainche (L'). L'E tan- 
che. 

Eumont. Eulmont. 

Evereboch (sylva). Ever- 
bois. 

Fagnou. Fagnoux. 

Faho, Fao, Fagum, Fou. 
Foiig. 

Faix. Fey-en-Haye. 

Faloart, Falouart. Fal- 
loart. 

Faltum (?), Fans, Fans la 
Granl et Fans la Petite , 
FaulxàSainct Pierrre, Faulx 
à Sainct Estenne , les dons 
Faulz. Faulx. 

Faiionis curia, Assenun- 
curia, Esseloncort, Essers- 
dorff, Esserstorfî, Esses- 
IroulT. Assenoncourt. 

Farnuncort, Farnoncourt. 



Fannoncourt. 

Fas , Fax , Faix , Fayt , 
Farx, La Faxe, Fasse. Faxe. 

Faucaudi curtis , Focou- 
cort, Foncocourt, Ficocourt. 
Fécocourt. 

Faveriœ, Faveires, Fave- 
res. Favières. 

Ferraria , Vêtus Ferra- 
ria, Ferrarium, Vieille-Fer- 
rière. Ferrières-sous-Cha- 
ligny. 

Ferrerœ, Ferarœ, Ferre- 
rise , Fenières lai Crante et 
lai Petite, les dous Farrié- 
res. Ferritres. 

Fezonis curtis (?) , Tezo- 
nis curtis ("?). Buzoncourt. 

Filicionis curtis. Serain- 
court. 

Filis, Félix, Felinen Saul- 
nois, Phelin. Phlin. 

Filistinges, Phylestanges, 
Finstingen,Vinstingen, Vins- 
îinga, Fenestranges, Vins- 
tringium. Fénéirange. 

Flabodi villa, Fleuville , 
Flnville, Fléville-lès-Nancy. 
FlévUle. 

Flaviniacum, Flaviniaca 
villa, Flaveniaciim, Flavi- 
gneium, Flaveignei, Flavi- 
gnei, Flavigney, Flevigne- 
yum , Flaibeigney , Flabe- 
gney , Flevigncy surs Mu- 
zelle. Flavigny. 

Fletzin. Fleisheini. 

Fleurey. Flirey. 

Fluns , Fluem , Flum , 
Flun. Flin. 

Fontana (?). Chaii fon- 
taine ou Vexo-Fontaine.  



— 286 



Fontanetum , Fontinia- 
cum, Fontigniacum, Fonte- 
niacum, Fontcrniacnm, Fon- 
tenetum, Fonfcnoylez Gon- 
dreville, Foiitcnoy-sur-Mo- 
scllc ou Fontenoy-en-llaye. 
Fonlenoy. 

Fonleneis, Fonlcneium , 
Fonlencirs, Funtenoy, Fon- 
tenoy en Voge. Fontenoy- 
la-Joiite. 

Fonlinier onSalnoy, Fon- 
leney. Fonteny. 

Foqucreiz, le vielz Fouc- 
querey, Focquerey. Fou- 
crey. 

Forcella, Fourcelle S. 
Gergonne,Foiixelles S. Gor- 
goinne. Forcelles - Saint- 
Gorgon. 

Forest (La). Forêt (c°« 
de Bertrambois). 

Forest (grangia). Forêt 
(c°<= de Praye). 

Forlocort, Falocurt, Gil- 
loncourt, Gelocourt, Gissel- 
fingen, Geloucourt. Gelu- 
court. 

Fossa. La Fosse. 

Foukereis. Foulcrey. 

Foussues , Foussuelz , 
Foussuelx. Fossieux. 

Fouxavoid , Xlexevoye. 
Chaoïté ou Xavoy. 

Fouxelle. Forcelles-sous- 
Giigney. 

Frahais (nemus), le Fra- 
hoi. F rehaut (c"" d'IIéri- 
mcnil). 

Fraimonvilla, Fromonis 
villa, Fromonvilla, Fromun- 
ville, Fromontvilla, Framon- 



vile, Froinonville. Frémon- 
ville. 

Franca villa, Franchavilla. 
Franchcville. 

Franconis villa, Francon- 
villa, Francuuvilla. Fran- 
convillc. 

Frane, Francs, Frayne en 
conté deWauldemont,Frais- 
ncs-sous-Vaudémont. Frais- 
nes-en-Sainlois. 

Frans dcsoubz Toullon , 
ville de Frans , Hautes et 
Basses-Francs , Franc. Les 
Francs. 

Fratbodi curlis, OfTroi- 
court. Affracourt. 

*Fredoni mansus. 

Frehors (leboix de).Fré- 
haut (c°^ de Réméréville). 

Frembois , Frembosc. 
Fraimbois. 

Frémiménil. Fréménil. 

Fremere.Frenierey. Fré- 
viery. 

Friburch, Fribourch.Fri- 
bourg. 

Friscort , Fricort. Fri- 
coiirt. 

Frisunvilers, Frysonviler, 
Frysonvillcir , Frisonviler, 
Frizonis villa. Frisonviller. 

Froardum,Froart,Frouai, 
Frowart. Frouard. 

Frodonis villa.Frondonen- 
sis cclla, Frovilla,Frosvilla, 
Frodovilla, Frouville. Fro- 
villc. 

Fuley (?) , Puzeuz , Pui- 
sieux. Puzieux. 

Gademons, Wadoni nions, 



287 



Wadamons, Woidanimons, 
Wadanimons , Vadesmont , 
Wademons , Wadenmont , 
Wadoimont , Wadcmont , 
Wydeimont, Waudoimont , 
Woidemont , Voyderaont , 
Waudemont, Vauldemont , 
Waideymont, Waudelmont, 
Waldemont, Vadmont , Va- 
dani nions. Vaudèmont. 

Gaiacum (?). Galiaud. 

Garburg. Garrebourg. 

Garini quercetum, Wa- 
rini quercetum. Varincha- 
not. 

Gavalongae, Gavalunigœ , 
Gavalungœ , Gravelungse , 
Gavillo, Javulns , Javelons , 
Jauluns, Javillons, Jaillons, 
Jallons 5 Gavelutœ , Gave- 
luche. Jaillon. 

GebeMingen, Gebelanges, 
Guebelanges, Guebellanges, 
Gueublengen, Guéblange- 
près-Albestroff. Gurblange. 

*Gebeni villare super flu- 
vium Arusiam, Gerbenvil- 
lare. 

Gellaicourt , Jallacourt , 
Jalacourt , Jallacourt on 
Saulnois , Jallacuria. Jal- 
laucourt. 

Gellanimons. Gellamont. 

Géminés, Gemmes, Ge- 
melles, Gimeix, Gimes, Gi- 
mees , les Gimels. Les Gi- 
mées (près S exey-aux-F or- 
ges). 

Gemmeneis,Gemmignei8e, 
Gemmeneae, Gemmigneys , 
Geminy, Giminse. Les Gi- 
mées (près Frémonville). 



Gemonvilla. Gémonville. 

Gendeleincort, Jandeîen- 
court, Jandeleincourt, Jan- 
delencort, Gendelaincourt , 
Jaindelaincourt.Jeant/e^am- 
court. 

Gerbercursis pagus , co- 
mitatus Gerbercinsis, villa 
Gerberti curtis, Gerbécourt- 
en-Saulnois. Gerbécourt. 

Gerebesdorff , Gebers- 
torff, Gubersdorff. Guébes- 
troff. 

Gerolzeg, Gueroldeseke, 
GeroltzecbCjGerozeke, Gue- 
rodezcke, Groddezech, Ge- 
rolzecken. Géroldzeck. (V. 
l'art. Stinzel dans le Dic- 
tionnaire.) 

Geveroncort , Gileran- 
court, Gelelancourt, Gel- 
nancourt , Genellaincourt. 
Gellenoncourt. 

Gevoncourt. Jevoncourt. 

Gibodi \illa , Gibbonis , 
Gisboni et Gibonis mansus, 
Gilbommeix, Gibbommeix , 
Gibomelz, Gibommeix, Gi- 
bommel. Gibeaumeix. 

Giraldi curtis , Gerardi 
curtis, Gerarcuria. Gérard- 
court. 

Girbercurt, Girberti cur- 
tis, Gerbécourt-sur-Madon. 
Gerbécourt-et-Haplemont. 

Girovilla, Gywrovilla, Ge- 
rowilla. Giroville. 

Gisencourt , Gisoncourt. 
Gezoncourt. 

Gislacurt, Sellacort, Gil- 
lacourt , Gillarcort , Gilla- 
cort, Gyllacorl, Gellacort , 



288 — 



Gcllaicort, Gellacourt, Gel- 
laucoiirt, Jaillaicourt. Gc- 
lacourt. 

Gislebcrt-villers , Gisli- 
berti villare, Gillcbcrviller, 
Gillebelvillcr, Gillcbcrti vil- 
lariiim, Gillibcrviler, Gys- 
lebeniller, Gilberverer, Gil- 
liberli villare, Giicbertviller, 
Gelcberviller, Gelliberti vil- 
la , Girbcrli villare , Gcber- 
lum villare. Gerbcvillcr. 

Gissainvillc, Inservilajux- 
ta Pontem à Mousson, (ie- 
zainville, Gisicnvillc, Gizain- 
ville , Jiizainvillc. Jezain- 
ville. 

Giverlise , Givlize , Geve- 
lize, Jevelise. Juvelise. 

Givicurtis. Juvicourt. 

Givricurt , Geveroncort, 
Gievrecourt. Juvrecourt. 

Godelsadis oeila, Bcali 
Quirini cella, Saint Curien, 
Sanctus Quirinus. Sainl- 
Quirin. 

Gognys , Gogneis. Go- 
yney. 

*Gomoulin, Goumoulin. 

Gosselminga , Gocelmin- 
gen, Gosselmingen, Gosse- 
lingen , Gosselmingiien , 
Gossmingen, Gosselmangcs; 
Goselingen. Gosselming. 

Graçuns, Grussum, Crus- 
son, Grasson. Gresson. 

Grainge (La) près laNeuf- 
villeltc. La Grange. 

Grainge en Ueis. La 
Grange-en-Haye. 

Grandhaye. La Grande- 
Haye. 



Grandis rivus. Le Grand- 
Rupt. 

Grand Vezain et Petit Ve- 
zain, Grand Ufsin. Grand- 
Vezin. 

*Gravier (le molin dou). 

Grcmecy, Gremeyum. 
Grémecey. 

Grimaidi villa , Grymon- 
ville , Gremonviller. Gri- 
monviller. 

Grimaldi viciniiim (?), Gri- 
maldi viciniim, Grimauldi 
mansum, Gelicinncium, Ger- 
mines, Germeni, Germeney, 
Girmeney, Germegny, Ger- 
miny-aux - trois - Châteaux. 
Germiny. 

Grisecourt en Heix, Gri- 
zecourt. Grlscoiirt. 

Grisport. Gripport. 

Grossum rubrum, Gro- 
rouvre. Gros-Rouvre. 

Guébling-près - Bourgal- 
troff. Guébiing. 

Gué-de-Lexa (Le). Le 
Giié-de-Laxat. 

Gucnninga, Guermanges, 
Gremanges. Guermange. 

Guidwiller, Guidville. Gi- 
deville. 

Guignca) , Gugney-sous- 
Vaudéniont. Giigneij. 

Gulla (?), Gula (?), Jaia- 
cum (?) , Gieyum , Gyer, 
Geys, Gyes, Giey. Gye. 

GundirsdorfF, Gunders- 
tof, Gunderstorf, Gundres- 
torf, Gundrestors, Gondres- 
torf, Guénestorf, Ginders- 
dorfT. Guénestroff. 

Gundulfi villa, Gunduni- 



— 289 — 



villa, Gondulphi villa , villa 
Gundolfî 5 Gundulphi villa , 
Gondulfî villa, Gondalvilla , 
Gimdervilla , Gondrevilla , 
Gondrivilla , Gondorvile , 
Giuidrevilla , Giindrivilla , 
Gondolplîi villa, Giindrevila, 
Gondenille , Gondravilla , 
Contravilla. Gondreville. 

Gunnedrekin , Gunedre- 
kin , Gondresenges, Gun- 
derchingen, Gondressanges, 
Gundcrichingen seu Gon- 
drechanges. Gondrexange. 

Gunselingen, Gunselinga, 
Giieuselling, Gueinselingen, 
Geiiisling. Guinzeling. 

Hablenville. Hahlainmlle. 

Habundanges , Gabondaii- 
ges, Guebodenges, Oudan- 
ges, Auboudaingnes. Ha- 
boudange. 

Hadomeix. Hadomey. 

Hadulfocurtis, Heillicort, 
Hailleicourt , Hallecourt. 
Heillecoiirt. 

Hagnerviler, Havinervilla, 
Hainnervilla , Haignorvilla. 
Hagnevillers. 

Haiboudanges , Gaboii- 
danges, Habondenges. Ha- 
boudange (vers Blâmont). 

Haidonvilla , Haidunvilla, 
Hadunvilla , Haydunvile , 
Adonvilla, Haldonville, Ha- 
donville, Hauldonville. ifaie- 
donmlle. 

Haiduuviller, Hadonvi- 
ler, Hadonvillers, Haldon- 
viller, Haudonviller, Ha- 
tum, Craon. Croismare. 



Hainonis curtis (?) , Hen- 
nacurt, Henaucort, Henou- 
cort, Hanacort, Hanacourt, 
Henai court , Hennacort , 
Hannalcourt, Hannocuria. 
Hannocourt. 

Halambox (le box de) , 
Hollant boix. Hollambois. 

Halbessurt, Hasselburg , 
Haselbiirg. Hazelbourg. 

*Ha!muntciirt. 

Hamevilla , Ilameville , 
Hemmeville , Haméville. 
Hammeville. 

Haraeville , Hameyville , 
Mehainville. Héminville. 

Hampalte (La). Givri- 
court, 

Hampons , Anpons, Han- 
punt, Hanpont. Hampont. 

Hamum'ûla. Hamo7iville. 

Hanckweiler. ïlangviller. 

Hannolvilla. Hainville. 

Han sur Saille. Han, 

Haracort devant Marsal , 
Araucourt,Haraucort, Har- 
racourt , Haraucourt-lès- 
Marsal. Haraucourt-sur- 
Seille. 

Haracuria, Heiraulcourt, 
Haracourt, Domêvre, Do- 
mêvre-Haraucourt , Harau- 
court-lès-Saint-iVicoIas. Ha 
raucourt. 

Harbouey, Ilerboye, Her- 
boubier, Herbouier, Har- 
boier, Herboier. Harboué. 

Hardevalz, Hardevallis. 
Hardéoal (près d'Hamme- 
ville). 

Harmunvilla, Armonville 
Harmonville. 

20 



— 290 — 



Harlberg. Harreherg. 
Hai'lzYillcr-jVilting.ZTariz- 
willer. 

Ilaseio (silva de). Le 

llassay, Accium , Asccy, 
Assey , Essey en Vosges , 
Esscy-sous-la-Côlc. Essey- 
la-Côte. 

Haube. La Hoube. 

Heibcrmeis (?) , Saubel- 
meix. Sabiémeix. 

Heimwilrevorst, Grangia 
nova. La Neuve-Grange. 

Heirbeviller, Harbevil- 
leir, Herbevilleir, H ancienne 
Aille de Herbevilleir con dit 
de S, Germain, Harbeviller, 
Herbeviller, Hcrbeviller de 
delà l'ean et la Grande Her- 
beviller, Herbévillé-Launoy. 
Herbeviller. 

Heis silva , Hoia sylva , 
sylva Heium, Heys , boscus 
de Hesso, foresta de Heis , 
Heyz. Haye (forêt de). 

Helgeringon , Heringen. 
Hérange. 

Helmeranges. Herrae- 
lange. 

Hembepaire. Humbe- 
paire. 

Henamaignil , Hennamai- 
gnil, Hannaumaignil, Hen- 
nalmcsny. Hénaménil (vers 
Blâmont). 

Hennolvilla (?), Haigne- 
villa, Hagnonis villa, Magnol- 
villa , Hagnonvilla , Hagné- 
ville. Haigneville. 

HerbermontjHerbelmont. 
Herbémont. 



Hennanmesnil, Herman- 
mini, Hermamaigny. Her- 
maménil. 

Hersin. Hertzing. 

Hessen, Hessa, Ilillensis 
monaslcriiim. Hesse. 

Hilbiscbeim. //t76es/jem. 

Hillcnbausen. Htilten- 
hauscn. 

Hodcmont , Hodeimont , 
Hundoymont. Houdemont. 

Hofle. HofjT. 

Hobmcrt. Hommert. 

Homemont , Umelmont. 
Oinelmont. 

Hommeres, Omeris, Ora- 
mereis, Hommeris , Home- 
rey. Ommerey. 

Houdrevile. Houdreville. 

Hourdivillier. i/wf/tyi!7/é'r. 

Hudival. Hédival. 

Hnldeni Mons, Holden- 
mont, Houdeinmont, Hode- 
mont, Houdemont, Houdain- 
mont on Saintois, Hourde- 
mont. Hoiidelmont. 

Hummertingen, Humer- 
ling, Humerdin. Honimar- 
ting. 

Hunaumasnil, Hemame- 
nil, Ameinavilla, Armema.s- 
nil, Hermamesnil, Hernian- 
mani, Hennamesnil, Hen- 
nalmesny , Hcnaultmesniî. 
Hénaménil. 

Huncilini mons, Housse- 
lemoni, HoucelaumontjHos- 
seîanimont , Hosselemont , 
Houselemonl devant Alomp, 
Hosselamonl, Hoccllemonl. 
Housselmont. 

Hundaimeis, Undesmeys. 



— 291 — 



Hundemeix. 

Hutinges , Huttinis , Hai- 
teygney, Heltigney, Hauti- 
gney. Uattigny. 

*Iane ou lohane. 

Ile-Richard (L'). Mont- 
Richard. 

*Ilibas super fluviiimCer- 
none, Tlibas. 

Intervallœ , Gournay. 
Etreval. 

Iserella rivulus (?). La 
Perèle. 

Jambroc. Jamhrot. 

Jarvilla. Jarville. 

Jaunei, Janneyum, Janeis, 
Jauneis , Janey , Jauhicy , 
Jauly. Jaulny. 

Jay (Le). Le Jard. 

Jéricoho, le Pénal. Jé- 
richo. 

*Jovini mansus. 

JovisYilla, Jovilla, Jeu- 
ville. Juville. 

Juratum nemus. Bois- 
Juré. 

Jurivilleirs. Giriviller. 

Kirchberc, Kirprich, Kir- 
pech juxta Sarbruch, Kir- 
perch , Kyrprecht , Kyer- 
prich levillaigeneuf, Kirch- 
berg seu Kirprich. Ker- 
prich-aux-Bois. 

Kiercheperg. Kirschherg . 

Kirperg, Kierperg, Kirr- 
berg , Kierprich, Kickler. 
Kerprich-lès-Dieuze. 

Kramsveiler. Kramsivil- 
ler. 



Kuctinga , Cuctanges , 
Kucthingen. Cutting. 

Laiacum, Layez, Laiers, 
Layrey en Saulnois , Leiey, 
Laycyum, Laiey. Leyr. 

Landanges. Landange. 

Landeicort, Landecurt , 
Landecort , Landecuria. 
Landècourt. 

Lanfrecurt, Lanfroicotlrt 
sur Seille , Lantfridi curtis. 
Lanfroicourt. 

Langalhe , Languesse , 
Langote, Langd. Langatte. 

Languenberg. Languim- 
berg. 

Languestein, Langestein. 
Langstein. 

Lanoy, Lannoy. Launoy. 

Lar, Lare, Lahr. Lhor. 

Lara, Layre. Ley. 

Larneyum, Laviniacum , 
Lagniacum, Lagneium, Lau- 
gney, Langney. Lagney. 

Larnose. Larnouse, che- 
min. 

Larzuhs, Larczos, Lar- 
ceozs, Laceos, Larzous, Lar- 
çous , Larsour , Larsouz , 
Laxotum. Laxou. 

Lascebranne, Laffemborn, 
Laffeiiborna , Lamfeborne , 
Lafftnborne, Lalïrenbonne , 
Leffenborne , Lafferburn , 
Leffeburne, Leffrenborne , 
Laffremborne , lai Frem- 
bonne, Leffelbron. Lafrim- 
bolle. 

Lasticas, Laisse , Lesses, 
Lesse. 

'Latran (villa). 



292 — 



Launé , Laynel , Laisnel , 
Laiinel. Lané. 

Lay. Lay-Saint-Remy. 

Layum, Laiuivi, Laciis ou 
Laciim. Lay-Saint-Chris- 
tophe. 

Lenclc , Lindcs , Lindc , 
Niderlindc. Lindre-Basse. 

*Lenezeis (grange de) , 
Lunczcis. 

Lenningen-Altorf, Altorff- 
Leningen,,Linningen-Aldorf, 
Léning lès Hingsangc. Lé- 
ning. 

Lenterium, Lentrey.Lew- 
trey. 

Leonismons, Lionismons, 
Lyommonl. Lcomont. 

Leronville, Leronville en 
Heiz. Lironville. 

*Lertiaux. 

Lescheriœ, Lixeriœ, Laxe- 
rse. Lachère. 

Letriercourt,Letreicourt, 
Letereicourl,Litricourt, Le- 
tricuria. Létricourt. 

Leulbodi villa, Licbodis 
\illa , Lybueville , Lebue- 
ville, Lebluville. Lebeuville. 

Lialdivilla. Haudeville. 

Liberdunum , Leverdu- 
num, Liverdunum , Lever- 
dun, Luverdun, Liverdun. 

Lidersingen , Liedersin- 
gen. Lidrezinrj. 

Liebidos, Liebedos, Le- 
bedos , Leubedos , Sainct 
Jehan de Liebedo. Libdeau. 

Lienalis villa , Lunaris 
villa, Linervilla, Luni villa, 
Lunarivilla, Linelvilla, Li- 
nevilla, Liniville, Lunervilla, 



Lenevillc. Lunéville. 

Liencort, Liocort, Lyon- 
court , Luocourt. Liocourt. 

Limcis, Liincrs, Luniey. 
Liiney. 

Lincières, Lexières, Li- 
xière-sur-Scillc. Lixières. 

Lindcr lacus , lacus Lin- 
drensis. Etang de Lindre. 

Liiigruscia lluviolus, flu- 
men Angruxia , Engrusia , 
Engresbiii. L' Ingressin. 

Litterfdorffs, Hitersdorff, 
Sitterstorir , Siltersdorff. 
Haut-Clocher. 

Liukesheiniensis ecclesia, 
Lukesheim, Lixhensis mo- 
neta, Lixei. Lixheim. 

Lixin-le-Village. Vieux- 
Lixheim. 

Lizeis, Liezeis. Lezey. 

Locurt , Loucurt , Lou- 
cort , Locort , Locliorth , 
Loucourt , Loupcourt au 
Vermois. Lupcourt. 

Loirou (?). Loro-Mont- 
zey. 

Longavilla , Langeivilla. 
Longeville. 

Longua aqua , Longue 
Eau. Longeau. 

Lorching , Lorebinges , 
Lorking, Lorkin. Lorquin. 

Loreium, Lorei, Lorea , 
Lorium, Lorey sur Moselle, 
Lorey-lès-Bayon. Lorey. 

Losceyium. Loisy. 

Lostorff, Losdorf, Los- 
dorfen. Lostroff. 

Loyron. L'Euron. 

Lucei , Luceium , Lu- 



— 293 — 



ceyum. Lucy. 

Luciacum, Luceium, Lu- 
xey. Liiceij. 

Ludelvinga, Luderfingen. 
Loudrefing . 

Lusciaco villa, Losseivilla, 
Bocevilla, Boscevilla. Bos- 
serville. 

Lusda, Luda, Luzda, Lu- 
dey, Lugdes, Leudes, Lu- 
des. Ludres. 

Luzemburc, Luzelburg , 
Luczeluburgum, Lutzelu- 
burg, Lutzelburg, Lucel- 
burg, Lucelburgum, Lutz- 
bourg, Lucelbourg, Lucen- 
bourg. Lutzelbourg. 

Lymuncurt, Lymucort , 
Leraoncuria. Lemoncourt. 

Maceriœ, Masires, Men- 
sires , Meyeres (?) , Mai- 
zières - lès - Marsal. Mai- 
zières-lès-Vic. 

*Macesci villa. 

Magide fliiviolus, Magdis 
fluvius , fluvius Matticus , 
Mattis , Matt , lou rui de 
Mait , Maz , la rivière de 
May. Le Mad. 

Magnervilla , Magnéville. 
Mignéville. 

Maidera , Maderise , Ma- 
dières. Maidicres. 

Maignerise , Mainneres , 
MagnereSjMaignières, Men- 
gniéres, Mengnires, Men- 
gniers, Mygnières, Megniè- 
res , Meigniéres , Maingniè- 
res, Magniers. Magnières. 

Maigniz dezous Mousons, 
les Megni delez lou Pont à 



Moussons, les Magnilz de- 
soubz le chasteide Moiison, 
les Mesniiz davant le Pont. 
Les Ménils. 

Mainbermont. Maimber- 
mont. 

Mainwe, Manwet, Manu- 
gua , Manguey , Manwey , 
Manweit, Manwoy, le Viel 
Manwuey, Mamvy. Man- 
houé. 

Maioron, Mairon. Maron. 

Maladrerie (La). Eich {Le 
Petit-). 

Malarie (La) de Nancey, 
la Malladerie. La Made- 
laine. 

Malleroy, Maleroy^, Mal- 
noy. Malleloij. 

Malodicurtis , Mallau- 
court. Malaucourt. 

Malscheidt. Walscheid. 

Mamacus , Maumey , 
Mayey. Mamey. 

Mandrse , Mandies , Man- 
dres en Weiwre. Mandres- 
aux-Quatre-Tours. 

Mangunvile, Magunville. 
Mangonville. 

Manicocurtis , Manun- 
court, Mannoni curtis, Mas- 
noncourt,Mernoncuria. Ma- 
noncourt-en- Vermois. 

Mannonis villa, Monoldi 
villa (?) , Menovile , Menon- 
ville. Manonville. 

Manoncourt en Saunois , 
Manoncort. Manoncourt- 
sur-Seille. 

Manonis curtis, Manmo- 
nis curtis , Mammonis cur- 
tis , Mannonis cortis , Ma- 



294 



noncuria enVoivre. Manon- 
courl-en-Voivrc. 

Mansilc , Manis , Manil - 
lum, Ménil lez Toul. Ménil- 
la-Tour. 

Mansionilc juxta Caiilia- 
cuni, Maniila , Le Mesnillot 
près Challot, le Mesnillot 
lez Choloy. Ménillot. 

Mansionilc juxta Scopu- 
lam, Manilluni , Masnilum , 
le Mesnil , le Grand Mesnil 
lès ïoul, le Grand Mesnil 
lez Escrouves. Grand-Mé- 
nil. 

Mantoncort , Mantucor. 
Manloncourt. 

Manullum , Manille , Mé- 
nil-devant-Bayon 5 le Ménil 
la Grenade devant Bayon. 
Le Ménil-Mitry. 

Marcel , Mercei , Mar- 
ceyum , Maxey lez Domp- 
taille, Merccy, Mexy. Mexet. 

Marches, Marcliesse, Mar- 
chis , Maxe près Einville , 
Maxe, Mâche. Maixe. 

Marchevilla , Marchain- 
ville lez Nancy, Maxainville. 
Maxéville. 

Marchineval , Marchini- 
vals, Massenevias, Maffen- 
nenias, Machennuras, Mes- 
senival. Mènivul. 

Margevilla, Marcseivilla , 
Malisevila, Malescvilla, Mal- 
lisei villa, Marzeville, Malle- 
zéville , Maizéville devant 
Nancy , Malezéville près 
Nancy. Maizéville. 

Marimonl-la-Basse. Ma- 
rimont (c°'= de Bourdonnay). 



Marleinru domus lepro- 
sorum. La Madelaine. 

MarnoucI , Marnouelle , 
Mairenoël. Marnoël. 

Marosallum, Marsallo vi- 
co , Marsalli , Marsallum , 
Marsalla, Marsella, Mare- 
salis , Mersa , Marsaulum , 
Marsau, Marsaul, Marceal- 
him, Marcelluni, Marsault , 
Marsaulz, Marxaul, Marsa- 
liuin. Marsal. 

Marlcm , Til , Tilium , 
Thille. Marthil. 

Marlinbosc , Marenbois , 
Martini nemus, Martius ne- 
mus , Martinboscum , Mar- 
tinbos. Martinbois. 

Martincurt , Marlincort , 
Mairtincourt , Mertincourt 
desous Pierefort. Martin- 
court. 

MoTXxncrmx.Martincroix . 

Martini Mons. Marthe- 
mont. 

Martini vallis. Martinval. 

Marviller,Murvilleir,Mur- 
viller. Merviller. 

Marz (La), la Mars, la 
Mairs, la Mais, la Maix. La 
Math. 

*Masellos , Mosellas, Mi- 
nasellos. (Peut-être Jezain- 
ville?) 

Maseriolœ , Maseroles , 
Maizeruelles , Mazeruelles 
dessous Amance, Mazereul- 
le, Mazar neWes. Mazerules. 

Masiriacum , Maiseris , 
Maseris , Maizeray-en-Voi- 
vre. Maizerais. 

Masnile, lou Mesnil, Ma- 



295 — 



nillum, Masnis. Ménil-Flin. 

Masnis , Mesny, Maisnilz, 
Mesnis.7f/e/2^7 (faub. de Lu- 
néville). 

Masnis, Mannis, Maignye, 
Maignix, Mesnilz sur Niedz. 
Ménil (c°° de Prévocourt). 

Matiriaco mallo (?). Croix 
Mattirion. 

Matricort , Matrecort. 
Mattecourt. 

Mattemul. Mattmuhl. 

Maudiim (riparia de) , 
Maudon, Mauldon. Le Ma- 
don. 

Maiirivilla , Monille sor 
Saille, MorvilIeauSaulnois, 
Morvillate sur Seille. Mor- 
ville-sur-Seille. 

Mazeriae, Maseriarœ, Ma- 
seriœ, Macerise, Masières. 
Maizières-lès-Toul . 

Mazerueles, Mezerueles , 
Meseruelle , Maxeruelle. 
Mazelure, 

Medianus vicus , Medio- 
vicus, Médius vicus, Moyen- 
vi, Moienvi , Moenvic , Mo- 
yenvy. Moyenvic. 

Medulphimansus (?).i}fe- 
rigny. 

Meilley, Mailley, Melly. 
Mailly. 

M.Qnû.rc\\\\Q.Mandreville. 

Merbechia , Mebarchia , 
Marbagium, Marbagc, Bar- 
baga , Marbasches , Mer- 
bage, Merbache,Merbaiche, 
Marbaiche. Marhache. 

Mervavilla , Mervalville. 
Mervaville. 

Merville,Marainville. Ma- 



réville. 

Mettingen. Metting. 

Milcei, Milcheyum, Mil- 
tiche juxta Marsalluin, Mil- 
cey, Millecy, Millecey. Mul- 
cey. 

Miliriacus , Melariclum , 
Melaridum, Millerei. Mil- 
lery. 

Minulfi , Menulfi et Me- 
nolfi villa , Menovilli villa , 
Menonville S. Gengoul, Me- 
nooville S. Gigoul, Manon- 
ville et Menoville S. Gen- 
goul. Minorville. 

Mittelbrun. Mittelbronn. 

Mizon, Metiens, Micins , 
Meciens, Missions. Messein. 

Modium , Moyn , Moin , 
Moyan , Médium castrum. 
Moyen. 

Moincia, Moinse, Mosse. 
Monze. 

Moiniei (Lou) , lou Moi- 
gniey desous Denuevre, lou 
Moinier, lou Mornuer, Mor- 
nuet. Le Moniet. 

Molendinum Sancti Apri. 
Moulin de Saini-Epvre. 

Molisiacum, Molesiacum, 
Molosiacum, Mallisey. Mal- 
zey. 

Mollenis villa , Mollonis 
villa, Molonis villa, le Mou- 
terot, Manoville ditleMous- 
terot, Maloville dit le Mou- 
trot, Malouville. Moutrot. 

Mollering , Morlingen , 
Moloringue ou Platerbech. 
Molring. 

Momonis curtis, Moncort. 
Moncourt. 



— 296 — 



Monces, Monceis, Mon- 
cel-sur-Seille. Moncel. 

Monces, Moncelia', Mon- 
ceps, Monceiae, Monceas , 
Monccz. Moncel-tès-Liinc- 
villc. 

Mondonum. (V. Erniun- 
dies.) 

IMons aciilus, Monleu de 
lezDonimarlindcsousAinan- 
ce, Monteux, Mont. Zeitfon- 
theu. 

Mons Sancti Remigii, S. 
Renicimont. Saint -Remi- 
mont. 

Monstre, Miinstre, Mo- 
nasterium. Mtinster. 

Mons Vironis , Mauro- 
nias (?), Montevironis, Mons 
Viro, Moyveron, Mouveron, 
Moyeuveron. Moivron. 

Montenonis (?) , Mont en 
octroy , Mont Lattroye , 
Mont-la-Troye. Monl-VE- 
troit. 

Monthenoy. Montenoy. 

Montiniaciim , Monteini , 
Monteigneiz , Montcigney , 
Monligney , Montengney. 
Montigmj. 

Monlionis castrum, Mon- 
tiacum , Moncio , Monron , 
Monzuns , Monçons , Mon- 
sons, Moussons. Mousson. 

Montis , Monz , Mons , 
Montes. Mont. 

Montis, \illa de Montibus, 
Mons lo Vinouz , Mont le 
Vignot. Mont-le- Vignoble. 

Montoivillc preis dou Pont 
à Mousons, Monloville.il/on- 



tauville. 

Monuldivilla (?), Liemeri 
villa, Liniievillc, Limevilla, 
Elmeville. Lemainville. 

Monzeis, Monsey, Mon- 
sey. Montzey. 

Moreium, Moirey, Mou- 
rcy. Morey. 

Moricurtis (?). Burthe- 
court. 

Morini villa, Murivillaris, 
Mourivillcr. Moriviller. 

Morsperch , Morespert , 
Moersberg , Moresperch , 
]Morpas , Morpach , Mol- 
berc, Molzberg, Mersprich, 
Morpec, Mersperg, Mors- 
prich. Marimont. 

Mortasme , Mortesna , 
Mortenna, Mortane, Mour- 
lanne, Mourlcnne , Mortan- 
ne , Mortenne , Mortagne- 
sur-Meurthe. Mortagne. 

Mortesna , Mortesnc flu- 
vius, Mortenna, Mortasne , 
Mortanne,Mortana.Z-aiJfor- 
tagne. 

Morlisnacomitatus. Com- 
té de Mortagne. 

Morlua villa, Morville lés 
Château-Salins , Morville- 
de-Gorze. Morville-lcs- 
Vic. 

Mosella , Musalla , Mu- 
sclla, Mozella, Muzale, Mu- 
selle , Mouzelle, Moseille , 
Muzelle, Mezelle. La Mo-r 
selle. 

Moslinsis pagus , pagus 
Mosilcnsis, ducatus Moslin- 
sis in coniitato Metense, du- 
catus Moslingis, pagus Met- 



— 297 — 



tinsis, Muslinsis, pagus et 
comitalus Metinsis et Mos- 
linsis, pagus Moslensis. J/ef;r 
{Pays de). 

Mosterol , Mosteriiel , 
Monsterol , Mosteriolum , 
Monastoriolum , Mosteruol. 
Montrcml. 

Moyns nemus , Moyens. 
Moyenbois. 

Mualcourt , Moaulcourt , 
Mouvaucourt. Mouacourt. 

Munsteriolum, Mosterio- 
lum, Mousteruelx, Moste- 
ruel, Montereul, Mosterieul. 
Monlreux. 

Murinviler, Malenviler, 
Mairenviler,Meraiiviler, Ma- 
renvilleir. Marainviller. 

Murinvilla , Moranvillc , 
Morainviller. MoranvUler. 

Murtha, flumen Murtœ, 
Murt, tluvius Mort, fluvius 
Mortuus, Murth, Mortcnsis 
fluvius , Murtis , Morta flu- 
vius , Muert, Murt, Mur, 
Meux. La Meurthe. 

Mussey. Ln Ménagerie. 

Muterchingen , Mieters , 
Mitters, Miderche. Mitters- 
heim. 

Muusseys,Mouzey. Mous- 
sey. 

Nanceiacum (?) , Nan- 
ceyum, Nanciacum, Nan- 
ceium, Nancei,iS'anceyacum, 
Nanceium, Naiitiacum, Nan- 
cey. Nancy. 

Narbonne (estang). Ar- 
bonne. 

Neufvechère, Neufcherre. 



Neufchère. 

Neuve-Grange (La). La 
Grange. 

Neuve Maison sous Aman- 
ce (La). Les Neuves-Mai- 
sons. 

Nevia villa, laPetiteFoug. 
La Neuveville - derrière - 
Foug. 

Nida, Neda , Nita fluvius. 
La Nied. 

Niderhovum , NidrehofF , 
Nidrehove, Nidrehowe, Ni- 
derhau. Niderhoff. 

Niederwilre . Niderviller. 

Niguiemons (?) , Notre- 
Dame-du-Mont-Aigu. Mon- 
taigu. 

Nitachowa , Nitensis pa- 
gus. Pays de Nied. 

Noduïfam', La Neufvil- 
lette , La Neufvevillelte de- 
soubz Amance , La Neu- 
flotte, Neuflotte. La Ncu- 
velotte. 

Noeroie, Noweroy ad Ma- 
gnis, Nouweroit , Nouroy, 
Noewroy, Noweroy. Nor- 
roy, hameau. 

Nogaredum, Noeroi, No- 
warai , Nuweroit , Nouroi , 
Noweroit de les Prigney , 
Noveroy, Nouroy, Norroy- 
devant-le-Pont. Norroy. 

Nohennes , Nohenneum , 
Nohonies , Nohenneis , No- 
hegenae, Nonhigney, Nohe- 
gney , Noliigny. Nonhigny. 

*Nolferes. 

Notre -Dame-de-la-Vic- 
toire ou des Rois (chapelle 
de), vulgairement des Bour- 



— 298 



guignons, Bon-Secours. 

Noire Dame de Loing- 
wey, de Long Woé. Sainte- 
Margtierite. 

Notre-Damc-de-Monlfort. 
Montjort. 

Nova villa jiixta Ulmos , 
La ÎVueveville , La TN'ucvc- 
ville devant Ourmes , la 
Neufville, La Neuveville lès 
Ormes, La Neuveville lès 
Bayon. La Ncuveville-de- 
vant-Bayon. 

Nova villa juxta Nan- 
ceium , La Neuville , La 
Nueveville devant Nancey, 
LaNeuvevillelès S. Nicolas. 
La Neuveville-devant-Nan- 
cy. 

Nova villa ante Vivaria , 
La Neufveville devant Deis- 
mes. La Neuveville-en- 
Saulnoîs. 

Novoiant en Hey , Nou- 
voiaul, Nouviant en prei. 
Noviant-aiix-Prés. 

Novo Vico. Neuvic. 

Novovillare , La Neuville 
au bois, La Nueveville on 
boix, Neufville. La Neiwe- 
ville-aux-Bois. 

Novovillare, Noviler, No- 
vum villare, Novillare, No- 
vivillarc, Novovilcr, Novum 
villarium , Novileir, Niievi- 
leir, Nuefviller, Nueviller, 
Chaumont - sur - Moselle , 
Chaumont. Neuviller-sur- 
Moselle. 

Novus locus , Lou Noveil 
Icu. Nouveau-Lieu. 

Nubinguen , Ncbingen. 



Nèbing. 

Nucfvcilleir, Neuviller- 
ban-le-Moine. Neuviller- 
lès-Badonviller. 

Numeniaca villa, Numi- 
niacum , Nommeni , Nomi- 
liey , Nommeney , Nominy , 
Nomenium, Numeniacuni. 
Nomeny. 

Nunkircbed, Nunkirchon, 
Hunckcringen , Honkirch , 
Honskirich. Hunskirich. 

Nyedz. Nied. 

OhevVmdc. Lmdre-Haute . 
Obcrmule. Oberniûhl. 
Obersteynsel , Oberstein- 
scl, Steinsel-llaut. Obers- 
tinzel. 

Oblisiacum, Oulese, Ou- 
lesei , Oblesci , Obloseis , 
Obliseis, Obleseis, Oblisei, 
Obliseum , Olleses , Oile- 
zeis, Oblizey, Olizey. Ol~ 
zey. 

Obrickes. Obreck. 

Ociaca villa (?) , Ursinia- 
ci villa (?) , Ilulcioli villa , 
Hoceivilla, Orsavile, Hou- 
cieville, Houceville. Hous- 
séville. 

Oemunt , Amalenmont , 
Eumons. Eulmont. 

Offonis villa , Finvilleir. 
Fenneviller. 

Ogeriivillare, Ogieviler, 
Ogierviller, Ogievillcir, Ou- 
gicrvilleir, Ogevillare, Ogie- 
villers, Ogiervilleir, Ungie- 
viller. Ogêmller. 

Oheiville, Obcville, Ho- 
heiville. Ohéville. Hoëvillc. 



— 299 



Oigneville , Ongnevilla , 
Oignevilla. Ognéville. 

Oricourt , Orioucort , 
Oriencourt. Oriocourt. 

Orraanges. Oî'rnange. 

Orron, Or on. 

Oscadum, Ursuvacus (?), 
Oscadis villa, Oschier, Os- 
chers , Osclier , Oscliir , 
Ocliier. Ochey. 

Paceium, Passeyum, Pa- 
ce. Val-de-Passey. 

Pares, Parel S. Cesaire , 
Parey-la-Montagne. Parey- 
Saint-Césaire. 

Parroia , Parreya , Per- 
reya, Parreia, Parroie, Par- 
roies , Perroie , Parroyes , 
Parradium. Parroy. 

Paru, Parrii, Palrux, Pal- 
ru , Parux-la-Haute et Pa- 
rux-la-Basse. Parux. 

Paterniacum , Paunia- 
cum , Parneium , Parneia , 
Pargneium, Pargncium juxta 
Tullum , Pangney , Pau- 
gneyiim, Pargney. Pagney- 
derrière-Barine: 

Paterniacum, Parnei, Par- 
ney, PargneidesousPrignei, 
Pargney, Paigney. Pagny- 
sur-MoseUe. 

Pecincurtis , Picencurt , 
Picincorth, Pinsincor, Pes- 
sincourt devant Einville. 
Pessincourt. 

Penna , Pennes. Pannes. 

Petigneit, Puthegney, Pe- 
thigney, Puthigney. Piitti- 
gny. 

Petra. Pierre. 



Petra perceia, Petra per- 
tusata, Pierre percie, Pier- 
reperciée. Pierre-Percée. 

Petraria ( nemus de). 
Carrière {Bois de La). 

Petrevilla. Pierreville. 

Pétri Scamnum, Persom- 
me, Personne. Pexonne. 

Pevenelles. Puvenelle. 

Pfalzburg , Pfalzburgum. 
Phalsbourg. 

Plaine-de-Walche, Blain- 
devasch , Plaindevalche , 
Pleindevache. Plaine-de- 
Valsch. 

*Pligesendis villa , Elige- 
sendis villa. 

Pompangium , Pompa- 
nium, Pompania villa, Pom- 
ponium, Pompagne, Pom- 
pang, Ponpaing, Pompain , 
Pompaing, Ponpaig. Pom- 
pey. 

Poncel. Poncé. 

Pont à jaillons (Le). Le 
Pont-de-Jaillon. 

Ponte Sarvix, Pontesaravi, 
Saredurgo, Sareburco, Sa- 
rebiirgo, Saraburgum, Sa- 
raburg, Sarburc , Sarbuch , 
Sarrcboc, Saleburc, Sara- 
borc, Saleborc , Sareborch, 
Saleborch, Salaborch, Sar- 
burgiim, Sarburch , Sale- 
bourch,Sarbur,Sarebourch, 
Sarbruch, Sarburg, Salle- 
bourg, Kauffman Sarburg, 
Sara castrum , Saravibur- 
gum vel Saraburgum. Saî^- 
rehourg. 

Pontus (villa) sub Castro 
Montionis, Pons, Pons sub- 



300 — 



tusMontionem, Pont à Mon- 
çons, le Pont, la Nucvevillc 
au Pont , Pont à Monssons , 
Pontcmontionis , Pontimus- 
si, Pons Camassionis, Mus- 
siponti, Ponlinuissani, Pons 
ad Monliculuni , Pons ad 
Montionem , Ponll-Mussi , 
Pons Monsanus, Pons Mou- 
sonius ou Mussonius, Mussi 
Ponlum, Pons Camisionis et 
Camisonis , Pontimussum. 
P on t-à- Mousson. 

Port, Portus, Sanctus Ny- 
cholaus, Bcalus Nicholaus 
de Port, Portus Sancti Ni- 
cholai, le Port, Saint Ni- 
cholai de Port, Saint Nicolai 
dePoirt, S. Nicolas, Sainct 
Nicolas du Port, Sanctus 
Nicolaus. Saint-Nicolas. 

Porclierœ curtis, Purche- 
rei curtis, Portyeraci curlis, 
Porteriaci curtis, Percheri- 
curt, Pucherecourt, Pisse- 
récourt , Pincherecourt. 
Pixerécourt. 

Porteuse. Le Portois. 

Porticiolum, Pourtesuel , 
Portesieux , Portessieux lez 
Rosières au sel, Pourtes- 
seulx, Portsieulx, Portes- 
seux, Pourtesseul lez Ron- 
zière , Portessieux. Por- 
tieux. 

Port sor Soillc, Portuni 
ad Saliam. Port-sur-Seille. 

PosdorlT, Postorff. Pos- 
tro/jT. 

Préelles, Preille, Prèle. 

Prcis , Praez , Preies , 
Preez , Prees , Preez sous 



Vaudémont, Prée desoubz 
Sion. Praye. 

Prés de ville, Presville. 
Préville. 

Prunidum, Prisgney, Pris- 
ney,Prisneum, Prisnay,Pris- 
noi , Prigncy , Prisneium , 
Priney , Prignei , Pringney, 
Prinei, Priny, Preney, Pri- 
nei, Priney au Duc. Prêny. 

Pullignei, Puligney, Pul- 
legney, PouUegni, Pullegny. 
Pulligmj. 

Purneriaca villa, Pullene- 
tum, Purneroy. Pulnoy. 

Purnez, Purnelz, Purnes. 
Piilney. 

Purs, Puris, Puix, Pux , 
Puxe-en-Saintois. Puxe. 

*Purymont (lou rui de). 

Racolingias (?) , Reclin- 
gen. Récling. 

Racuriacum. Jiaucourt. 

Raginbcrtocurtis , Finis 
Raginbertiaca, villa Ragim- 
berciaca , Rembuecourt , 
RambercourtsurMaz, Rani- 
bescourt aux Grozelles. 
Rembercourt. 

Ranzis. Ranzei/. 

Rappes {he^).Éellecourt. 

Rauseras, Rauserias^ Rau- 
sariœ, Roserire, Rozerium , 
RocercSjRoseres, Roseires, 
Rouzières. Rosières - en - 
Haye. 

*Ravoi (mol in de). 

Ravon sur Plaine , dit lez 
l'eau. Raon-lès-l'Eau. 

Rayeux (Le). Saint-Ur- 
bain. 



— 301 — 



Régis curia juxta Marsal- 
liim, Rihecort juxta Marsal- 
lum, Riecort, Reeliecurt , 
Reicort, Reicourt, Rif^ort 
juxta Marsallum, Reecourt, 
Reycuria, Reycourt, Ral- 
court devant Marsal, Rie- 
cort ante Marsallum , Ri- 
court, les Grosse , Grande , 
Vieille ou Petite et Neuve- 
Récourt. Récourt. 

Regisvillare, Reheinvilla, 
Rohanviler, Rehenviller. Rc- 
hainviller. 

Régnebois , Rainneboix , 
Rhindebois-Catoire. Rhin- 
debois. 

Rehereix , Rehereiz. Ré- 
héraij. 

Reine (chapelle de la). 
Saint-Gibrien. 

Relleycort , Relleicurt , 
Relleicort, Rellecurt, Rele- 
cort. Relécoiirt. 

Réménoville. RemonviUe. 

Remuncurt , Remoncort , 
Remoncourt-devant-La Gar- 
de. Remoncourt. 

Reningen. Réning. 

Repascum, Respaix,Rep- 
paix. Repaix. 

Rich. Riche. 

Richardménil. Saint- Jo- 
seph. 

Richardmesnil. Turique. 

Richartniesnil , Richart- 
mainil. Richardménil. 

Richircort , Richercort , 
Rukesingen, Richecort, Ru- 
chesingue, Richiecourt, Re- 
chiecourt le chastel, Rux- 
singen, Ruckesingen. Rcchi- 



court-le-Châtcau. 

Richiscurt, Richeyrcort , 
Richicort, Richeicourt. Ré- 
chicourt- la-Petite. 

Rignieiville , Rigneville , 
Regniéville-en-Heys. Re- 
gniéville. 

Rioville, Riovilla, la Pe- 
tite-Rioville. Rionville. 

*Robermasnil. 

*Roceni curtis. 

Rochelle (La). La Petite- 
Rochelle. 

Rochete. La Rochotte. 

Rodaldi villa, Radaldi vil- 
la , Radonis villa, Raville- 
sur-Sanon. Raville. 

Rohey. Rohé, 

Roinchère (La). La Ron- 
chère. 

Romain-lès-Méhoncourt. 
Romain. 

"Romans (villa de) , Ron- 
cans. 

"Romaul moulin. 

Romonoldi villa, Reme- 
novilla, Romonouvilla , Ro- 
menovilla, Romonovilla, Re- 
moldi villa. Réménoville. 

Romuicurtis. Romécourt. 

Romule, Ravenmiihl. Ro- 
miir. 

Rorbach, Rorebach, Rhor- 
bach. Rorbach. 

Rosaria salinita, Roseriœ, 
Rouzières , Rozières , Ro- 
sires, Rousières, Rositum , 
Rosières au sel , Ronzière , 
Rosariae. Rosières-aux-Sa- 
lines. 

*Roseroifaiz sylva. 

Roserolee, Roseolœ, Ro- 



— 302 — 



serulae, Roserules, Rose- 
reures , Rozeruelles, Rose- 
ruelle, Roserciiles , Rouze- 
rueles. Rozelieiires. 

Roua limez , Rouaumeis , 
Ruaumeix , Rcnouaun»cy , 
Rouaumeix , Librcnieix. 
Royaumeix. 

ilougeville , Rougeyville , 
Rogéville en Haye. Ilogc- 
ville. 

Rouvile , Roville-devant- 
Bayon. Roville. 

*Rouxey (lou rui de). 

Rubeus mons. Rouge- 
mont. 

Ruding , Rudingen. Ré- 
dinçi. 

Rue, Ruelz. Haut-dc- 
Rieupt. 

Rufia, Rufiacum, Hurufte. 
Uruffe. 

Rui de lez Moiveron, Ruz 
lès Moyveron. Rapt. 

Rullons, Roillon, Relions, 
Rilion, Relon. Reillon. 

Rumecorth, Remeycort , 
Remecorth, Remigii curlis, 
Remecourt, Remicort, Re- 
meicourt. Remicourt. 

Rumelllngen. Romelfmg. 

Sachepree , Sechepree , 
Sescliepreie , Sachepreie , 
Sochepré. Seicheprey. 

SainctThiébault prez Mé- 
réville. Saint-Thiébaut. 

Saint Eivi'e de Blenous , 
S. Eyvre à Biainnou, le Pe- 
tit-Saint-Epvre devantPont- 
à-Mousson. Saint-Epvre. 

Sainte-Marie, Bictenholz, 



Bickenholz , Sainte-Marie , 
dilePicholtz ou Bickenholtz. 
Bickenhoitz. 

Sainte-Marie-des-Anges, 
Sainte-Marie-du-Reclus. Le 
Reclus. 

Sainte-Wadrce, Sainte- 
Vaudrce, Sainte-Vaudrue. 
Sainte- Valdrée. 

Saint-Félix. Saint-Flin. 

Saint Jehan, S. Jehan de- 
ley Pierefort. Saint-Jean. 

Saint-Maixe-snr-Meurthe. 
Saint-Max. 

Saint - Martin -Fontaine. 
Val-des-Nonnes. 

Saint Polt. Saint-Paul. 

Saint - Udalric. Saint- 
Oury. 

Saisons, Saysons, Soisons, 
Saison, Soixon sous Vaudé- 
mont. Saxon-Sion. 

Salia,Sallialluvius, Saille, 
Ceille , Sella lluvius. La 
Seille. 

Salinensis pagus, Salinin- 
sis , Saloninsis , Salninsis , 
Salinoringum, Saliensis pa- 
gus, pagus et comitatus Sal- 
nensis, Saloninsis pagus. Le 
Saulnois. 

Saline vallis , Salinwas , 
Salli-Vallis, Salivas, Salin- 
vas, Sallinvals , Salivaulx , 
Sailinvalz. Salivai. 

Salionno, Salona, Sallo- 
na, Sallona^, Salonia, Salone, 
Sailonne, Sallonnes, Sallo- 
nes, Sailonne, Haute-Salo- 
ne etBasse-Salone. Salone. 

Salsaaqua, Salléawe. 5a- 
léaux. 



— 303 — 



Salsurise, Sassures, Sau- 
xures, Saxurise, Saulxures- 
aux-Bois ou lés-Barisey. 
Saulxures-lès- Vannes. 

Samboldi-Mons, Sambu- 
niont, Sembuemont, Cem- 
biiemont , Sambiielmont , 
Sambuefmont , Sanbues- 
mont, Sembuefmont, Sem- 
beusmont , Sambeumont , 
Beaumont-en-Voivre. Beau-, 
mont. 

Samerviler, Samervila, 
Soiiraerviller. Sommervil- 
ler. 

Sancta Maria. Sainte- 
Marie. 

Sancta Maria de nemore, 
Sancta Maria de Prisneo , 
Sancta Maria juxta Prisney, 
Sancta Maria ad nemiis , 
Sainte Marie adboix. Sainte- 
Marie-au-Bois. 

Sancta Maria et Beata 
Maria sub Asmantia, Laitre 
desouz Amance. L'Allre- 
sous-Amance. 

Sancti Fontaine. Santi- 
fontaine. 

Sancti Martini fons. Saint- 
Martin-Fonlaine. 

Sanctus Apcr. Saint- 
Epvre (faub. de Toul). 

Sanctus Aper, S. Ewre , 
S. Evre desour Leneville , 
Sainct Epvre près Liinéville. 
Saint-Epvre. 

Sanctus Balsamus , S. 

Bausoume, S. Bauisomme , 

S. Bausomme, S. Balsoume, 

S. Baulsemme , S. Baul- 

. sonne , Roche - sur -Mad. 



Saint-Baiissant. 

Sanctus Bartholomeus- 
Saint-Barthélémy . 

Sanctus Clemens, Seinl- 
Clément. Saint-Clément. 

Sanctus Desiderius prope 
Nanceium. Saint -Dizier. 

Sanctus Donatus. Saint- 
Don. 

SanctusEucharius. Saint- 
Eucaire. 

Sanctus Firminus, S. Fré- 
mi, S. Fremin. Saint-Fir- 
min. 

Sanctus Germanus.5amf- 
Germain. 

Sanctus Hilarius in Ver- 
mense , Sanctus Hylarius , 
S. Ylaire. Saint-Hilaire. 

Sanctus Leodegarius. 
Saint-Léger. 

Sanctus Martinus. Saint- 
Martin (à Liverdun). 

Sanctus Martinus ante 
Marsal. Saint-Martin. 

Sanctus Mauricius, Sainct 
Maurixe, Saint-Maurice-lés^ 
lèdLAoxïsiWcY. Saint-Maurice. 

Sanctus Mcdardus supra 
Moseliam,Saint-Maix, Saint- 
Ma-devant-Bayon. Saint- 
Mard. 

Sanctus Medardus , S. 
March. Saint-Médard. 

Sanctus Michael. Saint- 
Michel {près de Toul). 

Sanctus Michael. Saint- 
Michel (près de Mousson). 

Sanctus Paulus. Sainte- 
Pôle. 

Sanctus Pientius. Saint- 
Piant. 



— 304 — 



Sanctus Remigius, Sainct 
Remey on boix. Saint-Ile- 
my-aux-Bois. 

Sanctus Salvalor, Seiot 
Sauveur en Vogc, S. Sal- 
vour en Voige. Sainl-Sau- 
veiir. 

Sanctus Vincentius, Por- 
tus SancliViiiccntii, villa de 
Ponte, Villa Sancti Vincen- 
tii , Conflans , Sanctus Vin- 
centius et Conllans, le Pont 
à Saint Vincent , Saint Vin- 
cent, la Nuevcville à Pont , 
Pont-Ia-Montagne. Pont- 
Saint-Vincent. 

SanclusVoldoricus. 5a/«^ 
Oiirj/. 

Sanzeium, Senzey. San- 
zey. 

Saphez , Seffey , Seffez , 
Seifez. Saffais. 

Saponariœ , Saponaria , 
Savonnières-lès-ïoul. Sa- 
vonières. 

Saraburgcomitatus. Com- 
té de Sarrebourrj. 

Saravus , Sara , llumen 
Sarrse, Saruba, Sorr fluvius. 
La Sarre. 

Sarbeling. Zarbeling. 

Sarcophagus , Cercués , 
Sercucl, Ourdies. Cercueil. 

Sarixin. La Forge. 

Sarnianmasnil, Xarman- 
mesniljXarmanmesny, Xer- 
mamesny. XermaméniL 

Sarniinsis , Scarmensis , 
Scarmis, Skarmensispagus. 
Carme {pays de). 

Saroensis pagus, Sara- 
chowa superior, Saravensis 



pagus. Pays arrosé par la 
Sarre. 

Sarrech, Sarrecken, Sa- 
reck, Sareik, Saravicum vel 
Saracum. Saarecke. 

Sasiriacuu), Sasere, Sasi- 
reiuni, les dous Saizereis , 
les Grande et Petite Saize- 
rais. Saizerais. 

Sasurœ, Salsurœ, Saus- 
•suriîe, Sasures, Saussures , 
Soubzure. Saulxures-lès- 
Nancy. 

Sauseru, Sausurus.^aws- 
senrupt. 

Sauvageon. Renémont. 

Sauxureles. Saulxerotte. 

Scannis, finis Scannusis et 
Scannisis, Xame, Xanies lès 
Thiaucourt. Xanimes. 

Scarponna , Scarpona , 
Scarbona, Scarponnœ, Sar- 
pannes, Xarpenne, Xarpai- 
gne, Xerpanne, Xerpagnes, 
Serpaigne, Serpanne , Xer- 
paigne, Serpagne, Sanpon- 
ne, Scharpeigne, Charpei- 
gne. Scarpone. 

Scarponensis comitatus , 
pagus Scarponinsis , Scar- 
poniensis pagus , Scarpo- 
ninse, comitatus Carponen- 
sis, pagus et comitatus Met- 
tensis seu Scarponensis, co- 
mitatus Sarpontensis, Eccer- 
ponensis. Le Scarponais. 

Scbalbenbach (?), Scbal- 
kenbach, Schalkbacb, Schal- 
quenbach. Schulbach. 

Scribulum, Scrubulum , 
Scropolae, Scopulœ, Scro- 
pula, Scrupulse, Seronœ (?), 



303 



Scropulee , Scripulse , Es- 
crouvles, Acrouves, Escro- 
wes. Ecrouves. 

Secliamp , Seccamp , Sé- 
chant, Siccus campus. 5e- 
champ. 

Seinte Geneviève desor 
Acey. Sainte-Geneviève. 

Selme (?). 5a/m {paysde). 

Semenges , Semanges , 
Summingen , Soubniange. 
Zomniange. 

Semita, Cyon. Sion. 

Senterei, Synterei, Sain- 
teri, Saintereium, Saintrey, 
Cintrey, Saiiitrel, Gentry, 
Sainterey. Ceintrey. 

Seroiicort, Xirocourt suz 
Madon, Syrocourt, Xero- 
coiirt , Siraucourt. Xiro- 
court. 

Serra. Serres. 

Sesanivilia , Sesefavilla , 
Sesaraivilla. Séranville. 

Sicramrio curte, Grun- 
curt, Grincurt, Craincort , 
Criencourt, Greincourt, Gra- 
nicuria , Graincourt-sur- 
Seille. Craincourt. 

Siglini curtis, Siclini cur- 
tis,Silinicurlis,S.illiencourt, 
Slaincourt, Sellancourt. Se- 
laincourt. 

Sionni villa , Suainviller, 
Suenvilier , Sewonviller. 
Sionviller. 

Sires , Syrey , Sireis , Si- 
reys, Gireis, Siré. Cirey. 

Sisseiacum , Sessiaeum , 
Sisseium , Sissei , Xexey , 
Sexey la Larnouse, Sexey 
Lanouze, Sexey Larnouse. 



Sexey-aux-F orges. 

Siverey, Syverey, Seve- 
rez , Severy , Sivry-A^ai- 
Sainte-Marie. Sivry. 

Sodrunni villa, Sendronis 
villa, Sendruviller, Sindro- 
nisvilla, Sendronviller. San- 
dronviller. 

Soiruy , Soirui davant 
Nancey, Soiru, Sorroy, Sol- 
rup lès Nancy, la Neuve 
SoIru. Le Saulrupt. 

Soissons, Sixon, Xixon , 
Soixon, Sixons, Xeon. Xon. 

Sorna lluvius, Sorne. La 
Zorn. 

Sourneiville. Sornéville. 

Soveraincoart, Souvrain- 
court, Souvereincourt. Sou- 
veraincourt. 

Sowaquesange, Xeuaque- 
sange, Xouagsange. Xoua- 
xange. 

Sparsbrott. Sparsbrod. 

Stadofiis, Stodonis, Es- 
tons , Atons , x\thons , Es- 
thons, Atos uhra Pontein , 
Acton, Etton devant le Pont, 
Hatton. Atton. 

Stainhach. Steimbach. 

Steinsilic^e, Stensel, Stein- 
sal , Steinzel , Niderstein- 
selle, Sleinsel-Bas, Stene- 
sel. Niderstinzel. 

Stranshof. Stranhof. 

Suelensis pagus , Sugen- 
tensis, Suggentinsis, Sug- 
gentensis, Sungintensis, co- 
mitatum Suentisiacum , 
Suentisium, pagus Saginten- 
sis , comitatus Sointensis , 
Segenlensis , pagus Seginti- 
21 



306 — 



sis , comitatus Sanctensis , 
pagus Sagatinsis. Le Sain- 
tois. 

Suiza (?), Solda, Xouces. 
Xousse. 

Suris, Seuris, Cureae, Cu- 
rées, Xurae, Sures. Xiires. 

Sutsolingas , Zuzelinga , 
SuccllDgte, Sotzclingen, Sot- 
zelin, Zucclenges, Zuceian- 
ges, Zulzeling, Zuccelenges, 
Zotzcling. Sotzeling. 

Syrsenges. Xirxange. 

Tainchc (le rupt de la). 
Saint-Tliièbaut. 

Tamcolvilla , Tanconis 
villa, Tecchonis villa , Ten- 
chere, Teiicheres. Tancon- 
ville. 

Tasey , Taysey , Tazey , 
Taisey. Thézey-S^-Martin. 

Terna (nemiis). Ternes. 

Terrowain (Le). Le Ter- 
rouin. 

*Terthra, Terlra, Ter- 
trura. 

Tesselingen, Desselanges, 
Tesseling. Desseling. 

Theaucort, Thealdicuria, 
Tlieoldi curtis, Theaucourt, 
Thiocourt, Thiacort. Thiau- 
court. 

Thiadi villa, Thravilla. 
Thiaville. 

*Thiebchaie. 

Thil, Ty. They. 

Thomastalerhoff. Tho- 
masthal. 

ïhoron, Toullon, ToUon, 
Thourons, Thouroins, Tou- 
rons. Toulon. 



Tibamesni , Theobalmas- 
nil, ïheobalniesnil, ïhié- 
baul manil, Tbiébaut nias- 
nil, Tbicbaulmesny, Tbié- 
baménil. Thièbuuinénil. 

Tiilon. F leur -Fontaine. 

ïincheri, Tiiikerey, ïin- 
krey, Tyncreium, Tinque- 
rey. Tincrii. 

ïombcllum. Le Tombel. 

Tonbelennes,TombeIeine, 
ïombellaines, Tombellaine, 
Tumulus Alanorum, ïom- 
blainc - aux - Oies. Tom- 
b laine. 

Tonlonis villa , Tantonis 
villa , ïantonvilla , Totoni 
villa, Tantumville. Tanton- 
ville. 

ïornai, Tornoi, Tournoi, 
Tournoy. Tonnoy. 

ïorreium , Tourey, To- 
rey, Tbourey. Thorey. 

Torviler, ïorvillare, Toir- 
villeir, Toirviler, ïorviller, 
Dorswiler, To.rvilieir, Dor- 
neswilre, Dorswilre, ïorvil- 
1ers , Torcbwilla , Tourvil- 
leirs, Dorwilre. Torchemlle. 

Toullo , Toulo , Tullou , 
Tullon, ïbelou, Tbelodium, 
Tello, Tbouloud,Tlioulon. 
Thelod. 

Toullon , Tullum Leu- 
chorum, Tullio, civitas Leu- 
cborum , Tullum oppidum , 
Leucus et Leutia, Tullo ci- 
vita, Leucborum urbs, Leu- 
corum oppidum, Leucbo- 
rum civitas , Tulla , Leucha 
urbs, TuUium. Toul. 

Tramons ad fontem, Tra- 



— 307 — 



mont Lajux, Tramont-Ia- 
Jus. Tramont-Saint-André . 

Tramons Lassus , Tra- 
mont - la - Sus. Tramont- 
Lassus. 

Tremblecurt , Tremble- 
cort, ïrarablecourt, Tran- 
blecourt , Tramblecort. 
Tremblecourt. 

Trien, Erien, Trez. Le 
Treif. 

Trois-Fontaines. Imling. 

Trondolœ, Trondœ, Trun- 
dlae Trundles , Trondeles , 
Trundes. Trondes. 

Truchstein, Durchelstein, 
Truclisten , Turchestein , 
Turcestein , Turkestein , 
Turchesten , Durchestein , 
Druchetein , ïurkenstein , 
Durkestein , Durkestain , 
Durqiiesteim,Dursquestain, 
Tnrkstein , ïricquestain , 
Turqiiestin. Turquestein. 

Tuillacum , TuUiacum , 
Titiliacum, Tulley, Theu- 
ley 5 Theulley aux grouzel- 
les, Theully aux grouselles. 
Thuilley-aiix-Groseilles. 

Tullensis pagus, TuUense, 
comitatusTuUensis. Le Tou- 
la is. * 

•Turnugo villa. 

Jyriacum, Tyreium, Ty- 
rei. Thirey. 

Ulmse, Ourmes, Ormes- 
sur-Madon. Ormes-et-Ville. 

Unvisin ou Uuvisin , Eu- 
visin. Euvezin. 

Unzonis curtis (?) , Gon- 
soncuria. Gossoncourt. 



Urvillare, Urvilare. Hiir- 
viller. 

Val (Le). Laval. 

Valches, Valleheis, Val- 
leis , Valleheiz, Valheys. 
Valhey. 

Valdembourg. Valtem- 
hourg. 

Val de Vaxi, de Vexi, de 
AVaxelz. Val-de-Vaxy. 

Valen près de Merspricb. 
Vahl. 

Valgrange (La), La Malle 
grainge, La Mallegrange lès 
Nancy, La Vieille Malgran- 
ge. La Malgrange. 

Valleracbt (La), Sainte- 
Marie. La Voiler ade. 

Vallis curia , Walecort , 
Walco. Valcourt. 

Vallis de Faus , Vaulz de 
Faulz. Val-des-Faiilx. 

Vallium pagus et comita- 
tus. Vaux {pays des.) 

Valloys. Vallois. 

Valtreuze (La), Valthous. 
La Valthouse. 

Vardenois , Verdenois , 
Wardenay, Vardenal. Ver- 
denal. 

Varsienville. Vaxainville. 

Vaxei, Vexi, Waxei, Vai- 
xei, Waxelz. Vaxi. 

Vecterneia curtis, Veter- 
negio curie, Vitrenei cur- 
tis, Viterneicurt , Vitrenei- 
cort, Vitregnecourt , Viler- 
nicort, Vitrigneicort, Verti- 
gnécourt près Hédival , Vi- 
trignicort. Vertignécourt. 

Veiher, Weyer. Voyer. 



— 308 



Veile, Vyelle. Velle-sur- 
MosoUe. 

Yclaicorl , Gillocoiirt , 
Gelocoiirl, Vclacourt. Gc- 
laucourt. 

Velascort , VcIIascort , 
Velascurt, Vclacort, Vclas- 
cortli, Vcllacort, Vilescort, 
Valacort. Villucourt. 

Vellanis , Villnnis sub 
Amanlio Castro, Villeines , 
Vileines. Vcl aine - sous - 
Amance. 

Vellcniœ, Villaines, Vcl- 
laines. Velaincs (près Véze- 
lise). 

Vellharingen, Heleringa, 
Welleringon , Helgeringa , 
Ileilleringen , Hcigcring. 
Hellering. 

Venerzey. Vennezerj. 

Yenna, Venues, Vannes- 
le-Château, Vannes-le-Châ- 
tcl. Vanves. 

Venneiz. Veney. 

Vergavilla  Wargaville , 
Wargavilla , Wargauville. 
Vergaville. 

Vermelière (La), La Ycr- 
mcillière. La Verniillière. 

Yermensis (pagus) , le 
Varmois , Yermotîium. Le 
Vermois. 

Yeroncort , Veronciiria , 
Yeroncourt, Yroncourl-sur- 
Brénon. Vroncuurt. 

Yetusta viila , Yicvilla , 
Yiesville, Vicsville en Heys. 
Viezville. Vièville-en-Haye . 
• Yia mercatoria. Mar- 
chands {chemin des). 

Yia vêtus. Vieux-Chemin. 



Yiaucelle. Viacelle. 

Yicf Chaslel. Le Vieux- 
Châleau. 

Yiel Astre, le Yiez Aitre 
delez Naiicci , le Yies Aitre 
devant Nanccy. Saint-Jean. 

Yilers, Yilcrs dcsor Nan- 
cey, Yillers devant Nancy. 
Villers-lès-Na n cy . 

Yilla en Yermois , Villa 
in Yeimodio, Ville-au-Ver- 
mois. Ville-en- Vermois. 

Villa , Yilla supra Mau- 
dum. Ville-sur-Madon. 

Yilla Stephani. Vilerne. 

Yilla Yidiliaca, Yedelia- 
cum, Yideliacus, Yilleyum. 
Villcy- S aint-E tienne . 

Yillare , Villers , Yilleir, 
Viller-lès-Luncville. Viller. 

Yillare, Vilier lès Moyve- 
ron . Villers-lès - Moivron. 

Yillare, A^illers, Villers 
desouhz Prigney. Villers- 
sous-Prény. 

Villaris, Vileirs. Villers- 
en-IIaye. 

Ville. Velle. 

Ville on vaul Sainte Ma- 
rie , Ville près Mousson. 
Ville-au-Val. 

Villecelz, Yilecelz, Ville- 
selz sus Trien, Yillecel sus 
Erien , Yellesel sur Trez. 
Vilcey-sur- Trcy. 

Villcnse, Villenite, Valle- 
niœ , Villennes , Vellaine , 
Velaine entre les bois , Ve- 
laine les bois, Velaine-aux- 
Bois. Velaine-en-Haye. 

Villericurtis. Villercourt. 

Villers le Proud'hon. Vil- 



— 309 



1er s-le-Prud' homme. 

VillersprèsVézelise. Vil- 
lers. 

Villevacort , Villevau- 
court, Veullevaulcourt. Vi- 
valcourt. 

Vindcra, Vinderia, Veii- 
deria, Venderiœ, Vanderiœ, 
WandièreSjVcndières, Ven- 
diéredessoubzPreney. Van- 
dières. 

Vindopera , Vendopera j 
Venduevre , Vandalorum 
opus. Vandœuvre. 

Vineolse, Vignueles , Vi- 
gneulle-soiis-Saffais. Vi- 
gneules. 

Viterimont , Viteremont , 
Veterimont, Vetrimont. Vi- 
trimont. 

Vililiagus, Vitilacus, Uti- 
liacus, Vidiliacus , Videlia- 
cus , Viliacus , Villeium le 
sec , Yillers le sec, Villey le 
sec lez Gondreville, Viliey- 
la-Montagne. ViUey-le-Sec. 

Vitriacum, Wutrei,Wie- 
try, Vuterei, Wuterei, Wu- 
trey, Vitreyum, Wilrey. Yi- 
trey. 

Vivariumprope Sarburch, 
Viviers. 

Yiziliura, Vixilium, Vize- 
risia , Vizelise , Vézelisse , 
Vezelisia, Vizeiixe, Veseli- 
sum. Vézelise. 

Vizuzia fluvius, Viososa , 
Vernise, Vernize, Veososa, 
Vyzuse, Vezuse , Vezuze. 
La Vezotise. 

Voirincourt, Voirnecourt. 
Varincourt. 



Voickerswiller (?), Wec- 
kersweiller. Veckersviller. 

Vosegus, VosaguSjVo- 
gya. Les Vosges. 

Vouey (lou). Le Voué. 

Vrahelvingen, Fraquelfin, 
Vracheh ingen , Felckeifing. 
Fraquelfmg . 

Wabrinsis pagus, Vabrin- 
sis, Wabrensis, Vabrensis. 
La Voivre. 

AVacruncurt. Vacron- 
court. 

Wadegneiz , Vaiidigny- 
sur-Madon. Vaiidigny. 

Waldiiii villa , Vualdini 
villa, Wandiniviila, Vaudem- 
viîle, Waudeville , Wade- 
ville , Waidevi'la , Waide- 
ville , VaudevilIe-sur-Ma- 
don. Vaudeville. 

Wale, louVault de Boin- 
moustier. Val-de-Bon-Mou- 
tier. 

Wallas. Voila. 

Wandelevilla, Wandilin- 
villa , Vandelinvilla, Wan- 
delainvilla. Vandelainville. 

AVandelini villa, Wandini 
villa, Wandelainvilla, Ven- 
deivilla , Vandelenville , 
Wandeleinville, Wandelain- 
villc. Vandeléville. 

Waneneymont , Vene- 
mont. Voinémont. 

Warchovile, Warcovilla, 
Guarchowilla. Varcoville. 

Warcngesi villa, Vuaren- 
gisi villa , Varengisi villa , 
Warigis villa, Waregevilla, 
Varengevilla, Waringi villa, 



— 310 



Warempgeyvile , la Grande 
et la Petite, la Haute et la 
Bassc-Varangéville. Varan- 
géville. 

Warningas (?), Wlrmen- 
ges, Warminga, Wnrmyn- 
gen, Virmangcs, Virmingen, 
Virming. 

Warnugo curtis, Vivi cur- 
lis, Warnecuria, Varnecort. 
Vannecourt. 

Waspervillers, Walsper- 
villers. Vasperviller. 

Walermasnil , Watcmas- 
nil, Waliermasnil, Waithie- 
mesnil , Voitliicmesnil. Va- 
thiménil. 

Wauldrecourt. Vaudre- 
court. 

Weheviler, Wehiveler, 
Vihuvilleir, Yihivilleir, Vy- 
hivilleir, Houyviller devant 
Lunéville, Huiviller, Huvil- 
Icr, Vihuviller, Huviller. 
Joiivet. 

Weivre (La), la Weyvre, 
Wevre, Morigneiwevre, Md- 
ringneweivre. La Voivre{c 
de Glonville). 

Weivre (La). La Voivre 
{C"" d'Ormes). 

Weivre (bois de la) dar- 
rier S. Vincent. La Voivre 
(c"^ de Maizières). 

Wcstreich. Westrich. 

Wevra, Weivra, Wcvria, 
Wevre, Weivre. La Voivre 
(c°« de BoQcq). 

Wibersweiller, Wiéber- 
weiller. Vibersviller. 

Widirgoldesdorff(?),Bu- 
destorf, Buderstorfï, Ben- 



ne I 



derstorf, Widersdorff, Bu- 
dersdorlii, Buderstroff, Bi- 
derstroff. Bidestroff. 

Widrangcs , Vidranges , 
Witlrengcn , Widrengen. 
Videlange. 

Wihoth, Vehez, Weho. 
Vého. 

AVillardesdorfl"(?),AIber- 
torlT,Auberstorff,Albestorff, 
Aubestorf, Alberstroff, Al- 
bestroph. Albestroff. 
Wilre, AVilre proche S'- 
Quirin. Courtegain. 

Wilsperg, Vilsperg. Vils- 
herg. 

Wintersberg. Vinters- 
bourg. 

Wintremunt , Wintre- 
mont , Vitremont. Vintre- 
mont. 

Wiricurt , Evereicurt , 
Wiricort, Werecort, Wire- 
cort , Veilccourt , Voure- 
court. Virecourt. 

Wissa , Wisse , Vyce , 
Wysse,Wiss in Vrcd,Weis. 
Vuisse. 

Witerboch , Vitcrsberg , 
Vittersberg. Vitlersbourg . 

Witonisvilla, Wytonvilie, 
Witonville. Vittonville. 

*Woldesingucsilla. 

Xourdaille. Xoudailles. 

Xuylleyum , Suleium , 
Cheulei , Chewuley , Suil- 
leium , FuUei , Xeuillet. 
Xeuilley. 

Ybegney, Bigny. Ibigny. 

Ygneis. Igney. 

Zielingen, ZiUingen. Zil- 
ling. 



APPENDICE AU DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE. 



CARTE DU DÉPARTEMENT DE LA MEURTHE AU X® SIÈCLE. 



J'ai eu l'idée de donner, comme appendice au Diction- 
naire géographique de la Meurthe, une carte du dépar- 
tement au X® siècle, c'est-à-dire renfermant tous les noms* 
mentionnés jusqu'à cette époque dans les diplômes et dans 
les historiens ou sur les monuments numismatiques. Je 
leur ai conservé , sauf de très-rares exceptions^, la forme, 
parfois barbare, sous laquelle je les ai rencontrés. 

Cette carte est une sorte de résumé du Dictionnaire, 
en ce qui concerne les temps anciens ; elle permettra d'em- 
brasser d'un coup-d'œil la physionomie que notre contrée 
présentait au yJ" siècle. 

Toutefois , il ne faudrait pas croire que les lieux indi- 
qués fussent les seuls qui existassent alors : il y en avait 
certainement un bien plus grand nombre, parmi lesquels 
les uns ne se trouvent pas dans les documents qu'on pos- 
sède^, les autres y sont rappelés sous des dénominations qui 

1. On trouvera leur équivalent moderne en recourant diV Index 
placé à la suite du Dictionnaire. 

2. Notamment pour Toui et Sarrebourg : aux formes Toullon, de 
Ptolémée, et Ponte - Sarvix, de l'Itinéraire d'Antonin , qui est 
certainement une fuule de copiste , j'ai cru devoir substituer celles de 
Tullum et Pons Saravi. 

3. C'est ce qui a lieu, notamment, pour quelques cbefs-lieux de pagi 
ou de comtés , qui existaient inconlestableuieul alors, comme Blâ- 
mont;, Vaudémont el Dabo, et pour des élablissemenls religieux dont 
la fondation est antérieure à la fin du x*^ siècle : le prieuré de; Saint- 
Quirin , par exemple. Dans ces cas, un signe conventionnel remplace 
le nom. 



— 312 — 

ne permettent pas de les reconnaître, plusieurs, enfin, ont 
disparu à des époques plus ou moins éloignées, sans que 
leurs noms soient parvenus jusqu'à nous. C'est ce dont on 
peut s'assurer en interrogeant les litres des établisse- 
ments religieux, principalement ceux du prieuré de Sa- 
lone , imprimés dans l'Histoire de l'abbaye de Saint- 
Denis, par Félibicn. 

Lorsque les traditions locales au sujet de villages dé- 
truits, m'ont permis de hasarder des attributions sur les 
dénominationsqu'ils portaient, j'ai reproduit leur nom, mais 
sans y joindre de signe indiquant leur position géogra- 
phique. 

Afin de donner plus d'intérêt à la carte , j'y ai figuré , 
d'une manière aussi exacte que possible, la circonscription 
des trois diocèses dans lesquels notre territoire était com- 
pris : celui de Toul, à l'ouest et au sud ; celui de Metz , 
au nord et à l'est; enfin, celui de Strasbourg, dans une 
faible partie de cette dernière région. 

J'ai aussi marqué , mais sans oser fixer leurs limites , 
les divisions administratives ou féodales : les pagi , ves- 
tiges de la période gallo-romaine; les comtés, traces des 
temps carlovingiens. Ces indications m'ont été fournies 
par les textes mêmes des diplômes. 

La carte qui accompagne Vllisfoire de Toul et celle que 
Dom Calmet a placée en tête de Y Histoire de Lorraine , 
donnent les anciennes circonscriptions, soit pour la Lor- 
raine, s-'Oit pour le diocèse de ïoul, mais d'une façon 
passablement confuse. La mienne, n'embrassant qu'un ter- 
ritoire peu étendu, a l'avantage d'être plus claire et plus 
facile à consulter. Je suis loin , toutefois , de vouloir la 
présenter comme parfaite : c'est seulement un jalon qui 
pourra servir de guide; un essai qui amènera peut-être 
des travaux du même genre , meilleurs et plus complets. 



LISTE 

DES MEBIBRES DE LA SOCIÉTÉ D'ARCHÉOLOGIE. 

PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE. 



Bnpean de la ilociéfé ponp Tannée 1862. 

Président : M. Henri Iiepage. 

Vice-Président : M. Alexandre Geny. 

Secrétaire perpétuel : M. le baron Guerrier du Mast. 

Trésorier, Secrétaire honoraire : M. l'abbé Guillaume. 

Bibliothécaire archiviste : M. Alexandre de Bonneval. 

Secrétaire annuel : M. Léon Mougenot. 

Secrétaires adjoints : MM. Lucien 'Wiener et Edouard Bour. 



Agent comptable de la Société : M. Fuel, rue Saiut-Dizier, H. ' 

Membres honoraires. 

A. Brun, ancien préfet de la Menrthe. 

Buquet (le baron Alfred), maire de Nancy, député de la Meurthe au 

Corps législatif, membre du Conseil général. 
Caumont (de), directeur de la Société française pour la conservation 

des monuments historiques. 
Faye, membre de l'Institut (Académie des Sciences), ancien recteur 

de l'Académie de Nancy. 
Iienglé (Albert), ancien préfet de la Meurthe. 
Monet, ancien maire de Nancy. 
Saint-Faul (de), préfet de la Meurthe. 



II 

Membrei» titulaire»*'. ^ 

lia Ville de Mirecourt, représentée par son Maire. 

MM. 

Alexandre de Bonneval, propriétaire. 

Alnot (Louis), sous-conservaleur du Musée de Nancy. 

Ancelon^ docleur eu médecine à Dieuze. 

André, entrepreneur. 

André (Edouard), à Paris. 

Arnaud, pharmacien. 

Aubry (Maurice), ancien représentant des Vosges, banquier à Paris. 

Audiat, substitut du procureur général près la Cour impériale. 

Autrecourt (d'), propriétaire. 

Bacourt (de), ancien ambassadeur. 

Balland (l'abbé), curé de Plombières (Vosges). 

Balland (l'abbé Justin) vicaire de la paroisse Saint-Nicolas à Neuf- 

cbàteau (Vosges). 
Balthasard (l'abbé), vicaire à Nolre-Dame-des- Victoires, à Paris. 
Baraban, avoué au tribunal. 
Barbaut, pharmacien. 
Barberot, ancien greflier. 
Barbey, propriétaire. 

Barbier (l'abbé), professeur d'éloquence sacrée au grand séminaire. 
Barnage (l'abbé), professeur d'histoire au grand séminaire. 
Barthélémy (Edouard de), auditeur au Conseil d'État, secrétaire du 
Conseil du Sceau des litres, à Paris. 

Bastien, ancien notaire. 

Bataille, ancien notaire, à Haroué. 

Bataille, propriétaire à Toul. 

Baudard (l'abbé), ancien supérieur de séminaire, curé de Coussey 
(Vosges). 

Beau, avoué au tribunal. 

* Lespersonues dont le nom n'est suivi d'aucune indication de lieu, 
ont leur résidence à Nancy. 



m 

Beaufort de Gellenoncourt (Aoiédée de), propriétaire. 

Beaupré, conseiller à la Cour impériale , membre de l'Académie de 

Stanislas. 
Beaupré (Emile). 

Beauvau-Craon (le prince de), sénateur, président du Conseil général 
de ia Meurlhe. 

Bégel (l'abbé), ancien curé de Laîlre-sous-Amance, à Dommarlin. 

Bègue, commissaire de police du canton ouest. 

Bellot-Vergey, à Bar-le-Duc (Meuse). 

Benoist (Arthur), substitut du procureur impérial à Saint-Dié (Vosges). 

Benoit (Louis), propriétaire à Berthelming, membre du Conseil d'ar- 
rondissement. 

Benoit (Arthur), propriétaire à Berthelming. 

Berbain (L.-S.), propriétaire à Charmes-sur-Moselle (Vosges). 

Berger de Xivrey, membre de l'Institut, conservateur de la Biblio- 
thèque impériale, à Paris. 

Berict (Edmond), avocat à la Cour impériale. 

Bernard, avocat à la Cour impériale, membre du Conseil municipal. 

Bernard, docteur en médecine à Dieulouard. 

Bert, avoué à la Cour impériale. 

Bertin(Ie docteur Eugène),professeur suppléant à l'École de médecine. 

Besoin, architecte diocésain, à Bayonne (Basses-Pyrénées). 

Birglin (Ernest), architecte à Bar-le-Duc (Meuse). 

Boiselle, ancien vérificateur des poids et mesures. 

Boiteux (l'abbé), curé de Saizerais. 

Botta aîné, propriétaire. 

Boulangé, ingénieur des ponts et chaussées, à Paris. 

Bour (Edouard), rentier. 

Bour (Charles), artiste peintre à Lunéville. 

Bourcier de Villers (le comte Charles), député des Vosges au Corps 

législatif, à Paris, 
Bourgeois (l'abbé), chanoine de la Cathédrale. 
Bourgon (Dieudonoé), commis-greffier à la Cour impériale. 
Bourgon (Jules), banquier. 
Bourgon (Léonce), négociant. 
Boursier (Henri), notaire. 



IV 

Bouteillier (de), ancien officier d'arlillerie, secrétaire perpétuel delà 

Société d'Histoire et d'Archéologie de la Moselle. 
Bouvier (de), conseiller à la Cour impériale. 
Bouzey de Champagne (le comle de), à Paris. 
Bretagne, directeur des contributions directes. 
Breton (l'abbé Charles), à Haroué. 
Briaude-Iiamarche^ propriétaire. 
Bruneau (Albert). 

Buffet (Aimé), ingénieur des ponls et chaussées, à Paris. 
Butte (Alexis), propriétaire. 
Buvignier (Charles), à Verdun-sur-Meuse. 
Carcy (de), ancien officier supérieur d'étal-major. 
Casse, professeur de dessin au Lycée impérial. 
Casse (Camille), négociant à Lunéville. 
Cauzier-lahaye, négociant. 
Caye, avoué au tribunal. 
Chabert, membre de l'Académie de Metz. 
Champagne (l'abbé), vicaire à Neufchàteau (Vosges). 
Chanzy, juge au tribunal de Saint-Di.i (Vosges). 
Chapîa (l'abbé), curé de Viltel (Vosges). 
Chariot (l'abbé), chanoine honoraire. 
Chariot, conseiller à la Cour impériale. 

Chariot (Edouard), garde-général des forêts à Gondrecourt (Meuse). 
Chariot (Alexandre), juge au tribunal de Remiremont (Vosges). 
Charmoy, entrepreneur. 
Chartener (G.-G.), propriétaire à Metz. 
Châtelain, architecte, conservateur des édifices diocésains, membre 

du Conseil municipal. 
Châtelain, ancien négociant. 
Chevalier, avoué à Toul. 

Chrestien de Beauminy, avoué au tribunal. 
Christophe, lithographe. 

Circourt (le comte Arthur de), à Fontainebleau (Seine-et-Marne). 
Clarinval, architecte du déporlemenl des Vosges pour l'arrondisse- 

de Mirecourt. 
Colienot père, propriétaire. 



CoUenot (Louis), maire d'Amance. 
Coilenot (Félix), étudiant. 

Coinot (l'abbé), curé de Rouvres-en-Saintois (Vosges). 
Contai (Stanislas), avoué au tribunal. 
Corrard des Essarts, architecte. 

Cosserat (Jules), principal du collège de St-Amand-les-Eaux (Nord). 
Cosson (Maurice), avocat à Lunéville. 
Cournault (Charles), propriétaire à Maizéville* 
Courtois, maire de Frouard. 
Crépin, notaire. 

Creton, professeur au collège dePonl-à-Mousson. 
Cuny, architecte de la ville de Lunéville. 
Daubrée, bijoutier. 
Déblaye (l'abbé), curé d'Imling. 
Degoutin, président du tribunal de Verdun-sur-Meuse. 
Delalle (Mgr), évèque de Rodez, ancien vicaire-général de Nancy. 
Semaidy (Oscar), avocat. 
Demay, rentier. 

Didron aîné, directeur des Annales archéologiques, à Paris. 
Dîetz, banquier. 

Dieudonné, propriétaire à Pompey. 

Dîgot (Aug.), docteur en droit, membre de l'Académie de Stanislas. 
3>œrflinger (Alfred), caissier du comptoir Bourgon. 
2>olardde Myon (le comte), propriétaire. 
Ducourrau, négociant. 
Dufour (Antoine), licencié en droit. 
Dufresne, conseiller de préfecture, à Metz. 
Dumont, juge au tribunal de Saint-Mihiel (Meuse). 
Uupont de Ronaéniont (Loois), propriétaire. 
Duprat, professeur au collège de Lunéville. 
Durand (l'abbé), curé de Greux (Vosges). 
Durand (Léon), receveur municipal à Remiremont (Vosges). 
Élie père, propriétaire. 

Élie-Baille^ président de la Chambre de Commerce, membre du Con- 
seil municipal. 
Élie (Edmond), négociant. 



VI 

Espée (le baron Casimir de !■'), ancien député, à Paris. 

£spée (le baron Marcieu de !•'), à Paris. 

Espée (Henri de Ii'), à Paris. 

Faucheux, professeur à Paris. 

rériet (Alberl de), avocat à la Cour impériale. 

Ferry (l'abbé), professeur au collège de Vie 

Ferry-Willon (Edouard),avocat à Saini-Dié (Vosges). 

Fèvre, notaire. 

Foblant (Maurice de), avocat, ancien représentant de la Meurlhe. 

Fourier (Xavier), propriétaire à Ligny (Meuse). 

François, ancien notaire. 

Fremotte, peintre-verrier à Neufchâteau (Vosges). 

Gaîgnère (Eugène). 

Gallet (l'abbé Charles), vicaire-général du diocèse de Saint-Dié. 

Gaspard (Emile), notaire à Mirecourl (Vosges). 

Gauvain (Charles de), propriétaire. 

Geny (Alexandre), propriétaire, membre du Conseil municipal. 

Georges (l'abbé), curé de la Cathédrale de Toul. 

Gérando (de), directeur des contributions indirectes. 

Gérard (l'abbé), curé delà paroisse Saint-Christophe, à Neufchâteau 

(Vosges). 
Gérardm( l'abbé), aumônier de la maison du Saint-Cœur de Marie. 
Germain, juge d'instruction au tribunal de Sarrebourg. 
Gillet, vice-président du tribunal. 
Giot-Fréfontaine, avoué au tribunal. 
Godfroy, ancien médecin. 
Gondrecourt (le comte René de), conseiller de préfecture à Amiens 

(Somme). 
Gonneville (de% propriétaire. 

Gouy (Jules), propriétaire ii Renémont (commune de Jarville). 
Gouy (Albert), ancien officier d'état-major. 
Gracieux (Jules). 

Grand'Eury (l'abbé), curé de Frémonville. 
Grandjacquot (l'abbé), curé de Saozey. 
Grandjean (le docteur), professeur à l'École de médecine, membre 

du Conseil municipal. 



VII 

Gravier (Augusle), professeur de physique au. séminaire de Sainl-Dié 
(Vosges). 

Gridel (l'abbé), chanoiae de la Cathédrale. 

Grosjean (Éini^e), ancieu capitaine d'artillerie de marine, à Spincouri 
(Meuse). 

Guérard, dirc'leur de la Caisse d'épargnes et du Monl-de-Piété. 

Guérin père, propriétaire à Lunéville. 

Guérin, ancien notaire. 

Guerrier du Mast (le barou), ancien sous-ialendaut militaire, prési- 
dent de l'Académie de Stanislas. 

Guillaume l'abbé), chanoine honoraire, aumônier de la Chapelle 
ducale de Lorraine. 

Guinet fils, entrepreneur. 

Guyot (l'abbé), aumônier de l'hospice Saint-Julien. 

Guyot (l'abbé), professeur de mathématiques au petit séminaire de 
Pont-à-Mousson. 

Guyot de Saint-Remy, juge suppléant au tribnnal. 

Haldat du Iiys (Charles de), propriétaire. 

Hamonville (le vicomte Louis d'), maire de Manonville. 

Harfort fils, vitrier. 

Harmand (Henry), secrétaire de la légation française près S. M. le 
Roi des Pays-Bas. 

Hauseu (Pierre d'), propriétaire. 

Haussonville (le comte 0. d'), ancien député, à Paris 

Hecquet, employé de commerce à Vitry-le- François (Marne). 

Henriot, juge de paix à Bar-le-Duc (Meuse). 

Henry, professeur d'histoire au Lycée impérial. 

Hinzelin, agent-général des écoles. 

Hinzelin (Alphonse), rédacteur de l'Impartial. 

Etoffer (l'abbé), de Phaisbourg, prêtre missionnaire, curé de Louis- 
ville (Ohio), Etats-Unis (Amérique). 

Huguet, professeur à l'Ecole normale primaire de la Meurthe. 

Humbert, architecte. 

Humbert Qls, conducteur des travaux de la ville de Nancy. 

Huot (l'abbé), curé de Charmes-sur-Moselle (Vosges). 

Jaoquot (F.), chef d'institution. 



VUI 

Joly, architecte, bibliothécaire de la ville et conservateur du Musée 

de Lunéville. 
Joly-Iiahérard, juge de paîx à Épinal (Vosges). 
Keller (Edmond), propriétaire à Lunéville. 
Klein (l'abbé), curé de Bourgallroff. 
laçasse (l'abbé), curé d'IIaussonvilie. 
Iiachasse (Ferdinand), avocat à la Cour impériale. 
Iiacour (de), ancien niailrc des requêtes , à Vigneulles (Meuse). 
Xacroix, professeur d'histoire à la Faculté des Lettres, membre de 

l'Académie de Stanislas. 
lia Flise (Oswald), étudiant. 

lia Gabbe (de), président du tribunal de Neufchâleau (Vosges). 
lia Iiance (Gustave de), propriétaire à Saint-Mihiel (Meuse). 
lia Iiance (Albert de), ancien officier, à Saint-Mihiel (Meuse). 
Iiallemand (l'abbé), chanoine de la Cathédrale, ancien professeur de 

belles-lettres. 
Iiallement (Charles), propriétaire. 
Iiallement (Louis), avocat à la Cour impériale. 
Iiallement (François), propriétaire. 

Iiallement de Mont (Frédéric), capitaine d'artillerie, à Strasbourg. 
Iiamasse, peintre à Lunéville. 
Iiambel (le comte Alexandre de), maire de Fléville, membre du 

Conseil général de la 3Ieurthe. 
Iiambel (le vicomte Paul de), au château de Fléville. 
Iiamblin (l'abbé), vicaire général du diocèse de Bourges. 
Ziandreville (le comte Edouard de), propriétaire. 
Iiandreville (le comle Victor de), membre du Conseil général de la 

Meurlhe. 
Iiandrian (de), baron du Montet, propriétaire. 
Iianglard, agent d'assurances. 
Iiapaix (Constant) , graveur. 

Iiaprevotte (Charles), propriétaire àMirecourt (Vosges). 
Iiarcher, propriétaire à Lunéville. 
Iiazard Xévy flis, négociant. 
Iiebègue fils. 
Iieborne, conservateur du Musée de Nancy. 



IX 



I.eclero, premier avocat-général à la Coup impériale de Metz. 

Xcedain, (l'abbé) prêtre habitué à Louvigny (Moselle). 

Iiepage (Amédée), imprimeur. 

Iiepage (Henri), archiviste de la Bleurthe. 

Iieroy, procureur impérial à Bonneville (Haute-Savoie). 

Iiévy-Bing^ banquier. 

IiévylJer (Edmond), 

Xezay-Marnezia (le marquis E. de), propriétaire. 

Iiimon, receveur de l'asile de Maréville. 

Xinas (le chevalier de), à Arras (Pas-de-Calais). 

Madelin (Jules), ancien négociant. 

Maffioli (René). 

Magnien, pharmacien. 

Magot, avocat. 

Malgras, inspecteur d'académie à Épinal (Vosges). 

Mangenot (l'abbé) curé de Raon-aux-Bois (Vosges). 

Mangeot fils aîné. 

Mangeot fils. 

Mangeot, architecte à Toul. 

Mangin (l'abbé), ancien directeur du pensionnat Drouot. 

Manse (l'abbé), doyen du Chapitre de la Cathédrale. 

Marchai (l'abbé), chanoine honoraire, membre de l'Académie de 

Stanislas. 
Marchai (l'abbé), curé de Leyr. 
Marchai, ancien député de la Meurthe. 
Marchai, avocat. 

Marchai, docteur en médecine à Lorquin. 

Marchai, inspecteur primaire à 3IonlreuiI-sur-Mer (Pas-de-Calais). 
Marchal-Collot, négociant. 
Marchand, négociant. 
Marchis (de), ancien professeur. 
Mardigny (Paul de), ingénieur en chef des ponts et chaussées à 

Bar-le-Duc (Meuse). 
Mardigny (de), ancien sous-inspecleup des forêts. 
Marsal (l'abbé), curé de Vahl. 
Martimprey de Komécourt (le comte de), propriétaire à Romé- 

court. 



niasson (Ernest), avocat à la Cour impériale. 

Olasson, avoué à la Cour impériale. 

Maubon, libraire. 

Maud'heux père, avocat à Épirial, président de la Société d'Émula- 
lioD, membre du Conseil général des Vosges. 

Maxant (Eugène), secrétaire du parquet de la Cour impériale. 

May, greffier du tribunal de commerce. 

Meaume, avocat, professeur de législation et de jurisprudence à 
l'Ecole impériale forestière, membre de l'Académie de Stanislas. 

raeixmoron-Bombasle (Charles de), directeur de la fabrique d'ins- 
truments aratoires. 

Mélin, architecte, professeur au Lycée impérial. 

Mengin-Lecreux (G.), général du génie, à Paris. 

DIengin (Louis), avocat à la Cour impériale. 

Merlin de Thionville, ancien maire de Bruyères (Vosges). 

Metz-M'oblat (Alexandre de), membre de l'Académie de Stanislas. 

Michelant, employé à la Bibliothèque impériale, à Paris. 

Miller-Thiéry, marbrier. 

Millot, directeur de l'Ecole normale primaire de la Meurthe. 

Mitry (le comte Charles de), au 3Iénil-Mitry. 

Monnier, président de la Société d'Agriculture, membre do Conseil 
général et de l'Académie de Stanislas. 

Montangon (le comte de), propriétaire. 

Morel (l'abbé), curé de Nolre-Dame-de-Bon-Secours. 

Morel, inspecteur des forêts à Pont-à-Mousson. 

Morey, architecte de la ville de Nancy, membre de l'Académie de 
Stanislas. 

Morville (le comte de), maire de Maiily, membre du Conseil d'arron- 
dissement. 

Mougenot (Léon), homme de lettres. 

Munich fils, à Malzéville. 

Muths (l'abbé), curé de Neuves-Maisons. 

Najotte (François) . 

Noël (l'abbé), supérieur du collège de la Malgrange. 

Noël (l'abbé), curé de la paroisse Saint-Léon IX. 

Noël, président du tribunal de Bar-Ie-Duc (3Iease). 



XI 

Paillart, ancien procureur général, premier présideol honoraire de 
la Cour impériale, membre de l'Académie de Stanislas, conseiller 
municipal. 

Fardieu, greffier de la justice de paix deThiaucourt. 

Parîsot (Louis), avocat. 

Pauliis (Charles), peintre. 

Féraux (Léon), étudiant. 

Fernot duBreuil, ancien adjoint au Maire de Nancy. 

Petit, receveur, à Massiac (Cantal). 

Fiat de Braux (Gabriel de), à Metz. 

Pichon (Albert), au petit château de Lunéville. 

Pierson, président de chambre à la Cour impériale, membre du Con- 
seil munipal. 

Pierson (Charles), licencié en droit. 

Piller, propriétaire à Sainl-Dié (Vosges). 

Piroux, directeur de l'Institution des sourds-muets, membre de l'Aca- 
démie de Stanislas. 

Pitoy, capitaine-commandant la compagnie des sapeurs-pompiers. 

Poîrel, juge de paix à Gondrecourt (Meuse). 

Prost (Auguste), membre de l'Académie de Metz. 

Provensal, propriétaire. 

Fuymaigre (le comte de), à Inglange, près Thionville (Moselle). 

Ravinel (Charles de), étudiant en droit, à Paris. 

Reber, professeur d'histoire au collège de Blois (Loir-et-Cher). 

Regnault, greffier en chef de la Cour impériale. 

Régnier (l'abbé Joseph). 

Renauld (Jules), ancien avoué. 

Renauld (Félix), avoaé. 

Renauld du Motey, médecin en chef à l'asile de Maréville. 

Riocour (le comte René du Bois de), propriétaire à Vitry-la- Ville 
(3Iarne). 

Riocour le comte Edouard du Bois de), capitaine d'artillerie, mem" 
bre du Conseil général de la Meurthe. 

Roche du Teilloy (de), docteur en médecine. 

Rolland de Malleloy (le baron), prqpriélaire. 

RoUot (Charles), négociant. 



XII 

Hoiner, adjoint au Maire de Nancy. 

Koquefeuil (le vicomte de). 

Rosaye (l'abbé), curé du Val-d'AjoI (Vosges). 

Roubalet-Backes, négociant. 

Rouyn (Henri de), percepteur à Woinville (Meuse). 

Roxard de la Salle (Ludovic), propriétaire. 

Rozières (Charles de), propriétaire. 

Sacquin, avocat à la Cour impériale, mennbre du Conseil général des 

Vosges. 
Saint-Florent (Domergue de), propriétaire. 
Saînt-Mauris (le comte de), ancien introducteur des ambassadeurs, 

membre honoraire de l'Académie de Stanislas. 
Saint-Vincent (le baron de), conseiller à la Cour impériale , membre 

de l'Académie de Stanislas. 
Saladin (le baron), propriétaire. 
Salle (Félix), avocat à la Cour impériale. 
Salmon, conseiller à la Cour impériale de Metz. 
Salmon (Camille), propriétaire à Manhoué. 
Schmidt (Charles-Edouard), pasteur protestant pour les arrondlsse- 

sements deToul et de Lunéville. 
Schmit, employé à la bibliothèque impériale, à Paris. 
Silvain (l'abbé), chanoine de la Cathédrale. 
Simette (Théodore). 
Simon (Victor), conseiller à la Cour impériale, président de la Société 

d'Histoire et d'Archéologie de la Moselle, à Metz. 
Simonin (le docteur) père, directeur honoraire de l'Ecole de médecine, 

membre de l'Académie de Stanislas. 
Simonin (le docteur Edmond), directeur de l'éeole de médecine, se- 
crétaire perpétuel de l'Académie de Stanislas. 
Smy ttere (de) , médecin en chef de l'asile de Lille (Nord). 
Sonninî, à Port-Louis (Moroihan). 
Soulié (l'abbé), professeur au pensionnat Sainl-Léopold. 
Straten-Fontboz (le comte de), de l'Académie de Metz. 
Sucy d'Auteuil (de), ancien officier supérieur. 
Thiéry (Jean-Baptiste), propriétaire. 
Thîéry, entrepreneur de serrurerie. 



XIII 

Thiry, propriétaire à Champigneules. 

Thouvenel, ancien avoué. 

Thouvenin (Charles), étudiant. 

Tourtel (Charles), notaire à Vic-sur-Seille). 

Trancart, commandant du génie. 

Ubexi (Ernest d'), propriétaire. 

ITbrich, colonel en retraite à Roissy (Seine-et-Marne). 

Vagner, ancien professeur à l'École forestière et au Lycée, gérant du 

journal V Espérance. 
Vanson (l'abbé), directeur du pensionnat Saint-Léopold. 
Vatry (B. de), ancien député de la Meurlhe, à Paris. 
Vautrin, architecte. 
Veanson (Alfred), employé. 
Véron, docteur en médecine à l'asile de Maréville. 
Villemin (F.), percepteur à Rambervillers (Vosges). 
Villiers de l'Ile- Adam (Abel de), avocat au Mans (Sarlhe). 
Vincent (le baron René de), propriétaire à Lesse. 
Vincent, docteur en médecine, préparateur à la Faculté des Sciences^ 
Vivenot, arcliilecte. 

"Weiss (l'abbé), ancien principal du collège de Vie. 
XTelche (Charles), avocat à la Cour impériale. adjoint au Maire de 

Nancy. 
TVidranges (le comte de), propriétaire à Bar-le-Duc (Meuse). 
"V^iener (Lucien), négociant. 

Zéler (l'abbé), curé d'Aouze (Vosges). 

Meiiilii'efi' correspondants). 

MM. 

Barbier de Montault (l'abbé X.), historiographe du diocèse d'An- 
gers, à Angers (Maine-et-Loire). 

Bonnin , inspecteur des monuments historiques pour le département 
de l'Eure à Evreux 

Bouille (le marquis René de), à Paris. 

Chalembert (V. de), à Paris. 

Contencin (de), directeur général de l'administration des cultes, à Paris. 



XIV 

Corblet (l'abbé) Jules), directeur de la Revue de l'Art chrétien, à 
Amiens (Somme). 

Cuypert (de), slalnaire, trésorier-adjoint de l'Académie d'Archéolo- 
gie de Belgique, à Anvers. 

Forgeais(Arthur), fondateur-président de la Société de Sphra{<istique. 
à Paris. 

Galitzin (Ic prince Augustin), au château de Chenonceaux (Indre-et 
Loire). 

Juillac (le vicomte de), officier supérieur, secrétaire de l'Académie de 
Toulouse (Haute- Garonne). 

Kerckhove (le vicomte de), grand'croix, commandeur de plusieurs 
ordres, président de l'Académie d'Archéologie de Belgique, h Anvers. 

HLerckhove-Varent (le vicomte Eugène de), conseiller d'ambassade, 
chargé d'affaires de l'empereur de Turquie près le gouvernement 
belge^ etc., à Bruxelles. 

Iiacroix (Monsignor), camérier secret de Sa Sainteté Pie IX, clerc 
national de France à Rome. 

I.ebeurier (l'abbé), chanoine honoraire, archiviste de rEure,à Evreux. 

Mélano (le «omte de), secrétaire perpétuel de l'Académie des Scien- 
ces, Lettres et Arts de Londres. 

Montalembert (le comte de), de l'Académie française, à Paris. 

Keume (de), membre du conseil de l'Académie belge d'Histoire et de 
Philologie, a Bruxelles. 

Roumiguêre, secrétaire de la Société archéologique du Midi de la 
France, à Toulouse (Haute-Garonne). 

Schayes, conseiller de l'Académie, directeur du Musée d'armures et 
d'antiquités de Belgique, à Bruxelles. 

Silvy (Auguste), sous-chef de bureau au ministère de l'Instruction pu- 
blique et des Cultes. 

Soland (Aimé de), secrétaire-directeur de la Société linnéeone de 
Maine-et-Loire. 

Van Hoorbeoke (Gustave), avocat à la Cour d'appel de Gaod. 



TABLE DES MATIÈRES 



CONTENUES DANS CE VOLUME. 



Pages 
Décret impérial portant reconnaissance de la Société 
d'Archéologie comme établissement d'utilité pu- 
blique I 

Statuts de la Société m 

Règlement intérieur de la Société ix 

La Pierre tombale de Mathias Kilburger, par M. 

Louis Benoit \ 

Notice sur quelques graveurs nancéiens du xviii^ 
siècle. Hœrpin ou Harpin ; — Dominique Collin ; 

— Yves-Dominique Collin, par M. Beaupré 7, 49 

Le Westrich, p ar M. Louis Benoit 22 

La Chapelle castrale de Fénétrange par le Même. , . 106 
Sur quelques méreaux du chapitre de Toul, par M. 

AuG. DiGOT . , 463 

Dictionnaire géographique de la Meurlhe {suite et 

fin), par M. Henri Lepage. 
Liste des Membres de la Société. 175 



PLANCHES. 

La Pierre tombale de Mathias Kilburger \ 

Le pêcheur du Westrich ... 29 

Carte du Westrich 47 

Armes du Westrich 47 

Chapelle castrale de Fénétrange. — Plan delà chapelle. 107 

Vue d'une partie de l'intérieur 107 

Clef de voûte aux armes de Philippe de Croy 108 

Clef de voûte aux armes de Diane de Dompmartin.. 108 

Portrait de Diane de Dompmartin 112 

Dessins et lithographies par M. Louis Benoit. 

Méreaux du chapitre de Toul 163 

Carte du département de la Meurlhe au x^ siècle, 

d'après les chartes elles historiens, par M. Henri 

Lepage. 



— «sB>fS)«fS2»- 



Nancy. — Imp. de A. LEPAGE Grande-Rue, li. 



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